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PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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Guide pratique pour les coopèrants sur le terrain

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE GUIDE PRATIQUE POUR LES COOPÉRANTS SUR LE TERRAIN

Département de Santé et Nutrition Réseau International Action contre la Faim

Avril 2007 Édite: ACF International Network Dépôt Légal: M-18203-2008 Imprime: EGRAF, S.A.

REMERCIEMENTS

Le document a eté réalisé sous la supervision de Marta Ayats, nutritioniste à Action contre la Faim. L’équipe du Département technique de Santé et Nutrition d’Action Contre la Faim en Espagne (ACF) tient à remercier tous ceux et celles qui l’ont aidé à élaborer ce guide, et plus spécialement : Le personnel des missions Guinée, Malawi et Mali, qui ont partagé leur expérience du programme des Ateliers Communautaires (AC) et ont apporté des éléments clés pour le développement de ce guide. Amador Gómez, Directeur technique d’ACF, pour la coordination continue de l’équipe du Département de Santé et Nutrition et pour son soutien durant l’étape de définition et de mise en œuvre des différents projets sur le terrain afin d’élaborer ce guide, qui sera un outil de travail sur le terrain. Nuria Salse, responsable du Département de Santé et Nutrition d’ACF-E, qui a supervisé la structure et le contenu de ce travail, pour ses précieux conseils, son enthousiasme et sa disponibilité. Les organisations, institutions et associations locales qui ont permis le développement des AC dans leurs pays respectifs grâce à leur étroite collaboration et leur engagement. Le Département E&A (Eau et Assainissement) d’ACF-E, et tout particulièrement Victor Arroyo et Pablo Alcalde pour leur soutien et pour la définition des interventions en E&A des AC. Le Département de Sécurité alimentaire (SA) d’ACF-E, et tout spécialement Carole Lambert pour son soutien et pour la définition des interventions en SA. De plus, ce guide n’aurait pas vu le jour sans l’aide des personnes présentes sur le terrain, chargées de l’implantation des programmes des ateliers communautaires. Il est le fruit d’un grand travail de déPROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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vouement et d’engagement de la part du personnel, d’une importante et bonne mobilisation des communautés ainsi que d’une bonne sensibilisation et collaboration de personnes clés au sein de la communauté elle-même. Les voies de communication déficientes et le climat tropical de la plupart des pays où ces AC ont été développés n’ont pas empêché notre personnel, portant le matériel nécessaire pour les ateliers, de mener à bien le programme de récupération des enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée.

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PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

SIGLES ET ABRÉVIATIONS

AC ACF-E ADRA AGR AgtC AT CAP CdP CMN CREN DP E&A EàD FADU IRA ML OMS PAC PB PMA PMN RRHH S SA SRO VàD

Ateliers Communautaires Action Contre la Faim-Espagne Agence Adventiste de Développement et d’Aide humanitaire Activités Génératrices de Revenus Agent Communautaire Agent de Terrain Connaissances, Attitudes et Pratiques Chef de Projet Coordinateur/Coordinatrice Médecine-Nutritionniste Centres de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle Déviance positive Eau et Assainissement Enquête à Domicile (en anglais) Frequency, Amount, Density and Use Insuffisance Respiratoire Aiguë Maman Lumière Organisation Mondiale de la Santé Pratique, Attitude et Connaissance Périmètre Brachial Programme Mondial d’Aliments Paquet Minimum de Nutrition Ressources Humaines Superviseur(euse) Sécurité Alimentaire Sels de Réhydratation par voie Orale Visites à Domicile

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INDEX
1. INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. DÉFINITION DU PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1. 2.2. 2.3. 2.4. EN QUOI CONSISTENT LES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC) . . . . . . . DÉFINITIONS DE TERMES ESSENTIELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . OBJECTIFS DU PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . JUSTIFICATION DE L’IMPLANTATION DES AC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.4.1. CONTEXTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.4.2. DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS LOCAUX . . . . . . . . . . . . . . . 2.4.3. MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ ET ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.4.4. STRUCTURES SANITAIRES ET D’INTERVENTIONS EN SANTÉ AU NIVEAU DE LA COMMUNAUTÉ . . . . . . . . . . . .

Pages 11 13 13 14 15 16 16 17 17 19

2.5 CRITÈRES D’ADMISSION ET DE SÉLECTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 2.6 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES AC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 3. PLANIFICATION ET ORGANISATION DU PROGRAMME : LES FHASES D’INTERVENTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 3.1. PRÉPARATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 3.2. EXÉCUTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 3.3. SUIVI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 4. PRINCIPAUX ÉLÉMENTS INTÉGRÉS DANS LE PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . 51 4.1. 4.2. 4.3. 4.4. PAQUET MINIMUM DE NUTRITION. MESSAGES IEC . . . . . . . . . . . . . . . INTÉGRATION D’INTERVENTIONS DE SANTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN EAU ET ASSAINISSEMENT . . . . . . . INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE . . . . . . . . 52 58 62 64

5. GESTION DU PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 5.1. ÉLÉMENTS DE SUPERVISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 5.2. PRÉSENTATION DE RAPPORTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 6. RÉSULTATS, CONTRÔLE ET ÉVALUATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 7. EFFICACITÉ DE L’INTERVENTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 7.1 ÉVALUATION QUANTITATIVE : GAIN DE POIDS ET %P/T . . . . . . . . . . . . 76 7.2 ÉVALUATION QUALITATIVE : ENQUÊTES CAP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 8. MATERIEL NÉCESSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 9. RENFORCEMENT DE STRUCTURES ET D’ORGANISATIONS LOCALES . . . . . . . . 88 10. FORMATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 11. PROCHAINES ÉTAPES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97

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Pages 12. ANNEXES ............................................. 99 99

1 ENQUÊTES À DOMICILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

2 OBSERVATION À DOMICILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 3 RAPPEL DE 24 HEURES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 4 EXEMPLE DE MODULE DE FORMATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 5 FICHES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 a • Registre de la situation nutritionnelle de la population d’enfants âgés de 6 à 59 mois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . b • Présélection des enfants de 6 à 59 mois . . . . . . . . . . . . . . c • Sélection finale des enfants de 6 à 59 mois admis à l’AC . . . . d • Fiche de réorientation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e • Évolution de la croissance des enfants par atelier durant la phase d’exécution et de suivi . . . . . . . . . . . . . . . f • Aide aux enfants et à leurs mères et/ou aux personnes en ayant la charge durant l’atelier et la diffusion des messages IEC (Information, Éducation, Communication) . . . . g • Contribution quotidienne des mères durant la phase de sélection des enfants de 6 à 59 mois . . . . . . . . . . . . . . . h • Format pour l’élaboration de recettes . . . . . . . . . . . . . . . . i • Contrôle de la consommation, de la diète par enfant et par jour j • Messages IEC développés par jour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . k • Suivi d’abandons et de réorientations . . . . . . . . . . . . . . . .

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6 CALCUL DE RATIONS POUR PRÉPARER LES MENUS . . . . . . . . . . . . . . . 147 7 EXEMPLES DE RECETTES CULINAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 8 GRILLE INDICE POIDS/ÂGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154 9 EXEMPLE DE CALENDRIER AGRICOLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 10 AVIS DE CONTRAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156 11 CONVOCATION TEST ÉCRIT ET ENTRETIEN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 12 EXEMPLE DE TEST POUR LES AGENTS DE TERRAIN (AT) . . . . . . . . . . . . 157 13 CANDIDATS SÉLECTIONNÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158

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Pages 14 ANÁLYSE NUTRITIONNELLE POUR LA SÉLECTION DES FAMILLES DP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158 15 ENQUÊTE DE MARCHÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159 16 GUIDE POUR L’ÉLABORATION D’UN RAPPORT AU SIÈGE . . . . . . . . . . . . 160 17 LÍGNES BUDGÉTAIRES POUR FORMULER LE PROGRAMME DES AC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 18 CRITÈRES DE GAIN DE POIDS DES ENFANTS ADMIS À L’ATELIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 19 EXEMPLE D’ACCORD AVEC UN PARTENAIRE LOCAL . . . . . . . . . . . . . . . 163 20 EXEMPLE DE PRÉ-TEST POUR L’AT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165 21 CERTIFICAT DE PARTICIPATION À LA FORMATION . . . . . . . . . . . . . . . . 166 22 EXEMPLE D’ACCORD AVEC LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ . . . . . . . . . . . . 166 13. BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168

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1. INTRODUCTION
La malnutrition reste un grave problème de santé publique dans de nombreux pays. Elle touche principalement les enfants et provoque un taux de mortalité infantile élevé : 56% des morts chez les enfants sont attribuables aux effets de la malnutrition, dont 83% sont attribués à la malnutrition légère ou modérée et non à la malnutrition sévère. Il s’agit là d’un phénomène silencieux mettant en danger les enfants, les femmes, les familles et, finalement, la viabilité générale de toute la société. En cas de persistance, les conséquences sont profondes pour l’avenir du village global. La malnutrition rend difficile ou empêche l’apprentissage des enfants, nuisant ainsi à leur développement intégral, à leur capacité à gagner leur vie, et réduisant encore davantage la productivité. L’apparition très progressive et la forte présence de la malnutrition sont bien souvent méconnues des personnes chargées des jeunes enfants, de leurs familles, des communautés et des gouvernements. Tout semble indiquer que les facteurs jouant un rôle important dans ce problème sont : le manque d’aliments, la mauvaise distribution des aliments disponibles, des pratiques inadéquates d’allaitement maternel et d’alimentation complémentaire, une stimulation précoce insuffisante, les maladies ainsi qu’une eau et un assainissement. L’impact de la malnutrition sur la mortalité infantile est plus important qu’on ne le pense. ; des stratégies ne comportant que l’identification et le traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ne suffiront pas à réduire cet impact. Des programmes de nutrition communautaire, traitant la malnutrition modérée ou légère et mettant l’accent sur la prévention, sont donc indispensables. Un de ces programmes dénommé Ateliers Communautaires (AC) vise notamment les causes, relatives à la conduite (habitudes et coutumes) et indirectes de la malnutrition au foyer, tels que des soins materno-infantiles inadéquats, afin de pouvoir aborder les deux causes directes de la malnutrition (tableau 1). La communauté est donc impliquée et mobilisée. Ses membres peuvent ainsi jouer un rôle essentiel et actif. Ceci leur permet de prendre en charge de façon durable l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de leurs communautés dont les conditions socio-économiques sont précaires. Pour de meilleurs résultats, on développe des interventions en Eau et Assainissement (E&A) et en Sécurité Alimentaire (SA) ; en termes de santé, on travaille d’une part avec le personnel sanitaire afin de rapporter aux structures sanitaires les cas sévères présentant des complications et, d’autre part, avec les ministères de la Santé et le personnel sanitaire afin d’intégrer le programme dans les structures de santé et de fomenter la durabilité. Les AC ont pour but le rétablissement nutritionnel rapide, accessible et durable des enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée et risquant la malnutrition, sans pathologie associée. Le programme utilise la méthodologie de la Déviance Positive (DP)
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CAUSES DE LA MALNUTRITION
1. Causes immédiates: interaction entre une consommation alimentaire inappropriée et les maladies 2. Causes indirectes: causes impactant les causes immédiates et touchant 3 domaines: la sécurité alimentaire familiale, la santé publique et l’hygiène et l’environnement social (habitudes et coutumes) 3. Causes basiques liées aux aspects institutionnels, aux priorités et aux ressources locales, au contexte politique, économique, social et culturel
Ingestion inadéquate d’aliments Maladie CAUSES IMMÉDIATES Sécurité au foyer insuffisante Soins materno-infantiles insuffisants Services de santé insuffisants et environnement insalubre Éducation inadéquate Ressources et contrôle Humains, économiques et Organisationnels Structure Politique et Idéologique Structure Économique CAUSES BASIQUES Ressources potentielles
Source: UNICEF 1990 (6

CAUSES INDIRECTES

Tableau 1. Arbre causal de la malnutrition

afin d’identifier les bonnes habitudes et conduites des mères ayant des enfants sains et bien nourris. Parmi ces mères, on choisira la meilleure et la plus disponible pour une collaboration et on l’appellera Maman Lumière (ML). Ces bonnes pratiques seront transmises au cours de différentes séances aux mères de cette communauté se trouvant dans les mêmes conditions socio-économiques que la ML, mais dont les enfants sont malnutris ou risquent la malnutrition. Ceci contribuera également à un changement de comportement dans l’alimentation, les soins et la santé des enfants qui bénéficiera aux futures générations. Ce guide est un recueil des apprentissages lors de diverses expériences d’AC menées en Guinée, au Malawi et au Mali avec des enfants présentant différents niveaux
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de malnutrition et dans des communautés aux caractéristiques diverses. Il vise l’amélioration de l’implantation, de l’exécution et du suivi des AC en apportant : 1. Des connaissances pour l’analyse du contexte afin de savoir si l’implantation des AC est justifiée ou non 2. Les étapes à suivre pour une plus grande efficacité 3. Les éléments essentiels à prendre en compte pour une meilleure qualité d’intervention et de suivi 4. L’échange avec d’autres interventions en E&A, Santé et SA 5. Des techniques participatives communautaires Pour élaborer ce guide, nous avons utilisé : 1. Le recueil et l’analyse de documents concernant les AC et la méthodologie DP (voir références dans le chapitre Bibliographie) 2. La compilation des expériences et des résultats obtenus dans les différents pays cités plus haut. Bien entendu, les connaissances ne sont jamais complètes et font l’objet, sans doute pour cette raison, d’une amélioration et d’une mise à jour permanentes. Nous estimons cependant que notre expérience dans différents contextes en justifie pleinement l’application.

2. DÉFINITION DU PROGRAMME
2.1 EN QUOI CONSISTENT LES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC)

Il s’agit d’un programme de nutrition communautaire, dont la base est la communauté et le foyer, et qui est conçu pour lutter contre la malnutrition infantile, notamment chez les enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ou risquant la malnutrition. La méthodologie employé a recours à l’approche DP permettant d’identifier les bonnes habitudes et conduites des mères et des personnes chargées de prendre soin des enfants sains et bien nourris, issus de familles pauvres, pour les transmettre ensuite, par l’intermédiaire de séances éducatives et de démonstrations culinaires, aux autres familles de cette même communauté se trouvant dans la même situation socio-économique, mais dont les enfants sont malnutris ou risquent la malnutrition. Ceci permet à la communauté de découvrir en quoi se différencient les familles pauvres ayant des enfants bien nourris des familles voisines qui ont, dans les mêmes conditions socio-économiques, des enfants malnutris, et de mettre à jour des solutions locales de lutte contre la malnutrition au sein de la communauté.
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“Certaines solutions aux problèmes auxquels elles sont confrontées existent déjà au sein même des communautés : il faut juste les découvrir” L’approche DP est le résultat d’une série d’études réalisées tout au long des années 60, 70 et 80. Pour leur part, les AC sont nés dans les années 60 à Haïti1, avec la création des Centres de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle (CREN) permettant aux enfants sévèrement malnutris de se rétablir. Les contraintes liées à ces Centres étaient leur coût élevé (6000$ par centre/an à Haïti en 1980), leur dépendance aux protéines animales provenant de l’extérieur et une période minimum de 3 mois nécessaire à la récupération. Face à ces contraintes, des interventions d’un autre type et moins coûteuses ont donc été proposées, telles que le suivi de la croissance et le déparasitage périodique des enfants, d’une durée de 2 semaines au lieu de 3 mois. Les interventions ont subi des modifications jusqu’en 1991, date à laquelle le concept de DP en nutrition communautaire a été mis en place, notamment au Vietnam où Save the Children/US a appliqué la DP dans les AC. L’implantation de la DP au Vietnam a permis d’y réduire de 15% à 2% la malnutrition aiguë sévère. Ultérieurement, l’approche DP a été utilisée avec succès par d’autres ONG dans 7 pays asiatiques (Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Japon, Myanmar, Népal et Pakistan), en Amérique Latine (Haïti et Bolivie) et en Afrique (Egypte, Éthiopie, Guinée, Mali, Mozambique, Tanzanie et Sénégal). L’approche DP est menée en deux étapes durant l’implantation des AC, avec des outils déterminants tels que : Méthode permettant d’identifier (au sein de la communauté elle-même) les aliments localement disponibles, géographiquement et économiquement accessibles, que les mères peuvent donner à leurs enfants. Méthode de communication afin de convaincre les mères des enfants malnutris de l’existence d’une solution abordable, permettant d’améliorer l’état nutritionnel des enfants et contribuant à la réduction de la morbidité et de la mortalité infantile. Le tableau 2 résume les principaux concepts/éléments des AC :
TABLEAU 2. RÉSUME LES PRINCIPAUX CONCEPTS/ÉLÉMENTS DES AC
• • • • • • Géré par la communauté Implique la participation de la communauté Permet à la communauté elle-même de découvrir des solutions à la malnutrition Utiliser les bonnes pratiques identifiées lors de l’enquête à domicile Suivi nutritionnel régulier des enfants bénéficiaires Permet d’intégrer d’autres éléments (supplément de fer, déparasitage…) qui contribuent à l’amélioration de la santé et de l’état nutritionnel des enfants..
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Stratégie du réhabilitation nutritionnelle a base communautaire par l’approche de la déviance Positive: Expériences de la Guinée, du Mali et du Sénégal. BASICS II. Les bases de la survie de l’enfant.

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2.2 DÉFINITIONS DE TERMES ESSENTIELS

Déviant(te). “Personne ou conduite s’écartant de la manière traditionnelle de faire les choses. En général, le terme de «déviance» a une connotation négative; il peut cependant être positif ou négatif car il signifie une déviance par rapport à la norme”. Déviant(te) Positif(ve) / Modèle Positif. “ Personne dont la conduite ou les pratiques spéciales permettent de résoudre un problème avec davantage de succès que ses voisins qui ont accès aux mêmes ressources et présentent, de plus, les mêmes facteurs de risque. Dans le contexte de malnutrition, un enfant DP est un mineur bien nourri appartenant à une famille dont les ressources sont très limitées (selon la norme du village/communauté) ”. Les familles DP ont développé de bonnes pratiques, culturellement adéquates, leur permettant de maintenir leurs enfants en bonne santé, avec un bon état nutritionnel, même s’ils présentent des facteurs de risque. Maman Lumière (ML). Mère choisie parmi les déviantes positives comme étant la meilleure et la plus disponible pour une collaboration volontaire. Foyer. Lieu choisi pour les séances d’éducation en nutrition et de récupération nutritionnelle. Il s’agit normalement d’un lieu public communautaire ou de la maison d’une des volontaires. AC. Série de 12 jours de séances conçues pour la récupération des enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ou risquant la malnutrition et pour montrer les pratiques et conduites de DP. Des recettes supplémentaires (que l’on donnera aux enfants malnutris) sont préparées au sein du foyer avec l’aide des volontaires. Approche DP dans les AC. Il s’agit d’un concept clé. “ Approche aidant les membres de la communauté et la communauté elle-même à découvrir les solutions existantes et durables à ses problèmes grâce à la compréhension des conduites des personnes Déviante Positives de la communauté ”. Une fois qu’elles ont été identifiées, le but est de transmettre ces pratiques et habitudes aux autres mères de la communauté ayant des enfants malnutris.

TABLEAU 3. OBJECTIFS DE CE PROGRAMME
• Récupération de la population infantile âgée de 6 à 59 mois atteinte de malnutrition aigue modérée et risquant la malnutrition dans la communauté, grâce à des produits locaux disponibles au sein de la communauté • Donner aux familles les capacités nécessaires pour une récupération durable de ces enfants qu’elles puissent assumer elles-mêmes et chez elles, en augmentant leur capacité et leur responsabilité dans la résolution de leurs problèmes • Prévenir la malnutrition des populations infantiles à venir, naissant dans la communauté, par une conduite positive de cette dernière face aux soins, à l’alimentation et à la santé des enfants.

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2.3 OBJECTIFS DU PROGRAMME

Le but du programme des AC est de découvrir la capacité et les ressources locales des communautés pauvres pour qu’elles puissent mener la récupération de leurs enfants malnutris de façon indépendante, rapide, accessible, durable et culturellement adéquate. Le tableau 3 reflète les objectifs de ce programme.
2.4 JUSTIFICATION DE L’IMPLANTATION DES AC

Avant de décider de l’implantation d’un programme d’AC, il faut tenir compte de certains critères afin de savoir si une telle démarche est appropriée à leur situation particulière. Le succès de l’approche DP est étroitement lié à la présence des caractéristiques suivantes de la communauté : – Conditions économiques précaires. – Taux minimum de malnutrition de 30% chez les enfants de moins de 5 ans, selon le rapport Poids/âge. – Aliments accessibles à toute la communauté. – Mères pouvant devenir des volontaires. – Leaders communautaires et chefs de communauté engagés et actifs.
2.4.1 CONTEXTE

Les AC peuvent être implantés dans des situations de post-urgence, des situations de développement et dans les communautés où les comportements négatifs en pratique alimentaire de la communauté ont été préalablement identifiés comme étant l’une des causes immédiates de la malnutrition infantile. D’autre part, dans les situations d’urgence où les taux de malnutrition aiguë dépassent les seuils d’alerte et où la prévention représente un élément essentiel dans la communauté, les AC seront un élément de plus de la partie communautaire. Les membres de la communauté eux-mêmes identifieront le maximum d’enfants malnutris pour les orienter vers les structures sanitaires qui prendront en charge leur traitement. Certaines conditions générales dont dépend le succès des programmes AC devront être prises en compte : – La proximité géographique des foyers, afin que les personnes responsables des enfants puissent assister aux séances quotidiennes sans avoir à parcourir de grandes distances à pied. Ceci permettra également aux volontaires de se rendre fréquemment dans les foyers des familles bénéficiaires. – Selon l’indice Poids/âge (P/A) utilisé dans la plupart des fiches de Contrôle de Croissance des Ministères de la Santé, le programme est plus efficace dans les communautés où 30% des enfants au moins sont malnutris (malnutrition légère, modéré et sévère confondues). Ce programme exige un haut niveau de participation de la communauté ; il est donc possible que le recours à cette solution
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ne soit pas le meilleur dans les zones où le taux de malnutrition est inférieur à 30%. Si le taux de malnutrition initial semble faible, il se peut également que tous les enfants n’aient pas été enregistrés. – On réalisera un recensement et un enregistrement nutritionnel selon l’indice poids/âge des enfants de la communauté (annexe 8) expliqué plus loin. – Zones Urbaines versus rurales. Même s’il ne s’agit pas ici de l’expérience d’ACF, mais de celle d’autres organismes, le succès des AC peut être assuré aussi bien dans un contexte urbain que rural. Dans le cas d’un contexte urbain, les aliments sont achetés et la population étant plus densifiée, les visites y sont plus faciles. Dans un contexte rural, la population cultive également les fruits et légumes, pêche ou élève des animaux. La plupart des programmes ont été implantés dans des zones rurales, mais il existe des projets dans des zones périurbaines, comme c’est le cas du projet réalisé par ADRA en Guinée. – Dans le cas des déplacés internes et des réfugiés, les AC ne sont pas la meilleure approche, même s’il s’agit d’un outil efficace pour identifier les stratégies particulières d’adaptation et les habiletés de certaines familles pour faire face à la situation. – Pour les populations démunies de terres ou les communautés d’occupants illégaux, qui sont instables par nature, on peut cependant envisager des AC s’ils sont associés à la création de revenus afin de soutenir la sécurité alimentaire du foyer.
2.4.2 DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS LOCAUX

Des aliments locaux à des prix modiques doivent être en permanence à la portée de la population pour que la communauté puisse soutenir les conduites d’alimentation. Les aliments peuvent être achetés ou cultivés. Il est plus difficile d’implanter les AC dans les zones atteintes de sécheresse, dans les zones avec des périodes d’insécurité alimentaire prolongées (plus de 3 mois) ou dans les zones dont la source principale d’aliments provient de programmes d’aide en aliments. Afin de vérifier la disponibilité d’aliments à la portée de la population ainsi que leur valeur nutritionnelle, on visitera les marchés et les magasins de la localité, on observera la présence d’aliments saisonniers, on évaluera la disponibilité des aliments cultivés dans des potagers particuliers ou des parcelles, ainsi que le bétail et les oiseaux de basse-cour. Tout cela se fera par une enquête rapide de marché (voir paragraphe 3.1 de ce manuel) puis, à travers des enquêtes à domicile (annexe 1), on établira les aliments consommés dans les foyers des familles pauvres. Ceci permettra de concevoir des recettes basées sur les aliments localement disponibles et accessibles pour la population. Ces recettes seront restituées dans les foyers des familles à ressources limitées.
2.4.3 MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ ET ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE

L’engagement de la communauté (qui joue à la fois le rôle d’acteur et de bénéficiaire) est une condition indispensable au succès du programme des AC, il rePROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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flète le soutien dont jouit le programme et est essentiel pour atteindre les objectifs fixés. La première étape (tableau 4) sera une réunion avec les leaders communautaires afin de les informer sur les AC et leurs objectifs, puis il s’agira ensuite de négocier la disponibilité des mères concernées pour le programme. La création d’une dynamique communautaire facilite l’implantation du programme et s’obtient notamment par une définition claire des rôles et des responsabilités des personnes impliquées dans le projet. Lors des réunions avec les leaders de la communauté, le personnel sanitaire et les leaders religieux, il faudra évaluer la présence d’une inquiétude concernant la santé de la communauté et le souhait de réduire la malnutrition. Si la malnutrition n’est pas reconnue par les leaders de la communauté comme un problème de santé et s’ils ne s’engagent pas sur le programme des AC, le succès de la stratégie sera mis en cause. Ils doivent collaborer à l’organisation de l’implantation du programme. Les contributions des personnes responsables des enfants assistant aux ateliers ainsi que les volontaires apportent leur soutien moral et fournissent les intrants matériels. Ces
TABLEAU 4. ASPECTS À PRENDRE EN COMPTE POUR UNE BONNE RELATION AVEC LA COMMUNAUTÉ
Avant chaque visite: • Communiquer le but de la visite aux autres membres de l’équipe • Revoir avec l’équipe l’information recueillie et les outils utilisés • Informer les leaders communautaires de la date et de la durée de la visite pour parler du programme Lors de la visite: • Essayer de rencontrer les leaders communautaires. • Leur parler du but de la visite, des activités que l’on souhaiterait mener et pourquoi • Réaliser une carte de la communauté afin d’identifier les foyers et de connaître ceux qui se trouvent dans la périphérie • Les sujets à aborder sont: – Situation de santé de la communauté, en particulier celle des enfants < 5 ans – Disponibilité d’un couple de volontaires pour être agents communautaires – Disponibilité de mères volontaires. – Description du rôle / responsabilité de chacun – Collaboration avec le personnel de santé en place • Organiser les prochaines visites en spécifiant avec qui et quand (date et heure) 18
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contributions sont celles qui financent réellement le programme et en déterminent le succès ou l’échec. Tous les membres de la communauté, ACF-IN et les responsables des enfants prennent en charge l’apport du matériel de base pour le déroulement des séances des AC. Au début, ACF-IN devra sans doute contribuer avec davantage d’aliments pour la récupération. Mais lorsque la communauté a compris la valeur des séances des AC et est témoin de la transformation des enfants malnutris en enfants sains, la valeur perçue du programme augmente et la communauté est davantage disposée à en assumer le coût. Les personnes chargées des enfants devront apporter les aliments de DP (nutritifs et accessibles) lors des séances et devront également mettre en pratique d’autres conduites telles que l’hygiène. De même, une femme DP volontaire devra être disponible au sein de la communauté et s’engager sur le programme pour une période minimum de 2 mois. Il s’agit là de la ressource humaine clé de tout le projet que l’on appelle Maman Lumière (ML) ; elle sera responsable de la réalisation des séances d’éducation (transmission de messages simples aux autres mères), de la préparation des aliments ainsi que des démonstrations culinaires et de la supervision des personnes chargées des enfants. Si des programmes communautaires autres que les AC existent au sein de la communauté, il faudra prendre garde à ce que les ML ne soient pas surchargées de travail et de responsabilités. Les individus collaborant à la prise de décisions sont plus enclins à changer d’attitude et de conduite que ceux qui en ont simplement été informés.
2.4.4 STRUCTURES SANITAIRES ET D’INTERVENTIONS EN SANTÉ AU NIVEAU DE LA COMMUNAUTÉ

Il est important d’évaluer l’existence et l’état actuel de programmes complémentaires de Santé publique et de développement afin d’améliorer les conditions de santé et de nutrition de la population infantile. Les ressources sanitaires publiques et sanitaires disponibles doivent être identifiées, tout d’abord comme source nécessaire d’information puis pour leur intégration lors des éventuelles interventions. Il est également nécessaire de connaître les individus impliqués dans le secteur de la santé au sein de la communauté : guérisseurs, sages-femmes locales… En effet, il s’agit bien souvent de la seule source de santé disponible dans la communauté. L’existence de services utilisant le système de Suivi nutritionnel pour identifier et sélectionner les enfants malnutris doit être étudiée, ainsi que la capacité de ces services à informer sur les événements vitaux tels que les naissances, les décès et les migrations. Par l’intermédiaire de programmes de contrôle de la croissance des enfants, on identifiera les enfants malnutris ayant besoin des séances des AC. Un registre complet de la population d’enfants de moins de 5 ans de la communauté et de leur état nutritionnel aura été établi.
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2.5 CRITÈRES D’ADMISSION ET DE SÉLECTION

Les enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aiguë modérée ou risquant la malnutrition selon l’indice P/T seront admis à l’atelier ainsi que leurs mères ou les responsables de l’enfant. Critères d’admission des enfants à l’atelier : – Dans une communauté, on élaborera tout d’abord le registre de la situation nutritionnelle de tous les enfants de 6 à 59 mois de la communauté selon l’indice Poids/âge (voir grille en annexe 8). On signalera en rouge les enfants souffrant de malnutrition sévère et en jaune ceux atteints de malnutrition modérée. Les enfants dont le poids est adapté à leur âge apparaitront en vert. Les résultats seront reportés sur la fiche de l’annexe 5.a. – Les enfants signalés en jaune et en rouge seront à nouveau pesés et mesurés pour les classer en fonction de l’indice P/T. Il s’agit d’une présélection dont les résultats seront enregistrés sur la fiche de l’annexe 5.b. – Après analyse des résultats de la fiche 5b, on réalisera la sélection finale des enfants en enregistrant ceux dont le %P/T = ou <70% et < ou = 85%. Ces résultats finaux seront reportés sur la fiche de l’annexe 5c qui fournira la liste des enfants finalement admis à l’atelier. – Un minimum de 8 enfants et un maximum de 12 avec un %P/T entre 70% et non > à 85% feront partie de l’atelier. Si dans une même communauté le chiffre de 8 enfants n’est pas atteint, on inscrira à l’atelier les enfants de la communauté voisine qui répondent aux critères d’admission. S’ils sont plus de 12, on créera 2 ateliers au sein de la communauté. Critères de sélection des mères qui seront Mamans Lumière – Lors du registre de la situation nutritionnelle des enfants de la communauté, on sélectionnera 4 enfants parmi ceux classés en vert pour effectuer les EàD (Annexes 1 et 2). Les critères de sélection à prendre en compte pour la ML sont : qu’elle n’ait aucun enfant à faible poids à la naissance ou perdant du poids, que l’enfant ne soit pas malade, qu’il ait entre 6 et 59 mois, que la mère ait au moins 2 enfants, qu’elle soit géographiquement (au cœur ou dans la périphérie du village comme la plupart des mères) et qu’elle soit professionnellement et socialement représentative du groupe de mères vivant dans la communauté. Elle ne doit pas appartenir à la famille du leader communautaire et doit appartenir à une famille pauvre selon les indicateurs de pauvreté établis par la communauté. Par exemple : nombre de mois sans aliments de base dans le foyer, revenus familiaux…
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Le but est de connaître les conduites positives des familles DP et de choisir, parmi ces familles, la mère possédant les meilleures pratiques et connaissances en nutrition, hygiène et santé, et la plus volontairement disponible en tant que ML.
2.6 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES AC

TABLEAU 1. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES AC
AVANTAGES Supportable: Faible coût. Les familles ne dépendent pas de ressources externes car basé sur des ressources localement disponibles Participation communautaire. Géré et évalué par la communauté. Découverte de solutions existantes au sein de la communauté INCONVÉNIENTS

Risque de dépendance du repas supplémentaire distribué en atelier

Grand investissement en temps et en effort de la part des superviseurs

Progrès rapides, visibles et durables

Participation irrégulière des mères lors des séances Nécessité de refaire les enquêtes à domicile des modèles positifs dans chaque communauté

Il ne s’agit pas seulement de récupération de la malnutrition mais aussi de prévention. Meilleure utilisation des services de santé Culturellement acceptable et respectueux des connaissances locales. Revalorisation des aliments locaux Basés sur le changement de conduite et non essentiellement sur l’acquisition de connaissances. Recherche les conduites positives et les forces existant au sein de la communauté

Contrôle continu avec grande quantité de fiches pour la capitalisation

RECOMMANDATIONS • Il convient de négocier intensément avec la communauté avant de démarrer toute activité du programme. Les AC sont une bonne occasion d’apprentissage pour tout membre de la communauté. • Connaître les cas éventuels de non-indisponibilité des mères, des AgtC et des ML pour s’offrir en tant que volontaires. Ainsi, aucune étape du programme ne sera entravée.

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3. PLANIFICATION ET ORGANISATION DU PROGRAMME : LES PHASES D’INTERVENTION
3.1 PRÉPARATION (un mois et demi environ)

1. Évaluation de la zone. Faire une analyse rapide de la zone afin de déterminer si l’implantation des AC est justifiée ou non (voir paragraphe 2.4 précédent). Cette analyse permettra aux superviseurs(euses) et au chef de projet de recueillir toute information pratique supplémentaire pour la communauté. Le CdP sera chargé de remplir la fiche suivante et d’indiquer toute les informations nécessaires détaillées dans le paragraphe 2.4 Le tableau suivant (tableau 5) reprend certaines des méthodes les plus couramment utilisées pour les évaluations rapides permettant de regrouper de façon systématique toutes les informations nécessaires par des démarches et/ou représentations. Le coût de ces méthodes est faible et elles peuvent être non-formelles (conversations, courtes visites…) et formelles (enquêtes, études…). Pour chaque situation particulière, il existe une méthode plus appropriée qu’une autre.
TABLEAU 5. TECHNIQUES D’ÉVALUATION RAPIDE
• Entretiens avec des personnes clés. Il peut s’agir d’un groupe de 15 à 20 personnes sélectionnées selon leurs connaissances et qui reflètent différents points de vue. Les entretiens sont qualitatifs et semi-structurés. On a recours à un guide de sujets à aborder. • Groupes cibles: plusieurs groupes homogènes de 8 à 12 personnes, chaque groupe discutant sur un sujet. Un modérateur introduit le sujet et dirige la discussion. Il évite que seuls quelques participants n’interviennent lors de la discussion. • Entretiens avec la communauté. Ils se déroulent dans un lieu public ouvert à tous les membres de la communauté. Des échanges ont lieu entre l’interviewer et les participants. L’interviewer pose des questions en fonction du guide de sujets préparé à l’avance. • Observation directe. Des équipes d’observateurs notent ce qu’ils ont vu et entendu lors du programme en utilisant un schéma d’observation. Ils accomplissent cette tâche lors de la réalisation d’autres activités, entretiens et discussions. Dans les AC, cette technique est utilisée durant les VàD (EàD). • Mini enquêtes. Auprès de 25 ou 30 individus sélectionnés de façon aléatoire. On utilise des entretiens structurés avec un certain nombre de questions fermées. Elles fournissent des données quantitatives et peuvent donc être rapidement analysées.

2. Élaboration d’accords. Établir un accord avec le Ministère de la Santé afin de mettre en place le projet et d’en assurer la durabilité par une future intégration du programme.

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FICHE 1. INFORMATIONS CONCERNANT LA COMMUNAUTÉ
I. INFORMATION GÉNÉRALE (peut être enregistrée suite aux entretiens avec les leaders communautaires)

POPULATION Masculine Féminine Total

< 5 ans

5 ans

6–16 ans

17–60 ans

> 60 ans

Total

Joindre le calendrier agricole et une brève description des activités d’autres institutions dans la zone (le cas échéant) II. DONNÉES CONCERNANT L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT

EAU Ruisseau Rivière Puits Pompes EAU PUITS POMPES Assainissement Nbre de latrines communautaires Nbre de latrines traditionnelles

NON OUI

Distance de la communauté

Accès Facile Difficile

COMBIEN OÙ ?

BON Comité de Qui l’a maintenance ? ÉTAT ? créé ? OUI NON OUI NON

OUI

Arreglados OUI

Agua turbia NON OUI NON

NON

État Qui les a construites ? Préférence pour un type de latrines Traditionnelles Communautaires vides à moitié pleines

III. DONNÉES CONCERNANT LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE • La communauté a-t-elle reçu une aide alimentaire au cours du dernier mois ? OUI /__/ NON /__/ • Jour de marché /______________/

IV. DONNÉES À RECUEILLIR AU CENTRE DE SANTÉ DE LA MUNICIPALITÉ: • Nom et poste de la personne /__________________/__Horaire d’ouverture au public: /_____________________/ • Y-a-t-il des Centres de Récupération Nutritionnelle ? OUI /___/ NON /___/. Si oui, où ?/_______________/ • Depuis quand est-il ouvert /_______/ et quelle institution en a la charge /________________________________/

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Période de l’année (indiquer le mois) Plus Moins d’aliments d’aliments

Y-a-t-il suffisamment Activités ¿Compráis alimentos? principales d’alimentation sur le marché ? dans la communauté OUI NON. Que manque-t-il ? Oui. Lesquels ? NON

SANTÉ ET OUI NON NUTRITION Centre de Santé Poste de Santé Accès aux guérisseurs Données nutritionnelles disponibles 4 causes principales de mortalité 4 causes principales de morbidité Données de couverture vaccinale

Accès Distance pour Coste de Coste de la refes’y s’y rendre voiture moto vélo À pied la consulta rencia al hospital

si OUI, coût si OUI, indicateur utilisé ? Registre MAJ MUAC P/T P/E OUI NON 1. 1. Nbre enfants vaccinés 2. 2. 3. 3. 4. 4.

Dates des données ? (Janv04, Fév05...)

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3. Informer au niveau régional et au niveau du district. ACF se présentera auprès des représentants régionaux et/ou du district et informera sur ses projets et le programme des AC. 4. Identification d’autres ONGs locales et/ou internationales qui réalisent ou qui sont intéressées par la réalisation d’AC et les inviter à la prochaine formation. 5. Réunion avec les leaders communautaires : information et négociation. S’il existe des membres de différents comités, des leaders religieux, sanitaires…, une réunion aura lieu également avec eux. INFORMATION a. Présentation d’ACF et des programmes se déroulant dans la zone ainsi que de leur évolution. La population bénéficiaire de chacun des programmes sera spécifiée. b. Information sur le projet des AC : définition, méthodologie, activités nécessaires et explication des raisons pour les réaliser (enquête CAP, recensement nutritionnel, enquête de marché, VàD…). Information concernant les critères de sélection des bénéficiaires afin que les participants sachent pourquoi tous les enfants de la communauté ne peuvent pas être bénéficiaires du programme et que les AC se déroulent avec un minimum de 8 enfants et un maximum de 12 par AC. c. Informer de la date de réalisation du recensement nutritionnel pour une meilleure organisation et collaboration. Un calendrier leur sera fourni avec les activités qui seront entreprises. d. Indiquer la possibilité de non-implantation de l’AC dans leur communauté si les résultats du recensement nutritionnel ne sont pas satisfaisants2. e. Élaborer un calendrier agricole saisonnier d’aliments (annexe 9) afin de connaître la disponibilité d’aliments selon la saison. Ce calendrier nous aidera par la suite à réaliser différents menus. Le chef de projet le remplira et le joindra à la fiche 1 (Information sur la communauté) mentionnée plus haut. f. Connaître (poser des questions sur) les endroits où les personnes de la communauté s’approvisionnent en aliments (marché, magasin, communauté voisine, voisins..) afin d’y réaliser plus tard l’enquête de marché.
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Dans ce cas, après avoir pris connaissance des résultats, nous les remercierons de leur collaboration.

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g. Identifier le lieu de réalisation des AC et sélectionner le lieu de déroulement de la formation. Le lieu de déroulement des AC devra être facilement accessible pour tous les participants et devra pouvoir accueillir 8-12 enfants avec leurs mères. On doit pouvoir y cuisiner et il doit disposer d’une source d’eau potable et d’une latrine à proximité. Si un tel lieu communautaire n’existe pas, on pourra envisager d’utiliser la maison d’une mère volontaire ou le centre de santé, mais on utilisera le même lieu tous les jours lors les séances durant la phase d’exécution. NÉGOCIATION Il faut parler avec les membres de la communauté (leaders, agents de santé…) et exprimer le besoin de développer les activités et les séances en tenant compte des aspects suivants : h. Mobilisation des mères le jour du recensement nutritionnel : ils devront prendre en charge la mobilisation des mères ayant un enfant âgé de 6 à 59 mois à la date prévue pour la réalisation du recensement nutritionnel, leur expliquer qu’il ne s’agit ni d’un don de vivres ni du paiement d’impôts et que les enfants seront pesés afin de connaître leur état nutritionnel. Il est important qu’elles viennent avec le carnet de santé ou autre document similaire afin de vérifier l’âge des enfants. i. L’état nutritionnel des enfants malnutris et l’intérêt des AC pour le changement positif de comportement des mères dans les foyers et pour l’état de leurs enfants. j. La possibilité de récupération nutritionnelle à partir d’aliments localement disponibles. k. L’apprentissage par la pratique répétée de bonnes habitudes dans un environnement sûr. l. Précision dans la durée des ateliers : douze (12) jours de séances répartis de la façon suivante : 6 jours d’AC + 1 jour de repos + 6 jours d’AC. m. Disponibilité : les mères ayant des enfants malnutris participant aux ateliers devront confirmer leur présence quotidienne durant les deux semaines. On négociera également la disponibilité des AgtC pour la réalisation volontaire du recensement nutritionnel, des enquêtes CAP et des VàD. n. On peut envisager la remise du matériel de cuisine pour la ML à l’issue de la phase d’exécution et d’un vélo pour l’agent communautaire.
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ñ. Quatre ou cinq (4-5) heures pour chaque séance. La dernière heure et demie sera réservée à la diffusion des messages IEC. Dans le cas du premier et du dernier jour, 6 heures de séance seront nécessaires car les enfants seront pesés et mesurés. o. Contribution alimentaire quotidienne des mères à l’AC. 6. Sélection des RRHH. Dans un premier temps, il faut définir le type de personnel nécessaire pour chaque étape du programme et pour le déroulement des activités. Il faudra faire la différence entre le personnel volontaire et le personnel rémunéré, le personnel à prendre en compte étant : Personnel volontaire On lui fournira une description des activités pour lesquelles il s’engage volontairement. Les postes à couvrir seront les suivants : • 1 ou 2 Agents Communautaires (AgtC) par AC. • 1 ML par AC • 1 responsable de santé chargé de la communauté dans laquelle on réalisera l’AC. Il se peut qu’un même responsable soit chargé de 10 communautés et qu’un AC soit réalisé dans 8 d’entre elles • 1 guérisseur, leader religieux, sage-femme locale, leader communautaire ou professeur de chaque communauté où on réalise un AC Personnel rémunéré • 1 chef de projet • 1 Agent de Terrain (AT) pour 2 -3 AC environ • 1 superviseur(euse) pour 5 ou 6 AC. Leur nombre dépendra de la distance géographique entre les différents AC. La description de chaque poste sera élaborée par la suite. Il s’agit d’une liste de rôles, responsabilités et activités à réaliser par chacun des acteurs. Ces documents écrits permettent à chacun de connaître ce que l’on attend de lui/d’elle et servent de guide pour le développement des compétences qui contribuent au bon déroulement du travail. Les exemples suivants de description de poste peuvent être modifiés selon les ressources localement disponibles.
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MAMAN LUMIÈRE (ML) (Déviatrice Positive)
Description: il s’agit d’une volontaire choisie selon les conditions mentionnées ci-après. Elle deviendra, grâce aux bons mécanismes qu’elle a développés, la Femme de référence pour toute la communauté. Supervisé par: les Agents de Terrain. Nom et prénom ______________________________________________Date de démarrage __/__/______ Communauté dans laquelle elle travaille ______________________________________________ Heures durant lesquelles elle s’engage à travailler ______________________________________ I. CONDITIONS REQUISES • Disposition à travailler pour une durée suffisante pendant les trois phases des AC, du début à la fin du programme et à temps complet au moins durant les 12 jours de la phase d’exécution. • Femme ayant des enfants sains et bien nutris. • Mêmes conditions socio-économiques et socio-sanitaires que les autres familles ayant un enfant malnutri et partageant les mêmes facteurs de risque. • Elle doit au moins réaliser quatre bonnes pratiques alimentaires, sanitaires, de soins et d’hygiène. • Intéressée par l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté. • Elle est respectée et jouit de la confiance de la communauté. • Dynamique, sociable, originaire du village où se déroulent les AC . • Désireuse d’apprendre, ouverte aux nouvelles idées. • Qu’elle sache lire (minimum) et/ou écrire. II. TACHES A REALISER (En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’Agent de Terrain) • Assister aux différentes formations pour la réalisation du programme. • Responsable de l’accueil des mères lors du démarrage de l’AC. • Encourager les mères à jouer avec les enfants et à les distraire durant les séances des AC. • Encourager et motiver les autres mères durant, par exemple, le rassemblement des ingrédients puis durant la phase de suivi. • Maintenir le lieu où se déroule l’AC ainsi que les ustensiles de cuisine en bon état de propreté. • Répartir les tâches entre les mères. Avec l’aide des AgtC: • Peser les enfants le premier et le dernier jour des séances des AC. • Contrôler la récupération des enfants par l’intermédiaire des visites à domicile le premier, deuxième, sixième et douzième mois à l’issue des 12 jours de séances AC, en se basant sur les résultats de la dernière pesée. • Élaborer la recette avec l’aide de deux mamans (démonstrations culinaires) puis servir les repas. • À la fin de chaque séance, toutes les mères collaborent et choisissent la recette à élaborer le lendemain. Gestion et quantification des ingrédients. • Participation active à la diffusion de messages IEC simples. • Supervision des mères et des personnes chargées des enfants lorsqu’elles préparent les repas et donnent à manger aux enfants. • Responsable de l’hygiène des mères et des enfants avant, durant et après les AC. • Détecter les enfants malades à orienter vers le poste/centre de santé en collaboration avec le responsable de santé. • Encourager les mamans à persévérer dans les nouvelles pratiques nutritionnelles apprises lors des séances des AC. À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________ Responsable de projet La volontaire

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AGENT COMMUNAUTAIRE (AgtC) Description: volontaire choisi par les membres d’un comité communautaire ou, à défaut, par la communauté. Il travaillera en étroite collaboration avec les ML. Supervisé par: les Agents de Terrain. Nom et prénom ___________________________________________ Date de démarrage __/__/______ Communauté dans laquelle il travaille _____________________________________________ Heures durant lesquelles il s’engage à travailler _____________________________________ I. CONDITIONS REQUISES • Disposition à travailler durant une période suffisante comme volontaire lors des trois phases des AC : il/elle sera disponible pour la communauté et pour le programme des AC aussi souvent que nécessaire. • Originaire de la communauté ou d’une communauté toute proche dans laquelle on déroulera l’AC. Inspire confiance et respect dans la communauté. • Intéressé(e) par le soin apporté à l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté. • Expérience dans le travail avec des communautés. Bon animateur(trice). • Flexible, responsable, calme, organisé(e), patient(e), dynamique. • Prêt à apprendre auprès de personnes moins compétentes. • Excellentes habiletés interpersonnelles et communicatives. • Sait lire et écrire. II. TÂCHES À RÉALISER (En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’Agent de Terrain) • Assister à toutes les formations pour la réalisation du programme. • Recensement des enfants si nécessaire et classement selon leur état nutritionnel. Une présélection sera réalisée à l’aide de l’indice Poids/Âge. • Diffuser les résultats de l’état nutritionnel des enfants et des bonnes/mauvaises pratiques alimentaires, sanitaires, de santé et de soins de la communauté. • Peser et mesurer les enfants puis faire une sélection finale selon l’indice Poids/Taille. • Participer à la sélection de la ML: Visite à domicile, EàD et rappel alimentaire de 24h. Il doit être aimable et respectueux durant la visite, en expliquer clairement le but, rappeler qu’il est là pour apprendre, éviter les critiques et les désaccords ainsi que les signes d’approbation. • Aider les AT et ML à remplir la fiche de rappel de 24h et les EàD. • Connaître la participation des mères et leur contribution aux séances. • Maintenir la dynamique communautaire: soutenir les pères et les leaders communautaires pour la mobilisation et la motivation des mères participant aux AC. • Responsable du matériel anthropométrique et de l’AC: inventaire et suivi quotidien. • Créer un registre correct et mis à jour: remplir tous les feuillets/fiches nécessaires et les remettre à l’AT qui les transmettra à son tour au superviseur. Avec l’aide des ML: • Peser les enfants le premier et le dernier jour des séances des AC. • Contrôler la récupération des enfants par l’intermédiaire des visites à domicile le premier, deuxième, sixième

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et douzième mois à l’issue des 12 jours de séances AC, en se basant sur les résultats de la dernière pesée. • Élaborer la recette avec l’aide de deux mamans (démonstrations culinaires) puis servir les repas. • À la fin de chaque séance, toutes les mères collaborent et choisissent la recette à élaborer le lendemain. Gestion et quantification des ingrédients. • Participation active à la diffusion de messages IEC simples. • Supervision des mères et des personnes chargées des enfants lorsqu’elles préparent les repas et donnent à manger aux enfants. • Responsable de l’hygiène des mères et des enfants avant, durant et après les AC. • Encourager les mamans à persévérer dans les nouvelles pratiques nutritionnelles apprises lors des séances des AC. Avec le personnel de santé responsable de la communauté: • Suivi nutritionnel des enfants de la communauté afin de prévenir les cas éventuels de malnutrition. • Déparasitage et apport de complément de Vitamine A et de fer le premier jour des séances des AC, juste après l’ouverture (avant la pesée et la mesure des enfants). • Coordination pour l’orientation des enfants vers le Poste/centre de santé en cas de maladie. • Responsable du suivi des fiches de référence qu’il remettra à l’AT qui, à son tour, les transmettra au superviseur(euse).

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable du projet

Le (La) volontaire

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RESPONSABLE DE SANTÉ DE LA COMMUNAUTÉ Description: Volontaire payé(e) par le Département de Santé du pays. Il/elle travaillera en étroite collaboration avec les AgtC et ML et le soutien des AT. Supervisé par: le Ministère de la Santé et les Agents de Terrain. (À remplir si un même responsable de santé couvre plusieurs communautés) Nom et prénom ___________________________________________ Date de démarrage __/__/______ Communauté dans laquelle il/elle travaille_______________________Jour de la semaine _________________ Heures pendant lesquelles il/elle travaille au poste/centre de santé __________________________________ Communauté dans laquelle il travaille__________________________ Jour de la semaine _________________ Heures pendant lesquelles il/elle travaille au poste/centre de santé __________________________________ Communauté dans laquelle il travaille__________________________ Jour de la semaine _________________ Heures pendant lesquelles il/elle travaille au poste/centre de santé___________________________________ Heures durant lesquelles il/elle s’engage à travailler pour l’AC_______________________________________ I. CONDITIONS REQUISES • Disposition à travailler durant un temps suffisant en tant que collaborateur de certaines activités des AC, aussi souvent que nécessaire, même en dehors des heures de travail. • Originaire de la communauté ou d’une communauté toute proche dans laquelle on déroulera l’AC. Inspire confiance et respect à la communauté. • Intéressé(e) par le soin apporté à l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté. • Flexible, responsable, calme, organisé(e), patient(e), dynamique. • Prêt à apprendre auprès de personnes moins compétentes. • Sait lire et écrire. II. TÂCHES À RÉALISER (En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’AgtC qui prendra contact avec l’Agent de Terrain) • Assure le traitement médical de l’enfant qui en a besoin. • Participe à la vérification, l’analyse et la divulgation des résultats obtenus par le programme des AC. • Participe aux négociations avec les leaders communautaires. • Participe aux formations des AT, AgtC et ML. • Avant de fournir les compléments en Vitamine A et en fer, il vérifie l’état de vaccination de l’enfant à l’aide du carnet de santé et rappelle au passage les dates des prochaines vaccinations et l’importance d’en respecter le calendrier. • Registre pour le poste/centre de santé du suivi de croissance des enfants. En coordination avec l’AgtC: • Suivi nutritionnel des enfants de la communauté afin de prévenir d’éventuels cas de malnutrition. • Déparasitage et complément de Vitamine A et de fer le premier jour des séances des AC, juste après l’ouverture (avant la pesée et la mesure des enfants selon le protocole ACF. • Réception des enfants orientés vers le Poste/Centre de santé pour maladie. Documentation de la fiche de référence avec copie à l’AgtC. Archive les fiches de référence pour le Poste/centre de santé. À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________ Responsable de projet Le (La) volontaire(a)

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PÈRES, LEADERS COMMUNAUTAIRES Description: il s’agit d’imams, de chefs de village ou de quartiers, de grands-pères… Leur implication est négociée dès le démarrage de la phase de préparation afin d’obtenir leur consentement et leur soutien. Ils collaboreront étroitement avec les AgtC et ML et pourront compter sur le soutien des AT. Les pères jouent également un rôle important dans la récupération des enfants car la contribution économique de la famille, le suivi de la croissance des enfants ainsi que la participation des mères à leur pesée mensuelle dépend normalement de leur collaboration. Les grands-parents jouent un rôle actif dans l’éducation et le développement des enfants. Supervisé par: les Agents de Terrain. Nom 1 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 2 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 3 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 4 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 5 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 6 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 7 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 8 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 9 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Nom 10 ___________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________ Date de la réunion __/__/____ Communauté _________________________________________ I. CONDITIONS REQUISES • Il est indispensable qu’ils soient motivés et croient au programme et à ses objectifs. • Impliqués dans le développement des différentes activités lors des différentes phases du programme. • Montrent leur intérêt pour les soins en alimentation et santé de l’enfant de la communauté. II. TÂCHES À RÉALISER (En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’AgtC qui prendra contact avec le Superviseur(euse)) • Les activités à réaliser par les leaders communautaires seraient: • Sensibiliser les mères pour qu’elles participent aux séances des AC si elles ont un enfant malnutri. • Mobiliser les mères pour qu’elles aillent peser leurs enfants de 6 à 59 mois. • Contribuer au rassemblement des ingrédients nécessaires pour les AC : donner les ingrédients. • Donner des conseils à leurs enfants. • Prendre en charge les enfants dont la mère ne peut s’occuper lorsqu’elle travaille. Les activités concernant les pères: • Apport alimentaire ou économique lors des séances des AC. • Encourager les mères à participer à la pesée des enfants de façon systématique et aux activités des AC tant que leur enfant est malnutri. • Donner de l’affection aux enfants comme le feraient leurs mères. • Accompagner les mères au centre/poste de santé si cela est nécessaire. • Soutenir l’application des recettes et la santé des mères allaitantes à domicile. À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________ Responsable de projet Les volontaires

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AGENT DE TERRAIN (AT) Description: Non volontaire, il perçoit un salaire de l’Organisation et/ou du département de Santé du pays. Supervisé par: les superviseurs (euses). Nom et prénom________________________________ Date de début du contrat __/__/_______ Lieu de travail _______________________________________________ Horaire de travail ______________________________________________ (Disponibilité pour travailler plus d’heures en fonction des activités. Selon les semaines, le samedi peut être un jour de travail) I. CONDITIONS REQUISES • Intéressé(e) par le soin apporté à l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté. • Expérience dans le travail avec des communautés. Inspire confiance et respect à la communauté. • N’appartient pas forcément au secteur de la santé, mais une expérience professionnelle en nutrition sera appréciée. • Flexible, responsable, calme, organisé(e), patient(e). • Prêt à apprendre auprès de personnes moins compétentes. • Excellentes habiletés interpersonnelles, sait écouter. • Haut niveau de langue locale et habiletés communicatives. • Sait lire et écrire. II. TÂCHES À RÉALISER (En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher du Superviseur(euse)) • Assister aux différentes formations pour la réalisation du programme. • Responsable de la formation des AgtC et des ML durant la phase de préparation sous la surveillance du superviseur(euse). • S’assurer que les AgtC et la ML réalisent correctement les tâches affectées dans la description de poste. Connaître et résoudre les problèmes des AgtC et de la ML. • Soutien et suivi technique des AgtC, ML et responsables de santé en fournissant des informations au superviseur(euse) de façon régulière. • Responsable du Registre et de l’identification des bénéficiaires. • Superviser/aider les AgtC à peser les enfants et à remplir les fiches de présélection avec l’indice Poids/Âge et la sélection finale avec l’indice Poids/Taille permettant d’évaluer l’état nutritionnel des enfants de 6 à 59 mois et d’identifier ceux qui seront bénéficiaires du programme. Détecter des erreurs de mesures et les rectifier immédiatement. • Participer activement à la sélection de la ML: EàD, rappel alimentaire de 24h. • Élaborer des messages IEC avec les AgtC et ML. Diffuser par des images et faire participer les AgtC et les ML à la diffusion. S’assurer que les messages IEC soient bien compris par les mères qui participent et sont intéressées. • Diriger la sélection quotidienne des menus (en accord avec les AgtC, les ML et les mères participant aux AC) à la fin de l’atelier. Ceci permet aux mères d’apporter les ingrédients nécessaires pour la prochaine démonstration culinaire. • Diriger l’enquête de marché et accompagner les AgtC et ML lors de sa réalisation. • Organiser avec les AgtC, ML et les mères participant à l’AC une réunion quotidienne à la fin de la séance en atelier. • S’assurer de la propreté de tout le matériel utilisé pour la préparation des repas et la consommation d’aliments. Veiller à ce que les règles d’hygiène soient respectées avant et après les repas. • Responsable du matériel anthropométrique et de l’AC.

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• Assister les AgtC et les responsables de Santé dans le traitement systématique (mébendazole/albendazole, fer) selon le protocole ACF le premier jour de séance des AC. • Sensibiliser les AgtC et ML sur l’importance de la phase de suivi nutritionnel à l’issue des séances des AC. • Responsable de la création d’un registre correct, systématiquement mis à jour: vérifier tous les feuillets/fiches nécessaires remis par l’AgtC et ML et les transmettre au superviseur(euse). • Responsable du suivi des fiches de réorientation fournies par l’AgtC qu’il remet au superviseur qui, à son tour, les transmettra au chef de projet.

III. FAUTES GRAVES POUVANT SUPPOSER UN AVERTISSEMENT OU UN LICENCIEMENT - Non respect du règlement interne d’ACF-IN - Non respect des horaires de travail ou absence non justifiée - Développement incorrect des tâches qui lui ont été confiées - Manque de respect envers les bénéficiaires

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable de projet

L’employé

La liste de responsabilités peut être modifiée en fonction de l’évolution du programme

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SUPERVISEUR(EUSE) Description: Non volontaire, il perçoit un salaire de l’Organisation et/ou du département de Santé du pays. Supervisé par: le chef de projet. Nom et prénom_________________________________ Date de début du contrat __/__/________ Nombre d’AT à sa charge _________ Nombre d’AgtC à sa charge __________ Lieu de travail __________________________________ Horaire de travail ___________________(Disponibilité pour travailler plus d’heures en fonction des activités) I. CONDITIONS REQUISES • N’appartient pas forcément au secteur de la santé, mais une expérience professionnelle en nutrition sera appréciée. • Expérience en gestion de personnel. • Haut niveau de langue locale et habiletés communicatives. • Flexible, responsable, calme, organisé(e) et patient(e). • Excellentes habiletés interpersonnelles, sait écouter. • Capable de résoudre des problèmes sur le terrain. • Respect pour les personnes qu’il/elle supervise et pour leurs apports. II. TÂCHES Á RÉALISER (En cas de doute, problème ou incident dépassant ses compétences, se rapprocher du Chef de projet) • Assister aux différentes formations pour la réalisation du programme. • Responsable de la formation des AgtC, des responsables de santé… • Appui technique des RRHH, notamment pendant la phase d’exécution de l’atelier. • S’assurer que les AT, les AgtC, ML et responsables de santé réalisent correctement les tâches affectées dans la description de poste. • Lors du démarrage des séances, inviter les pères des enfants, les autorités locales et les leaders religieux à l’ouverture de l’atelier. • Supervision: - Des AT lors de la formation des AgtC et ML. - Des AT, AgtC, ML et responsables de santé dans la réalisation correcte des tâches affectées dans la description de poste, tout en informant régulièrement le chef de projet. - La mesure anthropométrique des enfants et les visites à domicile. • Aider le chef de projet à informer et mobiliser les communautés sur le développement du programme. • Distribution du matériel et/ou outils de travail aux AT pour qu’ils les remettent aux personnes concernées. • S’assurer, par l’intermédiaire de l’AT, que l’administration des médicaments pour le traitement systématique est rigoureusement suivie par l’AgtC et le responsable de santé selon le protocole ACF. • Aider les AT à sélectionner et former la ML et à élaborer des recettes. • S’assurer que les règles d’hygiène sont appliquées par tous les participants à l’atelier. • Vérifier que les rapports des AT correspondent bien aux données figurant sur les fiches de suivi. • S’assurer et contrôler que la documentation des fiches est correcte. Vérifier tous les feuillets/fiches fournis par l’AT, y compris les fiches de réorientation (le cas échéant) et les remettre au chef de projet. • À la clôture de l’atelier, évaluer le programme avec la communauté et ses effets positifs sur l’état nutritionnel des enfants. Échanger sur ce qui ne s’est pas bien déroulé. III. FAUTES GRAVES POUVANT SUPPOSER UN AVERTISSEMENT OU UN LICENCIEMENT - Non respect du règlement interne d’ACF-IN - Non respect des horaires de travail ou absence non justifiée - Développement incorrect des tâches qui lui ont été confiées - Manque de respect envers les bénéficiaires À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________ Responsable de projet L’employé La liste de responsabilités peut être modifiée en fonction de l’évolution du programme

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CHEF DE PROJET Description: non volontaire, il/elle perçoit un salaire de l’Organisation. Supervisé par: expatrié(e) coordinateur(trice) médecin nutritionniste (CMN) Nom et prénom _________________________________ Date de début du contrat __/__/______ Lieu de travail ___________________ (Bureau mais fréquemment disponible pour se rendre sur le terrain afin de superviser le fonctionnement des AC) Horaire de travail ______________ (Disponibilité pour travailler plus d’heures en fonction des activités) I. CONDITIONS REQUISES • Expérience professionnelle en nutrition, notamment en nutrition communautaire. • Bon pédagogue. Expérience en formation appréciée. • Expérience en gestion de personnel. • Flexible, responsable, dynamique, serein, organisé et patient. • Excellentes habiletés interpersonnelles, sait écouter. • Connaissances en informatique indispensables. II. TÂCHES À RÉALISER (En cas de doute, problème ou incident dépassant ses compétences, se rapprocher de l’expatrié(e) Coordinateur(trice) médecin nutritionniste) • Responsable du bon fonctionnement du programme. Collaborer activement avec le CMN à la qualité du programme. • Assistant du (de la) CMN dans les tâches d’organisation, d’administration et de logistique des activités des AC: gestion du personnel, organisation des équipes, préparation du matériel, commandes, déplacement des équipes sur le terrain, organisation et supervision des activités… • Définir les activités à réaliser en collaboration avec le (la) CMN et s’assurer que les activités à réaliser par les équipes soient respectées. • Source d’information communautaire: information et mobilisation de la communauté avec l’aide des superviseurs, contact fréquent avec les leaders communautaires et les membres du comité (le cas échéant). • Sensibilisation et négociation avec les communautés pour leur implication dans le programme. • Coordination avec les dirigeants de la communauté et avec le Ministère de la Santé et autres partenaires concernés. • Gestion de la sélection finale de la ML et des recettes avec les menus quotidiens. • Organiser et diriger une réunion hebdomadaire (minimum) avec les superviseurs et les AT: ceci permettra le suivi et la gestion efficace des activités des AC. • Vérification de chacune des fiches en provenance du terrain et réalisation des modifications nécessaires avant de les remettre au CMN. • Contrôle et évaluation des résultats. • Rédaction d’un rapport à l’issue de la phase d’exécution de chaque atelier avec données statistiques, analyse de la situation et recommandations pertinentes. • Faire des recommandations afin de réorienter la démarche si nécessaire. III. FAUTES GRAVES POUVANT SUPPOSER UN AVERTISSEMENT OU UN LICENCIEMENT - Non respect du règlement interne d’ACF-IN - Non respect des horaires de travail ou absence non justifiée - Développement incorrect des tâches qui lui ont été confiées - Manque de respect envers les bénéficiaires À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________ Responsable de projet L’employé

La liste de responsabilités peut être modifiée en fonction de l’évolution du programme

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Après la description des postes à occuper, on procèdera à l’embauche du personnel. Il faudrait pour cela suivre ces étapes : • Rendre public l’avis d’embauche contenant les conditions nécessaires pour le poste ainsi que la documentation à remettre. Il est important de respecter la date et l’heure limite de dépôt de la documentation. • Rendre public la présélection des candidats en invitant les trois (ou plus) finalistes à la réalisation du test par écrit et à l’entretien (voir exemple en Annexe 11). • Réalisation du test par écrit et de l’entretien. Voir exemple de test pour les Agents de Terrain en Annexe 12. • Après l’entretien et le test écrit, on réalisera la sélection finale des candidat(e)s qui sera rendue publique et on les informera du démarrage de la formation et du travail (voir exemple en Annexe 13). 7. Formation des équipes (AC, AT, superviseurs, personnel de santé…) (voir les détails paragraphe 10). a. Évaluation des besoins en formation. Tenir compte des aptitudes existantes et voir quelles sont les techniques à compléter. Le pré-test peut être utile à cette évaluation. Sélectionner le contenu de la formation et préparer le matériel. L’annexe 4 montre un exemple de module de formation 4. b. Post-test comme méthode d’évaluation. Le contenu de la formation devrait comprendre des indications sur le déroulement des VàD et la réalisation des EàD. 8. Adaptation de l’enquête à domicile (EàD) (annexe 1). Selon le contexte local, on adaptera le modèle d’EàD en déterminant les questions pouvant fournir des informations utiles. Les EàD reposent sur une série de questions posées aux membres de la famille et sur l’observation rigoureuse de la situation du foyer afin de découvrir les bonnes habitudes nutritionnelles, de santé, d’hygiène et de soins apportés aux enfants. Un feuillet pour les remarques joint à la fin de l’enquête (annexe 2) permet de confirmer/démentir ce que les mères nous indiquent lors des entretiens. 9. Vérification de matériel pour la réalisation du recensement et des VàD (voir paragraphe 8). 10. Réalisation du recensement nutritionnel de la population âgée de 6 à 59 mois selon le critère Poids/âge (voir tableau en Annexe 8). Les classer en différenciant les bien nutris et les malnutris : Bande Verte pour les bien nutris, Bande Jaune pour malnu36
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trition modérée et Bande Rouge pour malnutrition sévère (ces derniers seront orientés vers le CNT le plus proche ou, à défaut, vers l’hôpital). Les enfants atteints d’une maladie congénitale ou présentant une déficience physique ou mentale seront exclus. La vérification de l’âge des enfants s’effectuera avec la carte sanitaire ou tout autre document pouvant certifier leur âge. Les AgtC seront responsables de la documentation des fiches de registre de la situation nutritionnelle de la population d’enfants de 6 à 59 mois (Annexe 5.a). On remplira autant de fiches que d’enfants de 6 à 59 mois se présentant au recensement. 11. Planification des VàD avec les familles après avoir analysé les résultats du recensement nutritionnel. On sélectionnera les foyers des enfants de la catégorie bien nutris (bande verte) appartenant à une famille pauvre selon les critères de pauvreté établis par la communauté elle-même. Il faut tenir compte de la distance entre les foyers à visiter. Les AgtC demanderont la permission aux familles afin de s’assurer de leur présence le jour convenu pour la visite. 12. Visites à Domicile (VàD) : réalisation des EàD et rappel de 24 heures. Après avoir programmé la VàD et s’être assuré de la présence de la famille dans le foyer sélectionné, l’AgtC réalisera la visite à domicile en utilisant l’EàD comme outil (Voir annexe 1 et 2) et le rappel de 24h (Voir annexe 3). Il s’agit d’identifier 4 familles DP et une ML. Le rappel de 24 heures est utile au suivi du régime alimentaire : on sait ce que la mère a donné à manger et à boire à l’enfant au cours des dernières 24 heures. L’information est recueillie par l’AgtC. Ce rappel est basé sur le principe FADU : i. Fréquence des repas : nombre, accès à l’alimentation dans le foyer, temps de préparation, moyens pour cuisiner et conserver les aliments préparés. ii. Quantité : quantité par rapport au nombre de personnes partageant le repas, consistance/viscosité et variété de l’alimentation de l’enfant, façon dont le repas est donné (cuiller, main), arôme, couleur, goût. iii. Densité (énergétique et des nutriments) pour connaître la composition nutritionnelle et la valeur énergétique, façon de préparer le repas. iv. Utilisation de l’énergie et des nutriments conditionnée par l’absence d’infection parasitaire, de maladie ou par le degré d’absorption et de digestion, et par la température des repas.

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Essayer de réaliser la VàD à l’heure des repas et disposer de la pratique suffisante (la mère ou la personne chargée de l’enfant ne doit pas interrompre sa tâche lors de notre arrivée), l’équipe ne passera pas plus de 2 heures par foyer. L’équipe devrait être composée de 3 personnes (on préconise 2 AgtC et la ML). Un des membres de l’équipe posera les questions à la personne correspondante de la famille et un autre membre de l’équipe observera attentivement les pratiques de soins de l’enfant, d’hygiène et de santé, la préparation des aliments ainsi que leur disponibilité et celle du matériel. Si l’équipe n’est composée que de 2 membres, la personne posant les questions sera également chargée de l’observation. Le rôle de chacun sera décidé de façon conjointe. Lors des premières EàD réalisées, les AT et le superviseur seront présents afin de guider l’équipe. Il faudra insister sur le but des enquêtes et sur ce que l’on cherche à découvrir : les bonnes attitudes nutritionnelles et de santé, d’hygiène et de soins. Dès l’arrivée au foyer, expliquer le but de la visite et de l’enquête (découvrir les bonnes pratiques alimentaires, de santé, d’hygiène et de soins pour permettre aux familles pauvres d’avoir un enfant bien nutri) puis demander la permission pour visiter la maison et réaliser l’enquête. Créer une ambiance agréable et amicale pour faciliter l’entretien et pour que la famille se sente en confiance pour répondre. L’entretien doit avoir lieu dans la cour de la maison. Les sujets liés à l’hygiène dans la préparation des aliments seront abordés de préférence dans la cuisine. On pourra de cette façon observer quels sont les ustensiles utilisés et s’ils sont propres, la conversation sera plus fluide et on pourra vérifier si ce qui est dit correspond à ce qui est observé. Essayer de recueillir les informations les plus précises possible. Par exemple, si l’on demande quels sont les aliments donnés à l’enfant et que la réponse est «du riz et des légumes», demander quels sont ces légumes (épinards…) afin de mieux connaître le régime alimentaire. Les autres aspects à prendre en compte lors de l’enquête sont : – S’assurer d’avoir posé toutes les questions de l’enquête à chaque famille visitée. – Si la réponse n’est pas bien comprise, la faire répéter. – Surtout, être à l’écoute. 13. Réalisation d’une enquête CAP (Connaissances, Attitudes et Pratiques). Comme ligne de base (Voir paragraphe 7.2) 14. “Analyse” nutritionnelle qualitative de la communauté (voir annexe 14). On réalisera l’analyse selon les résultats du recensement et des VàD (enquêtes et rappel de 24 heures). Par famille (y.c. données de la famille), on classera un
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maximum de 4 bonnes conduites clés par catégorie : nutritionnelle, de santé et d’hygiène ou de soins. Le tableau 2 peut nous aider à documenter les 4 bonnes conduites, sans oublier que les critères de sélection des bonnes pratiques doivent pouvoir être reproduits et accessibles le jour même pour toutes les personnes de la communauté prenant soin des enfants.

TABLEAU 2. GUIDE DE BONNES CONDUITES POUR LA SÉLECTION DES FAMILLES DP
Bonnes Pratiques de Nutrition Éviter les liquides avant l’allaitement Utilisation du Colostrum Bonnes Pratiques affectives et de soins Démonstration équillibrée d’affection entre la mère et l’enfant Démonstration équillibrée d’affection entre l’enfant et le reste de la famille Bonne pratiques de Santé PRÉVENTION Hygiène corporelle (bain, toilettes, ongles) Hygiène alimentaire, de l’eau Hygiène avant et durant le repas Hygiène de l’environnement Vaccination complète ou à jour Pesée régulière de l’enfant Absorbtion de la Vitamine A Utilisation de moustiquaires et de sel iodé CURATIVES

Allaitement maternel exclusivement Démonstration équillibrée d’affection entre jusq’à l’âge de 6 mois l’enfant et le père Allaitement équilibrée de la mère allaitante Supervision de l’enfant à tout moment

Allaitement maternel jusq’à l’âge de Utilisation de jeux et autre type de simula2 mois tions pendant les tâches quotidiennes Introduction progressive de l’alimentation complémentaire Alimentation variée à chaque repas L’enfant possède sa propre assiette Supervision lors du repas Alimentation appropriée durant la maladie Augmentation de l’alimentation durant la période de convalescence de l’enfant Les garçons n’ont pas priorité sur les filles lors des repas Encourager l’enfant ayant peu d’appétit L’environnement n’est pas dangereux

Identification de signes de danger

Traitement adéquat à la maison Usage approprié des SRO Déparasitage régulier Recherche d’aide quelifiée losque l’enfant est malade

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15. Partager les résultats obtenus avec la communauté à l’aide d’un support visuel : on reproduit sur un tableau noir ou sur “paperboard” une courbe de croissance avec les trois bandes (rouge, jaune et verte) afin de visualiser l’état nutritionnel de l’ensemble des enfants pesés dans la communauté. On essaye ainsi de faire comprendre la situation nutritionnelle et l’ampleur de la malnutrition dans la communauté, ses causes et ses conséquences à court et à long terme. Ceci doit conduire à l’adoption de la Déviance Positive comme solution et à l’utilisation d’illustrations basées sur des pratiques culturellement acceptables (proverbes, métaphores...). Autres outils possibles : poster de présentation des bonnes pratiques identifiées chez les familles « modèles positifs » et applicables dans d’autres familles. Exposition des posters dans les écoles, les centres de santé, au point de rencontre de la communauté, etc.… Mettre également l’accent sur les pratiques négatives repérées (insalubrité, absence de communication entre les membres de la famille…). Comparer les bonnes conduites et les mauvaises. 16. Identification de la maman-lumière (ML). Suite aux enquêtes menées auprès des modèles positifs, on choisira la mère montrant les meilleurs pratiques et conduites (que l’on appellera ML). Elle devra également répondre aux conditions requises suivantes : avoir un enfant bien nutri, être disponible et accepter de travailler volontairement (négocier sa participation en fonction de sa disponibilité), être dynamique, capable de transmettre ses connaissances aux autres mamans et jouir de crédibilité, de confiance et de reconnaissance auprès des autres mères de la communauté. La ML constitue une ressource/référence pour sa communauté et favorise l’apprentissage des membres souhaitant adopter les bons comportements dans le but d’améliorer l’état nutritionnel des enfants malnutris. 17. Formation de la ML. La formation est réalisée par les AT et les AgtC (voir module de formation en annexe 4), les objectifs poursuivis étant les suivants : – Renforcer leur capacité à transmettre les compétences et les bonnes pratiques aux autres mères. – Les initier au protocole d’exécution des séances quotidiennes des AC.
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– Savoir réaliser une enquête de marché afin de connaître les aliments dans le village selon la saison et pouvoir ainsi : • Quantifier les apports énergétiques et protéiques par ingrédient. • Élaborer les menus en fonction de la disponibilité et de la valeur nutritionnelle des aliments. • Déterminer la contribution quotidienne des mères en aliments. • Connaître les mesures locales pour les ingrédients les plus couramment utilisés dans la communauté. – Les initier à la diffusion des messages IEC au sein de l’AC. À la fin de la formation, il est recommandé de réaliser un post-test afin de connaître le niveau d’apprentissage de la mère. 18. Élaborer une enquête de marché (voir annexe 15). Connaître le coût et la valeur nutritionnelle des aliments selon la mesure locale. On remplira une fiche par lieu d’achat des différents produits (magasin, marché…). 19. Analyse et interprétation des résultats de la première enquête CAP. Ces résultats serviront à élaborer par la suite les messages IEC. 20. Programmer les séances AC (séances qui se dérouleront durant la phase d’exécution). a. Élaboration d’un plan annuel d’activités et chronogramme d’activités. b. Planifier les menus quotidiens sur les 12 jours de séances AC. Élaboration de diètes supplémentaires afin d’assurer une récupération rapide de l’enfant. La diète doit fournir entre 800 et 1000 Kcal. Consulter l’annexe 6 pour voir le calcul des rations. c. Conception des messages IEC (paragraphe 4.1) selon les résultats obtenus avec les VàD et la première CAP d. Élaboration/description de protocoles durant l’exécution des séances des AC (voir paragraphe 11.2) 21. Admission des enfants aux AC pour la récupération nutritionnelle selon le rapport Poids/Taille. Présélection. Parmi les enfants enregistrés lors du recensement nutritionnel et classés en vert, jaune et rouge selon le critère Poids/âge, on pèsera et mesurera ceux qui ont été classés sous bande jaune et sous bande rouge. Les résultats seront notés par les AgtC sur la fiche correspondante de présélection selon le %P/T (Annexe 5.b). Ainsi, les enfants seront classés en fonction de l’indice %P/T.
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Sélection finale Seuls les enfants de 6 à 59 mois figurant sur la fiche de présélection dont le %P/T est compris entre 70% et 85% et n’ayant aucune maladie en cours (voir paragraphe 2.5 : critères d’admission et de sélection) seront admis à l’atelier. Le nom et les coordonnées de ces enfants seront notés sur la fiche de sélection finale (annexe 5.c) S’il y a plus de 12 enfants réunissant les critères d’admission pour les AC, on déploiera le nombre d’ateliers nécessaires pouvant accueillir 12 enfants chacun. période comprise entre la dernière pesée de l’enfant (recensement réalisé lors du démarrage du programme) et le début des séances des AC ne devrait pas dépasser 3 semaines. Durant la présélection et la sélection finale identifiant l’état nutritionnel des enfants, ceux atteints de malnutrition aiguë sévère selon le % P/T seront orientés vers le centre nutritionnel thérapeutique le plus proche et, à défaut, vers l’hôpital (voir fiche de réorientation en annexe 5d). De plus, les critères de réorientation seront : – Les enfants gravement malades identifiés à n’importe quelle étape du programme. – Enfants sans gain de poids à l’issue de la séance des AC. – Enfants tombant malades au cours de la séance des AC. – Enfants dont le calendrier de vaccins est incomplet. À l’issue du programme, les AgtC, ML et les responsables de santé du centre/poste de santé seront chargés de poursuivre la réorientation dans les cas nécessaires. 22. Sélection des communautés. Ayant pris connaissance des enfants admis aux AC et des résultats de l’analyse de la Zone, on peut sélectionner les communautés dans lesquelles se dérouleront les AC. 23. Information aux communautés. Une fois choisies, on informera toutes les communautés participantes à une activité des résultats et des raisons de la sélection. Dans les communautés choisies, on demandera aux mères des enfants admis d’apporter le carnet de santé ou de vaccination de l’enfant le premier jour des séances des AC afin de prendre note du contrôle poids/taille et des dates de supplémentation en Vitamine A, Fer et déparasitage. On informera les mères dont les enfants n’ont pas été sélectionnés du bon état de leurs enfants et on les encouragera à persévérer dans l’application de bonnes attitudes et pratiques.
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On remerciera les communautés non sélectionnées de leur collaboration. L’ensemble des activités à réaliser durant la phase de préparation est résumé ci-dessous.

TABLEAU 3. CHRONOGRAMME D’ACTIVITÉS POUR LA PHASE DE PRÉPARATION
ACTIVITÉS / Semaine 1ère Semaine 1. Analyse de la Zone 2. Accord avec le Ministère de la Santé 3. Informer au niveau régional et de district 4. Identification d’autres ONG et structures locales Responsable S, CdP CMN CMN CMN JOURS 1 x x x x x x x 9 x 2 x 3 4 5 6 7

5. Réunion avec les leaders communautaires : information CMN et CdP et négociation 6. Sélection de RRHH 2ème Semaine CMN Responsable 8

10 11 12 13 14

Le processus de sélection du personnel se déroule tout au long de la 2ème semaine et on prépare tout le matériel nécessaire aux formations 3ème Semaine 7. Formation des équipes 8. Adaptation des EàD 9. Vérification du matériel (pour les VàD et le recensement) 4ème Semaine 10. Réalisation du recensement nutritionnel 11. Analyse des résultats et planification des VàD 5ème Semaine 12. Réalisation des VàD 13. Réalisation de l’enquête CAP 14. Analyse nutritionnelle pour la sélection des familles DP 15. Partager les résultats obtenus lors des VàD et le recensement nutritionnel avec la communauté. 16. Sélection de la ML 17. Formation de la ML 6ème Semaine 17. Formation de la ML 18. Élaborer une enquête de marché AgtC, AT AgtC, AT, S CMN,CdP CMN,CdP y S CMN,CdP y S AT Responsable 6 x AT AgtC, ML x x 7 8 Responsable 15 16 17 18 19 20 21 x x x x x CMN, S, AT x CMN,CdP CMN x x x x x x x x x x

Responsable 22 23 24 25 26 27 28 AgtC,AT x x x x x CdP, CMN 29 30 x x x x x x 9 x x 10 11 12 1 x x 2 x x 3 x x 4 x 5

Le jour du marché x x x x x x x x x x

19. Analyse et interprétation des résultats de l’enquête CAP CMN, CdP CMN, CdP, S 20. Programmer les séances des AC 21. Admission des enfants : Présélection et sélection finale AgtC,ML, AT 22. Sélection des communautés pour les AC. 23. Information aux communautés choisies pour l’exécution des AC CMN, JdP, S AT, S

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RECOMMANDATIONS durant la phase de préparation • Si possible, fournir un calendrier d’activités aux personnes clés de la communauté (agents de santé, leaders communautaires et religieux…) avant de démarrer toute activité. • L’implication de la communauté dans la sélection des RRHH volontaires s’avère très positive. Elle nous permettra d’éviter le manque de personnel communautaire dans les différentes phases du programme et de connaître le personnel engagé dans d’autres ONGs locales, ce qui lui évitera une surcharge de travail. • Si la communauté a déjà reçu une aide alimentaire, il faudrait consacrer davantage de jours à la sensibilisation.

3.2. EXÉCUTION (Un total de 13 jours de séances, le septième jour étant de repos)

Afin de voir en détail qui sera le responsable de chaque activité durant la phase d’exécution, consulter le paragraphe 11.2.C. (Déroulement des 12 jours de séances) de ce manuel. Les séances sont conçues pour permettre aux mères participantes d’apprendre les pratiques et les comportements appropriés afin d’améliorer la santé et la nutrition de leurs enfants. Lorsque tout le matériel nécessaire a été rassemblé, les séances peuvent démarrer selon les étapes suivantes : 1. Vérification du matériel. La liste complète du matériel nécessaire (voir paragraphe 8) sera vérifiée par l’AgtC tous les jours, avant et après chaque séance de l’AC. 2. Ouverture des AC. – Souhaiter la bienvenue et inscrire les mamans et/ou personnes ayant la charge des enfants. La ML se chargera d’enregistrer le nom de l’enfant, de la mère et/ou personne ayant la charge des enfants admis à l’atelier (voir fiche en annexe 5f). Elle prendra note chaque jour de la présence/absence de la mère et/ou personne chargée de l’enfant à l’atelier et lors de la présentation des messages IEC décrits plus loin. – Il faut inviter tous les membres de la communauté à l’ouverture (1er jour) ainsi qu’à la clôture (dernier jour) des séances des AC. 3. Peser et mesurer les enfants admis. On pèsera et mesurera les enfants bénéficiaires de l’atelier le premier et le dernier jour de la séance. Les données seront enregistrées sur la fiche d’évolution de la croissance de l’enfant (Annexe 5e). La pesée et la mesure du premier et du dernier jour permettra aux membres de la communauté

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de suivre l’état nutritionnel et de vérifier en direct l’impact du programme sur l’état nutritionnel des enfants. 4. Apport de supplémentation en Vitamine A, Fer et acide folique et déparasitage. La supplémentation sera réalisée selon le protocole détaillé dans le tableau 6. Noter les dates sur les carnets de santé des enfants. Les trois médicaments seront administrés le premier jour de séance de l’AC. Si cela n’est pas possible, on les administrera deux jours plus tôt afin d’éviter que les mères n’associent d’éventuels cas de diarrhées aux nouvelles recettes.
TABLEAU 6. TRAITEMENT SYSTÉMATIQUE DES CAS DE MALNUTRITION AIGUË MODÉRÉE LORS DES AC
VITAMINE A Non administrée aux enfants < 6 mois, ni aux femmes enceintes ou allaitantes. Fer / Acide folique (FAF) Non administrée aux femmes enceintes ou allaitantes. (moins de) < 10 kg (plus de) > 10 kg Âge Mébendazole (100mg) Non administré aux enfants < 6 mois, ni aux femmes enceintes ou allaitantes. (moins de) < 1 an De 1 à 2 ans (plus de) > 2 ans Néant 2 + ½ cp 5 cp 1 fois 1 fois ½ cp 1 cp Dose 1 fois 1 fois Jours d’administration Âge 6-11 mois 12-59 mois Poids Dose 100.000 UI 200.000 UI Dose Jours d’administration Une fois par an Tous les 6 mois Jours d’administration

5. Apport d’aliments. Á noter que les activités se déroulent grâce à une participation communautaire et à une subvention, mais que l’apport communautaire doit être 2 à 3 fois supérieur à la subvention. Ces contributions de la part des mères bénéficiaires des séances ou de toute la communauté peuvent être économiques ou de produits, ce qui aura été négocié auparavant. La contribution journalière en aliments est indispensable à la durabilité du projet. Il s’agit davantage d’un « changement de conduite » que d’un « transfert

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de connaissances ». Cela devrait être une condition requise lors de l’élaboration du protocole des séances des AC. Tous les jours, à l’arrivée de la mère ou de la personne chargée de l’enfant admis à l’atelier, on enregistrera sa contribution quotidienne en matériel et/ou ingrédients sur la fiche correspondante (Annexe 5.g) 6. Préparation de la diète. Avec l’apport d’aliments locaux et l’aide des mères, on sélectionnera et préparera une diète. En général, cela dure deux heures. La ML est la personne de référence. Bien indiquer que ce menu n’est qu’un repas supplémentaire et que si l’enfant ne consomme rien d’autre que ce repas durant plusieurs jours sa récupération sera lente et la motivation de sa mère à poursuivre les séances diminuera. Chaque enfant doit avoir sa propre assiette lors des repas qui doivent être accompagnés d’un fruit localement disponible. L’AT sera chargé d’enregistrer les différentes diètes préparées en spécifiant les ingrédients, les mesures locales et la valeur nutritive. (Voir annexe 5.h) 7. Superviser l’hygiène de la démonstration culinaire 8. Distribution du repas. Il faut en général une demi-heure. À l’aide de la fiche de l’annexe 5.i, on supervisera chaque jour la consommation de la diète par l’enfant en signalant s’il a mangé le contenu de l’assiette au complet, s’il en a mangé la moitié, un quart, etc. 9. Diffusion de messages IEC par la ML et les AgtC et sous la supervision des AT. Il s’agit de messages clés permettant aux mères d’adopter de nouveaux comportements. Les messages portent sur des sujets clés tels que l’hygiène (corporelle, alimentaire, vestimentaire et surtout sur le nettoyage des ustensiles de cuisine et le lavage des mains des enfants ; incitation à l’allaitement maternel et sevrage ; diversification alimentaire basée sur les produits locaux ; lutte contre la diarrhée, prévention du paludisme ; incitation à la vaccination et suivi et contrôle de la croissance. Ils sont basés sur les résultats obtenus lors des EàD et rappels alimentaires de 24 heures. Ils sont détaillés dans le paragraphe 4.1 et seront diffusés lorsque les enfants auront fini le repas et se seront lavé les mains. Un contrôle des messages IEC sera effectué quotidiennement à l’aide d’une fiche remplie par l’AT (voir annexe 5.j). 10. Clôture des séances des AC, qui constitue, de même que l’Ouverture, un des moments les plus intéressants pour les responsables communautaires et les personnes impliquées dans les AC. Comme nous l’indiquions plus haut, les enfants sont à nouveau pesés et mesurés ce jour-là et les données sont enregistrées sur la même fiche d’évolution de croissance de l’enfant. Étant donné le grand nombre de fiches nécessaires au bon suivi du programme, un résumé des tâches à réaliser quotidiennement lors des séances des AC (durant la phase d’exécution) est indiqué ci-après ainsi que les responsables correspondants :
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1. Accueil : La ML souhaite la bienvenue aux mères des enfants bénéficiaires. L’objectif est de connaître le taux de présence. La ML remplie la fiche de présence. 2. La ML rassemble la contribution des mères (aliments, ustensiles...) et l’ AT, ou à défaut la ML, remplit la fiche. 3. Les mères n’apportant pas de contribution à plusieurs reprises devraient être interdites d’assistance à la séance ce jour-là. L’AgtC la sensibilisera pour la prochaine fois. 4. La ML et l’AgtC vérifieront la quantité de chaque ingrédient apporté en fonction du nombre d’enfants par repas du jour. 5. L’AgtC contrôlera tout le matériel de l’AC et distribuera le matériel nécessaire. En cas de perte et/ou de dommages sur le matériel, il remplira le document correspondant et le remettra à l’AT. 6. La ML distribue les tâches à réaliser par les mères durant la journée : qui se chargera de nettoyer les ustensiles, qui aidera à préparer le repas…. 7. La ML doit préparer les aliments et les cuisiner (démonstration culinaire) avec l’aide de 2 mamans différentes chaque jour. 8. Alors que le plat finit de cuire (30 minutes environ), revoir les objectifs du programme. La ML exposera le message IEC du jour. 9. Faire en sorte que les mères lavent les mains des enfants avec de l’eau et du savon avant le repas. 10. La ML distribuera les assiettes individuelles par enfant et supervisera, avec l’aide des AgtC, comment les mamans donnent à manger à leurs enfants : elles ne doivent réaliser aucune autre activité lors du repas, observer l’interaction avec l’enfant, vérifier si l’enfant finit son assiette… 11. Les AgtC et ML font en sorte que les mamans lavent les mains des enfants, ainsi que les ustensiles de cuisine, avec de l’eau et du savon à la fin du repas. 12. L’ AgtC remplira la fiche de contrôle de consommation jour/enfant. 13. Diffusion des messages IEC de la part de la ML et de l’AgtC. L’AT remplira la fiche de messages IEC développés par jour. 14. L’ AT veillera à ce que les ustensiles soient nettoyés avec de l’eau et du savon et contrôlera l’état de propreté des lieux après les AC. L’AgtC remplit la fiche de contrôle de matériel pendant ce temps. 15. L’AgtC, la ML et l’AT organiseront un jeu ou chanteront avec les enfants. 16. La ML désignera les mamans qui formeront l’équipe pour la préparation du repas du prochain jour. 17. Les AgtC, avec l’aide des AT si nécessaire, rappelleront aux mamans d’apporter leur contribution et expliqueront pourquoi cela est important.
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D’autres activités ne seront mises en place que le premier et le dernier jour de la phase d’exécution. Le premier jour, en plus de ce qui a été décrit et qui se fera chaque jour : – Les AgtC et les AT pèseront et mesureront les enfants. L’AgtC remplira la partie correspondante de la fiche d’évolution de la croissance des enfants par atelier durant les phases d’exécution et de suivi. – Le Responsable de santé et l’AgtC administreront de façon conjointe le traitement systématique. Ils donneront les doses correspondantes en vérifiant, à l’aide du carnet de santé, l’âge de l’enfant et le poids vérifié auparavant. L’AT et le responsable de santé rempliront la fiche de suivi médical. Le dernier jour, en plus de ce qui a été décrit et qui se fera chaque jour : – Les AC et AT pèseront et mesureront les enfants. L’AgtC remplira la partie correspondante de la fiche d’évolution de la croissance des enfants par atelier durant les phases d’exécution et de suivi. – L’AgtC et l’AT inviteront les leaders communautaires, les leaders religieux, les chefs de la communauté, les responsables de santé (formels et non-formels), les pères et les professeurs à la clôture de la séance. – L’AT et le superviseur(euse) montreront les résultats obtenus au cours des 12 jours d’atelier et insisteront sur l’importance de l´étape suivante (de suivi) en renforçant la figure de la ML et de l’AgtC. – L’AT donnera le calendrier de suivi aux AC et aux ML, ainsi que le vélo (le cas échéant) afin de faciliter le suivi. Une copie du calendrier sera également remise au responsable de santé et au chef de la communauté. – On peut l’envisager comme une journée de célébration et chanter des chansons reprenant les messages IEC appris au cours des séances.
3.3. SUIVI (un mois, deux mois, 6 mois et un an après la clôture des AC)

Au cours de cette phase, on soutiendra les nouvelles conduites apprises lors de la phase d’exécution de l’AC par l’intermédiaire des VàD. Il faut un minimum de 21 jours pour changer une nouvelle conduite en habitude. Les VàD de suivi ne se dérouleront donc qu’un an après les séances d’AC. Par la suite, les VàD se dérouleront le deuxième mois, le sixième mois et un an après la fin de la phase d’exécution de l’atelier. Au cours de ces visites, on réalisera les EàD et on soutiendra les mères afin qu’elles mettent en pratique chez elles les connaissances acquises durant les séances des AC. Les AgtC doivent les aider à trouver des solutions aux éventuelles difficultés rencontrées. On prêtera une attention particulière aux enfants n’ayant pas récupéré de poids au cours des 12 jours de séances.
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RECOMMANDATIONS durant la phase d’exécution • Ne pas oublier d’exclure des AC les enfants malades et les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère: ils seront orientés vers le centre nutritionnel thérapeutique ou vers l’Hôpital. Il n’y aura pas plus de 12 enfants par atelier. Comme dans tout programme éducationnel, un nombre limité de participants permet une participation équilibrée dans toutes les activités. • Le mieux est d’avoir 6 jours de séances et un jour de repos. Il est préférable que ce dernier corresponde au jour de marché, puis 6 jours de plus de séances. • Renforcer la communication/coordination avec les services de santé disponibles de la zone: déparasitage, suppléments en fer, vaccination… • Lorsque les enfants mangent, aucune autre activité ne doit être menée. Il faut seulement mettre l’accent sur l’heure du repas et sur l’interaction mère (ou personne en ayant la charge)/enfant. • Sensibiliser les pères et les leaders communautaires pour leur contribution en matériel et ingrédients lors de la phase d’exécution des AC. • Les mères doivent participer activement chaque jour aux séances. Ceci contribue non seulement à l’amélioration de l’état nutritionnel de leur enfant, mais aussi à la prévention de la malnutrition chez les futurs enfants. Leur présence est nécessaire pour que l’enfant gagne du poids. • Si les mères sont trop pauvres pour collaborer avec un apport en aliments, penser qu’elles peuvent collaborer en apportant de l’eau, du bois pour le feu, des ustensiles de cuisine, consacrer une partie de leur temps à faire la vaisselle… • Afin de motiver et d’encourager les AgtC et les ML, on pourrait leur faire don d’une partie du matériel de cuisine à la fin de la phase d’exécution. • L’amélioration rapide de l’état de l’enfant observé au cours des séances devrait être utilisé pour motiver davantage les mères à adopter de nouvelles pratiques alimentaires, de santé et d’hygiène et de soins. • Les recommandations devraient être adaptées aux variations locales et régionales de la diète, en tenant compte du groupe d’âge concerné, de la disponibilité saisonnière et autres facteurs qui font que l’ingestion d’aliments et les modèles de repas varient.

Lors de cette phase, on réalisera des visites périodiques dont le contenu sera le suivant : • Le premier mois suivant la date de clôture de l’atelier. – VàD : EàD – Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T – Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k) – Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les fiches 2 et 3 du paragraphe 7) • Le deuxième mois suivant la date de clôture de l’atelier. – Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T – Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k)
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– Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les fiches 2 et 3 du paragraphe 7) • Le sixième mois suivant la date de clôture de l’atelier. – VàD : EàD – Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T – Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k) – Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les fiches 2 et 3 du paragraphe 7) • Un an après la date de clôture de l’atelier. – VàD : EàD – Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T – Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k) – Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les fiches 2 et 3 du paragraphe 7) Il convient d’élaborer un plan de suivi annuel. Il est possible de réaliser de façon simultanée plus d’une séance d’AC dans différentes communautés, mais il faut alors tenir compte : • Du nombre de personnes formant notre équipe • Des distances entre les communautés ceci conditionnant le suivi et le contrôle des AC. L’idéal serait d’avoir 2 AT par AC et que ceux-ci puissent compter sur un AgtC dans la communauté où se déroule l’AC. Le nombre d’AC dépendra donc des personnes dont on dispose, car ce sont elles qui devront se déplacer dans les communautés et réaliser le suivi du mois, des deux mois, etc.… avec l’aide des agents communautaires se trouvant déjà sur les lieux ou à proximité. Voici un exemple envisageant l’implantation de 10 ateliers, la phase d’exécution de deux d’entre eux démarrant tous les mois.
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D D D D

1 1 1 1 D D D D

2 2 2 2 1 1 1 1 D D 1 1 2 2 2 2 2 2

6 6 6 6 6 6 6 6 6 6

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RECOMMANDATIONS durant la phase de suivi • Utiliser les mêmes outils de contrôle et d’évaluation pour toutes les communautés. La comparaison entre AC sera ainsi plus facile. • On encouragera les mères à continuer à se rendre aux services de santé préventifs (suivre le calendrier des vaccinations, campagnes de supplémentation….) assurant le suivi de la croissance. • Renfort d’un partenaire local gérant le projet et soutenant les personnes clés du projet lors de la diffusion régulière des messages au cours de cette phase. • Renforcer la communication/coordination avec les services de santé disponibles dans la zone afin d’avoir un bon système de Surveillance Nutritionnelle et un échange continu de données nutritionnelles concernant la zone entre le Ministère de la Santé et ACF.

4. PRINCIPAUX ÉLÉMENTS INTÉGRÉS DANS LE PROGRAMME
La malnutrition étant la cause et l’effet de nombreux problèmes de santé publique, elle ne peut être traitée de façon isolée. Les AC peuvent donc intégrer toute une gamme de programmes existants, parmi lesquels on peut citer ceux de sécurité alimentaire, de l’eau et de l’assainissement. Des programmes d’immunisation, de suppléments en micronutriments, de déparasitage et un système d’orientation des enPROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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1 et 2

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fants malades vers les unités de santé locales font déjà partie intégrante du programme des AC. Une bonne implantation des AC peut avoir un impact sur d’autres indicateurs de santé publique tels que l’incidence des diarrhées et peut contribuer à une diminution importante de la malnutrition.
4.1 PAQUET MINIMUM DE NUTRITION. MESSAGES IEC

Le Paquet Minimum de Nutrition (PMN) est une stratégie d’intervention développée afin de promouvoir six conduites/comportements nutritionnels et de santé positifs sur trois niveaux différents spécifiés dans le tableau 7 : – En améliorant le comportement au foyer – En améliorant l’appui communautaire – En améliorant les services de santé de base
TABLEAU 7. NIVEAUX D’INTERVENTION SUR LES CONDUITES NUTRITIONNELLES
CONDUITES NUTRITIONNELLES 1. Allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois. 2. Dès l’âge de 6 mois, introduire une alimentation complémentaire et continuer à donner le sein à l’enfant jusqu’à l’âge de deux ans. 3. Consommation d’aliments riches en Vitamine A et/ou prendre des suppléments de Vitamine A. 4. Apporter des soins adéquats à l’enfant malade : a. Poursuivre l’alimentation et augmenter l’absorption de liquides durant la maladie b. Augmenter l’alimentation après la maladie 5. Toutes les femmes enceintes prennent du fer/acide folique 6. Les familles prennent du sel iodé régulièrement.

Améliorer les conduites dans les foyers - Éducation nutritionnelle par l’intermédiaire des responsables de Santé, des AgtC, des sages-femmes. - Groupes de soutien à l’allaitement maternel - Développement au foyer de recommandations concernant la façon d’alimenter l’enfant - Planification communautaire participative

STRATÉGIES D’INTERVENTION

Améliorer les services de santé de base Les responsables de santé reçoivent une formation et des outils pour :

Améliorer le soutien à la communauté - Distribution de suppléments en Vitamine A et en fer/acide folique. - Accès régulier au sel iodé. - Accès régulier aux aliments nutritifs.

- Donner des conseils nutritionnels appropriés. - Donner des suppléments de micronutriments. - Ausculter, diagnostiquer et traiter les enfants malades. Les services de santé ont des stocks de micronutriments qu’ils vérifient régulièrement et possèdent du matériel IEC.

Source : Tina Sanghvi & John Murray. Improving Chile Nutrition through Nutrition : The Nutrition Minimum Package, BASICS, 1997

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Il s’agit d’une stratégie d’intervention afin de réduire la malnutrition. Elle doit donc faire partie intégrante de tous les programmes de santé primaire et être adaptée aux habitudes locales. L’impact en nutrition sera plus durable et important si elle est conjuguée avec d’autres activités sanitaires comme la consultation prénatale, la vaccination, etc., et avec des stratégies de mobilisation communautaire. Ces actions visent à développer les capacités locales afin de pérenniser le programme dans les structures de santé. On sélectionnera ces 6 conduites nutritionnelles car elles ont, grâce à leur faisabilité, à leur durabilité et au coût de l’intervention par rapport à l’efficacité, un impact sur le taux de morbidité et de mortalité et peuvent être mesurées afin de contrôler et d’évaluer le programme. Pour chacune des conduites nutritionnelles on mettra l’accent sur les points suivants : 1. Allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois. a. Importance d’allaiter l’enfant immédiatement après l’accouchement b. Immunité de l’enfant grâce à la teneur en anticorps du colostrum c. Économique et toujours disponible d. Renforce les liens entre la mère et l’enfant e. Contient suffisamment d’eau. Il n’est pas nécessaire de donner de l’eau à l’enfant avant l’âge de six mois. f. Donner le sein à l’enfant chaque fois qu’il le demande g. Assure une nutrition optimum de l’enfant. 2. Dès l’âge de 6 mois, introduire une alimentation complémentaire et continuer à donner le sein à l’enfant jusqu’à l’âge de deux ans. a. Augmenter la quantité de nourriture selon l’âge et le poids de l’enfant. b. Augmenter la fréquence des repas en fonction de l’âge : i. 6-8 mois : 2-3 repas/jour ii. 9-23 mois : 3-4 repas/jour ; 1-2 snacks c. Varier les repas afin d’assurer une ingestion correcte de nutriments comprenant : i. Viande, animaux de basse-cour, poisson ou œufs tous les jours ou chaque fois que cela est possible. ii. Fruits et légumes contenant de la vitamine A (tous les jours) et quantité suffisante de lipides. iii. Éviter les boissons peu nutritives (café, thé…).
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iv. L’alimentation complémentaire doit être introduite de façon progressive, en petites quantités et sous forme de purée ou semi-solide. 3. Consommation d’aliments riches en Vitamine A (foie, poisson, œufs, mangue, papaye, carotte…) et/ou prendre des suppléments de Vitamine A. 4. Apporter des soins adéquats à l’enfant malade : a. Poursuivre l’alimentation et augmenter l’absorption de liquides durant la maladie. b. Augmenter l’alimentation après la maladie jusqu’à ce que l’enfant récupère le poids perdu. c. Si allaitement maternel, ne pas l’interrompre. d. Les liquides devront être donnés à la cuiller mais de façon régulière. 5. Toutes les femmes enceintes prennent du fer/acide folique au début de la grossesse et jusqu’à six mois après l’accouchement. Inciter à consommer des aliments riches en fer (foie, poissons, viande, abats, céréales, fruits, manioc, épinards…). 6. Les familles prennent du sel iodé régulièrement afin d’éviter des carences en iode. Il faudra cependant encourager ces conduites nutritionnelles et de santé à travers des messages appropriés et culturellement acceptés, utilisant les canaux de communication locaux disponibles. Ces messages s’appellent MESSAGES IEC. Les Messages IEC représentent donc un outil permettant de renforcer les concepts qui soutiennent le changement et les nouvelles conduites chez les personnes chargées des enfants malnutris. Il est important de bien comprendre les habitudes et les pratiques saines du foyer et de la communauté pour assurer la bonne couverture, la qualité et l’impact du programme. Les étapes du développement des messages IEC sont : 1) À travers les EàD, le rappel alimentaire de 24 heures, les enquêtes de marché et les études CAP, identifier les conduites pouvant changer. 2) Connaître les canaux de communication les plus appropriés pour la communauté. Ils peuvent être transmis oralement et par écrit, sous forme de jeux pour enfants ou de chansons, de planches conseil (voir tableau 8), par radio… On évaluera les possibilités en fonction du contexte. 3) Définir les objectifs. Quels sont les changements attendus. 4) Développer et adapter les messages et recommandations que l’on souhaite communiquer.
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5) Former le personnel de santé, l’AgtC et la ML à la transmission des messages IEC. 6) Transmettre les messages. Un nouveau sujet est introduit chaque jour. Lorsque tous les sujets choisis ont été traités, revoir les sujets traités lors de journées précédentes. Contenu des messages IEC : Les bonnes conduites et pratiques promues par les AC à travers les IEC sont réparties en 4 catégories principales de comportement et comprennent 16 pratiques clés visant 6 conduites nutritionnelles du PMN 1. Croissance et développement de l’enfant : amélioration des pratiques alimentaires. a. Promouvoir l’allaitement maternel. Donner le sein uniquement aux nourrissons jusqu’à l’âge de 4 mois au moins et si possible 6 mois. De quoi s’agitil et pourquoi donner le colostrum ? b. Alimentation complémentaire à partir de 6 mois. Elle doit avoir été récemment préparée, son contenu nutritif et calorique doit être élevé et il faut continuer à allaiter l’enfant jusqu’à l’âge de 2 ans au moins. c. Quantité de micronutriments adéquate comprise dans la ration alimentaire ou dans les suppléments (notamment Vitamine A et Fer) d. Promouvoir le développement mental, émotionnel et psychologique par l’amélioration des pratiques de soins et en répondant à ses besoins : interaction verbale fréquente, s’occuper de lui et lui montrer de l’affection, partager les soins et permettre ainsi une bonne supervision, surtout durant les repas, participation active des pères dans les soins apportés à l’enfant (jouer avec lui, lui parler, créer une ambiance stimulante) 2. Prévention des maladies a. Promouvoir la vaccination afin de compléter le régime global d’immunisations (avant qu’il n’atteigne l’âge d’un an) et le suivi de la croissance b. Promouvoir l’hygiène alimentaire, corporelle et vestimentaire. Une seule pratique hygiénique : se laver les mains avec de l’eau et du savon avant de manger et après avoir déféqué est vital pour réduire l’incidence des maladies diarrhéiques c. Promouvoir l’utilisation de moustiquaires imprégnées d. Adopter et maintenir les conduites appropriées de prévention et de traitement du VIH/SIDA ainsi que de relation avec les personnes atteintes de cette maladie, y compris les enfants orphelins 3. Soins à domicile appropriés
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a. Poursuivre l’alimentation et l’hydratation en cas de maladie. Offrir davantage de liquides, y compris le lait maternel. b. Administrer le traitement adéquat au foyer lorsque les enfants présentent des infections. Exemple de préparation et d’utilisation du SRO en cas de diarrhée c. Prévenir les abus et le manque de soins aux enfants et prendre les mesures pertinentes lorsque cela arrive d. S’assurer que les hommes participent activement aux soins apportés aux enfants et à la santé reproductive de la famille 4. Recherche de soins hors du foyer a. Visites prénatales (4 visites avant le rapport et le vaccin antitétanique) b. Suivre les recommandations du responsable de santé en ce qui concerne le traitement et les consultations ultérieures c. Reconnaître les signes de gravité de la diarrhée, de la fièvre et de la toux et savoir lorsque l’enfant doit être traité en recherchant l’attention médicale pertinente d. La mère a besoin du soutien de sa famille et de la communauté pour rechercher l’attention médicale nécessaire durant et après l’accouchement Ces conduites doivent être examinées en fonction du contexte culturel de chaque communauté où l’AC est mis en place. Le personnel du programme collabore avec d’autres partenaires locaux afin de sélectionner les conduites prioritaires clés dans chaque communauté. On expliquera ce qu’est une alimentation équilibrée et diversifiée selon la disponibilité des aliments locaux nutritifs et d’après les résultats de l’enquête de marché, le calendrier agricole et les EàD.
RECOMMANDATIONS pour une communication plus efficace • Féliciter la maman pour tout ce qu’elle fait correctement et pour son désir d’apprendre. • Identifier les obstacles que la mère peut rencontrer dans l’application de la conduite recommandée et chercher avec elle les solutions à sa portée. • Montrer ce que la famille est supposée faire à la maison. Dans la mesure du possible, utiliser pour cela des quantités et des objets réels. • Le message doit être répété aussi souvent que nécessaire. • Il doit être exposé doucement, en demandant aux participants de répéter ou d’expliquer l’information apprise. • Aménager un temps pour discuter et poser des questions. • Les messages doivent être courts, simples, clairs, compréhensibles et motiver celui qui l’écoute. 56
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TABLEAU 8. EXEMPLE DE PLANCHES CONSEIL
Les planches conseil. Ce type de matériel permet d’améliorer la façon d’aborder certains sujets en groupe et apporte des conseils individuels aux mères. Certains des sujets abordés sont l’allaitement maternel, la croissance et le contrôle du poids, l’alimentation de l’enfant de 6 à 11 mois, l’alimentation à partir d’un an, les soins de l’enfant atteint de diarrhée et d’une infection respiratoire aiguë, le lavage des mains… Comment les utiliser : - Le jeu de planches est construit de telle sorte que le groupe puisse voir le côté où se trouvent les dessins (côté face) alors que le formateur en voit le dos, où se trouve le texte. - L’information est répartie en 5 rubriques : • Introduction : elle contient une phrase ou une question très générale afin de démarrer le dialogue sur le sujet abordé dans la planche. • Expérience : questions permettant d’identifier ce que la mère fait correctement ou incorrectement et facilitant l’apprentissage à partir de l’expérience de la mère elle-même. • Messages Clés : petit conte permettant à la mère de mémoriser les points les plus importants et d’animer les personnages de la planche. • Vérification : questions simples permettant de vérifier que la mère a bien compris les conseils et d’éclaircir les doutes éventuels. • Engagement : questions visant la motivation des mères et à ce qu’elles s’engagent dans la réalisation des actions recommandées. - Le symbole ☺ indique la question à poser à la mère ou à la personne chargée de l’enfant. - Le symbole de “la main avec l’index pointant” indique le moment où il faut montrer le dessin sur la planche : le groupe regarde alors le dessin.
CROISSANCE ET CONTRÔLE DU POIDS
CROISSANCE ET CONTRÔLE DU POIDS
EXPÉRIENCE Demande à une maman de raconter : • Ce quʼelle fait pour que son enfant grandisse correctement • Peut-elle nous dire comment on peut savoir quʼun enfant grandit correctement ? MESSAGES CLÉS • Nous allons parler de lʼhistoire de Maria qui vit avec son fils Josesito dans une communauté rurale. Josesito a tout juste deux mois et Maria lʼemmène à la réunion mensuelle dʼAIN de sa communauté. • Luisa, la Monitrice de Santé, le pèse et félicite Maria pour avoir amené Josesito à la réunion et parce que le poids de lʼenfant augmente. (Montrer le dessin 1 de la planche) • Maria remercie Luisa pour les conseils reçus concernant la bonne croissance de Josesito. • Luisa lui recommande une fois de plus dʼamener lʼenfant aux réunions de contrôle de poids. Ceci permet de savoir quand il faut réagir si lʼenfant ne gagne pas suffisamment de poids. (Montrer le dessin 2 de la planche) • Maria prend note de la date de la prochaine réunion de contrôle de poids afin dʼen savoir plus sur les soins à apporter à Josesito pour quʼil grandisse sain et heureux. (Montrer le dessin 3 de la planche) VÉRIFICATION • Que faire si votre enfant ne grandit pas bien ? (Montrer le dessin 1 de la planche) Le peser et sʼassurer quʼil gagne suffisamment de poids et que la courbe de croissance grimpe vers le bleu. • Que faites-vous pour que votre enfant grandisse correctement ? (Montrer le dessin 2 de la planche) Suivre tous les conseils de la monitrice • Selon quelle périodicité faut-il contrôler le poids de lʼenfant au sein de la communauté ? (Montrer le dessin 3 de la planche) Il faut contrôler le poids tous les mois depuis la naissance jusquʼà lʼâge de deux ans ENGAGEMENT • Après notre conversation, dîtes-nous : • Que pouvez-vous faire pour vous assurer de la bonne croissance de votre enfant ?

Face

Dos

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4.2 INTÉGRATION D’INTERVENTIONS DE SANTÉ

Il faut identifier puis impliquer les ressources de santé (formelles et informelles) et travailler en coordination avec les AgtC. Le personnel de l’unité de santé peut identifier les ressources et les services disponibles pour traiter les enfants signalés. Les protocoles de déparasitage, la distribution de la Vitamine A, l’unification des critères de contenu et le renfort des messages de santé pour les séances des AC seront établis en étroite collaboration avec les services de santé. Les tâches du personnel du centre de santé sont établies dans les descriptions de poste. Suivi de la croissance. Le contrôle de la croissance nous permet de détecter de façon précoce la malnutrition infantile. Le suivi de la croissance peut être utilisé comme outil éducatif pour montrer aux mamans comment contrôler les progrès de croissance de leurs enfants et détecter rapidement ce qui va mal. Objectifs – Permettre aux familles de connaître l’état nutritionnel de leurs enfants et, en même temps, suivre leur croissance. – Identifier les enfants risquant la malnutrition pour qu’ils soient admis aux AC ou réaliser le suivi à la maison pour identifier les éventuels obstacles à l’adoption des bonnes pratiques. L’idéal serait que ce programme soit déjà implanté dans les structures de santé proches de la communauté où les AC sont mis en place ; dans le cas contraire, il faudra dédier deux personnes de l’équipe à la mise en place et au suivi. Ces personnes collaboreront étroitement avec le responsable de santé de la communauté et formeront deux AgtC (autres que les responsables du programme des AC) pour qu’ils réalisent cette activité de façon volontaire. La formation sera axée sur la pesée des enfants, l’interprétation de la courbe de croissance, les conseils à la personne ayant la charge des enfants et l’information sur les résultats obtenus, en les interprétant selon le sexe et le groupe d’âge. Pour le module de formation utilisé, voir Annexe 4. Après la formation, il faudra préparer le matériel nécessaire (voir détails dans le module de formation) et élaborer un calendrier : qui réalise le suivi, où et quand. Une telle activité autour du programme des AC implique la mobilisation et la participation de la communauté et facilite le suivi des enfants. Il faut donc tout d’abord établir une réunion avec les leaders communautaires, les professeurs et le personnel de santé afin d’exposer les objectifs du programme des AC et les précédentes réalisations abouties, l’objectif et la description du suivi de la croissance, les ressources humaines nécessaires à sa mise en place, la date prévue pour la formation du perPROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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sonnel. Il faut également divulguer le calendrier des activités afin de leur communiquer la date du suivi de la croissance du groupe d’enfants de 6 à 59 mois et préparer la mobilisation des mères/personnes chargées des enfants. Le lieu où se déroulera le suivi de la croissance doit être divisé en trois zones : une première zone où les mères/personnes chargées des enfants attendront et où on leur souhaitera la bienvenue, une deuxième zone où on pèsera les enfants et une troisième zone pour les conseils. Il est préférable de ne pas peser plus de 100 enfants/jour. Si le nombre d’enfants de 6 à 59 mois de la communauté est supérieur, il faudra continuer le lendemain ou établir deux zones différentes pour le contrôle et préparer une deuxième équipe de 2 AgtC préalablement formés. Les AgtC assistés d’un responsable de la communauté, pèseront une fois par mois tous les enfants de 6 à 59 mois afin de vérifier que leur croissance est normale et la mère et/ou personne ayant la charge de l’enfant sera informée. Il faudra prévoir et mettre en œuvre un plan de suivi (ou donner des conseils pour la récupération et/ou prévention) avant d’informer la mère et/ou personne chargée de l’enfant de la malnutrition de son enfant. Dans le cas d’une malnutrition sévère aiguë, l’enfant sera réorienté vers le centre nutritionnel thérapeutique le plus proche ou, à défaut, vers l’hôpital en utilisant la fiche de réorientation. S’il souffre de malnutrition aiguë modérée ou qu’il risque la malnutrition, il sera admis au prochain AC. Si la croissance de l’enfant est normale, nous féliciterons la mère/personne chargée de l’enfant pour les bonnes pratiques réalisées jusqu’à présent. Une fois par mois (quelques jours après le suivi), on divulguera les résultats au cours d’une réunion avec la communauté et on évaluera l’état nutritionnel actuel des enfants. La participation communautaire doit être renforcée par le suivi de la croissance communautaire : montrer les résultats de l’évolution des enfants à la communauté, en particulier aux mères. Lorsque la croissance n’est pas favorable, mentionner les causes éventuelles, en discuter pour trouver d’éventuelles solutions et les encourager lorsque la croissance est bonne. En plus de la collaboration directe avec le Ministère de Santé à travers la formation du personnel, ce type d’intervention permet aux membres de la communauté d’apprendre des techniques et d’améliorer leurs compétences pour peser les enfants dans des zones lointaines, ce qui étend la couverture du programme de suivi de la croissance. Les AC renforcent également l’usage des services de santé en réorientant les enfants malades vers ces centres. La lutte contre la carence en micronutriments Une bonne nutrition dotée d’un bon apport en micronutriments est la première ligne de défense contre de nombreuses maladies infantiles pouvant laisser des séquelles à vie chez les enfants, limiter leur rendement physique et intellectuel, et réduire leur niveau de productivité à l’âge adulte. Les parasites intestinaux et les problèmes nutritionnels (carence en micronutriments) sont considérés comme étant les principales causes de non-assistance, d’abandon scolaire et de détérioration de la capacité d’apprentissage de l’enfant.
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Par conséquent, c’est le rapport entre la carence de certains nutriments et certaines maladies infantiles qui déclenchera les interventions de supplémentation en micronutriments afin de réduire les risques de maladies telles que la rougeole, les infections respiratoires aiguës et la diarrhée. Ces micronutriments sont la Vitamine A, le Fer et l’Acide folique. Les actions menées seront les suivantes : – La production (voir paragraphe 4.4) et la consommation d’aliments riches en Vitamine A et en Fer. – La distribution de suppléments en Vitamine A et en Fer/acide folique selon le protocole ACF. Par exemple, la supplémentation de Vitamine A peut réduire la mortalité infantile entre 23 et 34%. – Le déparasitage (selon le Protocole ACF) des enfants dès le premier jour de mise en œuvre des séances afin d’assurer une récupération plus rapide. Finalement, le parasitisme intestinal a des retentissements sur l’état nutritionnel des jeunes enfants car il accélère la perte de fer et de vitamine A, provoque la perte des nutriments absorbés et augmente les niveaux d’anorexie. La malnutrition, problème associé à des facteurs de pauvreté, diminue les défenses et favorise les infestations par helminthes. Le déparasitage chez les jeunes enfants doit donc aller au-delà de la simple administration d’antiparasitaires (selon le protocole ACF), il doit être porteur de connaissances et de changements d’attitude dans la communauté. Le niveau de parasitisme descendra ainsi de façon continue et durable et permettra de centrer les efforts sur d’autres causes touchant la santé infantile. Pour la supplémentation en Vitamine A, en fer/acide folique et le déparasitage, il faudra : – L’autorisation du Ministère de la Santé – Connaître la disponibilité des capsules de Vitamine A – Évaluer la quantité nécessaire selon le nombre d’AC à réaliser avec un maximum de 12 enfants par atelier. – Former les AgtC, avec l’aide du responsable de santé de la communauté, au protocole de supplémentation de Vitamine A. – Demander aux mères d’apporter le carnet de santé ou de vaccinations de l’enfant dès le premier jour des séances des AC. – Le responsable de santé note la date de supplémentation de Vitamine A sur le carnet de santé de l’enfant et complète la fiche de suivi médical des AC. L’AT supervisera les données introduites.
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RECOMMANDATIONS La Vitamine A est une vitamine liposoluble qui joue un rôle important dans la vision (la cécité nocturne est un signe courant de carence en Vitamine A), dans la différenciation cellulaire, la croissance des os et, en particulier, dans la résistance face aux infections et le développement normal de l’enfant. Les enfants de moins de 5 ans sont davantage exposés au risque d’un manque en vitamine A, leur demande nutritionnelle étant plus importante, la consommation d’aliments riches en vitamine A pouvant être limitée et, en cas d’infection, les réserves en vitamine A pouvant s’épuiser. La déficience survient lorsque l’absorption et l’utilisation de la Vitamine A sont compromises. Les infections et/ou la faible consommation de lipides ou de protéines en sont bien souvent la cause. Les aliments contenant des lipides sont nécessaires pour que le corps puisse absorber correctement la Vitamine A et les protéines. On les trouvent dans les aliments d’origine animale (lait, viande, œuf, poisson, foie) et dans les aliments d’origine végétale : fruits et légumes de couleur jaune vif ou vert sombre (carotte, épinards, laitue, mangue, bettes, cresson, patate douce, tomate, asperges, potiron, orange, melon et papaye).

RECOMMANDATIONS La déficience en Fer, et plus précisément l’anémie pour carence en fer, reste de nos jours l’une des déficiences les plus importantes et sévères. Cette carence touche tout autant le développement du système nerveux que la croissance physique. Les enfants ayant souffert d’anémie dès le plus jeune âge risquent un retard de croissance et leur développement intellectuel et capacités cognitives diminuent. D’autre part, la carence en fer altère les mécanismes immunitaires et est associée à l’augmentation du taux de morbidité. Les stratégies de réduction de l’anémie contribuent à l’amélioration de la qualité de vie des individus et des communautés, et aide à rompre le cercle de pauvreté associée à un faible taux de fer dans le régime alimentaire. Le foie, la viande rouge, le poisson, le poulet, etc., sont des aliments riches en fer, et les aliments contenant de la vitamine C augmentent l’absorption de fer : jus, pomme de terre et autres tubercules, légumes verts, chou-fleur, chou vert et condiments tels que la sauce de soja). La supplémentation de fer (en général, sulfate de fer) est la stratégie la plus utilisée actuellement pour contrôler l’anémie pour carence en fer comme mesure de prévention en santé publique. En général, il est mieux absorbé à jeun et les effets secondaires du fer pris par voie orale sont peu fréquents chez les enfants. Il sera administré selon le protocole ACF.

RECOMMANDATIONS • La mise en place d’un Système de Surveillance Nutritionnelle sur une longue période de temps s’avère très utile pour connaître la situation nutritionnelle. Il est indispensable de prévenir la malnutrition et il faut donc connaître les nouvelles zones où l’implantation des AC peut être utile. • Les AC permettent l’accès à une information de qualité, ce que nous pourrions appeler les « Observatoires de Cuisine ». Être assis près du feu et des marmites avec les femmes peut apporter un autre type d’informations importantes et complémentaires du Système de Surveillance Nutritionnelle en place. • Une fois de plus, l’importance de la communication et de la coordination avec les services de santé disponibles dans la zone est vitale pour connaître et compléter la situation nutritionnelle. Établir un Accord avec le département du Ministère de la Santé responsable de la région s’avère donc très utile (voir exemple annexe 22).

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4.3 INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN EAU ET ASSAINISSEMENT

L’intégration d’interventions en eau et assainissement permettra d’intervenir sur les causes indirectes de la malnutrition et se fera par l’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base. Parmi les communautés choisies pour le développement des AC (les plus vulnérables quant à la nutrition), il faut identifier, à l’aide d’une évaluation technique sanitaire, celles qui n’ont pas accès à une eau sûre et dont les conditions de salubrité sont insuffisantes. Il faut ensuite voir si cela a un rapport direct avec le pourcentage élevé de maladies diarrhéiques diagnostiquées chez les enfants de moins de 5 ans. Une fois identifiées, on réalisera une évaluation qui permettra de sélectionner et de définir les options techniques appropriées. On procèdera donc à la construction ou à la réhabilitation de puits et de pompes à eau, tout en protégeant et en aménageant les points d’eau traditionnels existants. La construction de puits et l’aménagement de fontaines doivent se trouver à des endroits utilisés et connus traditionnellement des communautés bénéficiaires. Il s’agit de contrôler les endroits et les pratiques ancestrales et d’améliorer la durabilité des ressources hydriques. Si les études de surface hydrogéologique et hydrographique montrent, en plus d’un stress hydrique important, une absence de ressources hydriques de surface et de soussurface dans les communautés, il faudra définir de nouvelles perforations.

Afin d’améliorer l’accès à l’eau en termes de quantité et de qualité, on améliorera la production et la protection des captations, de nouveaux points d’eau protégés, et on respectera les périmètres de sécurité sanitaire en réduisant les temps d’accès et d’attente. Il faudra créer (ou renforcer) un comité de gestion de l’eau afin de gérer et de maintenir les structures sanitaires améliorées. Cela entraîne l’identification des membres de la communauté et la constitution d’un comité qu’il faudra former puis présenter auprès des institutions locales afin d’intégrer les communautés dans les services institutionnels de maintenance et de développement. Du matériel d’appui sera

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fourni (kits de maintenance et de nettoyage). Le comité, avec l’aide de l’AgtC et de la ML, sera chargé de la participation communautaire au déroulement d’activités diverses. D’autre part, la ML, en collaboration avec ce comité, gérera également l’utilisation de l’eau. Les messages IEC des AC comprendront la diffusion de bonnes pratiques d’hygiène de l’eau, d’hygiène individuelle et collective, et de la maintenance de l’environnement sanitaire : – Les maladies liées à l’eau et les voies de transmission – Maintenance sanitaire au niveau des structures et de l’environnement de l’habitat – Gestion de résidus – Utilisation de l’eau – Utilisation des latrines Les messages seront diffusés à l’aide de supports didactiques visuels (images et posters pédagogiques) et par la présentation aux bénéficiaires, après analyse bactériologique, des colonies de coliformes fécaux qu’ils consomment. Les AgtC seront chargés de sensibiliser leur communauté sur la propreté générale (nettoyage et assainissement des rivières et marais, nettoyage de drainages d’écoulement des eaux superficielles, protection de travaux sanitaires existants…) et collaboreront étroitement avec le comité de l’eau créé et/ou renforcé. La sensibilisation des masses en ce qui concerne les travaux et l’environnement a des répercussions immédiates et incontestables. Il est préférable que la sensibilisation ait lieu lors de la construction et/ou réhabilitation de nouvelles structures sanitaires afin d’obtenir un assainissement de base (latrines publiques communautaires, déversoirs et/ou zone de lavage). L’amélioration des structures sanitaires est réalisée par des travaux sanitaires complémentaires adaptés aux besoins collectifs. Les chiffres concernant la population, la protection et la sensibilisation sont pris en compte dans la gestion des résidus. Dans la zone de lavage, les puits et les points d’eau traditionnels à usage domestique, il est possible de construire une base et une plate-forme de lavage protégée puis de drainer l’écoulement des eaux usagées en dehors de la zone de bain. D’autre part, on sensibilisera les femmes à l’organisation des tâches domestiques aux points d’eau. Le personnel nécessaire sera donc : un perforateur et son assistant, des mécaniciens de perforation, des maîtres d’œuvre, des techniciens en hydraulique, des maçons qualifiés, des techniciens en pompes manuelles, des puisatiers, des techniciens en puits, des chimistes, des aide-maçons, des éducateurs en hygiène et des volontaires communautaires.
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L’amélioration de l’accès au point d’eau permet aux bénéficiaires, et spécialement aux femmes, de perdre moins de temps et d’être donc plus disponibles pour les activités génératrices de revenus.
4.4 INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Nous pensons que l’intégration des aspects de sécurité alimentaire dans les AC permettra d’élaborer une stratégie en réponse à la malnutrition. Des rendements agricoles et des revenus insuffisants sont des causes défavorables à l’autonomie alimentaire et empêchent donc de répondre aux problèmes nutritionnels. Nous pensons qu’en renforçant les secteurs agricoles et en améliorant l’accès aux revenus, l’état nutritionnel récupérerait une tendance à la normalité plus stable et durable. Les AC devraient pour cela développer des stratégies consistant à intégrer un programme de sécurité alimentaire et comprenant des potagers communautaires et des AGR (Activités Génératrices de Revenus) pour : – Améliorer la disponibilité d’aliments riches en micronutriments pendant toute l’année. – Assurer l’accès à ces aliments pour les familles dont les enfants ont été admis à l’AC. De telles stratégies seraient renforcées par la sensibilisation de la communauté par les messages IEC développés lors de phase d’exécution de l’AC. Potagers Communautaires :3 Carence en fer : les efforts devraient être orientés vers la promotion, la disponibilité et l’accès aux aliments riches en fer tels que les viandes (ferme), le poisson et les aliments d’origine non animale (légumes secs et frais, légumes verts, chou-fleur ou chou vert…), ainsi que les aliments d’origine animale (viandes rouges, foie, poisson) et d’origine végétale augmentant l’absorption de fer. Certains fruits, légumes et tubercules sont de bonnes sources de vitamines A et C et d’acide folique. Carence en vitamine A : prioriser les aliments d’origine animale tels que le lait, la viande, les œufs, le poisson, le foie, etc., et les aliments d’origine végétale : fruits et légumes de couleur jaune vif ou vert sombre (carotte, auyama, épinards, laitue, mangue, bettes, cresson, patate douce, tomate, asperges, potiron, orange, melon et papaye).

3

Pour connaître plus en détail l’implantation des potagers communautaires, consulter le département de Sécurité Alimentaire d’ACF.

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Les activités génératrices de revenus peuvent aider à surmonter l’insécurité alimentaire lorsque l’accès économique aux aliments en est la cause principale (lorsqu’il y a disponibilité sur les marchés locaux, mais que le manque d’argent est la plus grande difficulté d’une population vulnérable). Avec le programme des AC, dans les zones où le contexte est plus figé, où la population fait face à un problème d’insécurité alimentaire chronique, où les stratégies de soutien sont faibles et les difficultés structurelles importantes, on peut encourager et soutenir les AGR afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations vulnérables chroniques de façon durable. Lorsque la disponibilité des aliments sera suffisante sur les marchés locaux, l’impact des AGR sur la sécurité alimentaire familiale sera positif. Il dépendra cependant de facteurs tels que distribution intrafamiliale des revenus. Avec les programmes de soutien et de promotion des AGR, ACF-IN cherche à couvrir les besoins de base et les besoins alimentaires de la population vulnérable de façon durable grâce aux revenus produits, c’est-à-dire en améliorant l’accès économique des unités familiales par le développement de leur capacité de paiement. Afin d’optimiser le rendement des activités en cours ou de créer de nouvelles AGR, les interventions pourront mettre en œuvre des activités très diverses. Voici la liste des étapes d’exécution de ce type de programmes : → Présentation du programme aux autorités locales et aux communautés. → Identification des besoins de chaque type d’AGR développé par la population, étude de la chaîne de valeur. → Étude des possibilités de développement de nouvelles activités, analyse d’avantages comparatifs (activités créant de la valeur ajoutée, de production primaire, etc.). → Études de marchés spécifiques. → Processus de sélection des bénéficiaires (le point II donne des détails essentiels afin de définir le niveau d’intervention). → Diagnostic de besoins en formation. → Élaboration d’un plan de formations : • Technique. • Gestion. • Commercialisation. • Travail en groupe. → Élaboration de plans de négoce (comme activité à développer par les bénéficiaires lors du processus de formation). → Pour le travail avec des groupes, définition de règlements internes (comme activité à développer par les bénéficiaires durant le processus de formation).
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→ Introduction d’améliorations techniques pour élever la qualité et/ou la quantité de la production, sa conservation et sa transformation. → Améliorations de l’accès aux biens et intrants productifs : • Distribution gratuite de biens et d’intrants productifs. i. Distributions directes. ii. Bons. • Création de magasin d’intrants. → Soutenir l’accès au capital financier : • Création de fonds tournants. • Création de caisses rurales. • Soutien à l’accès à des microcrédits : i. Renforts d’institutions micro financières. ii. Soutien technique aux bénéficiaires pour la sollicitude et la gestion de microcrédits. → Soutien à la gestion des activités. → Améliorations des processus de commercialisation : • Construction d’infrastructures de traitement des produits afin d’en améliorer la commercialisation. • Construction ou réhabilitation de marchés. • Établissement de canaux d’information régulière sur les marchés. • Connexion avec des intermédiaires. • Promotion de rencontres et de foires commerciales. → Suivi et évaluation du programme : • Contrôle des activités. • Contrôle du fonctionnement des groupes ou des familles. • Évaluation intermédiaire et d’impact. → Systématisation des expériences. Il faut savoir que tous les programmes d’amélioration du rendement et/ou de création AGR ne suivent pas ces étapes. Les facteurs identifiés bloquant le rendement, l’accès au marché ou les possibilités de développer de nouvelles AGR seront les bases sur lesquelles l’intervention sera planifiée.
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Pour plus d’informations sur les programmes AGR, consulter le manuel “ Le soutien aux systèmes de maintenance : Promotion d’activités génératrices de revenus : de leur définition à leur mise en œuvre ” rédigé par Acción Contra el Hambre.

5. GESTION DU PROGRAMME
La gestion est une tâche relativement facile. Elle se rapporte à l’utilisation optimale des ressources disponibles. Si les outils et les moyens dont on dispose localement sont bien utilisés dans le but poursuivi, leur gestion n’en sera que plus facile. Les ressources disponibles peuvent être de tout type : matériels, humains, financiers, etc. Une combinaison et une approche précise pour les gérer marquera la différence entre une tâche relativement simple et un véritable cauchemar.
5.1 ÉLÉMENTS DE SUPERVISION

La supervision est un outil absolument nécessaire au contrôle efficace du projet qui consiste à observer et reconduire les activités et les principaux objectifs à mener. Pour être efficace, elle doit être bien organisée et utilisée pour informer les personnes concernées sur les progrès et les problèmes du projet. La supervision vise essentiellement les activités liées au projet et au déroulement à court terme. La supervision consiste donc à établir un historique des problèmes survenus pour : – Anticiper de nouveaux problèmes similaires – Détecter les problèmes et les défaillances actuels – Corriger les problèmes et revoir certaines activités – Produire un feedback – Encourager les progrès – Motiver Pour assurer une bonne supervision, il faut : – Bien indiquer à chacun ce qu’il doit faire et par qui il est supervisé. Le paragraphe 3.1 mentionné ci-dessus fournit une description des postes. – Ce n’est pas une tâche exclusive des superviseurs. – Les plans/calendrier de supervision doivent être réalistes en temps, en RRHH et en distances. – Il faudrait, dans la mesure du possible, fournir un guide de supervision. – S’assurer que le/la superviseur(euse) crée une ambiance de calme et de sécurité.
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Une formation au sujet de la supervision est indispensable et fera partie, indirectement, d’une stratégie de motivation du personnel. Il existe différentes méthodes de supervision : observation directe du personnel lorsqu’il travaille, conversations avec les membres du personnel et analyse de l’information recueillie. Les principaux outils existants sont les calendriers/plans de supervision, les rapports mensuels, etc. Ces outils devraient être pris en compte lors de l’organisation du programme. Voici certains points pouvant nous aider à connaître la qualité de la supervision du programme et faisant référence à de nombreuses activités décrites plus haut, à réaliser lors des AC : – Comment déterminer la quantité des ingrédients du menu et sa valeur nutritionnelle ? – Présence des mères à l’AC. – Quels messages IEC sont transmis et quels sont les outils de diffusion utilisés ? – Avec quoi contribuent les mères et comment cela a-t-il été déterminé ? – Les mères sont-elles encouragées à l’allaitement maternel seul ? – Les volontaires font-ils leur travail et qui dans la communauté est impliqué dans le programme ? – Vérifier la disponibilité de l’information recueillie lors des VàD durant la phase de suivi. – Vérifier la bonne documentation et transmission d’information à travers les fiches. – (…) La fréquence des visites se supervision sera déterminée en fonction du nombre de personnes à superviser et du nombre de communautés à visiter. Le nombre de visites ne devrait pas être inférieur à 1 visite par semaine et par communauté.
5.2 PRESENTATION DE RAPPORTS

Les rapports s’avèrent un outil très important et utile pour contrôler les activités du programme, remonter les difficultés, connaître l’état des objectifs, diffuser les résultats et concevoir les recommandations. Il est également utile de noter certaines histoires racontées par des membres de la communauté, ce qui permet de transmettre des informations non formelles, mais importantes. La fréquence de réalisation du rapport remis au Siège peut être mensuelle et ne devrait pas faire au total plus de trois pages.
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L’annexe 16 contient un guide d’élaboration du rapport au Siège. Il reprendra les aspects généraux du programme, les activités prévues pour le mois, réalisées ou non, en spécifiant la cause de non exécution, les résultats et les principaux problèmes des différents départements liés au programme, avec les solutions correspondantes. On laissera un espace pour d’éventuelles remarques et on fixera les objectifs du mois suivant. Les réunions célébrées seront également indiquées, en spécifiant avec qui et quelles ont été les affaires traitées. Formulation de projet Dans les grandes lignes, la formulation du projet devrait contenir les points suivants : – Nom / Lieu / Pays / Période d’implantation (en tenant compte de la phase de préparation, il sera supérieur à un an) / Titre du projet / Participants – Brèves descriptions du contexte d’implantation des activités des AC en justifiant le démarrage des activités et la nécessité du programme. On expliquera s’il s’agit d’un programme isolé ou s’il fait partie d’un autre programme en cours. – Historique – But du projet et en quoi il contribue à la stratégie d’ACF dans la région – Description de l’intervention – Résultats – Impact (mesuré) à partir des indicateurs initiaux – Pertinence du projet – Problèmes rencontrés et solutions proposées – Recommandations – Chronogramme d’activités – Joindre la Feuille de budget (voir annexe 17). Les quantités seront fonction du nombre d’ateliers à implanter. Les coûts des aliments sont minimes car le projet est basé sur des aliments à faible coût disponibles localement et apportés surtout par la communauté. La responsabilité de rassembler le matériel de base pour les séances des AC doit être partagée entre tous les membres de la communauté, l’institution exécutoire (dans ce cas, ACF) et les mères des enfants bénéficiaires. Au début, ACF devra sans doute contribuer avec davantage d’aliments pour la récupération nutritionnelle et avec des ustensiles de cuisine et d’hygiène tels que le savon. Lorsque la communauté a compris la valeur des séances des AC et est témoin de la transformation des enfants malnutris en enfants sains, la valeur perçue du programme augmente et la communauté est plus disposée à en assumer le coût.
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6. RÉSULTATS, CONTRÔLE ET ÉVALUATION Sélectionner les résultats du projet, contrôler les progrès et évaluer l’efficacité et la portée du programme sont des aspects importants dans toutes les étapes et phases des AC et seront pris en compte en permanence. La durabilité doit être intégrée au programme dès le début ; il ne s’agit pas d’un plus auquel on pense à la fin du projet. Il est difficile de synthétiser les résultats étant donnée la grande quantité de fiches de suivi liées aux différentes activités comprises dans le programme des AC. Au cours des différentes phases des AC, on supervisera donc les activités suivantes qui seront dûment reflétées dans les fiches de contrôle résumées ci-après : Durant la phase de Préparation – Informations concernant la communauté. – Enregistrement (population) de la situation nutritionnelle des enfants de 6 à 59 mois. 3 fiches permettent d’enregistrer un total de 60 enfants. – Présélection des enfants de 6 – 59 mois. – Sélection finale des enfants de 6 à 59 mois. – Feuilles de réorientation (le cas échéant). – Rappel de 24 heures pour le régime alimentaire. Pour la sélection de la ML. – EàD (enquête à domicile). – Enquête de marché. Durant la phase d’Exécution – Présence des enfants à l’atelier durant les 12 jours d’exécution des séances. – Contribution quotidienne des mères. Elles doivent apprendre et croire qu’elles peuvent réellement alimenter leurs enfants avec des aliments nutritifs. – Ingrédients utilisés pour élaborer des recettes et leur valeur nutritive. – Contrôle de la consommation de la diète par enfant et par jour. – Suivi médical du traitement systématique. – Messages IEC développés par jour. Durant la phase de suivi – Les VàD réalisées afin de s’assurer que les mères appliquent les bonnes pratiques d’alimentation, de soins, de santé et d’hygiène apprises au cours des AC, et pour les inciter à persévérer dans l’application de ces bonnes pratiques acquises. – Évolution du gain de poids et du %P/T
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Communes à la phase d’Exécution et de Suivi – Évolution du gain de poids. – Évolution du %P/T. – Abandons et réorientations pour le total d’enfants sur 10 ateliers. – Feuille de réorientation le cas échéant. Communes à la phase d’Exécution et de Suivi – Évolution du gain de poids. – Évolution du %P/T pour le total d’enfants sur 10 ateliers. – Suivi des abandons et des réorientations pour le total des enfants de 10 ateliers. – Feuille de réorientation le cas échéant. Ensuite, il faudra enregistrer les résultats les plus importants (incontournables), à partir des résultats des fiches remplies au cours des différentes phases des AC. On expliquera ensuite la façon de les présenter dans un rapport. Faire attention à : – L’enregistrement correct des données dans les différentes fiches et le valider. – L’analyse. – La présentation et l’interprétation. Par exemple : Les AC seront implantés dans XX communautés de la région (nom de la région) du/de la (pays). Ils ont démarré en (indiquer le mois). Durant la réalisation du recensement de population, XXX enfants de 6 à 59 mois ont été pesés et, selon l’indice Poids/âge, XX d’entre eux se situaient dans la bande rouge et XX dans la bande jaune. Les résultats de l’état nutritionnel par communauté, sexe et âge de ces enfants ont été les suivants (Présentation d’un tableau).

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TABLEAU 4. RÉSULTATS DE L’ÉTAT NUTRITIONNEL PAR COMMUNAUTÉ LORS DU RECENSEMENT DE LA POPULATION DE 6 À 59 MOIS
ÂGE DES COMMUNAUTÉ ENFANTS en mois 6-11 12-29 A 30 -59 TOTAL 6-11 12-29 B 30 -59 TOTAL 6-11 12-29 C 30 -59 TOTAL X1 Y1 X2 Y2 X1 Y1 X2 Y2 X1 Y1 X2 Y2 TOTAL D’ENFANTS PESÉS TOTAL DE GARÇONS
VERT JAUNE ROUGE

TOTAL DE FILLES
VERDE AMARILLO ROJO

Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº %

X1+Y1 garçons et X2+Y2 filles souffrent de malnutrition sur un total de (A+B+C) communautés Les communautés B et C sont celles qui présentent un plus grand % d’enfants malnutris.

RÉSULTATS DU RECENSEMENT NUTRITIONNEL DANS X COMMUNAUTÉS

VERT JAUNE ROUGE

Sur le total d’enfants souffrant de malnutrition, lors de la présélection ____ % avaient un %P/T <80%, ____% un %P/T >=80 et < 85%. XXX enfants avaient un %P/T>= 85% 4 Finalement, un total de X garçons et X filles ont été admis sur un total de XX AC.5 À la fin de la phase d’exécution des AC et après avoir pesé les enfants, nous avons constaté dans le tableau 5 que: • XX enfants se sont rétablis avec un gain de poids adéquat. • XX enfants ont échoué dans leur croissance avec un gain de poids <= 200gr. • XX enfants ont perdu du poids. • XX ont abandonné. Il est important de signaler les causes de l’abandon.
4 5

Ces pourcentages seront obtenus en enregistrant les résultats de la fiche de présélection. Si le nombre de bénéficiaires est supérieur à 12, il faudra indiquer dans le rapport le nombre d’AC supplémentaires ouverts dans la même communauté. De même, si la communauté présente un % élevé d’enfants souffrant de malnutrition, mais que leur nombre n’est pas supérieur à 8, indiquer pourquoi il n’y aura pas d’AC.

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TABLEAU 5. ÉVOLUTION DE LA CROISSANCE ET DU GAIN DE POIDS DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION
Admission (1er jour de la séance) Enfants avec %P/T >=80 et < 85%. %P/T <80% Enfants avec croissance adéquate (200-300gr) Enfants avec Sortie (12ème jour de la séance) Enfants con croissance inadéquate (<200gr) Enfants avec croissance accélérée (>400gr) Enfants avec %P/T >=80 et < 85%.

Enfants avec %P/T <80%

Total

Nº 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

%

%

%

%

%

%

%

On obtient le registre grâce aux résultats des fiches de a) Évolution du %P/T et b) Évolution du gain de poids pour le total d’enfants de 10 ateliers durant les phases d’exécution et de suivi. Ces fiches sont décrites dans le paragraphe 7.1 de ce manuel.

Évolution du % PIT de l’AC1 à la fin de la phase d’exécution

Nombre d’enfants

En admission En sortie

Il y a eu X cas de réorientations, tous réorientés vers l’hôpital faute de centre nutritionnel thérapeutique. On a constaté que X d’entre eux sont décédés et que X sont sortis de l’hôpital le XX/XXXX/XXXX. Pour des données qualitatives, parmi les XX enfants se trouvant dans la bande verte, des VàD ont été réalisées ainsi que des EàD et le rappel alimentaire de 24 heures permettant de sélectionner 4 familles DP et 1 ML. Compléter le tableau suivant selon les comportements identifiés lors des premières EàD avant de démarrer la phase d’exécution de l’AC.

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Abandons 73

Nº AC

TOTAL


TABLEAU 6. BONS COMPORTEMENTS IDENTIFIÉS CHEZ DES MÈRES DONT LES ENFANTS SONT BIEN NUTRIS
Pratiques d’hygiène et de santé Hygiène alimentaire: Utilisation d’ustensiles propres pour donner à manger aux enfants Pratiques affectives et soins Pratiques nutritionnelles Le père est aussi affectueux que la mère Augmentation de la fréquence des repas des enfants Les enfants sont surveillés afin Enfants lavés et portant des d’éviter les dangers. La surveihabits propres (hygiène personllance est réalisée par une pernelle et vestimentaire) sonne ayant de l’expérience Les menus préparés pour les enfants sont variés
Suite aux résultats de la première enquête CAP indiqués ci-après et les conduites négatives lors des EàD, il a été décidé de ne divulguer que certains messages IEC durant la phase d’exécution. Dès la phase de suivi, les résultats quantitatifs à noter sont l’évolution du gain de poids et du %P/T (paragraphe 7.1) dont les deux fiches peuvent être jointes en annexe au rapport chaque fois que les fiches sont mises à jour. L’interprétation de ces fiches peut être réalisée comme suit : un an après l’AC réalisé dans la communauté, on peut voir l’évolution de la récupération nutritionnelle. Sur un pourcentage de XX% d’enfants rétablis à la fin de la phase d’exécution de l’AC, la croissance de XX % se poursuivait un mois après de façon adéquate, XX % présentaient une croissance accélérée et la croissance avait échoué pour XX % d’entre eux. XX % présentaient encore 6 mois plus tard une croissance adéquate. Un an plus tard, XX % avaient une croissance adéquate, XX % une croissance accélérée et on observait un échec de croissance chez XX % d’entre eux. Résultats qualitatifs. Si l’on tient compte du fait que la stratégie des AC est basée sur les changements et la promotion de nouvelles conduites plutôt que sur la transmission de connaissances, on mesurera le succès du programme par ce que font des personnes plutôt que par ce qu’elles savent. On expliquera donc les résultats des changements de comportement identifiés lors des EàD un mois après la fin de la séance de l’AC et sur les changements observés lors de la 2ème CAP réalisée 6 mois plus tard et un an après le démarrage de l’AC. L’annexe reprendra le rapport de la CAP dont le guide d’élaboration figure au paragraphe 7.2. À noter finalement que la plupart/peu/assez (XX %) des mères a contribué en apportant des ingrédients (donner des exemples) et que leur niveau de présence à l’AC a été positif/négatif (montrer les résultats selon les fiches).

Un plan de supervision et d’évaluation est essentiel pour déterminer l’impact du programme et savoir si les conduites de la population changent. Une supervision régulière et l’utilisation des informations recueillies permettent de réadapter la stratégie du programme ou de changer les personnes clés si nécessaire. L’évaluation est réalisée à l’aide des EàD par un entretien structuré et des études CAP. Il s’agit là de la méthodologie la plus couramment appliquée afin de connaître les changements dans les pratiques alimentaires, de santé et d’hygiène, et de soins (voir paragraphe 7). Elle sera appliquée dans certains foyers des communautés sélectionnées afin d’implanter le programme des AC ou dans les foyers des communautés non sélectionnés afin de pouvoir comparer. Dans le cas de l’évaluation du programme, les points à évaluer sont :

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Les mères continuent-elles à donner les diètes apprises lors des AC, au minimum un mois après l’exécution de l’AC ? Enfants n’ayant pas pris de poids lors de l’atelier réorientés afin de recevoir les soins médicaux et le traitement nécessaires. Les messages IEC ont-ils été renforcés par la ML ou les agents communautaires ? Fréquence de pesée et de mesure des enfants après la phase d’exécution de l’atelier.

RECOMMANDATIONS • Effectuer une bonne supervision des activités ainsi que de la gestion du projet. • Les résultats participatifs doivent être mesurés par rapport au calendrier agricole et à la période d’implantation du projet. Il est possible d’obtenir de bons résultats participatifs dans une période d’abondance lorsque les hommes, mais surtout les femmes, sont plus disponibles, moins stressés et moins confrontés aux pénuries alimentaires et aux occupations agricoles qu’en période de soudure. Dans ce cas, il faut leur suggérer des diètes élaborées avec des aliments que l’on ne trouve qu’en période de soudure. • Afin de connaître l’impact et d’améliorer le programme dans son intégrité, il faut évaluer les interventions en eau, en assainissement, en sécurité alimentaire, en santé et psychosociales appliquées.

7. EFFICACITÉ DE L’INTERVENTION Une évaluation s’avère indispensable pour connaître l’efficacité de l’intervention. On vérifiera ainsi les résultats ou les conséquences du projet, basés sur des objectifs quantifiables. Elle peut être réalisée à la fin d’une phase du programme, à la fin du programme et même un ou deux ans (ou plus) après la fin du programme. Cette évaluation est différente de la supervision et envisage l’ensemble des objectifs du programme, les effets et l’impact à long terme sur le groupe, les partenaires, les organisations et autres entités concernées par son développement. L’évaluation est un outil de critique pour tout programme, non spécifique à la santé et à la nutrition : elle permet de signaler les succès remportés, de vérifier et de comprendre pourquoi certaines parties du plan ne se sont pas trop bien déroulées et d’analyser la solution choisie. Pour les AC, on peut alors dire que le programme est efficace lorsque : • Il implique des femmes volontaires de la communauté qu’on appellera ML et qui dirigeront les séances des AC et les VàD de suivi. • Il réalise le déparasitage des bénéficiaires le premier jour des séances d’AC et
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administre également les micronutriments nécessaires. • Il a recours au contrôle de la croissance pour identifier de nouveaux enfants atteints de malnutrition et vérifie leurs progrès nutritionnels. • Il s’assure que les personnes chargées des enfants contribuent quotidiennement aux AC avec des aliments/du matériel. • Il conçoit les menus pour les séances d’AC en se basant sur des aliments localement disponibles et à la portée de tous. • Il exige la présence et la participation active des parents et des personnes chargées des enfants à chacune des séances des AC. • Il développe la séance des AC en 12 jours sur une période de 2 semaines. • Les premières VàD de suivi ont lieu un mois après la fin des AC afin de garantir une moyenne de 21 jours de pratique nécessaires pour transformer la nouvelle conduite en habitude. • Il implique l’ensemble de la communauté tout au long du processus. L’évaluation de l’impact du programme sera cependant réalisée par l’intermédiaire d’indicateurs précis permettant de connaître l’état nutritionnel des enfants après avoir assisté aux AC et les changements de comportement acquis : • Évaluation quantitative. Prise de mesures anthropométriques (Poids et Taille) dès le premier jour des séances des AC et durant un an, à un intervalle d’un mois, de deux mois, de six mois et 12 mois. On classera l’état nutritionnel en fonction du critère Poids/Taille. De tels résultats nous montrent l’impact du programme sur l’état nutritionnel de l’enfant dont les indicateurs sont : le gain de poids, la croissance adéquate, la croissance accélérée et la croissance inadéquate. L’enfant sera considéré comme rétabli après avoir atteint le poids idéal selon la grille figurant en annexe 18. • Évaluation qualitative. Comme nous le disions plus haut, il faut 21 jours pour qu’une nouvelle conduite devienne une habitude. Les VàD commencent donc dès le premier mois après la fin des séances. Une nouvelle enquête CAP sera réalisée 6 mois plus tard afin de comparer les résultats avec ceux de l’enquête précédente. Une troisième enquête sera réalisée à l’échéance de 12 mois.
7.1 ÉVALUATION QUANTITATIVE : GAIN DE POIDS ET %P/T

Les deux fiches suivantes sont communes à la phase d’exécution et de suivi et fournissent une vision du gain de poids global du programme. En effet, elles indiquent, sur le total d’enfants de chaque AC implanté, le nombre d’entre eux ayant une croissance adéquate ou inadéquate. La première fiche (Évolution de l’état nutritionnel selon le gain de poids pour le total des enfants de 10 ateliers) reprend les données en grammes et la deuxième en %P/T.
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FICHE 2. ÉVOLUTION DU GAIN DE POIDS DES ENFANTS POUR LE TOTAL D’ENFANTS DE 10 ATELIERS DURANT LES PHASES D’EXÉCUTION ET DE SUIVI ( A REMPLIR PAR L’AT)
Suivi UN MOIS APRÈS Suivi 2 MOIS APRÈS Suivi 6 MOIS APRÈS Suivi 12 MOIS APRÈS

Durant l’atelier

Nº Atelier

(>400gr)

(>400gr)

(<200gr)

(<200gr)

(>700gr)

(<200gr)

(>700 gr)

(<200gr)

(>700 gr)

(200-300gr)

(200-300gr)

(200-699gr)

(200-699gr)

Nº Enfants/atelier

Croissance adéquate

Croissance adéquate

Croissance adéquate

Croissance adéquate

Croissance accélérée

Croissance accélérée

Croissance accélérée

Croissance accélérée

Croissance adéquate

(200-699gr)

Croissance inadéquate

Croissance inadéquate

Croissance inadéquate

Croissance inadéquate

Croissance accélérée

Croissance inadéquate

(<200gr)

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Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº %

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

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L’évolution du gain de poids sera calculée en fonction de la différence en grammes obtenue lors de la pesée des enfants le premier et le dernier jour des AC et au bout de 2, 6 et 12 mois. Les résultats seront enregistrés sur la fiche de l’annexe 5e (Évolution de la croissance des enfants par atelier durant les phases d’exécution et de suivi). Une option consiste à enregistrer le % d’augmentation du poids selon l’indice Poids/Taille dont les critères de gain de poids, et donc de récupération, sont indiqués en annexe 18.

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FICHE 3. ÉVOLUTION DU % P/T (POIDS/TAILLE) POUR LE TOTAL DES ENFANTS DE 10 ATELIERS DURANT LES PHASES D’EXÉCUTION ET DE SUIVI (À REMPLIR PAR L’AT)
1 Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % 2 3 4 5 6 7 8 9 10

ATELIER NUMÉRO

Nbre d’ENFANTS Nb % Nb % Nb %

TOTAL d’ENFANTS/AS AVEC UN %P/T

DÉMARRAGE DE L’ATELIER

<80%

>=80% ET <85%

<80%

FIN DE L’ATELIER

>=80% ET <85%

>= 85%

<80%

UN MOIS APRÈS

>=80% ET <85%

>= 85%

<80%

2 MOIS APRÈS

>=80% ET <85%

>= 85%

<80%

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6 MOIS APRÈS

>=80% ET <85%

>= 85%

<80%

12 MOIS APRÈS

>=80% ET <85%

>= 85%

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7.2 ÉVALUATION QUALITATIVE : ENQUÊTES CAP. La CAP est un outil qui nous permettra d’obtenir les informations nécessaires aux changements de comportement. Il a pour objectif d’identifier et de mesurer les connaissances, attitudes, pratiques en nutrition, en santé et hygiène, en affection et soins des communautés à fort % de malnutrition, dans lesquelles on prétend agir par l’intermédiaire d’un AC dans le cadre d’un programme de nutrition communautaire. Il constitue également un outil de suivi et d’évaluation de la réussite des AC. On peut évaluer les sujets suivants : Eau et assainissement, Agriculture, Allaitement maternel et alimentation de l’enfant, contrôle de la croissance, vaccins, soins apportés à l’enfant malade, diarrhée, IRA, malaria, soins prénatals, accouchement et post-accouchement, planification familiale et VIH/SIDA. Le programme des AC ne les inclura pas tous ; ils seront adaptés au contexte local et aux besoins de la communauté. Lors de l’adaptation du questionnaire, il faut savoir que la CAP doit fournir une liste précise et maniable d’indicateurs afin de communiquer les résultats. Les phases d’implantation sont au nombre de trois : 1. Pré-implantation : de 15 à 20 jours. Elle se déroule en même temps que la phase de préparation des AC (nombre assez important de points communs). Elle comprend des réunions avec les leaders communautaires afin de rassembler les informations additionnelles nécessaires. Conception de la stratégie d’échantillonnage. La sélection des communautés a été réalisée selon les critères décrits dans le paragraphe 2.4 de ce manuel. Pour la sélection de l’échantillon (enquêtes à réaliser), on utilise la formule suivante :

n=

N z² p (1-p) d² (N-1) + z² p (1-p)

Où n= taille de l’échantillon N= Population totale Z= certitude statistique retenue (correspondant au niveau de confiance). Lors de l’attribution de la valeur de z, la plupart des études partent d’un niveau de confiance de 95%. Ce chiffre de 95% signifie qu’il est probable à 95% que le véritable taux rapporté à la population soit compris dans la gamme de valeurs
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définies par les intervalles de confiance estimés lors de l’enquête. La valeur de z qui correspond à un niveau de confiance de 95% est 1.96. p= Proportion attendue dans la population. En général, la valeur de p est inconnue. On peut donc utiliser un processus conservateur et choisir p=0.5. Ceci nous fournira la taille de l’échantillon la plus grande possible pour l’étude. q= 1-p d= précision souhaitée. Elle dépend du niveau de précision souhaité et doit être choisie en fonction des objectifs et des besoins de l’enquête. Le plus courant est une précision de 5% (d=0.5) ou de 10% (d=0.1). En appliquant donc cette formule, par exemple, dans une communauté de 265 maisons6 (1 590 habitants, avec une moyenne de 6 personnes/foyer), on obtient une taille d’échantillon de 157 enquêtes à réaliser si la précision retenue est de 5% et un échantillon de 71 enquêtes si la précision est de 10%. Une précision de 10% est donc acceptable et utilisée habituellement. Une fois que l’on a accès à la communauté, on utilise la technique de la «bouteille tournante» pour identifier le point de départ (la première maison dont on partira pour réaliser l’enquête). Il s’agit de faire tourner une bouteille (ou un stylo) placé au centre de la communauté afin de sélectionner de façon aléatoire la direction à suivre : 1. Se situer au centre du village (point communautaire où la population est répartie de façon à peu près identique dans toutes les directions). 2. On cherche une surface plate où placer la bouteille que l’on fera tourner. 3. Lorsque la bouteille cesse de tourner, on repère la direction indiquée par le goulot. Un membre de l’équipe devra se déplacer dans cette direction et compter les maisons qu’il rencontre sur son chemin jusqu’à la dernière comprise dans cette zone. 4. La première maison pour la réalisation de l’enquête sera choisie au hasard sur l’ensemble des maisons (au hasard entre le numéro 1 et le nombre de maisons comprises dans cette direction). 5. Les autres maisons seront sélectionnées une par une, en choisissant celle dont la porte est la plus proche de la dernière maison visitée. 6. L’enquête se déroulera ainsi de suite jusqu’à ce que la taille de l’échantillon soit couverte au complet par communauté.
6

Si on ne dispose que du nombre d’habitants, il sera divisé par la moyenne des membres vivant au foyer.

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Si l’on arrive à la fin de la zone sans avoir complété l’ensemble de l’échantillon, il faudra revenir au centre du village, choisir une autre direction au hasard et refaire toutes les étapes jusqu’à l’échantillon complet. Si deux équipes réalisent des entretiens dans la même zone, elles devront travailler dans des sens opposés. Une équipe suivra la direction indiquée par le goulot de la bouteille et l’autre se déplacera dans le sens opposé. Le questionnaire sera réalisé auprès des personnes ayant la charge des enfants de moins de 5 ans. Ce sont celles qui connaissent le mieux les différents aspects concernant le foyer et les enfants. En cas d’absence de cette personne pour l’entretien, on choisira la maison la plus proche sur la droite. On établira le budget nécessaire et les dates de réalisation de l’enquête et de présentation du rapport. On identifiera les RRHH, ainsi que leur formation (34 jours de formation), et le matériel. On adaptera le questionnaire à la réalité locale et on interrogera uniquement sur les sujets que l’on souhaite vérifier. Le questionnaire sera validé après réalisation auprès de deux mères, un jour ou deux avant la phase de mise en œuvre. La gestion des questionnaires est standardisée pour les enquêteurs lors du cours de formation (d’une durée de deux jours). Ce cours abordera toutes les questions en détail et indiquera comment remplir les questionnaires et interroger les personnes correctement. 2. Mise en œuvre (4 jours) : Avant d’envoyer les enquêteurs dans la communauté, il convient de les réunir afin de : • Résoudre des problèmes de dernière minute • Confirmer la disponibilité de tout le matériel nécessaire. • Confirmer les zones affectées à chaque équipe d’enquête pour la journée • Vérifier le protocole d’entrée dans la communauté (rendre visite aux leaders locaux, aux travailleurs du secteur de la santé) • Vérifier le protocole de sélection des foyers On recueillera les données par l’intermédiaire des enquêtes et on notera la durée moyenne d’un entretien, le nombre de jours nécessaires, les problèmes rencontrés et les mesures prises pour prévenir des erreurs. Il convient que les enquêteurs se réunissent en groupe chaque jour afin de partager leur expérience et les éventuels problèmes rencontrés. L’équipe d’enquête doit au minimum se réunir à la fin de la journée afin de remettre les questionnaires remplis au superviseur et examiner tout problème ou recevoir des instructions de suivi. Les superviseurs devraient également avoir une réunion de groupe avec l’équipe coordinatrice de KPC pour le suivi quotidien.
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3. Post-mise en place (6- 10 jours) : Tabulation et analyse des données. Tenir compte du personnel nécessaire pour cela (par exemple : 3 personnes pour 4 jours). Avant d’analyser les données, il est nécessaire de corriger les erreurs commises lors de la collecte ou saisie de données (sur ordinateur). L’équipe ainsi que le reste du personnel du projet sur le terrain doivent s’impliquer dans cette activité. Il n’est pas nécessaire d’attendre la fin de toutes les enquêtes pour trier les données. La vérification des erreurs peut avoir lieu au moment de la mise en œuvre sur le terrain, alors qu’il est encore possible de les corriger. Au fur et à mesure des entretiens, les superviseurs doivent vérifier les questionnaires terminés pour s’assurer de la bonne documentation de la part des enquêteurs. Les superviseurs peuvent alors réaliser un suivi avec les enquêteurs afin de rectifier toute erreur détectée, de rendre visite à nouveau aux personnes interrogées (si nécessaire) et de s’assurer que ces erreurs ne se reproduisent pas lors des prochains entretiens. Les exemples suivants sont des exemples d’erreurs à détecter : 1. Questions en blanc 2. Codes erronés 3. Erreurs saut de ligne (passer à une question non adaptée à la réponse effectuée par la personne interrogée) 4. Noter la bonne réponse au mauvais endroit 5. Marques illisibles Après le tri des données, on peut commencer à tabuler. Il est préférable de former des équipes de saisie des donnés de deux personnes plutôt que de travailler séparément. Pour chaque questionnaire complété, une personne peut lire les réponses fournies par la personne interrogée alors que l’autre saisit les codes corrects sur ordinateur. Lorsque les fichiers correspondants sont créés et que les données ont été saisies, l’analyse réalisée par ordinateur est assez rapide et permet une grande flexibilité du projet quant au type d’analyse effectué. La plupart des analyses sont limitées à des fréquences (comptage) de chaque question d’enquête. Dissémination des conclusions et rédaction du rapport que l’on transmettra à d’autres organisations, agences et/ou institutions travaillant dans le même domaine. On utilisera les données pour la prise de décision en matière de santé. Le rapport d’une enquête CAP est un résultat important du processus de KPC. Il doit fournir une description détaillée de l’étude, présenter les conclusions de l’enquête et examiner les implications de ces conclusions pour le programme. Les individus non impliqués dans l’étude doivent être capables de lire le rapport et de se faire une idée précise du processus et des méthodes
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(pas seulement des principales conclusions). Le contenu de ce rapport doit être le suivant : 1. Couverture (titre, date, OVP/pays, organisations collaboratrices, autres organisations participantes et nom des auteurs) 2. Remerciements 3. Index 4. Introduction : Situation géographique (population totale, nbre d’enfants < 5 ans, nbre de foyers), nutritionnelle et de santé de la zone ; type de programme d’ACF-IN développé et objectifs spécifiques de la CAP. 5. Résumé exécutif (rédigé à la fin) 6. Méthodologie de la CAP : Questionnaire (sujets évalués, durée de l’enquête…), indicateurs (regroupés par sujet, définition de chaque indicateur…), conception de l’échantillon (calcul de la taille de l’échantillon…), équipes, formations, le nombre de jours nécessaires à la phase de mise en œuvre, les problèmes rencontrés, les mesures prises pour prévenir les erreurs… 7. Résultats : selon les sujets évalués, les analyser et les présenter pour chacun des indicateurs (par exemple, pourcentage d’enfants de 12-23 mois vaccinés contre la rougeole ; pourcentage d’enfants malades de 6-23 mois ayant reçu une plus grande quantité de fluides et d’aliments durant une maladie au cours des deux dernières semaines…). Pour les lecteurs et pour les rédacteurs du rapport, il est important de présenter les résultats sous forme de tableau et de les mentionner dans le texte. On élaborera pour cela des graphiques et des tableaux des résultats obtenus.
Question Qui utilise les latrines? Seulement les adultes Les adultes et les enfants les plus grands Analphabète Alphabète Tous Autres (presque tous) Fréquence Nb. 53 126 34 2 Pourcentage (%) 24.65 58.60 15.81 0.93

Alphabétisme

À partager avec la communauté. Les leaders et les pères de famille seront invités. Il est bon également de les comparer aux résultats de CAPs précédents et, s’il s’agit du premier, avec les résultats des EàD. 8. Conclusions et comparaisons avec les résultats d’autres enquêtes CAP préalables
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9. Recommandations Annexes : Questionnaire (les différents modules sur lesquels le questionnaire se basera et s’articulera se trouvent au siège d’ACF) Dans la version finale du rapport il n’est pas nécessaire d’inclure les fréquences pour chacune des questions de l’enquête. Elles pourront cependant figurer dans le supplément au rapport si nécessaire, afin de refléter les différences statistiques des résultats des deux CAPs (de base et final). Il est recommandé de faire la tabulation croisée des données selon les variables clés (par exemple, sexe de l’enfant, âge de la mère). Il n’est pas nécessaire de présenter un tableau pour chaque tabulation croisée, mais il est conseillé de présenter les résultats des tabulations croisées réalisées, ne serait-ce que pour indiquer qu’aucune différence n’a été remarquée pour certaines d’entre elles.
TABLEAU 9. EXEMPLE DE PRÉSENTATION DE RÉSULTATS DES DEUX CAPS DANS UN RAPPORT
• Entre 25 et 35% des mères se rendent dans un centre de santé lorsque leur enfant a de la fièvre et/ou diarrhée. D’autre part, en cas de malnutrition, 91,4% des mères disent qu’elles se rendront dans un centre de santé, et l’on a réussi à réduire de 26,5% à 8,6% le nombre de mères qui auraient recours à la médecine traditionnelle en cas de malnutrition. • Il y a une augmentation de 30% de la prise en compte de la perte importante de poids comme signe de malnutrition, et une diminution de 52% environ (de 88,2% à 36,4%) de non-réalisation du suivi nutritionnel de l’enfant. • Respect de l’allaitement maternel : le pourcentage de mères donnant le sein à leur enfant immédiatement après l’accouchement a augmenté de 2,9% à 9,1%. • Alors que 67,6% des mères ignoraient, au début, les avantages de l’allaitement exclusif, 66,7% d’entre elles mentionnaient au moins un des 3 avantages demandés au bout de deux mois. 48,5% d’entre elles savent que l’allaitement maternel exclusif doit être maintenu au moins pendant 4 mois, alors qu’auparavant 82,4% d’entre elles donnaient de l’eau avant l’âge de 4 mois. • Le pourcentage des mères donnant une alimentation complémentaire à leurs enfants de moins de 4 mois a également diminué (de 85,3% à 66,7%). • Quant aux bonnes habitudes alimentaires, 94,1% des mères ignoraient au départ ce qu’étaient les 3 groupes d’aliments ainsi qu’une alimentation équilibrée. Après le deuxième CAP, 60,6% d’entre elles connaissaient les groupes d’aliments et la moitié savait que, pour une alimentation équilibrée, elle devait utiliser au moins un aliment de chaque groupe. • 50% ignoraient les pratiques salutaires à prendre en compte lors de la grossesse. Le pourcentage de celles qui savaient qu’il faut manger pour deux lors de la grossesse a cependant augmenté de 60%. • D’autre part, si 94,1% des mères ignoraient au début les causes de l’anémie et 85,3% d’entre elles étaient incapables d’identifier les aliments riches en fer, au bout de deux mois 66,7% d’entre elles savaient que le manque de fer provoque l’anémie et que la viande est la source principale de fer. 84
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• 100% des femmes interrogées ne savaient pas ce qu’est le crétinisme et ignoraient les aliments contenant de l’iode alors qu’au moment de la deuxième enquête 63,6% identifiaient la carence en iode comme la cause du crétinisme et 69,7% mentionnaient le sel enrichi comme aliment riche en iode. • Dans le cas de la cécité nocturne, 97,1% ignoraient son existence ainsi que les aliments riches en Vitamine A. Au bout de deux mois, 69,7% savaient que les fruits sont une source importante de vitamine A et 84,8% mentionnaient le manque de vitamine A comme cause de la cécité nocturne. • Il y a par contre peu de changements concernant les questions immunitaires, 80% des enfants ayant un carnet de vaccination. • On a observé une augmentation de 40% (de 50% à 90,9%) relative à la prise de connaissance de la fidélité et à l’usage du préservatif comme méthodes de prévention de la transmission du VIH/SIDA. De plus, on est parvenu à ce que 39,4% des mères sachent que connaître leur état VIH est important pour le traitement des infections et à ce que 33,3% prennent conseil pour réduire les possibilités de transmission. • De 94,1% des mères qui ne savaient pas où réaliser le test VIH on est passé à 81,8% des mères connaissant au moins un endroit. • Quant au stockage de l’eau de consommation, 58,8 % la stockaient au début dans des récipients ouverts. Les résultats de la deuxième CAP ont montré que 7% de plus stockaient l’eau dans des jarres en terre cuite fermée. • Les sources principales d’approvisionnement d’eau sont les puits à pompe alors que les marais sont utilisés par environ 25% des femmes interrogées. • Finalement, la population (90,9%) reconnaît clairement que l’eau contaminée peut être une source importante de transmission de maladies alors qu’au début 58,8% l’identifiaient comme telle. Cependant, 2,9% des personnes interrogées indiquent qu’elles font bouillir l’eau avant de la consommer et 18,2% la filtrent. Sur un pourcentage de 97,1 des femmes qui, au début, ne traitaient pas l’eau, seules 75,8% d’entre elles finissent par la traiter au bout de 2 mois. • Pour conclure, on peut dire que l’évolution des connaissances concernant l’hygiène, la santé et la nutrition des mères sélectionnées est très positive. Il est très important de se rappeler ces résultats lors de la prochaine mise en place d’un programme d’AC et d’appliquer les changements découlant de ces résultats. Les séances d’éducation semblent conformes. Il faut maintenant renforcer le soutien à la nutrition et à l’application des recettes afin d’améliorer entièrement les habitudes et l’état de santé en général.

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8. MATÉRIEL NÉCESSAIRE
Pour une bonne gestion et un bon entretien du matériel, celui-ci devra être rangé dans une boîte en bois ou dans une boîte étanche. Le matériel concernant les fiches de suivi et le matériel de bureau seront rangés dans une autre boîte. La liste de tout ce matériel sera vérifiée par l’AgtC avant et après chaque journée de séance de l’AC. Il assumera la responsabilité en cas de perte et/ou dommages.
DOCUMENT DE FOURNITURE DU MATÉRIEL POUR LES AC
Estimation des besoins de matériel pour 1 AC (A remplir par l’AgtC)
Dans le cadre de l’Implantation du programme des AC, ACF remet à l’AgtC soussigné la dotation de matériel suivante

Ustensiles Assiette Assiette Ciseaux Couteau Cuiller à café Cuiller à soupe Louche Tasse Bidon Passoire Calebasse Faitout avec couvercle Seau + couvercle Spatule Bidons, boîtes de conserve vides Pichets gradués Mortier + Pilon de mortier Balance Salter 50 kg Balance de précision

MATÉRIEL DE CUISINE Description Alu Grande en Métal Grands Grand En Métal– 5ml En Métal– 10 ml Grande, en Métal En plastique – 400 ml En plastique – 250 ml 20 l – En plastique Avec des petits trous Avec des grands trous Grande Moyenne Grand Moyen Petit 10 l en métal 20 l en métal Bois Mesures locales 2 l graduée – plastique

Unités 14 1 1 1 14 14 1 2 14 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 5 1 1 1 1

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MATÉRIEL D’ENREGISTREMENT ET DE SUIVI Matériel Unités Feutre, stylo noir, bleu et rouge, crayon, gomme, taille-crayon, règle 1 de chaque Calculatrice 1 Classeur 1 Chemise imperméable 4 Carnet 1 Grille poids/taille enfant plastifiée 1 Grille poids/âge enfant plastifiée 1 Protocole traitement systématique plastifié 1 MOBILIER Matériel Unités Bancs 4 Petite table 1 Boîte en bois où ranger le matériel 1 Tapis (nattes) 5 MATÉRIEL HYGIÉNIQUE Matériel Unités Pain de savon pour se laver les mains 2 Savon pour les ustensiles de cuisine 2 Balai 1 Éponges 2 Serviettes en tissu 2 Urinoirs 4 MATÉRIEL ANTHROPOMÉTRIQUE Matériel Unités Pèse-bébés 1 Balance Salter 25 kg 1 Harnais de pesée 2 Corde en nylon 5m Poids de vérification 1 de 2Kg I 1 de 5Kg Rubans pour la mesure du périmètre brachial 2 Planche pour mesurer les enfants 1 Mètre autocollant 1 AUTRES Matériel Unités Mégaphone et piles 1 Planches de conseil 1 Radiocassette et piles 1 Tee-shirts 5 Sac à dos 4
*Ce matériel dépend de la capacité budgétaire affectée au projet pour la conception et l’achat de ce matériel

Pour qu’ACF livre ce matériel, les AgtC doivent s’engager à : • Respecter leurs descriptions de poste. • Ne pas utiliser le matériel fourni à des fins personnelles. • Ne pas utiliser les tee-shirts en dehors des visites à domicile En cas de non respect de ces engagements, ACF prendra la décision de suspendre l’aide et l’AgtC devra rendre le matériel fourni et les tee-shirts. Date : __________________ _____________________________ Agent Communautaire (AgtC)

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Ne pas oublier les médicaments : mébendazole (100mg), Fer/Acide folique et vitamine A de 100.000UI et 200.000 UI À la fin de la phase d’exécution, on peut prêter un vélo à l’AgtC pour le motiver à continuer le suivi des activités durant la prochaine phase de suivi. En cas de perte et/ou dommages sur le matériel, le document suivant est à remplir et à remettre à l’AgtC qui, à son tour, la donnera au superviseur. On estimera dans chaque cas un éventuel remplacement dudit matériel.
FICHE DE PERTE ET/OU DE DOMMAGES SUR LE MATÉRIEL DE L’AC (À remplir par l’AgtC )
Description du matériel Unité Perte ou Dommage Que s’est-il passé?

9. RENFORCEMENT DE STRUCTURES ET D’ORGANISATIONS LOCALES Un programme d’AC concerne plusieurs acteurs. Bien souvent, l’ONG internationale ou le Ministère de la Santé jouent le rôle principal en orientant et en formant le personnel de santé local afin d’implanter les AC dans la communauté. Dans le but d’assurer une mise en place de qualité, l’organisation qui assume le rôle principal doit fournir un soutien important au contrôle, à la mobilisation, à la formation et à la supervision effectués par l’institution exécutrice, afin de s’assurer de l’adhésion aux principes fondamentaux du programme. La collaboration avec une institution locale permettra de la renforcer et de l’encourager à améliorer sa capacité de réponse tout en garantissant la durabilité des interventions. ACF-IN pourra ainsi commencer à quitter la zone en s’appuyant sur les capacités mises en place. L’identification des organisations travaillant dans la zone est la première démarche à entreprendre pour définir d’éventuels partenariats. Il existe cependant des difficultés pour établir des relations professionnelles avec ces organisations car la collaboration doit être mutuelle, établie dans un climat de confiance et des mécanismes de communication et de coordination transparents doivent être mis en place. Il est indispensable de signer des conventions et des mémorandums d’entente. Les partenariats ne sont pas limités à la sous-traitance de certaines activités. Si l’on souhaite renforcer certaines organisations, il faudra dresser un plan de travail ad hoc et disposer des fonds de soutien nécessaires. Cependant, les partenaires d’ACF-

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IN devront adhérer à la Charte des principes de l’organisation. L’annexe 19 donne un exemple d’accord entre ACF-IN et le partenaire local retenu.

10. FORMATIONS “Si je l’entends, je l’oublie. Si je le vois, je m’en souviens. Si je le fais, je l’apprends. Si je le découvre, je l’applique” La formation concernant l’approche de la Déviance Positive est au cœur des AC. Le personnel, les ML et les membres de la communauté clé doivent être prêts à mettre en place le processus des AC afin de créer un impact significatif sur la malnutrition infantile. La méthodologie d’apprentissage des AC est basée sur la Pratique, l’Attitude et la Connaissance (PAC) contrairement à la forme traditionnelle appliquée lors des visites à domicile du CAP. L’approche est basée sur le changement de conduite provoquant un changement de mentalité contrairement au changement de mentalité pour changer la conduite. Ce n’est qu’après la pratique que les personnes chargées des enfants commencent à changer d’attitude en observant que les enfants commencent à s’ « éveiller ». Parce qu’ils assistent au changement chez leurs enfants, ils commencent à comprendre les causes du changement et à reconnaître les besoins permettant la récupération.
TABLEAU 8. EXEMPLES DE MÉTHODOLOGIES POUR LES FORMATIONS
Discussion interactive. Méthodologie permettant d’impliquer les participants dans la découverte de l’information. On peut l’utiliser pour traiter de nombreux sujets et chaque question permet d’éclaircir et d’approfondir. Par exemple : P. Qui se charge de maintenir les enfants dans un bon état de santé? R. Les parents chargés des soins P. Que peuvent faire les familles pauvres par elles-mêmes? R. Utiliser les pratiques de la DP. P. Comment les familles peuvent-elles apprendre à maintenir leurs enfants dans un bon état de santé? R. En changeant leurs habitudes, en apprenant de nouvelles habitudes accessibles à tous (…) Questions de sondage. On utilise des affiches montrant les bonnes ou les mauvaises pratiques ou situations. La discussion démarre avec une question générale concernant l’affiche pour ensuite poser des questions de sondage plus profondes mettant en rapport l’affiche et les expériences du participant. Par exemple : Affiche 1: Femme se lavant les mains Question d’ouverture: Pourquoi se lave-t-elle les mains? Question de sondage: Quand se lave-t-elle les mains? Affiche 2: Femme lavant les légumes Question d’ouverture: Pourquoi lave-t-elle les légumes? Question de sondage: Lavez-vous habituellement les légumes avant de cuisiner? Pourquoi? Pourquoi ne les lavez vous pas ?

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À la fin de chaque formation, il est indispensable d’évaluer les participants afin de connaître leur degré d’apprentissage. Un pré-test sera donc réalisé (voir annexe 20) avant de démarrer la formation (le premier jour) puis un post-test le dernier jour. Les tests ne seront cependant pas les seuls outils d’évaluation. L’observation durant leur participation aux différentes méthodologies de formation fera partie des techniques d’évaluation non formelles. Exemple de format pour la liste des personnes présentes lors des formations
FICHE DE PRÉSENCE À LA FORMATION (À remplir par le/la formateur(trice)
Nom et prénoms Poste à couvrir Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5

Étant donnée la variété de personnes nécessaire pour les différents rôles, les contenus développés seront différents pour chaque groupe et il faudrait suivre le tableau 7 ci-après pour atteindre les objectifs de formation suivants : Avant chacune des formations, il faut identifier et comparer les habiletés et les connaissances préalables des bénéficiaires de la formation afin d’établir les lacunes que la formation devrait remplir. Le niveau éducatif pour chaque poste doit guider le développement d’une formation adéquate. Le tableau offre donc une orientation et devrait s’adapter aux caractéristiques de chaque groupe à former. Il faudra également nommer un responsable de développement pour chaque partie de la formation. Les différents tableaux suivants résument le contenu des modules de formation pour chaque groupe.

TABLEAU 7. FORMATIONS NÉCESSAIRES
S’adresse à Formateur Temps nécessaire Quand le réaliser Antes de tomar la decisión de implementar los TC Objectifs
(Après la formation, les participants pourront, entre autres…)

Jefe de proyecto Supervisor

CMN

5 días

Organizar y gestionar el programa de los TC Analizar e interpretar los resultados obtenidos durante las distintas fases de los TC Informar acerca de los resultados de las sesiones a la comunidad

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TABLEAU 7. FORMATIONS NÉCESSAIRES
S’adresse à Formateur Temps nécessaire Quand le réaliser Objectifs
(Après la formation, les participants pourront, entre autres…)

AT, Responsables Superviseur 5 jours de Santé

Après avoir négocié avec la communauté

Habiletés de supervision, contrôle et évaluation Systèmes d’information. Utilisation des tableaux de composition des aliments et planification des menus. Interprétation des résultats des AC. Compréhension du cycle de la nutrition et de l’infection. Programmes de vaccinations. Informer la communauté sur les résultats des séances. Évaluer les progrès des enfants et, à la fin des séances, fournir des conseils appropriés aux personnes chargées des enfants. Comment planifier et organiser une séance. Programmation : protocole journalier des AC. Collecte de matériel. Achat et préparation des aliments des AC. Registre des résultats des AC. Messages éducatifs de Santé. Rappel de 24 heures de l’alimentation. Étude des aliments sur le marché. Habiletés pour les visites à domicile. Contrôle et promotion de la croissance. Nutrition de base, nutriments, utilisation du tableau de contenu des aliments. Contrôle et promotion de la croissance. Nutrition de base, nutriments, utilisation du tableau de contenu des aliments. Étude des aliments sur le marché. Habiletés pour les visites à domicile. Valeur des aliments, trois ou quatre groupes. Principes du traitement maison de la malnutrition. Prévention et traitement de la déshydratation en cas de diarrhée. Comment reconnaître les signes de maladie aiguë devant être traitée à l’hôpital, y compris la pneumonie, la malaria et la diarrhée grave. Techniques de stimulation précoce. Expliquer aux mères et aux personnes chargées des enfants les deux objectifs du programme. Convaincre les mères et les membres de la famille d’apporter leur contribution quotidienne en aliments. Organiser et exécuter les messages IEC sur les différents sujets lors des séances quotidiennes des AC. Utiliser les modules de formation et les aides visuelles de façon performante.

AgtC

AT

5 jours

Après avoir formé les AT

ML

AT

4 jours

Durant la phase de préparation

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TABLEAU 8: CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DE LA ML
5h30 Jour 3 15m Révision du jour précédent Comment remplir les fiches de: 30m Prévention et traitement - L’enquête de marché de la maladie - Présence des enfants 4h30 Jour 4 3h30

Jour 1

4h45 Jour 2

Présentation

15m Révision du jour précédent

15m Révision du jour précédent 15m 1h

Vérifier les résultats des EàD et montrer les résultats du recensement nutritionnel

Groupe d’aliments et leurs fonc30m tions (énergie, construction et 30m protection)

Contexte (Quand réaliser un AC ?), Calendrier alimentaire : allaitedescription (En quoi consiste une 45m ment maternel seul, alimentation 45m séance AC ?) et critères d’admiscomplémentaire sion des AC Alimentation complémentaire 1h 15m Pause Comment utiliser les planches conseil 15m Pause

Comment préparer le SRO à la maison

30m

Pause

15m Pause

15m 15m Comment et pourquoi réaliser les EàD 30m

Objectifs du programme. Qui va traPréparation à la première sévailler avec qui pour la récupération 30m ance (premier jour) des AC : pro- 30m des enfants et quel sera le rôle de cédures et tâches chacun ? 1h

Rôle de la ML durant la phase d’exécution et de suivi des AC

30m Protocoles

Préparation pour la derMessages des planches conseil 30m nière séance (jour 12) 30m ( PMN) des AC: procédures et tâches Comment expliquer une planche conseil (pratique) 15m Évaluation de la formation 1h30 Soins aux enfants 1h Vérification générale des chapi- 30m tres précédents clôture 30m 15m

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Connaître la disponibilité locale d’aAlimentation et Hygiène personliments et Outils/Ustensiles néces- 15m nelle saires pour les séances des AC 1h 1h30 Repas* 1h

Repas*

1h30 Repas*

Contribution familiale quotidienne

15m Allaitement maternel

Préparer des menus variés et nutritifs pour les 12 jours de séances 1h30 Créer une chanson pour les AC 15m des AC selon la disponibilité des aliments 15m

Évaluation de la journée

15m Évaluation de la journée

Évaluation de la journée

15m

* Durant le repas, on prépare des menus variés qui seront utilisés lors des AC et on donnera un nom local à la recette. On calculera la ration pour chaque enfant en utilisant des outils locaux pour mesurer. Les menus seront programmés sur les 12 jours de séances des AC.

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TABLEAU 9. CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DE L’AGTC
5h45 30m Révision du jour précédent Jour 3 5h30 Jour 4 6h45 Jour 5 2h 30m

Jour 1

Jour

Jour 2

Présentation 1h

15m Révision du jour pré- 30m Révision du jour précédent 30m Révision du jour précécédent dent

1h 15m

Messages IEC (définition, 30m objectifs, diffusion...) utiliser 30m Commentconseil les 15m Post-test planches 15m clôture 15m Pause 45m Messages des planches conseil (PMN) 2h

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Objectifs et introduction 15m Rôle de chacun dans 30m Comment réaliser le recende la formation les AC sement nutritionnel 1h Rôle des AgtC 30m Exercice pratique avec des Pré-test enfants de la communauté Pause 15m Pause 15m Pause Remplir les fiches de: Concepts de malnutrition Les mesures anthro1h pométriques (objec- 30m - Registre de la situation nutri(types, signes, arbre tionnelle de la population, précausal, conséquences...) tifs, matériel) sélection et sélection finale

Prise de mesures Situation de la malnutrition dans le pays, la ré- 15m anthropométriques: Poids, Taille, PB gion, la communauté. 1h

Comment remplir les fiches de: - Évolution de la croissance des enfants - L’EàD et rappel de 24h Comment expliquer une 1h30 planche conseil (pratique) 15m - L’enquête de marché - Contrôle de la consommation de diète par enfant/jour - Feuille de réorientation 1h30 Comment et pourquoi réali- 1h ser une enquête de marché 1h30

Description des AC:

30m indices nutritionnels 45m repas

repas

1h3 repas 0

Connaître la disponibilité locale d’aliments ainsi que les 1h30 Outils/Ustensiles nécessaires 15m repas pour les séances des AC 1h Préparer des menus variés et nutritifs selon la disponi- 30m Comment réaliser les EàD bilité des aliments et les exemples de recettes

Étapes des AC

Exercices pratiques 2h de prise de mesures anthropométriques

1h30

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Interprétation de la Contribution familiale quoticourbe de croissance 45m dienne pour la récupération 15m Évaluation des journées précédentes Évaluation de la journée 15m et réorientation lors des AC 15m Évaluation de la journée

30m 15m

Évaluation de la journée 15m Évaluation de la journée

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TABLEAU 10. CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DE L’AT ET RESPONSABLES DE SANTÉ
7h Jour 4 6h30 30m Révision du jour précédent Jour 5 4h45 Révision du 30m jour précédent 30 m

Jour 3 Jour 1 5h30 Día 2 7h Installation et présen- 30m Révision du jour précé- 30m Révision du jour prétation dent cédent

Définition, objectifs et Objectifs et introduc- 30m importance de la prise 1h de mesures anthropotion de la formation métriques et du suivi de la croissance Protocoles

Système de réorientation. Documentation et suivi des fiches : - Évolution du gain de poids pour l’ensemble des enfants de 10 ateliers durant les phases d’exécution et de suivi - Évolution du %P/T (Poids/taille) pour le total des enfants de 10 ateliers durant les phases d’exécution et de suivi 1h - Abandons et réorientations 1h30 Post-test - Suivi médical - Messages IEC développés/jour - Feuille de réorientation de la part du responsable de santé - Contribution quotidienne des mères durant la phase d’exécution 15m Pause 1h Description des tâches à réaliser par les AT et les responsables de santé 15m Pause 1h Réalisation d’un rapport de synthèse 1h Présentation des rapports 1h30 Clôture

1h

Pré-test Les autres carences nutritionnelles (Fe, Vit...)

1h

Pause

15m Pause

15 m

Pause

Comment remplir les fi15m ches de données anth- 1h ropométriques

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Description des tâches des AC et ML Repas

2h 1h

Organisation et diffusion de messages IEC

30m

15 m

Message des planches de conseil (PMN). Exercices prati- 1h30 ques d’utilisation des planches Évaluation de la journée 30m

Concepts de malnutrition (Types, signes, 1h Diversification alimen- 1h30 Implantation des AC 1h45 taire et recettes et phases. conséquences…) Situation de la malnu1h30 Repas 1h30 trition dans la région, 45m Repas dans la communauté Allaitement maternel : Analyse de la situation avantages, durée, proContexte, description, de la communauté. objectif général, défi- 45m Comment élaborer un 1h30 blèmes et solutions / 1h30 valeur nutritive de l’alinition et critères d’adrecensement nutritionmentation complémission aux AC nel et une étude CAP mentaire Alimentation de la Repas 1h30 Comment réaliser les 1h femme enceinte et de 15m EàD la mère allaitante Calendrier agricole / 30m Évaluation de la journée 30m Enquête de marché 30m Groupe d’aliments Évaluation de la journée 30m Évaluation de la journée 30m

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Pour le superviseur et le chef de projet, une expérience professionnelle en nutrition est demandée. En effet, la formation abordera surtout les aspects de supervision et de gestion du programme. Les aspects nutritionnels ne seront abordés que superficiellement.

TABLEAU 11. CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DU CHEF DE PROJET ET SUPERVISEUR(EUSE)
6h30 6h30 30m Révision du jour précédent Jour 5 Révision du jour précédent 30m Révision du jour précédent Jour 3 7h Jour 4 4h45 30 m

Jour 1

7h30

Jour 2

Installation et présentation

Objectifs et introduction à la formation 1h 15m Pause 1h EàD 1h Exercices de documentation de toutes les fiches des AC 15m Pause 15m Pause 2h

15m Révision du jour pré- 30m cédent Prise de mesures anthropométriques et 15m indices nutritionnels : 1h30 interprétation du recensement nutritionnel les Organisation et diffusion 1h30 Comment piloterde activités, calendrier de messages IEC suivi… Post-test

1h

Pré-test

1h

Pause

15m Réalisation d’un 2h rapport de synthèse

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Pause

15m Protocoles et Systèmes de réorientation.

Exercice pratique de saisie de données des fi30m Présentation des rapports ches sur ordinateur Repas 1h30 Clôture

1h

15m

Contexte, description, Organisation et gestion objectif général et criCalendrier agricole et 45m enquête de marché 30m de la contribution alitères d’admission aux mentaire des bénéficiai- 30m AC res Valeur nutritionnelle des Implantation des AC et 1h45 aliments localement 1h30 30m Repas disponibles selon les phases mesures locales Stratégies en Santé, NuCalcul de recettes de Description du rôle de 1h récupération nutrition- 1h trition, Eau et assainisse- 1h ment et sécurité chacun lors des AC nelle alimentaires 1h30 Étude CAP 1h

Éléments de supervision à prendre en compte

1h

Repas

1h30 Repas

Comment présenter les rapports : résultats, interprétation, recommandations…

1h

1h Évaluation de la journée 30m 30m Évaluation de la journée 30m

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Concepts de malnutriTechniques commution (Types, signes, 1h nautaires participatiarbre causal, conséves quences…) Situation de la malnutrition dans la région, 45m Évaluation de la dans la communauté journée Évaluation de la journée 30m

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D’autre part, la séance des AC à laquelle les mères assistent est une formation en soi car elle les implique dans la récupération de leurs enfants et dans l’apprentissage de nouvelles conduites permettant de les maintenir en bonne santé. Chaque AC représente un “ Atelier de Formation ” intégrant les concepts nécessaires aux techniques d’apprentissage des adultes. Dans ce cas, le processus démarre par les messages de formation nécessaires obtenus à travers les EàD et le rappel de 24 heures puis se poursuit avec la conception du contenu de la formation et la planification de la logistique. L’éducation en santé ne peut être transmise sous forme de conférence. Il faut plutôt amener les mères à apprendre, à travers un ensemble d’expériences vécues sur plusieurs semaines, à alimenter leurs enfants dans un environnement idéal et une ambiance de soutien. Le suivi est ensuite réalisé en rendant visite aux mères dans les foyers, où elles mettent en pratique dans leurs cuisines les nouvelles techniques de préparation des aliments et les conduites d’alimentation des enfants. L’apprentissage est avant tout un processus social. Les personnes apprennent en observant et en échangeant. L’apprentissage est le résultat de l’action et de la découverte. À la fin de la formation, chaque participant devrait recevoir un certificat de participation (Annexe 21)
RECOMMANDATIONS pour les formations • Il faut suivre un scénario dans le temps afin d’éviter de surcharger les participants et de s’assurer que les habiletés peuvent être appliquées directement et de façon pertinente. • Préparer le matériel adéquat à l’avance: messages IEC sur des cartes conseil, supports visuels, papier, marqueurs, dessins ou illustrations d’aliments DP afin de réaliser une affiche, un Tableau d’aliments, des ustensiles locaux pour mesurer (cuiller, bidon, poids locaux, bascules…), aide visuelle de menu et feuille de menu… • Le personnel peut être tenté d’imposer ses propres messages, menus et théorie nutritionnelles (surtout les professionnels de la santé). Le personnel doit cependant essayer de se mettre à la place des participants puis, durant les séances des AC, transmettre les messages à la ML par son attitude. • Les expériences participatives au cours desquelles les participants découvrent les concepts et appliquent leur propre expérience sont beaucoup plus efficaces. • Il est important de former le personnel de la façon dont nous souhaitons qu’ils forment à leur tour. • Présenter la nouvelle information pas à pas. Répéter et renforcer l’information. • Créer une ambiance d’apprentissage guidé et de soutien des bénéficiaires afin qu’ils perçoivent leur participation comme un succès. • Demander aux participants de répéter ou d’expliquer à nouveau l’information. • Laisser du temps pour les questions et la discussion. • Échanger avec tous les participants, pas seulement avec ceux qui participent de façon active. 96
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• Réaliser des séances courtes et simples. • Démarrer la séance en révisant les apprentissages et les discussions de la journée précédente. • Utiliser le plus souvent possible des supports visuels et des démonstrations pour que tous les sens soient en alerte lors du processus. • Plus les outils de formation utilisés sont nombreux, plus la formation est intéressante et amusante.

11. PROCHAINES ÉTAPES Développer un guide des AC pouvant être utilisé par la communauté (pas seulement par les coopérants). Les personnes clés des communautés disposeront ainsi d’un outil de consultation leur permettant d’exécuter le programme et de prévenir la malnutrition des enfants de leur communauté après leur récupération à travers les AC. Il faudra tenir compte des canaux de transmission de l’information les mieux adaptés pour cela : dessins avec des actions précises, exemples pratiques nombreux et adaptés aux coutumes locales, traduction dans la langue de la communauté où les AC sont réalisés, etc. L’implication des membres de la communauté dans la réalisation de ce guide pourrait s’avérer très utile. Le programme des AC permet à la communauté de découvrir ses problèmes et de trouver ses propres réponses basées sur ses ressources. Sa participation active dès le début lui permet d’apprendre à gérer et à superviser le projet ; les programmes à composante communautaire (comme c’est le cas du traitement de la malnutrition au domicile) pourraient être développés avec des méthodes qui, comme pour les AC, éveille l’intérêt de la communauté. Les chapitres de ce manuel concernant l’implication, la motivation et la mobilisation de la communauté pourraient être utiles et appliqués, si besoin, à d’autres programmes. Il serait fort utile également d’élaborer un check list d’évaluation standardisé sur l’analyse des points faibles et des points forts du programme lui-même. Le rôle de cet outil serait double : évaluer les résultats du programme et servir de point de départ pour la mise à jour des procédures à partir de l’expérience acquise. Développer et intégrer une intervention en Santé Mentale7 : pratiques de soins psychologiques comme élément indispensable au bon développement de l’enfant, que

7 Pour plus d’informations, veuillez consulter le numéro spécial de “Infonut nº 8 – Août 2005”. Rédigé par Cécile Bizouerne avec la collaboration de Sophie Oliveau et l’équipe de nutrition ACF-IN

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ce soit durant la phase d’exécution ou de suivi du programme. De telles interventions ont été développées avec succès lors de différents projets dans les centres de nutrition thérapeutique. Dans un sens psychosocial large comprenant non seulement la maladie psychique, mais aussi d’autres éléments liés à la communauté (un événement et/ou un problème concerne la collectivité toute entière et la communauté est le milieu social dans lequel les individus et les groupes concernés évoluent), l’intégration d’interventions en Santé mentale peut avoir des répercussions au niveau communautaire. Compléter les interventions en Eau et assainissement, en sécurité alimentaire et les interventions psychosociales pour un impact intégral du programme des AC. Une évaluation plus régulière et rigoureuse rend efficace l’intégration de ces éléments. L’implantation de l’ensemble des phases du programme avec l’aide d’un partenaire local peut prendre 14 mois. Il faudrait cependant disposer du temps suffisant (un an de plus minimum) pour que cette entité locale puisse réaliser le suivi complet du programme et pour que ACF-IN puisse la former pour cela. La troisième année d’intervention, ce partenaire devrait être autonome dans le suivi du programme et pouvoir identifier les bonnes conduites pour la santé des enfants de la communauté.
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12. ANNEXES

ANNEXE 1. ENQUÊTE À DOMICILE (EàD)
QUESTIONNAIRE POUR LES ENQUÊTES À DOMICILE DES FAMILLES Atelier Nº /____/ Date /____//____//________/ Heure de fin /____h____min./ Heure de début /____h____min./

District/_____________________________/ Communauté /___________________________/ Foyer/______________________/ Nom de l’enfant /_____________________________________/ Âge de l’enfant (en mois) /____/ Nom de la mère /______________________________________________________________________/ Nom du père /________________________________________________________________________/ Nom de l’AgtC /________________________________/ Nom de l’AT /_________________________/ A. INFORMATION GÉNÉRALE (réponses de la mère) A.1. Combien d’enfant(s) avez-vous ? /__/__/ A.2. Sexe (à noter dans l’ordre de l’aîné au cadet “M=masculin; F=féminin”) : /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ A.3. Quel est son âge ? (noter dans l’ordre,) de l’aîné au cadet /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ A.4. Quelle est l’occupation du père ? /______________/ Combien d´heures par jour ? /________/. A.5. Quelle est l’occupation de la mère ? /____________/ Combien de temps par jour ? /_______/ A.6 Que faîtes-vous pour vous distraire ? /_______________________________________________/ B. DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS DANS LA ZONE B.1 Combien de personnes vivent à la maison ? /__/__/ B.2 Combien d’argent dépensez-vous par jour en aliments ? /____/____/____/____/ B.3 Quels produits alimentaires achetez-vous par semaine ? B.4 Où avez-vous acheté ou trouvé les aliments au cours du dernier mois ? /___________________/

Aliment 1 2 3 4 5 6

Quantité (moyenne locale)

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B.5 .a. En général, combien de temps mettez-vous pour aller et revenir de l’endroit où vous achetez ou obtenez les aliments ? /____/ mins. b. Quel moyen de transport utilisez-vous ? À pied /___/ En voiture /___/ À cheval /___/ En transport urbain/rural /___/ autre /___/ B.6 Avez-vous eu un problème, au cours du dernier mois, d’approvisionnement des aliments que vous consommez ? Oui /___/ Lequel ? /__________________________________________________________________/ Non /___/ B.7 Combien de repas faîtes-vous par jour dans votre foyer ? /____/ ter/snacks ? /___/ Combien de goûB.8 Quels sont les aliments disponibles près de chez vous (accès facile) ? Indiquer à quelle époque ils sont produits. ALIMENTS 1 2 3 4 5 ATTENTION : Les questions suivantes se rapportent uniquement à l’enfant appartenant à l’Atelier Communautaire C. HABITUDES ALIMENTAIRES (réponses de la mère) C.1. Donnez-vous encore le sein à votre enfant ? OUI /__/ NON /__/ (si NON, passez à la question C.5) C.2. Combien de fois par jour donnez-vous le sein à l’enfant ? /__/__/ Et pendant la nuit ? /__/__/ C.3. Donnez-vous à l’enfant des aliments / boissons complémentaires ? OUI /__/ NON /__/ C.4. a. Si OUI, pouvez-vous préciser lesquels ? /____________________________________________/ b. S’il s’agit de bouillie, quels en sont les ingrédients ? /________________________________/ C.5. Combien de fois par jour l’enfant mange-t-il ? /__/__/ Combien de repas principaux ? /__/__/ Combien de goûters ? /__/__/ C.6. Qu’est-ce que l’enfant a mangé ce matin ? /___________________________________________/ Et hier soir ? /____________________________________________________________________/ C.7. L’enfant mange-t-il dans le plat familial ? OUI /___/ NON /___/ Comment ? (cuiller, avec la main…) /_________________/ C.8. Quelle quantité mange-t-il par repas ? (selon les mesures locales) /_______________________/ C.9. Dans votre famille, qui se sert le repas en premier (hommes, femmes, enfants) /___________/ C.10. Y-a-t-il des aliments interdits pour votre enfant ? OUI /___/ NON /___/ Si OUI, remplir le tableau (quels sont ces aliments et pourquoi) ÉPOQUE (MOIS) 100
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Quel est l’aliment interdit 1 2 3 4

Pourquoi

C.11. Quel est le repas préféré de votre enfant ? /__________________________________________/ C.12. Que lui donnez-vous à manger quand il est malade ? __________________________________/ Et à boire ? /__________________________/ Plus ou moins que d’habitude ? Plus /___/ Moins /___/ Même quantité /___/ C.13. Que faites-vous lorsque l’enfant n’a pas faim ou ne veut pas manger ? /__________________/ D. PRATIQUES AFFECTIVES (réponses de la mère) D.1. Que faites-vous avec l’enfant, à part lui donner à manger ? /_____________________________/ D.2. Qui s’occupe de l’enfant lorsque la mère n’est pas là ? /_________________________________/ D.3.a Que faites-vous lorsque l’enfant pleure ? /___________________________________________/ D.3.b El s’il crie ? /____________________________________________________________________/ D.4. L’enfant joue-t-il avec les autres enfants ? OUI /___/ NON /___/ À quoi ? /_________________/ D.5. Que faites-vous avec l’enfant quand vous devez aller travailler (au champ, etc.) ? /_________/ D.6. À votre avis, les petites filles sont traitées de la même manière que les petits garçons ? OUI /___/ NON /___/ Comment les filles sont-elles traitées ? /__________________________________/ Pourquoi ? /_______________________________________________________________________/ D.7. Combien de temps passez-vous par jour avec l’enfant ? /___//___/ heures D.8. Quelle activité préférez-vous faire avec l’enfant ? /_____________________________________/ D.9. Que fait le frère/la sœur ainé(e) avec le petit frère/la petite sœur ? /____________________/ D.10. Quels conseils donneriez-vous au frère/à la sœur ainé(e) pour s’occuper du reste de vos enfants ? /____________________________________V_________________________________________/ D.11. Que fait votre mari pour vous aider à la maison ? ______________________________________/ D.12. D’après vous, de quoi votre enfant a-t-il besoin ? /____________________________________/ E. PRATIQUES DE SOIN ET D’HYGIÈNE (réponses de la mère) E.1. Combien de fois par jour baignez-vous l’enfant ? /____/ et par semaine ? /____/ E.2. Quand vous lavez-vous les mains ? /__________________________________________________/ Pourquoi ? /_______________________________________________________________________/ Quand lavez-vous les mains de votre fils/fille ? /_______________________________________/ Pourquoi ? /_______________________________________________________________________/ E.3. Avez-vous fait vacciner votre enfant ? OUI /___/ NON /___/ (Si oui, demander le carnet de santé, de vaccination, cicatrice) E.4. A-t-il reçu la Vitamine A ? OUI /___/ NON /___/

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Quand ? (jj/mm/aaaa) /______//______//___________/ Pourquoi ? /_________________/ OUI /___/ NON /___/ E.5. Votre fils/fille a-t-il fait de la diarrhée au cours des 15 derniers jours ? (Si NON, passer à la question E.7) E.6. Qu’avez-vous fait ? / _______________________________________________________________/ Et ensuite ? /______________________________________________________________________/ E.7. En cas de diarrhée dans la famille, que faites-vous ? /___________________________________/ Avez-vous des sachets de SRO à la maison ? OUI /__/ (demander à voir les sachets ou les ingrédients pour le préparer) NON /__/ E.8. Que faites-vous si votre enfant a : a- Une infection aux yeux /_____________________________________________________________/ b- Mal aux oreilles /___________________________________________________________________/ c- Mal aux dents /_____________________________________________________________________/ d- Mal à la tête /______________________________________________________________________/ e- Une infection de la peau /____________________________________________________________/ f- Des difficultés à respirer / ____________________________________________________________/ g- De la fièvre /_______________________________________________________________________/ E.9. Face à quels symptômes vous adressez-vous au : a- Guérisseur ? /_______________________________________________________________________/ b- Centre/poste de santé / _____________________________________________________________/ E.10. Dans votre famille, qui prend les décisions concernant votre santé ? /____________________/ Pourquoi ? /______________________________________________________________________/ Note : Demander d’aller au toilettes et de se laver les mains avec du savon. Il y a des latrines OUI /___/ NON /___/ Il y a du savon : OUI /___/ NON /___/ F. QUESTIONS À POSER AUX AUTRES MEMBRES DE LA FAMILLE LA GRAND-MÈRE, LA BELLE-MÈRE (femme du père ou mère du conjoint) PEUVENT RÉPONDRE… F.1. D’après vous, à quel âge faudrait-il commencer à donner à l’enfant d’autres aliments que le lait maternel ? /_______/ F.2. a Normalement, pendant combien de temps la mère donne-t-elle uniquement du lait maternel ? /______________________/ F.2.b Croyez-vous qu’il est bon pour l’enfant de ne lui donner que du lait maternel ? OUI /___/ NON /___/ Pourquoi ? /__________________________________________________________________________/ F.3. D’après vous, quels aliments et boissons ne sont pas conseillés pour un enfant de : A- Moins de 3 mois ? /__________________________________________________________________/ B- Moins de 6 mois ? /__________________________________________________________________/ C- Moins de 1 an ? /____________________________________________________________________/ D- Moins de 2 ans ? /___________________________________________________________________/ E- Moins de 3 ans ? /___________________________________________________________________/ 102
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RÉPONSES DU PÈRE F.4. D’après vous, votre enfant est-il en bonne santé ? OUI /___/ NON /___/ Pourquoi ? /___________________________________________________________________________/ F.5. Combien de temps par jour passez-vous avec l’enfant ? /__/__/ heures F.6. Que faites-vous lorsqu’un de vos enfants tombe malade ? /______________________________/ F.7. D’après vous, comment maintenir l’enfant en bonne santé ? /_____________________________/ F.8. D’après vous, de quoi votre enfant a-t-il le plus besoin ? /________________________________/ F.9. À qui prêtez-vous plus d’attention au sein de la famille ? Classer par ordre de préférence (1 étant le préféré) : À vos fils /___/; à vos filles /___/ ; à votre femme /___/ ; à votre frère /___/; à votre mère /___/; à votre père /___/ RÉPONSE DU FRÈRE/DE LA SŒUR OU DE LA PERSONNE QUI S’OCCUPE DE L’ENFANT F.10. Quel âge as-tu ? /______/ ans F.11. Vas-tu à l’école ? OUI /___/ NON /___/ F.12. Quelles sont tes responsabilités concernant ton petit frère/ta petite sœur ? /______________/ F.13. Combien de temps par jour passes-tu avec l’enfant ? /__/__/ heures F.14. Quelles activités fais-tu dans la journée ? /___________________________________________/ F.15. a Que fais-tu si l’enfant pleure ? /___________________________________________________/ F.15. b Et si l’enfant a faim ? /___________________________________________________________/ F.16. Qu’aimes-tu faire avec ton frère/ta sœur ? /__________________________________________/ Pourquoi ? /___________________________________________________________________________/ F.17. Qu’est-ce que tu N’AIMES PAS faire avec ton frère/ta sœur ? /___________________________/ Pourquoi ? /__________________________________________________________________________/ F.18. Que donnes-tu à manger à l’enfant ? /________________________________________________/

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ANNEXE 2. FICHE D’OBSERVATION DURANT LA VISITE À DOMICILE (VàD) FICHE D’OBSERVATION À RÉALISER LORS DES ENQUÊTES À DOMICILE
1. OBSERVATION DE L’ENFANT ASPECTS PHYSIQUES Corpulence, yeux, peau. Hygiène corporelle, mains, ongles. ASPECTS PSYCHOLOGIQUES Curieux/fâché/souriant ; Actif/inactif ; Sociable/réservé/Confiant 2. OBSERVATION DES AUTRES MEMBRES DE LA FAMILLE MÈRE Aspects physiques (hygiène, enceinte, allaite, etc.) et psychologiques (aimable, attitude envers l’enfant et les étrangers, etc.) Deuxième personne s’occupant de l’enfant Statut dans la famille. Aspects physiques et psychologiques. Qualité de l’interaction avec l’enfant Père Qualité de l’interaction avec l’enfant (verbale et non verbale) Autres membres de la famille Type d’interaction : jeux, stimulation Autres observations. Présence de jeux… 3. OBSERVATION DES PRATIQUES D’HYGIÈNE Liées à l’alimentation et à l’eau Ils se lavent les mains avant et après les repas et avant de préparer le repas. Nettoyage des ustensiles de cuisine. Aliments couverts. Liées au corps Savon, les mains sont lavées après le passage aux toilettes Liées à l’environnement Latrines, point d’eau, présence d’animaux, mouches là où le repas est préparé, propreté Autres observations. 4. OBSERVATION DES PRATIQUES ALIMENTAIRES Comment l’enfant mange-t-il (main, cuiller…). Il utilise la même assiette que d’autres personnes. Avec qui mange-t-il ? Ingrédients du plat. Quantité. Autres observations. 5. OBSERVATION CONCERNANT LA DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS Aliments issus d’animaux, produits maraîchers, du potager. Stockage et conservation des aliments Autres observations. 6. OBSERVATION CONCERNANT LES PRATIQUES DE SOIN ET D’HYGIÈNE Cicatrices de vaccins, carnet de santé, utilisation de sel iodé. Moustiquaires, présence de SRO ou des ingrédients correspondants. Autres observations. 104
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ANNEXE 3. RAPPEL DE 24 HEURES RAPPEL DE 24 HEURES POUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE (À REMPLIR PAR L’AGTC)
Nom de la Mère Communauté Municipalité Nom de l’enfant Date (jj/mm/aa) Poids (en Kg) Taille (en Cm) %P/T Âge (en mois) HEURE DE REPAS __________________________________________ __________________________________________ __________________________________________ __________________________________________ ___________ ___________ ___________ ___________ _________ QUALITÉ- INGRÉDIENTS (ALIMENT / BOISSON) FRÉQUENCE (combien de fois au cours QUANTITÉ (mesure locale)

Oui (passe à la question 4) Non 1. L’enfant mange-t-il tout ce que vous lui donnez ?

2. Quels sont les plats que l’enfant refuse de manger ? 3. Pourquoi ne veut-il pas les manger ? 4. Votre enfant boit-il beaucoup d’eau par jour ? 5. Y a t’ il des aliments interdits à l’enfant ? Oui Non Oui Lesquels ? Combien de fois ? Pourquoi ? Non

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ANNEXE 4. EXEMPLE DE MODULE DE FORMATION MODULE DE FORMATION DES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC)
BÉNÉFICIAIRES : FORMATEUR(TRICE) ______________________________________ DURÉE ____________________________ HORAIRE ____________________________ LIEU DE LA FORMATION _______________________________________ ORGANISÉ PAR : Département technique de Santé et Nutrition d’ACF-E 106
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INDEX. Possibilité d’ajouter d’autres sujets si nécessaire.

1. Objectifs de la formation 2. Mesures anthropométriques 2.1. Périmètre brachial 2.2. Poids 2.3. Taille 2.4. Indices nutritionnels 2.5. Exercices 3. Recensement nutritionnel 4. Projet des Ateliers Communautaires (AC) 4.1 Description du projet 4.2 Critères d’Admission 5. Organisation de la stratégie IEC 6. Les messages IEC développés dans les AC 7. Description des aliments et de leur rôle dans l’organisme
1. OBJECTIFS DE LA FORMATION

Apporter aux bénéficiaires de la formation : – Les connaissances et les habiletés leur permettant de prendre correctement les mesures anthropométriques des enfants d’entre 6 et 59 mois durant la réalisation du recensement nutritionnel. – Les connaissances de base permettant à la communauté de réaliser le suivi nutritionnel des enfants d’entre 6 et 59 mois. – Les moyens d’avoir les connaissances de base du programme des AC (Ateliers Communautaires). – Les informations nécessaires à la bonne compréhension des messages IEC (Information, Éducation, Communication) développés dans la phase d’exécution de l’AC. – Les connaissances et habiletés leur permettant de transmettre ces connaissances aux groupes de mères et d’enfants sélectionnés pour les ateliers. – L’information nécessaire pour comprendre la formulation des recettes qui seront développées lors des activités de l’AC.

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– Les connaissances et habiletés leur permettant de transmette ces connaissances aux groupes de mères et de leur faire confectionner ces recettes au cours de l’atelier (1 recette par jour pendant 12 jours). – Les connaissances de base leur permettant de sensibiliser la communauté à une alimentation saine et équilibrée.
2. MESURES ANTHROPOMÉTRIQUES

Objectifs spécifiques 1. À la fin de cette partie, les bénéficiaires de la formation devront être capables de : 2. Peser un enfant selon les différentes étapes décrites dans la fiche technique. 3. Mesurer un enfant couché et debout, avec une marge d’erreur maximum de 0,5cm. 4. Mesurer le périmètre brachial de façon fiable, avec une marge d’erreur maximum de 0,1cm. 5. Identifier les œdèmes de malnutrition et les classer selon les critères de gravité. 6. Reporter ces données sur la fiche de suivi de l’enfant. 7. Être convaincus de l’importance de la prise de mesures anthropométriques dans l’identification de la malnutrition. Matériel et préparation – Balance de 25 kg – Planche pour mesurer ou toise – Périmètre brachial (MUAC ou PB) – Grilles de % Poids / Taille – Harnais de pesée – Calculatrice – Fiches d’observation pour les enfants. Prise de mesures anthropométriques Les mesures anthropométriques utilisées pour évaluer l’état nutritionnel d’un individu sont les suivantes : – le périmètre brachial – le poids
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– la taille – les œdèmes – toutes ces mesures en fonction de l’âge et du sexe.
2.1. LE PÉRIMÈTRE BRACHIAL (PB)

Le périmètre brachial (PB ou MUAC en anglais) ne fournit pas à lui seul une vision représentative de l’état de malnutrition d’enfant, sauf s’il y a risque de décès. Plus le PB est bas, plus le risque de mortalité augmente. Il est donc utilisé pour détecter les enfants les plus exposés au risque de mortalité pour un âge compris entre 6 (>=65 cm) et 59 mois. Etant donnée sa rapidité d’exécution et la bonne estimation qu’il offre quant au risque de mortalité, il est habituellement utilisé pour les évaluations rapides. Selon les résultats du MUAC, il est possible de classer les enfants en trois catégories :
enfant / PB Malnutrition aiguë modérée Malnutrition avec risque Malnutrition aiguë sévère Normal < 110 mm 110-120mm 120-135mm >135 mm

Les enfants dont le PB est inférieur à 110 mm sont admis dans les centres de nutrition thérapeutique (CNT). Les enfants dont le PB est compris entre 110 et 119 mm sont admis dans les centres de supplémentation et inclus dans les AC. Présentation du matériel et techniques de prise de mesure – Le PB se mesure au bras gauche, au centre de la zone située entre le coude et l’épaule, à l’aide d’un mètre PB spécial que l’on place autour du bras. – Le bras doit être détendu. – La lecture s’effectue par la fenêtre du mètre PB, en ajustant doucement le mètre PB au bras. – La mesure est enregistrée avec une précision 0,1 cm. Exercices pratiques – Faire les exercices jusqu’à ce que les mesures soient fiables. L’évaluation des agents se fera entre eux sous la supervision du formateur : un agent prend la meFigure 1. Ruban de PB

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sure pendant que l’autre observe, critique et corrige. – Commentaire de possibles sources d’erreurs. – Comment noter le PB sur la fiche de l’enfant.
2.2. LE POIDS

Matériel et technique : – Utiliser une bascule mécanique de 25 Kg suspendue de telle sorte que le cadran soit à la hauteur des yeux du mesureur. – Suspendre le harnais de pesée au crochet et régler l’aiguille de la balance à zéro. – Tous les matins, on vérifiera la fiabilité de la balance à l’aide d’un poids connu. – Déshabiller l’enfant et l’installer dans le harnais de pesée. – Suspendre le harnais au crochet et lire le poids selon la marque de 100g la plus proche de l’aiguille une fois stabilisée (s’assurer que l’enfant pende librement sans rien toucher).
Figure 2.Poids d’un enfant

– Annoncer la mesure à voix haute à une personne qui notera le poids de l’enfant sur la fiche correspondante en la répétant à son tour à voix haute.

Exercice pratique : Vérifier la fiabilité d’une balance et régler l’aiguille à zéro.
2.3. LA TAILLE

– Les enfants de plus de 85 cm se mesureront debout. – Les enfants de moins de 85 cm seront mesurés couchés. Dans ce cas, la mesure de la taille sera réalisée par deux personnes. Mesure un enfant couché : – Mettre la planche par terre. – Coucher l’enfant au centre de la planche, avec les pieds près du curseur mobile. – Une personne située du côté fixe de la planche tient la tête de l’enfant entre ses mains, au niveau des oreilles. L’enfant doit regarder vers le haut.

Figure 3. Mesurer un enfant en position horizontale.

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– L’autre personne place une de ses mains sur les chevilles de l’enfant ou sur les genoux pour tenir les jambes et, avec l’autre main, déplace le curseur jusqu’à la plante des pieds de l’enfant en s’assurant que le curseur soit bien plaqué contre les pieds. – La lecture s’effectue au millimètre près et est annoncée à voix haute. – La mesure est notée sur la fiche de l’enfant par un assistant qui la répète à voix haute. Mesurer un enfant debout : – Installer la toise sur une surface plane. – Retirer les chaussures de l’enfant et placer ses pieds sur la base de la planche. Les talons doivent être plaqués contre la partie postérieure. – La tête, les épaules et les fesses doivent toucher la planche. – Une personne tiendra les chevilles et les genoux de l’enfant, pendant qu’une autre personne tiendra la tête de l’enfant droite et fera glisser le curseur jusqu’au sommet de la tête pour prendre la mesure. – L’enfant doit regarder droit devant lui lors de la prise de mesure.

Figure 4. Mesurer un enfant debout

– On effectue la lecture au mm près. Le mesureur l’annonce à voix haute et l’assistant la répète et la note sur la fiche de l’enfant. Exercice pratique : Mesurer des enfants de la communauté debout ou en position horizontale. S’il n’y a pas d’enfants sur les lieux de la formation, l’exercice ne pourra pas être réalisé.
2.4. INDICES NUTRITIONNELS

Les paramètres exposés précédemment, lorsque pris séparément, ne permettent pas d’évaluer l’état nutritionnel de l’enfant. On utilise donc les indices nutritionnels : – Indice poids / taille : permet de détecter la malnutrition aiguë ou une malnutrition récente. – Indice poids / âge : permet de détecter la malnutrition globale (protéique-énergétique) ; il s’agit d’un indice très sensible. – Indice taille / âge : permet de détecter la malnutrition chronique ou de longue durée. Dans tous les cas, la présence d’œdème indique une malnutrition aiguë sévère (ou Kwashiorkor).
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2.4.1 L’indice poids / taille (%P/T).

L’indice poids / taille est le plus approprié pour quantifier la malnutrition dans des contextes d’urgence où les formes de malnutrition sévère sont les plus courantes. Chez un enfant en bonne santé la taille et le poids augmentent parallèlement. Il est donc possible de trouver les valeurs moyennes permettant d’établir des grilles dans lesquelles le poids et la taille soient mis en rapport. Le poids d’un enfant malnutri sera inférieur au poids “ normal ” pour sa taille. Dans cette grille : – Les poids sont exprimés en Kg et sont indiqués dans des colonnes sous les pourcentages. – Les tailles sont indiquées en cm, avec des intervalles de 0,5 cm. – Pour une taille donnée, plus le poids diminue, plus le pourcentage est faible. - Poids moyen = 100% - Poids objectif = 85% - 70 a 79% - < 70% Enfant bien nourri. Objectif à prendre en charge dans les centres de nutrition Malnutrition modérée Malnutrition sévère

S’assurer que tous les agents comprennent bien les notions de pourcentages, intervalles, etc.
2.4.2 L’indice poids-âge (P/E).

La mesure du poids par rapport à l’âge ne permet pas, à elle seule, de déterminer qu’un enfant est atteint de malnutrition aiguë (enfant maigre) ou de malnutrition chronique (petit enfant), mais elle est utilisée dans le suivi de la croissance. Dans le carnet sanitaire de la mère et de l’enfant, ainsi que sur sa fiche de suivi, l’indice poids/âge est utilisé pour superviser la croissance de l’enfant. Documentation de la fiche de croissance La fiche de suivi est couramment appelée fiche infantile de croissance et contient deux parties : 1. Données générales : – Nom – Poids du nouveau né en grammes. – Date de naissance. – Facteurs de risque : accouchement prématuré, faible poids à la naissance, malformations congénitales, accouchements multiples, accouchements rapPROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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prochés, nombre de frères et sœurs plus âgés, type d’alimentation, maladies récurrentes. Graphique : La croissance de l’enfant est représentée sur un graphique de la fiche par une courbe en fonction des différents poids et de l’âge de l’enfant. Cette courbe doit être comparée à la courbe de référence afin de savoir si la croissance est normale ou pas. Il existe de nombreuses courbes de référence, la plus AFFICHE DE CROISSANCE utilisée étant celle de l’OMS. Cette courbe se trouve également dans le carnet de santé de la mère et de l’enfant (fiche de croissance infantile). – Sur le graphique, on observe :
ÂGE EN MOIS

– lignes verticales représentant l’âge de l’enfant en mois (accomplis)

– lignes horizontales représentant le poids de l’enfant en kilogrammes. – une case à gauche représentant le mois de naissance de l’enfant où il faut noter son poids à la naissance. – courbes de référence : – courbe supérieure (S) – courbe moyenne (M) – courbe inférieure (I) L’espace entre deux courbes est dénommée bande. La courbe de croissance est donc composée de quatre bandes : – La bande se trouvant entre la courbe supérieure et la courbe moyenne est la zone de croissance normale (bande verte). – La bande entre la courbe moyenne et la courbe inférieure est la zone de malnutrition modérée (bande jaune). Les enfants se trouvant dans cette bande feront partie de la présélection des AC. – La bande se trouvant en dessous de la courbe inférieure est la zone de malnutrition sévère (bande rouge). – La bande se trouvant au-dessus de la courbe supérieure correspond à la zone de malnutrition par excès ou surpoids. Cependant, tous les enfants se trouvant dans cette bande n’ont pas forcément de surpoids.
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Techniques de documentation de la fiche de croissance : Il s’agit, sur le graphique, de : A) Localiser : – La ligne correspondant à l’âge actuel de l’enfant en mois. – La ligne horizontale correspond au poids de l’enfant en kilos à la date de pesée. A) Rechercher l’intersection entre les deux lignes en marquant un point en « y » correspondant au poids de l’enfant (à l’âge actuel) que l’on obtiendra lors de la pesée réalisée au cours de la séance. Cet exercice sera fait chaque mois. C) Joindre les points des différentes pesées mensuelles. Les données des différents poids mensuels permettent de représenter la courbe de croissance de l’enfant. Si l’enfant n’a pas été pesé les mois précédents, il est recommandé de ne pas remplir les cases correspondantes et de les laisser vides. Si le poids n’atteint pas un chiffre entier (par exemple, 6,5 Kg) on le notera au milieu de la case correspondante. Si l’âge ne correspond pas à des mois entiers (par exemple : 1 mois et dix jours) on le représentera à mi-chemin ou au milieu de la case correspondante. Si l’enfant est pesé deux fois dans le même mois, le deuxième poids ne sera pas reporté sur la fiche si l’enfant est sain. Par contre, si l’enfant est malade, le poids devra être reporté sur la fiche afin de pouvoir prendre une décision. Dans ce cas, la position du point dépendra du moment de la pesée (première ou deuxième quinzaine du mois). Interprétation de la courbe : La tendance de la courbe de croissance (un seul point en fonction de l’âge) par rapport aux courbes de référence est d’une importance capitale. La courbe peut présenter divers aspects : – Une courbe ascendante et régulière est un signe de bonne croissance. – Une courbe stationnaire est un signe d’alerte. – Une courbe descendante est un signe de danger. Dans les AC, nous utiliserons les indices P/Â pour suivre la croissance et faire la première sélection. Quant à l’indice P/T, il est utilisé pour la sélection finale des enfants pour les AC.
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Qui prend l’enfant en charge (en fonction de la tendance de la courbe) : Moins de 6 mois :
Tendance de la courbe Bande verte Bande jaune Le Centre de Santé s’en charge - encourager à continuer l’allaitement maternel. Courbe ascendante Encourager à continuer l’allaitement maternel. - sensibilisation et éducation des parents. - chercher d’autres maladies (diarrhée, paludisme…). - réorienter vers l’hôpital si le poids se maintient dans cette bande durant plus de 3 mois. Le Centre de Santé s’en charge - chercher la cause (diarrhée, paludisme…). - réorienter vers l’hôpital si possible. L’hôpital s’en charge : - évaluation - récupération nutritionnelle - traitement de maladies intercurrentes. - réorientation vers le CS pour suivi. Bande rouge

L’hôpital s’en charge : Courbe stationnaire pendant 3 mois Le Centre de Santé s’en charge - chercher la cause (diarrhée, paludisme…). - évaluation - récupération nutritionnelle - traitement de maladies intercurrentes. - réorientation vers le CS pour suivi. L’hôpital s’en charge : Le Centre de Santé s’en charge - évaluation Réorienter vers l’hôpital si possible. - récupération nutritionnelle - traitement de maladies intercurrentes. - réorientation vers le CS pour suivi.

Courbe descendante - chercher la cause (diarrhée, paludisme…).

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Á partir de 6 mois :
Tendance de la courbe Bande verte Bande jaune Bande rouge Courbe ascendante Le Centre de Santé s’en charge : Le Centre de Santé - surveillance de l’enfant. s’en charge : - continuer à encourager l’allaitement maternel. - encourager à continuer l’allai- - sensibilisation et éducation tement maternel. parents. - continuer à diver- - chercher d’autres maladies (diarrhée, paludisme…). sifier et à introduire d’autres - réorienter vers l’hôpital si le aliments. poids se maintient dans cette bande pendant plus de 3 mois. Le Centre de Santé Le Centre de Santé s’en s’en charge : charge : - améliorer l’ali- chercher la cause (diarrhée, mentation. paludisme…). - chercher la - Réorienter vers l’hôpital si cause (diarrhée, possible. paludisme…). Le Centre de Santé s’en charge : Courbe descendante - améliorer l’alimentation. - chercher la cause (diarrhée, paludisme…). Réorienter vers l’hôpital si possible. L’hôpital s’en charge : - évaluation - récupération nutritionnelle - traitement de maladies intercurrentes. - réorientation vers le CS pour suivi. L’hôpital s’en charge : - récupération nutritionnelle - traitement de maladies intercurrentes. - réorientation vers le CS pour suivi. L’hôpital s’en charge : - récupération nutritionnelle - traitement de maladies intercurrentes. - réorientation vers le CS pour suivi. Courbe stationnaire pendant 3 mois

2.5. EXERCICES

Exercice 1 Citer les critères d’admission aux AC. Exercice 2 1) Trouver le % P/T exact du cas suivant : 51 cm et 2,8 kg 63,5 cm et 6,6 kg 76,5 cm et 7,5 kg 125 cm et 16,9 kg

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2) Arrondir la taille à 0,5 cm près et trouver le % P/T exact : 91,2 cm et 11,3 kg 109,7 cm et 12,8 kg 69,8 cm et 6,4 kg 3) Trouver le % P/T approximatif exprimé en intervalles (ex. : 70-75%) ou bien exprimé par « < à » (ex. : < 75%) : 51,1 cm et 2,4 kg 65,7 cm et 5,5 kg 79,3 cm et 6,3 kg 113,8 cm et 15,5 kg Refaire les exercices jusqu’à l’obtention de pourcentages sans erreurs. Montrer comment noter le % poids/taille sur la fiche de l’enfant. Exercice 3 Vous venez de réaliser une enquête nutritionnelle dans le village. Vous avez pesé 20 enfants de 0 à 5 ans et vous avez obtenu les poids suivants :

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

M F F M M M F F F F M F F M F M F M M F

16 3 24 18 6 10 42 28 33 25 8 9 12 24 54 35 20 15 5 9

6,5 4,0 8,2 9,0 5,0 5,2 11,0 8,2 12,0 7,0 5,2 7,0 6,9 7,8 15,0 8,5 8,0 8,8 8,0 7,5

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Questions : – Noter les différents poids sur une fiche de croissance. – Noter les résultats de votre enquête dans le tableau suivant
Résultats Nutrition normale ou surpoids Malnutrition modérée Malnutrition sévère ou grave Total Nombre d’enfants 20

3. RECENSEMENT NUTRITIONNEL

Le recensement nutritionnel permet de connaître la situation nutritionnelle des enfants de 6 à 59 mois dans une région donnée. Ce groupe d’âge est considéré comme le plus vulnérable face à la malnutrition et autres maladies associées. Pour le bon développement du recensement il faut respecter les étapes suivantes : – Réaliser une sensibilisation du village à recenser : – Le jour du recensement, les mères ayant des enfants de 6 à 59 mois doivent être présentes sur les lieux du recensement (dans le village). – Les mères doivent amener l’enfant ainsi que le carnet de santé de l’enfant à recenser (et non pas celui d’un frère ou d’une sœur) ou tout autre document permettant de vérifier l’âge de l’enfant. – Préparation du matériel : balance mécanique, fiches pour la compilation des données... – Laisser un espace suffisant entre la zone de pesée et la zone d’attente des mères. – Appeler une des mères et lui demander le carnet de santé. La vérification de l’âge se fera selon le tableau suivant :

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Mois de Année de Âge actuel Mois de Année de Âge actuel Mois de Année de Âge actuel naissance naissance en mois naissance naissance en mois naissance naissance en mois
Juillet Juin Mai Avril Mars Février Janvier Décembre Novembre Octobre Septembre Août Juillet Juin Mai Avril Mars Février 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 Janvier Décembre Novembre Octobre Septembre Août Juillet Juin Mai Avril Mars Février Janvier Décembre Novembre Octobre Septembre Août 2005 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2003 2003 2003 2003 2003 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 Juillet Juin Mai Avril Mars Février Janvier Décembre Novembre Octobre Septembre Août Juillet Juin Mai Avril Mars Février 2003 2003 2003 2003 2003 2003 2003 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 2002 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59

Les enfants n’étant pas dans le tableau ne seront pas recensés. Les enfants de moins de 6 mois ne doivent recevoir que du lait maternel. Après avoir vérifié l’âge de l’enfant, celui-ci sera pesé selon la technique expliquée ci-dessus.
Toutes les informations doivent être correctement notées dans le registre de recensement, sans oublier le nom du village et le district. Voici un exemple de registre à remplir lors du recensement :

REGISTRE DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE DE LA POPULATION D’ENFANTS DE 6 A 59 MOIS (1) (À REMPLIR PAR L’AGTC)
Date du Registre /___//___//_______/ Communauté /_________________________________________/ Agent de Terrain /__________________________________________________________/ Agent communautaire /_________________________________________________/ Agent de Santé /____________________________________________________________/
Nom Prénom Sexe Prénom N (M/F) (de l’en- (de l’en- (de la fant) fant) mère) Nom (de la mère) Classification

Localité Date Nais

Âge (m)

Poids (kg)

%P/E

V

A

R

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- Date : Date de réalisation du recensement. - N° : Numéro affecté à l’enfant pesé, par ordre de recensement. - Sexe : Noter F si féminin et M si masculin - Nom et prénoms de l’enfant et Nom et prénoms de la Mère - Localité : D’où vient l’enfant - Date de naissance : Selon le carnet de santé. Si la date de naissance n’existe pas, on indiquera un évènement important le plus proche à la date de naissance. - Âge (MOIS) : Il est très important d’indiquer l’âge conformément au tableau indiqué ci-avant. On n’utilisera que des numéros. - Poids (KG) : Le poids sera noté en KG, à une décimale (par exemple, 4,5). - Classification : Selon la fiche d’évaluation de l’état nutritionnel. V correspond à la bande verte ; A à la bande jaune ; et R à la bande rouge. On remontera ces informations en remplissant les feuillets de réorientation correspondants. Organisation du personnel lors du recensement : - AgtC : peser l’enfant et mesurer le PB…. - Responsable du centre sanitaire : Vérifier l’âge de l’enfant et noter les résultats. S’il n’y a pas de responsable du centre, l’ATSC se chargera de noter les résultats. Après le recensement dans le village, le registre et les fiches seront remis aux Agents de terrain d’ACF-E présents dans la zone.
4. ATELIERS COMMUNAUTAIRES 4.1. DESCRIPTION DU PROJET

Il s’agit d’une approche comunautaire visant le rétablissement nutritionel et cherchant à pérenniser les mécanismes cognitifs de lutte contre la malnutrition infantile, notamment sous sa forme modérée, et permettant à la communauté elle-même de proposer des solutions locales contre la malnutrition. Cette approche semble être l’une des méthodes les plus sûres pour garantir l’amélioration nutritionnelle des enfants d’un programme de nutrition communautaire. Elle permet aux familles de prendre en charge la récupération des enfants et le traitement des cas simples de malnutrition au sein de la communauté, et aux femmes d’acquérir de bonnes pratiques alimentaires. Elle se développe sur 12 jours d’ateliers, puis sur 11 mois de suivi près du domicile de chaque bénéficiaire.
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Les mères ayant des enfants mal nourris sont invitées à prendre part aux démonstrations nutritionnelles de l’atelier durant 12 jours en apportant des aliments locaux disponibles selon la saison ou en apportant une contribution à la recette du jour. Objectif général : La récupération des enfants mal nourris et l’acquisition de connaissances de la part des mères dans le but d’un changement de comportement positif à long terme. Description : L’AC est une intervention nutritionnelle visant la récupération des enfants mal nourris (6-59 mois), non pas à travers les professionnels de la santé, mais à travers leurs mères, dans le foyer d’une mère “modèle” appartenant au voisinage et volontaire (mère lumière), et utilisant des produits locaux disponibles et accessibles également pour les familles pauvres. Les jeunes enfants bien nourris (issus de familles pauvres) et leurs familles sont connus sous le nom de « déviance positive » ou « modèles positifs » car leurs familles ont recours à des pratiques culturelles appropriées pour élever et nourrir correctement leurs enfants, malgré la pauvreté et les risques auxquels elles sont exposées. La méthode est basée sur le concept de “ déviance positive ” : les solutions aux problèmes d’une communauté se trouvent au sein même de cette communauté et il n’est pas toujours nécessaire d’avoir recours à des remèdes extérieurs. La déviance positive est utilisée dans les Ateliers communautaires dans deux autres cas : Comme méthode d’identification des aliments locaux les plus nutritifs pour les communautés, auxquels elles peuvent accéder économiquement et géographiquement, et que les mères peuvent donner facilement à leurs enfants. Comme support de communication pour convaincre les mères d’enfants mal nourris (modèles négatifs) de l’existence d’une solution viable permettant d’améliorer l’état nutritionnel des enfants et de contribuer à réduire la morbidité et la mortalité infantiles. EXÉCUTION L’exécution des Ateliers Communautaires est construite en trois étapes : Première étape : Préparation des Ateliers Communautaires. 1) Sensibilisation et négociation avec les pères et les chefs communautaires afin qu’ils s’impliquent dans le projet et pour la construction d’un abri par communauté. 2) Recensement et pesée des enfants de la localité âgé de 6 à 59 mois ; cette activité est réalisée en enregistrant tous les enfants de la localité sur un registre contenant le nom de l’enfant, le nom d’un de ses parents, sa date de naissance, son âge en mois, son poids et la couleur indiquant son état nutritionnel. Ce recensement est réalisé par l’Agent Communautaire qui utilise pour cela l’indice Poids/Âge. Après les pesées, il procède à l’identification de huit enPROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

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fants, dont quatre seront bien nourris (déviance positive) et quatre autres mal nourris (déviance négative). Cette sélection sera menée discrètement afin d’éviter de mettre en évidence les mères des enfants mal nourris. 3) Rappel de 24h. C’est une enquête que l’on remet aux huit mamans préalablement sélectionnées par l’Agent Communautaires des AC. Pour cette activité, l’Agent de Terrain dispose d’une fiche contenant les informations du régime alimentaire de l’enfant (voir la fiche de rappel de 24 h). 4) Enquête à domicile : (voir la fiche d’enquête à domicile) : elle permet de connaître tous les problèmes liés à l’hygiène, la santé, l’alimentation, etc., de l’enfant. 5) Enquête de marché : elle permet de connaître la disponibilité et le coût des aliments en fonction des saisons. Elle est réalisée par l’Agent de Terrain, les 2 agents communautaires et la mère lumière (voir fiche de l’enquête de marché). 6) Choix de recettes : le choix dépend des résultats obtenus durant la visite de 24h, l’enquête de marché et l’enquête à domicile (voir exemples de recettes). 7) Élaboration de messages : ils seront élaborés en fonction des problèmes rencontrés lors de la visite de 24 h et de l’enquête à domicile. 8) Négociation avec les mères participantes et leurs maris : avant d’engager la négociation, il faut procéder à la sélection finale des enfants qui participeront à l’atelier. Pour cette opération, l’Agent Communautaire convoque toutes les mères dont les enfants se trouvent dans la bande rouge et jaune d’après les dernières pesées. • Le matériel utilisé pour cette sélection finale est le suivant : • Le registre de recensement et de poids des enfants • Une balance de 25Kg • Une toise • Un harnais de pesée • La grille de Poids/Taille • La fiche de suivi de la croissance • Calculatrice • Exemples d’enfants sélectionnés pour participer à l’atelier :
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N Nom des enfants 1 2 3 4 Saa Millimouno Clarisse Kamano Bintou Wambouno Oumou Tonguino

Nom des mères Fanta Leno Agathe Ouéndéno Finda Sitta Téédouno Koumba Sandouno

Âge en Poids mois en Kg 15 24 16 22 7.2 8.5 7.0 11.0

InsuffiTaille sance en cm pondérale Observation en % 71 75 71 81 17% 16% 20% 0% Malnut. modérée Malnut. modérée Malnut. modérée Enfant de la mère Lumière

Il s’agit d’une étape très délicate pouvant être la source d’échec ou de succès de l’atelier. C’est en effet durant cette étape que l’on explique aux mamans et à leurs maris l’état nutritionnel de leurs enfants, le besoin d’un accueil en atelier, leur participation matérielle et morale, la durée totale et le temps maximum par jour, et le déparasitage des enfants. 9) Formation de la Mère Lumière sur les différents sujets : l’allaitement maternel et exclusif, la vaccination, la promotion de la croissance, la lutte contre les maladies diarrhéiques, la diversification alimentaire, la promotion de la vitamine A... Deuxième étape : Développement des Ateliers Communautaires L’ouverture a lieu très tôt le matin et on invite les sages-femmes, les autorités locales et sanitaires, les parents des enfants participants et les autres mères volontaires. Les mères participantes, munies des aliments pour la recette du jour, se réuniront sous l’abri construit par la communauté pour cela. Cette phase couvre les 12 jours de l’atelier. Rappel : • Pour qu’un enfant récupère son poids normal au cours des 12 jours de l’atelier, il doit consommer entre 800 et 1000Kcal par jour et entre 20 et 30 grammes de protéines. Toutes les mesures utilisées pour la préparation de la recette deviendront des mesures communautaires. Par exemple : une boîte de tomates vide, une boîte de lait concentré Gloria de taille moyenne, une louche, une cuiller à café, à soupe... • Chaque jour d’atelier correspond à une nouvelle recette au goût de l’enfant et à la demande des mères participantes (voir la fiche de recette). • Toutes les personnes convoquées à l’ouverture seront invitées le dernier jour. On leur expliquera alors tous les problèmes rencontrés et on leur demandera de poursuivre ces activités dans les différentes familles et dans les zones environnantes. Ils seront également informés du suivi de l’atelier qui sera réalisé dans les prochains mois.
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• Afin de favoriser le déparasitage intestinal, tous les enfants recevront une dose de Mébendazole selon le protocole dès le démarrage de la séance. On leur administrera aussi le FAF (Fer acide folique). Troisième étape : Le suivi après l’Atelier. Cette étape est la plus importante pour les Agents Communautaires et les Mères Lumière. Il s’agit de réaliser le suivi des enfants chez eux après les 12 jours de séances en encourageant les mères à persévérer dans les pratiques nutritionnelles acquises lors des AC. Le suivi est composé de quatre parties (voir les fiches de suivi). Les deux premières concernent l’évaluation du Poids / Taille des enfants participants et les deux dernières l’évaluation du Poids / Âge (afin de vérifier que les enfants sont dans la bande verte) : 1 mois après l’atelier 2 mois après l’atelier 6 mois après l’atelier puis 12 mois après l’atelier
4.2. CRITÈRES D’ADMISSION AUX AC

Les AC sont composés de 8 à 12 familles représentées par les mères et leurs enfants mal nourris (malnutrition modérée). Les familles ne sont choisies qu’en fonction du insuffisance pondérale des enfants mal nourris dont l’âge est compris entres 6 et 59 mois et selon leur situation de vulnérabilité. La présélection est effectuée parmi les enfants s’écartant des critères de bonne santé de référence, selon l’indice Poids/Âge (ils se trouvent dans la bande jaune) et dont le périmètre brachial (PB) est compris entre 110 et 119 cm. La sélection finale est réalisée à partir de l’indice poids / taille sur un intervalle situé entre 70 et < 85 %. La participation aux séances de démonstration des mères qui n’ont pas été retenues pour l’atelier est cependant volontaire et libre. Tâches des Agents Communautaires Les agents communautaires sont choisis par les membres de la communauté et leurs activités seront supervisées par les Agents de Terrain d’ACF-E. Il s’agit de volontaires qui collaboreront étroitement avec les mères lumière sous la supervision directe des Agents de Terrain. Ils interviennent dans l’exécution des activités suivantes :

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• Assister aux différentes formations pour la réalisation des activités du programme. • Participer à la visite de 24 heures afin de choisir la mère lumière et d’élaborer les messages de l’IEC. • Mettre à jour les registres de pesée mensuelle (suivi de la croissance) en les remplissant correctement et régulièrement. • Appuyer le comité, les pères et les leaders de la communauté afin de mobiliser et de motiver les mères participant à l’atelier. • Diffuser des messages simples. • Superviser les mères et autres personnes chargées des enfants afin de préparer et de donner les repas. • Réorienter les enfants vers le Centre Sanitaire en cas de maladie ou de malnutrition sévère. • Aider les agents de terrain à remplir les fiches de rappel de 24 heures. • Veiller à l’hygiène des mères et des enfants pendant et après l’atelier. • Être disponible pour la communauté à tout moment. • Enregistrer les poids mensuels des enfants de la communauté de 6 à 59 mois. • Choisir les mères pour la visite de 24h et la visite à domicile. • Sensibiliser la communauté aux bonnes pratiques nutritionnelles. • Gérer le matériel des AC. • Réaliser la démonstration culinaire avec des aliments locaux. • Sensibiliser à la diversification alimentaire. Préparer un repas modèle riche en énergie et protéines. Les mères participant aux AC sont invitées à assister afin de se sentir impliquées. • Promouvoir la Vitamine A. • Appuyer la Mère Lumière pour la motivation des autres mamans participantes pendant (recueil d’ingrédients) et après le déroulement de l’Atelier (démonstration culinaire). • Encourager les mères à la fin de chaque journée de démonstration à poursuivre chez elles les mêmes pratiques alimentaires. • Choix des recettes pour le lendemain (après chaque journée d’Atelier) en collaboration avec les mères participantes et les agents communautaires. • Distribution du repas aux enfants malnutris. Encourager les mères à ce que les enfants prennent le repas. Veiller au bon respect des règles d’hygiène des mères et des enfants tout au long de la séance, pendant et après l’atelier. • Diffuser les messages clé concernant l’hygiène, l’allaitement maternel, la diversification alimentaire à partir de produits locaux, le contrôle de maladies diarrhéiques, le contrôle du paludisme, la vaccination et le suivi de la croissance.

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LES TÂCHES DE LA ML SONT : • L’accueil des femmes. • L’organisation de l’atelier. • La quantification des aliments. • La gestion des ingrédients et des recettes (choix de recettes). • La préparation du repas. • Le partage des tâches entre les femmes participantes. • La diffusion de messages éducatifs. • Les visites à domicile chez les mères participantes. • Participer à l’enquête de marché avec les Agents Communautaires et avec l’aide des Agents de Terrain. • Maintenance en bon état de propreté de tout le matériel pour la préparation et la consommation des aliments, avant et après les repas. • Lavage des mains avant et après les repas.

Exercice de remplissage de certaines fiches utilisées lors des AC : - Fiche de suivi de l’enfant du 1er au 12ème jour. - Fiche de suivi de l’enfant le 1er, le 2ème, le 6ème et le 12ème mois. - Fiche de suivi de la croissance. - Fiche de l’enquête à domicile. - Fiche du rappel de 24 heures.

S’il n’y a pas suffisamment de temps pour la formation, la partie concernant les messages IEC sera réalisée au cours de l’étape de déroulement de l’atelier, avec la mère lumière. À la fin de ce dossier, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour que les ATSC, AgtC et Responsables des postes sanitaires disposent du matériel à l’avance et puissent gérer leur autoformation.

5. ORGANISATION DE LA TABLE RONDE

Conseils avant toute table ronde : • N’oubliez pas qu’il vaut mieux ne rien faire que de mal faire ; • Essayez de comprendre les circonstances des femmes ; • Parlez de façon simple et compréhensible, en répétant si cela est nécessaire ;

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• Ne vous donnez pas des airs importants et ne vous montrer pas de mauvaise humeur devant les femmes ; • Soyez ponctuel ; • Prenez connaissance des interdictions et des habitudes alimentaires ; • Apprenez bien l’alimentation locale et la façon de préparer les aliments ; • Informez vous sur l’âge de démarrage de l’alimentation des enfants et prenez en compte ; • Travaillez avec bon sens et courage. Comment réaliser la table ronde nutritionnelle : • Indiquez aux femmes de se mettre en cercle et placez vous au centre. • Donnez la bienvenue aux femmes et posez leur des question sur la santé des enfants afin d’instaurer un climat de confiance avec les mères. • Posez leur ensuite des questions concernant le thème à aborder afin de connaître le niveau de connaissance à ce sujet. Par exemple, s’il s’agit de l’alimentation équilibrée des enfants vous pouvez demander : - Qu’est-ce que votre enfant a mangé hier ? - Comment avez-vous préparé le repas ? - Qu’est ce que le lait apporte à ton enfant ? • Introduisez le sujet (par exemple : les 3 groupes alimentaires) et demandez aux femmes de le répéter et de poser des questions. • Il faut être patient et répéter plusieurs fois la même chose, spécialement si une femme du groupe n’a pas bien compris une partie de votre explication.
6. LES MESSAGES DÉVELOPPÉS LORS DES AC

NOTE : cette liste n’est pas exhaustive et tout nouveau message identifié devra être ajouté à la liste. 1. Les femmes enceintes sont au centre de santé pour la consultation prénatale (CPN) Message clé : Chaque femme enceinte doit se rendre au centre de santé au moins trois fois durant la grossesse pour se faire vacciner, recevoir des médicaments (FAF, Chloroquine) et des conseils concernant son alimentation. Informations additionnelles :
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La femme enceinte se rend au centre de santé pour recevoir : le vaccin contre le tétanos, des conseils concernant l’allaitement maternel exclusif, l’alimentation de la femme enceinte, les suppléments en acide folique contre l’anémie et la chloroquine contre le paludisme. Afin d’éviter certaines maladies et la malnutrition pendant la grossesse, au moment de l’accouchement, puis après, il est important que la femme enceinte aille au centre de santé pour la CPN. 2. L’alimentation de la femme enceinte : Message clé : La femme enceinte doit manger davantage, varier son alimentation et manger des aliments riches en fer (feuilles vertes, viandes), en vitamine A (mangue, foie), en protéines (viande, lait, œufs, haricots secs), en iode (poisson de mer, fruits de mer et sel iodé). Informations supplémentaires : Une femme enceinte doit manger trois fois par jour ou plus que d’habitude (de 100 à 300 kcal/jour de plus) pour sa santé et le bien de son futur bébé. Si une femme enceinte mange bien, son enfant sera sain lors de la naissance (ce qui améliorera l’accouchement) et le poids du bébé sera plus élevé. La consultation prénatale : préparation à l’allaitement maternel exclusif Message clé : L’allaitement maternel est positif et ne dépend pas du volume ou de la taille des seins de la femme. La femme enceinte doit bien manger pour que son lait soit riche. Des conseils sur l’allaitement sont donnés au centre de santé ; il convient de le fréquenter régulièrement. Informations additionnelles : Une femme enceinte peut se rendre au centre sanitaire accompagnée par son mari afin que tous deux connaissent les avantages de l’allaitement maternel exclusif • Juste après l’accouchement, il faut donner le sein au bébé car le premier lait (colostrum) est spécialement riche en vitamines et renforce les défenses du nouveau-né. • Il s’agit donc de la première vaccination de l’enfant et plus il tète, plus le lait est abondant. • Le bébé ne doit prendre que le lait maternel, jusqu’à l’âge de 6 mois, sans ajouter d’autres aliments ou liquide comme l’eau ou le thé. • La mère et l’enfant doivent être ensemble et lorsque l’enfant pleure, il faut lui donner du sein. • La mère doit bien manger et se reposer pour produire beaucoup de lait.
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• Le lait maternel ne s’aigrit jamais dans le sein. Il ne peut être la cause d’une maladie. L’accouchement : donner le sein au bébé après la naissance. Message clé : Il faut donner le sein au bébé dans la première demi-heure après la naissance. Informations additionnelles : Le bébé a le réflexe de téter. Il prendra le premier lait (colostrum) particulièrement riche en vitamines qui renforce les défenses du nouveau-né. L’allaitement aide également la mère après l’accouchement : le placenta est expulsé plus facilement et l’hémorragie est plus rapidement stoppée. L’allaitement maternel exclusif : responsabilité du couple. Message clé : Jusqu’à l’âge de 6 mois environ, l’enfant ne doit prendre que du lait maternel. Après le sixième mois, il faut introduire d’autres aliments et poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans au moins. Informations additionnelles : La mère et le père se sentiront heureux si l’enfant se développe correctement et n’est que rarement malade. Le mari doit donc veiller à ce que l’enfant soit allaité par la mère jusqu’à l’âge de 6 mois. Il doit veiller également à ce que l’alimentation de sa femme soit riche. Il a déjà été informé et sait qu’une femme allaitante doit manger des aliments tels que des légumes, du riz, des haricots, des fruits, du poisson, de la viande, etc. Le mari doit s’assurer que sa femme se repose chaque jour car la maternité et l’allaitement du bébé fatiguent le corps de la femme. La nutrition de la femme allaitante. Message clé : Une femme donnant le sein doit manger autant qu’un homme. Elle doit consommer des aliments riches en fer et en vitamine A 4 fois par semaine au moins. Informations additionnelles : Une femme donnant le sein doit manger pour deux : pour elle et pour son bébé. Elle doit donc manger aussi bien qu’un homme. Les repas doivent être variés. Montrer des exemples de recettes. Le suivi de la croissance Message clé : Un enfant de 0 à 59 mois doit être pesé tous les mois afin de réaliser le suivi de sa croissance. Informations additionnelles :
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Peser les enfants sert à identifier très tôt les problèmes de santé : un poids stable signifie un risque de malnutrition et une baisse du poids signifie que l’enfant est en danger de malnutrition. Le suivi de la croissance dans la communauté Message clé : Un enfant de 0 à 59 mois doit être pesé tous les mois pour connaître l’évolution de sa croissance. Informations additionnelles : L’Agent Communautaire doit peser chaque mois aux enfants âgés de 0 à 59 mois et doit analyser les résultats avec les mères. En fonction des résultats il conseillera la mère et lui indiquera où s’adresser. La table ronde nutritionnelle Message clé : La démonstration culinaire et les tables rondes nutritionnelles permettent d’apprendre à faire des repas de bonne qualité avec les aliments locaux. Informations additionnelles : Il est important de montrer aux femmes comment introduire les aliments complémentaires aux enfants de 6 mois environ. Les mères doivent apprendre à préparer de nouvelles recettes, comme les bouillies riches et autres préparations liquides et semi liquides. La démonstration culinaire Message clé : Assistez à la démonstration culinaire et écoutez les conseils nutritionnels sur une alimentation nutritive. Informations additionnelles : Les femmes apprennent à préparer des bouillies riches avec, par exemple, farine de poisson, huile de palme, feuilles vertes sèches. Elles apprennent également les conditions hygiéniques. L’utilisation d’aliments locaux Message clé : Au supermarché de votre localité, vous pouvez trouver tous les aliments dont vous aurez besoin pour préparer le repas de votre enfant et de votre famille. Informations additionnelles : Il n’est pas nécessaire d’acheter des produits importés pour les repas. Avec les aliments locaux, les mères peuvent élaborer un repas de bonne qualité. L’important, c’est la fréquence des repas (un enfant doit manger plus souvent qu’un adulte), l’hygiène alimentaire (pendant la préparation et la consommation) et la variation des ingrédients.
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L’alimentation à partir de 6 mois : Message clé : À partir de l’âge de 6 mois, il faut introduire des aliments complémentaires au lait maternel. Tout d’abord on donnera le sein puis les autres aliments. Informations additionnelles : Il faut éviter les infections en maintenant une hygiène stricte, s’assurer que l’enfant mange des repas suffisamment riches (au moins 5 fois par jour) et continuer à donner le sein à l’enfant jusqu’à l’âge de 2 ans au moins. L’alimentation de l’enfant de 9 mois Message clé : Ne pas arrêter de donner le sein à l’enfant. Veiller à ce qu’il mange 5 fois par jour. Se laver les mains avant de lui donner à manger. Informations additionnelles : L’alimentation complémentaire avec ingestions continues doit être régulièrement accompagnée de lait maternel. Initiation de l’enfant au repas en famille : Message clé : Lavez-vous les mains avant de donner à manger à l’enfant. Un enfant de moins de 3 ans doit avoir son propre bol ou sa propre assiette pour manger. La ration individuelle est très importante. Informations additionnelles : Un petit enfant mange plus lentement que ses frères ainés. Il doit avoir sa propre assiette pour qu’il puisse manger à son rythme et de façon suffisante. Il peut manger la même chose que les autres mais il doit manger à part et fréquemment. La famille saine : Message clé : Investir dans la nutrition de la famille revient à investir dans son développement. Une famille bien nourrie sera saine et heureuse. Informations additionnelles : Le bon développement des enfants sont un motif de grande satisfaction pour les parents. La natalité doit être contrôlée pour pouvoir s’occuper correctement des enfants. Tous les foyers doivent consommer du sel iodé. La famille problématique : Message clé : Ne pas investir dans la nutrition de la famille revient à investir dans les problèmes de santé. Une famille mal nourrie et non planifiée ne sera pas heureuse.
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Informations additionnelles : Une famille trop nombreuse, sans moyens économiques suffisants, est exposée à la malnutrition car elle a plus d’enfants à nourrir et doit faire face à davantage de dépenses médicales (les enfants sont souvent malades). L’enfant malade Message clé : Lorsqu’un enfant est malade, il est important de bien gérer la maladie dès le premier jour. Encourager l’enfant à manger, même s’il ne veut pas. Un enfant malade doit être alimenté plus souvent qu’un enfant sain. L’alimentation de l’enfant malade Message clé : Un enfant malade doit manger plus souvent qu’un enfant sain. Il faut continuer à lui donner le sein. Informations additionnelles : Continuer l’allaitement maternel. Donner à manger à l’enfant plus souvent que d’habitude. Insister pour qu’il mange mais ne pas le forcer. Choisir des aliments que l’enfant aime. Veiller à ce que l’enfant mange des aliments contenant tous les nutriments. Bien hacher le repas et ajouter un peu de sauce ou de jus pour en faciliter l’ingestion. Suivre l’évolution du poids de l’enfant. Lorsque l’enfant est guéri, continuer à lui donner plus de repas jusqu’à ce qu’il récupère le poids normal. La nutrition des adolescents Message clé : Le corps de l’adolescent se développe ; il devrait manger 3 repas et un goûter. Un adolescent sain est actif, bon étudiant et joue. Informations additionnelles : Les filles doivent manger des aliments riches en fer (menstruation). Les parents savent que leurs enfants se développent et sont sains lorsque leurs vêtements deviennent trop petits. Leur poids augmente et ils grandissent. Ils ont bon appétit. Un enfant bien nourri a plus de chances de se développer normalement qu’un enfant malnutri. L’alimentation des adolescents Message clé : Un adolescent a besoin de manger souvent : le matin, à midi et dans l’aprèsmidi et prendre le goûter (localement disponibles) entre les repas. Informations additionnelles : Les enfants doivent manger avant d’aller à l’école, sinon ils ne pourront pas se concentrer en classe.
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L’anémie à cause de carence en fer Message clé : Les signes principaux de l’anémie sont : la fatigue, la pâleur des lèvres, de la bouche, de la paume des mains et des ongles. Informations additionnelles : L’anémie signifie un manque d’hémoglobine (substance qui donne au sang sa couleur rouge) dans le sang. L’anémie est une maladie touchant principalement les enfants y les femmes. Les groupes à risque sont les suivants : • Les bébés à faible poids à la naissance (moins de 2 kg 500) ont peu de réserves de fer. • Les bébés auxquels on ne donne pas le sein (le fer du lait artificiel est moins bien absorbé). • Les enfants malnutris. • Les filles adolescentes (elles perdent du sang avec la menstruation). • Les femmes enceintes et les mamans des nouveau-nés. L’anémie réduit la productivité (plus de fatigue), ralentit le développement de l’enfant et augmente le risque de mort de la mère durant l’accouchement. Message clé : Consommez des aliments riches en fer tels que le lait maternel, les feuilles vertes, la viande, le foie, le poisson... Le fer des aliments d’origine animale est mieux absorbé que celui d’origine végétale. Informations additionnelles : Pour éviter l’anémie : • Donner le sein aux bébés. • Manger des aliments riches en fer. • Manger des aliments crus riches en vitamine C (citron, tomate, orange...) afin d’améliorer l’absorption du fer. Éviter les boissons telles que le thé ou le café avec les repas. • Les femmes enceintes doivent prendre chaque jour les suppléments en fer qui leur ont été donnés lors des consultations prénatales. Les aliments riches en Vitamine A : Message clé : La vitamine A nous protège des infections et de la cécité nocturne. Consommez des aliments riches en vitamine A : le lait maternel, l’huile de palme, les carottes, la mangue, la papaye, les œufs, les feuilles vertes, le foie et le poisson sec.
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Informations additionnelles : La carence en vitamine A se manifeste par : • Plus de risques d’infections (diarrhées et infections respiratoires). • La cécité nocturne (l’enfant ne voit pas bien dès le crépuscule et dans des lieux où l’intensité lumineuse est faible). • Sécheresse des yeux (ils ne brillent plus) et cécité. Les carences en iode Message clé : Afin d’éviter les problèmes causés par la carence en iode, il faut consommer du sel et des produits de la mer. Informations additionnelles : Les problèmes qu’entraîne la carence en iode sont les maladies liées à un apport insuffisant en iode : retard de croissance, avortement spontané, accouchements prématurés, réduction du coefficient intellectuel, infertilité des femmes, fatigue et crétinisme (enfants débiles mentaux et bien souvent sourds muets). Afin d’éviter la carence en iode, il faut consommer du sel de mer enrichi avec de l’iode (sel iodé). Le sel iodé doit être consommé dans les mêmes conditions que le sel de cuisine ordinaire.
7. DESCRIPTION D’UN ALIMENT ET SON RÔLE DANS L’ORGANISME

Un aliment est tout ce qui est nutritif et que l’homme peut utiliser pour satisfaire son corps ou sa faim. Rôle de l’aliment dans l’organisme : c’est grâce à l’énergie fournie par les aliments consommés que les organes du corps (cœur, poumons, foie, reins et autres organes) fonctionnent. Grâce à leur composition, certains aliments auront également des effets positifs en cas de carences nutritionnelles. D’autres aideront à lutter contre certaines maladies et infections.

FIN DE L’EXEMPLE DE MODULE DE FORMATION _____________________________

134

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ANNEXE 5. FICHES
À REMPLIR DURANT LA PHASE DE PRÉPARATION

5. a ENREGISTREMENT DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE DE LA POPULATION D’ENFANTS DE 6 À 59 MOIS (à remplir par l’AgtC )

Date du Registre /___//___//_______/ Communauté /_________________________________________/ Agent de Terrain /__________________________/ Agent Communautaire /___________________________/Agent de Santé /_____________________________/ Prénom (de la mère) Nom (de la mère) Localité Âge (m) Poids (kg) %P/À Date de naiss. Classification Verte Jaune Rouge

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Sexe (M/F)

Prénom Nom(de (de l’enfant) l’enfant)

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22

135

5. a ENREGISTREMENT DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE DE LA POPULATION D’ENFANTS DE 6 À 59 MOIS (à remplir par l’AgtC )

Date du Registre /___//___//_______/ Communauté /_________________________________________/ Agent de Terrain /__________________________/ Agent Communautaire /___________________________/ Agent de Santé /______________________________/ Prénom (de la mère) Localité Âge (m) Poids (kg) %P/À Nom (de la mère) Date de naiss. Classification Jaune Verte

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

Sexe (M/F)

Prénom Nom(de (de l’enfant) l’enfant)

Rouge

1 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40

RÉSUMÉ DU REGISTRE PAR ÂGE, SEXE ET SITUATION NUTRITIONNELLE SELON P/Â VERTE TOTAL DE GARÇONS JAUNE ROUGE VERTE TOTAL DE FILLES JAUNE ROUGE

ÂGE DES ENFANTS

6-11 MOIS 12-29 MOIS 30 -59 MOIS

136

5.b PRÉSÉLECTION DES ENFANTS DE 6 Á 59 MOIS (1) (à remplir par l’AgtC)
TOTAL D’ENFANTS DONT LE TOTAL D’ENFANTS DONT LE TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T > = 80% ET < 85% : TOTAL D’ENFANTS DONT LE Clasificación en el censo Sexe (m/f) Rouge Jaune Âge (mois) Poids (Kg) Taille (cm) P/T (%) PB (mm) Maladie en cours %P/T > = 85% : %P/T < 80% : %P/T < 70% :

ATELIER Nº : DATE DE DÉMARRAGE : COMMUNAUTÉ : DISTRICT / PRÉFECTURE : NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE NOM DE L’AGENT DE TERRAIN

Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Nom de Nom de la mère ou Localité de l’enfant de l’accompagnateur provenance

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25

137

5.c SÉLECTION FINALE DES ENFANTS DE 6 À 59 MOIS ADMIS À L’ATELIER COMMUNAUTAIRE (à remplir par l’AgtC)

ATELIER Nº : TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T < 70% %P/T < 80% sur la feuille de présélection (A)

DATE DE DÉMARRAGE : TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T > = 80% ET < 85% sur la feuille de présélection (B) TOTAL (A + B)

COMMUNAUTÉ :

DISTRICT / PRÉFECTURE :

NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE

NOM DE L’AGENT DE TERRAIN

Classification de recens. Sexe (m/f) Âge Rouge Amarillo

Classification lors de la présélect. Poids (Kg) Taille (cm) P/T (%) PB (mm)

Nom de la mère Nom de l’enfant ou de l’accom- Localité de provenance pagnateur

1

2

3

4

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5

6

7

8

9

10

11

12

138

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5.d FICHE DE RÉORIENTATION
FICHE DE RÉORIENTATION (triple exemplaire) L’AgtC remplira la fiche de réorientation en trois exemplaires jusqu’à « motif de la réorientation » (y compris) puis il la signera et indiquera la date. Les trois feuilles seront remises à la mère qui sera responsable de l’envoi de l’enfant dès que possible vers le lieu de référence indiqué. On rappellera à la mère l’importance de remettre ces fiches de réorientation au médecin du lieu de référence. Une fois arrivée au centre, le personnel médical demandera à la mère les trois feuilles de réorientation, remplira le diagnostic puis signera, en indiquant la date de la visite (parties en caractère gras de la fiche de réorientation). Il en gardera une copie et l’archivera dans le centre. L’autre sera rendue à la mère pour qu’elle la garde chez elle et la troisième sera conservée par le centre pour que l’ AgtC vienne la chercher et la remette à l’AT. Le lendemain, l’AgtC ira chercher la feuille de réorientation correspondante au centre ou l’enfant a été transféré. À la fin de la phase d’exécution (des 12 jours d’atelier), l’AT se rendra au(x) centre(s) de référence afin de vérifier les admissions et de faire le suivi des cas. Il fera un rapport qu’il remettra au (à la) superviseur(euse). ATELIER nº/nom COMMUNAUTÉ AGENT COMMUNAUTAIRE (AgtC) NOM DE L’ENFANT ÂGE POIDS TAILLE %P/T %P/T Verte/Jaune/Rouge NOM DE L’ACCOMPAGNATEUR LIEN DE PARENTÉ AVEC L’ENFANT (mère, grand-mère…) CENTRE VERS LEQUEL IL EST RÉORIENTÉ CENTRE/POS CENTRE DE NUTRITION TE DE SANTÉ SUPPLÉMENTAIRE CENTRE DE NUTRITION THÉRA- HÔPITAL PEUTIQUE

MOTIF DE LA RÉORIENTATION DIAGNOSTIC MÉDICAL DU CENTRE VERS LEQUEL IL A ÉTÉ RÉORIENTÉ (à remplir par le médecin du centre de référence) AGENT COMMUNAUTAIRE AGENT DE SANTÉ/MÉDECIN/INFIRMIER/… SIGNATURES Date : Date :

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139

À REMPLIR DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION

5.e. ÉVOLUTION DE LA CROISSANCE DES ENFANTS PAR ATELIER DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION ET DE SUIVI (à remplir par l’AgtC)
COMMUNAUTÉ : DISTRICT / PRÉFECTURE : NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE NOM DE L’AGENT DE TERRAIN DURANT L’ATELIER
ÂGE Admission (1er jour) Sortie (12ème jour)

ATELIER Nº : DATE DE DÉMARRAGE : DATE DE CLÔTURE DE L’ATELIER :

Âge en mois P (Poids) en Kg T (Taille) en Cm

Le 1er mois Le 2ème mois Date : Date :

Le 6ème mois Date :

Le 12ème mois Date :

Nom

Prénom

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Sexe Date de (M/F) naiss.

P P

T %P/T

T % P/T Âge P T %P/T Âge P T %P/T Âge P T %P/T Âge P T %P/T

140

5.f PRESENCE DES ENFANTS ET DE LEURS MAMANS (ET/OU PERSONNES EN AYANT LA CHARGE) A L’ATELIER ET LORS DE LA DIFFUSION DES MESSAGES IEC
PRÉSENCE DES ENFANTS ET DES MAMANS (à remplir par la ML) DATE DE FIN : /___/ /____/ /____________/

ATELIER Nº : DATE DE DÉMARRAGE : /___/ /____/ /____________/ COMMUNAUTÉ : DISTRICT / PRÉFECTURE : NOM DE LA Mère Lumière : NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE : NOM DE L’AGENT DE TERRAIN : PRÉSENCE DES ENFANTS NBRE DE JOURS D’ABSENCE POURQUOI ?

Nom

Prénom

1

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2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

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Nbre mères présentes lors des séances IEC, et à l’atelier (autres que les mères des enfants bénéficiaires)

Nº pères présents lors des séances IEC et à l’atelier

141

5. g CONTRIBUTION QUOTIDIENNE DES MÈRES DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION (à remplir par l’ AT et, à défaut, par la ML)
J1 J2 J3 J7 J10 J4 J5 J6 J8 J9 J11 J12

NOM DE LA MÈRE

Enfant Nº

Ingrédient/matériel (possibilité de plus d’un)

1

2

3

4

5

6

7

8

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9

10

11

12

ML

142

5.h FORMAT POUR L’ÉLABORATION DES RECETTES (À remplir par l’ AT avec l’aide de la ML et de l’AgtC)
Quantité en mesure locale Quantité en grammes Total Kcal par aliment Protéines (gr) Hydrates de carbone (gr) Lipides (gr

Nom de la recette

Ingrédients

Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Total % Quantité en mesure locale Quantité en grammes Total Kcal par aliment Protéines (gr)

Total % Hydrates de carbone (gr)

Total % Lipides (gr

Nom de la recette

Ingrédients

Total % Quantité en mesure locale Quantité en grammes Total Kcal par aliment Protéines (gr)

Total % Hydrates de carbone (gr)

Total % Lipides (gr

Nom de la recette

Ingrédients

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Total %

Total %

Total %

143


5.i CONTRÔLE DE LA CONSOMMATION DE LA DIÈTE PAR ENFANT ET PAR JOUR (À remplir par l’AgtC)
QuanJOUR tité/enfant J1 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 ½ 1/3 ¼ 1 2 3 4 5 Enfant numéro : 6 7 8 9 10 11 12 ML Diète consommée J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10 J11 J12 144
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5.j MESSAGES IEC DÉVELOPPÉS PAR JOUR (À remplir par l’AT)
DATE DE FIN : /___/ /____/ /____________/

ATELIER Nº : /_____/

DATE DE DÉMARRAGE : /___/ /____/ /____________/

COMMUNAUTÉ : /___________________________________________/ DISTRICT / PRÉFECTURE : /___________________________________________/

NOM DE LA Mère Lumière : /____________________/ NOM DE L’AgtC : /_________________________/ NOM DE L’AT : /___________________________ _/ Jours de séance J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10 J11 J12 REMARQUES (cause possible en cas de faible présence, etc.)

Thèmes

Allaitement maternel Alimentation complémentaire Diversification alimentaire

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Alimentation de l’enfant durant la maladie

Vaccins Contrôle de la croissance

Traitement et soins de l’enfant malade (Ira, diarrhée...)

Pratiques de soins de l’enfant (stimulation…)

Pratiques d’hygiène (personnelle, de l’alimentation)

Planification familiale VIH/SIDA Autres (spécifier) : 1. 2.

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Nº mères présentes lors des séances IEC et à l’atelier (autres que les mères des enfants bénéficiaires)

Nº pères présents lors des séances IEC et à l’atelier

Total de participants

145

A REMPLIR DURANT LA PHASE DE SUIVI

On continuera à renseigner la fiche de l’annexe 5.d et on remplira les fiches suivantes durant la phase de suivi :

5.k ABANDONS ET RÉORIENTATIONS POUR LE TOTAL D’ENFANTS SUR 10 ATELIERS DURANT LES PHASES D’EXÉCUTION ET DE SUIVI (à remplir par l’AT)
ABANDONS LE 6ÈME MOIS DURANT L’ATELIER LE 1ER MOIS LE 2ÈME MOIS Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % LE 12ÈME MOIS RÉORIENTATIONS LE 6ÈME MOIS Nbre % LE 12ÈME MOIS Nbre %

Nº AC

Nº Enfants Nbre %

DURANT L’ATELIER

LE 1ER MOIS LE 2ÈME MOIS

Nbre

%

Nbre

%

1

2

3

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4

5

6

7

8

9

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ANNEXE 6. CALCUL DE RATIONS POUR PRÉPARER LES MENUS

Les recettes préparées doivent être reconnues comme des recettes complémentaires du régime alimentaire habituel des enfants et fournir un apport calorifique de 800 à 1000 Kcal ainsi qu’un apport protéique de 24 à 27 grammes, équivalent à 10-15%. Même si les menus identifiés chez les ML peuvent servir de base à l’élaboration lors des AC, la préparation d’autres plats basés sur les ressources localement disponibles est préférable et vivement conseillée. Les ingrédients doivent être mesurés de la façon la plus simple possible et selon les mesures locales. Chaque enfant aura sa propre assiette. Ceci aidera la mère à comprendre les besoins nutritifs de l’enfant. Chaque repas sera accompagné d’un fruit local et les feuilles vertes seront consommées à la demande. Critères pour l’élaboration des menus : - Mettre au point un minimum de 5 menus. - Chaque menu doit apporter de 800 à 1000 Kcal et 11-15% de protéines, de 30 à 35% de lipides et de 50 à 55% de glucides. - Utiliser des aliments localement disponibles et accessibles. - Consommation de fruits et de légumes contenant de la vitamine A et autres micronutriments. - Utilisation de produits animaux et de graisses si disponibles et accessibles. Différents programmes permettent de calculer une ration alimentaire. Ainsi, le NUACALC, développé par Acción Contra el Hambre, permet de comparer une ration alimentaire aux besoins en nutriments divers. Le programme informatique PLANUT permet d’évaluer le meilleur achat d’aliments, en tenant compte du prix et de la valeur nutritionnelle, et réduit les erreurs de calcul lors de la planification de menus individuels et collectifs. Les notices d’utilisation de ces deux programmes sont disponibles au Siège d’ACF-E (Madrid) et permettent d’en connaître le fonctionnement. Il faut noter que PLANUT est très efficace pour le programme des AC, mais que les ingrédients qu’il contient font référence à la culture latino-américaine ou asiatique. Pour le calcul manuel de la ration, on procèdera de la façon suivante : 1. Selon la grille de composition nutritionnelle des aliments, on obtiendra la valeur nutritionnelle pour 100 grammes de l’ingrédient que l’on souhaite ajouter à la recette.
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147


Par exemple :
Ingrédient Maïs (grain entier) Lentilles (vertes, crues) Huile Sucre Protéines g/100 g 8,5 24,3 0 0 Lipides g/100 g 3,8 1,9 100 0 Énergie Kcal/100 g 333 298 900 394

2. Selon la valeur nutritionnelle pour 100 grammes, on calculera la contribution en énergie, lipides, protéines et glucides de chaque aliment afin d’obtenir une ration alimentaire fournissant de 800 à 1000 Kcal, dont 10-15% sous forme de protéines, 30-35% de lipides et 50-55% de glucides. Voici les détails du calcul : La contribution en énergie de chaque aliment est calculée comme suit : Exemple : 110 g de maïs apportent 333 Kcal, 450 g de maïs apportent : 450 x 333 / 100 = 1498 Kcal La somme de l’apport énergétique de chaque aliment donne la quantité d’énergie totale de la ration. La contribution en lipides et protéines de chaque aliment est calculée comme suit : Exemple : 110 g de maïs apportent 8,5 g de protéines et 3,8 g de lipides ; 450 g de maïs apportent : 450 x 8,5 / 100 = 38,3 g de protéines et 450 x 3,8 / 100 = 17,1 g de lipides La somme de l’apport en protéines et lipides de chaque aliment correspond à l’apport total de protéines et lipides de la ration. Pourcentage du total d’énergie apporté par les protéines et les lipides : Les protéines (de même que les hydrates de carbone) apportent 4 Kcal par g et les lipides 9 Kcal par g. La quantité de protéines et lipides dans la ration est de 53 g et 43 g respectivement, ce qui donne : 53 x 4 = 212 Kcal Représentant respectivement : 212 x 100 /1960 = 10,8 % de l’énergie de la ration 387 x 100 / 1960 = 19,8 % de l’énergie de la ration 43 x 9 = 387 Kcal

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ANNEXE 7. EXEMPLE DE RECETTES CULINAIRES

Exemples de recettes selon le mode de préparation A) Bouillie simple : - 2 cuillers de farine de millet, de sorgho (20g) ou de riz. - 2 morceaux de sucre (10 g) - Un peu de sel - ½ tasse d’eau (125 ml) Mode de Préparation : - Dans un récipient propre, diluer la farine dans un peu d’eau. - Faire bouillir le reste de l’eau dans une casserole et ajouter peu à peu la farine diluée, le sucre et le sel en remuant le tout jusqu’à obtention d’une bouillie onctueuse. - Laisser cuire 10 à 15 minutes. B) Bouillies enrichies : • B1- Bouillie de farine de maïs : - 3 cuillers à soupe de farine de maïs, de riz ou de millet(30 g) - Un jaune d’œuf cuit dur et écrasé ou une cuiller à soupe de poisson frais ou une cuiller à soupe de pâte de cacahuète. - 2 morceaux de sucre (10 g) - Un peu de sel - 1 tasse d’eau (250 ml) Mode de préparation : - Dans un récipient propre, diluer la farine dans un peu d’eau. - Faire bouillir le reste de l’eau dans une casserole et ajouter peu à peu la farine diluée, le jaune d’œuf cuit dur et écrasé (ou une cuiller à soupe de poisson frais ou une cuiller à soupe de pâte de cacahuète) en remuant le tout jusqu’à obtention d’une bouillie onctueuse. - Sucrer ou saler et laisser cuire 10 à 15 minutes. • B2- Bouillie de farine de maïs aux feuilles vertes : - 2 poignées de feuilles vertes (manioc, calebasse ou pomme de terre) (80 g) - 2 cuillers de farine de maïs (20 g)
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- Un peu de sel - 1 tasse d’eau (250 ml) Mode de préparation : - Laver les feuilles vertes et les écraser - Les faire cuire dans une casserole à feu doux pendant 10 minutes (mettre le couvercle). - Diluer la farine de maïs dans un peu d’eau et ajouter à la casserole. - Laisser bouillir le tout pendant 15 minutes. • B3- Bouillie de riz au lait : - 2 cuillers à soupe de riz du pays non étuvé (20g) - 2 boîtes de tomate de lait frais ou caillé (150 ml) - 1 tasse d’eau (250 ml) Mode de préparation : - Faire bouillir le riz jusqu’à ce qu’il soit complètement ramolli. - Ajouter le lait frais et le laisser cuire 10 à 15 minutes. - S’il s’agit de lait caillé, laisser refroidir la bouillie avant d’ajouter le lait. • B4- Bouillie de farine de maïs aux œufs : - 1 œuf (50g) - 2 cuillers à soupe de farine de maïs (20g) - 1 cuiller à soupe d’huile végétale (13 ml) - 1 tasse d’eau (250ml) - Un peu de sel ou 2 morceaux de sucre (10g) Mode de préparation : - Faire cuire l’œuf à l’eau bouillante pendant 5 minutes puis écailler l’œuf. - Diluer la farine de maïs dans un peu d’eau. - Faire bouillir le reste de l’eau dans une casserole et ajouter peu à peu la farine diluée dans l’eau bouillante sans cesser de remuer. - Écraser l’œuf puis ajouter la bouillie en même temps que l’huile. - Saler ou sucrer.
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C) Repas composés : • C1. Repas de légumes : - Une pomme de terre de taille moyenne (140 à 150g) - 1 tomate de taille moyenne (50 g) - 1 poisson frais de taille moyenne (100g) - 1 cuiller à soupe d’huile, de palme ou autre (13ml) - 1 tasse d’eau (250ml) Mode de préparation : - Faire bouillir la pomme de terre épluchée et la tomate puis le poisson frais à feu doux. - Retirer le poisson du feu et enlever les arêtes. - Écraser le poisson, la tomate et la pomme de terre. - Remettre le tout sur le feu avec l’huile et l’eau de cuisson du poisson et de la pomme de terre pour ramollir le mélange. - Servir. • C2. Purée de banane plantain aux œufs : - 1 petite banane plantain (90g) - 1 poignée de feuilles d’épinards ou de pomme de terre crue (40g) ou autre. - 1 œuf frais (50g) - 1 tasse d’eau (250ml) - 1 cuiller à soupe d’huile de palme, de cacahuète ou autre (13ml) - 1 pincée de sel. Mode de préparation : - Faire bouillir la banane épluchée, les feuilles vertes et l’œuf. - Écraser la banane avec les épinards et ¼ de jaune d’œuf. - Ajouter l’huile et le reste de l’eau de cuisson de la banane afin de ramollir le tout. - Saler et servir. La banane plantain peut être remplacée par du manioc, de la pomme de terre, du colocassi (taro) ou de l’igname. L’œuf peut être remplacé par du poisson frais ou sec, des insectes ou des mollusques ou par du lait selon la disponibilité.
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• C3. Bouillie de légumes : - 1 légume de taille moyenne (patate douce ou un morceau de tomate de 50g, 1 poignée de feuilles de pomme de terre ou autre, fraîches ou sèches) - 1 poisson frais de taille moyenne (50g) - 1 cuiller à soupe de pâte de cacahuète (13g) - 1 pincée de sel. - ½ litre d’eau. Mode de préparation : - Cuire la pomme de terre, la tomate et le poisson à l’eau. - Retirer le poisson et enlever les arêtes. - Faire une purée avec la pomme de terre, la tomate et les feuilles. - Ramollir le tout en ajoutant l’eau de cuisson du poisson. - Ajouter le sel, la pâte de cacahuète, le poisson et les feuilles. - Cuire pendant 5 à 10 minutes. • C4. Riz au poisson : - 1 petit poisson frais de 50g - 1 poignée de riz (50g) - 1 tomate fraîche de taille moyenne (50g) - 1 pomme de terre de taille moyenne (60g) - 1 cuiller à soupe de beurre de « Karité », d’huile de palme, de cacahuète ou autre. - ¼ litre d’eau ou une tasse d’eau. - 1 poignée de feuilles de pomme de terre crue (40g) ou autre. Mode de préparation : - Faire bouillir la pomme de terre, la tomate et le poisson. - Retirer le poisson bouilli et ajouter le riz après l’avoir lavé. - Laisser bouillir jusqu’à ce que le mélange soit mou. - Ajouter l’huile et le poisson écrasé sans arêtes et les feuilles vertes coupées
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Exemples de recettes selon leur valeur nutritionnelle
PURÉE DE MANIOC Ingrédients Manioc Colocassi (légume) Pâte de cacahuète Poisson moulu Soumbara* Huile Rouge Tomate Feuilles de manioc Oignon Eau TOTAL en grammes Kcal % Énergie Totale (Kcal) Quantité (mesures locales) 1 morceau 1 (moyen) 1 louche 2 louches 1 petit morceau 11/2 cuiller à café 3 (petites) 4 feuilles 1 (moyen) 500 ml Quantité (en grammes) Protéines 150 150 20 40 5 15 20 15 20 500 ml 435 1,5 3,3 5 24,1 0,2 0 0,1 1,1 0,2 35,5 142 18,4 770,5 Lipides 0,3 0,6 10,6 2,6 0,1 15,0 0,1 0,2 0 29,5 261,8 34 Glucides 48,1 33,1 1,5 1,8 3,3 0,0 0,5 1,9 1,6 91,7 366,7 47,6

RIZ ET PÂTE DE CACAHUÈTE Quantité Ingrédients (mesures locales) Riz 2 1/2 paquets Pâte de cacahuète 1 cuiller Huile végétale 1 cuiller Soumbara* 1 petit morceau Poisson moulu 2 cuillerées Oignon 1 (moyen) Tomate 3 (petites) Eau 500 ml TOTAL en grammes Kcal % Énergie Totale (Kcal) LAIT DE POISSON Ingrédients Farine de céréales Poisson moulu Huile végétale Sucre Eau TOTAL en grammes Kcal % Énergie Totale (Kcal) Quantité (mesures locales) 5 cuillers à soupe 3 cuillers à café 2 cuillers à café 16 morceaux 1 litre

Quantité (en grammes) 125 20 20 5 40 20 20 500 ml 240

Protéines 8,1 5 0 0,2 24,1 0,2 0,1

Lipides 1,3 10,6 20 0,1 2,6 0,0 0,1 34,7 312,1 34,5

Glucides 101,8 1,5 0,0 3,3 1,8 1,6 0,5 110,4 441,7 48,8

37,7 150,8 16,7 904,6

Quantité (en grammes) 100 30 20 80 1 litro 230

Protéines 9,7 18,1

Lipides 1,7 2 20

Glucides 74,7 1,2 80,0

27,8 112,2 11,8 943,1

23,7 213,1 22,6

155,9 618,8 65,6

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ANNEXE 8. TABLEAU INDICE POIDS/ÂG

Índice poids/âge, en z-score, pour les filles et les garçons de 0 à 59 mois, selon les données de référence NCHS (OMS, 1983)

NB : les données concernant les enfants de moins de 24 mois (mesurés couchés) et les enfants de plus de 24 mois (mesurés debout) sont issus de deux types de population différents. Ceci explique la non-correspondance des données aux alentours de 24 mois.

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ANNEXE 9 EXEMPLE DE CALENDRIER AGRICOLE
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Saison sèche Température Pluies Hautes terres Riz Cacahuètes Maïs Manioc Patate douce Légumes ZONES HUMIDES Riz Riz 2 cycles Récolte Maïs Patate douce Légumes CULTURES COMMERCIALES Palmier (huile de palme) Noix et huile Cacao Plantations de café FRUITS SYLVESTRES Arbre à pain Bananes Fruits sylvestres Tubercules sylvestres PÊCHE CHASSE Récolte échelonnée sur l’année Importante Pauvre Moins abondante Abondante Début de la saison Moins abondante Récolte Récolte échelonnée durant toute l’année Récolte FR DR Récolte FR Récolte des noix et transformation en huile IC Cosecha FR IC Cosecha Réc. Semis Réc. Semis Planter Réc. Semis Réc. Réc. Semis Réc. Réc. Récolte échelonnée Semis Pép Rem Pép Rem Récolte Récolte Semis Semis Pép Semis Semis Semis Réc. Récolte échelonnée Semis Semis Semis Retrait mauvaises herbes Récolte + ou – tard Récolte Récolte Début de la récolte Saison de pluies Températures plus élevées

Nuits fraîches, tem- Nuits plus fraîches, Températures doupérature modérée température plus ces dans la journée élevée Orages violents Pluies abondantes et régulières Pic Pic

Réc. : période de récolte ; DR, FR : début et fin de la récolte ; Pép, Rem : pépinière et remplacement

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ANNEXE 10. AVIS DE CONTRAT
Titres : Agent de Terrain Lieu : lieu de l’intervention Durée : x mois Organisation : ACF-E Cherche : Un AT pour son programme de nutrition communautaire Conditions requises : - Nationalité… - Ne pas travailler pour une autre ONG ou entité publique - Parler correctement la langue locale - Parler et écrire correctement le (la deuxième langue officielle du pays) - Disponibilité pour vivre dans la communauté pendant de longues périodes et dans des conditions difficiles. - Expérience de 2 ans en nutrition souhaitable Documents à fournir : - Lettre de motivation - CV - Photocopie de la Carte d’Identité - Copie du diplôme ou équivalent - Certificat de travail La Date limite de soumission des documents est : /___/ (jour) /_____________/ (mois) /__________/ (année) à 12h Lieu de dépôt des documents : Bureau d’ACF-E (indiquer l’adresse) à l’attention du (de la) Responsable du Programme Nutritionnel d’ACF-E La Liste de candidats présélectionnés selon les documents remis sera diffusée le /__________ / (Jour de la semaine) /___/ /____________/ (mois) /___________/ (année) à partir de 12h au bureau d’ACF-E, au centre de santé, ...Les personnes présélectionnées selon la documentation remise réaliseront un test par écrit puis un entretien deux jours après la diffusion de la liste, le /_____/ (jour) /_____________/ (mois) /__________/ (année) à partir de 10h du matin, au bureau d’ACF-E La sélection finale des AT suite au résultat du test écrit et de l’entretien sera diffusée le /____/ (jour) /____________________/ (mois) /____________/ (année) à partir de 16h de l’après midi, au bureau d’ACF, au centre de santé, …ACF-E, Acción Contra el Hambre. Departamento de Nutrición. 156
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ANNEXE 11. CONVOCATION TEST ÉCRIT ET ENTRETIEN

Les personnes mentionnées ci-après ont été présélectionnées pour le poste de /______________________/. Nous souhaitons qu’elles se présentent munie de leur carte d’identité à /__________________________________________/ le /___/ du mois de /__________________________/ /_________/ (année) afin de réaliser le test écrit et l’entretien. M. Mme _____________ ______________ M. Mme ___________________________ M. Mme ___________________________

___________, le ______________ (jj/mm/aa) Responsable du programme de Nutrition ACF-E

ANNEXE 12. EXEMPLE DE TEST POUR LES AGENTS DE TERRAIN (AT)

1) Citer les types de malnutrition et les définir (1.5p) 2) Qu’entendez-vous par Atelier Communautaire (AC). Veuillez expliquer brièvement (1.5p) 3) Quels sont les critères d’admission d’enfant à un AC ? (1p) 4) Quels sont les critères de réorientation d’un enfant vers un centre/poste de santé ? (1p) 5) Qu’entendez-vous par Mère Lumière (ML) ? (1p) Quelles sont les tâches à remplir au cours d’un AC ? (0.5p) 6) Qu’entendez-vous par Agent Communautaire (AgtC) ? (0.5p) Quelles sont les tâches à remplir au cours d’un AC ? (1p) 7) Quelle est l’importance d’un AC dans la communauté ? (1p) 8) Quel doit être le rôle d’un AT après la clôture de l’AC ? (1p) 9) Quelle dose de Mébendazole, Fer et Acide folique et Vitamine A faut-il administrer pour réaliser le traitement systématique lors d’un AC ? (tenir compte de l’âge et/ou du poids de l’enfant) (1p) 10) Quelles observations faut-il noter lors d’une EàD (enquête à domicile) ? (1p) 11) À quel âge faut-il commencer, puis cesser l’allaitement maternel ? (1.5p) 12) Quelle est l’importance de l’allaitement maternel ? (1p) 13) À quel âge faut-il introduire l’alimentation complémentaire ? (1p) 14) Démarche à suivre face à un enfant faisant de la diarrhée. (1p) 15) Signes de déshydratation. (1p) 16) À quel moment de l’atelier exige-t-on davantage d’hygiène ? (1p) 17) Selon vous, quelles sont les responsabilités d’un AT ? (1.5p)

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ANNEXE 13. CANDIDATS SÉLECTIONNÉS POUR LE POSTE

D’AGENTS DE TERRAIN

Après l’entretien et le test écrit réalisé le /___/ (jour) /______________/ (mois) /________/ (année), la personne retenue est : M. Mme. _____________ ______________

Cette personne est priée de prendre contact avec l’administration du bureau d’ACF-E à ______________ le /___/ (jour) /______________/ (mois) /_____/ (année), à /___h____/ pour les formalités administratives. La semaine prochaine, du /__/ au /___/ /___________/ (mois) aura lieu une formation à /________________________/. Nous souhaitons que vous y assistiez le /___/ /_______________/ /____/ à /___h___/ du matin ___________________/ Merci de votre collaboration, Responsable de Nutrition ACF-E

ANNEXE 14. ANALYSE NUTRITIONNELLE POUR LA SÉLECTION DES FAMILLES DP

NUTRITION * 1 2 3 4 Nom de l’enfant Sexe Date de naissance État nutritionnel Nom de la Mère Occupation de la famille Description du foyer
*Indiquer 4 bonnes conduites maximum

SANTÉ ET HYGIÈNE 1 2 3 4 1 2 3 4

SOINS*

Données familiales

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ANNEXE 15. ENQUÊTE DE MARCHÉ

DATE DE RÉALISATION /___/ /____________/ /____________________/ Magasin Oui /____/ Non /_____/ Marché Oui /____/ Non /_____/ COMMUNAUTÉ OÙ L’ATELIER SERA RÉALISÉ : /________________________________________/ COMMUNAUTÉ OÙ SE TROUVE LE MARCHÉ : /___________________/ Jour de marché /______________ / DISTRICT / PRÉFECTURE : /________________________________________/ NOM DE LA Mère Lumière : /________________________________________/ NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE : /________________________________________/ NOM DE L’AGENT DE TERRAIN : /________________________________________/ Quantité (mesure locale) Disponible en Total Protéines (gr.) Total lipides (gr.) Équivalent en gr. Jardin / Basse-cour Saison à laquelle on le trouve

magasin

prix

marché

Produit

Total Kcal.

prix

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ANNEXE 16. GUIDE POUR L’ÉLABORATION D’UN RAPPORT AU SIÈGE

1. Aspects Généraux : Programme, Mois/Année, Réalisé par, Objectifs prévus pour le mois. Si on le souhaite, on peut éventuellement signaler les raisons de nonatteinte d’un objectif. 2. Activités prévues pour le mois (tenir compte du chronogramme des activités dans la formulation du projet)
Calendrier Semaine Activité 1 X 2 X

Janvier 3 4 5 X 1 X

Février 2 3 4

3. Activités réalisées dans le mois.
ACTIVITÉ RÉALISÉE 1 2 3

4. Présentation de résultats (selon les recommandations du chapitre 6 du présent manuel) 5. Problèmes et solutions.
Département Technique Logistique Administration RRHH Coordination Logement Bureau Activité Transport Problème ou difficulté Solutions proposées Pour quand

Les difficultés rencontrées peuvent être, par exemple, la motivation des mères, la contribution avec les ingrédients, une mauvaise compréhension des messages…

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6. Observations culturelles. Signaler les croyances concernant la nutrition, les tabous alimentaires ou de santé existant dans la communauté et les expliquer brièvement. 7. Remarques. Tout ce qui peut être intéressant mais qui n’a pas été signalé comme problème et/ou observation culturelle. 8. Réunions de coordination internes et avec d’autres structures/organisations locales et/ou internationales.
Qui en sera le responsable

Avec Qui

Motif

Conclusions

Pour quand

9. Objectifs pour le prochain mois 10. Recommandations

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ANNEXE 17. LIGNES BUDGÉTAIRES POUR L’ARTICULATION DU PROGRAMME DES AC. FEUILLE DE BUDGET
Durée Prix Unité Total Total Quantité (en mois) (Monnaie Locale) (Monnaie Locale) (en euros) 1. RESSOURCES HUMAINES 1.1 Personnel expatrié Spécifier le niveau professionnel 1.2 Personnel local Chef de projet Superviseur(eure) Agent de Terrain Formateur(trice) Administrateur Chauffeur Logisticien 2. MATÉRIEL 2.1 Anthropométrique Bascule Toise Fiches 2.2 De formation 2.3 Pour les séances et le suivi Ustensiles de cuisine / Atelier Savon Albendazole/Mébendazole Vitamine A Fer Fiches de supervision 2. 4 Pour le bureau Matériel Ordinateur Imprimante Mobilier 3. LOGISTIQUE Communication (radios, téléphones…) Essence Location logement et bureau TRANSPORT (selon les besoins) Voiture Motocyclette Vélo VISIBILITÉ (tee-shirts, casquettes… avec identification) SOUS-TOTAL TOTAL 162
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ANNEXE 18. CRITÈRES DE GAIN DE POIDS DES ENFANTS ADMIS À L’ATELIER.

CRITÈRES DE GAIN DE POIDS DES ENFANTS ADMIS À L’ATELIER
Grammes Enfant souffrant de Malnutrition aiguë (croissance inadéquate) <200gr dans tous les cas Grammes 200-300 gr durant l’atelier et par mois >=80 et < 85%. 200-699 gr au 2ème, 6ème et 12ème mois % P/T < 80% % P/T

Enfant ayant une récupération nutritionnelle adéquate

On considère que les enfants avec un %P/T >= 85% ne sont pas atteints de malnutrition aiguë et ils sortiront du programme.

ANNEXE 19. EXEMPLE D’ACCORD AVEC UN PARTENAIRE LOCAL

ACCORD entre Acción Contra el Hambre (ACF-E) ET _______________________ (_______) Du /__/ /____/ /_______/ au /__/ /____/ /_______/ Dans le cadre du programme d’appui en nutrition communautaire des populations autochtones de la région de ___________________, où l’acteur principal est ACF-E représenté par le bureau de _______________ , Il est convenu d’un commun accord avec ___________________ (Responsable de l’Institution locale) que : Article 1. Motif de l’accord Le but poursuivi entre ACF-E et _______ est une intervention appuyant la nutrition communautaire des populations locales de la région de ____________________ dans le cadre du programme des AC. Il faudra pour cela : - Sensibiliser les agents de santé et la communauté. Mobiliser la communauté, en identifiant les Agents Communautaires et en les formant.

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- Détecter les enfants mal nourris, identifier et former la ML, évaluer le comportement et les croyances concernant la - Santé, la nutrition et l’hygiène. Réaliser l’enquête de marché, sélectionner les recettes, effectuer le traitement systématique et exécuter les AC. - Suivi le premier, le deuxième, le sixième et le douzième mois après l’atelier. - Évaluation à l’aide d’indicateurs de l’état nutritionnel des enfants et du changement dans les comportements. Il est convenu que l’institution locale ____________ prendra en charge le suivi des enfants Le premier, deuxième, sixième et douzième mois après l’atelier, et l’évaluation du changement de comportement. Article 2. Modalités et ressources de collaboration Engagements de l’institution locale _____ s’engage à assumer les responsabilités décrites ci-dessous en étroite collaboration avec ACF-E. Pour cela, ____ prendra en charge le suivi – évaluation du projet par l’intermédiaire d’un superviseur dont le contrat démarrera le /__/ /____/ /_________/ et prendra fin le /__/ /____/ /_________/. Responsabilités - Elle prendra contact avec les communautés afin de réaliser le suivi du bon fonctionnement du projet. - Elle organisera des réunions d’échange et de mise en commun des résultats avec l’équipe d’ACF- E au fur et à mesure du développement de la phase de suivi. - Le superviseur participera aux réunions de coordination de la planification générale des activités et à l’élaboration du calendrier de supervision. Il enrichira les réunions par l’apport de ses connaissances et de son expérience. - Elle cédera un bureau à ___________, à disposition complète pour le programme. - Rédaction d’un rapport mensuel d’activités dans lequel figureront le nombre d’AC, le nombre d’enfants suivis par AC, les changements détectés…. Elle veillera à fournir toutes les informations utiles demandées. Engagements d’ACF-E ACF-E, en tant qu’acteur principal du projet, garantira les résultats auprès des bénéficiaires et des donateurs. Même si l’implication de l’institution locale est renforcée, ACF-E se réserve le droit de prendre les décisions finales. Responsabilités - Fournir le matériel administratif et mobilier nécessaire (une table, 4 chaises…) pour le bureau. - Fournir au superviseur toutes les fiches et le matériel nécessaires à la réalisation du suivi des activités. - Mettre à disposition une moto et une voiture à partager avec le reste de l’équipe ACF-E. - Fournir de l’essence et assurer l’entretien du moyen de transport utilisé pour le suivi des activités. 164
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Article 3. Résolution de conflits. Tout conflit entre les partis sera réglé à l’amiable. Dans le cas contraire, le présent accord sera annulé. Article 4 : Modifications Toute modification relative à des dispositions administratives du présent accord fera l’objet d’une modification avec accord entre les parties. Article 5 Durée L’accord couvre la période comprise entre le ___________ et le ___________. Il prendra effet immédiatement après sa signature et prendra fin lorsque chaque partie aura accompli ses obligations. Il peut être prolongé en fonction de nouveaux fonds. Article 6. Disposition spéciale ACF-E se réserve le droit de solliciter le remplacement du personnel en cas de travail et/ou comportement insatisfaisant. Lu et approuvé par les partis concernées _________________________________ Signature du responsable de l’institution locale Date : _________________________________ Signature du responsable d’ACF-E Date :

ANNEXE 20. EXEMPLE DE PRÉ-TEST POUR L’AT

1) Qu’est-ce que la Déviance Positive ? 2) Quels sont les critères d’admission d’un enfant aux AC ? 3) Quels sont les critères de réorientation d’un enfant vers un poste/centre de santé ? 4) Qu’entendez-vous par AC ? Expliquer brièvement. 5) Quelle est l’importance de l’AC dans la communauté ? 6) Quel doit être le rôle d’un AT après la clôture de l’AC ? 7) Traitement systématique des enfants des AC : en expliquer l’intérêt et détailler les doses selon l’âge et/ou le poids. 8) Lors d’une EàD, quelles sont les observations à noter ? 9) Citer quelques messages IEC développés lors des séances des AC. 10) À quel moment de l’atelier exige-t-on davantage d’hygiène ?

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ANNEXE 21. CERTIFICAT DE PARTICIPATION À LA FORMATION
CERTIFICAT DE PARTICIPATION À LA FORMATION DES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC) Monsieur, Madame __________________________ a participé à la formation impartie par ACF-E concernant l’implantation du programme des AC dans la localité de ________________________________ , du ___ / ___________/ 20__ au ___ / ___________/ 20__ Les thèmes suivants liés au programme des AC ont été abordés lors de cette formation : déviance positive, phases du programme, traitement systématique, participation communautaire, messages IEC, prise de mesures anthropométriques, suivi de la croissance… Coordinateur(trice) médecin nutritionniste Acción Contra el Hambre (ACF-E)

ANNEXE 22. EXEMPLE D’ACCORD AVEC LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

ACCORD entre Acción Contra el Hambre (ACF-E) et le Ministère de la Santé de la région de ____________

____________, le /___/ /_______________/ 20___. Monsieur, Madame. ___________________, directeur du Ministère de la Santé de la région de ___________________ (______________), d’une part Et Monsieur, Madame ______________________, chef de Mission d’ACF- ( __), d’autre part, Reconnaissent la nécessité d’établir cet accord de façon conjointe afin de réaliser les points suivants : Objectif principal : Dans le cadre du programme d’appui en nutrition communautaire des populations autochtones de la région de ___________________ , les deux parties concernées conviennent, d’un commun accord, de travailler de façon conjointe lors des différentes phases du programme, et ce afin d’effectuer le traitement et le suivi des enfants souffrant de malnutrition aiguë dans la région et de développer ainsi un système de surveillance nutritionnelle. Article 1. Durée de l’accord Le présent accord sera en vigueur à partir de la date de signature jusqu’au /___/ /_________/ 20____/.

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Il pourra être revu après accord entre les deux parties signataires. Article 2. Engagements du Ministère de la Santé Le Ministère de la Santé s’engage à prendre en charge les responsabilités décrites ci-après en étroite collaboration avec ACF-E. Responsabilités - Un petit comité sera créé, définissant les responsabilités de chacun de ses membres pour l’implantation, le développement et le suivi du programme des Ateliers Communautaires. Chaque responsable participera activement aux différentes phases du programme. Ce comité se réunira une fois par semaine. - Il nommera un responsable du développement du suivi “ sur place ” pour les différentes structures de santé de la région et on portera à la connaissance d’ACF-E (mensuellement) les données de malnutrition des différentes communautés ainsi que les points forts et les points faibles des services de chacune des structures sanitaires. - Des réunions seront organisées pour des échanges et la mise en commun des résultats avec l’équipe d’ACF-E. - Les différents services de santé de la zone seront informés et on tiendra la communauté et ACFE au courant, suffisamment à l’avance, des vaccinations, déparasitages, supplémentations en Fer…. - Il fournira à ACF-E les espaces physiques suffisants pour le développement des formations nécessaires. - Il donnera son avis et les informations nécessaires permettant le suivi du programme après l’action d’ACF-E. - (…) Article 3. Engagements d’ACF-E - ACF-E, en tant qu’opérateur principal du projet, garantira les résultats auprès des bénéficiaires et des donateurs. - Même si l’implication du Ministère de la Santé est renforcée, ACF-E se réserve le droit de prendre les décisions finales. - Un représentant participera aux réunions du comité établi pour le programme des AC. - ACF-E se réserve le droit de solliciter le remplacement du personnel en cas de travail et/ou comportement non-satisfaisant. - ACF-E dispensera les formations nécessaires concernant le programme de nutrition communautaire au personnel sanitaire du Ministère de la Santé de la région et aux communautés impliquées. - (…) Article 4. Résolution de conflits Tout conflit entre les parties sera réglé à l’amiable. Dans le cas contraire, le présent accord sera annulé. Lu et approuvé par les deux parties concernées Signature du responsable du Ministère de la Santé Date : Signature du responsable d’ACF-E Date :

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13. BIBLIOGRAPHIE
• Positive Deviance/Hearth Consultant’s Guide. Guidance for the Effective Use of Consultants to Start up PD / Hearth Initiatives. The Child Survival Collaborations and Resource Group (the CORE Group). Nutrition Working Group. Octobre 2003. • Approche des foyers d’Apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle utilisant la Positive Deviance. Document d’orientation élaboré avec l’appui technique de BASICS II et World Vision. Ministère de la Santé. Service Nationale de l’Alimentation et de la nutrition. République du Sénégal. Décembre 2001. • Designing a Community-Based Nutrition Program using the Hearth Model and the Positive Deviance Approach – A field Guide. Monique Sternin, Jerry Sternin, David Marsh. Save the Children. Décembre 1998. • Stratégie de réhabilitation nutritionnelle à Base Communautaire par l’Approche de la Déviance Positive : Expériences de la Guinée, du Mali et du Sénégal. Publié par le projet « Basic Support for Institutionalizing Child Survival » (BASICS II), Arlington, Va. 2003 • Positive Deviance/Hearth Essential elements. A resource Guide for Sustainably Rehabilitating Malnourished Children (Addendum). Judiann McNulty, CORE Group. Washington, D.C : August 2005. • Desviación Positiva / Talleres Hogareños : Una Guía de Recursos para la Rehabilitación Sostenible de Niñas (os) Desnutridas (os). El Grupo de Trabajo Nutricional, Grupo de Colaboraciones y Recursos para la Supervivencia Infantil (El grupo CORE). Washington, DC : Décembre 2002. • Review of Health and Agriculture Monitoring Tools for Title II Funded PVOs Prepared for Food Aid Management (FAM) by Thomas P. Davis Jr., MPH, and Julie Mobley, MSPH, 200. • The effects of malnutrition on child mortality in developing countries. D.L.Pelletier, E.A. Frongillo, Jr, D.G. Schroeder, & L-P. Habicht • Láminas de orientación a madres. Programa de comunicación en Salud Infantil. Comsain. Secretaría de Salud de Honduras. Basics II. USAID. • PD/Hearth Nutrition TAG meeting. Academy for Educational Development, Washington, DC. Décembre 2004 • Rapport d’Activité positive Déviance en nutrition dans 8 villages de la zone Sante SiKasso. Save the Children/USA. Sikasso Health Program. Avril-Décembre 2001.
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• Improving Child Nutrition through Nutrition : The Nutrition Minimum Package. Tina Sanghvi & John Murray. BASICS, 1997 • Performance Monitoring and Evaluation. TIPS. USAID Center for Development Information and Evaluation. USING RAPID APPRAISAL METHODS. 1996, Number 5. • Habilidades directivas y competencias profesionales en ONGs. RESPECT refugiados (Refugee Education Sponsorship Program Enhancing Communities Together). • El apoyo a los sistemas de sustento : Promoción de actividades generadoras de ingresos : desde su definición a su puesta en marcha. Acción Contra el Hambre. • Knowledge, practices and Coverage Survey 2000. Field Guide. Donna Espeult, The Child Survival Technical Support Project.

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FRANCE 4 rue Niepce 75014 Paris Tel : +33 1 43 35 88 88 www.actioncontrelafaim.org SPAIN C/Caracas, 6, 1º 28010, Madrid Tel: +34 91 3915300 www.accioncontraelhambre.org UNITED KINGDOM First Floor, rear premises, 161-163 Greenwich High Road, London, SE10 8JA Tel: +44 208 293 6190 www.aahuk.org

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