ATHENEE SAINT JOSEPH ANTSIRABE A.S.J.A.

EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLÔME DE MASTER EN TECHNOLOGIE TEXTILE

FILIERE : Technologie Textile

QUALITE DU TRICOT SUR MÉTIER RECTILIGNE MANUELLE À DOUBLE FONTURE :

THÉORIE DE LA TENSION DU FIL
Présenté par : RAZAFINDRABE Rovatiana Harivelo
Président du Jury Encadreur pédagogique Encadreur technique Examinateur : Pére CUOMO Mario Guisseppe : M. RAKOTONDRAMANANA Samuel (Professeur de l’ESPA département de Génie Chimique) : Mlle Catherine STAUB (Manageur qualité Floreal Knitwear Madagascar) : Dr. SATIADEV Rosunee (Professeur de l’université de l’Île Maurice / département technologie textile)

Soutenue à Antsirabe le 3 décembre 2008

Zone industrielle ZITAL BP : 8302 Antananarivo Tel : (26120) 22 228 69 Fax : (26120) 22 289 24 E-mail : floreal@floreql.mg

Athénée Saint Joseph Antsirabe BP : 287 Tel : (26120) 44 483 19/20 e-mail : asja@dts.mg

QUALITE DU TRICOT SUR MÉTIER RECTILIGNE MANUELLE À DOUBLE FONTURE :

THÉORIE DE LA TENSION DU FIL

REMERCIEMENTS
C’est avec la crainte d’oublier quelqu’un que j’écris cette partie consacrée à mes remerciements.

C’est avant tout grâce à Dieu que j’ai pu faire cette étude. Il m’a donné la santé, la sagesse et toute sa bénédiction.

Je devais mes sincères reconnaissances au Père Directeur de l’ASJA, Père CUOMO Mario Guisseppe, notamment pour sa ferme volonté, ses éducations, ses cultures intarissables et aussi pour un enseignement spécifique qu’il nous a fait bénéficier.

Je remercie également Madame RALAMBORANTO Laurence, le recteur de l’ASJA. Elle nous a accueilli au sein de l’université avec un esprit de collaboration et de partage . J’adresse mes sincères remerciements à M. Vimal S. Gungadin, Directeur de l’usine II de Floreal Knitwear Madagascar, pour m’avoir accepté dans l’usine et pour avoir accepter que je puisse investir dans ma recherche en parallèle avec ma formation en tant que Floreal Academy.

Je remercie également M. Jean Philippe RARIVOSON pour ces assistances tout au long de la préparation de ce mémoire.

Je remercie mon encadreur technique Mlle Catherine STAUB, sans qui ce mémoire ne serait pas ce qu’il est : aussi bien par les discussions que j’ai eu la chance d’avoir avec elle, ses suggestions et contributions.

Mes remerciements vont également à mon encadreur pédagogique M. Samuel RAKOTONDRAMANANA pour sa présence et sa participation dans l’encadrement de mon mémoire. Ses interventions étaient ponctuelles mais très fructueuses.

Je n’oublierai pas les aides permanentes reçues du personnel du Work Study de l’usine II de Floreal Knitwear Madagascar Je tiens également à remercier toutes l’équipe de Floreal Academy qui m’ont aidée plus qu’une fois en me donnant des inspirations, je pense à : Herizo, Tiana, Jocelyn et Tsiry.

Mes pensées reviendront à mon père, ma mère, ma petite soeur Rovasoa, et mon frère Tanjona qui m’ont soutenus pendant toutes ces années, chacun à sa manière, et sans qui je n’aurait pas pu aller au bout de mes projets.

Je remercie aussi tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin pour l’accomplissement avec succès de ce travail. Toutes vos collaborations, conseils, aides financières, critiques, etc. cette participation, si elle a été modeste, nous voyons dans cette action conjointe de vous tous la manifestation de cet esprit de collaboration sans lequel rien de positif ne peut être fait.

RÉSUMÉ
Dans cette recherche, la qualité du tricot sur métier rectiligne a double fontures en général et la théorie de la dynamique de la tension du fil en particulier est étudiée. Dans cette novelle approche, la méthodologie de la recherche est fondée, d’une part, sur l’étude du composant fil en tenant compte de sa titrage, dimension et du principe du rembobinage et d’autre part, sur le métier elle même dans ses moindre détails. La théorie de la tension du fil développer à l’issu de cette recherche est utilisée pour le réglage du métier. Une hypothèse est fondée sur le réglage du bâti, du tendeur, du rappel fil et de la came. Des nouveaux outils expérimentaux sont développés pour optimiser le réglage. En effet, des tensiomètres, respectivement pour le tendeur et le rappel fil sont développés. Les nouveaux outils et méthodes avancés dans cette étude demande un réajustement des machines et de ses accessoires. Le but est d’uniformiser et de standardiser les machines pour, ultérieurement, appliquer une procédure unique pour toutes opération de réglage et de test.

Mots clés : métier à tricoter, double fontures, fil, qualité, tension, tensiomètre, uniformisation.

TABLE DES MATIERES
Remerciements Résumé Table des matières ……………………………………………………………………….. i Table des illustrations…………………………………………………………………… iv Table des abréviations …………………………………………...……………………… vii Glossaire ……………………………...……………………………………………….…… viii

INTRODUCTION………………………………………………………………………... 1

Première Partie : Fil et métier rectiligne manuelle à double fontures ………………….……. 2
Section I : Caractéristiques des fils utilisés pour le tricotage …………...…2
IIIDensité des fibres dans un fil .……………………...………………... 2 Titrage ………………..…………..…………………………………… 3

III- La torsion d’un fil ………………………………….....……………… 5 1. Sens de torsion …………………………………………………….. 5 2. Intensité de torsion …………………………………………...…… 5 3. Facteur de torsion …………………………………….……………. 6 4. L’importance de la torsion du fil …………………..……...………. 7 IV- Diamètre du fil ………………………….……………………………..8 1. Formules pour le calcule de la diamètre du fil …………………...... 8 2. L’importance de la connaissance du diamètre du fil …………....… 9 VBobinage ………………………………………………………...……. 9

Section II : Métier rectiligne manuelle à double fonture …………..……… 10
IIIGénéralité………………………………………………………………10 Constitution…………………….……………….…………………….. 11 1. Description générale ………………………………………...…….. 11 i

2. Alimentation et superstructure ……………………..…..………… 12 IIIDescription détaillé …………………………………………….…… 13 1. Coupe d’un métier double fonture ………………………...………. 13 2. Les fontures ……………………………..…………………...…….. 13 3. Les aiguilles …………………………………..………..………….. 14 4. La porte cames et les cames ……………………….……….……… 15 5. Les autres accessoires de la porte cames …………………….……. 16 6. Les guides fils ………………………………………..……………. 16 7. Le tendeur et le rappel fil ………………………………………….. 17 8. Les accessoires ……………………………….……………………. 17 a. Peignes de selection …………………….…………………. 17 b. Peigne d’enfilage ……………………….…………………. 18 c. Peigne de transfert ………………………………………….18 d. Fourches de transfert ……………...……………………….. 18 e. Les poids …………………………………...……………… 18

Deuxième Partie : Dynamique de la tension du fil sur métier rectiligne manuelle à double fontures …..……………………………………………………
19

Section I : Généralité……………………………………………………………... 19
IMécanisme de la formation d’une maille …………………...…….. 19 1. Principe du tricotage à main avec deux aiguilles simples …….…. 19 2. Formation d’une maille sur machine …………………..………… 20 IIDifférence entre le tissé et le tricoté………………………………... 21 1. Apparence visuelle …………………………………….……...…. 21 2. Caractéristiques physiques ………………………………………. 23

Section II : Etude empirique sur la dynamique de la tension du fil ………………………………………..………. 24
IDynamique de l’alimentation du fil ……………………………….. 24 1. Sous système 1 : œillet de guidage du fil à l’aplomb du cône …... 25

ii

2. Sous-système 2 : œillet de guidage entre le tendeur et le premier œillet ……………………………….……………… 25 3. Sous-système 3 : tendeur à coupelle ………………..…………… 26 4. Sous-système 4 : rappel fil ………………………...…………….. 28 5. Sous-système 5 : œillet de guidage du fil au guide fil ……...…… 29

II-

Dynamique de la tension du fil au niveau des fontures ………….. 30 1. Généralité …………………………………………...…………… 30 2. Représentation schématique de la tension du fil ………...………. 30 3. Les poids sur une ou deux fontures actives …………….……….. 32

Troisième partie : Analyses et recommandations (Réglage des métiers) …………………..
34

Section I : Bâti…………………………………………..…...……………………..34 Section II : Tendeur …………………………………………….………………... 35

Section II : Rappel fil ………………………………………….………………... 38

Section II : Cams ……………………………………………….………………... 40

Section II : Poids ……………………………………………….………………... 42 CONCLUSION …………………………………………………………………………... 43 Références bibliographiques …………………………………………………………… 44 Annexes…………………………………………………………………………………….. x Lexiques ……………………………………………………………………..…………….. xviii Abstract

iii

TABLE DES ILLUSTRATIONS
Liste des tableaux : Tableau n°1 : Tableau de conversion de titrage Tableau n°2 : Formules empirique pour l’estimation du diamètre d’un fil Tableau n°3 : Différence en masse des deux types de poids Tableau n°4 : Tableau récapitulatif des Fournisseurs en fil de Floreal Knitwear Madagascar Tableau n°5 : Valeur de la Coefficient de Variation du titrage de fil dans une bobine de coton Tableau n°6 : Comparaisons des métiers rectilignes et circulaires à aiguilles à clapet Tableau n°7 : Exemple de fil par jauge Tableau n°8 : Exemple de plan démontrant le corps (dos et devant) et la manche xvi xiii xiv xi pages 3 8 18

Liste des figures : Figure n°1 : Fil retord avec deux brins Figure n°2 : Sens de la torsion d’un fil Figure n°3 : Conception géométrique de l’intensité de torsion Figure n°4 : Fil à retord composé de deux brins (a) et fil couvert (b) Figure n°5 : Relation entre la force du fil et sa torsion Figure n°6 : Description générale d’un métier rectiligne manuelle utilisé par la société Figure n°7 : Chemin du fil Figure n°8 : Coupe d’un métier à tricoter manuelle double fonture Figure n°9 : A : Emplacement d’un aiguille dans une rainure /B : Disposition des aiguilles dans une fonture sous la plaque de recouvrement /C : Coupe des deux fontures montrant l’angle formant le « V » Figure n°10 : Aiguille à clapet avec un talon rond Figure n°11 : Aiguille à clapet avec un talon caré Figure n°12 : Plan de cames avec came d’ascension divisée Figure n°13 : Guide fil alimentant les aiguilles Figure n°14 : Tricotage à la main avec des aiguilles simples (épingles) Figure n°15 : Etapes de la formation d’une maille avec une aiguille à clapet pendant le tricotage Figure n°16 : Tissu « plain weave » produit par tissage Figure n°22 : Tricot trame et tricot chaîne Figure n°23 : Longueur de Fil Absorbé (LFA) 20 21 22 22 iv 14 14 14 15 16 19 4 5 5 7 8 11 12 13

Figure n°24 : Configuration d’une maille sous différente condition de tension Figure n°25 : déformation d’une maille sous tension Figure n°26 : Les sous-systèmes du système d’alimentation du fil sur le métier Figure n°27 : Dynamique de la tension du fil au niveau du sous-système 1 Figure n°28 : Représentation schématique d’un tendeur à coupelle Figure n°29 : Le fil entre les cymbales du tendeur à coupelle Figure n°30 : Surface de contacte du tendeur avec le fil à l’intérieur Figure n°31 : Le glissement au point de contacte entre deux cymbales et le cône de frottement Figure n°32 : Excédent de fil débité en fin de course du chariot Figure n°33 : Dynamique de la tension du fil au niveau du sous-système 5 Figure n°34 : Diagramme de la course du fil sur un métier rectiligne à double fontures Figure n°35 : Etirement sur deux fontures en action (métier à deux fontures) Figure n°36 : Etirement sur une seule fontures en action (métier à deux fontures) Figure n°37 : Angle droit formé entre le support vertical et horizontal du système d’alimentation du fil Figure n°38 : Tensiomètre expérimental pour tendeur Figure n°39 : « Tensiomètre expérimental » sur un tendeur à coupelle Figure n°40 : « Tensiomètre expérimental » pour le rappel fil Figure n°41 : Fixation du tensiomètre de calibrage sur le rappel fil Figure n°42 : Un « carton » (à gauche vue de face, à droite vus de profil) Figure n°43 : Marquage du point haut et bas pour le déplacement des poids Figure n°44 : Diagramme de classification des fibres

23 23 24 25 26 27 27

28 28 29 31 32 32

35 36 37 38 39 41 42 x

Listes des photos : Photo n°1 : Adjonction de paraffine sur le fil pendant le rembobinage Photo n°2 : Rembobinage de fil sur machine à rembobiner Photo n°3 : Tendeur à coupelle sur machine à rembobiner Photo n°4 : Les cames dans le porte came Photo n°5 : Came à noyer Photo n°6 : Porte cames Photo n°7 : Tendeur à coupelle Photo n°8 : Ensemble tendeur / rappel fil Photo n°9 : Peigne d’de selection côte 1 x 1 sur métier à jauge 10 Photo n°10 : Peigne d’enfilage 9 9 9 15 15 16 17 17 18 18 v

Photo n°11 : Les poids Photo n°12 : Peigne de transfert Photo n°13 : Fourche de transfert Photo n°14 : les différents accessoires d’un tendeur à coupelle Photo n°15 : Mécanisme de l’alimentation du fil sur un métier rectiligne à deux fontures Photo n°16 : Réglage de la cam à noyer

18 18 18 26 30 40

vi

TABLE DES ABREVIATIONS

AGOA ASJA COMESA FSM LFA MAP SADC SL TM TPC TPI UL WS ZF

African Growth and Opportunity Act Athénée Saint Joseph Antsirabe Common Market for Eastern and Southern Africa Ferney Spinning Mills Longueur de Fil Absorbé Madagascar Action Plan Southern African Development Community Stitch Length Twist Multiplier Tour Par Centimètre Tour Par Inch Unit Length Work Study Zone Franche

vii

GLOSSAIRE

Mots utilisés au quotidien Angora Armure Bonneterie

Terme générique Fibre animale Tricotage

Définition Poil du lapin angora Mode d’entrecroisement des fils d’un tissu Technologie et industrie du tricotage, articles tricotés Aussi appelé pashmina pashmînâ, poil voir duvet de la chèvre cachemire Ensemble des fils disposés dans la longueur d'une étoffe Poil séminal Lycra ® Détérioration due au lavage ou au frottement Molécule naturelle régénérée : viscose, acétate, rayonne Elle peut être animale, végétale ou minérale Polyester, nylon, acrylique, oléfine, chlorofibre, PVA, PTO Résultat de l'assemblage des fibres ou structure similaire Opération consistant à extruder une matière à travers une filière pour obtenir des filaments Ensemble des techniques aboutissant à la fabrication du fil Poil du mouton

Anglais Angora Weave Knitting

Latin -

Cachemire

Fibre animale

Cashmere

Capra hircus laniger

Chaîne Cotton Élasthanne Feutrage Fibre végétale Fibre synthétique Alteration

Warp Cotton Spandex Gossypium Regenerated natural fiber Synthetic fiber Yarn -

Fibre artificielle Fibre naturelle Fibre synthétique Fil

Fibre

-

Fibre Fibre

Filage Filature Laine Fibre animale

-

-

Wool

-

-

viii

Maille Mohair Rayonne Fibre animale Fibre artificielle Technologie Torsion alternée

Retors Technique

-

Fil retord -

1-élément constitutif d'un tricot 2-étoffe tricotée Poil de la chèvre angora (ou chèvre mohair) Ancienne dénomination des fils artificiels acétate, cupro, viscose Fil obtenu en assemblant plusieurs fils simples Ensemble des procédés utilisés pour produire une oeuvre Théorie et études des outils, machines, procédés Procédure de texturation dans la quelle la torsion S et Z sont alternées ans le fil Fil produit par le retordage de deux ou plusieurs brins

1-stitch 2-knitwear Mohair Rayon -

Plied yarn

-

-

Alternating Twist

-

Cabled Yarn -

ix

INTRODUCTION
Les Zones Franches (ZF) participent d’une manière significative dans le commerce extérieur de Madagasikara. Aussi bien dans les exportations que dans les importations, leur part est prépondérante19. D’autre part, Madagasikara bénéficie de plusieurs avantages, notamment les accords internationaux comme l’accès privilégié aux marchés européen (Accord de Cotonou et initiative Tous sauf les armes) et américains AGOA (Africa Growth Opportunity Act). De plus, le pays bénéficie des avantages d’intégration régionale dans le cadre de COMESA et du SADC4.

La société Floreal Knitwear SA joue un rôle primordial dans le système. Implantée dans l’île depuis 1989, elle fait partie du groupe Ciel Textile délocalisée de l’Île Maurice. Aujourd’hui, Floreal Knitwear SA est composée de trois sociétés à Madagasikara localisées à Antananarivo respectivement à Andraharo (usine I), Ankorondrano (usine II), et à Tanjombato (usine III).

Selon Mucchielli, la compétitivité d’une entreprise exprime ses performances à long terme, c’est-à-dire sa croissance3. A nos jours, les consommateurs (européens et américains) sont attirés par les produits de gamme notamment les produits manufacturiers de bonne qualité. En effet, ce le point fort de Floreal Knitwear SA en général et celles de Madagasikara en particulier.

C’est sur cette vision de la qualité que nous avons fondé notre thème de mémoire intitulé : « Qualité du tricot sur métier rectiligne manuelle à double fonture : Théorie de la tension du fil ». A première vue, le thème semble singulier, mais en réalité, il constitue l’objet même de toute une étude que nous essayons de décomposer en trois parties principales. La première partie du devoir est axée sur la matière première pour le tricotage qui est le fil et la connaissance de la machine (le métier) et ses différents accessoires. La deuxième partie est consacrée à la fois à l’étude de la formation de la maille et au dynamique de la tension du fil sur métier rectiligne manuelle à double fonture. Enfin, la troisième partie développe nos analyses et nos recommandations sur le réglage de la machine, la base même de ce devoir.

1

PREMIÈRE PARTIE :

Fil et métier rectiligne manuelle à double fontures

Section I : Caractéristiques des fils utilisés pour le tricotage
L’industrie textile transforme diverses matières premières pour fabriquer des fils. La chaîne de la valeur textile-habillement est une chaîne complexe qui comporte des maillons allant des matières premières, les fibres (naturelles ou synthétiques), en passant par les fils, les tissus, les tricots, l’ennoblissement, la confection et la distribution.

La fibre textile est le point de départ de la création de toutes les surfaces textiles, au moyen de technique conventionnelles (tissage et tricotage en particulier) ou au moyen de méthode plus modernes comme le non tissé par exemple. Les fibres sont classifiées selon leur composition, élaboration, origine et leur famille24 (Annexe I : Diagramme de classification des fibres). La société Floreal Knitwear S.A. Madagascar utilise, en grande partie, des fibres en laine (Lambswool, Mérinos, Shetland, etc.), en cachemire et en coton. La société s’approvisionne en fibre dans le monde entier (Inde, Chine, Italie, Île Maurice). La plus grande fournisseur en laine (et de ses dérivés) de Floral Knitwear Madagascar est la société Ferney Spinning Mills Ltd (FSM) de l’Île Maurice qui fait partie du groupe FLOREAL. La société s’approvisionne en Inde pour le coton et en Chine pour le Cachemire (Annexe II : Tableau récapitulatif des Fournisseurs en fil de Floreal Knitwear Madagascar). Pour travaillé efficacement dans une entreprise manufacturière de confection maille en général et pour maîtrisé la question de la tension de fil en particulier il faut avoir de la connaissance sur ces derniers (fil : matière première). Ceci, dans le but d’améliorer la qualité du produit fini. Celui qui tricote devrait connaître plus de critère sur la qualité du fil qu’il utilise.

I-

Densité des fibres dans un fil

Dans la construction d’un fil, ce sont les fibres qui sont ses principales composantes5. Néanmoins, des espaces « vides » remplie d’air sont présentes dans la structure du fil. Par conséquence, la densité du fil est déterminée par la fraction ϕ définie ci-après8 :

ϕ =V f

Vy

où, Vf est la volume des fibre dans le fil et Vy est la volume du fil (y compris la volume du fibre et l’air contenu dans le fil).

2

Cette valeur est dite aussi, garniture d’étanchéité2. Si cette valeur en voisine de 0.5, cela veut dire qu’il y a autant de vide dans le fil que de fibre8. L’étanchéité à un impacte directe sur la propriété du fil donc du tissu produit avec cette fibre12. L’un des propriétés majeures d’un produit influencé par la densité du fil est le confort8-2-12-1. En général, le confort est déterminé par deux aspects : le « touché » et le « pouvoir adiabatique / pouvoir absorbant » du produit2. En effet, la conductivité thermique de l’air est huit fois moins que celle du fibre (conductivité thermique de l’air : 6.10-5 cal . sec-1 . cm-1 . °C-1)8. En outre, la densité d’un fil influence aussi sur sa stabilité dimensionnelle, sa résistance à la rupture, son allongement, sa flexibilité, sa perméabilité à l’air, etc1-26.

II- Titrage
Dans la pratique, le titre d’un fil est décrit comme la mesure du fil (numéro du fil) ou tout simplement la dimension du fil1. En d’autre appellation c’est la finesse du fil13. Deux systèmes de mesure sont utilisés pour le titrage du fil8 : le système direct : le titre est représenté par le poids par longueur de fil. Le titre

universel pour le système direct est le « Tex » traduit par le poids en gramme de 1km de fil. Singulièrement, le denier est utilisé pour les fils continus comme la soie. Il est défini par le poids en gramme de 9,000m de fil. le système indirect : dans ce cas le titre du fil est exprimé par « une unité de

longueur » sur « une unité de poids ». Pour les fils en fibre de coton, le « English » ou le « Cotton count » est utilisé. L’unité de longueur pour le Ne est l’écheveau ou hank équivaut à 840yds et l’unité de poids est de 1lb. Normalement, le Ne est définie par le poids de 120yds de fil. Pour les fils en fibre de laine, deux types de système indirect sont communément utilisés : le lainage (woolen system) et le laine peignée (worsted system) où l’unité de longueur est de 560yds est l’unité de poids est le livre. Le lainage est subdivisé en deux sous système : l’ « American cut » où l’unité de longueur utilisé est de 300yds cut et l’unité de poids est le livre ; l’ « American run » où l’unité de longueur utilisé est de 100yds et l’unité de poids est l’once.

Tableau n°1 : Tableau de conversion de titrage De Tex
Tex Tex

à Denier
English ou cotton count (Ne) Métrique (Nm)

Formule 9×Tex= Denier 590.5 = Ne Tex 1,000 = Mn Tex

3

5,315 = Denier Ne Ne = Nm Ne Métrique (Nm) 0.59 0.33 =Grains / yds Ne Grains/yds Ne Grains / yds×0.0708=kilotex Grains/yds Kilotex Source : Dr. Yehia El Mogahzy (Understanding the Fiber-to-Yarn Conversion System) Ne Denier

Cependant, les fils utilisés pour le tricotage sont, en générales, des fils retords avec un nombre de brin supérieur ou égale à deux. Ces fils sont obtenus en assemblant deux ou plusieurs fils simples obtenus par torsion13.

Ne1 ou Tex1

Ne retord ou Tex retord

Ne2 ou Tex2 Figure n°1 : Fil retord avec deux brins (Source : Auteur) Ce qui nécessite une attention particulière sur le calcul de sa densité linéaire. Le titrage de ce type de fil est comme le suivant (prenons comme exemple un fil à retord avec deux brins) : en utilisant le système direct : Titre du fil retord = titre fil simple 1 + titre fil simple 2 Exemple (Tex) : Texretord =Tex1+Tex2 en utilisant le système indirect :

1 = 1 + 1 Titreretord Count1 Count2
Exemple (Ne) :

1 = 1 + 1 N retord Ne1 Ne2

Dans les fils retord il faut tenir compte de la Variation de titrage ou le « Count Variation »5-8-27. En effet, quand deux fils ont subit le retordage, l’un des fils est contraint à une contraction ou une augmentation de longueur suivant la direction de la torsion appliquée5. Une variation trop importante nui à la qualité du produits comprenant une irrégularité considérable du fil, une variation sur le poids du produits fini et une variation sur le taux d’emport de la teinture qui se traduit par une effet barrée5-8. La variation de titrage est définie comme suit8-2-12 :

4

C.Vcount =σ ×100

où C.V count est la coefficient de variation du titrage du fil (tableau de la coefficient de variation d’une titrage dans une bobine en Annexe III) ; σ est la déviation standard ; µ est la valeur moyenne des titrages

µ

NB : Dans certaines annotations, spécialement pour les fils à tricoté à usage domestique, on utilise le « Ply » une annotation européenne ou les 6 catégories d’annotation Américaine : Baby weight or fingering weight, sport weight, double-knitted weight, worsted weight, chunky weight et le Bulky weight.

III- La torsion d’un fil
La torsion ou le doublage accroît la résistance et la cohésion d’un fil13-12. En générale, la torsion est caractérisée, par trois grandeurs : son sens, son intensité et le facteur de torsion5.

1) Sens de torsion
Dans la méthode conventionnelle, la torsion suit deux sens : le sens Z et le sens S. Figure n°2 : Sens de la torsion d’un fil

2) Intensité de torsion
La géométrie de la torsion dans un fil peut être schématiser comme suit : 2Π r

r l h
Φ

l

Φ

h

Φ

α
h L R 2Π R Figure n°3 : Conception géométrique de l’intensité de torsion (Hearl et al, 1969)

α

L

h

5

L’intensité de torsion est évaluée par le nombre de tours par unité de longueur d’un fil26. Pour illustrer cette hypothèse, nous utilisons la conception géométrique pour un fil à section circulaire de Hearl et al. indiquée par la figure ci-dessus. Baser sur ce model, la longueur d’une torsion de fil est de : 1 h= où T est l’intensité de torsion exprimé par le nombre de T rotation par unité de longue En utilisons la surface externe du fil, nous pouvons tiré la relation suivante :
L2 = h 2 + 4Π 2 R 2

2Π R = 2Π RT h avec : R, le rayon du fil ; L, la longueur du fibre sur la surface du fil et l’angle α est la

d’où

tan α =

valeur de l’angle de torsion. Dans un cas général, en se referons à une couche concentrique du fil de rayon r nous pouvons avoir le rapport suivant :
l 2 = h 2 + 4Π 2 R 2

d’où

tan Φ =

2Π r = 2Π rT h

Avec Φ est la valeur de l’angle hélicoïdale des couches des fibres, et l est la longueur de la fibre. Ce théorème nous révèle que la valeur de l’angle Φ est nulle au centre de la fibre et à sa valeur maximale à la surface externe du fil. En d’autre terme, les fibre au centre du fil sont droites et les fibres à l’extrémité du fil sont les plus inclinés8-12-26.

3) Facteur de torsion8
Comme nous venons de découvrir, l’angle de torsion α est fonction de l’intensité de torsion (T) et du diamètre du fil (R). La facteur de torsion est une mesure de la torsion elle même, qui tient compte du diamètre du fil aussi bien que l’intensité de torsion de se fil5-8. En théorie, la facteur de torsion ou le « Twist multiplier (TM) est définie par l’équation suivante :

TM =

tan α × ρ =T× Ko

poids UL

ou : ρ est la densité volumétrique ; Ko est une constante ; UL est l’ « unit length » ou unité de mesure. En d’autre terme, en utilisant le titrage conventionnelle tex et Ne, le TM s’écrit : TM = TPC × tex ou TM = TPI Ne

ou : TPC est le tour par centimètre et le TPI est le tour par inch.
6

En effet, les fils utilisés pour le tricotage sont généralement composés de deux ou plusieurs brins8-26-13-16. Ainsi, les brins sont tord ensemble après avoirs leur conférer une torsion pour former le fil. C’est le procédé du « doublage ». Le doublage s’effectue en deux phases : tout d’abord on fait le « plying », ensuite le « twisting » ou le tordage proprement dite26. La figure ci-dessous illustre deux types de fil retordent à deux brins.

a

b

Figure n°4 : Fil à retord composé de deux brins (a) et fil couvert (b) Source : Textile Finishing Encyclopedia II

4) L’importance de la torsion du fil
Comme nous avons fait mention antérieurement, la majorité des fils utilisés pour le tricotage sont des fils composés de deux ou plusieurs brins (« ply »). Dans la pratique, le sens de la torsion d’un fil est un facteur très important quand deux brins sont tord pour formés un fil16. Premièrement, ce sens de rotation influe sur la finesse du fil. En effet, quand un fil est tors suivant Z il en résulte une contraction du fil produite. Dans le cas où S est appliqué à un fil, il y a une légère augmentation de la longueur du fil. Le degré de contraction ou de dilatation dépend de la valeur de torsion appliquée au fil. Cette modification influe directement sur la mesure de la finesse du fil ou le titrage. En outre, la valeur de la torsion d’un fil et le sens de la torsion influe sur la stabilité dimensionnelle et l’apparence du tissu produit2. Ce problème est fréquemment rencontré chez les tissus coton tricotés avec un motif jersey8-2.

La connaissance de l’intensité de la torsion d’un fil est un paramètre primordial pour l’établissement de la relation résistance – torsion fil22-9. L’interprétation de cette relation est illustrée par le graphe n°5.

7

Solidité du fil

Résistance à la rupture

Résistance au délassement

Les fibres se délassent Torsion optimum Figure n°5 : Relation entre la force du fil et sa torsion8

Les fibres se cassent

Facteur de tension

En générale, le degré de torsion d’un fil est proportionnel à la tendance aux déformations dimensionnelle (stabilité dimensionnelle) du produit27. En outre, le degré de torsion appliqué à un fil influe sur le touché du produit2-16. Par exemple, pour la confection des tenues légères, il est primordial d’utiliser des fils moins tordus.

IV- Diamètre du fil
1) Formules pour le calcule de la diamètre du fil8
Dans la pratique, le diamètre du fil est évalué par des formules empiriques. La formule la plus utilisée est celle de Peirce en 1937. Dans ce cas, la densité de fil est supposé à une valeur de 1.1 g/m23. Des études récentes, par EL Mogahzy et al. en 1993, à établir une nouvelle formule pour l’estimation du diamètre des fils produits par « ring-spun », « rotorspun » et le « MJS air-jet spun ». Tableau n°2 : Formules empirique pour l’estimation du diamètre d’un fil

Formule Unité Source 1 d= Ring-spun Pouce Peirce (1937) 28 Ne 1.592 d = −0.10284 + Ring-spun mm El Moghazy (1993) Ne 1.951 d = −0.16155 + Rotor-spun mm El Moghazy (1993) Ne 1.5872 d = −0.0998 + MJS Air-jet mm El Moghazy (1993) Ne Source : Understanding the fiber-to-Yarn Conversion System (Part II: Yarn Characteristics)
8

Type de fil

Nous constatons qu’il y à une légère différence entre la formule de Peirce et de EL Moghazy pour le fil « ring-spun ». En effet, lés résultats de la formule de El Moghazy voit un léger accroissement à comparer avec ceux de Peirce. La différence entre les deux formules augmente quand le fil devient de plus en plus fin.

2) L’importance de la connaissance du diamètre du fil
Le diamètre du fil influe directement sur l’apparence du tissu produit. Pour un titre donné de fil avec une même intensité de torsion, plus la longueur de la fibre est élevée, plus la densité du fil est élevée est moins le diamètre du fil est2. Le diamètre du fil est inversement proportionnelle à la longueur des fibres et la densité du fil8-16. En outre, la tension du fil pendant le tricotage est influencée par le diamètre du fil. En effet, le diamètre de fil accentue ou minimise l’effet de frottement dans le processus.

V- Bobinage
Le bobinage à pour but d’inspecter le fil, enlever les défauts, lubrifier le fil (Photo n°1 : Adjonction de paraffine) et bobiner le fil sur une bobine appropriée pour le procédé suivant18. En tricotage, le paramètre fil est un paramètre très important pour la maîtrise de la qualité du produit fini. Le procédé de bobinage est effectué, presque systématiquement, pour plusieurs types de fil comme le coton, lambswool et par fois la laine ou le cachemire (Photo n°2 : Rembobinage de fil sur machine à rembobiner). Le procédé de rembobinage assure aussi une tension correcte au fil, et sur tout, uniformiser la tension dans la bobine (Photo n°3 : Tendeur à coupelle sur machine à rembobinage).

Source AUTEUR

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Photo n°1 : Adjonction de paraffine sur le fil pendant le rembobinage

Photo n°2 : Rembobinage de fil sur machine à rembobiner

Photo n°3 : Tendeur à coupelle sur machine à rembobiner

9

Section II : Métier rectiligne manuelle à double fonture
IGénéralité
En général, il y a quatre types de machine à tricoter que ce soit mécanique ou carrément automatique. Il y a la machine rectiligne à double et simple fonture ; et la machine circulaire à double et simple fonture. Les ouvrages produites sur ces machines sont différents suivant la caractéristique des machines (Annexe III : Comparaisons des métiers rectilignes et circulaires à aiguilles à clapet).

La première machine à tricoter avec fonture rectiligne a été démontrée en 1862 par le Révérend Américain Isaak Wixom Lamb. Il a eu le brevet en 1865 (Wikipedia). Cette découverte à changer considérablement le métier de tricotage, autre fois un métier domestique fait manuellement à l’aide de deux aiguilles simples.

La société Floreal utilise le métier à tricoter rectiligne à double fontures. En effet, des machines automatiques et des machines à commande manuelle sont présentes dans la société. D’autre part, la société utilise la jauge 3.5 à 14 selon le produit à confectionner. Les machines automatiques sont spécialement allouées à la confection des cols et accessoires pour vêtement (brides /« strap »). Nous pouvons recensé le model KAUO HENG KH 323 DJ, le HONG QIMA HQM 61A et le Mantsuya 100. Les machines manuelles sont de type Tiger Fly. Elles sont utilisés pour la confection du corps, des manches (Annexe IV : Exemple de plan démontrant le corps (dos et devant) et la manche) et par fois des accessoires comme les poches.

Dans cette étude, nous allons consacrer notre investigation sur les métiers rectiligne manuelle à double fonture (jauge 10 et 12), qui constituent d’ailleurs la majorité des machines utilisées auprès de la société.

10

II-

Constitution
1. Description générale

Dans la plus part des cas, le bâti d’un métier rectiligne manuelle est inventé et élaboré par l’acquéreur des machines. En effet, les mesures sont différentes d’un pays à un autre et même d’une usine à une autre. Nous essayons de schématiser un bâti utilisé par la société Floreal dans le but d’avoir une idée générale sur la tenue de la machine. 11 10 9 8 5 7 6

4 3 2 1

Figure n°6 : Description générale d’un métier rectiligne manuelle utilisé par la société Source : Auteur Le métier est supporter par un bâti (1) ; dans la parie inférieur du métier se trouve une première tiroir (2) utilisé pour déposer les fils et par fois les panneaux finis ; au dessus de ce premier tiroir se trouve le premier porte bobine (3) pour mettre les bobines d’alimentation de dessous (4) (minimiser l’encombrement) ; le métier (5) proprement dit se trouve sur la partie centrale du bâti ; à coté du métier (partie droite du tricoteur) se trouve une petite boite utiliser pour placer les accessoires utiles pendant le tricotage ; au dessus du métier se trouve le porte bobine principale (6) avec des orifices (7) pour faire passé les fils du bobines d’alimentation de dessous (4) et les bobines d’alimentation du dessus (9) avec des « fixe bobine » (10) ; sur la partie supérieur du bâti se trouve le système de guide fil. 11

2. Alimentation et superstructure

7 5 4 6

8

9 3

2

10

11 1

Figure n°7 : Chemin du fil Source : Auteur

Tous le système de chemin du fil est supporter par le bâti (1). Nous allons diviser le système en trois sous systèmes. Tout d’abord, à l’arrière du métier, la bobine (3) et la porte bobine (4) constituent le premier système ; ensuite, une potence (9) munis des dispositifs suivants : 12

-

un œillet de guidage du fil à l’aplomb du cône (4) ; un deuxième ouillet de guidage separant la première au tendeur (5) ; un tendeur (dans notre cas à coupelle) (6) ; un rappel fil (7) ; un œillet de sortie (8).

En fin, le fil va au bec fil (10) situé à l’extremité d’un guide fil (11).

III- Description détaillé
1. Coupe d’un métier double fonture
On voit en coupe les fontures avant (1) et arrière (2), elle sont portés apar le bâti (3), les bares de guidage des guide-fils (4) et (5) et les barres conductirice du chariot (6) et (7). Le chariot est formé de deux blocs porte-cames (8) et (9) réuni par un étrier (10). A la base du chariot, de chaque côté, on voit les tenons de guidage (11). Au dessus de ce système se trouve le guide fil (12) sur la bare de guidage des guide-fils.

12 11 8 1 6 3 2 2

10 11 9

4

5

7

Figure n°8 : Coupe d’un métier à tricoter manuelle double fonture Source : Auteur

2. Les fontures
Le nombre et la forme des fontures ou lit d’aiguilles caracterise le metier11. En effet, la fonture peut être ronde (métier circulaire) ou droit (métier rectiligne). De plus, quand les fontures d’un métier est en nombre de deux (que ce soit rectiligne ou cyrculaire) on l’appelle métier à double fontures. Les métier utilisés par la société Floreal knitwear Madagascar sont des métiers rectiligne manuelle à double fonture en forme de « V » (Figure n°8 : Coupe des deux fontures montrant l’angle formant le « V »). La mésure de la fonture d’un métier à tricoter donne son jauge. La conaissance de la jauge d’un métier est très important pour un tricoteur (Annexe V : Fil par jauge). La largeur de fonture correspond à la largeur maximale du lit d’aiguilles. 13

Dent d’abattage Plaque de recouvrement aiguilles

A Ressort

B Aiguille

Plaque de recouvrement ressorts

C

Figure n°9 :

A : Emplacement d’un aiguille dans une rainure /B : Disposition des aiguilles

dans une fonture sous la plaque de recouvrement /C : Coupe des deux fontures montrant l’angle formant le « V » Source : Auteur

3. Les aiguilles
Plusieurs types d’aiguilles sont utilisés pour le tricotage selon la caractéristique et la spécificité des machines11-10-18. Parmis eux, il y a l’aiguille à bec, l’aiguille à coulisse et l’aiguille à clapet avec des talons caré ou rond (figure n°10 : Aiguille à clapet avec un talon rond). L’aiguille à clapet est la plus utilisée dans le monde. Les métiers de la société Floreal utilise les aiguilles à clapet à talons carés ou rond (figure n°11 : Aiguille à clapet avec un talon caré).

Figure n°10 : Aiguille à clapet avec un talon rond (Source : Auteur)

3

5

1

7

2

4

6

8

Figure n°11 : Aiguille à clapet avec un talon caré Source : Auteur 14

Une aiguille à clapet et composée d’un tige (1) pour le maintient de l’ancienne maille, un crochet (2) pour la prise de fil et formation de la maille, un clapet (3) qui permet l’abattage de la maille (logé dans une rainure fraisée dans la tige (5)), la liason corp-clapet est assurée par un rivet (4), un évidemmet (6) est usiné au dos de la tige de manière à éviter des efforts trop importants sur le fil pendant l’étirage de la maille entre le dos de l’aiguille et la pointe du clapet, un talon (7) permettant grace à des cames des mouvements à l’aiguilles, un queue (8) donnant du support à l’aiguille (c’est la partie en contacte avec le ressort).

4. La porte cames et les cames
La formation de la maille sur aiguilles à clapet nécessite les mouvements d’ascension et de chute de l’aiguille18. La fonture est fixe sur la machine, les aiguilles ont chacune la possibilité de monter et de descendre dans leur rainure11. Les cames, maintenues dans des portes cames (photo n°4), ont pour but de guider les talons des aiguilles qui émergent des fontures et de leur appliquer les mouvements nécessaires à la formation de la maille. Les cames peuvent être fixes, pivotantes, à noyer, « entaillées » ou encore « associées » à un système de selectrion jaquard. Les cames des métiers de la société sont des cames à noyer simple (photo n°5).
Source : AUTEUR
Source : AUTEUR

Photo n°4 : Les cames dans le porte came

Photo n°5 : Came à noyer

La figure n°12 nous montre un plan de cames dans lequel la came d’ascension est divisée. D F C E

A

B

Figure n°12 : Plan de cames avec came d’ascension divisée Source : (Auteur) 15

Les cames A et B sont les deux demi-cames d’ascension mobiles individuellement. La partie suppérieur de la came d’ascension (C) est arrondie de mainière à assurer un guidage plus doux des talons d’aiguilles et à éviter la projection des aiguilles hors de cames lors de leur mouvement. Cette partie est fixe et en aucun cas elle n’entre en contact avec les talons d’aiguilles sans que l’action d’une des cames A et/ou B soit assurée. Pour plus de securité, une came chapeau ou came de surété (F) est disposer entre les deux cames de chutes (D et E) à leur partie suppérieur.

5. Les autres accessoires de la porte cames
Sur la photo n°6, nous pouvons observer que la porte cames est munis de : Source : AUTEUR

brosses (1) : ouvres les clapets et évite sa fermeture accidentelle ; leviers d’entraînement (2) : utiliser par le tricoteur pour activer le métier ; commandes de cames (3) : activer ou désactiver le cames à noyer ; écroue de réglage des cames (4) : réglage de la longueur de fil absorber.
Source : AUTEUR

1 2

3

Photo n°6 : Porte cames

4

6. Les guides fils
Le guide fil alimente les aiguilles en fil (figure n°13). Il doit délivrer le fil dans un angle dont le sommet est l’aiguille qui vient de cueillir et dont les côtés sont d’une part le bord de la fonture, d’autre part, la droite passant par les becs des aiguilles qui descendent11-10.

Guide fil

Figure n°13 : Guide fil alimentant les aiguilles (Source : Auteur) 16

7. Le tendeur et le rappel fil
Le tendeur à pour but d’appliquer au fil une tension optimale pour le tricotage. La plus part sont simplement basés sur le frottement plus ou mois grand du fil sur une surface adéquate. On dénombre plusieurs types de tendeur, comme le tendeur à chicane et à coupelle. Les métiers de la société Floreal sont dotés de tendeur à coupelle (Photo n°7).
Source : AUTEUR

Photo n°7 : Tendeur à coupelle

Tendeur à coupelle

Rappel fil Réglage de tension rappel fil

Photo n°8 : Ensemble tendeur / rappel fil (Source : Auteur)

Le rappel fil, comme nous le voyons sur le photo n°8, est une tige d’acier portant un œillet dans la lequel passe le fil. Cette tige d’acier sollicite continuellement l’œillet vers le haut sous une tension réglable. Le rôle essentiel du rappel fil est d’absorber l’excédent de fil débité en fin de course du chariot.

8. Les accessoires
Les outils accessoires nécessaires pour la confection d’un produit donné dépendent de la spécificité de ce produit. Cependant, la peigne d’enfilage, la peigne de transfert, la peigne de sélection, les fourches de transfert, et les poids sont des outilles standard pour tous commande. a. Peignes de selection (Photo n°9) Les peignes de selection sont utilisé chez les métier rectiligne manuelle à double fonture pour faire la selection des aiguille mise en action et des aiguilles en repos. 17

Cette selection se fait tout au début de l’opération. La photo n°9 présente une peigne de selection côte 1 x 1 sur métier à jauge 10.

Source : AUTEUR Source : AUTEUR

Photo n°9 : Peigne d’de selection côte 1 x 1 sur métier à jauge 10

Photo n°10 : Peigne d’enfilage

b. Peigne d’enfilage (photo n°10) La peigne d’enfilage ou de rentrage est utilisée pour l’enfilage du fil sur les aiguilles. Elle supporte les poids pour la traction du tricot tricoté. c. Peigne de transfert (Photo n°12) Sur métier à deux fontures, le transfert d’une fonture à une autre est un procédé courant. En effet, les deux fonture n’entre pas forcement en action suivant les « classes de maille » à réaliser. Exemple, si nous tricotons une base avec un côte 2 x 2 et le « corps » avec un simple gersey nous avons besois de transfert d’une fonture à une autre. d. Fourches de transfert (Photo n°13) Ce sont des outils très utils pour faire des effet « fashioning » sur tout sur la bordure du col ou au niveau de l’adhérence du corps et des manches (dos et/ou devant). e. Les poids (Photo n°11) Les poids jouent le rôle de tirage en s’agrippant sur la peigne de rentrage. Le tirage à pour but d’exercer une tension sur les mailles tenues par les aiguilles pour assurer un abattage correct de l’ancienne maille sur la nouvelle. Les poids se divise en deux résumé par le tableau suivant. Tableau n°3 : Différence en masse des deux types de poids

Type de poids Envelopper de plastique bleu En fer Source : Auteur
Source : AUTEUR Source : AUTEUR

MM 220g 198g

PM 244g 406g

GM 368g 594g

Support 180g 210g

Photo n°12 : Peigne de transfert

Photo n°13 : Fourche de transfert Photo n°11 : Les poids

Source : AUTEUR

18

DEUXIÈME PARTIE :

Dynamique de la tension du fil sur métier rectiligne manuelle à double fontures

Section I : Généralité
IMécanisme de la formation d’une maille
1. Principe du tricotage à main avec deux aiguilles simples Le terme « Tricotage » décrit la technique pour la construction des structures textile en formant avec un fil continu des maillages ou « bouclage » verticale suivant le sens d’une rangée. En effet, le terme tricoter date du 16ème siècle (David J. Spencer, 2001). Le tricotage mécanique a pour base le tricotage manuel. Avant une description détaillée du tricotage mécanique, nous allons faire un bref explication du tricotage manuel. Le tricot qui se pratique à la main, le plus souvent, avec deux grandes aiguilles dont le diamètre varie selon la grosseur du fil utilisé et la grosseur des mailles désirées. Le tricot sur deux aiguilles s'effectue rang après rang : au bout d'un rang sur l'endroit de l'étoffe, on retourne l'ouvrage pour travailler sur l'envers. L'étoffe obtenue est plane. Afin que l'ouvrage soit droit sur ses bords, il est recommandé de ne pas tricoter la première maille de chaque rang16-7. Les figures qui suivent expliquent la technique du tricotage à la main.

A

B

Figure n°14 : Tricotage à la main avec des aiguilles simples (épingles)

Dans la figure n°14 (A), nous remarquons qu’un rang de tricot est formé de mailles dites « anciennes mailles » ou « courses » qui reposent sur l’aiguille A. D’autre part, l’aiguille B est introduite dans la première maille et l’on dépose l’extrémité libre du fil sur la pointe de cette aiguille B pour former d’autres boucles (un à la fois).

La figure n°14 (B), expose que l’aiguille B s’est dégagée de l’ancienne maille (1) par un mouvement de recul complexe de telle sorte que la nouvelle maille (2) soit entraînée au travers de l’ancienne. De la sorte, on obtient la première maille d’un nouveau rang de tricot qui va se former sur l’aiguille B.

19

2. Formation d’une maille sur machine Au cours du tricotage, chaque aiguille s’actionne individuellement pour former une maille. La formation des mailles se fait suivant une séquence bien déterminée.

4 3 5 6 2 1 7 8 9 Figure n°15 : Etapes de la formation d’une maille avec une aiguille à clapet pendant le tricotage Source : Auteur

Chaque observateur a sa propre interprétation et explication sur les étapes de la formation d’une maille ou communément appelé « cycle du tricot »7. En générale une maille se forme suivant cinq (5) étapes. Pour notre interprétation nous essayons de le subdiviser en neuf (9) étapes (figure n°15) pour avoir plus de détail.

1 : - Une maille est formée, l’aiguille commence son ascension ; 2 : - Au cours de cette ascension, la maille ouvre le clapet ; 3 : - La maille glisse pour atteindre la tige de l’aiguille derrière le clapet ; 4 : - L’aiguille à atteint son ascension complète, la maille se réponse sur sa tige ; 5 : - L’aiguille commence sa descente, le nouveau fil est placé ; 6 : - L’aiguille poursuit sa descente, l’ancienne maille referme le clapet ; 20

7 : - L’ancienne maille referme le nouveau fil dans le bec de l’aiguille ; 8 : - La nouvelle maille est tirée à travers l’ancienne maille, l’ancienne maille s’enlève de l’aiguille ; 9 : - L’aiguille à atteint sa position la plus basse, la longueur maximale du fil absorbé (LFA) est atteint est la séquence se reproduit pour former des nouvelles mailles. En effet, sur une machine à tricoter, le paramètre de la formation d’une maille dépend des cames, de la fonture, des aiguilles et sur tout de l’étirage6.

II- Différence entre le tissé et le tricoté
Le tissage consiste généralement à l’entrelacement ou entre croisement de deux fils, suivant une fréquence et un diagramme (armure) bien déterminé. Dans le tissage, le terme « trame » et « chaîne » sont employés pour désignés les fils suivant la longueur du tissu est les fils suivant la largeur du tissu. Le nombre d’armure qui peut être produit dans le tissage est indéfini. Dans notre étude, seuls la structure de base (le tissé plain (figure n°16)) fait l’objet de notre discussion. Le tricotage consiste généralement à « boucler » un ou plusieurs fils continus suivant plusieurs directions. Deux familles de tricotage sont dénombrées : le « tricotage chaîne » ou « warp knitting » et le tricotage trame ou « weft knitting ». 1. Apparence visuelle L’apparence visuelle des structures textiles joue un très grand rôle dans la différenciation des produits finis7. Les figures ci-dessous nous montre les structures basiques des textiles que ce soit tissé ou tricoté. Vue de face Chaîne Vue de profil sens chaîne

Trame

Vue de profil sens trame Figure n°16 : Tissu « plain weave » produit par tissage (Source : Auteur) C’est la plus simple est la plus représentatif des produits tissés. Il est produit en soulevant ou en abaissant les chaînes pour faire passé les fis des trames. 21

Figure n°22 : Tricot trame et tricot chaîne (Source : A R Horrocks et S C Anand, 2000) Pour fabriquer un tissu tricoté chaîne, il est nécessaire d’utiliser plusieurs fils (figure n°22). Le « warp knitting » est un type de tricotage où les fils passe le long de la structure. Pour tricoter un tissu tramé (figure n°22), il suffit d’avoir un fil. Néanmoins, plusieurs fils peuvent être utilisé ensemble ou séparément pour faire le tricot. Le tricot tramé est la plus utilisé dans le monde7. D’ailleurs, la société utilise cette méthode pour réaliser ses tricots sur les métiers (à commande automatique et/ou manuelle). Longueur de fil absorbé (LFA) Une maille est constituée par une longueur de fil, c’est la « Longueur de Fil Absorbé (LFA) ». La LFA est formée par la tête, les jambes ou les ailes et les pieds (figure n°23). Tête Jambe ou ailes Pieds

Figure n°23 : Longueur de Fil Absorbé (LFA) Source : Jonathan M. Kaldor et al, 2008

La longueur d’une maille joue un très grand rôle sur la dimension du tissu (vêtement) produit. Les refus des produits sont largement dus à ce paramètre. D’autre part, elle à une impacte économique directe sur la production. En effet, si la dimension d’un produit est correcte mais la maille est trop serrée, la quantité de fil pour confectionner le produit augmente et le coup du produit augmente par la même occasion.

22

2. Caractéristiques physiques Un produit textile a diverse propriété physique (le touché, le drapé, le confort thermique, le regain, le rétrécissement, etc.). Par fois ces propriétés sont évaluées d’une manière subjective selon le besoin des consommateurs. Pour cette étude nous allons nous focaliser sur la stabilité dimensionnelle des produits tricotés. Dû à leur élément constructif (comme nous venons de voir dans la première partie du devoir), les produits tricotés est caractérisé par leur grande élasticité et à toujours tendance à revenir à leur « forme énergétique favorable »28. Cependant, des « formes intermédiaires » peuvent se produire ou peuvent être produite temporairement.

A

B

C

Figure n°24 : Configuration d’une maille sous différente condition de tension Source : Auteur

Figure n°25 : déformation d’une maille sous tension Source : Auteur

En pratique, la déformation d’une maille est multi directionnelle (figure n°24). D'après la figure ci-dessus, nous limitons la déformation d’une maille dans un plan bidirectionnel. La force appliquée est soit suivant le sens de la ranger et la colonne. Conformément à la figure n°24 et la figure n°25 (A), la maille colorer en rouge représente une maille à l’état relaxée. La maille colorer en vert et le (B) représente une maille étirée dans le sens de la rangée. Enfin, la maille colorer en bleu est étirée suivant le sens de la colonne du tricot. Pour la fabrication d’un tricot, la densité des mailles à l’état relaxée est déterminée par la longueur de fil absorbé (LFA) mise sous tension normale. Auprès de l’usine floreal, il utilise un poids de 10 grammes pour la mesure de la LFA. Plus la maille est large (LFA), plus le tricot est déformable7-6-15. 23

Section II : Etude empirique sur la dynamique de la tension du fil
La connaissance de la tension du fil parcourant toutes les parties du tricot est un paramètre technologique très important. Cette valeur influe directement sur la fréquence des fils et des aiguilles cassés au cours du processus du tricotage7-25. Le calcul de la tension du fil est basé sur des états d’équilibre qui sont déterminés graphiquement. L’étude de la tension du fil dans un métier à tricoter relève du domaine du frottement. En effet, c’est la force de frottement qui joue le rôle la plus important dans la dynamique de la tension du fil pour un métier à tricoter. Plus encor, quand nous excluant le paramètre propre des métiers circulaires avec le « Robbing – Back effect »21. Pour avoir une bonne approcher à cette étude empirique sur la dynamique de la tension du fil, nous allons fonder notre investigation sur l’étude du frottement. Dans la première partie du devoir nous venons de voir le mécanisme d’alimentation du fil. Dans cette deuxième partie, nous allons étudier la partie dynamique de ce mécanisme.

I-

Dynamique de l’alimentation du fil

Pour l’alimentation du fil, nous limitons le système de la bobine au guide fil (figure n°26). Le système incluant les plateaux (fontures) sera étudié ultérieurement, dans ces détails, dans la partie dynamique de la tension du fil au niveau des fontures. Sous système 2 Sous système 1 Sous système 3

Sous système 4

Sous système 5

θ

Figure n°26 : Les sous-systèmes du système d’alimentation du fil sur le métier Source : Auteur 24

Le système d’alimentation du fil est divisé en 5 sous-systèmes. Pour cette théorie, supposons que le système n’est pas au repos (système cinétique).

1. Sous système 1 : œillet de guidage du fil à l’aplomb du cône Le sous-système 1 (œillet de guidage du fil à l’aplomb du cône) constitu le point de départ du système. Quant aux forces exercées sur le fil en ce point, nous-nous limitons sur la r r force d’attraction appliqué sur le fil ( f1 ) et la force de résistance du fil ( t1 ). Il est à remarquer r r r r que la résultance de ces deux force ( T1 où T1 = t1 + f 1 ) constitue la force de tension appliqué r f1 sur le fil sur ce point. α

r t1

β

θ

r T1

Figure n°27 : Dynamique de la tension du fil au niveau du sous-système 1 (Source : Auteur) Recherchons la relation entre l’angle d’écart α (où α = │θ - β│ où β est une angle r droite) et la tension du fil f1 en appliquant la relation fondamentale de la dynamique au soussystème 1. Nous avons la relation : f 1 =

cos( ± α ) 2

θ

t1

r Donc, la valeur de f1 dépend de la valeur de l’ange α. Au fur et à mésure que la valeur

de l’angle α > 0 (α positif) augmente, la tension du fil diminue. Dans le cas contraire, si l’angle α < 0 (α négatif) augmente, la tension du fil augmente. 2. Sous-système 2 : œillet de guidage entre le tendeur et le premier œillet Le rôle principal de l’oeillet n°2 est de limiter le phénomène de vibration du fil pendant l’absorption du tricotage pour la formation des mailles. Le fil qui passe à travers cette deuxième oeillet de guidage subis une résistance minimale de frottement. Aucune courbature n’est formée sur le fil. Le contact du fil à l’oeillet et minimal, voir même négligeable. De plus, comme l’œillet est fabriqué avec un composé de céramique polis, l’effet de frottement est très limité14. D'abord, la céramique limite les phénomènes thermiques pendant le frottement et elle a une grande dureté permettant le poli spéculaire. En bref, nous ne tenons pas compte du phénomène de frottement au niveau du soussystème 2 (œillet de guidage entre le tendeur et le premier œillet). 25

3. Sous-système 3 : tendeur à coupelle Le tendeur jour un rôle très important dans la dynamique de la tension du fil. Son but est d’appliqué au fil une tension optimale pour le tricotage16. En effet, la tension correcte au cours du tricotage, est assurée par le tendeur. Il freine le fil lorsque celui-ci est appelé à travers le guide fil. La plus part de ces tendeurs (chicanes, coupelles) sont basé sur le frottement plus ou moins grand du fil sur une surface adéquate. Dans notre étude nous prendrons l’exemple du tendeur à coupelles. D’ailleurs, c’est le type de tendeur qu’utilisent les métiers de la société d’accueil pour notre investigation.

Schématiquement un tendeur à coupelle est comme illustré ci-après : c b a

d Figure n°28 : Représentation schématique d’un tendeur à coupelle (Source : Auteur)

Un tendeur à coupelle est composé de (figure n°28 et photo n°14) : une vis de réglage (a) ; un ressort de pression (b) ; un écroue avec un « passe fil » (c); deux cymbales (d) ; rondelle, écrou de fixation et un chapeau (e); e d c b a

Photo n°14 : les différents accessoires d’un tendeur à coupelle Source : Auteur 26

Ceux qui nous intéresse dans le tendeur à coupelle sont les deux cymbales (d) et le ressort de pression (b) avec l’écrou de réglage (a). Points de pression de la cymbale A B Cymbale de la partie avant du tendeur Cymbale de la partie arrière du tendeur FIL

Pressions Pression appliquée par appliquées par le ressort le ressort Figure n°29 : Le fil entre les cymbales du tendeur à coupelle Source : Auteur

Des contraintes mécaniques localement énormes entraînent des déformations élastiques et plastiques répartissant les charges (figure n°29).

Le principe du tendeur se base sur le précepte du frottement de glissement. En effet, le frottement est une force qui s'oppose au mouvement relatif des deux corps17. Le frottement sec, entre deux ou plusieurs surfaces non lubrifiées, est un phénomène complexe pour lequel il n'existe pas de théorie fondamentale. L'expérience permet d'établir certains faits concernant ce phénomène. La force de frottement est proportionnelle à la force qui presse les deux surfaces l'une contre l'autre. La force de contact est indépendante de l'aire apparente de contact. La force de frottement cinétique est indépendante de la vitesse relative des deux surfaces. Lors des contacts surfaciques, dans notre cas le contactent entre le fil et les deux cymbales, les zones réelles d'appui sont très restreintes (figure n°30).

Surface de contacte (A)

Surface de contacte (B)

Figure n°30 : Surface de contacte du tendeur avec le fil à l’intérieur (Source : Auteur) 27

La théorie de la tension du fil appliquée entre le cymbale est représentée comme suit :

r rN R

r r N R
r f2
A

τ

r f3

γ1

r t2

r t3
B

γ2

Figure n°31 : Le glissement au point de contacte entre deux cymbales et le cône de frottement Source : Auteur

4. Sous-système 4 : rappel fil Comme nous avons déjà annoncé dans la première partie du devoir, le rôle essentiel du rappel fil est d’absorber l’excédent de fil débité en fin de course du chariot. Néanmoins, il fonctionne comme un régulateur de tension.

½L-1 l L

½L-1

Figure n°32 : Excédent de fil débité en fin de course du chariot (Source : Auteur)

Le trajet du guide fil (L) est supérieur à la largeur de tricotage (l) de telle sorte que sur une distance égale à
1 ( L − l ) on aura dévidé du fil sans tricote. Cet excédent de fil va être 2

maintenu sous tension par le rappel fil lors de l’inversion du mouvement. Le rappel fil récupère la longueur de fil supplémentaire appelée en aval, le frein l’empêchant de prendre le fil en amont. D’autre part, le rappel fil influe sur la tension globale du fil à tricoter. La tension du rappel fil (Г) est réglable. En effet, sur la base du tendeur se trouve une spire agissant comme un ressort. La spire acquiert de l’énergie potentielle élastique lorsqu’on le comprime ou on le tord.

28

Dans ce cas, l’énergie potentielle élastique (Ep) s’exprime, en fonction de l’angle de torsion α (ou de flexion) et de la constante de torsion C (ou de flexion). Nous obtiendrons la relation :

Г ou Ep =

1 Cα 2 2

avec

α : exprimer en radiant
C : exprimer en m.N/radiant Ep : exprimer en joule

L’énergie potentielle élastique est une forme d’énergie mécanique potentielle. Elle a été définie à partir du travail que les forces intérieures effectuent quand un système matériel se déforme, en tenant compte du fait que, pour les systèmes particuliers considérés, ce travail ne dépend que de l’état initial et de l’état final du système. D’autre part, la longueur du rappel fil est un facteur notable, à n’est pas négliger, dans l’établissement de la dynamique de la tension du fil sur le métier. En effet, la longueur du rappel fil influe sur le coefficient de frottement du fil sur l’œillet de guidage avant le guide fil.

5. Sous-système 5 : œillet de guidage du fil au guide fil
Le sous-système 5, compose le dernier point avant que le fil passe dans le guide fil et les aiguilles. Au niveau de ce point, trois forces s’exercent sur le fil : la force de frottement de glissement du tendeur (rétention du tendeur), la force d’étirement du rappel fil et la force d’absorption pour la formation du tricot.

La représentation du concept au niveau du sous-système 5 est comme la suivante :

σ

r t2
r T2 r f2

σ ε

r t2 r r T '2 f2

λ

φ = λ +ε
λ

Figure n°33 : Dynamique de la tension du fil au niveau du sous-système 5 Source : Auteur

29

r Les forces exercées sur le fil en ce point sont la force de résistance du fil ( t 2 ) et la r r r force d’attraction appliqué sur le fil ( f 2 ). La résultance de ces deux force ( T2 et T ' 2 où r r r r T ' 2 ≤ T2 = t 2 + f 2 ) constitue la force de tension appliqué sur le fil sur ce point.

II- Dynamique de la tension du fil au niveau des fontures
1. Généralité
Au niveau des fontures, les forces qui s’appliquent sur le fil sont plus complexes (multidirectionnelle). Néanmoins, nous essayons de simplifier autant que possible notre théorie sur sa dynamique cinétique. Le calcul de la tension du fil exige une solution numérique avec des systèmes différentiels non linéaire. La formulation de l'état de la non conformité de la vitesse du fil traversant le métier est une difficulté spécifique pour l’élaboration de la représentation du principe. Néanmoins, pour la représentation, nous admettons que la vitesse du chariot est constante. Dans cette section du devoir, nous allons élaborer la dynamique des deux possibilités de tricotage sur un métier à deux fontures. Ce sont : l’activation des deux fontures et l’utilisation d’une seule fonture pour le tricot.

2. Représentation schématique de la tension du fil
Comme nous avons déjà annoncé dans la partie précédente de cette étude, pour les métiers rectiligne à deux fontures, deux lits d’aiguille peuvent s’actionner en même temps pourvue qu’ils sont disposés en quinconce pour éviter la cohésion de la tête des aiguilles (photo n° : ).

Photo n°15 : Mécanisme de l’alimentation du fil sur un métier rectiligne à deux fontures Source : Auteur

30

Sur ces photos, le mécanisme d’absorption du fil n’est pas très clair. En effet, l’absorption du fil suit le chemin de cames. Comme l’ascension des l’aiguilles, leurs chute suit un angle bien défini par la formes des cames. Cet angle forme la progression de la chute des aiguilles (figure n°15). Ce sont les chutes des aiguilles qui forment les mailles.

Le départ d’un tricot commence par le rentrage (photo n°15). Le diagramme de la course de fil pendant le rentrage (figure n°34) est, selon notre étude, le point de départ pour la connaissance du mécanique de tricotage. Le diagramme est à la fois explicite et représentatif pour la maîtrise de la tension du fil.

Γ
lt L1
r T1 r T2

r VN1
L3 L4

r VN 3

r VN 5

r vn 2

L9 L7 lT

L5

L2

r T3

r T4

r T5

r T6
L6

r T7

r T8

r T9

r T10

r VN 2
r VM

r VN 4
r vn1

L8

L10

Figure n°34 : Diagramme de la course du fil sur un métier rectiligne à double fontures Source : Auteur

Dans la figure ci-dessus nous notons par : L1 L2 L3 à L10 r T1 r T2 : la distance entre le tendeur et le guide fil ; : la distance entre le guide fil et la première aiguille de tricotage ; : la distance séparant deux fils ; : la tension du fil entre le tendeur et le guide fil ; : la tension du fil entre le guide fil et la première aiguille du tricotage ;

31

-

r r T3 à T10 r r V N 1 à VN 5 r r vn1 et vn 2 r VM
Γ

: la tension du fil entre deux fils côte à côte ; : la vitesse des aiguilles ; : le rebond des aiguilles après sa descente ; : la vitesse du chariot (vitesse périphérique du chariot) ; : taux de l’énergie potentielle élastique (Ep).

Dans ce diagramme, l’équidistance des aiguilles est représentée par lt. Cette distance dépend de la jauge des métiers. La vitesse de l’opérateur (vitesse de translation du porte r cames) est décrit par VM . La distance entre la tête de deux aiguilles en position basse est représentée par lT. La distance entre les aiguilles en action change en fonction de la vitesse de r r la chute V des aiguilles qui est une superposition entre la vitesse VM du chariot et la vitesse r des aiguilles VN dans sa rayure.

Le mouvement des aiguilles (ascension et chute) est de l’ordre de millième de seconde. La maîtrise de ce mouvement est difficile pour tout pratiquant.

3. Les poids sur une ou deux fontures actives
En outre, un poids est appliqué sur le tricot pour l’étirage (figure n°35 et figure n°36).

r t2

r t1

r T

r G

r G
Figure n°36 : Etirement sur une seule fontures en action (métier à deux fontures) Source : Auteur 32

Figure n°35 : Etirement sur deux fontures en action (métier à deux fontures)

Ce poids est un élément essentiel pour la régularisation et la maîtrise de la tension du fil pendant le tricotage. D’un côté, il assure la tombé des nouvelles mailles, d’un autre côté, il conserve une tension régulière détirage entre chaque maille d’une aiguille (pour chaque rangés). Pour un métier rectiligne à double fontures ; si les deux fontures sont en action la force d’étirement du poids se partage entre les deux fontures (figure n°35); si une seule fonture en action le force d’étirement est concentré sur une fonture (figure n°36).

33

TROISIÈME PARTIE :

Analyses et recommandations (Réglage des métiers)

La recherche de l’excellence au travail a toujours été la priorité de la race humaine. Une entreprise est dite performante lorsque les triptyque « coût – délai – qualité », c’est-à-dire les ressources qu’elle met en œuvre, sont justifiées et efficaces, lui permettant de se positionner avantageusement sur un marché en lui bénéficiant une marge d’avance sur la concurrence.

Nous définissons par qualité l’ensemble de propriétés et caractéristiques d’un produit ou service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire les besoins exprimés ou implicites3. Ainsi la qualité devrait être maîtrisé pour en bénéficier pleinement de ses avantages. La maîtrise de la qualité comprend la maîtrise des techniques et activités à caractère opérationnel utilisées pour satisfaire aux exigences requises par la qualité.

Dans cette troisième partie nous allons essayer de donner des solutions à la fois pratiques que théoriques aux éventuelles problème rencontrer par la société au niveau de la qualité de sa production en générale, et de la qualité sur la tension du fil en particulier. En effet, selon notre analyse, la problématique réside principalement au niveau des réglages du métier et sur la standardisation de la technique de d’approbation des « échantillons ».

Dans cette partie nous allons donner des solutions correctives et préventives sur la partie technique de la machine. Nous définissons par machine l’ensemble du métier et de touts ses accessoires.

Section I : Bâti
Comme nous avons déjà annoncé dans la première partie du devoir, le bâti est le support du métier. La société Floreal Knitwear Madagascar, suivant la spécificité et la particularité des travailleurs malagasy à conçue sa propre bâti. On parle de spécificité, la taille des travailleurs (taille moyenne homme – femme : 1 m 30 à l’épaule).

Cependant, ce qui nous intéresse le plus sur le bâti, c’est l’angle formé entre le support vertical et horizontal du système d’alimentation du fil (figure n°37). Comme nous avons vue dans la partie deux du devoir, cet angle joue un très grand rôle dans l’augmentation ou la réduction de la tension du fil pour le tricotage.

34

Horizontale

Verticale

Vue de profile Figure n°37 : Angle droit formé entre le support vertical et horizontal du système d’alimentation du fil (Source : Auteur)

Pour notre solution corrective, nous optons pour un angle de 90° (angle droite) entre le support vertical et horizontal du système d’alimentation du fil. Nous sommes persuadée que ce coefficient « angle » est très important. Toutefois, c’est plutôt l’uniformité des angles sur cette structure pour toutes les battues des métiers qui pose problème. En effet, d’après notre observation, la divergence (disproportion) entre la mesure de cet ange d’un métier à un autre est très grande. Ce fait limite considérablement la probabilité de copier la solution d’un problème de tension d’un métier pour un autre, ou tout simplement de standardiser les solutions correctives prises. Le résultat de cette mauvaise maintenabilité est la perte de temps pour la société. Perte de temps implique perte d’argent.

De plus, nous avons constaté que les matériaux utilisés sur cette partie du bâti ne sont pas très résistants. Il s’avère que le type d’acier employé pour cette structure plie à l’effet de la traction du à la tension du fil utilisé sur le métier et ne supporte même pas à son propre poids. Pour notre solution corrective à ce problème, nous optons pour le renforcement de la structure et en ce qui concerne la préventive nous recommandons l’utilisation de type d’acier plus résistant pour la fabrication éventuelle des autres battues sur cette partie de la structure.

Section II : Tendeur
Le tendeur assure la tension correcte du fil au cours du tricotage. D’après la partie deux du devoir, nous avons pu confirmer et démontrer l’exactitude de cette affirmation. Dans la société, le réglage du tendeur par le biais du boulon de réglage (serrage) est différent de mécanicien à mécanicien. De plus, il y a une disparité entre l’énergie potentielle élastique du ressort de différent tendeur. Cette disparité limite la standardisation des réglages par le simple fait de compter le tour de réglage sur le boulon de serrage. 35

En outre, le facteur humain joue un très grand rôle sur le réglage. En effet, quand un mécanicien règle le tendeur d’un métier donné. Celui-ci « tire » tous simplement sur le fil pour vérifier sa tension. Cette méthode s’avère inadapté et trop aléatoire pour la mesure de la tension du fil au niveau du tendeur, vu qu’un dérèglement minime endommage la qualité du produit fini. Ainsi, nous jugeons primordial d’uniformiser la méthode de réglage du tendeur des métiers pour tous mécanicien. Pour se faire nous allons inventer un « gadget » qui permettra de vérifier la tension du fil au niveau du tendeur. Le gadget et schématisé comme suit :

l1

d2 l2 L

d1

Figure n°38 : Tensiomètre expérimental pour tendeur Source : Auteur

Le « tensiomètre expérimental » pour tendeur (figure n°38) est un outil sous forme de cylindre de diamètre (d1) et de longueur (L). A l’intérieur du tensiomètre se trouve un ressort de diamètre (d2) et de longueur (l2). L’un des extrémités du ressort est fixé au bout de l’outil, l’autre est fixé à une tige qui sert à jauger le tendeur avec l’aide d’une autre tige qui se fixe au deuxième bout de l’outil. En effet, la tige qui se fixe à l’extrémité du ressort glisse sur le cylindre de l’outil à l’aide d’un petit rail. A l’opposé des deux tiges du tensiomètre se trouve une graduation. Cette gradation est utilisée pour connaître la valeur de la pression du tendeur et de le régler si besoin est. A l’état relaxé l’ouverture du tensiomètre est de l1. En effet, le tensiomètre est utilisé dans le but de calibrer les machines et de les uniformisées, nous n’avons pas besoin de l’étalonné par rapport à d’autres instruments. 36

L’opération de mesure est très simple. La figure n°39 nous montre un tendeur mesurer.

Figure n°39 : « Tensiomètre expérimental » sur un tendeur à coupelle Source : Auteur

Les tiges du tensiomètre sont introduites entre les cymbales du tendeur. Sous la pression du ressort du tendeur la distance entre les tiges du tensiomètre est de l1a. Le tensiomètre affiche une valeur sur sa graduation, c’est la pression du tendeur proprement dite. Par la suite, selon la pression voulue pour le tendeur, l’opérateur peut augmenter ou diminuer la pression du tendeur en tournant la vice de pression et en se referant à la graduation du tensiomètre.

En outre, pendant notre stage, nous avons observés et examinés les tendeurs des métiers que nous avons rencontrés lors de notre pratique sur les métiers et pendant notre enquête auprès des mécaniciens et des tricoteurs. Au cours de ces entrevues, nous avons constatés que plusieurs tendeurs sont endommagés. En effet, sur une même machine se trouve plusieurs tendeurs. Ce sont, en majorité, les tendeurs des deux extrémités de la machine qui sont abîmés. Nous avons recensé des déformations sur les cymbales, des distorsions au niveau du ressort de pression et des altérations sur le boulon de serrage. De plus, certains tendeurs manque d’accessoires comme le ressort, une ou les deux cymbales et le boulon de serrage. Ces anomalies que nous venons de citer sont les plus importants parmi d’autre jugées « mineur ».

37

Section III : Rappel fil
Le rappel fil, comme nous avons déjà fait remarque dans les parties antérieures du devoir, assure l’absorption de l’excédent de fil pendant le tricotage. De plus, nous avons vus que le rappel fil est un ressort à spiral avec une énergie potentielle élastique que ne pouvons pas négligée. Ce cette deuxième propriété du rappel fil qui nous intéresse le plus dans cette étude. En effet, aussi minime soit-il, chaque petite force de tractions appliquées sur le fil peut modifier la tension sur ce fil et par la suite l’aspect général du produit fini. Comme ce n’est n’est pas de connaître la tension du fil qui est la plus important mais d’uniformiser les métiers alors nous avons inventé un outil qui pourra l’outil être utile pour le calibrage du rappel fil des métiers. L’outil est nommé tensiomètre expérimental pour le rappel fil.

L lr

d

D

l

Figure n°40 : « Tensiomètre expérimental » pour le rappel fil Source : Auteur

Le tensiomètre expérimental pour le rappel fil est composé d’un cylindre avec une longueur (L) et un diamètre (D). Ce cylindre constitue le « corps » de l’outil. Ensuite, un ressort de longueur (l) se trouve à l’intérieur du cylindre. Le ressort se fixe à la partie inférieur du cylindre et prolongée par une tige sur sa partie supérieure. La tige se termine par un crochet. Sur la partie inférieure de l’outil se fixe une griffe. La griffe est un dispositif de fixation sur la partie inférieure de l’outil. Sur la partie centrale de la tige se trouve une guide. La longueur (lr) est la longueur du ressort à l’état relaxée avec une partie de la tige. Identique au tensiomètre expérimental pour le tendeur, celui pour le rappel fil comprend aussi une partie graduée.

38

Cette première partie est consacrée à la description de l’outil, dans la suite, nous essayons de représenter l’outil sur le métier mesurant la tension du rappel fil (figure n°41).

Crochet

Griffe

Troisième oeillet Figure n°41 : Fixation du tensiomètre de calibrage sur le rappel fil Source : Auteur

La griffe, sur la partie inférieure de l’outil, est fixée sur la troisième œillet (figure n°41). Le crochet de la tige est fixé sur le crochet du rappel fil. En effet, l’outil est incliné suivant la traction du rappel fil. Il ne reste plus que l’opérateur note la tension du tendeur sur le cadrant de l’outil.

Nous remarquons que la longueur du rappel fil est un paramètre très important pour la mesure. Pour uniformiser le calibrage des machines il faut que la longueur de leurs rappels fil soit identique. Dans le cas contraire tous les résultats sont erronés. Selon notre observation sur les machines, en jugeons sur l’état du rappel fil, plusieurs appareils ont leur rappel fil endommagé ou abîmé. Ce qui mérite une correction au préalable avant l’utilisation de l’outil. Cette correction est jugée primordiale pour l’optimisation de l’uniformisation des résultats. 39

Section IV : Cams
Les cams sont les éléments les plus importants d’un métier à tricoter. Dans notre cas, le système de cam employé est la cam à noyer. Auprès de la société d’accueille, le réglage de la cam se fait par le moyen des « cartons » (photo n°16)

Photo n°16 : Réglage de la cam à noyer Source : Auteur

Sur la photo nous remarquons l’existence d’une graduation de zéro (0) à vingt (20). Au milieu, pointant la gradation, se trouve le boulon de réglage. Et sur les deux côtés du boulon, deux vices de réglage. Entre les vices de réglage et le boulon se place les « cartons ».

Comme nous venons de discuter dans les parties précédentes, ce sont les cams de chute qui se règlent en hauteur pour déterminer la longueur du fil absorbé (LFA) pour une maille. Le réglage, selon le concept des constructeurs de la machine, se détermine par l’ajustement du boulon de réglage sur la graduation. La position en hauteur des cams de chute se règle par translation entre les deux vices de réglage. En effet, les deux vices de réglage délimitent la translation des cams.

Le système de réglage avec les « cartons » (figure n°42) est très astucieux, d’une part, vu le gain de temps pendant la manipulation des tricoteurs, et d’autre part, grâce à la précision de réglage. Néanmoins, l’optimisation du système demande l’utilisation des « cartons » calibrées. En effet, les cartons se détériorent facilement par le phénomène d’usure, d’autre part, selon notre constatation, les cartons utilisés ne sont pas standardisées d’un mécanicien à un autre. Nous avons besoin d’un renouvellement des « cartons » ou plus exactement l’utilisation des « cartons » plus solides et standardisées. 40

La solidité/consistance des « cartons » se joue avec la nature des matériaux avec la quelle on les confectionnes. Nous proposons l’utilisation des matières plastique pour les confectionnée. Etant donné que la solidité des « cartons » en papier n’est pas assurée. De plus, avec le temps le papier se minci et perd leurs précisions et leurs valeurs.

L

h1 H h2

l

e

Figure n°42 : Un « carton » (à gauche vue de face, à droite vus de profil) Source : Auteur

Le « carton » est en forme de « T ». L h1 h2 l e H : largeur de la tête ; : hauteur de la tête ; : hauteur du pied ; : largeur du pied ; : épaisseur ; : hauteur total.

Son épaisseur est la partie la plus importante pour un « carton ». Cette épaisseur donne la valeur du « carton ». Avec l’usure du papier la valeur de (e) diminue. D’autre part, l’utilisation des matériaux de différentes natures pour une même valeur de (e) n’est pas très recommandée. Cependant, la corrélation entre la valeur du « carton » et la longueur du fil absorbé (LFA) qui pause problème en additionnant le facteur tension du fil. Nous recommandons la confection d’une série de « carton » avec uniformisation de leur épaisseur (nature des matériaux).

41

Section V : Poids
D’après nos études sur la théorie de la dynamique de la tension des fils au niveau des fontures du métier dans la deuxième partie du devoir, le tirage joue un rôle très important dans l’uniformisation de la tension du fil formant une maille de plus il assure un abattage correct des mailles. Cependant, comme nous avons annoncée dans la première partie, il y a deux types de poids : ceux envelopper de plastique bleu et ceux en fer. La masse de ces deux poids est différente. Dans ce cas il faut bien spécifier le poids à utiliser pour uniformiser la force de tirage des panneaux sur le métier à tricoter. D’autre part, il faut tenir compte de la masse des peignes de rentrage. Ils ont une masse non négligeable (256g pour les grandes peignes et 162g pour les petites peignes) et devrait entré dans les paramètres de la modification d’un plan de tricotage. D’autre part, nous recommandons d’appliquer des marquages sur le métier pour uniformiser la remonté des poids pendant le procédé de tricotage (figure n°43).

Fonture

H d2 d1 D

Figure n°43 : Marquage du point haut et bas pour le déplacement des poids Source : Auteur

Sur la figure, H indique la hauteur total de la machine, d1 et d2 sont respectivement la distance entre le marquage supérieur et inférieur a partir du niveau de la fonture du métier, D constitue l’intervalle entre le marquage supérieur et inférieur. Si les poids se trouvent dans la fourche de la valeur de D la tension est plus ou moins uniformisée dans le panneau. En effet, au fur et à mesure que le panneau s’allonge le tricoteur à besoin de remonter les poids pour garder, plus ou moins, l’uniformité de la tension du fil dû à l’action de tirage dans la totalité du panneau. Il serait plus astucieux si un tel repérage est pratiqué et respecté par tous les tricoteurs.

42

CONCLUSION
Le travail de recherche, présenté dans ce mémoire, s’est inscrit dans le cadre de la formation auprès de Floreal Knitwear Madagascar. En effet, entant que « Floreal Academy », nous suivons un programme de formation bien défini fourni par l’entreprise en même temps que nous élaborions notre recherche pour le mémoire dans un intervalle de temps très restreint. Pendant ce laps de temps, nous avons investi sur des enquêtes auprès des personnes ressources, de plus, nous avons fait des pratiques en même temps qu’apprendre le principe même du métier.

La recherche s’est orientée vers la qualité du tricot produit sur métier rectiligne manuelle à double fontures en général, et sur la théorie de la tension du fil en particulier. L’objet de la présente étude est d’appréhender et de cerner la matière première du tricotage (le fil) et le principe même d’un métier à tricoter. La décomposition et l’analyse de ces matériaux et machines constituent un préalable indispensable pour l’étude. Dans notre cas, le travaille acquiert une notion plus étendue et plus complète car nous considérons chaque composante comme une variable maîtrisable. Une première étape de l’étude a concerné l’étude en détail de la composante fil (densité linéaire, titrage, torsion, diamètre) ensuite nous nous somme concentré sur le métier et le fonctionnement de ses différents accessoires. Une deuxième étape s’est orientée vers la conception d’une maille et la dynamique de sa formation. Une troisième étape s’est concentrée sur le réglage de la machine à l’issu de la quelle nous avons pus recommander une nouvelle approche sur l’accommodation et l’uniformisation des réglages/calibrages des machines. De plus, nous avons défini les conditions optimales d’utilisations des nouveaux outils de réglage/calibrage.

Les conclusions que nous avons avancées dans l’étude peuvent être utilisées pour trouver des possibilités pour améliorer le processus du tricot. Plus loin, les résultats devraient être utilisés pour apporter des innovations dans les matériels à utilisés et dans la surveillance des principes pour la découverte des échecs pendant le tricotage et en apporter des solutions.

Cette étude, certes, est loin d’être exhaustive. Néanmoins, nous avons percés une ouverture pour des nouvelles recherches. Parmi les perspectives futures introduites par cette étude, nous pouvons suggérer de poursuivre l’étude dans l’expérimentation des nouveaux outils. Il serait également intéressant de se concentrer sur l’étude plus approfondie des « cartons » de réglage des cams. Bref, nous avons exploré un monde nouveau à la fois passionnant et délicat. 43

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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45

ANNEXES

ANNEXE I DIAGRAMME DE CLASSIFICATION DES FIBRES

Figure n°44 : Diagramme de classification des fibres Source : Cours fibres chimiques RAKOTONDRAMANANA Samuel

x

x

ANNEXE II FOURNISSEURS EN FIL DE FLOREAL KNITWEAR MADAGASCAR

Tableau n°4 : Tableau récapitulatif des Fournisseurs en fil de Floreal Knitwear Madagascar

N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26

FOURNISSEURS A. W. WONG AMIT COMBE BOTHGOOD BROS COATS COIMBATOIRE FILIVIVI FNG FOLCO FSM GINNI GINNI+FSM HUAFU IND / RAYON ISM ITALO JP LAGTEX KAM HING LANEROSSI M.AMALRIC MALWA MARAL NAHAR NATURETEX NINGBO NOVOTEX

FIBRES PE1 CC1 LUR 1CH PE1 CP2 MXT CO1 MXT L2P CO1 CO1 1CH MEN LA2 CCE ROV KN2 MXT L22 CP2 CP2 CO1 LK2 CMF CMF

CP2

CH1

MY2 MEN

EX1 E2R

TH2 E2C 2LP LA2 1LN MO2 LP2

OW2 E2R

CV2 2LN

BE2

LX2 LV2 L2M LH2 MY2 ML2 A22

LV2

ROV

2CS

CS2

FT1

CO1

CCO

xi xi

27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43

REBAR REGAL RICH LONG SAMWON SINGTEX SUBBURAJ SUCCESS TINTURIA UPW WPD WYKES UK FILARTEX
CITADEL IMPEX PVT

WANGTEX HIMACHAL GORIZIANA FEUNG NING TYPE DE FIBRE

CP2 1LN 2LP LA2 CO1 CO1 LA2 552 2LP 2CS BX1 ALI ROV WG3 CH1 UR1 CO1 552 L22

L22

2LN 552

LA2 LH2

1CH 1LN 2CS 2LN 2LP A22 ALI BE2 BX1 CC1 CCE CCO CH1 CMF CO1 CP2 CS2 CV2 E2R L2M L2P LH2 LK2 LP2 LUR LV2 MEN ML2 MO2 MXT MY2 OW2 ROV TH2 UR1 WG3

EX1 KN2

Source : Floreal Knitwear Madagascar (Usine II)

xii xii

ANNEXE III VALEUR DE LA COEFFICIENT DE VARIATION DU TITRAGE DE FIL DANS UNE BOBINE DE COTON

Tableau n°5 : Valeur de la Coefficient de Variation du titrage de fil dans une bobine de coton (50% Uster Statics, 1997)

Count Range Ne 6’s – 10’s 10’s – 20’s 20’s – 40’s 50’s – 100’s

Ring Spun Carded 2.2 – 2.0 2.1 – 1.8 1.8 – 1.7 ………………

Rotor Spun Carded 1.5 1.5 1.5 ………………

Ring Spun Combed ……………. ……………. 1.5 – 1.8 2.0 – 1.8

Source : Understanding the fiber-to-Yarn Conversion System (Dr. Yehia El Mogahzy

xiii

ANNEXE IV COMPARAISONS DES METIERS RECTILIGNES ET CIRCULAIRES A AIGUILLES A CLAPET

Tableau n°6 : Comparaisons des métiers rectilignes et circulaires à aiguilles à clapet RECTILIGNE PRODUITS TYPES METIER UNE FONTURE Métier monocylindre 4 Tricoteuse une fonture Grand diamètre : Jersey uni cylindre ou cames Jersey fantaisie dont Jacquard tournantes Fausse fourrure Petit diamètre : cylindre tournant METIER DEUX FONTURES A cylindre et plateau Cylindre ou Sans report cames tournantes Avec ou sans report Côte unie possibilité limitées Côte fantaisie Bord-côte tenant Panneaux avec bord côte Mailles fantaisies Côte Jacquard Interlock 8 serrures 1–2–4 2 – 10 – 6 2 – 10 3 CIRCULAIRE PRODUITS TYPES

Tricoteuse à fonture en V

Côte 8 serrures Jacquard (sans ou avec report)

1 1–2 7 2–7 2–6–7–10 1/2/6/10/11 2b – 6 – 10

Cylindre tournant

xiv

xiv

PRODUITS TYPES Tricoteuse à mailles retournées Fonture :

METIER DEUX FONTURES OPPOSEES Métier double cylindre

PRODUITS TYPES

Simple transfert 5

Non jacquard et Jacquard

Cylindre ou cames tournantes

Grand diamètre Petit diamètre

non Jacquard

Double transfert Source : Les métier féminine circulaires (ITF Maille : Centre d’étude et de recherche maile)

2–5–7 2–5–7 3

Légende : 1 : Sous-vêtement 2 : Vêtement de dessus 3 : Article chaussant 4 : Béret 5 : Layette 6 : Tricot au mètre 7 : Article à bord-côte tenant 8 : Article proportionnés 9 : Garnitire bord-côte et col 10 : Tricot pour ameublement 11 : Support d’enduction Métier rectiligne une fonture Métier circulaire une fonture Métier circulaire double fontures en V Métier circulaire double fontures Métier rectiligne à maille retourné double fontures Métier circulaire à double cylindre

xv xv

ANNEXE V PLAN DE TRICOTAGE Tableau n°8 : Exemple de plan démontrant le corps (dos et devant) et la manche Source : Département Planing (Floreal Knitwear Madagascar UsineI)

xvi

xvi

ANNEXE VI FIL PAR JAUGE Tableau n°7 : Exemple de fil par jauge

2.5 jauge CO5 3CW SH2 SB2 2ST CO4 CB2

5 jauge CO5 CO4 5B2 CH4 CF3 SH2 SM2 SC2 SS2 3CW SG3 2ST LK2

7 jauge CO4 CO3 LA2

10 jauge LA2 CO2 L22 L11 CL2

12 jauge CP2 MY2 ME2 M2E

Source : Département de yarn consumption Floreal knitwear Madagascar Usine II

xvii

LEXIQUE ANGLAISE – FRANÇAISE du Tricotage
2/2 ribs................................................ 3 needles bind-off............................... All-Over.............................................. Alternate............................................. Aran.................................................... Back.................................................... Back of a stitch................................... Ball...................................................... Bind-off (Bo)...................................... Bobble................................................. Border................................................. Cable................................................... Cable Needle....................................... Cast-off (Coff).................................... Cast-on (Co)........................................ Chest bust............................................ Cross stitch......................................... Cutting stitch....................................... Decrease (dec.)................................... Divide.................................................. Double pointed needles (dpn)............. Dpn (double-pointed needles)............ Edge.................................................... Edge stitch.......................................... Fasten-off............................................ Figure eight cast-on............................ First stitch........................................... Flat knitting......................................... Front of a stitch................................... Garter stitch........................................ Gauge.................................................. Grafting............................................... Hem..................................................... Holder................................................. Increase (inc.)..................................... Join...................................................... K......................................................... K1b..................................................... K2tog.................................................. Knit (K)............................................... Knit up................................................ Knitwise.............................................. Knot.................................................... Lace knitting....................................... Last stitch............................................ Côtes 2/2 Arrêt avec 3 aiguilles Sur toute la surface (motif) Rangs alternés (un rang sur deux, en général) Pull Irlandais Dos, ou en arrière dans certains cas Brin arrière d'une maille Pelote Rabattre (américain) Nope Bordure (d'un pull, d'un châle) Torsade Aiguille auxiliaire, à torsade Rabattre Monter Poitrine (mesures d'un pull) Point de croix Mailles destinées à être coupées, dans le cas d'un tricot norvégien Diminution Diviser, séparer en deux Aiguille double-pointe (à chaussettes) Aiguille double-pointe (à chaussettes) Lisière Maille lisière d'un steek Passer le fil dans les mailles, et arrêter Montage en « 8 » Première maille Tricote à plat (c'est à dire en allers-retours) Brin avant d'une maille Point mousse Tension (échantillon) Assemblage en couture invisible Ourlet, bordure d'un tricot Aiguille auxiliaire Augmentation Joindre (dans le cas d'un tricot circulaire) Maille endroit 1 mailles à l'endroit torse 2 mailles ensembles endroit Tricoter à l'endroit Relever (des mailles) A l'endroit (dans le sens glisser une maille) Nope Dentelle Dernière maille xviii

Lifted increase.................................... Augmentation levée, c'est à dire en piquant l'aiguille sous la maille suivante pour former une nouvelle maille Loop.................................................... Boucle (d'une maille) M1 (make 1)........................................ 1 augmentation, en tricotant torse le brin situé entre deux mailles Marker................................................. Anneau marqueur Odd...................................................... Impair P.......................................................... Maille envers P1b...................................................... 1 mailles à l'envers torse P2tog................................................... 2 mailles ensembles envers Panel .................................................. Panneau (motif vertical) Pattern................................................. Grille, motif Pick-up (and knit)............................... Relever (et tricoter) des mailles Psso (Pass slip stich over)................... Glisser la maille par-dessus l'autre (dans le cas d'un surjetsimple) Purl (P)................................................ Tricoter à l'envers Purlwise.............................................. A l'envers (dans le sens glisser une maille) Remaining (rem)................................. Mailles restantes Reverse (rev) st st............................... Jersey envers Rib....................................................... Côtes Ridge................................................... 1 "rayure" de point mousse (soit 2 rangs) Round.................................................. Tour (tricot circulaire) Row..................................................... Rang Selvedge stitche.................................. Maille lisière Short rows........................................... Rangs raccourcis Stiche (st)............................................ Maille Slip 1 st. Knitwise............................... Glisser une maille comme pour la tricoter à l'endroit Slip 1 st. Purlwise............................... Glisser une maille comme pour la tricoter à l'envers Slip st to cn and hold at back.............. Glisser 1 maille sur une aig aux et la placer derrière l'ouvrage (torsade) Slip st to cn and hold at front.............. Glisser 1 maille sur une aig aux et la placer devant l'ouvrage (torsade) Slip, slip, knit (SSK)........................... Surjet simple (méthode américaine) Stitchholder......................................... Arrête-maille Stockinet Stitches (st. st.).................. Jersey Stranded knitting................................. Jacquard Swatch................................................. Echantillon Top-to-down........................................ Pull tricoté de haut en bas (généralement Aran) Travelling stitch.................................. Maille unique torse, qui se croise tous les rangs (tricot bavarois) Twisted stitch...................................... Maille torse Wrap.................................................... Enrouler (le fil autour d'une maille) Wrong Side (WS)................................ Envers Yarn..................................................... Fil (à tricoter) Yarn back............................................ Fil derrière (l'ouvrage) Yarn front............................................ Fil devant (l'ouvrage) Yarn Over (yo).................................... Jeté Shoulder strap..................................... Patte d'épaule Yoke.................................................... Empiècement (pour un lopi par exemple) xix

ABSTRACT
Knitted fabric is widely used in clothing because of its unique and stretchy behavior, which is fundamentally different from the behavior of woven cloth. The properties of knits come from the nonlinear, three-dimensional kinematics of long, inter-looping yarns, and despite significant advances in cloth animation we still do not know how to simulate knitted fabric faithfully. This paper deals with a problem of major concern to the knitting industry, which is the fabric quality in manual flat bed knitting machine especially according to the yarn tension stretch. When a defect occurs, the knitting machine has to be stopped and the fault corrected, thus resulting in time loss which is uneconomic. Eventually, the knitted fabric may be rejected if quality requirements are not met. An effective knowledge of the manual flatbed knitting machine and the knitting yarn tension dynamics is required in order to avoid or detect and locate a defect and its cause as soon as possible, avoiding productivity and quality losses. This study will provide a brief review of some of the innovative technologies that are emerging in the knitting yarn tension regulating, in particular, the machine frame angle adjustment, the cymbal tensioner calibration, the yarn taking back calibration and the weight drawing action regulation. A tension meter tools are presented to calibrate and homogenize the cymbal tensioner pressure and the yarn taking back tension. However, the objective of this paper is the standardization of all machines adjustment. To draw a conclusion in relation to the new methods, beforehand, the machines it self and the machine accessories can be strongly recommended to be homogenizes.

Keys words: knitting machine, flatbed, yarn, quality, tension, tension-meter, standardization.

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