Alain Fessant

2005 / 2006
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
http://www.univ-brest.fr/physique

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE
Electronique de puissance
2005 / 2006
1
TABLE DES MATIERES

I. PRESENTATION 2

1) Introduction 2

2) Composants d'électronique de puissance 2
2.1- Diodes 2
2.2- Transistors de puissance 3
2.3- Thyristors 4

3) Rappels sur les régimes transitoires 5
3.1- Introduction 5
3.2- Principe d'étude d'un montage 5
3.3- Valeurs caractéristiques d'une grandeur périodique 7
3.4- Décomposition en séries de Fourier 8
3.5- Exemples 10
3.6- Commentaires 20

4) Plan d'étude des montages redresseurs 20

II. MONTAGES REDRESSEURS MONOPHASES 24

1) Introduction 24

2) Montages redresseurs monophasés à diodes 24
2.1- Montages à commutation parallèle (Montage P2 à diodes) 24
2.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à diodes) 27

3) Montages redresseurs monophasés à thyristors 30
3.1- Montages à commutation parallèle (Montage P2 à thyristors) 30
3.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à thyristors) 34

4) Montages redresseurs monophasés mixtes 39
4.1- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 mixte) 39

5) Passage au primaire 43
5.1- Introduction 43
5.2- Relations générales 43
5.3- Application aux montages P2 44
5.4- Application aux montages PD2 47

II. MONTAGES REDRESSEURS TRIPHASES 51

1) Introduction 51

2) Montages redresseurs triphasés à diodes 51
2.1- Montages à commutation parallèle (Montage P3 à diodes) 51
2.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD3 à diodes) 55
2.3- Montages à commutation série (Montage S3 à diodes) 59

3) Montages redresseurs triphasés à thyristors 64
3.1- Montages à commutation parallèle (Montage P3 à thyristors) 64
Electronique de puissance
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2
I. PRESENTATION
1) Introduction
Le rôle essentiel de l'électronique de puissance est de modifier la forme d'un signal électrique
de forte puissance. L'intérêt de telles transformations réside dans la limitation des sources et des réseaux
de puissance électrique. Par exemple, la transformation possible d'une tension alternative en tension
continue permet d'alimenter à partir d'un réseau alternatif des machines fonctionnant en continu.

L'électronique de puissance, ou électronique des courants forts, se distingue de l'électronique
classique, ou électronique des courants faibles, par de nombreux aspects. Outre les puissances mises en
jeu, le mode de fonctionnement, et donc les calculs qui en découlent sont foncièrement différents. De
façon simplifiée, en électronique classique, on s'intéresse à la relation entre les signaux d'entrée et de
sortie d'un composant semi-conducteur. La fonction essentielle est l'amplification du signal. En
électronique de puissance, en raison des puissances utilisées, on ne peut imaginer travailler ainsi en
modulation. Les pertes seraient prohibitives. En électronique de puissance, chaque composant est soit
bloqué, au quel cas le courant qui le traverse est nul, ou tout au moins négligeable, soit passant, et dans
ce second cas il doit laisser passer la totalité du courant avec une chute de tension la plus faible
possible. De cette manière, dans toutes les phases de fonctionnement, les pertes sont très faibles et un
haut rendement est préservé. Il s'agit donc d'une électronique de commutation dans laquelle les
composants se comportent comme des interrupteurs.

Ce mode de fonctionnement entraîne une modification périodique du circuit électrique entre
l'entrée et la sortie des montages et donc une succession de régimes transitoires. C'est pourquoi l'étude
des montages d'électronique de puissance demande une approche spécifique.

De manière générale, l'étude d'un montage demande:

- La détermination des configurations de fonctionnement, définies par l'état des différents
composants du montage,
- L'écriture, dans chacun de ces intervalles des équations différentielles décrivant les relations
entre les variables,
- Le calcul des expressions de ces variables aux constantes d'intégration près,
- La détermination des constantes à partir des conditions de continuités.

Toutefois, quelques approximations permettront souvent d'alléger l'étude des montages usuels.

Parmi les dispositifs les montages d'électronique de puissance on trouve principalement:

- Les redresseurs, qui réalisent la transformation d'une ou plusieurs tensions alternatives en une
tension continue. Ce redresseur est non-commandé lorsque le rapport entre les amplitudes des
tensions de sortie et d'entrée est sensiblement constant, et commandé lorsque ce rapport peut
être modifié en agissant sur la commande du montage.

- Les hacheurs, qui permettent de faire varier la valeur moyenne d'une tension continue

- Les onduleurs autonomes, qui effectuent la transformation d'une tension continue en une ou
plusieurs tensions alternatives, avec réglage éventuel de la fréquence et du rapport entre les
amplitudes des tensions d'entrée sortie.

- Les gradateurs, pour faire varier l'intensité d'un courant alternatif.

2) Composants d'électronique de puissance
2.1- Diodes
Une diode est une jonction à deux éléments semi-conducteurs, l'un dopé N et l'autre dopé P. Au
niveau de la jonction la recombinaison des charges libres forme une barrière de potentiel, équivalente à
une barrière de potentiel de:

- V
s
= 0,6V pour le silicium,
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3
- V
s
= 0,2V pour le germanium,
- V
s
= 1,2V pour le gallium.

Lorsque la diode est polarisée en inverse, elle est bloquée. Elle se comporte alors comme une
capacité C
t
: capacité de transition. Une tension V
D
négative inférieure à V
c
, la tension de claquage,
détruit la diode. Lorsqu'elle est polarisée en directe, elle est passante. La barrière de potentiel diminue,
les électrons de la zone N diffusent vers la zone P où la recombinaison se fait avec les trous de la zone
P. En raison du temps de recombinaison, une charge est stockée au niveau de la jonction qui est
équivalente à une capacité C
d
: capacité de diffusion. Les courants de fuite ajoutent en parallèle une
composante résistive.

En haute fréquence, les temps de commutation, correspondant aux temps de charge et décharge
des capacités équivalentes, constituent un paramètre dont il faudra tenir compte.

Compte tenu de l'ordre de grandeur des tensions imposées aux montages la tension V
s
est
négligeable et les diodes considérées, en première approche, comme parfaites. Le fonctionnement est
alors décrit par les relations et la courbe:

V
D
< 0 => I = 0 diode bloquée
V
D
> 0 => I = 0 diode passante et V
D
négligeable

En électronique de puissance, la diode fonctionne comme un interrupteur:

V
D
< 0 => I = 0 diode bloquée
V
D
> 0 => I = 0 diode passante
2.2- Transistors de puissance
Le transistor de puissance est représenté par le même symbole que celui d'amplification, mais il
ne fonctionne qu'en commutation (bloqué-saturé). Il agit en interrupteur: passant lorsqu'on injecte un
courant dans la base, bloqué lorsque le courant de base est nul.

Le transistor de type NPN, plus rapide et ayant une meilleure tenue en tension, est le plus
souvent employés en électronique de puissance.

I
V
D
V
c
V
s V
D
I
I
V
D
V
D
I
Electronique de puissance
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4
NPN

Ils sont utilisés comme des interrupteurs commandés par leurs courants base.

I
b
= 0 => I
c
= 0 transistor bloqué
I
b
> 0 => I
c
= 0 transistor passant
Les paramètres essentiels dans le cadre de cette utilisation sont la tension V
ce
et le courant I
c
. A l'état
bloqué, la tension V
ce
que peut supporter le transistor dépend:

- de la polarisation base-émetteur,
- du gradient de tension appliqué,
- de la technologie de fabrication.

A l'état passant, le courant collecteur-émetteur I
c
est lié au courant de base I
b
par l'intermédiaire du gain
forcé du transistor (I
c
= |I
b
). Trois zones de fonctionnement sont envisageables:

- la zone de saturation dans laquelle le gain ne fait pas varier la tension de saturation collecteur-
émetteur V
cesat
,
- la zone linéaire dans laquelle le courant I
c
est sensiblement constant,
- la zone de quasi-saturation dans laquelle | influe sur la tension de saturation V
cesat
.
D'un point de vue thermique, on a intérêt à travailler dans la zone de saturation, qui correspond
mieux à une utilisation en interrupteur. Mais ce mode de fonctionnement augmente le temps de
commutation au blocage et fragilise le transistor sur les court-circuits en polarisation inverse. La
température maximale à l'intérieur du cristal semi-conducteur est d'ailleurs une des limitations de
l'utilisation des transistors en électronique de puissance. Elle est le résultat de l'équilibre qui s'établit
entre la puissance thermique dissipée dans le transistor et l'évacuation de la chaleur par le dispositif de
refroidissement.

2.3- Thyristors
Le thyristor est un composant spécifique d'électronique de puissance. Il s'agit d'un redresseur
au silicium dont le passage de l'état bloqué vers l'état saturé est commandé par une électrode appelée
gâchette. Sa caractéristique en polarisation inverse est similaire à celle d'une diode. Un thyristor
polarisé positivement devient passant s'il reçoit une impulsion gâchette. Son fonctionnement est décrit
par la courbe suivante:

La chute de tension à l'état passant est de l'ordre du Volt, négligeable par rapport aux autres
tensions. A la différence du transistor, seule la mise en conduction du thyristor est commandée par le
I
c
V
be
I
b
V
ce
I
c
V
ce

I
I
G
V
th
V
c
V
th
I
Electronique de puissance
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5
courant gâchette, à condition qu'il soit polarisé positivement. De plus, une impulsion gâchette est
suffisante. Une fois la conduction établie, lorsque le courant gâchette I
G
s'annule, le thyristor reste
passant. Le blocage s'obtient en appliquant une tension V
th
négative aux bornes du thyristor.
Dans la réalité, l'impulsion gâchette doit être suffisamment longue pour laisser le courant I
atteindre une valeur minimale: le courant d'accrochage. De même, le thyristor s'arrête si le courant I
devient inférieur au courant hypostatique.
Un amorçage anormal du thyristor peut être provoqué par une tension positive supérieure à sa
tension de retournement ou si après blocage une tension positive est appliquée trop rapidement.

Le fonctionnement du thyristor idéal est décrit par:

Il fonctionne comme un interrupteur,

V
th
< 0 => I = 0 thyristor bloqué
V
th
> 0 + impulsion gâchette I
G
=> I = 0 thyristor passant
V
th
> 0 sans impulsion gâchette I
G
=> I = 0 thyristor bloqué
3) Rappels sur les régimes transitoires
3.1- Introduction
L'électronique de puissance est une électronique de commutation, ce qui veut dire que le circuit
électrique est sans cesse modifié au cours du fonctionnement. On a l'habitude en électronique et
électrotechnique d'utiliser des grandeurs sinusoïdales et des procédés de calcul propres à celles-ci. Il ne
faut cependant pas oublier que, en toute généralité, les tensions et les courants dans les circuits
électriques sont les solutions d'équations différentielles décrivant le circuit. A ce titre, elles s'expriment
comme la somme de la solution générale de l'équation différentielle sans second membre et d'une
solution particulière de l'équation différentielle avec second membre. La limitation à la seule
composante sinusoïdale de la solution est due au fait que la deuxième composante décroît
exponentiellement avec le temps et devient rapidement négligeable en régime permanent. L'électronique
de puissance étant une électronique de commutation il ne sera pas possible de négliger cette composante
transitoire.

3.2- Principe d'étude d'un montage
Le principe d'étude des montages d'électronique de puissance consiste à décomposer le
fonctionnement en plusieurs phases correspondant aux diverses configurations du circuit électrique.
Ensuit, pour chacune de ces phases, on doit:

- écrire l'équation différentielle liant les diverses variables,
- résoudre ces équations, aux constantes d'intégration près,
- assurer les conditions de continuités par l'intermédiaire de ces constantes.

3.2.1- Circuits du premier ordre
On appelle circuits du premier ordre ceux dont le fonctionnement est décrit par une équation
différentielle du premier ordre:

I
I
G
V
th
V
c
V
th
I
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) t ( f ) t ( bx
dt
) t ( dx
a = +
Cette équation admet des solutions de la forme:
) t ( x e ) x x ( ) t ( x ) t ( x ) t ( x
p
t
a
b
0 p 0 p t
+ ÷ = + =
÷
x
t
(t) est la solution générale de l'équation sans second membre et représente le régime transitoire, x
p
(t)
est une solution particulière de l'équation avec second membre et représente le fonctionnement en
régime permanent. Les termes x
0
et x
p0
sont respectivement les valeurs de x(t) et x
p
à t = 0 et x
0
.
3.2.2- Circuits du second ordre
On nomme circuits du second ordre ceux dont le fonctionnement est décrit par une équation
différentielle du second ordre, soit:

) t ( f ) t ( cx
dt
) t ( dx
b
dt
) t ( x d
a
2
2
= + +
Les solutions de cette équation sont la somme de la solution générale de l'équation sans second membre
et d'une solution particulière de l'équation avec second membre:

x(t) = x
t
(t) + x
p
(t)

Trois cas sont à envisager en fonction de la nature de l'équation caractéristique:

ar
2
+ br + c = 0

les racines sont

2 2
2
2
2 , 1
a
c
a 4
b
a 2
b
r | ÷ o ± o ÷ = ÷ ± ÷ =
en posant

a 2
b
= o et
a
c
= |
a) o > |
Dans ce cas o
2
– |
2
> 0 et
2 2
| ÷ o est une grandeur réelle. Le régime est apériodique amorti
et la solution s'écrit:

) t ( x e A e A ) t ( x
p
t r
2
t r
1
2 1
+ + =
A
1
et A
2
sont des constantes fixées par les conditions aux limites.

b) o = |
L'équation caractéristique admet alors une racine double r = o et la solution de l'équation
différentielle est

x
t
(t) = x
p
(t) + e
-ot
(A
1
+ A
2
t)

A
1
et A
2
sont des constantes fixées par les conditions aux limites.

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c) o < |
Dans ce cas o
2
– |
2
< 0 et
2 2
| ÷ o est une grandeur complexe. Le régime est pseudo
périodique amorti. En posant

2 2
2 , 1
j r o ÷ | ± o ÷ =
les solutions de l'équation différentielle s'écrivent

) t ( x e A e A ) t ( x
p
t r
2
t r
1
2 1
+ + =
3.3- Valeurs caractéristiques d'une grandeur périodique
Les courants et les tensions des montages d'électronique de puissance n'étant pas forcément des
grandeurs sinusoïdales, il est nécessaire de revenir aux définitions générales des grandeurs
caractéristiques telles que la valeur moyenne, la valeur efficace, etc…

La fonction x(t) est périodique de période T (et de fréquence f = 1/T) si et seulement si:

x(t) = x(t + T)

On définit alors, pour la fonction x(t), les grandeurs caractéristiques suivantes:

- la valeur moyenne
}
=
T
moy
dt ) t ( x
T
1
x
- la valeur efficace
}
=
T
2
eff
dt ) t ( x
T
1
x
Lors de l'étude des montages redresseurs, qui assurent la transformation alternatif-continu, il
est intéressant d'évaluer l'ondulation résiduelle qui caractérise la qualité du signal de sortie. On utilise
pour ce faire les coefficients suivants:
- le facteur d'ondulation
moy
min max
0
x 2
x x
K
÷
=
où x
min
et x
max
désignent respectivement les valeurs minimum et maximum de x(t) et x
moy
sa valeur
moyenne.
- le facteur de forme
moy
eff
x
x
F =
- le taux d'ondulation
1 F
2
÷ = t
Les puissances électriques sont par définition:
- la puissance active
}
=
T
dt ) t ( i ) t ( u P
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- la puissance apparente
S = U
eff
I
eff

où U
eff
et I
eff
sont les valeurs efficaces de la tension et du courant.

Enfin le facteur de puissance est définit comme le rapport de la puissance active P sur la puissance
apparente S.
S
P
f
p
=
3.4- Décomposition en séries de Fourier
3.4.1- Définitions
La décomposition en séries de Fourier est un outil fréquemment dans l'analyse des circuits
électrique. Toute fonction périodique x(t) sommable sur une période T peut se décomposer en série de
Fourier, soit
] t n sin B t n cos A [ A e C ) t ( x
n
1 n
n 0
n
t in
n
e + e + = =
¿ ¿

=

÷· =
e

}
= =
T
0 0
dt ) t ( x
T
1
C A
}
e
=
T
t in
n
dt e ) t ( x
T
1
C
}
e = + =
÷
T
n n n
dt ) t n cos( ) t ( x
T
2
C C A
}
e = ÷ =
÷
T
n n n
dt ) t n sin( ) t ( x
T
2
) C C ( i A
3.4.2- Simplifications
Les symétries de la fonction x(t) permettent de réduire les calculs. Parmi les simplifications
possibles on peut signaler les deux suivantes:

¦
)
¦
`
¹
¦
¹
¦
´
¦
÷ + =
¦
)
¦
`
¹
¦
¹
¦
´
¦
+ =
} } }
÷
2 / T
0
2 / T
0
0
2 / T
0
dt )] t ( x ) t ( x [
T
1
dt ) t ( x dt ) t ( x
T
1
A
¦
)
¦
`
¹
¦
¹
¦
´
¦
e ÷ + =
¦
)
¦
`
¹
¦
¹
¦
´
¦
e + e =
}
} }
÷
2 / T
0
2 / T
0
0
2 / T
n
dt ) t n cos( )] t ( x ) t ( x [
T
2
dt ) t n cos( ) t ( x dt ) t n cos( ) t ( x
T
2
A
¦
)
¦
`
¹
¦
¹
¦
´
¦
e ÷ + =
¦
)
¦
`
¹
¦
¹
¦
´
¦
e + e =
}
} }
÷
2 / T
0
2 / T
0
0
2 / T
n
dt ) t n sin( )] t ( x ) t ( x [
T
2
dt ) t n sin( ) t ( x dt ) t n sin( ) t ( x
T
2
B
a) Symétrie par rapport à l'axe des ordonnées
Lorsque le signal x(t) présente une symétrie par rapport à l'axe des ordonnées, x(t) est une
fonction paire [x(t) = x(-t)]. On tire des relations précédentes:

}
=
2 / T
0
0
dt ) t ( x
T
2
A
}
e =
2 / T
0
n
dt ) t n cos( ) t ( x
T
4
A B
n
= 0
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b) Symétrie par rapport à l'origine
Si le signal x(t) est symétrique par rapport à l'origine, x(t) est une fonction impaire
[x(t) = - x(-t)] et les relations se simplifient en:

A
0
= A
n
=0
}
e =
2 / T
0
n
dt ) t n sin( ) t ( x
T
4
B
3.4.2- Nouvelles expressions des grandeurs caractéristiques
De nouvelles expressions des valeurs caractéristiques de x(t) peuvent être données à partir des
décompositions en séries de Fourier.
a) Valeur moyenne
Par définition le terme constant s'identifie à la valeur moyenne x
moy
de x(t)

}
= =
T
0 moy
dt ) t ( x
T
1
A x
b) Valeur efficace
Le carré de la valeur efficace de x(t) s'exprime par

}
¿

=
e + e + =
T
2
1 n
n n 0
2
eff
dt ) )] t n sin( B ) t n cos( A [ A (
T
1
x
Après développement et en remarquant que les seuls termes non nuls sont

}
= e
T
2
n 2 2
n
2
A
dt ) t n ( cos A
}
= e
T
2
n 2 2
n
2
B
dt ) t n ( sin B
on obtient
¿
· +
=
+
+ =
1 n
2
n
2
n 2
0 eff
2
B A
A x
c) Taux d'ondulation
On a
¿

=
+
=
÷
= ÷ = t
1 n
2
n
2
n
2
0
2
moy
2
moy
2
eff
2 2
2
B A
A
1
x
x x
1 F
(x
moy
= A
0
)
Si on décompose le signal x(t) en

x(t) = x
moy
+ x
ond
(t)

avec x
ond
(t), l'ondulation du signal

¿

=
e + e =
1 n
n n ond
)] t n sin( B ) t n cos( A [ ) t ( x
Il apparaît que le taux d'ondulation se définit comme le rapport de la valeur efficace de l'ondulation de
la fonction x(t) sur sa valeur moyenne.

Electronique de puissance
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10
3.5- Exemples
Pour illustrer ce qui précède, étudions quelques exemples simples de montages redresseurs
constitués à partir de diodes ou de thyristors. Ceci permettra en outre de justifier quelques
approximations qui simplifieront l'étude des montages plus complexes. On se limitera à des exemples de
montages du premier ordre, dont la charge a une caractéristique résistive et inductive.

3.5.1- Exemple 1
Considérons le montage suivant:

Avec une source de tension sinusoïdale e(t) = E
m
sin et débitant dans une charge résistive et
inductive. Lorsque la diode D est bloquée, le courant i(t) est nul. A partir de t = 0, e(t) est positif, V
D
aussi et la diode est passante. Si on néglige la chute de tension dans la diode, la tension e(t) est reportée
aux bornes de la charge (u
c
(t) = e(t)). L'équation différentielle décrivant le fonctionnement de ce
montage est l'équation du premier ordre suivante:

) t ( e ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
Elle admet des solutions de la forme
) t sin(
Z
E
Ae ) t ( i ) t ( i ) t ( i
m
t
L
R
p t
| ÷ e + = + =
÷
avec
2 2
) L ( R Z e + = )
R
L
arctan(
e
= |
Au temps t = 0, le courant est nul d'où

0 sin
Z
E
A ) t ( i
m
= | ÷ = | = sin
Z
E
A
m
et l'expression du courant dans la charge

)] t sin( e [sin
Z
E
) t ( i
t
L
R
m
| ÷ e + | =
÷
L'angle d'extinction o
1
= et
1
, auquel le courant s'arrête est tel que

i
1
(t
1
) = 0
1
L
R
1
e sin ) sin(
o
e
÷
| ÷ = | ÷ o
(R, L)
e(t)
u
c
(t)
i(t)
V
D
Electronique de puissance
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11

L'angle o
1
est compris entre t et 2t. Entre o
1
et 2t, la diode est bloquée et le courant i
1
(t)
circulant dans la charge est nul. La conduction dans la charge ne peut être que discontinue. La
décroissance du courant est d'autant plus lente que le coefficient (R/Le) est faible.

Lorsque (Le/R) tend vers zéro (charge résistive) o
1
tend vers t et le courant vers

- t sin
R
E
) t ( i
m
e = pour 0 < et < t;
- i(t) = 0 pour t < et < 2t.
Lorsque (Le/R) tend vers · (charge inductive), o
1
tend vers 2t et le courant vers

) t cos 1 (
L
E
) t ( i
m
e ÷
e
= pour 0 < et <2t.
La conduction discontinue de ce type de montage très simple limite ses utilisations pratiques.

3.5.2- Exemple 2
Dans le montage suivant, on a remplacé la diode par un thyristor

La source est toujours sinusoïdale, e(t) = E
m
sin et, et la charge a une composante résistive R et
une composante inductive L. Soit o l'angle d'amorçage (ou retard à l'amorçage) du thyristor. C'est à
dire qu'une impulsion est envoyée sur la gâchette du thyristor pour le rendre passant aux angles:

et = o + 2kt 0 s o < t et k entier

Si l'angle d'amorçage o n'est pas choisi dans l'intervalle [0, t[, l'impulsion gâchette est envoyée
à un instant où le thyristor est en polarisation inverse: il reste bloqué constamment et le courant i(t) est
toujours nul.

I
G
u
c
(t)
i(t)
(R, L)
e(t)
V
D
V
th
e ee et
e(t)
i(t)
i
t
(t)
i
p
(t)
o oo o
1 11 1
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- 0 s et < o: Le thyristor Th est bloqué. La tension u
c
(t) aux bornes de la charge et le courant
i(t) sont nuls.

- o s et < o
1
: La tension d'alimentation e(t) et la tension V
th
aux bornes du thyristor sont
positives. Ce thyristor a reçu une impulsion gâchette: il est passant. Si on néglige la chute de tension
dans le thyristor, la tension e(t) est reportée aux bornes de la charge.

) t ( e ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
La solution de cette équation est de la forme
) t sin(
Z
E
Ae ) t ( i ) t ( i ) t ( i
m
t
L
R
p t
| ÷ e + = + =
÷
où A est une constante et
2 2
) L ( R Z e + = )
R
L
arctan(
e
= |
On a vu dans l'exemple précédent qu'une telle expression pour le courant conduit
nécessairement à une conduction discontinue. Donc au déclenchement du thyristor, à et = o, le courant
est nul, soit
0 ) sin(
Z
E
Ae ) t ( i
m
L
R
= | ÷ o + =
e
o
=
o
e
÷
d'où
) sin( e
Z
E
A
L
R
m
o ÷ | =
o
e
et
)] t sin( ) sin( e [
Z
E
) t ( i
) t (
L
R
m
| ÷ e + o ÷ | =
e ÷ o
e
Pour et = o
1
, l'angle d'extinction, le courant i(t) s'annule. On a donc

0 ) t ( i
1
=
e
o
= 0 ) sin( ) sin( e
1
) (
L
R
1
= | ÷ o + o ÷ |
o ÷ o
e
R, L et | étant des constantes définies par la charge, et o étant l'angle d'amorçage fixé par l'utilisateur,
on peut déterminer l'angle d'extinction o
1
.
- o
1
s et < 2t: Le thyristor est bloqué et le courant est nul dans la charge (R, L)

Les formes d'onde des tensions et du courant sont:

Electronique de puissance
2005 / 2006
13

La conduction discontinue de ces deux premiers montages n'est pas intéressante en pratique en
raison des chutes de tension. Pour obtenir une conduction continue, il faut au moins deux éléments
redresseurs, diodes ou thyristors.

3.5.3- Exemple 3
Sur le montage de l'exemple 1 on rajoute une deuxième diode, dite diode de retour ou de libre
circulation pour supprimer les intervalles de courant nul et réduire l'ondulation du courant fourni à la
charge:

La source est sinusoïdale, e(t) = E
m
sin et, et la charge a une composante résistive R et une
composante inductive L. Les diodes sont supposées parfaites et la chute de tension à leurs bornes
négligeable à l'état passant.
- 0 s et < t: La tension d'alimentation e(t) est positive ainsi que la tension V
D1
aux bornes de la
diode D1. La diode D1 est passante et la tension V
D1
est négligeable. La tension aux bornes de la diode
D2 est

V
D2
= V
D1
– e(t) ~ -e(t) = -E
m
sin et
La tension V
D2
étant négative D2 est bloquée et la relation différentielle décrivant le fonctionnement
lors de cette phase est
) t ( e ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
Cette équation est identique à celle obtenue au cours de l'exemple 1. Elle admet comme solution des
fonctions de la forme
) t sin(
Z
E
Ae ) t ( i ) t ( i ) t ( i
m
t
L
R
p t 1
| ÷ e + = + =
÷
avec
2 2
) L ( R Z e + = )
R
L
arctan(
e
= |
e ee et
u
c
(t)
i(t)
o oo o
1 11 1
e(t)
(R, L)
e(t)
u
c
(t)
i(t)
V
D1
V
D2
Electronique de puissance
2005 / 2006
14
solution qui peut encore s'écrire:
) t sin(
Z
E
e ] sin
Z
E
) 0 t ( i [ ) t ( i ) t ( i ) t ( i
m
t
L
R
m
p t 1
| ÷ e + | + = = + =
÷
- t s et < 2t: La tension V
D2
est positive, la diode D2 est passante et la tension à ses bornes est
négligeable. La tension V
D1
est alors

V
D1
= V
D2
+ e(t) ~ e(t) = E
m
sin et
V
D1
est négative: la diode D1 est bloquée. Le courant dans la charge est la solution de l'équation
différentielle
0 ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
soit
t
L
R
2
Be ) t ( i
÷
=
ou
) t (
L
R
2 2
e ) t ( i ) t ( i
t ÷ e
e
÷
t = e =
Lorsque et > 2t, la tension V
D1
devient positive, D1 est passante et reporte aux bornes de D2
une tension V
D2
~ -E
m
sin et, négative, qui provoque son blocage. On retrouve les conditions du
premier intervalle de fonctionnement. L'intervalle d'étude recouvre un intervalle 2t, équivalent à la
période de la tension d'alimentation. Il n'y a donc pas d'autres possibilités.

Remarque: Il est important de noter que c'est le déblocage d'une diode qui entraîne le blocage de celle
qui conduisait auparavant et non pas simplement le changement de signe de la tension d'alimentation.
Par exemple, sans le déblocage de D2, le fonctionnement de ce montage serait identique à celui de
l'exemple 1. Cette remarque sera mise en évidence plus clairement dans les montages à thyristors des
exemples suivants.

Il reste pour complètement définir les courants des deux phases de fonctionnement à préciser
les expressions des constantes d'intégration A et B. Les fonctions de courant ne s'annulent pas
nécessairement dans les intervalles [0, t[ pour le courant i
1
(t) et [t, 2t[ pour le courant i
2
(t). La
conduction peut donc être continue ou discontinue, selon les valeurs de R et L. La nature inductive et
résistive de la charge interdit les discontinuités de courant. De plus, on ne peut concevoir un
fonctionnement dans le temps qui ne soit pas périodique.

Ceci nous conduit, dans le cas d'une conduction continue, à écrire les relations:

i
1
(et = 0) = i
2
(et = 2t) et i
1
(et = t) = i
2
(et = t)
Soit
t
e
÷
= t = e = | ÷ = = e
2
L
R
2
m
1
Be ) 2 t ( i sin
Z
E
A ) 0 t ( i
t
e
÷ t
e
÷
= t = e = | + = t = e
L
R
2
m
L
R
1
Be ) t ( i sin
Z
E
Ae ) t ( i
D'où on déduit les expressions de A et B.

Si le rapport R/Le est grand, le courant peut s'annuler dans l'intervalle [t, 2t[. La conduction est alors
discontinue. Les relations donnant les constantes d'intégration sont dans ce cas

i
1
(et = 0) = 0 et i
1
(et = t) = i
2
(et = t)
Electronique de puissance
2005 / 2006
15
Soit
0 sin
Z
E
A ) 0 t ( i
m
1
= | ÷ = = e | = sin
Z
E
A
m
et
t
e
÷ t
e
÷
= t = e = + | = t = e
L
R
2
L
R
m
1
Be ) t ( i ) 1 e ( sin
Z
E
) t ( i ) e 1 ( sin
Z
E
B
L
R
m
t
e
+ | =
On obtient donc
)] t sin( e [sin
Z
E
) t ( i
t
L
R
m
1
| ÷ e + | =
÷ t
L
R
L
R
m
2
e ) e 1 ( sin
Z
E
) t ( i
÷ t
e
+ | =
La conduction continue est évidemment celle qui est recherchée en vue de réaliser la transformation
alternatif-continu.

La tension redressée u
c
(t) aux bornes de la charge est représentée sur le graphe suivant.

Sa valeur moyenne est
t
= e ÷
t
=
e e
t
= =
t
t
} }
m
0
m
0
m
T
c cmoy
E
] t cos [
2
E
) t ( d ) t sin( E
2
1
dt ) t ( u
T
1
U
3.5.4- Exemple 4
On remplace maintenant les deux diodes du montage précédent par deux thyristors, dont la
mise en conduction est déclenchée périodiquement aux angles

- Pour th1 et = o + 2kt 0 s o < t et k entier
- Pour th2 et = (o + t) + 2kt
u
c
(t) (R, L)
e(t)
i(t)
V
th1

V
th2
e ee et
u
c
(t)
e(t)
Electronique de puissance
2005 / 2006
16
Remarque: On mesure l'angle d'amorçage par rapport à celui où le thyristor est polarisé positivement,
c'est à dire à partir de l'angle où il est susceptible d'être passant, d'où la dénomination de retard à
l'amorçage. Dans l'exemple présent, on dira donc que les deux thyristors ont le même retard (ou même
angle) à l'amorçage o.
La tension d'alimentation est e(t) = E
m
sin et et les thyristors sont supposés parfaits. La chute
de tension à leurs bornes est négligeable lorsqu'ils sont passants. Comme dans l'exemple 2 l'angle
d'amorçage o doit être pris dans l'intervalle [0, t[ sinon les ordres gâchette sont envoyés lorsque les
thyristors sont polarisés négativement: ils restent tous deux bloqués et le courant i(t) est toujours égal à
zéro.

- o s et < t + o: La tension d'alimentation e(t) est positive ainsi que la tension V
th1
aux bornes
du thyristor th1. De plus, à et = o ce thyristor a reçu une impulsion gâchette, il est donc passant et la
tension V
th1
est négligeable. L'expression de la tension V
th2
aux bornes du thyristor th2 est

V
th2
= V
th1
– e(t) ~ - e(t) = -E
m
sin et
Elle est négative au début de l'intervalle: th2 est bloqué. De plus, sur cette première alternance il n'a pas
encore reçu sa première impulsion gâchette.

L'équation différentielle décrivant le fonctionnement durant cette phase est

) t ( e ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
Elle admet des solutions de la forme
) t sin(
Z
E
Ae ) t ( i ) t ( i ) t ( i
m
t
L
R
p t 1
| ÷ e + = + =
÷
avec
2 2
) L ( R Z e + = )
R
L
arctan(
e
= |
On peut encore l'écrire:
) t sin(
Z
E
e ] sin
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
m
t
L
R
m
1
| ÷ e + | + o = e =
÷
- t + o s et < 2t + o: A partir de et = t, le thyristor th2 est polarisé positivement. A l'angle et
= t + o, un ordre de déclenchement est envoyé sur sa gâchette: th2 devient passant, la tension V
th2
est
négligeable. La tension aux bornes du thyristor th1 est

V
th1
= V
th2
+ e(t) ~ e(t) = E
m
sin et
La tension V
th1
est négative: th1 se bloque. L'équation liant tension et courant dans cette phase est

0 ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
La solution est de la forme
t
L
R
2
Be ) t ( i
÷
=
) t (
L
R
2 2
e ) t ( i ) t ( i
o ÷ t ÷ e
e
÷
o + t = e =
Lorsque et > 2t, la tension V
th1
devient positive, et un nouvel ordre de déclenchement parvient sur sa
gâchette à et = 2t + o. Il devient alors passant et reporte aux bornes de th2 une tension V
th2
~ -E
m
sin
et, négative, qui provoque son blocage. On retrouve les conditions du premier intervalle de
fonctionnement.

Remarque: De nouveau c'est le déblocage d'un composant qui entraîne le blocage de celui qui est
passant et non pas directement le changement de signe de la tension d'alimentation ni, pour les thyristors
le changement de signe de la tension V
thi
. Dans le cas du montage étudié, par exemple, le changement
Electronique de puissance
2005 / 2006
17
de signe de la tension V
th2
se fait à et = t, mais la commutation n'intervient qu'à et = t + o, lorsque
l'ordre de déblocage parvient sur la gâchette du thyristor th2. Ce déblocage entraînant le blocage de th1.

Si la conduction est continue, les expressions du courant vérifient les relations

i
1
(et = o) = i
2
(et = 2t + o) et i
1
(et = t + o) = i
2
(et = t + o)
Soit
) 2 (
L
R
2
m
L
R
1
Be ) 2 t ( i ) sin(
Z
E
Ae ) t ( i
o + t
e
÷ o
e
÷
= o + t = e = | ÷ o + = o = e
) (
L
R
2
m
) (
L
R
1
Be ) t ( i ) sin(
Z
E
Ae ) t ( i
o + t
e
÷ o + t
e
÷
= o + t = e = o ÷ | + = o + t = e
D'où se déduisent les constantes d'intégration A et B.

La rapidité de l'amortissement dans l'intervalle [t + o, 2t + o[ dépend du rapport R/Le. Si sa
valeur est suffisamment importante la conduction est discontinue. Les équations à résoudre pour
déterminer les constantes d'intégration A et B sont

i
1
(et = o) = 0 et i
1
(et = t + o) = i
2
(et = t + o)
C'est à dire
0 ) sin(
Z
E
Ae ) t ( i
m
L
R
1
= | ÷ o + = o = e
o
e
÷

o
e
o ÷ | + o = e =
L
R
m
1
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ A
et
) (
L
R
2
m
L
R
m
1 1
Be ) t ( i ) sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
o + t
e
÷ t
e
÷
= o + t = e = o ÷ | + o ÷ | + o = e = o + t = e

) (
L
R
m
L
R
m
1
e ) sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ B
o + t
e
o
e
o ÷ | + o ÷ | + o = e =
d'où les expressions du courant
) t sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
m
) t (
L
R
m
1 1
| ÷ e + o ÷ | + o = e =
o ÷
e
÷
) t (
L
R
m
) t (
L
R
m
1 2
e ) sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
o ÷ t ÷ e
e
÷ o ÷ e
e
÷
o ÷ | + o ÷ | + o = e =
Dans la perspective de réalisation d'un redresseur commandé ce fonctionnement est moins
intéressant que le précédent. Sur le graphe suivant est représentée l'allure de la tension u
c
(t) aux bornes
de la charge (R, L).
e ee et
u
c
(t)
o oo o
e(t)
t tt t + o oo o
Electronique de puissance
2005 / 2006
18
La valeur moyenne de cette tension est

o
t
= e ÷
t
=
e e
t
= =
o + t
o
o + t
o
} }
cos
E
] t cos [
2
E
) t ( d ) t sin( E
2
1
dt ) t ( u
T
1
U
m m
m
T
c cmoy

L'angle d'amorçage o étant compris dans l'intervalle [0, p[, la valeur moyenne de la tension
moyenne aux bornes de la charge (R, L) peut varier de
t
÷
m
E
à
t
m
E
. Elle peut être négative.

3.5.5- Exemple 5
Pour des raisons de coût et de simplification des montages, lorsque les contraintes d'utilisation
l'autorisent, on remplace une partie des thyristors par des diodes. Dans cette idée, étudions le montage
suivant:

La tension d'alimentation est e(t) = E
m
sin et et la diode et le thyristor sont supposés parfaits.
La chute de tension à leurs bornes est négligeable lorsqu'ils sont passants. Les ordres de déclenchement
sont envoyés périodiquement sur la gâchette du thyristor aux angles

et = o + 2kt 0 s o < t et k entier

- o s et < t: La tension d'alimentation e(t) est positive ainsi que la tension V
th
aux bornes du
thyristor. De plus, à et = o ce thyristor a reçu une impulsion gâchette, il est donc passant et la tension
V
th
est négligeable. L'expression de la tension V
D
aux bornes de la diode D est

V
D
= V
th
– e(t) ~ - e(t) = -E
m
sin et
Elle est négative: La diode D est bloquée. L'équation différentielle décrivant le fonctionnement durant
cette phase est
) t ( e ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
Elle admet des solutions de la forme
) t sin(
Z
E
Ae ) t ( i ) t ( i ) t ( i
m
t
L
R
p t 1
| ÷ e + = + =
÷
avec
2 2
) L ( R Z e + = )
R
L
arctan(
e
= |
On peut encore écrire ce courant sous la forme
) t sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
m
) t (
L
R
m
1
| ÷ e + o ÷ | + o = e =
o ÷ e
e
÷
u
c
(t) (R, L)
e(t)
i(t)
V
th

V
D
Electronique de puissance
2005 / 2006
19
- t s et < 2t + o: A partir de et = t, la diode est polarisée positivement: Elle est passante, la
tension V
D
est négligeable. La tension aux bornes du thyristor est

V
th
= V
D
+ e(t) ~ e(t) = E
m
sin et
La tension V
th
est négative: th se bloque. L'équation liant tension et courant aux bornes de la charge
dans cette phase est

0 ) t ( u
dt
) t ( di
L ) t ( Ri
c
~ = +
La solution est de la forme
t
L
R
2
Be ) t ( i
÷
=
) t (
L
R
2 2
e ) t ( i ) t ( i
o ÷ t ÷ e
e
÷
o + t = e =
Lorsque et > 2t, la tension V
th
devient positive, et un nouvel ordre de déclenchement parvient sur sa
gâchette à et = 2t + o. Il devient alors passant et reporte aux bornes de la diode une tension V
D
~ -E
m
sin et, négative, qui provoque son blocage. On retrouve les conditions du premier intervalle de
fonctionnement.

Les relations de continuité à vérifier par le courant aux angles de commutation sont

i
1
(et = o) = i
2
(et = 2t + o) et i
1
(et = t) = i
2
(et = t)
Soit
) 2 (
L
R
2
m
L
R
1
Be ) 2 t ( i ) sin(
Z
E
Ae ) t ( i
o + t
e
÷ o
e
÷
= o + t = e = | ÷ o + = o = e
t
e
÷ t
e
÷
= t = e = | + = t = e
L
R
2
m
L
R
1
Be ) t ( i sin
Z
E
Ae ) t ( i
D'où on déduit les constantes d'intégration A et B.

Lorsque le rapport R/Le est grand l'amortissement est important et peut être suffisant pour
entraîner une conduction discontinue. Les équations à résoudre pour déterminer les constantes
d'intégration A et B sont

i
1
(et = o) = 0 et i
1
(et = t + o) = i
2
(et = t + o)
soit
0 ) sin(
Z
E
Ae ) t ( i
m
L
R
1
= | ÷ o + = o = e
o
e
÷

o
e
o ÷ | + o = e =
L
R
m
1
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ A
et
) (
L
R
2
m
L
R
m
1 1
Be ) t ( i ) sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
o + t
e
÷ t
e
÷
= o + t = e = o ÷ | + o ÷ | + o = e = o + t = e

) (
L
R
m
L
R
m
1
e ) sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ B
o + t
e
o
e
o ÷ | + o ÷ | + o = e =
d'où les expressions du courant
) t sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
m
) t (
L
R
m
1 1
| ÷ e + o ÷ | + o = e =
o ÷
e
÷
) t (
L
R
m
) t (
L
R
m
1 2
e ) sin(
Z
E
e )] sin(
Z
E
) t ( i [ ) t ( i
o ÷ t ÷ e
e
÷ o ÷ e
e
÷
o ÷ | + o ÷ | + o = e =
Electronique de puissance
2005 / 2006
20
Dans la perspective de réalisation d'un redresseur commandé ce fonctionnement est moins
intéressant que le précédent. L'allure de la tension redressée u
c
(t) est
La valeur moyenne de cette tension est

) cos 1 (
2
E
] t cos [
2
E
) t ( d ) t sin( E
2
1
dt ) t ( u
T
1
U
m m
m
T
c cmoy
o +
t
= e ÷
t
=
e e
t
= =
t
o
t
o
} }
Pour un angle d'amorçage o compris dans l'intervalle [0, t[, la tension redressée varie de 0 à
t
m
E
. Comme pour le montage de l'exemple 4, la valeur moyenne de la tension redressée peut être
réglée par l'intermédiaire de o, mais ici sans changement de signe possible.

3.6- Commentaires
Dans la grande majorité des cas pratiques, ces montages très simples ne seront pas suffisants.
Néanmoins, ils permettent d'illustrer le comportement de quelques configurations de base:

- Le courant débité dans une charge (R, L) par un montage redresseur alimenté à partir d'une
source de tension sinusoïdale, est d'autant moins ondulé que le rapport R/Le est plus faible. Cette
caractéristique justifiera, dans l'étude de montages redresseurs plus élaborés, d'assimiler le courant
débité à un courant continu.
- Le fonctionnement en commutation forcée des trois derniers montages est préférable car les
angles de commutation sont contrôlés.
- Les montages étudiés préfigurent les associations de composants conduisant aux différents
types de montages redresseurs, non commandés (à diodes), commandés (à thyristors, ou mixte).

4) Plan d'étude des montages redresseurs
Le plan d'étude des montages redresseurs est inspiré par le problème à résoudre. Le redresseur
est un étage intermédiaire entre le réseau dont la tension et la fréquence sont fixées (ex: 220V/50Hz
pour le réseau EDF), et les caractéristiques de fonctionnement du dispositif aval qui impose des tension
et courant continus en sortie (ex: moteur à courant continu dont la tension et le courant d'induit sont
imposés par la vitesse de rotation et le couple moteur). En conséquence, le choix des composants, une
fois celui du type de montage fait, doit se faire en fonction de cette double contrainte.

Le plan qui sera suivi lors des études sera:

e ee et
u
c
(t)
o oo o
e(t)
Electronique de puissance
2005 / 2006
21
a) Schéma de principe
b) Etude du fonctionnement
La première étape de l'étude des montages consiste à identifier les différentes phases de
fonctionnement, c'est à dire les intervalles dans correspondant à chaque configuration d'état bloqué ou
passant des composants de puissance du montage. Pour chacune de ces phases on établit les expressions
de la tension redressée ainsi que celles aux bornes des composants bloqués dont les changements de
signe fixe les angles de commutation.

c) Etude des tensions
- Tension redressée u
c
(t)
La tension redressée est caractérisée, d'une part, par sa valeur moyenne définie par:

}
=
T
c cmoy
dt ) t ( u
T
1
U
T étant la période de u
c
(t). Dans l'hypothèse où le courant de sortie du montage i
c
(t) est suffisamment
lissé pour être considéré comme un courant continu de valeur constante I
c
, U
cmoy
est la tension continue
à considérer aux bornes de la charge. Pour le vérifier, écrivons la puissance active aux bornes de cette
charge

cmoy c
T
c
c
T
c c
U I dt ) t ( u
T
I
dt ) t ( i ) t ( u
T
1
P = = =
} }
La puissance transmise à la charge est donc fonction de la valeur moyenne de u
c
(t).

La valeur moyenne n'est pas suffisante pour évaluer la qualité de la tension de sortie d'un
montage redresseur (cf. § 3.3). La tension idéale est une tension continue de valeur constante U
cmoy
.
Pour quantifier l'écart de u
c
(t) par rapport à U
cmoy
on utilisera le facteur d'ondulation, défini par

cmoy
min c max c
0
U 2
U U
K
÷
=
où U
cmax
et U
cmin
représentent respectivement les valeurs maximale et minimale de la tension redressée
u
c
(t). Le tracé de la courbe u
c
(t) ou l'expression de cette dernière permet dans les cas les plus simples de
connaître immédiatement U
cmax
et U
cmin
. Plus rigoureusement, U
cmax
se calcule en déterminant la valeur
de et qui annule la dérivée de u
c
(t).

0
t d
) t ( du
c
=
e
et = et
max
+ kt
U
cmax
= u
c
( et = et
max
)
Dans chaque intervalle de fonctionnement, la tension u
c
(t) s'identifie à une fonction sinusoïdale
ou une composée de fonctions sinusoïdales. Seules les racines qui appartiennent à l'intervalle d'étude
choisi, c'est à dire au domaine de validité de l'expression adoptée pour u
c
(t), sont à conserver.

La valeur minimale U
cmin
est toujours obtenue à un angle de commutation o
c
, c'est à dire en un
point de la courbe où u
c
(t) change d'expression et n'est pas dérivable, voire pas continue. Sa valeur ne
peut se déduire que de la courbe u
c
(t).

U
cmin
= u
c
(et = o
c
)
Lorsque u
c
(t) est discontinue en u
c
(et = o
c
), la valeur u
c
(et = o
c
)
÷
, immédiatement avant la
commutation est inférieure à u
c
(et = o
c
)
+
, la valeur immédiatement après. Il faut prendre soin à prendre

U
cmin
= u
c
(et = o
c
)
÷
Electronique de puissance
2005 / 2006
22
pour avoir une estimation correcte du coefficient d'ondulation K
0
.
- tensions maximales aux bornes des éléments redresseurs:
Pour le choix des diodes ou des thyristors à utiliser, il faut connaître les valeurs maximales des
tensions qui leurs seront appliquées: en polarisation inverse pour les diodes, afin d'éviter leur claquage;
en polarisations inverse et directe pour les thyristors, afin de les dimensionner de telle sorte qu'ils ne
risquent ni le claquage en polarisation inverse ni le déclenchement intempestif par dépassement de la
tension de retournement en polarisation directe. Dans les cas les plus simples, les expressions de ces
tensions, calculées lors de l'étude du fonctionnement, donnent accès à ces valeurs maximales.

En toute rigueur, ces maxima sont déterminés en annulant la dérivée de la tension V
Dth
aux
bornes des composants

0
t d
) t ( dV
Dth
=
e
et = et
Dthmax
+ kt
V
Dthmax
= V
Dth
( et = et
Dthmax
)
Dans chaque intervalle de fonctionnement, la tension V
Dth
(t) s'identifie à une fonction
sinusoïdale ou une composée de fonctions sinusoïdales. Seules les racines qui appartiennent à
l'intervalle d'étude choisi, c'est à dire au domaine de validité de l'expression adoptée pour V
Dth
(t), sont à
conserver.

d) Etude des courants
- courants dans les éléments redresseurs:
Pour dimensionner les diodes et les thyristors il faut connaître les valeurs maximales,
moyennes et efficaces des courants qui les parcourent, ces valeurs se déduisent de la forme d'onde des
courants.
- courants dans les secondaires du transformateur d'alimentation:
Le calcul de la valeur efficace du courant dans les secondaires est utile pour dimensionner le
transformateur d'alimentation et la valeur moyenne sera nécessaire pour calculer le courant au primaire.
Ces valeurs peuvent être déterminées ici aussi à partir des formes d'onde des courants.

On déterminera aussi dans cette partie de l'étude la puissance apparente et le facteur de
puissance au secondaire, ces deux grandeurs étant importantes dans la conception des montages
redresseurs. La puissance apparente détermine le dimensionnement du transformateur car V
m
fixe le
nombre de spires par phase et i
eff
la section des conducteurs.

La puissance apparente au secondaire du transformateur est par définition:

S
s
= qV
eff
i
seff

V
eff
et i
seff
sont respectivement les valeurs efficaces des tensions v
i
(t) et des courants dans les
enroulements secondaires du transformateur et q le nombre d'enroulements. Les tensions dans les
secondaires sont sinusoïdales, on a donc

V
i
(t) = V
m
sin (et – |)
2
V
V
m
eff
=
La valeur efficace du courant i
seff
est à déterminer en fonction de la forme d'onde des courants
dans les secondaires de chaque montage redresseur.

Le facteur de puissance est par définition le rapport de la puissance active sur la puissance
apparente. Les diodes et les thyristors étant supposés parfaits, ils ne dissipent pas de puissance Par
conséquent, quel que soit le montage étudié, la puissance fournie par le secondaire du transformateur est
aussi la puissance reçue par la charge, soit

Electronique de puissance
2005 / 2006
23
c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( u
T
I
dt I ) t ( u
T
1
P = = =
} }
Le facteur de puissance est donc de la forme

seff m
c cmoy
seff eff
c cmoy
s
s
i qV
I U
2
i qV
I U
S
P
f = = =
A puissance active égale la réalisation du secondaire est d'autant plus coûteuse que le facteur
de puissance est plus faible ce qui constitue une limitation à l'emploi de certains montages à
commutation.

e) Passage du secondaire au primaire
Il n'existe pas de relation générale reliant les courants primaires et secondaires. Pour chaque
type de montage on établira la relation entre ces courants à partir de l'équation aux Ampères-tours.

Electronique de puissance
2005 / 2006
24
II. MONTAGES REDRESSEURS MONOPHASES

1) Introduction
Pour l'étude on distinguera les montages redresseurs à diodes, à thyristors et mixtes qu'on peut
classer en deux catégories, en fonction de leur mode de commutation:

- les montages à commutation parallèle simple, notés Pi, i étant le nombre de phases redressées.
En exemples, les montages P2 à diodes et P2 à thyristors;

- les montages à commutation parallèle double, ou pont de Graëtz, notés PDi, i étant aussi bien
sûr, le nombre de phases redressées. En exemple, les montages PD2 à diodes, PD2 à thyristors et PD2
mixte.

On rappelle que le courant de sortie du montage est suffisamment peu ondulé pour être
assimilé à un courant continu I
c
. De plus, les éléments électroniques constituant les montages, diodes et
thyristors, seront dans un premier temps, considérés comme des interrupteurs parfaits. En particulier on
négligera la chute de tension à leurs bornes lorsqu'ils sont passants, et on supposera que les courants qui
les traversent peuvent varier instantanément lors des commutations

2) Montages redresseurs monophasés à diodes
Le principe des montages redresseurs monophasés à diodes consiste à ne "laisser passer" que
les alternances positives de la tension sinusoïdale d'alimentation, ou mieux, à transmettre la valeur
absolue de cette tension

2.1- Montages à commutation parallèle (Montage P2 à diodes)
2.1.1- Schéma de principe
Le montage à commutation parallèle P2 est composé de deux diodes connectées en entrée à un
transformateur à point milieu:

2.1.2- Etude du fonctionnement
A partir du réseau monophasé (V
p
) on obtient par l'intermédiaire du transformateur à point
milieu, deux tensions sinusoïdales V
1
et V
2
de même amplitude et déphasées entre elles de t:
V
1
(t) = V
m
sin et
V
2
(t) = V
m
sin et = V
m
sin ( et + t ) = -V
m
sin et
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Electronique de puissance
2005 / 2006
25
Intervalles Diode passante Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée
0 s et < t D
1
V
D2
= V
2
- V
1
+ V
D1
~ V
2
- V
1
U
c
= V
1
- V
D1
~ V
1
t s et < 2t D
2
V
D1
= V
1
- V
2
+ V
D2
~ V
1
- V
2
U
c
= V
2
- V
D2
~ V
2
La forme d'onde de la tension redressée est donc:

2.1.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

[ ]
t
= e ÷
t
= e e
t
= =
t
t
} }
m
0
m
0
m
T
c cmoy
V 2
t cos
V
) t ( d ) t sin( V
1
dt ) t ( U
T
1
U
- Facteur d'ondulation
Dans l'intervalle 0 s et < t, la tension redressée a pour expression

U
c
(t) ~ V
1
(t) = V
m
sin et
La dérivée
0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
et = t/2 + kt avec k entier

La valeur et = t/2 est la seule appartenant à l'intervalle considéré, la valeur maximale de tension
redressée étant alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2) ~ V
1
(et = t/2) = V
m
La valeur minimale U
cmin
est toujours obtenue à un angle de commutation (et = kt ) pour
lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas dérivable. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe
U
c
(t).

U
cmin
= U
c
(et = t) = V
m
sin t = 0
Le facteur d'ondulation est

4 U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
t
=
÷
= K
0
~ 0,785

- Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées
La tension aux bornes de la diode D
i
est

Electronique de puissance
2005 / 2006
26
V
Di
= V
Dj
- V
j
+ V
i
~ V
i
- V
j
i = 1, 2 j = 2, 1

0 s et < t V
D2
~ V
2
- V
1
= -2V
m
sin et
t s et < 2t V
D1
~ V
1
- V
2
= 2V
m
sin et
Si on considère, par exemple, la diode D
1
, la tension à ses bornes est
La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les
valeurs de et qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour V
D2
, dans
l'intervalle 0 s et < t
0 t cos V 2
t d
dV
m
2 D
= e ÷ =
e
et = t/2 + kt avec k entier

Seule la première racine t/2 appartient à l'intervalle [0, t [, dans lequel D
2
est bloquée. Elle correspond
à une tension maximale de

V
Dmax
= V
D2
(et = t/2) = -2V
m
On obtiendrait bien sûr, par un calcul similaire, la même valeur maximale de tension aux bornes de la
diode D
1
.
2.1.4- Etude des courants
- Courant dans les diodes
Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur I
c
, et les diodes parfaites, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:
i
1
et i
2
sont respectivement les courants dans les diodes D
1
et D
2
.
On en tire i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2)

Electronique de puissance
2005 / 2006
27
- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Dans les secondaires du transformateur deux valeurs relatives aux courants nous intéressent: la
valeur efficace et la valeur moyenne. Dans le cas du montage P2 le courant circulant dans l'enroulement
secondaire i du transformateur est le même que celui circulant dans la diode de même indice, les valeurs
moyenne et efficace seront donc les mêmes que dans les diodes.

Les diodes étant supposées parfaites, elles ne dissipent pas de puissance et la puissance fournie
par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est quant à elle en tenant compte des deux enroulements

S
s
= 2V
seff
i
eff
= V
m
I
c
d'où le facteur de puissance au secondaire du transformateur

t
= = =
2
i V 2
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
(f
s
~ 0,637)

Ce facteur de puissance relativement faible ajouté à l'utilisation nécessaire d'un transformateur
à point milieu sont des paramètres défavorables à l'emploi de ce type de montage.

2.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à diodes)
2.2.1- Schéma de principe
Le montage redresseur PD2 à diodes, ou pont de Graëtz, est constitué de quatre diodes
connectées deux par deux en inverse:

Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement, mais il
sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage.

2.2.2- Etude du fonctionnement
Prenons comme expression de la tension au secondaire du transformateur:

V
s
(t) = V
m
sin et
Electronique de puissance
2005 / 2006
28
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles Diodes passantes Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée
0 s et < t D
1
, D'
2
V
D2
= - V
s
+ V
D1
~ -V
s
V
D'1
= - V
s
+ V
D'2
~ -V
s
U
c
= V
s
- V
D1
- V
D'2
~ V
s
t s et < 2t D
2
, D'
1
V
D1
= V
s
+ V
D2
~ V
s
V
D'2
= V
s
+ V
D'1
~ V
s
U
c
= - V
s
- V
D'1
- V
D2
~ -V
s
La forme d'onde de la tension redressée est donc:

2.2.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:
[ ]
t
= e ÷
t
= e e
t
= =
t
t
} }
m
0
m
0
m
T
c cmoy
V 2
t cos
V
) t ( d ) t sin( V
1
dt ) t ( U
T
1
U
- Facteur d'ondulation
Dans l'intervalle 0 s et < t, la tension redressée a pour expression

U
c
(t) ~ V
s
(t) = V
m
sin et
La dérivée
0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
pour et = t/2 + kt avec k entier

La valeur et = t/2 est la seule appartenant à l'intervalle considéré, la valeur maximale de tension étant
alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2 ) ~ V
s
(et = t/2 ) = V
m
La valeur minimale U
cmin
est toujours obtenue à un angle de commutation (et = kt ) pour lequel
l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas
dérivable. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe U
c
(t).

U
cmin
= U
c
(et = t) = V
m
sin (et = t) = 0
Le facteur d'ondulation est

4 U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
t
=
÷
= K
0
~ 0,785

Electronique de puissance
2005 / 2006
29
- Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées
On peut, par exemple, considérer le premier intervalle: 0 s et < t
V
D2
= - V
s
+ V
D1
~ -V
s
V
D'1
= - V
s
+ V
D'2
~ -V
s
La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les
valeurs de et qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour V
D2
.
0 t cos V
t d
dV
m
2 D
= e ÷ =
e
pour et = t/2 + kt avec k entier

Seule la première racine t/2 appartient à l'intervalle dans lequel D
2
est bloquée. Elle
correspond à une tension maximale de

V
Dmax
= V
D2
(et = t/2) = -V
m
La même valeur maximale de tension serait obtenue aux bornes des autres diodes.

2.2.4- Etude des courants
- Courants dans les diodes
Le courant de sortie étant considéré comme constant et les diodes parfaites, on déduit de l'étude
du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:
i
1
, i
2
, i'
1
, i'
2
sont respectivement les courants dans les diodes D
1
, D
2
, D'
1
, D'
2
.
On en tire i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Dans le cas du montage PD2, avec l'orientation choisie sur le schéma, le courant dans le
secondaire du transformateur s'exprime par:

i
s
= i
1
- i'
1
(ou i
s
= i'
2
- i
2
)
Electronique de puissance
2005 / 2006
30
On en déduit la forme d'onde du courant dans le secondaire

ainsi que les valeurs moyenne et efficace du courant au secondaire:

i
smoy
= 0 i
seff
= I
c
Les diodes étant supposées parfaites, elles ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est quant à elle

2
I V
i V S
c m
seff seff s
= =
d'où le facteur de puissance au secondaire du transformateur

t
= = =
2 2
i V
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
(f
s
~ 0,90)

Le facteur de puissance est meilleur que celui du P2. En outre, ce montage de conception
simple ne nécessite aucun dispositif particulier (transformateur à point milieu, par exemple). Ceci
explique sa large utilisation.

3) Montages redresseurs monophasés à thyristors
3.1- Montages à commutation parallèle (Montage P2 à thyristors)
3.1.1- Schéma de principe
Le montage redresseur P2 à thyristors est constitué de deux thyristors connectés en sorties d'un
transformateur à point milieu:
Electronique de puissance
2005 / 2006
31
3.1.2- Etude du fonctionnement
A partir du réseau monophasé (V
p
) on obtient par l'intermédiaire du transformateur à point
milieu deux tensions sinusoïdales V
1
et V
2
de même amplitude et déphasées entre elles de t:
V
1
(t) = V
m
sin et
V
2
(t) = V
m
sin et = V
m
sin (et + t) = -V
m
sin et
Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de o, c'est à dire que des impulsions de
déblocage sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles

pour th
1
et = o + 2kt
pour th
2
et = (o + t ) + 2kt
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles Thyristors passants Tensions aux bornes des thyristors bloqués Tension redressée
o s et < 2t + o th
1
V
th2
= V
2
- V
1
+ V
th1
~ V
2
- V
1
U
c
= V
1
- V
th1
~ V
1
t + o s et < 2t + o th
2
V
th1
= V
1
- V
2
+ V
th2
~ V
1
- V
2
U
c
= V
2
- V
th2
~ V
2
La tension redressée a donc l'allure suivante:
Pour o s t/2

Pour o > t/2

3.1.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

[ ] o
t
= e ÷
t
= e e
t
= =
o + t
o
o + t
o
} }
cos
V 2
t cos
V
) t ( d ) t sin( V
1
dt ) t ( U
T
1
U
m m
m
T
c cmoy

Electronique de puissance
2005 / 2006
32
Il apparaît que la valeur moyenne de la tension redressée varie de -2V
m
/t à 2V
m
/t lorsque o
varie de t à 0. Au-delà de o = t, l'ordre de déclenchement parvient sur la gâchette des thyristors alors
que ceux ci sont polarisés négativement de telle sorte qu'ils restent bloqués.

Deux cas sont à considérer:

- o s t/2, la valeur moyenne de la tension redressée est positive, il en est donc de même pour la
puissance active fournie par le réseau au récepteur (P = U
cmoy
I
c
); le transfert de puissance se fait du coté
alternatif vers le coté continu, le système fonctionne en redresseur.
÷ o > t/2, la valeur moyenne de la tension redressée est négative ainsi donc que la puissance
active; le transfert de puissance se fait du coté continu vers le coté alternatif, le système fonctionne en
onduleur ou redresseur inversé. Le réseau continu néanmoins à imposer la fréquence et à fournir de la
puissance réactive, d'où la précision ajoutée dans la dénomination d'onduleur non-autonome.
- Facteur d'ondulation
On peut se limiter au fonctionnement en redresseur (o < t/2), en excluant le cas o = t/2, qui
conduit à une indétermination de K
0
(U
cmoy
= 0). Cette valeur particulière de o correspond à une
puissance active échangée nulle.

Dans l'intervalle o s et < t + o, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
1
= V
m
sin et
La dérivée
0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
et = t/2 + kt avec k entier.

Dans le cas 0 s o < t/2, seule la valeur et = t/2 appartient à l'intervalle considéré, la valeur maximale
de tension étant alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2) ~ V
1
(et = t/2) = V
m
La valeur minimale U
cmin
est toujours obtenue à un angle de commutation (et = kt + o) pour
lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas dérivable. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe
U
c
(t).
U
cmin
= U
c
(et + t) = V
m
sin (et + t) = -V
m
sin o
On en déduit le facteur d'ondulation

o
o + t
=
÷
=
cos
) sin 1 (
4 U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
- Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués
Lorsqu'il est bloqué, la tension aux bornes du thyristor th
i
est

V
thi
= V
thj
- V
j
+ V
i
~ V
i
- V
j
i = 1, 2 j = 2, 1

o s et < t + o V
th2
~ V
2
- V
1
= -2V
m
sin et
t + o s et < 2t + o V
th1
~ V
1
- V
2
= 2V
m
sin et
Electronique de puissance
2005 / 2006
33
Si on considère le premier intervalle, la tension aux bornes du thyristor bloqué th
2
a l'allure suivante:
Pour o > t/2

Pour o < t/2

Les tensions maximales aux bornes des thyristors sont obtenues en déterminant les valeurs de et qui
annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Pour V
th2
,
0 t cos V 2
t d
dV
m
2 th
= e ÷ =
e
et = t/2 + kt avec k entier

Le thyristor th
2
est bloqué sur l'intervalle [o , t + o[. L'angle o pouvant varier de 0 à t, les 2
premières racines, à savoir t/2 et 3t/2, peuvent être atteintes durant l'intervalle de blocage de th
2
. Elles
correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor de -2V
m
et 2V
m
.
o s t/2 V
thmax
= V
th2
(et = t/2) = -2V
m
o > t/2 V
thmax
= V
th2
(et = 3t/2) = 2V
m
V
thmax
= ± 2V
m
On obtiendrait, par un calcul similaire, les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes du
thyristor Th
1
.
3.1.4- Etude des courants
- Courants dans les thyristors
Le courant de sortie étant considéré comme constant et les thyristors parfaits, on déduit de
l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces derniers:

Electronique de puissance
2005 / 2006
34

i
1
et i
2
sont respectivement les courants dans les thyristors th
1
et th
2
.
On en tire i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Dans le cas du montage P2 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du
transformateur est le même que celui circulant dans le thyristor de même indice, les valeurs moyenne et
efficace seront donc les mêmes que dans les thyristors.

Les thyristors étant supposés parfaits, ils ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est quant à elle en tenant compte des deux enroulements

S
s
= 2V
seff
i
eff
= V
m
I
c
d'où le facteur de puissance au secondaire du transformateur

o
t
= = = cos
2
i V 2
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
Le passage du secondaire au primaire du transformateur d'alimentation est traité globalement
pour tous les montages redresseurs monophasés.

3.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à thyristors)
3.2.1- Schéma de principe
Le montage redresseur PD2 à thyristors est constitué de quatre thyristors connectés deux par
deux en inverse:
Electronique de puissance
2005 / 2006
35

Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement, mais il
sera en général présent pour modifier la tension à l'entrée du montage.

3.2.2- Etude du fonctionnement
Prenons comme expression de la tension au secondaire du transformateur:

V
s
(t) = V
m
sin et
Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de o, c'est à dire que des impulsions de déblocage
sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles

pour th
1
et th'
2
et = o + 2kt
pour th
2
et th'
1
et = (o + t) + 2kt
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles
Thyristors
passants
Tensions aux bornes des thyristors
bloqués
Tension redressée
o s et < t + o th
1
, th'
2
V
th2
= - V
s
+ V
th1
~ -V
s
V
th'1
= - V
s
+ V
th'2
~ -V
s
U
c
= V
s
- V
th1
- V
th'2
~ V
s
t + o s et < 2t +
o
th
2
, th'
1
V
th1
= V
s
+ V
th2
~ V
s
V
th'2
= V
s
+ V
th'1
~ V
s
U
c
= - V
s
- V
th'1
- V
th2
~ -
V
s
La forme d'onde de la tension redressée est donc:
Pour o s t/2
Electronique de puissance
2005 / 2006
36
Pour o > t/2

V
1
= V
s
(t) et V
2
= -V
s
(t)

3.2.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

[ ] o
t
= e ÷
t
= e e
t
= =
o + t
o
o + t
o
} }
cos
V 2
t cos
V
) t ( d ) t sin( V
1
dt ) t ( U
T
1
U
m m
m
T
c cmoy

Il apparaît que la valeur moyenne de la tension redressée varie de -2V
m
/t à 2V
m
/t lorsque o
varie de t à 0. Au-delà de o = t, l'ordre de déclenchement parvient sur la gâchette des thyristors alors
que ceux ci sont polarisés négativement de telle sorte qu'ils restent bloqués.

Deux cas sont à considérer:

÷ o s t/2, la valeur moyenne de la tension redressée est positive, il en est donc de même pour
la puissance active fournie par le réseau au récepteur (P = U
cmoy
I
c
); le transfert de puissance se fait du
coté alternatif vers le coté continu, le système fonctionne en redresseur.
÷ o > t/2, la valeur moyenne de la tension redressée est négative ainsi donc que la puissance
active; le transfert de puissance se fait du coté continu vers le coté alternatif, le système fonctionne en
onduleur ou redresseur inversé. Le réseau continu néanmoins à imposer la fréquence et à fournir de la
puissance réactive, d'où la précision parfois ajoutée dans la dénomination d'onduleur non-autonome.
- Le facteur d'ondulation
Dans l'étude, on peut se limiter au fonctionnement en redresseur (o < t/2), en excluant le cas o
= t/2, qui conduit à une indétermination de K
0
(U
cmoy
= 0). Cette valeur particulière de o correspond à
une puissance active échangée nulle.

Dans l'intervalle o s et < t + o, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
s
= V
m
sin et
La dérivée
0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
et = t/2 + kt avec k entier.

Dans le cas 0 s o < t/2, seule la valeur et = t/2 appartient à l'intervalle considéré, la valeur maximale
de tension est alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2) ~ V
1
(et = t/2) = V
m
La valeur minimale U
cmin
est toujours obtenue à un angle de commutation (et = kt + o) pour
lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
Electronique de puissance
2005 / 2006
37
n'est pas dérivable. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe
U
c
(t).
U
cmin
= U
c
(et + t) = V
m
sin (et + t) = -V
m
sin o
On en déduit le facteur d'ondulation

o
o + t
=
÷
=
cos
) sin 1 (
4 U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
- Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués
On peut par exemple considérer le premier intervalle:

o s et < t + o
V
th2
= - V
s
+ V
th1
~ -V
s
V
th'1
= - V
s
+ V
th'2
~ -V
s
Les tensions maximales aux bornes des thyristors sont obtenues en déterminant les valeurs de et qui
annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour V
th2
.
0 t cos V
t d
dV
m
2 th
= e ÷ =
e
et = t/2 + kt avec k entier

Le thyristor th
2
est bloqué sur l'intervalle [o , t + o[. L'angle o pouvant varier de 0 à t, les 2
premières racines, à savoir t/2 et 3t/2, peuvent être atteintes durant l'intervalle de blocage de th
2
. Elles
correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor de -V
m
et V
m
. Donc

pour o s t/2 V
thmax
= V
th2
(et = t/2) = -V
m
pour o > t/2 V
thmax
= V
th2
(et = 3t/2) = V
m
V
thmax
= ± V
m
Un calcul identique, donnerait les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes des autres thyristors.

3.2.4- Etude des courants
- Courants dans les thyristors
Le courant de sortie étant considéré comme constant et les thyristors parfaits, on déduit de
l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces derniers:

i
1
, i
2
, i'
1
, i'
2
sont respectivement les courants dans les thyristors th
1
, th
2
, th'
1
, th'
2
.
On en tire i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

Electronique de puissance
2005 / 2006
38
i
max
= I
c
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
- Courant et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Avec l'orientation choisie sur le schéma, le courant au secondaire du transformateur s'exprime
par:
i
s
= i
1
- i'
1
(ou i
s
= i'
2
- i
2
)
On en déduit la forme d'onde du courant dans le secondaire:

ainsi que les valeurs moyenne et efficace du courant au secondaire:

i
smoy
= 0 i
seff
= I
c
Les thyristors étant supposés parfaits, ils ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est quant à elle

2
I V
i V S
c m
seff seff s
= =
d'où
o ~ o
t
= = cos 90 , 0 cos
2 2
S
P
f
s
s
Electronique de puissance
2005 / 2006
39
4) Montages redresseurs monophasés mixtes
4.1- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 mixte)
4.1.1- Schéma de principe
Le montage redresseur PD2 mixte de deux thyristors et de deux diodes connectés comme sur le schéma
suivant:

Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement, mais il sera en
général présent pour modifier la tension à l'entrée du montage.

4.1.2- Etude du fonctionnement
Prenons comme expression de la tension au secondaire du transformateur:

V
s
(t) = V
m
sin et
Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de o, c'est à dire que des impulsions de déblocage
sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles

pour th
1
et = o + 2kt
pour th
2
et = (o + t) + 2kt
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles Eléments passants Tensions aux bornes des éléments bloqués Tension redressée
o s et < t th
1
, D
2
V
th2
= - V
s
+ V
th1
~ -V
s
V
D1
= - V
s
+ V
D2
~ -V
s
U
c
= V
s
- V
th1
- V
D2
~ V
s
t s et < t + o th
1
, D
1
V
th2
= - V
s
+ V
th1
~ -V
s
V
D2
= V
s
+ V
D1
~ V
s
U
c
= - V
th1
- V
D1
~ 0
t + o s et < 2t th
2
, D
1
V
th1
= V
s
+ V
th2
~ V
s
V
D2
= V
s
+ V
D1
~ V
s
U
c
= - V
s
- V
th2
- V
D1
~ -V
s
2t s et < 2t + o th
2
, D
2
V
th1
= V
s
+ V
th2
~ V
s
V
D1
= - V
s
+ V
D2
~ -V
s
U
c
= - V
th2
- V
D2
~ 0
La forme d'onde de la tension redressée est donc:

Electronique de puissance
2005 / 2006
40
Pour o s t/2

Pour o > t/2

4.1.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

[ ] ) cos 1 (
V
t cos
V
) t ( d ) t sin( V
1
dt ) t ( U
T
1
U
m m
m
T
c cmoy
o +
t
= e ÷
t
= e e
t
= =
t
o
t
o
} }
La valeur moyenne de la tension redressée varie de 0 à 2V
m
/t lorsque o varie de t à 0. On a un
réglage possible de la valeur moyenne de la tension de sortie, mais, contrairement au cas du PD2 à
thyristors, le fonctionnement en onduleur non-autonome n'est pas possible. Au-delà de o = t, l'ordre de
déclenchement parvient sur la gâchette des thyristors alors que ceux ci sont polarisés négativement de
telle sorte qu'ils restent bloqués.

- Le facteur d'ondulation
Dans l'intervalle o s et < t + o, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
s
= V
m
sin et
La dérivée est
0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
et = t/2 + kt avec k entier.

Dans le cas o s t/2, seule la valeur et = t/2 appartient à l'intervalle considéré, la valeur maximale de
tension étant alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2) ~ V
1
(et = t/2) = V
m
Pour t > o > t/2, la valeur et = t/2 n'appartient pas à l'intervalle, on doit donc prendre celle
correspondant à et = o, pour laquelle, comme le montre la courbe de la tension redressée, U
c
(t) est
maximale.
Electronique de puissance
2005 / 2006
41
La valeur minimale U
cmin
est toujours, en ce qui concerne de montage, toujours nulle comme en
témoignent les courbes de la tension redressée U
c
(t).

U
cmin
= 0

On ne déduit le facteur d'ondulation
cmoy
min c max c
0
U 2
U U
K
÷
=
- o s t/2:
) cos 1 ( 2
K
0
o +
t
=
- t > o > t/2:
) cos 1 (
sin
2
K
0
o +
o t
=
- Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués
Si on considère l'intervalle [o, t + o[, la tension aux bornes de th
2
est:

V
th2
= - V
s
+ V
th1
~ -V
s
Les tensions maximales aux bornes des thyristors sont obtenues en déterminant les valeurs de
et qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Pour V
th2
.
0 t cos V
t d
dV
m
2 th
= e ÷ =
e
et = t/2 + kt avec k entier

L'angle o pouvant varier de 0 à t, les 2 premières racines, à savoir t/2 et 3t/2, peuvent être
atteintes durant l'intervalle de blocage de th
2
. Elles correspondent respectivement à des tensions aux
bornes du thyristor de -V
m
et V
m
.
o s t/2 V
thmax
= V
th2
(et = t/2 ) = -V
m
o > t/2 V
thmax
= V
th2
(et = 3t/2 ) = + V
m
V
thmax
= ± V
m
Pour ce qui est des diodes, on peut par exemple considérer l'intervalle [0, t[ durant lequel la
diode D
1
est bloquée, avec à ses bornes la tension

V
D1
= - V
s
+ V
D2
~ -V
s
La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les
valeurs de et qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes, soit.

0 t cos V
t d
dV
m
1 D
= e ÷ =
e
et = t/2 + kt avec k entier

Seule la première racine t/2 appartient à l'intervalle dans lequel D
1
est bloquée. Elle correspond à une
tension maximale de

V
Dmax
= V
D1
(et = t/2) = -V
m
Les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes des autres diodes et thyristors seraient obtenues
par un calcul identique
.
Electronique de puissance
2005 / 2006
42
4.1.4- Etude des courants
- Courants dans les diodes et les thyristors
Le courant de sortie étant considéré comme constant, les diodes et thyristors parfaits, on déduit
de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ceux ci:

i
1
, i
2
, i'
1
, i'
2
sont respectivement les courants dans les thyristors th
1
, th
2
, et les diodes D
1
, D
2.

On en tire i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
2
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
- Courant et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Avec l'orientation choisie sur le schéma, le courant au secondaire est:

i
s
= i
1
- i'
1
(ou i
s
= i'
2
- i
2
)
On en déduit la forme d'onde du courant dans le secondaire:

ainsi que les valeurs moyenne et efficace du courant au secondaire:

i
smoy
= 0
t
o
÷ = =
}
1 I dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
s seff

Les diodes et les thyristors étant supposés parfaits, ils ne dissipent pas de puissance. Par
conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la
charge, soit
Electronique de puissance
2005 / 2006
43
c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est quant à elle

t
o
÷ = = 1 I
2
V
i V S
c
m
seff seff s
d'où
t o ÷
o +
t
= = =
/ 1
) cos 1 ( 2
i V
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
5) Passage au primaire
5.1- Introduction
Il n'est pas possible d'établir de relations générales permettant de déterminer le courant et le
facteur de puissance au primaire du transformateur d'alimentation en fonction des valeurs au secondaire.
Chaque cas doit faire l'objet d'une étude particulière à partir de l'équation aux Ampère-tours, issue du
théorème d'Ampère appliqué au circuit magnétique du transformateur.

5.2- Relations générales
5.2.1- Equilibre des tensions
Un transformateur monophasé est constitué d'une armature de tôles empilées entourées par
deux bobines:

- une bobine primaire de n
1
spires parcourues par un courant alternatif i
1
- une bobine secondaire de n
2
spires parcourues par un courant alternatif i
2
Le courant i
1
génère dans la bobine primaire un flux magnétique variable. Si on considère un
transformateur parfait, la totalité du flux | est canalisé à travers le ou les enroulements secondaires.
Avec les notations adoptées sur le schéma on a:

dt
d
n U
1 1
|
=
dt
d
n U
2 2
|
÷ =
où | désigne le flux magnétique et en valeurs efficaces.

n
1
U
2
= n
2
U
1
5.2.2- Equilibre des courants
Sous sa forme locale le théorème d'Ampère s'exprime par:

Rot H = J
Electronique de puissance
2005 / 2006
44
H et J sont respectivement les vecteurs champ magnétique et densité de courant. Sous sa forme
intégrale, il devient

I
S S C
= = =
}} }} }
ds J. ds H. rot dl H.
S est une surface quelconque s'appuyant sur le contour fermé C, et I la somme algébrique des courants
traversant S.

Dans le cas d'un circuit magnétique fermé de section S constante, constitué d'un matériau de
perméabilité Z constante, coupant n spires parcourues par un même courant I on peut écrire:

nI HL
C
= =
}
dl H. HS
S S
µ = µ = = |
}} }}
ds H. ds B.
L étant la longueur moyenne du circuit. On en déduit la relation

nI = R| avec R = L/ZS la reluctance du circuit magnétique

L'application à un transformateur monophasé parfait (Z = ·) conduit à l'équation d'équilibre des
Ampère-tours.

nI = R| ~ 0
Dans certains montages redresseurs, les courants, et donc les Ampères tours (AT), dans les
secondaires sont de valeur moyenne non nulle. Les AT au secondaires ne peuvent alors pas être
compensés ceux du primaire parcourus par un courant alternatif de valeur moyenne nulle. Cette
composante continue non compensée sature le circuit magnétique mais ne participe pas au transfert de
puissance. On peut la négliger et équilibrer la relation aux Ampère-tours sur la partie alternative des
courants.

5.2.3- Puissances au primaire
Le transformateur monophasé d'alimentation étant supposé parfait, il ne dissipe pas de
puissance. La puissance active au primaire est donc identique à la puissance active au secondaire et à
celle reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( u
T
I
dt I ) t ( u
T
1
P = = =
} }
Le transformateur monophasé n'ayant qu'un seul enroulement primaire, la puissance apparente
au primaire est par définition

S
p
= V
p
i
peff

où V
p
et i
peff
sont respectivement les valeurs efficaces de la tension et du courant au primaire.

5.3- Application aux montages P2
Dans le cas des montages à commutation parallèle simple P2, le courant dans chaque
enroulement secondaire est égal à I
c
pendant une demi-période et nul durant la seconde demi-période.
La valeur moyenne du courant dans un secondaire est

i
moy
= I
c
/ 2
Electronique de puissance
2005 / 2006
45

En appelant n
1
et n
2
les nombres de spires respectivement dans le bobinage primaire et les
bobinages secondaires du transformateur, et en choisissant le sens de parcours indiqué sur le schéma,
l'équation aux Ampère-tours s'écrit,

) i i ( n )
2
I
i ( n )
2
I
i ( n i n
2 1 2
c
2 2
c
1 2 p 1
÷ = ÷ ÷ ÷ =
5.3.1- Montage P2 à diodes
- Courants au primaire
On a obtenu dans les secondaires, pour le P2 à diodes, les formes d'ondes de courants suivantes
d'après la relation ci-dessus on a donc le courant au primaire suivant

On en déduit la valeur efficace du courant au primaire,

c
1
2
T
2
p peff
I
n
n
dt ) t ( i
T
1
i = =
}
- Facteur de puissance au primaire
La puissance apparente au primaire est

S
p
= V
p
i
peff

où V
p
est la valeur efficace de la tension au primaire. Soit, en utilisant la relation d'équilibre des
tensions du transformateur:

Electronique de puissance
2005 / 2006
46
n
1
V
seff
= n
2
V
p
(V
seff
: valeur efficace de tension au secondaire)

2
I V
S
c m
p
=
On en déduit le facteur de puissance au primaire

90 , 0
2 2
I V
I U
2
S
P
f
c m
c cmoy
p
p
~
t
= = =
Le primaire est donc dimensionné pour une puissance apparente inférieure à celle du secondaire.

5.3.2- Montage P2 à thyristors
- Courants au primaire
On a obtenu dans les secondaires, pour le P2 à thyristors, les formes d'ondes de courants
suivantes:

En utilisant la relation précédente entre le courant au primaire et les courants dans les secondaires,

n
1
i
p
= n
2
(i
1
- i
2
)
La valeur efficace du courant au primaire est donc la même que le montage P2 à diodes

c
1
2
T
2
p peff
I
n
n
dt ) t ( i
T
1
i = =
}
- Facteur de puissance au primaire
La puissance apparente au primaire est

S
p
= V
p
i
peff

où V
p
est la valeur efficace de la tension au primaire. Soit, en utilisant la relation d'équilibre des
tensions du transformateur

Electronique de puissance
2005 / 2006
47
n
1
V
seff
= n
2
V
p
( V
seff
: valeur efficace de tension au secondaire )

2
I V
S
c m
p
=
P = U
cmoy
I
c
= I
c
U
cmoy
(o = 0) cos o
Le facteur de puissance est donc

f
p
= f
p
(o = 0) cos o
o ~ o
t
= = cos 90 , 0 cos
2 2
S
P
f
p
p
5.4- Application aux montages PD2
Dans le cas des montages à commutation parallèle double PD2, le courant dans le secondaire
du transformateur est égal à I
c
pendant une demi-période et égal à -I
c
pendant la seconde demi-période.
Sa valeur moyenne est par conséquent nulle.
i
smoy
= 0

En appelant n
1
et n
2
les nombres de spires respectivement dans le bobinage primaire et le
bobinage secondaire du transformateur, et en choisissant le sens de parcours indiqué sur le schéma,
l'équation aux Ampère-tours s'écrit:

n
1
i
p
= n
2
i
s
On peut alors appliquer cette relation aux montages redresseurs PD2 à diodes et PD2 à thyristors et PD2
mixte.

5.4.1- Montage PD2 à diodes
- Courants au primaire
On a obtenu au secondaire, pour le PD2 à diodes, la forme d'onde de courant suivante:

Electronique de puissance
2005 / 2006
48
d'après la relation ci-dessus on a donc le courant au primaire suivant

On en déduit la valeur efficace du courant au primaire,

i
peff
= (n
2
/ n
1
) I
c
- Facteur de puissance au primaire
La puissance apparente au primaire est

S
p
= V
p
i
peff

où V
p
est la valeur efficace de la tension au primaire. Soit, en utilisant la relation d'équilibre des
tensions du transformateur

n
1
V
seff
= n
2
V
p
(V
seff
: valeur efficace de tension au secondaire)

2
I V
S
c m
p
=
On en déduit le facteur de puissance au primaire

90 , 0
2 2
S
P
f
p
p
~
t
= =
5.4.2- Montage PD2 à thyristors
- Courants au primaire
On a obtenu au secondaire, pour le PD2 à thyristors, la forme d'onde de courant suivante:

En utilisant la relation précédente entre les courants au primaire et au secondaire,

n
1
i
p
= n
2
i
s
Electronique de puissance
2005 / 2006
49
La valeur efficace du courant au primaire est donc la même que le montage PD2 à diodes

c
1
2
T
2
p peff
I
n
n
dt ) t ( i
T
1
i = =
}
- Facteur de puissance au primaire
La puissance apparente au primaire est

S
p
= V
p
i
peff

où V
p
est la valeur efficace de la tension au primaire. Soit, en utilisant la relation d'équilibre des
tensions du transformateur:

n
1
V
seff
= n
2
V
p
(V
seff
: valeur efficace de tension au secondaire)

2
I V
S
c m
p
=
P = U
cmoy
I
c
= I
c
U
cmoy
(o = 0 ) cos o
Le facteur de puissance est donc

f
p
= f
p
(o = 0 ) cos o
o ~ o
t
= = cos 90 , 0 cos
2 2
S
P
f
p
p
5.4.1- Montage PD2 mixte
- Courants au primaire
On a obtenu au secondaire, pour le PD2 mixte, la forme d'onde de courant suivante:

En utilisant la relation précédente entre les courants au primaire et au secondaire,

n
1
i
p
= n
2
i
s
La valeur efficace du courant au primaire est donc:

Electronique de puissance
2005 / 2006
50
- Facteur de puissance au primaire
La puissance apparente au primaire s'exprime par

S
p
= V
p
i
peff

où V
p
est la valeur efficace de la tension au primaire. Soit, en utilisant la relation d'équilibre des
tensions du transformateur

n
1
V
seff
= n
2
V
p
(V
seff
: valeur efficace de tension au secondaire)

t
o
÷ = = 1 I
2
V
i V S
c
m
peff p p
P = U
cmoy
I
c
= I
c
U
cmoy
(o = 0 ) ( 1 + cos o ) / 2
Le facteur de puissance est donc

t
o
÷
o +
t
=
1
) cos 1 ( 2
f
p
Electronique de puissance
2005 / 2006
51
II. MONTAGES REDRESSEURS TRIPHASES
1) Introduction
Le problème des montages redresseurs en triphasé est similaire à celui posé en monophasé. Il
s'agit de réaliser, à partir d'un montage électronique, la transformation alternatif-continu, mais cette fois
à partir d'un réseau triphasé. La transformation trouve son importance dans la possibilité qu'elle offre
d'alimenter, à partir du même réseau de distribution électrique triphasé, à la fois des machines à courant
continu et des machines à courant alternatif de puissances plus élevées qu'en monophasé. Le principe de
fonctionnement consiste en une modification périodique du circuit électrique entre les connections
d'entrée (réseau) et de sortie (récepteur) du dispositif redresseur, de façon à recueillir en sortie des
tensions et des courants d'ondulations suffisamment faibles pour être négligées.

Pour l'étude on distinguera les montages redresseurs à diodes, à thyristors et mixtes qu'on peut
classer en trois catégories, en fonction de leur mode de commutation:

- les montages à commutation parallèle simple, notés Pi, i étant le nombre de phases redressées.
En exemple, les montages P3 à diodes et P3 à thyristors;

- les montages à commutation parallèle double, ou pont de Graëtz, notés PDi, i étant le nombre
de phases redressées. En exemple, les montages PD3 à diodes, PD3 à thyristors et PD3 mixtes ;

- les montages à commutation série, notés Si, i étant le nombre de phases redressées. En
exemple, les montages S3 à diodes, S3 à thyristors et S3 mixtes.

Lors des études de montages redresseurs triphasés nous considèrerons que le courant de sortie
du montage est suffisamment peu ondulé pour être assimilé à un courant continu I
c
. De même, les
éléments électroniques constituant les montages, diodes et thyristors, seront dans un premier temps
considérés comme des interrupteurs parfaits. En particulier on négligera la chute de tension à leurs
bornes lorsqu'ils sont passants, et on supposera que les courants qui les traversent peuvent varier
instantanément lors des commutations.

2) Montages redresseurs triphasés à diodes
2.1- Montages à commutation parallèle (Montage P3 à diodes)
2.1.1- Schéma de principe
Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes, connectées chacune à une
phase du secondaire d'un transformateur triphasé, dont les enroulements secondaires sont groupés en
étoile.

Electronique de puissance
2005 / 2006
52
Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement, mais il
sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage. Les enroulements
primaires ne sont pas représentés sur le schéma.

2.1.2- Etude du fonctionnement
A partir du réseau triphasé, on obtient au secondaire du transformateur un système triphasé
équilibré de tensions (V
s1
, V
s2
, V
s3
), qu'on notera

V
s1
(t) = V
m
sin et V
s2
(t) = V
m
sin (et - 2t /3) V
s3
(t) = V
m
sin (et - 4t /3)

Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles Diode passante Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée
t/6 s et < 5t/6 D
1
V
D2
= V
D1
- V
s1
+ V
s2
~ V
s2
- V
s1
V
D3
= V
D1
- V
s1
+ V
s3
~ V
s3
- V
s1

U
c
= V
s1
- V
D1
~ V
s1
5t/6 s et < 3t/2 D
2
V
D1
= V
D2
- V
s2
+ V
s1
~ V
s1
- V
s2
V
D3
= V
D2
- V
s2
+ V
s3
~ V
s3
- V
s2
U
c
= V
s2
- V
D2
~ V
s2
3t/2 s et < 13t/6 D
3
V
D1
= V
D3
- V
s3
+ V
s1
~ V
s1
- V
s3
V
D2
= V
D3
- V
s3
+ V
s2
~ V
s2
- V
s3

U
c
= V
s3
- V
D2
~ V
s3
Les trois diodes forment un redresseur plus positif, qui laisse passer à tout instant la plus positive des
tensions, soit

2.1.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

t
=
e e
t
= =
} }
t
t
2
V 3 3
) t ( d ) t sin( V
2
3
dt ) t ( U
T
1
U
m
T
6 / 5
6 /
m c cmoy

- Facteur d'ondulation
Dans l'intervalle t/6 s et < 5t/6, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
s1
= V
m
sin et
Electronique de puissance
2005 / 2006
53
La dérivée

0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
et = t/2 + kt avec k entier.

Seule la valeur et = t/2 appartient à l'intervalle considéré, la valeur maximale de tension étant alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2) ~ V
s1
(et = t/2) = V
m
La valeur minimale U
cmin
est, quant à elle, toujours obtenue à un angle de commutation pour
lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas dérivable. Elle doit se déduire de la courbe de U
c
.
U
cmin
= U
c
(et = t/6) = V
m
sin (t/6) = V
m
/2

D'où le facteur d'ondulation

3 6
U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
t
=
÷
= (K
0
~ 0,30)

- Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées
Lorsque la diode D
i
(i = 1, 2, 3) est passante, la tension aux bornes de D
j
bloquée (j = 1, 2, 3)
est
V
Dj
= V
Di
- V
si
+ V
sj
~ V
sj
- V
si
i = 1, 2, 3 et j = 1, 2, 3

Si on considère, par exemple, la diode D
2
, la tension à ses bornes a l'allure suivante:

Dans l'intervalle t/6 s et < 5t/6

V
D2
~ V
s2
– V
s1
= Vm [sin et - sin (et - 2t /3)]

0 ] t cos )
3
2
t [cos( V
t d
V V ( d
t d
dV
m
) 1 s 2 s
2 D
= e ÷
t
÷ e =
e
÷
~
e
et = t/3 + kt avec k entier

Seule la racine (et = t/3) appartient à l'intervalle considéré. Elle correspond à la tension maximale

m 2 D max D
V 3 ) 3 / t ( V V ÷ = t = e =
On obtiendrait par un calcul similaire, la même valeur maximale de tension aux bornes des autres
diodes.

Electronique de puissance
2005 / 2006
54
2.1.4- Etude des courants
- Courant dans les diodes
Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur I
c
, et les diodes parfaites, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:

i
1
, i
2
, i
3
sont respectivement les courants dans les diodes D
1
, D
2
, D
3
.
D'où les expressions de i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2, 3)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Dans le cas du montage P3 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du
transformateur est le même que celui circulant dans la diode de même indice, les valeurs moyenne et
efficace seront donc les mêmes que dans les diodes.

Les diodes étant supposées parfaites, elles ne dissipent pas de puissance. Par conséquent, la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est, en tenant compte des trois enroulements,

c m
c m
seff eff s
I V
2
3
3
I
2
V
3 i V 3 S = = =
d'où

2
3
i qV
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
t
= = = (f
s
= 0,675)

Ce faible facteur de puissance, qui rend à puissance active égale la réalisation du secondaire
plus coûteuse, constitue une limitation à l'emploi des montages à commutation parallèle simple.

Electronique de puissance
2005 / 2006
55
2.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD3 à diodes)
2.2.1- Schéma de principe
Le montage redresseur PD3 à diodes est constitué de six diodes, connectées deux par deux en
inverse, à chacune des phases du secondaire d'un transformateur triphasé, dont les enroulements
secondaires sont groupés en étoile.

Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement, mais il
sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage. Les enroulements
primaires ne sont pas représentés sur le schéma.

2.2.2- Etude du fonctionnement
A partir du réseau triphasé, on obtient au secondaire du transformateur un système triphasé
équilibré de tensions ( V
s1
, V
s2
, V
s3
), qu'on notera

V
s1
(t) = V
m
sin et V
s2
(t) = V
m
sin (et - 2t/3) V
s3
(t) = V
m
sin (et - 4t/3)

Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles Diodes passantes Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée
t/6 s et < t/2 D
1
, D'
2
V
D2
= V
D1
- V
s1
+ V
s2
~ V
s2
- V
s1
V
D3
= V
D1
- V
s1
+ V
s3
~ V
s3
- V
s1
V
D'1
= - V
s1
+ V
s2
+ V
D'2
~ V
s2
- V
s1
V
D'3
= - V
s3
+ V
s2
+ V
D'2
~ V
s2
- V
s3

U
c
= - V
D'2
- V
s2
+ V
s1
- V
D1
~ V
s1
- V
s2

t/2 s et < 5t/6 D
1
, D'
3
V
D2
= V
D1
- V
s1
+ V
s2
~ V
s2
- V
s1
V
D3
= V
D1
- V
s1
+ V
s3
~ V
s3
- V
s1
V
D'1
= - V
s1
+ V
s3
+ V
D'3
~ V
s3
- V
s1

V
D'2
= - V
s2
+ V
s3
+ V
D'3
~ V
s3
- V
s2

U
c
= - V
D'3
- V
s3
+ V
s1
- V
D1
~ V
s1
- V
s3

5t/6 s et < 7t/6 D
2
, D'
3
V
D1
= V
D2
- V
s2
+ V
s1
~ V
s1
- V
s2
V
D3
= V
D2
- V
s2
+ V
s3
~ V
s3
- V
s2

V
D'1
= - V
s1
+ V
s3
+ V
D'3
~ V
s3
- V
s1
V
D'2
= - V
s2
+ V
s3
+ V
D'3
~ V
s3
- V
s2

U
c
= - V
D'3
- V
s3
+ V
s2
- V
D2
~ V
s2
- V
s3

Electronique de puissance
2005 / 2006
56
7t/6 s et < 3t/2 D
2
, D'
1
V
D1
= V
D2
- V
s2
+ V
s1
~ V
s1
- V
s2
V
D3
= V
D2
- V
s2
+ V
s3
~ V
s3
- V
s2

V
D'2
= - V
s2
+ V
s1
+ V
D'1
~ V
s1
- V
s2

V
D'3
= - V
s3
+ V
s1
+ V
D'1
~ V
s1
- V
s3
U
c
= - V
D'1
- V
s1
+ V
s2
- V
D2
~ V
s2
- V
s1

3t/2 s et < 11t/6 D
3
, D'
1
V
D1
= V
D3
- V
s3
+ V
s1
~ V
s1
- V
s3
V
D2
= V
D3
- V
s3
+ V
s2
~ V
s2
- V
s3
V
D'2
= - V
s2
+ V
s1
+ V
D'1
~ V
s1
- V
s2
V
D'3
= - V
s3
+ V
s1
+ V
D'1
~ V
s1
- V
s3

U
c
= - V
D'1
- V
s1
+ V
s3
- V
D3
~ V
s3
- V
s1

11t/6 s et < 13t/6 D
3
, D'
2
V
D1
= V
D3
- V
s3
+ V
s1
~ V
s1
- V
s3
V
D2
= V
D3
- V
s3
+ V
s2
~ V
s2
- V
s3
V
D'1
= - V
s1
+ V
s2
+ V
D'2
~ V
s2
- V
s1
V
D'3
= - V
s3
+ V
s2
+ V
D'2
~ V
s2
- V
s3
U
c
= - V
D'2
- V
s2
+ V
s3
- V
D3
~ V
s3
- V
s2

Les trois diodes D
1
, D
2
, D
3
forment un commutateur plus positif, qui laisse passer à tout instant
la plus positive des tensions, et les diodes D'
1
, D'
2
, D'
3
forment un commutateur plus négatif, qui laisse
passer la plus négative des tensions. La tension redressée est à tout instant la différence entre ces deux
tensions, soit

2.2.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

t
=
e t ÷ e ÷ e
t
= =
} }
t
t
m
T
2 /
6 /
m c cmoy
V 3 3
) t ( d )] 3 / 2 t sin( ) t [sin( V
3
dt ) t ( U
T
1
U
- Facteur d'ondulation
Dans l'intervalle t/6 s et < t/2, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
s1
- V
s2
= V
m
[sin et - sin (et - 2t/3)]

La dérivée

0 )]
3
2
t cos( t [cos V
t d
V V ( d
t d
dU
m
) 2 s 1 s
c
=
t
÷ e ÷ e =
e
÷
~
e
et = t /3 + kt avec k entier.

Seule la valeur et = t/3 appartient à l'intervalle considéré, la valeur maximale de tension étant alors de

Electronique de puissance
2005 / 2006
57
m 2 s 1 s c max c
V 3 ) 3 / t )( V V ( ) 3 / t ( U U = t = e ÷ ~ t = e =
La valeur minimale U
cmin
est, quant à elle, toujours obtenue à un angle de commutation pour
lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas dérivable. Elle doit se déduire de la courbe U
c
.
U
cmin
= U
c
(et = t/6) = (V
s1
- V
s2
)(et = t/6) = 3V
m
/2

On en déduit le facteur d'ondulation

)
2
3
1 (
6 U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
÷
t
=
÷
= (K
0
~ 0,07)

- Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées
D'après l'étude du fonctionnement, lorsque la diode D
i
(i = 1, 2, 3) est passante, la tension aux
bornes de D
j
bloquée (j = 1, 2, 3) est

V
Dj
= V
Di
- V
si
+ V
sj
~ V
sj
- V
si
i = 1, 2, 3 j = 1, 2, 3

De même, lorsque la diode D'
i
(i = 1, 2, 3) est passante, la tension aux bornes de D
'j
bloquée (j = 1, 2, 3)
est

V
Dj
= V
si
- V
sj
+ V
D'i
~ V
si
- V
sj
i = 1, 2, 3 j = 1, 2, 3

Si on considère, par exemple, la diode D
2
, la tension à ses bornes a l'allure suivante:

La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les
valeurs de et qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour V
D2
, dans
l'intervalle t/6 >s et < 5t/6

0 ] t cos )
3
2
t [cos( V
t d
V V ( d
t d
dV
m
) 1 s 2 s
2 D
= e ÷
t
÷ e =
e
÷
~
e
et = t/3 + kt avec k entier

Seule la racine (et = t/3) appartient à l'intervalle considéré. Elle correspond à la tension maximale

m 1 s 2 s 2 D max D
V 3 ) 3 / t )( V V ( ) 3 / t ( V U ÷ = t = e ÷ ~ t = e =
La même valeur maximale de tension aux bornes des autres diodes est obtenue par un calcul similaire.

Electronique de puissance
2005 / 2006
58
2.2.4- Etude des courants
- Courant dans les diodes
Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur I
c
, et les diodes parfaites, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:
i
1
, i
2
, i
3
sont respectivement les courants dans les diodes D
1
, D
2
, D
3
.
i'
1
, i'
2
, i'
3
sont respectivement les courants dans les diodes D'
1
, D'
2
, D'
3
.
D'où les expressions de i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2, 3)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Dans le cas du montage PD3, avec l'orientation suivante des courants dans le secondaire
d'indice i et les diodes D
i
et D'
i
on a i
si
= i
i
- i'
i
D'où les formes d'ondes des courants dans les secondaires du transformateur:
Electronique de puissance
2005 / 2006
59
et leurs valeurs moyenne et efficace

0 dt ) t ( i
T
1
i
T
s smoy
= =
}
3
2
I dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
s seff
= =
}
Les diodes étant supposées parfaites, elles ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est, en tenant compte des trois enroulements,

c m c
m
seff eff s
I V 3
3
2
I
2
V
3 i V 3 S = = =
d'où

t
= = =
3
i qV
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
(f
s
~ 0,955)

2.3- Montages à commutation série (Montage S3 à diodes)
2.3.1- Schéma de principe
Le montage redresseur S3 à diodes est constitué de six diodes, connectées deux par deux à
chacun des nœuds des enroulements secondaires, groupés en triangle, d'un transformateur.

Les enroulements primaires ne sont pas représentés sur le schéma.

2.3.2- Etude du fonctionnement
A partir du réseau triphasé, on obtient dans les enroulements secondaires du transformateur un
système triphasé équilibré de tensions ( V
s1
, V
s2
, V
s3
), qu'on notera

V
s1
(t) = V
m
sin et V
s2
(t) = V
m
sin (et - 2t/3) V
s3
(t) = V
m
sin (et - 4t/3)

Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Electronique de puissance
2005 / 2006
60
Intervalles Diodes passantes Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée
0 s et < t/3 D
1
, D'
2
V
D2
= V
D1
+ V
s2
~ V
s2
V
D3
= V
D1
- V
s1
~ - V
s1
V
D'1
= V
D'2
+ V
s2
~ V
s2
V
D'3
= V
D'2
- V
s3
~ - V
s3

U
c
= - V
D'2
- V
s2
- V
D1
~ - V
s2
t/3 s et < 2t/3 D
1
, D'
3
V
D2
= V
D1
+ V
s2
~ V
s2
V
D3
= V
D1
- V
s1
~ - V
s1
V
D'1
= V
D'3
- V
s1
~ - V
s1
V
D'2
= V
D'3
+ V
s3
~ V
s3
U
c
= - V
D'3
+ V
s1
- V
D1
~ V
s1
2t/3 s et < t D
2
, D'
3
V
D1
= V
D2
- V
s2
~ - V
s2
V
D3
= V
D2
+ V
s3
~ V
s3
V
D'1
= V
D'3
- V
s1
~ - V
s1
V
D'2
= V
D'3
+ V
s3
~ V
s3

U
c
= - V
D'3
- V
s3
- V
D2
~ - V
s3
t s et < 4t/3 D
2
, D'
1
V
D1
= V
D2
- V
s2
~ - V
s2
V
D3
= V
D2
+ V
s3
~ V
s3
V
D'2
= V
D'1
- V
s2
~ - V
s2
V
D'3
= V
D'1
+ V
s
~ V
s1
U
c
= - V
D'1
+ V
s2
- V
D2
~ V
s2
4t/3 s et < 5t/3 D
3
, D'
1
V
D1
= V
D3
+ V
s1
~ V
s1
V
D2
= V
D3
- V
s3
~ - V
s3
V
D'2
= V
D'1
- V
s2
~ - V
s2
V
D'3
= V
D'1
+ V
s1
~ V
s1

U
c
= - V
D'1
- V
s1
- V
D3
~ - V
s1
5t/3 s et < 2t D
3
, D'
2
V
D1
= V
D3
+ V
s1
~ V
s1
V
D2
= V
D3
- V
s3
~ - V
s3
V
D'1
= V
D'2
+ V
s2
~ V
s2
V
D'3
= V
D'2
- V
s3
~ - V
s3

U
c
= - V
D'2
+ V
s3
- V
D3
~ V
s3
On peut remarquer que, compte tenu de la propriété V
s1
+ V
s2
+ V
s3
= 0, la tension redressée est
à tout instant la somme des tensions V
si
positives, soit

2.3.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

t
=
e e
t
= =
} }
t
t
m
T
3 / 2
3 /
m c cmoy
V 3
) t ( d ) t sin( V
3
dt ) t ( U
T
1
U
Electronique de puissance
2005 / 2006
61
- Facteur d'ondulation
Dans l'intervalle t/3 s et < 2t/3, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
s1
= V
m
sin et
La dérivée

0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
et = t/2 + kt avec k entier.

Seule la valeur et = t/2 appartient à l'intervalle considéré, la valeur maximale de tension étant alors de

U
cmax
= U
c
(et = t/2) ~ V
s1
(et = t/2) = V
m
La valeur minimale U
cmin
est, quant à elle, toujours obtenue à un angle de commutation pour lequel
l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas
dérivable. Elle doit se déduire de la courbe de U
c
.
2
3 V
) 3 / t sin( V ) 3 / t ( U U
m
m c min c
=
t = e = t = e =
On en déduit le facteur d'ondulation

)
2
3
1 (
6 U 2
U U
K
cmoy
min c max c
0
÷
t
=
÷
= (K
0
~ 0,07)

- Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées
Si on considère, par exemple, la diode D
2
, la tension à ses bornes a l'allure suivante:

La tension maximale à supporter en inverse par les diodes est obtenue en déterminant les valeurs de et
qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour V
D2
, dans l'intervalle 0 s et <
2t/3

0 )
3
2
t cos( V
t d
dV
t d
dV
m
2 s 2 D
=
t
÷ e =
e
~
e
et = t/6 + kt avec k entier

Seule la racine (et = t/6) appartient à l'intervalle considéré. Elle correspond à la tension maximale

V
Dmax
= V
D2
(et = t/6) = -V
m
Electronique de puissance
2005 / 2006
62
On obtiendrait bien sûr, par un calcul similaire, la même valeur maximale de tension aux bornes des
autres diodes.

2.2.4- Etude des courants
- Courant dans les diodes
Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur I
c
, et les diodes parfaites, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:
i
1
, i
2
, i
3
sont respectivement les courants dans les diodes D
1
, D
2
, D
3
.
i'
1
, i'
2
, i'
3
sont respectivement les courants dans les diodes D'
1
, D'
2
, D'
3
.
D'où les expressions de i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2, 3)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
En raison de l'agencement en triangle des enroulements secondaires du transformateur, le
courant redressé I
c
se répartit en deux courants d'intensités I
c
/3 et 2I
c
/3. Par exemple, dans l'intervalle 0
s et < t/3,

i
s1
= i
s3
= I
c
/3 i
s2
= - 2I
c
/3

Electronique de puissance
2005 / 2006
63
Chaque enroulement est donc parcouru successivement par des courants ± Ic /3 et ± 2Ic /3, en
fonction des diodes qui sont passantes. On obtient, dans les secondaires, les formes d'ondes de courant
suivantes

On en déduit leurs valeurs moyenne et efficace

0 dt ) t ( i
T
1
i
T
s smoy
= =
}
c
T
2
s seff
I
3
2
dt ) t ( i
T
1
i = =
}
Les diodes étant supposées parfaites, elles ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est, en tenant compte des trois enroulements,

c m seff
m
seff eff s
I V i
2
V
3 i V 3 S = = =
d'où le facteur de puissance au secondaire

t
= = =
3
i qV
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s
(f
s
~ 0,07)

Electronique de puissance
2005 / 2006
64
3) Montages redresseurs triphasés à thyristors
3.1- Montages à commutation parallèle (Montage P3 à thyristors)
3.1.1- Schéma de principe
Le montage redresseur P3 à thyristors est constitué de trois thyristors, connectés chacun à une
phase du secondaire d'un transformateur triphasé, dont les enroulements secondaires sont groupés en
étoile.

Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement, mais il
sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage. Les enroulements
primaires ne sont pas représentés sur le schéma.

Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de o, c'est à dire que des impulsions de
déblocage sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles

pour th
1
et = (t/6 + o )+ 2kt
pour th
2
et = (5t/6 + o )+ 2kt
pour th
3
et = (3t/2 + o )+ 2kt
3.1.2- Etude du fonctionnement
A partir du réseau triphasé, on obtient au secondaire du transformateur un système triphasé
équilibré de tensions ( V
s1
, V
s2
, V
s3
), qu'on notera

V
s1
(t) = V
m
sin et V
s2
(t) = V
m
sin (et - 2t/3) V
s3
(t) = V
m
sin (et - 4t/3)

Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

Intervalles Thyristors passants Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée
t/6 + o s et < 5t/6 + o th
1
V
th2
= V
th1
- V
s1
+ V
s2
~ V
s2
- V
s1
V
th3
= V
th1
- V
s1
+ V
s3
~ V
s3
- V
s1

U
c
= V
s1
- V
th1
~ V
s1
5t/6 + o s et < 3t/2 + o th
2
V
th1
= V
th2
- V
s2
+ V
s1
~ V
s1
- V
s2

V
th3
= V
th2
- V
s2
+ V
s3
~ V
s3
- V
s2

U
c
= V
s2
- V
th2
~ V
s2
3t/2 + o s et < 13t/6 + o th
3
V
th1
= V
th3
- V
s3
+ V
s1
~ V
s1
- V
s3

V
th2
= V
th3
- V
s3
+ V
s2
~ V
s2
- V
s3

U
c
= V
s3
- V
th2
~ V
s3
Electronique de puissance
2005 / 2006
65
D'après le tableau ci-dessus, la forme d'onde de la tension redressée est
Pour o s t/2

Pour o > t/2

3.1.3- Etude des tensions
- Valeur moyenne de la tension redressée
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par:

o
t
=
e e
t
= =
} }
o + t
o + t
cos
2
V 3 3
) t ( d ) t sin( V
2
3
dt ) t ( U
T
1
U
m
T
6 / 5
6 /
m c cmoy

U
cmoy
= U
cmoy
(o = 0 ) cos o
Rappelons que le retard à l'amorçage o est compris dans l'intervalle [0, t[. Deux cas sont à considérer:

- o s t/2, la valeur moyenne de la tension redressée est positive, il en est donc de même pour la
puissance active fournie par le réseau au récepteur ( P = U
cmoy
I
c
); le transfert de puissance se fait du
coté alternatif vers le coté continu, le système fonctionne en redresseur.
- o > t/2, la valeur moyenne de la tension redressée est négative ainsi donc que la puissance
active; le transfert de puissance se fait du coté continu vers le coté alternatif, le système fonctionne en
onduleur ou redresseur inversé. Le réseau continu néanmoins à imposer la fréquence et à fournir de la
puissance réactive, d'où la précision parfois ajoutée dans la dénomination d'onduleur non-autonome.
Electronique de puissance
2005 / 2006
66
- Facteur d'ondulation
Dans l'étude, on peut se limiter au fonctionnement en redresseur (o < t/2 ), en excluant le cas
o = t/2, qui conduit à une indétermination de K
0
( U
cmoy
= 0 ). On peut noter que cette valeur
particulière de o correspond à une puissance active échangée nulle.
Dans l'intervalle t/6 + o s et < 5t/6 + o, la tension redressée a pour expression

U
c
~ V
s1
= V
m
sin et
la dérivée

0 t cos V
t d
dU
m
c
= e =
e
e= t/2 + kt avec k entier.

Deux cas sont possibles:

- o s t/3, seule la valeur et = t/2 appartient alors à l'intervalle considéré et la valeur maximale
de tension est

U
cmax
= U
c
(et = t/2 ) ~ V
s1
(et = t/2 ) = V
m
- t/2 > o > t/3, il n'existe pas de valeur de et qui annule la dérivée dans l'intervalle considéré
et la valeur maximale de tension est obtenue immédiatement après la commutation, soit

U
cmax
= U
c
(et = t/6 + o ) = V
s1
(et=t/6 + o) = V
m
sin (t/6 + o )
La valeur minimale U
cmin
est, quant à elle, toujours obtenue à un angle de commutation pour
lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de et pour laquelle U
c
n'est pas dérivable. Elle doit donc se déduire de la courbe de U
c
, en prenant soin de considérer la valeur
prise par U
c
juste avant la commutation.

U
cmin
= U
c
( t/6 + o ) = V
s3
(t/6 + o ) = V
m
sin (o - 7t/6 )

On en déduit les facteurs d'ondulation:

cmoy
min c max c
0
U 2
U U
K
÷
=
- pour o s t/3
)]
6
7
sin( 1 [
cos 3 3
K
0
t
÷ o ÷
o
t
=
- pour t/2 > o > t/3
)]
6
7
sin( )
6
[sin(
cos 3 3
K
0
t
÷ o ÷
t
+ o
o
t
=
- Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués
Lorsque le thyristor th
i
(i = 1, 2, 3) est passant, la tension aux bornes de th
j
bloqué (j = 1, 2, 3)
est

V
thj
= V
thi
- V
si
+ V
sj
~ V
sj
- V
si
i = 1, 2, 3 j = 1, 2, 3

Electronique de puissance
2005 / 2006
67
Considérons, par exemple, le thyristor th
2
, la tension à ses bornes a l'allure suivante:
Pour o s t/2

Pour o > t/2

La tension maximale à supporter par les thyristors est obtenue en déterminant les valeurs de et
qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour V
th2
, dans l'intervalle t/6 + o s et
< 5t/6 + o,
0 ] t cos )
3
2
t [cos( V
t d
V V ( d
t d
dV
m
) 1 s 2 s
2 th
= e ÷
t
÷ e =
e
÷
~
e
pour et = t/3 + kt avec k entier

L'angle o pouvant varier de 0 à t, les 2 premières racines, à savoir t/3 et 4t/3 peuvent être atteintes
durant le blocage du thyristor. Elles correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor

m 2 th
V 3 ) 3 / t ( V ÷ = t = e
m 2 th
V 3 ) 3 / 4 t ( V = t = e
Les thyristors devront donc supporter les tensions maximales

m max th
V 3 V ± =
On obtiendrait bien sûr, par un calcul similaire, les mêmes valeurs maximales de tension aux
bornes des autres thyristors.

3.1.4- Etude des courants
- Courant dans les Thyristors
Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur I
c
, et les thyristors parfaits, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces derniers:

Electronique de puissance
2005 / 2006
68
i
1
, i
2
, i
3
sont respectivement les courants dans les thyristors th
1
, th
2
, th
3
.
D'où les expressions de i
max
, i
moy
et i
eff
, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants:

i
max
= I
c
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
i moy
= =
}
3
I
dt ) t ( i
T
1
i
c
T
2
i eff
= =
}
(i = 1, 2, 3)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Pour le montage P3 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du transformateur est
le même que celui circulant dans le thyristor de même indice, les valeurs moyenne et efficace seront
donc les mêmes que dans les thyristors.

Les thyristors étant supposés parfaits, ils ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la
puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit

c cmoy
T
c
c
T
c c
I U dt ) t ( U
T
I
dt I ) t ( U
T
1
P = = =
} }
La puissance apparente au secondaire est, en tenant compte des trois enroulements,

c m
c m
seff eff s
I V
2
3
3
I
2
V
3 i V 3 S = = =
d'où
o
t
= = = cos
2
3
i qV
I U
2
S
P
f
seff m
c cmoy
s
s

TABLE DES MATIERES I. PRESENTATION 1) Introduction 2) Composants d'électronique de puissance 2.1- Diodes 2.2- Transistors de puissance 2.3- Thyristors 3) Rappels sur les régimes transitoires 3.1- Introduction 3.2- Principe d'étude d'un montage 3.3- Valeurs caractéristiques d'une grandeur périodique 3.4- Décomposition en séries de Fourier 3.5- Exemples 3.6- Commentaires 4) Plan d'étude des montages redresseurs II. MONTAGES REDRESSEURS MONOPHASES 1) Introduction 2) Montages redresseurs monophasés à diodes 2.1- Montages à commutation parallèle (Montage P2 à diodes) 2.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à diodes) 3) Montages redresseurs monophasés à thyristors 3.1- Montages à commutation parallèle (Montage P2 à thyristors) 3.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à thyristors) 4) Montages redresseurs monophasés mixtes 4.1- Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 mixte) 5) Passage au primaire 5.1- Introduction 5.2- Relations générales 5.3- Application aux montages P2 5.4- Application aux montages PD2 II. MONTAGES REDRESSEURS TRIPHASES 1) Introduction 2) Montages redresseurs triphasés à diodes 2.1- Montages à commutation parallèle (Montage P3 à diodes) 2.2- Montages à commutation parallèle double (Montage PD3 à diodes) 2.3- Montages à commutation série (Montage S3 à diodes) 3) Montages redresseurs triphasés à thyristors 3.1- Montages à commutation parallèle (Montage P3 à thyristors) 2 2 2 2 3 4 5 5 5 7 8 10 20 20 24 24 24 24 27 30 30 34 39 39 43 43 43 44 47 51 51 51 51 55 59 64 64

1 Electronique de puissance 2005 / 2006

I. PRESENTATION 1) Introduction Le rôle essentiel de l'électronique de puissance est de modifier la forme d'un signal électrique de forte puissance. L'intérêt de telles transformations réside dans la limitation des sources et des réseaux de puissance électrique. Par exemple, la transformation possible d'une tension alternative en tension continue permet d'alimenter à partir d'un réseau alternatif des machines fonctionnant en continu. L'électronique de puissance, ou électronique des courants forts, se distingue de l'électronique classique, ou électronique des courants faibles, par de nombreux aspects. Outre les puissances mises en jeu, le mode de fonctionnement, et donc les calculs qui en découlent sont foncièrement différents. De façon simplifiée, en électronique classique, on s'intéresse à la relation entre les signaux d'entrée et de sortie d'un composant semi-conducteur. La fonction essentielle est l'amplification du signal. En électronique de puissance, en raison des puissances utilisées, on ne peut imaginer travailler ainsi en modulation. Les pertes seraient prohibitives. En électronique de puissance, chaque composant est soit bloqué, au quel cas le courant qui le traverse est nul, ou tout au moins négligeable, soit passant, et dans ce second cas il doit laisser passer la totalité du courant avec une chute de tension la plus faible possible. De cette manière, dans toutes les phases de fonctionnement, les pertes sont très faibles et un haut rendement est préservé. Il s'agit donc d'une électronique de commutation dans laquelle les composants se comportent comme des interrupteurs. Ce mode de fonctionnement entraîne une modification périodique du circuit électrique entre l'entrée et la sortie des montages et donc une succession de régimes transitoires. C'est pourquoi l'étude des montages d'électronique de puissance demande une approche spécifique. De manière générale, l'étude d'un montage demande: - La détermination des configurations de fonctionnement, définies par l'état des différents composants du montage, - L'écriture, dans chacun de ces intervalles des équations différentielles décrivant les relations entre les variables, - Le calcul des expressions de ces variables aux constantes d'intégration près, - La détermination des constantes à partir des conditions de continuités. Toutefois, quelques approximations permettront souvent d'alléger l'étude des montages usuels. Parmi les dispositifs les montages d'électronique de puissance on trouve principalement: - Les redresseurs, qui réalisent la transformation d'une ou plusieurs tensions alternatives en une tension continue. Ce redresseur est non-commandé lorsque le rapport entre les amplitudes des tensions de sortie et d'entrée est sensiblement constant, et commandé lorsque ce rapport peut être modifié en agissant sur la commande du montage. - Les hacheurs, qui permettent de faire varier la valeur moyenne d'une tension continue - Les onduleurs autonomes, qui effectuent la transformation d'une tension continue en une ou plusieurs tensions alternatives, avec réglage éventuel de la fréquence et du rapport entre les amplitudes des tensions d'entrée sortie. - Les gradateurs, pour faire varier l'intensité d'un courant alternatif. 2) Composants d'électronique de puissance 2.1- Diodes Une diode est une jonction à deux éléments semi-conducteurs, l'un dopé N et l'autre dopé P. Au niveau de la jonction la recombinaison des charges libres forme une barrière de potentiel, équivalente à une barrière de potentiel de: - Vs = 0,6V pour le silicium, 2 Electronique de puissance 2005 / 2006

correspondant aux temps de charge et décharge des capacités équivalentes. bloqué lorsque le courant de base est nul. les électrons de la zone N diffusent vers la zone P où la recombinaison se fait avec les trous de la zone P. En raison du temps de recombinaison. elle est passante. Le transistor de type NPN. la diode fonctionne comme un interrupteur: VD < 0 => I = 0 VD 0 => I 0 diode bloquée diode passante 2. Compte tenu de l'ordre de grandeur des tensions imposées aux montages la tension Vs est négligeable et les diodes considérées. elle est bloquée. En haute fréquence. constituent un paramètre dont il faudra tenir compte.Vs = 0. comme parfaites. Lorsqu'elle est polarisée en directe.2. mais il ne fonctionne qu'en commutation (bloqué-saturé). Elle se comporte alors comme une capacité Ct: capacité de transition. en première approche.2V pour le germanium. Les courants de fuite ajoutent en parallèle une composante résistive.Transistors de puissance Le transistor de puissance est représenté par le même symbole que celui d'amplification. . une charge est stockée au niveau de la jonction qui est équivalente à une capacité Cd: capacité de diffusion. Une tension VD négative inférieure à Vc. Il agit en interrupteur: passant lorsqu'on injecte un courant dans la base. la tension de claquage. Le fonctionnement est alors décrit par les relations et la courbe: VD VD < 0 => I = 0 diode bloquée 0 => I 0 diode passante et VD négligeable I I VD VD En électronique de puissance. est le plus souvent employés en électronique de puissance. plus rapide et ayant une meilleure tenue en tension. La barrière de potentiel diminue. 3 Electronique de puissance 2005 / 2006 ..2V pour le gallium. I I VD Vc Vs VD Lorsque la diode est polarisée en inverse.Vs = 1. détruit la diode. les temps de commutation.

la zone de saturation dans laquelle le gain ne fait pas varier la tension de saturation collecteurémetteur Vcesat. D'un point de vue thermique. 2. Sa caractéristique en polarisation inverse est similaire à celle d'une diode. Ib = 0 => Ic = 0 Ib > 0 => Ic 0 transistor bloqué transistor passant Ib Vce Les paramètres essentiels dans le cadre de cette utilisation sont la tension Vce et le courant Ic. A l'état passant. La température maximale à l'intérieur du cristal semi-conducteur est d'ailleurs une des limitations de l'utilisation des transistors en électronique de puissance. .la zone linéaire dans laquelle le courant Ic est sensiblement constant. le courant collecteur-émetteur Ic est lié au courant de base Ib par l'intermédiaire du gain forcé du transistor (Ic = Ib). seule la mise en conduction du thyristor est commandée par le 4 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Elle est le résultat de l'équilibre qui s'établit entre la puissance thermique dissipée dans le transistor et l'évacuation de la chaleur par le dispositif de refroidissement.Thyristors Le thyristor est un composant spécifique d'électronique de puissance.Ic NPN Ic Vbe Vce Ils sont utilisés comme des interrupteurs commandés par leurs courants base.de la technologie de fabrication. . négligeable par rapport aux autres tensions. Son fonctionnement est décrit par la courbe suivante: I IG I Vth Vc Vth La chute de tension à l'état passant est de l'ordre du Volt. la tension Vce que peut supporter le transistor dépend: . A la différence du transistor. Mais ce mode de fonctionnement augmente le temps de commutation au blocage et fragilise le transistor sur les court-circuits en polarisation inverse.du gradient de tension appliqué. Un thyristor polarisé positivement devient passant s'il reçoit une impulsion gâchette. A l'état bloqué.de la polarisation base-émetteur.3.la zone de quasi-saturation dans laquelle influe sur la tension de saturation Vcesat. . . Trois zones de fonctionnement sont envisageables: . qui correspond mieux à une utilisation en interrupteur. Il s'agit d'un redresseur au silicium dont le passage de l'état bloqué vers l'état saturé est commandé par une électrode appelée gâchette. on a intérêt à travailler dans la zone de saturation.

Dans la réalité. en toute généralité. On a l'habitude en électronique et électrotechnique d'utiliser des grandeurs sinusoïdales et des procédés de calcul propres à celles-ci. Vth < 0 => I = 0 thyristor bloqué Vth 0 + impulsion gâchette IG => I 0 thyristor passant Vth 0 sans impulsion gâchette IG => I = 0 thyristor bloqué 3) Rappels sur les régimes transitoires 3.courant gâchette. Un amorçage anormal du thyristor peut être provoqué par une tension positive supérieure à sa tension de retournement ou si après blocage une tension positive est appliquée trop rapidement.Principe d'étude d'un montage Le principe d'étude des montages d'électronique de puissance consiste à décomposer le fonctionnement en plusieurs phases correspondant aux diverses configurations du circuit électrique. les tensions et les courants dans les circuits électriques sont les solutions d'équations différentielles décrivant le circuit.2.2. 3. lorsque le courant gâchette IG s'annule. Il ne faut cependant pas oublier que. De plus. . Le blocage s'obtient en appliquant une tension Vth négative aux bornes du thyristor. le thyristor reste passant. l'impulsion gâchette doit être suffisamment longue pour laisser le courant I atteindre une valeur minimale: le courant d'accrochage. L'électronique de puissance étant une électronique de commutation il ne sera pas possible de négliger cette composante transitoire. Ensuit. 3. le thyristor s'arrête si le courant I devient inférieur au courant hypostatique. A ce titre. à condition qu'il soit polarisé positivement.écrire l'équation différentielle liant les diverses variables. aux constantes d'intégration près. une impulsion gâchette est suffisante. Le fonctionnement du thyristor idéal est décrit par: I IG I Vth Vc Vth Il fonctionne comme un interrupteur.résoudre ces équations. elles s'expriment comme la somme de la solution générale de l'équation différentielle sans second membre et d'une solution particulière de l'équation différentielle avec second membre.assurer les conditions de continuités par l'intermédiaire de ces constantes.1. ce qui veut dire que le circuit électrique est sans cesse modifié au cours du fonctionnement.1. La limitation à la seule composante sinusoïdale de la solution est due au fait que la deuxième composante décroît exponentiellement avec le temps et devient rapidement négligeable en régime permanent. on doit: .Introduction L'électronique de puissance est une électronique de commutation.Circuits du premier ordre On appelle circuits du premier ordre ceux dont le fonctionnement est décrit par une équation différentielle du premier ordre: 5 Electronique de puissance 2005 / 2006 . De même. pour chacune de ces phases. . Une fois la conduction établie.

6 Electronique de puissance 2005 / 2006 .2. b) = et la solution de l'équation L'équation caractéristique admet alors une racine double r = différentielle est xt(t) = xp(t) + e. Le régime est apériodique amorti x ( t ) = A 1 e r1t + A 2 e r2 t + x p ( t ) A1 et A2 sont des constantes fixées par les conditions aux limites. 2 = en posant = b b2 ± 2a 4a 2 c = a ± 2 2 b 2a et = c a a) > 2 Dans ce cas et la solution s'écrit: – 2 > 0 et 2 2 est une grandeur réelle.t (A1 + A2t) A1 et A2 sont des constantes fixées par les conditions aux limites. soit: a d 2 x (t) dt 2 +b dx ( t ) + cx ( t ) = f ( t ) dt Les solutions de cette équation sont la somme de la solution générale de l'équation sans second membre et d'une solution particulière de l'équation avec second membre: x(t) = xt(t) + xp(t) Trois cas sont à envisager en fonction de la nature de l'équation caractéristique: ar2 + br + c = 0 les racines sont r1.2.Circuits du second ordre On nomme circuits du second ordre ceux dont le fonctionnement est décrit par une équation différentielle du second ordre.a dx ( t ) + bx ( t ) = f ( t ) dt Cette équation admet des solutions de la forme: x( t) = x t ( t) + x p (t ) = (x 0 x p 0 )e b t a + x p (t) xt(t) est la solution générale de l'équation sans second membre et représente le régime transitoire. xp(t) est une solution particulière de l'équation avec second membre et représente le fonctionnement en régime permanent. Les termes x0 et xp0 sont respectivement les valeurs de x(t) et xp à t = 0 et x0. 3.

qui assurent la transformation alternatif-continu. il est intéressant d'évaluer l'ondulation résiduelle qui caractérise la qualité du signal de sortie.la puissance active x eff x moy P = u ( t )i( t )dt T 7 Electronique de puissance 2005 / 2006 . On utilise pour ce faire les coefficients suivants: . 2 = les solutions de l'équation différentielle s'écrivent ±j 2 2 x ( t ) = A 1 e r1t + A 2 e r2 t + x p ( t ) 3.la valeur efficace 1 x ( t )dt TT x eff = 1 x 2 ( t )dt TT Lors de l'étude des montages redresseurs.Valeurs caractéristiques d'une grandeur périodique Les courants et les tensions des montages d'électronique de puissance n'étant pas forcément des grandeurs sinusoïdales. il est nécessaire de revenir aux définitions générales des grandeurs caractéristiques telles que la valeur moyenne. etc… La fonction x(t) est périodique de période T (et de fréquence f = 1/T) si et seulement si: x(t) = x(t + T) On définit alors.c) < 2 Dans ce cas – 2 < 0 et 2 2 est une grandeur complexe. En posant r1.le facteur d'ondulation K0 = x max x min 2x moy où xmin et xmax désignent respectivement les valeurs minimum et maximum de x(t) et xmoy sa valeur moyenne.la valeur moyenne x moy = . les grandeurs caractéristiques suivantes: .le facteur de forme F= . pour la fonction x(t). Le régime est pseudo périodique amorti.le taux d'ondulation = F2 1 Les puissances électriques sont par définition: . la valeur efficace. .3.

Enfin le facteur de puissance est définit comme le rapport de la puissance active P sur la puissance apparente S.. On tire des relations précédentes: A0 = 2 T T/2 x ( t )dt 0 An = 4 T T/2 x ( t ) cos(n t )dt 0 Bn = 0 8 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Toute fonction périodique x(t) sommable sur une période T peut se décomposer en série de Fourier.la puissance apparente S = Ueff Ieff où Ueff et Ieff sont les valeurs efficaces de la tension et du courant. P fp = S 3.4.4.1.2. x(t) est une fonction paire [x(t) = x(-t)]. Parmi les simplifications possibles on peut signaler les deux suivantes: A0 = 1 T 0 T/2 x ( t )dt + T/2 0 x ( t )dt = 1 T T/2 T/2 [ x ( t ) + x ( t )]dt 0 An = = Bn = = 2 T 2 T 2 T 2 T 0 x ( t ) cos(n t )dt + T/2 T/2 0 x ( t ) cos(n t )dt [ x ( t ) + x ( t )] cos(n t )dt 0 0 T/2 x ( t ) sin(n t )dt + T/2 T/2 0 x ( t ) sin(n t )dt [ x ( t ) + x ( t )] sin(n t )dt 0 a) Symétrie par rapport à l'axe des ordonnées Lorsque le signal x(t) présente une symétrie par rapport à l'axe des ordonnées.Définitions La décomposition en séries de Fourier est un outil fréquemment dans l'analyse des circuits électrique.Simplifications Les symétries de la fonction x(t) permettent de réduire les calculs. soit x(t) = où + n= C n e in t = A0 + + n =1 [A n cos n t + B n sin n t ] 1 x ( t )e in t dt TT C n) A0 = C0 = An = Cn + C n 1 x ( t )dt TT Cn = A n = i (C n = 2 x ( t ) cos(n t )dt TT = 2 x ( t ) sin( n t )dt TT 3.Décomposition en séries de Fourier 3.4.

b) Symétrie par rapport à l'origine Si le signal x(t) est symétrique par rapport à l'origine. x(t) est une fonction impaire [x(t) = . l'ondulation du signal x ond ( t ) = + n =1 [A n cos(n t ) + B n sin( n t )] Il apparaît que le taux d'ondulation se définit comme le rapport de la valeur efficace de l'ondulation de la fonction x(t) sur sa valeur moyenne.x(-t)] et les relations se simplifient en: A0 = An =0 Bn = 4 T T/2 x ( t ) sin(n t )dt 0 3.2.Nouvelles expressions des grandeurs caractéristiques De nouvelles expressions des valeurs caractéristiques de x(t) peuvent être données à partir des décompositions en séries de Fourier. 9 Electronique de puissance 2005 / 2006 . a) Valeur moyenne Par définition le terme constant s'identifie à la valeur moyenne xmoy de x(t) x moy = A 0 = b) Valeur efficace Le carré de la valeur efficace de x(t) s'exprime par 2 x eff = + 1 (A 0 + [A n cos(n t ) + B n sin( n t )]) 2 dt TT n =1 1 x ( t )dt TT Après développement et en remarquant que les seuls termes non nuls sont A 2 cos 2 (n t )dt = n T A2 n 2 + B 2 sin 2 (n t )dt = n T B2 n 2 on obtient 2 x eff = A 0 + A 2 + B2 n n 2 n =1 c) Taux d'ondulation On a 2 2 x eff = F2 1 = x2 moy x2 moy = A 2 + B2 n n 2 2 A 0 n =1 1 + (xmoy = A0) Si on décompose le signal x(t) en x(t) = xmoy + xond(t) avec xond(t).4.

On se limitera à des exemples de montages du premier ordre.5. le courant est nul d'où i( t ) = A Em sin = 0 Z = arctan( L ) R A= Em sin Z et l'expression du courant dans la charge E i( t ) = m [sin e Z L'angle d'extinction 1 R t L + sin( t )] = t1. Ceci permettra en outre de justifier quelques approximations qui simplifieront l'étude des montages plus complexes. e(t) est positif.Exemple 1 Considérons le montage suivant: i(t) VD e(t) (R. 3.Exemples Pour illustrer ce qui précède. L) uc(t) Avec une source de tension sinusoïdale e(t) = Em sin t débitant dans une charge résistive et inductive.1. dont la charge a une caractéristique résistive et inductive.3. étudions quelques exemples simples de montages redresseurs constitués à partir de diodes ou de thyristors. VD aussi et la diode est passante. A partir de t = 0. la tension e(t) est reportée aux bornes de la charge (uc(t) = e(t)). Lorsque la diode D est bloquée. le courant i(t) est nul. auquel le courant s'arrête est tel que i1(t1) = 0 sin( 1 ) = sin e R L 1 10 Electronique de puissance 2005 / 2006 .5. L'équation différentielle décrivant le fonctionnement de ce montage est l'équation du premier ordre suivante: Ri( t ) + L Elle admet des solutions de la forme di( t ) = u c (t ) dt e( t ) i( t ) = i t ( t ) + i p ( t ) = Ae avec R t L + Em sin( t Z ) Z = R 2 + (L ) 2 Au temps t = 0. Si on néglige la chute de tension dans la diode.

La décroissance du courant est d'autant plus lente que le coefficient (R/L ) est faible. C'est à dire qu'une impulsion est envoyée sur la gâchette du thyristor pour le rendre passant aux angles: t= + 2k 0 < et k entier Si l'angle d'amorçage n'est pas choisi dans l'intervalle [0.it(t) i(t) e(t) ip(t) 1 t L'angle 1 est compris entre et 2 .2. et la charge a une composante résistive R et une composante inductive L. on a remplacé la diode par un thyristor IG i(t) Vth D V e(t) (R. la diode est bloquée et le courant i1(t) circulant dans la charge est nul. l'impulsion gâchette est envoyée à un instant où le thyristor est en polarisation inverse: il reste bloqué constamment et le courant i(t) est toujours nul. 3. 1 Lorsque (L /R) tend vers i( t ) = (charge inductive).i(t) = 0 pour 0 < t < . Em (1 cos t ) L tend vers 2 et le courant vers pour 0 < t <2 . Entre 1 et 2 . pour < t<2 . Lorsque (L /R) tend vers zéro (charge résistive) . Soit l'angle d'amorçage (ou retard à l'amorçage) du thyristor. La conduction discontinue de ce type de montage très simple limite ses utilisations pratiques. 11 Electronique de puissance 2005 / 2006 . [. L) uc(t) La source est toujours sinusoïdale. La conduction dans la charge ne peut être que discontinue.i( t ) = 1 tend vers et le courant vers Em sin t R .Exemple 2 Dans le montage suivant.5. e(t) = Em sin t.

L) Les formes d'onde des tensions et du courant sont: 12 Electronique de puissance 2005 / 2006 . à t = . t < 2 : Le thyristor est bloqué et le courant est nul dans la charge (R. Ri( t ) + L La solution de cette équation est de la forme di( t ) = u c (t ) dt e( t ) i( t ) = i t ( t ) + i p ( t ) = Ae où A est une constante et R t L + Em sin( t Z ) Z = R 2 + (L ) 2 = arctan( L ) R On a vu dans l'exemple précédent qu'une telle expression pour le courant conduit nécessairement à une conduction discontinue. la tension e(t) est reportée aux bornes de la charge. ) = Ae R L + R Em sin( Z sin( ) )=0 Em L e Z ( t) Em L [e Z R sin( ) + sin( t )] l'angle d'extinction. Donc au déclenchement du thyristor. Ce thyristor a reçu une impulsion gâchette: il est passant. le courant est nul. On a donc i( t = 1 )=0 R ( L e 1) sin( ) + sin( 1 )=0 R. L et étant des constantes définies par la charge.-0 i(t) sont nuls. soit i( t = d'où A= et i( t ) = Pour t = 1. t < : Le thyristor Th est bloqué. et on peut déterminer l'angle d'extinction 1. Si on néglige la chute de tension dans le thyristor. le courant i(t) s'annule. 1 étant l'angle d'amorçage fixé par l'utilisateur. La tension uc(t) aux bornes de la charge et le courant t < 1: La tension d'alimentation e(t) et la tension Vth aux bornes du thyristor sont positives.

Les diodes sont supposées parfaites et la chute de tension à leurs bornes négligeable à l'état passant. -0 t < : La tension d'alimentation e(t) est positive ainsi que la tension VD1 aux bornes de la diode D1. il faut au moins deux éléments redresseurs. 3.i(t) 1 t e(t) uc(t) La conduction discontinue de ces deux premiers montages n'est pas intéressante en pratique en raison des chutes de tension. Elle admet comme solution des fonctions de la forme i 1 ( t ) = i t ( t ) + i p ( t ) = Ae avec R t L + Em sin( t Z ) Z = R 2 + (L ) 2 = arctan( L ) R 13 Electronique de puissance 2005 / 2006 . La tension aux bornes de la diode D2 est VD2 = VD1 – e(t) -e(t) = -Em sin t La tension VD2 étant négative D2 est bloquée et la relation différentielle décrivant le fonctionnement lors de cette phase est di( t ) Ri( t ) + L = u c ( t ) e( t ) dt Cette équation est identique à celle obtenue au cours de l'exemple 1.Exemple 3 Sur le montage de l'exemple 1 on rajoute une deuxième diode.3. diodes ou thyristors.5. Pour obtenir une conduction continue. La diode D1 est passante et la tension VD1 est négligeable. L) uc(t) La source est sinusoïdale. dite diode de retour ou de libre circulation pour supprimer les intervalles de courant nul et réduire l'ondulation du courant fourni à la charge: i(t) VD1 e(t) VD2 (R. et la charge a une composante résistive R et une composante inductive L. e(t) = Em sin t.

Il reste pour complètement définir les courants des deux phases de fonctionnement à préciser les expressions des constantes d'intégration A et B. le fonctionnement de ce montage serait identique à celui de l'exemple 1. à écrire les relations: i1( t = 0) = i2( t = 2 ) Soit i 1 ( t = 0) = A i 1 ( t = ) = Ae D'où on déduit les expressions de A et B. D1 est passante et reporte aux bornes de D2 une tension VD2 -Em sin t. La nature inductive et résistive de la charge interdit les discontinuités de courant. qui provoque son blocage. De plus. équivalent à la période de la tension d'alimentation. La conduction est alors discontinue. dans le cas d'une conduction continue. Cette remarque sera mise en évidence plus clairement dans les montages à thyristors des exemples suivants. la diode D2 est passante et la tension à ses bornes est négligeable. Les fonctions de courant ne s'annulent pas nécessairement dans les intervalles [0. la tension VD1 devient positive. Par exemple. On retrouve les conditions du premier intervalle de fonctionnement. Ceci nous conduit. négative. 2 [ pour le courant i2(t). [ pour le courant i1(t) et [ . selon les valeurs de R et L. 2 [. La tension VD1 est alors VD1 = VD2 + e(t) e(t) = Em sin t VD1 est négative: la diode D1 est bloquée. Remarque: Il est important de noter que c'est le déblocage d'une diode qui entraîne le blocage de celle qui conduisait auparavant et non pas simplement le changement de signe de la tension d'alimentation. on ne peut concevoir un fonctionnement dans le temps qui ne soit pas périodique. Le courant dans la charge est la solution de l'équation différentielle di( t ) Ri( t ) + L = u c (t ) 0 dt soit i 2 ( t ) = Be ou R t L i 2 (t ) = i 2 ( t = ) e R ( t L ) Lorsque t 2 . L'intervalle d'étude recouvre un intervalle 2 . Il n'y a donc pas d'autres possibilités.solution qui peut encore s'écrire: i 1 ( t ) = i t ( t ) + i p ( t ) = [i( t = 0) + Em sin ] e Z R t L + Em sin( t Z ) t < 2 : La tension VD2 est positive. le courant peut s'annuler dans l'intervalle [ . sans le déblocage de D2. La conduction peut donc être continue ou discontinue. Les relations donnant les constantes d'intégration sont dans ce cas i1( t = 0) = 0 et i1( t = ) = i2( t = ) R L et i1( t = ) = i2( t = ) R 2 L R L Em sin = i 2 ( t = 2 ) = Be Z + Em sin = i 2 ( t = ) = Be Z 14 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Si le rapport R/L est grand.

Pour th1 . La tension redressée uc(t) aux bornes de la charge est représentée sur le graphe suivant.5.Exemple 4 1 1 u c ( t )dt = TT 2 E m sin( t )d( t ) 0 Em E [ cos t ] 0 = m 2 On remplace maintenant les deux diodes du montage précédent par deux thyristors. uc(t) t e(t) Sa valeur moyenne est U cmoy = = 3. L) uc(t) < et k entier 15 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Soit i 1 ( t = 0) = A et i1 ( t = ) = On obtient donc i1 (t ) = Em [sin e Z R t L Em sin = 0 Z R L A= Em sin Z B= Em sin (1 + e L Z R R t L R Em sin (e Z R L + 1) = i 2 ( t = ) = Be ) + sin( t )] i 2 (t ) = Em sin (1 + e L Z )e La conduction continue est évidemment celle qui est recherchée en vue de réaliser la transformation alternatif-continu.4.Pour th2 t = + 2k t = ( + ) + 2k 0 i(t) Vth1 e(t) Vth2 (R. dont la mise en conduction est déclenchée périodiquement aux angles .

De plus.+ t < 2 + : A partir de t = . A l'angle t = + . Il devient alors passant et reporte aux bornes de th2 une tension Vth2 -Em sin t. Comme dans l'exemple 2 l'angle d'amorçage doit être pris dans l'intervalle [0. on dira donc que les deux thyristors ont le même retard (ou même angle) à l'amorçage . L'équation liant tension et courant dans cette phase est Ri( t ) + L La solution est de la forme R t L di( t ) = u c (t ) dt 0 R ( t L i 2 ( t ) = Be i 2 (t ) = i 2 ( t = + ) e ) Lorsque t 2 . Dans le cas du montage étudié. et un nouvel ordre de déclenchement parvient sur sa gâchette à t = 2 + . le thyristor th2 est polarisé positivement. Dans l'exemple présent. [ sinon les ordres gâchette sont envoyés lorsque les thyristors sont polarisés négativement: ils restent tous deux bloqués et le courant i(t) est toujours égal à zéro. il est donc passant et la tension Vth1 est négligeable. d'où la dénomination de retard à l'amorçage. t < + : La tension d'alimentation e(t) est positive ainsi que la tension Vth1 aux bornes du thyristor th1. négative. pour les thyristors le changement de signe de la tension Vthi. un ordre de déclenchement est envoyé sur sa gâchette: th2 devient passant. L'expression de la tension Vth2 aux bornes du thyristor th2 est Vth2 = Vth1 – e(t) . La tension aux bornes du thyristor th1 est Vth1 = Vth2 + e(t) e(t) = Em sin t La tension Vth1 est négative: th1 se bloque. Remarque: De nouveau c'est le déblocage d'un composant qui entraîne le blocage de celui qui est passant et non pas directement le changement de signe de la tension d'alimentation ni. le changement 16 Electronique de puissance 2005 / 2006 . qui provoque son blocage.e(t) = -Em sin t Elle est négative au début de l'intervalle: th2 est bloqué.Remarque: On mesure l'angle d'amorçage par rapport à celui où le thyristor est polarisé positivement. De plus. La chute de tension à leurs bornes est négligeable lorsqu'ils sont passants. c'est à dire à partir de l'angle où il est susceptible d'être passant. à t = ce thyristor a reçu une impulsion gâchette. la tension Vth1 devient positive. sur cette première alternance il n'a pas encore reçu sa première impulsion gâchette. On retrouve les conditions du premier intervalle de fonctionnement. L'équation différentielle décrivant le fonctionnement durant cette phase est Ri( t ) + L Elle admet des solutions de la forme di( t ) = u c (t ) dt R t L e( t ) i 1 ( t ) = i t ( t ) + i p ( t ) = Ae avec + Em sin( t Z ) Z = R 2 + (L ) 2 On peut encore l'écrire: i 1 ( t ) = [i ( t = ) + Em sin ] e Z = arctan( L ) R R t L + Em sin( t Z ) . par exemple. la tension Vth2 est négligeable. La tension d'alimentation est e(t) = Em sin t et les thyristors sont supposés parfaits.

mais la commutation n'intervient qu'à t = + . Ce déblocage entraînant le blocage de th1. L). 2 + [ dépend du rapport R/L .de signe de la tension Vth2 se fait à t = . La rapidité de l'amortissement dans l'intervalle [ + . Sur le graphe suivant est représentée l'allure de la tension uc(t) aux bornes de la charge (R. uc(t) + t e(t) 17 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Si sa valeur est suffisamment importante la conduction est discontinue. Les équations à résoudre pour déterminer les constantes d'intégration A et B sont i1( t = ) = 0 C'est à dire i 1 ( t = ) = Ae et i 1 ( t = + ) = [i 1 ( t = ) + Em sin( Z Em sin( Z )] e R L R L R L et i1( t = + ) = i2( t = + ) R + Em sin( Z )=0 A = [i 1 ( t = ) + Em sin( Z + Em sin( Z Em sin( Z )] e L R ( + ) L + ) = i 2 ( t = + ) = Be R B = [i 1 ( t = ) + d'où les expressions du courant i 1 ( t ) = [i 1 ( t = ) + i 2 ( t ) = [i 1 ( t = ) + )] e ) eL ( + ) Em sin( Z )] e )] e R ( t L R (t L ) + Em sin( t Z )e ) R ( t L ) Em sin( Z ) + Em sin( Z Dans la perspective de réalisation d'un redresseur commandé ce fonctionnement est moins intéressant que le précédent. Si la conduction est continue. les expressions du courant vérifient les relations i1( t = ) = i2( t = 2 + ) Soit R L et i1( t = + ) = i2( t = + ) i 1 ( t = ) = Ae i 1 ( t = + ) = Ae + Em sin( Z E + m sin( Z ) = i 2 ( t = 2 + ) = Be R (2 + ) L R ( + ) L R ( + ) L ) = i 2 ( t = + ) = Be D'où se déduisent les constantes d'intégration A et B. lorsque l'ordre de déblocage parvient sur la gâchette du thyristor th2.

3. étudions le montage suivant: i(t) Vth e(t) VD (R. L'expression de la tension VD aux bornes de la diode D est VD = Vth – e(t) . La chute de tension à leurs bornes est négligeable lorsqu'ils sont passants. à t = ce thyristor a reçu une impulsion gâchette. L) peut varier de à m . il est donc passant et la tension Vth est négligeable. Dans cette idée.e(t) = -Em sin t Elle est négative: La diode D est bloquée.5. la valeur moyenne de la tension Em E moyenne aux bornes de la charge (R. on remplace une partie des thyristors par des diodes. L) uc(t) La tension d'alimentation est e(t) = Em sin t et la diode et le thyristor sont supposés parfaits.Exemple 5 Pour des raisons de coût et de simplification des montages. Elle peut être négative. p[.La valeur moyenne de cette tension est U cmoy = = L'angle d'amorçage 1 1 u c ( t )dt = TT 2 Em [ cos t ] 2 + + E m sin( t )d ( t ) = Em cos étant compris dans l'intervalle [0. Les ordres de déclenchement sont envoyés périodiquement sur la gâchette du thyristor aux angles t= + 2k 0 < et k entier t < : La tension d'alimentation e(t) est positive ainsi que la tension Vth aux bornes du thyristor.5. lorsque les contraintes d'utilisation l'autorisent. L'équation différentielle décrivant le fonctionnement durant cette phase est di( t ) Ri( t ) + L = u c ( t ) e( t ) dt Elle admet des solutions de la forme i 1 ( t ) = i t ( t ) + i p ( t ) = Ae avec R t L + Em sin( t Z ) Z = R 2 + (L ) 2 On peut encore écrire ce courant sous la forme E i 1 ( t ) = [i( t = ) + m sin( Z )] e = arctan( L ) R R ( t L ) + Em sin( t Z ) 18 Electronique de puissance 2005 / 2006 . De plus.

L'équation liant tension et courant aux bornes de la charge dans cette phase est Ri( t ) + L La solution est de la forme R t L di( t ) = u c (t ) dt 0 R ( t L i 2 ( t ) = Be i 2 (t ) = i 2 ( t = + ) e ) Lorsque t 2 . La tension aux bornes du thyristor est Vth = VD + e(t) e(t) = Em sin t La tension Vth est négative: th se bloque. Les relations de continuité à vérifier par le courant aux angles de commutation sont i1( t = ) = i2( t = 2 + ) Soit i 1 ( t = ) = Ae R L et i1( t = ) = i2( t = ) R (2 + ) L E + m sin( Z R L ) = i 2 ( t = 2 + ) = Be R L i 1 ( t = ) = Ae + Em sin = i 2 ( t = ) = Be Z D'où on déduit les constantes d'intégration A et B. Les équations à résoudre pour déterminer les constantes d'intégration A et B sont i1( t = ) = 0 soit i 1 ( t = ) = Ae et i 1 ( t = + ) = [i 1 ( t = ) + Em sin( Z )] e R L R L R L et i1( t = + ) = i2( t = + ) R + Em sin( Z )=0 A = [i 1 ( t = ) + Em sin( Z E + m sin( Z Em sin( Z )] e L R ( + ) L + ) = i 2 ( t = + ) = Be ) R ( + ) L e E B = [i 1 ( t = ) + m sin( Z d'où les expressions du courant i 1 ( t ) = [i 1 ( t = ) + i 2 ( t ) = [i 1 ( t = ) + Em sin( Z )] e )] e )] e R ( t L R (t L ) + Em sin( t Z )e ) R ( t L ) Em sin( Z ) + Em sin( Z 19 Electronique de puissance 2005 / 2006 . qui provoque son blocage.t < 2 + : A partir de t = . la tension VD est négligeable. Lorsque le rapport R/L est grand l'amortissement est important et peut être suffisant pour entraîner une conduction discontinue. négative. la diode est polarisée positivement: Elle est passante. Il devient alors passant et reporte aux bornes de la diode une tension VD -Em sin t. la tension Vth devient positive. et un nouvel ordre de déclenchement parvient sur sa gâchette à t = 2 + . On retrouve les conditions du premier intervalle de fonctionnement.

une fois celui du type de montage fait. ou mixte). ces montages très simples ne seront pas suffisants. d'assimiler le courant débité à un courant continu. le choix des composants. Le plan qui sera suivi lors des études sera: 20 Electronique de puissance 2005 / 2006 . 4) Plan d'étude des montages redresseurs Le plan d'étude des montages redresseurs est inspiré par le problème à résoudre. et les caractéristiques de fonctionnement du dispositif aval qui impose des tension et courant continus en sortie (ex: moteur à courant continu dont la tension et le courant d'induit sont imposés par la vitesse de rotation et le couple moteur). En conséquence. mais ici sans changement de signe possible. ils permettent d'illustrer le comportement de quelques configurations de base: . Néanmoins. commandés (à thyristors. Cette caractéristique justifiera. 3.Le fonctionnement en commutation forcée des trois derniers montages est préférable car les angles de commutation sont contrôlés.6. doit se faire en fonction de cette double contrainte.Les montages étudiés préfigurent les associations de composants conduisant aux différents types de montages redresseurs. la tension redressée varie de 0 à .Dans la perspective de réalisation d'un redresseur commandé ce fonctionnement est moins intéressant que le précédent. . . Le redresseur est un étage intermédiaire entre le réseau dont la tension et la fréquence sont fixées (ex: 220V/50Hz pour le réseau EDF). [. dans l'étude de montages redresseurs plus élaborés. L'allure de la tension redressée uc(t) est uc(t) t e(t) La valeur moyenne de cette tension est U cmoy = = Pour un angle d'amorçage Em 1 1 u c ( t )dt = TT 2 E m sin( t )d( t ) Em E [ cos t ] = m (1 + cos ) 2 2 compris dans l'intervalle [0. la valeur moyenne de la tension redressée peut être réglée par l'intermédiaire de .Commentaires Dans la grande majorité des cas pratiques. Comme pour le montage de l'exemple 4. non commandés (à diodes). L) par un montage redresseur alimenté à partir d'une source de tension sinusoïdale.Le courant débité dans une charge (R. est d'autant moins ondulé que le rapport R/L est plus faible.

§ 3. Il faut prendre soin à prendre Ucmin = uc( t = c) 21 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Ucmoy est la tension continue à considérer aux bornes de la charge. Pour quantifier l'écart de uc(t) par rapport à Ucmoy on utilisera le facteur d'ondulation. par sa valeur moyenne définie par: U cmoy = 1 u c ( t )dt TT T étant la période de uc(t). la tension uc(t) s'identifie à une fonction sinusoïdale ou une composée de fonctions sinusoïdales. Pour chacune de ces phases on établit les expressions de la tension redressée ainsi que celles aux bornes des composants bloqués dont les changements de signe fixe les angles de commutation.Tension redressée uc(t) La tension redressée est caractérisée. d'une part. défini par K0 = U c max U c min 2U cmoy où Ucmax et Ucmin représentent respectivement les valeurs maximale et minimale de la tension redressée uc(t). c'est à dire au domaine de validité de l'expression adoptée pour uc(t). c'est à dire en un point de la courbe où uc(t) change d'expression et n'est pas dérivable. sont à conserver. c) Etude des tensions . Ucmin = uc( t = c) Lorsque uc(t) est discontinue en uc( t = c). du c ( t ) =0 t = tmax + k d t Ucmax = uc( t = tmax) Dans chaque intervalle de fonctionnement. la valeur uc( t = c) . Plus rigoureusement. immédiatement avant la commutation est inférieure à uc( t = c)+. La valeur minimale Ucmin est toujours obtenue à un angle de commutation c. Seules les racines qui appartiennent à l'intervalle d'étude choisi. Pour le vérifier.3). Ucmax se calcule en déterminant la valeur de t qui annule la dérivée de uc(t). voire pas continue. La valeur moyenne n'est pas suffisante pour évaluer la qualité de la tension de sortie d'un montage redresseur (cf. Sa valeur ne peut se déduire que de la courbe uc(t). écrivons la puissance active aux bornes de cette charge I 1 P= u c ( t ) i c ( t )dt = c u c ( t ) dt = I c U cmoy TT T T La puissance transmise à la charge est donc fonction de la valeur moyenne de uc(t). la valeur immédiatement après. Le tracé de la courbe uc(t) ou l'expression de cette dernière permet dans les cas les plus simples de connaître immédiatement Ucmax et Ucmin. Dans l'hypothèse où le courant de sortie du montage ic(t) est suffisamment lissé pour être considéré comme un courant continu de valeur constante Ic. La tension idéale est une tension continue de valeur constante Ucmoy. c'est à dire les intervalles dans correspondant à chaque configuration d'état bloqué ou passant des composants de puissance du montage.a) Schéma de principe b) Etude du fonctionnement La première étape de l'étude des montages consiste à identifier les différentes phases de fonctionnement.

les expressions de ces tensions. La puissance apparente détermine le dimensionnement du transformateur car Vm fixe le nombre de spires par phase et ieff la section des conducteurs. quel que soit le montage étudié. il faut connaître les valeurs maximales des tensions qui leurs seront appliquées: en polarisation inverse pour les diodes. d) Etude des courants .tensions maximales aux bornes des éléments redresseurs: Pour le choix des diodes ou des thyristors à utiliser. La puissance apparente au secondaire du transformateur est par définition: Ss = qVeff iseff Veff et iseff sont respectivement les valeurs efficaces des tensions vi(t) et des courants dans les enroulements secondaires du transformateur et q le nombre d'enroulements. ces valeurs se déduisent de la forme d'onde des courants. sont à conserver. Ces valeurs peuvent être déterminées ici aussi à partir des formes d'onde des courants. Les tensions dans les secondaires sont sinusoïdales. on a donc Vi(t) = Vm sin ( t – ) Veff = Vm 2 La valeur efficace du courant iseff est à déterminer en fonction de la forme d'onde des courants dans les secondaires de chaque montage redresseur. ces maxima sont déterminés en annulant la dérivée de la tension VDth aux bornes des composants dVDth ( t ) =0 t = tDthmax + k d t VDthmax = VDth( t = tDthmax) Dans chaque intervalle de fonctionnement. moyennes et efficaces des courants qui les parcourent. donnent accès à ces valeurs maximales. calculées lors de l'étude du fonctionnement. Les diodes et les thyristors étant supposés parfaits. .pour avoir une estimation correcte du coefficient d'ondulation K0. Le facteur de puissance est par définition le rapport de la puissance active sur la puissance apparente. afin d'éviter leur claquage. en polarisations inverse et directe pour les thyristors. Seules les racines qui appartiennent à l'intervalle d'étude choisi. la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge. ils ne dissipent pas de puissance Par conséquent.courants dans les éléments redresseurs: Pour dimensionner les diodes et les thyristors il faut connaître les valeurs maximales. ces deux grandeurs étant importantes dans la conception des montages redresseurs. soit 22 Electronique de puissance 2005 / 2006 . . On déterminera aussi dans cette partie de l'étude la puissance apparente et le facteur de puissance au secondaire. Dans les cas les plus simples. c'est à dire au domaine de validité de l'expression adoptée pour VDth(t). afin de les dimensionner de telle sorte qu'ils ne risquent ni le claquage en polarisation inverse ni le déclenchement intempestif par dépassement de la tension de retournement en polarisation directe.courants dans les secondaires du transformateur d'alimentation: Le calcul de la valeur efficace du courant dans les secondaires est utile pour dimensionner le transformateur d'alimentation et la valeur moyenne sera nécessaire pour calculer le courant au primaire. En toute rigueur. la tension VDth(t) s'identifie à une fonction sinusoïdale ou une composée de fonctions sinusoïdales.

P= I 1 u c ( t )I c dt = c TT T u c ( t )dt = U cmoy I c T Le facteur de puissance est donc de la forme fs = U cmoy I c U cmoy I c P = = 2 S s qVeff i seff qVm i seff A puissance active égale la réalisation du secondaire est d'autant plus coûteuse que le facteur de puissance est plus faible ce qui constitue une limitation à l'emploi de certains montages à commutation. e) Passage du secondaire au primaire Il n'existe pas de relation générale reliant les courants primaires et secondaires. 23 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Pour chaque type de montage on établira la relation entre ces courants à partir de l'équation aux Ampères-tours.

diodes et thyristors.Etude du fonctionnement A partir du réseau monophasé (Vp) on obtient par l'intermédiaire du transformateur à point milieu. i étant aussi bien sûr.1.Montages à commutation parallèle (Montage P2 à diodes) 2.II. seront dans un premier temps. les éléments électroniques constituant les montages. En exemples. les montages P2 à diodes et P2 à thyristors. ou mieux. MONTAGES REDRESSEURS MONOPHASES 1) Introduction Pour l'étude on distinguera les montages redresseurs à diodes. PD2 à thyristors et PD2 mixte.les montages à commutation parallèle double. i étant le nombre de phases redressées.1. et on supposera que les courants qui les traversent peuvent varier instantanément lors des commutations 2) Montages redresseurs monophasés à diodes Le principe des montages redresseurs monophasés à diodes consiste à ne "laisser passer" que les alternances positives de la tension sinusoïdale d'alimentation. considérés comme des interrupteurs parfaits. ou pont de Graëtz. . en fonction de leur mode de commutation: .Schéma de principe Le montage à commutation parallèle P2 est composé de deux diodes connectées en entrée à un transformateur à point milieu: 2. à transmettre la valeur absolue de cette tension 2. le nombre de phases redressées. En exemple. notés PDi.1.2. à thyristors et mixtes qu'on peut classer en deux catégories. les montages PD2 à diodes. deux tensions sinusoïdales V1 et V2 de même amplitude et déphasées entre elles de : V1(t) = Vm sin t V2(t) = Vm sin t = Vm sin ( t + ) = -Vm sin t Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: 24 Electronique de puissance 2005 / 2006 . notés Pi. En particulier on négligera la chute de tension à leurs bornes lorsqu'ils sont passants.1. On rappelle que le courant de sortie du montage est suffisamment peu ondulé pour être assimilé à un courant continu Ic. De plus.les montages à commutation parallèle simple.

c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable.V1 + VD1 V2 .Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées La tension aux bornes de la diode Di est 25 Electronique de puissance 2005 / 2006 .V2 Uc = V2 .Etude des tensions .Intervalles Diode passante Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée D1 0 t< VD2 = V2 .Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = V 1 1 U c ( t )dt = Vm sin( t )d( t ) = m TT 0 [ cos t ]0 = 2Vm . Ucmin = Uc( t = ) = Vm sin Le facteur d'ondulation est =0 K0 = U c max U c min = 2U cmoy 4 K0 0. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe Uc(t). la tension redressée a pour expression Uc(t) La dérivée dU c = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier V1(t) = Vm sin t La valeur t = /2 est la seule appartenant à l'intervalle considéré.VD1 V1 D2 t<2 VD1 = V1 .3.VD2 V2 La forme d'onde de la tension redressée est donc: 2.785 .1.Facteur d'ondulation Dans l'intervalle 0 t < . la valeur maximale de tension redressée étant alors de Ucmax = Uc( t = /2) V1( t = /2) = Vm La valeur minimale Ucmin est toujours obtenue à un angle de commutation ( t = k ) pour lequel l'expression de la tension redressée change.V1 Uc = V1 .V2 + VD2 V1 .

Vj VD2 VD1 i = 1. et les diodes parfaites. on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières: i1 et i2 sont respectivement les courants dans les diodes D1 et D2.Vj + Vi 0 t< t<2 Vi . la même valeur maximale de tension aux bornes de la diode D1.V1 = -2Vm sin t V1 .Etude des courants . 2. 1 V2 . dans l'intervalle 0 t< dVD 2 = 2Vm cos t = 0 d t Seule la première racine /2 appartient à l'intervalle [0. dans lequel D2 est bloquée. On en tire imax.1. les valeurs maximale. Par exemple pour VD2. de valeur Ic. imoy et ieff. à une tension maximale de t = /2 + k avec k entier [.V2 = 2Vm sin t Si on considère. la tension à ses bornes est La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. 2 j = 2. moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 2 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 2 (i = 1. la diode D1. par un calcul similaire. 2) 26 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Courant dans les diodes Le courant de sortie étant considéré comme constant.VDi = VDj . Elle correspond VDmax = VD2( t = /2) = -2Vm On obtiendrait bien sûr. par exemple.4.

1.2.Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à diodes) 2.637) Ce facteur de puissance relativement faible ajouté à l'utilisation nécessaire d'un transformateur à point milieu sont des paramètres défavorables à l'emploi de ce type de montage. mais il sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage. 2.Etude du fonctionnement Prenons comme expression de la tension au secondaire du transformateur: Vs(t) = Vm sin t 27 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Les diodes étant supposées parfaites..2. elles ne dissipent pas de puissance et la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge.2. les valeurs moyenne et efficace seront donc les mêmes que dans les diodes.2. est constitué de quatre diodes connectées deux par deux en inverse: Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement.Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur Dans les secondaires du transformateur deux valeurs relatives aux courants nous intéressent: la valeur efficace et la valeur moyenne.Schéma de principe Le montage redresseur PD2 à diodes. soit P= I 1 U c ( t )I c dt = c TT T U c ( t )dt = U cmoy I c T La puissance apparente au secondaire est quant à elle en tenant compte des deux enroulements Ss = 2Vseff ieff = Vm Ic d'où le facteur de puissance au secondaire du transformateur fs = U cmoy I c P 2 = 2 = Ss 2Vm i seff (fs 0. ou pont de Graëtz. 2. Dans le cas du montage P2 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du transformateur est le même que celui circulant dans la diode de même indice.

Ucmin = Uc( t = ) = Vm sin ( t = ) = 0 Le facteur d'ondulation est K0 = U c max U c min = 2U cmoy 4 K0 0.VD'1 .Etude des tensions .VD'2 Vs Uc = .Vs + VD1 -Vs VD'1 = .Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles Diodes passantes Tensions aux bornes des diodes bloquées 0 t< t<2 D1. la tension redressée a pour expression Uc(t) La dérivée dU c = Vm cos t = 0 d t pour t = /2 + k avec k entier Vs(t) = Vm sin t La valeur t = /2 est la seule appartenant à l'intervalle considéré. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe Uc(t).Facteur d'ondulation Dans l'intervalle 0 t < .Vs + VD'2 -Vs VD1 = Vs + VD2 Vs VD'2 = Vs + VD'1 Vs Tension redressée Uc = Vs .Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = V 1 1 U c ( t )dt = Vm sin( t )d( t ) = m TT 0 [ cos t ]0 = 2Vm .Vs .VD1 . D'1 VD2 = . c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable.2.3.VD2 -Vs La forme d'onde de la tension redressée est donc: 2.785 28 Electronique de puissance 2005 / 2006 . D'2 D2. la valeur maximale de tension étant alors de Ucmax = Uc( t = /2 ) Vs( t = /2 ) = Vm La valeur minimale Ucmin est toujours obtenue à un angle de commutation ( t = k ) pour lequel l'expression de la tension redressée change.

Courants dans les diodes Le courant de sortie étant considéré comme constant et les diodes parfaites. i2. i'2 sont respectivement les courants dans les diodes D1.Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées On peut. par exemple.Vs + VD1 -Vs t< -Vs VD'1 = . on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières: i1. i'1. imoy et ieff.i'1 (ou is = i'2 . Par exemple pour VD2.2. considérer le premier intervalle: 0 VD2 = . On en tire imax.Vs + VD'2 La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. D'2. le courant dans le secondaire du transformateur s'exprime par: is = i1 .. 2. moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 2 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 2 (i = 1. les valeurs maximale. avec l'orientation choisie sur le schéma. dVD 2 = Vm cos t = 0 d t pour t = /2 + k avec k entier Seule la première racine /2 appartient à l'intervalle dans lequel D2 est bloquée.Etude des courants . D'1. D2.Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur Dans le cas du montage PD2.i2) 29 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Elle correspond à une tension maximale de VDmax = VD2 ( t = /2) = -Vm La même valeur maximale de tension serait obtenue aux bornes des autres diodes.4. 2) .

Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge. Ceci explique sa large utilisation.1. ce montage de conception simple ne nécessite aucun dispositif particulier (transformateur à point milieu.1. En outre.Montages à commutation parallèle (Montage P2 à thyristors) 3. soit P= I 1 U c ( t )I c dt = c TT T U c ( t )dt = U cmoy I c T La puissance apparente au secondaire est quant à elle S s = Vseff i seff = Vm I c 2 d'où le facteur de puissance au secondaire du transformateur fs = U cmoy I c 2 2 P = 2 = Ss Vm i seff (fs 0. elles ne dissipent pas de puissance.90) Le facteur de puissance est meilleur que celui du P2. 3) Montages redresseurs monophasés à thyristors 3. par exemple).Schéma de principe Le montage redresseur P2 à thyristors est constitué de deux thyristors connectés en sorties d'un transformateur à point milieu: 30 Electronique de puissance 2005 / 2006 .1.On en déduit la forme d'onde du courant dans le secondaire ainsi que les valeurs moyenne et efficace du courant au secondaire: ismoy = 0 iseff = Ic Les diodes étant supposées parfaites.

V2 + Vth2 V1 .Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = 1 1 U c ( t )dt = TT + Vm sin( t )d ( t ) = Vm [ cos t ] + = 2Vm cos 31 Electronique de puissance 2005 / 2006 .3.V1 + Vth1 V2 .Etude du fonctionnement A partir du réseau monophasé (Vp) on obtient par l'intermédiaire du transformateur à point milieu deux tensions sinusoïdales V1 et V2 de même amplitude et déphasées entre elles de : V1(t) = Vm sin t V2(t) = Vm sin t = Vm sin ( t + ) = -Vm sin t Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de .Vth1 V1 th2 Vth1 = V1 .Etude des tensions > /2 .2.1. c'est à dire que des impulsions de déblocage sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles pour th1 pour th2 t = + 2k t = ( + ) + 2k Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles t<2 + + t<2 + Thyristors passants Tensions aux bornes des thyristors bloqués Tension redressée th1 Vth2 = V2 .V1 Uc = V1 .Vth2 V2 La tension redressée a donc l'allure suivante: Pour /2 Pour 3.1.3.V2 Uc = V2 .

c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable. l'ordre de déclenchement parvient sur la gâchette des thyristors alors que ceux ci sont polarisés négativement de telle sorte qu'ils restent bloqués. le système fonctionne en redresseur.Il apparaît que la valeur moyenne de la tension redressée varie de -2Vm/ à 2Vm/ lorsque varie de à 0.Facteur d'ondulation On peut se limiter au fonctionnement en redresseur ( < /2). . 1 V2 . qui correspond à une conduit à une indétermination de K0 (Ucmoy = 0). seule la valeur t = /2 appartient à l'intervalle considéré. Au-delà de = .Vj + Vi Vi . 2 j = 2. la tension aux bornes du thyristor thi est Vthi = Vthj . d'où la précision ajoutée dans la dénomination d'onduleur non-autonome. Ucmin = Uc( t + ) = Vm sin ( t + ) = -Vm sin On en déduit le facteur d'ondulation K0 = U c max U c min (1 + sin ) = 2U cmoy 4 cos . la tension redressée a pour expression Uc La dérivée V1 = Vm sin t dU c = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier. la valeur moyenne de la tension redressée est négative ainsi donc que la puissance active.Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués Lorsqu'il est bloqué. le système fonctionne en onduleur ou redresseur inversé. > /2. la valeur moyenne de la tension redressée est positive. Cette valeur particulière de puissance active échangée nulle. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe Uc(t). Dans le cas 0 < /2.V1 = -2Vm sin t V1 . Le réseau continu néanmoins à imposer la fréquence et à fournir de la puissance réactive. la valeur maximale de tension étant alors de Ucmax = Uc( t = /2) V1( t = /2) = Vm La valeur minimale Ucmin est toujours obtenue à un angle de commutation ( t = k + ) pour lequel l'expression de la tension redressée change.V2 = 2Vm sin t 32 Electronique de puissance 2005 / 2006 . le transfert de puissance se fait du coté continu vers le coté alternatif. Dans l'intervalle t< + .Vj t< + + t<2 + Vth2 Vth1 i = 1. il en est donc de même pour la puissance active fournie par le réseau au récepteur (P = Ucmoy Ic). le transfert de puissance se fait du coté alternatif vers le coté continu. Deux cas sont à considérer: /2. en excluant le cas = /2.

3. dVth 2 = 2Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier Le thyristor th2 est bloqué sur l'intervalle [ . Elles correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor de -2Vm et 2Vm. les 2 premières racines. Pour Vth2.4. L'angle pouvant varier de 0 à .Etude des courants . les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes du thyristor Th1. /2 > /2 Vthmax = Vth2 ( t = /2) = -2Vm Vthmax = Vth2 ( t = 3 /2) = 2Vm Vthmax = ± 2Vm On obtiendrait. par un calcul similaire. + [.Si on considère le premier intervalle. on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces derniers: 33 Electronique de puissance 2005 / 2006 . à savoir /2 et 3 /2.1. peuvent être atteintes durant l'intervalle de blocage de th2.Courants dans les thyristors Le courant de sortie étant considéré comme constant et les thyristors parfaits. la tension aux bornes du thyristor bloqué th2 a l'allure suivante: Pour > /2 Pour < /2 t qui Les tensions maximales aux bornes des thyristors sont obtenues en déterminant les valeurs de annulent la dérivée de la tension à leurs bornes.

moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 2 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 2 (i = 1.Schéma de principe Le montage redresseur PD2 à thyristors est constitué de quatre thyristors connectés deux par deux en inverse: 34 Electronique de puissance 2005 / 2006 . 3. soit P= I 1 U c ( t )I c dt = c TT T U c ( t )dt = U cmoy I c T La puissance apparente au secondaire est quant à elle en tenant compte des deux enroulements Ss = 2Vseff ieff = Vm Ic d'où le facteur de puissance au secondaire du transformateur fs = U cmoy I c P 2 = 2 = cos Ss 2Vm i seff Le passage du secondaire au primaire du transformateur d'alimentation est traité globalement pour tous les montages redresseurs monophasés.2. les valeurs maximale.1. imoy et ieff.2.i1 et i2 sont respectivement les courants dans les thyristors th1 et th2. Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge.Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur Dans le cas du montage P2 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du transformateur est le même que celui circulant dans le thyristor de même indice.Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 à thyristors) 3. On en tire imax. Les thyristors étant supposés parfaits. ils ne dissipent pas de puissance. les valeurs moyenne et efficace seront donc les mêmes que dans les thyristors. 2) .

Vth'1 . mais il sera en général présent pour modifier la tension à l'entrée du montage.Etude du fonctionnement Prenons comme expression de la tension au secondaire du transformateur: Vs(t) = Vm sin t Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de . 3. c'est à dire que des impulsions de déblocage sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles pour th1 et th'2 pour th2 et th'1 t = + 2k t = ( + ) + 2k Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles t< + + Thyristors passants th1.2.Vth2 Vs Vs - t<2 + La forme d'onde de la tension redressée est donc: Pour /2 35 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Vs .Vth1 .Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement. th'1 Tensions aux bornes des thyristors bloqués Vth2 = .Vth'2 Uc = . th'2 th2.Vs + Vth1 -Vs Vth'1 = .Vs + Vth'2 -Vs Vth1 = Vs + Vth2 Vs Vth'2 = Vs + Vth'1 Vs Tension redressée Uc = Vs .2.

l'ordre de déclenchement parvient sur la gâchette des thyristors alors que ceux ci sont polarisés négativement de telle sorte qu'ils restent bloqués. Le réseau continu néanmoins à imposer la fréquence et à fournir de la puissance réactive. le système fonctionne en onduleur ou redresseur inversé. le transfert de puissance se fait du coté continu vers le coté alternatif. en excluant le cas = /2. la valeur maximale de tension est alors de Ucmax = Uc ( t = /2) V1 ( t = /2) = Vm La valeur minimale Ucmin est toujours obtenue à un angle de commutation ( t = k + ) pour lequel l'expression de la tension redressée change. seule la valeur t = /2 appartient à l'intervalle considéré.Pour V1 = Vs(t) et V2 = -Vs(t) 3. > /2. la valeur moyenne de la tension redressée est positive. qui conduit à une indétermination de K0 (Ucmoy = 0). il en est donc de même pour la puissance active fournie par le réseau au récepteur (P = Ucmoy Ic). la tension redressée a pour expression Uc La dérivée dU c = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier.Etude des tensions > /2 .Le facteur d'ondulation Dans l'étude. Au-delà de = . le système fonctionne en redresseur. Vs = Vm sin t Dans le cas 0 < /2.Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = 1 1 U c ( t )dt = TT + Vm sin( t )d ( t ) = Vm [ cos t ] + = 2Vm cos Il apparaît que la valeur moyenne de la tension redressée varie de -2Vm/ à 2Vm/ lorsque varie de à 0. c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc 36 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Cette valeur particulière de correspond à une puissance active échangée nulle. Dans l'intervalle t< + . d'où la précision parfois ajoutée dans la dénomination d'onduleur non-autonome. la valeur moyenne de la tension redressée est négative ainsi donc que la puissance active. Deux cas sont à considérer: /2.3. le transfert de puissance se fait du coté alternatif vers le coté continu. on peut se limiter au fonctionnement en redresseur ( < /2).2. .

n'est pas dérivable.Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués On peut par exemple considérer le premier intervalle: t< + Vth2 = . + [. les valeurs maximale. th'2. Elle ne peut donc être calculée à partir de la dérivée et doit se déduire de la courbe Uc(t). donnerait les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes des autres thyristors. 3. i'2 sont respectivement les courants dans les thyristors th1. les 2 premières racines.Vs + Vth1 -Vs Vth'1 = .Courants dans les thyristors Le courant de sortie étant considéré comme constant et les thyristors parfaits. Par exemple pour Vth2. dVth 2 = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier Le thyristor th2 est bloqué sur l'intervalle [ . Donc pour pour /2 > /2 Vthmax = Vth2 ( t = /2) = -Vm Vthmax = Vth2 ( t = 3 /2) = Vm Vthmax = ± Vm Un calcul identique.4. Elles correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor de -Vm et Vm. i2. th'1.2. i'1.Etude des courants . On en tire imax. à savoir /2 et 3 /2. Ucmin = Uc( t + ) = Vm sin ( t + ) = -Vm sin On en déduit le facteur d'ondulation K0 = U c max U c min (1 + sin ) = 2U cmoy 4 cos . th2. peuvent être atteintes durant l'intervalle de blocage de th2. L'angle pouvant varier de 0 à . moyenne et efficace de ces courants: 37 Electronique de puissance 2005 / 2006 . on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces derniers: i1. imoy et ieff.Vs + Vth'2 -Vs Les tensions maximales aux bornes des thyristors sont obtenues en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes.

le courant au secondaire du transformateur s'exprime par: is = i1 .90 cos 38 Electronique de puissance 2005 / 2006 .i'1 (ou is = i'2 . soit P= 1 I U c ( t )Icdt = c U c ( t )dt = U cmoy Ic TT TT La puissance apparente au secondaire est quant à elle S s = Vseff i seff = d'où fs = P 2 2 = cos Ss Vm I c 2 0. Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge. ils ne dissipent pas de puissance.i2) On en déduit la forme d'onde du courant dans le secondaire: ainsi que les valeurs moyenne et efficace du courant au secondaire: ismoy = 0 iseff = Ic Les thyristors étant supposés parfaits.Courant et facteur de puissance au secondaire du transformateur Avec l'orientation choisie sur le schéma.imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 2 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 2 .

VD1 0 Uc = .Vth2 .Vs + VD2 -Vs -Vs Tension redressée Uc = Vs .Vth1 .VD2 0 -Vs Vth2 = .1.Vs + Vth1 -Vs VD2 = Vs + VD1 Vs Vth1 = Vs + Vth2 Vs VD2 = Vs + VD1 Vs Vth1 = Vs + Vth2 Vs VD1 = .2.Vth1 . mais il sera en général présent pour modifier la tension à l'entrée du montage.Etude du fonctionnement Prenons comme expression de la tension au secondaire du transformateur: Vs(t) = Vm sin t Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de .Vs + Vth1 VD1 = .VD2 Vs Uc = . D2 th1. c'est à dire que des impulsions de déblocage sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles pour th1 pour th2 t = + 2k t = ( + ) + 2k Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles t< t< + 2 + t<2 t<2 + Eléments passants Tensions aux bornes des éléments bloqués th 1.Schéma de principe Le montage redresseur PD2 mixte de deux thyristors et de deux diodes connectés comme sur le schéma suivant: Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement. 4.VD1 Uc = .4) Montages redresseurs monophasés mixtes 4.Montages à commutation parallèle double (Montage PD2 mixte) 4.1.Vs .1. D1 th2. D1 th2.1. D2 Vth2 = .Vs + VD2 -Vs La forme d'onde de la tension redressée est donc: 39 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Vth2 .

la valeur maximale de tension étant alors de Ucmax = Uc ( t = /2) V1 ( t = /2) = Vm Pour > > /2. la valeur t = /2 n'appartient pas à l'intervalle. mais. On a un réglage possible de la valeur moyenne de la tension de sortie.Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = V 1 1 U c ( t )dt = Vm sin( t )d( t ) = m TT [ cos t ] = Vm (1 + cos ) La valeur moyenne de la tension redressée varie de 0 à 2Vm/ lorsque varie de à 0. l'ordre de déclenchement parvient sur la gâchette des thyristors alors que ceux ci sont polarisés négativement de telle sorte qu'ils restent bloqués.Le facteur d'ondulation Dans l'intervalle La dérivée est dU c = Vm cos t = 0 d t t< + .Etude des tensions > /2 . la tension redressée a pour expression Uc Vs = Vm sin t t = /2 + k avec k entier. Dans le cas /2. Au-delà de = . contrairement au cas du PD2 à thyristors. seule la valeur t = /2 appartient à l'intervalle considéré. comme le montre la courbe de la tension redressée. . pour laquelle.1. 40 Electronique de puissance 2005 / 2006 . le fonctionnement en onduleur non-autonome n'est pas possible.3. on doit donc prendre celle correspondant à t = .Pour /2 Pour 4. Uc(t) est maximale.

Vs + Vth1 -Vs Les tensions maximales aux bornes des thyristors sont obtenues en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. soit. on peut par exemple considérer l'intervalle [0.Vs + VD2 -Vs La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. les 2 premières racines.La valeur minimale Ucmin est toujours. la tension aux bornes de th2 est: Vth2 = . /2 > /2 Vthmax = Vth2 ( t = /2 ) = -Vm Vthmax = Vth2 ( t = 3 /2 ) = + Vm Vthmax = ± Vm Pour ce qui est des diodes. à savoir /2 et 3 /2. 41 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Ucmin = 0 On ne déduit le facteur d'ondulation K0 = /2: U c max U c min 2U cmoy K0 = > > /2: K0 = 2(1 + cos ) sin 2 (1 + cos ) . avec à ses bornes la tension VD1 = . + [. [ durant lequel la diode D1 est bloquée. dVth 2 = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier L'angle pouvant varier de 0 à .Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués Si on considère l'intervalle [ . Elles correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor de -Vm et Vm. peuvent être atteintes durant l'intervalle de blocage de th2. dVD1 = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier Seule la première racine /2 appartient à l'intervalle dans lequel D1 est bloquée. Pour Vth2. Elle correspond à une tension maximale de VDmax = VD1 ( t = /2) = -Vm Les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes des autres diodes et thyristors seraient obtenues par un calcul identique . en ce qui concerne de montage. toujours nulle comme en témoignent les courbes de la tension redressée Uc(t).

les valeurs maximale.Etude des courants . Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge.4. i2. imoy et ieff. moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 2 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 2 . et les diodes D1. th2.Courant et facteur de puissance au secondaire du transformateur Avec l'orientation choisie sur le schéma. ils ne dissipent pas de puissance. i'2 sont respectivement les courants dans les thyristors th1. on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ceux ci: i1. le courant au secondaire est: is = i1 .i'1 (ou is = i'2 .4. On en tire imax. les diodes et thyristors parfaits. soit 42 Electronique de puissance 2005 / 2006 .i2) On en déduit la forme d'onde du courant dans le secondaire: ainsi que les valeurs moyenne et efficace du courant au secondaire: ismoy = 0 i seff = 1 2 i s ( t )dt = I c 1 TT Les diodes et les thyristors étant supposés parfaits.1. i'1.Courants dans les diodes et les thyristors Le courant de sortie étant considéré comme constant. D2.

Chaque cas doit faire l'objet d'une étude particulière à partir de l'équation aux Ampère-tours. Si on considère un transformateur parfait.une bobine primaire de n1 spires parcourues par un courant alternatif i1 . Avec les notations adoptées sur le schéma on a: U1 = n 1 où d dt U2 = n2 d dt désigne le flux magnétique et en valeurs efficaces. la totalité du flux est canalisé à travers le ou les enroulements secondaires.1. n1U2 = n2U1 5.2. issue du théorème d'Ampère appliqué au circuit magnétique du transformateur.1.Equilibre des tensions Un transformateur monophasé est constitué d'une armature de tôles empilées entourées par deux bobines: .P= 1 I U c ( t )Icdt = c U c ( t )dt = U cmoy Ic TT TT La puissance apparente au secondaire est quant à elle S s = Vseff i seff = d'où fs = U cmoy I c P = 2 = Ss Vm i seff 2 (1 + cos ) 1 / Vm 2 Ic 1 5) Passage au primaire 5.une bobine secondaire de n2 spires parcourues par un courant alternatif i2 Le courant i1 génère dans la bobine primaire un flux magnétique variable.Introduction Il n'est pas possible d'établir de relations générales permettant de déterminer le courant et le facteur de puissance au primaire du transformateur d'alimentation en fonction des valeurs au secondaire.2.Equilibre des courants Sous sa forme locale le théorème d'Ampère s'exprime par: Rot H = J 43 Electronique de puissance 2005 / 2006 . 5.2.2.Relations générales 5.

le courant dans chaque enroulement secondaire est égal à Ic pendant une demi-période et nul durant la seconde demi-période. Sous sa forme intégrale.H et J sont respectivement les vecteurs champ magnétique et densité de courant. La valeur moyenne du courant dans un secondaire est imoy = Ic / 2 44 Electronique de puissance 2005 / 2006 .3. soit P= I 1 u c ( t )I c dt = c TT T u c ( t )dt = U cmoy I c T Le transformateur monophasé n'ayant qu'un seul enroulement primaire. et I la somme algébrique des courants traversant S. Dans le cas d'un circuit magnétique fermé de section S constante.2. il devient H. La puissance active au primaire est donc identique à la puissance active au secondaire et à celle reçue par la charge. ds = I S est une surface quelconque s'appuyant sur le contour fermé C. On peut la négliger et équilibrer la relation aux Ampère-tours sur la partie alternative des courants. Cette composante continue non compensée sature le circuit magnétique mais ne participe pas au transfert de puissance. On en déduit la relation nI = R avec R = L/ZS la reluctance du circuit magnétique ) conduit à l'équation d'équilibre des L'application à un transformateur monophasé parfait (Z = Ampère-tours. 5.ds = S J. et donc les Ampères tours (AT). les courants. il ne dissipe pas de puissance. la puissance apparente au primaire est par définition Sp = Vpipeff où Vp et ipeff sont respectivement les valeurs efficaces de la tension et du courant au primaire. dans les secondaires sont de valeur moyenne non nulle.Puissances au primaire Le transformateur monophasé d'alimentation étant supposé parfait.Application aux montages P2 Dans le cas des montages à commutation parallèle simple P2. dl = HL = nI C = S B. Les AT au secondaires ne peuvent alors pas être compensés ceux du primaire parcourus par un courant alternatif de valeur moyenne nulle. ds = µHS L étant la longueur moyenne du circuit.3. coupant n spires parcourues par un même courant I on peut écrire: H. 5. nI = R 0 Dans certains montages redresseurs. ds = µ S H.dl = C S rot H. constitué d'un matériau de perméabilité Z constante.

n 1i p = n 2 (i 1 5. en utilisant la relation d'équilibre des tensions du transformateur: 45 Electronique de puissance 2005 / 2006 . Soit.Facteur de puissance au primaire La puissance apparente au primaire est Sp = Vp ipeff où Vp est la valeur efficace de la tension au primaire.En appelant n1 et n2 les nombres de spires respectivement dans le bobinage primaire et les bobinages secondaires du transformateur. les formes d'ondes de courants suivantes d'après la relation ci-dessus on a donc le courant au primaire suivant On en déduit la valeur efficace du courant au primaire.1. pour le P2 à diodes.Courants au primaire Ic ) n 2 (i 2 2 Ic ) = n 2 (i 1 i 2 ) 2 On a obtenu dans les secondaires. et en choisissant le sens de parcours indiqué sur le schéma. l'équation aux Ampère-tours s'écrit.Montage P2 à diodes .3. i peff = n 1 2 i p ( t )dt = 2 I c n1 TT .

i2) La valeur efficace du courant au primaire est donc la même que le montage P2 à diodes i peff = n 1 2 i p ( t )dt = 2 I c n1 TT .Montage P2 à thyristors .2. n1ip = n2 (i1 .n1Vseff = n2Vp (Vseff : valeur efficace de tension au secondaire) Sp = On en déduit le facteur de puissance au primaire fp = Vm I c 2 U cmoy I c 2 2 P = 2 = Sp Vm I c 0. pour le P2 à thyristors.Courants au primaire On a obtenu dans les secondaires. en utilisant la relation d'équilibre des tensions du transformateur 46 Electronique de puissance 2005 / 2006 .90 Le primaire est donc dimensionné pour une puissance apparente inférieure à celle du secondaire. Soit.Facteur de puissance au primaire La puissance apparente au primaire est Sp = Vp ipeff où Vp est la valeur efficace de la tension au primaire. 5.3. les formes d'ondes de courants suivantes: En utilisant la relation précédente entre le courant au primaire et les courants dans les secondaires.

Courants au primaire On a obtenu au secondaire. 5.4.1.n1Vseff = n2Vp ( Vseff : valeur efficace de tension au secondaire ) Sp = Vm I c 2 P = Ucmoy Ic = Ic Ucmoy ( = 0) cos Le facteur de puissance est donc fp = fp ( = 0) cos fp = P 2 2 = cos Sp 0. Sa valeur moyenne est par conséquent nulle. pour le PD2 à diodes. et en choisissant le sens de parcours indiqué sur le schéma. la forme d'onde de courant suivante: 47 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Montage PD2 à diodes .4. l'équation aux Ampère-tours s'écrit: n1ip = n2 is On peut alors appliquer cette relation aux montages redresseurs PD2 à diodes et PD2 à thyristors et PD2 mixte. ismoy = 0 En appelant n1 et n2 les nombres de spires respectivement dans le bobinage primaire et le bobinage secondaire du transformateur.90 cos 5.Application aux montages PD2 Dans le cas des montages à commutation parallèle double PD2. le courant dans le secondaire du transformateur est égal à Ic pendant une demi-période et égal à -Ic pendant la seconde demi-période.

Soit.d'après la relation ci-dessus on a donc le courant au primaire suivant On en déduit la valeur efficace du courant au primaire. ipeff = (n2 / n1) Ic .Montage PD2 à thyristors .Facteur de puissance au primaire La puissance apparente au primaire est Sp = Vp ipeff où Vp est la valeur efficace de la tension au primaire. en utilisant la relation d'équilibre des tensions du transformateur n1Vseff = n2Vp (Vseff : valeur efficace de tension au secondaire) Sp = On en déduit le facteur de puissance au primaire fp = Vm I c 2 P 2 2 = Sp 0.4.Courants au primaire On a obtenu au secondaire. pour le PD2 à thyristors.2.90 5. la forme d'onde de courant suivante: En utilisant la relation précédente entre les courants au primaire et au secondaire. n1ip = n2 is 48 Electronique de puissance 2005 / 2006 .

pour le PD2 mixte. n1ip = n2 is La valeur efficace du courant au primaire est donc: 49 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Montage PD2 mixte . en utilisant la relation d'équilibre des tensions du transformateur: n1Vseff = n2Vp (Vseff : valeur efficace de tension au secondaire) Sp = Vm I c 2 P = Ucmoy Ic = Ic Ucmoy ( = 0 ) cos Le facteur de puissance est donc fp = fp ( = 0 ) cos fp = P 2 2 = cos Sp 0.90 cos 5. Soit.Facteur de puissance au primaire La puissance apparente au primaire est Sp = Vp ipeff où Vp est la valeur efficace de la tension au primaire.4. la forme d'onde de courant suivante: En utilisant la relation précédente entre les courants au primaire et au secondaire.1.Courants au primaire On a obtenu au secondaire.La valeur efficace du courant au primaire est donc la même que le montage PD2 à diodes i peff = n 1 2 i p ( t )dt = 2 I c n1 TT .

Soit.Facteur de puissance au primaire La puissance apparente au primaire s'exprime par Sp = Vp ipeff où Vp est la valeur efficace de la tension au primaire.. en utilisant la relation d'équilibre des tensions du transformateur n1Vseff = n2Vp (Vseff : valeur efficace de tension au secondaire) S p = Vp i peff = Vm 2 Ic 1 )/2 P = Ucmoy Ic = Ic Ucmoy ( = 0 ) ( 1 + cos Le facteur de puissance est donc fp = 2 (1 + cos ) 1 50 Electronique de puissance 2005 / 2006 .

En particulier on négligera la chute de tension à leurs bornes lorsqu'ils sont passants. seront dans un premier temps considérés comme des interrupteurs parfaits.les montages à commutation parallèle simple. à partir d'un montage électronique. notés Pi. à la fois des machines à courant continu et des machines à courant alternatif de puissances plus élevées qu'en monophasé. i étant le nombre de phases redressées. Pour l'étude on distinguera les montages redresseurs à diodes. En exemple.II. les montages P3 à diodes et P3 à thyristors. . en fonction de leur mode de commutation: . De même. ou pont de Graëtz. . notés Si. mais cette fois à partir d'un réseau triphasé. La transformation trouve son importance dans la possibilité qu'elle offre d'alimenter. et on supposera que les courants qui les traversent peuvent varier instantanément lors des commutations. Il s'agit de réaliser. Le principe de fonctionnement consiste en une modification périodique du circuit électrique entre les connections d'entrée (réseau) et de sortie (récepteur) du dispositif redresseur.Schéma de principe Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes. S3 à thyristors et S3 mixtes. de façon à recueillir en sortie des tensions et des courants d'ondulations suffisamment faibles pour être négligées. à thyristors et mixtes qu'on peut classer en trois catégories. les montages PD3 à diodes. Lors des études de montages redresseurs triphasés nous considèrerons que le courant de sortie du montage est suffisamment peu ondulé pour être assimilé à un courant continu Ic. à partir du même réseau de distribution électrique triphasé. PD3 à thyristors et PD3 mixtes .1. i étant le nombre de phases redressées. MONTAGES REDRESSEURS TRIPHASES 1) Introduction Le problème des montages redresseurs en triphasé est similaire à celui posé en monophasé.1. diodes et thyristors. dont les enroulements secondaires sont groupés en étoile. i étant le nombre de phases redressées. En exemple. 51 Electronique de puissance 2005 / 2006 . notés PDi. 2) Montages redresseurs triphasés à diodes 2.Montages à commutation parallèle (Montage P3 à diodes) 2. En exemple. connectées chacune à une phase du secondaire d'un transformateur triphasé.les montages à commutation série.1. les éléments électroniques constituant les montages.les montages à commutation parallèle double. la transformation alternatif-continu. les montages S3 à diodes.

Vs3 + Vs2 Vs2 .Etude des tensions .Vs1 VD3 = VD1 . soit 2. Les enroulements primaires ne sont pas représentés sur le schéma. qu'on notera Vs1(t) = Vm sin t Vs2(t) = Vm sin ( t .Vs1 + Vs2 Vs2 .1.Vs3 VD2 = VD3 .Facteur d'ondulation Dans l'intervalle /6 t < 5 /6.VD2 Vs3 Les trois diodes forment un redresseur plus positif.Vs2 VD1 = VD3 .3.VD1 Vs1 Uc = Vs2 . 2.Vs2 VD3 = VD2 .Etude du fonctionnement A partir du réseau triphasé.2. mais il sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage. Vs2. la tension redressée a pour expression Uc Vs1 = Vm sin t 52 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Vs3 Uc = Vs1 .2 /3) Vs3(t) = Vm sin ( t . on obtient au secondaire du transformateur un système triphasé équilibré de tensions (Vs1.VD2 Vs2 Uc = Vs3 .Vs3 + Vs1 Vs1 .Vs1 + Vs3 Vs3 . Vs3).1.Vs2 + Vs1 Vs1 . qui laisse passer à tout instant la plus positive des tensions.4 /3) Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles /6 5 /6 3 /2 t < 5 /6 t < 3 /2 t < 13 /6 Diode passante Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée D1 D2 D3 VD2 = VD1 .Vs2 + Vs3 Vs3 .Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = 1 3 U c ( t )dt = TT 2 = 5 /6 Vm sin( t )d( t ) /6 3 3Vm 2 .Vs1 VD1 = VD2 .Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement.

3) VDj = VDi . toujours obtenue à un angle de commutation pour lequel l'expression de la tension redressée change. la diode D2. Seule la valeur t = /2 appartient à l'intervalle considéré. la même valeur maximale de tension aux bornes des autres diodes.sin ( t . 53 Electronique de puissance 2005 / 2006 . 2. quant à elle. la tension à ses bornes a l'allure suivante: Dans l'intervalle /6 t < 5 /6 VD2 Vs2 – Vs1 = Vm [sin t . 2.Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées est Lorsque la diode Di (i = 1. Elle doit se déduire de la courbe de Uc.La dérivée dU c = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier.30) . c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable.Vsi + Vsj Vsj . 3 Si on considère. 2. 2. Ucmin = Uc ( t = /6) = Vm sin ( /6) = Vm/2 D'où le facteur d'ondulation K0 = U c max U c min = 2 U cmoy 6 3 (K0 0. Elle correspond à la tension maximale VD max = VD 2 ( t = / 3) = 3Vm On obtiendrait par un calcul similaire. la tension aux bornes de Dj bloquée (j = 1.Vsi i = 1. par exemple.2 /3)] dVD 2 d t d (Vs 2 2 = Vm [cos( t ) cos t ] = 0 d t 3 t = /3 + k avec k entier Vs1) Seule la racine ( t = /3) appartient à l'intervalle considéré. la valeur maximale de tension étant alors de Ucmax = Uc ( t = /2) Vs1 ( t = /2) = Vm La valeur minimale Ucmin est. 3) est passante. 3 et j = 1.

S s = 3Veff i seff = 3 d'où fs = U cmoy I c P = 2 = Ss qVm i seff 3 2 (fs = 0. les valeurs maximale. Les diodes étant supposées parfaites. 54 Electronique de puissance 2005 / 2006 . et les diodes parfaites. en tenant compte des trois enroulements. i2. constitue une limitation à l'emploi des montages à commutation parallèle simple.Etude des courants . on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières: i1. i3 sont respectivement les courants dans les diodes D1. soit P= I 1 U c ( t )I c dt = c TT T U c ( t )dt = U cmoy I c T La puissance apparente au secondaire est. D3. elles ne dissipent pas de puissance.Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur Dans le cas du montage P3 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du transformateur est le même que celui circulant dans la diode de même indice. les valeurs moyenne et efficace seront donc les mêmes que dans les diodes. D2.675) Vm I c 2 3 = 3 Vm I c 2 Ce faible facteur de puissance. D'où les expressions de imax.Courant dans les diodes Le courant de sortie étant considéré comme constant. qui rend à puissance active égale la réalisation du secondaire plus coûteuse.1. moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 3 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 3 (i = 1. la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge. 2.2. Par conséquent. imoy et ieff.4. de valeur Ic. 3) .

Vs1 + Vs3 + VD'3 Vs3 .Vs3 55 Electronique de puissance 2005 / 2006 .VD'2 . à chacune des phases du secondaire d'un transformateur triphasé. Les enroulements primaires ne sont pas représentés sur le schéma. D'3 Uc = .Schéma de principe Le montage redresseur PD3 à diodes est constitué de six diodes.Vs1 + Vs3 Vs3 .VD1 Vs1 .Vs2 + Vs3 + VD'3 Vs3 .Vs2 /2 t < 5 /6 D1.2.Vs2 VD1 = VD2 .2. 2.4 /3) Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles /6 t < /2 Diodes passantes Tensions aux bornes des diodes bloquées D1.Vs1 VD'1 = .Vs2 + Vs1 . mais il sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage.Vs3 + Vs2 . dont les enroulements secondaires sont groupés en étoile.Vs2 + Vs3 Vs3 .Vs2 + Vs1 Vs1 . qu'on notera Vs1(t) = Vm sin t Vs2(t) = Vm sin ( t .VD'3 .Vs3 + Vs1 .Vs1 VD3 = VD1 .VD1 Vs1 .Vs1 VD'2 = .Vs1 VD'2 = .Vs2 + Vs3 + VD'3 Vs3 .Vs3 5 /6 t < 7 /6 D2.VD2 Vs2 .2. Vs2. Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement.VD'3 .Vs1 + Vs2 Vs2 .Vs1 + Vs2 Vs2 .Vs3 VD2 = VD1 .Vs1 VD3 = VD1 .Montages à commutation parallèle double (Montage PD3 à diodes) 2.Vs1 VD'3 = .Vs3 + Vs2 + VD'2 Vs2 .Vs1 VD'1 = .Vs2 VD3 = VD2 .2. on obtient au secondaire du transformateur un système triphasé équilibré de tensions ( Vs1.Vs1 + Vs3 Vs3 .Vs2 VD'1 = .2.1.Vs1 + Vs2 + VD'2 Vs2 .Vs1 + Vs3 + VD'3 Vs3 .Etude du fonctionnement A partir du réseau triphasé.Vs2 Tension redressée Uc = . connectées deux par deux en inverse. D'2 VD2 = VD1 . D'3 Uc = . Vs3 ).2 /3) Vs3(t) = Vm sin ( t .

Seule la valeur t = /3 appartient à l'intervalle considéré.VD'1 .Vs2 VD'3 = . qui laisse passer la plus négative des tensions. D'2. D'1 VD1 = VD2 .Vs3 + Vs1 + VD'1 Vs1 .Vs2 Les trois diodes D1.Vs2 = Vm [sin t .VD2 Vs2 .Vs2 VD'2 = .Vs1 3 /2 t < 11 /6 D3.Vs1 VD'3 = .Vs3 + Vs1 + VD'1 Vs1 .Vs2 + Vs1 Vs1 . D2.VD3 Vs3 .VD'2 .Vs3 Uc = .3.Vs1 + Vs3 .Vs3 + Vs2 Vs2 .Vs2 VD3 = VD2 .Vs2 + Vs3 .Vs3 VD1 = VD3 .Vs2 + Vs1 + VD'1 Vs1 .Vs2 + Vs3 Vs3 . D'2 Uc = . qui laisse passer à tout instant la plus positive des tensions. et les diodes D'1.Vs3 VD'1 = .Vs3 + Vs1 Vs1 .Vs3 VD'2 = .Vs3 + Vs2 Vs2 .Vs3 + Vs1 Vs1 .VD3 Vs3 .2 /3)] La dérivée dU c d t d (Vs1 Vs 2) d t t= = Vm [cos t cos( t /3 + k 2 )] = 0 3 avec k entier.Vs3 VD2 = VD3 .Vs2 VD'3 = . D3 forment un commutateur plus positif.Vs1 + Vs2 .Facteur d'ondulation Dans l'intervalle /6 3 3Vm t < /2.Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = 1 3 U c ( t )dt = TT /2 Vm [sin( t ) sin( t 2 / 3)]d ( t ) /6 = .VD'1 . soit 2. la valeur maximale de tension étant alors de 56 Electronique de puissance 2005 / 2006 . D'3 forment un commutateur plus négatif.Vs3 + Vs2 + VD'2 Vs2 .Etude des tensions .Vs3 VD1 = VD3 . D'1 Uc = . La tension redressée est à tout instant la différence entre ces deux tensions.sin ( t .Vs3 VD2 = VD3 .Vs1 + Vs2 + VD'2 Vs2 .Vs1 11 /6 t < 13 /6 D3. la tension redressée a pour expression Uc Vs1 .Vs2 + Vs1 + VD'1 Vs1 .7 /6 t < 3 /2 D2.2.

U c max = U c ( t = / 3)

(Vs1

Vs 2 )( t = / 3) = 3Vm

La valeur minimale Ucmin est, quant à elle, toujours obtenue à un angle de commutation pour lequel l'expression de la tension redressée change, c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable. Elle doit se déduire de la courbe Uc. Ucmin = Uc ( t = /6) = (Vs1 - Vs2 )( t = /6) = 3Vm/2 On en déduit le facteur d'ondulation K0 = U c max U c min = (1 2 U cmoy 6 3 ) 2 (K0 0,07)

- Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées D'après l'étude du fonctionnement, lorsque la diode Di (i = 1, 2, 3) est passante, la tension aux bornes de Dj bloquée (j = 1, 2, 3) est VDj = VDi - Vsi + Vsj Vsj - Vsi i = 1, 2, 3 j = 1, 2, 3

De même, lorsque la diode D'i (i = 1, 2, 3) est passante, la tension aux bornes de D'j bloquée (j = 1, 2, 3) est VDj = Vsi - Vsj + VD'i Vsi - Vsj i = 1, 2, 3 j = 1, 2, 3

Si on considère, par exemple, la diode D2, la tension à ses bornes a l'allure suivante:

La tension maximale à supporter par les diodes en inverse est obtenue en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. Par exemple pour VD2, dans l'intervalle /6 > t < 5 /6 dVD 2 d t d (Vs 2 d t Vs1)
= Vm [cos( t

t = /3 + k

2 ) cos t ] = 0 3 avec k entier

Seule la racine ( t = /3) appartient à l'intervalle considéré. Elle correspond à la tension maximale U D max = VD 2 ( t = / 3) (Vs 2 Vs1 )( t = / 3) = 3Vm

La même valeur maximale de tension aux bornes des autres diodes est obtenue par un calcul similaire.

57 Electronique de puissance 2005 / 2006

2.2.4- Etude des courants - Courant dans les diodes Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur Ic, et les diodes parfaites, on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières:

i1, i2, i3 sont respectivement les courants dans les diodes D1, D2, D3. i'1, i'2, i'3 sont respectivement les courants dans les diodes D'1, D'2, D'3. D'où les expressions de imax, imoy et ieff, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic

i moy =

I 1 i i ( t )dt = c TT 3

i eff =

I 1 2 i i ( t )dt = c TT 3

(i = 1, 2, 3)

- Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur Dans le cas du montage PD3, avec l'orientation suivante des courants dans le secondaire d'indice i et les diodes Di et D'i

on a

isi = ii - i'i

D'où les formes d'ondes des courants dans les secondaires du transformateur:

58 Electronique de puissance 2005 / 2006

et leurs valeurs moyenne et efficace

i smoy =

1 i s ( t )dt = 0 TT

i seff =

2 1 2 i s ( t )dt = I c 3 TT

Les diodes étant supposées parfaites, elles ne dissipent pas de puissance. Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge, soit P= 1 I U c ( t )Icdt = c U c ( t )dt = U cmoy Ic TT TT

La puissance apparente au secondaire est, en tenant compte des trois enroulements,
S s = 3Veff i seff = 3 d'où fs = U cmoy I c 3 P = 2 = Ss qVm i seff (fs 0,955) Vm 2 Ic 2 = 3Vm I c 3

2.3- Montages à commutation série (Montage S3 à diodes)

2.3.1- Schéma de principe Le montage redresseur S3 à diodes est constitué de six diodes, connectées deux par deux à chacun des nœuds des enroulements secondaires, groupés en triangle, d'un transformateur.

Les enroulements primaires ne sont pas représentés sur le schéma. 2.3.2- Etude du fonctionnement A partir du réseau triphasé, on obtient dans les enroulements secondaires du transformateur un système triphasé équilibré de tensions ( Vs1, Vs2, Vs3 ), qu'on notera Vs1(t) = Vm sin t Vs2(t) = Vm sin ( t - 2 /3) Vs3(t) = Vm sin ( t - 4 /3)

Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:

59 Electronique de puissance 2005 / 2006

VD'3 + Vs1 .Vs1 .Vs3 .VD3 Vs3 On peut remarquer que.Vs3 Tension redressée Uc = . D'1 Uc = .Vs1 VD'2 = VD'3 + Vs3 Vs3 VD1 = VD2 .Vs2 VD'3 = VD'1 + Vs1 Vs1 VD1 = VD3 + Vs1 Vs1 VD2 = VD3 .Vs3 .VD2 .Vs3 .Vs1 .Vs3 .Vs3 VD'2 = VD'1 .VD'2 + Vs3 .Vs2 .VD1 .3. la tension redressée est à tout instant la somme des tensions Vsi positives.Vs3 t < 4 /3 D2.VD3 .Vs2 .Vs3 VD2 = VD1 + Vs2 Vs2 VD3 = VD1 .Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = 1 3 U c ( t )dt = TT = 3Vm 2 /3 Vm sin( t )d ( t ) /3 60 Electronique de puissance 2005 / 2006 .VD'3 .VD2 Vs2 4 /3 t < 5 /3 D3.Vs1 5 /3 t<2 D3. D'3 Uc = . compte tenu de la propriété Vs1 + Vs2 + Vs3 = 0.Vs2 /3 t < 2 /3 D1. soit 2.VD'2 .Etude des tensions .VD1 Vs1 2 /3 t< D2.VD'1 + Vs2 .Vs3 VD'1 = VD'2 + Vs2 Vs2 VD'3 = VD'2 .Vs1 VD'1 = VD'3 .Vs2 VD3 = VD2 + Vs3 Vs3 VD'1 = VD'3 .Vs2 .Vs2 .Vs1 VD'1 = VD'2 + Vs2 Vs2 VD'3 = VD'2 .VD'1 .Vs1 . D'1 Uc = .Vs1 .Intervalles 0 t < /3 Diodes passantes Tensions aux bornes des diodes bloquées D1.Vs1 .Vs1 VD'2 = VD'3 + Vs3 Vs3 VD1 = VD2 .3.Vs2 .Vs2 VD3 = VD2 + Vs3 Vs3 VD'2 = VD'1 .Vs2 VD'3 = VD'1 + Vs Vs1 VD1 = VD3 + Vs1 Vs1 VD2 = VD3 . D'2 Uc = .Vs3 . D'3 Uc = . D'2 VD2 = VD1 + Vs2 Vs2 VD3 = VD1 .

la diode D2. par exemple.. U c min = U c ( t = / 3) = Vm sin( t = / 3) = On en déduit le facteur d'ondulation K0 = U c max U c min = (1 2 U cmoy 6 3 ) 2 (K0 0. toujours obtenue à un angle de commutation pour lequel l'expression de la tension redressée change. la tension à ses bornes a l'allure suivante: La tension maximale à supporter en inverse par les diodes est obtenue en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable.07) Vm 3 2 . Elle correspond à la tension maximale VDmax = VD2 ( t = /6) = -Vm 61 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Facteur d'ondulation Dans l'intervalle /3 t < 2 /3. dans l'intervalle 0 t< 2 /3 dVD 2 d t dVs 2 2 = Vm cos( t )=0 d t 3 t = /6 + k avec k entier Seule la racine ( t = /6) appartient à l'intervalle considéré. la tension redressée a pour expression Uc La dérivée Vs1 = Vm sin t dU c = Vm cos t = 0 d t t = /2 + k avec k entier. Par exemple pour VD2. quant à elle. la valeur maximale de tension étant alors de Ucmax = Uc ( t = /2) Vs1 ( t = /2) = Vm La valeur minimale Ucmin est. Seule la valeur t = /2 appartient à l'intervalle considéré. Elle doit se déduire de la courbe de Uc.Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées Si on considère.

D2.Courant dans les diodes Le courant de sortie étant considéré comme constant. par un calcul similaire. le courant redressé Ic se répartit en deux courants d'intensités Ic/3 et 2Ic/3. D'où les expressions de imax. i'1. dans l'intervalle 0 t < /3. les valeurs maximale.2Ic /3 62 Electronique de puissance 2005 / 2006 . 2.2. i'3 sont respectivement les courants dans les diodes D'1. D3. is1 = is3 = Ic /3 is2 = . on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières: i1. moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 3 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 3 (i = 1. de valeur Ic. Par exemple.4. la même valeur maximale de tension aux bornes des autres diodes. 2. i2. imoy et ieff. et les diodes parfaites. i'2.On obtiendrait bien sûr.Etude des courants .Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur En raison de l'agencement en triangle des enroulements secondaires du transformateur. D'3. 3) . i3 sont respectivement les courants dans les diodes D1. D'2.

en tenant compte des trois enroulements. en fonction des diodes qui sont passantes. On obtient. dans les secondaires. S s = 3Veff i seff = 3 d'où le facteur de puissance au secondaire fs = Vm 2 i seff = Vm I c U cmoy I c 3 P = 2 = Ss qVm i seff (fs 0. les formes d'ondes de courant suivantes On en déduit leurs valeurs moyenne et efficace i smoy = 1 i s ( t )dt = 0 TT i seff = 2 1 2 Ic i s ( t )dt = 3 TT Les diodes étant supposées parfaites. soit P= 1 I U c ( t )Icdt = c U c ( t )dt = U cmoy Ic TT TT La puissance apparente au secondaire est.07) 63 Electronique de puissance 2005 / 2006 . elles ne dissipent pas de puissance.Chaque enroulement est donc parcouru successivement par des courants ± Ic /3 et ± 2Ic /3. Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge.

Vth2 Vs2 Uc = Vs3 .Etude du fonctionnement A partir du réseau triphasé.1.Vs2 + Vs3 Vth1 = Vth3 .Vs2 Vs3 .Vs3 Vs2 .Vs3 + Vs2 Vs1 . Le transformateur d'alimentation n'est pas nécessaire en principe au fonctionnement. connectés chacun à une phase du secondaire d'un transformateur triphasé.Vs2 + Vs1 Vth3 = Vth2 .1.Vs2 Vs1 .1. Vs2. mais il sera en général présent pour assurer une tension convenable à l'entrée du montage.1.Vs3 Uc = Vs1 .Vs1 Vth1 = Vth2 .Vs1 Vth3 = Vth1 . Les enroulements primaires ne sont pas représentés sur le schéma. Les thyristors sont débloqués avec un retard en angle de . c'est à dire que des impulsions de déblocage sont envoyées sur les gâchettes des thyristors respectivement aux angles pour th1 pour th2 pour th3 3.Vs3 + Vs1 Vth2 = Vth3 .4 /3) t = ( /6 + )+ 2k t = (5 /6 + )+ 2k t = (3 /2 + )+ 2k Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant: Intervalles /6 + 5 /6 + 3 /2 + t < 5 /6 + t < 3 /2 + t < 13 /6 + Thyristors passants Tensions aux bornes des diodes bloquées Tension redressée th1 th2 th3 Vth2 = Vth1 .Vs1 + Vs3 Vs3 .2. qu'on notera Vs1(t) = Vm sin t Vs2(t) = Vm sin ( t .2 /3) Vs3(t) = Vm sin ( t .3) Montages redresseurs triphasés à thyristors 3.Vth2 Vs3 64 Electronique de puissance 2005 / 2006 .Montages à commutation parallèle (Montage P3 à thyristors) 3. Vs3 ). dont les enroulements secondaires sont groupés en étoile. on obtient au secondaire du transformateur un système triphasé équilibré de tensions ( Vs1.Vth1 Vs1 Uc = Vs2 .Schéma de principe Le montage redresseur P3 à thyristors est constitué de trois thyristors.Vs1 + Vs2 Vs2 .

le système fonctionne en redresseur.1. Deux cas sont à considérer: /2. la valeur moyenne de la tension redressée est négative ainsi donc que la puissance active. le transfert de puissance se fait du coté alternatif vers le coté continu.Valeur moyenne de la tension redressée La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par: U cmoy = 1 3 U c ( t )dt = TT 2 = 5 / 6+ Vm sin( t )d ( t ) / 6+ 3 3Vm cos 2 Ucmoy = Ucmoy ( = 0 ) cos Rappelons que le retard à l'amorçage est compris dans l'intervalle [0. [. Le réseau continu néanmoins à imposer la fréquence et à fournir de la puissance réactive. la forme d'onde de la tension redressée est Pour /2 Pour 3.3. 65 Electronique de puissance 2005 / 2006 . .Etude des tensions > /2 . le transfert de puissance se fait du coté continu vers le coté alternatif. d'où la précision parfois ajoutée dans la dénomination d'onduleur non-autonome. la valeur moyenne de la tension redressée est positive. le système fonctionne en onduleur ou redresseur inversé.D'après le tableau ci-dessus. il en est donc de même pour la puissance active fournie par le réseau au récepteur ( P = Ucmoy Ic ).> /2.

2. 3 est 66 Electronique de puissance 2005 / 2006 . il n'existe pas de valeur de t qui annule la dérivée dans l'intervalle considéré et la valeur maximale de tension est obtenue immédiatement après la commutation. soit Ucmax = Uc ( t = /6 + ) = Vs1 ( t= /6 + ) = Vm sin ( /6 + ) La valeur minimale Ucmin est. en prenant soin de considérer la valeur prise par Uc juste avant la commutation. c'est à dire pour une valeur de t pour laquelle Uc n'est pas dérivable. toujours obtenue à un angle de commutation pour lequel l'expression de la tension redressée change. Dans l'intervalle /6 + t < 5 /6 + ..pour /3 U c max U c min 2U cmoy K0 = .pour /2 > > /3 K0 = 3 3 cos [1 sin( 7 )] 6 7 )] 6 [sin( + ) sin( 6 3 3 cos .Vsi + Vsj Vsj .Facteur d'ondulation Dans l'étude. Ucmin = Uc ( /6 + On en déduit les facteurs d'ondulation: ) = Vs3 ( /6 + ) = Vm sin ( . 3 j = 1.7 /6 ) K0 = . la tension aux bornes de thj bloqué (j = 1./2 > > /3. en excluant le cas = /2. Elle doit donc se déduire de la courbe de Uc. 2. Deux cas sont possibles: /3. on peut se limiter au fonctionnement en redresseur ( < /2 ). quant à elle. seule la valeur t = /2 appartient alors à l'intervalle considéré et la valeur maximale de tension est Ucmax = Uc ( t = /2 ) Vs1 ( t = /2 ) = Vm . 3) est passant.Tensions maximales aux bornes des thyristors bloqués Lorsque le thyristor thi (i = 1. 3) Vthj = Vthi . On peut noter que cette valeur particulière de correspond à une puissance active échangée nulle. la tension redressée a pour expression Uc la dérivée Vs1 = Vm sin t dU c = Vm cos t = 0 d t = /2 + k avec k entier. qui conduit à une indétermination de K0 ( Ucmoy = 0 ). 2. 2.Vsi i = 1.

1. et les thyristors parfaits.4. Par exemple pour Vth2. dVth 2 d(Vs 2 Vs1) 2 = Vm [cos( t ) cos t ] = 0 d t d t 3 pour t = /3 + k avec k entier L'angle pouvant varier de 0 à . les mêmes valeurs maximales de tension aux bornes des autres thyristors.Courant dans les Thyristors Le courant de sortie étant considéré comme constant. à savoir /3 et 4 /3 peuvent être atteintes durant le blocage du thyristor. dans l'intervalle /6 + t < 5 /6 + . Elles correspondent respectivement à des tensions aux bornes du thyristor Vth 2 ( t = / 3) = 3Vm Vth 2 ( t = 4 / 3) = 3Vm Les thyristors devront donc supporter les tensions maximales Vth max = ± 3Vm On obtiendrait bien sûr. 3. par un calcul similaire.Etude des courants . les 2 premières racines.Considérons. le thyristor th2. on déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces derniers: 67 Electronique de puissance 2005 / 2006 . la tension à ses bornes a l'allure suivante: Pour /2 Pour > /2 La tension maximale à supporter par les thyristors est obtenue en déterminant les valeurs de t qui annulent la dérivée de la tension à leurs bornes. de valeur Ic. par exemple.

Par conséquent la puissance fournie par le secondaire du transformateur est aussi la puissance reçue par la charge. en tenant compte des trois enroulements. Les thyristors étant supposés parfaits. i2. les valeurs moyenne et efficace seront donc les mêmes que dans les thyristors. th3. i3 sont respectivement les courants dans les thyristors th1. 2. ils ne dissipent pas de puissance. les valeurs maximale. imoy et ieff. soit P= 1 I U c ( t )Icdt = c U c ( t )dt = U cmoy Ic TT TT La puissance apparente au secondaire est. S s = 3Veff i seff = 3 d'où fs = U cmoy I c P = 2 = Ss qVm i seff 3 2 cos Vm I c 2 3 = 3 Vm I c 2 68 Electronique de puissance 2005 / 2006 . th2.Courants et facteur de puissance au secondaire du transformateur Pour le montage P3 le courant circulant dans l'enroulement secondaire i du transformateur est le même que celui circulant dans le thyristor de même indice. 3) . D'où les expressions de imax. moyenne et efficace de ces courants: imax = Ic i moy = I 1 i i ( t )dt = c TT 3 i eff = I 1 2 i i ( t )dt = c TT 3 (i = 1.i1.

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