SVEUČILIŠTE U ZADRU ODJEL ZA FRANCUSKE I IBEROROMANSKE STUDIJE ODSJEK ZA FRANCUSKI JEZIK I KNJIŽEVNOST

Paula Skurić

Translation dans la théorie syntaxique de Lucien Tesnière

Zadar, rujan 2011.

TABLE DES MATIÈRES:

1 INTRODUCTION.....................................................................................................3 2 LUCIEN TESNIÈRE; la vie et l’introduction à sa théorie........................................4

3 DÉFINITIONS..........................................................................................................6 3.1 Définition de la syntaxe......................................................................................6 3.2 Définition de la phrase........................................................................................7 4 LA CONNEXION.....................................................................................................8 4.1 L’Analyse stemmatique......................................................................................8 4.1.1 Connexion et dépendance............................................................................9 4.1.2 Le sujet comme subordonné.......................................................................9 4.1.3 Connexion structurale et connexion sémantique......................................10 4.1.4 Nucléus jumelé ou dissocié.......................................................................12 4.1.5 Noeud et fonction nodale..........................................................................12 4.2 Stemma et chaîne parlée..................................................................................13 4.3 Catégories et fonctions grammaticales.............................................................13 4.3.1 Classes de mots.........................................................................................13 4.3.2 Fonctions grammaticales...........................................................................14 4.3.3 La Valence.................................................................................................15 5 LA TRANSLATION...............................................................................................16 5.1 Théorie de la translation....................................................................................16 5.1.1 Correspondance entre fonctions et catégories...........................................16 5.1.2 Terminologie de la translation...................................................................17 5.1.3 Représentation graphique de la translation................................................18 5.2 Translation du premier degré............................................................................19 5.3 Translation du second degré.............................................................................20 5.3.1 Noeud verbal et proposition......................................................................20 5.3.2 Classification des translations du second degré........................................21 5.4 Translation multiple.........................................................................................22 5.4.1 Translation multiple du premier degré : Le gérondif.................................22 5.4.2 Translation multiple du second degré : La proposition adjective introduite par où..................................................................................................................23 5.5 Les Indices.......................................................................................................23 5.5.1 L’Article....................................................................................................23 5.5.2 La Préposition...........................................................................................24 5.5.3 Les Formes conjointes des pronoms personnels.......................................24 6 LA JONCTION.......................................................................................................25 7 CONCLUSION........................................................................................................27

Chomsky. datum . Nous en avons parlé ensemble avec les noms de Saussure. la première chose à laquelle nous sommes sûrs est qu'il s'agit d'une première tentative de la création d'une syntaxe structurale complète. http://www.. Martinet.dicocitations.. participent au procès. en général. et que les principes de cette syntaxe se sont produits avant l'utilisation systémique des modèles mathématiques aux phénomènes linguistiques..com/auteur/5139/Lucien_Tesniere. 1 Dicocitations. je préfère la linguistique a la litérrature.. J'ai choisi ce thème pour travailler parce que.1 INTRODUCTION “Les actants sont les êtres ou les choses. La Croatie est un public relativement mal informé sur la théorie classique de Tesnière de sa syntaxe structurale. à un titre quelconque et de quelque façon que ce soit .”1 C’était juste une telle personne… La langue française a été sa vie… Il voyait la langue comme une matière vivante et à propos de cela il pouvait parler comme il parlait d’un être humain. La première fois que j'ai entendu le nom de Tesnière c’etais lors de ma première année d'études. alors que certains auteurs prennent les principes de la théorie classique de la Dependenzgrammatik allemand. Dans ce travail je vais essayer d'adapter sa façon de comprendre la syntaxe française et tout ce qu'il lui appartient. et pourquoi j'ai choisi Tesnière? Parce que je m'intéressais à une compréhension plus profonde de son travail et son «monde» auquel m'ont introduite les conférences du professeur Frleta plusieurs fois.php. qui. du corps et de l’âme. Ça nous dit aussi quelque chose sur son importance. Quand on parle de Tesnière. Un petit nombre de documents manipule directement les concepts de base de la théorie.

Selon lui. le finnois. dont la première édition est posthume (1959). Tesnière est surtout connu pour ses Eléments de syntaxe structurale. complément d'objet direct (second actant) et indirect (tiers actant). Tesnière crée un mode de représentation graphique des structures syntaxiques et il le nome stemma. d'un "petit drame" ou des "acteurs" (les actants) évoluent dans un "décor" (les circonstants). le centre absolu est normalement le verbe. il enseignait le français à Ljubljana (1921-1924). avant la Première Guerre mondiale dans différentes universités: à Paris. Dans son œuvre il cherche à élaborer une théorie générale du langage. Dans une phrase. La tâche principale de sa syntaxe structurale est de révéler la réalité structurale d'un énoncé. l'hébreu. Puis un article publié en 1934. Il existe une relation sémantique et structurale plus forte entre un verbe et ses actants qu'entre le même verbe et ses circonstants. Il était ensuite professeur de linguistique à Montpellier jusqu'à sa mort. le breton. À Vienne. Les anciens compléments circonstanciels sont appelés circonstants. il est l'élève d'Antoine Meillet et du dialectologue Jules Gilliéron. "Comment construire une grammaire?" (Bulletin de la Faculté des Lettres de Strasbourg) en annonçait déjà le programme. il étendait le champ de ses connaissances des langues: langues slaves.2 LUCIEN TESNIÈRE. en se fondant sur sa propre pratique. qui l'initiera aux travaux de l'Ecole de Prague. la phrase complexe fait intervenir des phénomènes de jonction et/ou de translation. Tesnière rassemble sous le nom d'actant les anciennes fonctions sujet (prime actant). il rencontre Troubetzkoy. langues germaniques. à Leipzig. . Se forme. Le sujet est donc un actant presque comme un autre. était professeur de langues slaves et de français langue étrangère à Strasbourg (19241927). mort le 6 Décembre 1954 à Montpellier. le hongrois. Tandis que le seul type da rapports de dépendance qu'on trouve dans la phrase simple est la connexion. la phrase représente le déroulement d'un "procès". la vie et l’introduction à sa théorie Linguiste français né le 13 Mai 1893 à Mont-Saint-Aignan. Le predicat (c’est le plus souvent un verbe) est le terme supérieur de la phrase. Durant l'Entre-deux guerres.

d'autre part. Cela permet d'analyser la hiérarchie des relations de dépendance.Il propose de classer les verbes en fonction du nombre d'actants qu'ils peuvent régir en théorie. Il recherche le lien le plus adéquat entre la théorie scientifique. Cet ordre structural. qui ne le sont pas. contrairement à la chaîne parlée ou écrite. les concepts d'actant. l'ordre linéaire de la phrase et. hongrois. Il a fourni à la syntaxe des outils de description. Après une critique en règle de la classification traditionnelle des mots en parties du discours. Telle partie du discours aura telle fonction. et en mots vides. Tesnière met au point la théorie de la translation. qui se doit d'être rigoureuse. Cette syntaxe ne se limite pas au français. La syntaxe de Tesnière fait la distinction entre. Tesnière propose de décrire le système syntaxique des langues sur la base de principes simples. la conjonction de subordination dans Je pense que Pierre viendra). breton) lui ont permis d'élaborer un système qui se veut général. Cependant. La conception de syntaxe de dépendance. Ses connaissances linguistiques variées (langues slaves et germaniques. d'une part. hébreu. Il vise une applicabilité pédagogique maximale dans l'apprentissage de la structure des langues. par exemple. un adverbe peut même avoir un emploi de nom (Demain est un autre jour). est à plus d'une dimension. notamment par l'observation et le classement de la multiplicité des faits concrets de langue. Il y a un lien très fort entre morphologie et syntaxe. La morphologie commande à la syntaxe. il divise les mots de la langue en mots pleins. Il propose ainsi la première syntaxe de dépendance capable de concurrencer le système fonctionnel traditionnel. Un mot pourra occuper une fonction qui n'a pas été prévue pour lui s'il est translaté. de circonstant et de valence. et l'enseignement grammatical. circonstant. le mécanisme de la translation sont autant de notions grammaticales dont les linguistes se servent. tout adverbe. d'un sens. dans la femme de Pierre. un nom peut être employé comme un adjectif (une robe saumon). Seuls les . la structure de la phrase. quel que soit le cadre théorique dans lequel ils travaillent. qui est cachée. avec ou sans l'aide d'un élément translatif (la préposition. qui sont chargés d'une fonction sémantique. Pour rendre compte de ces phénomènes de transfert. finnois. Tout nom devrait être actant.

surtout avec le niveau morphologique et. est loin d’être incorrect et peut bien refléter l’essence de la syntaxe. les adjectifs qualificatifs. certains pronoms et adverbes suffisamment autonomes (moi. mise en ordre.[. les substantifs. p. La définition de la syntaxe dépendra de la définition préalable de ses unités ainsi que du rapport avec d’autres niveaux d’analyse linguistique.. D’un autre côté. par conséquent. les pronoms et les adverbes non autonomes (je. de nouveau de la totalité de la théorie linguistique en question.. . dispositions. Le rôle de la syntaxe ainsi que sa définition dépend donc d’un côté de la théorie choisie ou même de l’approche méthodologique de la langue. 3 DÉFINITIONS 3. aujourd'hui). Cela comme une base de définition. Les mots vides sont interdits de position de nœud: ce sont les déterminants. Syntaxe du français. très).2 Diverses approches théoriques en linguistique définissent différemment les unités qui se combinent et ne s’accordent pas sur la place qu’elle devrait occuper dans l’ensemble de la théorie linguistique. 2 Varga. appartenant à un niveau plus élevé. la syntaxe représente l’étude d’unités langagières complexes.premiers sont susceptibles de constituer un nœud (élément qui a sous sa dépendance un autre élément): ce sont les verbes. 11.1 Définition de la syntaxe Pour définir la syntaxe on recourt très souvent à l’étymologie : le mot grec σύνταξις veut dire assemblage.] „discipline consacrée à l’étude et à la description linguistique d’un segment spécifique de la langue”.

qui sont déterminés par certaines règles et qui se manifestent d’une certaine manière. Varga dit que pour trouver une définition syntaxique de la phrase. relations entre les constituants de l’entité phrastique. la plus importante. ce qui veut dire qu’entre ces constituants existent des rapports spécifiques.cit. qui tiendra compte de la combinaison et du rapport des constituants entre eux. p.2 Définition de la phrase L’objet de l’étude syntaxique par exellence est la phrase. Le plan fonctionnel concerne les rapports. appartient au verbe. . il faut d’abord savoir distinguer ce qu’il appèle les niveaux d’analyse de l’entité phrastique. dèjà connu (thème) de ce qui reprèsente une nouvelle information le concernant (rhème). Platon). soit facultatifs. op. mais également aux critères et au niveau d’analyse choisis. actualisé par le sujet. dont l’analyse est fondée sur l’enseignement des philosophes grecs (Aristote.Selon Varga „la syntaxe représente une étude spécifique de l’organisation fonctionelle des constituants de l’unité langagière supérieure. Le nombre et la diversité des définitions de la phrase sont dus à l’orientation théorique générale. Les autres éléments de la structure fonctionnelle sont soit obligatoires selon le modèle canonique choisi. 12. 3 Varga. on distingue le sujet (ce dont on predique) et le prédicat (ce qu’on prédique). Les niveaux ou plans d’analyse correspondent aux différentes aspects de la représentation de l’entité phrastique que construit le récepteur d’un énoncé grâce à son savoir grammatical et lexical et à sa connaisance de la situation.. complexe. Au plan thématique d’analyse on distingue ce qui est donné. Sur le plan logico-grammatical.”3 3. La position centrale.

reliant deux nucléus.”6 Ces relations sont représentées graphiquement par un diagramme à branches.. 163. autrement dit.. p. „Connexion. 13. où nous avons une action et des acteurs qui y participent. Grevissse 1980. p.. la connexion est en principe représentée par un trait vertical. Dans le stemma. p. appelé stemma. Introduction à la syntaxe structurale de Lucien Tesnière. l’un supérieur. c’est la subordination de la terminologie traditionnelle.L’analyse du plan sémantique s’occupe du contenu de la phrase „qui peut être comparé à une mini-pièce de théâtre.5 4 LA CONNEXION La syntaxe structurale a pour objet de révéler la réalité structurale profonde qui se cache derrière l’apparence linéaire du langage sur la chaîne parlée. 1.cit.] les trois grands chefs sous lesquels viennent se ranger tous les faits de la syntaxe structurale. op. Les relations syntaxiques relevées par Tesière sont la connexion. de catégoriser les mots qui composent la phrase et de déterminer les relations qui existent entre ces mots. . 4. jonction et translation sont [. l’autre inférieur : 4 5 Varga. la phrase est „tout mot ou tout système de mots au moyen desquels nous manifestons an acte de notre vie psychique”.”4 Pour Grevisse.1 L’Analyse stemmatique La relation syntaxique par excellence est la connexion . la translation et la jonction. 6 Schwischay.

il n’existe pas de terme généralement accepté pour désigner le régissant. qui dépend du verbe exactement comme en dépend le complément d’objet. la relation sujet-prédicat est une relation distincte de la subordination. Tesnière refuse de reconnaître la prédication comme relation syntaxique – pour lui.. . Voici. le sujet dépend du verbe – alors que pour la grammaire traditionnelle. 103. de l’époque [. le régissant commande ou régit le subordonné.1... p. Le subordonné correspond au complément de la terminologie traditionnelle . vu que.2 Le sujet comme subordonné La dépendance comme équivalant de la subordination de la grammaire traditionnelle nécessite bien sûr une explication. Eléments de syntaxe structurale.Le nucléus supérieur est le régissant. p.] où toute la grammaire était fondée sur la logique“7. l’opposition entre le sujet et le prédicat „n’est qu’une survivance non encore éliminée. par contre.1. l’analyse de Tesnière opposée à l’analyse traditionnelle pour la phrase Alfred frappe Bernard (Schwischay. 4.cit.2) : 7 Tesnière. 4. le nucléus inférieur. et que le subordonné dépend du régissant – inversement. op.1 Connexion et dépendance C’est dans les Éléments qu’apparaît le terme de „dépendance“ pour désigner plus proprement la relation de subordination. dans le stemma donné. En effet. Tesnière y précise que connexions structurales établissent entre les mots des rapports de dépendance. le subordonné. il postule que le sujet est un complément comme les autres. et contre cela.

le substantif est alors complément du verbe. Au couple structural régissant/subordonné correspond donc le couple sémantique déterminé/déterminant. le nucléus inférieur détermine (ou complète) le nucléus supérieur. on dit qu’il complète le verbe dont il dépend . sémantiquement. c’est-à-dire comme un ensemble d’éléments qui sont en relation les uns avec les autres. et. Ainsi.3): Pour le substantif subordonné du verbe. des liens (les . parallèlement.. la syntaxe de Tesnière est certainement structurale. À propos de la syntaxe structurale.1. on appelle généralement structurale toute théorie linguistique qui considère la langue comme un système. les Éléments opposent connexion structurale et connexion sémantique : c’est sur le plan structural que le nucléus supérieur régit le nucléus inférieur ou que le nucléus inférieur dépend du nucléus supérieur – sur le plan sémantique. op. p.4. dans la phrase Bernard frappe Alfred. pour l’étude de la phrase. Dans ce sens. et cela d’autant plus qu’il ne cesse de souligner l’importance. comme l’illustre l’exemple (les) petits ruisseaux (Schwischay. Bernard et Alfred complètent (le sens de) frappe.3 Connexion structurale et connexion sémantique Suite à la distinction de la structure et du sens.cit. frappe régit Bernard et Alfred.

) structurale. Par la suite.cit. c’est-à-dire à la syntaxe. p. La méthodologie structuraliste est caractérisée essentiellement par une approche formelle des relations syntaxiques. Au-delà de cette vue particulière de l’objet de la description linguistique. Tesnière semble tout à fait conforme à l’esprit structuraliste. reposant sur le principe que la syntaxe doit être indépendante de la sémantique.connexions) qui unissent les mots. . même l’étude de la phrase telle que la pratique de la grammaire scolaire (sous le nom d’« analyse logique et grammaticale ») est structurale : elle repère les éléments qui composent la phrase (les mots. qu’elle range ensuite en parties du discours). résume en elle à la fois l’analyse grammaticale et l’analyse logique. la méthode de la syntaxe structurale. Il va de soi que la syntaxe de Lucien n’est pas la seule qui se veut structurale. nous apprenons que l’indépendance du structural et du sémantique n’est qu’une vue théorique de l’esprit et que dans la pratique les deux plans sont en fait parallèles. Tesnière va superposer aux éléments et aux relations structurales proprement syntaxiques les éléments et les relations sémantiques qui y correspondent. c’est-à-dire l’analyse stemmatique de la phrase. C’est à partir de là qu’on a pu reprocher à la syntaxe de Tesnière qu’ „elle n’est pas débarrassée.. D’ailleurs. qu’elle remplacerait avantageusement. au chapitre suivant.8 8 Tesnière. Dans ce chapitre. et sans lesquels il n’y aurait pas de phrase possible. comme le souligne Tesnière lui-même. etc. comme le montre le chapitre 20 (« Distinction de la structure et du sens ») des Éléments. à savoir le plan structural et le plan sémantique. malgré la distinction de principe entre le structural et le sémantique“. Pourtant. Là aussi. op. et cela au niveau même de la description syntaxique. il distingue deux niveaux d’analyse et de description linguistiques. et dans ce sens très général. en soulignant que seul le plan structural appartient à la grammaire. c’est surtout l’aspect méthodologique qui fait qu’on parle de syntaxe (ou de morphologie ou de sémantique. et elle étudie les relations entre les mots (pour leur attribuer des fonctions). 41.

l’un (la copule est) structural. le nucléus est représenté graphiquement par un cercle. chante forme un noeud (verbal) avec ami et avec votre. ont chanté) l’auxiliaire (ont) constitue le centre structural. ex. ce qui permet d’y inclure plusieurs mots dans le cas où les fonctions sémantiques et structurales sont dissociées. c’est-à-dire assumées par des mots distincts. (Schwischay.4 Nucléus jumelé ou dissocié Parallèlement à la distinction entre connexion structurale et connexion sémantique. Généralement. de même. op. (ils) chantent.1. Mais il y a des nucléus où ces fonctions sont dissociées. p.. le nucléus est jeune est dissocié en deux centres. le centre sémantique. et ami forme un noeud (substantival) avec votre. et le participe (chanté). Dans le stemma. p.5 Noeud et fonction nodale Le noeud signifie désormais l’ensemble constitué par le régissant et par tous les subordonnés qui. C’est-à-dire dans l’exemple donné.4. dans la « phrase à verbe être » (Alfred est jeune).4) . à un degré quelconque. Ainsi. Votre ami chante.1. 4. l’autre (l’adjectif attribut jeune) sémantique. ex. directement ou indirectement. dépendent de lui. Tesnière considère le nucléus comme assumant à la fois une fonction structurale et une fonction sémantique. ainsi pour les formes verbales simples. et qui contiennent donc deux centres. le nucléus est un seul mot qui est à la fois centre sémantique (contenant l’idée) et centre structural. dans les formes verbales composées (p.cit.

Ainsi. c’est-à-dire sa fonction de nouer en un seul faisceau les différentes connexions qui unissent à lui ses divers subordonnés. Les mots pleins comprennent les substantifs (y inclus les pronoms).Parallèlement. et l’adjectif épithète comme terme inférieur : (Schwischay. les adjectifs (qualificatifs et déterminatifs). . le terme de fonction nodale exprime désormais la fonction (structurale) du régissant. qui permettent de saisir les connexions structurales. p. 4.4) En effet.2 Stemma et chaîne parlée Le stemma ne rend pas l’ordre des mots.cit.. Tesnière sépare la syntaxe de la phrase et sa construction (la réalisation de la structure de la phrase en une séquence linéaire).3. op.3 Catégories et fonctions grammaticales 4. avec ruisseaux comme terme supérieur. les deux expressions les petits ruisseaux et les ruisseaux capricieux sont représentées par le même stemma. les adverbes et les verbes. plus que le sens et la nature des mots.1 Classes de mots Tesnière range les mots en mots pleins et en mots vides. 4. Mais il ne nie pas l’importance de la séquence linéaire pour l’étude de la structure hiérarchique : ce sont essentiellement l’ordre des mots et les phénomènes d’accord.

c’est-à-dire les mots pleins (verbes. p.adjectifs et adverbes) peuvent entrer en relation de dépendance.3. il ne reste plus que la subordination. prépositions et conjonctions de subordination). op. et assumer les fonctions de régissant ou de subordonné. chap.2 Fonctions grammaticales En grammaire traditionnelle. Espèces de mots. (Tesnière. substantifs.Seuls les mots capables de former un nucléus. Pour Tesnière qui écarte la prédication en tant que « solidarité réciproque » entre le sujet et le prédicat..cit. entre autres. c’est-à-dire la dépendance (entre le subordonné et son régissant). . Voici les espèces de mots selon Tesnière opposées aux „parties du discours“ de la grammaire traditionnelle. IV.Les mots vides comprennent les jonctifs (correspondant aux conjonctions de coordination) et les translatifs (réunissant. on parle de fonction grammaticale (ou syntaxique) dans les relations de prédication et de subordination.) MOTS PLEINS Substantif Adjectifs Verbes Adverbes noms pronoms adjectifs verbes adverbes MOTS VIDES jonctifs translatifs conjonctions de coordination conjonctions de subordination prépositions indices articles (articles) prépositions pronoms conjoints 4.7.

Pour ce qui est des fonctions subordonnées. ex. à qn. ex. correspondant aux compléments du verbe. du nom.). l’adjectif ou l’adverbe: Actant prime actant second actant tiers actant épithète Circonstant Sujet Complément d'objet direct Complément d'objet indirect Complément du nom Complément adverbial (du verbe) Complément de l'adjectif Complément de l'adverbe 4. que Tesnière appelle sa valence. et que d’autres encore n’en permettent pas du tout. plaire) ou trivalents (verbes transitifs doubles : donner). et le circonstant. du substantif. donner (qc. ou trois compléments ou actants. L’actant est subordonné au verbe. etc. ou sans sujet (ni complément d’objet). frapper (qn. Il y a donc des subordonnés du verbe.) ou plaire (à qn. au nom. on arrive même à des verbes avalents. au verbe. ce qui permet de classer les verbes en verbes monovalents (verbes intransitifs : tomber). Tesnière en distingue trois : actant. ou deux.). neiger. p. p.Tout comme le support dans la grammaire traditionnelle. ex. p.3 La Valence Il est bien connu que certains verbes peuvent avoir un complément d’objet. de l’adjectif et de l’adverbe. il neige) comme verbes à sujet apparent.3. épithète et circonstant. de la grammaire traditionnelle. tomber. Considérant les verbes impersonnels (p. . le régissant est désigné par le nom de la classe du mot qui assume cette fonction. que d’autres peuvent en avoir deux. Le fait de régir tant d’actants est une propriété individuelle pour chaque verbe. il y a alors des verbes qui régissent un. Admettant que le sujet compte parmi les subordonnés du verbe. divalents (verbes transitifs : frapper. l’épithète.. ex.

les verbes absolus (sans complément d’objet). les verbes passifs et les verbes pronominaux sont divalents (être frappé [par qn]. se frapper) ou trivalents (être donné [à qn par qn]. appelle transitifs les verbes à complément d’objet direct. et inversement. Mais la tradition. l’épithète un adjectif.1 Théorie de la translation 5. un adverbe: Catégorie substantif adjectif adverbe 9 Symbole O A E Fonction actant épithète circonstant Cette terminologie est celle du PETIT ROBERT et du GREVISSE (antérieur à la 12e édition). et le circonstant. parmi les verbes intransitifs. l’actant sera forcément un substantif.1 Correspondance entre fonctions et catégories L’une des caractéristiques de la syntaxe de Tesnière est qu’elle cherche à établir une correspondance biunivoque entre fonctions et catégories grammaticales de sorte qu’à chaque fonction corresponde une seule catégorie. à laquelle s’est rangée GREVISSE dans la 12e édition. En conséquence. . il est alors possible de distinguer. et intransitifs tous les autres .Voici le tableau des correspondances entre la classification de Tesnière usuelle et la classification usuelle : Tenière verbes avalents verbes monovalents verbes divalents verbes trivalents Grammaire traditionnelle9 verbes impersonnels verbes intransitifs verbes transitifs (directs ou indirects) verbes transitifs doubles Selon le cas. se donner [à qn]). 5 LA TRANSLATION 5.1.

20]) devient par là un substantif (par analogie à Je vous demande une faveur. C’est à ce changement de catégorie que Tesnière donne le nom de translation.10 La translation est exprimée par le signe >. « Terminologie de la translation ») 5. il semble évident que d’autres catégories que le nom ou le pronom peuvent assumer la fonction de sujet ou d’objet. la translation est du premier ou bien du second degré . [p.) . cf. alors que dans le cas de A = Alfred. chap. cf. un substantif qui fonctionne comme « épithète » (complément déterminatif du nom.1. etc. par exemple. etc. le livre d’Alfred. Tesnière riposte que tout mot (plein) qui assume une fonction autre que celle qui lui est attribuée par le tableau des correspondances ci-dessus. 154. A noter que la translation n’affecte pas l’hiérarchie des connexions.17]) devient adjectif (par analogie à le livre rouge). le livre d’Alfred a la même structure que le livre rouge. 154. (Tesnière.. op. change automatiquement de catégorie : un verbe qui.2 Terminologie de la translation Dans la terminologie adoptée par Tesnière.[p. le mot subissant la translation reçoit le nom de transférende. Par exemple. le nom de transféré. A cela. c’est-à-dire – avec cette différence que. la translation transfère un mot plein d’une catégorie grammaticale dans une autre catégorie grammaticale. le mot résultant de la translation.cit. il s’agit d’un adjectif originaire. il s’agit d’un adjectif provenant de la translation d’un substantif. chap. que d’autres catégories que l’adjectif peuvent assumer la fonction de complément du nom. selon le schéma : Transférende > Transféré Selon qu’elle opère sur des mots ou sur des propositions. « Terminologie de la translation » . fonctionne comme second actant (COD. op..Or. dans le cas de A = rouge.cit. la translation du second degré est exprimée par le signe 10 Tesnière. Je vous demande de partir.

se placent le transférende et le translatif . la préposition de transfère en adjectif un substantif en fonction d’« épithète ».3 Représentation graphique de la translation Dans le stemma. op. comme Alfred dans le livre d’Alfred (c’est la translation O > A) . 8.1. 8..>>. . d’un côté et de l’autre de la hampe du τ. Ce sont les translatifs qui effectuent la translation.): Au-dessous de la barre. comme Montpellier (complément adverbial de lieu) dans Alfred revient de Montpellier11 (c’est la translation O > E). suivant l’ordre dans la chaîne parlée .cit.. op. la translation est symbolisée par le sigle τ (d’après la lettre grecque tau [to]). Il arrive que la translation ne soit pas marquée morphologiquement – le translatif est alors zéro. pronoms relatifs). le translatif et le transférende sont représentés par les mots. comme dans les schémas suivants(Schwischay. Ainsi. symbolisé par le signe! 5. le crochet de la hampe du τ est tourné vers le translatif. p. au-dessous. au-dessus de la barre. le transféré est représenté par son symbole. comme dans les exemples suivants: 11 Schwischay. Audessus de la barre horizontale du τ se place le transféré. On distingue translatifs du premier degré (prépositions) et translatifs du second degré (conjonctions de subordination. p.cit. cette même préposition transfère en adverbe un substantif en fonction de circonstant.

Il faut y ajouter la translation de l’adjectif en verbe.2 Translation du premier degré Le tableau suivant.5. La maison est neuve. où le verbe copule est assume le rôle de translatif et sert à transférer l’adjectif neuve (A) en verbe est neuve. A > I. p. ex. (d’après Éléments. présente « les principaux types de translation du premier degré ».409). . qui est celle que l’on rencontre dans la phrase à verbe être comme p.

1 Noeud verbal et proposition La translation du second degré. En termes tesniériens. suivant la fonction (actant. En termes traditionnels. celle du second degré opère sur des phrases simples. adjectival ou adverbial. il y la translation Jean viendra >> que Jean viendra. épithète ou circonstant) qu’il assume dans la phrase en tant que proposition subordonnée. [le] transférende est un noeud verbal avec tous les actants et circonstants qu’il régit. pour la phrase J’espère que Jean viendra.5. ainsi on pourrait dire que. Dans l’exemple donné. il parle de proposition infinitive pour Je voudrais bien vous voir enseigner la grammaire. la translation du second degré transfère une proposition (indépendante ou principale) en proposition subordonnée . Par la translation du second degré.3. En fait. le noeud verbal est transféré en noeud substantival. par opposition à Je vous demande de réfléchir. qu’il définit à son tour comme „un noeud verbal avec tous les actants et circonstants qu’il régit”. la translation du second degré devrait être définie comme s’appliquant aux propositions dont le verbe est à un mode personnel ( une forme conjuguée).3 Translation du second degré Alors que la translation du premier degré opère sur des mots. Cette définition de la proposition conduit Lucien à traiter l’infinitif comme « proposition infinitive » chaque fois que le verbe à l’infinitif est lui-même régissant. où l’infinitif ne régit aucun actant ni circonstant. pour empêcher son application dans le cas des propositions infinitives. l’infinitif (enseigner) étant accompagné d’un prime et d’un second actant (vous et la grammaire). Le transféré au contraire n’est plus qu’un des éléments d’un noeud verbal supérieur qui le régit. J'ajoute une remarque sur la distinction entre phrase simple et phrase complexe : . Ainsi. dans la translation du second degré. C’est une proposition. Il lui est donc subordonné. est définie par Tesnière comme s’appliquant à une proposition. la translation opère selon le schéma : I >> O 5.

5. la phrase complexe est celle qui implique au moins une translation du second degré.3. p. on trouvera la classification des propositions subordonnées de Tesnière reliée à celle de Grevisse. Dans le tableau qui suit. appelées « conjonctives essentielles » par Grevisse) et l’interrogation indirecte.. la phrase complexe est celle qui contient plus d’une proposition (plus d’un verbe à un mode personnel).Traditionnellement. Il y a donc trois espèces de propositions subordonnées. ou E.2 Classification des translations du second degré Par la translation du second degré le verbe transférende I peut être transféré dans chacune des trois autres espèces O. Ces trois espèces sont nommées aussi bien d’après leur catégorie que d’après leur fonction. (Tesnière. . op. 24) Les subordonnées actantielles comprennent le « discours indirect » (c’est-à-dire les complétives de la grammaire traditionnelle.cit. autrement dit. A.

A noter qu’ en cas de translation multiple du second degré seule la première translation peut être du second degré. Mais le gérondif français ne peut s’obtenir par translation simple directe. et non du substantif sujet.13 Le participe étant considéré comme un adjectif dérivé du verbe. Il faut passer par l’intermédiaire de l’adjectif (participe). 15) : 12 Dans les Éléments. sauf pour la subordonnée adjective (le translatif y est le pronom relatif) et l’interrogation indirecte nucléaire (qui est sans marquant morphologique).cit.1 Translation multiple du premier degré : Le gérondif Le gérondif est un verbe transféré en adverbe de manière. op. la victoire nous ouvre la barrière »). 5.. Exemple: (La victoire) en chantant (nous ouvre la barrière). les autres sont toujours du premier degré. p. Ensuite.Le translatif du second degré est généralement une conjonction de subordination. cet adjectif ne jouant pas son rôle d’épithète. Tesnière distingue translation multiple du premier degré et translation multiple du second degré.4. T.4 Translation multiple Il y a translation multiple (ou complexe12) chaque fois qu’un nucléus contient au moins deux translations successives. il s’y ajoute une translation A > E (Schwischay. remplace le terme de « translation complexe » par celui de « translation multiple ». . il y a d’abord une translation I > A. mais celui de circonstant. 13 Le gérondif dépend du verbe (« Lorsque nous chantons. 5.

2 Translation multiple du second degré : La proposition adjective introduite par où La proposition adjective [relative] où vous allez. 5. 5 et 24 [p. 5. où les circonstancielles de lieu (Vous irez où vous voudrez) sont rangées à côté des circonstancielles de temps (Vous viendrez quand vous voudrez) . dans le garçon .1 L’Article L’article est indice lorsqu’il accompagne un substantif propre.5 Les Indices Les indices sont des mots vides assimilables aux translatifs – souvent même ils fonctionnent à la fois comme translatifs et comme indices.4. . où y est donc traité comme une conjonction de subordination. s’obtient par application successive de la translation du second degré I >> E (avec où comme translatif) et la translation du premier degré ( translatif zéro) E > A – la subordonnée adjective est donc issue d’une subordonnée circonstancielle (de lieu). dans une construction comme la ville où vous allez. introduite par la conjonction de subordination où (Vous irez où vous voudrez). par ex. I >> E > A Cette représentation stemmatique suit les Éléments (254. il est translatif lorsqu’il accompagne un mot d’une catégorie autre que le substantif.5. 582 et 584]). tout comme quand.5.

cit.comme dans le déjeuner. il. le. . elle. puisqu’il est mot vide (translatif ou indice) ne forme pas.5. où il fonctionne comme translatif dans la translation O > E. 14 L’article. op. à Alfred envoie le livre à Montpellier. comme les autres déterminants (adjectifs déterminatifs). lui. par oppos. la . 16) 5. ici du verbe). se. vous. eux . toi.2 La Préposition Le translatif à est l’indice du substantif troisième actant : Alfred donne le livre à Charles . l’article fonctionne ici comme translatif dans la translation I > O). où l’article accompagne un verbe substantivé (autrement dit.5. un nucléus subordonné au substantif . me. p. Bien qu’ils ne soient translatifs au sens strict du terme (« mots vides changeant la catégorie du mot qu’ils accompagnent ». : Le garçon sert le déjeuner (Schwischay. tu. les indices personnels transforment quand même la forme du verbe. op. dans le stemma. elles. 16) 5. l’article est inclus dans le nucléus substantival. te. (Schwischay. les.3 Les Formes conjointes des pronoms personnels Les indices personnels correspondent aux formes conjointes des pronoms personnels : je. nous.14 Ex. p. eux.cit. leur – par opposition aux formes disjointes: moi. ils .

ils sont définis comme des mots vides. explicite ou implicite. ce double caractère des indices personnels est rendu par le fait qu’ils sont à la fois joints au verbe par le trait de connexion et inclus dans son cercle de nucléus. des termes qui ont la même fonction par rapport au même mot. soit. fonction qui normalement est réservée aux mots pleins. formant nucléus avec le verbe qu’ils accompagnent. „la coordination est la relation.cit. 17): 6 LA JONCTION La jonction est la coordination de la terminologie traditionnelle.“15 15 Grevisse.Les indices personnels. op. Dans le stemma. qui unit des éléments de même statut : soit des phrases. § 258 . Selon Grevisse. d’un côté. mais de l’autre côté. à l’intérieur d’une phrase. p. comme pour Il aime la musique (Schwischay. ils assument la fonction subordonnée d’actant.

mais celui-ci est dédoublé. comme p. 17 .. la jonction sans jonctif correspond à la juxtaposition de la terminologie traditionnelle.7): Dès qu’il y a jonction. Dans ce cas.À proprement parler. Les jonctifs sont des mots vides. dans l’exemple précédent) soit des phrases. celle16 Schwischay. En effet. c’est-à-dire des nucléus centraux (Schwischay. Tesnière intègre l’analyse « logique » de la phrase à l’analyse grammaticale. p. il n’y a qu’un seul sujet. on peut coordonner soit des termes à l’intérieur d’une phrase (des substantifs en fonction der prime actant. exprimé par deux termes coordonnés.cit. ce qui est un grand pas en avant par rapport à l’analyse traditionnelle. justement. Comme on la vu. parle d’un nucléus dédoublé et il précise : „On se gardera de dire que cette phrase comporte deux actants. car le verbe tomber étant monovalent. le stemma comporte un triangle.cit.“16 La jonction peut être exprimé avec ou sans jonctif (conjonction de coordination de la terminologie traditionnelle) . op. p. e trait de jonction. dans une phrase comme Alfred et Bernard tombent. 17): Ainsi. p.ex. celui-ci est intercalé sur le trajet du trait de jonction (Schwischay. Elle comporte un seul actant. on joint entre eux des verbes. Tesnière. op. Dans le stemma. Lorsqu’il y a jonction avec jonctif. ce qui distingue la jonction de l’apposition.cit. op. Alfred chante et Bernard crie. la jonction est représentée par un trait horizontal.

les compléments . dans la structure fonctionnelle de la phrase. le complément d’objet. 7 CONCLUSION Pour résumer en quelque sorte mes observations.ci sépare l’analyse de la phrase en deux : la décomposition de la phrase en propositions et la détermination des relations qui existent entre ces propositions (analyse logique) d’un côté. on peut dire que la phrase est une entité organisée autour d’un noyau indispensable formé d’un verbe. ce qui pose des problèmes surtout pour la détermination de la fonction pour les propositions subordonnées. Le dédoublement à la fois de nucléus régissants et de nucléus subordonnés. appartenant à un des modèles cannoniques : le sujet. À remarquer qu’une phrase comme Alfred et Bernard tombent résulte de l’« addition » de deux phrases (Alfred tombe et Bernard tombe). Ce sont les éléments de fonctions primaires. avec croisement des traits de connexion. Tesnière parle de plexus dans ce cas. le premier niveau d’éloignement. et la décomposition de chaque proposition en mots et la détermination des relations qui existent entre ces mots (analyse grammaticale). comportanant outre ce noyau des éléments fonctionnels qui sont subordonnés au verbe directement ou indirectement. aboutit à des stemmas plus ou moins complexes. l’attribut. actualisé d’un sujet. Les éléments subordonnés directement au verbe occupent.

br. časopis Studia Romanica et Anglica Zagrabienzia. BIBLIOGRAPHIE 1. Après avoir détaillé les différent définitions. les compléments déterminatifs et l’apposition. mais de plus je me suis occupée de la théorie de la translation qui s’applique en grande partie à des phénomènes que beaucoup de linguistes (traditionnels ou modernes) n’attribueraient pas à la syntaxe mais à la lexicologie. Dražen Varga. et lui sont subordonnés indirectement. A la fin on peut dire que l’ouvrage de Tesnière.47/48 17 Ruwet. p. Odsjek za romanistiku. Les éléments fonctionnels tels que l’épithète. br. en élaborant sur ses ouvrages. Syntaxe comparée romane: une approche à la méthodologie de recherche. occupent le deuxième niveau d’éloignement du verbe. Strukturalna sintaksa Luciena Tesnièrea. 20. et que les professeurs et les linguistes d'aujourd'hui se sont inspirés de lui. 2. mais sur le mot. D’autre part./2003.2 (38) 3. non sur la phrase. bien qu’il est né en marge du courant structuraliste dominant de l’époque. časopis „Suvremena lingvistika“.. 2005. et apres sur la phrase complexe et le phénomène de subbordination. Filozofski fakultet Sveučilišta u Zagrebu.“17 Tous les types de la translation j'ai schématisé par graphiques et des exemples. Aussi le jugement émis par Ruwet à propos de la notion de translation dit que „la syntaxe de Tesnière reste essentiellement basée. Introduction à la grammaire générative. à savoir la grammaire de dépendances. 2002. je me suis basée en premier sur la phrase simple (sa construction de base. il a considérablement influencé la grammaire allemande : nombreux sont les manuels qui se disent grammaire « de valences » (« Valenzgrammatik »). il a inspiré un modèle syntaxique influent. Dražen Varga. en employant le mode de représentation graphique des structures syntaxiques que Tesnière nome stemma.circonstanciels et le complément d’agent de la construction passive. 228 . Syntaxe du français..g izdanja iz 1994. centre régissant de la phrase. les éléments de sa structure et leur position dans l’ordre linéaire). Dražen Varga. concurrent de la grammaire issue du structuralisme américain.

2011. Linguistique.com/auteur/5139/Lucien_Tesniere. Nicolas Ruwet. 1959. 1995. Introduction à la grammaire générative. Dicocitations. 2001. Paris. 1967. Klincksieck.. 6. http://www. 2 édition. 5.dicocitations. Presses Universitaires de France. Lucien Tesnière. 8. Eléments de syntaxe structurale. Bernd Schwischay. 7. Olivier Soutet.php . C. Plon. Paris. Introduction à la Syntaxe structurale de Lucien Tesnière.4. Institut de Perfectionnement en Langues.

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