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Détermination de l'indice de la société civile - Engagement citoyen (PNUD, CIVICUS, MSIS, CNPC - 2011)

Détermination de l'indice de la société civile - Engagement citoyen (PNUD, CIVICUS, MSIS, CNPC - 2011)

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Cette thématique porte sur deux volets :
‐ l’engagement social qui fait référence à la participation des citoyens dans les activités sociales des organisations ;
‐ et l’engagement politique qui fait référence à la participation des citoyens aux manifestations politiques et toutes les formes de défenses de droits.

Le choix de ces concepts est important pour Madagascar, car il est très primordial de savoir comment fonctionnent les OSC pour pouvoir les renforcer, surtout en termes de ressources humaines.

D’autant plus que le résultat des enquêtes quantitatives sur cette dimension montre un score assez faible.

Cette étude a permis de mesurer aussi bien l’engagement social que l’engagement politique de chacun.

Les questions majeures, qui ont été posées, sont :
‐ Quelle est la conception du bénévolat/volontariat à Madagascar ?
‐ Quelles sont les motivations à devenir des bénévoles/volontaires ?
‐ Quel est l’impact du volontariat sur la société ?
‐ Quelles sont les limites du bénévolat/volontariat ?

Les hypothèses d’étude sont :
‐ Les OSC malgaches n’engagent jamais de volontaires.
‐ Les membres des organisations actuelles, comme ceux d’autrefois, font preuve d’un engagement fort (profond et étendu) dans l’exercice de leurs devoirs.
‐ Tous les groupes sociaux sont représentés dans les instances sociales.
‐ La promotion de bénévolat s’avère nécessaire pour que la population entière s’engage dans une organisation.

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PNUD, CIVICUS, MSIS, CNPC - 2011
Cette thématique porte sur deux volets :
‐ l’engagement social qui fait référence à la participation des citoyens dans les activités sociales des organisations ;
‐ et l’engagement politique qui fait référence à la participation des citoyens aux manifestations politiques et toutes les formes de défenses de droits.

Le choix de ces concepts est important pour Madagascar, car il est très primordial de savoir comment fonctionnent les OSC pour pouvoir les renforcer, surtout en termes de ressources humaines.

D’autant plus que le résultat des enquêtes quantitatives sur cette dimension montre un score assez faible.

Cette étude a permis de mesurer aussi bien l’engagement social que l’engagement politique de chacun.

Les questions majeures, qui ont été posées, sont :
‐ Quelle est la conception du bénévolat/volontariat à Madagascar ?
‐ Quelles sont les motivations à devenir des bénévoles/volontaires ?
‐ Quel est l’impact du volontariat sur la société ?
‐ Quelles sont les limites du bénévolat/volontariat ?

Les hypothèses d’étude sont :
‐ Les OSC malgaches n’engagent jamais de volontaires.
‐ Les membres des organisations actuelles, comme ceux d’autrefois, font preuve d’un engagement fort (profond et étendu) dans l’exercice de leurs devoirs.
‐ Tous les groupes sociaux sont représentés dans les instances sociales.
‐ La promotion de bénévolat s’avère nécessaire pour que la population entière s’engage dans une organisation.

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PNUD, CIVICUS, MSIS, CNPC - 2011

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Etude de cas  Dimension : Engagement citoyen  Thème : Volontariat 

En Collaboration avec ISTS  Institut Supérieur des Travailleurs Sociaux  

Sommaire 
      RESUME EXECUTIF............................................................................................................................... 3  I.  CONTEXTE................................................................................................................................... 6  II.  HISTORIQUE................................................................................................................................ 7  III.  INTRODUCTION .......................................................................................................................... 8  IV.  METHODOLOGIE....................................................................................................................... 11  V.  RESULTATS DE L’ETUDE ............................................................................................................ 13  Motivations à devenir bénévole ou volontaire ............................................................................. 16  Les impacts du bénévolat‐volontariat........................................................................................... 18  Les limites et/ou les freins au bénévolat (volontariat) ................................................................. 18  Diagnostic des OSC de la région Vatovavy Fitovinany................................................................... 19  a.  Les forces des OSC................................................................................................................. 19  b. Les faiblesses des OSC ............................................................................................................... 20  c. Les opportunités ........................................................................................................................ 21  d. Les menaces .............................................................................................................................. 21  VI.  RECOMMANDATIONS............................................................................................................... 23  VII.  CONCLUSION ............................................................................................................................ 28  ANNEXES............................................................................................................................................ 29 

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RESUME EXECUTIF
  Le projet « Détermination de l’Indice de la Société Civile à Madagascar » initié par CIVICUS – Alliance  Mondiale  pour  la  Participation  Citoyenne,  financé  par  le  PNUD  par  le  biais  du  programme  Droits  Devoirs  et  Cohésion  Sociale  –  DDCS  et  mis  en  œuvre  par  le  consortium  MSIS‐CNPC  a  permis  de  connaitre  l’état  de  la  Société  Civile  à  Madagascar  à  travers  cinq  dimensions  qui  sont :  Engagement  citoyen,  Pratique  des  Valeurs,  Niveau  d’organisation,  Perception  des  impacts  et  Environnement  Extérieur.      Les  enquêtes  quantitatives  menées  sur  terrain  ont  permis  de  construire  le  diamant  de  la  société  civile.  Mais  pour  avoir  plus  d’information,  plus  de  connaissances  sur  des  thématiques  jugées  pertinentes  par  la  société  civile  malgache  représentée  par  le  Comité  Consultatif  National  –  CCN  et  surtout pour affiner les résultats de ces études quantitatives, des études de cas, pour appréhender le  côté qualitatif desdites dimensions, ont été entreprises. C’est le cas pour la dimension « Engagement  citoyen » qui a été focalisée plus particulièrement sur les concepts de bénévolat et de volontariat.     Cette thématique porte sur deux volets :   ‐ l’engagement  social  qui  fait  référence  à  la  participation  des  citoyens  dans  les  activités  sociales des organisations ;  ‐ et l’engagement politique qui fait référence à la participation des citoyens aux manifestations  politiques et toutes les formes de défenses de droits.     Le choix de ces concepts est important pour Madagascar, car il est très primordial de savoir comment  fonctionnent  les  OSC  pour  pouvoir  les  renforcer,  surtout  en  termes  de  ressources  humaines.   D’autant plus que le résultat des enquêtes quantitatives sur cette dimension montre un score assez  faible.    Cette  étude  a  permis  de  mesurer  aussi  bien  l’engagement  social  que  l’engagement  politique  de  chacun.    Les questions majeures, qui ont été posées, sont :  ‐ Quelle est la conception du bénévolat/volontariat à Madagascar ?  ‐ Quelles sont les motivations à devenir des bénévoles/volontaires ?  ‐ Quel est l’impact du volontariat sur la société ?  ‐ Quelles sont les limites du bénévolat/volontariat ?    Les hypothèses d’étude sont :  ‐ Les OSC malgaches n’engagent jamais de volontaires.  ‐ Les  membres  des  organisations  actuelles,  comme  ceux  d’autrefois,  font  preuve  d’un  engagement fort (profond et étendu) dans l’exercice de leurs devoirs.  ‐ Tous les groupes sociaux sont représentés dans les instances sociales.  ‐ La promotion de bénévolat s’avère nécessaire pour que la population entière s’engage dans  une organisation.    La méthodologie adoptée est basée sur la participation de tous les acteurs du monde associatif allant  de l’équipe de l’ONC jusqu’aux bénéficiaires en passant par les différents types de membres des OSC  sans oublier les partenaires techniques et financiers.    L’étude  a  commencé  par  l’exploitation  des  ressources  documentaires  puis  l’établissement  des  questionnaires  et  l’élaboration  des  grilles  d’entretien.  Les  entretiens  étaient  semi  dirigés  et  les 

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enquêteurs  laissaient  les  personnes  enquêtés  s’exprimer  librement  sans  les  couper  pour  ne  pas  troubler le fil de leurs pensées afin d’avoir le maximum d’informations.    La  méthode  d’analyse  FFOM  –  Forces,  Faiblesses,  Opportunités,  Menaces  a  été  adoptée  pour  diagnostiquer l’état de l’engagement citoyen à travers les concepts volontariat et bénévolat dans les  OSC.    L’étude a été mené dans la de la région Vatovavy Fitovinany et à cause du temps imparti qui est assez  limité, seules cinq OSC ont pu être approchées et ont répondu aux enquêtes :  ‐ Association Internationale des Charités (AIC) ;  ‐ Ravinala ;   ‐ Mahavagnona ;   ‐ Trano Aro Zo.    Les raisons du choix de ces OSC reposent sur les critères suivants : l’existence de tous les répondants  au  sein  de  l’organisation  (dirigeant,  membres  bénévoles  ou  volontaires,  membres  salariés,  bénéficiaires),  ensuite,  ces  OSC  ont  déjà  participé  aux  enquêtes  quantitatives  et  enfin,  ces  OSC  œuvrent dans le domaine de développement.    L’étude  a  fait  ressortir  qu’il  n’y  a  pas  de  véritable  volontaire  au  sein  des  OSC  mais  de  volontaire  bénévole ceci est la conséquence directe de l’absence de cadre légal régissant le volontariat.    Par ailleurs, il a été constaté qu’il n’y aucune politique de gestion de ressources humaines au sein des  OSC  enquêtées  et  les  règles  élémentaires  contenus  dans  les  textes  régissant  le  travail  ne  sont  pas  respectées.      Les motivations des bénévoles, sans qui les OSC ne peuvent pas fonctionner, sont :  ‐ En premier lieu, « l’union fait la force » ;  ‐ Puis la conviction religieuse ;  ‐ Le fait d’avoir un travail  ‐ La correspondance avec les études effectuées  ‐ l’entraide  ‐ la réputation de l’OSC  ‐ les relations ;  ‐ le « fihavanana ».    Quant aux bénéficiaires, ils affirment que l’existence des bénévoles est bénéfique tant pour les OSC  que pour eux‐mêmes car ils apportent, de par leurs actions, des changements positifs au niveau de la  société, tels : le respect des droits humains, les secours palliatifs (lors des différents évènements), la  scolarisation,  le  développement  rural,  l’esprit  de  solidarité  entre  les  membres  et  ceux  qui  ont  le  même lieu d’origine, bref une amélioration des conditions de vie des populations cibles.    Il en ressort aussi que les principales faiblesses des OSC sont :   ‐ l’insuffisance matérielle et financière ;   ‐ le manque de compétences.    Les résultats de l’étude permettent entre autres de constater que les concepts de volontariat et de  bénévolat sont encore mal compris voire méconnus au sein de ces OSC.    Le développement et l’épanouissement du volontariat sont grevés par le manque de fonds. Ceci est  normal du fait que le pays même est dans une pauvreté extrême.  L’efficacité manque aussi car on  favorise plutôt le relationnel que les compétences.  Volontariat  4

  En  résumé,  l’étude  a  permis  de  constater  que  le  volontariat  à  Madagascar  s’apparente  plutôt  au  bénévolat  mais  à  la  différence  que  le  volontaire  bénévole  perçoit  parfois  des  indemnités  dans  l’accomplissement de ses missions et des tâches qui lui sont confiées.    L’étude  a  par  ailleurs  prouvé  qu’il  est  urgent  et  nécessaire  d’entreprendre  des  actions  pour  « professionnaliser »  le  volontariat  à  Madagascar  en  mettant  en  place  le  cadre  légal  nécessaire  et  l’environnement  propice  à  son  développement.    C’est  pour  cela  que  la  mise  en  place  et  l’opérationnalisation d’un centre de volontariat  est plus que nécessaire.    

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I.

CONTEXTE

  L’Indice  de  la  Société  Civile »  ‐  ISC  est  un  projet  d’action  recherche  destiné  à  évaluer  l’état  de  la  société  civile  dans  les  pays  du  monde.  Il  s’agit  d’un  outil  qui  aide  à  renforcer  le  dynamisme  et  la  stabilité  de  la  société  civile  pour  lui  permettre  de  contribuer  activement  aux  évolutions  sociales  positives.    Au titre de l’exercice 2010/2011, le Programme des Nations Unies pour le Développement ‐ PNUD à  Madagascar  a  initié  un  programme  intitulé  « Droits,  Devoirs  et  Cohésion  Sociale »  DDCS,  à  travers  trois principaux objectifs :  - Réduire les violations majeures des droits humains ;  - Réduire les actes d’incivisme ;  - Réduire les risques d’aggravation de la violence, des conflits et de l’insécurité.    La  Société  civile  sera  des  partenaires  privilégiés  du  programme  par  le  biais  de  la  signature  des  contrats d’objectifs. En effet, cette dernière a un rôle d’interpellation, de « watchdog » et de mise en  œuvre  d’action  de  développement.  Pourtant,  on  assiste  actuellement  à  Madagascar  à  un  manque  important  d’informations  sur  la  Société  Civile  permettant  d’apprécier  cette  contribution  et  de  prendre les décisions adéquates pour renforcer de manière effective et pérenne ses capacités.     C’est pour contribuer à pallier à cette situation que le projet portant sur la Détermination de l’Indice  de la Société Civile a été initié par le PNUD, afin de permettre d’analyser les forces et faiblesses des  OSC malgaches et d’identifier les actions de renforcement de capacités nécessaires.     Le  Consortium  MSIS‐CNPC  constitue  l’Organisation  de  Coordination  Nationale  dont  les  principales  attributions sont de gérer et de coordonner la mise en œuvre de l’ISC à Madagascar.  Le Consortium  a fait appel à l’Institut Supérieur du Travail Social ‐ ISTS pour réaliser l’étude de cas sur l’engagement  citoyen basé sur le volontariat et le bénévolat afin d’avoir une meilleure connaissance sur l’influence  de ces concepts sur cette dimension.   

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II.

HISTORIQUE

  Depuis  les  temps  immémoriaux,  le  volontariat  à  Madagascar  s’exprimait  plus  particulièrement  à  travers l’entraide qui faisait partie intégrante de la culture et de la mentalité des malgaches, c’est la  forme  la  plus  courante  du  Fihavanana.    Beaucoup  de  dictons,  de  proverbes  et  autres  contes  s’en  étaient illustré.  Les mots tels « asa‐tana‐maro » ou « asa vadi‐drano », qui signifient à plusieurs, une  tâche se réalise facilement.    Le  fokonolona,  expression  primitive  de  la  société  civile  se  base  sur  le  fihavanana.    Les  gens  s’entraidaient volontairement.  En ce temps, volontariat impliquait solidarité.    Durant la colonisation, le volontariat était l’apanage de la frange aisée de la population à travers les  actions  sociales  de  charité  et  des  missionnaires  qui  avaient  accompagné  la  conquête  coloniale ;  volontariat  signifiait  alors  charité  ou  activité  pour  se  faire  bonne  conscience.    C’étaient  les  engagements forcés qui prévalaient auprès de la population « indigène » (Service de la Main d’œuvre  pour les Travaux d’Intérêt Général ‐ SMOTIG).     Après l’indépendance jusqu’à la fin des années 80, c’était le service national qui était synonyme de  volontariat et c’était le bénévolat qui prédominait dans les associations durant cette période.    Ce n’est que  vers la fin des années 90,  que la société civile malgache a  commencé à se structurer,  que le volontariat dans son visage moderne est aussi apparu mais très timidement avec les premières  accords  de  siège  octroyés  aux  ONG  internationales.    Le  sens  de  volontariat  a  aussi  évolué  et  est  devenu appui au développement humain, il est alors indissociable du monde associatif.    L’objectif de cette étude est, comme il est stipulé dans les termes de références, donc de connaître  un  peu  plus  la  situation  du  volontariat,  de  son  influence  et  son  impact  sur  la  vie,  cela  sur  tous  les  plans, de la population malgache.      

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III.

INTRODUCTION

  La crise politique et son pendant, la perte de confiance envers les institutions, la crise économique et  son principal corollaire, le chômage, l’irruption dans le discours des uns et des autres de notions plus  ou  moins  bien  définies  (transparence,  redevabilité,  gouvernance,  équité,  …),  tout  cela  concourt  à  forger  une  nouvelle  conscience  collective  des  citoyens  et  à  donner  à  certains  d’entre  eux,  notamment aux plus jeunes, l’élan mobilisateur nécessaire et suffisant à un engagement volontaire  au service d’une cause, certes idéalisée, mais également traduite dans des faits. Alors, accompagnant  ce  mouvement,  vont  éclore  des  dizaines  d’associations.    Le  volontariat  est  alors  considéré  comme  étant la seule voie d’expression de cet élan de solidarité surtout dans les pays du Nord.     L’impact  des  médias  aidant,  les  thèmes  se  rapportant  à  la  solidarité  envahissent  une  opinion  publique toujours plus informée et plus active. Celle‐ci évolue sensiblement sous l’effet conjugué de  la formation et de l’information. Avertis de la précarité et de la détresse qui touche certaines franges  ou chez des groupes entiers  au sein de la société, des individus de plus en plus nombreux s’engagent  dans le processus associatif pour essayer de combler les lacunes laissées par l’État et les organismes  traditionnels, tels les syndicats, les partis politiques et les Églises.    Le  volontariat  à  Madagascar  se  trouve  encore  actuellement  dans  sa  phase  embryonnaire,  malgré  quelques  tentatives  de  mise  en  place  de  cadre  légal  au  début  des  années  2000,    aucun  texte  ni  aucune  loi  spécifique  n’est  jusqu’à  maintenant  sorti ;  le  volontariat  reste  donc  soumis  à  des  textes  d’ordre  général  principalement  le  code  du  travail  et  les  textes  y  afférents  et  les  textes  sur  les  associations et les ONG.  L’absence de ce cadre légal rend possibles toutes les interprétations de la  relation entre volontaires et associations, au détriment des uns comme des autres.     

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LES ACTEURS DU MONDE ASSOCIATIF    Les volontaires constituent une population mal connue du grand public et souvent confondue avec  d’autres  catégories  de  personnel  du  monde  associatif.    Il  faut,  en  effet,  reconnaître  la  grande  diversité  des  acteurs  intervenant  dans  ce  domaine.    À  défaut  d’une  classification  unanimement  acceptée, il est néanmoins possible de dégager quatre grandes catégories au sein d’une OSC :  - les donateurs, adhérents, membres bienfaiteurs : ils soutiennent les projets de l’association  par une participation financière ;  - les bénévoles : ils apportent leur concours gratuit aux activités de l’organisation. Ils peuvent  être  membres  du  conseil  d’administration,  participer  au  fonctionnement  de  l’association  et/ou à des actions de mobilisation pour des campagnes de solidarité ;  - les  salariés  permanents:  ils  travaillent  au  siège  de  l’association  pour  en  assurer  le  fonctionnement;  - les  volontaires:  indemnisés  ou  rémunérés,  ils  constituent  le  personnel  expatrié  de  l’association.    Volontaire,  bénévole,  salarié  …  les  termes  varient  selon  les  circonstances  et  le  contexte.  Dans  les  faits,  le  bénévole  est,  le  plus  souvent,  celui  qui  travaille  au  siège  de  l’association,  de  manière  ponctuelle, à temps partiel. Il n’est pas rémunéré et garde son statut social initial (étudiant, salarié,  retraité, fonctionnaire, …).    Le volontaire, quant à lui, s’engage dans des actions de solidarité.  Il travaille sur le terrain, à temps  plein,  souvent  pour  une  mission  de  durée  correspondant  à  la  durée  de  vie  du  projet  ou  du  programme d’appui. Il est indemnisé par l’ONG qui l’emploie et perd son statut initial.    Par rapport au salarié, le volontaire ne «vend » pas son travail, et ne perçoit donc pas de salaire mais  des indemnités qui sont une compensation financière destinée à subvenir à ses besoins. Du reste, le  montant  des  indemnités  versées  au  volontaire  ne  dépend  ni  de  la  fonction  qu’il  exerce,  ni    de  l’activité qu’il pratique, ni du niveau de compétence demandé.     LES CONCEPTS  DE VOLONTARIAT ET DE BENEVOLAT     Le concept de volontariat, « professionnellement » parlant, est encore méconnu à Madagascar.  Il y a  souvent confusion avec celui de bénévolat.  Il est donc primordial de différencier ces 2 notions avant  de parler de ce qui fait l’objet de cette étude.    Nous allons commencer par le concept de bénévolat.  Nous allons tout d’abord essayer de le définir  puis d’expliquer son essence.       Le bénévolat est un geste de solidarité mais il peut être également utilisé comme tremplin dans la vie  active. L’entrée de plus en plus tardive sur le marché du travail, due à l’allongement des études et à  la difficulté de trouver un premier emploi, est un facteur qui peut inciter les jeunes à s’investir, en  marge  de  leur  formation  principale,  dans  des  expériences  associatives  propices  à  enrichir  leur  parcours. En revanche, pour les moins jeunes et ceux qui ne travaillent pas (mère au foyer, personne  à  la  recherche  de  travail),  le  bénévolat  permet  de  continuer  à  jouer  un  rôle  social,  d’avoir  des  responsabilités,  de  transmettre  un  savoir‐faire  et  des  compétences  et  en  définitive  de  se  sentir  toujours utile.    Les  domaines  de  prédilection  de  l’engagement  bénévole  sont  les  sports;  les  loisirs,  l’éducation  populaire, le tourisme social; la culture; l’action sociale; les associations d’opinion, d’expression, de  défense  des  intérêts;  l’éducation  et  la  recherche ;  l’environnement,  les  églises,  les  associations   professionnelles, les actions caritatives et humanitaires et la santé.  Volontariat  9

Il  est  à  noter  que  s’engager  bénévolement  c’est‐à‐dire  gratuitement  pour  une  association  humanitaire n’a pas la même signification qu’adhérer à une association sportive ou culturelle. Dans  ce dernier cas, il suffit de s’inscrire et de cotiser pour être membre et pour ainsi profiter de certains  services. En ce qui concerne une organisation humanitaire, la motivation est différente, puisque être  membre implique de s’investir pour les autres, de faire siens les objectifs de l’association, d’adhérer à  ses  valeurs,  d’en  défendre  les  idées  et  de  les  diffuser  si  besoin.  Cela  relève,  pour  ainsi  dire,  du  militantisme, de l’engagement politique.    Le volontariat est par contre défini comme suit :  Les  volontaires  sont  des  citoyens  engagés.  Acteurs  et  témoins,  ils  participent  au  sein  d’une  OSC  à  une action de solidarité de développement ou d’urgence humanitaire. Pour un temps déterminé, ces  volontaires mettent leurs compétences, de façon désintéressée, au service d’une population qui en a  exprimé le besoin.    En résumé, être volontaire, c’est donc travailler avec une OSC :  - pour une action de proximité ;  - dans un engagement solidaire ;  - dans tous les domaines d’intervention : urgence / réhabilitation / développement.    Le  CEIV  (Centre  d’études  et  d’information  sur  le  volontariat),  plutôt  que  de  différencier  les  deux  termes, préfère les réunir autour de cinq fondements principaux: « Le bénévole ou le volontaire est  celui  qui  s’engage  (notion  d’engagement)  de  son  plein  gré  (notion  de  liberté)  de  manière  désintéressée  (notion  d’acte  gratuit)  dans  une  action  organisée  (notion  d’appartenance  à  une  structure) au service de la communauté (notion d’intérêt commun).    A Madagascar, le volontariat s’apparente plutôt au bénévolat mais à la différence que le volontaire  perçoit des indemnités dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées.      Il  faudrait  par  ailleurs  différencier  2  types  de  volontaires  qui  ont  des  traitements  complètement  différents :  - le volontaire malgache ;  - le volontaire étranger.  

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IV.

METHODOLOGIE

  L’étude  de  cas  sur  le  volontariat  à  Madagascar  s’est  reposée  sur  une  démarche  qualitative  s’appuyant sur les points de vue des différents acteurs que sont les volontaires eux‐mêmes, les OSC  où ils travaillent, les partenaires techniques et financiers (PTF) et les bénéficiaires des projets ou des  programmes d’appui dans lesquels les volontaires interviennent.    La méthodologie adoptée est la suivante :  ‐ Séance de travail avec le mandant pour avoir une compréhension commune des Termes de  Références et surtout pour connaître ses attentes ;  ‐ Elaboration de l’offre d’intervention :  • Etablissement du calendrier de l’étude ;  • Proposition  de  la  méthodologie  d’intervention :  élaboration  des  grilles  d’entretien,  échantillonnage ;  • Détermination des conditions de réalisation.  ‐ Présentation de l’offre et demande d’approbation de l’approche méthodologique proposée ;  ‐ Réalisation de l’étude et collecte des informations ;  ‐ Compilation et analyse des résultats ;  ‐ Rédaction et remise du rapport pour validation ;  ‐ Intégration des remarques et finalisation du rapport.    Calendrier    L’étude a démarré par une séance de travail avec l’ONC pour le cadrage de départ et la validation de  la  méthodologie.    Pour  la  cohérence  globale  des  analyses  et  des  recommandations,  un  canevas  commun de rapport a été également discuté.    L’étude  a  été  réalisée  dans  la  région  de  Vatovavy  Fito  Vinany  et  s’est  déroulée  du  15  juillet  au  15  septembre 2011.    Elaboration des grilles d’entretien    Afin  d’analyser  le  dispositif  de  volontariat  et  son  évolution,  trois  grilles  d’entretiens  ont  été  élaborées, proposées et validées par le consortium MSIS‐CNPC, organisme national de coordination,  à savoir :  ‐ (1) la grille d’entretien destinée au volontaire en poste qui vise à collecter les informations  sur le volontaire lui‐même afin d’en déterminer la typologie, la description de sa mission, ses  tâches et responsabilités, sa motivation, ses conditions de travail, ses attentes ;  ‐ (2)  la  grille  d’entretien  auprès  des  OSC  d’accueil :  leur  motivation,  la  qualité  du  travail  du  volontaire, leur perception de l’impact du travail du volontaire par rapport aux bénéficiaires,  les conditions de travail offertes au volontaire ;  ‐ (3) la grille d’entretien auprès des bénéficiaires des actions des OSC : la qualité de travail du  volontaire, leur perception de l’impact du travail du volontaire.    L’analyse Gestion des Ressources Humaines ‐ GRH concerne l’évaluation des pratiques en gestion de  personnel dans les OSC surtout des conditions de rémunération et de travail en général.    L’objectif de cette analyse est de déterminer la pertinence, l’efficacité et l’adéquation des pratiques  de GRH au sein des associations et des ONG.    L’évaluation des pratiques en GRH s’est déroulée en plusieurs étapes : 

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Premièrement,  le  recueil  et  l’analyse  des  données  secondaires  (documents  sur  des  études  déjà  entreprises  en  la  matière)  ont  permis  une  imprégnation  des  terrains  d’étude  et  le  ciblage des aires de questionnement ;  Deuxièmement,  des  entretiens  avec  les  volontaires  et  les  dirigeants  des  OSC  ont  été  organisés pour recueillir leurs opinions sur le sujet ;  Troisièmement,  la  comparaison  des  résultats  obtenus  avec  les  résultats  de  l’étude  quantitative. 

  L’échantillon    Le choix des critères d’échantillonnage a été conditionné par la durée assez limitée allouée à l’étude  (initialement  4  semaines),  il  fallait  alors  se  cantonner  aux  OSC  choisies  aléatoirement  selon  les  critères de localisation : urbaine et rurale, proche et éloignée de l’agglomération principale comme  lors des enquêtes quantitatives.    Les conditions de réalisation  Les enquêtes se sont généralement bien déroulées et les enquêtés, les volontaires, les OSC d’accueil  et  les  bénéficiaires  se  sont  montrés  très  compréhensifs,  coopératifs  et  disponibles  malgré  une  certaine réticence voire méfiance par rapport à la finalité de l’enquête car plusieurs enquêtes ont été  entreprises sans qu’aucun feed back ne leur soit parvenu.    Le traitement et l’analyse    Le traitement et l’analyse des données ont comporté les étapes suivantes :  ‐ Compilation des questionnaires et saisie des données et des informations;  ‐ Analyse statistique des résultats : fréquence et moyenne ;  ‐ Interprétation  qualitative  des  données  calculée  et  des  informations  recueillies :  pertinence,  efficacité et impact ;  ‐ Analyse  sur  la  situation  actuelle  du  volontariat  et  la  contribution  du  volontariat  au  développement humain avec une mise en évidence des bonnes pratiques.      Bref, l’approche méthodologique adoptée se veut d’être compréhensive et participative.     

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V.

RESULTATS DE L’ETUDE

  Objectif de l’étude    L’objectif  de  l’étude  est  de  connaître  le  niveau  de  perception  du  volontariat,  d’en  appréhender  les  effets et les impacts sur la vie des populations bénéficiaires des programmes d’appui.    L’analyse  mettra  en  évidence  aussi  les  forces  et  les  faiblesses  du  volontariat  ainsi  que  les  opportunités  et les menaces qui pourraient survenir.  Elle permettra entre autres de faire ressortir  les bonnes pratiques qui permettraient de répondre d’une manière adéquate aux enjeux actuels du  développement.    Pour une meilleure appréhension de la problématique du volontariat, il est nécessaire de différencier  le volontaire malgache du volontaire étranger.   

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Cas du volontariat malgache    Structure de l’étude    Les répondants    Les répondants sont constitués par des personnes issues du monde des OSC, à savoir :     ‐ Les dirigeants ;   ‐ Les membres bénévoles ;   ‐ Le personnel salarié ;  ‐ Les bénéficiaires ;   ‐ Les partenaires techniques et financiers.     Les OSC qui ont participées aux enquêtes sont :     - A.I.C (Association Internationale des Charités)  - RAVINALA  - TRANO ARO ZO  - MAHAVAGNONA   - MITSINJO    Résultats    Constat général    Il n’y a pas de véritable volontaire à Madagascar, le travail au sein des OSC est un chômage déguisé, il  est pour la plupart du temps informel, il n’y a aucun contrat écrit qui lie le travailleur et l’OSC, c’est  une  entente  verbale,  de  gré  à  gré,  avec  les  conséquences  que  cela  implique  pour  les  2  parties  (horaire et charge de travail, rupture de collaboration, etc.).    Il n’y a donc aucune politique de gestion de ressources humaines au sein des OSC enquêtées et les  règles  élémentaires  contenus  dans  les  textes  régissant  le  travail  ne  sont  pas  appliquées,  telles  les  déclarations à la CNAPS et aux organismes sanitaires.      Les  supposés  volontaires  travaillent  par  conviction  ou  ils  n’ont  rien  d’autres  à  faire,  car  c’est  çà  ou  rien.    Ces  supposés  volontaires  n’ont  pas  non  plus  de  compétences  spécifiques,  ce  sont  des  généralistes  qui peuvent intervenir ou faire n’importe quelle activité tant qu’il y a quelques choses à gagner.    En ce temps de crise, où l’économie est au ralenti et où les financements des bailleurs se tournent  plutôt  vers  le  social  et  l’humanitaire,  ce  sont  les  OSC  et  les  organisations  dites  intermédiaires  qui  bénéficient des fonds des donateurs, elles sont alors devenues des employeurs et les actions de ces  OSC  sont  une  aubaine  pour  les  personnes  qui  ont  perdu  leurs  emplois  et  qui  se  convertissent  en  « volontaires » pour gagner un peu d’argent.      Ces supposés volontaires sont issus de toutes les catégories socioprofessionnelles, c’est à dire il n’ya  pas  de  distinction  de  genre,  d’âge,  d’éducation,  ni  de  profession,  tous  les  niveaux  sociaux  sont  concernés.      Volontariat  14

Les formes de volontariat    A cause des lacunes des textes, il y a une certaine confusion entre les différents acteurs du monde  associatif,  il  n’y  a  pas  de  distinction  claire  entre  dirigeant,  bénévole,  volontaire,  salarié  etc.,  un  membre peut être tout cela à la fois.    Rares sont les véritables volontaires, la seule forme de volontariat dans la région d’enquête qui a pu  être identifiée est un mix bénévolat volontariat.  Le volontaire bénévole  est un membre de l’OSC qui  est rémunéré ou indemnisé à partir des financements obtenus pour réaliser certains projets des PTF.    Le  salarié  est  une  personne  qui  a  été  engagé  pour  assurer  en  permanence  le  fonctionnement  administratif de l’OSC, mais il peut être aussi membre de l’association.  Dans la plupart des cas, ces  personnes  sont  employées  sans  respect  de  la  législation  du  travail :  salaire  minimum,  prévoyance  sociale, etc.     Typologie des volontaires bénévoles    Catégorie sociale  Plus de 60% des personnes opérant en tant que membre bénévole ou salarié dans les OSC sont des  femmes.  50%  de ces personnes ont plus de 55 ans ; la proportion de jeunes de moins de 35 ans est  de 30%.    Stabilité   Moins de 30% ont des anciennetés de plus de 10 ans dans la même OSC.  Environ 40% ont moins de 5  ans d’ancienneté.    Les volontaires bénévoles sont des membres des OSC, plutôt du genre féminin, d’un certain âge et  sont plus ou moins fidèles à leurs organisations.    Concernant les salariés, ils sont en moyenne au nombre de 1 ou 2 au sein des OSC enquêtées, ces  personnes s’occupent principalement de la partie administrative et des projets gérés par les OSC.       Compréhension des concepts de bénévolat et de volontariat par les acteurs    Selon les dirigeants des OSC, le bénévolat est une vocation. C’est une initiative personnelle et  volontaire.  Le  bénévolat  est  considéré  comme  un  devoir  envers  la  société.  C’est  la  contribution  du  volontaire bénévole au développement du pays.  Le bénévolat est aussi perçu comme des actes de  charité.    Mais  le  bénévolat  reste  surtout  une  pratique  basée  sur  l’aide  à  autrui  surtout  aux  plus  démunis  et  aux  plus  vulnérables.  Les  dirigeants  interrogés  n’ont  pas  fait  de  distinction  entre  le  bénévolat et le volontariat, pour eux c’est du pareil au même.    Selon les volontaires bénévoles, être volontaire bénévole nécessite une forte et grande dose  de bonne volonté. Il s’agit d’un dévouement pour servir son prochain. La motivation principale des  bénévoles  volontaires,  surtout  ceux  d’obédience  religieuse,  est  l’amour  de  son  prochain.  Pour  le  volontaire bénévole, c’est donc tout simplement aider mais tout travail mérite « compensation ».  Ici  aussi, il n’y a pas de différenciation entre bénévolat et volontariat.     D’après  les  bénéficiaires des  actions  entreprises  par  ces  OSC,  le  bénévole  volontaire  est  animé  par  l’amour  de  ses  semblables.  Il  réalise  un  travail  qualifié  de  gratuit.  Les  bénéficiaires  définissent le volontaire comme une personne dévouée.  Le volontariat est donc, pour eux, surtout 

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une  action  caritative  pour  le  bien  commun.  En  somme,  le  bénévolat‐volontariat  se  pratique  pour  servir autrui.    A partir de tout ce qui a été dit, on peut conclure que le concept de volontariat est mal connu voire  incompris par les gens, ils le confondent avec bénévolat.     Les résultats des enquêtes ont montré que les OSC sont majoritairement composées de volontaires  bénévoles. Rares sont les vrais volontaires ayan des missions clairement définies. D’autant que faute  de  moyens,  les  OSC  ne  peuvent  se  permettre  d’engager  des  volontaires sauf  dans  le  cadre  d’un  partenariat  avec  des  OSC  du  Nord;  ce  qui  confirme  l’hypothèse :  « Les  OSC  malgaches  n’engagent  jamais de volontaires ». Toutefois, quelques ONG internationales présentes dans la région disposent  de volontaires.     Lien entre volontariat et activisme social    Un  lien  fort  est  surtout  constaté  au  niveau  des  dirigeants  en  terme  de  bénévolat,  les  OSC  sont  principalement  créées  pour  combler  les  lacunes  au  niveau  des  prestations  publiques  et  pour  contribuer  à  l’amélioration  des  conditions  de  vie  de  la  population  surtout  de  la  frange  la  plus  vulnérable.  Les OSC opèrent pour la plupart dans le domaine social.  Le problème est qu’il y a parfois  des dérives, les actions sociales menées sont utilisées pour faire de la propagande politique dans le  but d’être élu à des mandats électifs.     Mais la majorité des acteurs sont quand même convaincus que le développement du pays passe par  une société civile forte et active et le font sans aucune arrière‐pensée.    Motivations à devenir bénévole ou volontaire    Diverses  raisons  peuvent  pousser  une  personne  à  devenir  bénévole  ou  volontaire.  Les  quelques  conceptions du bénévolat/volontariat citées plus haut constituent en elles‐mêmes des motivations.    1‐ D’après les dirigeants des OSC les raisons sont :    La  conviction  religieuse :  c’est  l’envie  et  la  volonté  d’aider  son  prochain.  C’est  aussi  pour  se  faire  bonne  conscience.    Pour  certaines  communautés  religieuses,  les  activités  sociales  sont  un  moyen  parmi  tant  d’autres  pour  asseoir  leur  religion,  le  volontaire  bénévole  fait  en  même  temps  de  l’évangélisation.     L’argent  (per  diem,  indemnité):  les  volontaires  bénévoles  membres  des  OSC  ne  demandent  pas  explicitement de rémunération, mais ils perçoivent parfois des indemnités ou des per‐diem pour les  travaux accomplis dans le cadre de projets financés par des PTF. L’existence d’indemnité procure une  certaine  satisfaction  et  constitue  une  motivation  supplémentaire  pour  réaliser  les  actions  sociales  des OSC.     La  relation :  les  relations  interpersonnelles  sont  des  besoins  humains  parmi  tant  d’autres.  Ces  besoins  méritent  d’être  satisfaits,  ne  serait‐ce  que  pour  étoffer  le  portefeuille  relationnel  en  augmentant  le  nombre  de  connaissances,  une  des  façons  d’avoir  beaucoup  de  relations  est  l’adhésion dans une OSC.     L’expérience :  les  OSC  sont  des  pourvoyeurs  d’emplois  à  travers  les  activités  et  les  projets  qu’elles  entreprennent ; le volontariat permet donc à des personnes inexpérimentées d’en acquérir. Certains  membres  œuvrent  dans  les  OSC  avant  d’entamer  une  carrière  professionnelle  ou  en  attendant  de  trouver un emploi.  Volontariat  16

  Ces motifs nous indiquent que les dirigeants voient les motivations des volontaires bénévoles plutôt  du côté personnel et pratique.     2‐ D’après les volontaires bénévoles, leurs motivations sont surtout basées sur :    Le Fihavanana : c’est un concept profond et spécifique de la société et de la culture malgache. Il ne  s’agit pas seulement d’entretenir des relations mais c’est aussi un état d’esprit.  Le Fihavanana a lien  avec beaucoup de choses : la famille d’origine, le lieu d’origine, l’esprit de l’unité, les valeurs morales,  et même le bien commun comme le bien familial (rizière).     Le  travail :  la  conjoncture  actuelle  a  entraîné  des  suppressions  massives  d’emploi.  Le  chômage  touche  une  grande  partie  de  la  population.  L’adhésion  à  une  association  en  tant  que  membre  volontaire bénévole permet de gagner un peu d’argent. C’est un palliatif à l’oisiveté et cela peut être  une source de revenue supplémentaire.    L’union  fait  la  force :  s’unir  est  considéré  comme  une  force  pour  entreprendre  des  choses  ou  des  activités pour le bien‐être commun.    L’entraide : c’est une forme de solidarité et cela fait partie du Fihavanana. Les volontaires bénévoles  peuvent aider leurs semblables qui sont en difficulté à travers les actions de leurs OSC. La nature de  l’aide est très variée. Elle est peut être matérielle, morale, psychologique ou autres selon les besoins  des bénéficiaires et en fonction des possibilités des l’OSC.       Les raisons sus‐évoquées poussent certains volontaires bénévoles à adhérer à plusieurs OSC à la fois.  Ceci implique un certain activisme et un certain engagement de leur part.    Ce  fait  confirme  l’hypothèse :  « les  membres  des  organisations  actuelles,  comme  ceux  d’autrefois,  font preuve d’un engagement fort (profond et étendu) dans l’exercice de leurs devoirs ».    Ils voient en cette pratique une meilleure façon de s’exprimer dans la société et pour la société. En  plus de ces motifs, l’appartenance à plusieurs OSC peut s’expliquer comme suit :  - L’existence d’activité toute aussi intéressante dans d’autre OSC ;  - Pour avoir plus de relations ;  - L’une pour gagner de l’argent et l’autre pour servir et donner ;  - L’importance de la famille ou l’importance de l’origine ;  - Etre en bonne santé (sport) ;  - La défense des droits ;  - Le partage ;  - L’acquisition d’autres expériences.    Relations entre volontariat et engagement politique    L’engagement politique d’un volontaire bénévole dépend de sa conviction par rapport à la cause qu’il  défend  et  implicitement  par  rapport  à  l’objet  de  l’OSC.    Les  raisons  invoquées  pour  l’engagement  politique sont donc principalement :  - Instauration  d’un  monde  plus  juste  et  équitable  qui  respecte  les  droits  humains fondamentaux;  - Protection des générations futures dans un environnement sain et protégé ;   

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  Les impacts du bénévolat‐volontariat    Le  succès  d’une  OSC  dépend  pour  beaucoup  des  personnes  qui  opèrent  en  leur  sein,  ce  sont  les  volontaires bénévoles qui assurent le bon fonctionnement et la réalisation des activités et des projets  des  OSC.  Ces  derniers  participent  pleinement  à  l’atteinte  des  objectifs  que  l’OSC  s’est  fixés  d’atteindre.    Les impacts du bénévolat dépendent surtout des activités ou services fournis par les OSC. De même,  les services fournis dépendent de la nature même de l’OSC. Les cas étudiés révèlent différents types  d’OSC dont les buts sont tout aussi divers, à savoir : défense des droits humains (civils, de la femme,  des  enfants,  des  travailleurs,  etc.),  l’éducation,  la  protection  de  l’environnement,  les  actions  de  développement et la réhabilitation humaine (humanitaire).    Les principales activités de ces OSC sont :  - Formation, scolarisation, alphabétisation ;  - Nutrition ;  - Counselling, accompagnement, orientation, renforcement de capacité ;  - Reboisement, amélioration d’espace verte ;  - Contribution au développement rural/urbain.    A part les OSC ciblées, d’autres associations ont été dénombrées :  - OSC appartenant à des paroisses (Chorale) ;  - Groupe de jeunes, Groupes sportif, art et musique ;  - Groupe de femmes ;  - Groupe de natifs ou d’ethnie.    Puisque les membres des OSC sont essentiellement composés de volontaires bénévoles, les impacts  de l’OSC sont donc aussi considérés comme les impacts de ceux qui réalisent les activités.  Les OSC ne  peuvent  rien  faire  sans  leurs  volontaires  bénévoles.  L’absence  ou  la  présence  de  volontaires  a  toujours des impacts, positifs ou négatifs.  Ce qui démontre que les volontaires bénévoles sont des  éléments importants et essentiels du dispositif de fonctionnement du monde associatif.     Les  cas  pris  en  compte  dans  l’étude  témoignent  des  résultats  plus  ou  moins  positifs  sur  les  bénéficiaires ou groupes cibles et sur la société elle‐même. Dans la pratique, on peut observer entre  autres :  la  réhabilitation  sociale  de  jeunes  délinquants,  la  résolution  des  contentieux  juridiques,  l’octroi de maisons pour certains groupes vulnérables, la lutte contre la malnutrition, la lutte conte le  VIH SIDA, la promotion d’activités génératrices de revenues, etc. En d’autres termes, aucun impact  négatif n’a été ressenti. L’impact des actions des OSC et par conséquent des volontaires bénévoles se  mesure par l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires.    Les  impacts  du  bénévolat  se  remarquent  également  au  sein  de  l’OSC  elle‐même.  Ce  sont  les  bénévoles qui assurent la gestion de l’association. Ils s’acharnent à pérenniser l’organisation et ses  actions.  La  participation  de  ces  volontaires  bénévoles  se  fait  sous  diverses  formes :  partage  de  compétences et d’expériences, cotisations, cession de temps, etc.      Les limites et/ou les freins au bénévolat (volontariat)    Le principal frein au volontariat est la méconnaissance des concepts de volontariat et de bénévolat,  ceci est aggravé par l’absence de cadre légale.    

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Comme  le  volontariat  et  le  bénévolat  se  pratiquent  généralement  dans  les  OSC  et  le  volontaire  bénévole est pour la plupart du temps recruté parmi les membres, le fait d’y adhérer peut constituer  un  frein  car  l’adhésion  à  une  OSC  nécessite  le  paiement  des  droits  d’adhésion  et  des  cotisations,  l’assiduité aux réunions, la participation aux activités objet de l’association ou de levée de fonds.   La faiblesse des moyens des OSC est aussi évoquée car celles‐ci ne peuvent s’offrir les services d’un  véritable volontaire, ce sont surtout les dirigeants qui contribuent financièrement au fonctionnement  de l’association et cela handicape énormément l’OSC car son existence dépend du dirigeant.     Les enquêtes montrent que le temps alloué par les membres aux activités de l’OSC varie de trois fois  par  mois  à  tous  les  jours  de  la  semaine.  C’est  la  raison  invoquée  pour  ceux,  qui  ne  veulent  pas  adhérer aux associations pour justifier leur non adhésion.     Le  fait  d’être  membre  d’une  association  occasionne  aussi  des  dépenses :  cotisation,  frais  de  déplacement, frais de communication, … .  Cela bloque les gens. Certaines personnes ont aussi peur  qu’il n’y ait pas de transparence au niveau de la gestion financière de ces organisations.    Concernant  l’engagement  politique,  l’enquête  quantitative  a  montré  de  faibles  pourcentages  pour  les  sous  dimensions :  étendue  et  profondeur  de  l’engagement  politique.  Ces  taux  sont  respectivement de 21,53% et 11,73%. Les raisons évoquées par les enquêtés sont les suivantes :  - Confusion  entre  société  civile  et  société  politique  dans  le  sens  politique  politicienne  du  terme ;  - Aucun changement ou impact positif n’est perceptible ;  - Objectif et mission de l’OSC ne concordent pas avec les actions entreprises;  - Nécessité de beaucoup de temps.    Une  des  limites  du  développement  du  volontariat  est  qu’il  n’est  assez  pas  vulgarisé.  D’où :  « La  promotion  de  bénévolat  s’avère  nécessaire  pour  que  la  population  entière  s’engage  dans  une  organisation ».    Aussi,  la  pratique  semble  ne  pas  s’accorder  aux  pays  pauvres.  En  effet,  les  gens  se  préoccupent  d’abord de leurs besoins primaires fondamentaux avant de penser altruisme et philanthropie.     Diagnostic des OSC de la région Vatovavy Fitovinany    

a. Les forces des OSC
  2‐ Ressources humaines  L’existence  de  membres  bénévoles  et  de  membres  salariés  constitue  une  force  pour  les  OSC.  Les  salariés sont des individus entièrement engagés dans les activités de l’organisation. Mais quand il y a  des problèmes financiers les bénévoles assurent la réalisation de ces activités. Pourtant, les activités  réalisées par les bénévoles sont très limitées.  La multidisciplinarité des membres qui s’occupent des  opérations constitue également une force non négligeable de la plupart des OSC.      3‐ Fondateur  Toutes  les  OSC  étudiées  avaient  comme  fondateur  un  (des)  malgache(s),  même  celle  qui  est  d’envergure internationale. Ces personnes connaissent les problèmes vécus dans la région. Ainsi, les  objectifs et les activités de ces OSC répondent au besoin de la population.   

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4‐ Valeurs  Le « Fihavanana »  est  une  des  forces  la  plus  remarquable  de  la  société  civile  malgache.  Pour  le « Fihavanana »,  les  membres  peuvent  devenir  plus  tolérants  les  uns  envers  les  autres  et  ils  manifestent un sentiment d’appartenance, ainsi l‘association peut durer longtemps.    5‐ Finance  On  ne  peut  pas  dire  que  les  OSC  enquêtées  ont  les  fonds  nécessaires  pour  fonctionner  et  assurer  leurs  activités.  Néanmoins,  les  OSC  ont  des  ressources  financières  plus  ou  moins  stable  quoique  minime, grâce à la participation de ses membres.     6‐ Impacts des activités   L’impact des activités des OSC sur la population et son développement est visible à Manakara. Nous  pouvons citer les domaines suivants :  ‐ infrastructure routière ;  ‐ augmentation de la production paysanne ;  ‐ pratique adéquate des cultures maraîchères ;  ‐ sécurité alimentaire pour les populations cibles ;  ‐ diminution des maladies infantiles ;  ‐ amélioration de la relation mère enfants et santé mère enfant ;  ‐ connaissance des Droits des citoyens ;  ‐ scolarisation des enfants et des jeunes ;  ‐ création des petits métiers pour les femmes (tissage, …).    7‐ Perceptions du partenaire technique et financier  Toutes les associations ont des partenaires techniques et financiers. Ces derniers sont satisfaits de la  collaboration avec l’OSC et exprime la volonté de la continuer.    Selon  ces  partenaires,  les  OSC  sont  intègres  et  ayant  un  fort  engagement  par  rapport  à  leurs  missions.  En  outre,  bien  qu’elles  soient  composées  de  personnes  différentes  et  non  forcément  spécialisées dans le domaine social, les OSC dispose d’une forte capacité d’adaptation dans le travail.  Aussi, la participation des membres dans les activités est  perçue comme un engagement fort de leur  part.    8‐ Perceptions des Bénéficiaires   Bien que le taux de réussite des activités n’atteigne pas toujours le summum des prévisions, c'est‐à‐ dire  les  100  %,  le  taux  d’abandon  des  bénéficiaires  dans  les  OSC  est  en  général  minime.  Les  bénéficiaires estiment et jouissent des services fournis par les OSC ; ce qui explique l’adaptation des  offres  (services)  des  OSC  à  la  demande  de  la  population  cible  ainsi  que  le  nombre  réduit  des  abandons. De plus, les bénéficiaires expriment une confiance envers les OSC.    

b. Les faiblesses des OSC
  1‐ Personnel   Les bénévoles sont nombreux. Leurs efforts sont éparpillés et les activités qu’ils peuvent embrasser  sont limitées du fait qu’ils doivent encore vaquer à d’autres occupations ou à leurs propres activités  professionnelles. Les activités de l’OSC dépendent donc de la disponibilité de ces bénévoles.     D’ailleurs, la plupart des OSC ne sont pas en mesure de motiver leur membre volontaire bénévole.  Dans certains cas, ces derniers abandonnent l’association à la fin d’un projet.    2‐ Finance   20

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Les OSC rencontrent presque toujours des problèmes financiers pour mener à bien leurs activités. Le  manque de ressource ne permet aucune réalisation. Parfois même ces OSC et surtout les membres  s’endettent pour le fonctionnement ou la réalisation d’une activité.    L’inexistence de la transparence au niveau de la gestion budgétaire subsiste de temps à autre.    Outre les cotisations, l’OSC n’a aucune autre source de fonctionnement que l’exécution de projets ou  d’autres prestations. Les OSC n’organisent pas d’activités économiques pour renflouer leurs caisses.     C’est le côté social des OSC qui occasionne le plus de dépenses. De plus, les OSC évoquent également  le manque de compétence pour tisser des relations avec les bailleurs de fonds potentiels.     La plupart des OSC ne peuvent pas subvenir à leurs propres besoins, autrement dit : le principe de  l’autofinancement n’est pas applicable.  Le volume des ressources n’est pas proportionnel au volume  des emplois. D’où, la formule connue : “manque de fonds pour travailler“.    3‐ Organisation   Dans ce domaine, les OSC rencontrent des obstacles surtout en gestion des conflits et/ou des crises  internes. En effet, les problèmes fréquemment rencontrés par les OSC sont les conflits divers et les  désaccords  entre  membres.  Ceci  s’explique  surtout  par  une  confusion  sur  les  motifs  (objectifs)  de  création des OSC.     Parmi  ces  crises,  on  observe  diverses  difficultés  comme  les  cas  de  discrimination  ou  de  recherche  d’intérêts personnels.     Le suivi des activités ainsi que leurs évaluations ne sont pas systématiques pour la plupart des OSC.  Les compétences des intervenants dans un projet ne sont pas forcément adaptées aux activités.    4‐ Intérêt   L’OSC devient fragile quand l’intérêt individuel prime sur celui de l’OSC ou des bénéficiaires, ce qui se  généralement se produit.    

c. Les opportunités
  Des opportunités s’offrent aux OSC malgaches, notamment en matière d’efficacité et de productivité  dans leurs activités ; ceci, par le biais de partenariat entre les OSC du Nord.     Les OSC peuvent aussi profiter de l’application de la notion de Partenariat Public Privé (PPP) dans la  réalisation de certains programmes de développement.     Egalement, la création de plate‐forme des OSC pour s’entraider (transferts de compétence, mise en  commun  de  ressources,  etc.)  a    son  importance ;  cela  crée  une  opportunité  d’œuvrer  dans  des  actions analogues pour une optimisation des résultats par rapport aux ressources disponibles tant en  termes de quantité que de qualité.    

d. Les menaces
  L’intervention  des  politiciens  dans  la  vie  des  OSC  constitue  une  menace  pour  la  société  civile.  En  effet,  la  politique  entraîne  toujours  la  divergence  d’opinion  et  engendre  par  la  suite  des  conflits.  Certaines OSC sont étroitement liées à certains groupes politiques. 

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  Parfois,  la  primauté  des  intérêts  individuels  sur  les  intérêts  collectifs  peut  même  entraîner  l’éclatement puis la dissolution de l’OSC.     La  non  formalisation  d’une  OSC  la  fragilise  car  il  entraîne  une  non‐reconnaissance  de  l’OSC  par  l’extérieur.    Les OSC manquent d’innovation. Les services fournis présentent tous des similarités voire identiques.  Les  offres  de  services  devraient  s’accorder  aux  besoins  (problèmes)  de  la  population  et  ils  n’en   manquent pas. Ceci est illustré par la quasi‐saturation de certains secteurs, par exemple : le secteur  de la nutrition. 

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VI.

RECOMMANDATIONS

  L’étude montre que des renforcements de capacité s’avèrent indispensables pour les OSC enquêtées  pour qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans l’instauration d’un environnement de mieux  vivre pour la population :    ‐ Renforcement de capacité sur les concepts de bénévolat et de volontariat :  Certes, les membres des OSC sont en grande partie des bénévoles ; cependant, le bénévolat peut ne  pas  être  bien  compris,  ce  qui  entraîne  une  confusion  d’idée,  un  faux  espoir  (idée  de  pouvoir  faire  fortune par les activités des OSC), qui provoque à la fin une démotivation.     Des renforcements de capacité pour les membres des OSC basés sur l’éclaircissement des notions de  volontariat et de bénévolat se trouvent donc être nécessaires. En effet, le bénévolat exclut toute idée  de rémunération d’où l’importance de véhiculer ces informations pour le grand public mais surtout  pour les personnes concernées.     Aussi,  d’autres  motivations  devraient  être  suscitées  comme  la  satisfaction  morale.  Ces  dernières  peuvent contribuer pour la promotion du bénévolat.    ‐ Renforcement de capacité sur les types d’OSC  Beaucoup  d’OSC  ne  savent  pas  distinguer  l’association  d’une  ONG.  Il  existe  aussi,  celles  qui  sont  informelles,  alors  que  sans  existence  légale,  le  partenariat  avec  des  organisations  ou  institutions  (publiques ou privées) internationales est quasiment impossible.      ‐ Renforcement de capacité sur la gestion d’une association  Plus  souvent,  la  dissolution  d’une  association  est  causée  par  le  manque  de  savoir  faire  en  gestion  d’association ; entre autres : la bonne maîtrise de la communication interpersonnelle et la diffusion  des informations à tous les membres et même à l’extérieur (redevabilité) sont tout autant de thèmes  qui  nécessitent  d’être  maîtrisés.  La  possession  de  ces  capacités  serait  un  atout  pour  le  développement et la pérennité des OSC.    ‐ Approche participative   Ce point concerne la participation de tous les membres dans la vie associative, c'est‐à‐dire : en tant  qu’entité  unie  par  un  objectif  commun,  les  membres  (bénévoles  ou  volontaires)  devraient  pouvoir  apporter leur contribution dans toutes les activités de l’OSC.    Pareillement, à travers les services fournis par les OSC, les bénéficiaires doivent aussi participer. En  effet,  les  bénéficiaires  sont  les  premiers  acteurs  de  leur  propre  bien‐être.  Ce  principe  fondamental  vise l’auto développement des bénéficiaires et surtout leur autonomie et leur indépendance.    ‐ L’implication de l’Etat   Cité  précédemment  comme  hypothèse,  l’implication  de  l’Etat  est  indispensable.  La  mise  en  place  d’un cadre légal permettant le développement du bénévolat et du volontariat lui incombe.     L’Etat  doit  par  ailleurs  reconnaître  la  société  civile  comme  étant  un  des  piliers  du  développement  d’un pays et par conséquent lui donner le respect et la place qui lui revient en tant que tel.   Cas du volontariat international        

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Analyse et évaluation du volontariat international    L’analyse du cas du volontaire étranger s’est surtout basée sur l’analyse de données secondaires et la  compilation de documents existants traitant du volontariat international à Madagascar.     Les  critères  qui  ont  sous‐tendus  les  analyses  sur  le  volontariat  international  sont :  pertinence,  cohérence, efficacité,  efficience, impact, lisibilité, pérennité et durabilité.    Les résultats de l’analyse  sont résumés  dans les paragraphes suivants.    Pertinence  C’est le critère, jugé le plus important, qui mérite le plus d’approfondissement.    Il  est  évident  que  les  volontaires  étrangers  répondent  à  un  besoin  et  à  une  demande  des  ONG  internationales  partenaires,  principalement  au  besoin  d’une  main  d’œuvre  qualifiée  à  un  prix  accessible.     Mais en dehors des structures confessionnelles et desdites ONG internationales, il y a finalement très  peu  d’organisations  vraiment  issues  de  la  société  civile  malgache  qui  accueillent  des  volontaires  étrangers.     Depuis la fin de l’époque socialiste malgache et les premiers accords de sièges accordés à des ONG  étrangères  (1989),  certaines  organisations  malgaches  parlent  d’une  «  invasion  par  des  ONG  étrangères ».  Il y a peu de démarches partenariales entre organisations de la société civile malgache  et celles du nord. Or cette société civile encore balbutiante, émerge avec sans doute, beaucoup de  difficultés  et  devrait  devenir  à  l’avenir  un  élément  stabilisateur  de  la  Nation  malgache.    Un  des  obstacles à l’accueil de volontaires est le coût jugé trop élevé de cet accueil par les OSC malgaches.    Le chômage et surtout le sous‐emploi constituent un problème grave de Madagascar. La lutte contre  la  pauvreté  et  les  inégalités  passent  d’abord  par  l’emploi.  Le  volontariat  international  est  perçu  comme ne contribuant pas du tout à l’emploi national. Certains interlocuteurs disent même que le  volontariat  étranger    sert  d’abord  les  jeunes  issus  des  pays  du  nord.    Il  y  a  substitution  aux  compétences nationales.  Le volontariat international, approche de substitution, ne valorise pas les  savoir‐faire  locaux  et  ne  permet  pas  l’émergence  des  acteurs  sur  place,  risquant  ainsi  de  freiner  le  développement.    Se  pose  ensuite  la  question  de  la  rémunération.  Dans  un  pays  où  le  salaire  minimum  légal  est   d’environ  35  €,  et  sachant  que  le  logement  est  parfois  pris  en  compte  dans  le  calcul,  les  rémunérations  des  volontaires  étrangers  sont  perçues  comme  trop  élevées  par  les  salariés  nationaux.    De  telles  indemnités  correspondent  en  fait  à  4  ou  5  emplois  nationaux  à  compétences  égales.  Un débat pourrait être utile avec quelques partenaires nationaux sur ces questions pour déjà  permettre  l’expression  des  non‐dits,  relativiser  les  choses  et  si  possible,  trouver  des  solutions  acceptables et viables.    Il faudrait étudier comment le dispositif de volontariat étranger pourrait aider au renforcement de la  société  civile  nationale  émergente.  Une  des  pistes  à  explorer  est  la  mise  en  place  d’un  volontariat  national. Et peut‐être aussi, le développement du volontariat Sud‐Sud.    Cohérence  Le  seul  point  à  signaler  concerne  la  cohérence  insuffisante  entre  les  pratiques  des  organismes  d’envoi en matière de formation et d’indemnités.    Volontariat  24

Efficacité  Il apparaît que si les procédures de sélection et de recrutement semblent à peu près homogènes, il  n’en  est  pas  de  même  en  ce  qui  concerne  la  formation,  ni  en  ce  qui  concerne  le  suivi  accompagnement des volontaires.    La formation au départ des volontaires est un point‐clé de l’efficacité du dispositif de volontariat.   Il  serait  nécessaire  de  rédiger  un  cahier  des  charges  précis,  voire  mettre  en  place  des  normes  plus  exigeantes encore, ainsi qu’un dispositif rigoureux de contrôle et d’évaluation.  Il en est de même le  suivi accompagnement.    Par  ailleurs,  le  dispositif  actuel  révèle  qu’il  n’y  a  finalement  aucune  préparation  des  partenaires  locaux à l’accueil des volontaires. Quels sont les supposés implicites ou non, à la base de ce manque?  Il  s’agit  d’une  lacune  à  laquelle  il  faudrait  remédier,  car  elle  est  à  l’origine  de  malentendus  et  de  dysfonctionnements, et finalement d’insuffisance de réciprocité.    A noter aussi l’absence de contacts entre partenaires d’accueil des volontaires. Plus en amont, il y a  la question de la sélection des partenaires. Sans revenir sur le nombre réduit de ceux qui font partie  de  la  société  civile  non  confessionnelle,  certains  partenaires  sont  dans  une  logique  d’entreprise  privée, dont la raison d’être principale est le profit. Une certaine vigilance s’impose.    Efficience  Deux constats et une question, qu’il faudrait approfondir, pourraient être des points de départ à une  amélioration de l’efficience du dispositif :  ‐ la disparité des montants des indemnités ;  ‐ les différences de pratiques en matière de formation au départ et de suivi accompagnement.    Impact  Dans la majeure partie des cas, les actions des volontaires ont un impact réel et positif. En plus de  l’impact direct des actions, l’ouverture interculturelle apportée à des interlocuteurs insulaires, quand  les  conditions  sont  réunies,  semble  être  un  apport  profond  non  négligeable  de  la  présence  des  volontaires.  Le contact avec le volontaire permet aux OSC malgaches de rompre avec leur insularité  et d’avoir une vision extérieure.     Lisibilité   La tendance de nombreux volontaires et partenaires, à utiliser le terme « coopérant » au lieu de «  volontaire  »  interroge  sur  le  rôle  de  substitution  qu’on  tend  à  faire  jouer  aux  volontaires  ce  qui  entraîne une certaine confusion sur le véritable rôle du volontaire qui pourrait se poser en donneur  de leçon.    Pérennité, durabilité  Deux constats sont à faire :  ‐ le  volontariat  étranger  ne  contribue  pas  suffisamment  au  renforcement  de  la  société  civile  malgache ;  ‐ il  y  a  un  peu  trop  de  substitution,  pas  assez  de  développement  ni  d’utilisation  de  compétences locales.        Typologie du volontaire étranger    Le  profil  des  volontaires  présente  une  grande  variété  et  dépend  également  de  l’intensité  et  de  la  qualité  de leur engagement.  Une  typologie peut néanmoins être risquée si on garde à l’esprit que,  Volontariat  25

d’une  part,  toute  classification  ne  vaut  qu’à  un  instant  donné  puisque  les  motivations  et  les  expectatives de chacun peuvent évoluer dans le temps et que, d’autre part, un même individu peut  se retrouver dans plus d’une catégorie à la fois.    ‐ L’idéaliste  Le  volontaire  est  parfois  mû  par  une  véritable  vocation  caractérisée  par  un  engagement  personnel  puissant et désintéressé au service d’une cause.  Il s’agit d’un choix de vie délibéré.  ‐  Le militant  Pour  le  militant,  animé  d’une  idéologie  sociale,  politique  ou  religieuse,  le  volontariat  relève  de   l’activisme  politique  et  représente  un  statut  conforme  à  son  idéal  car  il  lui  permet  d’agir  en  propageant ses idées.  ‐ L’opportuniste  Mû  par  la  volonté  de  vivre  ailleurs  et  différemment,  le  volontariat  n’est  pour  lui  qu’un  moyen  d’y  parvenir.    Sa  démarche  relève  davantage  du  désir  de  fuir  la  société,  les  problèmes  personnels,  le  chômage, que de celui d’aller à la rencontre ou à la découverte des autres.  ‐  Le professionnel  Le  «professionnel  »  a  fait  le  choix  de  carrière  dans  le  secteur  de  la  solidarité  et  de  l’entraide.    Sa  démarche s’inscrit plutôt dans une logique personnelle et professionnelle.  Le volontariat est intégré  dans un plan de carrière et constitue une expérience professionnelle qualifiante.  ‐ L’occasionnel  Le  volontaire  occasionnel,  lui,  considère  le  volontariat  comme  une  parenthèse  dans  sa  vie  socioprofessionnelle  et  non  comme  une  fin  en  soi.  Il  s’investit  sur  une  opportunité  ou  une  disponibilité ponctuelle.  ‐ L’aventurier  Pour  ce  dernier,  qui  assimile  sa  mission  à  un  raid  dans  le  désert,  le  volontariat  offre  tout  d’abord  l’occasion de vivre des moments exaltants dans des conditions extrêmes faites d’imprévu, d’aventure  et même de danger.    Le type « aventurier  est, fort heureusement, le plus rare parmi les volontaires à partir car les ONG  ont  mis  en  place  des  sessions  de  recrutements  de  plus  en  plus  élaborées.  L’idéaliste  et  le  militant  sont  aussi  en  petit  nombre.  Les  profils  dominants  sont  ceux  de  l’opportuniste,  et  de  plus  en  plus,  celui  du  professionnel  et  de  l’occasionnel.  Ce  dernier  correspond  davantage  à  l’état  d’esprit  de  la  société  actuelle,  qui  libère  du  temps,  aspire  à  des  valeurs  plus  humanistes  et  à  soif  d’aventure,  de  défi et de découverte.     Il  veut  d’abord  y  consacrer  un  certain  temps,  pendant  les  vacances  ou  une  période  de  chômage;  il  veut  essayer,  voir  si  ça  lui  correspond  avant  de  s’engager  plus  avant,  éventuellement.  Le  professionnel, lui, profite d’un mouvement qui se développe et se technicise.    Motivations des volontaires étrangers    Les  objectifs  des  volontaires  sont  à  la  fois  variés  et  difficiles  à  classer.  Pour  certains,  c’est  l’esprit  d’aventure, l’attrait de l’exotisme : pour d’autres, simplement la peur du chômage. L’un avancera  le  désir  irrésistible  de  se  rendre  utile,  d’apporter  sa  contribution  personnelle  à  la  lutte  contre  la  misère et l’injustice, l’autre avouera le besoin d’échapper à la routine, de rompre avec des attaches  familiales  ou  sociales  jugées  insupportables,  de  fuir  la  société  de  consommation,  d’aller  à  la  recherche de son identité, de rencontrer d’autres peuples et d’autres cultures, d’aller vers l’autre, de  voir comment les choses se passent sur place, d’être dans le feu de l’action ou au cœur de l’actualité,  en  tout  cas  de  vivre  une  expérience  forte  et  enrichissante.  C’est  un  peu  tout  cela  à  la  fois  et  bien  d’autres  choses  encore…  Il  est  toutefois  possible  de  détecter  les  motivations  principales,  celles  qui  sont le plus fréquemment avancées, une même personne pouvant en invoquer plusieurs :    Volontariat  26

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Le besoin de se réaliser : vivre une expérience enrichissante, rechercher un épanouissement  personnel ou un accomplissement de ses rêves, apprendre à se connaître et donner un sens  à sa vie.   Le désir d’être utile : aider les autres, contribuer à améliorer le sort des plus démunis, agir  contre les injustices.  L’envie de rencontrer d’autres cultures, le goût du voyage: c’est l’attrait d’un autre mode de  vie, le besoin de découverte, le désir d’échanger des idées avec des gens différents, l’envie  de voyager.  Le  refus  ou  la  fuite  :  il  s’agit  de  rompre  avec  une  société  jugée  insupportable,  de  fuir  un  quotidien  ennuyeux  ou  difficile,  et  parfois  une  manière  d’éviter  le  chômage;  pour  les  coopérants  du  Service  national  c’était  le  refus  de  faire  un  service  militaire  classique  jugé  inutile.  L’imitation d’un modèle : le désir de faire comme des amis ou des membres de la famille qui,  par leurs récits, ont marqué et donné envie de partir. S’identifier, consciemment ou non, à ce  modèle, est un élément moteur dans le choix et déclenche d’autres motivations.  Se tester. Certains jeunes se sentent privilégiés, ils ont conscience d’avoir la chance de vivre  dans  un  pays  riche,  de  faire  des  études…  et  de  pouvoir  faire  ce  qu’ils  veulent.    Ce  confort  qu’ils  apprécient  semble,  en  même  temps,  leur  peser  ;  leur  vie  est  monotone,  sans  réels  soucis matériels, sans préoccupations majeures, ils souhaitent rompre avec le quotidien, au  moins pour un temps. Ce confort est culpabilisant, d’une part, par rapport à ceux qui n’ont  rien,  d’autre  part,  car  il  représente  un  cocon  protecteur.  Or,  ces  jeunes  souhaitent  se  confronter à eux‐mêmes. La mission humanitaire est alors un test, elle leur permet de «voir  si on est capable de» : capable de vivre différemment, de vivre «à la dure », à la spartiate,  capable  aussi  de  s’adapter  à  des  conditions  de  vie  matérielles  difficiles,  à  l’imprévu,  à  l’inconnu, à la différence.  Servir  son  avenir  professionnel  :  cette  dernière  motivation  apparaît  de  plus  en  plus  fréquemment  dans  le  discours  de  ceux  qui  considèrent  le  volontariat  comme  un  «passage  obligé », un tremplin pour une carrière dans le domaine de la coopération internationale, et  qui l’intègrent dans un projet professionnel déterminé.  

  Propositions d’amélioration  Des pistes sont à explorer ou à développer certaines d’entre elles étant déjà mises en œuvre :  ‐ le développement du volontariat national et Sud‐Sud ;  ‐ l’information, la préparation et la mise en réseau des partenaires d’accueil de volontaires ;  ‐ l’exigence pour chaque volontaire d’avoir un homologue national ;  ‐ la  préparation  dans  la  mobilisation  d’un  volontaire,  d’un  plan  de  remplacement  par  un  national.     

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VII.

CONCLUSION

  Nous  sommes  convaincus  que  les  organisations  de  la  société  civile  ont  un  rôle  capital  et  crucial  à  remplir dans l’éradication de la pauvreté.  Et ce, à travers leurs actions permanentes sur terrain mais  aussi  la  participation  et  le  suivi  de  la  gouvernance  des  affaires  publiques  à  tous  les  niveaux.  L’existence    d’organisations  de  la  société  civile  fortes  et  compétentes  constitue  l’un  des  garantis  majeurs  du  développement  humain  durable.  Pour  mener  à  bien  ses  missions,  la  société  civile  a  besoin de ressources, surtout humaines.  Le volontariat, s’il est bien organisé et coordonné,  y joue  un  rôle  stratégique  dans  la  mesure  où  il  va  servir  d’instrument  pour  appuyer  et  renforcer  les  organisations de la société civile tant sur le plan organisationnel que technique dans la réalisation de  leurs activités.     Le volontariat existe à Madagascar mais il est mal connu ; pratiquement aucune organisation ne s’en  occupe,  c’est  le  « chacun  pour  soi »,  alors  que  c’est  une  ressource  disponible  et  non  négligeable  pouvant être utilisée, si elle est structurée, dans les actions permettant à  la  population  de jouir de  ses  droits  fondamentaux.      Mais  pour  que  cette  ressource  soit  disponible,  il  faut  que  ceux  qui  en  demandent sachent où la trouver et comment utiliser efficacement et à bon escient les compétences  offertes.  Le volontariat serait l’outil de développement par excellence : mettre la bonne personne à  la bonne place au moment qu’il faut avec les valeurs et l’éthique qu’il faut.  Si légiféré et structuré, le  volontariat est un palliatif au chômage et au sous‐emploi mais avec des valeurs plus nobles qui sont  partage, solidarité, fihavanana.     La  création  d’un  centre  de  volontariat  s’avère  nécessaire,  il  serait  une  solution  pour  « professionnaliser »  et  régulariser  le  volontariat  à  Madagascar,  il  serait  créé  pour  recenser  d’une  manière  exhaustive  les  volontaires  opérant  à  Madagascar  afin  d’en  constituer  un  annuaire,  de  renforcer leurs capacités et leurs compétences, de rassembler toutes les informations et d’accueillir  toutes  les  activités  de  volontariat  et  de  mettre  en  relation  les  demandeurs  de  services  et  les  volontaires, mais  surtout  de  contribuer  et  favoriser  à  la  mise  en  place  d’un  cadre  légal  permettant  aux volontaires de travailler dans un environnement plus serein.  Ce centre est alors constitué pour  assurer le rôle d’interface entre les partenaires techniques et financiers et les OSC pour la réalisation  de toute action permettant à la population de jouir de ses droits fondamentaux.              

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ANNEXES
Annexe 1 : Grille d’entretien ‐ Membres bénévoles des OSC    1. Vous êtes  Homme    femme    2. Vous avez   ] 15‐20] ans  ] 20‐30] ans  ] 30‐45] ans  ] 45‐55] ans   Plus de 55 ans    3. Comment comprenez‐vous, concevez vous le bénévolat ?      4. Depuis quand vous étiez membre de l’association ?      5. Qu’est ce qui vous a motivé pour adhérer à l’association ?  - L’union fait la force (Firaisankina)  - Culture (Fihavanana)  - Réputation de l’OSC  -  Fréquenter des amis  - Conviction religieuse  - Autre (préciser)    6. Quelles sont les forces et avantages d’être membre bénévole ?      7. Quels sont les problèmes que vous trouvez au sein de cette OSC ?  ‐ au niveau de l’organisation     ‐ au niveau de communication    ‐ au niveau de relation entre les membres     ‐ au niveau budget    8. Comment pensez‐vous procéder pour surmonter cela ?      9. Quelles sont votre responsabilité dans cette OSC ?      10. Quelle est le volume de temps que vous accordez pour l’OSC (fréquence, temps) ?   

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11. Face aux activités de l’OSC comment se manifeste votre participation :  
    Très faible   Faible   Fort   Très fort  Budgétaire           Activités             12. Quels sont les impacts de vos activités sur la Société :      13. Etes‐vous membre d’une autre OSC ?  - Groupe de femmes  - Groupe de personnes âgées  - Groupe de personnes d’ethnie  - Groupe de personne en situation de handicap  - Groupe sportif  - Art, musique  - Autre (préciser)    14. Pourquoi y adhérez‐vous      15. Si non pourquoi ?      16. Quels sont les problèmes fréquemment rencontrés par les OSC que vous connaissez ?      17. D’après vous, quels sont les motifs de dissolution des associations malagasy ?      18. Est‐ce que vous vivez un engagement politique?  - Partie politique  - Mouvement d’action politique au niveau local  - Syndicat  - Mouvement pour la paix  - Ecologiste   - Défenses des droits humains  - Association professionnelle    19. Qu’est‐ce qui vous motive ?      20. Si aucun pourquoi ?   

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Annexe 2 : Grille d’entretien ‐ Partenaires Techniques et Financiers    OSC N°       1.  Votre responsabilité      2. Savez‐vous ses activités ? Lesquelles ?       3. Est‐ce que vous avez déjà collaboré avec cette OSC ?    OUI       NON    Si non, pourquoi :      Si oui :        4. Laquelle :      5. Y‐a‐t‐il des difficultés ou problèmes que vous aviez rencontrés dans cette collaboration ?      OUI      NON    Si oui, laquelle :  (1) De la part du Partenaire   (2) De la part de l’OSC  (3) Autres, à préciser      6. Qu’est ce que vous attendez de cette OSC :      7. Est‐ce qu’elle a répondu  à vos attentes :    OUI      NON    Si oui, quelles sont d’après vous les forces :      Si non, quelles sont d’après vous les faiblesses :      8. Pensez‐vous continuer la collaboration dans l’avenir    OUI      NON    Si oui, quelles sont les opportunités à saisir :      Si non, quelles sont les menaces :    Volontariat     31 

9. Comment mesurez‐vous cette OSC pour les critères suivants :    Critères  Intégrité    Très faible          Faible          Fort          Très fort 

Adaptation  de  l’OSC  dans  le    métier  Engagement  social  de  l’OSC  par    rapport à sa mission  Engagement  social  de  l’OSC    au    niveau  du  partenaire  (ou  activisme social)  Engagement politique de l’OSC    Engagement  des  membres  dans    les activités de l’OSC     

   

   

   

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Annexe 3 : Grille d’entretien – Membres salariés    

1. Homme   2. 3. 4.

5.

6. 7. 8.

    Femme      Votre responsabilité      Etes‐vous convaincu de la vocation sociale de l’OSC qui vous emploie :       Pourquoi avez‐vous choisi cette OSC pour y travailler :  (1) Le salaire   (2) Sa Réputation   (3) Les activités   (4) Sa vision et sa mission   (5) L’expérience  (6) Autres, à préciser    Dans l’accomplissement des activités de l’OSC est‐il nécessaire le recours au bénévolat ?   OUI       NON      D’après vous, quelles sont les forces de l’OSC :      Quelles sont ses faiblesses :      Comment pensez‐vous procéder pour surmonter cela :   

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   Annexe 4 : Grille d’entretien ‐ Bénéficiaires    1. Qu’entendez‐vous par « volontariat » :      2. Est‐ce que vous êtes informés de l’existence de volontaire dans l’OSC :    OUI        NON       3. Est‐ce que vous connaissez les activités du volontaire dans l’OSC :  Si oui, lesquelles :      Si non, est‐ce que l’OSC vous informe de leurs activités :      4. Quels sont les impacts des activités des volontaires sur les bénéficiaires :      5. Quelles sont les forces des activités des volontaires sur les bénéficiaires :      6. Quelles sont les faiblesses des activités des volontaires sur les bénéficiaires :      7. Quelles opportunités peut‐on  tirer de la présence des volontaires dans l’OSC :    

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Annexe 5 : Grille d’entretien – Dirigeants OSC    1. Nom de l’OSC :      2. Mission de l’OSC :      3. Objectifs de l’OSC :      4. Quelles sont les activités sociales :      5. Quelles sont les activités économiques :      6. Quelles sont les activités politiques :      7. Population cible :      8. Envergure :  ‐ internationale  ‐ nationale   ‐ régionale  ‐ autre    9. Historique :  a) Date de création :  b) Motif de création :    10.Fondateur : Malagasy ‐ Etranger        11.Ressources financières : don – subvention ‐ cotisation – autres      12.Quel est l’effectif du personnel :  ‐ salarié  ‐ bénévole  ‐ pourquoi :      13.Comment l’OSC motive‐t‐elle ses membres ou son personnel :      14.Services fournis aux bénéficiaires :  ‐ matériel  ‐ financier  ‐ soutien psychologique  Volontariat     35 

‐ scolarisation  ‐ orientation professionnelle  ‐ autres    15.Taux d’abandon :      16.Motif d’abandon :       17.Effet de votre activité sur les bénéficiaires :      18.Comment l’OSC définit et/ou comprend le bénévolat :      19.Quelles sont les activités du bénévole :      20.Pourquoi :      21.Temps alloués aux activités sociales :      22.Budget alloué aux activités sociales      23.Assiduité :      24.Mise en œuvre des activités :      25.Contrôle des activités :      26.Comment mesurez vous l’effet de vos activités sur les bénéficiaires :      27.Quels sont les apports du bénévole dans le fonctionnement de l’OSC :      28.Sur quoi reposent les motivations à devenir membre bénévole :  ‐ entraide entre les êtres humains : fihavanana  ‐ protection de l’environnement  ‐ moralité ou conviction religieuse  ‐ autres    29.L’OSC a‐t‐elle des mesures à prendre pour améliorer les motivations du bénévole   OUI        NON  Si OUI lesquelles :  Volontariat     36 

  30.Est‐ce que l’OSC entre dans un engagement politique :  OUI        NON  Si OUI comment :      Si NON pourquoi :      31.Les membres de l’Organisation participent‐ils aux engagements politiques :  OUI        NON  Si OUI, lequel :  ‐ participation à des marches ou des prestations   ‐ participation à des réunions politiques  ‐ autres   Pourquoi :      32.Quelle est votre contribution à la promotion de la justice sociale (équité horizontale)  ‐ genre   ‐ droits de l’homme  ‐ droits de la femme  ‐ droits de l’enfant  ‐ autres  Pourquoi :      33.Quelle est contribution à la promotion de la justice sociale (équité verticale) :  ‐ lutte contre la pauvreté  ‐ sensibilisation  ‐ autres  Pourquoi :      34.A part vos activités habituelles, faites‐vous des dons charitables :  ‐ lors des catastrophes naturelles  ‐ lors des différents événements  ‐ autres  Lesquels :      35.Le don charitable est‐il considéré pour vous comme une participation citoyenne :  OUI        NON  Pourquoi :   

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Annexe 6 : FICHES TECHNIQUES DES OSC ENQUETEES    1.  A.I.C (Association Internationale des Charités)    Créée  en  1988,  c’est  une  OSC  d’envergure  internationale.  Elle  a  pour  mission  « développement  et  promotion des enfants de rue ».    L’objectif de l’OSC est de défendre les droits des enfants, égalité des droits de tous les enfants. Pour  atteindre ces objectifs, l’OSC, se donne à la scolarisation des enfants en difficultés. Pour que l’action  soit  pérenne  et  efficace,  elle  donne  des  formations  pour  les  mères.  Le  but  principal  étant  que  les  bénéficiaires  puissent  être  autonomes  (qui  ne  dépendent  plus  de  l’association).  Rappelons  que  le  chômage est un phénomène répandu à Manakara où les femmes sont les plus touchées.     Les bénéficiaires de l’AIC sont les enfants et les jeunes, les mères abandonnées et démunis.    2. RAVINALA    C’est une OSC qui travaille au niveau du district de Manakara seulement. Conscient que « l’union fait  la force », les fondateurs qui sont tous malgaches créaient l’association en 1996. L’objectif de cette  association  est  «   l’apport  au  développement  humain »  pour  la  zone  concernée  et  par  quelques  intellectuels (membres de l’association) qui disposent des expériences et compétences pour se faire.  Pour l’atteindre l’objectif, l’OSC s’occupe de la nutrition, la création et le renforcement de capacité  des micro‐entreprises rurales, IEC/CCC et HIMO. Les bénéficiaires de l’association sont :    - Les enfants (nourriture)  - Les  responsables  d’entreprises  comme  coopératives,  associations/organisations  paysannes  ou simple paysan désirant développer leurs agricultures rurales (renforcement de capacité)  - Les pères et mères de famille (IEC, HIMO).    3. TRANO ARO ZO    Trano  Aro  Zo  est  fondée  en  2008.  C’est  une  OSC,  sans  statut  défini,  gérée  par  une  Association  nationale  FIANTSO  MADAGASIKARA,  d’envergure  nationale  qui  a  pour  mission  « promouvoir  et  protéger les droits de l’homme » notamment en matière judiciaire. L’objectif de l’association est la  diffusion des droits ; l’accès à la justice pour tous, surtout les plus pauvres qui n’ont pas les moyens  d’assurer les frais (de justice) et les personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Elle est liée directement  au TPI (Tribunal de Première Instance).    Les activités auxquelles l’OSC s’adonne sont :  ‐ accompagnement et orientation  ‐ réception des plaignants  ‐ réconciliation/conciliation des parties   ‐ conseil juridique    Les bénéficiaires de l’OSC sont tous les citoyens mais surtout les démunis et les analphabètes.    4. MAHAVAGNONA     Créée  en  2002,  cette  association  regroupe  essentiellement  des  femmes  Malagasy  provenant  de  la  Région.  Elle a pour but principal de participer et de faire un apport au développement local par ces  dernières.     Volontariat     38 

La mission est axée dans ce développement local dont les activités sont diverses :  ‐ Lutte contre la malnutrition  ‐ Protection de l’environnement  ‐ Aménagement du paysage communal  ‐ Alphabétisation des adultes    Les bénéficiaires sont les  mères et enfants, les adultes, la population locale.  Il varie selon le  projet  entrepris par l’Association.    5. MITSINJO    La région a un fort taux de chômage. C’est pourquoi les fondateurs Malgaches a crée l’OSC en 2006  pour remédier à ce problème.     La  mission  est  « amélioration  de  la  vie  des  bénéficiaires ».  Son  objectif  est  d’aider  les  mères  et  de  lutter contre la malnutrition. Pour cela, l’OSC réalise des activités de formation est de counselling.     L’OSC est d’une envergure nationale.    Les  bénéficiaires  sont  les  enfants  et  mères  en  situation  difficile.  L’OSC  n’a  pas  d’activité  politique  spécifique.     

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BIBLIOGRAPHIE & e‐BIBLIOGRAPHIE    1. Rapport Final de l’Evaluation du dispositif de Volontariat de Solidarité Internationale, Tome 2  –  Annexes,  Ministère  (Français)  des  Affaires  Etrangères  et  Européennes  ‐  MAEE,  octobre  2009    2. Pirotte  Gautier,  « Engagement  citoyen  et  société  civile »,  Sociologie  [En  ligne],  Dossiers,  L'engagement  citoyen  en  Europe  centrale  et  orientale,  mis  en  ligne  le  5  novembre  2009,  Consulté le 10 octobre 2011. URL : http://sociologies.revues.org/index3017.html    3. Fleuriel  Sébastien,  « Maud  Simonet,  Le  travail  bénévole.  Engagement  citoyen  ou  travail  gratuit ? », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 30 décembre 2010,  consulté le 13 octobre 2011. URL : http://lectures.revues.org/1229    4. Céfaï Daniel, L’Enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2003, 624 p., notes Bibliographiques  « Recherches »    5. Lautenschalager  Janet,  Promotion  du  Bénévolat,  Direction  de  l’Action  Volontaire,  Direction  du Soutien aux organismes volontaires    6. Cvetek Nina & Daiber Friedel, «  Qu’est‐ce que la Société Civile ?» texte original en allemand;  traduction en français: Rabary‐Andriamanday Voahanitriniaina, Coordination : Jean‐Aimé A.  Raveloson, Antananarivo, octobre 2009    7. Dupire Philippe, « Famille, besoin, travail et société civile chez Hegel », in La société civile,  Centre universitaire de recherches sur l'action publique et le politique, PUF, Paris, 1986, pp.  33‐43, http://www.upicardie.fr/labo/curapp/revues/root/19/dupire.pdf    8. Rapport du projet « Détermination de l’Indice de la Société Civile à Madagascar », Résultats  des  enquêtes  quantitatives  sur  l’engagement  citoyen  à  Madagascar,  CIVICUS,  PNUD,  MSIS‐ CNPC, 2011.     9. www.flhlmq.com    10. www.Droit‐Afrique.com   

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