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Inception, Le Dernier MaÍtre de l' air, Night and Day, Expendables
retour sur un été hol!ywoodien.
Inception : la stratégie de la toupie
par CY RIL
f On voit bien, 3vant Illéme de rentrer dam la salle, tout ce que
; Christopher Nolan avait en tete eH rL'ali sam ¡¡¡cep,ioll. Son
¡ équipe de perSOIlJl ages , gang psychique qui « construir des
réves" et en fait des terraim cLlcti on pour soutircr des infor-
mations (c' est « r exlmaiM}>') ou en implanter dans l' esprit de
ses victi mes (i1l([[llioll) , pouyait l10urrir le blockbuster ultime
de cette fin de deuxié-Ill e décenrue numérique. Croiscr b plas-
ticité ,'isuclle des image's de synthése c't la plasticité narrative
des scénarios á riroirs, inn:nter aprés M,71 rix ct Al/alar un nouvel
cspace métaphorique Liu \'irtueL cumuler l' excitati ol1 gcck des
mondes parallCl es, la violence spectaculaire des films d' accion
et le sérieux d'tlll sous- texte psychanal ytique. JII((,)'I;OI/ remplit
chacun de ces conrrats et se suit avee plaisir, Illai s peine a faire
un pas au-deb. C' est Illéme le Clr,1Cterc r0guliérement décevam
et régressif des propositiollS de Nolan par rapport á ses prédé-
ccsscurs qui emporre le semimcnt d' ulle impllissJnce, d'8utant
plus fort qu'il les cite et pille á tour de bras - iln'y <l gu';l voir
la macrune pe'rmettant aux persOI lllagcs de' rentrer dans le « r¿ve
partagé ", version rdroidie dll pod organico-se'xucl d' cXisrcnZ;
ou la chambre final e dJns bquclle l'héri rier de l' empire indus-
triel, sujet de ]' illcqJlion, assiste a la 1110rt de son pere, refi)1"111U-
lation psychologisante de la chall1bre Ill étaphysique de 20() 1,
¡'Od)'ssée de ¡'('-,pacc. Ni Kubrick, Ili Croncnberg, ni méllle
Call1eron, Nolan n'est cncore qll ' un petit Illa¡tre, iln' est pas
inutile de le dire si I'on considen: r acell eil dithynmbique de
h quasi-totaJité de la presse cet été.
Qll'est-ce qlli !le rourne pas rond? Une toupie, justement.
L' obj et court du début ;1 la fin d']II(Cl'lÍOI1 , d'abo¡:d
entre les m;lÍns de Cobb (Le'otlardo Di C tprio), le
chef des « extracteurs ", pui, conce' tttration terlllitlJlc de' r un
des enjeux du scénario. La tOllpi t , sclon qll ' elle s'a rrete ou
Cominllt' infinimtllt ses roratiom, est le fétiche prollVatlt a Cobb
qu'il se trol1\'C ou non dallS le rl'\"e d'un <lutre. Tombera, talll-
bera pas? A la touce fin du film, Jpré-s la travt'rsée ele 1ll11ltiplcs
emboitel1lents de " IU" caux ,; Oluriques,la \ 'éritlcation du st;¡tut
de l'image par le j eu de l' objet e'st interrolllpllt' par le gént- ri-
que. R.ien de tel pOllr ];lIlcer ull e ÍI/(CpÚOII cLms le pllhli c:;l en
erolre la ll111ltiplica ti otl des t(lnllllS internt't. le monde entier ;¡
l1l aintcnant un avis sur ce que de"icnt la toupl e <tu - deLl du
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raccord.1'v1ais les plus malins r,ICOIHent qll ' ell e n' est pas le teri-
che de Cobb ka serait son alliance), que cet objet est un leurre
destiné détollrner 1'<tttention, exactement, lit-on sur la page
Wikipédia du tilm, COlllllle dans un tour de prestidigitatioll.
Si Le Pre.,·tigc reste j usqu'ici le lll eill eur film de Nolan, c'est
paree que s\' thématisait une schizophrénie dont il ne parvient
pas encore ;1 trol1ver la bonlle' mise en forme. Deu>.: pre'scidigi-
tateurs s 'atfrolltt'nt pour réaliser des efFets toujours plus spec-
taclIbires. Ponr un tour Olt ils silllul ent lIne disparition c::t une
réappar ition, I'Ul1 finit par uriliser ull e machine famastique
généranr un clone de lui- mél1lt' Cju'il tUl' ensuite, chaque soir;
l' autt'e se scn d' un simple jumeau. Clone ou jumea u, image de
synrhese ou bOIl vieux rfue physique, le principe de N olan est
de ne pas choisir mais de les opposer ct de les combiner en
montage On dira la 111(-111e chose de Dark qui
fai sait de Batman une emite, abstraite et du Joker un l110rceau
de chair ;1 vif. [)ans un entrt:'tien accordé <lUX [/lYo(ks, Nobn
explique qu'illl' cst pa;; un acharné des efte ts IlllJllériques, gue
les tournages devJm les filtl ds verts l' etliaie' tlt, ee que la scelle
d' III(cprio/l avee les deux grands nuroirs sur un pont de Paris,
par exelllple, "esl /i(;C ,7/.1 (Ol/YS des rcpérasc,n, et fónctionne al'ec
des eaets mécllliques proches de la magie traditiOll1lclk.
La toupie' d' [i/(('prioi/ condense ce t1laimiell du low-t('(h a
rimérieur des m<lchineries numériques. Dans Marró.:, plier une
cuillére par la t(¡rce de' la penst-e était le signe que les person-
m ges se trouvaient dall s le monde parall éle potentiellement
soullli s J le'ur \"()lonté . Dans JI/Ccpti,," , tllolltée en puissance' et
el éilation si n1Llltanées, Pans est pli ée sur ellc-l1Icme, lllais e 'est
surtout UJl jouet J ]' équilibre ktgile ql1i focali se la croyanct' .
Beau progrdt1llll e de mise en scélJ e qui n'arrive jalllais tout ií
[lit jusqll ' a !'éeran, L1 ute el ' un peu plus de dialectique ou d'un
peu plus de simplicité, de corps Ol1 d'attemion. Faute de len-
tem: la stratl'gie de la toupie est aussi, chez Nobn, eell t:' dll tllJist
ininterrnmpll, entre tours de torce it répétitioll et emballemellts
pent1;!llelltS d'hypotheses en dehors desquels les filil1S s'écrou-
lent. Plein régime' n;¡rratif Illaimien \'ololltariste d' un tlux serré
d'acti olls et cfinforlllJti oll S, de dialogue's et de Illusique: J' cn-
chaÍnclllent presqll e sallS pause des H)ulel1lellts terrorisants de
trombones et de f,'uitare de Hans Zinuner tlnit par lloyer 1/1c(,p-
c"11! 69
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1:
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RÉPLIQUES
tion dans une sauce épaísse, dont on se demande si elle ne cache
pas l'inconsistance fondamentale du plato
Cette stratégie du jlow et de la vitesse trouve pourtant de
multiples et belles mises en abyme. Au début de leur mission,
Cobb énonce bien a ses coéquipiers que la fuite en avant,
l' enfoncement dans les emboÍtements de reyes, est leur seule
et paradoxale maniere de s' en sortir. Mieux: achaque niveau
de reve, le temps s'écoule plus lentement, si bien que Nolan
peut au fil de l' avancée des personnages réinventer a la fois le
montage alterné et la dilatation temporelle. Le tout prend des
proportions spectaculaires dans le long final qui alterne quatre
niveaux de reve, raccordant a répétition les memes personnages
endormis et en mouvement, morts et vifs, en boucle entre
l' arret de l' action et sa relance. La victoire momentanée du film
tient alors dans la construction du sentinlent onirique par le
montage plus que par l'imagerie: des corps suspendus, un
camion qui tombe, une avalan che, une ville désertée s' entre-
choquent. C'est la logique de l'action et du compte a rebours
qui préside aux raccords - tel mouvement ou telle musique
«traverse» les niveaux cornme une onde de choc et les relie -
mais a force de suraccélérations, la séquence s' affranchit par
instants de cette mécanique. Et la toupie décolle: les corps
ballants et heureux dans le camion pourraient fiotter a l'infini.
Le low-tech du montage alterné intensif est plus fort que n'im-
porte quel morphing numérique.
Reste que, meme dans ce final prenant, Nolan gáche sa belle
idée en voulant jouer, au sens propre, sur trap de tableaux.
l' alternance des reyes est aussi une alternance des genres, <;:a
n' est pas l'imagerie onirique qui est au rendez-vous, maís l'ima-
gerie hollywoodienne. Le pire est l' avant-dernier niveau, le
bunker dans la neige, qui lorgne ostensiblement vers le jeu
vidéo Oe tres populaire Modern lMlifare, par exemple). Est-ce
done a cela que servaient les «niveaux»? Il faut un peu de
patience et de bonne volonté pour comprendre que les mon-
des d'Inception ont autant a voir avec le reve qu'avec les plate-
formes virtuelles. Maís l'imagination spatiale de ces plateformes
est grande ouverte, entre la planete d'Avatar, les architectures
plastiques de Matrix ou le récent Summer Wars. Et l' on ne dit
rien d' Oncle Boonmee, dont la jungle épai&se est un tel réservoir
de situations virtuelles qu' elle ferait passer Inception pour un
film pauvre. Tout se joue entre horizontahté et verticalité, sur-
faces a parcourir en courant ou en sautant (de I.:Homme sO/u
age a jumper), entre niveaux superposés a raccorder. Nolan fait
le choix malheureux du vertical, cherchant a combiner la méta-
phore psychique avec l'illustration gamer: les niveaux sont autant
ceux d'un vaste jeu de róles que les strates toujours plus pro-
fondes d'un subconscient hanté par un trauma. La toupie es!
aussi, pour Cobb, le fétiche de sa relation avec son ex-feml11e,
morte par sa faute. Le gimmick de sa rotation est un symptóme,
et cette histoire de deuil vient perturber chaque reve, de meme
qu'elle forme la motivation de Cobb pour l'ensemble ,de In
mission. IlI' a acceptée a la fois pour pouvoir rentrer aux Etacs-
Unis, retrouver ses enfants, et finalement se débarrasser dll
trauma. Revenir en territoire américain et revenir a la réalité,
régler I'héritage d' un empire J-inanéier et faire table rase d'un
drame conjugal vont ense Íe.
A ce titre, les resse ances entre Inception et Shutter Isl<1/ld,le
récent film malade e Scorsese, sont multiples. Leonardo DíCa-
prio s'y transporte dans une meme confusion accablante enae
architecture de jeu vidéo et structure psychique. Maís il y a cbC2
Scorsese,jusque dans son ratage, une mauvaíse conscience des
allusions politiques de son film (des camps de concentration a
Guantanamo) qui reste, dans Inception,lointaine et mystérieuse.
tout en formant sa potentialité la plus forte. Quel est ce monde
ou personne ne s'étonne que l'on pénette l'esprit de n'import
e
qui pour y implanter des idées? La critique classique qui, en
philosophie politique, explique que l' esprit du capitalisme alll'3
atteint son stade ultime lorsqu'il coi'ncidera purement et simple-
ment avec l'image du fonctionnement du cerveau, trouve dans
Inception une fable parfaíte. La séquence a Mombasa, faíble,
sa forme, montre cependant aquel point le monde suppose rec
l
est ce cauchemar d' un autte,lorsque l' Américain Cobb
refuge dans un café rempli de Kényans qui, cornme les
corps» des séquences oniriques, le rejettent. C' est pourquOJ jJ
a peu pres inutile de se demander si la toupie tombe ou p ,
existe encore un monde réel pour Cobb: ce cauchemar. noUS ):
sommes. Dommage, alors, que Nolan n'ait pas un peu détach
e
son regard de cette rotation folle. _
lnception, en salles depuis le 21 juillet.
70 CAHIERS DU CINÉMA I SEPTEMBRE 2010
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RÉPLIQUES
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Dans Inception, la reverie des hommes condamne les femmes a errer dans les limbes.
Leonardo DiCaprio y est confronté, comme dans Shutter Island, a la hantise d'une femme folle.
LA FEMME A GAUCHE EN SORTANT DE l'ASCENSEUR
I
nception a gagné la bataille de I'été paree qu'on l ui a att ribué
I'ét iquette revée du « blockbuster i ntelligent » , comme avant
IUI The Dark Kn ighl du me me Christopher Nolan. Qu'est-ce
qu' un blockbust er intelllgent 7 Un film qui satisferait á la do u-
ble exigence du grand spectacle et de la complexit é. On ai me
a fabr iquer eet oxymore, qui se dépl i e dans Ineep/lOn sur I'axe
narratif avec son réclt enchassé, et sur I'axe émotionne l avec
I'exploration du cerveau de ce doux reveur de Leonard DiCapri o.
Lá oú la compl exlté et la Iloirceur admirées de The Dark KlJIght se
dissolvalent en dil emmes puénl s du type : " tu préf eres sauver ta
mere ou mille personnes 7 », Ineepl ion entend voyager en ad ulte
dans les méandres de I' inconscient. Le fil m est trés sérl eux sur la
quest ion, et dévoll e au passage quelque ehose de I'inconsclent
hollywoodien et de ses fi l ms de mees, qu i , paradoxalement, ne
se contentent jamai s d'un programme vi ril et eff lcace (qui aurait
tres bien pu contenter le
spect at eur ici : décollage
- incepti on - atterrissage),
mais recourent á des res-
sart s dlffieiles á maltri ser
- une histoire d' amour, de
la sensi bill t é, des blessu-
res - qu'il s idenlifi ent au
féminin .
Pour qu' Ineeplion démarre
vraiment , il faut une fili e.
Le premier architecte des
reyeS, I nsuff i samment
compétent, est éjecté des
le début. On en recrute un
nouveau, ce qui autori se
de longues seenes d' expo-
si lion pour bi en expl iquer
- a la recrue et surtout au
spectateur - en quoi consiste le cambriolage oninque. L'heureuse
élue est la juvénlle Ellen Page. Enfantine, elle ne résiste pas (elle
aceepte en deux minutes le princi pe, quand meme un bri n sur-
prenant , des balades en cortex) ; femme, ell e IIlventera une géo-
métri e perverse, batira des reves plus labyrinthiques, plus retors
que ceux qu ' un homme pourrait imagi nero Cest le privilége de
sa psyché méandreuse : la femme est d'une complexité a falre
peur, ell e seule peut habiller et t ordre l'lmaglllalre ordonné de ces
messieurs (qui se plaignent : " Pourquoi on n 'esl pas piuló/ sur
une plage ? » demande I' un d' eux, rebuté par I' ari dité du décor
dans la nelge).
Les reyeS sont riehes et dl ff lci le5 á Interpréter paree qu ' il s se
détachent de la littéral ité, broui ll ent les rapports signifiant/signlfié,
dévient et encodent t out : on n' y altei nt jamais 5a cible que par
des détours compll qués. Mals lel, dans la tet e des hommes (les
seul s reveurs au cours du hol d-up) on va droit au but, tout reste
a sa place, malgré I'écri n tordu des décorum seerétés par la filie.
La fi guratl on est dlrect e, Immédi ate : OÚ sont les secrets ? Dans
des coffres-forts ; a quoi ressemble la résistance de I' inconseient 7
C\ 11IFI,S I )l
á des tueurs a gages ; quell e est la forme du souvenir 7 Une mai-
son d'enfance tombant en rUines; que renferme le coffre du pe re
dans la répllque de la chambre de 2001 7 Un Rosebud. Cest tout
simple. Rapporté comme ici a un tel niveau de littéralité, le reve
perd toute sa substance. La mécanique des projections, véritable
sac de nceuds dans les reves, est radicalement si mplif iée. Les
opérat ions décrites par Freud (condensatlon, déplacement. figu-
rabl lité) ont disparu. L'inconscient des hommes est bien rangé. les
toplques freudiens y ressemblent á des commodes á tlrOl rs oú les
re présentations sont pl lées et re passées comme des chemises.
Pas comme dans la cervel le des f emmes. En effet , au-dela du
schéma si mpl ist e de ce fil m asexué oú le beau r61e est réservé a
des types aux allures de banq uiers, cintrés dans leurs costards
et qui gagnent t oujours a la fin. la fi gure de la f emme inqui éte.
La ressemblance avec Shutter Island est la encore fr appante et
montre cambien les films
hol lywood iens « sér ieux »
se résolvent souvent , plus
qu e dans des histoires
d 'a mour, da ns !'ar t ic u-
labon d'u n t raumat isme
et d'u ne figure féminin e
au ssi déréglés I 'un que
I 'autre. Comme dans l a
sérle Le Prisonnier, la cié
de I ' énigme est á I' i nté-
ri eur de celui qUI eherche
á la déeh lffrer. Mals dans
ces films, I' image de soi
qu e l e héros déeouvre
au bout de sa quete est
médlatisée par la fig ur e
féminine. Dans Ineeption,
I'enfant i ne El l en Pa ge
étant hors-jeu , i l s' aglt pour DiCaprio, comme chez Scorsese,
de descendre les étages de sa mémoire et de son i nconscient
pour chercher la femme, á gauche en sort ant de I' ascenseur.
Dans les deux films, une semblable mise en scéne présente aux
spect ateurs cette figure de femme a problémes, de femme foll e:
recluse dans une chambre métaphorique, aeeesslble par I' i ntros-
pection du personnage masculin, ell e est de dos et se ret ourne
ver s DiCaprio, le visage i nond é de larmes. « Continenl noir »
soupirait Freud. Chez Seorsese et Nolan, la femme que I'on f init
par retrouver aux bas étages est bien la meme : hysténque et mor-
bl de. pri sonni ere de ses tourments, gouvern ée par ses passions.
Irrati onnelle, incontr6labl e. Médée dans Shutter Island, sui cidai re
dans Ineep/lOn, elle n'i nearne au fond que d'archai ques fantas-
mes remontant á Charcot et imbibés de moral e judéo-chréti enne.
Séparée des vivants par la barriere invisible de sa foli e, ell e est
i ncurable: iei comme ai l leurs, seu l j'homme, armé jusqu'aux
dents de son psychlsme ordonné, ent rainé, perf or mant , semble
digne d'et re sa uvé.
Jean-Philippe Tessé
SEI' TE\lIll' . [ ·' '' 11' 71
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· I.pacc.¡ l1laintcnant un avis sur ce que de"icnt la toupl e <tu .OI/ remplit chacun de ces conrrats et se suit avee plaisir. eell t:' dll tllJist inin terrnmpll.C .ien de tel pOllr ]. ee que la scelle d ' III(cprio/l avee les deux grands nuroirs sur un pont de Paris.:. ¡'Od)'ssée de ¡'('-. est le fétiche prollVatlt Cobb qu'il se trol1\'C ou non dallS le rl'\"e d'un <lutre. image de synrhese o u bOIl vieux rfu e physique. ni m é llle Call1eron. gue les to urnages devJm les filtl ds verts l'etliaie'tlt. Ponr un tour Olt ils silllul ent lIne disparition c::t une réappar ition. C lone o u jumea u. L' obj et court du déb ut . le principe de N o lan est de n e pas choisir mais de les oppose r ct d e les combiner en m ontage altern~.mél1lt' Cju'il tUl' ensuite. Qll'est-ce qlli !le rourne pas rond? Une toupie. 1 ("\ HI ER S ll U <.. Ili Croncnb e rg. inn:nter aprés M. Si Le Pre. tllolltée en puissan ce' et eléilation si n1Llltanées. Son ¡ équipe de perSOIlJlages .. JII((. et fónctionne al'ec des eaets mécllliqu es proches de la magie traditiOll1lclk. lllais e 'est surtout UJl jouet J ]' éq uilibre ktgile ql1i focali se la croya nct'. La toupie' d' [i/(('prioi/ co ndense ce t1laimiell du low-t('(h a rimérieur des m<lchin eries num ériqu es.. co nce'tttration terlllitlJlc de' r un des enjeux du scénario. I'Ul1 finit par uriliser ull e machine famastique généra nr un clone de lui. l'autt'e se scn d 'un simple jumeau. Illais peine faire un pas au-deb. La tOllpi t .ioll.1'v1ais les plus m alins r. _ - - --- Inception.iln'y <l gu'. un ac harné des efte ts IlllJllériqu es. Ni Kubrick . sclon qll 'elle s'a rrete o u Co minllt' infinimtllt ses roratiom. qui fai sait de Batman un e emite.¡rratif Illaimien \'ololltariste d' un tlux serré d'a cti o lls et cfinforlllJti ollS. Tombera.\·t :\ c"11! 69 . Croiscr b plasticité .1 la fin d']II (Cl'lÍOI1 . d'8utant plus fort qu'il les cite et pille á tour de bras . iln 'est pas inutile de le dire si I'on considen: r ace lleil dithynmbiqu e de h quasi-totaJité de la presse cet été. Oluriques.. On dira la 111(-111e chose de Dark Kn(~/iI .lÍns de Cobb (Le'otlardo Di C tprio). que cet objet est un leurre de stin é ~ détollrner 1'<tttention.I .l en erolre la ll111ltiplica ti otl des t(lnllllS internt't.texte psychanal ytique.1 (O l/YS des rcpérasc. entre to urs de torce it répé titioll et emballem ellts pent1.la \'éritlcation du st.·tigc reste j usqu'ici le llleilleur film de Nolan. N obn 1 explique qu 'illl'cst pa. exactem ent. _ . plier une cuillére par la t(¡rce de' la penst-e était le signe que les personm ges se trouvaient dall s le monde para lléle potentiellem ent soulllis J le'ur \"()lonté .( L. 3vant Illéme de rentrer dam la salle.. R. la violence spectacu laire des films d' ac cion et le sérieux d'tlll sous. talllbera pas? Ala touce fin du film. abstraite et du Joker un l110rceau d e chair . C'est Illéme le Clr. Night and Day.. lit-on sur la page Wikipédia du tilm.)'I. Deu>. version rdroidie dll pod organico-se'xucl d' cXisrcnZ.~ililllli(k l11yst~rieux entre les m. le chef des « extracteurs ". le monde entier .----- .d eLl du a a a raccord .!llelltS d'hypoth eses en dehors desquels les filil1S s'écroulent. Pans est pliée sur ellc-l1Icme.7/.p~E I ' T L \¡B((E I I ! . par exelllple. Beau progrdt1llll e de mise en scélJe qui n'arrive jalllais tou t ií [lit jusqll 'a !'éeran. ou la chambre final e dJns bquclle l'h éri rier de l' empire industriel. [)ans un entrt:'tien acco rdé <lUX [/lYo(ks. C Olllllle dans un to ur de prestidigitatio ll. assiste la 1110rt de son pere.---_.l voir la macrune pe'rmettant aux persOI lllagcs de' rentrer dans le « r¿ve partagé ". Le Dernier MaÍtre de l' air. Dans Marró.. Faute de lentem: la stratl'gie de la toupie est aussi.n. Christopher Nolan ava it en tete eH rL'ali sa m ¡¡¡cep.¡tut de l'image par le j eu de l'objet e'st interrolllpllt' par le gé nt-rique. sujet de ]' illcqJlion . refi)1"1 11Ulation psychologisante de la chall1bre Ill étaphysiqu e de 20() 1. justement. Jpré-s la travt'rsée ele 1ll11ltiplcs emboitel1lents de " IU" caux . chez Nobn. chaque soir. Plein régime' n. I1 Inception : la stratégie de la toupie par CY RIL 8¡~:G HIN 1: I I f On voit bien.ICOIHent qll 'elle n' est pas le teriche de Cobb ka serait son alliance). Dans JI/Ccpti.. Nolan n 'est cncore qll 'un petit Illa¡tre. "esl /i(. pouyait l10urrir le blockbuster ultime de cette fin de deuxié-Ille décenru e num érique.1Cterc r0guliérement décevam et régressif des propositiollS de Nolan par rapport á ses prédéccsscurs qui emporre le semimcnt d 'ulle impllissJn ce. c'est paree qu e s\' thématisait une schizophrénie dont il ne parvient pas encore .'uitare de Hans Zinuner tlnit par lloyer 1/1c(.. pui.lIlcer ull e ÍI/(CpÚOII cLms le pllhli c:. tout ce que . vif. de corps Ol1 d'attemion. trol1 ver la bonlle' mise e n form e. .: pre'scidigi1 tateurs s 'atfrolltt'nt pour réaliser des efFets toujours plus spectaclIbires. Expendables retour sur un été hol!ywoodien." .'isuclle des image's de synth ése c't la plasticité narrative des scénarios á riroirs. L1 ute el 'un peu plus de dialectique o u d'un peu plus de simplicité. d'ab o¡:d .71rix ct Al/alar un nouvel cspace métaphorique Liu \'irtueL cumuler l' excitatiol1 gcck des mondes parallCles. gang psychique qui construir des « réves" et en fait des terraim cLlcti on pour soutircr des informations (c ' est «r exlmaiM}>') ou en implanter dans l' es prit de ses victi mes (i1l([[llioll) ..- . de dialogue's e t de Illusique: J' cnchaÍn clllent presqlle sallS pause des H)ulel1lellts terrorisants de trombones et de f.

le temps s'écoule plus lentement. sont multiples.RÉPLIQUES Oansln Leonarl FI I ncept/c l'étiqul IUI ThE qu'un blc ble exige Afabriqu narratlf a I'explorat LA Ol! la e dlssolvaiE mere ou I dans les I questlon .ineeptl( mais reel sorts diff . C'est la logique de l'action et du compte a rebours qui préside aux raccords . Nolan gáche sa belle idée en voulant jouer. alors. Et la toupie décolle: les corps ballants et heureux dans le camion pourraient fiotter a l'infini. une ville désertée s' entrechoquent. i COltlpéte le début.lointaine et mystérieuse. est leur seule et paradoxale maniere de s' en sortir. Maís l'imagination spatiale de ces plateformes est grande ouverte. les architectures plastiques de Matrix ou le récent Summer Wars.jusque dans son ratage. retrouver ses enfants. surfaces a parcourir en courant ou en sautant (de I. faíble. La toupie es! aussi. en salles depuis le 21 juillet. explique que l' esprit du capitalisme alll'3 atteint son stade ultime lorsqu'il coi'ncidera purement et simplement avec l'image du fonctionnement du cerveau. que Nolan n'ait pas un peu détache son regard de cette rotation folle. entre la planete d'Avatar. ~ sa forme. par exemple). entre niveaux superposés a raccorder.achel dév¡ent des déto 5euls rél asa pié!( latigun descoftr lnception. Le tout prend des proportions spectaculaires dans le long final qui alterne quatre niveaux de reve. C' est pourquOJ jJ ~ a peu pres inutile de se demander si la toupie tombe ou p . le fétiche de sa relation avec son ex-feml11e. mélrie pi que ceUl ss psych P8Ur. SEPTEMBRE 2010 CAHIERS DU CINÉMA I . trouve dans Inception une fable parfaíte. La victoire momentanée du film tient alors dans la construction du sentinlent onirique par le montage plus que par l'imagerie: des corps suspendus. cornme les . Mieux: achaque niveau de reve. la séquence s' affranchit par instants de cette mécanique. qui lorgne ostensiblement vers le jeu vidéo Oe tres populaire Modern lMlifare.~.de In mission. au sens propre.QU ' féminin. Le pire est l' avant-dernier niveau. et finalement se débarrasser dll trauma. le rejettent. tion dans une sauce épaísse. Reste que. _ hollywooc se con ter tres bien spectalel . La séquence aMombasa. meme dans ce final prenant. l' alternance des reyes est aussi une alternance des genres. morts et vifs. dont la jungle épai&se est un tel réservoir de situations virtuelles qu' elle ferait passer Inception pour un 70 film pauvre. régler I'héritage d' un empire J-inanéier et faire table rase d'un drame conjugal vont ense Íe. les resse ances entre Inception et Shutter Isl<1/ld. Cobb énonce bien a ses coéquipiers que la fuite en avant. IlI' a acceptée a la fois pour pouvoir rentrer aux EtacsUnis. et cette histoire de deuil vient perturber chaque reve. une avalan che. Revenir en territoire américain et revenir ala réalité. en philosophie politique. tout en formant sa potentialité la plus forte. Le gimmick de sa rotation est un symptóme. Quel est ce monde ou personne ne s'étonne que l'on pénette l'esprit de n'importe qui pour y implanter des idées? La critique classique qui.le récent film malade e Scorsese. Tout se joue entre horizontahté et verticalité.lorsque l' Américain Cobb cheIC~ refuge dans un café rempli de Kényans qui. si bien que Nolan peut au fil de l' avancée des personnages réinventer a la fois le montage alterné et la dilatation temporelle. sur trap de tableaux. le bunker dans la neige. Nolan fait le choix malheureux du vertical. l' enfoncement dans les emboÍtements de reyes.une bis la sensib res . Au début de leur mission. noUS ): sommes. Le low-tech du montage alterné intensif est plus fort que n'importe quel morphing numérique. existe encore un monde réel pour Cobb: ce cauchemar. Pour qu'/ vraiment Le premi rhes. en boucle entre l' arret de l' action et sa relance. maís l'imagerie hollywoodienne. elll lnessieul une p/a§ dans la I les réve dét. cherchant a combiner la métaphore psychique avec l'illustration gamer: les niveaux sont autant ceux d'un vaste jeu de róles que les strates toujours plus profondes d'un subconscient hanté par un trauma. Dommage. raccordant a répétition les memes personnages endormis et en mouvement. dont on se demande si elle ne cache pas l'inconsistance fondamentale du plato Cette stratégie du jlow et de la vitesse trouve pourtant de multiples et belles mises en abyme.tel mouvement ou telle musique «traverse» les niveaux cornme une onde de choc et les relie mais a force de suraccélérations. Et l' on ne dit rien d' Oncle Boonmee.:a n' est pas l'imagerie onirique qui est au rendez-vous. Est-ce done a cela que servaient les «niveaux»? Il faut un peu de patience et de bonne volonté pour comprendre que les mondes d'Inception ont autant a voir avec le reve qu'avec les plateformes virtuelles. de meme qu'elle forme la motivation de Cobb pour l'ensemble . une mauvaíse conscience des allusions politiques de son film (des camps de concentration a Guantanamo) qui reste. pour Cobb. dans Inception. Leonardo DíCaprio s'y transporte dans une meme confusion accablante enae architecture de jeu vidéo et structure psychique. un camion qui tombe. Maís il y a cbC2 Scorsese. nouveau de longu. morte par sa faute.:Homme sO/u age a jumper).JlO­ corps» des séquences oniriques. 51tlon po -A la re< spectatel élue esl I aceepte prenant. <. montre cependant aquel point le monde suppose rec l est ce cauchemar d' un autte. Ace titre.

Pas comme dans la ce rve lle des fem me s. véritable sac de nceuds dan s le s re ves.a la recrue et surtout au spectate ur . Rapporté co mme ici a un tel niveau de littéralité. la reverie des hommes condamne les femmes aerrer dans les limbes. a Jean-Philippe Tessé -- C\ 11IFI.-. ell e est de dos et se retourne ver s DiC aprio. armé jusqu'aux dents de son psychlsme ordonné. L'inconscient des hommes est bien rangé . seu l j'homm e. et sur I'axe émotionne l av ec I'exp loration du ce rveau de ce doux re ve ur de Leonard DiCaprio. Pour qu' Ineeplion démarre vraiment . Qu'e st-ce á des tueurs a gages . á gauc he en so rt ant de I' asce nse ur. que renferme le coffre du pe re qu' un bloc kbu st er intelllgent 7 Un film q ui satisferait á la do uble exigence d u grand spectac le et de la complexité. ell e se ule peut habiller et tordre l'lmaglllalre ordonné de ces messieurs (qui se plaigne nt : " Pourquoi on n 'esl pas piuló/ sur une plage ? » demande I' un d' eux . elle n'i nearne au fond que d 'a rchaiques fantas mes rem ontant á Charcot et im bibés de moral e jud éo-chréti enn e. femme. elle ne rés iste pas (e lle aceepte en deux minutes le princi pe. Mals lel. de femme foll e: I I ! 1 I . Le fil m est trés sérl eux sur la quest ion.------ Dans Inception. qu i. plus retors que ce ux qu ' un homme pourrait imagi nero Cest le privilége de sa psyc hé méandreuse : la femme est d'une complexité a falre peur.. incontr6labl e.q u'il s id enlifi ent au féminin .in ception . le reve perd to ute sa su bstan ce. dans la tete de s hommes (les se ul s reveurs au cours du hol d-up) on va droit au but. des blessu res . ne se contentent jamai s d'un programme vi ril et eff lcace (qu i aura it tres bien pu contenter le sp ect at eur ici : décollage ... En effe t . da ns !'ar t ic ulabon d'u n t raumat isme et d'u ne figure féminin e au ssi déréglés I 'un que I 'a utre. brou illen t les rapports signifiant/signlfié . La fi gu ratl on est dlrecte..-.en quoi con siste le ca mbrio lage oninque. que ll e est la form e du souve nir 7 Une maison d'enfa nce tombant en rUines. Lá oú la com plex lté et la Iloirceur ad mirées de The Dark KlJIght se dissolvalent en dil em mes puénl s du type : " tu préferes sauver ta mere ou mille personne s 7 » . Dans Ineeption.. On en recru te un nou veau. [ ·' '' 11' 71 . la cié de I 'énigme est á I' i ntéri eur de ce lu i qUI eherc he á la déeh lffre r. a quoi ressemble la rés istanc e de I' inconseient 7 a recluse da ns une cham bre métaphoriq ue. cin trés dans leurs costard s et qui gagnent toujours a la fin . Leonardo DiCaprio yest confronté. pe rfor mant . de la se nsibill té. ent rainé.. la fi gure de la femm e in qui éte. quand meme un bri n surprenant. Le premier architecte des reyeS. pri so nni ere de ses to urmen ts..-. co mme ch ez Scors es e... Cest tout simp le. Comme d ans l a sérle Le Prisonnie r. il faut une fili e. ma is recourent á des ressa rts dlffieiles á maltri se r . gouvern ée par ses passions. ! ~ I i 1I ii 1I LA FEMME AGAUCHE EN SORTANT DE l'ASCENSEUR I nception a gagné la bataille de I'été paree qu 'on lui a att ribué I'ét iqu ette revée du « bloc kbuster intelligent » . i l s' aglt pour DiCaprio. sui cidai re dan s Ineep/lOn. Dan s les deux films . est radicalem ent si mplif ié e.. I'enfant i ne El l en Pa ge étant hors-jeu .-\ S EI' TE\lIll ' . dévient et encodent tout : on n'y altei nt jamais 5a cib le qu e par des détou rs com pll qués. ala hantise d'une femme folle. Im médi ate : OÚ so nt les sec rets ? Da ns des coffres-forts . les top lq ues freudiens y ressemb lent á des co mm odes á tlrOl rs oú les re présentatio ns sont pl lé es et re passées comme des chem ises. qui se dép lie dans Ineep/lOn sur I'axe narratif avec so n réclt encha ssé. et dévoll e au passage q uelque ehose de I'inco nscle nt hollywoodien et de ses fi lms de mee s. des ba lad es en cortex) . Insuff i samment compétent. Mals dan s ces films. Irrationn elle. Les reyeS sont rie he s et dl ff lci le5 á Interpréter paree qu ' il s se détache nt de la littéral ité.. malgré I'éc rin tordu des décorum seerétés pa r la filie. tout reste sa place . la femme que I'on f in it par retrouver aux bas étages est bien la meme : hysténq ue et morbl de. batira des reves plu s labyrinthiques.une histoire d'amour. I' im ag e de soi qu e l e héros déeouvre au bout de sa quete est médlatisée par la fig ur e fém in ine . Médée dans Shutter Island. La mécanique des projections . La re ssem blance avec Shutter Island est la encore fr appante et mon tre cambien les films hol lywood iens « sér ieu x » se résolvent souvent .. co mme avant IUI The Dark Kn ighl du me me Christopher Nolan. L'heureuse élue est la juvénlle Ellen Pa ge. au-de la du sc héma si mpl ist e de ce fil m asex ué oú le beau r61 est ré servé a e des types au x allures de banq uiers.S I )l C I" E ~I .atterrissage). une semblab le mise en sc éne présente au x spect ateurs cette figure de femme prob lémes . de descendre les étages de sa mémoire et de son i nco nscien t pour chercher la femme . plus qu e d ans des histoires d 'a m o ur. aeeess lble pa r I' introspectio n du pe rsonnage ma sculin.-. ell e IIlventera une géométri e perve rse. « Contin enl noir » so upirait Freud.. Ineeplion entend voyage r en ad ulte dans les méandres de I' inconsc ien t.-. dép lacement.. ce q ui autori se de longues seenes d' exposi lion pour bi en ex pl iqu er dans la répllque de la ch am bre de 2001 7 Un Rosebud. ell e est incu rab le: iei comme ai l leurs. est éjecté des le débu t. Enfantine . Chez Seorsese et Nolan . On ai me a fa br iquer eet oxymore .RÉPLIQUES . figu rab llité) ont disparu. comme dans Shutter Island. Les opérat ions décrites par Freud (co nd ensatlon. le visage ino nd é de larme s. Séparée des vivants par la barriere invisib le de sa foli e. parad oxa leme nt. semble digne d'et re sa uvé. rebuté par I'ari d ité d u décor dans la nelge).

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