République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de L’enseignement Supérieur Et la Recherche Scientifique Université Djilali Liabes Sidi Bel Abbés

Faculté des Sciences de L’ingénieur Département d’électronique

MEMOIRE
Présenté en vue de l’obtention du diplôme de Licence en Télécommunication

Simulation du diagramme de rayonnement d'une antenne rectiligne verticale sous MatLab

Présenté par : -Mr. L AOUEDJ Hocine -Mr. BOUHANNA Zakaria

Encadré par : -Dr. SALAH Née DEKKICHE Leila

Année : 2010-2011

REMERCIEMENTS
Avant tout, nous remercions très vivent la personne, qui, sans elle tout ceci n’existerait pas : en effet nous exprimons toute notre gratitude au Dr. SALAH Née DECKICHE Leila, non seulement pour avoir accepté de nous encadrer et d’avoir supporté nos humeurs et diverses attitudes, mais surtout pour nous avoir insufflé le désir et la passion du travail. Un grand merci au Pr. Djebbari Ali , notre responsable du parcours, Aux enseignants du « Génie télécommunication » Et à toutes les personnes du département d’électronique. Sans oublier les enseignements du tronccommun.

Prologue
Ces trois années de formation ont été l’occasion de rencontre et de dialoguer avec un grand nombre de personnes. Ces échanges ont été, pour une grand part, des plus enrichissants tants au niveau scientifique que technique. Zakaria et Hocine

I

Dédicaces
Je dédie ce modeste travail : Particulièrement à mes parents « Boualem et Mama», pour leurs soutient, leurs patiences, leurs amitiés et leurs amours … A ma chère petite sœur «bahiya » et mes chers « Zakaria et zied». A mes chers collègues Omar, Mouad, Amine, Houssem, sans oublier mes amis de près et de loin et spécialement à toute ma promotion. A mes chers grands parents et à toute la famille : LAOUEDJ, DARABID, BOUSAHLA, HAMMED sans exception. Enfin, à tous ce que j’aime et qu’ils me pardonnent de ne pas pouvoir tous les citer. Hocine Je dédie ce mémoire à toute ma famille, mon père BOUHANNA Djamel, ma mère GUELMI Karima, mon frères Oussama et ma soeur Dallal . Je le dédie particulièrement à ma grand-mère TALEB Zohra, ma grand-mère Rabbahi, ma tante Guelmi Houaria, et mon cousin Bilal et cousine Ikram. Je le dédie aussi à tous mes oncles et tantes, cousins et cousines, particulièrement Tayeb, Omar, Abdejalil, Mohammed, Rachida, Fatima et Zoulikha . Je ne saurai terminer sans citer mes amis, Lotfi, Fateh, madjid et Amine... Enfin je le dédie à tous mes amis que je n'ai pas pu les cités et à tous ceux qui me connaissent. Qu'ils trouvent à travers ce travail ma sincère reconnaissance. Zakaria

II

Résumé
Depuis des années, le paramétrage des antennes n'était pas optimale, le cout de la réalisation était ainsi trop élevé, ce qui entraînait le mécontentement des usagers. Les

opérateurs de télécommunications, se sont donc tournés vers les chercheurs et spécialistes du domaine pour résoudre ces problèmes de réalisation, d’ou la première apparition de la simulation d’une étude pratique par des logiciels virtuels. En parallèle, notre mémoire se base sur une étude d’influence de la longueur d’antenne, et l’impédance de sortie sur le diagramme de rayonnement. L’un des fameux logiciels de simulation ; Matlab, permet de réaliser une telle simulation en toute simplicité soit en passant par l’interface graphique d’utilisateur soit en la programmant tout en utilisant le langage Matlab. En faisant la simulation, deux paramètres d’entrée sont requis, la longueur d’antenne et l’impédance de sortie, après avoir introduit ces deux paramètres, il suffit de valider, le diagramme de rayonnement obtenu. Les résultats obtenus montrent que la puissance d’émission et la directivité varient proportionnellement avec la variation de la longueur de l’antenne, et que cette dernière est inversement proportionnelle à la variation de l’angle d’ouverture. Par contre, l’impédance de sortie varie proportionnellement à la variation de la puissance d’émission et de celle de l’angle d’ouverture, et elle est inversement proportionnelle à la variation de la directivité. Cette simulation nous permet de réaliser une expérience pratique qui est parfois difficile à réaliser en réalité, et qui nous a permis aussi de préjuger les résultats d’avance qui est parfois décisive pour un bon projet.

III

TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE ………………………………………………………………. Chapitre 1 : Généralités sur les antennes ……………………………………………. 1. Introduction sur les ondes électromagnétiques………………………………………… 2. Rayonnement électromagnétique : mécanisme de base………………………………… 3. Définition et structure typique d’une antenne ………………………………………….. 4. Influence des caractéristiques d’une antenne sur la transmission et la réception d’un signal 5. Conclusion……………………………………………………………………………….... Chapitre 2 : Les antennes basiques……………………………………………………… 1. Introduction…………………………………………………………………………….... 2. Antenne dipôle½onde …………………………………………………………………… 3. Antenne monopole………………………………………………………………………. 4. Antenne tourniquet………………………………………………………………………. 5. Antenne de radiodiffusion AM-FM……………………………………………………… 6. Antenne Patch……………………………………………………………………………. 7. Conclusion ………………………………………………………………………………. Chapitre 3 : Les antennes filaires : Antenne rectiligne verticale……………….... 1. Généralités……………………………………………………………………………….. 2. Résistance de rayonnement du dipôle demi –onde……………………………………….. 3. Résistance de rayonnement d’une antenne verticale avec base au sol………………….... 4. Conclusion……………………………………………………………………………….... Chapitre 4 : Simulation du diagramme de rayonnement d’une antenne verticale……………… 1. Logiciel MatLab :(Etat de l’art)………………………………………………………….... 2. Comment établir une interface graphique sous MatLab ? ……………………………….... 3. Objet et enjeu de notre travail ……………………………………………………………... 4. Éléments de base de l'interface graphique utilisée dans la simulation :…………………… 5. Application ………………………………………………………………………………... 5.1 Variation de la longueur de l’antenne……………………………….…… 5.2 Variation d’impédance de sortie………………………………………… 5.3 Résumé des résultats…………………………………………………… 5.4 Interprétation des résultats ……………………………………………… 6. Conclusion ……………………………………………………………………………... Conclusion générale…………………………………………………………………………… Références 1 2 3 4 5 6 10 11 12 12 13 14 14 15 16 17 18 23 25 26 27 28 28 31 32 36 36 38 40 41 42 43 VI

IV

Table des figures
Figure 1.1 : Représentation d’une onde électromagnétique Figure 1.2 : Circulation d’un courant de conduction Jc et de déplacement J D Figure 1.3 : Structure d’une antenne Figure 1.4 : Différentes représentations du diagramme de rayonnement Figure 1. 5 : Schématisation d’une antenne Figure 1.6: Bande passante d’une antenne Figure1.7 : Différentes polarisations des ondes EM Figure 2.1 : Antenne dipôle ( Figure 2.2 : le gain suivant les plans H, E Figure 2.3 : Comportement d’un monopole Figure 2.4 : Antenne de radiodiffusion AM-FM Figure 2.5 : Schéma détaillé d’une antenne patch Figure 3.1 : La représentation d’une longueur d’onde pour les antennes filaires Figure 3.2 : polarisions d’une antenne filaires Figure 3.3 : direction de polarisation d’une antenne filaire Figure 3.4 : impédances d’entrée d’une antenne filaires Figure 3.5 : adaptation de ligne de transmission avec la source Figure 3.6 : bande passante et sélectivité Figure 3.7 : antenne dipôle Figure 3.8 : point dans espace entourant une antenne dipôle Figure 3.9 : représentation d’un doublet avec base au sol Figure 4.1 : La fenêtre d’une interface graphique (fichier.fig) Figure 4.2 : Exemple d’une interface graphique par l’outil GUIDE Figure 4.3 : le code généré automatiquement par le GUIDE de l’interface graphique donnée par la Figure 4.4 : Le même programme fait à la main(fichier .m) Figure 4.5 : Insertion des textes fixes dans l’interface graphique Figure 4.6 : Insertion des textes fixes dans l’interface graphique Figure 4.7 : Insertion d’une fenêtre éditable qui permet de saisir la longueur de l’antenne à travers Figure 4.8 : Présentation complète de l’interface graphique Figure 4.9 : Diagramme de rayonnement pour L=0.5*λ Figure 4.10 : Diagramme de rayonnement pour L=0.75*λ Figure 4.11 : Diagramme de rayonnement pour L=1*λ Figure 4.12 : Diagramme de rayonnement pour L=10*λ figure 4.13 : diagramme de rayonnement avec 0.25*Zc figure 4.14 : diagramme de rayonnement avec 0.50*Zc figure 4.15 : diagramme de rayonnement avec 1*Zc figure 4.16 : diagramme de rayonnement avec 20*Zc
3 5 5 7 8 9 9 12 13 14 15 15 18 19 19 20 21 22 23 24 26 29 30 30 31 34 34 35 35 36 37 37 38 38 39 39 40

V

liste des tableaux :
Tableau 4.1 Variation de la puissance émise, angle d’ouverture, hauteur effective et directivité en fonction de la longueur de l’antenne 48 Tableau 4.2 Variation de la puissance émise, angle d’ouverture, hauteur effective et directivité en fonction de son impédance de sortie 48
40

41

VI

INTRODUCTION GENERALE
Les Antennes sont omniprésentes dans notre vie quotidienne. Radiodiffusion, télévision par voie hertzienne ou par satellite, t élécommunications professionnelles et

mobiles, radars, . . . s ont les exemples les plus courants où interviennent des types variés d’antennes comme les antennes filaires, l’antenne parabolique, l’antenne Yagi, le cornet, le réseau de dipôles, etc. Dans toutes ces applications, l’antenne désigne ce composant indispensable au rayonnement et à la capture des ondes. Les fonctions d’émission et de réception sont très étroitement liées et c’est l’équipement électronique auquel est connectée l’antenne qui définit pratiquement la fonction. Notre mémoire consiste à se familiariser avec une interface graphique sous MatLab qui permet de créer un outil flexible et performant pour l’étude et la simulation des antennes à savoir le diagramme de rayonnement des antennes rectilignes verticales. A travers cette interface graphique rapide et interactive l'utilisateur a la possibilité de changer la longueur et l’impédance de sortie d’une antenne sans avoir recours à chaque fois au programme source et obtenir ainsi, le diagramme de rayonnement correspondant aux paramètres d’entrées. Dans le premier chapitre, nous formulerons quelques considérations théoriques et générales sur les antennes. Dans le deuxième chapitre, on décrit l es différents types des antennes basiques en présentant leurs caractéristiques. Dans le troisième chapitre, on s’intéresse plus particulièrement aux antennes filaires qui constituent le but principal de notre mémoire. Enfin, dans le quatrième chapitre nous simulerons le diagramme de rayonnement d’une antenne rectiligne verticale en utilisant une interface graphique sous MatLab dont le code source a été téléchargé à partir du site : www.pudn.com.

1

Chapitre 1 Généralités sur les antennes

1. Introduction sur les ondes électromagnétiques :
�⃗ 𝐻 d’un champ électrique 𝐸 et magnétique�����⃗ . La propagation d’une onde électromagnétique en champ lointain se fait dans un mode appelé Transverse Electromagnétique (TEM), où l es �⃗ �⃗ champs 𝐸 et 𝐻 sont perpendiculaires entre eux et à la direction de propagation, commele Une onde électromagnétique est une vibration se propageant dans l’espace, formée

montre la figure (1.1). [1]

Figure 1.1 : Représentation d’une onde électromagnétique [1]. L’onde EM transporte une puissance. En la modulant, elle peut véhiculer une information. C’est à dire toute circulation de charges dans un conducteur produit une OEM (Onde Electromagnétique), l orsque cette émission est voulue, le conducteur s’appelle « antenne d’émission » lorsque l’émission n’est pas voulue, elle est dite « parasite ». Une OEM crée dans tout conducteur des courants induits « antenne de réception ».L'onde électromagnétique se propage en ligne droite, à la vitesse de la lumière :  Vitesse de propagation dans le vide ou l’air :∁≈ 𝟑 ∗ 𝟏𝟎 8m/s.
P

3

v =c/√εr= c/n λ = λ0 /√εr

 Dans un matériau diélectrique de permittivité relative 𝜺r(isolant de câble coaxial, par exemple) la vitesse de propagation est inférieure à celle de la lumière : (1.1)

et la longueur d’onde : (1.2)

Le comportement des ondes électromagnétiques peut être entièrement déterminé par la résolution des équations de Maxwell : [1] Notations :

ε : permittivité électrique

μ 0 : permittivité diélectrique dans le vide

ε 0 : permittivité diélectrique dans le vide (8.85e-12 μ r : permittivité relative SI) εr: permittivité relative ε = ε0× εr μ : perméabilité magnétique ��⃗ ����⃗�⃗ rotE= -μd H/dt �⃗ div E=ρ/ε div ��⃗=0 B �⃗ ������⃗��⃗ rot H= σ �⃗ +𝜀𝑑 𝐸 /dt E μ = μ0× μr σ : conductivité électrique ρ : densité de charge (1.3) (1.4) (1.5) (1.6)

2. Rayonnement électromagnétique - mécanisme de base :
Dans le cas d’une antenne excitée par une source variable, une modification de la �⃗ conduction J c . La création d’un c hamp 𝐻 variable est à l’origine de la création d’un champ
4

répartition des charges est crée le long de l’antenne, qui est à l’origine d’un c ourant de

�⃗ �⃗ �⃗ (déplacement des champs 𝐸 et𝐻).D’après l’équation (1.2), l a circulation du champ 𝐻 le long

�⃗ 𝐸 variable, et inversement. C’est de cette manière qu’est créée une onde électromagnétique d’un contour fermé est liée à l’existence du courant de conduction Jc et au courant de �⃗ déplacement J D , qui suit les lignes de champs𝐸 et c’est l’existence de ce dernier qui permet

l’existence du courant Jc et la conservation de la charge. (figure1.2)[1]

Figure 1.2 : Circulation d’un courant de conduction Jc et de déplacement J D . [2]

3. Définition et structure typique d’une antenne :
Une antenne peut réciproquement être utilisée en émission et en réception. La(figure1.3), illustre la structure d’une antenne émettrice. Le signal à t ransmettre peut provenir d’une ou pl usieurs sources. Le réseau de polarisation permet de connecter les signaux à transmettre aux éléments rayonnants, de déphaser les signaux, combiner les signaux entre eux et les éléments rayonnants assurent la transmission de l’énergie entre l’émetteur et l’espace libre où l’onde va se propager.

Figure 1.3 : Structure d’une antenne. [2]

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4. Influence des caractéristiques d’une antenne sur la transmission et la réception d’un signal :
Une antenne rayonne la puissance incidente dans des directions différentes. Chaque antenne a une bande de fréquence pour rayonner de manière optimale. Donc il y a plusieurs caractéristiques qui spécifient les antennes parmi ces caractéristiques : 4.1 Rendement : On définit le rendement (η) d’une antenne comme le rapport entre la puissance totale rayonnée par une antenne et la puissance qui lui est fournie [5]. Il est donné par: η = P R/𝑃 A
R R

(1.7)

4.2 Directivité et gain : 4.2.1. Gain :

Le gain G (θ, φ) d’une antenne dans une direction (θ, φ) est le rapport entre la puissance rayonnée dans une direction donnée P (θ, φ) sur la puissance que rayonnerait une antenne [5]. Dans le cas d’une antenne isotrope sans pertes, la relation est donnée par :

G (θ, φ)=4Π *P (θ, φ)/𝑃 A
R

(1.8)

Remarque : Une antenne omnidirectionnelle présente un gain de 0 dB.

4.2.2. Directivité : La directivité D (θ, φ) d’une antenne dans une direction (θ, φ) est le rapport entre la puissance rayonnée dans une direction donnée P (θ, φ) et la puissance émise par une antenne isotrope. [5]

6

D (θ, φ)=4Π *P (θ, φ)/P R [1]
R

(1.9)

4.3 Diagramme de rayonnement :

Le diagramme de rayonnement représente les variations de la puissance rayonnée par l’antenne dans les différentes directions de l’espace. Il indique les directions de l’espace (θ 0 ,φ 0 ) dans lesquelles la puissance rayonnée est maximale (figure(1.4)). La fonction caractéristique de rayonnement r (θ, φ) :

r (θ, φ) =P (θ, φ)/P 0 (θ 0 , φ 0 ) (p : puissance quelconque, p 0 : puissance max)

(1.10)

Puissance rayonnée dans l’espace – Vue 3D

Repère polaire

Repère cartésien

Figure 1.4 : Différentes représentations du diagramme de rayonnement. [1]. Remarque : Le diagramme de rayonnement d’une antenne est principalement relié à sa géométrie. Il peut aussi varier avec la fréquence. Les antennes ne rayonnent pas la puissance de manière uniforme dans l’espace sauf pour les antennes omnidirectionnelles. En général, la puissance est concentrée dans un ou p lusieurs « lobes ». Le lobe principal correspond à la direction privilégiée de rayonnement. Les lobes secondaires sont généralement des lobes parasites qu’on cherche à atténuer.

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4.4 Impédance d’entrée et adaptation : Toute antenne filaire est vue de la source comme une impédance par la source. Le schéma débranchement est illustré par la figure (1.5) :

Figure 1.5 : Schématisation d’une antenne [5].

Les paramètres sont les suivants : Rr : Rp : Résistance de rayonnement. Résistance de pertes de l'antenne. • • • • Xp : PF : PE : pertes ohmiques. pertes liées aux courants de Foucault induits dans des conducteurs voisins. décharges électriques entre conducteurs à potentiels différents (effet Corona). isolement imparfait des isolateurs supportant les éléments de l'antenne.

Réactance de l'antenne. Puissance fournie. Puissance émise.

Alors, l’impédance d’entrée complexe d’une antenne est :

8

L’adaptation

permet

(Zin+Zc ),d’où

4.5 Bande passante :

la condition d’adaptation :𝚪 in=0 ↔ d’éliminer le
R

coefficient
R

de

Zin=Zc

réflexion :𝚪 in=(Zin-Zc )/
R

La bande passante d’une antenne correspond à la bande de fréquence où l e transfert d’énergie de l’alimentation vers l’antenne ou de l’antenne vers le récepteur est maximal. À l’intérieur de la bande passante, le coefficient de réflexion Γ est faible.

Figure 1.6: Bande passante d’une antenne. [1] 4.6 Polarisation : �⃗ champ 𝐸 aucours du temps dans le plan transverse.Il existe trois types de polarisation : polarisation linéaire, circulaire et elliptique. La figure (1.7) illustre polarisations. La polarisation d'une onde TEM est le type de trajectoire que décrit l'extrémité du

les d ifférentes

Figure1.7 : Différentes polarisations des ondes EM. [6]

9

5. Conclusion :

être produite par des courants, représentés vectoriellement par une densité de courant J, ou par une ouverture dans un volume où règne un c hamp EM, et que le courant qui traverse ce conducteur produit un champ magnétique. Alors, l’onde EM est un élément fondamental dans un système radioélectrique. Chaque antenne a d es caractéristiques bien définies comme : l’impédance d’entrée, bande passante, diagramme de rayonnement, gain, etc..... Par conséquent, ces différentes caractéristiques distinguent d ifférentes type

�⃗ Une onde EM est constituée d'un champ électriqueE et d'un champ magnétique���⃗, peut H

d’antennes qu’on a ppelle généralement « antennes basiques » et qui feront l’objet du deuxième chapitre.

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Chapitre 2 Les antennes basiques

2.1 Introduction : En parlant des ondes électromagnétiques, des charges réparties sur un conducteur produisaient un champ électrique et que le courant qui traversait ce conducteur produisait un champ magnétique, que l'ensemble des deux constituait un tout indissociable appelé champ électromagnétique. Ce conducteur dont il était question s'appelle une antenne, maisil existe aussi des antennes utilisant des surfaces rayonnantes. 2.2 Antenne dipôle demi-onde (λ/2) : 2.2.1 Définition : longueur 𝑙, coupé en son milieu pa r un g énérateur. Théoriquement la longueur 𝑙peut être comprise entre une fraction de λ à quelques λ. Toutefois, pour une longueur mécanique d'une demi-longueur d'onde (λ/2), cette antenne présente des caractéristiques particulières: son impédance est de l'ordre de 73 Ω, la variation du courant le long des tiges est sinusoïdale, le courant est nul aux extrémités, et la périodicité est de λ(figure (2.1)) [7]. L’antenne doublet encore appelée dipôle est constituée d'un conducteur filiforme de

Figure 2.1 : Antenne dipôle (λ/2) [7] Le rayonnement est optimal lorsque l’antenne résonne. La résonance de l’antenne apparaît L= lorsque : [1] 𝜆 2 (2.1)

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2.2.2

Diagramme de rayonnement :

Un gain en dBi est référencé par rapport à une antenne omnidirectionnelle de Gain = 0 dB. Le gain n’est pas constant dans le plan E (Figure 2.2). Pour un dipôle ½ onde, l’angle d’ouverture à 3 dB est de 78°, il est donné par : �cos cos(θ) -cos 2 �
βL

βL 2

E(θ,φ)= 2π β= λ

sin(θ)

(2.2)

Le gain est constant et maximal dans le plan H (θ = 90°). En théorie, le gain = 2.15 dBi. [1]

Dans le plan H

Dans le plan E Figure 2.2 : le gain suivant les plans H, E [1]

2.3 Antenne monopôle : Un monopôle correspond à un d emi-dipôle au-dessus d’un pl an métallique de référence. En raison de la symétrie apportée par le plan métallique, le monopôle se comporte comme un dipôle comme le montre la figure (2.3).

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Figure 2.3 : Comportement d’un monopole [1] Caractéristiques du monopôle [9]: Rayonnement dans un demi-espace Gain supérieur de 3 dB Quart d’onde : Z=36,5+j21 ohms (2.3)

2.4 Antenne tourniquet : Une antenne résultante d’association de plusieurs antennes filaires, s’appelle TOURNIQUET. Cette antenne est constituée de deux dipôles demi-onde croisés qui sont alimentés en quadrature de phase. Elle est très utilisée pour la radiodiffusion en modulation de fréquence (FM) ou e ncore en émission télévision UHF. Un super-tourniquet c’est un alignement de plusieurs antennes tourniquets alimentées en phase et disposées à intervalles réguliers, afin augmenter la directivité dans le plan vertical [8]. 2.5 Antenne de radiodiffusion AM-FM :

Lorsque cette antenne est utilisée pour la réception des émissions en modulation

d’amplitude (AM) (figure 2.4) en ondes hectométriques et kilométriques, l’élément actif est la tige verticale qui se comporte alors comme un doublet (h<<λ) dont le diagramme de rayonnement est omnidirectionnel dans le plan horizontal. Les quatre branches horizontales des dipôles jouent alors le rôle de terre artificielle. Lorsqu’elle est utilisée pour la réception des émissions en modulation de fréquence (FM) (figure 2.4) en ondes métriques, les éléments

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actifs sont les dipôles λ/2 croisés qui se comportent alors comme une antenne tourniquet dont le diagramme de rayonnement est omnidirectionnel dans le plan horizontal. La tige métallique verticale, qui est perpendiculaire à la polarisation horizontale de l’onde reçue, n’en perturbe pas la réception. [8]

Figure 2.4 : Antenne de radiodiffusion AM-FM. [8]

2.6 Antenne patch (planaire) : L’antenne planaire ou patch (en anglais) est une antenne plane dont l'élément rayonnant est une surface conductrice généralement carrée, séparée d'un plan réflecteur conducteur par une lame diélectrique (Figure (2.5)). Sa réalisation ressemble à un circuit imprimé double face, substrat, et est donc favorable à une production industrielle. Elle peut être utilisée seule ou comme élément d'un réseau. [10]

Figure 2.5 : Schéma détaillé d’une antenne patch [1]

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2.7 Conclusion :

Il existe plusieurs types d’antennes qui se distinguent

par des paramètres bien

spécifiques tels : la directivité, la forme du diagramme du rayonnement, la bande passante, la fonction réalisée, le coût…etc. Parmi ces antennes on peut citer : l’antenne dipôle demi-onde, antenne monopole,

antenne tourniquet, antenne de radiodiffusion AM-FM et antenne patch. Ces antennes sont omniprésentes dans notre vie quotidienne et très u tilisées dans différents domaines. Dans notre mémoire on s’intéresse plus particulièrement aux antennes filaires (verticale rectiligne) qui feront l’objet du troisième chapitre.

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Chapitre 3 Les antennes fiLaires : « antenne rectiLigne verticaLe »

3.1 Généralités :
Une antenne filaire est constituée à partir de fils rigides (tiges métalliques très conductrices) de diamètre petit devant la longueur l du fil. Autrement dit, la catégorie des antennes filaires regroupe l’ensemble des antennes formées d’une structure de câble conducteur de diamètre faible où l ’on considère des densités linéiques de courant [9]. La fi gure (3.1) re présente la longueur d’onde dans les antennes filaires.

Figure 3.1 La représentation d’une longueur d’onde pour les antennes filaires [9]

Parmi les antennes filaires on peut citer : les antennes de base tels que : les dipôles, les monopôles, les boucles, les antennes plus évoluées tels que : les hélices, les Yaguis, les Log-périodiques...etc. Comme toutes les antennes, les antennes filaires sont caractérisées par différents paramètres : Polarisation, résistance de rayonnement, coefficient d’efficacité, impédance d’entrée, bande passante et sélectivité, et la longueur effective. 3.1.1 Polarisation :

La plus simple des antennes filaires est constituée d’une simple tige conductrice de longueur l on suppose toujours dans la théorie de base des antennes filaires que le diamètre d du fil est négligeable vis à vis de sa longueur l. Dans ces conditions, le conducteur parcouru ⃗ �⃗ 𝐽=𝜎𝐸 par un courant I(t) supporte une densité de courant comme le montre dans la. (Figure 3.2)[11] (3.1) 𝜎

est la conductivité de la tige et E(t) est le champ électrique interne parallèle à la tige.

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l’autre du fi l. Sous l’effet du courant I(t), on v oit apparaître autour du fil un champ magnétique H(t) donné par la loi de BIOT et SAVART [12]. Ce champ est tangent aux cercles concentriques à la tige. Les champs E(t) et H(t) sont ainsi orthogonaux. En vertu des lois de l’électromagnétisme (lois de Maxwell), on sait associer au champ H(t) en tout point de l’espace un c hamp E(t). On s’aperçoit que pour un fi l très long, on obtient un c hamp E(t) rayonné sensiblement parallèle au champ dans le fil. On appelle direction de polarisation, la direction de ce champ électrique (Figure 3.3). Une antenne filaire a donc une polarisation rectiligne (Figure 1.12) parallèle à la direction du fil. On voit donc que la tige va rayonner radialement une puissance électromagnétique, si le fil a une longueur limitée, la direction de rayonnement principale sera donc perpendiculaire au fil et dans un plan médian.

�⃗ C’est ce champ électrique 𝐸 (t) qui déplace les charges (électrons) d’une extrémité à

Figure 3.2 : polarisions d’une antenne filaires [11]

Figure 3.3 : Direction de polarisation d’une antenne filaire [11] �⃗ �⃗ Une antenne rayonne de l’énergie associée aux champs 𝐸 et 𝐻 qu’elle émet, ainsi qu’on 3.1.2 Résistance de rayonnement :

vient de le voir. Si W R est la puissance rayonnée, cette puissance résulte de l’intégration, sur une sphère entourant l’antenne. Il s’agit d’une puissance réelle (puissance active), l’antenne se

19

comporte vis à v is du générateur qui l’alimente, comme une résistance pure R R . Cette résistance de rayonnement est une résistance fictive qui dissiperait la puissance W R si l’on se plaçait, soit au point d’alimentation, soit en un ventre de courant : [11]
1

WR =R R .i2 eff = 2 .R R. i2 M

(3.2)

i M : courant maximum en valeur réelle. Dans la pratique, un fil n’est jamais parfaitement conducteur. Une partie de la puissance

électrique fournie à l ’antenne sera donc perdue en échauffement, résultant de la résistance ohmique de l’antenne. Le reste sera traduit en rayonnement électromagnétique. On pourra donc considérer la résistance totale de l’antenne comme étant composée de deux résistances en série : R t =r+ R R (3.3)

3.1.3

Coefficient d’efficacité :

Le coefficient d’efficacité est le rapport : 𝜂 =R R / R R +r 3.1.4 (3.4)

Impédance d’entrée :

L’antenne dipôle à u ne ligne à d eux conducteurs d ont on écarterait les ex trémités. (Figure 3.4).

Figure 3.4 : Impédances d’entrée d’une antenne filaires [11]

20

La ligne est caractérisée par son impédance caractéristique Z cl . Ceci donne lieu à une impédance caractéristique Z ca pour l’antenne. De même au point P de la ligne on ramène une impédance Z el , compte tenu de la terminaison en circuit ouvert. Au même point P pour l’antenne, on ramène une impédance d’entrée Z ea . On aura bien évidemment dans la réalité :Z ea ≠ Z el et Z ca ≠ Z cl . Mais ces grandeurs peuvent être assez proches pour offri r une base de calcul. L’impédance d’entrée de l’antenne va présenter une partie réelle et une partie imaginaire :Z ea =R e +j X e . La résistance d’entrée s’identifie à la résistance totale de l’antenne :

Rt=r+R R . Dans la mesure où l’efficacité est bonne (r <<Rr) on a ura sensiblement : Re≅ R R . Par suite, l’antenne rayonnera fortement si son impédance d’entrée est élevée. Toutes ces grandeurs sont fonction de la fréquence. Si le terme réactif Xe est non nul , une partie de l’énergie fournie par la source sera stockée sous forme réactive au voisinage de l’antenne. Ceci aura lieu au détriment du rayonnement. Il sera donc souhaitable de trouver des fréquences pour lesquelles l’impédance d’entrée de l’antenne soit purement réelle. A ces fréquences on aura sensiblement :[11] Z ea = R e≅ R R
R

(3.5)

Une bonne transmission nécessite :R S =R CL=R e (figure 3.5)

Figure 3.5 : Adaptation de ligne de transmission avec la source. [11]

21

3.1.5

Bande passante et sélectivité :

Un tronçon de ligne à d eux conducteurs terminés par un circuit ouvert ramène à l’entrée tantôt une impédance nulle, tantôt une impédance infinie quand la fréquence varie. Si on Assimile l’antenne dipôle à un tronçon de ligne, on a donc deux cas extrêmes possibles qui ramènent une impédance réelle.  Si chaque brin de l’antenne dipôle est un t ronçon quart d’onde, on ra mène une impédance très basse.  Si chaque brin est un tronçon demi-onde, on ramène une impédance très élevée. Seules les impédances ramenées de faible valeur permettront une adaptation aisée entre ligne d’alimentation d’antenne, ce qui assurera une bonne puissance rayonnée. L’accord de base d’une antenne dipôle aura donc lieu pour : L=λ/2. Ce qui correspond à une fréquence de résonance :F 0 = c/(2 L). Autour de cette fréquence de résonance, l’antenne dipôle se comporte sensiblement comme un circuit R S , L, C ré sonantes séries, d’impédance. L’allure des courbes est la suivante (Figure 3.6) :

Figure 3.6 : bande passante et sélectivité. [11] 3.1.6 Longueur effective : En pratique une antenne se conduit différemment de sa longueur physique. Sa longueur apparente est légèrement plus grande que sa longueur physique et ceci pour deux raisons :

22

 D’une part, la conductivité finie de la ligne impose une longueur d’onde plus courte que dans le vide.  D’autre part, l’épaisseur non négligeable du conducteur d’une antenne dipôle met en défaut la théorie du dipôle infiniment mince et introduit un correctif qui va dans le même s ens que le précédent. Pour faire résonner un di pôle en demi-onde à la fréquence F0, on pourrait croire nécessaire de prendre théoriquement pour longueur :
L th =C/2F 0 (3.6)

Ceci conduit à une résonance inférieure à F0 et il faut construire l’antenne avec une longueur effective :
L e =C K/2 F 0 (3.7)

K : est le coefficient de raccourcissement. D’abord le dipôle : est une antenne filaire composé de deux brins conducteurs écartés en directions opposés (Figure 3.7). L’alimentation est le plus souvent présentée au centre de la structure ce qui donne un système symétrique.

Figure 3.7 : Antenne dipôle [9]

3.2 Résistance de rayonnement du dipôle demi-onde :
Le dipôle demi-onde, communément appelé "doublet", est un doublet d’Hertz dont la longueur est théoriquement égale à la moitié de la longueur d'onde du signal à émettre ou à recevoir. L'antenne est alimentée en son centre, là où l'impédance est proche de 75 ohms, par

23

une ligne symétrique ou un câble coaxial. Le diagramme de rayonnement de l'antenne dépend fortement de la hauteur de l'antenne par rapport au sol : un doubl et placé à 0,5 lambda audessus d'un sol très bon conducteur rayonne principalement dans deux lobes faisant un angle de 30 degrés par rapport à l'horizontale. La plus grande partie de l'énergie est rayonnée dans un plan perpendiculaire au conducteur. Un doublet vertical est omnidirectionnel. Un point

M (figure 3.8) de l ’espace en tourant une antenne dipôle est généralement repéré sur la sphère de rayon r entourant l’antenne par l’angle θ. [10]

Figure 3.8 : Un point dans l’espace entourant une antenne dipôle [10]

Pour une antenne filaire symétrique (dipôle) excitée en multiples impairs des demilongueurs d’ondes, on obtient en M un champ rayonné de la forme : E(θ)=(60 I M /r).F(θ) (3.8)

I M : courant maximum sur l’antenne,(θ) : est la fonction caractéristique, qui, pour l’excitation fondamentale L=2H= λ /2, prend la valeur : F(θ)=cos (Π/2*cosθ)/sinθ) (3.9)

La puissance instantanée qui traverse l’unité de surface de la sphère de rayon r est égale à la valeur instantanée du vecteur de POYNTING (densité de puissance).Connaissant E(θ), on calcule le vecteur de Poynting en tenant compte du retard de transmission, puis sa

24

valeur moyenne. On intègre ensuite sur toute la surface de la sphère pour avoir l’énergie WR rayonnée par l’antenne en fonction du courant I eff au point d’alimentation, d’où la résistance de rayonnement : R R =W R /I2 eff (3.10)

On observe des ondes sphériques qui se confondent localement avec des ondes planes et donc : E/H=√(μ0/ε0)=120Π P=EH=E2/120Π Donc : �⃗ W R=∫ 𝐸 2 eff (𝜃)𝑑𝜃 𝑃 𝑑𝜃=1/120Π ∫ 𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒
P

(3.11) (3.12)

(3.13)

En intégrant, il vient :
Π
P

D’ou

R R =60∫ 𝐹 2(𝜃) sin𝜃d𝜃 0
Π
P

W R =60 I2 eff∫ 𝐹 2(𝜃) sin𝜃 d𝜃 0

(3.14)

(3.15)

Et pour une excitation sur le mode fondamental demi-onde : R R =60∫ 𝑐𝑜𝑠 2(Π/2 cos𝜃)/sin𝜃 d𝜃=60*2*.0609=73.08Ω 0
Π
P

(3.16)

Résistance de rayonnement d’une antenne dipôle demi-onde : R R≈73.08𝛀

3.3Résistance de rayonnement d’une antenne verticale avec base au sol :
Un sol théorique se comporte comme un c onducteur parfait, donc un m iroir. L’antenne verticale avec son image à travers le sol est donc l’équivalent de l’antenne dipôle. Sa résonance fondamentale a donc lieu pour H= λ/4. (Figure 3.11)

25

Figure 3.9 : Représentation d’un doublet avec base au sol. [10]

A dimensions géométriques égales, l’antenne à plan de sol se comporte donc comme une antenne dipôle, mais l’énergie est rayonnée par un demi-plan et non pa r deux. La résistance de rayonnement est alors divisé e par deux :R R ≈36.5Ω

3.4Conclusion :
Une antenne filaire est constituée à p artir de fils rigides (tiges métalliques très conductrices) de diamètre petit devant la longueur l du fil. Elle a une polarisation rectiligne parallèle à la direction du fil, la résistance totale de l’antenne est considérée comme étant la sommation de deux résistances en série. Les antennes filaires sont très utilisées dans le domaine des hautes fréquences radioélectriques (VHF et UHF). Elles sont employées parfois en présence d’un réflecteur ou tout simplement du sol pour de nombreuses applications telles que la radiodiffusion FM, radiocommunications avec les mobiles et la télévision ainsi que dans certains systèmes de radionavigation. La caractéristique la plus importante dans une antenne filaire et la simulation de son diagramme de rayonnement qui sera l’objet de notre mémoire, dans le chapitre suivant, là où on va simuler le diagramme de rayonnement d’une antenne verticale à t ravers une interface graphique sous Matlab.

26

Chapitre 4
Simulation du diagramme de rayonnement d’une antenne verticale SouS matlab

4.1 Logiciel MatLab :(Etat de l’art)
MatLab signifie « Matrix Laboratory », c'est à d ire un environnement interactif de travail avec des matrices. Le logiciel MatLab met à l a disposition de l’utilisateur un environnement performant pour mener à bien des calculs numériques ou symboliques. La facilité de développement des applications dans son langage fait qu'il est pratiquement devenu le standard dans son domaine. Actuellement, on trouve de nombreuses boîtes à outils qui contiennent des fonctions spécialisées permettant d'utiliser l'environnement MatLab pour résoudre des classes spécifiques de problèmes. [13] MatLab permet aussi à l ’utilisateur de programmer des Interfaces Graphiques(en anglais : GUI :Graphical User Interface) interactives afin de présenter ses résultats. Les interfaces graphiques réalisables restent relativement simples. [14]

4.2 Comment établir une interface graphique sous MatLab ?
Les GUI (Graphical User Interfaces) dans MATLAB ou bi en Les IHM (Interfaces Homme Machine) permettent à l'utilisateur, grâce à des objets graphiques (boutons, menus, cases à cocher, ...) d'interagir avec un programme informatique. [15] On utilise une interface graphique pour simplifier la gestion du prog ramme dont au lieu d’aller à notre programme pour modifier les paramètres on les modifie sur l’interface et voir l e résultat en même temps. Il existe deux techniques de programmation : à l ’aide de l’outil GUIDE ou « à la main », c’est-à-dire sans le GUIDE.

28

4.2.1

Avec le GUIDE : Le GUIDE est un outil graphique qui regroupe tout ce dont le programmeur à

besoin pour c réer une interface graphique de façon intuitive. [5] E n tapant GUIDE dans la fenêtre « MATLAB command » on obtient la figure (4.1)

Figure 4.1 : La fenêtre d’une interface graphique (fichier.fig). [16]

Le placement des objets est réalisé par sélection dans la boite à outils, mise en place et mise à dimension à la souris. Un double-clique sur chaque objet permet de faire apparaître un menu avec les propriétés de cet objet.

29

Leur modification et l'aperçu de ces modifications sont immédiats. Un fichier.fig (non éditable) contenant les objets graphiques (Figure, Axes et Pushbutton) et un fichier.m. Le premier fichier (figure 4.2) contient la définition des objets graphiques et le second (Figure (4.3)) contient les lignes de code, générées automatiquement par fichier.fig, qui assurent le fonctionnement de l'interface graphique. [15]

Figure 4.2 : Exemple d’une interface graphique par l’outil GUIDE (fichier.fig).

Figure 4.3 : le code généré automatiquement par le GUIDE de l’interface graphique donnée par la figure (4.2) (fichier.m).

30

4.2.2

A la main (sans le GUIDE) : La même interface graphique programmée "à la main" peut être écrite dans un

seul fichier .m (figure 4.4):

Figure 4.4 : Le même programme fait à la main(fichier.m). Ce code est relativement simple et, mis à part les propriétés spécifiques à chaque objet, il est relativement lisible. Un programmeur pourra aisément faire évoluer ce code quelque soit la version de MATLAB utilisée. [15]

4.3 Objet et enjeu de notre travail :
Notre mémoire consiste à s imuler le diagramme de rayonnement d’une antenne verticale en utilisant une interface graphique dont le code source a été téléchargé à partir du

31

site : www.pudn.com e t qui figure en annexe. A travers cette interface graphique rapide et interactive nous avons des différents moyens pour définir le diagramme de rayonnement en agissant sur l’impédance et la longueur de l’antenne sans revenir à ch aque fois au code source.

4.4Éléments de base de l'interface graphique utilisée dans la simulation :
Pour créer une interface, il faut disposer d'une fenêtre de base dans laquelle seront insérés les éléments graphiques (objets).A noter que tout dessin graphique ou affichage d'image (résultat de plot, mesh, imshow) peut servir de fenêtre de base.

4.4.1

Création d'une nouvelle fenêtre pour application:

On crée une nouvelle fenêtre en utilisant l’instruction : fig1 = figure. Le paramètre fig1 est le handle de la fenêtre, c'est à dire le numéro de repère de la fenêtre attribué par Matlab à s a création. Il est possible d'appliquer des fonctions sur cette fenêtre (redimensionnement, ajout de menus, boutons, ...) e n précisant dans les fonctions le handle auquel elle s'applique. La fenêtre active à u n instant donné a pour handle implicite gcf .De façon générale, tout objet graphique se voit attribué un handle; ce handle sert de référence à cet objet dans l'application.

4.4.2

Propriétés d'une fenêtre graphique (ou d'un objet) :

On obtient les propriétés d’une figure en utilisant l’instruction : get(fig1). Les principales propriétés sont : le titre, la position et la dimension dans l'écran, la couleur de fond, la présence et le type de menus, le redimensionnement...Toute propriété particulière est obtenu par :valeur_propriété = get( fig1, 'nom_propriété' ). Toute propriété peut

être modifiée en définissant une nouvelle valeur pour la propriété considérée (valeur

32

numérique,

chaîne,

liste

de

valeur,

tableau...).set(fig1,

'nom_propriété'

,

valeur_propriété ) Exemple :set( fig1 , 'Name' , 'Demo GUI' , 'NumberTitle' , 'off' );
La fenêtre de base est l'écran qui a p our handle "0". Par get (0 , 'ScreenSize' ), on obtient la taille de l'écran physique de l'écran. Ces valeurs permettent de fixer la taille d'une fenêtre en rapport avec la dimension physique de l'écran et d'éviter de créer une application qui "déborde" de l'écran! La taille et la position de la fenêtre (ou d 'un objet) se fixent par modification de sa propriété ou contrôle "position", comprenant les coordonnées (Xor,Yor) du coin inférieur gauche et ses dimensions (Xfen,Yfen):set( fig1 , 'position' , [ 10 , 10 ,

300 , 200 ]). L'ensemble des propriétés modifiables d'un objet est donné par
set(handle_objet) . La liste s'affiche avec les valeurs possibles pour les différentes propriétés.

Exemple:set( fig1 )

Tout objet graphique créé pourra être supprimé par :delete (handle_objet). La suppression d'un objet entraîne la suppression des objets qui lui sont liés (objets fils).

4.4.3 Insertion d'un Objet dans la fenêtre : L'insertion d'un objet dans une fenêtre se fait par la fonction "uicontrol" , dont le premier paramètre est le handle de la figure de référence. Le deuxième paramètre précise le "style" ou type d'objet à insérer. Le "texte fixe" est l'objet le plus simple; il permet de placer un texte dans la fenêtre. text1 =

uicontrol( fig1 , 'style' , 'text' , 'position' , [100,150,170,30] ,'string' , 'Bonjour' , 'fontsize' , 15 ). Les textes fixes qui sont utilisés dans notre interface sont
montrés dans la figure (4.5).

33

Figure 4.5 : Insertion des textes fixes dans l’interface graphique

4.4.4 Principaux Objets Graphiques : Bouton poussoir : Un bouton poussoir se crée par :bp1= uicontrol( fig1 , 'style' , 'push' , 'position' ,

[10 100 60 30 ] ,'string' , 'Début' , 'callback' , 'plot(T,X)' ).Lorsqu'on clique sur
le bouton poussoir, il provoque l'exécution de la fonction indiquée dans le 'callback'. Cette fonction peut être une instruction de base Matlab ou une liste d'instruction, ce qui évite d'écrire une multitude de petites fonctions exécutées pat les callbacks. Un bouton-poussoir s'inactive par la commande :set(bp1 , 'enable' , 'off' ). Par cette commande, on peut rendre inactif certaines commandes, par exemple lorsqu'il manque des informations pour traiter un problème. Dans notre interface, on utilise un bouton poussoir pour valider la simulation comme il est montré dans la figure (4.6).

Figure 4.6 : Insertion des textes fixes dans l’interface graphique

34

4.4.5 Texte Editable : Permet à l 'utilisateur de saisir une valeur. C'est une fonction importante.Text1 =

uicontrol ( fig1 , 'style' , ' edit' , 'position', [100,50,150,20] , 'Max' , 1 , 'string' , '0' );Généralement, Il faut associer un texte fixe pour préciser le rôle de la fenêtre
de saisie à l'utilisateur tel qu’il est montré sur la figure (4.7). Exemple : le texte est placé à gauche de la fenêtre de saisie uicontrol( fig1 , 'style' , '

texte' , 'position', [10,50,90,20] , 'string' , ' longueur d’antenne' ).

Figure 4.7 : Insertion d’une fenêtre éditable qui permet de saisir la longueur de l’antenne à travers l’interface graphique

Et donc en recombinant tous les paramètres de l’interface graphique on obtient la figure (4.8).

Figure 4.8 : Présentation complète de l’interface graphique : Simulation du diagramme de rayonnement

35

4.5 Application :
La simulation du diagramme de rayonnement d’une antenne rectiligne verticale a été faite pour différentes valeurs de L et de Z s : longueur de l’antenne et impédance de sortie respectivement 4.5.1 Variation de la longueur de l’antenne :

On fait varier la longueur d’antenne tout en fixant l’impédance de sortie sur 75*Zc

Résultats :

Figure 4.9 : Diagramme de rayonnement pour L=0.5*λ

36

Figure 4.10 : Diagramme de rayonnement pour L=0.75*λ

Figure 4.11 : Diagramme de rayonnement pour L=1*λ

37

Figure 4.12 : Diagramme de rayonnement pour L=10*λ 4.5.2 Variation d’impédance de sortie :

On fixe la longueur d’antenne sur (1*λ) et on fait varier l’impédance de sortie. Résultats :

figure 4.13 : Diagramme de rayonnement avec 0.25*Zc

38

figure 4.14 : Diagramme de rayonnement avec 0.50*Zc

figure 4.15 : Diagramme de rayonnement avec 1*Zc

39

figure 4.16 : Diagramme de rayonnement avec 20*Zc 4.5.3 Résumé des résultats :

On peut résumer les résultats ainsi trouvés dans le tableau :

Résultats de simulation Variation de la longueur d’antenne
Puissance totale émise (w/A2) Angle d’ouverture (°) Hauteur effective (cm) Directivité (/)
0.5λ 36.6 88 0 1.64 0.75λ 27.1 50.4 16 1.53 λ 46.7 42.7 0 1.84 10 λ 82.4 16 0 8.16

Tableau 4.1 Variation de la puissance émise, angle d’ouverture, hauteur effective et directivité en fonction de la longueur de l’antenne.

40

Résultats de simulation Variation d’impédance de sortie
Puissance totale émise (w/A2) Angle d’ouverture (°) Hauteur effective (cm) Directivité (/)
0.25Zc 19.6 45 0 3.52 0.5Zc 28.4 46 0 3.88 Zc 63.4 48 0 3.54 20Zc 46.5 57 0 1.92

Tableau 4.2 Variation de la puissance émise, angle d’ouverture, hauteur effective et directivité en fonction de son impédance de sortie

4.5.4

Interprétation des résultats :

Comme on peut voir sur le tableau 4.1, en variant la longueur de l’antenne et en fixant l’impédance de sortie, on constate que les paramètres : puissance émise, angle d’ouverture, hauteur effective et directivité varient eux aussi. Ainsi, la puissance totale émise varie de 27 à82 suivant les longueurs testées. La puissance d’émission et la directivité varient proportionnellement avec la variation de la longueur de l’antenne. Par contre, cette dernière est inversement proportionnelle à la variation de l’angle d’ouverture. Le tableau 4.2 représente la variation de l’impédance de sortie en fixant la longueur de l’antenne. Dans ce cas de figure, on constate que l’impédance de sortie varie proportionnellement à la variation de la puissance d’émission et de celle de l’angle d’ouverture, et elle est inversement proportionnelle à la variation de la directivité.

41

4.6Conclusion :
Une telle simulation, nous a permis d’évaluer la performance d’une antenne rectiligne verticale. Selon cette simulation, une antenne disposant d’une longueur importante, permet une émission d’une puissance importante, avec un angle d’ouverture étroit, principalement utilisée pour une émission concentrée dans une seule direction. Une antenne disposant d’une grande impédance de sortie, elle est moins directive, car d’angle d’ouverture est très petit, ce qui représente un inconvénient pour u ne transmission radioélectrique.

42

Conclusion générale
��⃗ �⃗ une onde qui est constituée d'un champ électriqueE et d'un champ magnétiqueH, représentés vectoriellement par une densité de courant J, cette onde est un élément fondamental dans un système radioélectrique comme les antennes (émission, réception). L’antenne définit le diagramme de rayonnement, qui constitue le paramètre de base de notre étude, et d’autres caractéristiques comme la directivité, la bande passante, gain……Ces paramètres permettent de classifier différentes type d es antennes tels que : antenne dipôle, monopôle, antenne patch, antenne tourniquet, antenne de radiodiffusion AM-FM…). Dans notre projet, on s ’est intéressé surtout sur un de s paramètres spécifique à une antenne : le diagramme du rayonnement d’une antenne rectiligne verticale qui va nous permettre de déduire l’efficacité du rayonnement en fonction de la longueur et de l’impédance de sortie de cette antenne. Pour se faire, on a utilisé une interface graphique sous MatLab qui nous a permis de simuler le diagramme de rayonnement d’une antenne verticale rectiligne en introduisant la longueur « l » et l’impédance de sortie « Zs » de l’antenne D’après les résultats obtenus on c onclut que, une antenne d’une longueur d’onde importante permet de rayonner u ne puissance d’émission aussi importante mais avec une carence de l’angle d’ouverture, idéal pour transmission dans une seule direction. Inversement pour une antenne d’une longueur d’onde faible. Une onde est une vibration qui se propage dans l'espace. Et l’onde ElectroMagnétique est

43

Références

[1] http://lesia.insatoulouse.fr/~a_boyer/alex/enseignement/cours_Systemes_trans mission_v3.pdf [2] http://www.louis-armand-mulhouse.eu/btsse/acrobat-modules/ondes-antennes.pdf [3] [4] [5] [6] [7] [8] [9] http://fr.wikipedia.org/wiki/Vecteur_de_Poynting http://lemondeetnous.canalblog.com/archives/2008/index.html http://www.scribd.com/document_downloads/direct/37248093?extension=pdf &ft=1305928092&lt=1305931702&uahk=UdZn0tzujapCEF3KcDaS3XyGkX http://fr.wikipedia.org/wiki/Polarisation_%28optique%29 http://www.scribd.com/doc/49186784/Les-antennes-et-les-lignes-detransmissions http://www.infcom.rnu.tn/content/pdf/cours/aline-saidane/chapitre3-groupement-desantennes-2dni.pdf Guilaume Villemaude. Cours d’antenne. 5ème année du Département Génie Électrique.

[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Antenne_patch [11] http://elec.polytech.unice.fr/~aliferis/fr/teaching/courses/elec4/tp_electronique /ep_unsa_elec4_tp_electronique_04_antennes.pdf [12] http://fr.wikipedia.org/wiki/Magn%C3%A9tostatique [13] www.ryounes.net/cours/Initiation.pdf. [14] users.polytech.unice.fr/~strombon/. [15] http:// briot-jerome.developpez.com/ programmation-interfaces-graphiques/. matlab/ tutoriels/ introduction-

[16] http:// maxwell.me.gu.edu.au/ spl/ matlab-page/ buildgui.pdf.

VII

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