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S DE L’INGEN CE IE N IE

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TRONC COMMUN DU POLE TECHNOLOGIQUE

A V A N T - P R O P O S
Dans notre environnement quotidien, on utilise de plus en plus des systèmes dont la complexité exige une démarche d'étude structurée fondée sur la théorie des systèmes. Pour aborder de tels systèmes, il faut : Un minimum de connaissances ou une culture technologique de base, en tant qu'utilisateur ; Et des compétences pluridisciplinaires impliquant une compréhension approfondie des principes scientifiques et techniques sous-jacents. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur apporte alors les concepts élémentaires pour aborder les systèmes. Il est l'interface entre l'enseignement collégial et le pôle technologique du cycle du baccalauréat ; il permet de : Dispenser à l'élève une base de formation commune aux sections de baccalauréat ; Faire découvrir à l'élève les constituants des divers champs technologiques pour lui faciliter l'orientation et mieux affirmer son projet personnel ; Développer chez l'élève les compétences de raisonnement, de communication, d'expression, d'organisation de travail et de recherche méthodique ; Développer chez l'élève les capacités d'auto apprentissage. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur privilégie l'acquisition de connaissances globales par approche inductive et en promouvant l'utilisation des nouvelles technologies informatiques. Il se base sur des produits-support qui peuvent être aussi bien de l'environnement quotidien de l'élève que de l'environnement industriel. Le produitsupport met en évidence principalement : Une approche fonctionnelle répondant à la question "A quoi sert le produit ?" ; Une approche technologique répondant à la question "Comment est construit le produit ?" ; Une approche physique répondant à la question "Comment le produit se comporte-t-il ?". Ces différentes approchent se conjuguent très bien avec la démarche de projet qui est fortement conseillée pour la qualité d'enseignement qu'elle procure en favorisant l'autonomie, la recherche, le travail en équipe, la communication, etc. La structure de cet ouvrage est le reflet de cet aspect pluridisciplinaire qu'offre cet enseignement. Il est conforme aux directives et programmes officiels. Il est axé principalement sur 3 modules : 1. 2. 3. Module 1 : Analyse fonctionnelle ; Module 2 : Chaîne d'énergie ; Module 3 : Chaîne d'information.

Pédagogiquement, ces 3 modules constituent les centres d'intérêt cognitifs et méthodologies qui : organise et structure les problèmes à résoudre pour l'acquisition des connaissances ; détermine les activités proposées possibles à proposer aux élèves. Les 3 modules sont structurés en parties et chapitres pour respecter cette nouvelle vision des programmes et permettre aux élèves un apprentissage progressif avec un enchaînement permettant d'appréhender peu à peu la pluridisciplinarité d'un système. En plus des 3 modules, 2 annexes donnent plus de cohésion à l'ouvrage. Il s'agit d'annexes relatives à la démarche de projet industriel : Une annexe A donne des exemples de systèmes à réaliser ; ces systèmes-support sont simples mais riches en enseignements ; Une annexe B donne des directives pour le projet simple encadré (PSE) ; ces directives proposent de l'organisation et de la gestion d'un PSE, ainsi que des exemples des thèmes à traiter avec les élèves.

LES AUTEURS

POUR SE REPERER DANS L’OUVRAGE

1

Utiliser le sommaire pour se situer dans la structure du livre qui est organisé comme suit : Le contenu du livre est divisé en 3 modules ; Chaque module est constitué de plusieurs parties ; Chaque partie est divisée en plusieurs chapitres. Exemple : Le chapitre GRAFCET de la partie 2 (Traitement de l’information) du module 3 (Chaîne de l’information) se trouve à la page 176.

LE CHAPITRE

LE MODULE LA PARTIE LE SOMMAIRE

2

Utiliser l’index pour aller directement à l’essentiel en recherchant une définition, une méthode, un exercice ou un mot clé. Il suffit de choisir le mot qui caractérise au mieux le domaine de votre recherche pour obtenir ensuite la page correspondante dans l’ouvrage.

S O M M A I R E
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE A V A N T - P R O P O S ................................................ 2 CHAPITRE 1 ......................................................... 9
ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE ................................................................................................. 9
1. BESOIN : ............................................................................................................................................. 9 2. PRODUIT ............................................................................................................................................10 3. REPONSE AU BESOIN ..............................................................................................................................11

CHAPITRE 2 ........................................................ 20
ANALYSE FONCTIONNELLE INTERNE ................................................................................................20
1. 2. 3. 4. LE DIAGRAMME FAST : ............................................................................................................................20 DIAGRAMME SADT :................................................................................................................................21 LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL : .....................................................................................................23 DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL : ...........................................................................................................24

CHAPITRE 3 ........................................................ 25
STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME ......................................................................................25
1. STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE :.....................................................................................................26 2. CHAINE FONCTIONNELLE : .......................................................................................................................28

CHAPITRE 4 ........................................................ 30
ENTREPRISE INDUSTRIELLE ...........................................................................................................30
1. LE SYSTEME ENTREPRISE :........................................................................................................................30 2. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE .............................................................................................................30 3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE : ................................................................................31 4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE : ...........................................................................................................31 5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :..................................................................................................................32 6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE : .................................................................................................................32 7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :.....................................................................................33

CHAPITRE 5 ........................................................ 34
NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION .............................................................................................34
1. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : ...................................................................................................................35 2. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : ................................................................................36 3. LA GESTION DE LA QUALITE : ....................................................................................................................37

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE
PARTIE 1 :ALIMENTATION EN ENERGIE

CHAPITRE 1 ........................................................ 41
ALIMENTATION ELECTRIQUE..........................................................................................................41
1. SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : ...........................................................................................................41 2. SOURCE DE TENSION CONTINUE : ...............................................................................................................42 3. MESURE DE TENSION : ............................................................................................................................42 4. COURANT ELECTRIQUE ...........................................................................................................................43 5. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : ........................................................................................................46 6. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : ..............................................................................49

CHAPITRE 2 ........................................................ 53
LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES ...............................................................................................53
1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : .................................................................................................53 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : ..........................................................................................................................54

CHAPITRE 3 ........................................................ 55
LE RISQUE ELECTRIQUE ...............................................................................................................55
1. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE ........................................................................................55 2. TENSION LIMITE DE SECURITE ...................................................................................................................56 3. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : ...............................................................................57

................................... LE RELAIS THERMIQUE .......... LE CONTACTEUR ........................................................................65 2.........................................................................................................................................93 1........................................................................................................................................................................................................................................................................66 3................................................................................................................................................................................................ 7................................................................58 1.............63 PARTIE 2 : DISTRIBUTION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ....................................................CLASSIFICATION DES MATERIAUX : .......................................................78 LE VERIN SIMPLE EFFET : ..........................................................73 2............................................80 PARTIE 4 :TRANSMISSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ............. 3.......................................................................................................................................................................................................................................................... LES VERINS :.........80 LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : ................................ INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME............... REALISATION DU TYPON .... EXEMPLE D'APPLICATION : ...........................................................................................................................................................................................................................................................................................................67 4...............................................79 EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS :............................................................................................................................. 82 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL .......... 65 PREACTIONNEUR ELECTRIQUE........................79 CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : .......................................................................70 LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : ...................................................65 1........................................... 5..................................88 3/ PROJECTIONS ET VUES ..85 8/ LES TRAITS : ...............................90 CHAPITRE 3 ....................... ELECTROVANNE : ....................................84 5/ LE CARTOUCHE: ............ 2.................................................................................. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE......CHAPITRE 4 .........................82 2/ FORMATS ................ ELECTROAIMANT (EA) : ............................................................................................................................................................................................................................ 2...............................................61 3.......73 3........................................ 3...........86 CHAPITRE 2 ..........PROPRIETES DES MATERIAUX :.......................................... 58 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME ............................................................................................................................83 4/ L'ECHELLE ............................................... 73 ACTIONNEURS ELECTRIQUES ......87 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE ..................................................73 1........................................58 2................................................................68 CHAPITRE 2 ........ 6..................................................................................................................................................................................... 93 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX...................................................................83 3/ ELEMENTS PERMANENTS .........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................67 5.................................................62 4............................................................................................ RECAPITULATION : ............................................. 4.........................74 CHAPITRE 2 ....................93 .................................................................................................................................................................................................................................................................................................... LE DISTRIBUTEUR 3/2 : .........................................................................62 5........................78 1....................................................... GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME ............................. LES FUSIBLES .........................................................................................69 1..................................................................................................................................................................................................................................... 69 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES .............................................87 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE.......... 78 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES........................................................................................................................................................................78 CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : .............................................. LE MOTEUR ELECTRIQUE :....................... 87 PROJECTION ORTHOGONALE ..........................................................................................................................................71 PARTIE 3 : CONVERSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ......85 7/ ECRITURE : .................................................................................................................70 LOGICIELS DE SIMULATION : ..................................................................................................................................... 4..................................................................82 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS .........................................78 LE VERIN DOUBLE EFFET :.........................................................................................69 LE DISTRIBUTEUR 5/2 : .......................................... LE SECTIONNEUR .......................................................93 2......................................................84 6/ NOMENCLATURE : ..................................................................

..................... 119 4/ ROUE ET VIS SANS FIN ................... MOUVEMENT........ 125 2............................... 125 REPRESENTATION VOLUMIQUE .................... 2................................................................. 101 LIAISON MECANIQUE .....................................................................................................................................94 4.................................................................................................................................................................................................................................................................................... 108 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS ............................................................................................................................................. 133 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION PARTIE 1 :ACQUISITION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 .................... 130 8.... 3............... 132 Equipement de réalisation ............................................................3............................................................................................ 113 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION .. 140 LES CAPTEURS .................................. 147 .................................. 108 2.................................................................................. 112 3/ GUIDAGE EN ROTATION ......... 101 1......................................................................................................... DEFINITION : ............................................................................................................................. 126 4................................................................................................................................................................................................................... 125 3................... 127 5... 140 1....................................................................... 4................................................................................. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE.......................................................................................................................................................................... 101 REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS .................................................................................. 103 Schéma cinématique minimal ...... 131 CHAPITRE 9 ........... 5.............................................................. 4........................................................................................................................................... 117 1/ POULIES ............................................ INTERET DE LA CAO ................................................................................................................................................. DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : .......................................................................... ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE................................ 3.............. 119 3/ ENGRENAGES ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 146 1.. SYSTEME BIELLE MANIVELLE .................................................................................. 121 5/ ACCOUPLEMENTS....................................................................SYMBOLES DES MATERIAUX : ........................................................................... 97 LES COUPES – LES SECTIONS .............................................................. 101 LES LIAISONS MECANIQUES ................................................................... 146 2.................97 1................................................................................................................................... 140 NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : ...................................................................................................... 115 CHAPITRE 7 ................................................................................................................ 117 2/ PIGNONS ET CHAINE ......................... 124 CHAPITRE 8 ......................................................................................................................................................................................................... 123 7.................................................... 132 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES........................ 140 CAPTEURS TOR : ................................................................................................................................................................................................... 107 CHAPITRE 6 ....... 117 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT ........................................................................................................................................... 146 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM)........................................................................................................................................ LES SECTIONS : ................................................................99 CHAPITRE 5 ................... SYSTEME VIS-ECROU......................................... 101 HYPOTHESES ... 2...................................... 141 CAPTEURS NUMERIQUES : ........................................................ CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE ....................... 132 1/ PROCEDES DE MOULAGE ......................................................................................................................................................................................................................... 145 CHAPITRE 2 .......................................................................................97 2.....DESIGNATION DES MATERIAUX : . 122 6................ LES COUPES :.............................................. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES ............................................94 CHAPITRE 4 .. 108 1/ LIAISONS COMPLETES . 128 6..................................................................................................................................... 130 7...............................................................................................COURROIES ............ 125 1.................................................................... MODELEUR VOLUMIQUE............ 132 2/ PROCEDES D’USINAGE ........ MISE EN PLAN .... DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : ..................................................................................................................... LOGICIELS CAO ... CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : ........................................................

................................................. 188 PRINCIPE : ........................................................................................................................................................................... LIAISON SERIE : ............................................ 168 1...................................................................................................... CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : .................. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : ................................................. 181 MATERIALISATION D'UN GRAFCET ....................................................... 150 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES .................................................................................. 3............................................................................................................................ LES TYPES DE RESEAUX : ....................................................................................................... 189 CHAPITRE 4 ....................................... 191 4........ 177 4................................................................................................................................................................................................................................................................ LIAISON PARALLELE ................................................................................................................................................ 193 A N N E X E S PROJET ....................................................................................................... 198 SIMPLE ................................................ ELEMENTS DE BASE : ....... CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : .......................... 163 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES ....... 174 1....... 2...................................................................................................................... 192 5...............PARTIE 2 : TRAITEMENT DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ........................................................ DEFINITIONS PRELIMINAIRES : ...INTERNET ...................................................................................................... 170 CHAPITRE 5 ...................................................... 172 CHAPITRE 6 ................................... LES MODELES DE RESEAUX :.............................................................................. INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES ................................................................ 178 CHAPITRE 7 ..................... 189 3.............................................. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : .................................................... CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE :......................................... LES SYSTEMES DE NUMERATION : ....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 158 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE....................... 151 OPERATIONS DERIVEES :............................. LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : .... 150 1... INTERNET : ................... 190 3..... METHODE ALGEBRIQUE : ...................................................................................................................................... 171 2...................................... TYPES DE GRAFCET :............................................................................................................................. 157 CHAPITRE 2 ........................................................................... 158 2......................................... 159 CHAPITRE 3 ...................................................................................................... METHODE GRAPHIQUE : .......... LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : ...... 188 2.......................... 154 REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : ................................................................................................ 163 2....................... 190 1............. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE ........................................................................ 174 LE GRAFCET...... 181 1/ LOGIQUE CABLEE.............................................................................. 169 3...... 171 1........................................................... 175 3................................... DEFINITIONS : .............. 190 2..... 175 2.......................................................................... 4.................................................................................................................................................. 182 PARTIE 3 : COMMUNICATION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ........ 171 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE .................. 188 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE ......................................... 165 CHAPITRE 4 ................................................................ 190 RESEAU LOCAL ........................................................ 194 ENCADRE : DIRECTIVES ........................................................................................................................... 150 OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES :........................................... 168 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES .............................................................................................................................................. 181 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : ................................. 158 1...... 163 1............................................... 168 2................................................................................................

ordonner et hiérarchiser les fonctions d'un système. COMPETENCES ATTENDUES Identifier les éléments transformés par le produit. Repérer les solutions constructives associées aux fonctions techniques. Selon qu'on s'intéresse aux fonctions de service ou qu'on s'intéresse aux fonctions techniques. Les plus utilisés de ces outils sont : Le diagramme de bête à cornes pour formuler un besoin . en vue de fabriquer des produits de qualité. En effet. Distinguer les différents types de fonctions. l'analyse fonctionnelle est une approche scientifique qui raisonne en termes de fonctions devant être assurées par un produit ou système.MODULE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE PRÉSENTATION Dans le contexte de la démarche de projet industriel. Les diagrammes FAST et le SADT pour rechercher les fonctions techniques. Les fonctions techniques qui permettent d'assurer les fonctions de service. dans les délais requis et au meilleur coût. c'est à dire leur interaction . . Elle s'applique à la création ou à l'amélioration d'un système. Elle a pour objectif de décomposer le système pour y distinguer : Les fonctions de service qui permettent de répondre au besoin . à chacune ses outils. Décrire la valeur ajoutée par le produit. L'analyse fonctionnelle est une démarche appliquée largement dans le monde de l'entreprise industrielle. caractériser. pour être compétitive. Le diagramme Pieuvre rechercher les fonctions de service . Énoncer sa fonction de service. une entreprise doit : Être structurée en fonctions et services qui communiquent efficacement. ce qui doit lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs . Utiliser les outils adéquats de gestion de production. on parle d'analyse fonctionnelle externe ou interne . L'organisation de l'ensemble de ces fonctions. Elle consiste à recenser. Définir les étapes du cycle de vie d'un produit. Situer l'analyse fonctionnelle dans la démarche de projet industriel. Appréhender les différentes étapes de l'analyse fonctionnelle.

etc. des rayons solaires intenses dans une pièce. L'analyse fonctionnelle externe.CHAPITRE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE INTRODUCTION : Dans la vie quotidienne. 1. . car l’entreprise doit avoir toujours des clients pour survivre et se développer. 1. • Le store pour satisfaire le besoin de se protéger. Latent qui existe de manière non apparente et donc non exprimée . Implicite comme le besoin de se nourrir. par exemple. Chacun de ces produits satisfait à un de nos besoins. Il permet de justifier l’existence d’un produit. un utilisateur exprime le désir de monter un store dans son jardin . on utilise : • L’ordinateur pour satisfaire le besoin de traiter et stocker les données. on utilise des produits divers. c’est aux entreprises de définir ce besoin. terrasse. dans ce cas. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 9 .1.Types de besoin : Le besoin est donc une exigence qui naît de la vie sociale et économique. BESOIN : 1. Il peut être : • • • Explicite : l’utilisateur exprime de façon consciente son besoin .Définition : Le besoin est une nécessité ou un désir éprouvé par un utilisateur.2. etc. Par exemple. décrit le point de vue de l'utilisateur et ne s'intéresse au produit qu'en tant que "boite noire" capable de satisfaire son besoin en fournissant des services dans son environnement durant son cycle d'utilisation.

vient la phase de production ou industrialisation du système dans les usines de fabrication. les concepteur-réalisateurs. • Utilisation du produit : Le produit est entre les mains du client utilisateur pour répondre à son besoin. etc. un service offert par une banque.Types de produit : Un produit peut être un : • Matériel : c'est ce qui est matériel et élémentaire tel que des bouteilles d’huile. • Service : c'est ce qui n’est pas matériel tel qu’un service offert par une agence de voyage. un tel service a pour rôle d'étudier le marché et suivre de prêt les besoins des clients : besoin explicite ou latent • Conception et production : Après avoir défini le besoin. dans leurs bureaux d'études. bouchée et étiquetée achète à son tour ce processus (grosse machine) chez une autre entreprise. les boucher et les étiqueter . Exemple : Micro-ordinateur Le Micro-ordinateur est un système : • C'est un ensemble d'éléments liés : unité centrale. 2. etc.3. etc. adulte.1. clavier. • Commercialisation : Le produit répondant au besoin du client sort de l'usine pour trouver sa place dans les magasins de vente. • Processus : C'est un produit qui n'est pas élémentaire et qui est donc complexe tel qu’une "grosse machine" qui permet de remplir des bouteilles avec un liquide donné. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 10 . jeunesse. . PRODUIT 2. commencent leurs recherches pour trouver les solutions technologiques répondant au besoin de leurs clients . puis après avoir fini de la conception du système. du savon. des boîtes d’allumettes. On peut résumer ce cycle dans les phases suivantes : • Définition du besoin : le produit est défini par le client utilisateur ou crée par le service de "Marketing" d'une société . .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. etc. • Il satisfait au besoin ou but de traiter les donnés.2.CYCLE DE VIE D’UN PRODUIT : Le cycle de vie d’un produit est relativement comparable a celui d’un être vivant : naissance.Définition : Un produit est ce qui est fourni à un utilisateur pour satisfaire à un besoin. • Elimination du produit : Le produit ne répond plus au besoin par vieillissement ou par l'arrivée de nouvelles technologies. . 2. écran. souris. vieillissement. l’entreprise qui va vendre le produit bouteille remplie.

etc. coût de fabrication. c'est à dire en termes de ses fonctions qui rendent service à l'utilisateur. pour le concepteur . • L'Actigramme de la fonction globale. Pour ce faire.réalisateur. une représentation graphique rend un système plus facile à assimiler. C'est le terme qui sera donc utilisé.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. est de laisser l'esprit ouvert pour la créativité.4. dans la suite de l'ouvrage. • Du délai nécessaire pour réaliser le produit sans retard .1. en général. Il est défini. 3.Qualité d'un produit : La qualité est l'ensemble des propriétés et caractéristiques d'un produit qui lui donne l'aptitude à satisfaire un besoin. Elle dépend : • Du nombre de fonctions assurées (fonctions d'usage et d'estime) . En effet. 3. on utilise des outils bien adaptés à cette tâche qui sont en principe graphique. ainsi que les liaisons et les relations qui les régissent. • De la conformité de ces fonctions par rapport à la demande du client . comme suit : Un système est un ensemble d'éléments organisé en fonction d'un but à atteindre ou pour satisfaire un besoin. en général. en effet un produit doit assurer ses fonctions tout en respectant les normes de sécurité pour les biens et les personnes . service et processus). MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 11 . on définit l’action d’un système en termes de sa finalité. ce qui permet d'identifier toutes les fonctions possibles devant être assurées par le produit. on ne parle pas donc des solutions techniques. on utilise les 2 outils ou représentations normalisés suivantes : • Le diagramme de la "Bête à cornes" . • Du coût de revient . En effet. • De la sûreté de fonctionnement . notamment la vision des soussystèmes qui le composent.5. le coût de revient d'un produit dépend de plusieurs phases qu'il faut maîtriser et rationaliser : coût d'étude.Notion de système : Le terme "système" est souvent utilisé à la place de celui de "produit".Finalité d’un produit : Pour répondre au besoin. coût de commercialisation. L'intérêt de ce principe.Recherche et formulation du besoin : Le plus souvent. On entame alors la recherche des fonctions devant être assurées par ce produit. A ce stade. en effet. REPONSE AU BESOIN 3.2. 2. Le concept de système a une signification ou connotation plus riche : il regroupe tous les types de produits mentionnés ci-dessus (matériel.

L'outil "Bête à cornes" permet de s'assurer que le besoin existe . qui pose 3 questions fondamentales comme l'indique la figure ci-dessous : Système Dans quel but le système existe-t-il ? Note : On l'appelle "bête à cornes".ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. Il nécessite un travail en groupe.Bête à cornes : A qui rend-il service ? Sur quoi agit-il ? Pour énoncer le besoin fondamental d’un produit.2. Exemple 1 : Micro-ordinateur Utilisateur Données Microordinateur Traiter et stocker Les données Exemple 2 : Store automatisé Habitant d'un local Une zone exposée La toile Store automatique Positionner la toile automatiquement MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 12 .1. afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur. le concepteur. le distributeur. on utilise l’outil ou diagramme de "bête à cornes". etc. par conséquent l'étude du système se justifie et a donc raison d'être. parce que le diagramme ressemble un peu à une bête à 2 cornes.

d’une manière générale. L’information .Actigramme de la fonction globale : Un actigramme est un bloc ou boîte fonctionnelle. par exemple : un alternateur transforme de l'énergie potentielle (chute d'eau) en énergie électrique . On la décrit toujours par un verbe à l'infinitif. C'est la relation établie par le système. qui transforme une matière d'œuvre en la faisant passer d'un état initial en entée à un état final en sortie pour satisfaire le besoin. etc. etc. on rencontre 3 types de matière d’œuvre : La matière . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 13 . la matière d'œuvre subit une modification ou transformation.2. par exemple. • Valeur ajoutée : Lors de son passage dans le système. qui indique la nature de l'activité d'un système . La valeur ajoutée peut être un déplacement. un stockage. une transformation. Exemple : "Traiter les données" . par exemple un ordinateur agit des données saisies au clavier ou à partir d'un fichier. • Ressources ou données de contrôle : Ce sont les paramètres qui déclenchent ou modifient le comportement du système. • Nom du système : Il est indiqué en bas du rectangle. etc. seuils de déclenchement. Elle est aussi appelée fonction d'usage ou fonction de base.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. arrêt.2. Données de contrôle d'exploitation (E) : Départ de cycle. une perceuse agit sur une pièce non percée . Données de contrôle de réglage (R) : paramètres de vitesse. L’énergie . Elles se classent souvent en 4 catégories : Données de contrôle d'énergie (W) : Présence d'énergie pour effectuer l'action . Puisqu'elles sont implicites. on note ce qui suit à propos de la fonction globale : La fonction globale d'un système est la fonction pour laquelle il a été conçu et réalisé. les données de contrôle sont parfois non représentées pour des raisons de simplification de la lecture de l'actigramme. • Matière d'œuvre : C'est ce sur quoi agit le système afin d'en modifier ses caractéristiques . etc. pas à pas. On dit que le système lui a apporté de la valeur ajoutée.) . automatique. Données de contrôle de configuration (C) : modes de marches (manuel. il est représenté par un rectangle comme suit : Ressources ou données de contrôle W C R E Matière d'œuvre en entrée • Produit • Energie • Information Fonction globale Pertes et nuisances Messages ou comptes rendus Matière d'œuvre en sortie • Produit • Energie • Information Système • Fonction globale : Elle est notée à l'intérieur du rectangle .

bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 14 . W : Mise en énergie Données Traiter et stocker les données Pertes. etc. etc. C : Mode graphique. bruit Signalisation Toile en position finale Store automatique Exemple 2 : Micro-ordinateur R : Réglage de l'écran.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 1 : Store automatique E : Intensité du Vent et de lumière R : Réglage de fin de course C : Modes manuel/automatique W : Mise en énergie Toile en position initiale Changer la position de la toile Pertes. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur Représentation simplifiée Données Traiter et stocker les données Pertes.

1. de coût.3. car elle concerne l'aspect d'esthétisme. elle est définie par le concepteur. • • Changer automatiquement la position d'une toile de store (fonction d'usage) . On la qualifie aussi de fonction constructive. pour assurer une ou des fonctions de service .Définitions : a/ Fonctions de service : Les fonctions de service sont les actions attendues d'un produit pour répondre à un besoin. d'estime. etc. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 15 . car elle justifie le pourquoi de l'utilisation du système . il sera monté (fonction d'estime). b/ Fonctions techniques : Une fonction technique représente une action interne au système. Exemple : Formulation de quelques fonctions de service d'un store automatisé. • Elle peut être une fonction : d'usage.3. • Elle doit faire abstraction de la solution technique qui pourrait la matérialiser.Recherche des fonctions de service : 3. parce qu’elle participe à construire techniquement le système.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 3 : Cafetière électrique Eau dans le réservoir Consignes utilisateur Mise en énergie Café en poudre dans filtre Préparer du café chaud Pertes Signalisation Café chaud préparé dans récipient Cafetière électrique 3. de qualité. S'adapter à l'architecture de la façade sur laquelle. Une fonction de service est caractérisée par ce qui suit : • Elle est décrite par un verbe à l'infinitif suivi d'un complément .

il ressemble à une pieuvre. La figure suivante donne une schématisation simple de ce processus : Fonction de service Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction technique n Solution Constructive 1 Solution Constructive 2 Solution Constructive n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Exemple : Cas d'un Convoyeur dans un système de conditionnement (Tri.3. parce qu’une fois crée. pour arriver à des composants ou pièces élémentaires tel que les vis de fixation dans le domaine mécanique.). Bande de convoyage Palier de guidage Convoyer des pièces Arbre et Engrenages Moto-réducteur Bobinage et Tôles Support de convoyage Pour rechercher d'une façon logique et systématique les fonctions de service. qui est compréhensible par l'utilisateur.…) Pour faciliter la compréhension. physique.2. etc. Ce diagramme est défini et caractérisé par ce qui suit : MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 16 . etc. Remplissage /Bouchage. La liste des composants n'est pas exhaustive. qui sont en interaction avec lui. etc. Note : Le mot "Pieuvre" est utilisé pour qualifier ce diagramme.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Dans une démarche de conception. on part d'une fonction de service. on utilise le diagramme des interactions ou diagramme "Pieuvre". 3. les câbles de liaison dans le domaine électrique.Diagramme Pieuvre : a/ Définition : Ce diagramme recense tous les éléments de l'environnement du système (humain.

). esthétique. qu'on appelle "tableau fonctionnel" et qui a le format suivant : Niveau d'un critère d'appréciation Flexibilité d'un niveau Fonction FP ou FC Critère d'appréciation MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 17 . Dans le schéma général. poussière. ces relations sont en fait les fonctions de service . les éléments de l'environnement d'un système donné peuvent être des milieux habituels suivants : • Milieu physique : • Milieu technique : • Milieu humain : Milieu ambiant (vent. etc. Cette opération se fait en général sous forme d'un tableau. • Milieu économique : Critères de qualité (coût. c/ Caractérisation des fonctions de service : La caractérisation consiste à énoncer pour chaque fonction de service (principale ou de contrainte) les critères d'appréciation avec des niveaux et une certaine flexibilité. entretien. Energie électrique (autonomie. • Il permet de visualiser toutes les relations possibles du système avec les éléments de son milieu ou environnement extérieur . etc. maintenance. normes de sécurité. On distingue : Les fonctions principales (FP) : Elles créent des relations entre plusieurs éléments de l’environnement qui expriment les services offerts par le système pour satisfaire le besoin . etc. de manière synthétique et conviviale ce qu’on devrait décrire dans un document très long et peu explicite .). Elément 1 FP1 Elément 2 FC2 FC1 Système FP2 Elément 5 Elément 3 Elément 4 b/ Types de milieu : En général. on trouve FC1 et FC2. Les fonctions contraintes (FC) : Elles adaptent le système à un ou plusieurs éléments de son environnement. on trouve FP1 et FP2 . Elles contraignent le concepteur à respecter certaines exigences de l'utilisateur. sécurité .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE • Sa structure générale est donnée par la figure ci-dessous (exemple d'un système avec 5 éléments) . un tableau accompagnant le diagramme décrit ces fonctions. dans le schéma général. Utilisateur (ergonomie. etc.) . • Il présente donc graphiquement. chaleur. recharge . bruit. humidité.) . etc.

ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Critère d'appréciation d'une fonction : Caractère retenu pour apprécier la manière dont une fonction est remplie ou une contrainte est respectée.). d/ Exemples : Les 3 exemples suivants permettent d'illustrer la construction du diagramme Pieuvre. niveau sonore. coût. paramètres de fonctionnement. ainsi que la formulation des fonctions de service dans le tableau fonctionnel accompagnant le diagramme. Niveau d'un critère d'appréciation : Grandeur repérée dans l'échelle adoptée pour un critère d'appréciation d'une fonction. traiter. Elle aura des valeurs chiffrées avec tolérance (dimensions. niveau très négociable. • Classe F2 : flexibilité moyenne. Une échelle doit être utilisée pour apprécier le niveau. stocker des informations Permettre à l'utilisateur d'échanger des informations via Internet Utiliser l'énergie électrique du secteur Se poser facilement Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 18 . Ces limites sont précisées sous forme de classe de flexibilité: • Classe F0 : flexibilité nulle. La caractérisation des fonctions de service n'est pas étudiée dans ces 2 exemples pour des raisons de simplicité. Flexibilité d'un niveau : C'est l'ensemble des indications exprimées par le demandeur avec des limites d'acceptation. Cette grandeur peut être celle recherchée en tant qu'objectif. etc. Exemple 1 : Micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : L'utilisateur FC3 Meuble Support FC2 FC1 L'énergie électrique Microordinateur FC8 FP1 FP2 Informations Réseau Internet Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FC1 FC2 FC3 DESCRIPTION Permettre à l'utilisateur de saisir. niveau peu négociable . • Classe F1 : flexibilité faible. niveau négociable . niveau impératif . • Classe F3 : flexibilité forte.

donc c'est un élément extérieur. On considère que la matière d'œuvre du store est la toile. Diagramme Pieuvre : Le mur FC1 Le vent FP2 L'énergie FC2 FC3 FP3 FC4 Le soleil Store automatisé FP1 Le milieu ambiant La toile L'utilisateur Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FP3 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Protéger l’utilisateur contre les rayons intenses du soleil Empêcher la détérioration du store par le vent Prendre en compte les consignes de l’utilisateur S'adapter aux supports Utiliser l'énergie électrique du secteur Résister aux agressions de l'environnement et s'adapter à l'architecture Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 19 .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 2 : Souris de micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : Ordinateur FC4 FC1 FP1 Utilisateur Souris FC3 FC2 Energie Support (Tapis) Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Déplacer un pointeur à l'écran et valider le choix de l'utilisateur Se connecter à l'unité centrale pour permettre l'échange d'informations Faciliter les mouvements de la souris Alimenter en énergie par l'unité centrale Etre agréable et facile à manier par l'utilisateur Exemple 3 : Store automatisé.

qui utilise des outils ou représentations graphiques.ANALYSE CHAPITRE 2 FONCTIONNELLE INTERNE INTRODUCTION : L'analyse fonctionnelle interne. ce diagramme a pour méthode de les ordonner et les composer logiquement pour aboutir aux solutions techniques de réalisation. Elle part de la fonction globale et décortique un système pour en sortir les différentes fonctions élémentaires. En effet. LE DIAGRAMME FAST : Le diagramme FAST (Function Analysis System Technique) est un diagramme d'analyse fonctionnelle des systèmes techniques. Pour ce faire. lorsque les fonctions de service sont identifiées. appelées aussi solutions constructives parce qu'elles aboutissent à la construction du système. Elle part donc du général pour aboutir au particulier. Lors de cette phase de conception. on utilise une analyse descendante. L'analyse fonctionnelle descendante est une démarche. le diagramme FAST présente les fonctions techniques et les solutions technologiques associées dans une organisation logique répondant aux 3 questions suivantes : • • • Pourquoi cette fonction doit-elle être assurée ? Comment cette fonction doit-elle être assurée ? Quand cette fonction doit-elle être assurée ? Quand ? Pourquoi ? Fonction Comment ? La réponse à la 3eme question (quand) est souvent omise. 1. décrit le point de vue du concepteur en charge de fournir le produit devant répondre au besoin de l'utilisateur. En partant d'une fonction principale ou de contrainte. les fonctions de service ou d'usage vont être obtenues à l'aide de fonctions techniques. Fonction technique 1 Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction de service ET Fonctions réalisées en même temps Fonction technique n Fonction de service OU Fonctions alternatives possibles Fonction technique 2 Fonction technique n MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 20 .

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

Exemple : Diagramme FAST partiel du store automatisé
3, 4, 7

6 5

1, 2

Gérer

Boîtier de commande (1) Relais (2)

Dérouler/Enrouler

Distribuer l'énergie Convertir l'énergie

Moteur électrique (3) Réducteur à engrenages (4) Leviers articulés (5) Rouleau (6)

Adapter l'énergie

Positionner la toile du Store

Guider la toile

Limiter le mouvement Fonctions de service Fonctions techniques

Capteurs de fin de course (7) Solutions technologiques

2. DIAGRAMME SADT :
La représentation SADT (Structured Analysis and Design Technic) est la technique de modélisation avec analyse structurée. Elle reprend les principes précédents du diagramme FAST, mais utilise des règles précises ce qui la rend plus complexe. Le diagramme est alors un ensemble d'actigrammes ou diagrammes d'activité. Un diagramme SADTest structuré en niveaux comme suit :
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

21

ANALYSE A0

FONCTIONNELLE

INTERNE

A1 A2 A0 A3

A11 A1 A12

A31 A32 A3 A33

• • •

L'actigramme de niveau le plus élevé, noté A-0 correspond à la finalité ou la fonction globale du système ; Ce diagramme de niveau A-0 se décompose en n diagrammes : A1 à An ; Chacun des diagrammes A1 à An est décomposé à son tour suivant le même principe. Dans l'exemple ci-dessous : A0 représente le niveau 0, donc la fonction globale du système ; elle se décompose en 2 sous-systèmes A1 et A2 et A3 ; A1 se décompose en A12 et A12 ; Et ainsi de suite.

• •

La décomposition se termine si le niveau souhaité pour atteindre l'objectif est atteint ; Dans chaque diagramme ou niveau, on définit les relations entre les sous systèmes et les données de contrôle.

Exemple : Diagramme SADT partiel du store automatisé

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

22

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

NIVEAU A-0
Informations Communiquer A1 Boutons Traiter les donnée A2 Lumière Vent Acquérir A5 Capteurs Réseau 230V Gérer l’énergie A3 Appareillage Carte élecronique

NIVEAU A-0

Informations

Store en position initiale

Déplacer le store A4 P.O

Store en position finale

3. LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL :
3.1- Définition :
Le cahier des charges fonctionnel (CdCF) est un document contractuel par lequel le demandeur exprime son besoin en terme de fonctions de service. Pour chacune des fonctions et des contraintes sont définis des critères d'appréciation et leurs niveaux, chacun de ces niveaux étant assorti d'une flexibilité. Il nécessite un travail en groupe, afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur, le concepteur, le distributeur, etc. D'après la définition, on remarque que le CdCF est l'aboutissement de l'analyse fonctionnelle :

Le besoin est exprimé par le client qui souhaite acquérir un produit pour satisfaire un besoin donné. OU Le besoin est traduit par l'entreprise à partir d'une étude de marché. Analyse fonctionnelle Rédaction du

CdCF

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

3.2- Contenu du CdCF :
Le CdCF contient donc les éléments suivants : • • • • L'expression du besoin : fonction globale ; La définition des fonctions de service (fonctions principales et fonctions contraintes) ; L'énumération des critères d'appréciation (Satisfaction, coût, performances, sécurité, etc.) ; Le diagramme FAST permet de définir les fonctions secondaires qui permettront d'affiner les critères d'appréciation. Il sera utile de le pousser jusqu'à l'apparition d'une syntaxe OU qui donne des pistes de recherche et offre des choix.

4. DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL :
Un projet industriel est un processus qui dépend de beaucoup de facteurs pour le mener à bien : • • des ressources humaines pour étudier le projet : de la formulation du besoin aux schémas et plan de réalisation ; des moyens matériels pour mettre en oeuvre le projet et le commercialiser.

La démarche de projet industriel recense et caractérise les étapes que connaît un projet industriel ; on simplifie dans ce qui suit les principales de ces étapes : • Etape 1 : C'est le service Marketing d'une entreprise qui agit principalement dans cette phase bien qu'en fait, il s'agisse d'un travail pluridisciplinaire. Il s'agit alors de saisir le besoin, l'énoncer et le valider. Etape 2 : Dans cette phase, il s’agit de la définition fonctionnelle d’une sorte de contrat entre le demandeur et le réalisateur ; on y précise les fonctions de service assurées par le produit ainsi que ses caractéristiques. Etape 3 : C’est la phase de la traduction des fonctions de service en fonctions techniques, pour aboutir à des solutions technologiques permettant de construire le produit. Etape 4 : Dans cette phase qui, en principe, contient plusieurs phases, on produit un prototype qui connaîtra des améliorations pour arriver au produit final, pour lequel on fait alors une gestion de production aboutissant à la fabrication en grande série. Etape 5 : C’est la phase où l’entreprise doit commencer à amortir ses investissements dans le produit et faire des profits ; pour cela, elle mène une étude commerciale pour distribuer son produit avec un choix stratégique pour ses points de vente tout en menant une politique publicitaire pour attirer le consommateur vers son produit. Etape 6 : C’est la phase où intervient surtout le service de comptabilité et le service d’après-vente. Il faut alors assurer alors la garantie et la maintenance et évaluer les performances commerciales qui sont censées apporter du profit à l’entreprise. Etape 7 : Cette dernière étape concerne l’action sur le produit au de la de son utilisation avec comme première préoccupation la protection de l’environnement. Pour cela, on pense au recyclage des éléments récupérables et la destruction ou le stockage des autres avec sécurité.

1- Analyse du besoin

2- Cahier des charges fonctionnel

3- Conception

4- Production

5- Commercialisation

6- Utilisation du produit

7- Elimination du produit

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

24

c'est l'utilisateur qui apporte de l'énergie nécessaire au système et dirige la succession des opérations. comme pour un système mécanisé . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 25 . l'énergie est apportée par une source extérieure. et commande la toile du store suivant un programme de. capte la l'intensité des rayons solaires et la vitesse du vent. Exemple : Machine de remplissage et bouchage. ouverts et standard. Store mécanisé Automatisé : Dans ce cas. ce qui facilite leur étude. l'utilisateur manipule uniquement des boutons pour monter ou descendre la toile. Exemple : Machine à laver. Store automatisé Note : Ce sont les systèmes automatisés qui font donc principalement l'objet d'étude de cet ouvrage. Classe des systèmes "grand public" : Ils font partie de l'environnement quotidien et représentent la technologie actuelle.CHAPITRE 3 STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME INTRODUCTION : Les systèmes sont d'une grande variété . ce qui les rend parfois difficile à étudier. mais en plus. • Ces systèmes qu'ils soient industriels ou "grand public" peuvent être : Manuel : Dans ce cas. machine de tri de pièces. etc. mais ils ont un degré d'intégration de fonctions un peu élevé. on peut les classer ainsi : • Classe des systèmes industriels de production : Les systèmes de cette classe ne sont pas habituels à l'environnement quotidien. nous nous intéresserons principalement à des systèmes qui ont une représentativité correcte de la réalité des environnements industriel et quotidien . l'utilisateur est assisté de point de vue énergie par une source extérieure mais c'est lui dirige encore les opérations. pour des raisons didactiques. grâce à une manivelle et son énergie musculaire. Exemple : Store mécanisé Boutons Le store est motorisé . Mécanisé : Dans ce cas. Store automatique. mais ils ont une structure dont les composants sont relativement simples : identifiables. L'action de l'utilisateur est réduite à la mise ne marche du système. la succession des opérations est commandée par un organe électronique doté d'une certaine "intelligence". Exemple : Store automatisé Electronique Capteurs Un organe électronique doté d'intelligence. etc. Exemple : Store manuel Store manuel Moteur L'utilisateur manœuvre le store manuellement pour la montée et la descente de la toile.

de fabriquer des produits finis . il communique avec lui grâce aux moyens de dialogue (boutons. et ce. il est alors structuré autour : • D'une Partie Opérative (PO).Définition : Un système automatisé est un ensemble d'équipements qui permet à partir d'énergie. • D'une Partie Commande (PC). La modélisation d'un système automatisé permet de l'étudier d'une manière rationnelle. qu'on peut. 1. • D'un moteur électrique qui agit sur la toile. d'une façon automatique où l'intervention humaine est réduite au minimum. et de produits bruts ou non finis. Il s'agit de l'Interface Homme Machine (IHM). Ordres vers Actionneurs Partie Commande (PC) Partie Opérative (PO) Comptes rendus de Capteurs Utilisateur (IHM) L'utilisateur a pour tâche principale de configurer et superviser le système . STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE : 1. en l'enroulant ou la déroulant sur un tambour.). formée par : Les capteurs qui représentent les organes d'observation du système .Modélisation simple (Partie Opérative/Partie Commande) : Un système automatisé est un système bouclé. PO Electronique Capteurs IHM Store automatisé MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 26 . PC Exemple : Store automatisé Sa PO est constitué : • Des capteurs de vent et du soleil qui observent les conditions climatiques .STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME 1. etc.2. fait les traitements nécessaires et donne des ordres aux actionneurs. notamment pour les tâches difficiles. qui en fonction des comptes rendus des capteurs.1. Les actionneurs qui représentent les organes de puissance du système . voyants. modéliser par le schéma simple suivant .

traite ces informations et donne des ordres au moteur. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 27 . on commence par un exemple. bruit Signalisation Pièce percée dans le bac d'évacuation Perceuse automatisée 1.3. appelée chaîne d’énergie. qu'un système automatisé met en œuvre deux chaînes d'opérations : • L’une agissant sur les flux des informations. appelée chaîne d’information . Chacun de ces 2 sous-systèmes est appelé "sous-ensemble fonctionnel".STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Sa PC est constituée d'un organe électronique qui les lit les informations des capteurs.Tâche et sous-ensemble fonctionnel : Dans ce système. perceuse automatisée : Capteurs (position. • L’autre agissant sur les flux de matière et d’énergie. car : • C'est un sous-ensemble de l'ensemble du système .3. Pour bien l'aborder. elle introduit beaucoup plus de concepts . 1.1. on distingue principalement 2 sous–systèmes qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : • Sous–système (SE1) de serrage de la pièce . à partir du schéma général et de l'exemple du store automatisé. etc. • Il réalise une tâche qui consiste en un certain nombre d'opérations sur la matière d'œuvre. • Sous–système (SE2) de perçage de la pièce .) Programme de fonctionnement Modes manuel/automatique Energie électrique et Pièce non percée dans la goulotte d'alimentation Percer automatiquement une pièce Coupeaux.3.2. elle est donc plus compliquée.Modélisation avancée (Chaîne d'énergie/Chaîne d'information) : 1. On peut remarquer.Introduction : Cette modélisation est plus précise que la première.

peut être décomposé en chaînes fonctionnelles. Pour réaliser sa tâche. comme un système de commande de voiture moderne . Une chaîne fonctionnelle est l'ensemble des constituants organisés en vue de l'obtention d'une tâche opérative. c'est-à-dire d'une tâche qui agit directement sur la matière d'œuvre. chaque sous-ensemble fonctionnel effectue une certaine succession d'opérations : acquérir les informations sur l'état des capteurs. Communiquer. Les constituants d'une chaîne fonctionnelle participent : • Soit à des opérations de gestion de l'énergie (Chaîne d'énergie) . déplacer une charge. • système informatique . percer une pièce. CHAINE FONCTIONNELLE : Tout système automatisé. c'est à dire qu'elles s'appliquent en principe à presque tous les systèmes. Traiter . etc. Ces fonctions sont génériques. 2. On peut remarquer donc que chaque chaîne fonctionnelle comporte généralement : • Une chaîne d’énergie constituée des fonctions : Alimenter . • Soit à des opérations de gestion des informations (chaîne d'information) . Distribuer . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 28 . prendre un objet. Cette succession d'opérations s'exécute en chaîne de fonctions . Cette modélisation est donc basée sur la notion de chaîne fonctionnelle (chaîne de fonctions). traiter ces informations et agir sur la matière d'œuvre. • système de communication. Exemples : Serrer une pièce. • Une chaîne d’information constituée des fonctions : Acquérir . comme une raffinerie de pétrole • système électronique embarqué. Transmettre. Mais elles pourront faire l’objet d’un développement différent suivant le domaine : • système de contrôle-commande avec interface homme-machine. plus ou moins complexe. on parle alors de chaîne fonctionnelle. Convertir .STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Exemple : Le SE1 a pour tâche de déplacer et serrer la pièce.

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 29 . "effecteur". du mot effet.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTR Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie La chaîne d'énergie et la chaîne d'information concourent ensemble. Les énergies principalement exploitées ou transformées sont l'énergie électrique et l'énergie mécanique sous leurs différentes formes. • Convoyeur pour effectuer un déplacement de pièce sur un tapis roulant . Exemples : • Forêt de perceuse pour effectuer des trous . convertissant l'action de l'actionneur en un effet ou une opération sur la partie opérative. On appelle généralement l'élément responsable de cette dernière opération. harmonieusement pour "agir" finalement sur la matière d'œuvre. les systèmes mettent en œuvre plusieurs types d'énergie qu’ils transforment et convertissent. Un effecteur est l'élément terminal de la chaîne d'action. • Tambour de store pour enrouler ou dérouler une toile. En général. • Pince de robot pour effectuer une force de préhension sur des pièces .

on s'intéresse au point de vue activité. Flux d'entrée : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Flux de main d'œuvre Matières d'œuvre que l'entreprise recueille auprès de son environnement Utilisation Transformation Gestion Flux de sortie : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Entreprise Matières d'œuvre en sortie avec valeur ajoutée par action de l'entreprise 2. on peut savoir ce qu'est l'entreprise par les questions-réponses suivantes : Question Que fait une entreprise ? Réponse Elle vend sur le marché des biens qu'elle produit • Réaliser un profit . Dans quel but ? On voit donc que l'entreprise a des relations de plusieurs natures (marché. 1. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE Les entreprises peuvent être classées suivant plusieurs types de critères. agents financiers. état.). Les entreprises de distribution. Exemple : La RAM propose des voyages en avion. • Créer des emplois . clients. employés. Il convient alors de la définir en tant que système. etc. Exemple : Lesieur produit de l'huile de table. Ici. • Contribuer au développement de la nation . Exemple : Marjane achète des biens et les vend sans les transformer. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 30 . les entreprises de production de services. transforme et gère un certain nombre de flux d’entée dont la nature est justifiée par la nature de ses activités. • Etc. Dans ce cas.CHAPITRE 4 ENTREPRISE INDUSTRIELLE INTRODUCTION : D'une façon simple. on trouve : Les entreprises de production des biens ou entreprises industrielles. LE SYSTEME ENTREPRISE : L’entreprise est donc un système qui utilise.

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE :
Le cycle d'exploitation d'une entreprise est l'ensemble des opérations réalisées lors de son activité : achats de matières premières, stockage des matières premières, fabrication de produits finis, stockage des produits finis, vente des produits finis et le cycle recommence.
Achat de matières premières

Vente de produits finis

Cycle d'exploitation

Stockage de matières premières

Stockage de produits finis

Fabrication de produits finis

4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE :
L'entreprise entretient des relations privilégiées avec un certain nombre de partenaires, comme le montre la figure suivante :
Salariés

Fournisseurs
Salaires Travail Marchandises Paiement Marchandises

Clients

Paiement

Entreprise
Remboursement Subventions Cotisations Impôts Emprunt

Etat

Redistributions

Institutions financières

Organisme s sociaux

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

31

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :
Les fonctions de l’entreprise doivent lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs et rester compétitive. Ces fonctions se concrétisent par des services qui doivent établir un réseau de communication efficace au sein de l’entreprise et avec ses partenaires extérieurs. Suivant l’importance de l’entreprise les fonctions ou services peuvent être plus ou moins nombreux. Le tableau suivant donne en résumé quelques fonctions communes à la plupart des entreprises : Fonction Direction
• Définir et appliquer la politique de l’entreprise ; • Coordonner l’ensemble des fonctions ; • Assumer la responsabilité des décisions prises ;

Fonction Administrative
• Saisir et gérer l’ensemble des informations administratives, comptables, fiscales, relatives au personnel, etc.

Fonction Production
• Transformer les matières d’œuvre en produits ; • Améliorer la qualité ; • Réduire les coûts ;

Fonction Financière
• Bien gérer l’argent de l’entreprise ; • Payer les salaires et les fournisseurs ; • Encaisser les factures ;

Réseau de communication

Fonction Mercatique (Marketing)
• Proposer de nouveaux produits ; • Rechercher de nouveaux clients ; • Valoriser l’image de marque de l’entreprise ;

Fonction Achats et Stocks
• Rechercher les meilleures conditions ; • Approvisionner à temps ; • Limiter les stocks ;

Fonction Commerciale
• Faire connaître les produits ; • Assurer les circuits de distribution ; • Vendre au meilleur prix ;

6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE :
La notion de structure d’une entreprise est une notion très importante. Elle est représentée en général sous forme d’organigramme ; elle montre la hiérarchie de l’entreprise et par conséquent indique les relations entre ses différentes divisions ou services. Il y a plusieurs types d'organigrammes basés sur des politiques plus ou moins rapprochées, qui dépendent surtout de l'importance et la grandeur de l'entreprise. On donne ci-après l'organigramme simplifié de la structure dite "hiérarchique" :
Direction Générale

Direction Commercial

Direction Personnel

Direction Production

Force de vente

Administratio n des ventes

Approvisionnements

Usine

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

32

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :
L'entreprise est un agent économique qui a pour but de réaliser un profit, en produisant et en vendant des biens et des services. Ceci implique des relations avec l'environnement, qui se traduisent par des flux (mouvements de valeur) : Apports personnels des actionnaires (propriétaires) ; Emprunts auprès des banques ou autres agents financiers ; Acquisition de matériel et de marchandises auprès de fournisseurs ; Paiements de personnel ; Règlements reçus des clients ; Paiements d'impôts à l'Etat, etc. On peut résumer cet aspect économique et comptable par la représentation comptable suivante :

Propriétaires (Capital)

Trésorerie (Banque, Caisse, CCP)

Organismes financiers
Clients

Fournisseurs De matériel (Immobilisations)

Fournisseurs de biens et de services

Activité Commerciale (par exemple)

Personnel

Autres organismes (Etat, etc.)

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

33

CHAPITRE 5

NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION
INTRODUCTION :
Dans une entreprise industrielle, l’activité de production consiste à transformer des matières premières ou des produits semi-finis en produits finis grâce à des moyens de production : Capital, hommes, machines. La gestion de la production a pour objectif de répondre aux questions suivantes, en vue de fabriquer des produits de qualité, dans les délais requis et au meilleur coût : QUESTION QUI ? Fait QUOI ? QUAND ? OÙ ? COMMENT ? COMBIEN ? DOMAINE Notions de répartition du travail sur chacune des personnes Notions de choix des activités à partir d'un cahier des charges Notions de dates et délais sur des plannings Notions de lieux de choix de postes de travail d'ateliers ... Notion de moyens Notions de quantités RESULTAT Choix final du poste de travail Définir ce que l'on veut fabriquer Définitions des dates Choix des lieux de fabrication, pays, ateliers ... Choix des processus, des moyens technico - humains ... Choix des quantités en fonctions de celles prévues par la commande

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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par les services de production ou ateliers. 1. en améliorant la qualité des produits. sans erreur les informations nécessaires à l’exécution des ordres clients. par quelle machine. Internet. quelle que soit l’organisation est d’obtenir le produit permettant la satisfaction du besoin du client avec un délai et un coût concurrentiel. • Coût : La gestion de la production doit : . de calcul des besoins. de nombreux services participent au système de production : • Le bureau des études : Il conçoit les produits nouveaux et définit la liste complète des composants entrant dans leur fabrication. • Le service de planification : Il coordonne les activités de production en utilisant les techniques de gestion des stocks. de la gestion de production. • Qualité : Les services de la gestion de production doivent fournir aux services de fabrication. .2. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : 1.Gestion de la production : GPAO . .3.Communication en réseau local. avec quels outils et en combien de temps. • Informatisation : Elle apparaît à toutes les étapes de la production : . entre autres : Le diagramme de Gantt .1. Il précise en fait comment le produit est réalisé. etc.Fabrication : avec des logiciels de conception de la fabrication assistée par ordinateur (CFAO). 1.Objectifs de la gestion de production : L’objectif essentiel.Conception : avec des logiciels de CAO : conception assistée par ordinateur. • Le service d’ordonnancement : Il organise la production au sein des différentes unités de production. . Il indique la succession des tâches à réaliser.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 1. • Délai : S’efforcer pour les commandes de respecter les délais maximums promis aux clients .Evolution de la gestion de production : La gestion de la production a connu les évolutions suivantes : • Automatisation : Elle permet de supprimer les tâches répétitives et dangereuses en diminuant le cycle de fabrication et coûts de production. . Il s’appuie sur la CAO (Conception assistée par ordinateur) pour l’élaboration des produits.Organiser dans le temps les différentes opérations de fabrication afin de respecter les délais. etc. • Le bureau des méthodes : Il définit les différentes opérations et leur ordonnancement en vue d’obtenir le produit. Le graphique PERT. Les outils utilisés sont. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 35 .S’efforcer d’assurer le meilleur emploi du matériel et de la main d’œuvre . en un temps minimum.Les composants du système de gestion de production : Dans une entreprise industrielle. etc. Cette mission doit être remplie en atteignant 4 objectifs : • Volume : Le volume de production doit correspondre aux objectifs commerciaux de l’entreprise . .Minimiser les heures supplémentaires et les dépannages .

2. son libellé.3.4. on cite par exemple la classification selon les quantités fabriquées : • Production unitaire : (Barrages. etc. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : Plusieurs grands systèmes sont exploités par les entreprises pour une meilleure gestion de la production on en décrit ici 2 assez bien connu. sa quantité.4. etc.Les gammes d’opérations : Une gamme d’opération est un ensemble d’opérations nécessaires à la fabrication.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION • La flexibilité : Il s’agit d’améliorer les capacités de réponse du système de production à la demande. micro-ordinateur. etc. une identification sous forme de code est alors indispensable. bâtiments) • Production en petites séries : (avions. • La réduction des stocks : Il s’agit de réorganiser le système de production pour diminuer au maximum les stocks.4. • Production en grandes séries : (automobiles.). • Les gammes d’assemblage.4. 2.Le système d’information lié à la gestion de production : 1.2. Il existe plusieurs types de codification .5.Classification des entreprises selon le type de production : La gestion de production est différente suivant le type de production.1. 1. 1. On distingue 2 types de gamme d’opérations : • Les gammes de fabrication .La codification : La plupart des entreprises manipulent des milliers d’articles. navires. 3.Les nomenclatures : Il s’agit de définir la liste des articles entrant dans la fabrication d'un produit. Cela dépend à la fois de la conception du produit et de la conception du processus de ns. La nomenclature indique pour chaque article son code. 1. 1. • Etre homogène : même nombre de caractères • Etre capable d’accompagner l’évolution de l’entreprise dans le temps (augmentation du nombre d’articles à gérer par exemple). on donne à titre d’exemple un des plus simples : La codification séquentielle dans laquelle le code est un nombre donné sans signification particulière de façon chronologique ou aléatoire (1. gros ordinateurs). Ce système de codification doit alors répondre à 3 objectifs : • Etre sans ambiguïté : chaque article doit avoir une et une seule référence. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 36 .

2. Cette méthode est surtout adaptée aux entreprises ayant une production répétitive et relativement régulière. Il s’agit d’un procédé automatisé. Son environnement. • La flexibilité accrue des moyens de production. Le terme «flexible» décrit l’adaptabilité ou la souplesse du système de production. 3. la sécurité d’autrui ou la protection de l’environnement. Le JAT est une méthode qui ne vise à fabriquer que les pièces dont on a besoin au moment où on en a besoin. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 37 . • Un atelier Flexible comporte alors plusieurs machines flexibles.La méthode FMS (Flexible Manufacturing System) : Le système de production flexible vise à rationaliser la gestion des ateliers. : Machine Outil à commande numérique (MOCN). un stock flexible.2. qui permet la production d’une grande variété de pièces. retour de produits. Exemple pour la mise en place d’une organisation de la production en JAT. La non-qualité coûte chère. une manutention flexible. • La diminution des gaspillages et des coûts de non qualité. non seulement en chiffre d’affaires mais aussi en coût de production et de service après vente : Mise au rebut.Le JAT (Juste à Temps) : La réussite industrielle du Japon a favorisé la diffusion de nouvelles méthodes de gestion de la production. On y retrouve également d’autres objectifs : • Réduction des délais de fabrication. on peut utiliser la méthode du Kanban. LA GESTION DE LA QUALITE : La qualité est une préoccupation essentielle de l’entreprise mais aussi de ces partenaires. 2.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 2. un produit flexible et une gestion flexible.1. C’est un système de production qui fonctionne entre deux postes de travail et qui limite la production du poste AMONT aux besoins du poste AVAL.Objectifs de la gestion de la qualité : On peut déterminer 3 objectifs à la démarche qualité dans l’entreprise : • Répondre aux besoins des utilisateurs.1. • Respecter le non-utilisateur : D’autres éléments autre que la satisfaction des besoins doivent être pris en compte : le confort.Définition : La qualité est l’ensemble des propriétés et des caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites. L’objectif essentiel étant la réduction des stocks (Matières premières et produits finis) afin de diminuer les capitaux immobilisés et les risques d’invendus. intervention sur site. 3. contrôlé par ordinateur. • Une machine est flexible si elle peut réaliser différents types de pièces. 3. • Favoriser la diminution des coûts dans l’entreprise.

c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . FAST. Fonctions techniques. Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. Convertir . Distribuer . etc. SADT. Le module 2 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. un système automatisé a besoin d’énergie.MODULE 2 CHAINE D’ENERGIE PRÉSENTATION Pour agir sur la matière d'œuvre. Concepts d’analyse fonctionnelle : Système . il s'agit des fonctions : Alimenter . fonction globale et fonctions de services . qui subira de nombreux traitement pour être adaptées à la nature de l'action sur la matière d'œuvre. Transmettre. .

Décrire la morphologie d’une pièce à partir de ses représentations 2D et 3D d’énergie. des caractéristiques d’un élément à intégrer dans une maquette numérique Dessiner à main levée la perspective d’une pièce. Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation . Pour un assemblage ou un guidage. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un pré-actionneur. identifier et décrire les surfaces contribuant à sa réalisation.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. la liaison réalisée par un assemblage ou un guidage. Identifier les risques pour les personnes et les biens. Rechercher dans une bibliothèque de constituants. Identifier sur le matériel réel ou sur sa représentation virtuelle. Editer une mise en plan de pièce ou de sous-ensemble limité. Utiliser un modeleur 3D pour : Représenter une pièce simple. Produire une image selon un point de vue imposé ou choisi. Décrire les grandeurs physiques d’entrée et de sortie d’un actionneur et le principe de la conversion d’énergie. Modifier les caractéristiques dimensionnelles d’un assemblage et décrire les incidences suer chacune des pièces concernées. .

piles . La source d’énergie pneumatique qui est aussi largement présente dans les systèmes industriels. demeure une richesse inégalée. On note en particulier : La source d’énergie électrique. Les énergies principalement exploitées sont l’énergie électrique et l’énergie mécanique sous leurs différentes formes. les systèmes automatisés mettent en œuvre plusieurs types d’énergie. Il n’est pas surprenant donc de remarquer que l’alimentation en énergie électrique est largement adoptée aussi bien en milieu industriel qu’en milieu domestique .MODULE 2 PARTIE 1 ALIMENTATION EN ENERGIE PRESENTATION En général. ainsi que sa fonction globale sont représentées par la figure suivante : Matière d'œuvre en entrée Chaîne d 'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBU ER CONVERTI R TRANSMETTRE AGIR D 'entrée Energie Alimenter en énergie Energie de sortie Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Electrique Source d'alimentation Réseau électrique. Compresseur Energie Electrique Pneumatique . qui grâce à la souplesse de ses méthodes de génération et de transport. Cette énergie est dans la plupart des cas générée à partir de l’énergie électrique. etc. La position de la fonction Alimentation en énergie dans une chaîne d’énergie.

ALIMENTATION ELECTRIQUE INTRODUCTION : CHAPITRE 1 L'énergie électrique provient d’une transformation d'énergie mécanique. 1. SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : Le réseau électrique géré par l’Office Nationale d’Electricité (ONE) est un réseau électrique alternatif. chimique ou lumineuse. L’unité d’une tension électrique est le Volt (V). C’est un réseau triphasé pour les locaux industriels et monophasé pour les locaux domestiques : Tension triphasée Tension monophasée Cette énergie électrique est une transformation de l’énergie hydraulique ou thermique en une énergie électrique. magnétique. La figure qui suit illustre cette transformation : Barrage Lac Ligne à haute tension Conduite forcée Turbine Transformateur Alternateur Canal de fuite MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 41 ALIMENTATION EN ENERGIE . Cette source d’énergie peut se présenter sous forme d’une source de tension continue ou alternative. c'est que la valeur instantanée de la tension est variable dans le temps.

qui se branche en parallèle et se Pour mesurer la tension aux bornes de la charge R on utilise le montage: R V On peut mesurer avec le voltmètre une tension continue ou alternative. en positionnant le commutateur de calibre sur le cadran des tensions continues (DC) ou sur le cadran des tensions alternatives (AC).ALI MENTATION ELECTRIQUE L’eau par sa pesanteur (le niveau du barrage est plus haut que celui de la turbine) fait tourner une turbine. V V 3. MESURE DE TENSION : En électricité. on mesure la tension avec un symbolise comme suit : « voltmètre ». on trouve les piles et les batteries d’accumulateurs. L’image ci-contre représente la forme d’une turbine 2. Celle-ci à son tour fait tourner l’alternateur qui permet la transformation de l’énergie mécanique de rotation en énergie électrique. SOURCE DE TENSION CONTINUE : Parmi les générateurs de tension continue les plus rencontrés dans la pratique quotidienne. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 42 ALIMENTATION EN ENERGIE . Cette source représente une transformation de l’énergie chimique en énergie électrique.

A Source Charge 4.l / S avec : • l : longueur du fil . noté R avec à ses bornes une tension U . COURANT ELECTRIQUE 4. • S : sa section . quelque soit le temps t. elle sera traversée par un courant I. L’ampermétre est un appareil qui doit être monté en série dans un circuit. U et I vérifient toujours la relation de proportionnalité : U=R.3.p) entre ses bornes lorsqu’il est traversé par un courant électrique.3.Loi d’Ohm : Cette loi exprime que certains matériaux ont une réponse linéaire en courant à une différence de potentiel imposée.d.2.Mesure de courant électrique : On mesure le courant électrique par l’utilisation d’un ampermètre.Notion du courant électrique : Le déplacement des électrons libres dans un circuit électrique fermé engendre ce qu’on appelle un courant électrique. L’unité du courant électrique est L’Ampère (A).1. • ρ : la résistivité (caractéristique de la nature du conducteur) 4. Si on considère une résistance.I MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 43 ALIMENTATION EN ENERGIE .3.1. tel que.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4.Principe et symbole : Un fil conducteur présente une différence de potentiel (d. e e e e e 4. Ceci est dû à sa résistance interne dont la valeur est donnée par la formule : R = ρ.2.Notion de résistance : 4.

ALI MENTATION ELECTRIQUE 4.Code de couleurs : On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles.2. a/ Association série : La résistance équivalente de deux résistances en série est la somme de ces deux résistances. On les fabrique alors suivant des valeurs normalisées. qui couvrent largement les besoins en résistances. il résulte de leur association une résistance équivalente Re dont la valeur dépend des valeurs des différentes résistances associées.3. Re = R1 + R2 b/ Association en parallèle : La résistance équivalente de deux résistances en parallèle est tel que : 1 =1+ 1 Re R1 R2 4.Association des résistances : Suivant que des résistances sont associées en série ou en parallèle.3. Ces valeurs sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en couleur suivant un code suivant : La tolérance est un pourcentage qui indique la précision de la résistance. Connaissant la valeur de chaque chiffre on peut déterminer la valeur de la résistance comme suit: R = [(1er chiffre x 1) + (2eme chiffre x 10)] x 10 Multiplicateur ± la tolérance en Ω. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 44 ALIMENTATION EN ENERGIE . Les résistances sont fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques.1.

U MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 45 ALIMENTATION EN ENERGIE .α). • R2 = P – R1 = P – αP = P(1. Soit un ajustable pour ajuster la valeur nécessaire une fois pour toute . dans les montages électroniques.2Ω .2 KΩ Les valeurs normalisées des résistances sont classées par des séries de valeurs notées (E6. Dans les 2 cas.Par exemple. 27 . Le curseur α divise la résistance totale P en 2 portions : • R1 = αP : Si le curseur α est en position haut. Ce pont est constitué de l’association en série de deux résistances R1 et R2 : Vs = [R2 / (R1 + R2)].3. alors α = 1 et R1 = P . 39 . 120Ω. E12. 4. on utilise un pont diviseur de tension.2. 82 Toutes les résistances de la série E12 sont des multiples ou des sous multiples de ces valeurs . le symbole est le même : P est la valeur totale de la résistance. 15 . alors α = 0 et R1 = 0. 33 . 56 . Si le curseur est en position basse. 47 . E24 ou E48). R = [ (2 x1) + (2 x 10) ] x 102 = 22 x 100 = 2.2KΩ.4. Par exemple. on utilise alors : Soit un potentiomètre pour régler la résistance régulièrement comme pour le volume d'un poste Radio .Diviseur de tension : Pour diviser une tension. 1. P R1 = αP R2 = P(1 – α) 4. 12Ω. 22 . 120KΩ.ALI MENTATION ELECTRIQUE Chaque chiffre correspond à une couleur comme l’indique le tableau suivant : Noir 0 Marron 1 Rouge 2 Orange 3 Jaune 4 Vert 5 Bleu 6 Violet 7 Gris 8 Blanc 9 Exemple : Calcul de la valeur d'une résistance dont les trois couleurs significatifs sont le rouge. 1. les valeurs de la série E12 sont : 10 . qui le nombre de valeurs dans une série. 12 . on trouve 1.2MΩ et ainsi de suite. 68 .Résistance variable : On a souvent besoin. de régler une résistance sur place pour avoir la valeur exacte exigée par un montage donné . 18 . 12KΩ.

1. • de batterie d'accumulateurs pour les systèmes tel que la voiture.Ve 4.ALI MENTATION ELECTRIQUE Remarque : Cas d'une résistance variable : P Ve α. • secteur pour des systèmes qui demande de la puissance et qui ont accès au réseau alternatif. la tension alternative doit être convertie en tension continue stabilisée.[R1 / (R1 + R2)] 5. qui est de 220V. L’élément électrique qui réalise cette fonction est le transformateur.P Vs Vs = Ve.Diviseur de courant : On divise un courant par la mise en parallèle de deux résistances R1 et R2 : I1 = I . cas conformément au schéma synoptique suivant : Transformation Secteur 220 v 50Hz Redressement Filtrage Régulation Tension de sortie 5. α P/P Vs = α. Dans ce dernier. etc.Transformation : Le rôle de la transformation est d’abaisser la tension du secteur. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : Les systèmes électroniques ont besoin d’une alimentation continue. Cette tension continue est généralement générée à partir de : • piles pour les systèmes portables et à faible consommation. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 46 ALIMENTATION EN ENERGIE . etc.5. tel qu'une télécommande de télévision.

2. Son symbole est représenté à la Figure ci-contre.Fonctionnement et symbole : Id Anode (A) Ud La diode est un composant Electronique à conduction unidirectionnelle : elle ne conduit que dans le sens de l’anode A vers la cathode K. Alors pour avoir une tension en sortie plus petite qu'en entrée. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 47 ALIMENTATION EN ENERGIE .2.ALI MENTATION ELECTRIQUE U1/U2 = n2/n1 Avec n2 et n1 sont respectivement les nombres de spires de la bobine primaire et la bobine secondaire.Réalisation du redresseur : a/ Redressement mono alternance : Le signal issu du transformateur est sinusoïdal. il faut avoir la condition (n2 < n1). Kathode (K) Polarisation directe : diode passante Polarisation inverse : diode bloquée 5. La diode est polarisée en directe dans l’alternance positive et en inverse dans l’alternance négative.1.2.2. Le symbole de la diode indique le sens de conduction.Redressement : Cette fonction est réalisée à l’aide de la diode. 5. 5.

à la différence que celle est destinée à émettre une lumière (rouge.4. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 48 ALIMENTATION EN ENERGIE . • D2 et D4 conduisent pendant l'alternance négative. Le condensateur en se chargeant et en se déchargeant diminue l’ondulation du signal redressé : 5. vert. Note : Une LED est une diode qui a le même fonctionnement qu'une diode ordinaire. Elle est assurée par le régulateur intégré qui est un composant électronique à trois broches. 5. d'où la forme du signal en sortie.3.Régulation : La régulation est la fonction qui permet d'avoir une tension hautement continue à partir d'une tension ondulée comme issue du condensateur ci-dessus. jaune et orange) quand elle est passante.ALI MENTATION ELECTRIQUE b/ Redressement double alternance : Le montage le plus populaire est le redresseur à pont de diodes . il a 2 diodes conductrices par alternance : • D1 et D3 conduisent pendant l'alternance positive .Filtrage : Cette fonction est réalisée par un condensateur. Signal d’entrée Signal de sortie On remarque que le courant en sortie passe toujours dans le même sens.

AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : 6. son symbole est donné dans la figure ci-dessous.7V. le collecteur et l'émetteur . entre le collecteur et l'émetteur. la commande du moteur du store . la famille des régulateurs de type 78xx est la plus utilisée. donc le transistor est bloqué (Relais non alimenté). par exemple. donc le relais est excité. il est équivalent à un interrupteur fermé. il est équivalent à un interrupteur ouvert. on a le fonctionnement suivant du transistor : • Si la tension de commande est nulle ou négative.ALI MENTATION ELECTRIQUE Dans la pratique. le transistor non passant ou bloqué . il s'agit de commander un relais qui commandera un moteur à courant continu . il existe en 2 types : le NPN et le PNP. donc le transistor est conducteur ou saturé. donc plusieurs types d'application. Il a plusieurs modes de fonctionnement. le transistor est passant ou saturé . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 49 ALIMENTATION EN ENERGIE . Un régulateur de cette famille délivre une tension constante à ses bornes de sortie égale à xx V. qui est un mode de fonctionnement très utilisé dans les systèmes logiques. Transformateur Secteur 220v 50Hz Application type (Alimentation régulée) 6. Le montage de base très utilisé est le suivant . entre le collecteur et l'émetteur Cde : représente un bouton poussoir de commande. Ici. • Si la tension de commande est nettement supérieure à 0. n s'intéresse uniquement au transistor NPN et le mode de fonctionnement en commutation. dans ces conditions. 7812 : tension à la sortie égale à +12V.1.Commutation par transistor bipolaire : Le transistor bipolaire est un composant électronique à 3 pôles : la base. Si Cde est ouvert la base du transistor n'a pas de tension de commande. Exemples : 7805 : tension à la sortie égale à +5V. Si Cde est fermé la base du transistor a une tension de commande.

1. • Quand le bouton poussoir est actionné rapidement (appui et relâchement du bouton). On peut représenter la fonction de temporisation par ce qui suit : Entrée Impulsion (Tension de durée très courte) Temporisateur Sortie à l'état 1 pendant une durée déterminée TW Sortie t t TW 6.2. on utilise une minuterie qui allume la lumière pendant un certain temps et s'éteint. • Quand le bouton poussoir est relâché. la résistance R1 assure un 1 logique sur l'entrée 2 du circuit. le circuit revient à son état initial (la sortie 3 à l'état 0) . on parle de temporisation. Ce circuit peut réaliser plusieurs fonctions. l'entée 2 passe à 0 et revient à 1.1.Temporisation : 6. ce qui laisse le circuit au repos .Principe : Dans les systèmes automatisés.2. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé. c'est à dire la sortie 3 passe à 1 pendant une durée qui dépend de la résistance R2 et le condensateur C1. Par exemple : • dans la signalisation d'un carrefour. parmi lesquelles la temporisation. • Dans les escaliers d'un immeuble. • Après l'expiration de la temporisation. le NE555. on peut réaliser une temporisation de différentes façons. on a souvent besoin q'une action soit effectuée pendant une durée déterminée . c'est à dire la sortie 3 du circuit à l'état 0 . le feu vert qui autorise les automobilistes à passer dure un certain temps (30 s par exemple) .ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. Pour réaliser cette fonction.2. • La durée de la temporisation est donnée par la formule : T = 1. ce qui lance la temporisation.Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement.1 x R2 x C1 R1 R2 4 8 2 3 6 NE555 7 1 12 V BP C1 U2 MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 50 ALIMENTATION EN ENERGIE . son fonctionnement est comme suit : • On suppose qu'on démarre avec le circuit au repos. on monte le circuit comme le montre la figure ci-dessous .

2. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé.Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement. • La sortie 3 du circuit NE555 commande un relais qui ferme son contact et permet d'alimenter les 3 lampes.3.Exemple d'application : Minuterie d'escalier Une application directe de ce montage est une minuterie d'escalier pour un immeuble de 3 étages . • Il a pour période T.Génération de signal périodique : 6.3. comme le montre la figure ci-contre : • Il est tantôt au niveau logique 0.7 x (R1 + 2R) x C1 51 ALIMENTATION EN ENERGIE .Principe : Dans différentes situations des traitements numériques. T = 1.63 x (R1 + R2) x C1 . le NE555 : • Le schéma de montage correspondant est donné à la figure ci-dessous .3.63 x R2 x C1 . ainsi que la période sont données par : Durée du niveau haut : TH = T= 0. tantôt au niveau logique 1 . la durée au bout de laquelle il se répète de la même façon.2.3.1. il faut donc unpoussoir et une lampe pour chaque étage : • Il suffit qu'un seul bouton soit appuyé pour lancer la temporisation . Durée du niveau haut : TL = T= 0. on peut réaliser cette fonction de différentes façons. 6. Durée du niveau haut : T = TH + TL : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE U t T T = 0.ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. • Les durées des niveaux logique. La diode D1 sert à protéger le transistor contre les surtensions par les variations brutales du courant dans la bobine du relais.1 x (R2 + P1) x C1 P1 D1 R1 R2 5 8 2 3 6 NE555 7 1 R3 T1 L1 L2 L3 12 V K 220 V AC BP3 BP2 BP1 C1 6. • Le potentiomètre P1 permet de varier la durée de temporisation T. on a besoin de générer un signal logique et périodique.

le moteur est alimenté par signal. dont la durée de 12 V est plus petite que celle de 0V. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 52 ALIMENTATION EN ENERGIE . ce qui le fait fonctionner avec une tension moyenne inférieure de celle la position 1 . et le cycle recommence . le capteur "cc" qui est fermé tant que l'essuieglace est en course. la vitesse de balayage est plus petite . par conséquent.ALI MENTATION ELECTRIQUE R1 4 7 R2 2 6 8 3 12 V NE555 C1 1 U 6.3. il risque les balais ne reviennent pas à leur position initiale . le moteur est alimenté par un signal périodique de période 10 ms par exemple).3. ce qui donne comme résultat : l’essuie-glace fait un aller retour (en 1 s par exemple) et s’arrête pendant un temps plus grand (3s par exemple) . Si le commutateur K est en position 3. R1 7 R2 C1 2 1 2 R4 4 12 V 7 R5 C2 2 8 3 NE555 4 8 NE555 3 D M R3 K 4 T1 CC 3 Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. tantôt à 12 V. le moteur est alimenté par 12V en permanence . tantôt à 0 V. permet alors de fait revenir les balais à leur position.Exemple d'application : Commande d'essuie-glace de voiture Le montage ci-dessous représente la partie commande d’un essuie-glace. Si on passe de n’importe quelle position à la position 4 (arrêt). sachant que lasa partie opérative est principalement constituée d’un moteur électrique et d’un système Bielle-manivelle. Il fonctionne de la façon suivante : • • • • Si le commutateur K est en position 1. Si le commutateur K est en position 2.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 53 ALIMENTATION EN ENERGIE . Dans les applications courantes.Distribution : La distribution de l’air comprimé s’effectue par un réseau de canalisations en tuyaux métalliques. une vanne d’isolement et un manomètre. Le schéma de la page suivante montre la structure générale du processus de production de cette énergie. Une pente de 2% dans le sens de l’écoulement de l’air évacue l’eau de condensation vers un pot équipé d’une purge. l’accumulateur comporte un robinet de purge. 1. 1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : 1.3.Stockage : L’accumulateur (1) stocke l’air comprimé issu du compresseur et évite ainsi de faire fonctionner le moteur tout le temps (en continu).Compression de l'air : Un compresseur (7). 1. aspire et comprime l’air ambiant et l’accumule dans un réservoir (accumulateur). la pression est de l’ordre de 6 bar.1. Pour des raisons de sécurité. entraîné par un moteur (6). son stockage et sa distribution. L’accès à ce réseau se fait à l’aide de piquages qui doivent être dirigées vers le haut. qu'on peut résumer dans 3 phases principales : compression de l'air.2. Il permet en plus de compenser les variations de pression. Un groupe de conditionnement est souvent installé afin de filtrer et de lubrifier l’air comprimé.CHAPITRE 2 LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES INTRODUCTION L’énergie pneumatique est couramment utilisée dans la partie opérative d'un système automatisé.

Le pascal étant trop petite pour les pressions utilisées dans l’industrie.LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : La force mécanique produite par l’énergie pneumatique est liée à la pression par la relation F = p . S où : • • • F est la force résultante en Newtons p est la pression en Pascals (Pa) S est la surface en m2. On utilise souvent le bar définie par : 1 bar = 105 Pa. 1 : Accumulateur 2 : Manomètre 3 : Soupape de sécurité 4 : Vanne d’isolement 5 : Filtre principal 6 : Moteur 7 : Compresseur 8 : Lubrificateur 9 : Filtre – régulateur 10 : Pot de condensation 11 : Purge MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 54 ALIMENTATION EN ENERGIE .

et du temps de passage : t(s) 5 1 0.5 0.02 0. La gravité du danger est fonction de l'intensité du courant qui parcourt le corps. pas de sensation 2. En effet le courant électrique a des effets physiques sur le corps . EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE Le passage du courant affecte essentiellement les fonctions respiratoires et circulatoires . Sensation 3.CHAPITRE 3 LE RISQUE ELECTRIQUE INTRODUCTION : L'utilisation de l'électricité peut présenter des risques d'électrocution et aussi des risques d'incendie.5mA Sensation très faible Effet du courant électrique sur le corps humain MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 55 ALIMENTATION EN ENERGIE . ceci peut se produire avec direct ou un direct avec un conducteur sous tension. douleurs. 4. 1.1 0. Limite du courant de « non lacher ». il provoque également des brûlures.05 0.01 1A 1 2 Arrêt du coeur 3 75mA 4 Seuil de fibrillation cardiaque irréversible 30mA Seuil de paralysie respiratoire 0. sans effets irréversible. de son trajet.5 10 50 100 10mA Contraction musculaire (Tétanisation) Principales zones : 1.1 0. Risque de fibrillation ventriculaire 0. Il convient alors de prendre les mesures de sécurité nécessaire pour protéger les biens et les personnes.

sur la figure suivante on représente le temps de coupure maximal du dispositif de protection en fonction de la tension de défaut. TENSION LIMITE DE SECURITE Selon le type de local. 25V humide pour le s locaux et 50V pours les locaux secs. Ces tensions dites non dangereuses écoulent dans le corps humain un courant inférieur à 30 mA (seuil de paralysie respiratoire). Le danger du courant électrique étant fonction de sa durée de passage .2 secondes. si la tension de contact vaut 120 V. Courbe de sécurité Exemple : Lors d'un défaut dans un local sec (Ul = 50 V). le dispositif de protection doit couper le circuit en moins de 0.LE RISQUE ELECTRIQUE 2. on définit deux types de tension de sécurité. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 56 ALIMENTATION EN ENERGIE .

3.) qui permettent de rendre le matériel électrique inaccessible.Protection contre les contacts directs : Les principales mesures de protection contre les contacts directs sont : • • • • • Terre L’isolation des parties actives du matériel électrique (gaine. tableaux. 3.4... CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : 3. La protection au moyen d'enveloppes et de barrières (coffrets. il faut couper automatiquement l'alimentation.). par éloignement : C'est le cas des lignes aériennes à haute tension et basse tension. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 57 ALIMENTATION EN ENERGIE .. L'utilisation de la TBTS (Très Basse Tension de Sécurité : inférieure à 25 V) Cette mesure consiste à alimenter des circuits sous très basse tension fournie par un transformateur de sécurité. conducteurs ou pièces sous tension. du circuit présentant le défaut.Contact direct : C'est le contact des personnes avec les parties actives des matériels électriques.Contact indirect : Contact des personnes avec des masses mises accidentellement sous tension généralement suite à un défaut d’isolement. cache bornes. ce qui offre une protection des biens et des personnes. Mise hors de portée. Pour mettre en oeuvre cette mesure.. 3.1. le principe d’un tel dispositif est de détecter le courant de défaut qui passe à travers la terre et ouvre le circuit.Protection contre les contacts indirects En cas de défaut d’isolement. Trois conditions doivent être respectées: L N 220v/24 Alimentation en TBTS par transformateur de sécurité 3.LE RISQUE ELECTRIQUE 3.2. on utilise en général le DDR .

diodes. Fig2. 3. La gravure et le perçage .1. composants spéciaux. Le cuivre assure les liens électriques entre les composants. Les documents nécessaires à ce travail sont : • • le schéma électrique du système . REALISATION DU TYPON 1. Il est le lien aussi bien mécanique qu'électrique entre les différents composants. 2.) . mais nécessite un traceur ou une imprimante. on établit le dessin électrique appelé "Typon" ou schéma d’implantation de la plaquette de circuit imprimé sur laquelle seront montés les composants entrant dans la composition du dispositif. le brochage et les dimensions réelles des composants utilisés (résistances. soit des bandes et pastilles en papier crêpe (transferts autocollants) .CHAPITRE 4 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME INTRODUCTION Le circuit imprimé (CI) est le support de tout montage électronique. Les étapes principales pour la réalisation d'un CI sont les suivantes : 1. transistors. Cette méthode est bien évidemment est la plus utilisée de nos jours : elle est plus facile. La mise en place des composants et leur soudage. Le circuit imprimé est une platine de matériau composite recouverte d'une ou de deux couches très fines (35µm ou 70µm) de cuivre. cette opération s'appelle "routage". Fig1. Dimensions réelles de certains composants Circuit intégré DIL 16 Transistor Résistance Nous pouvons tracer le typon en utilisant 2 méthodes : • manuellement avec du papier calque sur lequel on trace le typant en utilisant : soit de l’encre de chine à l'aide de stylo à pointe tubulaire ou plume godet . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 58 ALIMENTATION EN ENERGIE . La réalisation du typon . etc. plus rapide. • automatiquement en utilisant un logiciel. circuits intégrés. L'insolation du circuit imprimé et le développement . Présentation : A partir du schéma théorique. qui trace le typon à partir du schéma théorique . 4. Circuit Imprimé 1.

Le dessin du typon se fait à l'aide d'une grille normalisée au pas de 2. pour obtenir une position standard des composants.54 mm. Etude du circuit imprimé : La difficulté d'étude d'un circuit imprimé vient du fait que l'on ne peut pas croiser les bandes de cuivre comme les connexions du schéma théorique sous peine de court-circuit .54 mm Schéma d'implantation R1 A R2 B D C Schéma électrique MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 59 ALIMENTATION EN ENERGIE . Le circuit sera composé essentiellement de bandes et de pastilles de cuivre : • pastilles pour la soudure des composants : le trou placé au centre d'une pastille ne peut recevoir qu'une seule connexion de composant (il y a donc autant de pastilles que de broches de composants) .2. Routage d'un typon à l'aide d'un logiciel Fig4. • bandes pour relier entre elles les pastilles conformément au schéma. Fig3. donc le dessin du typon sera souvent très différent du schéma.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1. Schéma d'implantation d'un montage 2.

Néanmoins le cas extrême ci-contre est autorisé. mais pourra être différentes dans les cas suivants : • Plus minces : circuits miniatures.2. • Passage d'une bande près du bord de la carte : au moins 1 mm entre la bande et le bord. • Toujours prévoir la fixation de la carte.2. • Le trou central des pastilles de ø 2 mm sera de 0. • Plus larges : lignes de masses. Eviter les angles aigus. circuits intégrés). transistors.3. Bandes En général la largeur des bandes sera de 1 mm. Ne jamais prendre l'angle inférieur à 90° (faiblesse risque de décollement de feuille de cuivre) : Fig5. • Passage de bandes entre pastilles : il doit subsister entre deux pastilles ou entre une bande et une pastille l'équivalent de la largeur d'une bande. Dans ce cas. • Le chemin le plus court est le meilleur. Pastilles Le diamètre des pastilles dépend de la dimension des pattes du composant : • La valeur courante que nous utiliserons sera de ø 2 mm pour la majorité des composants (presque tous les composants faible puissance courants : résistances. Règles générales et conseils pour le tracé des circuits • Deux bandes parallèles seront au moins séparées par la largeur d'une bande. lignes a forte densité de courant. du diamètre de l'écrou ou de l'entretoise pour éviter un court-circuit avec la bande. 1.2. • Les composants sont de préférence toujours parallèlement ou perpendiculairement montés. Conseils de dessin des bandes et des pastilles Bon Mauvais MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 60 ALIMENTATION EN ENERGIE .REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1.8 à 1 mm. • Pour les composants spéciaux le diamètre des pastilles sera à la demande. forts taux de remplissage. les uns par rapport aux autres. il faut aussi se soucier du diamètre du trou de fixation. diodes.1. etc. 1. etc.2.

Plaque présensibilisée Typon Plaque de verre Tube UV Déflecteur Minuterie MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 61 ALIMENTATION EN ENERGIE . Fig7. 4. 2. à une température ambiante d'environ 20°C . le révélateur est essentiellement constitué de soude (produit alcalin). Plonger la platine dans un bain de révélateur. Rincer abondamment à l'eau courante. Décoller le film protecteur comme dans la figure ci-dessus . C’est donc corrosif et il faut manipuler les platines avec des pinces ou avec des gants. 7. Agiter le bac jusqu'à ce que le dessin apparaisse ou se révèle nettement sur un fond cuivré. Attention. Un film protecteur opaque autoadhésif recouvre la résine photosensible comme le montre la figure 6. La durée peut varier suivant le type de plaque et la puissance des lampes UV. L’insolation consiste à reproduire le typon sur une par exposition aux rayons ultra violet (UV) à l’aide d’une insoleuse (figure 7). INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME La platine utilisée est à l'origine une plaque de verre Epoxy recouverte de cuivre et d'une ou de 2 couches de résine photosensibles. 3. 5.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 2. Insoleuse Ultra Violet Fig6. mais peut varier suivant la qualité du révélateur . Utilisation d'une insoleuse 1. 6. Placer le typon sur le verre de l'insoleuse avec comme orientation le coté cuivré sur le typon . Fig8. La durée est typiquement de 2 min. Plaque pré-sensibilisée Les étapes à suivre pour l’insolation et le développement d’un CI sont les suivantes : Eviter de travailler en plein soleil ou avec un éclairage halogène démesuré . Fermer puis allumer l'insoleuse pendant environ 2min30s.

évite les faux contacts très lourds à détecter. 3. Mettre en œuvre le chauffage et la pompe. Fig9. 2. 4. Enlever la plaquette une fois gravée et rincer-la ensuite. On peut également commencer par implanter les straps (ponts de fils entre deux points de la platine) et les supports de circuits intégrés.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 3. Laisser la panne encore quelques secondes afin que la soudure s'étale bien. La quantité de soudure apportée est un facteur décisif pour la qualité de la soudure . 2. Laisser chauffer ainsi quelques secondes et ajouter de la soudure au niveau du contact . Fig10. pour ne pas être gêné pour les soudures suivantes. Une bonne soudure apporte une meilleure tenue mécanique et électrique du circuit. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE L’implantation consiste à placer et souder les composants électroniques dans la platine. Graveuse 4. la gravure sera d'autant plus rapide que le perchlorure de fer est chaud et agité. On commence en général par les composants peu encombrants. 3. GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME La gravure consiste à graver le circuit sur la plaque en dissoudrant le cuivre non protégé des UV dans un bain de perchlorure de fer à l’aide d’une graveuse : Les étapes à suivre sont les suivantes : 1. Pour réussir une bonne soudure : 1. Placer la panne du fer à souder de façon à ce qu'elle soit en contact avec le cuivre de la platine et avec la patte du composant . Soudage des composants MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 62 ALIMENTATION EN ENERGIE . En effet. La température du bain doit environ 40°C. Mettre la plaquette dans le bain de perchlorure de fer (côté cuivre apparent pour pouvoir le voir pour contrôler l'opération de gravure) . Retirer le fer à souder.

Côté cuivre Fig13. Côté composant Fig12.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 5. Typon MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 63 ALIMENTATION EN ENERGIE . Le schéma électrique d'une telle alimentation est le suivant : D1 Fus TR 1 Pont de Creatz : B1 LM317 C1 C2 R3 C3 R2 +24V 220V – 50Hz R1 0V 5.2. EXEMPLE D'APPLICATION : 5.1. Schéma électrique : On désire réaliser une alimentation stabilisé permettant de fournie une tension positive de +24V. Circuit imprimé : Fig11.

MODULE 2 PARTIE 2 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE PRESENTATION La partie commande d’un système automatisé met en œuvre une énergie faible. Matière d'œuvre en entrée Chaîne d'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR Energie disponible Distribuer L'énergie Energie distribuée Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Pneumatique Préactionneur Contacteur/Relais Distributeur Energie Electrique Pneumatique . d’où l’utilisation des préactionneurs qui assurent la distribution de l’énergie aux actionneurs. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. qui sont le plus souvent utilisées. Elle est donc incapable d’envoyer directement l’énergie nécessaire à l’actionneur . On s'intéresse surtout aux énergies électriques et pneumatiques.

Une bobine de commande du contacteur. Un ressort de rappel . En effet. soit un relais. quand on ouvre un circuit en cours de fonctionnement. Sa constitution est comme suit • • • • • • Des pôles principaux de puissance . LE CONTACTEUR Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de l'énergie électrique. Un contact auxiliaire (avec possibilité d'additionner au contacteur un bloc de contacts auxiliaires instantanés ou temporisés) . On note que le pouvoir de coupure d’un appareillage électrique est sa capacité à couper le courant dans un circuit. 1. le contact en cause provoque un arc électrique qui peut être dangereux pour les biens et les personnes. un ressort de rappel ouvre les pôles de puissance. sans provoquer des dangers dans l’installation. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 65 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE . Remarques : • Le contacteur a un pouvoir de coupure (PDC). Un circuit magnétique . une armature fixe et un autre mobile . Si elle n’est pas alimentée.PREACTIONNEUR ELECTRIQUE INTRODUCTION CHAPITRE 1 Dans les circuits électriques. Si la bobine est alimentée elle attire l’armature mobile pour actionner les pôles de puissance . les pré-actionneurs sont généralement soit un contacteur.

le préactionneur ne s’utilise pas seul mais associés à une classe d’appareillage typique : sectionneurs.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES • Pour les faibles tensions continues. Sectionneur Simple Sectionneur avec fusibles incorporés MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 66 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . dans une chaîne d’énergie électrique. il ne doit pas être manœuvré en charge. etc. Ainsi il permet d’assurer la sécurité des personnes qui travaillent sur le reste de l’installation en amont. on utilise généralement le relais électromagnétique qui a pratiquement la même symbolisation : • Généralement. par conséquent. 2. On trouve également des sectionneurs qui servent en plus de porte-fusible. On les désigne par « Sectionneurs porte-fusible ». relais thermique. Le sectionneur ne possède aucun pouvoir de coupure. LE SECTIONNEUR Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (séparer électriquement) un circuit pour effectuer des opérations de maintenance ou de modification sur les circuits électriques qui se trouvent en aval.

se déforme et ouvre le contact auxiliaire de s'ouvrir. La classe aM : ce sont les fusibles d’accompagnement moteur prévus pour la protection contre les courts-circuits et surtout pour la protection des moteurs. Le bilame détecte l'augmentation de chaleur. LES FUSIBLES Les fusibles sont des appareils de protection dont la fonction est d’ouvrir un circuit par fusion d’un élément calibré. 4. L’apparition d’une surcharge se traduit par l’augmentation de la chaleur (effet joule) . ils protègent contre les surcharges et les courts-circuits. Le temps de coupure est inversement proportionnel à l'augmentation du courant. mais prolongée dans le temps. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 67 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . On trouve : • • La classe gI ou gG : ce sont les fusibles d’usage général . Symbole Contact commandé Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant des coefficients de dilatation différents. lorsque le courant dépasse une valeur précise.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 3. C’est donc l'appareillage de commande qui coupe le circuit de puissance est non pas le relais thermique. pendant un temps donné. Bilame non déformée d = déformation due à l’échauffement provoquée par le passage du courant. Ce contact étant convenablement placé dans le circuit de commande va couper l'alimentation de la bobine du contacteur qui va ouvrir ses pôles de puissances et interrompre le passage de l'énergie électrique au travers du récepteur. Une surcharge est une élévation anormale du courant consommé par le récepteur (1 à 3 In). ce qui entraîne un échauffement de l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. LE RELAIS THERMIQUE Le relais thermique est un appareil de protection capable de protéger contre les surcharges prolongées.

on appuie sur le bouton poussoir Ar. Si au cours du fonctionnement (KM1 fermé de nouveau) il y a une surcharge le relais thermique F s’échauffe. la bobine du contacteur KM1 est alimentée . Ce contact est appelé « contact de précoupure ». ce qui ouvre le circuit de commande . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 68 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . la bobine KM1 n’est plus alimentée et les contacts KM1 (commande et puissance) sont ouverts . Si S1 est relâché le contact KM1 du circuit de commande maintient l’alimentation de la bobine du contacteur (mémorisation). ce qui entraîne la rotation du moteur MAS . le schéma suivant est généralement adopté : Fonctionnement : • • • • • Si le bouton poussoir S1 du circuit de commande est actionné. cas où on manœuvre le sectionneur en charge . ceci a le même effet que le contact auxiliaire du relais thermique. Le sectionneur porte fusible a aussi un contact auxiliaire noté Q qui s’ouvre avant les contacts Q du circuit de puissance e. le contact KM1 du circuit de commande se ferme ainsi que les contacts KM1 du circuit de puissance. typiquement un moteur triphasé. RECAPITULATION : Pour distribuer l’énergie vers l’actionneur. On parle alors d’auto maintien .PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 5. ce qui ouvre le circuit de commande et protège le moteur MAS . Pour arrêter le moteur MAS. le contact qui lui est associé F s’ouvre.

CHAPITRE 2 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Les distributeurs pneumatiques sont les préactionneurs des actionneurs pneumatiques (vérins. Son dispositif de commande. Le débit d’air comprimé qu’il est capable de distribuer exprimé en lm-1 . Un distributeur est constitué d’une partie fixe (le corps) et d’une partie mobile (le tiroir) qui peut se déplacer à l’intérieur de la partie fixe selon l’ordre de la PC. Les distributeurs sont classés suivant le nombre de positions possibles et le nombre d’orifices qu’ils possèdent. Chaque position que peut prendre le tiroir est symbolisée par un carré dans lequel les flèches indiquent le sens de circulation de l’air alors qu’un T représente un orifice obturé. etc. Le dernier pour l’échappement. Sa stabilité (monostable ou bistable) . Le tiroir est doté de conduites permettant le passage de l’air entre les différents orifices de la partie fixe. Le distributeur 3/2 est destiné aux actionneurs n’ayant qu’un seul orifice d’alimentation. La partie fixe n’est présentée que par ces orifices : Orifice d’utilisation (Sortie) Partie fixe Orifice d’échappement Orifice d’alimentation (Entrée) Fig 7 : schématisation et principe d’un distributeur Tiroir Un distributeur est caractérisé par : • • • • Le nombre d’orifices . LE DISTRIBUTEUR 3/2 : Le distributeur 3/2 possède 3 orifices : • • • Le 1er pour l’alimentation . ventouses. en particulier le vérin simple effet : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 69 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Son tiroir peut occuper 2 positions (position repos et position travail). Le 2ème pour l’utilisation . 1.).

Elle peut être également repéré par les orifices qu’elle met en liaison. En position travail. Il s’agit dans ce cas d’un distributeur monostable. le distributeur 5/2 possède : • • 2 orifices d’utilisation . Le distributeur 5/2 est utilisé pour distribuer de l’énergie pneumatique au vérin double effet :suivant la position occupée. LE DISTRIBUTEUR 5/2 : En plus d’orifice d’alimentation. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 70 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Fig 7 : Pilotage d’un vérin simple effet par un distributeur 3/2 Sortie S Commande Echappement E Pression P 2. l’air comprimé est verrouillé vers l’un des deux orifices d’alimentation du vérin tandis que l’autre est à l’échappement. l’orifice d’alimentation du vérin est mis en liaison avec la source d’air comprimé. Un ressort peut servir comme dispositif permettant le retour du tiroir à sa position initiale. Fig 8 : Pilotage d’un vérin double effet par un distributeur Commande Pression P Pression P 3. Son tiroir peut occuper 2 positions. la tige sort. Par conséquent. pneumatique. provoquée par un ordre de la PC. Elle peut être électromagnétique.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES • • En position repos. 2 orifices d’échappement. La commande du distributeur est représentée par un rectangle accolé à la case qu’elle commute et complétée par un ou plusieurs symboles schématisant la technologie utilisée. l’orifice d’alimentation du vérin est relié à l’orifice d’échappement : la tige est maintenue donc rentrée . électropneumatique ou manuelle. LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : La commande du distributeur a pour fonction de positionner le tiroir dans une position ou dans l’autre.

distributeurs. • la visualisation du fonctionnement du circuit réalisée conformément aux excitations ainsi choisies. LOGICIELS DE SIMULATION : La simulation sur ordinateur est devenu un outil très important pour la conception des systèmes en différentes technologies. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 71 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . etc.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES La figure suivante donne la schématisation des différents dispositifs de commande : Commande manuelle Commande électrique Commande manuelle par poussoir Commande pneumatique Commande électropneumatique Rappel par ressort Distributeur bistable à commande par pression des deux côtés Distributeur bistable à commande électrique des deux côtés Distributeur monostable à commande électrique et à rappel par ressort 4. Un exemple de logiciel de simulation pneumatique est donné ci-dessous. Elle a connue une évolution très rapide avec le progrès de l’informatique. • la simulation des commandes par des clics de souris sur les organes de commande. Ainsi. Un logiciel de simulation pneumatique permet : • la saisie de schémas pneumatiques en insérant des objets graphiques tels que : vérin. un circuit pneumatique peut être étudier par simulation numérique sur un ordinateur personnel avant d’être réalisé réellement.

. d’où l’utilisation des actionneurs qui assurent cette fonction de conversion. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. souvent la finalité de l'action sur la matière d'œuvre est de nature mécanique. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. alors il faut convertir cette énergie disponible en énergie mécanique . Puisque l'énergie souvent disponible est électrique et moins encore pneumatique.MODULE 2 PARTIE 3 CONVERSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Dans un système automatisé.

CHAPITRE 1

ACTIONNEURS ELECTRIQUES
INTRODUCTION
Dans un système automatisé, on trouve différents types d'actionneurs électriques, on cite en particulier les électro-aimants, les électrovannes et les moteurs.

1. ELECTROAIMANT (EA) :
C’est une bobine dont le noyau est mobile. Si l’EA est alimenté le noyau se déplace vers la droite, et si l’EA n’est pas alimenté le ressort de rappel le fait retourner à sa position initiale.

EA alimenté

EA non alimenté

2. ELECTROVANNE :
Elle utilise le même principe des électroaimants pour commander le passage ou le blocage d’un liquide sous pression. Exemple : machine à laver (L’électrovanne commande le passage d’eau).
Bobine de commande

Arrivée du fluide sous pression

Sortie du fluide

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

73

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

3. LE MOTEUR ELECTRIQUE :
C’est l’actionneur le plus utilisé pour transformer l’énergie électrique en énergie mécanique. Selon la nature de la tension électrique utilisée pour l’alimentation (continu ou alternatif). On distingue plusieurs types de moteurs : • Moteur à courant continu. • Moteur asynchrone. • Moteur pas à pas. Quelque soit le type du moteur on distingue la partie tournante (Rotor) et la partie fixe (Stator)

Stator

Rotor

3.1- Moteur à courant continu :
Ce moteur est alimenté par une tension continue (pile, batterie d’accumulateurs, tension stabilisée). 3.1.1- Symbole :

Moteur à aimant permanent 3.1.2- alimentation :

Moteur à inducteur bobiné

Le moteur peut tourner dans les 2 sens suivant la polarité de son alimentation : • Un seul sens de marche :

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

74

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

• Deux sens de marche :

Pour que le moteur tourne dans le premier sens, on ferme les interrupteurs K1 et K3. Et pour qu’il tourne dans le sens inverse, on ferme K2 et K4.

Exercice : Le montage suivant est utilisé pour la commande du store automatisé :

Analyser le montage et compléter le tableau suivant par : sens +, sens-, Arrêt K1 Position Basse

Position Haute K2 Position Haute Position Basse

3.2- Moteur asynchrone :
C’est le moteur le plus utilisé dans les systèmes automatisés, car il présente les avantages suivants : • Une bonne Puissance massique : à puissance égale le Moteur asynchrone est plus léger que le moteur à courant continu ; • Alimentation par le réseau public 220v/380v - 50Hz ; • Facilité de mise au point ; • Un bon couple au démarrage ; • Ne présente aucun balai et collecteur (rotor à cage). Pas de danger pour une utilisation dans un milieu explosif. 3.2.1- Moteur asynchrone triphasé : Ce moteur nécessite une alimentation triphasée. Pour faire fonctionner dans des conditions normales ce moteur, on peut utiliser le montage suivant (démarrage direct) qui prévoit une protection par fusible (contre les courts circuits) et relais thermique (contre les surcharges prolongées).

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

75

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

Schéma de Puissance

Circuit de commande

Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche :

3.2.2- Moteur asynchrone Monophasé : Pour l’utilisation dans le milieu domestique où le triphasé n’est pas fourni par l’ONE, les constructeurs prévoient le moteur asynchrone monophasé.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

76

CONVERSION DE L'ENERGIE

on distingue deux bobines liées par un condensateur afin d’assurer un déphasage de π/2 entre les deux phases. pour créer le champ tournant.ACTIONNEURS ELECTRIQUES Sur la plaque à bornes de ce moteur. Bobines du moteur Bobines du moteur 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz Fonctionnement sens 1 Fonctionnement sens 2 Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 77 CONVERSION DE L'ENERGIE . Pour assurer un fonctionnement dans les deux sens du moteur on peut utiliser les montages suivants : Exemple d’utilisation : Machine à laver.

CHAPITRE 2 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Un actionneur pneumatique est un dispositif qui transforme l’énergie de l’air comprimé en travail mécanique. Il n’est donc alimenté que d’un seul coté du piston.. LES VERINS : Les vérins se prêtent bien à des mouvements pneumatiques assez analogues à ceux de l’homme. indexer. : ce sont les muscles de la partie opérative du système. Le retour à la position initiale s’effectue en général par un ressort.. LE VERIN SIMPLE EFFET : Ce vérin produit l’effort dans un seul sens. on applique la pression sur la face avant. 1. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 78 CONVERSION DE L'ENERGIE . à l’intérieur duquel se déplace librement un piston muni d’une tige. CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : un vérin est constitués d’un cylindre. sous l’effet des forces dues à la pression de l’air comprimé (voir figure ci-dessous). arrêter. Parmi les actionneurs pneumatiques les plus utilisés dans les systèmes automatisés on trouve : • • le vérin pneumatique . Ce sont des actionneurs qui réalisent un mouvement linéaire à l’endroit même où l’on a besoin d’une force pour transférer. élever. Piston Face avant Cylindre Face arrière Tige Orifices d’alimentation Fig 2 : Constitution d’un vérin pneumatique 3. le générateur de vide Venturi. fermé aux deux extrémités. serrer. éjecter. on applique la pression sur la face arrière du piston et pour la faire rentrer. Pour faire sortir la tige. Avantage : consommation réduite. Energie pneumatique TRANSFORMER L’ENERGIE Vérin Fig 1 : Modèle fonctionnel d’un vérin Energie électrique 2.

p est la pression en pascal (Pa) . Les vérins double effet sont utilisés lorsqu’on a besoin d’effort important dans les deux sens. capteur de position. CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : Le fonctionnement d’un vérin dépend des caractéristiques suivantes : • • • Le diamètre du piston .ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Effort Symbole Air Fig 3 : Le vérin simple effet 4. La course de la tige . Efforts Air Symbole Air Fig 4 : Le vérin double effet Remarque : Dans les vérins on peut trouver d’autres fonction complémentaires tel que : amortissement de fin de course. la sortie et la rentrée de la tige s’effectue par l’application de la pression. Avantage : plus grande souplesse d’utilisation. réglage facile de la vitesse. LE VERIN DOUBLE EFFET : Dans un vérin double effet. Le choix et le dimensionnement d’un vérin s’effectuent en fonction de l’effort à transmettre. alternativement. 5. La pression d’alimentation. dispositifs de détection. de part et d’autre du piston. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 79 CONVERSION DE L'ENERGIE . Cet effort est liée à la pression par la relation : F = p.S où : F est l’effort exprimé en newtons (N) . S est la surface en m2 .

Calculer le diamètre maximal dmax de la tige sachant que le diamètre du piston est D = 8 mm et la pression est de 6 bar ? Solution : On a : F = pxS avec S = Spiston – STige Or Et Soit : Soit : Spiston = ∏xD2 STige = ∏xd2 F = px∏x( D2 – d2 ) / 4 dmax = 5. EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS : Serrage de la pièce à percer dans le système « Perceuse automatique ».ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Par exemple. Exercice : Le vérin utilisé dans le système Portail doit exercer un effort entrant de 15 N pour ouvrir la porte. servant à connecter la ventouse. un vérin ayant un piston de diamètre D = 8 mm et alimenté par une pression de 6 bar (60000 Pa) fournit un effort sortant F = (px∏xD2) / 4 soit 3016 N.67 mm D’où : dmax = ( D2 – 4F/p∏ )1/2 6. Un venturi est composé d’un éjecteur muni d’une conduite d’air plus étroite du côté de l’entrée et d’un orifice. Le passage de l’air comprimé dans le conduit provoque une dépression et entraîne avec lui l’air présent dans l’orifice perpendiculaire. Par conséquent. perpendiculaire à la conduite. LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : Un générateur de vide ou venturi est un actionneur pneumatique dont le rôle est de transformer l’énergie pneumatique en surpression en une énergie pneumatique en dépression. Symbole Air comprimé Ejecteur Ventouse Fig 6 : Principe du venturi Aspiration MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 80 CONVERSION DE L'ENERGIE . Pièce Serrage Bâti Bâti 7. une aspiration se produit au niveau de la ventouse.

MODULE 2 PARTIE 4 TRANSMISSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Le mouvement de rotation recueilli par l'arbre de sortie d'un moteur électrique. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. ainsi que le mouvement de translation que permet la tige de sortie d'un vérin pneumatique n'est pas toujours bien adapté pour agir directement sur la matière d'œuvre d'un système automatisé. il faut alors transmettre ces mouvements en les adaptant en changeant la vitesse ou le sens ou la nature de mouvement. Pour agir correctement. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. . etc.

dimensions). 1.Dessin d'ensemble: Il indique comment les pièces sont assemblées et disposées les unes par rapport aux autres. Dessin d'ensemble d'un verrou 1.3. Schéma électronique. Exemples: Schéma électrique . Schéma mécanique. 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS 1.2.Schéma: Dessin dans lequel sont utilisés des symboles graphiques indiquant les fonctions des composants et leurs relations. etc. et représente le mécanisme dans son ensemble. C'est un langage de communication. Il comporte toutes les indications nécessaires et utiles pour la fabrication de la pièce. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 82 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1.CHAPITRE 1 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL INTRODUCTION Le dessin technique manuel ou assisté par ordinateur est l'outil graphique le plus utilisé par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée à la réalisation d'un objet ou produit. universel dont les règles précises sont normalisées internationalement.Dessin de définition: Il représente une pièce et la définit complètement (formes.

A4) normalisée est universellement utilisée. On a alors : • Le format A1 : LA1= LA0 / 2 . Le format A0 est le format de base . La série A (A0. A2. A3. A1.55 Dessin de définition de la douille 2/ FORMATS Les dessins techniques sont représentés sur des feuilles de dimensions normalisées appelées : formats. Un format directement inférieur s’obtient en divisant la longueur par 2.1. A2) et à 20 mm pour les autres formats. 297 297 210 420 594 3/ ELEMENTS PERMANENTS 3.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 17. Il se situe à 10 mm du bord de la feuille pour les formats courants (A4.Le cadre : Il délimite la surface de travail sur le format. • Le format A4 : LA2= LA3 / 2. A3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 420 A4 A3 A2 83 TRANSMISSION DE L’ENERGIE Ø9 . elle est caractérisée par : • Sa surface : SA0 = 1m² . • Le format A2 : LA2= LA1 / 2 . • Ses dimensions (L x l) : 1189 x 841 mm. • Le format A3 : LA1= LA2 / 2 .

classe). l’échelle du dessin. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 84 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Il doit toujours être dirigé vers soi. bateaux.le repère d’orientation : Il permet d’orienter le dessin. L’échelle d’un dessin est donc le rapport entre les dimensions dessinées et les dimensions réelles de l’objet. le symbole de disposition des vues. Echelle = Dimensions dessinées Dimensions réelles Exemple : Echelle 1:10 Echelle 1:1 pour la vraie grandeur Exemple : Echelle 1:1 Echelle 1:2 5/ LE CARTOUCHE: Le cartouche est un tableau situé au bas du format et comportant les informations suivantes : le titre du dessin. circuit électronique. le format.2. Il est symbolisé comme suit : 4/ L'ECHELLE Lorsque les objets sont grands (immeubles. la date. prénom. etc.). l’identité du dessinateur (nom.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 10 mm Surface de travail Cadre Bord du format 3. automobiles. etc.) ou petites (montres. le nom de l’établissement. il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour représenter ces objets.

on le représente à droite . on le représente en dessus. • Ce qu’on observe à gauche. Par Exemple : Ecriture droite: Rondelle. Dans une écriture les caractères doivent avoir la même hauteur et le même espace entre eux. etc.) . • La matière de chaque pièce (MATIERE) . La nomenclature est composée de 5 colonnes : REP NBR DESIGNATION MATIERE OBSERVATION • Le repère de chaque pièce (REP. on utilise une écriture normalisée.) . 2. on le représente en dessous.). Ecriture penchée: Rondelle. On trouve 2 types d'écriture : droite et penchée (inclinée). Remarque : En dessin manuel. 6/ NOMENCLATURE : C’est la liste complète des pièces qui constituent un ensemble dessiné. • Une observation si nécessaire (OBS. • Ce qu’on observe en dessous. • Ce qu’on observe en dessous.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL Exemple de cartouche échelle Symbole Format Nom dessinateur date classe Titre du dessin Nom de l'établissement Le symbole de disposition des vues montre la disposition des vues par rapport au dessinateur : Symbole européen Symbole américain • Ce qu’on observe à gauche.). 7/ ECRITURE : Sur un dessin technique. les écritures sont réalisées à l’aide d’un trace lettre : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 85 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . • Le nombre de chaque pièce (NBR. 3. Elle est liée au dessin par les repères des pièces (1. on le représente à gauche . • Le nom des pièces (DESIGNATION) .

REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 8/ LES TRAITS : Plusieurs types de traits sont employés en dessin technique. filetages Limites de vues ou de coupes partielles • Contours de pièces voisines • Détail avant plan de coupe • Demi rabattement • Positions des pièces mobiles Continu fin Continu fin ondule ou en zigzag Mixte fin à deux tirets MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 86 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Tableau des différents types de trait : Type Désignation Continu fort Interrompu fin Mixte fin Application ou usage • Arêtes et contours vus • Cadre et cartouche Arêtes et contours cachés • Axes • Plan de symétrie ou de coupe • Elément primitif Ligne d'attache de repères ou de cotes. Un trait est caractérisé par : • sa nature : continu ou interrompu ou mixte . hachures. • son épaisseur : fort ou fin.

CHAPITRE 2 PROJECTION ORTHOGONALE INTRODUCTION Pour être utilisable. afin de donner une idée détaillée sur le fonctionnement dans différentes positions. 1. L’antenne parabolique ci-contre doit être présentée sous forme de plusieurs vues. Exemple : L’image ci contre représente en perspective cavalière la pièce serre-bras du positionneur. L’image ne doit pas être déformée.Tracé pratique : La face principale se projette en vraie grandeur. 1. l’image d’un objet doit être représentée fidèlement.5. sur un plan parallèle à la face principale de l’objet à représenter. L’inclinaison des fuyantes (angle de fuite α) et le coefficient de réduction sont normalisés : Soit : α = 45°. 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE 1. k = 0. Les arêtes perpendiculaires au plan de projection se projettent suivant des droites obliques parallèles appelées "fuyantes" et dont les dimensions sont obtenues en multipliant les longueurs réelles par un même coefficient de réduction k.2.But : La perspective cavalière permet de donner en une seule vue une idée globale des formes de l’objet à représenter.3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 87 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1.Définition : La perspective cavalière est une projection oblique parallèle à une direction donnée.

c a b MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 88 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . c dont la dimension dessinée est égale à la dimension réelle x 0. 2. 2.3-Perspective isométrique : La perspective isométrique d’un cube s’obtient à partir d’un parallélépipède de côté a.82. b.Différentes types : Remarques : • • • Si α = β = γ : La perspective est dite isométrique.PROJECTION ORTHOGONALE Orientations possibles : Haut vers gauche Fuyantes Haut vers la droite Bas vers la gauche Bas vers la droite α Face principale 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE 2.2. Angles de projection : α = β = γ = 120°.1.Définition : C’est une projection orthogonale de la pièce sur un plan oblique par rapport aux faces principales de la pièce. Si α ≠ β ≠ γ : La perspective est dite trimétrique. Par simplicité. on décrit uniquement le principe de la perspective isométrique. Si deux angles quelconques sont égaux : La perspective est dite dimétrique.

(par exemple l’axe AA’ est perpendiculaire à l’arrête c).Tracé des ellipses : Les faces du cube ne sont pas parallèles au plan de projection.58.4. Les directions des axes des ellipses peuvent être déterminées par les diagonales des faces : AA’ = diamètre en vraie grandeur. Tout cercle appartenant à une face du cube se projette donc suivant une ellipse.PROJECTION ORTHOGONALE Exemple : La perspective isométrique de la pièce serre bras. 2. a B b A A c B’ Il existe deux méthodes de traçage : • • Méthode au compas. Il est possible de construire une ellipse lorsque l’on connaît son grand axe AA’ et son petit axe BB’. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 89 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . c. Grand axe Petit axe Remarques : • • Les grandes axes des ellipses sont respectivement perpendiculaires aux arrêtes a. Méthode par points. b. Un cercle devient une ellipse en projection isométrique. BB’ = diamètre x 0.

l’objet et le plan de projection(dessin). Projection américaine.2. 3.Projection Européenne : 3.2. Il existe principalement 2 types de projection : • • Projection européenne . 3.1.1. Les lignes de projection sont parrallèles entre elles et perpendiculaire au plan de projection.PROJECTION ORTHOGONALE 3/ PROJECTIONS ET VUES Pour mieux décrire la géométrie d’un objet. Cette projection nécessite la présence de trois éléments : l’oservateur.Définition c’est la projection orthogonale sur les plans de projection d’un objet dont la face principale est parallèle au plan de projection.Principe : On imagine la pièce à l’intèrieur d’un cube et on projette l’objet sur les six faces : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 90 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . on est ramené de passer d’une représentation en perspective à une représentation en vues.

2. 4 : Vue de Droite. 5 : Vue de Dessous.PROJECTION ORTHOGONALE 3.2. 3 : Vue de Dessus. 2 : Vue de Gauche.Disposition des vues : On développe le cube de projection et on obtient six vues géométrales sur le même plan : 1 : Vue de Face. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 91 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 6 : Vue d’Arrière.

vue de gauche et vue de dessus : en trois 3. Ne pas laisser apparaître les lignes de rappel.3. Ne pas inscrire les noms des vues . Observer la correspondance entre les vues .Exemple : la pièce serre-bras du positionneur est dessiné en perspective isomètrique et vues : vue de face.4 Règles d’exécution du dessin : • • • • • • Choisir comme vue de face la vue la plus représentative . 3. Correspondance verticale. Ne pas dessiner les faces du cube . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 92 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2. Correspondance en équerre.2. Il y a correspondance (alignements) entre les vues : Correspondance horizontale. Ne dessiner que les vues nécessaires et suffisantes pour définir complètement la pièce avec un minimum de parties cachées .PROJECTION ORTHOGONALE Remarques : • • Les vues sont nommées selon la position de l’observateur par rapport à la vue principale.

Compression. 1. Remarque : Par extension le nom de métal est attribué à tous les alliages de métaux purs que nous utilisons communément. Soudabilité : Aptitude d’un métal à subir une soudure sans risque de crique. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 93 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .PROPRIETES DES MATERIAUX : 2. à remplir les empreintes d’un moule. de les mélanger pour fabriquer des alliages. Torsion.Propriétés mécaniques : • • • • • • • Fusibilité : Aptitude d’un métal à fendre. Fluidité : Aptitude d’un métal à l’état liquide. le bois ou le gaz naturel.CHAPITRE 3 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX INTRODUCTION Le progrès technique a permis de produire des matériaux élaborés : • • • • d'extraire des métaux à partir de minerai. Elasticité : Aptitude d’un métal à revenir à sa forme initiale après avoir subit une déformation. le pétrole. Ténacité : Aptitude d’un métal à résister aux efforts progressifs (Traction.1. de mettre au point des matières plastiques (polymères) synthétiques à partir d'éléments naturels comme le charbon. de concevoir des matériaux composites de plus en plus utilisés dans les industries du transport. sous la chaleur. Flexion). Ductilité : Aptitude d’un métal à être étiré en fil. Malléabilité : Aptitude d’un métal à être déformé à chaud ou à froid par pression ou par choc.CLASSIFICATION DES MATERIAUX : 2.

DESIGNATION DES MATERIAUX : 4. Densité : la densité est utilisée pour déterminer la masse des organes. 3.1.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Propriétés pratiques : • • Dureté : Aptitude d’un métal à s’opposer à la pénétration d’un corps dur. Résilience : Aptitude d’un métal à s’opposer aux efforts brusques (chocs).Propriétés physiques : • • • • Masse spécifique : La masse de l’unité de volume d’un matériau en Kg/m3.200 : 200 Mpa de résistance à la rupture Fontes malléables et à graphite sphéroïdal EN-GJMW-400-5 EN-GJS-400-15 : 400 Mpa de résistance à la rupture.SYMBOLES DES MATERIAUX : Symbole Al Sb Ag Be Bi B Cd Ce Cr Co Cu Sn Fe Elément d’alliage Aluminium Antimoine Argent Bérylium Bismuth Bore Cadmium Cérium Chrome Cobalt Cuivre Etain Fer Symbole Ga Li Mg Mn Mo Ni Nb Pb Si Sr Ti V Zn Elément d’alliage Gallium Lithium Magnésium Manganèse Molybdène Nickel Niobium Plomb Silicium Strontium Titane Vanadium Zinc 4. 5 % d’allongement après rupture 4. Conductibilité électrique : Aptitude d’un métal à faciliter le passage du courant électrique.Aciers non alliés : Aciers d'usage général S 235 : 235 Mpa de résistance élastique GE 360 : G : acier moulable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 94 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 2.2.2. Conductibilité thermique : Aptitude d’un métal à diffuser la chaleur.Les fontes : Fontes à graphite lamellaire : EN-GJL.

Alliages d'aluminium Aluminium et alliages d'aluminium de fonderie Al 99.6.5.Aciers alliés Aciers faiblement alliés 36 Ni Cr Mo 16 : 36 : 0.Alliages de cuivre Laiton Cu ZN 15 : Cu : cuivre Zn : zinc 15 : 15 % de zinc MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 95 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .5 : aluminium à 99. Co.3. Mn.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Aciers non alliés C 40 : 0.5 % Al Cu 4 Mg Ti : Cu : cuivre 4 : 4 % de cuivre Mg : magnésium Ti : titane Alliages d'aluminium corroyés EN AW-2017 [Al Cu 4 Mg Si] : Al : aluminium 4 : 4 % de cuivre Cu : cuivre Mg : magnésium 4.05 % de carbone Cr : chrome Ni : nickel 18 : 18 % de chrome 10 : 10 % de nickel 4. W Multiplié par 10 pour les autres Aciers fortement alliés X 5 Cr Ni 18-10 : 5 : 0. Ni. Si.36 % de carbone Ni : nickel Cr : chrome Mo : molybdène 16 : 4 % ( 16 / 4 ) de nickel Multiplié par 4 pour Cr.40 % de carbone GC 25 :G : acier moulable 4.

Composites Composite = matrice + renfort Matrices EP: époxyde UP: polyester Renforts FV: fibre de verre FC: fibre de carbone FA: fibre d’aramide (kevlar) MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 96 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Bronze Cu Sn 8 Pb P : Cu : cuivre Sn : étain 8 : 8 % d’étain P : phosphore 4.Alliages de zinc moulés ZA 8 : Z : zinc A : aluminium 4.7.Les plastiques Les thermoplastiques PA 11 : PA : polyamide 11 : type 11 ( 11 atomes de carbone ) PTFE : polytétrafluoréthylène Les thermodurcissables PF 21 : phénoplaste (bakélite) EP : époxyde (araldite) UP : polyester Elastomères Chloroprène ( néoprène ) Acrylique Polyuréthane Mousses PS: polystyrène expansé PUR: polyuréthane expansé 4.8.9.

1. par sa trace.1. LES COUPES : 1.But : Les coupes améliorent la clarté et la lecture du dessin en permettant de voir les formes intérieures d’une pièce. Supposer et pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située coté flèches. 1.2.CHAPITRE 4 LES COUPES – LES SECTIONS 1.3.4. • Désigner la coupe par les mêmes lettres majuscules que le plan de coupe. • Hachurer la section.4. Demi coupe : ½ coupe A-A MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 97 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Repérer le plan de coupe par une même lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche.Coupes particulières : 1. Disposer et dessiner la coupe comme une vue normale en regardant dans le sens indiqué par les flèches.Définition : Une coupe représente la section et la fraction de la pièce située en arrière du plan sécant (Plan de coupe). 1. en trait mixte fin terminé par deux traits forts. 1.Méthodes de représentation: • • • • • Repérer le plan sécant. Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts.

La distance entre deux hachures varie de 1.1.But : Les hachures sont utilisées pour mettre en évidence la section d’une pièce.3.Hachures : 1.4.5 à 5mm.4.LES COUPES – LES SECTIONS 1.2. 1.4.4. Coupe brisée à plans sécants : 1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 98 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .5. Coupe brisée à plans parallèles : 1.5.Exécution des hachures : Elles sont tracées en traits fins régulièrement espacés. 1. Règle : On ne coupe jamais une nervure par un plan parallèle à sa plus grande face.Coupe des nervures.5.2.

2. 2. • Les hachures ne s’arrêtent jamais sur un trait interrompu fin. 1.Différentes sections : On distingue deux sortes de sections : 2.LES COUPES – LES SECTIONS 1.4. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 99 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Règles importantes : • Les hachures doivent être inclinées de préférence à 45°. fontes) Cuivre et alliages de Cuivre Aluminium d’Al i i et alliages Matières plastiques et isolantes 2. • Les différentes parties de la section d’une même pièce sont hachurées d’une même manière. LES SECTIONS : 2.Définition : Une section représente la partie d’une pièce située dans le plan sécante.3. • Les hachures ne traversent jamais un trait fort.Section sortie : La section sortie est dessinée à l’extérieur de la vue principale.5.2.Différentes hachures : Métaux ferreux (Aciers.1.3.5.3. 60° ou 30° par rapport aux lignes principales du contour d’une pièce.But : Les section permettent d’éviter les vues surchargées en isolant les formes que l’on désire préciser.1.

• Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 100 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . en regardant dans le sens indiqué par les flèches. Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin. • Dessiner en trait continu fort. • Hachurer la section. la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. les hachures peuvent couper un trait fort. 2.LES COUPES – LES SECTIONS Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin. le plan sécant dans le plan de dessin. terminé par deux traits forts. • Dessiner en trait continu fin la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. • Hachurer la section. Remarque : Bien que cela à éviter. • Désigner la section par les même lettres majuscules que le plan sécant. • N’indiquer le sens d’observation que s’il peut y avoir confusion. • Repérer le plan de la section par une lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche. auteur de l’axe de la section. • Amener par une rotation de 90°.3. • Supposer la pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située côté flèche.2. Ne pas mettre de lettre.Section rabattue : La section rabattue est dessinée en surcharge sur la vue principale.

parfaitement et 3. Contre-exemple : Ressorts. supposée sans défauts.Nature des contacts • Contact ponctuel : La zone de contact est réduite à un point. En mécanique les deux mouvements élémentaires rencontrés sont : Translation Exemples : mouvement de la porte d’un lecteur CD Mouvement du mors mobile d’un étau Rotation Exemples : mouvement de roue d’une bicyclette Mouvement d’une porte par rapport au cadre 2. 3. Dans un mécanisme une pièce peut être fixe ou mobile par rapport à une autre pièce. MOUVEMENT Pour définir le mouvement d’une pièce. LIAISON MECANIQUE On dit que deux pièces sont en liaison si elles sont en contact par l’intermédiaire de surface(s) ou de point(s). • Les formes sont supposées géométriquement parfaites. Ces surfaces sont appelées surfaces fonctionnelles qui sont de deux types : surfaces de mise en position (MIP) et surfaces de maintien en position (MAP). MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 101 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . HYPOTHESES • Les pièces sont supposées indéformables. donc la notion de mouvement est relative.CHAPITRE 5 LES LIAISONS MECANIQUES 1.1. Exemple : Une pièce cylindrique est mathématiquement cylindrique. il faut spécifier une référence par rapport à laquelle ce mouvement se fait .

cylindre.Degré de liberté Une translation peut être définie à l’aide de trois translations élémentaires. Le nombre de mouvements non autorisés par une liaison est appelé degré de liaison. y Ty Tz x z Tx Tx : Translation le long de l’axe x Ty : Translation le long de l’axe y Tz : Translation le long de l’axe z Une rotation peut être définie à l’aide de trois rotations élémentaires. • Contact surfacique : La zone de contact est une surface (plan.) 3. y Ry Rz x z Rx Rx : Rotation autour de l’axe x Ry : Rotation autour de l’axe y Rz : Rotation autour de l’axe z Il existe donc 6 mouvements élémentaires permettant de définir n’importe quelle combinaison de translation et de rotation. Dans une liaison on a toujours la relation : Les degrés de liberté + Les degrés de liaison = 6 Autrement dit : Les mouvements possibles + Les mouvements impossibles = 6 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 102 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 3.Définitions: • • • Le nombre de mouvements autorisés par une liaison est appelée degré de liberté et dépend de la nature et du nombre de surfaces en contact.2. sphère.LES LIAISONS MECANIQUES • Contact linéique : La zone de contact est réduite à une ligne. etc. pas forcément droite.3.

Ce repère est défini par : • • L'origine : centre géométrique de contact 3 axes choisis en fonction des caractéristiques mathématiques de la surface de contact Exemple : z o x y 4. est associé un repère local qui est construit à partir des caractéristiques géométriques du contact.Repère local A chaque liaison élémentaire.LES LIAISONS MECANIQUES 3. cylindrique ou sphérique.Liaison ponctuelle Symbole plan Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rz=1 Tx=1 Ty=1 Tz=0 Symbole spatial Ballon sur le sol MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 103 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1. est construite par contact d'une surface géométrique élémentaire de S1 et une surface géométrique élémentaire de S2. Contacts possibles : Contact plan/plan Contact plan/cylindre Contact plan/sphère Contact sphère/sphère Contact cylindre/cylindre Contact sphère/cylindre 3.Liaisons élémentaires Une liaison élémentaire entre deux solides S1 et S2.5.4. Une surface géométrique élémentaire peut être plane. REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS 4.

LES LIAISONS MECANIQUES Exemples de Solutions z z y x Une sphère sur un plan x y Un plan de faible étendue sur un plan 4.2.Liaison pivot Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Roue d’une moto par rapport à l’axe Rz=0 Tz=0 Exemple de Solution z Deux cylindres de faible longueur et un petit plan contre des surfaces similaires y x MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 104 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

4. Symbole spatial Piston d'une seringue Exemple de Solution Un cylindre dans un cylindre suivant le même axe z x y 4.Liaison pivot glissant Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Rz=0 Tx=0 Ty=1 Tz=0 .LES LIAISONS MECANIQUES 4.Liaison glissière Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=0 Rz=0 Un tiroir d’un meuble Tx=1 Ty=0 Tz=0 Symbole spatial Exemple de Solution Contact suivant plusieurs plans différents MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 105 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3.

7.5.Liaison rotule Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rotule d’un positionneur d’antenne parabolique Symbole plan Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Rz=1 Tz=0 4.Liaison hélicoïdale Exemple Degré de liberté Rx=1 Tx=1 Symbole plan Ry=0 Rz=0 Vis de manœuvre d'un serre-joint Ty=0 Tz=0 Symbole spatial MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 106 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Liaison appui plan Exemple Degré de liberté Rx=0 Tx=1 Symbole plan Ry= Rz=1 Assiette sur la table Ty=1 Tz=0 Symbole spatial 4.6.LES LIAISONS MECANIQUES 4.

8. Un schéma cinématique est basé sur la représentation normalisée des liaisons usuelles. Cette famille de pièces s’appelle classe d’équivalence. Schéma cinématique minimal Un schéma est une représentation simplifiée d’un ensemble d’éléments organisés en familles de pièces tel que tous les éléments de cette famille n’ont aucun mouvement les uns par rapport aux autres.LES LIAISONS MECANIQUES 4.Liaison encastrement Exemple Degré de liberté Rx=0 Ry=0 Rz=0 Tx=0 Ty= Tz=0 Symbole spatial Symbole plan Pièces assemblées par boulons y z Pièces soudées x 5. Il met en évidence les mouvements possibles entres les classes d'équivalence. Exemple E4 Z E3 Y E1 X E1 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 107 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

Fonction principale d'une liaison complète Pièce 1 FP Liaison complète Pièce 2 FP : éliminer tous les degrés de liberté entre les deux pièces 1. à éliminer tous les degrés de liberté.2. 1.Démontrabilité Une liaison encastrement peut être démontable ou indémontable.2.Liaison encastrement indémontable : Une liaison encastrement indémontable est une liaison que l’on ne peut pas démonter sans détériorer des surfaces fonctionnelles. 1.1. Pour remonter.CHAPITRE 6 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS INTRODUCTION La conception d’une solution technologique pour satisfaire une fonction technique nécessite. 1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 108 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2.1. 1/ LIAISONS COMPLETES Assurer une liaison encastrement entre deux pièces revient. on doit changer une ou plusieurs pièces.Liaison encastrement démontable : Une liaison encastrement démontable est une liaison que l’on peut démonter sans détériorer les surfaces fonctionnelles. entre autres. sur le plan cinématique. On peut alors remonter les pièces sans en changer une seule.2. de choisir des surfaces fonctionnelles de liaisons permettant une précision et bon de rendement.

Fonctions techniques d'une liaison complète démontable FT11: surface plane FT1: Mettre en position FT12120: surface cylindrique FT13: surface conique FT21: vis de fixation FT22: boulons FT23: goujons FP1: Réaliser une liaison complète démontable FT1: Maintenir en position FT24: goupilles FT25: clavettes FT26: solutions particulières FT3: Transmettre les efforts FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence 1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 109 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Longueur filetée.Les vis de fixation : Les vis de fixation servent à réunir plusieurs pièces par pression des unes sur les autres.1.3. a/ Vis d'assemblage : La pression est exercée par la tête. Principales caractéristiques : Forme de la tête . Longueur libre . Il existe deux types de vis : vis d’assemblage et vis de pression.3.CONSTRUCTION DES LIAISONS 1.

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

b/ Vis de pression : La pression est exercée par l’extrémité. Principales caractéristiques : Forme de la tête ; Longueur libre ; Forme de l’extrémité.

1.3.2- les boulons :

Un boulon est constitué d’une vis et d’un écrou. Les pièces à assembler, sont alors simplement percées ; l’assemblage est obtenu par pression des unes sur les autres.

1.3.3- les goujons :

Un goujon est composé d’une tige filetée à ces deux extrémités et d’un écrou. Les deux parties filetées sont toujours séparées par une partie lisse.

1.3.4- les goupilles : Les goupilles sont des organes de liaison simples et peu coûteux, utilisées pour : immobiliser un composant ; positionner un composant par rapport à un autre.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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TRANSMISSION DE L’ENERGIE

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

1.3.5- les clavettes: Ce sont des organes mécaniques permettant d'éliminer la rotation entre deux pièces. Dans une liaison complète, les clavettes sont accompagnées d'autres éléments notamment les écrous, les rondelles et les anneaux élastiques (circlips). a/ Les écrous :

Ce sont des composants associés à un boulon ou un goujon ou une tige filetée quelconque pour assurer une liaison démontable.

b/ Les rondelles : Éléments mécanique utilisés notamment pour augmenter la surface de contact de la vis ou l'écrou avec l'une de pièce à lier .d'autres rondelles sont utilisées pour empêcher le desserrage des vis ou l'écrou : rondelles de freinage c/ Les circlips ou Anneaux élastiques : Ce sont des composants mécaniques utilisés pour arrêter des pièces en translation

1.3.6- Solutions particulières : Moyeu fendu Coincement conique

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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TRANSMISSION DE L’ENERGIE

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DES

LIAISONS

2. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE
FT11: surface principale plane FT1: Mettre en position

FT12: surface principale cylindrique

FT13: surface principale conique

FT21: rivetage FT22: soudage

FP1: Réaliser une liaison complète indémontable

FT1: Maintenir en position

FT23: collage

FT24: solutions particulières FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence

FT3: Transmettre les efforts

2.1- Soudage :
Le soudage consiste à assembler deux ou plusieurs pièces d'une façon permanente, tout en assurant entre elles la continuité de matière soit par fusion locale des pièces soit par fusion d'un autre élément.

Exemple de pièces soudées

2.2- Rivetage :
Le rivetage consiste à assembler des pièces par déformation d'un composant mécanique appelé "rivet" ; cette déformation se fait à froid ou à chaud.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

112

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

2.3- Collage :

Les assemblages collés réalisent une liaison encastrement d’un ensemble de pièces en utilisant les qualités d’adhérence de certaines matières synthétiques.

3/ GUIDAGE EN ROTATION
La solution constructive qui réalise une liaison pivot est appelée guidage en rotation. Le guidage en rotation est nécessaire dans de nombreux cas (arbre de moteurs électriques, roues de véhicules, etc.). 3.1- Schématisation cinématique normalisée de la liaison pivot
y y
Degré de liberté

y x

T x 0 0 0

R 1 0 0

On appelle :

x

z

z

y z

arbre le contenu, logement ou alésage le contenant. 3.2- Fonctions techniques : Positionner l’arbre et le logement ; Permettre un mouvement relatif (rotation) ; Transmettre les efforts. 3.3- Solutions constructives 3.3.1- Contact direct
Le guidage en rotation est obtenu par contact direct des surfaces cylindriques arbre/logement. Des arrêts suppriment les degrés de liberté en translation (Epaulement et circlips). Avantage Coût moins élevé Inconvénient Frottements

Contact direct

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

113

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

b/ Constituants : Un roulement est constitué en général de : BE : Bague extérieure en contact avec l’alésage BE BI : Bague intérieure en contact avec l’arbre ER : Eléments roulants C C : Cage ( support d’éléments roulants) Les éléments roulants peuvent être : Des billes Des rouleaux cylindriques Des rouleaux coniques Des aiguilles BI ER Bielles Rouleaux Aiguilles c/ Principaux types de roulements MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 114 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Lorsque le coussinet dispose d’une collerette (comme celui représenté à gauche). il supporte des efforts axiaux.3.3. Coussinets 3.Bagues de frottement (Coussinets) Le principe du contact direct est amélioré en interposant des bagues de frottement qui vont diminuer le coefficient de frottement.3. montées serrées dans l’alésage.2. L’arbre est monté glissant dans le coussinet.CONSTRUCTION DES LIAISONS 3. Les coussinets sont des bagues cylindriques en bronze ou en matière plastique.Les roulements a/ Principe : En remplaçant le frottement de glissement par du frottement de roulement. on diminue les pertes de puissance.

Guidage à section cylindrique Surface prismatique Les surfaces fonctionnelles cylindriques ne suppriment pas la rotation .Surfaces fonctionnelles : Dans un guidage en translation les surfaces fonctionnelles peuvent être cylindriques ou prismatique : S2 Surfaces fonctionnelles S1 S2 S1 S1 Surface cylindrique 4. Le guidage en translation doit réaliser.1. 4. donc elles nécessitent un obstacle ou utilisation de deux surfaces cylindriques. en phase d’utilisation.2.Schématisation cinématique normalisée de la liaison glissière y x y z y Coulisseau Degré de liberté x T z x y z 1 0 0 R 0 0 0 Glissière La partie mobile est appelée coulisseau et la partie fixe (en général liée au bâti) est appelée glissière. Le seul mouvement relatif possible entre les deux pièces ou ensembles de pièces est une translation rectiligne.1. FT2 : Transmettre et supporter les efforts. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 115 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . deux fonctions : • • FT1 : Assurer un mouvement relatif de translation rectiligne .CONSTRUCTION Roulements rigides à une rangée de billes Roulements à billes à contact oblique DES LIAISONS Roulements à rouleaux coniques 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION Le guidage en translation est la solution constructive qui réalise une liaison glissière entre deux pièces ou ensembles de pièces.2. 4.

Section en I Section rectangulaire Guidage en queue d’aronde Guidage plan + V 4.Guidages par interposition d’éléments roulants Les guidages par éléments roulants constituent une famille de composants standard dont le principe est de remplacer le glissement par du roulement.3. Les figures suivantes indiquent des exemples de solutions : Cage à éléments roulants Cage Élément Roulant Une rangée de billes Douille à billes Bague extérieure Plaquette D’arrêt rails Cage Joint MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 116 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2.CONSTRUCTION Clavette + rainure Vis + rainure DES LIAISONS Deux surfaces cylindriques Cannelures 4.2.Guidage à section prismatique : Les guidages de type prismatique associent des surfaces de contact planes.

Poulies : Composition : • • • Une jante : Elle reçoit la courroie. • Transmission avec transformation de mouvement. Système vis-écrou . Remarque : Les poulies étagées assurent une variation de vitesse. 1/ POULIES . 1. Bielle-Manivelle. Un bras ou toile. on distingue : • Les systèmes de transmission sans transformation de mouvement : Poulies-courroies . à l'aide d'un lien flexible appelé "courroie".Fonction et schématisation Transmettre par adhérence.1.2. Engrenages. Accouplements. Pignons et chaîne. Un moyeu : En liaison par clavetage avec l'arbre. Cames. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 117 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .CHAPITRE 7 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT INTRODUCTION Dans la transmission de mouvement.COURROIES 1.

Possibilité de faire varier l’entraxe . 1.Différents types de poulie-courroie Courroie plate Courroie trapézoïdale Courroie Poly-V Simple. silencieuse et sans glissement. Bonne adhérence.s-1 ( ω = 2 π N) 1.Coût d’achat et d’installation réduit . permet la transmission de puissances importantes. Excellente adhérence.Rapport Des Vitesses N1.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 1.Fonctionnement silencieux Inconvénients . N2 : Fréquences de rotation des poulies en tr/min. Courroie ronde Courroie crantée Réservé à de petits mécanismes avec de faibles puissances.Avantages et Inconvénients Avantages . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 118 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Nécessité d’un galet enrouleur ou tendeur de courroie comme l’indique la figure ci-dessous.Vitesse Linéaire D’une Courroie ω1 D = 2 ω2 2 2 Avec : ω : Vitesse angulaire de la poulie en rad. Transmission par obstacle.3. D2 : Diamètres des poulies.Rapport de transmission irrégulier (Si glissement de la courroie et de la poulie) . convient pour de grandes vitesses et des puissances moyennes.6.5. silencieuse. r : Rapport des vitesses r= N 2 D1 = N 1 D2 D V = 1 1. D1. convient pour transmettre de fortes puissances (poulie à gorges multiples).4.

TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 2/ PIGNONS ET CHAINE 2. N2 : Vitesse de rotation des pignons.Fonction et schématisation Transmettre. un mouvement de rotation continu entre deux arbres rapprochés. Z2 : Nombre de dents des pignons.Types de chaînes N 2 Z1 = N1 Z 2 Maillon Maillon démontable Joue démontable Attache rapide Fermeture de la chaîne 3/ ENGRENAGES 3.1.Fonction Transmettre. grâce à 2 roues dentées : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 119 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2. N1. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés parallèles. par obstacle.3.Rapport des vitesses Z1.1. sans glissement. r= 2. 2. à laide d’un lien rigide articulé appelé chaîne.

Roue dentée A Roue dentée B 3. Si la roue dentée (A) entraîne la roue dentée (B) : La roue dentée (A) est menante .Types d’engrenages Suivant la position relative des axes des roues. Une combinaison d’engrenages s’appelle un train d’engrenages.Types de contact : Contact EXTERIEUR Contact INTERIEUR 3.Engrenages parallèles a denture droite Type PIGNON-ROUE Contact Représentation normalisée Schéma cinématique Extérieur Le sens de rotation est inversé PIGNON-ROUE INTERIEURE (ou couronne) Intérieur MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 120 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3. On appelle "roue" la plus grande des deux roues dentées . La roue dentée (B) est menée. on distingue : Engrenages PARALLELES Engrenages CONCOURANTS Engrenages GAUCHES Axes parallèles Axes concourants Axes pas dans le même plan 3.4.2.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT • • • • On appelle "pignon" la plus petite des deux roues dentées .

le module et le pas sont identiques.6. r= N 2 Z1 = N1 Z 2 4/ ROUE ET VIS SANS FIN 4. N1: Fréquence de rotation de la roue menante en tr/min. N2: Fréquence de rotation de la roue menée en tr/min.Caractéristiques principales Extérieur Pas Diamètre primitif • • • • Nombre de dents : Z.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT PIGNONCREMAILLERE Le sens de rotation est conservé Transformation de la rotation du pignon en mouvement de translation de la crémaillère 3.Z .1. Z2 : Nombre de dents de la roue menée.π. 3. Pas : P= m. Module : m.5. Remarque : Lorsque deux roues dentées sont en prise. Diamètre primitif : d = m. Représentation d’une roue et vis sans fin Schéma cinématique d’une roue et vis sans fin MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 121 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Représentation et schématisation.Rapport de transmission (Raison d’un engrenage) Z1 : Nombre de dents de la roue menante.

Exemples : Accouplement flexible mécanique à lacet Accouplement flexible mécanique à chaîne MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 122 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 5/ ACCOUPLEMENTS 5. d’une façon temporaire ou permanente. les arbres doivent être parfaitement alignés. Exemple : Accouplement industriel rigide à coquille Coquille Clavette 5. Il est alors utilisé dans certains appareils de levage.Rapport de transmission Avantage : Rapport de transmission faible (Grand rapport de réduction de vitesse) Inconvénient : Mauvais rendement Remarque : le système roue et vis sans fin est généralement irréversible (la roue ne peut entraîner la vis).TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 4.1.3.2. 5.Accouplements Rigides : Aucun mouvement relatif entre les arbres n'est possible.2. la liaison entre deux arbres sans changement de vitesse et du couple.Accouplements élastiques (flexibles) : Ils permettent un léger déplacement de la position relative des arbres.Fonction et schématisation : Assurer.

les billes sont ramenées à leur point d’origine par un canal de transfert à l’intérieur de l’écrou. Pour assurer une circulation continue. Exemple : Joint de CARDAN simple Représentation d’un joint de CARDAN Croix Coussinet Fourchettes Fourchettes 6.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 5. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 123 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . SYSTEME VIS-ECROU 6. Ecrou Vis 6. Les billes.Joints universels Le joint universel est un mécanisme d’accouplement qui permet d’accommoder des désalignements angulaires jusqu’à 20° et des désalignements parallèles importants quand ils sont utilisés en paire.1 Fonction Transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation et réciproquement. Exemple : mors mobile d’un étau.2 Vis-ecrou à billes Principe de fonctionnement La liaison entre la Vis et l’écrou est réalisée par l’intermédiaire de billes (éléments roulants). interposées entre les filets de la Vis et de l’écrou. suppriment le frottement.4.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 124 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 6.3 Avantages et Inconvénients Avantages Rendement élevé Vitesses de déplacement élevées Grande précision de guidage Pas de jeux à rattraper Inconvénients Par Rapport A un Système Vis-Ecrou Classique Prix élevé Montage complexe Moins rigide Lubrification généralement indispensable. SYSTEME BIELLE MANIVELLE Transformer un mouvement de rotation circulaire continu en un mouvement rectiligne alternatif et réciproquement. Emplois - Chariot de commande numérique Élévateur Vérin électrique ou pneumatique (porte de TGV) Vérin mécanique avec réducteur Vérin électrique motorisé 7.

Bibliothèque d'éléments standard 2.) . LOGICIELS CAO Les logiciels de CAO peuvent travailler en mode 2D ou 3D ou les deux. Ces outils logiciels. 1. roulements. le logiciel n'établit aucune relation ou lien entre les vues tracées et il ne peut générer ou construire une vue supplémentaire à celles déjà affichées. d'en préparer la fabrication. de les assembler et de simuler leur comportement ou leur fonctionnement. permettent par exemple de créer des pièces mécaniques.CHAPITRE 8 REPRESENTATION VOLUMIQUE La Conception Assistée par Ordinateur (CAO) est un ensemble d’outils et techniques utilisés dans une ou plusieurs phases du développement d’un produit en utilisant l'ordinateur.1. Création d'une pièce à partir d'une autre déjà dessinée. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 125 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .CAO -2D : L'espace de travail est limité aux deux dimensions (x. INTERET DE LA CAO Les logiciels de CAO facilitent et accélèrent la création d'un dessin par : • • • Insertion des éléments standards (vis. y). écrou. Utilisation des fonctions d'aide. Chaque vue est crée individuellement . etc. 2.

Modeleurs surfaciques: L'objet est décrit par des points. on peut les diviser en trois catégories : modeleurs filaires. y. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 126 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Modeleurs filaires: L'objet est défini uniquement à partir de points et de lignes et apparaît à l'écran sous la forme de fils et donnant une impression de volume. z). 3. Les dessins schématiques. 2. Des assemblages .3 Modeleurs volumiques / C'est le modèle qui décrit le mieux et sans ambiguïté un objet dans l'espace : le solide est défini à partir du volume qu'il occupe.REPRESENTATION VOLUMIQUE Exemples d'application: • • • Dessin par vues multiples . MODELEUR VOLUMIQUE Un modeleur volumique est un logiciel de conception mécanique 3D qui permet de créer : • • • Des pièces .1. Une pièce dans un modeleur 3D est constituée d’un volume de base sur lequel est réalisé des fonctions technologiques dont certaines nécessitent une esquisse.2.2. Un grand nombre de logiciels CAO contiennent à la fois un modèle 2D et un modèle 3D.2. des lignes et des surfaces et apparaît sous la forme d'un maillage genre toile d'araignée.CAO-3D : X En CAO-3D un objet est défini dans les trois dimensions de l'espace (x. 2. Perspectives simples . Des mises au plan d'une pièce ou d'un assemblage. l'objet peut apparaître à l'écran en perspective ou en vues planes. 2. modeleurs surfaciques et modeleurs volumiques. Y 2.2. Z X Y Les logiciels CAO-3D sont appelés également modeleurs 3D . Selon le choix de l'utilisateur.2. le passage de l'un à l'autre est possible.

2.1. On trouve des fonctions technologiques qui nécessitent des esquisses.Esquisse Une esquisse est une figure cotée tracée sur l'un des plans initiaux ou sur une surface plane de la pièce. Arbre de construction Pièce 4.3. Elle est toujours associée à une fonction technologique. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES Esquisse Fonction à appliquer Volume élémentaire Bossage /Extrusion parallélépipède MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 127 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 3.Fonction technologique : Une fonction technologique permet d'ajouter ou enlever de la matière à une pièce. d'autres s'appuient simplement sur les arêtes et les surfaces de la pièce.Arbre de construction L’arbre de construction représente l’enchaînement des fonctions technologiques appliquées à la pièce. 3. Certaines créent automatiquement leurs esquisses.REPRESENTATION VOLUMIQUE 3.

CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : Toute pièce est décomposable en un ou plusieurs volumes élémentaires. L'ajout des volumes est traduit par des fonctions d'ajout de matière : bossage.REPRESENTATION VOLUMIQUE Bossage/extrusion Cylindre Bossage/révolution Sphère 5. chanfrein. Exemple 1 Esquisse 1 sur un plan initial Volume de base (bossage) Esquisse 2 sur une face Enlèvement de matière par extrusion Sélection des arêtes Chanfrein MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 128 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Pour créer une pièce dans un modeleur volumique on crée un volume de base et par la suite on ajoute et/ou on retranche des volumes élémentaires jusqu'à obtention de la pièce voulue. etc. Le retranchement d'un volume se traduit par des fonctions d'enlèvement de matière : enlèvement de matière par extrusion. etc. perçage. symétrie.

REPRESENTATION VOLUMIQUE Esquisse 3 sur une face Enlèvement de matière /extrusion Esquisse 4 sur une face (cercle) Enlèvement de matière /extrusion Perçage Répétition linéaire de perçage Face de symétrie (verte) Fonction symétrie Pièce terminée et coloriée Exemple 2 Esquisse initiale Extrusion par révolution Chanfrein Perçage Répétition circulaire Pièce terminée et coloriée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 129 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

tangence.). Les contraintes géométriques guident le mouvement de chaque pièce. Exemple : Vis (1) Axe (3) Levier Pièces importées • Coïncidence entre les surfaces planes de 1 et 2 • Coaxialité entre les trous de 1 et 2 • Coaxialité entre 3 et les trous de 1 et les trous de 2 • Coïncidence entre la surface cylindrique de 3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 130 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . puis on applique entre les surfaces des différentes pièces des contraintes géométriques (coïncidence. etc. il est possible de le mettre en mouvement par déplacement d'une des pièces du mécanisme. 2 et 1 7.REPRESENTATION VOLUMIQUE 6. Les pièces se positionnent les unes par rapport aux autres d'une façon automatique. CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE Un assemblage constitué de plusieurs pièces peut être créé à partir de modèles pièces standard ou crées déjà par l’utilisateur. ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE Quand le mécanisme est constitué. On importe dans ce modèle chaque pièce du mécanisme ou un sous ensemble du mécanisme.

En faisant glisser l'assemblage ou la pièce sur la feuille le logiciel effectue automatiquement le dessin d'ensemble ou de définition. Exemple de mise en plan. MISE EN PLAN La représentation d'une pièce ou assemblage en deux dimensions (2D) est appelée mise en plan. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 131 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .REPRESENTATION VOLUMIQUE 8.

un système automatisé est un système pluri technique.1. pneumatique. Ces pièces sont donc fabriquées suivant différents procédés de fabrication. • Le moulage en moule métallique. on utilise divers types de pièces mécaniques (cylindriques prismatiques. automatique Equipement de réalisation Moule Machine outil Tour parallèle Machine outil Fraise façon Machine Outil à Commande (MOCN) d'une Numérique 1/ PROCEDES DE MOULAGE 1. après refroidissement.. Le métal en fusion est introduit par un trou de coulée . 1. etc.Principe : Le moulage est un procédé qui consiste à réaliser une pièce en coulant du métal en fusion (fluide) dans un moule présentant l’empreinte (modèle) de la pièce à obtenir. etc. filetées. on réalise une cavité de même forme que la pièce à obtenir (empreinte). et solidification la pièce est sortie du moule. Il existe plusieurs procédés de moulage parmi lesquels : • Le moulage en sable .CHAPITRE 9 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES INTRODUCTION Comme on le sait. On cite en particulier : Procédé Le moulage Le tournage Le fraisage Tournage. c'est-à-dire que son fonctionnement fait appel à plusieurs domaines de connaissances : mécanique.Moulage en sable : A l’intérieur d’un bloc de sable. Dans ces différents types domaines. fraisage. Event : évacuation des gaz Trou de coulée Pièce après destruction du moule Pièce finie Empreinte Sable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 132 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . électrique.2.). etc.

LE FRAISAGE Le fraisage. appelé "mouvement de coupe" . Fraiseuse En principe dans le procédé du fraisage. On parle dans ce cas de moulage en "moule permanent". • On le fait pénétrer dans la pièce à usiner .1. généralement une forme prismatique.Moulage en moule métallique: L’empreinte de la pièce à obtenir est réalisée dans un moule métallique. Porte-pièce MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 133 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . La pièce est moulée. Remarques : • Les dimensions de l’empreinte sont légèrement plus grandes que celles de la pièce à obtenir pour tenir compte de la contraction du métal. Ces opérations aboutissent à l'obtention d'une géométrie quelconque. Pour ce faire : • l’outil a une forme convenable .Exemple de pièces moulées : Carter du moteur automobile Bielle 2/ PROCEDES D’USINAGE 2. c'est l'outil qui tourne. regroupe les opérations d'usinage pouvant être effectuées sur une fraiseuse (figure ci-contre). 1. • Les produits moulés sont appelés "bruts de fonderie".4. la pièce restant fixe dans le porte pièce (figure cidessous). solidifiée et dégagée sans destruction du moule.3. • On produit un déplacement relatif de la pièce par rapport à l’outil appelé "mouvement d’avance". on lui donne un mouvement de rotation. • Généralement les pièces moulées ne peuvent être utilisées sans avoir subi une opération d’usinage.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES 1.

qui est celui de la broche de la machine. Le moyen de préhension peut être un mandrin ou tout autre système de serrage.Le tournage Le tournage. comme son nom l'indique. Pour ce faire. cônes (intérieure ou extérieur) tores et autres formes de révolution complexes. • Donner à l’outil un mouvement de pénétration et un mouvement d’avance. Le tournage consiste donc à faire tourner la pièce à usiner autour d'un axe. Mandri Chariot Porte- Poupée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 134 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . concerne un mouvement de rotation. il faut : • Donner à la pièce un mouvement de rotation (mouvement de coupe) .2. La machine utilisée est nommée "tour". Elle permet de réaliser des formes de révolution tel que cylindres.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Outil Pièce Opération de fraisage Exemple de pièce Exemples d'outil 2.

• La précision et la qualité de l’usinage sont directement liées à la précision de la machine (qualité meilleure). l’opérateur assure à la fois les réglages et les contrôles de positionnement. • On peut réaliser des pièces complexes comportant un nombre important d’opérations d’usinage. La qualité de la production est tributaire de la compétence professionnelle de l’opérateur. Sur les machines à commande numérique : • l’usinage est assuré suivant un programme contenant l’ensemble des déplacements à exécuter .PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Exemple d’outils de coupe Exemple de pièce 2.3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 135 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .COMMANDE NUMERIQUE Sur les machines classiques.

trois. • La partie commande : permet d’élaborer des ordres en fonction des consignes et des comptes rendus. elle est donc composée de deux parties complémentaires : • La partie opérative : permet de réaliser mécaniquement le mouvement de coupe et d’avance. On parle donc de machine à deux.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Une machine à commande numérique est un système automatisé . Alimentation Modulateur de tension Tension Calculateur Moteur Table Capteur Déplacement Exemple de pièces MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 136 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . quatre et cinq axes selon le nombre de mouvements commandés. Tous les axes numérisés des machines à commande numérique sont asservis.

Concepts relatifs à la chaîne d’énergie (constituants et grandeurs) : Tension et courant électriques . Communiquer les résultats de traitement sous forme : D'ordre aux actionneurs pour agir sur la matière d'œuvre . etc. FAST. Distributeur. Contacteur. Pression . Fournies par l'utilisateur ou d'autres systèmes. etc. Vérins. un système automatisé a besoin de recueillir les informations sur de la partie opérative pour gérer les actions. Moteur. c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . etc. Le module 3 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. il s'agit des fonctions : Acquérir les informations : Issues de capteurs qui donnent des comptes-rendus sur l'état du système . fonction global.MODULE 3 CHAINE D’INFORMATION PRÉSENTATION En présence d’énergie. De messages à l'utilisateur ou d'autres systèmes. Traiter ces informations suivant des règles et de lois physiques . . PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. pour agir correctement sur la matière d'œuvre. Concepts d’analyse fonctionnelle : Système.

Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un capteur. Utiliser un logiciel de capture et de simulation pour : Représenter un composant ou un ensemble de composants. de traitement et de communication de l’information.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. Décrire le principe d’acquisition. . Editer un schéma de principe électrique ou électronique. Simuler le fonctionnement du circuit schématisé. Décrire les grandeurs d’entrée et de sortie d’un périphérique.

ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. Elle permet principalement : De lire l'état des capteurs de la PO du système Recevoir les consignes de l'utilisateur du système grâce aux constituants de dialogue. l'acquisition d'informations est la première fonction générique de la chaîne d'information. . La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information.MODULE 3 PARTIE 1 ACQUISITION DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé.

température.CHAPITRE 1 LES CAPTEURS INTRODUCTION : Dans un système automatisé. notamment de type logique. sont les plus répandus et représentent donc l'essentiel des acquisitions à réaliser. …. 2. on parle alors d’un capteur Tout ou Rien (TOR). MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 140 ACQUISITION DE L’INFORMATION . On cite parmi les plus connus et fréquents. les capteurs fournissent à l'unité de traitement (la PC) des comptes rendus sur l’état du système (la PO).) et traduit cet événement en un signal exploitable par la PC de ce système. L'information détectée par un capteur peut être d'une grande variété. Cependant les capteurs de position. Ce signal est généralement électrique sous forme d'un signal basse tension. 1. Température . NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : Suivant son type. Déplacement ou vitesse . les capteurs de : • • • • • Position . Niveau . Présence . L’information qu’un capteur fournit à la PC peut être : • Logique : L’information ne peut prendre que les valeurs 1 ou 0 . C'est pour cela. on s'intéressera un peu plus en détail à ces types de capteurs. ce qui implique une grande variété de besoins en capteurs. DEFINITION : Un capteur est un composant technique qui détecte un événement physique se rapportant au fonctionnement du système (présence d'une pièce.

on parle alors d’un capteur analogique. généralement sous forme d'un contact électrique qui se ferme ou s'ouvre suivant l'état du capteur. • Numérique : L’information fournie par le capteur permet à la PC d’en déduire un nombre binaire sur n bits . Les figures suivantes montre des exemples de capteur de position : Fig. CAPTEURS TOR : Les capteurs TOR (Tout Ou Rien) fournissent une information logique.LES CAPTEURS • Analogique : L’information peut prendre toutes les valeurs possibles entre 2 certaines valeurs limites . La trajectoire de l'objet : frontale. qui lui permettent de compter ces impulsions pour en déduire les cordonnées X et Y de la souris sous forme de nombres NX et NY. les gammes sont très variées .1. on parle alors d’un capteur numérique. 3. Ainsi. 3. Fig. la tête de commande et le dispositif d'attaque sont déterminés à partir de : • • • La forme de l'objet : came 30°. latérale ou multidirectionnelle . face plane ou forme quelconque . sous forme d’impulsions. La précision de guidage. 5 Capteur rectiligne à poussoir Caractéristiques : • • Commande directe Présence de l'objet en buté mécanique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 141 ACQUISITION DE L’INFORMATION . 4 exemple de capteur numérique La souris fournit à un ordinateur des signaux logiques périodiques. Du mini-rupteur au gros interrupteur de position. elles sont fonction des problèmes posés par leur utilisation.Capteurs avec contact : Ce type de capteur est constitué d'un contact électrique qui s'ouvre ou se ferme lorsque l'objet à détecter actionne par contact un élément mobile du capteur (dispositif d'attaque).

Le choix d’un détecteur de proximité dépend : • • • de la nature du matériau constituant l’objet à détecter.1.2. 6 Capteur rectiligne à poussoir à galet thermoplastique Caractéristiques : • • • Trajectoire rectiligne de l'objet à détecter Guidage précis < 1mm Came à 30° Fig. et les applications de l'usinage. l'agroalimentaire.Capteurs de proximité : Les capteurs de proximité détectent à distance et sans contact avec l’objet dont ils contrôlent la position. Un contact électrique s'ouvre alors ou se ferme en fonction de la présence ou de la non présence d’un objet dans la zone sensible du capteur. A l'inverse des capteurs avec contacts.2. des dimensions de l’emplacement disponible pour implanter le détecteur. 3. 8 Capteur à tige souple à ressort Caractéristiques : • • • Cible de forme quelconque Trajectoire multidirectionnelle Guidage > 10 mm 3.Capteurs inductifs : La technologie des détecteurs de proximité inductifs est basée sur la variation d’un champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique. la robotique. la manutention. le convoyage. l'assemblage. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 142 ACQUISITION DE L’INFORMATION . 7 Capteur angulaire à levier à galet Caractéristiques : • • Guidage peu précis ~ 5mm Came à 30° Fig.LES CAPTEURS Fig. les capteurs de proximité sont des détecteurs statiques (pas de pièce mobile) dont la durée de vie est indépendante du nombre de manœuvres. Leur usage est uniquement réservé à la détection d’éléments métalliques dans les secteurs de la machine-outil. de la distance de l’objet à détecter. Ils ont aussi une très bonne tenue à l'environnement industriel (atmosphère polluante).

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 143 ACQUISITION DE L’INFORMATION . en fonction de l’électronique interne.L. la chimie. Fig. le bois et les matériaux de construction. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm. 9 Détecteur de proximité inductif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm.2. Il permet de détecter tous les matériaux magnétiques dans le domaine de la domotique pour la détection de fermeture de portes et fenêtres et le domaine pneumatique pour la détection de la position d'un vérin. 3 fils avec courant continu type PNP ou NPN. Les détecteurs inductifs existent suivant différents modèles.2.Capteurs capacitifs : La technologie des détecteurs de proximité capacitifs est basée sur la variation d’un champ électrique à l’approche d’un objet quelconque.3.2. 11 Détecteur de proximité capacitif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. ceci en fonction de leur mode de raccordement: • • 2 fils avec courant continu ou alternatif . 3.Capteurs magnétiques : Un interrupteur à lame souple (I.) est constitué d'un boîtier à l'intérieur duquel est placé un contact électrique métallique souple sensible aux champs magnétiques. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. la transformation des matières plastiques. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif. 3. Ils permettent de détecter tous types d'objets dans Les domaines l'agro-alimentaire.S.LES CAPTEURS Fig.

La détection de pièces machine dans les secteurs de la robotique et du bâtiment . Le faisceau est émis en infrarouge . etc. L’alignement entre émetteur et récepteur doit être réalisé avec soin. La portée peut atteindre jusqu’à 15 m . conducteurs d’électricité ou non.3. La détection des objets opaques et non réfléchissant quelque soit le matériau . La portée la plus longue pour ce type de capteur (jusqu’à 30 m) . 3 techniques de montages sont possibles: • • • • • • • Système barrage caractérisé par : L'émetteur et le récepteur sont situés dans deux boîtiers séparés . La détection des objets opaques ou réfléchissant quelque soit le matériau . Pour réaliser la détection d'objets dans les différentes applications. Le faisceau est émis en infrarouge . Ce type de capteurs se compose essentiellement d'un émetteur de lumière associé à un récepteur photosensible.LES CAPTEURS 3. Système reflex caractérisé par : • • • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . de véhicules ou d'animaux. Utilisation d'un réflecteur qui renvoi le faisceau lumineux en cas d'absence de cible . La détection de personnes. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 144 ACQUISITION DE L’INFORMATION . Fig.Capteurs Photoélectriques à distance : Les cellules photoélectriques permettent de détecter sans contact tous les matériaux opaques (non transparents). 13 Exemple de capteurs photoélectrique Ces détecteurs sont utilisés dans les domaines industriels et tertiaires les plus divers comme : • • • La détection d'objets et de produits dans la manutention et le convoyage .

LED Arbre Fig. La portée dépend de la couleur de la cible.1. CAPTEURS NUMERIQUES : 4. Chaque piste est alternativement opaque et transparente et possède son propre système de lecture (diode émettrice et diode réceptrice).LES CAPTEURS • Système proximité caractérisé par : • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . Le code binaire pur a l’avantage de permettre des opérations arithmétiques et il est directement exploitable par les systèmes de traitement. le faisceau lumineux est interrompu n fois et délivre à la sortie de la cellule photosensible "n" signaux carrés.Codeur optique incrémental : Le disque rotatif comporte au maximum 3 pistes. La présence de la cible renvoi le faisceau lumineux vers le capteur . Le disque du codeur comporte plusieurs pistes (jusqu’à 20). Pour connaître le sens de rotation du codeur.2. La piste périphérique A du disque est divisée en "n" fentes régulièrement réparties. Elle augmente si l'objet est de couleur claire ou de grande dimension. de son pouvoir réfléchissant et de ses dimensions. 18 Codeur optique incrémental Unité de Traitement Cellules Photosensibles Disque optique 4. 19 Codeur optique absolu binaire 3 bits MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 145 ACQUISITION DE L’INFORMATION . Mais celui-ci ne fournit pas un code pondéré et il doit donc être transcodé en binaire avant toute utilisation. A chaque position angulaire de l'axe du codeur correspond un code qui peut être binaire pur ou Gray. Mais il a l’inconvénient d’avoir plusieurs bits qui changent d’état entre deux positions. Fig.Codeur optique absolu : Les codeurs absolus sont destinés à des applications de contrôle de déplacement et de positionnement d’un mobile par codage. Le code Gray dans lequel un seul bit change à chaque fois ne possède pas d’ambiguïté de lecture. on utilise une deuxième piste B qui sera décalée par rapport à la première de 90° (1/4 de tour). ce qui provoque des aléas de lecture. Pour un tour complet de l'axe du codeur. 4.

Transmettre au système automatisé les ordres de l'opérateur qu’on désigne par « consignes ». Il consiste à : • • Fournir à l'opérateur l'ensemble des informations concernant l'état du système automatisé qu’on désigne par « messages » . Les boutons tournants à manette . Les boutons poussoirs : Les boutons poussoirs constituent l'interface de dialogue privilégiée lorsque les informations transférées vers le système sont peu nombreuses et limitées à des signaux Tout Ou Rien (TOR). on distingue : • • • • Les boutons " coup de poing " à accrochage pour les arrêts d'urgence . Le dialogue Homme/Machine se fait par l’utilisation de constituants regroupés dans ce qu'on appelle « pupitre » de commande. Fig 2. Les boutons tournants à clé.CHAPITRE 2 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM) INTRODUCTION L’interface Homme/Machine est une fonction de communication indispensable pour bien gérer un système automatisé. Parmi les boutons poussoirs utilisés. DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : 1.1. Ces constituants de dialogue peuvent être classés en deux catégories : • • Les constituants de dialogue de l'opérateur vers la partie commande . Exemples de boutons poussoirs Bouton Coup de poing MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION Bouton Affleurant Bouton Tournant à manette Bouton Tournant à clé ACQUISITION DE L’INFORMATION 146 . 1. Les boutons poussoirs affleurants . Les constituants de dialogue de la partie commande vers l'opérateur.

le contrôle du système automatisé nécessite de surveiller les paramètres avec une grande précision qui n'est pas permise par les voyants. Les afficheurs numériques permettent d'effectuer une surveillance précises et informent l’opérateur des résultats de mesure (température.2. Les voyants : Les voyants sont des témoins lumineux qui constituent une interface de dialogue simple donnant à l'opérateur des informations sur l'état du système automatisé. 2. 5 Exemple d'afficheur numérique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 147 ACQUISITION DE L’INFORMATION . etc. DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : 2. quantité de pièces produites. etc. pression. Les afficheurs numériques : Dans certaines applications industrielles.1.). Les claviers : Les claviers de saisie permettent l'introduction d'informations alphanumériques et la modification de données et paramètres comme le nombre de pièces à fabriquer ou les coordonnées d'une pièce à usiner.INTERFACE HOMME / MACHINE 1.) ou de comptage (nombre de cycle.2. Fig. Les voyants possèdent un code de couleur (NORME EN 60204-1 :1992) qui permet d'orienter l'opérateur sur l'origine du message : COULEUR SIGNIFICATION EXEMPLE Fig 4. Il est lié temporairement à la partie commande (automate programmable) pour introduire des codes et des paramètres décrivant le processus étudié. Fig 3. Exemple de clavier 1. etc.3. Les terminaux d'exploitation : Un terminal d’exploitation est un constituant de dialogue permettant les premières mises en œuvre du système automatisé. Exemple de voyant ROUGE JAUNE VERT BLANC Urgence ou condition dangereuse Condition anormale pouvant entraîner une situation dangereuse Situation sur ou préparation de conditions normales Neutre ou information générale Arrêt d'urgence Manque en matière d'oeuvre Départ de cycle Présence de la tension réseau 2.

le dépannage ou le réglage du système automatisé.4. Les afficheurs alphanumériques : C'est un constituant de dialogue programmé permettant d’afficher des messages clairs concernant l'exploitation. et peuvent éditer les événements et les messages grâce à des imprimantes. Les terminaux d'exploitation : Les terminaux d'exploitation sont des constituants de dialogue programmés permettant à l'opérateur : • • D'être informé clairement sur l'état du système automatisé . Ces terminaux peuvent être programmés à l'aide d'un terminal de programmation ou d'un microordinateur.INTERFACE HOMME / MACHINE 2. On distingue deux types de terminaux d'exploitation : • • Les terminaux d'exploitation à afficheurs . 6 Exemples de terminaux d'exploitation Terminal d'exploitation à afficheur Terminal d'exploitation à écran MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 148 ACQUISITION DE L’INFORMATION .3. 2. Fig. Les terminaux d'exploitation à écran permettant l'affichage simultané d'un nombre plus important de données en plus des représentations graphiques concernant le système automatisé. D'intervenir facilement et rapidement sur les paramètres de fonctionnement du système automatisé.

consignes utilisateur. . allant du simple circuit logique combinatoire jusqu'au microordinateur sophistiqué.MODULE 3 PARTIE 2 TRAITEMENT DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé. La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. etc.) nécessitent des organes de commande dotée d'une certaine intelligence relativement élevée. le traitement des informations concernant principalement l'état de la PO (capteurs.

DEFINITIONS PRELIMINAIRES : 1. 1. L’algèbre de Boole est l’outil mathématique pour étudier ces dispositifs et les circuits logiques représentent l’outil technologique pour réaliser pratiquement les opérations de base de cette algèbre.. à un des deux états la valeur " 0 " et "1" à l’autre état. unité centrale de tout "système intelligent". tandis que vers 1938.Variable logique : On appelle variable logique. de grands progrès ont été accomplis jusqu’au microprocesseur de nos jours. une variable dont l’état ne peut prendre que 0 ou 1. En effet l’algèbre de Boole.Logique séquentielle : C'est une logique où les sorties. c’est à dire l’étude des propositions qui ne peuvent être que vraies ou fausses . 1.Fonction logique : Une fonction logique de n variables X1.3. avec un essai sur les raisonnements logiques binaires. L’état logique est désigné aussi par niveau logique. peut être bloqué ou saturé. X2. On convient d’affecter. dépendent et des entrées et des états précédents des sorties : E1 E2 En Logique Séquentielle S1 S2 Sm MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 150 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Xn est une fonction qui fait correspondre par les opérations booléennes une nouvelle variable logique. Par exemple.. etc. E2. un transistor. …. d'un système logique donné.. d'un système logique donné. sous certaines conditions. l’américain Claude Shannon a appliqué cette algèbre à l’analyse des circuits électriques de commutation. .CHAPITRE 1 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION : De nombreux dispositifs ont deux états stables de fonctionnement. a été fondée par le philosophe et mathématicien anglais Georges Boole vers 1850.4. Depuis lors. dépendent uniquement des entrées : E1 E2 En S1 S2 Sm Logique Combinatoire Si = f(E1.. un interrupteur peut être ouvert ou fermé . appelée aussi algèbre binaire.Logique combinatoire : C'est une logique où les sorties. En) 1. par convention. 1.2.1.

2.6. la somme logique : OU (OR). Cette convention est dite : • • de logique positive si le niveau logique 1 correspond à la tension la plus grande (état actif) . 2. Notons que par abus de langage. Entrée(s) {0. on dit “Opération AND” ou “Fonction AND” ou “Porte AND”. à chaque état logique est associée une tension.1.5. Dans ce qui suit. OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES : Trois opérations élémentaires suffisent pour définir une algèbre de Boole : • • • l’inversion : Non (Not) .1} Circuit Logique 1. on note aussi que ces 3 opérations sont aussi fréquemment désignées par le terme "Porte logique" provenant du terme anglais “Gate” qui désigne le circuit logique associé. on confond souvent “Opération” et “Fonction”. de logique négative si le niveau logique 0 correspond à la tension la plus petite (état actif). IEC : International Electrotechnical Commission. Table de vérité A 0 1 F 1 0 A A F = A (Se lit A barre) IEEE: Institute of Electrical and Electronics Engineers. Par exemple.1} Sortie(s) {0. on se limite aux propriétés et théorèmes qui semblent avoir une plus grande importance. le produit logique : ET (AND) . pour les 3 opérations de base.Circuit logique : Un circuit logique.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 1. On dit que la sortie est l’inverse ou le complément de l’entrée.Convention logique : L’affectation du 0 et du 1 à un des états logiques est conventionnelle. est un système électronique dont les entrées et les sorties ne peuvent prendre que les niveaux logiques 0 ou 1. Physiquement. Propriété F=F Symbole F (norme IEEE) 1 F (norme IEC) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 151 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . en technologie électronique.Opération Inversion : C’est une opération définie sur une seule variable. La sortie prend la valeur que n’a pas l’entrée. Note : Par anticipation.

• L’interrupteur A fermé (A=1) . Illustration électrique A B L La lampe L est allumée (L=1) si l’interrupteur A ET l’interrupteur B sont fermés (A=B=1) : L = A .B).Opération ET (AND) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins.C = A. la lampe L est allumée (L=1) : A=0 L=1. Propriétés • • • • La fonction AND est commutative : F = A. X.X = X .C) = (A. Le relais X est excité et le contact qui lui est associé est devenu ouvert . B.1 = A t A t F t L’information A vers F ne passe que si (G = 1) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 152 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .0 = 0 F = A.0 = 0 . se dit aussi produit logique. le relais X est non excité et le contact qui lui est associé reste fermé (position de repos) . B = AB (se lit A ET B) .B. la sortie est vraie (égale à 1) si A ET B sont vraies aussi. Identités remarquables : X. Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 0 0 1 Symbole A B F (norme IEEE) & F (norme IEC) A B F = A . La fonction AND est associative : F = A.1 = X .B = B. Dans le cas simple de 2 entrées A et B.A.C.2. La lampe L est éteinte (L=0) : A=1 L=0 .X = 0. La fonction AND est généralisable pour n entrées.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Illustration électrique A X • L’interrupteur A ouvert (A=0) . X. alors : L = Not A : L= A L 2.(B. Remarques La porte AND est souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : G A G F • Si G = 0 • Si G = 1 F = A. X.

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 153 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . X + X = 1. (A + C) (Distributivité de la somme par rapport au produit) . La fonction OR est généralisable pour n entrées. on se contente des 3 principes suivants : • • • • • A . en effet après développement. (B + C) = AB + AC (Distributivité du produit par rapport à la somme) . Dans le cas simple de 2 entrées A et B. La fonction OR est associative : F = A+(B+C) = (A+B)+C = A+B+C. Propriétés • • • • La fonction OR est commutative : F = A+B = B+A. Identités remarquablesX + 0 = X . se dit aussi somme logique.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 2. A + AB = (A + A) . Le signe "≥" indique que la sortie est égale à 1 si le nombre des entrées à "1" est supérieur ou égal à 1 . On verra qu’il y a une autre fonction appelée OU exclusive.Opération OU (OR) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins. X + 1 = 1 . 1 = A (Loi d'absorption) A + AB = A + B .4.3. C) = (A + B) . car on inclut le cas (A=B=1 F=1). la sortie est vraie (égale à 1) si seulement A OU B est vraie. AB + AB = B : B(A + A) = B .Propriétés et théorèmes remarquables : Propriétés En plus des propriétés et identités remarquables déjà vues. (A + B) = A + B . A + (B . autrement dit. : 2. Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 1 Symbole A B A B F (norme IEEE) ≥1 F (norme IEC) F = A + B (se lit A OU B) . Cette opération est dite OU inclusive. 1 = B (Factorisation) . une entrée au moins égale à "1". A + AB = A : A(1 + B) = A . Illustration électrique A L L est allumée B=1) : (L=1) si A OU B est fermé (A=1 OU B L = A + B. X + X = X .

A F A.B. B.Opération NAND : C’est le complément de l’opération NAND. B (se lit (A ET B) tout barre) Propriétés • • • F :. F6 qu’on nomme XOR (eXclusiv OR). permet de calculer le complément d'une expression logique quelconque (somme de produits ou produit de sommes) : X+ Y=X .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Théorème de De Morgan : Ce théorème d'une grande utilité. D'une façon générale. Exemple : F = ABD + AD ⇒ F = ABD + AD = (A + B + D) .C) ≠ (A.B = B. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 154 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 1 1 0 A B A B & F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A .B). (A + D) 3. 3. F7 qu’on nomme NAND (No AND) . La fonction NAND est commutative = A.".1. OPERATIONS DERIVEES : Avec 2 variables A et B. on note les plus significatives pratiquement : • • • F1 qu’on nomme NOR (No OR) .C La fonction NAND est généralisable pour n entrées. on peut réaliser 16 opérations possibles Fi comme l’indique le tableau suivant : A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F0 0 0 0 0 F1 1 0 0 0 F2 0 1 0 0 F3 1 1 0 0 F4 0 0 1 0 F5 1 0 1 0 F6 0 1 1 0 F7 1 1 1 0 F8 0 0 0 1 F9 1 0 0 1 F10 0 1 0 1 F11 1 1 0 1 F12 0 0 1 1 F13 1 0 1 1 F14 0 1 1 1 F15 1 1 1 1 A partir de ce tableau. Y. X. Le complément d'une expression quelconque s'obtient en complémentant les variables et en permutant les opérateurs "+" et ". en plus des opérations de base qu’on a vues.Y=X+ Y.( La fonction NAND n’est pas associative=:.C ≠ A.

F = A + B ⇒ F = A . AND et OR . comme le NAND. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 155 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Opération NOR : L’inverse de l'information A ne passe que si (G = 1) . Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 0 0 0 A B A B ≥1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A + B (se lit (A OU B) tout barre) Propriètés • • • • L’opération NOR est commutative : ·F = A + B = B + A.0 = 1 • Si G = 0 A F • Si G = 1 F = A. toute fonction logique.B A B A .1 = A A • F = A. cette fonctionnalité est utilisée.2. L’opération NOR n’est pas associative : F = A + (B + C) ≠ (A + B) + C ≠ A + B + C . F = F = A. dans bien des cas. et par conséquent. B) : En appliquant le théorème de De Morgan.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES • • L'opérateur NAND est dit "système logique complet". L'opérateur NOR est un système logique complet. L’opération NOR est généralisable pour n entrées. C’est le complément de l’opération OR.1 = A G 3.B • Réalisation d'une OR (F = A + B) : De même.A = A Réalisation d'une AND (F = A . car il permet de réaliser toutes les opérations de base : Not.B F = A. Réalisation d'un inverseur : 1 A F = A. B (Morgan) A B A F = A .B = A + B B Remarques • La porte NAND est aussi souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : F = A.

l'opérateur réalise la fonction OUI ou la fonction NON. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 156 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 3. en considérant la porte XOR et sa table de vérité. suivant l'état de P. L'opération XOR a un caractère programmable . En effet. En s'intéressant au nombre de "1" contenu dans le mot AB. l’examen de sa table de vérité ci dessous montre que F est égale à 1 si [(A=0 ET B=1) OU (A=1 ET B=0)] . On peut dire alors que P est l'entrée de programmation de cet opérateur.Opération XOR : Comme on l’a signalé précédemment.3. P 0 0 1 1 F 0 1 1 0 Fonction réalisée par l'opérateur SI P = 0 ⇒ F = A ⇒ Fonction Identité SI P = 1 ⇒ F = Not A ⇒ Fonction Inversion A F P Alors. on constate que la sortie F est à "1" si ce nombre de "1" est impair. Proprètés • • • Remarques • Le concept de programmabilité ou programmation est fondamental dans les systèmes logiques modernes. L’opération XOR est associative : F = A⊕(B⊕C) = (A⊕B)⊕C = A⊕B⊕C. • Il y a d'autres aspects programmables de la porte XOR . L’opération XOR n'est pas généralisable pour n entrées. on écrit : F = AB + AB qu'on note F = A⊕B Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 0 A B A B =1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A ⊕B (se lit A OU exclusif B) Le signe "=" indique que la sortie est égale à "1" si une entrée et une seule est égale à 1. on peut dire qu'il s'agit de l'opérateur programmable le plus élémentaire. cette opération diffère du OR classique ou inclusif . on remarque que : A 0 1 0 1 L’opération XOR est commutative : F = A⊕B = B⊕A. elle peut être utilisée comme : Détecteur d'égalité : • • F = 0 si A = B F = 1 si A ≠ B B A F Détecteur de parité : Soit l'information formée par A et B. formellement. en effet.

ce qui donne : F = AXY + AXY + AXY + AXY = AX(Y +Y )+ AY(X + X ) = AX + AY • Y X A A Le logigramme déduit de l'équation est : On remarque que cette petite fonctionne emploie différentes types de portes logiques. Y. formé par les différentes liaisons entres les symboles des opérateurs élémentaires. on a 2N combinaisons pour N variables d'entrée. On somme logiquement ces combinaisons. X et Y : • • L'équation logique donnée est : F (X. Exemple : Voilà les 3 représentations d'une certaine fonction F à 3 variables A. D'une façon générale. à partir de la table de vérité suivant le raisonnement suivant : • • • On cherche les lignes où la fonction F est égale à 1 .: inverseur.X + AY . AND et OR. Ainsi. La table de vérité. AX A AX + AY AY MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 157 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . A) = A. la fonction F est égale à 1 si on a AXY OU AXY OU AXY OU AXY . On note la combinaison des entrées pour chacune de ces lignes . REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : Pratiquement.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 4. est : A 0 0 0 0 1 1 1 1 X 0 0 1 1 0 0 1 1 Y 0 1 0 1 0 1 0 1 F 0 0 1 1 0 1 0 1 On a 3 variables d'entrées ⇒ on a 23 combinaisons possibles (23 lignes de la table). On déduit l'équation logique de la fonction F. Il est évident qu'il serait rentable de réaliser cette fonction logique avec le minimum de matériel (circuits logiques). Son logigramme qui est une représentation symbolique. déduite à partir de l'équation. ce qui demande une bonne analyse du problème pour simplifier la fonction en question. sous forme d'un schéma. une fonction logique est représentée par : • • • son équation logique qui n'est qu'une association de sommes et de produits logiques . sa table de vérité ou son tableau de Karnaugh. qu'on verra dans le prochain chapitre .

on étudiera alors la conversion de la bases 2 la base 10 et vise versa. SB-1} . Ceci permet de rendre le traitement de l'information automatique et rapide.Principe : D'une façon générale. A0 est le chiffre le moins significatif (LSD : Less Significant Digit). 1. Et comme la référence à la base 10 est d'un usage pratique. on peut des calculer et des traitements comme on le fait avec le système décimal. on conclut qu'avec les circuits logiques. un nombre N. soit une base B.2. Alors. Un nombre quelconque peut s'écrire en utilisant les puissances de 10 .CHAPITRE 2 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE INTRODUCTION : La numération arabe est universellement adoptée.Bn-1 + … + AiBi + … + A1B1 + A0B0 (forme polymoniale) . Ai est le chiffre (digit) de rang i et de poids Bi . en particulier le système binaire (base 2). …. LES SYSTEMES DE NUMERATION : 1. 2. 3. S1. On peut faire alors la double remarque importante suivante : • • Dans le système binaire. 7. Mais la représentation des nombres avec le système décimal (base 10) n'est pas la seule utilisée. 1} . il n'y a que 2 chiffres : {0.1. Les circuits logiques ne connaissent que les valeurs 0 et 1. Il s'agit du système de numération avec la base 10 dans laquelle : • • On utilise les 10 symboles. il fait alors ses calculs dans cette base. puisque les systèmes numériques ne reconnaissent que 2 états 0 ou 1. Il a pour valeur N = An-1. donc associée à B symboles : { S0. On va étudier les bases 2 et 16 pour leur intérêt dans les circuits logiques.Système binaire (base 2) : L'homme connaît la base 10 . appelés chiffres. …. ils seront très aptes de faire les calculs dans la base 2. 9} . a les caractéristiques suivantes : • • • • • Il s'écrit N = An-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ { S0. 5. On peut donc en utiliser d'autres. De cette remarque. 1. Exemple : 571 = 5 x 102 + 7 x 101 + 1 x 100 . étant donné sa bonne capacité à traiter les calculs courants. An est le chiffre le plus significatif (MSD : Most Significant Digit) . de l'ensemble : {0. 6. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 158 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . S1. SB-1} . 1. 8. 4.

REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE La base 2 a les caractéristiques suivantes : • • • • • Un nombre N s'écrit : N = AnAn-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ {0. Cette association s'appelle "Codage" de l'information binaire et permet d'utiliser plusieurs codes suivant le domaine d'application. Le code ASCII. 1.Le code binaire pur: Il est aussi appelé code binaire naturel. 2. en traitement de texte.Conversion de la base 10 vers la base 2 : La méthode de division est la plus utilisée . Les restes des divisions successives. couramment appelé MSB (Most Significant Bit) .). L'opération inverse s'appelle "Décodage" ou "Transcodage". couramment appelé LSB (Less Significant Bit). An est le chiffre le plus significatif. C'est le code binaire sans aucune codification. il a pour valeur N = 1x25+ 1x24 +0x23 + 1x22 + 0x21 + 1x20. CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : Un système électronique traite les informations en binaire. etc. ces informations sont de différentes natures. chaque chiffre est appelé couramment bit. C'est le code naturel utilisé dans les systèmes numériques (ordinateur. il faut associer alors à chaque caractère un nombre binaire.1. On étudie en particulier : • • • • Le code binaire pur . elle consiste en des divisions successives du nombre (N)10 par 2. Le code BCD . Exemple pour la base 2 : (1011)2 = 1x23 + 0x22 + 1x21 + 1x20 = 8 + 0 + 2 + 1 = 8 + 4 + 2 = (11)10. Ce nombre N est couramment désigné aussi par "Mot de n bits" . pour qu'un ordinateur traite ces caractères. écrits dans l'ordre inverse.Conversion de la base 2 vers la base 10 : On exploite directement la forme polynomiale. 1. contraction de binary digit (chiffre binaire) . Exemple : (22)10 = (?)2. 1} . Ce nombre a pour valeur N = An-12n-1 + … + Ai2i + … + A121 + A020 (forme polymoniale). Le code GRAY .3. constituent le nombre N dans la base 2 (N)2. Or. on manipule des caractères . A0 est le chiffre le moins significatif. c'est à dire qui découle directement du principe général de la numération.4. Le tableau suivant donne le code binaire pur pour un exemple d'un mot de 4 bits (A3 A2 A1 A0) : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 159 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 22 2 0 11 1 LSB 2 5 1 2 2 0 2 1 1 MSB (22)10 = (10110)2 2 0 2. jusqu'à obtenir un quotient nul. Par exemple. Exemple : N = 110101 .

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 160 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on procède comme en décimal : • On part du poids faible (A0). il suffit de coder chaque position de façon que chaque les valeurs de positions successives ne différent que d'un seul bit. dans ce cas c'est le dernier bit qui en retard . On vérifie bien que : • • on a 16 combinaisons différentes . puis à 1 pour la même plage . Supposons qu'on est dans la position 0111 et on passe à la position suivante qui est naturellement 1000.2. qui reste à 0 pour la plage 0 à 1 de A0. on utilise le "code GRAY". Alors le système reçoit une information de position fausse. A2 A1 0 0 1 1 • Et ainsi de suite. On l'appelle aussi "code binaire réfléchi" parce que pour le construire. qui balaye la plage 0 à 1. Physiquement les 0 et 1 sont fournis par des composants électroniques qui ont des temps de réponse différents . il se peut par exemple qu'avant que le système se stabilise sur la valeur finale qui est 1000. passe au mois par un état différent 1001 . on procède par réflexion comme l'indique le tableau suivant où on donne aussi l'équivalence en binaire naturel : en paratant de 0 et 1. on construit le code suivant les axes de sysmétrie.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire A3 A2 A1 A0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 1 1 1 1 0 1 1 1 1 Pour remplir rapidement une table de vérité avec toutes les combinaisons possibles des variables d'entée. • • • Pour remédier à ce problème. C'est pour cela qu'on l'appelle "code à distance unité". La raison de ce choix est la suivante : Si le système qui mesure le déplacement (capteur) utilise le code binaire pur. il n'y a qu'un bit qui change. le problème suivant se pose : • A chaque position de l'élément en déplacement. • On passe au poids suivant (A1). A0 0 1 0 1 2. on associe un nombre binaire : de 0 pour la position initiale à une valeur binaire maximale pour la position finale (par exemple 1111 = (15)10 pour un codage sur 4 bits) . Alors.Le code GRAY : Dans les systèmes indusriels où on a besoin de mesurer un déplacement linéaire ou angulaire. dans le passage d'une combinaison à une autre.

4. Exemple : (571)2 = 1000111011 en binaire pur = 0101 0111 0001 en BCD 5 7 1 2.3. La table suivante montre un tel codage. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 161 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . ce qui permet de représenter 128 (27) caractères différents. etc. Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Code BCD A3 A 2 A 1 A 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 Si on a un nombre décimal N à m chiffres.Le code BCD : Le code BCD (Binary Coded Decimal) qui veut Binaire codé en décimal est la traduction en binaire des 9 premiers chiffres du systèmes décimal.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire Code GRAY A3 A2 A1 A0 G3 G2 G1 G0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 Axes de sysmétrie (réflexion) 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 2.Le code ASCII : Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est un code qui représentent les caractères éditables ou non éditables : éditables parce que'on peut les éditer comme la caractère "A" et non édiatbles comme le crarctère "Escape" ou "Return". Il est codé sur 7 bits (b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0). il sera codé en BCD sur (m x 4) bits : chaque chiffre décimal est traduit en code BCD sur 4 bits.

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 162 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Par exemple. en decimal 65. Le code de la lettre "A" (majusucule) est le nombre : • • • en binaire b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0 = 1000001 . en hexadecimal 41 .

Exemple : F(X. en effet. Les méthodes programmables. METHODE ALGEBRIQUE : 1. Pour cette fin. Cette forme est fort bien recherchée pour aboutir à la réalisation pratique avec un minimum de matériel et à moindre coût. A + AB = ( A + A)( A + B ) = AA + AB + A A + AB = A + B Le principe consiste à utiliser ces propriétés ou les mettre en évidence. dont elle dépend.1. La méthode graphique à base du diagramme de Karnaugh . Dans ce chapitre. on s'intéresse uniquement aux 2 premières méthodes. Si l'une de ses variables ne figure pas dans un de ses termes. en : ajoutant un terme déjà existant : Exemple : Z = ABC + ABC + A B C + AB C Z = ABC + ABC + ABC + A B C + ABC + AB C Z= BC + AC + AB multipliant un terme par 1 (X + X) : Exemple : Z = AB + B C + AC Z = AB + B C + AC . en général. 3 méthodes : • • • La méthode algébrique .(1 + A) Z = AB + B C MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 163 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 1. On en rappelle ci-après 3 parmi les plus importants : • • • A + AB = A(1 + B ) = A AB + AB = B(A + A ) = B A + AB = A + B .Y .Y + X. directes ou inverses. alors elle est sous forme simplifiée. B + B ( ) Z = AB + B C + ACB + ACB = AB.Principe de la méthode : Cette méthode utilise les principes de l'Algèbre de Boole. on utilise.Y) = X.(1 + C ) + B C . dans l'expression à simplifier.CHAPITRE 3 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES INTRODUCTION : Une fonction logique est sous forme normale ou canonique si chacun de ses termes contient toutes les variables.

X) : Exemple : Z = (A + B ) . on descend le store (D) . (A + C + B ) . • 2 boutons poussoirs permettent la descente (d) ou la montée (m) du store . captée par un anémomètre. Fig3. captée par une cellule solaire. Résolution de la fonction logique du store à partir de la table de vérité v 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 s 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 m d 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 M 0 0 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 D 0 1 0 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 M = v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md M = v s md + vs m + vs m+ vsm + vsm M = v s md + vs + vs M = v s md + v M =s md + v MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 164 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . A + C + B Z = (A + B ) . (A + C ) ( ) Z = ( A + B ) . (B + C ) . 1. • Si la vitesse du vent (v). en effet le fonctionnement correct du système nécessite des temporisations et des fonctions de mémoire qui ne sont pas étudiées ici. B + C .2. dépasse un seuil prédéfini. ce fonctionnement de sécurité est prioritaire sur tous les autres.B ) Z = (A + B ) . un appui simultané sur les 2 boutons entraîne la descente du store . Fonctionnement • Si la luminosité du soleil (s). Fig1. B + C . B + C ( ) ( ) ( ) Cette méthode est riche en apprentissage de la rigueur.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES additionnant un terme avec 0 (X . mais elle n'est pratiquement plus utilisée systématiquement. on remonte le store . dépasse un seuil prédéfini.Exemple d'application : Store automatisé Le système de commande du store étudié dans cet exemple est simplifié par rapport à la réalité pour des raisons didactiques . Store automatisé Fig2. (A + C + B.

Pour illustrer le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh.Exemples de simplification par tableau de Karnaugh : Pour illustrer la méthode. La méthode consiste principalement à mettre en évidence graphiquement ou visuellement. La mise en œuvre de cette méthode se fait alors en 2 phases : • • La transcription de la fonction à simplifier dans le tableau de Karnaugh . Tableau de Karnaugh du store automatisé Axes de symétrie md vs 00 0 0 1 1 01 0 0 1 1 11 0 1 1 1 10 1 0 1 1 M G1 00 01 11 10 G2 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 165 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .1. de type : AB + AB = A( B + B) = A Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh se fait suivant la procédure suivante : • • Chaque ligne de la table de vérité correspond à une case du tableau de Karnaugh . la figure 4 montre un exemple pour 3 variables : Fig4. METHODE GRAPHIQUE : 2.Tableau de Karnaugh et principe de simplification : Cette méthode plus simple utilise le tableau de Karnaugh pour simplifier des fonctions booléennes ayant jusqu’à 6 variables. Les cases sont disposées de telle sorte que le passage d'une case à une case voisine se fasse par changement de l'état d'une seule variable à la fois en utilisant le code GRAY. La recherche des groupements de cases qui donneront des expressions simplifiées. on donne les exemples suivants : Exemple 1 : Fonction logique de la montée du store Fig5. les groupements de cases. Le tableau de Karnaugh d’une fonction logique est la transformation de sa table de vérité sous forme d’une table contractée à 2 dimensions.2. Simplification par tableau de Karnaugh a 0 0 0 0 1 1 1 1 b 0 0 1 1 0 0 1 1 c 0 1 0 1 0 1 0 1 F2 0 1 1 0 1 0 0 1 a b c 00 0 0 1 1 01 1 0 11 0 1 10 0 0 F2 2.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2.

L’équation de ce groupement est : b. m et d ne change pas tandis que celui de v change donc G1 = s . m . G2 : L’état de v ne change pas tandis que celui des autres variables change donc G2 = v. et d et pas de a qui change d’état entre les 2 lignes. mais elles sont symétriques. G3 se fait sur 2 lignes et 2 colonnes .d L’équation de F3 devient : F 3 = a b + b c d + b . les cases ne sont pas contiguës. La figure 6 montre la simulation de cette fonction : Fig6.B Exemple 3 : ab G3 cd 00 01 11 10 G3 00 1 0 1 1 01 0 0 1 0 G2 11 0 1 1 0 10 1 0 1 1 F3 G3 G1 G3 Dans l’exemple ci-contre trois groupements sont possibles : • • • G1 se fait sur une ligne donc indépendamment de "c" et de "d" qui changent d’état successivement. Simulation d'une fonction logique du store Exemple 2 : a bc 0 1 00 0 0 01 1 0 11 1 0 10 1 1 F2 : Groupement impossible : Groupement possible F2 = B.C + A. L’équation de ce groupement est : a.c. D + v. D . m . On aura alors : M = s . L’équation va dépendre des variables b et d" et non des variables a.d MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 166 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . c puisque ces variables changent d’état. L’équation de ce groupement est : b .SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES Le tableau de Karnaugh à la figure 5 nous montre deux groupements de cases symétriques : • • G1 : L’état de s.d. c. G2 se fait sur une colonne et deux lignes . l’équation va dépendre de b.b.

si un intrus passe par une fenêtre (B = 1) ou par une porte (A = 1).B + C. Ainsi : • • • Un groupement de 2 cases symétriques entraîne la suppression d’une variable . EXERCICE RESOLU Système d'alarme Dans une maison équipée par un dispositif d’alarme. 3.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2. l’alarme est désactivée .A = C. 1. Donner le logigramme correspondant et effectuer une simulation. l’alarme est activée . En déduire la fonction logique simplifiée. (A + B) Simulation de la fonction logique Logigramme avec NAND MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 167 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Le fonctionnement du système Alarme est caractérisé par ce qui suit : • • Si C = 0. une sonnette S est actionnée. Si C = 1. il y a : • 1 capteur A sur la porte • 1 capteur B sur la fenêtre • 1 interrupteur C pour la commande de marche/arrêt de l’alarme. un groupement de 2k cases entraîne la suppression de k variables. Un groupement de 4 cases symétriques entraîne la suppression de 2 variables .3. par tableau de Karnaugh. Réaliser le logigramme uniquement avec des NAND à 2 entrées. Ecrire la table de vérité de la sonnette S de l’alarme.Conclusion : Le nombre de variables supprimées dépend de la taille du groupement. 2. CORR IGE Table de vérité C 0 0 0 0 1 1 1 1 A 0 0 1 1 0 0 1 1 B 0 1 0 1 0 1 0 1 Tableau de Karnaugh et fonction simplifiée S 0 0 0 0 0 1 1 1 AB C 0 1 00 01 11 10 S 0 0 0 1 0 1 0 1 S = C. En général. 4.

dans sur n'importe quel autre.3. 1. La série 74Sxx : Série Schottky qui est 2 fois plus rapide que la 74Hxx pour la même consommation.). pour une meilleure utilisation. On intègre facilement 1 million transistors par cm2! Ce sont les circuits VLSI (Very Large Size Integration). etc.Famille logique TTL : • • • • • • La série 74xx : Série standard. La série 74ASxx (Advanced Schottky).Comparaison TTL/CMOS : La comparaison se fait principalement au niveau de la rapidité et de la consommation : • • La famille TTL est plus rapide que la famille CMOS . consommation. La famille CMOS consomme beaucoup moins que la famille TTL. le respect des contraintes électriques alimentation.CHAPITRE 4 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION La manipulation des circuits logiques implique un minimum de connaissances de la technologie de tels circuits. Dans ce chapitre. ils sont alors compatibles entre eux : l'un d'entre eux se raccorde. adaptation entre les différents circuits) et dynamiques (fréquence de travail.3.1. constituée avec des transistors bipolaires . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 168 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on étudiera les familles. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE 1.2.1. car il intègre dans un m^me boîtier un maximum de composants électroniques dont le plus important est le transistor. 1. actuellement. La famille CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor). en particulier. à savoir : • • La famille TTL (Transistor Transistor Logic). constituée avec des transistors unijonction. La série 74Hxx : Série rapide (High speed). Les constructeurs donnent toutes les informations nécessaires (datasheets). Chaque famille logique a pour point commun la technologie employée . les plus populaires. Les circuits intégrés logiques sont classés suivant leur technologie de fabrication en plusieurs familles logiques. La série 74LSxx : Compromis entre la 74L et la 74S. 74ALSxx (Advanced Low power Schottky) et 74Fxx (Fast). La série 74Lxx : Série à faible consommation (Low power).Présentation : Un circuit logique se présente sous forme de circuit intégré.Les variantes technologiques : 1. 1.

: La même que la 74CXX.95.1. VILmax : Tension maximale en entrée qui assure le niveau logique bas.Vcc VILmax = 0. CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : 2.2.Vcc VOLmax = 0.Vcc MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 169 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . les niveaux logiques « 0 » ou "L" (Low) et « 1 » ou "H" (High) ne correspondent pas à une tension précise.2 Niveaux logiques de sorties Vcc VOHmi 1 ∅ 0 En TTL : VOHmin = 2. Fig.1 Niveaux logiques d'entrées Vcc VIHmin En TTL : 1 ∅ 0 VIHmin = 2 V VILmax = 0. 2.4 V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VILmax = 0. Tension d’alimentation : • • Famille logique TTL : L’alimentation doit être fixe et égale à 5V avec une tolérance de ± 5%.Vcc La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension de sortie (Output) : • • VOHmin V0Lmax : Tension minimale de sortie à l’état logique haut. mais plus rapide (High speed CMOS).2.4 V VOLma (Etat indéfini) 0V VOHmin = 0. mais à une certaine « plage » de tension. La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension en entrée (Input): • • VIHmin : Tension minimale en entrée qui assure le niveau logique haut.3. Fig.05.Famille logique C-MOS • • • La série 4000B La série 74HCxx Les série 74HCxx : Série classique de base.45. Les niveaux logiques : Pour une famille donnée.8 V VILmax (Etat indéfini) 0V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VIHmin = 0. Famille logique CMOS : Le choix de la tension d’alimentation est plus large de 3V à 18V. : Série CMOS avec le même brochage qu'une série TTL.TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 1.55. 2. : Tension maximale de sortie à l’état logique bas.

R1 est typiquement de 10kΩ .8 Contact commandant un niveau haut 5V • • R2 VI Au repos. le contact est ouvert. Fig. La résistance R1 résout ce problème : • VI • Au repos. R1 assure imposer le '0' logique sur l'entrée de la porte logique .7 Contact commandant un niveau bas 5V R1 Sans la résistance R1.3. INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES Souvent. l'entrée logique est au niveau "0" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 170 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . l’entrée d’un circuit logique TTL change d’état en fonction de l’état d’un contact (interrupteur. la fermeture du contact provoque un court-circuit de l'alimentation 5V.). Dans ce cas.TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 2. l'entrée logique est au niveau "1" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. R1 assure imposer le '1' logique sur l'entrée de la porte logique .3 Gabarit de transfert d’une porte logique inverseuse en technologie Vo VOH max VOH min VI Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 0 » VO Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 1 » VOL max VOL min VIL min VIL max VIH min VIH max VI Plage de tension garantie Plage de tension garantie A l’entrée pour l’état « 0 » A l’entrée pour l’état « 0 » 3. le contact est ouvert. lorsque le contact est fermé. il faut prévoir un interfaçage pour assurer le bon fonctionnement : Fig. contact d'un capteur TOR. Les caractéristiques de transfert : Fig. lorsque le contact est fermé. etc. R1 est typiquement de 10kΩ .

L'ordre de mise en marche a donc été mémorisé . il doit donc "se rappeler" ou avoir de la "mémoire". le courant continue à circuler par K. le relais est alors auto-alimenté et le moteur continue à tourner. on étudie un exemple simple et classique dans ce domaine . il s'agit de la commande d'un moteur d'une perceuse par exemple : • • • • Un bouton "m" permet de mettre en marche le moteur et un bouton "a" permet de l'arrêter . 1. l'état d'un circuit séquentiel dépend de l'état de ses entrées et de l'état précédent de ses sorties . L'équation du relais X et du moteur M est la suivante : K =(K +m).a 24 V 220 V a K K M m K Circuit de commande Circuit de puissance Il s'agit du circuit mémoire élémentaire en technologie électrique. la bobine du relais est alimentée.CHAPITRE 5 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE INTRODUCTION : A la différence d'un circuit combinatoire. Quand on appuie sur le bouton m. Si l'utilisateur relâche le bouton marche. L'action arrêt est prioritaire. c'est à dire si m et a sont appuyés en même temps. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE : Pour introduire à ce type de circuit. le moteur continue à tourner. le bouton a est un contact fermé au repos. Par mémoire. On connaît déjà la solution de ce problème. on exprime le phénomène qui consiste à conserver l'effet d'un événement après sa disparition. quand on relâche le bouton. figurant dans le circuit d'auto maintien ou d'autoalimentation : • • Le bouton m est un contact ouvert au repos . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 171 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Les contacts K associés se ferment. Quand l'utilisateur appuie sur le bouton m. Il en est de même pour le bouton a . Le relais K dispose de 2 contacts . on arrête le moteur. le moteur démarre .

qu'on peut qualifier de circuit de base pour tous les autres . R correspond à a et Q correspond à K.Approche 1 : Dans cette approche.1. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : Les circuits mémoire électroniques sont d'une grande variété à différents champs d'application . 2. Dans l'approche 2.ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2. ainsi que son logigramme : Q =(Q +S). on exploite le résultat du paragraphe 1 . On en déduit alors l'équation de la bascule SR avec Reset prioritaire. R (Reset) est l'entrée de mise à 0 de la sortie Q. car elle bascule d'un état à l'autre suivant l'état de ses entrées S et R .R R S Q Retour permettant au circuit de se "rappeler" Ce circuit est plus connu par sa réalisation simplifiée avec l'utilisation de portes NOR : Q =Q =(Q +S). on utilise le raisonnement comme pour un circuit combinatoire. il s'agit de la bascule SR : • • • • Son symbole est représenté par la figure ci-contre . S (Set) est l'entrée de mise à 1 de la sortie Q . on étudie ici le circuit le plus élémentaire.R R Q =(Q +S)+R S S 0 0 1 1 R 0 1 0 1 Q Fonction de la bascule x Mémorisation 1 Action Reset 0 Action Set 0 Action Reset (*) X indique l'état précédent (0 ou 1) ( ) * Etat indéterminé si on passe à SR=00 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 172 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on part de l'équation d'auto-alimentation du relais et on fait la correspondance logique : S correspond à m. On l'appelle bascule. S R Q On développera le circuit de cette bascule en utilisant 2 approches : • • Dans l'approche 1.

le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état.Approche 2 : Dans cette approche.R Puisqu' on a (q = Q). On introduit alors une variable supplémentaire qui indique l'état précédent de Q. le circuit utilisé est le circuit CMOS CD4011 comportant 4 portes NOR à 2 entrées : • L'appui sur m correspond à l'action Set de la bascule SR. on raisonne comme pour un circuit combinatoire. On note "q" cette variable. ce qui fait conduire le transistor T1 et exciter le relais K . alors : Q =(Q +S).3.Application : Il s'agit de la version électronique du montage Marche/Arrêt du moteur . • 220 V m a ¼ CD4001 R Q D1 R3 K K T1 M 12 V S ¼ CD4001 R1 R2 Circuit de commande Circuit de puissance MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 173 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Il est donc nécessaire de connaître l’état de Q pour connaître l’état de la sortie lorsque les deux entrées sont à 0 (état de mémoire). le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état .ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2.R 2. ce qui fait bloquer T1 et désexciter le relais K . Q Rq S 00 01 11 10 0 0 1 0 0 1 1 1 0 0 S 0 0 0 0 1 1 1 1 R 0 0 1 1 0 0 1 1 q 0 1 0 1 0 1 0 1 Q 0 1 0 0 1 1 0 0 Q =SR+Rq =(q+S). le moteur tourne .2. le moteur s'arrête . L'appui sur a correspond à l'action Reset.

Parmi les méthodes possibles. • Le vérin de serrage (VS) déplace la pièce pour la serrer . une évolution séquentielle représentée graphiquement. on trouve l'organigramme et le GRAFCET qui est l'objet d'étude de ce chapitre. • Le moteur supportant le forêt (MF) commence à tourner et le vérin (VM) pousse le moteur vers le bas . Il est normalisé sur le plan international. • Le moteur MF et le vérin VM sont arrêtés . le capteur (pd) indique que la pièce est desserrée : • On revient alors à l'état initial. • Le vérin VS retourne dans l'autre sens . on se basera sur le système de perçage automatisé. l'œil humain est capable de saisir.CHAPITRE 6 LE GRAFCET INTRODUCTION : La représentation graphique permet de décrire le fonctionnement séquentiel d'un système automatisé sans ambiguïté et d'une façon compréhensible par toutes les catégories de personnel : de l'ingénieur au technico-commercial. décrit ci-dessous : Fig1. les noms des capteurs sont en minuscule et ceux des actionneurs sont en majuscule. En effet. le capteur (ps) indique que la pièce est serrée . cela indique que le forêt est retourné . Note : Pour la clarté. Fonctionnement du système • L'appui sur le bouton Départ cycle (Dcy) lance le cycle . • Le perçage de la pièce commence et le capteur (pp) indique que la pièce est percée . d'un regard. • Alors le vérin VM remonte quand le capteur (fr) est actionné. Pour illustrer les notions traitées dans ce chapitre. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp Fig2. depuis 1988 sous le nom de "Sequential Function Chart (SFC)" (norme CEI 848). Le GRAFCET provient de GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes et Transitions. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 174 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .

Ce modèle est purement descriptif.LE GRAFCET 1.1. Pour simplifier. De transitions auxquelles sont associées des réceptivités . GRAFCET niveau 2. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 175 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 2.).GRAFCET niveau 1 : Dans ce type de GRAFCET. GRAFCET niveau 1 1. apparaissent les actions à réaliser et les informations nécessaires à leur exécution.1. il s'agit alors d'une l'étape initiale. Symbole d'une étape Une étape est symbolisée par un carré repéré numériquement . ELEMENTS DE BASE : Le GRAFCET se compose d'un ensemble : D'étapes auxquelles sont associées des actions .1. c'est l'étape 1.1. Fig5. Fig4. technico-commercial. par laquelle le système démarre.Définition : Une étape caractérise un état qui est un comportement invariant d'une partie ou de la totalité de la partie commande. on les résume dans 2 types : GRAFCET niveau 1 . ici. concepteur-réalisateur. etc.Etape : 2. De liaisons orientées reliant les étapes aux transitions et les transitions aux étapes. Fig3. C'est une situation dans laquelle les variables d'entrée et de sortie dela partie commande conservent leur état.2. 2.GRAFCET niveau 2 : Une étude détaillée conduit au choix des solutions technologiques pour la partie opérative (PO) et la partie commande (PC). On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue PO et PC" ou "GRAFCET de commande". Le choix des actionneurs et des capteurs n’est pas encore fait. on peut distinguer plusieurs types de GRAFCET. Etape initiale Si elle est symbolisée par un carré à côtés doublés. On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue système" ou "GRAFCET fonctionnel". TYPES DE GRAFCET : Suivant les différents points de vue (utilisateur. 0 Appui sur Dcy 1 Serrage Pièce serrée 2 Rotation MF Pièce percée 3 Montée VM Retour effectué 4 Desserrage Desserrage effectué Descente VM 1.

par exemple pour l'étape 0 : X0 = 0).2. Une variable d'étape est associée à chaque étape (en général repéré par Xi. ou i est l'identificateur de l'étape). un point est placé comme ci-contre. Elle définit la condition d'évolution entre étapes.2. Représentation • • Elle est symbolisée par une barre perpendiculaire aux liaisons orientées . Exemple : Serrer la pièce.2. 2. Exemples d'actions associées à une étape 2. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 176 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Cette variable booléenne a pour valeur logique : • • "1" lorsque l'étape associée est active . 4 5 Transition Une transition est validée si l'étape ou les étapes précédentes sont actives. On symbolise les actions par un rectangle relié au symbole de l'étape. un comptage.Les transitions : 2.1. Internes correspondant à des fonctions qui n'agissent pas sur la PO.Définition : Un système lors de son fonctionnement séquentiel change d’état. par exemple pour l'étape 0 : X0 = 1) . Etape active S'il est nécessaire de préciser à un instant donné une étape i active. Fig7.LE GRAFCET Fig6. appelée réceptivité. telles qu'une temporisation.Actions associées à une étape : Une ou plusieurs actions peuvent être associées à une étape. Exemple : Lancer une temporisation de 5 s. Elles peuvent être : • • Externes correspondant aux ordres vers la PO . "0" logique lorsque celle-ci est inactive . etc.1. Une transition indique la possibilité d'évolution entre étapes : Fig8. Elles traduisent ce qui doit être fait chaque fois que l'étape à laquelle elles sont associées est active.

LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : Règles N° 1 : Situation initiale L'initialisation précise l'étape ou les étapes actives au début du fonctionnement. Temporisation 5 Le passage de l'étape 4 à l'étape 5 est toujours vrai 3. X0 représente l'état de l'étape 0. Les étapes initiales sont activées inconditionnellement en début de cycle. il faut que vérifier l'équation logique : Dcy X0. ET la réceptivité soit vraie. d'une étape.c3 X4. etc. il suffit d'indiquer après le repère "t" son origine et sa durée.a0. il faut que : • • la transition soit validée . d'une temporisation .Dcy. L'origine sera l'instant de début de l'activation de l'étape déclenchant la temporisation.c3 X4 représente l'état de l'étape 4.2. La réceptivité est une fonction combinatoire d'informations booléennes telles que l'état : • • • • d'un capteur . Réceptivité toujours vraie 4 =1 • Fig11. Le franchissement de cette transition se fera dès que la ou les étapes immédiatement antérieures seront actives sans autre condition.2. Fig9. La notation t/14/5 signifie que la réceptivité sera vraie 5 secondes après l'activation de l'étape repérée 14. b/ Cas particuliers : Il existe deux cas particuliers : • Temporisation : Pour faire intervenir le temps dans une réceptivité. La notation normalisée s'écrit 5s/X14. d'un bouton de Homme/Machine . l'Interface 4 5 Pour évoluer de l'étape 4 à l'étape 5. Réceptivité toujours vraie : une telle réceptivité s'écrit "= 1". Exemples de réceptivités 0 1 Pour évoluer de l'étape 0 à l'étape 1.LE GRAFCET 2. Pour franchir une étape. Fig10. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 177 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Elle caractérise le comportement initial de la partie commande vis-à-vis de la partie opérative.Réceptivité associée à une transition : a/ Définition : A chaque transition est associée une condition logique appelée réceptivité ou condition de franchissement d'étape. il faut que vérifier l'équation logique : a0.

les étapes 2 et 12 sont activées • La transition 'm. qui possède plusieurs étapes d’entrée. on utilise deux traits parallèles pour indiquer le début et la fin des séquences.2.Les séquences simultanées : Lorsque le franchissement d'une transition conduit à activer simultanément plusieurs séquences d'étapes.d'. l'étape 14 est activée. On appelle cette structure convergent ET: Si les 2 étapes 3 et 13 sont actives et la réceptivité m. Considérons l'exemple de la figure 13 : • La transition 'h'. on obtient des séquences simultanées qui s'exécuteront parallèlement mais indépendamment. 4.LE GRAFCET Règles N° 2 : Franchissement d'une transition Une transition est validée lorsque toutes les étapes immédiatement précédentes sont actives. ET que la réceptivité associée à la transition est vraie. représente l’exécution en parallèle de plusieurs séquences. qui possède 2 étapes de sortie. 2 pb MF VM+ 3 ph VM- 4. représente la synchronisation de plusieurs séquences. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : 4. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 178 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . l'évolution de chacune des séquences d'étapes dépendra des conditions d'évolution du système automatisé. On appelle cette structure divergent ET : Si l'étape 1 est active et la réceptivité h = 1.La séquence linéaire : Fig12. Elle ne peut alors être franchie que : • • Lorsqu'elle est validée . Séquence linéaire 1 s V+ Une séquence linéaire est composée d'un ensemble d'étapes successives où chaque étape est suivie d'une seule transition et chaque transition n'est validée que par une seule étape. Règles N° 3 : Evolution des étapes actives Le franchissement d'une transition entraîne l'activation simultanée de toutes les étapes immédiatement suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes.d = 1. Pour représenter la structure des séquences simultanées. C'est-à-dire.1.

Pour représenter la structure alternative. 4.Structure répétitive : Une structure répétitive appelée aussi une reprise de séquence. il y a un saut de l'étape 1 à l'étape 4 mais conditionné par la réceptivité b. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 179 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Il est à noter que les branches d'une divergence en OU doivent avoir des réceptivités exclusives. Il y a reprise des étapes 1. c'est-à-dire ne peuvent pas être vraies simultanément. 4.3. On appelle cette structure convergent OU. OU de l'étape 13 si elle est active et m = 1. Dans l'exemple de la figure 15. • L'activation de l'étape 14 peut venir : de l'étape 3 si elle est active et e = 1 . Considérons l'exemple de la figure 14 : • De l'étape 1 : On va activer l'étape 2 si la réceptivité b = 1 et a =1 .4. On dit aussi que c'est un saut d'étape 3 à 1 par la réceptivité a. Ou on va activer l'étape 12 si la réceptivité b = 1 mais a = 0. est un saut conditionnel permettant la reprise d'une séquence plusieurs fois (boucle) tant qu'une condition logique fixée n'est pas obtenue.b.5. 2 et 3 tant que la réceptivité a n'est pas obtenue.LE GRAFCET 4.Le saut d'étapes : Le saut d'étape représente un saut conditionnel permettant de sauter plusieurs étapes pour activer une étape en aval dans la séquence.Sélection de séquences : Une structure alternative permet d'effectuer un choix unique d'évolution entre plusieurs étapes en aval à partir d'une seule étape en amont. on utilise un simple trait horizontal pour indiquer le début et la fin des séquences. On appelle cette structure divergent OU.

Remplissage et bouchage des bouteilles V Capteur : H Dcy TP BR F BE H : Départ du cycle. : Le bouchon est enfoncé. Remonté du vérin V après l’enfoncement du bouchon. Le moteur ‘ Avance Tapis : M ’ tourne d’un pas jusqu’à l’action du capteur ‘ Tapis en position : TP ’. : la bouteille est remplie. Fermeture de EV après le remplissage de la bouteille. Le bouchage se fera en deux étapes : Descente du vérin presseur V . • Un poste de remplissage P1 commandé par l’électrovanne EV. Le capteur ‘Bouteille remplie : BR’ permettra de contrôler le niveau de remplissage des bouteilles.Les opération de remplissage et de débouchage s’effectueront simultanément sur les deux bouteilles : • Le remplissage se fera en deux étapes : Ouverture de l’électrovanne EV . : L’électrovanne est fermée. Une bouteille est alors présente à chacun des postes P1 et P2. Le déclenchement de la chaîne d’embouteillage se fait par action sur l’interrupteur Dcy. • Un poste de bouchage P2 commandé par un vérin presseur V à double effet. : Tapis en position.LE GRAFCET EXERCICE RESOLU Fig 18. : Le vérin V est en position haute EV Bouteille Capteur : F Capteur : BE Capteur : BR Capteur : TP Avancer d’un pas Moteur M Le système est réalisé autour de : • Un tapis roulant permettant le déplacement des bouteilles. • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 180 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .

Sa modularité et de sa flexibilité . est désactivée (action Reset) si l'étape suivante est activée. en effet. la logique câblée se fait de plus en plus rare. de microcontrôleur ou d'automate programmable industriel (API) : cette solution présente l'avantage d'être flexible et évolutive puisqu'elle s'adapte facilement à tout changement du système automatisé en par un simple changement de programme. elle est bien adaptée à ces systèmes par : • • • Ses langages de programmation faciles et spécifiques aux automaticiens et électriciens . une étape : • • • • • est activée (action Set) par la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) . On appelle l'ensemble formée par la bascule SR et la porte ET "module d'étape". MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 181 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . R L'action Reset est prioritaire. Sa fiabilité. 1/ LOGIQUE CABLEE L'élément de base dans cette logique est la bascule SR. reste activée même si la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) devient fausse . De nos jours. dans un GRAFCET. alors que la logique programmée. Ce fonctionnement est donc traduit par le schéma cicontre. Dans ces conditions. etc. car elle a été pensée effectivement pour la commande de systèmes automatisés . Logique programmée à base d'ordinateur. car chaque étape sera matérialisée par ce module de base : • • i indique une étape i . l'équation de la sortie Q de la bascule SR a pour expression : Q = ( Q + S ).CHAPITRE 7 MATERIALISATION D'UN GRAFCET INTRODUCTION La matérialisation d'un GRAFCET peut être réalisée de deux façons : • • Logique câblée à base de bascules et portes logiques : elle est simple et adaptée à des petits systèmes figés . de ce fait. on associe à chaque étape une bascule SR . c'est à dire si S = R = 1 alors Q = 0. Ri indique la réceptivité associée à l'étape i. en particulier avec API est la solution la plus utilisée. Pour matérialiser un GRAFCET.

de même.Structure : Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique programmable destinée à piloter en ambiance industrielle et en temps réel des systèmes automatisés. Dans le cas de l'exemple ci-dessus : • • La sortie V est active dans l'étape 1 OU 2 OU 3. alors MB = X1 . L'équation d'une sortie se détermine : en cherchant toutes les étapes où cette sortie est active . et en liant les sorties Q des bascules (X) associées à ces étapes par un opérateur logique OU. La fonction globale d'un API est : Présence énergie Présence programme Consignes (IHM) Comptes-rendues (Capteurs) Ordres (Pré-actionneurs) Traiter les informations Messages (IHM) API MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 182 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . alors V = X1 + X2 + X3 .1. La sortie MB est active uniquement dans l'étape 1.MATERIALISATION D’UN GRAFCET Exemple : • • On passe du GRAFCET au schéma avec modules d'étapes comme expliqué plus haut . MK = X3. 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : 2.

etc. Les interfaces d'entrées/sorties : Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection et du pupitre opérateur . Elle est connecté aux autres éléments (mémoire et interface E/S) par des liaisons parallèles appelées "Bus" qui véhiculent les informations entre ces éléments. Ces interfaces d'Entrée/Sortie (E/S) se présentent généralement sous forme d’interfaces modulaires qu’on ajoute selon le besoin. des temporisation. Entrées / Sorties Liaison avec les capteurs et les préactionneurs Mémoire additionnelle • La mémoire : Elle permet : De recevoir les informations issues des entrées . • L’unité de traitement : Elle réalise toutes les fonctions logiques et arithmétiques à partir d'un programme contenu dans sa mémoire : elle lit et écrit dans la mémoire et actualise les sorties. De recevoir les informations générées par le processeur et destinées à la commande des sorties (valeur des sorties. Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs et aux éléments de signalisation du pupitre. Modules d'E/S • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 183 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .MATERIALISATION D’UN GRAFCET La structure interne d'un API est représentée par la figure suivante : Console de programmation Bus Unité centrale de traitement Module d’entrées logiques Module de Sorties Logiques Mémoire Alimentation Signalisation Représente l’état des entrées et des sorties Issue de programmation Connexion avec le la console de programmation.) . De recevoir et conserver le programme du processus.

Parmi les langages normalisés.5 représente la sortie 5 du module 1. de le compiler et de le transférer à l'automate. Il calcule les équations de fonctionnement du système en fonction des entrées et d'autres variables et les mémorise . Exemple : % Q1. Exemple : %I0. 2. Un autre logiciel est alors nécessaire pour assurer le dialogue avec l'automate. les constructeurs d'API proposent des environnements logiciels graphiques pour la programmation. le signe "%" est spécifique au constructeur (ici Telemecanique) . Langage GRAFCET (Sequential Function Chart : SFC). • Généralement les entrées sont désignées ainsi : %Ii.3.MATERIALISATION D’UN GRAFCET L’interface d'entrée a pour fonction de : • Recevoir les signaux logiques en provenance des capteurs . la durée de ce cycle est typiquement de 1 à 50 ms : • • Lecture des entrées • Avant chaque traitement. un API exécute le même cycle de fonctionnement qu'on appelle "cycle automate" .PROGRAMMATION DE L’API La programmation d'un API consiste à traduire dans le langage spécialisé de l'automate. Généralement.3 représente l'entrée 3 du module 0.j où i est le numéro du module et j le numéro de la sortie dans ce module. en éliminant les parasites d'origine industrielle et en isolant électriquement l'unité de commande de la partie opérative (isolation galvanique) pour la protection .2. les équations de fonctionnement du système à automatiser. Un exemple typique d'interface graphique se présente comme ci-contre : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 184 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Exécution du programme Mise à jour des sorties 2. Le PC peut également servir de poste opérateur pour assurer la conduite de l'unité. • La console de programmation : C'est généralement un PC où est installé qui contient le logiciel de programmation spécifique à l'API. Langage List d'instructions (Instruction List) .j où i est le numéro du module et j le numéro de l'entrée dans ce module. Les résultats sont recopiés dans les sorties. L’interface de sortie a pour fonction de : • Commander les pré-actionneurs et éléments des signalisation du système • Adapter les niveaux de tension de l'unité de commande à celle de la partie opérative du système en garantissant une isolation galvanique entre ces dernières . • Généralement les sorties sont désignées ainsi : %Qi. on cite quelques-uns des plus connus et plus utilisés : • • • Langage à contacts (LADDER) . • Traiter ces signaux en les mettant en forme. l'API lit les entrées et les mémorise durant le cycle automate .Cycle d'exécution d'un automate : Durant son fonctionnement. Ce logiciel permet d'éditer le programme.

1 : % I0.MATERIALISATION D’UN GRAFCET 2. on associe une variable automate dont l’indice est le numéro d’étape : X0 pour l’étape 0. on traduit le GRAFCET correspondant au poste de perçage automatique en langage LADDER : Pour matérialiser ce GRAFCET.2 Q1. X1 pour l’étape 1. Pour l’étape1. • Serrage Rotation MF Descente VM Montée VM Desserrage % % % % % Q1.3 I0.1=1 alors Set X1 Si X1=1 alors Reset X0 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 185 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .2 : % Q0.5 • Pour chaque étape. on associe une variable de sortie de l’API.3. C'est une simple traduction des circuits de commande électriques.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R Si X0=1 et I0.0 S3 % I0. etc.1 KM S1 S2 S3 KM : % I0. L’activation de cette étape (i+1) désactive l’étape i.2 %Q0. % I0.1.5 On a vu dans la matérialisation par bascules que : • • Si l’étape i est active et si la réceptivité suivante est vraie alors l’étape (i+1) est activée.0 b/ Exemple : Dans ce exemple.1 I0. ceci est représenté par : % I0.4 I0.1 Q1. on utilise les association suivantes : • Pour les fin de courses : Départ de cycle Pièce serrée Pièce percée Retour effectué Desserrage effectué % % % % % I0.Le LADDER a/ Description : Le langage Ladder est une succession de "réseaux de contacts" véhiculant des informations logiques depuis les entrées vers les sorties.2 I0.0 S2 S1 % I0.0 : % I0. en LADDER. Pour chaque action.3 Q1.4 Q1.

2 % I0. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.1 % X0 % I0. S2 S1 S3 LD ANDN OR ST S1 S2 S3 KM % I0.1 % Q0.2 % X1 % X2 S % X2 % X1 R % I0. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage : Instruction LD LDN AND ANDN OR ORN N ST STN S R END Fonction Lire une entrée ou une variable interne. Négation du résultat de l'instruction précédente L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.5 % X2 % Q1. Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.3.2 % X1 Traitement postérieur : % Q1.4 % Q1. L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.0 % I0.0 KM MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 186 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Fin de programme.L’instruction liste "IL" : a/ Description : L'IL est un langage dans lequel toutes les opérations sont décrites par des instructions mnémoniques .3 % X2 % X3 S % X3 % I0.2. ce n’est pas un langage graphique.3 % Q1. L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R % I0.2 : % Q0.5 % X4 % X0 S % X4 R % X4 2.0 : % I0.1 : % I0. L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.4 % X4 % X2 R % X3 % X4 S % X3 R % X3 % Q1.0 : % I0. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.MATERIALISATION D’UN GRAFCET Le programme complet sera alors : % I0.

. qui est principalement représenté par : Les actionneurs. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. via les preactionneurs. La position de la fonction "Communiquer" dans une chaîne d'information. L'Interface Homme/Machine qui reçois de l'unité de traitement des messages renseignement sur l'état du système.MODULE 3 PARTIE 3 COMMUNICATION DE L’INFORMATION PRESENTATION Après le traitement des informations. qui agissent sur la matière d'œuvre . le résultat de traitement est communiqué à son environnement.

l'unité de traitement communique soit en parallèle. soit en série suivant le type de périphérique avec lequel elle communique. Mais. câblée. API. On en déduit que l'imprimante parallèle est 8 fois plus rapide que l'imprimante série. c'est à dire chaque caractère est transmis bit / bit. mais en série. Avec une imprimante série. mais en parallèle. chaque caractère est codé par un nombre de 8 bits (code ASCII). c'est à dire 8 bits / 8bits . la supervision. etc.CHAPITRE 1 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE INTRODUCTION : A l'intérieur. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 188 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . on peut dire que l'unité de traitement. l'unité de traitement d'un système automatisé (logique. En série avec les périphériques de dialogue tel un ordinateur de type PC pour la programmation. quand il s'agit de communiquer avec le milieu extérieur. le PC envoie le texte caractère par caractère. PRINCIPE : 0 1 1 0 Unité de traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 parallèle 1 0 0 0 1 1 Unité de 0 traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 série 1 0 0 Liaison parallèle Les 8 bits sont communiqués en parallèle sur 8 fils ! Avantages Plus Rapide Distance plus longue Moins de fils Liaison série Les 8 bits sont communiquées en série un par un sur un seul fil Inconvénients Plus de fils Moins rapide Liaison parallèle Liaison série Exemple 1 : Imprimante parallèle et imprimante série Un texte est un ensemble de caractères .) communique les informations naturellement en parallèle sous un format de 8 bits ou plus. Pour simplifier. etc. en particulier l'API communique : • • En parallèle avec les actionneurs via les pré-actionneurs . • • Avec une imprimante parallèle. microcontrôleur. le PC envoie le texte caractère par caractère.

La liaison entre la souris et le PC doit donc comporter au moins 8 fils. on utilise alors la liaison série. c'est à dire en même temps. LIAISON PARALLELE Un API est à base de microcontrôleur . ce qui n'est pas pratique. Dans l'exemple de la figure ci-dessus. la souris communique avec le PC en série. 3. donc avec 2 fils au plus.LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE Exemple 2: Souris d'ordinateur La souris code sa position sur l'écran avec un nombre important. L'API commande alors les 8 actionneurs branchées à ses sorties TOR en même temps.7 API Q. à la fin de chaque cycle automate. 2. Dans les systèmes automatisés complexe. on a les cas suivants : • • Généralement. le mode de communication dans cette situation est le mode série . il s'agit d'un API avec 8E/8S TOR. En pratique.1 Q. disons codé sur 8 bits pour simplifier.1 I. la liaison parallèle devient techniquement difficile à réaliser à cause de la longueur du câblage et des parasites de transmission .0 Q. LIAISON SERIE : Lorsque la distance devient grande. l'API communique dans le mode série pour échanger des informations avec d'autres API ou avec un PC pour le contrôle et la supervision Programmation d'API avec PC Supervision de l'état d'API et processus avec PC MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 189 COMMUNICATION DE L’INFORMATION .7 L'API actualise ou rafraîchit l'état des sorties TOR simultanément. un API est programmé avec un PC . il traite les données qu'il acquiert des entrées TOR en parallèle et communique les ordres aux sorties TOR en parallèle : I. Dans le contexte d'un API.0 I.

pour faciliter l'accès à l'information voulue au moment et à l'endroit voulu. etc. physiques ou hertziennes.CHAPITRE 4 RESEAU LOCAL .) . ondes.).) . l’ordinateur a connu des progrès et des développements matériel et logiciel qui l'on rendu utilisable partout (bureaux d’entreprises.) . Fig.1 LAN : réseau local • Le réseau métropolitain (MAN : Metropolitan Area Network) : C’est un réseau qui utilise des lignes téléphoniques. avec un gain estimable en efficacité de travail. etc. LES TYPES DE RESEAUX : On distingue différents types de réseaux selon leur taille. D’un ensemble de règles gouvernant la façon de communiquer à l'intérieur du réseau. ateliers de production.INTERNET GENERALITES : Au fil des dernières décennies. On appelle "Protocoles" cet ensemble de règles. usine. etc. Cette omniprésence des ordinateurs a fait naître le besoin de communication entre eux. imprimantes. Un tel réseau doit disposer : • • • De ressources à partager sous forme de données ou de machines (fichiers. universités. etc. 1. DEFINITIONS : Un réseau d’ordinateurs est un groupe de machines autonomes interconnectées et situés dans un certain domaine géographique. etc.) Imprimante partagée Média de transmission partagé 2. fibres optiques. D’une voie de transmission des données (câbles électriques. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 190 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . Fig. etc. On fait généralement trois catégories de réseaux : • Le réseau local (LAN : Local Area Network) : C’est un groupe de machines et périphériques de communication interconnectés sur une zone géographique limitée (locale) comme un Bâtiment (entreprise. pour relier des réseaux locaux à l’échelle d’une ville (grandes entreprises. centre de formation. leur vitesse de transfert des données ainsi que leur étendue géographique.) .1 Description d'un réseau Machine pouvant contenir des ressources en partage (fichiers. Les réseaux informatiques permettent ainsi l'interconnexion physique et logique entre les ordinateurs pour permettre la communication entre eux.

On distingue 2 modèles dans l’architecture des réseaux : • • Modèle "Egal à Egal" ou "Poste à Poste" (Peer to Peer) Modèle Client/Serveur . tour ordinateur peut se comporter aussi bien comme un serveur pour les autres ordinateurs que comme une station de travail : Avantages : • • un coût réduit (les coûts engendrés par un tel réseau sont le matériel. 3. A chaque modèle de réseau correspond un système d'exploitation optimisé pour les tâches requises par le modèle de réseau : • Windows 98. 3. Un modèle de réseau renseigne sur la relation entre les ordinateurs du réseau et l'organisation de la communication au sein de ce réseau. imprimante. …. L'Internet est un exemple de réseau WAN. • Windows NT4 Server et Windows 2000 Server sont des systèmes pour les réseaux Client/Serveur. voire la planète (très grandes entreprises. Station de travail : tout ordinateur relié au réseau (client) et capable d'utiliser sans limitation ces ressources locales et avec permission les ressources réseaux offertes par les serveurs.) et logicielles (applications. on appelle : • • Serveur: tout ordinateur qui peut mettre ces ressources physiques (disque dur. …) à la disposition des autres ordinateurs du réseau.2. Définitions : Dans un réseau local.).1. les ordinateurs opèrent en égaux c'est-à-dire. Modèle Poste à Poste : Dans le modèle Poste à Poste. logiciels. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 191 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . les câbles et la maintenance) . la sécurité est très peu présente. une simplicité à toute épreuve. etc. Inconvénients : • • ce système n'est pas du tout centralisé. multinationales. ce qui le rend très difficile à administrer .2 MAN : réseau métropolitain • Le réseau étendu (WAN : Wide Area Network) : C’est un réseau de réseaux (inter-réseau) à l’échelle d’un pays. LES MODELES DE RESEAUX : 3.RESEAU LOCAL - INTERNET Fig. Windows Millenium sont des systèmes d'exploitation pour des réseaux égal à égal.

ainsi que d'autres équipements permettant d'assurer la bonne circulation des données. LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : Un réseau local est constitué d'ordinateurs reliés entre eux grâce à du matériel (câblage. les ordinateurs du réseau sont répartis en 2 catégories : • • Un Serveur ou des Serveurs qui ont pour unique fonction de rendre des services aux autres ordinateurs du réseau . Des Clients ou "stations de travail" qui. Il propage les signaux arrivant sur chacun de ses ports vers tous les autres ports. généralement coaxial.1. Modèle Client/Serveur Dans un modèle Client/Serveur. voire plusieurs processeurs.câble constitue un nœud et un message est émis à partir de n'importe quel poste et dans les deux sens. Ainsi les signaux émis par chaque ordinateur atteignent tous les autres ordinateurs.3. Topologie en Anneau : Cette topologie équivaut fonctionnellement à un Bus dont le câble se referme sur lui même. Cette topologie a l’inconvénient suivant : si le câble présente un défaut. De plus d’espace disque . chaque machine est reliée par un câble différent à un nœud central appelé "Hub" ou "Concentrateur". le réseau ne fonctionne plus. pour une tâche donnée émettent des requêtes de services vers un serveur.2. Fig.6 Topologie en Anneau 4. Topologie en Etoile : Dans cette topologie. Le Hub contient un certain nombre de ports sur lesquels sont branchées les machines du réseau. L'arrangement physique de ces éléments s'appelle "Topologie". Pour cela. D’un processeur plus puissant et plus rapide. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 192 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . 4. 4. 4. Ce modèle est conseillé pour un réseau professionnel avec des données sensibles nécessitant une meilleure sécurité et une gestion centralisée des ressources. Cette topologie est beaucoup moins utilisée car elle est très chère. cartes réseau). En effet tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de transmission (Bus) par l'intermédiaire de câble. on a donc une boucle d'ordinateurs sur laquelle chacun va "avoir la parole" successivement.RESEAU LOCAL - INTERNET 3.3. un serveur doit être fonctionnellement puissant et doit disposer : • • • De plus de mémoire vive . qui répond à leurs requêtes. La connexion poste . Les ordinateurs du réseau communiquent chacun à leur tour. Topologie en Bus : C'est l'organisation la plus simple d'un réseau.

consulter les catalogues de constructeurs automobiles. images et sons via les lignes téléphoniques ou des lignes spécialisées comme l’ADSL. car une coupure dans un câble n’affecte que l’ordinateur qui est branché dessus et non pas le reste du réseau. il est parfois difficile de trouver celle que l’on recherche au moment opportun.1. INTERNET : 5. etc. Un logiciel de navigation qui permet de parcourir les sites du réseau (Netscape ou Internet explorer) . Internet permet à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant sous divers formats : textes. accessibles aux professionnels comme aux particuliers et permettant d'échanger des informations en toute liberté. et de retrouver ainsi l’information désirée par l’utilisateur. bases de données. Il offre de nombreux services aux professionnels comme aux particuliers : acheter des marchandises en Asie. images. passer des commandes. Fig. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 193 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . Fig. vidéos.7 Hub 5.RESEAU LOCAL - INTERNET Cette topologie offre plus de tolérance de panne. C’est pourquoi on utilise des moteurs de recherche comme Google permettant de lancer une recherche par un mot ou une expression sur tous les sites Internet recensés par ce système.9 Réseau mondial Aujourd’hui.2. Accès à Internet : Pour accéder au réseau Internet. Introduction : Internet est un réseau informatique mondial de type WAN. constitué par une interconnexion de réseaux différents. 5. etc. Un Modem permettant de transmettre et de recevoir textes. l’utilisateur doit bien sûr posséder : • • • Un micro-ordinateur possédant au moins 4 Mo de RAM et 5 Mo sur son disque dur et équipé d'un système d'exploitation comme Windows . Le réseau Internet contenant une foule d’informations en tout genre.

Les directives en question n'ont pas pour rôle. Les activités proposées ne sont pas exhaustives. ANNEXES 194 . • Annexe A : C'est une présentation de quelques systèmes-support typiques. etc. largement connus et diffusés dans les domaines industriel et "grand public" : Les systèmes-support permettent d'offrir des situations didactiques où les élèves peuvent faire des activités pratiques diverses. Exemple de PSE : Réalisation d'une maquette de feux de croisement.A N N E X E S PRESENTATION Les annexes ont pour but de donner une touche finale à l'ouvrage. S’initier à l’utilisation de tous les moyens d’investigation de manière autonome (bibliothèque.). dans la mesure où ils proposent des activités d'ordre pratique. qui sont tout à fait liées aux concepts théoriques étudiés tout le long de l'ouvrage. • Annexe B : C'est une présentation de quelques directives à propos du projet simple encadré (PSE). largement admises aussi bien dans les milieux industriels que dans les milieux éducatifs. Quelques thèmes pour PSE. Il s'agit de 2 annexes : Annexe A et Annexe B. de dire à la lettre ce qui devrait être fait dans ce processus complexe. Internet. Il s'agit donc de proposer : − − Une organisation pour gérer un PSE . COMPETENCES ATTENDUES • • • • Apprendre à traiter collectivement une problématique à caractère scientifique et technologique. Exemple de système : Portail automatisé. mais plutôt de donner un fil directeur figurant dans quelques principes et conduites parmi beaucoup d'autres. visite d’entreprise. Communiquer en utilisant les moyens appropriés. S’initier à la démarche du projet industriel. mais donne des lignes directrices conformes aux 3 modules principaux du programme officiel.

celle-ci devrait donc porter sur un système constitué d'une partie commande et d'une seule partie opérative (un battant). Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . en particulier la liaison pivot très présente dans ce système . Représentation 2D du bras . le store peut se détériorer lors d'une rafale de vent. Commande par API . SYSTEME 2 INTRODUCTION PORTAIL AUTOMATISE L'ouverture ou la fermeture d'un portail d'une propriété privée peut être particulièrement contraignante : portail lourd à manœuvrer. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . pluie. Représentation 2D . Représentation 3D du bras et animation . ANNEXES 195 . passage de véhicules. L'ouvre portail automatisé doit donc permettre de réduire voire d'éliminer ces contraintes d'utilisation. La commande automatique permet par l'information des capteurs de vent et du soleil une utilisation rationnelle et fiable du store.SYSTEME 1 INTRODUCTION STORE AUTOMATISE La manipulation journalière des stores est fastidieuse. Commande par modules d'étapes . Etude des liaisons. Commande par logique câblée combinatoire. Système réel Système didactisé Un battant ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Etude de la commande du moteur du store . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Pour simplifier l'étude. etc. De plus en cas d'absence de l'opérateur. Etude de la commande du moteur du portail . en particulier les liaisons pivot et complète très présente dans ce système . Etude des liaisons. Système Système ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Commande par logique câblée. Représentation 3D des engrenage de réduction de vitesse du moteur et animation . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage .

SYSTEME 3 INTRODUCTION Le système permet de percer un trou dans une pièce d'une façon automatisé. Etude des distributeurs et vernis pneumatiques . Cette orientation se fait par rotation de la parabole autour d’un axe perpendiculaire au plan de l’équateur (axe parallèle à l’axe de rotation de la terre). Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Représentation 2D de la pièce de serrage . Sous–ensemble de perçage de la pièce . en particulier les liaison pivot et glissière très présentes dans ce système . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Commande par modules d'étapes . Représentation 2D de la colonne . la parabole et sa tête de lecture doivent pouvoir être orientés vers chaque satellite situé sur la partie d’arc de l’orbite géostationnaire visible du lieu d’installation. ANNEXES 196 . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Représentation 3D du mécanisme d'orientation et animation . Etude des liaisons. Commande par API . en particulier la liaison glissière très présente dans ce système . Système didactisé ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . SYSTEME 4 INTRODUCTION POSITIONNEUR D'ANTENNE PARABOLIQUE Si l’on veut recevoir les programmes en provenance de plusieurs satellites. Dans ce système. ce qui est assuré par le positionneur de parabole. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Représentation 3D de la mini perceuse et animation . Etude des liaisons. Sous–ensemble d'évacuation de la pièce. Commande par logique câblée. on distingue 3 sous–ensembles fonctionnels qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : PERCEUSE AUTOMATISE • • • Sous–ensemble de serrage de la pièce . Etude de la commande du moteur du positionneur .

Représentation 2D de la pièce de serrage . Représentation 3D du mécanisme système vis-écrou et animation . Commande de moteur par logique câblée . boutons poussoirs. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . en particulier les liaisons pivot et rotule très présentes dans ce système . Après traitement de ces informations. Etude des liaisons. Un tel mécanisme est utilisé dans divers systèmes industriels. Etude des liaisons. Etude de la commande du moteur du positionneur d'axe . ANNEXES 197 . • Déplacement d'une table d'un scanner (équipement médical utilisé dans les hôpitaux pour prendre des images sur un patient). Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . etc. Observation des signaux fournis par le codeur incrémental . le module électronique pilote le moteur d'essuie-glace. Commande par logique câblée à base du circuit NE 555 (par exemple) SYSTEME 6 INTRODUCTION La commande d'axe est le principe qui consiste à déplacer une charge suivant un axe. Système R2EL ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Etude de la commande du moteur . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) .SYSTEME 5 INTRODUCTION Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. On note en particulier le capteur qui indique si le système est revenu à sa position initiale. ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie COMMANDE D'AXE Chaîne d'information Fonction globale du système . Il assure les fonctions suivantes : ESSUIE-GLACE • balayage (essuyage) du pare-brise avec différentes vitesses et lavage du pare-brise. Représentation 3D du système biellemanivelle et animation . • Toutes ces fonctions sont gérées par un module électronique qui reçoit des informations des commandes (interrupteurs. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . On cite par exemple : • Déplacement d'un outil dans une machine à commande numérique .) et des différents capteurs situés dans le véhicule. Représentation D de la bielle . en particulier la liaison glissière présentes dans ce système .

vu leur poids dans cette démarche. suivant une logique qui dit que : "On apprend mieux ce qu'on l'on construit soi-même. les élèves délaisseront leur rôle de spectateur pour celui d'acteur. Le projet met les élèves dans des situations-problème conçues de telle sorte que les élèves ne peuvent pas résoudre les problème posés par simple répétition de connaissances acquises. ce qui polarise son attention et le pousse à chercher les informations constituants les éléments de réponse. vu leur poids dans ce processus. ou ce que l'on contribue à construire" En effet. DIRECTIVES Activités des élèves : Dans le cadre du PSE. ANNEXES 198 . bibliothèques de composants.A N N E X E B PROJET SIMPLE ENCADRE : DIRECTIVES INTRODUCTION : Le projet simple encadré (PSE) ou mini-projet s'inscrit dans le cadre de la pédagogie de projet. Organisation : La réussite • • • • • d'un PSE impose : D’y penser longtemps à l’avance . L'évaluation qui doit aussi bien formatrice que sommative.) . Une adhésion des professeurs . de communication et de synchronisation. Un choix judicieux des mini-projets . impliquant ainsi l'équipe pédagogique . sites Internet. La pédagogie de projet est reconnue comme facilitatrice des processus d'apprentissage. au sein d'une classe ou dans l'établissement tout entier. Le besoin qui doit être justifié . • l’initiative et • le travail de groupe avec ses contraintes de répartition des tâches. Le temps dont la gestion est d'une grande importance pour mener à terme le projet . puisqu'il faut tenir compte simultanément de plusieurs facteurs intervenant dans cette démarche. On cite. entre autres. etc. • d’une éventuelle visite d’entreprise. pour leur donner du sens et éventuellement les renforcer et les consolider. etc. car il est le centre du système éducatif . Les programmes avec une synergie de toutes les disciplines possibles. Choix d'un PSE : Le choix d'un thème pour un PSE n'est pas chose facile. Son apport majeur figure dans la capacité l'apprenant comme constructeur et acteur essentiel de ses savoirs. en résolvant des problèmes liés au projet. On décrit dans ci-après les 2 derniers points. Une évaluation formative et sommative. la production attendue des élèves devrait faire principalement appel à des savoirs et savoir-faire déjà abordés dans les différents cycles de travaux pratiques. On discute ci-après les 2 derniers points. Une adhésion des élèves . L’organisation et le déroulement des activités privilégient : • la créativité . les facteurs les plus influents : • • • • • L'élève en premier lieu. tant sur le plan individuel que collectif. Les élèves mènent leurs activités à partir : • du dossier technique et de tout ou partie relatif à un produit existant dans le laboratoire . bases documentaires informatisées. • de bases de données accessibles (catalogues.

etc. 1994. Foucher. [2] R. Technologie des systèmes automatisés. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de fonctionnement normal . Construction mécanique industrielle. DARBELET et al. BRYSELBOUT et al. [9] M. Foucher. BRYSELBOUT et al. occasion privilégiée pour évaluer les capacités de communication et expression des élèves. première S. Paris. 1993. Paris. BOURGEOIS et al. Foucher. [10] M.BARLIER et al. [3] C. Paris. 2003. ANNEXES 199 . Foucher. 1993. BENIELLI et al. • Réalisation d'une maquette pour feux de carrefour dans un esprit de groupe : Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de coordination . Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de forçage. Terminale S. qui peuvent aboutir à des réalisations autonomes ou des améliorations de systèmes existants. En voici quelques exemples : • Réalisation de partie commande de la perceuse automatisée : Utilisation des modules d'étape . Toulouse. 1995. Pompe à eau. • Réalisation de partie commande d'un essuie-glace à base du circuit NE555 pour : Grande vitesse et Petite vitesse . Paris.Initiation aux sciences de l'ingénieur. • Réalisation de partie commande Portail : Utilisation des modules d'étape .Evaluation d'un PSE : L’évaluation devrait se faire : • D'une façon formative sous forme d'un suivi régulier : Au cours des phases du projet par une aide individuelle et collective (groupe) . Paris. La démarche de projet industriel. [7] I. Gestion et informatique. DELAGRAVE. Sciences de l'ingénieur. BIBLIOGRAPHIE [1] F. [6] R. 2003. Paris. [8] Marcel Gindre et al. • Réalisation d'un sèche-mains à base de circuit NE555 et sèche-cheveux . diodes et boutons poussoirs). Electronique Numérique logique séquentielle. 1987. • Réalisation de circuit de commande simple pour positionneur d'antenne parabolique. avec simple circuit électrique (transformateur. − GRAFCET de marche manuelle . Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de nuit (jaune clignant) . Paris. [8] Marcel Gindre et al. Hachette. McGraw-Hill. McGraw-Hill. Foucher. Sciences de l'ingénieur. Electrotechnique automatique et informatique industrielle. L'exposé devant un jury. Au cours des revues de projet : En fin de recherches de solutions . • D'une façon sommative à la fin du PSE . [5] C. [4] C. − GRAFCET de marche automatique . Très petite vitesse avec le temps de balayage très inférieur au temps de repos . LANGLOIS. Foucher. elle devrait porter sur : Le travail écrit (rapport ou mémoire) contenant les différents dossiers . Utilisation d'API . Economie d'entreprise. 1987. EXEMPLES DE PROPOSITIONS DE PSE On donne à titre d'exemple quelques idées pour PSE. 1993. • Réalisation d'une minuterie d'escalier à base de circuit NE555 . Utilisation d'une télécommande pour autoriser l'accès au portail. 2001. RAK et al. Utilisation d'API : − GRAFCET de coordination . c'est l'occasion de découvrir un tel type de GRAFCET appelé aussi GRAFCET de synchronisation . Electronique Numérique logique combinatoire. Paris. Paris. Paris 1992. GOURANT et al. Foucher.

11 12 146 Internet I 193 K Karnaugh 165 C Cahier de charge (fonctionnel) 23 Capteur Numérique 145 Capteurs 140 TOR 141 Cartouche 84 Chaine fonctionnelle 28 Circuit imprimé 61 Code ASCII 161 Code BCD 161 Code binaire 159 Code GRAY 160 Commande numérique 135 Contacteur 65 Coupes 97 Courroie Voir Poulie S SADT Sectionneur Sections Sécurité électrique Serveur 21 66 99 55 191 L LADDER Liaisons complétes Liaisons mécaniques 185 108 101 M Materiaux Méthodes algébriques Modèle Client/Serveur Poste à Poste Modeleur volumique Moteur électrique Moulage 93 163 192 191 127 74 132 T Table de vérité Temporisation Topologie Anneau Bus Etoile Topologie (reseau) Transformateur Transistor Typon 157 50 192 192 192 192 46 49 58 D Distributeur 69 N NAND Nomenclature NOR 154 85 155 U Usinage 133 E Echelle Electrovanne Engrenage Entreprise 84 73 119 30 O Opérations booleennes OR 151 153 Ventouse Verrin Vis-Ecrou V 80 78 123 F Famille logique FAST Filtrage Fonction 168 20 48 15 P Perspective Pieuvre (diagramme) Pignons Pneumatique (Enérgie) 87 16 119 53 XOR X 156 200 .INDEX Format 83 3 3D 126 G Gestion de production GRAFCET Guidage 36 175 113 Poulie Produit Projection 117 10 90 A Accouplements Afficheurs AND Automate programmable 122 147 152 182 Q Qualité 37 H Hachures 98 R Redressement Régulation Relais Réseau Etendu Local Métropolitain 47 48 67 190 191 190 190 B Bascule Besoin Bête à corne Bouton poussoir 172 9.

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