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Quesnay - Physiocratie or the Natural Government the Most Advantageous to the Human Species (1768)

Quesnay - Physiocratie or the Natural Government the Most Advantageous to the Human Species (1768)

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Quesnay, François (1694-1774).

Physiocratie, ou Constitution naturelle du gouvernement le plus avantageux au genre humain, recueil publié par Du Pont. 1768.

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PHYSIOCRATIE, ou CONSTITUTION e DU NATURELLE -ii-

GOUVERNEMENT

U MUSAVANTAGEUX AUOENRIHUMâD^

\<m acieriK lii!>orîoïà opera,et BLuflie-ifio tient ciT'afiun al> ÀMîfùmo» Xtékimt. l'.fll-Aie.

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jus. DCC LKVUX. arbittium >regimen. & Ç. . ordo & leges. rue de k ehe~M1nt Ubndre. 1~ Harpe. & Corn/pondant fyla Société d'Émulation da Londres. publié par Du y 1 V:a . Recueil Po»T> des Sociétés Royales d Agriculture de Soifons & d'Orléans. Èxnatorâ. LIN>Libraire. Ex homine.F.4 Y L E Y D'E D £ A PARI s S.3 o v CONSTITUTION DU NATURELLE GOUVERNEMENT LE PLUSAVANTAGEUXU GENRE A HUMAIN. ]'• f 'L' GhszM&tiK. r M. coerdtio.

metteq l'ordre.vouloir bien commenterpar corriger à la plume les fautes /vivantes qui font échappées malgré les j'oins qu'on a apportés cette. le. mettes comme gouverne la raifon. mettez un point & une virgule au lieu d'une Ligne n fitnple virgule. Page 1 34 ligne 1 1 raye^ te. Page 69 ligne 14 luxe de CubS&ance meeteç &fle de fublîftance. rayei eu de forte qu'il rejle Il y a une Nation. Page xxxvij ligne 10 ôtez le point & la virgule. à la première ligne de l'alinéa. Tableau 3t économique.y.c'etl de lui que. us mettes Maximes. 4e Pagrjt- Page tjo. ligne pénultième comme raifon... Li^nezv. T) xij. la Page xcix. QUI ïrbcede les Maximes.. ajout cç que duviendroient fifinijpe\ la phrafe p0r un point exelamatiî. . à la fin de la dernière ligne du texte. Edition. qui forment l'ordre. Page 118 ligne 1 d'agriculture culture. mettent?. Page 81. mmej une virgule fimple. lignej en remontant homini mettez homine. avant les revenus. DANS ta Discours de l'Éditeur. DANS l'Avis de l'Editeur. ligne 6. ajoute^ M étendu. ligne 11. à la note. à la ligne 7 en Page 1 de l'Avis & 101 de l'Ouvrage remontant.mette. DANS les Maximes. 17. DANS LES observations sud. après l'impôt metteç une virgule» Page 141. Dans les Notes sur.On prie inflamment les Lecteursde. confirmes à l'ordre. c'eft lui de qui. mettez. Ibid. Page 1. ligne 1 le partage. Il y a euune Nation. Page 161 ligne 10. Page i^o.

J e f aflèmble fous Un titre gé.duCommerce. & desFinances. cpnfignés féparément dans des volu*mes détachés.DISCOURS DE L'ÉDITEUR. néral & commun. des Traités particuliers qui ont fervi à mon inCtru&ion & qui pourront fervir à celle des autres. dont -étài&alorschargé. p néfuffit point à mon zèle de lés avoir. a . Leur Auteur m'en a donné la plupart facceffivement pour en enrichir un Ouvrage périodique. & quiapoutobjétl'accjrbifïènient: d'une Science eflèntielle au bonheur de l'humanité (*). Je crois devoir les ( ) LeJournaldel'Agàculoitc.

& ïâfîs "exàniiner iearsr rappocts'^ -.e: ~.& complet qui expofe avec évidence le droit naturel des hommes. Cestroisi. de~e~émcuepd'une ^ùé manickjvïfolêe. les ferait connaikre limais dans toute leur -^tteiidinel.gcânds objersfont très diftin&Sv ^cependant font tjjetiCe tteflemett&lïés'enCembte.l'^ J 't/ ):2 . ferai'c Jiesmal icoùnaiîtré'' qae lesconâç ne dfomdr^yrdËer vofjïloiii?.)" J Lb I>roiT"îîaturel de l'hom^ iaie. dâiikfôiât fënsprimitif le plus .' 'V. l'ordre naturelde la Société & les loix naturelles les plus aux avantageufes poffibles hommes téiimsenfbciété.i) DISCOURS rapprocher pour rendre leurs rapports plus fenfibles & pour en former un corps de do&rine déterminé ..

a le droit que l hommeaux chofes propres a fa jouijfance. qu'on eft ma* obligé de le définir ainfi d'une iiiere généràle.jdë l'éditeur* iij l'hommea générai eft le droit que défaire ce qui lui eft avantageux ou comme dit l'Auteur dont je publie aujourd'hui quelques écrits. à des relations qui en varient tellement l'ufage. ou eh troupe ou en fociété régulière. notredroit aux chofes propres h notre jouifeft fondé fur une condifance tion impérieufe par laquelle nous fommes chargés de notre conferva-* ait . foitque nous vivions ifolés. Ce droit eft affujetti par la Nature même.qoi êmbràflèvague* tnent tous les différens états oit l'homme peut fe trouver* Mais dans quelques circonftarices qu'on nous fuppofe.

Alors on ne pourrait pas dire que ïaous ufaffionsde notre droit na- . Sans quoi. Le dernier degré de révérité de la punition décernée par cette loi Souveraineeft fuperieur à tout autre intérêt & à. nous les employerions fou vent k faire ce qui nous ferait nuifible.iv DISCOURS tion fous peine de foiqjf ronceô de mort. par l'arithmétique phyfique& morale par le calcul évident de notre véritable intérêt. au lieu d'employer nos facultés à faire ce qui nousferait avantageux.toute loi arbitraire. L'ufage du droit de faire ce qui mous efl avantageux (uppofe néceflairement la connaijfancede ce qui nous eft avantageux. Il eft de Fefïènce de ce droit d'être éclairé par la réflexion par le jugement.

DE L'ÉDITEUR. Il eft donc •fenfïble que l'exercice de notre droit naturel eft évidemment & nécefTairementdéterminé par des caufes abfolues que notre intelligence doit étudier & reconnaître clairement auxquelles elle eflr obligée de fe foumettre exactement. uniquement dans ce premier point de vue. Il exifte pour un homrieabfolument ifolé.hors de l'enchaînement defquelles nous ne pouvons faire aucune a&ion licite ai raifemia<ble. &. Confidéré même rigoureufement&. & il exifterait entre le principe de notre conduite &la plupart de fes effets une groffiere & funefte contradiction. v turçl. il1 a iij . Le droit aux chofes propres à fa jouiffance exiftait pour le premier homme.

DISCOURS l'ordre focial. £es de celles du pouvoir phyfique inftantâné de l'individu. Un homme exa&ement feul dans une ifle $éferte femble avoir Je çljQixd'agir pu 4çfe ^yrer a» vj . comme dans tout autre. & à des régies évidentes $c fouveraines. ainfî que précede tout jufte & tout injufte relatif Mais dans ce cas comme dans tout autre il n'eneft pas moins foumis par fon eflènce aux loix phyjîques de l'ordre naturel & général de l'univers. Dans ce cas. comme dans tout autre. il eft aflîijetti à des bornes différen.Dans ce cas. il ne peut être fûrement que fous la diemployé rection de la raifon éclairée. qu'& (on propre préjudice. defquolles l'individu ne pourrait s'écarter en aucune façon..

ramafTer& à conferver des provifions pour fubvenir aux accidens~ & pour jouir dans les faifonsoù la terre refufe fes fruits. A moins qu'il ne foit infenfé. Il reconnaîtra même qu'il ne fumt pas de fatisfaire par un travail paflàger aubefoin du moment il chercheraà. comme nous l'avons remarqué. vif repos. il fe gardera donc bien de refter oifif. Autrement il ne ferait pas ufage dudroit qu'il a de faire ce qui lui eft avantageux il ne remplirait pas le de-* voir qui lui eft impérieùfcmcnt a iv . Il travaillera pour fe procurer de la pâture & pour établir fa fureté contre les attaques des autres animaux. il eft chargé par la Nature même de pourvoir à fa confervation fous peine de fouffrance & de mort.DE L'ÉDITEUR. Mais.

que deux faibles réunis.viii DISCOURS prefcrit par la Nature & l'effet: irréfiftible d'une loi naturelle le punirait promptement & févérement de fa négligence. aurait quelquefois le pouvoir phyfique de vaincre le plus fort. feul c'était plufreurs hommes qui fe rencontraient dans un pays inculte il eft certain qu'ils auraient le pouvoir phyfique de fe combattre les uns les autres que le plus fort aurait le pouvoir phyfique d'enlever quelquefoisla pâture du plus faible. que le plus faible même 3àla faveur de la rufe de la furprife ou de l'adreffè. Mais Ueft également certain qu'ils Cegarderaient bien 4e tenir une conduite aiiffidange~ . Si au lieu d'un homme. même la vie. de lui ravir fa proie &.

Avertis les uns & les autres par des befoins prelfans de la né- . ils feraient tous réduits à mener une vie très miférabîe. tance. & ne pourrait même efpérer de jouir de fon droit defairece quilui ferait avantageux. auffidéfordonnée auffiinfru&ueufe auffi propre à les détourner mutuellement du travail nécefTairepour aturer leur fubfi£. Or les hommesn'ont rien de plus intérefTantque de s'affurerla jouiflance de ce droit fondamental. dans laquelle aucund'euxne jouirait. Ils appercevraient d'abord évidemment qu'un tel état de guerre les conduirait à périr tousà la fin ocqu'en attendant cette fin cruelle. & dont le péril extrême & palpable ferait auffivifiblement réciproque.DM V ÉDITEUR. ix reufe.

loin d'en faire ufage pour fe nuire. pour afTurerà chacun l'ufage licite de £on droit naturel de fon droit aux ûkofes propres hfajouiffaneer ou en d'autres termes. établiraient nécefïairement entre eux des conventionsfociales. leur feraient réunir ces mêmes forces pour le bien de tous.pour fedétruire réciproquement le befoin mutuel. L'Ordre naturel eft la confi . la raifon enfin. ceffitéd'employer leurs forces phyiiques afin de pourvoir à leur propre confervation. tacites ou formelles. la liberté de profiter des avantages u*il peutrea tirer deVordrenaturel. les foumettraient à des régiesnaturelles de juftice & même de bienfaifance réciproque. l'intérêt.x DISCOURS. la crainte.

C'eft l'ordre naturel qui nous fpumet: à des befoins phyfiques. on voit qu'il doit renfermer.DE L'ÉDITEUR. En ce fens général & vafte l'ordre naturel précède de beaucoup le droit naturel àe l'homme il s'étend bien au-delà de l'homme & de ce qui l'intérefiè. «I titution phyfique que Dieu mêmea donnéeà l'univers ô par laquelle tout s'opére dans la Nature. qu'il renferme en effec dans le plus grand détail tous les biens phyfiques auxquels nous pouvons prétendre & f inftitution foçiale qui nous eft propre. il embrafle la totalité des êtres. . Mais quand on envifage cet ordre fuprême relativement à VeCpece humaine.

en raifon proportionnelle de nos erreurs &de notre égarement. fous peine de perdre.xij DISCOURS qui nous environne de moyens phyfiquespourfatisfaire à ces befoins. dans les chofes fur lefquelles il nous eft poiïible d'étendre l'ufage de nos fens & de notre raifon. avantageux & d'être ainfî privés de Ceftlui . Ceft lui de qui nous tenons le don précieux de pouvoir étudier & reconnaître évidemment cet admirable enchaînement de caufes & d'effets. la faculté de faire te qui nousferait. Ceft par lui que tout effet a néeeflàirement fa caufe que toute caufe a feseffets dire&s. Oeft donc lui qui nous prefcrit fouverainement des loix naturelles auxquelles nous devons nous conformer & nous foumettre.

rufagé de notre droit naturel.DE L'ÉDITEUR. moyensfont évidemment indiqués par les loix. xiij LESLOIX naturelles considérées en général. qui n'ont aucun rapport à l'homme. Elles different de l'ordre comme la partie differe du tout. font les conditions efentielles félon lefquelles tout s'exécute dans l'ordre infiitui par l'Auteur de la Nature. Ces. naturelles de la portion de l'ordre généralphyfi* . U en exifte fans doute une immenfe quantité qui nous feront éternellement inconnues. & dont il ne ferait même pas fage de nous occuper car c'eft pour nous une aflèz grande affaire que celle de fonger efficacementaux moyensd'accroîrre & d'aflurer notre bonheur.

LESLOIX naturelles prifes en ce fens. Ce font ces loix dé nature qui la Jî refcrivént réunion des hom-* . qui nous eft relatif y font les conditionseffentiellesauxquelles les hommesfont ajfujetds pour s'apurer tous les avantages que l'ordre naturel peutleur procu-* rer.adv DISCOURS que. Elles déterminent irrévocablement d'après notre efïènce même & celle des autres êtres quel ôfâge notls devons nécëfTairemene faire de nos facultés pour parvenir a fàtisfaire nos befôins & nos defirs pourjouir dans tous les cas dé toute l'étendue de notre droit naturel péilf être dans toutes lés circonftàncès. âuffiheureux qu'il noiis eft pofflble. directement relative au genre humain.

DE L'ÉDITE (SR. xv mes en fociété. L'hpmme ifolé ferait expofé à mille accidens il manquerait fouvent des'forces dont il aurait befoin pour le fuccès de fon travail une maladie une chute violente une jambe caffée un pied démis le condamneraient à mourir de faim. une fociété naturelle entre lès peresjles mères&les enfatls qùifur- vîennent en grand nombreavant >l .avec fes femblables quand mêmeil ne naitrait pas en la fociété. Maisla longueur& raibleffb deibn çnfance établiffènt. & qui fixent les régies de cette réunion d'après les droits. Il" ferait donc puitfàmment excité par "évidencede fon intérêt à s'aflbcier. & l'intérêt manifefte de tous & de chacun. les devoirs. mêmeiéânsirétat le plusfâùvage.

Toute autre conduite ferait funefte à -la famille priverait fes membres de l'ufage de leur droit naturel. Il eft évident par-là que les régies de raflbriatioû primitive ne font .xvj DISCOURS que les aînés foient en état de fe paffer du fecours de leurs parens.participation à tous les avantages que la famille peut fe procurer. Dans cette aflbciation primitive. & conduirait rafïociàtion & les affociés à leur deftruéHon totale. la fenfation vive & toujours préfente du befoin réciproque jointe aux mouvemens de l'attrait naturel j non-feulement profcrit toute ufurpation entre les eo-aflbciés mais allure à chaque individu tous les fecours qui peuvent lui être nécefïâiresde la part des autres individus & la.

VOrdre naturel fodal fonde fur l'expérienceinconteftable du bien & du mal phyïïque. xvij b .iôûtpas desrégiesarbitraires. là connaifTance évidente du bien 8c du mal moral du jufte St de l'in- r>E'L>Ê£>ÏTEZ/R.&que dès que plufieurs hommes vivent enfemble ils font foumis par leur propre intérêt à un ordre naturel SOCIAL. &dont tous ne peuvent jouir complettement ni aucun ^«Mcfârement* qu*acette condition fondamentale. Uh ORDREDE à JUSTICE ESSENTIELLE établit qui le droit réciproquedes t co-ajjociés fur les loix pByfîquesqui affkrent lafubfiftancedes hommes ù fur le droit naturel dont chacun d'eux doit jouir fans ufurpationde cequi appartient aux autres.

à la vertu. Ellesnous conduûfeM toutes les jnftitutions qui étendent notre .xviii DISCOURS Il oi&e à la prujufte par effence. Il nous foumet notre bien à l'obfervance de pour plufieurs loix naturelles. dence. embrâfTeat.rer ~o~ui"~`~.c~ avantages qus l'ordre focial peut nous procurer. à la morale. Elles décident. des principes folides&C des régies afïurées.toutes les relations dont nous fo«wnç$ fufceptibles. à la'fageffe. Ces LoixnATVZELZESde l'ordre focUU auxquelles nous fommes ajfujetds pour nous ejjentiellement ~e tous les ~u . quelle conduite nous devons tenir avec nos femblablespour notre propre bonà hoir. dans tous les cas. par l'évidence de notre intérêt réciproque.

XiX félicité en multipliant nos rapport» avec les autres hommes & les occafions des fecours mutuels entre eux & nous. hommes réunis en fociété. aux. & qui ne peuvent'.DE L'ÉDITEUR. fans défofdrè ôi fans defbu&ion être que Hes a3es déclaraioires des loix natUM relies de l'prdre facial* On voit par cette chaîne d<? èc méritésfouveraines comment pourquoiles hommesne peuvent faire ufage deleûïdroit naturel bij . Elles nous mé* nent à l'établifTement de î.*onî>RE xégitime qui confifte dans le droit de pqfftjjton affuré Ô ga* ranà par la forced'une autoritétu* télaire ô fouveraine. Elles di&ene toutes les loix jfojztives qui doi* vent émaner de cette autorité.

ner.1 ^oilà. notre intelligenôe-^Cettô intelligence nous fat principales ment donnée. fociatîôc établir des:loix po- .XX DISCOURS naqu'en feconformant à l'ordre turel i comment& pourquoi ils ne peuvent jouir des biens auxcpés l'ordre naturel leur permet aux d'aspiréequ'en..le xercle évidemment le bon-^ jracfé!i>ar-la Nature-ppu« heùr diqshommes éri ce monde.. les limites dans lefquelles? le Créateur a Renfermél'emploi utile de. de ces biens i loix naturelles. c ver. qu'è» obéMTant 'aux Voilà. onformément à l'ordre na~ lurd. afin que nous j>û& fions nous inftruire^ connaître Se naturels Sede juger âvno$> droits.fe foumettant eon&itiOïïsînécefTaires acquépour rir là1 jottî^àace.

L'aufyfi du ü~% L'ÊDITEVR. preflîon d'une penfée de l'Autear même des divers corbeaux dont il eftcompofé. & qui n'eft que l'ex. l'explication abrège de 1 épigraphepleine de fens le J ai cm devoir placer à la tête de ce Recueil.maisqui font attachés -lesunsaux autres par leur nature. xxj Telle est . Tel eftle pi4ûda Xivre qui réfultéra de cette toir ledion de diffërens ouvrages qui avaient été %arés pa* les çlr^confiances. Le premier examinele droit nay turd de l'homme fous toutes £e& faces &par rapport à toutesfesre~ iations.DE jmves pour contraindre les -G•toyens ignorans fbuxou dépraves à la foumiffionaux /«/* «^l relles de la fociété. extérieures.

l'ordre focial phyfique. onrc qui aux yeux. fuit. Les Maximes énérales duGouver*g nement économique terminent qui la marche.jrcij DISCOURS Tableau économique. quoique particuliers à quelques-unes des notions de l'économie politique. Mais c'eft dans la première partie que le Lefteùr pourra trouver une çoonaiflance méthodique du droit naturel de l'ordre naturel focial s des loix naturelles à lafociété^ de la néceffité &des moyensd'y conformer notre conduite pour notre . Après cette expofitiongénérale de la do&rine j'ai ajouté à ce Recueil une feconde partie qui & renferme des difeuffions des développemens intéreffans. préfentent lesloixnaturelles de cet ordre évidemment le plus avantageux à la fociété.

s'efforcent eneore autant qu'il eft en eux. mÇ bonheur. fuperficiels. Completté celle du dmit de l'on» dre.DE VÊDITEUR. & c'eft dans cette connaiflànce évidente & fuivie que confîfte la fcience de la JPhyjiocrade ou de l'ordre naturel effentiellementconflitutifdu Gouvernementle plus parfait.& peut-être auflîquelques espritsmal intentionnés. JE sais que quelques efprits. des ïoiscSLdu Gouvernement naturels & voudraient du moins rendre problématiques les avantages qui doiventréfulter de Téta> b h . qui comme les corbeaux redoutent la réfurre&ion des morts. de faire méconnaître la po£ftbilité de réduire à une feiencè phyfique exa&e évidente &.

&c. qui favent. &c. & qui prétendent nous perfuader que nous ne pouvons cependant nous procurer aucune .régie évidente fur la manière dont nous devons nous conduire avec les autres hommes. & dont la fociété doit être conftit^ée pour que l'efpece. qui font forcés de convenir que nous avons la faculté d'acquérir une connauTance certaine de l'éther fubtil répandu dans tous lesautres élémens une connaiffanceaflurée des révolutionsdesSatellitesdeJupiter une connaiûance évidente des régies de l'arithmétique infinitéfimale^intégrale&différentielle. les individus & nous* .xxiv DISCOURS de & de la publicité d'une fcience auffi nécelTaire au genre humain. H ne faut pas répondre à des gens qui voient.

DE L'ÉDITEUR.Or dès que nous renonçons à la prétention infenfée de pafTerles limites facrées de la. poffibilité dans le bonheur auquel nous prétendons. nous hommes certains que pour nous aflurer la jouiflance dû plus haut degré de félicité dont nous foyons fufcep«ibles. car nous ne pouvons pas efpérer. & pour peu que nous faffions ufage de notre raifon nous ne pouvons pas même délirer d'être plus heureux qu'il n'ap. Mais il eft de inféparable de notre eflTence défirer de l'être autant qu'il nous {bit poffible. xxv mêmes fur-tout foyons le plus heureux qu*il eft poffibleà notre nature? Je dis le plus qu'il eft poffiblea notre nature.` partient à l'homme. nous n'avons qu'à erabra£ .

Je ne veux pas dire à l'homme inftruit & ftulement l'homme fimdieux mais mêmeà . notre Ces moyens d'apurer bonheur ces régies fouveraines de de notre conduite. jouifde notre droit naturel.mêmes à feul'homme.i xxvj DISCOURS fer les moyens qui y conduifent car il y a des moyens certains pour a toute chofe poffible parvenir fans quoi elle ne ferait pas poffible. ces loix contordre naturel qui nous font oh s'arnaître jufqu'ou s'étend & licite. profitable &rairête l'ufage la fonnable de nos facultés. ces fance évidens de la conftituprincipes tion la plus parfaite des fociétés fe manifeftent d'euK. & l'hypothèfe impliquerait contraction.

Nous avonsexaminé plushaut (*) quelle ferait la conduite naturelle d*une telle Peuplade d'hommesqui fe rencontreraientdansun défert. E ne faut quefuivreici lesconféquences également naturellès de cette conduite pour voir que. fortant des mains de la Nature borné encore aux premiers jugemens qui réfultent de fes fenfations. dans la formation de la fociété & dans fes inftitutions fondamentales.xxvij ple fauvage. viij VE L'ÉDITEUR. qui mon(*) Pages ix x $ xv&xvj. . cite de la l'hyfiocratie qui leur indique évidemment quels font leurs devoirs en leur apprenant quels font leurs drnàts. les hommes font naturellement guidés par une connaiflànce implî-.

Toutes lesinftitutiQns fociales.xxviii DISCOURS tre à chacun d'eux la néceffité de la foumiffionà tordre établi par l'Être Suprême jointe aupouvoir de jouir des biens auxquels il nous eft permis de prétendre la loi du travail à côté du droit d'acquérir les chofes qui lui {but utiles ou la agréables le refpe& pour proattaché à la fureté priété d'autrui de la fienne & comme premier garant de fes poflfeflïons. à folue au bonheur l'exiftence des hommes réunis.4é- .. Nous avons vu que dans l'état la liberté la fureté la primitif. & dont la eft d'une néceffité abjouiflance difocs plus. perfonnelle font napropriété turellement reconnues' de tous pour des droits abfalus appartenans à chaque homme.

Impropriétédefa pérfonne.' propriété fa perde fonne. C'eft principalement parce qu'on a tous les jours befoin -d'acquérir & de confommer des biens mobiliers^ïi'iléâfi néceflaired'avoir la liberté. Ceft parce qu'on W.( gourmefer-. qu'on a le drokde réclamer contre tout autrcce qu'on a acquis par le 'travail.DE L'ÉDITEUR. fes facultés pourfubvenir à fes propres befoins. Déjalapofleffion déschofesacquifes par le travail la propriété mobiliaire fe trouve ejjentiellement liée à là propriétéperfonnelle. par Remploide fa ?erf9mi «feabême.^êdroit naturel.' h. xxk coulent néceflairement de cette première iftftitution naturelle fondée fur là loi impérieufe qui oblige tout homme à employerfa peffonne. .

Nos geufe enconnaifhommesfauvagesqui fentenc fçnt tout le prix qui en néceffitépour leur Kndifpenfable ne exiftencé& pourleur bonheur.par' avoirla ce que chacund'euxveut paifiblede fopwpnéjounTance . de retirerf onbrasde. On ne jouirait pas de gré foi-même.la maind'un. Rousseau) qu'on a le droit J. font point d'humeurà la rompre. fi Ton pouvait être un autre homme de ce privé par . d'un intérêt réciLe <*iculfimple leur fait donc proque &palpable la propriété nobiliaire refpe&er fa d'autrui comme perfonne. l homme voudraite retenir maU qui nous.< qu'on aurait acquispar foi-même h paix fi naturelle &fi avants à tous ferait rompue.xxx DISCOURS de l'expreffionénergique de vir J.

ni de la pâture de fon voifin. Chez les Nations les moinspolicées. Quandilsonttué «a W »o« quelqueautre greffebét equ'ils peuvent ne «traofgorteràleur cabane. ou la mangerfur «kUeu fi elle juge la peinedu rran^on^p « confidérable. perfonne ne s'empare nide lacabane. Ceci eft confirmé par l'expérience univerfclle. ni desmeubles.voyem le . xxxi tés perfonnelles & mobiliaires.« piedd-u*arbre fur lequel ils pendent leur «carquois.DE L'ÉDITEUR.la langue de leur proie. ils' vont chercherleur Se » qirf vientemporterla bête. puis coupât feulement. -quel^efôisplasloin. Ces hommes naturels portent même le refped pour la propriété d'autrui à un point de délicateffe qui étonne les ames'rétxecies de nos peuples corrompus (*) (*)» Les Sauvages(de la cTfa à trenteou quarante louifiaae) vont lieuesde chezeox. ils mettent 'animal l -. ni des armes. qui «Krvale paflent autresSauvages dansl'il anptèsdu cadavre. Le.

pas. dit. i1 en f a perdue fera fmu qui fa~ il fa perdue vignea la rschercheroû n'appartient pas f~ q~ mla vuede çeux. fimp1icité vivent dans la dans toute Les OJ#iakes Les 8/.crayant ia bourfe bien pardue&ne 1~ avoir . 03voit la une » va dire à ConPc:rc quequelqu'i~n-0 perdu uperc.étxangerretournant voya~e. leur propranarure1le. do~e. Le bout de fon W. ne la chercheront po=nt fils obéit.«nil DISCOUK* tout fimple l parailre quoique l'extr$me afcenceux qui péfent d~t que l~cep~eHenee doit un de nos freres au-de1fus.. mcarquois bien de toulà.Le carquois les avertit que 10 Chaffentviendra tout reprendre.bien fâché. ne la raiaaf. uelque jours aprés le 61sde fOftiake ce bourfeà terre.UsConttrès hofpità1iers bité eft extrême. Au darbre pour la couvrir.qui parcourait difiance fa bourfe à. ou d'en enlever le plus » petit morceau.b quâelle coupequelquesbranches a.~ Mémoiresur f i'état de P. 8c dUent.3. celui bourfe qui paratt pleined'or. Unvoyageur.dC~ plufleursInois.~Imériqsre Septentrionale.quelque la Sibérie perdit chez lequel il avait d'un 0~ "dela maifon Q couché. l. Ils fe garderaient ma paJj'~ par cher à fanimal mort.

la VeUfôàii » jour qu'il per<fr. MonfiU té conduire àl'endroit^ va Mélanges iméreflkas & curiéûiUrticiëdé^?^ xxxiij c .bon le O^fe. pour ainû direv:çafuellej r /i %r r cherchkntnullemcné.DE L'ÉDITEUR. fi le Propriétaire était venu ^reprendre. interrompt J'Oftiake qu£ as «perdula hourfé je fuis bien Âarméquelïjbiè reVénû' EUe4 à la Minié^lâcé /^<tf> *> voir de tmstïtems. p3ffcpitlemèm^ipu té «vient >ger chez le . Ils ne pourraient faire les frais de ces établiflemens prote&eure de 1& çropriét^ :}o car |eur • LhCiûmcé étant.faWfe i/(i Jh^j^ » toi. monfrère. Dans cet état d'aflociation primitive & naturelle les hommeâ n'ont befoin ni d'autorité tutelaire &fouveraine ni de Magifgiftrats.. avoir îur des hommes chez lesquels l'erreur & les préjugés n'ont point encore affaibli fâ voix.Après crêpas il câufè avec fon hôte à rappelle l<j » tems où il à' déjà logé' chez M. ni de Loix pqfitivbs.

la. ils font tous fous la garde immédiate Se Le facile du. t fidérabl'es. Leurs biens d'ailleurs fonipeucon. . autrement.t" . profit de fel'ufiifpatian la plusiomplette en ferait çaifcltrès-petit. y Il ferait inçompréhenfible que cela "w fut.D sixxiv ISCOURS Se chacun d'eux étant obligé de s'occuper journellement à recher*cher. ils n'ont ni richefFes ni hommes difponibles à confacrer au maintien de -l'ordre public. Il n'eft donc point furdevoirs téciproprefiàftt que les remques1foi^nt religieufement p&n»*.Le danger inaaenfe. & peu difperfés. pefTefTeur.$b Jajis contrainte» & que l'habitude de les remplir élevé les homrhes à un haut degré de jufti~~é de bienraifance & de vertu.fienne & celle de fa faxnille.

DE L'ÉDITEUR. il eftcer^ tainemerit préférable à celui des hommes qui vivent dans une fociété mal conftituée. & dont les loix pofitives contrarient les Loin de l'ordre naturel. A moins que des circonftances particulieres ne retardent les progrès naturels de fes connaiffances. xxxt Cet état eft heureux. l'homme s'apperçoit bientôt que les productions fpontanées de la terre ne fuffifent pas à toutes les jouilFancesdont il eft fufceptible & qu'ellesfont en trop petite quantité pour lui fournir les moyens d'élever une poftérité nombreufe. Mais par fa nature il n'eft pas durable & même il eft loin encore du meilleur état poilible de l'humanité. Il cherche donc à multiplier celles qui lui ©lit paru les plus propres» c ij .

Dèslors il n'y a plus moyen de s'arrêter l'état de fimple aflbciation ne convient plus aux hommes. confié à la terre devient le germe afTuré des Empires. & l'intérêt. il plante. . ils en réfultent auffi néceffairementque les épis que ce grain de bled fait éclorre. Il devient agriculteur. il laboure. la juibice. il feme les productions naiffent autour de fa cabane & deviennent plus abondantes de jour en jour fesrichefïesaugmentent fa famille s'accroît. il faut inftituer des fociétés régulieres il faut former des Cosps politiques. Le premier grain de bled. il défriche.D sxxvj IS COURS à fa confommation. La terre était habitée par des hommes que la nature. évidemmentcommun.

Leur 3p.*>Z L'ÉDITEUR a^. 7^ eftlefruitdel'emploideleuftra: vail.delew force. &le travail perfonnelqu^ C1~ . de leur perfonne. d-Gnaaient ropxiétaires leur pe~ p de fonne & des rickejfes mobiliaires acquifes par le travail de leur perWDè que ces J^ ontfaxtufagedeleurs^^v perfonnelle & mobilise pour cultiver quelques portions de cette terre auparavant vague & de nul produit ils deviennent de droit ^propriétaires fonders des champs qu'ils ont défrichés & mis ^envaleunpuifque cette valeur que la terre a acquife par la e Fr culture. rait leur ravir les richefTes mobh^ires. enL verlapofleffiondecech.deleurinteUigence. & de la dépenfe de richefTesqui leur partenaient en propre.

Mais la culture & la propriété fonciere n'ont pour but que hprai priété desfruits que la culture fait naître. néceffité évidente de refpeéter mutuellement leurs propriétés fon-> çieres à mefure qu'elles s'établi-* ront par les dépenfes & le travail ou par les contrats licites. Tout ferait perdu fi cette propriétédes fruits n'était pas ajTu-* . Ils feront donc frappés de la. Ils fentent l'utilité de la culture ils voyent que perfonne n'en voudrait faire les frais s'il était expofé à les perdre.«cxxviij DISCOURS ont corifacrés à fon exploitation.» *iux opérations préparatoires de fon exploitation ce ferait violer leurs propriétés reconnues & nos Sauvages confédérés conçoivent évidemment l'injuftice & le danger d'unpareil attentat.

™*». Le danger de l'usurpation ferait moindre que dans le premier état de l'humanité. Ici commencent les difficultés. &-quirendelesattentatsfurlapropriétéd'auciv . &par conféquenç moins anis. fée comme celledu fonds. comme celle même que chaqueindividu a fur fa propre peifonne. & l'augmentation des fobfîftances rend de jour en jour les hommes plus nombreux. Il fautde tome neceffltehite une inftitution qui aflure l'oifervance des loix defordrefocial. Depuis l'établifTement de la culture.DE L'ÉDITEUR. les richefresfont plus confidérables elles font répandues dans les champs. elles patient les nuits fur la terre. le profit en ferait plus grand loccafion en eft perpéï tuelle.

femblable en quelque du à. il fouverité publique. celle du Créateur façon foit préfente par-tout & monde. qui. afin de veiller pour de dé-afin de garantir & tous les propriétés afin fendre toutes de repouflbrtoutes les ufurpation^ maigre Voilà ce que fentiront devenus cultieux nos Sauvages d'éleverau. après leurs la nuit pour défendre encore faut établir une autochamps. en tout tems. Lespropriétaires veiller avoirtravailléle jour. tutélaire& raine. vrer. vateurs.dans le auffi difficiles que trui d'aflociation primitifimple état contraires à l'intérêt mêve. Ils fe hâteront autorité pros milieu d'eux cette bienfaifatite. auffi oferaient s'y lime de ceux qui ne peuvent. Us arra<* tetee & %l DISCOURS .

toutes les dépenfes inféparables de l'exercice d'un miniftere fi indifpenfable.La culture lui a donné la naiffance la culture en fera les frais. fera consacrée à l'entretien de la. âme- .DE VÊDITEUR.. quiaflurera la propriété encouragera par là même. xlî ront fes dépofitaires de tout le pouvoir néceltaire pour remplir leurs importantes fondions & pour triompher de toutes les oppoiîtions injuftes que pourrait rencontrer leur miniftere de paix & de profpérité. Ce produit des avances bien employéesfacilitera.Une partie de ce qu'elle produit. au-delà des dépenfes néceffaires pour la perpétuer.force publique & cette force. Ils pourvoiront à. à la recherche & à l'emploi de tous les moyens qui peuvent accroître les produits de la propriété.

xlij

DISCOURS

nera néceflakement là formation & l'emploi de nouvelles avances encore plus productives. Les richefles multiplieront rapidement à. l'ombre de Impropriété. Le commerce ou les échanges, plus néceffaires & plus fréquemment ufités feront libres de droit & de fait entre des propriétaires, entre des hommes également libres de difde cequi pofer comme il leurplaît leur appartient. L'induftrie humaine fera excitée par les plus motifs, par la certitude puuTans de profiter du fruit de fes peines. Les Arts naîtront. Les jouiÎTances deviendront plus fûres, plus variées, plus étendues les hommes beaucoup plus nombreux & plus heureux. Tout cela fe fera tout feul, 8c réfultera nécejjairement de Téta-

mL'EDÎTEUR.

ttfiiiément de l'autorité confervatrice despropriétés comme Hnftitution de cette autorité même ré. fulte nécejfyirement e l'établifTed ment de la culture. Ceft pour étendre la jouiflànce de leur droit naturel que les hommes font devenus cultivateurs; c'eft l'ordre na~ turel, qui les a conftitué propriétaires, d'abord de leur perfonne, puis de leurs richefles mobiliaires, «nfin des terres mifes en valeur par le concours & remploi de ces propriétés primitives; ce font. les loix naturelles qui les obligent à fe fervir des moyens néceflàires pour conferver leurs propriétés $Cqui les ont conduit à fe mettre réciproquement fous laprotedion les uns des autres, fous celle d'une autorité tutélair*, miniftre facré

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DISCOURS

de l'intérêt public, dépositaire de la force publique, pour garantir envers & contre tous la feulechofe dont la confervation importe au public & à tous les particuliers également, LA propriété. Il eft impoffible que dans ce commencement de fociété régulière le but & les caufes de fa formation ne foient pas très-évidens pour tous les membres de l'État & pour rautorité qui le gouverne. C'eft à.une notion implicite il eft vrai mais universelle de la Phyfiocratie, que cette autorité doit fon exiftence il eft impoffiblequ'elle ne gouverne ^aspkyfiocmtiquementy & que la fociété ne reffente pas tous les bons effets d'un Gouvernement fi conforme à la nature des chofes &à.celle de l'homme*

&EL>ÊDITEUR.

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Toutes lesNations agricolesont <lans leur origine paflTépar cette heureufe époque. Les Chinois feuls en ont fu prolonger la durée, mais nous en trouvons des traces évidentes chez les Chaldéens, chez les Afiyriens chez les Medes chez les premiers Perfes, chez les anciens Egyptiens (*). Et fi nous pouvions fouiller dansles annales des autres Peuples, nous verrions qu'en paraiflant ici développer une hypothèfe, nous faifons l'hiftoire universelle du commencement des Empires. o
(*)Voye2lcfivantTraitédcBamaè/BKissoN; & hnperioveterum Perfàrum.ypjezaulRçdui de Thonw Hypk intitulé VttemmVerfarum, & Partkorwn, &Me,dorum, religiJfi;skifioria. Voyez encore le premier volume de l'kiftoirt du ciel, par M.Æ6éP¡.vèul, <,

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DISCOt/RS

Mais dira-t-on, commenter il donc arrivé qu'ils fe foient prefécarque tous fi prodigieufement tés de l'état de félicité dont ils jouiffaient dans ces tems antiques & heureux? Comment la propriété, fi précieufe, fi néceffaire au genre humain, fi évidemment établie par l'ordre naturel, a-t-elle été diminuée ,reftrainte, violée &: refp que annullée detoutes parts? Comment a-t-on pu venir au point d'oublier les loix eflèntielles de l'ordre pkyfique, & celles de l' ordre focial,de méconnaîtrela fourcê &; des richefTes les droits de ceux qui les font naître Comment les l'oppreffion les prohibitions jaloufies les disrepréfailles #les cordes» les haines, les guerres les ufurpations. ont-elles pu s'in^

. xlvij trodture danslesfociétés. foit monocratique.y obfcurcir l'évidence de l'intérêt commun 5&fubftituer aux loix naturelles immuables. foit ariftocratique. qui feront compofés fur la snême matière. faintes & peu nombreufes de l'ordre focial les volontés ou plutôt les caprices arbitraires & mobiles de l'autorité. foit démocratique? a Je ne puis difeonvénir que ce ne foient làdes queftions quifepréfentent naturellement triftes mais bien intéreiffàntes queftions le genre humain f Je vais pour effayer d'en indiquer la folution on ytrouvera celle de beaucoup de difficultésphilofophiques&lesplus fortes preuves de la néceffité indifpenfable du Livre que je publie aujourd'hui /& de ceux qui ont été.DE L'ÉDITEUR.

les uns ils fe connahTent moins les autres.xtvîiî DXSCÔt/ÊS Nous avons vu que les hom« mes en fe multipliant deviennent moins unis. refpeder le de cet trai. qui.nous fait. Il eft certain que l'habitude de fe voir fréquemment occafionne encore celle.fdrt ri vus breufe ne fe font jamais ni connus. Ccft un effet naturel. La plus forte partie des homattrait eil perdue f>our leur mes. defe qui rendre fréquemment quelques nabons offices. ajoute un attrait turel à la notion du devoir qui droit d'au. de moins donc un obftacle naturel des defir que quelques-uns au d'àhommes pourraient conferver • fijrpeir . A mefureque là popuil exifte lation fait des progrès. 'vivant chacun de nomcôté dans une fociété.

dansl'état même d'aflbciation primitive exifte en raifon de la diverfité des facultés des individus quel'acquifition despropriétés foncieres étend.Ï>E L'ÉDITEUR.esricheffesdes Empires. qui. Une autre caufe. vient en même tems ouvrir la porte à ce défir défordonné. également naturelle & inévitable. xlix furper fur la propriété d'autrui. Les hommesne multiplient qu'en raifon des richelles néceflaires pour leur fubfiftance & c'eft ce qui fait que PétablhTement de la culture qui eft l'unique fource d. par la même rai- d . Mais l'accroiflement des richetfes de la fociété amené néceffai rement avec lui PaccroifTement de l'inégalité des fortunes inégalité naturelle. occafionne un accroiflèment rapide dans la population.

dans une fociété cultivatrice bien conflituée d'une manière plus abondante & plus variée que dans l'état primitif où la recherche feule pourvoyait aux néceffitésles pluspréfixantes l'efde pece humaine. Il eft vrai que le riche eft forcé. La différencedes riches& despauvres devient donc de jour en jour plus marquée. tantôt divife le patrimoine d'une feule famille entre un grand nombre d'héritiers & tantôt réunit fur un feul héritier les richefles de plufieurs familles. qui.1 DISCOURS fon & qui s'augmente encore par naturel & légitime des le=p&i$a§e fucceffions. pour faire ufage de fes richeffes de payer au travail des pauvres des falaires qui fubviennent à leurs principaux befoins & même. Mais il n'en eft pas .

DE L'ÉDITEUR. mou* vrai que ce riche dont la dépenfe foide le travail des autres tommes & l'applique. fe procure par-là des jouiffances infiniment plus multipliées. dij ij 1 . plus éblouiflàntes qUè celles auxquelles les pauvres peuvent atteindre. comme U lui plaxt à accroître fon aifance & à fatisfairefes fantaifîes. en accroient fes richefies ne peat manquer 'éveiller vivement lacud Pidité dans toutes les daiTesde Citoyens. &quiparconféqucnt doivent paraître ajouta beaucoupà la félicité de l'homme à qui fes richei&s donnent le ptC vilege exclufif de les acquérir. Ot cette frappante inégalité de jouiflancesqui iaiflè entrevok à chaque individu la poffibiîité d'acte de plus en plus les fiennes. plus recherchées.

Kj

DISCOURS

Ce n'eft pas que cette cupidité foit un mal en elle-même. Chez un Peuple éclairé elle ne produirait aucuns mauvais effets. Leslumières de la Nation & la vigilance de l'autorité tutélaire mettraient la propriétéhors ,de toute les plus efpece d'atteintes, même indire&es. Et l'inftru&ion publidès l'enfance que, apprendrait, au dernier Citoyenle danger extrême de toute manœuvre tendante à nuire à la propriété des autres elle lui prouverait par arithvérimétique qu'il n'y a point de table profita empiéter fur lesdroits defesfemblables, &ils'enfouviendrait toute ^fa vie comme de la manière de compter fon argent. Alors la cupidité même ne ferait utile plus qu'un reflbrt naturel &

D£ L'ÉDITEUR.

liiï .6

Pour porter te Citoyens à mwre toute l'activité & toute l'intdU gence poffibledans leur Wavail.J elle '"pourrait évidemment à la moluphôMion des richefle»& 4 1 avantage de la fociété, Mais chez une Nation ignorante la cupidité réciproque eft trés-redou.«We;le drfr de s'enrichir aux dépensd'auxrui germefourdemenrt dans les >»es avides, &y devient b~.t..epaB!d.nu.an~ qmmtrodmtenfin daOS]afodété' «.nemultimdedepréte^onscon: «-es & d.ra éàkBs conunrfement tendanfi dé* tnure l'ordre focial. Cettepaffionméprifablerutnéao. «.ou1Sob%edecomlneacer^ cou^rd'unvoaepo, W;cuïa««itéœtélaire)Onï diij-

DISCOURS quement établie pour réprimer cette paflion effrénée repouflaiç avec force, puniflait avecfévérité toute infra&ion vifible du droit de On ne pouvait triompher propriété. de fon pouvoir fupérieur à tout autre. On tenta de tromper fa vi& de féduire jufqu'à fon gilance jzçle. II n'y avait nul moyen de voler par la force les hommes, que l'avidité corrompait prirent le parti d'employer la rufe, &de colorer du prétexte du bien public leurs entreprifesinjuftes, également nuifibles à la fociété &à l'intérêt de l'autorité fouveraine. On n'avait cependant pas encore la notion naturelle desdroits perdu &des devoirsréciproques deshommes; mais cette potion primitive n/çn dpnnaiç qu'une çonnaiffanç^ Uv

DE L'ÉDITEUR.

Iv

implicite, très-évidente, il eft vrai, quant au fonds de ces droits & de ces devoirs très-vague & trèsconfufe quant à la multitude de leurs conféquences. Nulle fcience explicite & formelle n'en développait toute l'étendue. Nulle évidence n'en marquait les limites ib & fi l'on peut ainfi parler, n'en traçait les ramifications à travers l'infinité de relations nouvelles que les inftjtu#ns. civiles, l'accronTeinent des richetfcs, le partage des fortunes, l'invention des Arts, la variété des jouiflànces mettaient entre ^es Citoyens. Les Propriétaires & l'administration n'étaient en garde que contre les attaques diredes auxquellesla propriété pouvait être expofée. Perfonne ne fe doutait qu'il y eût d iv

Ivî

DIS COUR S.

de s'emparer des rides moyens avoir cheffesd'autrui fans paraître excepté les deffein d'y prétendre ces employerent fcélérats qui moyens honteux. Au milieu de cette obfcurité adrefTe toute furprifeménagée avec ce fut certaine de réuffir. Malgré nous avons perdu il nous que reite encore afTezde monumens indiquer 'la hiftoriques Vom£oxxs uniforme, que marche, à-peu-pTes chez prefque toutesles Naprirent hommes tions, les manoeuvresdes artificieux& perfides déterminés du droit de >t s'enrichirauxdépens de leurs Concitoyens. propriété Cette marche fut conduite avec d'art. On fe borna d'abeaucoup rébord à avancer, à infinuer, à un principe très-propre à pandre

comme jufte ou comme in jufte ( & qui. chacun cette jouifTanee. tion femble ne préfenter que des intentions louables. c'eft que l'intérêt puhlic doit l'emporterfur l'intérêt particulier.particuliers.on eut foin de n'oppofer que l'intérêt particulier.qui peut être pris en bonne ou en mauvaife part.DE V ÉDITEUR. Dans ce principevague.feule bafe . car lés particuliers & les dépofitaires de l'autorité favaient également que chacun' devait jouir de fes droits & que la fociété n'avait été inftituéé que pour afTurer à. On n'aurait encore ofé dire que l'intérêt public fût préférable à la confervationdes droits des. lvij féduire. dans ce dernier fens 3 n'eujnâsie pas véritablementl'intérêt particulier) à l'intérêt public dont la réclama•.

en chargeantd'inculpations des intérêts particuliers a l'intéparauTent contraires qui rêt public. fidieufes des mauvais Citoyens une maxime générale qui parût avoir le bien commun pour objet. Or il fallait. & tantôt appuyer audes Souverains dé ce conprès fentement donné dans un fens mêmemalimité. que l'on pût tantôt faire adopter aux Nations même. mais qui ne préfentât néanmoins confus & indéterminé qu'un iens une maxime que l'on pût étendre félon ou reJQTerrer l'occafion.Iviij DISCOURS d'un Gouvernement ftable & heureux pour les Princes & pour les aux vues inPeuples. pour juftifier la forcé & xime prife dans un fens étendue jufqu'au fagénéral. & crifice de l'intérêt des particuliers .

Cette maxime équivoquequiparanTait étendre l'autorité & les droits du Souverain. & ceuxde l'autorité. Celui-cicrut toujours augmenter foaautorité &. à une légiflation humaine. Bientôt l'exemplede leurs fuccès devint contagieux.fa puiflànce. arbitraire & abfolq|. lis paifibles qui ne demandent qu'à jouir licitement de leurspropriétés. il étendit* il perpétua cetteténébreufe politique qui égarait le Gouvernement. & confier la constitution eflèntielle de la fociété aux lumières &aux décrets du Gouvernement. .DE L'ÉDITEUR. fut adoptée & fuggera un fyftême de politique qui aflujettit confufémenttous les droits de la fociété. auffi préjudiciable à la Nation & au Souverain. que favorable à lafédu&ion & à l'avidité des hommes injuftes &artificieux.

Plus la politique du Gouverne-ment s'occupe du prétexte de l'intérêt général pour élever l'autorité au-deitus des loix contkkutives de l'ordre focial 3& plus elle s'écarte de cet ordre divin qui eft celui de las Juftieepar efrence. On l'empêcha de voir qu'il ne faifait le par là que porter la confufion défordre &la dévaluationfur tout fon territoire. plus elle rompt les liens de la fociété s èc plus les intérêts particuliers exclufifs agifTent de concert acde force quierent de crédit & s'ouvrent de toutes parts parla furroutes prife & par la violence des défaftfeufes. & étendent progrek .Ix DISCOURS en reiidantradminiftration de plus en plus arbitraire & illimitée. plus elle défunit ainfi les intérêts des Souverains & des Sujets.

Car les revenus publics participent toujours inévitablement & néceflairementàla diminution des revenus particuliers. On fit bâtir des pyramides aux Rois d'Egypte. purent fubvenir à ces dépenfes extraordinaires avec des revenus affaiblis. pour des objets frivoles dans des guerres avec leurs voifîns. On leur rappella alors la grande maxime plus développée . Ils ne.DE L'ÉDITEUR. On les engagea tous». Jxj £vément la déprédation des richeflès de la Nation &de l'État. des tours énormes. avec des jardins & des eaux fur leursvoûtes aux Rois de Perfe & d'Aflyrie. Pour diffimuler aux Souverains la véritable caufe de leur appauvriiTement on les excita à des augmentations de dépenfesfuperiîues.

L Ade la probité étouffée.lanchefle . honte. Dès-lors les intérêtsparticuliers plus en plus de excluffs entrep^aos&défaftrettX'Laîr elle n'eut plus de bornes. parité même la vraifemblaf ce Négligea elle oubli Kqtfàk ^prétextes. Et patrimoine pour eux-mêmalheuresement. de la Souveraineté. on le leur perfuada. l'intérêt publicréOn leur dit que Se leur feule perfonne. elle méconnut jufquaux mânes terribles & venremords. mes.griculture. fubfiftance & de la population neputplusfefoutenir. geurs la fource unique de .Ixii DISCOURS l'intérêt publicdevait l'emporque ter fur les droits des particuliers. fidait en biens 6e la vie des hommes que les fournis àleurempirejormaientk.

des Peintres. implacablementirrité les entreprifes iniques &infolentes des grands États foi-difans policés. & tous enfin furent envahis par de petits Peuplesàdemi barbares.C[u'avaient. Les Grecs. Maisla Grèce. des Statuaires des Poètes des Orateurs. 8c même des Philofophes. constituée &confédérée^ milieu des hûj . Les Empires tomberent rapidement fous les coups les uns des autres. la plus célèbre de ces petites Nations qui triompherent des anciens Empires.DEL ÉDITEUR. & la puifTancedes Souverains difparurent. formée. eurent des Beaux-Arts. On avait abufé de leur nom pour répandre le défordre audedans & au-dehors de leurs États opprimés ils furent les vidimes de ce défordre même.

des Socrates. desPlatons. rent-ils à découvrir.fe réduifiphons. par là mêgrands au beaucoupmoins utiles genre me. à fuivre.bdv DISCOURS fufcités par les grands Peuorages avait perdu la ples antiques l'ordes loix dfentielles de trace dre focial. U premiere de l'homme droits imprefcriptibles aurait-oa était oubliée. Des guerres injuftes avaient enfanté l'ef&cruelles & plus cruel clavage plus injufte notion des encore. &ces vaientpûembrafler hommesfurent. Comment faifir &développer l'enfemble pu efforts de ces droits ? Auffi les réunis desplusfublimes esprits qui exifté des ayent peut-être jamais des XénoSalons. à metbranau grand jour quelques tre cheséparfesdelà vérité.dontils n ale tronc. humain. . &c.

par l'établiflèdre phyfique ment delaculture parla néceffité d'aflurer à chacun la jouiflànce de fa propriété. la fociété ne fe manifeftent au premier afped & dans toute leur évidence. font égarées dès le premier pas.qu'aux Peuples dont la fociété fe forme paifiblement par une conféquence de l'ormême. Mais les fociétés conilituées à la hâte pour repouffèr les incurfions de voifins inquiets chez lefquels le Gouvernement commençait à fe corrompre. L'ordre naturel & fes loix relatives à. humain que fon n'aurait dû l'efpérer de leur étonnant génie.DE lxv* L'ÉDITEUR.rendre ainfi les propriétés plus frudueufes pour tous. Occupées à repouflèr la £ . & de . Elles ne penfent qu'à aflurer la défenfe du moment.

De-là les défiances les divifions. à n'admettre de Loi fuà >& y que celle de la force.hv| DISCOURS force par la force.obligées fouvent à fe foumettre à des conditions in-des traités auxquels l'imjuftes par contraint. les révolutions. les ufurpations entre les difFérens:ordresde la Nation les &. les viciffitudes l'inftabilité du Gouvernement. prême recourir avec tranfport en toute occafion fans fonger même à s'élever jufqu'à la connaiflance des caufes qui produifent la force& des conditions effentielles qui l'entretiennent. animées à.les paix infiguerresfréquentes dieufes avee l'étranger. puiflance les s'en venger par des repréfailles à. la perpétuelle . la premiere occafion elles s'accoutument à ne rien décider par le droit.

de l'ordre naturel.. ) le défaut d?établifTemens folides. &des loix naturelles. rendit arbitraire Se défordonné le defpotifmedes Soue ij kvij . & les Nations qui s'élevèrent fur leurs débris. alternativement ridicules & barbares.DE L'ÉDITEUR. multitude d'événemens variés. qui développaffent cespremieres notions du droit naturel. évidente & irréfîftible de la Phyfiocratie qui avait préfidé à la formation de la fociété chez lesYeuples les premierscivilifés. C'eft ainfi que (malgré lanotion implicite. que le vulgaire des Le&eurs regarde comme les grands traits de l'niftoire la continuité de défordres & de miferes enfin qui ont prefque fans cefTe affligéles Grecs. & les Romains. & d'inftitutions lumineufes qui perpétualTent.

Ceft ainfi que l'alliage de ces deux efpeces de fociétés combiné depuisde cent ignorantes. Ceft ainfi que les attaques de ces Souverains involontairement devenus injuftes & déprédavoiteurs. diverfes. qui préparerent leur propre ruine en employant à attaquer les propriétés de leurs Sujets ôc de leurs voifins. n'a jamais pu conffaçons tituerunefociété réguliere & éclairée fur fes véritables intérêts & le régne desSouverainslesplus que habiles &les plus vertueux n'a pu . les forces qui leur avaient été confiées pour entretenir la paix au-dedans & au-dehors. à fe réunir en Républiques précipitamment conféquent conguerrières. forcerentles Peuplades.îxviij DISCOURS verains. &par tre nature. fmes de leur territoire.

Ut ©»nr à la malheureufe humanité qu'un repos paflàger & peu profitable.dénuéede laconnaiffance des conditions efTentiellesde l'ordre focial. n'a éviter d'être pu fréquemment égarée par de fautes apparences* &féduite par des prétextes fpécieux. c Ill . plus ingénieufes. Les inftitutions let $»lus néceflaires3 les découvertes les. trouvent fur des pointes de rochers que la mer découvre en defeendant mais qui.DÈVÊDITEVR. Lafageflemlmedeshommesfupérieurs. quelques heures après* vont être englouties de nouveau dans fes ondes. & qui au_ raient dû être les plus utiles f© font empoifbnnëes le par venin dé la cupidité ignorante. femblable à celui que des matelots. après un naufrage.

. réunies au-dehors acharnées les unes contre les autres. nonpaspour:s'affurer la. ont établi entre eux. & toutes contre la confervation & l'ufage du droit naturel de l'homme. envers & contre de £ous. danscette ©bfeurité profonde t qu'àformer des confédérations particulieres tumultueufes au-dedans. On voit par les annales de tous les Peuples plus ou jtuoins barbares. une communauté forces & de rufes.ïxx DISCOURS La divifion naturell e de la fociété en diverfesclafles de Citoyens. formés par le jnêlange du tefte malheureux des Empirès renverfés avec leurs féroces deftrafteurs 9 que tous les particuliers qui ont pu fe réunir s'aïToeier& former un corps. relatives à la différence des états 8c des proférions. n'a fervi.

Ixs} jouiflance deleurs droits. Les Arts mêmes &les Sciences qui renferment les principes dè$ •Airts. maispouç ufurper fur ceux d'autrui.'DE L'ÉDITEUR. es^hefs-d'œiivfesde. qui «^firentaux Jiom^ mespaûvresùne maniérée gagnèf feirfeif ltislabocieufe^left vrai V mmh nioins dëpendantfe qùèla dor mefticité qui devraient ainfi eon-» tribuerfi efficacement au-bônheui? de notre efpece contribuent aa e iy . Toutes ces ligues fe font mutuellement combattues avec fureur toute* ont employé leur adretfe pour féduire l'autorité Souveraine & l'entraîner dans leur parti & toutes y ont réuffi alternativement. au grand défavantage de la fociété ÔS des Souverains.l'efprie c humain qui ferve^ à Varier «©$ jouifiances.

facilitent les moyens dlétayer ces ufurpa- .. où l'oflt néglige l'obfervation as l'ordre ncuiurely à entretenir les divifionsinteftïnes & à. conduit inévitablement aux. & l'habitude dtemplbyer le lân-> gage des Sciences.ufurpations formes dont nous avons parlé plus hà«t. Les commodités qu'ils procurent aux riches redoublent la Cupidité que l'inégalité des fortunes introduit dans la fociété. les reflbufces d'une éloquenceétudiée.lxxii DISCOURS contraire dans les fociétés. les rendre plus redoutables. Or dans les mauvais Gouvernemens où la propriété n'eft pas fuffifamment aflùrèe cette cupidité nourrie par l'animofité des différens corps. âïguïféepar l'éclat desjoui£ fances recherchéesque lesArts mevent à leur fuite.

Voilà l'état de guerre ce n'eft pas comme le penferent Hobbes & fes feftateurs.petitJQOm.G'cftletrès. Encore dans cette guerre défaftreufe & contmueUe. .3 celui des hommes vivans dans la fîmplicité naturelle c'eft celui des hommes en fociété défordonnée c'eft celui où la propriété incertaine eft fans cefTe expofée a desviolations clandeftines exercées fous les aufpkes d'unelégiflation arbitraire. De forte que dans ces fociétés mal conftituées où l'on méconnaît ïévîd(mçedesIoixdeFordrefociaty les Lettres les Arts & les Sciences concourent encore à rendre la propriété moins certaine & plus facile à violer artificieufement.nEL'ÊDITEURAxKi) fconspardesiophifmes & de leur prêter un coloris fédudeur.

réduifent prefque la lité des Nations à un degré d'opde privation preffion. & de foutenir de toute efpece par des fédudions les lézions indirectes de la produ très-grand nombre des priété Et de-là vient que ces lépauvres. rend le fort des hommes Se nis ainfi en fociétés imparfaites quoique fous les femi. & d'rnfortune qui à tout prenréudre. dont le dommage retombe à la fin fur ceux même qui font totacaufé. zions. d'une police récrier apparencés chée & vigilante.DISCOURS bre des riches qui a le privilége exclufif de tenter à l'ombre des facultés & du crédit. incomparable* ment moins heureux que celui dont jouiraient les anciennes Peude Pâtres plades de Chaffeuîs SC Ixxiv . de mifere.policées.

lxxv dans l'état d'aiïbciation primitive.DE L'ÉDITEUR. où les hommes ne favaient que chercher leur fubfiftance. L'AUTEUR Ouvrages. a non-feulement fenti cette vérité qui avait déja frappé quelques hommes de génie mais il a fenti de plus qu'eux qu'il fallait bien fe garder de conclure du fait pafTé au fait poiîîble. dont des je publie aujourd'hui le Recueil. connaitre le jufte & Tinjufte.: Il a vu que l'homme n'avait qu'à rentrer en lui-même pour y retrouver la notion ineffaçable de . & obéir aux loix de l'ordre naturel. Il a vu que l'oubli des loix de la Juflice par ejfence n'était jamaisné que de l'ignorance égarée parla fédu&iondes intérêts particuliers exclufifs& mal-entendus.

Ixxvj DISCOURS ces loix & qu'à s'attacher à l'étude de l'ordre pkyjîque pour en reconnaître tous les préceptes. lui a dévoilé la poffibilité d'étendre les lumieres des hommes réunis en fociété au point l'évidence & l'univcrfalité de que ces lumieres proferiviflène toute la propriété efpece d'atteinte a. les jugemens par le combat.mille autres coutu- . confirmée par l'expérience. la bafe & la fan&ion. par la croix. Et cette observation. par l'eau bouillante. comme elles profcrivent aujourd'hui le facrifice des enfans premiers nés. &.prifonniers de guerre. Il a vu qu'on ne pourrait réfîfter à l'évidence êc à l'autorité de ces loix fouveraines quand elles feraient fuffifamment connues & manifeftées. refclavage des.

multiplierait les fubfiftancesle plus qu'il ferait poffible. mobiliaire & fonciere il ferait un ufage complet de fon droit naturel & qu'il ferait auflï heureux qu'il lui foit pofiîble de l'être. . Il a vu que la plus grande multiplication pojfék des (ubfif. Il a vu que la culture dirigée & exécutée le mieuxpojfible par des hommes entierement libres de l'emploi de leur perfonne & de leurs richefles & fûrs d'en recueillir le fruit. Il a vu que dès l'inftant où l'homme en fociété ferait parfaitement afîure de l'entière & imperturbable jouifïànce de tous fes droits de propriété perfonnelle.DE L'ÉDITEUR. lxxvij mes abfurdes& cruelles auxquelles l'ignorance avait jadis foumis les hommes en différens tems & en différens lieux.

tous les égards. & à. de la diftribution & de la réprodu&ion des fubfiftances celles qui établirent les droits fur les devoirs. le meilleur état pojjîblede notre efpe-. & de jouir de tous les bienfaits de la nature. & les devoirs fur les droits toutes celles . furleplus grand nombre pojfible d'individus lefquels joindraient tous aux mêmes jouhTancesque préfente l'affbciation primitive un grand nombre d'autres jouiflances qu'une fociëté fagemeat policée peut feule procurer ce qui conftituerait de toutes manieres.lxxviijDISCOURS tances étendrait le bonheur de vivre. Parcourant ainfi avec méthode les loix phyfîques par lefquelles l'ordre naturel détermine l'ufage& l'étendue du droit naturel celles de la naûTance. ce.

il a reconnu que l'enfemble & les détails de ces loix fouveraines forment l'objet d'une Science phyfîqùe très-noble trèsclaire & très. cette Science fublime eft . par les effets qu'elle doit néceffairement proeft inconteftablementla duire. à démontrer. Suprèmes Adminiftrateurs des Peuples. à peindre les vérités meres & fondamentales de cette Science laquelle par fon principe. lxxix enfin qui affurent l'exiftence le bonheur & la multiplication du genre humain. Et d'une main guidée par l'évidence. à développer.étendue. à tracer. plus importantes de toutes les Sciences exades qui ont jufqu'à préfent occupé le génie de l'homme. il eft parvenu à faifir. images du Souverain des êtres. par fon but.DE DÉBITEUR.

en promulguant.chaîne indiflbluble avec laquelle il a lié votre puiffance & votre richeflè à l'obfervancede ces loix de l'ordre focial. à la confervation du droit de proprieté des Sujets confiés à votre empire. Vous y apprendrez à partager pour ainfi dire. feul cachet digne du Très-Haut.Vousy reconnaîtrez la fource devos droits.ixxx DISCOURS faitepourvous. la bafe& l'étendue de votre autorité. en faifant exécuter les loix au'il a prefcrites à la fociété & fur lesquellesil a imprimé le fceau de l'évidence. Vous y découvrirez la. Vous y verrez combieneft fimple ôc facile l'exercice de vos fondions . qui n'a 8c ne peut avoir de bornes que celles impofées par Dieu même. avec lui la douce prérogative de rendre les mortels heureux.

Vous ne fauriez fans . de la vie. qui confident principalement à ne pas empêcher le bien qui fe fait tout feul & à punir par le miniftere des Magiftrats ie petit nombre de gens qui attentent à la propriété d'autrui.vor tre miniftere ïa vénération donc il eft digne feraient perdues. # faut . Si l'on pour vait croire que vousen déçidaflle? arbitrairement la fainteté de.dela po^Téde? À fond. Vous avez à décider de 1$ fortune.vous jugiez d'après des régies positives que vous n'ayez f . de rjionnçur de V9?Concitoyens.DE L'ÉDITEUR.vous difpenfer. Organes & Dépositaires des loix Magiftrats refpe-àables elle eft faite pour vous cettç Science. hxxî fondions facrées.que.crime.

Nul de vous n'oferait pour à la mort pour envoyer un Citoyen crime de forcellerie. évidemment abfurdes. & vous obligés de juger le faites. évidemment non-avenues (ont comme injuftes vous. Les Ordonnances. fi vous vous engavos imprudemment à régler giez décifions par des Ordonnances contraires à l'équité. Nul de vous si'oferait condamner un Xabou- . 'Avant de juger vos frères vous êtes donc ftri&ement &religieufement les Loix. & attentatoires <iuxdroits de l'homme.îxxxii DISCOURS faites & que vous ne puiffiez pas vous-mêmes. Mais vous rendriez compte à celui qui fit la Juftice. Ceft jamais changer ainfi que dans les cas particuliers votre intégrité refpeaée fe trouve au-deflus même du foupçon.

l*Uu\ Î~. . pas vous expofer vis4-vis de vosfuccefTéurs à des reproches fembkbles à ceux que votre vertu a faits à cet égard à vos devanciers. Vous comprenez d'ailleurs que la défuetude eft un (*) Deux rdonnances O commandent aux Ma. La voix de la raifon & celle de l'équité ont fuffi pour faire tomber vn défuetude les Loix pofîtives qui vous prefcrivaient déjuger ainfi. detenir ette onduite c c gérais à l'égard Lades boureurs.teur à l'amende pour avoir donné du vin à fes domeftiques^Ôc ceux-ci JL à la prifon pour l'avoir bu hors des ^atre grandesfêtes de l'année (*). %>EL>ÊniTEUk. ontété Elles Tnae vrieriS67 l'autre enrcgiftré'esle 4Féle 2Novembre & 15775 été n'ont as révo^ttées p depuis. Vous concevez fans doute la néceffité de ne.& que vos prédécefleurs avaient été affez peu éclairés pour admettre.

Ceft dans lïnftant même ou une erreur. toujours arbitraire au Peuple mal i^ftruit. dont l'application paraîtra.. puifqu'elle efl: jcoiitraire à fon propre intérêt arrache au Souverain une Ordoninance évidemmentinjulle. des loix divines de l'ordre naturel & l'imbuiffance ou vous êtes de participer innocemment à fon exécu- .Ixxxiv DISCOURS remede illégal & tardif aux mauvaifes Loix. qu'un . Secompromettra par conséquent toujours l'honneur de la Magiftrature. Malheur aux Magiftrats indignes qui croiraient pouvoir décharger leur confcience fur l'efpoir de ce remède honteux & lent. certainement invoLontaire.^leyoirimpérieux vousprefcrit de 4ni faire remarquer en quoi cette Ordonnance s'écarte.

fi vous ignoriez quelles font les Loix de l'ordre que Dieu a établi pour fervir de régies à la fo~ ciété ? La fcience de ces Loix eft donc effentielle à votre miniftere. Quand on vousvoit promettre de juger d'après elles. chez vous qu'elle devrait fe refegier. Comment rempliriez-vous cette fondion indifpenfable & fainte. Par elle feule vous pouvez affiirer la foumiifion & le des Peuples aux Loix refpea que promulgue le Souverain. Par été feule vous pouvez tranqaillifer le Souverain même en lui garantiffanc la fageflè & Futilité de fes Ordonnances.M Z~D/7~ tion. ce ferait. tout le monde préfume que vous avez fait l'examen que cette pr©4 vx~r~ . Si elle était malheureufementban-' nie du refte du globe.

qu'il entraînerait avec lui j s'il écait mal fait. Ceft ainfi que fans-qu'il vous foit jamaispermis d'être en aucune manière Légifla-* teurs Taflentiment de votre con.îxxxvj VISCOl/RS jnefFe fuppofe & tout le monde préfume auflïque vousvousfentez les connahTances néceflairespour cet examen puifque vous vous chargez volontairement devant Dieu & devant les hommes de la çoulpe. jfciençe éclairée eft néanmoins effentiel à la légiflation qui doit régler vos jugemens» C'eft ainfi que la Nature a marqué votre rang au milieu de vos Concitoyens par l'importance de vos devoirs & par la dignité inféparablede la jféunion de la fagefle. d©lavertu^ & dea lumièresles plus utiles à k ~Qci~ .

feule: vûe d'occuper votre imagination^ d'exercer vos facultés d'amufer vos loifirs.n'avez pas dd vous livrer à l'étude dans la. travaux à acquérir & v répandre des connaiflànces de. & de faite une vainc parade de votre favoir. génies vigoureux Se fublimes. qui comme le dit un Auteur moderne fans être revêtus d'aucun titre d'aucune charge d'aucun emploi public ne font cependant jamais proprement des hommes. toute efpece. lorfque des* débiteurs cmels. Dans les: dangers de la guerre.privés. élevés & brillans. Ceft la claffeque vous compofez têtes réflédiif&ntes& profondes. Vous. une autre claflTe d'hommes.ravagent le$ DEVÊ&ITEURAxwii .qui zycz confacré votre tems & vos.Il eff.efprits..

Si les Militaires alors fe bornaient à montrer leur vigueur & leur adrefle par des jeux frivoles. oit le hefoitt de la Patrie vous appellent attaque^ Vennemi combattez-lej &moure\ s* il Ufaut en le repouffant Vous qui cultivez avec focjcèsles . & à faire aux yeux de leurs malheureux Compatriotes un étalage pompeux des plumes qui flottent fur leurs têtes & du fer acéré qu'on leur remit entre les mains Lâches. leur crierait-on vous ave\ des forces ô des armes vole\ où votre devoir.hxxvii) DIS COURS moiflbns brûlent démolûTent les villes & font couler de flots de fang ce n'eft pas aux enfans y ce n'eft pas aux infirmes ce n'eîî: défarpas aux Citoyen? faibles & més à réprimer ces attentats deftm&eurs.

vous êtes les défenfeurs-nés du genre humain. Obfèrvateurs de la Nature ingénieux Scrutateurs de fes Loix. mais il s'en faut beaucoup qu'elles foient toutes également intéreflantes pour la félicité de notre efpece. Si vous voulez comme vous le devez comme vous le pouvez. Vos talens font un préfent que le Ciel fit à la terre pour contribuer a augmenter le bonheur de fes habitans. contre les défordres politiques par lefquels elles déchirent le monde. Toutes les vérités fans doute font bonnes à connaître.DE VÉDITJËtr&harix Sciences & les Lettres. vous êtes contre l'ignorance contre l'opinion contre l'erreur. Peintres fideles& hardis de fes effets & de -fesprodudions. concourir dignement à .

a & moins abftraites que celle du rapport du parametre d'une courbe à fon abféffe & de cette abfiijfe à l'ordonnéerelative.xc DISCOURS cette félicité defirée il eft pour vous des recherches plus importantes. fuprême degré les intérr . lieut au. l'abondance des chofes propres à nos be. de. il eft des obfervations plus curieufes & moins-pénibles que celledes arteres d'un moucheron il eft des calculs plus fûrs & plus utiles que ceux de U révolution des comètes. L'ordre naturel focial fondé fur l'ordre général phyfique les droits & les devoirs réciproques des hommes les loix naturelles qui réglent fouverainement ces droit Secesdevoirs qui décident de la reproduction &.foins qui réunifient qui conci.

la multiplication des humains feront abandonnées aux ravages des intérét-sparticuliersexclufifs Et ces intérêts mal-entendus. le fort des Empires demeurera livré à l'inftabilité des paffions tumultueufes & peu éclairées La paix les jouiffances.détruiront les riçhefTes es d Peuples & des Rois. enchaîneront la. xci . difcordans par igqorancç. M>erté. des Sujets Se des Nations Voila des objets véritablement efTentiels connaître à & à faire connaître..têts des Souverains. Envain s'attacherait-on à toutes les autres Sciences tant qu'on fera privé de celle de ces grands objets. arrêteront leflor du génie par le poids de lai mifere publique & partiquUerç &5'oppoXçrQnt aiftfi aux progrès £>E L'ÉDITEUR. la tranquillité.

dont s'eft autrefoisfervipour violerindirectement les droits d'autrui. Alors les Sciences les plus abftraites &-les Arts le$ $»§ . & des Arts de goût &d'agrément. quand l'impoffibilité de féduire perfonee on par lesprétextes infidieux.^certitude la propriété amènera l'accroiflèment rapide de la richeïïè des Princes & de celle des Nations. aura donné à la propriété le plus grand cette degré de fûretêimaginable de f .DISCOURS xcij mêmes des Sciences fpéculatives. Mais quand la Science de la Phyfiocratie devenuefamiliere à tous les Citoyens aura par la publicité de fon évidence afluré l'exi£ tence du Gouvernement le plus conforme à la Nature & manifeftement le plus avantageux aux Souverains&à leursSujets.

Pères 4e famille .Citoyens.â:i^ ' a &yeriCueuXi obligés de pouvoir à.• Elle eft encore faite pour vo^s. xciii agréables marcheront avec la même rapidité vers leur plus haut degré de perfè&ion dont pn ne ppurra (e former d'idée. le deftin de toutes les autres Scienr ces eft certainement faite poi||r vous. que lor£ qu'au milieu d'une population immenfe. lai^^nce §£ au bjusn^e 4es femmes que vous avez prifès y. le plus grand nombre pofiîble d'hommes de génie.DE V ÉDITEUR. [pourra s'appliquer paisiblement à l'étude au fein de l'aifance & dulojfir.. .ajdonès&^vfem qtip le jcieli vpus . Bluftres fyftrucleurs de vos fernblables J cettéScience de laquelle 4épend le bonheur djEimonde &.

' Et vûus belle moitié du genre . des droits des affociés faibles. mmifterëdes Magit-. & j> ôûrle patriavoir inoine defquels vous pduVez à réclamer là protecHbû du Souverain &le. intimes & chéris que vous <£vezà défendre.Scîv DISCOURS nés. de vos entreprifes dé l'emploi de vos richefles Û de vos facultés. Les Loix de l'ordre pkyjiqtiè $c celles dè l'ordre focial font là bafe facrée folide 3 inaltérable fur laquelle feule on peut élever avec fuccès l'édifice des travaux humains» Vous devez connaître ces Loix parce qu'elles font la réconduite gie naturelle de votre économique & fociale. Vous devez les connaître parce qu'elles "renfermentle titre évident de vos droite. 'r' "' trats.

<* xcv .Iœ . par lèfr la difcibutièn d/ce.difpenfatricesdesrW «teflès acquifo pa.r"1 • '«<= enchanteur dont Influence fur tout ce qui ftf£ de bon d'agréable d'utile 3eftfi e vifiblcinelit inarlquéepar la Nature. JÉcohoïries «naStteflès.' Vous tenez que notre conduite foitraifonna. Ie droit d'être nos Confe. We^ous «nez de vos charme.lle« perpétuel II fiut cette prudence que foit écjàirëe '• dément &hol norablement la jouiflince d'un drott auffi = predeu*. les réglé.!wifi|œ de wsépoux. de votre douceur . la Sciencedes •Loixde l'ordre naturel eft également faite pour vous.&même de -^prudence. ril t~~M iïEL'ÊDÎTEVR.

:•. i . .tde>? idefit!^ Joiur ea Jqur . P^oiit <?ày$usferiez %riQrantes & frivpjes on verrait bien^u 4^omflEiçsf^es . néceflàirement chargées de la partie de leur .La: cience la . éiçlai*&•?:.• Uçur^ifement 'Mu bous .• . Mères Dire&rices de la premiere jeunefTe de vos enfans.éducation qui va lé plus à leur cœur Se doap les traces font les plus profondes§Çrles plus durables.phis «facile fc S d!etf:e X'm i'mtm.xcvj DISCOURS cheffes peut en opérer la reproduction & l'aecronTement ne doivent pas être ignorées de vous.&. Fos lumieres fôitità la fois le gerinie &le loyer çonfèryateur 4es nqttçs. il faut que vous çonnaiffiez xpnpçsJes vérités fondamentales que les hommes 4oiv|ent favpir.

.1».g~ 1~s ~L$~.~s.F* les cIreonftances don èommence fe' Jnanifefter avec à ~HOMMB.appreadàconna4 dre natrcrel &: à.iap desWrqpï. d. de . fe fervir'de cetteconnaiffanc~pour régler' fa Conduite.s:sv a ql11 COlnpciŒëtepl1lS ~o~o~bk~ iâ '1'lllr~Rt£ le L~ Mch?S ]).tàPhitè:.E.S~~ (''). rI'j¡ f 11 '9ai a donné ¡tuPl1b]j~ r't.EN$ . afimd'être le plus' heureuX' qu'il fOit poffible à l'liommed'a.{profbnd-qui'apol1rtitre: Pano~M Rc&AM~T" ?f< Mre: politiqree de p. «tte ScIencefimple&ln eft ^.tuTe.I). tOOtl'éclat dè (on évidence. –xcvit tcvi¡: J £P':« Affaire attxRois M~ftr~G~ au~Peres8&~ü~iyjeres de fan. périté' ^dtë& 1*W X%S %Ut €<™«i la prof. eh`é Rur'.E' L'` bll1.ille.D. Dernier fom ~ë ~uis' D~ lt?i~Ra. d~u$vôlames du s d'obferv~rianr dè ceice cE~ < .1.Qn<{~ D.12'·t.tle: M.Í/illuF &&t.

D.uerittrès. et . g'Econproiè politique. l'élégant Auteur des Ephi* d piéridesdu Citoyen( ) ont éveloppé les principes & la plupart des conféquences de cette Science dans leurs Ecrits immortels» qui font entre les mains.4 Riviez re (*)..1 îebrç Compagnie. & auquel nous devons d'ail-* leurs plufieurs Ecrits fupérieurement luctdçs & par conft!quent très préciçu? fur divers points. (*) M tE Msrcier de i. des Acadé^ mies entières fe hâtent de mar-« çhçr Sur leurs traces.~.k (**) M. intitulé L'qçjdçb naturel fy ejfeutiat fes Sociétés politiques. Une pui£» fante Souverainehonore leur doe-r TI . Confeiller au Parlenient dé Paris puis Intendant dfif la Maiunique Auteur de l'excellent & fublime Ouvrage. t AbbéBAVDVAyui publie tons le# q « mois '^)ûs' le titre d'ÉpHBMBRipEs 2aCitoyen pu dtibïiothequtrçifonnéç des Sciencesmorales& 'jpçlitiqttedun Rècueilfcrt intéreflaîntauquel i| fournit lui-méme un grandihtére~ntauqueJ it ~ourmt lui-même un grand npmj?rçdç morcçaij^ trçs-biçn4<«tte» j.Kcviij DISCOtTRS le fage & méthodique 1. XJn nombre eonfidérabl© d'Auteurs éclairés. de tout le monde. préc:i~u. J~ divers f°in~ ~i: 'CO.q. '< `.a Rivière.

A. te gémes %érieurs fe.17c( ). J^ai conclu de-là ^e les écrits qui ont été ks & médiA &À MAWSïi ^«^ toutes Il :~7:~ r . refîèm*.la protedion panier lic.l'év. blent tous dans leur manière d'éV mdkt.ferait nc-at le Public un livre internant.dcnçe de l'Întétit conüncJa .(j"res.L~v:t~ cane ~~iX ~cs.Ri. # . ( Au milieu des fuccès dûs à l'ut*ité palpable de cette doctrine & aUXf klïs des dignes Ecrive «3«i lont pramtilguée è j'ai cm quim Recueil compofé des principaux Ouvrages de cd«l que ces paads Maîtres regardent comme leur Maitrexrommun. vienc d'appeller M.D1pU'e uIl c veut q e vent gon~ gouverner) cô~é a rai~· raro.çallUnun.J:. lÕn""par . ~e la qui I~irrier~e l fwl ""> lwo*«d» laSdence de tordre nuturel ~arh~ilet babitam de fon vafie .4-.

qui ti'a jamais voulu permettre qu'on le nommât qui s uniquement occupS du bien public. pouvaient prétendre à concourir avec les leurs à en former cl'autfes.. &c & qïà ont Tervi à former de tels hommes. a prefque fui là gloire que méritaient &s découvertes qui femblaWeàcePeretobufte. Je me trouve heureux d'avoir ré- . Ils m'ont tous excité 4 élever "cette efpece de monument à la reconnaifTàncedont ils font ïïapénétrés ainfi quemoi pour ventetïrdu Tableau économique "pour cet homme fimple & modefte. en perçant la foule pris fes enfans dans fes bras & les a fait pafler devant lui. dont parle la Bruyere a.c &ÏSCOI/&3 tés avec fruit par les Mirabeau* par les la Rivière.

& concis décore lé titre de leur Éditeur & lui impofela loi de s'en rendre <%ne par des travaux utiles ML-ÊDlTEmi «i & 9 ly . parce que jefens combien le caradere original de ces Traites profonds. comme je le ferais devoir fait moi-même un bel Ouvrage.élgè dirigé c* Recueil.

. Ibid» Définition générale. II faut l'examiner relativement aux différens. CeM-ci SÎécarte.. propres à leur jouiffance. Nullité du Droit naturel quand toutes les çon-* ibid.Juftice. car le Dxoitnaturel eft i8ci< un attribut relatif» Erreurs des Pbilofciphes qui ne l'ont confîdéré' vue.. . 3-£ qne fous un feul point de Droit naturel de l'homme dans l'état d'enfance» fondé fur le devoir prefcrit au pere &ak &accommère par l'ordre. dirionsde. Ce que c'e/i que le Droit naturel des hommes. fouexercice manquent. de la ïuftice f pagne d'un attrait naturel. LE DROIT NATUREL. ChAp. & Définition de la. j. C'efi le droit que les hommes ont aux chofes. Chapït&e Premier. IL B*. foavçnt de l'auKe^ 7-8. l'étendue du Droie naturel des hommes* 7 du Diftinâion du Droit naturel & Droit légitime ou décerné par les toix humaines.T A B L E SOMMAIRE de %a Première Partie» Discours de l'éditeur. étais de l'homme. pag.

Elles ne iEtre font 'nB:iM~ que pour le bien.SOMMAIRE. diî. 13. Nousdevons iefpecter ces loix que nous ne pouvons pas toul f~nvrage de S~ fupreate. de Cette inégalité réfulte de la combinaifongénérale des lois de la Nature. me à la différence desfacultés corporelles &:inteHeétuelles chaque individu.14 fi*V .. Si les loix de la fociété. De l'inlgaliaé du l~roit. Ce prétendu Droit illimité fe réduit dansle fait aU~'f&ofes qu'on peut acquérir par fon travaU.r Vplniort des Philofophes qui ont Droit illimité de tous â tout.III. qui ventVarla tranigretrion des loix naturelles.12z CHAP. que Il. le rerpeapourIapoMon~u~. pas confondreavec Ies maugincidens qui réfultent de ces loix par l'effet des propriétés m~mes9.14 Inégalité relative au phynque m~1tlede J'hom. (cn Droit naturel aurait Iaplus grandeétenduepoffib1e. fuppofé un g. & qui font la punition Jufte gt inévitable de la violation & ces loix.~ .a 9-10 n fuppote avec la liberté ~eqa~r.ui font leur opérer le bien les maux nous arri~. &~J~ paix entre les hommes pour chacun puifle exercerfon Droit naturel.9. Il ne faut. femblables par des conventions' 1 réciproques a beaucoup étendu la jouiffance dé fon Droit naturel. 11: Inégalité relative aux circonfbtnceseXtérieures. étaient les meilleurespoffibles.TABLE. L'homme indépendant ifolé a un Droit naturel dont la joniffance eft fort L'homn~e réuni en (ociété avec Cesbornée. vail. 1+. uaturel des homme.

1$ I/hypothèfe qui fuppofe les hommes ifolés & les fans aucune' communication uns avec tes ibid. pans. autant que le lui permettentces loix dont il ne peut s'écarter qu'à Con préjudice.. Elle s'étend & fe perfectionne à mefure qu'elle s'éclaire. des.dans led'auquel personnen'u. Elle n'eft mite à 1 homme qu'autant qu'elle eft éclairée. Il faur au moins fiippofçr l'homme en fociété avec fa femelle. dont ils ont befoin l'intérêt de. • tendrçlle de pitié indicesn^ttifefs de l'ordre naturel . xelles. 17-20. auttes eft absolument chimérique. . yhonjmç a. enfans qui furviennent admjetteAtun ordre de droits Sede devoirsréciproques.Celon lequel chacun'dpit jouir de fon Droit naturel cçnfprmeiaehnaux loix naturelles.reçul'wUigencc Pour éclairer fa liberté.pour étendre la jouùTancedefon Droit naturel. chacun les. ux autres.u Rro'u naturel des hommes confédérés relativement les a tEsts. de. porte à dm conventions tacitesou explicites. Cette fociété & celle des. la fûteté de leurs pergui leur garantiflent Içiuies & la propriété del'habitatjon «. ZO-1& Çhap. L'homme e$ obligé d'étudier les toix natu~. *3~*6.«V TABLE Diereffion fur 1* liberté.l'état d'une multitude d'hommes & de familles qui vivent de la recherchedes chofes.furpefur la ^o/IeJ9ion trui & que tous (bnt. IV» D. conduits à maintenir par la nption évidente de leur intérêt mutuel èepax des fèotimens de fatisfadion.

Ÿ~· . Ce n'ef~ pasrelativement aux difiérentes for. & là r.& CU4P.. étend par conréquent 1'ufage du Droit natuel des.s hommes réunis rtne M~OM~/&~ . hon=es @loin de le reftraindre. cucelaire.. Il faut alors des ~o~po1itivesla pro& ane autorité tutelaire. ain1i r~s'~s.gr m~e S~Ty~ èa~pli. fon de la confédération & parce qu'en raides fecours ré. cf 8JTet$ mobiliers dont chacun L'u du Droit naturel des eA:poJfe1feur" (age honunes.>ffe11ionencoreplus aæ"reedes cqo{es qu il acq~ielt par ce travai~.autorité/'ouveraine. ~?~ la liberté des fans & la leurs propriétés.6-2. ni l1a. ne fttififent pas ourBe me.t~. les richeffes deviennentplus plus dif erfées les funples conventions rac..s. 2.I1i1tgrel . Onn'en P~~Me~Te-. ~ment&dejfbcie~ profitables. mesde 1 autorité qu'il s'agit d'examiner ici le Droit naturel des hommes réunis enfociété.me alfurQr priété.rDu Droit natxrel ~e.s hommes en &m!ÎeiMee..l' ~tabrureJ11ent ceccc de autorité qui étendL'~li~r~c~ les fecours mntuels 8~ aBurcla propriété.x Desrévolttijons qu'ont effuyéesles mauvais Gouvernemens. blest ¡ ~9°3. lativeJuent au bon Guuverncmene 9ftç 4us lobceivltiou durertire qui éan.SOMMAIRE. explicites. cipr9~ues chacun"ale travail plus facile. il Citoyens avoir eteté de ne peuty de Gou. =-7-2.7 Quand conf & par conféqueut bles. ibid.

cvj TABLE de l'ordre pofitif les plus avantageux aux hommes réunis en fociété. Objet des loix pofidves. Les loix naturellesfont ou phyfiquesou morales. 3J-J& Le Droit naturel des hommes s'étend le plus qu'il eft poflible fous une telte autorité tutelaire qui ne reftraint pas la liberté puifque ce qu'elle preferit eft manifestement l'objet da meilleur choix de la liberté. éclairée par la connaiffance évidente des loix namrelles devient la régie du meilleurGouvernement potfible qui multiplie le plus qu'il eft poffibleles richefiesnéceflairesà la fubfiftance & aux jouiflances des hommes. malheurs des hommes. ji-j5 Chez une Nation éclairéefur les loix naturelles de l'ordre qui lui eft évidemment le las avantageux le Gouvernement ne voudrait ni ne pourrait vouloir établir des loix pofitives nuifibles à la fociété& au Souverain. 3t Le bon Gouvernement foumet les hommes à des loix naturelles & à des loix pofitives. Définition de ces deux efpecesde loix d'un bon Gouvernement. 3 . L'ignorance eft la caufe la plusgénéraledes. La raifon. La législation pofitive ne doit être que déclaratoire des loix naturelles évidemmentles plusavantageufes poffibles aux hommes réunis en fociété. La premiere de toutes eft celle qui établit l'inftruction publique & privée des loix de l'ordre naturel. & au maintien de l'autorité tutelaire laquelle garantit à chacun la fureté la liberté de fâ perfonne & la propriété de fes biens.

46-41 d QPofiti011des richeffes des trois daffes dans 'l'hypothèfe donnée. clatfe produftive. Avances primitives 8c S~ ~C.~t3i.fn. H7pothèfe d'un Roya1lI11e ans un état de profperité.!dv~e~. D~ l tail des ventes de là c1alfe produélivcBedq commerceentre les trois cli1fes. &1. priétaires cla1I"ellérile. LYSE DU MIQUE. Quels toyensren&r~. tiennent à des conditions. font les Ci.Que le commercefoit entierement les Cultivateurs libre.re$. I'f4 .Scvi~ t1VI M. Re~S~ priétaires: Avances de la c1a1feléri1e.hnsch~ua~~S~ 4f _4s de former une bypothèfe pour déveJopper. 4J ANAIYSE de la Formule ~tir~tturique do la di~ribution des dépenfes annuelles d'une Nation agricole. Que n'ayent à payer d'autre ~~S~P~~ une doit avoir proportionnelle pour con la a ceinipo tioniaplusavanS~&~ . f.11"othèîc qui lés a fàit nattrc. 45 Divifion de la Nation en trois claites toyens. 48-$ I Un autre cas d'autres données pr~fenteraient Ë~ ici. les rapports de ces trois cla1I"es. A I ) E AVIS DB L'EpITl!t1l\. dans un point de vue général.in4ilpenfable. claffe desde CiPro. TABLEAU 39 ÉCONQ.

61-64. 67 Observation. 6i-6z. Les reprifes des Cul» tivateurs font compofées de leurs avances annuelles. auquel taires. Descriptionde là Formule arithmétique diftribution des dépenfes.<-fo Résume».«viij TABLE Pour que le Cultivateur n'ait à payer d'amie charge que le revenu. font jouiv . foutientle prix des productions de la: meilleure qualité à l'avantage des revenus. La plus. La manière de dépenfermême revenu difjole nible n'eft pas indifférente.. Il n'eft pas dangereux comme. dépenfespréparatoires de lacukure de leurs terres & qu'ils. Ils ne font pas à beaucoup près à un taux trop fort fur le pied de dix pour cent. grande partie des dépenfes des Propriétaires.Preuves de l'indifpenfable néceflké de ces intérêts. le luxede décoration. fORMOtE.. 6j-jq> Dsirx-nsMB Observationj les dépenfes de fimple. font au moiusdu ptemiergenre* ils ont fait les. il fitut qu'il ait tes ippriîcs bien affurées. Mais comme. confommatio» font fiérifes &même nuifiblesou deluxe-fielles font préjudiciables à l'agriculture. fiftance. Ils fe dépenfent annuellement par les Cultivateurs» 5 . du territoire..e~~e de fabL fe livrent lesriches Proprié-.. OBSERVATIONS Première IMPORTANTES. & des intérêts des avances de leur étaWiflement. 6$.

Quatrième On ne pourroit rien retrancher dela recette de la claflè productive fans dépérufement. 71-74 Observation. & pour étendre & améliorer la culture du territoire. on ne peut les confondre avec la claflè purement ttérile.plus haut degré de pays parprospérité ferait luxe dans un pays ou il y aurait encore de grands travaux & de grandes . 7S^S D y a des dépenfes qui ne Pont pas comprîtes dans le Tableau. Ainfic'eft par la recettede la claflè productive que l'on peut juger de la prospérité générale. La néceifité de ces dépenfesfoncieres que des Propriétaires fétus peuvent faire rend la propriété fbnciae une des principales conditions de l'ordre naturel du bon Gouvernement.SOMMAIRE. ni rien ajouter fans augmentation de richeffes. & qui dans rhypothèfè donnée Cemontent à un milliard 6y millions* On en a placé le détail avec celui de toutes les autres dépenfes dans la Philofophie ratale Chap. tions. dfc tellement celles de leur entretien. C'eft de même par la recette dechaque claflè que l'on peut évaluer leur population. 77-7» .dépenfes à faire pour faciliter le commercedes produo.7. Les Propriétaires alors doivent reftraindre leurs dépendesfùperflues pour accroître les dépenfes néceflakes à l'augmentation de leur revenu. ?t Troisième Observation. Ce qui ne ferait que fafte dans un venu à fon .

des des pays ne forment entr'ein qunnes imCom« œenfe République.C'eft ce qm&t du qae l'intérêt général eft. d'accord avec l'intérêt des Lmmerçans & Nations quoique l'intérêt paraculier à tende momentanéde chaque Commerçant le faire buffet le plus qu'il . U Naoofl calcul des richefles annuelles d'une de fes fe réduit à celui de la vente agricole à la premiere mam Plus le pris produis de cette vente eft conftammenthaut. SIXIEME Observation. les prix qui ont bafe tions commerçantes doivent fervir de au calcul des richefes & des dépenfesdes W" Nations.ex TABLE Cinquième Observation. Dans cours entre les Nalibre.eft poffible prix de la première vente & hauuer leplus quil au préeft poffible celui du dernier achat tous Nations^LesÇommerçansde jndice. Les frais de voiqu'autant qu'elle Nap rarage fe payent réciproquement ar les tions Us forment un article de dépenfeonéreufe prélevée fur le revenu des Propnétaijres Le commerce doit être infiniment libre plus reftraints pour que ces frais foient led'un commerce l'état qu'il eft poffible.plusil ncheffes eft profitable & plus il fournit de au/propriéîaimdesproduc^ons. Les ncheflès des . on itè y ait un commerce extérieur Quoiqu'il doit calculer les dépenfes d'une Nation que fon terrifur la reproduction annuelle de toire car elle ne peut acheter de l'étranger lui vend. &de falaires auxautres hommes.

Le pécule peut décroître fans que les richeflès diminuent parce qu'il eft aifé de fuppléer au pécule. Il feforme & s'accroît au^c épens d des Nations. Ce ne font point ces Commerçans revendeurs qui font naître le commerce. 88-91 S ne faut pas confondrele pécule des membres de la République commerçante avec celui des Nations.88 SEPTIEME Observation. Leur feul intérêt eft d'avoir la plus grande . On n'a point fait entrer dans le Tableau la marte d'argent monnoyécirculante dans-le commerce de la Nation. 83. Unefbmmede cule égale à celle du revenu des terres eft beaucoup plus que fuffilànte pour une Nation agricole. elles diminueraient leur reproduction & bientôt leur pécule même. Les Nations pauvres ont proportionnellement à leur réproduction une fomme de pécule beaucoup plus confidérable que les Nations riches j car celles-ci s'en partent très bien dans la plus grande partie de leur commerce. ce que celles-là ne peuvent faire. Les Nations qui n'ont point de mines n'ont d'argent qu'autant qu'il leur convient d'en acheter. Celles-ci ne doivent pas s'occuper de ce petit objet qui va de lui-même. ne peuvent participer. Le pécule des Commerçans eft leur patrimoine abfolument fëparé de celui des Nations. Sç auquel elles. C*î ntet-çansfont absolument fëparées de celles des Nations agricoles.SOMMAIRE. Si elles voulaient augmenter leur pécule fans que la reproduction annuelle de leurs richertes fût augmentée.

ibidi Maxime VHI« Faveur pour les dépenfes proni i du£Hves< IX. VI. Maxime XIII. 108 Maxime IV. Nul obftade à l'exportation des denrées. Maxime XI. 99 i 101 AVIS DE L'ÉDITEUR. facilité des débouchés. Maxime XIX .r il cxij TABLÉ' reproduction poflible de richeiTeSpropres" à la jouiflance des hommes. Maxime VII. Circulation complette. Terre. II. Liberté de culture. ibidt X. Bon prix pour les denrées86 #'<£» marchandifss. Maxime XVI. MAXIME Revenu dépenfé dans le pays^ ut ibid. iouree uni107 que de richefles. Propriété aflurée. MAXIME Exploitations âûez étendues^ ibid. Maxime V. Jog iià MAXIME AvancesfufHfàntes. MAXIME Préférence pour i'agriculturé. VII. Maxime Première. agriculture. Maxime III. Malheur des émigrations. 91-98 GÉNÉRALES DU GOUMAXIMES D'UN ROYAUME VERNEMENT AGRICOLE. i 1j Maxime XIV. Impôt non deftrudteuf. Unité d'autorité^ 105 106 MAXIME Inftru&ion. ny 1 1« MAXIME. Maxime XII. Multiplication des beftiaux^ ^14 XV. Sûreté de la peifomie & des ri à ibidi chefles des Cultivateurs'. X Maxime XVIII.

Alorsil necoûw rien a perfonne & eft profitable à Levé fur lesavauces des Cultivateurs tous. Peu ou point de luxe de déco. r âv MAXIME XXVÎI. Lesloyers desmaifons. 11 j Note fur la maxime V. Emprunts toujours nuifibles. les rentes foût payés par les revenus La terre &les avances des Cultivateurs fone donc les fources uniques des ricfaeflès. Ne pas épargner fur les ât penfes publiques néceflaires. épargnes MAXIME LW. L'aifance les derniers Cipour toyens. Point de fortunes particulier^ dans l'adminiftration de ibid. Crédit de l'impôt. plus qu'à la population. «wxime XIX. «2 vaife reffource. p ration. Entiere liberté de commet 119 MAXIME XXV. chofe futile ibid. l'impôt doit être une part proportionnelle d« prodmtnet des biensfonds. Noteurlamaxime f III. Eviter les ftériles. MAXIMEXXIX.SOMMAIRE. ïàd. Maxïme XXV. ibid. Réciprocité de commerce tig Maxime XXIV. Balance en argent. Financiers. MAXIME XXIII. te commerce ne donne & ne crée tien s 0 échange. t6<~ exiij NOTESPRLES S MAXIMES. Maxime XX. vend tout. ibid. Songer aux revenus. Maxime XXX. ou fus h . 117 Maxime XXI. r±n Maxime XXVIII. Le bas prix nuifible au peuple.

Cela eft facile dans les pays où les terres font affermées. de commerce ou de manufactures profitables. Les autres demandent un grand ménagement. 1*7-131 Note fur la maxime VI. En forme de dixme il n'aurait aucune proportion avec le produit net. Les meilleures terres feraient nulles fans les avances néceffaires pour les cultiver.Idéedes caufes qui les avaient réduites à cette infuffifance.E fur la maxime VIL Par les fortunes qui rentrent dans la circulation on doit principalement entendre celles qui s'employent à l'amélioration des terres. les Propriétaires & l'Etat. C'eft l'indigence feule des Cultivateurs qui frit dépérir l'agriculture.entde l'impôt à la fource du revenu peut fembler difficiledans un pays où l'agriculture eft tombée en ruine. il ferait injufte & défaftreux. ir^-nj X'établiffetn. . & qui rend dans ou Etat la population non-difponible les revenusfaibles & le Souverain peu puiffant. & jamais les riche/Tesd'exploita.cxiv TABLE les falaires des ouvriers. I tion. Il faut fe hâter de fupprimer les impofitions arbitraires fur les Cultivateurs. 131-135 NoT. Defcription d'un Royaume où les avances de la culture a'étaient plus fuffifantes. ou fur les denrées & marchandifes il feroit arbitraire & deftru&if il ruinerait les fermiers. Dans tous les cas la propriété feule doit répondre de l'impôt. Cette indigence des Cultivateurs eft le ftuit de plufieurs caufes funeftes. Cette circonftance même rend la néceflitédu remede encore plus prefante. ou à des cntreprifesd'agriculture.

Elle employé infruâueufementproduit dix ou douze fois plus de terre. fous prétexte d'accroître la culture des grains.SOMMAIRE. Celle-ci ne donne prefque point de net. Il crut enrichir fa Nation en favorifant les Manufactures de luxe au préjudice de l'agriculture. Elles ne peuvent jamais être regardées comme fourcesde revenu. Il faut acheter à l'étranger les march&ndifes de main-dœuvre qu'il vend au-detfous du que coûterait leur fabrication dans le prix pays. 136-140 NoTEjitr U maxime IX. rentes. 135-13* 135-136 NOTE fur la maxime FUI. Onnedoitlaifler aller d'elles-mêmes les dépentes fténles. auftre autrefois célèbre. Tout concouroit à la deftruftiott des deux principales euitures du Royaume. 141-14$ Note fur la maxime XIT. C'eft le moyen de provoquer le commerce réciproque &profitable. . Elle abforbe le revenu des prés. Tableau hiftorique des conféquences fatales de fon erreur. I4O. gnité de l'ordre des Laboureurs. Un Mi. Beau trait du Bourg de DiGoadmans-Ckeller.I4I Seconde Note fur la méme maxime. OT Mais nullement celles l'on à des acquifitions de que deemployerait charges ou de privileges onéreux. Avantagesde la grande culture fur la petite.I44 NOTE fur la maxime XIIL On faifoit autrefois arracher les vignes en France. I4J. dans le tenusmême où le commerce in«neur & extérieur des grains étoit prohibé. s'y trompa.

Celui qui paffe l'argent qui eft dans eft deftiné à quelque befoin appartient rigoureufement à ce befoin & ne pourrait en être détourné fans perte pouf la Nation. Une Tomme pénet des cule plus grandeque celle du produit biens fonds ne'ferait pas une richefleutile. Le Gouvernement ne doit pas s'embarraffer de l'argent fes vues doivent Ce fixer à l'abondance &à la valeur vénale des 148-IJ4 productions. L'argent monno les qu'un gage intermédiaire & couteuxentre ventes & les achats. 1 44-^47 SECONDE NOTE fur lamêmt maxime.xvi T A B L E Celle des vignes eft infiniment précieufe & commerce des privilégiée pour nous.indraie. !Lamultiplication des beftiaux réfulte de remploi des laines & de la confommation de la viande &du laitage.ntd'avoir des beftiaux qui font vifibles » Se pourraieat leur attirer une aug- . les Cultivateurs cra. Elle procure l'engrais qui multiplie les récoltes ce qui alfijre J'abondance.indifférententre les mains de qui l'Etat.. La circulation de l'argent n'eft pas contribuable. Le profit des beftiaux fe confond avec celui de la culture lequel s'obtient principalement par les beftiaux.appauvrirait la Nation. Le être vins & des eaux-de-vie doit fpécialementprotégé par le Gouvernement. Une Nation agricole a toujours une grande avances profpérité quand elle a de grandes de compour la culture une grande liberté merce unegranderéproduBionx& ungrandpron-'eftpour elle duit net. Si l'impôt était arbitraire. NOTE fur la maxime XJV. Il n'eft pas. Plus il s accumulerait dans les coffres des particuliers plus il de .

exempts de toute efpecede vexation perfonnelle.r le commerce extérieur des productions. c eft borner l'agriculture à la population. le payementd'un fermagen'affujettit WrUdldéPRn-dreTT' PasPJ4«e celui du ioyer dun Hôtel. cuhers.C0ITerce des Fondions proou demirait la culture les les falajres. Ce les ncheffesqui font renaît?* les ne font pas rkdfcsZ doivent payer timpôt. revenus l'impôt. de peur qu'ils n'emportent dans les villes leurs "Chf M qui font tion & rena. «vif weatation défaftreufe d'impôt. Si cela était ainfiksBourgeoisS trouveraient dans /agriculture & au grand profit du public des établi/Temensavantageux pour leurs enfans.US les peuples fages la NoWefle&lagncultureontété unies? iS6-i5zg Note fur la maxime XVI.SOMMAIR E. ATtt. qmcontractent pour leur Propriéavantage Leur dignité eft abfolumemfa meTTu' KV?ÇZ-tO. la Nation. Cette feule égahiation des prix augmente confidérablcment le revenu des terres fans accroître les dépenfes des Confommateurs. La liberté du commerceaflLe l approvifionnementde toutes les Nations fc entrent le niveau des prix. z ijSvKSi Note fur la maxime XVUL Si l'on faifait baiflerie prix des produaioas h iij . if4-ijtf Indépendamment de la fureté de l'emploi de les Cultivateurs doivent être i«^fe. Si l'on demi.tre les revenues fubfifter la Napublics & parti. au lieu d'étendre la population par 1 agriculture. Un Propriétaire & un Fermier font tous deux également taires. Il devrait mis à la NoU^ de prendre des êtreperterres à ferme.

Seconde biens d'avec les richetfes. homme conferver travaille parce que tout le bas S avide de richefies. l'alfance. XIX. Les vexations défaut des denrées & des falaires le vvix reudeatkPayfanp^re Sploilucratif. Ilftutdiftineuer les point Ceux làonVunevaleurufueUe&n'ont valeur ont une de valeur venale.POW tous lesbefoms fubvenir par le commerce à elle eft compodes membres dont SffS l6l'1& fée. pour r 161 tions étrangères. à employer à Ces autres & le Souverain plus riches les Propriétaires ce qui employe font faire plus de travaux un plus grand nombre d'ouvriers qui mburà raient de faim fi le bled était vil prix. . qui puiffent Tout homme qui pew Payfan8labôrieuX. fur la maxime ajurfe a que la propriété la jouM&nce Il nV rendre le deVon gain. pauvre «eparefleux } mais lQ'~ ' Royaume. f^tK «Lue&unevaleur Il faut qu'elle une Nation d'avoir des kau. "endeàfe procurer de grandeS^/«. Celles-ci Il ne à vénale. Note . Ï6Ï.1V'p~'E fm la maximo cft Claire de la journée du manouvrier Le du fcptier de ordinairement le vingtieme cher bled Quandle bled eff conftamment plus il refie au manouvrierune fomme forte D'ailleurs befoins. pauvresPayfarts. feroit obligé extérieur d'en donner une plus grande quanune moindre quantué de productité.-Ï&) XX.exviij T A B L b dans le commerce on nationales. Note fur la même maxime.

Il faut que les travauxdes Cultivateurs donnent un pro. es hommes fans richefles & fans falaires font une péfante charge pour une Nation. Mais il n'y a que les Cultivateurs riches. duit net pour faire fubfifter tous les autres Citoyens. Si une partie d'entr'eux fe livre pour fe nourir à quelque culture facile & peu couteufe de productions de vil prix cette partie fera nulle pour l'Etat. Mais les petttes Nations. C'eft pourquoi le Gouvernement politique de l'agriculture &du commerce de fes productions eft la bafe de l'adnùuiflrauon d'un Royaume. &fubvenir à toutes les dépenfes de l'Etat.SOMMAIRE.&fille & mere des y revenus. Les hommes ne peuventmultiplier les richefTes.& mulfe D tiplier eux~mêmes. ainiî que les terres employées à cette«chetive culture. Cette confommation *. C'e. i Ct-ïà? h iy . txi* Note fur la maxime XXII.quepar les richefTes. commerçantes qui n'ont pas de territoire doivent épargner en tout genre de dépenfes pourfè ménager l'avantage de la concurrence dans lei»xmetier de voiturier & de revendeur. qui employeat de grandes avances à leurs exploitations.ft ce qui rendla concurrencede ces petites Nations maritimes û importante à admettre librement dans le commerce des Nations agricoles pour en refrraindre le plus qu'il eft poffible les frais onéreux. i6$-i6ô No TE fur la maxime XXFI.dequi Ponpuiffe attendre cet avantage. Erreurs qui ont fixé les regards des Politiques uniquement fur la population. Dans les grands Etats agricoles il doit naturellement fe faire une confommation étendue & abondante des productions du territoire.

TABLE SOMMAIRE. La viâoire définitive eft pour le dernier écu.pour l'exécution des travaux publics des chemins des canaux. FmdelaTdlc de la /f». Car il fe. &c. 170-171 Sans s'embarrafler de combinaifonsfutiles fur à la population il faut donc s'attacher multiplier les richeflès & fur-tout à prévenir les caufes qui pourroient les détruire. Ce que prouve 171*17* l'exemple des temspaffés. 16^-170 Ce n'eft pointnon plus des hommes qu'il faut s'occuper principalement . Partiti . IJ ne fuffit pas d'affemblerde grandes armées pour la défenfe d'un Etat. JI faut que le foldat fok bien payé & il faut d'autres dépenfesbien plus confidérablesque la paye. Ces ouvrages importans ne peuvent le fonder utilement que fur des contributions fournies par les revenus fans préiudicier à la reproduction. Avec lafoldefuffifante ne manquepoint de foldats. trouve fouvent des circonftances qui s'oppofent au rétabliflèment d'un Etat dont les richeffesont dépéri.fcsa. Ce font moins les hommes que les richefles on qui font la guerre. Si l'on voulait les faire au moyen de corvées ou d'autres impofitions déréglées ces travaux quoique z néceflàires deviendraient ruineux.

â Avant que de confidérere droit l naturel des hommes.déveA . Si l'on n'entre pas danscet examen avant que d'entreprendre de.LE DROIT NATUREL.il faut confidérer l'homme lunette dans fes différents états de capacité corporelle & intelleéuelle & dansfes différentsétats relatifsaux autres hommes.. a CHAPITRE PREMIER. de l'hotunie d~e l'homme erre défini vaguementle droit peut que Ihommeaaux chofes propres fa jouifaaes. Ce que c'ejt que le droit naturel des Hommes. Lj* D&dix Natvrbi.

les autres avecplus de raifon l'ont re& la vérité fe trouve de part & connu . Mais une vérité en exclut une autre dans un même être lorfqu'il change d'état commeune forme eft la privation -actuelle d'une autre formedansun même corps. donton ne peutavoird'idée dont auxcorelatifs ils exacte u'en réunifiant q les cene &fans néceflairement. lefquels dépendent & idéales nulles.d'autre.svoulu le reconnoître. d fur ( i ) II ena été desdifcuffions le droitnafutla d philofophiques turel.1 Le Droit Naiorïi. fontquedesabftra&ons .' homlopper le droit naturel de chaque me. avec quelque raifon. ces C'eft faute d'avoir remontéjufquNi les Philofopremieres obfervations que fe font formé des idées fidifférentes phes & même ficontradictoiresdu droit natutel de l'homme. il eft impoflîbled'appercevoirmême ce que c'eft que ce droit ( i ).commeesdUpntes conliberté furlejufte& l'injufte ona voulu r abfolus attributselaces d c cevoir ommeesêtres & complette tifs. Les uns. n'ont pa.

2. Con afpea où elle eft vraie.Celui qui a dit que le droit naturel de J'hommeeft nul. a dit vrai* Celui qui-adit que le droit naturel e& une loi générale& fouveraiae qui ré^le les droits de tous les hommes a dit Vrai (3).y~nl. e:F3ApiTil~ ~RÈÈ2iBR: Aij . ~)V. ) C'eft la définiúonde J tûtinien. ellea Il comme les autres.page5~Avec un peu plus d'étendue cette pto~pofuion feroit 1~ J1Ôtrè..~mp!e.. a dit vrai Celui qui a dit que le droit naturel de l'homme eft le droit que la nature enieigne à tousles animaux a dit vrai M Celui qui a dit que le droit naturelde l'homme eft le droit que fa force & fon intelligencelui affluent a dit vrai Celui qui a dit que le droit naturel fe borne à l'intérêt particulier de chaque homme. 2. Voyez-en l'exemple dans la note 6 pageïï. Voyc7-en l'cxcn'Ple au bas de la page 6. Vôyez-e~ l'ezemple pages r 4 &dans Ia ilote 9 page.

Yoyez le préfenté & réfuté pages8.ni jufte. dont le droit naturel aux productions de fon Ifle n'adme*. 5 &6.1.p. Celui qui a dit que le droit natureldes hommeseft un droit limité par une convention tacite ou explicite. décifif & fondamental. *}. 9 8c 10. Voyez-enl'exemple. a dit vrai Celui qui a dit que le droit naturel ne fuppofeni jufte ni injufte.' Celui qui a dit que le droit natureldes hommeseftle droit illimitéde tousà tout. a dit vrai( 5). Celui qui a dit que le droit naturel eft un droit jufte. a dit vrai (4). (5) Ceft le -cas d'un homme feul. a dit vrai (4) Ce& le fyftême do Sophifte Trafimaque dans Platon renouvelle depuispar Kobt/es & depuis Hobbes par l'Auteur du Livre intitulé de PrincipesduDroit naturel & la Politique. ni injufte attendu que la juftice ou ïinjuftice fontdes attributs relatifs «juîrie peuvent xifter lorfqu'ïl n'ya perfoanê e fur qui les exercer. Voyez le commencementdu quatrième Chapitre.6 & 17.8c bas delà p.4 Lb Droit Natd&bi. . dans une Iile déferte. pages. au *# Voyezci-contrc.

Un enfant dépourvude force& d'in? u telligence. tous les cas. Ce droit lui eft d'autant plusaffuré que le devoir du pere & de la mèreeft accompagnéd'un attrait naturelqui agit beaucoupplus puiflàmmentfur le pere & fur la mere.Néanmoinson ne peut ignorerque ce devoir indiqu6 & afliiré par le fèntiment eft dans l'ordre de la jufticej car le père & la mère ne font que rendre à leurs enfans ce qu'ik ont reçaeux-mêmesdeleurpere&mereï « un précepte qui le rapporte a ua Aiii . qui éftle principenaturel de tous les devoirsde l'homme réglés par la raifon.fondé fur le de* voir indiqué par la nature au pere & à la mère. 5 Mais aucunn'a dit vrai relativementà.dans leurs recherches fur cette matiere importante. que la notion de l'ordrenaturel qui établit le devoir. a incontestablement n droit naturel à la fubfiftance. Ainfi les Philofophesfe font arrêtésau parallogifme>ouargumentincomplet.Chapitre Premier.

' être raifonnable. d Le Droit . meuSi le pere & la mere de renfant & que l'enfantfe trouve fansautre rent à ïefTource abandonné inévitablement de l'ufage {on impuiffance il eft privé devient de fon droit naturel & ce droit eft nul quand *nL Car un attribut telatif {on cotelatif manque.NAttriiïi: 9." droit jufte oblige tout 1* Si on me demande ce que c'eft que naJe répondraique c'efiunerégie Juftke ? par leslui turelle & fouveraine. reconnue miensde laraifon qui détermineévidemà un appartientà foi-même ou mena qui ce autre. L'ufage des yeux *ft nul dans un lieu inacceflibleà la iattàere.

& parce que Aiv . Souvent le droit légitimerefireint le droit naturel. L E droit natureldeshommesdiffereda ou droit légitime du droit décernépar les loix humaines.CHAPITRE II. parce que les loixdes hommesne font pasaufliparfaitesque lesloix de l'Auteur de la nature. la tranfpar greffion la iandion de cette loi. J)e l'étendue du droit naturel des Hommes. en ce qu'il eft reconnu avecévidencepar les lumieres de la raifon & que par cette évidencefeule il eft obligatoireindépendamment d'aucune contrainte. au lieu que le droit légitime limité par une loipofitive eft obligatoire en raifon de la peine attachéeà. Par ces différentesconditionson voit toute l'étendue du droit naturel & ce qui le diftinguedu droit légitime. quand même nousne le connoîtrionsque par la fimpleindication énoncéedans la loi.

à toutes les çhofes . ont borné le droit naturel de l'hommeà l'état de pure indépendancedes hommes les uns enverslesautres. qui lajfTe. Quelques Philofophes abforbésdans l'idée abilraitedu droit naturel des homà mes. jettes muables de la Juftice. torité légitime de quelquesparties dit droit jiature. Ainfî.lqu'il a. & de l'ordre na-* turel leplus avantageuxi la Société.8 Le Droit Naturei? les loix humaines font quelquefoisfurla raifonéclaiprifes par des motifsdont rée ne reconnoît pas toujoursla juftice ce qui oblige enfuite la fagefledes Légiflateurs d'abrogerdes loix qu'ils ont faites eux-mêmes. La multitude des loix contradictoires & abfurdesétabliesfucceffivement chez les Natbns prouve manifefteroent que les loix pofitivesfont fu* à s'écarter fouvent des régies im. & à l'état de guerre çntr'eux pour s'emparer es uns & les au-» l tres de leur droit illimité. prêtent dent ces Philpfophes lorsqu'unhomme eft privé par convention ou par une au-.tous un droit à tout.

chofisdont >lpe«* otunir la jouiffance &c/prétentt. fort badinage déplacé Dans ce point de Second !•«. «1er àlotdre naturel pour feconforj même réduire ce droxtnaturelde l'homma au. vue on appercevra ^lesraxfonnemensqueronvientd'exou ^H font ^/es^hi^^ frivoles. 00 m de l'efpât.irmifl^n^ r~rr .. 2^-«.a^ jugementd'autruij il n'eft doncplus. ou par une autorité coaaiy^ Il »eftplusdanslefunpleëtattienatar oudenaereindépendanceiiln'eft plus luifeuljugedefondrou. & cet homme fe trouve fous la dépendance d'autrui par fes engagemens. Mais fi ron fait attention à la futilité dece«eidéeabftraite^are/^ il faudra.rfalferadansiefeitun«fort limité. difcnt-Js^dansrétatdepurenaturLnipar confèrent dans la fphere du droit na turel. r g .fa.apumance fon droit général eft détruit.Chapïtre 2Sa.

Car fon droit à touteft femblableau droit de chaquehirondelle à tous les moucherons voltigent dans qui borneà l'air. quela dansl'état portion de chofes dont il jouit de pure nature s'obtient par le travail t à fa 3°. D fes recherches. que fon droit aux chofespropres confidérédans Votr jouiffance doit«ètee .i °. Dans l'état de pure nature. 'oùil s'enfuit.%o LE Droit Natorbi: dans l'examend'une matiere fi importanque le droit te & onfera bienconvaincu naturel de chaque homme fe réduit dans la réalitéà la portion qu'il peut fe procurer par fon travail. les chofes des hommesfe répropresà la jouiflance duifent à cellesque lanatureproduitfpoatanément& fur lefquelleschaquehomme ne peut faire ufage de fon droit naturel indéterminé. que par fon droit atout n'eft qu'idéal: to. qu'en s'en procurant quel* c'eft-à-dire que portion par fon travail. mais qui dans la réalitéfe ceux qu'elle peut faifirpar fon travail ou fes recherchesordonnéespar le befoin.

acquife de par le travail fans ufurpationfur le droit d'autrui :4e.CHAPITRE S'ÈÊo'ndT 1t <dre la nature& dansl'ordre de la juftide ce. ne perdrontpas leur tempsà fe livrer inutileïineat ntr'euxdbe guerrequi e n'apporteroit-quede l'ohûadç à leursoccupationsnéceÏÏakespourpourvoirà leur fubfiftance(<6}: te >. car dans l'ordre de la nature il eftin-1 déterminétant qu'il n'eftpas aflurépar la' poffeffion a&uellej & dans l'ordre de la. fi tuen à as befoin vas-enchercher* perfoitne nes'yoppofe-: cette régie s'étendjufqu'aux bêtes cellesd'une.5*. que dans l'état de poffeffion de pure nature les hommes prefïesde fatisfaireà leurs&e&iaSj diacun parfesrec~' cherches. mêmeefpece fontdansle mêmecas necherqui chent pointà fe fairela guerrepour s'empêcher defe leurnourriture réciproquement procurer pas leursrecherches.<qp& droit natu( 6) C'eft icile casdu proverbe peut s'aqui Aicfîet tousdansl'état depurenature. . juftice il eft déterminé par une poflefc fon efFe&ive droit naturel.

comprisdans l'ordre de la nature. .Le Dhoït NATtrustî rel. ï & dans l'ordre de la juftice s'étend à tous les états dans lefquelsleshommes peuvent fe trouver refpeâiYementles unsaux autres.

CHAPITRE III. xS o vs avonsvu que dansl'état même de pure natureoud'entiere indépendance leshommesne jouuTent e leurdroit d naturelauxchofesdont ils ontbefoin que parle travail. De l'inégalité du droit naturel des Hommes. c'eft-à-dire par les recherchesnéceflàires les obtenir ainfîle pour droitde tousà tout fe réduit à la portion que chacund'eux peut fe procurer. pour .La de jouiflànce leur droit natureldoitêtre fort bornéedanscet état de pure nature & d'indépendanceoù nousne fuppofons endure entr'euxaucunconcours s W. foit oude la pêche qu'ilsviventdela chaflTe ou des végétauxqui naûTent aturellen ment.8c d pour yréuffir il leur faut les facultés u ou corps &de l'efprit & les moyens les ànftrumens éceflaires n pour agir & pour parvenirà fatisfaireà leurs befoins. Mais pour faire cesrecherches.

nous y trouveronsencoreune grande inédroit galité relativementàla jouittancédu . oMais en confidérantles facultéscorf> xelles & intellectuelles 8c les autres moyensde chaquehommeen particulier. tt'aidet mutuellement & où les forts de violence peuvent ufer inju&ement contre les foibles.Lorfqu'ilsentreront en fociété & qu'ils feront entr'euxdes conventions pour leur avantageréciproque donclajouiûancedeleur ils augmenteront même la . des elle réfulte de la corobinaifon loix de la naturej & les hommesne pouvantpédans Aéosa les deflêinsde l'être Suprême la conftrucîionde Univers ne peuvent élever |ofqu'à la destination des régie* .droitnaturel. & ils s'aflureront étendue de cette jouiflance.natureldeshommes.*4 JLb Droit Nattjrsï. fi la pleine conftitution de la fociété eft conforme l l'ordre évidemment lc plus avantageux aux hommes relativement aux loix fondamentalesde leur droit naturel.Cette inégalitén'admet ni jufteni injufte dans fon principe.

Chapitre Troisibme. Cependant.on verraque cescauCes produifent infiniment plus de bien que de mal. Ceft pourquoi ellesnefont dansl'ordre naturel relatif auxhommes. des lôix obligatoires que pourle bien ellesnous impofent le devoir d'éviter. Il faut donc bien fe gaftier-d'atfrîbuer aux loix phyfiques les mauxqui font la jufte & inévitable punitioa de la viola- . fi on examineces régiesavec attention on appercevraau moins que les caufesphyfiques du mûphyfyue font elles-mêmesles caufes des biens phyfiqms que la pluie qui incommodele fi voyageur fertilifeles terres ï & oncalculefansprévention. JS5 immuablesqu'il a inftituées pour la formation &la confervation fon de ouvrage. âotaaatqu«nous le pouvons le malque nous avonsà prévoir par notre prudence. & qu' elles ne tontitriHtuées que pour le bien que le mal qu'elles caufent incidemment réfulte néceflàirement de l'effence même des propriétés par lefquelleselles opérent le bien.

Si un Gouvemement s'écartoit des loix naturelles qui aflurentles fuccèsde l'Agriculture oferoit-on s'en prendre à l'Agriculture elle-même de ce que l'on manqueroitde pain. neroit infenfiblement une autrecaufedu à mal phyfique& du mal moral. & de ce que l'on verrait en même temps diminuer le nombredes hommes & augmenter celui des malheureux ? Les tranfgreflionsdes loix naturelles font les caulës les plus étendues & les plus ordinaires des maux phyfiquesqui .La liberté cetattribut constitutif del'homme.Natttrï^ tion de l'ordre mêmedes loix phyfiques: j inftituées pour opérerle bien. laquelle eft d'un autre genre que les loix phyfi•ques c'eft lemauvaisufage de la liberté des hommes.affligentles hommes les richesmêmes. qui ont plus de moyens pour les éviter s'attirent par leur ambition par leurs paflîons & mêmepar leurs plaifirs beaucoup de maux dont ils ne peuvent inculCeci nousmeper que leurs déréglémens. <Sc l'hommevouque droit 16 Le Droit .

if droit étendre au de-la de fes bornes. & plus ou moinspréoc cupéeexamine& apprécie. Ces deux extrêmesfont les termes qui limitent l'étenduede l'usagenaturel de la liberté.Chapitre Troisième. fin plus ou moins éclairée. tent des întétSts& des attraits oppofis quela rai. s'il diiîîpe fes biens & ruine fa famille par le mauvais ufage de fa liberté il fe plaine de l'Auteur de fa liberté lorsqu'il voudroit être encore plus libre (7)5 il ne ( 7 ) Que lignifient ces mots plus libre fignifient-ils plus arbitraire. c'eft-à-dire plus indépendant des motifs qui aguTcntfur la volonté 1 Non car cettc indépendance fi elle étoit entiere. réduiroit la volonté à l'état d'indifférenceS & dans cet état la liberté feroit nulle ce n'eft donc pas dans ce fens que l'on peut dire plus libre. La liberté efi unefacultérelativeà des motifs excitons & furmontaéles quife contrebalancent & s'eatr'afoiblijfentlesuns les autres & quipréfen*. *'il détruit fa fanté. Ces mots peuvent encore moins fe rapporter à Tétatde la volonté fubjugnée par des motifs intincibles.Cet ér-xde délibération eonfiftedans plufieursades de l'exercicede la liberté plus ou moinsfouteaus par l'attention de B . paroît à l'homme n'avoir jamais tort s'il fe nuit à lui même.

D'après ces obfervations familieres me un peu attentif à l'ufage de fes penfées on à ceux qui nient la liberté. plus ou moins préparée pour le choix par l'exercice de la liberté. définitif. Mais. qui eft un acte fimple. ne réunifionspas desconditions contradictoires telles que la condition de .x8 Lb Droit NatorïiÎ eft lui-même en cons'apoerçoit pas qu'il tradicHon avec lui-même. plus oa moins précipité qui fait ceffertout exercicede la la liberté & qui n'eft point un afte de liberté mais feulement une détermination abfolue de la volonté. ils reconnoïtront l'exercice d'une faculté intellectuelle entre les motifs & la dédfion. Alors on fera d'accord de part &d'autre fut la réalité de cette faculté & il deviendra inutile de difputerfur le nom. fous ce nom. Mais pour avoir une idée exacte de la liberté il ne faut pas confondrefoo état de délibération avec l'adedécifif de la volonté. à tout nom. Qu'il feconnoifTe donc fes extravagances j qu'il apà bien employer cette liberté prenne encore plus J'efprit. s'ils peut demander délibéré? S'ils font bienajfurés de n'avoir jamais on leur demandera avouentqu'ils ont délibéré s'ils avouent que c'épourquoiils ont délibéré Et toit pourchoifir.

de choix Se de décifion. u'exifteroient pas ce nom ne fignifîeroit qu'âne abftracrionincoacevable comme celle du bâton (ans deux bouts. t$ 1 qui lui eft fi chèrej qu'il bannitfel'igno-. Il eft de fa nature d'être libre & pouvoir également acquiefcer à tous les motifs actuels & la condition de pouvoir également n'acquiefcer à aucun j conditions qui excluent toute raifon de préférence. qu'on appcileroit liberté. qui elle-même détermine la volonté à vouloir. rance & les déréglemens fources des maux qu'il fe caufe par l'ufage de fâ liberté. & concluons en obfêrvant qu'il n'y a que fhomme fàge qui s'occupe a perfectionnerlà li. Anéantir les motifs. Dépouiller la volonté de l'homme de toutes cauïês déterminantes.Chapitre Troisième. toutesles propriétés eflèntieliesdela faculté même. Ne nous arrétons pas davantage à cette abfutdité. c'eft anéantir la liberté même. pour le rendre libre c'eft annuller la volonté car tout acte de la volonté eft de vouloir une chofe. berté les autres croient toujoursêtre aflez libres quandils fatisfontleursdefirs auffinefont-ils Bii . tout ufage. où la faeulté intellectuelle qui examine& apprécie les objets relatifs aux affrétionsde la volonté. Car alors tout exercice. en uu mot.

a le pouvoir d'étendre l'exercice mets. de choifir ou moins vera les meilleurs. Ceft en l'homme brut n'eft occupé qu'à étendre toujours & à fatisfaire fespartions avec l'ufage de fa liberté ce de aufli peu de difcernementque modération à en a forcé les hommes qui vivent fociété qui établir eux-mêmesdes loix pénalespour réprimer leur liberté. Par l'ufage aveugle faire & imprudent de fa liberté. ceux qu'il trou. mais l'ufage imprudent n'a que Celui qui n'a qu'un mets pour fon repas. précipité & imprudent de . Ainfila liberté ou délibération peuts'étendre par les motifs mêmesqui limitent l'afage la liberté. & de mangerplus ce fens que de ceux qu'il aura choifis. bertéfurtous ces mets. & d'en le choix de le laiffer ou de le manger mais celui qui a vingt manger plus ou moins de fa li. il peut de mauvais choix par fon intelligence attentifs qu'à fe procurer lesmoyensde multiplier leur liles choix qui peuvent étendre.10 Lb Droit NatttrbjS ne foit quelquequoiqu'il intelligent fois ni l'un ni l'autre. berté. qui eft pour de la déliainfi dire l'organeaSif de la liberté ou bération. non pas de leur liberté. Alorsils étendent l'ufage effréné de fe conleur liberté par des motifs intéreflantsqui tre-balancent &Excitent l'attention.

Bii|* . défaire k mûlkwrchoix. p quine lui permet as.Chapitre Troisibmb. oudefe conduire aytcfa^ 6#. Le bienphyfique& le mal phyfique. lorsqu'ellesfont conformes à l'ordre & aux finsqu'il s'eft propofées? p caril eft lui-même l'Auteur des loix & des régles & par conféquentfupéïieut (8 ) H y a bien des efpeces & bien des degrés de folie mais tout homme qui eft fou pat l'effet d'une mauvaife conflimtion de fou cerveau.' it il peut parveniraux meilleurs choix.font juftes & parfaitesdansle plangénéral.le bienmoral&lemalmoralontdoncévidemment leur originedanslesloix naturelles. Tout a fon eflèneeimmuable 8êles prode priétés inféparables fon eflènee. & fe conduire avec fageflè autant que le lui permetl'ordre des loix phyfiquesqui conftituentl'Univers ( 8•). vraifemblablemeoet»oi«s conformesà laperfeclâonà laquelle l'Auteurde la naturea portéionouvrage celles qu'il a inftituées.D'autresloix auroientd'autres propriétésefTentielles. eft entraîné par xua&loiphyfique.

D'oùfuit que chacuna le droitnaturel ` 4e faire ufage avec reconnoiû'àncede toutes les facultésqui lui ont été dépar.i nés par la Nature dans les circonftan-= cesoù elfel'a placé fousla conditionde jie nuireni à foi-même ni aux autres neferûk conditionfanslaquellepeufonoe conferyer'ufegedefb facultés l ïuTuréde de eu la |ouiflànce fon droit naturel & fuivant. & tout eft foupais à celles qu'il a inftituées l'homme doué d'intelligencea la prérogativede E & les contempler les connoître t pouvoir le pofpour en retirer plusgrandavantage à flble fans être réfirà&aire cesloix Seà ces règles fpuvefaines.JLe Droit Natwrb*. fiaxloix& auxrégies.Maisleur deftination eft d'opérerle bien. cm nous conduitau Chapitre .

oubien il faudroit fuppoferque ceshommes vivroient au moins. Maiscet étatnepeutfubfifterque le temps de la duréede la vie de chaque individu. Si l'on envifagc les hommes comme dilperfés de manière qu'ils ne puiflent avoir emr'eux aucune communication on apperçoit qu'ils font complettement dansl'état de pure nature& d'entiere inaucunrapportde jufte 6c dépendance.CHA P IT R E IV. Biv . dans leur retraitej ce qui changeroit entierement l'hypothèfe de leur état de folitude car cette affociation d'une femme& des enfans qui furvien. chacun.avec ne u femme. Du droit naturel des HommesconJîdérés relativementles uns aux autres. Ajes hommes peuvent être confidérés dans l'état de folitude & dansl'état de multitude.fans d'injufte relativementles uns aux autres.

Il y a alors un ordre du droit la compenfationdans jouitfânce naturel de chacunqui doit être à l'avantous les individus de la famille tage de & qui doit être réglé par le chef. Tout homme eft chargé de fa confervation fous peine de fouf&ance & il à fouffre feul quand il manque ce devoir envers lui-même. Mais remplir préalablement tous ceux aveclefquels il eft aflbdé font envers eux-mêmesdu même dechargés voir fous lesmêmespciiicc Il eftde l'ordre naturel que le plus fort foitle chef de la famille. ce qui l'oblige à le à tout autre. de fureté. de fecoursréciproques.*4 LE Droit Naturel' droient admettroit un ordre de dépendance. de juftice de devoirs. mais il n'eft pasde l'ordre de la jufticequ'il ufurpe fur le :droitnaturel de ceuxqui vivent en communautéd'inde rérêrs avec lui. feloa l'ordre même de la juftice diftributive conformémentaux devoirs prefcrits pair la nature & à la coopérationoù chacun aux contribuefélon fa capacité avantages .

doivent y participerà raifon de laitance que cette fociété particufe procurer.«*acs uayaux de la j fociété & ceux qui ne font pas en état d'y contribuer. Il y eft encore excité par des fentimensde. qui font autant d'indices des intentions de l'Auteur dela nature fur IWcrvation des tégle? qu'il prefcrit.ae la lociété. dirigent la conduitedu chef de famille pour réunk dansla fociétél'ordre naturel& l'ordre de la jufiice. conformément u a bénéfice qui refaite du conrr." de pitié Scç. Les uns & les autresy contribuent diverfement. Ces lière peut régiesqui fe jnamfeftentd'elles -mêmes. mais rempioi des unseft à la déchargede l'emploi des autres par cettediftribution chacun peut remplir le fien d'emploi plus complettement & par ce fupplément réciproque chacuncontribueà peu près égalementà l'avantage de la fociété donc chacun doit y jouir de toute l'étendue de fon droit naturel. Chapitre Quatrième.fatisfadion de tendrefle. x< .

xâ LE Droit Naturh.' aux hommespour les obligerpar devoir à s'entre-fecourirmutuellement. faudroitau moinsqu'il y eût entr'euxdes conventionstacites ou explicites pour . s'ils chez des pouvoient faire des excurflons Nationsoùil y auroit desricheflesà piller.rl'Agriculture. cardanscet état ils ne pourroient fe procurer des richeifes p?. ni par les pâturagesdes troupeaux parce. ou qui s'expoferoientpar aux néceffité dangers du brigandage. Si on confidereleshommes dans l'état ende multitude. tutelaire qu'il n'y auroit pas de Puiffance Mais il pour leur en affurerla propriété. où la communication tr'eux eft inévitable & où cependantil n'y auroit pas encorede loix pofitivesqui les réunifient en fociété fous l'autorité d'une PuifTance Souveraine. & qui les à afTujettiflent une forme de Gouvernement il faut les envifager comme des Ain*des deferts < peupladesde Sauv»g«« naturelles des qui y vivroient productions du territoire.

où rous font SfSaasir. eavers 1 les aUtres.avecla condition leurffi.1 fe ^nentplUsfir ment.une crainteles unsdesautres. qui les inquiete ~P~.F" nneUe' carleshommes ont.n. f tre.^Uientpar J»«W. & de & du peu d'effets 011 7Cinrof~ CBArt~R~ -1'- ~vA~RZ~u3~. . zT ~ibon.chacunrefte d'ailleurs dansl'état de pleine liberté &d'indépendancees uns. de tM.ils3)accou£u_ ««•* à fe voir la confîances'établit en «eux. JS s'emr'aident.reté de P-finO. dans cet état d'indépendance. «quelque^ des Nations particulieres. il.oa . parcequerien ne les intéretre plus ^e de fe déhvrer réci^ eMP cette crainte. Pt~t~«" plus confidérables&plus difperfées ou Plu5eXpofeesaupUlageaacoûftitut. Ceux chaque de cant°I. ~e~P~tMtier.*fi«m«.i~ enjeux.& ils peuventfacilement e ratfurer de part &d'au..

& une autorité fouverainepour les faire obferver car leursrichetfes.. Ainfi les hommesqui fe mettent. au lieu de le restreindre. fa cilesà" enlever. La formedes fociétésdépend donc du plus On du moins de biens que chacun poflède ou peut pofléder. abandonnées lafidélité & à publique. fufciteroientaux compatriotes peu vertueuxdesdefosquilesporteraient à violerle droit d'autrui. .iS LE Droit Nature i' de cesNationsne fuffiroirpas pour leur en aflurer la propriété il leur faudroit alors des loix pofitivesécrites. ou de convention. focs la dépendance ou plutôt fousla protection des loix pofitives &d'une autorité rutelaire étendentbeaucoupleur faculté d'être propriétaires & par conféquent étendent beaucoupl'ufagede leur droit naturel.<xdont il veut s'apurer la confervation& la propriété.

d'autrespar une autorité démocratique. coupfouschacunede cesformes. J. formes 'autorités qui décidentde d l'effence du droit naturel des hommes réunisen fociété.en fociété fous une autorité fouveraine. &c.carlesloix varientbeau. feréduifent prefque toujours à des loix pofitives ou d'inftitution humaine or cesloixne font pas le fonde-' ment effentiel& immuabledu droit naturel & elles varient tellement. Du droit natureldes Hommes réunis .CHAPITRE V. décidentdu droic qui des Sujets. qu'il ne feroit paspoffîbled'examinerl'état du droit -naturel es hommesfousces loix. Mais ce ne font pascesdifférentes.Il d e&même inutile de tentsr d'entrer dans .Lesloix des Gouvernemens. i y a desfociétésqui font gouvernées ks unespar une autorité monarchique les autres par une autorité ariftocratique.

30 Le Droit Nature^ cet examen carlàoùlesloix& la Puiflàncetutslaire n'aifurentpointla propriété& la liberté il n'y a ni Gouvernement.fe l'orperfuadentintimementqu'il eft dans dre de la fatalité des Gouvernemensd'avoirleurscommencemens leursprogrès leur plus haut dégré de puiflance leur déclin & leur fin. plus ou moins uniformes. plus .Ce qui paroîtmême fiinévitable la que les hommes qui fe livrent à contemplation de tous ces changemens. L'état de pure nature eft alors plus avantageux que cet état violent de fociété qui paiïê de Jéicglcpar toutes les viiiicitudes mens. de formes d'autorités & de fouverains. Mais ils ont dû remarquer auffique cet ordre eft bien irrégulier.liberté des foibles. ni fociétéprofitables il n'y a que domination & anarchiefous les apparencesd'un Gouvernement les loix pofitives& la j domination y protègent & aflurent les la ufurpationsdes forts & annéantiflênt propriété & la. que les paflâges font plusoumoins y rapides.

Pour connoîtrel'ordredes temps & des lieux. pourrégler la navigation& affurer le commerce il a fallu obferver&calculer avec précifîonles loix du mouvement des corpscéieftes il faut de même pour connoître l'étendue du droit naturel des hommes réunis en fociété fe fixeraux loix naturelles confiiturivesdu meilleur Gouvernement poffible.4 31 ira moins inégaux plus ou moins compliqués d'événemens imprévus favorablesou défaflreux plus ou moins dirigés ou fortuits plus ou moins attribués à la prudence ou aux méprifes aux lumieres ou à l'ignorance. Ce Gouvernement auquel les hommes doivent être atfujettis.Chapitre Cinquième. l'archetype dca Guuvuukiuciu. . à la fagefleouaux paffions effrénéesde ceux qui gouvernent ainfi ils auroieat dîi en conclure au moins que le fatalifmedesmauvaisGouvernemens 'eft pas une dépendancede n l'ordre naturel &immuable. confiftedansl'ordre naturel Se dans l'ordre pofitif. les plus avantageux aux hommesréunis en fociété.

> Les loix naturelles font ou phyfiques ou morales. n'eft peut-être pas le plus avantageux aux autres animaux mais dans le droit illimité l'homme a celuide faire fa part la meilleurepoflîla . inftituées par l'Être Suprême ellesfont immuables&•irréfragables. <£esloix forment enfemble ce qu'on leshommes appellela loinaturelle.Le Droit NÀTu&Eti 51 Les hommesréunis en fociétédoivent donc être aflujettis à des loixnaturelles & à des loix pofitives. Tous les Puiffanceshumaines doitoutes vent être foumisà ces loix fouveraines.& les meilleures loixpoflîblesj (9) par conféquent (9) L'ordre naturel le plus avantageux aux hommes. On entend ici par loi phyfiquele cours phyjlquede l'ordre règlede toutévenement le naturel évidemment plus avantageuxau genrehumain* On entend ici par loi moralela rlglede toute aHionhumaine l'ordre moralconde evtiiciuuntunclus I formeà l'ordrephyjiqun avantageuxau genrehumain.

Chapitre Cinquième. tjjQi décidé ainfipar les loixqu'il a iîiftiwées dansl'ordred«! la formation rUaiversi de G . îï la bafe du Gouvernement le plus parfait & la régie fondamentale de toutes les loix pofitives car les loix pofitives ne font que des loix de manutention relatives 4 l'ordre naturel évidemment le plus avantageux au genre humain. Cette fapérioritéappament fan à intelligence elleeft de droit naturel ptti|ç|jael'ùomma la dentde l'Auteurde là l'a nature. pour déterminerl'ordre pqfitif dans les cas douteuxréduits à des probabilités d'opinion ou tèiis^vênance pour ajêoir les décidonsde làjftfice diftrlbutivc. Mais ble. Les loix pofitives font des régla authentiques établiespar une autorité fouveraine 9 pour fixer l'ordre de l'adminijlration du Gouvernement pouraffurerWàèfènje de la fociété pour faire obferverrégulièrement es l loix naturelles' ï pmrréformer ou mainte* nir les coutumesles ûfagesintroduits dans la Nation^ pour régler les droits particuliers des Sujets relativement à leurs différents états.

économique& fociale. confufion & défordres car fans la connoiffancedesloixnaturelles qui doivent fer. d'ordre phyla diffique & moral nulle évidencede tiadipn eflèntielle de l'intérêt général & de l'intérêt particulier. nulle évidence de l'effence du bien & du mal moral. des droits facrésde ceux qui commandent8c des devoirs de ceux à qui l'ordrefocial prefcritl'obéiilance. humaine & de vir de bafe à la légiflation régiesfouverainesà la conduitedeshommes il n'y a nulle évidencede jufte Se d'injufte de droit naturel.Sanscette institution fondamentale les Gouvernemens & la conduite deshommesne peuvent être que ténèbres égaremens. .54 LE Droit Natorï^ la premiereloi polîtive la loi fondamen* taie detoutes lesautres loix pofitives eft Vinfiitution de l'inftruBion publique & loix privée:des de l'ordre naturel qui eft la régie fouveraine de toute légiflation humaine& de toute conduitecivile politique. de la réalité des caufesde la profpérité& du dépériffement des Nations.

* CïNQXJlBME. eft le plus avantageuxaux Sujets.11n'y a que laconnoùTance ces loix Suprêmes de qui puiffé affurer conftammentla tranquillité & la profpérité d'un Empirej & plus une Nation s appliqueraà cette fcience plus l'ordre naturel dominera chez elle SC plus l'ordre pofiuf y fera régulier on ne propoferoitpas chez une telle Nation une loi déraifonnable 'car le Gouvernement & les Citoyens en appercevroient auflî tôt 1abfurdité.ChàPÎTS. & les richelfesnécefrairesà la force qui doit les défendreï ainfiil n y auroit que 1ignorance qui pur par exemple favoriier l'introduaion de Ci) .fociété on pourroit dire tout fimplementle plus avantageux au poffible Souverain car ce qui eft réellement le au plus avantageux Souverain. Le fondementde la fociétéeft la fub~–• fiftancedes hommes. M La légiflation pofitive confifte donc dans la déclaration des loix naturelles conftitutives de rordre évidemment lé plus avantageux poffible aux hommes réunis en .

Il s'agit ici de la raifon exercée étendue & perfectionnéepar l'étude des loix naturelles. Car la fimple raifon n'élevé de pas l'homme au-defTus la bête elle n'eft dans fon principequ'une faculté ou une aptitude par laquelle l'homme peut acquérir les connoiflànces lui font néqui ceflaires & par laquelleil peut avecces connoiflànces fe procurerles biens phyfiques Se les biens moraux efTentielsà la nature de fon être. La raifon feule ne fuffit donc pas a l'homme pour te conduire il faut qu'il acquiere par fà taifon les cotuioiflances Lé DroIÏ .NATWRÉt. loix pofîtivescontrairesà l'ordre de la reproduction &de la diftribation réguliere & annuelle des richeffes du territoire d'un Royaume. &feas4a lumiereil ne peut rien voir. La raifon eftà l'ame ce que les yeux font au corps fans les yçuxl'hommene peut jouirde la lumière.Si le flambeau de la raifon y éclairele Gouvernement toutes les lôix pofîtivesnuifiblesà la fociété 8c au Souverain difparoîtront.

Mais la raifon édairée.premierede tout bien. la fuprême raifon & la caufe. i. étant cjpués d'intelligence doivent s'élever à un ordre fupérieur à l'état des brutesj elle y eft un crimeénormepar fon délit car l'ignorance eft.. Lïgnorance eft l'attribut primitif del'homme brut & ifolé dans la fociété elle eft la plus funefte infirmitédes hommes elle y eft mêmeun crime parceque les hommes..Cha?ïtrï Cinquième.&parvenueau point de connoîtreavec évident cela marchedes loix naturelles devieni! la régie néceflairedu meilleurGouvernement poflible où l'observation de ces lcàx fouverainesmultiplieroit abondamment les richeffesnéceflakesà la fubfifCiii . envers la lumiere éternelle.conduite. yf qui lui font néceflàires & que par fa raifon il fe ferve de ces connoifTances pour fe conduire dignement & pour fe procurerles biens dont ila befoin.la caufe la plus générale des malheurs du genre humain & de fon indignité enversl'Auteur de la nature.

doit être contenue 8credrefleepar l'autorité desloixpofitivesde la fociété. Cesloix ne reftreignentpoint la liberré de l'homme qui fait partie de fon droit naturelj car les avantagesde cesloixfuprêmes font maniféftement l'objet du meilleurchoix de la liberté. & la fureté de leurs perfonnes. &au mainriendeFatttorité tutelaire dont la prôtediôn garantit. L'hommene à peut fe refufer raifonnablement rôbéiffmce qu'il doit à ces loix autrement fa liberté ne feroit qu'une liberté nùifiblei lui-mêmedeaux autres ce ne feroit que la liberté d'un infenfé qui dans un bon Gouvernement. aux hommes réunis en fociété la propiiété de leurs richeflès.jS Le Droit NATtTRÊt. . Il eftdonc évident que le droit naturel de chaque homme s'irehd à raijbn de ce d quel'on s'attache à Cobfervaiionesmeill leuresloix pojfibies ui confiaientL'ordree q r plus avantageuxauxhommeséunis enfotièté. Fin duDroit Naturel. tancedes hommes.

\JN vient de voir dans le Traité précédent.queVobfervation loix des effentielles de l'ordre naturel évidemment le plus avantageux aux hommes réunis en fociété peut feule donnera l'ufage du droit naturel de l'homme toute Vextenfion dont il eft fufceptible. Mais . ô dont Vobfervationeft inféparable d'une récompenfeévidente ô phyfique commeles loix mêmes qui nous Vaffurent.Il n*eft donc point d'étude plus importante a l'homme ô plus digne d'occuper l'intelligence qui luifut donnéepar le Créateur quenelle de ces loix fuprêmes qu'onnefauraitvioler impunément.A DE V I S L'ÉDITEUR.

C'efi a l'expojition & l'explication de la fuitenaturelledecesfaits^ que le Traité que l'on va lire efi confacré. il faut & remonterjufquesaux premièresnotions qui doiventfervir de bafe à la Science économique il faut chercher & fe repréfenter jufqu'a ce évidemment qu'on les ait comprifes fucceffiquelles font les opérations ves de la nature dans la réproduc* tion annuelle des richeffes & dans leur diflributionannuelle a toutes réunis en foles clajfes d'hommes dété fous la protection d'une autoy rité fouveraine.'40 il VIS pour s'infiruire à fond de ces loix dont la connaijfanceeftfi nécejfaire pour être en étatdefuivre leur marche de la peindre.Si quelqu'un voulait s'épargner le travail d'étudier attend- . h.

DE l'JÊDITEUR. 41 vementles vérités qu'il renferme ô croyaitpouvoirfe borner afaifir quelques principes généraux 3 ilfe trouverait au milieu des problémes de la Science économique comme j un voyageurprivé des fecoursde la Géométrie qui en traverfant la chaîne immenfedes Alpes ne peut efiimer que de l'œil les différentes hauteursdes cimesélevéeslesunes au-dejfusdes autres ô n'en faurait acquérir ainfi qu'une cqnnaijfance imparfaite & indéterminée. Mai$\ celui qui fefera bien appropriéles régies du calcul économique celui qui les pofféderà-'&pour qui elles feront devenuesune fcience3envifagera les queftionsles pluscompliquéesde Véconomie olitique avec p la certitudede les réfoudreexacte^ un ments comme Géomètre regarde .

lesdiftances &les hauteurs^dontfon art. qui corrigeles erreurs féduifan~ tes de laperfpeclive. mefure &calcule avecprécifion les plus legeres différences* .4* AVIS.

1 Fàv dvaythnu t x«w8» g >» xtfnvttv «7iw€îvwvTttt «tù tti «AA«/ rtXvai exfiMv ri «ai tuerie ynv Htî «*t« BâfMrlav. SOCRATE<tew Xenophon. par quelque caufe que cefoiî. ~cr?v ~O~t~f zût ~tMp~Mf ~ppxaTaes Ktù «î «AAet«i'xytu a-Tra. tons les autres travaux.1 . lorfqne l'Agricultureprofpere. tant furterre que fur mer y s'anéaadflent en même tems. tous les autres Arts fleurHTent avec elle mais quand on abandonne la calture.s-a. Éi.AN A LY DU S E TABLEAU ÉCONOMIQUE. S2 K PAT H ~v ~f~.

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qui fait les avancesdes dépenfes des travauxde l'agriculture & qui paye annuellement les revenus des propriétairesdes terres. La claffe eft productive cellequi fait re-5 naître par la culture du territoire. On renfertnedansla dépendancede cette clairetousles travaux& toutesles dépenfes qui s'y font jufqu'a la vente des pro«dii&ions la première main c'eft à par .ANALYSE DE LA FORMULE ARITHMÉTIQUE DU TABLEAU ÉCONOMIQUE De la d'iftnbmion dèpenfes des annuelles d uneNation agricole. JLj A Nation eft réduite à trois claflèsde des Citoyens la claffe roductive la claffe p propriétaires & la claffe fiêrile.les richefles annuelles de la Nation'.

. il fautfe fixerà un casquelconque . les Pofleffeursdes terres & lesDécimateurs. Cette claflefubfifte par le revenu ou produit net de la culture luieft payéannuellementpar la clafle qui celle-cia prélevé.s travauxque ceux de l'agricultuxe j dont les.An a t y s fi ¥ cette vente qu'on connoît la valeur de ta richeffesde la jéprodu&ion annuelle des Nation. productive après que fur la reproduction qu'elle fait renaître annuellement. les richeffes néceflàires annuelde fe rembourser fes avances pour fes richefles d exJes &pour1 entretenir ploitation.clairementles de ces différentesdaflès entre.dépenfesfont payées par . c La clafe des propriétaires omprend le Souverain.rapports elles. de tous les La clafiprile eft formée d'autres fervices& à .la clafle productive& par la clafle des leurs qui eux-mêmestirent propriétaires revenusde laclafleproductive.Citoyensoccupésà 4'autre. Pour fuivre & calculer.

du produit annuel de cinqmilliards. (i) L'étendue du territoire feroit d'environ 1 30 millions d'arpens de terresde différentesqua.} . Mais il ne faut pas oublier que par-tout où la population jouit d'une vie paifible. feroit &'la population d'env» tmmaadmeienùllunU ron trente pillions de perfonnes qui pourroient fubfifler avec aiûnce conformément à leur état. elle s'accroît ordinairement au-delà du produit du territoire. lités le fonds de richeflèsd'exploitationn&effaires pour tenir ce territoire en bonne valeur. 4^ car on ne peut établirun calcul pofitiffur defimples abftra&ions. danslecasoùiljraconftamment unelibre concurrence commerce &une de entiere fureté de la propriétédes ric%elfes d'exploitation de l'agriculture ( i ). Suppofonsdonc un grand Royaume1 dont le territoire porté à fon plus haut degré d'agriculture rapporteroittous les ans une reproduction de la valeur de cinq milliards & où l'état permanentde cette valeur feroit établi fur les prix conftans qui ont coursentre les Nations commetçantes.duTabibau Économique.

liard en achats à Uclage fUrilt. La confervation de ce fonds de richeflesd'exdu Gouverploitation doit être le principal objet nement économique car les revenus du SouveTain & de la Nation en dépendent entièrement t ainfi qu'il va être démontré par r«pofition de l'ordre régulier de la diftribudon des dépenfes entretenuesparla reproductionannuelle. REVENU de deu* milliard* pour cette claffe il s"endépenfe un milliard en achats à la clatfe productive Se Vautre mil. aufli la force d'un Etat & le nombre des Citoyens font toujours aflurés quand qui le compofent ils font établis fut un fond de richeffesd'exploitation fuffifantpour l'entretien d'une riche culture.ANA1 VS S Jj. S AVANCES de cette tUfffi de la fomme d'un milliard quifedé.M qui ont produit cinq milliards dont deux m'l~ liàrdt^:enpro' duitnetourevenu. AVANCES annuellesde cette claffe montant à 4tuxmHiiards. payées & les ( z ) Les avances annuelles confiaient dans le travail dépçnfesqui fe font annuellement pour Ainfi . penfe par la cloffe fiirilt en achats de matières premleres à la claf* pro~ duBive. CLASSE fiérile.8 renferme les Le Tableau économique trois daflès & leurs richeffesannuelles» Se décrit jleur commercedans la forme qui fuit.des Propriétaires. CLASSE CLASSE produllive.

t & qui valent envireii cinq fois plas que les avances annuelles. Le milliard bu tairesdu revenuont dépeufé en achatsà la clafefiMle. D . eft employéparcette clafle.TABtEApÉGONOMIQVÉ. faits T o t a e.4^ Ainfi la ctaffèproductive vend pour un milliardde produirions aux propriétaires u d revenu & pour un milliardk la claffèlérile f s qui y achete les matièrespremieresde fes ou^g*^ «• ».pour la fubftftance des Agensdont elle eft cotnpofée en achats de productions prifes à la daft produàive ci ï mHliard. de la èultttre. que les proprié^milliards. des a-chats du par tes propriétaires revenu & par la clafejiérile la à <r/< productive ri milliards. cesavancesdoivent être diftiflguëeé des avancesprimitives1 forment lé fond del'é* qui tabliflement de la culture.

née en année. elle les dépenfe elles lui fbntrenrien d'an & reftent toujoursen réferve dues. anéantiflementde prodadions car cette claffenefubdetéprodudionj fifte que du payementfucceffifdelaiém- ./Weftdépenfépourlafubfiftancedes cette clalTe Sel'on compofent Agens qui a là que conformation ou voit qu'il n'y & point. de fes fommepourle remplacement cette été dépenféesd'abordala avanceront en achats des matieres <laffeproduSive a employéesdansies premières qu'elle Ainfifes avancesne produifent ouvrages.h De ces troismilliardsreçuspar clajfe milliards de producpour «oit produ&ve en doit to tions qu'ellea vendues elle aux propriétairespour l'année milliards en depenfe courantedu revenu. & elle a la un milliard en achatsd'ouvragespris Cette derniere date retient cUfcflriU.o An ai. ys « . & le travail Les matières premieres de les ouvragesmontent les ventes pour à deuxmilliards dont un la clafe flêriU OT.

$î bution dûe à fon travail.Quiconque voudra xefléchir.»W TabIeaxj Économique. verra qu'elles Dij .L'autre milliardeftréfervé pourle remplacementde fes avances. qui l'année fuivante feront employéesde nouveauà la clafle en produBlve achatsde matieres premierespour les ouvragesque la tlaflèftèriU fabrique Ainfiles troismilliards la que clafeproductivea reçu pour les ventes qu'elle a faites auxpropriétairesda revenu& à la elaffi ftérik font employéspar la claffe produdive au payement du revenu de l'année courante de deux milliards& en achats dan milliard d'ouvrages qu'elle paye à la claffefèrile. La marchede ce commerceentre les différentes dafles & fesconditions eflèntiellesne font point hypothétiques. qui eft inféparable d'une dépenfe employéeen fubfiftan• ces c'eft-à-dire en dépenfis e purecond fommationfans régénération ecequi s'ad nèanmpar cettedèpenfiftèrile quiejlprifi en entierfur la reproductionnnuelle tera du ritoire.

Maisces donauxavances égal non néesont des conditionsfine quabus ellesfuppofent. les avances dçuxcent cinquantepourcent.t font fidèlementcopiéesd'aprèsla nature mais les donnéesdont on s'eft 'fervi. Selon que annuellesrecette hypothéfe. à cinqmilliardsla reproducfait tion totale que la clafe produ&ivt renaître annuellement avec deux milliards d'avancesannuellesfur un territoire tel celui que nous avons décrit. & l'on en a prévenu ne font applicables ici.quela liberté du commerce foutient le débit des productionsà un P Anaiîsî . produifent Lerevenu despropriétairespeut être alors annuelles. il qu'au casdont s'agit Les divers états de profpérîté ou de d'une Nation agricole ofdépériJOTement frent une multitude d'autres cas & par dont chaconféquent d'autres données cune eftle fondementd'un calculparticulier qui lui eft propre en toute rigueur. Celles d'où nousfommespartis fixent» dansl'orla régiela plus confiante d'après dre naturel.

le prix du bled â 18Jiv. l'ajoutant cecalà cul. jj Diil . fordoit mer le revenudu Souverain. par exemple. Selon ces données fur un revenu total de deuxmilliards.bon prix.le feptier elles fuppofentd'ailleurs que le cultivateur n'ait à payer dire&ement ou indirectement d'autres chargesque le revenu. ou H n'y a aucune manière d'établir l'impôt qui puifle fournir un auffigrand revenu public.roient lui la part fansdégra» dation oreiroa«jomillions annuel^ d'impôt »o TABtEAtr Économique. fans caufer auean dépériflèmenc (}) H eft à remarquer qu'on ne comprend pointdanscetteévaluation leva r«npôtquiCe fur les dames En affermées. la part du Souverain feroit de 57* millions ( 3) celledespropriétaires feroit de quatrefeptïémesu un milliard o 1 44millions celledesDécimateursd'un Septième zU millions.l'impôt compris. dont une partie par exemple les deuxfeptiémes.onverra lesdeux que fepùémes forment qui duSouverain. donne.

toute Les Propriétaires.le Souverain & la Nation ont un grand intérêt que l'imentier fur le revenu des pôt oit établi en terres immédiatementj car toute autre forme d'impositionferoit contre l'ordre naturel parce qu'elle feroit préjudiciable à la reproduction& à l'impôt. l'impôt retomberoit fur l'impôt -Tout eft aflujettiicibas aux loix de la nature les hommesfont douésde l'intellipour les connoître& les gencenécefTake obferverj mais la multiplicitédes objets 1 forI exigede grandes combinaifonsqui le fond d'une fcienceévidente fort \ment létendue dont l'étude eft indifpenfable 54 dela fonds des exempts (4) S'ily avoit biens ê de contribution l'impôt.ANAt YS B richefdans laréprodu&ion annuelle des fes de laNation (4). & que même.cenedevrait trequ'en de pour avantages lebien coofidérationquelques comê del'Etat &alorsceladevloit tre compté detelles mefaifant artie revenuublic auffi p p du bontitre. avoir exemptions doivent lieuqu'à ne .

aux difv taè parle& férents travaux de cette dafle qui font payéspar les avancesannuellesde la culture. Ces trois milliards forment ce qu'on. deux milliardsde productions qu'olle retient pour fa confommation & un mil/iantfd'ouvragesqu'elleaachetésàkelaffè ftérile. pour leur confommation ainfiil refte encoreà la clafeproduSive pour deux mil? liards de productions cette clartéa acheté en outre pour un milliard d'ouvragesà la cloffhjlèrik. appelleles reprises de la claffe gradue* Div .bu Tableau ÉCONOMIQUE.par intérêts dont on va parler. les payées. Ainfi la dépenfe annuelle de la claflè productive eft de trois milliards. e c qui lui fait un fondsannuel de troismilliards. Des cirq milliards de reproductiontotale. & aux diverfes réparations journalieres du fondsderétabliflêment qui font. les propriétairesdurevenu la & claflh fiêrile en ont acheté pour troismilliards. lequel eft confomdiversAgensoccupés. lavoir. jj f pour éviterles méprifesdansla pratique.

& ne marche pasprogreflivement vers un anéantiflèmenttotal qui détruiroit la culture8cpar conféquentla réprolesriehefTes e d du«Stion.&par conféquent auffila population.& conféquent par l'État. On va taire fentir la néceflîté de cesintérêts.Analyse $* tive dont deux milliardsconftituent les avances annuelles qui fe confommenr pour le travail direct de la réprodu&io» descinqmilliards cette claflefait reque naître annuellementpourreftituer & perpar pétuer les dépenfesqui s'anéantifFent la confommation l'autre milliardeft préf levé par cette même clafTeur fes ventes pour les intérêts des avancesde fon établiiïèment. Le fonds des richeflesd'exploitation qui conftitue les avancesprimitives eft fujet à un dépériflèment journalier qui exige des réparationscontinuelles indifpenfablemenenéceflairespour que ce fonds important refte dans le même état. . i". i°. La culture eft inféparabledeplu(ïçurs grands accidents qui décruifeai.

&c. inondations la mortalité des beftiaux.Ils compris dans leurs reptifes ferventà fairefaceà ces grands accidents & à l'entretien journalier des richeffesi . il s'enfuivroit qu'aprèsde tels accidents ils ne pourroient pas payer les Propriétaires & le Souverain ou qu'ils ne pourroient pas fubvenirauxdépenfes leur culturel'andé née fuivante ce dernier cas feroit celui qui arriverait toujours.fit» Tabie au Économique.ment des cultivateursdoivent donc être annuelles. &c. Si les cultivateurs n'avoient aucunfondsen referve. attendu que le . 57 quelquefois prefqu'entierement la récolte tellesfont la gelée. la grêle la niêle.Souverain les Propriétairesont l'auto& rité pour fe faire payer.fur le Souverain fur les Décimateurs . les. Les intérêtsdesavancesde l'établiflè. & l'on fent les funeftes d'un pareil anéanconféquences tuTementde culture qui retomberaitbientôt & fans reffburce les fur Propriétaires » .fur tout le refte de la Nation.

58 A N A l Y S B d'exploitation qui demandent à être reparées fans cefle. fi l'on réfléchitque fans eux le payement des fermages& de l'impôt ne feroit jamais aflîiré. que la régénération des dépenfes de la fociété s'éteindroit. On a remarqué plus haut ( note z » croient primitives page 48) que les avames d'environ cinq fois plus fortes que les avancesannuelles dans l'hypothèfe actuelle où les avances annuellesfont de font deux milliards les avances primitives donc de dix milliards les intérêts annuelsd*««milliardne font que far le pied la de dix pourcent. que le fondsde richeffesd'exploitation & par conféqaent la culture difparoîtroient.Sil'on confidere quantité de dépenfesauxquelsils doiventfubvenir fi Tonfongeà l'importancedeleur . que cette dévaftationanéaittiroit la plus grande partie du genre humain. & renverroitl'autre vivre dansles forêts J onfentiraqu'il s'en feuebeaucoup .deftination.

Nous difons d'ailleurs qu'un fonds placé aofli avantageufement pour la Nation que celui des avances de fa culture. on peut annoncerpar le calculle moment de l'entière dettrudion. tion eft dans le dépéruTement & dans un dépériflement progreffifd'année en année tel que lorfque fa marche eft connue. foit un taux trop fort.»u Tableau Économique. un intérêt annuelau moins auffi fou oUecelui que l'on paye aux rentiers foinéans. n'eft pas ainfi chez une. S9 que te taux de dix pour cent pour les intérêts des avancespériffables e la cultud re. . Nous ne difons pas que tous les cuk tivateurs retirent annuellement outre leurs avances annuelles dix pour cent pour les intérêtsde leurs avancesprimitives mais nousdifons que telle eft une des principales conditions d'un état de profpérité que toutes les fois que cela. doit par lui-mêmerapporter net aux Fermiers qui y joignent leurs travaux& l'emploi de leur intelligence.Nation cette N*.

La fommetotale de ces intérêtsfedê* les cul* penfe annuellement parceque tivateurs ne les laiflent point oififs.» pour accroître Se fans quoi ils ne pourroient pas fubvenir aux grands accidents.Voill pourquoi on fomme des compte les intérêts dans la dépenfesannuelles. . car dans les intervallesoù ils ne font pasoblide les employeraux réparations ils gés c ne manquent pas de les mettre à profit améliorerleur culture.60 A N A Y S B.

productive qui vend pour trois milliards de productions aux deux autres claflès en rend deux milliardspour le payement du revenu & en dépenfeun milliarden achats qu'elle faità la claflèftérile ainfi la claffe fiérile reçoit deux milliardsqu'elle emploie i la clafe produaiveen achats pour la fubfiftance fes de agens& pour les matieres premieresde fes ouvrages & la claffeproduSivedépenfe elle-même annuellement pour deuxmilliards de productions ce qui complette la dépenfe ou la confommationtotale des cinqmilliardsde réprodudion annuelle. & un milliard en achats faits a la clafe(iérile la claffe. Tel eft l'ordre. la & claffe des propriétairesétant dépenféannuellement dans un ordre régulier qui aflîire perpétuellement la même réprodudion annuelle il y a un milliardquieft dépenfé par les propriétaires achatsfaits à la en tlajfeproduaive. j •«-JEtotal des cinqmilliards partagé d'abord entre la claffeproductive.RÉSUMÉ.régulier de la diftribu- .

Le partagede^dépenfeftmarquépardes e la fomme lignesponduées qui partent de du revenu8cvont en defcendantobliquement à rune & à l'autre dalle.et R &s v mi tion de la dépenfe des cinq milliardsque la claffi productive renaître annuellefait d'ament par la dépenfede deuxmilliards vances annuelles comprifes dans la dépenfe totale des cinq milliardsde réprodu&ion annuelle. On va préfeatement offrirauxyeuxdu Leéteur la formule arithmétique de la diftributionde cette dépenfe. Aue detfousde cette fomme. aux deux clajjès où elle eft dépenfée. Au milieu. eft la fommedes de avances la claffeproductivequi ont été faire dépenféesl'annéeprécédente pour naître la récolte de l'année actuelle. A la droite en tête. eft la fommedu revenuqui fe partageà droite & à gauche. en tête. A la gauche. ft une ligne qui la fépare de la colonne des hommesque recoitcette claflè. Au boutde . font les fommes que reçoit la clafleftèrile.

& au bout de chaque ligne eft la Ibrame que l'une des deux claflèsreçoit <le l'autre ?infi réciproquement par le commerce qu'elles exercent entr'elles pour leurs dépenfes (j). la claffiftérile fuppofe une doublevaleur.Et l'on voit que (j) Chaque fomme que reçoivent h clajfeproduSheSc. Le commerce réciproqueentrelesdeux claflèseftmarquéauflipardeslignes ponctuées qui vont en defcendant obliquement de l'une l'autre claflèoù fe fontles achats. Cettetomme «l'argentpeut être fuppoféeplus ou moinsgrande I .T A ï 1 U U.» » . parcequ'il y a vente & achat. Enfin le calcul fe termine de chaque côté parla fommetotale de la recette de chacunedes deux claflès. & par confiSquentla valeur de ce qui eft vendu & la valeur de la fomme qui paye l'achac mais il n'y a de consommation réelle que pour la valeur des cinq milliards qui forment le total de la recette de la clajfeprodu&ve. Les fommes d'argent qui paflent à chaque clafle s'y diftribuent par la circulation d'une fomme totale d'argent qui recommence chaque année la même circulation. Gt «ces lignes eft de part & d'autrela fomme que les propriétaires du revenu dépenfent en achatsà chacune de ces claies.

en productive y comprenant eft égale à la totalité de la réprodu&iott annuelle. la populationreftent dans le mêmeétat. lesricheffes. de plus grofe des acheteurs & des vendeurs croire à la plupart fommesd'argent quiVeroient feroit fort augmafle d'argent monnoyé eue la Auffl cette apparence.Un cas fans l'a dit plus férent donneroit commeon haut. Iméc dans le Royaume. & la circulation plus de car la rapidité de la circulation l'argent pide de la en grande partie à la quantité peut fuppléer o xnaffed'argent.$ difaccroitni dépériflement. ou moinsradans fa totalité. & que la culture. Dans une année. . pour le vulgaire. la réalité ~11~ équivalente FORMULE. larecette de laclaflô fesavances. u dansle casdonné. lorfque la diftributidtt a décrit desdépenfes>fuitl'ordre quel'on & détailléci devant.R i s v ti i. par exemple. dans la réprofans qu'il y eût de diminution où du il y auroit une grande augmentation duàion fokpar des facilités dondes produis. prix il ne feroit pas nées au commerceou autrement eût augmentation de la mafle Béceflaire qu'il y le payement des achats de ces pécuniaire pour dans les mains Cependant il pafleroit productions. un réfultat différent.

« » vent à 1 fc%Sn-J J MittUrt nu&Ies\ Intérêts | des a. · $6mmes qui 1er.t <.FORMULE Du Tableau économique Réproduction totale.1 vances es Ves. XWttnUrdt tUmUarâ • » Sàmrfiesl Çïmtuori. >iJK»totf · • • • • 1 T Mittitrè Total.< Js*. ^WlUtrit Si les propriétairestîépettfbieûtplus à la clatfe productiveu'à la claffèfièriU q E . CinqMilliards: Rhvenu pour les «ropriétaites desterws. XMiMarto Avancss detaCfeJ» fiirtlt.leSouverala & les Décimateurs.Mt!M~& X~umar«t vances tnotMt. • · Avancïs annuelles de U Claffi treduOivï. Milliards' dontlannîlai ett retenaep.)f cette les avancer de l'année lulvantc. JWpenfe des a. V. f T Müüard I Ma««n< k • > • • ÏOI*i.

55 F o a h u i i. dansl'état de profpérité. plus alorson doit lui confa- t crer en partie les dépenfesdifponibles pourla rétablir. . La dépsnfe du revenueft fuppofée ici.fe diftribuerégalement entre laclaffeproductive&laclaffe ftérile au lieu que la clafleproductive ne porte qu'un tiers de fa dépenfeà la clafleftérilej parceque les dépenfes du cultivateur font moins difponibles que cellesdu propriétaire maisplus l'agricul ture languit. pour améliorerleurs terres & accroître leurs revenus ce furcroît de dépenfes employéaux travauxde la daflè productive devroit être regardécommeune addition aux avancesde cetteclafle.

eux-mêmes par leurs commenfauxôs par les animaux qu'ils ^urriflent j car. \*r n ne doit pas confondreles dépenfes faites par les propriétaires la à clafejlérile & qui fervent à la fubfiftancede cette clajfe avec celles que les propriétaires font directement à h clap produHive^ax.OBSERVATIONS IMPORTANTES. il y en a un grandnombrequi font fort ri -i ches & qui confomment les produaions 4uplus. ces dépenfesque font les à propriétaires la elatfeproduSivepeuvent être plus profitables à l'agriculture que celles qu'ils font:à la clajfe fièrile. haut prixj ainfi la maffede produclionsqu'ilsconfomment ft en e propor tion beaucoup moins confidérable que celle qui fe confommedans les autres Irij . Parmi les propriétairesdu revenu. PREMIERE OBSERVATION.

B OfiSERVÂTIdtf.EMI»a. claffesà plus bas prix. Celui qui achete un litron de petits pois 100 liv. les paie à uncultivateur qui les emploieen dépenfesde cultureà l'avantage de la reproductionannuelle.Celui qui achete un galon d'or iooliv.•£8 ï>B.Les effetsdu premier ne font pas à. Mais leurs dépenièr foutiennent le prix des produ&ionsde la meilleure qualité ce qui entretientpargradationle bon prix des des autres productions à l'avantage ïevenus du territoire. Il n'ea eft pas de même des grandes faire p 'dépenfesque\q$ propriétaires euvent khclatfe Jlérile sjc£e&ce qui conftitue la différencedu fseede fubfîftance& du luxe de décoration. Les hommes qui dépendent le revenu & qui achetent fi cheretnent doiventdoncêtre auffià procomportion beaucoupmoins nombreux parativementà la fommede leursachats. le payeà unouvrier qui en emploieune partie à racheter chez l'Etranger la matiere . craindre comme ceux de l'autre.

comme.. H premièrej il n'y a que l'autre partie e employéeen. ela.Quant à ce enackatschezl'Etranger. & qui employent chez nous en achats de productions l'argent même avec lequel nous avons payé leurs marchandifes des Indes. arrive en effet du moins enpartie. dent ce qu'ils yontacheté.s'ilrequi a pafTé vient à la clajfe c productive. chez. LE TARLBAW ÉCONOMIQUE. qui retourne à la clafeproduSive &ce retour même n eft pas auffi avantageux que Tauroitétéla dépenfedireéfcedupropriétaire à la ciaje ptoduHive car l'ouvrier n'achetépas pour fa fubfîftance des productionsde haut prix & ne contribue donc pas ainfique fait le propriétaire à entretenir la valeur & les revenus dea bonnesterres qui ont la propriétéde produire des denrées préciëufbs.achats pour fa fubfiftance. les Nations où il y a réciprocité com~| de merce de productions ( 6) c'eft touJ ( 5 ) Ce qui n'eft pas ordinaire dans le corn* merce des IndesOrientales. étrangers qui nous ven.W lorfque <% Eiij ili . fi cen'eft lorfqu'il fèfait pat des Commerçants. Mais il n'en eft pas de m.StJR.

70 Première OBSERVATION. commerce fe fait par nos Commerçantsrégnico. dont le trafic fe borne entre nous & les In» les diens Orientaux qui ne veulent que de l'argent. avec la chargedesfraisde commerx jours caufent ce qui y une diminution. . & emjpechent ce retour d'être complet.

La plus grande partie des dépenfesdes propriétaires font au moins des dépenfes priUs. miifiljles. quand ellesne font pas à employées la réproduction. Mâiscommeilsfontde droit naturelchargésdes foinsde la régie& des dépenfes pour les réparationsde leur patrimoine. ils ne peuventpas être confondus avec la partie de la populationqui forme la ckfle purement ftérile. être regardéescommedés dépenfes & même comme ftériles.li elles fottt fuperflues &préjudiciablesà ragritulture. peut fe fuffire i elle-même ainfi elles doivent. Ei« .DEUXIEME OBSERVATION. JLss dépenfes de fimple confommation font des dépenfesqui s'anéantirent elles-mêmes retour. ou commedépenfesde luxe. on n'en peut excepterque celles qu'ils font pour la coafetvâtioûéc l'amélioration de leurs biens& pour en accroîtrekculture. quanta elle. elles ne fans peuvent être entretenues que par la claffiproductive qui.

fi les cheminsmanquoient. i car touçce qui eftdéfavantageuxàl'agricultureeft préjudiciable.la dajfeftêrile.pour accroîtrepar les déleurs revenus& leurs penfes néçeffeires Ju£ jouiflancesautant u'il feroit poffible. %J Ans l'état de profpéritéd'un Royaume dont le territoire feroit porté à fon de plus haut degrépoffible culture. à kNarioASci . q qu'à ce qu'ilsy fuffentparvenus lèursdéà feroient penfes fuperflues la claflhfiériU de des dépenfes luxe^réjudAciablesleuç à opulence& à la profpéritéde la Nationj . 8çoù par çonféquentle revenudes propriétaires ne pourroitpluss'accroître ceux-cipourroient en dépenferla moitié achatsà la en elafeférile.TROISIEME OBSERVATION. de liberté & de facilité de commerce.Mais fi le territoirerietoitpas complètement cultivé & amélioré. rendrenavigables Sçdes canaifc4 formerpourle voiturage es productions d ils devroient-s'épargner leursdépenfes fur à. s'il y avoit des rivièresà.

. qui fublîftent encore malgréles changemens arrivés dans la Monarchie tandis qu'on a été fi peu attentif a la fureté de la propriétédes richeffes mobiliaires néceflàires pour la culture qui peut feule faire valoir les biens fonds. 75 Ittat.SWR £fi TABIBAO icONOMIQUÉ. &tout ce qui favorife l'agriculture eft profitableà l'Eus & à la Nation. Ceft la néceffité des dépenfes que les feulspeuvent faire propriétaires pourl'accroiflementde leurs richelfes & pour le bien généralde la fociété qui fait que la fôretéde lapropriétéfonciereeft une condition efTenriellede l'ordre naturel du Gouvernement es Empires. d La politique féodalea jadis envifagé cette propriété fonciere comme fondement de la forcemilitairedes Seigneurs mais elle n'a fongé qu'à la propriété du terrein. de la Nation. delà.tant de coutumes& tant de loixbifarresdans l'ordre des fuceffions des biens fonds. On n'a pas atez vu que le véritablefondement de la forcemilitaire^ d'un Royaume eft la profpérité même.

. Rome a fu vaincre& fubjuguerbeaucoup de Nations mais elle n'a pas fu gouverner. fes conquêtes uil'avoientenrichie q lui ont été enlevées & elle s'efttrouvée livrée elle-mêmefans défenfeau pillage & aux violencesde l'ennemi.Elle a fpolié les richeflesde l'agriculture des pays fournisà fa domination dès lors fa force militairea difparu.74 TroisiembObsbrvatïo.

* ou qu'elles à font foufiraùes /«dafle proto^Jtlonqu'tUeseagmtmentfesavaz- . par quelque exaction ou par quelques entraves dans le commerce. par propriitaires la clafefiérilerevient &par annuellement à la clafe promue pour payer chaque annéeauxpropriétairese revenu l de deux milliards. &pOur lui payer â elle-même les intérêts de {es avancesprimirives& annuelles. qu'il n'arriva du dépériflèment dans la réprodudion annuelle des ncheffèsde la Nation & une diminution de populationfacile à démontrer par le calcul.Ainfic'e/lpar l'ordredela diftribulion desdépenfes félon qu'elles revienne.QUATRIEME OBSERVATION T\ i/ANS Vot^ palier que nous fuivons ici. On ne pourroit rien fouftraireà cette diftribution de dépenfes au désavantage de 1 agnculture ni rien fouftrairedes repnfes du cultivateur. toute la fomme des achatsqui font annuellement k.

effmdela Nation. Ucbfe finie ne peut dépenferpourla la moide fhfcfiftance ftsagens qu'environ tié des deux millia. refte à cette claflequ'environ deux milliardspour la dépenfe de fes propres. Nous avonsobferyéque fur les reprifes. ou qu'elles lesdiminuent félon qu'elles ou qu'elles font èaijfer le prix foutimnent les des produBions qu'on peut d'une. ces.elelt employé continuelleainfi. bonne oumauvaifeconduite.dsqu'elle reçoit. viron un quart de laNation.76 Quatrième Observation. de troismilliardsde la claffeproduBiveU les intérêts de& y en a un milliard pour & annuellesde cette avancesprimitives clafle.qu. ment a la réparation decesavances il ne. agens immédiats qui par conféquenç font environle double de ceux de la claffk mais chacun avec l'aide. pal* l'autre moitié eft employée en ceque ouachatsde matierespremierespourfes Ainfi cette claflene forme qu'envrages.des m* Mrile y- . le.

fiérileou à la clafltdespropriétaires. On y verra qu'outre les cinq milliardsqui forment ici la portion de la Nation.7. ais il eftà M remarquerà cet égard que les fraisdu commerce peuvent augmenterau défavantage oudJmuwerau . il y a ^autres dépenfes tels font les fraisde commerce & la nourriture désariiniaux de travail employésà la culture. Si on veat entrer dans un examen plus détaillé de la diftribution des dépenfes d'une Nation onle trouveradansla PhilofophU rurale chap. y fait naître une reproduction qui peut faire fubfiftérhuit hommes. & étant ajoutées à celles-cielles font monter la valeurtotale de la reproductionannuelleâ fix milliards troiscentfoixante& dix millions. 77 tnaux de travail. c'eft-à-dire fa famille qui peut être fuppoféede quatre perfonnes.stïa. Ces dépenfesne font pascomprifesdansla diftribution des dépenfes reprefentées dans le tableau. m Tabibao icoHOMtQDB.& une autre famillede pareil nombrede perfonnes appartenant à la dafft.

. felon que cette partie eft ou n'eft pas dirigée contradi&oirement à l'ordre naturel.78 QUATRIEME Observation. profitde la Nation.

Les d calculs de ces dépenfes peuvent donc être régulièrementétablis fur fe quotité de cette réprodu&ion même abftradion fairede tout commerce extérieurdont les détails font indéterminés. a fuppofédans l'état des dépenfes l'on vient d'expofer que que la Nation ne commerce que fur elle-même or il n'y a point de Royaumedont le territoire produife toutes les riche/Tes propresà la jouilfancede fes habitans de forte qu'il faut un commerceextérieur par lequel une Nation vend à l'Etranger une partie de fes productions pour acheter de l'Etranger cellesdont eUeabefoin. incalculables & inutiles à rechercher il fuffitde faire attention que dans l'état d'une libre con- . territoire. Cependant commeelle ne peut acheter de l'E-s^ tranger qu'autant qu'elle vend à l'Etranger.CINQUIEME v/n OBSERVATION. l'état de les dépenfes doit toujours être conformeà la reproduction qui renait annuellement e fon.

Les frais de ce commerce. tout Négociant eft étrangerrelativement aux intérêts de ces Nations.quoique nécefTairesdoiventêtre regardéscomme onéreufe prélevéefur le reune dépenfe venu des propriétairesdesterres j àinfî ils . fans perte ni gain de part oud'autre.80 Cinquième Observation currehcede commerceextérieur il tï'f de a qu'échange valeurpourvaleur égale. aux frais de voiturage la NaQuant tion & l'Etranger les paient de part ÔC d'autre dans leurs ventes ou dans leurs achats Seils forment pour les Commerun fonds féparéde celuide la Naçants tion parceque dans le commerce extérieur des Nations agricoles. Ainfi un Royaume & commerçantréunit deux Naagricole tionsdiftin&esrune de Vautre l'unefornie la partie conftitutive de la fociété le reattachée au territoire qui fournit l'autre eft une additionexttittvemi Sç de la République féque qui fait partie du commerce extérieur emgénérale défrayéepar les Nationsagricoployée & les.

WK 11 TaéIÉ AtJ écÔKÔMÏQÛB»

81 t

ils doivent être dégagés de tout monopole & de toutes furchatges qui retomberoient défaftreufement fur les revenus des Souverains & des autres Propriétaires. Dans l'état de libre concurrence de commerce extérieur les prix qui ont cours entre les Nations commerçantes » doivent être la bafe du calcul des richeffes & des dépenfes annuelles des Nations qui ont un commerce facile & immune (7). Le commerce extérieur eft plus ou moins (7) C'eft4-dire exempt etoutescontributions d fifcales feigneuriales demonopoles >&c-, d'ap& d'astresOfficielsnufomtemensd'Infpe&eurs i tiles. Lecommerce, omme c n l'agriculture, edoit avoir d'autreGouvernement l'ordre naturel» que Dans tout afte de commerce il y a le vendeur l'acheteur qui ftipuientcontradidoirement & librementleursintérêts}&leursintérêtsainfirégléspar eux-mêmes» en font feulsJugescom« qui trouventconformes l'intérêt public à |>étens,fe ï toute entremile eft d'OntcierSjrevêtusd'autoritéiy étrangère,»d'autantplusdangereufe qu'ony doit craindre & l'ignorance desmotifsencore^iusredoutables.Le dansle commerce dans & monopole n'a l'agriculture que tropfouventtrouvé pro. des des Kftearsji,a ventedeseaux plantation vignes,la

Observation.' CINQUIEMB felon la diverfitédes consommations des habitans, & felon que lesproductionsdu pays font plus -oumoins variées.Plus les productions<i'un Royaume font variées, & «îoins il y a d'exportations d'importations & plus la Nation épargnefur les ,fraisdu commerce extérieur qui cependant doit être toujours fort libre, débartaM de toutes génes & exemptde toutes •impofitiohs parcequece n'eft que par la «bmmunicationqu'il entretiententre les Nations,qu'onpeut s'affurerconftamment .dans le commerce intérieur le meilleur des prix poffifcle productions territoire, <iu ^&le plus grand revenu polfiblepour le Souverain& pour la Nation.
4e viedecidre,la liberté commerceesgrains, du d l'entréedesmarchandifes main-d'œuvre de étrandu -geres, ont été prohibées les manufactures j eJtclufifs u a Royaumeont obtenudesprivilèges les préjudice unesdesautres on a contraintles des à Entrepreneurs manufadurcs employerdes à macieics decelpremières trangères l'excluiion é les dupays, &c.&c. de fauiTesueurs brillé l ont dansl'obfcurifi?(kl'ordrenaturela étéinterverti t cachés tou& •jpardes intérôtsparciculiers toujours iousk voile dubiengénéral. jours folliriwns

SIXIEME

-OBSERVATION.

Ok peut voir Wmes produâiOn* l'aiIèr pluGeurs 'par lès mains esMatfois ~ (:har.~k& desArrifans;maisil faut fairè attention aueces répétitionsde ventes* 4 achats ?yi toiatiplietlt i^j *ent la circulation nefont u, ^detoânAandife,, & «^.«^ j de frais fans produ^ion de riches. Le 'comptedesp,Qdaaions ft réduit doncà S J«W^&«ft prix.de leurs vonté «e la prenuere main. L PU»ce. prix i-cnta/rujettisàfordren^ tureU&plu.ilsfo^J1 Plus auffi a, ro,c profitables dans «changes que l'on Fait avec J'foanger Plus ûs animentl'agriculture (8 ) pjj ils fouinent la valeur des différente, ,~rodu~ions ut~r~itoire,plus accroc d TâT )L'intérêtauu i g L'iutér8e d cultivateur 1'lettliet rolavareurlftlT^S enle ^l r°r,le,s *»«^iîï toVS fuccês opérations les ieApfcnbue j, v kslnodaCm tiOl1,S l'ontCOllU:munent à Je tourannud Wpdfes hatttp.l'ix,plus re. de» de?&wias eft 11.1'

84 Sixibme OBSERVATION fent les revenusdu Souverain& desPropriétaires, plus auffi ils augmentent le numéraire de la Nation, & la maiTedes falaires payés pour la rétribution dûe au travail ou à l'emploi de ceux qui ne font primitifsdes productions. paspoflefTeurs L'emploi de ces falairestien ou mal diftribués contribuebeaucoupà la.profpérité oa àia dégradationd'unRoyaume, a*la régularité ou au dérèglement des mœurs d'une Nation, &àl'accroUTement ou à la diminution de la population. Les hommes peuvent être obfédés dans les campagnes& attirés par le luxe & la volupté dansla Capitale, ou bien ils peuvent être également répandus dans les provinces.Dans ce derniercasils peuvent entretenir laconïbmmation proche de la production au lieu que dansl'autre cas, Ilss ne peuvent éviter les grandesdèpenfes & lesterres s rapporpluslaculture'accroît, plus tentderevenu tantparlebonprixdesproducdela tions queparl'augmentation reproduction les la annuelle plus reproduction accroît plus le & richeflese la Nation multiplient, plusla d de jjuiflance l'Etat ugmente. a

SUR IE TABtEAU icOKOMïQtit;

$$

âe charroisqui font tomberles produc* tionsà basprix dansles ventésde la premiere main8cfont décroîtrelesrevenus du territoire, la maflè des falaires& la. population. d Le commerce e revendeur s'éteitpeut dre felon l'activité & les facultés dey Commerçans mais celui d'une Nation j anagricoleeft réglé par la reproduction nuelle de fon territoire. Les profits en. r pur bénéficedes Commerçanségnicole* ne doiventdoncpoint fe confondreavec: de les richefTes la Nation; puifquecellesa ci ne peuvent s'étendreannuellement ua6tueUe> delà du débit de la réproduction de fon territoire afïujettie auxprix couransdes ventesde la premièremain. Le tend à acheterau plus bas Commerçant prix & à revendreau plushaut prixpoflfcble, afin d'étendre fon béoéfice-leplus, t. aux qu'ile&poffible dépensdelaNation & fonintérêtparticulier l'intérêtde la Na-; tion font oppofés.Ce n'eftpascependant e que le corps. ntierdes Commerçant,Ô^
Fui

culture &plus elle eft profitable plus la eft profitable&plûs elle s'étendde toutes parts plus elle fait renaîtte de production plus elle fournit de reprifes pour les Cultivateurs. plus les dépenfes de toute efpece fe multiplient » d'oec plus le comnset e acquiert d'objets cafions& d'a&ivité Se par conféquent Complus la fomme totale des gains des la aierçans augmentepar l'effet néme de = concurrence.Se Sixième Obssrvàtioi* même que chaque membre de ce dorp» immtfnfen'ait en regardant la chofe en étendue un grand & dans fa vèûtMe intérêt très réel à" ce qïre les produisions foient constamment vendues à la premiere maiiï le plus haut prix qu'il eftpoffible car plus elles font vendues à haut de produit prix & plus la culture donne Bet plus laculturedonne de produitnet. pour les Propriétaires poar les Décimateufs. qui dans chaque circonstance particulière empêche ces gains . de révéttdpotir le Souverain. & de falairespour tous les autres ordres des Citoyens.

}tandisu'au d le q contraire c'eftl'eau eftdans puits.ce befoin . es hommes éclairés e confonilent les caefes n avecles pas moyens. Fiy .jointe jla le qui à connoifan. LesNégociantne font pointnaitre les prix. ni la poffibilité commerce mais c'eft la du & poffibilitédu commerce de la communication des prix qui fait naître les NégcM cians (^). ontpoiai lafourceeïeauquieftdans puits.&au qu'onena. mais' les befoins des Çonfomnmateurs les & moyens qu'ils ont d'yfatisfaire. & encore moins qui foient capables de facrifierun gain préfent à la certitude de cesgrands avantagesfuturs. qui affiirent primitivement les prix des productions a la vente de lapremiere main. quieftla caufe l'ufageu'on de L q faitdelacorde. 87 d'être exceffifsau préjudice des prix des productions.SUR ib TABLEAU ÉCONOMIQUE. Mais il y a bien peu de Commerçansqui portent fi loin leurs regards. eft comme ela corde d ( 9) Ken deceux-ci d'à» f puits&del'ufage u'on q enfait.quine. Auffi ne font-ce point les Commerçans.

il! ou s n'avons point parlé de la mafl© d'argentmonnoyéqui circuledanslecommercede chaque Nation & que le vulgaireregardecommela vraie richefièdes Etats parceque avec de l'argent on peut acheter dit-on. car l'argent n'eft pas la richefle dont les hommes ont befoin pour kus . Je disautant qu'il leur conviendrad'en acheter. touscedonton a befoiu maison ne fe demande pas avec quoi on peut fe procurer de l'argent cependant cette richeffene fe donne paspour rien elle coûteàutant qu'elle vaut à celui qui l'acheté. & elles en auront toujoursautant qu'elles voudront en acheter.SEPTIEME OBSERVATION. C'eft le commerce l'apporte qui aux Nations. fi elles n'avoient pas de quoi les payer. ou qu'il leurconviendrad'en acheter n elles ont des produ&ionsà donner en échange.qui n'ont pas de minesd'or ou d'argent mais ces Nations mêmes n'auroient ni or ni argent.

perte au défaut de xéprododion an^ < .' $cf à jouiflànce.Or le décroilfementde cette reproduction entrai& neroit néceffairement.Convertir des productionsen argentpourfouftraire cet argent aux dépenfes profitables à l'agriculture ce feroit diminuerd'autant laréproductionannuelledes richefles-La malle d'argentne peut accroîtredans une Nation qu'autant que cette réproduction elle-même s'y accroît autrement l'accroiflèmentde la maflèd'argentne. celuide la mafled'argent & rappauvriflièmentde la Nation au lieu que la maô%d'argent peut décroîtredansune Nation fans qu'il d y ait décroiflèment e richeifeschezcette Nation. parcequ'on peut en bien des manieresfuppléer à l'argent quand on effc riche 8c qu'on a un commerce facile & libre: mais rien ne peut fuppléer fans. bientôt.ÏVK lï TABLEAU ECONOMIQUE.pour-' roit fe faire qu'au préjudice de la réproduction annuelle des richefles.qu'ilfaut obtenir.Ce font les biens néceflâites la vie & à la réproductionannuellede cess biensmêmes.

Mais chez les Nations riches » il ya beaucoupd'hommesconnuspourrt« ches& dont la promeflepar écrit eft re-^ gardée comme très fûre & bien garantie j par leurs richeflesde forte que toutes les ventes confidérables font à crédit s'y c'eft-à-direpar l'emremife de papièrsvalaMesquifuppléentà l'argent&faciUtent beaucouple commerce.Ce a'eftdonc pas par le plusou le moinsd'argentqu'on doit juger de l'opulence des Etats auffi eftime-t-on qa'un pécule égal au revenu des . Or chez les Nations pauvres on a beaucoupplus befoia de l'entremife de l'argent dans le commerce U faut y payertour comptant parcequel'on* ne peut s'y fier à la promeflè de prefqu© perfonne.On doit mêmépréfumerque le pécule d'uneNation pauvredoit être à proportion plus confidérableque celui d'une Nationriche caril ne leur en refte à l'une &à l'autre que la fomme dont elles ont befoin pour leurs ventes& pour leurs achats.$o SEPTIEME OBSERVATION nuelle des richeflespropresa la jouiflàncè des hommes.

<io ) On remarquequele pécule d'Angleterre rèfte fixé à-peu-prèsà cette proportion. ou à iï millionsde marcsê argent. & j? Nadoafeïui. eft beaucouplus p quefuffifant pour une Nation agricoleoù la circulationfe fait régulièrement. tkvgis par !» dçtte8. qui dans l'état préfentde l fes rîcneûes. .& où le commerce s'exerce avec confiance & une pleine liberté (10).Pluslesemprunts&ppléen-C aux revenus plus les revenuste trouventûr. tl TàBIEÀTJ icOKOMIQtJE. e fondentenvirottà «millionsfterfings. 91 propriétairesdes terres.c'étoit les par dépeftfes quiexcédoieiïtlereVenupubîic. Cesdeuxpattiesn'ontrien de communî fi ee rfeft qu'autant les que ComAerçaris veufent Kenvendreà intérêt leur argentà hUaàtshqui afondéfes forcesmilitaires les fur emprunts cô qui tfeft pas une preuve de la paiffatfcSielfe r d'an Etat. Cetterichefféen ne argentf doit pas enimpofer dansunpaysoèlecommercedereTeate&devoitaïagedotBiûe^oâiffàta: diftingBéï fe péculedes Commerçaisde edaïde la Nation.StJR. Si cette Nation s'eft trouvé expoféô par Ces guerres à des be&insprefians.& à des empruntsexceffifs ce n'étoit fas pxr le défàut del'argent.

Le pécule eft toujours renaiffant dans une Nation où les richefes fè renouvellent continuellement& fans dépériflèment. & que. & quant aux petites Nations pure- neroit. qui étoient partout également mefurds par la valeur uniforme de l'argent. fi la fource même des revenus en foofr froit un dépériflement progrelfif qui diminuât la reproduction annuelle des richefes. pour la commodité des hommes. c'eft-à-dire depuis 1444-jufqu'à x$i$ il y a eu en Europe une grande diminution dans la quantité de l'argent comme on peut en juger par le prix des marchandisesen ce temps là mais cette moindre quantité de pécule étoit indifférente aux Nations. Pendant près d'unfierie.cas. il vaut mieux. mafle luppléoit à la yâleur^ . Sept'iïme Observation Quanta univerfelle pays la République -commerçante répandue dans les différens. que ce foit la valeur qui fupplée à la.fi. mafle. même partout. que fi lai. réelle d'unEmpire. parcequela valeur vénale de cette richeffe étoitla. Dans ce. par rapport à. C'eft fous ce point de vûe qu'il faut envifager l'état des Nations car c'eft par les revenus du territoire qu'il faut juger de la profpérité & de la puiflance. leur état étoit le même relativement à leurs revenus. l'ajsge&t.

ÏASLEÀX? Ï.SÛR. Le pécule de ces Nègocians circule auffi entre la-Métropole & CesColonies. comme celui J'une Nation circule entreles Provinces u même d Royaume. & qui peuventen êtreregardées commeles H rfeft pas douteux que la découverte de l'Amérique a procuré en Europe une plus grande abondance d'or & d'argent cependant leur valeur avoit commencé à baiffertrésfenfiblement aux marchandifés avant l'arrivée par rapport de for &del'argent de l'Amérique en Europe.Ê âcONOMXQOT. Celle-ci néanmoins oublie que les Négotians ne . ordinairementfans y accroître les rickeflèsde part ni d'autre quelles diminuant x[uefoismêmeen beaucoup furtout lorsqu'il y a exclufionde la concurrence des Commerçans de tout pays. Mais toutes ces variétés générales ne changent nen à l'état du pécule de chaque Nation. Aï ment commerçantesui ne font q que des partiesde cette République immenïè. qui te proportionne toujours aux revenus des biens fonds j i aWtraiStion faite de celui qui fait partie du fond du commerce extérieur des Négocians Se qui circule entreles Nations. Dansce cas le monopole accroît le pécule des Commerçansquii'exertent fur la Métropole & fur les Colonies & diminue celui des Colonies& de leur Métropole.

tfoo.tt pécule de la France dans ce-tempsoù le Royaume étoit beaucoup plus riche quefur la fin du règne de ce Monarque. C'étoit à-peu-près l'état d. & qu'ils lui revendent au contraire toute fà valeur cet argent qu'ils ont gagné à (es dépens Elle fe laiffé perfuaderque comme fes Négocians font nationaux. iifolsj ainfi la marte des efpeces de cette refonte ne montoit pas à neuf1 millions de marcs c'ét. Ain# I8. c'eft elle-même qui profite du monopole qu'on exercefur elle & fur les Colonies* &qui diminue leurs richeflcs &le prix desprodaftions de fon propre territoire.ok plus de moitié moins que dans les refontes générales de 1683 & 169 Cette maife de pécule n'aura pu augmenter par . Dans le û*ecleprécédent fous Louis XIV le marc d'argent monnoyé valoit 18 liv. En 171^.ooo de marcs d'argent valoient alors environ 50© millions. Ces idées peryerfês Ce abfurdes ont caufé depuis quelques fiecles un grand défordreen Europe. la refonte générale des efpecMne monta pas à 400 millions le marc d'argent mon.^>4 SEPTIEME OBSHRVÀTiÔiï villes capitales ou fi l'on veut comme les principaux comptoirs la maflè de leur argent monnoyé eft proportionnée à lui donnent pas leur argent pour rien. noyé étoit à 43 liv.

en le payant pard'L . & par d'autres emIo{s ^l'argent chez l'Etrangerj car depuis cinquante ans le total de ces tranfmillions annuelles bien fe trouveroit fort calculé.1 ae ieur commerce de revente augmentent cette maffe autant peuvent par leurs profits & par les fabrications annuelles d'efpeces. comme toutesles autres pron-Rf richefle ducW qu. il eft vrai font peu conformes aux opinionsduvulgaire fur kquantité d'ar. gentmonnoyé d'une Nation. confidérable. Ces obfervations. par les diverfe* branches de commerce paffif.-uuuC elles qu'elles $U'7. qu'autant le revenu de la Nation guc aura augmenté que confidérable quefoit le total de ces Quel fabrications annuelles depuis cette refonte il anra moins fervi à augmenter la mafle d'argent monnoyé qu'a réparer ce qui en eft enlevé annuelle«entfarla contrebande. T~BMAU M ÉCONOMIQUE. Le peuple croit que ceft dans l'argent confifte la richeflèd'ua que Etat mais l'argent. 9J 1-. ne prouve pas que la quantité du pécule delaNationaitbeaucoupaugmentéjpuifiqu'augmenter le numéraire c'eft tâcher de fuppléer à la réalité par la dénomination.à raifon & valeur vénale & n'ea pas plus difficile 4 acquérir que BHiteauuc marchandilê. L'augmentation du numéraire quieft fixée depuislongtems a S4 Uv.

Si on trouve à le prêter dans le pays à un haut intérêt. Une Nation ne doit donc avoir d'argent monnoyé qu'à raifondefes revenus une plus grande quantité lui feroit inutile elle enéchangeroit le fuperflu avec les autres Nations pour d'autres richeflesqui lui fè» foient plus avantageufes ou plus fatisfaifantes s car lrspoflefleurs de l'argent.VAtï6H leur épargne pour accroître le fonds de leur commerce l'argent eft leur proles Commerçans ne pre patrimoine l'employent dans leurs achats que pour le retiter avec bénéfice dans leurs Ventes. c'eft une preuvequ'il n'y eft tout au plus que dans la proportion que nous avons obférvée puifqu'on en paye Tufage ou le befoin 4 fi haut prix.$6 SfiPTIEME0fiSfe». mêmeles plus économes font toujours attentifs à enretirer quelque profit. Ils ne peuvent donc augmenter leur pécule qu'aux dépens des Nations avec le£ quelles ils commercent j il eft toujours en referve entre leurs mains il ne fort • «es richefles. M . Sa quantité dans un Etat y eft bornée à ton ufage qui y eft réglé par les ventes8ç les achats que fait la Nation dans fes dépenfes annuelles & les dépenfès annuellesde la Natien fent réglées par les revenus.

sur

tB Tableau

ÉCONOMIQUE.

^7

de leurs comptoirs& ne circule que pout y revenir avec accroifiment ainfi cet argent ne peut faire parue des richeffes des Nation agricolestoujoursbornéesà leur reproduction fut laquelle elles payent continuellement les gains des Commerçans.Ceux-ci, en quelque pays que foit leur habitation, fontliés à différentes Nations par leur commerce c'efl leur commercemêmequi eft leur patrie ôcle dépôtde leurs richeflès ils achetent & vendent où ils réfîdent& où ils ne réfident pas l'étenduede l'exercicede leur

n'a profeffion point de limites déterminées & point de territoire particulier. Nos Commerçansontauffiles Commerf çans des autres Nations les Commerçans des autres Nations font aufli nos les Commerçans }Se uns & les autres commercent uflienrr'eux ainfila coma munication leur commerce de pénérre8c s'étendpar-tout en vifanttoujoursfinalement versl'argent, que le commerce lui-mêmeapporte & diftiibue dansles G

98

Septième

OBSERVATION.

Nationsconformémentaux prix aflujetns à l'ordre naturel qui régie journellement les valeursvénalesdes productions.Mais les Nationsagricoles ont un autre point de vue plus utile pour elles & étenplus du, elles ne doivent tendre qu'à la plus grande reproductionpofliblepour accroître & perpétuerles richeffespropres à la n'eft jouiflànce des hommesj l'argent intermépour elles qu'une petite richeife diaire qui difparoîtroit en un moment lans la reproduction. FmdefAnalyfiduTableauêconomique.

MAXIMES
GÉNÉRAUS

DUGOUVERNEMENT
ÉCONOMIQUE

**W

ROYAUMEAGRICOLE.

A DE

V ï

S

L'ÉDITEUR,

LE Droit naturel deshommes leur indique un ordreJbcial phyjîque s fondé invariablementôpour leplus grand avantage de l'humanité fur des loix naturelles &confiitutives d'un Gouvernementparfait. Nous venonsde voir la marchede l'ordre focial pkyfiqueexpoféedansle Ta* Ileau économique.Les Maximes générales fuivantes réunijfent les
principales loix naturelles ô immuablesqurforment l'ordre évidem-<

ment le plusavantageux aux hommesréunis enfoàétè. Les Notes qui y font jointes y ajoutentencoredes dévetoppemens.Tous ces ouvrages font intimementliés, &forment rt u les enfemblecomplet y comme raçv* Gill.

elles pajfent $ de bouche bouche & retiennent en fe avecfacilité. Nous voici arrivés dans ce Recueil à la partie la plus intérefdes fante pour leplus grand nombre Lecteurs qui ne demandentque des.d'Etat^ les GéniesJupérieurs* en connaiffent les principes les preuves s ils en ont une évidence \Q% .À VIS nés le tronc les branches &les feuilles d'un arbre fécond& vigou~ reux fait xj*ofele dire. Les Savons les nom* mes. pour durer autant que le monde ùpour enrichir par des fruits toujours abondans les hommesqui voudront en profiter. rifultats &qui leurs occupations m permettent pas de faifir autre çkoje. Les Maximes quand elles font vraies 9 quand elles font fondées fur l'ordre naturel s fonttoujours accordées confemies.

n'être quedes conféquences nécejfai* res de celles qui les précèdent. Les hommes en ordinaires ô le Peuple même ont. que l'on ne pourrait en retrancher de aucunefans altérer la perfection Et cette efpecedeCodeéconomique. fz' l'on effaie aucontraired'y ajouter j onferaftirpris par la difficulté m*çn y trouvera de voir à quel Giv* . io5 entière Ùraifonnée. Il x fera cependantaifé de remarquer. Ce qui leuraffure cecon~ fentementgénéral ejlque les véritables Maximes ne peuventpas être l'ouvrage des hommes elles font l'exprejjîon des loix naturelles inftituées par Dieu même. ou elles m font pas Maximes.DE L'ÉDITEUR. Dans celles qu'on va lire il y enaplufieurs qui paraitront au premier coup-d'œie. de Jî l'on peut ainfidire 3 l'évidence fentiment.

le Marquis de M* qui depuis a encore cité les Maximes en entier mais fans les Notes. fe réduU puif- des Souverains (*) Les Maximes que je remets aujourd'hui fous les yeux du public & leurs Notes ont été imprimées pourlà premierefois. dans fon immenfe & profond Ouvrage intitulé la Pkzlofip/ùe nn développement très riche & rurale.I04 petit duifent bonheur fance nombre AVIS de proportions les loix fondamentales des fociétés ù ( de ). Les mêmes Maximes ont été réimpriméesenviron deux ans après & la plupart des Netes fondues. . avecle Tableau économique. qui eft «es étend» dis Tableau économique. au Château 'de Veuilles dans fe raoK de Décembre i7Jg. dans l'Explication du Tableau économiquedonnée a ta fin de l'Ami des hommes par M.

MAXIME PREMIERE.M A XI MES GÉNÉRALES DU GOUVERNEMENT 1 ECONOMIQUE D'UN ROYAUME AGRICOLE. Vautorité foit fouvcralnc unique^ \S VE à &jupèrieure tous les individusde lafo~ dite & à toutesles entreprifesnjuftesdes i intérêts particuliersj car l'objet de la domination& de l'obéiflànceeft la iureté de tous & l'intérêt licite de tous. d . Le fyftême des contreforcesdans un Gouvernement eft une opinionfunefte qui ne laifle appercevoirque la difcordeentre lesGrands& l'accablement es Petits.

& introduit ladulènfîon des intérêts particuliers entre les différentesclaffesde Citoyens cette divUîonintervertiroit l'ordre du Gouvernement d'un Royaume agricolequi doit réunir tous les intérêts à un objet capital à la profpérité de l'agriculture qui eft la fource de toutes les richeflèsde l'Etat& de cellesdéicm. Que la Nationfouinjlruhedesloîx généralesde Perdrenaturel quiconjthumt le Gouvernement évidemment plus par/aie. les Citoyens.ïoS Maximes Gbneraiïs La divifion des fociétés en différensordres de Citoyens dont les' uns exercent l'autorité fouverainefur les autres détruit l'intérêt généralde la Nation. IL. il eftnéceffâireque ceuxqui fe deftineut aux emploisde l'adminilttation foient à affujettk l'étudede l'ordrenaturelle . le L'étudede la Jurisprudence humainene fuffitpaspour formerles hommesd'Etatj.

Il eft encore néce0àire que les connoilfances pratiques & lumineufes que la Nation acquiert par l'expérience &la réflexion fe réunifient à la fcience générale du Gouvernement afin que l'autorité fouveraine. £)e cette fourceabondante dépend le fuccèsde toutesles par«es. toujours éclairée par l'évidence inftitue les meilleures loix Se les fàfle obferver exa&ement pour la fureté de tous & pour parvenir à la plus grande profpéritépoffibtede k Ibeiété.animent Vinduftrie accroiflent & perpétuent les richeflès. les hommes& les richeflèsfont pïofpéret i'agricultute étendent le commerce.UtVGOWVERNEMBMT. 107 plus avantageuxaux hommes réunis en ibciété. & Que le Souverain la Nation ne perdentjamais de vu» queia (erre efll'unique fiutet desrkhejjis & que c'efi Hagriculture fui ha multiplief ). Car l'augmentation «fesricheffesaffûtecelledela population. . I I I.de l'adittittittrationdû Royaume.

Il n'y a que la Puiflance Souveraine qui affure la propriété des Sujets. Que la propriété biensfonds & des des mobiUmres afwée à ceuxqui fait rUhejfes LASU" en fontlespoffeffeurs légitimes carRETÈDE LAPROPRIÉTÉ ESTLEFONDEMENT ESSENTIEL DE L1 ORDRE DE Sans h ÉCONOMIQUE LASOCIÉTÉ.es 1 V. fource unique des rkhelTeSi .10S MAXIMES Gsnerai..l'amélioration& à h culturedes terres. Ceft la iureté de la poflèfficm permanente qui provoque le travail & remploi des richeffesà.Il n'yauroitni propriétaires ni fermierspour y faire les dépenfès néceffaires pour le mettre en valeur& pour le cultiver. & aux entreprifes du commerce & de l'ùiduftrie. qui ait un droit primitif au partage des fruits de la terre. fi la confervationdu fonds& des produitsn'étoit pas aflùréeà ceux qui font les avancesde ces dépendes. certitude de la propriétéle territoiresefteroit inculte.

Que l'impôtnefoit pasdeJ2ru3if>udifo de proportionnéà la maffedu revenu. D ET DE LASUBSISTANCE DE TOUTES CLASLES SES DECitoyens autrementl'impôt dégénère en fpoliation & caufeun dépérilfemehtqui ruine promptementun Etat (2.IMMEUBLE QU'IL FAUT CONSERVER. . &: détruiroit annuellement une partiedesricheffesde la Nation. la Nation quefin augmentation fuivti' augmentation revenu qu'il foit établi imdu médiatement le produit net des biens far fonds & nohfur le claire des hommes ai fur les denrées ou il multiplieroitles frais de perception préjudicieroit au commerce. PRÉCIEUSEMENT POURLA PRODUCTION DE1.Qu'il ne fe prennepas non plus fur lesricheffes des fermiers des biens fonds car ms AVANCESDEi'AGIIIÇÇITDREd'dN D ROYAUME OIVENTtre envisagées ê UN COMME.»u Gouvernement. 109 v.).'lMPOT UREVENU.

Xio Maximes CÉtttKAtti VI. fohnt QUE lesavancesdescuttivaiturs pour faire renaîtreannuellement fuffîfantes par desdèptnfesdela cultutedes terresla produitpoffible carfi les avanplus grand ces ne font pas fuffifantes les dépenfes de la culture font plus grandes à proportion & donnent moinsde produit net (3). VIL rentredans la circulationannuelle& là fon partourredanstoute étendue qu'il Mo fe formepoint de fortunes pécuniaires ou du moins qu'il y ait compenfarion entre cellesqui fe forment& cellesqui reviennentdansla circulation carau(4) arrêtetrement ces fortunespécuniaires d'unepartiedu retoienr la diftribution venu annuel de la Nation & retienau droientle péculedu Royaume préjudide ceât latétittéedesavances la culture de la rétributiondufalairedesartifans QVE la totalité desfommesdu revenu .

Qu'une Nationqui a un grandterritoireà cultiver la facilitéd'exercer n grand & u commerce denrées u crû n'étende des d pas de aux xropl'emploi l'argent & deshommes & de manufactures au commerce luxe au des de préjudice travaux& desdépenfes l'a~ à griculture (6) car préférablement tout le Royaume DOIT être bien peuple DE RICHESCULTIVATEURSf ). IX. ( .t>V GOTJVSÏLKÈ-MÉMt. III <&de la confommationque doivent faire les différentesclafTés'hommesqui exerd cent des profeffions lucratives cette interception du pécule diminueroit la réproduction des revenus& de l'impôt. ne Que le Gouvernement économique s'occupe favoriferles dépenfes qu'à productives & le commerce es denréesdu crût d & qu'il laiffe aller d'elles-mêmesles dipenfesjlèriles($). VIII.

Qu'on évite la défertiondes habitons leurs rickeffès hors du qui emporteroieni Royaume* X I L fermierss'éeaQUE lesenfansdesriches poury perpétuer hltjjentdans les campagnes leslaboureurs car fi quelques vexations les leur font abandonner campagnes les' & déterminent à fe retirer dansles villes ils yportentles richeflèsde leurs peresqui étoient employéesà la culture.112 MAXIMES GENERALES -Xi desrevenus Qu'une partiede la fortune ne paffepas che[l'Etranger fans retour xn argentouen marchandifes. plus . CESONT MOINS ES L HOMMES LESrichesses QUE DOITATTIRER ANS ES D L campaQU'ON GNEScar plus on emploiede richeflèsà la culture moins elle occuped'hommes. XI.

la grande culture des riches fermiers. Ql/M chacun libre de cultiverdans foit telles fon champ productions uefonintérêt) q fis facultés la nature duterreinluifuggej rentpouren tirerleplus grandproduitpojp* ble. Se H . XIII. Telle eft par exemple pour les grains. préférablementaux autres productions au préjudice de la valeur vénale des unes ou des autres.ENÏ» II}} plus elle profpere & plus elle donna de revenu. On ne doit point favoriferle monopole dansla culture des biens fonds car il eft préjudiciableau revenu généralde la Nation (9). Le préjugéqui porte favo-> rifer l'abondance denréesde premier des befoin. eft infpiré par des vues courtes qui ne s'étendent pas jufqu'aux effets du commerceextérieur réciproque qui pourvoità tout. en comparaifon la de petite culture des pauvresmétayers qui labourent avecdes boeufsou avec des va«ches (8).îbV GoO VËRNEM.

à employéesla culturedes QUE lesterres grainsfoientréunies autant qu'il e/ipoj/îble i en grandes ferritesexploitées de ripar cheslaboureurs car il y a moins de dépenfe pour l'entretien & k réparationdes moins bâtimens. X I V.& à proportionbeaucoup . favorifela multiplication des Qï^'oJW ièfiiaux( 11) car ce font eux qui fourijiflèntaux terresles engrais qui procurent lesrichesmoiflôns. XV.ti4 MAXIMES Générales qui décidedu prix des denrées que châ* que Nation peut cultiver avecle plus de D'EXPLOIprofit. & pour foutenirla gloire & la puiffancedu Monarque &la profpéritéde la Nation (10). ApRâs LESRICHESSES TATION DELA CULTURE CESONT LES REVENUS l'iMPOTQUISONT ET LESRI-» CHESSES PREMIER DE dans un BESOIN Etat pour défendre les Sujets contre fa difette & contre l'ennemi.

La populationla plusafïurée la plus difponiblepourles différentes occupations &pour lesdifférentstravaux partagent qui les hommesen différentesclafles. it* de fiais. EST LA REPRO- LE DÉSlT DUCTION Hij . parceque plus de produit net procure plus de gain aux hommes pour d'autres fervicesou d'autres travaux. Toute épargnefaite à profit dans les travaux qui peuvents'exécuter par le moyen des animaux. revient à l'avantagede la population & de l'État. & beaucoupplus de produit net dans les grandes entreptifesd'agriculture. XV L QUE extérieur Von ri empêchepoint le commercé des denrées du crû.La multiplicitéde petits fermierseft préjudiciable à la population. des rivieres. &c. entretenue par le produit net.eft celle qui ef. des machines.Bt/GoÙVERNEMBtft. que dansles petites. car TEL Est TELLE (iz).

Abondance cherté & fette & cherté. & QuE ton facilite les débouchés les fan/ports desproductions &desmarchandifes de main £ œuvre'.par la réparation deschemins.ai.es XVII.*it> MaximesGeneb. Qu'on nefajfe pointbaijfèrle prix des dans &desmarchandifes le Royaudenrées me car le commerce réciproque avec l'Étranger deviendroit défâvantageuxà la Nation (13). ejlmifere. desrivieres&dela mer. XVIII. &par la navigation des canaux. XIX. des Qu'on necroiepasquele bonmarché . car pluson épargnefur les frais du commerce plus onaccroît le revenudu territoire. ( eftopulence14). Telle ESTLAvaleur VÉNALE TELESTLE REVENUabon' Didance& nonvaleur n'efipas richejfe.

Qu'on ne provoquepoint le luxa de Hiij . Que les propriétaires & ceux qui exercent des proférons lucratives ne fe /£vrentpas à des épargnesfiériles qui retrancheroient de la circulation & de la distribution une portion de leurs revenus ou de leurs gains. X X. confommation desdenrées qui ne peuvent êtreconfomméesque dansle pays. U7 denrées profitable efl au menupeuple {15)/ car le basprix des denrées fait baiffèr le. XXI. d'occupationslucratives Se anéantit le revenude la Nation.ÏJtf GOUVÏRNÏMENT. XXII. Qu'on ne diminue l'aifancedesderpas nieresclaffes deCitoyens.ce qui feroitdiminuer la reproduction& le revenu de k Nation {16). falairedesgefe du Peuple diminue leur aifance leur procuremoinsde travail&.car ellesne pourroient pas affez contribuerà la.

par Qu'on ne/bit pas avecl'Eréciproque apparentdu commerce tranger en jugeant iîciplementpar la.ba- . de Qve la Nationnefoufre pas perte.ji8 Maximes Generaies d*ex~ décoration préjudicedes sa dépenfes ploitation & d'amélioration^agriculture.. Car alors l'accroiflementde fortune de ces Commerçans feroit dans la circulation des revenus un retranchement préjudiçiable a la diftribution & à la reproduction. de & des dépenfesen confomrhation fub& iîftance. XXIII. trompé unavantage. avecl'Étranréciproque dans/on commerce feroie ger quand même ce commerce profitable aux Commerçansqui gagnetoient fur leurs Concitoyensdansla vente des marchandifesqu'il rapporteroit. XXIV.quientretiennent le bonprix le débir desdenréesdu crû Sela reproduction des revenus de la Nation (17).

lancedes fommesen argent. XXVI. Qu'on foâ moinsattentif à l'augmentation delà population qu'à faccroiffemene desrevenus.car plus dajfance queprocatent de grands revenus eft préférable à plus de befQins preflàns de fubfiftance Hiv . X X V. INTÉRIEUR maintienne car ET LA pouce rentière »u liberté commercS dit ii? PLUS STJRB> EXTERIEUR^ XÀ PLUS LA PLUS EXACTE PROFITABLE A IaNatION ET A t'ÉTAT COKSISTE DANS LA PLEINE LIBERTE DE LA CONCURRENCE'. Qtr'ON commerce. fans examiner le plusou le moins de profit qui refaite des marchandifesmêmes que Ion a vendues.*>v Gouvernement. & de cellesque l'on a achetées Car fouvent la perte eft pour la Nation qui reçoit un furplus en argent & cette perte fe trouve au préjudicede la diaribution & de la reproductiondes revenus.

!~0 MAXIMES ~11~FBRA~~S qu'exige une populationqui excede les revenusj & il y a plus de reffources pour les befoinsde l'État quand le peuple eft dans l'aifance & auifî plus de moyens.sdépenfes car les. XXVIII. foit dans du les dépenfes Gouvernement 'occajzonne n pas defortunes pécuniairesqui dérobent . XXVII. des Que tadmlnlfiratlon Finances ^foh 'dans la perceptiondes impôts. QUE le Gouvernement moinsoccupé foie né-> du foin d'épargner quedes opérations du çtjfaires our la profpér'ué Royaume p car de très grandes dépenfes peuvent çeflèrd'être exceffivespajr l'augmentation des richefles.Mais il ne faut pasconfondre les abus avec les fimple.abus pourraient engloutir toutes les rkheflês de la Nation & du Souverain. pour faire profpérerl'agriculture( 18).

& qui occaiîonnentun commerceou traficde Finances.DU Gouvernement. par l'entremife des papiers commerSables. iti une partiedes revenusà la circulation. où l'efcompteaugmentede plus en plus les fortunes pécuniairesftériles. de Ces fortunesfeparentla Finance l'agriculture & privent les campagnesdes . XXIX. de pour les Qu'on "efpere rejfources n befoinsextraordinairesd'un Euu3 quede nondu crédit laprofpémède la Nation & des Financiers car LES FORTUNES SONTDES RICHESSES PECUNIAIRES CLANDESTINESQUI NE CONNQIS~ sent ni Roi ni Patries X XX. a & la diftribution à la reproduction. qui QUE F Etat évite des emprunts for" ment des rentesfinancieres qui le chargent de dettes dévorantes.

ncheSes néceiTaires pour l'amélioration des biensfonds& pour l'exploitation de la culturedes terres.32.Aï.Z MAXXMES GjEMEB. Fin des Maximesgénérales. .ES.

(La «r« e/2 l'unique fource des rici^S» 6c'eftt agriculture qui Usmultiplie. Ainfi ce font les terres & les avancesdes En* trepreneurs de la culture qui font la fource uni. ) i_|E commerce réciproque avec l'Etranger rap-1 porte des marchandifesqui font payéespar les re. pour ceux qui les payent.107.NO TES SUR LES MAXIMES.p. mais ces rentes font comprifesdansle produit du revenu des tertes. . n faut penfer de même des loyers de maifons & des rentes d'intérêts d'argent car ce font. dans le détail des revenus d'un Royaume il n'en faut pas faire un objet à partqui formeroit un double emploi. venus de la Nation en argent ou' en échange j ainfi. NOTE SUR t a MAxiMElII. àffignéesfur un fond productif. des dépenfes qui Cetirent d'une autre fource les rentes placées fur les excepté terres qui font. que des revenusdes Nations agricoles.

&c. LA MAXIME V. avec l'état des Sujets contribuables il pourroit infenfiblement tout ruiner ayant que kMiniftère s'en apperçût. priétaires qui ont past au bien puifque leurs parts ne lui appartiennent pas?. page 105K (Que l'impôt ne foit pas dtjiruBïf. Le Poflefleurdu bien ne doit donc pas.) pô V 1 m r bien ordonné c'eft-à-dire l'impôt mauqui ne dégénère pas en Spoliation par une vaife forme d'impofition doit être regardé comme une partie du revenu détachée du produit net des biensfonds d'une Nation agricole car autrement il n'auroit aucune régie de proportion avec les richefles de la Nation ni avec le revenu. Le produit net des biens fonds fe diftribue à. ni. aux Pofeifeurs des terres & aux Décimateurs.114 Notes S NOTE spk. n La propriété du PoiTeflêur e s'étend donc pas audelà. trois Propriétaires. acquifes & qu'elles ne font pas aliénables.regarder l'impôt ordinaire comme une charge établie fur fa portion car ce n'eft pas lui qui paye ce revenu c'eft la partie du bien qu'il n'a pas acquife & il qui ne lui appartient pas qui le paye à qui cft . & elle ne fe vend qu'à raifon du revenu qu'elle produit. Ce n'eft donc pas lui qui paye lesautres Pro-. qu'il ne les a pas. Il n'y a quela portion du Poflefleur du bien qui fait aliénable. à l'Etat.

rigoureufemm ti5 . Sur les avances des Laboureurs ce ne feroit pas un impôt. & retomberoient fans régie fur les revenus de la Nation & fur ceux du Souve*un.5t?s. g.iïs Maximes. nuel des biens fonds & non fur les avances des laboureurs ni fur les hommes de travail. Et ce n'eft qat dans les cas de nécefllté dans les casoù la fureté de la propriétéferoit expofée gue tous les Propriétaires doivent pour leur prol pre intérêt contribuer fur leurs portions à la fcbvenaon paffagereque les sCw» preflaasdel'Etat peuvent exiger. Sur le falaire des hommes de travail & fur la vente des marchandifes. L'impofuiou fur les hommes de travail qui -vivent'de leur falahc u'eft. Mai. les frais de perception furpafleïojent l'impôt. mais une ipolutKmquiéteindroit la reproduction dété«oreroit les terres ruineroit les Fermiers. les taxes imposes fur les marchandifes. ni fur la vente des marchandifes car autrement il feroit deftruaif. «ta. Il faut diftinguer ici l'impofition d'avec l>mpot l'impofition feroit le triple de l'impôt p f S^endrok fur l'impôt même. les Propriétaires & l'Etat. feroient payées par l'impôt. il feroit arbitraire. car dans toutes les dépenfes de l'Etat.il ne faut pas oublier que dans tous les tas limpofirion du tribut ne doit porter que fur le revenu c'eft-à-dire fur le produit net an. Ainfi cet impôt feroit trompeur & ruineux.

Et il eft encore prefque toujours momentanée dans «gardé comme une reflbnrce les grands Etats lotfque l'agriculture y eft tombée dans un tel dépérffement que le revenu du territoire ne pourroit plus fubvenir au payement de infidieufe eft l'impôt. Mais alors cette reflburcé une furcharge qui réduit le peuple à une épargne forcée fur la confommation qui arrête le tra& qui acheve vail qui éteint la reproduction. & exigeroientdesfrais immenfes qu'il feroit impofiible d'éviter dans ungrandEtat. . fur le travail qui eft parlant qu'une impofition ouvriers dé payée par ceux qui employent les même qu'une impofition fur les chevaux qui labourent la terre ne feroit réellement qu'une immêmes de la culture. qui fui* fiftent par un commerce de trafic. retomberait doublement en perte fur le revenu des biens fonds & conOu duirait rapidemenr la deftruclionde l'impôt. porteroit fur les frais mêmes de l'induftrie & de J'agriculture. à fur doitpenferdemême des taxes qu'on inipoferoit les marchandifesj car elles tomberaient aufli en fur les dépenpure perte furle revenu.furl'impôt & Cesde la culture. pofition fur les dépenfes Ainfi rimpofîtion fur les hommes & non fur le revenu. néceflàirenient n'ont point affujetti à l'impôt dans ces Etats qui de territoire.iié Notés s de ruinerles Sujets& le Souverain. eft forcément Cependant ce genre d'impofition la reffourcedes petits Etats Maritimes.

iss Masimïs. eft celle qui eft établie proportionnellement au produit net & immédiatement à la fource des richeffescontinuellement renaifantes. L'établiflèment fimple de l'impofttion à la fource des revenus c'eft-à-dire fur le produit net des terres qui forir.e le revenu de la Nation. Ainfila forme d'impofition la plus fimple la plus réglée la plus profitable à l'Etat. plus il feroit onéreux.sTja. **? On a fouvent parlé de l'établiflèmcnt de l'impôt payé en nature par la récolte en forme de dixme ce genre d'imposition feroit à la vérité proportionnel au produit total de la récolte les frais compris mais il n'auroit aucun rapport avecle produit net plus la terre feroit médiocre & plus la récolte feroit foible. L'impôt doit donc être pris immédiatement fur le produit net des biens fonds car de quelque manière qu'il foit impofé dans un Royaume qui tire fes richeffesde fon territoire il eft toujours payé par les biens fonds. & la moins onéreufeaux Contribuables. devient fort difficiledans un Royaumeoù faute d'avances l'agriculture eft tombée en ruine ou du moins dans Unetelle dégradation qu'elle ne peut fe prêter à aucun Cadaftre fixe & proportionné aux qualités des terres qui font mal cultivées & dont le produit. qui pour- . devenutrès foible a'eft qu'en raifou de l'état miferable de la culture car l'amélioration de la culture. injufte & défaftreux.

de fur les marchandifes & fur les animaux vail. beaucoup le revenu & à l'Etat que les dant cinq fois moinsà la Nation anéanEx impofitions ainfi répétées lefquelles & fembletiroient tous les produits du territoire dans fordre. Cet impôt qu'on pourroit regarder naturel & qui augmenteroit indiqué par l'ordre du Souverain coûteroit cèpe*.•ïi8 NO t BS ït&£ toit féfulter d'une meilleure adminîftration> droit auffi-tôt le Câdaftre très irrégulier. fur les hommes. portions égales poféesles unes fur néanmoins ant toutes fur une même bafe & enfemchacune à part mais qui toutes payées de revenu au ble fourniroient beaucoup moins établi uniSouverain qu'un fimple impôt réel & fans frais fur le produit net. préfenteroit une gradation fiximpofîles autres. que le dépériltement l'agriculture au moins commencer par Cependant il faut arbitraires étafupprimer au plutôt les impofitions fans quoi ce blies fur les Fermiers des terres j acheveroit d'anéantir d'impofition mineufe genre entièrement les revenus du Royaume. L'impo- fition . de férvice. & égal quement fix impofitions dans fa proportion à celle des c comme réelle. Une impofitionétablie également fur lesterres* fur leur trafur leurs produits. roient excluretout moyen de rentrer Souverain» Caries impofitionsillufoirespour le aux efprits ruineufes pour la Nation paroiffent de plus en plus inévitables à mefure vulgaires de augmente.

en contradiction aveclui-même s'il es^geçdtque les Fermiersrempliflènt les <?ng3ge- tnensdeleursbaux. labourées à grandsirais & foiivent fans aucunpïofït # d'avefc «^lles-oùla gran^ . détruie Fermiers $ç qui eft îa dernière reflbaree de l'agri» # culture rainée exige beaucoupde ménagement* car un impôt un peu qnéççux enlevé Tes avancée &raoéaatitentierpmeBt» II faut doncbiendiffi(n. conuAecela arrive naturellementlorfque. qi~que par ~r~mr~.»*Bfopriétaires.d4terininé f&w.quo* tité de l'impôt.Siles befoiflsdel'Eratynéceiûîemi à ia charge des Propriétaires j car Je Gouvernsdcs Prop. Iinpoûtroa.ri~taires~.O\1"crDl!'t batgo înent feroit.quj fouraitles af an* ces r » où Je prodoiij»et. n'y a pas tde fermage poilTefcrvir de mefursji ©ùc'eft lç Propriétaireiçâ&»e.le Feraiiere^niBftruicavantdepaCer&n bailde la.S?.çu'~(. &ce n'eft eu déduction du fermage.caîtare s'es^mte par deriches ïarœiersi^lefqaels aflures^. içertain.|èrvir <lerégie exaôfl q»i peur une impofitiop proportionnelle.l'impôt à. miiîl quj.a.-un. fft |rès fojble & Èjwtia*. ii<J Siion fur .Cette ailoire qui s>xéeute par desMé^ les tayerp dans les pays où ..o ç4-» 1 . &non gaç tç Eerirçier. 3ÇCTea«. . guet M terres réduitefrà «ettepetite (culture qai à proporaqn du produit font.les bieas fonds la plus difSeileà régler «ft celle qui s'établit fin la petite culture. qui 4wf(iêtrepayéeparje Propriétake.SUR tKS MAXIMES. tandisque pacPûagôç jgt* m ffl!leleU1'$bç:.

1Les Fermiers n'ayant plus d'inquiétude fur l'iïflpofirionpendantle.coursde culture la Ieurs. feroient attentif. petite les revenusdes Pro^ daparditroit fucceffivement s'accroîtroientà pfoiferoo» ptiétàires &l'impôt des biëns fonds l'augmentâtibn des produits par .ïjo Notre il les mettroit dans «revu dont il les -chargeroit Dans' de f impoflibilité fàtisfaireà'cesengagemens.i. ' dè:riches Laboureurs. & qui ne doivent jamais être détourLesPrev nées âëe« emploi naturel &'néceflaire. cultivés par a» une Natfon qui a fu afrermir ta puifIly a lachar£tncë &aflurerfaprofpémé en exemptant tûëte ïoute impôfiàori: LesPropriétairesjcnarges dans les tems de eiiiimêmesde l'impôt. tous les cas le payement de l'impôt doit être'ga* biens fonds &non' isuitipâr la valeur même des1 de la culpar celle des richeflès d'exploitation être aflhtare. baux Te mtehiplieroients.âtf affermer le ie HchesFermiers5 'eette-précâutionàflùreroit fuccèsdel'agricultate. -qui ne peuvent fans déprédation aufte qne celui jetties à aucun fervicepublic de faire renaître les richdfes 8e la Nation & du Souverain. de' lent menti. peut'la fureté leurs terres qu'à' revenu & de Kmp1 St. fôùfftent les tràfubvennons'pailàgeresj mais ^riefrédes vauXde la culture des terres n'en font pointiràbiensfoadi lè^&îe débit* la valeur véûàledes . fixés à terre régie par le GouvernepHétâïres.

d'appe. Il par..il auroit de grandS ha fraix.paix.là. dl: aiLë.leuts teries bien fulrivées l3c. bien entretenues & fcnl'Sgraudue' v:e~~sbien maintenus & b~en. ÇülIüre&1a multiplication des beftïa\Ù:ne fouf- fl«s longues* les pins . -U Fû~tùre~'o~e~:t > featrerâarquerque fc.Erat. un il11pôtpeUtêtre (poliatif fan~être exorbit. terres les pins fc^es ies'sic6elfes néceifairespoup fubv:Cmr4uxc!épenfes . à \1111 I ij . N0~.fans profit pour I. 1t Si lesàvancès de la cul~ ~re.. é!tr~ bita~t fans être ~fpo3iaùf.u~t.retrouventà . ~t1R:-I.d'éil~ ctilcur'i.¡. .a1fq~~S'.4:MA:ktld. '4'. Agence.'!HmiiiïIMÏS( rii. occlIpé danS ks~l\mi>agnes. CXor. ~e'donnuieitt qUe pei! de pro'duit n.'Gouvernement.difpendîeilf.sgU priétài.ec >par erreur de .car pat laror~ ~el'impofition.petll..pah:1r'e.peu de ietoit prefque ievei~u 8t un~epopu(atianqus qu'en menupèuple.?~ :`~ntes.d'uCÓmn1'erct: des denréesdu crû. &«lue là ^adatxoadè.r~$.. ~iagè .la .cevoi'tlaA~érenee:~n:n y aentre un imp&te~rbitant &tUt impâr fpoliatif.des homm~ maÍs leur. Anffichez cette NatiQn'I'agti¡.:O!1.l'agricu^^âas utt RoLmené doit'pas ~tte imputée àb. wujouK à1turés par1:t Hbçtté . VI.

Aiafi la Nation"fouffroit un deficit des quatre cinquiemesau moins fiir-leprodattnetdô jaCesavancesannuelles• fanseompter peste faï des terres qui fuppl^oient l'emploi '& le revenu elles-mêmes aux frais d'une pauvre culture & alternativement pendant qu'on laiffoit en friche les planeurs annéospour les répafer. deshommes#«& font me* ire £ tel efile produit net des biensfonds *tet>eji ieproduit netpour le revenu.Si les . avances primitives'avoientété fuHUàûtes'la" culture auroit pu y rendre aifément «s*de produit aet &même davantage pour cent d'avances annuelles. l'impôt fur le Laboureurcompris. moins les hommes &les terres fontprofitablesi. Autrefoisdans tel Royaume tes avances annuelles ne faifoient renaître de produit ner.& remettreen état de produire un.ïji N o'i s mauvaise «uftore.JllorslapluS des habilitas étoit dansikinifere grande partie & fans profit pour l'Etat. . Ainfi plus les avances font infuiEfaotes.qui te diftribuoient «Hane à l'impôt & aa Propriétaire diftraâàon faite des reprifes annuellesdu Laboureur.qtfettla viron vingt-cinq pour cent. qui le feroit Gtb&ûet iaîfôr«« blcmeiic. pourrimpêi&poBria d'hommes êam Jùbfijlance des différentesclafes Nation. Car td efi le produit m des avances au-delà des dépenfesitdtjlmpb produit net du tra-ml.dufort au foible. pdu de r&oIte.

.4 enjuger par lé dqwuil1ement de la rare d'un &p~)~ ~o. quatre -R~~dM~M~...esrevètutsecdéliaftiques :. . lç :c:ommerceinœrieur des graù1s. . &. ne fervent qu'à entretenir.h~ fol ne rcû. JcaoMU en friches.s.deur V~Da1. t|J ~ColoM qui Absent miférabkment. i & la v. '1~ ~dsp~~&.de . infru&¡eufementla population d'une pauvre tion. 40ufommtion de lanation 4. .a une police arwtraire étoit continuellementinterrompu entre les prov.tp~ régie. .d'Qne granèle&: hbvriedc population 1 desgr3lins ~t~&edae prolaffim 40it bornée iia. on 4t£endoir d'y plantee des.Joient plus à la Nation.lamoitié odester.perception.. d'une cuIture ingrate.~ des dentées ma~rs iac~ <atas. ~.SUR re_m ies Maximes. . y com j?zis la dixane& les.. ..trÜi1eprodaüd'~ih grand'" excellent territ"ire 4. les frais. . dans1C'B dernierstems.vignes.du produit des ~cs. 4t0tt îh~ .Ínccs. fur lesouvriers fur les marchandifes.4JJn.. L'ûappt dans ce Royaume étoit prdquetout établi arbitrairement fur les Fenniers.9infi il ponoit & indireâement fur les avances des diretiement dépenfes de la culture fouds d'environ trois s ce qui chargeoit les bi cents millions p 1'.l"es..

calculer les effets du tant de. fcifok-'tombei les tezresen petite culture &en frt che. ïimpôt/ur la culture.nnoientles campagnesj le fur. jointaBdé&ut djeîibçrtéde commerce. à l'anéantiffement de la réprodudion & de l'impôt même les enfans des Laboureurs abando. fur le produit net des biens miers fonds « fur. wodait. On ne foivra pas ici la marche de cette décadence il fuffitde rapidedes progrès. C'étoit àcé degré de décadence le* dépenôd des dêk culture ne produifoientplus» l'impôt terjitorial compris que pour cent.La fpoliation caufée par la partie de l'impôt arbitraire établie fur les Fermiers caufoit d'ailleurs undépériflèmenr rop greffif.faix de fur les denrées en haufl'impôt foit le prix naturel & ajoutoh un farcroitde prix onéreux aux mârchandifes& aux frais de fitlaire dans les dépenfes de-la Nation.deù euhute. caufes deftruaives. ce qui retomboit encoreen déchet fur les reprifes des Fer.qui. &c. procédant les unes aesauttes ppur ea prévoir les conféquencesfuneftes. ce qui n'étoit ïnéme dû qu'au bénéfice de la grande culture qvri «xiftohencorepourunquarrdansleRoya«me(*>.ÏJ4 Notes s Les avances des dépenfes productives étoiene enlevéesfucçeflivementpar l'impôt arbitraire & par les charges inddreftes. du C*) Vpye? <feMVEncyclopédie «nide . Graiks iwejoplei'uneNatiouqui perd annaeUeaientle» qwtnj cinquièmes.

établies qu'un Etat a de la confiilance. ) ON ne doit pas entendre Amplement parla fortunes qui rentrent dans la.. quoique ces réformes foient très effentielle & très preflantes pour l'avantage commun du Souverain& de la Nation.faire repaître annuellement de grandes richcflçs pour entretenir une popu}ar tion dans l'aifànce. circulation. ou kaxaér liorer des biens fonds dont les revenus rentrent annuellement dans la circulation. de commerce &de maflBfa^uresprofitables.& a qui font employées'. lk . de grandes4. ces abus ont été reconnus 5 &la. page no.SUR ees Maximes. NOTE SUR LA Maxime. peut exiger une bonne adminiftfation. a. C'eft même par ces fortunes aâjvçs bien -. les foitunes qui fe.. qui de wçiyienî vives . la L. dans l'économie politique. {Les fortunes VII.. cheflss Affurées pour.citsonl~ancesne fe ptétent pas toujours aux vfiesque l'on fç propofepour lesréfor^ mes que. gloirede les réparer étoit réfervée à un Miniftere plus éclairé Mais les befoins de l'Etat & les.dans.la puiflancç d» Souverain.qu'il.inais a«flî les fortunes ftériles ou oifives. Sepour aCurerla piofpirjtij ^l'Etat fij. déuuifentj. quî rentrent. Ï35 • Tous ces défordres &tous.par exempta former k«»van? cesdes grandes entreprifesd'agricuitttrç. Mais ao. circulation.

I3ff NOT JE S «e doit pas penfer de mêmedes fortunes péciî-. & qui heureufèméntdétruit le'petit profit qu'on .pourroit retirer d'un coin* inerceextérieur de marchandifes de inain-d'œu-. ( Laijjèr aller d'elles-mêmes les dépenfis ftérila. maires qui fe tirent des intérêts dé l'argent. On ne confond pas ici le produit net ou le reveau foarîa Naoon.établies fur des fonds produ&ifs «i de celles qui font employées à des acquittions de charges inutiles de privileges &c. pag. fie qui ne font pas. leur circulation ftérilene tes empêchépoint d'êtredes fortunes rongeantes &onéreusesà la Nation. ni.le gain des Cornmerçana . ) tïs travaux des marchandifes de main-d'œuvre & d'induftrie pour l'ufage de la Nation ne font qu'un objet dispendieux& non une fource de tewtnu. $ôte SUR 14 Maxime VDlI. Ils nepeuventprocurer de profit dans iavente à l'Etranger qu'aux feuls pays où la main-d'eeuvre eft bon marché parle bas prix des denrées qui fervent à la fubfiftanee des Ou* vriérsj condition fort dé&trantageufe zu produit des biens fonds auffi ne doit-elle pas exifter dans les Etats qui ontla liberté & la facilité d'un coameree extérieur qui l'outientle débit& le prix des denréesdu cm. avec. vre dont le gainferoit établi fur la perte qui réful-i teroit du bas prix desproductions des biensfonds.

S U KJ. Nous ne parlerons pas ici du commerce dé trafic qui eft le lot des petits Etats maritimes. Onn'oubliera jamais qu'on Mt fliftre du dernier fiecle. î|t & Entrepreneurs de M?. ne produifoit que pour eux. ébloui ducommercedes Hollandois&de l'éclat des Manura&uresde luxe. £ânsi>érifeif loit pins que au véritable emploi de l'argent ni au véritable commerce du pays.que Tonne parÎ commerce & iàrgent. d'avoir de fiches laboureurs. Ces prohibitions toujours préjudiciables la Nation font encore plus fonefteS quandl'efprit de monopole & d'erreur qui les a fait naître les -étendjufques Carla culture & le commercedes productionsdes biensfonds où la la concurrencela plus active «ft indifpenfabletuent néeefla&epour multiplier les richefes dee Nations. « jettëfi patrie dansuriteljclëlire. ' Ce. Ungrand Etat ne doit pas quitter la charue pouf devenirvoiturier. ESS M A JM M £ S.nufa£tuios ce gain doit être mis au rang des frais par rapport à la Nation il nefurfiroit pas par exemple.Miniitre fi eftimable par fes bonfies inten- . fi le territoire qu'ils cultiveraient. Il y a des Royaumes pauvres où la plûpart des Manufe&uresde luxe trop multipliées font fouteaues par des privilègesexdufîfs & mettent là Nation à contribution par des prohibitions qui lui intérdifsnt l'ufage d'autres marchandifes de main-d'œuvre.

le débit du blé dans l'intérieur du Royaume fut livré à une police arbitraire quiinentre les provinces. dans une Nation agricole.%i% » . des Manufactures. ne peuvent fe foutenir quq par les produits du fol car ce font ces produits guifburniflèntau. leurs Villes & leurs Provinces.& l'argent furent détournés Jq l'agriculture.N O'ï 8 S tions mais trop attaché à fes idées voulu* faire naître les richeflès du travail des doigts auprejudice. «iee des Maau/aitUftfSd«lajuaçs pays Se. Le commerce extérieur des grains fut arrêté pour faire.de la fourcemême des richeflês & dérangea toute la Conffitution économique d'une. en dégradant infenfîblement la culture de leurs terres tout tendoit à la deftruction des revenus des biens fonds. Les terrompoitle commerce Protecteurs de l'indufirie les MagiftratS:des Villes. du . Nation agricole.îabricant à bas prix. Diyerfes caufes d'émigrationsi des hommes & des richeâes hâtèrent les progrès de cettedcftm&ion. vivre le. du commerce& de l'induftrie. pour. qui. Les hommes. de coton. de laines étrangères qi^. fe procurer dus bhk à bas prix » rainoient par un mauvais calcul. commerce l'exportation du fuperflu & qui pavent les revenus aux Propriétaires. Se employés aux Manufactures de. foie..pi-<?ju-. & le falaire des hommes employés aux travaux lucratifs.dqla.

qui enrichit la Capiu tale des dépouilles des Provinces. "Venus'fondésen af gënt&. LES MAXI M ES. &le péculede ta Naw . nelai/Toit plusde furetédans les campagnes pour. fou tenus par i'afpëa la magnificence d'un luxe ruineux.StJR. On provoqua le luxe de décoration qui fit des progrès très rapides. L'adminiftration des Provinces prefféepar les befoinsdel'Etat. Le traficdfe l'argent à intérêt forma un genre^principalde rë. fur les alimens.ure dégradée '& accabléetouchôit àrimpoflifeilitéd'y fiibvenirj on l'étendit de plus"en plus fur les hommes. en impofoient au vulpm &diminuoientdéplus en plusla jety* oduc|ion des riçhèfl«s réçlks. tirés de l'argent 5 ce qui n'étbit par rapport à la Nation qu'unproivât imaginairej qui échappoit à l'impôt & mi. lj9 multiplication des troupeaux. l'emploi vifibledes richefles néceflairesà la réprodu&ion annuelle des richet fes ce qui fit tomber une grande partie desterres «n petite culture en friches & en non-valeur. L'agricul. Ces revenus établis fur l'argent. 'noit l'Etat. fur le commerce des denréesdu crû il fe multiplia en dépenfes dans la perception & en déprédations'«fefltuctives de^la reproduction & il devint l'objet d'un fyftême de Finance. & de l'opulence. tes revenus des Propriétaires des biens fondsfarsnt facrifiésen pure perte à un commerce mercantilequi ne pouvoit contribuerà l'impôt.

Note sor. Mais aujourd'hui le Gouverne^ ment eft attaché à des principesplus lumineux. &il . page iii^ ( Ne pas étendre F emploi e l'argent & des d aux ManufaBures & au commerce de luxe.qnieftinfiniflaçnt. ) On «ç.pniqj toque. LA Maxime IX. fie îaarchandifes e main-d'œuvreont ona le? d d . il connoît les reflburcesdu Royaumes. Eh nwlheureufement les caufes de ce â£~ fordre général ont été trop long-teins ignorée** indè mali lobes.le commerce réciproquecar fi on vo^lojt fl$ rienacheter &vendre e«>Ht on étfii^cojt à d le çoiiyaerçextérieur îesavantages J'expo^ & e de tatioii des 4earéej4ncf«!. equ'onpeut fabriqueravep moinsde dépenfe dansles autres que pays..do« s'attacier qu'aux Manufàdurq. Par «s achaoç.les ne à dbez Jàifoit fabriquer elle.matières S premières..plBs.Sdesmoyens d'y rapcner l'abondance. pro%abieque çeUe jjjyjrghafldifefi ies demaia- .H* Notes s don.faut acheterde l'Etrangerles marchandifes de main-d'œuvre qu'il peut vendre mcfflfcqrmafe à shé qu'elles conteroieat la Nation fi dfc. au préjudicedes travaux & des dipenfes de l'agriculture.

par les dignité». t4t «Fcenste. ) )' tî Bourg de1 Goûdmmstkefter th. Voilà '^toatle myftère du commerce. qui animent P agriculture qui font exécuter y qui eommaiïdenr qttt gouvernent qui feat inéépendans qui affureatles revenus delà dation qui -aprèsles Propriétairesdiftinguéls parla fiaifiance. • NOTE sds.fo»paffage. {Préalablement à tom> le Royaumedoit être bien peuplé de riches Cultivateurs. la même MAXIME.SUR £83 MaSUMBS. {rapidement vainfr..parles feientes testa» fordw«fe€îK^ehsîe ins honnête» p le plus louable &'fé pltts ttnfcbsaatdansl'Ëtàt» . Angleeft célèbre dans fàiiftoire pour avoir acterre compagaé foit Roiavec le cortège le plas hona» ràbla t ayantconduit cent q&àïre-vingtscharrues à. àceptk ne craignons pas d'être tributaires des autres Nations. Ce fafte doit paroîtrebkà'ridicule à nos Citadins aecoutamés aux décorationsftivoles» Cfevoit eacoredes hommes.igaoret que ce font les richesLaboureurs8t les richesCoramerçaàSjateéhésau commercem 4 rai. Une Nation agricole doit favotifet le commerce extérieur actif desdenréesdu crû par le commerceextérieur paffif des marchandées de main-d'œuvre qtfelle peur acheter à profit de l'Etranger.

Îo~ Ojg!tM ~o~ ~O~~ge~ ntri univerfo cultum agrorum f^fahaaris fed & o rerum deleOatione. titres. faturitate eopiâque mnium & fiAtidvi&um hominym ai cultum Deomm etiam jperùmmt. ces Patriarches ces riches Entrepreneurs d'agriculture. Ces inftruàions dit-on leur infpirent de la vanité & les rendent proceflîfs la défenfejuridique doit-elle être permife à ces hommes térreftres. Tels font les.Cicero deOfficiis Meâ quidemfentertfâ hauclfcio an nutla beatior cJT'ËofK .qui ofent oppoferdela réfiftance &de la hauteur à ceux qui. .'u2~ .4 ne çonnoît que fousle nom geois dédaigneuxde Payfins^ & auxquels il veut même retrancher les Maîtres d'école qui leur apprennentà lire j à écrire à mettre de la fureté & de l'ordre dans leurs affaires à étendre leurs connoilrancesfur les différentesparties de leur état. Omniumaute. par la dignité de leur féjour dans la evé doiventjouir d'une diftinÊtibn particulière & d'une fupériorité qui doit en impofer aux Villa* geois.mre* rm ex qdbus aiiquiduequiritur nihil eji jtata* cultvra meKus. nihil uhtrius fùktl dulç'mse nihilhomiaàtibtrotUgnius. quele Bour. Idem. ridiculesde la vanité du Citadin qui n*eftqu'un mercenaire payé par les richefes de la campagne.141 Notes 3 Ce font pourtant ces habitans honotâbles de là campagne ces Maîtres. deSeneôute.

) »aNS la «ondmtnne grande cttlmr€> homme fait autantdecharmetirée par ^dés chevaux. j. «v xL N'Y VENABtE us MOYEz. DE l'tus DIGNE DE MmiEu DE MEII.pLUS. -««n» HEUREUSE QCE c^ «-»«»» pAR . »ui travail qu*tt6is charruestitées par des boeufs 0Second^ litées~ parJ ^*S*> Mtte^^ ce dermer cas faute d'avancesprises pour létabhffementdW grande culture.LEUR i4} p D1!. Si CAR DE TOUT ia cotw^ M W'ON ET PEtjV ^SÎREK «pite DE$ HOMMES -otB sjR rA Ma?im» Xii. PLUS NE SAI~.hohmuibm.Ol.age it}: t^drerhs rickefcs^ns les campaènà pour étendre iagroàHt &éviter la p^t J culture.{S DE EN A POINT EN A POINT A L'HOMMJ!. DE 'l'OUs >x. ` ~IBONDANT~ DE PL11S AGRBABiE~ DE PLUS CON» Da .^ ^xrAirsDBslsrERTOUTtEGENREHoMAN ^™oREPARlKtlAÏSIRETpA& »A«CE QU It PROajRE »* «ÏCKE PRODOtr POtm des L A VIE Dieux. S'IL JE y A AUCUNJ!IORTB. w» ^agriculture POU~1d.• DE CET EH.SUR ttsMAXîMEs. kdépenfe «mneUe eftexceffiv^arpiàppxtioa au produit .

pourvoir aux moyens 144 S No f 8 dé la réparer. Mais le Gouvernementeft occupé à prêter les progrès de cette dégradation. Sequ'if yâ d'ailleurs chez cette. fe la culture & laiffir à chacun lihutè di • 'jhniïir à fon champcelle qui lui ton* ' i4ïtit>) '• • .nul & on y emploie infitu?-* taet.pen-« àantl'nivér.Nacrant plus d'un."v. page iïj.monopole dans. la MaximeXIII.prefque pûté perte le produit des prés eft.confômnié.& on leur lait fé ùnéparrie delà terre. tiers des terres cultivables qui ibnt en non-valeur. quieft prefque tueufementdix oudouze fois plusdeterre. On dit qu'il y a une Na^ lion pauvre qui cft réduite à cette petite culture dans les trois quarts de fon territoire. ce. qui arrivé mêmeen biendes endroits tout fimplementpar la pauvreté des habîtans.t . ( Jfe fowtfayqnfarie.les avanceste entierement en font aux dépensdelà terf e. LesPropriétaires manquarisde Fermiersen état defubveiiîr a làdépenfe'd'unebonne culture.pàr lesbœufs de labour. ` l .s\ Nqte sub. &à."' Etes:vuespaœcalkrcï avoiïntfait croirefeadar.' .pour leur pâturage pendant ïétéi le produit nèt de la récolte approche fifort dé là non-valeur que la moindre impositionfait renoncer ces reffes de culture.

Tout confpiroit donc à la dégradation d« deux principales cultures da Royaume & à détruire de plus en plus la valeur des biens fonds. où la communication mêmedu commerce des grains entre les Provinces du Royaume étoit empêchée oii la plus grande partie des terres étoit en friches. aant un tems qu'il falloit reftreindre en France la culture des vignes pour augmenter la culture du blé dans le tems même où le commerceextérieur du blé étoit prohibé. parceque la culture du blé y étoit limitée à la confommation de l'intérieur de chaque Province du Royaume. tendoit au privilége exclulif de la culture funeftes effets des prohibitions & des empêchemens du commerce des produâions des biens fonds dans un Royaume où les Provincesfe communiquent par les rivieres& les mers>oli la Capitale & toutes les autres Villes peuvent être facilement î4j 5 K . Des Provinces de la capitaleétoient d'ailleurs éloignées obligées de faire des repréfentatious pour s'oppofer à l'ac croisement de la culture des gnuns qui faute de débit tomboient dans leur pays en non-valeur ce qui caufoit la ruine des Propriétaires& des Fermiers & anéanti/Toit l'impôt dont lester«s étoient charge.SUR t es Maximes. & ou la deftruftion des vignes augmentoit de plus en plus les friche?. au préjudicedes autres. «ne partie des Propriétaires des terres.

146 No TE S approvifionnéesdes productions de tontes les par* tics du territoire & où la facilité de l'exportation afltirele débouchéde l'excédent. Encore doit-on remarquer que les frais compris dans le produit total de l'une & de l'autre culture font plus avantageux dans la culture des vignes que dans la culture des grains. La culture des vignes eft la plus riche culture du Royaume de France. & en foutient la valeur vénale à mefure que la culture s'étend & que l'acctoiflement de -la culture augmente les richeffes car l'augmentation des richefles augmente la population danstomes les claffesd'hommesd'une Nation. eft envi ton le triple de celui du meilleur arpent de terre cultivé en grains. & cette augmentation de population fou- . D'ailleurs cetteclaffed'hommes payés de leurs travaux par la terre en devenant fort nombreufe.évaluédu fort au foible. car le produit net d'un < arpent de vignes. beaucoup plus de Salairespour les hommes & parœque la dépenfe pour leséchalas & les tonneaux eft à l'avantage du débit des bois & queueshommes occupés à la culture des vignes n'y font pas employés dans le tems de la moiflbn où ils font alors d'une grandereflburce aux Laboureurs pour la récoltedes grains. parceque dans la culture des vignes. lesfrais fouraiflèut avec profit. augmente le débit des blés & des vins.

On doit faire attention que la facilité du cominerce extérieur des denréesdu crû délivréesd'in* pofitions onéreufes. il doit fpérialement étre protégé par le Gouvernement. Kij . pro* ducTsonsqui font l'objet d'un grand commercé extérieur. où elle peut varier la culture pour 'en obtenir différentes productions de bonne Valeurj fur-tout -cellesqui ne peuvent pas naître chez les Nations Voifiaes.s tj à t É s Ma x i mt s. le débit chez l'Étranger car alors l'Etat eft bien dédommagé de la modéra* tion de l'impôt fur cesparties par l'influencea van* de ce commerce fur toutes lés tegeufe autre» tources de richeffesdu Royaume. eft un grand avantage pour une Nation qui a un grand territoire. capable de foutenir l'opulence dit Royaume l'impôt doit être pur& fimpléj affignl fur le toi qui produit ces riche/Tes 5& dans la éompenûtion de fimpofition généralej on doit avoir égard à celles dont il hm aflurer par un prix tavorable. ainfiil ne doit pas être afiujetti a des importions multipliées en pure perte pour & trop préjudiciables au débit des l'impôt. ï^f tient de toutes paws la valeurvénale des produit éi la culture.La vente du vin & des eaux-de-vie à l'Etranger étant pour nous un commerce priviié* gié quenous devonsà notre territoire & à notre climat.

( Âpres les avances de la culture ce font les revenus & l'impôt qui font les richefiès de premier befoin 6* qui ajfurent la prof pèriti de la Nation.148 sur N OT B S t A mê me Maxime. & qui doit circuler dans le commerce mais qui ne doit point s'accumuler dans un pays au préjudice de l'ufage &dela confommationdes productions annuelles qui doivent y perpétuer. page 114. L'abondance des productions s'obtient par les grandes avances. ) E N quoi confifie la profpérité d'une Nation agricole EN DEGRANDES AVANCES POUR PERPÉTUER ACCROÎTRE ES REVENUS ET L ET INTERIEUR ETEXL'IMPÔT ENUNCOMMERCE ET TERIEUR LIBRE FACILE.ENJOUISSANCE DES. par la reproduction &le commerceréciproque les véritables richefles. & fourniflènt la Finance qui le paye.YEMENSÉCUNIAiRES OPULENS UREP ET D ET VENU DEl'impôt. L'argent monnoyé eft une richeflê qui eft . RICHESSES NNUELLES A DESBIENS FONDS EN *«. la consommation & le commerce foutiennent le -débit & la valeur vénale des productionsj la valeur vénaleeft la mefure des richeflesde la Nation les richeflesréglent le tribut qui peut être imf ofë.

sur LES Maximes. fon emploi dans le commerce.trouve-t-ellc a qo. plus il cou. qu'autant qu'il rend continuellement richeflè pour richeflej parçeque la monnoye n'eft par elle-même qu'une richeflè ftérile qui n'a d'autre utilité dans une Nation que fan emploi pour les ventes & les achats & pour les payeinens des revenus Çcde l'impôî. L'argent n'eft donc une richeffe affive & réellement proStable dans un Etat. ce font les richçflis du fol qui renaiflèat annuellement c'çft dans ces richeflèsreaiùllànces.'à-peu-près. Auflila maflè du pécule d'une Nation agricole ne fe.égaleu produit net ou revenu annuel des biens fondscar daaa cette proportion il. comme le geufs K iij .eft plus que fuflifant pour l'ufage de la Nation une plus grande quantité de monnoye ne feroit point une richeflè utile pour l'Etat. enfarte que le même argent fansfajt tour à tour & continuellementà ces payemens & à. 149 payée par d'autres richeflès quieft pour les Nations un gage intermédiaireentreles ventes &les achats. terait de richeflès qui ne fe renouvelieroientpas. & plus il appauvriroit la Nation. qui le remettent dans la circulation. qui ne contribue plus a perpétuer les richeffes d'un Etat lorfqu'il eft retenu hors de la circulation & qu'il ne rend plus richeflè pour richeflè alors plusil s'accumulerait. Quoique l'impôt foit payé en argent.fournit.ce n'eft pas l'argent qui le.& non.

On ne fupplée point au renouvellement fitcceffifde ces riche/Tes le pécule maisle pécule eft facile. L'avidité de l'argent eft -unepaffion l'Etranger.dontla jouiflance efteflèâive& bien aflurée.Ijo Notes & le vulgaire dans le pécule de la Nation que coït' lifte la profpérité & la force d'an Etat. valeur actuelle de notre.les Etats des Rois de France ne comprenoient pas alois un tiers du Royaume.V dit & f •$oge. On peut en juger par celles qui font détaillées dans finventaire immenfe de ce Princç indépendam^nent d'une réferve de f/millionsXprèsde 300mil* lions. 1. Chari?s.rgent n'çft donc pas la véritable tlchtBh . monnoye. Telle ^étpit ous. ne doit pas être la paffionde l'Etat la. parcequ'ilsfont avides de la richeffe qui repréfente les autres richeflèsj mais cette forte d'avidité. par ment fiipplée dans le commercepar des engage-* mens par écrit afluréVpar les richeflès que l'oa jjoffededans te pays & qui fe transportent chez. un grande quantité d'argent n'eftà defirçr dans Etat qu'autant qu'elleeftproportionnée au revçnu.) qui fç trouva dans les coffres ces grandes riche/Tes font d'autant plus remarquablesque. & qu'elle marquepar là une opulenceperpétuelle-t ment renaiffante..'a. l'abondance de l'argent qui fuivoit l'a-^ bondance des autres richefTesdu Royaume. vive dans les particuliers. qui le fouftrait de fon emploi.

larichefleqai fe confomme &qui re. Il ne faut pas confondre cet argent avec la Finance dévorante qui fe trafique en prêt à intérêt. chez tous les particuliexs une destinations laquelle il appartient décifivemeni*:celui qui efr deftiné au payement aôttel de l'impôt appartient à l'impôt j celui qui eft deftiné aubefoin de quelachat appartient à ce befoinj celui que qui vivifie l'agriculture. i$t 1 d'une Nation. car l'argent n'engendrepas de l'argent. Un écu bien employé peut à la vérité faire naître une richeffede deux écus. disje. net continuellement. appartjentà Kiv . que l'argent paflè dans U poche de Pierre ou de Paul.SUR ï. L'argent de befoin a. lefquels le font circuler pour la reprodut9ion desrichefles qui font iûfefifterla Nation & qui fourniffent le tribut au Souverain. profit de l'Etat.es Maximes. A parler rigoureufement l'argent qui a cet emploi dans la Nation n'a point de Propriétairej il appartient auxbefoina de l'Etat. le commerce l'induftrie appar& tient à cet emploi 5 celuiquieft deftiné à payer une dette échue ou prête à échoir. mais c'eft la production & non pas l'argent qui s'eft multipliée. Iln'eft donc pas àuffiindifférent qu'on le croit pour l'Etat. car il eft eflentkl qu'il ne foit pas enlevé à celui qui l'emploie au. & qui élude la contribution que tout revenu annuel doit à l'Etat. ainfi l'argent ne doit pas féjourner dans des mainsftériks.

151 Notes S cette dette. &non à celui qui le poflëde c'eft le retel'argent de la Nation. &c. parcequ'il n'appartient à perfonne. à le laiffer de marpafTer chez l'Etranger pour des achats chandifes dont a befoin & l'Etranger n'ignore de ce commerce où le pas non plus les avantages befoin dés échanges décide de l'emploi de l'ardes marchandifesen argent en marchandifes & ne font gent car l'argent & les marchandifes lichefles qu'à raifon de leur valeur vénale. eft un petit objet qui eft bientôt épuifé par les emprunts un peu multipliésj cependant c'eft cet argent oifif qui fait illufion au bas peuple •c'eft lui que le vulgaire regarde comme les richefles dé la Nation & comme une grande reffource dansJes befoins d'un Etat même d'un être opulent ne grand Etat qui réellement peut richeites qui naiffent que par le produit net des annuellement de fon territoire & qui pour ainfi dire fait renaître l'argent en le renouvellant & en accélérant continuellement fa circulatiuU. . perfonne ne doit nir. cependant c'eft cet argent difperfé qui forme la prinvraiment cipale ma/Te du pécule d'un Royaume opulent où il cft toujours employéà profitpour à l'Etat. On rïhéfîte pas même le vendre au même prix qu'il a couté. de la circulaL'argent détourné& retenu hors tion. c'eft-à-dire.

) Voyeï pag. riflant par le commerce de fes productions il a par fes.oftenfiffes on t bles & commerçables. ( pôt. & jamais l'argent ne manque non plus dans un Royaume bien cultivé pour payer au Souverain & aux Propriétaires les revenus fournis par le produit net des denréescomr merçables. qui renaiffent annuellement de la terre mais quoique l'argent ne manque point pour payer ces revenus. C'eft là que naiflent lés revenus du Souverain & qu'il peut trouver de plus des reffourcesalTuréesdans des befoinspreffans de l'Etat/ Les vues du Gouvernement ne doivent donc pas s'arrêter à l'argent. il ne faut pas prendre le change & croire que l'impôt puifle être établi fur la circulationde l'argent ( ). L'abondance& le débit de fes productions lui affurent donc par-tout l'ufage du pécule des autres Nations. correfpondancesdes richeffesdans les autres pays & le papier lui tient lieu par-tout d'argent. ce que nous arons dit plus haut for !1m- U4&fujvautec. Le tribut ne peutêtre impofé qu'à la fourcedes richc diCp ib1esoujours renaiflàntes. elles doivent s'étendre plus loin & fe fixer à l'abondance à & la valeur vénale des productions de la terre. «5J D'ailleurs quand un Royaume eft ricne & flo. .stjr les Maximes. L'argent cftunericheflè qui Cedérobeà la vue.

NOTE SUR. ( Favorifer la multiplication des beftiaux. Cet . mais qui eft réduit aux richeflès mobilières du commercede trafic en a.»Î4 NOT I s pour accroitre les revenus. qu& confifle la puiflànce de l'Etat & la profpérité de la Nation c'eft elle qui fixe &: qui attacheles Sujets au fol. plus nombreux car ce n'eft qu'à raiîon de cette. confommation. fur-tout par celle que doit faire le menu peuplequi eft le. page 1 14. 8e qu'on les multiplie & c'eft l'engraisque les befc oauxfbumiflent à la terre. L'argent. la Maxime XIV. C'eft dans cette partie de richeffes vifibles & annuelles. Tinduttrie. qui fans les productions du fol ne conftitueroit qu'un Etat repubticain Conftantinople même qui n'en a pas lç Gouvernement. du beurre. au milien du defpotifme le génie & l'indé-I pendance dans les correfpondances& dans fêtas libre de les richeffesde commerce. par l'emploi & l'ufage des laines dans le Royaume. le commercemercantile & de trafic. ne forment qu'un domaine poftiche & indépendant. Y ) avantage s'obtient par fe débit. par la grande confommation de la viande du laitage.qui procure4'abondâft. du fromage. que les beftiaux ont du débit. &c.

ibs Maximes. Cette abondance de récolte & de beftiaux éloigne touteinquiétude de famine dansun Royaumefi féconden fubfiftance. parceque le prix du loyer d'une ferme s'établit à raifon du produit qu'elle peut donner par la culture & par-la nourriture des beftiaux. Mais lorfque l'impôt eft établi fur le Fermier. Alorsfaute d'une quantité fùffifantede beftiaux pour fournit tes engraisla terre la culture dépérit les frais des travaux en terres maigres abforbent le pro4w »et & d. L'aifancedu menu peuple contribue donc par là eflentiellementà la profpérité de l'Etat. le revenu de la terre tombe dans le dépériflèment parceque les Fermiersn'o£nt faire les avances des achats de beftiaux dans la craintte que ces beftiaux. qui font des objetsvifibles ne teur attirent une impofition ruineufè. La nourriture que les beftiaux y fourniflent aux hommes y diminue la çonfommation du bled &la Nation peut en ven» dre une plus accroîgrandequantité à l"Etranger. traire.sua.éttiwfenUe revenu* . priétaire. *S$ tes récoltespar la multiplication même des beftiaux.8c tre continuellement tes richelTes le commerce par d'une production fi précieufe. dans les pays où les avances des Fermiersne font pas expofées à être enlevéespar un impôt arbi:. •te profit fur les beftiaux fe confond avec te profit fur la culture à l'égard du revenu du Pro.

les terres tombent en non-valeur. Ce ne font pas les richeflès qui font naître les richeflès qui doivent être chargées de l'impôt. • Hfaut donc qu'il y ait une entière fureté pour l'emploi vifible des richefes à la culture de la terre. que par le travail des hommes qui feul rendroit à peineles frais de leur fubiiftance. de crainte qu'ils s'emportent dans les Villeslesrir che/Tesqu'ils employent à l'agriculture. pour y jouir des prérogatives qu'on Gouvernementpep . & le Royaume eft fans reflource& fansforces. & une pleine liberté decommercedes productions. que l'un s'obtient par l'autre & que ces deux parties ne doivent pas être féparéesdans l'évaluation des produits de la culture calculéed'après le revenu Propriétaires. des carc'eft plus par le moyen des beftiaux qu'on ohtient le produit net qui fournit le revenu 8c l'imr pôt. D'ailleurs les Fermiers & leurs familles doivent être exempts de toutes charges perfonnelles auxquelles des habitans riches & nécefTaixes dansleur emploi ntdoivent pas être affujettis. c'eft pourquoi le -Gouvernement plus attirer les richefles à la campagne que les hommes on n'y manquerapas d hommes y a des s'il richelTes mais fans richefles tout y dépérit.x$6 Notes S Le profit des bcftiaux contribue tellement ait produit des biens fonds. Mais il faut de grandes avances pour les achats des be£doit tiaux.

multiplieraient les richefles & atfureroient la profpérité & la puiflancede l'Etat. Seroit-cedéparer la Nobleffe que de leur permettre d'affermer des* terres pour étendre leur culture & leurs occupations au profit de l'Etat.tout dans un pays où la charge de l'impôt ( devenue deshonnête) ne feroit plus établie ni fur les perfonnes ni fur i les Cultivateurs? î Eft-ilndécent à un Duc & Pair de louer un Hôtel dans une Ville? Le payement d'un fermage n'affujettit à aucune dépendance envers qui que ce foit. fur. mais 4e plus on doit remarquer dans l'agriculture que .soRtBs Maxime s. Il y a une remarque à faire fur lesNobles qui cultivent leurs biens à la campagne il y en a beaucoup qui n'ont pas en propriété un terrein fijfHfent pour l'emploi de leurs charrues ou de leurs facultés & alors il y a dela perte fur leurs dépehfes & fur leurs emplois. trouveroient pour leurs enfans dansl'agriculture protégée & honorée. des établiflèmens plus folidés& moins fetviles que dans les Villes leurs richefles ramenées à la campagne fertilifèroient les terres. d'une rente d'un loyer &c. Les Bourgeois aifés. ces Bourgeois dis-je. 157 éclairé y accoiderok par prédile&ion au mercenaire Citadin. pas plus que le payement d'un habit. fur-tout les Marchands détaiileurs qui ne gagnent que fur le Public & dont le trop grand nombre dans les Villes eft onéreux à la Nation.

telle eft la reproduction. La vente des productions du crû à l'Etranger aug* mente le revenu des biens fonds cette augmentation du revenu augmente la dépenfe des Propriétaires} cette augmentation de dépenfès attira . De tout tems la Noblefle & l'agriculture ont été réunies. page 11$. délivré des importions arbitraires & per* fonnelles.158 N 0 T fes Je Polfeffeurde la terre & le PofleiTeordes avan* ces de la culture font tous deux également Pro-* priétaires. Les Nobles en étendant leurs cet entreprises de culture contribueroient par emploi à la profpérité de l'Etat & ils y trouveroient desreffourcespour foutenir leurs dépendes & celle de leurs enfans dans l'état militaire. ont-elles jamais dégradéla Noble/Teni l'agriculture. Chez les Nations libres le fermage des terres. & qu'à cet égard la dignité eft égale de part & d'autre. NOTE SUR la Maxime XVI.eft fort indifférentea lui-même les redevances attachées aux biens & auxquelles les Nobles mêmes font aitujettis. (Tel eft le débit.) Si on arrête le commerce extérieur des grains & des autres productions du crû on borne ^'agriculture à l'état de la population au lieu d'étendre la population par l'agriculture.

& d'un plus haut prix la feule égalité confiante du prix augmente de plus d'un dixieme le revenu des terres. *5? les hommes dans le Royaume.11 S. y attire la marchandife. Le moindre avantage fur le prix dans un pays. de la population & des revenus. Ce commerce applanit en tout tems l'inégalité annuelledes récoltesdes Nations. LES MaXI J. tes qui n'ont pas de terres à enfemenceront leur pain auflî afluré que cellesqui cultivent de grands territoires. Par la liberté & la facilité du commerce extérieur d'exportation & d'importation. Or il eft démontré qu'indépendammentdu débit à l'Etranger. qu'elle évite les obéîtes exceffives diminuentla populationj & qui . ce qui remet par-tout & toujours les productions & les prix à-peu-près au même niveau. en apportant tour à tour chez celles qui font dans la pénurie le fuperflu de celles qui font dans l'abondance. C'eft pourquoi les Nations conunerçan.SUR. cette augmentation de population augmente la confommation des productions du crû cette augmentation de confommation & la vente à l'Etranger accélèrent de part &d'autre les progrès de l'agriculture. & l'égalité fe rétablit continuellement.plus égal car le prix le plus égal eft celui qui a coursentre lesNations commerçantes. qu'elle accroit & affure les avancesde la culture. les grains ont conftammencun prix.

. qui cnftn la ruine entierement.nterdiaioll du cf *™e extérieur eft ca«fe que l'on manquefouventd«néceflaire. Si pour ne ne manquer degrains on s'imapas ginoit d^n défendre la vente à l'Etranger & d'empêcher auffi les Commerças d'en remplir leurs greniers dans les années abondantes dmvent&ppléerauxmauvaifes années. procure aux Laboureurs du débit dans l'abondance.ced. où la concurrencedes Commerças préferve du monopole. & foutient l'abondance dans la. à mefure que la Nation fouffre d'une précaution infidieufe. dis-je de multiplier ces magafîns libres. d'empêcher.befoinS la de Nation fait varier» les pm autant que les bonnes & mauvaifes années font varier les recoltes que cette culture limitée laiffe une grande partie des terres enflonvale& fans revenuque lWrftude du débit inquiète les Fermiers. que la culture «Oiée aux.U^: ment s accroît de plus en plus.rerleFisduferœagej que. arrête les de la J te dépenfes ^bai.fléritité il faudroit conclure des principes dune adrmniftration fi craintivè &£ étrange ne a une Nationagricole qui peurs'enrichir que par le débit de fes productions qu'on devroit *ufu refaewdre autant qu'on le pourroit la confommatioa .x<So Notes S qu'elle empêche les non-valeurs qui font languir lagncuW Au lieu que .

& qu'il faudroit par une fi déplacée&fi mi. iô"t fixation du bled dans le pays tÇfl réduifant la nourriture du menu peupk. ) les biBns ( TeUetflaïaUutvènàkiitUflhresenu O N doit diftingu-r dans un £m L . ) S i par etempk on àcW de TEtran* telle quantité de marchandées ger pour la vaie^c don &ptierdeblédupriXaeioiivi. prévoyance «cufe eApéchcrle tranfport dçs blés des Provinces où ils abondent dans celles qui font dans la difette &dans celles qui font dégarnies. aux g. page x b\ Le bus prix des durées du crû rmdroit U Commtrct défavantageux à la Nation.ands &c. Qucls abus quelsmonopoks cette polièearbitraire & devien deitruûiven-occafionneroit-ellepas > Oue droit la culture des ~V¡L. àmèZ droit deusrepriers pour payer la mêmequannté de cette marchandife £ le Gouvernementfaifok baifferleprixdabléàioUvres» NofE SUH LA MÊME MAXIME.07~~ fimpât le ûlan-e des &les forces de la Nation! hommes.SÛR. aux pommesde terre & att Wed noir. NOTE sur LA MAXIME XVIII. IBS MaXimËS.

le bois le gibier les fruits de la terre &c. eft plus avantageufe au menu peuple. tels font l'eau. les Espagnols. qui n'étoient de vapas des richeffes. parcequ'ils n'avoient pas leur vénale. i a MAXIME XIX. une & partie de ces biens a acquis une valeur vénale çft devenue richeflè. &c. "a cherté du blé par exemple pourvu qu'elle foit confiantedans un Royaumeagricole. ) ï. ( Le bon marché des denrées n'eft pas avantageux au petit Peuple. Ainfi l'adminiftration d'un Royaume doit tendre à procurer tout ensemble à la Nation la plus grande abondance poflible de productions. d'avec les richeffesqui ont une valeur ufuelle & une valeur vénalej par exemple. page 117. convenable à l'état de Ces NOTE sua. que le bas . Mais depuis que quelques branches de commerce fe font établies entfeux & les François. parcequ'avec de grandes richeffes elle fe chofes procure par le commercetoutes les autres dont elle peut avoir' befoin dans la proportion richefes. les An'glois.l6l Notés S qui ont une valeur ufuelle 8c qui n'ont pas de valeur vénale. les Sauvages de la Loufiannejouiffoient de beaucoup de biens. & la plus grande valeur vénale pôffible.

~lu menu Peuple.STflZ _r_a.page 111. Aulli voit-on que les ProvincesOÙcelles où cher tout beàueoup plt~é peuple que le blé eft il cft à baspri::r. en bled.()o liv. LA MAXIME XX. Ï'OVR «utpdfçr18Svotions fur fa W L ij . 1 il en dépeniéroit JOO rc~roit pour les au. cours de l'année environ s.Etat i caralorg ie produit des terres dédonunage largement du ~~fra. pour le revenu des Propri4taircs. pour lçs autres befoins ti. & ordin. pouf pour la pro1penté de 1'. le ne gagnerait qùe t 30 liv. &il ne 11Û befoins que 3° liv.úrement le vingti-eme du prix d'uà Surce piedfi le prix -du blé étoit configniment à.· t n ~AkÎi~ ~G~ ~.ga dépen. pour le gain des Culs tivateurs.de~e&de~~ Il cft ai1ë de s'en tonvaÏncrepar l~ 'âlcu1deJdé. au cÓntt¡Pce teprier de blé ne valoit que 1. NOTE Sue.Lc~~d~ s'êta~lit affexnatUrellementfuçle prix dubled. Le ~~e fe trouve pour avantage toutes leu autres clailes d'hommes.. pentes& des acctOHfemens des produits. &il 2 lui rencrait 60 liv.~ (eroit en blépour lui &fa famil1e . tres 11v. ( Qrs'on~ »e aliminue pas l'a~Qttce. Vingt livres le Manouvrier gagn~roitdatlS 1..

f. ie^. rendent les exciter au travail les înfuBlfantpour braconniers. desdenrées &u.gam Scions. par une éducation fupétieur* étendues. la pareffc du PayfonoppniTvériûUe de du falaire « le peu èm.parce^touthommeefiavideienchefes.rejettent avec indignauon des vuesflus q. de forcée neft donc pas te moyen La pauvreté laborieux il n'y a quela pre«ndreiesPayfans de leur gain^ui la jouiflance aflurées «iété puiflentleurdonnerducourage&deraéhvtte des ièntimens. «éeftletropbas prix commerce des les pays où la gêne du ploi dans en noo-vafait tomber les denrées Lduclions acoùd-aurrescaufesontruméragriculture.dhuLes Miniftres dirigés par & par manité.p~e. vagabonds pillards.u ne tenmaximes odieufes 8c détaxes les ils la dévaftation des campagnes J car dent qu'à habxce font les richdb des pas que forent s~Y 164 N o t s . C iebaspn. Les BourgeoisdédaigneUX adopté ont ~bMb~.les Exaéteursonta:viU1c& de la ga~ bitans les Payfausfoicnt ~~p~ maxime.°~ font que àd-autrés ma»mcs plus décinves qui raatravaiüé pré l'homnte qui >iel~~ riea conferver de quoi fi– «gta* que ?^ ^«^r confiner eft laitengénirdtouthommeçùpm borieL. qu'il faut que pour pauvres palu' les empêcher volontiers cette a''a~ p~'eJj"eux.

parcequ'il eft plus avantageux à ceux-ci de commercer par. car leur intérêt les oblige d'épargner en tout. ( Les grandes dèpenfes en confommatïondc fubjîjlance entretiennent le bon prix dès denrées & la reproduction des revenus.sur LES Maximes.r.Ces petites Nations commerçan» tes doivent être regardées comme les Agens da commerce des grands Etats.naitre les richeflea de la Nation. tA Maxime XXH. ) Ce que l'on remarque ici. & pour commercerà moins de frais que les autres Nations. Note son.' i-ffj tans de la campagne qui font. ROYAUME. Paovxes Paysans pauvre. à l'égard des grandes dépenfes de confommation des denrées du crû fè rapporte aux Nations agricoles. afin de pouvoir s'aflurerles avantages de la concurrence dans les achats & dans les ventes chez 1'Etrange. Mais on doit penferautrement des petites Nations commerçantes qui n'ont pas de territnire.lsur entremife quede Cecharger eux-mêmesde différentes parties de commerce qu'ils exerceroientavec dont ils retireroient moin% plus de dèpenfes 3& 14 .genre d& dépenfespour cpnfêrver *r accroitre le fond des richefes nécelTairesà leur commerce. page 118.

qu'une Nation peut s'alfurer le meilleur prix & le débit le plus avantageux . On n'a point aflèz vu que pour fbutenir la guerre il ne falloit pas à beaucoup près une fi grande quantité d'Hommes qu'on le croit au premier coup-d'œil que les armées très nombreufés doivent être &fbnt ordinairementbien plus funeftcs à UNation qni sVpuifepour les employer. ): j L e dé"fir qu'onttoutes les Nations d'être puii*fantes à la guerre & l'ignorance des moyens de faire la guerre parmi lefquels le vulgaire n'envifagcque lesnommes ont fait penferque la force des Etats conftie dans une grande population.as Notes g de profit qu'en Ceprocurant chez eux unegrande concurrence de Cotmerçans étrangers car ce n'eft que par la plus grande concurrence poffible.ooffible des produôions dç fon territoire 8t fe préfemer du monopole des Commerçons du pays. qu'à l'ennemi qu'elles combattent j & que la partie militaire d'une Nation ne peut ni fubfiller ni agir que par la partie contribuable. NOTE sur tA MAXIME XXVI. permife à tous les Négocians de l'univers. . page 1 1 [Etre moins attentif à l'accroijjèment de lu population) qu'à celui des revenus.

C'eft ceqn'oa. ne doit pas attendre des hommes pauvres qui la^> Boutent la terre avec leurs brrs ou avec d'autres sioyeiiti infuffifans car lls ne peuvent q~e f~ 1~ iv . une partie du peuple. ces productions & la terre où elles naifent. travaux de la campagnerendent un produit net au-delàdes falaires payés aux ouvriers car c'eft ce produit net qui fait fubfiftef les autres clartés «J'hommes néceflakesdans un Etat. font nuls pour l'Etat..SUR tEs Maximes. que les. UneNation croit toujours qu'elle n'a pas afiez d'hommes & on ne s'apperçpit pas qu'il n'y a pas allez de falaire pour foutenir une plus grande population. H faut pour tirer: de la terre un revenu. i6f Quelques efprits fuper&iels fupppfety: ue le» q grandes richefies d'un Etat s'obtiennent par l'abondance des hommes mais leur opinion vient de ce qu'ils oublient que les hommes ne peuvent obtenir & perpétuer les richefes que par les richeffes. & que les hommes fans fortune ne font profitables dans un pays qu'autant qu'ils y trouvent desgains aflurés pour y fiibfifter leur par travail.des campagnes peut à la vérité faire naître pour fc noiirrir*qttelqnes roductionsde vil p prix qui n'exigent pas de grandes «îépenfes de ni longs travaux^ dont&récoltenefeiaitpas attendre long-tems mais ces hommes. Audéfaut de gains ou de falaire. &qu'autant qu'il y a une proportion convenable entre les hommes& lesrichefTes.

Ainfi.16% N 6 T ES procurer à eux-feuls leur fubfiftance en renonçant à la culture du blé qui exigetrop de tems v trop de travaux. les fortifications de vos frontières pour l'entretiend'une Marine redoutable pour la décoration du Royaume & pour procurer aux hommes de travail des falaires & des gains qui tes attirent & qui les retiennent dans le Royaume. Ce font les. animauxui doivent labourer Se fèttili-. trop de dépenfespour être exécutée par des hommesdénués de facultés-& réduits à tirer leur nourriture de la terre par le uni travail de leurs bras. pour. pour enrichir l'Etat. . q fer vos champs: c'eft la confommation.le Gouvernement poli-. le débit. que vous devez confier la culture de vos terres. la facilité & la liberté du commerceintérieur Se extérieur. Ce n'çft donc pas à de pauvres Payfans. pour vous enrichir. Ce font donc des hommes riches' que vous devez charger des entreprifesde la culdu ture des terres: & commerce rural. pour faire renaît tre des richeffes intarriflabks par fefquelies vous puiffiezjouir largement des produits de la. qui affurentla valeur vénale qui formo vos revenus. terre &des Arts entretenir une riche défenfè contre vos ennemis & fubvenir avec [opulence aux dépenfesdes travaux publics pour les commodités de la Nation pour la facilité du commerce de yos denrées.

mes. & de tontes les autres parties de l'adminiftration d'une Nation agricole.SUR. d'autres dommages. Les grandes armées ne f fùffifent pas pour ormer une riche défenfej il faut que le foldatfdit bien payé pour qu'il pùiflc être bien discipliné bien exercé vigoureux. plus le Gouvernement a d'hommes à û difpofitida pour le. Auffi ce font bien moins les hommes que les richefes qui foutiennent la guerre car tant qu'on a des richefespour bien payer les hommes on n'en manque pas pont réparer les armées. 1LÊS MAXIMES. Wiffcnt peu l'ennemi ft le ÉUairc des tommes . La guerre fur terre & fur mer emploie d'autres moyens que la force des hommes. aflbi-. plus elle rend de produit net. & exiged'autres dépenfes bien plus confidérabfes que celles de la fubfiftance des foldats. des fans caufer hommes. 'content & courageux. feryice& les travaux publicsj &plus il y a dç filaire pourles faire fubfîfter plus ces hoanhes font Utiles à l'Etat par leurs emplois &par leur» dépenfes qui font rentrer leur paye dans k citenlation. moinscetK reproduction annuelle occuped'hom-. Les batailles gagnées où l'on ne tue que. 4 j6A tique de l'agriculture & du commercede fes productions eftlabafeda Miniftere des Finances. Plus une Nation a Je richeC fes pour faire renaître annuellementles richeflès.

que H faut pénfer de même à l'égard des travaux publics qui facilitent l'accroiflèment des richefCes tsls font la conftracUondes canaux. Le Héros qui gagne des batailles. ptéjudicier à la rlproduâioa aanueîld dqaskhs£. qui prend des villes qui acquiert de la gloire Sequi eft le plutôt épuifé. a'eft pas le Conquérant. qui ne peuvent s'exécuter que par l'aiûnce des contribuables en état de fubvenir ces dépenfesfans.170 N O X B S qu'il a perdu lui refte & s'il eft fuffifanr pmm attirer d'autres hommes. eonfiftela puiflàncepermanente des Etats. Ceft donc la richeflè qui foutient l'honneur des armes. inftmitpeu la poftétité fur les fuccès des. Une armée de cent mille hommes bien payés eft une armée d'un million d'hommes car toute armée ou la £ôîdeattire des hommes ne peut être détruite c'eft alors aux foldats à fe défendre courageufementj ce font eux qui ont le plus à perdre car ils ne manquexontpas de fucceflêursbien déterminésà affronter les dangers de la guerre. la té-* parationdes chemins des rivières &e. L'Hiftorien qui fe borne an merveilleux dans fe récit des exploits militaires. que dansl'aifaiice permanente de la partie contribuable des Nations & dans les vertus patriotiques. é vénemens décififsdes guerres s'il lui laine igao* rer l'état des forces fondamentales Sedelà politU des Nations dont il écrit thiftoire j carc'eft. .

Cet Anteur rapporte lés comméneemens de la décadence du Royaume à l'année istfo & il en examineles progrès jufqtfatt tems dûil a publié fan Livre il exporeque les revenus des biensfonds qui étaient de 700 millions ( 1400millions de notre mon. continuation du même genre d'adminiftration. nuelles. noie d'aujourd'hui). imprimé en tg^. par l'Auteur j du Livre intitulé te détail de la fronce fous Louis XW". desentreprifes raineufes dontlesfuitesne feroient pas réparées par l'utilité de ces travanx forcés & accablants car le dépériflement d'un Etat fe répare difficilement. On doit juger de-là des progrès de cette diminution. mais à la mauvaife forme d'impofition & à fes défordres qu'il faut imputer cette énorme dégradation. L'impofitioa devint fi défordonnée qu'elle monta (bus Louis XIY à plus de 750 millionsqui acren- . par la. lorfqu'on ne s'attache qu'à réprimer les effets & qu'on ut remonte pas jufiju'au principe ce qui eft bien prouvé pour le tems. fes de la Nation i7r autrement de tels travaux fi étendus quoiquefort àéiirables feroient par les impofitions déréglées ou par les corvées conti.sxtr tEs Maximes. avoient diminué de moitié depuis 1 660 jufqu'en 1 699 il obferve que çen'eft pas à la quantité d'impôts. Les caufes deftruciives qui augmentent de plus en plus rendentinutiles toute la vigilance & tous les efforts du Miniftère.

qui. meilleure.(*) i • ce qui enlevait annuellement aux contribuablesla.D. . Ftn des Notes».17% Non s doient au Tréfor Royal que zço millions . Mais. devenoit illnfoixe.Lesjmpofïtionsmultipliées& s'étendoient ruineufes fur toute efpece dedépenfes p?t repompementfur la dépenfe de l'impôt même au détriment du Souverain pour lequel une grande partie de Cesrevenus. administration pn aurait pu en ttèe peu de tems augmenter beaucoup l'impôt. des toiles. &c. Aufli rcmarquc-t-o» que par une.. & en ranimant le commerce extérieur des grains. defc. fins comptera dégral dation annuelle quecaufoit la taille' arbiraireétablie furlesFermiers.. aiKpit ofé entreprendre une telle reforme dans. des laines. tems o» fon n'avoit nulle idée da Gouver» <Jçs tiement économique d'une Nation agricole î Oa^ auroit cra alors renverièj:tescolonnes del'édifice» ( *) Voyez.fc & enrichir les SujetsenabolilTantces irrjpolîtionsfi deftrudives.les Mémoires pourftrvfr à tHifiointfnê* tikdtt Finances parM. des vins. jouiflancede 500 millions.

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