Cours Mecanique des sol 0 Khaled MEFTAH

COURS ET EXERCICES
DE MECANIQUE DES SOLS




Khaled MEFTAH
Maître assistant

Première version : Septembre 2008

Cours Mecanique des sol 1 Khaled MEFTAH







SOMMAIRE


Chapitres

Intitulés

Pages
1
Les sols : Structure – Identification
et classification
4
2
Hydraulique des sols
20
3
Contraintes dans les sols
28
4
Tassement et consolidation des sols
45
5
Résistance au cisaillement des sols
56
6
Etude de la portance des fondations superficielles
à partir d’essais de laboratoire
70
7
Poussée et butée des terres
81


Références bibliographiques
Cours Mecanique des sol 2 Khaled MEFTAH

TABLE DES MATIERES


Chapitre 1 : Les Sols : Structure. Identification et classification 4
1- Eléments constitutifs d’un sol 4
2- Paramètres de définition d’un sol 4
3- Identification des sols 7
4- Classification des sols 14
Exercices d’application 17

Chapitre 2: Hydraulique des sols 20
1- Ecoulement linéaire 20
2- Ecoulements plans 20
Exercices d’application 24

Chapitre 3 : Les contraintes dans le sol 28
1- Notions de contraintes 28
2- Cercle de Mohr 29
3- Les contraintes dues au poids propre des sols 32
4- Les contraintes dues aux surcharges 34
Exercices d’application 38

Chapitre 4 : Tassement et consolidation des sols 45
1- Notions de déformations 45
2- Relation contraintes - deformations 45
3- Tassements des sols- consolidation 46
3- Evolution du tassement en cours du temps 49
Exercices d’application 53




Cours Mecanique des sol 3 Khaled MEFTAH

Chapitre 5 : Résistance au cisaillement des sols 56
1- Comportement élasto-plastique des sols 56
2- Comportement à cours et à long terme des sols 57
3- Détermination des paramètres de cisaillement des sols 58
au laboratoire
Exercices d’application 65

Chapitre 6 : Portance des fondations superficielles 70
1- Introduction 70
2- Calculs de la capacité portante 72
Exercices d’application 77

Chapitre 7 : Poussée et butée des terres 81
1- Introduction 81
2- La théorie de Rankine 81
3- Calcul des forces de poussée et de butée 86
5- Stabilité des murs de soutènement 90
6- Les rideaux de palplanches 92
Exercices d’application 95

Références bibliographiques 97


















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CHAPITRE 1

LES SOLS : Structure – Identification
et Classification


1- Eléments constitutifs d’un sol
Un sol est un mélange :
d’éléments solides : Provienant de la désagrégation mécanique et/ou
chimique d’une roche mère.
On distingue les minéraux non argileux (∅>2µm et ayant le même
comportement que la roche mère : Sols pulvérulents), les minéraux
argileux ( kaolinite, illite et montmorillonite) et le sols organiques (vases et
tourbes)
d’eau : Existe sous plusieurs formes (eau de constitution, interfeuillets,
liée et libre).
de gaz : Contenu dans les vides,c’est l’air pour un sol sec ou mélange
d’air et de vapeur d’eau pour un sol humide.

2- Paramètres de définition des sols

2-1 Modèle élémentaire d’un sol
Un sol étant composé de grains solides, d’eau et d’air , on peut rassembler chaque
phase en un volume partiel unique de section unit. Les notations suivantes sont
utilisées : Volumes Poids

Va Air Wa=0

Vw Eau Ww


Vs Grains solides Ws

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Va : volume de l’air. Vw : volume de l’eau.
Vs : volume des grains solides. Vv = Va + Vw : volume des vides.
V = Vv + Vs : volume total du sol
W w: poids de l’eau Ws : poids des grains solides
W = Ww + Ws : poids total

2-2 Les poids volumiques
Le poids volumique (spécifique) total ou humide :
V
W
= γ

Le poids volumique des grains solides :
s
V
s
W
s
= γ

Le poids volumique du sol sec :
V
s W
d = γ

Le poids volumique de l’eau :
3
/ 1
3
/ 10 m t m kN
w
V
w
W
w
= = = γ

Poids volumique du sol saturé
V
W
sat
= γ

Poids volumique déjaugé
w
sat
γ γ γ − =
'

La gravité spécifique :
w
s
s G
γ
γ
=

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2.3 Les paramètres d’état

Ils indiquent dans quelles proportions existent les différentes phases d’un sol.
On définit :
La teneur en eau :
100 % x
s
W
w W
= ω

L’indice des vides :
s
V
v V
e=

Le degré de saturation :
100 % x
v
V
Vw
Sr =

La porosité :
V
Vv
= η

Tous ces paramètres ne sont pas indépendants. Ils sont reliés par des relations que l’on
peut retrouver à l’aide du modéle élémetaire. Exemple de formules :

ω
γ
γ
+
=
1 d

e
d
s
+
=
1
γ
γ



1 − =
d
s
e
γ
γ

e
Gs
r
S
ω
=



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3. Identification des sols

Pour caractériser un sol, il faut déterminer les paramètres de nature et les paramètres
d’état.

Les paramètres de nature indiquent les caracteristiques intrinsèques du sol. IIs ne
varient pas au cours du temps (poids volumique des grains solides, granularité,
argilosité, limites d’Atterberg, teneur en matières organiques,…).

Les paramètres d’état sont fonction de l’état du sol et caractérisent le comporetement
du sol sous l’effet d’un chargement donné (teneur en eau, indice des vides, porosité,
Equivalent de sable,...).

Nous regroupons dans ce paragraphe les essais géotechniques de laboratoire
classiques qui permettent de caractériser un sol.

3.1 La masse volumique des particules solides
s
γ
Sa détermination se fait à l’aide d’un pycnomètre. Une masse de sol sec m
s
est
introduite dans un pycnomètre conteneant de l’eau distillée. Aprés avoir éliminé toutes
les bulles d’air, on mesure le volume d’eau déplacé par les grains solides v
s
.

N.B : Pour les sols (à part les sols organiques) : 26 kN/m
3
≤ γ
S
≤ 28 kN/m
3


3.2 Les essais granulométriques

Ils permettent d’obtenir la répartition en pourcentage des grains solides selon leurs
dimensions. Deux types d’essais sont envisageables selon le sol à tester :
- Par tamisage (par voie humide ou sèche) pour les élements de diamétre
∅ ≥ 80µm.
- Par sédimentométrie pour les élements de diamétre ∅ < 80µm.

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Les résultats sont traduits sous forme d’une courbe granulométrique, tracee dans des
axes semi-logarithmiques, à partir de laquelle on peut déterminer :

- Le coéfficient d’uniformité de Hazen :
10
60
d
d
u
C =

- Le coéfficient de courbure :
2
60 10
30
xd d
d
c
C =

N.B : d
i
: diamètre correspondant à i% de pourcentage de tamisat cumulé.
















Fig 1.1 :Exepmle de détermination des di :
- d
10
=0.17
- d
30
= 0.58
- d
60
= 1.80

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3.3 Essais sur sols pulvérulents

Le comportement de ces sols dépend des paramètres qui caractérisent le squelette
solide, à savoir les dimensions des grains et l’indice des vides. Les essais les plus
courants sont :
a) Equivalent de sable (ES%) : Permet de caractériser la propreté des
sables et le type de sol analysé.
.
Tableau 1.1 : Caractérisation des sols à partir de la valeur de E.S
ES
Type de sol
0
20
40
100
Argile pure
Sol plastique
Sol non plastique
Sable pur et propre

b) Densité relative (ou indice de densité) : Permet de caractériser la
compacité d’un sol grénu et son aptitude à supporter des charges.
min max
max
e e
e e
I
D


=
(1.1)
Avec :
- e : indice des vides du sol en place.
- e
max
: indice des vides du sol à l’état le plus lâche.
e
min
: indice des vides du sol à l’état le plus dense.

Tableau 1.2 : Compacité d’un sol en fonction de l’indice de densité
I
D

Compacité du sol
0
<0.5
0.5
>0.5
1
Tres lâche
lâche
moyennement dense
très compact
très bien compact
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Si
3.4 Essais sur les sols fins
Le comportement de ces sols dépend :
- de la composition minéralogique (types de minéreaux argileux)
Les argiles sont composées d’alumino-silicates hydratés. Les grains solides ont une
forme de plaquette. Ils sont formés par un empilement de feuillets (composés d’une
superposition de couches octaédriques et tétraédriques constituées par un maillage
d’ions Si, O, OH, Al et Mg) :

- les feuillets 1/1 sont formés d’une couche tétraédrique et d’une couche
octaédrique (kaolinite),

- les feuillets 2/1 sont formés d’une couche octaédrique entourée de deux
couches tétraédriques (illite, smectite).


Si
Al
Al

0,72 nm

Si


0,96 nm


Feuillet 1/1 Feuillet 2/1


Le tableau 1.3 présente les familles d’argile et leurs caractéristiques.

Tableau 1.3 Familles d’argile et leurs caractéristiques

Noms Feuillets
élémentaires
Nombre de
feuillets par
particule
Dimension d’une
particule l x e
(µm x µm)
Surface
spécifique
(m²/g)

Kaolinite

100 – 150

1 x 0,1

20 - 70

Illite

10

0,3 x 0,01

10 - 40

Montmorillonite

1

0,1 x 0,01

100


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- de la structure
dispersée : contact face-face entre les particules
floculée : contact bord-face entre les particules

- de la teneur en eau ω%.
Elle est obtenue par passage a l’étuve a 105°C d’un e quantité de sol. C’est le rapport de la
masse d’eau évaporée a la masse du sol sec (grains solides).

a) Les limites d’Atterberg
Suivant la consistance d’un sol remanié, qui est fonction de sa teneur en eau, on distingue 4
états schématisés comme suit :

Solide
ETAT Sans retrait Avec retrait
plastique liquide
ω ωω ω

Limite de

retrait plasticité liquidité

ω ωω ωs, ω ωω ωl et ω ωω ωp sont les limites d’Atterberg déterminées en laboratoire sur la fraction du sol
passant au tamis 0.40mm (méthode de la coupelle de Casagrande et du rouleau et appareil
de retrait).
A partir de ces limites, on peut déterminer :

L’indice de plasticité « I
p
»
P L P
I ω ω − =
(1.2)
Tableau 1.4 : Type de sol en fonction de I
p

Indice de plasticité (%) Type de sol
< 1% Pulvérulent
1%<Ip<7% Sable argileux
7%<Ip<17% Argile sableuse
Ip>17% Argile

ω ωω ωl ω ωω ωp ω ωω ωs
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L’indice de consistance: « I
c
»
P
I
L
c I
ω ω −
=
(1.3)

Tableau 1.5 : Etat de consistance du sol en fonction de I
c

Indice de consistance consistance du sol
Ic ≤ 0 Liquide
0 < Ic < 1 Plastique
Ic = 1 Solide plastique
Ic >1 Solide ou semi solide.

L’indice de liquidité « I
L
»
P
I
P
L
I
ω ω−
=
(1.4)
Tableau 1.6 : Etat de consistance du sol en fonction de « I
L
»
Indice de liquidité Consistance du sol
I
L
< 0 Très dure
0 < I
L
≤1 Dure à très plastique
I
L
>1 Fluide

b) Valeur du bleu de méthylène : « VBS »
Elle représente la quantité de bleu pouvant être adsorbée sur les surfaces internes et
externes des particules du sol. La valeur VBS s’exprime en masse de bleu pour 100g de sol.







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Tableau 1.7 : Type de sol en fonction de la valeur «VBS »
VBS Type de sol
0,1 Sol insensible à l’eau
0,2 Seuil au-dessus duquel le sol est sensible
à l’eau.
1,5 Seuil distinguant les sols sablo- limoneux
des sols sablo- argileux.
2,5 Seuil distinguant les sols limoneux peu
plastiques de sols limoneux moyennement
plastiques
6 Seuil distinguant les sols limoneux et les
sols argileux
8 Seuil distinguant les sols argileux des sols
très argileux.


b) Teneur en carbonate : % de CaCo
3


L’essai est réalisé au calcimètre Dietrich-Fruhling afin de déterminer la teneur pondérale en
carbonates d’un sol qui est le rapport entre la masse de carbonate contenue dans le sol à sa
masse sèche totale. La détermination se fait par décomposition du carbonate de calcium
CaCo
3
contenu dans le sol par l’acide chlorhydrique.

Tableau 1.8 : Type de sol en fonction du % en CaCo
3

Teneur en Carbonate en % Type de sol
0 - 10 Non marneux
10 - 30 Faiblement marneux
30 - 70 Marneux
70 - 90 Calco - marneux
90 - 100 Calcaireux – crayeux


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c) La teneur en matières organiques : « MO »

C’est le quotient de la masse de matières organiques contenues dans un échantillon de sol
par la masse totale des particules solides minèrales et organiques. Sa détermination se fait
parcalcination.

Tableau 1.9 : Type de sol en fonction du % en MO
Teneur en matières organiques (MO%) Type de sol
MO < 3 Non organique
3 < MO < 10 Faiblement organique
3 < MO < 30 Moyennement organique
MO > o Très organique


4 - Classification des sols
Elle consiste à regrouper les sols qui ont une nature, un état et un comportement similaires
par rapport à une application géotechnique particulière (routes, fondations, etc..)
En première approximation, on peut adopter, lorsque les dimensions des grains sont peu
différentes, la classification suivante selon le diamètre moyen des grains

S O L S G R E N U S S O L S F I N S
cailloux grviers gros sable sable fin limon argile
20mm 2mm 0.2mm 20µm 2µm ∅ ∅∅ ∅grains

4.1 Classification des sols non organiques ( MO < << < 3%)
On distingue :
- Les sols grénus (plus de 50% des éléments solides ont un ∅>80µm)
- Les sols fins (plus de 50% des éléments solides ont un ∅>80µm).
a) Les sols grénus
On adopte la classification des laboratoires des ponts et chaussées (LPC).
(tableau 1.10 et figure 1.10 : diagramme de plasticite pour les éléments fins ).
b) Les sols fins :
Utiliser le diagramme de Casagrande (Figure 1.2).
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4.2 Classification des sols organiques (MO>3%)
Les caractéristiques utilisées pour la classification de ces sont :
- La teneur en matières organiques : % MO
• sol « fo » pour 3% < MO < 10%
• Sol « mo » pour 10% < MO < 30%
• Sol « to » pour MO > 30%

- Les limites d’Atterberg pour le sols « fo » (utiliser le diagramme de Casagrande
en rajoutant le terme « fo »).
- Les résultats du test d’humification Von Post pour les sols « mo » et « to ». On
obtient 10 classes de sols organiques de H
1
à H
10
.


































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Tableau 1.10 Classification des sols grenus
(plus de 50% des éléments > 80µm)


Définitions
Symboles
L.P.C.

Conditions

Appellations


Gb
C
U
= D
60
< 4
D
10
et
1 < C
C
= (D
30
)² < 3
D
10
. D
60



Grave propre bien
graduée


Moins de 5%
d’éléments <
80µm

Gm
Une des conditions de Gb
non satisfaite
Grave propre mal
graduée
GL Limites d’Atterberg au-dessous de A Grave limoneuse





Graves



Plus de 50%
des éléments >
80µm ont un
diamètre > 2mm
Plus de 12%
d’éléments <
80µm

GA

Limites d’Atterberg au-dessus de A

Grave argileuse


Sb
C
U
= D
60
> 6
D
10
Et

1 < C
C
= (D
30
)² < 3
D
10
. D
60



Sable propre bien
gradué


Moins de 5%
d’éléments <
80µm

Sm
Une des conditions de Sb
non satisfaite
Sable propre mal
gradué
SL Limites d’Atterberg au-dessous de A Sable limoneux





Sables



Plus de 50%
des éléments >
80µm ont un
diamètre > 2mm
Plus de 12%
d’éléments <
80µm





Si 5% d’éléments < 80µm < 12%, on utilise un double symbole



























Figure 1.2. Classification des sols fins
Diagramme de plasticité

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QUESTIONS A DEBATTRE
1) Quelle est la différence entre la masse volumique et le poids volumique d’un
sol? Citer la relation qui unit ces deux caractéristiques ?
2) Etant donné qu’il n’ y a pas d’essai qui mesure le degré de saturation d’un sol,
de quelle façon peut-on le quantifier ?
3) Sur quels types de sols les essais de limites d’Atterberg sont effectués ?
4) En plus de l’appareil de Casagrande, on parle aussi du pénétromètre à cône :
à quoi ca sert?
5) Peut-on réaliser l’essai de bleu sur un sable ?
Exercice 1
Montrer les égalités suivantes :
1) e
s
d
+
=
+
=
1 1
γ
ω
γ
γ

2)
s
e
γ
ω
γ
+
+
=
1
1

3) e
Gs
r S
ω
=


Exercice 2
Des essais réalisés sur un échantillon de sol remanié ayant une teneur en eau à
l’état naturel de 21.5%, ont donné les résultats suivants :
- Analyse granulométrique( par voie humide et sédimentométrie)
Tamis(mm) 2,5 1,25 0,63 0,315 0,160 0 ,080 0,050 0,020 0,005 0,002
T(%) 100 99.90 99.80 99.30 98.90 98.60 85.30 65.30 43.50 31.00

- Limites d’Atterberg :
Limite de liquidité = 31.00 % et Limité de plasticité = 24.80 %.
1) Tracer la courbe granulométrique de ce sol en utilisant la fiche jointe en
annexe.
Calculer les coéfficients d’uniformité et de courbure. Commenter.
2) Déterminer les indices de plasticité, de liquidité et consistance. Commenter
3) Classer ce sol d’après la classification LPC.

Cours Mecanique des sol 18 Khaled MEFTAH
Exercice3
Les échantillons provenant d’un sondage carotté dans la région de la Soukra, nous
ont fournis les résultats suivants :
γ = 19.1kN/m3 ; ω = 33.56% ; γs=26.8KN/m3 ; ωL= 42.2% ωp= 18.3%
1) Déterminer le poids volumique sec, l’indice des vides et le degré de saturation
du sol.
2) Calculer les indices : de plasticité, de liquidité et de consistance. En déduire
l’état de consistance du sol.
3) Classer ce sol d’après la classification LPC.
Exercice4
On a effectué sur 4 échantillons de soms différents les essais d’identification
dont les résultats sont :
Sol Tamisat
2mm (%)
Tamisat
0,08mm(%)
D
10
(mm)
D
30
(mm) D
60
(mm) W
l
(%) W
P
(%)
1
2
3
4
93
70
56
100
14
50
3
90
0,06
-
0,2
-
0,16
-
0,75
-
0,35
-
2,4
-
45
38
-
32
65
25
-
12


Appliquer à ces sols la classifications LPC.
Exercice5
Un échantillon de sol a un indice des vides égal à 0,6 et une teneur en eau de 15%.
Sachant que la gravité spécifique vaut 2,7 ; déterminer :
1) Le poids volumique sec
2) Le poids volumique total
3) La teneur en eau et son poids volumique à l’état saturé.
Exercice 6
Un échantillon d’argile saturée pesait 35.4g à l’état naturel et 24.2g après séchage à
l ‘étuve. Si le poid volumique des grains solides vaut 26,2 kN/m
3
; déterminer la
teneur en eau, l’indice des vides, la porosité, le poids volumique total, le poids
volumique sec et le poids volumique déjaugé.



Cours Mecanique des sol 19 Khaled MEFTAH

ELEMENTS DE CORRECTION

Exercice3
1)
3
3356 . 1
1 . 19
1
/ 30 . 14 m KN d = = =

γ
γ

e
d
s
+
=
1
γ
γ


87 . 0 1= − =
d
s
e
γ
γ


0 . 1
87 . 0
368 . 2 3356 . 0
= = =
x
e
Gs
r S
ω


2)
P L P
I ω ω − =
= 42.2-18.3=23.9
36 . 0 =

=
P
I
L
c
I
ω ω

64 . 0 =

=
P
I
P
L
I
ω ω


3) Il s’agit d’un sol argileux de consistance plastique

4) d’après la classification LPC : le sol est une argile peu plastique








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CHAPITRE 2

HYDRAULIQUE DES SOLS


1- Ecoulement linéaire
1-1 Hypothèses
- Le sol sujet d’un écoulement est supposé saturé (Sr=1)
- Le régime d’écoulement est permanent et laminaire.
1-2 Mouvement de l’eau
Une molécule suit un trajet appelé « ligne de courant », son vecteur vitesse est
tangeant à cette ligne. Les lignes de courant s’appuyant sur le contour fermé d’une
surface « S » forment un tube de courant. Le débit « Q »en m
3
/s, pour une vitesse « V »
constante est :
VxS Q=
(2.1)
Pour effectuer des calculs,on est ramené à définir des lignes de courants fictives et des
vitesses apparentes « v »
1-3 Charge et pression hydraulique
Par sa position, la pression qu’elle subit et la vitesse à la quelle elle s’écoule, l’eau en
un point donné du sol porte une quantité d’énergie « h » en mètres d’eau (charge
hydraulique), donnée par l’équation de Bernoulli :
z
u
g
v
h + + =
ω
γ 2
²
(2.2)
v : Vitesse de l’eau.
g : Accélération de la pesanteur.
u : Pression de l’eau
z : Cote du point considéré par rapport à une surface de référence, peut être
négatif ou positif
Pour les sols, « v » est très faible, on aura alors :
z
u
h + =
ω γ (2.3)

Cours Mecanique des sol 21 Khaled MEFTAH

La charge hydraulique est mesurée en un point donné par l’altitude du niveau atteint par
l’eau dans un tube piézométrique placé au point considéré par rapport au plan de
référence.


1-4 Perte de Charge

Entre deux points A et B, ∆h représente la variation de la charge hydraulique subie par
l’eau lors de son mouvement de A vers B. C’est une perte d’énergie (perte de charge).
B
h
A
h h − = ∆
(2.4)

1-5 Gradient hydraulique

C’est la perte de charge par unité de longueur en un point donné.
dl
h
i

=
(2.5)
Le gardient hydraulique critique (i
c
), est celui qui va provoquer un état de boulance
appelé phénomène de renard.
ω
γ
γ '
1
1
=
+

=

=
e
s
G
L
c
h
c
i
(2.6)

1-6 Loi de Darcy

Pour un sol donné, la vitesse « v » reste proportionnelle au gradient hydraulique « i »
selon la loi de DARCY :
i k v . =
(2.7)
k : étant le coefficient de perméabilité du sol qui varie en fonction de la nature du sol et
qui peut être déterminé soit à partir des essais de laboratoire ou à partir d’essais en
place.



Cours Mecanique des sol 22 Khaled MEFTAH
2- Ecoulement plan
Pour résoudre un problème d’écoulement plan dans un sol saturé, il faut connaître en
tout point du sol la charge hydraulique. En se basant sur le principe de continuité du
débit et en supposant le sol homogène et isotrope vis-à-vis de la perméabilitéK, on
obtient l’équation de conservation du débit :
0
²
²
²
²
=


+


z
h
x
h
(2.8)
Qui peut s’écrire sous la forme ∆ ∆∆ ∆h=0 : Equation de Laplace
Cette équation admet une solution lorsque les conditions limites et initiales sont
définies pour l’écoulement. L’integration de cette équation nous donne deux familles de
courbes orthogonales. Par construction de ces courbes, on obtient un réseau
d’écoulement orthogonal constitué de lignes équipotentielles ϕ (même charge
hydraulique sur une même ligne) et des lignes de courant ψ (tangeantes au gradient
hydraulique). La connaissance de ce réseau nous fournit en tout point la vitesse de
l’eau « v », la charge hydraulique « h », la pression interstitielle « u », et le débit « q ».
La résolution de l’équation (2.8) peut se faire soit par la méthode graphique, soit par la
méthode analytique par traitement numérique ou bien par la méthode par analogie
électrique.
Résolution graphique : on se propose d’étudier l’exemple suivant
Coté amont Coté aval
A
B C
D
G
F
E
I
II
III
IV V
VI
VII
VIII
1
2
3
4
Substratum imperméable
M
O
P.Réf
z
ligne
équipotentielle
ligne de courant

Fig 2.1 - Réseau d’écoulement horizontal


Cours Mecanique des sol 23 Khaled MEFTAH
Conditions aux limites
- BEC: ligne d’écoulement.
- FG : ligne de courant
- AB : ligne equipotentielle h
A
=h
B
=h
- CD : ligne équipotentielle h
C
=h
D
=0
Pour tracer le réseau d’écoulement, certaines conditions doivent être satisfaites :
- lignes de courant orthogonales aux lignes équipotentielles.
- les quadrilataires curvilignes doivent être semblables.
- les conditions aux limites satisfaites.
- même dédit et même débit et même perte de charge entre deux lignes de
courant.
Calcul du débit
Le débit traversant un quadrilatère est donné par :
b
a
h K q . . ∆ = ∆
(2.9)
b
a
ligne de courant
ligne
équipotentielle

C’est le débit traversant un canal « i »
b
a
. h . K q
i
q Δ ΔΔ Δ = ∆ =
(2.10)
∆h étant la perte de charge élémentaire.
Si on appelle :
nh : nombre d’intervalles entre les lignes équipotentielles
nc : nombre de tubes d’écoulement (de canaux)




Cours Mecanique des sol 24 Khaled MEFTAH
on aura le débit total :
b bb b
a aa a
h
.
h
.
h
.
h
.
K
.
K
.
K
.
K
.
c cc c
n nn n
i ii i
q qq q
c cc c
n nn n q qq q ∆ = =

si la perte de charges totale entre la 1ére et la dernière ligne équipotentielle est :
∆ ∆∆ ∆H= nh . ∆ ∆∆ ∆h
le débit total de fuites du coté amont vers le coté aval est donné par la relation :
b bb b
a aa a
. .. .
h hh h
n nn n
c cc c
n nn n
K
.
K
.
K
.
K
.
Δ
.
Δ
.
Δ
.
Δ
.
Q QQ Q =
(2.11)

Dans le cas d’un réseau à mailles carrées (a/b =1)

Dans le cas de l’exemple de la figure 2.1, on a :

nh = 8 ; nc= 4 et ∆ ∆∆ ∆H= hA – hD= h ;
le débit total de fuite est :
K
.
h
K
.
h
K
.
h
K
.
h
2 22 2
1 11 1
Q QQ Q =

Calcul des charges hydrauliques et des pressions :

Pour le point « M » représenté sur l’exemple de la fig 2.1
h
A
h
M
h ∆ − = 6
;
h
h
A h M h
8
2
8
6 = − =

et
M
h
M
u
ω ω
γ . =
sachant que
:
M
h
ω
hauteur piézométrique

( )
M
z
M
h
M
u − = .
ω
γ
zM : mezurée à partir du plan de référence (zM <0)
|
¹
|

\
|
− = M z h M u
8
2
. ω γ

Calcul de la force d’écoulement :

La force de l’écoulement est égale à γ
w
i. Elle est tangente a la ligne de courant.

Cours Mecanique des sol 25 Khaled MEFTAH
QUESTIONS A DEBATTRE

1- Pourquoi néglige-t-on la charge de vitesse en géotechnique ?
2- A quoi sert le gradient hydraulique critique ? Quels sont les facteurs qui
l’influencent ?
3- Dans un écoulement plan, où la vitesse de l’eau est-elle la plus rapide ?
Où le phénomène peut-t-il se produire ?
4- Coment peut-on diminier le risque dapparition du phénomène de renard ?


EXERCICE1
Calculer le gradient hydraulique critique ‘un sable dont la porosité est de 40%
et dont la gravité spécifique est de 2.12.

EXERCICE2
Ondoit effectuer une excavation dans un dépôt d’argile imperméable ayant
une épaisseur de 10m et reposant sur une couche de sable compact.



Sachant que la nappe phréatique se situe à 3m sous la surface du sol,
déterminer la profondeur maximale de l’excavation juste avant l’apparition du
renard dans la couche d’argile.
La masse volumique de l’argile saturée est de 18.20 kN/m3, tandis que celle
du sable est de 21.5 kN/m3.


Cours Mecanique des sol 26 Khaled MEFTAH

EXERCICE3
Un barrage doit être fondé sur une couche d’alluvions peméables limité à 20
m de profondeur par un substratum horizontal imperméable. La largeur de ce
barrage est de 25m.
La différence du niveau d’eau entre l’amont et l’aval est de 7.50m.
Le réseau d’écoulement à mailles carrées est tracé sur la figure suivante :
Coté amont
Coté aval
A
C
D
I
II
III
IV
V
1
2
3
4
Substratum imperméable
5 6 7 8 9
10 11
12
13
14
15
E
P.R

1) Calculer la pression interstitielle au point C du contact barrage alluvions
situé à mi-distance du parement amont et du pied aval du barrage.

2) Evaluer le gradient hydraulique de sortie au contact du pied aval du barrage
entre les points D et E (DE=2m).
En déduire le coéfficient de sécurité vis-à-vis du phénomène de renard
i
cr
i
Fs=
; ( icr : gradient hydraulique critique)
3) Calculer le débit traversant le sol








Cours Mecanique des sol 27 Khaled MEFTAH

ELEMENTS DE CORRECTION

Exercice1
07 . 1
1
1
=
+

=
e
s G
c i


Exercice2
Profondeur maximale d’éxcavation = 6.15m

Exercice4

1)Pression interstitielle au point C :
On sait que, pour le point C , la charge hydraulique est :
c
z
c
u
c h + =
ω
γ
zc = -2m ;
d’après le réseau d’écoulement

h
A
h
c
h ∆ − = 75 . 5

Avec
m
A
h 5 . 7 =
et
h n
H
h

= ∆
;
m h 5 . 7 = ∆
et
15 =
h
n

On aura :
m
c
h 62 . 4 =
, et

2 / 2 . 66 10 )). 2 ( 62 . 4 ( m kN c u = − − =

2)Gradient hydraulique de sortie
25 . 0 =

=

=
DE
h
n
H
DE
h
i

ω γ
γ'
=
cr
i
D’ou.
4 . 4
25 . 0
'
= =
ω
γ
γ
Fs

La sécurité au phénomène de renard est assurée.
3) Débit traversant le sol
nh
C
n
h k Q . . ∆ =
Avec,
15 = h n 5 = c n
et
s m k /
5
10 . 4

=

s m Q / 3
4
10

=


Cours Mecanique des sol 28 Khaled MEFTAH

CHAPITRE 3

CONTRAINTES DANS LES SOLS

1- Notions de contraintes
Soit un solide à la surface duquel s’exercent des forces.
P
I
δs
I
M
S
II
n
δF
0
τ
tangeante
σ
normale
δF

fig 3.1
En coupant ce solide par un plan fictif (P), l’élément de surface « δs », autour
du point « M » sur la surface « S », est soumis à une force
F δ
r
(fig 3.1).
la contrainte au point « M »est le vecteur s
F
f
δ
δ
r
r
=

Cette contrainte se décompose en une contrainte normale σ σσ σ et une contrainte
tangentielle τ ττ τ
En mécanique des sols, pour déterminer l’état de contraintes autour d’un
point « M » dans le sol, il suffit de connaître les composantes des forces
s’éxerçant sur les faces d’un paraléllipipède centré autour du point « M » et
dont les arêtes sont parallèles aux axes Ox, Oy, Oz.
L’état de contraintes au point M est défini par une matrice symétrique appelée
tenseur de contraintes :

Cours Mecanique des sol 29 Khaled MEFTAH

z yz xz
zy y xy
zx yx x
σ τ τ
τ σ τ
τ τ σ
σ:


Parmi les facettes autour du point M, il existe 3 plans priviligés pour les quels
la contrainte tangentielle est nulle (τ = 0). Ces 3 plans sont appelés plans
principaux,
Leurs directions normales, directions principales et les contraintes
correspondantes, contraintes principales, notées
σ σσ σ
1
: Contrainte principale majeure.
σ σσ σ
2
: Contrainte principale intermédiaire.
σ σσ σ
3
: Contrainte principale mineure.
Avec : σ σσ σ
1
≥ ≥≥ ≥σ σσ σ
2
≥ ≥≥ ≥ σ σσ σ
3


2- Cercle de Mohr
Pour étudier l’état de contraintes autour d’un point, on utilise une
représentation appelée diagramme de Mohr qui consiste à représenter le
vecteur contrainte
f
r
dans un système d’axes (σ σσ σ,τ ττ τ).
Dans le cas bidimentionnel, cas très fréquent en géotechnique, le cercle de
Mohr est le lieu des extrémités des vecteurs contraintes et les contraintes
principales se réduisent à deux.

2-1 Méthode analytique
Dans le système de repère (Ox, Oy) le tenseur de contraintes s’écrit :

z xz
xz x
σ τ
τ σ
σ

La condition de nulleté du moment résultant : τij = τji càd τ ττ τ
xz
=τ ττ τ
zx


Cours Mecanique des sol 30 Khaled MEFTAH
Connaissant les contraintes sur les facettes de normales ox et oz, on peut
déterminer les contraintes sur n’importe qu’elle autre facette inclinée d’un
angle « θ θθ θ »
σ
σ
τ
τ
θ
σθ
τ
θ

fig 3.2

Si l’on écrit la première condition d’équlibre ( somme des forces est nulle), on
aura l’état de contrainte sur le plan incliné de « θ θθ θ »
θ τ θ
σ σ σ σ
θ
σ 2 sin 2 cos
2 2
xz
x z z x


+
+
= (3.1)
θ τ θ
σ σ
θ
τ 2 cos 2 sin
2
xz
x z
+

= (3.2)
Le lieu de contraintes dans le plan (σ σσ σ,τ ττ τ) est défini par la relation :
xz
x z z x
² ²
2
² ²
2
τ
σ σ
θ
τ
σ σ
θ
σ +

= +
+

|
|
¹
|

\
|
|
|
¹
|

\
|
(3.3)
C’est l’équation d’un cercle (cercle de Mohr):
- de centre de coordonnées ((σ
x

z
)/2, 0)
- de rayon
2
2
)
2
(
xz
x z
R τ
σ σ
+

=
L’orientation des plans principaux est obtenue pour τ ττ τθ θθ θ=0, soit :

x z
xz
arctg
σ σ
τ
θ

− =
2
2
1
1
et 2 /
1 2
π θ θ + = (3.4)
Il existe donc deux plans principaux dont l’orientation est donnée par θ θθ θ1 et θ θθ θ2
Les contraintes principales majeure et mineure sont déterminées à partir de
l’équation du cercle

Cours Mecanique des sol 31 Khaled MEFTAH

2
2
)
2
(
2
1 xz
x z z x
τ
σ σ σ σ
σ +

+
+
= (3.5)
2 2
)
2
(
2
3
xz
x z z x
τ
σ σ σ σ
σ +


+
= (3.6)
τθ
0
τ
σθ
−τ
σ
τ
σ
σ
θ
θ
fig3.3 : Cercle de Mohr
A noter que, si les directions x et z sont principales (σ
x
= σ
3
; σ
z
= σ
1
et
τ
xz
=0) on trouve :
θ
σ σ σ σ
θ
σ 2 cos
2
1
2
3 3 1 −
+
+
=
(3.7)
θ
σ σ
θ
τ 2 sin
2
1 3 −
=
(3.8)
2- 2 Méthode graphique
Il s’agit de déterminer l’état de contraintes sur le plan incliné d’un angle θ θθ θ et dont
les valeurs des contraintes principales σ
1
et σ
3
sont connues (fig 3.4)
τθ
σθ
σ
σ
θ

fig3.4

Cours Mecanique des sol 32 Khaled MEFTAH
La démarche utilisée pour résoudre ce problème est la suivante :
- De σ
1
, on trace une parallèle au plan de σ
1

- De σ
3
, on trace une parallèle au plan de σ
3

- L’intersection des deux plans donne le pôle « P »
- Du pôle « P », on trace la parallèle à la facette sur laquelle on veut
trouver l’état de contraintes (σ
θ
et τ
θ
)
- L’intersection de cette droite avec le cercle donne σ
θ
et τ
θ

0
σ
τ
σθ
τθ
θ
θ
(σ σ
P
σ1 σ3
P
l
a
n

d
e

σ
3
Plan de σ1
P
l
a
n

d
e
θ

fig 3.5
On doit souligner enfin que, en mécanique des sols, on adopte la convention
de signes suivante :
- σ >0 en compression
- σ <0 en traction
3- Contraintes dues au poids propre du sol
Le poids du sol augmente avec la profondeur ; réparti sur une unit é de
surface horizontale à une profondeur donnée, il correspond à la pression ou
contrainte due au poids propre.
Pour un sol de poids volumique γ γγ γ (en kN/m
3
), et à une profondeur z (en m), la
contrainte verticale est :
σ σσ σ
V
= γ γγ γ .z (3.9)


3-1 Cas d’un sol sec

Cours Mecanique des sol 33 Khaled MEFTAH
Le poids volumique intervenant dans le calcul de la contrainte est γ γγ γ
d
.
Dans le cas d’un sol stratifié en plusieurs couches de différents poids
volumiques et différentes hauteurs :
σ σσ σ
V
=∑ ∑∑ ∑γ γγ γ
d i
.h
i
(3.10)
3-2 Cas d’un sol saturé
Noyé dans l’eau interstitielle, l’élément de sol est allégé d’un poids équivalent
au poids volumique de l’eau multiplié par son propre volume. Ainsi la
contrainte totale sera (σ σσ σ
v
) supportée par le squelette solide et l’eau.
D’après la loi de Terzaghi :
σ σσ σ
v
= σ σσ σ’
v
+ u et τ ττ τ’ = τ ττ τ (3.11)
u: pression interstitielle, u = γ γγ γ
w
.h
w

σ σσ σ’
v
: contrainte effective transmise au squelette solide.
NB : Le poids volumique intervenant dans le calcul de la contrainte totale est
γ γγ γ
sat
.
- σ σσ σ’
v
= σ σσ σ
v
– u = γ γγ γ’.z (γ γγ γ’: poids volumique déjaugé)
Exemple : Traçons les diagrammes de variation de σ σσ σ
v
, σ σσ σ’
v
et u en
fonction de la profondeur
γ
γ
σ γ
σ γ γ
γ
σ γ γ
σ σ
fig 3.6 Diagrammes de Variation des contraintes totales, effectives et
interstitielles en fonction de la profondeur.

Cours Mecanique des sol 34 Khaled MEFTAH

4- Contraintes dues aux surcharges

Les dépôts de sol sont normalement stables, à moins que des circonstances
naturelles ou un chargement artificiel ne contribuent à y accroître les
contraintes effectives et qu’un tassement s’en résulte. On sait qu’un
abaissement de la nappe augmente la contrainte effective, mais divers types
de surcharges induisent également des contraintes ( ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ) dans le sol. Il s’agit :
- Des charges ponctuelles.
- Des charges uniformément réparties sur les surfaces rectangulaires et
circulaires.
- Des charges en forme de remblai de longueur supposée infinie

4-1 Cas d’une surcharge uniformement répartie sur toute la surface q
Dans ce cas et quelle que soit la profondeur z, on a :
∆ ∆∆ ∆σ σσ σ =q (3.12)

4-2 Cas d’une surcharge ponctuelle Q
En considérant le sol comme milieu semi-infini élastique non pesant, la
contrainte verticale due à la force ponctuelle Q est calculée d’après la formule
de Boussinesq :
2 / 5
² ²
3
.
2
3
|
¹
|

\
|
+
= ∆
z r
z Q
π
σ
(3.13)
∆σ

fig 3.7

Cours Mecanique des sol 35 Khaled MEFTAH


Cette èquation peut s’écrire sous une forme plus simple :
∆ ∆∆ ∆σ σσ σ = Iz (Q/z
2
). (3.14)
où Iz est un facteur d’influence de contrainte verticale déterminé en fonction
de r/z par des abaques.

4-3 Cas d’une surcharge circulaire uniforme q
∆σ

fig 3.8

( )
)
² ²
3
1 (
z r
z
q
+
− = ∆σ
(3.15)
Ou bien : ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ = Iz q (Iz : facteur d’influence fonction r/R et z/R ).

4-4 Cas d’une surcharge rectangulaire uniforme q

Sous l’effet d’une charge rectangulaire de largeur « b » et de longueur « l », la
contrainte induite ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ sous l’un des coins de cette charge, est donnée par :
∆ ∆∆ ∆σ σσ σ = Iz q (3.16)
Iz : facteur d’influence fonction de b/z et l/z. donn par le tableau 3.1.







Cours Mecanique des sol 36 Khaled MEFTAH
Tableau 3.1 valeurs de Iz pour une semelle rectangulaire b.l

b/z
l/z

0.1

0.3

0.5

1

2

>3
0.1 0.01 0.01 0.02 0.03 0.03 0.03
0.3 0.01 0.04 0.06 0.08 0.09 0.09
0.5 0.02 0.06 0.08 0.12 0.13 0.14
0.7 0.02 0.07 0.10 0.14 0.17 0.17
1 0.03 0.08 0.12 0.18 0.20 0.20
1.2 0.03 0.09 0.13 0.18 0.21 0.22
1.4 0.03 0.09 0.13 0.19 0.22 0.22
1.6 0.03 0.09 0.13 0.20 0.22 0.23
2 0.03 0.09 0.13 0.20 0.24 0.25

La contrainte à la verticale d’un point quelconque s’obtient en construisant à
partir du rectangle et du point, des rectangles ayant chacun un sommet au
point considéré. La contrainte cherchée est la somme algébrique des
contraintes produites par les rectangles.


exemple :
Pour calculer ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ à la verticale du point A sous l’effet de la pression « q » de la
semelle EHDC, on utilise la méthode de découpage
∆ ∆∆ ∆σ σσ σ =[ Iz
1
– (Iz
2
+Iz
3
)+ Iz
4
]q
A
B
F
C
D
E
H
I
I1(DFAB)
I2(AIEF)
I3(ABCG)
Semelle
(EHDC)
G
I4(AGHI)

fig 3.9

Cours Mecanique des sol 37 Khaled MEFTAH
4-5 Cas d’un remblai semi-infini
Pour un remblai de hauteur Hr et de poids volumique γr, la contrainte verticale
est : ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ = Iz q (3.17)
Avec : q = γ γγ γr . Hr
Iz : facteur d’influence donné par le tableau 3.2 en fonction de a/z et b/z.
∆σ
a b
γ
q
Hr

fig 3.10
Tableau 3.2 valeurs de Iz pour un remblai semi-infini
a/z
b/z
0.01 0.05 0.1 0.3 0.5 1
0.0 0.00 0.01 0.03 0.10 0.15 0.26
0.2 0.13 0.14 0.16 0.22 0.25 0.33
0.4 0.23 0.24 0.25 0.30 0.33 0.38
0.6 0.32 0.32 0.33 0.36 0.38 0.41
0.8 0.37 0.37 0.38 0.40 0.41 0.45
1.0 0.41 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45
1.2 0.44 0.44 0.44 0.45 0.46 0.47
1.4 0.45 0.45 0.46 0.46 0.47 0.48
1.6 0.47 0.47 0.47 0.47 0.48 0.49
2.0 0.48 0.48 0.48 0.48 0.49 0.49
3.0 0.49 0.49 0.49 0.49 0.49 0.50


Cours Mecanique des sol 38 Khaled MEFTAH
QUESTIONS A DEBATTRE
1. Pourquoi les contraintes verticales et horizontales sont-elles la plupart du
temps associées aux contraintes principales ?
2. Que représente le cercle de Mohr ?
3. Pourqoui un sol tasse suite à un rabattement de la nappe ?
4. Une nouvelle fondation, peut-elle transmettre des charges à une fondation
proche existante ?
5. Si une surcharge est appliquée à la surface d’un sol, comment peut on
évaluer son influence à une profondeur donnée ?
Exercice1
Détrminer analytiquement et graphiquement les contraintes qui se
développent sur le plan incliné de 60°:
?
?

Exercice2
On donne l’état de contraintes illustré sur la figure ci-dessous.
On demande de déterminer :
1) les contraintes principales et leurs directions
2) L’état de contraintes sur les plans horizantal et vertical
3) La contrainte de cisaillement maximale positive et le plan sur lequel elle
est appliquée. En déduire l’angle entre ce plan et le plan de σ3 ( ouσ1 )


Cours Mecanique des sol 39 Khaled MEFTAH
Exercice3
Tracer les diagrammes de variation des contraintes totales et effectives et des
pressions interstitielles, en fonction de la profondeur pour les deux cas
suivants :
a) Le niveau de la nappe est à 1m au-dessous du terrain natuel.
b) On rabat la nappe jusqu’à une profondeur de 5m à partir du terrain
naturel. Entre 1 et 5m, le sol à un degré de saturation de 50% que peut
on conclure ?.
γ
γ
γ
Τ.Ν












Cours Mecanique des sol 40 Khaled MEFTAH
Exercice4
On donne le profil d’un sol de fondation de 0 à 22m.
γ
Τ.Ν
γ
η


1) 1-Tracer les diagrammes de variation des contraintes totales,
effectives et les pressions interstitielles de 0 à 22m.
2) 2-Calculer le supplément de contraintes dues au rabattement de la
nappe à 6m du T.N.
3) On construit à la surface du sol un bâtiment ayant la forme ci dessous.
Déterminer les valeurs des contraintes dues à ce batiment, aux
profondeurs 6m et 18m au dessous de la base de la fondation pour les
verticales passants par A et B.


Cours Mecanique des sol 41 Khaled MEFTAH
Exercice 5
Une semelle carrée 4mx4m porte une charge totale de1520KN. Déterminer
l’accroissement de la contrainte à 4m et à 8m de profondeur :
a) Sous un coin de la semelle.
b) Sous le centre de la semelle.
c) Sous les points milieux des deux côtés de la semelle.

Exercice 6
Soit la coupe géotechnique du sol représenté par la figure ci-après.
Τ.Ν
γ
γ

1) Tracer les diagrammes des contraintes totales, effectives et interstitielles.
On considère que l’argile sableuse est sèche entre 0 et 2m, le sable est
partiellement saturé (Sr=0.6) entre 2 et 4m.
2) On construit à la surface du sol un remblai représenté par la figure ci-
dessous. Calculer alors les excès de contraintes dûs à ce remblai aux
profondeurs z=4m et z=7m sous les verticales passant par le point A , le point
B (crête du talus) , le point C (pieds du talus) et le point D.

Cours Mecanique des sol 42 Khaled MEFTAH
γ

ELEMENTS DE CORRECTION
EXERCICE 1
Analytiquement :
σ
3
= 30 Kpa et σ
1
= 100kPa
Pour déterminer σ σσ σ
θ θθ θ
et τ ττ τ
θ θθ θ
on utilise les relations (3.7) et (3.8)
θ
σ σ σ σ
θ
σ 2 cos
2
1
2
3 3 1 −
+
+
=
et
θ
σ σ
θ
τ 2 sin
2
3
1−
=

σ σσ σ
θ θθ θ
= 47.4kPa et τ ττ τ
θ θθ θ
= 30.2kPa
Graphiquement :
τ
0
σ
σ
τ





Cours Mecanique des sol 43 Khaled MEFTAH
Exercice 4
1- Entre 0 et 4m le sable est sec :
w s G
d
γ η γ ) 1 ( − =
=13.5kN/m
3

Entre 4 et 8m le sable est saturé
ω
γ η η γ

|
¹
|

\
|
+ − = Gs . 1
=18.5kN/m
3

Profondeur σ σσ σv (kPa) u (kPa) σ σσ σv’ (kPa)
4 54 0 54
8 128 40 88
14 242 100 142
22 410 180 230


σ
σ
σ σ

Diagrammes de variation des contraintes totale, effective et de pression
interstitielle
2) L’orsque la nappe s’abaisse de 2m, on a :
- σv reste constante (puisque les poids volumiques restent inchangés)
- u diminue de γ
w
.2= 20kPa.
- σ’v augmente de γ
w
.2= 20kPa.
4) Le supplément de contraintes pour q=200kPa :



Cours Mecanique des sol 44 Khaled MEFTAH
Au point A : ∆σ = q ( Iz1 +Iz2 +Iz3)
2
1
3
4m 2m
6m
2m

Au point B: ∆σ = q ( Iz4 -Iz5)
4
5
2m 4m
2m
6m
Sachant que : Iz1 = f(2/z,6/z)
: Iz2 = f(4/z,6/z)
: Iz3 = f(2/z,2/z)
: Iz4 = f(6/z,8/z)
: Iz5 = f(4/z,2/z)

Cours Mecanique des sol 45 Khaled MEFTAH


CHAPITRE4

TASSEMENT ET CONSOLIDATION DES SOLS

1- Notions de déformation
Sous l’application de charges, le sol comme tout solide se déforme. Pour
déterminer les déformations qui ont lieu dans toutes les directions autour du
point M du sol, il suffit de connaître le svaleurs des déformations dans les
directions Ox,Oy et Oz autour de ce point. On définit ainsi le tenseur de
déformations :

z yz xz
zy y xy
zx yx x
ε ε ε
ε ε ε
ε ε ε
ε:

Les déformations sont reliées aux déplacements u,v,w par les relations :
- Elongations : ε
x
= ∂u/∂
x
; ε
y
= ∂u/∂
y
et ε
z
= ∂u/∂
z

- Distorsions : γ
xy
= 2 ε
xy
= ∂u/∂
y
+ ∂v/∂
x

γ
xz
= 2 ε
xz
= ∂u/∂
z
+ ∂w/∂
x

γ
yz
= 2 ε
yz
= ∂u/∂
z
+ ∂w/∂
y

ε
i j
sont les deformations de cisaillement
La variation de volume du petit élément autour du point M est :
∆V/V = ε
x
+ ε
y
+ ε
z
(4.1)
Il existe aussi trois directions principales pour les quelles les déformations
angulaires son nulles (γ
i j
=0). Ces directions sont appelées directions
principales de déformation, et les déformations principales sont notées : ε
1
, ε
2

et ε
3
.


2- Relations contraintes - déformations
Ces relations sont appelées « lois de comportement » puisqu’elles permettent
de caractériser la réponse d’un matériau sous l’effet d’un chargement.
Dans le domaine de déformations élastiques dans un solide isotrope, les
relations entre les contraintes et les déformations (loi Hooke) sont :

Cours Mecanique des sol 46 Khaled MEFTAH
( ) [ ] z y x
E
x σ σ ν σ ε + − =
'
1

xz
G
xz τ γ .
1
=

( ) [ ] z x y
E
y σ σ ν σ ε + − =
'
1

yz
G
yz τ γ .
1
=
(4.2)
( ) [ ] y x z
E
z σ σ ν σ ε + − =
'
1

xy
G
xy τ γ .
1
=


E : module d’élasticité longitudinal.
ν : coefficient de Poisson.
G : module de cisaillement transversal.
G = E/[2(1+ν)]
E et ν peuvent être déterminés à partir des résultats d’essais en laboratoire ou
in-situ.

3- Tassements des sols-Consolidation
Sous l’effet d’un chargement donné (fondation, remblai, etc..), le sol se
déforme. On sait que dans la plus part des cas, la surface du sol est
horizantale et les charges sont verticales; les déformations et par conséquent
les déplacements, seront dans la même direction. Ils sont appelés
tassements.

Pour un sol, les tassements résultent essentiellement de sa compressibilité
(diminution de volume) qui est dû :
- à la compression du squelette solide,
- à l’évacuation de l’eau contnu dans les vides,
- et à la compression de l’eau et de l’air contenus dans les vides.
A noter que pour les contraintes courantes l’eau et le squelette solide peuvent
être considérés incompressibles.

Dans le cas des sols grénus (sable et gravier ayant un coefficient de
perméabilité élevé), saturés ou non, le tassement est immédiat ∆ ∆∆ ∆h
i.

Pour les sols fins saturés (faible coefficient de perméabilité), sous l’action
d’une charge, l’eau libre ne peut s’évacuer immédiatement et supporte toutes

Cours Mecanique des sol 47 Khaled MEFTAH
les contraintes appliquées ( suppressions interstitielles ∆ ∆∆ ∆u=∆ ∆∆ ∆σ σσ σ) pendant la
phase de construction de l’ouvrage ; on aura le tassement immédiat ∆ ∆∆ ∆h
i.

La transmission des contraintes au squelette solide se fait progressivement au
cours du drainage de l’eau et les surpressions interstitielles diminuent. Cet
écoulement s’arrête lorsque ∆ ∆∆ ∆u s’annule; on obtient donc le tassement à long
terme ou le tassement final de consolidation primaire ∆ ∆∆ ∆h
c



σ

σ



σ σ', u
∆ σ=σ

fig 4.1
à tinfini :

∆ ∆∆ ∆h = ∆ ∆∆ ∆h
i
+ ∆ ∆∆ ∆h
c

à un instant (t) : ∆ ∆∆ ∆h(t)= ∆ ∆∆ ∆h
i
+ ∆ ∆∆ ∆h
c
(t) (4.3)

3.1 Relations entre le tassement, l’indice des vides et la contrainte effective

Pour une couche de sol de hauteur « h » et d’indice des vides initial « e
0
»,
après un chargement donné et à un instant « t », on a ;
o
e
e
o
e
e
o
e
h
h
+

=
+

=

1 1
(4.4)
∆ ∆∆ ∆h et e sont le tassement et l’indice des vides à l’instant « t »

Cours Mecanique des sol 48 Khaled MEFTAH
Pour déterminer la relation entre l’indice des vides et la contrainte « σ σσ σ : due à
l’action des charges », on doit réaliser un essai oedomètrique qui permet
d’étuier la consolidation des sols ( amplitudes et durée des tassements pour
une charge donnée)

L’ essai consiste à placer un échantillon de sol saturé dans un moule
cylindrique indéformable (module oedométrique) et de le charger
verticalement (charge constante) jusqu’à dissipation des surpressions
interstitielles, tout en mesurant les tassements.

En appliquant un chargement discontinu par paliers et en déterminant la
contrainte effective σ σσ σ’ et l’indice des vides « e » pour chaque palier de
chargement, on peut tracer la courbe : e= f (logσ’) appelée courbe
oedométrique. Cette courbe peut être schématisée par la figure 4.3 suivante.


D
é
c
h
a
rg
e
m
e
n
t
0
σ
σ
C
h
a
r
g
e
m
e
n
t
A
B
C
fig 4.3
On déduit de cette courbe :
- L’indice de compression (pente de la droite BC):
' logσ ∆

− =
e
Cc
(4.5)
- L’indice de gonflement ( pente de la droite DC):
' logσ ∆

− =
e
Cs
(4.6)
Courbe : e=f(logσ σσ σ’)


Cours Mecanique des sol 49 Khaled MEFTAH
- La pression de préconsolidation :σ σσ σ
p
’ C’est la plus grande contrainte
qu’a supporté le sol durant son histoire géologique.

Le rapport de surconsolidation (R
oc
)nous permet de connaître l’état de
consolidation du sol. Il est défini par :
o
p
Roc
'
'
σ
σ
=
(4.7)
σ σσ σ
0
’ : Contrainte effective vertivale du sol en place
• Si R
oc
= 1, le sol est normalement consolidé, c.à.d qu’il
n’a jamais été le ite d’une érosion ou supporté des
surcharges (Glaciers..) qui en suite ont disparue. Ces sols
sont sujettis à développer des grands tassements,
puisque toute surcharge peut augmenter la contrainte
effective à un niveau que le sol n’a jamais atteint, ce qui
pourra réduire considérablement l’indice des vides.
• Si R
oc
> 1, le sol est surconsolidé. Dans ce cas les
tassements seront très faibles tant que la contrainte
effective finale est inférieure à la pression de
préconsolidation. Dans le cas contraire les tassements
seront plus prononcés.

• Si R
oc
< 1 , le sol est sousconsolidé. C’est le cas des sols
en cours de formation (vases,etc..) .

4- Evolution du tassement au cours du temps
4-2 Tassement final de consolidation primaire

Pour une couche de sol de hauteur « h », d’indice de compression « Cc »,
d’indice de gonflement «Cs » et de pression de préconsolidation « σ σσ σ
p
’ », si la
contrainte verticale initiale due aux poids propres du sol est « σ σσ σ
0
’ », calculée
au centre de la couche et si le chargement provoque un supplément de
contrainte ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ (défini dans le chapitre3), les tassements se calculent comme
suit :

Cours Mecanique des sol 50 Khaled MEFTAH

• R
oc
= 1 : le sol est normalement consolidé :
( )
o
o
o
c
c h
e
C
h
'
'
log
1 σ
σ σ ∆ +
+
= ∆ (4.8)

• R
oc
> 1 : le sol est sur consolidé :

Deux cas peuvent se présenter :
- Si σ σσ σ
0
’ +∆ ∆∆ ∆σ σσ σ > σ σσ σ
p
’ alors :
|
¹
|

\
| ∆ +
+
+
|
¹
|

\
|
+
= ∆
p
o
o
c
p
o
s
c h
e
C
h
e
C
h
'
'
log
1 '
'
log
1 0 σ
σ σ
σ
σ
(4.9 a)

- Si σ σσ σ
0
’ +∆ ∆∆ ∆σ σσ σ < σ σσ σ
p
’ alors :
|
¹
|

\
| ∆ +
+
= ∆
p
o
o
c
c h
e
C
h
'
'
log
1 σ
σ σ
(4.9 b)

• R
oc
< 1 : le sol est sous consolidé :
( )
o
o
o
c
c h
e
C
h
'
'
log
1 σ
σ σ ∆ +
+
= ∆ (4.10)

On doit noter que :
- Si le sol est composé de plusieurs couches compressibles, le tassement
total sera la somme des tassements de chaque couche.
- Si la hauteur de la couche est supérieure à 3m, on subdivisera la couche en
sous couches.

4-3 Tassement à un instant « t »

le tassement à un temps donné ∆ ∆∆ ∆h
c
(t) est calculé en fonction du tassement
final ∆ ∆∆ ∆h
c
, à partir de la formule suivante :
∆ ∆∆ ∆h
c
(t) = U. ∆ ∆∆ ∆h
c
(4.11)
U : étant le degré de consolidation moyen défini à un instant « t »par la
relation :

Cours Mecanique des sol 51 Khaled MEFTAH
( )
|
¹
|

\
|


− =


− =
0
1
0
) 0 , (
0
) , (
1
u
t u
h
dz z u
h
dz t z u
U
(4.12)
∆u(t) : surpression interstitielle au temps t.
∆u(o) : surpression interstitielle à l’instant initiale (∆σ).
Pour déterminer le degré de consolidation « U », il suffit de déterminer
l’équation de u(z,t).
La théorie de consolidation unidimensionnelle de Terzagi, basée sur des
hypothèses simplifiées nous donne l’équation de consolidation en fonction du
coefficient de consolidation : C
v
(déterminé à partir de la courbe du tassement
en fonction du temps pour un des paliers de chargement de l’essai
oedométrique).
On peut alors déterminer le degré de consolidation U pour un temps « t », ou
plutôt pour un facteur temps « Tv » fonction du temps, C
v
et des conditions de
drainage :
2
'
.
H
t C
T
v
v =
(4.13)
H’ : représente le chemin de drainage.
Pour une couche de hauteur h :
H’ = h/2 si la couche est doublement drainée.
H’ = h si couche est simplement drainée.
Le tableau suivant donne les valeurs de U en fonction deT
v


U (%)

Tv

U (%)

Tv
12 0,01 70 0,40
20 0,03 80 0,57
30 0,07 90 0,85
40 0,13 95 1,20
50 0,20 99 2,00
60 0,29 100 2,08
Notons que pour la fin de la consolidation primaire (U=100%), on prendra
T
v
=2.08 ( correspondant à un degré de consolidation de 99.5%)

Cours Mecanique des sol 52 Khaled MEFTAH
5- Contrainte effective et pression interstitielle au cours du temps

A une profondeur « z » et a un instant « t » donnés, le degré de consolidation
U
z
est calculé à partir de la relation :
) 0 , (
) , (
1
z u
t z u
z U − =
, (4.14)
U
z
est déterminé en fonction de Tv et Z/H’.
(Z est comptée à partir du niveau supérieur de la couche compressible
étudiée).
La pression interstitielle : u(z,t)=(1-Uz)∆σ(z).
La contrainte effective : σ’(z,t) = Uz. ∆σ(z), puisque u(z,0)= ∆σ(z).







QUESTIONS A DEBATTRE
1- Pourquoi les tassements surviennent-ils plus rapidement dans les sols à
gros grains que dans les sols à grains fins ?
2- Comment appelle-t-on un tassement qui évolue avec le temps ?
3- Résumez les principales étapes de l’essai de consolidation.
4- Lors de l’essai de consolidation, que représente la pression de pré
consolidation déterminée graphiquement sur la courbe.
5- Quelle est l’ampleur du tassement auquel on peut s’attendre lorsque la
pression exercée par une fondation induit un contrainte effective totale
supérieure à la pression de pré consolidation ?
6- A quoi correspond le degré de consolidation ? Pour quoi on Tv=2.08 pour
U=100% ?
7- Comment le mode de drainage d’un dépôt d’argile influe-t-il sur le temps de
consolidation ?

Cours Mecanique des sol 53 Khaled MEFTAH

Exercice1

Suite à un sondage à ciel ouvert, on donne une représentation de la coupe
d’un sol.

γ
γ
γ

Les résultats d’essais oedométriques réalisés sur des eprouvettes de la
couche d’argile raide sont :
e
0
= 0.8; C
c
= 0.26; σ’
p
=70kPa et C
v
=2.10
-7
m
2
/s
1) Pour une largeur de la fondation B=3m, calculer le tassement final de
consolidation primaire dû au remblai et à la pression « q » appliquée par
la semelle.
On prendra : q= ((Q/B) + 20x2.5) en kPa, et on la suppose uniformément
répartie sur une bande infinie.
2) Combien de temps après l’application des charges obtient-t-on 30%,50%
et 100% de consolidation.
3) Calculer, lorsque U=50%, les valeurs du tassement et de l’indice des vides.

Exercice2

A l’aide des données de la figure suivante, calculer le tassement de
consolidation d’un dépôt d’argile sous le centre d’un remblai en longueur de
4m de hauteur, sans tenir comte du tassement immédiat d’une couche de
gravier. L’essai de consolidation effectué sur un échantillon prélevé à mi-

Cours Mecanique des sol 54 Khaled MEFTAH
hauteur du dépôt argileux a révélé une pression de pré consolidation de
110kPa ,un coefficients de gonflement de 0.023 et de compression de 0.38.
γ
γ
γ


Exercice3
Estimer le temps nécessaire pour qu’un dépôt argileux de 6m de hauteur situé
entre deux couches de sables perméable atteigne 95% de son tassement de
consolidation. L’essai de consolidation a fourni un coefficient de consolidation
de 0.5 10
-3
cm
2
/s.

Exercice4
Un dépôt d’argile de 3.5m d’épaisseur repose sur une marne imperméable
très compacte.
Si le coefficient de consolidation est de 0.625 10
-3
cm
2
/s, quel sera le degré de
consolidation du dépôt sous la pression provoquant le tassemnt :
1) après six mois.
2) après un an

Cours Mecanique des sol 55 Khaled MEFTAH

ELEMENTS DE CORRECTION
Exercice 2
1)
h = 5m
σ’
o
= 18x1 +3.5x11=56.5kPa.
σ’
p
= 70kPa.
|
¹
|

\
| ∆ +
+
= ∆
p
o
o
c
c h
e
C
h
'
'
log
1 σ
σ σ

∆σ = q
r
h
r
+ 2 q Iz sachant que q = 383.33 kPa.
Iz = f (b/z ,l/z) b = 1.50m ; l = infini (semelle filante)
Z = 2.50m
D’après l’abaque 3-3, on aura Iz = 0.157
∆σ = 150.36 kPa.
D’où : ∆ ∆∆ ∆h
c
= 0.322m.
2)
2
'
.
H
t C
T
v
v =
avec : C
v
=2.10
-7
m
2
/s ; H’ = h/2 (couche simplement drainée)
U 30% 50% 100%
T
v
0.07 0.2 2.08
Temps (ans) 0.28 0.8 8.32
3)
Lorsque U = 50%, le temps correspondant est environ de 9mois et 18jours.
∆h
t
=0.5 x 32.2 = 16.1 cm
et ∆/(1+eo) = ∆h/h avec ∆e = eo – e
e = eo –(∆h/h) (1+eo) = 0.74
e = 0.74







Cours Mecanique des sol 56 Khaled MEFTAH



CHAPITRE 5

LA RESISTANCE AU CISAILLEMENT DES SOLS

1- Comportement élastoplastique des sols

Dans les chapitres précédents, on a étudié le comportement des sols sous
faibles taux de chargement (domaine élastique). Dans ce chapitre, nous
traitons les grandes déformations, c’est à dire le comportement des sols à
l’état d’écoulement plastique ou à l’état de rupture.

La loi de Hooke n’est plus valable, on utilise alors une nouvelle loi appelée :
- Critère d’écoulement plastique qui représente la frontière du domaine
d’élasticité.
- Ou le critère de rupture représenté par la courbe intrinsèque qui est
l’enveloppe des cercles de Mohr correspondant à la rupture.

Au moment de la rupture d’un sol, il y a un glissement entre les particules
solides, d’où le terme de résistance au cisaillement.

Tout sol présente une résistance au cisaillement qui est due au frottement
inter-granulaire (contact entre les grains) et aux forces d’attraction entre les
particules dans le cas des sols fins.
du à la dureté des grains et à l’état de surface de contact.

On définit aussi la rupture dans un sol à partir des courbes contraintes-
déformations dans des essais à déformation contrôlée.


Cours Mecanique des sol 57 Khaled MEFTAH
1
2
3
ε%
Rupture
Rupture
Rupture
ε

fig 5.1
1 : Comportement élastique parfaitement plastique.
2 : Comportement élasto-plastique écrouissable.
3 : Comportement élasto-plastique écrouissable.

La connaissance de la résistance au cisaillement d’un sol ( ou de sa courbe
intrinsèque modelisée généralement par le critère de rupture de Coulomb) sert
pour la résolution d’un grand nombre de problèmes de Génie Cicil :
- Capacité portante des fondations superficielles et profondes.
- Stabilité des ouvrages de soutènement.
- Stabilité des talus, pentes et barrages, etc..
2- Comportement à court terme et à long terme des sols
(cas des sols saturés)
Un sol saturé soumis à des forces, subit une variation de volume. L’eau est
incompressible, alors cette variation a lieu s’il y a mouvement de l’eau ( apport ou
export).
Dans le cas d’un sol grenus, on sait que sa perméabilité est élevée, donc
l’écoulement de l’eau est très rapide. Le comportement de ce sol, de même que
sa résistance, ne sont régis que par celui du squelette solide.
Dans le cas d’un sol fin saturé, la perméabilité est très faible, l’écoulement de
l’eau est très lent et le changement de volume se traduit par une surpression
(export de l’eau) ou une dépression (apport d’eau) dans l’eau interstitielle.


Cours Mecanique des sol 58 Khaled MEFTAH
On considère donc deux comportements extrêmes du sol :
- Un comportement à court terme (C.T) : L’eau n’a pas eu encore le temps
de s’évacuer et le sol se déforme à volume constant. Il s’agit alors d’un
comportement non drainé (étude en contraintes totales).
- Un comportement à long terme (L.T) : Au bout d’un temps assez long
(fin de la consolidation primaire), l’eau libre s’est évacuée. Le
comportement du sol est régi uniquement par celui du squelette solide
(étude en contraintes effectives).

3- Détermination des paramètres de résistance des sols en laboratoire
Les principaux essais de laboratoire sont :
a) Essai de cisaillement direct.
b) Essai tri axial.
c) Essai de compression simple.
La réalisation des essais « a » et « b » nécessite deux phases :
o Phase1 : Remise sous l’état de contraintes en places (saturation et
application de contraintes jusqu’à u=0).

o Phase 2 : Cisaillement proprement dit.

Selon le drainage pendant l’une ou l’autre de ces deux phases, on distingue
trois types d’essais :
• Essai non consolidé non drainé (UU).

• Essai consolidé non drainé (CU).

• Essai consolidé drainé (CD).

3-1 Essai de cisaillement direct

L’échantillon de sol, placé dans deux demi-boites qui peuvent glisser l’une par
rapport à l’autre, est soumis sur l’élément supérieur à une contrainte normale
(σ σσ σ =N/S, S :section horizontale de la boite de cisaillement), puis à un effort de

Cours Mecanique des sol 59 Khaled MEFTAH
cisaillement T jusqu’à la rupture tout en mesurant le déplacement horizontal
de la demi boite.
Plan de
cisaillement
Charge verticale:N
Charge
horizontale: T
σ=N/S
τ=N/S'

fig 5.2 Boite de cisaillement
Trois échantillons identiques doivent être testés, pour trois contraintaintes
normales différentes
Les valeurs des contraintes de cisaillement à la rupture sont représentées en
fonction des contraintes normales τ = f (σ).
Cette représentation n’est autre que la traduction graphique de l’équation de
Coulomb : τ ττ τ
rupt
= C + σ σσ σ
rupt
tg ϕ ϕϕ ϕ (5.1)

a) Essai Consolidé Drainé (C.D)
τ

=

C
'

+

σ
t
g
ϕ
τ
σ
τ3
τ2
τ1
ϕ
σ σ σ
Fig 5.3

Cours Mecanique des sol 60 Khaled MEFTAH
c’,ϕ ϕϕ ϕ’ : Les paramètresrésistance au cisaillement
c’ : Cohésion non drainée.
ϕ’ : Angle de frottement interne effectif.
b) Essai non consolidé non drainé (U.U)
Essai réalisable pour les sols fins
τ1
σ
τ3 τ2
τ
τ = Cu
σ σ
Cu

Fig 5.4
Cu : Résistance au cisaillement non drainé.
3-2 Essai triaxial :
Pour trois éprouvettes identiques ( ∅=36 mm, h=2∅) d’un sol donné, on
applique pour chacune les états de contraintes représentés comme suit :

PHASE1
PHASE2








σ
3
: Pression hydrostatique = σ’
v0



Fig 5.5 : Champs de contraintes à l’appareil triaxial
σ3
σ3
σ3
σ3 ∆σ1
∆σ1
Effort du
piston

Cours Mecanique des sol 61 Khaled MEFTAH

A la rupture, on note les valeurs des contraintes principales :
σ σσ σ1 = σ σσ σ3 + ∆ ∆∆ ∆σ σσ σ1 et σ σσ σ3
∆ ∆∆ ∆σ σσ σ1 = σ σσ σ1 - σ σσ σ3 étant le déviateur de contraintes.

a) Essai non consolidé non drainé (UU).
L’essai étant rapide, la représentation ne peut se faire qu’en contraintes
totales (fig 5.6)
τ
σ
τ = Cu
α
Cu

Essai 1 : σ
I
3
et σ
I
1
; Essai 1 : σ
II
3
et σ
II
1
; Essai 1 : σ
III
3
et σ
III
1

L’orientation du plan de rupture : α αα α =π ππ π/4
C
u
= (σ σσ σ
1
- σ σσ σ
3
)/2 (5.2)
NB : Cet essai ne permet pas la détermination des paramètres effectifs même en
mesurant la pression interstitielle.
Le critère de rupture est :
- En terme de contraintes appliquées sur le plan de rupture :
τ ττ τ = C
u
σ σσ σ =(σ σσ σ
1
+ σ σσ σ
3
)/2
- En terme de contraintes principales : C
u
=(σ σσ σ
1
- σ σσ σ
3
)/2

b) Essai Consolidé Drainé (C.D)
(Essai très lent : Contraintes effectives)
Fig 5.6

Cours Mecanique des sol 62 Khaled MEFTAH
τ
τ

=

C
'
+

σ
t
g
ϕ
ϕ
σ
τ
τ
τ
σ σ σ



Orientation du plan de rupture : α αα α =π ππ π/4 + ϕ ϕϕ ϕ’/2
Le critère de rupture est :
En terme de contraintes sur le plan de rupture : τ ττ τ = c’ + σ σσ σ’tg ϕ ϕϕ ϕ’
En terme de contraintes principales :
σ σσ σ’
1
= σ σσ σ’
3
K
p
+2 c’√ √√ √K
p
. (5.3)
K
p
= tg² (π ππ π/4 +ϕ ϕϕ ϕ’/2)


c) Essai Consolidé non Drainé (C.U)
Il a pour but :
- la détermination des paramètres de résistance effectifs (c’, ϕ’) en mesurant
la pression interstitielle à la rupture.
- La détermination des paramètres de résistance consolidés non drainés
(Ccu, ϕcu)
- L’étude de la variation de la cohésion non drainée en fonction de la
pression de consolidation.

La représentation des résultats peut se faire en contraintes totales et en
contraintes effectives ( fig 5.8)

FIG5.7 RSULTATS DE L’ESSAI CD A L’APPAREIL
TRIAXIAL

Cours Mecanique des sol 63 Khaled MEFTAH
Cu1
τ

=

c
'

+

σ
t
g
ϕ
τ
ϕ
ϕcu
ccu
τ

=

C
c
u

+

σ
t
g
ϕ
c
u
Cu2
Cu3
σ
a
cu1
τ
λ
cu2
cu3 c
u
=

a

+
λ

σ
'
c
∆cu
∆σ'c
σ
σΙ3 σΙΙ3 σΙΙΙ3


L’orientation du plan de rupture : α αα α =π ππ π/4 + ϕ ϕϕ ϕ’/2
Le critère de rupture est :
- En terme des contraintes effectives :
σ σσ σ’
1
= σ σσ σ’
3
K
p
+ c’√ √√ √K
p
. K
p
= tg² (π ππ π/4 +ϕ ϕϕ ϕ’/2) (5.4)
τ ττ τ = c’ + σ σσ σ’tg ϕ ϕϕ ϕ’
- En terme des contraintes totales :
σ σσ σ
1
= σ σσ σ
3
K
p
+2 Ccu√ √√ √K
p
. K
p
= tg² (π ππ π/4 +ϕ ϕϕ ϕcu/2) (5.5)
τ ττ τ = Ccu + σ σσ σtg ϕ ϕϕ ϕcu
L’accroissement de la cohésion non drainée est : ∆ ∆∆ ∆Cu = λ λλ λ ∆ ∆∆ ∆ σ σσ σ’c (5.6)
∆ ∆∆ ∆ σ σσ σ’c : l’accroissement de la pression de consolidation.
Fig 5.8
Fig 5.9 cu= f (σ ‘c)

Cours Mecanique des sol 64 Khaled MEFTAH
3-3 Essai de compression simple
L’essai consiste à appliquer une charge axiale sur l’échantillon du sol et
l’augmenter progressivement jusqu’à la rupture. L’essai étant rapide, les
résultats sont représentées en contraintes totales (fig 5.10)








τ
σ
σ1
σ
τ = Cu
α

fig 5.1 Résultats de l’essai de compression simple

Orientation du plan de rupture : α αα α =π ππ π/4
La cohésion non drainée est : cu = σ σσ σ1 / 2 (5.7)








σ1
σ1
α

Cours Mecanique des sol 65 Khaled MEFTAH
QUESTIONS A DEBATTRE

1- Selon le critère de Coulomb, de quoi dépend la résistance au cisaillement
d’un sol à la rupture ?
2- Quelles sont les circonstances qui provoquent généralement une rupture
du sol ?
3- Pourquoi utilise-t-on l’angle de frottement interne effectif pour les sols
pulvérulents ?
4- Dans un sol cohérent, qu’arrive-t-il à la valeur des paramètres de la
résistance au cisaillement lorsqu’il n’y a aucun drainage.
5- A quoi servent les deux phases lors des essais de cisaillement direct et
triaxial ?
6- Quels sont les paramètres de résistance au cisaillement qu’on doit utiliser
lors de la construction d’un ouvrage, et lorsqu’il est en service.
7- Parmi les essais de cisaillement, on parle du scissomètre de laboratoire et
du pénétromètre à cône. Comment sont -ils réalisés?

Exercice 1
Chercher les relations entre les contraintes principales et l’angle de frottement
interne dans les conditions où la cohésion est nulle.

Exercice 2
On a effectué des essais de cisaillement direct sur un sable moyen. A l’aide
des résultats qui suivent, déterminer les paramètres de la résistance au
cisaillement de ce sable.
Essai N° σ σσ σ’rupt τ ττ τrupt
1 67.3 57.1
2 118.6 99.2
3 170.2 150.7
4 231.8 194.7

Commenter les résultats trouvés.



Cours Mecanique des sol 66 Khaled MEFTAH
Exercice 3
Les résultats de 2 essais triaxiaux consolidés non drainés (CU) avec mesure
de la pression interstitielle sur matériau de remblai, sont les suivants :


Essai N° σ σσ σ3 (kPa) σ σσ σ1-σ σσ σ3 (kPa) U(kPa)
1
2
105
307.5
466.5
1056
20.70
93.01
Déterminer les caractéristiques de résistance à long terme et les paramètres
de résistance consolidés non drainés.
Exercice 4
On prélève d’un sondage carotté à 11 m de profondeur, des carottes de sol
vaseux.
Les résultats d’essais sur les différentes éprouvettes de ce sol, sont fournis
dans les tableaux suivants :
- Essai de compression simple :
Rc = 100kPa.
- Essai triaxial UU.
σ1 = 248 kPa σ3 = 140 kPa
Essai de cisaillement direct drainé
Essai N° σ σσ σ’(kPa) τ ττ τ(kPa)
1 30 22
2 50 36
3 80 57
Essai tiaxiaux CU :





On demande :
1) L a cohésion non drainée de la vase.
Essai N° σ σσ σ3 (kPa) σ σσ σ1 (kPa) U(kPa)
1 100 170 70.8
2 340 580 240

Cours Mecanique des sol 67 Khaled MEFTAH
2) Les paramètres de résistance effectifs déterminés à partir des essais de
cisaillement direct et des essais CU.
3) Les paramètres de résistance consolidés non drainés ainsi que la variation de
la cohésion non drainée en fonction de la pression de consolidation (σ’c)
4) L’inclinaison des plans de rupture dans les éprouvettes :
a) de l’essai de cisaillement direct.( Essai 1)
b) de l’essai tiaxial CU (Essai 2)

Cours Mecanique des sol 68 Khaled MEFTAH

CORRIGES

Exercice 1
La cohésion est nulle, donc la courbe intrinsèque passe par l’origine (τ =tgϕ)

σ1 σ3
ϕ
σ
τ
C
0
B

Le triangle OBC est rectangle
OC = (σ
1
+ σ
3
)/2 et BC = (σ
1
- σ
3
)/2
= BC/OC d’où σ
3
/ σ
1
=(1- sinϕ) / (1+ sinϕ) = tg² (π/4 -ϕ/2)
de même σ
1
/ σ
3
=(1+ sinϕ) / (1- sinϕ) = tg² (π/4 +ϕ/2)
Exercice 2
1- Paramètre de résistance à court terme :
Essai de compression simple : Cu = Rc/2 = 50kPa.
Essai triaxial UU : Cu =(σ
1
- σ
3
)/2 = (248-140)/2 = 54 kPa.
2- Paramètre de résistance effectifs :
• Cisaillement direct :
τ = C’ + σ’tg ϕ’
22 = 30 tg ϕ’ + c’ (1)
36 = 50 ’tg ϕ’ + c’ (2)
57 = 80 ’tg ϕ’ + c’ (3)
(1) et (2)⇒ ϕ’ = 35° ; (2) et (3) ϕ’ = 35°. c’ = 0


Cours Mecanique des sol 69 Khaled MEFTAH
• Cisaillement triaxial :
σ σσ σ’
1
= σ σσ σ’
3
K
p
–2 c’√ √√ √K
p
.
K
p
= tg² (π ππ π/4 +ϕ ϕϕ ϕ’/2) = Nφ φφ φ
Essai1 : 99.2 = 29.2 Nφ +2c’√ Nφ
Essai2 : 340 = 100 Nφ +2c’√ Nφ
⇒ ϕ’ = 33°et c’ ≅0

3- Paramètre : Ccu et ϕcu
Essai CU : Contraintes totales
σ σσ σ
1
= σ σσ σ
3
K
p
+2 Ccu√ √√ √K
p
.
K
p
= tg² (π ππ π/4 +ϕ ϕϕ ϕcu/2)
Essai1 : 170 = 100 Nφ +2c’√ Nφ
Essai2 : 580 = 340 Nφ +2c’√ Nφ
⇒ ϕ ϕϕ ϕcu = 15.1°et Ccu =0
Variation de la cohésion non drainée :
Essai1 : σ
3
= 100 kPa Cu = 35kPa
Essai2 : σ
3
= 340 kPa Cu = 120kPa
Cu = a + λ λλ λ σ σσ σ’
c

CU = A + λ λλ λ . 100
Cu = a + λ . 340
⇒ λ = 0.354 et a =0 Cu=0.354 σ σσ σ’
c

4- Inclinaison des plans de rupture :
• Eprouvette1, essai de cisaillement direct : Plan horizontal.
• Eprouvette 2, essai CU : α = π/4 +ϕ’/2 = 61.5°








Cours Mecanique des sol 70 Khaled MEFTAH
CHAPITRE 6


ETUDE DE LA PORTANCE
DES FONDATIONS SUPERFICIELLES
A PARTIR D’ESSAIS DE LABORATOIRE



1- Introduction

La fondation superficielle, élément inferieur d’un ouvrage, permet de
transmettre à une couche de sol peu profonde, dans des conditions
favorables, les charges issues de la superstructure.

Selon le chapitre B.1 du fascicule 62 titre V : En règle générale on peut
considérer qu’une fondation est superficielle lorsque sa hauteur
d’encastrement D

est inférieure à 5 fois sa largeur.

De point de vue comportement mécanique, si l’on soumet une fondation à un
chargement croissant, le sol est en équilibre élastique au début de de
l’application de la charge; il le garde pour les valeurs faibles valeurs de celle-
ci. Lorsque la charge devient importante, le sol se met progressivement à
l’équilibre plastique et au moment de la rupture :

- Dans le cas d’une semelle, il se produit un coin rigide sous la base
de la semelle qui s’enfonce dans le sol en le refoulant de part et
d’autre( fig 6.1a)
- Dans le cas d’une fondation profonde (pieu) on obtient une zone de
rupture lovcale sous la pointe du pieu (fig 6.1b)

Cours Mecanique des sol 71 Khaled MEFTAH
τ
τ




fig 6.1-b Rupture sous un pieu

Un projet de fondation est donc très délicat, il doit répondre à trois sortes de
préoccupations :
- une bonne reconnaissance du sol support.
- les tassements doivent être inférieurs aux tassements
admissibles définis pour l’ouvrage
- les contraintes doivent être compatibles avec la
résistance à la rupture du sol : C’est le problème de la
capacité portante.


Fig 6.1-a Schéma de rupture sous une semelle chargée

Cours Mecanique des sol 72 Khaled MEFTAH
La contrainte de cisaillement le long du plan de rupture est donnée par :
- Pour un sol pulvérulent : τ ττ τ = σ σσ σ . tgϕ ϕϕ ϕ
- Pour un sol cohérent :
A court terme : τ ττ τ = Cu
A long terme : τ ττ τ = c’ + σ σσ σ’tg ϕ ϕϕ ϕ’

La capacité portante est la pression maximale que peut supporter le sol
avant la rupture.
La contrainte admissible est la pression maximale qui puisse être appliquée
par une structure sur le sol, sans qu’il y ait des tassements excessifs et des
risques de rupture du sol

2- Calcul de capacité portante

Dans le cas d’une semelle filante de largeur B, encastrée à une profondeur D
dans le sol et soumise à une charge verticale centrée (fig 6.2), l’équation
générale de la charge limite est :


q qq q
N NN N D DD D
1 11 1
γ γγ γ q qq q
c cc c
c
N
c
N
c
N
c
N
B
N
B
N
B
N
B
N
γ γγ γ
2 22 2
γ γγ γ
2 22 2
1 11 1
l ll l
q qq q
|
¹
|

\
|
+ + + =
(6.1)

Nγ, Nq, Nc : facteurs de portance donnés en fonction de l’angle de frottement
interne du sol ϕ ϕϕ ϕ sous la base de la fondation
γ
γ ϕ

fig 6.2

Cours Mecanique des sol 73 Khaled MEFTAH
2-1 Rupture à court terme et à long terme

A court terme, Les calculs sont menés en contraintes totales en utilisant cu et
ϕu = 0 (Nγ =o, Nq =1 et Nc =5,14)

( ) D DD D
1 11 1
γ γγ γ q qq q
u uu u
5
.
1
4
C
5
.
1
4
C
5
.
1
4
C
5
.
1
4
C
l ll l
q qq q + + = (6.2)
A long terme, les calculs sont menés en contraintes effectives avec c’ et ϕ’

( )
q
N D DD D
1 11 1
γ
'
γ
'
γ
'
γ
'
q qq q
c cc c
N NN N c
'
c
'
c
'
c
'
γ γγ γ
B
N
B
N
B
N
B
N
2 22 2
γ
'
γ
'
γ
'
γ
'
2 22 2
1 11 1
l ll l
q qq q + + + = (6.3)

2-2 Effet de la présence d’une nappe

Il y a lieu de déjauger les poids volumiques si les sols correspondants sont
immergés :

o Pour une nappe affleurant à la surface du sol (sol saturé) :
q N D q c N c BN u q
|
|
¹
|

\
|
+ + + =
1
' '
2
'
2
1
γ
λ
γ (6.4)
o Pour une nappe à grande profondeur (sol sec ou humide) :
q N D q c cN BN u q
|
|
¹
|

\
|
+ + + =
1 2
2
1
γ
λ
γ (6.5)

2-3 Influence de la forme de la semelle

L’équation générale de la capacité portante est modifiée par l’introduction des
coefficients de forme : Sγ, Sc, Sq

( )
q
S
q
N NN N D DD D
1 11 1
γ γγ γ q qq q
c cc c
S SS S
c cc c
c
N
c
N
c
N
c
N
γ γγ γ
S SS S
λ λλ λ
B
N
B
N
B
N
B
N
2 22 2
γ γγ γ
2 22 2
1 11 1
l ll l
q qq q + + + = (6.6)
Tableau 6.1 - Coefficients de forme
Fondations Rectangulaires Carrées Circulaires
Sγ γγ γ
Sc
Sq
1-0.2B/L
1+0.2B/L
1
0.8
1.2
1
0.6
1.3
1


Cours Mecanique des sol 74 Khaled MEFTAH
2-4 Influence de l’excentrement de la charge

Si l’excentricité « e » est parallèle à « B » , on remplace dans tout ce qui
précède B par une largeur réduite B’ = B - 2.e
Si l’excentricité « e’ » est parallèle à « L » , on remplace L par une lorgueur
réduite L’ = L - 2.e’.



La charge de rupture QL est :
o QL =ql .B’. L’ (semelle rectangulaire ou carrée)
o QL = ql.π.B’B /4 (semelle circulaire) (6.7)


2-5 Influence de l’inclinaison de la charge

L’équation générale de la capacité portante est modifiée par l’introduction des
coefficients minorateurs : iγ, ic et iq
( )
q qq q
i ii i
q qq q
N NN N D DD D
1 11 1
γ γγ γ q qq q
c cc c
i ii i
c cc c
c
N
c
N
c
N
c
N
γ γγ γ
i ii i
λ λλ λ
B
N
B
N
B
N
B
N
2 22 2
γ γγ γ
2 22 2
1 11 1
u uu u
q qq q + + + = (6.8)
Pour une inclinaison δ de la charge par rapport à la verticale, le DTU 13.12
propose les relations suivantes pour les coefficients d’inclinaison :

o iγ γγ γ = (1-δ δδ δ/ϕ ϕϕ ϕ’)² (6.9)
o ic= iq = (1-2δ δδ δ/π ππ π)²




Figure 6.3

Cours Mecanique des sol 75 Khaled MEFTAH
2-6 Cas d’un sol bicouche

On utilise dans la pratique la méthode de la semelle fictive qui consiste à diffuser
la pression sous un angle de répartition de l’ordre de 27°(fig 6.4 )
1
2
D
h
q1
q2
sol compact
sol mou
B1=B+h
B
γ1
γ2
c , ϕ

On calcule la portance du sol (2) sous l’effet de la pression q
1
, avec :

1 11 1
h hh h
1 11 1
γ γγ γ
h hh h B BB B
B BB B

1 11 1
q qq q q
2
q
2
q
2
q
2
+
+
= (6.10)

3- Calcul de la contrainte admissible

On prend pour la pression admissible :
q
adm
= charge des terres enlevées + capacité portante nette
FS
F
s
F
s
F
s
F
s
γ
D
γ
D
γ
D
γ
D
l ll l
q qq q


γ
.
D
γ
.
D
γ
.
D
γ
.
D
a
d
m
a
d
m
a
d
m
a
d
m
q qq q

+ = (6.11)

Fs étant le coéfficient de sécurité pris généralement égal à 3.
On vérifie ensuite que la pression moyenne appliquée sous la fondation est
inférieure à q
adm.




Figure 6.4

Cours Mecanique des sol 76 Khaled MEFTAH
N.B : Dans le cas d’une semelle posée à une profondeur d en fond de fouille
après un premier creusement de D ( cave, sous-sol, etc …) : fig6.5

D
d

fig 6.5


F
s
F
s
F
s
F
s
γ
D
γ
D
γ
D
γ
D
l ll l
q qq q
γ
.
D
γ
.
D
γ
.
D
γ
.
D
a
d
m
a
d
m
a
d
m
a
d
m
q qq q

+ =

Avec ( )
q qq q
N NN N γ
.
d
γ
.
d
γ
.
d
γ
.
d
c
N
c
c
N
c
c
N
c
c
N
c
B
N
B
N
B
N
B
N
γ
'
γ
'
γ
'
γ
'
2 22 2
1 11 1
q
l
q
l
q
l
q
l
+ + =

Cours Mecanique des sol 77 Khaled MEFTAH

QUESTIONS A DEBATTRE
1- Disntinguer les divers types de fondations suprficielles?
2- Pour un ouvrage reposant sur des fondations de différents types, quel
sorte de tassement peut se produire ?
3- Si on demande votre avis (sommaire) sur le choix du type de fondation,
quels documents vous devez consulter avant de répondre.
4- Définisser les expressions « capacité portante admissible» et « capacité
portante à la rupture »
5- Quels sont les trois parties, ou termes, de l’équation générale de la
capacité portante ?
6- Enumérer les facteurs et les paramètres d’état du sol dont on tient compte
lors du calcul de capacité portante.
Exercice1
Calculer la capacié portante sous la semelle filante dans les deux cas :
- La nappe est au niveau (a).
- La nappe est au niveau (b).
L’angle de frottement interne du sol est 30°
a
b
D
=
2

m
B=1.50
2
.
5
0
γ =18.9 kN/m3
γ =22.1 kN/m3
4
.
0
0

Semelle filante reposant sur le sable





Cours Mecanique des sol 78 Khaled MEFTAH
Exercice2
Une semelle filante de 1 m de largeur repose sur une argile saturée. Calculer
la capacité portante admissible de l’argile à court et à long terme en utilisant
un coefficient de sécurité égal à 3.
γ =23.0 kN/m3
γ =17.3 kN/m3
1
.
0
0
1.00
C'=16 kPa ; ϕ'=25°
Cu=65 kPa
D
=
2
.
0
0


Semelle filante sur une argile saturée.
Exercice3
Au niveau d’un mur mitoyen, on était contraint de réaliser une semelle
rectangulaire ayant comme dimensions B = 1.20 m, et L= 1.00 m. La charge
transmise par le poteau est alors excentrée de 45 cm dans la direction
parallèle à B. Le sol support est pulvérulent de poids volumique 20 kN/m3 et
d’angle de fottement interne 35°.
Déterminer la capacité portante admissible de ce sol en utilisant un coefficient
de sécurité F= 3
γ =20kN/m3
1.20
D
=
1
.
6
0
0.30
Semelle rectangulaire excentrée.

Cours Mecanique des sol 79 Khaled MEFTAH

Exercice 4
Sur un sol très compact, on construit à 1.60 m de profondeur une semelle
filante de largeur B = 2 m produisant une charge Q = 250 kN/ml , inclinée de
30°et excentreé de 30 cm.
Calculer les coefficients de sécurité à court et à long terme.
Q
1
.
6
0
γ =18 kN/m3
B=2.00
Cu=165kPa ; C'=10kPa ;ϕ=30°
30
12°

Semelle filante avec charge excentrée et inclinée

Cours Mecanique des sol 80 Khaled MEFTAH

ELEMENTS DE CORRECTION
Exercice1
Nappe en (a) :
La nappe phréatique se trouve sous la profondeur d’influence de la semelle
Hw> (D+B) puisque 4 > (2+1.5)
Pour ϕ = 30°⇒ abaques 6-1, on a : Nγ = 18.10, Nq = 18.4, Nc = 30.00
Les facteurs de formes pour une semelle filante sont égaux à 1. Pas de
facteurs d’inclinaison, ni d’excentricité. D’où :
qadm = (qnet/ Fs ) + γ . D telleque qnet = ql - γ .D et Fs =3
( ) q N D BN
l
q γ
λ
γ + =
2
1

ql = (1/2.x18.9 x 2 x 18.1) + (18.9x2x18.4) = 1037.61 kPa.
qnet = 1037.61 – (18.9x2) = 999.81 kPa
qadm = 999.81/3+(18.9x2) = 371.07 kPa
Nappe en (a) :
La nappe phréatique se trouve à une profondeur intermédiaire entre la
profondeur de la semelle et la profondeur d’influence de la semelle. Il faut
alors déjauger le sol dans le terme de surface.
( ) q N D BN
l
q γ
λ
γ + = '
2
1
= 856.60 kPa
qnet = 856.6 – 8.9x2= 838.8 kPa
qadm = 297.4 kPa
Exercice2
A court terme:
ϕu = 0⇒ abaques 6-1 on a : Nγ = 0, Nq = 1, Nc = 5.14
qadm = 120.7 kPa
A Long Terme:
ϕ’ = 25°⇒ abaques 6-1 on a : Nγ = 8.10, Nq = 10.70, Nc = 20.70
qadm = 227.6 kPa
Exercice3
A Court Terme : qadm = Q/1.4 Fs = 4.20
A long terme : Fs = 4.40


Cours Mecanique des sol 81 Khaled MEFTAH


CHAPITRE 7


POUSSEE ET BUTEE DES TERRES

1- Introduction

Les sols exercent des pressions verticales sur les couches sous-jacentes, ce
qui engendre des pressions horizontales dites « pousseé des terres ». Un
ouvrage de soutènement doit être alors conçu de manière à résister à cette
poussée.
Pour un massif de sol, on distingue trois états d’équilibre :
- état au repos : le rapport entre la contrainte horizontale effective et la
contrainte verticale effective s’exprime au moyen du coefficient de
pression des terres au repos K
0
.
K
0
=σ σσ σ’
h
/σ σσ σ’
v

Alors σ σσ σ’
h
=σ σσ σ’
v
. K
0
(7.1)
- état actif ou de poussée.
- état passif ou de butéé.


2- La théorie de Rankine

L’équilibre des contraintes dans un sol est exprimé par l’enveloppe de rupture
(courbe intrinsèque) issue de l’équation de Coulomb : τ ττ τ = c + σ σσ σ’ tg ϕ ϕϕ ϕ.
L’état de contrainte agissant sur un élément de sol (σ σσ σ’
h
,σ σσ σ’
v
) est représenté
par le cercle de Mohr. Rappelons que pour garder l’équilibre de l’élément de
sol, le cercle doit être toujours à l’interieur de l’enveloppe de rupture (fig 7.1)

Cours Mecanique des sol 82 Khaled MEFTAH
0
σ
τ
σ
σ
1
2
3
τ
σ
ϕ
σ
σ
σ
σ
etat inferieur
(poussée)
etat
supérieur(butée)

Les cercles représentent trois états différents des contraintes d’un élément de
sol.
Cercle1 : exprime l’état d’équilibre au repos. La contrainte de cisaillement
agissant sur l’élement est inférieure à la résistance au cisaillement du sol : pas
de risque de rupture.
Cercle2 et cercle 3 : Si la contrainte horizontale diminueσ σσ σ
3i
ou la contrainte
verticale σ σσ σ
1i
augmente, le cercle1 ira en augmentant jusqu’à ce qu’il touche
l’enveloppe de rupture. A ce moment les contraintes seront plus fortes que la
résistance au cisaillement du sol, ce qui entraînera une rupture le long d’un
plan de cisaillemnt.

Pour qu’un relachement de la contrainte horizontale contre un ouvrage
de soutènement entraîne la rupture du sol, le mur doit nécessairement
être flexible : c’est ce sur quoi s’appuie la théorie de Rankine.

Fig 7.1 Les Trois états d’équilibre d’un sol

Cours Mecanique des sol 83 Khaled MEFTAH
α π/4+ϕ/2
plan de rupture
Expansion latérale
σ
α
σ σ 0 σ 01 σ σ
τ
σ
ϕ
τ




τ
β
σ
0 σ 01
σ σ
σ
02
β β
Compression latérale



Remarquons que K
A
.K
P
= 1
fig 7.2 Etat de poussée
σ σσ σ’
A
=K
A
.σ σσ σ’
v

K
A
: Coéfficient de poussée
Fig 7.3 Etat de butée
σ σσ σ’
P
=K
P
.σ σσ σ’
v

K
P
: Coéfficient de butée


Cours Mecanique des sol 84 Khaled MEFTAH

2-1 Massif à surface horizontale

b) Cas d’un sol pulvérulent
Pour déterminer le coefficient de poussée, il suffit d’établir une relation entre
σ σσ σ’
A
,σ σσ σ’
v
et l’angle de frottement interne ϕ ϕϕ ϕ , on aura :
- en poussée : σ σσ σ’
A
= K
A
σ σσ σ’
v
(7.2)
- en butéé : σ σσ σ’
P
= K
P
σ σσ σ’
v
(7.3)

avec :
φ
ϕ
π
ϕ
ϕ
N tg
A
K = − =
+

=
|
¹
|

\
|
2
'
4
²
' sin 1
' sin 1
et
KA
P
K
1
=
(7.4)


c) Cas d’un sol cohérent et frottant:

A court terme : (cu≠ ≠≠ ≠0 ; ϕ ϕϕ ϕu= 0)


Cu
v A
2 − =σ σ
(7.5)

Cu
v P
2 + =σ σ
(7.6)
Les résultats sont exprimés en terme de contraintes totales.

A long terme : (c’≠ ≠≠ ≠0 ; ϕ ϕϕ ϕ’≠ ≠≠ ≠ 0)
A
K C
v
A
K
A
' 2 ' ' − = σ σ
(7.7)
P
K C
v
P
K
P
' 2 ' ' + = σ σ
(7.8)

Cours Mecanique des sol 85 Khaled MEFTAH

2-2 Massif à surface inclinée

τ
β
σ
σ

figure 7.3

La contrainte verticale appliquée à une profondeur z sur une facette parallèle
au talus est :

β γ σ cos . .z
v
=
(7.9)
Par projection :

β γ β σ σ ² cos . . cos z
v N
= =
(7.10)


β β γ β σ τ sin . cos . . sin z
v
= =
(7.11)

Les contraintes de poussée et de butée se calculent de l même manière que
précédemment mais en utilisant les coefficients suivants :

( )
ϕ β β
ϕ β β
β
² cos ² cos cos
² cos ² cos cos
− +
− −
=
A
K

( )
( ) β
β
A
K
P
K
1
=
(7.12)



Cours Mecanique des sol 86 Khaled MEFTAH
3- Calcul des efforts de poussée et de butée

3-1 Massif à surface horizontale

a) cas d’un sol pulvérulent
En exprimant la contrainte verticale en fonction du poids volumique du sol, on
aura : σ σσ σ’
A
= K
A
.γ γγ γ.h qui sera représentée par le diagramme suivant (fig 7.4)

σ γ
σ γ
O
σ γ

fig 7.4 Forces de poussée et de butée
Poussée :

A
K h
h
A A
P ²
2
1
0
' γ σ =

=
située à h/3 par rapport à O (7.12)
Butée :
p
K h
h
A P
P '²
2
1
0
' γ σ =

=
située à h’/3 par rapport à O (7.13)

Lorsqu’une surcharge uniformément répartie est appliquée à la surface du sol,
à une profondeur z, σ σσ σ
v
= γ γγ γ.z + q
La contrainte de poussée est : σ σσ σ
A
= K
A
.(γ γγ γ.z + q) (7.14)
La contrainte de butée est : σ σσ σ
P
= K
P
.(γ γγ γ.z + q) (7.15)


Cours Mecanique des sol 87 Khaled MEFTAH
Puisque q est constante, sa répartition le long du mur est un rectangle de
surface (q.h) ; la poussée résultante s’applique à h/2 du mur :
P
A
= K
A
q h (7.16)

Et par analogie, la butée résultante s’applique à h’/2 du mur :
P
P
= K
p
q h (7.17)

Si le sol est saturé , l’action de l’eau est équivalente dans toutes les directions.
La poussée de l’ouvrage de soutènement est indépendante des coefficients
de poussée et de butéé. Elle a une répartition triangulaire comme d’habitude :

ω ωω ω
h
²
h
²
h
²
h
²
ω ωω ω
γ γγ γ
2 22 2
1 11 1
ω ωω ω
P PP P =
(7.18)
hw : hauteur de l’eau sur l ‘ouvrage

b) Cas d’un sol cohérent et frottant

On a démontré que :
A long terme :
A
K C
v A
K
A
' 2 ' ' − = σ σ

Avec
|
¹
|

\
|
− =
2
'
4
²
ϕ
π
tg
A
K

et
P
K C
v P
K
P
' 2 ' ' + = σ σ

Avec
|
|
|
¹
|

\
|
+ =
2
'
4
²
ϕ
π
tg p K


les forces de poussée et de butée s’écrivent :

h
A
K c
A
K h
A
P . ' 2 ²
2
1
− = γ
(7.19)

' . ' 2 '²
2
1
h
P
K c
p
K h
P
P + = γ
(7.20)

Cours Mecanique des sol 88 Khaled MEFTAH
A court terme :
cu h
A
2 . ' − =γ σ
et
cu h
p
2 ' . ' + =γ σ
et les forces sont :

h cu h
A
P . 2 ²
2
1
− = γ
(7.21)

' . 2 '²
2
1
h cu h
P
P + = γ
(7.22)

3-2 Massif à surface inclinée d’un angle (β ββ β)

β
β
β

fig 7.5 Massif a surface incliné
Si le sol est pulvérulent, à une profondeiur z :
En poussée :

( ) β β γ σ cos . '
A
zK
A
=


( ) β β γ cos ² .
2
1
A
K h
A
P =
(7.23)
Cette force de poussée a deux composantes :
β cos
A
P
AH
P =

β sin
A
P
AV
P =
(7.24)
En butée :

β β γ σ cos . '
|
|
¹
|

\
|
=
P
zK
P


( ) β β γ cos ² .
2
1
P
K h
P
P =
(7.25)

Cours Mecanique des sol 89 Khaled MEFTAH
De la même maniére que la force de poussée, la force de butée se
décompose en deux foces.
β cos
P
P
PH
P =
et
β cos
P
P
AV
P =

Pour un sol cohérent et frottant, l’effet de la cohésion se retranche de la
poussée et s’ajoute à la butée.

A
K c
A
K h
A
P ' 2 ²
2
1
− =
|
|
¹
|

\
|
β γ
(7.26)


P
K c
p
K h
P
P ' 2 ²
2
1
+ =
|
|
¹
|

\
|
β γ
(7.27)

3-3 Massif en plusieurs couches hétérogènes

Les méthodes de calcul citées précédemment restent valables. Mais, les
contraintes de poussée ou de butée doivent être calculées à l’interface des
couches en tenant compte des paramètres de chacune d’elles. Pour l’exemple
de la figure 7.6 suivante, les contraintes de poussée aux points A,B et C sont :
γ
ϕ
γ
ϕ
σB2
σC
σB1
A

figure 7.6



Cours Mecanique des sol 90 Khaled MEFTAH
1
1
2
A
K c
A
− = σ
avec
|
|
|
¹
|

\
|
− =
2
'
4
²
ϕ
π
tg
A
K


1
1
2
1 1
1
1
A
K c h
A
K
B
− = γ σ

2 2
2
1 1
2 2
A
K c h
A
K
B
− = γ σ

2 2
2
2
h
A
K
B C
γ σ σ + =


4- La stabilité des murs de soutènement

Deux types de murs de soutènement sont envisageables : les murs poids en
maçonnerie ou en béton et les murs cantilevers en béton armé
Pour qu’un mur de soutènement soit stable, il ne doit ni glisser, ni se
renverser, ni poinçonner le sol de fondation.
4.1 Vérification vis-àvis du glissement

O

β

fig 7.7 Forces appliquées à un mur de soutènement



Cours Mecanique des sol 91 Khaled MEFTAH
La poussée active est la seule force qui tend à faire glisser un mur de
soutènement sur sa base. La résistance au glissement par le frottement entre
le matériau constituant le mur et le sol support (T).
On calcule le coefficient de sécurité Fs :



+
=

=
H
F
tg Fv B c
H
F
T
s
F
ϕ . .
(7.28)

Pour que le mur soit stable :
- Fs >1.5 si on néglige la butée.
- Fs >2 si on tient compte de la butée

: ϕ tg
coefficient de frottement entre le sol de fondation et la base du mur

: c
cohésion réduite.
On prendra en général :


ϕ ϕ
ϕ
≤ ≤
3
et
: c
= c ( à long terme)
: c
=cu ( à court terme).

4-2 Vérification vis-à-vis du renversement

Pour s’assurer qu’un mur ne basculera pas autour du point aval le plus éloigné
sous la semelle(pointO), il faut connaître la valeur des moments résistants
(stabilisateurs) et des moments moteurs (de renversement) par rapport au
point(O). On calcule le coefficient de sécurité Fs :



=
eurs momentsmot
ts is Momentsrés
s
F
tan
(7.29)

Pour que le mur soit stable :
- Fs >1.5 si on néglige la butée.
- Fs >2 si on tient compte de la butée
-

Cours Mecanique des sol 92 Khaled MEFTAH
4-3 V érification vis-à-vis de la portance du sol de fondation

La résultante des forces doit se situer à l’interieur du noyeau central de façon
que la pression entre la semelle et le sol soit positive en amont ; en aval, cette
pression de contact ne doit pas être supérieure à la capacité portante
admissible du sol. Pour déterminer le lieu de passage de cette résultante, on
doit calculer le moment total autour du point (O) :

( ) ( ) Mrn ts résis M moteurs M
t résul
M =



= tan
tan


L’éxcentricité de la force par rapport au point O est :

=
V
o
F
Mrn
e

L’éxcentricité de la force par rapport au centre de la semelle est :
o
e
B
c
e − =
2

On calcule alors les contraintes à l’aval et à l’amontde la semelle (σmax) et
(σmin)
( )
B
e
B
F
c
V
6
1 max + =

σ
≤ ≤≤ ≤ qadm (7.30)
( )
B
e
B
F
c
V
6
1 min − =

σ
≥ ≥≥ ≥ 0 (7.31)

5- Les rideaux de palplanches

5-1 Les types constructifs de palplanches

Les rideaux de palplanches métallaques, sont très utilisés dans les ouvrages,
aussi bien provisoires que définitifs. Cependant, l’étude de leur stabilité
dépend de leur mode de fonctionnement. On distingue alors :

Cours Mecanique des sol 93 Khaled MEFTAH
- Les rideaux simplement encastrés en pied, dont la stabilité est
assurée par la réaction du sol de la partie enterrée, appelée fiche.
C’est le cas essentiellement des batardeaux.
- Les rideaux encastrés en pied et ancrés dont la stabilité, outre la
réaction sur la fiche, est due à un ou plusieurs ancrages enterrés
dans le sol. C’est le cas des murs de quai, etc..
- Les rideaux simplement butés en pieds et ancrés.

5-1 Les rideaux simplement encastrés en pied :


figure 7.8 Rideau simplement encastré

Les inconnues sont : la fiche « f » et la contre butée « C ».
Le principe fondamental de la statique, nous fourni deux équations :
{ } { }

=

= 0 0 Mo et F


Ainsi le système sera isostatique et résolvable :
On aura la longueur de la palplanche et les éfforts qui lui sont appliqués.
En traçant les diagrammes des moments fléchissants et des efforts
tranchants, on peut
Pour dimensionner la palplanche selon son module de résistance( I / v) en
appliquant l’équation de la résistance des matériaux :
a aa a
σ
'
σ
'
σ
'
σ
'
.
v
.
v
.
v
.
v
I II I
M
m
a
x
M
m
a
x
M
m
a
x
M
m
a
x

. (7.32)
A l’quilibre limite, le
rideau pivote, sans se
déformer, autour du point

Cours Mecanique des sol 94 Khaled MEFTAH

5-2 Les rideaux ancrés simplementbutés en pied
La méthode simplifiée de calcul consiste à ne pas tenir de la contre-butée. Le
problème est alors isostatique et se résout en appliquant le principe
fondamental de la statique :
Tirant
A

fig7.9 Rideau ancré simplement butée
{ } { }
∑ ∑
= = 0 / 0 A M et F
F


Cours Mecanique des sol 95 Khaled MEFTAH

QUESTIONS A DEBATTRE

1- A l’aide des cercles de Mohr, expliquer le principe de base des pousseés et
des butées selon la théorie de Rankine.
2- Quelle est l’utilité d’un mur de soutènement ?
3- La stagnation d’eaux a l’amont d’un mur de soutènement est favorable ou
défavorable a sa stabilité ?
4- Quels est le role des barbacanes dans les murs de sotènement ?
5- Expliquer le role des bêches dans les murs de soutènement.

Exercice1
On veut remblayer un mur de soutènement en béton de 5 m de hauteur avec
un sable de poids volumique 18kN/m
3
et ayant un angle de frottement interne
de 30°.

5

m
0.80
1.50 m





1) Calculer la poussée activesur le mur en utilisant la théorie de Rankine. Le
mur supporte uniquement le remblai.

Cours Mecanique des sol 96 Khaled MEFTAH
2) Sachant qu’il y a une surcharge de 30kPa sur le terrain situé en amont du
mur. Calculer dans ce cas la poussée active.


3) Vérifier la stabilité du mur au glissement et au renversement, lorsqu’il
supporte le remblai et la surcharge. Le poids volumique du béton est de 25kN/
m
3

4) Vérifier uniquement le renversement si en plus la hauteur d’eau à l’amont
est de 5 m


Exercice 2
Un rideau de palplanches simplement encastré est représenté par le schéma
suivant :
Eau
γ=16 kN/m3
ϕ=30°
C=0
ϕ=20°
γ=16 kN/m3
C'=10
ϕ=20°
γ=16 kN/m3
C'=10
4
.
0
0
8
.
0
0
8
.
0
0
4
.
0
0
O

1) Tracer les diagrammes des contraintes de poussée et de butée sur le
rideau de palplanches (méthode de Rankine)
2) Calculer les valeurs des forces ainsi que leurs positions par rapport au
point O. En déduire les valeurs des moments.




Cours Mecanique des sol 97 Khaled MEFTAH


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

*Eléments de mécanique des sols : François schlosser

*Aide memoire de mecanique des sols : Publication de l’ENGREF


*Notes de Cours de géptechnique (IUT Paul Sabatier) : Claude Legrand

*Mecanique des sols Tome1 et Tome2 : J.Costet et G.Sanglerat

*Problèmes pratiques de mécanique de mécanique des sols : G.Sanglerat
G.Olilari et B. Cambou.

*Mécanique des sols : V.Robitaille et D.Tremblay

*Fascicule 62 titreV

*DTU 13.12


SOMMAIRE

Chapitres

Intitulés Les sols : Structure – Identification et classification Hydraulique des sols Contraintes dans les sols Tassement et consolidation des sols Résistance au cisaillement des sols Etude de la portance des fondations superficielles à partir d’essais de laboratoire Poussée et butée des terres

Pages

1 2 3 4 5 6 7

4 20 28 45 56 70 81

Références bibliographiques

Cours Mecanique des sol

1

Khaled MEFTAH

TABLE DES MATIERES

Chapitre 1 : Les Sols : Structure. Identification et classification 1- Eléments constitutifs d’un sol 2- Paramètres de définition d’un sol 3- Identification des sols 4- Classification des sols Exercices d’application

4 4 4 7 14 17

Chapitre 2: Hydraulique des sols 1- Ecoulement linéaire 2- Ecoulements plans Exercices d’application

20 20 20 24

Chapitre 3 : Les contraintes dans le sol 1- Notions de contraintes 2- Cercle de Mohr 3- Les contraintes dues au poids propre des sols 4- Les contraintes dues aux surcharges Exercices d’application

28 28 29 32 34 38

Chapitre 4 : Tassement et consolidation des sols 1- Notions de déformations 2- Relation contraintes - deformations 3- Tassements des sols- consolidation 3- Evolution du tassement en cours du temps Exercices d’application

45 45 45 46 49 53

Cours Mecanique des sol

2

Khaled MEFTAH

Introduction 2.Détermination des paramètres de cisaillement des sols au laboratoire Exercices d’application 56 56 57 58 65 Chapitre 6 : Portance des fondations superficielles 1.Comportement élasto-plastique des sols 2.Calculs de la capacité portante Exercices d’application 70 70 72 77 Chapitre 7 : Poussée et butée des terres 1.Chapitre 5 : Résistance au cisaillement des sols 1.Introduction 2.Stabilité des murs de soutènement 6.La théorie de Rankine 3.Les rideaux de palplanches Exercices d’application Références bibliographiques 81 81 81 86 90 92 95 97 Cours Mecanique des sol 3 Khaled MEFTAH .Comportement à cours et à long terme des sols 3.Calcul des forces de poussée et de butée 5.

d’eau et d’air .Eléments constitutifs d’un sol Un sol est un mélange : d’éléments solides : Provienant de la désagrégation mécanique et/ou chimique d’une roche mère.c’est l’air pour un sol sec ou mélange d’air et de vapeur d’eau pour un sol humide. de gaz : Contenu dans les vides.Paramètres de définition des sols 2-1 Modèle élémentaire d’un sol Un sol étant composé de grains solides. liée et libre). interfeuillets.CHAPITRE 1 LES SOLS : Structure – Identification et Classification 1. on peut rassembler chaque phase en un volume partiel unique de section unit. 2. On distingue les minéraux non argileux (∅>2µm et ayant le même comportement que la roche mère : Sols pulvérulents). les minéraux argileux ( kaolinite. Les notations suivantes sont utilisées : Volumes Poids Va Air Wa=0 Vw Eau Ww Vs Grains solides Ws Cours Mecanique des sol 4 Khaled MEFTAH . illite et montmorillonite) et le sols organiques (vases et tourbes) d’eau : Existe sous plusieurs formes (eau de constitution.

Vw : volume de l’eau. Vs : volume des grains solides. V = Vv + Vs : volume total du sol W w: poids de l’eau Ws : poids des grains solides W = Ww + Ws : poids total 2-2 Les poids volumiques Le poids volumique (spécifique) total ou humide : γ= W V Le poids volumique des grains solides : γs = Le poids volumique du sol sec : Ws Vs γd = Le poids volumique de l’eau : Ws V γw = Ww 3 3 = 10kN / m = 1t / m Vw Poids volumique du sol saturé γ sat = Poids volumique déjaugé W V γ ' =γ sat−γ w La gravité spécifique : Gs = γs γw Khaled MEFTAH Cours Mecanique des sol 5 . Vv = Va + Vw : volume des vides.Va : volume de l’air.

Exemple de formules : γ γ d = 1+ω γ d =1γ+e s e = γs −1 γd Sr = ωGs e Cours Mecanique des sol 6 Khaled MEFTAH .2. Ils sont reliés par des relations que l’on peut retrouver à l’aide du modéle élémetaire.3 Les paramètres d’état Ils indiquent dans quelles proportions existent les différentes phases d’un sol. On définit : La teneur en eau : ω%= Ww Ws x100 L’indice des vides : e= Vv Vs Le degré de saturation : Sr % = Vw Vv x 100 La porosité : η = Vv V Tous ces paramètres ne sont pas indépendants.

3. N. on mesure le volume d’eau déplacé par les grains solides vs. Une masse de sol sec ms est introduite dans un pycnomètre conteneant de l’eau distillée. limites d’Atterberg. porosité.2 Les essais granulométriques Ils permettent d’obtenir la répartition en pourcentage des grains solides selon leurs dimensions. Cours Mecanique des sol 7 Khaled MEFTAH . Les paramètres de nature indiquent les caracteristiques intrinsèques du sol.…). Equivalent de sable. Par sédimentométrie pour les élements de diamétre ∅ < 80µm. Identification des sols Pour caractériser un sol. Deux types d’essais sont envisageables selon le sol à tester : Par tamisage (par voie humide ou sèche) pour les élements de diamétre ∅ ≥ 80µm. Les paramètres d’état sont fonction de l’état du sol et caractérisent le comporetement du sol sous l’effet d’un chargement donné (teneur en eau...1 La masse volumique des particules solides γs Sa détermination se fait à l’aide d’un pycnomètre. indice des vides. il faut déterminer les paramètres de nature et les paramètres d’état. argilosité.B : Pour les sols (à part les sols organiques) : 26 kN/m3 ≤ γS ≤ 28 kN/m3 3.). IIs ne varient pas au cours du temps (poids volumique des grains solides. Aprés avoir éliminé toutes les bulles d’air. teneur en matières organiques. 3. Nous regroupons dans ce paragraphe les essais géotechniques de laboratoire classiques qui permettent de caractériser un sol. granularité..

80 Cours Mecanique des sol 8 Khaled MEFTAH .B : di : diamètre correspondant à i% de pourcentage de tamisat cumulé. tracee dans des axes semi-logarithmiques. à partir de laquelle on peut déterminer : - Le coéfficient d’uniformité de Hazen : Cu = d60 d 10 - Le coéfficient de courbure : Cc = d 30 d 10 xd 60 2 N.Les résultats sont traduits sous forme d’une courbe granulométrique. Fig 1.1 :Exepmle de détermination des di : d10 =0.58 d60= 1.17 d30 = 0.

à savoir les dimensions des grains et l’indice des vides. . Les essais les plus courants sont : a) Equivalent de sable (ES%) : Permet de caractériser la propreté des sables et le type de sol analysé.3.3 Essais sur sols pulvérulents Le comportement de ces sols dépend des paramètres qui caractérisent le squelette solide. I D = emax −e emax −emin Avec : e : indice des vides du sol en place. Tableau 1. emax : indice des vides du sol à l’état le plus lâche. Tableau 1.1) emin : indice des vides du sol à l’état le plus dense.2 : Compacité d’un sol en fonction de l’indice de densité ID 0 <0.S ES 0 20 40 100 Type de sol Argile pure Sol plastique Sol non plastique Sable pur et propre b) Densité relative (ou indice de densité) : Permet de caractériser la compacité d’un sol grénu et son aptitude à supporter des charges.1 : Caractérisation des sols à partir de la valeur de E. (1.5 0.5 >0.5 1 Cours Mecanique des sol 9 Compacité du sol Tres lâche lâche moyennement dense très compact très bien compact Khaled MEFTAH .

Ils sont formés par un empilement de feuillets (composés d’une superposition de couches octaédriques et tétraédriques constituées par un maillage d’ions Si. O.01 100 Cours Mecanique des sol 10 Khaled MEFTAH . les feuillets 2/1 sont formés d’une couche octaédrique entourée de deux couches tétraédriques (illite.1 20 . Tableau 1. OH.01 10 .3.96 nm Le tableau 1. - Si Al Si Feuillet 1/1 0.72 nm Al Si Feuillet 2/1 0.1 x 0.3 Familles d’argile et leurs caractéristiques Noms Feuillets élémentaires Nombre de feuillets par particule Dimension d’une particule l x e (µm x µm) Surface spécifique (m²/g) Kaolinite 100 – 150 1 x 0.70 Illite 10 0.4 Essais sur les sols fins Le comportement de ces sols dépend : de la composition minéralogique (types de minéreaux argileux) Les argiles sont composées d’alumino-silicates hydratés.3 présente les familles d’argile et leurs caractéristiques. smectite). Al et Mg) : les feuillets 1/1 sont formés d’une couche tétraédrique et d’une couche octaédrique (kaolinite). Les grains solides ont une forme de plaquette.3 x 0.40 Montmorillonite 1 0.

qui est fonction de sa teneur en eau. on distingue 4 états schématisés comme suit : Solide ETAT ω Limite de Sans retrait ωs plastique liquide Avec retrait ωl ωp retrait plasticité liquidité ωs.40mm (méthode de la coupelle de Casagrande et du rouleau et appareil de retrait). A partir de ces limites.- de la structure dispersée : contact face-face entre les particules floculée : contact bord-face entre les particules de la teneur en eau ω%. ωl et ωp sont les limites d’Atterberg déterminées en laboratoire sur la fraction du sol passant au tamis 0. on peut déterminer : L’indice de plasticité « Ip » I P =ωL −ω P (1.4 : Type de sol en fonction de Ip Indice de plasticité (%) < 1% 1%<Ip<7% 7%<Ip<17% Ip>17% Cours Mecanique des sol Pulvérulent Sable argileux Argile sableuse Argile 11 Khaled MEFTAH Type de sol . a) Les limites d’Atterberg Suivant la consistance d’un sol remanié. C’est le rapport de la C masse d’eau évaporée a la masse du sol sec (grains solides). - Elle est obtenue par passage a l’étuve a 105° d’un e quantité de sol.2) Tableau 1.

6 : Etat de consistance du sol en fonction de « IL » Indice de liquidité IL < 0 0 < IL ≤1 IL>1 Très dure Dure à très plastique Fluide Consistance du sol b) Valeur du bleu de méthylène : « VBS » Elle représente la quantité de bleu pouvant être adsorbée sur les surfaces internes et externes des particules du sol.L’indice de consistance: « Ic » Ic = ω L −ω IP (1.4) Tableau 1.5 : Etat de consistance du sol en fonction de Ic Indice de consistance Ic ≤ 0 0 < Ic < 1 Ic = 1 Ic >1 Liquide Plastique Solide plastique Solide ou semi solide. consistance du sol L’indice de liquidité « IL » IL = ω −ωP IP (1. Cours Mecanique des sol 12 Khaled MEFTAH .3) Tableau 1. La valeur VBS s’exprime en masse de bleu pour 100g de sol.

La détermination se fait par décomposition du carbonate de calcium CaCo3 contenu dans le sol par l’acide chlorhydrique.7 : Type de sol en fonction de la valeur «VBS » VBS 0.marneux Calcaireux – crayeux Cours Mecanique des sol 13 Khaled MEFTAH .2 Type de sol Sol insensible à l’eau Seuil au-dessus duquel le sol est sensible à l’eau. 2.30 30 .10 10 .90 90 .8 : Type de sol en fonction du % en CaCo3 Teneur en Carbonate en % 0 .70 70 .limoneux des sols sablo.Tableau 1.100 Type de sol Non marneux Faiblement marneux Marneux Calco .argileux.1 0. Tableau 1. 1. b) Teneur en carbonate : % de CaCo3 L’essai est réalisé au calcimètre Dietrich-Fruhling afin de déterminer la teneur pondérale en carbonates d’un sol qui est le rapport entre la masse de carbonate contenue dans le sol à sa masse sèche totale.5 Seuil distinguant les sols limoneux peu plastiques de sols limoneux moyennement plastiques 6 Seuil distinguant les sols limoneux et les sols argileux 8 Seuil distinguant les sols argileux des sols très argileux.5 Seuil distinguant les sols sablo.

lorsque les dimensions des grains sont peu différentes. on peut adopter. Tableau 1.) En première approximation. etc.Les sols grénus (plus de 50% des éléments solides ont un ∅>80µm) . b) Les sols fins : Utiliser le diagramme de Casagrande (Figure 1.2).Les sols fins (plus de 50% des éléments solides ont un ∅>80µm).10 : diagramme de plasticite pour les éléments fins )..1 Classification des sols non organiques ( MO < 3%) On distingue : . un état et un comportement similaires par rapport à une application géotechnique particulière (routes. a) Les sols grénus On adopte la classification des laboratoires des ponts et chaussées (LPC). fondations. Sa détermination se fait parcalcination.9 : Type de sol en fonction du % en MO Teneur en matières organiques (MO%) MO < 3 3 < MO < 10 3 < MO < 30 MO > o Type de sol Non organique Faiblement organique Moyennement organique Très organique 4 .10 et figure 1. la classification suivante selon le diamètre moyen des grains S O L S cailloux G R E N U S gros sable 2mm sable fin 0. (tableau 1.2mm S O L S limon 20µm F I N S argile ∅grains grviers 20mm 2µm 4.Classification des sols Elle consiste à regrouper les sols qui ont une nature. Cours Mecanique des sol 14 Khaled MEFTAH .c) La teneur en matières organiques : « MO » C’est le quotient de la masse de matières organiques contenues dans un échantillon de sol par la masse totale des particules solides minèrales et organiques.

On obtient 10 classes de sols organiques de H1 à H10 . - Les résultats du test d’humification Von Post pour les sols « mo » et « to ».2 Classification des sols organiques (MO>3%) Les caractéristiques utilisées pour la classification de ces sont : La teneur en matières organiques : % MO • • • sol « fo » pour 3% < MO < 10% Sol « mo » pour 10% < MO < 30% Sol « to » pour MO > 30% - Les limites d’Atterberg pour le sols « fo » (utiliser le diagramme de Casagrande en rajoutant le terme « fo »).4. Cours Mecanique des sol 15 Khaled MEFTAH .

D60 Une des conditions de Gb non satisfaite Limites d’Atterberg au-dessous de A Limites d’Atterberg au-dessus de A CU = D60 > 6 D10 Et 1 < CC = (D30)² < 3 D10 . on utilise un double symbole Figure 1.P. Classification des sols fins Diagramme de plasticité Cours Mecanique des sol 16 Khaled MEFTAH .C.2. D60 Sm Une des conditions de Sb non satisfaite Limites d’Atterberg au-dessous de A Sable propre mal gradué Sable limoneux Appellations Graves Plus de 50% des éléments > 80µm ont un diamètre > 2mm Moins de 5% d’éléments < 80µm Gb Grave propre bien graduée Gm Plus de 12% d’éléments < 80µm GL GA Grave propre mal graduée Grave limoneuse Grave argileuse Sables Plus de 50% des éléments > 80µm ont un diamètre > 2mm Moins de 5% d’éléments < 80µm Sb Sable propre bien gradué SL Plus de 12% d’éléments < 80µm Si 5% d’éléments < 80µm < 12%. Conditions CU = D60 < 4 D10 et 1 < CC = (D30)² < 3 D10 .10 Classification des sols grenus (plus de 50% des éléments > 80µm) Définitions Symboles L.Tableau 1.

QUESTIONS A DEBATTRE 1) Quelle est la différence entre la masse volumique et le poids volumique d’un sol? Citer la relation qui unit ces deux caractéristiques ? 2) Etant donné qu’il n’ y a pas d’essai qui mesure le degré de saturation d’un sol.005 0.080 0.30 43. 1) Tracer la courbe granulométrique de ce sol en utilisant la fiche jointe en annexe. de liquidité et consistance.63 0.90 99.30 65. ont donné les résultats suivants : .Limites d’Atterberg : Limite de liquidité = 31.5%.00 .50 31.050 0. on parle aussi du pénétromètre à cône : à quoi ca sert? 5) Peut-on réaliser l’essai de bleu sur un sable ? Exercice 1 Montrer les égalités suivantes : γs γ γ d = 1+ω = 1+e 1) 1+ω 2) γ = 1+e γ s ωGs 3) Sr = e Exercice 2 Des essais réalisés sur un échantillon de sol remanié ayant une teneur en eau à l’état naturel de 21.80 %.60 85.315 0.25 0. Commenter 3) Classer ce sol d’après la classification LPC.90 98.Analyse granulométrique( par voie humide et sédimentométrie) Tamis(mm) 2. Commenter.5 T(%) 100 1.80 99.002 99.30 98.00 % et Limité de plasticité = 24. Calculer les coéfficients d’uniformité et de courbure. Cours Mecanique des sol 17 Khaled MEFTAH .020 0. 2) Déterminer les indices de plasticité. de quelle façon peut-on le quantifier ? 3) Sur quels types de sols les essais de limites d’Atterberg sont effectués ? 4) En plus de l’appareil de Casagrande.160 0 .

2 0.35 2. Si le poid volumique des grains solides vaut 26. En déduire l’état de consistance du sol.56% .4g à l’état naturel et 24.2% du sol. le poids volumique total. le poids volumique sec et le poids volumique déjaugé. 2) Calculer les indices : de plasticité.75 0.3% 1) Déterminer le poids volumique sec. Exercice4 On a effectué sur 4 échantillons de soms différents les essais d’identification dont les résultats sont : Sol Tamisat Tamisat D10 D30(mm) D60(mm) Wl(%) WP(%) ωp= 18. la porosité.06 0.Exercice3 Les échantillons provenant d’un sondage carotté dans la région de la Soukra.4 45 38 32 65 25 12 Appliquer à ces sols la classifications LPC.2 kN/m3 .16 0.1kN/m3 .6 et une teneur en eau de 15%. Exercice5 Un échantillon de sol a un indice des vides égal à 0. l’indice des vides et le degré de saturation 2mm (%) 0.2g après séchage à l ‘étuve. 3) Classer ce sol d’après la classification LPC. l’indice des vides. déterminer : 1) Le poids volumique sec 2) Le poids volumique total 3) La teneur en eau et son poids volumique à l’état saturé. ωL= 42. ω = 33. Cours Mecanique des sol 18 Khaled MEFTAH . Sachant que la gravité spécifique vaut 2.08mm(%) (mm) 1 2 3 4 93 70 56 100 14 50 3 90 0. γs=26. Exercice 6 Un échantillon d’argile saturée pesait 35.8KN/m3 . de liquidité et de consistance. nous ont fournis les résultats suivants : γ = 19.7 . déterminer la teneur en eau.

1 =14.87 γd x2 Sr = ωGs = 0.36 = 42.30KN / m3 3356 s γ d =1γ+e e = γs −1=0.0 e 0.368 =1.19.ELEMENTS DE CORRECTION Exercice3 1) γ γ d =1+ω =1.335687 . 2) I P =ωL −ω P ωL −ω IP =0.3=23.9 Ic = IL = ω −ω P I P = 0.64 3) Il s’agit d’un sol argileux de consistance plastique 4) d’après la classification LPC : le sol est une argile peu plastique Cours Mecanique des sol 19 Khaled MEFTAH .2-18.

3) Cours Mecanique des sol 20 Khaled MEFTAH . la pression qu’elle subit et la vitesse à la quelle elle s’écoule. l’eau en un point donné du sol porte une quantité d’énergie « h » en mètres d’eau (charge hydraulique). Les lignes de courant s’appuyant sur le contour fermé d’une surface « S » forment un tube de courant. « v » est très faible.1) Pour effectuer des calculs. peut être négatif ou positif Pour les sols.CHAPITRE 2 HYDRAULIQUE DES SOLS 1.Le régime d’écoulement est permanent et laminaire.Le sol sujet d’un écoulement est supposé saturé (Sr=1) . 1-2 Mouvement de l’eau Une molécule suit un trajet appelé « ligne de courant ». pour une vitesse « V » constante est : Q=VxS (2.2) v : Vitesse de l’eau. on aura alors : u h= γ ω + z (2. Le débit « Q »en m3/s. u : Pression de l’eau z : Cote du point considéré par rapport à une surface de référence. g : Accélération de la pesanteur. son vecteur vitesse est tangeant à cette ligne. donnée par l’équation de Bernoulli : v² u h= 2g + γ + z ω (2.Ecoulement linéaire 1-1 Hypothèses .on est ramené à définir des lignes de courants fictives et des vitesses apparentes « v » 1-3 Charge et pression hydraulique Par sa position.

ic = ∆hc L = G s − 1 = 1 + e γ ' γω (2.i (2. est celui qui va provoquer un état de boulance appelé phénomène de renard. ∆h représente la variation de la charge hydraulique subie par l’eau lors de son mouvement de A vers B. i= ∆h dl (2.La charge hydraulique est mesurée en un point donné par l’altitude du niveau atteint par l’eau dans un tube piézométrique placé au point considéré par rapport au plan de référence. Cours Mecanique des sol 21 Khaled MEFTAH . la vitesse « v » reste proportionnelle au gradient hydraulique « i » selon la loi de DARCY : v = k . 1-4 Perte de Charge Entre deux points A et B.5) Le gardient hydraulique critique (ic). ∆h = h A − h B (2. C’est une perte d’énergie (perte de charge).4) 1-5 Gradient hydraulique C’est la perte de charge par unité de longueur en un point donné.6) 1-6 Loi de Darcy Pour un sol donné.7) k : étant le coefficient de perméabilité du sol qui varie en fonction de la nature du sol et qui peut être déterminé soit à partir des essais de laboratoire ou à partir d’essais en place.

2- Ecoulement plan Pour résoudre un problème d’écoulement plan dans un sol saturé.1 . la charge hydraulique « h ». on obtient un réseau d’écoulement orthogonal constitué de lignes équipotentielles ϕ (même charge hydraulique sur une même ligne) et des lignes de courant ψ (tangeantes au gradient hydraulique).8) peut se faire soit par la méthode graphique. Résolution graphique : on se propose d’étudier l’exemple suivant z Coté amont A I 3 2 II III E IV V VII VI M B 4 VIII ligne de courant 1 ligne équipotentielle G Substratum imperméable C Coté aval D O P. En se basant sur le principe de continuité du débit et en supposant le sol homogène et isotrope vis-à-vis de la perméabilitéK. on obtient l’équation de conservation du débit : ∂ ²h ∂x² + ∂ ²h ∂z² =0 (2. la pression interstitielle « u ». La connaissance de ce réseau nous fournit en tout point la vitesse de l’eau « v ». il faut connaître en tout point du sol la charge hydraulique. et le débit « q ». Par construction de ces courbes. L’integration de cette équation nous donne deux familles de courbes orthogonales. La résolution de l’équation (2.Réf F Fig 2. soit par la méthode analytique par traitement numérique ou bien par la méthode par analogie électrique.Réseau d’écoulement horizontal Cours Mecanique des sol 22 Khaled MEFTAH .8) Qui peut s’écrire sous la forme ∆h=0 : Equation de Laplace Cette équation admet une solution lorsque les conditions limites et initiales sont définies pour l’écoulement.

Si on appelle : nh : nombre d’intervalles entre les lignes équipotentielles nc : nombre de tubes d’écoulement (de canaux) Cours Mecanique des sol 23 Khaled MEFTAH . ´ a h. certaines conditions doivent être satisfaites : courant. b (2. les conditions aux limites satisfaites.Conditions aux limites BEC: ligne d’écoulement. Calcul du débit Le débit traversant un quadrilatère est donné par : lignes de courant orthogonales aux lignes équipotentielles. b ligne équipotentielle (2. FG : ligne de courant AB : ligne equipotentielle hA=hB=h CD : ligne équipotentielle hC=hD=0 Pour tracer le réseau d’écoulement.9) b ligne de courant a C’est le débit traversant un canal « i » q i = ∆q = K .∆ h . les quadrilataires curvilignes doivent être semblables. même dédit et même débit et même perte de charge entre deux lignes de a ∆ q = K .10) ∆h étant la perte de charge élémentaire.

Elle est tangente a la ligne de courant. nc= 4 et ∆H= hA – hD= h . hM = h A − 6 8 = 8 h et u M = γ ω .1 h M =h A −6∆h h 2 .11) Dans le cas d’un réseau à mailles carrées (a/b =1) Dans le cas de l’exemple de la figure 2.on aura le débit total : T = Q F T L = Q F .1. 2 h − z M     8  Calcul de la force d’écoulement : La force de l’écoulement est égale à γw i. ´ E Q = K (2. ∆h le débit total de fuites du coté amont vers le coté aval est donné par la relation : Q F D 4 . h ( sachant que h ω M : hauteur piézométrique M −z M ) zM : mezurée à partir du plan de référence (zM <0) u M = γ ω . h ω M u M =γ ω . Calcul des charges hydrauliques et des pressions : Pour le point « M » représenté sur l’exemple de la fig 2. on a : nh = 8 . K. Cours Mecanique des sol 24 Khaled MEFTAH . 4 le débit total de fuite est : = K. ∆ K D E si la perte de charges totale entre la 1ére et la dernière ligne équipotentielle est : ∆H= nh .

12.Pourquoi néglige-t-on la charge de vitesse en géotechnique ? 2.A quoi sert le gradient hydraulique critique ? Quels sont les facteurs qui l’influencent ? 3. EXERCICE2 Ondoit effectuer une excavation dans un dépôt d’argile imperméable ayant une épaisseur de 10m et reposant sur une couche de sable compact.5 kN/m3.20 kN/m3. tandis que celle du sable est de 21. où la vitesse de l’eau est-elle la plus rapide ? Où le phénomène peut-t-il se produire ? 4.QUESTIONS A DEBATTRE 1.Dans un écoulement plan.Coment peut-on diminier le risque dapparition du phénomène de renard ? EXERCICE1 Calculer le gradient hydraulique critique ‘un sable dont la porosité est de 40% et dont la gravité spécifique est de 2. Cours Mecanique des sol 25 Khaled MEFTAH . La masse volumique de l’argile saturée est de 18. Sachant que la nappe phréatique se situe à 3m sous la surface du sol. déterminer la profondeur maximale de l’excavation juste avant l’apparition du renard dans la couche d’argile.

EXERCICE3 Un barrage doit être fondé sur une couche d’alluvions peméables limité à 20 m de profondeur par un substratum horizontal imperméable.R Substratum imperméable 1) Calculer la pression interstitielle au point C du contact barrage alluvions situé à mi-distance du parement amont et du pied aval du barrage. Le réseau d’écoulement à mailles carrées est tracé sur la figure suivante : Coté aval Coté amont A 1 II 14 I 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 III IV V E C D 15 P. ( icr : gradient hydraulique critique) 3) Calculer le débit traversant le sol Cours Mecanique des sol 26 Khaled MEFTAH . La différence du niveau d’eau entre l’amont et l’aval est de 7. La largeur de ce barrage est de 25m. En déduire le coéfficient de sécurité vis-à-vis du phénomène de renard icr Fs= i .50m. 2) Evaluer le gradient hydraulique de sortie au contact du pied aval du barrage entre les points D et E (DE=2m).

n h = 15 −5m /s n c = 5 et k = 4 . pour le point C . 62 − ( − 2 )). 62 m . la charge hydraulique est : u hc = γ c + zc ω zc = -2m . 3) Débit traversant le sol n Q = k . 10 = 66 . d’après le réseau d’écoulement h c = h A − 5 . 5 m et ∆ h = n h . 25 γ γ ω D’ou. et u c = ( 4 . ω La sécurité au phénomène de renard est assurée. ∆ h = 7 .25 DE nh DE = 4 . 5 m et n h = 15 On aura : h c = 4 .4 γ' γ' Fs = icr = 0 . 75 ∆ h ∆H Avec h A = 7 . C nh Q = 10 − 4 m 3 / s Avec.15m Exercice4 1)Pression interstitielle au point C : On sait que. 07 1+ e Exercice2 Profondeur maximale d’éxcavation = 6. 10 Cours Mecanique des sol 27 Khaled MEFTAH . 2 kN / m 2 2)Gradient hydraulique de sortie i= ∆h ∆H = =0.∆ h .ELEMENTS DE CORRECTION Exercice1 i c = G s − 1 = 1 .

CHAPITRE 3 CONTRAINTES DANS LES SOLS 1. L’état de contraintes au point M est défini par une matrice symétrique appelée tenseur de contraintes : Cours Mecanique des sol 28 Khaled MEFTAH . pour déterminer l’état de contraintes autour d’un point « M » dans le sol. est soumis à une force δ F r (fig 3. l’élément de surface « δs ». autour du point « M » sur la surface « S ». Oz. Oy.Notions de contraintes Soit un solide à la surface duquel s’exercent des forces.1 τ En coupant ce solide par un plan fictif (P). II P I n M I S δF δs σ normale δF tangeante 0 fig 3.1). il suffit de connaître les composantes des forces s’éxerçant sur les faces d’un paraléllipipède centré autour du point « M » et dont les arêtes sont parallèles aux axes Ox. la contrainte au point « M »est le vecteur r r δ F f = δ s Cette contrainte se décompose en une contrainte normale σ et une contrainte tangentielle τ En mécanique des sols.

σ2 : Contrainte principale intermédiaire. Oy) le tenseur de contraintes s’écrit : σ x σ τ xz  τ  xz σ  z   τxz=τzx τ La condition de nulleté du moment résultant : τij = τji càd Cours Mecanique des sol 29 Khaled MEFTAH . le cercle de Mohr est le lieu des extrémités des vecteurs contraintes et les contraintes principales se réduisent à deux. notées σ1 : Contrainte principale majeure. directions principales et les contraintes correspondantes. il existe 3 plans priviligés pour les quels la contrainte tangentielle est nulle (τ = 0). Avec : σ1 ≥σ2 ≥ σ3 2. cas très fréquent en géotechnique.Cercle de Mohr Pour étudier l’état de contraintes autour d’un point. σ3 : Contrainte principale mineure. contraintes principales. Ces 3 plans sont appelés plans principaux. on utilise une représentation appelée diagramme de Mohr qui consiste à représenter le r f dans un système d’axes (σ. 2-1 Méthode analytique Dans le système de repère (Ox. Leurs directions normales.τ). σ x τ yxτ zx  σ :τ xy σ y τ zy  τ xzτ yz σ z    Parmi les facettes autour du point M. vecteur contrainte τ Dans le cas bidimentionnel.

2) τθ = σ z −σ x sin 2θ +τ xz cos 2θ 2 Le lieu de contraintes dans le plan (σ. soit : θ1=− 1 arctg 2τ xz 2 σ z −σ x et θ2 =θ1+π / 2 (3. on aura l’état de contrainte sur le plan incliné de « θ » σθ = σ x +σ z + σ z −σ x cos2θ −τ xz sin 2θ 2 (3.1) (3.Connaissant les contraintes sur les facettes de normales ox et oz. on peut déterminer les contraintes sur n’importe qu’elle autre facette inclinée d’un angle « θ » σθ τθ σ τ σ τ fig 3.4) Il existe donc deux plans principaux dont l’orientation est donnée par θ1 et θ2 Les contraintes principales majeure et mineure sont déterminées à partir de l’équation du cercle Cours Mecanique des sol 30 Khaled MEFTAH .τ) est défini par la relation : τ     σ θ − σ x +σ z ² +τ²θ =  σ z −σ x ² +τ² xz          2 2 (3.3) C’est l’équation d’un cercle (cercle de Mohr): de centre de coordonnées ((σx+σz)/2.2 2 θ Si l’on écrit la première condition d’équlibre ( somme des forces est nulle). 0) σ −σ de rayon R = ( z x )2 +τ xz 2 2 L’orientation des plans principaux est obtenue pour τθ=0.

2 Méthode graphique Il s’agit de déterminer l’état de contraintes sur le plan incliné d’un angle θ et dont les valeurs des contraintes principales σ1 et σ3 sont connues (fig 3.8) τθ = σ1−σ 3 sin 2θ 2 2.5) (3.3 : Cercle de Mohr A noter que.7) (3.4 Cours Mecanique des sol 31 Khaled MEFTAH .6) σ 3 = σ x +σ z − ( σ z −σ x ) 2 +τ xz 2 2 2 τ τ τθ 0 σ θ θ σ σθ σ −τ fig3. si les directions x et z sont principales (σx = σ3 .σ +σ σ −σ σ1= x z + ( z x )2 +τ xz 2 2 2 (3. σz = σ1 et τxz=0) on trouve : σθ = σ1 +σ 3 + σ1−σ 3 cos2θ 2 2 (3.4) σθ τθ σ θ σ fig3.

on trace la parallèle à la facette sur laquelle on veut trouver l’état de contraintes (σθ et τθ) L’intersection de cette droite avec le cercle donne σθ et τθ τ n Pla de θ τθ Plan de σ3 0 P σ3 θ θ σθ σ1 Plan de σ1 σ (σ σ fig 3. on adopte la convention de signes suivante : σ >0 en compression σ <0 en traction 3. en mécanique des sols. et à une profondeur z (en m).5 On doit souligner enfin que.9) 3-1 Cas d’un sol sec Cours Mecanique des sol 32 Khaled MEFTAH . réparti sur une unit é de surface horizontale à une profondeur donnée. il correspond à la pression ou contrainte due au poids propre.z (3. la contrainte verticale est : σV = γ .La démarche utilisée pour résoudre ce problème est la suivante : De σ1. on trace une parallèle au plan de σ1 De σ3.Contraintes dues au poids propre du sol Le poids du sol augmente avec la profondeur . on trace une parallèle au plan de σ3 L’intersection des deux plans donne le pôle « P » Du pôle « P ». Pour un sol de poids volumique γ (en kN/m3).

6 Diagrammes de Variation des contraintes totales. σ’v et u en γ σ γ σ γ γ γ γ fig 3. l’élément de sol est allégé d’un poids équivalent au poids volumique de l’eau multiplié par son propre volume.11) σ’ v : contrainte effective transmise au squelette solide.hi ∑ 3-2 Cas d’un sol saturé (3. effectives et interstitielles en fonction de la profondeur.h w (3.z (γ’: poids volumique déjaugé) γ Exemple : Traçons les diagrammes de variation de σ fonction de la profondeur σ γ σ γ σ v . Ainsi la contrainte totale sera (σv ) supportée par le squelette solide et l’eau. D’après la loi de Terzaghi : σv = σ’ v + u et τ’ = τ u: pression interstitielle. . u = γw.Le poids volumique intervenant dans le calcul de la contrainte est γd.10) Noyé dans l’eau interstitielle. Cours Mecanique des sol 33 Khaled MEFTAH . Dans le cas d’un sol stratifié en plusieurs couches de différents poids volumiques et différentes hauteurs : σV =∑γd i.σ’v = σ v – u = γ’. NB : Le poids volumique intervenant dans le calcul de la contrainte totale est γsat.

on a : ∆σ =q (3.Contraintes dues aux surcharges Les dépôts de sol sont normalement stables. Il s’agit : Des charges ponctuelles.13) r² + z²    ∆σ fig 3.12) 4-2 Cas d’une surcharge ponctuelle Q En considérant le sol comme milieu semi-infini élastique non pesant. 2π    z 3 5/ 2 (3. la contrainte verticale due à la force ponctuelle Q est calculée d’après la formule de Boussinesq : ∆σ = 3Q . Des charges uniformément réparties sur les surfaces rectangulaires et circulaires.7 Cours Mecanique des sol 34 Khaled MEFTAH . mais divers types de surcharges induisent également des contraintes ( ∆σ) dans le sol. On sait qu’un abaissement de la nappe augmente la contrainte effective.4. Des charges en forme de remblai de longueur supposée infinie 4-1 Cas d’une surcharge uniformement répartie sur toute la surface q Dans ce cas et quelle que soit la profondeur z. à moins que des circonstances naturelles ou un chargement artificiel ne contribuent à y accroître les contraintes effectives et qu’un tassement s’en résulte.

la contrainte induite ∆σ sous l’un des coins de cette charge. 4-4 Cas d’une surcharge rectangulaire uniforme q Sous l’effet d’une charge rectangulaire de largeur « b » et de longueur « l ». est donnée par : ∆σ = Iz q (3.15) Ou bien : ∆σ = Iz q (Iz : facteur d’influence fonction r/R et z/R ). donn par le tableau 3. de r/z par des abaques.16) Iz : facteur d’influence fonction de b/z et l/z.1.14) où Iz est un facteur d’influence de contrainte verticale déterminé en fonction 4-3 Cas d’une surcharge circulaire uniforme q ∆σ fig 3.8 3 ∆σ = q(1 − z (r ² + z ² )) (3.Cette èquation peut s’écrire sous une forme plus simple : ∆σ = Iz (Q/z2). Cours Mecanique des sol 35 Khaled MEFTAH . (3.

01 0.09 0.10 0.1 0. La contrainte cherchée est contraintes produites par les rectangles.04 0.25 La contrainte à la verticale d’un point quelconque s’obtient en construisant à partir du rectangle et du point.20 0.06 0.03 0.l b/z l/z 0.13 0.09 0.2 1.13 0. la somme algébrique des exemple : Pour calculer ∆σ à la verticale du point A sous l’effet de la pression « q » de la semelle EHDC.09 0.01 0.5 0.21 0.4 1.23 0.20 0.20 0.Tableau 3.12 0.20 0.14 0.7 1 1.13 0.13 0.6 2 0.12 0.03 0.24 0.3 0.03 0.22 0.18 0.14 0.02 0.01 0.03 0.13 0.09 0.19 0.08 0.08 0.03 0.09 0.22 0.1 0.08 0.3 0.9 Cours Mecanique des sol 36 Khaled MEFTAH .03 0.1 valeurs de Iz pour une semelle rectangulaire b.03 0.22 0.07 0.17 0.09 0.02 0.17 0. des rectangles ayant chacun un sommet au point considéré.02 0.5 1 2 >3 0.22 0.18 0.03 0. on utilise la méthode de découpage ∆σ =[ Iz1 – (Iz2 +Iz3)+ Iz4]q D Semelle (EHDC) C B I1(DFAB) I3(ABCG) E H I A I2(AIEF) F I4(AGHI) G fig 3.06 0.

25 0.45 0.33 0.32 0.47 0.50 0.0 3.41 0.46 0.14 0.05 0.45 0.44 0.3 0.47 0.8 1.33 0.10 Tableau 3.41 0.03 0.46 0.36 0. a b γ q Hr ∆σ fig 3.41 0.01 0.44 0.16 0.48 0.6 2.42 0.47 0.13 0.4 1.43 0.44 0.1 0. la contrainte verticale est : ∆σ = Iz q (3.48 0.49 0.49 0.38 0.46 0.0 0.49 0.33 0.5 1 Cours Mecanique des sol 37 Khaled MEFTAH .4-5 Cas d’un remblai semi-infini Pour un remblai de hauteur Hr et de poids volumique γr.48 0.4 0.2 1.38 0.22 0.25 0.44 0.45 0.49 0.49 0.6 0.41 0.37 0.2 0.24 0.47 0. Hr Iz : facteur d’influence donné par le tableau 3.38 0.32 0.10 0.45 0.01 0.15 0.37 0.47 0.30 0.45 0.00 0.26 0.17) Avec : q = γr .40 0.0 1.48 0.47 0.2 en fonction de a/z et b/z.49 0.48 0.2 valeurs de Iz pour un remblai semi-infini a/z b/z 0.49 0.48 0.0 0.23 0.49 0.

QUESTIONS A DEBATTRE 1. Que représente le cercle de Mohr ? 3. peut-elle transmettre des charges à une fondation proche existante ? 5. En déduire l’angle entre ce plan et le plan de σ3 ( ouσ1 ) Cours Mecanique des sol 38 Khaled MEFTAH . Pourquoi les contraintes verticales et horizontales sont-elles la plupart du temps associées aux contraintes principales ? 2. Une nouvelle fondation. On demande de déterminer : 1) les contraintes principales et leurs directions 2) L’état de contraintes sur les plans horizantal et vertical 3) La contrainte de cisaillement maximale positive et le plan sur lequel elle est appliquée. Si une surcharge est appliquée à la surface d’un sol. Pourqoui un sol tasse suite à un rabattement de la nappe ? 4. comment peut on évaluer son influence à une profondeur donnée ? Exercice1 Détrminer analytiquement et graphiquement les contraintes qui se développent sur le plan incliné de 60° : ? ? Exercice2 On donne l’état de contraintes illustré sur la figure ci-dessous.

Entre 1 et 5m. en fonction de la profondeur pour les deux cas suivants : a) Le niveau de la nappe est à 1m au-dessous du terrain natuel.Exercice3 Tracer les diagrammes de variation des contraintes totales et effectives et des pressions interstitielles.Ν γ γ γ Cours Mecanique des sol 39 Khaled MEFTAH . b) On rabat la nappe jusqu’à une profondeur de 5m à partir du terrain naturel. le sol à un degré de saturation de 50% que peut on conclure ?. Τ.

totales. Cours Mecanique des sol 40 Khaled MEFTAH .Exercice4 On donne le profil d’un sol de fondation de 0 à 22m. 2) 2-Calculer le supplément de contraintes dues au rabattement de la nappe à 6m du T. Déterminer les valeurs des contraintes dues à ce batiment.Ν η γ γ 1) 1-Tracer les diagrammes de variation des contraintes effectives et les pressions interstitielles de 0 à 22m. aux profondeurs 6m et 18m au dessous de la base de la fondation pour les verticales passants par A et B. Τ. 3) On construit à la surface du sol un bâtiment ayant la forme ci dessous.N.

Exercice 6 Soit la coupe géotechnique du sol représenté par la figure ci-après. 2) On construit à la surface du sol un remblai représenté par la figure cidessous.6) entre 2 et 4m. Déterminer l’accroissement de la contrainte à 4m et à 8m de profondeur : a) Sous un coin de la semelle. b) Sous le centre de la semelle. le point B (crête du talus) . Calculer alors les excès de contraintes dûs à ce remblai aux profondeurs z=4m et z=7m sous les verticales passant par le point A . le point C (pieds du talus) et le point D.Exercice 5 Une semelle carrée 4mx4m porte une charge totale de1520KN. On considère que l’argile sableuse est sèche entre 0 et 2m. le sable est partiellement saturé (Sr=0. c) Sous les points milieux des deux côtés de la semelle. Τ.Ν γ γ 1) Tracer les diagrammes des contraintes totales. Cours Mecanique des sol 41 Khaled MEFTAH . effectives et interstitielles.

7) et (3.4kPa σ1−σ 3 2 sin 2θ et τθ = 30.2kPa Graphiquement : τ τ 0 σ σ Cours Mecanique des sol 42 Khaled MEFTAH .γ ELEMENTS DE CORRECTION EXERCICE 1 Analytiquement : σ3 = 30 Kpa et σ1 = 100kPa Pour déterminer σθ et τθ on utilise les relations (3.8) σθ = σ1 +σ 3 + σ1−σ 3 cos2θ et τθ = 2 2 σθ = 47.

4) Le supplément de contraintes pour q=200kPa : Cours Mecanique des sol 43 Khaled MEFTAH .Exercice 4 1.Gs +η γ ω =18. effective et de pression interstitielle 2) L’orsque la nappe s’abaisse de 2m.Entre 0 et 4m le sable est sec : γ d =(1−η)Gsγ w =13.2= 20kPa.5kN/m3 Entre 4 et 8m le sable est saturé γ =  1−η .2= 20kPa. σ’v augmente de γw . on a : σv reste constante (puisque les poids volumiques restent inchangés) u diminue de γw .5kN/m3          Profondeur 4 8 14 22 σv (kPa) 54 128 242 410 u (kPa) 0 40 100 180 σv’ (kPa) 54 88 142 230 σ σ σ σ Diagrammes de variation des contraintes totale.

8/z) : Iz5 = f(4/z.2/z) Cours Mecanique des sol 44 Khaled MEFTAH .6/z) : Iz2 = f(4/z.6/z) : Iz3 = f(2/z.Au point A : ∆σ = q ( Iz1 +Iz2 +Iz3) 2m 4m 6m 1 2 2m 3 Au point B: ∆σ = q ( Iz4 -Iz5) 4 6m 5 2m 2m 4m Sachant que : Iz1 = f(2/z.2/z) : Iz4 = f(6/z.

CHAPITRE4
TASSEMENT ET CONSOLIDATION DES SOLS
1- Notions de déformation Sous l’application de charges, le sol comme tout solide se déforme. Pour déterminer les déformations qui ont lieu dans toutes les directions autour du point M du sol, il suffit de connaître le svaleurs des déformations dans les directions Ox,Oy et Oz autour de ce point. On définit ainsi le tenseur de déformations :

 ε x ε yxε zx  ε :ε xy ε y ε zy  ε xzε yz ε z   
Les déformations sont reliées aux déplacements u,v,w par les relations : Elongations : εx = ∂u/∂x ; εy = ∂u/∂y et εz = ∂u/∂z Distorsions : γxy = 2 εxy = ∂u/∂y + ∂v/∂x γxz = 2 εxz = ∂u/∂z + ∂w/∂x γyz = 2 εyz = ∂u/∂z + ∂w/∂y εi j sont les deformations de cisaillement La variation de volume du petit élément autour du point M est : ∆V/V = εx + εy + εz (4.1)

Il existe aussi trois directions principales pour les quelles les déformations angulaires son nulles (γi et ε3. 2- Relations contraintes - déformations Ces relations sont appelées « lois de comportement » puisqu’elles permettent de caractériser la réponse d’un matériau sous l’effet d’un chargement. Dans le domaine de déformations élastiques dans un solide isotrope, les relations entre les contraintes et les déformations (loi Hooke) sont :
j

=0). Ces directions sont appelées directions

principales de déformation, et les déformations principales sont notées : ε1 , ε2

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εx = 1 [σ x −ν (σ y +σ z )]
E'

γxz = 1 .τ xz
G

εy = 1 [σy −ν (σ x +σ z )]
E'

γyz = 1 .τ yz
G

(4.2)

εz = 1 [σ z −ν (σ x +σ y )]
E'

γxy = 1 .τ xy
G

E : module d’élasticité longitudinal. ν : coefficient de Poisson. G : module de cisaillement transversal. G = E/[2(1+ν)] E et ν peuvent être déterminés à partir des résultats d’essais en laboratoire ou in-situ.

3- Tassements des sols-Consolidation Sous l’effet d’un chargement donné (fondation, remblai, etc..), le sol se déforme. On sait que dans la plus part des cas, la surface du sol est horizantale et les charges sont verticales; les déformations et par conséquent les déplacements, seront dans la même direction. Ils sont appelés tassements.

Pour un sol, les tassements résultent essentiellement de sa compressibilité (diminution de volume) qui est dû : à la compression du squelette solide, à l’évacuation de l’eau contnu dans les vides, et à la compression de l’eau et de l’air contenus dans les vides.

A noter que pour les contraintes courantes l’eau et le squelette solide peuvent être considérés incompressibles.

Dans le cas des sols grénus (sable et gravier ayant un coefficient de perméabilité élevé), saturés ou non, le tassement est immédiat ∆hi. Pour les sols fins saturés (faible coefficient de perméabilité), sous l’action d’une charge, l’eau libre ne peut s’évacuer immédiatement et supporte toutes

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les contraintes appliquées ( suppressions interstitielles ∆u=∆σ) pendant la ∆ phase de construction de l’ouvrage ; on aura le tassement immédiat ∆hi. La transmission des contraintes au squelette solide se fait progressivement au cours du drainage de l’eau et les surpressions interstitielles diminuent. Cet écoulement s’arrête lorsque ∆u s’annule; on obtient donc le tassement à long terme ou le tassement final de consolidation primaire ∆hc

σ σ', u
σ σ



σ=σ

fig 4.1 à tinfini

:

∆h = ∆hi + ∆hc ∆h(t)= ∆hi + ∆hc(t) (4.3)

à un instant (t) :

3.1 Relations entre le tassement, l’indice des vides et la contrainte effective Pour une couche de sol de hauteur « h » et d’indice des vides initial « e0 », après un chargement donné et à un instant « t », on a ;

∆h = eo − e = ∆e h 1 + eo 1 + eo

(4.4)

∆h et e sont le tassement et l’indice des vides à l’instant « t »

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3 suivante.Pour déterminer la relation entre l’indice des vides et la contrainte « σ : due à l’action des charges ».5) ∆e ∆logσ' (4. Cette courbe peut être schématisée par la figure 4. En appliquant un chargement discontinu par paliers et en déterminant la contrainte effective σ’ et l’indice des vides « e » pour chaque palier de chargement. on peut tracer la courbe : e= f (logσ’) appelée courbe oedométrique.3 On déduit de cette courbe : L’indice de compression (pente de la droite BC): Cc =− L’indice de gonflement ( pente de la droite DC): Cs = − σ ∆e ∆logσ' (4.6) Cours Mecanique des sol 48 Khaled MEFTAH . tout en mesurant les tassements. on doit réaliser un essai oedomètrique qui permet d’étuier la consolidation des sols ( amplitudes et durée des tassements pour une charge donnée) L’ essai consiste à placer un échantillon de sol saturé dans un moule cylindrique indéformable (module oedométrique) et de le charger verticalement (charge constante) jusqu’à dissipation des surpressions interstitielles. A B Courbe : e=f(logσ’) σ ent em arg Ch Déc harg eme nt C 0 σ fig 4.

4.- La pression de préconsolidation :σp’ C’est la plus grande contrainte σ qu’a supporté le sol durant son histoire géologique.Evolution du tassement au cours du temps 4-2 Tassement final de consolidation primaire Pour une couche de sol de hauteur « h ». le sol est normalement consolidé. d’indice de compression « Cc ». si la contrainte verticale initiale due aux poids propres du sol est « σ0’ ».. • Si Roc > 1.à. Dans ce cas les tassements seront très faibles tant que la contrainte effective finale est inférieure à la pression de préconsolidation.etc. les tassements se calculent comme suit : Cours Mecanique des sol 49 Khaled MEFTAH . Le rapport de surconsolidation (Roc)nous permet de connaître l’état de consolidation du sol.) qui en suite ont disparue. calculée au centre de la couche et si le chargement provoque un supplément de contrainte ∆σ (défini dans le chapitre3).) . C’est le cas des sols en cours de formation (vases. ce qui pourra réduire considérablement l’indice des vides.d qu’il n’a jamais été le ite d’une érosion ou supporté des surcharges (Glaciers. Ces sols sont sujettis à développer des grands tassements. Il est défini par : Roc=σ' p σ'o σ0’ : Contrainte effective vertivale du sol en place • (4.. Dans le cas contraire les tassements seront plus prononcés. • Si Roc < 1 .7) Si Roc = 1. c. le sol est sousconsolidé. le sol est surconsolidé. d’indice de gonflement «Cs » et de pression de préconsolidation « σp’ ». puisque toute surcharge peut augmenter la contrainte effective à un niveau que le sol n’a jamais atteint.

le tassement total sera la somme des tassements de chaque couche.• Roc = 1 : le sol est normalement consolidé : ∆hc = Cc hlog σ o'+∆σ 1+ eo σ'o • ( ) (4.10) . 4-3 Tassement à un instant « t » le tassement à un temps donné ∆hc(t) est calculé en fonction du tassement final ∆hc.Si la hauteur de la couche est supérieure à 3m. ∆hc relation : (4.Si σ0’ +∆σ < σp’ alors : ∆ (4.9 a) ∆hc = Cc hlog σ o '+∆σ   σp  1+ eo '   • (4. . on subdivisera la couche en sous couches.Si σ0’ +∆σ > σp’ alors : ∆  ∆hc = Cs hlog σ p '  + Cc hlog σ o '+∆σ    σ' p  1+ eo  σ'0  1+ eo   .9 b) Roc < 1 : le sol est sous consolidé : ∆hc = Cc hlog σ o'+∆σ 1+ eo σ'o On doit noter que : ( ) (4. à partir de la formule suivante : ∆hc(t) = U.8) Roc > 1 : le sol est sur consolidé : Deux cas peuvent se présenter : .11) U : étant le degré de consolidation moyen défini à un instant « t »par la Cours Mecanique des sol 50 Khaled MEFTAH .Si le sol est composé de plusieurs couches compressibles.

h ∫ u ( z .07 0.12) Pour déterminer le degré de consolidation « U ». (4.57 0.20 0.29 U (%) 70 80 90 95 99 100 Tv 0.13 0.00 2. Cv et des conditions de drainage : Tv = Cv. Le tableau suivant donne les valeurs de U en fonction deTv (4.t). H’ = h si couche est simplement drainée.08 Notons que pour la fin de la consolidation primaire (U=100%). basée sur des hypothèses simplifiées nous donne l’équation de consolidation en fonction du coefficient de consolidation : Cv (déterminé à partir de la courbe du tassement en fonction du temps pour un des paliers de chargement de l’essai oedométrique). t ) dz 0 U =1− = 1 − ∆ u (t ) h ∆ u0    ∫ u ( z .5%) Cours Mecanique des sol 51 Khaled MEFTAH .13) U (%) 12 20 30 40 50 60 Tv 0.01 0.20 2.t 2 H' H’ : représente le chemin de drainage. Pour une couche de hauteur h : H’ = h/2 si la couche est doublement drainée. La théorie de consolidation unidimensionnelle de Terzagi. ou plutôt pour un facteur temps « Tv » fonction du temps.40 0.08 ( correspondant à un degré de consolidation de 99.03 0. il suffit de déterminer l’équation de u(z. On peut alors déterminer le degré de consolidation U pour un temps « t ». ∆u(o) : surpression interstitielle à l’instant initiale (∆σ). 0 ) dz 0 ∆u(t) : surpression interstitielle au temps t. on prendra Tv=2.85 1.

La pression interstitielle : u(z. que représente la pression de pré consolidation déterminée graphiquement sur la courbe. (Z est comptée à partir du niveau supérieur de la couche compressible étudiée).t) = Uz.0)= ∆σ(z).Résumez les principales étapes de l’essai de consolidation. La contrainte effective : σ’(z. QUESTIONS A DEBATTRE 1. puisque u(z.Contrainte effective et pression interstitielle au cours du temps A une profondeur « z » et a un instant « t » donnés. 4.08 pour U=100% ? 7.14) Uz est déterminé en fonction de Tv et Z/H’.A quoi correspond le degré de consolidation ? Pour quoi on Tv=2. ∆σ(z)..t)=(1-Uz)∆σ(z).5. (4.Comment le mode de drainage d’un dépôt d’argile influe-t-il sur le temps de consolidation ? Cours Mecanique des sol 52 Khaled MEFTAH .Pourquoi les tassements surviennent-ils plus rapidement dans les sols à gros grains que dans les sols à grains fins ? 2.0)) .Lors de l’essai de consolidation.Comment appelle-t-on un tassement qui évolue avec le temps ? 3. 5. le degré de consolidation Uz est calculé à partir de la relation : u t U z =1− u((zz.Quelle est l’ampleur du tassement auquel on peut s’attendre lorsque la pression exercée par une fondation induit un contrainte effective totale supérieure à la pression de pré consolidation ? 6.

8. lorsque U=50%.50% et 100% de consolidation. L’essai de consolidation effectué sur un échantillon prélevé à mi- Cours Mecanique des sol 53 Khaled MEFTAH . sans tenir comte du tassement immédiat d’une couche de gravier.5) en kPa. et on la suppose uniformément répartie sur une bande infinie. 2) Combien de temps après l’application des charges obtient-t-on 30%.Exercice1 Suite à un sondage à ciel ouvert. on donne une représentation de la coupe d’un sol.26. σ’p=70kPa et Cv=2. les valeurs du tassement et de l’indice des vides. 3) Calculer. Exercice2 A l’aide des données de la figure suivante.10-7m2/s 1) Pour une largeur de la fondation B=3m. calculer le tassement de consolidation d’un dépôt d’argile sous le centre d’un remblai en longueur de 4m de hauteur. Cc= 0. γ γ γ Les résultats d’essais oedométriques réalisés sur des eprouvettes de la couche d’argile raide sont : e0= 0. On prendra : q= ((Q/B) + 20x2. calculer le tassement final de consolidation primaire dû au remblai et à la pression « q » appliquée par la semelle.

5m d’épaisseur repose sur une marne imperméable très compacte. 2) après un an Cours Mecanique des sol 54 Khaled MEFTAH .5 10-3 cm2/s.023 et de compression de 0.625 10-3 cm2/s.un coefficients de gonflement de 0. L’essai de consolidation a fourni un coefficient de consolidation de 0. de γ γ γ Exercice3 Estimer le temps nécessaire pour qu’un dépôt argileux de 6m de hauteur situé entre deux couches de sables perméable atteigne 95% de son tassement de consolidation.38.hauteur du dépôt argileux a révélé une pression de pré consolidation 110kPa . quel sera le degré de consolidation du dépôt sous la pression provoquant le tassemnt : 1) après six mois. Si le coefficient de consolidation est de 0. Exercice4 Un dépôt d’argile de 3.

∆ht =0.8 100% 2.36 kPa. σ’p = 70kPa.t 2 H' U Tv Temps (ans) 3) avec : Cv=2.50m D’après l’abaque 3-3.10-7m2/s . ∆hc = Cc hlog σ o'+∆σ    1+ eo  σ' p  ∆σ = qr h r + 2 q Iz sachant que q = 383.157 ∆σ = 150.5kPa.07 0.5 x 32.l/z) b = 1.322m. le temps correspondant est environ de 9mois et 18jours.32 Lorsque U = 50%.08 8. H’ = h/2 (couche simplement drainée) 30% 0. on aura Iz = 0.50m .28 50% 0.ELEMENTS DE CORRECTION Exercice 2 1) h = 5m σ’o = 18x1 +3.33 kPa.74 Cours Mecanique des sol 55 Khaled MEFTAH .74 e = 0. Iz = f (b/z .5x11=56.2 0. l = infini (semelle filante) Z = 2.2 = 16.1 cm et ∆/(1+eo) = ∆h/h avec ∆e = eo – e e = eo –(∆h/h) (1+eo) = 0. 2) Tv = Cv. D’où : ∆hc = 0.

Cours Mecanique des sol 56 Khaled MEFTAH . Tout sol présente une résistance au cisaillement qui est due au frottement inter-granulaire (contact entre les grains) et aux forces d’attraction entre les particules dans le cas des sols fins. c’est à dire le comportement des sols à l’état d’écoulement plastique ou à l’état de rupture. On définit aussi la rupture dans un sol à partir des courbes contraintesdéformations dans des essais à déformation contrôlée.Comportement élastoplastique des sols Dans les chapitres précédents. nous traitons les grandes déformations. La loi de Hooke n’est plus valable. Dans ce chapitre. on a étudié le comportement des sols sous faibles taux de chargement (domaine élastique). d’où le terme de résistance au cisaillement. on utilise alors une nouvelle loi appelée : Critère d’écoulement plastique qui représente la frontière du domaine d’élasticité. Ou le critère de rupture représenté par la courbe intrinsèque qui est l’enveloppe des cercles de Mohr correspondant à la rupture.CHAPITRE 5 LA RESISTANCE AU CISAILLEMENT DES SOLS 1. Au moment de la rupture d’un sol. il y a un glissement entre les particules solides. du à la dureté des grains et à l’état de surface de contact.

ne sont régis que par celui du squelette solide. l’écoulement de l’eau est très lent et le changement de volume se traduit par une surpression (export de l’eau) ou une dépression (apport d’eau) dans l’eau interstitielle. donc l’écoulement de l’eau est très rapide.. de même que sa résistance. etc. Dans le cas d’un sol grenus. 3 : Comportement élasto-plastique écrouissable. Dans le cas d’un sol fin saturé. 2 : Comportement élasto-plastique écrouissable. subit une variation de volume. pentes et barrages. L’eau est incompressible. Stabilité des talus. alors cette variation a lieu s’il y a mouvement de l’eau ( apport ou export).Rupture Rupture Rupture 3 2 1 ε ε% fig 5. Cours Mecanique des sol 57 Khaled MEFTAH . 2. Stabilité des ouvrages de soutènement. Le comportement de ce sol. la perméabilité est très faible.Comportement à court terme et à long terme des sols (cas des sols saturés) Un sol saturé soumis à des forces. La connaissance de la résistance au cisaillement d’un sol ( ou de sa courbe intrinsèque modelisée généralement par le critère de rupture de Coulomb) sert pour la résolution d’un grand nombre de problèmes de Génie Cicil : Capacité portante des fondations superficielles et profondes. on sait que sa perméabilité est élevée.1 1 : Comportement élastique parfaitement plastique.

c) Essai de compression simple. on distingue trois types d’essais : • Essai non consolidé non drainé (UU).T) : L’eau n’a pas eu encore le temps de s’évacuer et le sol se déforme à volume constant. Un comportement à long terme (L. La réalisation des essais « a » et « b » nécessite deux phases : o Phase1 : Remise sous l’état de contraintes en places (saturation et application de contraintes jusqu’à u=0).On considère donc deux comportements extrêmes du sol : Un comportement à court terme (C. S :section horizontale de la boite de cisaillement). Essai consolidé drainé (CD). 3-1 Essai de cisaillement direct L’échantillon de sol. b) Essai tri axial. Selon le drainage pendant l’une ou l’autre de ces deux phases. est soumis sur l’élément supérieur à une contrainte normale (σ =N/S.Détermination des paramètres de résistance des sols en laboratoire Les principaux essais de laboratoire sont : a) Essai de cisaillement direct. 3. • • Essai consolidé non drainé (CU). puis à un effort de Cours Mecanique des sol 58 Khaled MEFTAH . placé dans deux demi-boites qui peuvent glisser l’une par rapport à l’autre. Il s’agit alors d’un comportement non drainé (étude en contraintes totales).T) : Au bout d’un temps assez long (fin de la consolidation primaire). l’eau libre s’est évacuée. Le comportement du sol est régi uniquement par celui du squelette solide (étude en contraintes effectives). o Phase 2 : Cisaillement proprement dit.

1) a) Essai Consolidé Drainé (C. Cette représentation n’est autre que la traduction graphique de l’équation de Coulomb : τrupt = C + σrupt tg ϕ (5. pour trois contraintaintes normales différentes Les valeurs des contraintes de cisaillement à la rupture sont représentées en fonction des contraintes normales τ = f (σ).2 Boite de cisaillement Trois échantillons identiques doivent être testés.3 σ σ Cours Mecanique des sol 59 Khaled MEFTAH .D) τ τ3 τ2 τ1 tg +σ C' τ= ϕ ϕ σ σ Fig 5. Charge verticale:N σ =N/S Charge horizontale: T Plan de cisaillement τ =N/S' fig 5.cisaillement T jusqu’à la rupture tout en mesurant le déplacement horizontal de la demi boite.

h=2∅) d’un sol donné. on applique pour chacune les états de contraintes représentés comme suit : PHASE1 σ3 σ3 σ3 PHASE2 ∆σ1 Effort du piston σ3 ∆σ1 σ3 : Pression hydrostatique = σ’v0 Fig 5. ϕ’ : Angle de frottement interne effectif. b) Essai non consolidé non drainé (U.5 : Champs de contraintes à l’appareil triaxial Cours Mecanique des sol 60 Khaled MEFTAH .4 Cu : Résistance au cisaillement non drainé.U) Essai réalisable pour les sols fins τ τ3 τ2 τ1 τ = Cu Cu σ σ σ Fig 5.c’.ϕ’ : Les paramètresrésistance au cisaillement ϕ c’ : Cohésion non drainée. 3-2 Essai triaxial : Pour trois éprouvettes identiques ( ∅=36 mm.

6) τ Cu α τ = Cu Fig 5.σ3)/2 σ b) Essai Consolidé Drainé (C.D) (Essai très lent : Contraintes effectives) Cours Mecanique des sol 61 Khaled MEFTAH .A la rupture.σ3)/2 σ L’orientation du plan de rupture : α =π/4 π NB : Cet essai ne permet pas la détermination des paramètres effectifs même en mesurant la pression interstitielle. a) Essai non consolidé non drainé (UU).6 σ . Essai 1 : σII3 et σII1 Cu= (σ1 .En terme de contraintes appliquées sur le plan de rupture : τ = Cu σ =(σ1 + σ3)/2 σ En terme de contraintes principales : Cu =(σ1 . L’essai étant rapide. Le critère de rupture est : .σ3 étant le déviateur de contraintes. Essai 1 : σIII3 et σIII1 (5.2) Essai 1 : σI3 et σI1 . la représentation ne peut se faire qu’en contraintes totales (fig 5. on note les valeurs des contraintes principales : σ1 = σ3 + ∆σ1 et σ3 ∆σ1 = σ1 .

7 RSULTATS DE L’ESSAI CD A L’APPAREIL Orientation du plan de rupture : α =π/4 + ϕ’/2 π Le critère de rupture est : En terme de contraintes sur le plan de rupture : τ = c’ + σ’tg ϕ’ En terme de contraintes principales : σ’1 = σ’3 Kp +2 c’√Kp. La détermination des paramètres de résistance consolidés non drainés (Ccu. ϕ’) en mesurant la pression interstitielle à la rupture.8) Cours Mecanique des sol 62 Khaled MEFTAH .U) Il a pour but : la détermination des paramètres de résistance effectifs (c’.τ τ τ τ σ σ σ '+ =C τ tgϕ ϕ σ σ TRIAXIAL FIG5. √ Kp = tg² (π/4 +ϕ’/2) π ϕ (5. ϕcu) L’étude de la variation de la cohésion non drainée en pression de consolidation.3) c) Essai Consolidé non Drainé (C. fonction de la La représentation des résultats peut se faire en contraintes totales et en contraintes effectives ( fig 5.

8 τ cu cu cu a 3 2 1 σ 'c +λ a u= c λ ∆cu ∆ σ 'c σ Ι3 σ ΙΙ3 Fig 5. Kp = tg² (π/4 +ϕcu/2) √ π ϕ τ = Ccu + σtg ϕcu L’accroissement de la cohésion non drainée est : ∆Cu = λ ∆ σ’c ∆ σ’c : l’accroissement de la pression de consolidation.τ σ tg '+ =c τ ϕ Cu3 Cu2 Cu1 ϕ τ = C cu ϕcu tg +σ ϕ cu ccu σ Fig 5. √ τ = c’ + σ’tg ϕ’ En terme des contraintes totales : σ1 = σ3Kp +2 Ccu√Kp.5) Kp = tg² (π/4 +ϕ’/2) π ϕ (5. (5.4) Cours Mecanique des sol 63 Khaled MEFTAH .6) (5.9 cu= f (σ ‘c) σ ΙΙΙ3 σ L’orientation du plan de rupture : α =π/4 + ϕ’/2 π Le critère de rupture est : En terme des contraintes effectives : σ’1 = σ’3Kp + c’√Kp.

1 Résultats de l’essai de compression simple Orientation du plan de rupture : α =π/4 π La cohésion non drainée est : cu = σ1 / 2 (5.3-3 Essai de compression simple L’essai consiste à appliquer une charge axiale sur l’échantillon du sol et l’augmenter progressivement jusqu’à la rupture. L’essai étant rapide.7) Cours Mecanique des sol 64 Khaled MEFTAH . les résultats sont représentées en contraintes totales (fig 5.10) σ1 α σ1 τ τ = Cu α σ σ1 σ fig 5.

A l’aide des résultats qui suivent.7 194. 7.3 118.6 170. Comment sont -ils réalisés? Exercice 1 Chercher les relations entre les contraintes principales et l’angle de frottement interne dans les conditions où la cohésion est nulle.8 τrupt 57.Quelles sont les circonstances qui provoquent généralement une rupture du sol ? 3.Dans un sol cohérent.A quoi servent les deux phases lors des essais de cisaillement direct et triaxial ? 6. de quoi dépend la résistance au cisaillement d’un sol à la rupture ? 2. on parle du scissomètre de laboratoire et du pénétromètre à cône.2 231.Selon le critère de Coulomb.Pourquoi utilise-t-on l’angle de frottement interne effectif pour les sols pulvérulents ? 4. et lorsqu’il est en service. Exercice 2 On a effectué des essais de cisaillement direct sur un sable moyen.QUESTIONS A DEBATTRE 1.7 Essai N° 1 2 3 4 Commenter les résultats trouvés.Quels sont les paramètres de résistance au cisaillement qu’on doit utiliser lors de la construction d’un ouvrage. Cours Mecanique des sol 65 Khaled MEFTAH .1 99. qu’arrive-t-il à la valeur des paramètres de la résistance au cisaillement lorsqu’il n’y a aucun drainage. déterminer les paramètres de la résistance au cisaillement de ce sable.Parmi les essais de cisaillement. 5. σ’rupt 67.2 150.

sont fournis dans les tableaux suivants : .5 σ1-σ3 (kPa) σ 466. sont les suivants : Essai N° 1 2 σ3 (kPa) 105 307.01 Déterminer les caractéristiques de résistance à long terme et les paramètres de résistance consolidés non drainés. σ3 (kPa) 100 340 σ1 (kPa) 170 580 U(kPa) 70. σ1 = 248 kPa σ3 = 140 kPa σ’(kPa) 30 50 80 τ(kPa) 22 36 57 Essai de cisaillement direct drainé Essai N° 1 2 3 Essai tiaxiaux CU : Essai N° 1 2 On demande : 1) L a cohésion non drainée de la vase. .5 1056 U(kPa) 20.Exercice 3 Les résultats de 2 essais triaxiaux consolidés non drainés (CU) avec mesure de la pression interstitielle sur matériau de remblai. des carottes de sol vaseux.8 240 Cours Mecanique des sol 66 Khaled MEFTAH .70 93.Essai triaxial UU. Exercice 4 On prélève d’un sondage carotté à 11 m de profondeur.Essai de compression simple : Rc = 100kPa. Les résultats d’essais sur les différentes éprouvettes de ce sol.

2) Les paramètres de résistance effectifs déterminés à partir des essais de cisaillement direct et des essais CU. 3) Les paramètres de résistance consolidés non drainés ainsi que la variation de la cohésion non drainée en fonction de la pression de consolidation (σ’c) 4) L’inclinaison des plans de rupture dans les éprouvettes : a) de l’essai de cisaillement direct.( Essai 1) b) de l’essai tiaxial CU (Essai 2) Cours Mecanique des sol 67 Khaled MEFTAH .

Paramètre de résistance effectifs : • Cisaillement direct : τ = C’ + σ’tg ϕ’ 22 = 30 tg ϕ’ + c’ (1) 36 = 50 ’tg ϕ’ + c’ (2) 57 = 80 ’tg ϕ’ + c’ (3) .CORRIGES Exercice 1 La cohésion est nulle. (2) et (3) ϕ’ = 35° c’ = 0 Cours Mecanique des sol 68 Khaled MEFTAH .σ3)/2 = (248-140)/2 = 54 kPa.Paramètre de résistance à court terme : Essai de compression simple : Cu = Rc/2 = 50kPa. Essai triaxial UU : Cu =(σ1 . (1) et (2)⇒ ϕ’ = 35° .σ3)/2 = BC/OC d’où σ3/ σ1 =(1. 2.sinϕ) = tg² (π/4 +ϕ/2) Exercice 2 1. donc la courbe intrinsèque passe par l’origine (τ =tgϕ) τ B ϕ 0 σ3 C σ1 σ Le triangle OBC est rectangle OC = (σ1 + σ3)/2 et BC = (σ1 .sinϕ) / (1+ sinϕ) = tg² (π/4 -ϕ/2) de même σ1/ σ3 =(1+ sinϕ) / (1.

5° Cu=0.Inclinaison des plans de rupture : • • Eprouvette1.2 = 29. 100 Cu = a + λ . essai CU : α = π/4 +ϕ’/2 = 61.354 σ’c Cours Mecanique des sol 69 Khaled MEFTAH .2 Nφ +2c’√ Nφ Essai2 : 340 = 100 Nφ +2c’√ Nφ ⇒ ϕ’ = 33° et c’ ≅0 3. essai de cisaillement direct : Plan horizontal.Paramètre : Ccu et ϕcu Essai CU : Contraintes totales σ1 = σ3Kp +2 Ccu√Kp.1° et Ccu =0 Variation de la cohésion non drainée : Essai1 : σ3 = 100 kPa Essai2 : σ3 = 340 kPa Cu = a + λ σ’c Cu = 35kPa Cu = 120kPa CU = A + λ . 340 ⇒ λ = 0. Eprouvette 2. √ Kp = tg² (π/4 +ϕ’/2) = Nφ π ϕ φ Essai1 : 99.• Cisaillement triaxial : σ’1 = σ’3Kp –2 c’√Kp.354 et a =0 4. √ Kp = tg² (π/4 +ϕcu/2) π ϕ Essai1 : 170 = 100 Nφ +2c’√ Nφ Essai2 : 580 = 340 Nφ +2c’√ Nφ ⇒ ϕcu = 15.

élément inferieur d’un ouvrage. Selon le chapitre B.1b) Cours Mecanique des sol 70 Khaled MEFTAH . le sol est en équilibre élastique au début de de l’application de la charge. dans des conditions favorables.Introduction La fondation superficielle. le sol se met progressivement à l’équilibre plastique et au moment de la rupture : - Dans le cas d’une semelle. De point de vue comportement mécanique. les charges issues de la superstructure.1a) - Dans le cas d’une fondation profonde (pieu) on obtient une zone de rupture lovcale sous la pointe du pieu (fig 6. Lorsque la charge devient importante. permet de transmettre à une couche de sol peu profonde.1 du fascicule 62 titre V : En règle générale on peut considérer qu’une fondation est superficielle lorsque sa hauteur d’encastrement D est inférieure à 5 fois sa largeur. il se produit un coin rigide sous la base de la semelle qui s’enfonce dans le sol en le refoulant de part et d’autre( fig 6. il le garde pour les valeurs faibles valeurs de celleci. si l’on soumet une fondation à un chargement croissant.CHAPITRE 6 ETUDE DE LA PORTANCE DES FONDATIONS SUPERFICIELLES A PARTIR D’ESSAIS DE LABORATOIRE 1.

τ Fig 6. les tassements doivent être inférieurs aux tassements admissibles définis pour l’ouvrage les contraintes doivent être compatibles avec la résistance à la rupture du sol : C’est le problème de la capacité portante. Cours Mecanique des sol 71 Khaled MEFTAH τ . il doit répondre à trois sortes de préoccupations : une bonne reconnaissance du sol support.1-a Schéma de rupture sous une semelle chargée fig 6.1-b Rupture sous un pieu Un projet de fondation est donc très délicat.

sans qu’il y ait des tassements excessifs et des risques de rupture du sol 2.2 γ Cours Mecanique des sol 72 Khaled MEFTAH .1) Nγ. Nq. Nc : facteurs de portance donnés en fonction de l’angle de frottement interne du sol ϕ sous la base de la fondation γ ϕ fig 6.Calcul de capacité portante Dans le cas d’une semelle filante de largeur B. l’équation générale de la charge limite est : T à 1 % à 1 F T à ' 1 O = + F +   +    T (6. tgϕ ϕ Pour un sol cohérent : A court terme : τ = Cu A long terme : τ = c’ + σ’tg ϕ’ La capacité portante est la pression maximale que peut supporter le sol avant la rupture. encastrée à une profondeur D dans le sol et soumise à une charge verticale centrée (fig 6.La contrainte de cisaillement le long du plan de rupture est donnée par : Pour un sol pulvérulent : τ = σ . La contrainte admissible est la pression maximale qui puisse être appliquée par une structure sur le sol.2).

2 1 Carrées 0.Coefficients de forme Fondations Sγ Sc Sq Rectangulaires 1-0.2B/L 1+0.5) 2-3 Influence de la forme de la semelle L’équation générale de la capacité portante est modifiée par l’introduction des coefficients de forme : Sγ.4) o Pour une nappe à grande profondeur (sol sec ou humide) : (6. Les calculs sont menés en contraintes totales en utilisant cu et ϕu = 0 (Nγ =o. les calculs sont menés en contraintes effectives avec c’ et ϕ’ T O = 1 % F1 F T + + ( ’ )Nq (6.6) Tableau 6.2B/L 1 0.2) A long terme. Sc.8 1. Nq =1 et Nc =5.3) 2-2 Effet de la présence d’une nappe Il y a lieu de déjauger les poids volumiques si les sols correspondants sont immergés : o Pour une nappe affleurant à la surface du sol (sol saturé) : qu = 1 γ'2 BN λ + c' N c +  q +γ'1 D N q   2 qu = 1 γ 2 BN λ + cN c +  q +γ1D N q   2 (6.6 1.1 .14) T & O = X + ( T+ à ' ) + (6.2-1 Rupture à court terme et à long terme A court terme. Sq T O = 1 % 6 F F6 1 T Ł + F + + ( ’ 1 q Sq ) (6.3 1 Circulaires Cours Mecanique des sol 73 Khaled MEFTAH .

3 La charge de rupture QL est : o QL =ql . L’ (semelle rectangulaire ou carrée) o QL = ql.B’B /4 (semelle circulaire) (6.2.B’. on remplace L par une lorgueur réduite L’ = L . ic et iq TX à % L F FL T à ' 1 T L 1 1 è à+ F T = + + ( ) (6.e’.e Si l’excentricité « e’ » est parallèle à « L » .7) 2-5 Influence de l’inclinaison de la charge L’équation générale de la capacité portante est modifiée par l’introduction des coefficients minorateurs : iγ.12 propose les relations suivantes pour les coefficients d’inclinaison : o iγ = (1-δ/ϕ’)² δϕ o ic= iq = (1-2δ/π)² δπ (6.2-4 Influence de l’excentrement de la charge Si l’excentricité « e » est parallèle à « B » . on remplace dans tout ce qui précède B par une largeur réduite B’ = B .8) Pour une inclinaison δ de la charge par rapport à la verticale. le DTU 13.2. Figure 6.9) Cours Mecanique des sol 74 Khaled MEFTAH .π.

Cours Mecanique des sol 75 Khaled MEFTAH .11) ’à T ’à DP = G Fs étant le coéfficient de sécurité pris généralement égal à 3.4 ) 1 sol compact q1 B q2 D h 2 sol mou B1=B+h c.10) 3.4 On calcule la portance du sol (2) sous l’effet de la pression q1 .ϕ γ1 γ2 Figure 6. avec : T T % à K % K + + = (6.Calcul de la contrainte admissible On prend pour la pression admissible : qadm = charge des terres enlevées + capacité portante nette T à ’ O − V ) + FS (6.2-6 Cas d’un sol bicouche On utilise dans la pratique la méthode de la semelle fictive qui consiste à diffuser la pression sous un angle de répartition de l’ordre de 27° (fig 6. On vérifie ensuite que la pression moyenne appliquée sous la fondation est inférieure à qadm.

B : Dans le cas d’une semelle posée à une profondeur d en fond de fouille après un premier creusement de D ( cave.5 D d fig 6.N. sous-sol. etc …) : fig6.5 T à ' O − V ) 'à T 'à DP = G + Avec O T = à% 1 + 1 F F +( à G ) 1T Cours Mecanique des sol 76 Khaled MEFTAH .

Pour un ouvrage reposant sur des fondations de différents types. 4. L’angle de frottement interne du sol est 30° D=2 m 2.Si on demande votre avis (sommaire) sur le choix du type de fondation.QUESTIONS A DEBATTRE 1.Disntinguer les divers types de fondations suprficielles? 2. de l’équation générale de la capacité portante ? 6. Exercice1 Calculer la capacié portante sous la semelle filante dans les deux cas : La nappe est au niveau (a).Quels sont les trois parties.00 γ =18.1 kN/m3 Cours Mecanique des sol 77 Khaled MEFTAH . quel sorte de tassement peut se produire ? 3.9 kN/m3 γ Semelle filante reposant sur le sable =22.50 a 4.Définisser les expressions « capacité portante admissible» et « capacité portante à la rupture » 5. quels documents vous devez consulter avant de répondre. ou termes. La nappe est au niveau (b).Enumérer les facteurs et les paramètres d’état du sol dont on tient compte lors du calcul de capacité portante.50 b B=1.

00 m.60 γ = 20kN/m3 1.00 γ = 17.0 kN/m 3 1. et L= 1.00 D=2. Le sol support est pulvérulent de poids volumique 20 kN/m3 et d’angle de fottement interne 35° .20 m.Exercice2 Une semelle filante de 1 m de largeur repose sur une argile saturée.00 Semelle filante sur une argile saturée.30 D=1. ϕ '=25° = 23. Calculer la capacité portante admissible de l’argile à court et à long terme en utilisant un coefficient de sécurité égal à 3.20 Semelle rectangulaire excentrée. Déterminer la capacité portante admissible de ce sol en utilisant un coefficient de sécurité F= 3 0.3 kN/m 3 γ C u = 65 kPa C'= 16 kPa . La charge transmise par le poteau est alors excentrée de 45 cm dans la direction parallèle à B. Cours Mecanique des sol 78 Khaled MEFTAH . 1. on était contraint de réaliser une semelle rectangulaire ayant comme dimensions B = 1. Exercice3 Au niveau d’un mur mitoyen.

Calculer les coefficients de sécurité à court et à long terme.60 m de profondeur une semelle filante de largeur B = 2 m produisant une charge Q = 250 kN/ml . inclinée de 30° et excentreé de 30 cm.60 Cu=165kPa .Exercice 4 Sur un sol très compact.00 Semelle filante avec charge excentrée et inclinée Cours Mecanique des sol 79 Khaled MEFTAH . on construit à 1.ϕ=30° γ =18 kN/m3 B=2. 12° Q 30 1. C'=10kPa .

14 qadm = 120.9 x 2 x 18. Pas de facteurs d’inclinaison.60 kPa 2 qnet = 856.6 – 8.10.γ . Il faut alors déjauger le sol dans le terme de surface.ELEMENTS DE CORRECTION Exercice1 Nappe en (a) : La nappe phréatique se trouve sous la profondeur d’influence de la semelle Hw> (D+B) puisque 4 > (2+1.4) = 1037.20 Cours Mecanique des sol 80 Khaled MEFTAH .61 kPa.4 kPa Exercice2 A court terme: ( ) ( ) ϕu = 0⇒ abaques 6-1 on a : Nγ = 0.10. on a : Nγ = 18. ql = 1 γ'BN λ + γ D N q = 856. D telleque qnet = ql .81/3+(18. Nc = 5.61 – (18. Nc = 20.07 kPa Nappe en (a) : La nappe phréatique se trouve à une profondeur intermédiaire entre la profondeur de la semelle et la profondeur d’influence de la semelle.8 kPa qadm = 297.70 qadm = 227.9x2) = 371.70. Nq = 18. ni d’excentricité.00 Les facteurs de formes pour une semelle filante sont égaux à 1.9x2x18.4 Fs = 4.81 kPa qadm = 999. qnet = 1037.40 Fs = 4.7 kPa A Long Terme: ϕ’ = 25°⇒ abaques 6-1 on a : Nγ = 8.9x2) = 999.6 kPa Exercice3 A Court Terme : A long terme : qadm = Q/1.D et Fs =3 ql = 1 γBN λ + γ D N q 2 ql = (1/2.4.5) Pour ϕ = 30°⇒ abaques 6-1. Nq = 1. Nc = 30.1) + (18.9x2= 838. D’où : qadm = (qnet/ Fs ) + γ .x18. Nq = 10.

σ’v ) est représenté σ par le cercle de Mohr. L’état de contrainte agissant sur un élément de sol (σ’h. on distingue trois états d’équilibre : . Pour un massif de sol. le cercle doit être toujours à l’interieur de l’enveloppe de rupture (fig 7. état passif ou de butéé.La théorie de Rankine L’équilibre des contraintes dans un sol est exprimé par l’enveloppe de rupture (courbe intrinsèque) issue de l’équation de Coulomb : τ = c + σ’ tg ϕ. Un ouvrage de soutènement doit être alors conçu de manière à résister à cette poussée.état au repos : le rapport entre la contrainte horizontale effective et la contrainte verticale effective s’exprime au moyen du coefficient de pression des terres au repos K0.1) état actif ou de poussée.CHAPITRE 7 POUSSEE ET BUTEE DES TERRES 1.1) Cours Mecanique des sol 81 Khaled MEFTAH . K0=σ’h /σ’v σ σ Alors - σ’h =σ’v. 2. K0 σ (7.Introduction Les sols exercent des pressions verticales sur les couches sous-jacentes. ce qui engendre des pressions horizontales dites « pousseé des terres ». Rappelons que pour garder l’équilibre de l’élément de sol.

Pour qu’un relachement de la contrainte horizontale contre un ouvrage de soutènement entraîne la rupture du sol. Cours Mecanique des sol 82 Khaled MEFTAH . ce qui entraînera une rupture le long d’un plan de cisaillemnt. A ce moment les contraintes seront plus fortes que la résistance au cisaillement du sol. le cercle1 ira en augmentant jusqu’à ce qu’il touche l’enveloppe de rupture.1 Les Trois états d’équilibre d’un sol Les cercles représentent trois états différents des contraintes d’un élément de sol. La contrainte de cisaillement agissant sur l’élement est inférieure à la résistance au cisaillement du sol : pas de risque de rupture. Cercle1 : exprime l’état d’équilibre au repos. le mur doit nécessairement être flexible : c’est ce sur quoi s’appuie la théorie de Rankine.τ ϕ etat 3 supérieur(butée) σ etat inferieur (poussée) τ 2 1 σ 0 σ σ σ σ σ σ Fig 7. Cercle2 et cercle 3 : Si la contrainte horizontale diminueσ3i ou la contrainte verticale σ1i augmente.

2 Etat de poussée σ’A =KA.KP = 1 Fig 7.Expansion latérale τ σ τ ϕ plan de rupture α π/4+ϕ/2 0 σ σ α σ 01 σ σ σ fig 7.σ’v σ KP : Coéfficient de butée Cours Mecanique des sol 83 Khaled MEFTAH .σ’v σ KA : Coéfficient de poussée Com pression latérale τ β 0 σ 01 β σ 02 β σ σ σ Remarquons que KA.3 Etat de butée σ’P =KP.

A long terme : (c’≠0 . ϕu= 0) σ A=σ v − 2Cu σ P=σ v + 2Cu Les résultats sont exprimés en terme de contraintes totales.2) (7. ϕ’≠ 0) (7.3) avec : K A= 1−sinϕ' ϕ' =tg² π − = Nφ 4 2 1+sinϕ'   et KP = 1 KA (7.en butéé : σ ’ A = K A σ ’v σ’P = KP σ’v (7.5) (7.7) (7.2-1 Massif à surface horizontale b) Cas d’un sol pulvérulent Pour déterminer le coefficient de poussée.4) c) Cas d’un sol cohérent et frottant: A court terme : (cu≠0 . il suffit d’établir une relation entre σ’A .en poussée : .8) Cours Mecanique des sol 84 Khaled MEFTAH .σ’v et l’angle de frottement interne ϕ .6) σ' A = K Aσ'v−2C' K A σ'P = K Pσ'v+2C' K P (7. on aura : .

2-2 Massif à surface inclinée β σ σ τ figure 7.cos²β τ = σ sin β = γ .11) Les contraintes de poussée et de butée se calculent de l même manière que précédemment mais en utilisant les coefficients suivants : K A(β )= cos β − cos²β −cos²ϕ cosβ + cos²β −cos²ϕ K P(β )= 1 K A(β ) (7.12) Cours Mecanique des sol 85 Khaled MEFTAH .z.z.cosβ Par projection : (7. sin β v (7.z.3 La contrainte verticale appliquée à une profondeur z sur une facette parallèle au talus est : σ v=γ. cos β .10) (7.9) σ N=σ v cosβ =γ.

14) (7.4 Forces de poussée et de butée Poussée : h P A= ∫ σ' A = 1 γh²K A 2 0 Butée : située à h/3 par rapport à O (7.4) γ σ γ σ γ O σ γ fig 7.13) Lorsqu’une surcharge uniformément répartie est appliquée à la surface du sol.(γ. σv = γ.Calcul des efforts de poussée et de butée 3-1 Massif à surface horizontale a) cas d’un sol pulvérulent En exprimant la contrainte verticale en fonction du poids volumique du sol.12) h P P = ∫σ' A = 1 γh'²K p 2 0 située à h’/3 par rapport à O (7. on aura : σ’A = KA.z + q La contrainte de poussée est : La contrainte de butée est : σA = KA.z + q) γ σP = KP.15) Cours Mecanique des sol 86 Khaled MEFTAH .γ.z + q) γ (7. à une profondeur z.h qui sera représentée par le diagramme suivant (fig 7.3.(γ.

16) Et par analogie.h' 2 Cours Mecanique des sol 87 (7. la poussée résultante s’applique à h/2 du mur : PA= KA q h (7.18) = hw : hauteur de l’eau sur l ‘ouvrage b) Cas d’un sol cohérent et frottant On a démontré que : A long terme : σ ' = K σ ' −2C ' K A A v A Avec K ϕ'   = tg ² π −  A 4 2 et σ ' = K σ ' +2C ' K P P v P Avec   K p =tg² π + ϕ'    4  2   les forces de poussée et de butée s’écrivent : P A= 1 γh²K −2c' K A . la butée résultante s’applique à h’/2 du mur : PP= Kp q h (7. sa répartition le long du mur est un rectangle de surface (q.h) .17) Si le sol est saturé . l’action de l’eau est équivalente dans toutes les directions.20) Khaled MEFTAH . Elle a une répartition triangulaire comme d’habitude : 3 à t K (7.h A 2 P P = 1 γh'²K p +2c' K P .19) (7.Puisque q est constante. La poussée de l’ouvrage de soutènement est indépendante des coefficients de poussée et de butéé.

23) P AH = PAcosβ En butée : P AV = PAsin β (7.5 Massif a surface incliné Si le sol est pulvérulent.h²K P(β )cosβ 2 (7.21) (7.h 2 P P = 1 γh'²+2cu.25) Cours Mecanique des sol 88 Khaled MEFTAH .h'+2cu et les forces sont : (7.zK  β cosβ P  P P = 1 γ.22) P A= 1 γh²−2cu.zK A(β )cos β P A= 1 γ.h' 2 3-2 Massif à surface inclinée d’un angle (β) β β β β fig 7.h²K A(β )cosβ 2 Cette force de poussée a deux composantes : (7.24) σ'P =γ. à une profondeiur z : En poussée : σ' A =γ.h−2cu et σ' p =γ.A court terme : σ' A=γ.

les contraintes de poussée ou de butée doivent être calculées à l’interface des couches en tenant compte des paramètres de chacune d’elles.B et C sont : A γ ϕ σB1 σB2 γ ϕ σC figure 7.27) Les méthodes de calcul citées précédemment restent valables. les contraintes de poussée aux points A. Pour l’exemple de la figure 7. l’effet de la cohésion se retranche de la poussée et s’ajoute à la butée. P PH = P cos β P et P AV = P P cosβ Pour un sol cohérent et frottant.De la même maniére que la force de poussée.26) (7. la force de butée se décompose en deux foces.6 suivante. Mais. P A= 1 γh²K  β −2c' K A A  2 P P = 1 γh²K p β +2c' K P   2 3-3 Massif en plusieurs couches hétérogènes (7.6 Cours Mecanique des sol 89 Khaled MEFTAH .

il ne doit ni glisser.1 Vérification vis-àvis du glissement β ∑ ∑ O fig 7.La stabilité des murs de soutènement Deux types de murs de soutènement sont envisageables : les murs poids en maçonnerie ou en béton et les murs cantilevers en béton armé Pour qu’un mur de soutènement soit stable. ni se renverser. 4.7 Forces appliquées à un mur de soutènement Cours Mecanique des sol 90 Khaled MEFTAH .σ A=−2c1 K A1 avec   K A =tg² π − ϕ'    4  2   σ B = K γ1h1 −2c1 K A 1 A 1 1 σ B = K A γ1h1−2c K A 2 2 2 2 σ C =σ B2 + K A γ 2h2 2 4. ni poinçonner le sol de fondation.

29) Khaled MEFTAH .tgϕ F = = s ∑F ∑F H H Pour que le mur soit stable : Fs >1. La résistance au glissement par le frottement entre le matériau constituant le mur et le sol support (T).28) tgϕ: coefficient de frottement entre le sol de fondation et la base du mur c: cohésion réduite. Fs >2 si on tient compte de la butée (7. On calcule le coefficient de sécurité Fs : Momentsrésis tants F s= ∑ ∑momentsmoteurs Pour que le mur soit stable : Cours Mecanique des sol 91 Fs >1. 4-2 Vérification vis-à-vis du renversement Pour s’assurer qu’un mur ne basculera pas autour du point aval le plus éloigné sous la semelle(pointO). Fs >2 si on tient compte de la butée (7. On calcule le coefficient de sécurité Fs : T c.La poussée active est la seule force qui tend à faire glisser un mur de soutènement sur sa base. il faut connaître la valeur des moments résistants (stabilisateurs) et des moments moteurs (de renversement) par rapport au point(O).5 si on néglige la butée.5 si on néglige la butée.B + ∑ Fv. On prendra en général : ϕ ≤ϕ ≤ϕ 3 et c: = c ( à long terme) c: =cu ( à court terme).

4-3 V érification vis-à-vis de la portance du sol de fondation La résultante des forces doit se situer à l’interieur du noyeau central de façon que la pression entre la semelle et le sol soit positive en amont . on doit calculer le moment total autour du point (O) : M résul tant =∑ M (moteurs )−∑ M (résis tants )=Mrn L’éxcentricité de la force par rapport au point O est : eo = Mrn ∑ FV L’éxcentricité de la force par rapport au centre de la semelle est : ec = B − eo 2 On calcule alors les contraintes à l’aval et à l’amontde la semelle (σmax) et (σmin) σ max = ∑ σ min ( ) F = ∑ ( − 6e ) 1 B B FV 6ec 1+ B B V c ≤ qadm (7. sont très utilisés dans les ouvrages. Pour déterminer le lieu de passage de cette résultante. l’étude de leur stabilité dépend de leur mode de fonctionnement. Cependant.Les rideaux de palplanches 5-1 Les types constructifs de palplanches Les rideaux de palplanches métallaques. On distingue alors : Cours Mecanique des sol 92 Khaled MEFTAH . cette pression de contact ne doit pas être supérieure à la capacité portante admissible du sol. aussi bien provisoires que définitifs.30) ≥0 (7. en aval.31) 5.

-

Les rideaux simplement encastrés en pied, dont la stabilité est assurée par la réaction du sol de la partie enterrée, appelée fiche. C’est le cas essentiellement des batardeaux.

-

Les rideaux encastrés en pied et ancrés dont la stabilité, outre la réaction sur la fiche, est due à un ou plusieurs ancrages enterrés dans le sol. C’est le cas des murs de quai, etc..

-

Les rideaux simplement butés en pieds et ancrés.

5-1 Les rideaux simplement encastrés en pied :

A l’quilibre limite, le rideau pivote, sans se déformer, autour du point

figure 7.8 Rideau simplement encastré

Les inconnues sont : la fiche « f » et la contre butée « C ». Le principe fondamental de la statique, nous fourni deux équations :

{∑ F = 0}et{∑ Mo = 0}

Ainsi le système sera isostatique et résolvable : On aura la longueur de la palplanche et les éfforts qui lui sont appliqués. En traçant les diagrammes des moments fléchissants et des efforts tranchants, on peut Pour dimensionner la palplanche selon son module de résistance( I / v) en appliquant l’équation de la résistance des matériaux : 0D P[ Y , ⊆ D.

(7.32)

Cours Mecanique des sol

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5-2 Les rideaux ancrés simplementbutés en pied La méthode simplifiée de calcul consiste à ne pas tenir de la contre-butée. Le problème est alors isostatique et se résout en appliquant le principe fondamental de la statique :

Tirant A

fig7.9 Rideau ancré simplement butée

{∑ F = 0}et{∑ M

F

/ A = 0}

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QUESTIONS A DEBATTRE

1- A l’aide des cercles de Mohr, expliquer le principe de base des pousseés et des butées selon la théorie de Rankine. 2- Quelle est l’utilité d’un mur de soutènement ? 3- La stagnation d’eaux a l’amont d’un mur de soutènement est favorable ou défavorable a sa stabilité ? 4- Quels est le role des barbacanes dans les murs de sotènement ? 5- Expliquer le role des bêches dans les murs de soutènement.

Exercice1 On veut remblayer un mur de soutènement en béton de 5 m de hauteur avec un sable de poids volumique 18kN/m3 et ayant un angle de frottement interne de 30° .

0.80

1.50 m

1) Calculer la poussée activesur le mur en utilisant la théorie de Rankine. Le mur supporte uniquement le remblai.

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5m

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00 4. 3) Vérifier la stabilité du mur au glissement et au renversement. Cours Mecanique des sol 96 8.2) Sachant qu’il y a une surcharge de 30kPa sur le terrain situé en amont du mur.00 4. lorsqu’il supporte le remblai et la surcharge. Calculer dans ce cas la poussée active. Le poids volumique du béton est de 25kN/ m3 4) Vérifier uniquement le renversement si en plus la hauteur d’eau à l’amont est de 5 m Exercice 2 Un rideau de palplanches simplement encastré est représenté par le schéma suivant : Eau γ=16 kN/m3 ϕ=30° C=0 γ=16 kN/m3 ϕ=20° C'=10 γ=16 kN/m3 ϕ=20° C'=10 O 1) Tracer les diagrammes des contraintes de poussée et de butée sur le rideau de palplanches (méthode de Rankine) 2) Calculer les valeurs des forces ainsi que leurs positions par rapport au point O. En déduire les valeurs des moments.00 Khaled MEFTAH .00 8.

Olilari et B. Cambou.REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES *Eléments de mécanique des sols : François schlosser *Aide memoire de mecanique des sols : Publication de l’ENGREF *Notes de Cours de géptechnique (IUT Paul Sabatier) : Claude Legrand *Mecanique des sols Tome1 et Tome2 : J.Sanglerat *Problèmes pratiques de mécanique de mécanique des sols : G.Sanglerat G.12 Cours Mecanique des sol 97 Khaled MEFTAH . *Mécanique des sols : V.Robitaille et D.Tremblay *Fascicule 62 titreV *DTU 13.Costet et G.

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