Olivier Scnnrrn Les corps du retour

Jim 5haw.
1

« tlream 0bjeci ["] was sitting on a card iable with a magnitying qlass..."l ». 997. Peinture sur velours. 25 x 1 9 inches. tourtesy Praz t)ellavalade.

348

LES CORPS DU RETOUR

/IER SCIIEFER

349

dê ces trois modalités du aiuant. Car

lul-même machine à produire du vivant. Car après tout, les monstres organiques, gluants et suintants, de la science-fiction, tout comme les hommes machines (Robocop, Terminator), ont en commun un point essentiel: ils sont doués d'un organisme. La distinctlon de nature établie par I(ant dans La Critique d.e ln faculté d.e juger entre lbrganisme finalisé, qui sâutoengendre et sâuto-régénère (lârbre), et la mécanique, mue du dehors par une force motrice étrangère Qa montre cassée qui ne peut se réparer elle-mêà$,

il v a bien une eigne le cinéma,

H al de zoot au Terdâqtoro.*ie r'".t plryé"i-_' z {È J {,, ?izrror,ë&4clion ficité de lbrganique. La machine s'impose de plus en--\ i;,,i pl-us comme üne arcnïîêctüîeîamplexe et intôrne de )ron,tit, -' cartes, fiches, branchements; c'est donc un corps. eue /'

tend à s'effacer. Depuis lbrdinateur

I

celui-ci soit mu du dedans

o.iffi.rr'urr/

critère décisif: ce qui en revanche importe beaucoup plus est qu^e la- circularité des parties et du tout, sur
laquelle se t'onde le principe de lâutonomie organique, Joue â plern régime dans le mécanique, tout en sâuto-

risant d'une recomposition du corps sur la base d,un seul élément. Le corps ou la machine souffre quand

une partie manque, à moins que la partie ne sâutonomise dans un équilibre étrange avec elle-même,. Hegel

réflexivité emprunte ses traits principaux au jeu de
lbrganisme.

S CORPS DU RETOUR

OLIVIER §CIIEFER

351

'IIL eÀ rq lq

,\i.

zombie mme il ne dispose pas plus ëôrps propre, il n'est pas un être

nl-

ggglc Às Y Æ-r, vivants qu,ils morts -vi'oarrt. "urià""Ë lil[ comme les étaient
/À // >\ ',^|
qans ---iJ ce

sont des rerten?nts e+ corps qui inversent le processus naturel conduisant de üf à mort. Mais comrirent pen_ ser et-décrire ce passage, puisque, justement, tout

se il.

ldc
une horde

Ë#Hffi"'?Et@
retour?
I

ou comme les morts

autant l'ef-

RETOUR SUR LE RETOUR

tité, fut-elle floue et indéfinie. Et lors même qu,un chef commence à émerger de la troupe, et quïne organi-

zom
1

qur o
essentiellement

années

, il-'
lu ùi§\

issue de l'uni-

croyances le fétichisme, le recours aux amulettes aux poupées ensorcelées ." aog*" .et On voit ainsi dans le reportage de Maya O""""rr, "Ctiurr. "tintitulé Diaine Hàrsenten: the liaing Gôd"s in Hitti, quelques scè_ nes rituelles de Vaudo r, au cours aesqoâfes lË sang de poulets sacrifiés sert à lâdoration de là croix du Christ.

k-aou.bre deq{its§

"qrrd,qqq

l

né à la

352

LES CORPS DU RETOIJR

OLIVIER SCIrEI'ER

p?=r le.prêtre (Ëoazsaf) agj-pleq9_19_r!9l!:=IetL_e" i *e I etat dêsclavage. Ce retour à la üe donnait souvent lieu

fâ'dê.Ë?ïîâËËs-mises en scène: les soit disants morts | étaient en réalité enterrés vivants, après avoir été droi Sués et placés dans une forme de comas léthargique, I il ne restait plus quâ les faire <<renaître>>. C,est en partre sur cette croyance que repose le scénario duWhite tl ut[lik .Zombie (toz?) deVrctorP,aloûn dans lequel 1l "ffi""zOl^hrg temme est droguée lors de son mariage, enterrée, puis livrée, une fois zombifiée, à un amouràux éconduit, qui se désespère ensuite dâvoir à aimer un beau cadawe ambulant. Si l'intrigue
zombisme contem-

ci.er réveill,e dans le cadavre ne le rend

pas entièrement à
se meut, tnenge,

folie, de cette forme d'esclavage. Lg figufe du levenant en eo*Irs n,est évidemment pas le seul fait du zombisme, elle se propage tout au long du xvrrl" siÈcle, notamm6fGEE6firi.-o, soulevant tres clairement des questions de nature théologique sur la possibilité ou i,impossibilité d,une résurrection des morts au sein du monde réel. Michâel Ranft et Dom Augustin Calmet considèrent ainsi que les cas de revenants, qui hantent et troublent les üvants, ne peuvent être attribués à une autorité diabo_ lique, qui nà pas le pouvoir de faire revenir les corps, ni à la toute puissance divine, puisque c,est à Dieu seul qu'échoit la résurrection des corps, qui adüendra au jour du Jugement Dernier. De plus, les eorps de la résurrection sont des corps spirituels, lumineux et glorieux, et non des cadavres en décomposition, essen_

loybry, une variante psychologique, aux confins de

uti}sés pour l'exploitation de la canne à sucre, tandis i qu'ils servent à celle de mines détain dans létranse *'"ifiIm de John Gilling, The plague ofthe Zombies en ro6?. ,,Ë*que En 1943, Jacques Tourneur offrait avec I walked *itn )l Ç^

" la 'iÀi**

pides.L'g,qlotgngeQe_-syeryg.ie;.yS+!r^M_!9._p.k:lllfi!Hg%, cette iËî anl,àü ;;;;îü,;; cettaffi _sn;;;-r!"r_;i;îü;;des;n;;-f;;rniiûîî."ïnnounSr;ï"t. "n:-çlgt:.q."de-§sfu*D:emfuiisrü ga,n ne Ee contentant pas d,u labeur quotidien de ses morts, les ernploi,e à des tâches malhonnêtes corwne d.e voler les récoltes des voisins. 1...1 On reconnaît les zombies à l.eur air absent, à leurs yeux éteints, presque aitreux et, st_trtout, à l'intonation nasah de leur voix, particulièren ent propre aux Guéü, génies d,e la, ruor.t.z>> La zombification

grc*cie*1dps ee_éiee r.r ro mb t à'üni6dlt' il*rne que son maître exploite sa,ns rnerci, leforçant à traaailler dàns ses channps, l'accablant d.e besognes, ne lui ménagea.nt pas les coups defouets et ne la nourrissa,nt que d,alirients insi-

après sa mort à errer sur
City ofthe liüng dead, c'estlapendaison d,un prêtre qui est cause du retour tragique des morts. Lbcôasion àst surtout belle de se livrer à une débauche organique in_ waisemblable; les corps vivants possédés ei en voie de

Sq"cg{qqes,.ré_d.qi!pèfçSçlg-vggg,esrune"*ci;;Ëô"sËiii

lç:.

ppe4i_qrq_f]$_sjsserg tffiî ffiôîîôfrfrfffie scène du White Zombie a,ffatpérin, les zombies sont
_{ep

/ follicitent

f

1r, Toutefois les formes contemporaines du zom_ bisme
tendent
de-.la résurrection, et du revenant maudit, qu,elés ne

zombification rendent littéralement tripes et boyaux par la bouche, ils opèrent le retour de leur corps, qu,ils vomissent et, restituent au- dehors. sëcarter de l,imaginaire théologique

qu'indirectement, sinon comme prétexte

354

LEs coRps DU RETouR

OLIVIER SCIIEFER

355

(

à un déballage grandguignolesque (Euil Dead, de Sam Raimi). Le retour y relève davantage d'une forme de recyclage propre aux sociétés industrielles. Les zomgn! tou! de rebuts, de rygtCg-cq3ps fraffiüGs._ qple_ts, inachevQg dans leur mort. Comme si le
t progressivement converti des considérations théologiques en problèmes économiques. Une mention Wà l'idéalisation particulière doit être faite, au passage, du revenanlt, à l'æuvre dans nombre de 'y

permanence. Ils se nourrissent à pleines mains dans

la bouche, la poitrine ou le crâne de leur congénère, malaxant au passage des paquets de boyaux. Ils man-,

p@ires

ou cinématographide zombi comme e la société6): tout ensemble rreâux et et peut-être monstrueusement üctimes, les zombies cinématographiques sont aussi bien des figures de la contestation que des
eflrayants que ridicules et grotesques. La lenteur des zombies est aggravée par leur faiblesse, leur peu de force et de consistance. On voit bien, à travers le cinéma de Georges Romero en parti-

urffi@ e
.ç,'rlJrM \ Itent
,ï',

ques (le film de Spielberg cité plus haut, màis *ussi l"s <<livres>> de Marc Lély, Et si c'était arai, etc.) : autant de

1"tvqpioUüidqlp-qtégs*çL?§ef.risées,dureye rorU4l:

l*'' pl Fæ-ê',t âüîô,rîâüâiËpô§tir.iôîô.,u'ffi"tiô". .r.J { l.x3r\ '1POLITIQUE ZOMBIE

quotidien; les <<beag:>> {evc{rpnts, qui jetI ll'horieur au des ponts entre làu-delà et l'ici-bas, geJglæSl, .ÀLâ' I l,:yl9--qsJs-$qJs e3--B-pædtrelieg d-e* *qelffi lffi î6Ë

fl1,

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6r0€1,i

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*fli$

ê c0L

l-îes zombies seventies ne sont plus des esclaves sou, mis à un I le biais maître qui exerce son pouvoir à distance par dâmulettes I ancêtres haïtiens ou de poupées. Ils ont vengé leurs et se sont comme affranchis. S,ils I Lparaissent agir de leur propre chef, et se déplacent en masse, ils ne composent pas pour autant, on lâ dit, un groupe défini ou structuré. Ils se signalent avant tout
Ce faisant, res de

t i[r\;çs
isui,4.

of
décervelss-(Dawn of the d.eadjr@EJfr:effiffis de laboratoires liwés à des savants qui jouent les apprentis sorciers (Dag of the deado 1985), enfin des Sans domicile fixes condamnés àla paup@ dead, zoo6). Lbn a découvert dernièrement dans une programmation intitulée Masters of honor, diffirsée sur une chalne câblée de la télévision américaine, un épisode réalisé par Joe Dante, Homacoming, dans lequel apparai§sent des morts üvants, anciens vétérans de lâ guerre, qui reviennent sur terre pour...voter contre

r'Âd+q

\

(c'est-à-dire, comme icité: consommer indéfiniment de -r. " la con-sommation, plus encore que des objets finis) le voit chez Georges Romeroqui Iç)@;n \:.7 a enrichi le mythe de ce point de vue: les zombies
sont dâuthentiques machines à ingérer les autres en

làdministration en place z. Dans Dawn of the dead qui se déroule presque
entièrement dans une grande surface, certaines scènes

ZOMBIES

OLIVIER SCrIEFER

357

atroces de cannibalisme sont un moment commentées en offpa* un journaliste comme s'il sâgissait d'un

et réel, mais déü
rappe c la ville et de son centre, à

ult
refoulé aux marges de r du xrx" siècle, c'est-

reportage sur les méfaits de la société de consomma-

tion: Ils reviennent morts là où ils airnaient allar vivants, au supermarché... >> Le rapprochement peut sembler
<<

à-dire

facile, mais il ne manque pas de pertinence, car si les zombies sont assimilés à dânciens consommateurs, c'est aussi pârce que les consommateurs, hagards et perdus entre les rayons, sont finalement égarés dans ces singuliers labgrinthes modernes que sont les grandes surfaces où tout est fait, on le sait bien, pour nous faire errer entre les rayons avant de trouver l'issue de
la caisse. Tels des zombies urbains, les consommateurs sont enga les zombies ne veulent rien posséder, contrairement

@eptiblefamilier, par ger._Espace

de se propa-

les morts connus et proches qu'il abrite, le cimetière deüent un espace trouble de déüance, où lbn cache ses morts, en ies confinant dans le confort rassurant d,une belle boîte. Essentiellement déterritorialisés, sans identité sociale ni caractère,

aux pillards et au petit groupe de survivants de ce film, qui profitent de la gratuité et de làbondance sbffrant miraculeusement à eux. Ils se contentent, si lbn
peut dire, de plonger le monde dans un état de guerre civil perpétuel, dont ils ne sont pas les seuls responsables. Mais derrière le assez lisible d'un état t ce type de fllm, et parfois aussi la littérature contemporaine (Zombies de Bret Easton Elliss), se_ dessiqent en filigrane des
que

sens prop*+.ggI.le pqtgnliglrqêllrêit à mesure de leur progression destructrice dans le monde. Car les bies n '/flAUrf tLl, clUui tlû ^,[, disent essentiellement ceci: la mort -.r/. l) meurt monde. On delà, ou un
t envain
de

làul

rgcs9tgesplscÉry§ g!-pluc 1EîËpàË sacré et'i4Ë"té"r. O e-t intérieu{. Questions d'espdôë-donc, 3§llespace
p

-ses.,.p@Eg&

êt

dEspâcement, que les zombies, plus encore que dâutres figures de l'horreur, mettent en jeu.
ZONES ZOMBIES : DES CORPS.TERRITOIRE

s'impose comme la clairemenf met en jeu et en de la mort à l'æuwe, mais aussi une philosophie de la contingence radicale et du travail dune négatiüté ni avenir. les zom à faire revénir la mort
sans résoluti on (Aufuebung). Êtres sans

sur leur corps. Ils reüennent Lpossibilité.même de l,aq-delà d- là fiiiie. parmi nombreuses figures du revenantllâ7ôâliè actuel

ffiË*e;îffi;î6

(«Lbspace contemporain» suggère Michel Foucault, <<nbst peut-être pas enti.èrarnent désacralisé - à la dffi| rence sans doute du ternps qui, lui, a été désacralisé au I

ie la temporalité de la mort temps comme tidnsèendance, terme eschatologiq

lxx

de,laüe et de l'histoire), pour solliciter diverses modalités de son inscription dans l,espace physique. décrypter leur appétit insatiable. Ces êtres du retour

siècle.e>>

Dans ce même texte, Foucault sàrrête sur

duçLrcI!èEedans lequel il reconnaît une forme -singulière -§19as d'hétérotopie, soit un espace effectivement

_. C'est dans cette perspective que

lbn

pourrait

i

sont des forces,anonymef

ifngestion sans résult.{ls
n

ôql.(

td

=- N'.FU* b,zo«,r

LES COIIPS DU IIETOI,R

OLIVIER SCIIEFER

359

P f l ne se recomposent pas plus qu,ils ne défèquent). Lâsdans rnN.* l"\,^- ù'*udürurr ur rauLru rre [entt I'*n._ ljî similation de lâutre ne tend pas, comme dàns certains T 'Tf'*' rituels magiques, à absorbàr des forces cosmiques étrangères, F§,âa r.t^Lr^ er:r- ou à accroltre son corps par celui d,un sàm_ I

ffincenGuiL-Fffiirévélateurd,uneambitioïterritotale *ajgy*-q.r les zombies @

blable. S'ils mangent indéfiniment, ce nest en somme pas tant pour se régénérer, et se refaire un corps ni même une identité, indiüduelle ou collectiver eue pour gagner 4" _!qryq!"._Leur inwaisemblable appétii est

combinatoire monstrueuse autonome foriülégiée par le Dr. Frankenstein pour la compositior, à" ,ortonstre). Les corps zombiesques sont étirés et ils s,étirent eux_ mêmes, à travers ceux qu,ils infectent, pour dessiner une vaste cartographie du travail de la mort refoulée. Emergeant d'une terre incessamment foulée et refoulée, ils sont à jamais notre mauvaise conscien_ ce en nous rappelant que nous navons aucune légiti_ mité à être là.

comme tout cè qui touche à la gé_ographie (par exemple dans le réceni Land. of the dead). Ilimpossibilité de la mort transcendante qu,ils manifestent, de façon littérale, est surtout une affaire de place et de manque d,espace: le héros noir de Dawn ofthe dead de Romero rapporte une prophétie vaudoue /selon laquelle quand il n y a plus ae pUàe en enfers, les pour se / morts reüennent sur teffe t^,-^ r-- venger... L +-^-^f^-*^-! :r^ tous transfo les ^,,--i en hétérotopie oique l]g,tldre!:s réels, qu'ils ne détruisent pas, mais déploient autrem-ent, ouvrent, dénoyautent. Maisorl supermarché, ülle seront donc désintériorisés du seul faif qu,ils sont traversés et hantés par des forces zombies. Et le pre_ mier de ces espaces à investir nest autre que le cdrps, qui n'est pas une entité à recomposer, màis un lieu à hanter, à contaminer. Ainsi, en dévorant leurs semblables, les zombies déploient la carte üvante et mobile du corps, dont ils étirent les membres, déchirent les muscles, fendent le crâne, ouvert en grand, écartèlent
le poitrail.

politique-nson essence,

tte profondément

NOTES
1 0. [halmers, The tonscious l,lind, in Search of a Fundamental Theory. phi_ losophy of 11ind series, 0 Hanagan, 0xford LJniversity press, 1g96, p. 94. 2 Dans une scène du hlm de Spielberg, r4l, des robots vagabonds

viennent
les

chercher un bras, un æil ou une mâchoire artihciels, parmi des monreaux de détritus, rejetés par la sociétÉ productrice de robots intelligents,

' Mécas, pour se reconstruire. 3 A. l,létraux, Le Vaud o u hoiti en, paris, Galli_ mard, l 958, p. f50-251. 4 M. Ranft, []e la mssticotion des mofts dans leurs tombeaux [ 1 728), et la [Jissertotion sur les vompires I 75 I de I'abbé 0om
I ] Augustin [almet, parus tous deux chez JÉrôme l,lillon. S Voir le dossier de Vocarme ln'20, étÉ Z00Z), << Fantômes : une hantologie >>, en I'ocrurrence

à faire de lui une machine, somme dâctes instinctifs inconscients: les zombies se propagent à travers

Finalement ce n'est pas lâbsence de conscience, ou son émergence par saccades, qui caractérise le mieux la figure du revenant zombie, comme si cela suffisait

<<Le relÈvement des morts>>. <<Après le Xlll" siècle, on voit des squelettes qui dansent ei des Écorchés maca_ bres. A mi-chemin de la terre et du ciel, hÉsitant entre leur chair pourris-

le texte d'Emmanuelle Ealipnne,

sorte des Fgures ratÉes de lJ

&i:il:ï:,iaf"îm,,affi

8 Le titre original de ce recueil de nouvelles est The lnformers. 9 l,l. cauft, Aits et écrits, 1954-19BE, t. lV, paris, Gallimard, 1 994, p. 754.

Fou_

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