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SOMMAIRE

PREMIÈRE PARTIE : Généralités sur le tourisme ..........................................3 CHAPITRE 1 ◗ TOURISME ET TOURISTES : DÉFINITIONS ET PRATIQUES ........3 CHAPITRE 2 ◗ ÉMERGENCE ET DÉVELOPPEMENT DU PHÉNOMÈNE TOURISTIQUE ..........................................................................................11 CHAPITRE 3 ◗ LES ESPACES TOURISTIQUES : AMÉNAGEMENTS ET ENJEUX ....25 DEUXIÈME PARTIE : LES DESTINATIONS TOURISTIQUES MAJEURES ............37 CHAPITRE 4 ◗ L’EUROPE DU NORD-OUEST ..............................................37 CHAPITRE 5 ◗ L’EUROPE MÉDIANE ..........................................................59 CHAPITRE 6 ◗ LE BASSIN MÉDITERRANÉEN ..............................................75 CHAPITRE 7 ◗ L’AMÉRIQUE DU NORD ....................................................105 TROISIÈME PARTIE : LES DESTINATIONS SECONDAIRES ET MONTANTES ......133 CHAPITRE 8 ◗ L’AMÉRIQUE CENTRALE ..................................................133 CHAPITRE 9 ◗ L’AMÉRIQUE DU SUD ......................................................147 CHAPITRE 10 ◗ L’ASIE DU SUD-EST ......................................................159 CHAPITRE 11 ◗ L’OCÉANIE ..................................................................189 MÉTHODOLOGIE ..................................................................................202 BIBLIOGRAPHIE ET OUTILS DE TRAVAIL ..................................................221 LEXIQUE ..............................................................................................223

Édition : Yann Grivet Conception graphique : Florence Potier Couverture : Isabelle Métayer Mise en page : Chesteroc Ltd

ISBN : 978.2.7135.3007.4 © CASTEILLA, 2008 - 10 rue Léon Foucault – 78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX
Tous droits de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41, d’une part que les « copies ou reproductions à l’usage privé du copiste et non destinée à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction illégale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français du droit de copie (20 rue des Grands-Augustins, 75006 Paris) constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

PARTIE
CHAPITRE

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GÉNÉRALITÉS SUR LE TOURISME
TOURISME ET TOURISTES : DÉFINITIONS ET PRATIQUES

L’augmentation constante du temps de loisirs et du niveau de vie dans les sociétés industrielles sont à l’origine du développement du tourisme. Ce phénomène reste cependant difficile à définir et à mesurer.

I ◗ QU’EST CE QUE LE TOURISME ?
I.1 • TOUT LE MONDE N’EST PAS TOURISTE Les médias, les publicitaires proclament le droit aux vacances. Cependant, ce n’est une réalité que pour une minorité des habitants de la planète (il y a eu en 2006, 800 millions de touristes internationaux soit 12 % de la population mondiale). En fait, pour faire du tourisme, il faut disposer de loisirs : les congés payés, apparus assez tardivement dans les pays riches (1936 pour la France) sont une conquête sociale des habitants des pays industrialisés. Le tourisme de masse s’inscrit dans cette nouvelle temporalité où les loisirs sont octroyés et payés par les employeurs. Aujourd’hui, la durée moyenne de ces congés est de 25 à 35 jours en Europe (France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne…) et d’environ 10 jours au Japon et aux États-Unis. Pour ces deux pays, on peut ajouter des jours d’ancienneté. Cependant, disposer de congés payés ne signifie pas que l’on part en vacances. Le taux de départ* est influencé par plusieurs éléments : • le niveau de revenu : les CSP possédant des revenus élevés partent plus facilement. Ces différences ont aussi une influence sur le budget alloué aux vacances (en France, les cadres et professions libérales dépensent 5 fois plus que les ouvriers) ; • les contraintes professionnelles : les cadres ou les dirigeants d’entreprise ne prennent pas tous leurs congés (surtout au Japon et aux États-Unis). De plus, les congés sont souvent fractionnés et les couples ne peuvent pas partir en même temps. Dans certaines professions comme l’agriculture, il faut travailler toute l’année. Enfin, les 35 heures et les RTT n’ont pas renforcé les départs de manière importante car les Français ne consomment pas tous leurs jours de vacances ;

* Les mots comportant une astérisque renvoient au lexique en fin d’ouvrage.

CHAPITRE 1 – TOURISME ET TOURISTES : DÉFINITIONS ET PRATIQUES

• le lieu de résidence : le tourisme est un phénomène surtout urbain (en France en 2000, les taux de départ étaient de 44 % en zone rurale et de 75 % en Ile-de-France). Cela est lié aux revenus, plus élevés en ville, ainsi qu’au besoin de s’évader et de revenir à la nature. L’augmentation générale du niveau de vie tend à réduire les écarts entre ruraux et urbains ; • l’âge : c’est un critère déterminant pour les voyagistes qui développent leurs stratégies de vente vers les jeunes (moins de 25 ans) et les seniors (plus de 60 ans). Ces deux catégories de population ont davantage de temps libre mais partent moins que le reste de la population, en particulier les familles (cf. dossier documentaire). I.2 • DE MULTIPLES DÉFINITIONS Comment définir le terme « tourisme » ? La question est en apparence simple mais il est difficile d’obtenir une réponse claire car les pratiques touristiques, les statistiques et les critères de classement varient en fonction des pays ou des organismes concernés. Toutefois, pour mesurer et caractériser le tourisme, certaines définitions officielles ont été mises en place. D’après l’O.M.T., « le tourisme est l’ensemble des activités déployées par les personnes au cours de leurs séjours dans les lieux situés hors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour affaire ou pour tout autre motif » (O.M.T., 1991). Cette définition complète celle du touriste qui a été établie en 1963 à Rome par l’O.M.T. : un touriste est « une personne en déplacement hors de sa résidence principale pour une durée de 24 heures à 4 mois pour l’un des motifs suivants : agrément, santé, affaires, réunions de toutes sortes. » Ces deux définitions concernent les touristes nationaux et internationaux. Par contre, on peut différencier les excursionnistes des vacanciers. Les premiers sont des visiteurs temporaires dont le séjour ne dépasse pas 24 heures et ne compte aucune nuitée tandis que les seconds effectuent un voyage d’agrément comportant au moins 4 nuits consécutives hors du domicile. I.3 • DES DÉFINITIONS LIMITÉES Ces définitions officielles comportent des limites dont il faut être conscient. Elles sont souvent trop vagues. Elles englobent aussi dans la même catégorie des individus qui se déplacent pour des motivations très différentes qui n’ont en commun que la durée du séjour hors de leur domicile (de 4 jours à 4 mois). Ainsi, les déplacements d’hommes d’affaires, en particulier vers l’Asie et le Pacifique, gonflent les chiffres du tourisme international. De plus, les statistiques utilisées ne sont pas toujours très fiables car il n’y a pas de système de recueil systématique et unifié au niveau mondial. Les critères de recueil sont aussi très différents. Les États utilisent les fiches de douane, en particulier dans les aéroports internationaux. La catégorie « touriste » est souvent fourre-tout et intègre les étrangers en transit qui ne restent pas dans le pays. En France, les touristes des DOM-TOM sont comptés comme des touristes étrangers. Les professionnels du tourisme recueillent leurs chiffres après le passage de la frontière à partir des registres de réservation, les comptages aux péages autoroutiers ou les prestations de services comme les locations de véhicules. Ces deux méthodes donnent des résultats très différents : ainsi, en 1996, il y a eu en France 54,8 millions de touristes d’après la Direction du Tourisme et 28 millions selon la European Travel Agency. Au-delà de ces définitions, il faut tenir compte des pratiques touristiques.

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CHAPITRE 2 – ÉMERGENCE ET DÉVELOPPEMENT DU PHÉNOMÈNE TOURISTIQUE

Cartographie : Choisir des figurés et organiser une légende Sujet : le tourisme dans le monde, espaces et dynamiques

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PARTIE 1 – GÉNÉRALITÉS SUR LE TOURISME

I ◗ CHOISIR ET HIÉRARCHISER LES FIGURÉS
1. Sur la carte, pourquoi les flèches représentant les flux ont-elles des épaisseurs différentes ? Citez d’autres exemples d’utilisation de ce type de hiérarchisation. 2. Justifiez le choix des couleurs pour les figurés de surface représentant les destinations.

II ◗ ORGANISER LA LÉGENDE
3. La légende proposée apporte-t-elle une réponse précise au sujet ? Justifiez votre réponse. 4. Le sujet suggère deux rubriques pour organiser la légende : lesquelles (pensez à choisir un titre) ? 5. Réalisez une légende organisée en reprenant les titres des deux rubriques évoquées précédemment et en classant tous les figurés de légende.

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MÉTHODOLOGIE

Méthodologie du rapport de géographie du tourisme
EXEMPLE À PARTIR D’UN SUJET CORRIGÉ SUR LE TOURISME EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE (SUJET PROPOSÉ AU BTS EN 2007)

I ◗ PRÉSENTATION DE L’ÉPREUVE
Cette épreuve d’une durée de 4 heures doit avoir la forme d’un rapport précis et argumenté destiné à un acteur du tourisme européen ou français. Le sujet est accompagné de documents et d’un fond de carte à compléter et à rendre avec la copie. Un rapport n’est pas une composition : c’est un document professionnel présentant de manière claire, structurée et objective toutes les informations disponibles sur un sujet pour permettre à un décideur de prendre une décision.

II ◗ TRAVAIL PRÉPARATOIRE AU BROUILLON
• Lire et comprendre le sujet en définissant les termes avec précision : cela permet de bien cerner ce qui vous est demandé et de déterminer la problématique . C’est à ce moment-là que vous faites ressortir l’en-tête du rapport (titre, date, destinataire). • Lire et analyser les documents fournis en annexe : ces documents viennent compléter vos connaissances. Il ne faut en aucun cas les paraphraser dans le rapport. Le sujet vous donne une proposition de plan : surlignez dans les documents les informations se rapportant à chaque partie et essayez de regrouper les documents par thème. • Construction du plan : le rapport doit être clairement structuré. Pour la construction du plan regroupez les informations des documents et vos connaissances par thème. Il faut respecter les principes suivants : – construire un plan en 2 ou 3 parties avec au moins 2 sous parties par partie ; – les parties doivent être équilibrées ; – les titres des parties et sous parties doivent être clairs et percutants : le plan doit apparaître sous forme de sommaire au début du rapport ; – les parties numérotées de la manière suivante : 1/1.1/1.1.1… • Préparer la légende de la carte et la réaliser (cf. fiche carto). • Rédiger si possible au brouillon l’introduction et la conclusion (cf. ci-dessous) : c’est la première et la dernière impression laissée par le rapport. Il faut donc soigner leur rédaction.

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MÉTHODOLOGIE

BTS VPT SESSION 2007
ÉPREUVE E3 : GÉOGRAPHIE ET HISTOIRE DES CIVILISATIONS
Durée : 4 heures Coefficient : 3

LE TOURISME EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE Dans le prolongement du congrès Tourism Africa 2006 qui s’est tenu en septembre à Genève, les voyagistes français, réunis en séminaire, vous demandent de rédiger un rapport introductif sur l’Afrique subsaharienne, afin de dynamiser cette destination encore trop peu présente dans le tourisme international. Ce document présentera l’activité touristique aujourd’hui. Il soulignera les possibilités de diversification envisageables et les conditions nécessaires pour que l’ouverture au tourisme international devienne effective. Un croquis accompagné d’une légende organisée, indiquera les principaux flux entrant, les foyers du tourisme, les différentes formes de tourisme présentes. Nota bene : le rapport est un document de caractère professionnel qui obéit à une forme spécifique. Il doit être structuré en parties et sous-parties accompagnées de titres et sous-titres clairs et individualisés. Le style est direct, sans emphase, le vocabulaire précis, voire scientifique. Votre rapport comportera un sommaire et un en-tête. ■ LISTE DES ANNEXES ■ Annexe 1 : carte de situation Annexe 2 : les arrivées touristiques Annexe 3 : les milieux naturels en Afrique Annexe 4 : l’accessibilité Annexe 5 : extrait d’un catalogue de TO Annexe 6 : l’Afrique en quête de diversification touristique

Remarques : – les documents proposes en annexe peuvent permettre d’étayer votre rapport ; ils ne doivent pas donner lieu à un commentaire systématique et détaillé. – le fond de carte format A3 sera complété et rendu avec la copie ; l’autre servira éventuellement de brouillon.

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