Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 17 octobre 2011 – Volume LXXIX No.

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SPORTS

Le mouvement « Occupons » s’installe à Ottawa
Célébration en musique au Café Nostalgica

Une première saison qui démarre du bon pied

ARTS ET CULTURE

Photo Ayoub Ben Sessi

Photo Ayoub Ben Sessi

Photo Mark Coletti

Catherine Cimon Patrick Weldon Sarah Lanthier actualites@larotonde.ca MANIFESTATION

La vague d’occupation frappe la capitale

Actualités

17 octobre 2011

Brigette DePape, à l’extrême gauche, déclare que l’image de l’apathie chez les jeunes n’est pas fondée.

Photo Ayoub Ben Sessi

Patrick Weldon Le 15 octobre dernier, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés au parc de la Confédération pour une première assemblée générale. L’événement s’inscrit dans un élan pancanadien de solidarité pour le mouvement d’occupation de Wall Street, à New York, qui attire l’attention médiatique partout dans le monde.
Contre les inégalités L’occupation du parc de la Confédération a débuté à midi, samedi dernier, autour de la fontaine centrale. Des facilitateurs ont pris la responsabilité de commencer l’assemblée générale en rappelant qu’Ottawa était déjà occupée, étant un territoire algonquin non cédé. Présente pour contrer le statu quo, Gabrielle Arkett, étudiante de l’U d’O, explique l’ampleur du mouvement d’occupation en insistant sur les inégalités que présente le système économique actuel. Selon elle, « l’économie ne marche pas, le statu quo ne marche pas ». Ce système, d’après Mme Arkett, ne bénéficie qu’à une petite  partie de la population. Le mouvement inspiré de l’occupation du parc Zuccotti, à New York, rassemble une population très mixte et variée pour travailler en vue d’atteindre des buts plus ou moins communs, décrit Marco Lobo, étudiant de l’U d’O. « Un petit groupe de gens ont décidé de dire non, et ça a su inspirer beaucoup de monde », affirme  Mme Arkett. Le microphone du peuple « Il est incroyablement excitant de voir comment peut fonctionner la démocratie si nous la faisons fonctionner correctement », dit Brigette DePape, étudiante de l’U d’O, ex-page au Parlement et facilitatrice du rassemblement de samedi. Visant à trouver un processus décisionnel qui pourrait inclure tout le monde, le groupe s’est entendu pour prendre chaque décision de manière consensuelle. Ce modèle donne la chance à tout le monde de faire des propositions, de poser des questions et d’exprimer ses inquiétudes par rapport aux suggestions présentées. Si  certains  doutent  de  l’efficacité  de  ce  processus de très longue durée, Marco Lobo souligne  toutefois  qu’«  il  faudrait  d’abord  définir  l’efficacité.  Plusieurs  décisions  sont  prises  de  manière très rapide, mais sans être très efficaces. Ici, on comprend ce que tout le monde veut faire pour décortiquer toutes les différences d’opinion. C’est très lent, mais inclusif. » Un message diffus? Les grandes chaînes médiatiques font souvent référence au fait que le mouvement d’occupation n’a pas de message précis et clairement articuler. « Évidemment, il y a des arguments des deux côtés », admet M. Lobo. « Cette évidence fait en sorte que les gens ne savent pas sur quel point se concentrer. En revanche, le fait de ne pas avoir de revendications précises rassemble un grand nombre de personnes, ce qui fait notre force. » Pour Mme Arkett, le fait de ne pas avoir de messages précis permet de présenter différents enjeux dans un milieu communautaire au sein duquel les gens peuvent

partager et s’exprimer librement. Un campement dans le parc Un campement d’environ 25 tentes a été érigé en fin d’après-midi samedi, malgré la pluie  et le vent. La Rotonde s’est entretenue avec Kevin Donaghy, un organisateur présent lors de l’installation du campement, pour comprendre l’organisation de l’occupation. « Bienvenue au niveau zéro du campement! lance le jeune homme. On attend encore de savoir si on va avoir des toilettes portables et plus de tentes de la part de syndicats qui ont offert de nous aider. » Les occupants comptent rester dans le parc le temps qu’il faudra pour se faire entendre, ayant érigé des bâches et des tentes à l’abri des arbres longeant la clôture, au coin des

motion, de médias sociaux, d’aide juridique, de sécurité, d’accessibilité, d’infrastructure, de nourriture, d’enjeux sanitaires, de dons et d’action directe se sont créés au courant de la journée. La Commission de la capitale nationale a permis aux manifestants de passer la nuit au parc, non sans leur avoir rappelé, par l’entremise de la police, l’interdiction de faire des feux et de consommer de l’alcool ou de la drogue. Que changeront les manifestations? D’après Brigette DePape, il est important de changer le discours public pour articuler comme il le faut le sentiment d’injustice que cherchent à exprimer les manifestants : « On normalise trop souvent la pauvreté comme

«  Quand les gens constateront qu’il y a un appui massif, ils se joindront à nous. »
– Gabrielle Arkett
rues Elgin et Laurier. « Les dons d’argent et de nourriture sont impressionnants, indique M. Donaghy. On a assez de ressources pour durer très longtemps. Quand les gens se rendront compte du potentiel du mouvement, on sera une plus grande masse et moins il y aura de possibilité qu’on soit sorti du parc. » Deux assemblées générales par jour se tiendront pour permettre la discussion entre les occupants. Des groupes de travail ont été mis sur pied et divisés en comités pour permettre une organisation efficace. Des groupes de proquelque chose de naturel; ce n’est pas naturel. On doit donc faire pression sur tous les partis politiques. » « Les assemblées générales sont en place justement pour exprimer des alternatives », poursuit-elle. L’étudiante, facilitatrice au premier rassemblement de samedi, se dit inspirée par les jeunes qui passent à l’action pour exposer ces injustices : « On dit que les jeunes sont apathiques, mais ce n’est pas le cas; ils sont très engagés. » « Quand les gens constateront qu’il y a un appui massif, ils se joindront à nous », résume Gabrielle Arkett.

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17 octobre 2011

Actualités

CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA FEUO

Le Comité d’arbitrage étudiant n’est plus
Catherine Cimon
C’est ensuite son collègue des Sciences sociales, Brendan Andrews,qui s’est exprimé contre la quant à elle, ne voyait pas en quoi le nouveau procédé, mettant en place des représentants élus au lieu d’étun’est pas dans le meilleur intérêt de la FEUO, le CAE n’a pas de raison d’être. » port au bien-fondé de la motion. En tant qu’étudiante en droit, elle a  affirmé  comprendre  la  nécessité  d’une deuxième instance décisionnelle séparée de la FEUO. Pour elle, la situation laisse plus place à une réforme du CAE qu’à son abolition. Néanmoins, aucun débat n’a été lancé pour entrevoir la possibilité d’une réforme du CAE, malgré la volonté des membres du CA opposés à la motion. Le président du CA, Dave Molenhuis, a en effet expliqué aux membres et à la galerie que c’était impossible, car les procédures lui interdisent d’introduire un débat autour d’une motion déjà en processus d’adoption.

Jugé obsolète par la FEUO, le CAE subit une exécution dans les règles.
Dimanche dernier se tenait la réunion mensuelle du Conseil d’administration de la FEUO et au cours de cette assemblée, une motion a sans contredit retenu l’attention plus que toute autre. Les représentants étudiants devaient en effet voter une deuxième fois en faveur de l’abolition du Comité d’arbitrage étudiant (CAE) pour que la motion présentée et adoptée la première fois au CA du 19 septembre dernier soit définitive. Après un débat où la majorité des interventions des représentants appuyaient la motion originellement présentée par Sarah Jayne King,  vice-présidente  aux  finances  de la FEUO, le CAE a donc été aboli à 19 votes pour, trois abstentions et deux votes contre. L’organe représentant la tierce partie de la FEUO en ce qui concerne l’évaluation des plaintes enregistrées lors des campagnes électorales de la FEUO est ainsi remplacé par un comité constitutionnel auquel siégeront des représentants présentement élus au Conseil d’administration et qui seront désignés par leurs pairs, sans consultation des étudiants ou d’un autre niveau décisionnel au préalable. En effet, comme Amy Hammett, vice-présidente aux affaires étudiantes et Paige Galette, vice-présidente aux communications l’ont entre autres mentionné, il serait préférable que ces postes d’évaluateur des plaintes soient occupés par des membres de la FEUO déjà élus par la population étudiante, cette dernière leur ayant déjà témoigné sa  confiance  en  leur  accordant  un  mandat. Un débat coupé court Des inquiétudes par rapport à la légitimité démocratique et juridique de la disparition du CAE ont néanmoins fait surface avant l’adoption finale de la motion. De fait, Edward  Roué, représentant de la Faculté des artsw, a été le premier à se prononcer fortement contre la motion. Pour lui, bien que le CAE comporte des failles dans son fonctionnement actuel pouvant porter préjudice à la neutralité des décisions sortantes, la solution ne se trouverait pas dans son abolition, mais bien dans sa réfection. Il a d’ailleurs signalé à cet effet qu’« une démocratie juste doit avoir une séparation des pouvoirs ».

« Ce niveau de responsabilité est une perte de temps […]. Ce n’est pas dans le meilleur intérêt de la FEUO; le CAE n’a pas de raison d’être. »
– Sarah Jayne King
motion, en arguant notamment que le CA ne devrait pas se sentir plus haut que les autres et qu’une telle décision devrait plutôt revenir aux étudiants eux-mêmes. Il a ajouté qu’une pétition avait été mise en circulation sur le campus pour empêcher l’abolition du CAE et que 231 signatures auraient déjà été amassées. Il est prévu que la pétition atteigne le plateau des 1500  signatures  d’ici  la  fin  de  la  semaine prochaine. « Si nous voulons faire preuve de décisions justifiables,  nous  devons  laisser  les  étudiants décider », estime M. Andrews. Lors du deuxième tour de table de débat, M. Andrews s’est encore une fois opposé à la motion, contre la tendance générale. Mme King, diants « normaux », était antidémocratique : « Ce niveau de responsabilité est une perte de temps […]. Ce C’est  finalement  Karine  JeanBaptiste, représentante de Droit civil, qui s’est interrogée par rap-

Les deux seuls représentants à avoir voté contre la motion d’abolition du CAE.

Dave Molenhuis, président du CA, et Amalia Savva, présidente de la FEUO, se penchent sur les procédures à suivre quant aux tours de parole.

Photos Vanessa Dion-Lirette

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Actualités
SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS

17 octobre 2011

La coupe Pierre-Elliot-Trudeau est à Ottawa
Au  cours  de  la  fin  de  semaine  se  tenait un événement revêtant une haute importance symbolique pour la communauté francophone du campus. De fait, la Société des débats français de l’U d’O (SEDFUO) accueillait sur le campus des débatteurs venus de plusieurs universités francophones rivales. Plus de 70 participants, parmi lesquels on comptait 50 débatteurs standards et 20 juges, se sont présentés au rendez-vous annuel. Une formule plus populaire chez les anglophones Elliot-Trudeau par une délégation de 16 débatteurs, en grande partie des nouveaux. De plus, la participation hebdomadaire aux rencontres de la Société s’élève à 20 à 30 personnes. Ce changement dans les mœurs étudiantes est aussi notable au sein des autres universités, note Mme Blanchard. Selon elle, l’Université de Montréal est maintenant en mesure d’envoyer une délégation considérable de 12 personnes, alors que l’an dernier, elle n’en comptait que quatre. Deux débatteurs étaient même venus du Cégep FrançoisXavier-Garneau de Québec pour se joindre aux délégations universitaires. Apprendre d’abord et avant tout Premier événement majeur d’une longue liste s’étalant sur toute l’année, la coupe Pierre-Elliot-Trudeau se veut surtout un rendez-vous formateur pour les nouveaux venus de chaque club de débats des universités francophones participantes. Mme Blanchard signale effectivement que le tournoi est une occasion en or pour les novices, débatteurs à leur première ou deuxième expérience de tournoi, de se faire les dents et d’apprendre contre des adversaires du même niveau. Les équipes de deux personnes chacune ne peuvent donc pas être composées uniquement de débat-

Catherine Cimon

SYNDICAT ÉTUDIANT
La semaine passée fut la Journée nationale des étudiant.e.s. Par contre, pour la plupart des étudiant.e.s au Canada, être étudiant.e. dans une institution post-secondaire est loin d'être une célébration. Avec la récolte massive de dette étudiante et le manque de financement dans les institutions post-secondaires, il y a de quoi à vouloir du changement. C'est ainsi que nous tenons à féliciter les nouveaux élu.e.s du gouvernement ontarien et nous anticipons la réduction de 30% à nos frais de scolarité! L'éducation post-secondaire est votre droit! Venez à la prochaine rencontre de cette campagne, jeudi prochain à 18h au Café Alternatif! La Semaine de relâche du 24 au 28 octobre vous donnera l'occasion de prendre une pause bien méritée. Le régime d'assurance santé de la FÉUO vous offre des bénéfices sur de nombreux soins médicaux professionnels, tels que : la massothérapie pour mieux vous détendre, une bonne paire de lunettes pour vos nombreuses lectures et une couverture dentaire pour croquer dans une belle pomme d'automne fraiche. Pour de plus amples renseignements, visitez : http://feuo.ca/other/healthplan/. Profitez de votre laissez-passer universel (uPASS) pour découvrir les centres d'achat Bayshore, Place d'Orléans et St-Laurent. Si vous entamez décorer votre « chez vous », votre U-PASS peut vous rendre jusqu'au South Keys ou Pinecrest. Votre laissez-passer peut même vous rendre jusqu'à la ferme de fruit à Orléans pour vous procurer les fruits de la saison. Profitez de la Semaine de relâche et prenez le temps de découvrir la Capitale Nationale. Votre laissez-passer universel est aussi combiné avec la carte ISIC. Avec cette carte d'identification, vous pouvez vous procurer des rabais sur les modes de transport les plus communs. Que ce soit 30% de rabais sur vos billets de ViaRail, 25% sur vos billets d'autobus Voyageur ou 4% sur vos billets WestJet, ces rabais font toute une différence. Quoi de mieux que d'économiser ses sous. De plus, nous sommes fières de vous présenter le premier service de covoiturage de la FÉUO. De nombreux étudiants comme vous veulent voyager tout en économisant lors de la Semaine de relâche. L'argent ne devrait pas être une barrière à votre bien-être! Visitez notre site web pour de plus amples renseignements et bénéfices. Finalement, nous vous souhaitons une bonne Semaine de relâche. Au plaisir de vous retrouver à votre retour.
Votre conseil exécutif à la FÉUO, Amalia Savva, Sarah Jayne King, Amy Hammett, Paige Galette, Liz Kessler et MC Noël.

UN MESSAGE DE VOTRE

Catherine Blanchard, organisatrice de la Coupe et membre senior de la SEDFUO, explique à La Rotonde que malgré leur immense popularité du côté de ses collègues anglophones, les débats oratoires, ici de style parlementaire,  ont  de  la  difficulté  à  se tailler une place dans les champs d’intérêt des francophones. Elle ajoute toutefois qu’une nette hausse du nombre de participants et d’étudiants intéressés à ce hobby est visible depuis plus ou moins quatre ans. En effet, lorsqu’elle est arrivée dans Société des débats de l’U  d’O,  il  était  difficile  de  tenir  un  débat conventionnel à quatre, puisque souvent, ils n’étaient que trois. Maintenant, l’U d’O est en mesure d’être représentée à la coupe Pierre-

teurs dits seniors. De fait, aucune équipe ne peut compter plus d’un senior dans ses rangs par souci d’équité pour tout le monde. L’U d’O remporte toutes les palmes Au  final,  la  SEDFUO  peut  aussi  être fière de ses débatteurs de qualité  puisque le podium a uniquement pris les couleurs du gris et grenat. Bruno Gélinas-Faucher et Aymen Sellami ont de fait été couronnés gagnants en opposition au « gouvernement » formé d’Éric Leduc et de Cédrik Cormier, selon les résultats dévoilés par Mme Blanchard. Par ailleurs, une autre équipe ottavienne a réussi à se démarquer en accédant  à  la  demi-finale,  soit  celle  d’Émilie Deschamps et de Samuel Castonguay.

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Bruno Gélinas-Faucher et Aymen Sellami trinquent à leur succès.

Courtoisie de la SEDFUO

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17 octobre 2011

Actualités

Le processus d’adoption suit son cours
Sarah Lanthier et Catherine Cimon

POLITIQUE CONTRE LE HARCÈLEMENT ET LA DISCRIMINATION

En septembre dernier, la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) consultait la communauté étudiante de l’U d’O pour connaître son avis sur la nouvelle politique contre le harcèlement et la discrimination. Les commentaires peu nombreux se synthétisaient en un seul questionnement : pourquoi un tel règlement n’existait-il pas avant cette année? La FEUO n’a pas de réponse. Caroline Roy-Egner, vice-rectrice associée aux ressources humaines et représentante de l’administration dans ce dossier, explique quant à elle qu’une politique semblable était en vigueur, mais ne couvrait « que la protection contre le harcèlement sexuel des étudiants ». Mireille Gervais, directrice du Centre de recours étudiant (CRE) note d’autre part que la création d’une telle politique est demandée par les syndicats étudiants de l’U d’O depuis plus de cinq ans déjà, mais que l’administration a seulement décidé de bouger cette année. Mme Gervais croit que cette urgence dans l’adoption et la mise en place d’une telle politique par l’administration est entre autres due au nombre de poursuites élevées à l’encontre de l’Université d’Ottawa présentement en cours et que l’inexistence de politique ferait mal paraître l’Université devant les tribunaux à l’heure actuelle. La version finale toujours en attente Avant que la nouvelle politique contre le harcèlement et la discrimination de l’Université d’Ottawa ne soit mise en place, quelques points restent à régler, soit un processus d’approbation dont la rapidité reste toujours à déterminer, selon Mme Gervais. De fait, la politique, avant d’être mise en place, devra être

Le manque de clarté des clauses sur la discrimination de la langue ou encore l’éradication des sanctions prévues pour des plaintes considérées comme « frivoles » doivent être débattu, selon Mireille Gervais du CRE.
approuvée par différents organes décisionnels internes de l’Université, comme le Sénat, le comité exécutif et, au final, le Bureau  des gouverneurs. Selon Mme Roy-Egner, si tout se passe dans les délais, la dernière version de la politique contre le harcèlement et la discrimination sera déposée le 12 décembre prochain devant le Bureau des  gouverneurs  pour  approbation  finale.  Les  étudiants  pourront  alors  en  trouver  une  version  officielle  sur  le  site  web  de  l’Université. Mme Gervais explique néanmoins que quelques points restaient à inclure dans la version finale avant qu’elle n’entreprenne  le cheminement administratif. Elle ajoute qu’une autre réunion plénière se tiendrait prochainement, puisque certains points importants aux yeux des syndicats étudiants n’ont pas encore été inclus ou changés dans la version supposée finale de la séance  du 5 octobre dernier. Le manque de clarté des clauses sur la discrimination de la langue ou encore l’éradication des sanctions prévues pour des plaintes considérées comme « frivoles » sont en effet toujours sur la table, selon Mme Gervais. Dérapage au bilinguisme Un hic subsiste aussi pour les étudiants francophones puisque, pour le moment, seule une version anglaise sera distribuée,

Photos Vanessa Dion-Lirette

selon Elizabeth Kessler, vice-présidente aux affaires universitaires de la FEUO. Mme Kessler, explique en effet qu’il n’y a présentement pas de version officielle française du document. Mme Roy-Egner réagit à ces affirmations en signalant que « les  premières  versions  de  la  politique  affichées  pendant  les  deux  périodes de consultation sur les sites internet du [Service d’appui au succès scolaire] et des RH étaient traduites, elles y sont toujours affichées dans les deux langues ». « Depuis le 30 août,  lors des consultations bilingues avec l’Intersyndical, nous avons surtout travaillé avec la version anglaise, question de réagir rapidement aux suggestions  présentées,  justifie-t-elle. Le tout sera  traduit avant d’aller aux prochaines étapes : Sénat, Exécutif et Bureau [des gouverneurs], comme de coutume. »

En bref
L’AEEPID passe quelques motions clés
L’Assemblée générale de l’AEEPID désigne la présidente comme seule porte-parole devant les médias.
Nicolas Tanguay-Leduc
Mercredi soir dernier, au pavillon Desmarais, les membres de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement (AEEPID) était conviés à une assemblée générale. Mise à jour financière La présidente de l’AEEPID, Amanda Iarusso, a profité de  l’occasion, en l’absence de la nouvelle vice-présidente aux finances,  Vanessa  Hayford,  pour présenter la mise à jour financière  de  l’Association.  C’était la première mise à jour en deux ans, alors qu’il doit y en avoir trois par année. En conséquence, l’AEEPID aurait perdu environ 50 000 $, selon la présidente. La motion de défédération Cette motion a pour but d’amender l’article 2.1.8, qui vise à recentrer les actions de l’AEEPID envers ses membres. La présidente a expliqué que ça ne changera en rien les relations actuelles entre l’AEEPID et la Fédération étudiante de l’U d’O. La motion d’imputabilité Cette nouvelle motion fait de la présidente de l’Association l’unique porte-parole pour les médias du campus. Il y a eu beaucoup de débat sur le sujet, car certains viceprésidents voudraient avoir le droit de parler aux médias sur des questions plus spécifiques.

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AFFAIRE RANCOURT

17 octobre 2011

Un professeur de l’U d’O congédié en 2009 poursuit sa lutte contre l’administration
Patrick Weldon Un communiqué de presse de l’U d’O daté du 6 février 2009 diffuse l’information suivante : « L’administration de l’U d’O confirme qu’elle a recommandé à son Bureau des gouverneurs le renvoi pour un motif valable de M. Denis Rancourt à son poste de professeur. » M. Rancourt aurait attribué la note « A+ » à tous les étudiants de son cours de physique de quatrième année et de son cours de maîtrise. Cela aurait mérité, parmi d’autres raisons non spécifiées par l’Université, la recommandation de renvoi du professeur permanent.
L’institution dit vouloir conserver un principe d’excellence universitaire. D’après M. Rancourt, ce serait la première fois qu’un M. Rancourt explique que la décision prise par arbitrage devra être reconnue légalement par les deux parties impliquées. Quinze jours œuvre de son renvoi. Il explique, dans une entrevue accordée à La Rotonde, qu’il cherche à se faire dédommager pour le salaire perdu depuis son renvoi, la pleine compensation  monétaire  des  bénéfices  qu’il  a  perdus,  ainsi que tout ce qui lui aurait été interdit sur le plan du matériel, soit son laboratoire et son bureau. Il espère également une réparation de l’impact négatif qu’a pu avoir son syndicat détient une autorité absolue dans le cas, mais qu’il a le droit de faire des demandes. « Pour l’instant, le syndicat accepte d’aller dans cette direction » a t-il indiqué. Un œil public absent

Aucun enregistrement vidéo de la session de mercredi dernier n’était permis. D’après M. Rancourt, cela empêchait une professeur permanent de grande représentation juste et fiable des procédures. Confiant qu’on devrait adoprenommée aurait été congédié par ter la technologie plutôt que la fuir, l’Université sous un prétexte relié à son enseignement. « C’est du jamais le plaignant explique que l’absence vu », dit-il. d’enregistrement empêche de faire du reportage critique, même si cela sousDes critiques « acides » entend la possibilité de faire du tort à de l’administration l’image de l’Université. Il explique de plus que cette « tentative de microgérer les médias » ne permet pas une L’administration s’est refusée à image réelle de ce qui se passe. tout commentaire pour des raisons de  confidentialité  et  d’obligations  Adèle Mercier, professeure de juridiques face au dossier. philosophie à l’Université Queen’s, Alors que l’Université l’aurait se prononce en disant que le cas de M. Rancourt est l’« un des cas les plus congédié pour avoir attribué des notes uniformes, M. Rancourt croit importants dont [elle soit] au courant que le vrai motif de son renvoi depuis [le début de sa] longue carrière académique ». Elle poursuit en indiaurait été pour se débarrasser du quant que sans enregistrement, les professeur qui faisait des critiques notes de l’arbitre Claude Foisy sont les ouvertes de l’administration. seules représentations que peut voir le Le professeur explique que le public. privilège de liberté universitaire Joseph Hickey, étudiant diplômé permet l’indépendance d’enseignesiégeant au Sénat de l’U d’O, aussi ment, l’indépendance totale de représent, affirme qu’en tant que reprécherche et le droit de faire partie de sentant étudiant, il est important pour la gouvernance institutionnelle de l’université. Cela, d’après M. Ranlui de pouvoir partager des preuves Courtoisie de l’Université d’Ottawa court, donne le droit de faire des criavec les étudiants, qui sont, d’après tiques de son employeur. Ses criti- Loin d’être terminée, la bataille entre le professeur de physique qui organisait des soirées de documen- lui, grandement préoccupés par l’évoluques, sous forme de blogues rendus taires engagés et l’administration de l’U d’O se poursuit devant la justice. tion de ce procès. publics, rapportent des incidences et des mal- d’audiences au Tribunal sont déjà prévus, renvoi  sur  sa  réputation  scientifique  et  acaReprésentant le Conseil des Canadiens, Ian faisances de la part de l’administration, entre mais M. Rancourt estime qu’il y aura possi- démique. Pour tout cela, il demande 2 M$. Bron explique que même si l’Université est une M. Rancourt tente aussi d’obtenir 2 M$ institution privée, elle est grandement financée  blement plusieurs autres rencontres. autres des membres exécutifs et du recteur. À la deuxième assemblée du Tribunal, qui de dommages punitifs, invoquant que l’Uni- par le public, faisant de ce cas un cas d’intérêt a eu lieu le 12 octobre dernier au Hampton Le tribunal pour les droits Inn de la rue Coventry, le syndicat qui reprédes travailleurs en Ontario sente le plaignant estime que le congédiement En plus d’une poursuite judiciaire en dif- de M. Rancourt aurait été de mauvaise foi. famation menée par Joanne St. Lewis de la Il cherche à prouver que l’administration de Faculté de droit, qui a mené M. Rancourt à la l’Université aurait fait semblant de suivre les Cour de justice supérieure de l’Ontario, l’ex- règles pour pouvoir congédier un professeur professeur de l’U d’O fait face aux avocats de qui avait la permanence. Les prochaines séanl’Université au Tribunal pour les droits des ces seront le 31 octobre et le 1er novembre. travailleurs en Ontario. Ce tribunal a pour but de régler par arbitrage le grief que M. RanLes demandes M. Rancourt espère être compensé pour les versité l’aurait congédié de mauvaise foi. public. « La transparence est le pilier de la rescourt a déposé vis-à-vis de son ex-employeur. Représenté par son syndicat au Tribunal, dommages qu’il aurait subis avec la mise en M. Rancourt met l’accent sur le fait que le ponsabilité », explique-t-il.

D’après M. Rancourt, ce serait la première fois qu’un professeur permanent de grande renommée aurait été congédié par l’Université sous un prétexte relié à son enseignement. 

«  L’un des cas les plus importants dont je suis au courant depuis [le début de] ma longue carrière académique »
– Adèle Mercier

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17 octobre 2011

Actualités

Être étudiant en évitant l’endettement
Arrêter de consommer ou trouver les moyens d’économiser?
Sarah Lanthier
La  société  moderne  est  souvent  qualifiée  de société de surconsommation. Tous ont-ils les  moyens  financiers  de  suivre  cet  engouement pour l’achat constant de produits de consommation? La Rotonde s’est entretenue avec 278 étudiants de l’U d’O pour en apprendre un peu plus sur leurs connaissances par rapport à leur situation financière. Prêts et soldes de carte de crédit impayés Parmi les étudiants interrogés, 33 ne possédaient pas de carte de crédit et 62 n’avaient jamais entrepris de démarches pour se voir octroyer un prêt ou une marge de crédit. Plus des trois quarts travaillent à temps partiel et une minorité à temps plein. Cela  signifie  que  la  plupart  des  étudiants  survivent, malgré un emploi, grâce à de l’argent virtuel qui devra être remboursé plus tard. L’un d’entre eux, Mathieu Lebrun, étudiant en sciences sociales et en histoire, souligne que « c’est un sacrifice à faire pour faire  plus d’argent plus tard ». Plus des trois quarts des étudiants sondés ont  confié  à  La Rotonde ne pas connaître approximativement le montant total qu’ils devront rembourser à la fin de leurs études,  prêts, marge de crédit et carte de crédit inclus. De plus, plus de la moitié des étudiants ne savent pas combien ils ont dépensé ce mois-ci. Un budget? La solution facile? Bâtir un budget. Les étudiants se font rabattre les oreilles toutes les années de se préparer un budget, et d’y rester  fidèle.  En  toute  modestie,  seulement  22 des étudiants rencontrés ont affirmé utiliser cette méthode. Que font les autres? Quelques étudiants proposent de garder tous les reçus de leurs achats et de compter tous les jours la somme totale dépensée durant la journée. D’autres se préparent un budget grossièrement calculé pour chaque jour en fonction de leurs activités hebdomadaires. D’autres encore proposent certaines techniques moins strictes, telles que retirer un certain montant par semaine et de n’user de leurs cartes de plastique qu’en cas d’extrême urgence. D’autres iront même jusqu’à cacher leurs cartes de crédit et de débit. Dépenser et économiser Si la technique du budget ne peut s’adapter à tous, la méthode de recherche active des soldes semble envisageable pour les étudiants qui souhaitent éviter l’endettement inutile. Le site groupon.ca offre de nombreuses aubaines pour des sorties. Les consommateurs peuvent découvrir plusieurs commerces qui présentent des coupons rabais. Plusieurs commerces s’engagent maintenant sur cette voie pour faire découvrir aux consommateurs de nouveaux endroits à fréquenter. raient les plantations. Deux façons de consommer ces produits s’offrent aux étudiants. La première, pour les débutants, consiste à consommer des produits étiquetés « certifié biologique » ou  « certifié équitable » dans les grands supermarchés populaires. La deuxième, c’est la recherche de marchés plus petits pour consommer localement et ainsi éviter une empreinte écologique plus importante. En effet, les produits locaux nécessitent peu de transport, et donc peu de pétrole, en comparaison des produits venant d’ailleurs. Les grands supermarchés vendent les produits « verts » « de 10 à 50 % plus cher que les produits industriels », souligne Mehdi Zahaf. Cette différence de prix s’explique par la série de critères auxquels les producteurs doivent se conformer et la certification  qui appuie ce contrôle de qualité. De plus, la provenance des produits joue sur les prix de détail. Autrement dit, le transport et l’empreinte écologique auront un rôle important. La consommation de produits bio et équitables est donc motivée par des choix de santé ou de responsabilité dans le développement international ou local. Il existe tout de même des manières d’adopter un comportement plus vert et plus économe, notamment en visitant fréquemment les marchés de fermiers de Gatineau et d’Ottawa en saison estivale et automnale, ainsi que les différentes boutiques spécialisées du marché By ou du quartier Glebe. Les étudiants s’assurent ainsi de tisser des liens et de se procurer des produits dits verts, et ce, à moindre coût. Mehdi Zahaf suggère de commencer par trouver les marchés près de chez soi et de discuter avec les commerçants et les cultivateurs. En visitant ottawafarmersmarket.ca, foundlocally.com et agro-outaouais.com, les étudiants trouveront plus de renseignements pour les guider dans leur virage vert. Visitez notre site internet pour d’autres trucs : www.larotonde.ca !

FINANCES ÉTUDIANTES

Consommation écolo à petit budget La rumeur veut que la consommation « verte » soit réservée aux plus riches. Mehdi Zahaf, professeur agrégé à l’École de gestion Telfer et spécialiste du marketing durable, prouve qu’il est possible de faire ce choix sans se ruiner. La disponibilité des produits bio et équitables dépend de l’instabilité de l’offre de ce type de marchandise. « C’est un marché de petite niche », précise Medhi Zahaf. De plus, la production dépend des aléas météorologiques et des différentes maladies dont souffri-

Établir un budget, consommer localement et courir les rabais, en plus de consommer le nécessaire, sont des techniques favorisant une saine gestion des finances.

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17 octobre 2011

Occuponsnous!
Catherine Cimon
Je ne suis pas une communiste et encore moins une anarchiste. Non. Mais je suis une citoyenne de ce monde, active et consciente de son pouvoir, du pouvoir de revendiquer et d’affirmer sa liberté. « Occupons Ottawa », d’après le mouvement « Occupy Wall Street », lequel a créé une vague qui balaie présentement le monde, qu’est-ce que c’est? Un rendez-vous de manifestants comme un autre, qui ne changera rien là-bas? Peutêtre pas, probablement pas. Je partage aussi cette désillusion, parce qu’après tout, le monde est le monde et ne changera pas rapidement. Pourtant, j’y suis quand même allée, à ma première manifestation. J’y ai trouvé des gens qui manifestaient pour toute sorte de raisons différentes. J’y ai vu des hippies, des jeunes, des vieux, des fonctionnaires, des hipsters et même des enfants. Tous ces gens ensemble, même si tous n’ont pas les mêmes vues politiques ou encore la même idée précise de ce qu’est la vraie de vraie démocratie. Rien que pour cette raison, je crois que le but du mouvement initial est atteint. Au lieu de rester chez eux devant le téléviseur ou de regarder les nouvelles devant leur écran d’ordinateur un café à la main, ces gens se sont déplacés, sont sortis dehors pour s’exprimer, pour assister, pour en rire, mais une chose est certaine, ils se sont rassemblés et ont agi; ils sont allés à la rencontre du monde. Et c’est ce qui est frappant : en quelques semaines, le monde s’est organisé pour s’occuper de sa société, pour dénoncer des problèmes majeurs dans le fonctionnement actuel du système mondial, peu importe la nation ou le régime. Est-ce donc si difficile de  s’accorder malgré nos différences? Ayant vécu ce mouvement, je ne crois pas. Ce sera sûrement long,  mais la volonté y est, partout sur cette planète, et le message se transmet petit à petit, passe de plus en plus fort et clair à chaque jour. Il faut parler, bouger et aller à la rencontre des autres si on veut se faire entendre : c’est ça, la véritable action citoyenne.

LE CONFESSIONNAL

Revue de presse universitaire
Sarah Lanthier
« Occupy Vancouver » en soutien aux manifestants de Wall Street – The Ubyssey Le journal étudiant de l’Université de la Colombie-Britannique soulignait, dans un article paru mercredi dernier, la manifestation dans les rues de Vancouver en soutien aux manifestants de Wall Street, à New York. Des milliers de personnes cohabitent dans un parc de New York depuis le 1er octobre pour s’opposer, entre autres, à l’influence des sociétés sur la politique et des actions du secteur financier. Vancouver s’est mobilisée la semaine dernière pour soutenir les manifestants de la « grosse pomme ». Plusieurs participants témoignent que le projet de Van-

Actualités
couver ne prend pas forme dans une initiative de protestation, mais plutôt dans le but de créer un mouvement pour revendiquer des changements locaux, suivant et appuyant l’exemple de Wall Street. Concordia se prépare pour la manifestation du 10 novembre – The Concordian Le 6 octobre, The Concordian accompagnait les étudiants de l’Université Concordia devant le bureau de la ministre de l’Éducation du Québec, Line Beauchamp, pour manifester contre la hausse des frais de scolarité. Ce soulèvement n’était qu’un échauffement en vue de la manifestation organisée par la Coalition régionale étudiante de Montréal, qui mobilisera toute la région de la métropole le 10 novembre prochain. L’objectif : dissuader le gouvernement du Québec d’augmenter les frais de scolarité. Une semaine de relâche au nom de la maladie mentale – The Gateway L’Université de l’Alberta compte parmi les universités ayant le plus de jours d’enseignement au Canada et n’accorde pas de semaine de relâche à la session de d’automne. Le mouvement en faveur d’une semaine de relâche en automne a débuté lorsque Nick Dehod a promis cette réforme durant sa campagne électorale de 2010, soulignant que l’absence de congé accroît le risque de maladies mentales. Il a ainsi été élu président du syndicat des étudiants. Ce mouvement s’est accentué avec le référendum de 2011 : 55 % des étudiants étaient en faveur d’une relâche à la session d’automne. L’administration hésite pour les dates : soit suivant la fin de semaine de l’Action de grâce, soit la semaine du jour du Souvenir en novembre. Ensuite, un choix s’impose entre quatre options, dont trois qui obligent les étudiants à renoncer à un, deux ou trois jours de cours. Ce n’est qu’en 2013 que les étudiants de l’U de l’A connaîtront une session d’automne avec une relâche.

Il était une fois…

Il y a 37 ans La Rotonde rapportait…
Xavier Lemyre
On en parlait; de nos jours, on en parle moins et certainement avec moins de discernement. La nutrition adéquate et abordable sur les campus universitaires devrait-elle être un privilège, un luxe ou un service qui mérite d’être revendiqué? Dans son article de la semaine du 30 janvier 1974, Jean-François Woods, journaliste à l’époque pour La Rotonde, propose aux étudiants de l’U d’O d’organiser un boycottage général des services alimentaires de la cafétéria universitaire : « Puisque nous sommes présentement victimes de l’administration Maisonneuve [équivalent de Chartwells à l’époque], nous devons manifester notre insatisfaction afin de sensibiliser les  autorités concernées. » Cette notion, cependant, ne sort pas du vide : quelque temps plus tôt, c’est à l’Université de Montréal que l’idée prend son premier envol. Jean-François Woods relate que la compagnie responsable de la cafétéria de l’U de M a été « fourrée dehors » avec succès grâce à un boycottage effectif des services alimentaires Maisonneuve. « Qu’attendons-nous? Nous ne sommes pas plus caves qu’à Montréal! » enchaîne-t-il. Dans le cadre de cet article, les journalistes de La Rotonde vont jusqu’à faire une enquête comparative des services alimentaires entre les universités d’Ottawa et Carleton. Les résultats s’avèrent choquants. Si les étudiants de l’Université Carleton payaient presque la moitié du prix pour un plat équivalent, ils recevaient un service et une qualité de nourriture supérieurs. L’une des causes du problème, selon M. Woods, serait qu’à l’U d’O, les gens ont certaines réserves par rapport à consommer à la cafèt’. En conséquence, les recettes ne seraient  pas  suffisantes  pour  justifier  une  augmentation  des  normes  de qualité. Cette réalité expliquerait pourquoi il serait important de recommencer à zéro avec une nouvelle administration qui serait prête à prendre en compte les préférences des étudiants. Ainsi, il aurait été possible aux universitaires de casser la croûte, plutôt qu’à la fois se casser  la tirelire et la santé. C’est avec tristesse, toutefois, qu’on peut constater que si les étudiants, à l’époque, se croyaient dupes de ne pas agir de la même manière que leurs homologues montréalais, nous le sommes d’autant plus de nos jours. La qualité nutritive des repas servis présentement est-elle adéquate? Les prix relatifs se sont-ils améliorés à travers les époques? Le modèle monopolistique des services d’alimentation sur le campus a-t-il changé? Le débat est ouvert.

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En 1974, La Rotonde incitait au boycottage de la bouffe de la cafétéria.

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Catherine Dib culture@larotonde.ca STYLE DE VIE

Arts et culture
Travel]. Le climat de notre ville gouvernementale piège les gens dans un professionnalisme carré et ennuyeux. » Plus d’une opinion convergent avec la sienne, plusieurs personnes interrogées ne manquant pas de mentionner le caractère fonctionnaire de la ville. Étudiante en design de mode, Meghan Fitzgerald, quant à elle, apporte quelques nuances : « Je ne crois pas qu’on s’habille taille. Ils ont peur de s’en sortir tout croche. » Toutefois, ce ne serait pas seulement le secteur d’emploi qui influence les habitudes vestimentaires des citoyens. Une ville pour la famille Selon Véronique Boileau, c’est aussi une question démographique. « Il y certainement

17 octobre 2011

À la mode d’Ottawa
Catherine Dib
Pieds et points liés par les costards-cravates, le centre-ville d’Ottawa serait loin d’être à la fine pointe de la mode. C’est du moins ce qui ressort d’un décompte des villes les moins bien habillées d’Amérique du Nord de MSN Travel. Sa réputation glauque et carrée l’a finalement dépassée. Mais le regard, confiné aux limites de la rue Sparks et de ses fonctionnaires « pris dans les années 1980 », se doit de transgresser cette impression en se tournant sur l’ensemble de la capitale. La Rotonde s’est donc adressée à plusieurs intervenants de la scène de la mode ottavienne pour comprendre le classement et discuter de ses justifications. « Fonctionnairement » au goût du jour Dépense ostentatoire, quête d’élégance, manifestation d’une profanation pouvant résonner jusqu’aux annales du politique, la mode n’est pas nécessairement qu’une question de tenue vestimentaire du jour qui nous tiendra bien au chaud. Non seulement une question économique en ce qui concerne l’industrie du textile, les implications sociales et culturelles de la mode tablent sur la construction des identités, individuelles ou collectives. Rebecca Rowe, designer et employée chez Pom Pom, résume la situation à Ottawa : « Je suis d’accord avec le classement [de MSN possibilités, au dire de Régine Paquette, copropriétaire de la boutique Victoire, qui a notamment été désignée l’une meilleures boutiques au Canada pour s’acheter une robe. « On a beaucoup de mamans hip et cool qui s’achètent des leggings de cuir, témoigne-telle, optimiste. Il y a une recherche d’originalité et on la voit. » Mme Paquette exprime par ailleurs son désaccord avec le classement : « Je trouve les gens souvent injustes envers Ottawa. Ce n’est pas pour rien que ça fait cinq ans [que Victoire] existe, c’est parce qu’il y a une demande. » Un bourgeon sur le point de fleurir L’avis est toutefois unanime sur l’avenir d’Ottawa. « Ottawa est une bonne ville avec beaucoup de potentiel, déclare Mme Boileau. Il faut lui laisser le temps de s’épanouir un peu plus. » Il faudrait tout de même, selon elle, se méfier des grandes chaînes : « C’est certain que des places qui ouvrent dernièrement, comme Forever 21 ou Urban Outfitters, viennent chercher la même clientèle que ces boutiques locales et ne les aident pas du tout. » Elle voit malgré tout notre ville comme un endroit fourmillant d’opportunités, autant pour les amateurs de mode que les designers. Et tel le dégel du canal Rideau dès les premiers balbutiements du printemps, la mode d’Ottawa ira vigoureusement de l’avant.

«  C’est certain que des places qui ouvrent dernièrement, comme Forever 21 ou Urban Outfitters, viennent chercher la même clientèle que ces boutiques locales et ne les aident pas du tout. »
- Véronique Boileau, professeure de croquis de mode
mal, mais plutôt fadement. On est conservateur, on ne prend pas de risques et on garde ça plutôt simple. » Véronique Boileau, professeure de croquis de mode à l’Académie de dessin de mode Richard-Robinson, explique la dimension psychologique : « C’est aussi une question de confiance en soi. [Les Ottaviens] voient la mode comme ne pouvant pas être à leur l’âge et les priorités qui viennent avec qui font la différence. […] Tu vas au centre-ville de Montréal, tu y rencontreras soit des jeunes couples, soit des hommes et des femmes célibataires, tu disposes d’un revenu. Ottawa est beaucoup plus orientée vers la famille, alors tu gères ton budget pour ta famille ou des vacances », explique-t-elle. La question familiale ne limiterait pas les

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17 octobre 2011

Arts et culture

Magie et gueule de bois
Catherine Dib Du 20 au 22 octobre, trois jours d’arts, de musique et de danse célébreront le Nostalgica en grande pompe. En effet, à l’occasion de la fermeture prochaine du café, l’Association des étudiants diplômés a embauché l’organisme communautaire Blank Canvas pour organiser les festivités de Nostock, qui seront gratuites pour tous.
Au nom de la nostalgie Alexandre Millaire, fondateur de Blank Canvas, le voit comme une occasion de « commémorer un espace qui a tellement appartenu à la communauté artistique ». En effet, avec ses soirées hebdomadaires « micro ouvert » ainsi que diverses expositions à travers l’année, le Nostalgica a bel et bien vibré aupouls du talent omniprésent sur le campus. Des photos éparses de moments aléatoires affichées sur les murs témoignent du véritable rôle unificateur que ce petit espace a pris au cours des années. Carte blanche La fin de semaine, au dire de M. Millaire, réserve son lot de sur. prises. Le jeudi soir commencera avec un micro ouvert 2.0, « Héros des jeudis », où des instruments seront mis à la disposition des musiciens et une scène les attendra sur la terrasse. Le vendredi sera l’occasion pour les arts visuels d’avoir leur mot à dire dans le cadre d’un encan silencieux qui sera suivi par des jeux olympiques du personnel. « Les jeux olymiques seront assez comiques. On ne remarque pas toujours les employés, ce sera donc un peu une occasion pour en faire les stars de l’événement! » lance M. Millaire avec verve. Une troupe d’improvisation fera un petit tour vers la fin de l’aprés-midi pour ensuite laisser place à une série de musiciens le vendredi soir, tels que Still Natives et Marabou. « On a vraiment tenté de réunir les musiciens qui sont passés au Nostalgica à travers les années », mentionne Alexandre Millaire. Le petit déjeuner cure « gueule de bois » entamera un samedi mouvementé où plusieurs groupes locaux prendront le micro pour enchanter les étudiants. Le tout sera couronné par une fête avec des peintures fluorescentes animée par le disk-jockey DJ Zattar. Et avis à tous, on pourra y lâcher son fou : « On a demandé aux responsables, les étudiants pourront vraiment peinturer ce qu’ils veulent, le restaurant, la terrasse ou leur visage! » La nostalgie, dont la racine évoque la mélancolie liée à un désir de retour du passé, sera sûrement au menu. Qui plus est, un documentaire sur les festivités sera tourné durant la fin de semaine fatidique. Toutefois, les joies au programme seront sans doute de la partie pour nous chantonner mielleusement le bonheur simple qui caractérise l’ambiance du Nostalgica. Où ? Café Nostalgica Quand ? Du 20 au 22 octobre

NOSTOCK

Catherine Dib Les remous tumultueux du campus laissent parfois quelques perles de talent sur les rivages, telles que le groupe musical Double Entente. Né l’été dernier, Double Entente gazouille du folk avec Mark Colletti, Katherine Sullivan, Jesse Wolfe et Maxime Farrell, tous ayant étudié à l’U d’O. Depuis le début de l’année, ceux-ci présentent spectacle après spectacle, permettant au public de s’accrocher à leur son décontracté, mais néanmoins joyeux. Quelques membres du groupe ont jasé avec La Rotonde autour d’une bière ensoleillée.

À bon entendeur, salut!

PORTRAIT D’ARTISTE

La Rotonde : Comment Double Entente a t-il pris racine? Mark Colletti : De moi! Katherine Sullivan : Il y a beaucoup de Mark et de ses voyages par rapport aux images dans les chansons. Le band était déjà formé quand j’ai reçu un appel de Mark : « Hey, j’ai entendu dire que tu étais une peach*… Veux-tu nous joindre? » Trois semaines après cet appel, on faisait un show! MC : Oui, depuis, on joue tellement partout qu’on doit parfois annuler! LR : Vous êtes un groupe plutôt jeune. Comment écrivez-vous vos chansons? MC : C’est plutôt dur de se réunir à quatre personnes avec des modes de vie aussi différents. On est encore en processus de développement. Maxime Farrell : Ce qui fait notre band, c’est que c’est dernière minute. Ça ne serait pas pareil si on n’était pas comme ça!

KS : On est plein d’idées. Je pensais faire une chanson sur les messages sur les murs des cabinets (rires). LR : De quoi traitezvous, outre les murs des toilettes? KS : On donne plein d’amour, de la bonne humeur, ça se voit dans nos shows. MC : On veut vraiment jouer sur l’interaction avec le public. On fait du hippie folk, alors il y a un esprit communautaire qui se bâtit! Mais ce sont vraiment aussi des thématiques plus sombres. Je suis un gars quand même mélancolique. Dans « Ten Cans of Pabst », on parle de dépendance, et de ce qu’on veut après la mort dans « Fly Away ». KS : Mark a un bac en étude des religions, donc pour tous ceux qui ne pensent pas, on réfléchit pour eux! LR : Avec un nom comme Double Entente, devrait-on s’attendre à de la musique francophone?

KS : C’est clair, on est encore en train de bâtir ça! MC : Et puis, j’ai commencé à écrire de la poésie en français. Je suis tombé en amour avec cette langue, je pensais faire aussi des reprises de chansons classiques. KS : Oui, du Jean Leloup. Ça serait vraiment l’fun! LR : Alors quels sont vos projets? KS : On va jouer pour Nostock avant tout. On veut aussi enregistrer un petit album avant que Mark parte pour l’Australie. LR : Que pensez-vous de Nostock, d’ailleurs? MC : On doit beaucoup au Nostalgica, c’est une place qui a vu passer Soul Jazz Orchestra, People’s Project ou Brad Morden. C’est dur d’arriver dans une ville comme Ottawa et le Nostalgica a permis à beaucoup d’artistes de prendre le micro. *Peach : une jolie et sympathique dame.

Du touchant au mélancolique en passant par du folk entraînant, double entente s’est d’abord fait découvrir au café Nostalgica.

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17 octobre 2011

Les vertiges de la souche
Jean-Thomas Tremblay
« And I seriously think that our duty / is to keep in touch / so much people and things are left out / so tonight my motto is / to keep in touch. » Communiquer, être au rendez-vous, oui, mais avec qui ou quoi? C’est une émouvante rencontre avec soi-même, un soi morcelé, qu’a orchestrée le Théâtre français du Centre national des Arts, qui présentait, du 12 au 15 octobre, la pièce The Dragonfly of Chicoutimi. Un colossal moment de théâtre, dont la charge émotive est amplifiée par l’introspection à laquelle il invite.
Brève généalogie. The Dragonfly of Chicoutimi, créée au Théâtre d’Aujourd’hui en 1995, était d’abord un monologue. Reposant sur les costaudes épaules de Jean-Louis Millette, le personnage de Gaston Talbot a pris vie. À l’occasion du Festival TransAmérique, en 2010, Claude Poissant, metteur en scène rigoureux, a ressuscité le « mythe Talbot », le fractionnant afin que le narrent cinq voix tantôt discordantes, tantôt eurythmiques. Une langue qui transcende ses mots Bien que Talbot s’exprime au « I » plutôt qu’au « je », The Dragonfly of Chicoutimi n’est pas une pièce en anglais. Si le texte ne contient pas, en pratique, de mots en français, la structure de cette langue y est palpable. Talbot dépeint un traumatisme en réaction auquel il se plonge dans un inébranlable mutisme. S’évadant de cette stagnation à la suite d’un étrange rêve, il empruntera un lexique typiquement anglophone. Sa syntaxe, son ton et son accent, eux, conserveront cependant leur caractère typiquement québécois. Talbot restera donc ancré dans ce qu’il est et dans la culture qu’il incarne, sans pouvoir l’exprimer dans un langage intelligible qui lui est propre. Un inconscient politique « I was a child in an adult body / speaking in English », énonce Talbot au sujet de la position qu’il occupe dans le rêve en question. Bien que le metteur en scène et les acteurs, réunis au sein d’un panel en complément à la représentation

THÉÀTRE

Courtoisie du CNA

de jeudi aient avancé à l’unisson que le thème qui structurait la pièce était l’identité, la notion d’inconscient s’avère essentielle pour comprendre comment Talbot réagit à une figure d’altérité qu’il tire de sa propre personne, puis opère un suicide identitaire, incapable de supporter la douleur de son existence minoritaire. Propice à une analyse sémiotique, The Dragonfly of Chicoutimi construit une architecture langagière dont la délicatesse se transmet

principalement par la gestuelle de ses brillants interprètes. Quant à la judicieuse scénographie d’Olivier Landreville, elle autorise un regard privilégié sur la mécanique cérébrale qui soutient le discours du protagoniste parcellisé. Il serait, en somme, ardu de mieux définir cette béatitude théâtrale qu’avec les mots qu’emprunte Talbot lui-même : « We create a magic moment / and we deserve it after all / we are human beings. »

EXPOSITION

Une lettre d’amour pour l’est
Katherine Sullivan
« David Askevold : Il était une fois dans l’est », est une exposition d’art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada comprenant un agglomérat du développement et de la pédagogie de l’art conceptuel. L’artiste de la NouvelleÉcosse, David Askevold, décédé en 2008, s’inspire grandement de son environnement, mais sait surprendre le visiteur. Les trois salles sont un recueil de sculptures et d’installations, de films, ainsi que d’œuvres photos-textes et images numériques. On franchit le seuil avec curiosité, ne sachant trop à quoi s’attendre. Une expérience absurde Le tout débute par quelques vidéos d’images en boucle accompagnées d’une piste sonore décalée. Par exemple, « Nova Scotia Fires » est une plage en feu. Une autre œuvre, donnant plus dans le ton de l’absurdité, consiste en une

vidéo du visage d’Askevold où il fixe la caméra sans cligner des yeux pendant toute une chanson de Ray Charles. On peut aussi observer une suite de photos-textes détaillant des expériences avec divers serpents. « La musique des sphères de Kepler » décrit une expérience sonore où six serpents suspendus au plafond produisent de la musique en frappant des cordes d’instruments électriques sur le sol. « Le rêve de Descartes », quant à lui, est un montage photo accompagné d’une histoire décrivant un rêve où l’artiste s’endort, rêve et puis se réveille avec une sensation étrange dans le bas du dos qu’il décrit comme « un pénis poilu semblable à un chien » appuyé contre ses fesses. Œuvres sensorielles et numériques Les vidéos et photos-textes font place aux photos aériennes de la Nouvelle-Écosse, ainsi qu’à 100 photos dans le style des cartes

Des photos aériennes tracent toutes une route vers l’eau.
Université d’Ottawa

Google qui suivent la route jusqu’au bord de l’eau. Dans cette pièce se trouve également un petit cabanon en métal contenant une télévision et une chaise. En s’asseyant dans le cabanon sombre, on découvre la provenance des bruits de corbeau. Sur l’écran, on peut voir un montage vidéo d’un corbeau accompagné de la narration d’une auteure de la côte. Celle-ci aborde des thèmes de la vie quotidienne ainsi que l’attente d’une réponse d’une maison d’édition. La dernière pièce contient les dernières œuvres de l’artiste, où apparaît la révolution numérique, ainsi que des œuvres collaboratives ayant toujours trait à sa NouvelleÉcosse natale. Enfin, l’exposition est recommandable si vous avez l’âme curieuse, le rire facile, mais également l’esprit ouvert. Si, à première vue, les œuvres d’Askevold semblent tourner autour des serpents et de la sexualité, on y découvre également un amour tendre pour l’est canadien.

Programme de bourse de leadership communautaire PFF
Pour en savoir plus, soyez des nôtres lors des séances d'information :
Lundi 28 novembre 2011 ou lundi 9 janvier 2012 de 12 h à 13 h Pavillon Tabaret, salle 303 ou visitez le www.auservicedumonde.uOttawa.ca/pff/accueil.html

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17 octobre 2011

Arts et culture

L’Omnium du rock débarque en Outaouais
Léa Papineau Robichaud Du 26 octobre au 5 novembre, l’Omnium du rock ébranlera la scène du Petit Chicago, dans le Vieux-Hull. Trentedeux groupes de la région s’affronteront en duels.
Du rock québécois L’Omnium du rock, c’est 96 groupes de musique de Québec, de Montréal et de l’Outaouais qui s’affrontent pour remporter différents prix, comme des heures d’enregistrement. Les vainqueurs de chaque ville se retrouveront ultimement au Café Campus, à Montréal, afin de déterminer un grand gagnant, qui remportera un contrat avec une maison de production. À chaque ronde, un jury de professionnels donne une note sur 100 à chaque groupe selon sa performance et celui-ci recevra sept points en bonus. Évidemment, le groupe ayant la plus haute note remporte le duel. Opportunité pour les groupes locaux En cette deuxième édition du concours en Outaouais, plusieurs participants de l’année dernière reviennent, dont Haze, Akoufène, les Jaseurs et Apocalipstick. Il est donc possible d’en conclure que c’est une très belle opportunité pour les groupes. « Le but de tout groupe est de livrer son produit à un public et l’Omnium donne la chance aux groupes de la région de le faire », explique Maxime StJacques, membre du groupe Les Jaseurs, qui a fait la finale régionale l’année dernière. Le concours permet aussi aux groupes de se faire connaître auprès de personnes dans l’industrie de la musique. C’est aussi une très belle occasion d’évoluer et d’apprendre. « Après chaque spectacle fait dans le cadre de l’Omnium, nous recevons les commentaires des juges, nos points forts et nos points faibles », ajoute l’étudiant de l’Université d’Ot-

SPECTACLE

La compétition sera rude dans la communauté du rock lors des prochaines semaines, au petit chicago.
tawa. Cette année, les huitièmes de finale et les quarts de finale auront lieu au Petit Chicago, dans le Vieux-Hull, excepté la première soirée des huitièmes de finale, qui se déroulera au bar Où…quoi! Les demi-finales, quant à elles, se dérouleront au Maverick’s, à Ottawa. Le lieu où se tiendra la finale n’est pas encore déterminé. L’Omnium du rock, c’est non seulement une belle opportunité pour les groupes émergents, mais aussi une occasion pour tous les fans de musique de découvrir les différents talents musicaux enfouis dans notre région.

Voir la vie en vert
Simon Deneau
Cette semaine, La Rotonde est allée faire un tour à La Belle Verte, histoire d’allécher les papilles gustatives de la population étudiante végétarienne et végétalienne. Ce restaurant exclusivement végétalien, qui sert des plats crus, a été reconnu au Concours québécois d’entreprenariat en 2010 et se distingue en étant l’un des rares restaurants qui n’offrent aucun plat avec de la viande ou des produits animaliers.

CRITIQUE DE RESTAURANT

Une ambiance « végétastique » En entrant dans le restaurant, on se sent tout de suite absorbé par une atmosphère qui se veut écologique et près de la nature. Effectivement, la plupart des murs sont peints en vert et on dénote une très grande présence de plantes et d’arbres tout autour du restaurant. On y remarque aussi de l’art moderne très coloré, ce qui confère une touche très artistique au restaurant. De plus, les tables sont toutes décorées différemment, ce qui donne un ton éclectique à la place. Somme toute, le restaurant se plonge dans un style quasi bistro, où la cuisine occupe une grande place, de sorte que les clients peuvent voir les cuistots s’y affairer. Le menu de ce restaurant est aussi très varié et efface le mythe voulant que les végétaliens possèdent tellement de restrictions alimentaires qu’ils ne peuvent manger que de la salade et des légumes crus. On y retrouve des potages, des soupes, des salades toutes garnies, sans compter du fromage (fabriqué à partir de protéines de soja), des hambourgeois végétaliens, des plateaux « œuvres d’art », composés de légumes et de fromage, ainsi que des sushis, des pizzas et des sandwichs. La compassion dans son assiette Voulant goûter un peu à tout au sein d’une seule assiette, j’ai donc choisi le trio sandwich, soupe et salade. Pour le sandwich, j’ai opté pour le tofu grillé Éden, composé d’une variété de légumes et de tranches de tofu, le tout recouvert de luzerne. La soupe du jour était quant à elle un potage à la patate douce servi avec des craquelins de lin contenant aussi des graines de tournesol. Finalement, on m’a servi une salade composée d’épinards, de carottes, de piments et de luzerne. Étant végétarien, je dois dire que je ne peux souvent pas me passer du fromage et des œufs. Toutefois, cette assiette m’a laissé une impression totalement différente du monde végétalien, qui sait remplir ses plats d’une grande variété de goûts tout en évitant les produits animaliers. Désirant m’absorber davantage au sein de ce monde culinaire si différent, j’ai aussi choisi d’emporter

un curry aux légumes, qui s’est lui aussi avéré succulent. Verdict Tout compte fait, je peux dire que ce restaurant est une bonne option pour les disciples de la Terre-mère. Il est vrai qu’en entrant, l’attente se fait un peu longue avant qu’une table nous soit assignée. Toutefois, les serveurs veillaient toujours à ce qu’on ait assez à boire et les propriétaires venaient souvent converser avec les habitués, sûrement heureux qu’il y ait à proximité un restaurant offrant des plats répondant avec brio à leurs restrictions alimentaires. J’ai aussi grandement apprécié le décor, qui plonge les clients dans une atmosphère relaxante. Quant aux prix, il est vrai qu’on pourrait considérer cela un peu cher pour un restaurant de style bistro (14 $ pour le trio et 13 $ pour le curry); toutefois, cela semble assez conforme au prix des éléments biologiques et l’esprit d’apaisement qui nous vient après cette virée dans la gastronomie verte en vaut le détour. Où? La Belle Verte, 166, rue Eddy, Gatineau Quand? Du lundi au samedi, de 11 h à 19 h

Décor Service Nourriture

Des salades riches en vitamine et un verdict somme toute positif pour ce petit bijou du vieux-hull.

Courtoisie La Belle Verte

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Arts et culture

17 octobre 2011

Les fonctionnaires Film Café de Flore du divertissement
Catherine Dib
n en parle et on en déparle, inutile de dire que le hype entourant la plus récente version de Tintin a bel et bien fonctionné. Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne : toutes les excuses sont bonnes pour en faire un facteur dans les enjeux sociaux et culturels. Ça sera la résurrection des Dupont et Dupond du septième art; j’ai nommé Peter Jackson et Steven Spielberg. Ça sera l’occasion de prouver une fois pour toutes l’efficacité de la technologie MoCap. Sans compter que ça vient rejoindre la bonne vieille habitude hollywoodienne de lancer des franchises à bout de bras (qui dit 22 albums d’Hergé dit 22 occasions en or d’envahir le boxoffice sans trop se fatiguer). Pourtant – et vous me pardonnerez pour l’attaque –, transformer l’une des bandes dessinées les plus connues de l’histoire en film 3D est assez convenu. C’est à croire que nous n’avons plus rien dans le geste créateur. À croire que nous sommes artistiquement épuisés. Que la création redoute le rejet, donc qu’elle s’en tient à la nostagicomanie de la populace en sortant constamment le même lapin de son chapeau, tout en y ajoutant la vinaigrette 3D. « Welcome to the Machine », comme dirait Pink Floyd. Nous sommes pris dans l’engrenage du divertissement, de la popularité, dans un mauvais film de série B. Le cinéma-spectacle américain voit sa renaissance, son salut, dans les 3D et les innovations technologiques. Ces avancées, dont les mérites sont constamment vantés, sont une compensation visuelle pour le manque de substance dans les idées. En vernissant constamment la même bagnole décrépite, ces productions ne font que participer à l’ennui profond collectif, où le constant désir du passé se manifeste par un manque d’inspiration pour l’avenir. Pitié, on arrête avec les remakes, les réinterprétations, les covers. Évidemment, Roland Barthes, du haut de son trône littéraire, n’avaitil pas dit qu’en art, la création n’existait pas, que ce n’était toujours que de l’inspiration? J’ajouterai toutefois une nuance entre l’inspiration et le copié-collé paresseux.

TURLUPINADES

CRITIQUES

Film Vincent will Meer

Album Rebondir par Marijosée

O

Léa Papineau-Robichaud
Café de Flore est un drame dans lequel nous nous promenons entre deux profondes histoires d’amour : l’une à Paris dans les années 1960 et l’autre à Montréal à notre époque. Le scénario nous guide dans chacune de ces histoires tout au long du film sans pour autant les lier l’une à l’autre : d’un côté, une mère (Vanessa Paradis) et son petit garçon atteint de trisomie et, de l’autre, Antoine (Kevin Parent) et Rose (Évelyne Brochu), qui sont fous d’amour l’un pour l’autre. Cette excellente réalisation de JeanMarc Vallée est très bien ficelée et se termine de façon inattendue. De plus, l’histoire racontée porte beaucoup à réfléchir après le visionnement. On aime : Le jeu de tous les acteurs est tout simplement excellent. Ceux-ci rendent les histoires crédibles et y donnent vie. On aime moins : Pendant les premières minutes du film, il est difficile d’oublier le Kevin Parent chanteur, et ce, malgré l’excellent jeu de celui-ci.

Anaïs Elboujdaïni
Auteure-compositrice-interprète franco-manitobaine, Marijosée sait séduire avec son premier enregistrement, Rebondir, paru sur les tablettes en juin 2011. Oscillant entre pop, jazz et parfois même blues, les accents cuivrés de Marie-Josée Clément emportent dans un univers positif, teinté parfois d’une certaine candeur. Des touches d’anglais saupoudrées çà et là dans le texte donne une texture franchement canadienne à l’album. La piste « Rebondir » emprunte à la chanteuse française Camille, avec les sons éclectiques et la voix saccadée. « Hanche de mère » explore, grâce à la légèreté cristalline du piano, la vie de mère dans un esprit plein de soul. Espérons que son prochain album contiendra davantage de titres! À écouter pour : Oublier le brouillard et le froid de l’automne qui approchent. Pour découvrir une voix de la francophonie canadienne – et s’offrir un bon moment. À ne pas écouter : Si vous détestez les pistes courtes et la linéarité dans la construction musicale.

Catherine Dib
Un nœud de tics, voilà ce qui constitue la totalité des personnages en majorité unidimensionnels de ce film. Le premier est atteint du syndrome de la Tourette, le second est obsessif-compulsif et le troisième est anorexique. Les trois s’échappent de leur clinique pour prendre la route vers l’Italie, au bord de la mer, afin d’y éparpiller les cendres de la mère de Vincent. S’ensuit un roadtrip dans tout ce qu’il y a de plus arriviste et de cliché. Des amitiés inattendues, des petits bisous, des promenades dans le bois. On entrecoupe les malaises, les vols de voiture et les accidents de montage. On aime : La candeur et la fraîcheur rythmant les diverses scènes font de ce film une ritournelle de Passe-Partout. Cet abandon dans la joie bon enfant n’est pas nécessairement au désavantage du film, la carte étant généralement bien jouée. On aime moins : La fin maladroitement esquivée. En tentant à tout prix d’éviter le prévisible ou l’irréaliste, le film achève en queue de poisson et nous laisse sur notre faim.

Calendrier culturel du 17 au 24 octobre
ARTS VISUELS Pour l’amour de l’art. Artistes et amateurs français à Rome au XVIIIe siècle Quand? Dès le 21 octobre Où? Musée des beaux-arts du Canada, 380, promenade Sussex Andrée Leduc – ABSTRACT Quand? Le 21 octobre Où? Galerie la Petite Mort, 306, rue Cumberland MUSIQUE Gros Plan Quand? Le 17 octobre à 20 h Où? Les Brasseurs du temps, 170, rue Montcalm Steve Marriner Quand? Le 18 octobre à 21 h Où? Irene’s Pub, 885, rue Bank Tourmaline Quand? Le 19 octobre à 14 h Où? Musée des beaux-arts du Canada, 380, promenade Sussex Grand corps malade Quand? Le 20 octobre à 20 h Où? Salle Odyssée, Maison de la culture de Gatineau, 855, boul. de la Gappe NoMeansNo, Ford Pier, Greys Quand? Le 20 octobre à 20 h Où? Maverick’s, 221, rue Rideau The Wooden Sky, Northcote Quand? Le 22 octobre à 20 h 30 Où? Raw Sugar Café, 692, rue Somerset Jon Deck Quand? Le 20 octobre à 23 h Où? Babylon Club, 317, rue Bank HUMOUR Mario Jean Quand? Le 18 octobre à 20 h Où? Salle Odyssée, Maison de la culture de Gatineau, 855, boul. de la Gappe CAMPUS Nostock_ célébration du Café Nostalgica Quand? Le 20, 21 et 22 octobre Film russe Quand? Le 21 octobre à 19 h Où? Pavillon Fauteux, pièce 316 dès 17 h Où? Café Nostalgica Harmonie de l’Université d’Ottawa Quand? Le 20 octobre à 20 h Où? Pavillon Tabaret, pièce 112 Compétition de taillage de citrouilles Quand? Le 18 octobre à 12 h Où? Promenade devant le 90U Ligue d’improvisation étudiante universitaire Quand? Le 20 octobre à 20 h 30 Où? Centre universitaire, Agora

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17 octobre 2011

Vincent Rioux sports@larotonde.ca PLEIN AIR

Sports
Photo Margot Strangemaggie Paul

La communauté de longboard en plein essor
Vous les verrez à coup sûr si vous mettez les pieds sur le campus durant les périodes de l’année où la température est plus clémente. Gars et filles, fonctionnaires et étudiants, tout le monde l’utilise et ce, de plus en plus. La communauté du longboard est en pleine effervescence dans la région de la capitale et La Rotonde vous en dit un peu plus sur ce sport grandissant.
Vincent Rioux
Il y en a des longs, il y en a des plus courts. Vissés en-dessous sont les essieux, aussi appelés trucks, auxquels sont attachées deux roues de chaque côté. La planche à roulettes longue peut être utilisée de différentes manières : la descente de colline, le slalom, le carving, le vert, le dancing et encore plus. Toutefois, son principal usage reste comme moyen de transport. « Le longboard, c’est devenu une mode dans la région de l’Outaouais », mentionne Éric Lauzon, gérant de Fokus Boutique, qui se spécialise en longboard, skateboard et autres sports du genre. « Le longboard, c’est aussi un moyen de transport, autant [pour] les hommes que les femmes, poursuit-il. C’est plus facile à apprendre que le skateboard, parce que ça requiert moins de “ballant.” » Le longboard, polyvalent La région de l’Outaouais est un bon endroit pour les adeptes du longboard en raison des multiples pentes et des pistes cyclables pittoresques le long du canal. Au bout du fil, le fondateur et propriétaire des longboards Bohdana depuis six ans, Joey Bidner, insiste sur deux facteurs qui font de la planche longue un sport de plus en plus pratiqué. « Le longboard est un sport tellement polyvalent. Nous pouvons le pratiquer n’importe où. En plus, il y a tellement de manières de pratiquer du sport », insiste-t-il. Quant à lui, Éric Lauzon ajoute que « pour faire du skateboard, il faut aller dans les parcs de skate, tandis que pour faire du longboard, on peut juste aller dans la rue pour cruiser ». Le conditionnement physique qu’apporte la pratique du sport serait l’autre raison qui expliquerait la montée fulgurante de la popularité du longboard au cours des dernières années, selon Bidner. Les « dimanches longboard » Si le longboard vous intéresse, mais que vous ne savez pas par où commencer, chaque dimanche, Joey Bidner organise des ateliers interactifs durant lesquels il prête même des planches à ceux qui n’ont pas l’équipement nécessaire. « Nous essayons vraiment de donner une panoplie de choix aux personnes qui assistent aux ateliers, en variant le thème chaque semaine, explique-t-il. [La semaine dernière,] nous avons fait une session sur le slide. Nous tiendrons des ateliers tous les dimanches, jusqu’à ce qu’il y ait de la neige. » Pour savoir où et quand les ateliers gratuits de longboard se tiendront, Bidner affiche les évènements sur la page Facebook « Sunday Ottawa longboard sessions ». Le « Bohdana Spot Finder », un outil précieux pour les planchistes Encore toute jeune, l’application « Bohdana Spot Finder » est disponible pour les téléphones intelligents Android et iPhone, de même que sur le site officiel de Bohdana Longboards, où la communauté de planchistes peut trouver les emplacements où la pratique du longboard est le plus propice. Par exemple, la carte du « Bohdana Spot Finder » indique déjà plus de 25 endroits aux alentours de l’U d’O, où l’environnement lui est favorable. Les utilisateurs peuvent même ajouter des endroits sur la carte virtuelle ainsi qu’indiquer le niveau de difficulté de la « piste ». Les coins les plus populaires pour la pratique de la planche dans les parages demeurent les rues à pic de la Côte-de-Sable, la marina d’Aylmer et les multiples pistes cyclables. Pour les initiés de la descente, les nombreuses côtes de Gatineau sauront satisfaire votre soif de vitesse.

La descente de colline et le slalom sont autant de techniques à essayer aux abords de l’U d’O.

Photo Margot Strangemaggie Paul

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Sports
NATATION

17 octobre 2011

Sherry Patel et Adam Best se qualifient pour le championnat du SIC
La première nage de la saison s’annonce positive pour l’équipe de l’U d’O.
Vincent Rioux
trand au sujet de sa protégée. Adam Best se qualifie pour le championnat du SIC Ce n’est que le lendemain matin, durant le pentathlon Go Start, que le nageur de troisième année Adam Best s’est lui aussi qualifié pour le championnat du SIC. Celui-ci s’est garanti une place parmi les meilleurs athlètes universitaires canadiens à la nage de dos sur 50 mètres. Ce n’est pas une surprise pour le vétéran Best de s’être qualifié si rapidement. En effet, il avait remporté l’argent au 200 mètres dos des entraînements à 5 h 30 », a assuré Best au sujet du nouveau manitou de l’équipe de natation. Le départ de Matt Hawes difficile à combler La saison dernière, le nageur québécois Matt Hawes avait connu des performances époustouflantes en remportant l’or au 200 mètres dos et l’argent au 100 mètres dos lors du championnat de natation du SIC. L’athlète s’entraîne actuellement avec Équipe Canada en Australie en vue des Jeux olympiques de 2012, qui se dérouleront à Londres. « Ça fait plusieurs années que

Vendredi dernier, à la piscine Montpetit, l’équipe de natation des Gee-Gees tenait sa première compétition de l’année. À l’occasion du premier vrai test pour le nouvel entraîneur Claude-Yves Bertrand, Ottawa tenait une rencontre à trois contre les Carabins de l’Université de Montréal et les Redmen et Martlets de l’Université McGill. Les nageurs d’Ottawa ont entamé la saison du bon pied, deux d’entre eux s’étant qualifiés pour le championnat du Sport interuniversitaire canadien (SIC). « J’ai bien aimé ce que j’ai vu. En termes d’effort, c’était assez intense de la première à la dernière minute », a indiqué Bertrand après

«L’année passée a été une année importante pour mon développement et j’ai appris beaucoup de Matt en m’entraînant avec un athlète de son calibre. » 
–Adam Best
la rencontre. Tout d’abord, la recrue Sherry Patel a obtenu le meilleur chrono (28,87) au 50 mètres papillon chez les femmes. Grâce à ce résultat, la nageuse devient la première Ottavienne a se qualifier pour le championnat du SIC. « Sherry Patel m’impressionne pour son âge. Elle a beaucoup de talent. Elle s’est déjà qualifiée pour les championnats du SIC, ce qui est remarquable », a mentionné Berdu championnat du SIC la saison dernière et a aussi fait partie des nageurs qui ont représenté Équipe Canada aux jeux de Shenzhen l’été passé. Toutefois, l’arrivée d’un nouvel entraîneur pourrait influencer le rendement de l’athlète, d’une bonne ou mauvaise manière. « Je pense que [Claude-Yves Bertrand] est un très bon entraîneur. Il a une bonne attitude et ça aide, surtout lorsque nous avons je connais Matt et il a toujours été une inspiration pour moi, a indiqué Best au sujet de son ex-coéquipier. L’année passée a été une année importante pour mon développement et j’ai appris beaucoup de Matt en m’entraînant avec un athlète de son calibre. » L’équipe de Bertrand doit maintenant se préparer pour la rencontre à quatre qui aura lieu au pavillon Montpetit le 4 novembre prochain, dès 18 h.

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La fin de semaine dernière, le nageur de troisième année Adam Best s’est qualifié au 50 mètres d’eau pour le championnat du SIC.

Photos Ayoub Ben Sessi

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17 octobre 2011

Sports

Les partisans tenus en haleine jusqu’aux dernières secondes
Les Gee-Gees jouaient gros, samedi dernier, contre les Lancers de l’Université de Windsor. Les deux équipes étaient à égalité au troisième rang des Sports universitaires de l’Ontario, avec les Gaels de l’Université Queen’s. De plus, si le Gris et Grenat espérait disputer au moins un match à domicile durant les séries de fin de saison, il devait vaincre les Lancers cette semaine.

FOOTBALL

Un dégagement du porteur de ballon Gillanders a permis aux Gee-Gees de se frayer de justesse un chemin vers la victoire.

Photo Vanessa Dion-Lirette

Vincent Rioux
Les amateurs présents au stade Frank-Clair ont eu droit à une joute enlevante. Les deux équipes se sont échangé l’avance au pointage jusqu’aux dernières minutes de la rencontre, quand le botteur Matt Falvo a pris les devants avec un botté de placement dans les dernières secondes, pour donner la victoire à Ottawa 32-30. « Nous avons mis de la pression sur le porteur de ballon tout au long traîneur Jean-Philippe Asselin d’un air satisfait, après la rencontre. Cabotinage en territoire du Double G Le match a plutôt mal débuté pour les hommes d’Asselin, qui ont rapidement laissé les Lancers prendre les devants. Sur le premier jeu, Ottawa était visiblement désorganisée. À une verge de sa zone de but, la du quart-arrière Aaron Colbon, avant d’être récupérée par un joueur des Lancers pour le premier touché du match. Les Gee-Gees accusaient déjà un retard de 14-0, à peine quelques minutes après le botté initial. C’est alors qu’Aaron Colbon a mis son équipe en bonne position pour marquer. Colbon a fait diversion avec un jeu truqué au porteur de ballon Brendan Gillanders, qui s’est échappé sur une distance de obtenu un botté de placement sur le jeu pour réduire l’écart à 14-3. Ottawa a repris l’avance un plus tard en première demie, une fois de plus grâce à Gillanders, qui a marqué deux touchés de suite, d’abord sur une course de trois verges, puis sur une courte passe de Colbon. À la demie, Ottawa tenait une avance de 20-17 contre les Lancers. Le joueur de quatrième année Gillanders ne s’est pas arrêté là. Il a trouvé une faille dans la brigade défensive des Windsoriens et inscrit son troisième touché du match au troisième quart. Une fin de match à couper le souffle Avec un peu moins d’une minute à faire au match et un score de 30-29 pour Windsor, Colbon a lancé plusieurs importantes passes pour avancer les Gee-Gees considérablement sur le terrain. À quelques secondes de la fin, Ottawa s’est donc retrouvée à la porte des buts des Lancers. Matt Falvo a finalement tranché avec son 54e botté en carrière, ce qui fait de lui le meneur de tous les temps chez les Gee-Gees, à égalité avec Ara Tchobanian. « Ara est un de mes bons amis, mentionnait Falvo après la victoire. Il a été un véritable mentor pour moi. Il a eu une très belle carrière ici et c’est cool de me retrouver dans la même catégorie que lui. » Le prochain duel en sera un de taille. En effet, les Gee-Gees (5-2, SUO) auront l’occasion d’obtenir un laissez-passer pour la deuxième ronde des séries éliminatoires, puisque le prochain et dernier match de la saison régulière déterminera la deuxième position des SUO. La partie sera disputée à l’Université McMaster contre les Marauders (6-1, SUO), le samedi 22 octobre à 13 h.

« Nous avons mis de la pression sur le porteur de ballon tout au long du match. Nous avons été plus rapides et ça a payé. »
–Jean-Philippe Asselin
du match. Nous avons été plus rapides et ça a payé », a expliqué l’enremise directe maladroite du centre Shavin Fernando a glissé des mains 38 verges sans toutefois inscrire de touché. Ottawa a tout de même

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Sports

17 octobre 2011

Défaite inaugurale

HOCKEY FÉMININ

Julien Paquette et Vincent Rioux
pe locale. Les représentantes de l’U d’O ont écopé de trois pénalités mineures, ce qui a donné du rythme à leurs adversaires. Les joueuses de Concordia ont créé l’égalité en fin de période. Elles ont également pris les devants en début de troisième période. Une fin de match enlevante Les Gee-Gees ont tout donné afin de rattraper leur retard. À la suite d’une belle entrée de zone, Asha Kauffeltd a créé l’égalité. Malheureusement pour les Ottaviennes, les Stingers n’avaient pas dit leur dernier mot. Après un mauvais changement, les représentantes de l’Université Concordia ont marqué un but sur une échappée. Tirant de l’arrière, les hockeyeuses de l’U d’O ont accentué la pression en territoire adverse. Le tout a entraîné une punition à seulement quatre minutes de la fin du match. Durant cet avantage numérique, les Gee-Gees ont menacé à plusieurs reprises, sans succès. Chaque fois, elles se sont butées à la gardienne des Stingers, qui semblait en grande forme durant ce match. Les Ottaviennes ont continué de travailler dans le but d’inscrire le but égalisateur. Leur entraîneur, Yanick Evola, a rappelé la gardienne au banc en faveur d’une sixième attaquante avec 50 secondes à faire. Les Stingers en ont profité quand un dégagement a eu lieu directement dans la cage béante de l’équipe locale. Défaite contre les puissantes Martlets Dimanche après-midi, le Double G disputait son premier match à l’étranger contre les Martlets de l’Université McGill, formation qui n’a pas perdu une seule joute depuis la saison 20062007, ayant gagné plus de 76 parties de suite. Sans surprise, les Gee-Gees ont enregistré leur première défaite de la saison par le compte de 3-0. Le prochain duel pour Ottawa sera le 22 octobre à 19 h, alors que les Ravens de l’Université Carleton accueilleront le Gris et Grenat pour déterminer laquelle des deux équipes est la meilleure de la capitale.

Samedi dernier, au Complexe sportif de l’U d’O, les Gee-Gees entamaient leur saison dans le Réseau des sports universitaires du Québec (RSEQ). Elles recevaient alors la visite des Stingers de l’Université Concordia. Celles-ci ont eu le dessus sur l’équipe locale, l’emportant 4 à 2. Le match a bien débuté, les Ottaviennes ayant ouvert la marque en tout début de rencontre. Elles ont également réussi à imposer leur rythme durant toute la première période. Les GeeGees n’ont cependant pas pu déjouer à nouveau MariePier Rémillard-Paquette, la gardienne des Stingers, qui a fait du bon boulot devant son filet. En deuxième période, Photo Ayoub Ben Sessi l’indiscipline a coulé l’équi-

HOCKEY MASCULIN

Les Thunderwolves s’offrent un doublé au Complexe sportif
Julien Paquette
La fin de semaine dernière, l’équipe de hockey masculine de l’U d’O a affronté les Thunderwolves de l’Université Lakehead à deux reprises au Complexe sportif. Les GeeGees semblent être restés pris dans les stalles, s’étant inclinés les deux fois face à leur adversaire de l’ouest ontarien, par la marque de 4-2 et 3-1 respectivement. Premier match difficile Un gardien alerte durant le deuxième match Le gardien de Thunder Bay, Jeff Bosch, a brillé pendant le deuxième match de ce programme double. Les Thunderwolves ont marqué deux buts en début de match, un en avantage numérique, et un autre sur un tir de pénalité. Dominic Jalbert a réduit l’écart avant la fin de la période d’un bon tir des poignets : « J’arrivais à toute vitesse sur le côté, [Matthieu Méthot] m’a juste glissé la rondelle. J’étais dans un angle restreint, j’ai visé la partie supérieure, j’ai pris un bon lancer et puis c’est rentré », a relaté le défenseur gatinois après la rencontre. Malgré plusieurs punitions prises par Lakehead, il s’agit du seul but que les Ottaviens ont marqué durant ce match. Les Thunderwolves ont marqué le dernier but du match en désavantage numérique en 2e période. La marque

Au cours du premier match, plusieurs erreurs en défense ont coulé les Ottaviens. En effet, l’équipe adverse a pu marquer quelques buts en supériorité numérique. Les Gee-Gees tiraient de l’arrière 1 à 0 après une période. Alexandre Touchette a créé l’égalité en milieu de période médiane. Les Thunderwolves n’ont pas été impressionnés par ce retour des représentants de l’U d’O. Ils ont marqué deux buts consécutifs

Photos Ayoub Ben Sessi

« J’espère que notre équipe retiendra la maturité [du jeu des Thunderwolves]. »
pour prendre les devants 3 à 1. Les deux équipes ont échangé un but en fin de 3e période pour obtenir la marque finale de 4 à 2 en faveur des visiteurs. finale était de 3‑1. Un week-end d’apprentissage

- Réal Paiement

Réal Paiement s’est montré plutôt calme malgré les deux défaites de son équipe. Il s’est

dit d’autant satisfait de la progression de son équipe durant ces deux matchs que Lakehead représente une bonne formation : « J’espère que notre équipe retiendra la maturité [du jeu des Thunderwolves]. [Les joueurs] ont subi beaucoup de pression, ils ont dû se défendre en désavantage numérique à plusieurs reprises et ils n’ont pas paniqué », a‑t‑il affirmé. Durant la deuxième rencontre, les GeeGees ont tout fait pour profiter de l’indiscipline de leurs adversaires : « Notre jeu qu’on fait d’habitude avec Luc-Olivier Blain et Kyle Ireland n’a pas vraiment marché ce soir. Ça fait qu’on a essayé de changer notre stratégie pour apporter plus de lancers de la pointe », explique le défenseur Jalbert.

Cette stratégie n’a pas fonctionné, car l’équipe adverse s’est ajustée à la situation : « [Les Thunderwolves] ont fait du bon travail pour bloquer des tirs, ils ont mérité leurs victoires », estime le pilote de l’U d’O.

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17 octobre 2011

Sports

Pilar Khoury fait le point sur les stéréotypes dans le sport
Vincent Rioux

TIRS DE BARRAGE

Mercredi dernier, l’équipe de soccer féminine de l’U d’O jouait un match hors concours contre une équipe locale… composée uniquement de gars. À l’occasion, La Rotonde s’est rendue sur les lieux pour parler à l’avant francoontarienne Pilar Khoury, et lui poser, entre autres, quelques questions sur les stéréotypes des athlètes féminines et la compétition gars-filles.
La Rotonde : Est-ce que c’est vrai que les femmes qui pratiquent un sport sont plus masculines? Pilar Khoury : Je ne crois pas. Je pense que ça dépend vraiment des filles. Nous sommes plus compétitives parce que nous sommes des athlètes, mais ça ne fait pas de nous [des femmes] plus masculines. LR : Est-ce vrai qu’il y a plus de lesbiennes dans les équipes sportives féminines? PK : Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question. Ce n’est pas parce que nous sommes une équipe de soccer qu’il y a nécessairement des lesbiennes dans l’équipe. La communauté homosexuelle est présente partout et c’est faux de croire qu’il y a plus, ou moins, de lesbiennes dans les équipes sportives féminines. Ce stéréotype est faux. LR : L’entraîneur Steve Johnson a-t-il eu besoin de vous motiver pour que vous jouiez contre des gars? PK : Non! (rires) Il n’a pas eu à dire grand-chose : nous voulons gagner le match pour prouver aux gars que les filles sont aussi bonnes qu’eux. L’entraîneur a organisé ce match pour nous pratiquer contre des gars qui, habituellement, sont plus rapides. LR : Y a-t-il un désavantage à pratiquer un sport féminin? PK : Les sports féminins sont souvent dévalorisés, parce que ça a toujours été les gars qui font du sport. Par exemple, la FIFA, chez les hommes, a beaucoup plus de visibilité que chez les femmes. Mais je pense que ça va changer dans quelques années. Le sport est en pleine expansion et les filles jouent de plus en plus au soccer. LR : Avec quelle équipe de votre conférence avez-vous le plus d’animosité? PK : Je dirais que ce sont les Ravens de l’Université Carleton parce que c’est la seule autre équipe à Ottawa. Ce sont nos rivales naturelles depuis toujours. LR : Que penses-tu du bilinguisme à l’U d’O? PK : Je pense que c’est bien. Quand je suis arrivée ici, je pensais que ça allait être un peu plus anglophone, mais je me rends compte que c’est pas mal égal. Je pense que la majorité des francophones qui viennent à l’U d’O sont en mesure de parler l’anglais. Toutefois, je pense que le contraire se produit rarement; les gens qui parlent l’anglais arrivent difficilement à parler le français. LR : L’année dernière, seulement 11 % des étudiants au bac ont voté pour choisir les membres exécutifs de la FEUO. Penses-tu voter aux élections 2012? PK : Je pense que c’est normal si un étudiant de première an-

Pour Khoury, le soccer féminin est appelé à gagner en visibilité.

Photo Ayoub Ben Sessi

née ne vote pas, puisqu’il est nouveau à la vie universitaire. Toutefois, je pense que les médias sur le campus donnent beaucoup d’information sur les activités de la FEUO, ce qui devrait aider à la participation à la vie étudiante. LR : Comme recrue au sein de l’équipe, comment trouves-tu le programme de soccer de l’U d’O depuis ton arrivée? PK : À mon arrivée, je ne croyais pas que le programme allait être aussi bien! Tous les filles sont concentrées et ont l’équipe à cœur, elles donnent toujours leur 100 %.

Le onze ottavien retrouve le chemin de la victoire
Installée au deuxième rang de la conférence de l’est des SUO, l’équipe de soccer féminine de l’U d’O croisait le fer avec les Ravens de l’Université Carleton et l’Excalibur de l’Université Trent, la fin de semaine dernière.
Vincent Rioux
Après la douloureuse défaite contre les Gaels de l’Université Queen’s un peu plus d’une semaine plus tôt, le Gris et Grenat a vaincu coup sur coup les Ravens, à leur domicile, ainsi que l’Excalibur, par le compte de 2-1 et 10-0, respectivement. Les Ravens donnent du fil à retordre au Double G Après avoir eu quelques jours de repos durant le congé de l’Action de grâce, c’est contre les bonnes vieilles rivales de l’autre bout du canal Rideau que la troupe de Steve Johnson a amorcé la fin de semaine. Toutefois, la dinde de l’Action de grâce a semblé ralentir les Ottaviennes, qui n’ont pas fait le poids contre les Ravens durant presque toute la première demie. « Durant près de 30 minutes, [les Ravens] ont été parfaites. Elles jouaient très bien en possession du ballon et nous, nous essayions de les rattraper », a expliqué Johnson après la rencontre. Cependant, à la 35e minute, la recrue Pilar Khoury a inscrit le premier but des siennes pour créer l’égalité. Son entraîneur, visiblement satisfait du résultat, a envoyé Khoury dans la mêlée dans les 15 dernières minutes du match. Et ça a porté fruit. Khoury a marqué son deuxième but, qui s’est avéré le but gagnant, à la 81e minute pour donner la victoire à son équipe. Ottawa récolte sa plus imposante victoire de la saison C’est contre le très moyen Excalibur de l’Université Trent que les GeeGees ont disputé leur dernière joute à domicile de la saison régulière. Après avoir essuyé un revers de 7-0 quelques semaines plus tôt, l’Excalibur s’est, une fois de plus, fait déclassé par Ottawa, qui a inscrit 10 buts sans riposte. Les multiples buts sont venus de Lili Wong (3), de Julia Francki (2), de Sarah De Carufel, de Maris Barnabe, de Tara Condos, de Christine Hardie et de Candice Smith. Après la rencontre, l’entraîneur Johnson s’est dit satisfait de la manière dont ses joueuses ont réparti les efforts entre l’attaque et la défense. Par contre, il a tenu à préciser que l’équipe doit continuer de travailler pendant 90 minutes et ne pas laisser l’autre équipe revenir dans le match. Au terme de la fin de semaine, Ottawa (10-3-1, SUO) garde sa deuxième position dans la conférence de l’est des SUO, à cinq points des Gaels de l’Université Queen’s (12-1-1, SUO). Les deux derniers matchs de la saison régulière seront disputés contre les Rams de l’Université Ryerson (6-7-1, SUO) et les Varsity Blues de l’Université de Toronto (9-1-3, SUO), les 22 et 23 octobre à 13 h.

SOCCER FÉMININ

Photo Ayoub Ben Sessi

Au terme de la fin de semaine, le Double G conserve sa deuxième place dans la conférence de l’est des SUO.

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Sports

17 octobre 2011

Vincent Rioux

Soccer féminin - Conférence de l’est des SUO L’équité des MJ V sexes en sport, Équipes Queen’s 14 12 14 10 encore un enjeu Ottawa Toronto 13 9 Carleton 14 7 d’actualité Laurentienne 14 7
Ryerson CMR Nipissing Trent 14 14 14 15 6 2 1 1

HORS L’AILE

La semaine dernière, j’ai lu un article qui m’a fait fortement réagir à propos de la place des sports féminins à l’U d’O. Comme vous le savez peut-être déjà, ce n’est pas n’importe quel club universitaire qui peut devenir une équipe officielle. Par exemple, le club de soccer masculin ne pourrait pas devenir une équipe universitaire l’année prochaine sans qu’il y ait de gros chamboulements dans plusieurs équipes des Gee-Gees. Même si l’équipe en question est très bonne. Pour qu’un club masculin devienne une équipe officielle de l’Université, il faudrait ajouter une équipe féminine. Parce que l’U d’O doit avoir autant d’athlètes féminines que masculins. Puisque nous avons une équipe de football masculine qui compte environ 60 joueurs, le Service des sports doit s’arranger pour avoir des équipes féminines pour compenser pour le nombre élevé d’athlètes masculins (soccer, rugby et volleyball). Ça relève de l’égalité des sexes. Ce n’est pas parce que plus de gars font du sport qu’ils sont plus talentueux, qu’il devrait y avoir plus d’athlètes masculins. Il est sensé que l’Université donne autant de chances aux filles qu’aux gars de réussir dans les sports. Visiblement, ce n’est pas ce que pense ma collègue anglophone, Katherine DeClerq. Celle-ci prône plutôt l’abolition du règlement qui assure l’équité des sexes dans les sports universitaires. Dans son article « The complexities of gender in sports », paru dans le Fulcrum la semaine dernière, elle écrit qu’on devrait se baser strictement sur le talent de l’équipe quand vient le temps de décider quelle formation sera financée par l’Université. S’il y a juste des équipes masculines, « so be it! » Cette proposition nous ferait reculer de 20 ans. C’est carrément irrespectueux pour l’avancement de la place de la femme dans les sports. Ce n’est pas parce que l’équipe féminine est moins « bonne » que l’équipe masculine qu’il faut exclure les filles du sport universitaire. Il est important que le sport ne soit pas « une affaire de gars », en 2011. C’est primordial.

D 1 3 1 5 5 7 11 10 12

N 1 1 3 2 2 1 1 3 2

PP 38 51 28 24 18 23 9 10 7

PC 9 7 7 15 12 21 43 40 54

PTS 37 31 30 23 23 19 7 6 5

Football - Classement des SUO
Équipes Western McMaster Queen’s Ottawa Windsor Wilfrid-Laurier Guelph Toronto York Waterloo MJ 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7 V 7 6 5 5 4 3 2 2 1 0 D 0 1 2 2 3 4 5 5 6 7 PP 311 226 222 221 220 275 199 65 75 89 PC 145 122 103 148 159 184 182 183 301 376 PTS 14 12 10 10 8 6 4 4 2 0

Calendrier des Gee-Gees
Quoi? Hockey féminin Contre qui? Les Ravens de l’U Carleton et les Carabins de l’U de Montréal Quand? Les 22 et 23 octobre à 19 h et 14 h Où? À Carleton et au Complexe sportif Quoi? Hockey masculin Contre qui? Les Ravens de l’U Carleton Quand? Les 21 et 29 octobre à 19 h 30 et 15 h Où? À Carleton et au Complexe sportif Quoi? Football Contre qui? Les Marauders de l’U McMaster Quand? Le 22 octobre à 13 h Où? À Hamilton (Ont.), disponible sur thescore.com Quoi? Volleyball féminin Contre qui? Les Gryphons de l’U de Guelph et les Warriors de l’U de Waterloo Quand? Les 21 et 22 octobre à 19 h et à 14 h Où? Au gymnase Montpetit

Les trois étoiles de la semaine
Brendan Gillanders

FOOTBALL

Matt Falvo

FOOTBALL

SOCCER FÉMININ
Pilar Khoury

Le porteur de ballon a réussi trois touchés contre les Lancers en plus d’accumuler 123 verges par la passe et 116 verges par la course.

Le botteur de ballon a donné la victoire aux siens dans les dernières secondes de la rencontre avec un botté de placement, son 54e en carrière, un record partagé avec Ara Tchobanian, chez les Gee-Gees.

La recrue des Gee-Gees a inscrit les deux seuls buts de son équipe pour battre leurs rivales ottaviennes par le compte de 2-1.

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embauche!
La Rotonde est à la recherche d’un Chef de pupitre pour la section Actualités. Vous avez jusqu’au 31 octobre pour soumettre votre CV ainsi qu’une lettre de présentation à Marika Dubé, Directrice générale, à l’adresse direction@ larotonde.ca, ou en personne, au 109, rue Osgoode. Pour plus de détails au sujet du poste, visitez le www.larotonde.ca

Votre journal étudiant fait relâche jusqu’au 7 novembre. N’oubliez pas de nous suivre entre-temps en ligne à

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Opinions

17 octobre 2011

De la cyberdépendance aux cyberdépenses
C’est le lundi 3 octobre que le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation. Cette initiative vise à rappeler aux Canadiens quels sont les dangers que comporte l’utilisation du web. « Notre gouvernement ne ménage pas ses efforts pour sécuriser les systèmes informatiques et protéger les Canadiens en ligne », a-t-il indiqué lors d’un discours à l’Université d’Ottawa. Cela dit, il faut également faire un constat très important : il y a des risques qui ne peuvent simplement pas être corrigés par un plus grand financement de la sécurité publique. En réalité, le Canada est parmi les pays les plus « branchés » au monde, ayant près de 80 % de sa population connectée à internet. Pour couronner le tout, nous sommes le deuxième leader mondial en termes de pages Facebook per capita. Pour en être convaincu, il suffit de se promener dans le laboratoire informatique de la bibliothèque Morisset et d’observer le nombre d’étudiants qui y sont uniquement pour afficher de l’information diverse au sujet de leur vie privée sur des plateformes sociales sur internet. Cet exhibitionnisme mélangé à la paresse nous pousse à acheter nos biens et services sur le web et contribue énormément aux facteurs de vulnérabilité, et ce ne sera certainement pas des algorithmes plus sophistiqués de surveillance et de sécurité qui changeront les comportements des gens. Parmi tous les facteurs qu’il faut considérer quand on pense à la sécurité sur internet, il ne faut surtout pas oublier notre propre rôle. Après tout, ce n’est pas en jouant avec le feu qu’on évite les brûlures. Il est donc important de se rappeler de deux choses. Le monde virtuel est infini et quand c’est par lui qu’on communique, qu’on achète et qu’on se valorise, c’est également par lui qu’on est distancié, exhibé et exposé. Finalement, c’est en devenant plus dépendant qu’on devient plus vulnérable.

Les contributeurs de la semaines sont :
Simon Deneau Xavier Lemyre Léa Papineau-Robichaud Julien Paquette Margot Strangemaggie Paul Katherine Sullivan Jean-Thomas Tremblay

La Rotonde

De la part de toute l’équipe... MERCI!

Xavier Lemyre étudiant de l’U d’O

On veut VOUS lire!
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Vous vous sentez l’âme d’un poète? D’une photographe? D’un artiste déchaîné? La Rotonde veut publier vos créations! Envoyez-nous un courriel à redaction@larotonde.ca.
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17 octobre 2011

Comme une partie de poker...
riste dimanche que celui du 16 octobre 2011. Ç’aura été le dimanche des paradoxes lourds. Alors que le parc de la Confédération est occupé en soutien symbolique aux manifestations de Wall Street et, de façon générale, à celles qui parcourent le monde telle une décharge de lucidité, la Fédération étudiante de l’U d’O s’arroge le droit de triturer notre Constitution et d’abolir le Comité d’arbitrage étudiant (CAE). Malheureusement, nulle voix n’a été entendue. Dans l’éditorial du 19 septembre 2011, La Rotonde suggérait qu’une Assemblée générale soit tenue afin que la communauté étudiante puisse se prononcer sur l’éventuelle éradication du CAE. Quel contraste entre le processus de vote par consensus demandant des heures de discussion, qui prévaut dans le parc de la Confédération, et celui, expéditif, du Conseil d’administration de notre FEUO. Les étudiants s’affairent à réviser leur biologie cellulaire ou à œuvrer en solidarité pour les démunis de ce monde alors qu’aujourd’hui, au sein de notre propre organisation étudiante, nous faisons un retour en arrière de 50 ans. Le dur mouvement du balancier Avant 1949, toute décision de la Cour

17 octobre 2011 • Vol. LXXIX No.8 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686
Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 17 octobre 2011 – Volume LXXIX No. 8

T

suprême du Canada pouvait être appelée devant le Comité judiciaire du Conseil privé, à Londres. C’est la même posture qu’adopte aujourd’hui la FEUO. En désignant un comité redevable au CA de la FEUO et en s’autoproclamant l’ultime instance décisionnelle, la Fédé se place au cœur de tout litige qui pourrait la concerner. De plus, notre syndicat se targue d’être une Fédération. Un petit tour dans les concepts suffit à sonner l’alarme : un État fédéral (d’où le terme « fédération ») est censé être composé de plusieurs corps fédérés, comme c’est le cas des diverses associations étudiantes facultaires. Pourtant, dans un État fédéral, ces corps participent activement à l’élaboration des lois régissant l’organe juridique du palier fédéral. Or, les corps fédérés de l’U d’O n’ont aucun mot à dire. De l’avis des membres du CA, l’élection de représentants par faculté suffit à représenter convenablement la multiplicité des voix sur le campus. Dommage qu’au sein même d’une institution postsecondaire, on doive toujours rester sur ses gardes. Il y a là une drôle d’odeur rappelant la pente glissante empruntée par les conservateurs depuis leur élection printanière pour forcer le retour au travail des employés syndiqués. L’atteinte au droit de grève comme au

droit à la représentation par des pouvoirs séparés fraient vicieusement au cœur de la capitale. Bienvenue en pays de Cocagne Un pays de Cocagne, c’est ce paradis terrestre équivalent dans l’imaginaire européen à l’Eldorado de l’Amérique du Sud. C’est dans ce climat, donc, que baignent nos représentants syndicaux en tronquant la Constitution selon leur bon vouloir, en s’imaginant représenter l’intérêt général alors qu’en fait, cette concentration des pouvoirs hérisse les étudiants, perplexes. Il est en effet anormal qu’on puisse triturer la Constitution sans grande pompe, en faire un instrument malléable et, au final, glissant, jeu de hasard, d’une année à l’autre, de nos droits. Que l’occupation dure, qu’elle mette le feu aux poudres, mais que les étudiants de l’Université finissent par se tourner vers la tour Desmarais et qu’ils se dirigent, le poing dans la poche et le sourire en coin, conscients de pouvoir changer les choses. Si l’union fait la force, alors soyons à la hauteur de nos revendications. Revendiquons la justice au niveau le plus proche de notre existence; revendiquons d’être représentés dûment devant l’administration de l’U d’O.

SPORTS

Le mouvement «Occupons» s’installe à Ottawa
Célébration en musique au Café Nostalgica

Une première saison qui démarre du bon pied

ARTS ET CULTURE

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RÉDACTION Rédactrice en chef Anaïs Elboujdaïni redaction@larotonde.ca Secrétaire de rédaction Joanie Demers revision@larotonde.ca Rym Ben Berrah (adjointe) Stéphanie Guérin (ajdointe) Actualités Chef de pupitre Catherine Cimon actualites@larotonde.ca Patrick Weldon (adjoint) Sarah Lanthier (adjointe) nouvelles@larotonde.ca Arts et Culture Catherine Dib culture@larotonde.ca Sports Vincent Rioux sports@larotonde.ca Section Opinions redaction@larotonde.ca Web Nicolas Tanguay-Leduc web@larotonde.ca Journaliste multimédia Hélène Boulay multimedia@larotonde.ca Directrice de la production Stéphanie Godin production@larotonde.ca Directrice artistique Vanessa Dion-Lirette direction.artistique@larotonde.ca Photographie Ayoub Ben Sessi photographe@larotonde.ca ÉDITIONS ET VENTES Directrice générale Marika Dubé direction@larotonde.ca Publicité Dolorès Blanchette Réseau Sélect 514-866-313poste 236

La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 2000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FEUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires francophones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

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