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French Parliament Water Report Oct05-10 [Released Dec13-11]

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transfrontaliers.

Si l’on compare les 280 aquifères transfrontaliers identifiés aux
263 cours d’eau transfrontaliers, on est frappé par le faible nombre d’accords sur
les aquifères. Il en existe en effet seulement quatre :

– l’accord sur l’aquifère partagé entre la France et le canton de Genève
qui constitue le seul exemple de vraie gestion partagée ;

— 95 —

– l’accord sur l’aquifère des grès nubien (ou NSAS) partagé entre
l'Égypte, la Libye, le Soudan et le Tchad qui est un aquifère fossile non
renouvelable, un des plus grands du monde (2 millions de km2

de surface, 540 km3

d’eau dont 15 340 exploitable, 2,17 km3

cube par an exploité). L’accord entre la
Libye, le Tchad et le Soudan a créé une autorité. Il s’agit d’un accord
institutionnel plus que de gestion ;

– l’accord sur le Système aquifère du Sahara septentrional (SASS),
aquifère fossile partagé entre la Libye, l’Algérie et la Tunisie (1 million de km2

,

60 millions de km3

de réserves théoriques, 2,5 km3

de prélèvements annuels
estimés, à usage agricole à 80 %). C’est un cas exemplaire car les trois États ont
commencé une collaboration sous égide financière du Fond international pour le
développement agricole (FIDA) dans le but de faire des recherches communes et
ont élaboré un modèle. Celui-ci permet de faire des prévisions et des simulations
et de repérer les points sensibles. La proximité avec la mer fait qu’il y a une
intrusion d’eau salée. S’il y a une base de données commune, il n’y a pas de
système de décision commun. En 2008, un mécanisme permanent de coordinateur
régional a été mis sur pied sur une base tournante à l’OSS (Observatoire du Sahel
et du Sahara). Il fonctionne sur une base tournante ;

– l’accord tout récent, du 2 août 2010, sur le Guarani. C’est à ce stade
un accord de principe entre le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, qui se
partagent cet aquifère Guarani d’une superficie de plus de 1 500 000 km² et
pouvant satisfaire les besoins de l’humanité pendant 200 ans. Les États
reconnaissent qu’il est partagé et pensent établir un mécanisme institutionnel au
sein de la Commission de la Plata. La ratification n’est pas encore intervenue. Cet
accord identifie des « hotspots » (effets transfrontières d’une action) en vue de
coopérer sur ces points. Cet accord est intéressant car il se fonde en préambule sur
la résolution de l’ONU de 2008 relative aux aquifères qui sera discutée
prochainement à l’Assemblée générale des Nations Unies (cf. infra). Le risque
aurait été grand de voir les pays exploiter sauvagement, intensivement, la
ressource dans le seul but d’empêcher leurs voisins d’en disposer.

Deux autres aquifères doivent être signalés. Le premier est l’Iullemeden
au-dessus duquel se situent le Mali, le Niger et le Nigeria. C’est, semble-t-il, le
plus vaste, mais aucune donnée précise n’est disponible. Un travail s’engage à la
suite d’une réunion au Mali il y a deux ans en vue de signer un accord portant sur
une coopération et une concertation des États mais l’accord n’a pas encore été
signé. Un différend concernerait le lieu où établir l’organe de concertation. Il n’y a
en effet pas de structure pré-existante. Le second cas est l’aquifère de Yougoslavie
avec un projet d’accord entre la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, le Monténégro et
l’Albanie. La Serbie pourrait y être associée à terme. C’est un projet important car
il propose à d’anciens belligérants de travailler ensemble. Il s’agit en outre du
premier projet sur un aquifère karstique. L’accord prévoit un volet institutionnel
avec une référence à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur
les aquifères de 2008 (cf. infra). Une facilité supplémentaire est accordée au projet

— 96 —

par une provision disponible dans le cadre de la phase d’adoption de la directive-
cadre européenne par ces États associés à l’UE.

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