EDITO DU 6 FEVRIER 2012

Heureusement que ce n’était que de la farine ! La campagne électorale n’a pas encore vraiment commencé que cela devient amusant. Il est vrai que les rengaines anti et contre tout, surtout contre le pouvoir actuel, commencent à perdre en intensité car trop, c’est trop ! Je le dis pour ceux qui seraient tentés d’accuser encore et encore le président d’être à l’origine de cette vague de froid, qui tue les sans-abris sans pitié, ce qui ne donne aucun remords aux riches (plus de 4000€ par mois, ou 2500 €, cela dépend de là où l’on place le curseur à gauche). Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi une personne désespérée socialement, psychologiquement, sans-abri, puisse s’en prendre à un homme de gauche, lequel annonce qu’avec lui, nous allons tous vivre dans le bonheur et que nos problèmes seront résolus, indépendamment de ce qui se passe à l’extérieur de nos frontières car le monde merveilleux de la gauche existe. A force de se montrer comme un être pur, parfait et sans reproche, on se retrouve blanc comme farine ! Imaginez un instant que notre challenger ignoré par tous il y a un an, et encensé par tous maintenant, notre sauveur du monde aille à la rencontre de vignerons en colère pour débattre des droits de plantation, du revenu minimum, de la retraite du conjoint…que se passeraitil ? C’est peut-être pour cela que cette profession est pour l’instant ignorée par tous les candidats, petits ou grands, mais c’est plus regrettable de la part des grands candidats car l’un d’entre eux sera aux affaires dans peu de temps. Discourir sur la finance, le chômage, le nucléaire, c’est bien. Mais parler de l’agriculture, de la viticulture, des terroirs et de la gastronomie, cela rend plus humain et l’on vous écoute d’autant plus que tout le monde peut comprendre ce discours. Alors, apportez-nous un peu de soleil pour réchauffer les cœurs en cette période de grands froids. Benoit ESCOFFIER

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