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Avis sur la mobilité régionale des jeunes

Présenté dans le cadre de la 148e réunion régulière du conseil d’administration (CAO-14810) Les 13-14 novembre 2010 À Lévis

Fédération étudiante universitaire du Québec

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) est une organisation qui regroupe 15 associations étudiantes comptant plus de 125 000 étudiants de tous les cycles d’études et de toutes les régions du Québec. Établie depuis 1989, elle a pour principal mandat de défendre les droits et intérêts des étudiants auprès des gouvernements et des intervenants du domaine de l’éducation. Depuis maintenant plus de vingt ans, elle s’est employée à défendre une éducation humaniste comme choix de société. Elle s’attarde particulièrement à défendre ses membres avant, pendant et après leur passage à l’université en revendiquant, en particulier, une éducation accessible et de qualité.

Fédération étudiante universitaire du Québec 15 Marie-Anne Ouest 2e étage Montréal (Québec) H2W 1B6 Téléphone : (514) 396-3380 Télécopieur : (514) 396-7140

Supervision Analyse et rédaction

Mathieu Oligny, vice-président aux affaires sociopolitiques (2010-2011) Mathieu Oligny, vice-président aux affaires sociopolitiques (2010-2011) Lysiane Boucher, coordonatrice aux affaires fédérales et internationales (20092010) Louis-Philippe Savoie, vice-président aux affaires universitaires (2009-2010) Laurent Viau, attaché aux affaires universitaires (2009-2010) Mathieu Oligny, vice-président aux affaires sociopolitiques (2010-2011) Mathieu Oligny, vice-président aux affaires sociopolitiques (2010-2011)

Révision linguistique Mise en page

Tous droits réservés – FEUQ 2010

Sommaire
L’intérêt de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) pour les composantes régionales de l’Université du Québec ne date pas d’hier. Dès ses débuts en 1989, la Fédération s’est donnée pour objectif de sensibiliser les pouvoirs publics et les décideurs régionaux à l’importance d’appuyer les établissements universitaires situées en région éloginée. Tout d’abord, il y a les études en région, Une offre de formation limitée qui mène les jeunes à quitter leur région de naissance, les limites du marché du travail local, une forte participation au régime d’aide financière aux études et une plus forte proportion d’étudiants de première génération sont toutes des particularités qui rendent moins probables la participation des étudiants de région aux études universitaires. En ce sens, la FEUQ recommande que le gouvernement du Québec assure un financement stable et viable pour les universités en région, et qu’il y assure une offre de formation large, diversifiée et spécialisée en vue d’assurer l’accessibilité géographique aux études universitaires. D’autre part, il y a l’établissement des étudiants dans les régions éloignées suite à leurs études. À cet effet, un crédit d’impôt provincial existe depuis 2003 comme un incitatif l’établissement de jeunes en région. Lors des élections provincial de 2008, le Parti libéral du Québec avait promis de bonifier ce crédit d’impôt. Une promesse qui n’est toujours pas tenu deux ans plus tard. La FEUQ recommande donc que le gouvernement du Québec réalise sa promesse électorale de bonifier les mesures fiscales incitant les jeunes au retour en région. Ensuite, nous présentons les données sur la mobilité régionale des étudiants universitaires recueillît par la FEUQ dans la cadre de son enquête sur les sources et modes de financement des étudiants de 1er cycle. Notons que 28 % des étudiants ont changé de région afin de poursuivre leurs études. De ce nombre, 73 % l’ont fait pour des raisons de proximité avec une université, de disponibilité de programmes d’études. En plus, 29 % des étudiants souhaitent retourner dans leur région après leurs études et 37 % sont encore indécis. Finalement, depuis plus de deux ans, le parlement fédéral, à l’initiative du Bloc Québécois et avec le support du Nouveau parti démocratique et du Parti libéral du Canada, débat sur un projet d’instaurer un crédit d’impôt fédéral, semblable à celui existant au Québec, pour l’établissement de jeunes diplômes dans les régions ressources. La FEUQ recommande que le gouvernement fédéral instaure un crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés travaillant en région en s’inspirant du modèle développé au Québec.

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Liste des recommandations
Recommandation 1. Que le gouvernement du Québec assure un financement stable et viable pour les universités en région, et qu’il y assure une offre de formation large, diversifiée et spécialisée en vue d’assurer l’accessibilité géographique aux études universitaires. (CAU-667 (6.4.1)). Recommandation 2. Que le gouvernement du Québec porte une attention particulière à l’accessibilité aux études pour les étudiants en provenance des régions, plus spécifiquement en ce qui a trait aux difficultés financières singulières qu’ils vivent et au nombre important d’étudiants de première génération. (CAU-668 (6.4.1)). Recommandation 3. Que le gouvernement du Québec réalise sa promesse électorale de bonifier les mesures fiscales incitant les jeunes au retour en région. (CASP-469 (12.1)). Recommandation 4. Que le gouvernement du Québec publicise les mesures fiscales incitant le retour des jeunes en région. (CASP-472 (12.1)). Recommandation 5. Que le gouvernement fédéral instaure un crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés travaillant en région en s’inspirant du modèle développé au Québec. (CASP-470 (12.1)). Recommandation 6. Que le gouvernement fédéral publicise ces futures mesures fiscales incitant le retour des jeunes en région. (CASP-473 (12.1)).

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Liste des acronymes  
AFE CCAFE CNCS-FEUQ CSF CSQ FCBEM FEUQ FIO MDEIE MELS MEQ MESS MICC RQAP Aide financière aux études Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études Conseil national des cycles supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du Québec Conseil du statut de la femme Certificat de sélection du Québec Fondation canadienne des bourses d’études du Millénaire Fédération étudiante universitaire du Québec Frais institutionnels obligatoires Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport Ministère de l’Éducation du Québec Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles Régime québécois d’assurance parentale

Liste des tableaux
Tableau  1  :  Proportion  d’étudiants  ayant  changé  de  région  de  résidence  au  début  des  études  de  premier  cycle  ___  6   Tableau  2  :  Motif  du  changement  de  région  de  résidence  selon  la  région  d’étude  (%)  _______________________________  6   Tableau  3  :  Proportion  d’étudiants  souhaitant  revenir  dans  leur  ville  d’origine  (%)  _________________________________  7   Tableau  4  :  Motif  du  retour  en  région  (%)  ______________________________________________________________________________  7   Tableau  5  :  Motif  de  l’absence  de  retour  dans  la  région  d’origine  _____________________________________________________  8   Tableau  6  -­‐  Distribution  des  bacheliers  diplômés  selon  leur  région  d’origine  et  leur  région  de  diplomation  (2003)   ___________________________________________________________________________________________________________________________     11 Tableau  7  :  Statut  des  étudiants  selon  la  génération  de  diplomation  et  la  région  d'étude  __________________________     12 Tableau  8  :  Statistique  sur  le  crédit  d’impôt  pour  les  nouveaux  diplômés  en  région  ressource  éloignée  selon   l’année  d’imposition  _____________________________________________________________________________________________________     14

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Table des matières
1.   INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 5   2.   MOBILITÉ RÉGIONALE .................................................................................................................................. 6   3.   LES ÉTUDES EN RÉGION ............................................................................................................................... 9   4.   CRÉDIT D’IMPÔT PROVINCIAL POUR LES NOUVEAUX DIPLÔMÉS TRAVAILLANT DANS UNE RÉGION RESSOURCE .................................................................................................................................. 14   5.   CRÉDIT D’IMPÔT FÉDÉRAL POUR LES NOUVEAUX DIPLÔMÉS TRAVAILLANT DANS UNE RÉGION RESSOURCE ............................................................................................................................................ 16   CONCLUSION .......................................................................................................................................................... 18   BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................................................... 19  

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1. Introduction
Cet avis a pour objectif de présenter les résultats concernant la mobilité régionale des étudiants issus de notre Enquête sur les sources et modes de financement des étudiants de 1er cycle au Québec1. La population cible de l’étude correspond à l’ensemble des étudiants inscrits au premier cycle au Québec et aptes à répondre au questionnaire distribué en ligne, en anglais ou en français. Treize établissements sont représentés par l’enquête : l’Université McGill, HEC Montréal et la Faculté d’éducation permanente de l’Université de Montréal n’ont pu être inclus2. L’étude comprend 12 619 réponses valides, ce qui la rend représentative de l’ensemble de la population et, par la même occasion, en fait la plus vaste étude jamais réalisée sur les conditions de vies des étudiants de premier cycle au Québec (FEUQ, 2010). Dans un deuxième temps, nous réitérons l’importance des universités de région pour le développement des régions du Québec et pour l’accessibilité aux études. À cet effet, nous émettons des recommandations afin de pérenniser dans temps le financement des universités en région. Nous nous attardons également à l’accessibilité aux études dans les régions où près de 66 % des étudiants sont des étudiants de première génération. Dans un troisième temps, nous présentons ce que nous considérons être une mesures incitative importante à l’établissement de jeunes diplômés dans les régions ressources du Québec. En 2007, 15 991 jeunes ont bénéficié du crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés travaillant dans une région ressource éloignée (MFQ, 2009). Or, une bonification promise de ce crédit d’impôt se fait toujours attendre. Finalement, la FEUQ se penche sur le dossier de l’instauration d’un crédit d’impôt fédéral pour les nouveaux diplômés s’installant dans les régions ressources. Ce dossier est à la traîne depuis plus de deux ans alors qu’un projet de loi visant une telle mesure vie au rythme des aléas du parlement canadien.

1

Pour une description détaillée du questionnaire et de la méthodologie employée pour la réalisation de l’enquête, voire : FEUQ. (À paraître). Enquête sur les conditions de vie et d’études des étudiants de premier cycle. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. 2 Pour des motifs différents, les responsables des administrations de ces établissements ou des associations étudiantes les représentants n’ont pas contribué à l’enquête de la FEUQ.

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2. Mobilité régionale
Le solde migratoire déficitaire est probant depuis des années dans les régions québécoises. En 2005, un colloque du Centre interuniversitaire d’études démographiques (CIED) rappelait ce phénomène qui n’est pourtant pas nouveau. Selon des données présentées par des chercheurs de l’Institut de la statistique du Québec3, les régions éloignées du Québec sont ou seront en décroissance démographique au cours des prochaines décennies. Une des façons de maintenir les jeunes dans ces milieux est de leur fournir un lieu d’étude adéquat et de proximité afin de ne pas les déraciner. Notre étude se penche d’ailleurs sur cette ce situation (Tableau 1). Parmi nos répondants, 28 % mentionnent qu’ils ont changé de région au début de leurs études de premier cycle tandis que 72 % n’ont pas eu à faire ce déménagement.
Tableau 1 : Proportion d’étudiants ayant changé de région de résidence au début des études de premier cycle

Total Oui Non Je préfère ne pas répondre Total 28 % 72 % 0% 100 %

Les raisons de ce déménagement sont on ne peut plus claires : 73 % des étudiants ont quitté leur région pour des questions de proximité avec un établissement universitaire. Soit afin de se rapprocher de l’université de leur choix, soit parce qu’il n’y en avait pas dans leur région d’origine ou encore parce que le programme de leur choix n’était pas offert dans l’université la plus proche du lieu de résidence. Cela démontre donc toute l’importance de la présence universitaire en région afin de faire face à l’exode des jeunes de leur milieu.
Tableau 2 : Motif du changement de région de résidence selon la région d’étude (%)

Pour vous rapprocher de votre université Parce qu'il n'y avait pas d'université près de votre région d'origine Parce que le programme dans lequel vous étudiez n'était pas offert dans votre région
3

Montréal 40 % 15 % 18 %

Québec 23 % * 29 % * 28 % *

Régions centrales 32 % * 22 % * 18 % *

Régions éloignées* 23 % ** 25 % ** 16 % **

Global 33 % 20 % 20 %

GIRARD, Chantal, Dominique ANDRÉ, Normand THIBAULT et Esther LÉTOUNREAU. Évolution démographique projetée des régions du Québec et influence de la migration interrégionale. Centre interuniversitaire d’études démographiques, Montréal, 11 mai 2005, adresse web : http://www.cied.umontreal.ca/documents/CGirard_ACFAS_2005.pdf. En ligne, [http://www.cied.umontreal.ca/documents/CGirard_ACFAS_2005.pdf] (Consulté le 17 octobre 2010).

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d'origine Parce que la réputation de l'université dans laquelle vous étudiez est meilleure que celle de l'université la plus proche Considérations familiales (achat d'une maison, mobilité du conjoint, etc.) Considérations professionnelles (nouvel emploi, meilleur emploi dans la région, etc.) Autres : Je préfère ne pas répondre

9% 5% 2% 7% 4%

11 % * 2%* 1%* 4%* 2%*

19 % * 2%* 1%* 5%* 1%*

7 % ** 5 % ** 3 % ** 17 % ** 5 % **

11 % 4 % 2% 7% 3%

Le tableau 3 établit un certain équilibre entre les répondants qui désirent retourner dans leur ville d’origine (29 %) et ceux qui ne désirent pas faire ce choix (33 %). Par contre, notre étude souligne qu’un bon nombre d’étudiants n’ont pas encore pris leur décision (37 %). Certaines situations vont alors modifier leur décision.
Tableau 3 : Proportion d’étudiants souhaitant revenir dans leur ville d’origine (%)

Total (n=3771) Oui Non Je ne sais pas Je préfère ne pas répondre Total 29 % 33 % 37 % 1% 100 %

Deux raisons se distinguent lorsque les répondants évoquent certains motifs quant à leur retour en région (tableau 4). Tout d'abord, il y a la qualité de vie qui est une raison mentionnée par 38 % des répondants. Par la suite, 35 % des étudiants affirment qu’ils désirent retourner dans leur région afin de se rapprocher de leurs proches. Par après, le pourcentage de répondants baisse beaucoup et atteint 14 % pour ceux qui considèrent la présence d’emplois disponibles comme un motif de retour.
Tableau 4 : Motif du retour en région (%)

Pour la qualité de vie Pour se rapprocher de ses proches Pour la présence d'emplois disponibles Pour fonder une famille Pour fonder une entreprise Autres : Je préfère ne pas répondre Total

Total 38 % 35 % 14 % 8 % 1% 3% 1% 100%

La première raison qui pousse les étudiants à ne pas revenir dans leur ville d’origine n’en est pas une uniquement basée sur le fait d’aimer ou non l’endroit d’où ils viennent.

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Au contraire, 37 % des répondants disent qu’il s’agit d’une contrainte matérielle en évoquant le manque d’emplois disponibles. Pour les autres, 34 % ne désirent pas y retourner, car ils apprécient davantage la qualité de vie d’une autre région. Par après, d’autres raisons sont évoquées par exemple, fonder une famille (7 %) ou se rapprocher de ses proches (4 %) dans la région d’adoption.
Tableau 5 : Motif de l’absence de retour dans la région d’origine

Pour la qualité de vie d'une autre région Pour le manque d'emplois disponibles Pour se rapprocher de ses proches Pour fonder une famille dans une autre région Pour fonder une entreprise dans une autre région Je suis bien où je suis J'ai un emploi ici / à cause du travail Autres : Je préfère ne pas répondre Total

Total 34 % 37 % 4 % 7% 2% 3% 2% 5% 6% 100 %

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3. Les études en région
Les jeunes des régions vivent des situations particulières en ce qui a trait à l’accès aux études universitaires. En effet, au cours des dernières années, la FEUQ a souligné à de nombreuses reprises l’importance de l’accessibilité géographique aux études (FEUQ 2006; 2007b; 2008c; 2009d). Nous aborderons donc ici quelques éléments relatifs à cette facette particulière de la problématique de l’accessibilité aux études. Les particularités des étudiants en région peuvent se décliner en quatre points : une offre de formation limitée, une plus grande dépendance envers le régime d’aide financière aux études, un marché du travail limité, et un plus grand nombre d’étudiants de première génération. Tout d’abord, en ce qui a trait à l’accessibilité géographique aux études, Marc Frenette évoquait « que l’éloignement joue aussi comme facteur dans la fréquentation universitaire » (Frenette, 2003, p. 1). Ainsi, un étudiant devant parcourir de grandes distances aura à assumer des dépenses supplémentaires que ce soit en termes de transport s’il est à distance de voiturage acceptable – possession d’une voiture et dépenses connexes – ou en termes de frais de logement s’il doit vivre hors du domicile familial. De plus, Frenette mentionnait que
[…] jusqu’à un élève sur cinq du palier secondaire a à franchir plus de 80 km en ligne droite pour fréquenter l’université. Dans ce cas, les probabilités de fréquentation universitaire ne sont que de 58 % de celles des élèves qui peuvent aisément faire la navette entre le domicile et l’école, c’est-à-dire qui ont moins de 40 km à parcourir (on tient compte ici, des différences de revenu familial, d’instructions des parents, de sexe et de province). Ajoutons que l’effet négatif de la distance se fait bien plus sentir chez les étudiants de familles moins favorisées sur le plan du revenu, ce qui accréditerait l’idée que les dépenses à consentir peuvent en grande partie expliquer que l’éloignement soit une telle désincitation à la fréquentation universitaire (Frenette 2003, p. 1).

Frenette est sans doute le seul à avoir étudié la question de façon empirique, et ce, pour des exemples canadiens précis. Il est donc difficile de déterminer de façon précise ce qu’il en est au Québec. L’auteur nous dit également que les cégeps et universités en région « ont des retombées positives sur les étudiants, du fait qu’ils leur permettent de se renseigner sur les études postsecondaires et qu’ils présentent des modèles d’identification positifs chez les jeunes » (Frenette 2007, 8). Ainsi, les universités en région permettraient non seulement de réduire la distance physique avec le monde universitaire, mais également la distance psychologique. Cela tient notamment au fait de connaître des gens de son entourage qui sont allés à l’université du coin, de se rendre entre les murs de l’institution avant l’accès aux études universitaires pour des activités culturelles ou sportives, etc. Encore une fois, le milieu immédiat joue un rôle crucial dans la poursuite d’études universitaires. Cela dit, la société québécoise ayant compris l’enjeu au cours de sa Révolution tranquille, l’ouverture d’établissement de l’Université du Québec en régions dites éloignées devait permettre de réduire les obstacles géographiques aux études. Avec le

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temps, les universités sises en région ne se sont pas contentées d’offrir une formation universitaire dans leur campus principal, mais elles ont aussi ouvert des antennes dans un grand nombre de villes à travers les régions québécoises. Toutefois, la FEUQ reprochait récemment le manque de coordination dans le développement de ce réseau universitaire parallèle, en ce sens que l’objectif de base était souvent moins d’accroître l’accessibilité aux études que de se livrer à une course effrénée à la « clientèle étudiante » (FEUQ, 2008c). Il y aurait donc lieu de revoir la façon de développer le réseau universitaire en région pour favoriser l’accessibilité géographique aux études, que ce soit par la création d’antennes universitaires ou par le biais de la formation à distance, ce qui implique une meilleure connaissance empirique de cette réalité. L’étude Délocalisation des campus universitaires : réponse à un besoin ou course à la clientèle? (FEUQ, 2009x) explore la question de la délocalisation des campus alors que l’Avis sur la formation à distance (FEUQ 2009x) trace un état des lieux de ce mode d’enseignement au Québec. Maintenant, pour ce qui est des particularités propres aux étudiants en régions, nous avons premièrement cité l’offre réduite de formation. À cet effet, une récente étude de la FEUQ (2009d) a démontré la relative pauvreté de l’offre de formation dans les composantes de l’Université du Québec en région (UQAC, UQAR, UQAT, UQO, UQTR). Elle pousse dans la plupart des cas une majorité d’étudiants de ces régions à se déplacer vers une autre région – généralement Montréal, Québec ou Sherbrooke – pour y étudier, comme l’illustre le tableau suivant :

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Tableau 6 - Distribution des bacheliers diplômés selon leur région d’origine et leur région de diplomation (2003)

Diplômés à Montréal, Diplômés hors région Diplômés dans région Québec et d’origine d’origine Sherbrooke Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 82,1 % 100,0 % 0,0 % Côte-Nord 76,6 % 100,0 % 0,0 % Bas-Saint-Laurent 69,8 % 73,8 % 26,2 % Saguenay-Lac-Saint-Jean 49,6 % 55,8 % 44,2 % Chaudière-Appalaches 86,9 % 100,0 % 0,0 % Mauricie 48,1 % 49,1 % 50,9 % Centre-du-Québec 80,5 % 100,0 % 0,0 % Outaouais 48,3 % 50,0 % 50,0 % Abitibi-Témiscamingue 60,2 % 71,5 % 28,5 % Nord-du-Québec 60,6 % 100,0 % 0,0 % Capitale-Nationale 92,7 % 30,3 % 69,7 % Estrie 95,0 % 39,6 % 60,4 % Montérégie 96,4 % 100,0 % 0,0 % Montréal 99,2 % 5,0 % 95,0 % Laval 97,4 % 100,0 % 0,0 % Lanaudière 87,9 % 100,0 % 0,0 % Laurentides 94,4 % 100,0 % 0,0 % Région d’origine Note : Les données présentées ne tiennent pas compte des campus et antennes régionales des universités. Source : MELS, 2007, p. 9.

Comme nous le mentionnions plus tôt, le fait de se déplacer pour étudier dans une autre région entraîne des coûts supplémentaires, ce qui risque de réduire d’autant l’accessibilité aux études. Rappelons que selon le tableau 1, 28 % des étudiants ont changé de région pour faire des études universitaires, alors que 72 % n’ont pas eut à le faire. Ainsi, nous avons une situation où une des clés du succès est la proximité géographique du lieu d’études. Il faut donc assurer aux universités en région un financement stable qui prend en compte la réalité de ces établissements. Un de ces leviers est présent sous la forme des enveloppes budgétaires Mission des établissements en région et Soutien à la recherche (MELS 2009), qui permet à ces établissements de compenser les pertes d’étudiants et les coûts de fonctionnement souvent plus élevés vu la taille réduite des universités. Il faut aussi assurer une offre de formation large et diversifiée qui comprend des programmes spécialisés et de nature plus générale, garante de l’accessibilité et de l’attractivité des études en région. Recommandation 1. Que le gouvernement du Québec assure un financement stable et viable pour les universités en région, et qu’il y assure une offre de formation large, diversifiée et spécialisée en vue d’assurer l’accessibilité géographique aux études universitaires. (CAU-667 (6.4.1)).

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La deuxième particularité à laquelle nous nous référons concerne l’aide financière aux études. Le corolaire de « l’exode » vers d’autres régions pour y étudier et des coûts supplémentaires qui sont alors engendrés est le fait qu’un plus grand nombre d’étudiants universitaires issus des régions du Québec dépendent de l’aide financière aux études. Évidemment, le recours à l’AFE dépend des revenus propres et familiaux de l’étudiant, qui peut donc en avoir besoin malgré le fait qu’il se situe relativement proche de son université. Ensuite, bien des étudiants n’ont pas à sortir de leur région d’origine pour y poursuivre leurs études postsecondaires. Par contre, les distances à parcourir à l’intérieur d’une même région entraînent le besoin de trouver un logement à proximité de son établissement d’enseignement. Ainsi, près de 70 % des étudiants universitaires provenant des régions ont recours à l’AFE pendant leurs études (FEUQ, 2007, p. 29), alors que pour l’ensemble du Québec, ce ne sont « seulement » qu’environ 27 % des étudiants universitaires qui sont bénéficiaires de l’AFE (AFE, 2008, p. 19). Troisièmement, le marché du travail est souvent plus limité en région. Cela est vrai autant en ce qui concerne l’insertion professionnelle, notamment à cause du grand nombre de villes mono-industrielles que compte le Québec, environ 200 (Lucier, 2006, p. 10), que pour les emplois d’été, emplois à temps partiel et stages. Nous ne disposons pas du détail des dernières statistiques du marché de l’emploi pour les différentes régions du Québec, mais nous savons que pour l’été 2009, le taux de chômage a atteint 16,6 % chez les 15 à 24 ans pour l’ensemble du Québec (Statistique Canada 2009b, 34). On peut s’attendre à ce que dans des régions où le taux de chômage est encore plus élevé que la moyenne québécoise, ces données soient encore plus désastreuses. Cette situation réduit les possibilités d’accumuler les fonds suffisants pour les frais de subsistance, les frais de scolarité et le matériel scolaire au cours de l’année scolaire et accroît donc les difficultés financières et augmente la dépendance au régime de l’AFE. Les facteurs financiers comme barrières au projet d’études sont donc d’autant plus importants pour les étudiants en région.
Tableau 7 : Statut des étudiants selon la génération de diplomation et la région d'étude

Montréal

Québec

Régions centrales

Régions éloignées

Première génération Deuxième génération ou plus Ne sait pas Je préfère ne pas répondre

44,3% 47,2% 5,1% 3,3%

48,6% 45,9% 3,7% 1,8%

56,7% 38,5% 2,5% 2,3%

66,1% * 28,8% * 2,9% * 2,2% *

Enfin, nous mentionnions plus tôt que le fait de ne pas avoir de parents ayant accédé aux études universitaires réduit grandement les chances d’accéder soi-même à

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l’université. Le fait que l’information relativement aux études postsecondaires et l’effet de socialisation ont une grande importance quant à l’accès aux études joue un rôle d’autant plus grand dans le cas des étudiants de première génération. À cet égard, le tableau 7, issue de l’étude de la FEUQ sur les sources et modes de financement des étudiants, démontrent que près de 66 % des étudiants en régions sont des étudiants de première génération. Une attention particulière doit donc leur être accordée pour s’assurer qu’ils accèdent à l’université d’une part, et qu’ils persévèrent dans leur cheminement académique d’autre part. Recommandation 2. Que le gouvernement du Québec porte une attention particulière à l’accessibilité aux études pour les étudiants en provenance des régions, plus spécifiquement en ce qui a trait aux difficultés financières singulières qu’ils vivent et au nombre important d’étudiants de première génération. (CAU-668 (6.4.1)).

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4. Crédit d’impôt provincial pour les nouveaux diplômés travaillant dans une région ressource
Créé en 2003 et modifié en 2006, le crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés travaillant dans une région ressource éloignée a pour but de « de lutter contre l’exode des jeunes des régions ressources éloignées et d’influencer la migration, vers de telles régions, de jeunes diplômés.»4 » (MFQ 2009). La FEUQ ne peut qu’endosser un tel objectif. Toutes mesures favorisant l’établissement des jeunes dans les régions du Québec est bénéfique pour le développement du Québec. Le crédit d’impôt fonctionne comme un allègement de la charge fiscale des individus. Dans ce cas, il s’agit d’un allègement de la charge fiscale des nouveaux diplômés et plus spécifiquement, des nouveaux diplômés s’installant dans une région ressource. Voici comment le ministère des Finances du Québec en présente le fonctionnement :
[…] un particulier nouvellement diplômé qui s’établit dans une région ressource éloignée pour y occuper un emploi relié à son domaine de spécialisation peut bénéficier, sous réserve du respect de certaines conditions, d’un crédit d’impôt non remboursable lui permettant de réduire son impôt à payer d’un montant pouvant atteindre 3 000 $ par année — jusqu’à concurrence d’un montant cumulatif de 8 000 $ —, et ce, tant qu’il résidera d’une façon continue dans une région ressource éloignée et y occupera un emploi relié à son domaine de spécialisation.5 (MFQ 2009)

Entre 2003 et 2006, la mesure est passée d’un crédit d’impôt remboursable à un crédit d’impôt non remboursable. Cette modification a eu pour effet de diminuer les coûts gouvernementaux de la mesure. Nous pouvons en effet constater dans le tableau 7 entre 2005 et 2006, le crédit d’impôt est passé de 63 millions de dollars à 18 millions de dollars en dépenses fiscales. Néanmoins, le nombre de bénéficiaires est en constante augmentation depuis l’instauration de la mesure. En effet, le nombre de bénéficiaire est passé de 4 578 en 2003 à 15 991 en 2007.
Tableau 8 : Statistique sur le crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés en région ressource éloignée selon l’année d’imposition6

Année d'imposition 2003 2004

Nombre de béficiaires 4 578 12 889

Montant en M$ 21 63

4 5

Ministère des finances du Québec. Dépenses fiscales édition 2009. P.B69 Idem. 6 Données relatives à la cotisation tirée des déclarations de revenus pour les années 2003 à 2007, en date du 30 septembre 2008.

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2005 2006 2007 2008(p) 2009(p) 2010(p) Source : MFQ, 2009

14 503 11 680 15 991 n.d. n.d. n.d.

63 18 29 40 49 58

Lors des élections provinciales de l’automne 2008, une des promesses du Parti Libéral du Québec portait sur ce crédit d’impôt. En effet, cette promesse se retrouve dans la plateforme électorale du PLQ. Ainsi, « les libéraux ont aussi promis de bonifier le crédit d'impôt destiné aux jeunes diplômés qui travaillent dans les régions ressources. Le crédit d'impôt passerait ainsi de 8 000 $ à 15 000 $ et il s'étendrait sur une période de 5 ans plutôt que 3 ans »7»8. Deux ans plus tard, alors que le Parti Libéral du Québec arrive à la moitié de son mandat, rien n’a été fait pour bonifier le crédit d’impôt. La FEUQ considèrent que c’est le moment de rappeler au Parti Libéral du Québec sa promesse faite aux québécois à l’effet de bonifier les mesures fiscales incitant les jeunes au retour en région. Recommandation 3. Que le gouvernement du Québec bonifie les mesures fiscales incitant le retour des jeunes en région. (CASP-469 (12.1)). De plus, nous considérons important que le gouvernement du Québec informe les jeunes diplômés de l’existence et du fonctionnement de ces mesures fiscales. En ce sens, nous recommandons : Recommandation 4. Que le gouvernement du Québec publicise les mesures fiscales incitant le retour des jeunes en région. (CASP-472 (12.1)).

7

Radio-Canada. (2008) Les promesses des libéraux.. <http://elections.radiocanada.ca/elections/quebec2008/2008/12/09/007-bilan-promesses.shtml>. Site consulté le 16 octobre 2010. 8 Idem.

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5. Crédit d’impôt fédéral pour les nouveaux diplômés travaillant dans une région ressource
La FEUQ appuie les démarches qui ont mené au dépôt du projet de loi C-288 proposant la création d’un crédit d’impôt offert aux nouveaux diplômés qui s’installent dans une région désignée pour y travailler (FEUQ, 2009b). C’est une deuxième tentative de faire adopter ce projet de loi puisque son ancêtre, le projet de loi C-207 fut déposé, appuyé par l’ensemble des partis excepté celui au pouvoir, mais mort au feuilleton avec le déclenchement des élections fédérales de 2008. Au Québec, comme nous venons de le voir, une telle mesure fait déjà ses preuves depuis 2003. C’est dans un souci de développement et de soutien de l’économie locale que de tels efforts doivent être déployés. En effet, deux objectifs principaux sont visés dans l’élaboration d’un tel projet de loi soit contrer le départ des jeunes en région vers les grands centres et assurer une main-d’œuvre qualifiée nécessaire aux régions. Le phénomène n’est pas unique au Québec : partout en Amérique du Nord l’activité économique s’est graduellement déplacée des régions rurales vers les grands centres urbains. De plus en plus de voix s’élèvent pour reconnaître la contribution unique des régions à la structure économique des États. L’époque où les régions-ressources pouvaient compter sur l’extraction des ressources naturelles pour assurer une prospérité économique n’est plus d’actualité. Le développement du secteur de la transformation et un souci constant d’innovation sont nécessaires pour stimuler les économies régionales. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée n’est pas seulement un problème de formation. Les jeunes provenant des régions ne sont pas moins instruits. Le problème criant est que ces derniers ne vivent plus en région. Une mesure fiscale similaire au projet de loi C-288 a été mise en place au Québec et c’est plus de 9 000 personnes en 2004 qui ont profité de cet incitatif, permettant ainsi l’établissement de jeunes dans des régions où le solde migratoire est négatif. De plus, comme nous l’avons mentionné précédemment, pour la Fédération, l’accessibilité aux études ne doit pas être pensée en fonction du moment des études, mais bien avec une vision intégrée allant de l’entrée à l’université à l’insertion socioprofessionnelle. Afin de contrer l’exode des jeunes des régions ressources et d’encourager ces derniers à poursuivre leurs études au niveau postsecondaire : Recommandation 5. Que le gouvernement fédéral instaure un crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés travaillant en région en s’inspirant du modèle développé au Québec. (CASP-470 (12.1)). De plus, dans l’optique de l’application de mesures fiscales fédérales incitant l’établissement en région de nouveau diplômés. Il serait opportun que le gouvernement

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fédéral publicise de tels mesures afin d’en accroitre l’application au plus grand nombre de bénéficiaires. Recommandation 6. Que le gouvernement fédéral publicise ces futures mesures fiscales incitant le retour des jeunes en région. (CASP-473 (12.1)).

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Conclusion
Les problèmes de mobilité régionale sont bien connus au Québec. Ce phénomène est d’ailleurs grandement accentué par le vieillissement de la population québécoise, mais aussi par le fait que les universités de région font face à plusieurs difficultés afin de pouvoir garder leurs effectifs. Fermeture de programme, difficulté à recruter des professeurs et problèmes de financement pour les cycles supérieurs sont quelques-unes des difficultés auxquelles font face ces institutions. Cela a pour effet que les jeunes des régions ont plus facilement tendance à déménager afin de pouvoir réaliser leurs études universitaires. À cet effet, pour expliciter ces problématiques, vous pouvez consulter les recherches, avis et mémoires de la FEUQ (voir la bibliographie). Les motivations évoquées par les répondants à notre enquête quant au retour dans leur région d’origine sont limpides et laissent peu de place à l’ambiguïté. Le rapprochement avec les proches ou l’attachement pour la qualité de vie sont les raisons principales qui motivent le retour dans la région d’origine. À l’inverse, le manque d’emplois et la qualité de vie offerte par d’autres régions sont les raisons les plus souvent évoquées pour justifier l’absence d’intention de retour. Enfin, le crédit d’impôt provincial pour les nouveaux diplômés travaillant dans une région ressource est une mesure fiscale bénéfique pour le retour des jeunes en région et leur contribution à la transformation des régions ressources vers des pôles tournés vers l’économie du savoir. La FEUQ recommande de procéder à la bonification de cette mesure au Québec et de l’instaurer au Canada.

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Bibliographie
AFE (2008). Aide financière aux études – Statistiques; Rapport 2006-2007. Québec : Aide financière aux études. FEUQ (2006). Les impacts économiques, sociaux et culturels des universités en région. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. FEUQ (2007b). Le développement territorial et les universités. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. FEUQ (2008c). La délocalisation des campus universitaires; Réponse à un besoin ou course à la clientèle? Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. FEUQ (2009a). Recommandations fédérales.. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. FEUQ (2009b). L’accessibilité aux études postsecondaires au Canada. Mémoire présenté devant le comité permanent sénatorial des affaires sociales, des sciences et de la technologie. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. 12 pages. FEUQ (2009c). L’accessibilité aux études univesitaires : encore aujourd’hui, une nécessité! Mémoire présenté au conseil supérieur de l’éducation en vue du rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2010. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. 42 pages. FEUQ (2009d). Vers une plus grande diversité de l’offre de formation universitaire en région? Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. FEUQ (2010). Sources et modes de financement des étudiants de premier cycle 2009. Montréal : Fédération étudiante universitaire du Québec. 174 pages. FRENETTE, Marc. (2003). Accès au collège et à l'université : est-ce que la distance importe? Ottawa : Statistique Canada. FRENETTE, Marc. (2007). Est-ce que les universités profitent à la population locale de jeunes ? Résultats provenant de la fréquentation des universités et des collèges et des gains des diplômés suivant la création d’une nouvelle université. Ottawa : Statistique Canada. LUCIER, Gaetan (dir.) : Équipe multipartite « partenaires pour la compétitivité et l’innovation sociale » (2006). Pour une compétitivité accrue et un dialogue social renforcé – Rapport Lucier. Québec : MDEIE et MESS. MELS (2007). Indicateurs de l’éducation.. Québec : MELS.Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. 133 pages.

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MELS. (2007). Poursuite des études et obtention d’un diplôme chez les bénéficiaires du Programme de prêts et bourses, volet 5. Québec : MELS. MFQ (2010). Dépenses fiscales édition 2009. Québec : Ministère des Finances du Québec. . 356 pages. Statistique Canada. (2009b). Information sur la population active – Du 13 au 19 septembre 2009. Ottawa : Statistique Canada.

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