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Défense Belgique 1940

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La défense de la Belgique en 1940

Le traité de Versailles clôture la première guerre mondiale et délie également la Belgique de son obligation de neutralité. Ainsi se modifie le cadre international de la sécurité externe de la Belgique. Elle tente de nouer des accords de défense avec la Grande-Bretagne et la France. La démarche génère de maigres résultats. La Grande-Bretagne refuse de s’engager. Avec la France, les négociations débouchent sur un simple accord technique au niveau des étatsmajors, il comporte une partie publique et une partie logiquement tenue secrète. Cette facette secrète indispose une large partie de l’opinion publique. La Belgique dénonce l’accord en 1936. Le 14 octobre 1936, confrontée à l’évolution de la situation internationale, à la modicité des réactions britanniques et françaises et à l’inefficacité de la Société des Nations, la Belgique opte pour l’indépendance et la neutralité librement proclamées. Elle sollicite et obtient en 1937 des garanties de ses voisins français, britanniques et allemands. Le pays adhère totalement à ce choix politique, accepte la prolongation du service militaire jusqu’à 17 mois et les importants investissements exigés pour le renforcement de l’outil de défense. En 1931, obnubilé par l’option défensive, le gouvernement ne renouvelle pas les chars du Régiment de chars de combat et le supprime. Les Chasseurs Ardennais naissent en 1933, les unités de Cyclistes frontières en 1934. La même année, se créent le Corps d’armes antichars et d’accompagnement et la Défense aérienne du territoire par regroupement de la défense terrestre contre avion et de l’aéronautique militaire. Le pays érige aussi un imposant système de fortifications constitué par 17 forts, 10 redoutes et plus de 2000 abris bétonnés. Des obstacles antichars à base d’éléments Cointet, des inondations et des destructions complètent cet ensemble établi face à l’est, au sud et à la côte. Pour terminer, un réduit national s’ébauche, adossé à la côte, il se «défend» vers l’est et le sud. Après les lamentables accords de Munich, suivant la sombre prophétie de Churchill, en 1939, la guerre éclate. La Belgique mobilise une armée de 650.000 hommes, dotée de très peu de moyens antiaériens. L’aéronautique militaire souffre d’un déficit de moyens modernes et le Corps de marine s’improvise. Pour «affirmer» la neutralité, le déploiement initial s’oriente face à l’est et au sud. Le

10 janvier 1940, «l’incident de Mechelen-sur-Meuse» offre littéralement les plans allemands. Dès cet instant, les moyens s’organisent exclusivement vers l’est. France et Grande-Bretagne reçoivent l’information mais la Belgique refuse tout autre contact et surtout l’entrée prématurée de leurs troupes en Belgique. Le 10 mai 1940 à 0400 heures les Allemands déclenchent le «Plan Jaune», dissimulent leur objectif final, attirent Français et Britanniques, appelés à l’aide par la Belgique, vers le nord. Par une action aéromobile, les Allemands s’emparent du fort d’Eben-Emael, des ponts de Vroenhoven et de Veldwezelt. Des sympathisants nazis et des commandos spéciaux perturbent l’exécution des destructions dans l’est de la province de Liège et dans les Ardennes. À Bodange et à Chabrehez les Chasseurs ardennais bloquent l’avance des divisions blindées allemandes pendant une journée. Le 13 mai, les armées belges, britanniques et françaises s’installent sur la position Anvers, Wavre (KW), Louvain, Gembloux, Namur et y bloquent la progression allemande. La percée de Sedan entraîne l’occupation d’une nouvelle position alignée sur le canal de Gand – Terneuzen et l’Escaut entre le 16 et le 19 mai. Les Allemands atteignent Abbeville le 20 mai. Le 21 mai, la conférence d’Ypres tente de coordonner les actions pour réunir les armées alliées. La tentative échoue. La pression ennemie rejette l’armée belge sur la Lys. Entre temps l’armée belge a lancé des contre-attaques à Zwijndrecht et à Kwatrecht avec un certain succès. À Gand, une échevine se présente aux Allemands avec un drapeau blanc et leur offre la capitulation de la ville; des unités installées dans cette ville se rendent en masse. Ensuite à Meigem, le même phénomène se reproduit. Finalement, les Chasseurs ardennais, à Vinckt, bloquent la progression allemande le 27 mai. Rendus furieux par cette opposition, les Allemands prennent et exécutent des otages. Les 27 et 28 mai, des Cyclistes et des Chasseurs à Cheval lancent avec succès la contre-attaque de Knesselaere. La pression ennemie devenue trop forte, le Roi décide de capituler après avoir averti Français et Britanniques. Les combats cessent le 28 mai. La campagne des dix-huit jours coûte à la Belgique 12.033 tués (5481 militaires et 6552 civils) et environ 12.000 blessés. Le fort de Tancrèmont ne cesse le combat que le 29 mai. Churchill reconnaîtra que l’attitude de l’armée belge sur la Lys a permis le rembarquement britannique à Dunkerque. Pierre Bruyère Colonel BEM e.r.
La carte (extrait du livre « Le mythe de la guerre-éclair » de Karl-Heinz FRIEZER) qui illustre cet article montre très bien les deux « coups de faucille » de la stratégie allemande. Celle-ci a consisté à attirer sur le territoire belge les troupes françaises et anglaises venues au secours de notre pays. La percée de Sedan effectuée par des corps blindés autonomes s’est développée vers le nord et le sud, isolant ainsi les armées en défense du territoire belge séparées de leurs réserves et encerclées… Soixante-sept Divisions étaient alors encerclées : 22 Divisions belges, 9 Divisions britanniques et 36 Divisions françaises. Une partie importante du contingent britannique a été sauvée par l’héroïsme de la flotte de guerre et civile, la résistance de l’armée belge et surtout l’inexplicable ordre d’arrêt donné par Hitler devant Dunkerque au corps blindé de Gudérian

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