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)

1






























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SEQUENCE 1


ORDONNANCE DE LA REGLEMENTATION


× CONTENU GENERAL DES TEXTES

× HIERARCHIE DES TEXTES



















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3












REGLEMENTATIONS
Principaux textes

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DIFFERENTES REGLEMENTATIONS





















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CODES DES COMMUNES (extraits)


º Article L.131-1, L.131-2, L. 131-7, L. 131-9 et L.131-13


CODE DE LA CONSTRUCTION ET DE L’HABITATION (extraits)


º Article L.122-1, L.122-2, L. 123-2

º Article R.111-1 à R.111-19

º Article R.121-1 à R. 121-13

º Article R. 122-2 à R.122-29

º Article R. 123-1 à R. 123-55

º Article R. 152-1 à R.152-3

º Article R. 152-4 à R. 152-5


CODE DE L’URBANISME


º Article R. 111-1 à R. 111-4

º Article R. 421-29 à R. 421-32

º Article R. 421-41 à R. 421-52

º Article R.460-1 à R 460-7

º Article R 480-2

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REGLEMENTATION GENERALE CONCERNANT LES E.R.P


º Arrêté du 23 mars 1965 portant approbation du règlement de sécurité contre les risques
d’incendie et de panique dans les E.R.P

º Arrêté du 25 juin 1980 modifié, relatif aux dispositions générales applicables aux E.R.P du 1
er

groupe

º Arrêté du 22 juin 1990 portant approbation de dispositions complétant le règlement de sécurité
contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
Dispositions applicables aux établissements de 5
ème
catégorie.

º Circulaire du 15 novembre 1990 relative à l’arrêté du 22 juin 1990 approuvant les dispositions
relatives aux établissements de 5
ème
catégorie (livre III du règlement de sécurité, J.O du 26 août
1990)

º Arrêté du 18 mai 1998 (J.O du 21 juin 1998) relatif à la qualification du personnel permanent
des services de sécurité incendie des établissements recevant du public

º Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.

º Circulaire du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couvert (I.G.H)

º Circulaire du 4 novembre 1987, relative à l’arrêté type, (anciennement 331 bis) – Rubrique
2935, de la nomenclature des installations soumises à déclaration (Loi N° 76-663 du 19 juillet
1976 et décret N° 77-1133 du 21 septembre 1977)

º Parcs de stationnement couverts et garages – hôtels de véhicules à moteur

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REGLEMENTATION GENERALE CONCERNANT LES I.G.H


Code de l’urbanisme


º Les articles R421-29 à R480-2 fixent les règles relatives à l’acte de construire et à divers
modes d’utilisation du sol.
Il s’agit de la procédure à respecter depuis le dépôt du permis de construire jusqu’à l’achèvement
des travaux.

Code de la construction et de l’Habitation

º Les articles L122-1 et R122-1 à R122-29 précisent les dispositions auxquelles sont soumis tous
les immeubles de grande Hauteur.
Les grands principes sont établis de façon à assurer la sécurité des personnes contres les risques
d’incendie et de panique.

arrêté du 18 octobre 1977

º (modifié par arrêté du 22 octobre 1982) portant règlement de sécurité pour la construction des
Immeubles de Grande Hauteur.

Il s’agit de l’arrêté qui fixe :
- les mesures générales à toutes les classes
- les dispositions particulières aux diverses classes d’immeubles

Pour la réalisation d’un Immeuble de Grande Hauteur, les maîtres d’ouvrage et les maîtres
d’œuvre doivent respecter les dispositions prévues aux articles GH1 à GH65, ainsi qu’aux
articles :

HABITATION


º Arrêté du 23 mai 1960 (J.O du 29 mai 1960), protection des bâtiments d’habitation contre
l’incendie, sécurité et sauvegarde des personnes en cas d’incendie

º Arrêté du 10 septembre 1970 relatif à la protection des bâtiments d’habitation contre l’incendie
(J.O des 28 et 29 septembre 1970)

º Circulaire du 13 décembre 1982 relative à la sécurité des personnes en cas de travaux de
réhabilitation ou d’amélioration des bâtiments d’habitation existant

º Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation


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ACCESSIBILITE DES PERSONNES HANDICAPEES



º Arrêté N° 94-86 du 26 janvier 1994 relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des
locaux d’habitation, des établissements et installations recevant du public

º Arrêté du 31 mai 1994 fixant les dispositions techniques destinées à rendre accessibles aux
personnes handicapées les établissements recevant du public et les installations ouvertes au
public lors de leur construction, leur création ou leur modification, pris en application de l’article
R. 111-19-1 du code de la construction et de l’habitation

º Arrêté du 27 juin 1994 relatif aux dispositions destinées à rendre accessibles les lieux de travail
aux personnes handicapées en application de l’article R.235-3-18 du code du travail

º Circulaire N° 94-55 du 7 juillet 1994, relative à l’accessibilité aux personnes handicapées des
établissements recevant du public et des installations ouvertes au public


º Circulaire N° 82-81 du 4 octobre 1982 relative à l’accessibilité et adaptabilité des logements
aux personnes handicapées dans les bâtiments d’habitation
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CODE DU TRAVAIL (SUITE)


º Article L.4111-1, L. 4111-4, L. 4643, L. 4721, L. 4721 et L. 4723-1

º Article L.8112, L. 8113-3 et L. 1221-15

º Article R. 232-12 à R. 232-12-22

º Article R. 4214

º Décret n° 62-1454 du 14 novembre 1962 portant règlement d’administration publique pour
l’exécution des dispositions du livre II, titre II, du code du travail, en ce qui concerne la
protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en œuvre des courants électriques
(section V, prévention des brûlures, incendies et explosions d’origine électrique art. 41 à 44)

º Arrêté du 10 novembre 1976 relatif aux circuits et installations de sécurité

º Arrêté du 5 août 1992 pris pour l’application des articles R. 4216-113 à R 4216-15 du code du
travail et fixant des dispositions pour la prévention des incendies et le désenfumage de certains
lieux de travail

º Arrêté du 22 septembre 1995 modifiant l’arrêté du 5 août 1992


º Circulaire DRT N°95-07 du 14 avril 1995 (commentaires techniques relatifs aux lieux de
travail et leurs arrêtés d’application)

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AUTRES TEXTES GENERAUX


º Arrêté interministériel du 22 octobre 1969 (J.O du 30 novembre 1969) relatif à la conformité
aux normes des installations électriques des bâtiments d’habitation

º Chaufferies – Installations de gaz – Stockage d’hydrocarbures

º Arrêté du 23 juin 1978 relatif au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire des
bâtiments d’habitation, de bureau ou recevant du public

º Arrêté du 2 août 1977 relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations
de gaz combustible et d’hydrocarbures liquéfiées situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation
ou de leurs dépendances

º Arrêté du 30 juillet 1979 relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux stockages
fixes d’hydrocarbures liquéfiés non soumis à la législation des installations classées ou des
immeubles recevant du public.



LES REGLEMENTS SANITAIRES DEPARTEMENTAUX


º Le règlement sanitaire départemental de Paris, (Arrêté préfectoral n° 79-561 du 20 novembre
1979)

º Le règlement sanitaire départemental des Hauts-de-seine, (Arrêté préfectoral du 2 mai 1980)

º Le règlement sanitaire départemental de la Seine-Saint-Denis, (Arrêté préfectoral du 22
décembre 1971)


º Le règlement sanitaire départemental du Val de Marne, (Arrêté préfectoral n° 85-515 du 26
février 1985)

º Autres départements : Document détenu par la préfecture auprès du service de la D.D.A.S.S
( Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale)


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NORMES FRANCAISES (EXEMPLES)






º NF S 60-303 Plans et consignes affichés

º NF S 6790 Symboles graphiques pour plans de protection contre l’incendie

º NF S 61-213 Poteaux d’incendie incongelables de 100 et 2 x 100

º NF S 61-750 Colonnes sèches

º NF S 61-751 Colonnes en charge

º NF S 61-900 Extincteurs d’incendie portatifs

º NF S 62-201 Robinets d’incendie armés (R.I.A) Août 1995

º NF S EN 671-1 Systèmes équipés de tuyaux : Robinets d’incendie armés équipés de tuyaux
semi- rigides (S 61-201)

º NF S 671-2 Systèmes équipés de tuyaux : postes d’eaux mureaux équipés de tuyaux
plats
(S 61-202)

º NF S 62-200 Poteaux et bouches d’incendie

º NF S 62-210 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler –
Règles de conceptions, de calcul et de mise en oeuvre

º NF S 62-211 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler –
Caractéristiques des organes constitutifs

º NF S 62-212 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler – Essais
de réception – Surveillance et entretien - Vérification

º NF S 62-214 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler –
Classification des risques – Combinaison des sources d’eau

º NF S 62-215 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler –
Spécifications et méthodes d’essais des sprinkler



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LISTE DES NORMES RELATIVES AUX SYTEMES DE
SECURITE INCENDIE (S.S.I)


º NF S 61-930 Systèmes concourant à la sécurité contre les risques d’incendie et de
panique

º NF S 61-931 Système de sécurité-incendie (S.S.I) – Dispositions générales

º NF S 61-932 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Règles d’installation

º NF S 61-933 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Règles d’exploitation et de
maintenance

º NF S 61-934 Centralisateur de Mise en Sécurité-Incendie (C.M.S.I) – Règles de
conception

º NF S 61-935 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Unité de signalisation (U.S)

º NF S 61-936 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Equipements d’alarme (E.A)

º NF S 61-937 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Dispositifs Actionnés de Sécurité
(D.A.S)

º NF S 61-938 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Dispositif de commande manuelle
(D.C.M) – Dispositifs de commandes manuelles Regroupées (D.C.M.R) –
Dispositifs de commande avec signalisation (D.C.S)

º Dispositifs Adaptateurs de Commande (D.A.C)

º NF S 61-939 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Alimentations Pneumatiques de
Sécurité (A.P.S)

º NF S 61-940 Systèmes de sécurité-incendie (S.S.I) – Alimentations Electriques de
Sécurité (A.E.S)

º NF S 61-950 Matériels de détection d’incendie – Détecteurs, tableaux de signalisation et
organes intermédiaires

º NF S 61-951 Organes constitutifs des systèmes de détection automatique d’incendie

º NF S 61-961 Matériels de détection d’incendie – Détecteurs Autonomes Déclencheurs
(D.AD)

º NF S 61-962 Matériels de détection incendie – Tableau de signalisation à localisation
d’adresse de zone

º NF S 61-965 Matériel de détection d’incendie – Organes non homologables. Fonctions
supplémentaires



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º NF S 62-101 Protection contre l’incendie – Système d’extinction par protection
d’ambiance (noyage total) au FM200, FE13, Inergen, Argonite … -
Règles d’installation

º NF S 62-102 Protection contre l’incendie – Organes constitutifs des systèmes
d’extinction au
FM200, FE13, Inergen, Argonite …

º NF S 62-210 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type Sprinkleur –
Règles de conception, de calcul et de mise en oeuvre

º NF S 62-211 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type Sprinkleur –
Caractéristiques des organes constitutifs

º NF S 62-212 Installations fixes d’extinction automatique à eau du type Sprinkleur –
Essais de réception, surveillance et entretien – Vérification

º NF C 48-150 Blocs Autonomes d’alarmes Sonore d’évacuation d’urgence (B.A.A.S)
































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REGLES DE L’A.P.S.A.D

Assemblée Plénière des Société d’Assurance Dommage

º R1 - Extinction automatique à eau de type sprinkleur

º R4 - Extincteurs portatifs et mobiles

º R5 - Robinets d’incendie armés –RIA

º R6 - Service de sécurité incendie

º R7 - Installations de détection automatiques d’incendie

º R8 - Surveillance des risques d’une entreprise

º R9 - Installations de rideaux d’eau

º R12 - Extinction automatique à mousse à haut foisonnement

º R13 - Extinction automatique à gaz

º D14A - Panneaux sandwich-Comportement au feu-Guide pour la mise en oeuvre

º R15 - Ouvrages séparatifs coupe-feu

º R16 - Fermetures coupe- feu

º R17 - Désenfumage – Systèmes de désenfumage naturel

º R21 - Entretien installation extinction automatique à eau de type sprinkler

º R31 - Installation télésurveillance – Vol – Incendie

º R41 - Télésécurité – Habitations Risques standard

º R51 - Détection d’intrusion risques courants

º R52 - Détection intrusion risques lourds




Les D.T.U Documents Techniques Unifiés
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15

SEQUENCE 2


CLASSEMENT DES BATIMENTS


× CLASSEMENT D’UN E.R.P

× CLASSEMENT D’UN I.G.H

× CLASSEMENT D’UN BATIMENT D’HABITATION

× CLASSEMENT I.C.P.E













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16



















BASES REGLEMENTAIRES
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LE CODE DE LA CONSTRUCTION ET DE L’HABITATION ET
L’E.R.P


× Informe …

× Donne la définition de l’ ERP
× Classe les ERP

× Impose …

LES GRANDS PRINCIPES DE SECURITE

× Construction de l’E.R.P

º permis de construire
º choix des matériaux de construction et d’aménagement

× Evacuation

º alarme
º éclairage de sécurité
º dégagements en nombre et largeur suffisants


× Accessibilité aux services de secours

× Isolement des locaux

× Moyens de secours contre l’incendie

× Installation, entretien et contrôle des installations techniques

× Registre de sécurité


× Précise …

× Les responsabilités

× Les rôles et composition des commission de sécurité

× Les sanctions

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18

ARTICULATION DE LA REGLEMENTATION E.R.P









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DECLINAISON DU REGLEMENT
DE SECURITE E.R.P.

• Dispositions générales

CCH Code de la Construction et de l’Habitation
CU Code de l’Urbanisme
GN GéNéralités applicables à tout E.R.P.
GE Généralités applicables aux E.R.P. des quatre premières catégories
CO
COnstruction
- Dessertes et voiries (Voie engin, Voie échelle, Espace libre, Façade accessible …)
- Isolement par rapport aux tiers
- Réaction et résistance au feu (matériaux et éléments de construction)
- Distribution intérieure (Cloisonnement traditionnel, secteur, compartiment)
- Locaux à risques
- Dégagements
AM Aménagement Intérieur
DF DésenFumage
CH
CHauffage, ventilation, réfrigération, climatisation, conditionnement
d’air
GZ Installation aux GaZ combustibles et hydrocarbures liquéfiés
EL Installations Electriques
EC Eclairage
AS AScenseur, monte-charge, escalier mécanique, trottoir roulant …
GC
Installations d’appareils de Gastronomie-Cuisson destinés à la
restauration
MS
Moyens de Secours :
- moyens d’extinctions (extincteurs, RIA, colonnes sèches, colonnes humides, EAI,
déversoirs ponctuels, éléments de constructions irrigués)
- dispositions visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers
- service de sécurité
- S.S.I.
IT246 Instruction Technique sur le désenfumage
IT247
Instruction Technique sur les dispositifs de fermeture et de
désenfumage
IT248 Instruction Technique sur les alarmes dans les E.R.P.
IT249 Façade

• Dispositions particulières

PROPRES A CHAQUE TYPE D’ETABLISSEMENT
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20

RESPONSABILITES












× LES CONSTRUCTEUR …

+

× LES PROPRIETAIRES

+

× LES EXPLOITANTS

+

SONT RESPONSABLES DE LA SAUVEGARDE DU PUBLIC ADMIS,

DONC DE L’APPLICATION DES REGLES DE SECURITE

(Art.R 123-3 du C.C.H)

+++


LE CONTRÔLE EXERCE PAR L’ADMINISTRATION NE LES DEGAGE


NULLEMENT DE LEURS RESPONSABILITES
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21

OBLIGATIONS DE L’EXPLOITANT


× Entretien des installations

Par un technicien compétent

× Contrôle périodique des équipements par un organisme agrée

Le règlement de sécurité précise la périodicité de contrôle par l’organisme agrée en fonction de
l’ERP

× Tenue d’un registre de sécurité

Auquel doit être annexés :

× Liste du personnel de sécurité
× Liste numérotée des moyens de secours
× Contrats d’entretien
× Rapport des contrôles effectués
× Compte-rendus des visites de la commission de sécurité
× Procès verbaux de classement des matériaux et des éléments de construction

º P.V de réaction au feu
º P.V de résistance au feu

× Affichage près de l’entrée principale de l’établissement de l’ :
« Avis relatif au contrôle de la sécurité »

× Les responsabilités

× Les rôles et composition des commissions de sécurité

× Les sanctions

AVIS DE SECURITE INCENDIE

Conformément aux dispositions des articles R. 123-18 et 19, R. 123-45 et 46 du code de la
construction et de l’habitation, notre établissement répond aux caractéristiques suivantes :

Type : M Catégorie : 1
ère

Effectif maximal du public autorisé : 12 525

Date de la visite de réception par la commission de sécurité : 18 avril 2004

Date de l’autorisation d’ouverture : 21 avril 2004
Vu,

L’autorité ayant délivré Le chef d’établissement
DIRECTION

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22

























GENERALITE
CLASSEMENT

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23

CLASSEMENT DES ETABLISSEMENT



Pour les différencier et pour adapter les mesures de sécurité, les E.R.P sont classés selon 2
critères, en fonction de leur activité (le type) mais aussi du nombre de personnes admises (la
catégorie)





¬ +








1
er
Groupe










2
ème
Groupe








Les catégories sont elles-mêmes classées en 2 groupes afin d’utiliser une réglementation
adaptée :

× 1
er
groupe (1
ère
, 2
ème
, 3
ème
, et 4
ème
catégorie) ¬ Grands établissements

× 2
ème
groupe (5
ème
catégorie) ¬ Petits établissements

DEUX CRITERES

TYPE

CATEGORIE

5
ème

1
ère


2
ème

3
ème

4
ème

R
REF
M
N
EF
CTS
GA
W
L
P
S
OA
Y
V
PS
T
J
U
X
O
PA
SG
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24


TYPES D’E.R.P : installés dans un bâtiment

TYPES ACTIVITES EXEMPLE
J
Structures d’accueil pour
personnes âgées et
personnes handicapées

L
Salles d’auditions, de
conférence, de réunions,
de spectacles ou à usages
multiples



REGLEMENTATION GENERALE CONCERNANT LES E.R.P

º Arrêté du 23 mars 1965 portant approbation du règlement de sécurité contre les risques
d’incendie et de panique dans les E.R.P

º Arrêté du 25 juin 1980 modifié, relatif aux dispositions générales applicables aux E.R.P du 1
er

groupe

TYPES NORMAUX

M
Arrêté du 22 décembre 1981
Magasins de vente,
centres commerciaux

N
Arrêté du 21 juin 1982
Restaurants, débits de
boisson

O
Arrêté du 21 juin 1982
Hôtels et pensions de
famille

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25
P
Arrêté du 7 juillet 1983
Salles de danse, de jeux

R
Arrêté du 4 juin 1980
Établissements d’éveil,
d’enseignement, de
formation, centres de
vacances, centres de
loisirs sans hébergement

S
Arrêté du 12 juin 1995
Bibliothèques, centres de
documentation

T
Arrêté du 18 novembre 1987
Salles d’expositions
(à vocation
commerciale)

U
Arrêté du 23 mai 1989
Établissements de soins




TYPES SPECIAUX

TYPES ACTIVITES EXEMPLE
PA
Arrêté du 6 janvier 1983
Établissements
de plein air

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26
CTS
Arrêté du 23 janvier 1985
Chapiteaux, tentes,
structures


SG
Arrêté du 6 janvier1983
Structures gonflables

GA
Arrêté du 20 janvier 1990
Gares

OA
Arrêté du 23 octobre 1986
Hôtels et restaurants
d’altitude




DIFFERENTS TYPES D’ETABLISSEMENTS E.R.P


EF
Arrêté du 9 février 1983
Etablissements flottants

REF
Arrêté du 10 novembre 1994
Refuges de montagne


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27



º Arrêté du 22 juin 1990 portant approbation de dispositions complétant le règlement de sécurité
contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
Dispositions applicables aux établissements de 5
ème
catégorie.

º Circulaire du 15 novembre 1990 relative à l’arrêté du 22 juin 1990 approuvant les dispositions
relatives aux établissements de 5
ème
catégorie (livre III du règlement de sécurité, J.O du 26 août
1990)

º Arrêté du 18 mai 1998 (J.O du 21 juin 1998) relatif à la qualification du personnel permanent
des services de sécurité incendie des établissements recevant du public



PS

Parcs de stationnement
couverts
≤ 250 Véhicules


º Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.

º Circulaire du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couvert (I.G.H)

º Circulaire du 4 novembre 1987, relative à l’arrêté type, (anciennement 331 bis) – Rubrique
2935, de la nomenclature des installations soumises à déclaration (Loi N° 76-663 du 19 juillet
1976 et décret N° 77-1133 du 21 septembre 1977)

º Parcs de stationnement couverts et garages – hôtels de véhicules à moteur
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28

REGLEMENTATION GENERALE CONCERNANT LES I.G.H

Code de l’urbanisme

º Les articles R421-29 à R480-2 fixent les règles relatives à l’acte de construire et à divers
modes d’utilisation du sol.
Il s’agit de la procédure à respecter depuis le dépôt du permis de construire jusqu’à l’achèvement
des travaux.

Code de la construction et de l’Habitation

º Les articles L122-1 et R122-1 à R122-29 précisent les dispositions auxquelles sont soumis tous
les immeubles de grande Hauteur.
Les grands principes sont établis de façon à assurer la sécurité des personnes contres les risques
d’incendie et de panique.

arrêté du 18 octobre 1977

º (modifié par arrêté du 22 octobre 1982) portant règlement de sécurité pour la construction des
Immeubles de Grande Hauteur.

Il s’agit de l’arrêté qui fixe :
- les mesures générales à toutes les classes
- les dispositions particulières aux diverses classes d’immeubles

Pour la réalisation d’un Immeuble de Grande Hauteur, les maîtres d’ouvrage et les maîtres
d’œuvre doivent respecter les dispositions prévues aux articles GH1 à GH65, ainsi qu’aux
articles :

CLASSES USAGES
G.H.A. Habitations
G.H.O. Hôtels
G.H.R. Enseignement
G.H.S. Dépôts d’archives
G.H.U. Sanitaire
G.H.W.1
Bureaux dont la hauteur excède 28m et
n’excède pas 50m.
G.H.W.2 Bureaux dont la hauteur excède 50m
G.H.Z. Mixte


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29

HABITATION


º Arrêté du 23 mai 1960 (J.O du 29 mai 1960), protection des bâtiments d’habitation contre
l’incendie, sécurité et sauvegarde des personnes en cas d’incendie

º Arrêté du 10 septembre 1970 relatif à la protection des bâtiments d’habitation contre l’incendie
(J.O des 28 et 29 septembre 1970)

º Circulaire du 13 décembre 1982 relative à la sécurité des personnes en cas de travaux de
réhabilitation ou d’amélioration des bâtiments d’habitation existant

º Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation


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30










LA PREVENTION

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31

DEFINITION



DEFINITION « La prévention contre l’incendie peut être considérée comme
l’ensemble des activités administratives et techniques organisant et assurant la
recherche et l’expérimentation, l’application et le contrôle des moyens des mesures
et des méthodes permettant de s’opposer, quand elles sont nuisibles, à la naissance
et à la propagation du feu, à leurs effets directs ou indirects sur les personnes, les
animaux et les biens »




Autre définition, plus simple :



« La prévention de l’incendie est une discipline scientifique dont la finalité est la
protection de la vie des êtres humains et la sauvegarde de leurs biens »



Selon le célèbre proverbe « Prévenir vaut mieux que guérir »




Une bonne prévention n’a d’autre but que de mettre en situation de sécurité un établissement et à
préparer ses personnels à réagir efficacement en cas de besoin.





Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

32

BUTS DE LA PREVENTION


Assurer La sécurité des personnes


La prévention a pour objectif prioritaire la mise à l’abri des risques, du public et du personnel.

Assurer la protection des biens

Des conséquences directes du feu : destruction de bâtiments ou de marchandises…
Des conséquences indirectes : pertes d’exploitation …






Permettre et faciliter l’action des sapeurs-pompiers











Par l’approche maximale des bâtiments et la mise en place de moyens de lutte contre l’incendie.
Ce troisième point optimisera également la sauvegarde des personnes et des biens.


OBJECTIFS DE LA PREVENTION

Limiter les risques de naissance du feu

Limiter la propagation de l’incendie

Evacuer les personnes

Faciliter l’intervention des secours


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

33

LES CAUSES D’INCENDIE


Les causes naturelles

Soleil, foudres, combustion spontanée (matières organiques), fermentation,
électricité statique

Les causes liées à l’emploi d’énergie




Calorifique, électrique, mécanique… elle peut-être à l’origine d’amorçage :
× si elle est au contact ou proche de matériaux ou d’ambiances inflammables
× si les installations sont défectueuses
× si les règles concernant l’isolement, le stockage, la ventilation, le fonctionnement…ne
sont pas appliquées.

Les causes accidentelles


A l’origine, l’homme :

× Par manque de formation
× négligence
× imprudence
× malveillance




La connaissance de l’ensemble de ces causes va permettre d’effectuer une étude
des risques.
Cette étude va entraîner la mise en place de mesures de prévention .
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

34


MESURES ASSURANT LA SECURITE DES PERSONNES


Les dégagements en nombre et largeur suffisants


× Judicieusement répartis
× Signalés
× Dégagés en permanence




L’éclairage de sécurité



× Comprenant : l’éclairage d’évacuation et l’éclairage d’ambiance ou
d’anti- panique




Le désenfumage



× Il facilite l’évacuation des personnes
× Il facilite l’intervention des sapeurs-pompiers
× Il empêche ou limite la propagation de l’incendie




L’alarme



× Audible de tous points du bâtiment (sauf en I .G.H)




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35

MESURES ASSURANT LA PROTECTION DES BIENS


Concernant la construction



× Implantation favorable à un accès rapide des services de secours
× Protection par rapport aux tiers
× Stabilité au feu des structures
× Cloisonnement suffisant
× Disposition des locaux en fonction de leur destination et de leur risques


Concernant les installations techniques




× Réalisées conformément aux normes par des techniciens agrées
× Vérifiées régulièrement




Moyens de secours contre l’incendie


× La détection incendie à mise en œuvre automatique et/ ou manuelle
× Les moyens d’extinction à mise en œuvre automatique et/ ou manuelle
× Les dispositifs d’alarme et d’alerte
× Les équipes de sécurité
× Les moyens facilitant l’action des sapeurs-pompiers


Les consignes de sécurité

Elles visent à :

× Améliorer l’évacuation du public
× Faciliter l’attaque du sinistre à partir des moyens internes
× Faciliter la coordination avec les services publics



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36


MESURES VISANT A FAVORISER L’ACTION DES SAPEURS-POMPIERS
Articles MS 41 à 44

Moyens d’alerte


Voies engins, voies échelles


Bouches ou poteaux d’incendie


Colonnes sèches, colonnes en charge


Plan d’intervention


Désenfumage


Eclairage de sécurité


Ascenseurs prioritaires


Tours d’incendie


Cheminées d’appel


Trémies d’attaques


Raccords ZAG



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37

CALCUL DE L’EFFECTIF THEORIQUE TOTAL



Pour connaître l’effectif théorique total d’un E.R.P, il est nécessaire de connaître son seuil
d’assujettissement



× Qu’est ce que le seuil d’assujettissement ?


× Le seuil d’assujettissement d’un E.R.P est un nombre de personnes (effectif public) à
partir
duquel cet E.R.P se trouve dans le 1
er
groupe (en 1
ère
, 2
ème
, 3
ème
, 4
ème
catégorie).

× Si ce nombre n’est pas atteint, cet E.R.P est dans le 2
ème
groupe donc en 5
ème

catégorie.

× Ce seuil d’assujettissement est différent en fonction des types d’E.R.P, il est précisé
pour
chaque type dans ses dispositions particulières


× Après avoir comparé ce nombre je détermine la catégorie ?

NON !

Pour déterminer la catégorie je doit avoir l’effectif théorique total :

Pour obtenir l’effectif total :

J’ajoute le personnel si je suis dans le 1
er
groupe

Je n’ajoute pas le personnel si je suis dans le 2
ème
groupe












Allô, …

Notre E.R.P est dans le
1
er
ou dans le 2
ème
groupe ?
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

38


SEUILS D’ASSUJETTISSEMENT


Le seuil d’assujettissement correspond, pour chaque type d’établissement, au nombre de
personnes à partir duquel l’E.R.P est classé dans le premier groupe.


TYPE NATURE DE L’EXPLOITATION
SEUILS DU 1
er
GROUPE
Sous-sol Etages Total
J
Structure d’accueil pour personnes âgées et
Personnes handicapées
- sans hébergement
- avec hébergement


-
-


-
-


100
20
L
Salle d’auditions, de conférences, de
réunions.
Salle de spectacles, de projections où à
usages multiples

100
20

-
-

200
50
M Magasins de vente, centres commerciaux 100 100 200
N Restaurants et débits de boissons 100 200 200
O Hôtels et pensions de famille - - 100
P Salles de danse et salles de jeux 20 100 120
R
Crèches, maternelles, jardins d’enfants,
haltes garderie
Autres établissements d’enseignement
Internats
Colonies de vacances

(*)
100
-
-

1
100
-
-

100
200
20
30
S Bibliothèques, centres de documentation 100 100 200
T Salles d’expositions 100 100 200
U
Etablissements de soins
- sans hébergement
- avec hébergement

-
-

-
-

100
20
V Etablissements de culte 100 200 300
W Administrations, banques, bureaux 100 100 200
X Etablissements sportifs couverts 100 100 200
Y Musées 100 100 200
OA Hôtels-restaurants d’altitudes - - 20
GA Gares accessibles au public - - 200
CTS Chapiteaux, tentes et structures - - 50
REF Refuges de montagne - - 1
EF Etablissements flottants - - 13
SG Structures gonflables - - 1


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39

CALCUL DE L’EFFECTIF

Les dispositions particulières à chaque type d’E.R.P précisent le mode de calcul de
l’effectif.
En règle générale, la surface est un élément déterminant pour ce calcul.

Type M

L’effectif du public, susceptible d’être admis, est calcul sur le tiers de la surface des locaux où le
public a accès, afin de tenir compte de la surface occupée par le mobilier de vente.

- au rez -de- chaussée ¬ 2 personnes par m2
- au sous-sol ¬ 1 personnes par m2
- au 2
ème
étage ¬ 1 personnes par m2
- au étages supérieurs ¬ 1 personnes par 5 m2
- mail des centres commerciaux ¬ 1 personnes par 5m2 de leur surface totale


Type N

L’effectif maximal du public admis, déduction faite des estrades des musiciens et des
aménagements fixes autres que les tables et les sièges, est déterminé selon la densité
d’occupation suivante :

- zones à restauration assise ¬ 1 personnes par m2
- zones à restauration debout ¬ 2 personnes par m2
- files d’attente ¬ 3 personnes par m2


Type O

L’effectif maximal du public admis est déterminé d’après le nombre de personnes pouvant
occuper les chambres dans les conditions d’exploitation hôtelière d’usage.


Type U

L’effectif total est défini forfaitairement par la somme des nombres suivants :

-1 personne par lit
-1 personne pour 3 lits au titre du personnel
-1 personne par lit au titre des visiteurs (cas général)
-8 personnes par poste de consultation ou d’exploration externes


Type W

L’effectif maximal du public admis est déterminé suivant la déclaration du maître d’ouvrage ou,
à défaut, suivant la densité d’occupation suivante :

-1 personne pour 10m2 de locaux intérieurs spécialement aménagés pour recevoir du public
(halls, guichets, salles d’attente, etc …)
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

40


CALCUL DE LA CATEGORIE


× 1
ère
Catégorie

+ de 1 500 personnes


Etablissement dont l’effectif théorique total est supérieur à 1 500 personnes

× 2
ème
Catégorie

De 701 à 1 500 personnes


Etablissement dont l’effectif théorique total est compris entre 701 à 1 500 personnes

× 3
ème
Catégorie

De 301 à 700 personnes

Etablissement dont l’effectif théorique total est compris entre 301 et 700 personnes


× 4
ème
Catégorie

- de 301

Etablissement dont l’effectif théorique total est inférieur à 301 personnes mais dont l’effectif
théorique du public est au moins égal au seuil d’assujettissement.


× 5
ème
Catégorie


Etablissement dont l’effectif est inférieur à 301 personnes mais dont l’effectif théorique du public
est inférieur au seuil d’assujettissement.
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41















IMPLANTATION ET
DESSERTE DES
BATIMENTS


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

42

VOIE UTILISABLE PAR LES ENGINS DE SECOURS






















× Voie

Espace situé de bâtiment à bâtiment ou de clôture ou de bâtiment à clôture.
Inclus : Les trottoirs, le stationnement et l’espace destiné à la circulation des véhicules

× Chaussée

Espace situé d’un bord de trottoir au bord de trottoir opposé.
Inclus : Le stationnement et l’espace destiné à la circulation des véhicules.

× Largeur utilisable

Espace destinée à la circulation des véhicules.





LES LARGEURS DES VOIES ENGINS OU ECHELLES,
PRECISEES DANS CE PRESENT DOCUMENT, SONT LES
LARGEURS UTILISABLES.

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43

Voie utilisable par les engins de secours, en abrégé :
VOIES ENGINS











Les voies engin sont réservées aux E.R.P. de moins de 8m de hauteur (mesurée
entre le plancher bas du dernier niveau et le niveau d’accès des secours).

Largeur, bandes réservées au stationnement exclues :

- 3 m pour une voie dont la largeur exigée est comprise entre 8 et 12 m
- 6m pour une voie dont la largeur exigée est égale ou supérieur à 12 m

Sur largeur S = 15/R dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 m

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44

Section de voie destinée à la mise en station des échelles aériennes, en abrégé :
VOIES ECHELLES

Pour les E.R.P de plus de 8 m






Disposition par rapport à la façade de 1 à 8m
Sur largeur S = 15/R dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 m

Il faut veiller à ce que les voies engin et échelle ne soient pas encombrées
(stationnement sur la largeur utilisable …)

La disposition par rapport à la façade desservie permet aux échelles aériennes
d’atteindre un point d’accès (balcon, coursive, etc …) à partir duquel les sapeurs-
pompiers doivent pouvoir atteindre toutes les baies de cette façade, la distance
maximale entre deux points d’accès ne devant pas exéder 20 m

Si cette section de voie n’est pas sur la voie publique, elle doit lui être raccordée
par une voie utilisable par les engins de secours.
Lorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est portée à 10 m, avec
une chaussée libre de stationnement de 7m de large au moins.

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45

ESPACE LIBRE






















Espace répondant aux caractéristiques minimales suivantes :

- La plus petite dimension est au moins égale à la largeur totale des sorties de
l’établissement sur cet espace, sans être inférieur à 8 m.

- Il ne comporte aucun obstacle susceptible de ‘opposer à l’écoulement régulier du
public.

- Il permet l’accès et la mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour opérer les
sauvetages et combattre le feu.

- La largeur minimale de l’accès, à partir de cette voie est de :

× 1.80 m lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au
public est de 8m au plus au dessus du sol

× 3 m lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au
public est à plus de 8m au dessus du sol

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46

CAS PARTICULIER DE VOIES ECHELLES



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47

FACADES ET BAIES ACCESSIBLES

× Façade accessible

DEFINITION
+



× Baie accessible

DEFINITION
+


Une façade, au moins, de l’établissement doit être accessible par les échelles des sapeurs-
pompiers.
A tous les niveaux recevant du public, des baies ouvrantes doivent être prévues.

Leurs dimensions minimales sont :

× Hauteur : 1,30 mètres (1,80 mètre si façade aveugle)

× Largeur : 0,90 mètre

Espacées de 10 à 20 mètres, distantes horizontalement de 4 mètres au moins d’un niveau par
rapport à un autre (si façade aveugle ou munis d’un châssis fixe)





Schéma façade aveugle ¬









Les baies accessibles sont marquées par des signes de couleurs voyantes.
Les sapeurs-pompiers peuvent facilement les repérer du sol.
Façade permettant aux services de secours d’intervenir à
tous les niveaux recevant du public
Toute baie ouvrante permettant d’accéder à un niveau
recevant du public
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48



















ISOLEMENT PAR
RAPPORT AUX TIERS

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

49

L’ISOLEMENT


× Qu’est-ce qu’un tiers ?

Un tiers c’est un bâtiment, un local, une enceinte, un autre E.R.P qui est étranger à notre E.R.P

× Pourquoi isoler un E.R.P par rapport à un tiers ?

Pour éviter qu’un incendie ne puisse se propager rapidement d’un bâtiment à un autre

× Quels sont les élément aggravants ?

× La hauteur de l’E.R.P :

· Si la hauteur de l’E.R.P est supérieur à 8 m les niveaux supérieurs ne peuvent
pas être atteints par les échelles portables (échelle portable à coulisses). Dans
ce cas les Pompiers font intervenir une échelle aérienne qui est un engin
spécial.
+

RISQUE SUPPLEMENTAIRE

× La distance qui sépare l’E.R.P du tiers :

· Si la distance horizontale entre l’E.R.P et le tiers est de moins de 8 mètres le
feu peut se propager rapidement

+

RISQUE SUPPLEMENTAIRE

· La réglementation considère que, si deux bâtiments sont distants d’au moins
8 mètres, le feu aura beaucoup de mal à se propager de l’un à l’autre. Ces deux
bâtiments sont donc considérés comme isolés.

× Les risques :

· Il existe des E.R.P à risques courants et des E.R.P à risques particuliers
- Types M, S, T, par exemple, sont des E.R.P à risques particuliers
- Types U, V, W, par exemple, sont des E.R.P à risques courants

· Il existe des tiers à risques courants et des E.R.P à risques particuliers

- Certaines I.C.P.E, par exemple, sont à risques particuliers
- Les habitations, par exemple, sont à risques courants

Si E.R.P avec Extinction Automatique d’Incendie à eaux ¬ Risques courants
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

50

× Comment isoler ?

× En règle générale, l’isolement est réalisé par un mur ou un plancher :

· Coupe-feu, de degré 2 heures si l’E.R.P et le tiers sont à risques courants

· Coupe-feu de degré 3 heures si l’E.R.P ou le tiers ou les deux sont à risques
particuliers









































C’est réglementaire ! c’est un seul et même ERP
constitué de plusieurs types, avec une seule direction.
La catégorie est calculée en additionnant tous les
effectifs .
C’est un groupement d’établissement…
Dis !Tu préfèrerais pas que je te dessine un mouton ?
EH ! M’SIEU !
Je ne comprends pas !
Sur notre site il y a
plusieurs E.R.P qui ne sont
pas isolés entre eux !

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

51


ISOLEMENT AVEC TIERS CONTIGUS











































CF 2h ou 3h
CF 2h ou 3h
OU
OU
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52

ISOLEMENT AVEC TIERS SUPERPOSES















































Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

53

ISOLEMENT AVEC TIERS EN VIS A VIS




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54

PROTECTION DES FACADES : LE C+D

Les dispositions de la présente section ont pour but d’empêcher la propagation du feu par
les façades.


× Les mesures de prévention contre ces risques relèvent de :

¬ La réaction au feu : limitation du degré d’inflammabilité du parement extérieur
de la façade.

¬ La résistance au feu: constitution, dans certains cas, d’un obstacle tendant à
s’opposer à la propagation d’un feu d’un niveau à l’autre
(auvent, balcon, écran horizontal ou oblique …)

D =
Distance horizontale entre le plan
des vitres et le nu de la plus
grande saillie de l'obstacle
résistant au feu.
C =
Distance verticale entre le haut
d'une baie et le bas de la baie qui
lui est superposée.
C : exprimé en mètres étant la distance verticale entre le haut d’une baie et le bas
de la baie qui lui est superposée.
D : exprimé en mètres étant la distance horizontale entre le plan des vitres et le nu
de la plus grande saillie de l’obstacle résistant au feu.
C+D ≥ 1.00 mètre si M ≤ 80Mj/m2
C+D ≥ 1.30 mètre si M 80 > 80 Mj/m2
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55
CAS D’APPLICATION DU C+D


















PAS DE C+D SI L’E.R.P¨OCCUPE LA TOTALITE DU BATIMENT ET
S’IL EST :
EQUIPE D’UN S.S.I DE CATEGORIE A
OU
ENTIEREMENT EQUIPE D’UNE E.A.I A EAU
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56

RISQUE D’INCENDIE RELATIF AUX FACADES


1/ Inflammation de la façade par un feu d'origine extérieure
2/ Propagation d'un feu par un feu d'origine intérieure















Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

57





















EVITER LA
PROPAGATION A
L’INTERIEUR DE L’E.R.P







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58

ISOLER A L’INTERIEUR DE L’E.R.P

× Objet :

Dans les pages précédentes, nous avons appris à isoler un E.R.P d’un feu venant d’un tiers :

- par des mûrs ou planchers coupe-feu
- par une distance d’au moins 8 mètres entre l’E.R.P et le tiers

Les pages suivantes nous informent comment :

Limiter, ou mieux, éviter la propagation du feu et des fumées à travers la construction :

- D’un niveau à un autre
- A l’intérieur même d’un niveau

× Pourquoi ?

- Pour permettre l’évacuation du public et du personnel sans être incommodé par les
fumées et gaz chauds
- Pour favoriser l’action des sapeurs-Pompiers
- Pour que la destruction se limite uniquement à l’endroit de naissance du feu

× Comment procéder ? les grands principes :

· Solutions choisies en fonction de l’E.R.P :

- Type
- Catégorie
- Hauteur, nombre de niveaux

· Les circulations horizontales et les escaliers seront encloisonnés par des murs
coupe- feu : c’est la distribution intérieure. Il en existe 3 modes

- Traditionnel
- Traditionnel et secteur
- Compartiment

· Les différents niveaux seront isolés par des planchers coupe-feu

· Les locaux à risques particuliers seront isolés des autres locaux par des murs,
plancher haut et porte coupe-feu

· Les locaux à sommeil seront protégés des autres locaux par des murs coupe-
feu
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

59

CLOISONNEMENT TRADITIONNEL

× Les parois séparatives entre les locaux accessibles au public non réservés au sommeil et
classés à risques courants, peuvent n’être pas résistantes au feu si l’ensemble de ces seuls
locaux contigus regroupés en une cellule au même niveau ne dépasse pas 300 m2 (le niveau
peut d’ailleurs être divisé en plusieurs cellules de 300 m2)


• le degré coupe-feu des parois verticales est défini en fonction du degré de la SF de la
structure du bâtiment

• les circulations horizontales doivent être recoupées tous les 25 à 30 mètres par des parois
et blocs portes PF
1
/
2
h









PF
1
/
2

h 25 à30 m
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

60

LE SECTEUR

C’est un cloisonnement traditionnel, renforcé parce qu’associé à un espace libre.
Les secteurs sont destinés à renforcer le cloisonnement intérieur du bâtiment afin de
limiter au maximum la propagation éventuelle d'un incendie compte tenu de moindres
possibilités d'intervention au moyen des échelles aériennes des sapeurs-pompiers à partir des
espaces libres assurant la desserte du bâtiment (plancher bas à plus de 8 m).
• Surface maximum : 800m
2

• Façade accessible : 20m maxi.
• Autre dimension : 40m maxi.
• Même ordre de grandeur, même capacité d'accueil.
• Secteurs isolés par paroi CF 1h, 1 seule porte PF
1
/
2
h en va-et-vient.










S1
S2
CF 1h
S ≤ 800 m²
1 Baie accessible / sect eur
Bloc port e va et vient PF 1/ 2h
avec oculus
40 m
Façade accessible
20 m
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

61


LES COMPARTIMENTS
Le compartiment est un volume à l'intérieur duquel les exigences de résistance au
feu relatives aux parois verticales ne sont pas imposées. Ce sont les parois
périmétriques qui ont un degré coupe-feu égal à la stabilité au feu du bâtiment.
Ce système de distribution permet :
o de disposer en général d'une zone refuge temporaire au niveau incendié par
laquelle l'évacuation pourra se faire
o de renforcer la protection des escaliers puisqu'ils sont toujours encloisonnés ou à
l'air libre et que l'un au moins sera protégé au moment du sinistre par une zone
refuge
o de contenir le sinistre dans un seul compartiment
o de faciliter ainsi la lutte contre l'incendie en attendant l'arrivée des services de
secours
o de faciliter l’aménagement des cloisons vitrées, à espaces modifiés, d'espaces re-
modelables, d'aires ouvertes, de plateaux paysagés (open space), etc., à l'intérieur
du compartiment
• Issues
Chaque compartiment comporte un nombre d’issues judicieusement réparties et
proportionnées à l'effectif maximal des personnes admises.
• Dispositif de communication
Le dispositif de communication entre compartiments contigus doit être soit
o un bloc porte à va-et-vient et pare flammes du même degré que la paroi où il
est installé
o un sas avec des blocs portes à va-et-vient et pare flammes de degré moitié de
l'exigence ci-dessus
o les portes peuvent être à fermeture automatique
• Les circulations intérieures doivent être matérialisées lorsqu’elles ne sont pas
délimitées par des parois
• Chaque compartiment doit être désenfumé, quelle que soit sa surface
• Secteurs et compartiments interdits dans un même bâtiment






Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

62

CAS PARTICULIERS DES TYPES U ET J EN E.R.P.


× La particularité des types U et J en E.R.P. c’est la présence d’un
public
alité et en fauteuil roulant.

× L’évacuation y repose notamment sur le transfert horizontal des
personnes ne pouvant se déplacer par leurs propres moyens vers une
zone protégée (TRANSLATION). En outre, l’évacuation verticale
reste la règle pour les personnes autonomes.


× Type U

× Tous les niveaux d’hospitalisation doivent être recoupés au moins une
fois,
quelque soit leur longueur, par une cloison CF 1h de façade à façade.

Ils constituent ainsi une zone protégée.

× Chaque zone protégée, lorsqu’elle comporte plus de vingt lits, doit être
divisée en zones de mise à l’abri.

× Type J


Ils doivent être construits en cloisonnement traditionnel et en compartiments.

A un même niveau, la distribution intérieure peut être obtenue en associant
cloisonnement traditionnel et compartiments. En revanche, dans une même zone,
cloisonnement traditionnel et compartiments ne peuvent cohabiter.

Seul le cloisonnement traditionnel est autorisé dans les zones comportant des
locaux à sommeil. Ces zones sont isolées entre elles par une paroi CF1h.


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

63

CLASSEMENT DES LOCAUX SELON LEURS RISQUES



× Les E.R.P sont classés, pour l’isolement par rapport aux tiers, à risques courants ou à
risques particuliers.


× Un E.R.P classé à risques courants, peut comporter des locaux à risques particuliers


× De même, un E.R.P classé à risques particuliers, peut comporter des locaux à risques
courants et des locaux à risques particuliers


LOCAUX A RISQUES































LOCAUX A RISQUES COURANTS LOCAUX A RISQUES PARTICULIERS
LOCAUX A RISQUES IMPORTANTS

Parois CF 2h
Portes CF 1h
Aucune communication directe avec les
parties accessibles au public

(Un Sas doit séparer les locaux à risques
importants des parties accessibles au
public)
LOCAUX A RISQUES MOYENS

Parois CF 1h
Portes CF 1/2h
Chaufferie (puissance > 70 KW)
Local Groupe électrogène
Local Vide-ordures

Cuisine – Lingerie – Magasin - Réserve
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64


PROTECTION DES LOCAUX A RISQUES


× Local à risques particuliers moyens et importants :








Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

65

MODE DE CLASSEMENT













































Potentiel
calorifique
Particuliers
Moyens Importants
Courants
Puissance
Quantité de
liquide ou de
matière
inflammable
Affectation
du local local
900
MJ/m2
500MJ/m2
70 kw 20 kw
Dispo
particulière

Dispo
particulières
Dispo
particulières
Dispo
particulière

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66

GRANDES CUISINES


Une grande cuisine, au sens réglementaire, est une cuisine qui comprend des appareils de
cuisson d’une puissance totale supérieure à 20 kw. On distingue deux catégories :

× Cuisine fermée

La cuisine est isolée de la salle à manger par des murs coupe-feu de degré 1 heure et des portes
pare- flamme de degré ½ heures équipées de ferme-portes.




La cuisine est un local à risques particuliers moyens et la salle à manger un local à risques
courants .

× Cuisine ouverte

Cuisine ouverte sur la salle à manger (cafétéria, restauration rapide …)

La cuisine et la salle à manger sont considérées comme un seul local à risques particuliers
moyens
× Ecran de cantonnement, sorte de retombée sous plafond, entre la cuisine et la salle à manger

× En cuisine, hotte d’extraction à 2 vitesses : résistance à 400° C pendant 1 heure

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67
CHAUFFERIES

LOCAL CLASSE A RISQUES PARTICULIERS IMPORTANTS





















× Caractéristiques communes

× Murs et plancher haut coupe-feu de degré 2 h, porte coupe-feu de degré 1h (avec
ferme-porte)
× Chaudières sur socle de 10 cm au minimum
× Moyens de lutte contre l’incendie (extincteurs, bac à sable avec moyen de
projection …)
× Coupure automatique brûleur si surchauffe ou surpression
× Plan de l’installation et instructions de conduites affichés
× Alarme sonore si coupure électrique ou arrivée de combustible
× Eclairage de sécurité, ouverture de la porte dans le sens de l’évacuation
× Ventilation haute et basse du local

× Si combustible liquide

× Vanne police (coupure alimentation de la nourrice) extérieure
× Stockage limité à 500 litres de combustible à l’intérieur du local (nourrice)

× Si combustible gazeux

× Barrage gaz extérieur
× Conduite de gaz de couleur jaune
× Coupure électrique extérieure
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68




















LES DEGAGEMENTS

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69

DIFFERENTES SORTES DE DEGAGEMENTS


× Qu’est ce qu’un dégagement ?

On appelle dégagement toute partie de la construction permettant le cheminement d’évacuation
des occupants : portes, sortie, issue, circulation horizontale, escalier ….


× Les différents dégagements



Comptant dans le nombre Imposés lorsque les dégagements
Minimal des dégagements normaux ne sont pas
judicieusement
répartis





Dégagements qui, pour des raisons d’exploitation, ne sont pas utilisés en permanence par le
public. En aucun cas ces dégagements ne doivent être verrouillés ou encombrés.






Dégagements en surnombre des dégagements définis ci-dessus.

DEGAGEMENTS
EXIGIBLES
DEGAGEMENTS
NORMAUX
DEGAGEMENTS
ACCESSOIRES
DEGAGEMENTS DE SECOURS
DEGAGEMENTS SUPPLEMENTAIRES
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70
NOMBRE ET LARGEUR DES DEGAGEMENTS


× Comment calculer le nombre des dégagements ?

× Le nombre de dégagements sera calculé par rapport au nombre total de personnes
qui seront appelées à les emprunter.

× En règle générale on trouvera : 2 dégagements jusqu’à 500 personnes, puis on
ajoutera 1 dégagement en plus par tranche de 500 personnes.

× Comment calculer la largeur des dégagements ?

× La largeur totale des dégagements sera calculée par rapport au nombre total de
personnes qui seront appelés à les emprunter.

× Cette largeur doit être calculée en fonction d’une largeur type appelée UNITE DE
PASSAGE

× En règle générale on trouvera : 1 unité de passage par tranche de 100 personnes

× Valeur de l’unité de passage : 0.60 mètre

× Cette valeur, trop faible pour des dégagements d’une ou deux unités de passage,
ne sera utilisée qu’à partir de trois unités de passage.






















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71
CALCUL DES DEGAGEMENTS

EFFECTIF
NOMBRE DE DEGAGEMENTS
(SORTIES OU ESCALIERS)
NOMBRE D’UNITES
DE PASSAGE
1 à 19 1 1
20 à 50 2
1 dégagement 1 UP
+ 1 dégagement accessoire
51 à 100 2 2
101 à 500 2
- Arrondi à la centaine
supérieure si besoin

- chiffre centaine + 1
+ de 500
1 par 500 ou par fraction de 500
+ 1
- Arrondi à la centaine
supérieure si besoin

- chiffre centaine
Exemple de calcul :
Nombre de sorties et d'unités de passage pour évacuer: 385 - 832 - 8342
personnes
385 personnes
nombre d'UP : 385 arrondi à (400:100) + 1 = 5
nombre de sorties: 2
832 personnes
nombre d'UP : 832 arrondi à 900 = 9
nombre de sorties : 832 arrondi à (1000:500) + 1 = 3
8342 personnes
nombre d'UP : 8342 arrondi à 8400 = 84
nombre de sorties: 8342 arrondi à (8500:500) + 1 = 18

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72

SORTIE-PORTES-CIRCULATIONS-ESCALIERS

× Portes-Issues- Sorties

× Ouverture des portes dans le sens de l’évacuation pour les locaux :
· recevant plus de 50 personnes
· à risques particuliers importants

× Les locaux recevant plus de 19 personnes doivent avoir au moins 2 issues
× Les portes coupe-feu ou pare-flamme doivent être équipées d’un ferme- porte





















× Circulations horizontales

× Cul de sac maxi 10mètres
× Tous les 25 à 30 mètres, les circulations de grande longueur doivent être
recoupées par des portes en va-et-vient comportant une partie vitrée à hauteur de
vue nommée oculus. La partie vitrée ne doit jamais être colorée en rouge ou
orange


Les circulations horizontales non recoupées favorisent la propagation du feu.
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73

SORTIE-PORTES-CIRCULATIONS-ESCALIERS


× Escaliers

× Toutes les portes des escaliers doivent s’ouvrir dans le sens de l’évacuation
× Les escaliers des étages et ceux des sous-sols doivent être séparés au niveau du
rez-de-chaussée, pour éviter :
· que des personnes, lors d’une évacuation des étages, n’aillent se perdre
dans les sous-sols
· qu’un feu naissant au sous-sol, ne se propage dans les étages


































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74

LOCAL EN SOUS-SOL / AGGRAVATIONS




- 3 m = 3.00 - 2.00 m = 1 m = 10%
720 p = 800 x 10 divisé par 100 = 80 = 720+ 80 = 800 p
3 D 8 UP


- 3,50 m = 3.50 – 2.00 m = 1.50 m = 20 %
89 p = 90 x 20 % divisé par 100 = 18 = 89 + 18 = 107 p
2 D de 1 UP chacun



EXERCICE

Les dégagements de cet établissement de 1890 personnes sont-ils suffisants ?

























720 p


89 p
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75
















DESENFUMAGE en E.R.P







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76

GENERALITES

× Qu’est-ce que désenfumer ? :

× C’est extraire des locaux une partie des fumées et des gaz de combustion

× A quoi sert le désenfumage ? :

× Rendre praticables les cheminements utilisés pour l’évacuation de occupants et
l’intervention des secours

× Limiter la propagation de l’incendie en évacuant vers l’extérieur chaleur, gaz et
imbrûlés

× Les différents modes ? :

× SOIT NATURELLEMENT = Arrivée d’air et évacuation naturelles

× SOIT MECANIQUEMENT = Présence d’au moins un moteur

× Les différentes méthodes ? :




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77


REFERENCES REGLEMENTAIRES









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78


LES REGLES DE DESENFUMAGE EN E.R.P art DF 6 à 8


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79

VERIFICATIONS TECHNIQUES


× La périodicité des visites est de un an :



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80

INSTRUCTIONS TECHNIQUES


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81

LE DESENFUMAGE NATUREL




























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82


IMPLANTATION DES CONDUITS ET EXUTOIRES


× Les amenées d’air et les évacuations de fumées doivent être implantées en
prenant compte, dans la mesure du possible, l’orientation des vents dominants

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83

IMPLANTATION DES CONDUITS ET EXUTOIRES suite


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84

LES REGLES DE DESENFUMAGE

× Le désenfumage de la zone de désenfumage (ZF) doit être commandé
automatiquement par la détection incendie installée dans le volume
correspondant. Cette commande automatique est doublée par la commande
manuelle de l’UCMC du CMSI

× La commande automatique des dispositifs de désenfumage des autres
parties du bâtiment desservies par le même réseau de désenfumage est
neutralisée tant que n’a pas disparu la cause ayant provoqué la mise en route
initiale. Toutefois, le désenfumage des autre parties du bâtiment doit pouvoir
être commandé manuellement à partir de l’UCMC.

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85

LE DESENFUMAGE MECANIQUE


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86

INSTRUCTIONS TECHNIQUE IT N°246 (ERP)





















× LES VENTILATEURS

· Dimensionnés en fonction du réseau desservi avec un débit égal au débit
nominal augmenté du débit de fuite tolérable ( de l’ordre de 20%)

· 400° C ou F40090

· Commandés par un coffret de relayage conforme à la norme NFS 61-937

· Position du sectionneur des ventilateurs reportée au PCS ou en un endroit
habituellement surveillé. Cette exigence est assurée par le coffret de relayage

· Installés soit à l’extérieur du bâtiment soit dans un local technique
(CF 1h/ PCF ½ h)


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87

RESUME DES REGLES ET DEBITS IT N°246 (ERP)






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88

LE DESENFUMAGE DES ESCALIERS IT N°246 (ERP)

× Désenfumage par balayage naturel :



× Mise en surpression (doit rester exceptionnelle) :
















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89

LES CIRCULATIONS ENCLOISONNEES IT N°246 (ERP)


× Implantation des bouches :


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90

LES CIRCULATIONS ENCLOISONNEES (suite) IT N°246 (ERP)


× Désenfumage par balayage naturel :









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91
LES CIRCULATIONS ENCLOISONNEES (suite) IT N°246 (ERP)


× RESUME :







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92

LES CIRCULATIONS ENCLOISONNEES (suite) IT N°246 (ERP)


× Désenfumage mécanique :









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93
LES CIRCULATIONS ENCLOISONNEES (suite) IT N°246 (ERP)


× RESUME :










































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94


DESENFUMAGE NATUREL DES LOCAUX




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95



DESENFUMAGE NATUREL DES LOCAUX



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96


LES CANTONS DE DESENFUMAGES


· Les locaux de plus de 2000 m2 de superficie ou de plus de 60 m de
longueur sont découpés en cantons de désenfumage aussi égaux que
possible d’une superficie maximale de 1600m2

· La longueur d’un canton ne doit pas dépasser 60 mètres

· Ces cantons ne doivent, autant que possible, avoir une superficie
inférieure à 1000 m2

· Matériaux SF de degré ¼ heure ou DH 30 et en matériaux de
catégorie M1 ou B s3 do
















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97


LES REGLES DE DESENFUMAGE

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98


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

99

REGLES DE CALCUL

« Les surfaces prises en compte pour l’évacuation des fumées doivent se situer dans la
zone enfumée. Les surfaces prises en compte pour les amenés d’air doivent être dans
la zone libre de fumées.
La répartition des amenées d’air doit assurer un balayage satisfaisant du local. »








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100

REGLES DE CALCUL


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101

DESENFUMAGE MECANIQUE DES LOCAUX IT N°246






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102

SYNTHESES DU CALCUL IT N°246





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103

LES REGLES DE DESENFUMAGE IT N°246













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104

VOLUMES LIBRES INTERIEURS IT N°263

Elle s’applique, d’une part, aux établissements du premier groupe, d’autre
part, aux établissements du deuxième groupe pour lesquels l’encloisonnement
des escaliers est demandé.

Elle ne concerne pas :

× Les trémies crées par la communication possible entre trois niveaux au
plus, lorsque les dispositions particulières l’autorisent
× Les rues intérieures



La surface libre des évacuations de fumée peut être réalisée soit par des exutoire, soit par
des ouvrants placés sur des façades différentes. En position de fonctionnement, le dispositif
d’obturation de ces ouvertures ne doit pas faire obstacle à l’écoulement normal des fumées.

Le déclenchement des dispositifs d’évacuation de fumées et d’amenée d’air doit être
automatique et commandé par un système de détection automatique d’incendie respectant
les dispositions de l’article MS 58.
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105

VOLUMES LIBRES INTERIEURS IT N°263

× DESENFUMAGE NATUREL

Les amenées d’air doivent avoir une surface libre équivalente à celle des évacuations de fumée.

Dans le cas d’amenée d’air naturelle par ouvrants en façade du bâtiment, au moins 20 % de ces
derniers devront être commandés automatiquement par le même système et réalisés
conformément aux dispositions de la norme NF S 61-937 (annexe A, fiche VIII)

De même, lorsque les niveaux supérieurs sont isolés, 20 % au moins de la surface d’amenée d’air
nécessaire au désenfumage doit être réalisée par des ouvrants commandés automatiquement et
débouchant soit dans le puits central, soit à l’extérieur.

La commande automatique doit toujours être doublée par une commande manuelle située au
niveau d’accès des secours ou au poste central de sécurité, s’il existe.

Lorsque l’atrium comporte un potentiel calorifique réduit (absence de mobilier autre que M0 ou
M1), son désenfumage sera réalisé : par des ouvertures installées en partie haute de l’atrium et
représentant une surface libre égale à 1/100 de la section de base du volume à désenfumer, avec
un minimum de 2 mètres carrés.

× DESENFUMAGE MECANIQUE

Lorsque les amenés d’air sont naturelles, leur section doit être telle que, pour le plus grand débit
extrait (correspondant soit à l’atrium soit au plus grand des niveaux), la vitesse moyenne de
passage de l’air soit inférieur ou égale à 2 mètres par seconde.

Lorsque les amenées d’air sont mécaniques, leur débit est égal au plus grand débit extrait et la
vitesse de soufflage limitée à 5 mètres par secondes.

Lorsque l’atrium comporte un potentiel calorifique réduit (absence de mobilier autre que M0 ou
M1), un débit extrait égal à 1 mètre cube par seconde pour 100 mètres carrés de section de base,
avec un minimum de 3 mètres cubes par seconde doit être respecté.

× LES CIRCULATIONS

Les circulations horizontales, y compris le plénum s’il existe, sont recoupées tous les 30 mètres
par des écrans de cantonnement d’une hauteur équivalente à celle des retombées.

Le désenfumage des circulations est réalisé mécaniquement par au moins deux bouches
d’extraction situées dans le réservoir de fumées, sous le plafond de la circulation.

Ces bouches sont espacées au maximum de 10 mètres en parcours rectiligne et de 7 mètres en
parcours non rectiligne, toute porte devant se trouver au plus à 5 mètres d’une bouche
d’extraction.
Quelle que soit la largeur de cette circulation, le débit extrait sera de 4 mètres cubes par seconde
au moins dans chaque tronçon et la vitesse moyenne d’entrée d’air au bouches limitée à 5 mètres
par seconde.
L’arrivée d’air frais doit se faire en dessous de la zone enfumable depuis le pied de l’atrium ou
depuis les cantons voisins mis en surpression, sans pour autant être situés obligatoirement dans la
moitié inférieure de la circulation.
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106




















DESENFUMAGE en I.G.H







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DISPOSITIONS GENERALES

DISPOSITFS D’INTERCOMMUNICATION

Conformément aux dispositions de l’article R122-10 du CCH, les communications d’un
compartiment à l’autre doivent être assurées par des dispositifs coupe-feu et pouvant être
franchis par des personnes isolées, sans mettre en communication directe l’atmosphère des
deux compartiments.

Les dispositifs doivent être étanches aux fumées en position de fermeture, permettre
l’élimination rapide des fumées introduites pendant le passage à partir du compartiment
sinistré et, même lorsqu’ils sont utilisés en continu, empêcher l’envahissement par les
fumées de la partie non sinistrée.

Les dispositifs doivent avoir une surface de 3 mètres carrés au moins et 6 mètres carrés au
plus. Ils ne doivent comporter que 2 issues. Le cheminement entres elles doit avoir 1,20 m
de long au moins et être dépourvu de tout obstacle.

Les qualités de résistance au feu des blocs portes, nécessaires pour obtenir le degré coupe
feu imposé doivent être adaptés au désenfumage choisi.


LORSQUE CES DISPOSITIFS DONNENT ACCES AUX ESCALIERS, ILS DOIVENT :

· s’ouvrir vers l’intérieur du dispositif
· être équipés de ferme-porte
· porter une plaque signalétique de chaque côté

LORSQUE CES DISPOSITIFS FONT COMMUNIQUER 2 COMPARTIMENTS, ILS
DOIVENT :

· s’ouvrir vers l’intérieur du dispositif
· être équipés de ferme-porte
· porter une plaque signalétique sur la face extérieur
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108

LES CIRCULATIONS HORIZONTALES COMMUNES

Les circulations horizontales communes doivent être désenfumables en cas d’incendie, à
l’exception des paliers d’ascenseurs lorsque ceux-ci sont isolés par des portes coupe feu.

Le système de désenfumage doit être mis en route automatiquement dans le premier
compartiment sinistré et ne doit pouvoir l’être que manuellement dans les autres.

La mise en route doit se faire par des dispositifs sensibles aux fumées, répartis
judicieusement dans les circulations et conçus pour éviter les alarmes intempestives. La
commande manuelle doit se trouver au poste central de sécurité.

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109

DIFFERENTES SOLUTIONS




Cette solution comporte :

- 1 bouche de soufflage et une bouche d’extraction par sas
- 1 bouche de soufflage à proximité de chacun des sas et des bouches
d’extraction dans la circulation horizontale

Cette solution permet de conserver une double protection constructive (AUCUN PASSAGE
POSSIBLE DE GAZ ET DE FUMEES). Etant donné le nombre élevé de conduits,
l’équilibrage de ce système est délicat à réaliser.

LES PORTES

Entre les sas et les escaliers :PF 1 heure
Entre les sas de circulation horizontale : PF 1h et CF ½ heure

BOUCHES ET VOLETS

Bord supérieur des bouches de soufflage des sas à une hauteur maximale de 0.50 mètres du
sol fini équipé de volets PF 1heure, fermés en position d’attente.
Les bouches d’extraction doivent être situées le plus près possible du plafond, bord
inférieur à 1.80 mètres du sol minimum équipées de volets PF 1 heure fermés en position
d’attente.
Dans les circulations, on garde les même caractéristiques avec des volets CF 1 heure et CF
2heures en sortie de conduit vertical d’extraction.
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CARACTERISTIQUES TECHNIQUES de la solution A



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111

DIFFERENTES SOLUTIONS





Cette solution comporte :
- 1 bouche de soufflage par sas
- 1 baie permettant le passage d’air entre chaque sas et la circulation horizontale
commune
- des bouches d’extraction dans la circulation

Cette solution permet de conserver isolement constructif entre la circulation et l’escalier

LES PORTES

Entre les sas et les escaliers : CF 1heure
Entre les sas de circulation horizontale : PF 1h et CF ½ heure

BOUCHES ET VOLETS

Les baies doivent avoir leur bord supérieur à une hauteur maximale de 0.50 mètres du sol
fini et une surface de 20 dm2

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112

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES de la solution B













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113























DESENFUMAGE en I.C.P.E







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114

ARRETE-TYPE N°1510 (EX-183TER)

Entrepôts couverts (stockage de matières, produits ou substances
combustibles, toxiques ou explosives en volume au moins égale à 500T dans
des entrepôts couverts)

Lorsque le volume des entrepôts est supérieur ou égal à 5 000 m3 et inférieur à 50 000 m3 à
l’exception :

- des dépôts utilisés au stockage exclusif d’une catégorie de matières, produits ou
substances relevant par ailleurs de la présente nomenclature

- des bâtiments destinés exclusivement au remisage des véhicules à moteur et de leurs
remorques

- des établissements recevant du public…, la partie de l’entrepôt supérieure à la hauteur
utile sous ferme comporte, en concurrence au moins de 2% de la surface de l’entrepôt,
des éléments judicieusement répartis permettant, en cas d’incendie, l’évacuation des
fumées (par exemple, matériaux légers fusibles sous l’effet de la chaleur ou mise à
l’air libre direct)

Sont obligatoirement intégrés dans ces éléments des exutoires de fumée et de chaleur à
commande automatique et manuelle dont la surface est calculée en fonction, d’une part, de la
nature des produits, matières ou substances entreposés, d’autre part, des dimensions de
l’entrepôt. Elle n’est jamais inférieure à 0,5 % de la surface totale de la toiture. Cette disposition
n’est pas obligatoire dans le cas d’entrepôts ou de parties d’entrepôt continuellement ouverts sur
la hauteur utile sous ferme et sur au moins leur demi-périmètre. Les valeurs précitées de 2 % et
0,5% sont applicables pour chacune des cellules de stockage définies à l’article 12, 1
er
alinéa.

Toutefois, lorsqu’il est fait usage des alinéas suivants de l’article 12, ces valeurs sont portées à 4
% et 1 % au-delà de 4 000 m2 sans recoupement.
La ou les commandes manuelles des exutoires de fumée et de chaleur sont facilement accessibles
depuis les issues du bâtiment ou de chacune des cellules de stockage.

L’ensemble de ces éléments est localisé en dehors de la zone éventuelle de 8 m sans ouverture
visée ci-dessus.

Des amenées d’air neuf d’une surface équivalente à celle des exutoires définis au 5
e
et 6
e
alinéas
ci-dessus doivent être assurées sur l’ensemble du volume de stockage. Elles peuvent être
constituées soit par des ouvrants en façade, soit par les portes des locaux à ventiler donnant sur
l’extérieur.
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115

ANNEXE CALCUL DU TAUX α




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118


ANNEXE CALCUL DU TAUX α

× Calcul du taux α


Le taux α permettant de déterminer la surface utile d’une installation d’exutoires ou d’un
ensemble d’évacuation de fumée est une fonction qui dépend de la surface du feu (Af), de la
hauteur moyenne sous plafond (H) et de l’épaisseur de la couche de fumée (Ef)

La surface de feu retenue est de :

9 m2 pour la classe 1
18 m2 pour la classe 2
36 m2 pour la classe 3

Si l’épaisseur de fumée est supérieur à la moitié de la hauteur de référence, le calcul est effectué
pour :





Deux formules permettent de calculer ce taux. La première, relative au grand feu, donne :





La deuxième, relative au petit feu, s’écrit :





La formule du grand feu est utilisée pour tous les locaux de la classe 3.
La formule du petit feu est utilisée pour les locaux des classes 1 et 2, si la hauteur libre de fumée
est supérieure à deux fois le diamètre théorique du feu (D) :





Si la hauteur libre de fumée est inférieur à cette valeur, on utilise également la formule du grand f





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119
EXEMPLES DE CALCULS

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

120

EXEMPLES DE CALCULS

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121

EXEMPLES DE CALCULS


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122























ECLAIRAGE







Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

123

ECLAIRAGE DE SECURITE

Le nouveau règlement de sécurité paru au journal officiel du 7 février 2002 est applicable
aux ERP pour tous le permis de construire délivrés depuis le 08 avril 2002

× Les types d’éclairage de sécurité et les types d’établissement

¬ Suppression des 4 types d’éclairage de sécurité (A, B, C, D) au profit d’un type
unique.

× Les dénominations

¬ Le terme éclairage d’évacuation remplace éclairage de balisage
¬ L’éclairage d’ambiance peut aussi être désigné par l’éclairage anti-panique

× Les flux

¬ Les blocs d’évacuations doivent avoir un flux lumineux « assigné » d’au moins 45
lumens.

*Assigné : valeur minimale garantie par le fabricant. Cette mesure est effectuée sur 1 heure de fonctionnement en secours du
bloc. Cela est comparable au 60 lumens mesurés précédemment à 5 mn.

¬ Le nombre de blocs anti-panique ou ambiance se calcule sur la base de 5 lm/m2 en
utilisant le flux assigné, c’est à dire mesuré à 1 heure.
Chaque local ou hall nécessitant un éclairage anti-panique devra être éclairé par au moins
deux blocs autonomes. La distance entre deux blocs ne doit pas excéder 4 fois la hauteur
au dessus du sol.

× Les contrôles périodiques

La fréquence des vérifications du parc s’allège :

¬ Une fois par mois (au lieu d’une fois par jour/semaine) : vérification du bon
fonctionnement de la commutation veille / secours et l’état de toutes les lampes.
¬ Tous les six mois (au lieu de trois) : vérification de l’autonomie de la batterie.

× Le établissements avec locaux à sommeil (types J, O, OA, U)

¬ Dans les établissements avec locaux à sommeil qui ne disposent pas d’une source de
remplacement (groupe électrogène …) l’éclairage de sécurité d’évacuation doit être
complété.

× Les luminaires sources centrales

¬ L’éclairage d’évacuation par source centrale doit être allumé en permanence pendant
la présence du public.
¬ L’éclairage anti-panique ou d’ambiance peut être éteint ou allumé pendant la présence
du public.
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124

REGLES D’INSTALLATION

Dans tout type d’établissement un éclairage électrique doit être prévu. Cet éclairage
comprend :

× Les différents types d’éclairage

¬ un éclairage normal obligatoire
¬ un éclairage de remplacement éventuel (permet de poursuivre l’exploitation de
l’établissement en cas de défaillance de l’éclairage normal)
¬ un éclairage de sécurité obligatoire (permet l’évacuation de l’établissement en cas de
défaillance de l’éclairage normal / remplacement)

× La fonction de l’éclairage de sécurité

Le rôle de l’éclairage de sécurité est défini dans l’article EC7 du règlement de sécurité.

Article EC7 :

L’éclairage de sécurité doit être à l’état de veille pendant l’exploitation de l’établissement.
L’éclairage de sécurité est mis ou maintenu en service en cas de défaillance de l’éclairage
normal / remplacement, l’éclairage de sécurité est alimenté par une source de sécurité dont la
durée asignée de fonctionnement doit être de 1 heure au moins.
I l comporte :
- Soit une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs alimentant des
luminaires
- Soit des blocs autonomes

× Le mode de fonctionnement

L’éclairage de sécurité permet lorsque l’éclairage normal est défaillant :

- L’évacuation des personnes vers l’extérieur
- Les manœuvres intéressant la sécurité

L’éclairage de sécurité est obligatoire pour :

- Les établissements recevant du public (arrêté du 23 juin 1980, du 22 juin 1990 et du 19
novembre 2001)
- Les établissements recevant des travailleurs ( décret 88-1056 du 14 novembre 1988)
- Les immeubles d’habitation (arrêté du 31 janvier 1986)

× Les textes réglementaires

Les textes réglementaires pour les Etablissements recevant du Public ou des Etablissements
Recevant des Travailleurs imposent des règles d’installation et la conformité des produits de
sécurité aux normes en vigueur.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

125

× Les deux fonctions

¬ Evacuation / Balisage

L’éclairage d’évacuation (précédemment dénommé « balisage) doit permettre à toute personne
d’accéder à l’extérieur, à l’aide des foyers lumineux assurant notamment la reconnaissance des
obstacles et l’indication des changements de direction (article EC8 §2)

L’éclairage d’évacuation est installé dans :
- Les couloirs et les dégagements avec un maximum de 15 m entre chaque bloc
- Au-dessus de chaque porte de sortie ou de sortie de secours
- Au-dessus de chaque obstacle
- Pour chaque changement de direction du chemin d’évacuation

Cette disposition s’applique aux locaux recevant cinquante personnes et plus et aux locaux d’une
superficie supérieure à 300 m2 en étage et au rez-de-chaussée et 100 m2 en sous-sol.
Les blocs d’évacuation doivent avoir un flux lumineux assigné d’au moins 45 lumens.

¬ Ambiance / Anti-panique

Il doit assurer un éclairement uniforme et une bonne visibilité afin d’éviter le mouvements de
panique.
L’éclairage d’ambiance et installé dans les locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes en
sous-sol et plus de 100 en étage et rez-de-chaussée.
Cet éclairage doit être basé sur un flux lumineux assigné d’au moins 5 lumens par mètre carré de
surface du local.
La distance entre deux foyers lumineux doit être au plus égale à 4 fois la hauteur d’installation
(art. EC 10 §2).
L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être réalisé de façon que chaque local ou hall soit
éclairé par au moins deux foyers lumineux.

× Les obligations de l’exploitant

¬ L’exploitation

L’éclairage de sécurité doit être mis à l’état de veille pendant les périodes d’exploitation de façon
à ce qu’il soit opérationnel dés l’apparition d’une défaillance de l’éclairage normal /
remplacement (EC14§1)

L’éclairage de sécurité doit être mis à l’état de repos ou d’arrêt lorsque l’installation d’éclairage
normal est mise intentionnellement hors tension (EC14§2).

¬ Les vérifications par l’exploitant

Article EC 14
§3. L’exploitant doit s’assurer périodiquement :
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

126


* une fois par mois :
- Du passage à la position de fonctionnement en cas de défaillance de l’alimentation
normale et à la vérification de l’allumage de toutes les lampes (le fonctionnement doit
être strictement limité au temps nécessaire au contrôle visuel)
- De l’efficacité de la commande de mise en position de repos à distance et de la remise
automatique en position de veille au retour de l’alimentation normale

* une fois tous les six mois :
- De l’autonomie d’au moins 1 heure
Dans les établissements comportant des périodes de fermeture, ces opérations doivent être
effectués de telle manière qu’au début de chaque période d’ouverture au public l’installation
d’éclairage ait retrouvé l’autonomie prescrite.
Ces opérations peuvent être effectuées automatiquement par l’utilisation de blocs autonomes
comportant un système automatique de test intégré (S.A .T.I) conforme à la norme en vigueur
(NFC7 1820). Les interventions ci-dessus et leurs résultats doivent être consigné dans le registre
de sécurité.



× Les vérifications par organisme agrée

Les installations d’éclairage doivent être vérifiées dans les conditions des articles GE6 à GE9 par
des organismes agrées ou par des techniciens compétents.
La périodicité des vérifications est annuelle.

× Maintenance

Se reporter aux indications des notices de chaque produit.

× Choix de l’éclairage de sécurité en fonction des types et catégories
d’établissement



Voir tableau ci-dessous












Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

127
























Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

128



B.A.E.S

















Télécommande
















Dessus de porte Circulation











Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

129










I.G.H




























Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

130

SOMMAIRE


DEFINITION D’UN I.G.H
CLASSEMENT

LES PRINCIPES DE SECURITE
OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES
OBLIGATIONS DES PROPRIETAIRES ET DES OCCUPANTS
VERIFICATIONS PERIODIQUES
ACTIVITES PROHIBEES
REGLES D’IMPLANTATION
COMPARTIMENTAGE
DEGRES DE REACTION AU FEU
CAGES-TREMIES-GAINES-CONDUITS
GAINES NON RECOUPEES
ESCALIERS
LE SAS
PORTES A FERMETURES AUTOMATIQUES
VERROUILLAGE DES PORTES ET DES ISSUES
CHAUFFERIE
TREMIE ET CABINES DES ASECENSEURS
LES INSTALLATIONS DE SECURITE
CARACTERISTIQUES DES SOURCES DE SECURTE
LE DESENFUMAGE
LES DEUX SOLUTIONS DE DESENFUMAGE
DESENFUMAGE DE SECOURS
LES R.I.A
OBLIGATIONS DU SERVICES DE SECURITE
MISSIONS DU SERVICE DE SECURITE
EFFECTIFS DU SERVICE CENTRAL DE SECURITE
COMPOSITION DES SERVICES DE SECURITE
LES RONDES
MISSIONS DE L’EQUIPE LOCALE DE SECURITE
ALARME
ALERTE
CONTENU DU REGISTRE DE SECURITE
PRECAUTIONS A PRENDRE DURANT CERTAINS TRAVAUX
LOCAUX D’ARCHIVES




Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

131

REGLEMENTATION GENERALE CONCERNANT L’I.G.H


× CODE DE L’URBANISME

Les articles R421-29 à R480-2 fixent les règles relatives à l’acte de construire et à divers modes
d’utilisation du sol. Il s’agit de la procédure à respecter depuis le dépôt du permis de construire
jusqu’à l’achèvement des travaux

× CODE DE LA CONSTRUCTION ET DE L’HABITATION

Les articles L122-1 et R122-1 à R122-29 précisent les dispositions auxquelles sont soumis tous
les immeubles de Grande Hauteur. Les grands principes sont établis de façon à assurer la sécurité
des personnes contre les risques d’incendie et de panique.

× ARRETE DU 18 OCTOBRE 1977

(modifié par arrêté du 22 octobre 1982) portant règlement de sécurité pour la construction des
Immeuble de Grande Hauteur.

Il s’agit de l’arrêté qui fixe :

- les mesures générales à toutes les classes
- les dispositions particulières aux diverses classes d’immeubles

Pour la réalisation d’un Immeuble de Grande Hauteur, les maître d’ouvrage et les maîtres
d’œuvres doivent respecter les dispositions prévues aux articles GH1 à GH65, ainsi qu’aux
articles GHA, GHO, GHR, GHS, GHU, GHW1, GHW2 et GHZ.



× DISPOSITIONS PARTICULIERES

¬ Sont incluses dans l’arrêté du 18 octobre 1977

¬ Existent pour toutes les classes d’IGH hors classe GHS

¬ Sont destinées à adapter les dispositions générales à la classe d’IGH définie, soit :

¬ En aggravant

¬ En allégeant

¬.En apportant des éléments spécifiques à la classe d’immeuble



La connaissance des dispositions générales et l’application des dispositions particulières sont
les éléments incontournables de la réussite d’un projet
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

132

L’I.G.H


DEFINITION
+











Constitue un immeuble de grande hauteur, tout corps de
bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé,
par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les
engins des services publics de secours et de lutte contre
l’incendie :
- à plus de 50 m pour les immeubles à usage
d’habitation

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

133

CLASSEMENT



Les immeubles de grandes hauteurs sont classés comme suit :



CLASSES USAGES
G.H.A. Habitations
G.H.O. Hôtels
G.H.R. Enseignement
G.H.S. Dépôts d’archives
G.H.U. Sanitaire
G.H.W.1
Bureaux dont la hauteur excède 28m et
n’excède pas 50m.
G.H.W.2 Bureaux dont la hauteur excède 50m
G.H.Z. Mixte












Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

134

LES PRINCIPES DE SECURITE







× Création d’un volume de protection autour de l’immeuble

× Compartiment avec parois coupe-feu 2 heures

× Evacuation par deux escaliers au moins

× Accès des ascenseurs interdit dans le compartiment sinistré

× Présence d’une source autonome électrique

× Présence d’un système d’alarme et de moyens de lutte contre l’incendie

× Fonctionnement des ascenseurs dans les compartiments non sinistrés

× Présence d’un système de désenfumage

× Communication entre compartiments assurée par des sas étanches aux
fumées et
désenfumable

× Matériaux combustibles limités

× Matériaux facilement inflammables interdits



Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

135


× Commission Technique Interministériel

× Trois représentants du Ministre de l’Intérieur
× Un représentant des ministres de la construction et de l’Habitation, des Affaire
Culturelles de la santé, du Travail, de l’Environnement et de l’Industrie
× Directeur du C.S.T.B
× Général de la B.S.P.P
× Le président de la Fédération Nationale des Sapeurs Pompiers
× L’Architecte en chef de la P.P
× Le Directeur du laboratoire Centrale de la P.P
× Toute personne compétente à titre consultatif


× Obligations de propriétaires et des occupants (R.122-14 à R122-18 du
C.C.H)

× Mandataire et suppléant
× Maintien et entretien des installations
× Service de sécurité unique
× Exercices d’évacuation
× Modifications et transformations conformes
× Potentiel calorifique


× Obligations de propriétaires (GH 60)

× Mettre en place un service de sécurité
× Organiser des exercices d’évacuation (par groupe de compartiments)
× Prévoir la possibilité d’évacuation générale
× Prévoir des séances d’information sur les moyens de secours
× Etablir et afficher des consignes d’incendie
× Informer les occupants sur les conditions de sécurité de l’immeuble
× Tenue à jour d’un registre de sécurité (Article 122-29 C.C.H)


× Activités prohibées

× Installations classées pour les risques d’incendie et d’explosion (loi du 19/07/76)
Article R122-6
× Matières inflammables du premier groupe (article R233-14 du code du travail)
Article R122-6
× Stockage et utilisation de tous combustibles liquides, solides et gazeux (GH37)
× Chaufferie intérieures, sauf gaz située en terrasse (GH38)


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136

VERIFICATIONS PERIODIQUES



× Tous les six mois

× Fonctionnement des ascenseurs et monte-charge

× Tous les ans

× Moyens de secours

× Fonctionnement des portes et volets coupe-feu (ou PF)

× Systèmes de détection

× Equipements de désenfumage

× Dispositif d’arrêt automatique de la climatisation

× Installations électriques de sécurité

× Potentiel calorifique des éléments mobiliers dans les parties communes

× Appareils de cuisson destinés à la restauration


× Tous les 3 ans

× Installations électriques des parties communes



× tous les 5 ans

× Paratonnerres (article GH 61)

× Potentiel calorifique des éléments mobiliers dans les parties privatives







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137

ISOLEMENT PAR RAPPORT AUX TIERS









































× Il doit être isolé du voisinage :

- soit par une façade coupe-feu 2 heures
- soit par un volume de protection (limite à 8 m de tout obstacle et
aucun élément combustible)

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138


REGLES D’IMPLANTATION ( R122-6 C.C.H)





































× L’I.G.H doit être situé à 3 km au plus d’un centre de secours principal
(sauf dérogations)

× Les sorties des immeubles doivent être situés à 30 mètres au maximum
d’une voie publique accessible aux engins des sapeurs-Pompiers

× Un poste central de sécurité doit être aménagé au niveau et à proximité de
l’accès des Sapeurs-Pompiers
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139

COMPARTIMENTAGE
















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140

DEGRE DE REACTION AU FEU


Eléments de construction

Degré de réaction au feu

Parements extérieurs
(façades y compris jalousies)

M0
Stores

M1
Menuiseries

M1-M2
Menuiserie bois

M3
Blocs portes

M3
Parquets colles

M3
Revêtement de sol

M3
Supports du revêtement de sol

M0
Faux plafonds

M0-M1
Faux plafonds, dégagements et
cuisines

M0
Revêtements de cloisons

M0-M1-M2
Revêtement de cuisine et
dégagements communs

M0
Supports revêtements de cloisons

M0









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141


DEFINITION GH3


GAINES volume généralement accessible et renfermant un ou plusieurs conduits

CONDUIT volume servant au passage d’un fluide déterminé, y compris l’électricité

TRAPPE dispositif d’accès mobile, fermée position normale









VOLET dispositif d’obturation placé à l’extrémité d’un conduit.
Il peut être ouvert ou fermé en position d’attente, il est à commande
automatique ou manuelle











CLAPET dispositif d’obturation placé à l’intérieur d’un conduit
Il est normalement en position d’ouverture


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142

CONDUIT VERTICAL – TRAVERSEE DE PAROIS









CONDUIT HORIZONTALE – TRAVERSEE DE PAROIS





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143

CAGES – TREMIES – GAINES – CONDUITS
Dispositions Générales
GH17

Cages construites en matériaux M0
Tous les conduits verticaux doivent être dans les gaines
Matériaux constituant les gaines de catégorie M0
Gaines et conduits ne pouvant ouvrir dans les sas et escaliers

Gaine verticale recoupée avec ses portes et trappes de visites



Gaine verticale non recoupée avec ses conduits, portes et trappes de visites




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144

GAINES NON RECOUPEES
GH18


Trappes et portes de visite coupe-feu 2 heures (à l’exception des trappes
vidoirs à ordures devant être pare-flammes 1 heure)
Gaines désenfumées automatiquement
Système d’extinction automatique à eau tous les cinq niveaux (*schéma)
Colonnes vide-ordures largement ventilées
Partie supérieure des colonnes vide-ordures et local réceptacle protégés par
une extinction automatique à eau








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145

Schéma 2
ème
solution : extinction à eau à commande automatique en tête de
colonne


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146

DEGAGEMENTS GH23 – GH24

DEFINITION
+




Largeur toujours deux unités de passage (1,40 m)

Circulations encloisonnées :

- Matériaux M0
- Coupe-feu 1 heure
- Pas de volume de rangement
- Porte PF ½ heure + ferme-porte

Escaliers montants et descendants sans communication
Une sortie directe pour chaque escalier
Locaux de plus de 20 personnes : 2 issues

CIRCULATIONS HORIZONTALES COMMUNES
Les dégagements comprennent les escaliers et leurs
dispositifs d’accès, les ascenseurs et leurs paliers, les
circulations horizontales mettant en communication les
différents dégagements ou deux compartiments.
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147

DISPOSITIFS D’INTERCOMMUNICATION
GH26

× But :

- Isolent les circulations des escaliers
- Isolent deux compartiments entre eux
- Permettent le franchissement des personnes

×Caractéristiques :

- Sont étanches aux fumées
- Murs coupe-feu de degré 2 heures
- Sont désenfumables
- Portes minimum 1 UP
- Surface : 6m² > S > 3 m²
- Longueur > 1,20 m
- Seulement 2 issues
- Volets ou trappes d’accès aux gaines, interdits
- Portes adaptées à la solution de désenfumage
- Portes équipées de ferme-portes
- Plaques signalétiques



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148

MATERIELS A DISPOSITIONS DANS LE SAS







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149

ESCALIERS GH25

- Minimum deux escaliers
- Ces escaliers doivent être accessibles de tout local
- Toute porte d’un local en cul de sac doit être à moins de 10 mètres d’un embranchement
de deux circulations menant chacune à son escalier
- Les deux escaliers doivent être à plus de 10 mètre l’un de l’autre et à moins de trente
mètres
- Les dispositifs d’accès aux escaliers doivent se trouver sur deux faces opposées du noyau
- Escaliers extérieurs protégés des flammes, des fumées et des intempéries.


LES ASCENSEURS ET MONTE-CHARGE



× Composition :

- Cabine
- Guides verticaux
- Câbles métalliques
- Treuille
- Contrepoids
- Gaine
- Machinerie


×Caractéristiques essentielles :


- Type (ascenseur, monte-charge, etc …)
- Charge utile ou nombre de personnes
- Vitesse
- Commande (manœuvre)
- Nombre de niveaux
- Course
- Position de la machinerie


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

150


×Porte coupe feu coulissante isolant le palier ascenseur des circulations






×Tableau de commande cabine ascenseur


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151

CAGE ET CABINES DES ASCENSEUR GH30

- Trémies en matériaux résistant au feu pendant 2 heures
- Température de parois intérieurs inférieures à 70° au bout de 2 heures pour éviter la
déformation des guides
- Dispositif de commande à clef pour les cabines non prioritaires
- Débouche des ascenseurs dans les circulations horizontales communes






×Sauvetage des personnes dans les cabines d’ascenseurs

- Isoler l’alimentation électrique
- Consigner cette alimentation
- Intervenir
- Ramener la cabine à un niveau d’accès
- Passage d’une cabine à l’autre (translation)
- Utilisation de la trappe de toit de cabine
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152

CHAUFFERIES


DEFINITION
+





COMPOSITION :

- 1 générateur
- Stockage de carburant solide, liquide ou gazeux
- Installation de transport des fluides par gaines, conduits, canalisations et tuyaux
- Appareils de chauffage (convecteurs, radiateurs, etc…)


CHAUFFERIES GH35 à GH39


- Conformes à certains articles du règlement de sécurité E.R.P
- Stockage et utilisation des combustibles solides, liquides, gazeux interdits.


Chaufferie intérieures interdites sauf si :

- Situées en terrasse supérieure (gaz extérieur à l’air libre)
- Construction atténuante des effets d’une explosion
- Accès par l’extérieur


Chaufferies extérieures :

- Parois CF 4 heures
- Résistance des parois à une pression d’une tonne /m²
- Pas de communication directe avec l’immeuble sauf gaines et conduits (article GH17 à
20)

Installation de chauffage : Toute méthode propre à l’élévation
contrôlée de la température dans une enceinte close.

Chaufferie : Local contenant un générateur.
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153

CHAUFFERIES

- Coupure automatique du brûleur si dépassement température et pression

- Indication de manque d’eau

- Alarme sonore en cas de coupure :
• De l’électricité

• De l’arrivée du combustible

- Plan d’installation et instruction de conduites affichés

- Brûleurs conformes aux normes

- Chaudières sur socle 10 cm minimum M0

- Vannes police (coupure de combustible) extérieure

- Coupure extérieures de l’alimentation des brûleurs et éclairage

- Si gaz, barrage extérieur

MOYENS DE LUTTE CONTRE L’INCENDIE :

- Bac à sable de 50 litres minimum avec pelle

- 2 extincteurs portatif homologués B par brûleur avec un minimum de 4



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154

APPAREILS DE CUISSON DESTINES A LA RESTAURATION


Conformité aux articles GC1 à GC19 du règlement de sécurité E.R.P

Energie autorisées : * électricité
* vapeur
* gaz

Si alimentation au gaz * Obligatoirement en terrasse
* Conduit d’alimentation à l’air libre
* Construction pour atténuer les effets d’une explosion
* Accès à l’air libre


TYPES D’INSTALLATIONS ELECTRIQUES GH42


Les installations normales (secteur)

Les installations de sécurité (pour assurer la sécurité des personnes)

Les installations de remplacement (pour assurer la continuité de l’exploitation)



CARACTERISTIQUES DES SOURCES DE SECURITE GH44


Assurer simultanément l’alimentation de toutes les installations de sécurité

Plusieurs groupes moteurs thermiques

Délestage des installations de remplacement en cas de sinistre (si absence de source de
remplacement autonome)

Autonomie de 36 heures (réserve de combustible)

Démarrage en 15’’ maxi

Local des groupes au niveau d’accès des secours du niveau inférieur (sauf si alimentation de
ceux-ci au gaz)
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155

SHEMA D’INSTALLATION GROUPES ELECTROGENES



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156

INSTALLATIONS DE SECURITE GH43


Au début du sinistre :


- volets de désenfumage
- portes coupe-feu
- détection et alarme
- signalisation de position des volets
- signalisation des portes coupe-feu


Pendant le sinistre :


- éclairage minimal
- ascenseurs et monte charge accompagnés
- désenfumage
- secours en eau (pompes surpresseurs)
- ventilation des transformateurs
- télécommunications
- groupes moteurs thermiques
- pompes d’exhaure



SCHEMA DE PRINCIPE D’UN GROUPE ELECTROGENE





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157

LOCAUX ABRITANT LES GROUPES ELECTROGENES





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158

LES ROBINETS D’INCENDIE ARMES GH51


- Au moins un R.I.A par escalier

- Installés dans les circulations horizontales, à proximité des SAS

- Pression comprise entre 2,5 et 4,5 bars

- Tuyaux : diamètre 19 mm, 25 mm ou 40 mm
Longueur 20 ou 30 m
















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159

LE RESEAU D’EAU

DEFINITION
+





 COLONNES SECHES

CLASSIFICATION :

- Colonne de diamètre nominal 65 (peut alimenter 2 lances de 40/14 ou 1 de 65/18)
- Colonne de diamètre nominal100 (peut alimenter 4 lances de 40/41 ou 2 de 65/18)

SIGNALISATION :

- Caractères rouge sur fond blanc



Quand il y a une traînasse, la colonne montante doit comporter un dispositif de vidange en point
bas et un robinet de purge d’air au point haut près du robinet d’alimentation.
Tuyauterie fixe et rigide qui comprend :
- un raccord d’alimentation
- éventuellement une traînasse
- des prises d’incendie
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160

COLONNES SECHES


I.G.H NOMBRE DIAMETRE PRISES SAS
ALIM.
POMPIERS
H < 50 m 1 colonne par
escalier




Prises situées
dans les SAS
100 mm
1 x 65 mm
et
2 x 40 mm
2 x65 mm
IGH O
Ou
S < 750 m²
65 mm
2 x 40 mm
(étages)

2 x 40 mm
et
1 x 65 mm
(sous-sols)
1 x 65 mm



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161

COLONNES HUMIDES




I.G.H NOMBRE DIAMETRE PRISES SAS
ALIM.
POMPIERS
H > 50 m
1 colonne par
escalier




Prises situées
dans les SAS
100 mm

60 m3 / h

entre 4,5 et 8,5
bars
1 x 65 mm
et
2 x 40 mm
Réserve 120 m3
mini
IGH > 50 m

IGH A
Partie A
Des IGH Z
Ou
S < 750 m²
2 x 40 mm
(étage)

2 x 40 mm
et
1 x 65 mm
(sous-sols)
60 m3 / h

réalimentation
pompier :
2 x 65 mm par
colonne







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162

SHEMA TYPE D’UNE INSTALLATION D’UN RESEAU D’EAU
INCENDIE AVEC 2 COLONNES HUMIDES



1 collecteur d’alimentation eau de ville
2 réserve d’eau
3 collecteur de distribution
4 surpresseurs
5 ballon de surpression ou régulateur de pression
6 colonnes humides
7 prises incendie
8 alimentation pompier
9 purgeurs de colonnes
10 robinet d’incendie armé




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163

ALARME


DEFINITION
+






×Alarme restreinte


Signale sonore et /ou visuel ayant pour but de prévenir soit le poste de sécurité incendie de
l’établissement, soit la direction ou le gardien, soit le personnel désigné à cet effet, de la
naissance d’un feu et de sa localisation.


×Alarme générale


Signale sonore ayant pour but de prévenir le occupants d’avoir à évacuer le lieux


×Caractéristiques de l’alarme GH49


- conformité NF

- Asservie à la détection

- Ne doit pas être audible en dehors du compartiment sinistré

- Commande manuelle depuis le P.C.S, indépendante des autres asservissements
Moyen à fonctionnement manuel ou automatique, destiné à
prévenir les occupants d’avoir à prendre certaines dispositions.
(évacuation, rassemblement du personnel de sécurité, etc …)
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164

ALERTE GH 3

DEFINITION
+



×Alerte intérieure

D’un point de l’immeuble vers le service de sécurité de l’établissement

Caractéristique :

- téléphones sans cadran, interphone, etc …en liaison avec le P.C.S :
· installés à tous les niveaux dans les circulations horizontales communes
· couleur rouge
· protégés contre les manœuvres accidentelles

×Alerte extérieure

De l’immeuble vers les services publics de secours

Caractéristique :

Le P.C.S doit être équipé d’un téléphone automatique urbain
Action de demander l’intervention d’un service public de
secours et de lutte contre l’incendie
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165

DISPOSITIF D’ALERTE DANS LES NIVEAUX


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166

LA TACTIQUE APPLIQUEE DES FEUX D’I.G.H



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167

OBLIGATION DU SERVICE DE SECURITE

Article GH 62



×Formation spécifique des agents de sécurité

×Ne pas être distrait de la fonction spécifique

×Agent en liaison permanente avec le P.C.S


OBLIGATION DU SERVICE DE SECURITE

Article GH 62



×Organisation générale de la sécurité

× Permanence au P.C.S

× Organisation des rondes

× Application des consignes

× Direction des secours en attendant les sapeurs pompiers

× Contrôle du matériel

× Instruction du personnel

× Tenue à jour du registre de sécurité

× Faire procéder aux exercices d’évacuation

× Surveillance des travaux

×Accueil des commissions de sécurité


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168

OBLIGATION DU SERVICE DE SECURITE



GHA Article GHA 6 un agent titulaire du certificat de chef d’équipe

GHO Article GH0 7 un agent titulaire du certificat de chef d’équipe + 2 agents


GHR Article GHR 12 un agent titulaire du certificat de chef d’équipe + 2 agents


GHU Article GHU 20 un agent titulaire du certificat de chef d’équipe + 4 agents


GHW Article GHW 6

GHW 1 de surface > 750 m²

période d’occupation de l’immeuble :

- un agent titulaire de certificat de chef d’équipe + deux agents

période de non occupation :

- un agent titulaire de certificat de chef d’équipe + un agent


GHW 1 de surface < 750 m²

- un agent titulaire de certificat de chef d’équipe + un agent


GHW 2 toute surfaces

- un agent titulaire de certificat de chef d’équipe + deux agents

GHZ Article GHZ 5 dispositions de la classe d’immeuble la plus exigeante
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

169

COMPOSITION DES SERVICES DE SECURITE


Désignation Article
Chef de
sécurité
Chef
d’équipe
Agent de
sécurité
Service local
Habitation GH A 6 1 1
Hôtel GH O 7 1 1 2
Personnel de
service
Etablissements
d’enseignements
GH R 12 1 1 2
Un agent de
service par
niveau
Etablissements
sanitaires
GH U 20 1 1 4
Tout le
personnel de
surveillance
Bureaux 28 à 50 m
(<750 m²)
GH W 6 1 1 1
1/25
e
de
l’effectif avec
minimum de
5 personnes
Bureaux 28 à 50 m
( >750 m²)
GH W 6 1 1 2
Bureaux plus de 50
m
GH W 6 1 1 2
Mixtes GH Z 5 1
Dispositions les plus exigeantes de celles
prescrites pour les diverses activités qu’ils
abritent

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

170

LES RONDES


×Rondes de sécurité : constater toute anomalie

×Rondes techniques : vérifier le bon fonctionnement des installations

But des rondes

× surveiller les points dangereux
× surveiller les points névralgiques
× contrôler la fermeture des accès et issues
× déceler la présence d’intrus
× vérifier l’application des consignes particulières de sécurité
× détecter les faits anormaux ou les dangers (fuites, incendies)

Organisation des rondes

× parcours établis en fonction des lieux
× contrôle des points névralgiques ou dangereux

Fréquence des rondes GHW


3 rondes au minimum

× 1
ère
ronde : fermeture (après le départ des occupants)
× 2
ème
ronde : deux heures plus tard
× 3
ème
ronde : dans le courant de la nuit


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

171

MISSIONS DE L’EQUIPE LOCALE DE SECURITE

× Déclencher l’alarme et l’alerte

× Vérifier l’isolement du compartiment par la fermeture des portes coupe-feu

× Vérifier l’évacuation du compartiment

× Mettre en œuvre les moyens de premiers secours

× Rendre compte de la situation au PCS

CONTENU DU REGISTRE DE SECURITE

× Diverses consignes établies en cas d’incendie

× Etat nominatif et hiérarchique du personnel de sécurité

× Etat et plans de situation des moyens de sécurité

× Dates des exercices de sécurité

× Dates des diverses vérifications et contrôles


Nota :

le registre est soumis chaque année au visa du Maire

le registre est présenté lors des contrôles administratifs

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

172


PRECAUTION A PRENDRE DURANT CERTAINS TRAVAUX



× Demander autorisation si gêne supérieur à 48 heures

× Demander autorisation si utilisation d’appareils utilisant des combustibles de quantité
excédant 21 kg

× Demander autorisation si travaux susceptibles d’entraver l’intervention des sapeurs pompiers

× Etablir un permis de feu pour le travaux par points chauds






LOCAUX D’ARCHIVES

Aucune limitation du potentiel calorifique n’est exigée
si :

× Surface inférieur à 200 m²

× Volume inférieur à 500 m²

× Dispositif de franchissement CF 2 heures et ne commandant pas les dégagements
et circulation

× Installation fixe d’extinction automatique à eau

× Parois CF 4 heures

× Eléments porteurs SF 6 heures
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

173






HABITATIONS
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

174

L’HABITATION


× Définition


× Classement des habitations


× Desserte





× L’habitation

DEFINITION
+



























Par habitation, il faut entendre tout local servant de jour ou de nuit
au logement, ainsi qu’au travail, au repos, au sommeil, à l’agrément
et aux loisirs lorsque les activités spécifiques s’y exercent au moins
partiellement dans le même ensemble de pièces que la vie familiale.
JOURNAUX Officiels N°1603
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

175

CLASSEMENT DES HABITATIONS


× Terminologie


























× Les habitations sont classées en 4 familles


× 1
ère
famille


×2
ème
famille



×3
ème
famille

º 3
ème
famille A
º 3
ème
famille B



× 4
ème
famille
× Isolée ¬ Habitation unique, séparée d’autres habitations

× Jumelée ¬ 2 habitations accolées

× En bande ¬ Au moins 3 habitations accolées
× Individuelle ¬ Logement(s) habité(s) par une seule famille

× Collective ¬ Logement(s) habité(s) par plusieurs familles

× Duplex ¬ Logement occupant les 2 derniers niveaux
Ces derniers sont reliés par un escalier intérieur


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

176

CLASSEMENT DES HABITATIONS



1° Première famille :


× Habitations individuelles isolées ou jumelées à un étage sur rez-de-chaussée, au plus

× Habitations individuelles isolées à rez-de-chaussée, groupées en bandes.


Toutefois, sont également classées en première famille les habitations individuelles à un
étage sur rez-de-chaussée, groupées en bande, lorsque les structures de chaque habitation
concourant à la stabilité du bâtiment sont indépendantes de celles de l’habitation contiguë.


2° Deuxième famille :


× Habitations individuelles isolées ou jumelées de plus d’un étage sur rez-de-chaussée

× Habitations individuelles à un étage sur rez-de-chaussée seulement, groupées en bande,
lorsque les structures de chaque habitation concourant à la stabilité du bâtiment ne sont pas
indépendantes des structures de l’habitation contiguë

× Habitations individuelles de plus d’un étage sur rez-de-chausée groupées en bande

× Habitations collectives comportant au plus trois étages sur rez-de-chaussée.



Pour l’application des 1° et 2° ci-dessus :


× Sont considérées comme maisons individuelles au sens du présent arrêté les bâtiments
d’habitation ne comportant pas de logements superposés

× Les escaliers des bâtiments d’habitation collectifs de trois étages sur rez-de-chaussée dont le
plancher bas du logement le plus haut est à plus de huit mètres du sol doivent être encloisonnés.








Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

177


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

178

CLASSEMENT DES HABITATIONS



3° Première famille :



Habitations dont le plancher bas du logement le plus haut est situé à vingt-huit mètres au
plus au-dessus du sol utilement accessible aux engins des services de secours et de lutte
contre l’incendie, parmi lesquelles on distingue :


Troisième famille A : habitations répondant à l’ensemble des prescriptions suivantes :


× Comporter au plus sept étages sur rez-de-chaussée
.
× Comporter des circulations horizontales telles que la distance entre la porte palière de
logement la plus éloignée et l’accès de l’escalier soit au plus égale à sept mètre

× Etre implantées de telle sorte qu’au rez-de-chaussée las accès aux escaliers soient atteints par
la voie échelles



Troisième famille B : habitations ne satisfaisant pas à l’une des conditions précédentes :


× Ces habitations doivent être implantées de telle sorte que les accès aux escaliers soient situés à
moins de cinquante mètres d’une voie ouverte à la circulation répondant aux caractéristiques
définies (voie engins)

× Toutefois, dans les communes dont les services de secours et de lutte contre l’incendie sont
dotés d’échelles aériennes de hauteur suffisante, le maire peut décider que les bâtiments classés
en troisième famille B, situés dans le secteur d’intervention desdites échelles, peuvent être
soumis aux seules prescriptions fixées pour les bâtiments classés en troisième famille A.
Dans ce cas la hauteur du plancher bas du logement le plus haut du bâtiment projeté doit
correspondre à la hauteur susceptible d’être atteinte par les échelles, et chaque logement doit
pouvoir être atteint soit directement, soit par un parcours sûr.

× De plus, les bâtiments comportant plus de 7 étages sur rez-de-chaussée doivent être équipés de
colonnes sèches conformément aux dispositions de l’article 98.

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

179




Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

180

CLASSEMENT DES HABITATIONS



4° Première famille :



Habitations dont le plancher bas du logement le plus haut est situé à plus de vingt-huit
mètres et à cinquante mètres au plus au-dessus du niveau du sol utilement accessible aux
engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie.






× Ces habitations doivent être implantées de telle sorte que les accès aux escaliers protégés
soient situés à moins de cinquante mètres d’une voie ouverte à la circulation répondant aux
caractéristiques d’une voie-engins.

.
× Lorsqu’un immeuble de la quatrième famille doit contenir des locaux à usage autre que
d’habitation, dans des conditions non prévues par l’article R.111-1 du code de la construction et
de l’habitation, cet immeuble doit être rangé dans la catégorie des immeubles de grandes
hauteurs.



Toutefois, le bâtiment demeure en quatrième famille lorsque les locaux contenus répondent
à l’une des conditions suivantes



× Les locaux affectés à une activité professionnelle font partie du même ensemble de pièces que
celles où se déroule la vie familiale

× Les locaux affectés à une activité professionnelle, de bureaux ou constituant un établissement
recevant du public et dépendant d’une même personne physique ou morale :


1. forment un seul ensemble de locaux contigus d’une surface de 200 mètres
carrés au plus, pouvant accueillir vingt personnes au plus à un même
niveau

2. sont isolés des autres parties du bâtiment par des parois coupe-feu de degré
une heure et des blocs-portes pare-flammes de degré une demi-heure

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

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Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

182


CLASSEMENT DES HABITATIONS



4° Première famille :



× Les locaux affectés à une activité professionnelle, de bureaux ou constituant un établissement
recevant du public de 5
ème
catégorie répondent à l’ensemble des conditions suivantes :


1. le plancher bas du niveau le plus haut occupé par ces locaux est toujours situé
à 8 mètres au plus au-dessus du niveau du sol extérieur accessible aux piétons

2. chaque niveau occupé par ces locaux a au moins une façade en bordure d’une
voie répondant aux caractéristiques ci-dessous (*)


3. ces locaux et leurs dégagements sont isolés de la partie du bâtiment réservée à
l’habitation par des parois coupe-feu de degré deux heures sans aucune
intercommunication





* De même ; l’aménagement d’un établissement recevant du public du type N sur
les deux niveaux les plus élevés d’un immeuble à usage d’habitation de moins de
50 mètres de hauteur au sens de l’article R.122-2 du code de la construction et de
l’habitation n’a pas pour effet de classer cet immeuble dans la classe G.H.Z si
l’établissement considéré ne communique pas directement avec le reste de
l’immeuble, est desservi par au moins deux escaliers protégés de deux unités de
passage et ne peut recevoir plus de 500 personnes












Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

183


Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

184






































Loi du 19juillet 1976
Directive « SEVESO »
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

185




























PERMIS DE CONSTRUIRE
ETUDE D’IMPACT
ETUDE DE DANGER




















NOMENCLATURE
SEUILS DE
CLASSEMENT
DECLARATION AUTORISATION
SALUBRITE
SANTE
ENVIRONNEMENT
RISQUES
IMPORTANTS
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

186











TEXTES GENERAUX
NOMENCLATURE

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

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CODE DE L’ENVIRONNEMENT


× Article L.511-1

Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d’une
manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale,
publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la
commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour
l’agriculture, soit pour la protection de la nature et de l’environnement, soit pour la conservation
des sites et des monuments (Loi n°2001-44 du 17 janvier 2001, art. 11-IV) « ainsi que des
éléments du patrimoine archéologique ».

Les dispositions du présent titre sont également applicables aux exploitations de carrières au sens
des articles 1
er
et 4 du code minier.

× Article L.511-2

Les installations visées à l’article L.511.1 sont définies dans la nomenclature des installations
classées établie par décret en conseil d’état, pris sur le rapport du ministre chargé des
installations classées, après avis du conseil supérieur des installations classées. Ce décret soumet
les installations à autorisation ou à déclaration suivant la gravité des dangers ou des
inconvénients que peut présenter leur exploitation.

× Article L.512-1

Sont soumises à autorisation préfectorale les installations qui présentent de graves dangers ou
inconvénient pour les intérêts visés à l’article L.511-1.

L’autorisation ne peut être accordée que si ces dangers ou inconvénients peuvent être prévenus
par des mesures que spécifie l’arrêté préfectoral.

La délivrance de l’autorisation, pour ces installations, peut être subordonnée notamment à leur
éloignement des habitations, immeubles habituellement occupés par des tiers, établissements
recevant du public, cours d’eau, voies de communication, captage d’eau, ou des zones destinées à
l’habitation par des documents d’urbanisme opposables aux tiers. Elle prend en compte les
capacités techniques et financières dont dispose le demandeur, à même de lui permettre de
conduire son projet dans le respect des intérêts visés à l’article L.511-1.

× Article L.512-2

L’autorisation prévue à l’article L.512-1 est accordée par le préfet, après enquête publique
relative aux incidences éventuelles du projet sur les intérêts mentionnés à l’article L.511-1 et
après avis des conseils municipaux intéressés.
Une commission départementale est également consultée. Elle peut varier selon la nature des
installations concernées et sa composition, fixée par décret en Conseil d’Etat, inclut notamment
des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des professions concernées, des
associations de protection de l’environnement et des personnalités compétentes. L’autorisation
est accordée par le ministre chargé des installations classées, après avis du Conseil supérieur des
installations classées, dans le cas où les risques peuvent concerner plusieurs départements ou
régions.

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

188
Un décret en conseil d’état détermine les conditions d’application de l’alinéa précédent. Il fixe,
en outre, les conditions dans lesquelles il doit être procédé à une consultation des conseils
généraux ou régionaux et les formes de cette consultation.

Si un permis de construire a été demandé, il ne peut être accordé avant la clôture de l’enquête
publique. Il ne peut être réputé accordé avant l’expiration d’un délai d’un mois suivant la date de
clôture de l’enquête publique.
× Article L.512-3

Les conditions d’installation et d’exploitation jugées indispensables pour la protection des
intérêts mentionnés à l’article L.511-1, les moyens d’analyse et de mesure et les moyens
d’intervention en cas de sinistre sont fixés par l’arrêté d’autorisation et éventuellement, par des
arrêtés complémentaires pris postérieurement à cette autorisation.

× Article L.512-4

Pour les installations dont l’exploitation pour une durée illimitée créerait des dangers ou
inconvénients inacceptables pour les intérêts visés à l’article L.511-1, du fait d’une utilisation
croissante du sol ou du sous-sol, l’autorisation doit fixer la durée maximale de l’exploitation ou
de la phase d’exploitation concernée et, le cas échéant, le volume maximal de produits stockés ou
extraits, ainsi que les conditions du réaménagement du site à l’issue de l’exploitation.

Un décret en Conseil d’Etat définit les conditions d’application de cet article, et notamment les
catégories d’installations visées par celui-ci.

× Article L.512-5

Pour la protection des intérêts mentionnés à l’article L.511-1, le ministre chargé des installations
classées peut fixer par arrêté, après consultation des ministres intéressés et du Conseil supérieur
des installations classées, les règles générales et prescriptions techniques applicables aux
installations soumises aux dispositions de la présente section. Ces règles et prescriptions
déterminent les mesures propres à prévenir et à réduire les risques d’accident ou de pollution de
toute nature susceptibles d’intervenir ainsi que les conditions d’insertion dans l’environnement
de l’installation et de remise en état du site après arrêt de l’exploitation.

Ces arrêtés s’imposent de plein droit aux installations nouvelles. Ils précisent, après avis des
organisations professionnelles intéressées, les délais et les conditions dans lesquels ils
s’appliquent aux installations existantes. Ils fixent également les conditions dans lesquelles
certaines de ces règles peuvent être adaptées aux circonstances locales par l’arrêté préfectoral
d’autorisation.

× Article L.512-8

Sont soumises à déclaration les installations qui, ne présentant pas de graves dangers ou
inconvénients pour les intérêts visés à l’article L.511-1, doivent néanmoins respecter les
prescriptions générales édictées par le préfet en vue d’assurer dans le département la protection
des intérêts visés à l’article L.511-1.

× Article L.512-9

Les prescriptions générales prévues à l’article L.512-8, sont édictées par arrêtés préfectoraux,
pris après avis de la commission départementale consultative compétente et, pour les ateliers hors
sol, de la commission départementale d’orientation de l’agriculture. Elles s’appliquent
automatiquement à toute installation nouvelle ou soumise à nouvelle déclaration.

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

189
Les modifications ultérieures de ces prescriptions générales peuvent être rendues applicables aux
installations existantes selon les modalités et selon les délais prévus dans l’arrêté préfectoral qui
fixe également les conditions dans lesquelles les prescriptions générales peuvent être adaptées
aux circonstances locales.

Les établissements soumis à déclaration sous le régime de la loi du 19 décembre 1917 et ayant
obtenu, en vertu de l’article 19, alinéa 1
er
ou 4, de ladite loi, la suppression ou l’atténuation d’une
ou plusieurs prescriptions résultant d’arrêtés préfectoraux conservent le bénéfice de ces
dérogations. Il peut toutefois y être mis fin par arrêté préfectoral pris après avis de la
Commission départementale consultative compétente, selon les modalités et dans le délai fixés
par ledit arrêté.


× Article L.512-11

Certaines catégories d’installations relevant de la présente section, définies par décret en Conseil
d’Etat en fonction des risques qu’elles présentent, peuvent être soumises à des contrôles
périodiques permettant à l’exploitant de s’assurer que ses installations fonctionnent dans les
conditions requises par la réglementation. Ces contrôles sont effectués aux frais de l’exploitant
par des organismes agréés.
Un décret en Conseil d’Etat précise les conditions d’application du présent article. Il fixe
notamment la périodicité, les modalités de fonctionnement du système de contrôle et, en
particulier, les conditions d’agrément des organismes contrôleurs et les conditions dans
lesquelles les résultats peuvent être tenus à la disposition de l’administration.

× Article L.512-12

Si les intérêts mentionnés à l’article L.511-1 ne sont pas garantis par l’exécution des
prescriptions générales contre les inconvénients inhérents à l’exploitation d’une installation
soumise à déclaration, le préfet, éventuellement à la demande des tiers intéressés et après avis de
la commission départementale consultative compétente, peut imposer par arrêté toutes
prescriptions spéciales nécessaires.

En vue de protéger les intérêts visés à l’article L.511-1, le préfet peut prescrire la réalisation des
évaluations et la mise en œuvre des remèdes que rendent nécessaires soit les conséquences d’un
accident ou incident survenu dans l’installation, soit les conséquences entraînées par
l’inobservation des conditions imposées en application du présent chapitre. Ces mesures sont
prescrites par des arrêtés pris, sauf cas d’urgence, après avis de la commission départementale
consultative compétente.

× Article L.512-13

Les installations qui, soumises à déclaration en vertu du présent titre, bénéficiaient d’une
autorisation régulière avant la date d’entrée en vigueur de la loi du 19 décembre 1917 sont
dispensées de toute déclaration ; elles sont soumises aux dispositions des articles L.512-9 et
L.512-12.

× Article L.512-15

L’exploitant est tenu d’adresser sa demande d’autorisation ou sa déclaration en même temps que
sa demande de permis de construire.

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

190
Il doit renouveler sa demande d’autorisation ou sa déclaration soit en cas de transfert, soit en cas
d’extension ou de transformation de ses installations, ou de changement dans ses procédés de
fabrication, entraînant des dangers ou inconvénients mentionnés à l’article L.511-1.

× Article L.512-16

Un décret en Conseil d’Etat définit les cas et conditions dans lesquels le changement d’exploitant
est soumis à une autorisation préfectorale délivrée en considération des capacités techniques et
financières nécessaires pour mettre en œuvre l’activité ou remettre en état le site dans le respect
de la protection des intérêts visés à l’article L.511-1.

× Article L.513-1

Les installations qui, après avoir été régulièrement mises en service, sont soumises, en vertu d’un
décret relatif à la nomenclature des installations classées, à autorisation ou à déclaration peuvent
continuer à fonctionner sans cette autorisation ou déclaration à la seule condition que l’exploitant
se soit déjà fait connaître du préfet ou se fasse connaître de lui dans l’année suivant la publication
du décret.

× Article L.513-1 suite

Les renseignements que l’exploitant doit transmettre au préfet ainsi que les mesures que celui-ci
peut imposer afin de sauvegarder les intérêts mentionnés à l’article L.511-1 sont précisés en
Conseil d’Etat.

× Article L.514-1

I – Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, et lorsqu’un inspecteur
des installations classées ou un expert désigné par le ministre chargé des installations classées a
constaté l’inobservation des conditions imposées à l’exploitant d’une installation classée, le
préfet met en demeure ce dernier de satisfaire à ces conditions dans un délai déterminé. Si, à
l’expiration du délai fixé pour l’exécution, l’exploitant n’a pas obtempéré à cette injonction, le
préfet peut :

1° Obliger l’exploitant à consigner entres les mains d’un comptable public une
somme répondant du montant des travaux à réaliser, laquelle sera restituée à
l’exploitant au fur et à mesure de l’exécution des mesures prescrites ; il est procédé au
recouvrement de cette somme comme en matière de créances étrangères à l’impôt et
au domaine. Pour le recouvrement de cette somme, l’Etat bénéficie d’un privilège de
même rang que celui prévu à l’article 1920 du code général des impôts.

2° Faire procéder d’office, aux frais de l’exploitant, à l’exécution des mesures
prescrites

3° Suspendre par arrêté, après avis de la commission départementale consultative
compétente, le fonctionnement de l’installation, jusqu’à exécution des conditions
imposées et prendre les dispositions provisoires nécessaires.

II – Les sommes consignées en application des dispositions du 1° du I peuvent être utilisées pour
régler les dépenses entraînées par l’exécution d’office des mesures prévues aux 2° et 3° du I.

III – Lorsque l’état exécutoire pris en application d’une mesure de consignation ordonnée par
l’autorité administrative fait l’objet d’une opposition devant le juge administratif, le président du
tribunal administratif ou le magistrat qu’il délègue statuant en référé, peut, nonobstant cette
opposition, à la demande du représentant de l’Etat ou de toute personne intéressée, décider que le
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

191
recours n’est pas suspensif, dés lors que les moyens avancés par l’exploitant ne lui paraissent pas
sérieux. Le président du tribunal statue dans les quinze jours de sa saisine.

× Article L.514-2

Lorsqu’une installation classée est exploitée sans avoir fait l’objet de la déclaration ou de
l’autorisation requise par le présent titre, le préfet met l’exploitant en demeure de régulariser sa
situation dans un délais déterminé en déposant, suivant le cas, une déclaration ou une demande
d’autorisation. Il peut, par arrêté motivé, suspendre l’exploitation de l’installation jusqu’au dépôt
de la déclaration ou jusqu’à la décision relative à la demande d’autorisation.

Si l’exploitant ne défère pas à la mise en demeure de régulariser sa situation ou si sa demande
d’autorisation est rejetée, le préfet peut, en cas de nécessité, ordonner la fermeture ou la
suppression de l’installation. Si l’exploitant n’a pas obtempéré dans le délai fixé, le préfet peut
faire application des procédures prévues aux 1° et 2° du I de l’article L.514-1.

Le préfet peut faire procéder par un agent de la force publique à l’apposition des scellés sur une
installation qui est maintenue en fonctionnement soit par infraction à une mesure de suppression,
de fermeture ou de suspension prise en application de l’article L.514-1, de l’article L.514-7, ou
des deux premiers alinéas du présent article, soit en dépit d’un arrêté de refus d’autorisation.

× Article L.514-3

Pendant la durée de suspension de fonctionnement prononcée en application de l’article L.514-1
ou de l’article L.514-2, l’exploitant est tenu d’assurer à son personnel le paiement des salaires,
indemnités et rémunérations de toute nature auxquels il avait droit jusqu’alors.

× Article L.514-4

Lorsque l’exploitation d’une installation non comprise dans la nomenclature des installations
classée présente des dangers ou des inconvénients graves pour les intérêts mentionnés à l’article
L.511-1, le préfet, après avis – sauf cas d’urgence – du maire et de la commission départementale
consultative compétente, met l’exploitant en demeure de prendre les mesures nécessaires pour
faire disparaître les dangers ou les inconvénients dûment constatés. Faute par l’exploitant de se
conformer à cette injonction dans le délai imparti, il peut être fait application des mesures
prévues à l’article L.514-1.

× Article L.514-5

Les personnes chargées de l’inspection des installations classées ou d’expertises sont
assermentées et astreintes au secret professionnel dans les conditions et sous les sanctions
prévues aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal et, éventuellement, aux articles 411-1 et
suivants du même code.

Elles peuvent visiter à tout moment les installations soumises à leur surveillance.

× Article L.514-8

Les dépenses correspondant à l’exécution des analyses, expertises ou contrôles nécessaires pour
l’application du présent titre sont à la charge de l’exploitant

× Article L.514-12

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

192
Le fait de mettre obstacle à l’exercice des fonctions des personnes chargées de l’inspection ou de
l’expertise des installations classées est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros
d’amende.

× Article L.514-13

Les infractions sont constatées par les procès-verbaux des officiers de police judiciaire et des
inspecteurs des installations classées. Ces procès verbaux sont dressés en double exemplaire dont
l’un est adressé au préfet et l’autre au procureur de la République. Ils font foi jusqu’à preuve
contraire

× Article L.514-20

Lorsqu’une installation soumise à autorisation a été exploitée sur un terrain, le vendeur de ce
terrain est tenu d’en informer par écrit l’acheteur ; il l’informe également, pour autant qu’il les
connaisse, des dangers ou inconvénients importants qui résultent de l’exploitation.

A défaut, l’acheteur a le choix de poursuivre la résolution de la vente ou de se faire restituer une
partie du prix ; il peut aussi demander la remise en état du site aux frais du vendeur, lorsque le
coût de cette remise en état ne paraît pas disproportionné par rapport aux prix de vente.



























Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

193





































Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

194


LES DIFFERENTS MOYENS DE SECOURS

1. LES MOYENS D’EXTINCTION
• Poteaux et bouches d’incendie
• Extincteurs
• RIA
• Colonnes sèches
• Colonnes humides
• Eléments de construction irrigués
• Déversoirs ponctuels
• Extinction automatique à eau
• Moyens divers : couvertures, bacs à sable …

2. DES DISPOSITIONS VISANT A FACILITER L’ACTION DES SAPEURS-POMPIERS
• Plans
• Tours d’incendie
• Trémies d’attaque
• Balcons
• Passerelles
• Echelles
• Terrasses
• Baies accessibles

3. UN SERVICE DE SECURITE INCENDIE

4. UN SYSTEME DE SECURITE INCENDIE

5. UN SYSTEME D’ALERTE
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195
BOUCHES ET POTEAUX D’INCENDIE


Les poteaux et les bouches d’incendie sont des points d’eau inépuisables raccordés
au réseau d’eau de la ville.

Le emplacements des points d’eau doivent être :
• Facilement accessibles en permanence
• Signalés, dégagés et conformes à la norme française
• Situés à 5m au plus du bord de la chaussée.

Les bouches et poteaux d’incendie doivent toujours avoir au moins un débit de
60m
3
/h et une pression de 1 bar.

Les hydrants peuvent être complétés ou remplacés par des cours d’eau, des bassins,
des citernes, …




Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

196

LES EXTINCTEURS ET LEUR UTILISATION
APPAREILS MOBILES
Les établissements sont dotés d’appareils tels que :
• SEAUX - POMPES D’INCENDIE
• EXTINCTEURS MOBILES
• EXTINCTEURS SUR ROUES
• EXTINCTEURS REMORQUABLES
Pour permettre au personnel et éventuellement au public d’intervenir
rapidement sur un début d’incendie.
EXTINCTEURS
Les extincteurs sont des moyens de première intervention utilisables par tout
public.
Les extincteurs sont des appareils étanches, qui permettent de projeter et de
diriger un agent extincteur sur un début d'incendie sous l'action d'une pression
interne.
Cette pression interne est obtenue par :
pression auxiliaire pression permanente










Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

197

• Extincteur à pression auxiliaire

Appareil qui est en pression uniquement lorsque l’on percute une cartouche
de gaz (sparklet) au moment de son emploi.

• Appareil à pression permanente

Appareil qui est maintenu sous pression par son propre agent extincteur.

Classification :
o Agent extincteur (eau, poudre, CO
2
…)
o Masse = < 20 Kg portatif
= < 750 Kg sur roue
= > 750 Kg remorquable




























EXTI NCTEUR à PRESSI ON AUXI LI AI RE
EXTI NCTEUR à POUDRE EXTI NCTEUR à EAU PULVERI SE

EXTI NCTEUR à PRESSI ON PERMANENTE
DI OXYDE DE CARBONE (CO² )
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

198

REGLES D’IMPLANTATION
Les extincteurs sont situés généralement dans les dégagements, ils doivent
être visibles et accessibles.
Ils peuvent se trouver dans des placards à condition qu’ils soient signalés.
Ils sont placés à 1,20 m de hauteur (mesurés à la poignée de portage) et ne
doivent pas gêner la circulation dans les dégagements.
Un extincteur pour 200 m
2
, avec un minimum d'un appareil par niveau et de
2 extincteurs par établissement.
La distance à parcourir pour trouver un extincteur est de 15m.
SERIGRAPHIE
Les inscriptions blanches sur le corps de l’appareil indiquent :
• Quantité et nature de l’agent extincteur
• Potentiel d’extinction
• Mode d’emploi
• Pictogrammes
• Précautions d’utilisation
• Nom du fabricant
• Renseignements techniques
ESTAMPILLE
• JAUNE = Extincteur neuf et conforme à la norme française NF
• BLEUE = Extincteur remis en service (soumis à une ré-épreuve)
• GRISE = Extincteur neuf et conforme à la norme française et européenne
NF & EN3



NF
EN 3
98 - 34
Date de mise en
service
N° du fabricant
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

199
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

200

DISTANCE D’ATTAQUE D’UN FEU AVEC EXTINCTEUR
• Extincteur à eau pulvérisée 2 à 3 m
• Extincteur à poudre 3 à 4 m
• Extincteur à dioxyde de carbone 0,5 à 1 m
VERIFICATION ET CONTROLE
• Journalière : présence et accessibilité

o le plomb et la goupille

o déformation ou oxydation
• Trimestrielle

o inscriptions lisibles

o accessoires non endommagés (tuyauterie, robinetterie, lances,
diffuseur, tromblon, dispositif de transport)

o étiquette de vérification
• Annuelle : par un organisme agréé.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

201

LES RIA ET LEUR UTILISATION
DEFINITION
Un robinet d'incendie armé (RIA) est un équipement de premiers secours,
alimenté en eau pour la lutte contre le feu, utilisable par un personnel qualifié ou
non.
INSTALLATION
Les RIA doivent être placés dans les circulations, à l'intérieur des bâtiments
(sauf impossibilité), le plus près possible des locaux à protéger et à l'extérieur des
locaux à protéger. Ils peuvent être installés dans une armoire ou une niche mais ils
doivent être signalés.
IMPLANTATION
L’implantation doit être réalisée de telle façon que toute la surface des
locaux puisse être atteinte par au moins un jet de lance. Dans les locaux à risques
importants, tout point de la surface doit être atteint par deux jets de lance. En
I.G.H., il doit y avoir au minimum autant de RIA que d’escaliers.
COMPOSITION
• Alimentés par une canalisation d'eau de ville (possibilité d'alimentation par
colonnes humides)
• Un robinet d'arrêt
• Un dévidoir à alimentation axiale (fixe ou pivotant) ou sellette
• Un tuyau semi-rigide 20 ou 30 m (DN 19-25-33)
• Un robinet diffuseur à 3 positions : fermée, jet diffusé, jet bâton (plein)
• Un ajutage proportionnel au diamètre du tuyau
o DN 19 = ajutage ∅ 6
o DN 25 = ajutage ∅ 8
o DN 33 = ajutage ∅ 12
• Un seau à fond rond
• Une signalisation
• Les R.I.A. sont numérotés en une série unique
• La pression au RIA le plus défavorisé est de 2,5 bars mini et il est muni d’un
manomètre de pression. En I.G.H., cette pression est comprise entre 2,5 bars
et 4,5 bars.
• Ils doivent être situés à une hauteur comprise entre 1,20 m et 1,80 m,
mesurée à l'axe du dévidoir par rapport au sol
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

202

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

203

DEVERSOIRS PONCTUELS
DEFINITION
Les déversoirs ponctuels sont des tuyauteries en métal résistant aux hautes
températures sur lesquelles sont installés des diffuseurs ouverts ayant pour but de
pouvoir inonder instantanément les locaux où ils sont installés.
FONCTIONNEMENT
Les déversoirs doivent être commandés par 2 vannes (ou robinets)
• Une à l'intérieur du local desservi.
• L'autre à l'extérieur, à un endroit bien visible et facilement accessible.
Tous les déversoirs d'un même local doivent pouvoir être commandés
simultanément, avec un débit minimum 250 l/min et une pression de 0,5 bars.
ALIMENTATION
Les déversoirs peuvent être alimentés
• Par une canalisation faisant partie d'une installation de RIA
• Par une canalisation exclusivement réservée à cet usage.

ELEMENTS DE CONSTRUCTION IRRIGUES
DEFINITION
Les éléments de construction irrigués sont des rideaux d'eau composés de
canalisations munies de diffuseurs destinés à améliorer la résistance au feu de
certains éléments de construction (cloisons, portes, rideaux ...).
Un élément de construction irrigué ne peut en aucun cas remplacer une
cloison résistante au feu.
Les robinets ou vannes doivent être signalés.
La commande peut être manuelle ou automatique.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

204

INDISPONIBILITE DES MOYENS DE SECOURS
Lorsque certains moyens de secours sont mis à l’arrêt pour des raisons de
travaux ou mis hors service, les sapeurs-pompiers du secteur doivent être informés
(ex : R.I.A H/S, une zone IEA mise à l’arrêt…).

DISPOSITIONS VISANT A FACILITER L’ACTION DES
SAPEURS-POMPIERS
PLANS D’INTERVENTION
Un plan schématique, sous forme de pancarte, doit être affiché à l'entrée de
chaque bâtiment sur lequel doit figurer :
• le sous-sol, le rez-de-chaussée, chaque étage ou l'étage courant
• les dégagements et cloisonnements principaux
• les locaux techniques et à risques particuliers
• les dispositifs de commandes de sécurité
• les organes de coupure des fluides et sources d'énergie
• les moyens d'extinction fixes et d'alarme
TOURS D’INCENDIE
Les tours d'incendie sont des escaliers protégés réservés uniquement aux
sapeurs-pompiers, d'accès facile, elles doivent :
• Desservir tous les niveaux.
• Comporter un accès direct vers l'extérieur.
• Etre munies de colonnes sèches ou humides.
TREMIES D’ATTAQUE
Ce sont des ouvertures pratiquées dans les planchers pour faciliter l’attaque
des feux en sous-sol non accessibles au public et aux accès insuffisants ou
difficiles. Les ouvertures sont fermées par des tampons étanches de même
résistance au feu que le plancher.
Elles doivent être dégagées, signalées et de dimensions 0,60 m de côté ou de
diamètre. Elles sont distantes de 20 m.
BALCONS, PASSERELLES, ECHELLES, TERRASSES, BAIES ACCESSIBLES …

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

205

ROLE DE L’EXTINCTION AUTOMATIQUE
OU RESEAU SPRINCKLER

Elle surveille un risque en permanence (24/24h).

Elle donne l’alarme en cas de fonctionnement.

Elle éteint ou contient un début d’incendie.

Ces installations sont régies par la règle R1 de l’APSAD (Assemblée
Plénière de Sociétés d’Assurances Dommages).

PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT
DU POSTE DE CONTROLE

II est situé entre les sources d'eau et le réseau.

Il a pour but
• de transmettre l'alarme suite à un écoulement d'eau par :
o cloche hydraulique sur le poste de contrôle
o report d'alarme vers le PCS
• de pouvoir interrompre le débit d'eau (vanne d'arrêt)
• de pouvoir vidanger l'installation pour travaux.

La surface surveillée par un poste de contrôle est de 8000m
2
maxi.

Le nombre de têtes commandées par un poste est de 1000 maxi.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

206

Poste de contrôle sous eau





Les pressions Aval et Amont sont approximativement les mêmes. Si une tête
se met en fonction, la pression Aval diminue. Cette différence de pressions fait se
soulever la soupape, libérant ainsi l’arrivée de l’eau de ville (Amont).
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

207

ELEMENTS CONSTITUTIFS DE L’INSTALLATION

TETES EXTINCTRICES

Les Réseaux SPRINCKLER sont agréés pour des températures de
fonctionnement comprises entre 57°C et 343°C.

• Têtes à ampoules






• Têtes à fusibles

o

o Vissées sur des tuyauteries
o Surface arrosée entre 9 et 16m² au sol
o Distance entre deux têtes : 2,30 m à 4,50 m suivant, le risque
o Débit aux têtes 2,5l/min/m² à 30l/min/m² suivant le risque
o Hauteur des têtes sous stockage 1m
Température

Couleur des ampoules

57°C

orange

68°C

rouge

79°C

jaune

93°/100°C

vert

121°/141°C

bleu

163°/182°C

mauve

204
0
/227
0
/260
0
/286
0
/343
0
C

noir

Températures

Couleurs des étriers

57/77°C

non coloré

77°/107°C

blanc

121°/149°C

bleu

163°/191°C

rouge

204°/246°C

vert

260°/302°C

orange

320°/343°C

noir

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

208

SOURCES D’EAU

Elles sont destinées à alimenter le réseau sous une pression et un débit
suffisants selon le risque à protéger.
• Sources
o réseau public surpressé ou non
o réserves d’eau à charge gravitaire (réservoirs élevés)
o pompes automatiques aspirant dans des réserves
o réservoirs sous pression
o combinaisons des systèmes ci-dessus

2 types de sources d’eau
o source A dite « limitée »
o source B dite « inépuisable »

• Canalisations

Ces canalisations ne doivent servir qu’à l’alimentation du réseau, leur
diamètre est compris entre 25 et 300 mm.

DIFFERENTS AGENTS EXTINCTEURS

• Eau
• Dioxyde de carbone (CO
2
)
• Poudre
• FM 200 ou Inergen
• Les installations les plus répandues sont
o Eau type SPRINCKLER
o FM200 ou Inergen pour la protection des locaux informatiques
o CO
2
pour la protection des locaux techniques

ALARME

Lorsqu’une tête de SPRINCKLER est sollicitée, une alarme est audible au
niveau du poste de contrôle (cloche d’alarme).

Un pressostat assure le report de l’alarme vers le poste de sécurité.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

209

DIFFERENTS TYPES D’INSTALLATIONS

INSTALLATION SOUS EAU

Le réseau est en permanence rempli d'eau sous pression (8 bars environ).

INSTALLATION SOUS AIR

Lorsqu'il y a risque de gel, le réseau est maintenu sous pression d'air, (2,5
bars environ) l'envahissement par l'eau n'est réalisé qu'en cas d'alarme.

INSTALLATION ALTERNATIVE

Le réseau est sous air en période de gel et sous eau le reste du temps.

INSTALLATION A PRE ACTION

Cette installation fonctionne en deux temps :
1. Les canalisations du réseau de protection sont maintenues sous air.
Lorsqu'un incendie est détecté par une installation de détection, un
ordre de commande est adressé à une électrovanne située sur le poste
de contrôle, entraînant l'ouverture du clapet et permettant
l'envahissement du réseau par l'eau.
2. Fonctionnement identique à celui d'une installation sous eau.

INSTALLATION DELUGE

Cette installation comporte des têtes de SPRINCKLER ouvertes.

ENTRETIEN ET VERIFICATION

Périodicité Evénements
Quotidien - Relevé des pressions
Hebdomadaire

- Essais des surpresseurs, pompes jockey et cloches
d’alarme
- Changement de la bande de graphique
Annuel - Contrôle par un organisme agréé

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

210






COLONNES SECHES ET HUMIDES

COLONNES SECHES
• Définition
• Mise en œuvre par les sapeurs-pompiers
• Composition
• Positionnement
• Entretien

COLONNES HUMIDES
• Définition
• Composition
• Positionnement
• Entretien

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

211


COLONNES SECHES

DEFINITION

Ce sont des tuyauteries fixes et rigides destinées à faciliter l’intervention des
sapeurs-pompiers.

Elles sont raccordées à des tuyaux souples pour être mises en charge au
moment de l’emploi.

Les colonnes sèches sont obligatoires dans les E.R.P. dès lors que des locaux
à risques importants sont aménagés dans des étages dont le plancher bas est à plus
de 18m par rapport au niveau d’accès des secours.

On trouve aussi des colonnes sèches dans les I.G.H. de moins de 50m de
hauteur.

Elles doivent être conformes aux normes françaises (NF).




MISE EN OEUVRE PAR LES SAPEURS-POMPIERS







E.R.P. I.G.H.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

212

COMPOSITION

• Une colonne de 65mm ou 100mm (montante ou descendante)
• Un ou plusieurs raccords d’alimentation
• Des prises d’incendies
o 1 ou 2 prises de 40mm au rez-de-chaussée ou en étage
o 2 prises de 40mm et une prise de 65mm en sous-sol
• Eventuellement, une traînasse (partie horizontale reliant la colonne au
raccord d’alimentation)




















Lorsque la colonne sèche est munie d’une traînasse, celle-ci doit comporter
un dispositif de purge d’air en point haut et un dispositif de vidange en point bas.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

213

POSITIONNEMENT

• Raccord d’alimentation

Il doit être placé à 60m maximum d’une bouche d’incendie (BI) ou d’un
poteau d’incendie (PI).

Il est généralement placé au niveau d’accès des secours et est muni d’un
bouchon et d’une chaînette.

Il est placé à une hauteur comprise entre 0,80 et 1,50m et est incliné vers le
sol à 45°.



Le raccord d’alimentation doit être signalé par un panneau en caractères
rouges sur fond blanc.



Les colonnes montantes et descendantes doivent être indépendantes et leurs
raccords d’alimentation, distincts.

• Prises d’incendie

Elles sont situées sur la colonne à chaque étage, dans les escaliers ou leur
dispositif d’accès (SAS), à une hauteur comprise entre 0,80m et 1,50m et inclinées
à 45° par rapport au sol.

ENTRETIEN

Elles doivent être contrôlées tous les ans par un organisme ou un technicien
agréés.
COLONNE SECHE
MT ou DT _ ESC1 ou A
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

214

COLONNES HUMIDES

DEFINITION

Ce sont des tuyauteries fixes et rigides, sous pression, destinées à faciliter
l’intervention des sapeurs-pompiers.

Elles sont alimentées en eau en permanence et sont reliées à des pompes,
réservoirs, surpresseurs, ou tout autre dispositif permettant d’alimenter les lances
incendie des sapeurs-pompiers.

Elles peuvent être imposées dans certains E.R.P. par la Commission de
sécurité.

Elles sont obligatoires dans les I.G.H. de plus de 50m (entre le niveau
d’accès des secours et le plancher bas du dernier niveau).

COMPOSITION

• Une réserve d’eau de
o 60m
3
en permanence
Ex : 2 réservoirs de 60m
3
ou 3 réservoirs de 30m
3

o 120m
3
en permanence en I.G.H.
Ex : 3 réservoirs de 60m
3
ou 4 réservoirs de 40m3
Cette capacité peut être réduite à 60m
3
dans les I.G.H. de moins de 100m
de hauteur et de moins de 750m² de superficie par compartiment.

• Une colonne de 100mm alimentée en permanence en eau, sous une pression
de 4,5 à 8,5bars.

• 2 raccords de réalimentation de 65mm dotés de vannes.

• Des prises d’incendie : 2 prises de 40mm et une de 65mm à tous les
niveaux, avec un débit de 60m
3
/h (1000litres/min.) pour une pression de
4,5 à 8,5 bars.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

215
S
S
S

POSITIONNEMENT

• Raccords de réalimentation
o 2 raccords de 65mm placés au niveau d’accès des secours
o Situés à moins de 60m d’une Bouche Incendie (BI) ou d’un Poteau
Incendie (PI)
o Placés à une hauteur comprise entre 0,80 et 1,50m et inclinés vers le
sol de 45°
o Signalés par un panneau en caractères rouges sur fond blanc




• Prises d’incendie
o 3 prises d’incendie à tous les étages (2 de 40mm et 1 de 65mm)
o Situées dans les escaliers ou leur dispositif d’accès (SAS)
o Placées à une hauteur comprise entre 0,80 et 1,50m et inclinées vers le
sol de 45°

ENTRETIEN

Lors des rondes
o Vérifier que le bouchon des
prises est bien présent et n’est
pas desserré
o Détecter les fuites éventuelles

Elles doivent être vérifiées tous les ans
par un organisme ou un technicien agréés.









REALIMENTATION COLONNE EN CHARGE
ZONE DE DESSERTE – PRESSION … BARS.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

216









SEQUENCE 4
S.S.I





Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

217

REGLEMENTATIONS RELATIVES A LA PROTECTION
CONTRE L’INCENDIE

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

218

REGLEMENTATIONS RELATIVES A LA PROTECTION DES
PERSONNES



Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

219


REGLEMENTATIONS RELATIVES A LA PROTECTION DES
BIENS ET DE L’ENVIRONNEMENT








Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

220

DEFINITION DU S.S.I.,
DIFFERENTES CATEGORIES ET FONCTIONS

DEFINITION ET FONCTIONS

C'est l'ensemble des matériels servant à collecter toutes les informations ou les ordres liés
à la seule sécurité incendie (S.D.I), à les traiter (C.M.S.I) et à effectuer (D.C.T, D.A.S) les
fonctions nécessaires à la mise en sécurité du bâtiment.

En période d’occupation, le SSI doit être surveillé en permanence et doit être en veille générale
MS 57 § 1.
La veille restreinte est interdite en période d’occupation MS 67 § 1 à § 4.

TOUS les constituants du SSI doivent être identifiés :
NFS 61 933 § 4.7 ; MS 72 § 2
Le dossier d’identité du SSI identifie les constituants du SSI

Le SSI doit être conforme aux normes en vigueur MS 58 §1, 59 §2. En 10 secondes les ordres
sont transmis et < de 30 secondes les DCT s’activent automatiquement pour mettre le bâtiment
en sécurité
- déclenchement des alarmes
- compartimentage
- Désenfumage
- Ouverture des issues de secours
- Arrêt des installations techniques

Et ainsi faciliter l’évacuation du public, l’intervention des secours et limiter la propagation du
feu. Les SSI A et B doivent faire l’objet d’un contrat de maintenance MS 58 §3, MS 68

CATEGORIES

Les S.S.I. sont répartis en 5 catégories, par ordre de sévérité décroissante :
A, B, C, D, E

En E.R.P., les dispositions particulières propres à chaque type d’établissement précisent la
catégorie du S.S.I. exigé. Le règlement impose cependant un S.S.I. de catégorie A dans les
E.R.P :
- de type J.O.U.R avec internat OA, EF (CCH R 123)
- les ERP > 1500 personnes (articles P22, S16)
- les ERP type L (L15, L16) si > 3000 personnes
- les ERP type PS si > à 1000 véhicule PS 27
GN8, CO21, CO24, CO13 à 15, CO33, CO43, CO53
- IGH (CCH R 122) : GH 28


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221
SYSTEME DE SECURITE INCENDIE de catégorie A








Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

222

S.S.I ET EQUIPEMENT D’ALARME DANS LES E.R.P









Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

223

S.S.I ET EQUIPEMENT D’ALARME DANS LES E.R.P






E.C.S Equipement de contrôle et de Signalisation
C.M.S.I Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie
D.C.S Dispositif de Commande avec Signalisation
D.C.M .R Dispositif de Commandes Manuelles Regroupées
D.C.M Dispositif de Commande Manuelle
D.A.C Dispositif Adaptateur de Commande
D.A.D Détecteur Autonome Déclencheur
D.C.T Dispositifs commandés terminaux
U.G.A Unité de Gestion d’Alarme
U.S Unité de Signalisation
U.C.M.C Unité de Commande Manuelle Centralisée
D.A.S Dispositif Actionnés de Sécurité
B.A.A.S Blocs Autonomes d’Alarmes Sonore
P.C.F Porte Coupe Feu

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224

S.S.I DANS LES ETABLISSEMENTS DE TYPE O, R ET U

Document de référence : Arrêté du 25 juin 1980, Arrêté du 21 juin 1982 (type O),
Arrêté du 4 juin 1982 (type R), Arrêté du 23 mai 1989 (type U)

SSI DE CATEGORIE A



























Les indications portées dans ce tableau correspondent au minimum réglementaire
Les contraintes du règlement de sécurité liées à l’établissement :
- charpente non stable au feu et non visible (art CO 13§3)
- non respect de la règle du C+D (art CO 21§3)
- nombre de personnes handicapées supérieur à l’effectif fixé à
l’article GN8
- cage d’escalier traversée par une circulation horizontale (art CO
53§3)
- la configuration de l’établissement
Les exigences de la commission de sécurité :
- isolement vis-à-vis des tiers impossible à respecter
- difficulté d’accès des secours, etc …
Les demandes des maîtres d’ouvrage ou des assureurs, peuvent entrainer l’installation de
systèmes de sécurité plus performants.

Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

225
CONCEPTION DES ZONES SUIVANT LES NORMES
NF S 61.930 à 61.940









































Il appartient au concepteur ou à l’exploitant de proposer, à la conception (dans le cadre GE2), à
la commission de sécurité, la division de l’établissement en zones de détection et en zones de
mise en sécurité (article MS55)
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

226
CHOIX E DETECTEURS, EXEMPLES D’UTILISATION

Les détecteurs les plus utilisés permettant une détection rapide d’un début d’incendie sont les
détecteurs de fumée. Les risques de déclenchements intempestifs (locaux avec dégagements
habituels de vapeur ou de gaz), ou les risques d’action retardée voire d’action impossible (locaux
de grande hauteur ou en extérieur par exemple) nécessitent l’utilisation d’autres types de
détecteurs.




































Les surfaces protégées par détecteurs indiquées dans ce tableau sont données pour des locaux de
2.5 à 3 m de hauteur. Pour des hauteurs supérieures ou des toitures avec pente se reporter aux
surfaces maximales surveillées par détecteur de la règle R7.
Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

227
Règle APSAD R7

1.1 Domaine d’application

× Installations fixes de détection automatique d’incendie avec détecteurs certifiés NF ou agréés
APSAD ou détecteurs multiponctuels ou linéaires et éventuellement commande de systèmes de
mise en sécurité dans le cadre des règles les concernant :
- extinction automatique
- portes et clapets coupe-feu, etc…

3.0 Domaine de surveillance

× Domaine précisé par le prescripteur
Règle générale : surveillance totale de l’établissement
Dans certains cas : installation partielle avec isolement entre les locaux surveillés et les locaux
non surveillés
Locaux sans surveillance :
- petits locaux sanitaires
- espaces limités par les faux-plafonds ou les faux-planchers avec
matériaux M0

Hauteur < 0.80 m, cantons tous les 10 m en matériaux M0

3.2 Zone, boucles et adresses de zones

3.2.2– Surface de plancher d’une zone < 1600m2
3.2.3– 1 zone = 1 niveau au maximum
Espace de servitude (trémies, gaines, locaux techniques, faux-plafonds, faux-planchers…)
- soit sur une ou plusieurs zones particulières
- Soit avec un indicateur d’action
3.2.4– Niveau compartimenté :
- 1 zone pour 5 locaux maximum et surface totale <400 m2
- 1 zone pour 10 locaux maximum, surface totale < 1000m2 accès
facile des locaux et indicateurs d’action
3.2.5– Les détecteurs d’incendie peuvent être groupés en une ou plusieurs boucles par zone
3.2.5 bis– Les détecteurs d’incendie peuvent être groupés en une ou plusieurs adresses de zones
par ligne principale
3.2.7– Les déclencheurs manuels ne doivent pas être raccordés aux boucles comportant des
détecteurs auto
3.2.7 bis– en cas de commande automatique de mise en sécurité, les déclencheurs manuels
doivent être affectés à des adresses de zone distinctes







Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

228

3.3 Choix du ou des types de détecteurs

3.3.4– Hauteur de local


Mise en place de détecteurs hors domaine d’application = accord préalable du prescripteur
Détecteurs multicapteurs = conditions les plus sévères de chacun des capteurs pris
individuellement.

1.3.3.3 Configuration des détecteurs


Thermostatique 4 m maxi

Thermovélocimétrique 7 m maxi

Fumée (optique ou ionique) 12 m maxi

Flammes 20 m maxi
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229
SIGNALISATION D’ALARME INCENDIE DANS LES E.R.P




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230
U.S du C.M.S.I contrôle de position des DAS

Documents de référence : Norme NF.S 61.932 et 61.937, IT 246 et document S 61.949





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231
GESTION DES ISSUES DE SECOURS

Documents de référence : Arrêté du 2 février 1993 CO 46, norme NF S 61.932 article 8.4.2,
norme NF S 61.934-annexe A, norme NF S 61.937 annexe A fiche XIX et document S 61.949

Article CO46
§2 . Le verrouillage des portes des sorties de secours peut être autorisé après avis de la
commission de sécurité et sous réserve du respect des mesures énoncées dans la suite du présent
article.
a) chaque porte doit être équipée d’un dispositif de verrouillage électromagnétique
conforme à la norme en vigueur pour cette application.
b) Les portes équipées ne peuvent être commandées que selon l’un des deux principes
suivants :
















Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

232
NIVEAUX D’ACCES AU S.S.I

Document de référence : norme NF S 61.950 et norme NF S 61.931





Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

233

AIDE MEMOIRE




× Obligation d’une coordination SSI depuis 1993



Atteste que le SSI installé et conforme aux normes en vigueur et à la réglementation incendie
applicable au site.
Rassemble tous les documents des constituants du SSI, les étudie. Il intervient en phase de
conception, réalisation de chantier et réception du SSI pour établir le « dossier d’identité du
SSI » (DISSI)
Puis après réception par la CS, si modification des installations sur site, à la demande du chef
d’établissement (prestation payante)
La coordination SSI est exigée par les normes NFS 61931 §5.3, NFS 61932 §12, NFS 61933
Le DISSI est constitué de 12 chapitres à renseigner (selon NFS 61 932 §12)


× R7 APSAD


Imposée par l’assureur à son client. Elle traite des règles d’implantation du SDI.
Elle demande la surveillance totale du bâtiment par un SSI A, d’implanter des DAI partout (sauf
WC et placards)
Limitation des zones par lignes de détection (câbles >ou égale C2)
Impose un calcul des surfaces de surveillance des DAI


× Exploitation (NFS 61933 § 4)


L’exploitant du SSI doit être formé au fonctionnement du SSI (§4.1 à 3)
Pour les SSI A et B : mémorisation de > ou égal à 48 heures des évènements du SSI (§4.4)
Chaque composant du SSI doit être identifié, dont les voyants inutilisés de l’U.S (les renseigner
« inutilisé ») §4.7
Tous les jours : examen de l’U.S, test source, test de signalisation, IS













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234

VERIFICATION ET MAINTENANCE

























Support de cours SSIAP3 –Version 1 (avril 2008)

235

VERIFICATION ET MAINTENANCE (suite)



× 1. Qualification AP-MIS



Seule qualification existante dans le domaine de la détection incendie.
Délivrée pour une période définie par l’AP-MIS, pour un secteur géographique donné


× 2. Dépannage


Délai d’intervention : aucune obligation réglementaire. Ce délai peut être imposé en fonction de
l’importance du risque entre 3 heures et 48 heures.


× 3. Astreinte téléphonique


Obligation de la qualification AP-MIS
Mise à disposition d’un numéro permettant un dépannage téléphonique par un technicien, les
samedis, dimanches et jours fériés de 08h00 à 18h00, sous un délai de 4 heures



× 4. Dépannage 24h/24


Cette disposition n’est pas une obligation réglementaire.
Cette obligation peut être assortie d’un délai d’intervention
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236


Article MS 58 §2 : L’installation des SDI doit être réalisée par des
entreprise spécialisées et dûment qualifiées

La seule qualification existante relative à l’installation de détection incendie est la qualification
AP-MIS

AP de A.P.S.A.D : Assemblée Plénière des Sociétés d’Assurances Dommages et
MIS de CNMIS : Comité National du Matériel d’Incendie et de Sécurité

Les détenteurs de la qualification AP-MIS doivent :

- analyser les risques présentés par l’établissement, et concevoir des
installations en se référant aux règles reconnues par la qualification
AP-MIS.
- Choisir les détecteurs les mieux adaptés aux risques et à leur
environnement, et les installer aux bons emplacements
- Installer des matériels certifiés NF ou agrées APSAD
- Mettre en service l’installation, vérifier les bons fonctionnements et
procéder aux essais
- Fournir le registre d’installation de détection incendie et le dossier
d’identité du S.S.I
- Assurer la maintenance et l’entretien de l’installation

Les installateurs non qualifiés doivent s’associer par sous-traitance à un constructeur qualifié
engageant sa responsabilité.
Le qualifié AP-MIS devra alors réaliser les études, la mise en service, la réception des travaux,
fournir le registre d’installation et réaliser la maintenance

L’attestation de qualification indique :
- la validité de cette attestation
- les implantations locales de la société capables d’assurer la
réalisation d’installations et le service après vente

Cette attestation peut être vérifiée auprès du secrétariat du C.N.M.I.S













CNMIS
16, avenue Hoche 75008 Paris
Tel 01.42.89.17.72
Fax 01.45.63.40.63
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237
DOSSIER D’IDENTITE DU S.S.I
Norme NF S 61.932


Article 12 Afin de permettre la réception du S.S.I ainsi que son exploitation future, un dossier
technique dénommé « dossier d’identité SSI » doit être établi par la personne chargée de la
coordination.
Ce dossier doit comporter, au minimum, les informations suivantes :

- zone de détection (ZD) avec identification des détecteurs et/ou des
déclencheurs manuels correspondant
- zone de mise en sécurité (ZS) avec identification des dispositifs
actionnés de sécurité
- zone de diffusion d’alarme (ZA) avec identification des diffuseurs
d’alarme sonore (DS) et/ou des blocs autonomes d’alarme sonore
(BAAS)
- corrélations :
- entre ZD et ZS du CMSI pour les SSI de catégories A et B
- entre les dispositifs de commande (DCM, DCMR, DCS) et DAS
pour les catégories C, D et E
- schéma(s) de principe de l’installation, les plans de câblage
détaillés devant être annexés du dossier d’identité
- liste des plans fournis par les installateurs, ces plans devant être
annexés au dossier d’identité
- liste des matériels du SSI et documentation donnant leurs
caractéristiques
- certificats de conformité aux normes, fournis par les constructeurs
- instructions de manœuvres
- document attestant la compatibilité entre le SDI et le CMSI
- notice d’exploitation et de maintenance du SSI
-
Notice d’exploitation et maintenance
Compatibilité entre SDI et CMSI
Certificat NF, PV d’essais
Liste des matériels et documentation
Liste de plans
Schéma de principe de l’installation
Corrélations entre ZD et ZS
Zones de diffusion d’alarme
Zones de mise en sécurité
Zones de détection

Dossier d’identité du S.S.I
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238

PROCEDURES D’EXPLOITATION règle APSAD R7









Article 7.2 Livret des consignes et des procédures


- consignes et procédures d’exploitation propres à l’installation
- consignes et procédures de sécurité de l’établissement


Article 7.3 Registre de contrôle de l’installation


- résultat des vérifications périodiques effectuées par le personnel de
surveillance
- résultat des vérifications périodiques de l’état général de
l’installation, effectuées par l’agent vérificateur compétent
- nature des opérations de maintenance et identification de
l’opérateur
- nature des réparations, leur durée et les périodes pendant lesquelles
l’installation a dû être mise hors service, ainsi que les mesures
compensatoires qui ont été prises
- tous les évènements survenant dans l’exploitation de
l’installation…



¡
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239

SEQUENCE 6






NOTIONS RELATIVES A L’ACCESSIBILITE DES
PERSONNES HANDICAPEES

















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240



















BASES REGLEMENTAIRES
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241


DEFINITIONS DU HANDICAP

D’origine anglaise, le mot handicap « hand in cap » littéralement la main dans le chapeau
« Etat défavorable de celui qui a tiré un mauvais numéro »

× 1980

Professeur Philippe Wood (CIH : Classification internationale du handicap) « La conséquence
désavantageuse de lésions et de perturbations fonctionnelles responsables d’incapacité »

× Loi du 11 février 2005 article L. 114

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de
participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une
altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques,
sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de la santé
invalidant

× Petit Robert (1950)

Désavantage, infériorité qu’on doit supporter

× Dictionnaire médicale FLAMMARION

Désavantage résultant d’une déficience ou d’une incapacité qui gène ou limite le sujet dans
l’accomplissement de son rôle social

× C.I.F (OMS/CIH) 1980-2001

CIF : classement internationale du fonctionnement du handicap et de la santé

Le handicap désigne les aspects négatifs de l’interaction contre un individu (ayant un problème
de santé) et les facteurs contextuels face auxquels il évolue (facteurs personnels et
environnementaux)
Le handicap désigne la déficience, les limitations d’activité et les restrictions de participation.
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242

DEFINITIONS DU HANDICAP


×Les handicaps

1. Difficultés intellectuelles :
- déficience mentale
- déficience cognitive
- déficience psychique ou psychiatrique

2. Déficience physiques
- interne : maladie des organes vitaux, squelette
- moteur : marche, préhension, agilité, parole
- sensoriel : ouïe, vue, olfactif, gout, toucher

3. Les polyhandicapés : association de déficiences motrices et intellectuelle sévères
combinées éventuellement avec d’autres déficiences, et entraînant une restriction
extrême de l’autonomie
4. Les plurihandicapés : association de plusieurs déficiences ayant
approximativement le même degré de gravité (difficulté à déterminer en terme de
classement la déficience)
5. Le surhandicapé : aggravation d’un handicap existant par les difficultés
relationnelles qu’il provoque
6. Le handicap rare : configuration rare de déficience ou de troubles associés (dont
souvent déficience intellectuelle)

× Origines du handicap

1. Traumatisme : fracture, lésion avec incapacité, difficultés, désavantage
2. Maladie : motricité limitée, difficulté dans les déplacements
3. Malformation : congénitale physique, malformation sensorielle, absence
de fonction, troubles, difficultés
4. Vieillissement : trouble de la mémoire, problèmes de communication,
difficulté à vivre





La situation de handicap (≠ du handicap) : résulte de l’inadéquation entre les aptitudes, les
besoins d’une personne dans son environnement humain et naturel et une tâche à
accomplir ou un objectif à atteindre.


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243


× Contrôles de l’accessibilité

1. Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité : CCH R
111-19-13 à 18, CCH L 151-1, code de l’Urbanisme L 460-1, ordonnance n°2005-
1527 du 08.12.2005, CCH L 111-8-3, CCH R 111-19-29
2. Commission communale pour l’accessibilité (commune > 5000 habitants) code
général des collectivités territoriales L 2143
3. Contrôleur technique : attestation de conformité CCH R 111-19-27, 28, arrêté du
22 mars 2007, NF EN 81-70
4. Contrôles techniques obligatoires : CCH R 111-38 (mission « HAND »selon NFP
03-100)
5. Collectivité locale : CCH L 301-6, loi du 11 février 2005 article 41
6. Voirie : chaque commune établit un plan de mise en accessibilité de la voirie et
des aménagements des espaces publiques

× Chiffres

Selon l’INSEE (2004) 16,4% de la population française (> 1 français sur 4) dont 1 nouveau né
sur 650, 2 personnes handicapées sur 3 vivent en milieu urbain
Environ 5 000 000 d’handicapés en France dont 3 200 000 handicapés vivent à domicile et
680 000 handicapés en institution.


AVERTISSEMENT

En règle générale …
Pour l’application du règlement de sécurité, la désignation :
« Personnes handicapées »
S’applique plus particulièrement aux
« Personnes à mobilité réduite »
Et, de ce fait, circulant en fauteuil roulant.
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244

GN 8 POURCENTAGE DE PERSONNES HANDICAPEES

Cet article fixe par type d’établissement les seuils d’effectifs d’handicapés à partir desquels des
mesures spéciales doivent être prises pour assurer leur sécurité, c'est-à-dire leur évacuation ou
leur mise à l’abri. Il apparaît en effet que, lorsque leur nombre est réduit, des consignes précises
pour le public, le personnel et l’encadrement permettent de faire jouer leur solidarité et d’assurer
leur mise en sécurité avec l’aide des autres personnes

Les exploitants ne peuvent pas s’opposer à l’admission des handicapés, mais ils ne doivent pas
en accepter un nombre supérieur au pourcentage fixé dans le tableau si des mesures spéciales
n’ont pas été réalisées dans leurs établissements.

Par ailleurs, l’attention des constructeurs est attirée sur le distinguo qu’il y a lieu de faire entrer
les dispositions de cet article qui visent l’évacuation ou la mise à l’abri des handicapés et celles
relatives à l’accessibilité des bâtiments et installations qui font l’objet de la loi n°91-863 du
13.07.1991 et des ses textes d’application qui doivent être également respectées dans les
établissements recevant du public.





























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245

GN 8 suite

L’expression « sans limitation » apparaissant dans le tableau signifie qu’aucune mesure spéciale
n’est imposée, quel que soit le nombre d’handicapés admis.

1. Le pourcentage indiqué dans la colonne de droite du tableau s’applique à chacun
des autres niveaux (rez-de-chaussée exclus)
2. Le nombre d’handicapés calculé dans la colonne de droite du tableau doit être
arrondi à l’unité supérieure s’il comporte une partie décimale bien entendu
(exemple 3.8 arrondi à 4)
3. Les mesures spéciales sont imposables dés qu’il y a au moins un handicapé non
accompagné à un niveau différent du rez-de-chaussée
4. Pour les ERP du type EF les mesures spéciales à adopter sont définies comme
suit :

- au delà de 5% de personnes handicapées accompagnées ou non
avec un minimum de 2 au niveau du pont d’évacuation des
personnes
- 1% avec un minimum de 2 aux autres niveaux


DEPASSEMENT DE L’EFFECTIF

Si dépassement de l’effectif :

1. Ascenseurs avec paliers d’attente (AS4) ou autre(s) moyen(s) d’évacuation
2. SSI de catégorie A pour les établissements de 1
ère
, 2
ème
, et 3
ème
catégorie
3. SSI de catégorie A pour les établissements de 4
ème
catégorie avec locaux à
sommeil
4. Pour les autres établissements : EA de type 2b
5. Au minimum un téléphone urbain pour l’alerte

ASCENSEUR POUR PERSONNES HANDICAPEES AS4

1. trémie encloisonnée ou à l’air libre
2. Accès aux cabines par local d’attente
3. Pas d’huile dans la gaine (hors vérin à canalisation rigide et bac de
rétention)
4. 15 KVA maxi dans la gaine
5. AES pour l’ascenseur :
• par GMTG ou dérivation directe du TGBT
6. Cabine avec commande accompagnée « à la clé »
7. interphonie




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LOCAL D’ATTENTE AS4


1. Surface adaptée à l’effectif
2. ° CF des parois = ° CF des planchers
3. Portes :
• ° PF de moitié du ° CF des parois
• Ferme-porte ou fermeture automatique
• Ouverture vers l’intérieur du local
• Réaction au feu des revêtements = aux escaliers
encloisonnés

4. Local et dégagements y conduisant : désenfumés
5. distance maxi de tout point d’un niveau : 40 m si plusieurs
cheminements et 30 m dans le cas contraire
6. Interphonie
7. Consignes précises affichées
8. chemin d’accès signalé

STATIONNEMENT




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CHEMINEMENT






ESCALIERS MECANIQUES ET TROTTOIRES ROULANTS

Définition :

L’escalier roulant a pour fonction de déplacer des personnes en continu

Principaux éléments :

- l’ensemble des marches escamotables (ou des tapis)
- les organes moteurs et de transmission
- la main courante, défilant à la même vitesse que les marches et
assurant la stabilité des passagers
- les systèmes de sécurité
- les accessoires : peigne assurant le guidage des marches, plaques
palières, habillage démontable.
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248

SCHEMAS TYPES



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CONCEPTION DES ESCALIERS MECANIQUES ET
TROTTOIRS ROULANTS



Généralité :

- panneaux intérieurs et extérieurs des balustrades : M2
- bandes et dessus des plateaux : M4

Dispositif de sécurité :

Escalier mécanique et trottoir roulant :

- munis d’un dispositif d’arrêt d’urgence aux extrémités
- pas de dégagement sur les paliers intermédiaires. L’arrêt d’une
volée de marches doit provoquer l’arrêt des volées précédentes

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EXEMPLE DE NOTICE D’ACCESSIBILITE



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