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Multiplication végétative

La multiplication végétative est un mode de multiplication asexuée. À la différence du semis qui donne de nouveaux spécimens (avec un nouveau patrimoine génétique), la multiplication végétative génère des clones. La multiplication végétative est aussi un phénomène naturel souvent et depuis longtemps utilisé par l'homme pour cloner les végétaux (bouturage, marcottage, et plus récemment culture in vitro à partir d'explant...). Elle est à la base de nombreuses biotechnologies végétales.
Culture in vitro de la vigne (Forschungsanstalt Geisenheim)

Ces formes de multiplication végétative constituent un moyen rapide et efficace d'envahir un sol ou un autre milieu colonisable par la vie (eau, roche..), mais avec le risque que ces cultures soient ravagées par un herbivore ou pathogène qui y soit adapté. La multiplication végétative naturelle est un processus rencontré principalement chez les plantes herbacées et ligneuses, et met la plupart du temps en jeu des modifications structurelles de la tige ; les racines peuvent également contribuer à la multiplication végétative, et chez certaines espèces, les feuilles sont utilisées. Les nouvelles plantes étant des clones de la plante mère, on ne peut parler de reproduction. Les nouvelles plantes sont des individus nouveaux ; le processus semble remettre à zéro l’« horloge cellulaire » de la plante.

Qu'est ce que la multiplication végétative
Il s'agit de reproduire des plantes sans passer par la méthode du semis, ou bien de préserver des espèces fragiles (greffage). On peut aussi parler de reproduction asexuée : qui s'effectue sans l'intermédiaire de cellules reproductrices. Chez les succulentes, la méthode de la multiplication végétative met à profit les capacités de régénération des végétaux. Autrement dit : “on coupe un bout, et on a une nouvelle plante”. Avantages :
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Reproduction fidèle, duplication, copie conforme Homogénéité, régularité, stabilité Permet la reproduction de mutant Rend possible la multiplication de plantes ne donnant pas de graines Culture plus court

Inconvénients : multiplication

vigoureux. adaptation variable Obligation de posséder et d'entretenir des pieds-mères Transmission de maladies virales et bactériennes. bonne capacité de rétention d'eau. Racines 4 ou 10 Technique : réduction feuilles. reprise plus rapide. 2à3 mm sous le noeud Température : Ambiante et substrat (+2°c substrat). garantissant la fidélité des caractères et une bonne homogénéité. mi ligneuses 8 et 10. éventuellement fongiques Risque d'apparition d'un mutant parasite Parfois faiblesse et manque de longévité CONDITIONS DE REUSSITE : Epoque : Herbacées 6-7. qualité des substrats. à l'étouffée sous chassis. specifiques(?) Hygrométrie : 80%. courte. sectionnement partiel. permet le bouturage délicat Santé : PM et substrat sains. sous brouillard ("sous mist". Coupe de la bouture : Propre (couteau désinfecté !) au bon moment. tous les 7-8ans). bactérioses et mycoses. diminuer la transpiration en réduisant le feuillage Lumière : Limiter pour éviter des températures élevées Substrat : Bonne orosité. au bon endroit Habillage : Des racines et des feuilles Traitements physiques : Entaille transversale sous l'oeil. Ligneuses Hiver. exempt de viroses. Traitements chimiques : Hormones de croissances (auxines) en enrobage à sec(poudre) ou en trempage et absorption (dilution)."Fog system"). outils et conteneurs désinfectés. humidité et chaleur. tortion. désinfecté Hormones : Périodes élargie.• • • • • Parfois impossible à réaliser. stable. position de l'organe. Pourquoi un tel mode de multiplication . supprimé les fleurs. traitements réguliers à la reprise AMELIORATIONS DE CONDITIONS DE BOUTURAGE : Sélection : choix du pied mère. jeune (renouvl. à l'étouffée sous plastique.

Puis après avoir vérifié l'état général de la plante. d'autres le contraire ! Chacun est libre d'essayer les deux méthodes. je l'ai . où il faut être patient). Une autre fois. Une année j'avais laissé sous la pluie et le froid. Certains préconisent de laisser le morceau faire des racines avant de le mettre en terre. La méthode. sera très souvent vouée à l'échec chez des espèces comme Aloe. j'utilise la seconde qui me donne entière satisfaction. Il s'agit de prélever une partie d'une plante pour la mettre à enraciner. Certaines espèces se prêtent bien au bouturage (Sédum) d'autres moins (Euphorbe. avec des surfaces sur toute sa longueur dans le même état… Il m'a fallu lui enlever les 10 premiers centimètres. Le bouturage n'est pas toujours utilisé pour reproduire un sujet. Techniques de fragmentation de l'organisme Le bouturage Méthode simple. même pour les non initiés. suite à une longue période de froid et d'humidité quasi permanente. le bouturage est généralement très aisé à pratiquer. Enfin il est passé par une période de cicatrisation de 3 mois. qui consiste chez les crassulacées à poser une feuille sur le sol. Ariocarpus Frithia et Euphorbia obesa qui se multiplient exclusivement par graines.C'est le seul moyen d'obtenir des plantes qui n'ont pas de fleurs ou qui donnent des fleurs stériles (hybrides en particulier). Les plantes ainsi obtenues seront identiques au pied mère (contrairement au semis qui donne des descendants génétiquement diversifiés). s'est retrouvé le collet suintant. Beaucoup d'espèces atteintes de pourriture au collet se sont vues prélever des articles ou feuilles afin d'être bouturées dans le but de conserver un sujet identique ! En plus. Et l'on pourra par cette méthode obtenir rapidement un grand nombre de sujets. de l'automne jusqu'à la fin du printemps un Crassula portulacea (de 20 ans) et le résultat ne m'a pas surpris : il était entièrement pourri à part une branche… Le bouturage s'imposait. répandue et sans risque. pour ma part. Sur quelles plantes se pratique-t-elle Le bouturage peut se pratiquer sur presque toutes les espèces à part Astrophytum. un Myrtillocactus geometrizans. puis creuser le corps en plusieurs endroits afin d'ôter toutes les parties en mauvais état.

beaucoup de Crassulacées). où les conditions climatiques sont les meilleures. la petite plante se développe mieux. Je crois que le mieux est de la placer à bonne luminosité. dans un endroit chaud et aéré et de l'humidifier de temps en temps suivant la météo. au contraire si les températures baissent. J'ai remarqué que l'enracinement n'était pas plus rapide. En vue d'une bonne reprise. donc oui. je me contente de la poser sur le mélange (feuilles de Crassulacées. donc non. Il convient de la laisser sécher à l'air. mais après. Mais dans le cas où il s'agit de sauver une plante. Pour une bouture de la taille d'une noix ou d'une mandarine. Un cal doit recouvrir la cicatrice avant la mise en terre. Cette année. si une espèce présente des tiges avec des feuilles (Kalanchoe. Mais l'arroser ou l'humidifier stimulera le développement des racines. Chamaecereus silvestrii). elle n'absorbera pas l'eau. Au printemps suivant la bouture pourra être mise en pot… . au chaud et à l'abri du plein soleil. L'indispensable est que la coupe soit nette et séchée avant de mettre la future bouture sur le sol. faites-le et mettez-la à l'intérieur. il sera plus facile de prélever la tige plutôt qu'une feuille et de l'effeuiller en grande partie mais pas sur l'extrémité terminale. je ne l'ai jamais fait mais j'essaierai peut-être avec des espèces difficiles. comptez 2 à 3 semaines de séchage. à la lumière. Le mélange classique pour les boutures est composé de sable et de tourbe. Le temps de séchage varie en fonction du diamètre de la coupe de quelques jours pour Crassula à quelques mois pour un cierge de bonne taille. une tige (Stapelia). la période ne compte pas. l'humidité deviendra néfaste voire fatale. un petit arrosage stimulera le développement des racines. Le mieux que l'on puisse faire c'est de prélever non pas une bouture mais plusieurs. Il est possible de bouturer une simple feuille (Crassulacées). quand c'est possible. si il fait chaud. de saupoudrer la plaie de charbon de bois afin d'éviter les risques d'infections. Sinon la bonne vieille méthode du tuteur est toujours efficace. lorsque la lumière est suffisante. La question qui revient souvent est de savoir s'il faut arroser la bouture ? N'ayant pas de racines. voire de la caler à l'aide de petites pierres. un article (Opuntia) ou un rejet (Mammillaria). On peut essayer la poudre de bouturage à base d'hormones. J'y ajoute un quart de terre végétale. Les boutures démarrent mieux si elles sont prélevées au printemps ou en été. En fait.mis à bouturer calée entre 3 tuteurs juste posée sur le compost. si ce n'est que son aspect “gruyère” ! Comme quoi un bouturage permet des fois des miracles sur des plantes qui semblent condamnées. elle n'a pas poussée mais l'enracinement est fait et elle ne montre aucun signe de mauvaise santé. Je n'enterre jamais la base de la bouture.

Mais c'est là une “expérience d'amateur”. Le marcottage consiste à provoquer l'enracinement de parties de végétaux.Le marcottage Le marcottage est une technique de multiplication végétative permettant de multiplier une plante en plaçant une branche encore reliée au pied de la plante mère dans un substrat humide. ces parties restant liées à la plante mère durant toute la période de production de racines. citons comme exemple: le lierre. qui se bouture facilement. C'est un procédé naturel qui consiste à faire prendre racine à une branche ou à un article qui reste fixé au pied mère. et je l'ai mis en terre. et la plupart des lianes) En cépée (pommiers) Aérien (ficus. puis j'ai recouvert le tout d'un plastique opaque et ficelé. La plante obtenue par cette technique sera génotypiquement identique à la plante mère dont elle est issue. Les différents modes : • • • • • • • Par couchage (provignage pour la vigne) Tranchée en hiver sevrage en automne En panier Chinois (chèvrefeuille. Bien entendu ce n'était qu'une expérience vu que ce n'est pas la peine d'appliquer cette méthode sur Opuntia. Le marcottage peut aussi être aérien : j'ai fait l'essai sur un Opuntia. ainsi que le gasmine. sumac. Cordyline) Par rejets (arbres fruitiers. la vigne vierge. Dracaena. J'ai entouré la base d'un article de tourbe que j'ai généreusement humidifié. Pour cela il suffit de coucher la partie à marcotter sur le sol et de le recouvrir de terre ou de tourbe (les espèces rampantes de Sédum le font sans notre aide). laissé sécher la plaie et après j'ai enlevé le plastique en prenant garde de ne pas endommager les racines. parfois porte-geffe de pommier) En serpenteau (Glycine. J'ai attendu 1 mois et j'ai coupé l'Opuntia sous mon bricolage. La séparation de la plante mère qui s'en suit se nomme sevrage. Cette technique peut être pratiquée pour de nombreuses plantes grimpantes. argousier) .

Avantages : • • • • • • • Multiplication de plantes rebelles au bouturge et au marcottage Adaptation à différents sols (calcaire. je ne ferais que les citer : la greffe en fente et la greffe en placage. Cereus peruvianus…). superficiel) Maîtrises de la vigeur et de la résistance Rééquipement de branche charpentières dénudées Installation de pollinisateurs Transformation d'une plante dioïque en monoïque Création de pieds multivariétaux Inconvenients : • • • • Diminution de la longévité Risque de transmission de maladie avec les outils Technique très délicate Multiplication assez coûteuse . Attention : les deux plantes doivent être de même famille botanique. notamment les cactées rouges ou jaunes qui n'ont pas de chlorophylle. Le tout est de choisir un bon porte greffe qui se doit d'être robuste (Trichocereus.Le greffage Le greffage est une technique de multiplication végétative qui consiste à effectuer une greffe. La greffe est bien utile pour permettre à des espèces fragiles de se développer. Le but de cet article n'étant pas de détailler les différentes méthodes. Certaines espèces ne se multiplient que de cette manière. c'est-à-dire à mettre un greffon issu d'une plante dans une autre plante qu'on appelle porte-greffe pour les qualités recherchées dans cette plante. sec. C'est un mode artificiel qui exige une intervention.

Sur une partie bien droite du sujet. à l'arrière du bourgeon . Il permet de greffer de jeune sujets sans les mutiler et n'exige qu'une faible quantité de greffons puisque chaqun de ceux-ci comprend un seul oeil. (voir tableau des écussonnage). La pousse quand a elle se fera au printemps suivant. On coupe des rameaux greffons aussi peu de temps que possible avant l'ecussonnage. il est simple. Les greffons sont toujours prélevés sur une pousse de l'année. on décolle l'écorce pour enfiler l'écusson. . A l'aide de la spatule du greffoir. au printemps. on pratique une incision en T touchant seulement l'écorce. On ligature. en cours de végétation et sufisament aoûtée. Le choix du moment varie suivant les espèces à greffer et l'état de sève des portes-greffes. on supprime les feuilles en conservant une partie du pétiole pour facilité la manipulation de l'ecusson. L'ecussonnage se pretique sur des sujets bien en sève. Sous l'écorce. facile à exécuter et de reprise excellante. cela permet à l'oeil de se souder en automne. de juin à la fin août. dans l'eau. L'entêtage se fera l'année suivante. On n'ecussonne que de jeune porte-greffes de un à trois ans dont l'écorce est peu épaisse et le diamètre en rapport avec la largeur du greffon.Greffe par écusson ou écussonnage : Ce mode de greffage est le plus employer. Conserver au frais. Il reste une esquille d'aubier qu'il faut détacher en prenant garde de ne pas blesser l'oeil. On lève l'ecusson en détachant du rameau-greffon un lambeau d'écorce de 2à3 cm avec un bourgeon en son milieu.

les rameaux greffons sont couper en janvier et conservés au frais . Suivant le diamètre du sujet ont place un ou plusieurs greffon en espacçant de 4 cm. il faut donc que le sujet soit en sève pour que son écorce puisse se détacher aisémant de l'aubier. On coupera 2à3 sur le greffon. on incise longitudinalement sont écorce sur trois ou quatre cm. d'arbre à greffer de cette manière : Prunus.Hibiscus. Le sijet ne devrait pas dépasser 4 à 5cm de diamètre. jusqu'a une époque avancée des rameaux greffons coupés en janvier. on la soulève à la partie supérieur d'un coté seulement. il est parfois nécessaire de placer ceux-ci dans un réfrigerateur après les avoir soigneusement emballés dans de la mousse et recouverts de plastique.. Ce n'est pas à proprement parlé une greffe de multiplication Dans cette méthode. Il sera étêté à la hauteur voulue et fendue à l'aide d'une serpette. . Ligaturer et couvrir de mastic. commancant à l'opposé de l'oeil inférieur si nécéssaire avec un épaulement. Pyrus. variétés fruitières surtout ! La greffe en fente : Pour les végétaux caducs et persistants ce greffage à lieu au printemps. le sujet est étêté. pour cette raison on opère entre le début avril et le milieu de mai La principale difficulté de la méthode reside dans la conservation en repos hivernal. on introduit ensuite le greffon sous l'ecorce. Une greffe en fente double aura deux greffons. entre le début de mars et le milieu d'avril : comme toutes les greffe de printemps. Le greffon est taillé en biseau double en partant de l'oeil inférieur qui sera placé à l'extérieur du sujet. Par exempe : . eb état de repos. Malus. une chambre froide est pour cela très utile Le greffon est taillé à sa base simple. les greffons sont insérés sous l'écorce.Aesculus. Ex.La greffe en couronne : Il est fréquement utilisé pour le surgreffage en plein air des sujets de gros diamètre ainci que pour le surgreffage des arbres agés.Prunus.

le greffon est taillé à sa base en deux biseaux qui forment entre eux un angle assez ouvert : sur le sujet. Exemple : certaines Aloes. Lors d'un rempotage. de telle façon que celle-ci trouve exactement sa place pour que les zones génératrice des deux tiges se touchent. Epoque : Mars à avril. la méthode est très simple. Bien ligaturer et couvrir la coupe de mastic. il faut séparer les rejets de la plante et les mettre en pot séparément. Agaves… Les autres moyens Il existe d'autres méthodes mais qui ne sont pas utilisées par les amateurs : la multiplication “in vitro” par exemple. Haworthia.Hibiscus. Plantes : . conçue pour reproduire des cellules à partir d'une seule dans un milieu de culture artificiel.Paeonia.Parthenocissus. grâce à deux entailles. utilisée en laboratoire.La Greffe en incrustation : Très voisin du greffage en fente. on enlève. . une portion de tissus correspondant à la base du greffon. La division de touffes Là.

Keikis Les keikis sont de petites plantes apparaissant sur les hampes florales de certaines orchidées. Stolons Les stolons sont des rameaux à croissance horizontale (au ras de terre) et dont les feuilles sont réduites à des écailles . pilea nain (Pilea pumila) Stolons souterrains : Oyat (Ammophila arenaria) Bulbilles Les bulbilles sont des bourgeons adventifs assurant la multiplication végétative. Ces organes se rencontre chez les Bryophytes et les Chromista. . c'est le bourgeon terminal qui s'enracine et donne un nouvel individu . car elles meurent après celle-ci. Les hormogonies Chez certaines algues une fragment du thalle peut se détacher et redonner un individu entier. Ce sont des structures pérennes (vivant plusieurs années). stolons aériens: fraisier des bois (Fragaria vesca).Formation d'organes spécialisés Rhizomes Ce sont des tiges souterraines à croissance horizontale dont les feuilles sont réduites à des écailles et sur lesquelles apparaissent des bourgeons. famille des Crassulacées). ex: orchidées-papillons (Phalaenopsis) Les propagules Ce sont de petits amas arrondis de cellules produits dans des corbeilles à propagules. saxifrage stolonifère (Saxifraga stolonifera). les individus restent attachés les uns aux autres par le stolon au moins provisoirement. « surgeons » ou « drageons ». émettent des rejets lors de la floraison. qui comportent souvent des racines adventives. Ce fragment colonisateur est appelé hormogonie. Les plantes de la famille des Broméliacées. Ils se différencient en cela nettement des tubercules. par exemple. ex: Genre Bryophyllum (ou Kalanchoe. Rejets Certaines plantes émettent de jeunes plantes sur les côtés appelés « rejets ».