Publications techniques

2008

Guide des solutions d’automatisme

Avant Propos

La version précédente de cet ouvrage a été publiée dans les années 80 et remise à jour en 1994 sous le nom « Les aspects pratiques du contrôle industriel », également connu sous le terme de « Schémathèque ». Au cours des 20 dernières années, le monde des automatismes industriels a connu d’importantes évolutions. Ces changements ont deux origines principales : les tendances du marché et les avancées technologiques.

Marché et clients
Afin de répondre à la demande croissante, de faire face aux importantes pressions sur les coûts et de défendre leurs avantages concurrentiels, les fabricants sont contraints de travailler sur des cycles de production de plus en plus courts et de renouveler ou faire évoluer fréquemment leurs produits. Ils se concentrent sur deux principes fondamentaux : la réduction permanente des coûts et l’innovation dans les produits principaux. Pour ces raisons, de plus en plus d’industriels se sont surtout recentrés sur le marché en aval et ont externalisé les opérations non principales. En outre, ils ont intensifié la demande d’adaptation et de flexibilité du processus de production. Au cours des 20 dernières années, nous avons constaté une tendance favorisant l’externalisation de la conception, de la gestion de projets et de la réalisation vers des bureaux de réalisation d’ensembles, des intégrateurs de systèmes et des ensembliers (OEM). Ces fournisseurs d’automatismes sont devenus les partenaires incontournables du marché externalisé et se sont spécialisés dans un nombre limité d’applications afin d’être des partenaires crédibles prêts à assumer leur part de responsabilité et de risque. Dans cette nouvelle configuration à grande échelle, les constructeurs de machines ont souvent été en mesure d’agrandir leur périmètre afin de devenir les détenteurs principaux du savoir-faire dans de nombreux domaines. Comme leur rôle dans la technique s’approfondit et que la complexité des machines augmente, les constructeurs de machines sont amenés à élargir l’étendue de leurs compétences principales. Le temps d’arrivée sur le marché des équipements produits par les constructeurs de machines se réduit pour se conformer aux évolutions des exigences des utilisateurs finaux. Cette pression sur la rapidité se reporte sur les fournisseurs des constructeurs de machines tels que les tableautiers qui fournissent de plus en plus de solutions globales. D’autres acteurs, tels que les bureaux de réalisation d’ensembles et les intégrateurs de systèmes, ont suivi la même tendance. La valeur essentielle générée par les intégrateurs de systèmes est la spécification du système (choisir la solution en accord avec les caractéristiques et le rendement à réaliser dans un cas particulier). Ils ont une position neutre sur la sélection de la marque. A la suite de l’externalisation des activités techniques par les fabricants, les bureaux de réalisation d’ensembles se sont vus déléguer un pouvoir de spécification accru pour les produits de contrôle industriel et d’automatisme. Ces industriels, en se recentrant sur leurs activités principales, ont fait reposer une double responsabilité sur les fournisseurs : la réduction du coût total de la propriété et la garantie de qualité de la prestation. En contrepartie, ils les laissent décider de la solution. Le pouvoir de prescription ayant été transféré, les intermédiaires préconisent souvent des solutions globales plutôt que des produits séparés. Les bureaux de réalisation d’ensembles, intégrateurs de systèmes, constructeurs de machines et tableautiers, devant prendre de plus en plus de responsabilités pour fournir des solutions, exigent que leurs fournisseurs de produits fassent preuve de plus en plus de compétence vis-à-vis des applications en plus de la compétence déjà demandée concernant les produits.

n

Accès à l’information tant pour les besoins du système d’exécution de la fabrication que pour la maintenance, afin d’optimiser les coûts de production et de réduire les durées des arrêts.

Les préoccupations ci-dessus se sont traduites en une exigence de techniques de développement plus rapides (approche fonctionnelle) basée sur des appareils plus génériques. L’approche traditionnelle hiérarchique et centralisée (Computer Integrated Manufacturing – CIM – dans un processus tout ou rien et des systèmes globaux fonctionnant en continu) de la fin des années 1990 est devenue obsolète. Elle a été remplacée par une architecture plus décentralisée, distribuant les fonctions d’automatisme (traitement, contrôle de puissance, sécurité) de façon à ce qu’ils s’adaptent mieux et de manière plus autonome aux fonctions du processus local. La philosophie « web » a suivi une pénétration « de haut en bas » en capitalisant sur la généralisation de l’Ethernet et du protocole TCP/IPà tout d’abord en s’intégrant aux grands automates complexes, puis en migrant progressivement des automates vers des « dispositifs intelligents ». L’alliance de l’Ethernet et des technologies web a permis une interconnexion directe et transparente des systèmes de contrôle aux niveaux de l’exécution de la fabrication et de l’ERP. Simultanément, les dispositifs (actionneurs, capteurs, blocs E/S, variateurs de vitesse, etc.) ont suivi une évolution de « bas en haut » en intégrant des fonctions de communication et des capacités de traitement local, partageant progressivement des informations entre eux pour offrir de nouvelles possibilités. Ces dispositifs évoluent progressivement vers le concept de « dispositifs intelligents ». Parallèlement, les normes réseau ont finalement été largement acceptées, conduisant, de facto, à un nombre très réduit de normes. Aujourd’hui une très importante proportion de composants est directement connectable à un réseau ayant des capacités de large bande. Ceci découle de l’effet combiné des technologies web, de la rationalisation des normes réseau, de la rapide chute des prix et de la pénétration de l’électronique dans les appareils électromécaniques. Au cours des 10 dernières années, les outils d’automatisme et les langages de programmation ont progressé de façon radicale, passant du développement logiciel propre au matériel pour des logiciels de programmation standardisés. Les langages de programmation des automates ont progressivement évolué vers une approche fonctionnelle réduisant le temps de développement du code, augmentant la réutilisabilité des fonctions préprogrammées et le partage des objets entre utilisateurs de multifonctions. Les informations générées par différents outils de programmation sont accessibles à partir d’un outil collaboratif et partagent une base de données commune, ce qui améliore radicalement la gestion de l’information (paramètres, variables, etc).

Conclusion
Schneider Electric, jouant son rôle de leader du marché des automatismes, doit relever ces défis commerciaux et technologiques tout en protégeant les investissements passés de sa clientèle qui attend en retour la pérennité du service et de la compatibilité. Afin de satisfaire la demande croissante de solutions de la part de ses clients et de tenir compte des évolutions technologiques, Schneider Electric a conçu une « Approche solutions » basée sur des architectures d’automatismes découlant de son offre réputée de produits d’automatismes.. Le but de l’approche solutions de Schneider Electric est de fournir, aux constructeurs de machines et aux intégrateurs de systèmes en particulier, des architectures d’automatismes entièrement testées et validées, afin qu’ils puissent les adapter pour définir la solution appropriée recherchée. Cet ouvrage est une présentation pratique de cette approche solutions.

Technologie
L’évolution de la technologie a pesé sur le marché des automatismes et du contrôle pour apporter la réponse aux besoins prioritaires de la clientèle : n Réduction du temps d’arrivée sur le marché. n Réduction du coût d’acquisition. n Optimisation de la reconstruction des opérations. n Accroissement de la flexibilité (changement rapide du processus de fabrication).

Guide des solutions d’automatisme

Sommaire général

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 M

Guide de choix Alimentation électrique Moteurs et charges Démarrage et protection des moteurs Départs moteurs Acquisition de données : détection Sécurité des personnes et des biens Dialogue homme/machine Réseaux industriels Traitement de données et logiciel Mise en œuvre Eco-Conception Memento

8

28

36

64

96

134

164

188

202

236

260

282

296

5

Guide des solutions d’automatisme
1 Guide de choix
1.1 1.2 1.3 1.4 1.5

Sommaire détaillé

8
10 10 12 14 17

Introduction L’équipement d’automatisme Les architectures d’automatisme Définition des architectures Les choix des équipements d’automatisme

2

Alimentation électrique
2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 Introduction L’alimentation électrique des machines Les normes et habitudes Les fonctions de l’alimentation électrique L’alimentation du circuit de contrôle

28
30 30 30 32 33

3

Moteurs et charges
3.1 3.2 3.3 3.4 3.5 3.6 3.7 3.8 Les moteurs asynchrones triphasés Les moteurs monophasés Les moteurs synchrones Les moteurs à courant continu L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés Comparaison des différents types de moteurs Les différents types de charges Les vannes et vérins

36
38 42 43 46 48 52 52 59

4

Démarrage et protection des moteurs
4.1 4.2 4.3 4.4 4.5 4.6 4.7 Démarrage des moteurs à induction Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés Les démarreurs multifonctions La protection des moteurs Pertes et échauffement dans les moteurs Les différentes causes de défauts et leurs conséquences Les fonctions et les produits de protection

64
66 73 78 80 81 81 87

5

Départs moteurs
5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 5.6 5.7 5.8 5.9 5.10 5.11 5.12 5.13 5.14 5.15 Généralités Les fonctions de base des départs-moteurs Une fonction complémentaire : la communication Départs-moteurs et coordination Les variateurs de vitesse Structure, composants des démarreurs et variateurs électroniques Variateur-régulateur pour moteur courant continu Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone Gradateur de tension pour moteur asynchrone Moto-variateurs synchrones Moto-variateurs pas-à-pas Les fonctions complémentaires des variateurs de vitesse Les variateurs de vitesse et le bilan énergétique Les variateurs de vitesse et les économies d’énergie et de maintenance Grille de choix des départs moteurs

96
98 98 101 102 105 110 114 116 123 125 126 127 129 131 132

6

Acquisition de données : détection
6.1 6.2 6.3 6.4 6.5 6.6 6.7 6.8 6.9 6.10 6.11 6.12 Introduction Les interrupteurs de position électromécaniques Les détecteurs de proximité inductifs Les détecteurs de proximité capacitifs Les détecteurs photoélectriques Les détecteurs à ultrasons La détection RFID -Radio Frequency IDentificationLa vision Les codeurs optiques Les pressostats et vacuostats Conclusion Guide de choix des différentes technologies

134
136 137 138 140 142 144 146 149 153 158 161 162

6

Guide des solutions d’automatisme
7

Sommaire détaillé

Sécurité des personnes et des biens
7.1 7.2 7.3 7.4 7.5 7.6 7.7 7.8 7.9 7.10 7.11 Introduction Les accidents industriels La législation européenne et les normes Le concept de fonctionnement sûr (safe operation) La certification et le marquage CE Les principes pour les organes de la sécurité Les fonctions de sécurité La sécurité des réseaux Exemple d’application Les fonctions et les produits de sécurité Conclusion

164
166 167 169 176 177 179 180 182 183 185 186

8

Dialogue homme/machine
8.1 8.2 8.3 8.4 8.5 8.6 8.7 8.8 Le positionnement du dialogue homme/machine Interfaces de dialogue Commande et signalisation tout ou rien L’offre Schneider Electric Commande et signalisation tout ou rien Les interfaces de dialogues évolués Modes d’échange Logiciels de développement Conclusion

188
190 192 192 195 195 199 200 201

9

Réseaux industriels
9.1 9.2 9.3 9.4 9.5 9.6 9.7 9.8 9.9 9.10 9.11 Introduction Historique Les besoins et les réponses du marché Technologies des réseaux Les réseaux préconisés par Schneider Electric Ethernet TCP/IP Services Web et Transparent Ready Bus Can Open Synergie Ethernet et Can Open Bus AS-Interface (AS-I) Conclusion

202
204 204 205 207 209 210 213 220 228 228 235

10

Traitement de données et logiciel
10.1 10.2 10.3 10.4 10.5 10.6 Définition Introduction Programmation, configuration et langages Catégories d’applications UAG : Générateurs d’applications Définition des principales abréviations employées

236
238 238 239 240 254 258

11

Mise en œuvre
11.1 11.2 11.3 11.4 11.5 11.6 11.7 11.8 11.9 11.10 11.11 11.12 Conception d’un équipement Choix d’un fournisseur Etablissement des schémas et des programmes Méthodologie de programmation Choix d’une technologie Conception de l’équipement Construction d’un équipement Le montage Aide à la mise en place d’appareils Essais en plate-forme Mise en service d’un équipement Maintenance de l’équipement

260
262 263 264 266 267 268 269 272 273 274 277 279

12

Eco-Conception
12.1 12.2 12.3 12.4 12.5 12.6 12.7 12.8 Avant-propos Les concepts et les principales directives Les normes L’éco-conception Le cycle de vie Principales règles d’éco-conception Conclusion Applications

282
284 285 286 287 287 288 291 291

M

Memento
M.1 M.2 M.3 M.4 M.5 M.6 M.7 M.8 M.9 Grandeurs et unités de mesure Courant à charge nominale des moteurs asynchrones Formules électriques Calcul des résistances de démarrage Formules mécaniques Formules fondamentales Les régimes de neutre Entraînement des machines Tables de conversion entre unités usuelles

296
298 299 300 302 303 304 305 306 308

7

1 8 chapitre Guide de choix A partir des besoins. choisir une architecture. puis une technologie pour aboutir à un produit .

1 1. Guide de choix Sommaire 1 2 1.4 1.2 1.3 1.5 Introduction L’équipement d’automatisme Les architectures d’automatisme Définition des architectures Les choix des équipements d’automatisme Page 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 M Page Page Page Page 9 .1.

1 1. A Fig. Une large palette s'offre à l'automaticien. traiter et éliminer. des claviers et des écrans tactiles. La commande est assurée par des boutons poussoir. 1 Processus de création de valeur Pour assurer son fonctionnement. une meilleure exploitation et offrent de nouveaux outils de maintenance. transporter. depuis la solution la plus simple (un bouton poussoir commande directement un contacteur). etc. le gaz. le déplacement d'une charge.2 L’équipement d'automatisme Un équipement d'automatisme est caractérisé par cinq fonctions de base associées et reliées par des liaisons de puissance et de contrôle (C Fig. la puissance et la souplesse des logiciels autorisent des conceptions plus modulaires. Il permet de donner les ordres et de visualiser l'état du processus. La visualisation étant faite par des voyants. v La commande de puissance Elle permet de commander les charges électriques (actionneurs) à partir des ordres émis par l'automatisme. l'air. par exemple la fabrication d'un produit. les emballages.1 Introduction Les progrès des automatismes industriels ont permis aux industriels d'augmenter leur productivité et de réduire les coûts. ou un interrupteur porte-fusibles. mais aussi répartis sur des zones très étendues comme un ensemble de traitement et de distribution d'eau. jusqu'à l'association collaborative entre des automates et des ordinateurs. Elle doit pouvoir être interrompue et protégée en conformité avec les normes d'installation électrique et celles des machines. Guide de Choix 1. les contraintes de productivité et de qualité imposent une démarche à partir du processus de création de valeur. Le processus rejette des déchets qu’il faut collecter. l’eau. A Fig. Ce processus nécessite des moyens matériels composés de machines et d'équipements d'automatisme. la concurrence. 2). Un contacteur assurera la commande d'une charge en tout ou rien. Ces moyens peuvent être regroupés dans un seul lieu comme une fabrication manufacturière.1. le transport de personnes. tandis qu’un variateur électronique permettra la commande progressive d'un moteur ou d'une résistance de chauffage. des colonnes lumineuses et des écrans. 1. 1). b Le processus de création de valeur du client Le processus de création de valeur du client s'articule autour d'un flux principal correspondant à sa prestation de base (C Fig. Les exigences des clients ont aussi considérablement évolué. 2 Les fonctions de base v Le dialogue Il est l'interface entre l'homme et la machine.2 Introduction L’équipement d'automatisme 1. Cette fonction est généralement assurée par un disjoncteur. La disponibilité d'automates simples à faible prix a pratiquement fait disparaître les schémas à relais. en passant par les systèmes à logique programmable. le processus nécessite des flux complémentaires tel que l'électricité. b Les 5 fonctions de base v L'alimentation électrique Elle assure la distribution de l'énergie électrique vers les organes de puissance et de contrôle. 10 . La généralisation de l'électronique. v Le traitement Il s’agit de la partie logique de l'automatisme qui permet à partir des ordres émis par l'opérateur et des mesures de l'état du processus de commander les pré-actionneurs et de fournir les informations nécessaires.

la prolifération des offres dues à la re-conception incrémentale (conception modulaire permettant de commercialiser de nouveaux produits sans refaire toute l'offre) et à la personnalisation. A ce jour presque toutes ces grandeurs sont détectables ou mesurables. des jeux de barres. . b L'évolution du marché et des besoins Au cours des dernières années. . .respecter les exigences de l’environnement telles que la température. 1 b L'équipement doit satisfaire aux contraintes externes . . b Les liaisons de puissance Elles assurent la connexion entre les différents organes et comportent des câbles.).définition de la machine ou du processus par le client.assurer la sécurité des personnes et des moyens de production. leur calcul doit prendre en compte les contraintes électrodynamiques et mécaniques.1. Les valeurs de courant s'échelonnent de quelques ampères à plusieurs milliers d’ampères.). .maintenance. Le câblage traditionnel par fils séparés est progressivement substitué par des connexions préfabriquées avec des connecteurs et des bus de communication. 11 . etc. normatives. Les principales priorités des clients sont devenues : .2 L’équipement d'automatisme v L'acquisition Elle permet de détecter un seuil ou de mesurer la valeur d'une grandeur physique.choix des équipements d’automatisme. le marché du contrôle des automatismes a été soumis à de fortes contraintes économiques et technologiques. b Le coût des équipements La réduction des coûts est une préoccupation à tous les niveaux de choix et de décisions.mise en œuvre. particulièrement dans le cas des changements de série pour les manufacturiers. les temps d'arrêts. etc. . destruction. sa réalisation a été conduite avec un souci permanent d'optimisation économique. les contraintes internes du client et les contraintes externes (légales. . .exploitation.approvisionnement des constituants.fournir des informations pour la gestion de production et pour la maintenance (réduire les coûts. leurs besoins. Elle est très liée au contexte du client. . Celui-ci se définit par ses acteurs.accroître la flexibilité. . Bien que ce guide ne présente que l'aspect technique. . utilisé et entretenu tout au long de son cycle de vie. la protection contre les chocs.démantèlement. des connecteurs et des protections mécaniques telles que des gaines et des écrans. Guide de Choix 1. Cette donne génère de nouveaux besoins : .la pression des coûts. b Le cycle de vie de l'équipement d'automatisme Un équipement est conçu. test. b Les liaisons de contrôle Elles permettent la commande et le contrôle de l'automatisme.la réduction du temps de mise sur le marché des offres (time to market). recyclage. Outre les contraintes thermiques.réduire le temps de développement et la complexité. les poussières ou les ambiances agressives. Les progrès technologiques permettent d'offrir un large choix de capteurs. Les étapes sont les suivantes : .

La figure 3 illustre la liaison entre les acteurs du marché et l'offre que nous leur proposons. l'infrastructure ou le bâtiment par exemple. à la fin des années 90 par une démarche de décentralisation. Les fonctions d'automatisme ont été implémentées au plus près du processus. de faire des diagnostics. Le fait d'assurer une communication transparente permet de reconfigurer les tâches. formatage des informations prêtes à l'emploi. Sepam. Cette architecture a permis une interconnexion transparente entre les systèmes de contrôle et les outils de gestions informatiques (MES.2 1. variateurs de vitesse. les petits îlots d'automatisme (tel que Power Logic. gestion des fournisseurs d'informations).3 Les architectures d'automatisme L'approche hiérarchique traditionnelle traduite en concept aussi bien dans les processus manufacturiers (CIM : Computer Integrated Manufacturing) que dans les processus continus (PWS : Plant Wide Systems) a été substituée. etc. le fabriquant de tableaux.1. ERP). la fourniture de produits fiables et performants doit être complétée par une offre d'architectures “prêtes à l'usage” qu'utiliseront les acteurs intermédiaires que sont les systèmes Intégrateurs ou les OEM pour spécifier et réaliser la solution adaptée à l'utilisateur final. A Fig. 12 .3 L’équipement d'automatisme Les architectures d'automatisme Pour répondre à ces besoins. etc. Ces fonctions sont bien intégrées à la philosophie Web (adressage individuel. l'installateur ou le fabriquant de machine. capteurs. s'appuyant sur Ethernet et le protocole TCP/IP. 3 Les acteurs du marché des automatismes La fourniture d'architectures valorise les acteurs intermédiaires depuis le distributeur ou grossiste. Cette démarche leur permet de répondre plus sûrement. a d'abord pénétré les systèmes complexes d'automate. Ces produits sont suffisamment intelligents pour gérer localement les fonctions du processus et interagir entre eux. tel que l'agroalimentaire. Le développement du “Web”. Progressivement ceux-ci se sont éclatés et se sont intégrés dans les autres fonctions donnant naissance aux “smart devices”.) ainsi que les composants intégrant la fonction contrôleur.) ont évolué progressivement vers le concept de “composant intelligent” (smart device) en intégrant des possibilités de programmation et de communication. tel que les variateurs de vitesse. Guide de Choix 1. b Le composant intelligent ou smart device Cette notion inclut les nano-automates. 1. Simultanément les composants (actionneurs. Dialpact. entrées/sorties. plus justement et plus rapidement aux clients finaux dans différents secteurs d'applications.

Fip. Can Open. b Les logiciels et outils de développement Les outils de programmation ont beaucoup évolué depuis les logiciels captifs des plates-formes matérielles jusqu'aux logiciels purement fonctionnels et téléchargeables sur différentes configurations matérielles. .d'importer et d'exporter des fonctions entre le logiciel de l'automate et celui des composants. De nombreuses possibilités s'offrent aux concepteurs (Can Open. DeviceNet. commandes radio et autres interfaces hommes/machines a accéléré le déploiement des technologies Web.de gérer une base de données communes. Profibus. 13 .d'offrir une transparence complète. Les informations produites par les différents programmes sont accessibles à travers un outil fédératif et partagent une base de données commune distribuée. même pour une configuration simple. réduisant considérablement le temps de capture des informations (paramètres. Le poids croissant des besoins d'échange incitent les clients à donner priorité au choix des réseaux avant les équipements d'automatisme. Dans ce cadre. Le besoin de synchronisation est ainsi limité grâce aux traitements locaux réalisés par les “smart devices”. de la décroissance rapide des prix des technologies de l'information et enfin de l'intégration de l'électronique dans les composants électromécaniques. Guide de Choix 1.). etc. les réseaux sont de plus en plus acceptés.de générer automatiquement la configuration de l'automate et le nommage des entrées/sorties. AS-Interface. etc. une large proportion de constituants est directement connectable sur les réseaux. Cette approche permet le remplacement rapide et aisé de l'équipement en cas de défaillance. Ethernet qui a déjà conquis le domaine de l'informatique industrielle tend également à adresser les besoins des bus de terrain. Tout ceci est le résultat des effets combinés de la diffusion des technologies Web. Les principales améliorations à venir concernent l'information générée par des produits qui vont permettre : . . de la rationalisation des standards de communication. Interbus S.) mais la tendance est à la standardisation d'un réseau unique. Jusqu'à ce jour les concepts des langages de programmation d'automates industriels restent stables.3 Les architectures d'automatisme Ces smart devices ont adopté systématiquement une approche de connexion/déconnexion à chaud (plug and play) pour la puissance. 1 b Les réseaux En parallèle. La configuration des communications entre les différents composants est générée automatiquement. variables. . Pratiquement tous les fournisseurs font la promotion d'offres basées sur la norme IEC 61131-3 et quelques fois améliorées par des outils supportant le contrôle collaboratif. jusqu'aux niveaux des composants (C Chapitre 10 Traitement de données et Logiciel). etc. . AS-Interface. les bus de contrôle et les capteurs.de proposer une ergonomie permettant l’apprentissage pour plusieurs usages. Device Net.d'intégrer les schémas électriques dans les outils de diagnostic. Aujourd'hui. L'intégration de fonctions de contrôle dans les smart devices ont permis de réduire le flux de données échangées sur les réseaux et donc de diminuer les coûts. La convergence s'est faite autour de quelques standards qui couvrent 80 % des applications. .). Ces développements ont conduit à la définition de bus de terrain adaptés à la communication entre composants et automates tel que Modbus. de réduire la puissance des automates et d'accélérer les temps de réponse.1. L'intégration de navigateurs dans les claviers/écrans. Profibus.

comme l'illustrent les deux exemples suivants.4 Les architectures d'automatisme Définition des architectures En plus de la programmation. Toutes ces fonctions sont parfois regroupées dans un logiciel unique.4 Définition des architectures Une architecture permet l'intégration et la coordination des fonctions d'automatisme nécessaires à la machine ou au processus qui a pour objectifs principaux la productivité et la sécurité de l'environnement. c'est à dire le nombre d'unités de contrôle. 6) Il ne comporte que quelques fonctions (C Fig. Cette architecture va du plus simple au plus complexe.l'intégration fonctionnelle en nombre d'armoires ou de coffrets d'automatisme. b All in one device . 5). les logiciels sont de plus en plus utilisés pour configurer. . A Fig. Le pré-actionneur assure aussi les fonctions d'alimentation électrique et de protection du circuit de puissance. A Fig. Dans un souci de simplicité Schneider Electric propose de classifier les architectures suivant deux niveaux de structure : (C Fig.le nombre de fonctions de contrôle d'automatisme.1. La majorité des besoins d'automatisme peut être couverte par un nombre limité d'architectures. des automates par exemple. l'ensemble des fonctions est groupé dans un même produit. 4 Les types d’architectures Nous allons décrire et illustrer chacune de ces architectures dans les paragraphes suivants. Guide de Choix 1. 5 Architecture simple “All in one device” v Le rideau télécommandé (C Fig.Toutes les fonctions dans un seul produit Dans cette structure qui est la plus compacte. 1. paramétrer et diagnostiquer les constituants.3 1. Le contrôle est réduit à la commande directe du pré-actionneur par le capteur et le dialogue est limité à deux boutons poussoirs. 6 Rideau télécommandé 14 . A Fig. 4) .

A Fig. 7). La liaison avec les autres parties de l'automatisme se fait par un bus de communication.4 Définition des architectures v Tronçon de convoyage (C Fig. 8) L'ensemble des fonctions de puissance et de contrôle est intégré dans le variateur (C Fig. 7 Architecture complexe “All in one device” b All in one panel . 12 Machine d'emballage 15 . soit une armoire. 9). 1 A Fig. 8 Tronçon de convoyeur piloté par un ATV71 intégrant une carte contrôleur A Fig.Toutes les fonctions dans une seule armoire Cette architecture est la plus fréquente (C Fig. 10 Pompe GPL A Fig. soit le bâti de la machine et intégrera une seule fonction de contrôle (C Fig. 9 Architecture “All in one panel” A Fig. 7). 11 et 12. Vous trouverez des exemples d’applications aux figures 10. Les fonctions d'automatisme sont centralisées dans une seule enveloppe qui suivant les cas sera. Guide de Choix 1.1. L'alimentation de la puissance nécessite une armoire de distribution électrique commune couvrant l'ensemble des équipements d'automatisme du procédé. 11 Machine d'inspection textile A Fig.

15). La liaison contrôle s'effectue par un bus de terrain. 16 Système de traitement des eaux A Fig. Guide de Choix 1.Plusieurs fonctions de contrôle collaboratives Plusieurs machines ou parties de procédé comportent leurs propres contrôleurs (C Fig. A Fig.16).1. A Fig. 15 16 Architecture “Collaborative control” . de la sidérurgie. Cette architecture concerne les grands procédés tels que ceux de la pétrochimie. L'alimentation électrique est centralisée et intègre souvent les éléments du contrôle et de commande de la sécurité. 14). Elle convient aux machines et aux procédés étendus ainsi qu'aux machines modulaires (C Fig. Ils sont reliés entre eux et collaborent à l'exécution du fonctionnement. 13). 13 Architecture “Distributed peripheral” b Collaborative control . ou des infrastructures comme un aéroport ou un système de traitement des eaux (C Fig.4 Définition des architectures b Distributed peripheral .Fonctions distribuées dans plusieurs armoires Cette architecture comporte un seul automate central qui pilote plusieurs armoires d'automatisme distribuées autour de l'installation (C Fig. 14 Fabrication de pâtisserie industrielle A Fig.

Elle sera détaillée aux chapitres concernant les automates ainsi que dans celui présentant les logiciels. La structure “contrôle collaboratif” concerne essentiellement les échanges de données entre automates et est traitée aux chapitres sur les liaisons et les échanges. Guide de Choix 1. des produits et des services qui y seront intégrés. Schneider Electric a retenu un total de 10 implémentations possibles. regroupent les produits d'automatisme dans une armoire “tout dans une armoire”. Pour éviter la confusion entre les concepts d'architecture présentés précédemment et les solutions pratiques que Schneider Electric propose. Le tableau de la figure 17 résume cette démarche.1. 1 b Les choix proposés par Schneider Electric Les deux concepts d'architecture ci-dessus peuvent donner lieu à de multiples déclinaisons. Les produits d'automatisme sont répartis dans plusieurs armoires sous le nom de “périphérie distribuée”. nous utiliserons pour celles-ci le terme d'implémentations préférées. mais présentées différemment. La deuxième correspond aux applications distribuées sur les procédés.5 Le choix des équipements d'automatisme b La mise en œuvre des architectures Nous proposons d'accompagner le client en partant de sa problématique pour le guider et optimiser le choix de l’architecture. Pour faciliter le choix du client et lui proposer des associations optimisées. La première orientée vers les applications compactes. Pour faciliter les choix.5 Le choix des équipements d'automatisme 1. Schneider a optimisé plusieurs variantes des deux architectures les plus utilisées. Les deux autres (All in One Device et Collaborative Control) sont. 17 Choix des implémentations de Schneider Electric 17 . La structure “tout dans un produit” est assimilée à un produit et sera traitée comme telle. conservées. bien entendu. La démarche se fait à partir de l'écoute de ses besoins et d'un questionnement structuré que nous allons détailler. A Fig.

1. Retrouvez les détails des architectures dans les figures 5 à 11 18 . A Fig.5 Le choix des équipements d'automatisme b Les implémentations préférées Le tableau de la figure 18 en présente une synthèse. Guide de Choix 1. 18 Principales caractéristiques des “implémentations préférées ”. Elles sont plus amplement détaillées dans les documents fournis par Schneider Electric.

5 Le choix des équipements d'automatisme b La description des implémentations préférées v Le choix d'une implémentation préférée L'approche solution de ces implémentations. 19 . nous vous suggérons de vous reporter aux catalogues.une simplification du choix des automatismes. Contraintes. le client possèdera un cadre suffisamment précis pour sélectionner.la tranquillité et la confiance de l'utilisateur. à titre d'exemple. Installation. les fonctions d'automatisme et les produits nécessaires. . à l'aide du catalogue et des guides spécialisés. Coût. présente de multiples avantages : . .l'implémentation choisie. 19 Démarche du choix d’un automatisme Pour aider le client dans ses choix. Le tableau de la figure 19 résume la démarche proposée : 1 A Fig.la mise en œuvre est facilitée par le travail réalisé en amont. .1. Pour connaître l'ensemble des implémentations proposées. Surface). Un extrait est donné aux figures 20 et 21. car l'interopérabilité des produits et le niveau de performances sont garanties. Guide de Choix 1. intégrant l'ensemble des contraintes du client. Schneider Electric a élaboré un guide complet de questions regroupées en quatre thèmes dont le mnémotechnique est PICCS : (Performances. Nous nous contenterons ici d'illustrer la démarche à partir d'exemples.

Guide de Choix 1.1.5 Le choix des équipements d'automatisme A Fig. 20 Guide pour les architectures compactes 20 .

5 Le choix des équipements d'automatisme 1 A Fig. Guide de Choix 1. 21 Guide pour les architectures distribuées 21 .1.

5 Le choix des équipements d'automatisme Nous allons prendre trois applications différentes et déterminer pour chacune d'entre elles la ou les architectures adaptées : v Une grue de chantier Cette machine (C Fig.1. Le choix de l'implémentation s'oriente naturellement vers un ensemble compact optimisé. malgré sa simplicité apparente. . nous visualisons rapidement les possibilités (C Fig.Une puissance installée de 10 à 115 kW selon la charge levée (2 à 350 tonnes). 22 Grue de chantier En surlignant en couleur le tableau de choix précédent. doit satisfaire à de sévères exigences de sécurité et d'environnement. de déplacement du chariot et de translation sont mus par des moteurs triphasés à cage à deux ou trois vitesses ou associés à un variateur électronique.Les mouvements de levage. Les deux autres Compact optimisée et compact évolutive optimisée sont adaptées. 23 Choix d’architectures pour une grue de chantier La Compact simple est éliminée car ses possibilités sont trop limitées. A Fig. La dernière prenant l'avantage si la machine est de conception modulaire ou si le besoin de télémaintenance est précisé.L'ensemble de l’application nécessite plus d'une dizaine de capteurs. A Fig. disposé au pied de la grue. . 22 . Les caractéristiques de ce type de grue sont : . . de rotation. 22). rassemblé dans une seule armoire.L’interface homme/machine peut se situer en cabine ou se réaliser par une commande radio à distance. . Le marché concurrentiel impose au fabricant des contraintes de coûts sur tous les éléments. 23).Le freinage est mécanique ou électrique. Guide de Choix 1.

24 Solution Compact optimisée A Fig. Guide de Choix 1.1. 25 Solution compact évolutive 23 . Les figures 24 et 25 illustrent les implémentations possibles : 1 A Fig.5 Le choix des équipements d'automatisme Le choix des composants découle naturellement des contraintes du client et de celles de l'implémentation choisie.

5 Le choix des équipements d'automatisme Les fonctions des composants sont détaillées dans les chapitres suivants. Un automate contrôle plusieurs sections de convoyeur. La solution Ethernet.interface par clavier écran. . Le tableau de choix (C Fig. sauf cas particulier. Le débit doit être régulé en fonction des produits. Les ordres viennent des automatismes amont et aval. . 26 et 27) Ce type de machine est utilisé couramment dans les industries manufacturières. Il est étroitement lié au procédé qui l'environne. 28) laisse clairement apparaître les solutions préférées. risque d'être trop onéreuse. chaque élément dispose d'une ou plusieurs armoires. . La solution avec bus ASI est un peu limitée par la difficulté de contrôler la vitesse des variateurs.besoin de performance moyenne. Guide de Choix 1. .1. 2 à 10 moteurs triphasés à cage commandés par des variateurs de vitesse.faible puissance installée. . A Fig. Les caractéristiques principales sont les suivantes : . 26 Table rotative A Fig.par tronçon.de 10 à 50 entrée/sorties. 27 Convoyeur A Fig. v Les convoyeurs et table rotatives (C Fig. Le choix se portera sur l'une des architectures distribuées puisqu'il y a plusieurs armoires liées.connaissance en temps réel du type et du nombre de produits transportés. 28 Choix d’architecture pour un système de convoyage 24 .

la configuration peut facilement être téléchargée. Guide de Choix 1. La seconde (C Fig.5 Le choix des équipements d'automatisme Reste donc les deux solutions à base de bus de terrain Can Open. 30) permet une transparence et une synchronisation avec les autres automatismes extérieurs au tronçon décrit.une dizaine de capteurs (pression. Les clients sont très attentifs à la surveillance et à la maintenance de l'installation. 29 Solution Canopen optimisée A Fig.1. . De plus. La première. 1 A Fig.un automate gérant la séquence des pompes et la communication. . Cette dernière solution permet une évolution facile. 29).4 pompes de 7. Ce genre d'application doit être autonome et doit garantir la continuité de l’alimentation. 31 Station de relevage 25 . Les caractéristiques de cette station sont : .5kM associées à des variateurs de vitesse. débit). assure les fonctions de base demandées. 31) illustre une partie d'une infrastructure de traitement et de distribution des eaux. . A Fig. en cas par exemple de changement de série. Elle est composée d'un ensemble d'unités réparties sur le territoire.la télésurveillance de l'installation. 30 Solution Canopen v Une station de relevage pour l'alimentation en eau potable Cet exemple (C Fig. optimisée en coût (C Fig.

Type d'implémenation Intitulé de l'implémentation Contraintes globales Performances Besoin 40kW As-Interface Distribuée Canopen optimisé Canopen -Puissance installée -Précision. mise à jour.. poussière…) -Sécurité (personnes.1. cadence pas de contrainte 4 . Les deux autres à base de Can Open peuvent être utilisées en liaison avec un modem. mais les possibilités restent très limitées. 26 . Guide de Choix 1..nombre de moteurs type de moteurs asynchrone et Variation de vitesse selon option oui -Echange de données 10 capteurs -Nombre d'entrées / sorties -type et fonctions de dialogue clavier local + SCADA télégestion Logique de traitement automate programmable télégestion non défini oui oui pour les armoires externes Intrusion et continuité de service important important moyenne sans contrainte faible à moyenne faible à moyenne 1 à 10 Ethernet Transparent Factory faible à forte liée au bus terrain >20 faible à forte faible à forte moyenne 1 à 10 moyenne <20 asynchrone direct non <100 Claviers afficheurs programmable fonctions basiques non <5 oui oui fonctions automatisme oui oui moyenne ASI 100m Asysnchrone Asysnchrone tous type Variation de Variation de contraintes sur vitesse vitesse bus terrain possible possible oui <100 >100 >100 Claviers afficheurs atelier logiciel fonctions avancées possible <10 oui oui Claviers afficheurs atelier logiciel fonctions avancées possible <10 oui oui Claviers afficheurs PC atelier logiciel + collaboration autres systèmes oui n oui oui fonctions automatisme oui oui large réseau de terrain >250m -Services à distance (diagnostique. Le tableau de la figure 32 permet de sélectionner la plus optimale. 32 Choix d’architecture pour un système de traitement des eaux L'implémentation la mieux adaptée est celle à base d'Ethernet qui permet une transparence totale de l'installation. -taille de l'installation Réseau interne Longueur du réseau externe adapté inadapté fonctions fonctions automatisme automatisme oui oui oui oui moyenne Canopen 250m moyenne Canopen 250m codes couleur A Fig.) Installation Contrainte d'environnement -Nombre d'armoires -Evolutif -Ambiance (température. Les faibles capacités d'échange de données du bus ASI le limite pour cette application... matériel) Coût Surface et taille -coûts de conception -coût d'exploitation.5 Le choix des équipements d'automatisme Le choix s'oriente vers une des implémentations distribuées.

soit à partir d’un variateur de vitesse intégrant une carte contrôleur et son applicatif de gestion des pompes. Guide de Choix 1. 34 Solution à partir d’un variateur de vitesse 27 . 33 Solution à partir d’un automate A Fig. 33 et 34). l’implémentation pourra être réalisée. soit à partir d’un automate pilotant l’ensemble des composants (C Fig. 1 A Fig.1.5 Le choix des équipements d'automatisme Dans les exemples suivants.

normes et habitudes à suivre pour traiter l'interface entre la distribution électrique et la machine. de la puissance et du contrôle . Présentation des fonctions de l'alimentation.2 28 chapitre Alimentation électrique Rappel des grandes règles.

2 2.3 2.5 Introduction L’alimentation électrique des machines Les normes et habitudes Les fonctions de l’alimentation électrique L’alimentation du circuit de contrôle Page 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 M Page Page Page Page 29 .2.1 2.4 2. Alimentation électrique Sommaire 1 2 2.

.la distribution du neutre et son régime. 30 . ce qui a pour conséquence une multitude de normes différentes.3 Introduction L’alimentation électrique des machines Les normes et habitudes Ce chapitre aborde l’alimentation en énergie électrique de l’équipement électrique des machines.1 Introduction 2.1 2. l’alimentation électrique est soumise aux contraintes de deux domaines : b L’installation électrique Chaque pays a ses habitudes et défini ses propres règles. les automates.2 L’alimentation électrique des machines Comme illustré sur le schéma figure 2 l’alimentation électrique comporte deux parties : La partie circuit de puissance est destinée à alimenter les différentes charges de la machine telles que les moteurs.3 Les normes et habitudes Comme nous l’avons précédemment mentionné.1). 2 Les fonctions de l’alimentation électrique Cet ensemble est souvent dénommé « tête d’équipement » et assure un ensemble de fonctions qui seront décrites dans le paragraphe 2. les capteurs. Cette alimentation assure des fonctions situées à l’interface entre l’installation électrique et la machine et doit satisfaire aux règles et contraintes techniques de ces deux domaines (C Fig. 1 L’architecture de l’alimentation électrique 2. Une table des tensions par pays est fournie dans le Guide de l’installation électrique et les caractéristiques des réseaux de distribution public sont données dans l’EN 50160:1999. . Alimentation électrique 2.4.les habitudes de câblage. comme la C15-100 en France. les électrovannes. 2. Nous pouvons cependant résumer les contraintes et habitudes sur l’appareillage d’entrée de l’équipement aux points suivants : .2 2. A Fig.les normes produits et les distances d’isolement. les circuits de chauffages.les types de fusibles en cas d’utilisation de porte fusibles ou d’interrupteurs fusibles. La partie circuit de contrôle est destinée à alimenter les composants d’automatisme tels que les bobines de contacteurs. Les tensions usuelles sont celles de la basse tension (120 à 200 V en monophasé) et de la très basse tension (12 à 48 V).2. Nous allons détailler ce dernier et nous renverrons le lecteur au Guide de l’installation électrique qui complète les informations données ici. etc. Les tensions usuelles vont de 200 à 660 V en triphasé et de 120 à 230 V en monophasé. par l’intermédiaire des constituants de commande de puissance (les pré-actionneurs). .la tension réseau. A Fig. .

Les schémas TT de puissance ne sont pas autorisés (USA).3 Les normes et habitudes b La machine L’effort d’harmonisation autour de la norme IEC 60 204-1 facilite l’exportation et l’utilisation des machines à travers le monde.4). connexions élastiques Câbles avec cosses ou barres Cosses fermées Câbles en parallèle Câbles avec cosses fermées A Fig. La couleur BLANCHE ou GRISE est utilisée pour repérer les conducteurs neutres mis à la terre au lieu du BLEU (USA et Canada). Alimentation électrique 2.2. Exigences de marquage de plaque signalétique (USA). La tension nominale maximale d’un circuit de commande en alternatif est de 120 V (USA). 3 Particularités normatives et habitudes de certains pays 2 b Trois zones d’influence Malgré les disparités des normes et habitudes par pays. A Fig. Seuls quelques pays ont conservés des particularités. vis étrier. 4 Exigences dans les différentes zones d’influence 31 . la distribution d’un conducteur neutre dans un schéma IT n’est pas autorisée (USA et Norvège). La coupure du conducteur neutre est obligatoire en schéma TN-S (France et Norvège). Nous rapportons un extrait des plus importantes différences dans le tableau de la Figure 3. L’annexe G de la norme donne les sections équivalentes du système AWG en mm_. Les USA et le Japon (C Fig. Les schémas TN-C ne sont pas admis dans les installations à basse tension dans les bâtiments (Norvège). La section minimale des conducteurs en cuivre est spécifiée dans l’ANSI/NFPA 79 en dimensions américaines (AWG) (USA). Zone d’influence Distribution électrique Tension réseau 3~ Règles / normes d’installation BT Normes équipement machines Voir les écarts ci-dessus USA 480 V NEC Europe 400 V 220 V IEC 60364 JIS 0364 Japon IEC60204-1 IEC 60204-1 JIS-B 9960 Appareillage Disjoncteur de tête Interrupteur / d’équipement fusibles UL489 UL98 IEC 60947 IEC 60269 Fusibles différents par pays IEC 60947 JIS-C 8201-2-1 JIS-C-8269 Contacteurs / disjonteurs moteurs Type de < 100 A raccordement amont > 100 A UL508 JIS-C 8201-4-1 Connecteurs > 100 A Connecteurs. nous pouvons identifier trois zones d’influence : L’Europe.

La protection des personnes impose le respect de certaines règles : . les règles d’installation peuvent imposer des masses à la terre ou des masses isolées. v La commande manuelle sur le produit ou déportée sur l’armoire Les règles de sécurité imposent une commande directe sur l’armoire électrique permettant d’assurer l’interruption et le sectionnement par rapport à l’installation. b Protéger les personnes En règle générale. Les opérateurs n’y ont donc pas accès. L’appareillage devra donc être dimensionné en conséquence. c’est à dire que le courant de fuite doit être inférieur au seuil de danger. . 32 . v La capacité de raccordement Le câblage interne des équipements est toujours réalisés en cuivre. Alimentation électrique 2. • Isolement du contrôle Il doit être suffisant pour protéger les personnes et le matériel électrique contre les surtensions et les autres pollutions électriques • Liaisons équipotentielles Selon les régimes de neutre utilisé. pour des raisons de sécurité. La réglementation impose des contraintes sur la protection des personnes lors des interventions à l’intérieur des équipements électriques. Cette fonction est destinée à assurer la mise hors tension de tout ou partie d’une installation en séparant l’installation ou une partie de l’installation de toute source d’énergie électrique.2.4 2. v La tenue aux court-circuits Un court-circuit en aval de l’équipement électrique ne doit pas entraîner la destruction de l’appareillage. les armoires électriques sont verrouillées pendant les phases d’exploitation. L’appareillage d’entrée devra donc accepter ces deux types de connexions. l’intensité de court-circuit présumée en cas d’incident peut varier de quelques kA à plusieurs centaines de kA.sectionnement.4 Les fonctions de l’alimentation électrique Les fonctions de l’alimentation électrique Nous pouvons distinguer trois groupes de fonctions : b Alimenter et interrompre les circuits de puissance et de contrôle de la machine en veillant aux points suivants v Le pouvoir de coupure En fonction de la puissance installée. • Isolement Lorsqu’un organe de commande est ouvert les caractéristiques d’isolation doivent être assurées. • Consignation (cadenassage) Cette fonction vise à interdire à une personne non autorisée de remettre sous tension un équipement électrique.protection IP20 contre le toucher des connexions internes. il est à noté que des utilisateurs se servent de l’aluminium pour leur installation électrique. en particulier pendant les phases de mise en route et de maintenance.

la normalisation permet à l’utilisateur de limiter les risques d’incompatibilité entre les différents produits . .l’absence d’effet capacitif dans les câbles.4 2. . b Les alimentations 24V Nous traiterons ici des différents types de source 24V.la protection de l’environnement par la réduction de la consommation dans l’équipement électrique. . La tendance est d’utiliser des alimentations en courant continu TBT. La majorité des constructeurs offre de larges gammes de produits. . • Plusieurs avantages contribuent à l’adoption de cette solution . Un incident ne doit pas avoir de répercussions sur le reste de l’installation. De plus. et des applications particulières. Le besoin de protection des personnes incite l’utilisation des alimentations très basses tensions (TBT).le gain de place et de matériel. le tableau de la figure 5 donne un résumé des fonctions remplies par les produits de puissance. la détection possible sur certains automates des coupures de circuit.5 L’alimentation du circuit de contrôle L’alimentation du contrôle est soumise à des contraintes réglementaires et technologiques.la continuité de service par des systèmes secourus ou des filtres antichute de tension.l’amélioration de la fiabilité. qui restent en basse tension. 33 . . 5 XX XX X XX XX XX XX XX XX XX X XX X X XX XX XX XX XX XX option XX XX XX X XX XX X XX XX XX XX XX XX XX Tableau comparatif des dispositifs 2. Cette tension est devenue un standard dans l’industrie. L’utilisation répandue des constituants électroniques impose l’usage du courant continu pour les alimenter. En dehors des applications très simples.2. C’est à dire des tensions inférieures à 50V. Fonction Porte fusibles Interrurpteur Interrurpteur Interrurpteur Vario INS fusibles Disjoncteur magnétique Interrurpteur ligne Relais différenciel Sectionnement Interruption Protection court-circuits Isolation Tenue aux court-circuits Consignation Protection contre les défauts de terre A Fig. Alimentation électrique 2.la sécurité des personnes.5 Les fonctions de l’alimentation électrique L’alimentation du circuit de contrôle b Protéger le réseau de distribution La protection contre les incidents pouvant provenir de la machine doit prendre en compte le pouvoir de coupure et les contraintes de coordination et de sélectivité. 2 b L’alimentation du circuit de puissance Pour satisfaire aux fonctions nécessaires.

assurant en plus de la conversion de tension. Il est donc conseillé d’utiliser des contacteurs à basse consommation qui sont bien adaptés à cet usage. 6 Schéma de principe d’une alimentation 24 V Le primaire du transformateur peut être alimenté en monophasé ou en triphasé.2. A Fig. . Alimentation électrique 2.7) permet de supprimer les condensateurs de filtrage.les liaisons de masse doivent être soignées. v Les alimentations redressées Elles sont constituées d’un transformateur BT/TBT suivi d’un pont redresseur et d’un filtrage (C Fig. etc. .le nombre de contacts ou de capteurs en série est limité.la faible tension impose une limite dans les longueurs de câble. l’isolement nécessaire entre la BT et la TBT.5 L’alimentation du circuit de contrôle • Cependant des contraintes existent . Cette dernière solution (C Fig. Les alimentations traditionnelles sont constituées à partir d’un transformateur à enroulements séparés. 7 Redressement monophasé et triphasé 34 . . si la fiabilité est améliorée la tenue aux microcoupures est dégradée. .) la fiabilité des contacts peut être dégradée rapidement.en cas d’usage en ambiance sévère (poussières.il peut exister des problèmes de compatibilité entre les caractéristiques des sorties d’automates.6). agents chimiques. les capteurs et les bobines de contacteurs. les technologies évoluent. Nous allons examiner ces deux technologies. A Fig. b Les technologies des alimentations 24V à courant continu Dans ce domaine aussi. L’amélioration de la technologie à découpage associée d’une baisse des coûts en font une alternative intéressante par plusieurs points.

Il est alors possible d’alimenter un transformateur en ferrite présentant une meilleure puissance massique que les transformateurs traditionnels en 50hz.9). A Fig. 10 Alimentations à découpage régulée Alimentations redressées filtrée Large plages de 85 à 264V Différentes plages fixes de 110V à 230V 3 dm2 1. La sortie est alors redressée et filtrée. Alimentation électrique 2.2.8) Le principe de fonctionnement consiste à découper en haute fréquence la tension (de quelques dizaines à plusieurs centaines de kHz) issue d’une source redressée. durée de vie A Fig. Le lecteur est invité ensuite à se reporter au chapitre concernant la mise en œuvre des produits. 9 Principe de l’alimentation à découpage v Conclusion Le tableau de la figure 10 donne une rapide comparaison entre les deux technologies.5 L’alimentation du circuit de contrôle v Les alimentations à découpage (C Fig. 2 A Fig. Comparatif pour une source 10A /24V DC Plage de tension d'entrée Encombrement Poids Rendement Réglage tension sortie Régulation de la charge Régulation ligne Pollution CEM Pollution harmoniques Fiabilité. 8 Alimentation à découpe Une boucle de régulation permet d’asservir le temps de cycle du commutateur haute fréquence de manière à assurer la caractéristique de régulation voulue (C Fig.5 kg Plus de 85% Oui 1 à 3% <1% 7 dm2 6 kg Jusqu'à 75% Non Faible <5ms 5% Fonction du réseau 5 à 10% Immunité microcoupures Bonne > 20ms Nécessite des précautions Naturellement faible de réalisation suivant EN61000-3-2 avec Conforme de base à la filtre normeEN61000-3-2 Bon Très bon Comparaison des alimentations courant continu 35 .

3 36 chapitre Moteurs et charges Explication de l'influence du fonctionnement des moteurs et des charges sur leur comportement électrique .

Moteurs et charges Sommaire 1 2 3.7 3.8 Les moteurs asynchrones triphasés Les moteurs monophasés Les moteurs synchrones Les moteurs à courant continu L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés Comparaison des différents types de moteurs Les différents types de charges Les vannes et vérins Page 3 4 5 6 7 Page Page Page Page Page Page Page 8 9 10 11 12 M 37 .6 3.3 3.4 3.1 3.2 3.5 3.3.

par exemple. La spire se met donc en rotation et le couple électromoteur produit équilibre le couple résistant. Selon les cas cette charge influence ou non les caractéritiques du récepteur. 1 Création d’un courant induit dans une spire en court-circuit A Fig. 3. le sens du courant est tel qu’il s’oppose par son action électromagnétique à la cause qui lui a donné naissance. 3 Principe d’un moteur asynchrone triphasé A Fig. faciles à mettre en œuvre et de faible coût.3. appelé champ tournant. L’action combinée de ce courant induit et du champ magnétique crée une force motrice sur le rotor du moteur. Supposons une spire ABCD en court-circuit. L’index indique le sens de la force. Ces moteurs s’imposent en effet dans un grand nombre d’applications en raison des avantages qu’ils présentent : normalisés. est maximal quand le courant dans l’enroulement est maximal. Si. située dans un champ magnétique B et mobile autour d’un axe xy (C Fig. simples d’entretien. 2) permet de définir facilement le sens de la force F appliquée à chaque conducteur. de sens opposé à son déplacement relatif par rapport au champ inducteur. 4 38 Champs générés par les trois phases . (C Fig. Ce champ. Nous terminerons par les vannes et vérins. géométriquement décalés de 120°. Les enroulements sont parcourus par des courants alternatifs présentant le même décalage électrique. La règle des trois doigts de la main droite (action du champ sur un courant. La spire est donc soumise à un couple qui provoque sa rotation dans le même sens que le champ inducteur. A un instant t1 quelconque de la période (C Fig. toujours dirigé suivant le même axe. nous faisons tourner le champ magnétique dans le sens des aiguilles d’une montre. b Principe de fonctionnement Le principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone repose sur la création d’un courant induit dans un conducteur lorsque celui-ci coupe les lignes de force d’un champ magnétique. Le pouce est placé dans le sens du champ de l’inducteur. D’après la loi de Lenz.1 Les moteurs asynchrones triphasés Nous allons dans ce chapitre présenter un descriptif physique et électrique des récepteurs électriques et de leurs charges. Chacun des deux conducteurs est donc soumis à une force F de Laplace (de Lorentz. A Fig. 4). Moteurs et charges 3. et qui produisent chacun un champ magnétique alternatif sinusoïdal. moteurs les plus utilisés pour l’entraînement des machines. 2 La règle des trois doigts de la main droite pour trouver la direction de la force b Création du champ tournant Trois enroulements.1 Les moteurs asynchrones triphasés Cette première partie est consacrée à la présentation des moteurs asynchrones triphasés. Le démarrage des moteurs et la variation de vitesse seront détaillés dans les chapitres suivants. d’où le nom de “moteur à induction”. Le majeur est placé dans le sens du courant induit. Nous distinguerons donc les charges actives généralement associées à un moteur et les charges passives tel que le chauffage et l’éclairage. robustes. sont alimentés chacun par une des phases d’un réseau triphasé alternatif (C Fig. pour les Anglo-Saxons). la spire est soumise à un flux variable et devient le siège d’une force électromotrice induite qui donne naissance à un courant induit i (loi de Faraday). les champs produits par chaque enroulement peuvent être représentés comme suit : A Fig. 3). Le champ généré par chaque enroulement est la résultante de deux champs qui tournent en sens inverse et ayant chacun pour valeur constante la moitié de la valeur du champ maximal. 1).

les trois champs tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sont décalés de 120° et s’annulent. Il faut donc qu’il y ait une différence de vitesse entre la spire et le champ tournant. en fonction du nombre de pôles. La fréquence du courant statorique diminue progressivement au cours de la mise en vitesse du moteur. Elle est appelée “vitesse de synchronisme”. Dans la pratique.le champ H3 augmente. La différence entre la vitesse de synchronisme (Ns) et celle de la spire (N) est appelée “glissement” (g) et s’exprime en % de la vitesse de synchronisme. Vitesses de synchronisme fonction du nombre de pôles et de la fréquence du courant 39 . En superposant les trois diagrammes. Les 2 champs qui le composent ont tendance à se rapprocher de l’axe OH2. Ce couple est déterminé par le courant qui circule dans la spire et qui ne peut être que s’il existe une variation de flux dans cette spire. même si la tension est adaptée. Les 2 champs qui le composent ont tendance à se rapprocher de l’axe OH3. g = [(Ns .N) / Ns] x 100 En fonctionnement. Sa vitesse est fonction de la fréquence du réseau (f) et du nombre de paires de pôles (p). Le champ est donc dirigé dans le sens opposé à la bobine. Les 2 champs qui le composent ont tendance à s’éloigner de l’axe OH1.3. Pour les fréquences industrielles de 50 Hz et 60 Hz et pour une fréquence de 100 Hz.le champ H2 augmente. Le flux correspondant à la phase 3 est négatif. Ces champs s’additionnent pour former le champ tournant d’amplitude constante 3Hmax/2. Moteurs et charges 3. Le glissement en régime établi est variable suivant la charge du moteur et selon le niveau de la tension d’alimentation qui lui est appliqué. b Vitesse de synchronisme La vitesse de synchronisme des moteurs asynchrones triphasés est proportionnelle à la fréquence du courant d’alimentation et inversement proportionnelle au nombre de paires de pôles constituant le stator. . Il est d’autant plus faible que le moteur est peu chargé et il augmente si le moteur est alimenté en dessous de la tension nominale correspondant à la fréquence d’alimentation.les trois champs tournant dans le sens des aiguilles d’une montre se superposent. Il convient en effet de vérifier si ses conceptions mécaniques et électriques le permettent. . 5 Vitesse de rotation en tr/mn 50 Hz 3000 1500 1000 750 600 500 375 60 Hz 3600 1800 1200 900 720 600 540 100 Hz 6000 3000 2000 1500 1200 1000 750 Par exemple : Avec : Ns = 60 f/p Ns : vitesse de synchronisme en tr/min. il n’est pas toujours possible d’augmenter la vitesse d’un moteur asynchrone en l’alimentant sous une fréquence supérieure à celle pour laquelle il est prévu. nous constatons que : . . ou vitesses de synchronisme. sont données dans le tableau de la figure 5. la fréquence du courant rotorique est donc maximale et égale à celle du courant statorique. la fréquence du courant rotorique s’obtient en multipliant la fréquence d’alimentation par le glissement. p : nombre de paires de pôles. f : fréquence en Hz. .ce champ effectue un tour pendant une période du courant d’alimentation. Au démarrage. C’est la raison pour laquelle un moteur électrique fonctionnant suivant le principe que nous venons de décrire est appelé “moteur asynchrone”.1 Les moteurs asynchrones triphasés .le champ H1 diminue. C’est un champ à une paire de pôles. les vitesses de rotation du champ tournant. 3 b Glissement Le couple moteur ne peut exister que si un courant induit circule dans la spire. Nombre de pôles 2 4 6 8 10 12 16 A Fig.

de par sa technologie. v Le stator C’est la partie fixe du moteur. La cage est fermée par deux anneaux résistants (alliage particulier. En raison des pertes dans le rotor. etc. cependant. Les tôles sont isolées entre elles par oxydation ou par un vernis isolant. A Fig. 6 Éclaté d’un moteur à rotor à cage Ces moteurs sont en principe utilisés sur des applications pour lesquelles il est intéressant d’avoir du glissement afin d’adapter la vitesse en fonction du couple. Une carcasse en fonte ou en alliage léger renferme une couronne de tôles minces (de l’ordre de 0. Comme le circuit magnétique du stator. les vitesses de rotation en charge des moteurs asynchrones sont légèrement inférieures aux vitesses de synchronisme indiquées dans le tableau.5 mm d’épaisseur) en acier au silicium. . v Constitution Un moteur asynchrone triphasé à cage comporte deux parties principales : un inducteur ou stator et un induit ou rotor. v Le rotor C’est l’élément mobile du moteur. compte tenu du glissement. entraînement d’un portique de levage. 40 . anneaux d’inox.1 Les moteurs asynchrones triphasés Comme déjà évoqué.fonction enrouleur-dérouleur à partir de moteurs Alquist prévus à cet effet. . b Les différents types de rotor v Le rotor à cage Plusieurs types de rotor à cage existent. mais cette application tend à disparaître au profit des convertisseurs de fréquence. Cet élément. section réduite. par exemple : . et formant un cylindre claveté sur l’arbre du moteur. donc la vitesse de rotation. La majorité des moteurs est auto-ventilé.3. Moteurs et charges 3. Ils permettent la variation de vitesse par modification de la seule tension. et ceux dont le rotor bobiné est dit “à bagues”. Leur couple de démarrage est élevé et le courant de démarrage faible (C Fig. leur rendement est faible.cas de plusieurs moteurs liés mécaniquement sur lesquels doit être répartie la charge. Les tôles sont munies d’encoches dans lesquelles prennent place les enroulements statoriques destinés à produire le champ tournant (trois enroulements dans le cas d’un moteur triphasé). il est constitué d’un empilage de tôles minces. Le mode de couplage de ces bobines entre elles définit le nombre de paires de pôles du moteur. Ces moteurs présentent un fort glissement au couple nominal. tels que train à rouleaux d’un laminoir. isolées entre elles.). Chaque enroulement est constitué de plusieurs bobines. permet de distinguer deux familles de moteurs asynchrones : ceux dont le rotor est dit “à cage”. certains moteurs avec rotor à cage résistante sont moto-ventilés (motorisation distincte de leur ventilateur).besoin d’un fort couple de démarrage avec un courant d’appel limité (palans de levage ou convoyeurs). Le “feuilletage” du circuit magnétique réduit les pertes par hystérésis et par courants de Foucault. En citant ces moteurs dans l’ordre du moins répandu au plus courant : • Rotor à cage résistante Le rotor résistant existe surtout en simple cage (voir plus loin la définition du moteur simple cage). 7). ils sont tous conçus selon l’exemple de la figure 6.

les problèmes de couple et de courant de démarrage sont alors parfaitement résolus. 7). Les conducteurs rotoriques sont moulés dans les encoches du rotor qui sont de forme trapézoïdale dont le petit côté du trapèze se situe à l’extérieur du rotor.Au début du démarrage. La cage d’écureuil est généralement entièrement moulée (seuls les très gros moteurs sont réalisés à l’aide de conducteurs insérés dans des encoches). Le couple produit par la cage extérieure résistante est important et l’appel de courant réduit (C Fig. leur courant au calage est voisin de leur courant nominal . . Le moteur se comporte alors sensiblement comme s’il était construit avec une seule cage peu résistante. Le fonctionnement est analogue au moteur à double cage et l’intensité du courant rotorique varie en fonction inverse de sa fréquence.En régime établi. 3 En contre partie. • Rotor à encoches profondes C’est la réalisation standard. Ces moteurs ont un couple de démarrage relativement faible et le courant absorbé lors de la mise sous tension est très supérieur au courant nominal (C Fig. 7). Ils sont également associés à des convertisseurs de fréquence en vitesse variable. Pour que le couple soit régulier. la vitesse n’est que très légèrement inférieure à celle du moteur à simple cage.En fin de démarrage. coulées lors de la même opération. il est possible d’adapter cette caractéristique et de régler le couple moteur en fonction de la traction souhaitée. Généralement le rotor est triphasé. . la vitesse est sensiblement celle du moteur à simple cage. L’aluminium est injecté sous pression et les ailettes de refroidissement. A Fig. • Rotor à double cage Il comporte deux cages concentriques. assurent la mise en court-circuit des conducteurs du stator.1 Les moteurs asynchrones triphasés • Rotor à simple cage Dans des trous ou dans des encoches disposés sur le pourtour du rotor (à l’extérieur du cylindre constitué par l’empilage de tôles) sont placés des conducteurs reliés à chaque extrémité par une couronne métallique et sur lesquels vient s’exercer le couple moteur généré par le champ tournant. l’une extérieure. Une extrémité de chacun des enroulements est reliée à un point commun (couplage étoile). ils ont un faible glissement au couple nominal. d’où le nom de ce type de rotor. de forte section et de résistance plus faible. Les extrémités libres peuvent être raccordées sur un coupleur centrifuge ou sur trois bagues en cuivre. Ces moteurs sont utilisés principalement en forte puissance pour améliorer le rendement des installations sur des pompes et ventilateurs. Ces moteurs asynchrones moto-ventilés à fort glissement sont utilisés en variation de vitesse. la fréquence diminue dans le rotor. 7 Courbes couple/vitesse suivant les types de rotors à cage (à Un) v Le rotor bobiné (rotor à bagues) Dans des encoches pratiquées à la périphérie du rotor sont logés des enroulements identiques à ceux du stator (C Fig. les conducteurs sont légèrement inclinés par rapport à l’axe du moteur. 8). 8 Éclaté d’un moteur à rotor à bagues . l’effet de peau qui en résulte fait que la totalité du courant rotorique circule à la périphérie du rotor et donc dans une section réduite des conducteurs. Le passage du flux à travers la cage intérieure est plus facile. Moteurs et charges 3. de faible section et assez résistante. . 41 A Fig. les courants rotoriques étant à fréquence élevée.Au début du démarrage. le couple est élevé et l’appel de courant réduit. L’ensemble a l’aspect d’une cage d’écureuil. En régime établi. leur caractéristique de couple/vitesse est très plongeante. I’autre intérieure. Avec une alimentation variable. Ainsi : . isolées et solidaires du rotor.3.

b Les moteurs monophasés à cage A puissance égale. il est plus volumineux qu’un moteur triphasé. En effet. comme le moteur triphasé. en revanche. est composé de deux parties : le stator et le rotor. d’autre part du constructeur. En fonction de la valeur des résistances insérées dans le circuit rotorique. • Le stator Il comporte un nombre pair de pôles et ses bobinages sont raccordés sur le réseau d’alimentation. L’un des couples diminue pendant que l’autre augmente. Moteurs et charges 3. cependant très peu de constructeurs proposent ce type de produit. En Europe. Cette solution est de plus en plus abandonnée au profit de solutions électroniques associées à un moteur à cage standard. A Fig. entretien des résistances de réglage). de réduire l’énergie dissipée dans ces résistances et aussi d’améliorer de façon importante le rendement de l’installation.2 Les moteurs asynchrones triphasés Les moteurs monophasés Sur ces bagues viennent frotter des balais à base de graphite raccordés au dispositif de démarrage. 3. • Le rotor Il est le plus souvent à cage d’écureuil.3.5 fois le couple nominal. A l’arrêt. 9 Le moteur ne peut démarrer. 42 . ces champs présentent le même glissement par rapport au rotor et produisent par conséquent deux couples égaux et opposés. bien que moins utilisé dans l’industrie que son homologue triphasé. v Constitution Le moteur monophasé.1 3. ces dernières permettent de résoudre des problèmes de maintenance (remplacement des balais d’alimentation du rotor usés. 9). ce type de moteur peut développer un couple de démarrage s’élevant jusqu’à 2. Par ailleurs. le moteur monophasé est relativement peu utilisé dans le domaine industriel. les moteurs monophasés jusqu’à une dizaine de kW sont d’utilisation courante aux Etats Unis.2 Les moteurs monophasés Le moteur monophasé. son rendement et son cosinus ϕ sont beaucoup plus faibles que dans le cas du triphasé et ils varient considérablement en fonction d’une part de la puissance. Le courant au démarrage est sensiblement proportionnel au couple développé sur l’arbre moteur. v Principe de fonctionnement Considérons un stator comprenant deux enroulements raccordés sur le réseau d’alimentation L1 et N (C Fig. Le courant alternatif monophasé engendre dans le rotor un champ alternatif simple H qui est la superposition de deux champs tournants H1 et H2 de même valeur et de sens contraires. le stator étant alimenté. représente néanmoins une part d’application non négligeable dans les petites puissances et dans les applications du bâtiment qui utilisent le réseau monophasé 230 V . Bien que d’un usage peu répandu. Le couple résultant provoque le démarrage du moteur dans le sens où il a été lancé. l’alimentation d’un moteur monophasé à cage à partir d’un convertisseur de fréquence est possible. Principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone monophasé Une impulsion mécanique sur le rotor provoque une inégalité des glissements.

à la différence des machines asynchrones. Moteurs et charges 3. Les constructeurs indiquent dans leur catalogue. 11). Ces moteurs sont prévus pour un usage intermittent et leur rendement est médiocre.3 Les moteurs synchrones b Les moteurs synchrones à rotor aimanté v Constitution Le moteur synchrone se compose. A Fig. . qui alimente un enroulement placé dans le rotor. 12 Coupe d’un moteur à aimants permanents 43 .3. Ce type de moteur ne se rencontre que dans les petites puissances (100 W étant un maximum). alimenté en courant alternatif triphasé pour produire un champ tournant.Pour les premiers. 10) qui procurent un décalage du champ et permettent le démarrage du moteur. Il comporte un stator bobiné et un rotor qui comporte des enroulements connectés à des bagues. c’est le moteur le plus fabriqué au monde.3 Les moteurs monophasés Les moteurs synchrones Afin de résoudre ce problème de couple lors de la phase de démarrage. Cette disposition ne peut être considérée que comme un palliatif. A Fig. Le condensateur de démarrage est alors inséré en série ou en parallèle avec l’enroulement non utilisé. 11 Photo de moteurs universels La puissance maximale est d’environ 1 000 W et sa vitesse de rotation à vide est de l’ordre de 10 000 tr/mn. comme le moteur asynchrone. En général en terre rare pour obtenir un champ élevé dans un volume réduit. car les performances du moteur sont fortement diminuées. Le couple ainsi produit est donc toujours dans le même sens. 12). Des balais et un collecteur assurent la commutation. le schéma à réaliser. Il existe donc deux types distincts de moteurs synchrones : les moteurs à aimants et les moteurs à rotor bobiné. tourne sans glissement à la vitesse du champ tournant. L’ensemble étant alimenté en courant alternatif. 10 Moteur à bagues de déphasage b Les moteurs monophasés universels Peu utilisé industriellement. Le rotor. la phase auxiliaire peut être éventuellement supprimée par un contact centrifuge. les valeurs des condensateurs à utiliser et le déclassement à appliquer. fourni par une source à courant continu extérieure. Il se trouve dans l’électroménager et dans l’outillage portatif. Le flux dans la machine s’inverse en même temps que la tension. Il est créé par des aimants ou par le courant inducteur. d’un stator et d’un rotor séparés par l’entrefer. • Le stator Le stator comprend une carcasse et un circuit magnétique généralement constitués de tôles d’acier au silicium et d’un bobinage triphasé analogue à celui d’un moteur asynchrone. 3. Une fois le démarrage effectué. Cette phase auxiliaire est alimentée par un artifice de déphasage (condensateur ou inductance). le rotor du moteur est équipé d’aimants permanents (C Fig. • Le rotor Le rotor porte des aimants ou des bobines d’excitation parcourues par un courant continu qui créent des pôles Nord et Sud intercalés. un deuxième bobinage décalé de 90° est inséré dans le stator. environ) peut être également utilisé en monophasé. Sa construction est analogue à celle d’un moteur à courant continu à excitation série (C Fig. 3 A Fig. Il s’en différencie par le fait que le flux dans l’entrefer n’est pas dû à une composante du courant statorique. Une autre solution consiste à utiliser des bagues de déphasage (C Fig. Un moteur triphasé de faible puissance (4kw max.2 3. Le stator comporte des enroulements triphasés.

Ces machines sont réversibles et peuvent fonctionner en générateurs (alternateurs) ou en moteurs. dans ce cas. .il peut supporter sans décrocher des chutes de tension relativement importantes (de l’ordre de 50 % en raison de ses possibilités de surexcitation). Contrairement au moteur asynchrone. si le moteur n’est pas associé à un variateur de vitesse.il peut fournir de la puissance réactive et permettre d’améliorer le facteur de puissance d’une installation. Pendant longtemps. ces machines ont surtout été utilisées en alternateur. bénéficie donc d’un certain nombre de particularités avantageuses en ce qui concerne son alimentation par le réseau à tension et fréquence constantes : . grâce à l’aptitude des machines synchrones à fournir de la puissance réactive. quelle que soit la charge. soit à l’aide d’un moteur de lancement qui l’entraîne à une vitesse proche du synchronisme avant le couplage direct sur le réseau.13). Leur usage en moteur était pratiquement confiné aux applications où il était nécessaire d’entraîner des charges à vitesse fixe. alors que celui de la machine asynchrone est proportionnel au carré de cette tension. fiables et particulièrement compétitifs par rapport aux solutions concurrentes lorsque la puissance dépasse le mégawatt. c’est au-delà de 5 MW que les entraînements électriques utilisant des moteurs synchrones se sont pratiquement imposés. de fait. Bien que l’on puisse trouver des moteurs synchrones utilisés industriellement dans la gamme de puissance de 150 kW à 5 MW. 13 Photo d’un moteur synchrone à rotor bobinés v Caractéristiques de fonctionnement Le couple moteur de la machine synchrone est proportionnel à la tension à ses bornes. a permis la réalisation d’entraînements électriques à vitesse variable performants. . les accélérations et la bande passante sont des impératifs.la vitesse du moteur est constante. Le moteur synchrone. en dépit des variations relativement importantes de leur couple résistant. . le démarrage doit s’effectuer à vide. Moteurs et charges 3. mais d’autres dispositifs existent comme par exemple des diodes tournantes.il a des difficultés de démarrage. Le bobinage rotorique est accessible par des bagues et des frotteurs. 44 .3. Ils sont toujours associés à un variateur de vitesse et ces ensembles moto-variateurs sont destinés à des marchés spécifiques comme ceux des robots ou des machines-outils pour lesquels un moindre volume des moteurs. il peut travailler avec un facteur de puissance égal à l’unité ou très voisin de celle-ci. . Le développement des convertisseurs de fréquence directs (du type cyclo-convertisseur) ou indirects fonctionnant en commutation naturelle. Toutefois.3 Les moteurs synchrones Ces moteurs peuvent accepter des courants de surcharge importants pour réaliser des accélérations très rapides. le moteur synchrone alimenté directement par le réseau de distribution d’énergie à tension et fréquence constantes présente deux inconvénients : . il faut reprendre tout le processus de démarrage. A Fig.Les autres machines synchrones sont à rotor bobiné (C Fig. majoritairement associés à des variateurs de vitesse.il peut décrocher si le couple résistant dépasse son couple électromagnétique maximal et. soit par démarrage direct pour les petits moteurs. par rapport au moteur asynchrone.

d’où l’absence de jeu et d’usure mécanique de cet entraînement.3. il passe en mode synchrone. d’où le nom d’unipolaire. on crée un champ résultant qui glisse d’un pas à un autre. Ce type de moteur s’affranchit de toute cinématique intermédiaire pour la transformation du mouvement. le moteur décroche. En général le plateau se déplace sur une glissière le long de la tige d’avance. En faisant varier par échelon le courant (C Fig. Pas 1 3 Etat intermédiaire v Les moteurs asynchrones synchronisés Ce sont des moteurs à induction. 100 ou 200 pas par tour. Pas 2 Si sa charge mécanique est importante.3 Les moteurs synchrones Type Bipolaire à aimant permanant 8 Unipolaire à Bipolaire réductance hybride variable 4 phases. ce qui correspond à des limites spécifiées de fréquence. 14 Cette particularité est obtenue par une construction spéciale du rotor et en général pour des moteurs de faible puissance. A Fig. 45 . ce nombre de pas peut être augmenté de manière purement électronique (fonctionnement en micro pas). Ils créent une fois un pôle Nord et une autre un pôle Sud d’où le nom de bipolaire. L’angle de rotation minimal entre deux modifications des impulsions électriques s’appelle un pas. Les valeurs courantes sont 48. . Lors de la phase de démarrage. Certains circuits pour micro pas multiplient par 500 le nombre de pas d’un moteur qui passe ainsi. tantôt dans l’autre. La rotation du moteur se fait donc de manière discontinue. Cette solution est décrite avec plus de détails dans le chapitre de ce livre dédié à la variation de vitesse électronique. les moteurs asynchrones synchronisés et les moteurs pas à pas. il ne peut plus tourner en mode synchrone et son mode de fonctionnement repasse en mode asynchrone. ce qui a pour résultat la réduction effective du pas. Pour améliorer la résolution. 16 Couple maximal en fonction de la fréquence du pas A Fig. On caractérise un moteur par le nombre de pas par tour (c’est-à-dire pour 360°). Caractéristiques 2 phases. 8 fils 2 phases 14 fils 24 12 b Autres types de moteurs synchrones Pour terminer le tour d’horizon des moteurs industriels. par exemple. de couple et d’inertie de la charge entraînée (C Fig. Selon son alimentation électrique.bipolaire lorsque ses bobinages sont alimentés tantôt dans un sens. 16). L’électronique permet de piloter la chronologie de ces impulsions et d’en comptabiliser le nombre. Moteurs et charges 3. 4 fils Nb pas/tours Etapes de fonctionnement v Les moteurs linéaires Leur structure est identique à celle des moteurs rotatifs de type synchrone. 14). à aimants ou une combinaison des deux (C Fig. Les trois types de moteur pas à pas A Fig. de 200 à 100 000 pas. Les moteurs pas à pas peuvent être à réluctance variable. v Les moteurs pas à pas Le moteur pas à pas est un moteur qui tourne en fonction des impulsions électriques alimentant ses bobinages. ce qui se traduit par l’arrêt du moteur. 15 Echelons de courant appliqués aux bobines d’un moteur pas à pas pour réduire son pas Si ces limites sont dépassées. 15) dans les bobines. Les moteurs pas à pas et leur circuit de commande permettent ainsi la rotation d’un axe avec beaucoup de précision en vitesse et en amplitude. Ils sont composés d’un stator (plateau) et d’un rotor (tige d’avance) développés en ligne.unipolaire si ses bobinages sont toujours alimentés dans le même sens par une tension unique. il peut être de type : . le moteur fonctionne en mode asynchrone et lorsqu’il a atteint une vitesse proche du synchronisme. Leur fonctionnement s’apparente donc à celui d’un moteur synchrone quand l’arbre est en rotation continue. citons les moteurs linéaires.

17 Coupe d’un moteur à courant continu Leurs caractéristiques permettent également une régulation précise du couple. telles que réglage de butées pour coupe à longueur. Le bobinage statorique peut être remplacé par des aimants permanents.17) à excitation séparée sont encore toujours utilisés pour l’entraînement à vitesse variable des machines. la position initiale du mobile doit être connue et prise en compte par l’électronique afin d’assurer un pilotage efficace. La simplicité de cette solution la rend particulièrement économique (pas de boucle de retour). commande de vannes. sont. indépendante de la fréquence du réseau. etc.3 3. v Le collecteur et les balais Le collecteur est solidaire de l’induit. des conducteurs sont régulièrement répartis. Ils sont en revanche moins robustes que les moteurs asynchrones et beaucoup plus chers. Ces moteurs de puissance en général en dessous du kW. A Fig.3. il crée un champ magnétique (flux d’excitation) dans l’entrefer. afin de produire un champ magnétique. Par contre. ils frottent sur le collecteur et ainsi alimentent les conducteurs de l’induit. à la variation de vitesse avec des technologies électroniques simples et peu onéreuses pour des performances élevées (plage de variation couramment exploitée de 1 à 100). car ils nécessitent un entretien régulier du collecteur et des balais. v L’induit ou rotor C’est un cylindre en tôles magnétiques isolées entre elles et perpendiculaires à l’axe du cylindre.4 Les moteurs à courant continu Les moteurs à courant continu (C Fig.4 Les moteurs synchrones Les moteurs à courant continu Un positionnement angulaire précis est possible sans boucle de mesure. chargement déchargement de presses ou de machines outils. b Constitution Un moteur à courant continu est composé des éléments suivants : v L’inducteur ou stator C’est un élément du circuit magnétique immobile sur lequel un enroulement est bobiné. Moteurs et charges 3. Industriellement. Très faciles à miniaturiser. 3. ils s’imposent dans les très faibles puissances et les faibles tensions. tant en coût matériel qu’en maintenance. est aisément adaptable par construction à toutes les applications. L’électro-aimant ainsi réalisé comporte une cavité cylindrique entre ses pôles. bien que sévèrement concurrencés par les moteurs asynchrones associés à des convertisseurs de fréquence. Ce champ magnétique “rentre” dans l’induit du côté du pôle Nord de l’inducteur et “sort” de l’induit du côté du pôle Sud de l’inducteur. 46 . L’induit est mobile en rotation autour de son axe et est séparé de l’inducteur par un entrefer. pour les petits modèles alimentés en basse tension. Ils se prêtent également fort bien. Leur vitesse de rotation nominale. jusqu’à des puissances importantes (plusieurs mégawatts). A sa périphérie. Cette disposition est générale sur les moteurs de petite puissance. ces moteurs sont utilisés pour des applications de positionnement. dirigé suivant les rayons de l’induit. Les moteurs pas à pas à aimants présentent également l’avantage d’un couple à l’arrêt en l’absence d’alimentation. en moteur ou en générateur. b Principe de fonctionnement Lorsque l’inducteur est alimenté. Les balais sont fixes. de dispositifs optiques ou de mesure.

L’inversion du sens de rotation s’obtient par l’inversion de l’un ou de l’autre des enroulements. RI représente la chute de tension ohmique dans l’induit. Les conducteurs situés sous l’autre pôle sont soumis à une force de même intensité et de sens opposé.k est une constante propre au moteur. sont connectés en parallèle ou alimentés par deux sources de tensions différentes pour des questions d’adaptation aux caractéristiques de la machine (ex. 18 Production d’un couple dans un moteur à courant continu A Fig. donc la tension d’alimentation à excitation constante : c’est le fonctionnement dit “à couple constant”. l’appareil fournit de l’énergie électrique et fonctionne en génératrice. 19). . induit et inducteur. il se produit une force contreélectromotrice E dont la valeur est E = U – RI. est une image de la vitesse. 19 Courbes couple/vitesse d’un moteur à excitation séparée b Différents types de moteurs à courant v Continu à rotor bobiné (C Fig. proportionnelle ω.20) • a et c moteur à excitation parallèle (séparée ou shunt) Les bobinages. Cette relation montre qu’à excitation constante la force contreélectromotrice E. pour des rapports élevés de défluxage. en général par inversion de la tension d’induit en raison des constantes de temps beaucoup plus réduites. le couple diminue. Les deux forces créent un couple qui fait tourner l’induit du moteur (C Fig. . 20 Schémas des différents types de moteurs à courant continu 47 . Deux méthodes permettent de faire croître la vitesse : . ses conducteurs situés sous un même pôle inducteur (d’un même côté des balais) sont parcourus par des courants de même sens et sont donc. l’appareil fournit un couple et fonctionne en moteur. Le couple est lié au flux inducteur et au courant dans l’induit par la relation : C=kφI En réduisant le flux.si la charge s’oppose au mouvement de rotation (charge dite résistante). Ce fonctionnement impose que le couple soit décroissant avec l’augmentation de vitesse (C Fig.φ.soit augmenter la force contre-électromotrice E. Lorsque l’induit du moteur est alimenté sous une tension continue ou redressée U et que le rotor est en rotation.soit diminuer le flux d’excitation. 3 A Fig. A Fig.3. le flux.si la charge est telle qu’elle tend à faire tourner l’appareil (charge dite entraînante) ou qu’elle s’oppose au ralentissement (phase d’arrêt d’une charge présentant une certaine inertie).w la vitesse angulaire. en maintenant la tension d’alimentation constante : c’est le fonctionnement dit en régime “défluxé” ou “à puissance constante”. 18). D’autre part. donc le courant d’excitation. soumis à une force. Moteurs et charges 3. d’après la loi de Laplace. La force contreélectromotrice E est liée à la vitesse et à l’excitation par la relation E=kωφ dans laquelle : . . tension d’induit 400 volts et tension d’inducteur 180 volts). . ce fonctionnement nécessite des moteurs spécialement adaptés (mécaniquement et électriquement) pour s’affranchir des problèmes de commutation. La majorité des variateurs bidirectionnels pour moteur à courant continu travaillent de la sorte.4 Les moteurs à courant continu Quand l’induit est alimenté. Le fonctionnement d’un tel appareil (moteur à courant continu) est réversible : .

le couple du moteur asynchrone est de la forme C = K I φ (K = coefficient constant dépendant de la machine). L’autre est en série. avec le risque d’échauffement qui en résulte.3. un décrochage est possible en cas de diminution importante de tension. mais sur un moteur en charge. 3. (C Fig. sachant le couple maximum décroît comme le carré de la tension.4 3. Il est parcouru par un faible courant au regard du courant de travail. Le bobinage inducteur est connecté en série avec le bobinage induit. le courant absorbé à l’instant de la mise sous tension augmente. • Effet sur la vitesse Lors des variations de tension.5 Les moteurs à courant continu L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés • b moteur à excitation série Ce moteur est de construction semblable à celle du moteur à excitation séparée. 21 Schéma équivalent d’un moteur asynchrone En première approximation. le courant absorbé augmente fortement et un échauffement anormal de la machine est à craindre.5 L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés b Moteurs à cage v Conséquences d’une variation de tension • Effet sur le courant de démarrage Le courant de démarrage varie avec la tension d’alimentation. les anciennes motrices du TGV utilisaient ce type de moteur. Io et I sont les courants nominaux pour lesquels le moteur est dimensionné. Le moteur est à flux additif si les ampères-tours des deux enroulements ajoutent leurs effets. Concrètement. On remarquera que le schéma équivalent d’un moteur asynchrone est identique à celui d’un transformateur et ces deux appareils sont caractérisés par les mêmes équations. d’où son appellation. pour fournir le couple. En traction ferroviaire. Il est à flux soustractif dans le cas contraire. une augmentation de la tension entraîne une légère diminution du glissement. • d moteur série parallèle (composée ou”compound”) Cette technologie permet de réunir les qualités du moteur à excitation série et du moteur à excitation parallèle. si la tension d’alimentation décroît. En revanche. les plus récentes utilisent des moteurs asynchrones. en particulier sur les chariots alimentés par batteries d’accumulateurs. Ce moteur comporte deux enroulements. le courant absorbé augmente. cette propriété est inexploitable car en raison de la saturation du circuit magnétique du stator. D’autre part. le glissement augmente et. mais ce mode de montage est très rarement utilisé car il conduit à un fonctionnement instable pour les fortes charges. même sur un fonctionnement à faible charge. Si celle-ci est plus élevée pendant la phase de démarrage. L’inversion du sens de rotation est obtenue indifféremment par inversion des polarités de l’induit ou de l’inducteur. le bobinage L est celui qui produit le flux et Io est le courant magnétisant. la vitesse de synchronisme n’est pas modifiée. 21) Dans le schéma équivalent de la figure 21. en négligeant la résistance devant l’inductance magnétisante (c’est-à-dire pour des fréquences de quelques Hertz) le courant Io a pour expression : Io = U / 2π L f et le flux aura pour expression : φ = k Io Le couple de la machine a donc pour expression : C = K k Io I. Ce moteur est essentiellement utilisé en traction. L’un est en parallèle avec l’induit (enroulement shunt) ou est réalisé sous la forme d’un enroulement d’excitation séparé. A Fig. Moteurs et charges 3. Cette augmentation de courant est aggravée par la saturation de la machine. v Conséquences d’une variation de fréquence • Effet sur le couple Comme dans toute machine électrique. 48 .

Quand cet ajustement n’est plus possible. par exemple avec une alimentation en 400 Hz (rectifieuses. le dispositif de démarrage réalise automatiquement le passage en petite vitesse avant d’enclencher la grande vitesse ou avant l’arrêt. si les conditions d’exploitation l’exigent et si le moteur le permet. les possibilités de réglage de la vitesse des moteurs asynchrones ont été des plus réduites. Il comporte six bornes (C Fig. il faut maintenir Io à sa valeur nominale. v Moteurs à couplage de pôles Comme nous l’avons vu précédemment. Cette propriété est souvent utilisée pour faire fonctionner à très grande vitesse des moteurs spécialement conçus. Il est donc possible d’obtenir un moteur à deux ou plusieurs vitesses en créant dans le stator des combinaisons de bobinages qui correspondent à des nombres de pôles différents. Avec les convertisseurs de fréquence. le réseau étant branché sur les trois autres bornes.) Il est aussi possible d’obtenir une vitesse variable par réglage de la fréquence. et peuvent ainsi être employés dans des applications jusqu’alors réservées aux moteurs à courant continu. car il n’est pas possible de dépasser de manière continue le courant nominal de la machine sans un risque d’échauffement. ce qui ne peut s’obtenir que si le rapport U/f reste constant. Moteurs et charges 3.22).ou Grande Vitesse -GV-. ces moteurs ont un rendement peu élevé et un facteur de puissance assez faible. appareils de laboratoire ou chirurgicaux. le démarrage s’effectue par couplage au réseau sans dispositif particulier (démarrage direct). encore fréquemment utilisés de nos jours. Par conséquent.5 L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés Pour ne pas dépasser les limites. par exemple de 6 à 50 Hz (rouleaux transporteurs. • Effet sur la vitesse La vitesse de rotation d’un moteur asynchrone est proportionnelle à la fréquence de la tension d’alimentation. il faut maintenir le ratio U/f constant ce que réalise un convertisseur de fréquence.). le réseau est connecté sur les trois bornes correspondantes. Pour la seconde. les moteurs à cage étaient cantonnés à être utilisés à leur vitesse nominale. 3 v Réglage de vitesse des moteurs asynchrones triphasés Pendant longtemps. A Fig. la fréquence peut toujours être augmentée. il est possible d’obtenir le couple et les courants nominaux tant que la tension d’alimentation U peut être ajustée en fonction de la fréquence. etc. permettaient de disposer de plusieurs vitesses fixes. Dans certains cas. Pour l’une des vitesses. etc. Ce type de moteur ne permet que des rapports de vitesses de 1 à 2 (4 et 8 pôles.3. la vitesse d’un moteur à cage est fonction de la fréquence du réseau d’alimentation et du nombre de paires de pôles. Généralement. 6 et 12 pôles. Suivant les courants absorbés lors des couplages Petite Vitesse -PV. mais le courant Io et le couple utile diminuent. La plupart du temps. Pratiquement seuls les moteurs à couplage de pôles ou à enroulements statoriques séparés. Pour obtenir un fonctionnement à couple constant quelle que soit la vitesse. les moteurs à cage sont aujourd’hui couramment commandés en vitesse variable. Le plus souvent. aussi bien en grande qu’en petite vitesse. 22 Différents types de couplage Dahlander 49 . etc. celles-ci sont reliées entre elles. la protection peut être réalisée par un même relais thermique pour les deux vitesses ou par deux relais (un pour chaque vitesse). appareils de levage.).

Ainsi par exemple. La caractéristique est trop instable.son couple de démarrage. leur volume est parfois important et leur coût élevé. permet d’obtenir deux vitesses dans un rapport quelconque. Si un conducteur surveille en permanence la machine. A couple égal. le raccordement d’une résistance permanente aux bornes du rotor d’un moteur à bagues abaisse sa vitesse. fixer la vitesse dans une certaine zone pour les couples relativement importants. et cela d’autant plus que la résistance est de valeur élevée.3. surtout quand elles sont prévues pour faire varier la vitesse. la moindre variation du couple résistant fait passer la vitesse de zéro à près de 100 %. mais varie avec le couple résistant appliqué par la machine sur l’arbre du moteur (C Fig. il peut être obtenu des vitesses différentes représentées par le signe • sur le diagramme de la figure 23.et sa vitesse. comportant deux enroulements statoriques électriquement indépendants. le réglage peut s’avérer également impossible. b Moteurs à bagues v Utilisation de la résistance rotorique La résistance insérée extérieurement dans le circuit rotorique pour ce type de moteur permet de définir : . . Exemple de fonctionnement en glissement. il peut.8 Cn. soit l’accélération progressive et le démarrage complet du moteur. Elles doivent supporter la durée du fonctionnement. Cette solution exige des prises supplémentaires sur les bobinages. En effet. Pour des machines à variation particulière du couple résistant en fonction de la vitesse. Ce procédé extrêmement simple est de moins en moins employé car il présente deux inconvénients majeurs : .la vitesse obtenue n’est pas indépendante de la charge.pendant la marche à vitesse réduite. Cependant leurs caractéristiques électriques sont souvent affectées par le fait que les enroulements PV doivent supporter les contraintes mécaniques et électriques résultant du fonctionnement du moteur en GV. En effet. v Réglage de vitesse par glissement Ces résistances rotoriques ou “de glissement” peuvent être courtcircuitées en plusieurs crans pour obtenir soit un réglage discontinu de la vitesse. la baisse de vitesse obtenue par une résistance peut être de 50 % à pleine charge et 25 % seulement à demi-charge. alors que la vitesse à vide reste pratiquement inchangée.5 L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés v Moteurs à enroulements statoriques séparés Ce type de moteurs. une grande partie de l’énergie prise au réseau est dissipée en pure perte dans les résistances. en modifiant à la demande la valeur de la résistance. De ce fait. la vitesse diminue lorsque la résistance rotorique augmente. de tels moteurs fonctionnant en PV absorbent parfois un courant plus important qu’en GV. C’est une solution simple pour faire varier la vitesse. . 23). il insère une très forte résistance. Pour une charge variable qui applique au moteur un couple résistant de 0. Pour une résistance donnée. le glissement est proportionnel au couple. 23 Courbe vitesse/couple avec résistance “de glissement” 50 . Ainsi. si pour obtenir un point “faible vitesse à faible couple”. A Fig. mais tout réglage est pratiquement impossible pour les faibles couples. Il est également possible de réaliser des moteurs à trois ou quatre vitesses en procédant au couplage des pôles sur l’un des enroulements statoriques ou sur les deux. Moteurs et charges 3.

A Fig. La variation de vitesse s’obtient en réglant l’excitation de la génératrice. Ce type de variateur a été utilisé sur les laminoirs ainsi que sur les ascenseurs de mines. et d’un rotor comportant un bobinage alimenté par du courant continu. Un faible courant de contrôle permet de maîtriser des puissances de plusieurs centaines de kW dans tous les quadrants couple vitesse. Son utilisation est assez répandue dans les systèmes de ventilation. 24 Coupe schématique d’un variateur de vitesse à courant de Foucault Sa constitution en fait un système robuste. la position des balais sur le collecteur. Une génératrice tachymétrique incorporée permet de contrôler la vitesse avec une bonne précision. 3 v Autres systèmes électromécaniques Les systèmes électromécaniques de réglage de vitesse. est l’ancêtre des variateurs de vitesse pour moteur à courant continu.24) Il se compose d’une cloche connectée directement au moteur asynchrone tournant à vitesse constante. Moteurs et charges 3. Cette solution de variation de vitesse était la plus performante avant l’apparition des semi-conducteurs qui l’a rendu obsolète. Le mouvement est transmis à l’arbre de sortie par couplage électromagnétique. Ces variateurs sont fortement concurrencés par les convertisseurs de fréquence.25).). sont d’un emploi moins fréquent depuis la généralisation des variateurs de vitesse électroniques. Les convertisseurs de fréquence devenant très compétitifs remplacent progressivement cette solution. cônes. 51 . • Moteurs alternatifs à collecteur (Schrage) Il s’agit de moteurs spéciaux. Il est constitué d’un moteur et d’un générateur de courant continu lequel alimente un moteur à courant continu (C Fig. sans pièce d’usure et peut convenir pour des fonctionnements intermittents et pour des puissances jusqu’à une centaine de kW. En ce qui concerne les variateurs mécaniques de multiples solutions ont été imaginées (poulies/courroies. cités ci-après pour mémoire. Ce principe a été largement utilisé dans des engins de levage et en particulier les grues de chantier. En ajustant l’excitation de ce bobinage. par rapport à la ligne neutre. billes. A Fig.3. • Groupe Ward Léonard Ce dispositif. autrefois très répandu. La variation de vitesse est obtenue en faisant varier. 25 Schéma d’un groupe Ward Léonard v Variateurs de vitesse mécaniques et hydrauliques Les variateurs mécaniques et hydrauliques sont toujours utilisés.5 L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés b Autres systèmes de variation de vitesse v Le variateur de tension Ce dispositif n’est utilisé que pour des moteurs asynchrones de petite puissance. • Variateurs à courant de Foucault (C Fig. Un système de ventilation forcé permet d’évacuer les pertes produites par le glissement. Les variateurs hydrauliques sont toujours très répandus pour des applications particulières. Il nécessite un moteur à cage résistante. La variation de vitesse s’obtient en augmentant le glissement du moteur consécutif à la diminution de tension. Ces variateurs ont pour désavantage de réclamer une maintenance soignée et se prêtent difficilement aux asservissements. il est possible d’ajuster le glissement de cet ensemble. de pompes et de compresseurs. etc. applications pour lesquelles sa caractéristique du couple disponible permet un fonctionnement satisfaisant.

Dans les applications industrielles.3. 3. leurs principales caractéristiques et leurs domaines d’emploi. 27 Les quatre situations possibles de fonctionnement d’une machine A noter que lorsque la machine fonctionne en générateur. 3.7 Les différents types de charges Nous pouvons classer les charges en deux familles : .6 3. La mise en vitesse est une conséquence directe du couple appliqué. Le mouvement d’un mobile requiert de modifier sa vitesse ou sa position ce qui implique de lui fournir un couple qui permettra de vaincre la résistance au mouvement ainsi que d’accélérer l’inertie de la charge. Cet état est notamment exploité pour le freinage. Moteurs et charges 3. 26 Caractéristiques comparées des moteurs usuels Il faut souligner la place tenue par les moteurs asynchrones à cage triphasés dont le qualificatif de « standard » est de nos jours renforcé par une parfaite adaptation à l’emploi consécutive au développement des dispositifs électroniques qui autorisent la variation de vitesse. . L’énergie cinétique alors présente sur l’arbre de la machine est 52 . elle doit bénéficier d’une force d’entraînement. Nous ne détaillerons pas ce type de variateurs qui n’entre pas dans le cadre de cet ouvrage. A Fig. A Fig.7 L’exploitation des moteurs asynchrones triphasés Comparaison des différents types de moteurs Les différents types de charges Ils sont caractérisés par des puissances massiques considérables et par la capacité de développer des couples importants à vitesse nulle de manière continue.les charges motrices qui mettent en mouvement un mobile ou un fluide ou qui changent son état comme le passage de l’état gazeux à l’état liquide.5 3.6 Comparaison des différents types de moteurs Le tableau de la figure 26 permet de visualiser très rapidement l’ensemble des moteurs électriques disponibles. b Les charges actives Sous cette domination sont regroupés tous les systèmes qui permettent de mettre en mouvement un mobile ou un fluide.les charges passives qui ne procurent pas de force motrice comme l’éclairage ou le chauffage. on les trouvera principalement dans des applications de servocommande. v Les quadrants de fonctionnement La figure 27 illustre les quatre situations possibles dans le diagramme couple-vitesse d’une machine résumées dans le tableau associé.

7 Les différents types de charges soit transférée au réseau d’alimentation. A Fig. Plusieurs types de fonctionnement sont envisageables.30). une valeur d’1. C’est le cas. Pour ce type d’application. Un démarreur destiné à ce type d’application aura un couple de démarrage plus faible. En conséquence.29a) ou les machines centrifuges (pompes et ventilateurs) dont le couple varie comme le carré de la vitesse (C Fig. soit dissipée dans des résistances ou. le couple demandé est sensiblement le même quelle que soit la vitesse (C Fig. pour un enrouleur dont la vitesse angulaire doit diminuer au fur et à mesure que croît le diamètre d’enroulement par accumulation du matériau. le dispositif de démarrage doit avoir la capacité de fournir un couple de démarrage important (1. C’est le cas en particulier pour le fonctionnement.2 fois le couple nominal du moteur sera suffisante. Moteurs et charges 3. 3 a b A Fig. A Fig. quand le moteur fournit un couple inversement proportionnel à la vitesse angulaire (C Fig. C’est également le cas des moteurs de broche des machines outils.5 fois ou plus le couple nominal) pour vaincre les frottements statiques et pour accélérer la machine (inertie).29b). par exemple. 30 Fonctionnement à couple décroissant avec la vitesse 53 .28). le couple demandé par la charge diminue quand la vitesse augmente. En général. v Les types de fonctionnement • Fonctionnement à couple constant Le fonctionnement est dit à couple constant quand les caractéristiques de la charge sont telles qu’en régime établi. • Fonctionnement avec couple croissant avec la vitesse Les caractéristiques de la charge sont telles que le couple demandé croît avec la vitesse. broyeurs ou engins de levage. C’est en particulier le cas des pompes volumétriques à vis d’Archimède dont le couple croit linéairement avec la vitesse (C Fig. La puissance des pompes volumétriques à vis varie comme le carré de la vitesse. 29 a/b Fonctionnement à couple croissant avec la vitesse La plage de fonctionnement à puissance constante est par nature limitée : en basse vitesse par le courant fourni par le variateur et en grande vitesse par le couple disponible du moteur. dans les pertes de la machine. pour les petites puissances. Les illustrations ci-dessous représentent sommairement les charges rencontrées. • Fonctionnement avec couple décroissant avec la vitesse Pour certaines machines. dit à puissance constante.3. La puissance des machines centrifuges varie comme le cube de la vitesse. le couple moteur disponible avec les moteurs asynchrones et la capacité de commutation des machines à courant continu doivent être bien vérifiés. 28 Fonctionnement à couple constant Ce mode de fonctionnement se retrouve sur des machines de type convoyeur.

Il peut y avoir également des frottements secs qui disparaissent quand la machine tourne ou une machine froide peut présenter. le lecteur consultera utilement le Guide de l’installation électrique de Schneider Electric ou le Cahier Technique 206 disponible sur le serveur Internet de ce même constructeur. pendant tout son temps de montée en température. Type de machine Convoyeurs Rotatives d’imprimerie Pompes volumétriques à vis Pompes doseuses Pompes centrifuges Ventilateurs et soufflantes Compresseurs à vis Compresseurs scroll Compresseurs à pistons Fours de cimenterie Extrudeuses Presses mécaniques Enrouleuses. 54 . . la gestion du bâtiment peut apporter à la fois du confort et des économies significatives. Moteurs et charges 3.le chauffage. un couple résistant supérieur à la marche normale. comme par exemple un broyeur qui démarre avec du produit dans la trémie.l’éclairage. Si nécessaire.7 Les différents types de charges Le tableau de la Figure 31 dresse la liste des machines usuelles et qualifie leur loi de couple en fonction de la vitesse. dérouleuses Pulpeurs Machines sectionnelles Broyeurs Mélangeur Malaxeurs. Pour plus d’informations. Par contre. dans l’industrie sont de deux types : . au début de la mise en vitesse. Pour les minimiser.3. la consultation des spécialistes des fournisseurs de matériel électrique sera tout bénéfice pour le choix de la solution la mieux adaptée. v Le chauffage Le chauffage des locaux industriels est une dépense importante. calandreuses Centrifugeuses Broches de machines outils Engins de levage A Fig. Chaque bâtiment est un cas particulier et nous ne saurions donner des réponses évasives et inapplicables. ce qui relève de la conception du bâtiment et sort du cadre de ce document. 31 Loi de couple en fonction de la vitesse Constant Constant Couple croissant linéairement avec la vitesse Constant Couple croissant comme le carré de la vitesse Couple croissant comme le carré de la vitesse Constant Constant Constant Constant Constant ou décroissant linéairement avec la vitesse Constant Constant ou décroissant linéairement avec la vitesse Constant Constant Constant Couple croissant linéairement avec la vitesse Constant ou décroissant linéairement avec la vitesse Couple croissant comme le carré de la vitesse Constant ou décroissant linéairement avec la vitesse Constant Profils de la caractéristique du couple par types de machines Fréquemment. b Les charges passives Les charges passives. le moteur doit vaincre un couple transitoire. il est essentiel de diminuer les déperditions de chaleur.

A terme. transforme alors ce rayonnement en lumière visible. d’où un rayonnement ultraviolet par excitation des atomes de mercure.32) Leur principe est identique à celui d’un tube fluorescent. car la majeure partie de l’électricité consommée est gaspillée en chaleur. une décharge électrique provoque la collision d’électrons avec des ions de vapeur de mercure. Toutes ces lampes nécessitent donc un ballast pour limiter le courant dans l’arc.3. Dans ces tubes. • L’éclairage fluorescent Cette famille regroupe les tubes fluorescents et les lampes fluocompactes. Le matériau fluorescent. Les fonctions de starter et de ballast sont assurées par un circuit électronique (intégré à la lampe) qui permet l’emploi de tubes de dimensions réduites et repliés sur eux-mêmes. 32 Lampes fluo compactes 3 Les tubes fluorescents Ils sont apparus en 1938. Leur technologie est généralement dite « à mercure basse pression ». Pendant des décennies. mais leur rendu des couleurs est très mauvais puisque leur rayonnement est monochromatique d’une couleur orangée. . Le spectre d’émission dépend de la composition du gaz et s’améliore avec l’augmentation de la pression. dont est recouvert l’intérieur des tubes. par contre ils nécessitent l’emploi de deux dispositifs : l’un pour l’allumage appelé « starter » et l’autre pour la limitation du courant de l’arc après allumage. A Fig. Ce type d’éclairage. Plusieurs technologies ont donc été développées pour différentes applications. Ce dernier appelé « ballast » est en général une inductance placée en série avec l’arc. Lampes à décharge (C Fig. A Fig. 33 Lampes à décharge 55 .une durée de vie du dispositif d’éclairage de quelques milliers d’heures qui conduit au remplacement périodique de cet élément.33) La lumière est produite par une décharge électrique créée entre deux électrodes au sein d’un gaz dans une ampoule de quartz. Lampes fluo-compactes (C Fig. Lampes à vapeur de sodium basse pression Elles possèdent le meilleur rendement lumineux. Les lampes fluo-compactes ont été développées pour remplacer les lampes à incandescence : elles apportent une économie d’énergie significative (15 W contre 75 W pour une même luminosité) et une augmentation de la durée de vie (8 000 h en moyenne et jusqu’à 20 000 h pour certaines). présente deux inconvénients majeurs : . Applications : éclairage d’autoroutes et tunnels. Des améliorations ont permis d’augmenter cette durée de vie (introduction de gaz rares comme le krypton ou l’introduction de gaz halogène). Moteurs et charges 3.un rendement déplorable. certains pays (scandinaves en particulier) ont prévu d’exclure ce type d’éclairage du marché.7 Les différents types de charges v L’éclairage • L’éclairage incandescent L’éclairage à incandescence (brevet de Thomas Edison en 1879) a été une véritable révolution. l’éclairage a fait appel à des dispositifs où un filament porté à haute température est utilisé pour rayonner une lumière visible. Les tubes fluorescents dissipent moins de chaleur et ont une durée de vie plus longue que les lampes à incandescence. encore majoritairement répandu.

une diode élémentaire a une faible puissance lumineuse. Elles émettent une lumière de couleur blanche bleutée caractéristique. • Lampes à halogénures métalliques Technologie la plus récente. Ces lampes sont appelées « ballons fluorescents ». Un éclairage puissant nécessite donc le raccordement d’un grand nombre d’unités en série. il en résulte une pointe de courant à l’allumage pouvant atteindre 10 à 15 fois le courant nominal pendant quelques millisecondes à quelques dizaines de millisecondes. Pour ce faire. en particulier par des batteries. Moteurs et charges 3.6 V suivant la couleur. Les LED sont d’un usage courant dans de nombreuses applications. Les diodes électroluminescentes étant dépourvue d’inertie thermique. L’œil humain est incapable de discerner cette modulation. commerces et projecteurs. le contacteur modulaire ou les relais pour canalisations préfabriquées. Applications : stades. Dans un avenir proche. elles se prêtent à des applications innovantes comme la transmission simultanée de l’éclairage et de données. la chute de tension étant comprise entre 1. sa résistance varie dans de grandes proportions. Applications : parkings.3. Ces caractéristiques sont donc propices à une alimentation en très basse tension. v L’alimentation des lampes à incandescence • Contraintes liées à l’alimentation directe En raison de la température très élevée du filament en cours de fonctionnement (jusqu’à 2 500° C). il sera possible d’intégrer l’éclairage des logements directement lors de la construction de ceux ci. Cette contrainte concerne aussi bien les lampes ordinaires que les lampes à halogène : elle impose de réduire le nombre maximal de lampes pouvant être alimentées par un même dispositif tel que le télé rupteur. mais le développement récent de diodes de couleur blanche ou bleue à haut rendement lumineux ouvre de nouvelles perspectives. L’utilisation de tube en céramique permet une meilleure efficacité lumineuse et une meilleure stabilité des couleurs. • Diodes électroluminescentes ou LED (Light Emitting Diodes) C’est la technologie la plus prometteuse : le principe des diodes électroluminescentes est l’émission de lumière par un semi-conducteur au passage d’un courant électrique. un récepteur doté de l’interface adaptée sera à même de détecter ces signaux et de les exploiter. Il en résulte une faible température de fonctionnement qui autorise une durée de vie quasiment illimitée. Elles émettent une couleur ayant un spectre large. v Lampes à vapeur de mercure haute pression La décharge est produite dans une ampoule en quartz ou en céramique à des pressions supérieures à 100 kPa.7 et 4. L’avantage des LED est leur faible consommation d’énergie. l’alimentation est modulée à haute fréquence. Applications : éclairage urbain et monuments. hypermarchés et entrepôts. L’alimentation par le réseau nécessite un convertisseur qui est économiquement facilement réalisable. Par contre.7 Les différents types de charges Lampes à vapeur de sodium haute pression Elles émettent une lumière de couleur blanche légèrement orangée. panneaux de sécurité ou l’éclairage de secours) ou les feux des véhicules routiers. La résistance à froid étant faible. 56 . en particulier pour la signalisation (feux de circulation. par contre. Le courant moyen dans une LED est de 20 mA.

02 0. • L’alimentation des lampes fluorescentes et des lampes à décharge Les tubes fluorescents et les lampes à décharge nécessitent une limitation de l’intensité de l’arc. 3 A Fig. Le ballast magnétique est associé à un dispositif de démarrage nommé starter. il est nécessaire de prévoir une compensation pour améliorer le facteur de puissance. pour tout type de lampe. la mise sous tension provoque une surintensité.02 t (s) • La variation de la luminosité Elle peut être obtenue par variation de la tension efficace appliquée à la lampe. La mise sous tension progressive de la lampe permet également de réduire.02 0.7 Les différents types de charges 300 200 100 0 -100 -200 -300 0 0. Le plus fréquemment. Une surtension apparaît également. cette compensation est réalisée au niveau de chaque luminaire. 35 Ballast magnétique (V) 600 400 200 0 -200 -400 -600 0 0. Cette variation de tension est réalisée le plus souvent par un dispositif du type gradateur à triac dont on fait varier l’angle d’amorçage dans la période de la tension réseau.4 et 0. Les fournisseurs proposent également des convertisseurs statiques qui permettent de gommer cet inconvénient. Le courant absorbé par l’ensemble tube et ballast étant essentiellement inductif.est préjudiciable à la durée de vie des lampes à halogène lorsqu’un faible niveau de tension est longtemps maintenu. Le ballast magnétique (C Fig.35) est une disposition courante dans les applications domestiques.s’accompagne d’une modification de la température de couleur. Cette surtension est générée par l’ouverture d’un contact (commandée par un bilame) qui interrompt le courant circulant dans le ballast magnétique. le facteur de puissance est très faible (en moyenne entre 0.01 0. 57 . 36 Forme de la tension et du courant à la mise sous tension Les formes d’onde de tension et de courant rencontrées sont illustrées par la figure 36. Les condensateurs de compensation sont alors dimensionnés de manière à ce que le facteur de puissance global soit supérieur à 0. en raison des oscillations dans le circuit constitué du condensateur et de l’inductance de l’alimentation. A Fig. puis générer une surtension pour l’amorçage du tube. le phénomène de régénération du filament est moins efficace lorsque la température du filament est plus faible.06 t (s) Dans le cas le plus fréquent.3. A noter que la variation de lumière : . Dans les installations comportant un grand nombre de tubes. 34 Forme de la tension appliquée à la lampe A Fig.5). sa capacité est en moyenne de 1 µF pour 10 W de puissance active. Sa fonction est double : assurer le préchauffage des électrodes du tube. Le schéma de compensation parallèle apporte des contraintes à l’allumage de la lampe. En effet. Le magnétisant de ce dernier peut occasionner des pointes de courant de l’ordre de 50 à 75 fois le courant nominal pendant quelques millisecondes. Moteurs et charges 3. Pendant le fonctionnement du starter (environ 1 s). . La forme d’onde de la tension appliquée à la lampe est illustrée ci-contre (C Fig. le courant absorbé par le luminaire est environ 2 fois le courant nominal. t (s) (A) 300 200 100 0 -100 -200 -300 0 0. celui de la compensation parallèle.06 Le condensateur étant initialement déchargé.04 0.04 0. Certaines lampes à halogène sont alimentées en basse tension par l’intermédiaire d’un transformateur.85. 34). voire d’éliminer la pointe de courant à l’allumage. cette fonction est remplie par un dispositif limiteur (inductance) placée en série avec l’ampoule elle-même.

Par ailleurs. En régime permanent. Ceci conduit à limiter le nombre de ballasts qu’il est possible d’alimenter par un Dispositif à courant Différentiel Résiduel (DDR). L’alimentation de l’arc par une tension à haute fréquence permet d’éliminer totalement le phénomène de papillotement et les effets stroboscopiques. La présence d’un pont de diodes associé à des condensateurs entraîne une pointe de courant à la mise sous tension. 38).7 Les différents types de charges Le ballast électronique (C Fig. 37).02 t (s) A Fig.6 0 0. L’harmonique 3 a pour effet de surcharger le conducteur de neutre. Au cours de la période de préchauffage d’une lampe à décharge. ce ballast fournit à la lampe une tension croissante.9).5 à 1 mA par ballast. Le facteur de puissance est élevé (> 0. Le principe du ballast électronique consiste à alimenter l’arc de la lampe par un dispositif électronique générant une tension alternative de forme rectangulaire.2 -0.3. il régule la tension appliquée à la lampe indépendamment des fluctuations de la tension réseau. A Fig.6 0. Les ballasts électroniques disposent en général de capacités placées entre les conducteurs d’alimentation et la terre. 39 Forme d’onde du courant prélevé au réseau 58 . le rendement d’un ballast électronique peut dépasser 93 %. consulter le Cahier Technique N° 202 Les singularités de l’harmonique 3. alors que le rendement moyen d’un dispositif magnétique n’est que de 85 %. Le ballast électronique est totalement silencieux. En fonctionnement. 37 Ballast magnétique A Fig.2 0 -0. apparu dans les années 80 élimine tous ces inconvénients. en imposant un courant quasiment constant. Ces condensateurs d’antiparasitage sont responsables de la circulation d’un courant de fuite permanent de l’ordre de 0. 39) est riche en harmonique 3 ce qui entraîne un mauvais facteur de puissance de l’ordre de 55 %. il en résulte une économie d’énergie de 5 à 10 % et une augmentation de la durée de vie de la lampe. On distingue les dispositifs à basse fréquence ou hybrides.4 -0. Pour de plus amples informations. le courant absorbé (C Fig. Les ballasts électroniques ont cependant certaines contraintes du au schéma utilisé (C Fig. (Voir le Cahier Technique n° 114). L’arc étant alimenté dans des conditions optimales de tension. Moteurs et charges 3.4 0. et les dispositifs à haute fréquence dont la fréquence est comprise entre 20 et 60 kHz. dont la fréquence est comprise entre 50 et 500 Hz. 38 Exemple de schéma d’un ballast électronique (A) 0.

Les fournisseurs proposent des gammes très complètes de vérins électriques conçus pour satisfaire la plupart des demandes. Par exemple. des contrôles de position. ce qui signifie qu’elle convient à des environnements de bureau. mais également par des vérins électromécaniques. 40 Photo d’un vérin électrique (Schneider Electric) Les vérins électriques (C Fig. Moteurs et charges 3. Deux réalisations sont courantes : la vis à filet trapézoïdal et la vis à billes. La photo (C Fig. v Constitution d’un vérin électrique A Fig. Un autre avantage intéressant est le coefficient de frottement important dans la vis à filet trapézoïdal. En bref.8 Les vannes et vérins 3.8 Les vannes et vérins b Introduction Les process nécessitent le positionnement et le déplacement de charges. La vis à filet trapézoïdal est fabriquée en acier roulé et l’écrou est en plastique. Cette fonction est assurée par des vérins pneumatiques et hydrauliques. en utilisant un vérin pour le réglage vertical d'une table à hauteur variable. cela signifie qu’aucun frein ou mécanisme de blocage supplémentaire n’est nécessaire pour maintenir le vérin dans sa position lorsqu’il ne fonctionne pas. la conception avec une vis à filet trapézoïdal permet à la table de supporter de fortes charges sans modifier sa position verticale. 3 b Les vérins électriques Les applications d'entraînements linéaires exigent des vérins électriques de grandes performances notamment en terme d'effort. . c’est à dire sans “recul” sous la masse de la charge.réguler un débit (vannes de régulation).40) représente un type de vérin électrique pour déplacement linéaire. 59 . Il s’agit d’une conception relativement économique avec des propriétés favorables : plastique et métal travaillent bien conjointement sans accrochage. l’organe d’entraînement se déplace linéairement sous l’effet d’un système vis écrou. de durée de vie et de fiabilité. Ces derniers sont susceptibles d’être incorporés dans des systèmes de départ moteur ou reliés à des dispositifs de régulation pour.41). A Fig. Les pages qui suivent donnent une brève description de ces organes de positionnement. 41 Vérin électrique à haute performance (Schneider Electric) Le système avec vis à billes se rencontre dans les systèmes à haute performance (C Fig. . La vis à filet trapézoïdal a un fonctionnement silencieux. Les fluides peuvent être des liquides ou du gaz (ventilation ou industrie chimique).changer le circuit du fluide (vannes trois voies). .40) incorporent dans un même ensemble. Dans le cas de mouvements linéaires.provoquer l’interruption d’un fluide (vannes d’arrêt). etc. de vitesse. une tige de commande ou un organe d’entraînement.mélanger des produits (vannes mélangeuses). d’hôpitaux. Cette conception est particulièrement bien adaptée aux vérins utilisés dans des applications où ils doivent être autobloquants. par exemple. Les vannes destinées à contrôler le passage des fluides représentent un vaste marché et sont utilisées pour : . un boîtier de guidage et un moteur électrique.3. L’organe d’entraînement peut avoir un mouvement linéaire pour réaliser une translation ou un mouvement rotatif.

l’écrou et les pistes. et sa précision est donc significativement supérieure dans des applications dans lesquelles positionnement et précision sont essentiels. La conception permet un coefficient de frottement extrêmement faible entre écrou et vis. Ces vérins sont plus particulièrement installés dans les machines à poste fixe. Motorisation des vérins et accessoires Motorisations proposées par les constructeurs. il est possible de faire une première sélection de vérins qui répondent aux critères de base comme la charge et la vitesse. v Guide de sélection Choisir le vérin électrique idéal demande souvent de connaître de nombreux détails de l'application ainsi que de réaliser quelques calculs. . Un vérin utilisant une vis à billes présente un jeu minimum.alternatif asynchrone. du fait du contact roulant entre les billes.pas à pas. Cette durée de vie de la vis signifie également qu’elle tolère des charges importantes ainsi qu’un cycle de travail important. Les constructeurs proposent également des unités de contrôle qui facilitent le contrôle du vérin. On trouvera ces vérins sur des appareils mobiles et autonomes (fonctionnement sur batteries). . à partir des catalogues édités par les constructeurs. Dans des conditions de fonctionnement identique. Grâce à son faible coefficient de frottement la vis à bille possède un rendement particulièrement élevé ce qui se traduit par un échauffement très faible. La motorisation avec moteur asynchrone permet d’accroître sensiblement les performances jusqu’à 50 000 N et 80 mm/s.3. Les vérins électriques peuvent être actionnés par des moteurs. . 42 Famille de produit vérins électriques SKF v Famille de produits Les vérins électriques peuvent être réalisés dans une multitude de dispositions mécaniques pour être incorporés aisément dans les machines. . La motorisation brushless permet d’obtenir des performances dynamiques élevées (ordre de grandeur 750 mm/s) pour des forces maximum d’environ 30 000 N.à courant continu. 60 .8 Les vannes et vérins Document SKF Les vis à billes incorporées dans les vérins sont en acier et équipées d’une rangée de roulements situés dans un système fermé entre l’écrou et la vis.42) donne un aperçu de la gamme proposée par un constructeur (SKF). La photo (C Fig. En conséquence. A Fig. Moteurs et charges 3. La motorisation par moteur pas à pas permet d’obtenir un positionnement précis de la charge sans bouche de retour.synchrone de type brushless. ce qui donne une longévité 10 fois supérieure pour une vis à billes. l’usure est réduite par rapport à une vis à filet trapézoïdal. Cependant. Les moteurs à courant continu sont en général des moteurs basse tension (12 ou 24 Volts) pour des forces moyennes (ordre de grandeur 4 000 N) et des performances modérées (ordre de grandeur 50 mm/s). la vis à billes est particulièrement adaptée à des situations dans lesquelles il est nécessaire de travailler sur de longues périodes à vitesse élevée.

De tels dispositifs de sécurité font partie du système de contrôle et il est important d’y prêter attention lorsque l’on utilise les vérins dans un automatisme ou avec tout autre système. comme par exemple des boucles de régulation ou des variateurs de vitesse. v Constitution d’une vanne Une vanne (C Fig. Ce dispositif permet de connaître la position du mobile et de réaliser un positionnement précis. vannes sphérique. 3 b Les vannes Le fonctionnement des vannes sort du cadre de cet ouvrage. Cependant.) suivant l’utilisation à la quelle elles sont destinées. A Fig. De nombreuses vannes sont à commande pneumatique. • Codeur C’est un capteur qui. • Limiteurs de fin de course C’est un interrupteur limitant le déplacement dans une direction donnée consistant dans des dispositifs mécaniques qui activés. • Protection thermique Celle-ci protège les entraînements et les unités de commande des sur échauffements. certaines sont à commande électrique (électrovannes). les vannes pouvant être associées à des systèmes de contrôle industriel.8 Les vannes et vérins v Accessoires et variantes • Contrôleur intégré Certains vérins électriques ont leur dispositif de contrôle commande intégré. celui-ci pouvant être relié à l’automatisme par un bus de terrain. • Anti-coincement mécanique Ce mécanisme de sécurité est destiné à protéger les personnes contre des efforts excessifs. Moteurs et charges 3.43) est constituée d’un corps et d’un clapet de fermeture qui vient s’appuyer sur un siège. Ce type de vérins intègre le variateur de vitesse. Une tige de manœuvre commandée par un moteur électrique permet d’ouvrir ou de fermer le passage du fluide. vannes à membrane. il est intéressant de connaître la constitution sommaire d’une vanne et les phénomènes engendrés par leur fonctionnement. 43 Vue en coupe d’une vanne Il existe une multitude de conception de vannes (vannes papillon. permet de donner la position du vérin. C’est le cas en particulier de certains vérins pilotés par un moteur brushless.3. Elle coupe l’alimentation du moteur lorsqu’un effort externe est appliqué dans le sens opposé au déplacement du vérin. ouvrent et ferment un contact électrique. • Potentiomètre Le potentiomètre est un capteur de déplacement. le fluide qui circule et la loi de progressivité de la vanne (relation débit/position du clapet ou signal de commande dans le cas des vannes de régulation). Les limiteurs de fin de course existent dans diverses dimensions et configurations et peuvent être montés à l’intérieur ou à l’extérieur du vérin. lorsqu’il est connecté à une unité de commande. Les mêmes produits existent en commande pneumatique. 61 . • Anti-coincement électrique C’est une option de sécurité disponible sur certains vérins électriques. etc. • Limiteurs d’efforts Certains types de vérins sont équipés d'un dispositif mécanique de sécurité similaire à un embrayage par friction afin de protéger le moteur et la réduction contre tout endommagement.

le débit à travers la conduite est brusquement interrompu ce qui occasionne un phénomène connu sous le nom de coup de bélier. la colonne de liquide. -Q Q T < t < 2T 0 Q = 0 A Fig. 44b Propagation de l’onde du coup de bélier A Fig. 44a Début du phénomène du coup de bélier Dh -C Ainsi est engendrée une dépression qui se propage dans la conduite à la vitesse des ondes élastiques jusqu’à ce que toute la conduite soit soumise à la dépression ainsi engendrée. Moteurs et charges 3. • Coup de bélier Ce phénomène se rencontre dans les conduites hydrauliques. où L est la longueur de la conduite entre la vanne et l’évacuation. alimentant un réservoir situé au dessus de la pompe d’alimentation. soit après un temps T=L/c. la restriction de la section de passage présentée par la vanne à pour effet d’accélérer la vitesse de passage du fluide et de réduire la pression statique à cet endroit (C Fig. A la fermeture de la vanne qui assure la vidange du réservoir à travers la pompe située en dessous.45). Il en résulte que la pression au passage de la conduite dans le réservoir est inférieure à la pression dans le réservoir. les ondes de dépression et de surpression ne se trouvaient pas progressivement amorties. la pression a l’allure présentée par la courbe 1.la géométrie interne de la vanne. La colonne de liquide poursuivant sa descente vient à nouveau buter sur la vanne fermée. Un autre procédé consiste à ralentir progressivement la vitesse de la pompe d’alimentation afin d’effectuer la fermeture du conduit par la vanne. 44a et 44b). on peut commander la fermeture de la vanne avec une loi de fermeture des vannes lente afin de limiter les surpressions et dépressions éventuelles à des valeurs raisonnables. Cette diminution de la pression statique est plus ou moins importante selon : . la colonne de liquide a tendance à poursuivre son mouvement tandis que plus aucun débit ne provient de la pompe. 45 Phénomène de cavitation 62 = . Ce phénomène crée une disponibilité temporaire de masse de liquide qui permet de maintenir en mouvement.la valeur de la pression statique en aval de la vanne. .3. ce qui entraîne maintenant le gonflement de la conduite et l’inversion du mouvement du fluide. Ce phénomène se reproduirait indéfiniment si sous l’effet des pertes de charge. à compter du début du phénomène. • Cavitation La fermeture de la vanne a pour effet de réduire la section réservée au passage du fluide.8 Les vannes et vérins Dh +C Le clapet est souvent de forme particulière pour éviter ou atténuer les effets des phénomènes indésirables connus sous le non de coup de bélier et de cavitation. Ce mouvement entraîne une déformation élastique de la conduite qui se contracte à proximité de la vanne. ce qui provoque un écoulement en sens inverse. le dispositif le plus approprié est le démarreur/ralentisseur progressif tel que l’Altistart de la marque Telemecanique ou l’Altivar dans le cas de pompe fonctionnant à vitesse variable. A ce moment. En fonctionnement vanne ouverte. 0<t<T Q = Q 0 Q = 0 A titre d’exemple (C fig. A Fig. Dans le cas des pompes fonctionnant à vitesse constante. lors de la fermeture d’une vanne d’arrêt. Pour palier ce phénomène qui peut avoir des effets destructeurs. Cette onde se propage du réservoir vers la station de pompage et atteint la vanne clapet au bout d’un temps 2T. En application du théorème de Bernoulli. en voici la description dans une station de pompage.

.8 Les vannes et vérins Le passage du siège du clapet de fermeture présentant une restriction de passage. l’effet Venturi augmente et la courbe 1 se déforme progressivement (C courbe 2). les bulles de vapeur se condensent et implosent. . par enlèvement de particules métalliques. 3 63 . Lorsque le clapet se ferme. . du corps. Moteurs et charges 3. Ces bulles se forment à la proximité immédiate de l’endroit de la restriction de passage. Ce phénomène de cavitation présente les inconvénients suivants : . Les remèdes pour limiter ou éviter la cavitation dépassent le cadre de cet ouvrage.vibrations à des fréquences élevées ayant pour effet de desserrer toute la boulonnerie de la vanne et de ses accessoires. Les surfaces soumises à la cavitation présentent une surface granuleuse. d'un niveau sonore inacceptable. Lorsque la pression statique dans la veine de liquide atteint la valeur de la tension de vapeur à la température d'écoulement. Les vannes de régulation sont susceptibles d’un fonctionnement prolongé dans des conditions ou la cavitation peut se produire et leur durée de vie en sera fortement affectée. Quand la pression statique s'accroît à nouveau en aval de la vanne (pression P2). du siège.bruit. il se produit une baisse de pression. semblable à celui que provoqueraient des cailloux circulant dans la tuyauterie.destruction rapide du clapet. il se forme des bulles de vapeur. et une accélération du passage du fluide (effet Venturi).3.le débit traversant la vanne n'est plus proportionnel à la commande.

4 64 chapitre Démarrage et protection des moteurs Présentation : • Type de démarrage et de freinage des moteurs • Protection des moteurs et analyse des défaillances • Tableau de choix des fonctions de protection et des produits concernés .

5 4.4.6 4.1 4.7 Démarrage des moteurs à induction Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés Les démarreurs multifonctions La protection des moteurs Pertes et échauffement dans les moteurs Les différentes causes de défauts et leurs conséquences Les fonctions et les produits de protection Page 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 M Page Page Page Page Page Page 65 . Démarrage et protection des moteurs Sommaire 1 2 4.2 4.3 4.4 4.

Pour remédier à ces inconvénients. . Se reporter aux pages K34 à K39 du catalogue Distribution BT 1999/2000 et aux tableaux des chutes de tension admissibles selon la norme NFC 15-100. surtout si la section de la ligne d’alimentation est insuffisante.1 Démarrage des moteurs à induction b Introduction Lors de la mise sous tension d’un moteur. La variation de vitesse. l’emploi de moteurs démarrant en direct. constitué par la cage du rotor très peu résistante. la protection des personnes est traitée en partie dans le chapitre sur la sécurité des personnes et des biens et dans le Guide de l’Installation Electrique édité par l’Institut Schneider Formation. plusieurs méthodes de démarrages sont utilisées. les règlements de quelques secteurs interdisent. prix faible). Il en résulte une pointe de courant sur le réseau : I démarrage = 5 à 8 l nominal Le couple de démarrage est en moyenne : C démarrage = 0. cette chute de tension est telle qu’elle est perceptible sur les appareils d’éclairage. 1 Démarrage direct 66 . La nature de la charge entraînée aura également une grande incidence sur le mode de démarrage à retenir. qui peut être considérée comme un départ moteur sophistiqué est traité dans le chapitre consacré à cette fonction.5 à 1. A Fig. b Les principaux modes de démarrage Introduction v Démarrage direct C'est le mode de démarrage le plus simple dans lequel le stator est directement couplé sur le réseau (C Fig. .le couple de démarrage peut être élevé sans incidence sur le fonctionnement de la machine ou de la charge entraînée. provoquer une chute de tension susceptible d’affecter le fonctionnement des récepteurs. démarrage rapide. de manière à limiter les perturbations dues à l'appel de courant. Parfois. Pour un descriptif physique et électrique des moteurs.la puissance du moteur est faible par rapport à la puissance du réseau. veuillez consulter le chapitre moteur. au-dessus d’une certaine puissance. En fonction des caractéristiques du moteur et de la charge. Ce chapitre n’aborde pas le fonctionnement à vitesse variable des moteurs. Malgré les avantages qu'il présente (simplicité de l'appareillage. le démarrage direct ne peut convenir que dans les cas où : .4. l’appel de courant sur le réseau est important et peut. mécaniques et économiques. couple de démarrage élevé. au freinage et à la protection des moteurs asynchrones de tous types. Le courant induit dans le rotor est important.1). Démarrage et protection des moteurs 4. Le choix sera dicté par des impératifs électriques. le moteur se comporte comme un transformateur dont le secondaire. Le moteur démarre sur ses caractéristiques naturelles. 4.5 C nominal. est en court-circuit.1 Démarrage des moteurs à induction Ce chapitre est exclusivement consacré au démarrage. Au moment de la mise sous tension.la machine entraînée ne nécessite pas une mise en vitesse progressive où comporte un dispositif amortisseur qui réduit le choc du démarrage.

la tension réseau 380 V = 660 V/√3).4. Une autre est le démarrage en 3 temps : étoile-triangle + résistance-triangle. Pour limiter ces phénomènes transitoires. La fermeture du contacteur triangle s'effectue avec un retard de 30 à 50 millisecondes après l'ouverture du contacteur étoile. donc de la pointe de courant transitoire. La résistance est mise en série avec les enroulements immédiatement avant l'ouverture du contacteur étoile.2) ne peut être utilisé qu'avec un moteur sur lequel les deux extrémités de chacun des trois enroulements statoriques sont ramenées sur la plaque à bornes. Le principe consiste à démarrer le moteur en couplant les enroulements en étoile sous la tension réseau.5 Cn La vitesse du moteur se stabilise quand les couples moteur et résistant s'équilibrent. Ceci ne peut être utilisé que si la machine a une inertie suffisante pour éviter un ralentissement trop important pendant la durée de la temporisation. Il se rétablit à la fermeture du contacteur triangle. des variantes peuvent être nécessaire. Le couplage étoile étant effectué sous 380 V. Le courant qui traverse les enroulements est interrompu à l'ouverture du contacteur étoile. La coupure subsiste. Cette temporisation permet une diminution de la force contre-électromotrice. Démarrage et protection des moteurs 4. il faut un moteur bobiné en 380 V triangle et 660 V étoile. il est lui aussi divisé par 3 : .5 à 2. les deux contacteurs ne pouvant être fermés simultanément. 4 A Fig. due à la force contre-électromotrice du moteur.1 Démarrage des moteurs à induction v Démarrage étoile-triangle Ce mode de démarrage (C Fig. L’une consiste en une temporisation de 1 à 2 secondes au passage étoile-triangle. 2 Démarrage étoile triangle 67 . généralement entre 75 et 85 % de la vitesse nominale. au-delà d'une certaine puissance. ce qui évite un court-circuit entre phases. ce qui revient à diviser la tension nominale du moteur en étoile par √3 (dans l'exemple ci-dessus. réduit la pointe de courant transitoire. pendant trois secondes environ. avec les enroulements couplés en triangle.Id = 1. ce qui peut avoir pour conséquence une augmentation non négligeable du coût de l'installation. pour un réseau triphasé 380 V. Par ailleurs.Cd = 0. mais la résistance mise en série. La pointe de courant de démarrage est divisée par 3 : . Le couple de démarrage étant proportionnel au carré de la tension d'alimentation. Le passage du couplage étoile au couplage triangle est commandé par un temporisateur. donc l'apparition de phénomènes transitoires. Le démarrage étoile-triangle convient aux machines qui ont un faible couple résistant ou qui démarrent à vide (ex : machine à bois). Ceci évite toute interruption de courant. Les enroulements sont alors couplés en triangle et le moteur rejoint ses caractéristiques naturelles.2 à 0.6 In En effet. un moteur 380 V/660 V couplé en étoile sous sa tension nominale 660 V absorbe un courant √3 fois plus faible qu'en couplage triangle sous 380 V. le courant est divisé une nouvelle fois par √3 donc au total par 3. L'utilisation de ces variantes se traduit par la mise en œuvre de matériel supplémentaire. Une variante est le démarrage étoile-triangle + résistance-triangle sans coupure. le bobinage doit être réalisé de telle sorte que le couplage triangle corresponde à la tension du réseau : par exemple. Ce passage en triangle s'accompagne d'une pointe de courant transitoire très brève mais très importante.

l'est surtout sur le marché nord-américain (tension 230/460 V. Le couple étant proportionnel au carré de la tension aux bornes du moteur.1 Démarrage des moteurs à induction v Démarrage de moteurs à enroulements partagés “part winding” Ce système (C Fig. la tension appliquée aux bornes du moteur n'est pas constante. A Fig. il en est de même pour la chute de tension dans la résistance. donc sans phénomène transitoire. il augmente plus rapidement que dans le démarrage étoiletriangle où la tension reste fixe pendant tout le temps du couplage étoile. rapport égal à 2).4) consiste à démarrer le moteur sous tension réduite en insérant des résistances en série avec les enroulements. comme par exemple les ventilateurs ou les pompes centrifuges. les valeurs de courant et de couple de démarrage sont : . Il est équivalent à deux “demi moteurs" d’égale puissance. Il n'est donc pas nécessaire que les deux extrémités de chaque enroulement soient sorties sur la plaque à bornes.4. En général. Ce mode de démarrage convient donc bien aux machines ayant un couple résistant croissant avec la vitesse. Ce type de moteur comporte un enroulement statorique dédoublé en deux enroulements parallèles avec six ou douze bornes sorties. le couplage des enroulements du moteur n'est pas modifié. la pointe de courant est faible et de courte durée. La chute de tension est proportionnelle au courant absorbé par le moteur. En revanche. Au démarrage.75 Cn Pendant la phase d'accélération avec les résistances. ce qui divise le courant de démarrage et le couple approximativement par deux. La valeur de la résistance est calculée en fonction de la pointe de courant au démarrage à ne pas dépasser. Lorsque la vitesse se stabilise.5 In . Comme le courant diminue au fur et à mesure de l'accélération du moteur. Dans ce mode de démarrage.Id = 4. et elle augmente progressivement. Cette opération est généralement commandée par un temporisateur. 3 Démarrage à enroulements partagés En fin de démarrage. le second enroulement est couplé sur le réseau. mais cela entraînerait une chute de tension supplémentaire aux bornes du moteur. v Démarrage statorique à résistance Le principe (C Fig. A ce moment. car le moteur n’a pas été séparé du réseau d’alimentation et n’a plus qu’un faible glissement. un seul “demi moteur" est couplé en direct sous la pleine tension du réseau. et par conséquent une diminution importante du couple de démarrage. A Fig. Cette tension est égale à la tension du réseau diminuée de la chute de tension dans la résistance de démarrage. La tension appliquée aux bornes du moteur est donc minimale au moment du démarrage. les résistances sont éliminées et le moteur est couplé directement sur le réseau. ou de la valeur minimale du couple de démarrage nécessaire compte tenu du couple résistant de la machine entraînée.3). l'élimination de la résistance en fin de démarrage se fait sans qu'il y ait interruption de l'alimentation du moteur.Cd = 0. 4 Démarrage statorique par résistance 68 . Il présente l'inconvénient d'une pointe de courant relativement importante au démarrage. peu utilisé en Europe. Cette pointe pourrait être réduite en augmentant la valeur de la résistance. Démarrage et protection des moteurs 4. Ce dernier est néanmoins supérieur au couple que fournirait un moteur à cage de même puissance démarrant en étoile-triangle.

5).4. De ce fait.85 Cn A Fig. La présence de l'entrefer a pour conséquence une augmentation du courant magnétisant de l'autotransformateur. il n'y ait pas de variation de tension aux bornes du moteur. Le démarrage s'effectue en trois temps : .le couplage pleine tension intervient après le deuxième temps généralement très court (de l’ordre d’une fraction de seconde). tout en alimentant le stator sous la pleine tension du réseau.au premier temps. l'étoilage est ouvert. la valeur de l'inductance en série avec le moteur. v Démarrage des moteurs à bagues Un moteur à bagues ne peut démarrer en direct. donc la valeur de la tension réduite la mieux adaptée.7 à 4 In Cd = 0. La fraction de bobinage raccordée au réseau constitue alors une inductance en série avec le moteur. La portion de bobinage de l'autotransformateur en série avec le moteur est court-circuitée.avant de passer au couplage pleine tension. . Démarrage et protection des moteurs 4. puis le moteur est couplé au réseau à travers une partie des enroulements de l'autotransformateur. le circuit magnétique de l'autotransformateur comporte un entrefer dont la présence conduit à une diminution de la valeur de l'inductance. En revanche.5 à 0. sinon il provoquerait des pointes de courant inadmissibles. est grande par rapport à celle du moteur. avec ses enroulements rotoriques court-circuités.6) qui sont ensuite court-circuitées progressivement. 6 Démarrage d’un moteur à bagues 69 . Il s'ensuit une chute de tension importante qui entraîne une pointe de courant transitoire élevée au moment du couplage sous pleine tension.1 Démarrage des moteurs à induction v Démarrage par autotransformateur Le moteur est alimenté sous tension réduite par l'intermédiaire d'un autotransformateur qui est mis hors circuit quand le démarrage est terminé (C Fig. Mais il conduit à des équipements relativement coûteux en raison du prix élevé de l'autotransformateur. Les valeurs obtenues sont les suivantes : Id = 1. Ce mode de démarrage est généralement utilisé en BT pour des moteurs de puissance supérieure à 150 kW. après ouverture de l'étoilage. Ils sont divisés par (U réseau/U réduite). En effet. L'autotransformateur est généralement muni de prises permettant de choisir le rapport de transformation. . Le démarrage s'effectue sous une tension réduite qui est fonction du rapport de transformation. A Fig. Il est nécessaire. Ce courant magnétisant augmente l'appel de courant dans le réseau lors de la mise sous tension de l'autotransformateur. puis l'autotransformateur est mis hors circuit. Pour éviter cet inconvénient. si certaines précautions ne sont pas prises des phénomènes transitoires de même nature peuvent apparaître lors du couplage sous pleine tension. d’insérer dans le circuit rotorique des résistances (C Fig. les phénomènes transitoires liés à une telle interruption n'existent pas. Cette valeur est calculée de telle façon qu'au moment de l'ouverture de l'étoilage au deuxième temps. l'autotransformateur est d'abord couplé en étoile. 5 Démarrage par auto-transformateur 4 Le démarrage s'effectue sans qu'il y ait interruption du courant dans le moteur. Le courant et le couple de démarrage varient dans les mêmes proportions. Cette opération est effectuée lorsque la vitesse d'équilibre est atteinte à la fin du premier temps.

shuntage de l’appareil en fin de démarrage.de démarrer des charges importantes sur un réseau de faible pouvoir de court-circuit. Cette solution est utilisée pour le réglage de la vitesse du moteur et accessoirement pour le démarrage. Le courant absorbé est sensiblement proportionnel au couple fourni ou. 8 Schéma de principe d’un convertisseur de fréquence 70 . Ce contrôle est particulièrement adapté aux “turbomachines” (pompes centrifuges.en régulation de couple. Il en résulte que celle-ci doit être insérée en totalité au moment du démarrage et que la pleine vitesse est atteinte lorsqu'elle est entièrement courtcircuitée.7).7) qui permet un démarrage et un arrêt en douceur (reportez-vous à la section consacrée aux démarreurs électroniques dans le chapitre 5 Départs Moteurs pour de plus amples détails).). Démarrage et protection des moteurs 4. .etc. en couplage direct sur le réseau. avec un démarrage rotorique. Par ailleurs.deux sens de marche. 7 Démarrage multi-moteurs avec un démarreur électronique Le contrôle par limitation de courant permet de fixer un courant maximum (3 à 4 x In) pendant la phase de démarrage au détriment des performances en couple. v Démarrage par convertisseur de fréquence C’est un mode de démarrage performant (C Fig. Le contrôle par régulation de couple permet d’optimiser les performances en couple au démarrage au détriment de l’appel de courant sur le réseau. ce type de démarrage est extrêmement souple. Ce type de démarreur permet une multitude de schéma : . (C Fig.d’optimiser la consommation d’énergie électrique en fonction de la vitesse sur les turbomachines. . v Démarrage/ralentissement par démarreur électronique (soft starter) C’est un mode de démarrage performant (C Fig.5 Cn. s'impose donc dans tous les cas où les pointes de courant doivent être faibles et pour des machines démarrant à pleine charge.un sens de marche. car il est facile d'ajuster le nombre et l'allure des courbes représentant les temps successifs aux impératifs mécaniques ou électriques (couple résistant. etc. Par exemple. Le moteur à bagues. n'est que peu supérieur à cette valeur théorique. . Il peut être utilisé : . valeur d'accélération. pour lequel les valeurs typiques. A Fig. Cette pointe est donc considérablement plus faible et le couple maximal de démarrage plus élevé qu'avec un moteur à cage. la pointe de courant est d'environ 2 In.8) utilisé dès qu’il est nécessaire de contrôler et de faire varier la vitesse (reportez-vous à la section consacrée à la variation de vitesse électronique dans le chapitre 5 Départs moteurs pour de plus amples détails).en limitation de courant. pour un couple de démarrage égal à 2 Cn. Celui-ci est adapté aux machines à couple constant. . . du moins.de démarrer des charges de forte inertie. sont de l'ordre de 6 In pour 1. A Fig. . ventilateurs). .démarrage et ralentissement de plusieurs moteurs en cascade.1 Démarrage des moteurs à induction Le calcul de la résistance insérée dans chaque phase permet de déterminer de façon rigoureuse la courbe couple-vitesse obtenue. Il permet entre autre : . pointe maximale de courant. Ce type de démarrage s’applique sur tous types de machines.4.

9 Tableau récapitulatif v Démarrage des moteurs monophasés Un moteur monophasé ne pouvant démarrer seul. le stator comprend deux enroulements décalés géométriquement de 90°.5 In Standard +++ 1. précautions à prendre au couplage direct Faible Faible Faible Harmoniques tension et courant Facteur de puissance Nombre de démarrages possibles Couple disponible Sollicitation thermique Chocs mécanique Type de charge recommandée Charges à forte inertie Elevé Modéré Modéré Modéré Modéré Faible Elevé Elevé 4 Faible Faible Modéré Modéré Faible Modéré Faible Elevé Limité 2 à 3 fois plus qu’en direct 3 à 4 fois plus qu’en direct 3 à 4 fois plus qu’en direct 3 à 4 fois plus qu’en direct 2 à 3 fois plus qu’en direct Limité Elevé Env 2. Lors de la mise sous tension. il suffit d'inverser les connexions d’une phase. 71 A Fig.5 Cn Env 2cn Env 0. v Démarrage par phase auxiliaire Sur ce type de moteur (C Fig. Démarrage et protection des moteurs 4.1 Démarrage des moteurs à induction v Tableau récapitulatif des différents modes de démarrage des moteurs triphasés (C Fig.10). l’un par rapport à l’autre. circule dans la phase auxiliaire. du fait de la différence de construction des bobinages. il convient pour l'accroître d'augmenter le décalage entre les deux champs produits par les bobinages.5 Cn 1. sensiblement déphasé de π/2.5 Cn 0. Pour inverser le sens de rotation. Lorsque le moteur atteint environ 80 % de sa vitesse. la phase auxiliaire peut être mise hors circuit (coupleur centrifuge).9) Enroulements partagés 6 enroulements ++ 2 In Moteurs à bagues Spécifique +++ Env 2 In Convertisseur de fréquence Standard ++++ In Direct Etoile triangle résistances Autotransformateur Soft starter Moteur Coût Courant moteur de démarrage Standard + 5 à 10 IN Standard ++ 2 à 3 In Standard +++ Env 4.5 à 2 Cn Très importante Importante Modérée Importante Modérée Modérée Modérée Faible Très élevé Modéré Modéré Modéré Pompes et ventilateurs Non Modéré Pompes et ventilateurs Non Faible Modéré Pompes et ventilateurs Non Faible Toutes A vide Couple croissant Toutes Toutes Oui* Non Non Oui Oui * peut nécessiter un dimensionnement particulier du moteur A Fig. un courant I1 traverse la phase principale et un courant plus faible I2. 10 Moteur monophasé à phase auxiliaire . le champ tournant résultant est suffisant pour provoquer le démarrage à vide du moteur. au moment du démarrage ou en permanence. différents artifices sont utilisés pour le lancer. Les champs engendrés étant produits par deux courants déphasés. Le couple fourni lors du démarrage étant faible.7 à 4 In Standard +++ 4 à 5 In Creux de tension Elevé Elevé au changement de couplage Faible Faible Faible.5 Cn 2 Cn Cn Env 0. en stator diphasé.4.2 à 0. ou maintenue en service. Le stator du moteur se trouve ainsi transformé.

La valeur pratique de la capacité pour le condensateur permanent est d'environ 8 µF pour un moteur de 200 W. Démarrage et protection des moteurs 4.4. A Fig. le couple et le facteur de puissance sont plus importants. 12 72 Moteur à bagues de déphasage .11).1 Démarrage des moteurs à induction v Démarrage par phase auxiliaire et résistance Une résistance placée en série dans la phase auxiliaire en augmente l’impédance et accroît le décalage entre l1 et l2. Les constructeurs fournissent des tableaux permettant de sélectionner les condensateurs de valeur appropriée.11) représente un moteur monophasé avec un condensateur connecté en permanence. La présence du condensateur provoquant un déphasage inverse à celui d’une inductance. montée en série dans la phase auxiliaire. mais la capacité du condensateur peut être réduite car l’impédance du stator a augmenté. le fonctionnement en période de démarrage et en marche normale est voisin de celui d’un moteur diphasé à champ tournant. Il consiste à placer un condensateur dans la phase auxiliaire. Le rendement est faible mais acceptable dans cette gamme de puissance. il est préférable de maintenir le déphasage entre les deux courants. A Fig. Le couple de démarrage Cd est sensiblement égal à 3 fois le couple nominal Cn et le couple maximum Cmax atteint 2 Cn. Seuls les moteurs quatre pôles de faible puissance (4 kW max) se prêtent à ce mode de fonctionnement. comme l’ouverture du circuit de déphasage par un interrupteur centrifuge à partir d’une certaine vitesse.12) utilisé dans les moteurs de très faible puissance (de l’ordre de la centaine de watts).7 environ). 11 Moteur monophasé à condensateur de démarrage v Démarrage par bague de déphasage C’est le dispositif (C Fig. du couple de démarrage et de la réserve thermique. accroît le décalage entre les deux courants. Une fois le démarrage effectué. en le munissant d’un condensateur de démarrage et d’un condensateur de marche connecté en permanence au détriment de la puissance utile (déclassement de 0. v Démarrage par phase auxiliaire et condensateur C’est le dispositif le plus utilisé (C Fig. Le courant induit. Le schéma (C Fig. un condensateur supplémentaire de 16 µF peut être nécessaire et est éliminé dès que le démarrage est terminé. D’autres dispositions sont utilisées. Les pôles comportent des encoches dans lesquelles sont insérées des bagues conductrices en court circuit. v Démarrage par phase auxiliaire et inductance Le principe est le même que précédemment. D’autre part. Un moteur triphasé (230/400 V) peut être utilisé sur un réseau monophasé 230 V. mais la résistance est remplacée par une inductance qui. Pour le démarrage. Le fonctionnement en fin de démarrage est identique à celui avec phase auxiliaire seule. généré de cette manière provoque une distorsion du champ tournant qui permet le démarrage.

A Fig. C'est un mode de freinage très efficace avec un couple. une énergie importante est produite dans le circuit rotorique. I'énergie correspondant à chaque freinage (énergie de glissement prise au réseau et énergie cinétique) étant dissipée dans la cage. l'arrêt du moteur est obtenu simplement par décélération naturelle. . Divers dispositifs automatiques sont employés pour commander l'arrêt dès que la vitesse approche de zéro : . Au moment de l’inversion. Démarrage et protection des moteurs 4.détecteurs d'arrêt à friction. une résistance en série avec chaque phase du stator. 4 v Moteur à cage Avant d’adopter ce système (C Fig.dispositifs chronométriques. ou bien par I’action d'un relais de tension ou de fréquence inséré dans le circuit rotorique. qui doit être arrêté suffisamment tôt pour éviter que le moteur ne reparte en sens inverse. Le couple de freinage peut être facilement réglé à la valeur désirée en choisissant une résistance rotorique convenable. Le freinage électrique apporte dans ce cas une solution efficace et simple. il est souvent inséré. de réinsérer Ies résistances rotoriques ayant servi au démarrage. Par rapport aux freinages mécanique et hydraulique. les pointes de courant et de couple sont nettement supérieures à celles produites lors du démarrage. Le couple et le courant sont alors réduits comme dans le cas du démarrage statorique. Les sollicitations thermiques.relais de mesure de la fréquence ou de la tension au rotor (rotor bobiné). il est impératif. Mais il est souvent nécessaire de réduire ce temps. Le temps de décélération dépend alors uniquement de l'inertie et du couple résistant de la machine entraînée. la tension rotorique est presque le double de la tension rotorique à l’arrêt.13). ce procédé n’est utilisé que sur certaines applications avec des moteurs de faible puissance. Au moment du freinage. Comme pour les moteurs à cage. Afin d’obtenir un freinage sans brutalité.4. Les inconvénients du freinage par contre-courant d’un moteur à cage sont tels que.2 Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés b Introduction Dans un grand nombre d'applications. ce qui impose quelquefois des précautions particulières d’isolement.2 4. il faut absolument s’assurer que le moteur est capable de supporter des freinages en contre-courant avec le service envisagé. avant de coupler le stator du moteur en contre-courant. En effet. lors du couplage en contre-courant. outre les contraintes mécaniques. après avoir isolé le moteur du réseau alors qu'il tourne encore. Elle est dissipée en totalité (aux pertes près) dans les résistances. détecteurs d'arrêt centrifuges. à le reconnecter sur le réseau en sens inverse. . il offre l'avantage de la simplicité et de ne mettre en œuvre aucune pièce d'usure. ce procédé impose des contraintes thermiques importantes au rotor. 13 Principe du freinage à contre courant v Moteur à rotor bobiné (Moteur à bagues) Afin de limiter la pointe de courant et de couple. b Freinage par contre-courant : principe Le principe consiste. 14 Principe du freinage à contre courant pour une machine asynchrone à bagues La commande automatique de l’arrêt à la vitesse nulle peut être faite par l'un des dispositifs cités plus haut. A Fig. etc. et souvent même d’ajouter une section supplémentaire dite de freinage (C Fig. 73 . en général supérieur au couple de démarrage. pendant le freinage sont trois fois plus importantes que pour une mise en vitesse.14).

Il s'agit donc d'un freinage de ralentissement et non d'un freinage d'arrêt. Avec les variateurs et démarreurs électroniques. Les caractéristiques obtenues avec un système de freinage par injection de courant redressé présentent. Ce courant redressé crée un flux fixe dans l'entrefer du moteur. Le moteur asynchrone se comporte alors comme une génératrice et l'énergie mécanique est dissipée dans la résistance de freinage sans augmentation des pertes dans le moteur. b Freinage électronique Le freinage électronique s'obtient aisément avec un variateur de vitesse muni d'une résistance de freinage.3 fois le courant nominal. Dans le cas d'un moteur à bagues. le moteur ne redémarre pas en sens inverse. 15 Principe du freinage à courant continu pour une machine asynchrone La valeur du courant étant fixée par la seule résistance des enroulements du stator. cette possibilité de freinage est offerte sans supplément de coût. Cette source est généralement constituée de redresseurs ou fournie par les variateurs.si la charge est entraînante.2 Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés Avec ce système. Dans le cas d’un moteur à cage. le courant doit être environ 1. il faut prévoir un dispositif coupant le courant dans le stator une fois le freinage réalisé. Pour obtenir des renseignements complémentaires consultez la section consacrée à la variation de vitesse électronique dans le chapitre 5 Départs moteurs. . Ceux-ci doivent pouvoir supporter les surtensions transitoires produites par les enroulements qui viennent d’être déconnectés du réseau alternatif (à 380 volts efficaces. la tension de la source de courant redressé est faible. Démarrage et protection des moteurs 4.4. Il s’agit uniquement de l’équivalent de l’énergie mécanique communiquée par les masses en mouvement. le système fournit un freinage permanent qui retient cette charge à faible vitesse. les caractéristiques couple-vitesse sont fonction du choix des résistances. Cependant. Le procédé consiste à envoyer du courant redressé dans le stator préalablement séparé du réseau. . Pour que la valeur de ce flux corresponde à un freinage convenable. le couple de freinage sera faible quand le moteur tourne à vitesse élevée. par exemple). Le moteur se comporte comme un générateur synchrone débitant dans le rotor.15). dans le système à contre-courant. La seule énergie prise au réseau est l’excitation du stator. La caractéristique est beaucoup plus stable qu’en contre-courant. L’excédent de pertes thermiques dû à cette légère surintensité est généralement compensé par le fait que le freinage est suivi d’un temps d’arrêt. par rapport à celles résultant d’un système à contre-courant. des différences importantes : . La caractéristique est très instable (fortes variations de vitesse pour faibles variations de couple). ce système permet de régler facilement le couple de freinage en agissant sur le courant continu d'excitation. 74 . le champ tourne en sens inverse). il est possible de retenir une charge entraînante à une vitesse modérée. Le mouvement du rotor représente un glissement par rapport à un champ fixe dans l'espace (alors que. b Freinage par injection de courant redressé Ce mode de freinage est utilisé sur les moteurs à bagues et à cage (C Fig. Afin d’éviter les échauffements inutiles.si la charge n'est pas entraînante. le prix de la source de courant redressé est compensé par un moindre volume des résistances. A Fig.I’énergie dissipée dans les résistances rotoriques ou dans la cage est moins importante. Par rapport au système à contre-courant.

I’énergie est récupérée par le réseau.2 Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés b Freinage par fonctionnement en hyper-synchrone C’est le cas où le moteur est entraîné par sa charge au-dessus de la vitesse de synchronisme.16) se fait simplement par l’inversion du champ tournant dans le moteur. Ce fonctionnement possède les qualités idéales d’un système de retenu de charge entraînante : . L’inversion du sens de rotation des moteurs monophasés est également possible si l’on a accès à tous les enroulements.4.la vitesse est stable. Ce système ne peut freiner la pleine charge et nécessite donc d'être complété par un freinage à contre-courant. l’inversion des phases conduit à un freinage à contre courant (voir le paragraphe Moteur à rotor bobiné ). Il ne correspond cependant qu’à une seule vitesse. il est essentiel de court-circuiter tout ou partie des résistances rotoriques. Cette inversion se fait en général à l’arrêt. Dans le cas contraire. Le réglage du freinage se fait facilement par un enroulement d’excitation. pour éviter que le moteur ne soit entraîné très au-delà de sa vitesse nominale. 16 Principe d’inversion du sens de marche d’un moteur asynchrone b Définition des services types Le nombre de démarrages et le nombre de freinages par unité de temps a une incidence majeure sur l’échauffement des moteurs. L’énergie mécanique est dissipée en chaleur dans le ralentisseur. c’est-à-dire approximativement à la vitesse nominale. pratiquement indépendante du couple entraînant. 75 . Le freinage en hyper synchrone est aisément réalisable avec un variateur de vitesse électronique. Le couple de freinage équilibre alors exactement le couple dû à la charge et amène non pas un ralentissement. Citons également le freinage par ralentisseur à courants de Foucault. consulter la norme et les catalogues des fabricants de moteurs. la descente de la charge à la vitesse nominale correspond à ce type de fonctionnement. Pour plus d’informations.I’énergie est récupérée et renvoyée au réseau. A Fig. mais une marche à vitesse constante. Sur un moteur de levage. 4 b Autres systèmes de freinage On rencontre encore parfois le freinage en monophasé qui consiste à alimenter le moteur entre deux phases du réseau et à réunir la borne libre à l'une des deux autres reliées au réseau. ce qui se réalise en croisant deux enroulements. avec les risques mécaniques que cela comporterait. Les paragraphes qui suivent donnent un aperçu des services types. v Inversion du sens de marche L’inversion du sens de marche des moteurs asynchrones triphasés (C Fig. Démarrage et protection des moteurs 4. Ce fonctionnement s’accompagne de déséquilibres et de pertes importantes. C’est un principe analogue à celui utilisé sur les véhicules industriels en complément des freins mécaniques (ralentisseurs électriques). Il se comporte alors comme une génératrice asynchrone et développe un couple de freinage. Le freinage hyper synchrone se rencontre également sur les moteurs à plusieurs vitesses lors du passage de la grande à la petite vitesse. Aux pertes près. . Les autres types de freinage comme décrit plus haut sont également possibles. le seul fait de baisser la consigne de fréquence entraîne automatiquement ce type de fonctionnement. Le couple de freinage est limité au 1/3 du couple maximum moteur. La norme CEI 60034-1 (caractéristiques assignées et caractéristiques de fonctionnement) définit des services types qui permettent de calculer une image thermique et de dimensionner les moteurs en fonction de l’utilisation prévue. Mais l’augmentation importante de l’inertie est un inconvénient. S’il s’agit d’un moteur à bagues.

service type S3 (C Fig. 20 Service intermittent périodique à démarrage/Service S4 A Fig.service type S1 (C Fig. Dans ce type de service. A Fig. moindre que celui requis pour atteindre l’équilibre thermique.17) Fonctionnement à charge constante d’une durée suffisante pour atteindre l’équilibre thermique. une période de freinage électrique rapide et une période de repos.20) Suite de cycles identiques comportant chacun une période de fonctionnement et de repos. 21 Service intermittent périodique à freinage électrique/Service S5 76 . 19 Service intermittent périodique/ Service S3 A Fig. Démarrage et protection des moteurs 4.19) Suite de cycles identiques comportant chacun une période de fonctionnement et de repos.service type S2 (C Fig. une période de fonctionnement à charge constante. v Service temporaire .service type S5 (C Fig. le cycle est tel que le courant de démarrage n’affecte pas l’échauffement de manière significative. 18 Service intermittent/Service S2 v Service intermittent périodique à freinage électrique .18) Fonctionnement à charge constante pendant un temps déterminé. A Fig. 17 Service continu/Service S1 v Service intermittent périodique .2 Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés v Service continu . A Fig. le cycle est tel que le courant de démarrage n’affecte pas l’échauffement de manière significative.4. v Service intermittent périodique à démarrage . Dans ce type de service. suivi d’un temps de repos permettant de rétablir un équilibre thermique à 20 près entre la machine et le fluide de refroidissement.service type S4 (C Fig.21) Suite de cycles de services comportant chacun une période de démarrage.

22) Suite de cycles de services identiques comportant chacun une période de fonctionnement à charge constante et une période de fonctionnement à vide. généralement.service type S9 (C Fig. Ce service inclut fréquemment des surcharges qui peuvent être largement supérieures à la pleine charge.service type S10 (C Fig. A Fig.24) Suite de cycles de services identiques comportant chacun une période de fonctionnement à charge constante correspondant à une vitesse de rotation prédéterminée suivie d’une ou plusieurs périodes de fonctionnement à d’autres charges constantes correspondant à différentes vitesses de rotation (réalisées par le changement du nombre de pôles par exemple). chaque valeur étant appliquée pendant une durée suffisante pour que la machine atteigne l’équilibre thermique. A Fig. 4 v Service à variations non périodiques de charge et de vitesse .service type S8 (C Fig. Il n’existe pas de période de repos. Démarrage et protection des moteurs 4.service type S7 (C Fig. 25 Service à variations non périodiques de charge et de vitesse/Service S9 A Fig. Il n’existe pas de période de repos.service type S6 (C Fig. v Service à régimes constants distincts . 22 Service interrompu périodiques à charge intermittente/Service S6 v Service ininterrompu périodique à changements liés de charge et de vitesse . 24 Service interrompu périodique à changements liés de charge et de vitesse/Service S8 A Fig. v Service ininterrompu périodique à freinage électrique . 23 Service interrompu périodique à freinage électrique/Service S7 A Fig.26) Service comportant au plus quatre valeurs distinctes de charge (ou de charges équivalentes). 26 Service à régimes constants distincts/Service S10 77 .2 Freinage électrique des moteurs asynchrones triphasés v Service ininterrompu périodique à charge intermittente .25) Service dans lequel. Il n’existe pas de période de repos. la charge et la vitesse ont une variation non périodique dans la plage de fonctionnement admissible.23) Suite de cycles de services identiques comportant chacun une période de démarrage. La charge minimale pendant un cycle de charge peut avoir la valeur zéro (fonctionnement à vide ou temps de repos). une période de fonctionnement à charge constante et une période de freinage électrique.4.

La “base puissance” inclut tous les composants nécessaires aux fonctions de sectionnement. Le dessin(C Fig. Démarrage et protection des moteurs 4. 29 Commande 3 fils A Fig. de commutation et de protection. Parmi les besoins.4 protection des moteurs pour des renseignements complémentaires. Par rapport à une solution traditionnelle. citons : . .29). réunies dans un même boîtier. les fonctions suivantes : .Commande 3 fils (C Fig. . le gain de câblage atteint 60 % et l’encombrement réduit de plus de 40 %. l’évolution des techniques aidant. la série Intégral de Telemecanique a été la première réponse à cette demande. .27) représente Tesys U avec une partie de ses additifs possibles.28) représente la composition interne du produit. .la diminution du volume des produits pour faciliter l’intégration et réduire la taille des équipements. 27 Tesys U Près de vingt ans plus tard.le sectionnement. Comme l’Intégral. C’est l’élément de base permettant la fonction élémentaire suivante. Ce produit apporte une évolution sensible dans la réalisation des équipements. A Fig. Commande par commutateur 2 positions. Tesys U comporte une “base puissance” qui intègre les fonctions de sectionnement.Ou la commande 2 fils (C Fig. . 28 Schéma de principe de Tesys U b Un sens de marche Le schéma (C Fig. protection contre les courts-circuits et les surcharges et la commutation puissance. les départs-moteurs ont connu ces dernières années une évolution sensible. il incorpore les fonctions essentielles des départsmoteurs auxquelles s’ajoutent par des additifs des fonctions de dialogue et des fonctions de commutation sophistiquées permettant des schémas inédits particulièrement économique. .3 4. . En 1983.3 Les démarreurs multifonctions Les démarreurs multifonctions Les besoins des utilisateurs évoluant.la facilité et la rapidité de câblage pour une réduction des coûts de main d’œuvre. . voir la section 4.la diminution du nombre de références. le nombre de références est divisé par 10.la résolution aisée des problèmes de coordination.4. 30 Commande 2 fils 78 . Schneider Electrique propose Tesys U.la commutation.les besoins de communication et le raccordement aux bus de terrain. Commande par impulsion avec automaintien.la réalisation de fonctions d’automatisme à des prix attractifs. Il garantit la coordination totale. Ce produit proposait pour la première fois. A Fig. A Fig.30). c’est à dire que le dispositif est assuré de redémarrer après un déclenchement. Cette “base puissance” permet de réaliser sans adjonction les schémas classiques suivants : .la protection contre les surcharges et contre les courts-circuits avec les performances des meilleurs appareils du marché.

sont les représentations de la base puissance et de l’additif inverseur qui peut se connecter soit sur le côté du produit. L’inverseur ne commute jamais en charge. avec module inverseur de marche A Fig. 4 A Fig.3 Les démarreurs multifonctions b Deux sens de marche Les dessins des figures 31 et 32.33) : commande par impulsion avec auto-maintien et fins de course niveaux haut et bas. 33 Exemple d’utilisation de Tesys U avec sa fonction inverseur 79 . 31 Tesys U. Exemple de commande 3 fils (C Fig.4. La “base puissance” réalise la fonction Marche/Arrêt assure les fonctions de coupure et la protection thermique et contre les courts circuits. Le verrouillage mécanique est inutile car l’électro-aimant qui commande l’inverseur est bistable et l’accès aux râteaux de l’inverseur est impossible ce qui interdit d’agir sur sa position. soit se raccorder directement en constituant ainsi un produit compact. ce qui élimine toute usure électrique. 32 Tesys U. Démarrage et protection des moteurs 4. avec module inverseur de marche (principe) A Fig.

• Chaque départ-moteur doit donc comporter . d’où un échauffement dangereux pour ses bobinages. surcharge momentanée ou prolongée qui entraînent une augmentation du courant absorbé par le moteur.4 La protection des moteurs La protection des moteurs Tout moteur électrique a des limites de fonctionnement. peut-être le siège d’incidents d’origine électrique ou mécanique. La nécessité économique d’accroître la compétitivité pour les entreprises implique la réduction des coûts liés à la perte de continuité de service et à la non-qualité. chute de tension. n’est pas traitée dans ce document car elle est habituellement prévue au sein de la distribution électrique pour un équipement. tels que des fusibles.courts-circuits dont le courant peut atteindre des niveaux destructeurs pour le récepteur. relais de surcharge ou par des appareils plus intégrés offrants plusieurs types de protections. les retards de livraison. Dépasser ces limites conduit. les pertes de matières premières. Il doit prendre en compte les pertes de production.une protection contre les courts-circuits.calage du rotor.). la non-qualité de la production. etc. . Le coût de ces incidents peut-être élevé. 80 . • Mécanique . à plus ou moins long terme. mais aussi à celle des mécanismes qu’il anime. à sa destruction. Elles permettent d’isoler du réseau le matériel à protéger. courant. un atelier ou pour un bâtiment. Ces protections sont assurées par des appareils spécifiques. Démarrage et protection des moteurs 4.4 4. en actionnant un organe de coupure par détection et mesure des variations de grandeurs électriques (tension. . Pour s’affranchir de ces incidents ou du moins limiter leurs conséquences et éviter qu’ils n’entraînent la détérioration du matériel.une protection contre les surcharges. • Electrique . pour détecter et couper le plus rapidement possible des courants anormaux généralement supérieurs à 10 fois le courant nominal (In). pour détecter des augmentations du courant jusqu’à environ 10 In et couper le départ avant que l’échauffement du moteur et des conducteurs n’entraîne la détérioration des isolants. l’utilisation de protections est nécessaire. ainsi que des perturbations sur le réseau d’alimentation. avec pour conséquence immédiate des arrêts et des pertes d’exploitation. Ces incidents peuvent avoir également des conséquences dramatiques sur la sécurité des personnes en contact direct ou indirect avec le moteur. disjoncteurs. La protection contre les défauts “terre” qui englobe la protection des personnes et contre les risques d’incendie.4. Ce type de récepteur. déséquilibre et perte de phases qui provoquent des variations sur le courant absorbé. la remise en état de l’outil de production.surtension. qui transforme une énergie électrique en énergie mécanique.

.34). et les défauts d’origine externe. 35 Les pertes d’un moteur asynchrone 4. L’autre partie est transformée en chaleur dans le moteur (C Fig. La classe F autorise des échauffements (mesurés par la méthode de variation de résistance) de 105°K et des températures maximales aux points chauds de la machine de 155°C (réf.5 4.terre. . pour un moteur de classe F. Les machines de qualité sont dimensionnées pour que l’échauffement maximal soit de 80° dans les conditions nominales d’utilisation (ambiance de 40°C. Des anomalies dues soit à la charge.pertes “joule” au rotor dus aux courants induits qui y circulent (Consulter le chapitre concernant les moteurs). soit aux deux combinées sont susceptibles d’entraîner un échauffement dangereux. . 81 . . une réserve d’échauffement de 25°K pour supporter les éventuelles variations autour du fonctionnement nominal.court-circuit phase . • Les défauts d’origine interne . .problèmes liés aux roulements. Démarrage et protection des moteurs 4. 34 Schéma équivalent d’un moteur asynchrone Ces pertes sont fonction des conditions d’utilisation et des conditions de service (consulter la section concernant le démarrage des moteurs). . 36 80°K 105°K 125°K Classes d’isolation T max 125°C 155°C 180°C A Fig. . Pour des ambiances spéciales. 35) : . • Les défauts d’origine externe Leurs sources sont localisées en dehors du moteur électrique. A Fig. altitude inférieure à 1 000 m.4.6 Les différentes causes de défauts et leurs conséquences Au niveau d’une installation comportant des moteurs électriques. en particulier ambiance à température élevée en présence de forte humidité. ce qui se traduit par un échauffement du moteur. nous pouvons distinguer deux types de défauts : les défauts d’origine interne au moteur. la classe H est souhaitable.rupture d’une barre dans les moteurs à cage. CEI 85 et CEI 34-1). 4 b Classes d’isolation La plupart des machines industrielles ont des classes d’isolement de classe F (C Fig.5 4.sur-échauffement des bobinages.court-circuit entre spires.pertes “joule” dans les enrôlements statoriques.etc. Il en résulte. ∆t Classe B Classe F Classe H A Fig.36).court-circuit entre phases. soit à la tension d’alimentation.6 Pertes et échauffement dans les moteurs Les différentes causes de défauts et leurs conséquences Pertes et échauffement dans les moteurs b Schéma équivalent du moteur Le moteur asynchrone à cage peut être représenté par le schéma équivalent suivant (C Fig. mais leurs conséquences peuvent entraîner des dégradations dans celui-ci. Une partie de la puissance électrique fournie au stator est transmise à l’arbre de sortie sous forme de puissance motrice ou puissance active. tension et fréquence nominales et charge nominale). .pertes “fer” dans le rotor et le stator.

entre deux voire trois phases.atmosphérique (coup de foudre). .manœuvre d'appareils connectés au même réseau. 39 Durée de vie des moteurs en fonction de leur température de fonctionnement ou du courant consommé Une protection contre les surcharges est donc nécessaire pour éviter les sur-échauffements et réduire les risques d’avaries internes au moteur par rupture d’isolement des bobinages.baisse de tension. A Fig. . pour les moteurs. . La rupture de cette isolation peut provoquer un court-circuit permanent.coupure d’alimentation.6 Les différentes causes de défauts et leurs conséquences v Ces disfonctionnements peuvent provenir • de la source d’alimentation . Elle peut-être provoquée par des phénomènes électriques (décharges superficielles. . .etc. .4. Démarrage et protection des moteurs 4.etc. A Fig. diminue de moitié la durée de vie des enroulements. . 40) temporaires ou permanentes peuvent avoir différentes origines : . b Les défauts externes au moteur Phénomènes liés à l’alimentation électrique du moteur v Surtensions Toute tension appliquée à un équipement dont la valeur crête sort des limites d’un gabarit défini par une norme ou une spécification est une surtension (Cf Cahiers Techniques Schneider-Electric n°151 et 179).balourd. ou entre spires d’une même phase (C Fig.régimes de surcharge.inversion ou déséquilibre de phases. .etc. . .inertie de la charge. les parties les plus vulnérables aux défauts électriques et aux incidents d’exploitation b Les défauts internes au moteur Avaries concernant l’enroulement statorique ou rotorique L’enroulement statorique d’un moteur électrique est constitué de conducteurs en cuivre isolés par du vernis. montre qu’une augmentation de 5 % du courant. 37 Les enroulements sont.nombre de démarrage et régime de démarrage.efforts excessifs sur l’arbre. A Fig. . La courbe de la figure 39. équivalente à une élévation de température d’environ + 10°. efforts électrodynamiques sur les conducteurs). 40 Exemple de surtension 82 . 38 Résistance d’isolement en fonction de la température Des défauts d’isolement peuvent également se produire au sein de l’enroulement rotorique avec la même conséquence : la mise hors service du moteur. Les surtensions (C Fig. et par conséquent du moteur. surtensions).désalignement. se réduit donc fortement. La courbe de la figure 38 fournie par la plupart des constructeurs de moteurs électriques. • de l’installation du moteur .surtension. Cette élévation est souvent provoquée par une surcharge impliquant une augmentation du courant circulant dans ces enroulements. 37). . thermiques (sur-échauffement) ou même mécaniques (vibrations.décharge électrostatique. • du mode d’exploitation du moteur . A Fig. . montre l’évolution de la résistance d’isolement en fonction de la température : plus la température augmente et plus la résistance d’isolement diminue.etc. La durée de vie des enroulements. La cause la plus fréquente d’avarie au niveau des enroulements d’un moteur est une élévation trop importante de leur température. entre une phase et la masse.

44) qu’il est conseillé d’appliquer lorsque ce phénomène est connu ou prévisible sur le réseau alimentant le moteur. Dans la majeure partie des cas.4. 42) peut-être provoqué par l’ouverture d’une phase (défaut de dissymétrie). les surtensions se traduisent par un claquage diélectrique au niveau des enroulements du moteur.5 114 5 1. 44 Déclassement d’un moteur en fonction d’un déséquilibre de tensions de son alimentation La norme CEI 60034-26 fournit une règle de déclassement en fonction du déséquilibre des tensions (C Fig. ou par la source elle-même. Valeur du déséquilibre (%) Courant statorique (A) Augmentation des pertes (%) Echauffement (%) Fig. Le calcul du déséquilibre peut-être approché par l’équation suivante : Déséquilibré(%) = 100 x MAX avec : Vmax tension la plus élevée. soit de “surdimensionner” un moteur pour tenir compte du déséquilibre. . 42 Relevé de tensions d’un système triphasé déséquilibré Le déséquilibre (C Fig.04 x In 12. 41 Caractéristiques de différents types de surtension Ces perturbations.43 ). qui se superposent à la tension du réseau. 83 . entre les conducteurs actifs et la terre. peuvent s'appliquer selon deux modes : .mode commun.6 Les différentes causes de défauts et leurs conséquences Leurs principales caractéristiques sont décrites dans le tableau de la figure 41. 4 v Phases déséquilibrées Un système triphasé est déséquilibré lorsque les trois tensions ne sont pas égales en amplitude et/ou ne sont pas déphasées de 120° les unes par rapport aux autres. Type de surtension Atmosphérique Durée Raideur du front / fréquence Elevée (10 MHz) Moyenne (1 à 200 kHz) Fréquence du réseau Amortissement Très courte (1 à 10µs) Très élevée (1000 kV/µs) Fort Très fort Moyen nul Décharge électrostatique Très courte (ns) Manœuvre Courte (1ms) A fréquence industrielle Longue (>1s) A Fig. entre les différents conducteurs actifs.mode différentiel. 43 0 In 0 100 2 1. les déséquilibres se traduisent par une composante inverse qui génère de forts courants rotoriques provoquant un échauffement très important du rotor et impliquant un sur-échauffement du moteur (C Fig. soit de diminuer le courant de fonctionnement d’un moteur au regard de son courant nominal. entraînant sa destruction. Démarrage et protection des moteurs 4. par la présence de charges monophasées dans l’environnement proche du moteur. A Fig. (V1 + V2 + V3) Vmoy = 3 Les conséquences d’un déséquilibre des tensions appliquées à un moteur sont la diminution du couple utile et l’augmentation des pertes . Ce coefficient de déclassement permet.5 1. Vmoy – Vmin Vmoy Vmoy ) Influence d’un déséquilibre de tensions sur les caractéristiques de fonctionnement d’un moteur A Fig.01 x In 4 105 3. Vmin tension la plus faible.075 x In 25 128 ( Vmax – Vmoy .

Elles peuvent également affecter d’autres équipements tels que les contacteurs (usure voire soudure des contacts). supporter des creux de tension plus importants (de l’ordre de 50 %) sans décrocher. ont plusieurs conséquences sur le moteur : . Démarrage et protection des moteurs 4. Après une coupure. le retour de la tension engendre un appel de courant de ré-accélération proche du courant de démarrage et dont la durée dépend de la durée de la coupure. Dans ce cas. Les moteurs synchrones peuvent cependant. et chutes de tension qui en découlent. La ré-alimentation rapide (~ 150 ms) d’un moteur asynchrone en cours de ralentissement sans précaution peut conduire à un ré-enclenchement en opposition de phase entre la source et la tension résiduelle entretenue par le moteur asynchrone. il faut alors reprendre tout le processus de démarrage qui peut-être complexe.échauffements supplémentaires et efforts électrodynamiques dans les bobines pouvant engendrer des ruptures d’isolation. 45 Exemple d’un creux et d’une coupure brève de tension 84 . Ce ralentissement est fonction de l’amplitude et de la durée du creux. Sa profondeur est supérieure à 90 % et elle est caractérisée uniquement par sa durée (inférieure à 3 minutes). L’origine de ces variations de tension peut être soit un phénomène aléatoire extérieur à l’exploitation (défaut sur la distribution publique ou court-circuit accidentel). le moteur s’arrête (décrochage). Les coupures longues sont supérieures à 3 minutes. le couple que le moteur développe devient inférieur au couple résistant. A Fig. L’influence des variations peut être dramatique pour le moteur lui-même. Une coupure brève est un cas particulier du creux de tension. • Conséquences sur un moteur asynchrone Lors d’un creux de tension. provoquer le déclenchement des protections générales de l’installation et ainsi l’arrêt d’une chaîne de fabrication ou d’un atelier. Ces surintensités. des transformateurs). leurs ré-accélérations simultanées peuvent provoquer une chute de tension dans les impédances amont du réseau. la première crête du courant peut atteindre trois fois le courant de démarrage (15 à 20 In) (cf. 45) est une baisse brutale de la tension en un point d’un réseau d’énergie La norme EN50160 fixe la diminution de la tension à une valeur située entre 1 et 90 % de la tension nominale pendant une durée de 1/2 période à 50 Hz soit 10 ms jusqu’à une minute. On parle de microcoupure pour des durées de l’ordre de la milliseconde. à cet instant.6 Les différentes causes de défauts et leurs conséquences v Baisses de tension et coupures Un creux de tension (C Fig. . Lorsque l’installation comporte de nombreux moteurs.à-coups avec des contraintes mécaniques anormales sur les accouplements d’où une usure prématurée voire une casse. le couple d’un moteur asynchrone (proportionnel au carré de la tension) diminue brutalement et provoque un ralentissement.4. le moteur s’arrête. Si. En cas de décrochage. soit un phénomène lié à l’installation elle-même (branchement de fortes charges telles que des moteurs. La durée du creux est alors allongée et peut rendre la ré-accélération difficile (redémarrages longs avec sur échauffement) voire impossible (couple moteur inférieur au couple résistant). du fait de leur inertie généralement plus importante et d’une plus faible influence de la tension sur le couple. Cahier Technique Schneider Electric n°161). • Conséquences sur un moteur synchrone Les conséquences sont à peu près identiques au cas des moteurs asynchrones. de l’inertie des masses tournantes et de la caractéristique couple-vitesse de la charge entraînée.

Démarrage et protection des moteurs 4.surintensité au retour de la tension (recharge du condensateur de filtrage des variateurs). 46) est une forme de pollution du réseau électrique susceptible de poser des problèmes pour un taux supérieur à 5 %. La présence d’harmonique provoque. n’étant pas parfait. fatigue mécanique).4. onduleur. Le moteur. . ralentissement). Les équipements d’électroniques de puissance (variateur de vitesse.disfonctionnement des circuits de contrôle alimentés directement par le réseau. Les variateurs de vitesse se mettent généralement en défaut pour une chute de tension supérieure à 15 %. . dans le cas d’un couplage en triangle un rééquilibrage du flux peut alors apparaître générant un courant dans ses enroulements.6 Les différentes causes de défauts et leurs conséquences • Conséquences sur les machines à vitesse variable Les problèmes posés par les creux de tension appliqués aux variateurs de vitesse sont : . dans les moteurs. La distorsion harmonique (C Fig. une augmentation des pertes par courants de Foucault d’où des échauffements supplémentaires. Ils peuvent également engendrer des couples pulsatoires (vibrations. peut lui même être à l’origine d’harmonique de rang 3 . etc. des nuisances sonores et limiter l’emploi des moteurs à pleine charge (cf. v Présence d’harmoniques Toute fonction périodique (de fréquence f) peut se décomposer en une somme de sinusoïdes de fréquence h x f (h : entier) : 4 Le taux de distorsion harmonique (DHT pour Distorsion Harmonique Totale) donne une mesure de la déformation du signal : h total (h1+h5) h1 h5 A Fig. 85 . Cahiers Techniques Schneider-Electric n° 199). 46 Relevé d’une tension sinusoïdale comportant des harmoniques de rang 5 Les courants et tensions harmoniques sont créés par des charges non linéaires raccordées au réseau de distribution.surintensité et déséquilibre de courant sur le réseau en cas de creux de tension sur une seule phase. .) sont les principales sources injectant des harmoniques dans le réseau.impossibilité de fournir la tension suffisante au moteur (perte de couple.

48 Synthèse des défauts possibles pour un moteur avec leurs origines. Mais l’échauffement qui en résulte est beaucoup plus important car les pertes dans le rotor sont maintenues à leur valeur maximale durant tout le blocage et la ventilation est supprimée si celle-ci est liée à la rotation du rotor. onduleurs. Effets • Pointe de courant • Efforts électrodynamiques sur les conducteurs • Claquage diélectrique au niveau des enroulements • Diminution du couple utile • Diminution du couple utile • Augmentation des pertes • Diminution du couple utile • Augmentation des pertes • Augmentation du temps de démarrage Conséquences sur le moteur • Destruction des enroulements • Destruction des enroulements par perte d'isolation • Sur-échauffement(*) • Sur-échauffement(*) Surtension Déséquilibre de tension Baisse et creux de tension Harmoniques • Sur-échauffement(*) Démarrage trop long • Couple résistant trop important • Baisse de tension Blocage • Problème mécanique • Surintensité • Augmentation du • Augmentation du Surcharge couple résistant courant consommé • Baisse de tension (*) Puis. à plus ou moins long terme. Dans tous les cas. b Synthèse Cette synthèse réalisée sous la forme du tableau de la figure 48 présente pour chaque type de défaut ses origines possibles. etc . A Fig. d'une phase et du neutre ou de plusieurs spires • Foudre • Décharge électrostatique • Manœuvre • Ouverture d'une phase • Charge monophasé en amont du moteur • Instabilité de la tension du réseau • Branchement de fortes charges • Polution du réseau par variateurs de vitesse. Compte tenu de ses caractéristiques intrinsèques. v Blocage du rotor Le blocage d’un moteur. deux protections sont toujours nécessaires pour les moteurs : . • Sur-échauffement(*) • Sur-échauffement(*) • Sur-échauffement(*) sa fréquence. chaque moteur a un temps de démarrage fonction de son courant de démarrage (C Fig. avec J : moment d’inertie global des masses en mouvement. 47 Temps de démarrage admissible des moteurs en fonction du rapport courant de démarrage sur courant nominal De même. provoque une surintensité sensiblement égale au courant de démarrage. pour une cause mécanique. N(tr..s-1) : vitesse de rotation du rotor.6 Les différentes causes de défauts et leurs conséquences b Les défauts externes au moteur : phénomènes liés à l’exploitation du moteur v Démarrage trop long et/ou trop fréquent La phase de démarrage d’un moteur correspond à la durée qui lui est nécessaire pour atteindre sa vitesse de rotation nominale. L’augmentation du courant consommé par le moteur engendre un échauffement qui réduit sa durée de vie et peut lui être fatal à plus ou moins long terme. ses effets probables et les conséquences avérées. A Fig. généralement précisé par son fabricant (nombre de démarrages par heure). 47). .protection contre les surcharges (sur-échauffement). v Surcharge (ralentissement ou survitesse) La surcharge d’un moteur est provoquée par une augmentation du couple résistant ou par une baisse de la tension réseau (> 10 % de Un). Défauts Court circuit Origines • Mise en contact de plusieurs phases. effets et conséquences 86 . Le temps de démarrage (tD) dépend du couple résistant (Cr) et du couple moteur (Cm).protection contre les courts-circuits. Démarrage et protection des moteurs 4. selon l’importance du défaut et/ou court-circuit et destruction des enroulements. chaque moteur ne peut supporter qu’un nombre limité de démarrages. Les températures rotoriques peuvent devenir très importantes (350 C).4..

entre phase et masse conductrice ou entre spires d’une même phase.4.répulsion des contacts (à l’intérieur des contacteurs) pouvant entraîner leur fusion et leur soudure.les fusibles (coupe-circuits) qui interrompent le circuit par leur fusion. erreur de câblage à la mise en route ou lors d’une intervention. Cet effet thermique peut provoquer : . . desserrage. Diverses causes sont possibles : détérioration du vernis isolant des conducteurs. laquelle nécessite ensuite leur remplacement.7 4. Pour cela.les disjoncteurs à déclencheur magnétique. provoqués par le passage du courant avec les manifestations suivantes : . humidité. Il se caractérise par deux phénomènes : • Un phénomène thermique Il correspond à la quantité d'énergie libérée dans le circuit électrique parcouru par le courant de court-circuit I durant un temps t selon la 2 formule I2t et exprimée en A s. rupture ou dénudage de fils ou de câbles. qui interrompent automatiquement le circuit par ouverture de leurs pôles et dont la remise en service ne nécessite qu’une manœuvre de ré-enclenchement. . détérioration du récepteur. .la destruction des éléments thermiques d’un relais à bilame si la coordination est de type I.). etc. La protection contre les courts-circuits peut aussi être intégrée à des appareils à fonctions multiples tels que les disjoncteurs-moteurs et les contacteurs-disjoncteurs. entre phase et neutre. . deux dispositifs de protection sont communément employés : . présence de corps métalliques étrangers. souvent dénommés plus simplement “disjoncteurs magnétiques”. pénétration d’eau ou d’autres liquides conducteurs. . dépôts conducteurs (poussières. et d’interrompre le circuit très rapidement.déformation des conducteurs formant les enroulements du moteur.l’incendie dans l’équipement. .la génération d’arcs électriques. Il est donc impératif d’utiliser contre les courts-circuits des dispositifs de protection chargés de détecter le défaut. 4 87 . .en courant alternatif : liaison entre phases. avant que le courant n’atteigne sa valeur maximale.en courant continu : liaison entre les deux polarités ou entre une masse conductrice et la polarité qui en est isolée. De telles manifestations sont dangereuses à la fois pour les biens et pour les personnes. Démarrage et protection des moteurs 4. Un court-circuit peut avoir des effets dévastateurs et provoquer des détériorations importantes sur le matériel.casse des supports isolants des conducteurs.la fusion des contacts du contacteur. .7 Les fonctions et les produits de protection Les fonctions et les produits de protection b Protection contre les courts-circuits v Généralités Un court-circuit est une mise en relation directe de deux points qui sont à des potentiels électriques différents : .la calcination des matériaux isolants. Un court-circuit se traduit par une augmentation brutale du courant qui peut atteindre en quelques millisecondes une valeur égale à plusieurs centaines de fois le courant d’emploi. • Un phénomène électrodynamique Il se traduit entre les conducteurs par des efforts mécaniques intenses.

Le pouvoir de fermeture est égal à k fois le pouvoir de coupure selon le tableau de la figure 49.interrompre le courant de court-circuit.2 PC 4. v Les disjoncteurs magnétiques Ces disjoncteurs assurent.25 0. Pouvoirs de coupure et de fermeture. les effets thermiques et électrodynamiques sont aussi limités.52). 51 Disjoncteur magnétique GV2-L (marque Telemecanique) et son symbole graphique Pour des courants de court-circuit peu élevés. 52 Courbes de déclenchement des disjoncteurs magnétiques 88 . fixés par la norme CEI 60947-2 pour les disjoncteurs v Les fusibles (coupe-circuits) Les fusibles réalisent une protection phase par phase (unipolaire).leur pouvoir de fermeture : c’est la plus grande valeur du courant que l’appareil de protection peut établir sous sa tension nominale dans des conditions spécifiées. .Telemecanique) Pour la protection des moteurs. 51). La plupart des disjoncteurs magnétiques pour protéger les moteurs sont limiteurs et contribuent ainsi à la coordination (C Fig.5kA < PC < 6kA 6kA < PC < 10kA 10kA < PC < 20kA 20kA < PC < 50kA 50kA < PC A Fig. Cette protection est conforme à la norme CEI 60947-2.1 PC 2. .leur pouvoir de coupure : c’est la plus grande valeur du courant présumé de court-circuit qu’un appareil de protection peut interrompre sous une tension donnée. De fait. d’où une meilleure protection des câbles et de l’appareillage. Leur particularité est de laisser passer les surintensités du courant magnétisant à la mise sous tension des moteurs. les fusibles utilisés sont ceux de type aM. Démarrage et protection des moteurs Pouvoir de coupure (PC) 4. il est nécessaire d’ajouter un relais de surcharge dans le circuit d’alimentation des moteurs. Les disjoncteurs magnétiques réalisent d’origine une coupure omnipolaire : le fonctionnement d’un seul déclencheur magnétique suffit à commander l’ouverture simultanée de tous les pôles. 50 Sectionneurs 32 et 125 A à fusibles (LS1-D32 et GS1-K4 . A Fig. A Fig. C’est pourquoi. avec un pouvoir de coupure important sous un faible volume.5 0. dans la limite de leur pouvoir de coupure et par l’intermédiaire de leurs déclencheurs magnétiques (un par phase). la protection des installations contre les courts-circuits (C Fig. Ils assurent la limitation des I2t et des contraintes électrodynamiques (Icrête). trois impératifs doivent être respectés : . 50). A Fig. 49 Cos ϕ 0.2 Pouvoir de fermeture (PF) 1.soit dans des sectionneurs en remplacement des douilles ou des barrettes (C Fig.détecter très tôt le courant de défaut. . A noter que des cartouches fusibles munies d’un percuteur peuvent être associées à un dispositif de coupure omnipolaire (souvent le contacteur de commande du moteur) pour empêcher la marche en monophasé lors de leur fusion.3 0.7 0. En général. . Ils se montent : . leur calibre doit être immédiatement supérieur au courant de pleine charge du moteur à protéger. ils ne sont pas adaptés à la protection contre les surcharges (contrairement aux fusibles de type gG).7 PC 2 PC 2.soit sur des supports spécifiques appelés porte-fusibles.5 PC 1.4. Pour interrompre efficacement un courant de court circuit. Leur durée de coupure particulièrement brève leur permet d’interrompre le courant de court-circuit avant qu’il n’atteigne son amplitude maximale.séparer très vite les contacts. De fait.7 Les fonctions et les produits de protection v Définitions et caractéristiques Les principales caractéristiques des protections contre les courts-circuits sont : . le fonctionnement des disjoncteurs est plus rapide que celui des fusibles.

94 0.multifonctions. et varie suivant les fabricants.75 0.77 0.82 0.91 0.83 35°C 1. La classe d’isolation détermine l’échauffement normal d’un moteur à une température ambiante de 40°C.87 0.89 0. courant) et pour pouvoir choisir une protection efficace contre les surcharges (C Fig. . la protection contre les surcharges peut-être réalisée par des relais : . Altitude m 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 30°C 1. et S5 pour lesquels le constructeur d'un moteur définit.82 0.de surcharge.4. dans chaque cas.64 4 Les valeurs du tableau ci-dessus sont données à titre indicatif.87 0. Elle se manifeste par une augmentation du courant absorbé par le moteur et par des effets thermiques.76 0. .84 0.72 0.79 0. Notons toutefois qu’une surcharge conduisant à un échauffement supérieur à la normale n’aura pas d’effets néfastes immédiats si elle est limitée dans le temps et peu fréquente.7 Les fonctions et les produits de protection b Protection contre les surcharges v Généralités La surcharge est le défaut le plus fréquent sur les moteurs.53). une puissance d'emploi différente de la puissance nominale. etc.71 0.80 0.68 60°C 0.01 0.80 0. Les conditions réelles d'emploi (température ambiante. du mode de construction (moteur auto ventilé ou moto ventilé.à sondes à thermistances CTP (à Coefficient de Température Positif). .évitant des arrêts intempestifs des moteurs.92 0.).elle préserve la durée de vie des moteurs en interdisant leur fonctionnement dans des conditions anormales d’échauffement.83 0. qui au minimum protègent les moteurs dans les deux cas suivants : .75 0. . le déclassement d'un moteur est fonction de sa taille. A Fig. .89 0.72 55°C 0.surcharge. Démarrage et protection des moteurs 4.84 0. thermique (bilames) ou électroniques. mais il est important de revenir rapidement à des conditions de fonctionnement normales.68 0.07 1. L’importance d’une bonne protection contre les surcharges est donc évidente : .81 Température ambiante 40°C 45°C 50°C 1. S4.76 0.00 0.97 0.91 0.79 0. Tout dépassement de la température limite de fonctionnement conduit à une réduction de la durée de vie par vieillissement prématuré des isolants. un redémarrage dans les meilleures conditions de sécurité pour les hommes et les équipements.04 1. IP 44. degré de protection IP 23. .78 0.elle assure la continuité d’exploitation en : . Ces valeurs d'emploi sont fournies par le constructeur du moteur.96 0.95 0.de sur-couple. La valeur de puissance nominale qui apparaît généralement sur la plaque d’un moteur est définie par le constructeur pour un service continu S1 (fonctionnement à régime constant et d'une durée suffisante pour atteindre l'équilibre thermique). 53 Coefficients de déclassement des moteurs selon leurs conditions d'emploi Selon le niveau de protection souhaité. Il existe d'autres services normalisés.01 097 0. par son dispositif différentiel.90 0. altitude d'utilisation et service normalisé) sont essentielles pour déterminer les valeurs d'emploi du moteur (puissance. par le contrôle du courant absorbé sur chacune des phases. Elle n’implique donc pas nécessairement un arrêt du moteur.98 0. de sa classe d'isolation.84 0.déséquilibre ou absence de phases.86 0. En effet. ou les services intermittents périodiques S3.permettant.93 0.04 1. tel que le service temporaire S2. après déclenchement.93 0. 89 .86 0.87 0.

soit en série avec la charge. Les limites d’utilisation sont également caractérisées par des courbes (C Fig. à des transformateurs de courant placés en série avec la charge.2 x Ir Classe 10 A 10 20 30(*) Tolérances plus étroites (bande E) >2h >2h >2h >2h <2h <2h <2h <2h < 2 h min < 4 h min < 8 h min < 12 h min 2 s < tp < 10 s 4 s < tp < 10 s 5 s < tp < 10 s 6 s < tp < 20 s 10 s < tp < 20 s 9 s < tp < 30 s 20 s < tp < 30 s (*) classe peu utilisée dans les pays européens mais d’un usage répandu aux Etats Unis. Il est donc nécessaire de disposer de relais adaptés à la durée de démarrage. la protection du moteur. v Les relais thermiques de surcharge à bilames (C Fig. ou par des fusibles (voir protection contre les courts-circuits). mais ils doivent admettre la surcharge temporaire due au démarrage. en général un contacteur. Selon les applications. la durée de démarrage des moteurs peut varier de quelques secondes (démarrage à vide. Cependant. couple résistant peu élevé. Temps de déclenchement à partir de l’état : Froid Chaud Chaud Froid à 1. Pour répondre à ce besoin. Ces relais possèdent une mémoire thermique (sauf pour certains relais électroniques de surcharge. signalés par leurs constructeurs) et peuvent être connectés : . 56 et 57) Ils assurent. pour les fortes puissances. 55 Courbes de déclenchement des relais de surcharge Le calibre du relais est à choisir en fonction du courant nominal du moteur et du temps de démarrage calculé. 54 Principales classes de déclenchement des relais de surcharge selon la norme CEI 60947-4-1 A Fig.7 Les fonctions et les produits de protection Un relais de protection n’a pas de fonction de coupure. Etat froid : état initial sans charge préalable Etat chaud : équilibre thermique atteint à Ir Ir : courant de réglage du relais de surcharge A Fig. . A Fig. Ils sont donc conçus pour autoriser le démarrage normal des moteurs sans déclencher.05 x Ir à 1.) à quelques dizaines de secondes (couple résistant important. les relais de protection disposent d’un contact de défaut (NC) qui est à placer en série avec l'alimentation de la bobine du contacteur. etc.54). A cet effet. la norme CEI 60947-4-1 définit plusieurs classes de relais de surcharge caractérisées chacune par leur temps de déclenchement (C Fig. par association avec un contacteur. 55) fonction du temps et de la valeur du courant de réglage (notée en multiple de Ir). Démarrage et protection des moteurs 4.). ils doivent être protégés contre les fortes surintensités par un disjoncteur.4.soit. etc. de la ligne et de l'appareillage contre les surcharges faibles et prolongées. appareil qui doit avoir le pouvoir de coupure requis pour le courant de défaut à interrompre.5 x Ir à 7. Il est destiné à commander l’ouverture d’un appareil de coupure. v Les relais de surcharge (thermiques ou électroniques) • Généralités Ces relais protègent les moteurs contre les surcharges. forte inertie de la charge entraînée.2 x Ir à 1. 56 Relais thermique de surcharge à bilames LRD (marque Telemecanique) et son symbole graphique 90 . et ne déclencher que si le démarrage est anormalement long.

l’électronique calcule en permanence la température du moteur en fonction du courant qui l’a traversé et des temps de fonctionnement. . ce relais offre une excellente fiabilité. 60) Ces relais bénéficient des avantages de l’électronique qui permet de créer une image thermique du moteur plus élaborée. suivant le réglage. Les relais thermiques de surcharge sont utilisables en courant alternatif et continu.compensés. Au passage du courant les bilames se déforment et. La protection approche donc mieux la réalité et peut éviter des déclenchements intempestifs. .0 Ir 1 pôle : 0.58). . 57 Vue interne d’un relais thermique de surcharge et détail d’un de ses bilames Le réarmement ne peut s’effectuer que lorsque les bilames sont suffisamment refroidis.tripolaires. Outre les fonctions classiques des relais de surcharge (protection des moteurs contre les surcharges. Temps de déclenchement >2h >2h A Fig. 58 Zone de déclenchement pour les relais de surcharge thermique compensés selon la température de l’air ambiant (source IEC 60947-4-2 et 6-2) Couramment utilisé. et son coût est faible. 60 Relais électronique de surcharge (LR9F Telemecanique) 91 . Ils peuvent également être sensibles à une perte de phase : c’est la notion de différentiel. les déséquilibres et l’absence de phases).). A Fig. v Les relais électroniques de surcharge (C Fig.9 Ir 2 pôles : 1. Cette fonctionnalité évite la marche en monophasé du moteur. c’est à dire insensibles aux variations de la température ambiante (courbe de déclenchement identique de 0 à 40°C selon un gabarit normatif (C Fig. . etc. .le contrôle de la température par sondes CTP. Démarrage et protection des moteurs 4. . A Fig. et répond aux conditions de la norme CEI 60947-4-1 et 60947-6-2 (C tableau Fig. les relais électroniques de surcharge peuvent être complétés par des options telles que : .la protection contre les blocages et les sur couples. 59 Multiple de la valeur du courant de réglage 2 pôles : 1.4. . provoquent l’ouverture brusque du contact du relais. ils sont généralement : .la protection contre la marche à vide. Il présente cependant les inconvénients de ne pas tenir compte de manière très précise de l'état thermique du moteur à protéger et d’être sensible à l’environnement thermique de l’endroit où il est installé (ventilation d’armoir. Il est particulièrement recommandé s'il existe un risque de blocage du rotor.à réarmement manuel ou automatique.la protection contre les inversions de phases.etc. .7 Les fonctions et les produits de protection Le principe du fonctionnement d’un relais thermique de surcharge repose sur la déformation de ses bilames chauffés par le courant qui les traversent. A partir d’un modèle reconstituant les constantes de temps thermiques du moteur. Les relais électroniques de surcharge sont moins sensibles à l’environnement thermique de l’endroit où ils sont installés.la protection contre les défauts d’isolement.15 Ir 1 pôle : 0 4 Limite de fonctionnement d’un relais de surcharge thermique différentiel (sensible à une perte de phase) A Fig.gradués en “ampères moteur” : affichage direct sur le relais du courant indiqué sur la plaque signalétique du moteur. 59).

63 Relais de surcouple. Une ou plusieurs sondes à thermistance à Coefficient de Température Positif (CTP) placées au sein des bobinages des moteurs ou tout endroit susceptible de s’échauffer (paliers. de grippage ou d'à-coups mécaniques. marche par à-coups. Ils offrent une excellente précision de la mesure de la température : leur volume réduit leur confère une inertie thermique très faible et donc un temps de réponse très court. Ce sont des composants statiques dont la résistance augmente brutalement quand la température atteint un seuil appelé Température Nominale de Fonctionnement (TNF) selon la courbe de la figure 61. ils peuvent être utilisés pour protéger les moteurs contre : surcharge. Ils comportent : ils sont composés de plusieurs éléments distincts. Ils ont une caractéristique de fonctionnement à temps défini (seuil de courant et temporisation réglables). L’emploi de ce mode de protection doit être prévu à l’avance car les sondes doivent être incorporées aux enroulements lors de la fabrication du moteur. ne possèdent pas de mémoire thermique. défaut du circuit de ventilation. élévation de température ambiante. 62 Dispositif électronique (LT3 .Telemecanique) à associer à trois sondes à thermistance. A Fig. A Fig. possèdent les compétences nécessaires. Démarrage et protection des moteurs 4.7 Les fonctions et les produits de protection v Les relais à sondes à thermistance CTP Ces relais de protection contrôlent la température réelle du moteur à protéger. contrairement à la majeure partie des relais de surcharge. fréquence de démarrages trop élevée. le circuit à seuil détecte la brusque élévation de résistance de la sonde et commande alors le changement d’état des contacts de sortie. ce mode de protection peut-être utilisé : . Ce choix est normalement fait par les constructeurs de moteurs ou les rebobineurs qui. 61 Balises ou « points de fonctionnement » des sondes à thermistance CTP v Les relais de surcouple : une protection complémentaire (C Fig. marque Telemecanique 92 .soit pour commander l’arrêt (TNF correspondant à la température maximale prescrite) (C Fig. palan). pour commander l’arrêt d’un moteur en dépassement de température Ces relais. Selon les sondes choisies. ou lors d’un rebobinage éventuel après un incident.4. Ces deux contraintes font que ce choix de protection via des sondes CTP est plutôt réservé à des équipements haut de gamme dont les moteurs sont d’un coût élevé. .62). Lorsque la TNF est atteinte.63) En complément d'une protection thermique par relais ou par sonde CTP. A Fig. De plus de nouveaux besoins de gestion de production ou de maintenance sont apparus et ont incités les fabricants de matériel électrique à proposer de nouveaux produits permettant non seulement une protection adaptable mais aussi une gestion complète du moteur et de sa charge. Avec le contrôle direct de la température des enroulements statoriques. Le choix des sondes CTP à incorporer dépend de la classe d’isolation et de la structure du moteur. etc. roulements. etc. • Un dispositif électronique Il est en alternatif ou en courant continu et mesure en permanence la résistance des sondes qui lui sont associées. seuls. à la température ou à des applications particulières. en cas de blocage du rotor. ils sont cependant limités lorsqu'il s'agit de prendre en compte les problèmes liés à la tension.). v Les relais multifonctions • Les relais thermiques électromécaniques ou électroniques Ils protègent les moteurs à partir de la mesure du courant et s'avèrent suffisants pour les applications courantes.soit pour fournir une alarme sans arrêt de la machine (TNF inférieure à la température maximale prescrite pour l’élément à protéger). ils assurent une protection de la chaîne cinématique. Le relais de surcouple peut être utilisé comme protection contre les surcharges pour les moteurs ayant des démarrages longs ou très fréquents (ex.

Ces nouvelles générations de produits permettent de réduire les coûts depuis la conception en simplifiant la programmation des automates jusqu'à l'exploitation en réduisant les coûts de maintenance et les temps d'arrêt. Nous donnons ci-dessous une présentation rapide des solutions possibles ainsi qu'un guide de choix simplifié. • Trois familles de produit L'ensemble des relais multifonctions peut être illustré par trois familles de produits. Solution 1 : relais multifonctions intégré au démarreur moteur (CFig.7 Les fonctions et les produits de protection • Le développement Le développement de ces relais est possible grâce à l'utilisation conjointe des technologies suivantes : . 66). Nous conseillons aux lecteurs de se reporter aux documents techniques de Schneider Electric qui présentent l'offre de manière exhaustive. 64 Relais multifonction intégré au démarreur Solution 2 : relais multifonction séparé de la ligne puissance et utilisant les blocs fonctions de la solution 1. 93 . C'est la solution qui présente le plus de fonctionnalités.une technologie électronique hybride analogique et numérique ayant une bonne puissance de traitement et de capacité mémoire. Démarrage et protection des moteurs 4.l'utilisation des bus de communications pour les échanges de données et le contrôle. il permet une association avec des organes de toute puissance (CFig.4. 4 A Fig.des capteurs de tension et de courant. 65). . . 66 Relais multifonction indépendant Tableau de choix des relais de protection Un comparatif des principales fonctions des protections moteur est donné dans le tableau figure 67.des algorithmes performants de modélisation des moteurs. 64). Des informations plus complètes sont fournies dans les documentations techniques du constructeur. Solution 3 : relais multifonction séparé de la ligne puissance et intégrant plusieurs entrées/sorties (CFig. ces derniers basés sur des concepts sans matériel magnétique (tores de Rogowsky) ont des temps de réponse très court et une excellente linéarité. Elle est limitée aux courants inférieurs à 32A. 65 Relais multifonction séparé de la ligne puissance A Fig. A Fig.des programmes d'applications intégrées et paramétrables. . . Cette solution présente l'avantage d'être très compacte avec un câblage réduit.

67 Tableau des protections moteur Contrôleur moteur séparé Système de gestion de moteur séparé 10 et 20 ++ +++ 5 à 20 +++ 5 à 20 +++ 5 à 30 +++ ++ + ++ ++ ++ module ++ ++ module +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ module module module module +++ +++ 3 I/O 10 I/O 10 à 20 I/O ++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ + module + module +++ +++ + module module module module module module +++ +++ +++ 94 .7 Les fonctions et les produits de protection Relais à sondes PTC Relais de surcouple Relais multifonction Intégré au démarreur Type de fonction Courant Classe de protection Surintensité Défauts de terre Déséquilibre de phases Blocage mécanique pendant / après le démarrage Marche à vide Tension et puissance Déséquilibre de tension Perte d'une phase Inversion de phase Sous tension Surtension Puissance et facteur de puissance Température Sondes CTP Sondes PT100 Logique Table de vérité Temporisateur Contrôle application Démarrage direct Inverseur Etoile triangle Part winding – deux vitesses Exploitation / maintenance Diagnostic Historique Liaisons / communication Affichage local Affichage déporté par bus de communication Contrôle / commande par bus de communication A Fig. Démarrage et protection des moteurs Types de relais Relais de surcharge (thermique ou électrique) 4.4.

Icu : pouvoir de coupure ultime (maximum) en court-circuit.Telemecanique) et son symbole graphique A Fig. Ce mode de déclenchement est appelé “à retard indépendant” dans les normes. Im : courant de déclenchement de la protection magnétique temporisée.la zone des courants forts. .4. Il permet d’éviter des déclenchements intempestifs à l’enclenchement sur les pointes de courants magnétisants des moteurs. qui représente les temps de déclenchement du disjoncteur en fonction du courant (multiple de Ir). . Dans ces disjoncteurs. A Fig. plus la surcharge est importante. surveillée par le “magnétique instantané” ou “court-circuit” dont le fonctionnement est instantané (inférieur à 5 ms). L’utilisateur aura tout intérêt à sélectionner les dispositifs intégrant une électronique de communication pour anticiper et prévenir les éventuels défauts. De plus. Cette courbe comporte quatre zones (C Fig. 68 Leurs éléments thermiques (protection contre les surcharges) sont compensés contre les variations de la température ambiante.7 Les fonctions et les produits de protection b Les “disjoncteurs moteurs” (disjoncteurs magnétothermiques) v Généralités Le “disjoncteur moteur” est un disjoncteur magnétothermique qui réalise à la fois la protection contre les courts-circuits et contre les surcharges par ouverture rapide du circuit en défaut. 4 v Courbes de déclenchements Un disjoncteur moteur est caractérisé par sa courbe de déclenchement.68 ). plus le temps de déclenchement est court. Disjoncteur-moteur (GV7 .la zone des surcharges thermiques. Ce mode de déclenchement est ainsi appelé “à temps inverse” dans les normes. 69) : . en général d’environ 10 fois le courant de réglage maximal des déclencheurs thermiques. Il est la combinaison du disjoncteur magnétique et du relais de surcharge. Tant que I < Ir . Le déclenchement est assuré par le “thermique”. il n’y a pas de déclenchement. il doit correspondre à la valeur du courant nominal (In) du moteur à protéger. Ics : pouvoir assigné de coupure de service en court-circuit.la zone de fonctionnement normal. 95 . Ils intègrent également un dispositif de cadenassage nécessaire à la consignation. les dispositifs magnétiques (protection contre les courts-circuits) ont un seuil de déclenchement non réglable. en position d'ouverture. . Il satisfait aux normes CEI 60947-2 et 60947-4-1 (C Fig. Iinst : courant de déclenchement de la protection magnétique instantanée. 69 Zones de fonctionnement d’un disjoncteur magnétothermique b Conclusion La protection des moteurs est une fonction essentielle pour la continuité du fonctionnement des machines. la coordination (type II) entre les éléments thermiques et la protection court-circuit est assurée par construction. Démarrage et protection des moteurs 4. Leurs limites sont : Ir : courant de réglage de la protection contre les surcharges. Il peut varier de 3 à 17 fois Ir mais est en général proche de 10 Ir. Dans tous ces disjoncteurs. Le seuil de protection thermique est quant à lui réglable en face avant du disjoncteur. la plupart de ces appareils ont une distance d'isolement suffisante (entre leurs contacts) pour réaliser la fonction de sectionnement. Le choix du dispositif de protection doit être fait avec rigueur.et sur certains disjoncteurs (disjoncteurs électroniques). une zone intermédiaire surveillée par un “magnétique temporisé” dont le fonctionnement est retardé (de 0 à 300 ms). La recherche d’anomalies et la rapidité de remise en route seront ainsi grandement améliorées. Sa valeur doit correspondre au courant nominal du moteur à protéger.

5 .Départs moteurs 5 96 chapitre Départs moteur Présentation : • Fonctions nécessaires à la construction d'un départ moteur • Tableau de choix des fonctions des départs moteurs et des produits concernés .

7 5.12 5.Départs moteurs Sommaire 1 2 5.14 5.15 Généralités Les fonctions de base des départs-moteurs Une fonction complémentaire : la communication Départs-moteurs et coordination Les variateurs de vitesse Structure.5 5.2 5. composants des démarreurs et variateurs électroniques Variateur-régulateur pour moteur courant continu Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone Gradateur de tension pour moteur asynchrone Moto-variateurs synchrones Moto-variateurs pas-à-pas Les fonctions complémentaires des variateurs de vitesse Les variateurs de vitesse et le bilan énergétique Les variateurs de vitesse et les économies d’énergie et de maintenance Grille de choix des départs moteurs Page 3 4 5 6 7 Page Page Page Page Page Page Page Page 8 9 Page Page Page 10 11 12 M Page Page Page 97 .5 .1 5.9 5.10 5.4 5.13 5.6 5.8 5.3 5.11 5.

Selon la constitution d’un départ-moteur. inversion de phase.la commutation ou commande (marche . CEI 60364-5-53).2 Les fonctions de base des départs-moteurs b Le sectionnement La fonction de sectionnement est une obligation et doit se trouver à l'origine de tout circuit (cf. font l’objet d’une section particulière de ce chapitre 5. mais préconisée au niveau de chaque départ moteur. Dans la section 5. normes d’installation NF C15-100. Elles peuvent concerner : .le sectionnement.la « coupure visible » signifie que l’ouverture des pôles est directement visible par un opérateur. . ne peut indiquer la position « hors tension » que si les contacts sont effectivement séparés par une distance suffisante spécifiée dans les normes. etc. .Départs moteurs 5. démarrage progressif. .la coupure omnipolaire et simultanée.la puissance : variation de la vitesse. qui sont des systèmes sophistiqués de départ moteur. informations qui sont souvent mal interprétées. par exemple. soit par un indicateur de position qui.5 .5. 1 Les différentes fonctions et leur association pour constituer un départ-moteur 5. : sectionneur à fusibles).la protection contre les surcharges. Ce sectionnement doit être conçu conformément aux spécifications qui exigent : .14. selon la norme. communication. temporisation. d’un support d’embrochage. un même appareil combine les fonctions de sectionnement et de protection contre les courts-circuits (ex.le respect des distances d'isolement en fonction des tensions d’alimentation.2 Généralités Les fonctions de base des départs-moteurs 5. Chaque départ-moteur peut être enrichi de fonctionnalités supplémentaires selon les besoins de l’application.arrêt). A Fig. . .1 Généralités Un départ-moteur comprend quatre fonctions de base : . 98 . .13 et 5.la coupure apparente est identifiée soit par la position de l’organe de manœuvre.la condamnation. de dépannages ou de modifications sur les circuits électriques qui se trouvent en aval. Souvent. les fonctions peuvent être réparties de différentes manières dont la figure 1 donne des schémas. Les constructeurs proposent de nombreux appareils pouvant remplir cette fonction. . La variation de vitesse ou les démarreurs progressifs. Elle a pour rôle d’isoler les circuits de leur source d’énergie (réseau d’alimentation puissance) de manière sûre afin d’assurer la protection des biens et des personnes en cas d’opérations de maintenance.le contrôle : contacts auxiliaires.1 5. Les moto variateurs particuliers comme les variateurs pour moteurs synchrones et moteurs pas à pas trouvent place également dans cette section en raison des similitudes de fonctionnement. non imposée. .la coupure visible ou pleinement apparente : .la protection contre les courts-circuits. Pour cela certains appareils de base doivent être complétés d’un dispositif complémentaire. nous mettons l’accent sur le bilan énergétique et les économies possibles. etc.

Cependant.5 de ce chapitre. il faut comprendre fermer (établir) et ouvrir (interrompre) un circuit électrique en charge. démarreurs et variateurs de vitesse. voire incompatibles avec le fonctionnement souhaité au niveau de la machine (appel de courant au démarrage. Elle est remplie par des dispositifs électromécaniques ou électroniques (relais de surcharge) associés à un organe de coupure (disjoncteur ou contacteur) ou intégrés aux démarreurs ou variateurs de vitesse électroniques. De plus. impossibilité de faire varier la vitesse. Elle protège aussi la ligne du moteur contre les surcharges thermiques. Les variateurs de vitesse et les démarreurs électroniques ont donc des protections intégrées. Mais le contacteur est le produit le plus utilisé pour réaliser cette fonction car il permet la commande à distance (télécommande). les informations élaborées par la protection thermique incorporée au variateur peuvent être échangées avec un automate ou un superviseur par la liaison de communication dont sont munis les variateurs et démarreurs les plus évolués.Telemecanique) b La commutation ou commande v La fonction de commande Par « commander ». cet organe de commande doit permettre un grand nombre de manœuvres (durabilité électrique) et être conforme aux normes CEI 60947-4-1. 2) permettent de supprimer ces inconvénients. b La protection v La protection contre les courts-circuits (C chapitre 4 Démarrage et protection des moteurs) Cette fonction nécessite la détection des surintensités consécutives aux courts-circuits (généralement supérieures à 10 fois le courant nominal) et l’ouverture du circuit en défaut.5 . elle s’accompagne parfois de contraintes qui peuvent s’avérer gênantes pour certaines applications. Pour les moteurs. etc.2 Les fonctions de base des départs-moteurs Un sectionneur est destiné à isoler un circuit.). Les variateurs modernes assurent en général la protection de surcharge des moteurs et leur propre protection. 99 . Un interrupteur offre en plus de la capacité de sectionnement celle de pouvoir établir. supporter et interrompre des courants (norme IEC 947-3). un microprocesseur calcule l’élévation de température du moteur et fournit un signal d’alarme ou de déclenchement en cas d’échauffement excessif. v Protections associées aux démarreurs et aux variateurs de vitesse électroniques Le démarrage en direct sur le réseau de distribution des moteurs asynchrones est la solution la plus répandue. La fonction commande est réalisée par les interrupteurs voir même par les disjoncteurs-moteurs. A partir de la mesure du courant et d’une information sur la vitesse. il n’a ni pouvoir de coupure ni de fermeture. v La protection contre les surcharges (C chapitre 4 Démarrage et protection des moteurs) Cette fonction nécessite la détection des surintensités consécutives aux surcharges (Ir < I surcharges < Im) et l’ouverture du circuit en défaut. 2 Variateur de vitesse (ATV58H . Elle est remplie par des fusibles ou des disjoncteurs magnétiques. Il se manipule donc toujours à vide.Départs moteurs 5. La variation de vitesse fait l’objet de la section 5. Les démarreurs et les variateurs de vitesse électroniques (C Fig. la plus économique et convient le plus souvent pour une grande variété de machines. 5 A Fig. mais les protections conventionnelles décrites précédemment sont inefficaces avec ces appareils qui modulent l’énergie électrique fournie au moteur. à-coups mécaniques lors des démarrages. impossibilité de contrôler l’accélération et la décélération.

inversion de marche.5 . les constructeurs doivent préciser les caractéristiques suivantes : • Circuit de commande .le service assigné. Elle détermine l'emploi des circuits auxquels se rapportent les pouvoirs de fermeture et de coupure. Chaque catégorie est caractérisée par une ou plusieurs conditions de service telles que : . Nature du courant Courant alternatif Catégories d’emploi AC-1 AC-2 Applications caractéristiques Charges non inductives ou faiblement inductives. . Charges non inductives ou faiblement inductives. inversion de marche. marche par à-coups. Commande moteur (pompes. ainsi que sa fréquence dans le cas du courant alternatif. fours à résistances. Les pouvoirs assignés de fermeture et de coupure ne sont pas forcément spécifiés par le constructeur. marche par à-coups. qu’un matériel peut établir (fermeture) ou interrompre (coupure) de manière satisfaisante dans des conditions spécifiées. broyeurs. groupe électrogène…). . transporteurs. compresseurs. . Dans le cas de matériels pour la commande directe d'un seul moteur. coupure des moteurs lancés*.tension assignée d'emploi (Ue) : elle s’exprime généralement par la tension entre phases. Equipement à service intensif (levage. être complétées par : . fixées par le constructeur. train de laminoir…). . Distribution d’énergie (éclairage. 3). marche par à-coups.des courants. Equipement à service intensif (levage. Ce sont des valeurs maximales de courant. coupure.des tensions. A Fig. manutention. machine outils.le facteur de puissance ou constante de temps. • Circuit de puissance . Coupure dynamique de moteurs pour courant continu. presses…). broyeurs. ventilateurs.nature du courant de commande.courant assigné d'emploi (Ie) ou puissance assignée d’emploi : Cette caractéristique est définie par le constructeur selon des conditions d’emploi spécifiées et tient compte notamment de la tension assignée d’emploi et du courant thermique conventionnel (Ith correspondant à la valeur maximale du courant d’essai). le type de service et les caractéristiques de démarrage.tension assignée des circuits de commande (Uc) ou tension d’alimentation de commande (Us).et si nécessaire. manutention.2 Les fonctions de base des départs-moteurs Selon ces normes. Moteurs à bagues : démarrage. s'il y a lieu. AC-3 AC-4 Courant continu DC-1 DC-3 DC-5 * La catégorie AC-3 peut être utilisée pour des marches par à-coups ou des inversions de marche de manœuvres occasionnelles de durée limitée. inversion de marche. . telles que le montage d'une machine . Moteurs série : démarrage. mais la norme exige des valeurs minimales pour chaque catégorie d’emploi.Départs moteurs 5. l'indication d'un courant assigné d'emploi peut être remplacée ou complétée par celle de la puissance maximale disponible assignée. Ces informations peuvent. 3 Les différentes catégories d’emploi des contacteurs selon CEI 60947-1 100 .les pouvoirs assignés de fermeture et/ou de coupure. d’autres conditions de service. Les classes définissent différents cycles de manœuvres. fours à résistances. v Les catégories d’emploi des appareils de commande Les normes de la série CEI 60947 définissent des catégories d’emploi selon les applications dont les appareils de commande sont destinés (C Fig. le nombre de ces manœuvres pendant ces durées limitées ne dépasse pas normalement cinq manœuvres par minute ni plus de dix pour une durée de 10 min. Moteurs à cage : démarrage. Moteurs shunt : démarrage. . avec indication de la classe de service intermittent. Moteurs à cage : démarrage. Coupure dynamique de moteurs pour courant continu. sur ce matériel. dans certains cas. train de laminoir…).

etc.pré alarmes permettant d’anticiper l’apparition d’un défaut. Cependant d’autres contraintes sont à prendre en compte. et/ou les défauts existants (surintensités. en cours de démarrage. . Pour une telle communication entre tous les éléments d’un système de production. . b L’apport de la communication A Fig. 4) sont intégrés dans bon nombre d’appareils y compris des appareils de protection tels que des relais multifonctions ou encore des départsmoteurs. L’endurance électrique (durabilité des contacts) des appareils (contacteur) est alors une caractéristique importante.historique des défauts permettant de rechercher et d’identifier un événement récurent. Profibus. 5 5. et de piloter les machines d’un système de production. par exemple : .les conditions dans lesquelles s’effectuent les fermetures et les ouvertures (moteur lancé. résistance). bord de mer). 4 Le démarreur contrôleur avec son module de communication Modbus (Tesys U . Il est alors nécessaire de disposer de catalogues complets et précis pour vérifier que tous ces impératifs sont respectés par le matériel retenu. Il en est ainsi des facteurs extérieurs à l’application : conditions climatiques (température. moteur à bagues. d’interroger différents organes. la charge moteur (mesure du courant).Telemecanique) Avec des modules de communication tels que AS-I. freinage en contre-courant.) ou passés (historique). la fiabilité de l’équipement peut aussi être un facteur critique. à distance.2 5..3 Une fonction complémentaire : la communication b La communication est une fonction devenue quasiment incontournable Dans les processus et les systèmes de production industriels. des composants ou modules communicants (C Fig. etc.5 . Elle concoure donc à l’amélioration de la gestion des équipements avec une conséquence positive sur les résultats économiques. situation géographique (altitude. il est par exemple possible de connaître. humidité). notamment lorsque la maintenance est difficile.la nature du récepteur contrôlé (moteur à cage. moteur calé.).3 Les fonctions de base des départs-moteurs Une fonction complémentaire : la communication Sont ainsi prises en compte.Départs moteurs 5. outre le pilotage d’un moteur (télécommande marche-arrêt du démarreur-moteur). Dans certaines situations. apporte les services suivants : . .aide à la mise en service.les conditions d’établissement et de coupure de courant. en plus d’être utile pour l’intégration des protections dans les processus d’automatismes industriels.aide à la maintenance en identifiant une dérive des conditions de fonctionnement. elle permet à distance de contrôler. . 101 . . Modbus. surcharges. contraintes qui ne sont pas toutes caractérisées par la norme. etc. etc. v Choisir un contacteur Les catégories d’emploi définies dans la norme permettent une première sélection d’un matériel à même de répondre aux exigences de l’application à laquelle est destinée le moteur. L’utilisation de la communication.

5) pour qu’un départ moteur remplisse bien toutes ces fonctions.4 Départs-moteurs et coordination 5.le relais de surcharge doit protéger le disjoncteur magnétique dans la zone de surcharge : sa courbe "1" doit passer en dessous de celle de la tenue thermique du disjoncteur.à partir de 1.25 Ic seule la protection contre les courts-circuits doit intervenir. c’est la solution la plus simple : facile à mettre en œuvre (peu de câblage) et choix immédiat (pas d’étude particulière). les principales fonctions que doit assurer un départ-moteur (sectionnement. . 6). pour que le contacteur soit protégé. Dans la même démarche. .Départs moteurs 5. ils s’efforcent de trouver des combinaisons optimales entre les protections : c’est la notion de coordination. Ce travail (compatibilité. commande et protection contre les courts-circuits et les surcharges). 5 Les trois associations possibles d’appareils pour réaliser un départ-moteur b La coordination entre les protections et la commande Cette coordination est la combinaison optimale des différentes protections (contre les courts-circuits et les surcharges) et de l’organe de commande (contacteur) qui composent un départ-moteur. • La solution « 3 appareils » Disjoncteur magnétique + contacteur + relais de surcharge. Cette association nécessite une étude de compatibilité pour le choix des appareils et d’implantation pour leur montage sur châssis ou dans une enveloppe. A Fig. du bureau d’étude à l’installation. peuvent être réalisées par différents équipements. • La solution « 2 appareils » Disjoncteur magnétothermique + contacteur La compatibilité entre les caractéristiques des deux appareils est à vérifier par l’utilisateur. A Fig. . elle permet de protéger au mieux les équipements commandés par ce départ-moteur (C Fig. la courbe de déclenchement aux courts-circuits doit passer en dessous de celle de la tenue thermique du relais.4 Départs-moteurs et coordination b Les solutions départs-moteurs Comme expliqué en début de ce chapitre. • La solution « tout en Un » Un seul et même appareil réunit les trois fonctions. sa limite de tenue thermique doit être au-dessus des courbes des deux déclencheurs thermique "1" et magnétique "3" (ou fusible "2"). pour protéger le relais thermique. Elle permet de couvrir un large domaine de puissance. 102 . mais elles nécessitent la compatibilité entre les caractéristiques de chacun des appareils associés. C’est pourquoi les constructeurs étudient puis proposent dans leurs catalogues des associations d’appareils. 6 Les principes de la coordination La coordination présente le double avantage de réduire les coûts d’équipement et de maintenance puisque les différentes protections se complètent le plus exactement possible.5 . choix et implantation) n’est pas toujours évident pour les utilisateurs car il faut réunir les caractéristiques des différents appareils et savoir les comparer. la coordination entre tous les appareils doit valider simultanément les points suivants : . Trois associations d’appareils sont possibles (CFig. v Les principes de la coordination Pour le bon fonctionnement d’un départ-moteur. sans redondance inutile. Ses performances globales sont garanties par son constructeur.75 Ic seule la protection thermique doit intervenir.jusqu'à 0. Pour l’utilisateur. Etudiée pour une puissance donnée.enfin.et inversement dans les zones de court-circuit. A noter que la norme fixe des courants limites d’essai : .

modules de contacts auxiliaires. 5 v ACP Principes de base Les ACP ou « démarreurs-contrôleurs » sont conçus pour remplir simultanément les fonctions de commande et de protection (surcharge et court-circuit). Le risque de soudure des contacts n’est pas admis . etc.4 Départs-moteurs et coordination v Les différents types de coordination Deux types de coordination (type 1 et type 2) sont définis par la CEI 60947-4-1. dans ce cas. A Fig. C’est le cas du démarreur-contrôleur « Tesys U » de la marque Telemecanique (C Fig. mais ses caractéristiques sont toujours assignées comme pour un seul appareil. limiteur • du contrôle . le redémarrage du départ moteur doit pouvoir être immédiat.5 .modules fonctions : alarmes. . etc. • Il existe une solution très haute performance. le contacteur ou le démarreur n'occasionne pas de danger aux personnes ou aux installations et qu’il soit en mesure de fonctionner ensuite. de plus ils sont prévus pour pouvoir réaliser des commandes en condition de court-circuit. le contacteur ou le démarreur n'occasionne pas de danger aux personnes ou aux installations et qu’il soit en mesure de fonctionner ensuite. qui définit notamment les valeurs assignées et les catégories d’emploi des ACP. Modbus. réarmement automatique. Les différentes fonctions réalisées par un ACP sont associées et coordonnées de manière à permettre la continuité de service à tous les courants jusqu’au pouvoir assigné de coupure de service en court-circuit Ics de l’ACP. 7 Exemple de modularité d’un ACP (démarreur contrôleur Tesys U . la garantie d’une coordination « totale » entre toutes les fonctions assure à l’utilisateur le choix simple d’une protection optimale facile à mettre en œuvre. à l’image des normes CEI 60947-1 et 60947-4-1. Ce dernier peut ou non comporter un seul appareil. elle exige qu'en condition de court-circuit. . c’est la « Coordination totale ».modules de communication : AS-I. De plus. Profibus. le contacteur ou le démarreur n'occasionne pas de danger aux personnes ou aux installations. un ACP peut offrir une modularité identique voire supérieure à une solution départ-moteur « trois produits ».15 A jusqu’à 32 A.Telemecanique) 103 . CAN-Open. charge moteur. Ils répondent à la norme CEI 60947-6-2. 7). • Coordination type 2 : c’est la solution haute performance . Cette coordination exige qu'en condition de court-circuit. contacts additifs. Des fonctionnalités supplémentaires peuvent également être implantées au niveau : • de la puissance : bloc inverseur. Bien que présenté sous la forme d’un seul appareil. dans une « base puissance » ou « embase » générique de calibre 32 A. le constructeur doit indiquer les mesures à prendre en ce qui concerne la maintenance du matériel. réalisée par les ACP et proposée par quelques constructeurs. • Coordination type 1 : c’est la solution standard. Le risque de soudure des contacts est admis.Départs moteurs 5. Elle accepte que des réparations ou remplacements de pièces soient nécessaires avant la remise en service. Elle exige qu'en condition de court-circuit. Ils peuvent aussi assurer des fonctions complémentaires telles que le sectionnement permettant ainsi de remplir complètement la fonction de « départ-moteur ». Ce dernier permet d’introduire ou de changer à tout moment une unité de contrôle intégrant les fonctions de protection et de commande pour des moteurs de 0. la plus utilisée.

Fonctions possibles : Standards Etats du démarreur (prêt. seul D2 s’ouvre 104 .5 . Il en résulte une perte supplémentaire de disponibilité de l’énergie électrique sur des départs sains. Ainsi un seul défaut peut provoquer la mise hors tension d’une partie plus ou moins grande de l’installation. en marche. • « Coordination totale » Lorsque le redémarrage immédiat du moteur est nécessaire.Départs moteurs 5. 8). Les coordinations proposées dans les catalogues des constructeurs simplifient le choix de l’utilisateur et lui assure la conformité de son départ-moteur vis-à-vis de la norme. L’avantage est un coût d'appareillage réduit. A Fig. Pour éviter cette perte. 9 Principe de la sélectivité : en cas de défaut. le service entretien doit être efficace (disponible et compétent). de plus elle facilite la localisation du défaut. La sélectivité permet ainsi d’allier sécurité et continuité de service. les récepteurs sont reliés aux générateurs à travers une succession de dispositifs de sectionnement. le but de la sélectivité est de déconnecter du réseau le départ ou moteur en défaut et seulement celui-ci. etc. 8 Les fonctions de communication de Thesys U v Quelle coordination choisir ? Le choix du type de coordination dépend des paramètres d'exploitation. Il doit être fait de façon à obtenir l'adéquation besoin de l'utilisateur/coût de l'installation optimisée : • Type 1 Acceptable lorsque la continuité de service n’est pas exigée et que la remise en service peut se faire après remplacement des éléments défaillants. Dans ce cas.4 Départs-moteurs et coordination Des possibilités de communication évoluées sont également apportées par ce système (C Fig. Il nécessite un service d’entretien réduit. en maintenant sous tension la plus grande partie possible de l’installation. un défaut électrique peut solliciter plusieurs dispositifs de protection.) Alarme thermique Réarmement à distance par le bus Indication de la charge moteur Différenciation des défauts Paramétrage et consultation à des fonctions de protection Fonction « historique » Fonction « surveillance » Commandes de Marche et d’Arrêt Informations véhiculées par le bus (Modbus) et fonctions réalisées Unités de contrôle : Evolutives Multifonctions A Fig. de protection et de commande. Sans une étude de sélectivité bien mise en œuvre. en défaut) Alarmes (surintensités. Aucun service d’entretien n’est nécessaire. • Type 2 A retenir lorsque la continuité de service est exigée. b La sélectivité Dans une installation électrique. 9). dans le cadre d’une distribution radiale (C Fig.

Des ouvrages spécialisés leur sont consacrés. Le lecteur intéressé trouvera une description exhaustive dans les ouvrages. • chronométrique. convertisseur à onde de courant pour moteur synchrone ou asynchrone.).5 Les variateurs de vitesse Cette section aborde en détail tous les aspects de la variation de vitesse.5 . Certaines technologies très spécifiques : cyclo convertisseurs. en retardant de quelques dizaines ou centaines de millisecondes le déclenchement du disjoncteur amont. Des informations détaillées sont disponibles dans le Cahier Technique Schneider-Electric n°167. les démarreurs rhéostatiques. en communiquant d'un disjoncteur à l'autre l'information de dépassement de seuil et laissant la possibilité d’ouverture au disjoncteur le plus en aval. ne sont pas abordées. puis les démarreurs et les variateurs électroniques se sont imposés dans l’industrie comme la solution moderne. les variateurs mécaniques et les groupes tournants (Ward Leonard en particulier) ont été les premières solutions . en plaçant en amont un disjoncteur limiteur qui s’ouvre pendant le temps nécessaire au fonctionnement du disjoncteur aval. soit dite partielle dans le cas contraire. économique. largement supplantée par la variation de vitesse par convertisseur de fréquence est cependant décrite.Tec et Doc. puis se referme. L’utilisation de ces variateurs est très spécifique et réservée à des marchés particuliers. Bonal (Jean). ou encore en exploitant les caractéristiques normales de fonctionnement liées aux calibres des appareils. Ed. les techniques de sélectivité les plus employées entre les départs-moteurs et la distribution électrique alimentant ces process sont généralement du type ampèremétrique et chronométrique. cascade hypo-synchrone. Ainsi la sélectivité peut-être assurée entre deux relais de surcharge en respectant la condition Ir1 > 1.4 5. La variation de vitesse pour moteur à courant continu. 5. b Historique et rappels v Historique Pour démarrer les moteurs électriques et contrôler leur vitesse. v Les différentes techniques de sélectivité Il existe plusieurs types de sélectivité : • ampèremétrique.6. 5 v La sélectivité dans les process Pour les équipements de commande de process (chaînes de fabrication. Entraînement électrique à vitesse variable. la sélectivité est assurée grâce au pouvoir limiteur ou ultra-limiteur des départs-moteurs.5 Départs-moteurs et coordination Les variateurs de vitesse Pour garantir une continuité de service maximale. jusqu’à la valeur maximale disponible dans l’installation. si elle est garantie pour toutes les valeurs du courant de défaut. 105 . il est nécessaire d’employer des dispositifs de protection coordonnés entre eux.Départs moteurs 5.Tec et Doc et Utilisation industrielle des moteurs à courant alternatif. Ir2 (avec r1 en amont de r2). soit une sélectivité dite totale. Dans la plupart des cas. unités de production chimiques. pour n’en citer que quelques unes. dans le domaine de la distribution électrique. Bonal (Jean) et Séguier (Guy). • logique. • « Sellim » ou « énergétique ». Ed. fiable et sans entretien. etc. car la compréhension du principe de fonctionnement permet d’aborder facilement certaines spécificités et caractéristiques de la variation de vitesse dans son ensemble. en utilisant un écart entre les seuils de déclenchement des disjoncteurs placés en série. Pour cela différentes techniques sont utilisées qui permettent d’obtenir.

5 Les variateurs de vitesse Un variateur ou un démarreur électronique est un convertisseur d’énergie dont le rôle consiste à moduler l’énergie électrique fournie au moteur. Ces évolutions élégantes élargissent notablement l’offre et les possibilités des variateurs. La plage de vitesse s’exprime en fonction de la vitesse nominale. La valeur de la consigne est en permanence comparée à un signal de retour. En fin de ce chapitre. Ils font partis de la famille des gradateurs de tension. Les variateurs de vitesse sont du type redresseur contrôlé pour alimenter les moteurs à courant continu. Les progrès de l’électronique de puissance et de la microélectronique ont permis la réalisation de convertisseurs de fréquence fiables et économiques. • Variation de vitesse Un variateur de vitesse peut ne pas être en même temps régulateur. A Fig. les grandeurs appliquées au moteur (tension et/ou fréquence) sont automatiquement corrigées de façon à ramener la vitesse à sa valeur initiale. • Régulation de vitesse Un régulateur de vitesse est un variateur asservi (C Fig. 10 Principe de la régulation de vitesse 106 .5 .Départs moteurs 5. ceux destinés aux moteurs à courant alternatif sont des convertisseurs de fréquence. Ce signal est délivré par une génératrice tachymétrique ou un générateur d’impulsions monté en bout d’arbre du moteur ou encore par un estimateur qui détermine la vitesse du moteur à partir de grandeurs électriques disponibles dans le variateur. Les convertisseurs de fréquence alimentant les moteurs asynchrones en sont fréquemment dotés. mais sans boucle de retour : il est dit « en boucle ouverte ». c’est un système. La vitesse du moteur est définie par une grandeur d’entrée (tension ou courant) appelée consigne ou référence. Si un écart est détecté suite à une variation de la vitesse. Il possède un système de commande avec amplification de puissance et une boucle de retour : il est dit « en boucle fermée ». Certains constructeurs proposent même des moteurs asynchrones avec des variateurs de vitesse électroniques incorporés dans une boîte à bornes adaptée . qui possède une commande élaborée à partir des grandeurs électriques du moteur avec amplification de puissance. Historiquement. v Rappels : les principales fonctions des démarreurs et des variateurs de vitesse électroniques • Accélération contrôlée La mise en vitesse du moteur est contrôlée au moyen d’une rampe d’accélération linéaire ou en « S ». sont évoquées les évolutions récentes des variateurs de vitesse et la tendance qui se dessine chez les constructeurs. Les démarreurs électroniques sont exclusivement destinés aux moteurs asynchrones. ils permettent une adaptation précise de la vitesse aux conditions d’exploitation. le variateur électronique pour moteur à courant continu a été la première solution offerte. la vitesse est pratiquement insensible aux perturbations. cette solution est proposée pour des ensembles de puissance réduite (quelques kW). rudimentaire. Les variateurs de vitesse assurent une mise en vitesse et une décélération progressives. Dans ce cas. Les convertisseurs de fréquence modernes permettent l’alimentation de moteurs asynchrones standards avec des performances analogues aux meilleurs variateurs de vitesse à courant continu. de la charge et de la température). Cette rampe est généralement réglable et permet par conséquent de choisir le temps de mise en vitesse approprié à l’application. Pour une valeur donnée de la consigne. 10). Grâce à la régulation. La vitesse du moteur est définie par une consigne. image de la vitesse du moteur. cette vitesse peut varier en fonction des perturbations (variations de la tension d’alimentation.

Départs moteurs 5.la marche en monophasé. soit par dissipation dans une résistance de freinage.les courts-circuits entre phases et entre phase et terre. ceci est réalisé de manière économique en injectant du courant continu dans le moteur avec un fonctionnement particulier de l’étage de puissance.les déséquilibres de phases.si la décélération désirée est plus rapide que la décélération naturelle. .si la décélération désirée est plus lente que la décélération naturelle. soit par un ordre logique sur une borne.les surtensions et les chutes de tension. • Protections intégrées Les variateurs modernes assurent en général la protection thermique des moteurs et leur propre protection. Les démarreurs et variateurs électroniques permettent de contrôler la décélération au moyen d’une rampe linéaire ou en « S ». un microprocesseur calcule l’élévation de température du moteur et fournit un signal d’alarme ou de déclenchement en cas d’échauffement excessif. Toute l’énergie mécanique est dissipée dans le rotor de la machine et. • Freinage d’arrêt Ce freinage consiste à arrêter un moteur sans pour autant contrôler la rampe de ralentissement. • Décélération contrôlée Quand un moteur est mis hors tension. de ce fait. ce freinage ne peut être qu’intermittent. . Cette rampe peut être réglée de manière à obtenir un temps de passage de la vitesse en régime établi à une vitesse intermédiaire ou nulle : . et notamment les convertisseurs de fréquence. La majorité des variateurs actuels pour moteurs alternatifs permettent cette fonction en standard. soit par une information transmise par une connexion réseau. Sur un variateur pour moteur à courant continu. ils sont alors dits « bidirectionnels ». sa décélération est due uniquement au couple résistant de la machine (décélération naturelle). 107 . généralement indépendante de la rampe d’accélération. le moteur doit développer un couple moteur supérieur au couple résistant de la machine et continuer à entraîner la charge jusqu’à l’arrêt. A partir de la mesure du courant et d’une information sur la vitesse (si la ventilation du moteur dépend de sa vitesse de rotation). soit par renvoi d’énergie au réseau d’alimentation. ils sont alors dits « unidirectionnels ». selon le convertisseur électronique. sont d’autre part fréquemment équipés de protections contre : .5 Les variateurs de vitesse La précision d’un régulateur est généralement exprimée en % de la valeur nominale de la grandeur à réguler. on parle alors de freinage électrique qui peut s’effectuer. soit par inversion de la consigne à l’entrée. v Les principaux modes de fonctionnement Les variateurs de vitesse peuvent.5 . cette fonction sera assurée en connectant une résistance aux bornes de l’induit. soit commander les deux sens de rotation. soit faire fonctionner un moteur dans un seul sens de rotation. . Pour les démarreurs et variateurs de vitesse pour moteurs asynchrones. . • Inversion du sens de marche L’inversion de la tension d’alimentation (variateurs pour moteur à courant continu) ou l’inversion de l’ordre des phases d’alimentation du moteur est réalisée automatiquement. 5 b Les principaux modes de fonctionnement et principaux types de variateurs électroniques Les paragraphes qui suivent sont un exposé des principes fondamentaux. Les variateurs. le moteur doit développer un couple résistant qui vient s’additionner au couple résistant de la machine.

11 LLes quatre situations possibles d’une machine dans son diagramme couple vitesse . La réversibilité est obtenue soit par un renvoi d’énergie sur le réseau (pont d’entrée réversible). Tec et Doc et Utilisation industrielle des moteurs à courant alternatif Bonal (Jean). avec un convertisseur direct (CA => CC) comportant un pont mixte à diodes et thyristors (C Fig. 12a LSchémas de principe : [I] convertisseur direct à pont mixte . Tec et Doc. hacheurs. S’il est réversible. soit en dissipant l’énergie récupérée dans une résistance avec un hacheur de freinage. dans les pertes de la machine. 108 .un moteur à courant alternatif. Il existe. [II] convertisseur indirect avec (1) pont de diodes en entrée. S’il est non réversible. un convertisseur réversible est indispensable car la charge restitue de la puissance en permanence.commutateurs de courant. A Fig. I II En cas de fonctionnement prolongé avec une charge entraînante.5 . pour les petites puissances.cascade hyposynchrone. la machine fonctionne dans les quatre quadrants (C Fig. etc.11) et peut permettre le fonctionnement en freinage permanent. La conception et le dimensionnement du variateur ou du démarreur sont directement affectés par la nature de la charge entraînée. de nombreux schémas de variateurs de vitesse électroniques : . . Le lecteur intéressé trouvera une description exhaustive dans les ouvrages Entraînement électrique à vitesse variable Bonal (Jean) et Séguier (Guy). avec un convertisseur indirect (avec transformation intermédiaire en courant continu) comportant en entrée un pont de diodes suivi d’un convertisseur de fréquence qui fait fonctionner la machine dans le quadrant 1 (C Fig. ce montage peut être exploité en bidirectionnel (quadrants 1 et 3). exemple : un moteur utilisé en frein sur un banc d’essai. A noter que lorsque la machine fonctionne en générateur. . Cet état est notamment exploité pour le freinage.cycloconvertisseurs. Dans certains cas. • Variateur unidirectionnel Ce type de variateur le plus souvent non réversible est réalisé pour : A Fig. elle doit bénéficier d’une force d’entraînement. Ed. La figure 11 illustre les quatre situations possibles dans le diagramme couple-vitesse d’une machine résumées dans le tableau associé. L’énergie cinétique alors présente sur l’arbre de la machine est soit transférée au réseau d’alimentation.12a I). (2) dispositif de freinage (résistance et hacheur).5 Les variateurs de vitesse Les variateurs peuvent être « réversibles » lorsqu’ils peuvent récupérer l’énergie du moteur fonctionnant en générateur (mode freinage).12a II).un moteur courant continu.Départs moteurs 5. Un convertisseur indirect comportant un hacheur de freinage et une résistance correctement dimensionnée convient parfaitement pour un freinage momentané (ralentissement ou sur un engin de levage quand le moteur doit développer un couple de freinage en descente pour retenir la charge). (3) convertisseur de fréquence v Les principaux types de variateurs Seuls les variateurs les plus courants et les réalisations technologiques usuelles sont cités dans cette section. Ed. • Variateur bidirectionnel Ce type de variateur peut être un convertisseur réversible ou non réversible. En particulier en ce qui concerne les capacités de fournir un couple suffisant pour la mise en vitesse. soit dissipée dans des résistances ou. en effet. Les différentes familles de machines et leurs courbes caractéristiques sont traitées dans le chapitre Moteurs et charges. . la machine ne fonctionne que dans les quadrants 1 et 3.

Depuis plus d’une décennie. Contrairement aux moteurs à courant continu. faible coût. associé à des moteurs spéciaux (moteurs à cage résistante). il est aussi pratiquement insensible à l’environnement (ruissellement. ambiances dangereuses.13). standardisés en enveloppe IP55. un seul démarreur étant utilisé pour mettre en service une pompe supplémentaire en fonction des besoins du réseau d’utilisation. leur usage est en constante diminution au profit des convertisseurs de fréquence. Les convertisseurs de fréquence alimentent des moteurs à cage standard avec tous les avantages liés à ces moteurs : standardisation. il faut prévoir un moteur spécial équipé d’une ventilation forcée indépendante.). à partir d’un réseau alternatif à fréquence fixe. 14 LDémarreur de moteurs asynchrones et forme du courant d’alimentation Ce type d’utilisation est fréquent dans les stations de pompage. En effet. Le moteur à courant continu est le plus souvent à excitation séparée. le moteur asynchrone est à la fois plus robuste et plus économique qu’un moteur à courant continu.14). leur seule limite d’emploi est leur utilisation prolongée à basse vitesse en raison de la réduction de cette ventilation. Les seules limites sont imposées par le moteur à courant continu. Une fois le démarrage effectué. Les moteurs à courant continu et leur variateurs associés ont été les premières solutions industrielles. robustesse. etc. les moteurs asynchrones monophasés sont mal adaptés à l’alimentation par convertisseur de fréquence. un courant continu avec un contrôle de la valeur moyenne de la tension.5 . à partir d’un réseau alternatif. étanchéité. Le pont peut être mixte (diodes / thyristors) ou complet (tout thyristor).Départs moteurs 5. en particulier la difficulté d’obtention de vitesses élevées et la nécessité de maintenance (remplacement des balais). De fait. Les semi-conducteurs de puissance sont assemblés en pont de Graëtz. une tension alternative triphasée de valeur efficace et de fréquence variable (C Fig. à partir d’un réseau alternatif monophasé ou triphasé.12b). • Gradateur de tension pour le démarrage des moteurs asynchrones Ce type de variateur (connu également sous le nom de soft starter. Le même gradateur peut être utilisé pour réaliser une décélération programmée.5 Les variateurs de vitesse • Redresseur contrôlé pour moteur à courant continu Il fournit. 12b LSchéma d’un redresseur contrôlé pour moteur à courant continu Cette dernière solution est la plus fréquente car elle permet un meilleur facteur de forme du courant délivré. Ces moteurs étant auto-ventilés. voir également le chapitre Moteurs et Charges) est presque exclusivement utilisé pour le démarrage des moteurs. 109 . 5 A Fig. sauf dans les petites puissances où les moteurs à aimants permanents sont assez fréquents. poussières. A Fig. Si un tel fonctionnement est souhaité. A Fig. • Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone Il fournit. aucun entretien. L’utilisation de ce type de variateur de vitesse est bien adaptée pour toute application. le gradateur peut être court cicuité par un contacteur et être utilisé pour le démarrage d’un autre moteur. Le schéma de principe est exposé dans le chapitre Moteurs et charges. La tension de sortie du variateur est toujours triphasée. Par le passé. L’alimentation du variateur pourra être monophasée pour les faibles puissances (ordre de grandeur de quelques kW) et triphasée au-delà. il était utilisé pour réaliser la variation de vitesse de ces moteurs. monophasé ou triphasé (C Fig. une tension variable de même fréquence. Ce dispositif fournit. Le schéma le plus usuel comporte deux thyristors montés tête-bêche dans chaque phase du moteur (C Fig. 13 LSchéma de principe d’un convertisseur de fréquence Certains variateurs de petite puissance acceptent indifféremment des tensions d’alimentation monophasées et triphasées.

donc comparables à des interrupteurs statiques pouvant prendre les deux états : passant ou bloqué. souvent programmables. Les paramètres de fonctionnement et les informations d’alarme et de défauts peuvent être visualisés par des voyants. . fin de démarrage). en particulier. Des relais. pré alarme. freinage. ou déportés vers des superviseurs par des bus de terrains. etc.un module de puissance qui alimente le moteur en énergie électrique. Les protections et les sécurités sont traitées par des circuits spécialisés (ASIC) ou intégrées dans les modules de puissance (IPM). 15 LStructure générale d’un variateur de vitesse électronique Les tensions nécessaires pour l’ensemble des circuits de mesure et de contrôle sont fournies par une alimentation intégrée au variateur et séparée galvaniquement du réseau.interfaces de mesure des tensions et/ou des courants.un module de contrôle qui gère le fonctionnement de l’appareil.Départs moteurs 5. A partir de ces informations.) se font soit par claviers intégrés. A Fig. surcharge. IGBT. le courant. des afficheurs à segments ou à cristaux liquides. ont une résistivité qui se situe entre celle des conducteurs et celle des isolants. séquence.5 . soit à partir d’automates par des bus de terrain ou de PC pour charger des réglages standard. les différents ordres (marche. un moteur électrique sous une tension et/ou une fréquence variable. thermique. et les résultats de mesure comme la vitesse.15) : . rampes. et génère la commande des composants de puissance. etc. . v Le module de contrôle Sur les démarreurs et les variateurs modernes. l’asservissement de vitesse. arrêt. produit. De même. à partir du réseau à tension et fréquence fixes. des diodes électroluminescentes. etc. limitation de courant. la limitation de courant. le microprocesseur gère les rampes d’accélération et de décélération. Les composants de puissance sont la clef de voûte de la variation de vitesse et les progrès réalisés ces dernières années ont permis la réalisation de variateurs de vitesse économiques. . thyristors. Les matériaux semi-conducteurs.surveillance (seuil de vitesse.6 Structure.6 Structure.et fréquemment d’un ensemble de ventilation. . tels que le silicium. par des automates programmables ou par des PC. donnent des informations de : . la reconnaissance des paramètres de la machine entraînée.défaut (réseau. etc. Les réglages (limites de vitesse. toutes les fonctions sont commandées par un microprocesseur qui exploite les réglages. Ces composants. • Les composants de puissance Les composants de puissance sont des semi-conducteurs fonctionnant en tout ou rien.) peuvent être donnés à partir d’interfaces de dialogue homme/machine.).composants de puissance (diodes. composants des démarreurs et variateurs électroniques b Structure Les démarreurs et les variateurs de vitesse électroniques sont composés de deux modules généralement regroupés dans une même enveloppe (C Fig.). v Le module de puissance Le module de puissance est principalement constitué de : . Les capacités de calcul des microprocesseurs ainsi que des circuits dédiés (ASIC) ont permis de réaliser des algorithmes de commandes extrêmement performants et. etc. constituent un convertisseur qui alimente. 110 . associés dans un module de puissance. composants des démarreurs et variateurs électroniques 5. les ordres transmis par un opérateur ou par une unité de traitement.

6 Structure. . • à l’état bloqué : . Il y a donc un excédent d’électrons. Le thyristor se bloque quand le courant qui le traverse s’annule.en général les tensions directes et inverses sont identiques.une chute de tension composée d’une tension de seuil et d’une résistance interne. La diode (C Fig.un courant maximum permanent admissible (ordre de grandeur. Cette fermeture (ou allumage) n’est possible que si l’anode est à une tension plus positive que la cathode. Un semi-conducteur de type N s’obtient en incorporant un corps dont les atomes ont 5 électrons périphériques. et il n’est pas nécessaire de maintenir un courant dans la gâchette pendant la conduction du thyristor. de l’anode vers la cathode. ils sont souvent associés à une diode connectée en antiparallèle et les fabricants de semi-conducteurs utilisent 5 A Fig. ce qui se traduit par un excédent de charges positives. c’est-à-dire un excédent de charges négatives. .un courant de gâchette permettant l’allumage du composant.une chute de tension composée d’une tension de seuil et d’une résistance interne.une tension inverse et directe maximale admissible (pouvant dépasser 5 000 V crête). Elle bloque le courant et se comporte comme un interrupteur ouvert. Elle conduit quand l’anode est à une tension plus positive que celle de la cathode : elle se comporte alors comme un interrupteur fermé. en disposant d’un circuit d’extinction. 16b L 111 . jusqu’à 5 000 A pour les composants les plus puissants). Le thyristor possède les caractéristiques principales suivantes : • à l’état passant : . Un semi-conducteur de type P s’obtient en incorporant au silicium pur une faible proportion d’un corps dont les atomes possèdent 3 électrons périphériques. .5 . Il manque donc un électron pour former une structure à 8 électrons. . 16a L La diode possède les caractéristiques principales suivantes : • à l’état passant : . Il existe des thyristors destinés à fonctionner à la fréquence du réseau. Les thyristors rapides ont parfois des tensions de blocage directe et inverse dissymétriques.16a) La diode est un semi-conducteur non contrôlé comportant deux régions P (anode) et N (cathode) et qui ne laisse passer le courant que dans un seul sens. Il se comporte comme une diode par l’envoi d’une impulsion électrique sur une électrode de commande appelée gâchette ou « gate ».16b) C’est un semi-conducteur contrôlé constitué de quatre couches alternées : P-N-P-N. d’autres dits « rapides » pouvant fonctionner à quelques kilohertz. si la tension d’anode devient moins positive que celle de la cathode.une tension maximale admissible qui peut dépasser 5 000 V crête. L’énergie d’allumage à fournir sur la « gate » n’est pas liée au courant à commuter. jusqu’à 5 000 A pour les composants les plus puissants).Départs moteurs 5. En effet dans les schémas usuels. Le thyristor (C Fig. Chaque atome s’associe avec 4 atomes voisins pour former une structure stable à 8 électrons. . • à l’état bloqué : . composants des démarreurs et variateurs électroniques Leurs atomes possèdent 4 électrons périphériques.un temps de recouvrement qui est le temps minimal pendant lequel une tension anode cathode positive ne peut être appliquée au composant sous peine de le voir se réamorcer spontanément.un courant maximum permanent admissible (ordre de grandeur. A Fig.

composants des démarreurs et variateurs électroniques cette particularité pour augmenter la tension directe que le composant peut supporter à l’état bloqué. Les transistors de puissance capables de fonctionner sous des tensions industrielles sont du type N-P-N. 112 . 16c L La valeur du courant qui le traverse est fonction du courant de commande circulant dans sa base. Le transistor est un amplificateur de courant. Les GTO peuvent fonctionner à des fréquences de quelques kilohertz. en raison des progrès des IGBT. Mais il peut également fonctionner en tout ou rien comme interrupteur statique : ouvert en l’absence de courant de base et fermé injectant dans la base un courant suffisant pour le maintenir en état de saturation.une chute de tension composée d’une tension de seuil et d’une résistance interne. comme avec les thyristors rapides et pour les mêmes raisons. Il ne laisse passer le courant que dans un seul sens : de l’émetteur vers le collecteur en technologie P-N-P.16c) C’est une variante du thyristor rapide qui présente la particularité de pouvoir être bloqué par sa gâchette. . le transistor bipolaire possède les caractéristiques principales suivantes : • à l’état passant : .Départs moteurs 5. . Cependant. Le thyristor GTO possède les caractéristiques principales suivantes : • à l’état passant : . les transistors de puissance et surtout les IGBT (Insulated Gate Bipolar Transistor).16d) C’est un semi-conducteur bipolaire contrôlé constitué de trois régions alternées P-N-P ou N-P-N. Pour maintenir le GTO conducteur et limiter la chute de tension. .5 .un courant maximum permanent admissible.un courant de gâchette permettant l’allumage du composant. Le blocage s’effectue en inversant la polarité du courant de gâchette.des tensions inverse et directe maximales admissibles. Les transistors bipolaires couvrent des tensions jusqu’à 1 200 V et acceptent des courants pouvant atteindre 800 A. • à l’état bloqué : . C’est ce deuxième mode de fonctionnement qui est utilisé dans les circuits de puissance des variateurs. Le GTO est utilisé sur les convertisseurs de très forte puissance. . A Fig. Le thyristor GTO (Gate Turn Off thyristor) (C Fig.un courant de blocage pour provoquer l’interruption du courant. Ces composants sont maintenant complètement supplantés par le GTO. Dans le fonctionnement qui nous intéresse. 16d L A Fig.un temps de recouvrement qui est le temps minimal pendant lequel le courant d’extinction doit être maintenu sous peine de le voir se réamorcer spontanément.une chute de tension composée d’une tension de seuil et d’une résistance interne. Un courant positif envoyé dans la gâchette ou « gate » entraîne la mise en conduction du semi-conducteur à condition que l’anode soit à une tension plus positive que la cathode. Ce courant est en général très inférieur à celui nécessaire pour initialiser la mise en conduction. leur part de marché tend à s’amenuiser. du collecteur vers l’émetteur en technologie N-P-N. le courant de gâchette doit être maintenu. .un courant maximum permanent admissible.6 Structure. souvent dissymétriques. Le transistor (C Fig. souvent montés en « Darlington ». .un courant de maintien de gâchette (ou gate) destiné à réduire la chute de tension directe. Ce composant est aujourd’hui remplacé dans les convertisseurs par l’IGBT. car il est capable de maîtriser les fortes tensions et intensités (jusqu’à 5 000 V et 5 000 A).

Les transistors de puissance utilisés en variation de vitesse peuvent fonctionner à des fréquences de quelques kilohertz. car la surface de silicium nécessaire à l’obtention d’une tension de blocage élevée avec une faible chute de tension à l’état passant est économiquement irréalisable. • à l’état bloqué : . 16e L C’est aujourd’hui le composant utilisé en interrupteur tout ou rien dans la majorité des convertisseurs de fréquence jusqu’à des puissances élevées (de l’ordre du MW).une tension directe maximale admissible. d’où son nom « Insulated Gate Bipolar Transistor ». Les transistors MOS utilisés en variation de vitesse peuvent fonctionner à des fréquences de quelques centaines de kilohertz.un courant maximum permanent admissible. • à l’état bloqué : . le courant injecté dans la base doit être supérieur au courant qui circule dans le composant. 113 . Ce composant nécessite des énergies infimes pour faire circuler des courants importants. • à l’état passant : . • à l’état bloqué : .permettant la mise en conduction et le blocage du composant. divisé par le gain). A Fig. 16f L Son usage en variation de vitesse est limité aux utilisations en basse tension (variateurs de vitesse alimentés par batterie) ou de faible puissance.permettant la mise en conduction et le blocage du composant. par modification du champ électrique dans un semi-conducteur obtenue en polarisant une grille isolée. Ses caractéristiques tension courant sont similaires à celles des transistors bipolaires.une tension directe maximale admissible (pouvant dépasser 1 000 V). mais ses performances en énergie de commande et fréquence de découpage sont très nettement supérieures à tous les autres semi-conducteurs.un courant maximum permanent admissible. L’IGBT (C Fig. 5 A Fig.une chute de tension composée d’une tension de seuil et d’une résistance interne. On les trouve de manière quasi universelle dans les étages d’alimentation à découpage. composants des démarreurs et variateurs électroniques .un gain en courant β (pour maintenir le transistor saturé.une tension directe maximale admissible.16e) C’est un transistor de puissance commandé par une tension appliquée à une électrode appelée grille ou « gate » isolée du circuit de puissance. . d’où l’appellation : « Métal Oxyde Semiconducteur ».une résistance interne. Le transistor MOS (C Fig. • à l’état passant : . Le transistor IGBT possède les caractéristiques principales suivantes : • une tension de commande : . sous la forme de composants discrets ou d’un circuit intégré comportant la puissance (MOS) et les circuits de commande et régulation.5 .Départs moteurs 5.6 Structure. Les transistors IGBT utilisés en variation de vitesse peuvent fonctionner à des fréquences de quelques dizaines de kilohertz.16f) Ce composant fonctionne de manière différente des précédents. . Le transistor MOS possède les caractéristiques principales suivantes : • une tension de commande : . Les caractéristiques des IGBT progressent très rapidement et des composants haute tension (> 3 kV) et forts courants (plusieurs centaines d’ampères) sont actuellement disponibles.

7 composants IGBT. mais un assemblage (C Fig. en général monophasé. de ce fait. parfois constitué de transistors de puissance (hacheur). Ce groupe. Regulex). Un pont de diodes ou un pont à thyristors.des protections contre les courts-circuits. ou des variateurs alimentés par une batterie d’accumulateurs. 114 . et d’une génératrice à courant continu à excitation variable. Pour des variateurs de faible puissance. Rototrol. . 17 LModule IPM (Intelligent Power Module) 5.7 Variateur-régulateur pour moteur courant continu b Principe général L’ancêtre des variateurs de vitesse pour moteur à courant continu est le groupe Ward Leonard (C chapitre 3 Moteurs et charges). Le circuit de puissance est un redresseur. ou par un système statique (amplificateur magnétique ou régulateur électronique). constitué d’un moteur d’entraînement. Ce mode de fonctionnement est dénommé MLI (Modulation de Largeur d’Impulsion). alimente un ou des moteurs à courant continu. . les surintensités et les dépassements de température. permet l’alimentation du circuit d’excitation. Ce dispositif est aujourd’hui totalement abandonné au profit des variateurs de vitesse à semi-conducteurs qui réalisent de manière statique les mêmes opérations avec des performances supérieures. . généralement asynchrone.7 diodes de puissance de roue libre associées aux IGBT pour permettre la circulation du courant. Les variateurs de vitesse électroniques sont alimentés sous une tension fixe à partir du réseau alternatif et fournissent au moteur une tension continue variable. plus la valeur moyenne de la tension est réduite et. dont six pour le pont onduleur et un pour le freinage. composants des démarreurs et variateurs électroniques Variateur-régulateur pour moteur courant continu L’IPM (Intelligent Power Module) Ce n’est pas à proprement parler un semi-conducteur.Départs moteurs 5. la vitesse du moteur plus faible (rappelons que l’extinction d’un thyristor intervient automatiquement quand le courant passe par zéro).7 Structure.les circuits de commande des IGBT.5 . Cet assemblage permet de maîtriser au mieux les contraintes de câblage et de commande des IGBT. . La variation de la tension de sortie est obtenue en limitant plus ou moins le temps de conduction pendant chaque demipériode. fait varier la tension continue de sortie en ajustant le temps de conduction. Plus l’amorçage du thyristor est retardé par rapport au zéro de la demipériode.17) qui regroupe un pont onduleur à transistors de puissance IGBT et leur électronique de commande bas niveau.6 5. ce redresseur doit être du type contrôlé. Sont réunis dans un même boîtier compact : . Le pont redresseur à diodes est le plus souvent intégré à ce même module. c’est-à-dire comporter des composants de puissance dont la conduction peut être commandée (thyristors). le circuit de puissance. L’excitation est réglée par un dispositif électromécanique (Amplidyne.l’isolation galvanique de ce module. A Fig. La tension à délivrer devant être variable.

Une boucle de régulation interne au variateur maintient le courant à une valeur acceptable. Toutefois. En cumulant toutes les variations possibles (vide/charge. il faut inverser la tension d’induit. transmis par l’intermédiaire d’un bus de terrain ou par tout autre dispositif qui délivre une tension image de cette vitesse désirée. en d’autres termes la puissance qui transite est négative. l’électronique de contrôle réalise une correction de la vitesse. A Fig. 18 LSchéma d’un variateur avec inversion de marche et freinage par récupération d’énergie pour un moteur à courant continu 115 . analogique ou numérique. à la fois en gamme de vitesse et en précision (quelques % entre marche à vide et marche en charge). Si un écart est constaté. lors des accélérations ou en cas de surcharge. Chacun de ces ponts permet d’inverser la tension.). Lorsqu’un freinage contrôlé est désiré ou que la nature de la charge l’impose (couple entraînant). Des rampes d’accélération et de décélération réglables appliquent de façon progressive la tension de référence correspondant à la vitesse désirée. variation de tension. La référence peut être fixe ou varier au cours du cycle de fonctionnement de la machine entraînée. il faut renvoyer l’énergie au réseau. Dans cette plage de variation. de température. Pendant le freinage.18). de la tension d’alimentation et de la température). le courant ainsi que le signe de l’énergie qui circule entre le réseau et la charge. Les variateurs capables d’effectuer ces deux fonctionnements (inversion et freinage par récupération d’énergie) sont dotés de deux ponts connectés en antiparallèle (C Fig.7 Variateur-régulateur pour moteur courant continu b Régulation La régulation consiste à maintenir avec précision la vitesse à la valeur imposée en dépit des perturbations (variation du couple résistant. le variateur fonctionne en onduleur. L’évolution de cette rampe peut suivre toutes les formes voulues. cette régulation peut également être effectuée à partir de la mesure de la tension du moteur en tenant compte du courant qui le traverse. La vitesse de consigne est fixée par un signal. Les performances sont dans ce cas nettement inférieures. la vitesse réelle est mesurée en permanence par une dynamo tachymétrique ou un générateur d’impulsions (C chapitre 6 Acquisitions de données) et comparée à la référence.Départs moteurs 5. Le réglage des rampes définit la durée de l’accélération et du ralentissement. En boucle fermée. etc. Cette limite est accessible pour permettre l’ajustement en fonction des caractéristiques du moteur. I’intensité du courant ne doit pas atteindre une valeur dangereuse pour le moteur ou le dispositif d’alimentation. La gamme de vitesse s’étend de quelques tours par minute jusqu’à la vitesse maximale.5 . on obtient aisément des précisions meilleures que 1 % en régulation analogique et mieux que 1 / 1 000 en régulation numérique. 5 b Inversion du sens de marche et freinage par récupération d’énergie Pour inverser le sens de marche. Ceci peut être réalisé à l’aide de contacteurs (cette solution est maintenant abandonnée) ou en statique par inversion de la polarité de sortie du variateur de vitesse ou de la polarité du courant d’excitation. Cette dernière solution est peu usitée en raison de la constante de temps de l’inducteur.

pour un courant d’induit donné. I le courant d’induit. est donc constante sur toute la gamme de vitesse. en fonction des exigences de vitesse. la vitesse du moteur est fonction de la tension appliquée à l’induit du moteur. v Fonctionnement dit à « couple constant » À excitation constante.Départs moteurs 5. en général plus restrictives. . L’apparition sur le marché de variateurs de vitesse économiques pour moteur asynchrone est assez récente.la limite mécanique liée à l’induit et en particulier la force centrifuge maximale pouvant être supportée par le collecteur. Pour alimenter convenablement un moteur asynchrone à couple constant quelle que soit la vitesse. La tension d’induit reste alors fixe et égale à la tension nominale et le courant d’excitation est ajusté pour obtenir la vitesse souhaitée.8 Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone Le variateur de vitesse pour moteur asynchrone reprend les mêmes principes de base que le variateur pour moteur à courant continu. 5. Le fabricant du moteur doit donc être sollicité pour bien choisir un moteur. nous aborderons le fonctionnement « à couple constant » et le fonctionnement à « puissance constante ». La puissance a pour expression : P=E. L’évolution des technologies a permis la réalisation de variateurs économiques fiables et performants. Le couple moteur est proportionnel au courant d’induit et le couple nominal de la machine peut être obtenu de manière continue à toutes les vitesses.8 Variateur-régulateur pour moteur courant continu Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone b Modes de fonctionnement possibles La nature des charges est évoquée avec plus de détails dans le chapitre 3 Moteurs et charges. son alimentation en courant alternatif à tension et fréquence variables. Le variateur de vitesse doit dans ce cas comporter un pont redresseur contrôlé alimentant le circuit d’excitation. en particulier en fonction de la gamme de vitesse à puissance constante. Telemecanique a été une des compagnies pionnières en la matière. La puissance.5 . il est encore possible d’augmenter sa vitesse en réduisant le courant d’excitation. Ceci nécessite que la tension et la fréquence évoluent simultanément et dans les mêmes proportions. En ce qui concerne le fonctionnement du moteur à courant continu.7 5. 116 . La variation de vitesse est possible depuis l’arrêt jusqu’à la tension nominale du moteur qui est choisie en fonction de la tension alternative d’alimentation. En France. v Fonctionnement dit à « puissance constante » Lorsque la machine est alimentée sous sa tension nominale. il est nécessaire de maintenir le flux constant. alimenté à tension et fréquence fixes par le réseau. mais la vitesse maximale est limitée par deux paramètres : .I avec E sa tension d’alimentation. assure au moteur. b Principe général Le convertisseur de fréquence.les possibilités de commutation de la machine.

Ainsi l’Altivar. ces condensateurs sont susceptibles de conserver une tension dangereuse en l’absence de tension réseau.20). lequel assure la commande de l’onduleur. . . A Fig.Communauté Européenne . 19). 5 b La variation de vitesse La génération de la tension de sortie est obtenue par découpage de la tension redressée au moyen d’impulsions dont la durée. v L’onduleur Le pont onduleur.une unité de contrôle organisée autour d’un microprocesseur. Une intervention à l’intérieur d’un tel produit ne doit donc être effectuée que par des personnes formées et connaissant bien les précautions indispensables à mettre en place (circuit de décharge additionnel ou connaissance du temps d’attente). Cette disposition permet à l’Altivar de s’affranchir des fluctuations réseau et des disparitions de tension de courte durée.un hacheur qui est connecté à une résistance de freinage (en général extérieure au produit). Pour respecter la directive CE . connecté à ces condensateurs. donc la largeur.un onduleur à 6 IGBT et 6 diodes.une alimentation pour les circuits électroniques bas niveau.et les normes associées. Deux rampes règlent l’accélération et le ralentissement. utilise six semiconducteurs de puissance (en général des IGBT) et des diodes de roue libre associées. La fréquence de modulation retenue est un compromis : elle doit être suffisamment élevée pour réduire l’ondulation de courant et le bruit acoustique dans le moteur sans augmenter notablement les pertes dans le pont onduleur et dans les semi-conducteurs.Départs moteurs 5. un filtre « réseau » est placé en amont du pont redresseur.5 .les circuits de commande des transistors IGBT. Cette technique connue sous le nom de MLI (Modulation de Largeur d’Impulsions ou PWM en anglais) conditionne la rotation régulière à basse vitesse et limite les échauffements. . produit une tension d’amplitude et fréquence variables (C Fig. Un circuit de limitation contrôle l’intensité à la mise sous tension du variateur.des capteurs internes pour mesurer le courant moteur. . Cette alimentation est réalisée par un circuit à découpage connecté aux bornes des condensateurs de filtrage pour bénéficier de cette réserve d’énergie. Il comporte : . est modulée de telle manière que le courant alternatif résultant soit aussi sinusoïdal que possible (C Fig.un redresseur avec condensateurs de filtrage. Malgré la présence de circuits de décharge. A Fig. 20 LLa modulation de largeur d’impulsions 117 . à partir de la tension redressée. . Ce type de variateur est destiné à l’alimentation des moteurs asynchrones à cage. permet de créer un mini-réseau électrique à tension et fréquence variables capable d’alimenter un moteur unique ou plusieurs moteurs en parallèle. la tension continue présente aux bornes des condensateurs et dans certains cas les tensions présentes aux bornes du pont redresseur et du moteur ainsi que toutes les grandeurs nécessaires au contrôle et à la protection de l’ensemble moto-variateur.8 Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone b Constitution Le circuit de puissance est constitué par un redresseur et un onduleur qui. 19 LSchéma de principe d’un convertisseur de fréquence v Le redresseur Le redresseur est en général équipé d’un pont redresseur à diodes et d’un circuit de filtrage constitué d’un ou plusieurs condensateurs en fonction de la puissance. . Certains convertisseurs utilisent un pont à thyristors pour limiter le courant d’appel de ces condensateurs de filtrage qui sont chargés à une valeur sensiblement égale à la valeur crête de la sinusoïde réseau (environ 560 V en 400 V triphasé). de la Marque Telemecanique. ce qui lui confère de remarquables performances en présence de réseaux fortement perturbés.

Intelligent Power Module -. la référence vitesse impose une fréquence à l’onduleur et par voie de conséquence au moteur. v Fonctionnement en U/f Dans ce type de fonctionnement.8 Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone b Les protections intégrées Le variateur s’auto-protège et protège le moteur contre les échauffements excessifs. 21 LSchéma de principe d’un variateur à contrôle vectoriel de flux 118 .21). infiniment plus performante. en se verrouillant jusqu’au retour à une température acceptable. comme les surtensions ou sous tension.CVF . la commande vectorielle avec capteur. La tension d’alimentation est en relation directe avec la fréquence. Une compensation sommaire peut être utilisée pour tenir compte de l’impédance interne du moteur et limiter la chute de vitesse en charge. Il en est de même pour toute perturbation ou anomalie pouvant altérer le fonctionnement de l’ensemble. dite en U/F dite également commande scalaire. Si aucune compensation n’est effectuée. b Lois de commande du moteur asynchrone Les variateurs de vitesse pour moteur asynchrone de première génération utilisaient une loi de commande. la vitesse réelle varie avec la charge ce qui limite la plage de fonctionnement et les performances.(CFig. Dans certains calibres le redresseur.5 . la commande et les protections contre les courts-circuits sont intégrés dans un unique module IPM . L’apparition des microprocesseurs et de leur puissance de calcul a permis d’appliquer la commande vectorielle. Ce fonctionnement est souvent nommé fonctionnement à U/f constant ou fonctionnement scalaire. la commande vectorielle sans capteur et sur certains variateurs. v Contrôle vectoriel de flux sans capteur Les performances sont grandement augmentées par une électronique de commande faisant appel au contrôle vectoriel de flux . A Fig. la disparition d’une phase d’entrée ou de sortie.Départs moteurs 5. seule possibilité réalisable économiquement. Les constructeurs proposent sur la majorité de leurs produits la commande scalaire. l’onduleur. ce qui détermine la vitesse de rotation. le hacheur.

5 - Départs moteurs

5.8

Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone

La plupart des variateurs modernes intègrent cette fonction en standard. Pour la majorité des applications, la connaissance ou l’estimation des paramètres de la machine permet de se passer de capteur de vitesse. Dans ce cas, un moteur standard peut être utilisé avec la limitation usuelle de fonctionnement prolongé à basse vitesse. Le variateur élabore les informations à partir des grandeurs mesurées aux bornes de la machine (tension et courant). Ce mode de contrôle apporte des performances acceptables sans augmentation de coût. Pour obtenir ces performances, certains paramètres de la machine doivent être connus. A la mise en service, le metteur au point de la machine doit notamment introduire les caractéristiques plaquées sur le moteur dans les paramètres de réglage du variateur telles que : UNS : tension nominale moteur, FRS : fréquence nominale stator, NCR : courant nominal stator, NSP : vitesse nominale, COS : cosinus moteur. Ces abrégés sont utilisés par les variateurs Altivar de la marque Telemecanique. A partir de ces valeurs, le variateur calcule les caractéristiques du rotor : Lm, Tr. (Lm : inductance magnétisante, Tr : moment du couple). A la mise sous tension, un variateur avec contrôle vectoriel de flux sans capteur (type ATV58F – Telemecanique) pratique un autoréglage qui lui permet de déterminer les paramètres statoriques Rs, Lf. Cette mesure peut se faire moteur accouplé à la mécanique. La durée varie en fonction de la puissance moteur (1 à 10 s). Ces valeurs sont mémorisées et permettent au produit d’élaborer les lois de commande. L’oscillogramme de la figure 22 représente la mise en vitesse d’un moteur, chargé à son couple nominal alimenté par un variateur sans capteur. On remarquera que le couple nominal est obtenu rapidement (moins de 0.2 s) et la linéarité de la mise en vitesse. La vitesse nominale est obtenue en 0.8 seconde.

5

A Fig. 22

LCaractéristiques d’un moteur à sa mise sous tension par un variateur avec contrôle vectoriel de flux sans capteur (type ATV58F – Telemecanique)

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5 - Départs moteurs

5.8

Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone

v Variateur avec contrôle vectoriel de flux en boucle fermée avec capteur
Le contrôle vectoriel de flux en boucle fermée avec capteur est une autre possibilité. Cette solution fait appel à la transformation de Park et permet de contrôler indépendamment le courant (Id) assurant le flux dans la machine et le courant (Iq) assurant le couple (égal au produit Id, Iq). La commande du moteur est analogue à celle d’un moteur à courant continu. Cette solution (C Fig.23) apporte la réponse aux applications exigeantes : forte dynamique lors des transitoires, précision de vitesse, couple nominal à l’arrêt.

A Fig. 23

LSchéma de principe d’un variateur avec contrôle vectoriel de flux avec capteur

Le couple maximal transitoire est égal à 2 ou 3 fois le couple nominal suivant le type de moteur.
A Fig. 24 LOscillogramme de la mise en vitesse d’un moteur, chargé à son couple nominal alimenté par un variateur avec contrôle vectoriel de flux (type ATV58F – Telemecanique).

De plus, la vitesse maximale atteint souvent le double de la vitesse nominale, ou davantage si le moteur le permet mécaniquement. Ce type de contrôle autorise également des bandes passantes très élevées et des performances comparables et même supérieures aux meilleurs variateurs à courant continu. En contrepartie, le moteur utilisé n’est pas de construction standard en raison de la présence d’un capteur et le cas échéant d’une ventilation forcée. L’oscillogramme représenté dans la figure 24 représente la mise en vitesse d’un moteur, chargé à son couple nominal, alimenté par un variateur avec contrôle vectoriel de flux avec capteur. L’échelle des temps est de 0.1 s par division. Par rapport au même produit sans capteur, l’augmentation des performances est sensible. Le couple nominal s’établit en 80 ms et le temps de montée en vitesse, dans les mêmes conditions de charge est de 0.5 seconde. En conclusion, le tableau de la figure 25 compare les performances respectives d’un variateur dans les trois configurations possibles.

b Inversion du sens de marche et freinage
A Fig. 25 LPerformances respectives d’un variateur dans les trois configurations possibles (type ATV58F – Telemecanique)

Pour inverser le sens de marche, un ordre externe (soit sur une entrée dédiée à cet effet, soit pour un signal circulant sur un bus de communication) entraîne l’inversion dans l’ordre de fonctionnement des composants de l’onduleur, donc du sens de rotation du moteur.

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5 - Départs moteurs

5.8

Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone

Plusieurs fonctionnements sont possibles.

v 1er cas : inversion immédiate du sens de commande des semiconducteurs
Si le moteur est toujours en rotation au moment de l’inversion de sens de marche, cela se traduit par un glissement important et le courant dans le variateur est alors égal au maximum possible (limitation interne). Le couple de freinage est faible en raison du fort glissement et la régulation interne ramène la consigne de vitesse à une faible valeur. Quand le moteur atteint la vitesse nulle, la vitesse s’inverse en suivant la rampe. L’excédent d’énergie non absorbée par le couple résistant et les frottements est dissipé dans le rotor.

v 2ème cas : inversion du sens de commande des semiconducteurs précédée d’une décélération avec ou sans rampe
Si le couple résistant de la machine est tel que la décélération naturelle est plus rapide que la rampe fixée par le variateur, celui-ci continue à fournir de l’énergie au moteur. La vitesse diminue progressivement et s’inverse. Par contre, si le couple résistant de la machine est tel que la décélération naturelle est plus lente que la rampe fixée par le variateur, le moteur se comporte comme une génératrice hyper synchrone et restitue de l’énergie au variateur. Cependant, la présence du pont de diodes interdisant le renvoi de l’énergie vers le réseau, les condensateurs de filtrage se chargent, la tension augmente et le variateur se verrouille. Pour éviter cela, il faut disposer d’une résistance qui est connectée aux bornes des condensateurs par un hacheur de façon à limiter la tension à une valeur convenable. Le couple de freinage n’est plus limité que par les capacités du variateur de vitesse : la vitesse diminue progressivement et s’inverse. Pour cette utilisation, le fabricant du variateur fournit des résistances de freinage dimensionnées en fonction de la puissance du moteur et des énergies à dissiper. Le hacheur étant dans la majorité des cas inclus d’origine dans le variateur, seule la présence d’une résistance de freinage distingue un variateur capable d’assurer un freinage contrôlé. Ce mode de freinage est donc particulièrement économique. Il va de soi que ce mode de fonctionnement permet de ralentir un moteur jusqu’à l’arrêt sans nécessairement inverser le sens de rotation.

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v 3ème cas : fonctionnement prolongé en freinage
Un cas typique d’application est rencontré par les bancs d’essai de moteur. Il est inenvisageable de dissiper dans des résistances l’énergie ainsi produite, le bilan énergétique serait inacceptable et la dissipation des calories problématique. La plupart des constructeurs proposent des associations qui permettent de restituer au réseau l’énergie récupérée. En général, le pont de diode connecté au réseau est remplacé par un pont de semi-conducteurs contrôlés constitué d’IGBT. La restitution, par une commande MLI appropriée, est faite le plus souvent sous la forme d’un courant sinusoïdal.

v Autre possibilité de freinage
Un freinage économique peut être facilement réalisé en faisant fonctionner l’étage de sortie du variateur en hacheur qui injecte ainsi un courant continu dans les enroulements. Le couple de freinage n’est pas contrôlé. Il est assez peu efficace, surtout à grande vitesse, et de ce fait la rampe de décélération n’est pas contrôlée. Néanmoins c’est une solution pratique pour diminuer le temps d’arrêt naturel de la machine. L’énergie étant dissipée dans le rotor, ce mode de fonctionnement est, par nature, occasionnel.

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5 - Départs moteurs

5.8

Convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone

b Les modes de fonctionnement possibles v Fonctionnement dit à « couple constant »
Tant que la tension délivrée par le variateur peut évoluer et dans la mesure où le flux dans la machine est constant (rapport U/f constant ou mieux encore avec contrôle vectoriel de flux), le couple moteur sera grossièrement proportionnel au courant et le couple nominal de la machine pourra être obtenu sur toute la plage de vitesse (C Fig.26a).
A Fig. 26a LCouple d’un moteur asynchrone à charge constante alimenté par un convertisseur de fréquence [a] – zone de fonctionnement à couple constant, [b] – zone de fonctionnement à puissance constante

Cependant, le fonctionnement prolongé au couple nominal à basse vitesse n’est possible que si une ventilation forcée du moteur est prévue, ce qui nécessite un moteur spécial. Les variateurs modernes disposent de circuits de protection qui établissent une image thermique du moteur en fonction du courant, des cycles de fonctionnement et de la vitesse de rotation : la protection du moteur est donc assurée.

v Fonctionnement dit à « puissance constante »
Lorsque la machine est alimentée sous sa tension nominale, il est encore possible d’augmenter sa vitesse en l’alimentant à une fréquence supérieure à celle du réseau de distribution. Toutefois, la tension de sortie du convertisseur ne pouvant pas dépasser celle du réseau, le couple disponible décroît en proportion inverse de l’accroissement de la vitesse (C Fig.26b). Au-dessus de sa vitesse nominale, le moteur fonctionne non plus à couple constant, mais à puissance constante (P = Cω), tant que la caractéristique naturelle du moteur l’autorise. La vitesse maximale est limitée par deux paramètres : - la limite mécanique liée au rotor, - la réserve de couple disponible.
A Fig. 26b LCouple d’un moteur asynchrone à charge constante alimenté par un convertisseur de fréquence [a] – zone de fonctionnement à couple constant, [b] – zone de fonctionnement à puissance constante

Pour une machine asynchrone alimentée à tension constante, le couple maximum variant comme le carré de la vitesse (C chapitre 3 Moteurs et charges), le fonctionnement à « puissance constante » n’est possible que dans une plage limitée de vitesse déterminée par la caractéristique de couple propre à la machine.

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Gradateur de tension pour moteur asynchrone

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Gradateur de tension pour moteur asynchrone
b Historique et présentation
Ce dispositif de variation de tension, (C Fig.27) exploitable pour l’éclairage et le chauffage, n’est pratiquement plus utilisé comme variateur de vitesse. Par le passé, cette solution a été utilisée avec des moteurs asynchrones à cage résistante ou à bagues. Le mode de fonctionnement est illustré dans la figure 28. On voit clairement qu’une variation de vitesse est possible en faisant varier la tension et en particulier avec un moteur à cage résistante. Ces moteurs asynchrones sont dans la majorité des cas triphasés, occasionnellement monophasés pour les petites puissances (jusqu’à 3 kW environ). Autrefois populaires pour certaines applications, telle la variation de vitesse des petits ventilateurs, les gradateurs ont quasiment disparu au profit des convertisseurs de fréquence plus économiques en phase d’exploitation.

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A Fig. 27 LDémarreur de moteurs asynchrones et forme du courant d’alimentation

A Fig. 28

LCouple disponible d’un moteur asynchrone alimenté à tension variable et dont le récepteur présente un couple résistant parabolique (ventilateur) [a] – moteur à cage d’écureuil, [b] – moteur à cage résistante

Le gradateur de tension, dénommé « soft starter » dans les pays de langue anglaise, est utilisé universellement pour le démarrages des moteurs. Ces moteurs asynchrones sont dans la majorité des cas triphasés, occasionnellement monophasés pour les petites puissances (jusqu’à 3 kW environ). Il est utilisé comme démarreur ralentisseur progressif, dans la mesure où un couple de démarrage élevé n’est pas nécessaire et permet de limiter l’appel de courant, la chute de tension qui en découle et les chocs mécaniques dus à l’apparition brutale du couple. Parmi les applications les plus courantes, citons le démarrage des pompes centrifuges et des ventilateurs, des convoyeurs à bande, des escaliers roulants, des portiques de lavage d’automobiles, des machines équipées de courroies, etc. et en variation de vitesse sur les moteurs de très faible puissance ou sur les moteurs universels, comme dans l’outillage électroportatif. Dans le cas des pompes, la fonction ralentisseur permet également d’éliminer les coups de bélier. Trois types de démarreurs se trouvent sur le marché : soit à une phase contrôlée dans les petites puissances, soit à deux phases contrôlées (la troisième étant une connexion directe), soit avec toutes les phases contrôlées. Les deux premiers systèmes ne sont à utiliser que pour des cycles de fonctionnement peu sévères en raison du taux d’harmoniques supérieur.

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5.9

Gradateur de tension pour moteur asynchrone

b Principe général
Le circuit de puissance comporte, par phase, 2 thyristors montés têtebêche (C Fig. 28). La variation de tension est obtenue en faisant varier le temps de conduction de ces thyristors au cours de chaque demi-période. Plus l’instant de l’amorçage est retardé, plus la valeur de la tension résultante est faible. L’amorçage des thyristors est géré par un microprocesseur qui assure également les fonctions suivantes : - contrôle des rampes de montée en tension et de diminution de tension réglables ; la rampe de décélération ne pourra être suivie que si le temps de décélération naturel du système entraîné est plus long, - limitation de courant réglable, - sur couple au démarrage, - commande de freinage par injection de courant continu, - protection du variateur contre les surcharges, - protection du moteur contre les échauffements dus aux surcharges ou aux démarrages trop fréquents, - détection de déséquilibre ou d’absence de phases, de défauts thyristors. Un tableau de bord qui affiche différents paramètres de fonctionnement apporte une aide à la mise en service, à l’exploitation et à la maintenance. Certains gradateurs, comme l’Altistart (Telemecanique) peuvent commander le démarrage et le ralentissement - d’un seul moteur, - de plusieurs moteurs simultanément, dans la limite de son calibre, - de plusieurs moteurs successivement par commutation. En régime établi, chaque moteur est alimenté directement par le réseau à travers un contacteur. Seul l’Altistart dispose d’un dispositif breveté permettant une estimation du couple moteur ce qui permet d’effectuer des accélérations et décélérations linéaires et, si nécessaire, de limiter le couple moteur.

b Inversion du sens de marche et freinage
L’inversion du sens de marche s’effectue par inversion des phases d’entrée du démarreur. Le freinage se fait alors à contre courant et toute l’énergie est dissipée dans le rotor de la machine. Le fonctionnement est donc par nature intermittent.

b Freinage de ralentissement par injection de courant continu
Un freinage économique peut être facilement réalisé en faisant fonctionner l’étage de sortie du démarreur en redresseur qui injecte ainsi un courant continu dans les enroulements. Le couple de freinage n’est pas contrôlé et le freinage est assez peu efficace, surtout à grande vitesse. De ce fait, la rampe de décélération n’est pas contrôlée. Néanmoins, c’est une solution pratique pour diminuer le temps d’arrêt naturel de la machine. L’énergie étant dissipée dans le rotor, ce mode de fonctionnement est également occasionnel.

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Départs moteurs 5.10 Moto-variateurs synchrones b Principe général Les moto-variateurs synchrones (C Fig. B.5 . illustrant le capteur angulaire de position du rotor 125 . 29) sont une association d’un convertisseur de fréquence et d’un moteur synchrone à aimants permanents équipé d’un capteur. 29 LPhotographie d’un moto-variateur synchrone (Variateur Lexium + moteur. 31 LReprésentation simplifiée d’un moteur synchrone à aimants permanents « moteur brushless ». C (C Fig. b Le moteur Ce moteur a été décrit dans le chapitre sur les moteurs. Ces moteurs sont souvent dénommés « moteurs brushless ». afin d’assurer la commutation des enroulements (C Fig. Le rotor du moteur est équipé d’aimants permanents en terre rare pour obtenir un champ élevé dans un volume réduit. A Fig. Schneider Electric) Ces moteurs peuvent accepter des courants de surcharge importants pour réaliser des accélérations très rapides. 5 A Fig.30). Un capteur équipe ces moteurs pour indiquer au variateur la position angulaire des pôles du moteur.10 Moto-variateurs synchrones 5. des accélérations rapides et une bande passante tendue.31). Ces moto-variateurs sont destinés à des marchés spécifiques. 30 LReprésentation simplifiée du stator moteur synchrone à aimants permanents « moteur brushless » A Fig. pour lesquels sont exigés un faible volume des moteurs. comme les robots ou les machines-outils. Le stator comporte des enroulements triphasés A. Ce qui suit complète ces informations pour permettre au lecteur d’appréhender le mode d’alimentation par un variateur de vitesse.

l’énergie qui proviendrait du freinage de l’un des axes. A Fig. avec en même temps une très grande dynamique de vitesse. Il est fréquent de trouver plusieurs variateurs de ce type alimentés par une même source de courant continu.5 . pour des explications détaillées). 126 . une résistance de freinage associée à un hacheur permet d’évacuer l’énergie de freinage en excès. Comme dans les convertisseurs de fréquence. b Le moteur Le moteur peut être à réluctance variable. Une source commune à courant continu alimente en parallèle cet ensemble de variateurs. Les fonctions d’asservissement de l’électronique et les faibles constantes de temps mécaniques et électriques autorisent des accélérations et plus généralement des bandes passantes très élevées. son fonctionnement est fondamentalement différent dans la mesure où il a pour objectif d’injecter un courant constant dans les enroulements. sur une machine-outil. à aimants permanents ou présenter une combinaison des deux (C chapitre 3 Moteurs et charges.11 Moto-variateurs pas-à-pas b Principe général Les moto-variateurs pas-à-pas sont des associations d’une électronique de puissance. chaque variateur commande un des moteurs associés aux axes de la machine.Départs moteurs 5. L’étage de sortie aliment les bobines du moteur pas-à-pas. le variateur est analogue à un convertisseur de fréquence (redresseur. Ainsi. b Le variateur Dans sa constitution. Ils fonctionnent en boucle ouverte (sans capteur) et sont destinés à des applications de positionnement. 32 LSchéma de principe d’un variateur pour moteur bipolaire pas-à-pas Cependant. Il est aussi constitué d’un redresseur et d’un onduleur à transistors à modulation de largeur d’impulsions (MLI) qui restitue un courant de sortie de forme sinusoïdale.11 Moto-variateurs synchrones Moto-variateurs pas-à-pas b Le variateur Dans sa constitution. Ce type d’installation permet de mettre à disposition de l’ensemble. 5. filtrage et pont constitué de semi-conducteurs de puissance). et d’un moteur pas-à-pas. le variateur est similaire à un convertisseur de fréquence : il fonctionne de façon analogue. comme dans l’exemple de la figure 32 pour un moteur pas-à-pas bipolaire.10 5. similaire dans sa conception à celle d’un convertisseur de fréquence.

les courants du moteur et son état thermique. les variateurs intègrent un certain nombre de capteurs pour surveiller la tension. A Fig. .les consignes de vitesse. .12 Les fonctions complémentaires des variateurs de vitesse b Les possibilités de dialogue Pour pouvoir assurer un fonctionnement correct du moteur.les ordres de marche ou d’arrêt. Parmi les informations qui transitent citons : . surcharge. défaut). permet de multiplier artificiellement le nombre de positions possibles du rotor en générant des échelons successifs dans les bobines. déjà évoqué dans le chapitre 3 Moteurs et charges.l’état du moteur (vitesse. . peuvent être utiles pour l’exploitation. Les variateurs et démarreurs récents intègrent des fonctions de dialogue en tirant profit des bus de terrain.34) en micropas. 5.l’état du variateur (marche. durant chaque séquence. Ces informations.11 5. indispensables pour le variateur.12 Moto-variateurs pas-à-pas Les fonctions complémentaires des variateurs de vitesse Parfois. .les alarmes.les réglages initiaux du variateur ou les modifications de ces réglages en opération. en particulier le temps de montée du courant (C Fig. Le rotor prend ainsi toutes les positions intermédiaires possibles. Le schéma représente les courants d’alimentation des bobines B1 et B2 et les positions du rotor sont représentées par le vecteur. Les courants dans les deux bobines ressemblent alors à deux courants alternatifs décalés de 90°. Il est ainsi possible de générer des informations qui sont utilisées par un automate et un superviseur pour la conduite de la machine. Le fonctionnement (C Fig. courbes d’intensité et principe d’échelons pour une commande en micropas d’un moto-variateur pas-à-pas Le champ résultant est la composition vectorielle des champs créés par les deux bobines. les informations de contrôle proviennent de l’automate par le même canal. 34 LDiagramme. 127 .Départs moteurs 5.33). ce qui permet d’étendre la plage de fonctionnement. température). arrêt. 33 LAllure du courant résultant d’une commande à MLI 5 A Fig. . couple. courant.5 . il fait appel à la modulation de largeur d’impulsions (MLI) pour obtenir de meilleures performances.

. 128 .la protection thermique du moteur à partir d’une image générée dans le variateur. . Certains fabricants proposent également des cartes automates intégrées dans le variateur permettant des applications simples.la présence d’un régulateur PI pour les asservissements simples (vitesse ou débit par exemple). . là où la présence d’un automate ne se justifie pas.Départs moteurs 5. se trouvent le plus souvent en standard comme dans l’Altivar (ATV58H) Telemecanique.des cartes « commutation de pompes » pour réaliser économiquement une station de pompage comportant un seul variateur alimentant successivement plusieurs moteurs.5 . L’opérateur dispose alors d’instructions de programmation et d’entrées et sorties pour la réalisation de petits automatismes. . en S. .l’occultation de fréquence de résonance de la machine (la vitesse critique est occultée de sorte que le fonctionnement permanent à cette fréquence est rendu impossible). .les temps des rampes d’accélération et de décélération. . .la commutation des références présentes à l’entrée du variateur. soit des cartes dédiées à un métier particulier. . sur les variateurs sophistiqués. On trouve par exemple : .la présence d’entrées sommatrices permettant d’additionner des consignes de vitesse.le verrouillage temporisé à basse vitesse dans les applications de pompage où le fluide participe à la lubrification de la pompe et évite le grippage. .des cartes spécifiques développées à la demande d’un utilisateur particulier.le rattrapage automatique avec recherche de la vitesse du moteur pour une reprise à la volée. les variateurs disposent d’un nombre important d’ajustages et de réglages comme : .l’arrêt automatique suite à une coupure réseau permettant le freinage du moteur. b Les fonctions intégrées Pour couvrir efficacement bon nombre d’applications.les commutations de rampes permettant d’obtenir deux rampes d’accélération ou de décélération pour permettre par exemple un accostage en douceur. . b Les cartes optionnelles Pour des applications plus complexes. . . . .le choix de vitesses présélectionnées.12 Les fonctions complémentaires des variateurs de vitesse Ces possibilités de dialogue sont également utilisées en liaison avec un PC pour pouvoir simplifier les réglages à la mise en route (téléchargement) ou archiver les réglages initiaux. Ces fonctions. les fabricants proposent des cartes optionnelles qui permettent soit des fonctions particulières. en U ou paramétrables).la forme des rampes (linéaires. par exemple le contrôle vectoriel de flux avec capteur.des cartes « multi-moteurs ».des cartes « multi-paramètres » permettant de commuter automatiquement des paramètres prédéfinis dans le variateur. . .la possibilité de connexion de sondes PTC intégrées au moteur. .la réduction du couple maximum commandée par une entrée logique ou par une consigne.la gestion de la commande d’un frein pour les applications de levage.la marche pas-à-pas.

ce qui est le cas pour la majorité des variateurs de vitesse. v 1er cas : le circuit d’entré est constitué de semi-conducteurs commandés de type thyristor : ex : variateur pour moteur à courant continu Le facteur de déphasage est sensiblement égale au cosinus de l’angle de retard à l’amorçage.5 . En effet. 5 v 2ème cas : pont de diodes constitué de diodes : ex convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone Le fondamental du courant est quasiment en phase avec la tension d’alimentation et le cosinus ϕ est proche de 1.13 Les variateurs de vitesse et le bilan énergétique b Facteur de déphasage v Rappel Le facteur de déphasage ou cosinus ϕ est le cosinus de l’angle de déphasage du courant par rapport à la tension. b Facteur de puissance v Rappel Le facteur de puissance est le rapport de la puissance apparente S et de la puissance active P. la tension d’alimentation sera proche de la sinusoïde. le pont de diode qui équipe en général ce mode de convertisseur à un facteur de déphasage proche de 1. le déphasage du fondamental (ou premier harmonique) du courant par rapport au fondamental de la tension d’alimentation. le facteur de puissance sera. le courant absorbé par les semi-conducteurs est riche en harmoniques et d’autant plus riche que l’impédance du réseau sera faible. Si l’impédance du réseau est faible (ce qui est le cas en général). si la tension de sortie est faible (basse vitesse). Si la tension et le courant sont déformés. v 3ème cas : le circuit d’entré est constitué de semi-conducteurs commandés de type IGBT Cette disposition est utilisée pour effectuer un prélèvement de courant sinusoïdal. le cosinus ϕ est faible. le cosinus ϕ est égal ou proche de 1.5 Et la puissance apparente S par : S= Veff x Ieff ou très sensiblement : S = V x Ieff 129 .Départs moteurs 5. Si la tension de sortie est élevée (vitesse élevée) le cosinus ϕ est voisin de l’unité. en contre partie.13 Les variateurs de vitesse et le bilan énergétique 5. Avec une commande MLI appropriée. La valeur efficace du courant s’exprime de la manière suivante : Ieff = (I1_ + I2_+ I3_+ …… In_) 0. par définition. Ce sont les condensateurs de filtrage incorporés au variateur qui font office de « réservoir » d’énergie réactive. Le facteur de déphasage n’a de signification que pour des tensions et des courants sinusoïdaux de même fréquence. Fp = P/S La puissance active P est le produit de la tension fondamentale par le courant fondamental et le cosinus ϕ P = U x I x cosinus ϕ La puissance apparente S est égale au produit de la valeur efficace de la tension par la valeur efficace du courant. Le cosinus ϕ devient négatif si le variateur restitue de l’énergie au réseau dans le cas de variateur réversible. Si le courant prélevé à la source présente des harmoniques. Un convertisseur de fréquence associé à un moteur asynchrone a un meilleur facteur de déphasage que le moteur lui même. il faudra effectuer la somme quadratique des valeurs efficaces de chaque rang. En d’autres termes.

A Fig. sans inductance de ligne ou dans le circuit continu ont un facteur de puissance de l’ordre de 0. Ce phénomène est supportable pour les petits variateurs mais devient pénalisant au fur et à mesure que les puissances s’accroissent. Ce mode de prélèvement permet d’obtenir un courant proche de la sinusoïde et d’obtenir un facteur de puissance optimal sensiblement égal au facteur de déphasage et proche de l’unité (C Fig. Compte tenu du prix d’une telle solution. la fréquence de découpage étant élevée .les pertes par conduction dues à la tension résiduelle de l’ordre du volt. des inductances de ligne et des inductances dans les circuits de la source continue en série avec les condensateurs de filtrage deviennent indispensables.36). Pour réduire ce phénomène. 37 LAllure du courant moteur 130 .7 environ. v 1er cas : le circuit d’entré est constitue de semi-conducteurs commandés de type thyristor : ex. comme des IGBT qui autorisent des fréquences de découpage élevées. Le facteur de puissance est faible à basse tension de sortie et s’améliore quand la tension de sortie augmente pour atteindre la valeur de 0. les convertisseurs présentent des rendements excellents supérieurs à 90%. Elles ont pour effet d’atténuer l’amplitude des harmoniques et d’améliorer sensiblement le facteur de puissance. convertisseur de fréquence pour moteur asynchrone Le courant prélevé est riche en harmonique (C Fig. v 2ème cas : pont de diodes constitué de diodes : ex. A Fig. ce type de prélèvement est peu répandu dans l’offre des constructeurs. 36 LPrélèvement sinusoïdal v Pertes dans le moteur Les moteurs associés aux convertisseurs voient leurs pertes augmenter en raison du découpage de la tension appliquée. variateur pour moteur à courant continu Le prélèvement de courant est sensiblement carré. Les convertisseurs de fréquence qui utilisent un pont de diodes. Les semi-conducteurs sont le siège de perte d’énergie de deux types : . le courant absorbé est quasi sinusoïdal (C Fig.5 . Les semi-conducteur ayant des temps de commutation rapides ont les pertes de commutation les plus faibles. De ce fait. 37) et les pertes supplémentaires peuvent être considérées comme négligeables.5.35) et le facteur de puissance est faible quelle que soit la vitesse du moteur. Cependant. . b Rendement v Pertes dans le convertisseur Les pertes dans les convertisseurs sont associées aux semi-conducteurs qui les constituent. 35 LFormes du courant absorbé par un variateur de vitesse v 3ème cas : le circuit d’entrée est constitué de semi-conducteurs commandés de type IGBT Cette disposition est utilisée pour effectuer un prélèvement de courant sinusoïdal. Avec une commande MLI appropriée.Départs moteurs 5.les pertes par commutation liées à la fréquence de découpage. A Fig.13 Les variateurs de vitesse et le bilan énergétique Un rapport P/S faible dénote une réseau d’alimentation surchargé en raison des harmoniques avec des risques d’échauffement des conducteurs qui doivent être dimensionnés en conséquence.

Un choix incorrect de variateur peut conduire à un fonctionnement décevant. De même. le choix d’un moto variateur synchrone peut être judicieux en raison du rendement supérieur de cette association. des volets ou des clapets permet des économies substantielles d’énergie. de choisir le moteur ayant le meilleur rendement et le plus haut cos ϕ. Ces désignations caractérisent toutes les données nécessaires pour retenir le type de variateur le plus adapté. avec toutes les précisions nécessaires. si ce n’est le déclassement à basse vitesse dans le cas de moteurs moto ventilés. cependant. etc. contrôle vectoriel de flux. variateur réversible.14 Les variateurs de vitesse et les économies d’énergie et de maintenance b Choix du moteur Les convertisseurs de fréquence peuvent alimenter des moteurs standards. sans précaution particulière. station de pompage). puis des performances requises pour le moteur lui-même. b Conclusion Le choix d’un variateur de vitesse étant intimement lié à la nature de la charge entraînée et aux performances visées. b Nature de la charge Les convertisseurs de fréquence s’imposent pour le réglage de débit des pompes et ventilateurs en raison de la caractéristique de couple de ces charges (C chapitre 3 Moteurs et charges).14 Les variateurs de vitesse et les économies d’énergie et de maintenance 5. aux services spécialisés des constructeurs pour sélectionner le variateur apportant le meilleur rapport prix/performances. L’usage de variateurs de vitesse par rapport à des fonctionnements tout ou rien ou à des systèmes de réglage faisant appel à des vannes. une gestion appropriée des moteurs permet d’équilibrer les heures de fonctionnement de chacun d’entre eux et d’augmenter la disponibilité et l’endurance de l’installation. Il est conseillé de s’adresser. Il sera toujours préférable.5 . Cette économie ne peut être évaluée qu’en connaissant parfaitement l’application et les spécialistes des constructeurs sont en mesure de guider le choix de l’utilisateur. il faut tenir compte de la gamme de vitesse souhaitée pour choisir convenablement l’association moteur/variateur. La documentation des fournisseurs de variateurs de vitesse fait également abondamment mention de couple constant. toute définition et recherche d’un variateur de vitesse doivent passer par une analyse des exigences fonctionnelles de l’équipement. 131 . Dans le cas de la commande multi-moteur (ex. La différence de prix d’achat est en effet rapidement amortie. couple variable. puissance constante. Dans les faibles puissances. La documentation des constructeurs donne des exemples de calcul d’économie d’énergie permettant d’estimer le retour sur investissement. 5 b Réduction de la maintenance Les convertisseurs de fréquence et les démarreurs électronique (C chapitre 4 Démarrage des moteurs) effectuent un démarrage progressif qui élimine les contraintes mécaniques imposées à la machine pouvant ainsi être optimisée directement à la conception.Départs moteurs 5.

15 Tableau de choix des départs moteurs 5.Départs moteurs 5.15 Produit Grille de choix des départs moteurs Contacteur Démarreur progressif Variateur vitesse Relais Protections thermique complémentaire Porte fusibles Interrupteur Interrupteur Disjoncteur Disjoncteur Démarreur fusibles ligne moteur contrôleur Fonction Sectionnement Interruption Protection court circuit Surcharge Fonctions complémentaires Commutation (TOR. 2V. ∆) Commutation à vitesse variable Commutation à vitesse variable 132 .5 .

5 133 .

6 134 chapitre Acquisition de données : détection Présentation : • Fonctions et des technologiesdétection technologies de de détection • Tableau de choix .

4 6.Acquisition de données : détection Sommaire 1 2 6.1 6.2 6.11 6.10 6.6 .8 6.3 6.9 6.6 6.7 6.12 Introduction Les interrupteurs de position électromécaniques Les détecteurs de proximité inductifs Les détecteurs de proximité capacitifs Les détecteurs photoélectriques Les détecteurs à ultrasons La détection RFID -Radio Frequency IDentificationLa vision Les codeurs optiques Les pressostats et vacuostats Conclusion Guide de choix des différentes technologies Page 3 4 5 6 7 Page Page Page Page Page Page Page Page 8 9 Page Page Page 10 11 12 M 135 .5 6.

Les besoins les plus élémentaires sont : . selon un programme établi.mécanique (pression. avec lecture et écriture d’informations codées. . 6.de forme. Pour répondre à tous ces besoins. régions tropicales). A Fig. . étanchéité renforcée).et même au vandalisme.du déroulement des différentes phases du processus lors de l’exécution de ce programme. . .1 Introduction Le domaine de l’acquisition de données comporte deux grandes familles.Acquisition de données : détection 6. tels que la détection : . dans un système automatique. En effet. les constructeurs ont créé toutes sortes de détecteurs avec des technologies différentes.6 .de tous les événements nécessaires à la conduite.la corrosion (industries chimiques ou même installations agricoles.d’étiquette. Il y a d’autres besoins plus spécifiques. etc. Les capteurs dédiés à la sécurité des machines sont évoqués au chapitre Sécurité.). A Fig. les principaux principes sont : . Le lecteur intéressé trouvera un grand nombre d’ouvrages sur la sécurité des machines dans lesquels tous les dispositifs disponibles sur le marché sont abordés. A ces besoins s’ajoutent de nombreuses exigences. 136 .1 Introduction b La détection : une fonction essentielle La fonction “détection” est essentielle. linéaire). etc. Des détecteurs doivent selon leur situation pouvoir résister à : . b Les différentes technologies de détecteurs Les constructeurs de détecteurs font appel à des principes de mesure physique variés.des variations fortes de température (ex. . .de position (angulaire. des détecteurs assurent la collecte des informations : .la vérification du passage. . de l’absence ou du positionnement d’un objet.de présence (ou de niveau) de gaz ou de liquide. une limite ou d’estimer une grandeur physique. 1 La chaîne d’information d’un processus industriel Ces produits comportent trois fonctions essentielles qui sont résumées dans la figure 1.des salissures de tous ordres (en extérieur ou dans des machines). pour être pris en compte par les systèmes de commande. particulièrement en ce qui concerne l’environnement. car elle est le premier maillon dans la chaîne d’information (C Fig. force) pour les interrupteurs électromécaniques de position.2 ) d’un processus industriel. d’un défilement ou d’un bourrage d’objets et du comptage. La deuxième sous le terme de mesure ou d’instrumentation permet de mesurer avec une précision donnée une grandeur physique. c’est le cas dans des applications typiques de détection de pièces dans des chaînes de fabrication ou des activités de manutention. Ils sont généralement satisfaits par des dispositifs « tout ou rien ». voire l’immersion (ex. . ainsi que dans la détection de personnes et de véhicules.l’humidité.le contrôle de la présence. 2 La chaîne d’information d’un processus industriel b Les diverses fonctionnalités de la détection Les besoins de détections sont très variés. . La première qui englobe sous le terme de détection les produits capables de détecter un seuil.

Ils sont présents dans toutes les installations automatisées ainsi que dans des applications variées en raison de nombreux avantages inhérents à leur technologie. des différentes technologies mises en œuvre. a pour objectif de faciliter la compréhension des impératifs d’installation et d’exploitation des capteurs disponibles sur le marché des automatismes et équipements industriels.4 ). détecteurs de proximité inductifs.lumière (puissance ou déviation lumineuse) pour les cellules photoélectriques. A Fig.2 Introduction Les interrupteurs de position électromécaniques . . . par exemple l’apprentissage de la portée minimale et maximale (effacement d’avant plan et d’arrière plan très précis ± 6 mm pour les détecteurs à ultra sons) et la prise en compte de l’environnement pour les détecteurs photoélectriques. c’est à dire par des points d’action et de relâchement distincts (C Fig. et s’adapter ainsi aisément aux objets à détecter : . b Les fonctions annexes des détecteurs Différentes fonctions sont développées pour faciliter l’emploi des détecteurs. dans les paragraphes suivants.capacité pour les détecteurs de proximité capacitifs.1 6. .3 ). mais ne sont exploitables qu’avec des pièces métalliques. Cette particularité permet d’obtenir des performances électriques satisfaisantes même en cas de faibles vitesses de déplacement de l’organe de commande. ainsi certains sont robustes mais nécessitent un contact avec la pièce à détecter. .angulaire. 4 Les différentes positions d’un contact à action brusques . l’auto apprentissage en est une. d’autres peuvent être placés dans des ambiances agressives. .électromagnétisme (champ. Ces principes induisent des avantages et des limites pour chaque type de capteurs.acoustique (temps de parcours d’une onde) pour les détecteurs ultra sons. b Mouvements de détection Le palpeur. v Contact à action brusque. . La vitesse de déplacement des contacts mobiles est indépendante de la vitesse de l’organe de commande. Cette fonction d’apprentissage permet par un simple appui sur un bouton de définir le domaine de détection effectif du dispositif. 6 6. afin de permettre la détection dans de multiples positions. ou organe de commande. L’information est transmise au système de traitement par le biais d’un contact électrique (tout ou rien).6 . La présentation. 137 A Fig. Ces dispositifs (organe de commande et contact électrique) sont appelés interrupteurs de position.optique (analyse d’image) pour la vision.2 Les interrupteurs de position électromécaniques La détection se réalise par un contact physique (palpeur ou organe de commande) avec un objet ou un mobile.multi-directions.rectiligne. force) pour les capteurs magnétiques. peut avoir différents mouvements (C Fig.Acquisition de données : détection 6. .fluide (pression) pour les pressostats. 3 Illustration des différents mouvements de capteurs couramment utilisé b Mode de fonctionnement des contacts L’offre des fabricants est caractérisée par la technologie utilisée pour la manœuvre des contacts. dit aussi à rupture brusque La manœuvre des contacts est caractérisée par un phénomène d’hystérésis.

ce qui est défavorable au bon fonctionnement électrique du contact (risque d’arc maintenu trop longtemps). L’utilisation dans le cadre d’applications de sécurité impose d’utiliser des appareils à manœuvre positive d’ouverture.des points d’action et de relâchement confondus. b Principe Un circuit inductif (bobine d’inductance L) constitue l’élément sensible. donc sans aucune liaison élastique entre les contacts mobiles et l’organe de commande auquel l’effort d’actionnement est appliqué”. mais aussi l’organe de commande qui doit transmettre le mouvement sans déformation.3 Les détecteurs de proximité inductifs De par leur principe physique. En dessous de ces valeurs.6 .3 Les interrupteurs de position électromécaniques Les détecteurs de proximité inductifs De plus en plus.une vitesse de déplacement des contacts mobiles égale ou proportionnelle à la vitesse de l’organe de commande (qui ne doit pas être inférieure à 0. les interrupteurs de position avec contacts à action brusque possèdent des contacts avec manœuvre positive d’ouverture : ceci concerne le contact à ouverture. A Fig. absence d’écran métallique : Rappel : 2e cas.6).Acquisition de données : détection 6. v Contact à action dépendante aussi dit à rupture lente (C Fig.1 m/s = 6 m/mn).la distance d’ouverture est également dépendante de la course de l’organe de commande. . ces détecteurs ne fonctionnent que sur des matériaux métalliques. l’ouverture des contacts se fait trop lentement. Ces contacts sont naturellement à manœuvre positive d’ouverture de par leur construction : le poussoir agit directement sur les contacts mobiles. Un écran métallique placé dans le champ est le siège de courants de Foucault qui induisent une charge additionnelle modifiant ainsi les conditions d’oscillation (C Fig. La présence d’un objet métallique devant le détecteur diminue le coefficient de qualité du circuit résonnant.5) Ce mode de fonctionnement est caractérisé par : . Ceci concerne le contact électrique de l’interrupteur de position.2 6. 5 Exemple d’un contact à action dépendante 6. Un circuit électronique permet d’entretenir les oscillations du système en accord avec la formule : Ces oscillations créent un champ magnétique alternatif devant la bobine. A Fig. 6 Principe de fonctionnement d’un détecteur inductif 1er cas. et se définit de la manière suivante : “Un appareil satisfait à cette prescription quand tous ses éléments des contacts d’ouverture peuvent être amenés avec certitude à leur position d’ouverture. . Ce circuit est associé à un condensateur de capacité C pour former un circuit résonnant à une fréquence Fo généralement comprise entre 100 KHz et 1 MHz. présence d’un écran métallique : 138 .

Il crée ce que l’on appelle l’hystérésis du détecteur (C Fig.Cuivre = 0.2 A en CC à 0. . . A Fig.2 Exemple : DInox = DAcier x 0.Inversement. alors les oscillations ne sont plus entretenues.7 139 .fréquence de détection de passage des objets devant le détecteur.Aluminium = 0.8 mm (détecteur Ø 4) à 60 mm (détecteur 80 x 80).5 A en AC.7 .Acquisition de données : détection 6.7bis). . • Détecteurs sélectifs matériaux ferreux et non ferreux.Sn : portée nominale (sur acier doux) varie de 0. • Détecteurs à sortie analogique. b Description d’un détecteur inductif (C Fig. *Lorsque l’objet à détecter n’est pas de l’acier. si l’objet à détecter est en deçà de la portée nominale.Acier = 1 .Laiton = 0. L’approche de l’écran métallique se traduit par une diminution du coefficient de qualité et donc d’une diminution de l’amplitude des oscillations. DMat X = DAcier x KMat X Les valeurs typiques du facteur de correction (KMat X ) sont : . A Fig. dite de commutation (maximum pratique 5 kHz).3 . • Détecteurs pour contrôle de rotation : ces détecteurs de sous vitesse sont sensibles à la fréquence de passage d’objets métalliques.Inox = 0.7) Transducteur : Il est constitué d’une bobine en fil de cuivre multibrins (fil de Litz) placée à l’intérieur d’un demi-pot en ferrite qui dirige les lignes de champ vers l’avant du détecteur. alors les oscillations sont entretenues. Rp > -R . par exemple oscillateur à « résistance négative » fixe -R est égale en valeur absolue à la résistance parallèle Rp du circuit oscillant à la portée. la distance de détection du détecteur envisagé est proportionnelle au facteur de correction du matériau constituant cet objet. L’étage de sortie permet de commander des charges de 0. • Détecteurs pour atmosphères explosibles (normes NAMUR). La distance de détection dépend de la nature du métal à détecter (de sa résistivité ρ et de sa perméabilité relative µr ).4 . . avec ou sans protection contre les courts-circuits. Rp < -R .6 . • Détecteurs à facteur de correction de 1* avec lesquels la distance de détection est indépendante du métal détecté (ferreux ou non ferreux). Oscillateur : De nombreux types d’oscillateurs existent. 6 b Performances de la détection inductive La distance de détection : . 7bis Hystérésis du détecteur b Fonctions particulières • Détecteurs protégés contre les champs magnétiques des soudeuses.Si l’objet à détecter est au-delà de la portée nominale.3 Les détecteurs de proximité inductifs La détection se fait par la mesure de la variation du coefficient de qualité (de 3% à 20% environ au seuil de détection). . 7 Schéma d’un détecteur inductif l l l l l l l l Etage de mise en forme : Constitué d’un détecteur de crête suivi d’un comparateur à deux seuils (Trigger) pour éviter les commutations intempestives lorsque l’objet à détecter est proche de la portée nominale.elle est fonction de l’importance de la surface de détection. l’oscillateur est bloqué.hystérésis : course différentielle (de 2 à 10 % de Sn) qui évite les rebonds à la commutation. Etage d’alimentation et de sortie : Il permet d’alimenter le détecteur sur des grandes plages de tension d’alimentation (de 10 VCC jusqu’à 264 V AC).

6 . 1er cas : Absence d’objet entre les 2 électrodes (C Fig.4 6.Acquisition de données : détection 6.11).4 Les détecteurs de proximité capacitifs Les détecteurs de proximité capacitifs Cette technologie permet la détection de tous les types de matériaux conducteurs et isolants tels que verre. Une tension sinusoïdale est appliquée sur cette face. créant ainsi un champ électrique alternatif devant le détecteur. la deuxième armature est constituée par une électrode reliée à ce potentiel de masse (bâti de machine par exemple). 8 Absence d’objet entre les 2 électrodes Ces deux électrodes face à face constituent un condensateur dont la capacité est : avec ε0 = 8. Application type : Détection de matériaux conducteurs au travers d’un matériau isolant (C Fig.10-12 F/m permittivité du vide et εr permittivité relative du matériau présent entre les 2 électrodes. Lorsque εr moyen devient supérieur à 1 en présence d’un objet. A Fig. b Principe La face sensible du détecteur constitue l’armature d’un condensateur. etc. La mesure de l’augmentation de la valeur de C permet de détecter la présence de l’objet isolant. C’est le cas si l’on veut détecter la présence du matériau isolant (exemple le récipient vide en verre de l’exemple précédent). C augmente. v Détecteurs capacitifs avec électrode de masse Il n’est pas toujours possible de trouver un chemin à la masse. 140 . A Fig. bois. 10 Présence d’un objet conducteur entre les 2 électrodes b Les différents types de détecteurs capacitifs v Détecteurs capacitifs sans électrode de masse Ils utilisent directement le principe décrit précédemment. huile. Un chemin vers la masse (potentiel de référence) est nécessaire pour détecter des matériaux conducteurs (métal. A Fig.10) avec εr 1 (air) => La présence d’un objet métallique se traduit donc également par une augmentation de la valeur de C.854187. plastique.9) => (εr = 4) A Fig. 9 Présence d’un objet isolant entre les 2 électrodes L’électrode de masse peut être dans ce cas le tapis métallique d’un convoyeur.8) 2e cas : Présence d’un objet isolant entre les 2 électrodes (C Fig. 11 Détection de la présence d’eau dans un récipient en verre ou plastique La solution est l’incorporation de l’électrode de masse sur la face de détection. 3e cas : Présence d’un objet conducteur entre les 2 électrodes (C Fig. En considérant que cette tension sinusoïdale est référencée par rapport à un potentiel de référence (terre ou masse par exemple). eau) à des distances importantes.

12 Principe d’un détecteur capacitif avec électrode de masse v Distance de détection Pour pouvoir détecter une grande variété de matériaux.5-3 3.capteur et de la matière de l’objet.6-2. A Fig.0-2.3 2.2 5-7 3. Elle est liée à la constante diélectrique ou permittivité relative εr propre au matériau de l’objet visé. selon l’équation de base citée précédemment.0 80 2-6 10-30 Constantes diélectriques de quelques matériaux v Matière Le tableau de la figure 13 donne des constantes diélectriques de quelques matériaux.7 1. dépend tout à la fois de la distance objet .5-4 6 3.12).0-2.8-3.000264 15-25 24 2.5 1.6 4-5 2. Possibilité de détecter des matériaux isolants ou conducteurs derrière une paroi isolante.6 .Acquisition de données : détection 6. 6 141 . 13 εr 19.2 2.4 Les détecteurs de proximité capacitifs Il y a création d’un champ électrique indépendant d’un chemin à la masse (C Fig. b Performances d’un détecteur capacitif La sensibilité des détecteurs capacitifs. ex : céréales dans une boîte en carton.7-10 47 5.7-6. matériau Acétone Air Ammoniac Ethanol Farine Verre Glycérine Mica Papier Nylon Pétrole Vernis silicone Polypropylène Porcelaine Lait en poudre Sel Sucre Eau Bois sec Bois vert A Fig. les capteurs capacitifs sont généralement munis d’un potentiomètre permettant de régler leur sensibilité. Application : Détection de tous matériaux.

17 Principe de la non détection de matériaux réfléchissants 142 . Point faible : Un objet réfléchissant (vitre.17). une photodiode (ou phototransistor) placée au foyer d’une lentille convergente. Le rayonnement émis est polarisé verticalement par un filtre polarisant linéaire.Acquisition de données : détection 6. Ils sont aussi exploités pour la détection de personnes (ouvertures de portes. Point fort : La distance de détection (portée) peut être longue (jusqu’à 50 m et plus). Point fort : Ce type de détecteur résout le point faible du Réflex simple. Le courant photoélectrique créé est amplifié et comparé à un seuil de référence pour donner une information tout ou rien. Points faibles : En contrepartie ce détecteur est d’un coût supérieur et ses distances de détection sont plus faibles : Réflex IR -->15m Réflex polarisé ---> 8m A Fig.16) Le faisceau lumineux utilisé est généralement dans la gamme du rouge (660 nm). tôle. La lumière renvoyée par l’objet ne pourra donc franchir le polariseur en réception (C Fig. bien qu’inférieure au barrage (jusqu’à 20 m ). • Réflex à lumière polarisée (C Fig. A Fig. Points faibles : La nécessite de 2 boîtiers et donc de 2 alimentations séparées. Le réflecteur a la propriété de changer l’état de polarisation de la lumière. réfléchissants ou même quasitransparents. etc. crée un faisceau lumineux parallèle. Un objet réfléchissant (miroir.14bis) Emetteur et récepteur sont placés dans deux boîtiers séparés. A Fig.) peut être vu comme un réflecteur et ne pas être détecté. Points forts : L’émetteur et le récepteur sont dans un même boîtier (un seul câble d’alimentation). Une partie du rayonnement renvoyé a donc une composante horizontale. fournit un courant proportionnel à l’énergie reçue.15) Le faisceau lumineux est généralement dans la gamme de l’Infra Rouge proche (850 à 950 nm).5 6. Le récepteur. vitre) contrairement au réflecteur ne change pas l’état de polarisation. L’alignement pour des distances de détection supérieures à 10 m peut présenter une certaine difficulté. Elle dépend de la dimension des lentilles et donc du détecteur.14) Une diode électroluminescente (LED) émet des impulsions lumineuses. une LED placée au foyer d’une lentille convergente. généralement dans l’infrarouge proche (850 à 950 nm). 14 Principe d’un détecteur photoélectrique Cette lumière est reçue ou non par une photodiode ou un phototransistor en fonction de la présence ou de l’absence d’un objet à détecter. qu’ils soient opaques. b Principe (C Fig. A Fig. carrosserie de voiture. 16 Détection reflex à lumière polarisée A Fig. 14bis Le détection de barrage L’émetteur. 15 Détection réflex simple v Systèmes réflex Il y a deux systèmes dits « Réflex » : simple et à lumière polarisée. barrières de sécurité). Le filtre polarisant linéaire en réception laisse passer cette composante et la lumière atteint le composant de réception. La distance de détection (portée) est importante.6 . • Réflex simple (C Fig. Le système délivre une information tout ou rien en fonction de la présence ou de l’absence de l’objet dans le faisceau.5 Les détecteurs photoélectriques Les détecteurs photoélectriques Le principe des détecteurs photoélectriques les rend aptes à détecter tous types d’objets. b Différents systèmes de détection v Barrage (C Fig.

A Fig. puisque la vitesse de la lumière dans l’air est à peu près égale à celle dans le vide.5 Les détecteurs photoélectriques v Système à réflexion directe (sur l’objet) • Réflexion directe simple (C Fig.18) On utilise la réflexion directe (diffuse) de l’objet à détecter. La distance de détection (jusqu’à 2 m) ne dépend pas du pouvoir de réflexion de l’objet. qui conduit la lumière. ce dernier ayant un indice de réfraction plus faible. la détection se fait par triangulation. L’indice de l’air est considéré égal à celui du vide. l’indice de réfraction d’une substance est le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide (c) et sa vitesse dans le matériau (v). mais uniquement de sa position : un objet clair est détecté à la même distance qu’un objet foncé.5 µm). . deux types de propagation sont utilisés : à saut d’indice ou à gradient d’indice. • Différents types de fibres optiques Il y a donc plusieurs types de fibres optiques : les multimodes et les monomodes (C Fig. • Réflexion directe avec suppression de l’arrière plan (C Fig. A Fig. Ces facteurs sont reliés par l’équation suivante : 6 En connaissant les indices de réfraction des deux matériaux de l’interface.5 à 1 mm).21). 18 Réflexion directe simple v Fibres optiques • Principe Le principe de la propagation des ondes lumineuses dans la fibre optique est la réflexion totale interne. Leur propagation est à saut d’indice. un arrière plan situé au delà de la zone de détection sera ignoré. 21 Principe de la propagation des ondes lumineuses dans la fibre optique . De plus. Ces dernières sont surtout exploitées pour les télécommunications. 20 Principe de la propagation des ondes lumineuses dans la fibre optique Physiquement. La réflexion totale interne est régie par deux facteurs : les indices de réfraction des deux milieux et l’angle critique. par exemple en ce qui concerne la mise en place des fibres (efforts de traction réduits et rayons de courbure modérés selon la prescription des fabricants). elle varie avec la couleur de l’objet à « voir » et du fond devant lequel il se trouve (pour un réglage donné. Lo = généralement 1. . Points faibles : La distance de détection de ce système est faible (jusqu’à 2 m).20) et il n’y a aucune perte de lumière lorsque l’angle d’incidence du rayon lumineux est plus grand que l’angle critique [θc]. Ce cours rappel permet de comprendre le soin qui doit être apporté à la mise en œuvre.6 . Enfin.19) Avec ce système. a un diamètre grand devant la longueur d’onde utilisée (φ 9 à 125 µm.Monomodes Celles-ci ont par contre le diamètre du conduit de lumière très petit devant la longueur d’onde utilisée (φ <= 1 µm. la lumière est réfléchie en totalité (C Fig. la distance de détection est plus grande pour un objet blanc que pour un objet gris ou noir) et un arrière plan plus clair que l’objet à détecter peut rendre le système inopérant. 19 Réflexion directe avec suppression de l’arrière plan Il y a réflexion totale interne lorsqu’un rayon lumineux passe d’un milieu à un autre. A Fig.Acquisition de données : détection 6. Point fort : Le réflecteur n’est plus nécessaire. Dans ces fibres. Lo = 0.Multimode Ce sont des fibres dont la partie centrale. De plus. l’angle critique peut facilement être calculé. 143 A Fig.

Ce principe permet : . etc.de détecter de très petits objets (de l’ordre du mm). réfléchissante ou transparente. une distance peut être déduite selon la formule : D = T. .23) qui convertit l’énergie électrique qui lui est fourni en vibrations mécaniques grâce aux phénomènes de piézoélectricité ou de magnétostriction (C Fig. T : temps écoulé entre l’émission de l’onde et sa réception. Le principe consiste à mesurer le temps de propagation de l’onde acoustique entre le capteur et la cible.). En connaissant la vitesse de propagation du son.d’éloigner l’électronique du point de contrôle.la distance (détecteur-objet). 23 Principe d’un transducteur électroacoustique b Application (C Fig. . par ex. .Vs/2 avec D : distance du détecteur à l’objet. L’avantage des capteurs ultrasons est de pouvoir fonctionner à grande distance (jusqu’à 10 m).d’atteindre des endroits exigus ou de température élevée.22).23). A noter que les jonctions entre la DEL d’émission ou le phototransistor de réception et la fibre optique doivent être réalisées avec le plus grand soin. . . de fonctionner en mode barrage ou proximité. A Fig. Ce temps est mesuré par le compteur d’un microcontrôleur.6 Les détecteurs à ultrasons b Principe Les ultrasons sont produits électriquement à l’aide d’un transducteur électroacoustique (effet piézoélectrique) (C Fig. 22 Principe d’un détecteur à fibres optiques b Performances des détecteurs photoélectriques Plusieurs facteurs sont à même d’influencer les performances de ces systèmes de détection comme : .l’environnement (lumière ambiante. Dès que l’onde rencontre un objet. mais surtout d’être capable de détecter tout objet réfléchissant le son indépendamment de la forme et de la couleur. 24 Principe d’un détecteur à ultrasons .24) Excité par le générateur haute tension le transducteur (émetteurrécepteur) génère une onde ultrasonique pulsée (de 100 à 500 kHz suivant le produit) qui se déplace dans l’air ambiant à la vitesse du son. pour 1 m le temps à mesurer est de l’ordre de 3 ms. et la simplicité de mise en œuvre. 144 A Fig. La vitesse de propagation est de 340 m/s dans l’air à 20 °C. sa couleur et ses dimensions). suivant la disposition de l’extrémité des fibres. Un microprocesseur analyse le signal reçu et mesure l’intervalle de temps entre le signal émis et l’écho.6 Les détecteurs photoélectriques Les détecteurs à ultrasons Les fibres optiques les plus employées dans l’industrie sont les multimodes qui présentent comme avantage leur robustesse électromagnétique (CEM -Compatibilité ElectroMagnétique. 6.et. Par comparaison avec les temps prédéfinis ou appris. • Technologie des détecteurs Les fibres optiques sont placées devant la DEL d’émission et devant la photodiode ou le phototransistor de réception (C Fig.5 6. A Fig. il détermine et contrôle l’état des sorties. une onde réfléchie (écho) revient vers le transducteur.le type d’objet à détecter (sa matière diffusante. afin de minimiser les pertes de transmissions.). présence d’arrière plan. Vs : vitesse du son (300 m/s).Acquisition de données : détection 6.6 .

Cependant le fonctionnement du détecteur à ultrasons peut être perturbé par différents facteurs : .26) A Fig.25) Zone aveugle : Zone comprise entre la face sensible du détecteur et la portée minimale dans laquelle aucun objet ne peut être détecté de façon fiable. • Mode Réflex. Un seul et même détecteur émet l’onde sonore puis la capte après réflexion sur un objet. b/ En mode reflex • Mode réflexion directe.6 Les détecteurs à ultrasons L’étage de sortie [5] contrôle un commutateur statique (transistor PNP ou NPN) correspondant à un contact à fermeture ou à ouverture. • Mode barrage. les tissus. Dans ce cas.L’angle entre la face de l’objet à détecter et l’axe de référence du détecteur. Au-delà de ± 10°. En conséquence du cas précité. Détection possible de tout matériau. dans ce cas. 25 Limites d’emploi d’un détecteur à ultrasons 6 v Mode de fonctionnement (C Fig.Les gradients de température importants dans le domaine de détection. Un seul et même détecteur émet l’onde sonore.Acquisition de données : détection 6. de fait le détecteur est en permanence activé. c’est l’objet qui assure la réflexion. Le système barrage est composé de deux produits indépendants qu’il faut placer en vis à vis : un émetteur d’ultrasons et un récepteur. pour ces produits le mode de détection « reflex » est conseillé. Le réflecteur. . Il est impossible de détecter correctement les objets dans cette zone. Cela pourrait provoquer un état instable des sorties. est une partie plane et rigide.Les courants d’air brusques et de forte intensité peuvent accélérer ou dévier l’onde acoustique émise par le produit (éjection de pièce par jet d’air). Les matériaux tels le coton. A Fig.6 . donc pas d’usure et possibilité de détecter des objets fragiles ou fraîchement peints. un objet très anguleux est plus difficile à détecter. ou met à disposition un signal analogique (courant ou tension) directement ou inversement proportionnel à la distance de l’objet mesurée. Facteurs d’influence : Les détecteurs à ultrasons sont particulièrement adaptés à la détection d’objet dur et présentant une surface plane perpendiculaire à l’axe de détection. cette zone peut-être ajustable ou fixe au moyen d’un simple bouton poussoir. à la même portée.La forme de l’objet à détecter. la détection est rendue impossible.Les isolants phoniques. Cet effet est d’autant plus accentué que la distance entre l’objet et le détecteur est plus grande. b Particularités des détecteurs à ultrasons v Définitions (C Fig. 145 . b Performances de la détection à ultrasons Pas de contact physique avec l’objet. Selon les modèles de détecteurs. . sans réglage ou facteur de correction. Une forte chaleur dégagée par un objet crée des zones de températures différentes qui modifient le temps de propagation de l’onde et empêchent une détection fiable. Lorsque cet angle diffère de 90°. l’onde n’est plus réfléchie dans l’axe du détecteur et la portée de travail diminue. La détection de l’objet se fait alors par coupure de l’onde. 26 Utilisations des détecteurs à ultrasons a/ En mode proximité ou réflexion directe. Ce peut être une partie de la machine. Eviter tout passage d’objet dans cette zone aveugle pendant le fonctionnement du détecteur. . Ce mode est particulièrement adapté pour la détection de matériaux amortissant ou d’objet anguleux. Zone de détection : domaine dans lequel le détecteur est sensible. puis la réceptionne après réflexion sur un réflecteur. quelle que soit sa couleur. . le caoutchouc absorbent le son .

29). tri.Une station de lecture/écriture (ou lecteur rfid). ou imprimée (encre conductrice) pour les très hautes fréquences (>800 MHz). à l’intérieur de laquelle se trouve un circuit électronique et une antenne. stockage).6 6. A Fig. 28 Présentation des éléments d’un système RFID (Système Inductel de Telemecanique) Un système RFID est composé des éléments suivants (C Fig. b Généralités A Fig. résistants aux ambiances. en lecture et en écriture.Acquisition de données : détection 6. Cette modulation est détectée par le circuit de réception du lecteur qui la convertit en signaux numériques (C Fig.7 Les détecteurs à ultrasons La détection RFID -Radio Frequency IDentification- Appareils statiques : pas de pièces en mouvement au sein du détecteur. v Le lecteur Il module l’amplitude du champ rayonné par son antenne pour transmettre des ordres de lecture ou d’écriture à la logique de traitement de l’étiquette. Cette mémoire prend la forme d’une étiquette électronique. sont abordés les dispositifs destinés au stockage et à l’exploitation de données mémorisées dans des étiquettes électroniques. Le principe est d’associer à chaque objet une capacité de mémorisation accessible sans contact. Simultanément. 27 Organisation d’un système RFID L’identification radiofréquence (RFID) est une technologie d’identification automatique relativement récente. ou encore gravée sur circuit imprimé souple ou rigide. ou imprimée (encre conductrice) pour les fréquences inférieures à 20 MHz. avec ou sans noyau ferrite (canalisation des lignes de champ). contrôle d’accès. à une distance allant de quelques centimètres à plusieurs mètres. adaptée aux applications nécessitant le suivi d’objet ou de personnes (traçabilité.6 . Fonction d’apprentissage par simple appui sur un bouton pour définir le domaine de détection effectif.Bobine en fil de cuivre.Dipôle gravée sur circuit imprimé. sans contact ni champ de vision.7 La détection RFID -Radio Frequency IDentificationDans ce chapitre. Les données sont stockées dans une mémoire accessible par simple liaison radio fréquence. à partir d’un signal radiofréquence.27 et 28) : . donc durée de vie indépendante du nombre de cycles de manœuvres.30) Les étiquettes électroniques sont composées de trois éléments principaux réunis dans un boîtier.Une étiquette électronique. A Fig. Bonne tenue aux environnements industriels : résistant aux vibrations et aux chocs. 30 Photographie interne d’une étiquette RFID . le champ électromagnétique généré par son antenne alimente le circuit électronique de l’étiquette. Apprentissage de la portée minimale et maximale (effacement d’avant plan et d’arrière plan très précis ± 6 mm). 6. 146 . b Principes de fonctionnement A Fig. appelée également transpondeur (TRANSmetteur + réPONDEUR). • Une antenne Elle doit être adaptée à la fréquence de la porteuse aussi elle peut se présenter sous différentes formes : . . 29 Fonctionnement d’un système RFID b Description des éléments v Les étiquettes électroniques (C Fig. v L’étiquette Elle transmet ses informations en retour vers l’antenne du lecteur en modulant sa consommation propre.

ordinateur.32b).31).) et l’étiquette électronique. . etc. A Fig. .33b). ou encore des boîtiers résistants aux chocs et aux produits chimiques (C Fig.Plaquette pour le suivi des courriers.Support adhésif. Cette configuration permet d’augmenter la distance de dialogue entre l’étiquette et l’antenne. • Une mémoire Plusieurs types de mémoires sont utilisées pour stocker les informations dans les étiquettes électroniques (C Fig.32a) . etc. pour identification des animaux domestiques (injection sous la peau à l’aide d’une seringue).traitement local pour fonctionnement en autonome. RS485. pour des applications industrielles (traitement de surface. 33b Photographie d’un lecteur RFID (Station Telemecanique Inductel) . Ethernet. . Elle peut également intégrer un certain nombre de fonctions complémentaires.entrées/sorties tout ou rien. « clou » en plastique pour identification de palettes en bois. Il existe beaucoup d’autres présentations : porte-clé. 33a Station d’interface RFID Une station (C Fig.).6 . pour contrôle d’accès des personnes. a b Certaines étiquettes dites « actives » embarquent une pile destinée à alimenter leur électronique.33a) joue le rôle d’interface entre le système de gestion (automate programmable. 31 Différents types de mémoires utilisées pour stocker les informations dans les étiquettes électroniques 6 Les capacités de ces mémoires vont de quelques octets jusqu’à plusieurs dizaines de k octets.Tube verre. par exemple : (C Fig. Sa complexité est fonction des applications. pour identification des vêtements et linges.« Boutons » en plastique. Type ROM Avantages • Bonne résistance aux températures élevées • Prix faible Inconvénients • Lecture seule EEPROM • Pas de pile ou batterie de sauvegarde • Temps d’accès relativement long en lecture ou écriture • Nombre d’écritures limité à 100 000 cycles par octet RAM • Rapidité d’accès aux données • Capacité élevée • Nombre illimité de lectures ou d’écritures • Nécessite d’embarquer une pile de sauvegarde dans l’étiquette FeRAM (ferroélectrique) • Rapidité d’accès aux données • Pas de pile ou batterie de sauvegarde • Capacité élevée • Nombre de lectures et d’écritures limité à 10 12 A Fig. mais exige de remplacer régulièrement la pile. v Un boîtier Des boîtiers adaptés à chaque type d’application ont été créés pour réunir et protéger ces trois éléments actifs d’une l’étiquette. de la simple mise en forme jusqu’à l’utilisation d’un microcontrôleur (ex.Badge format carte de crédit.détection avec une antenne intégrée pour obtenir un système compact (C Fig. .7 La détection RFID -Radio Frequency IDentification- • Un circuit logique de traitement Son rôle est d’assurer l’interface entre les ordres captés par l’antenne et la mémoire. . 147 A Fig. cartes de paiement sécurisées avec algorithmes de cryptage). 32 a et b Différentes formes d’étiquettes RFID adaptées à leur usage v Les stations : A Fig.). etc. adaptées en fonction des applications : . pour identification des livres dans les bibliothèques. . .pilotage de plusieurs antennes.Acquisition de données : détection 6. via un port de communication adapté (RS232. fours.

Acquisition de données : détection 6. 34 Influence d’une antenne en ferrite sur les lignes de champ électromagnétique Les fréquences utilisées par les antennes sont réparties sur plusieurs bandes distinctes. Il y a aussi des standards en cours de définition qui sont plus spécialisés tels que ceux destinés au domaine de la grande distribution (EPC -Electronic Product Code-) ou pour l’identification des animaux (ISO 11784).) • « Trous » dans la zone de dialogue difficiles à maîtriser • Coût des systèmes de lecture Fréquence 125-134 khz (BF) 13.ISO 14443 A/B) • Coût très faible des étiquettes • Distance de dialogue importante (plusieurs mètres) • Très grande vitesse de transfert entre antenne et étiquette • Distance de dialogue importante (plusieurs mètres) Application typique • Identification des animaux domestiques • Suivi des livres dans les bibliothèques • Contrôle d’accès • Paiements • Gestion des produits dans la distribution 850 . eau. Inconvénients • Faible capacité mémoire • Temps d’accès long • Sensibilité aux environnements métalliques • Plages de fréquences non homogènes d’un pays à l’autre • Perturbation des zones de dialogue par les obstacles (métal. etc.ISO 14443 A/B).6 .45 Ghz ) (micro-ondes • Suivi des véhicules (péages d’autoroutes) A Fig. etc.7 La détection RFID -Radio Frequency IDentification- v Antennes Les antennes sont caractérisées par leurs dimensions (qui déterminent la forme de la zone dans laquelle elles vont pouvoir échanger les informations avec les étiquettes) et la fréquence du champ rayonné. containers. la baisse constante des prix des étiquettes RFID devrait conduire ces dispositifs RFID à remplacer les traditionnels codes à barres sur les contenants (cartons. b Performances de l’identification RFID Comparée aux dispositifs à code à barres (étiquettes ou marquages et lecteurs).) • Protocoles de dialogue antenne/étiquette normalisées (ISO 15693 . De plus. bagages) dans différents domaines tels 148 .enregistrement possible de plusieurs milliers de caractères dans une étiquette. .56 Mhz (HF) Avantages • Immunité à l’environnement (métal. L’utilisation de ferrites permet de concentrer les lignes de champ électromagnétique de façon à augmenter la distance de lecture (C Fig.insensibilité aux poussières. etc. chaque bande présentant des avantages et des inconvénients (C Fig. Trois grandes zones ont été définies : Amérique du Nord. eau. contrôle d’accès sur les pistes de ski) et dans la distribution.34) et à diminuer l’influence de masses métalliques qui pourraient être à proximité de l’antenne. .950 Mhz (UHF) 2. Tous ces avantages concourent à son développement dans le domaine d’activités des services (ex.35). . Europe. v Codage et protocole Des normes internationales définissent les protocoles d’échange entre les stations et les étiquettes (ISO 15693 .confidentialité des informations (verrouillage de l’accès aux données contenues dans l’étiquette). A Fig. salissures. et reste du monde. A chaque zone et à chaque fréquence correspond un gabarit autorisé de spectre d’émission (norme CISPR 300330) dans lequel chaque station/antenne RFID doit s’inscrire. 35 Description des bandes de fréquences utilisées en RFID Les puissances et les fréquences utilisées sont variables en fonction des applications des pays. l’identification RFID présente les avantages suivants : .modification des informations contenues dans l’étiquette. .lecture/écriture à travers la plupart des matériaux non métalliques.

mais le champ couvert est limité à 50 cm environ.Eclairage à DEL (Diode Electro Luminescente) C’est l’éclairage privilégié aujourd’hui : c’est un éclairage homogène d’une durée de vie très longue (30 000 heures). • Unité de traitement L’image provenant de la caméra est transmise à l’unité de traitement qui contient les algorithmes de mise en forme et d’analyse d’image nécessaires à la réalisation des contrôles. Il existe en couleurs. pour mettre en valeur les éléments à contrôler. sans aucune manipulation des marchandises. .8 La détection RFID -Radio Frequency IDentificationLa vision que la logistique et les transports. 6.Eclairage à tube fluorescent haute fréquence D’une lumière blanche il a une durée de vie longue (5 000 heures). • Caméra et Optique Du choix de l’optique et de la caméra dépend la qualité de l’image capturée (contraste. .8 La vision b Principe C’est l’œil de la machine qui donne la vue à un automatisme.son marquage (logos. . et le volume éclairé ou « champ » est important . .36) : . Ses résultats sont ensuite transmis à l’automatisme ou commandent directement un actionneur. associé à une unité de traitement et une commande d’actionneurs. présence de défaut). et détail à saisir).Acquisition de données : détection 6.son aspect (état de surface.de mesure. caméra et optique). . il dépend évidemment de la puissance lumineuse mise en œuvre.et d’identification. état de surface.). 149 . A noter cependant que l’idée attrayante de l’identification automatique du contenu des chariots devant les caisses des hypermarchés. .de guidage. sa durée de vie est faible (500 heures) et nécessite une puissance très importante. A Fig. b Les points clés de la vision La vision industrielle se compose d’un système optique (éclairage.Eclairage halogène De lumière également blanche. Sur une photographie prise par une caméra. couleur. 36 Contrôle d’une pièce mécanique.sa position. il peut couvrir un champs important.6 . etc. mais aussi sur les produits en cours de fabrication dans l’industrie. . les caractéristiques physiques de l’objet sont numérisées. 6 v Eclairage • Les technologies d’éclairages .ses dimensions. n’est pas encore envisageable avec ces systèmes pour des raisons physiques et techniques. caractères . netteté) et cela avec une distance définie caméra/objet et un objet à examiner bien déterminé (dimension. brillance. Les repères indiquent les zones vérifiées par le système L’utilisateur peut aussi automatiser des fonctions complexes : .7 6. • Eclairage Il est essentiel d’avoir un éclairage spécifique et bien adapté de façon à créer un contraste suffisant et stable. Il est ainsi possible de connaître (C Fig.

. l’état d’une surface. détecter les rayures.6 . de type marquage Caractéristiques Applications type Rétro éclairage • Éclairage placé derrière l’objet et face à la caméra • Permet de mettre en évidence la silhouette de l’objet (ombre chinoise) • Conseillé pour mesurer les cotes d’un objet • ou analyser des éléments opaques Linéaire direct • Utilisé pour mettre en évidence une petite surface de l’objet à contrôler et créer une ombre portée • Conseillé pour la recherche de défauts précis. Rasant • Permet de faire la détection de bord • Contrôler un marquage • Détecter les défauts sur des surfaces vitrées ou métalliques • Conseillé pour contrôler les caractères imprimés.Rasant. le contrôle de taraudage. . analyser et mesurer des surfaces métalliques planes ou autres surfaces réfléchissantes A Fig. Systèmes Annulaire • Ensemble de DEL disposées en anneau • Système d’éclairage très puissant • Permet d’éclairer l’objet dans son axe.Rétro éclairage. . etc. .Linéaire direct. 37 Tableaux des différents éclairages pour la vision industrielle 150 .Acquisition de données : détection 6. Coaxial • Permet de mettre en évidence des surfaces lisses perpendiculaires à l’axe optique en orientant la lumière vers un miroir semi-réfléchissant • Conseillé pour contrôler. etc. par-dessus • Conseillé pour un contrôle de précision.37) pour faire ressortir la caractéristique à contrôler : .8 La vision Ces éclairages peuvent être appliqués de différentes manières.Coaxial.Annulaire. Cinq systèmes sont principalement utilisés (C Fig.

Les capteurs CCD permettent l’exposition de tous les pixels au même instant.La distance focale (f en mm) s’exprime directement à partir de la taille de l’objet à cadrer (H en m). 39 Balayage entrelacé • Le balayage Les caméras sont soit à image entrelacée soit “Progressive scan = full frame”. 38 Les formats de capteurs utilisés dans l’industrie Dans tous les autres cas. 42 La distance focale . etc. Son intérêt est dans la suppression du scintillement et l’obtention d’une image stable (C Fig.4 mm sont les plus souvent utilisées dans le milieu industriel. plus la distance focale est faible. afin de pouvoir 151 A Fig.8 La vision v Les caméras et optiques • Les technologies de caméras .Acquisition de données : détection 6.Les montures à visser « C » et « CS » qui ont un Ø 25. et de la dimension de l’image (h en mm) : f= D x h/H (C Fig. Son principe consiste à analyser l’image par balayage successif d’une ligne sur deux (C Fig. Son principe est de décrire au même instant toutes les lignes de l’image (C Fig.39).). la seconde en vert. Son objectif est d’économiser la moitié de la bande passante au prix de quelques défauts peu visibles sur un petit écran. Les optiques sont dédiées à chaque format de capteur afin d’utiliser la totalité des pixels.38) définis en pouces : 1/3.6 . télévision. . analyse les lignes impaires.Caméra Vidicon (tube) Maintenant obsolète. Pour les process continus.Caméra CMOS Progressivement supplanté par CCD Coût attractif –> utilisation applications basiques .42). A Fig. ces caméras sont privilégiées pour leur bonne définition. • Le balayage progressif C’est le type d’analyse d’image exploité en informatique.40). • Algorithmes de mise en forme d’image Les pré-traitements changent la valeur de niveau de gris des pixels. on utilise des caméras à arrangement matriciel (CCD matriciel).Caméra CCD (Charged Coupled Device) Aujourd’hui.41). représentée avec des traits noirs. notamment du scintillement. 2/3 et plus : haute résolution industrielle. il est conseillé d’utiliser un capteur “Balayage progressif (dit Progressive Scan)” (lecture à la volée) ou “Full Frame”. Une première trame. 40 Balayage progressif A Fig. A Fig. 41 Comparaison des balayages v Unité de traitement Son électronique a deux missions : mettre en forme l’image puis analyser cette image améliorée. Ainsi. Les caméras industrielles utilisent plusieurs formats de capteur (C Fig. • L’optique . • Le balayage entrelacé Le système entrelacé est un issu de la vidéo. on utilise des caméras linéaires (CCD à arrangement linéaire). 1/2 et 2/3 (1/3 et 1/2 : camescope. 6 A Fig. plus le champ couvert est grand. On aura aussi angle de champ = 2 x arctg (h/(2xf)).Le choix du type d’objectif s’effectue donc en fonction de la distance D et de la taille du champ visualisé H. . Le but de ces pré-traitements est d’améliorer l’image. de la distance D entre l’objet et l’objectif (D en m). analyse les lignes paires. Dans le cas où les vibrations et la prise d’image au vol sont fréquentes. .

mesure.la projection. tri. Dans le tableau de la figure 43 sont présentés différents algorithmes d’analyse d’image. re-positionnement. d’objet Présence/Absence. Algorithme d’analyse d’image Ligne Principe de fonctionnement et utilisation privilégiée (en gras) Comptage de pixel. positionnement Extraction de forme Comptage. identification Comparaison avancée Aucun OCR/OCV Reconnaissance de caractères (OCR) ou vérification de caractères ou logos (OCV) Attention particulière au contraste de l’image. présence/absence. re-positionnement.Acquisition de données : détection 6.6 . contrôle d’intensité Relevé de bord sur image binaire Mesure. Parmi ces prétraitements possibles. Pré traitement repositionnement projection niveau précis de gris possible Nombreux résultats extraits.l’ouverture / fermeture. . tri. Permet un repositionnement à 360° Facile à mettre en œuvre Précision au pixel au mieux. comptage. détection d’objet. positionnement. Utiliser un repositionnement Lecture de tout type de caractère ou logo par apprentissage d’une bibliothèque (alphabet) A Fig. .la binarisation. identification Reconnaissance de forme. A noter que dans la colonne « Pré-requis » sont indiqués les traitements d’images qui précèdent cette analyse. Temps de 10 à 100 ms si modèle et/ou zone de recherche importante Attention à la stabilité du marquage à contrôler dans le temps (ex pièces embouties) Bord niveau de gris Relevé de bord sur image en niveau de gris Mesure. relevé de mesures et paramètres géométriques Positionnement. présence/absence. mesure. analyse de surface. Attention à la stabilité de l’image par rapport à la binarisation. • Algorithmes d’analyse d’image. positionnement Pré-requis Avantage(s) Limites Attention à la stabilité de l’image par rapport à la binarisation Attention à la stabilité de l’image par rapport à la binarisation Binarisation et éventuellement Très rapide (<ms) ajustement d’exposition Binarisation et éventuellement Rapide (ms) ajustement d’exposition Aucun Binarisation et éventuellement ajustement d’exposition Aucun et éventuellement ajustement de position Binarisation et éventuellement ajustement d’exposition Fenêtre binaire Fenêtre niveau de gris Bord binaire Précision au pixel au mieux. comptage Comptage de pixel Présence/Absence. 43 Les différents algorithmes d’analyse d’image utilisés dans la vision industrielle 152 . les plus employés sont : . analyse de surface.8 La vision l’analyser avec plus d’efficacité et de robustesse. Attention à la stabilité de l’image par rapport à la binarisation Précision sub-pixel Nécessite un possible. . Temps de 10 à 100 ms Reconnaissance limitée à 30°. polyvalent.l’érosion / dilatation. contrôle d’intensité Calcul du niveau de gris moyen Présence/Absence. Maximiser la taille de l’image.

5 mm la résolution du codeur devra être égale à 400 points. ou VERRE pour des résolutions supérieures et des fréquences élevées de lecture. Cette offre comporte plusieurs familles principales (C Fig. 45 Principe d’un codeur incrémental Le disque est en POLYFASS (Mylarmica) incassable pour des résolutions atteignant : .les codeurs incrémentaux qui permettent de connaître la position d’un mobile et de contrôler son déplacement par comptage/décomptage des impulsions qu’ils délivrent.Acquisition de données : détection 6. fonction du déplacement de l’objet à contrôler. 44 Exemple d’un capteur optique v Principes La rotation d’un disque gradué. Un ASIC associé à l’ensemble capteur optique permet d’obtenir des signaux carrés après amplification.2 048 points pour un diamètre 40 mm. La figure 44 montre un tel dispositif. . jusqu’à 300 KHz.les codeurs absolus multi-tours. et un disque lié mécaniquement par son axe à l’organe à contrôler de la machine. A Fig. 6 v Réalisation pratique (C Fig. le codeur devra avoir une résolution de 200 points. La résolution s’exprime par la fraction distance parcourue pour 1 tour nombre de points Ainsi. Ces deux familles peuvent avoir des variantes comme : .5 000 points pour un diamètre 58 mm. Lorsque le disque tourne. Exemple d’application : la coupe à longueur. .les tachy codeurs qui fournissent en complément une information de vitesse. Les photodiodes génèrent alors un signal électrique qui est amplifié puis converti en signal carré. 46 Vue d’un disque gradué d’un codeur incrémental . 153 A Fig. d’une durée de vie 10 à 12 ans. b Familles de codeurs optiques L’offre des constructeurs permet de couvrir l’ensemble des applications industrielles. . .10 000 points pour un diamètre 90 mm. un récepteur photosensible. Pour une précision de 0.46) : . . disque qui comporte une succession de zones opaques et transparentes. génèrent des impulsions toutes semblables en sortie d’un capteur optique.les tachymètres dans lesquels l’information est traitée pour donner une information de vitesse.les codeurs absolus de position qui donnent la position exacte sur un tour ou sur plusieurs tours.6 .9 Les codeurs optiques 6. La lumière émise par des LED arrive sur des photodiodes chaque fois qu’elle traverse les zones transparentes du disque. avant d’être transmis vers un système de traitement.45) La partie émission est réalisée par une source lumineuse triple à trois photodiodes ou DEL (pour la redondance). si le produit à couper mesure 200 mm et que la précision de coupe est 1 mm. le signal de sortie du codeur est alors constitué d’une suite de signaux carrés. La résolution c’est à dire le nombre d’impulsions par tour correspond au nombre de graduations sur le disque ou à un multiple de celui-ci. A Fig.9 Les codeurs optiques b Présentation d’un codeur optique v Constitution Un codeur optique rotatif est un capteur angulaire de position qui comporte un émetteur de lumière (LED). Plus le nombre de points est important plus le nombre de mesures par tour permettra une division plus fine du déplacement ou de la vitesse du mobile relié au codeur.

A Fig. la plupart des codeurs incrémentaux délivrent en plus des signaux A. correspondant à la résolution du codeur.Acquisition de données : détection 6. Un codeur absolu délivre en permanence un code qui est l’image de la position réelle du mobile à contrôler. les signaux complémentés A. ces signaux complémentés permettent de différencier les impulsions codeur des impulsions parasites (C Fig. il est à 0. • Exploitation des voies A et B Les codeurs incrémentaux autorisent trois niveaux de précision d’exploitation : . . évitant ainsi la prise en compte de ces dernières.9 Les codeurs optiques Tous ces dispositifs utilisent des techniques similaires. “n” étant la résolution ou le nombre de périodes. Pour éliminer ce risque. 49 Elimination des impulions parasites A Fig. Si le système de traitement est conçu pour pouvoir les exploiter (commandes numériques NUM par exemple). 50 Reconstitution d’un signal perturbé avec et sans signal complémentaire 154 . Il définit une position de référence et permet la réinitialisation à chaque tour.47).une piste extérieure (voies A et B) divisée en “n” intervalles d’angles égaux et alternativement opaques et transparents.49). . 47 Principe de détection du sens de rotation et du top zéro A Fig. 48 Augmentation du nombre de points v Codeurs absolus • Principe de réalisation Les codeurs absolus sont destinés à des applications de contrôle de déplacement et de positionnement d’un mobile.utilisation des fronts montants et descendants des voies A et B : la précision d’exploitation est quadruplée (C Fig. Ils se distinguent par le fenêtrage des disques et la manière dont le signal optique est codé ou traité. . appelé « top zéro ». B et Z . B et Z.50). A Fig. • Elimination des parasites Tout système de comptage peut être perturbé par l’apparition de parasites en ligne qui sont comptabilisés au même titre que les impulsions délivrées par le codeur. Deux photodiodes décalées installées derrière cette piste délivrent des signaux carrés A et B chaque fois que le faisceau lumineux traverse une zone transparente. celui-ci comporte plusieurs pistes concentriques divisées en segments égaux alternativement opaques et transparents. alors que dans l’autre sens. Le déphasage de 90° électriques (1/4 de période) des signaux A et B définit le sens de rotation (C Fig. le signal B est à 1 pendant le front montant de A. Rotatifs. est synchrone avec les signaux A et B. mais s’en distinguent par la nature du disque. Le signal Z. Dans un sens. ils fonctionnent de manière similaire aux capteurs incrémentaux.utilisation des fronts montants de la voie A seule : exploitation simple.une piste intérieure (piste Z) qui comporte une seule fenêtre transparente. v Codeurs incrémentaux Les codeurs incrémentaux sont destinés à des applications de positionnement et de contrôle de déplacement d’un mobile par comptage/décomptage des impulsions qu’ils délivrent. voire de reconstruire le signal émis (C Fig. En effet.48). • Le disque d’un codeur incrémental comporte deux types de pistes : .6 . de durée 90° électriques.utilisation des fronts montants et descendants de la voie A seule : la précision d’exploitation est doublée.

on se situe. à grande vitesse. . Pour lever cette ambiguïté. La lecture de cette piste permet de déterminer à un demi-tour près où se situe l’objet (MSB : Most Significant Bit). soit un code binaire.9 Les codeurs optiques La première piste intérieure (C Fig. Pour atteindre cet objectif avec des cartes E/S standard. 52 Signal délivré en code Gray par un codeur rotatif absolu A Fig. sauf dans le cas ou les signaux complémentés sont exploités.51) est composée d’une moitié opaque et d’une moitié transparente. • Exploitation des signaux Pour chaque position angulaire de l’axe. soit du binaire naturel (binaire pur). soit un code Gray : . 51 Disques gravés d’un codeur absolu 6 A Fig. ce code délivré par un codeur rotatif absolu peut être. Les codeurs absolus se caractérisent par l’émission d’un code numérique. ce code doit être préalablement transcodé en binaire (C Fig. pour son exploitation par un automatisme. de façon à déclencher le ralentissement à un demi tour près (C Fig. il présente l’inconvénient d’avoir plusieurs bits qui changent d’état entre deux positions. car à la mise sous tension ou après coupure. donne la position du mobile. 155 A Fig. Il permet d’effectuer les 4 opérations arithmétiques sur des nombres exprimés dans ce code. Mais. le codeur délivre une information immédiatement exploitable par le système de traitement. . quant à lui. Un seul code correspond à une seule position. sont divisées en 4 quarts alternativement opaques et transparents. Les pistes suivantes permettent successivement de déterminer dans quel huitième (1/8 ou 1/23) de tour. L’image du déplacement nécessite autant de couple diode/phototransistor que de bits émis ou de piste sur le disque. le disque fournit un code.Acquisition de données : détection 6. Le nombre de sorties parallèles est le même que le nombre de bits ou de pistes sur le disque. la lecture de la seconde piste combinée avec la lecture de celle qui la précède (la première) permet de déterminer dans quel quart (1/4 ou 1/22) de tour se situe l’objet. 53 Principe de transcodage de Gray en binaire A Fig. Un parasite peut modifier le code délivré par un codeur absolu. • Utilisation d’un codeur absolu Dans la plupart des applications.. la recherche d’une meilleure productivité impose des déplacements rapides. qui peut-être.insensibilité aux coupures du réseau.insensibilité avec les parasites en ligne. puis des ralentissements pour avoir des positionnements précis.6 . Le codeur incrémental. correspondant à la position angulaire réelle du mobile. La piste extérieure correspond au bit de poids le plus faible (LSB : Least Significant Bit). Il est donc directement exploitable par les systèmes de traitement (API) pour effectuer des calculs. Ainsi. image du positionnement physique du disque.Le code Gray dans lequel un seul bit à la fois change d’état évite aussi cette ambiguïté. dans quel seizième (1/16) de tour. soit du binaire réfléchi. les codeurs absolus génèrent un signal d’inhibition qui bloque les sorties à chaque changement d’état.52). La combinaison de tous les signaux à un instant donné. • Avantages des codeurs absolus Le codeur absolu présente deux avantages importants par rapport au codeur incrémental : . du centre vers l’extérieur du disque.54).Le code binaire pur. Avec un codeur incrémental. Les pistes suivantes. Mais. d’où une possible ambiguïté de lecture. 54 Positionnement d’un mobile sur un axe . aussi dénommé code Gray (C Fig. nécessite une réinitialisation avant de pouvoir exploiter utilement les signaux. l’information parasite est prise en compte. etc.53). il faut surveiller les MSB lorsque la vitesse est élevée. mais ce code redevient automatiquement correct dès la disparition du parasite.

A Fig. 57 Représentation schématique d’une dynamo tachymétrique et d’une réalisation industrielle v Dynamo tachymétrique Ce capteur de vitesse est constitué d’un stator comportant un enroulement fixe et d’un rotor incorporant des aimants (C Fig. Ils sont principalement utilisés pour les asservissements de vitesse et en particulier associés aux variateurs pour moteur à courant continu. L’amplitude du signal généré et sa fréquence sont en relation directe avec la vitesse de rotation. 156 .56) est constitué d’un stator comportant plusieurs enroulements et d’un rotor incorporant des aimants. 55 Entrées parallèles X X X X X X =< 40 > 40 Liaison parallèle X Absolu X X X X X Principaux types d’unités de traitement utilisés dans l’industrie b Les capteurs de vitesse -c a -b' c' b -a Les codeurs évoqués ci-dessus possèdent la possibilité de fournir une information de vitesse par un traitement approprié du signal de sortie. 56 Représentation schématique d’un alternateur tachymétrique A Fig. .Tachycodeurs et tachymètres. L’utilisateur peut exploiter.Codeurs absolus multi-tours. Pour le fonctionnement en boucle fermé des convertisseurs de fréquence. le tour d’horizon des capteurs ne pourrait être complet sans évoquer les capteurs analogiques de vitesse.Codeurs à axe creux.9 Les codeurs optiques v Variantes des codeurs De nombreuses variantes ont été imaginées et plusieurs présentations sont disponibles pour satisfaire aux différentes exigences d’emploi. soit la fréquence. v Association codeur . . Unités de traitement Codeurs Incrémental Fréquence du signal (kHz) =< 0. le sens de rotation peut être facilement détecté. les variateurs modernes utilisent un capteur de vitesse virtuel. pour réaliser un asservissement ou une indication de la vitesse. qui à partir de grandeurs électriques mesurés dans le variateur reconstituent la vitesse réelle de la machine.Codeurs à axe plein. Cette machine est similaire à un alternateur.55). En utilisant le déphasage des enroulements. .57). c -b N S N b' -c' a' Cependant.Acquisition de données : détection 6. -a' S v Alternateur tachymétrique Ce capteur de vitesse (C Fig.6 .2 Automates programmables Entrées TOR Comptage rapide Cartes d’axes Commandes Numériques Micro-ordinateurs Cartes spécifiques A Fig. La mise en rotation induit des tensions alternatives dans les enroulements statoriques.Codeurs à axe traversant. .unité de traitement Les circuits d’entrée des unités de traitement doivent être compatibles aux flux d’informations délivrés par les codeurs (C Fig. soit la tension (efficace ou redressée). par exemple : . Le rotor est équipé d’un collecteur et de balais.

La mise en rotation induit une tension continue dont la polarité dépend du sens de rotation et dont l’amplitude est proportionnelle à la vitesse. trous) portées par le disque ou la pièce en rotation provoque une variation périodique de la réluctance du circuit magnétique de la bobine qui induit dans celle-ci une tension de fréquence et d’amplitude proportionnelles à la vitesse de rotation. fentes. ou XS9…. le capteur devient inutilisable. l’amplitude peut être trop petite pour être détectée.de la vitesse de rotation : elle est en principe proportionnelle à cette vitesse. La tension délivrée par ce type de capteur est comprise entre 10 et 60 volts/1000 tours par minute et pour certaines dynamo. constitue l’inductance L du circuit d’accord d’un oscillateur sinusoïdal. L’utilisateur peut exploiter cette information : amplitude et polarité pour réaliser un asservissement ou une indication de la vitesse. 58 Représentation schématique d’un capteur à réluctance variable 157 . Le collecteur et la nature des balais sont choisis pour limiter les tensions de seuil et les discontinuités de la tension au passage des balais. . L’étendue de mesure dépend du nombre de discontinuités magnétiques portées par la pièce tournante. la vitesse maximale mesurable est d’autant plus élevée que le nombre de pas est faible. qui est la tête de mesure. Ce type de capteur peut également être utilisé pour des mesures de sous ou sur vitesse par exemple « Détecteur applicatif inductif pour contrôle de rotation » de Telemecanique XSAV…. Le fonctionnement est possible dans une très large gamme de vitesse. Le défilement des discontinuités magnétiques (dents. Elle est placée en regard d’un disque (roue polaire) ou d’une pièce tournante ferromagnétique. Il en résulte que ce type de capteur est utilisable aux faibles vitesses. La rotation d’une roue dentée devant la bobine produit au passage de chaque dent l’interruption de l’oscillateur qui est détectée. Le signal correspondant a une fréquence proportionnelle à la vitesse de rotation et son amplitude. Les possibilités de mesure varient d’une plage de 50 tr/mn à 500 tr/mn avec une roue polaire de 60 dents à une plage de 500 tr/mn à 10 000 tr/mn avec une roue polaire de 15 dents. n’étant pas ici déterminée par la vitesse de rotation est indépendante de cette vitesse. L’ensemble bobine aimant permanent est remplacé par un circuit oscillant. par la modification du courant d’alimentation de l’oscillateur. en dessous de cette vitesse limite. v Les capteurs à réluctance variable Le schéma de la figure 58 représente un type de capteur.9 Les codeurs optiques Cette machine est similaire à une génératrice à courant continu. par exemple. 6 A Fig. en raison de la difficulté de traiter des signaux de fréquence élevée. La vitesse minimale mesurable est d’autant plus basse que le nombre de pas est élevé. L’amplitude de cette tension dépend : . En contrepartie.Acquisition de données : détection 6. L’approche d’un conducteur métallique modifie les caractéristiques L et R de la bobine. La bobine. Le tachymètre à courant de Foucault est constitué de manière similaire et est utilisable en regard d’une pièce tournante métallique non ferromagnétique. La bobine détectrice a son noyau magnétique soumis aux flux d’induction d’un aimant permanent. A faible vitesse.de la distance bobine/pièce. programmable par l’utilisateur.6 .

A noter que les pressions affichées sur les appareils ont pour base la pression atmosphérique. v Terminologie (C Fig. pour commander directement des moteurs monophasés ou triphasés (pompes. on utilise la terminologie suivante : Pression absolue : mesure par rapport à un volume scellé.de puissance. A Fig. compresseurs. Les détecteurs de pression électroniques de marque Telemecanique sont équipés d’une cellule céramique piezo-résistive (C Fig.Plage de fonctionnement C’est l’intervalle défini par la valeur minimale de réglage du point bas (PB) et la valeur maximale de réglage du point haut (PH) pour les pressostats et vacuostats.60). F la force et S la surface. La variation de résistance est ensuite traitée par l’électronique intégrée pour donner un signal tout ou rien ou proportionnel à la pression (ex. Selon la pression de référence.6 . Les transmetteurs de pression (également appelés capteurs analogiques) transforment la pression en un signal électrique proportionnel et sont de technologie électronique. entrée d’automates. 0-10v…). Si P est la pression. électrovannes. bipolaires ou tripolaires.62) • Terminologie générale . 4-20mA . Le contrôle ou la mesure de pression résultent de la différence entre les pressions régnant des deux côtés de l’élément soumis à la pression. A Fig. La pression atmosphérique est donnée en hpa (hectopascal) ou mbar. généralement sous vide. 60 Principe d'un détecteur de pression électromécanique (marque Telemecanique) Les appareils électromécaniques utilisent le déplacement d’une membrane.61). pour commander des bobines de contacteurs.59). vacuostats et transmetteurs de pression ont pour fonction de contrôler. . Pression relative : mesure par rapport à la pression atmosphérique.10 6. La terre est entourée d’une couche d’air qui a une certaine masse et donc exerce une certaine pression appelée « Pression atmosphérique ». 1hPa = 1mbar. 61 Coupe d'un détecteur de pression (marque Telemecanique) A noter que les contacts électriques de sortie peuvent être : .10 Les pressostats et vacuostats Les pressostats et vacuostats b Qu’est ce que la pression ? La pression est le résultat d’une force appliquée sur une surface. etc. réguler ou mesurer une pression ou une dépression dans un circuit hydraulique ou pneumatique. 59 Exemple de détecteurs de pression (marque Telemecanique) a : Pressostat électromécanique type XML-B b : Pressostat électronique type XML-F c :Transmetteur de pression type XML-G b Les détecteurs pour le contrôle de pression v Principe A Fig. A Fig. etc. Les pressostats ou vacuostats transforment un changement de pression en signal électrique “Tout ou Rien” lorsque les points de consigne affichés sont atteints. relais. 62 Représentation graphique des termes couramment employés 158 . La déformation due à la pression est transmise aux résistances « couche épaisse » du pont de Wheaston sérigraphié sur la membrane céramique.). a b c L’unité internationale de pression est le pascal (Pa) : 1 Pa= 1N/1m2 Une unité plus pratiquée est le bar : 1bar = 105Pa = 105N/m2 = 10N/cm2 Pressostats. Ils peuvent être de technologie électromécanique ou électronique (C Fig. on a la relation P=F/S. Elle correspond à l’étendue de mesure pour les transmetteurs de pression (appelés aussi capteurs analogiques).Acquisition de données : détection 6. Pression différentielle : mesure la différence entre deux pressions. d’un piston ou d’un soufflet pour actionner mécaniquement des contacts électriques (C Fig.ou standard.

63b) C’est la variation du point de fonctionnement entre deux manœuvres successives. Elle est comprise entre 0 bar et la pression correspondant au calibre du transmetteur. c/ la répétabilité. . .63a) C’est la tolérance entre la valeur de consigne affichée et la valeur réelle d’activation du contact. . .64b).La répétabilité est la bande de dispersion maximale obtenue en faisant varier la pression dans des conditions données (C Fig. 63 Représentation graphique des termes spécifiques à l'électromécanique • Terminologie spécifique à l’électromécanique (C Fig. . .63) : .65a et b) Le point zéro corespond à la valeur du signal en l'absence de pression. b/ l'hystérésis. 64 Représentation graphique : a/ la linéarité. elle correspond à l’intervalle des pressions mesurées par le transmetteur. Elle est proportionnelle à la température et s’exprime en % EM / °C.Les tolérances de réglage sont les tolérances de réglage du point zéro et de la sensibilité données par le constructeur (pente de la courbe du signal de sortie du transmetteur). 6 A Fig. • Terminologie spécifique à l’électronique : .Dérive (F) (C Fig. . de la répétabilité et des tolérances de réglage. 65 Représentation graphique des dérives : a/ de la sensibilité. 159 . Pour un point de consigne précis (1ère installation du produit). c A Fig.Dérive de la sensibilité et du point zéro (C Fig. etc). . utiliser la référence d’un dispositif d’étalonnage (manomètre.La linéarité est la différence la plus importante entre la courbe réelle du transmetteur et la courbe nominale (C Fig.Dérives en température La précision d’un détecteur de pression est toujours sensible à la température de fonctionnement.Précision de l’affichage du point de consigne (C Fig.Appareils à écart réglable Le réglage de l’écart permet de fixer le point bas (PB).L’hystérésis est la différence la plus importante entre la courbe à pression montante et la courbe à pression descendante (C Fig. A Fig.6 .63c) C’est la variation du point de fonctionnement sur toute la durée de vie de l’appareil. . . La sensibilité donne le rapport entre le signal de sortie et la pression.Ecart C’est la différence entre le point de consigne haut (PH) et le point de consigne bas (PB).Appareils à écart fixe Le point bas (PB) est directement lié au point haut (PH) à travers l’écart.Point de consigne bas (PB) C’est la valeur de la pression minimale choisie ou réglée sur le pressostat ou vacuostat à laquelle la sortie du produit changera d’état lorsque la pression sera descendante.Acquisition de données : détection a 6.10 Les pressostats et vacuostats . . b .La Précision est composée de la linéarité. Elle s’exprime en % de la plage de mesure du transmetteur de pression (% EM).Point de consigne haut (PH) C’est la valeur de la pression maximale choisie et réglée sur le pressostat ou vacuostat à laquelle la sortie changera d’état lorsque la pression sera ascendante. . .64c).L’étendue de mesure (EM) ou plage de mesure d’un transmetteur de pression. b/ du point zéro. de l’hystérésis.Calibre Valeur maximale de la plage de fonctionnement pour les pressostats Valeur minimale de la plage de fonctionnement pour les vacuostats.Répétabilité (R) (C Fig.64a).

apportent des avantages dans la mise en œuvre et l’exploitation. être protégée contre les courts circuits. et selon les détecteurs. mais il est important de porter une attention particulière aux courants résiduels et aux chutes de tension aux bornes des détecteurs : leurs faibles valeurs garantissent une meilleure compatibilité avec tous les types de charge.66). . donc sujet à un courant résiduel à l’état ouvert et à une tension de déchet à l’état fermé. Parmi ceux-la.6 . Toutes ces définitions relatives aux pressions sont essentielles en terme de choix pour une parfaite adéquation des capteurs aux besoins et notamment pour s’assurer de leur capacité à être utilisés dans des circuits hydrauliques où des phénomènes transitoires sévères peuvent apparaître tels que des « Coups de bélier ».immunité aux . sont communes à de nombreux constructeurs. hors chocs de pression.Pression maximale admissible accidentellement Il s’agit de la pression maximale. . d’autres critères sont aussi à prendre en compte et font l’objet de tableaux de choix inclus dans les catalogues des constructeurs. La sortie peut être normalement ouverte ou normalement fermée (NO/NC) et. chocs électriques.immunité aux . La sortie peut être de type transistorisé PNP ou NPN.10 Les pressostats et vacuostats . à laquelle le détecteur de pression peut être soumis occasionnellement sans que cela cause des dommages à l’appareil. Pour choisir une technologie plutôt qu’une autre. décharges électrostatiques. Toutes ces informations figurent dans les catalogues des constructeurs et permettent la sélection la plus appropriée du dispositif. 66 b Critères de choix Raccordement 2 fils et 3 fils Les paragraphes suivants donnent quelques exemples de critères qui. Chacune apporte des avantages particuliers et des limites d’emploi. voire un éclatement de sa mécanique. v Contraintes d’environnement • Electriques : . il faut notamment prendre en compte : .immunité aux 160 parasites de lignes. . . • Les techniques de commutation de la charge. sans être centrés sur la fonction de base.les contraintes d’environnement.immunité aux . la plus part du temps.Pression de rupture Il s’agit de la pression au-delà de laquelle le détecteur de pression risque de présenter une fuite. radios fréquences. v Autres caractéristiques des détecteurs de présence Les différentes technologies de détection ont été présentées dans ce document.25 fois le calibre de l’appareil. Technique “2 fils” : le détecteur est alimenté en série avec la charge.les possibilités/facilités de mise en œuvre.Pression maximale admissible à chaque cycle (Ps) Il s’agit de la pression que peut supporter le détecteur de pression à chaque cycle sans incidence sur sa durée de vie. v Les caractéristiques électriques • La tension d’alimentation qui peut être AC ou DC en tenant compte de la plage de variation. Elle est égale au minimum à 1. A Fig. “2 fils” ou “3 fils” (C Fig. .les caractéristiques électriques. Ces deux techniques. Technique “3 fils” : Le détecteur possède deux fils d’alimentation et un fil pour la transmission du signal de sortie (ou plus dans le cas des produits à plusieurs sorties).Acquisition de données : détection 6.

par câble ou connecteur. 6. De ce fait.optimiser la conduite des équipements industriels. . Dispositifs de fixation.Acquisition de données : détection 6. grâce à cette évolution technique. Noyable/non noyable dans un bâti métallique. de quelques centaines de MHz aux Ghz. Mais cette démarche d’innovation nécessite des investissements importants que seuls. il pourra être nécessaire de consulter les spécialistes des fabricants.sécuriser les personnes et les biens. 6 b De l’importance des capteurs Tous les concepteurs et exploitants de systèmes automatiques. 161 . Mais ces détecteurs ont des exigences quant à leur mise en œuvre et leur exploitation. savent bien que la bonne marche d’un automatisme dépend du choix des détecteurs qui concourent à : . les capteurs électroniques. . capteur “intelligent” à même de s’auto-contrôler). En fait. exigences inhérentes à leurs technologies. . v Les possibilités/facilités de mise en œuvre Forme géométrique (cylindrique ou parallélépipédique). seront mieux adaptés aux besoins initiaux et plus facilement adaptables lors des changements de process et tout cela pour un coût quasiment stable. En cas de doute ou de difficulté pour le choix du capteur. tant en ce qui concerne les caractéristiques électriques des composants que de leurs dimensions. De plus. avec des liaisons radio à des fréquences de l’ordre de 2.11 Conclusion b Et l’avenir ? Les performances des capteurs électroniques vont encore augmenter grâce à l’évolution de l’électronique. il est par exemple possible de mesurer plus facilement les vitesses de propagation des ondes et ainsi de s’affranchir de phénomènes physiques locaux.contrôler les coûts d’exploitation. maintenant. les fréquences de travail de l’électronique ont augmenté. de la simple porte de garage à la chaîne de production. Cette présentation doit vous permettre de mieux appréhender les limites d’emploi et les réglages nécessaires de tous ces capteurs. les grands fabricants de capteurs sont à même d’engager.4 Ghz. • Humidité/poussières Degré de protection de l’enveloppe (étanchéité) : IP 68 par exemple pour un travail sous huile de coupe dans machines outils. téléphones portables). de fumée ou d’éléments métalliques proches. Ainsi avec le boom des télécommunications (Internet. Raccordement.fiabiliser l’automatisme d’un processus industriel. Le tableau de la figure 67 liste les caractéristiques comparées des différentes technologies. les technologies de type Bluetooth ou Wi FI donnent la possibilité de réaliser des capteurs sans fils.10 6. Boîtier métal/plastique. Un autre intérêt de l’électronique moderne est dans le traitement numérique du signal : la baisse du coût des micro-contrôleurs permet d’ajouter des fonctions évoluées à des capteurs simples (auto réglage à l’environnement avec la prise en compte de la présence d’humidité.6 .11 Les pressostats et vacuostats Conclusion • Thermiques Généralement de -25 à +70° jusqu’à -40 à +120°C. Fonctions d’auto apprentissage.

paquets… Objets simples à complexes --> 1m Sensible aux métaux Radio-fréquences Données numériques Algorithme de reconnaissance Données numériques ou analogiques Etiquette à lecture écriture.6 . étanche Difficilement perturbable Détecte à travers tous les métaux non ferreux Grande portée Détection de tous types d'objets Mécanique Inductive Magnétique --> 300m Photoélectrique Statique tout ou rien ou analogique Toutes pièces --> 60 mm Capacitive Détection à travers tous les matériaux non conducteurs Robuste Détecte les matériaux transparents et les poudres --> 15m Sans bruit important (ondes de choc) Sans vapeur Ultrasonique Etiquette électronique. de forme. de couleurs A Fig.Acquisition de données : détection 6.12 Guide de choix des différentes technologies Guide de choix des différentes technologies Objet détecté Pièces indéformables Pièces métalliques Aimants Distance de détection Environnement Par contact 0 à 400mm (par levier) --> 60mm --> 100mm Sans poussière Sans présence de fluides Sec Tous types Technologie Transfert et mise en forme Contact électromécanique Statique tout ou rien ou analogique Contact reed Avantages Intuitif. pièces. 67 Guide de choix des capteurs 162 .12 6. Quelques mètres livres. traçabilité Nécessite un éclairage Optique spécifique Contrôle de présence. contact sec de forte puissance Contact positif Robuste.

6 163 .

Exemples d'application.7 164 chapitre Sécurité des personnes et des biens Rappel de la réglementation européenne concernant la sécurité des personnes et de l'environnement. et des normes IEC pour les machines et les produits. de produits et de réseaux de sécurité .

2 7. Sécurité des personnes et des biens Sommaire 1 2 7.8 7.3 7.5 7.4 7.11 Introduction Les accidents industriels La législation européenne et les normes Le concept de fonctionnement sûr (safe operation) La certification et le marquage CE Les principes pour les organes de la sécurité Les fonctions de sécurité La sécurité des réseaux Exemple d’application Les fonctions et les produits de sécurité Conclusion 166 3 4 5 6 7 167 169 176 177 179 180 182 183 8 9 10 11 12 M 185 186 165 .10 7.1 7.6 7.7 7.7.9 7.

Sécurité des personnes et des biens 7.En limitant les dommages et les frais dûs à la maintenance.1) . • Un fonctionnement sûr implique deux concepts. . afin de réduire cette éventualité en dessous du risque tolérable • La norme EN 1050 définit le risque de la manière suivante (C Fig. depuis le transport. la sûreté et la fiabilité du processus (C Fig.fréquence et durée d’exposition .Protection des travailleurs et du personnel par des mesures de sécurité appropriées qui prennent en compte l’usage de la machine et l’environnement local. • En dépit des contraintes imposées. 1 La sûreté et la fiabilité du processus Probabilité d’apparition Risque lié au danger potentiel Sévérité = des dommages liés au danger potentiel x . . Il fixe également la responsabilité vis-à-vis des éventuels accidents. l'installation.7. • Cela permet de réduire les coûts directs et indirects associés . 7.1 Introduction Après la présentation et la définition des règles qui régissent la sécurité. la sécurité des machines présente les retombées positives ci-dessous .En réduisant les primes d’assurance.2) le risque est la sévérité multipliée par la possibilité d’apparition A Fig. .possibilité d’éviter ou de limiter la probabilité d’apparition de l’événement qui peut occasionner des dommages A Fig. 2 Définition du risque 166 . Pour atteindre ces objectifs. .Mise en échec des accidents industriels.La fiabilité de fonctionnement est la capacité d’un système ou d’un appareil à réaliser la fonction pour laquelle il a été défini à n’importe quel moment et pour un temps spécifié.1 Introduction b Le rôle de la sécurité et définitions La loi exige que des mesures préventives soient prises pour préserver et protéger la qualité de l’environnement. ainsi que par les fabricants d’équipements et de machines.En réduisant les pertes de productions et les éventuelles pénalités de retard. jusqu'au démantèlement • Les machines et les usines sont sources de risques potentiels et la Directive Machine exige une étude des risques pour tout ensemble.En réduisant les dommages physiques. le législateur a élaboré des directives européennes qui doivent être mises en application par les utilisateurs des moyens de production. la maintenance. .La sécurité est la propriété d’un appareil à limiter à un niveau acceptable les risques encourus par les personnes. • La sécurité doit être prise en compte dès le début du projet et maintenue pendant toute la durée de vie de la machine. nous allons nous consacrer aux machines ainsi qu’à la technologie des différents produits. afin de satisfaire aux besoins des clients et de résoudre les différentes contraintes imposées par la législation. ainsi que la santé humaine. la mise en route.

Non suivi des procédures. .Précarité du travail qui peut conduire à un manque de formation. cadence de production). . Sécurité des personnes et des biens 7. opérateurs. b Les facteurs déclencheur d’accidents sur le lieu de travail • Facteurs humains (concepteurs ou utilisateurs) .Prises de risque dues aux habitudes et mépris du danger. 7 A Fig.2 Les accidents industriels Un accident industriel se déroule pendant le travail ou sur le lieu de travail et occasionne des blessures bénignes ou sérieuses aux personnes qui utilisent la machine. Le diagramme de la figure 3 illustre ce processus et nous le décrirons en détail par la suite.Mésestimation du danger conduisant à ignorer les barrières de sécurité. 167 .Insuffisance des études préalables.Maintenance inadaptée ou de mauvaise qualité conduisant à des risques non soupçonnés.Perte d’attention vis-à-vis des tâches à accomplir (fatigue). etc.2 Introduction Les accidents industriels • La norme européenne EN 1050 (principe de l’analyse des risques) Elle définit un processus itératif pour réaliser la sécurité des machines. Selon celui-ci.1 7. . Cette méthode fournit une base pour la réduction indispensable des risques en utilisant les catégories décrites par la norme EN 954. . 3 Le processus de sécurité des machines 7. qui l’alimentent ou qui effectuent un travail particulier sur celle ci (régleurs. . . .Conditions de travail stressantes (bruit. le risque pour chaque danger potentiel peut être déterminé en quatre étapes.7. personnels de maintenance.).

Dans l’entreprise.Dangers potentiels inhérents au fonctionnement propre de la machine (mouvements de va-et-vient. .Circulation de matériel ou de produits entre les machines. A Fig.Arrêt de la machine impliquée. .Risque de blessures plus ou moins graves pour les utilisateurs.7. Des actions énergiques sont indispensables pour réduire le nombre d’accidents sur le lieu de travail. . . .Machines inadaptées à l’application ou à l’environnement (alarmes inaudibles en raison du bruit ambiant). b Conclusion Les blessures des personnels dans l’Union Européenne occasionnent une dépense d’environ 20 milliards d’Euros.Personnel passant de machines en machines (lignes de production automatisées).2 Les accidents industriels • Facteurs liés à la machine .Machine provenant de différents constructeurs et utilisant des technologies différentes. les premières et les plus essentielles sont des stratégies et une organisation efficaces. • Facteurs liés au fonctionnement de l’usine . modification pour rendre les machines conformes aux règles de sécurité. b Types de dangers potentiels Les dangers potentiels d’une machine peuvent être classés en trois groupes principaux illustrés à la figure 4. . .Arrêt des machines similaires pour un examen. .Détérioration de l’image de l’entreprise. par exemple par les services de santé et de sécurité.Sophistication de la nature du contrôle et de la supervision.Changement de personnel et formation de nouvelles personnes pour accomplir le travail. . . 4 168 Les principaux risques d’une machine . Sécurité des personnes et des biens 7. démarrages ou arrêts intempestifs). La réduction du nombre d’accidents industriels et des blessures occasionnées passe par la sûreté des machines et des équipements. b Les conséquences .Si nécessaire.Barrières de sécurité inappropriées.

les principes d’études et les aspects généraux valables pour tout type de machine. 5 Les différentes normes 169 . EN ISO 12100 (anciennement EN 292). Cette directive.3 7.3 La législation européenne et les normes La législation européenne et les normes Le but principal de la directive machine 98/37/CE est d’imposer au fabriquant un niveau de sécurité minimum pour les machines et les équipements vendus dans l’Union Européenne. Sécurité des personnes et des biens 7. obligatoire depuis 1995. • Normes de type B1 Ce sont des normes relatives à des caractéristiques spécifiques des équipements électriques des machines. Afin d’autoriser la libre circulation des machines et équipements à l’intérieur de la Communauté européenne. etc. distances de sécurité. (EN 574) les barrière de sécurité (EN 418). v Les 3 familles de normes européennes • Normes de type A Ce sont les normes de référence qui spécifient les concepts élémentaires. • Normes de type C Ce sont des normes relatives aux différentes familles ou aux différents groupes de machine (ex : presses hydraulique EN 693. • Normes de type B Ce sont les normes relatives aux aspects particuliers de la sécurité ou axées sur un dispositif spécifique utilisable sur un large éventail de machines. le marquage CE doit être apposé sur le bien et l’acheteur reçoit une déclaration de conformité. La figure 5 donne un aperçu non exhaustif des différentes normes. EN 60204-1 (ex : bruit. est mise en application depuis janvier 1997 pour toutes les machines. dispositifs de contrôle. etc. robots .).7. b Les normes v Introduction Les normes de sécurité européennes harmonisées établissent des spécifications techniques qui sont en rapport avec les exigences minimales de sécurité définies dans les directives associées. etc. L’utilisateur a des obligations définies par les directives de santé et de sécurité 89/655/CEE qui s'appuient sur l’ensemble des normes. 7 A Fig.) et donnant les prescriptions détaillées applicables. • Normes de type B2 Ce sont des normes relatives aux dispositifs de sécurité d’arrêt d’urgence y compris les commandes bimanuelles. Le but premier est de garantir un niveau de sécurité minimum pour les machines et les équipements vendus dans l’Union Européenne et autoriser la libre circulation des machines et des équipements à l’intérieur de la Communauté européenne. Le respect des normes européennes harmonisées garantit la conformité avec les directives correspondantes.

-2 A Sécurité des machines .Prescriptions de sécurité Machines de moulage par soufflage pour la fabrication des corps creux .Machines à injecter . portatives.Exigences générales. Standards Type Sujet EN ISO 12100-1.Notions fondamentales Part. 6 C Quelques normes de sécurité machine 170 .règles d’études Distance minimales pour éviter l’écrasement des personnes Distances de sécurité pour empêcher l'atteinte des zones dangereuses par les membres supérieurs Distances de sécurité pour empêcher l'atteinte des zones dangereuses par les membres inférieurs Sécurité des machines .Sécurité Sécurité .3 La législation européenne et les normes La liste figure 6 énumère.Équipement électrique des machines . 1 Terminologie méthodologie Part.Presses hydrauliques Machines pour les matières plastiques et le caoutchouc .Prescriptions de sécurité Presses mécaniques . 2 Principes techniques Commandes bimanuelles . 2 : prescriptions de sécurité pour la génération et l'utilisation des gaz d'atmosphère Tronçonneuses à disque.Sécurité.règles d’études Prescriptions de sécurité .Prescriptions pour la conception et la construction Robots manipulateurs industriels .Principes pour l'appréciation du risque Sécurité des machines .Part. 1 : prescriptions générales Positionnement des équipements de protection en fonction de la vitesse d'approche des parties du corps Dispositifs de verrouillage associés à des protecteurs . Sécurité des personnes et des biens 7.Presses .Principes de conception et de choix Équipements de protection électro-sensibles Appareils électromécaniques pour circuits de commande Signaux visuels de danger .7. à moteur thermique .règles d’études Dispositifs d’arrêt d’urgence . EN 574 EN 418 EN 954-1 EN 349 EN 294 EN 811 EN 1050 EN 60204-1 EN 999 B B B B B B B B B EN 1088 EN 61496 EN 60947-5-1 N 842 EN 201 B B B B C EN 692 EN 693 EN 289 EN 422 C C C C EN 775 EN 415-4 EN 619 C C C EN 620 EN 746-3 C C EN 1454 A Fig. 4 : palettiseurs et dé palettiseurs Prescriptions de sécurité et de CEM pour les équipements de manutention mécanique des charges isolées Prescriptions de sécurité et de CEM pour les transporteurs à courroie fixes pour produits en vrac Équipements thermiques industriels Part. conception et essais Machines pour le caoutchouc et les matières plastiques . sans les citer toutes les normes européennes relatives à la sécurité.Sécurité Sécurité des machines d'emballage Part.

• Catégories de défaillance (C Fig. 4). Les fautes seront détectées à temps afin de ne pas perdre la fonction de sécurité. incapacité permanente.F : La fréquence d’occurrence et/ou l’exposition au danger potentiel. 3. Les cinq catégories de défaillance Principes pour obtenir la sécurité Choix du composant approprié Choix du composant approprié 2 Auto contrôle 3 Redondance 7 Redondance + auto contrôle 4 + A Fig. . F Présence dans la zone dangereuse F1 Rare à assez fréquente F2 Fréquent à permanente P Possibilité de prévoyance P1 Parfois possible P2 Virtuellement impossible A Fig. Pour ces parties. 2. décès. L’accumulation de défauts non détectés peut conduire à la perte de la fonction sécurité. Les catégories résultantes définissent la robustesse envers les fautes et le comportement du système de contrôle.3 La législation européenne et les normes v La norme EN 954-1 Parties des systèmes de commande relatives à la sécurité En mars 1997. Sécurité des personnes et des biens 7. la norme EN 954-1 Parties des systèmes de commande relatives à la sécurité a été mise en vigueur. ces parties de système sont appelées catégories. 1. une méthode pratique de sélection de la catégorie est proposée par la norme EN 954-1 et prend en compte : . Une faute peut conduire à une perte de la fonction de sécurité entre deux inspections périodiques et la perte de la fonction de sécurité est détectée par le contrôle (à chaque test). elle spécifie des catégories et décrit les caractéristiques de leurs fonctions de sécurité. 8 Grille de choix 171 . Dans les normes de type C. . Si la faute est unique.P : La possibilité d’éviter l’accident.S : La sévérité des blessures. Même résultat qu’en B mais exigence d’une meilleure fiabilité de la fonction sécurité. Cette norme de Type B fournit des prescriptions de sécurité et des conseils sur les principes de conception des parties des systèmes de commandes relatives à la sécurité. Quand des fautes surviennent la fonction de sécurité est toujours assurée. la fonction de sécurité est toujours assurée. 8). Dans cette norme. Une évolution (EN ISO 13849-1 PR) est en projet.7.7) Comportement du système B 1 Une faute peut conduire à une perte de la fonction de sécurité. 7 • Diagramme des risques Selon la définition du risque. Quelques fautes seulement peuvent être détectées. les performances de sécurité en relation avec le degré d’occurrence des défauts sont classées en cinq catégories (B. S Résultat de l’accident S1 Blessures bénignes S2 Blessures sévères. si une faute se produit (C Fig.

dans le cadre de la norme EN 61508. La norme EN 62061 est harmonisée avec la Directive machine européenne. .Gravité des blessures : S2 car risque d’invalidité. électroniques et électroniques programmables relatifs à la sécurité (SRECS) pour les machines. De plus en plus de produits et de dispositifs de sécurité dédiés à la sécurité des machines incorporent des systèmes électroniques complexes programmables. Elle propose des lignes directrices pour calculer la probabilité de panne.9).10).Possibilité d’interdire l’apparition du danger : P2. c’est la norme de base pour la sécurité.3 La législation européenne et les normes Pour illustrer ce concept. . Quand des défauts surviennent. quant à elle. Pour compléter cet exemple. spécifie les exigences et donne des recommandations pour la conception. il est dans la pratique difficile de déterminer le comportement de tels dispositifs en cas de défaut. l'intégration et la validation des systèmes de commande électriques. Le niveau de sécurité intégré (SIL) est la nouvelle évaluation définie par la norme IEC 61508 concernant la probabilité de défaillance d’une fonction ou d’un système de sécurité. le schéma est conforme à la catégorie 4. Cette norme prend en compte l’utilisation de ces technologies dans les produits et les solutions de sécurité. la présence de l’opérateur est permanente. . La norme IEC/EN 62061. Le diagramme indique un risque de catégorie 4. il est virtuellement impossible d’empêcher le danger. 10 Evaluation de risque sur une barrière à verrouillage v Sécurité fonctionnelle et niveau d’intégrité de sécurité (safety integraty level SIL) Les nouvelles technologies permettent des économies qui peuvent être réalisées en mettant en place une stratégie de protection intelligente. Pour l’industrie et les secteurs mettant en œuvre des processus.7. C’est pourquoi la norme IEC/EN 6158 intitulée « Sécurité fonctionnelle des systèmes électriques. électroniques et électroniques programmables relatifs à la sécurité » propose une nouvelle approche en considérant la fiabilité des fonctions de sécurité.Fréquence et exposition : F2. A Fig. 9 Evaluation de risque sur une presse hydraulique A Fig. Dans cet exemple (C Fig. nous allons procéder à une évaluation des risques sur une presse hydraulique alimentée manuellement (C Fig. nous allons sélectionner une barrière à verrouillage (norme EN 1088). 172 . ils sont détectés à temps pour éviter la disparition de la fonction de sécurité. En raison de cette complexité. Sécurité des personnes et des biens 7.

13 Niveau de SIL système de sécurité fonctionnant en mode de forte sollicitation Probabilité de défaillance dangereuse par heure (PFHd) > = 10-9 to 10-8 > = 10-8 to 10-7 > = 10 to 10 -7 -6 Positionnement de la norme EN 61508 et des normes qui en découlent système de sécurité fonctionnant en mode de faible sollicitation Probabilité moyenne de défaillance à accomplir la fonction prévue (PFDa) > = 10-5 to 10-4 > = 10-4 to 10-3 > = 10-3 to 10-2 > = 10-2 to 10-1 > = 10-6 to 10-5 173 . Sécurité des personnes et des biens 7. Elle dépend du fonctionnement correct des systèmes liés à la fonction de sécurité qui incluent des dispositifs électriques. selon que le système de sécurité fonctionne en mode de faible sollicitation ou au contraire s’il fonctionne en continu ou à forte sollicitation. électroniques. électroniques programmables (systèmes E/E/EP) contribuent à la réduction des risques. La sécurité est obtenue par la réduction des risques (IEC/EN 61508).3 La législation européenne et les normes • Définition de la sûreté fonctionnelle suivant la norme IEC/EN 61508 La sécurité fonctionnelle est un élément de la sécurité d’un équipement sous contrôle (Equipment Under Control : EUC). A Fig. 11 La réduction des risques 7 L’intégrité de sécurité examine la probabilité de défaillance. ainsi que d’autres dispositifs externes qui participent à la réduction des risques. électroniques programmables.12). Les systèmes de protection électriques. • Niveaux d’intégrité de sécurité (SIL) Il existe deux manières de définir le SIL. la probabilité de défaillance dangereuse par heure d’un système de contrôle est notée PFHd dans IEC/EN 62061 (C Fig. Le SIL est décliné en 4 niveaux (notés SIL1 à SIL4) : plus le SIL est élevé. A Fig. électroniques.11). Pour une machine.7. plus la disponibilité du système de sécurité est élevée. Le risque résiduel est celui qui reste une fois les moyens de protection pris (C Fig. 12 SIL 4 3 2 1 A Fig.

. . Le calcul du PFHd.Le taux de défaillances dangereuses (λd) des éléments du sous système.3 La législation européenne et les normes IEC 61508 considère deux modes de sollicitation : . pour un système ou un sous système est fonction de plusieurs paramètres : . .Le risque de défaillances communes (λ).13) λ qui s’exprime suivant la formule suivant λ= λs+λdd +λdu où : λs est le taux de défaillances sans danger λdd est le taux de défaillances dangereuses détectées λdu est le taux de défaillances dangereuses non détectées Dans la pratique. la détection des défaillances dangereuses est réalisée par des fonctions spécifiques.L’intervalle de temps de diagnostic (T2).forte sollicitation ou mode continu. . c’est à dire le niveau de redondance du système. Le graphe de la figure 14 est l’illustration de la norme IEC/EN 61508-5 et des paramètres du risque.faible sollicitation. quand le système relatif à la sécurité est sollicité plus d’une fois par an ou à une fréquence double de la fréquence de vérification du dispositif. car il n'est pas applicable à la réduction des risques normalement associée aux machines. .La tolérance aux fautes. Le fonctionnement à faible sollicitation est considéré par l’IEC/EN 62061 comme non applicable à la sécurité machine. 14 Graphe de risque 174 .L’intervalle de temps de vérification du système de sécurité (T1) ou la durée de vie (le plus petit des deux). A Fig. L’intégrité de sécurité se calcule par la probabilité de défaillance (C Fig. quand le système relatif à la sécurité est sollicité moins d'une fois par an ou à une fréquence inférieure au double de la fréquence de vérification du dispositif.7. Il est à noter aussi que le niveau SIL 4 n’est pas retenu dans IEC/EN62061. Sécurité des personnes et des biens 7.

Il serait nécessaire de développer d’autres approches vis-à-vis de l’environnement et des dégâts matériels Fréquence et temps d’exposition dans la zone dangereuse(F) Possibilité d’éviter l’événement dangereux Probabilité d’apparition non souhaitée (W) Ce paramètre prend en compte : • Le mode opératoire du processus (surveillé. décès d’une personne C3 Décès de plusieurs personnes C4 Décès de nombreuses personnes F1 Rare à assez fréquente exposition dans la zone dangereuse F2 Fréquente à permanente exposition dans la zone dangereuse P1 Possible sous certaines conditions P2 Presque impossible voir le commentaire ci-dessus 7 A Fig. exécuté par des personnes • entraînées ou non) • La rapidité d’apparition du phénomène dangereux (soudain. détecté par des moyens techniques ou non) • Les possibilités d’évacuation de la zone dangereuse (sorties de secours utilisables. Sécurité des personnes et des biens Paramètre du risque Conséquences (C) Classification 7. le facteur W non souhaitées et faible peut être le résultat d’un calcul en prenant les plus mauvaises conditions. W2 Faible apparition d’apparitions S’il n’existe aucune base d’expérience pour un cas similaire. A Fig. occurrences W3 Apparition d’apparitions non souhaitées relativement élevée et occurrences fréquentes C1 Blessures bénignes C2 Invalidité permanente infligée à une ou plusieurs personnes. rapide.3 La législation européenne et les normes Commentaires La classification a été développée pour prendre en considération les blessures et le décès des personnes. lent) • La facilité d’identification du phénomène dangereux (par exemple : vu immédiatement.7. 16 Démarche d’évaluation 175 . 15 Paramètres de risques (exemple dans la norme IEC/EN 61508) La figure 16 présente la démarche d’évaluation du risque pour une machine. non utilisable ou utilisables sous certaines conditions) • Les expériences similaires qui peuvent exister W1 Très faible apparition Le but du facteur W est d’estimer la fréquence d’apparition de l’événement d’apparitions non souhaitées non souhaité sans ajouter de systèmes de sécurité de type E/E/EP et sans et très faible occurrence prendre en compte de dispositif extérieur de réduction du risque.

il sera nécessaire d’identifier les dangers potentiels. Utiliser les dispositifs de sécurité pour protéger les personnes contre les dangers qui ne peuvent être éliminés par des dispositions raisonnables ou ne pas être réduites à un niveau acceptable lors de la conception (normes EN 418. .L’utilisation de la machine en incluant la formation. Informer sur la manière d’utiliser la machine. b Deuxième étape : décision des mesures de réduction du risque (norme EN ISO 12100-1) Eviter ou réduire le plus possible les dangers potentiels au niveau de la conception (norme EN ISO 1200-2). Par exemple. EN 953 barrières. Avant d’estimer le risque.L’étude et la réalisation de la machine en intégrant l’estimation du risque. une méthode pratique de sélection d’un système de contrôle est donnée dans la norme EN 954-1. Sécurité des personnes et des biens 7. Pour faciliter cette estimation. L’utilisation d’AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance et de leur Criticité) permettra une analyse rigoureuse et exhaustive.La maintenance avec des essais périodiques de vérification.7. on utilisera la démarche itérative déjà proposée à la figure 3. b Cinquième étape : validation du niveau de sécurité obtenue et des catégories (norme EN 954-1) La validation devra confirmer que les parties considérées du contrôle intervenant dans la sûreté sont conformes aux exigences. le concepteur de la machine sélectionne les différents produits. en particulier dans le cas où il subsiste un doute du comportement des circuits vis-à-vis des études théoriques. EN 1088 verrouillages associés aux barrières). l’implémentation et la validation. EN 1050) L’objectif est d’éliminer ou de réduire le risque et de sélectionner une solution de protection efficace pour protéger les personnes. nous proposerons quelques exemples basés sur l’utilisation des produits de sécurité Schneider Electric. l’un de ces tests est la simulation de défaut sur les circuits avec les composants réellement installés.4 Le concept de fonctionnement sûr (safe operation) Le concept de fonctionnement sûr (safe operation) Le fonctionnement sûr est la mise en pratique des notions développées dans les paragraphes précédents et qui englobent plusieurs aspects : . EN 574 commandes bimanuelles. 176 . A la fin de ce chapitre. b Troisième étape : définition des exigences et des catégories (norme EN 954-1) En fonction des estimations préalables des risques. . . b Première étape : estimation du risque (normes EN ISO 1200-1. Cette validation doit être faite par des analyses et par des tests (norme EN 954-1 clause 9).4 7.L’installation. Le concept de fonctionnement sûr peut être décliné en cinq étapes. b Quatrième étape : conception des parties du contrôle relatives à la fonction de sécurité (norme EN 954-1) A cette étape.

5 La certification et le marquage CE La certification et le marquage CE Il y a six étapes dans le processus de certification et d’apposition du marquage CE sur les machines : 1. ceci concerne les fabricants ou leurs distributeurs mais également. Dans l’Union Européenne.Une démarche volontaire d’harmonisation des normes entreprise par le Comité Européen de Nominalisation (CEN) et Comité européen de normalisation électrique (Cenelec). pour un produit de l’annexe 4 de la directive machine. Se conformer aux exigences essentielles concernant la santé et la sûreté 3.Des exigences essentielles relatives à la santé et à la sécurité qui doivent être respectées avant que la machine soit mise sur le marché. les importateurs et les revendeurs qui introduisent ces machines ou les mettent en service.7. . des machines et des composants de sûreté. 7 b Les exigences essentielles La directive machine annexe I regroupe les exigences essentielles relatives à la santé et à la sûreté. Sécurité des personnes et des biens 7. ne peut s’opposer à la circulation de ce produit. Il en découle que : .Si les exigences de la directive ne sont pas remplies. membre de la Communauté Européenne.Le marquage CE. en Europe.Si les exigences de la directive sont remplies. Cela a permis également de réduire le coût social des accidents. il peut alors solliciter un agrément auprès d’un organisme tiers compétent.Des procédures d’évaluation de conformité ajustées aux types des risques et associées aux types de machines. Etablir la documentation technique 4. pour la mise sur le marché et la mise en service. que les normes existantes ne sont pas pertinentes pour couvrir les exigences de sûreté essentielles ou si le fabricant considère que ces normes ne sont pas applicables à son produit. aucun état. il n’existe pas de norme harmonisée. Elle est basée sur : . 177 . Etablir la déclaration de conformité 6. La directive a simplifié considérablement les lois nationales qui étaient en vigueur et de ce fait levé nombre de barrières qui rendaient difficile le commerce dans l’Union Européenne. Apposer le marquage CE b La Directive Machine La Directive machine est historiquement le premier exemple de la « Nouvelle approche » pour une harmonisation technique et normative des produits. apposé par le fabricant pour indiquer que la machine est conforme aux directives applicables. Quand. b Les normes harmonisées La manière la plus simple pour démontrer la conformité avec les directives est d’être en conformité avec les Normes Européennes Harmonisées. Appliquer toutes les directives et normes pertinentes 2. Les machines qui portent ce marquage sont libres de circulation dans la Communauté Européenne. . Procéder à l’examen de conformité 5. . Les directives de la « Nouvelle Approche » ne sont applicables que pour les produits qui sont mis en circulation ou mis en service pour la première fois.5 7. . la mise sur le marché peut être interdite ou un retrait du marché peut être exigé. La liste des machines concernées se trouve dans la Directive Machine annexe 4.

ce qui permet de les commercialiser dans tous les pays de la communauté sans prendre en considération les règlements propres aux pays. les ascenseurs. le fabriquant ou son représentant doit remplir un dossier et le soumettre aux autorités compétentes. Ceci. Sécurité des personnes et des biens 7.. les appareils médicaux etc. 17 Méthodologie du marquage CE 178 . c’est en définitif toujours le fabricant ou son représentant qui demeurent responsable de la conformité du produit. BGIA.La directive basse tension 73/23/EEC Il existe d’autres directives comme la protection des personnes.5 La certification et le marquage CE Ceux-ci sont approuvés par les Etats Membres après avoir montré qu’ils disposent de l’expertise reconnue pour émettre une telle opinion (TÜV. qui peuvent également être applicables. Le marquage CE est le passeport de la machine dans la Communauté Européenne. b Déclaration de conformité Suivant l’article 1 de la directive machine. le marquage CE doit être appliqué sur la machine par le fabricant ou son représentant officiel dans la Communauté Européennes. Ce marquage est obligatoire depuis le 1er janvier 1995 et ne peut être fait que si la machine respecte l’ensemble des directives applicables comme par exemple : . le fabricant ou son représentant officiel établi dans la Communauté Européenne doit remplir une Déclaration Européenne de Conformité pour chaque machine (ou composant de sécurité). b Marquage CE Pour terminer. Avant la mise sur le marché. HSE. etc.) Bien que l’organisme compétent ait un certain nombre de responsabilités sous le couvert de la Directive.La directive Machine 98/37/EC .La compatibilité électromagnétique (EMC) 89/336/EEC . dans le but de certifier que la machine ou que le composant de sécurité est en conformité avec la Directive.7. La méthodologie du marquage CE est résumée à la figure 17. A Fig. INRS.

il est nécessaire de connaître la position de chacun de ces contacts.Utiliser des composants avec un mode de défaillance.Prévoir des espacements pour éviter les courts circuits.Arrêts d’urgence (suivant la norme EN 60947-5-5).Eviter les conditions indéfinies : construire des systèmes de contrôle déterministes.Les principes de sécurité éprouvés.7. Les contacts liés mécaniquement donnnent une solution pour répondre à cette exigence (C Fig. .Contacteurs auxiliaires avec contacts liés mécaniquement. .Interrupteur de puissance. .Surdimensionner. .Vanne électromagnétique.6 7. Sécurité des personnes et des biens 7. 21 Contacts mécaniquement liés 179 . La norme définit 5 catégories et décrit les propriétés particulières de leurs fonctions de sécurité qui sont : . La figure 19 illustre comment l’ouverture des contacts normalement fermés est garantie par le mouvement de la tige rigide et est indépendante de ressorts. . A Fig. de manière claire et indélébile par le marquage de la figure 20. Voici également quelques exemples pour des systèmes électriques (C Fig. Pour des opérations de sécurité. . A Fig. Pour illustrer la notion de principe de sécurité éprouvé.Utiliser des contacts liés mécaniquement.Interrupteurs avec mode d’activation positive. Les paragraphes qui suivent donneront au lecteur un certain nombre d’informations sur des notions techniques connues principalement par des spécialistes. .6 Les principes pour les organes de la sécurité Les principes pour les organes de la sécurité b Ligne directrice pour réaliser un contrôle de sécurité La norme EN 954-1 définit les exigences de sécurité relatives aux organes de sécurité d’un système de contrôle.Utiliser des temporisateurs sans alimentation utilisant l’énergie d’un condensateur. . .21). contacteurs et interrupteurs comprennent habituellement une série de contacts. .Simplifier le système de contrôle.Prévoir de la redondance (doublement des composants critiques). (seulement quand les exigences additionnelles de la norme sont remplies). b Contacts liés mécaniquement Les relais. . 19 Principe de l’activation positive b Activation positive C’est une action d’ouverture de circuit directe (IEC 60947-5-1) qui signifie que la séparation des contacts est le résultat d’un mouvement de l’interrupteur par un dispositif rigide. . quand ils sont utilisés dans une chaîne de sécurité et ce pour tous les cas de figure. .Utiliser des câbles à un seul conducteur pour éviter les courts circuits. 20 Symbole de contact à ouverture directe Tout élément de contact avec action d’ouverture de circuit doit être identifié. voici un extrait de la liste citée dans la norme EN 945-2 : . 18 Quelques exemples de système électriques éprouvés 7 A Fig. . .Les principes de sécurité de base. A Fig.18) : . à l’extérieur. .Contacteur principal (seulement quand les exigences additionnelles de la norme sont remplies).Utiliser un mode d’activation positive.Les composants de sécurité éprouvés. Dans ces conditions. il est possible de déterminer le comportement du circuit en cas de défaut.

22 Adaptation des fonctions de contrôle existantes Des modules de sûreté sont proposés pour couvrir les besoins de la catégorie 4. 3).7. Sécurité des personnes et des biens 7. Par opposition à l’approche classique qui consiste à fractionner les automatismes en fonctions pour les traiter individuellement.En utilisant la redondance ou l’auto-contrôle. Quand un contact fermé au repos est maintenu en position fermée.6 7. la sécurité peut être assurée par l’adaptation des fonctions existantes (C Fig. Comme nous l’avons déjà évoqué. 7. La figure 23 présente des solutions génériques correspondant aux quatre premières catégories (B. Nous allons les détailler dans des applications standards et nous terminerons par une réalisation plus complexe. . un exemple est présenté à la fin de chapitre.7 Les principes pour les organes de la sécurité Les fonctions de sécurité La norme (IEC/ EN 60947-5-1) définit les contacts liés mécaniquement de la manière suivante : “[ …] une combinaison de n contacts fermés au repos et de b contacts à ouverts au repos agencés de telle sorte qu’ils ne peuvent être fermés simultanément.7 Les fonctions de sécurité A partir de l’estimation des risques. un espace minimum de 0.En augmentant la sécurité des composants. 2.22). la sécurité doit être vue globalement. Pour faciliter la réalisation d’équipements d’automatismes. 1. 23 Solutions génériques de sécurité 180 . A Fig. cela peut se faire de deux manières : .5 mm est assuré pour tous les contacts ouverts au repos. les fabricants de composants proposent des produits spécifiques certifiés intégrant des ensembles de fonctions.5 mm est assuré pour tous les contacts ouverts au repos quand la bobine est mise hors tension”. quand la bobine est alimentée et quand un contact fermé au repos est maintenu en position fermée. E 1 2 3 A Fig. un espace minimum de 0.

la machine ou le processus mis en œuvre. Le composant de contrôle et son actionneur devront être du type à action mécanique positive (norme EN 292–2). 24 Arrêt d’urgence 7 A Fig. Sécurité des personnes et des biens 7. Le schéma de la figure 25 donne une illustration typique d’un arrêt d’urgence : A Fig. La fonction d’arrêt d’urgence devra être disponible et opérationnelle à tout instant quel que soit le mode de fonctionnement. quand l’arrêt est obtenu. le schéma de sécurité devient complexe. A Fig. un arrêt non contrôlé peut être appliqué (frein mécanique par exemple). . Si nécessaire.7 Les fonctions de sécurité b L’arrêt d’urgence L’arrêt d’urgence (C Fig. L’arrêt d’urgence doit : . l’utilisation d’un module de sécurité est recommandée. Le schéma de la figure 26 est la représentation de la fonction arrêt d’urgence pour 2 circuits.Pour la catégorie d’arrêt notée 1 : arrêt contrôlé avec la puissance appliquée aux actionneurs concernés puis déconnexion de la puissance. 25 Schéma d’arrêt d’urgence typique Si le dispositif d’arrêt d’urgence doit agir sur plus d’un circuit.24) est destiné à alerter ou réduire les effets d’un danger potentiel envers les personnes. 26 Arrêt d’urgence pour 2 circuits 181 . Pour cette raison.7. L’activation de cet arrêt d’urgence se fait manuellement.Pour la catégorie d’arrêt notée 0 : arrêter immédiatement en coupant la puissance des actionneurs de la machine ou en débrayant par une déconnexion mécanique.

réduction des coûts. b AS-Interface (ASI) L’interface. Sécurité des personnes et des biens 7.8 Les fonctions de sécurité La sécurité des réseaux Le schéma de la figure 27 est l’association d’un arrêt d’urgence avec un variateur de vitesse (arrêt catégorie 1). réduction du temps d’installation. C’est un réseau facile d’emploi et qui peut être aisément étendu. le réseau ASI obtient la même intégrité de données que les autres bus de terrain. La majorité des réseaux ont une version sécurisée.8 La sécurité des réseaux Les progrès de la technologie. Pour plus d’informations sur les réseaux. v Intégrité des données L’insensibilité aux interférences dans la transmission de données est une caractéristique importante dans la mise en réseau de capteurs et d’actionneurs dans un environnement industriel. 182 . système connectable sous tension est le successeur du câblage conventionnel.7 7. En raison de l’utilisation d’un codage spécifique de type APM (alternating pulse modulation ou modulation alternée d’impulsion) et la surveillance permanent de la qualité du signal. Vitesse. A Fig. 27 Arrêt d’urgence catégorie 1 7. l’apparition de nouveaux standards ont contribué à faire évoluer les réseaux industriels et rendre possible leur utilisation pour des applications plus exigeantes en terme de sécurité.7. le lecteur est prié de se reporter au chapitre 9 Les réseaux industriels. Le réseau ASI est idéal pour une transmission rapide et fiable de petites quantités d’information dans un environnement industriel hostile. Actionneurs Capteurs (Actuator-Sensor Interface ASInterface). simplification de la maintenance et haute disponibilité sont les caractéristiques de ce réseau standardisé. les améliorations de la fiabilité. v Les composants utilisés sur le réseau ASI Le logo ASI est apposé sur les composants qui ont été homologués par le centre de test indépendant ASI. nous allons décrire ici le réseau ASI qui est utilisé au niveau composants. Cela certifie que des produits de fabricants différents fonctionneront sans problème sur un réseau ASI.

7. Les quatre contacts de sortie des deux commandes (C Fig. alimentations. 28 Commande bimanuelle sur une presse b Application : surveillance d’une commande bimanuelle sur bus ASI (Safety at work) Des blessures graves peuvent affecter des opérateurs chargés de faire fonctionner des machines dangereuses. A Fig. plieuses. A Fig. Les commandes bimanuelles (C Fig. ce qui accroît le degré de sécurité en cas de court circuit. 30 Exemple d’application 183 . 29 Commande bimanuelle sur bus ASI L’intervalle de temps qui sépare la manœuvre des deux commandes ne doit pas excéder 500 millisecondes et ces deux commandes doivent être actionnées pendant le déroulement complet du processus dangereux de la machine. Sécurité des personnes et des biens 7. La machine est souvent approvisionnée manuellement par un opérateur. il y a un risque majeur aggravé par la force des habitudes et de la routine. Les automates programmables usuels ainsi que les logiciels PC peuvent toujours être utilisés.9 La sécurité des réseaux Exemple d’application v Maître et passerelle.28) sont des dispositifs qui obligent l’opérateur a démarrer l’opération dangereuse en actionnant simultanément avec chaque main deux commandes distinctes. L’alimentation spécifique assure également un découplage des données. répéteurs Le cœur du système ASI est la présence d’un Maître ou passerelle qui possède des capacités de diagnostic. etc. Ces commandes bimanuelles regroupent les deux commandes et un dispositif d’arrêt d’urgence. Gauche Droite Esclave 1 Esclave 2 A Fig. poinçonneuses. Des répéteurs permettent l’extension du réseau au-delà de 100 m.9 Exemple d’application L’application décrite et représentée à la figure 30 permet d’illustrer concrètement quelques-unes des fonctions de sécurité.8 7. Ces machines couvrent l’étendue des moyens de production et entrent le plus souvent dans la famille des presses hydrauliques : presses.29) sont surveillées pour contrôler leur interdépendance. Pendant la phase de travail. ceux-ci assurent l’isolement électrique des circuits primaires et secondaires. car le composant connecté au bus ASI est vu comme une entrée ou une sortie déportée. 7 7.

l’automate est toujours alimenté pour permettre des opérations de diagnostics. . hors tension. machines textiles. Les variateurs de vitesse étant utilisés avec leur réglage usine. Tous les variateurs sont connectés fil à fil à l’automate. Le système incorpore également une deuxième option de sécurité pour un niveau de sécurité 3 provoquant l’arrêt automatique des moteurs si un coffret quelconque est ouvert. Sous systèmes autonomes automatisés en relation avec des machines de taille moyenne à grande. Le module de sécurité pour les variateurs de vitesse à sa propre alimentation. moteur(s) en fonctionnement. traitement des eaux usées. etc. L’automate sera configuré et programmé avec le logiciel PL7 Pro. Une passerelle (TSX ETZxx) vers le niveau supérieur peut être ajoutée pour communiquer via TCP/IP. qui contrôle jusqu’à 6 variateurs de vitesse. Sécurité des personnes et des biens 7.9 Exemple d’application Le système comprend un automate de moyenne gamme. configuré et programmé à l’aide du logiciel VijeoDesigner.Machines automatiques petites et moyennes. Les alimentations : 400 V triphasé et 230 V monophasé sont distribuées aux divers composants (400 V triphasé pour les variateurs et 230 V pour l’alimentation Phaseo). mais prend également en compte l’arrêt d’urgence. le redémarrage ne pourra se faire qu’après confirmation. Ce module. attente de confirmation.Machine d’emballage. est réduit à sa plus simple expression. le logiciel applicatif. Ce schéma peut être utilisé pour les applications typiques suivantes : . L’interrupteur principal est connecté de telle sorte que si le système est déconnecté. arrêt d’urgence). La supervision des variateurs s’effectue à l’aide d’un terminal graphique à écran tactile. Chacun d’entre eux alimente un moteur. distribution d’eau. Le terminal graphique est relié à l’automate par une liaison Uni-Telway. 184 . dans cet exemple. Les options apparaissent dans les cadres en pointillés. Options : Le système atteint le niveau de sécurité 4 avec le module Preventa pilotant les contacteurs des variateurs. Si un arrêt de sécurité est intervenu. non seulement protège les variateurs. Chaque variateur de vitesse possède un disjoncteur de protection et chaque moteur son propre contacteur. En contre partie. convoyeurs.7. Les variateurs peuvent utiliser les réglages usine ou être reconfigurés en utilisant le logiciel Power Suite. Une colonne lumineuse indique l’état réel du système (sous tension. le matériel a été choisi dans le but de contrôler des entrées/sorties complémentaires.

10 7. . Ce qui suit. illustré de quelques exemples. Le tableau de la figure 31 donne quelques exemples. . Sécurité des personnes et des biens 7.d’un contrôleur multifonctions qui utilise un logiciel pour configurer des fonctions prédéfinies. Les liaisons peuvent être faites fil à fil ou par un réseau ASI de sécurité.d’un contrôleur mono-fonction paramétrable qui gére une seule fonction. 31 Type de contrôleur Famille XPS Uni fonction 7 Catégorie 4 XPS MP Sélection de deux fonctions parmi 15 prédéfinies Catégorie 4 Catégorie 4 Commande bimanuelle Protection des doigts et des mains en zone dangereuse Catégorie 2 XPS MC Fonction configurable par logiciel Protection d’accès de l’opérateur en zone dangereuse Catégorie 4 Arrêt d’un mouvement dangereux de n’importe quel endroit dans la zone de travail Catégorie 4 XPS MF Automate de sécurité Logiciel programable Catégorie 4 Protection d’un opérateur accédant à une zone dangereuse Protection d’un opérateur accédant à un ensemble de zones dangereuses Catégorie 4 Catégorie 4 185 .10 Les fonctions et les produits de sécurité Les fonctions et les produits de sécurité b Schneider Electric propose une large gamme de produits de sécurité. est un bref aperçu des différentes solutions.d’un automate programmable de sécurité avec son logiciel associé pour réaliser une solution complète. En fonction de la complexité de la machine.d’un contrôleur multi-fonctions qui peut gérer simultanément deux fonctions parmi une base de 15 fonctions prédéfinies. Contrôleurs de sécurité Exemples de solution Le contrôleur est associé aux fonctions suivantes Arrêt d’urgence Protection des travailleurs par barrière de protection Mouvement de positionnement E Fig. la solution peut être bâtie à partir : . .7.

Le lecteur trouvera dans la documentation des constructeurs les informations nécessaires. maintenant. En partant de ce principe. Ceci reste transparent pour tous les autres composants standards. 7. un réseau ASI existant peut être mis à jour avec des composants de sécurité.10 7. les spécialistes sont à disposition pour aider à résoudre les cas difficiles. . sur le même « câble jaune » avec les composants standards. puis le choix des composants pour réaliser la fonction. Sécurité des personnes et des biens 7. aura tout intérêt à utiliser des outils d’analyse comme les AMDEC qui lui permettront de trouver les solutions les plus pertinentes et les plus économiques. comme. . A la suite de cette analyse. dès le début du projet. etc. A Fig. En découlera le schéma de sécurité le mieux adapté. sans différentiation. circuler sur le même câble et satisfaire les exigences de sécurité jusqu’au niveau 4 de la norme EN-954-1. sans avoir à remplacer les composants installés (comme les maîtres. La sécurité est incorporée dans le réseau ASI en y ajoutant un contrôleur de sécurité et des interfaces de sécurité qui seront connectés. 32 ASI Safety at work La manière de paramétrer le réseau « ASI Safety at work » et de sélectionner les différentes fonctions de sécurité se font de manière simple et intuitive. L’approche systématique que nous avons décrite est l’assurance de la réussite de l’analyse des risques. Les informations de sécurité sont échangées uniquement entre le contrôleur de sécurité et les interfaces de sécurité. Les fournisseurs. disposent d’une offre complète de produits et de solutions. des informations de sécurité peuvent. Le système AS-Interface “Safety at work” couvre les besoins de la majeure partie des applications de sécurité. les alimentations.11 Les fonctions et les produits de sécurité Conclusion b Réseau “ASI Safety at work” En plus des informations concernant le processus.Surveillance de la fonction d’arrêt d’urgence avec des contacts à ouverture temporisée (catégorie 1).7. Le concepteur.) Les circuits de sécurité sont interrogés immédiatement et sans câblage additionnel par le maître standard ASI communiquant avec les contrôleurs de sécurité en utilisant le réseau ASI (le « câble jaune »). 186 . l’évaluation des risques pourra se faire rapidement et de manière approfondie conformément aux normes en vigueur. la surveillance d’un bouton marche peuvent être paramétrées pour toutes les fonctions prédéfinies certifiées. Si nécessaire. Les options relatives à la sécurité retenues.Surveillance de la fonction d’arrêt d’urgence avec des contacts à ouverture instantanée (catégorie 0). par exemple.Surveillance de barrières lumineuses. parfaitement adaptés pour réaliser la fonction de sécurité. les entrées/sorties. etc. tels que Schneider Electric.11 Conclusion La sécurité des machines est une exigence essentielle de l’Union Européenne et conditionne la circulation des produits dans les nations membres. comme par exemple : .Surveillance d’interrupteurs avec ou sans inter verrouillage. .

7 187 .

8 188 chapitre Dialogue homme/machine Présentation : • Interface homme/machine dans les différentes phases du cycle de vie de la machine • Solutions de commande et visualisation soit en tout ou rien. soit par les terminaux clavier-écran • Logiciels de configuration des écrans .

8.3 8.4 8.5 8.6 8. Dialogue homme/machine Sommaire 1 2 8.2 8.7 8.8 Le positionnement du dialogue homme/machine Interfaces de dialogue Commande et signalisation tout ou rien L’offre Schneider Electric Commande et signalisation tout ou rien Les interfaces de dialogues évolués Modes d’échange Logiciels de développement Conclusion Page 3 4 5 6 7 Page Page Page Page Page Page Page 8 9 10 11 12 M 189 .1 8.

1 Le positionnement du dialogue homme/machine b Les flux d’informations de dialogue homme/machine Le dialogue homme/machine met en œuvre deux flux d’informations circulant dans le sens (C Fig. l’opérateur peut être amené à accomplir : v Des tâches correspondant au déroulement normal du processus . A Fig. il doit effectuer des actions qui conditionnent le bon fonctionnement des machines et des installations. fin de cycle.1 Le positionnement du dialogue homme/machine Dans la fonction dialogue homme/machine. en retour. Dialogue homme/machine 8. ces deux phases pouvant éventuellement comporter des procédures de démarrage ou d’arrêt prises en charge par l’automatisme ou effectuées en mode manuel ou semi-automatique sous la responsabilité de l’opérateur. messages alphanumériques ou synoptiques animés de la machine vers l’opérateur.Machine –> Homme . etc. C’est le concepteur de l’automatisme qui définit ces niveaux en fonction des besoins du processus et des souhaits de l’utilisateur : par exemple signaux tout ou rien de l’opérateur vers la machine. modification de données .Homme –> Machine Paradoxalement ces deux flux sont tout à la fois indépendants et liés.). Selon les besoins et la complexité du processus. en cas de pré alarme de surcharge d’un moteur. 8. 190 . v Des tâches liées à des événements imprévus . 1 Le dialogue homme/machine b Le rôle de l’opérateur Le dialogue d’exploitation regroupe toutes les fonctions nécessaires à un opérateur pour commander et surveiller le fonctionnement d’une machine ou d’une installation. v Liés Car une intervention de l’opérateur sur une interface de commande se traduit au niveau de l’automatisme par une action parfaitement définie et. . rétablir des conditions de charge normales avant le déclenchement du relais de protection). soit consécutive à un message émis par la machine (alarme. .faire face à une défaillance du système. Il est donc indispensable que la qualité de conception des interfaces et de la fonction de dialogue soit telle qu’elle garantisse à l’opérateur la possibilité d’une conduite sûre en toutes circonstances. l’opérateur a un rôle important.effectuer les commandes et les réglages nécessaires au déroulement normal du processus et surveiller l’état et l’évolution de celui-ci. par l’émission d’une information qui dépend de la bonne exécution ou non de cette action.). v Indépendants Car ils peuvent présenter des niveaux de richesse différents. En fonction des informations dont il dispose. en stoppant la production ou en mettant en œuvre un mode de marche dégradée qui supplée tout ou partie des commandes automatiques par des commandes manuelles pour maintenir la production.commander la mise en route et l’arrêt.8. etc.assurer la sécurité des personnes et du matériel en intervenant si nécessaire sur les dispositifs de sécurité. . mais qui ne doivent pas mettre en cause la sécurité et la disponibilité. L’intervention de l’opérateur peut être soit volontaire (arrêt de production.déceler une situation anormale et engager une action corrective avant que l’évolution de cette situation n’entraîne une aggravation des perturbations (par exemple.1) : .

etc. b Qualité de conception du dialogue La qualité de conception du dialogue d’exploitation peut se mesurer à la facilité avec laquelle un opérateur peut percevoir et comprendre un événement.pour un écran : emploi de symboles normalisés. Différents moyens peuvent être mis en œuvre pour attirer son attention : clignotement de l’information. changement de couleur. 191 .un repérage clair pour identifier aisément boutons et touches.1 Le positionnement du dialogue homme/machine L’examen de ces tâches montre l’importance du rôle de l’opérateur. v Comprendre Pour éviter tout risque d’action préjudiciable à la sureté.. .8. un afficheur ou un écran. protection contre les reflets. L’ergonomie de lecture des constituants intervient ici tout autant que la conception de la fonction : . et à l’efficacité avec laquelle il peut réagir. signal sonore.une ergonomie soignée avec des surfaces de poussoirs importantes. Cet événement doit avant tout être perçu par l’opérateur. distance de lisibilité appropriée etc. ce dernier peut être amené à prendre des décisions et engager des actions qui sortent des procédures de conduite en conditions normales et qui influent directement sur la sécurité et la disponibilité des installations. ceci quelles que soient les conditions d’environnement (lumière ambiante. Cette action est facilitée par : . En fonction des informations dont il dispose.pour un voyant lumineux : respect de la couleur prescrite par la norme. Il doit également être conçu de telle sorte qu’il facilite la tâche de l’opérateur et lui permette d’assurer en toutes circonstances une conduite sûre. etc. des touches à effet tactile. etc. etc. l’information perçue par l’opérateur doit être suffisamment lisible et précise pour être immédiatement comprise et exploitable.. cadences de clignotement lent ou rapide nettement différenciées. par exemple par marquage des poussoirs à l’aide de symboles normalisés. Dialogue homme/machine 8.). Le système de dialogue ne doit donc pas être un simple moyen d’échanges d’informations entre l’homme et la machine. l’opérateur peut être amené à intervenir rapidement en agissant sur un ou plusieurs boutonspoussoirs ou touches de clavier. . 8 v Réagir Selon la teneur du message transmis par la machine. v Percevoir Tout changement dans les conditions de marche d’une machine se traduit généralement par la modification ou l’apparition d’une information sur un voyant.pour un afficheur : textes précis dans la langue de l’utilisateur. zoom offrant une vue détaillée de la zone concernée par le message. .

adaptés à toutes les conditions d’ambiance. BP. ils peuvent être équipés d’une grande variété de têtes de commande circulaires ou carrées. Ils sont d’une utilisation intuitive ou réflexe (ex : arrêt d’urgence). Logiciel de supervision Logiciels de réglage sur PC Logiciel de création Logiciel de création OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI Possible Possible Diagnostic Réglage Logiciel de création et autres A Fig.3 Commande et signalisation tout ou rien b Boutons-poussoirs et voyants v Gammes standard • Fonctions Ils assurent les fonctions d’interfaces de dialogue et sont parfaitement adaptées quand les informations échangées entre opérateur et machine sont peu nombreuses et limitées à des signaux tout ou rien (ordres de marche. 192 . Le tableau (C Fig. ergonomiques. de le personnaliser et de lui apporter de nouvelles fonctions. comme par exemple le paramétrage ou l’aide au diagnostic.8.2 8. CONCEPTION MISE EN SERVICE EXPLOITATION MAINTENANCE Produit BP Dialogue intégré Dialogue opérateur Supervision Fonction Conduite BP. Supervision. ils sont utilisés pour les opérations directement liées à la sûreté qui impliquent une commande aussi simple et directe que possible. La fonction élémentaire dévolue au bouton poussoir a été enrichie par des interfaces faisant appel à l’électronique ce qui a permis d’enrichir le dialogue.3 Interfaces de dialogue Commande et signalisation tout ou rien Le dialogue homme/machine a subi une évolution spectaculaire ces dernières années. Supervision. robustes et fiables.2 Interfaces de dialogue 8. signalisations d’états). Dialogue Dialogue opérateur opérateur Dialogue intégré (Supervision et Dialogue opérateur envisageable) Dialogue intégré (Supervision et Dialogue opérateur envisageable) Logiciel de dialogue opérateur. Dialogue homme/machine 8. Il est par ailleurs facile de les identifier grâce à un code de couleur normalisé. Ce sont des constituants électromécaniques simples à mettre en œuvre.2) illustre l’offre et les fonctions associées aux interfaces homme/machine. Pour cette raison. 2 Offres et fonctions associées aux interfaces homme/machine 8.

• Tête de commande Une grande variété de têtes de commande est disponible : .coup de poing. 3 Boutons poussoirs de la gamme Harmony (Schneider Electric) 8 v Boutons et voyants pour raccordement sur circuits imprimés (C Fig. compatibles avec les entrées 24 V des automates programmables. Les voyants et les boutons-poussoirs lumineux sont équipés de lampes à filament ou de diodes électroluminescentes. 4 Boutons et voyants pour circuits imprimés 193 .).voyant jaune : Anormal .5 Joules sans dégradation. rupture d'accouplement. sur course. etc.plastique pour environnement sévères : industrie chimique. . il doivent supporter des essais normalisés de tenue au choc en conformité avec la norme IEC 60947-5-5. Ils sont à alimentation directe. la gamme Harmonie tient 17 Joules. .8. par exemple : . 2 ou 3 positions fixes ou à rappel. A Fig. 22 et 30 mm (Normes NEMA). .voyant blanc : Neutre . la durée de vie des boutons est de l’ordre de 1 million de manœuvre.“arrêt d’urgence”. Ils existent en diamètre 16. 4) La gamme diamètre 22 mm existe en version “raccordement sur circuits imprimés”.3 Commande et signalisation tout ou rien La norme EN 60204-1 précise le code des couleurs auquel doivent être conformes les voyants et les boutons-poussoirs.).boutons tournants à manette. Ces produits sont destinés à la réalisation de supports de dialogue en quantités répétitives avec un schéma identique. . agroalimentaire.boutons-poussoirs lumineux à poussoir affleurant. . pour tous types d’applications en ambiances industrielles sévères avec un service intensif. La conception modulaire des unités de commande et de signalisation autorise une grande souplesse d’emploi.condition anormale pouvant entraîner une situation dangereuse (pression hors des limites normales.action en cas de conditions anormales (intervention pour remettre en route un cycle automatique interrompu. etc. dépassant.condition dangereuse nécessitant une action immédiate (pression hors des limites de sécurité. à crosse.action en cas de danger (arrêt d'urgence.tête avec collerette métallique chromée. spécifiques à ces versions.). à clé.).). avec réducteur de tension ou avec transformateur incorporé. Dialogue homme/machine 8. etc. . sont munis de sorties de contacts permettant leur soudure sur un circuit imprimé. . .à tige métallique (commande omnidirectionnelle). • Robustesse et fiabilité Les boutons et voyants sont soumis à des conditions d’utilisations qui peuvent être très sévères. etc.voyant rouge : Urgence . .bouton-poussoir jaune : Anormal . .double touche. Les blocs électriques. .boutons-poussoirs à poussoir affleurant. A tire d’exemple un bouton d’arrêt d’urgence doit supporter une énergie de 5. Le bouton poussoir est l’interface retenu pour les commandes générales de démarrage et d’arrêt et les marches de commandes des circuits de sécurité (arrêts d’urgence). Les têtes de commande et de signalisation sont celles de la gamme standard. en différentes exécutions (C Fig 3) : .bouton-poussoir rouge : Urgence .coup de poing à accrochage. A Fig. capuchonné.information générale (présence de la tension réseau. dépassant. capuchonné. encastré. . etc. déclenchement d'un dispositif de protection. Les unités de commande peuvent recevoir de 1 à 6 contacts NO ou NC.

6) Les balises et colonnes sont des éléments de signalisation optique ou sonore utilisés pour visualiser à une grande distance et sur 360° des états de machines et des alarmes. par exemple les mouvements de translation/direction ou de montée/descente sur les petits engins de levage.000 h).Rouge : urgence (action immédiate) . rouge. 194 .Pour une distinction ou une information particulière .3 Commande et signalisation tout ou rien • Boutons-touches et voyants à tête carrée Ces appareils se montent au pas de 19.7) Les manipulateurs sont principalement destinés à commander par l’intermédiaire de contacteurs des déplacements sur un ou deux axes.Exiger une action immédiate . v Balises et colonnes lumineuses (C Fig. • Norme IEC 60204-1 La norme IEC 60204-1 défini des codes couleurs correspondant aux messages devant être affichés : Signalisation lumineuse . Ils permettent de constituer des ensembles de commande d’encombrement restreint quand la place disponible est mesurée.Recommandés dans les ambiances à forte perturbation lumineuse ou sonore ou lorsqu’une plus grande disponibilité de l’opérateur est requise A Fig. incolore ou de couleur verte.Attirer davantage l’attention . • Colonnes Elles sont à composition variable par assemblage des éléments suivants : verrines.Bleu : action obligatoire (nécessite une action de l’opérateur) . A Fig. Ces éléments se montent par simple emboîtement.Blanc : surveillance (optionnel) Feux clignotants .Indiquer un changement en cours (clignotement pendant la transition) Flash et feux tournants .05 mm (3/4 de pouce) dans des trous de diamètre 16 mm. Dialogue homme/machine 8.Jaune/Orange : anormal (surveillance et/ou intervention) . 7 Manipulateurs Certains manipulateurs peuvent être équipés d’un contact “homme mort” en bout de levier.Vert : condition normale (optionnel) . Ils comportent en général de 2 à 8 directions. A Fig.8. Ils peuvent être équipés d’un contact argenté ou doré. avec 1 ou 2 contacts par direction. Les boutons-touches sont à effet tactiles. Leur raccordement électrique est réalisé automatiquement au moment de l’emboîtement. longue durée de vie (>100. faible consommation permettant une compatibilité directe avec les sorties des automates programmables. orange ou bleue. • Balises Elles comportent un seul élément lumineux.Un signal de puissance plus élevé pour une information de priorité supérieure ou éloignée (suivant CEI 60073) Buzzer et sirènes . Ils apportent de nombreux avantages : excellente tenue aux chocs. 6 Balises et colonnes lumineuses v Manipulateur (C Fig. 5 Voyants à LED’s • Voyants lumineux à diode électroluminescente (C Fig 5) Les voyants à DEL pour montage 8 et 12 mm sont particulièrement recommandés lorsque la place disponible est réduite ou si la quantité d’éléments de signalisation est importante (faible puissance dissipée).Indiquer une discordance entre l’ordre et l’état réel . flash ou avertisseur sonore. avec ou sans rappel au zéro. verrine ou flash. et peuvent aussi être associés aux claviers de saisie. aux vibrations et aux surtensions.

A Fig. l’aide en ligne ou configurables pour des applications. 8 L’offre Harmony 8. ou à souder.4 8. français et italien) avec possibilité d’extension à d’autres langues.10). pour une connexion multipoints à plusieurs variateurs.Texte en clair avec 6 langues disponibles (anglais. . A Fig. 9 8 v Caractéristiques principales Panneau de communication de l’Altivar ATV-71 . . b Panneaux de contrôles spécifiques intégrés aux produits Les outils spécifiques de dialogue intégrés dans les produits apportent une performance parfaitement adapté aux besoins de réglages en exploitation et également une assistance efficace au diagnostic. borne par vis et étriers.la robustesse : performances mécaniques largement au-dessus des niveaux normatifs. .Affichage permanent des paramètres de fonctionnement du moteur. Dialogue homme/machine 8. . .Lisibilité jusqu’à 5 m. . allemand. A Fig. etc.la simplicité : l’encliquetage des éléments garantit un assemblage facile et sécurisé. . sa vitesse.la multiplicité des possibilités de raccordement cosses faston 2. Ces interfaces permettent en particulier le paramétrage des produits. sa température.8.9) équipe l’Altivar ATV 71 de la marque Telemecanique.Souplesse avec sa possibilité de déport : sur une porte d’armoire avec un degré de protection IP 54 ou IP 65. espagnol.l’ingéniosité : la technologie DEL est utilisée pour toutes les fonctions lumineuses.la flexibilité : de construction modulaire. la lecture d’informations relatives à un actionneur comme sa consommation de courant.Ecran graphique avec affichage personnalisable.8 x 0. chinois. .4 8.la compacité : les encombrements “hors-tout” sont les plus faibles du marché. L’opérateur peut également choisir la langue par une opération de paramétrage préliminaire. 10 Exemple de message Altivar ATV-71 195 . v Fonctionnalités principale .5 L’offre Schneider Electric Commande et signalisation tout ou rien Les interfaces de dialogues évolués L’offre Schneider Electric Commande et signalisation tout ou rien b La gamme Harmony (marque Telemecanique) La photo montage de la figure 8 représente un extrait de la gamme de commande et signalisation tout ou rien Harmony.5 Les interfaces de dialogues évolués Les développements de l’électronique et de la communication ont favorisé l’apparition d’interfaces de dialogue et de communication présentant des fonctions enrichies et conviviales. les produits évoluent avec l’automatisme.Bouton de navigation pour “surfer” aisément dans les menus. .Menu “Simply Start” pour démarrer rapidement et bénéficier aussitôt des pleines performances de l’Altivar 71. Ces produits se distinguent entre autre par : .Clarté de l’affichage avec des textes sur 8 lignes et des visualisations graphiques (C Fig. .Touches “fonction” pour les raccourcis. . Le panneau (C Fig. languettes.5. .

Communication OPC (divers constructeurs possibles (serveur OPC). • Maintenance et diagnostic via le Web . l’affichage de la valeur minimale et maximale des paramètres. . Suivant leur nature et le logiciel de conception associée.Possibilité de connexion d’API (divers constructeurs possibles). usage général. v Particularités significatives • Conçus pour un environnement industriel sévère .Protection des paramètres. esclave.Personnalisation des paramètres. petites salles de commande. Ces terminaux graphiques (avec écran tactile LCD de 5. Pour illustrer les possibilités des terminaux écrans/claviers. Riches et variés. . .Intégrables aux réseaux TCP/IP. . Elles sont conçues pour une grande diversité d’applications et d’utilisation : manutention.Ergonomie avec son bouton de navigation : d’un seul doigt. nous allons examiner l’offre Magelis de la marque Telemecanique.Mémorisation de 4 configurations pour transfert dans d’autres variateurs.Télédiagnostic.7’’ à 12.Commande à distance via Internet Explorer. . • Compatibles et évolutifs .5 Les interfaces de dialogues évolués . les terminaux écrans/ claviers sont des produits génériques pouvant être associés à toute application. • Concepts IHM innovants . les accès directs et l’aide en ligne. les terminaux à écran trouvent leur place dans les phases mise en service et d’exploitation.Accès centralisé aux stations locales. “surfez” avec aisance et rapidité dans le menu déroulant. Les communications sont à performances garanties grâce à leur connexion possible en directe sur le réseau Ethernet TCP/IP.Envoi automatique de messages électroniques (mails). des écrans de visualisation. verrouillage par mot de passe. . .4’’) permettent un accès simple aux solutions graphiques de pilotage et/ou de conduite d’ensembles automatisés. création d’un menu “utilisateur”. gestion de leur visibilité. . les services disponibles à travers le terminal graphique facilitent la mise au point et le diagnostic des machines.1’’ et à clavier ou à écran tactile de 10. b Terminaux écrans/claviers A la différence des terminaux intégrés aux produits.Stations de conduite décentralisées.Commande sûre et ergonomique par clavier ou écran tactile.Utilisation mondiale grâce au support de nombreuses langues. connexion sur bus de terrain. etc. . de la barre de surveillance. Dialogue homme/machine 8. .Robustes et compacts. pour un accès simplifié à vos configurations en toute sécurité. maître. Ainsi que nous l’avons analysé dans le tableau précédent.VB Script embarqué. .Accès aux informations de diagnostic des pupitres opérateur via des pages HTML. Les terminaux communiquent avec le process par un bus de communication approprié et font partie intégrante de la chaîne de dialogue et d’information de données. etc. .Ecrans très contrastés d’où excellente lisibilité.Facilité avec les touches fonctions pour les raccourcis. levage. . régulation PID. ils peuvent jouer un rôle important dans la phase maintenance. Elles peuvent être aisément modifiées. . De nombreuses macro-configurations sont déjà intégrées. 196 .8.

7.7-7.7” 7. Magelis XBT R.10.Logiciel de configuration Vijeo Designer VJD SPU LFUCD V10M (sous Windows 2000 et XP).10. voyant. bitmap. vumètre.4-12.1-15” A Fig.Affichage Taille écran LCD 3.Communication Ethernet intégré 10 BASE-T (RJ45).7 .5 Les interfaces de dialogues évolués L’illustration de la figure 11 présente un extrait de l’offre Magelis de Schneider Electric.Fonctions Représentation des variables alphanumérique.4” Type TFT 256 couleurs . 12 touches statiques avec DEL + étiquettes.4" Magelis XBT GK Terminaux de dialogue d’exploitation graphiques à écran tactile disponibles en 5.Symbols semi-graphiques . bargraphe. 12 touches service.4-10. Modicon TSX Micro.Affichage Taille écran LCD 10.1” 15” .7 . Historique d’alarme incorporé. 8 197 . 12 touches alphanumériques + 3 accès alphanumériques. disponibles en 3.4 à 8 lignes d’affichage. Modbus TCP/IP.8” 5.4” Magelis XBT GT Terminaux graphiques à écran couleur tactile. Dialogue homme/machine 8. . gyrographe. bouton. Courbes avec historique.Touches et mot de passe « ZENSHIN » Terminaux graphiques à écran tactile disponible en 5.8.4” 12.5 .Compatibilité avec contrôleurs et automates de l’offre Schneider Electric Twido.Tension d’alimentation 24 V = • Terminaux graphiques Magelis XBT F . de 5 à 20 caractères . Modbus. . 11 Quelques produits de l’offre Magelis de Schneider Electric • Caractéristiques principales de terminaux graphiques Magelis XBT G à écran tactile . Modicon Premium. Protocoles téléchargeables Uni-Telway. Modicon Quantum. clavier.4” 10. S Terminaux compacts matriciels . Nano. . .Emplacement carte Compact Flash .8-5.Saisie par clavier 10 touches dynamiques avec DEL. horloge.

2000 et XP) . Courbes au nombre de 16. Modicon Premium.Compatibilité avec contrôleurs et automates de l’offre Schneider Electric Twido. vumètre. bitmap.8. Dialogue homme/machine 8. A Fig. Modbus Plus.Saisie par écran tactile possible . Modicon TSX Micro. . . et protocoles tiers. Les figures 12a et 12b représentent une partie de l’offre Schneider Electric. Modbus TCP/IP. Modbus.Tension d’alimentation 24 V = b PC industriels v Particularités Les PC industriels se caractérisent par une conception “durcie” leur permettant de fonctionner sans défaillance dans un univers industriel en présence de perturbations électromagnétiques et climatiques sévères. Les PC industriel peuvent être compacts ou modulaires pour une parfaite adaptation aux besoins du client. potentiomètre. Recettes 125 enregistrements maxi avec 5000 valeurs. sélecteur.5 Les interfaces de dialogues évolués . Bus et réseaux Fipway. 12a L’offre PC industriel Magelis IPC (Compact IPC) 198 . Historique d’alarme. Protocoles téléchargeables Uni-Telway.Fonctions Représentation des variables alphanumérique.Logiciel de configuration XBT L1003M (sous Windows 98. Nano. . bargraphe. Modicon Quantum.Communication Ethernet intégré 10 BASE-T/100BASE-TX (RJ45).

Modbus TCP-IP. ergonomie de commande.Calculs pour du prétraitement des données. v Factory Cast (sur coupleur Ethernet des automates) (C Fig. Les caractéristiques détaillées sont disponibles dans les catalogues produits 8. .Les interfaces de communications réseaux et liaisons série Modbus ou Uni-Telway. types d’actions sur l’automatisme. Dialogue homme/machine 8.Une fonction Web personnalisable par l’utilisateur. A Fig. Modbus Plus. Cette gamme permet le choix de la solution optimale aux besoins d’Interface Homme/Machine sur base PC.Visualisation et réglage numérique ou graphique des données. Modbus. . Des protocoles tiers sont également disponibles. . . 8 v FactoryCast HMI A Fig. ainsi que de son évolution et de sa maintenance rapide : Magelis Modular iPC Magelis Modula IPC facilite la mise en œuvre.6 Les interfaces de dialogues évolués Modes d’échange v PC Industriels modulaires Magelis IPC Les PC modulaires de la figure 12b offrent modularité et flexibilité. .Envoi d’E-mail. . 199 .Gestion d’alarmes avancée avec envoi d’E-mail.5 8. Fonctionnalités : graphique. FipWay. 13 Exemple de diagnostique à distance Fonctions de diagnostic identiques à FactoryCast + de nouvelles fonctions HMI embarquées dans un module automate : . Il est disponible en deux versions et deux modèles de face avant 12 et 15” version tactile et/ou clavier. Oracle. MySQL). b Protocoles supportés Tous les protocoles cœur de l’offre Schneider Electric sont utilisables : Uni-TE (Uni-Telway). . Ils s’appuient sur l’utilisation de drivers intégrés aux logiciels de configuration. . .Archivage des données dans des bases relationnelles (SQL. serveur RAS.Une fonction d’accès distant. 15. Les divers réseaux sont également exploités.Accès sécurisé au diagnostic système et application. v FactoryCast Gateway Nouvelle offre de passerelles web intelligente “tout en un” intégrant dans un boîtier autonome : .Ouvert à la personnalisation et création de pages Web pour un diagnostic adapté aux besoins de l’utilisateur. 19” écrans tactiles avec port USB.8. optimisant l’interface homme/machine sur base PC.Un serveur Web personnalisable par l’utilisateur pour une interface adaptée à ses besoins. 12b PC industriels modulaires. .Une fonction notification d’alarmes par E-mail.13) Fonctions de diagnostic à distance à partir d’un simple navigateur Internet : .6 Modes d’échange Les modes de communication traditionnels de types liaisons série et bus sont exploités de façon naturelle sur la plupart des produits. Magelis iDisplay 12.Base de données temps réel et acquisition des données automate (1 000 variables).

Le logiciel de configuration XBTL1001/L1003 permet de réaliser des applications de dialogue opérateur destinées à la conduite d’automatismes pour : . différents types de pages : pages applications (pouvant être liées entre elles). Les systèmes d’exploitation supportés sont Microsoft Windows 2000 et XP Professionnal. pièce maîtresse de la solution. configuration d’IHM pour XBTG/XBTGT Vijeo Designer (C Fig. lorsque l’utilisateur qui a fini la mise au point de son projet souhaite le mettre en œuvre sur le XBTG/XBTGT. Il est possible d’utiliser la même application de dialogue opérateur avec les automates proposés par les principaux offreurs du marché. pages recettes. qui est téléchargé de manière transparente si nécessaire. 200 . pages aides. Les logiciels fournis permettent également de communiquer avec des produits tiers d’autres offreurs apportant ainsi une flexibilité et une ouverture optimales. Dialogue homme/machine 8. Le descriptif qui suit concerne l’offre Magelis de la marque Telemecanique. etc. L’ergonomie du ‘Build Time’ n’est pas sans rappeler les outils du type Visual Studio. est aussi discret que possible et est disponible sous deux formes : .7 Logiciels de développement Logiciels de développement L’offre matérielle des terminaux est complétée par une offre de logiciels permettant la configuration et l’adaptation des terminaux à l’application.tous afficheurs XBTN/R/H/HM. b Logiciel de configuration XBT L1003M Afficheurs et terminaux Magelis (sous Windows 98. Celui-ci offre aussi une simulation des variables automates. . Les applications créées avec le logiciel XBTL1001/L1003 sont indépendantes du protocole utilisé.Un format PC. pages alarmes. Le ‘Run Time’.Un format propriétaire. v Configuration Le logiciel de configuration XBTL1001/L1003 permet de créer de façon simple.8. . b Vijeo Designer.14) se présente sous forme d’un atelier de développement pour la partie ‘Build Time’ et d’un logiciel d’exploitation des applications (appelé communément ‘Run Time’) téléchargeable sur le XBTG/XBTGT. qui est exécuté automatiquement lorsque l’utilisateur du ‘Build Time’ veut simuler son application sur PC. Matériel et logiciel constituent une offre cohérente permettant à l’utilisateur de réaliser l’application souhaitée en un minimum de temps.tous afficheurs XBTN/R/H/HM. terminaux XBTP/PM/E avec le logiciel XBTL1001. terminaux XBTP/PM/E et F avec le logiciel XBTL1003.7 8. 2000 et XP).

15 Logiciel Vijeo Look b Vijeo Citect Vijeo Look 2. 14 Logiciel Vijeo Designer De plus amples informations sont disponibles dans les Fiches Techniques de Schneider Electric. Les interfaces sont devenues grâce à l’apport de l’électronique et du traitement du signal de plus en plus sophistiquées et de plus en plus conviviales. 8.8 Logiciels de développement Conclusion A Fig. Dialogue homme/machine 8. A Fig. 8 201 . Le choix judicieux de l’interface et de sa configuration permet à l’utilisateur de piloter son process avec de plus en plus de rigueur et de réaliser des diagnostics et de la maintenance préventive.6 (C Fig.15) est un logiciel de supervision SCADA (Supervision Control And Data Acquisition : supervision et acquisition de données) destiné aux postes autonomes offrant une parfaite symbiose entre le Web et l’HMI (Human machine interface : Interfaces homme/machine ). permettant d’augmenter la productivité en réduisant les temps de maintenance.8 Conclusion Le dialogue homme/machine est probablement le secteur des automatismes qui a subi la plus forte évolution de ces dernières années.8.7 8.

9 202 chapitre Réseaux industriels Présentation : • Besoins et offre existante • Technologies • Politique Schneider Electric .

9. Réseaux industriels

Sommaire

1 2
9.1 9.2 9.3 9.4 9.5 9.6 9.7 9.8 9.9 9.10 9.11 Introduction Historique Les besoins et les réponses du marché Technologies des réseaux Les réseaux préconisés par Schneider Electric Ethernet TCP/IP Services Web et Transparent Ready Bus Can Open Synergie Ethernet et Can Open Bus AS-Interface (AS-I) Conclusion
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3 4 5 6 7

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8 9

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10 11 12 M
203

9. Réseaux industriels

9.1 9.2

Introduction Historique

Nous abordons ici les liaisons électriques nécessaires au fonctionnement d’un équipement d’automatisme. L’habitude est de considérer deux catégories : - Les liaisons courants forts destinées à assurer la connexion des constituants de puissance depuis le réseau d’alimentation jusqu’à la charge. Ce sujet ne sera pas traité dans ce chapitre, nous renvoyons le lecteur à ceux traitant de l’alimentation et de la mise en œuvre. - Les liaisons courants faibles connectant l’ensemble des constituants d’acquisition, de dialogue, de traitement et de commande de puissance avec l’environnement de la machine et du processus.

9.1

Introduction
Traditionnellement le câblage des équipements électriques est assuré par des liaisons fils à fils. La norme internationale machines IEC 60 204-1 et celle d’installations - propres à chaque pays - définissent des règles précises sur les sections, la qualité de l’isolant et le repérage par des couleurs normalisées. La plupart de ces liaisons sont réalisées par des câbles unitaires souples de section comprises entre 1.5 et 2.5mm2 (AWG 16 et 14) protégés aux extrémités par des embouts. Ces solutions ont couvert, jusqu’à la précédente décennie, l’ensemble des besoins, que ce soit pour les signaux en tout ou rien ou les signaux analogiques nécessaires aux asservissements, ces derniers exigeants parfois des câblages blindés pour éviter les perturbations électromagnétiques. L’arrivée des technologies numériques dans l’industrie a eu un impact considérable sur la conception et la réalisation des équipements électriques. Elle s’est faite sous l’influence des standards issus de l’informatique et de l’automobile. L’échange d’informations numériques a imposé des liaisons par réseaux de communication entraînant l’usage de connecteurs et de connections préfabriquées. Le travail de réalisation d’un équipement électrique devient alors beaucoup plus simple, les erreurs de câblage sont réduites et la maintenance simplifiée. Les technologies de liaisons conventionnelles étant bien connues, nous consacrerons ce chapitre aux réseaux de communications utilisés dans l’industrie.

9.2

Historique
En 1968, la société Modicon invente le concept d’automate programmable. Un matériel unique répond à une grande multiplicité de besoins et apporte une économie d’échelle. De sa grande souplesse d’utilisation découle de nombreux gains dans toutes les phases de vie de l’installation. Les réseaux apparaissent également peu à peu, d’abord sous forme de liaisons séries. Des protocoles viennent formaliser les échanges. Ainsi Modbus (1979), contraction de MODicon BUS, devenu depuis un standard de fait. Depuis quelques années, de nombreuses applications ont adopté le bus de terrain. Cette épine dorsale de l’architecture d’automatisme apparaît comme un moyen extrêmement puissant d’échanges, de visibilité et de souplesse pour les équipements qui y sont raccordés. Le bus de terrain conduit à un bouleversement progressif des architectures : - suppression des câbles d’entrées/sorties, - disparition ou décentralisation des interfaces d’entrées/sorties, - décentralisation et la répartition de l’intelligence, - interconnexion avec Internet.

204

9. Réseaux industriels

9.2 9.3

Historique Les besoins et les réponses du marché

Les années 70 voient naître dans Xerox PARC le réseau Ethernet (contraction d’éther et de net). 10 ans plus tard, il devient le standard international que nous connaissons et équipe en natif pratiquement tous les ordinateurs. Les premières applications ont été de transférer des fichiers, des messages et de transmettre des pages WEB. La généralisation de l’informatique dans tous les métiers de l’entreprise a fait émerger le besoin de connecter l’ensemble des domaines industriels dans les années 90. Le World Wilde Web inventé par le CERN en 1989 - a été développé à l’origine pour permettre le partage d’informations entre les différentes équipes de travail implantées internationalement. Le monde du WWW consiste à partager des documents et des liens. Un protocole simple : HTTP est utilisé par un navigateur (browser) pour accéder aux pages web stockées sur un serveur. Ces pages sont programmées à l’aide de langages, tels que HTML ou XML. Le consortium World Wilde Web Consortium (W3C), créé en 1994 gère l’évolution technique du web (voir le site http://www.w3.org/) En 1996, Schneider Electric fait la promotion du réseau Ethernet industriel pour connecter les niveaux “entreprise” et “atelier” avec les automates puis développe le concept de “Transparent Ready”. Ce concept est basé sur l’ajout d’outils et de protocoles industriels -dont Modbus- aux éléments standards existants d’Ethernet.

9.3

Les besoins et les réponses du marché
Sous l’effet conjugué des contraintes des utilisateurs, des technologies et des standards, les architectures actuelles se structurent en quatre niveaux distincts et interconnectés par des réseaux (C Fig. 1).

9

A Fig. 1

Exemple de niveaux d’architecture

205

9. Réseaux industriels

9.3

Les besoins et les réponses du marché

Avant d’analyser les technologies des réseaux de communication, il est nécessaire de présenter une synthèse des principaux besoins auxquels ces niveaux apportent une réponse pertinente. Les caractéristiques citées dans le tableau de la figure 2 seront détaillées dans les paragraphes suivants.
Niveau Besoin Volume Temps d’informations de réponse à transmettre Fichiers Mbits Données Kbits 1mn Distance Topologie réseau Bus, étoile Nombre d’adresses Non limitée Médium

Entreprise

Echange de données. Sécurité informatique. Standards entre progiciels. Synchronisation des API1 d’un même îlot d’automatisme échanges d’information en mode client/serveur avec les outils de conduite (HMI, supervision). Performances Temps réel.

Monde

Electrique, optique, radio Electrique, optique, radio

Atelier

50 à 500 ms

2 à 40 Km

Bus, étoile

10 à 100

Machine

Architecture distribuée. Données Intégration fonctionnelle Kbits et transparence des échanges. Topologie et coût de connexion. Simplification du câblage distribution des alimentations des capteurs et actionneurs. Optimiser les coûts de câblage. Données bits

5 à 100 ms 10 m à 1 Km (cycle de l’API)

Bus, étoile

10 à 100

Electrique, optique, radio

Capteur

1 à 100 m

Sans contrainte

10 à 50

Electrique radio

A Fig. 2

Les besoins et les contraintes de communication

Nous pouvons, en première approche, retenir les deux principaux axes de ce tableau de besoins : - le nombre d’informations à transmettre, - le temps de réponse nécessaire. Ceci nous permet de positionner les principaux réseaux commercialisés (C Fig.3).

A Fig. 3 206

Principaux réseaux industriels

9. Réseaux industriels

9.4

Technologies des réseaux

9.4

Technologies des réseaux
Nous présentons succinctement les différents concepts, le lecteur intéressé par un approfondissement se reportera vers les nombreux ouvrages qui ont été édités sur ce sujet.

b Topologie des réseaux
Un réseau industriel est constitué d’automates programmables, des interfaces hommes/machines, d’ordinateurs, des équipements d’entrées/sorties, reliés entre eux grâce à des lignes de communication, telles que des câbles électriques, des fibres optiques, des liaisons radio et des éléments d’interface, tels que des cartes réseaux, des gateways. L’arrangement physique du réseau est appelé topologie physique ou architecture du réseau. Lorsque l’on considère la circulation des informations, on utilise la terminologie de topologie logique.
A Fig. 4 Topologie des réseaux

On distingue généralement les topologies suivantes : - en bus (C Fig.4), - en étoile (C Fig.5), - en arbre, - en anneau, - maillées. • Topologie en bus Cette organisation est une des plus simples. Tous les éléments sont reliés à une même ligne de transmission par l’intermédiaire de câbles. Le mot bus désigne la ligne physique. Cette topologie est facile à mettre en œuvre, la défaillance d’un nœud ou d’un élément ne perturbe pas le fonctionnement des autres organes. Les réseaux du niveau machine et capteurs, appelés d’ailleurs bus de terrain, utilisent cette méthode. La typologie bus se met en œuvre soit par chaînage des équipements les uns avec les autres, soit par connexion via un boîtier de raccordement (TAP) au câble principal (C Fig.4).

A Fig. 5

Topologie des réseaux en étoile

• Topologie en étoile Cette typologie est la plus courante au niveau de l’entreprise et de l’atelier. Elle est celle du réseau Ethernet. Elle présente l’avantage d’être très souple en matière de gestion et de dépannage. Les stations finales sont reliées ensemble à travers un équipement intermédiaire (répéteur, commutateur). La défaillance d’un nœud ne perturbe pas le fonctionnement global du réseau, en revanche, l’équipement intermédiaire qui relie tous les nœuds constitue un point unique de défaillance. • Autre topologies (C Fig.6) - La typologie en anneaux reprend la topologie physique de l’étoile en apportant une meilleure disponibilité du réseau. - La topologie en réseau maillé est assez peu utilisées dans l’industrie et présente l’inconvénient d’un nombre important de liaisons.
En anneau Maillée

9

La typologie en anneaux reprend la topologie physique de l’étoile en apportant une meilleure disponibilité du réseau. A Fig. 6

La topologie en réseau maillé est assez peu utilisée dans l’industrie et présente l’inconvénient d’un nombre important de liaisons.

Autres topologies des réseaux

207

9. Réseaux industriels

9.4

Technologies des réseaux

b Protocole
Un protocole de communication est une spécification de plusieurs règles pour un type de communication particulier. Initialement, on nommait protocole, ce qui est utilisé pour communiquer sur une même couche d’abstraction entre deux équipements différents. Par extension de langage, on utilise parfois ce mot aussi aujourd’hui pour désigner les règles de communication entre deux couches sur un même équipement. Le modèle OSI (Open System Interconnexion) a été créé par l’ISO (Organisation internationale de normalisation) qui a édité la norme ISO 7498 dans le but d’offrir une base commune à la description de tout réseau informatique. Dans ce modèle, l’ensemble des protocoles d’un réseau est décomposé en 7 parties appelées couches OSI, numérotées de 1 à 7. Les couches OSI respectent les principes suivants : - chaque couche supporte un protocole indépendamment des autres couches, - chaque couche procure des services à la couche immédiatement supérieure, - chaque couche requiert les services de la couche immédiatement inférieure, - la couche 1 décrit le médium (le support de communication), - la couche 7 procure des services à l’utilisateur ou à une application. Lors d’une communication, l’utilisateur d’un réseau utilise les services de la couche 7 via un programme. Cette couche met en forme et enrichit l’information qu’elle reçoit du programme en respectant son protocole. Puis, elle l’envoie à la couche inférieure lors d’une demande de service. À chaque couche, l’information subit des mises en forme et des ajouts en fonction des protocoles utilisés. Enfin, elle est envoyée sur le médium et reçue par un autre nœud du réseau. Elle parcourt toutes les couches de ce nœud dans l’autre sens pour finir au programme du correspondant, dépouillée des différents ajouts liés aux protocoles. Le modèle à 7 couches proposé par l’OSI (C Fig.7) a fait l’objet d’implémentations chez divers constructeurs, mais sans succès commercial. Le marché s’étant largement orienté vers le modèle à 4 couches TCP/IP plus facile à comprendre et à utiliser et pour lequel des implémentations portables existaient déjà. Le modèle garde toutefois un intérêt théorique, bien que les frontières des 4 couches TCP/IP ne correspondent pas à d’exacts équivalents en OSI. Nous décrirons ces différentes couches dans le paragraphe dédié à Ethernet.
N° 7 6 5 4 Couche ISO Application Présentation Session Transport Fonction de la couche Exemples

Elle est l’interface avec l’utilisateur, et fait parvenir les requêtes à la couche de présentation. HTTP, SMTP, POP3, FTP, Modbus Elle définit la manière dont les données vont être représentées. Elle converti les données pour assurer leur interprétation par tous les systèmes. Elle assure les communications et les liaisons correctes entre les systèmes. Elle définit l’ouverture des sessions sur les équipements du réseau. Elle permet d’établir une communication de bout en bout. Elle gère la segmentation et le ré-assemblage des données, le contrôle du flux ainsi que la détection d’erreur et la reprise sur erreur. Elle s’occupe de l’acheminement de paquets (datagrammes) à travers le réseau. Elle permet d’établir, à partir du support physique, une liaison exempte d’erreurs. Elle définit les protocoles d’échange de bits et les aspects électriques, mécaniques et fonctionnels de l’accès au réseau. HTML, XML ISO8327, RPC, Netbios TCP, UDP, RTP, SPX, ATP IP, ICMP, IPX, WDS ARCnet , PPP, Ethernet, Token ring CSMA, RS-232, 10Base-T, ADSL

3 2 1

Réseau Liaison Physique

A Fig. 7

Les couches ISO

208

9. A Fig. la fiabilité et les fonctionnalités. Les produits et les logiciels demeurent compatibles. son architecture permet facilement les évolutions. ce qui assure la pérennité des systèmes. Elle est également appelé paquet. Le protocole “Modbus”. Réseaux industriels 9. une valeur de contrôle d’erreur.5 Technologies des réseaux Les réseaux préconisés par Schneider Electric b Trame La trame (C Fig. les adresses de station. 9 A Fig. 8 Constitution d’une trame 9. ainsi qu’une quantité variable de données.4 9. Sa rapidité ne limite pas les applications. l’entreprise a sélectionné trois des réseaux de communications (C Fig. fournit une couche application simple et peu onéreuse à mettre en œuvre. d’augmenter les performances. Son usage généralisé a permis de réduire les coûts de connexion. Chaque trame respecte la même organisation de base et contient des informations de contrôle.9) pour réaliser les implémentations préférées qui ont été présentées dans l’introduction de cet ouvrage. standard de fait dans l’industrie. telles que les caractères de synchronisation. 9 Les niveaux de communication retenus par Schneider Electric b Ethernet Modbus TCP La généralisation d’Ethernet dans les entreprises et sur Internet en a fait un standard de communication incontournable. 209 .5 Les réseaux préconisés par Schneider Electric Dans le but de répondre à l’ensemble des besoins tout en rationalisant son offre.8) est l’ensemble des informations transmises en un seul bloc via un réseau.

Les protocoles mentionnés sont explicités dans les paragraphes suivants. la combinaison de protocoles. Les évolutions successives d’Ethernet ont donné naissance au standard IEEE 802.5 9. la façon dont les informations accèdent au réseau (ainsi que la trame de donnée doivent être définies par des couches complémentaires).6 Les réseaux préconisés par Schneider Electric Ethernet TCP/IP b Can Open Can Open est la version industrielle du bus CAN.org). 210 . Il y a souvent confusion entre ces différentes notions. Cette technologie connue sous le nom de Carrier Sense Multiple Access with Collision Detection (Détection de porteuse avec accès multiples et détection de collision) ou CSMA/CD garantit qu’une seule station à la fois transmet un message sur le media.9. afin de s’assurer que tous les postes sur un réseau Ethernet aient des adresses distinctes. Finalement. Créé pour l’automobile. la figure 10 les situe.ieee. issus de l’industrie à ceux d’Internet a contribué à son acceptation. les trains. Il présente l’avantage d’offrir une connectique rapide et un seul câble pour véhiculer les informations et l’alimentation. Réseaux industriels 9. ainsi que dans de multiples machines et installations. b As-Interface Les machines modernes ont une grande quantité d’actionneurs et de capteurs et souvent des contraintes de sécurité.3 (voir le site www. 10 Les différentes couches Ethernet a été présent dans l’industrie depuis de nombreuses années sans grand succès. les ascenseurs. Les besoins temps réel les ont détournés de ce standard au profit de réseaux propriétaires. Chaque station est identifiée par une clé globalement unique. appelée adresse MAC. ce réseau à prouvé sa souplesse et sa fiabilité depuis plus de 10 ans dans de multiples applications telles que les équipements médicaux. 9. Il était perçu comme non déterministe par les fournisseurs et les clients. Il définit seulement les caractéristiques des couches physiques. AS-Interface est le réseau niveau capteur conforme aux exigences des automatismes industriels.6 Ethernet TCP/IP b Description générale L’Ethernet est basé sur le principe d’accès au media régit par un mécanisme de détection de collision. La forte diffusion de ce réseau a confirmé Schneider Electric dans son choix. A Fig.

les types de codage ou de modulation. sans connexion. et tous les détails associés comme les connecteurs. même si cela peut être un désavantage pour des applications de transfert en temps réel. Dans la suite de protocoles Internet. avec des taux de perte élevées au niveau de la couche réseau. Dans la suite de protocoles TCP/IP. ce qui illustre l’incompatibilité entre les modèles Internet et OSI. l’adaptation automatique à la capacité des réseaux utilisés. les protocoles de transport déterminent aussi à quelle application chaque paquet de données doit être délivré. par exemple. les longueurs d’ondes. avec retransmission en cas de perte. depuis une source vers une destination quelque soit sa localisation dans le monde. les liens par fibre optique ou par radio). et ne garantit pas leur arrivée dans 9 211 .9. « non fiable ». TCP essaie de délivrer toutes les données correctement et en séquence. la couche de réseau résout le problème de l’acheminement de paquets à travers un seul réseau. mais participent aux fonctions de la couche réseau. Ceci ne signifie pas qu’il est particulièrement peu fiable. mais qu’il ne vérifie pas que les paquets sont arrivés à destination. connu sous le nom d’Internet. et élimination des données dupliquées. UDP est un protocole simple. b La couche transport Les protocoles de la couche de transport peuvent résoudre des problèmes comme la fiabilité des échanges (« Les données sont-elles arrivées à destination ? »). Réseaux industriels 9. Le routage IP est permis grâce à la définiton d’un principe d’adressage IP qui assure et oblige l’unicité de toute adresse IP. et le contrôle de flux. Avec l’avènement de la notion d’interconnexion de réseaux. IP assure l’acheminement des paquets. TCP est un protocole de transport. orienté connexion.6 Ethernet TCP/IP b La couche physique La couche physique décrit les caractéristiques physiques de la communication. c’est son but et son principal avantage sur UDP. Les en-têtes des trames Ethernet. Ceci implique généralement le routage des paquets à travers un réseau de réseaux. le niveau des signaux. Il fournit un flux d’octets fiable assurant l’arrivée des données sans altération et dans l’ordre. contiennent des champs qui indiquent à quelle machine du réseau un paquet est destiné. b La couche de liaison de données La couche de liaison de données spécifie le contrôle d’accès au media et comment les paquets sont transportés sur la couche physique. Il gère aussi les données « urgentes » qui doivent être traitées dans le désordre (même si techniquement. ICMP et IGMP sont situés au-dessus d’IP. La couche réseau IP peut transférer des données pour de nombreux protocoles de plus haut niveau. comme les conventions à propos de la nature du médium utilisé pour les communications (les câbles. elles ne sont pas émises hors bande). et en particulier le tramage (les séquences de bits particulières qui marquent le début et la fin des paquets). Il assure également que les données arrivent dans l’ordre correct. comme ICMP (utilisé pour transférer des messages de diagnostic liés aux transmissions IP) et IGMP (utilisé pour gérer les données multicast). Le protocole IP inclut aussi d’autres protocoles. En effet. et plus spécialement l’acheminement de données depuis un réseau source vers un réseau destinataire. b La couche réseau Dans sa définition d’origine. chaque station est identifiée par une adresse IP qui lui est propre. la synchronisation et les distances maximales. des fonctions additionnelles ont été ajoutées à cette couche.

SMTP (messagerie). Ces ports ont été assignés par l’Internet Assigned Numbers Authority.FTP port 20/21. SSH (connexion à distance sécurisée). v BOOTP/DHCP Il est utilisé pour fournir automatiquement les paramètres d’adressage IP aux produits.le serveur pour fournir l’adresse réseau IP. DHCP est une extension de BOOTP. Ces protocoles standards BOOTP/DHCP sont utilisés pour offrir le service de remplacement de produits défaillants (FDR. etc.) pour lesquelles le temps requis par TCP pour gérer les retransmissions et l’ordonnancement des paquets n’est pas disponible.Modbus port 502. Netscape Navigator ou tout autre. et elles sont souvent associées à un port bien connu.9. . Elles incluent HTTP (World Wilde Web). v Le protocole HTTP (HyperText Transfer Protocol) C’est un protocole utilisé pour transmettre des pages Web entre un serveur et un navigateur (browser).le client qui demande l’adresse IP. pour lesquelles le surcoût lié à l’établissement d’une connexion fiable serait disproportionné au besoin. Le coupleur Factorycast permet d’utiliser UDP. Aussi bien TCP qu’UDP sont utilisés par de nombreuses applications. tel que les Global Data ou les applications multimédia (audio et vidéo. Ceci évite d’avoir à gérer individuellement les adresses de chaque produit en reportant cette gestion dans un serveur d’adresses IP dédié. Si une application a besoin de ces garanties. Les serveurs Web embarqués dans les produits d’automatisme Transparent Ready permettent un accès aisé aux produits localisés n’importe où dans le monde depuis un navigateur Internet comme Internet Explorer. . Le protocole DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) permet d’attribuer automatiquement les paramètres de configuration aux produits. .6 Ethernet TCP/IP l’ordre. FTP (transfert de fichiers). Le protocole BOOTP/DHCP comprend 2 composants : . UDP est généralement utilisé par des applications de diffusion. Réseaux industriels 9. Les applications utilisant les services TCP ou UDP se distinguent par leur numéro de port.clients BOOTP/DHCP permettant de récupérer automatiquement l’adresse IP en provenance d’un serveur. . Modbus TCP utilise les services TCP.serveurs BOOTP/DHCP permettant au produit de distribuer les adresses IP aux stations du réseau. HTTP est utilisé sur le Web depuis 1990.SMTP port 25. ou bien utiliser TCP. Les applications fonctionnent généralement au-dessus de TCP ou d’UDP. . b La couche application C’est dans la couche application que se situent la plupart des fonctions applications du réseau. Exemples : . elle doit les assurer elle-même. DNS (recherche de correspondance entre noms et adresses IP) et beaucoup d’autres. 212 .HTTP port TCP 80 ou 8080. ou pour des applications basées sur des mécanismes simples de question/réponse comme les requêtes SNMP. Faulty Device Replacement). Les produits Schneider Electric peuvent être : .

6 9. il fournit à partir de l’heure universelle (UTC). les services universels ne permettant pas un usage industriel. Cette offre s’appuie sur deux piliers : . Il peut.9. Les fabricants de constituant ont donc complété les services universels d’Internet par des fonctions spécifiques aux automatismes. Schneider Electric a développé une offre qui permet une communication “transparente” entre tous les niveaux que nous avons présentés ci-dessus et le WEB. v SNMP (Simple network management protocol) La communauté Internet a développé ce standard pour permettre la gestion des différents composants d’un réseau via un système unique.7 Services Web et Transparent Ready Comme nous l’avons mentionné précédemment. Cette fonction permet au gestionnaire de visualiser l’état du réseau et des produits. 9 9. une précision de quelques millisecondes sur un réseau local (LAN) à plusieurs dizaines de millisecondes sur un réseau étendu (WAN). v TFTP : Trivial File Transfer Protocol C’est un protocole simplifié de transfert de fichier. Ces technologies sont utilisées dans le logiciel serveur de données OFS (OLE for Process Control Factory Server). Les produits Transparent Ready sont compatibles SNMP et peuvent être intégrés naturellement dans un réseau administré via SNMP. 2 Le terme "web technologie" est synonyme de "Internet technologie" et couvre : les protocoles internet. v SMTP (Simple Mail Transfert Protocol) Il fournit un service de transmission d’E-mail. Il s’agit du nom de la technologie composant objet de Windows qui permet une communication transparente entre les applications Windows. Selon le réseau utilisé. permettant également de télécharger du code à un produit. etc. Dans le but d’offrir des “Services” qui sont des fonctions permettant au client d’exécuter des tâches particulières. v NTP (Network Time Protocol) Ce protocole est utilisé pour synchroniser l’heure d’un produit (client ou serveur) depuis un serveur fournisseur.Le réseau Ethernet industriel. v COM/DCOM (Distributed Component Object Model) ou OLE (Object Linking and Embedding). les langages de programmation tel que Java. Le système de gestion du réseau peut échanger des informations avec les produits agents SNMP. Réseaux industriels 9.7 Ethernet TCP/IP Services Web et Transparent Ready v File Transfer Protocol (FTP) Il fournit les éléments de base de transfert de fichiers. de modifier leur configuration et de remonter les alarmes en cas de défaut. ainsi que les outils qui ont révolutionné la façon de partager les informations. html. être utilisé pour transférer le code de démarrage (boot code) dans une station de travail non équipée d’unité de disque ou pour se connecter et télécharger des mises à jour de firmware de produits du réseau. comme envoyer une information d’un automate à un autre ou déclencher une alarme. Le protocole FTP est utilisé par de nombreux systèmes pour échanger des fichiers entre produits. Les produits Transparent Ready implémentent FTP et TFTP pour transférer certaines informations entre les produits. 213 . . Il permet l’envoi d’E-mail entre un émetteur et un destinataire par l’intermédiaire d’un serveur SMTP. par exemple. xml. il le définit comme étant l’intégration des technologies web2 dans ses produits et services.Les composants WEB.

Service de messagerie Modbus TCP. . A Fig.org. . Le tableau 11 positionne ces services par rapport aux différentes couches des réseaux.Service de synchronisation de l’heure : NTP.Service de remplacement d’équipement défaillant : FDR (Faulty Device Replacement). .).Classe 30 : services avancés de communication Ethernet.Service d’administration de réseau : SNMP.Service de notification d’événement : SMTP (E-mail). Réseaux industriels 9. etc. protocole totalement ouvert sur Ethernet.Service d’échange d’entrées/sorties distantes : I/O Scanning. . le standard de communication de l’industrie depuis 1979 a été porté sur Ethernet TCP/IP. . Les spécifications peuvent être obtenues gratuitement depuis le site Web : www. ni achat de licence.Classe 20 : services de gestion de communication Ethernet (niveau réseau et niveau produit). BOOTP/DHCP.Service de distribution de données Globale : Global Data. Le tableau 12 décrit succinctement ces services : A Fig. FTP. Ce protocole peut être porté facilement sur n’importe quel produit supportant un stock de communication TCP/IP standard.7 Services Web et Transparent Ready b Services Ethernet industriel En complément des services universels Ethernet (HTTP. 11 Services et réseaux Ces services de communication sont regroupés en trois classes : . . 12 Les différents services b Service de messagerie : Ethernet Modbus TCP Modbus.9.modbus-ida. pour constituer Ethernet Modbus TCP.Classe 10 : services de base de communication Ethernet. . .Service de gestion de la bande passante. . Le développement d’une connexion à Ethernet Modbus TCP ne nécessite aucun composant propriétaire. huit types de services de communication Ethernet peuvent être fournis par les produits : . 214 .

9. La taille maximale des données est de 125 mots ou registres en lecture et de 100 mots ou registres. tel qu’un module d’entrées/sorties. il est permis de router les messages d’un réseau sur l’autre sans faire de conversion de protocole. Ainsi Modbus devient un standard du groupement Internet.La remontée de mots d’état permettant de contrôler le bon fonctionnement du service depuis l’application automate. la scrutation des entrées/sorties est effectuée d’une manière transparente à l’aide de requêtes de lecture/écriture selon le protocole client/serveur Ethernet Modbus TCP. les utilisateurs peuvent en plus bénéficier du routage IP permettant à des produits situés n’importe où dans le monde de communiquer sans se soucier de la distance qui les sépare. telle que la scrutation d’entrées/sorties. Ce principe de scrutation.13). . Dues à la simplicité de son protocole et au débit important d’Ethernet 100 Mbit/s. 9 A Fig.L’application de valeurs de repli pré configurées en cas de problème de communication. le port fixe TCP 502. le module assure : . permet de communiquer avec n’importe quel produit supportant un Ethernet Modbus TCP. l’une réservée à la lecture des entrées.7 Services Web et Transparent Ready Sa simplicité permet à n’importe quel produit de terrain.La gestion des connexions TCP/IP avec chacun des produits distants. Après une simple configuration et sans besoin de programmation spécifique. en écriture. Réseaux industriels 9. Ceci permet d’utiliser ce type de réseau dans des applications temps réel. l’autre à l’écriture des sorties (C Fig. . les performances de Ethernet Modbus TCP sont excellentes. 215 . Modbus Plus ou Ethernet Modbus TCP. Ce service permet de définir deux zones de mots. Les périodes de rafraîchissement sont indépendantes du cycle automate. L’organisation IANA (Internet Assigned Numbers Authority) a attribué à Ethernet Modbus TCP. . 13 Service d’échange d’entrées/sorties distantes En fonctionnement. b Service d’échange d’entrées/sorties distantes : I/O Scanning Ce service permet de gérer l’échange d’états entre des entrées/sorties distantes à travers le réseau Ethernet. Comme le protocole application est identique sur Modbus liaison série.La scrutation des produits et la recopie des entrées/sorties dans la zone de mots configurée. de communiquer sur Ethernet sans avoir besoin d’un puissant microprocesseur ou de beaucoup de mémoire interne. via un protocole standard. Modbus étant implémenté au-dessus de la couche TCP/IP.

depuis une station gestionnaire de réseau. les constructeurs peuvent ajouter certains objets dans la base de données MIB privée. l’adressage peut s’effectuer à l’aide de sélecteurs rotatifs (par exemple. Réseaux industriels 9. DHCP) et le service de gestion de fichiers FTP ou TFTP (Trivial File Transfer Protocol).Un produit utilisant le service FDR tombe en défaut. Ce logiciel de gestion de réseau respecte le modèle traditionnel client/serveur. tels que les stations informatiques. . Les produits Transparent Ready peuvent être gérés par n’importe quel gestionnaire de réseau SNMP. ceci dans le but de faciliter la maintenance des équipements connectés sur Ethernet Modbus TCP. La MIB privée Transparent Ready présente des objets de gestion spécifiques aux services de communication Transparent Ready tels que Modbus. les routeurs.modbus-ida. puis réinstallé sur le réseau.Le produit substitué vérifie que tous ces paramètres sont bien compatibles avec ses propres caractéristiques et commute en mode opérationnel. Il permet : .org). sa reconfiguration et son redémarrage automatique par le système. Néanmoins. ou Advantys OTB) ou par le clavier intégré au produit (par exemple. lui attribue une adresse IP et lui transfert les paramètres de configuration. les commutateurs. Ces MIB doivent respecter certains standards pour être accessibles par tous les outils gestionnaires du marché. variateurs de vitesse Altivar 71). FDR. . de surveiller et de contrôler tous les composants de l’architecture Ethernet et ainsi d’en assurer un diagnostic rapide en cas de problème. Le protocole standard SNMP (Simple Network Management Protocol) permet l’accès aux objets de configuration et de gestion qui sont contenus dans les MIB (Management Information Base) des produits.9. Les principales étapes pour le remplacement sont : . E/S distribuées Advantys STB. pour éviter la confusion avec les autres protocoles de communication qui utilisent cette terminologie. on parle plutôt de gestionnaire de réseau ou d’agent SNMP.Un autre produit similaire est sorti du parc de maintenance. parmi lesquels HP Openview ou IBM Netview et bien sur l’outil de gestion de réseau Transparent Ready ConnexView. préconfiguré avec le “nom d’identification” (Device name) du produit en panne. 216 .7 Services Web et Transparent Ready Une offre des produits matériels et logiciels permettant d’implémenter le protocole I/O Scanning sur tout type de produit connectable au réseau Ethernet Modbus TCP peut être consultée sur le site Web Modbus-IDA (www. mais selon la complexité des produits. b Service de remplacement d’équipement défaillant : FDR (Faulty Device Replacement Le service de remplacement d’un produit défaillant utilise la technologie standard de gestion d’adresse (BOOTP. Selon les produits. Ces objets facilitent l’installation. b Service d’administration de réseau : SNMP Le protocole SNMP (Simple Network Management Protocol) permet. . les bridges ou les produits terminaux pour visualiser leur état.Le serveur FDR détecte le nouveau produit.D’interroger les composants du réseau. Il permet de remplacer un produit en défaut par un produit neuf en garantissant sa détection. Global data.D’obtenir des statistiques du réseau sur lequel les produits sont connectés. la mise en œuvre et la maintenance des produits. . etc.

garantissant des performances optimales avec un minimum de charge sur le réseau. La taille totale des variables souscrites atteint 4 K octets contigus.9.publier une variable de 1024 octets. Afin d’optimiser encore les performances du réseau Ethernet. Ce protocole RTPS (Real Time Publisher Subscriber) est promu par Modbus-IDA (Interface for Distributed Automation).14) Le service Global Data assure la distribution en multicast de données en temps réel entre des stations appartenant à un même groupe de distribution. Il permet de synchroniser des applications distantes. La période de publication est configurable de 1 à n périodes de la tâche maître du processeur. L’accès à un élément de variable n’est pas possible.L’interface MIB Transparent Ready : la gestion des produits Transparent Ready est améliorée via cette interface. Si ces “switches” ne sont pas utilisés. La validité de chaque variable est contrôlée par des bits d’état (Health Status bits) liés à un timeout de rafraîchissement configurable entre 50 ms et 1 s. Elle peut être téléchargée depuis le serveur FTP de tout module Ethernet Transparent Ready d’un automate programmable. les Global Data sont émises en “multicast” sur tous les ports du “switch”. 14 Global Data 217 . Chaque station peut : . et est déjà un standard adopté par plusieurs constructeurs. Cette MIB présente un ensemble d’informations permettant au système de gestion de réseau de superviser tous les services Transparent Ready.souscrire de 1 à 64 variables. Réseaux industriels 9. 9 A Fig. b Service de distribution de données Globales : Global Data (C Fig. . les Global Data peuvent être configurées avec l’option “multicast filtering” qui. 64 stations peuvent participer aux échanges via Global Data au sein d’un même groupe de distribution. en relation avec les switches de la gamme ConneXium assure la diffusion des données uniquement sur les ports Ethernet où existe une station abonnée au service Global Data. ou bien de partager une base de données commune entre plusieurs applications distribuées. Il permet au gestionnaire d’identifier les produits composant l’architecture et de récupérer des informations générales sur la configuration et le fonctionnement des interfaces Ethernet TCP/IP. .7 Services Web et Transparent Ready Les produits Transparent Ready supportent 2 niveaux de gestion de réseau SNMP : .L’interface MIB II Standard : un premier niveau de gestion de réseau est accessible via cette interface. Les échanges sont basés sur un protocole standard de type Publication/souscription.

Il fournit la possibilité de gérer des pages WEB statiques qui sont préconfigurées dans un équipement Transparent ready. Les modules de communication Ethernet Modbus TCP : -140 NOE 771 11 de la plate-forme d’automatisme Modicon Quantum Unity V2. l’application automate prépare le message.7 Services Web et Transparent Ready b Service NTP de synchronisation de l’heure Le service de synchronisation de l’heure est basé sur le protocole NTP (Network Time Protocol). Si le serveur NTP n’est pas joignable.0 (ou plus) -TSX ETY 5103 de la plate-forme d’automatisme Modicon Premium Unity V2. le module Ethernet Modbus TCP se dirige vers un serveur NTP de secours (standby). L’automate crée un E-mail automatiquement et de façon dynamique. satellite. une des 3 entêtes prédéfinies est sélectionnée. Ces informations sont définies et mises à jour par un administrateur autorisé.0 (ou plus) disposent d’un composant client NTP. Il permet d’offrir des services de diagnostic et de surveillance d’équipement à partir d’un navigateur WEB standard. Réseaux industriels 9. Chacune des trois en-têtes contient les éléments suivants prédéfinis : .Le nom de l’émetteur et sujet. simple par E-mail. etc. L’E-mail peut contenir des variables. connecté localement au réseau ou à distance. Par l’utilisation d’un bloc fonction. Ces modules sont capables de se connecter à un serveur NTP en utilisant une requête client (unicast). des alarmes et/ou des événements. utilisant les pages Web de configuration. Un service plus complet et indépendant de l’application automate. Il est à noter que ce service est disponible avec les derniers modules de communication Ethernet pour automates Modicon Premium et Modicon Quantum. un e-mail est créé. v Classe B C’est le niveau web de base.). intégrant des variables et du texte (jusqu’à 240 octets) et envoyé directement depuis l’automate. b Les services Web (C Fig. utilisés avec le logiciel Unity Pro. Périodiquement (de 1 à 120 secondes). b Service SMTP de notification par E-mail Ce service de notification. Sur des conditions prédéterminées.15) Le niveau de service d’un serveur Web est défini par 4 classes de services identifiées par une lettre : v Classe A Elle définit les équipements Transparent ready sans aucun services WEB. lui-même créé dynamiquement depuis les dernières informations de l’application automate. est également disponible avec le module serveur Web actif FactoryCast HMI.La liste des destinataires de l’e-mail. Un mécanisme simple et efficace est utilisé : des en-têtes de messages prédéfinies sont liées avec le corps de l’E-mail. ainsi que les derniers processeurs avec connexion Ethernet des mêmes automates. est programmable. . 218 . afin de mettre à jour leur heure locale. Il permet de synchroniser l’heure d’un client ou d’un serveur sur Ethernet TCP/IP depuis un serveur ou une autre source de temps de référence (radio.9. l’horloge du module est mise à jour avec une erreur inférieure à 10 ms pour les processeurs courants et inférieurs à 5 ms pour les processeurs hautes performances. pour alerter un destinataire défini. Il permet à l’application automate de signaler un événement sur conditions.

Il permet la personnalisation du site WEB d’un équipement Transparent Ready avec des pages WEB définies par l’utilisateur pour les besoins de son application. Réseaux industriels 9. Elle comprend également les outils permettant la configuration des traitements à effectuer dans l’équipement Web serveur. Par exemple : . En conséquence. 219 . de la communication avec des bases de données relationnelles et des envois d’e-mail. suivie par un nombre définissant le niveau de service de communication Ethernet. . L’offre Factory Cast HMI fournit ce niveau de fonctionnalité Web. la communication entre le navigateur et le serveur est réduite et optimisée.Le produit de classe A10 correspond à un produit sans service Web et avec les services de base Ethernet.Le produit de classe C30 correspond à un produit disposant d’un serveur Web configurable et des services avancés de communication Ethernet. L’offre Factory Cast fournit ce niveau de fonctionnalité Web. 9 A Fig. Il permet en plus de réaliser du traitement spécifique directement dans l’équipement Transparent Ready serveur WEB.7 Services Web et Transparent Ready v Classe C C’est le niveau Web configurable. 15 Les services web v Les produits Transparent Ready Ils s’identifient par une lettre définissant le niveau de services Web.9. de la gestion d’une base de données temps réel. v Classe D C’est le niveau Web actif. Cette capacité de traitement permet de faire du pré-calcul. Elle comprend également les outils facilitant la gestion et la modification des sites WEB embarqués. En conséquence le diagnostic et le controle du procédé client peut s’effectuer à partir d’un navigateur WEB standard.

La très bonne immunité aux perturbations électromécaniques associée à la fiabilité de la transmission en temps réel a suscité l’intérêt des industriels. .7 9.8 Bus Can Open b Description générale Le bus CAN (Controller Area Network) est un bus système série développé par Bosch pour l’automobile.DeviceNet. Le but étant de réduire le poids des véhicules.SDS.Produits de terrain (simples ou intelligents) du type capteurs et préactionneurs. . Le tableau de sélection de la figure 16 permet le choix des produits Transparent Ready en fonction des classes de services souhaités.can-cia. .8 Services Web et Transparent Ready Bus Can Open Les services offerts par une classe supérieure incluent tous les services supportés par une classe inférieure.CAL.Contrôleurs et automates programmables. Le choix des produits Transparent Ready se fait dans 4 grandes familles : .9. En 1993. . 220 .CAN Kingdom. Son objectif est de promouvoir l’application de CAN dans l’industrie (voir le site : http://www.de/). naît le consortium CIA (= CAN in Automation). Plusieurs couches applications de niveau 7 sur la figure 17 ont été définies sur la norme CAN : . Réseaux industriels 9. . L’objectif était de réduire la quantité de câbles dans les véhicules (il y a jusqu’à 2 Km de câbles par voiture) en faisant communiquer les différents organes de commande sur un bus unique et non plus sur des lignes dédiées. En 1995. le CIA publie les spécifications CAL = CAN Application Layer qui décrivent les mécanismes de transmission sans préciser quand et comment les utiliser. . le CiA édite le profil de communication DS-301 : CANopen. A Fig.Applications IHM (Interface Homme/Machine).Passerelles et serveurs dédiés. . En 1991. Il fut présenté avec Intel en 1985.Can Open. 16 Le choix des produits Transparent Ready 9.

Les trames courtes Can Open et la connexion “CANground” fournissant les mêmes possibilités pour chaque équipement connecté au réseau.7 s à 500 Kbit/s. et pour maintenir le réseau. et un très bon mécanisme de correction. pour aider à la détection des erreurs aléatoires. 9 v Can Open supprime les pertes de temps Les pertes de temps sont toujours consommatrices de temps et d’argent. Can Open possède une très bonne détection d’erreur. Réseaux industriels 9.8 Bus Can Open Enfin en 2001. le chien de garde est la première possibilité de surveillance de l’état de l’équipement. 3 1 bit d’erreur toutes les 0. protègent contre les perturbations électromagnétiques (EMI). v Can Open permet une transmission fiable Lorsqu’un équipement Can Open transmet ses données. même dans un environnement de fortes interférences. 365 jours par an Dans le cas où le réseau détecte une condition d’erreur. Avec une probabilité de une erreur non détectée en 1000 ans3. Ceci constitue une des raisons pour lesquelles Can Open est utilisé dans les équipements médicaux nécessitant des réseaux fiables.9. A Fig. Can Open. Can Open permet une transmission de données absolument fiable. Un diagnostic supplémentaire est développé pour améliorer le diagnostic des équipements Can Open complexes. Can Open est le plus fiable des réseaux pour machines et installations. et la perte de temps en attendant le prochain état inactif (idle) du réseau est évité. La perte d’un télégramme à cause de problèmes de collision est impossible. Avec sa distance de “Hamming” de 6. 221 . le système génère et prend en compte automatiquement la priorité du message. permet à la machine ou à l’installation d’effectuer un travail précis. un historique des erreurs est disponible. la publication par le CIA de la DS-304 permis d’intégrer des composants de sécurité de niveau 4 sur un bus Can Open standard (CANsafe). ce qui permet une réaction rapide et une réduction des pertes de temps. 8 h par jour. CANopen est conçue afin de réduire ces pertes de temps autant que possible. 17 Les couche du bus CAN b Les avantages de Can Open v Can Open utilise des trames courtes Grâce à sa grande immunité aux perturbations électromagnétiques (EMI). Nous développons à la figure 17 les caractéristiques techniques de Can Open. Chaque message de diagnostic contient la source et la raison de l’erreur. De plus.

Le destinataire devient alors un expéditeur (C Fig. b Présentation du fonctionnement de CAN CAN est un bus série basé sur un modèle publication-souscription.18). Plusieurs nœuds peuvent commencer à émettre. Les destinataires (souscrivants) filtrent les messages du bus suivant leurs critères d’envoi. ce qui diminue leur prix. Typiquement. Le schéma de la figure 18 nous montre le mode “push” (envoi) du modèle publication-souscription. le contrôle de priorités des messages peut être changé. Can Open n’a pas besoin d’une liaison équipotentielle entre les équipements comme beaucoup de bus de terrain. CAN résout ce problème grâce à 2 mécanismes. Les paramètres peuvent être changer à tout moment. 18 Le fonctionnement de CAN L’expéditeur (éditeur) émet le message accompagné d’un identifiant. Les objets données process (PDO) peuvent être configurés individuellement. Dans ce modèle. En outre. Lorsque le producteur reçoit une telle demande. • A propos des performances Bien que Can Open soit très flexible. Une mauvaise connexion entraîne non seulement des erreurs de communication. Can Open permet pour la transmission de données. un éditeur envoi un message aux souscrivants. 19 Les modes « push » et « pull » du modèle publication-souscription 222 . Si l’artère de communication est libre. il transmet la réponse associée (C Fig.9. Dans une architecture “broadcast”.19). Schneider Electric fournit cet avantage de coût à ses clients. 256 points d’entrées/sorties numériques peuvent être traités à 1 Mbit/s4. Profibus-DP a besoin de environ 2 ms à 12Mbit/s pour le même type d’échange de données. Premièrement. 4 Source : Grid Control v Can Open autorise une baisse des coûts Can Open combine facilité d’installation avec équipements à faible coût. changement d’état et cyclique. mais peut aussi causer des dommages sur les équipements du bus de terrain. point à point. Ce qui veut dire que les données sont transmises uniquement si nécessaire. Un prix de 10 à 20 % moindre par rapport à d’autres bus de terrain peut être attendu. ou suivant une base de temps spécifique. Can Open fournit les possibilités d’adapter la transmission de données aux contraintes de l’application. CAN a été développé en utilisant une architecture de type “broadcast”. des communications de type diffusion générale. Un client peut déclencher l’envoi d’un message à partir d’une demande de transmission distante. ils vont alors le lire et le traiter. A Fig. un expéditeur surveille l’artère de communication pour vérifier si un autre nœud émet déjà. La demande de transmission distante (RTR “Remote Transmission Requesf”) est une trame CAN qui comporte les “flags” (bits d’état) RTR. Can Open fournit un dispositif unique pour l’adaptation de la transmission de données. les composants pour Can Open sont produits en grande quantité. mais jamais en même temps. Basé sur le modèle producteur/consommateur. Réseaux industriels 9. En plus de la réponse rapide. les différents nœuds du réseau peuvent émettre en même temps. CAN peut aussi supporter le mode “pull” (réception) du modèle publication-souscription.8 Bus Can Open v Can Open : Performance et flexibilité La raison principale pour utiliser un réseau est sa performance et sa flexibilité à s’adapter exactement au contraintes de l’application. Ce problème est résolu par un schéma de priorité. le nœud commence à émettre. la réponse du réseau est rapide. Si ce message leur est destiné. En moins de 1 ms. A Fig.

il est toujours entendu sur le bus. Si aucun nœud n’est prêt à émettre. Les bits de contrôle sont : l’ID étendu (IDE). La trame étendue possède 18 bits identifiants supplémentaires situés dans l’en-tête. La trame du message décrite sur la figure 21 est une trame de base. Réseaux industriels 9. et 3 bits codant la longueur en octet des données utiles dans la partie donnée (DLC). A Fig. Si 2 nœuds émettent en même temps. Lorsqu’un nœud émet. la valeur ‘0’ est dominante et la valeur ‘1’ est récessive. la trame CAN étendue de message a été définie.20) débute avec un bit début de trame (SOT “Start Of Trame”). détection de collision et arbitrage des priorités des messages (CSMA/CD+AMP). Les deux types de trames peuvent coexister dans un seul bus. dominante et récessive. Une séquence de vérification de la trame (FCS “Frame Check Sequence”) jusqu’à 8 octets. Le message possédant l’identifiant le plus petit est prioritaire sur le bus. 21 Trame de base de message sous CAN Pour des applications qui nécessitent un plus grand nombre d’identifiants. En codage binaire. le bus restera en l’état.8 Bus Can Open Une trame CAN (C Fig. avec écoute de porteuse. 9 A Fig. 20 Trame CAN Le bit fin de trame (EOF “End Of Frame”) indique la fin de la trame. S’il émet une valeur récessive. un bit réservé. Le bit IFS (“Intermission Frame Space”) du bus doit rester en position récessive avant le départ de la prochaine trame. suit les données utiles. qui est remplacé par un bit dominant par les destinataires qui auront reçu la trame sans erreur. du plus significatif au moins significatif. le bus CAN est souvent décrit comme un CSMA/CA (accès multiple avec écoute de porteuse et évitement de collision). le récepteur ne verra que la valeur dominante. CAN est un bus système à accès multiple. Ce qui étend la gamme de 211 à 229 identifiants différents. Ce mécanisme simple évite les collisions sur le bus CAN. 223 . qui est suivi de 5 bits de contrôle et jusqu’à 8 octets de données utiles. Les collisions ne se produisant jamais. Onze bits d’identification suivent. et qu’il reçoit un bit dominant. Le codage des bits possède 2 valeurs. Le bit suivant est le bit de demande d’émission à distance.9. il s’arrête d’émettre et continue de recevoir le bit dominant. après les bits de contrôle. L’émetteur transmet un bit récessif d’acquittement (ACK).

Le récepteur d’une trame publie un bit d’acquittement (ACK) dominant si il a reçu une trame sans erreur. données service (S00).Le récepteur détecte les erreurs dans la structure de la trame. la trame comporte une erreur de format. . basée sur le CAN. le récepteur détecte une erreur de bourrage de bits.La séquence de vérification de la trame (FCS) contient le contrôle par redondance cyclique (CRC) de la trame. . Jusqu’à 1 Mbit/s. A Fig. cela signifie que la trame comporte une erreur CRC. v Dictionnaire d’objet Le dictionnaire d’objet (C Fig. étant donné que CAN ne définit pas un niveau d’application de protocole par lui-même. Si la trame a une structure défectueuse. Réseaux industriels 9. Si l’émetteur doit transmettre 5 bits égaux dans une ligne. Si plus de 5 bits ont la même valeur. v Can Open défini les objets de communication (messages) suivants Objet Objet Objet Objet données processus (PDO). Interopérabilités de différents équipements provenant de différents fabricants. S’ils ne sont pas égaux. il émet une erreur d’acquittement. Jusqu’à 127 nœuds (équipements). Si l’émetteur ne reçoit pas ce bit d’acquittement dominant. v Propriétés Transmission des données séries. EMCY.CAN utilise le codage non retour à zéro (NRZ) avec bourrage de bits. fonction spéciale (SYNC. gestion réseau (NMT). Ce bourrage de bit permet au récepteur de se synchroniser sur le train de bits.22) est une interface entre le programme d’application et l’interface de communication. b Présentation de Can Open Can Open définit une couche d’application et un profil de communication basé sur CAN. Il existe plusieurs niveaux d’application des protocoles possible sur CAN. 22 Le dictionnaire d’objet Can Open 224 . Efficacité d’environ 57 %. il introduit un bit inversé additionnel. TIME). Les récepteurs suppriment les bits de bourrages de la trame transmise. Possibilité de plusieurs maîtres. .8 Bus Can Open CAN possède plusieurs mécanismes différents pour détecter des messages incorrects : . Le récepteur vérifie le CRC de la trame et compare le résultat à la FCS. comme DeviceNet et Can Open.9.

EMCY. La communication SDO utilise la communication point à point. A Fig. Un PDO peut transporter des données utiles jusqu’à 8 octets. 23 Les objets gestion réseau (NMT) sous Can Open 9 225 . Cette méthode est appelée “Node guarding”. Un message NMT est un message avec l’identifiant CAN 0. Réseaux industriels 9. • Objets données service (SDO) Les objets données services (SDO) sont prévus pour la transmission des paramètres. Les SDOs fournissent un accès au dictionnaire d’objet des équipements distants. Ce qui fournit aux messages NMT le plus haut niveau de priorité. L’erreur interne d’un équipement peut déclencher un objet urgence (EMCY). Un PDO est envoyé en mode cyclique après un nombre configurable (de 1 à 240) de messages SYNC reçus.23). L’équipement effectue ensuite son initialisation. • Objets fonctions spéciales (SYNC. Le standard Can Open définit plusieurs codes d’urgence. avec un point agissant en tant que serveur et les autres en tant que clients.8 Bus Can Open • Objets données process (PDO) Les objets données process (PDO) sont utilisés pour leur rapidité de transmission des données process. Le second octet contient l’ID du nœud adressé. Un équipement CANopen démarre dans l’état « initialisation » une fois le bouton de mise en service appuyé. Il est aussi possible d’attendre la disponibilité des variables du processus d’application et d’envoyer un PDO après la prochaine réception d’un message SYNC. Le premier octet contient la commande NMT encodée. il fournit un objet NMP de démarrage afin de prévenir le maître. • Objets gestion réseau (NMT) Les objets gestion réseau (NMT) changent les états. Une trame CAN avec l’ID CAN 256 et 6 octets de données utiles peut être utilisée pour transmettre l’heure du jour à plusieurs noeuds Can Open. Chaque SDO est acquitté. La réaction des clients EMCY dépend des applications. Le message NMT consiste toujours en 2 octets de données utiles dans la trame CAN. ou contrôlent les états d’un équipement Can Open (C Fig. ce qui est le maximum pour une trame CAN. TIME) Can Open doit avoir un producteur SYNC pour synchroniser les actions des nœuds Can Open. elles seront divisées en plusieurs trames CAN. Ceci peut entraîner l’apparition d’un retard (“Pte”) due à la priorité de ce message. Si les données utiles ne s’adaptent pas à la trame CAN. La transmission d’un PDO utilise le modèle producteur consommateur de CAN étendu par transferts synchronisés. L’objet urgence est transmis dans une trame CAN unique de 8 octets. Un gestionnaire réseau peut scruter régulièrement chaque équipement à des intervalles de temps configurables. Le protocole de détection de collision pour la surveillance de l’état de l’équipement est implémenté avec les objets NMT. Lorsque l’équipement a terminé son initialisation. L’objet SYNC possède l’identifiant 128. • Mécanismes de surveillance (Watchdog) Can Open possède 2 méthodes de surveillance de l’état des équipements. Un producteur SYNC émet (périodiquement) l’objet SYNC. Ceci est appelé le transfert synchronisé acyclique. Un SDO n’a pas de restriction de longueur. Cette technique est cependant consommatrice de bande passante.9. Cet objet temps (TIME) contient la valeur de la date et de l’heure dans l’objet de type Time-Of-Day. Le transfert synchronisé des PDOs s’appuie sur le transfert des messages SYNC sur le bus CAN.

Cependant. Les limitations concernant les dérivations doivent être prises en compte et sont fixées par les paramètres donnés en figure 25. l’expérience a montré qu’en pratique.9. Réseaux industriels 9. 226 . (4) EL maxi (m) de tous les bus : valeur maximale de la longueur cumulée de l’ensemble des intervalles et des dérivations sur le bus.8 Bus Can Open Un autre mécanisme est l’envoi régulier d’un message de la part de chaque équipement. (1) L maxi : longueur maximum d’une dérivation. A Fig. la longueur maximum est de 20m. En tenant compte de l’isolation électrique. 24 1000 20 800 25 500 100 250 250 125 500 50 1000 20 2500 10 5000 Le procédé de priorité par bit Dans les documents concernant Can Open. Cette longueur est calculée sans isolation électrique comme utilisée dans les équipements Can Open de Schneider Electric. Cette valeur peut être calculée cas par cas pour chaque dérivation : l’intervalle minimum entre deux dérivations est égale à 60% de la longueur cumulée des dérivations au même point. Longueur maximum des dérivations en un même point. Débit (Kbit/s) Longueur maxi (m) A Fig. • Longueur du réseau et débit La longueur est restreinte par le débit dû au procédé de priorité par bit (C Fig. (2) EL maxi étoile locale : valeur maximale de la longueur cumulée des dérivations à un même point lorsqu’un boîtier de dérivation multiport est utilisé pour créer une topologie étoile locale. 25 Tableau des limites de longueur concernant les dérivations Limitation de longueur concernant les dérivations. (3) Intervalle mini : Distance minimum entre 2 boîtiers de dérivation. la longueur maximale la plus souvent rencontrée pour un débit de 1 Mbit/s est de 40 m. Cette méthode permet d’économiser la bande passante par rapport à la méthode dite “Node guarding”.24). la longueur minimum calculée du bus est de 4 m à 1 Mbit/s.

9. Réseaux industriels 9. Les classes de conformités définissent quel dispositif un équipement peut supporter et assurent une compatibilité ascendante des fonctionnalités de chaque classe (C Fig. 9 A Fig.26). 26 Tableau de choix des classes de conformité 227 .8 Bus Can Open b Association selon les classes de conformité Schneider Electric a défini les classes de conformités pour les équipements maîtres et esclaves Can Open de manière similaire à la classification pour Ethernet Modbus TCP et les services Web.

Le réseau AS-Interface véhicule la puissance et les données nécessaires sur un seul câble composé de deux fils.10 Bus Can Open Synergie Ethernet et Can Open Bus AS-Interface (AS-I) Le tableau 27 montre les meilleures associations de produits possibles selon les classes de conformité. Les constituants utilisés sur ASInterface peuvent être facilement remplacés à l'identique lors de la maintenance.9 Synergie Ethernet et Can Open Un profil commun de communication (DS-301) définit entre autre l’allocation des identifieurs COB-ID pour chaque type de message.9.9 9. 27 Classe de conformité et des meilleures associations de produit S10 Association possible S20 Restriction d'utilisation S30 Il est cependant possible d’utiliser un équipement esclave avec un maître de classe de conformité inférieure (ex. M10 avec S20). 228 . variateurs de vitesse (DS 402). définissant les standards des communications entre un réseau Ethernet Modbus TCP et un bus Can Open. 9. tels que les E/S tout ou rien (DS-401). CAN in Automation et Modbus-IDA ont travaillé ensemble pour créer une norme qui permette une transparence totale entre Can Open et Ethernet Modbus TCP. Des profils propres à chaque famille de produits. encodeurs.8 9. Réseaux industriels 9. AS-Interface est une alternative économique au câblage parallèle entre les automates et les capteurs / actionneurs. le nouvel esclave reçoit automatiquement l'adresse du produit remplacé. 28 Communication de Can Open dans un réseau Eternet Modbus TCP L’accès aux informations d’un équipement Can Open est possible en lecture et en écriture par un grand nombre de fonctions de contrôle d’équipement. La spécification définit les services de "mapping" permettant à des équipements Can Open de communiquer dans un réseau Ethernet Modbus TCP à travers une passerelle (C Fig. L'ensemble de l'offre Schneider Electric est conforme au standard défini par l'organisme AS-international association. E/S analogique.10 Bus AS-Interface (AS-I) b Description générale De nos jours les machines disposent de nombreux capteurs et actionneurs avec très souvent la nécessité d'extension et d'intégration de la sécurité. ou un équipement maître avec un esclave de classe de conformité supérieure (ex. Cette collaboration a donné comme résultat la spécification CiA DSP309-2. Classe de conformité M10 M20 M30 A Fig. AS-Interface est le réseau niveau capteurs / actionneurs qui correspond aux besoins des systèmes d'automatismes industriels. AS-Interface est un système ouvert qui garantie l'interchangeabilité et l'interopérabilité entre les différents produits du marché.28). décrivent les différents objets associés. A Fig. en utilisant uniquement les équipements supportés par la classe de conformité de niveau inférieur. S20 avec M10). 9.

illustrés sur la figure 29. API.10 Bus AS-Interface (AS-I) AS-Interface est un protocole mature qui a prouvé depuis plus de 10 ans sa facilité d'usage et sa fiabilité dans différents domaines tel que le convoyage. 29 AS-Interface 1 2 1 2 Interface IP20 Interface IP67 Constituant de contrôle Constituant de dialogue 1 2 1 2 Moniteur de sécurité Interface de sécurité Alimentation puissance Maitre AS-I AS-Interface est caractérisé par un câble jaune (C Fig. le nombre d'adresses double avec un total de 62 esclaves tout ou rien possibles par maître. AS-Interface est exclusivement un bus de terrain de type maître/esclave qui comprend un "maître" (PC. 30 Constituants de l’AS-Interface Pendant dix ans. que ce soit en étoile ou en ligne le réseau fonctionne. mais à chaque fois les produits étaient propriétaires. 9 A Fig.9. Mais la grande évolution est sa capacité à recevoir des capteurs/actionneurs de type analogique. et le nombre d'adresses limité à 31 rendait l'utilisation de l'analogique marginale. A Fig. l'assemblage.30) et une forme particulière. Réseaux industriels 9. mais il restera dans le domaine du possible. AS-Interface ne sut gérer que des capteurs/actionneurs tout ou rien. Le consortium a lancé une nouvelle version. Avec ce profil analogique. Contrôleur …) chargé d'assurer la gestion des états des capteurs/actionneurs et de les transmettre à l’automatisme. qui permet d'éviter les inversions entre les deux fils. la manutention. il est possible de relier n'importe quel capteur/actionneur analogique sur n'importe quel maître AS-Interface. Ce câble auto-cicatrisant utilise une prise vampire qui autorise le raccordement et le déplacement d’un capteur/actionneur sans l’aide d’outil. la V2. Avec elle. D'autres atouts sont à mettre à l'actif d'AS-Interface comme une topologie libre. Un panachage est possible entre les capteurs analogiques et ToR. 229 . Dans ce dernier cas le nombre d'esclaves connectables va diminuer. Certains fournisseurs proposaient des versions analogiques lentes comme la mesure de température ou de niveau.

Réseaux industriels 9. • Elimination des canalisations des câbles de contrôle.de la V2 et la V1 est assurée. grâce à des produits plus compacts et à l’élimination des enveloppes intermédiaires depuis que la majorité des fonctions peuvent être délocalisées sur la machine. tous les défauts internes des modules. • La gestion des communications intégrée aux produits.31) La simplicité La simplicité du système de câblage est due à : • L’usage d’un câble unique pour raccorder tous les actionneurs et capteurs dans un système d’automatisme.10 Bus AS-Interface (AS-I) Cette nouvelle version amène aussi des changements au niveau du diagnostic du réseau. b Les avantages d’AS-Interface (C Fig. • Pas de risque de mauvaise connexion. • Haute immunité aux interférences électromagnétiques (EMC). Les avantages de l’AS-Interface La réduction des coûts La sécurité A Fig. Dans la version première. AS-Interface permet d’améliorer la fiabilité. la disponibilité opérationnelle et la sécurité : • Les erreurs de câblage ne sont plus possibles. • Les fonctions de sécurité de la machine peuvent être totalement intégrées dans AS-Interface. 31 230 . mise en service et évolutions. seuls les défauts du réseau étaient détectés La V2 prend en compte. Les coûts peuvent être réduits jusqu’à 40 % par : • Réduction des temps de conception. la comptabilité -sur un même réseau. • Espace gagné dans les enveloppes. installation. Bien entendu.9.

5 à 31. connecté à l’alimentation de puissance. C’est une source très basse tension de 29. Les interfaces dédiés et composants Le maître L’alimentation AS-Interface Le câble plat Solutions de sécurité sur AS-Interface (Voir le chapitre 6 dédié à la sécurité) 9 Le terminal d’adressage Puisque les composants sont connectés en parallèle sur le bus AS-Interface. Les composants dédiés intègrent une interface et peuvent donc être connectés directement sur le câble ASInterface. Il peut recevoir : 31 interfaces ou composants en version V1 (temps cycle 5ms) 62 interfaces ou composants en version V2 (temps de cycle 10ms Le maître est : Soit intégré dans un contrôleur programmable. Les informations de sécurité sont échangées seulement entre le moniteur de sécurité et ses composants.En caoutchouc pour les applications standards. pour modification de l'équipement par exemple. ceci est transparent pour les autres fonctions standards. un système de sécurité peu être ajouté sur une installation AS-i existante. il est nécessaire d'assigner une adresse différente à chacun. C'est le composant central du système. Réseaux industriels 9. elle est protégée contre les surtensions et les court-circuits.9. etc. . Le profile mécanique de ces câbles rend impossible tout inversion de polarité. Ils permettent une grande liberté dans le choix et sont particulièrement adaptés aux modifications et améliorations des machines qui étaient précédemment réalisées en câblage conventionnel. Comme le câble AS-Interface est limité en courant. il s'agit alors d'une passerelle. L'intégration dans AS-Interface se fait par l'adjonction d'un moniteur et de composants de sécurité connectés sur le câble jaune AS-Interface. Seul ce type d'alimentation peut être utilisé sur une ligne AS-Interface. sa fonction est de gérer les échanges de données avec les interfaces et composants (appelés aussi esclaves) répartis dans l'installation. Cette fonction est assurée par un terminal qui se raccorde individuellement aux différents composants A Fig.. 32 Les composants d’Asi-Interface 231 .) d'être connecté sur un réseau AS-Interface. en particulier pour les actionneurs. connecté à la source auxiliaire 24V fourni la puissance aux actionneurs mais aussi aux capteurs qui possèdent des entrées isolées.Transmettre les données entre le maître et les esclaves.. Le câble noir. De ce fait. Les interfaces dédiés (modules de communication. Soit connecté au bus de terrain.10 Bus AS-Interface (AS-I) b Les composants d’AS-Interface Ils sont regroupés en familles (C Fig. La déconnection d'un produit. sous la forme d'une extension par exemple. mais offre un choix moins large que les composants génériques. Les interfaces pour produits génériques Ils permettent à n’importe quel produit standard (capteur. Ces interfaces sont disponibles pour montage en en enveloppes (IP20) ou en montage direct sur la machine (IP67). il est parfois nécessaire d'adjoindre une source supplémentaire pour certains circuits. .) permettent la communication avec le câble AS-Interface. actionneur.6V pour les interfaces. le câble retrouve sa forme d'origine par auto-cicatrisation Ces câbles supportent 8A maximum et sont disponibles en deux versions : . démarreur. Ils autorisent un câblage très rapide.Alimenter les capteurs et actionneurs. et composants alimentés à travers le câble AS-Interface. nous invitons le lecteur à se reporter aux catalogues de produits de Schneider Electric pour plus d'informations.32). Le câble jaune.En TPE pour les applications ou le câble est soumis aux projections d'huile. le matériau utilisé permet une connexion rapide et fiable des différents composants. assure les deux fonctions suivantes : . Les informations standard du processus peuvent être transmises en même temps et sur le même média que les informations relatives à la sécurité jusqu’au niveau 4 du standard EN 60954-1.

A Fig. Cette distance peut être augmentée par l’adjonction de répéteurs avec les limites suivantes : . La distance maximale entre deux esclaves ne doit pas dépasser 100m (C Fig. . deux inductances situées dans l’alimentation convertissent ce signal en tension sinusoïdale. 34 Forme des signaux courant et tension A Fig. La forme du signal généré évite de blinder le câble (C Fig. . 35 Longueurs limites du réseau As-i 232 .35).la distance maximale avec le maître ne doit pas dépasser 300m.10 Bus AS-Interface (AS-I) b Principe de fonctionnement du réseau AS-i v Connectique Le système de raccordement utilisé est appelé communément « prise vampire » Le connecteur comporte deux aiguilles qui effectuent la liaison électrique par percement de l’isolant du câble. Ce système de connecteur (C principe figure 33) est normalisé et permet de réaliser facilement tout type d’équipement jusqu’à des niveaux de protection IP67. Les deux parties du connecteur sont ensuite visées l’une sur l’autre pour assurer la qualité de la connexion. A Fig.34). 33 v Modulation des signaux Principe du raccordement As-i De part sa conception le réseau As-i fonctionne sans adjonction de bouchon de terminaison et ce quelque soit la topologie utilisée.9.une terminaison active permet d’atteindre 300m.l’utilisation d’une terminaison passive permet d’étendre la distance de 100m à 200m. v Longueur du réseau La longueur du réseau est conditionnée par la déformation du signal et par la chute de tension en ligne. Le principe utilise la modulation du courant basée sur un encodage Manchester. Réseaux industriels 9. .deux répéteurs au maximum par ligne.

L’utilisation d’un bit de parité associé à un message court (7 et 14 bits) assure l’intégrité logique de l’information.communiquer toutes les erreurs détectées au contrôleur du système (automate. Les esclaves décodent les demandes provenant du maître et leur répondent immédiatement.).10 Bus AS-Interface (AS-I) v Principe du protocole Le principe de communication est basé sur un protocole à un seul maître.échange de données. le cycle se répète et continue indéfiniment. s’il n’a pas la forme requise il n’est pas pris en compte. ceux-ci répondent en envoyant les données requises (C Fig. .gérer les diagnostics du système (état de fonctionnement des esclaves. Le temps de cycle dépend du nombre d'esclaves du système et se détermine facilement. Le profil AS-Interface du maître détermine ses capacités exactes. Toutefois. A Fig. Quand tous les esclaves ont été interrogés. il possède les fonctions suivantes : .le temps de cycle maximum ne dépassera pas 5082 µs. Le temps mort du maître provoque l’acquittement (C fig. 36 Trames maître et esclave As-i utilise plusieurs méthodes pour garantir la sureté du transfert de données.). En général.assurer l'intégrité des échanges de données cycliques avec les esclaves.36). Le maître système interroge les esclaves à tour de rôle. . .9. 9 233 . . etc.initialiser le système. contrôle du bloc d'alimentation. A la vitesse de 166. Les capacités fonctionnelles d'un esclave sont définies par son profil AS-Interface. A Fig. Réseaux industriels 9. Le signal est vérifié par le récepteur. .mise à jour/insertion d'un esclave.67 Kbits/s -en ajoutant l’ensemble des bits de pause. . .transmettre les paramètres esclaves aux esclaves. • Chaque cycle se décompose en trois parties .reconfigurer les adresses des esclaves si le système subit une quelconque modification.gestion du système. .identifier les esclaves connectés. un esclave ne répondra pas à des commandes erronées ou inappropriées venant du maître. 37 Constitution du temps de réponse La durée d’un bit est de 6 µs. etc.37).

38 Types de réseaux possibles b Les versions d’AS-Interface La première version (V1) à été suivi d'une nouvelle évolution V2. A Fig.9.38). plus de 20 profils ont été définis par l'association AS-i. Ils sont interchangeables à l'intérieur d'un même système. 234 .10 Bus AS-Interface (AS-I) b Topologie et câblage d'AS-Interface L'absence de restrictions permet toute sorte de configurations du système et de liaisons entre les capteurs et actionneurs. quels que soient les fabricants.prise en compte des esclaves analogiques.possibilité de connecter un maximum de 62 esclaves. Il ne peut pas être modifié. Le profil est fixé en usine au moyen de deux ou trois caractères figés dans l'électronique interne de l'équipement. Jusqu'à présent.possibilité de transmettre un message "défaut périphérique" au maître sans inhiber l'esclave qui conserve sa possibilité de fonctionner lorsque la continuité de service est critique. b Profil Le profil d'un équipement AS-Interface détermine ses capacités. . Réseaux industriels 9.1 qui intègre les améliorations suivantes : . la V1 n'en acceptant que 31. . Ils sont décrits dans la suite de ce sous-chapitre. Deux produits AS-Interface ayant les mêmes fonctions et le même profil fonctionnent exactement de la même manière. en voici quelques illustrations (C fig.

nécessite une connaissance précise de l’offre des réseaux de communication qui longtemps ont été perçus comme complexe.1 avec adressage standard Compatible mais les défaults de périphérique ne sont pas signalés Compatible Esclave V2. ils obligent à des choix qui nécessitent des connaissances particulières afin d’effectuer les bonnes sélections parmi la multitude de réseaux de communication existants.10 Bus AS-Interface (AS-I) Le tableau 39 donne les compatibilités entre les différentes versions Esclave V1 Esclave V2. Schneider Electric a pour sa part décidé de ne proposer que des réseaux de communication réellement ouverts. que pour les mettre en œuvre ou les maintenir. cette dernière est compatible avec les versions précédentes. Ce dernier point est celui qui. Des critères simples sont applicables : ouverture. Font partie de cette catégorie les composants dédiés (tels que les actionneurs intelligents) et les interfaces (qui connectent des composants traditionnels au système AS-Interface).Choisir un réseau ouvert.1 avec adressage étendu Non compatible Compatible Esclave analogique Maitre V1 Maitre V2 A Fig. Se faisant. tant pour les sélectionner. basés sur des standards internationaux et adaptés aux besoins des différents niveaux d’une architecture d’automatisme en définissant des classes d’implémentation qui permettent un choix simple et optimal.Choisir un réseau standardisé au niveau international permet de garantir sa pérennité et son évolution. permet de rester libre du choix de ses fournisseurs de produits d’automatisme. . Les profils. ont été définis afin de distinguer les actionneurs et les capteurs en les répartissant dans de grandes familles. 39 Compatible Compatible Non compatible Compatible Les versions d’As-Interface : les compatibilités v Profils du maître Les profils du maître définissent les capacités individuelles de chaque type de maître AS-Interface. par opposition à un réseau propriétaire. . standardisation et adéquation : . Réseaux industriels 9.Choisir la bonne adéquation entre le besoin de la machine ou de l’installation et les performances du réseau permet d’optimiser son investissement. M3. deux actionneurs fabriqués par différents constructeurs mais ayant le même profil sont fonctionnellement interchangeables sans programmation ni adressage. Les fournisseurs ont tous travaillé à pallier cette difficulté.9. 9. Le système des profils est particulièrement utile lorsqu'il s'agit de remplacer un esclave. M2. vraisemblablement. 9 235 . Il existe quatre types de profils du maître : M1. v Profils d'esclave Tous les esclaves disposent d'un profil. M4. ce qui signifie qu'ils sont considérés comme des périphériques "asifiés" comportant un circuit ASIC. Par exemple. semblables à des cartes d'identité.11 Conclusion L’emploi de réseaux de communication dans les architectures d’automatisme industriel permet d’augmenter leur flexibilité et donc de répondre aux besoins d’adaptation des machines et des installations.

produits et logiciels) • Présentation d’un générateur d’application dans un contexte collaboratif .10 236 chapitre Traitement de données et logiciel A partir des 4 grands métiers client : • Présentation des exemples concrets d’architectures (schéma.

10.3 10. configuration et langages Catégories d’applications UAG : Générateurs d’applications Définition des principales abréviations employées Page 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 M Page Page Page Page Page 237 .2 10.6 Définition Introduction Programmation.5 10.4 10. Traitement de données et logiciel Sommaire 1 2 10.1 10.

il est complété par une présentation des logiciels utilisés dans l’entreprise et leurs interactions avec ceux de traitement des automatismes. un simple automate suffit.La baisse du coût des composants électroniques permet.Les technologies logicielles utilisées dans la bureautique et l’entreprise sont de plus en plus utilisées dans les automatismes industriels. par exemple.2 Définition Introduction Ce chapitre aborde la fonction de traitement introduite dans le premier chapitre.Les interfaces de dialogue entre l’homme et la machine évoluent également en devenant programmable afin d’offrir plus de flexibilité. que les grandeurs analogiques avec une conversion préalable analogique/numérique. . API (en anglais Programmable Logic Controller. . de consignes et d’un programme. Un Automate Programmable Industriel. . 10. Nous renvoyons les lecteurs aux nombreux ouvrages qui traitent de ces sujets. Là où les systèmes automatisés plus anciens employaient des centaines ou des milliers de relais et de cames.L’approche système s’est généralisée. On nomme automaticien les programmeurs de ces Automates Programmables Industriels. la norme IEC 61131-3 en définit les différents types.2 Introduction Les automates industriels programmables (API) sont nés dans les années 70.La généralisation du numérique permet de traiter aussi bien les grandeurs numériques. Leurs coûts les ont cantonnés au départ sur les grands systèmes.1 Définition On nomme automate programmable industriel (API) un dispositif électronique programmable destiné à la commande de processus industriels par un traitement séquentiel. .Les bus de communication utilisés pour les échanges de données concurrencent avantageusement le câblage conventionnel. PLC) est un dispositif similaire à un ordinateur. 10. . Traitement de données et logiciel 10. etc. utilisé pour automatiser des processus comme. la commande des machines sur une chaîne de montage dans une usine. 238 . Contrairement à d’autres chapitres. Il envoie des ordres vers les effecteurs (Partie Opérative ou PO) à partir de données d’entrées (capteurs). les notions de schémas ont cédé la place aux blocs fonctions. .10. Leur première fonction a consisté à assurer les logiques séquentielles nécessaires au fonctionnement des machines et des processus.Les langages se sont unifiés et normalisés. même pour des applications simples de remplacer les systèmes à relais par des automates programmables.1 10. Des évolutions technologiques majeures ont profondément restructuré la fonction de traitement : . nous n’approfondirons pas certains concepts comme les systèmes. les langages de programmation.

Cela permet d’introduire le terme configurer. b Langages normalisés La Commission électrotechnique internationale (CEI) ou IEC en anglais. Chaque réservoir doit satisfaire à de multiples conditions telles que : . Derrière chaque action est associé un programme écrit en IL. Un arrangement légèrement plus complexe pourrait impliquer une balance sous le réservoir (comme entrée) et un contrôleur d’écoulement (comme résultat) permettant à l’eau de couler à un débit fixé. particulièrement bien adapté aux systèmes à évolution séquentielle.10. être constitué d’un programme simple pour maintenir le niveau de l’eau dans un réservoir entre deux niveaux. 10 239 . un système de traitement d’eau peut. en partant du plus simple vers le plus complexe.3 Programmation. a élaboré la norme IEC 61131 pour les automates programmables qui dans sa partie 3 (IEC 61131-3) définit les différents langages de programmation : • IL (Instruction List) Le langage List est très proche du langage assembleur. A titre d’exemple.Avoir un certain débit. c’està-dire décomposable en étapes. ils nécessitent souvent les fichiers de ressources qui contiennent des données de toutes sortes qui ne font pas partie du programme. de façon très proche du G (le Grafcet IEC848 devînt une norme internationale en 1988 sous le nom de « Sequential Function Chart » (SFC)). réalisant tout type de fonctions des plus simples au plus sophistiquées.3 10. reliables entre eux. . Bien que la majeure partie des logiciels soit composée de programmes. LD ou FBD. tel que le traitement d’eaux usées. • Le GRAFCET (acronyme de « GRAphe Fonctionnel de Commande Etapes/Transitions »). • FBD (Function Bloc Diagram) Le FBD se présente sous forme de diagramme : c’est une suite de blocs. on travaille au plus près du processeur en utilisant l’unité arithmétique et logique. commande plusieurs réservoirs. ses registres et ses accumulateurs. il est possible de choisir de programmer en SFC. C’est un mode de représentation et d’analyse d’un automatisme. Configurer consiste non à programmer. configuration et langages Un programme d’automatisme comporte un ensemble d’instructions qui doivent être exécutées dans un certain ordre par un processeur. Une application industrielle. Cette façon de programmer permet une approche visuelle du problème. mais à renseigner un logiciel en lui fournissant les données nécessaires à sa bonne exécution. ST. configuration et langages Programmation. Le terme programme est souvent utilisé comme synonyme de logiciel. en ouvrant et fermant une vanne électrique. . • LD (Ladder Diagram) Le langage Ladder (échelle en anglais) ressemble aux schémas électriques et permet de transformer rapidement un ancien programme fait de relais électromécaniques.Avoir un pH dans une certaine fourchette. • ST (Structured Text) Ce langage structuré ressemble au langage C utilisé pour les ordinateurs.Être rempli entre deux limites mini et maxi. Traitement de données et logiciel 10. Dans la programmation d’un automate.

D .). Nous lui conseillons ensuite de se reporter aux documentations propres à chaque produit. 1 Catégories d'applications et profils d'utilisateurs 240 . etc. de gestion.Solutions « Electricien » Les applications sont simples.10. B . Traitement de données et logiciel 10. C . telles que la régulation. etc. le faible coût de la solution et la simplicité de la maintenance. le nombre des entrées/sorties. autonomes et figées.4 Catégories d’applications Catégories d’applications Les évolutions technologiques liées à celles des besoins des utilisateurs ont donné naissance à une large palette d’automates qui peuvent se caractériser par : . asservissement de mouvements. selon le profil du client. changement de gamme. Ils doivent s’interfacer et échanger avec les logiciels de production. la vitesse d’exécution. Repositionnons sur la figure 1 ces catégories sur les implémentations présentées dans le Guide de choix des automatismes du chapitre 1. etc. les modules spécialisés (commande d’axes.La partie matériel (hardware) tel que la puissance de traitement. Nous avons vu dans l’introduction de ce guide la notion d’architecture d’automatismes et d’implémentations préférées.Solutions « automaticien » Les automatismes sont complexes par le volume et la diversité des informations à traiter. Nous pouvons répartir les solutions présentées en quatre catégories : A . le choix de l’architecture et du traitement seront essentiellement conditionnés par la recherche de performances.La partie logicielle (software) qui au delà du langage de programmation dispose de fonctions plus élaborées et de capacités de communication et d’interaction avec les autres logiciels de l’entreprise. les interconnexions entre automates.) . communication. A Fig.Solutions « Automaticien-mécanicien » Les applications sont exigeantes en performances mécaniques (précision. etc. le nombre et les caractéristiques des entrées/sorties.4 10. rapidité.Solutions « Automaticien-producticien » Les automatismes de production doivent s’intégrer dans l’architecture informatique de l’usine. Les critères de choix seront guidés par la facilité de prise en main des produits. Notre propos sera de les présenter à travers des applications types qui serviront à orienter les choix du lecteur.

faciles d’emploi. dans le cas d’un besoin de commande en tout ou rien. . Nous allons illustrer cette dernière possibilité par une copie d’écran en figure 4 qui présente une logique réalisées par des FDB (Function Bloc Diagram).le sectionnement par un interrupteur Vario VCF. climatisation.4 Catégories d’applications b Solutions “Electricien” Les solutions simples utilisent quelques relais électromécaniques pour réaliser les séquences d’automatisme.une signalisation par colonne lumineuse XVB. vitesse. Application Description Exemple Station de pompage mobile Cette application permet de remplir et de vider des réservoirs.un variateur de vitesse Altivar 11.Bâtiments et services : gestion de l’éclairage. Les dernières générations de petits automates. ventilation. Cet ensemble comporte : . Les variables du variateur (temps.Industriels : machines simples et fonctions complémentaires des systèmes décentralisés. Traitement de données et logiciel 10. La programmation du Zelio peut être faite directement sur le module ou par le logiciel Zeliosoft installé sur un PC. 3 Schéma d'application basé sur un automate Zelio L’utilisation d’un variateur de vitesse permet de faire varier progressivement la vitesse du moteur (C Fig. chauffage. contrôle. A Fig. Fenêtre électrique Permet de réguler l’air dans une jardinerie. . . v Application d’un automate Zelio La configuration que nous présentons ci-dessous convient aux applications de la figure 2. . 10 A Fig. Porte automatique Permet l’ouverture et la fermeture de portes d’usines. contrôle) sont paramétrables directement sur l’Altivar 11 ou par le logiciel Powersuite. 2 Exemples d'applications d'un automate Zelio A Fig. . 4 Copie d'écran du logiciel Zeliosoft 241 . accès.10. un contacteur associé à son relais thermique sera utilisé. deviennent compétitives à partir de quelques entrées/sorties et offrent de nouvelles possibilités sans pour autant nécessiter l’expertise en programmation.une alimentation courant continue 24V DC Phaseo. . Les applications types se retrouvent dans les marchés suivants : .une protection par disjoncteur moteur GV2.un automate Zelio Logic.3). L’utilisation d’un variateur de vitesse facilite l’adaptation à la viscosité des fluides. surveillance des locaux.

La mesure de la température asservit la mise en service et l’arrêt de la ventilation. Contrôle du nettoyage du filtre dans usine de distribution d’eau A Fig. 6 Schéma d'application basé sur un automate Twido 242 .4 Catégories d’applications v Application d’un automate Twido L’utilisation de ce type d’automate permet la réalisation d’applications simples qui pourront être surveillées ou contrôlées à distance en utilisant un modem connecté sur le réseau téléphonique (RTC). Le système est contrôlé à distance par l’intermédiaire d’un modem. Le contrôle et la visualisation sont assurés par un clavier/écran Magelis. Contrôle d’un système de chauffage d’un immeuble. La figure 5 donne quelques exemples : Application Description Exemple Ventilation Contrôle d’un système de ventilation dans un bâtiment industriel. Il est aussi possible de contrôler le système à distance par modem.10.6). Avec une séquence de nettoyage par air suivi par un rinçage à l’eau. 5 Exemples d’applications d’un automate Twido v Schéma type Le système est développé à partir d’un automate Twido (C Fig. La sécurité est assurée par un arrêt d’urgence sur l’interrupteur principal. Traitement de données et logiciel 10. A Fig. L’application contrôle et nettoie le filtre d’une usine de distribution d’eau. Chauffage Contrôle à distance d’une fontaine Contrôle d’une fontaine intégrée dans l’infrastructure d’une compagnie de services.

d’acquisition et de commande de puissance. etc. Traitement de données et logiciel 10. soit par des bus rapides (Canopen. Nous illustrerons cette solution en présentant un variateur de vitesse intégrant un automate.4 Catégories d’applications Le câblage est réalisé en fil à fil. La copie d’écran figure 7 du logiciel Twidosoft illustre une programmation en Ladder qui est réversible en List.0. La nécessité d’associer un traitement séquentiel de variables analogiques et tout ou rien a poussé les constructeurs à ajouter sur les variateurs de vitesses : . Ce système inclut les composants matériels suivants : . Ces solutions sont aussi bien utilisées dans des applications industrielles que dans des infrastructures. Le logiciel intègre un jeu important d’instructions et un navigateur intégré permet d’accéder directement à tous les objets. 243 10 . soit en analogique. A Fig.) ou bien par des bus spécialisés (Sercos. . Ce type d’architecture se retrouve aussi bien sur des variateurs de vitesse pour moteurs asynchrones que pour moteurs synchrones (systèmes bouclés).Un automate Twido Modular (PLC).Logiciel de programmation Twidosoft Version 2. Ainsi que les logiciels suivants : .Un clavier/écran Magelis XBT-N (HMI). Pour cette raison.des cartes de communication.Logiciel de configuration Magelis XBTL1003M V4. . . .2.des cartes de traitements de type automates programmables. L’automate contrôle le démarreur et gère les messages du module d’alarme.Une alimentation courant continu Phaseo power supply (PS).des cartes d’entrées/sorties.Un démarreur TeSys-U Starter Controller (SC). etc). l’asservissement est directement traité par la fonction commande de puissance. . .10. .Un moteur triphasé standard. 7 Copie d'écran du logiciel Twidosoft b Solutions “Automaticien-mécanicien” Des applications exigent des performances qu’il est difficile d’obtenir sans associer étroitement les fonctions de traitement.

8 Variateur de vitesse Altivar et sa carte automate v Applications La figure 9 donne quelques exemples d’applications d’un variateur de vitesse intégrant une carte Controller Inside. . Il combine la puissance des langages de programmation avancés tel le C ou le Pascal.La supervision est disponible via Ethernet et Modbus (ou un autre réseau de communication). Cette carte dite “Controller Inside” embarque toutes les fonctions d’un automate programmable : .Le bus Can Open maître permet de commander d’autres variateurs (Altivar 31. Exemple Réseau d’infrastructures Machines spéciales Différentes applications : . Convoyeurs Utilisé en coordination avec les mouvements de levage et des navettes. Le kit de programmation comporte un manuel. A Fig. .4 Catégories d’applications v Traitement intégré à un variateur de vitesse Une carte optionnelle programmable (C Fig.Les fonctions d’affichage du terminal graphique sont conservées pour informer et paramétrer. Anglais et Français. 9 244 Exemples d'application d'une carte Controller Inside . Altivar 61 ou Altivar 71) et d’échanger toutes les données nécessaires.machines à bois. . ainsi que les fonctions des systèmes de programmation des automates.La carte dispose de ses propres entrées/sorties et accède à celles des Altivar. CoDeSys produit un code natif pour la plupart des processeurs courants et permet d’être utilisé sur différentes plateformes de contrôleurs. . CoDeSys est un outil de programmation utilisable sous Windows.Le logiciel de programmation Codesys offre les possibilités de langages graphiques normalisés IEC 61131-3. Application Description Utilisé dans les stations de pompage pour alimenter les usagés en eau potable. A Fig. une assistance en ligne et est disponible dans trois langues Allemand. Schneider Electric l’a adopté pour les variateurs de vitesse Altivar et Lexium.machines automatiques d’assemblage .10. Les cinq langages standardisés par l’IEC 61131-3 sont supportés. . 8) permet de transformer les variateurs de vitesse Altivar en véritables îlots d’automatismes.machines de bobinage . Traitement de données et logiciel 10. Il est utilisé par de nombreux constructeurs.Le traitement au plus près de la commande du moteur apporte la rapidité nécessaire aux mouvements.

configuration PowerSuite pour les ATV31. 10 • Matériel . La complexité des systèmes imposent des temps de conception et de mise en œuvre relativement long et coûteux.4 Catégories d’applications v Schéma type Pour ne pas alourdir la présentation de cette solution.un variateur ATV31 et ATV71 avec interface intégré Can Open.un îlot d’entrées/sorties distribuées Advantys STB. le variateur est maître sur le bus Canopen.0. ATV71 et configuration Vijeo-Designer V4. la partie puissance et son alimentation ne sont pas représentées sur la figure 10. • Logiciels .une carte Controler Inside installée dans un Altivar 71. configuration Advantys Configuration Tool V2. 245 .un logiciel de programmation PS1131 (CoDeSys V2.un logiciel de . .10. . Ils doivent être capable de traiter les séquences de l’automatisme et de fournir les informations nécessaires à la gestion et à la maintenance.3).un logiciel de . il est relié a l’îlot par une liaison Modbus . .un servo drive Lexium 05 avec interface intégrée Can Open. Traitement de données et logiciel 10. Le dialogue utilisateur est géré par un terminal graphique Magelis XBTGT.30 pour Magelis.un logiciel de Lexium 05. 10 b Solutions “Automaticien” Les automatismes modernes sont très exigeants en nombre et types d’entrées et de sorties. Ce système comprend pour la partie schématisée ci-dessus : A Fig.

Chaque élément est connecté sur un bus Can Open. Machines d’emballage. 12 Schéma type d'une application "Automaticien" 246 . de quatre variateurs de vitesse et de modules externes d’entrée/sorties. Traitement de données et logiciel 10. . A Fig. Utilisé pour des machines de découpe de pliage intégrées dans une ligne de production. Ce type de solution d’automatisme est utilisé dans les processus industriels comportant plusieurs machines liées ou dans des infrastructures. Les variateurs et les moteurs sont alimentés en 230V AC. Un automate Premium est utilisé pour contrôler un îlot local. A Fig. qui permettent au client d’amortir ses coûts d’apprentissage sur toutes ses applications. v Schéma type Un schéma type est donné en figure 12. 11 Illustration des applications “Automaticien” v Applications Il n’est pas dans notre propos de développer une application complète. Cette implémentation peut facilement être étendue par l’adjonction d’autres variateurs ou des entrées/sorties supplémentaires. La figure 11 présente quelques cas d’utilisations. mais d’en illustrer le principe en présentant une partie significative. machines textiles.D’autre part. Application Description Exemple Equipement de manutention Utilisé sur un processus comportant plusieurs systèmes de transporteurs et intégrant des informations extérieures.D’une part. de réfrigération asservis à des mesures extérieures telles que le débit.10. L’automate est relié à l’îlot par un bus Modbus/TCP.4 Catégories d’applications Les constructeurs proposent une double approche pour réduire les coûts : . des outils logiciels qui accélèrent la productivité. gèrent les historiques et facilitent la maintenance et l’évolutivité des systèmes. Celui-ci est constitué d’une plate-forme d’entrées/sorties Advantys STB. machines spéciales Pompes et ventilateurs Utilisé pour des systèmes de circulation d’eau. des offres modulaires en logiciel et en matériel. Une source additionnelle est utilisée pour fournir le 24V DC.

Système de redondance Hot Standby “plug & play”. Atrium et Quantum. .Réutilisation “drag & drop” des objets en bibliothèque. Assemblés et hiérarchisés. Le programme est découpé en modules fonctionnels.Les écrans opérateurs. programme. v L’atelier logiciel Unity Pro Unity Pro est le logiciel commun de programmation pour la mise au point et l’exploitation des automates Modicon Premium. .20. .Les sections de programme.un module d’entrées/sorties protégées IP67 Advantys FTB. Traitement de données et logiciel 10.0.Profils utilisateurs. .Import/Export XML et réallocation automatique des données.un atelier de programmation d’automate Unity Pro V2. .10.un automate TSX Premium (PLC).une source courant continu Phaseo (alimentation 24V).0.un logiciel de configuration des variateurs de vitesse ATV31 PowerSuite V2. . .Conception graphique des configurations matérielles. . .Génération automatique des variables de synchronisation sur Ethernet (Global Data). A Fig. . . 247 10 . Unity Pro ouvre les portes d’un ensemble complet de nouvelles fonctionnalités pour plus de productivité et de collaboration entre les logiciels (C Fig.2 (PLC). Reprenant les valeurs d’usage de PL7 et Concept.Les 5 langages IEC61131-3 sont supportés en standard avec des éditeurs graphiques. 13 Copies d’écran de l’atelier logiciel Unity Pro • Les principales caractéristiques d’Unity Pro .4 Catégories d’applications Liste des composants du système : . .Convertisseurs intégrés PL7 et Concept.Icônes et barres d’outils “au choix”. . ces modules forment la vue fonctionnelle et regroupent : . . . . . données.13).Les tables d’animation.Automatisation des tâches répétitives par macro VBA.un logiciel de configuration des îlots d’entrées/sorties Advantys configuration software V1. . Unity Pro propose un ensemble complet de fonctionnalités et d’outils permettant de calquer la structure de l’application sur la structure du procédé ou de la machine.un îlot d’entrées et de sorties Advantys STB.Les hyperliens.Intégration et synchronisation des éditeurs. .Interfaces graphiques Windows 2000/XP. .un moteur triphasé à cage. .un variateur de vitesse ATV31. blocs fonctions utilisateurs. Logiciels : .

Placés en librairie sur le PC local ou sur serveur distant. ils permettent selon leur fonction de surveiller les conditions permanentes de sécurité et l’évolution du procédé dans le temps. etc. Intégrés dans le programme. Les écrans d’exploitation facilitent la mise au point par des vues qui représentent l’état des variables sous forme d’objets graphiques : voyants. Unity Pro peut être enrichi par les standards clients (variables. blocs fonctions). .Les blocs fonctions sont instanciés par “drag & drop” à partir de la librairie. • Les outils de diagnostic Unity Pro fournit une bibliothèque de DFBs de diagnostic application.Une bibliothèque d’objets graphiques pré-animés pour les écrans opérateurs. analogique.La gestion de version des blocs fonctions DFB et DDT dans la librairie. les modules métiers bénéficient d’écrans particuliers pour leur mise au point : les fonctions offertes sont adaptées au type de module mis en œuvre (entrées/sorties “Tout ou Rien”. comptage. par horodatage à la source. Des liens hypertextes permettent de lier à l’application tous les documents et outils nécessaires à l’intervention en exploitation ou en maintenance. Tous les outils de mise au point sont utilisables en simulation : .Les modules fonctionnels sont réutilisables dans l’application ou entre projets par import/export XML.Les données de programmation protégées en écriture et/ou lecture pour éviter les modifications. utilisées de manière répétitive. courbes de tendance. etc. .Toutes les instances héritent automatiquement (sur choix utilisateur) des modifications en librairie.La possibilité de développement de blocs fonctions en C++ avec l’option Unity EFB Toolkit.4 Catégories d’applications Les fonctions élémentaires. Une fenêtre de visualisation affiche en clair et de façon chronologique. Comme pour la configuration. . sont encapsulables dans des blocs fonctions utilisateurs (DFB) en langage IEC 61131-3. Un historique des actions opérateurs est archivé dans un fichier standard et sécurisé de Windows.10. types de données. .Sélection et paramétrage des objets graphiques écrans opérateurs par “drag & drop”. Un simple clic sur cette fenêtre donne accès à l’éditeur de programme dans lequel a été déclenchée l’erreur (recherche des conditions manquantes à la source). .Point d’arrêt et de visualisation.). communication. . tous les défauts système et application.Exécution pas à pas du programme.Des variables symboliques indépendantes de la mémoire physique. Un simulateur automate sur PC intégré dans Unity Pro.Animations dynamiques pour visualiser l’état des variables et la logique en cours d’exécution. Traitement de données et logiciel 10. . .Les types de données structurées définis par l’utilisateur (DDT). 248 . Pour créer une base de références applicatives. . Il comporte aussi : . en local ou sur serveur. les objets de l’application et leurs propriétés sont utilisés et partagés par tous les programmes. . reproduisant fidèlement le comportement du programme cible. Doté de près de 800 fonctions en standard. il permet de qualifier au maximum l’application avant la mise en service sur le site. Toute modification d’un objet en librairie est automatiquement reportée dans les programmes qui les utilisent : . Unity Pro gère des bibliothèques projet et application.

Intégration d’applications spécifiques (générateur de code. Par simple import/export. configuration. 14 Ecrans d'exploitation et vues fonctionnelles d'Unity Pro • Les échanges avec les autres logiciels Le format XML (C figure 15). comme la réalisation d’interfaces avec une CAO électrique.4 Catégories d’applications Les modifications en ligne peuvent être regroupées de manière cohérente en mode local sur le PC et transférées directement dans l’automate en une seule opération pour être prises en compte dans le même tour de cycle. outil complémentaire. 15 Utilisation du format XML dans Unity Pro A Fig.) pour minimiser les temps d’arrêts. voici deux exemples : .). en local ou à distance. etc.). Les liens hypertextes intégrés dans l’application donnent accès. Visual Basic et VBA permet le développement des solutions sur mesure. .Historique des actions opérateurs sur Unity Pro dans un fichier sécurisé. De nombreux éditeurs de logiciels ont utilisé UDE. aux ressources utiles (documentation.). etc. etc. Unity Developer’s Edition (UDE) et ses interfaces de programmation en langage C++. configuration. A Fig. VB ou C++. etc. La figure 14 présente des écrans d’exploitation et des vues fonctionnelles pour un accès direct et graphique aux différents éléments de l’application. L’architecture client/serveur de Unity Pro rend accessible les ressources du logiciel via des interfaces de programmation en VBA. programmes. ou l’automatisation de tâches répétitives en conception. standard universel W3C pour l’échange de données sur Internet. 16 Editeurs de logiciels utilisant l’interface UDE 249 . Une palette complète de fonctions permet de maîtriser l’exploitation : . entrées/sorties. traduction. a été adopté comme format source des applications Unity Pro comme les variables. Traitement de données et logiciel 10. . il est possible d’échanger tout ou partie de l’application avec les autres logiciels du projet (CAO.Profil utilisateur avec choix des fonctions accessibles et protection par mots de passe. afin de simplifier les échanges de données avec Unity Pro. etc. un programme automate.Automatisation des tâches répétitives (saisie.10. un générateur de variables. La figure 16 en donne quelques exemples : Domaine Electrical CAD Electrical CAD Electrical CAD Electrical CAD Electrical CAD Process Simulation Change Management Application Generator SCADA/Reporting SCADA SCADA Graphical User Interface SCADA SCADA MES Historian/RtPM Web Services Société ECT EPLAN IGE-XAO AutoDesk SDProget Mynah MDT Software TNI Iconics EuropSupervision Arc Informatique ErgoTech Areal Afcon Tecnomatix/UGS OSISoft Anyware Produit Promise EPLAN SEE Electrical Expert AutoCAD Electrical SPAC Automazione Mimic AutoSave Control Build GENESIS BizViz Suite Panorama PCVue32 ErgoVU Topkapi P-CIM XFactory PI PLC Animator 10 A Fig.

est possible sur la plupart des processeurs automates Modicon Premium et Quantum. d’exploitation et de maintenance permet de réduire les temps et les coûts afférant à l’outil de production et d’en améliorer la qualité. les modules métiers. de gestion des stocks. Ces architectures s’interfacent également avec les systèmes de gestion de l’entreprise.10. fournie avec Unity Pro.Le Temps réel qui caractérise la liaison pendant la phase d’exploitation. L’optimisation des systèmes impose une approche globale mettant en relation l’ensemble des métiers de l’entreprise. v Le temps réel et les logiciels de l’entreprise Le dessin de la figure 17 fait apparaître les logiciels les plus fréquemment rencontrés dans un atelier ou dans une usine. 17 Les quatre niveaux de l’entreprise 250 . de réalisation. Nous pouvons distinguer quatre niveaux : A Fig. La diversité des applications rend complexe la compréhension du positionnement de chacune d’entre elles par rapport à son environnement. les applications PL7 et Concept IEC 61131 sont importées dans Unity Pro par un convertisseur intégré. Nous distinguons deux types d’interactions : . communication et bus de terrain restent compatibles avec Unity Pro. . aux systèmes de gestion de la relation client (CRM). de production (MES) et de gestion comptable dans le but d’optimiser les flux. des partenaires et des moyens.4 Catégories d’applications • Compatibilité avec les applications existantes En standard. Traitement de données et logiciel 10.L’approche Collaborative. La périphérie existante d’entrées/sorties. La mise en relation des acteurs par l’intermédiaire des outils logiciels durant les phases de conception. b Solutions “Automaticien-producticien” Nous abordons ici les architectures complexes qui mettent en œuvre plusieurs automates communiquant entre eux et avec des postes de supervision (SCADA). La mise à jour du système d’exploitation. Les besoins d’échanges inter logiciel conduisent à une approche collaborative de tous les métiers.

Traitement de données et logiciel 10. considérons le cycle.10. Ethernet s’est imposé comme standard de communication entre les univers des ordinateurs et des automates. MES. la diversité des métiers associés au cycle de vie nécessite la collaboration des différents métiers. depuis l’étude jusqu’à la fin de vie d’une machine ou d’un processus. Au cœur de l’offre Schneider Electric. 18 Les deux plates-formes logicielles Unity Pro et UAG L’atelier logiciel Unity Pro ayant été décrit dans le chapitre précédent. • Le niveau atelier Il est caractérisé principalement par les outils de supervision et les automates chargés du processus. De nouveaux outils ont été développés autour des logiciels de programmation pour prendre en compte les contraintes imposées par la mise en parallèle des travaux de conception et de réalisation. • Le niveau capteur Les liaisons fil à fil sont concurrencées par le bus Asi particulièrement bien adapté à cet usage. même si parfois des liaisons de communication sont nécessaires. etc.4 Catégories d’applications • Le niveau entreprise (corporate level) Il est caractérisé par un flux d’information très important.18). PC industriels et automates se répartissent les tâches. les ERP. 251 . les liaisons se font soit par des bus de terrain (CanOpen pour Schneider Electric) soit par Ethernet associé à des couches applicatives spécifiques. Les logiciels fonctionnent sur des PC ou des serveurs plus puissants. de simplifier et d’accélérer leur travail. (C fig. Unity Pro et UAG (générateur d’applications) s’affichent comme la plate-forme d’automatisme logicielle et matérielle de nouvelle génération fondée sur l’ouverture et la collaboration entre les outils qui couvrent les besoins depuis les études jusqu’à la maintenance des systèmes qui sont représentés en figure 18. en assistant les développeurs. d’assurer la traçabilité et de réduire les erreurs. 10 A Fig. nous consacrerons un paragraphe à expliquer le fonctionnement d’UAG. Ils permettent. En effet. SCADA. Les standards de la bureautique et d’Internet se sont imposés. Cette collaboration est rendue possible à travers les outils tels que la CAO mécanique et électrique. v La collaboration de conception et de réalisation des moyens Les logiciels d’automates que nous avons présentés aux paragraphes précédents sont limités à contrôler des ensembles conçus séparément et devant fonctionner de façon autonome. • Le niveau machine La notion de temps réel conditionne le choix des outils de communication.

10. Traitement de données et logiciel

10.4

Catégories d’applications

Pour assurer la collaboration avec l’environnement, plusieurs outils logiciels complémentaires ont été développés. La figure 19 présentant leurs fonctions sera suivi par quelques explications succinctes sur leurs fonctionnements. L’utilisation des principaux standards informatiques tels qu’Ethernet TCP/IP, Web, OPC, SOAP, XML, etc., facilite la collaboration verticale à tous les niveaux de l’entreprise et permet : - Une meilleure visibilité de l’information en temps réel. - Une interopérabilité entre le procédé et les systèmes d’information (MES, ERP, etc.). - Les échanges avec les outils de conception telle que la CAO.
Composants Unity Pro UAG Unity Application Generator UDE Unity Developer Edition OFS OPC Factory System Factory Cast Environnement Web CITEC SCADA AMPLA Coupleur Ethernet Logiciels de configuration et de paramétrage XBT L1000 Vijeo designer Vijeo Look Power Suite A Fig. 19 Création de dialogue opérateur Création de dialogue opérateur Mini SCADA Configuration des variateurs Altivar et des démarreurs Altistart et Tesys U Outils logiciels complémentaires Fonction Atelier de développement des applications mono automate en environnement collaboratif Développement d’applications multi automates et SCADA par approche objets. Conforme au standard ISA S88 Logiciel pour développement en langages informatique VBA, VB, C++ Serveur OPC de Schneider Electric mettant en relation les environnements micro-informatiques et automates Assurer un passage d’information entre un environnement d’automates et l’environnement informatique Logiciel de SCADA Logiciel de MES Coupleurs utilisant les services de Factory Cast

UDE : Unity Developer’s Edition
Avec Unity Developer’s Edition (UDE), Unity s’enrichit d’un logiciel spécialisé pour les développeurs informatiques en VBA, VB ou C++. Il offre l’accès à tous les serveurs d’objets des logiciels Unity Pro pour le développement de solutions sur mesure, comme par exemple, la réalisation d’interfaces avec une CAO électrique ou un générateur automatique d’applications.

UAG : Unity Application Generator
UAG est un outil de conception qui s’appuie sur une approche par modules réutilisables (PID, vanne, moteur, etc.) il est conforme au standard ISA 88. UAG génère le code programme des automates de l’architecture ainsi que les graphiques du ou des SCADA. De plus, par une saisie unique, il gère une base de données commune aux différents éléments assurant ainsi la cohérence de l’application. La saisie unique des informations assure rapidité et cohérence entre les deux environnements. Par cette approche de conception structurée et modulaire, UAG offre une réduction significative du coût de développement, et facilite la validation et la maintenance du projet d’automatisme.
252

10. Traitement de données et logiciel

10.4

Catégories d’applications

OFS : OPC Factory System
OFS, adaptation d’OPC (OLE for Process Control) à l’environnement Schneider Electric, est un logiciel de communication entre l’environnement micro-informatique et les automatismes industriels. D’origine Microsoft, il est dérivé de DDE, puis d’OLE vers OLE Automation utilisant COM/DCOM de Windows. Une fondation, regroupant des offreurs et des éditeurs de Logiciels, gère les évolutions d’OPC et garantie la compatibilité ascendante, ainsi que l’interopérabilité entre les différents produits logiciels. Les évolutions sont conditionnées par les besoins industriels suivants : - Fournir aux applications informatiques une interface basée sur des standards ouverts, offrant un accès simple et commun aux données de l’atelier. - Favoriser une meilleure interopérabilité entre les applications d’automatisme et de contrôle, les équipements de terrain, et les applications informatiques. - Proposer une architecture multi Client/Serveur. - Permettre un accès au Serveur Local ou distant. - Faire circuler une information temps réel.

Factory Cast : environnement Web
Un ensemble d’outils font communiquer les applications par Internet en tenant compte des contraintes suivantes : - Communiquer entre les applications. - Etre compatible avec le web et Internet. - Utiliser des solutions non propriétaires basées sur des normes et des standards. - Faciliter l’implémentation. Les applications doivent communiquer quel que soit : - Le langage dans lequel elles ont été développées. - Le système d’exploitation sur lequel elles s’exécutent. La technologie, compatible avec l’utilisation d’Internet, est basée sur un protocole standard SOAP XML (Simple Object Access Protocol) cohabitant avec HTTP, elle permet la communication entre les applications. Une description standard des services et des interfaces est fournie par une application WSDL (Web Service Description Language) qui est une bibliothèque de fonctions d’accès aux données standardisées et auto documentées. L’association de ces technologies est communément appelée “WEB SERVICES”, de plus elle est indépendante des plates-formes, des langages et des systèmes d’exploitations.

SCADA : logiciel de supervision
Le SCADA (Supervisory Control And Data Acquisition) est un logiciel industriel conçu pour optimiser la gestion de production. Il permet le pilotage en temps réel d’un atelier de fabrication, à partir des besoins de production et des moyens disponibles.

10

Coupleurs Ethernet
Les différentes déclinaisons des coupleurs Ethernet proposent des architectures modernes, ouvertes aux différentes technologies logicielles actuelles et fournissent des outils aux utilisateurs les autorisant à réaliser leurs propres fonctions. Cela permet une organisation « objets » totalement compatible avec les environnements informatiques de type MES et ERP.

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10. Traitement de données et logiciel
10.5

10.5

UAG : Générateurs d’applications

UAG : Générateurs d’applications
Unity Application Generator (UAG) est un logiciel de conception ainsi qu’un outil de génération qui permet une intégration entre les automates programmables et les systèmes de supervisions (SACDA) ou les interfaces de dialogue homme/machine (HMI). Pour ce faire, UAG utilise la technique de la base de données unique des systèmes de contrôle hybride qui combinent les fonctions des DCS et des automates (API). Si UAG sert les applications mono-automate, son emploi est particulièrement justifié dans les architectures multi-automates. UAG utilise toute la puissance de Unity Pro qu’il associe étroitement avec des systèmes de supervision Monitor Pro, I-FIX ou autres.

b Une réduction significative des temps de développement
UAG et les concepts sous-jacents permettent d’impliquer très tôt les différents acteurs avec le client (C Fig.20). La réutilisation des objets, la facilité de mise à jour et de test permettent de réduire de 20 à 30 % la durée du projet, ce qui signifie plusieurs mois sur les projets conséquents.

A Fig. 20

Réduction des temps de développement

b Principales caractéristiques d’UAG
- Une seule entrée pour la base de donnée automate/interface homme/machine (SCADA). - Utilisation et réemploi des objets à partir de librairie. - Paramétrage des applications du process. - Génération incrémentale pour les SCADA. - Cartographie globale des ressources. - Application PLC (code, variables, configuration, communication, etc.). - Application SCADA (symboles, synoptiques, variables, attributs, alarmes, etc.). - Gestion des communications (Ethernet, ModBus+). - Interface générique sous XML.

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10. Traitement de données et logiciel

10.5

UAG : Générateurs d’applications

b Fonctionnement du générateur UAG
Unity Application Generator est constitué de trois outils (C Fig.21). Outil SCoD Editor Champ Librairies Librairie Spécification des modules de contrôle, importation des DFBs ou EFBs, spécification des attributs et définition des configurations d’écran (à l’intérieur d’UAG).

UAG Customization Personnalisation Définition des profils utilisateurs pour un projet incluant : les règles de nomage, les catalogues des spécifications matérielles, les librairies, etc. Unity Application Generator
A Fig. 21

Projet

Conception du projet, analyse fonctionnelle et générateur d’applications.

Les outils d’UAG

En résumé, l’ensemble des trois outils est représenté sur le synoptique de la figure 22.

v L’éditeur d’objets ScoD
Unity Application Generator (UAG) est un outil orienté objet et basé sur des modules de contrôle. Un module de contrôle décrit une unité de process et inclu tous les aspects de la tâche d’automatisme : - La logique de l’API. - La représentation pour l’opérateur, dans le système de supervision. - Les propriétés mécaniques et électriques de l’unité. - La maintenance et le dépannage. La représentation multi-facettes de ces éléments dans UAG est appelée Smart Control Device (SCoD), c’est l’équivalent des modules de contrôle de la norme ISA 88. L’instance d’un contrôle a une représentation physique équivalente. Ce peut-être : - Un composant réel, qui peut être pris et inspecté, tel qu’un moteur, une vanne ou un transmetteur de température. - Un élément de contrôle qui est utilisé pour réguler d’autres fonctions telles qu’une boucle PID, un temporisateur ou un compteur. Les modules de contrôle sont définis et utilisés dans des librairies de type, l’éditeur SCoD est l’outil qui crée, modifie et groupe les contrôles clients spécifiques dans des objets (SMart Control Device). A l’intérieur de l’éditeur SCoD, basé sur l’interface DFB/EFB, la définition des règles et des propriétés incluent : - L’interface graphique utilisateur (GUI). - La configuration obligatoire de l’instance du ScoD. - La configuration optionnelle de l’instance du ScoD. - L’héritage de l’instance du ScoD. - Les relations, simples et complexes, héritées par le module sélectionné aussi bien que les autres ScoD. - La définition des données reportée depuis et vers le HMI. - La définition des données liées au modèle topologique. - Les informations spécifiques au HMI comme les alarmes, les unités de mesure, les niveaux d’accès. - La référence aux informations spécifiques du HMI telles que les ActivesX, les symboles et ce par module. - La référence aux informations spécifiques de l’automate, telles que les DFB/EFB par module. - La documentation ScoD.

A Fig. 22

Synoptique d’UAG

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10. Traitement de données et logiciel

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UAG : Générateurs d’applications

Prenons une vanne comme exemple de Smart Control Device. Une valve est généralement utilisée comme dispositif d’isolement pour empêcher ou permettre l’écoulement de liquide ou de gaz dans un conduit. En général, elle est liée à trois signaux numériques : - Le contact de fin de course ouvert et fermé. - Le signal pour l’actionneur.
A Fig. 23 L’éditeur d’objets SCoD

Il existe une grande variété de vannes standards, depuis les plus petites actionnées par des solénoïdes aux plus grandes actionnées par des moteurs. A partir de l’Interface de logique de contrôle de l’automate (API), les propriétés sont assignées en fonction des différents types de vannes. Par défaut la vanne est insérée comme “Energize-to-Open”, l’utilisateur ayant la possibilité de spécifier “Energize-to-Close”. Le temps de fonctionnement “Travel Time-out” doit être compris dans l’intervalle [min Value.. max Value]. La figure 23 représente une capture d’écran de l’éditeur.

v UAG Customisation Editor
Cet éditeur (C Fig.24) permet de définir un langage commun entre les différentes personnes (exploitation, automatisme, maintenance). Il décrit la liste des éléments utilisés et leur définition, les objets (SCoD) et les spécifications des interfaces hommes/machines (HMI). La personnalisation commence par : A Fig. 24 L'éditeur d'éléments "Customisation Editor"

La liste des librairies de ScoD. La liste des modules matériels (hardware) autorisés. Le niveau d’accès. La définition des noms d’éléments du processus. Les propriétés spécifiques des HMI ou SCADA.

Si nous prenons à nouveau l’exemple d’une vanne. L’utilisateur a besoin de définir exactement cette vanne afin de ne pas la confondre avec une autre dans son système qui ne compte d’ailleurs pas que des vannes. Il va décider de standardiser la structure du nom des composants de son système : <position sur 4 digit> <abréviation anglaise sur 3 digits> <Type de l’élément de 1 à 6>. Une vanne donnée aura un nom unique par exemple : 2311VAL4. Ainsi tous les autres éléments peuvent être définis : - La localisation de ScoD correspondant à la vanne. - La section du programme dans l’automate. - Les modules hardware associés de l’automate. - etc. La standardisation est définie, dans les applications d’API et d’HMI, pour l’ensemble des opérateurs et des spécialistes d’automatismes et du process. Le projet suit les règles sans exception. Le personnel de maintenance pouvant être formé avec ces outils. La gestion du projet est facilitée tant que le nombre de vannes est connu.

v Générateur d’applications
A Fig. 25

Logiciel Unity Application Generator

Unity Application Generator est un logiciel de conception et d’analyse fonctionnelle générant les applications pour les automates et les SCADA (C Fig.25).

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10. Traitement de données et logiciel

10.5

UAG : Générateurs d’applications

Deux tâches indépendantes consistent à générer le modèle physique et le modèle topologique : - Le modèle physique décrit le processus sous la forme d’une arborescence d’éléments comme le montre la figure 25. - Le modèle typologique décrit le matériel d’automatisme du processus, incluant les automates (API), les entrées/sorties, les réseaux, les Pc, etc., comme l’illustre la figure 26.

b UAG et la norme ISA88
v Norme ISA 88 : Organisation « avancée » du Contrôle de Processus
Le “Contrôle avancé” s’intéresse à l’algorithmique de base permettant d’améliorer les comportements des dispositifs de contrôle automatique, il prend aussi en compte les perturbations organisationnelles et économiques et va jusqu’à remettre en cause les équipements, les méthodes et les résultats des processus de fabrication. La norme ANSI/ISA-88 propose des concepts efficaces pour l’organisation fonctionnelle des applications en vue d’atteindre un degré de robustesse qui permette l’adaptation continuelle des systèmes soumis à ces contraintes. Cette norme focalise sur plusieurs points essentiels : - La flexibilité, la réduction de la complexité et des temps de développement, et la maîtrise des processus. - L’approche objet et la réutilisation des classes d’objets. - La séparation du Procédé et du processus. - La séparation du contrôle de processus et de l’automatisme des équipements. Une information complète sur cette norme est disponible sur le site http://www.s88.nl. Unity Application Generator utilise la terminologie de la norme ISA 88 pour le contrôle batch « Part 1 : Models ad Terminology ». En adoptant la structure de cette norme, l’utilisateur d’UAG a la possibilité de décomposer les tâches de son process en accord avec ses propres règles, il effectue ensuite, avec l’aide d’UAG et des éléments définis, la recomposition de ce process.

A Fig. 26

Modèle typologique

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traçabilité. l’approvisionnement. Ces données collectées permettent ensuite de réaliser un certain nombre d’activités d’analyse : . 258 .10. En français Gestion de la Relation Client (abrégée GRC) constitue un nouveau paradigme dans le domaine du marketing. . L’image souvent employée pour illustrer ce concept est celle de la relation entre un petit commerçant et ses clients.ordonnancement. car le commerçant connaît leurs attentes et est capable d’y répondre et de les anticiper (comme un boulanger qui vous met de côté une baguette cuite selon votre préférence et vous fait crédit). l’aide à la décision. l’entreprise s’attache la fidélité du client en lui offrant une qualité de service qu’il ne trouverait pas ailleurs. Dans ce mode de relations commerciales. SCADA (supervisory control and data acquisition) équivalent à Superviseur (voir paragraphe SCADA). Traitement de données et logiciel 10. CRM Customer Relationship Management. en anglais.maintenance préventive et curative. Souvent un MES se situe entre la partie automatisme de l’usine et les systèmes ERP de planification d’entreprise du type SAP. La fidélité de ces derniers est récompensé.contrôle de la qualité. ERP Enterprise Ressources Planning. en intégrant l’ensemble des fonctions de cette dernière comme la gestion des ressources humaines. UAG Unity Application Generator. L’ISA a normalisé et standardisé la structure des progiciels de MES. le commerce électronique. . généalogie. . MES Manufacturing execution system (abrégé en MES) est un système informatique dont les objectifs sont essentiellement de collecter en temps réel les données de production de tout ou partie d’une usine. la distribution. mais aussi la vente. .6 Définition des principales abréviations employées Définition des principales abréviations employées DCS Distributed Control System HMI Human Machine Interface PLC (programmable logic controler) équivalent à API (automate programmable industriel). la gestion comptable et financière.6 10.suivi de production. logiciel qui permet de gérer l’ensemble des processus d’une entreprise. soit « progiciel de gestion intégré ». La GRC a pour but de créer et entretenir une relation mutuellement bénéfique entre une entreprise et ses clients.

10 259 .

11 260 chapitre Mise en œuvre Présentation des différentes étapes de construction d'un équipement électrique et des règles de qualité et normes nécessaires .

Mise en œuvre Sommaire 1 2 11.3 11.7 11.2 11.11 Mise en service d’un équipement 11.11.4 11.1 11.8 11.9 Conception d’un équipement Choix d’un fournisseur Etablissement des schémas et des programmes Méthodologie de programmation Choix d’une technologie Conception de l’équipement Construction d’un équipement Le montage Aide à la mise en place d’appareils Page 3 4 5 6 7 Page Page Page Page Page Page Page Page 8 9 11.10 Essais en plate-forme 11.6 11.5 11.12 Maintenance de l’équipement Page Page Page 10 11 12 M 261 .

11. câblage. extensions possibles. Ce chapitre a pour objectif de faire connaître les règles de mise en œuvre des constituants d’automatisme. le dessin des schémas. . le câblage et le raccordement des constituants d’automatisme. Pour mener à bien ces trois phases. fréquence d’utilisation. . raccordements.généralités : présentation de l’application. . 11.à la définition des coûts et des calendriers prévisionnels. Pour faciliter l’expression du besoin client. Les renseignements qu’il comporte servent : .de référence pour la réception. . écriture du programme.de la capacité du sous traitant éventuel à respecter ces exigences. il est souhaitable que le cahier des charges soit structuré de la manière suivante : . . impositions éventuelles de matériel. b Le cahier des charges Il importe que le cahier des charges de la partie commande contienne tous les éléments nécessaires à la réalisation du projet.au choix de la solution à mettre en œuvre. . un certain nombre de réflexions doivent être préalablement conduites pour s’assurer : . dialogue homme/machine.1 Conception d’un équipement Une réalisation d’équipement d’automatisme réussie repose essentiellement sur l’analyse d’un cahier des charges précis. Mise en œuvre 11.caractéristiques fonctionnelles : fonctions à réaliser.de l’analyse des problèmes potentiels qui pourraient avoir un impact sur la sécurité et/ou la disponibilité de l’équipement (voir chapitre 7 Sécurité). la réalisation d’équipements pour des machines plus complexes pour des îlots de production ou la conduite de processus. D’autre part. etc.de la conformité de l’équipement vis-à-vis des exigences. Il est étroitement lié au cahier des charges de la partie opérative (mécanique et actionneurs). La réalisation s’apparent à la conduite de projet qui sort du cadre de cette publication. .utilisation : disposition des organes de commande.la conception (schéma. modes d’exploitation.l’installation (passage des câbles. essais. si la coopération entre un mécanicien et un électricien ou un automaticien peut s’avérer suffisante lorsqu’il s’agit d’équiper une machine autonome simple. etc. etc.de la mise en place d’actions préventives et/ou de modifications du schéma d’automatisme initialement imaginé.à la réalisation proprement dite.la construction (montage. . étude d’implantation). . . équipements périphériques. Ces produits doivent répondre à certaines normes locales et internationales ainsi qu’aux normes de sécurité du matériel et de protection des personnes. une méthodologie et des règles de l’art décrites pour chacune des trois phases doivent permettre une réalisation d’équipements plus sûre et plus économique.aux essais de vérification du fonctionnement. mise en coffret ou en armoire). Les outils utilisés pour la conception. Basées sur l’expérience. La réalisation d’un équipement comprend 3 phases : . choix du matériel. nécessite souvent l’intervention d’équipes pluridisciplinaires. normes et recommandations. mise en service). . le choix des constituants et leur implantation peuvent être différents suivant la complexité de l’installation et les choix réalisés par le prestataire de services.1 Conception d’un équipement Les équipements d’automatismes mettent en œuvre des produits facilitant la mise en place. ainsi que des produits Schneider Electric qui facilitent la réalisation des équipements. 262 . .caractéristiques du réseau d’alimentation.

etc. à l’évidence. chocs. 11. b Le management de la qualité “Le management de la qualité” précise ce que l’organisation fait pour assurer que le produit issu de ses ateliers.2 Choix d’un fournisseur Pour la réalisation d’un équipent. Le choix d’un fournisseur certifié aura pour effet de simplifier le dialogue.environnement : température. S’agissant d’ISO 9000. la certification portera sur le fait de savoir si tout a été fait pour assurer que le produit satisfait aux exigences du client. procédures. Le donneur d’ordres doit être rassuré de la capacité de son sous-traitant pour assurer ces missions et seule une organisation rigoureuse est capable de réaliser ce challenge. dans notre cas l’équipement réalisé suivant le cahier des charges du donneur d’ordres. La manière dont l’organisation gère ses processus a. d’obtenir un dossier de l’équipement parfaitement à jour. les protocoles de communication. . les changements inévitables intervenant en cour de réalisation devront être parfaitement compris et interprétés par le tableautier.tout autre complément d’information pouvant impacter la réalisation de l’équipement. d’assurer un mise en service sans problème et de faciliter la maintenance. repérages. En particulier. . poussières. les technologies de plus en plus critiques. Le fournisseur doit démontrer au client sa compétence et son savoir-faire en matière de qualité de l’offre et démontrer la maîtrise des processus de réalisation.réglages : nature. . la supervision. etc. de limiter les contrôles. les produits non conformes devront être identifiés et isolés. les contraintes réglementaires de plus en plus rigoureuses. La norme internationale ISO 9000 est une norme générique qui regroupe les normes ISO 9001. . b La norme ISO 9000 Les équipement deviennent de plus en plus sophistiqués. est conforme aux exigences. Tout cela entraîne des difficultés dans la maîtrise des événements de part leur complexité.2 Conception d’un équipement Choix d’un fournisseur . Il y a donc en permanence une relation de “Client .Fournisseur” qui s’installe. 11 263 . Le donneur d’ordres doit avoir la certitude que l’équipement réalisé correspondra très exactement à son cahier des charges et que toutes les précautions concernant sa réalisation auront été prises. les personnels intervenant sur l’équipement devront avoir reçu la formation appropriée. La norme ISO 9000 et les certifications ont pour objet de faciliter cette relation Client Fournisseur par le management de la qualité. par exemple le conditionnement pour le transport. des incidences sur son produit final. vibrations. atmosphère corrosive. Mise en œuvre 11.documents d’accompagnement. La maîtrise des coûts est ainsi assurée. il est de l’intérêt du donneur d’ordres de sélectionner un tableautier certifié sous le référentiel ISO 9000.11.1 11. comme.procédures d’essais de réception sur site. .les logiciels spécifiques : par exemple logiciels d’aide au diagnostic. hygrométrie. 9002 et 9003.

indépendant de la technologie de commande.soit adaptés à partir du schéma d’une application similaire déjà existante. . .identification des traitements à effectuer afin de structurer la programmation des éventuels automates programmables. Le donneur d’ordre choisira le tableautier dont l’organisation correspondra le mieux aux prestations demandées. le GEMMA.2 11. Mise en œuvre 11.3 Etablissement des schémas et des programmes b Les schémas de commande et de puissance Les schémas de commande et de puissance sont généralement réalisés à l’aide d’un logiciel graphique associé à des bases de données qui renferment des symboles graphiques ou des schémas standard.3 Choix d’un fournisseur Etablissement des schémas et des programmes La différence entre les normes ISO 9001.marche de production normale.marches de préparation ou de clôture. Ce Manuel Qualité décrit l’organisation et le management mis en place dans l’entreprise. Le choix du donneur d’ordres s’effectuera à partir de l’examen du Manuel Qualité du ou des fournisseurs retenus. . Le GEMMA regroupe les modes de marches et d’arrêts en trois familles de procédures. ISO 9002 et ISO 9003 tient simplement au domaine d’application : . . Les programmes d’automates peuvent également être développés en utilisant des logiciels d’aide à la programmation et les ateliers logiciels. .marche de vérification. b Modes de marches et d’arrêts Les modes de marches et d’arrêts d’un système automatisé ont été analysés par l’ADEPA et sont classés dans un guide graphique. . permet de définir les modes ou états de fonctionnement du système en respectant un vocabulaire précis.11. à l’installation et aux prestations associées . b Les procédures de fonctionnement : analyse fonctionnelle C’est la description analytique du fonctionnement de la machine : . Les équipements complexes mettent la plupart du temps en œuvre un ou plusieurs automates programmables multifonctions.soit entièrement réalisés à partir de ces bases de données. .ISO 9003 est la norme qui correspond aux besoins d’une organisation qui a fondamentalement recours aux contrôles et aux essais pour assurer que les produits et les services finaux satisfont aux exigences spécifiées.ISO 9002 est la norme appropriée pour une organisation qui ne s’occupe pas de la conception et du développement et fixe les exigences d’organisation pour la production. . Généralement une certification suivant le référentiel ISO 9002 est le minimum acceptable. 11. Les schémas peuvent être : . et les conditions d’évolution. les liaisons possibles entre ces modes ou états. l’installation et les prestations associées .procédures d’arrêts. Ce guide. 264 .répertoire des données d’entrées et de sorties.ISO 9001 établit les exigences relatives à une organisation dont les activités vont de la conception et du développement à la production.

L’AMDEC a pour but d’évaluer l’impact. le spatial et la chimie.arrêt d’urgence. Ces informations sont généralement les résultats de l’analyse fonctionnelle. par une démarche systématique permettre d’envisager tous les aspects relatifs aux défaillances et d’apporter des solutions appropriées. L’étude de la sûreté de fonctionnement s’appuie sur une procédure d’évaluation des risques à appliquer successivement : au produit. comme le nucléaire. des modes de défaillances des composants d’un système sur la fiabilité. . la maintenabilité. la disponibilité et la sécurité de ce système La démarche AMDEC consiste à recenser les modes de défaillance des composants et sous-ensembles. Le lecteur qui désire de plus amples informations sur le sujet pourra consulter La sécurité des machines Tome 1 et 2 diffusés par l’Institut Schneider Formation.11. Il est important de noter que lorsqu’une entité donnée est considérée selon un mode de défaillance donné. de l’analyse des risques et éventuellement du retour d’expériences. L’AMDEC repose sur le fait. il faut évaluer les effets des modes de défaillance. sécurité.marche dégradée. etc.). Avant de se lancer dans la réalisation proprement dite des AMDEC. de la non simultanéité des défaillances. d’en évaluer les effets sur l’ensemble des fonctions d’un système.sans danger pour les personnes et les biens (sécurité). . au processus (parties opératoire et commande) et à l’exploitation. il faut connaître précisément le système et son environnement.sans arrêt de production lié à une défaillance (disponibilité). Dans un troisième temps. v Outil d’analyse Un outils d’analyse tel que l’AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance et de leurs Effets et de leur Criticité) peut. il convient de classer les effets des modes de défaillance par niveau de criticité. Mise en œuvre 11. La sécurité doit être appréhendée sous les aspects de l’analyse des risques. Les effets de mode de défaillance d’une entité donnée sont étudiées d’abord sur les composants directement interfacés avec celui-ci (effet local) et de proche en proche (effets de zone) vers le système et son environnement (effet global). Cette méthode est largement recommandée au niveau international et systématiquement utilisée dans toutes les industries à risque. ou la criticité. toutes les autres entités sont supposées en état de fonctionnement nominal. Dans un second temps. b Sûreté de fonctionnement v Exigences normatives La sûreté de fonctionnement des automatismes est leur aptitude à fonctionner : . de la réglementation et des normes en vigueur. 11 265 . La législation européenne s’appuie sur la directive machine (89/392/CEE) définissant les exigences essentielles concernant la conception et la construction des machines et des installation industrielles pour la libre circulation de ces biens dans la Communauté européenne. largement vérifié. par rapport à certains critères de sûreté de fonctionnement préalablement définis au niveau du système en fonction des objectifs fixés (fiabilité. etc. dans le but de faire des analyses préventives de la sûreté de fonctionnement.3 Etablissement des schémas et des programmes b Les procédures de défaillances Elles concernent les états de marche ou d’arrêt consécutifs à une défaillance du système : .

de maintenance. etc. En règle générale. afin d’en faciliter la réalisation. La méthodologie AMDEC fournit : . protection du savoir. de performance.4 Méthodologie de programmation b Problématique de la programmation Un nombre de plus en plus important de logiciels est utilisé dans l’entreprise. en termes de fonctionnalités. v Méthode d’analyse et de conception La finalité d’une méthode d’analyse et de conception est de formaliser les étapes préliminaires du développement d’un système afin de le rendre conforme aux besoins du client. on part du besoin exprimé. On désigne par atelier de génie logiciel (AL) un ensemble de programmes informatiques permettant eux-mêmes de générer le code qui sera utilisé par les automates programmables industriels. v Outils de programmations L’évolution des besoins et la multiplication des données à prendre en considération ont conduit à la création d’ateliers logiciels modernes et productifs.des supports de réflexion. la conception va suivre 3 grandes phases : . la mise au point et la livraison de logiciels au demandeur.une autre vision du système. Pour ce faire.3 11. Mise en œuvre 11. 11. La phase de conception permet de décrire de manière non ambiguë. réutilisabilité. l’écriture.11.Réalisation. . La tendance actuelle en automatisme fait appel à la programmation objet héritée de l’informatique. 266 . d’extensibilité. La phase d’analyse permet de lister les résultats attendus. qualification et réception plus rapide.Spécification : le cahier des charges étant l’approche traditionnelle.4 Etablissement des schémas et des programmes Méthodologie de programmation Les modes de défaillance d’un composant ou sous ensemble sont regroupés par niveau de criticité de leurs effets et sont par conséquent hiérarchisés. Cette typologie permet d’identifier les éléments les plus critiques et de proposer alors les actions et les procédures “juste nécessaire” pour y remédier. La diversité des applications impose une approche collaborative dès la conception d’une nouvelle unité de production. . le plus souvent en utilisant un langage de modélisation. le fonctionnement futur du système.Phase d’analyse (fonctionnelle) ou de conception. Cette approche permet de détecter les fonctions les plus critiques et de limiter ensuite l’AMDEC “physique” aux composants qui réalisent tout ou partie de ces fonctions. Cette activité d’interprétation des résultats et de mise en place de recommandations constitue la dernière étape de l’AMDEC. . de sécurité. Une analyse globale mettant en œuvre un ensemble d’activités aboutira à la conception. .des informations à gérer au niveau des études de sûreté de fonctionnement et des actions à entreprendre. De nombreux avantages en découlent : sûreté de code. éventuellement complété par informations auprès des experts du domaine et de réalisations similaires. de robustesse. Pour limiter les AMDEC au strict nécessaire et pour surmonter le volume des entités à étudier il est recommandé de conduire des AMDEC fonctionnelles. de décision et d’amélioration.

coordination des appareils qui constituent les départs puissance. immobilisation. vibrations etc.bibliothèques de sous-ensembles pouvant être réutilisées dans plusieurs projets. .aide à la mise en service. On distingue trois types de critères de choix : . micro et mini-ordinateurs.). Les ADMEC préalables permettront.conventions de nommage des données et des sous-ensembles de programmes. Les réseaux et les bus de terrains prennent de plus en plus d’importance dans la réalisation des équipements et conditionnent fortement le choix des matériels.gestion des versions successives ou des variantes d’un même programme. marine. mise en œuvre.nombre de cycles de manœuvres.catégorie d’emploi (AC-1. Un AL facilite la collaboration des différents programmeurs ainsi que la maintenance ultérieure des programmes en les incitants à partager les mêmes méthodes.4 11.5 Méthodologie de programmation Choix d’une technologie Les activités qui sont généralement couvertes par un AL d’automatisme recouvrent les éléments suivants : . . .les critères d’optimisation dont l’objectif est de minimiser le coût global durant le cycle de vie de l’équipement (achats. . EDF.température ambiante (déclassement éventuel du matériel). gestion de production. cartes électroniques standard ou spécifiques). poussières.). le cas échéant. .compilation ou génération.aide à l’édition de programmes dans différents langages.temps de cycle machine désiré. .conception générale du projet.normes (pétrochimie. . mise au point. . Le lecteur qui désire compléter ses informations pourra consulter Les bus de terrains diffusés par l’Institut Schneider Formation ou le Cahier Technique N° CT197 Bus de terrain : une approche utilisateur. . pneumatique ou électronique (automates programmables. 11.)..les critères économiques de réalisation permettant de réaliser l’équipement au coût optimum. AC-3. maintenance.sélectivité entre les appareils de protection jusqu’au disjoncteur général. Mise en œuvre 11. .11. 11 267 . etc. b Choix des constituants Différentes contraintes sont à prendre en compte : .documentation. . etc.aide aux tests et suivi des corrections. . . flexibilité.5 Choix d’une technologie Les technologies disponibles pour la réalisation d’équipements d’automatisme sont principalement : électromécanique. . . . . etc.structuration des données. de sélectionner la technologie la plus appropriée. étapes ou phases de réalisation.les critères de faisabilité qui éliminent les technologies ne pouvant conduire à la satisfaction du cahier des charges.

aide à la détermination des encombrements. Des fonds de plans standardisés (définition unifilaire. Une base matérielle contenant les informations techniques et commerciales de nature à faciliter le choix des constituants. des devis et des achats. esclave) d’une fonction électrique (sectionnement. Cette base assure en outre la cohérence de toutes les informations et guide l’utilisateur dans leur saisie. L’encombrement de l’équipement est ainsi déterminé rapidement et économiquement. détection des numéros déjà existants. cette manière d’opérer améliore la qualité des schémas et des programmes. l’établissement des nomenclatures. disponibles chez les fabricants d’appareillage. constitution automatique et contrôle de l’unicité des repères. la mise en place des appareils se fera directement sur une planche d’implantation reproduisant à l’échelle 1 la trame de la platine perforée Telequick®. contacteurs. Outre les gains importants de productivité obtenus dans la conception des systèmes. v Méthode d’implantation directe Cette méthode s’applique aux équipements de dimensions réduites sur des platines standards. - b Détermination de l’encombrement Trois méthodes sont utilisées pour définir l’encombrement d’un équipement. schémas de puissance et de commande. depuis l’enregistrement de la demande du client pour le devis jusqu’à la mise en service et l’aide à la maintenance.). Il est relié à une famille de matériels (sectionneurs.6 Conception de l’équipement 11. et facilite leur mise à jour quand il y a évolution. de bornes de connexion. v Une gestion des informations propres à une installation électrique liaisons équipotentielles. il accompagne le concepteur tout au long du projet.6 Conception de l’équipement b Conception Assistée par Ordinateur Dans le domaine de la conception des systèmes d’automatismes.11. 268 . contrôle des court-circuits. . l’outil logiciel apporte une aide considérable.). Il peut recevoir des références variables proposées par le logiciel ou saisies par l’utilisateur. gestion des borniers. références croisées.) et associé à une méthode de repérage. repérage du matériel. structure d’automatisme. Un logiciel de CAO propose principalement : v Une base de symboles intelligents Chaque symbole est doté d’un comportement (maître. nomenclatures. Par exemple. etc. Au-delà de la réalisation du schéma. mouvements de levage …). encombrements. Une base de données de schémas (sous-ensembles départs-moteur puissance et commande. etc. gestion des capacités des contacteurs auxiliaires et des numéros de bornes. commutation. Mise en œuvre 11. etc. Elle permet de répondre très rapidement à un appel d’offre (schémas unifilaires) et simplifie la réalisation des schémas.

propose à partir du schéma et d’une Base Matériel des vignettes d’encombrement. plan des châssis. .. accessoires. Répartir et Connecter.6 11. par un sommaire. Il définit : . profilés et enveloppes à partir de la surface utile.2. . La démarche est la suivante : totaliser les surfaces des appareils composant l’équipement (celles-ci sont indiquées dans les catalogues) et multiplier le total obtenu par le coefficient de foisonnement suivant : . etc. 11 b La fonction “envelopper” Pour protéger le matériel contre les chocs. perçages. accessoires.la liste de tous les documents. perçages.1). v Dossier de fabrication Le dossier complet doit être constitué avant lancement en fabrication.les postes de commande : perçages. . fournies par les constructeurs tels que Telemecanique. les intempéries et pour résister aux conditions d’emploi les plus sévères rencontrées dans l’industrie. Structurer.11. . intégrée au logiciel de CAO. facilitent la recherche des références des platines. Compte tenu de leurs caractéristiques. 1 Platine perforée Telemecanique Telequick® 269 . .2 pour un total maximal de 34.5 pour un total supérieur à 34. A Fig.les coffrets : implantation.la nomenclature du matériel. etc. les enveloppes répondent à des définitions normatives et à des codes IP (IP signifie “International Protection”).2 dm2. montants. ..les armoires : implantation.les plans d’encombrement.les programmes. Suivant les degrés de protection demandés. C’est notamment le cas de Telemecanique qui propose le système Telequick® (C Fig.2. les équipements doivent être montés dans des coffrets ou des armoires. . . nous avons classé les produits qui le composent dans quatre fonctions différentes pour Envelopper. Ces enveloppes doivent par ailleurs proposer toutes les fonctionnalités propres à réduire les temps de montage et d’intervention. Ce système regroupe les produits indispensables pour la réalisation d’un équipement et assure une mise en œuvre aisée et rapide de tous les constituants d’automatisme. 11. Ces règles indiquent également la puissance calorifique que peuvent dissiper les parois de l’enveloppe.7 Construction d’un équipement De nombreux constructeurs de matériel électrique développent des auxiliaires d’équipements pour la mise en œuvre de leurs produits.7 Conception de l’équipement Construction d’un équipement v Méthode par calcul des surfaces Elle permet de déterminer très rapidement et avec précision l’encombrement de l’équipement. etc..les schémas électriques. Le cahier des charges de certains clients peut imposer l’application d’un plus grand coefficient dans le but de ménager une place disponible pour d’éventuelles modifications.2 dm2. Mise en œuvre 11. Le résultat obtenu donne la surface totale utile de l’équipement. Des règles de choix. Cette fonction d’aide à l’implantation. v Méthode assistée par ordinateur Elle se justifie pour les services spécialisés dans l’étude d’équipements d’automatismes.

270 .11. Le cahier technique CT 166 Enveloppes et degrés de protection expose de manière exhaustive les numérotations et la sévérité des essais correspondants. simplicité. l’installateur qui va raccorder les armoires coffrets (passage de câbles). Mais le constructeur de l’enveloppe doit indiquer dans sa documentation où doit être monté le matériel pour que les degrés de protection qu’il annonce soient maintenus. la pénétration de corps solides étrangers et contre les effets nuisibles.3). Mise en œuvre 11. L’incorporateur à la responsabilité de la conformité à la norme du produit terminé. avec une incidence aussi faible que possible sur la continuité d’exploitation de l’installation. 3 Départs moteur réalisés avec le systèmeTego Power de Telemecanique C’est en particulier le cas de la technologie Tego Power de Telemecanique (C Fig. Certains modèles sont par ailleurs conçus pour servir également de support aux produits. Pour répondre à ces critères. 2 Armoire AA3 Telemecanique b La fonction “structurer” Pour assurer l’association mécanique des constituants entre eux.) doit veiller au maintien du degré de protection spécifié. A Fig. Schneider Electric propose toute une gamme de coffrets et d’armoires (C Fig. la mise en œuvre des produits doit allier sécurité. Le deuxième chiffre également de 0 à 6 indique la protection contre les projections d’eau. et par leurs artifices de montage permettent une grande souplesse d’utilisation. de l’eau au moyen de chiffres et de lettres. etc. Le premier chiffre de 0 à 6 indiquent simultanément la protection des personnes contre l’accès aux parties dangereuses et la protection contre la pénétration des corps étrangers. b La fonction “répartir” v Répartition de l’alimentation électrique Lors de la réalisation d’équipements. Ces produits assemblés entre eux constituent l’ossature de l’équipement. Ce code permet de décrire les degrés de protection procurés par les enveloppes contre l’approche de parties dangereuses. ainsi qu’une économie non négligeable sur la mise en œuvre. il existe des gammes de produits parfaitement adaptés permettant de monter et de fixer correctement les constituants d’automatisme. appareils de mesure. un large choix de possibilités de montage. rapidité de montage et de câblage. Les lettre additionnelles indiquent des protections additionnelles comme des chicanes internes.7 Construction d’un équipement Le code IP est décrit par la publication 60529 de la Commission Electrotechnique Internationale. il existe des répartiteurs dont la fonction de base est de dériver un courant principal vers plusieurs circuits secondaires (consulter le catalogue général Schneider Electric pour plus d’information). les fixer et dans certains cas adapter des auxiliaires (boutons poussoirs. A Fig. Enfin. Des interventions sous tension sont alors possibles (connexion ou déconnexion d’un départ moteur par exemple).2) ainsi que des accessoires conformes aux indices de protection IP normalisés. La maintenance et les modifications éventuelles de ces équipements doivent être faciles à réaliser.

11. Mise en œuvre

11.7

Construction d’un équipement

v Répartition des signaux faibles
Les constructeurs proposent dans leur catalogue des interfaces et des systèmes de raccordement pour les différent signaux de commande : - interfaces pour signaux TOR (C Fig.4), - interfaces pour signaux analogiques, - interfaces pour sondes de température, - interfaces de câblage, - constituants périphériques d’automatisme, - interface pour bus de terrains.

v La fonction “connecter”
A Fig. 4 Interface TOR ABS2

Cette fonction regroupe les produits nécessaires au câblage et au raccordement des équipements. • Les blocs de jonction (C Fig.5) Ils sont conformes aux normes UTE et répondent aux principales homologations. Ils sont réalisés en polyamide de couleur qui autorise leur utilisation à des températures de -30 à +100°C. Leur tenue au feu est conforme à la norme NF C 20-455. Ils sont repérables à l’aide de caractères encliquetables en barrettes ou en brochettes. Ils sont destinés aux raccordements des conducteurs de section maximale 240 mm2. Ils répondent à tous les besoins : - large gamme de courants, de quelques ampères (circuits de commande, de signalisation, électroniques, etc.), à plusieurs centaines d’ampères (raccordements puissance), - blocs unipolaires ou multipolaires fixes ou débrochables, - connexions vissées, boulonnées, clipsées ou soudées ou à ressort, - blocs pour fonctions particulières telles que supports de fusibles ou de composants électroniques, bornes sectionnables, raccordement du conducteur de protection, etc., - montage sur profilés, sur platines perforées ou sur circuits imprimés. • Les embouts de câblage L’emploi des embouts présente de nombreux avantages : - simplification du câblage, le sertissage du fourreau en cuivre étant réalisé automatiquement au serrage de la connexion dans la borne, - tenue parfaite aux vibrations, - absence de fluage des brins souples, - gain de temps d’exécution et de raccordement, - mêmes languettes porte-repères et mêmes repères quelle que soit la section des câbles. Chaque languette peut recevoir 7 bagues de repérages (lettres ou chiffres). Les embouts Telemecanique possèdent en outre : - une couleur de manchon différente pour chaque section, - suivant les modèles, 3 longueurs de fourreau, Il existe des embouts surmoulés : suivant norme NF C 63-023 - sans porte-repères, pour sections de 0.25 à 6 mm2, - avec porte-repères intégrés pour sections de 0.25 à 6 mm2, - avec porte-repères amovibles pour sections de 4 à 50 mm2. suivant norme DIN 46228 - couleur du manchon par section différente de celle de la norme française, - sans porte-repères pour les sections de 0.25 à 50 mm2. • Les lyres et les goulottes de câblage Le rôle des lyres et des goulottes de câblage consiste à canaliser les fils pour former des nappes horizontales et verticales situées dans le même plan que les appareils. Le câblage s’effectue entièrement de l’avant, ce qui facilite les dépannages et modifications.

2 1 4 3 6 5 8 7 10 9

10 9 8 7 6 5 4 3 2 1

A Fig. 5

Bloc de jonction Telemecanique

11

271

11. Mise en œuvre

11.7 11.8

Construction d’un équipement Le montage

Elles sont réalisées en P.V.C., et leur principale particularité est de ne comporter aucune pièce métallique en contact avec les conducteurs qu’elles renferment. • Les goulottes (C Fig.6) Elles possèdent des fentes latérales débouchantes et des perforations dans le fond. Elles se fixent verticalement ou horizontalement sur des pieds supports munis d’un dispositif de fixation quart de tour. Ces pieds supports sont encliquetables sur les profilés combinés ou chapeaux de 35 mm, ainsi que sur les platines perforées. Plusieurs dimensions de goulottes sont disponibles, et peuvent recevoir jusqu’à 700 fils de 1.5 mm2. Un couvercle de fermeture s’emboîte sur les goulottes. Le même porte-repères s’adapte sur les goulottes et sur les lyres.

A Fig. 6

Goulotte Telemecanique

11.8

Le montage
Les constituants d’automatisme et de distribution sont conçus pour être montés sur des châssis ou des charpentes. Le but de ce paragraphe est de rappeler quelques définitions, de signaler des “astuces” ou “règles de l’art”, et d’attirer l’attention sur les précautions à prendre lors du montage des appareils.

b Châssis
C’est un ensemble constitué de deux montants verticaux perforés, crantés ou non. Le montage de l’appareillage, suivant sa technologie de fixation, s’effectue par encliquetage ou par vissage sur : - des profilés horizontaux, - des platines perforées, - des platines pleines, - un mixte composé de profilés et de platines. Suivant les dimensions des profilés ou des platines et surtout de la masse de l’appareillage, il est recommandé d’utiliser : - des profilés combinés ou chapeaux de 35 mm, - des profilés chapeaux de 75 mm, - des montants en “C” utilisés en supports d’appareils à la place des profilés horizontaux, - des platines perforées munies à l’arrière d’un profilé horizontal servant de raidisseur. En général, les châssis sont montés dans des coffrets ou des armoires monoblocs.

b Charpente
C’est un ensemble constitué d’un ou plusieurs châssis juxtaposés ou dos à dos, maintenu au sol par un dispositif traverse/pied de charpente ou fixé au mur par le haut des montants. Une charpente peut également être installée dans une armoire associable équipée à la partie supérieure d’un jeu de barres horizontal pour alimenter chacun des châssis.

b Appareils sur porte ou plastron
Certains dispositifs de commande ou de visualisation sont montés sur les portes des enveloppes ou sur des plastrons. Afin de préserver l’ergonomie des appareils, leur disposition doit respecter certaines règles dépendant de leur nature (commande ou visualisation) et de l’élévation par rapport au sol.

272

11. Mise en œuvre

11.8 11.9

Le montage Aide à la mise en place d’appareils

Cette disposition doit tenir compte du nombre d’accessoires à positionner : - peu d’accessoires : répartition sur l’axe horizontal de la zone concernée, - nombreux accessoires : répartition sur l’ensemble de la zone intéressée. Certaines portes et plastrons comportent des renforts ou accessoires intérieurs limitant les possibilités d’implantation. Il faut en outre vérifier la profondeur des éléments disposés sur la porte par rapport à ceux montés sur le châssis et tenir compte de leur poids.

K M2

A Fig. 7a

Fixation des produits sur rail 35 mm

b Fixation des appareils
D’une manière générale, il convient d’adopter le principe suivant pour la fixation et le montage de l’appareillage sur châssis ou charpentes : toutes les fixations d’appareils doivent pouvoir s’effectuer par l’avant. En effet, dans la plupart des cas, les équipements sont présentés en coffrets ou en armoires, et il est évident que les modifications ou les adjonctions d’appareils seront plus aisées si les fixations sont accessibles par l’avant. Les figures 7a et 7b montre quelques exemples de montage d’appareils.

KM1 KM3 KM2

A Fig. 7b

Fixation des produits sur platine perforée 8

11.9

Aide à la mise en place d’appareils
Pour respecter les degrés de protection et faciliter le travail des intégrateurs, Schneider Electric met à disposition des logiciels et des produits permettant de réaliser simplement l’intégration des boutons poussoirs et interfaces de dialogue homme/machine (gamme Tego dial). Le logiciel facilite la prise en compte de l’ergonomie et les kits de montage et fixation permettent de réduire notablement les temps d’étude et de réalisation.

b Le câblage
La méthode de câblage dite “au moyen du schéma des circuits, représentation développée” repose sur l’utilisation systématique des repères des bornes des appareils, ceux-ci étant reportés sur le schéma des circuits. Elle est applicable pour le câblage des circuits de puissance et de commande de tous les équipements à base de contacteurs, quelle que soit leur complexité. Ce procédé de câblage se traduit pour l’utilisateur, par un gain de temps. Le schéma des circuits se caractérise par : - la rapidité d’exécution : gain de temps à la conception, - sa clarté : figuration simple des circuits électriques, - son interprétation aisée : câblage intuitif, - son efficacité en cours d’exploitation : compréhension, recherches, modifications et dépannages aisés. Il peut être accompagné d’un plan de disposition ou d’implantation du matériel facilitant la localisation des éléments. Il peut être également complété par un schéma des raccordements extérieurs.

11

273

11. Mise en œuvre

11.9 Aide à la mise en place d’appareils 11.10 Essais en plate-forme

b Comment câbler à l’aide du schéma des circuits
Que ce soit le circuit de puissance ou le circuit de commande, le câbleur lit le repère des bornes de l’appareil sur le schéma des circuits et exécute les connexions de section appropriées entre les repères correspondants sur l’équipement. Par exemple, seront reliées : - la borne 2 du sectionneur Q1 et la borne 1 du fusible F1, - la borne 22 du contact KM3 et la borne 57 du contact KA1.

11.10 Essais en plate-forme
Les essais en plate-forme ont pour but de corriger les erreurs éventuellement commises lors de la construction de l’équipement et d’effectuer les réglages préliminaires à la mise en service. Il est donc nécessaire de vérifier que : - le matériel est celui prévu sur les plans et correctement monté, - le câblage est conforme aux schémas, - le fonctionnement correspond aux exigences du cahier des charges. Certaines de ces vérifications doivent être faites sur l’équipement sous tension. Il est donc impératif de respecter les points suivants : - les essais en plate-forme doivent toujours être effectués par un personnel qualifié et habilité à intervenir sur du matériel électrique sous tension, - toutes les précautions d’usage doivent être prises pour assurer la sécurité des personnes, conformément à la réglementation en vigueur.

b Contrôle de conformité du matériel
Ce contrôle correspond à un examen de l’aspect physique de l’équipement et consiste à vérifier que : - les documents contractuels (schéma, nomenclature, implantation, etc.) sont présents, - le matériel monté sur le châssis est celui mentionné sur les documents, - la disposition et le montage du matériel sont ceux prescrits sur les documents, - le matériel n’a pas subi de détérioration mécanique, - les repères des différents éléments sont portés sur les appareils, et les éléments montés sur les portes sont repérés par des étiquettes, - la tension de tous les appareils correspond à la tension d’utilisation, - les ampoules des voyants sont en place et correspondent à la tension d’utilisation, - le calibre des appareils correspond à celui indiqué sur les schémas, - le calibre et le type des fusibles est conforme (en règle générale, les fusibles standard sont installés par le plate-formiste), - les borniers sont convenablement repérés, montés et de section suffisante pour permettre un raccordement aisé du câblage extérieur. Il faut en particulier vérifier le bon isolement des bornes de masse par rapport aux bornes voisines (position correcte des flasques isolants), - les distances entre bornes, appareils et masses, ainsi que les périmètres de sécurité, sont respectés, - les caractéristiques des différents constituants sont conformes à leur utilisation, - les règles de construction ou les spécifications particulières à la commande sont respectées. Une preuve du contrôle, sur un document spécifique ou bien sur le schéma d’implantation renseigné, visé par l’opérateur, devra apporter la preuve que l’opération a été réellement effectuée.

274

11. Mise en œuvre

11.10 Essais en plate-forme

b Contrôle du serrage des connexions et réglages préliminaires
Avant de procéder à l’essai électrique de l’équipement, il faut s’assurer que toutes les connexions commande et puissance sont parfaitement serrées. Cette opération est importante car une connexion mal serrée peut provoquer différents incidents : échauffement anormal, chute de tension, court-circuit. L’opérateur peut ensuite régler la valeur du courant de déclenchement des relais de protection thermique en affichant, sur le cadran de réglage de chacun d’eux, le courant indiqué sur le schéma, à côté de la puissance des moteurs.

b Contrôle d’isolement
La qualité de l’isolement d’un dispositif se mesure en mégohms (= 106 Ω) à l’aide d’un mégohmmètre. L’isolement est mesuré : - soit entre deux conducteurs isolés l’un de l’autre, - soit entre un conducteur isolé de la terre et des masses d’une part et les masses mises à la terre d’autre part. Les appareils et circuits sensibles ayant été débranchés, on vérifie l’isolement du câblage de chaque circuit, entre bornes d’une part ,et entre bornes et terre de protection d’autre part. De même, on vérifie l’isolement des conducteurs des organes de coupure, de part et d’autre de ceux-ci. Le tableau figure 8 indique les valeurs de tension à utiliser pour la mesure de l’isolement et la valeur de résistance d’isolement à obtenir.
Tension nominale du circuit < 48 V Tension comprise entre entre 48 et 500 V Tension supérieure à 500 V A Fig. 8 Tension continue d’essai d’isolement 250 V 500 V 1 000 V Résistances d’isolement en MΩ Supérieur ou égale à 0.25 Supérieur ou égale à 0.5 Supérieur ou égale à 1

Tension d’essai d’isolement

b Essais diélectriques
Il s’agit d’un essai permettant d’éprouver la rigidité diélectrique de l’ensemble d’appareillage à une tension alternative définie en fonction de la tension nominale d’isolement du circuit. La rigidité diélectrique s’exprime par la résistance à une tension d’essai appliquée entre les conducteurs actifs et la masse du châssis. L’essai est considéré comme satisfaisant quand il n’y a ni claquage ni contournement. L’appareil utilisé est un pont de claquage délivrant une tension alternative de valeur réglable à une fréquence située entre 45 et 55 Hz. Cet appareil peut fournir une tension élevée sous un très faible courant. Au moment de son application, la tension d’essai ne doit pas excéder 50 % de la valeur indiquée dans le tableau figure 9.
Tension nominale d’isolement < = 60 V Tension comprise entre 61 et 300 V Tension comprise entre 301 et 660 V A Fig. 9 Tension d’essai diélectrique Tension d’essai diélectrique (tension efficace) 1 000 V 2 000 V 2 500 V

11

275

11. Mise en œuvre

11.10 Essais en plate-forme

Elle est ensuite progressivement augmentée jusqu’à atteindre en quelques secondes la valeur spécifiée. Cette tension est ensuite maintenue pendant une minute. Lorsque l’équipement comprend des appareils à base d’électronique, les essais diélectriques ne peuvent être fait à posteriori. Pour éviter toute destruction, ces essais doivent être réalisés au fur et à mesure du montage et du câblage.

b Vérification du circuit de puissance
Cette vérification, qui se fait équipement hors tension, permet de s’assurer que le câblage puissance est conforme au schéma. Dans la majorité des cas, l’opérateur ne disposant pas des moteurs, elle est effectué à l’aide d’une lampe-test.

b Vérification du circuit de commande
v Contrôle fil à fil
Cette vérification, qui se fait généralement équipement sous tension, a pour but de s’assurer que le câblage du circuit de commande est conforme au schéma. Elle permet également de contrôler le bon fonctionnement des appareils. Afin de procéder aux essais en toute sécurité, il est indispensable de séparer totalement, pendant toute la durée de ces essais, le circuit de puissance du circuit de commande. D’autre part, il est recommandé d’isoler les ensembles électroniques tels que les variateurs de vitesse et les automates programmables, de façon à éviter l’injection de tensions pouvant entraîner des destructions partielles ou totales. La vérification du câblage s’effectue “ligne par ligne”. L’action de chaque contact doit être contrôlée, y compris celle des contacts extérieurs par court-circuitage des bornes correspondantes. Les continuités des masses doivent être vérifiées. Dans le cas d’équipements de petites dimensions, le contrôle fil à fil peut se faire hors tension, à l’aide d’une lampe-test ou d’un ohmmètre.

v Essai d’ensemble
L’essai d’ensemble consiste à simuler toutes les phases de fonctionnement de la machine ou du processus, dans l’ordre où elles doivent se réaliser, et à contrôler les asservissements et les sécurités. Il y a lieu de prévoir une alimentation de puissance suffisante et de réaliser les interconnexions et les raccordements sur des platines d’essais qui remplacent les auxiliaires de contrôle extérieurs par des interrupteurs, des boutons-poussoirs, etc. Le but de l’essai d’ensemble est de s’assurer que le fonctionnement de l’équipement est celui décrit dans le cahier des charges. Il permet également de vérifier les incidences d’une fausse manœuvre dans la conduite de la machine ou du processus, de la détérioration d’un élément de contrôle extérieur (interrupteur de position, détecteu, etc). Les programmes sont chargés dans les automates et essayés de la manière la plus complète possible en simulant les entrées tout où rien par des contacts et les entrées analogiques par des signaux. Cette simulation permet de corriger les éventuelles erreurs de programmation et permettant de réduire fortement les temps de mis en service. Pour les équipements avec variateurs de vitesse électroniques, la simulation doit être complétée par un essai dynamique avec les moteurs de l’installation ou, à défaut, avec un moteur d’essai de préférence avec des caractéristiques comparables.

276

listing et nomenclatures seront modifiées pour refléter exactement l’équipement qui sera mis en service Avant expédition. la gaine des conducteurs devra être engagée dans la bague de caoutchouc du presse-étoupe.le bon état des auxiliaires de commande. des notices des appareils et le cas échéant du procès verbal d’essais plate-forme. 11 v Fixation et raccordement de l’équipement . Mise en œuvre 11. sauf pour les relais de protection et les contacts auxiliaires temporisés dont le réglage peut être affiné sur site selon les conditions de fonctionnement. augmenter la section des fils et câbles alimentant les circuits de commande et de puissance lorsque la longueur de la ligne est importante ou lorsque la commande s’effectue en très basse tension. Avant le raccordement des conducteurs extérieurs : . Si nécessaire. . . . les armoires et coffrets sont dé-câblés. réglés ou étalonnés avec la plus grande précision. Le bas des armoires sera soigneusement nettoyées pour éviter qu’un corps étranger (rondelle. fonctionnent librement.) ne vienne se loger dans l’appareillage. Ce document facilitera le travail lors de la mise en service. Les modifications de réglage sont à éviter. etc. armoires). . .vérifier que le type et le calibre des fusibles et des relais de protection sont bien adaptés aux récepteurs à protéger. . Les mêmes règles doivent donc être appliquées : intervention d’un personnel qualifié et habilité. Comme pour les essais en plate-forme. respect de la réglementation sur la sécurité. des instructions de mise en service.11. b Installation v Lors de la réception de l’équipement Il faut vérifier : .11 Mise en service d’un équipement Il est conseillé de rédiger un procès verbal ou rapport d’essai faisant état de réglages effectués (valeurs).vérifier la tension et la fréquence du ou des réseaux d’alimentation des circuits de puissance et de commande.l’absence de chocs sur les enveloppes. la mise en œuvre d’un équipement sur site comporte des travaux effectués sous tension. .Sur des ensembles munis de presse-étoupe.l’efficacité des dispositifs de fermeture (coffrets. 11. Afin de limiter les chutes de tension.11 Mise en service d’un équipement Tous les appareils qui sortent d’usine sont vérifiés par des spécialistes avant l’expédition. de signalisation ainsi que des appareils de mesure placés sur les portes.l’étanchéité des joints (pour le matériel étanche).qu’un corps étranger ne s’est pas introduit dans l’entrefer du circuit magnétique ou entre les contacts ou entre le bornes. . Les schémas. des cales seront disposées sous les éléments lourds pour annuler tout risque de déformation des charpentes ou armoires durant le transport. 277 . ainsi que les dispositifs de déclenchement des relais de protection.Déterminer la section des câbles de raccordement en fonction du courant absorbé par les machines commandées.10 Essais en plate-forme 11. fil.que la partie mobile des contacteurs à rotation n’a pas été faussée ou déplacée. des modifications effectuées (programmes et matériel) et d’identifier précisément les éléments qui n’ont pu être essayés ou qui ne l’ont été que partiellement.que la partie mobile des contacteurs et des sectionneurs. .la présence des schémas mis à jour. Le serrage de celui-ci doit immobiliser complètement le câble.

une action sur l’auxiliaire de commande de démarrage doit entraîner la fermeture du ou des contacteurs asservis. de passer une couche de vernis isolant sur les bornes après raccordement. Le circuit de commande ainsi alimenté. etc) ont été correctement effectués et sont conformes au schéma. lorsque le relais est raccordé directement en série avec les enroulements du moteur. interrupteurs de sécurité.Effectuer les raccordements extérieurs en suivant scrupuleusement le schéma. Le réglage est obtenu en affichant. aucune correction de réglage n’est à apporter en fonction de la température ambiante.Il est conseillé. il est conseillé de manœuvrer manuellement les appareils extérieurs. une borne repérée est prévue sur les coffrets. notice des appareils. complété par les éléments du dossier de l’équipement (listings d’automatismes. puis de provoquer sciemment et systématiquement toutes les anomalies de commande et de fonctionnement afin de vérifier l’efficacité des circuits de commande. la valeur gravée sur le cadran qui correspond au courant absorbé (lire sur la plaque signalétique du moteur le courant de pleine charge correspondant à la tension du réseau). le démarrage du cycle automatique. Pour réaliser cet essai. Le savoir faire du metteur en service.Ne pas omettre de respecter les règles d’installation en vigueur. v Réglage des relais thermiques de protection Les graduations du cadran en ampères correspondent au courant absorbé par le moteur. A cet effet. ainsi que. il est nécessaire d’interdire l’alimentation de tous les récepteurs : . Dans le cas d’un démarreur étoile-triangle. .) permet de mener à bien la mise en service. Les relais de protection thermiques étant compensés. Ces essais s’effectuent en deux temps : b Essai à vide Son but est de vérifier que tous les raccordements (auxiliaires de commande et de signalisation. il est possible de procéder aux essais d’ensemble de l’équipement. sur les appareils utilisés dans des ambiances particulièrement corrosives ou tropicales. I étant le courant absorbé par le moteur.soit en enlevant de leur socle les cartouches fusibles protégeant le circuit puissance. b Essai en charge Alimenter à présent le circuit puissance pour effectuer un essai d’ensemble en charge afin de contrôler l’exactitude du raccordement et le fonctionnement des divers récepteurs. Cet essai peut être complété par une série de tests pour vérifier que l’équipement automatique assure bien le déroulement des différentes fonctions mécaniques de l’installation. les armoires et les auxiliaires de commande pour le raccordement des masses au conducteur extérieur de protection. la valeur de réglage doit correspondre à I / 3. de sécurité et de signalisation. 278 . . capteurs. Le raccordement de la ligne d’alimentation ainsi que celui de tous les circuits extérieurs de puissance et de commande étant exécutés. (en particulier les sécurités) ou de simuler leur fonctionnement. Mise en œuvre 11. etc.11.11 Mise en service d’un équipement . d’asservissement. .soit en n’alimentant que la partie contrôle en laissant la partie puissance hors tension. en regard de l’index. A ce stade. sur les équipements plus complexes. dans les limites indiquées sur les fiches techniques. notice de mise en service. Habituellement ces réglages sont effectués en plate-forme et se trouvent consigné dans le rapport d’essais.

alimentation des consommables.de supporter en permanence une tension correspondant à 110 % de la valeur nominale. . et qui peuvent souder si le courant traversant est celui absorbé par un moteur en cours de démarrage. La détérioration d’une bobine peut être provoquée par : . . Les appareils électroniques et électromagnétiques ne nécessitent pratiquement aucun entretien. il faut employer des bobines adaptées à la tension mesurée aux bornes d’alimentation des équipements. en courant alternatif.etc. 279 11 . s’assurer : . .de la propreté des surfaces rectifiées. la connaissance de l’équipement et des fonctions à réaliser est indispensable pour mener à bien un dépannage efficace. Celles-ci ne doivent jamais être peintes. v La bobine du contacteur Si l’échange d’une bobine est nécessaire (en cas de changement de tension du circuit de commande par exemple). .la fermeture incomplète du circuit magnétique.une tension d’alimentation supérieure à 110 % de la valeur nominale. les nettoyer à l’essence ou un produit de dégraissage approprié. Ceci. . Néanmoins. et en continu. les AMDEC auront permis de définir les entretiens et leur périodicité : . 11.changement des ballais des moteurs à collecteur. par suite d’un incident mécanique ou d’une tension du circuit de commande inférieure à 85 % de la valeur nominale.de la tension du réseau d’alimentation. Il en résulte également une pression insuffisante sur les pôles qui s’échauffent anormalement. entraîne. Si elles sont particulièrement sales.un circuit de commande mal adapté.12 Maintenance de l’équipement Lors de la conception de l’équipement. Afin d’éviter de tels incidents. grattées ou limées. Mise en œuvre 11. Elle permet alors : . nous tenons à préciser quelques points importants. il n’est pas possible de définir une procédure de dépannage commune à tous les schémas. la nouvelle bobine doit être définie en fonction de la tension réelle d’alimentation du circuit de commande. l’inefficacité du système de réduction de consommation dont le contact ne s’est pas ouvert.qu’aucun corps étranger ne s’est introduit entre les parties fixe et mobile du circuit magnétique. . . v L’électro-aimant du contacteur Si le circuit magnétique est bruyant.11 Mise en service d’un équipement 11. La connaissance des AMDEC réalisées lors de la conception est susceptible d’aider à la recherche des pannes. Un électroaimant vibre lorsqu’il est alimenté sous une tension alternative inférieure à celle pour laquelle il a été prévu. .remplacement des pièces d’usure.12 Maintenance de l’équipement b Dépannage Etant donné la variété des équipements d’automatisme. Dans tous les cas.nettoyage des filtres. la diminution de la réluctance du circuit magnétique. la bobine est détériorée car l’énergie dissipée par effet Joule est supérieure à la normale.l’ouverture du contacteur lorsque la tension devient inférieure à 65 % de sa valeur nominale. L’expérience. .11. .la fermeture du contacteur lorsque la tension atteint 85 % de sa valeur nominale.

Durant la période d’utilisation. proscrire l’air comprimé. presse-étoupe. du témoin d’usure général permettent d’évaluer le degré d’usure. A la suite de cette opération : .il est conseillé de nettoyer latéralement par grattage les boîtiers de soufflage. v Les contacts auxiliaires du contacteur Aucun entretien. sauf la durée de la temporisation sur les contacts auxiliaires temporisés. vérifier l’efficacité des dispositifs d’étanchéité (joints. . la vérification périodique de la cote d’écrasement ou la surveillance. . b Règles de maintenance essentielles Pour éliminer les accidents. Des contacts ayant effectués de nombreuses coupures peuvent donner une impression d’usure. v Radiateurs des appareils électroniques Les appareils mettant en œuvre des composants électroniques de puissance sont munis de radiateurs.il est indispensable de vérifier le couple de serrage des vis. Par exemple. v Les relais thermiques Aucun entretien. Lorsque celle-ci est comprise entre 20 et 50 % de la cote initiale. ne jamais procéder à des réglages de la cote d’écrasement. il faut changer les contacts. La seule intervention éventuelle ne concerne que le réglage de la valeur du courant de déclenchement qui doit être fonction du courant absorbé par le récepteur.limer ou graisser les contacts. aucun réglage.11. boîte à câbles). En fonction de l’environnement de l’appareillage et des poussières contenus dans l’atmosphère.il est nécessaire d’aligner les contacts en respectant la cote initiale d’écrasement.laisser une armoire ou un coffret ouverts sans nécessité. Sur les coffrets et armoires étanches. . un contacteur alimentant le moteur d’un compresseur démarrant 6 fois dans l’heure et fonctionnant 24 heures par jour aura une durée de vie de : 2 500 000 = 17 360 jours soit environ 50 ans sans entretien. v Contacteur bloc Les pôles d’un contacteur bloc ne nécessitent aucun entretien. très souvent munis d’une ventilation forcée. Seule. sur certains calibres. les négligences suivantes doivent être impérativement évitées : . nettoyer périodiquement les ailettes pour éviter leur colmatage. Utiliser un aspirateur pour nettoyer les filtres.utiliser des solvants. v Les enveloppes Graisser périodiquement les charnières et le dispositif de fermeture. .12 Maintenance de l’équipement v Les pôles du contacteur La connaissance de la puissance contrôlée et de la catégorie d’emploi (par exemple coupure de moteurs à cage lancés) permet de déterminer la durabilité électrique des contacts d’un contacteur donné ou de le choisir en fonction du nombre de manœuvres escompté. les arrêts de fonctionnements et faciliter le suivi de la machine. 280 . en catégorie AC-3. . surtout en atmosphère poussiéreuse. Mise en œuvre 11.modifier une pièce ou la remplacer par une pièce de rechange mal adaptée.

Mise en œuvre 11.remplacer un fusible et remettre l’équipement sous tension sans avoir remédié au défaut. .réarmer un relais de protection sans avoir recherché et supprimé la cause du déclenchement.12 Maintenance de l’équipement . .11.omettre de tenir à jour la documentation même en cas de changement minime de l’équipement ou de la programmation. 11 281 .

la consommation d'énergie sur la durée de vie du produit et la capacité à recycler ses composants en fin de vie .12 282 chapitre Eco-conception Le respect de l'environnement doit prendre en compte le choix des matériaux lors de la conception.

7 12.1 12. Eco-Conception Sommaire 1 2 12.6 12.3 12.12.2 12.4 12.8 Avant-propos Les concepts et les principales directives Les normes L’éco-conception Le cycle de vie Principales règles d’éco-conception Conclusion Applications Page 3 4 5 6 7 Page Page Page Page Page Page Page 8 9 10 11 12 M 283 .5 12.

etc.) (C Fig. Parce qu’elle se situe en amont des décisions. sol.1 Avant-propos “L’expression abrégée “éco-conception” désigne la prise en compte de l’environnement dans la conception des produits (biens et services).apporter au concepteur une méthodologie pour l’aider dans sa démarche d’éco-conception de produits/services . distribution. contribue à la performance en favorisant la pertinence des décisions à long terme. et d’améliorer de façon dynamique et continue les conditions d’un environnement propre pour la satisfaction de tous . à service rendu égal. les méthodes d’investigation peuvent être qualifiées d’approfondies ou de simplifiées”. matières premières.rappeler la politique environnementale de Schneider Electric. producteurs. consommateurs et acheteurs publics et privés. cela se traduit nécessairement par la prise en compte de l’éco-conception lors de tout nouveau développement comme à chaque évolution de l’existant. énergie. il nous est apparu nécessaire dans ce guide de : . multi-étape) constitue en quelque sorte sa signature. Selon leur degré de prise en compte des impacts environnementaux sur tout le cycle de vie.donner un aperçu rapide des principales réglementations européennes auxquelles nous serons très rapidement confrontés. l’éco-conception est une démarche préventive. Dans ce guide. b Introduction Schneider Electric a la volonté d’agir en entreprise responsable à l’égard de l’environnement. déchets. maîtrise des coûts. b La politique environnementale de Schneider Electric Pour Schneider Electric. etc. Au niveau des produits/services. dont le but principal est de promouvoir le respect de toutes les ressources naturelles. afin de mieux pouvoir les anticiper . Pour atteindre ce but. désireux de proposer ou de choisir. des produits plus respectueux de l’environnement. le fait d’agir en entreprise responsable à l’égard de l’environnement et plus largement de la société. A Fig. ainsi que pour toute évolution de produits existants. 284 .12. afin de réduire les impacts environnementaux de nos produits tout au long de leur cycle de vie. clients. 1 Paramètres de conception Cette double caractéristique de l’éco-conception (multicritère. actionnaires. utilisation. . distributeurs. puis traitement en fin de vie.) qui prend en compte l’ensemble des étapes du cycle de vie d’un produit : extraction des matières premières. fournisseurs. Extrait de la définition de l’éco-conception par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). air. bruit. Cette démarche intéresse divers types d’acteurs économiques : fournisseurs. nous proposons une méthodologie générale d’éco-conception. ainsi que l’adhésion de l’ensemble des partenaires du groupe : collaborateurs. Il s’agit d’introduire le paramètre environnemental au sein du jeu des paramètres classiques de conception (attente des clients. . production.1 Avant-propos 12. . Eco-Conception 12. utilisable pour tout nouveau développement de produits/services. L’éco-conception se caractérise par une vision globale : c’est une approche multicritère de l’environnement (eau. faisabilité technique.1).donner un aperçu des moyens informatiques disponibles chez Schneider Electric (logiciel EIME) afin d’aider les concepteurs dans leur démarche d’éco-conception.

élaboré en faveur de l’instauration du développement durable. 12. une formation et une communication conformes à notre politique environnementale. . entre autre. et le principe du pollueur-payeur (Traité d’Amsterdam). • Garantir un développement industriel durable dans le respect de l’environnement . En éliminant ou réduisant les déchets et en améliorant leur valorisation. . dans tous les pays où elle est implantée. 12 285 .En utilisant de nouvelles techniques permettant de mieux préserver les ressources naturelles et de mieux maîtriser la consommation électrique de nos produits. voire en anticipant leur parution.En assurant la promotion de la protection de l’environnement au sein de Schneider Electric. . .En réduisant. le respect d’une politique environnementale dynamique et ambitieuse. au sein de Schneider Electric.En fournissant une information appropriée à nos clients.En se conformant aux directives en vigueur. en accordant une attention particulière à l’anticipation.En s’appuyant sur un système de management environnemental basé sur la norme internationale ISO 14001. l’impact de nos produits/services sur l’environnement. ce qui implique.1 12. • Obtenir la certification ISO 14001 sur l’ensemble de nos sites .12.En développant de nouveaux produits/services et procédés de fabrication plus respectueux de l’environnement. dont les éléments fondamentaux sont les suivants : • Intégrer la protection de l’environnement dans le management . sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leur propre besoin. à nos fournisseurs et à nos partenaires. le principe de pallier la pollution à la source et de donner priorité aux mesures préventives. une part intégrante de notre culture commune et une démarche naturelle dans la conduite de tous nos travaux et de notre métier.En prenant les dispositions nécessaires pour que le respect de l’environnement soit. tout au long de leur cycle de vie. v Le 6ème Programme d’action pour l’environnement de l’Union européenne (programme établi pour les dix ans à venir).En prenant en compte la recyclabilité de nos produits dès leur conception.2 Les concepts et les principales directives b Les principaux concepts v Le concept du “Développement durable” (Sustainable development) constitue depuis 1987 une référence indiscutable en matière de respect de l’environnement.2 Avant-propos Les concepts et les principales directives Ainsi Schneider Electric a la volonté de se positionner.En améliorant de manière continue les procédés de fabrication actuels pour optimiser leur impact sur l’environnement. .développement qui permet de répondre aux besoins du présent. comme une “entreprise citoyenne”. Eco-Conception 12. par une sensibilisation. . . Il peut s’énoncer de la manière suivante : . en se conformant aux règlements en vigueur et en allant même au-delà si c’est pertinent. a pour principes fondateurs : le principe de précaution. . par une démarche dynamique et continue.En construisant et en maintenant nos sites dignes de l’image locale de Schneider Electric.

elle a pour but d’harmoniser les exigences de conception des équipements électriques et électroniques afin de garantir leur libre circulation et de minimiser leur impact sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. mercure (Hg). compatible avec le développement durable. etc. Ce sont les métaux lourds : plomb (Pb).elle a pour but de limiter l’utilisation de certaines substances considérées comme dangereuses pour l’environnement et surtout pour la santé. Eco-Conception 12.NF FD X30 310 : prise en compte de l’environnement dans la conception des produits. Elles viennent donc s’ajouter aux normes et directives habituellement prises en compte par les concepteurs.ISO 140xx : série de normes sur le management environnemental. A l’ensemble de ces normes et directives peuvent venir s’ajouter un certain nombre de décrets nationaux (piles. b Les principales directives Les principales directives s’appuyant sur ces concepts. . 12.ISO TC 61 : matières plastiques – aspects liés à l’environnement.IEC 60 947.IEC 60 947. . reste en ligne de mire des instances communautaires et fait déjà l’objet de réglementations locales au niveau de son utilisation et de son recyclage. information sur le cycle de vie) et la demande (sensibilisation. quant à lui. chrome héxavalent (Cr6) et les retardateurs de flamme bromés polybromodiphényles (PBB) et polybromodiphénylethers (PBDE).1 : norme contacteurs et démarreurs. . . On peut citer : b Les normes ISO. . a pour objectif principal : . et en cours de discussion au niveau européen. cadmium (Cd). . de stimuler l’offre (éco-conception. communication.EN 13428 à 13432 : emballages – aspects liés à l’environnement.3 Les concepts et les principales directives Les normes v Le concept de l’IPP (Integrated Product Policy).DBT : Directive basse tension.en relation avec le concept du “développement durable”. priorité de ce 6ème Programme d’action. emballages. NF. telles que : . EN .12. Un certain nombre d’autres substances non concernées par cette directive sont également à éviter dans les produits. v La directive RoHS (Restriction of Hazardous Substances) .2 12. 286 . Cette liste non exhaustive donne un aperçu des réglementations liées à la prise en compte de l’environnement dans la conception des produits. sont les suivantes : v La directive EUP (Energy Using Product) s’appuyant sur le concept de l’IPP.3 Les normes Un certain nombre de normes visant à réglementer la prise en compte de l’environnement dans la conception des produits viennent s’ajouter à ces directives européennes.Guide ISO 64 : inclusion des aspects environnementaux dans les normes produits.2 : norme appareillage basse tension – disjoncteurs.4 . v La directive WEEE (Waste of Electrical and Electronic Equipmenty) . “verdissement” des achats publics) de produits et de services plus respectueux de l’environnement. d’améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources et d’assurer un niveau élevé de protection de l’environnement. Le PVC. engage la responsabilité du producteur dans la récupération et la valorisation (70 à 80 % en poids) des équipements en fin de vie.). pour cette raison.elle a pour but de réduire les déchets générés par les équipements électriques et électroniques et.

une démarche pro-active tournée vers le client qui peut être définie de la manière suivante : . normes.réutilisation de pièces/sous-ensembles . peut alors s’exprimer au travers de la mise en place de l’écoconception. en développant de nouveaux produits/services et procédés de fabrication plus respectueux de l'environnement. 12 A Fig. de transformer une contrainte en opportunité. qui doit selon la réglementation représenter entre 70 % et 80 % du produit (en poids). valorisation de fin de vie. le cycle de vie d’un produit est être schématisé sur la figure 3. et dont l’impact environnemental est moindre sur l’ensemble de leur cycle de vie. impact que l’on doit chercher à minimiser.4 L’éco-conception L’éco-conception. mais aussi en anticipant leur parution. décrets. industrialisation. 3 Cycle de vie d'un produit En résumé.2). qualité. C’est bien entendu cette stratégie que nous devons chercher à suivre.5 Les normes L’éco-conception Le cycle de vie La volonté de Schneider Electric d’agir en entreprise responsable à l’égard de l’environnement. utilisation. distribution. Cette valorisation. marketing.réparation/remise à niveau du produit . lors de sa recherche de solutions.performance. a pour objectif de concevoir des produits/services dont l’impact environnemental est moindre sur l’ensemble de leur cycle de vie. formation. Conformément à la directive EUP.3 12. A Fig.l’impact environnemental minimum de la solution tout au long du cycle de vie (C Fig. La phase de valorisation de fin de vie peut entraîner des contraintes importantes et doit donc être prise en compte dès la conception du produit. comme on l’a vu en avant-propos. dans le respect de ces directives. . etc. environnement.) en amont. 2 Equilibre entre les critères de conception 12. comme on vient de le voir.recyclage matériaux .12. est. On s’appuiera pour cela sur le logiciel EIME. C’est une démarche de progrès dynamique et continue qui peut permettre. c’est-àdire depuis l’extraction de la matière première jusqu’à la mise en décharge finale. le choix de la solution “optimale” répondant à un besoin client devra alors correspondre à un équilibre raisonnable entre les différents critères de conception : . composante importante du développement durable. Une analyse complète et détaillée de ce cycle de vie (ACV) est alors nécessaire pour pouvoir effectuer un choix. . Cette démarche. .4 12. grâce à une prise en compte commune (technique. Eco-Conception 12. peut prendre les différentes formes suivantes : . etc. Comment peut-on alors définir ce cycle de vie ? Le cycle de vie d’un produit s’entend “du berceau à la tombe”. implique pour le concepteur la prise en compte. 287 .conception de produits/services satisfaisant au mieux les besoins des clients.5 Le cycle de vie L’éco-conception. C’est le but de l’éco-conception. qui doit être appliquée aussi bien pour la conception de produits nouveaux que pour l’évolution de produits existants. tout en respectant les aspects de sécurité et de santé. en prenant garde à ce que l’amélioration du comportement écologique d’une des phases ne se fasse pas au détriment de celui des autres phases. Chaque phase du cycle de vie d’un produit a bien entendu un impact sur l’environnement.. d’un critère supplémentaire : . en passant par toutes les phases de fabrication/montage.valorisation énergétique. qui doit alors considérer simultanément l’ensemble des différentes phases du cycle de vie du produit. coût. 12.

12. . mais au contraire s’y ajouter afin d’optimiser la réponse à un besoin client selon l’ensemble des critères : .afin de ne pas épuiser les ressources naturelles non renouvelables. comme on l’a vu précédemment. conformément aux règles générales d’éco-conception définies plus haut.Peut-on accompagner l’offre produit par une offre de service respectueux de l’environnement ? .Suppression ou minimisation de l’utilisation des substances dangereuses. d’utilisation. coût. fin de vie).performance. Cependant. le concepteur peut influencer l’impact du produit sur l’environnement. production. b Le choix des matériaux Par le choix des matériaux.Préservation et usage efficace des ressources naturelles.Réduction de la consommation d’énergie. qualité. • Utilisation de matériaux recyclés . ne doivent pas venir se substituer aux règles habituelles de conception. . distribution. Eco-Conception 12. nous pouvons définir quelques règles générales qui permettront de guider le concepteur lors de toute étude d’éco-conception : . industrialisation.Certains sous-ensembles peuvent-ils être communs à plusieurs produits ou gammes de produits ? .6 Principales règles d’éco-conception Dans le cadre du respect du concept du “développement durable” et des diverses réglementations qui en sont issues.Peut-on passer d’une offre produits à une offre services ? . .6 Principales règles d’éco-conception 12.Minimisation des déchets (fabrication. etc. • Choix de matériaux produits à partir de ressources renouvelables . d’élaboration du matériau.optimisation du volume et de la masse des pièces et des produits. on est alors amené à se poser les questions suivantes : . bruit.en phase d’extraction de la matière première. il convient de s’intéresser de plus près aux différentes phases du cycle de vie d’un produit (choix des matériaux.Comment répondre au mieux au besoin du client : produit/service ? . etc. fin de vie) pour lesquelles une déclinaison des règles de base peut s’avérer nécessaire. 288 .Doit-on intégrer de nouvelles fonctions ? . • Utilisation de matériaux recyclables . .Peut-on mettre en place de nouveaux concepts ? . Aussi.l’impact environnemental est alors celui du recyclage et non plus celui de l’élaboration. voire d’utilisation. ces règles générales dont le but est l’obtention de produits plus respectueux de l’environnement.dans l’optique de la valorisation fin de vie du produit. Pour cela. • Choix de matériaux pas ou peu toxiques . une étape essentielle consiste en une recherche d’optimisation de la fonction que l’on doit assurer. • Choix de matériaux peu consommateurs d’énergie . De plus.réduction du nombre de pièces.Minimisation des émissions (effet de serre.en phase d’extraction. • Réduction de la masse et du volume de matière utilisée . de production.). environnement. préalablement à toute étude. d’élimination (fin de vie).Peut-on utiliser des matériaux actifs ? Une fois l’étape d’optimisation de la fonction franchie. . utilisation. ce choix devra-t-il prendre en compte un certain nombre de critères basés essentiellement sur la réduction de consommation de matière première et sur la diminution de l’impact environnemental des matériaux.

minimisation du nombre de pièces différentes • Minimisation des transports entre les différentes étapes .teneur minimale en métaux lourds (plomb cadmium. etc.réutilisation des carottes de moulage. . • Réduction du nombre d’étapes de production Exemple : .6 Principales règles d’éco-conception Bien entendu. tout en respectant au mieux ces critères environnementaux. • Optimisation de la fonction emballage. moulage. électrique. Exemple : .emballages communs à plusieurs produits. sousensembles).minimisation du volume des transports inter–usines (pièces. Réduction du nombre d’emballages . elle aussi. on se basera sur les critères suivants : • Diminution de la masse et du volume des emballages . de montage. les choix de conception peuvent avoir un impact important sur les process industriels donc sur les impacts environnementaux liés à cette phase.valorisation de 50 à 65 % en poids. Exemple : éviter si possible les traitements de surface • Minimisation de la consommation d’énergie à toutes les étapes de la production . . Un certain nombre de critères d’optimisation de la production doivent donc être pris en compte dès la conception. est nécessaire. • Choix de transports moins consommateurs d’énergie 289 12 . b La distribution La distribution des produits est. C’est pourquoi la prise en compte notamment des aspects d’optimisation des emballages et du système de distribution lui-même. . • Réduction des rejets vers l’environnement (eau.choix de techniques de fabrication. mousse.conception de pièces minimisant les chutes de matières.). Eco-Conception 12. d’assemblage peu consommatrices d’énergie. air) . .12. découpe.minimisation des masses et volumes à transporter. b La production L’étape de production est une phase importante du cycle de vie à ne pas négliger lors d’une démarche d’éco-conception. • Optimisation/minimisation des transports . etc.nouvelles techniques dont l’impact environnemental est réduit par rapport aux techniques classiques . coût. .).réduction du volume et de la masse des produits. découpe. etc.).éviter les emballages hétérogènes (carton.minimisation de la consommation d’énergie liée aux transports. • Conception d’emballages réutilisables/valorisables . les matériaux choisis devront répondre aux exigences habituelles du produit du point de vue mécanique. sol. A cet effet. etc. dès la conception du produit.réduction des rebuts. une phase du cycle de vie qui peut engendrer un impact environnemental important.). mercure. fabrication (moulage.techniques de type BAT (Best Available Technique).choix de techniques de production minimisant les rejets vers l’environnement.réduction du volume de déchets (usinage. • Utilisation de nouvelles techniques de production . • Choix d’emballages plus propres . et conformément aux normes (EN 13428 à 13432) et au décret paru au JO du 25/07/98. En effet.

minimisation du nombre de matériaux différents. cartes électroniques. est-il nécessaire de concevoir le produit avec pour optique de faciliter cette phase.éviter l’emploi de systèmes d’assemblage non démontables. afin d’espérer pouvoir respecter ces critères environnementaux à un coût minimum.favoriser la modularité du produit. ainsi que les quelques exemples d’applications qui en découlent. le respect de ces différents critères ne devra pas se faire au détriment des fonctionnalités de base de l’emballage telles que protection et sécurité.réduction du bruit. 290 . relais mercure. . Pour cela. mais l’impact du concepteur sur ce point ne semble pas décisif.12. être pris en compte : • Désassemblage facile du produit . .permettre une accessibilité et un démontage rapide des piles.minimisation des fuites (SF6 par exemple). • Minimisation des fuites et rejets vers l’environnement . .).modularité du produit.consommation dans les contacts électriques (résistance de contact. etc. etc. • Réutilisation de sous-ensembles/composants .). la valorisation en fin de vie d’un produit doit représenter une part importante du produit (70 à 80 % en poids ) et est à la charge du producteur de ce produit. • Mise en sécurité aisée du produit (ressorts sous tension. Eco-Conception 12. écran LCD. • Accroissement de la durabilité des produits • Maintenance et réparations facilitées .marquage des pièces plastiques (voir directive technique FT 20 050).amélioration de la fiabilité des produits. • Choix de matériaux non toxiques incinération • Démontage aisé des composants toxiques et/ou à traitement spécifique . Un autre point important en phase d’utilisation d’un produit est l’emploi de sources d’énergies propres et renouvelables. Là encore. b La fin de vie Comme on l’a déjà dit. soudures. etc. b L’utilisation La phase d’utilisation de nos produits est une phase du cycle de vie dont l’impact environnemental peut s’avérer important.consommation des organes de commande (électroaimants. dans les bilames. etc.).). . . . . Aussi. la prise en compte d’un certain nombre de critères peut avoir un rôle déterminant : • Minimisation de la consommation d’énergie en phase d’utilisation du produit . etc. Leur but principal est simplement d’alimenter la réflexion du concepteur. etc. • Réparation/remise à neuf du produit (2ème main) • Recyclage des matériaux . n’ont pas la prétention de résoudre l’ensemble des cas d’écoconception. là encore. notamment du fait de leur consommation électrique.modularité des produits.liaison client (pré-alarme.) • Notice de fin de vie accompagnant le produit Ces quelques critères de conception définis à chaque phase du cycle de vie d’un produit.puissance dissipée dans les composants électroniques.6 Principales règles d’éco-conception Comme toujours. un certain nombre de critères devront.

b La gamme Altivar 71. de son personnel et des communautés dans lesquelles est implantée la société. Cette démarche de progrès dynamique et continu peut contribuer à la performance de l’entreprise et apparaît donc comme une opportunité à saisir. Thomson Multimedia.Evaluation de l’impact environnemental (ACV). Il est donc essentiel. On utilisera pour cela le logiciel EIME (C paragraphe 12. fin de vie) ne doit pas faire oublier que le but final est de minimiser l’impact global du produit tout au long de son cycle de vie. un exemple d’éco-conception Profil Environnement Produit (PEP) La gamme Altivar 71 (C Fig. ainsi que pour toute évolution de produits existants. que l’amélioration du comportement environnemental d’une des phases du cycle de vie ne se fasse pas au détriment de celui des autres phases. Ainsi. .8 Principales règles d’éco-conception Conclusion Applications De plus.Aide à l’identification des points faibles. le découpage en fonction de chacune des principales phases du cycle de vie du produit (choix des matériaux.Comparaison de deux options de conception. . procédés. Legrand. Eco-Conception 12. Les principales caractéristiques de ce logiciel sont les suivantes : . .4) a pour fonction principale la commande et la variation de la vitesse de rotation d’un moteur électrique asynchrone.améliorer de façon dynamique et continue les conditions d’un environnement propre pour la satisfaction de ses clients. une analyse détaillée du cycle de vie (ACV) est alors nécessaire.Aide au choix des matériaux et des procédés. sa base de données (matériaux.8 Applications b Le logiciel EIME Le logiciel EIME (Environmental Information and Management Explorer) est un outil d’aide à la conception de produits respectueux de l’environnement.7 Conclusion La volonté de Schneider Electric passe par la prise en compte d’une démarche d’éco-conception qui consiste à : . Il est aisément accessible de n’importe quel site dans le monde . . Pour atteindre ce but. géré en copropriété par Alcatel. 12. 291 .12.8).Information sur la conformité à la réglementation.promouvoir le respect de toutes les ressources naturelles . . comme on l’a déjà dit. sera alors notre démarche commune pour tout nouveau développement de produits/services.7 12.37 à 18 kW fonctionnant à des tensions de 200 et 500 V monophasées ou triphasées. 4 4 ATV71 . utilisation. production. l’éco-conception dont l’objectif est de concevoir des produits/services satisfaisant au mieux les besoins des clients.e produit a reçu le 2ème prix “Eco-produit pour le développement durable” 12 Cette gamme est composée de produits de 0. distribution. A Fig. Il permet d’évaluer l’impact environnemental d’un produit tout au long de son cycle de vie et guide les concepteurs dans leurs choix de matériaux et de design. Alstom. 12. des utilisateurs de ses produits. Le profil environnemental du produit issu de EIME est une base essentielle pour la communication environnementale produit destinée aux clients.6 12. Schneider Electric. et dont l’impact environnemental est moindre sur l’ensemble de leur cycle de vie. etc) est ainsi commune à l’ensemble des concepteurs mondiaux de Schneider Electric.

0. en respectant la directive emballage de l’Union européenne 94/62/CE. Un tri complet des déchets permet d’atteindre un taux de valorisation de 99 %. L’énergie électrique consommée dépend des conditions de mise en œuvre et d’exploitation des produits.75 kW 500 V (réf ATV71 H075N4).12. Aucune mousse de calage. Elle prend en compte les étapes du cycle de vie du produit. ni accumulateurs. Les flux de distribution des produits sont optimisés par l’implantation de centres de distribution locaux. L'amélioration constante des process permet de diminuer en moyenne de 5 % la consommation énergetique annuelle du site. émissions).0. Elle est de 2 680 g hors emballage pour l’Altivar 71 . v Fabrication Cette gamme est fabriquée dans un site de production Schneider Electric qui a mis en place un système de management environnemental certifié ISO 14001. l’élastomère EPDM. L’analyse environnementale a été réalisée en conformité avec la norme ISO 14040 “Management environnemental : analyse du cycle de vie. aucune agrafe ne sont utilisées. v Utilisation Les produits de la gamme Altivar 71. v Distribution Les emballages ont été conçus en vue de réduire leur poids et leur volume. etc Toutes les dispositions utiles sont prises auprès de nos services. principe et cadre”. 5 Matières constitutives de l'ATV71 (*) La catégorie “Autres” comprend tous les éléments présents à moins de 1% tels les gaines thermorétractables.37 à 18 kW ne contiennent pas de substances interdites par la réglementation en vigueur (liste disponible sur demande) lors de sa mise sur le marché. constitué majoritairement de carton et d’un sachet en polyéthylène recyclable. Le site de conception de cette gamme de produits est certifié ISO 14001 pour son processus d’éco-conception. 292 . Eco-Conception 12. Le poids total de l’emballage est de 1 080 g. Il est représentatif de l’ensemble de la gamme.8 Applications Le produit utilisé pour réaliser l’étude est l’Altivar 71 complet de calibre 0. proches des zones de marché. cette gamme ne comporte ni piles.0. fournisseurs et sous-traitants pour que les matériaux entrant dans la composition des produits de la gamme Altivar 71 .75 kW 500 V analysé. v Matériaux constitutifs La masse des produits de la gamme s’échelonne de 2 680 g à 9 000 g.37 à 18 kW ne présentent pas de nuisances entraînant des précautions d’usage particulières (bruit. Par conception. Les autres produits de la gamme sont réalisés avec la même technologie et sur le même processus de fabrication. Les matières constitutives sont réparties comme indiqué sur la figure 5 : A Fig.

4 (C Fig.0. Les valeurs d'impacts environnementaux données page précédente ne sont valides que dans le cadre précisé et ne peuvent être utilisées directement pour établir le bilan environnemental de l’installation. les produits de la gamme Altivar 71 .75 kW 500 V avec écoconception et sans éco-conception A Fig.12. distribution (D) et utilisation (U). 6 Ces modifications ont permis de réduire l’impact global du produit sur l’environnement. b Profil Environnemental Produit .37 à 18 kW peuvent faire diminuer de plus de moitié la consommation d’énergie d’une installation. Les produits de cette gamme comprennent également des cartes électroniques à extraire et à orienter dans des filières de traitement spécialisées. Eco-Conception 12. En régime transitoire.0.75 kW 500 V. 12 293 . Le produit “éco-conçu” bénéficie d'une réduction de masse de 27 % et de volume de 19 % par rapport à la gamme précédente. Les données de fin de vie sont détaillées dans la fiche de fin de vie des produits.0. v Impacts environnementaux L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) a été réalisée à l'aide du logiciel EIME (Environmental Impact and Management Explorer) version 1.37 à 18 kW doivent être démantelés afin de mieux valoriser les différents matériaux constitutifs. Comparaison ACV des impacts entre l’Altivar 71 .0.6 et de sa base de données version 5. Ce pourcentage comprend les métaux ferreux. Le potentiel de recyclage est supérieur à 80 %. Elle est de 44 W pour l’Altivar 71 . les alliages de cuivre et d’aluminium et les plastiques marqués. rapportée à l’ensemble des réserves annuelles de cette matière. v Glossaire Epuisement des ressources naturelles Raw Material Depletion (RMD) Cet indicateur quantifie la consommation de matières premières durant le cycle de vie du produit. grâce aux choix de matières et à la nouvelle architecture du produit.6). Les plastiques utilisés sont valorisables à 100 %. L’hypothèse de durée d'utilisation du produit est de 10 ans et le modèle d'énergie électrique utilisé est le modèle européen. Les impacts environnementaux ont été analysés sur les étapes manufacturing (M) comprenant l'élaboration des matières premières. Il est exprimé par la fraction de ressources naturelles disparaissant chaque année. v Fin de vie En fin de vie.PEP v Approche système Le variateur de vitesse permet une économie d'énergie en optimisant les cycles d’utilisation des moteurs électriques asynchrones. les produits de la gamme Altivar 71-0.8 Applications Leur puissance consommée s’échelonne de 44 W à 620 W. L’analyse des impacts environnementaux a été réalisée en comparant les impacts du produit sans éco-conception avec ceux du produit “écoconçu”.75 kW 500 V et représente moins de 6 % de la puissance totale qui transite dans le produit. Le périmètre analysé est composé d'un Altivar 71 .

qu'elle soit potable ou de source industrielle.12. Un taux élevé d’acidité de ces pluies peut entraîner le dépérissement des forêts. Cet effet est exprimé en gramme équivalent de CFC-11. 294 . Cet effet est quantifié en gramme équivalent CO2. Eco-Conception 12. • Potentiel d’épuisement stratosphérique (destruction de la couche d’ozone) Ozone Depletion (OD) Cet indicateur caractérise la contribution au phénomène de disparition de la couche d’ozone stratosphérique due à l’émission de certains gaz spécifiques. Elle est exprimée en m3. • Acidification de l’air Air Acidification (AA) Les substances acides présentes dans l’atmosphère sont entraînées par les pluies.8 Applications • Epuisement de l’eau Water Depletion (WD) Cet indicateur calcule la consommation d'eau utilisée. La contribution de l’acidification est calculée en utilisant les potentiels d’acidification des substances et est exprimée en mole équivalent de H+. • Création d’ozone atmosphérique Photochemical Ozone Creation (POC) Cet indicateur quantifie la contribution au phénomène de “smog” (oxydation photochimique de certains gaz qui produit de l’ozone) et est exprimé en gramme équivalent d’éthylène (C2H4). • Potentiel des réchauffements dits atmosphériques (effet de serre) Global Warming Potential (GWP) Le réchauffement global de la planète résulte de l’accroissement de l’effet de serre dû à l’absorption du rayonnement solaire réfléchi par la surface de la terre par certains gaz dits “à effet de serre”.

12 295 .

. • Régimes du neutre. symboles et tables de conversion avec unités usuelles. • Unités de mesure. • Tableaux des principales grandeurs.M 296 chapitre Mémento Présentation : • Formules pratiques issues des lois qui régissent l’univers électrique et mécanique.

6 M. Mémento Sommaire 1 2 M.2 M.4 M.5 M.3 M.1 M.7 Grandeurs et unités de mesure Calcul des résistances de démarrage Formules mécaniques Formules fondamentales Les régimes de neutre Entraînement des machines Tables de conversion entre unités usuelles Page 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 M Page Page Page Page Page Page 297 .M.

10–9F Deux milliampères= 2 mA = 2.. γ Symbole Désignation grandeur masse moment d'un couple moment d'une force moment d'inertie poids pression profondeur puissance active puissance apparente puissance réactive quantité de chaleur quantité d'électricité (charge électrique) rayon réactance réluctance rendement résistance résistivité surface (aire) température Celsius température thermodynamique temps Symbole Désignation littéral unité de mesure m T ou C M J ou I P p h P S Q Q Q r X R η R ρ A ou S θ T t kilogramme newton mètre newton mètre kilogramme mètre carré newton pascal mètre watt voltampère voltampère réactif joule coulomb ou ampère heure mètre ohm ampère par Weber % ohm ohm mètre/mètre carré mètre carré degré Celsius kelvin seconde (de temps) minute (de temps) heure jour volt joule radian par seconde mètre par seconde mètre cube Symbole kg N.M.h m Ω A/W ✯ Ω Ω. β..m/m2 m2 °C K s min h d V J rad/s m/s m3 accélération angulaire accélération en chute libre accélération linéaire angle plan radian par seconde carré rad/s2 mètre par seconde carré mètre par seconde carré radian degré (d'angle) minute (d'angle) seconde (d'angle) farad ampère par mètre seconde mètre volt seconde kelvin ou degré Celsius joule mètre weber newton volt hertz tour par seconde % mètre ohm henry henry tesla ampère mètre mètre m/s2 m/s2 rad . Mémento M." F A/m s m V s K ou °C J m Wb N V Hz tr/s ✯ m Ω H H T A m m capacité champ magnétique constante de temps diamètre différence de potentiel durée d'une période échauffement énergie épaisseur flux magnétique force force électromotrice fréquence vitesse de rotation glissement hauteur impédance inductance propre inductance mutuelle induction magnétique intensité de courant électrique largeur longueur C H – d U T ∆θ W d φ F E f n g h Z L M B I b I tension travail vitesse angulaire vitesse linéaire volume U W ω v V ✯ Sans dimension Sous-multiples des unités Préfixe déci centi milli micro nano pico Symbole précédant l'unité d c m µ n p Facteur de multiplication 10–1 10–2 10–3 10–6 10–9 10–12 Multiples des unités Préfixe déca hecto kilo méga giga téra Symbole précédant l'unité da h k M G T Facteur de multiplication 101 102 103 106 109 1012 Exemples : Cinq nanofarads = 5 nF = 5..10–3A Huit micromètres = 8 µm = 8.m2 N Pa m W VA VAR J C ou A.106 J Un gigawatt = 1 GW= 10 9 W Trois kilohertz = 3 kHz= 3..10–6m Exemples : Deux mégajoules = 2 MJ = 2.m N..' .1 Désignation grandeur Grandeurs et unités de mesure Symbole Désignation littéral unité de mesure α g a α.10 3 Hz 298 .1 Grandeurs et unités de mesure M.m kg..° .

Mémento M.1 Grandeurs et unités de mesure M 299 .M.

1 Grandeurs et unités de mesure Puissance active en continu en monophasé en triphasé avec P U I cos ϕ P = UI P = UIcosϕ P =UI 3cos ϕ Résistance d'un conducteur R=ρ avec R ρ l S l S : : : : résistance du conducteur en ohms résistivité du conducteur en ohms-mètres longueur du conducteur en mètres section du conducteur en mètres carrés : puissance active en watts : tension en volts (en triphasé tension entre phases) : courant en ampères : facteur de puissance du circuit Puissance réactive en monophasé en triphasé avec Q U I cos ϕ Q = UIsinϕ = UI 1− cos 2 ϕ Résistivité ) ρθ = ρ(1+ α ∆ θ avec ρθ ρ ∆θ α : : : : résistivité à la température θ en ohms-mètres résistivité à la température θ0 en ohms-mètres θ . Mémento M.θ0 en degrés Celsius coefficient de température en degrés Celsius à la puissance moins un Q = UI 3sinϕ = UI 3 1− cos ϕ 2 : puissance réactive en voltampères réactif : tension en volts (triphasé : tension entre phases) : courant en ampères : facteur de puissance du circuit Loi de Joule W = RI2ten monophasé avec W R I t : : : : énergie dissipée en joules résistance du circuit en ohms courant en ampères temps en secondes Puissance apparente en monophasé en triphasé avec S U I S = UI S = UI 3 : puissance apparente en voltampères : tension en volts (triphasé : tension entre phases) : courant en ampères Réactance inductive d'une inductance seule X L= Lω avec XL L ω f : : : : réactance inductive en ohms inductance en henrys pulsation = 2 π f fréquence en hertz Facteur de puissance cos ϕ = puissance active puissance apparente Rendement η = puissance utile puissance active absorbée Réactance capacitive d'une capacité seule XC = 1 Cω : : : : réactance capacitive en ohms capacité en farads pulsation = 2 π f fréquence en hertz avec Courant absorbé par un moteur en monophasé en triphasé en continu avec P I U η cos ϕ I= I= I= P Uηcosϕ P U 3ηcosϕ P Uη avec XC C ω f Loi d'Ohm Circuit à résistance seule Circuit à réactance seule Circuit à résistance et réactance U I R X Z : tension aux bornes du circuit en volts : courant en ampères : résistance du circuit en ohms : XL ou XC réactance du circuit en ohms : impédance du circuit en ohms U = RI U = XI U = ZI : puissance active en watts : courant absorbé par le moteur en ampères : tension en volts (triphasé : tension entre phases) : rendement du moteur : facteur de puissance du circuit Pour la détermination de Z. voir ci-après. 300 .M.

1 Grandeurs et unités de mesure Circuits à résistances R1 R2 R R1 R2 R R3 Circuits à résistances et réactances R Z XL R Z XC R1 R2 R3 R Z= 2 R Z XL XC R + XL – XC 2 R R1 R2 R R3 XL Z Loi d'Ohm R XC Z RI UI PR 2 U R 2 U R P U P R U I R XL XC Z P I RI P 2 I U P 2 SYMBOLES U = Tension en volts I = Courant en ampères R = Résistance en ohms P = Puissance en watts M 301 .M. Mémento M.

2 Calcul des résistances de démarrage Pour moteurs à bagues Résistance unité (1) En triphasé Ru = 333 P Ir2 Pour moteurs à cage Résistance statorique En triphasé U R = 0. – la valeur de la tension à la sortie par rapport à la tension du réseau. Mémento M. nous prévoyons 2 démarrages consécutifs de 3 secondes espacés de 20 secondes. Elle est indispensable pour déterminer la résistance de démarrage. In avec R(n): valeur de la résistance par phase pour ce temps R(n-1) : résistance au temps précédent r : résistance interne du moteur Pointe : pointe de courant souhaitée au temps correspondant Pointe au dernier temps Pointe = R(n-1) + r r avec Pointe : pointe de courant obtenue R(n-1) : résistance au temps précédent r : résistance interne du moteur Autre caractéristique I moyen = Ir + Ip . Sans caractéristiques précises du moteur. En général.65 Un et 5 démarrages par heure de 8 secondes. indiquer : la durée de mise sous tension de la résistance. dont 2 consécutifs à partir de l'état froid. – la durée de mise sous tension de l'autotransformateur et le nombre de démarrages par heure. 302 . indiquer : le temps de couplage de la résistance et le nombre de démarrages par heure. nous prenons : Id = 6.Ir 3 avec I moyen : courant thermiquement équivalent Ir : courant rotorique nominal Ip : pointe de courant Pour commander une résistance. indiquer : la durée de mise sous tension de la résistance et le nombre de démarrages par heure. U moteur = k U ligne C moteur = k2 C I ligne ≠ k2 I I moteur = k I avec k : rapport de l'autotransformateur U sortie / U ligne C :couple en démarrage direct I : courant en démarrage direct Pour commander un auto-transformateur.5 In Pour commander une résistance. nous envisageons 12 démarrages par heure de 10 secondes chacun. le rotor étant calé.M. en pourcentage . (1) La résistance unité est la valeur théorique de la résistance par phase à insérer dans le circuit rotorique pour obtenir. des prises à 0.2 Calcul des résistances de démarrage M. avec P : puissance nominale en kilowatts Ir : courant rotorique nominal en ampères Ru : en ohms ou bien 245 P Ru = Ir2 avec P : puissance nominale en chevaux Ir : courant rotorique nominal en ampères Résistance pour démarrage étoile-triangle 3 temps R= 0.055 In avec R : valeur ohmique de la résistance par phase en ohms U : tension du réseau en volts In : courant nominal du moteur en ampères I moyen = 4. Nous prévoyons. Habituellement. indiquer : – qu'il s'agit d'un autotransformateur à entrefer (si possible) . le couple nominal. – la pointe de courant du moteur en démarrage direct (donnée par le constructeur du moteur) . avec R(1) : valeur de la résistance par phase Ru : résistance unité r : résistance interne du moteur 1re pointe : pointe de courant souhaitée au démarrage Valeurs intermédiaires de la résistance R(n) = R(n-1) + r -r Pointe Autotransformateur Pendant le démarrage.55 Un et 0. le nombre de démarrages par heure et éventuellement la possibilité de freinage par contre-courant.05 In Pour commander une résistance.28 U In Valeur de la résistance au premier temps R(1) = Ru + r -r 1re pointe avec R :valeur ohmique de la résistance par phase en ohms U :tension du réseau en volts In :courant nominal du moteur en ampères I moyen = 1. en général.

Mémento M. pour un calcul approché. à un couple constant équivalent : Ta = Tm mini + avec Tm mini Tm maxi Tr : couple moteur immédiatement avant le court-circuitage d'une section de résistance : couple moteur immédiatement après le court-circuitage de cette section : couple résistant supposé constant Tm maxi – Tm mini – Tr 3 Moment d'inertie rapporté à la vitesse ω Jω = J'ω' ω ω'2 2 avec Jω : moment d'inertie en kilogrammes-mètres carrés rapporté à la vitesse angulaire ω J'ω' : moment d'inertie en kilogrammes-mètres carrés rapporté à la vitesse angulaire ω' M 303 .Tr avec Ta Tm Tr : couple accélérateur en newtons-mètres : couple moteur en newtons-mètres : couple résistant en newtons-mètres vitesse angulaire en radians par seconde vitesse de rotation en tours par minute fréquence du réseau en hertz nombre de paires de pôles du moteur Durée de démarrage Durée de démarrage de la vitesse 0 à la vitesse ωn avec un couple accélérateur constant Ta Rayon de giration cylindre plein r2 = avec r12 2 cylindre creux r2 = r12 + r22 2 t= avec t J Jωn Ta ou t= Jωn2 1 Pn (Ta/Tn) r : rayon de giration r1 : rayon extérieur r2 : rayon intérieur Moment d'inertie d'un corps de masse m J = mr2 avec J : moment d'inertie en kilogrammes-mètres carrés m : masse en kilogrammes r : rayon de giration en mètres ωn Ta Pn Ta/Tn : temps de démarrage en secondes : moment d'inertie total des masses en mouvement (moteur + charge) en kilogrammes-mètres carrés : vitesse angulaire nominale en radians par seconde : couple accélérateur en newtons-mètres : puissance nominale du moteur en watts : rapport du couple accélérateur au couple nominal du moteur Il est parfois exprimé par les formules suivantes : J= GD2 MD2 ou ou 4 4 PD2 4 Dans le cas de couples accélérateurs variant avec la vitesse.3 Formules mécaniques Couple nominal Tn = avec Tn Pn ωn Pn ωn : couple nominal du moteur en newtons-mètres : puissance nominale du moteur en watts : vitesse angulaire nominale du moteur en radians par seconde 2πn 60 Vitesse angulaire ω= avec ω : vitesse angulaire en radians par seconde n : vitesse de rotation en tours par minute Fréquence de rotation à vide Vitesse de synchronisme d'un moteur asynchrone ω= avec ω n f p : : : : 2pf p ou n= 60f p Couple accélérateur Ta = Tm . Par exemple.3 Formules mécaniques M. des formules pratiques propres aux diverses applications sont généralement utilisées pour s'identifier à des cas de couples accélérateurs constants pour permettre des calculs rapides approchés.M. le couple accélérateur dans le cas d'un démarrage rotorique peut être assimilé.

Mémento M.M.4 Formules fondamentales Système international d'unités SI : MKSA Grandeur Unités de base longueur l = mètre masse m = kilogramme temps t = seconde courant électrique i = ampère m kg s A Cinématique (mouvement rectiligne) Longueur l Cinématique (mouvement circulaire) Arc Θ en radian. avec Θ= l r Θ Vitesse v = dl dt = l t en m/s Vitesse angulaire dΘ Θ ω = = dt t ω = 2πn 60 en rad/s n en tr/min Vitesse v = l t = rω ω en rad/s Accélération a dv = dt en m/s 2 Accélération angulaire α = dω d2Θ = dt2 dt en rad/s 2 Accélération tangentielle a T = r α α en rad/s 2 a en m/s2 Dynamique (mouvement rectiligne) Force F = ma en N (newton) Dynamique (mouvement circulaire) Couple T = Fx r en N.4 Formules fondamentales M.m ou J/rad Force de mise en mouvement F = ma Couple de mise en mouvement C J = = J dω dt moment d’inertie en kgm 2 Travail W = Fxl en J (joule) Travail W = CΘ en J (Joule) Puissance P W = t = Fl = t Fv en W (watt) Puissance P P = = CΘ = t C 2πn 60 Cω en W (watt) N en tr/min 1 watt = Energie W = 1 joule 1 seconde Energie W = 1/2 mr 2 ω 2 = 1/2 Jω2 1/2 mv 2 l’énergie cinétique est caractérisée par la vitesse du corps l’énergie cinétique est caractérisée par la vitesse du corps 304 .

Les masses Ce sont les parties conductrices accessibles d'un matériel électrique susceptibles d'être mises sous tension en cas de défaut. Il déclenche au premier défaut et offre une sécurité totale. Prise de terre de l'alimentation Masses Schéma TNC Prise de terre de l'alimentation Masses Schéma TNS M 305 . une forte économie d'installation. l'assurance de la continuité d'alimentation n'est pas encore suffisante pour les informaticiens. TT et IT. mais ici. ne sont parcourus par aucun courant. en régime équilibré. Il est donc particulièrement indiqué chaque fois qu'une continuité de service est nécessaire.2 seconde). avec un renfort de précautions et d'équipements spécifiques. Le schéma TT est simple à exploiter. en respectant le temps de coupure. mais il est limité aux installations peu étendues et peu complexes. Les masses sont reliées directement à la terre. Le schéma TN représente. Ces différents régimes permettent d'adapter la protection aux locaux et usages. Le schéma IT présente la particularité de ne déclencher qu'au second défaut. qui préfèrent le schéma TN. fondé sur la durée de la résistance d'un individu aux effets d'un courant électrique. Prise de terre de l'alimentation La terre Masses La terre peut être considérée comme un corps conducteur avec un potentiel conventionnellement fixé à zéro. Cependant. Schéma IT Le schéma TT Le neutre est directement relié à la terre ainsi que les masses. La signification de chaque lettre est la suivante : T = Terre N = Neutre I = Impédance C = Combiné S = Séparé Le schéma TN.C Prise de terre de l'alimentation Il correspond à un neutre relié à la terre et les masses au neutre. Schéma TT Les régimes basse tension Il y a trois régimes du neutre en basse tension définis par des schémas et repérés par deux lettres. par rapport au précédent. ce qui entraîne une maintenance particulièrement sévère afin de détecter et d'intervenir dès le premier défaut avant que le second ne se produise.5 Les régimes de neutre M. Ce sont les régimes TN (C ou S). Masses Le schéma TN.S Il correspond à un neutre relié à la terre et les masses au neutre. sauf s'ils interposent un transformateur de séparation qui leur laisse alors toute liberté de choix. La première lettre correspond à la position du neutre par rapport à la terre. Les réseaux de distribution basse tension des abonnés sont assimilables au schéma TT. Le schéma IT Le neutre est relié à la terre par l'intermédiaire d'une impédance ou isolé.S.M. en fonction de sa tension (normalement 50 V durant 5 secondes et 100 V durant 0. et ce par deux prises de terre séparées. Il est à noter que le conducteur neutre et celui de protection sont combinés. C'est le régime indispensable avec des courants de fuite importants. le conducteur neutre est séparé de celui de protection. Mémento M.5 Les régimes de neutre Les régimes de neutre mettent principalement en cause : Le neutre Ce sont les points neutres des transformateurs HT/MT et MT/BT ainsi que les conducteurs neutres qui. et la seconde à la situation des masses.

Cr 306 . Mouvement de translation Si la machine. son moment d'inertie ramené au moteur tournant à la vitesse n2 s'exprime par la formule : n1 J (machine ramené au moteur) = J (machine) n2 ( ) 2 En pratique : – en courant continu Cd = kCn où Cn = couple nominal moteur k = coefficient de surcharge du moteur. le moment d'inertie au niveau de l'axe d'entraînement s'exprime par la formule : 2 2 J (machine) = m v = m v . Dans cette zone. le temps de démarrage. La connaissance de cette inertie totale permet l'étude des régimes transitoires (démarrages et arrêts).2 et 1. Arrêt Si la machine est laissée à elle-même lors de la coupure de la tension d'alimentation. Il est lié au temps de surcharge et à la température initiale. parfois important.m) 2 dω (rad/s) dt (s) = J (kg.3600 ω2 4 π2 . Il est généralement compris entre 1. se détermine par : t= Jω Ca La machine accouplée au moteur présente essentiellement un moment d'inertie J (kg.6 Entraînement des machines M.9 (voir catalogue Constructeur de moteurs). si un couple accélérateur Ca est fixé. le couple de ralentissement est égal au couple résistant : Ca (N.m) = J (kg. – en courant alternatif Se référer aux caractéristiques de surcouple et de surintensité données par le catalogue Constructeur et aux caractéristiques d'emploi indiquées par ce catalogue.m) 2 2πN (tr/min) 60t(s) Cra = Cr = J dω dt L'arrêt se produira au bout d'un temps (t) lié au moment d'inertie par la relation : t= J ω si Cr est à peu près constant. la connaissance du moment d'inertie J permet de déterminer le couple accélérateur moyen nécessaire Ca. Mémento M.m 2) auquel il faut ajouter celui du moteur. de masse m (kg). Mouvement de rotation Si la machine est entraînée par l'intermédiaire d'un réducteur à la vitesse n1. n 2 avec ω = 2 πn 60 Démarrage Pour démarrer dans un temps imposé t (passage de l'arrêt à une vitesse angulaire ω). se déplace à la vitesse linéaire v (m/s).6 Entraînement des machines Le couple résistant moyen Cr dû à la mécanique et le couple accélérateur moyen Ca déterminent le couple moteur moyen Cd nécessaire pendant le temps de démarrage. pour Ca constant.M. pour la vitesse de rotation ω (rad/s) du moteur d'entraînement. le courant d'induit et le couple peuvent être sensiblement proportionnels. mais n'intervient pas en régime établi. Cd = Cr + Ca Inversement.

M 307 . il faut augmenter le couple de ralentissement d'un couple de freinage électrique Cf tel que : Cra = Cr + Cf = J dω dt Le freinage peut être du type rhéostatique . Sens de fonctionnement Couple et puissance Pour déterminer convenablement l'ensemble moteur-variateur. toutes les machines peuvent être classées dans 4 catégories de base : – couple constant (figure 1). En limitation de courant.M.6 Entraînement des machines Freinage rhéostatique Freinage par récupération Si le temps d'arrêt est inacceptable. – puissance constante (figure 2). il est obtenu en utilisant des variateurs réversibles. la puissance P variant comme le carré de la vitesse (figure 3). Mémento M. Le croquis ci-dessus montre les 4 possibilités de fonctionnement (4 quadrants) dans le plan couple vitesse. – couple croissant linéairement avec la vitesse C = kn. àcoups de charge répétés. le couple de freinage est constant jusqu'à l'arrêt. Rotation 1 er sens 2 e sens La machine fonctionne en moteur en générateur en moteur en générateur Couple C + – – + Vitesse n + + – – Produit Quadrant Cxn + – + – 1 2 3 4 Dans la pratique. La machine conditionne le dimensionnement du moteur et de l'équipement qui doivent répondre au régime permanent. – couple croissant comme le carré de la vitesse C= kn 2. Un nombre limité de machines peut avoir des caractéristiques de fonctionnement résultant de la combinaison de ces différentes catégories. la puissance variant comme le cube de la vitesse (figure 4). Elles sont résumées dans le tableau ci-dessous. se rappeler toutefois que son efficacité est proportionnelle à la vitesse (Cf = kω) Le freinage peut être du type par récupération. mais aussi aux régimes transitoires : démarrages fréquents ou rapides. il est très important de connaître la caractéristique couple/vitesse des différentes machines entraînées.

in.205 0.) (in 2) 1 pied carré (sq.3333 1 1 pouce (in.7645 Masse Unités 1 kilogramme (kg) 1 once (oz) 1 livre (lb) kg 1 0.0283 3 dm3 1000 1 0.7 Longueur Unités 1 mètre (m) Tables de conversion entre unités usuelles m 1 0.5 cu.9144 in.ft) (ft 2) 1 yard carré (sq.06895 –5 psi 1.716 10 –4 0.yd 1.ft 35.0013 2.3079 0.32 764.27 1 16 lb 2.0370 1 1 décimètre cube (dm 3) (litre) 1 pouce cube (cu.024 1 1728 46656 cu.0254 0.7 Tables de conversion entre unités usuelles M.02778 0.196 7.45 10 –4 0.001 1.ft 10.454 oz 35.504 1 1 méga pascal (MPa) ou 1 newton par mm 2 (N/mm 2) 1 bar (bar) 1 pound weight par pouce carré 1 lbf/in 2) (psi) 6895 308 .in 1550 1 144 1296 sq.8361 Volume Unités 1 mètre cube (m ) 3 m3 1 0. Mémento M.0625 1 Pression Unités 1 pascal (Pa) ou newton par m (N/m ) 2 2 Pa 1 10 10 6 5 MPa 10 1 0.1 6.143 10 –5 0.yd) (yd ) 0.281 0.yd) (yd ) 0.944 10 –3 1 9 sq.) (in3) 1 pied cube (cu.M.764 6.45 10 –4 145.04 14. ou ") 1 pied (ft ou ') 1 yard (yd) Surface Unités 1 mètre carré (m ) 2 m2 1 6.3147 0.37 1 12 36 ft 3.3048 0.in.094 0.111 1 1 pouce carré (sq.639 10 –5 0.0833 1 3 yd 1.in.787 10 –4 1 27 cu. 61024 61. 39.028 0.895 10 –3 –6 bar 10 10 1 0.yd 1.0164 28.0929 2 sq.ft) (ft 3) 1 yard cube (cu.0353 5.

M.93 32.01667 km/h 3.7376 542.in 2 3417 144 1 0.24 1 8.in 2 54675 2304 16 1 1 livre-pouce carré (lb.u) J 1 4.105 tr/min 9.0141 Ibf 0.2778 0.78 10 –7 1.5 550 1 Force Unités 1 newton (N) 1 kilogramme-force (kgf) 1 pound weight (lbf) 1 poundal (pdl) N 1 9.453 0.0625 oz.967 10 –3 3412 1 Moment d'inertie Unités 1 kilogramme mètre carré 1 livre-pied carré (lb. 9.t.163 10 –6 1 2.829 10 –5 lb.in2) 1 once-pouce carré (oz.u.233 70.6 1 0.341 10 0.73 1 6.944 10 –3 4.926 10 –4 1.225 2.m 2 1 0.93 10 –4 B.138 kgf 0.7 1.66 1 Puissance Unités 1 watt (W) 1 cheval (ch) 1 horse-power (HP) 1 ft-lbf/s W 1 736 745.t.81 4.7 Tables de conversion entre unités usuelles Vitesse angulaire Unités 1 radian par seconde (rad/s) 1 tour par minute (tr/min) rad/s 1 0.0311 pdl 7.06 m/min 60 16.48 10 –4 3.34 10 –4 lb.014 1.6 10 6 1055 cal 0.205 1 0.1855 3.in 2) M 309 .549 1 Vitesse linéaire Unités 1 mètre par seconde (m/s) 1 kilomètre par heure (km/h) 1 mètre par minute (m/min) m/s 1 0.36 10 1 1.ft 2 23.102 1 0.042 2.448 0.17 1 Energie-travail-chaleur Unités 1 joule (J) 1 calorie (cal) 1 kilowatt-heure (kW/h) 1 British thermal unit (B.818 10 –3 –3 ft-lbf/s 0.60 10 5 252 kW/h 2.ft ) 2 kg.9863 1 1.356 ch 1.843 10 –3 –3 HP 1. Mémento M.

d’évaluer et tester les produits dans le contexte de leur application ou utilisation spécifique. rue Joseph Monier F-92500 Rueil-Malmaison France www. Création : Schneider Electric Photos : Schneider Electric .com Le présent document comprend des descriptions générales et/ou des caractéristiques techniques générales sur les fonctions et la performance des produits auxquels il se réfère. Il appartient à chaque utilisateur ou intégrateur de réaliser. Le présent document ne peut être utilisé pour déterminer l’aptitude ou la fiabilité de ces produits pour des applications utilisateur spécifiques et n’est pas destiné à se substituer à cette détermination.schneider-electric. ni aucune de ses filiales ou sociétés dans lesquelles elle détient une participation. ne peut être tenue pour responsable de la mauvaise utilisation de l’information contenue dans le présent document.Schneider Electric Industries SAS Siège social 35. l’analyse de risques complète et appropriée. Ni la société Schneider Electric Industries SAS. sous sa propre responsabilité.

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