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S DE L’INGEN CE IE N IE

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TRONC COMMUN DU POLE TECHNOLOGIQUE

A V A N T - P R O P O S
Dans notre environnement quotidien, on utilise de plus en plus des systèmes dont la complexité exige une démarche d'étude structurée fondée sur la théorie des systèmes. Pour aborder de tels systèmes, il faut : Un minimum de connaissances ou une culture technologique de base, en tant qu'utilisateur ; Et des compétences pluridisciplinaires impliquant une compréhension approfondie des principes scientifiques et techniques sous-jacents. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur apporte alors les concepts élémentaires pour aborder les systèmes. Il est l'interface entre l'enseignement collégial et le pôle technologique du cycle du baccalauréat ; il permet de : Dispenser à l'élève une base de formation commune aux sections de baccalauréat ; Faire découvrir à l'élève les constituants des divers champs technologiques pour lui faciliter l'orientation et mieux affirmer son projet personnel ; Développer chez l'élève les compétences de raisonnement, de communication, d'expression, d'organisation de travail et de recherche méthodique ; Développer chez l'élève les capacités d'auto apprentissage. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur privilégie l'acquisition de connaissances globales par approche inductive et en promouvant l'utilisation des nouvelles technologies informatiques. Il se base sur des produits-support qui peuvent être aussi bien de l'environnement quotidien de l'élève que de l'environnement industriel. Le produitsupport met en évidence principalement : Une approche fonctionnelle répondant à la question "A quoi sert le produit ?" ; Une approche technologique répondant à la question "Comment est construit le produit ?" ; Une approche physique répondant à la question "Comment le produit se comporte-t-il ?". Ces différentes approchent se conjuguent très bien avec la démarche de projet qui est fortement conseillée pour la qualité d'enseignement qu'elle procure en favorisant l'autonomie, la recherche, le travail en équipe, la communication, etc. La structure de cet ouvrage est le reflet de cet aspect pluridisciplinaire qu'offre cet enseignement. Il est conforme aux directives et programmes officiels. Il est axé principalement sur 3 modules : 1. 2. 3. Module 1 : Analyse fonctionnelle ; Module 2 : Chaîne d'énergie ; Module 3 : Chaîne d'information.

Pédagogiquement, ces 3 modules constituent les centres d'intérêt cognitifs et méthodologies qui : organise et structure les problèmes à résoudre pour l'acquisition des connaissances ; détermine les activités proposées possibles à proposer aux élèves. Les 3 modules sont structurés en parties et chapitres pour respecter cette nouvelle vision des programmes et permettre aux élèves un apprentissage progressif avec un enchaînement permettant d'appréhender peu à peu la pluridisciplinarité d'un système. En plus des 3 modules, 2 annexes donnent plus de cohésion à l'ouvrage. Il s'agit d'annexes relatives à la démarche de projet industriel : Une annexe A donne des exemples de systèmes à réaliser ; ces systèmes-support sont simples mais riches en enseignements ; Une annexe B donne des directives pour le projet simple encadré (PSE) ; ces directives proposent de l'organisation et de la gestion d'un PSE, ainsi que des exemples des thèmes à traiter avec les élèves.

LES AUTEURS

POUR SE REPERER DANS L’OUVRAGE

1

Utiliser le sommaire pour se situer dans la structure du livre qui est organisé comme suit : Le contenu du livre est divisé en 3 modules ; Chaque module est constitué de plusieurs parties ; Chaque partie est divisée en plusieurs chapitres. Exemple : Le chapitre GRAFCET de la partie 2 (Traitement de l’information) du module 3 (Chaîne de l’information) se trouve à la page 176.

LE CHAPITRE

LE MODULE LA PARTIE LE SOMMAIRE

2

Utiliser l’index pour aller directement à l’essentiel en recherchant une définition, une méthode, un exercice ou un mot clé. Il suffit de choisir le mot qui caractérise au mieux le domaine de votre recherche pour obtenir ensuite la page correspondante dans l’ouvrage.

S O M M A I R E
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE A V A N T - P R O P O S ................................................ 2 CHAPITRE 1 ......................................................... 9
ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE ................................................................................................. 9
1. BESOIN : ............................................................................................................................................. 9 2. PRODUIT ............................................................................................................................................10 3. REPONSE AU BESOIN ..............................................................................................................................11

CHAPITRE 2 ........................................................ 20
ANALYSE FONCTIONNELLE INTERNE ................................................................................................20
1. 2. 3. 4. LE DIAGRAMME FAST : ............................................................................................................................20 DIAGRAMME SADT :................................................................................................................................21 LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL : .....................................................................................................23 DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL : ...........................................................................................................24

CHAPITRE 3 ........................................................ 25
STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME ......................................................................................25
1. STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE :.....................................................................................................26 2. CHAINE FONCTIONNELLE : .......................................................................................................................28

CHAPITRE 4 ........................................................ 30
ENTREPRISE INDUSTRIELLE ...........................................................................................................30
1. LE SYSTEME ENTREPRISE :........................................................................................................................30 2. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE .............................................................................................................30 3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE : ................................................................................31 4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE : ...........................................................................................................31 5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :..................................................................................................................32 6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE : .................................................................................................................32 7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :.....................................................................................33

CHAPITRE 5 ........................................................ 34
NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION .............................................................................................34
1. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : ...................................................................................................................35 2. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : ................................................................................36 3. LA GESTION DE LA QUALITE : ....................................................................................................................37

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE
PARTIE 1 :ALIMENTATION EN ENERGIE

CHAPITRE 1 ........................................................ 41
ALIMENTATION ELECTRIQUE..........................................................................................................41
1. SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : ...........................................................................................................41 2. SOURCE DE TENSION CONTINUE : ...............................................................................................................42 3. MESURE DE TENSION : ............................................................................................................................42 4. COURANT ELECTRIQUE ...........................................................................................................................43 5. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : ........................................................................................................46 6. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : ..............................................................................49

CHAPITRE 2 ........................................................ 53
LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES ...............................................................................................53
1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : .................................................................................................53 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : ..........................................................................................................................54

CHAPITRE 3 ........................................................ 55
LE RISQUE ELECTRIQUE ...............................................................................................................55
1. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE ........................................................................................55 2. TENSION LIMITE DE SECURITE ...................................................................................................................56 3. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : ...............................................................................57

...83 3/ ELEMENTS PERMANENTS ....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................88 3/ PROJECTIONS ET VUES .......................................... 82 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL .....................................74 CHAPITRE 2 ...... 2....................................................................................................................................................... 73 ACTIONNEURS ELECTRIQUES .......................................... 93 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX.....................................................................73 3.................................................................................................................................................................................................. 87 PROJECTION ORTHOGONALE ......................70 LOGICIELS DE SIMULATION : ............................................................................................................. RECAPITULATION : ..................... 4.......................................................................69 LE DISTRIBUTEUR 5/2 : ...................................... 7........................................................78 1..................................................... 5....................................................................... 65 PREACTIONNEUR ELECTRIQUE........70 LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : ..............................65 1...................................................................................................................................................80 LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : ......................... LE SECTIONNEUR .......................................................................................58 1................................. LES VERINS :...83 4/ L'ECHELLE ........................................................78 LE VERIN DOUBLE EFFET :..............................................................84 6/ NOMENCLATURE : .......................................87 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE ........................................................................................... 58 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME ..................................................................................... 69 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES ......................... 78 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES............................................................. ELECTROVANNE : ........................................................... LE MOTEUR ELECTRIQUE :......... LE DISTRIBUTEUR 3/2 : .................................................84 5/ LE CARTOUCHE: ..........................................................................................79 CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : ...................78 CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : .............................................................................. 4............................85 7/ ECRITURE : ............................................................................................................................................................................................................63 PARTIE 2 : DISTRIBUTION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 .........................................73 2............................... EXEMPLE D'APPLICATION : ........................................................................................................................................................................................................................................................................85 8/ LES TRAITS : ..................................................................93 1....... 2...................................................................65 2.................................................................................................................67 4................82 2/ FORMATS .........................78 LE VERIN SIMPLE EFFET : .............................................68 CHAPITRE 2 .............................................................................................................. LE RELAIS THERMIQUE ................................................................................................................................58 2...................... 3............................................................................................................61 3.........................................73 1............................ 3....................................69 1........................................................................87 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE.................................................................................67 5............82 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS ...........................................................................................................................................PROPRIETES DES MATERIAUX :................................................................................... LES FUSIBLES ................................................................................................................................ REALISATION DU TYPON .........................................90 CHAPITRE 3 ........................................................79 EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS :..................93 2...........................................................................................................................62 5..................93 ...........................CLASSIFICATION DES MATERIAUX : .............................................................................................................................................................................................................................................................................................86 CHAPITRE 2 .................80 PARTIE 4 :TRANSMISSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ............................................. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE..............................66 3............................................62 4.....................................................................................................................................71 PARTIE 3 : CONVERSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 .................................................................................................................CHAPITRE 4 .................................................................................... INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME.................................................. 6......... ELECTROAIMANT (EA) : .................................................................................. GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME ........................................................ LE CONTACTEUR ...............

............................................................................. 3............................ 147 ......................................... LOGICIELS CAO . 146 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM)..................................................... 2................................................................................... FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE. LES COUPES :................................. MOUVEMENT.. 125 1................................................................................................................................................................. 121 5/ ACCOUPLEMENTS................. SYSTEME VIS-ECROU.................................................................................................................................... 124 CHAPITRE 8 ............................... 4............................................. 108 2................... 125 2....................................................................................................... 146 2........................................................... ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE............................................................................................ 132 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES............................................................................... 119 3/ ENGRENAGES .................................................................................................DESIGNATION DES MATERIAUX : ........................................................................................................................................................................................................... 4................ 132 1/ PROCEDES DE MOULAGE ........................................................................................................................................ MISE EN PLAN .......................................................................................................................... 101 LIAISON MECANIQUE ...................................................................................97 1.................................................................................... 140 NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : ..................................................................................................................... 130 7..................................... 3............................................................................................. 101 HYPOTHESES ............................................ 125 REPRESENTATION VOLUMIQUE ...................................................... CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : ..... 140 LES CAPTEURS ..............................................................................3..... CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES ...97 2....... 127 5..................................................................................................................................... 145 CHAPITRE 2 ................................................. 128 6.......................... 122 6........................................................................................................................ DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : .................................. 117 1/ POULIES ................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. 146 1............................................. 131 CHAPITRE 9 .. 101 LES LIAISONS MECANIQUES ....................................................................................... 140 CAPTEURS TOR : ...... 132 2/ PROCEDES D’USINAGE ............................................................. 125 3..................................................... LES SECTIONS : .............................................................................................................................94 4.............................................................................................................. 117 2/ PIGNONS ET CHAINE ............... 132 Equipement de réalisation .............. 101 REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS . DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : ..............................................................................................................99 CHAPITRE 5 .................................................... 112 3/ GUIDAGE EN ROTATION ............... 141 CAPTEURS NUMERIQUES : ............... SYSTEME BIELLE MANIVELLE .............................. CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE ...............................................SYMBOLES DES MATERIAUX : ......................................................... 108 1/ LIAISONS COMPLETES ................................................................................................................ 133 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION PARTIE 1 :ACQUISITION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ......... 130 8........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 119 4/ ROUE ET VIS SANS FIN .......................................................................................................................................................................................... 123 7.................................................... MODELEUR VOLUMIQUE................................................................... 140 1............................................................................................................................. 113 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION ............... 108 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS .........................................................................................................................................................94 CHAPITRE 4 ..................................................................................................................... 126 4................................................................. 103 Schéma cinématique minimal ............................ 101 1..................................................... 97 LES COUPES – LES SECTIONS .................... 117 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT .... INTERET DE LA CAO .................................................................. 2.....COURROIES ..................... DEFINITION : ................................................... 5............................................................ 107 CHAPITRE 6 .......................................................................................................... 115 CHAPITRE 7 ...............................................................................................................................

............................... 170 CHAPITRE 5 ........................................................................ LIAISON SERIE : . 154 REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : .................................. 171 2.................................... DEFINITIONS : ........................................................................................................................................ 163 2.................................................................... 158 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE....................................................................................................... 193 A N N E X E S PROJET ........................................................................................................................... 157 CHAPITRE 2 .............................................................................................. 188 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE .................................. 189 CHAPITRE 4 ...................................... 175 3................................... 172 CHAPITRE 6 .......................................................................................... 171 1............ 188 PRINCIPE : ....................................... 178 CHAPITRE 7 ...... INTERNET : ......PARTIE 2 : TRAITEMENT DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ................................................................................................................. 150 1................................................................................................................................................................................................................................................INTERNET .......................................... 190 2................................................................................................................................................................................................ NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE ............................................................................................................................................................................................. 168 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES ................................................................. 2................... 174 LE GRAFCET...................................................................................................................................................................................................................................................... 181 1/ LOGIQUE CABLEE... 190 RESEAU LOCAL ........................................ LES TYPES DE RESEAUX : ........ 192 5.......................... 150 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES .. 158 1............................................................................................................................................. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : ............................................. METHODE ALGEBRIQUE : ........... METHODE GRAPHIQUE : ...................................................................................................................... 177 4..................................................... 159 CHAPITRE 3 ................................................................................................................................................................................................. 171 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE ................................................................................... 168 1..................................................................................................................................... 194 ENCADRE : DIRECTIVES ........................................................................................................................................................................................................................... LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : ........ 174 1.................. CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : ..................................................................... 191 4........................................................ 3...................................................... CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE :.... 163 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES .......................................... CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : ......................................................................................................................................................... 169 3...................................................................................................... 168 2......................... ELEMENTS DE BASE : .... 163 1.................. DEFINITIONS PRELIMINAIRES : ................................ 165 CHAPITRE 4 ........ LES SYSTEMES DE NUMERATION : .......................................... 4............................................................................. LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : ....... INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES ................. 181 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : ....................................................................... 190 3................................. 188 2.. 175 2. 198 SIMPLE ................. 150 OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES :................................................................................................................................... CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : ............................ TYPES DE GRAFCET :........................................ 182 PARTIE 3 : COMMUNICATION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 .............................. 190 1.......... 181 MATERIALISATION D'UN GRAFCET .. 189 3.............. 151 OPERATIONS DERIVEES :....................................................... 158 2..... LIAISON PARALLELE . LES MODELES DE RESEAUX :...................................................................................................

Décrire la valeur ajoutée par le produit. Les diagrammes FAST et le SADT pour rechercher les fonctions techniques. Distinguer les différents types de fonctions. Elle s'applique à la création ou à l'amélioration d'un système. Appréhender les différentes étapes de l'analyse fonctionnelle.MODULE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE PRÉSENTATION Dans le contexte de la démarche de projet industriel. Le diagramme Pieuvre rechercher les fonctions de service . caractériser. l'analyse fonctionnelle est une approche scientifique qui raisonne en termes de fonctions devant être assurées par un produit ou système. pour être compétitive. ordonner et hiérarchiser les fonctions d'un système. Énoncer sa fonction de service. Repérer les solutions constructives associées aux fonctions techniques. Définir les étapes du cycle de vie d'un produit. Elle a pour objectif de décomposer le système pour y distinguer : Les fonctions de service qui permettent de répondre au besoin . Les fonctions techniques qui permettent d'assurer les fonctions de service. une entreprise doit : Être structurée en fonctions et services qui communiquent efficacement. Elle consiste à recenser. ce qui doit lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs . en vue de fabriquer des produits de qualité. Utiliser les outils adéquats de gestion de production. Les plus utilisés de ces outils sont : Le diagramme de bête à cornes pour formuler un besoin . . En effet. L'analyse fonctionnelle est une démarche appliquée largement dans le monde de l'entreprise industrielle. Selon qu'on s'intéresse aux fonctions de service ou qu'on s'intéresse aux fonctions techniques. COMPETENCES ATTENDUES Identifier les éléments transformés par le produit. à chacune ses outils. Situer l'analyse fonctionnelle dans la démarche de projet industriel. L'organisation de l'ensemble de ces fonctions. on parle d'analyse fonctionnelle externe ou interne . dans les délais requis et au meilleur coût. c'est à dire leur interaction .

des rayons solaires intenses dans une pièce.Définition : Le besoin est une nécessité ou un désir éprouvé par un utilisateur. • Le store pour satisfaire le besoin de se protéger.CHAPITRE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE INTRODUCTION : Dans la vie quotidienne. Par exemple. etc. BESOIN : 1. dans ce cas. par exemple. c’est aux entreprises de définir ce besoin. etc. Implicite comme le besoin de se nourrir. car l’entreprise doit avoir toujours des clients pour survivre et se développer. un utilisateur exprime le désir de monter un store dans son jardin . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 9 . L'analyse fonctionnelle externe. Il permet de justifier l’existence d’un produit.1. Il peut être : • • • Explicite : l’utilisateur exprime de façon consciente son besoin . terrasse. 1.Types de besoin : Le besoin est donc une exigence qui naît de la vie sociale et économique. . on utilise : • L’ordinateur pour satisfaire le besoin de traiter et stocker les données. décrit le point de vue de l'utilisateur et ne s'intéresse au produit qu'en tant que "boite noire" capable de satisfaire son besoin en fournissant des services dans son environnement durant son cycle d'utilisation.2. 1. Latent qui existe de manière non apparente et donc non exprimée . Chacun de ces produits satisfait à un de nos besoins. on utilise des produits divers.

. etc. bouchée et étiquetée achète à son tour ce processus (grosse machine) chez une autre entreprise.3. un tel service a pour rôle d'étudier le marché et suivre de prêt les besoins des clients : besoin explicite ou latent • Conception et production : Après avoir défini le besoin.Types de produit : Un produit peut être un : • Matériel : c'est ce qui est matériel et élémentaire tel que des bouteilles d’huile. • Il satisfait au besoin ou but de traiter les donnés. des boîtes d’allumettes. du savon. Exemple : Micro-ordinateur Le Micro-ordinateur est un système : • C'est un ensemble d'éléments liés : unité centrale. 2. l’entreprise qui va vendre le produit bouteille remplie. commencent leurs recherches pour trouver les solutions technologiques répondant au besoin de leurs clients . • Elimination du produit : Le produit ne répond plus au besoin par vieillissement ou par l'arrivée de nouvelles technologies. . . adulte. souris. etc.2. PRODUIT 2.CYCLE DE VIE D’UN PRODUIT : Le cycle de vie d’un produit est relativement comparable a celui d’un être vivant : naissance. les concepteur-réalisateurs. un service offert par une banque. etc. jeunesse. • Commercialisation : Le produit répondant au besoin du client sort de l'usine pour trouver sa place dans les magasins de vente. clavier. • Utilisation du produit : Le produit est entre les mains du client utilisateur pour répondre à son besoin. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 10 . vient la phase de production ou industrialisation du système dans les usines de fabrication. 2. vieillissement.1.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. dans leurs bureaux d'études.Définition : Un produit est ce qui est fourni à un utilisateur pour satisfaire à un besoin. écran. etc. • Service : c'est ce qui n’est pas matériel tel qu’un service offert par une agence de voyage. • Processus : C'est un produit qui n'est pas élémentaire et qui est donc complexe tel qu’une "grosse machine" qui permet de remplir des bouteilles avec un liquide donné. puis après avoir fini de la conception du système. les boucher et les étiqueter . On peut résumer ce cycle dans les phases suivantes : • Définition du besoin : le produit est défini par le client utilisateur ou crée par le service de "Marketing" d'une société .

Qualité d'un produit : La qualité est l'ensemble des propriétés et caractéristiques d'un produit qui lui donne l'aptitude à satisfaire un besoin. Le concept de système a une signification ou connotation plus riche : il regroupe tous les types de produits mentionnés ci-dessus (matériel.Notion de système : Le terme "système" est souvent utilisé à la place de celui de "produit". ce qui permet d'identifier toutes les fonctions possibles devant être assurées par le produit.1. notamment la vision des soussystèmes qui le composent. • De la sûreté de fonctionnement . On entame alors la recherche des fonctions devant être assurées par ce produit. comme suit : Un système est un ensemble d'éléments organisé en fonction d'un but à atteindre ou pour satisfaire un besoin.Finalité d’un produit : Pour répondre au besoin. REPONSE AU BESOIN 3.2. 2. service et processus). on ne parle pas donc des solutions techniques. • De la conformité de ces fonctions par rapport à la demande du client . A ce stade. 3. 3. en effet.4. • Du délai nécessaire pour réaliser le produit sans retard . Elle dépend : • Du nombre de fonctions assurées (fonctions d'usage et d'estime) . coût de commercialisation. en effet un produit doit assurer ses fonctions tout en respectant les normes de sécurité pour les biens et les personnes . dans la suite de l'ouvrage. on définit l’action d’un système en termes de sa finalité. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 11 . Pour ce faire. en général. on utilise les 2 outils ou représentations normalisés suivantes : • Le diagramme de la "Bête à cornes" . • Du coût de revient . on utilise des outils bien adaptés à cette tâche qui sont en principe graphique. ainsi que les liaisons et les relations qui les régissent. une représentation graphique rend un système plus facile à assimiler. etc.5. coût de fabrication. En effet. c'est à dire en termes de ses fonctions qui rendent service à l'utilisateur. En effet. • L'Actigramme de la fonction globale. L'intérêt de ce principe. C'est le terme qui sera donc utilisé.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. pour le concepteur . le coût de revient d'un produit dépend de plusieurs phases qu'il faut maîtriser et rationaliser : coût d'étude. Il est défini.réalisateur. est de laisser l'esprit ouvert pour la créativité. en général.Recherche et formulation du besoin : Le plus souvent.

le distributeur. parce que le diagramme ressemble un peu à une bête à 2 cornes. Exemple 1 : Micro-ordinateur Utilisateur Données Microordinateur Traiter et stocker Les données Exemple 2 : Store automatisé Habitant d'un local Une zone exposée La toile Store automatique Positionner la toile automatiquement MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 12 .Bête à cornes : A qui rend-il service ? Sur quoi agit-il ? Pour énoncer le besoin fondamental d’un produit. Il nécessite un travail en groupe.2. le concepteur. par conséquent l'étude du système se justifie et a donc raison d'être. L'outil "Bête à cornes" permet de s'assurer que le besoin existe . qui pose 3 questions fondamentales comme l'indique la figure ci-dessous : Système Dans quel but le système existe-t-il ? Note : On l'appelle "bête à cornes".ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. etc. afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur.1. on utilise l’outil ou diagramme de "bête à cornes".

2. L’information . La valeur ajoutée peut être un déplacement. par exemple. on rencontre 3 types de matière d’œuvre : La matière . seuils de déclenchement. Exemple : "Traiter les données" . arrêt.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. etc. C'est la relation établie par le système. etc. qui transforme une matière d'œuvre en la faisant passer d'un état initial en entée à un état final en sortie pour satisfaire le besoin. • Ressources ou données de contrôle : Ce sont les paramètres qui déclenchent ou modifient le comportement du système. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 13 . etc. • Valeur ajoutée : Lors de son passage dans le système. par exemple un ordinateur agit des données saisies au clavier ou à partir d'un fichier.) . Elles se classent souvent en 4 catégories : Données de contrôle d'énergie (W) : Présence d'énergie pour effectuer l'action .Actigramme de la fonction globale : Un actigramme est un bloc ou boîte fonctionnelle. il est représenté par un rectangle comme suit : Ressources ou données de contrôle W C R E Matière d'œuvre en entrée • Produit • Energie • Information Fonction globale Pertes et nuisances Messages ou comptes rendus Matière d'œuvre en sortie • Produit • Energie • Information Système • Fonction globale : Elle est notée à l'intérieur du rectangle . On la décrit toujours par un verbe à l'infinitif. automatique. on note ce qui suit à propos de la fonction globale : La fonction globale d'un système est la fonction pour laquelle il a été conçu et réalisé. les données de contrôle sont parfois non représentées pour des raisons de simplification de la lecture de l'actigramme. pas à pas. etc. la matière d'œuvre subit une modification ou transformation. Données de contrôle de configuration (C) : modes de marches (manuel. Données de contrôle de réglage (R) : paramètres de vitesse. On dit que le système lui a apporté de la valeur ajoutée.2. d’une manière générale. qui indique la nature de l'activité d'un système . L’énergie . une perceuse agit sur une pièce non percée . par exemple : un alternateur transforme de l'énergie potentielle (chute d'eau) en énergie électrique . une transformation. Puisqu'elles sont implicites. un stockage. Données de contrôle d'exploitation (E) : Départ de cycle. • Matière d'œuvre : C'est ce sur quoi agit le système afin d'en modifier ses caractéristiques . Elle est aussi appelée fonction d'usage ou fonction de base. • Nom du système : Il est indiqué en bas du rectangle.

W : Mise en énergie Données Traiter et stocker les données Pertes. C : Mode graphique. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur Représentation simplifiée Données Traiter et stocker les données Pertes. bruit Signalisation Toile en position finale Store automatique Exemple 2 : Micro-ordinateur R : Réglage de l'écran.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 1 : Store automatique E : Intensité du Vent et de lumière R : Réglage de fin de course C : Modes manuel/automatique W : Mise en énergie Toile en position initiale Changer la position de la toile Pertes. etc. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 14 . etc.

b/ Fonctions techniques : Une fonction technique représente une action interne au système. elle est définie par le concepteur.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 3 : Cafetière électrique Eau dans le réservoir Consignes utilisateur Mise en énergie Café en poudre dans filtre Préparer du café chaud Pertes Signalisation Café chaud préparé dans récipient Cafetière électrique 3. Exemple : Formulation de quelques fonctions de service d'un store automatisé. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 15 . • • Changer automatiquement la position d'une toile de store (fonction d'usage) . pour assurer une ou des fonctions de service . de coût. etc. d'estime.3.Définitions : a/ Fonctions de service : Les fonctions de service sont les actions attendues d'un produit pour répondre à un besoin. Une fonction de service est caractérisée par ce qui suit : • Elle est décrite par un verbe à l'infinitif suivi d'un complément . parce qu’elle participe à construire techniquement le système. car elle concerne l'aspect d'esthétisme.3. • Elle peut être une fonction : d'usage. il sera monté (fonction d'estime). • Elle doit faire abstraction de la solution technique qui pourrait la matérialiser.1. On la qualifie aussi de fonction constructive.Recherche des fonctions de service : 3. car elle justifie le pourquoi de l'utilisation du système . S'adapter à l'architecture de la façade sur laquelle. de qualité.

Note : Le mot "Pieuvre" est utilisé pour qualifier ce diagramme. qui est compréhensible par l'utilisateur. Remplissage /Bouchage. physique.). les câbles de liaison dans le domaine électrique. La figure suivante donne une schématisation simple de ce processus : Fonction de service Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction technique n Solution Constructive 1 Solution Constructive 2 Solution Constructive n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Exemple : Cas d'un Convoyeur dans un système de conditionnement (Tri. il ressemble à une pieuvre. Bande de convoyage Palier de guidage Convoyer des pièces Arbre et Engrenages Moto-réducteur Bobinage et Tôles Support de convoyage Pour rechercher d'une façon logique et systématique les fonctions de service. etc.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Dans une démarche de conception. pour arriver à des composants ou pièces élémentaires tel que les vis de fixation dans le domaine mécanique. La liste des composants n'est pas exhaustive.…) Pour faciliter la compréhension.3. qui sont en interaction avec lui. 3. Ce diagramme est défini et caractérisé par ce qui suit : MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 16 . etc. on utilise le diagramme des interactions ou diagramme "Pieuvre".2. etc. parce qu’une fois crée. on part d'une fonction de service.Diagramme Pieuvre : a/ Définition : Ce diagramme recense tous les éléments de l'environnement du système (humain.

humidité.) . normes de sécurité. etc.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE • Sa structure générale est donnée par la figure ci-dessous (exemple d'un système avec 5 éléments) . Utilisateur (ergonomie. sécurité . dans le schéma général. de manière synthétique et conviviale ce qu’on devrait décrire dans un document très long et peu explicite .) . On distingue : Les fonctions principales (FP) : Elles créent des relations entre plusieurs éléments de l’environnement qui expriment les services offerts par le système pour satisfaire le besoin . recharge . etc. etc. • Il permet de visualiser toutes les relations possibles du système avec les éléments de son milieu ou environnement extérieur . etc. un tableau accompagnant le diagramme décrit ces fonctions. Energie électrique (autonomie. poussière. Elles contraignent le concepteur à respecter certaines exigences de l'utilisateur. maintenance. qu'on appelle "tableau fonctionnel" et qui a le format suivant : Niveau d'un critère d'appréciation Flexibilité d'un niveau Fonction FP ou FC Critère d'appréciation MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 17 . Les fonctions contraintes (FC) : Elles adaptent le système à un ou plusieurs éléments de son environnement. esthétique. les éléments de l'environnement d'un système donné peuvent être des milieux habituels suivants : • Milieu physique : • Milieu technique : • Milieu humain : Milieu ambiant (vent. entretien. Dans le schéma général. on trouve FC1 et FC2.). bruit. • Il présente donc graphiquement. Cette opération se fait en général sous forme d'un tableau. chaleur.). etc. on trouve FP1 et FP2 . • Milieu économique : Critères de qualité (coût. c/ Caractérisation des fonctions de service : La caractérisation consiste à énoncer pour chaque fonction de service (principale ou de contrainte) les critères d'appréciation avec des niveaux et une certaine flexibilité. Elément 1 FP1 Elément 2 FC2 FC1 Système FP2 Elément 5 Elément 3 Elément 4 b/ Types de milieu : En général. ces relations sont en fait les fonctions de service .

traiter. coût. Cette grandeur peut être celle recherchée en tant qu'objectif. niveau sonore. Elle aura des valeurs chiffrées avec tolérance (dimensions. niveau impératif . • Classe F3 : flexibilité forte. • Classe F1 : flexibilité faible.). Exemple 1 : Micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : L'utilisateur FC3 Meuble Support FC2 FC1 L'énergie électrique Microordinateur FC8 FP1 FP2 Informations Réseau Internet Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FC1 FC2 FC3 DESCRIPTION Permettre à l'utilisateur de saisir. Niveau d'un critère d'appréciation : Grandeur repérée dans l'échelle adoptée pour un critère d'appréciation d'une fonction. • Classe F2 : flexibilité moyenne. ainsi que la formulation des fonctions de service dans le tableau fonctionnel accompagnant le diagramme. Flexibilité d'un niveau : C'est l'ensemble des indications exprimées par le demandeur avec des limites d'acceptation. etc. La caractérisation des fonctions de service n'est pas étudiée dans ces 2 exemples pour des raisons de simplicité. Une échelle doit être utilisée pour apprécier le niveau.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Critère d'appréciation d'une fonction : Caractère retenu pour apprécier la manière dont une fonction est remplie ou une contrainte est respectée. niveau très négociable. niveau négociable . stocker des informations Permettre à l'utilisateur d'échanger des informations via Internet Utiliser l'énergie électrique du secteur Se poser facilement Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 18 . paramètres de fonctionnement. Ces limites sont précisées sous forme de classe de flexibilité: • Classe F0 : flexibilité nulle. niveau peu négociable . d/ Exemples : Les 3 exemples suivants permettent d'illustrer la construction du diagramme Pieuvre.

donc c'est un élément extérieur. Diagramme Pieuvre : Le mur FC1 Le vent FP2 L'énergie FC2 FC3 FP3 FC4 Le soleil Store automatisé FP1 Le milieu ambiant La toile L'utilisateur Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FP3 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Protéger l’utilisateur contre les rayons intenses du soleil Empêcher la détérioration du store par le vent Prendre en compte les consignes de l’utilisateur S'adapter aux supports Utiliser l'énergie électrique du secteur Résister aux agressions de l'environnement et s'adapter à l'architecture Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 19 .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 2 : Souris de micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : Ordinateur FC4 FC1 FP1 Utilisateur Souris FC3 FC2 Energie Support (Tapis) Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Déplacer un pointeur à l'écran et valider le choix de l'utilisateur Se connecter à l'unité centrale pour permettre l'échange d'informations Faciliter les mouvements de la souris Alimenter en énergie par l'unité centrale Etre agréable et facile à manier par l'utilisateur Exemple 3 : Store automatisé. On considère que la matière d'œuvre du store est la toile.

les fonctions de service ou d'usage vont être obtenues à l'aide de fonctions techniques. qui utilise des outils ou représentations graphiques. on utilise une analyse descendante. LE DIAGRAMME FAST : Le diagramme FAST (Function Analysis System Technique) est un diagramme d'analyse fonctionnelle des systèmes techniques. Elle part de la fonction globale et décortique un système pour en sortir les différentes fonctions élémentaires. L'analyse fonctionnelle descendante est une démarche. En partant d'une fonction principale ou de contrainte. appelées aussi solutions constructives parce qu'elles aboutissent à la construction du système. lorsque les fonctions de service sont identifiées. Pour ce faire. 1. ce diagramme a pour méthode de les ordonner et les composer logiquement pour aboutir aux solutions techniques de réalisation. décrit le point de vue du concepteur en charge de fournir le produit devant répondre au besoin de l'utilisateur.ANALYSE CHAPITRE 2 FONCTIONNELLE INTERNE INTRODUCTION : L'analyse fonctionnelle interne. Elle part donc du général pour aboutir au particulier. le diagramme FAST présente les fonctions techniques et les solutions technologiques associées dans une organisation logique répondant aux 3 questions suivantes : • • • Pourquoi cette fonction doit-elle être assurée ? Comment cette fonction doit-elle être assurée ? Quand cette fonction doit-elle être assurée ? Quand ? Pourquoi ? Fonction Comment ? La réponse à la 3eme question (quand) est souvent omise. En effet. Fonction technique 1 Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction de service ET Fonctions réalisées en même temps Fonction technique n Fonction de service OU Fonctions alternatives possibles Fonction technique 2 Fonction technique n MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 20 . Lors de cette phase de conception.

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

Exemple : Diagramme FAST partiel du store automatisé
3, 4, 7

6 5

1, 2

Gérer

Boîtier de commande (1) Relais (2)

Dérouler/Enrouler

Distribuer l'énergie Convertir l'énergie

Moteur électrique (3) Réducteur à engrenages (4) Leviers articulés (5) Rouleau (6)

Adapter l'énergie

Positionner la toile du Store

Guider la toile

Limiter le mouvement Fonctions de service Fonctions techniques

Capteurs de fin de course (7) Solutions technologiques

2. DIAGRAMME SADT :
La représentation SADT (Structured Analysis and Design Technic) est la technique de modélisation avec analyse structurée. Elle reprend les principes précédents du diagramme FAST, mais utilise des règles précises ce qui la rend plus complexe. Le diagramme est alors un ensemble d'actigrammes ou diagrammes d'activité. Un diagramme SADTest structuré en niveaux comme suit :
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

21

ANALYSE A0

FONCTIONNELLE

INTERNE

A1 A2 A0 A3

A11 A1 A12

A31 A32 A3 A33

• • •

L'actigramme de niveau le plus élevé, noté A-0 correspond à la finalité ou la fonction globale du système ; Ce diagramme de niveau A-0 se décompose en n diagrammes : A1 à An ; Chacun des diagrammes A1 à An est décomposé à son tour suivant le même principe. Dans l'exemple ci-dessous : A0 représente le niveau 0, donc la fonction globale du système ; elle se décompose en 2 sous-systèmes A1 et A2 et A3 ; A1 se décompose en A12 et A12 ; Et ainsi de suite.

• •

La décomposition se termine si le niveau souhaité pour atteindre l'objectif est atteint ; Dans chaque diagramme ou niveau, on définit les relations entre les sous systèmes et les données de contrôle.

Exemple : Diagramme SADT partiel du store automatisé

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

22

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

NIVEAU A-0
Informations Communiquer A1 Boutons Traiter les donnée A2 Lumière Vent Acquérir A5 Capteurs Réseau 230V Gérer l’énergie A3 Appareillage Carte élecronique

NIVEAU A-0

Informations

Store en position initiale

Déplacer le store A4 P.O

Store en position finale

3. LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL :
3.1- Définition :
Le cahier des charges fonctionnel (CdCF) est un document contractuel par lequel le demandeur exprime son besoin en terme de fonctions de service. Pour chacune des fonctions et des contraintes sont définis des critères d'appréciation et leurs niveaux, chacun de ces niveaux étant assorti d'une flexibilité. Il nécessite un travail en groupe, afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur, le concepteur, le distributeur, etc. D'après la définition, on remarque que le CdCF est l'aboutissement de l'analyse fonctionnelle :

Le besoin est exprimé par le client qui souhaite acquérir un produit pour satisfaire un besoin donné. OU Le besoin est traduit par l'entreprise à partir d'une étude de marché. Analyse fonctionnelle Rédaction du

CdCF

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

23

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

3.2- Contenu du CdCF :
Le CdCF contient donc les éléments suivants : • • • • L'expression du besoin : fonction globale ; La définition des fonctions de service (fonctions principales et fonctions contraintes) ; L'énumération des critères d'appréciation (Satisfaction, coût, performances, sécurité, etc.) ; Le diagramme FAST permet de définir les fonctions secondaires qui permettront d'affiner les critères d'appréciation. Il sera utile de le pousser jusqu'à l'apparition d'une syntaxe OU qui donne des pistes de recherche et offre des choix.

4. DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL :
Un projet industriel est un processus qui dépend de beaucoup de facteurs pour le mener à bien : • • des ressources humaines pour étudier le projet : de la formulation du besoin aux schémas et plan de réalisation ; des moyens matériels pour mettre en oeuvre le projet et le commercialiser.

La démarche de projet industriel recense et caractérise les étapes que connaît un projet industriel ; on simplifie dans ce qui suit les principales de ces étapes : • Etape 1 : C'est le service Marketing d'une entreprise qui agit principalement dans cette phase bien qu'en fait, il s'agisse d'un travail pluridisciplinaire. Il s'agit alors de saisir le besoin, l'énoncer et le valider. Etape 2 : Dans cette phase, il s’agit de la définition fonctionnelle d’une sorte de contrat entre le demandeur et le réalisateur ; on y précise les fonctions de service assurées par le produit ainsi que ses caractéristiques. Etape 3 : C’est la phase de la traduction des fonctions de service en fonctions techniques, pour aboutir à des solutions technologiques permettant de construire le produit. Etape 4 : Dans cette phase qui, en principe, contient plusieurs phases, on produit un prototype qui connaîtra des améliorations pour arriver au produit final, pour lequel on fait alors une gestion de production aboutissant à la fabrication en grande série. Etape 5 : C’est la phase où l’entreprise doit commencer à amortir ses investissements dans le produit et faire des profits ; pour cela, elle mène une étude commerciale pour distribuer son produit avec un choix stratégique pour ses points de vente tout en menant une politique publicitaire pour attirer le consommateur vers son produit. Etape 6 : C’est la phase où intervient surtout le service de comptabilité et le service d’après-vente. Il faut alors assurer alors la garantie et la maintenance et évaluer les performances commerciales qui sont censées apporter du profit à l’entreprise. Etape 7 : Cette dernière étape concerne l’action sur le produit au de la de son utilisation avec comme première préoccupation la protection de l’environnement. Pour cela, on pense au recyclage des éléments récupérables et la destruction ou le stockage des autres avec sécurité.

1- Analyse du besoin

2- Cahier des charges fonctionnel

3- Conception

4- Production

5- Commercialisation

6- Utilisation du produit

7- Elimination du produit

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

24

capte la l'intensité des rayons solaires et la vitesse du vent. Classe des systèmes "grand public" : Ils font partie de l'environnement quotidien et représentent la technologie actuelle. comme pour un système mécanisé . mais ils ont une structure dont les composants sont relativement simples : identifiables. Store mécanisé Automatisé : Dans ce cas. Mécanisé : Dans ce cas. c'est l'utilisateur qui apporte de l'énergie nécessaire au système et dirige la succession des opérations. Exemple : Store manuel Store manuel Moteur L'utilisateur manœuvre le store manuellement pour la montée et la descente de la toile. Exemple : Machine à laver. la succession des opérations est commandée par un organe électronique doté d'une certaine "intelligence". • Ces systèmes qu'ils soient industriels ou "grand public" peuvent être : Manuel : Dans ce cas. ce qui facilite leur étude. Store automatisé Note : Ce sont les systèmes automatisés qui font donc principalement l'objet d'étude de cet ouvrage. etc. Store automatique. mais ils ont un degré d'intégration de fonctions un peu élevé. grâce à une manivelle et son énergie musculaire. et commande la toile du store suivant un programme de. mais en plus.CHAPITRE 3 STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME INTRODUCTION : Les systèmes sont d'une grande variété . l'énergie est apportée par une source extérieure. on peut les classer ainsi : • Classe des systèmes industriels de production : Les systèmes de cette classe ne sont pas habituels à l'environnement quotidien. ouverts et standard. l'utilisateur manipule uniquement des boutons pour monter ou descendre la toile. pour des raisons didactiques. machine de tri de pièces. Exemple : Machine de remplissage et bouchage. l'utilisateur est assisté de point de vue énergie par une source extérieure mais c'est lui dirige encore les opérations. Exemple : Store mécanisé Boutons Le store est motorisé . L'action de l'utilisateur est réduite à la mise ne marche du système. ce qui les rend parfois difficile à étudier. etc. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 25 . Exemple : Store automatisé Electronique Capteurs Un organe électronique doté d'intelligence. nous nous intéresserons principalement à des systèmes qui ont une représentativité correcte de la réalité des environnements industriel et quotidien .

etc.). d'une façon automatique où l'intervention humaine est réduite au minimum.2. Les actionneurs qui représentent les organes de puissance du système . Il s'agit de l'Interface Homme Machine (IHM). en l'enroulant ou la déroulant sur un tambour. il communique avec lui grâce aux moyens de dialogue (boutons. 1. et ce. modéliser par le schéma simple suivant . PO Electronique Capteurs IHM Store automatisé MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 26 . La modélisation d'un système automatisé permet de l'étudier d'une manière rationnelle. qu'on peut. voyants. de fabriquer des produits finis .Modélisation simple (Partie Opérative/Partie Commande) : Un système automatisé est un système bouclé. qui en fonction des comptes rendus des capteurs. fait les traitements nécessaires et donne des ordres aux actionneurs. Ordres vers Actionneurs Partie Commande (PC) Partie Opérative (PO) Comptes rendus de Capteurs Utilisateur (IHM) L'utilisateur a pour tâche principale de configurer et superviser le système . formée par : Les capteurs qui représentent les organes d'observation du système .1. et de produits bruts ou non finis.Définition : Un système automatisé est un ensemble d'équipements qui permet à partir d'énergie. • D'une Partie Commande (PC). notamment pour les tâches difficiles. • D'un moteur électrique qui agit sur la toile. il est alors structuré autour : • D'une Partie Opérative (PO). STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE : 1. PC Exemple : Store automatisé Sa PO est constitué : • Des capteurs de vent et du soleil qui observent les conditions climatiques .STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME 1.

3. • L’autre agissant sur les flux de matière et d’énergie. • Sous–système (SE2) de perçage de la pièce . Chacun de ces 2 sous-systèmes est appelé "sous-ensemble fonctionnel".3.) Programme de fonctionnement Modes manuel/automatique Energie électrique et Pièce non percée dans la goulotte d'alimentation Percer automatiquement une pièce Coupeaux.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Sa PC est constituée d'un organe électronique qui les lit les informations des capteurs.Modélisation avancée (Chaîne d'énergie/Chaîne d'information) : 1. traite ces informations et donne des ordres au moteur.1.Tâche et sous-ensemble fonctionnel : Dans ce système. on commence par un exemple. car : • C'est un sous-ensemble de l'ensemble du système . Pour bien l'aborder. à partir du schéma général et de l'exemple du store automatisé. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 27 .2. appelée chaîne d’information . etc. elle introduit beaucoup plus de concepts . bruit Signalisation Pièce percée dans le bac d'évacuation Perceuse automatisée 1. 1. on distingue principalement 2 sous–systèmes qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : • Sous–système (SE1) de serrage de la pièce . • Il réalise une tâche qui consiste en un certain nombre d'opérations sur la matière d'œuvre.3. perceuse automatisée : Capteurs (position. On peut remarquer.Introduction : Cette modélisation est plus précise que la première. appelée chaîne d’énergie. qu'un système automatisé met en œuvre deux chaînes d'opérations : • L’une agissant sur les flux des informations. elle est donc plus compliquée.

STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Exemple : Le SE1 a pour tâche de déplacer et serrer la pièce. Une chaîne fonctionnelle est l'ensemble des constituants organisés en vue de l'obtention d'une tâche opérative. chaque sous-ensemble fonctionnel effectue une certaine succession d'opérations : acquérir les informations sur l'état des capteurs. • système informatique . Traiter . • Soit à des opérations de gestion des informations (chaîne d'information) . Cette succession d'opérations s'exécute en chaîne de fonctions . CHAINE FONCTIONNELLE : Tout système automatisé. On peut remarquer donc que chaque chaîne fonctionnelle comporte généralement : • Une chaîne d’énergie constituée des fonctions : Alimenter . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 28 . prendre un objet. Exemples : Serrer une pièce. c'est à dire qu'elles s'appliquent en principe à presque tous les systèmes. Cette modélisation est donc basée sur la notion de chaîne fonctionnelle (chaîne de fonctions). 2. Communiquer. • système de communication. Mais elles pourront faire l’objet d’un développement différent suivant le domaine : • système de contrôle-commande avec interface homme-machine. percer une pièce. c'est-à-dire d'une tâche qui agit directement sur la matière d'œuvre. etc. peut être décomposé en chaînes fonctionnelles. déplacer une charge. comme un système de commande de voiture moderne . Les constituants d'une chaîne fonctionnelle participent : • Soit à des opérations de gestion de l'énergie (Chaîne d'énergie) . comme une raffinerie de pétrole • système électronique embarqué. plus ou moins complexe. Ces fonctions sont génériques. Convertir . traiter ces informations et agir sur la matière d'œuvre. Pour réaliser sa tâche. • Une chaîne d’information constituée des fonctions : Acquérir . Transmettre. Distribuer . on parle alors de chaîne fonctionnelle.

harmonieusement pour "agir" finalement sur la matière d'œuvre. du mot effet. les systèmes mettent en œuvre plusieurs types d'énergie qu’ils transforment et convertissent. "effecteur".STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTR Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie La chaîne d'énergie et la chaîne d'information concourent ensemble. Un effecteur est l'élément terminal de la chaîne d'action. • Convoyeur pour effectuer un déplacement de pièce sur un tapis roulant . En général. On appelle généralement l'élément responsable de cette dernière opération. Les énergies principalement exploitées ou transformées sont l'énergie électrique et l'énergie mécanique sous leurs différentes formes. • Tambour de store pour enrouler ou dérouler une toile. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 29 . convertissant l'action de l'actionneur en un effet ou une opération sur la partie opérative. Exemples : • Forêt de perceuse pour effectuer des trous . • Pince de robot pour effectuer une force de préhension sur des pièces .

on trouve : Les entreprises de production des biens ou entreprises industrielles. Exemple : Marjane achète des biens et les vend sans les transformer. on peut savoir ce qu'est l'entreprise par les questions-réponses suivantes : Question Que fait une entreprise ? Réponse Elle vend sur le marché des biens qu'elle produit • Réaliser un profit . transforme et gère un certain nombre de flux d’entée dont la nature est justifiée par la nature de ses activités.). Il convient alors de la définir en tant que système. Exemple : La RAM propose des voyages en avion. agents financiers. Ici. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE Les entreprises peuvent être classées suivant plusieurs types de critères. • Contribuer au développement de la nation . 1. Les entreprises de distribution. les entreprises de production de services. état. employés. LE SYSTEME ENTREPRISE : L’entreprise est donc un système qui utilise. • Créer des emplois . clients. Flux d'entrée : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Flux de main d'œuvre Matières d'œuvre que l'entreprise recueille auprès de son environnement Utilisation Transformation Gestion Flux de sortie : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Entreprise Matières d'œuvre en sortie avec valeur ajoutée par action de l'entreprise 2. on s'intéresse au point de vue activité. Exemple : Lesieur produit de l'huile de table. Dans ce cas.CHAPITRE 4 ENTREPRISE INDUSTRIELLE INTRODUCTION : D'une façon simple. etc. Dans quel but ? On voit donc que l'entreprise a des relations de plusieurs natures (marché. • Etc. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 30 .

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE :
Le cycle d'exploitation d'une entreprise est l'ensemble des opérations réalisées lors de son activité : achats de matières premières, stockage des matières premières, fabrication de produits finis, stockage des produits finis, vente des produits finis et le cycle recommence.
Achat de matières premières

Vente de produits finis

Cycle d'exploitation

Stockage de matières premières

Stockage de produits finis

Fabrication de produits finis

4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE :
L'entreprise entretient des relations privilégiées avec un certain nombre de partenaires, comme le montre la figure suivante :
Salariés

Fournisseurs
Salaires Travail Marchandises Paiement Marchandises

Clients

Paiement

Entreprise
Remboursement Subventions Cotisations Impôts Emprunt

Etat

Redistributions

Institutions financières

Organisme s sociaux

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

31

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :
Les fonctions de l’entreprise doivent lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs et rester compétitive. Ces fonctions se concrétisent par des services qui doivent établir un réseau de communication efficace au sein de l’entreprise et avec ses partenaires extérieurs. Suivant l’importance de l’entreprise les fonctions ou services peuvent être plus ou moins nombreux. Le tableau suivant donne en résumé quelques fonctions communes à la plupart des entreprises : Fonction Direction
• Définir et appliquer la politique de l’entreprise ; • Coordonner l’ensemble des fonctions ; • Assumer la responsabilité des décisions prises ;

Fonction Administrative
• Saisir et gérer l’ensemble des informations administratives, comptables, fiscales, relatives au personnel, etc.

Fonction Production
• Transformer les matières d’œuvre en produits ; • Améliorer la qualité ; • Réduire les coûts ;

Fonction Financière
• Bien gérer l’argent de l’entreprise ; • Payer les salaires et les fournisseurs ; • Encaisser les factures ;

Réseau de communication

Fonction Mercatique (Marketing)
• Proposer de nouveaux produits ; • Rechercher de nouveaux clients ; • Valoriser l’image de marque de l’entreprise ;

Fonction Achats et Stocks
• Rechercher les meilleures conditions ; • Approvisionner à temps ; • Limiter les stocks ;

Fonction Commerciale
• Faire connaître les produits ; • Assurer les circuits de distribution ; • Vendre au meilleur prix ;

6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE :
La notion de structure d’une entreprise est une notion très importante. Elle est représentée en général sous forme d’organigramme ; elle montre la hiérarchie de l’entreprise et par conséquent indique les relations entre ses différentes divisions ou services. Il y a plusieurs types d'organigrammes basés sur des politiques plus ou moins rapprochées, qui dépendent surtout de l'importance et la grandeur de l'entreprise. On donne ci-après l'organigramme simplifié de la structure dite "hiérarchique" :
Direction Générale

Direction Commercial

Direction Personnel

Direction Production

Force de vente

Administratio n des ventes

Approvisionnements

Usine

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

32

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :
L'entreprise est un agent économique qui a pour but de réaliser un profit, en produisant et en vendant des biens et des services. Ceci implique des relations avec l'environnement, qui se traduisent par des flux (mouvements de valeur) : Apports personnels des actionnaires (propriétaires) ; Emprunts auprès des banques ou autres agents financiers ; Acquisition de matériel et de marchandises auprès de fournisseurs ; Paiements de personnel ; Règlements reçus des clients ; Paiements d'impôts à l'Etat, etc. On peut résumer cet aspect économique et comptable par la représentation comptable suivante :

Propriétaires (Capital)

Trésorerie (Banque, Caisse, CCP)

Organismes financiers
Clients

Fournisseurs De matériel (Immobilisations)

Fournisseurs de biens et de services

Activité Commerciale (par exemple)

Personnel

Autres organismes (Etat, etc.)

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

33

CHAPITRE 5

NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION
INTRODUCTION :
Dans une entreprise industrielle, l’activité de production consiste à transformer des matières premières ou des produits semi-finis en produits finis grâce à des moyens de production : Capital, hommes, machines. La gestion de la production a pour objectif de répondre aux questions suivantes, en vue de fabriquer des produits de qualité, dans les délais requis et au meilleur coût : QUESTION QUI ? Fait QUOI ? QUAND ? OÙ ? COMMENT ? COMBIEN ? DOMAINE Notions de répartition du travail sur chacune des personnes Notions de choix des activités à partir d'un cahier des charges Notions de dates et délais sur des plannings Notions de lieux de choix de postes de travail d'ateliers ... Notion de moyens Notions de quantités RESULTAT Choix final du poste de travail Définir ce que l'on veut fabriquer Définitions des dates Choix des lieux de fabrication, pays, ateliers ... Choix des processus, des moyens technico - humains ... Choix des quantités en fonctions de celles prévues par la commande

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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• Le service de planification : Il coordonne les activités de production en utilisant les techniques de gestion des stocks. • Le service d’ordonnancement : Il organise la production au sein des différentes unités de production.3.Evolution de la gestion de production : La gestion de la production a connu les évolutions suivantes : • Automatisation : Elle permet de supprimer les tâches répétitives et dangereuses en diminuant le cycle de fabrication et coûts de production.Communication en réseau local. . .Organiser dans le temps les différentes opérations de fabrication afin de respecter les délais. Les outils utilisés sont. Cette mission doit être remplie en atteignant 4 objectifs : • Volume : Le volume de production doit correspondre aux objectifs commerciaux de l’entreprise .Minimiser les heures supplémentaires et les dépannages . par quelle machine. . • Délai : S’efforcer pour les commandes de respecter les délais maximums promis aux clients . . etc. avec quels outils et en combien de temps. etc.S’efforcer d’assurer le meilleur emploi du matériel et de la main d’œuvre . de la gestion de production. entre autres : Le diagramme de Gantt . Internet.Les composants du système de gestion de production : Dans une entreprise industrielle. .1. quelle que soit l’organisation est d’obtenir le produit permettant la satisfaction du besoin du client avec un délai et un coût concurrentiel. 1.Fabrication : avec des logiciels de conception de la fabrication assistée par ordinateur (CFAO).2. de calcul des besoins. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 35 . Il indique la succession des tâches à réaliser. • Coût : La gestion de la production doit : . en un temps minimum. Il s’appuie sur la CAO (Conception assistée par ordinateur) pour l’élaboration des produits. de nombreux services participent au système de production : • Le bureau des études : Il conçoit les produits nouveaux et définit la liste complète des composants entrant dans leur fabrication. par les services de production ou ateliers. 1.Gestion de la production : GPAO . Le graphique PERT. etc. en améliorant la qualité des produits. sans erreur les informations nécessaires à l’exécution des ordres clients. Il précise en fait comment le produit est réalisé.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 1.Objectifs de la gestion de production : L’objectif essentiel. • Le bureau des méthodes : Il définit les différentes opérations et leur ordonnancement en vue d’obtenir le produit.Conception : avec des logiciels de CAO : conception assistée par ordinateur. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : 1. • Qualité : Les services de la gestion de production doivent fournir aux services de fabrication. • Informatisation : Elle apparaît à toutes les étapes de la production : .

on cite par exemple la classification selon les quantités fabriquées : • Production unitaire : (Barrages. • Etre homogène : même nombre de caractères • Etre capable d’accompagner l’évolution de l’entreprise dans le temps (augmentation du nombre d’articles à gérer par exemple). La nomenclature indique pour chaque article son code. Cela dépend à la fois de la conception du produit et de la conception du processus de ns. on donne à titre d’exemple un des plus simples : La codification séquentielle dans laquelle le code est un nombre donné sans signification particulière de façon chronologique ou aléatoire (1.5. Il existe plusieurs types de codification .). On distingue 2 types de gamme d’opérations : • Les gammes de fabrication . micro-ordinateur. 1.1. etc. 3. • Les gammes d’assemblage. gros ordinateurs).4.La codification : La plupart des entreprises manipulent des milliers d’articles. bâtiments) • Production en petites séries : (avions. son libellé.4. 1.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION • La flexibilité : Il s’agit d’améliorer les capacités de réponse du système de production à la demande.Classification des entreprises selon le type de production : La gestion de production est différente suivant le type de production.Les gammes d’opérations : Une gamme d’opération est un ensemble d’opérations nécessaires à la fabrication. • La réduction des stocks : Il s’agit de réorganiser le système de production pour diminuer au maximum les stocks. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 36 . • Production en grandes séries : (automobiles. 1. etc.Les nomenclatures : Il s’agit de définir la liste des articles entrant dans la fabrication d'un produit. 2. 1.3. une identification sous forme de code est alors indispensable.Le système d’information lié à la gestion de production : 1. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : Plusieurs grands systèmes sont exploités par les entreprises pour une meilleure gestion de la production on en décrit ici 2 assez bien connu. Ce système de codification doit alors répondre à 3 objectifs : • Etre sans ambiguïté : chaque article doit avoir une et une seule référence. navires. 2.4.4. sa quantité.2. etc.

Cette méthode est surtout adaptée aux entreprises ayant une production répétitive et relativement régulière. • Respecter le non-utilisateur : D’autres éléments autre que la satisfaction des besoins doivent être pris en compte : le confort. Le terme «flexible» décrit l’adaptabilité ou la souplesse du système de production. • Favoriser la diminution des coûts dans l’entreprise. LA GESTION DE LA QUALITE : La qualité est une préoccupation essentielle de l’entreprise mais aussi de ces partenaires. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 37 . non seulement en chiffre d’affaires mais aussi en coût de production et de service après vente : Mise au rebut. Exemple pour la mise en place d’une organisation de la production en JAT.Définition : La qualité est l’ensemble des propriétés et des caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites. 3. un stock flexible. une manutention flexible.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 2. un produit flexible et une gestion flexible.La méthode FMS (Flexible Manufacturing System) : Le système de production flexible vise à rationaliser la gestion des ateliers. • La diminution des gaspillages et des coûts de non qualité.2. • La flexibilité accrue des moyens de production. • Une machine est flexible si elle peut réaliser différents types de pièces. Le JAT est une méthode qui ne vise à fabriquer que les pièces dont on a besoin au moment où on en a besoin.Objectifs de la gestion de la qualité : On peut déterminer 3 objectifs à la démarche qualité dans l’entreprise : • Répondre aux besoins des utilisateurs. : Machine Outil à commande numérique (MOCN). on peut utiliser la méthode du Kanban.Le JAT (Juste à Temps) : La réussite industrielle du Japon a favorisé la diffusion de nouvelles méthodes de gestion de la production. Son environnement. intervention sur site. Il s’agit d’un procédé automatisé. On y retrouve également d’autres objectifs : • Réduction des délais de fabrication. La non-qualité coûte chère. 2. retour de produits. contrôlé par ordinateur. • Un atelier Flexible comporte alors plusieurs machines flexibles. C’est un système de production qui fonctionne entre deux postes de travail et qui limite la production du poste AMONT aux besoins du poste AVAL.1. qui permet la production d’une grande variété de pièces.2. 3. 3.1. L’objectif essentiel étant la réduction des stocks (Matières premières et produits finis) afin de diminuer les capitaux immobilisés et les risques d’invendus. la sécurité d’autrui ou la protection de l’environnement.

etc. Concepts d’analyse fonctionnelle : Système . SADT. Distribuer . qui subira de nombreux traitement pour être adaptées à la nature de l'action sur la matière d'œuvre. FAST. .MODULE 2 CHAINE D’ENERGIE PRÉSENTATION Pour agir sur la matière d'œuvre. Transmettre. Convertir . c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. Le module 2 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. Fonctions techniques. un système automatisé a besoin d’énergie. il s'agit des fonctions : Alimenter . fonction globale et fonctions de services .

. Editer une mise en plan de pièce ou de sous-ensemble limité. Décrire les grandeurs physiques d’entrée et de sortie d’un actionneur et le principe de la conversion d’énergie. identifier et décrire les surfaces contribuant à sa réalisation. Utiliser un modeleur 3D pour : Représenter une pièce simple.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. des caractéristiques d’un élément à intégrer dans une maquette numérique Dessiner à main levée la perspective d’une pièce. Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation . Identifier les risques pour les personnes et les biens. la liaison réalisée par un assemblage ou un guidage. Identifier sur le matériel réel ou sur sa représentation virtuelle. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un pré-actionneur. Pour un assemblage ou un guidage. Modifier les caractéristiques dimensionnelles d’un assemblage et décrire les incidences suer chacune des pièces concernées. Rechercher dans une bibliothèque de constituants. Produire une image selon un point de vue imposé ou choisi. Décrire la morphologie d’une pièce à partir de ses représentations 2D et 3D d’énergie.

piles . On note en particulier : La source d’énergie électrique.MODULE 2 PARTIE 1 ALIMENTATION EN ENERGIE PRESENTATION En général. Cette énergie est dans la plupart des cas générée à partir de l’énergie électrique. demeure une richesse inégalée. les systèmes automatisés mettent en œuvre plusieurs types d’énergie. La source d’énergie pneumatique qui est aussi largement présente dans les systèmes industriels. Les énergies principalement exploitées sont l’énergie électrique et l’énergie mécanique sous leurs différentes formes. La position de la fonction Alimentation en énergie dans une chaîne d’énergie. Compresseur Energie Electrique Pneumatique . etc. Il n’est pas surprenant donc de remarquer que l’alimentation en énergie électrique est largement adoptée aussi bien en milieu industriel qu’en milieu domestique . ainsi que sa fonction globale sont représentées par la figure suivante : Matière d'œuvre en entrée Chaîne d 'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBU ER CONVERTI R TRANSMETTRE AGIR D 'entrée Energie Alimenter en énergie Energie de sortie Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Electrique Source d'alimentation Réseau électrique. qui grâce à la souplesse de ses méthodes de génération et de transport.

L’unité d’une tension électrique est le Volt (V). SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : Le réseau électrique géré par l’Office Nationale d’Electricité (ONE) est un réseau électrique alternatif. La figure qui suit illustre cette transformation : Barrage Lac Ligne à haute tension Conduite forcée Turbine Transformateur Alternateur Canal de fuite MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 41 ALIMENTATION EN ENERGIE . chimique ou lumineuse. magnétique. Cette source d’énergie peut se présenter sous forme d’une source de tension continue ou alternative. 1. C’est un réseau triphasé pour les locaux industriels et monophasé pour les locaux domestiques : Tension triphasée Tension monophasée Cette énergie électrique est une transformation de l’énergie hydraulique ou thermique en une énergie électrique. c'est que la valeur instantanée de la tension est variable dans le temps.ALIMENTATION ELECTRIQUE INTRODUCTION : CHAPITRE 1 L'énergie électrique provient d’une transformation d'énergie mécanique.

V V 3. qui se branche en parallèle et se Pour mesurer la tension aux bornes de la charge R on utilise le montage: R V On peut mesurer avec le voltmètre une tension continue ou alternative. on mesure la tension avec un symbolise comme suit : « voltmètre ». MESURE DE TENSION : En électricité. L’image ci-contre représente la forme d’une turbine 2. en positionnant le commutateur de calibre sur le cadran des tensions continues (DC) ou sur le cadran des tensions alternatives (AC).ALI MENTATION ELECTRIQUE L’eau par sa pesanteur (le niveau du barrage est plus haut que celui de la turbine) fait tourner une turbine. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 42 ALIMENTATION EN ENERGIE . Celle-ci à son tour fait tourner l’alternateur qui permet la transformation de l’énergie mécanique de rotation en énergie électrique. SOURCE DE TENSION CONTINUE : Parmi les générateurs de tension continue les plus rencontrés dans la pratique quotidienne. Cette source représente une transformation de l’énergie chimique en énergie électrique. on trouve les piles et les batteries d’accumulateurs.

3.3.2.Loi d’Ohm : Cette loi exprime que certains matériaux ont une réponse linéaire en courant à une différence de potentiel imposée. • ρ : la résistivité (caractéristique de la nature du conducteur) 4. L’ampermétre est un appareil qui doit être monté en série dans un circuit.2. • S : sa section . L’unité du courant électrique est L’Ampère (A).Principe et symbole : Un fil conducteur présente une différence de potentiel (d. noté R avec à ses bornes une tension U .Mesure de courant électrique : On mesure le courant électrique par l’utilisation d’un ampermètre. U et I vérifient toujours la relation de proportionnalité : U=R.p) entre ses bornes lorsqu’il est traversé par un courant électrique. A Source Charge 4.1. elle sera traversée par un courant I.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4.Notion de résistance : 4. COURANT ELECTRIQUE 4.1.Notion du courant électrique : Le déplacement des électrons libres dans un circuit électrique fermé engendre ce qu’on appelle un courant électrique.3. Ceci est dû à sa résistance interne dont la valeur est donnée par la formule : R = ρ.l / S avec : • l : longueur du fil . tel que.d. quelque soit le temps t.I MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 43 ALIMENTATION EN ENERGIE . Si on considère une résistance. e e e e e 4.

3. Ces valeurs sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en couleur suivant un code suivant : La tolérance est un pourcentage qui indique la précision de la résistance.3.2. Les résistances sont fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques. il résulte de leur association une résistance équivalente Re dont la valeur dépend des valeurs des différentes résistances associées. Re = R1 + R2 b/ Association en parallèle : La résistance équivalente de deux résistances en parallèle est tel que : 1 =1+ 1 Re R1 R2 4.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4. a/ Association série : La résistance équivalente de deux résistances en série est la somme de ces deux résistances. On les fabrique alors suivant des valeurs normalisées.Code de couleurs : On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles. qui couvrent largement les besoins en résistances. Connaissant la valeur de chaque chiffre on peut déterminer la valeur de la résistance comme suit: R = [(1er chiffre x 1) + (2eme chiffre x 10)] x 10 Multiplicateur ± la tolérance en Ω.1. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 44 ALIMENTATION EN ENERGIE .Association des résistances : Suivant que des résistances sont associées en série ou en parallèle.

1.2KΩ. • R2 = P – R1 = P – αP = P(1. 33 . E12. 22 . 47 . Par exemple. les valeurs de la série E12 sont : 10 . 120KΩ.2. Dans les 2 cas. qui le nombre de valeurs dans une série. 12Ω.ALI MENTATION ELECTRIQUE Chaque chiffre correspond à une couleur comme l’indique le tableau suivant : Noir 0 Marron 1 Rouge 2 Orange 3 Jaune 4 Vert 5 Bleu 6 Violet 7 Gris 8 Blanc 9 Exemple : Calcul de la valeur d'une résistance dont les trois couleurs significatifs sont le rouge. dans les montages électroniques. P R1 = αP R2 = P(1 – α) 4. 1. 120Ω. 27 . 82 Toutes les résistances de la série E12 sont des multiples ou des sous multiples de ces valeurs . 18 .U MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 45 ALIMENTATION EN ENERGIE . 56 . Ce pont est constitué de l’association en série de deux résistances R1 et R2 : Vs = [R2 / (R1 + R2)].Diviseur de tension : Pour diviser une tension. 12KΩ. E24 ou E48).α). de régler une résistance sur place pour avoir la valeur exacte exigée par un montage donné . Si le curseur est en position basse.Par exemple. on trouve 1.Résistance variable : On a souvent besoin.2MΩ et ainsi de suite. R = [ (2 x1) + (2 x 10) ] x 102 = 22 x 100 = 2. alors α = 1 et R1 = P . 15 . on utilise un pont diviseur de tension. alors α = 0 et R1 = 0. 4.2 KΩ Les valeurs normalisées des résistances sont classées par des séries de valeurs notées (E6. on utilise alors : Soit un potentiomètre pour régler la résistance régulièrement comme pour le volume d'un poste Radio .2Ω .4. le symbole est le même : P est la valeur totale de la résistance.3. Le curseur α divise la résistance totale P en 2 portions : • R1 = αP : Si le curseur α est en position haut. 68 . 12 . 39 . Soit un ajustable pour ajuster la valeur nécessaire une fois pour toute .

etc.Ve 4.[R1 / (R1 + R2)] 5. qui est de 220V.1.Transformation : Le rôle de la transformation est d’abaisser la tension du secteur. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 46 ALIMENTATION EN ENERGIE . Cette tension continue est généralement générée à partir de : • piles pour les systèmes portables et à faible consommation. cas conformément au schéma synoptique suivant : Transformation Secteur 220 v 50Hz Redressement Filtrage Régulation Tension de sortie 5. la tension alternative doit être convertie en tension continue stabilisée. • secteur pour des systèmes qui demande de la puissance et qui ont accès au réseau alternatif. α P/P Vs = α. L’élément électrique qui réalise cette fonction est le transformateur. • de batterie d'accumulateurs pour les systèmes tel que la voiture.P Vs Vs = Ve. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : Les systèmes électroniques ont besoin d’une alimentation continue. Dans ce dernier.5. etc.ALI MENTATION ELECTRIQUE Remarque : Cas d'une résistance variable : P Ve α. tel qu'une télécommande de télévision.Diviseur de courant : On divise un courant par la mise en parallèle de deux résistances R1 et R2 : I1 = I .

2. Alors pour avoir une tension en sortie plus petite qu'en entrée. 5.Fonctionnement et symbole : Id Anode (A) Ud La diode est un composant Electronique à conduction unidirectionnelle : elle ne conduit que dans le sens de l’anode A vers la cathode K.2.1. Le symbole de la diode indique le sens de conduction. il faut avoir la condition (n2 < n1).2.ALI MENTATION ELECTRIQUE U1/U2 = n2/n1 Avec n2 et n1 sont respectivement les nombres de spires de la bobine primaire et la bobine secondaire. 5. La diode est polarisée en directe dans l’alternance positive et en inverse dans l’alternance négative.Réalisation du redresseur : a/ Redressement mono alternance : Le signal issu du transformateur est sinusoïdal.Redressement : Cette fonction est réalisée à l’aide de la diode. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 47 ALIMENTATION EN ENERGIE . Kathode (K) Polarisation directe : diode passante Polarisation inverse : diode bloquée 5.2. Son symbole est représenté à la Figure ci-contre.

3. Signal d’entrée Signal de sortie On remarque que le courant en sortie passe toujours dans le même sens. jaune et orange) quand elle est passante. 5. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 48 ALIMENTATION EN ENERGIE . vert. à la différence que celle est destinée à émettre une lumière (rouge. il a 2 diodes conductrices par alternance : • D1 et D3 conduisent pendant l'alternance positive . • D2 et D4 conduisent pendant l'alternance négative. d'où la forme du signal en sortie. Note : Une LED est une diode qui a le même fonctionnement qu'une diode ordinaire. Elle est assurée par le régulateur intégré qui est un composant électronique à trois broches.4.Filtrage : Cette fonction est réalisée par un condensateur.ALI MENTATION ELECTRIQUE b/ Redressement double alternance : Le montage le plus populaire est le redresseur à pont de diodes .Régulation : La régulation est la fonction qui permet d'avoir une tension hautement continue à partir d'une tension ondulée comme issue du condensateur ci-dessus. Le condensateur en se chargeant et en se déchargeant diminue l’ondulation du signal redressé : 5.

entre le collecteur et l'émetteur. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : 6. donc le transistor est bloqué (Relais non alimenté). il est équivalent à un interrupteur fermé.1. la famille des régulateurs de type 78xx est la plus utilisée. la commande du moteur du store . il existe en 2 types : le NPN et le PNP. Si Cde est fermé la base du transistor a une tension de commande. donc le relais est excité. Le montage de base très utilisé est le suivant .Commutation par transistor bipolaire : Le transistor bipolaire est un composant électronique à 3 pôles : la base. par exemple. il s'agit de commander un relais qui commandera un moteur à courant continu . on a le fonctionnement suivant du transistor : • Si la tension de commande est nulle ou négative. qui est un mode de fonctionnement très utilisé dans les systèmes logiques. le transistor non passant ou bloqué . Il a plusieurs modes de fonctionnement. Un régulateur de cette famille délivre une tension constante à ses bornes de sortie égale à xx V. Ici. donc plusieurs types d'application. 7812 : tension à la sortie égale à +12V.7V. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 49 ALIMENTATION EN ENERGIE . son symbole est donné dans la figure ci-dessous. il est équivalent à un interrupteur ouvert. Exemples : 7805 : tension à la sortie égale à +5V.ALI MENTATION ELECTRIQUE Dans la pratique. le collecteur et l'émetteur . n s'intéresse uniquement au transistor NPN et le mode de fonctionnement en commutation. dans ces conditions. • Si la tension de commande est nettement supérieure à 0. donc le transistor est conducteur ou saturé. Si Cde est ouvert la base du transistor n'a pas de tension de commande. entre le collecteur et l'émetteur Cde : représente un bouton poussoir de commande. le transistor est passant ou saturé . Transformateur Secteur 220v 50Hz Application type (Alimentation régulée) 6.

2. • Quand le bouton poussoir est relâché. Par exemple : • dans la signalisation d'un carrefour.1.Principe : Dans les systèmes automatisés. • Dans les escaliers d'un immeuble.Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement.2.1 x R2 x C1 R1 R2 4 8 2 3 6 NE555 7 1 12 V BP C1 U2 MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 50 ALIMENTATION EN ENERGIE .ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. son fonctionnement est comme suit : • On suppose qu'on démarre avec le circuit au repos. on parle de temporisation. • Après l'expiration de la temporisation. le NE555. On peut représenter la fonction de temporisation par ce qui suit : Entrée Impulsion (Tension de durée très courte) Temporisateur Sortie à l'état 1 pendant une durée déterminée TW Sortie t t TW 6. ce qui lance la temporisation.2. c'est à dire la sortie 3 du circuit à l'état 0 . on peut réaliser une temporisation de différentes façons.Temporisation : 6. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé. ce qui laisse le circuit au repos . parmi lesquelles la temporisation. c'est à dire la sortie 3 passe à 1 pendant une durée qui dépend de la résistance R2 et le condensateur C1. on utilise une minuterie qui allume la lumière pendant un certain temps et s'éteint. l'entée 2 passe à 0 et revient à 1. le circuit revient à son état initial (la sortie 3 à l'état 0) . Ce circuit peut réaliser plusieurs fonctions. la résistance R1 assure un 1 logique sur l'entrée 2 du circuit. • Quand le bouton poussoir est actionné rapidement (appui et relâchement du bouton). • La durée de la temporisation est donnée par la formule : T = 1.1. on a souvent besoin q'une action soit effectuée pendant une durée déterminée . on monte le circuit comme le montre la figure ci-dessous . Pour réaliser cette fonction. le feu vert qui autorise les automobilistes à passer dure un certain temps (30 s par exemple) .

1 x (R2 + P1) x C1 P1 D1 R1 R2 5 8 2 3 6 NE555 7 1 R3 T1 L1 L2 L3 12 V K 220 V AC BP3 BP2 BP1 C1 6.2. Durée du niveau haut : T = TH + TL : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE U t T T = 0. La diode D1 sert à protéger le transistor contre les surtensions par les variations brutales du courant dans la bobine du relais.1.7 x (R1 + 2R) x C1 51 ALIMENTATION EN ENERGIE . T = 1. • Les durées des niveaux logique. comme le montre la figure ci-contre : • Il est tantôt au niveau logique 0. le NE555 : • Le schéma de montage correspondant est donné à la figure ci-dessous . il faut donc unpoussoir et une lampe pour chaque étage : • Il suffit qu'un seul bouton soit appuyé pour lancer la temporisation . tantôt au niveau logique 1 .3.2. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé. on peut réaliser cette fonction de différentes façons.Génération de signal périodique : 6. ainsi que la période sont données par : Durée du niveau haut : TH = T= 0. 6.ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. • Le potentiomètre P1 permet de varier la durée de temporisation T.3.63 x R2 x C1 .63 x (R1 + R2) x C1 .3. la durée au bout de laquelle il se répète de la même façon.Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement. • Il a pour période T. on a besoin de générer un signal logique et périodique. Durée du niveau haut : TL = T= 0.Principe : Dans différentes situations des traitements numériques. • La sortie 3 du circuit NE555 commande un relais qui ferme son contact et permet d'alimenter les 3 lampes.Exemple d'application : Minuterie d'escalier Une application directe de ce montage est une minuterie d'escalier pour un immeuble de 3 étages .3.

le moteur est alimenté par signal. Si le commutateur K est en position 2.3. il risque les balais ne reviennent pas à leur position initiale .ALI MENTATION ELECTRIQUE R1 4 7 R2 2 6 8 3 12 V NE555 C1 1 U 6. dont la durée de 12 V est plus petite que celle de 0V. et le cycle recommence . permet alors de fait revenir les balais à leur position.3. Si on passe de n’importe quelle position à la position 4 (arrêt). sachant que lasa partie opérative est principalement constituée d’un moteur électrique et d’un système Bielle-manivelle. par conséquent. Si le commutateur K est en position 3. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 52 ALIMENTATION EN ENERGIE .Exemple d'application : Commande d'essuie-glace de voiture Le montage ci-dessous représente la partie commande d’un essuie-glace. la vitesse de balayage est plus petite . R1 7 R2 C1 2 1 2 R4 4 12 V 7 R5 C2 2 8 3 NE555 4 8 NE555 3 D M R3 K 4 T1 CC 3 Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. tantôt à 12 V. ce qui le fait fonctionner avec une tension moyenne inférieure de celle la position 1 . le capteur "cc" qui est fermé tant que l'essuieglace est en course. le moteur est alimenté par un signal périodique de période 10 ms par exemple). ce qui donne comme résultat : l’essuie-glace fait un aller retour (en 1 s par exemple) et s’arrête pendant un temps plus grand (3s par exemple) . Il fonctionne de la façon suivante : • • • • Si le commutateur K est en position 1. tantôt à 0 V. le moteur est alimenté par 12V en permanence .

CHAPITRE 2 LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES INTRODUCTION L’énergie pneumatique est couramment utilisée dans la partie opérative d'un système automatisé.Distribution : La distribution de l’air comprimé s’effectue par un réseau de canalisations en tuyaux métalliques. Un groupe de conditionnement est souvent installé afin de filtrer et de lubrifier l’air comprimé. Le schéma de la page suivante montre la structure générale du processus de production de cette énergie. l’accumulateur comporte un robinet de purge. Pour des raisons de sécurité. Une pente de 2% dans le sens de l’écoulement de l’air évacue l’eau de condensation vers un pot équipé d’une purge.1. L’accès à ce réseau se fait à l’aide de piquages qui doivent être dirigées vers le haut. son stockage et sa distribution. 1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : 1. Dans les applications courantes. la pression est de l’ordre de 6 bar.Stockage : L’accumulateur (1) stocke l’air comprimé issu du compresseur et évite ainsi de faire fonctionner le moteur tout le temps (en continu). 1. 1.2. Il permet en plus de compenser les variations de pression.Compression de l'air : Un compresseur (7).3. une vanne d’isolement et un manomètre. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 53 ALIMENTATION EN ENERGIE . aspire et comprime l’air ambiant et l’accumule dans un réservoir (accumulateur). qu'on peut résumer dans 3 phases principales : compression de l'air. entraîné par un moteur (6).

1 : Accumulateur 2 : Manomètre 3 : Soupape de sécurité 4 : Vanne d’isolement 5 : Filtre principal 6 : Moteur 7 : Compresseur 8 : Lubrificateur 9 : Filtre – régulateur 10 : Pot de condensation 11 : Purge MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 54 ALIMENTATION EN ENERGIE . Le pascal étant trop petite pour les pressions utilisées dans l’industrie.LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : La force mécanique produite par l’énergie pneumatique est liée à la pression par la relation F = p . S où : • • • F est la force résultante en Newtons p est la pression en Pascals (Pa) S est la surface en m2. On utilise souvent le bar définie par : 1 bar = 105 Pa.

La gravité du danger est fonction de l'intensité du courant qui parcourt le corps. En effet le courant électrique a des effets physiques sur le corps .1 0.5mA Sensation très faible Effet du courant électrique sur le corps humain MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 55 ALIMENTATION EN ENERGIE . EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE Le passage du courant affecte essentiellement les fonctions respiratoires et circulatoires . et du temps de passage : t(s) 5 1 0. sans effets irréversible. 1. Il convient alors de prendre les mesures de sécurité nécessaire pour protéger les biens et les personnes. ceci peut se produire avec direct ou un direct avec un conducteur sous tension. Sensation 3.CHAPITRE 3 LE RISQUE ELECTRIQUE INTRODUCTION : L'utilisation de l'électricité peut présenter des risques d'électrocution et aussi des risques d'incendie.02 0. 4.01 1A 1 2 Arrêt du coeur 3 75mA 4 Seuil de fibrillation cardiaque irréversible 30mA Seuil de paralysie respiratoire 0. de son trajet.05 0. pas de sensation 2.1 0. douleurs.5 10 50 100 10mA Contraction musculaire (Tétanisation) Principales zones : 1. il provoque également des brûlures.5 0. Limite du courant de « non lacher ». Risque de fibrillation ventriculaire 0.

2 secondes. sur la figure suivante on représente le temps de coupure maximal du dispositif de protection en fonction de la tension de défaut. Courbe de sécurité Exemple : Lors d'un défaut dans un local sec (Ul = 50 V). le dispositif de protection doit couper le circuit en moins de 0. Ces tensions dites non dangereuses écoulent dans le corps humain un courant inférieur à 30 mA (seuil de paralysie respiratoire). on définit deux types de tension de sécurité. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 56 ALIMENTATION EN ENERGIE . Le danger du courant électrique étant fonction de sa durée de passage . TENSION LIMITE DE SECURITE Selon le type de local. 25V humide pour le s locaux et 50V pours les locaux secs. si la tension de contact vaut 120 V.LE RISQUE ELECTRIQUE 2.

)..4.Contact indirect : Contact des personnes avec des masses mises accidentellement sous tension généralement suite à un défaut d’isolement. on utilise en général le DDR . ce qui offre une protection des biens et des personnes.Protection contre les contacts directs : Les principales mesures de protection contre les contacts directs sont : • • • • • Terre L’isolation des parties actives du matériel électrique (gaine. cache bornes..LE RISQUE ELECTRIQUE 3. Mise hors de portée.3. 3.. conducteurs ou pièces sous tension. L'utilisation de la TBTS (Très Basse Tension de Sécurité : inférieure à 25 V) Cette mesure consiste à alimenter des circuits sous très basse tension fournie par un transformateur de sécurité.2.1. le principe d’un tel dispositif est de détecter le courant de défaut qui passe à travers la terre et ouvre le circuit. tableaux. par éloignement : C'est le cas des lignes aériennes à haute tension et basse tension. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : 3.Contact direct : C'est le contact des personnes avec les parties actives des matériels électriques.) qui permettent de rendre le matériel électrique inaccessible. La protection au moyen d'enveloppes et de barrières (coffrets. Trois conditions doivent être respectées: L N 220v/24 Alimentation en TBTS par transformateur de sécurité 3. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 57 ALIMENTATION EN ENERGIE . il faut couper automatiquement l'alimentation. Pour mettre en oeuvre cette mesure.. 3.Protection contre les contacts indirects En cas de défaut d’isolement. du circuit présentant le défaut.

plus rapide. • automatiquement en utilisant un logiciel. Le circuit imprimé est une platine de matériau composite recouverte d'une ou de deux couches très fines (35µm ou 70µm) de cuivre. REALISATION DU TYPON 1. Circuit Imprimé 1. mais nécessite un traceur ou une imprimante. La réalisation du typon .CHAPITRE 4 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME INTRODUCTION Le circuit imprimé (CI) est le support de tout montage électronique. L'insolation du circuit imprimé et le développement . etc.) . La gravure et le perçage . circuits intégrés. cette opération s'appelle "routage". on établit le dessin électrique appelé "Typon" ou schéma d’implantation de la plaquette de circuit imprimé sur laquelle seront montés les composants entrant dans la composition du dispositif. Il est le lien aussi bien mécanique qu'électrique entre les différents composants. Les étapes principales pour la réalisation d'un CI sont les suivantes : 1. Présentation : A partir du schéma théorique. 3. composants spéciaux. 4. diodes. qui trace le typon à partir du schéma théorique . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 58 ALIMENTATION EN ENERGIE . Fig1. transistors. le brochage et les dimensions réelles des composants utilisés (résistances. Le cuivre assure les liens électriques entre les composants. soit des bandes et pastilles en papier crêpe (transferts autocollants) . 2. La mise en place des composants et leur soudage. Les documents nécessaires à ce travail sont : • • le schéma électrique du système . Dimensions réelles de certains composants Circuit intégré DIL 16 Transistor Résistance Nous pouvons tracer le typon en utilisant 2 méthodes : • manuellement avec du papier calque sur lequel on trace le typant en utilisant : soit de l’encre de chine à l'aide de stylo à pointe tubulaire ou plume godet . Fig2. Cette méthode est bien évidemment est la plus utilisée de nos jours : elle est plus facile.1.

Fig3. pour obtenir une position standard des composants. Schéma d'implantation d'un montage 2.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1.54 mm Schéma d'implantation R1 A R2 B D C Schéma électrique MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 59 ALIMENTATION EN ENERGIE . donc le dessin du typon sera souvent très différent du schéma. Le circuit sera composé essentiellement de bandes et de pastilles de cuivre : • pastilles pour la soudure des composants : le trou placé au centre d'une pastille ne peut recevoir qu'une seule connexion de composant (il y a donc autant de pastilles que de broches de composants) . • bandes pour relier entre elles les pastilles conformément au schéma.2.54 mm. Etude du circuit imprimé : La difficulté d'étude d'un circuit imprimé vient du fait que l'on ne peut pas croiser les bandes de cuivre comme les connexions du schéma théorique sous peine de court-circuit . Routage d'un typon à l'aide d'un logiciel Fig4. Le dessin du typon se fait à l'aide d'une grille normalisée au pas de 2.

du diamètre de l'écrou ou de l'entretoise pour éviter un court-circuit avec la bande.2. Ne jamais prendre l'angle inférieur à 90° (faiblesse risque de décollement de feuille de cuivre) : Fig5. • Pour les composants spéciaux le diamètre des pastilles sera à la demande. Règles générales et conseils pour le tracé des circuits • Deux bandes parallèles seront au moins séparées par la largeur d'une bande. forts taux de remplissage. Dans ce cas. • Toujours prévoir la fixation de la carte. Eviter les angles aigus. • Plus larges : lignes de masses. etc. • Le trou central des pastilles de ø 2 mm sera de 0. diodes. • Passage de bandes entre pastilles : il doit subsister entre deux pastilles ou entre une bande et une pastille l'équivalent de la largeur d'une bande.1. • Les composants sont de préférence toujours parallèlement ou perpendiculairement montés. etc. il faut aussi se soucier du diamètre du trou de fixation. Bandes En général la largeur des bandes sera de 1 mm. circuits intégrés). 1.8 à 1 mm.2.3.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1. Conseils de dessin des bandes et des pastilles Bon Mauvais MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 60 ALIMENTATION EN ENERGIE . Néanmoins le cas extrême ci-contre est autorisé. • Passage d'une bande près du bord de la carte : au moins 1 mm entre la bande et le bord.2. lignes a forte densité de courant. 1.2. transistors. mais pourra être différentes dans les cas suivants : • Plus minces : circuits miniatures. Pastilles Le diamètre des pastilles dépend de la dimension des pattes du composant : • La valeur courante que nous utiliserons sera de ø 2 mm pour la majorité des composants (presque tous les composants faible puissance courants : résistances. les uns par rapport aux autres. • Le chemin le plus court est le meilleur.

Fig8. 6. 7. Insoleuse Ultra Violet Fig6. mais peut varier suivant la qualité du révélateur . La durée est typiquement de 2 min. Fermer puis allumer l'insoleuse pendant environ 2min30s. Plaque présensibilisée Typon Plaque de verre Tube UV Déflecteur Minuterie MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 61 ALIMENTATION EN ENERGIE . Rincer abondamment à l'eau courante. le révélateur est essentiellement constitué de soude (produit alcalin). à une température ambiante d'environ 20°C . L’insolation consiste à reproduire le typon sur une par exposition aux rayons ultra violet (UV) à l’aide d’une insoleuse (figure 7).REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 2. Décoller le film protecteur comme dans la figure ci-dessus . Utilisation d'une insoleuse 1. 3. Placer le typon sur le verre de l'insoleuse avec comme orientation le coté cuivré sur le typon . Attention. La durée peut varier suivant le type de plaque et la puissance des lampes UV. Plonger la platine dans un bain de révélateur. Plaque pré-sensibilisée Les étapes à suivre pour l’insolation et le développement d’un CI sont les suivantes : Eviter de travailler en plein soleil ou avec un éclairage halogène démesuré . Un film protecteur opaque autoadhésif recouvre la résine photosensible comme le montre la figure 6. Agiter le bac jusqu'à ce que le dessin apparaisse ou se révèle nettement sur un fond cuivré. INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME La platine utilisée est à l'origine une plaque de verre Epoxy recouverte de cuivre et d'une ou de 2 couches de résine photosensibles. 2. C’est donc corrosif et il faut manipuler les platines avec des pinces ou avec des gants. 5. 4. Fig7.

Laisser la panne encore quelques secondes afin que la soudure s'étale bien. Fig9. Enlever la plaquette une fois gravée et rincer-la ensuite. Soudage des composants MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 62 ALIMENTATION EN ENERGIE . Mettre en œuvre le chauffage et la pompe. pour ne pas être gêné pour les soudures suivantes. évite les faux contacts très lourds à détecter. 2. Retirer le fer à souder. Pour réussir une bonne soudure : 1. 2. 3. Placer la panne du fer à souder de façon à ce qu'elle soit en contact avec le cuivre de la platine et avec la patte du composant . La quantité de soudure apportée est un facteur décisif pour la qualité de la soudure . MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE L’implantation consiste à placer et souder les composants électroniques dans la platine. En effet. 3. Mettre la plaquette dans le bain de perchlorure de fer (côté cuivre apparent pour pouvoir le voir pour contrôler l'opération de gravure) . 4. Graveuse 4. Une bonne soudure apporte une meilleure tenue mécanique et électrique du circuit. Laisser chauffer ainsi quelques secondes et ajouter de la soudure au niveau du contact . Fig10.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 3. La température du bain doit environ 40°C. On peut également commencer par implanter les straps (ponts de fils entre deux points de la platine) et les supports de circuits intégrés. On commence en général par les composants peu encombrants. GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME La gravure consiste à graver le circuit sur la plaque en dissoudrant le cuivre non protégé des UV dans un bain de perchlorure de fer à l’aide d’une graveuse : Les étapes à suivre sont les suivantes : 1. la gravure sera d'autant plus rapide que le perchlorure de fer est chaud et agité.

Côté cuivre Fig13. Côté composant Fig12. Typon MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 63 ALIMENTATION EN ENERGIE .1. Le schéma électrique d'une telle alimentation est le suivant : D1 Fus TR 1 Pont de Creatz : B1 LM317 C1 C2 R3 C3 R2 +24V 220V – 50Hz R1 0V 5.2. Schéma électrique : On désire réaliser une alimentation stabilisé permettant de fournie une tension positive de +24V. Circuit imprimé : Fig11.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 5. EXEMPLE D'APPLICATION : 5.

Elle est donc incapable d’envoyer directement l’énergie nécessaire à l’actionneur . On s'intéresse surtout aux énergies électriques et pneumatiques. d’où l’utilisation des préactionneurs qui assurent la distribution de l’énergie aux actionneurs. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. qui sont le plus souvent utilisées.MODULE 2 PARTIE 2 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE PRESENTATION La partie commande d’un système automatisé met en œuvre une énergie faible. Matière d'œuvre en entrée Chaîne d'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR Energie disponible Distribuer L'énergie Energie distribuée Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Pneumatique Préactionneur Contacteur/Relais Distributeur Energie Electrique Pneumatique .

les pré-actionneurs sont généralement soit un contacteur. En effet. 1. LE CONTACTEUR Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de l'énergie électrique. quand on ouvre un circuit en cours de fonctionnement. Un circuit magnétique . un ressort de rappel ouvre les pôles de puissance. Si elle n’est pas alimentée. Un ressort de rappel .PREACTIONNEUR ELECTRIQUE INTRODUCTION CHAPITRE 1 Dans les circuits électriques. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 65 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE . Un contact auxiliaire (avec possibilité d'additionner au contacteur un bloc de contacts auxiliaires instantanés ou temporisés) . Sa constitution est comme suit • • • • • • Des pôles principaux de puissance . une armature fixe et un autre mobile . Remarques : • Le contacteur a un pouvoir de coupure (PDC). Une bobine de commande du contacteur. soit un relais. le contact en cause provoque un arc électrique qui peut être dangereux pour les biens et les personnes. Si la bobine est alimentée elle attire l’armature mobile pour actionner les pôles de puissance . On note que le pouvoir de coupure d’un appareillage électrique est sa capacité à couper le courant dans un circuit. sans provoquer des dangers dans l’installation.

LE SECTIONNEUR Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (séparer électriquement) un circuit pour effectuer des opérations de maintenance ou de modification sur les circuits électriques qui se trouvent en aval. 2. dans une chaîne d’énergie électrique. On trouve également des sectionneurs qui servent en plus de porte-fusible. Le sectionneur ne possède aucun pouvoir de coupure. etc. On les désigne par « Sectionneurs porte-fusible ». par conséquent. on utilise généralement le relais électromagnétique qui a pratiquement la même symbolisation : • Généralement. Ainsi il permet d’assurer la sécurité des personnes qui travaillent sur le reste de l’installation en amont. le préactionneur ne s’utilise pas seul mais associés à une classe d’appareillage typique : sectionneurs. Sectionneur Simple Sectionneur avec fusibles incorporés MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 66 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . relais thermique. il ne doit pas être manœuvré en charge.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES • Pour les faibles tensions continues.

La classe aM : ce sont les fusibles d’accompagnement moteur prévus pour la protection contre les courts-circuits et surtout pour la protection des moteurs. Symbole Contact commandé Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant des coefficients de dilatation différents. Le temps de coupure est inversement proportionnel à l'augmentation du courant.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 3. Bilame non déformée d = déformation due à l’échauffement provoquée par le passage du courant. 4. L’apparition d’une surcharge se traduit par l’augmentation de la chaleur (effet joule) . Le bilame détecte l'augmentation de chaleur. ce qui entraîne un échauffement de l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. On trouve : • • La classe gI ou gG : ce sont les fusibles d’usage général . pendant un temps donné. C’est donc l'appareillage de commande qui coupe le circuit de puissance est non pas le relais thermique. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 67 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Ce contact étant convenablement placé dans le circuit de commande va couper l'alimentation de la bobine du contacteur qui va ouvrir ses pôles de puissances et interrompre le passage de l'énergie électrique au travers du récepteur. lorsque le courant dépasse une valeur précise. LES FUSIBLES Les fusibles sont des appareils de protection dont la fonction est d’ouvrir un circuit par fusion d’un élément calibré. se déforme et ouvre le contact auxiliaire de s'ouvrir. mais prolongée dans le temps. ils protègent contre les surcharges et les courts-circuits. LE RELAIS THERMIQUE Le relais thermique est un appareil de protection capable de protéger contre les surcharges prolongées. Une surcharge est une élévation anormale du courant consommé par le récepteur (1 à 3 In).

Le sectionneur porte fusible a aussi un contact auxiliaire noté Q qui s’ouvre avant les contacts Q du circuit de puissance e. le contact qui lui est associé F s’ouvre. On parle alors d’auto maintien . Si au cours du fonctionnement (KM1 fermé de nouveau) il y a une surcharge le relais thermique F s’échauffe. cas où on manœuvre le sectionneur en charge . typiquement un moteur triphasé.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 5. ce qui ouvre le circuit de commande . Ce contact est appelé « contact de précoupure ». ce qui ouvre le circuit de commande et protège le moteur MAS . le schéma suivant est généralement adopté : Fonctionnement : • • • • • Si le bouton poussoir S1 du circuit de commande est actionné. ce qui entraîne la rotation du moteur MAS . ceci a le même effet que le contact auxiliaire du relais thermique. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 68 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . RECAPITULATION : Pour distribuer l’énergie vers l’actionneur. la bobine KM1 n’est plus alimentée et les contacts KM1 (commande et puissance) sont ouverts . le contact KM1 du circuit de commande se ferme ainsi que les contacts KM1 du circuit de puissance. on appuie sur le bouton poussoir Ar. Si S1 est relâché le contact KM1 du circuit de commande maintient l’alimentation de la bobine du contacteur (mémorisation). Pour arrêter le moteur MAS. la bobine du contacteur KM1 est alimentée .

Le distributeur 3/2 est destiné aux actionneurs n’ayant qu’un seul orifice d’alimentation. Sa stabilité (monostable ou bistable) . Le 2ème pour l’utilisation . etc. Les distributeurs sont classés suivant le nombre de positions possibles et le nombre d’orifices qu’ils possèdent. Le tiroir est doté de conduites permettant le passage de l’air entre les différents orifices de la partie fixe. Chaque position que peut prendre le tiroir est symbolisée par un carré dans lequel les flèches indiquent le sens de circulation de l’air alors qu’un T représente un orifice obturé. Son tiroir peut occuper 2 positions (position repos et position travail).). Le dernier pour l’échappement. en particulier le vérin simple effet : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 69 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Son dispositif de commande. LE DISTRIBUTEUR 3/2 : Le distributeur 3/2 possède 3 orifices : • • • Le 1er pour l’alimentation .CHAPITRE 2 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Les distributeurs pneumatiques sont les préactionneurs des actionneurs pneumatiques (vérins. Le débit d’air comprimé qu’il est capable de distribuer exprimé en lm-1 . ventouses. La partie fixe n’est présentée que par ces orifices : Orifice d’utilisation (Sortie) Partie fixe Orifice d’échappement Orifice d’alimentation (Entrée) Fig 7 : schématisation et principe d’un distributeur Tiroir Un distributeur est caractérisé par : • • • • Le nombre d’orifices . 1. Un distributeur est constitué d’une partie fixe (le corps) et d’une partie mobile (le tiroir) qui peut se déplacer à l’intérieur de la partie fixe selon l’ordre de la PC.

Fig 7 : Pilotage d’un vérin simple effet par un distributeur 3/2 Sortie S Commande Echappement E Pression P 2. l’orifice d’alimentation du vérin est relié à l’orifice d’échappement : la tige est maintenue donc rentrée . Son tiroir peut occuper 2 positions. Par conséquent. 2 orifices d’échappement. l’air comprimé est verrouillé vers l’un des deux orifices d’alimentation du vérin tandis que l’autre est à l’échappement. LE DISTRIBUTEUR 5/2 : En plus d’orifice d’alimentation. LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : La commande du distributeur a pour fonction de positionner le tiroir dans une position ou dans l’autre. Fig 8 : Pilotage d’un vérin double effet par un distributeur Commande Pression P Pression P 3.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES • • En position repos. Elle peut être également repéré par les orifices qu’elle met en liaison. provoquée par un ordre de la PC. Il s’agit dans ce cas d’un distributeur monostable. En position travail. Un ressort peut servir comme dispositif permettant le retour du tiroir à sa position initiale. le distributeur 5/2 possède : • • 2 orifices d’utilisation . Elle peut être électromagnétique. Le distributeur 5/2 est utilisé pour distribuer de l’énergie pneumatique au vérin double effet :suivant la position occupée. électropneumatique ou manuelle. pneumatique. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 70 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . la tige sort. l’orifice d’alimentation du vérin est mis en liaison avec la source d’air comprimé. La commande du distributeur est représentée par un rectangle accolé à la case qu’elle commute et complétée par un ou plusieurs symboles schématisant la technologie utilisée.

Un exemple de logiciel de simulation pneumatique est donné ci-dessous. • la simulation des commandes par des clics de souris sur les organes de commande. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 71 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Elle a connue une évolution très rapide avec le progrès de l’informatique. Ainsi.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES La figure suivante donne la schématisation des différents dispositifs de commande : Commande manuelle Commande électrique Commande manuelle par poussoir Commande pneumatique Commande électropneumatique Rappel par ressort Distributeur bistable à commande par pression des deux côtés Distributeur bistable à commande électrique des deux côtés Distributeur monostable à commande électrique et à rappel par ressort 4. • la visualisation du fonctionnement du circuit réalisée conformément aux excitations ainsi choisies. etc. Un logiciel de simulation pneumatique permet : • la saisie de schémas pneumatiques en insérant des objets graphiques tels que : vérin. un circuit pneumatique peut être étudier par simulation numérique sur un ordinateur personnel avant d’être réalisé réellement. LOGICIELS DE SIMULATION : La simulation sur ordinateur est devenu un outil très important pour la conception des systèmes en différentes technologies. distributeurs.

La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. d’où l’utilisation des actionneurs qui assurent cette fonction de conversion.MODULE 2 PARTIE 3 CONVERSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Dans un système automatisé. alors il faut convertir cette énergie disponible en énergie mécanique . . souvent la finalité de l'action sur la matière d'œuvre est de nature mécanique. Puisque l'énergie souvent disponible est électrique et moins encore pneumatique.

CHAPITRE 1

ACTIONNEURS ELECTRIQUES
INTRODUCTION
Dans un système automatisé, on trouve différents types d'actionneurs électriques, on cite en particulier les électro-aimants, les électrovannes et les moteurs.

1. ELECTROAIMANT (EA) :
C’est une bobine dont le noyau est mobile. Si l’EA est alimenté le noyau se déplace vers la droite, et si l’EA n’est pas alimenté le ressort de rappel le fait retourner à sa position initiale.

EA alimenté

EA non alimenté

2. ELECTROVANNE :
Elle utilise le même principe des électroaimants pour commander le passage ou le blocage d’un liquide sous pression. Exemple : machine à laver (L’électrovanne commande le passage d’eau).
Bobine de commande

Arrivée du fluide sous pression

Sortie du fluide

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

73

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

3. LE MOTEUR ELECTRIQUE :
C’est l’actionneur le plus utilisé pour transformer l’énergie électrique en énergie mécanique. Selon la nature de la tension électrique utilisée pour l’alimentation (continu ou alternatif). On distingue plusieurs types de moteurs : • Moteur à courant continu. • Moteur asynchrone. • Moteur pas à pas. Quelque soit le type du moteur on distingue la partie tournante (Rotor) et la partie fixe (Stator)

Stator

Rotor

3.1- Moteur à courant continu :
Ce moteur est alimenté par une tension continue (pile, batterie d’accumulateurs, tension stabilisée). 3.1.1- Symbole :

Moteur à aimant permanent 3.1.2- alimentation :

Moteur à inducteur bobiné

Le moteur peut tourner dans les 2 sens suivant la polarité de son alimentation : • Un seul sens de marche :

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

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CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

• Deux sens de marche :

Pour que le moteur tourne dans le premier sens, on ferme les interrupteurs K1 et K3. Et pour qu’il tourne dans le sens inverse, on ferme K2 et K4.

Exercice : Le montage suivant est utilisé pour la commande du store automatisé :

Analyser le montage et compléter le tableau suivant par : sens +, sens-, Arrêt K1 Position Basse

Position Haute K2 Position Haute Position Basse

3.2- Moteur asynchrone :
C’est le moteur le plus utilisé dans les systèmes automatisés, car il présente les avantages suivants : • Une bonne Puissance massique : à puissance égale le Moteur asynchrone est plus léger que le moteur à courant continu ; • Alimentation par le réseau public 220v/380v - 50Hz ; • Facilité de mise au point ; • Un bon couple au démarrage ; • Ne présente aucun balai et collecteur (rotor à cage). Pas de danger pour une utilisation dans un milieu explosif. 3.2.1- Moteur asynchrone triphasé : Ce moteur nécessite une alimentation triphasée. Pour faire fonctionner dans des conditions normales ce moteur, on peut utiliser le montage suivant (démarrage direct) qui prévoit une protection par fusible (contre les courts circuits) et relais thermique (contre les surcharges prolongées).

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

75

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

Schéma de Puissance

Circuit de commande

Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche :

3.2.2- Moteur asynchrone Monophasé : Pour l’utilisation dans le milieu domestique où le triphasé n’est pas fourni par l’ONE, les constructeurs prévoient le moteur asynchrone monophasé.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

76

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS ELECTRIQUES Sur la plaque à bornes de ce moteur. Bobines du moteur Bobines du moteur 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz Fonctionnement sens 1 Fonctionnement sens 2 Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 77 CONVERSION DE L'ENERGIE . pour créer le champ tournant. Pour assurer un fonctionnement dans les deux sens du moteur on peut utiliser les montages suivants : Exemple d’utilisation : Machine à laver. on distingue deux bobines liées par un condensateur afin d’assurer un déphasage de π/2 entre les deux phases.

fermé aux deux extrémités. Energie pneumatique TRANSFORMER L’ENERGIE Vérin Fig 1 : Modèle fonctionnel d’un vérin Energie électrique 2. Ce sont des actionneurs qui réalisent un mouvement linéaire à l’endroit même où l’on a besoin d’une force pour transférer. Avantage : consommation réduite. serrer. éjecter.. Il n’est donc alimenté que d’un seul coté du piston. on applique la pression sur la face avant. à l’intérieur duquel se déplace librement un piston muni d’une tige. LES VERINS : Les vérins se prêtent bien à des mouvements pneumatiques assez analogues à ceux de l’homme. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 78 CONVERSION DE L'ENERGIE . 1.CHAPITRE 2 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Un actionneur pneumatique est un dispositif qui transforme l’énergie de l’air comprimé en travail mécanique. le générateur de vide Venturi. indexer. Le retour à la position initiale s’effectue en général par un ressort. arrêter. sous l’effet des forces dues à la pression de l’air comprimé (voir figure ci-dessous). : ce sont les muscles de la partie opérative du système. Parmi les actionneurs pneumatiques les plus utilisés dans les systèmes automatisés on trouve : • • le vérin pneumatique . CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : un vérin est constitués d’un cylindre. Piston Face avant Cylindre Face arrière Tige Orifices d’alimentation Fig 2 : Constitution d’un vérin pneumatique 3.. LE VERIN SIMPLE EFFET : Ce vérin produit l’effort dans un seul sens. on applique la pression sur la face arrière du piston et pour la faire rentrer. Pour faire sortir la tige. élever.

S est la surface en m2 . Avantage : plus grande souplesse d’utilisation. Efforts Air Symbole Air Fig 4 : Le vérin double effet Remarque : Dans les vérins on peut trouver d’autres fonction complémentaires tel que : amortissement de fin de course. 5. la sortie et la rentrée de la tige s’effectue par l’application de la pression.S où : F est l’effort exprimé en newtons (N) . CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : Le fonctionnement d’un vérin dépend des caractéristiques suivantes : • • • Le diamètre du piston . de part et d’autre du piston. Les vérins double effet sont utilisés lorsqu’on a besoin d’effort important dans les deux sens. La pression d’alimentation. capteur de position. Le choix et le dimensionnement d’un vérin s’effectuent en fonction de l’effort à transmettre.ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Effort Symbole Air Fig 3 : Le vérin simple effet 4. dispositifs de détection. LE VERIN DOUBLE EFFET : Dans un vérin double effet. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 79 CONVERSION DE L'ENERGIE . réglage facile de la vitesse. alternativement. Cet effort est liée à la pression par la relation : F = p. La course de la tige . p est la pression en pascal (Pa) .

EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS : Serrage de la pièce à percer dans le système « Perceuse automatique ». LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : Un générateur de vide ou venturi est un actionneur pneumatique dont le rôle est de transformer l’énergie pneumatique en surpression en une énergie pneumatique en dépression. Le passage de l’air comprimé dans le conduit provoque une dépression et entraîne avec lui l’air présent dans l’orifice perpendiculaire. Exercice : Le vérin utilisé dans le système Portail doit exercer un effort entrant de 15 N pour ouvrir la porte.ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Par exemple. Calculer le diamètre maximal dmax de la tige sachant que le diamètre du piston est D = 8 mm et la pression est de 6 bar ? Solution : On a : F = pxS avec S = Spiston – STige Or Et Soit : Soit : Spiston = ∏xD2 STige = ∏xd2 F = px∏x( D2 – d2 ) / 4 dmax = 5. Symbole Air comprimé Ejecteur Ventouse Fig 6 : Principe du venturi Aspiration MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 80 CONVERSION DE L'ENERGIE . perpendiculaire à la conduite. une aspiration se produit au niveau de la ventouse. Pièce Serrage Bâti Bâti 7. servant à connecter la ventouse. Par conséquent.67 mm D’où : dmax = ( D2 – 4F/p∏ )1/2 6. Un venturi est composé d’un éjecteur muni d’une conduite d’air plus étroite du côté de l’entrée et d’un orifice. un vérin ayant un piston de diamètre D = 8 mm et alimenté par une pression de 6 bar (60000 Pa) fournit un effort sortant F = (px∏xD2) / 4 soit 3016 N.

La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. il faut alors transmettre ces mouvements en les adaptant en changeant la vitesse ou le sens ou la nature de mouvement. ainsi que le mouvement de translation que permet la tige de sortie d'un vérin pneumatique n'est pas toujours bien adapté pour agir directement sur la matière d'œuvre d'un système automatisé. .MODULE 2 PARTIE 4 TRANSMISSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Le mouvement de rotation recueilli par l'arbre de sortie d'un moteur électrique. Pour agir correctement. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. etc.

Il comporte toutes les indications nécessaires et utiles pour la fabrication de la pièce.2.1.3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 82 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . dimensions). etc. et représente le mécanisme dans son ensemble. Schéma électronique. universel dont les règles précises sont normalisées internationalement. 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS 1. C'est un langage de communication. Dessin d'ensemble d'un verrou 1. 1.Dessin d'ensemble: Il indique comment les pièces sont assemblées et disposées les unes par rapport aux autres. Exemples: Schéma électrique . Schéma mécanique.Dessin de définition: Il représente une pièce et la définit complètement (formes.CHAPITRE 1 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL INTRODUCTION Le dessin technique manuel ou assisté par ordinateur est l'outil graphique le plus utilisé par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée à la réalisation d'un objet ou produit.Schéma: Dessin dans lequel sont utilisés des symboles graphiques indiquant les fonctions des composants et leurs relations.

55 Dessin de définition de la douille 2/ FORMATS Les dessins techniques sont représentés sur des feuilles de dimensions normalisées appelées : formats. A3. On a alors : • Le format A1 : LA1= LA0 / 2 . A1. A2. Il se situe à 10 mm du bord de la feuille pour les formats courants (A4. A2) et à 20 mm pour les autres formats. La série A (A0. A4) normalisée est universellement utilisée. 297 297 210 420 594 3/ ELEMENTS PERMANENTS 3.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 17. • Le format A4 : LA2= LA3 / 2. A3. • Le format A2 : LA2= LA1 / 2 . • Ses dimensions (L x l) : 1189 x 841 mm. Un format directement inférieur s’obtient en divisant la longueur par 2.1. • Le format A3 : LA1= LA2 / 2 .Le cadre : Il délimite la surface de travail sur le format. Le format A0 est le format de base . elle est caractérisée par : • Sa surface : SA0 = 1m² . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 420 A4 A3 A2 83 TRANSMISSION DE L’ENERGIE Ø9 .

2. prénom. classe). bateaux. il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour représenter ces objets. Il est symbolisé comme suit : 4/ L'ECHELLE Lorsque les objets sont grands (immeubles. automobiles. etc.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 10 mm Surface de travail Cadre Bord du format 3. Il doit toujours être dirigé vers soi. la date. le format. le symbole de disposition des vues. l’échelle du dessin. L’échelle d’un dessin est donc le rapport entre les dimensions dessinées et les dimensions réelles de l’objet. Echelle = Dimensions dessinées Dimensions réelles Exemple : Echelle 1:10 Echelle 1:1 pour la vraie grandeur Exemple : Echelle 1:1 Echelle 1:2 5/ LE CARTOUCHE: Le cartouche est un tableau situé au bas du format et comportant les informations suivantes : le titre du dessin. etc.) ou petites (montres. l’identité du dessinateur (nom. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 84 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . le nom de l’établissement.le repère d’orientation : Il permet d’orienter le dessin. circuit électronique.).

REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL Exemple de cartouche échelle Symbole Format Nom dessinateur date classe Titre du dessin Nom de l'établissement Le symbole de disposition des vues montre la disposition des vues par rapport au dessinateur : Symbole européen Symbole américain • Ce qu’on observe à gauche. on le représente à gauche . • Le nombre de chaque pièce (NBR. etc. Dans une écriture les caractères doivent avoir la même hauteur et le même espace entre eux. 3. on le représente en dessus. les écritures sont réalisées à l’aide d’un trace lettre : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 85 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . La nomenclature est composée de 5 colonnes : REP NBR DESIGNATION MATIERE OBSERVATION • Le repère de chaque pièce (REP. Ecriture penchée: Rondelle. 6/ NOMENCLATURE : C’est la liste complète des pièces qui constituent un ensemble dessiné. 2. On trouve 2 types d'écriture : droite et penchée (inclinée). • Le nom des pièces (DESIGNATION) . Remarque : En dessin manuel. • Ce qu’on observe en dessous. on le représente à droite .) . on utilise une écriture normalisée. • Ce qu’on observe en dessous.) .).). • Ce qu’on observe à gauche. • La matière de chaque pièce (MATIERE) . Elle est liée au dessin par les repères des pièces (1. • Une observation si nécessaire (OBS. 7/ ECRITURE : Sur un dessin technique. Par Exemple : Ecriture droite: Rondelle. on le représente en dessous.

Tableau des différents types de trait : Type Désignation Continu fort Interrompu fin Mixte fin Application ou usage • Arêtes et contours vus • Cadre et cartouche Arêtes et contours cachés • Axes • Plan de symétrie ou de coupe • Elément primitif Ligne d'attache de repères ou de cotes. Un trait est caractérisé par : • sa nature : continu ou interrompu ou mixte . hachures. • son épaisseur : fort ou fin.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 8/ LES TRAITS : Plusieurs types de traits sont employés en dessin technique. filetages Limites de vues ou de coupes partielles • Contours de pièces voisines • Détail avant plan de coupe • Demi rabattement • Positions des pièces mobiles Continu fin Continu fin ondule ou en zigzag Mixte fin à deux tirets MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 86 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

sur un plan parallèle à la face principale de l’objet à représenter. Les arêtes perpendiculaires au plan de projection se projettent suivant des droites obliques parallèles appelées "fuyantes" et dont les dimensions sont obtenues en multipliant les longueurs réelles par un même coefficient de réduction k.Définition : La perspective cavalière est une projection oblique parallèle à une direction donnée.But : La perspective cavalière permet de donner en une seule vue une idée globale des formes de l’objet à représenter. l’image d’un objet doit être représentée fidèlement. k = 0. Exemple : L’image ci contre représente en perspective cavalière la pièce serre-bras du positionneur. 1. L’image ne doit pas être déformée. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 87 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . L’antenne parabolique ci-contre doit être présentée sous forme de plusieurs vues.5.Tracé pratique : La face principale se projette en vraie grandeur.1.3. 1.CHAPITRE 2 PROJECTION ORTHOGONALE INTRODUCTION Pour être utilisable. afin de donner une idée détaillée sur le fonctionnement dans différentes positions.2. 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE 1. L’inclinaison des fuyantes (angle de fuite α) et le coefficient de réduction sont normalisés : Soit : α = 45°.

1. Angles de projection : α = β = γ = 120°. b.Différentes types : Remarques : • • • Si α = β = γ : La perspective est dite isométrique. Si deux angles quelconques sont égaux : La perspective est dite dimétrique. c dont la dimension dessinée est égale à la dimension réelle x 0. Par simplicité. on décrit uniquement le principe de la perspective isométrique. 2.Définition : C’est une projection orthogonale de la pièce sur un plan oblique par rapport aux faces principales de la pièce. c a b MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 88 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 2.82.2.PROJECTION ORTHOGONALE Orientations possibles : Haut vers gauche Fuyantes Haut vers la droite Bas vers la gauche Bas vers la droite α Face principale 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE 2.3-Perspective isométrique : La perspective isométrique d’un cube s’obtient à partir d’un parallélépipède de côté a. Si α ≠ β ≠ γ : La perspective est dite trimétrique.

b. a B b A A c B’ Il existe deux méthodes de traçage : • • Méthode au compas.58. Il est possible de construire une ellipse lorsque l’on connaît son grand axe AA’ et son petit axe BB’. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 89 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . BB’ = diamètre x 0. c. 2.PROJECTION ORTHOGONALE Exemple : La perspective isométrique de la pièce serre bras.4. Un cercle devient une ellipse en projection isométrique. Tout cercle appartenant à une face du cube se projette donc suivant une ellipse. Méthode par points. Grand axe Petit axe Remarques : • • Les grandes axes des ellipses sont respectivement perpendiculaires aux arrêtes a.Tracé des ellipses : Les faces du cube ne sont pas parallèles au plan de projection. Les directions des axes des ellipses peuvent être déterminées par les diagonales des faces : AA’ = diamètre en vraie grandeur. (par exemple l’axe AA’ est perpendiculaire à l’arrête c).

1. 3.Définition c’est la projection orthogonale sur les plans de projection d’un objet dont la face principale est parallèle au plan de projection. 3. Il existe principalement 2 types de projection : • • Projection européenne .Principe : On imagine la pièce à l’intèrieur d’un cube et on projette l’objet sur les six faces : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 90 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Projection Européenne : 3. Cette projection nécessite la présence de trois éléments : l’oservateur.1.2. Projection américaine. Les lignes de projection sont parrallèles entre elles et perpendiculaire au plan de projection. on est ramené de passer d’une représentation en perspective à une représentation en vues. l’objet et le plan de projection(dessin).2.PROJECTION ORTHOGONALE 3/ PROJECTIONS ET VUES Pour mieux décrire la géométrie d’un objet.

PROJECTION ORTHOGONALE 3. 4 : Vue de Droite. 2 : Vue de Gauche. 5 : Vue de Dessous. 3 : Vue de Dessus.2.Disposition des vues : On développe le cube de projection et on obtient six vues géométrales sur le même plan : 1 : Vue de Face. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 91 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2. 6 : Vue d’Arrière.

Exemple : la pièce serre-bras du positionneur est dessiné en perspective isomètrique et vues : vue de face. Correspondance verticale. 3. Ne pas dessiner les faces du cube . Il y a correspondance (alignements) entre les vues : Correspondance horizontale.2. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 92 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Observer la correspondance entre les vues . vue de gauche et vue de dessus : en trois 3. Ne dessiner que les vues nécessaires et suffisantes pour définir complètement la pièce avec un minimum de parties cachées . Correspondance en équerre.3. Ne pas inscrire les noms des vues .2.PROJECTION ORTHOGONALE Remarques : • • Les vues sont nommées selon la position de l’observateur par rapport à la vue principale.4 Règles d’exécution du dessin : • • • • • • Choisir comme vue de face la vue la plus représentative . Ne pas laisser apparaître les lignes de rappel.

Flexion).CLASSIFICATION DES MATERIAUX : 2.PROPRIETES DES MATERIAUX : 2. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 93 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1. de les mélanger pour fabriquer des alliages. Remarque : Par extension le nom de métal est attribué à tous les alliages de métaux purs que nous utilisons communément. Fluidité : Aptitude d’un métal à l’état liquide. Ténacité : Aptitude d’un métal à résister aux efforts progressifs (Traction. Ductilité : Aptitude d’un métal à être étiré en fil. le bois ou le gaz naturel. de mettre au point des matières plastiques (polymères) synthétiques à partir d'éléments naturels comme le charbon. à remplir les empreintes d’un moule. sous la chaleur. 1. de concevoir des matériaux composites de plus en plus utilisés dans les industries du transport. Soudabilité : Aptitude d’un métal à subir une soudure sans risque de crique. le pétrole. Elasticité : Aptitude d’un métal à revenir à sa forme initiale après avoir subit une déformation. Compression. Torsion.Propriétés mécaniques : • • • • • • • Fusibilité : Aptitude d’un métal à fendre. Malléabilité : Aptitude d’un métal à être déformé à chaud ou à froid par pression ou par choc.CHAPITRE 3 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX INTRODUCTION Le progrès technique a permis de produire des matériaux élaborés : • • • • d'extraire des métaux à partir de minerai.

Conductibilité thermique : Aptitude d’un métal à diffuser la chaleur. Densité : la densité est utilisée pour déterminer la masse des organes. Conductibilité électrique : Aptitude d’un métal à faciliter le passage du courant électrique.Propriétés physiques : • • • • Masse spécifique : La masse de l’unité de volume d’un matériau en Kg/m3. 5 % d’allongement après rupture 4. Résilience : Aptitude d’un métal à s’opposer aux efforts brusques (chocs).2.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Propriétés pratiques : • • Dureté : Aptitude d’un métal à s’opposer à la pénétration d’un corps dur.200 : 200 Mpa de résistance à la rupture Fontes malléables et à graphite sphéroïdal EN-GJMW-400-5 EN-GJS-400-15 : 400 Mpa de résistance à la rupture.1.SYMBOLES DES MATERIAUX : Symbole Al Sb Ag Be Bi B Cd Ce Cr Co Cu Sn Fe Elément d’alliage Aluminium Antimoine Argent Bérylium Bismuth Bore Cadmium Cérium Chrome Cobalt Cuivre Etain Fer Symbole Ga Li Mg Mn Mo Ni Nb Pb Si Sr Ti V Zn Elément d’alliage Gallium Lithium Magnésium Manganèse Molybdène Nickel Niobium Plomb Silicium Strontium Titane Vanadium Zinc 4.Aciers non alliés : Aciers d'usage général S 235 : 235 Mpa de résistance élastique GE 360 : G : acier moulable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 94 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 2. 3.Les fontes : Fontes à graphite lamellaire : EN-GJL.DESIGNATION DES MATERIAUX : 4.2.

6.Aciers alliés Aciers faiblement alliés 36 Ni Cr Mo 16 : 36 : 0. W Multiplié par 10 pour les autres Aciers fortement alliés X 5 Cr Ni 18-10 : 5 : 0.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Aciers non alliés C 40 : 0.05 % de carbone Cr : chrome Ni : nickel 18 : 18 % de chrome 10 : 10 % de nickel 4. Mn.Alliages d'aluminium Aluminium et alliages d'aluminium de fonderie Al 99. Ni.5 : aluminium à 99. Co.40 % de carbone GC 25 :G : acier moulable 4.36 % de carbone Ni : nickel Cr : chrome Mo : molybdène 16 : 4 % ( 16 / 4 ) de nickel Multiplié par 4 pour Cr.3.5 % Al Cu 4 Mg Ti : Cu : cuivre 4 : 4 % de cuivre Mg : magnésium Ti : titane Alliages d'aluminium corroyés EN AW-2017 [Al Cu 4 Mg Si] : Al : aluminium 4 : 4 % de cuivre Cu : cuivre Mg : magnésium 4. Si.5.Alliages de cuivre Laiton Cu ZN 15 : Cu : cuivre Zn : zinc 15 : 15 % de zinc MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 95 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

7.9.Alliages de zinc moulés ZA 8 : Z : zinc A : aluminium 4.Composites Composite = matrice + renfort Matrices EP: époxyde UP: polyester Renforts FV: fibre de verre FC: fibre de carbone FA: fibre d’aramide (kevlar) MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 96 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Bronze Cu Sn 8 Pb P : Cu : cuivre Sn : étain 8 : 8 % d’étain P : phosphore 4.Les plastiques Les thermoplastiques PA 11 : PA : polyamide 11 : type 11 ( 11 atomes de carbone ) PTFE : polytétrafluoréthylène Les thermodurcissables PF 21 : phénoplaste (bakélite) EP : époxyde (araldite) UP : polyester Elastomères Chloroprène ( néoprène ) Acrylique Polyuréthane Mousses PS: polystyrène expansé PUR: polyuréthane expansé 4.8.

• Désigner la coupe par les mêmes lettres majuscules que le plan de coupe. Disposer et dessiner la coupe comme une vue normale en regardant dans le sens indiqué par les flèches.4.2. 1.Méthodes de représentation: • • • • • Repérer le plan sécant.1.But : Les coupes améliorent la clarté et la lecture du dessin en permettant de voir les formes intérieures d’une pièce.CHAPITRE 4 LES COUPES – LES SECTIONS 1.Définition : Une coupe représente la section et la fraction de la pièce située en arrière du plan sécant (Plan de coupe). • Hachurer la section. Supposer et pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située coté flèches. par sa trace.1. Repérer le plan de coupe par une même lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche.3. en trait mixte fin terminé par deux traits forts.4. LES COUPES : 1. Demi coupe : ½ coupe A-A MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 97 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts. 1.Coupes particulières : 1. 1.

2.5 à 5mm.Exécution des hachures : Elles sont tracées en traits fins régulièrement espacés.But : Les hachures sont utilisées pour mettre en évidence la section d’une pièce.Hachures : 1.5.Coupe des nervures.4. 1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 98 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2.1.4.4.4.LES COUPES – LES SECTIONS 1.3. 1.5. Coupe brisée à plans sécants : 1. Coupe brisée à plans parallèles : 1. Règle : On ne coupe jamais une nervure par un plan parallèle à sa plus grande face.5. La distance entre deux hachures varie de 1.

60° ou 30° par rapport aux lignes principales du contour d’une pièce.3.Section sortie : La section sortie est dessinée à l’extérieur de la vue principale.3.2.3. 2.5.Différentes sections : On distingue deux sortes de sections : 2. • Les différentes parties de la section d’une même pièce sont hachurées d’une même manière. 2.1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 99 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 1. LES SECTIONS : 2. fontes) Cuivre et alliages de Cuivre Aluminium d’Al i i et alliages Matières plastiques et isolantes 2.4.But : Les section permettent d’éviter les vues surchargées en isolant les formes que l’on désire préciser.Définition : Une section représente la partie d’une pièce située dans le plan sécante. • Les hachures ne traversent jamais un trait fort.Règles importantes : • Les hachures doivent être inclinées de préférence à 45°.Différentes hachures : Métaux ferreux (Aciers.LES COUPES – LES SECTIONS 1.5. • Les hachures ne s’arrêtent jamais sur un trait interrompu fin.1.

• Désigner la section par les même lettres majuscules que le plan sécant. • Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts. Ne pas mettre de lettre. • Dessiner en trait continu fort. • Hachurer la section. • Amener par une rotation de 90°.2. • N’indiquer le sens d’observation que s’il peut y avoir confusion. • Dessiner en trait continu fin la surface de la pièce contenue dans le plan sécant.Section rabattue : La section rabattue est dessinée en surcharge sur la vue principale. • Supposer la pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située côté flèche. • Hachurer la section. • Repérer le plan de la section par une lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 100 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3. 2. Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin. Remarque : Bien que cela à éviter. la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. en regardant dans le sens indiqué par les flèches. auteur de l’axe de la section. les hachures peuvent couper un trait fort. le plan sécant dans le plan de dessin. terminé par deux traits forts.LES COUPES – LES SECTIONS Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin.

En mécanique les deux mouvements élémentaires rencontrés sont : Translation Exemples : mouvement de la porte d’un lecteur CD Mouvement du mors mobile d’un étau Rotation Exemples : mouvement de roue d’une bicyclette Mouvement d’une porte par rapport au cadre 2. MOUVEMENT Pour définir le mouvement d’une pièce. donc la notion de mouvement est relative. Exemple : Une pièce cylindrique est mathématiquement cylindrique.CHAPITRE 5 LES LIAISONS MECANIQUES 1. il faut spécifier une référence par rapport à laquelle ce mouvement se fait . parfaitement et 3. LIAISON MECANIQUE On dit que deux pièces sont en liaison si elles sont en contact par l’intermédiaire de surface(s) ou de point(s). MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 101 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . • Les formes sont supposées géométriquement parfaites. 3. Dans un mécanisme une pièce peut être fixe ou mobile par rapport à une autre pièce. Contre-exemple : Ressorts. HYPOTHESES • Les pièces sont supposées indéformables. supposée sans défauts.Nature des contacts • Contact ponctuel : La zone de contact est réduite à un point. Ces surfaces sont appelées surfaces fonctionnelles qui sont de deux types : surfaces de mise en position (MIP) et surfaces de maintien en position (MAP).1.

• Contact surfacique : La zone de contact est une surface (plan.Définitions: • • • Le nombre de mouvements autorisés par une liaison est appelée degré de liberté et dépend de la nature et du nombre de surfaces en contact. etc.Degré de liberté Une translation peut être définie à l’aide de trois translations élémentaires.3. Le nombre de mouvements non autorisés par une liaison est appelé degré de liaison. sphère.) 3. y Ty Tz x z Tx Tx : Translation le long de l’axe x Ty : Translation le long de l’axe y Tz : Translation le long de l’axe z Une rotation peut être définie à l’aide de trois rotations élémentaires. 3. pas forcément droite. y Ry Rz x z Rx Rx : Rotation autour de l’axe x Ry : Rotation autour de l’axe y Rz : Rotation autour de l’axe z Il existe donc 6 mouvements élémentaires permettant de définir n’importe quelle combinaison de translation et de rotation. Dans une liaison on a toujours la relation : Les degrés de liberté + Les degrés de liaison = 6 Autrement dit : Les mouvements possibles + Les mouvements impossibles = 6 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 102 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . cylindre.LES LIAISONS MECANIQUES • Contact linéique : La zone de contact est réduite à une ligne.2.

cylindrique ou sphérique. est construite par contact d'une surface géométrique élémentaire de S1 et une surface géométrique élémentaire de S2. REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS 4.5.Liaison ponctuelle Symbole plan Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rz=1 Tx=1 Ty=1 Tz=0 Symbole spatial Ballon sur le sol MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 103 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Une surface géométrique élémentaire peut être plane.Liaisons élémentaires Une liaison élémentaire entre deux solides S1 et S2.1. est associé un repère local qui est construit à partir des caractéristiques géométriques du contact.Repère local A chaque liaison élémentaire.4. Contacts possibles : Contact plan/plan Contact plan/cylindre Contact plan/sphère Contact sphère/sphère Contact cylindre/cylindre Contact sphère/cylindre 3.LES LIAISONS MECANIQUES 3. Ce repère est défini par : • • L'origine : centre géométrique de contact 3 axes choisis en fonction des caractéristiques mathématiques de la surface de contact Exemple : z o x y 4.

Liaison pivot Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Roue d’une moto par rapport à l’axe Rz=0 Tz=0 Exemple de Solution z Deux cylindres de faible longueur et un petit plan contre des surfaces similaires y x MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 104 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2.LES LIAISONS MECANIQUES Exemples de Solutions z z y x Une sphère sur un plan x y Un plan de faible étendue sur un plan 4.

Liaison pivot glissant Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Rz=0 Tx=0 Ty=1 Tz=0 .Liaison glissière Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=0 Rz=0 Un tiroir d’un meuble Tx=1 Ty=0 Tz=0 Symbole spatial Exemple de Solution Contact suivant plusieurs plans différents MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 105 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4.3. Symbole spatial Piston d'une seringue Exemple de Solution Un cylindre dans un cylindre suivant le même axe z x y 4.LES LIAISONS MECANIQUES 4.

LES LIAISONS MECANIQUES 4.Liaison hélicoïdale Exemple Degré de liberté Rx=1 Tx=1 Symbole plan Ry=0 Rz=0 Vis de manœuvre d'un serre-joint Ty=0 Tz=0 Symbole spatial MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 106 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Liaison appui plan Exemple Degré de liberté Rx=0 Tx=1 Symbole plan Ry= Rz=1 Assiette sur la table Ty=1 Tz=0 Symbole spatial 4.7.Liaison rotule Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rotule d’un positionneur d’antenne parabolique Symbole plan Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Rz=1 Tz=0 4.5.6.

Cette famille de pièces s’appelle classe d’équivalence.8. Exemple E4 Z E3 Y E1 X E1 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 107 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Schéma cinématique minimal Un schéma est une représentation simplifiée d’un ensemble d’éléments organisés en familles de pièces tel que tous les éléments de cette famille n’ont aucun mouvement les uns par rapport aux autres. Un schéma cinématique est basé sur la représentation normalisée des liaisons usuelles. Il met en évidence les mouvements possibles entres les classes d'équivalence.Liaison encastrement Exemple Degré de liberté Rx=0 Ry=0 Rz=0 Tx=0 Ty= Tz=0 Symbole spatial Symbole plan Pièces assemblées par boulons y z Pièces soudées x 5.LES LIAISONS MECANIQUES 4.

de choisir des surfaces fonctionnelles de liaisons permettant une précision et bon de rendement. à éliminer tous les degrés de liberté.1. On peut alors remonter les pièces sans en changer une seule. entre autres. 1. on doit changer une ou plusieurs pièces.1.Liaison encastrement démontable : Une liaison encastrement démontable est une liaison que l’on peut démonter sans détériorer les surfaces fonctionnelles.2.2.CHAPITRE 6 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS INTRODUCTION La conception d’une solution technologique pour satisfaire une fonction technique nécessite.Fonction principale d'une liaison complète Pièce 1 FP Liaison complète Pièce 2 FP : éliminer tous les degrés de liberté entre les deux pièces 1.2. Pour remonter. 1.Liaison encastrement indémontable : Une liaison encastrement indémontable est une liaison que l’on ne peut pas démonter sans détériorer des surfaces fonctionnelles. 1/ LIAISONS COMPLETES Assurer une liaison encastrement entre deux pièces revient.2. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 108 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 1. sur le plan cinématique.Démontrabilité Une liaison encastrement peut être démontable ou indémontable.

1.Les vis de fixation : Les vis de fixation servent à réunir plusieurs pièces par pression des unes sur les autres. Longueur libre . a/ Vis d'assemblage : La pression est exercée par la tête.CONSTRUCTION DES LIAISONS 1.3.3. Il existe deux types de vis : vis d’assemblage et vis de pression.Fonctions techniques d'une liaison complète démontable FT11: surface plane FT1: Mettre en position FT12120: surface cylindrique FT13: surface conique FT21: vis de fixation FT22: boulons FT23: goujons FP1: Réaliser une liaison complète démontable FT1: Maintenir en position FT24: goupilles FT25: clavettes FT26: solutions particulières FT3: Transmettre les efforts FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence 1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 109 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Principales caractéristiques : Forme de la tête . Longueur filetée.

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

b/ Vis de pression : La pression est exercée par l’extrémité. Principales caractéristiques : Forme de la tête ; Longueur libre ; Forme de l’extrémité.

1.3.2- les boulons :

Un boulon est constitué d’une vis et d’un écrou. Les pièces à assembler, sont alors simplement percées ; l’assemblage est obtenu par pression des unes sur les autres.

1.3.3- les goujons :

Un goujon est composé d’une tige filetée à ces deux extrémités et d’un écrou. Les deux parties filetées sont toujours séparées par une partie lisse.

1.3.4- les goupilles : Les goupilles sont des organes de liaison simples et peu coûteux, utilisées pour : immobiliser un composant ; positionner un composant par rapport à un autre.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

110

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

1.3.5- les clavettes: Ce sont des organes mécaniques permettant d'éliminer la rotation entre deux pièces. Dans une liaison complète, les clavettes sont accompagnées d'autres éléments notamment les écrous, les rondelles et les anneaux élastiques (circlips). a/ Les écrous :

Ce sont des composants associés à un boulon ou un goujon ou une tige filetée quelconque pour assurer une liaison démontable.

b/ Les rondelles : Éléments mécanique utilisés notamment pour augmenter la surface de contact de la vis ou l'écrou avec l'une de pièce à lier .d'autres rondelles sont utilisées pour empêcher le desserrage des vis ou l'écrou : rondelles de freinage c/ Les circlips ou Anneaux élastiques : Ce sont des composants mécaniques utilisés pour arrêter des pièces en translation

1.3.6- Solutions particulières : Moyeu fendu Coincement conique

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

111

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

2. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE
FT11: surface principale plane FT1: Mettre en position

FT12: surface principale cylindrique

FT13: surface principale conique

FT21: rivetage FT22: soudage

FP1: Réaliser une liaison complète indémontable

FT1: Maintenir en position

FT23: collage

FT24: solutions particulières FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence

FT3: Transmettre les efforts

2.1- Soudage :
Le soudage consiste à assembler deux ou plusieurs pièces d'une façon permanente, tout en assurant entre elles la continuité de matière soit par fusion locale des pièces soit par fusion d'un autre élément.

Exemple de pièces soudées

2.2- Rivetage :
Le rivetage consiste à assembler des pièces par déformation d'un composant mécanique appelé "rivet" ; cette déformation se fait à froid ou à chaud.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

112

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

2.3- Collage :

Les assemblages collés réalisent une liaison encastrement d’un ensemble de pièces en utilisant les qualités d’adhérence de certaines matières synthétiques.

3/ GUIDAGE EN ROTATION
La solution constructive qui réalise une liaison pivot est appelée guidage en rotation. Le guidage en rotation est nécessaire dans de nombreux cas (arbre de moteurs électriques, roues de véhicules, etc.). 3.1- Schématisation cinématique normalisée de la liaison pivot
y y
Degré de liberté

y x

T x 0 0 0

R 1 0 0

On appelle :

x

z

z

y z

arbre le contenu, logement ou alésage le contenant. 3.2- Fonctions techniques : Positionner l’arbre et le logement ; Permettre un mouvement relatif (rotation) ; Transmettre les efforts. 3.3- Solutions constructives 3.3.1- Contact direct
Le guidage en rotation est obtenu par contact direct des surfaces cylindriques arbre/logement. Des arrêts suppriment les degrés de liberté en translation (Epaulement et circlips). Avantage Coût moins élevé Inconvénient Frottements

Contact direct

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

113

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

b/ Constituants : Un roulement est constitué en général de : BE : Bague extérieure en contact avec l’alésage BE BI : Bague intérieure en contact avec l’arbre ER : Eléments roulants C C : Cage ( support d’éléments roulants) Les éléments roulants peuvent être : Des billes Des rouleaux cylindriques Des rouleaux coniques Des aiguilles BI ER Bielles Rouleaux Aiguilles c/ Principaux types de roulements MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 114 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . montées serrées dans l’alésage.3. L’arbre est monté glissant dans le coussinet.2. il supporte des efforts axiaux.3. on diminue les pertes de puissance.CONSTRUCTION DES LIAISONS 3. Lorsque le coussinet dispose d’une collerette (comme celui représenté à gauche). Coussinets 3.3. Les coussinets sont des bagues cylindriques en bronze ou en matière plastique.Bagues de frottement (Coussinets) Le principe du contact direct est amélioré en interposant des bagues de frottement qui vont diminuer le coefficient de frottement.Les roulements a/ Principe : En remplaçant le frottement de glissement par du frottement de roulement.

Le seul mouvement relatif possible entre les deux pièces ou ensembles de pièces est une translation rectiligne.CONSTRUCTION Roulements rigides à une rangée de billes Roulements à billes à contact oblique DES LIAISONS Roulements à rouleaux coniques 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION Le guidage en translation est la solution constructive qui réalise une liaison glissière entre deux pièces ou ensembles de pièces. donc elles nécessitent un obstacle ou utilisation de deux surfaces cylindriques. deux fonctions : • • FT1 : Assurer un mouvement relatif de translation rectiligne .Surfaces fonctionnelles : Dans un guidage en translation les surfaces fonctionnelles peuvent être cylindriques ou prismatique : S2 Surfaces fonctionnelles S1 S2 S1 S1 Surface cylindrique 4. 4. Le guidage en translation doit réaliser. en phase d’utilisation.1.Schématisation cinématique normalisée de la liaison glissière y x y z y Coulisseau Degré de liberté x T z x y z 1 0 0 R 0 0 0 Glissière La partie mobile est appelée coulisseau et la partie fixe (en général liée au bâti) est appelée glissière.2.2.Guidage à section cylindrique Surface prismatique Les surfaces fonctionnelles cylindriques ne suppriment pas la rotation . FT2 : Transmettre et supporter les efforts. 4. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 115 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1.

3.Guidage à section prismatique : Les guidages de type prismatique associent des surfaces de contact planes. Section en I Section rectangulaire Guidage en queue d’aronde Guidage plan + V 4.2.CONSTRUCTION Clavette + rainure Vis + rainure DES LIAISONS Deux surfaces cylindriques Cannelures 4. Les figures suivantes indiquent des exemples de solutions : Cage à éléments roulants Cage Élément Roulant Une rangée de billes Douille à billes Bague extérieure Plaquette D’arrêt rails Cage Joint MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 116 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Guidages par interposition d’éléments roulants Les guidages par éléments roulants constituent une famille de composants standard dont le principe est de remplacer le glissement par du roulement.2.

Pignons et chaîne. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 117 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .CHAPITRE 7 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT INTRODUCTION Dans la transmission de mouvement. Système vis-écrou .1.2. Un moyeu : En liaison par clavetage avec l'arbre. Accouplements. 1. on distingue : • Les systèmes de transmission sans transformation de mouvement : Poulies-courroies .Poulies : Composition : • • • Une jante : Elle reçoit la courroie. • Transmission avec transformation de mouvement. 1/ POULIES .COURROIES 1. Un bras ou toile. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés. Remarque : Les poulies étagées assurent une variation de vitesse. Cames. à l'aide d'un lien flexible appelé "courroie". Bielle-Manivelle.Fonction et schématisation Transmettre par adhérence. Engrenages.

r : Rapport des vitesses r= N 2 D1 = N 1 D2 D V = 1 1. D1.Coût d’achat et d’installation réduit .Avantages et Inconvénients Avantages . 1. N2 : Fréquences de rotation des poulies en tr/min.4. permet la transmission de puissances importantes.Différents types de poulie-courroie Courroie plate Courroie trapézoïdale Courroie Poly-V Simple.6. convient pour de grandes vitesses et des puissances moyennes.Nécessité d’un galet enrouleur ou tendeur de courroie comme l’indique la figure ci-dessous.Fonctionnement silencieux Inconvénients . Bonne adhérence.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 1.Possibilité de faire varier l’entraxe . silencieuse. Transmission par obstacle.5. silencieuse et sans glissement.3. D2 : Diamètres des poulies. Excellente adhérence.Vitesse Linéaire D’une Courroie ω1 D = 2 ω2 2 2 Avec : ω : Vitesse angulaire de la poulie en rad. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 118 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Courroie ronde Courroie crantée Réservé à de petits mécanismes avec de faibles puissances. convient pour transmettre de fortes puissances (poulie à gorges multiples).Rapport de transmission irrégulier (Si glissement de la courroie et de la poulie) .Rapport Des Vitesses N1.s-1 ( ω = 2 π N) 1.

sans glissement. r= 2. Z2 : Nombre de dents des pignons. par obstacle. N2 : Vitesse de rotation des pignons. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés parallèles.Fonction Transmettre.1.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 2/ PIGNONS ET CHAINE 2.1.Types de chaînes N 2 Z1 = N1 Z 2 Maillon Maillon démontable Joue démontable Attache rapide Fermeture de la chaîne 3/ ENGRENAGES 3.2. grâce à 2 roues dentées : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 119 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Rapport des vitesses Z1. un mouvement de rotation continu entre deux arbres rapprochés.Fonction et schématisation Transmettre.3. N1. à laide d’un lien rigide articulé appelé chaîne. 2.

Roue dentée A Roue dentée B 3. Si la roue dentée (A) entraîne la roue dentée (B) : La roue dentée (A) est menante .4.Types de contact : Contact EXTERIEUR Contact INTERIEUR 3.2.Engrenages parallèles a denture droite Type PIGNON-ROUE Contact Représentation normalisée Schéma cinématique Extérieur Le sens de rotation est inversé PIGNON-ROUE INTERIEURE (ou couronne) Intérieur MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 120 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Une combinaison d’engrenages s’appelle un train d’engrenages.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT • • • • On appelle "pignon" la plus petite des deux roues dentées . On appelle "roue" la plus grande des deux roues dentées .Types d’engrenages Suivant la position relative des axes des roues.3. La roue dentée (B) est menée. on distingue : Engrenages PARALLELES Engrenages CONCOURANTS Engrenages GAUCHES Axes parallèles Axes concourants Axes pas dans le même plan 3.

Représentation et schématisation. Z2 : Nombre de dents de la roue menée.6. Diamètre primitif : d = m. 3.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT PIGNONCREMAILLERE Le sens de rotation est conservé Transformation de la rotation du pignon en mouvement de translation de la crémaillère 3.Rapport de transmission (Raison d’un engrenage) Z1 : Nombre de dents de la roue menante.Z . N2: Fréquence de rotation de la roue menée en tr/min.1. Remarque : Lorsque deux roues dentées sont en prise. Pas : P= m.5. r= N 2 Z1 = N1 Z 2 4/ ROUE ET VIS SANS FIN 4. N1: Fréquence de rotation de la roue menante en tr/min. Module : m.Caractéristiques principales Extérieur Pas Diamètre primitif • • • • Nombre de dents : Z.π. le module et le pas sont identiques. Représentation d’une roue et vis sans fin Schéma cinématique d’une roue et vis sans fin MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 121 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

d’une façon temporaire ou permanente. 5/ ACCOUPLEMENTS 5.Accouplements Rigides : Aucun mouvement relatif entre les arbres n'est possible.1.2. Il est alors utilisé dans certains appareils de levage. Exemple : Accouplement industriel rigide à coquille Coquille Clavette 5. Exemples : Accouplement flexible mécanique à lacet Accouplement flexible mécanique à chaîne MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 122 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Rapport de transmission Avantage : Rapport de transmission faible (Grand rapport de réduction de vitesse) Inconvénient : Mauvais rendement Remarque : le système roue et vis sans fin est généralement irréversible (la roue ne peut entraîner la vis).Accouplements élastiques (flexibles) : Ils permettent un léger déplacement de la position relative des arbres. 5.2.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 4.3. les arbres doivent être parfaitement alignés. la liaison entre deux arbres sans changement de vitesse et du couple.Fonction et schématisation : Assurer.

les billes sont ramenées à leur point d’origine par un canal de transfert à l’intérieur de l’écrou. Exemple : Joint de CARDAN simple Représentation d’un joint de CARDAN Croix Coussinet Fourchettes Fourchettes 6. Ecrou Vis 6. suppriment le frottement.2 Vis-ecrou à billes Principe de fonctionnement La liaison entre la Vis et l’écrou est réalisée par l’intermédiaire de billes (éléments roulants).TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 5. Les billes.Joints universels Le joint universel est un mécanisme d’accouplement qui permet d’accommoder des désalignements angulaires jusqu’à 20° et des désalignements parallèles importants quand ils sont utilisés en paire. SYSTEME VIS-ECROU 6. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 123 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Exemple : mors mobile d’un étau.1 Fonction Transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation et réciproquement. Pour assurer une circulation continue. interposées entre les filets de la Vis et de l’écrou.4.

TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 6. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 124 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3 Avantages et Inconvénients Avantages Rendement élevé Vitesses de déplacement élevées Grande précision de guidage Pas de jeux à rattraper Inconvénients Par Rapport A un Système Vis-Ecrou Classique Prix élevé Montage complexe Moins rigide Lubrification généralement indispensable. Emplois - Chariot de commande numérique Élévateur Vérin électrique ou pneumatique (porte de TGV) Vérin mécanique avec réducteur Vérin électrique motorisé 7. SYSTEME BIELLE MANIVELLE Transformer un mouvement de rotation circulaire continu en un mouvement rectiligne alternatif et réciproquement.

1. permettent par exemple de créer des pièces mécaniques.CAO -2D : L'espace de travail est limité aux deux dimensions (x. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 125 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . le logiciel n'établit aucune relation ou lien entre les vues tracées et il ne peut générer ou construire une vue supplémentaire à celles déjà affichées. etc. LOGICIELS CAO Les logiciels de CAO peuvent travailler en mode 2D ou 3D ou les deux. écrou.CHAPITRE 8 REPRESENTATION VOLUMIQUE La Conception Assistée par Ordinateur (CAO) est un ensemble d’outils et techniques utilisés dans une ou plusieurs phases du développement d’un produit en utilisant l'ordinateur.1.) . 2. roulements. y). Bibliothèque d'éléments standard 2. Chaque vue est crée individuellement . de les assembler et de simuler leur comportement ou leur fonctionnement. Création d'une pièce à partir d'une autre déjà dessinée. INTERET DE LA CAO Les logiciels de CAO facilitent et accélèrent la création d'un dessin par : • • • Insertion des éléments standards (vis. Utilisation des fonctions d'aide. d'en préparer la fabrication. Ces outils logiciels.

l'objet peut apparaître à l'écran en perspective ou en vues planes. on peut les diviser en trois catégories : modeleurs filaires.1.REPRESENTATION VOLUMIQUE Exemples d'application: • • • Dessin par vues multiples .3 Modeleurs volumiques / C'est le modèle qui décrit le mieux et sans ambiguïté un objet dans l'espace : le solide est défini à partir du volume qu'il occupe.2.2. z). 2. Des mises au plan d'une pièce ou d'un assemblage. Une pièce dans un modeleur 3D est constituée d’un volume de base sur lequel est réalisé des fonctions technologiques dont certaines nécessitent une esquisse.2. Perspectives simples . Les dessins schématiques. Un grand nombre de logiciels CAO contiennent à la fois un modèle 2D et un modèle 3D. MODELEUR VOLUMIQUE Un modeleur volumique est un logiciel de conception mécanique 3D qui permet de créer : • • • Des pièces .CAO-3D : X En CAO-3D un objet est défini dans les trois dimensions de l'espace (x. des lignes et des surfaces et apparaît sous la forme d'un maillage genre toile d'araignée. Selon le choix de l'utilisateur.2. Y 2.2. Des assemblages . 2. modeleurs surfaciques et modeleurs volumiques. 3. Z X Y Les logiciels CAO-3D sont appelés également modeleurs 3D .Modeleurs filaires: L'objet est défini uniquement à partir de points et de lignes et apparaît à l'écran sous la forme de fils et donnant une impression de volume. y. le passage de l'un à l'autre est possible.Modeleurs surfaciques: L'objet est décrit par des points. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 126 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 2.

Esquisse Une esquisse est une figure cotée tracée sur l'un des plans initiaux ou sur une surface plane de la pièce.2.3. d'autres s'appuient simplement sur les arêtes et les surfaces de la pièce.1. 3. Arbre de construction Pièce 4.Arbre de construction L’arbre de construction représente l’enchaînement des fonctions technologiques appliquées à la pièce. On trouve des fonctions technologiques qui nécessitent des esquisses. Elle est toujours associée à une fonction technologique.Fonction technologique : Une fonction technologique permet d'ajouter ou enlever de la matière à une pièce. 3. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES Esquisse Fonction à appliquer Volume élémentaire Bossage /Extrusion parallélépipède MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 127 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Certaines créent automatiquement leurs esquisses.REPRESENTATION VOLUMIQUE 3.

REPRESENTATION VOLUMIQUE Bossage/extrusion Cylindre Bossage/révolution Sphère 5. etc. perçage. Pour créer une pièce dans un modeleur volumique on crée un volume de base et par la suite on ajoute et/ou on retranche des volumes élémentaires jusqu'à obtention de la pièce voulue. etc. chanfrein. L'ajout des volumes est traduit par des fonctions d'ajout de matière : bossage. CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : Toute pièce est décomposable en un ou plusieurs volumes élémentaires. Exemple 1 Esquisse 1 sur un plan initial Volume de base (bossage) Esquisse 2 sur une face Enlèvement de matière par extrusion Sélection des arêtes Chanfrein MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 128 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Le retranchement d'un volume se traduit par des fonctions d'enlèvement de matière : enlèvement de matière par extrusion. symétrie.

REPRESENTATION VOLUMIQUE Esquisse 3 sur une face Enlèvement de matière /extrusion Esquisse 4 sur une face (cercle) Enlèvement de matière /extrusion Perçage Répétition linéaire de perçage Face de symétrie (verte) Fonction symétrie Pièce terminée et coloriée Exemple 2 Esquisse initiale Extrusion par révolution Chanfrein Perçage Répétition circulaire Pièce terminée et coloriée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 129 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

puis on applique entre les surfaces des différentes pièces des contraintes géométriques (coïncidence. On importe dans ce modèle chaque pièce du mécanisme ou un sous ensemble du mécanisme. etc.REPRESENTATION VOLUMIQUE 6. ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE Quand le mécanisme est constitué. CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE Un assemblage constitué de plusieurs pièces peut être créé à partir de modèles pièces standard ou crées déjà par l’utilisateur.). il est possible de le mettre en mouvement par déplacement d'une des pièces du mécanisme. Exemple : Vis (1) Axe (3) Levier Pièces importées • Coïncidence entre les surfaces planes de 1 et 2 • Coaxialité entre les trous de 1 et 2 • Coaxialité entre 3 et les trous de 1 et les trous de 2 • Coïncidence entre la surface cylindrique de 3. Les contraintes géométriques guident le mouvement de chaque pièce. tangence. 2 et 1 7. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 130 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Les pièces se positionnent les unes par rapport aux autres d'une façon automatique.

Exemple de mise en plan.REPRESENTATION VOLUMIQUE 8. MISE EN PLAN La représentation d'une pièce ou assemblage en deux dimensions (2D) est appelée mise en plan. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 131 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . En faisant glisser l'assemblage ou la pièce sur la feuille le logiciel effectue automatiquement le dessin d'ensemble ou de définition.

On cite en particulier : Procédé Le moulage Le tournage Le fraisage Tournage. • Le moulage en moule métallique. etc. fraisage. Event : évacuation des gaz Trou de coulée Pièce après destruction du moule Pièce finie Empreinte Sable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 132 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . etc. un système automatisé est un système pluri technique. automatique Equipement de réalisation Moule Machine outil Tour parallèle Machine outil Fraise façon Machine Outil à Commande (MOCN) d'une Numérique 1/ PROCEDES DE MOULAGE 1. électrique. après refroidissement. on réalise une cavité de même forme que la pièce à obtenir (empreinte)..Moulage en sable : A l’intérieur d’un bloc de sable. 1. et solidification la pièce est sortie du moule. etc. filetées. Ces pièces sont donc fabriquées suivant différents procédés de fabrication.Principe : Le moulage est un procédé qui consiste à réaliser une pièce en coulant du métal en fusion (fluide) dans un moule présentant l’empreinte (modèle) de la pièce à obtenir.CHAPITRE 9 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES INTRODUCTION Comme on le sait. on utilise divers types de pièces mécaniques (cylindriques prismatiques.2. Le métal en fusion est introduit par un trou de coulée .). pneumatique.1. Il existe plusieurs procédés de moulage parmi lesquels : • Le moulage en sable . c'est-à-dire que son fonctionnement fait appel à plusieurs domaines de connaissances : mécanique. Dans ces différents types domaines.

• Les produits moulés sont appelés "bruts de fonderie". 1.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES 1. On parle dans ce cas de moulage en "moule permanent". • On le fait pénétrer dans la pièce à usiner . c'est l'outil qui tourne. regroupe les opérations d'usinage pouvant être effectuées sur une fraiseuse (figure ci-contre). Porte-pièce MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 133 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Fraiseuse En principe dans le procédé du fraisage. on lui donne un mouvement de rotation. Remarques : • Les dimensions de l’empreinte sont légèrement plus grandes que celles de la pièce à obtenir pour tenir compte de la contraction du métal.LE FRAISAGE Le fraisage. Pour ce faire : • l’outil a une forme convenable . • Généralement les pièces moulées ne peuvent être utilisées sans avoir subi une opération d’usinage. appelé "mouvement de coupe" . la pièce restant fixe dans le porte pièce (figure cidessous). • On produit un déplacement relatif de la pièce par rapport à l’outil appelé "mouvement d’avance". solidifiée et dégagée sans destruction du moule.Exemple de pièces moulées : Carter du moteur automobile Bielle 2/ PROCEDES D’USINAGE 2.1. La pièce est moulée. Ces opérations aboutissent à l'obtention d'une géométrie quelconque.Moulage en moule métallique: L’empreinte de la pièce à obtenir est réalisée dans un moule métallique. généralement une forme prismatique.3.4.

concerne un mouvement de rotation.2. Pour ce faire. Le tournage consiste donc à faire tourner la pièce à usiner autour d'un axe.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Outil Pièce Opération de fraisage Exemple de pièce Exemples d'outil 2. comme son nom l'indique. il faut : • Donner à la pièce un mouvement de rotation (mouvement de coupe) .Le tournage Le tournage. Elle permet de réaliser des formes de révolution tel que cylindres. Le moyen de préhension peut être un mandrin ou tout autre système de serrage. Mandri Chariot Porte- Poupée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 134 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . cônes (intérieure ou extérieur) tores et autres formes de révolution complexes. • Donner à l’outil un mouvement de pénétration et un mouvement d’avance. qui est celui de la broche de la machine. La machine utilisée est nommée "tour".

• La précision et la qualité de l’usinage sont directement liées à la précision de la machine (qualité meilleure). l’opérateur assure à la fois les réglages et les contrôles de positionnement. Sur les machines à commande numérique : • l’usinage est assuré suivant un programme contenant l’ensemble des déplacements à exécuter .COMMANDE NUMERIQUE Sur les machines classiques. La qualité de la production est tributaire de la compétence professionnelle de l’opérateur. • On peut réaliser des pièces complexes comportant un nombre important d’opérations d’usinage.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Exemple d’outils de coupe Exemple de pièce 2.3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 135 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Une machine à commande numérique est un système automatisé . elle est donc composée de deux parties complémentaires : • La partie opérative : permet de réaliser mécaniquement le mouvement de coupe et d’avance. On parle donc de machine à deux. quatre et cinq axes selon le nombre de mouvements commandés. Alimentation Modulateur de tension Tension Calculateur Moteur Table Capteur Déplacement Exemple de pièces MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 136 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Tous les axes numérisés des machines à commande numérique sont asservis. trois. • La partie commande : permet d’élaborer des ordres en fonction des consignes et des comptes rendus.

Moteur. pour agir correctement sur la matière d'œuvre. Traiter ces informations suivant des règles et de lois physiques . Distributeur. Le module 3 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. un système automatisé a besoin de recueillir les informations sur de la partie opérative pour gérer les actions. fonction global. il s'agit des fonctions : Acquérir les informations : Issues de capteurs qui donnent des comptes-rendus sur l'état du système .MODULE 3 CHAINE D’INFORMATION PRÉSENTATION En présence d’énergie. Pression . De messages à l'utilisateur ou d'autres systèmes. Concepts relatifs à la chaîne d’énergie (constituants et grandeurs) : Tension et courant électriques . Communiquer les résultats de traitement sous forme : D'ordre aux actionneurs pour agir sur la matière d'œuvre . etc. FAST. Fournies par l'utilisateur ou d'autres systèmes. PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. . etc. c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . Concepts d’analyse fonctionnelle : Système. Contacteur. Vérins. etc.

Simuler le fonctionnement du circuit schématisé. de traitement et de communication de l’information. . Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation. Utiliser un logiciel de capture et de simulation pour : Représenter un composant ou un ensemble de composants. Décrire les grandeurs d’entrée et de sortie d’un périphérique. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un capteur. Editer un schéma de principe électrique ou électronique. Décrire le principe d’acquisition.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin.

MODULE 3 PARTIE 1 ACQUISITION DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé. La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information. Elle permet principalement : De lire l'état des capteurs de la PO du système Recevoir les consignes de l'utilisateur du système grâce aux constituants de dialogue. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. l'acquisition d'informations est la première fonction générique de la chaîne d'information. .

Ce signal est généralement électrique sous forme d'un signal basse tension. L'information détectée par un capteur peut être d'une grande variété. Présence . Cependant les capteurs de position. on parle alors d’un capteur Tout ou Rien (TOR). NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : Suivant son type. on s'intéressera un peu plus en détail à ces types de capteurs. Déplacement ou vitesse . L’information qu’un capteur fournit à la PC peut être : • Logique : L’information ne peut prendre que les valeurs 1 ou 0 . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 140 ACQUISITION DE L’INFORMATION . …. Niveau . DEFINITION : Un capteur est un composant technique qui détecte un événement physique se rapportant au fonctionnement du système (présence d'une pièce. les capteurs de : • • • • • Position . On cite parmi les plus connus et fréquents. notamment de type logique. 1.CHAPITRE 1 LES CAPTEURS INTRODUCTION : Dans un système automatisé. C'est pour cela. 2. ce qui implique une grande variété de besoins en capteurs. Température . les capteurs fournissent à l'unité de traitement (la PC) des comptes rendus sur l’état du système (la PO).) et traduit cet événement en un signal exploitable par la PC de ce système. sont les plus répandus et représentent donc l'essentiel des acquisitions à réaliser. température.

La trajectoire de l'objet : frontale. Du mini-rupteur au gros interrupteur de position. on parle alors d’un capteur numérique. la tête de commande et le dispositif d'attaque sont déterminés à partir de : • • • La forme de l'objet : came 30°. • Numérique : L’information fournie par le capteur permet à la PC d’en déduire un nombre binaire sur n bits . on parle alors d’un capteur analogique. 4 exemple de capteur numérique La souris fournit à un ordinateur des signaux logiques périodiques. 3.1.LES CAPTEURS • Analogique : L’information peut prendre toutes les valeurs possibles entre 2 certaines valeurs limites . généralement sous forme d'un contact électrique qui se ferme ou s'ouvre suivant l'état du capteur. CAPTEURS TOR : Les capteurs TOR (Tout Ou Rien) fournissent une information logique. latérale ou multidirectionnelle .Capteurs avec contact : Ce type de capteur est constitué d'un contact électrique qui s'ouvre ou se ferme lorsque l'objet à détecter actionne par contact un élément mobile du capteur (dispositif d'attaque). elles sont fonction des problèmes posés par leur utilisation. 5 Capteur rectiligne à poussoir Caractéristiques : • • Commande directe Présence de l'objet en buté mécanique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 141 ACQUISITION DE L’INFORMATION . La précision de guidage. Les figures suivantes montre des exemples de capteur de position : Fig. les gammes sont très variées . sous forme d’impulsions. face plane ou forme quelconque . Ainsi. Fig. 3. qui lui permettent de compter ces impulsions pour en déduire les cordonnées X et Y de la souris sous forme de nombres NX et NY.

3.2. Leur usage est uniquement réservé à la détection d’éléments métalliques dans les secteurs de la machine-outil.2. Un contact électrique s'ouvre alors ou se ferme en fonction de la présence ou de la non présence d’un objet dans la zone sensible du capteur.1.LES CAPTEURS Fig. A l'inverse des capteurs avec contacts. Le choix d’un détecteur de proximité dépend : • • • de la nature du matériau constituant l’objet à détecter. 6 Capteur rectiligne à poussoir à galet thermoplastique Caractéristiques : • • • Trajectoire rectiligne de l'objet à détecter Guidage précis < 1mm Came à 30° Fig. la manutention. et les applications de l'usinage. de la distance de l’objet à détecter.Capteurs de proximité : Les capteurs de proximité détectent à distance et sans contact avec l’objet dont ils contrôlent la position. la robotique. les capteurs de proximité sont des détecteurs statiques (pas de pièce mobile) dont la durée de vie est indépendante du nombre de manœuvres. l'assemblage. l'agroalimentaire. des dimensions de l’emplacement disponible pour implanter le détecteur. 7 Capteur angulaire à levier à galet Caractéristiques : • • Guidage peu précis ~ 5mm Came à 30° Fig.Capteurs inductifs : La technologie des détecteurs de proximité inductifs est basée sur la variation d’un champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique. le convoyage. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 142 ACQUISITION DE L’INFORMATION . 8 Capteur à tige souple à ressort Caractéristiques : • • • Cible de forme quelconque Trajectoire multidirectionnelle Guidage > 10 mm 3. Ils ont aussi une très bonne tenue à l'environnement industriel (atmosphère polluante).

Capteurs capacitifs : La technologie des détecteurs de proximité capacitifs est basée sur la variation d’un champ électrique à l’approche d’un objet quelconque.2. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm.2. 11 Détecteur de proximité capacitif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. 3. Fig. Ils permettent de détecter tous types d'objets dans Les domaines l'agro-alimentaire.Capteurs magnétiques : Un interrupteur à lame souple (I. le bois et les matériaux de construction.2. 3.3. la transformation des matières plastiques. Il permet de détecter tous les matériaux magnétiques dans le domaine de la domotique pour la détection de fermeture de portes et fenêtres et le domaine pneumatique pour la détection de la position d'un vérin. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm. la chimie.LES CAPTEURS Fig. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. ceci en fonction de leur mode de raccordement: • • 2 fils avec courant continu ou alternatif . Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif.S. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif. Les détecteurs inductifs existent suivant différents modèles.L. 3 fils avec courant continu type PNP ou NPN. 9 Détecteur de proximité inductif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. en fonction de l’électronique interne.) est constitué d'un boîtier à l'intérieur duquel est placé un contact électrique métallique souple sensible aux champs magnétiques. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 143 ACQUISITION DE L’INFORMATION .

La portée la plus longue pour ce type de capteur (jusqu’à 30 m) .Capteurs Photoélectriques à distance : Les cellules photoélectriques permettent de détecter sans contact tous les matériaux opaques (non transparents). etc.3. La détection des objets opaques et non réfléchissant quelque soit le matériau . Le faisceau est émis en infrarouge . conducteurs d’électricité ou non. Système reflex caractérisé par : • • • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . Utilisation d'un réflecteur qui renvoi le faisceau lumineux en cas d'absence de cible . 3 techniques de montages sont possibles: • • • • • • • Système barrage caractérisé par : L'émetteur et le récepteur sont situés dans deux boîtiers séparés . Le faisceau est émis en infrarouge . La détection des objets opaques ou réfléchissant quelque soit le matériau . La portée peut atteindre jusqu’à 15 m . Fig. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 144 ACQUISITION DE L’INFORMATION . La détection de personnes.LES CAPTEURS 3. La détection de pièces machine dans les secteurs de la robotique et du bâtiment . Pour réaliser la détection d'objets dans les différentes applications. L’alignement entre émetteur et récepteur doit être réalisé avec soin. Ce type de capteurs se compose essentiellement d'un émetteur de lumière associé à un récepteur photosensible. de véhicules ou d'animaux. 13 Exemple de capteurs photoélectrique Ces détecteurs sont utilisés dans les domaines industriels et tertiaires les plus divers comme : • • • La détection d'objets et de produits dans la manutention et le convoyage .

de son pouvoir réfléchissant et de ses dimensions. on utilise une deuxième piste B qui sera décalée par rapport à la première de 90° (1/4 de tour). Pour connaître le sens de rotation du codeur. CAPTEURS NUMERIQUES : 4. La portée dépend de la couleur de la cible. 4.Codeur optique absolu : Les codeurs absolus sont destinés à des applications de contrôle de déplacement et de positionnement d’un mobile par codage.2.1. Le code Gray dans lequel un seul bit change à chaque fois ne possède pas d’ambiguïté de lecture. 18 Codeur optique incrémental Unité de Traitement Cellules Photosensibles Disque optique 4. ce qui provoque des aléas de lecture. Pour un tour complet de l'axe du codeur.Codeur optique incrémental : Le disque rotatif comporte au maximum 3 pistes. La piste périphérique A du disque est divisée en "n" fentes régulièrement réparties. La présence de la cible renvoi le faisceau lumineux vers le capteur . Mais celui-ci ne fournit pas un code pondéré et il doit donc être transcodé en binaire avant toute utilisation. 19 Codeur optique absolu binaire 3 bits MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 145 ACQUISITION DE L’INFORMATION . Le disque du codeur comporte plusieurs pistes (jusqu’à 20). Mais il a l’inconvénient d’avoir plusieurs bits qui changent d’état entre deux positions. A chaque position angulaire de l'axe du codeur correspond un code qui peut être binaire pur ou Gray. le faisceau lumineux est interrompu n fois et délivre à la sortie de la cellule photosensible "n" signaux carrés. Chaque piste est alternativement opaque et transparente et possède son propre système de lecture (diode émettrice et diode réceptrice). Elle augmente si l'objet est de couleur claire ou de grande dimension. LED Arbre Fig.LES CAPTEURS • Système proximité caractérisé par : • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . Fig. Le code binaire pur a l’avantage de permettre des opérations arithmétiques et il est directement exploitable par les systèmes de traitement.

Les boutons tournants à manette . Les boutons poussoirs affleurants . Les boutons tournants à clé. Fig 2. Ces constituants de dialogue peuvent être classés en deux catégories : • • Les constituants de dialogue de l'opérateur vers la partie commande . Parmi les boutons poussoirs utilisés. Les constituants de dialogue de la partie commande vers l'opérateur.1. on distingue : • • • • Les boutons " coup de poing " à accrochage pour les arrêts d'urgence . DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : 1. Exemples de boutons poussoirs Bouton Coup de poing MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION Bouton Affleurant Bouton Tournant à manette Bouton Tournant à clé ACQUISITION DE L’INFORMATION 146 .CHAPITRE 2 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM) INTRODUCTION L’interface Homme/Machine est une fonction de communication indispensable pour bien gérer un système automatisé. Transmettre au système automatisé les ordres de l'opérateur qu’on désigne par « consignes ». Le dialogue Homme/Machine se fait par l’utilisation de constituants regroupés dans ce qu'on appelle « pupitre » de commande. 1. Les boutons poussoirs : Les boutons poussoirs constituent l'interface de dialogue privilégiée lorsque les informations transférées vers le système sont peu nombreuses et limitées à des signaux Tout Ou Rien (TOR). Il consiste à : • • Fournir à l'opérateur l'ensemble des informations concernant l'état du système automatisé qu’on désigne par « messages » .

le contrôle du système automatisé nécessite de surveiller les paramètres avec une grande précision qui n'est pas permise par les voyants. etc. Les voyants : Les voyants sont des témoins lumineux qui constituent une interface de dialogue simple donnant à l'opérateur des informations sur l'état du système automatisé. Il est lié temporairement à la partie commande (automate programmable) pour introduire des codes et des paramètres décrivant le processus étudié. Les afficheurs numériques permettent d'effectuer une surveillance précises et informent l’opérateur des résultats de mesure (température.1.2. Exemple de voyant ROUGE JAUNE VERT BLANC Urgence ou condition dangereuse Condition anormale pouvant entraîner une situation dangereuse Situation sur ou préparation de conditions normales Neutre ou information générale Arrêt d'urgence Manque en matière d'oeuvre Départ de cycle Présence de la tension réseau 2. Exemple de clavier 1. DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : 2.) ou de comptage (nombre de cycle. Les afficheurs numériques : Dans certaines applications industrielles. etc.). Fig.3. pression. 2. Les voyants possèdent un code de couleur (NORME EN 60204-1 :1992) qui permet d'orienter l'opérateur sur l'origine du message : COULEUR SIGNIFICATION EXEMPLE Fig 4. 5 Exemple d'afficheur numérique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 147 ACQUISITION DE L’INFORMATION . etc. quantité de pièces produites. Fig 3. Les claviers : Les claviers de saisie permettent l'introduction d'informations alphanumériques et la modification de données et paramètres comme le nombre de pièces à fabriquer ou les coordonnées d'une pièce à usiner. Les terminaux d'exploitation : Un terminal d’exploitation est un constituant de dialogue permettant les premières mises en œuvre du système automatisé.INTERFACE HOMME / MACHINE 1.2.

3. 6 Exemples de terminaux d'exploitation Terminal d'exploitation à afficheur Terminal d'exploitation à écran MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 148 ACQUISITION DE L’INFORMATION . On distingue deux types de terminaux d'exploitation : • • Les terminaux d'exploitation à afficheurs . et peuvent éditer les événements et les messages grâce à des imprimantes. Les afficheurs alphanumériques : C'est un constituant de dialogue programmé permettant d’afficher des messages clairs concernant l'exploitation. D'intervenir facilement et rapidement sur les paramètres de fonctionnement du système automatisé. 2. Les terminaux d'exploitation à écran permettant l'affichage simultané d'un nombre plus important de données en plus des représentations graphiques concernant le système automatisé. Fig.INTERFACE HOMME / MACHINE 2. Ces terminaux peuvent être programmés à l'aide d'un terminal de programmation ou d'un microordinateur. le dépannage ou le réglage du système automatisé. Les terminaux d'exploitation : Les terminaux d'exploitation sont des constituants de dialogue programmés permettant à l'opérateur : • • D'être informé clairement sur l'état du système automatisé .4.

etc. allant du simple circuit logique combinatoire jusqu'au microordinateur sophistiqué. La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information. le traitement des informations concernant principalement l'état de la PO (capteurs.MODULE 3 PARTIE 2 TRAITEMENT DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé.) nécessitent des organes de commande dotée d'une certaine intelligence relativement élevée. consignes utilisateur. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. .

dépendent uniquement des entrées : E1 E2 En S1 S2 Sm Logique Combinatoire Si = f(E1. Xn est une fonction qui fait correspondre par les opérations booléennes une nouvelle variable logique. etc.Logique séquentielle : C'est une logique où les sorties.4. X2. …. avec un essai sur les raisonnements logiques binaires.. L’état logique est désigné aussi par niveau logique.2.CHAPITRE 1 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION : De nombreux dispositifs ont deux états stables de fonctionnement. à un des deux états la valeur " 0 " et "1" à l’autre état..Variable logique : On appelle variable logique. c’est à dire l’étude des propositions qui ne peuvent être que vraies ou fausses .Logique combinatoire : C'est une logique où les sorties. dépendent et des entrées et des états précédents des sorties : E1 E2 En Logique Séquentielle S1 S2 Sm MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 150 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . L’algèbre de Boole est l’outil mathématique pour étudier ces dispositifs et les circuits logiques représentent l’outil technologique pour réaliser pratiquement les opérations de base de cette algèbre. En) 1. par convention. 1. tandis que vers 1938. appelée aussi algèbre binaire. de grands progrès ont été accomplis jusqu’au microprocesseur de nos jours. l’américain Claude Shannon a appliqué cette algèbre à l’analyse des circuits électriques de commutation.. On convient d’affecter. un transistor.3. Par exemple. une variable dont l’état ne peut prendre que 0 ou 1. sous certaines conditions. un interrupteur peut être ouvert ou fermé .1. a été fondée par le philosophe et mathématicien anglais Georges Boole vers 1850. d'un système logique donné. unité centrale de tout "système intelligent". E2.Fonction logique : Une fonction logique de n variables X1. En effet l’algèbre de Boole. 1.. peut être bloqué ou saturé. Depuis lors. . 1. d'un système logique donné. DEFINITIONS PRELIMINAIRES : 1.

la somme logique : OU (OR). Cette convention est dite : • • de logique positive si le niveau logique 1 correspond à la tension la plus grande (état actif) .Circuit logique : Un circuit logique. est un système électronique dont les entrées et les sorties ne peuvent prendre que les niveaux logiques 0 ou 1. Propriété F=F Symbole F (norme IEEE) 1 F (norme IEC) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 151 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES : Trois opérations élémentaires suffisent pour définir une algèbre de Boole : • • • l’inversion : Non (Not) .1} Circuit Logique 1.6. On dit que la sortie est l’inverse ou le complément de l’entrée.1. Par exemple.1} Sortie(s) {0. on se limite aux propriétés et théorèmes qui semblent avoir une plus grande importance. on note aussi que ces 3 opérations sont aussi fréquemment désignées par le terme "Porte logique" provenant du terme anglais “Gate” qui désigne le circuit logique associé. 2.Opération Inversion : C’est une opération définie sur une seule variable. de logique négative si le niveau logique 0 correspond à la tension la plus petite (état actif). IEC : International Electrotechnical Commission. La sortie prend la valeur que n’a pas l’entrée.5. on dit “Opération AND” ou “Fonction AND” ou “Porte AND”. Dans ce qui suit. le produit logique : ET (AND) .Convention logique : L’affectation du 0 et du 1 à un des états logiques est conventionnelle. Physiquement. Notons que par abus de langage. en technologie électronique. Table de vérité A 0 1 F 1 0 A A F = A (Se lit A barre) IEEE: Institute of Electrical and Electronics Engineers. 2.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 1. on confond souvent “Opération” et “Fonction”. Note : Par anticipation. Entrée(s) {0. pour les 3 opérations de base. à chaque état logique est associée une tension.

Dans le cas simple de 2 entrées A et B. X.C = A. La fonction AND est généralisable pour n entrées. Identités remarquables : X. B.B = B. B = AB (se lit A ET B) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Illustration électrique A X • L’interrupteur A ouvert (A=0) . le relais X est non excité et le contact qui lui est associé reste fermé (position de repos) . la lampe L est allumée (L=1) : A=0 L=1. Illustration électrique A B L La lampe L est allumée (L=1) si l’interrupteur A ET l’interrupteur B sont fermés (A=B=1) : L = A . Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 0 0 1 Symbole A B F (norme IEEE) & F (norme IEC) A B F = A .Opération ET (AND) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins. se dit aussi produit logique. alors : L = Not A : L= A L 2.C. X. La lampe L est éteinte (L=0) : A=1 L=0 .1 = A t A t F t L’information A vers F ne passe que si (G = 1) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 152 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .C) = (A. Propriétés • • • • La fonction AND est commutative : F = A.X = X .1 = X .B.(B. X. Remarques La porte AND est souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : G A G F • Si G = 0 • Si G = 1 F = A. la sortie est vraie (égale à 1) si A ET B sont vraies aussi.A. Le relais X est excité et le contact qui lui est associé est devenu ouvert .X = 0.B).0 = 0 .0 = 0 F = A. • L’interrupteur A fermé (A=1) . La fonction AND est associative : F = A.2.

Dans le cas simple de 2 entrées A et B. La fonction OR est associative : F = A+(B+C) = (A+B)+C = A+B+C. une entrée au moins égale à "1". MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 153 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . A + AB = A : A(1 + B) = A . Le signe "≥" indique que la sortie est égale à 1 si le nombre des entrées à "1" est supérieur ou égal à 1 .3. X + 1 = 1 . en effet après développement. 1 = A (Loi d'absorption) A + AB = A + B . X + X = 1. Identités remarquablesX + 0 = X . la sortie est vraie (égale à 1) si seulement A OU B est vraie. La fonction OR est généralisable pour n entrées. Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 1 Symbole A B A B F (norme IEEE) ≥1 F (norme IEC) F = A + B (se lit A OU B) .4. se dit aussi somme logique. AB + AB = B : B(A + A) = B . A + AB = (A + A) . A + (B . (B + C) = AB + AC (Distributivité du produit par rapport à la somme) . X + X = X . On verra qu’il y a une autre fonction appelée OU exclusive. 1 = B (Factorisation) . (A + B) = A + B .Opération OU (OR) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins. (A + C) (Distributivité de la somme par rapport au produit) . autrement dit. Illustration électrique A L L est allumée B=1) : (L=1) si A OU B est fermé (A=1 OU B L = A + B. Propriétés • • • • La fonction OR est commutative : F = A+B = B+A. car on inclut le cas (A=B=1 F=1). on se contente des 3 principes suivants : • • • • • A . Cette opération est dite OU inclusive. C) = (A + B) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 2. : 2.Propriétés et théorèmes remarquables : Propriétés En plus des propriétés et identités remarquables déjà vues.

La fonction NAND est commutative = A. en plus des opérations de base qu’on a vues. F7 qu’on nomme NAND (No AND) . (A + D) 3.( La fonction NAND n’est pas associative=:.C) ≠ (A.B). on note les plus significatives pratiquement : • • • F1 qu’on nomme NOR (No OR) . X.Opération NAND : C’est le complément de l’opération NAND.". on peut réaliser 16 opérations possibles Fi comme l’indique le tableau suivant : A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F0 0 0 0 0 F1 1 0 0 0 F2 0 1 0 0 F3 1 1 0 0 F4 0 0 1 0 F5 1 0 1 0 F6 0 1 1 0 F7 1 1 1 0 F8 0 0 0 1 F9 1 0 0 1 F10 0 1 0 1 F11 1 1 0 1 F12 0 0 1 1 F13 1 0 1 1 F14 0 1 1 1 F15 1 1 1 1 A partir de ce tableau. OPERATIONS DERIVEES : Avec 2 variables A et B.B. B (se lit (A ET B) tout barre) Propriétés • • • F :.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Théorème de De Morgan : Ce théorème d'une grande utilité. Exemple : F = ABD + AD ⇒ F = ABD + AD = (A + B + D) . Y. D'une façon générale.C La fonction NAND est généralisable pour n entrées. permet de calculer le complément d'une expression logique quelconque (somme de produits ou produit de sommes) : X+ Y=X . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 154 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .A F A.B = B. F6 qu’on nomme XOR (eXclusiv OR).Y=X+ Y. Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 1 1 0 A B A B & F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A .C ≠ A. B. 3. Le complément d'une expression quelconque s'obtient en complémentant les variables et en permutant les opérateurs "+" et ".1.

comme le NAND.A = A Réalisation d'une AND (F = A .1 = A G 3.1 = A A • F = A. B) : En appliquant le théorème de De Morgan.2. L’opération NOR n’est pas associative : F = A + (B + C) ≠ (A + B) + C ≠ A + B + C . toute fonction logique.B = A + B B Remarques • La porte NAND est aussi souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : F = A. et par conséquent.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES • • L'opérateur NAND est dit "système logique complet". L'opérateur NOR est un système logique complet. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 155 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .B A B A . AND et OR . car il permet de réaliser toutes les opérations de base : Not.B • Réalisation d'une OR (F = A + B) : De même. F = F = A.0 = 1 • Si G = 0 A F • Si G = 1 F = A.B F = A. cette fonctionnalité est utilisée. L’opération NOR est généralisable pour n entrées. dans bien des cas.Opération NOR : L’inverse de l'information A ne passe que si (G = 1) . C’est le complément de l’opération OR. Réalisation d'un inverseur : 1 A F = A. F = A + B ⇒ F = A . B (Morgan) A B A F = A . Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 0 0 0 A B A B ≥1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A + B (se lit (A OU B) tout barre) Propriètés • • • • L’opération NOR est commutative : ·F = A + B = B + A.

formellement. en effet. L’opération XOR n'est pas généralisable pour n entrées. on constate que la sortie F est à "1" si ce nombre de "1" est impair. l’examen de sa table de vérité ci dessous montre que F est égale à 1 si [(A=0 ET B=1) OU (A=1 ET B=0)] . l'opérateur réalise la fonction OUI ou la fonction NON. P 0 0 1 1 F 0 1 1 0 Fonction réalisée par l'opérateur SI P = 0 ⇒ F = A ⇒ Fonction Identité SI P = 1 ⇒ F = Not A ⇒ Fonction Inversion A F P Alors. elle peut être utilisée comme : Détecteur d'égalité : • • F = 0 si A = B F = 1 si A ≠ B B A F Détecteur de parité : Soit l'information formée par A et B. suivant l'état de P. On peut dire alors que P est l'entrée de programmation de cet opérateur. En effet. • Il y a d'autres aspects programmables de la porte XOR . en considérant la porte XOR et sa table de vérité. L’opération XOR est associative : F = A⊕(B⊕C) = (A⊕B)⊕C = A⊕B⊕C. on peut dire qu'il s'agit de l'opérateur programmable le plus élémentaire.3. En s'intéressant au nombre de "1" contenu dans le mot AB. cette opération diffère du OR classique ou inclusif .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 3.Opération XOR : Comme on l’a signalé précédemment. L'opération XOR a un caractère programmable . on écrit : F = AB + AB qu'on note F = A⊕B Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 0 A B A B =1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A ⊕B (se lit A OU exclusif B) Le signe "=" indique que la sortie est égale à "1" si une entrée et une seule est égale à 1. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 156 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on remarque que : A 0 1 0 1 L’opération XOR est commutative : F = A⊕B = B⊕A. Proprètés • • • Remarques • Le concept de programmabilité ou programmation est fondamental dans les systèmes logiques modernes.

ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 4. On somme logiquement ces combinaisons. AX A AX + AY AY MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 157 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Exemple : Voilà les 3 représentations d'une certaine fonction F à 3 variables A. sous forme d'un schéma. La table de vérité.X + AY . une fonction logique est représentée par : • • • son équation logique qui n'est qu'une association de sommes et de produits logiques . On déduit l'équation logique de la fonction F. Y. REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : Pratiquement. D'une façon générale. déduite à partir de l'équation. on a 2N combinaisons pour N variables d'entrée. formé par les différentes liaisons entres les symboles des opérateurs élémentaires.: inverseur. à partir de la table de vérité suivant le raisonnement suivant : • • • On cherche les lignes où la fonction F est égale à 1 . la fonction F est égale à 1 si on a AXY OU AXY OU AXY OU AXY . est : A 0 0 0 0 1 1 1 1 X 0 0 1 1 0 0 1 1 Y 0 1 0 1 0 1 0 1 F 0 0 1 1 0 1 0 1 On a 3 variables d'entrées ⇒ on a 23 combinaisons possibles (23 lignes de la table). Il est évident qu'il serait rentable de réaliser cette fonction logique avec le minimum de matériel (circuits logiques). A) = A. Son logigramme qui est une représentation symbolique. Ainsi. qu'on verra dans le prochain chapitre . ce qui donne : F = AXY + AXY + AXY + AXY = AX(Y +Y )+ AY(X + X ) = AX + AY • Y X A A Le logigramme déduit de l'équation est : On remarque que cette petite fonctionne emploie différentes types de portes logiques. AND et OR. ce qui demande une bonne analyse du problème pour simplifier la fonction en question. sa table de vérité ou son tableau de Karnaugh. On note la combinaison des entrées pour chacune de ces lignes . X et Y : • • L'équation logique donnée est : F (X.

1. 3. SB-1} . il fait alors ses calculs dans cette base. On peut donc en utiliser d'autres. on étudiera alors la conversion de la bases 2 la base 10 et vise versa. Il a pour valeur N = An-1. ils seront très aptes de faire les calculs dans la base 2. Alors. 4. Il s'agit du système de numération avec la base 10 dans laquelle : • • On utilise les 10 symboles. A0 est le chiffre le moins significatif (LSD : Less Significant Digit). On va étudier les bases 2 et 16 pour leur intérêt dans les circuits logiques. 1} . Ceci permet de rendre le traitement de l'information automatique et rapide. 7.Système binaire (base 2) : L'homme connaît la base 10 . …. 2. Les circuits logiques ne connaissent que les valeurs 0 et 1. S1.1. SB-1} . donc associée à B symboles : { S0. 9} . un nombre N. 1.Principe : D'une façon générale. An est le chiffre le plus significatif (MSD : Most Significant Digit) . LES SYSTEMES DE NUMERATION : 1. on peut des calculer et des traitements comme on le fait avec le système décimal. Et comme la référence à la base 10 est d'un usage pratique. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 158 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . a les caractéristiques suivantes : • • • • • Il s'écrit N = An-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ { S0. il n'y a que 2 chiffres : {0. 8. en particulier le système binaire (base 2).CHAPITRE 2 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE INTRODUCTION : La numération arabe est universellement adoptée. de l'ensemble : {0. on conclut qu'avec les circuits logiques. 6.2. Ai est le chiffre (digit) de rang i et de poids Bi . étant donné sa bonne capacité à traiter les calculs courants. Exemple : 571 = 5 x 102 + 7 x 101 + 1 x 100 . Mais la représentation des nombres avec le système décimal (base 10) n'est pas la seule utilisée.Bn-1 + … + AiBi + … + A1B1 + A0B0 (forme polymoniale) . 1. De cette remarque. 5. soit une base B. Un nombre quelconque peut s'écrire en utilisant les puissances de 10 . S1. puisque les systèmes numériques ne reconnaissent que 2 états 0 ou 1. appelés chiffres. …. On peut faire alors la double remarque importante suivante : • • Dans le système binaire.

Cette association s'appelle "Codage" de l'information binaire et permet d'utiliser plusieurs codes suivant le domaine d'application. Exemple pour la base 2 : (1011)2 = 1x23 + 0x22 + 1x21 + 1x20 = 8 + 0 + 2 + 1 = 8 + 4 + 2 = (11)10. on manipule des caractères . 22 2 0 11 1 LSB 2 5 1 2 2 0 2 1 1 MSB (22)10 = (10110)2 2 0 2. Or. constituent le nombre N dans la base 2 (N)2.Le code binaire pur: Il est aussi appelé code binaire naturel. 1} . Exemple : (22)10 = (?)2. c'est à dire qui découle directement du principe général de la numération. etc. Les restes des divisions successives. pour qu'un ordinateur traite ces caractères. jusqu'à obtenir un quotient nul. Exemple : N = 110101 . en traitement de texte. An est le chiffre le plus significatif. Par exemple.Conversion de la base 2 vers la base 10 : On exploite directement la forme polynomiale.). Le code BCD . ces informations sont de différentes natures. couramment appelé MSB (Most Significant Bit) . Le code ASCII. écrits dans l'ordre inverse. chaque chiffre est appelé couramment bit. Ce nombre N est couramment désigné aussi par "Mot de n bits" . elle consiste en des divisions successives du nombre (N)10 par 2. Le tableau suivant donne le code binaire pur pour un exemple d'un mot de 4 bits (A3 A2 A1 A0) : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 159 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 1.4. Ce nombre a pour valeur N = An-12n-1 + … + Ai2i + … + A121 + A020 (forme polymoniale). 1. L'opération inverse s'appelle "Décodage" ou "Transcodage".Conversion de la base 10 vers la base 2 : La méthode de division est la plus utilisée .3. il a pour valeur N = 1x25+ 1x24 +0x23 + 1x22 + 0x21 + 1x20. CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : Un système électronique traite les informations en binaire. il faut associer alors à chaque caractère un nombre binaire. On étudie en particulier : • • • • Le code binaire pur . A0 est le chiffre le moins significatif. C'est le code binaire sans aucune codification. Le code GRAY . couramment appelé LSB (Less Significant Bit).REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE La base 2 a les caractéristiques suivantes : • • • • • Un nombre N s'écrit : N = AnAn-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ {0. C'est le code naturel utilisé dans les systèmes numériques (ordinateur. contraction de binary digit (chiffre binaire) .1. 2.

on utilise le "code GRAY". MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 160 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on procède par réflexion comme l'indique le tableau suivant où on donne aussi l'équivalence en binaire naturel : en paratant de 0 et 1. Physiquement les 0 et 1 sont fournis par des composants électroniques qui ont des temps de réponse différents . le problème suivant se pose : • A chaque position de l'élément en déplacement. qui reste à 0 pour la plage 0 à 1 de A0. on associe un nombre binaire : de 0 pour la position initiale à une valeur binaire maximale pour la position finale (par exemple 1111 = (15)10 pour un codage sur 4 bits) . La raison de ce choix est la suivante : Si le système qui mesure le déplacement (capteur) utilise le code binaire pur. C'est pour cela qu'on l'appelle "code à distance unité". il se peut par exemple qu'avant que le système se stabilise sur la valeur finale qui est 1000. • On passe au poids suivant (A1). il n'y a qu'un bit qui change. qui balaye la plage 0 à 1. passe au mois par un état différent 1001 . il suffit de coder chaque position de façon que chaque les valeurs de positions successives ne différent que d'un seul bit.Le code GRAY : Dans les systèmes indusriels où on a besoin de mesurer un déplacement linéaire ou angulaire. Supposons qu'on est dans la position 0111 et on passe à la position suivante qui est naturellement 1000. Alors le système reçoit une information de position fausse.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire A3 A2 A1 A0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 1 1 1 1 0 1 1 1 1 Pour remplir rapidement une table de vérité avec toutes les combinaisons possibles des variables d'entée. A0 0 1 0 1 2.2. On vérifie bien que : • • on a 16 combinaisons différentes . A2 A1 0 0 1 1 • Et ainsi de suite. on construit le code suivant les axes de sysmétrie. • • • Pour remédier à ce problème. dans ce cas c'est le dernier bit qui en retard . Alors. dans le passage d'une combinaison à une autre. On l'appelle aussi "code binaire réfléchi" parce que pour le construire. on procède comme en décimal : • On part du poids faible (A0). puis à 1 pour la même plage .

etc.Le code ASCII : Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est un code qui représentent les caractères éditables ou non éditables : éditables parce que'on peut les éditer comme la caractère "A" et non édiatbles comme le crarctère "Escape" ou "Return". La table suivante montre un tel codage. ce qui permet de représenter 128 (27) caractères différents. Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Code BCD A3 A 2 A 1 A 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 Si on a un nombre décimal N à m chiffres. Exemple : (571)2 = 1000111011 en binaire pur = 0101 0111 0001 en BCD 5 7 1 2.3.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire Code GRAY A3 A2 A1 A0 G3 G2 G1 G0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 Axes de sysmétrie (réflexion) 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 2.Le code BCD : Le code BCD (Binary Coded Decimal) qui veut Binaire codé en décimal est la traduction en binaire des 9 premiers chiffres du systèmes décimal. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 161 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .4. il sera codé en BCD sur (m x 4) bits : chaque chiffre décimal est traduit en code BCD sur 4 bits. Il est codé sur 7 bits (b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0).

en decimal 65. Le code de la lettre "A" (majusucule) est le nombre : • • • en binaire b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0 = 1000001 . en hexadecimal 41 .REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Par exemple. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 162 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .

Y) = X. on utilise. directes ou inverses. en effet. Les méthodes programmables. 1.Y . on s'intéresse uniquement aux 2 premières méthodes.Y + X. On en rappelle ci-après 3 parmi les plus importants : • • • A + AB = A(1 + B ) = A AB + AB = B(A + A ) = B A + AB = A + B . en général. Cette forme est fort bien recherchée pour aboutir à la réalisation pratique avec un minimum de matériel et à moindre coût. La méthode graphique à base du diagramme de Karnaugh . B + B ( ) Z = AB + B C + ACB + ACB = AB. en : ajoutant un terme déjà existant : Exemple : Z = ABC + ABC + A B C + AB C Z = ABC + ABC + ABC + A B C + ABC + AB C Z= BC + AC + AB multipliant un terme par 1 (X + X) : Exemple : Z = AB + B C + AC Z = AB + B C + AC . dans l'expression à simplifier.(1 + C ) + B C . Si l'une de ses variables ne figure pas dans un de ses termes. 3 méthodes : • • • La méthode algébrique . Pour cette fin.CHAPITRE 3 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES INTRODUCTION : Une fonction logique est sous forme normale ou canonique si chacun de ses termes contient toutes les variables. Exemple : F(X. Dans ce chapitre. A + AB = ( A + A)( A + B ) = AA + AB + A A + AB = A + B Le principe consiste à utiliser ces propriétés ou les mettre en évidence.1. dont elle dépend. METHODE ALGEBRIQUE : 1.(1 + A) Z = AB + B C MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 163 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Principe de la méthode : Cette méthode utilise les principes de l'Algèbre de Boole. alors elle est sous forme simplifiée.

un appui simultané sur les 2 boutons entraîne la descente du store . captée par une cellule solaire. captée par un anémomètre. (B + C ) . dépasse un seuil prédéfini. B + C .SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES additionnant un terme avec 0 (X . (A + C + B ) . X) : Exemple : Z = (A + B ) . • 2 boutons poussoirs permettent la descente (d) ou la montée (m) du store . mais elle n'est pratiquement plus utilisée systématiquement. Store automatisé Fig2. B + C . Fig1. dépasse un seuil prédéfini. (A + C ) ( ) Z = ( A + B ) . en effet le fonctionnement correct du système nécessite des temporisations et des fonctions de mémoire qui ne sont pas étudiées ici. on remonte le store . A + C + B Z = (A + B ) . • Si la vitesse du vent (v). Fig3. B + C ( ) ( ) ( ) Cette méthode est riche en apprentissage de la rigueur.2.Exemple d'application : Store automatisé Le système de commande du store étudié dans cet exemple est simplifié par rapport à la réalité pour des raisons didactiques . (A + C + B. Résolution de la fonction logique du store à partir de la table de vérité v 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 s 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 m d 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 M 0 0 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 D 0 1 0 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 M = v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md M = v s md + vs m + vs m+ vsm + vsm M = v s md + vs + vs M = v s md + v M =s md + v MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 164 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .B ) Z = (A + B ) . ce fonctionnement de sécurité est prioritaire sur tous les autres. 1. Fonctionnement • Si la luminosité du soleil (s). on descend le store (D) .

de type : AB + AB = A( B + B) = A Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh se fait suivant la procédure suivante : • • Chaque ligne de la table de vérité correspond à une case du tableau de Karnaugh . la figure 4 montre un exemple pour 3 variables : Fig4. Tableau de Karnaugh du store automatisé Axes de symétrie md vs 00 0 0 1 1 01 0 0 1 1 11 0 1 1 1 10 1 0 1 1 M G1 00 01 11 10 G2 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 165 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . les groupements de cases. La mise en œuvre de cette méthode se fait alors en 2 phases : • • La transcription de la fonction à simplifier dans le tableau de Karnaugh . Le tableau de Karnaugh d’une fonction logique est la transformation de sa table de vérité sous forme d’une table contractée à 2 dimensions.2. METHODE GRAPHIQUE : 2. La recherche des groupements de cases qui donneront des expressions simplifiées.1. on donne les exemples suivants : Exemple 1 : Fonction logique de la montée du store Fig5. Simplification par tableau de Karnaugh a 0 0 0 0 1 1 1 1 b 0 0 1 1 0 0 1 1 c 0 1 0 1 0 1 0 1 F2 0 1 1 0 1 0 0 1 a b c 00 0 0 1 1 01 1 0 11 0 1 10 0 0 F2 2. Pour illustrer le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh.Tableau de Karnaugh et principe de simplification : Cette méthode plus simple utilise le tableau de Karnaugh pour simplifier des fonctions booléennes ayant jusqu’à 6 variables.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2. Les cases sont disposées de telle sorte que le passage d'une case à une case voisine se fasse par changement de l'état d'une seule variable à la fois en utilisant le code GRAY.Exemples de simplification par tableau de Karnaugh : Pour illustrer la méthode. La méthode consiste principalement à mettre en évidence graphiquement ou visuellement.

m . m .b. c.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES Le tableau de Karnaugh à la figure 5 nous montre deux groupements de cases symétriques : • • G1 : L’état de s. D . G3 se fait sur 2 lignes et 2 colonnes . La figure 6 montre la simulation de cette fonction : Fig6. G2 se fait sur une colonne et deux lignes .d MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 166 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . les cases ne sont pas contiguës.B Exemple 3 : ab G3 cd 00 01 11 10 G3 00 1 0 1 1 01 0 0 1 0 G2 11 0 1 1 0 10 1 0 1 1 F3 G3 G1 G3 Dans l’exemple ci-contre trois groupements sont possibles : • • • G1 se fait sur une ligne donc indépendamment de "c" et de "d" qui changent d’état successivement. L’équation de ce groupement est : a.c. L’équation de ce groupement est : b.d L’équation de F3 devient : F 3 = a b + b c d + b . L’équation va dépendre des variables b et d" et non des variables a. G2 : L’état de v ne change pas tandis que celui des autres variables change donc G2 = v. Simulation d'une fonction logique du store Exemple 2 : a bc 0 1 00 0 0 01 1 0 11 1 0 10 1 1 F2 : Groupement impossible : Groupement possible F2 = B. L’équation de ce groupement est : b . D + v. et d et pas de a qui change d’état entre les 2 lignes. l’équation va dépendre de b. m et d ne change pas tandis que celui de v change donc G1 = s .C + A. On aura alors : M = s . c puisque ces variables changent d’état. mais elles sont symétriques.d.

2. une sonnette S est actionnée. l’alarme est activée . Réaliser le logigramme uniquement avec des NAND à 2 entrées. 1. Ainsi : • • • Un groupement de 2 cases symétriques entraîne la suppression d’une variable . 4.Conclusion : Le nombre de variables supprimées dépend de la taille du groupement. 3. (A + B) Simulation de la fonction logique Logigramme avec NAND MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 167 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . CORR IGE Table de vérité C 0 0 0 0 1 1 1 1 A 0 0 1 1 0 0 1 1 B 0 1 0 1 0 1 0 1 Tableau de Karnaugh et fonction simplifiée S 0 0 0 0 0 1 1 1 AB C 0 1 00 01 11 10 S 0 0 0 1 0 1 0 1 S = C.B + C. EXERCICE RESOLU Système d'alarme Dans une maison équipée par un dispositif d’alarme. Le fonctionnement du système Alarme est caractérisé par ce qui suit : • • Si C = 0. si un intrus passe par une fenêtre (B = 1) ou par une porte (A = 1).A = C. En général. Si C = 1. Ecrire la table de vérité de la sonnette S de l’alarme. il y a : • 1 capteur A sur la porte • 1 capteur B sur la fenêtre • 1 interrupteur C pour la commande de marche/arrêt de l’alarme. Donner le logigramme correspondant et effectuer une simulation. En déduire la fonction logique simplifiée. un groupement de 2k cases entraîne la suppression de k variables.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2.3. par tableau de Karnaugh. Un groupement de 4 cases symétriques entraîne la suppression de 2 variables . l’alarme est désactivée .

La famille CMOS consomme beaucoup moins que la famille TTL.). Dans ce chapitre. La série 74LSxx : Compromis entre la 74L et la 74S. le respect des contraintes électriques alimentation. 1. La famille CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor). 1. 1.Famille logique TTL : • • • • • • La série 74xx : Série standard. pour une meilleure utilisation.1. ils sont alors compatibles entre eux : l'un d'entre eux se raccorde.Comparaison TTL/CMOS : La comparaison se fait principalement au niveau de la rapidité et de la consommation : • • La famille TTL est plus rapide que la famille CMOS . etc. en particulier. Les constructeurs donnent toutes les informations nécessaires (datasheets). 74ALSxx (Advanced Low power Schottky) et 74Fxx (Fast). constituée avec des transistors bipolaires . on étudiera les familles. car il intègre dans un m^me boîtier un maximum de composants électroniques dont le plus important est le transistor. On intègre facilement 1 million transistors par cm2! Ce sont les circuits VLSI (Very Large Size Integration).2.Les variantes technologiques : 1.3. La série 74ASxx (Advanced Schottky). les plus populaires. à savoir : • • La famille TTL (Transistor Transistor Logic).1. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE 1. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 168 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .3. dans sur n'importe quel autre. consommation. Les circuits intégrés logiques sont classés suivant leur technologie de fabrication en plusieurs familles logiques.Présentation : Un circuit logique se présente sous forme de circuit intégré. La série 74Hxx : Série rapide (High speed). adaptation entre les différents circuits) et dynamiques (fréquence de travail.CHAPITRE 4 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION La manipulation des circuits logiques implique un minimum de connaissances de la technologie de tels circuits. Chaque famille logique a pour point commun la technologie employée . constituée avec des transistors unijonction. actuellement. La série 74Lxx : Série à faible consommation (Low power). La série 74Sxx : Série Schottky qui est 2 fois plus rapide que la 74Hxx pour la même consommation.

3.2.55. : Tension maximale de sortie à l’état logique bas. mais à une certaine « plage » de tension. Fig. Tension d’alimentation : • • Famille logique TTL : L’alimentation doit être fixe et égale à 5V avec une tolérance de ± 5%.Famille logique C-MOS • • • La série 4000B La série 74HCxx Les série 74HCxx : Série classique de base.2 Niveaux logiques de sorties Vcc VOHmi 1 ∅ 0 En TTL : VOHmin = 2.1 Niveaux logiques d'entrées Vcc VIHmin En TTL : 1 ∅ 0 VIHmin = 2 V VILmax = 0. La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension en entrée (Input): • • VIHmin : Tension minimale en entrée qui assure le niveau logique haut. : La même que la 74CXX. 2.95.4 V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VILmax = 0.Vcc VOLmax = 0. les niveaux logiques « 0 » ou "L" (Low) et « 1 » ou "H" (High) ne correspondent pas à une tension précise.05. Les niveaux logiques : Pour une famille donnée.Vcc La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension de sortie (Output) : • • VOHmin V0Lmax : Tension minimale de sortie à l’état logique haut. Famille logique CMOS : Le choix de la tension d’alimentation est plus large de 3V à 18V.45.Vcc VILmax = 0. : Série CMOS avec le même brochage qu'une série TTL.Vcc MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 169 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 1. 2. Fig. CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : 2.1.4 V VOLma (Etat indéfini) 0V VOHmin = 0.2. VILmax : Tension maximale en entrée qui assure le niveau logique bas. mais plus rapide (High speed CMOS).8 V VILmax (Etat indéfini) 0V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VIHmin = 0.

Fig. R1 assure imposer le '1' logique sur l'entrée de la porte logique .8 Contact commandant un niveau haut 5V • • R2 VI Au repos. La résistance R1 résout ce problème : • VI • Au repos. R1 est typiquement de 10kΩ . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 170 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .7 Contact commandant un niveau bas 5V R1 Sans la résistance R1. etc. l'entrée logique est au niveau "0" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. R1 assure imposer le '0' logique sur l'entrée de la porte logique . R1 est typiquement de 10kΩ . le contact est ouvert.). Les caractéristiques de transfert : Fig. l’entrée d’un circuit logique TTL change d’état en fonction de l’état d’un contact (interrupteur.TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 2. il faut prévoir un interfaçage pour assurer le bon fonctionnement : Fig. contact d'un capteur TOR. le contact est ouvert.3. INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES Souvent. Dans ce cas.3 Gabarit de transfert d’une porte logique inverseuse en technologie Vo VOH max VOH min VI Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 0 » VO Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 1 » VOL max VOL min VIL min VIL max VIH min VIH max VI Plage de tension garantie Plage de tension garantie A l’entrée pour l’état « 0 » A l’entrée pour l’état « 0 » 3. lorsque le contact est fermé. la fermeture du contact provoque un court-circuit de l'alimentation 5V. lorsque le contact est fermé. l'entrée logique est au niveau "1" et l'alimentation n'est pas court-circuitée.

CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE : Pour introduire à ce type de circuit. le relais est alors auto-alimenté et le moteur continue à tourner. il s'agit de la commande d'un moteur d'une perceuse par exemple : • • • • Un bouton "m" permet de mettre en marche le moteur et un bouton "a" permet de l'arrêter . quand on relâche le bouton. Le relais K dispose de 2 contacts . Quand on appuie sur le bouton m. On connaît déjà la solution de ce problème. Quand l'utilisateur appuie sur le bouton m. L'ordre de mise en marche a donc été mémorisé . il doit donc "se rappeler" ou avoir de la "mémoire". on exprime le phénomène qui consiste à conserver l'effet d'un événement après sa disparition. Les contacts K associés se ferment. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 171 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Si l'utilisateur relâche le bouton marche. figurant dans le circuit d'auto maintien ou d'autoalimentation : • • Le bouton m est un contact ouvert au repos .a 24 V 220 V a K K M m K Circuit de commande Circuit de puissance Il s'agit du circuit mémoire élémentaire en technologie électrique. Il en est de même pour le bouton a . on étudie un exemple simple et classique dans ce domaine . le courant continue à circuler par K. Par mémoire. L'action arrêt est prioritaire. L'équation du relais X et du moteur M est la suivante : K =(K +m).CHAPITRE 5 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE INTRODUCTION : A la différence d'un circuit combinatoire. c'est à dire si m et a sont appuyés en même temps. le moteur continue à tourner. l'état d'un circuit séquentiel dépend de l'état de ses entrées et de l'état précédent de ses sorties . le moteur démarre . le bouton a est un contact fermé au repos. 1. la bobine du relais est alimentée. on arrête le moteur.

R (Reset) est l'entrée de mise à 0 de la sortie Q. Dans l'approche 2.Approche 1 : Dans cette approche. qu'on peut qualifier de circuit de base pour tous les autres .ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2. on part de l'équation d'auto-alimentation du relais et on fait la correspondance logique : S correspond à m. il s'agit de la bascule SR : • • • • Son symbole est représenté par la figure ci-contre . R correspond à a et Q correspond à K. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : Les circuits mémoire électroniques sont d'une grande variété à différents champs d'application . on étudie ici le circuit le plus élémentaire. On en déduit alors l'équation de la bascule SR avec Reset prioritaire.R R S Q Retour permettant au circuit de se "rappeler" Ce circuit est plus connu par sa réalisation simplifiée avec l'utilisation de portes NOR : Q =Q =(Q +S).R R Q =(Q +S)+R S S 0 0 1 1 R 0 1 0 1 Q Fonction de la bascule x Mémorisation 1 Action Reset 0 Action Set 0 Action Reset (*) X indique l'état précédent (0 ou 1) ( ) * Etat indéterminé si on passe à SR=00 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 172 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . S (Set) est l'entrée de mise à 1 de la sortie Q . on exploite le résultat du paragraphe 1 . ainsi que son logigramme : Q =(Q +S). S R Q On développera le circuit de cette bascule en utilisant 2 approches : • • Dans l'approche 1. 2. On l'appelle bascule.1. on utilise le raisonnement comme pour un circuit combinatoire. car elle bascule d'un état à l'autre suivant l'état de ses entrées S et R .

On introduit alors une variable supplémentaire qui indique l'état précédent de Q. le moteur tourne . le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état. On note "q" cette variable. L'appui sur a correspond à l'action Reset.Approche 2 : Dans cette approche.Application : Il s'agit de la version électronique du montage Marche/Arrêt du moteur . le moteur s'arrête . alors : Q =(Q +S). on raisonne comme pour un circuit combinatoire. • 220 V m a ¼ CD4001 R Q D1 R3 K K T1 M 12 V S ¼ CD4001 R1 R2 Circuit de commande Circuit de puissance MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 173 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2.3. ce qui fait bloquer T1 et désexciter le relais K . le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état . ce qui fait conduire le transistor T1 et exciter le relais K . Q Rq S 00 01 11 10 0 0 1 0 0 1 1 1 0 0 S 0 0 0 0 1 1 1 1 R 0 0 1 1 0 0 1 1 q 0 1 0 1 0 1 0 1 Q 0 1 0 0 1 1 0 0 Q =SR+Rq =(q+S).R 2.R Puisqu' on a (q = Q). le circuit utilisé est le circuit CMOS CD4011 comportant 4 portes NOR à 2 entrées : • L'appui sur m correspond à l'action Set de la bascule SR.2. Il est donc nécessaire de connaître l’état de Q pour connaître l’état de la sortie lorsque les deux entrées sont à 0 (état de mémoire).

En effet. Fonctionnement du système • L'appui sur le bouton Départ cycle (Dcy) lance le cycle . on se basera sur le système de perçage automatisé. • Le perçage de la pièce commence et le capteur (pp) indique que la pièce est percée .CHAPITRE 6 LE GRAFCET INTRODUCTION : La représentation graphique permet de décrire le fonctionnement séquentiel d'un système automatisé sans ambiguïté et d'une façon compréhensible par toutes les catégories de personnel : de l'ingénieur au technico-commercial. • Le moteur MF et le vérin VM sont arrêtés . l'œil humain est capable de saisir. • Le moteur supportant le forêt (MF) commence à tourner et le vérin (VM) pousse le moteur vers le bas . d'un regard. Note : Pour la clarté. Il est normalisé sur le plan international. Pour illustrer les notions traitées dans ce chapitre. Parmi les méthodes possibles. le capteur (ps) indique que la pièce est serrée . • Le vérin de serrage (VS) déplace la pièce pour la serrer . décrit ci-dessous : Fig1. • Le vérin VS retourne dans l'autre sens . le capteur (pd) indique que la pièce est desserrée : • On revient alors à l'état initial. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp Fig2. une évolution séquentielle représentée graphiquement. depuis 1988 sous le nom de "Sequential Function Chart (SFC)" (norme CEI 848). les noms des capteurs sont en minuscule et ceux des actionneurs sont en majuscule. cela indique que le forêt est retourné . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 174 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on trouve l'organigramme et le GRAFCET qui est l'objet d'étude de ce chapitre. Le GRAFCET provient de GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes et Transitions. • Alors le vérin VM remonte quand le capteur (fr) est actionné.

Le choix des actionneurs et des capteurs n’est pas encore fait. On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue PO et PC" ou "GRAFCET de commande". on les résume dans 2 types : GRAFCET niveau 1 . apparaissent les actions à réaliser et les informations nécessaires à leur exécution. Symbole d'une étape Une étape est symbolisée par un carré repéré numériquement .LE GRAFCET 1.1. Fig3. 0 Appui sur Dcy 1 Serrage Pièce serrée 2 Rotation MF Pièce percée 3 Montée VM Retour effectué 4 Desserrage Desserrage effectué Descente VM 1. ici.GRAFCET niveau 1 : Dans ce type de GRAFCET.Etape : 2.). c'est l'étape 1. Ce modèle est purement descriptif. C'est une situation dans laquelle les variables d'entrée et de sortie dela partie commande conservent leur état. GRAFCET niveau 1 1. De liaisons orientées reliant les étapes aux transitions et les transitions aux étapes.Définition : Une étape caractérise un état qui est un comportement invariant d'une partie ou de la totalité de la partie commande.GRAFCET niveau 2 : Une étude détaillée conduit au choix des solutions technologiques pour la partie opérative (PO) et la partie commande (PC). on peut distinguer plusieurs types de GRAFCET. Etape initiale Si elle est symbolisée par un carré à côtés doublés.1. 2.1. technico-commercial. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 175 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Fig5.1. GRAFCET niveau 2. concepteur-réalisateur. 2. De transitions auxquelles sont associées des réceptivités . Pour simplifier. ELEMENTS DE BASE : Le GRAFCET se compose d'un ensemble : D'étapes auxquelles sont associées des actions . On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue système" ou "GRAFCET fonctionnel". etc. Fig4.2. il s'agit alors d'une l'étape initiale. par laquelle le système démarre. TYPES DE GRAFCET : Suivant les différents points de vue (utilisateur.

Internes correspondant à des fonctions qui n'agissent pas sur la PO.2. On symbolise les actions par un rectangle relié au symbole de l'étape. Etape active S'il est nécessaire de préciser à un instant donné une étape i active. Représentation • • Elle est symbolisée par une barre perpendiculaire aux liaisons orientées . 2. Une variable d'étape est associée à chaque étape (en général repéré par Xi.2. Exemples d'actions associées à une étape 2.2. appelée réceptivité. Fig7. 4 5 Transition Une transition est validée si l'étape ou les étapes précédentes sont actives. telles qu'une temporisation. Elles peuvent être : • • Externes correspondant aux ordres vers la PO . Elle définit la condition d'évolution entre étapes. ou i est l'identificateur de l'étape).1. Une transition indique la possibilité d'évolution entre étapes : Fig8. Elles traduisent ce qui doit être fait chaque fois que l'étape à laquelle elles sont associées est active.LE GRAFCET Fig6. un comptage.Actions associées à une étape : Une ou plusieurs actions peuvent être associées à une étape. par exemple pour l'étape 0 : X0 = 1) .Les transitions : 2. "0" logique lorsque celle-ci est inactive . un point est placé comme ci-contre.Définition : Un système lors de son fonctionnement séquentiel change d’état. Cette variable booléenne a pour valeur logique : • • "1" lorsque l'étape associée est active . Exemple : Lancer une temporisation de 5 s. etc. Exemple : Serrer la pièce. par exemple pour l'étape 0 : X0 = 0). MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 176 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .1.

Fig10. Elle caractérise le comportement initial de la partie commande vis-à-vis de la partie opérative. ET la réceptivité soit vraie. Réceptivité toujours vraie 4 =1 • Fig11. Le franchissement de cette transition se fera dès que la ou les étapes immédiatement antérieures seront actives sans autre condition. il faut que : • • la transition soit validée . Réceptivité toujours vraie : une telle réceptivité s'écrit "= 1". Pour franchir une étape. il faut que vérifier l'équation logique : a0. Temporisation 5 Le passage de l'étape 4 à l'étape 5 est toujours vrai 3. d'une étape. Les étapes initiales sont activées inconditionnellement en début de cycle. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 177 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Dcy. La notation t/14/5 signifie que la réceptivité sera vraie 5 secondes après l'activation de l'étape repérée 14.2.Réceptivité associée à une transition : a/ Définition : A chaque transition est associée une condition logique appelée réceptivité ou condition de franchissement d'étape.2. La notation normalisée s'écrit 5s/X14. LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : Règles N° 1 : Situation initiale L'initialisation précise l'étape ou les étapes actives au début du fonctionnement.c3 X4. d'un bouton de Homme/Machine . Fig9. Exemples de réceptivités 0 1 Pour évoluer de l'étape 0 à l'étape 1. b/ Cas particuliers : Il existe deux cas particuliers : • Temporisation : Pour faire intervenir le temps dans une réceptivité. La réceptivité est une fonction combinatoire d'informations booléennes telles que l'état : • • • • d'un capteur . L'origine sera l'instant de début de l'activation de l'étape déclenchant la temporisation.a0.c3 X4 représente l'état de l'étape 4. X0 représente l'état de l'étape 0. il suffit d'indiquer après le repère "t" son origine et sa durée. d'une temporisation . il faut que vérifier l'équation logique : Dcy X0.LE GRAFCET 2. etc. l'Interface 4 5 Pour évoluer de l'étape 4 à l'étape 5.

2 pb MF VM+ 3 ph VM- 4.La séquence linéaire : Fig12. Pour représenter la structure des séquences simultanées.2. on obtient des séquences simultanées qui s'exécuteront parallèlement mais indépendamment. 4.d = 1. On appelle cette structure convergent ET: Si les 2 étapes 3 et 13 sont actives et la réceptivité m. C'est-à-dire. Règles N° 3 : Evolution des étapes actives Le franchissement d'une transition entraîne l'activation simultanée de toutes les étapes immédiatement suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes. qui possède 2 étapes de sortie. On appelle cette structure divergent ET : Si l'étape 1 est active et la réceptivité h = 1. Elle ne peut alors être franchie que : • • Lorsqu'elle est validée . Considérons l'exemple de la figure 13 : • La transition 'h'. représente la synchronisation de plusieurs séquences.LE GRAFCET Règles N° 2 : Franchissement d'une transition Une transition est validée lorsque toutes les étapes immédiatement précédentes sont actives. Séquence linéaire 1 s V+ Une séquence linéaire est composée d'un ensemble d'étapes successives où chaque étape est suivie d'une seule transition et chaque transition n'est validée que par une seule étape. représente l’exécution en parallèle de plusieurs séquences.Les séquences simultanées : Lorsque le franchissement d'une transition conduit à activer simultanément plusieurs séquences d'étapes. les étapes 2 et 12 sont activées • La transition 'm. qui possède plusieurs étapes d’entrée. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : 4. l'évolution de chacune des séquences d'étapes dépendra des conditions d'évolution du système automatisé. ET que la réceptivité associée à la transition est vraie. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 178 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . l'étape 14 est activée. on utilise deux traits parallèles pour indiquer le début et la fin des séquences.1.d'.

Pour représenter la structure alternative. • L'activation de l'étape 14 peut venir : de l'étape 3 si elle est active et e = 1 .b. On appelle cette structure convergent OU.LE GRAFCET 4.3. 4. 4.Le saut d'étapes : Le saut d'étape représente un saut conditionnel permettant de sauter plusieurs étapes pour activer une étape en aval dans la séquence. est un saut conditionnel permettant la reprise d'une séquence plusieurs fois (boucle) tant qu'une condition logique fixée n'est pas obtenue. Dans l'exemple de la figure 15.Structure répétitive : Une structure répétitive appelée aussi une reprise de séquence.Sélection de séquences : Une structure alternative permet d'effectuer un choix unique d'évolution entre plusieurs étapes en aval à partir d'une seule étape en amont.5.4. OU de l'étape 13 si elle est active et m = 1. 2 et 3 tant que la réceptivité a n'est pas obtenue. Ou on va activer l'étape 12 si la réceptivité b = 1 mais a = 0. on utilise un simple trait horizontal pour indiquer le début et la fin des séquences. il y a un saut de l'étape 1 à l'étape 4 mais conditionné par la réceptivité b. On dit aussi que c'est un saut d'étape 3 à 1 par la réceptivité a. Il est à noter que les branches d'une divergence en OU doivent avoir des réceptivités exclusives. Considérons l'exemple de la figure 14 : • De l'étape 1 : On va activer l'étape 2 si la réceptivité b = 1 et a =1 . Il y a reprise des étapes 1. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 179 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . c'est-à-dire ne peuvent pas être vraies simultanément. On appelle cette structure divergent OU.

• MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 180 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Les opération de remplissage et de débouchage s’effectueront simultanément sur les deux bouteilles : • Le remplissage se fera en deux étapes : Ouverture de l’électrovanne EV . Fermeture de EV après le remplissage de la bouteille. : L’électrovanne est fermée. : Tapis en position. Le moteur ‘ Avance Tapis : M ’ tourne d’un pas jusqu’à l’action du capteur ‘ Tapis en position : TP ’. Le bouchage se fera en deux étapes : Descente du vérin presseur V .LE GRAFCET EXERCICE RESOLU Fig 18. Le déclenchement de la chaîne d’embouteillage se fait par action sur l’interrupteur Dcy. Remplissage et bouchage des bouteilles V Capteur : H Dcy TP BR F BE H : Départ du cycle. Remonté du vérin V après l’enfoncement du bouchon. • Un poste de remplissage P1 commandé par l’électrovanne EV. : Le bouchon est enfoncé. : Le vérin V est en position haute EV Bouteille Capteur : F Capteur : BE Capteur : BR Capteur : TP Avancer d’un pas Moteur M Le système est réalisé autour de : • Un tapis roulant permettant le déplacement des bouteilles. • Un poste de bouchage P2 commandé par un vérin presseur V à double effet. Le capteur ‘Bouteille remplie : BR’ permettra de contrôler le niveau de remplissage des bouteilles. : la bouteille est remplie. Une bouteille est alors présente à chacun des postes P1 et P2.

Ri indique la réceptivité associée à l'étape i. l'équation de la sortie Q de la bascule SR a pour expression : Q = ( Q + S ). la logique câblée se fait de plus en plus rare. On appelle l'ensemble formée par la bascule SR et la porte ET "module d'étape". Sa fiabilité. Dans ces conditions. Sa modularité et de sa flexibilité . dans un GRAFCET. Logique programmée à base d'ordinateur. de microcontrôleur ou d'automate programmable industriel (API) : cette solution présente l'avantage d'être flexible et évolutive puisqu'elle s'adapte facilement à tout changement du système automatisé en par un simple changement de programme. R L'action Reset est prioritaire. elle est bien adaptée à ces systèmes par : • • • Ses langages de programmation faciles et spécifiques aux automaticiens et électriciens . Pour matérialiser un GRAFCET. de ce fait. 1/ LOGIQUE CABLEE L'élément de base dans cette logique est la bascule SR. etc.CHAPITRE 7 MATERIALISATION D'UN GRAFCET INTRODUCTION La matérialisation d'un GRAFCET peut être réalisée de deux façons : • • Logique câblée à base de bascules et portes logiques : elle est simple et adaptée à des petits systèmes figés . est désactivée (action Reset) si l'étape suivante est activée. alors que la logique programmée. en particulier avec API est la solution la plus utilisée. Ce fonctionnement est donc traduit par le schéma cicontre. car elle a été pensée effectivement pour la commande de systèmes automatisés . on associe à chaque étape une bascule SR . c'est à dire si S = R = 1 alors Q = 0. reste activée même si la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) devient fausse . en effet. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 181 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . De nos jours. car chaque étape sera matérialisée par ce module de base : • • i indique une étape i . une étape : • • • • • est activée (action Set) par la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) .

et en liant les sorties Q des bascules (X) associées à ces étapes par un opérateur logique OU. La fonction globale d'un API est : Présence énergie Présence programme Consignes (IHM) Comptes-rendues (Capteurs) Ordres (Pré-actionneurs) Traiter les informations Messages (IHM) API MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 182 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . La sortie MB est active uniquement dans l'étape 1. alors MB = X1 . 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : 2. L'équation d'une sortie se détermine : en cherchant toutes les étapes où cette sortie est active .MATERIALISATION D’UN GRAFCET Exemple : • • On passe du GRAFCET au schéma avec modules d'étapes comme expliqué plus haut . Dans le cas de l'exemple ci-dessus : • • La sortie V est active dans l'étape 1 OU 2 OU 3. alors V = X1 + X2 + X3 .1.Structure : Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique programmable destinée à piloter en ambiance industrielle et en temps réel des systèmes automatisés. MK = X3. de même.

Modules d'E/S • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 183 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Les interfaces d'entrées/sorties : Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection et du pupitre opérateur .MATERIALISATION D’UN GRAFCET La structure interne d'un API est représentée par la figure suivante : Console de programmation Bus Unité centrale de traitement Module d’entrées logiques Module de Sorties Logiques Mémoire Alimentation Signalisation Représente l’état des entrées et des sorties Issue de programmation Connexion avec le la console de programmation. des temporisation. Ces interfaces d'Entrée/Sortie (E/S) se présentent généralement sous forme d’interfaces modulaires qu’on ajoute selon le besoin. etc. De recevoir les informations générées par le processeur et destinées à la commande des sorties (valeur des sorties. Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs et aux éléments de signalisation du pupitre. • L’unité de traitement : Elle réalise toutes les fonctions logiques et arithmétiques à partir d'un programme contenu dans sa mémoire : elle lit et écrit dans la mémoire et actualise les sorties.) . Entrées / Sorties Liaison avec les capteurs et les préactionneurs Mémoire additionnelle • La mémoire : Elle permet : De recevoir les informations issues des entrées . Elle est connecté aux autres éléments (mémoire et interface E/S) par des liaisons parallèles appelées "Bus" qui véhiculent les informations entre ces éléments. De recevoir et conserver le programme du processus.

Langage GRAFCET (Sequential Function Chart : SFC).j où i est le numéro du module et j le numéro de la sortie dans ce module. • Traiter ces signaux en les mettant en forme.Cycle d'exécution d'un automate : Durant son fonctionnement. en éliminant les parasites d'origine industrielle et en isolant électriquement l'unité de commande de la partie opérative (isolation galvanique) pour la protection .5 représente la sortie 5 du module 1. Parmi les langages normalisés.2. les équations de fonctionnement du système à automatiser.3 représente l'entrée 3 du module 0. Généralement. Le PC peut également servir de poste opérateur pour assurer la conduite de l'unité. de le compiler et de le transférer à l'automate. un API exécute le même cycle de fonctionnement qu'on appelle "cycle automate" . L’interface de sortie a pour fonction de : • Commander les pré-actionneurs et éléments des signalisation du système • Adapter les niveaux de tension de l'unité de commande à celle de la partie opérative du système en garantissant une isolation galvanique entre ces dernières . • Généralement les entrées sont désignées ainsi : %Ii.3. Exemple : % Q1. Exécution du programme Mise à jour des sorties 2. Un autre logiciel est alors nécessaire pour assurer le dialogue avec l'automate. 2. • Généralement les sorties sont désignées ainsi : %Qi. • La console de programmation : C'est généralement un PC où est installé qui contient le logiciel de programmation spécifique à l'API. l'API lit les entrées et les mémorise durant le cycle automate . on cite quelques-uns des plus connus et plus utilisés : • • • Langage à contacts (LADDER) . les constructeurs d'API proposent des environnements logiciels graphiques pour la programmation. Exemple : %I0. le signe "%" est spécifique au constructeur (ici Telemecanique) .MATERIALISATION D’UN GRAFCET L’interface d'entrée a pour fonction de : • Recevoir les signaux logiques en provenance des capteurs . Il calcule les équations de fonctionnement du système en fonction des entrées et d'autres variables et les mémorise . Un exemple typique d'interface graphique se présente comme ci-contre : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 184 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .PROGRAMMATION DE L’API La programmation d'un API consiste à traduire dans le langage spécialisé de l'automate. Les résultats sont recopiés dans les sorties. Ce logiciel permet d'éditer le programme. la durée de ce cycle est typiquement de 1 à 50 ms : • • Lecture des entrées • Avant chaque traitement. Langage List d'instructions (Instruction List) .j où i est le numéro du module et j le numéro de l'entrée dans ce module.

en LADDER.1=1 alors Set X1 Si X1=1 alors Reset X0 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 185 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .3 Q1. Pour l’étape1. L’activation de cette étape (i+1) désactive l’étape i. ceci est représenté par : % I0.5 On a vu dans la matérialisation par bascules que : • • Si l’étape i est active et si la réceptivité suivante est vraie alors l’étape (i+1) est activée.MATERIALISATION D’UN GRAFCET 2.0 S2 S1 % I0.0 b/ Exemple : Dans ce exemple.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R Si X0=1 et I0. % I0. C'est une simple traduction des circuits de commande électriques.0 S3 % I0. on associe une variable automate dont l’indice est le numéro d’étape : X0 pour l’étape 0.2 %Q0.2 : % Q0.0 : % I0.4 Q1. X1 pour l’étape 1. on utilise les association suivantes : • Pour les fin de courses : Départ de cycle Pièce serrée Pièce percée Retour effectué Desserrage effectué % % % % % I0.1 : % I0.1 Q1. on associe une variable de sortie de l’API. Pour chaque action.1 I0.Le LADDER a/ Description : Le langage Ladder est une succession de "réseaux de contacts" véhiculant des informations logiques depuis les entrées vers les sorties.5 • Pour chaque étape.1 KM S1 S2 S3 KM : % I0. on traduit le GRAFCET correspondant au poste de perçage automatique en langage LADDER : Pour matérialiser ce GRAFCET. • Serrage Rotation MF Descente VM Montée VM Desserrage % % % % % Q1.4 I0.1.3 I0. etc.2 Q1.3.2 I0.

1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R % I0.2.2 % X1 Traitement postérieur : % Q1.L’instruction liste "IL" : a/ Description : L'IL est un langage dans lequel toutes les opérations sont décrites par des instructions mnémoniques .1 % Q0. ce n’est pas un langage graphique. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage : Instruction LD LDN AND ANDN OR ORN N ST STN S R END Fonction Lire une entrée ou une variable interne.2 % I0.0 : % I0. L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.2 : % Q0.5 % X2 % Q1.5 % X4 % X0 S % X4 R % X4 2.0 : % I0.3 % X2 % X3 S % X3 % I0. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande. L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.1 : % I0.4 % X4 % X2 R % X3 % X4 S % X3 R % X3 % Q1.0 KM MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 186 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Fin de programme.4 % Q1. L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.3.3 % Q1.MATERIALISATION D’UN GRAFCET Le programme complet sera alors : % I0.2 % X1 % X2 S % X2 % X1 R % I0.1 % X0 % I0. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande. S2 S1 S3 LD ANDN OR ST S1 S2 S3 KM % I0. Négation du résultat de l'instruction précédente L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande. Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.0 % I0. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.

le résultat de traitement est communiqué à son environnement. qui agissent sur la matière d'œuvre . ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. qui est principalement représenté par : Les actionneurs. La position de la fonction "Communiquer" dans une chaîne d'information. .MODULE 3 PARTIE 3 COMMUNICATION DE L’INFORMATION PRESENTATION Après le traitement des informations. L'Interface Homme/Machine qui reçois de l'unité de traitement des messages renseignement sur l'état du système. via les preactionneurs.

microcontrôleur. Pour simplifier. mais en parallèle. en particulier l'API communique : • • En parallèle avec les actionneurs via les pré-actionneurs . Mais. En série avec les périphériques de dialogue tel un ordinateur de type PC pour la programmation. On en déduit que l'imprimante parallèle est 8 fois plus rapide que l'imprimante série.CHAPITRE 1 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE INTRODUCTION : A l'intérieur.) communique les informations naturellement en parallèle sous un format de 8 bits ou plus. c'est à dire chaque caractère est transmis bit / bit. câblée. on peut dire que l'unité de traitement. etc. PRINCIPE : 0 1 1 0 Unité de traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 parallèle 1 0 0 0 1 1 Unité de 0 traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 série 1 0 0 Liaison parallèle Les 8 bits sont communiqués en parallèle sur 8 fils ! Avantages Plus Rapide Distance plus longue Moins de fils Liaison série Les 8 bits sont communiquées en série un par un sur un seul fil Inconvénients Plus de fils Moins rapide Liaison parallèle Liaison série Exemple 1 : Imprimante parallèle et imprimante série Un texte est un ensemble de caractères . c'est à dire 8 bits / 8bits . l'unité de traitement communique soit en parallèle. l'unité de traitement d'un système automatisé (logique. la supervision. le PC envoie le texte caractère par caractère. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 188 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . soit en série suivant le type de périphérique avec lequel elle communique. le PC envoie le texte caractère par caractère. • • Avec une imprimante parallèle. quand il s'agit de communiquer avec le milieu extérieur. etc. chaque caractère est codé par un nombre de 8 bits (code ASCII). Avec une imprimante série. mais en série. API.

0 I. L'API commande alors les 8 actionneurs branchées à ses sorties TOR en même temps. la liaison parallèle devient techniquement difficile à réaliser à cause de la longueur du câblage et des parasites de transmission .1 I. on a les cas suivants : • • Généralement.7 API Q. un API est programmé avec un PC .1 Q. donc avec 2 fils au plus. En pratique. 2. le mode de communication dans cette situation est le mode série . Dans l'exemple de la figure ci-dessus. il s'agit d'un API avec 8E/8S TOR. l'API communique dans le mode série pour échanger des informations avec d'autres API ou avec un PC pour le contrôle et la supervision Programmation d'API avec PC Supervision de l'état d'API et processus avec PC MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 189 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . Dans le contexte d'un API. à la fin de chaque cycle automate. LIAISON PARALLELE Un API est à base de microcontrôleur . disons codé sur 8 bits pour simplifier. ce qui n'est pas pratique. on utilise alors la liaison série. il traite les données qu'il acquiert des entrées TOR en parallèle et communique les ordres aux sorties TOR en parallèle : I. 3. La liaison entre la souris et le PC doit donc comporter au moins 8 fils. c'est à dire en même temps. LIAISON SERIE : Lorsque la distance devient grande.LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE Exemple 2: Souris d'ordinateur La souris code sa position sur l'écran avec un nombre important.0 Q. la souris communique avec le PC en série.7 L'API actualise ou rafraîchit l'état des sorties TOR simultanément. Dans les systèmes automatisés complexe.

Fig. 1.1 LAN : réseau local • Le réseau métropolitain (MAN : Metropolitan Area Network) : C’est un réseau qui utilise des lignes téléphoniques. usine. pour faciliter l'accès à l'information voulue au moment et à l'endroit voulu. etc. etc. D’une voie de transmission des données (câbles électriques.) . l’ordinateur a connu des progrès et des développements matériel et logiciel qui l'on rendu utilisable partout (bureaux d’entreprises. avec un gain estimable en efficacité de travail.) . imprimantes. physiques ou hertziennes. etc. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 190 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . On fait généralement trois catégories de réseaux : • Le réseau local (LAN : Local Area Network) : C’est un groupe de machines et périphériques de communication interconnectés sur une zone géographique limitée (locale) comme un Bâtiment (entreprise. Fig. etc.1 Description d'un réseau Machine pouvant contenir des ressources en partage (fichiers. DEFINITIONS : Un réseau d’ordinateurs est un groupe de machines autonomes interconnectées et situés dans un certain domaine géographique. centre de formation. ondes. Les réseaux informatiques permettent ainsi l'interconnexion physique et logique entre les ordinateurs pour permettre la communication entre eux. D’un ensemble de règles gouvernant la façon de communiquer à l'intérieur du réseau. Cette omniprésence des ordinateurs a fait naître le besoin de communication entre eux. etc. Un tel réseau doit disposer : • • • De ressources à partager sous forme de données ou de machines (fichiers. On appelle "Protocoles" cet ensemble de règles.) Imprimante partagée Média de transmission partagé 2. universités. ateliers de production.) .CHAPITRE 4 RESEAU LOCAL .) . etc.INTERNET GENERALITES : Au fil des dernières décennies.). leur vitesse de transfert des données ainsi que leur étendue géographique. pour relier des réseaux locaux à l’échelle d’une ville (grandes entreprises. fibres optiques. LES TYPES DE RESEAUX : On distingue différents types de réseaux selon leur taille.

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 191 COMMUNICATION DE L’INFORMATION .2 MAN : réseau métropolitain • Le réseau étendu (WAN : Wide Area Network) : C’est un réseau de réseaux (inter-réseau) à l’échelle d’un pays. Modèle Poste à Poste : Dans le modèle Poste à Poste. les câbles et la maintenance) . On distingue 2 modèles dans l’architecture des réseaux : • • Modèle "Egal à Egal" ou "Poste à Poste" (Peer to Peer) Modèle Client/Serveur . etc. on appelle : • • Serveur: tout ordinateur qui peut mettre ces ressources physiques (disque dur. A chaque modèle de réseau correspond un système d'exploitation optimisé pour les tâches requises par le modèle de réseau : • Windows 98. Définitions : Dans un réseau local.). les ordinateurs opèrent en égaux c'est-à-dire. tour ordinateur peut se comporter aussi bien comme un serveur pour les autres ordinateurs que comme une station de travail : Avantages : • • un coût réduit (les coûts engendrés par un tel réseau sont le matériel. Station de travail : tout ordinateur relié au réseau (client) et capable d'utiliser sans limitation ces ressources locales et avec permission les ressources réseaux offertes par les serveurs. voire la planète (très grandes entreprises. Un modèle de réseau renseigne sur la relation entre les ordinateurs du réseau et l'organisation de la communication au sein de ce réseau. imprimante.1. 3. logiciels. Inconvénients : • • ce système n'est pas du tout centralisé.2. Windows Millenium sont des systèmes d'exploitation pour des réseaux égal à égal. la sécurité est très peu présente. 3. …) à la disposition des autres ordinateurs du réseau. L'Internet est un exemple de réseau WAN. multinationales.) et logicielles (applications. …. • Windows NT4 Server et Windows 2000 Server sont des systèmes pour les réseaux Client/Serveur. LES MODELES DE RESEAUX : 3. une simplicité à toute épreuve.RESEAU LOCAL - INTERNET Fig. ce qui le rend très difficile à administrer .

1. En effet tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de transmission (Bus) par l'intermédiaire de câble. 4. Il propage les signaux arrivant sur chacun de ses ports vers tous les autres ports. La connexion poste .3. Les ordinateurs du réseau communiquent chacun à leur tour. 4. Ce modèle est conseillé pour un réseau professionnel avec des données sensibles nécessitant une meilleure sécurité et une gestion centralisée des ressources. Ainsi les signaux émis par chaque ordinateur atteignent tous les autres ordinateurs. De plus d’espace disque .câble constitue un nœud et un message est émis à partir de n'importe quel poste et dans les deux sens. Des Clients ou "stations de travail" qui. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 192 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : Un réseau local est constitué d'ordinateurs reliés entre eux grâce à du matériel (câblage. Cette topologie est beaucoup moins utilisée car elle est très chère. Pour cela. qui répond à leurs requêtes. Cette topologie a l’inconvénient suivant : si le câble présente un défaut. Modèle Client/Serveur Dans un modèle Client/Serveur. Topologie en Anneau : Cette topologie équivaut fonctionnellement à un Bus dont le câble se referme sur lui même. Topologie en Bus : C'est l'organisation la plus simple d'un réseau. chaque machine est reliée par un câble différent à un nœud central appelé "Hub" ou "Concentrateur". généralement coaxial. un serveur doit être fonctionnellement puissant et doit disposer : • • • De plus de mémoire vive . pour une tâche donnée émettent des requêtes de services vers un serveur. voire plusieurs processeurs.RESEAU LOCAL - INTERNET 3. Le Hub contient un certain nombre de ports sur lesquels sont branchées les machines du réseau. 4. le réseau ne fonctionne plus.6 Topologie en Anneau 4.3. Fig.2. on a donc une boucle d'ordinateurs sur laquelle chacun va "avoir la parole" successivement. cartes réseau). L'arrangement physique de ces éléments s'appelle "Topologie". ainsi que d'autres équipements permettant d'assurer la bonne circulation des données. les ordinateurs du réseau sont répartis en 2 catégories : • • Un Serveur ou des Serveurs qui ont pour unique fonction de rendre des services aux autres ordinateurs du réseau . Topologie en Etoile : Dans cette topologie. D’un processeur plus puissant et plus rapide.

Introduction : Internet est un réseau informatique mondial de type WAN. C’est pourquoi on utilise des moteurs de recherche comme Google permettant de lancer une recherche par un mot ou une expression sur tous les sites Internet recensés par ce système.7 Hub 5. Fig. vidéos. Internet permet à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant sous divers formats : textes.9 Réseau mondial Aujourd’hui.1. etc. l’utilisateur doit bien sûr posséder : • • • Un micro-ordinateur possédant au moins 4 Mo de RAM et 5 Mo sur son disque dur et équipé d'un système d'exploitation comme Windows . Accès à Internet : Pour accéder au réseau Internet.RESEAU LOCAL - INTERNET Cette topologie offre plus de tolérance de panne. Il offre de nombreux services aux professionnels comme aux particuliers : acheter des marchandises en Asie. accessibles aux professionnels comme aux particuliers et permettant d'échanger des informations en toute liberté. images et sons via les lignes téléphoniques ou des lignes spécialisées comme l’ADSL. passer des commandes. et de retrouver ainsi l’information désirée par l’utilisateur. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 193 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . 5.2. images. Le réseau Internet contenant une foule d’informations en tout genre. il est parfois difficile de trouver celle que l’on recherche au moment opportun. bases de données. INTERNET : 5. Fig. Un logiciel de navigation qui permet de parcourir les sites du réseau (Netscape ou Internet explorer) . consulter les catalogues de constructeurs automobiles. constitué par une interconnexion de réseaux différents. etc. Un Modem permettant de transmettre et de recevoir textes. car une coupure dans un câble n’affecte que l’ordinateur qui est branché dessus et non pas le reste du réseau.

Les activités proposées ne sont pas exhaustives. etc. de dire à la lettre ce qui devrait être fait dans ce processus complexe. • Annexe B : C'est une présentation de quelques directives à propos du projet simple encadré (PSE). • Annexe A : C'est une présentation de quelques systèmes-support typiques. Quelques thèmes pour PSE. Il s'agit de 2 annexes : Annexe A et Annexe B. Il s'agit donc de proposer : − − Une organisation pour gérer un PSE . Les directives en question n'ont pas pour rôle. Exemple de système : Portail automatisé. Internet. Communiquer en utilisant les moyens appropriés. S’initier à la démarche du projet industriel. largement connus et diffusés dans les domaines industriel et "grand public" : Les systèmes-support permettent d'offrir des situations didactiques où les élèves peuvent faire des activités pratiques diverses.). COMPETENCES ATTENDUES • • • • Apprendre à traiter collectivement une problématique à caractère scientifique et technologique. Exemple de PSE : Réalisation d'une maquette de feux de croisement. mais plutôt de donner un fil directeur figurant dans quelques principes et conduites parmi beaucoup d'autres. S’initier à l’utilisation de tous les moyens d’investigation de manière autonome (bibliothèque. visite d’entreprise. ANNEXES 194 . mais donne des lignes directrices conformes aux 3 modules principaux du programme officiel. largement admises aussi bien dans les milieux industriels que dans les milieux éducatifs. dans la mesure où ils proposent des activités d'ordre pratique. qui sont tout à fait liées aux concepts théoriques étudiés tout le long de l'ouvrage.A N N E X E S PRESENTATION Les annexes ont pour but de donner une touche finale à l'ouvrage.

SYSTEME 1 INTRODUCTION STORE AUTOMATISE La manipulation journalière des stores est fastidieuse. Représentation 3D des engrenage de réduction de vitesse du moteur et animation . Commande par API . Etude de la commande du moteur du portail . Commande par logique câblée. Système Système ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . celle-ci devrait donc porter sur un système constitué d'une partie commande et d'une seule partie opérative (un battant). ANNEXES 195 . Représentation 3D du bras et animation . Pour simplifier l'étude. Etude de la commande du moteur du store . en particulier les liaisons pivot et complète très présente dans ce système . La commande automatique permet par l'information des capteurs de vent et du soleil une utilisation rationnelle et fiable du store. le store peut se détériorer lors d'une rafale de vent. L'ouvre portail automatisé doit donc permettre de réduire voire d'éliminer ces contraintes d'utilisation. Représentation 2D du bras . Commande par logique câblée combinatoire. Etude des liaisons. Etude des liaisons. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Commande par modules d'étapes . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . passage de véhicules. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . en particulier la liaison pivot très présente dans ce système . etc. De plus en cas d'absence de l'opérateur. pluie. Système réel Système didactisé Un battant ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . SYSTEME 2 INTRODUCTION PORTAIL AUTOMATISE L'ouverture ou la fermeture d'un portail d'une propriété privée peut être particulièrement contraignante : portail lourd à manœuvrer. Représentation 2D .

Représentation 3D du mécanisme d'orientation et animation . Dans ce système. Etude des liaisons. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . SYSTEME 4 INTRODUCTION POSITIONNEUR D'ANTENNE PARABOLIQUE Si l’on veut recevoir les programmes en provenance de plusieurs satellites. Cette orientation se fait par rotation de la parabole autour d’un axe perpendiculaire au plan de l’équateur (axe parallèle à l’axe de rotation de la terre). Système didactisé ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . on distingue 3 sous–ensembles fonctionnels qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : PERCEUSE AUTOMATISE • • • Sous–ensemble de serrage de la pièce . la parabole et sa tête de lecture doivent pouvoir être orientés vers chaque satellite situé sur la partie d’arc de l’orbite géostationnaire visible du lieu d’installation. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Etude de la commande du moteur du positionneur . Etude des liaisons. Représentation 2D de la pièce de serrage . ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . ANNEXES 196 . Représentation 2D de la colonne . en particulier la liaison glissière très présente dans ce système . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Etude des distributeurs et vernis pneumatiques . en particulier les liaison pivot et glissière très présentes dans ce système . ce qui est assuré par le positionneur de parabole. Représentation 3D de la mini perceuse et animation . Sous–ensemble de perçage de la pièce .SYSTEME 3 INTRODUCTION Le système permet de percer un trou dans une pièce d'une façon automatisé. Commande par modules d'étapes . Sous–ensemble d'évacuation de la pièce. Commande par API . Commande par logique câblée.

en particulier la liaison glissière présentes dans ce système . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . • Toutes ces fonctions sont gérées par un module électronique qui reçoit des informations des commandes (interrupteurs. ANNEXES 197 . Commande par logique câblée à base du circuit NE 555 (par exemple) SYSTEME 6 INTRODUCTION La commande d'axe est le principe qui consiste à déplacer une charge suivant un axe. Etude des liaisons. Il assure les fonctions suivantes : ESSUIE-GLACE • balayage (essuyage) du pare-brise avec différentes vitesses et lavage du pare-brise. On note en particulier le capteur qui indique si le système est revenu à sa position initiale. Un tel mécanisme est utilisé dans divers systèmes industriels.SYSTEME 5 INTRODUCTION Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. Etude des liaisons. le module électronique pilote le moteur d'essuie-glace. • Déplacement d'une table d'un scanner (équipement médical utilisé dans les hôpitaux pour prendre des images sur un patient). Système R2EL ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Représentation 2D de la pièce de serrage . en particulier les liaisons pivot et rotule très présentes dans ce système . ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie COMMANDE D'AXE Chaîne d'information Fonction globale du système .) et des différents capteurs situés dans le véhicule. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Représentation D de la bielle . boutons poussoirs. Observation des signaux fournis par le codeur incrémental . Etude de la commande du moteur du positionneur d'axe . Etude de la commande du moteur . On cite par exemple : • Déplacement d'un outil dans une machine à commande numérique . Représentation 3D du mécanisme système vis-écrou et animation . Après traitement de ces informations. etc. Commande de moteur par logique câblée . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Représentation 3D du système biellemanivelle et animation .

vu leur poids dans ce processus. L’organisation et le déroulement des activités privilégient : • la créativité . Organisation : La réussite • • • • • d'un PSE impose : D’y penser longtemps à l’avance . de communication et de synchronisation. Choix d'un PSE : Le choix d'un thème pour un PSE n'est pas chose facile. Le projet met les élèves dans des situations-problème conçues de telle sorte que les élèves ne peuvent pas résoudre les problème posés par simple répétition de connaissances acquises. ce qui polarise son attention et le pousse à chercher les informations constituants les éléments de réponse. On décrit dans ci-après les 2 derniers points. car il est le centre du système éducatif . etc. La pédagogie de projet est reconnue comme facilitatrice des processus d'apprentissage. suivant une logique qui dit que : "On apprend mieux ce qu'on l'on construit soi-même. Le temps dont la gestion est d'une grande importance pour mener à terme le projet . On discute ci-après les 2 derniers points. Une adhésion des professeurs . Une évaluation formative et sommative. impliquant ainsi l'équipe pédagogique . L'évaluation qui doit aussi bien formatrice que sommative. entre autres. Les programmes avec une synergie de toutes les disciplines possibles. ANNEXES 198 . • d’une éventuelle visite d’entreprise. au sein d'une classe ou dans l'établissement tout entier. Le besoin qui doit être justifié . Un choix judicieux des mini-projets . pour leur donner du sens et éventuellement les renforcer et les consolider. Les élèves mènent leurs activités à partir : • du dossier technique et de tout ou partie relatif à un produit existant dans le laboratoire . Une adhésion des élèves . vu leur poids dans cette démarche. • de bases de données accessibles (catalogues. • l’initiative et • le travail de groupe avec ses contraintes de répartition des tâches.A N N E X E B PROJET SIMPLE ENCADRE : DIRECTIVES INTRODUCTION : Le projet simple encadré (PSE) ou mini-projet s'inscrit dans le cadre de la pédagogie de projet. les élèves délaisseront leur rôle de spectateur pour celui d'acteur. les facteurs les plus influents : • • • • • L'élève en premier lieu. On cite. bases documentaires informatisées. bibliothèques de composants. en résolvant des problèmes liés au projet. DIRECTIVES Activités des élèves : Dans le cadre du PSE. Son apport majeur figure dans la capacité l'apprenant comme constructeur et acteur essentiel de ses savoirs. etc. tant sur le plan individuel que collectif. ou ce que l'on contribue à construire" En effet. sites Internet. la production attendue des élèves devrait faire principalement appel à des savoirs et savoir-faire déjà abordés dans les différents cycles de travaux pratiques. puisqu'il faut tenir compte simultanément de plusieurs facteurs intervenant dans cette démarche.) .

etc. 1993. EXEMPLES DE PROPOSITIONS DE PSE On donne à titre d'exemple quelques idées pour PSE. Technologie des systèmes automatisés. Utilisation d'API . Electronique Numérique logique combinatoire. [9] M. [8] Marcel Gindre et al. DARBELET et al. − GRAFCET de marche manuelle . Paris. Foucher. [2] R. • Réalisation d'un sèche-mains à base de circuit NE555 et sèche-cheveux . Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de nuit (jaune clignant) . Foucher. Foucher. Hachette. • D'une façon sommative à la fin du PSE . [5] C.Evaluation d'un PSE : L’évaluation devrait se faire : • D'une façon formative sous forme d'un suivi régulier : Au cours des phases du projet par une aide individuelle et collective (groupe) . Paris. Economie d'entreprise. BOURGEOIS et al. [7] I. DELAGRAVE. BIBLIOGRAPHIE [1] F. elle devrait porter sur : Le travail écrit (rapport ou mémoire) contenant les différents dossiers . McGraw-Hill. Sciences de l'ingénieur. Sciences de l'ingénieur. [3] C. Paris. BRYSELBOUT et al. 2003.Initiation aux sciences de l'ingénieur. avec simple circuit électrique (transformateur. Electrotechnique automatique et informatique industrielle. 1993. Foucher. Au cours des revues de projet : En fin de recherches de solutions . qui peuvent aboutir à des réalisations autonomes ou des améliorations de systèmes existants. Terminale S. Foucher. BRYSELBOUT et al. ANNEXES 199 . L'exposé devant un jury. En voici quelques exemples : • Réalisation de partie commande de la perceuse automatisée : Utilisation des modules d'étape . LANGLOIS. Utilisation d'API : − GRAFCET de coordination . • Réalisation de partie commande d'un essuie-glace à base du circuit NE555 pour : Grande vitesse et Petite vitesse . Paris. Foucher. 1987. Paris. Gestion et informatique. • Réalisation de circuit de commande simple pour positionneur d'antenne parabolique. Toulouse. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de fonctionnement normal . Pompe à eau. Electronique Numérique logique séquentielle. Construction mécanique industrielle. diodes et boutons poussoirs). Paris. Paris. • Réalisation de partie commande Portail : Utilisation des modules d'étape . • Réalisation d'une minuterie d'escalier à base de circuit NE555 . Paris. occasion privilégiée pour évaluer les capacités de communication et expression des élèves. Très petite vitesse avec le temps de balayage très inférieur au temps de repos . Paris. GOURANT et al. RAK et al. 1994. − GRAFCET de marche automatique . McGraw-Hill. [8] Marcel Gindre et al. 1993. La démarche de projet industriel. Foucher. [4] C. 2003. [6] R.BARLIER et al. Paris 1992. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de forçage. première S. • Réalisation d'une maquette pour feux de carrefour dans un esprit de groupe : Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de coordination . 1995. c'est l'occasion de découvrir un tel type de GRAFCET appelé aussi GRAFCET de synchronisation . 2001. BENIELLI et al. Utilisation d'une télécommande pour autoriser l'accès au portail. [10] M. 1987.

11 12 146 Internet I 193 K Karnaugh 165 C Cahier de charge (fonctionnel) 23 Capteur Numérique 145 Capteurs 140 TOR 141 Cartouche 84 Chaine fonctionnelle 28 Circuit imprimé 61 Code ASCII 161 Code BCD 161 Code binaire 159 Code GRAY 160 Commande numérique 135 Contacteur 65 Coupes 97 Courroie Voir Poulie S SADT Sectionneur Sections Sécurité électrique Serveur 21 66 99 55 191 L LADDER Liaisons complétes Liaisons mécaniques 185 108 101 M Materiaux Méthodes algébriques Modèle Client/Serveur Poste à Poste Modeleur volumique Moteur électrique Moulage 93 163 192 191 127 74 132 T Table de vérité Temporisation Topologie Anneau Bus Etoile Topologie (reseau) Transformateur Transistor Typon 157 50 192 192 192 192 46 49 58 D Distributeur 69 N NAND Nomenclature NOR 154 85 155 U Usinage 133 E Echelle Electrovanne Engrenage Entreprise 84 73 119 30 O Opérations booleennes OR 151 153 Ventouse Verrin Vis-Ecrou V 80 78 123 F Famille logique FAST Filtrage Fonction 168 20 48 15 P Perspective Pieuvre (diagramme) Pignons Pneumatique (Enérgie) 87 16 119 53 XOR X 156 200 .INDEX Format 83 3 3D 126 G Gestion de production GRAFCET Guidage 36 175 113 Poulie Produit Projection 117 10 90 A Accouplements Afficheurs AND Automate programmable 122 147 152 182 Q Qualité 37 H Hachures 98 R Redressement Régulation Relais Réseau Etendu Local Métropolitain 47 48 67 190 191 190 190 B Bascule Besoin Bête à corne Bouton poussoir 172 9.

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