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Jean Casault 1 - Ovnis enlèvements univers parallèles-Certitude ou fiction-2010

Jean Casault 1 - Ovnis enlèvements univers parallèles-Certitude ou fiction-2010

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Sections

  • CHAPITRE 1 - Voici pourquoi vous n’y croyez pas!
  • CHAPITRE 2 - L’exclusion des hérétiques
  • CHAPITRE 3 - Être sceptique et être un sceptique: nuance!
  • CHAPITRE 4 - Les ovnis: une fantaisie de l’esprit?
  • CHAPITRE 5 - Il se passe quelque chose
  • CHAPITRE 6 - L’incroyable affaire des enlèvements extraterrestres

Ovnis, enlèvements extraterrestres et univers parallèles : certitude ou fiction ? ISBN : format numérique 978-2-7640-3050-9 © 2010, Les Éditions Quebecor Une compagnie de Quebecor Media 7, chemin Bates Montréal (Québec) Canada H2V 4V7 Tous droits réservés Dépôt légal : 2010 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Pour en savoir davantage sur nos publications, visiteznotresite:www.quebecoreditions.com Éditeur : Jacques Simard Conception de la couverture : Bernard Langlois Illustration de la couverture : GettyImages Illustrations intérieures : Richard Guilbeault Conception graphique : Sandra Laforest Infographie et epub : Claude Bergeron DISTRIBUTEUR EXCLUSIF :
• Pour le Canada et les États-Unis : MESSAGERIES ADP* 2315, rue de la Province Longueuil, Québec J4G 1G4 Tél. : (450) 640-1237 Télécopieur : (450) 674-6237 * une division du Groupe Sogides inc., filiale du Groupe Livre Quebecor Média inc. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC. L’Éditeur bénéficie du soutien de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec pour son programme d’édition. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition.

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Parutions antérieures du même auteur
Le Parchemin de Rosslyn (2005), Merlin Éditeur. Le Parchemin de Jacques (2001), Éditions Incalia. L’Esprit de Thomas (2000), Éditions Incalia. Dialogue avec mon Supérieur immédiat (1998), Éditions Incalia. Les Extraterrestres (1995), Quebecor. Dossier OVNI (1980), Libre Expression. La Grande Alliance (1978), Société de belles-lettres Guy Maheux. Manifeste pour l’avenir (1972), Éditions AFFA.

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Ce livre est dédié à cette prochaine génération qu’incarnent entre autres avec espoir mes trois elfes : Xavier, Julien et Miriam.

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Préface
« Il y a ceux qui croient, ceux qui ne croient pas, mais, surtout, il y a ceux qui ne veulent pas croire. » Cette phrase de Jean Casault m’a particulièrement interpellé et a suscité chez moi la réaction suivante : il y a ceux qui savent, ceux qui ne savent pas et ceux qui ne veulent pas savoir. Croyance et connaissance sont en guerre depuis aussi longtemps que nature et culture. Qui a raison ? Qui a tort ? Mais l’auteur ne s’arrête pas à cette dichotomie. Il va beaucoup plus loin. L’une des forces de l’auteur, dans ce livre, est de nous démontrer qu’en chacun des êtres humains existe un combat entre plusieurs personnalités : celle qui veut survivre à tout prix ; celle qui se consacre à multiplier les sensations et les émotions agréables et à fuir les désagréables ; celle qui se permet ou s’interdit de faire des choses ; celle qui aimerait tout savoir afin de cumuler du pouvoir ; et, finalement, celle qui se bat avec ses croyances, croyances à confirmer ou à contester. Ces cinq personnalités auraient aussi pu s’appeler l’instinctif, l’émotif, le censeur ou le juge, le scientifique, le (in)croyant. Chacune veut prendre le contrôle et utilise tous les arguments possibles pour convaincre les autres qu’elles devraient la suivre, puisqu’elle est la Voie, la Vérité, la Vie. Mais ni l’une ni l’autre ne réussit réellement à persuader les autres. Un conflit, des conflits perpétuels, quoi ! Une autre des forces de ce livre est de démontrer que les conflits n’existent pas seulement entre ces différentes dimensions de nousmêmes, mais aussi à l’intérieur de chacune de ces dimensions qui forment notre être. Devrais-je me fier à mon instinct ? Mes sensations et mes émotions me décrivent-elles la vraie réalité ? Suis-je OK ou non OK ? Chaque nouvelle découverte ne remet-elle pas la science en question ? Et si mes croyances n’étaient que des croyances, et non des certitudes ? On dit que le microcosme réplique le macrocosme, ou l’inverse. En conséquence, ce qui se joue de façon conflictuelle à l’intérieur de
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les chercheurs et les religieux. à sa façon. pour ne citer qu’eux. Chacun. cherche à survivre en voulant dominer les autres.nous se joue aussi sur le plan sociétal. 5 . Ces conflits internes se retrouvent donc aussi entre les différents groupes de la société : les hédonistes. les passionnés. les politiciens.

Captivant par les faits rapportés et par certaines prises de position. la réincarnation. et pas ceux qui croient que seule la science est la Voie. Oh ! Viendrais-je de révéler ma personnalité dominante ? Ou n’est-ce qu’une croyance ? Douterais-je de moi-même ? Yvon Dallaire. parfois. les médecins d’aujourd’hui sont les sorciers d’antan. il nous renseigne et nous laisse croire ce que nous voulons. sexologue et auteur de nombreux livres sur le couple et 6 . il y en a ! Quatrième force : ce livre est captivant. C’est sa troisième force : il ne cherche pas à convaincre . Pour Jean Casault. la Vie. car il est le seul dont la première caractéristique est le doute : « Je doute. on ne cesse de les faire reculer. » Du moins. Ps. concis. je garde un petit faible pour le scientifique. les vrais scientifiques. Les sceptiques peuvent ne pas s’abstenir . les mondes parallèles et autres phénomènes paranormaux. les enlèvements extraterrestres. ce que nos différents personnages veulent bien accepter. la Vérité. Quel paradoxe ! Qu’en sera-t-il demain. humoristique et ironique. direct et. M. Des références. surtout lorsqu’il nous démontre les contradictions et les paradoxes entre les scientifiques et les croyants. Et ce qui n’était que croyance dans le passé est souvent confirmé aujourd’hui par la science. la science (connaissance) est devenue la nouvelle religion (croyance).Le journaliste et auteur Jean Casault est reconnu pour ses nombreux ouvrages sur les ovnis. Psychologue et sexologue Psychologue. Mais c’est avec un esprit très critique qu’il aborde toujours ces sujets. et après-demain ? Arrivera-t-on à prouver l’existence de Dieu. ils y trouveront leur compte. mais captivant aussi par le style rapide. Même si certains disent que la science a atteint ses limites. donc je suis. ou sa non-existence ? Mais comment prouver la non-existence de ce qui n’existe pas ? *** Après ma lecture.

Yvon Dallaire anime des conférences et des ateliers tant au Québec qu’en Europe francophone. Il participe à de nombreux médias comme spécialiste des différences homme-femme et exerce la psychothérapie conjugale en pratique privée. 7 . La parapsychologie constitue l’un de ses intérêts.ses paradoxes.

C’est dans l’air du temps : les mets de classe. Maurice brise le fil d’une conversation plutôt ennuyeuse entre Jacques et Michel sur la situation économique actuelle. de belles discussions à venir avec Maurice. les mains jointes et bien soudées l’une à l’autre. dont l’âge varie entre la trentaine à terme et la quarantaine à peine amorcée. c’est un excellent raconteur. et une autre plus légère mais cahotante entre Alexandre et Andréa sur la performance apparemment bébête des invités d’une émission populaire. c’est le nouveau siècle des grandes promesses. sa conjointe Geneviève.. 8 . Assis au bout du canapé. Christophe et son conjoint Alexandre ainsi que Jacques et sa troisième épouse au joli prénom d’Andréa. en se délassant tout en prenant place au salon. Prospères. le bon vin et. surtout. avec quelques enfants ici et là. Michel et Madeleine reçoivent leurs amis à leur résidence d’été pour une petite fête. ils contemplent tous l’avenir avec un optimisme quasi décadent . ajoutant de ce fait une pincée de perplexité à son visage habituellement radieux en toutes circonstances. Sa compagne Geneviève affiche une mine mi-figue.. Ce sont là de belles personnes. Nous sommes en Amérique ou en Europe. mi. non ? Alors que le fumet des plats plane encore dans l’air et que Bacchus ne cesse d’être sollicité. diffusée la semaine d’avant. avocat plaideur . habituellement doué d’un sens de l’humour très particulier. voilà que. un certain soir d’un mois d’une année récente.raisin. un silence inhabituel s’installe lorsqu’on se rend compte que Maurice a l’air diablement sérieux cette fois.Introduction Par une belle soirée. entre amis. animés d’une certaine complaisance à l’égard des grands problèmes de ce monde. mais enfin. Très rapidement toutefois. On prête attention à Maurice. la voix légèrement brisée par une émotion mal contenue.

dont le regard est insoutenable. on finit par changer de sujet et passer à une thématique plus rassurante et moins compromettante. Et la créature s’approche de lui. constate qu’il est presque midi. 9 . et le temps faisant. il observe la forme se déplacer vers le bout du lit. Tout cela est cristallin et bien présent. il ouvre les yeux. Puis. Il hésite. comme une poupée de cire – un corps gracile. Puis. sans pupilles. comme un hématome. il perçoit une forme qui se tient immobile. sans articulations. après que Madeleine a fini par trouver une superbe bouteille de Cuvée Louis-Alexandre MarnierLapostolle. Un malaise s’installe. Il est seul dans la maison et retrouve une note de Geneviève sur sa table de chevet : « Chéri. entend les bruits familiers de la maison et la sonnerie du cellulaire de sa compagne avec le « allo » joyeux qui s’ensuit et son babillage amusant et même charmant de petite fille qui papote avec sa mère. » Une douleur au poignet surgit brutalement et là. Andréa y va de son propos rassurant. Maurice a repris ses couleurs. alors qu’il est seul au lit – Geneviève étant debout depuis déjà une heure et peut-être deux –. mais il n’y arrive pas. Il entre à contrecœur dans la discussion. pâle comme un mort. une tête disproportionnée et des yeux d’un noir de jais. il finit par lâcher le morceau. Maurice tente de se redresser. il observe la présence d’une marque curieuse. graduellement. Je t’aime. il réalise qu’il s’agit d’une créature affolante. les autres s’agitent : on manque de vin ici. Il s’éveille avec une migraine éprouvante. Il est terrorisé mais incapable d’émettre un son ou de s’enfuir. mais soudainement. comme si Maurice n’existait plus. Jacques et Michel se lancent dans une série d’explications scientifiques qu’ils ont recueillies sur ce sujet depuis des années. après tout. Les émotions surgissent. Christophe est ébahi. marmonne et cherche ses mots. Ils sont recherchistes.Maurice raconte alors son expérience. Il se sent mal. Ce matin vers 8 h. je vais chez Lucie. détournant le regard vers la fenêtre. Après quelques secondes. Je te laisse dormir et on se revoit plus tard. Étonné et de plus en plus effrayé. Geneviève prend son mari dans ses bras. C’est alors que. plus rien.

quitte. Andréa demande à Jacques pourquoi il a si rapidement tourné l’histoire de Maurice en dérision. il prend la décision de ne discuter de son histoire qu’avec des gens qui ont vécu une expérience similaire. qu’il n’a jamais cru à cette possibilité qu’une forme de vie totalement différente de la nôtre soit une réalité. chacun retournant chez soi. Mais sur ces êtres. on ne voit cela que dans les films. les autres. dit-il. il y en a. Andréa. Mais 10 .Plus tard. ça ne tient pas la route ! — Ce n’est pas très connu. et on n’a pas des visions de ce genre aussi facilement que les sceptiques aiment le penser. je n’y crois pas parce que cela n’existe pas. Le feu rouge persiste et signe. immobilisés par le seul et interminable feu rouge du village voisin. toujours sceptiques. Et ce n’est pas un illuminé ou un fana de ces choses-là. Jacques. Que nous soyons visités par des êtres à ce point avancés que nous n’y comprenons rien est illogique. mais j’ai lu ou entendu quelque part qu’il existe des recherches très sérieuses là-dessus. se moquent un peu de lui. Maurice jure à Geneviève qu’il ira plus loin et qu’il tentera de mieux comprendre ce qu’il a vécu. le gouvernement réagirait. qui sont hésitants et discutent du doute qui les assaille. à joindre une organisation ou carrément à en mettre une sur pied. ce serait la priorité numéro un. D’ailleurs. en la regardant droit dans les yeux. Elle insiste et lui demande pourquoi il n’y croit pas. je te jure ! — Maurice est un gars super. Andréa ! Cela n’a aucun sens que des créatures pareilles entrent dans les maisons des gens comme ça ! Cela se saurait. Jacques. « Je viens de te le dire. sauf Christophe et Alexandre par contre. Pendant ce temps. Il y aurait des commissions d’enquêtes. je l’adore. Tu saisis ? C’est du folklore. tu sais ! — Tu crois donc à son histoire ? — Ce n’est pas le père Noël ou Batman qu’il a vu. Ce dernier répond. Mais simultanément. Il n’y aura jamais de recherches là-dessus.

Mais comme celle de centaines de milliers de gens qui partagent cette vision. La réponse de Jacques. C’est ainsi. je travaille avec eux à l’université. à moins qu’ils n’aient consacré du temps à étudier la substance même de ces phénomènes rapportés depuis toujours partout dans le monde. Moi. les scientifiques refusent d’y toucher parce qu’ils ne maîtrisent pas encore l’immatériel. elle n’est pas très objective. je te le répète. ce n’est pas une réponse ni même un argument. une opinion style vox pop pour une émission de variétés à la télévision. nous n’avons peut-être pas encore ce qu’il faut pour savoir et comprendre ce qui est arrivé à Maurice. uniquement à partir de nos connaissances actuelles. ou émise au cours ou après une soirée entre amis. » Le feu passe au vert et Jacques en première. n’est-ce pas. Et les gens ont peur. de grâce. Reconnais que c’est absurde ! — C’est Maurice ou son histoire qui est absurde ? — Andréa. Tu dis que c’est absurde sans même savoir ce qui en est. je dis qu’on n’a pas exploré suffisamment ce domaine. Et pour plusieurs de ceux qui ont jeté un œil sur la couverture de ce livre. c’est tout au plus une opinion tout à fait gratuite. ou croire seulement aux choses que l’on voit et comprend. nous soupçonnons que cela fut également leur réaction 11 . Je crois qu’il faut changer notre regard sur l’univers et cesser de ne croire qu’en ce qu’on nous dit être vrai. sans aucun soutien et qui ne vaut que cela . Si tu veux mon avis. ces histoires-là sont des fadaises ! Je ne veux pas qu’on se querelle pour ça. je le sais. sois logique une minute. tout comme celle d’Andréa. Ça au moins. — Moi. est effectivement une réponse en soi. ne mélange pas tout. — C’est toi qui mélanges tout. Ce serait effectivement une réponse valable s’ils avaient eu l’occasion multiple de rencontrer plusieurs témoins et d’étudier avec soin tout ce qu’ils ont rapporté. ils sont trop préoccupés par leurs subventions. qu’on devrait aborder tout sujet ? Dans le cas contraire.tout de même.

Ce n’est pas d’hier d’ailleurs qu’il existe des « faiseurs d’opinion ». et qui font l’objet de cet ouvrage. Ils pensent pour nous. il se ferme hermétiquement et revient toujours à sa rengaine de base : « Je n’y crois pas parce que cela n’existe pas. particulièrement au lendemain de déclarations fracassantes provenant de gens qui ont de l’influence. l’être humain est consumé par son étonnante soif de connaître. depuis toujours. mais. surtout. se pose des questions. Mais c’est faux ! Effectivement. ceux qui ne croient pas. « Je n’y crois pas tout simplement parce que ça n’existe pas ! » Cela vaut pour plusieurs opinions que nous émettons sur de nombreux sujets que nous ne connaissons pas. Nous nous basons généralement sur des croyances entretenues au fil des ans. Apparemment. Jacques ne veut rien entendre . voire sur l’opinion exprimée par la presse écrite ou électronique. » Il y a ceux qui croient. La dynamique d’Andréa s’articule autour d’une certaine ouverture . et rares sont ceux qui acceptent ou sont capables de les franchir au nom de la connaissance. sur l’opinion de gens que nous jugeons experts en la matière. Par contre. mais elle s’interroge. l’être humain a de très grandes limites à ce sujet. pèsent le pour et le contre pour nous. Voilà pourquoi nous allons distinguer non pas deux attitudes à l’égard de la croyance. Ils 12 . il y a ceux qui ne veulent pas croire. Ils ont d’autres priorités basées sur des besoins spécifiques et très présents. nous laissant aimablement devenir les seuls juges. sachant très bien qu’en général nous choisissons un camp comme d’autres un cheval au fil de départ ou même une série de chiffres de loterie. résiste mal à la tentation de mettre son nez partout et se fait un devoir d’élargir sans restriction et avec objectivité ses horizons du savoir. Il est curieux. La volatilité des sondages en campagne électorale le démontre fort bien. Et c’est surtout le cas lorsqu’il est question des anomalies. n’est-ce pas ? On en pleurerait.initiale. mais trois. elle ne dit pas qu’elle y croit. C’est beau.

Ils ne veulent absolument pas y croire. Il n’y a même pas de débat : cela n’existe pas. il n’y a que les bizarres et les illuminés pour penser autrement.répondront aussitôt que ce n’est pas là la question et qu’en vérité il n’y a rien à croire parce que c’est l’évidence même : ces choses-là n’existent pas. ils confirment ce que nous venons d’énoncer : ce n’est pas qu’ils y croient ou qu’ils n’y croient pas. point final. c’est tout autre chose. en se comportant de la sorte. Et c’est très différent. et pas question de passer pour l’un d’eux ! Ils ne réalisent pas que. Il n’y a pas de discussion possible. 13 . Vous risquez maintenant d’être très surpris de découvrir pourquoi ils refusent d’y croire. que ce soit vrai ou pas. aucun argument n’est nécessaire. et tout le monde le sait . puisque ce comportement a des conséquences très importantes.

Chaque obstacle est en réalité le seuil d’acceptation parmi les personnes techniquement instruites pour une série d’idées isolées qui ne peuvent pas être facilement assimilées dans le panorama cohérent actuel sur le monde. puis à ranger cette opinion dans les livres des faits et. Donderi. dans celui des croyances ! 14 . Don C.CHAPITRE 1 Voici pourquoi vous n’y croyez pas ! L’hypothèse générale sur les ovnis qui est constituée de l’existence de vaisseaux spatiaux extraterrestres et de l’abduction de personnes à leur bord doit surmonter une série d’obstacles à la crédibilité. professeur associé de psychologie à l’Université McGill de Montréal Les cinq grands livres de la vie Notre explication du pourquoi ils ne veulent pas y croire se loge quelque part ici. dans cette exploration des mécanismes conscients et inconscients qui amènent les gens à se former une opinion définitive sur à peu près tout. finalement. Suivez-nous. si vous le voulez bien.

Tout au cours de leur existence. vous émettez vos commentaires. mais surtout. Avant d’aller plus loin. La conscience de faire ou de dire quelque chose est évidemment bien connue. sans trop y prêter attention . Cependant. comme vous le constaterez. vous avez vécu quelques moments plus intenses également durant cette journée. au cours de cette journée. nous tenons à souligner l’utilisation du terme « inconscient » dans ce paragraphe. vous avez capté. qui sont allées rejoindre dans un casier neutre toutes les autres analyses effectuées auparavant lors d’incidents du genre. Ces cinq grands livres. depuis la naissance. sorte de petite machine qui bourdonne jour et nuit[1]. une tâche colossale les attend : la rédaction de cinq grands livres indispensables à leur évolution. il ne s’est 15 . d’un commentaire très blessant ou très élogieux à votre endroit. d’une remarque très particulière ou de tout autre incident du genre qu’on pourrait qualifier de hors normes. mais simultanément il s’est passé beaucoup plus de choses dans les couches inconscientes de votre esprit. Vous sortez du lit. vous jetez un œil sur votre programme de la journée. Ces moments ont été vécus consciemment. Nous disons un « casier neutre » parce que votre esprit conscient n’en a justement pas conscience. Il peut s’agir d’une querelle de couple au cellulaire ou d’un échange passionné mais inhabituel. constituent la somme de toutes les expériences conscientes et inconscientes accumulées dans une vie. Vous en gardez le souvenir et vous seriez capable en fin de soirée de vous remémorer chacun d’eux avec une certaine précision. vous écoutez les autres. et tous ces moments sont conscients. vous travaillez ou étudiez. buvez un café et conduisez la voiture . vous saluez les gens .Lorsque les gens voient le jour. ils vont rédiger ces livres qui constitueront l’essentiel de leur univers. vous prenez votre douche. vous arrivez à destination. observé des situations du coin de l’œil. Cette partie de vous-même. et ce. a tiré de nombreuses conclusions à la suite de ces événements.

vos cinq grands livres sont donc rédigés également par ces milliards de données inconscientes auxquelles s’ajoute l’essentiel du bagage génétique importé de cette très longue lignée qui déborde largement du cadre parental[2]. Il n’en avait ni le temps ni le goût. de déductions et de décisions faites en catimini et qui demeurent enfouies avec les autres. Sollicité par des milliers d’autres données à la minute. vous en avez assez et vous piquez une sainte colère que personne ne comprend. La résultante de ce processus est donc un amas d’analyses. Il a oublié ou fait semblant d’oublier. et c’est comme si l’inconscient venait de vomir ses entrailles sur le plancher. un beau jour. influence déterminante pour les uns et moins pour d’autres. Qu’importe ces variables. on ne vous a fait qu’une petite remarque à peine soutenue. puisque somme toute. 16 . et ce. Elle était de trop cependant. Outre vos souvenirs conscients. Vous êtes le premier d’ailleurs à reconnaître vous être emporté inutilement mais qu’en vérité cela vous a grandement soulagé de le faire. De nombreuses études existent sur l’impact que peuvent avoir sur l’homme ces données inconscientes. Ces études utilisent un vocabulaire spécifique plutôt complexe et varié. sans trop comprendre pourquoi. ce jour-là. on s’entend pour dire que si le comportement humain est dicté notamment par le souvenir que nous avons de la chaleur d’un élément de la cuisinière pour ne pas y poser la main quand il est rouge. depuis des décennies. Si une majorité de ces situations se sont révélées plutôt négatives.pas vraiment prononcé sur ces expériences surprenantes. il a fait le choix de ne pas pousser l’analyse plus loin. mais de manière générale toutes s’entendent pour affirmer que l’inconscient ou le subconscient enregistre des données qui ont une certaine influence sur le comportement. il est également dicté par une conclusion inconsciente à la suite d’un ensemble de remarques spécifiques sur nous en certaines circonstances.

Il va remplir le premier des cinq grands livres de son existence. Sa raison de vivre ? Bien que beaucoup plus sophistiquée dans ses accomplissements et sa pensée. doit-on l’admettre. l’homme va au-delà de la survie et de la reproduction. l’être humain – qui. Toutefois. rien d’autre n’aura d’importance tant que sa survie ne sera pas assurée. Parce qu’effectivement il doit d’abord survivre ! Il lui faut un toit. plus intelligent et très sensible. l’intermédiaire des services sociaux existants ou en se faisant vivre par une autre personne. il va même au-delà de la connaissance. lui ! Et pour y parvenir. intelligence et créativité.Contrairement à l’animal. il est prêt à tout ou presque. Tout d’abord. son instinct dominant étant celui de conservation. et ce qui ne l’est pas. il divise ses intérêts en deux pôles diamétralement opposés : ce qui est plaisant. et il doit s’organiser pour en quémandant par les obtenir en travaillant. Alors que l’animal n’obéit qu’à l’instinct propre à son espèce et ne modifie que très peu son comportement sinon par le biais d’une très lente évolution. le Cahier de survie. dépassant de loin tout ce qu’un animal peut accomplir. de la nourriture. des vêtements. l’être humain est un immense ego beaucoup plus complexe. qui survit uniquement grâce à l’instinct qui caractérise son espèce et détermine son comportement de tous les instants. Le Cahier survie de Mais avant même de se poser des questions existentielles. C’est à partir de là qu’il définira son univers. est un animal[3] – va s’assurer de combler ses besoins primaires. comme on l’observe souvent et contrairement à ce 17 . Qu’importe laquelle de ces options surviendra. Il le fera avec ruse. l’homme partage cette même raison de vivre avec l’animal : protéger son univers personnel et surtout se protéger.

et également chez de nombreuses familles occidentales. le Cahier de survie est également fréquemment consulté par chacun d’entre nous lorsqu’une menace surgit et que notre source de revenus est directement visée. Plus la survie requiert d’énergie. pour ceux qui croient à cette vision manichéenne du monde. Puis. l’être humain découvre qu’une fois libéré des contraintes liées à la satisfaction de ses besoins primaires. Cela ne signifie pas que nous le prenons à la légère. le père de la théorie sur la motivation. Dans certains pays du tiers-monde. il faut également tenir compte de la survie alimentée sous l’angle d’un besoin fondamental de sécurité. donc à sa survie. Cela dit. outre le sexe. Les effets sur les autres grands livres sont alors considérables. l’homme commence à remplir son deuxième grand livre qui. il n’y a que cela qui domine. l’argent est évidemment la plus importante de toutes. Comme le souligne Abraham Maslow[4]. puis du correct et de l’incorrect. de l’agréable et du désagréable. voire au suicide. Nous n’en développerons pas davantage le contenu. Comme nous l’avons déjà mentionné. C’est là qu’intervient la notion dominante du plaisant et du déplaisant. sans être le 18 . puisqu’il a peu à faire dans notre propos. des conditions de survie extrêmes peuvent conduire à l’autodestruction. plusieurs œuvrent dans un domaine qui leur déplaît ou ne leur convient pas. particulièrement dans notre monde moderne. Dernier point. et ils ne voient aucune porte de sortie. du bien et du mal. le moment venu. L’homme se fera donc un Cahier de survie. il peut se permettre d’éprouver des sensations ainsi que des émotions nouvelles et plus sophistiquées directement en lien avec son environnement. tant face aux éléments de la nature qu’aux épisodes de violence de la nature humaine. ce qui affecte grandement le reste de leur existence. moins il a de temps et d’énergie à consacrer à toute autre considération.qu’on voit chez l’animal. Au cœur des questions de survie.

une musique enivrante. un cigare cubain. un regard. il établira avec minutie ses chapitres de thèmes plaisants et déplaisants dans ce Catalogue qui le suivra tout au long de son existence et qu’il s’appliquera avec minutie à amender. une superbe moto. Cette notion est toutefois enfouie dans les couches inconscientes de son cerveau. et combien de nuits blanches pour les parents en sont la vive démonstration. et la sensualité. N’ayant pas à se préoccuper de survie ou de sexe. un bain de minuit. comme toutes les espèces animales. il découvre rapidement que certaines situations sont très agréables. comme on l’a vu.plus important – ils le sont tous –. Il manifeste ses choix bruyamment. et il va trôner dans le premier chapitre de son Catalogue. au berceau. C’est dès l’enfance. selon son bagage génétique. bref tous les plaisirs bien connus de l’épicurien. que l’homme commence la rédaction de ce grand livre. comme nous l’avons déjà mentionné. une caresse. mais au sens très large du terme : un massage. jour après jour. et qu’il y ait reproduction ou pas. dont il fait partie d’ailleurs. alors que d’autres le sont moins ou sont même franchement détestables. un grand vin. un livre captivant. Le sexe fera donc partie de ses grandes préoccupations tant pour sa survie. par son apprentissage du plaisant et du déplaisant. un repas savoureux. Le Catalogue des sensations et des émotions L’être humain cherche à se reproduire. un match fiévreux. son éducation parentale et son milieu. Ce grand livre comprend donc toutes les sensations qu’on puisse imaginer. La sexualité. un cabriolet. une liqueur fine. Mais son Catalogue 19 . que pour son plus grand plaisir. En prenant de l’âge. prendra une place prépondérante dans son existence. sa sexualité s’exerce avec autant d’intensité.

que ses sensations sont comblées et qu’un barrage sophistiqué constitué de mesures efficaces de protection contre les éléments déplaisants est bien en place. La recherche de sensations va constamment demeurer au centre des préoccupations de la très grande majorité des êtres humains. on le verra. selon le cas. chercher ou carrément éviter certaines émotions.contient également toutes les sensations déplaisantes associées à ces mêmes thématiques. que le sexe est bien présent dans sa vie. Tout va dépendre du temps requis dans le déroulement de son existence pour assurer ses arrières et ses devants. par ces émotions dont l’amour et la haine sont au sommet. Celles-là aussi sont réparties entre les émotions plaisantes et celles qui sont déplaisantes. ni même permis d’ailleurs. Leur survie n’est pas là que pour assurer le toit et le 20 . et il en prend un soin jaloux. Il en prend note pour les éviter. s’en soustraire dans la mesure du possible. parfois brutalement. Cela fait toutefois partie de l’apprentissage classique des êtres humains. Son existence sera constamment perturbée ou enjolivée. De nombreuses décisions seront prises en fonction de ces émotions. ce qui. des parcours seront changés. Maintenant qu’il survit très bien. Se saouler avec une bande d’amis toute une nuit de temps peut-être l’une d’elles et se révèle peu propice à la réflexion. En général cependant. Au-delà des sensations va s’ajouter toute la gamme connue et inconnue des émotions. n’est pas toujours possible et facile. on reconnaît que l’adolescence est une période faste pour la recherche et l’exploitation parfois extrême des sensations nouvellement découvertes. particulièrement du type occidental. pour découvrir. des routes vont se modifier. Le Catalogue des sensations et des émotions devient alors le deuxième grand livre de l’homme. il peut se mettre à penser ! Il n’y a guère d’âge ou de moment précis pour déterminer le quand de ce processus de réflexion.

protège son enfant contre tout parce que tout est effectivement dangereux. celui dont il se passerait bien dans son monde utopique. Ce n’est pas à 20 ans qu’un coin de table en verre est dangereux. l’enfance. mais à 2 ans. la rédaction du troisième grand livre. quand le petiot explore son univers comme un aventurier sans frontières. même si c’était évidemment très plaisant et conforme aux attentes exprimées clairement dans ce grand livre. que va s’établir une formidable liste de « Faut pas faire ça ! ». Comme nous l’avons mentionné précédemment. Il acquiert donc.couvert. à ne pas faire. conscient des dangers et des pièges. on ne peut pas faire ce qu’on veut dans la vie. outre son Catalogue des sensations et des émotions. et c’est avec une certaine philosophie acquise par l’éducation qu’il accepte que ce ne soit pas toujours le cas. à contrecœur. agréable et conforme à son vaste Catalogue. qu’elles soient plaisantes ou pas. mais également pour leurs plaisirs personnels aussi nombreux que variés. Mais voilà. Tout lui revient. à un moment où l’esprit humain est vulnérable et n’a pas encore édifié de barrières. Viendra donc. C’est également durant cette période. Le Traité des interdictions et obligations des Puisqu’elle s’amorce très tôt. Mais il en rêve ! Et ce dont il rêve est forcément plaisant. un long traité des choses à faire et. L’important conflit 21 . l’éducation parentale constitue les contreforts d’injonctions qui vont devenir la base de futures opinions fortes. Jamais dans toute sa vie un être humain ne se sera autant fait dire non. voire de certitudes. l’être humain est d’abord et avant tout un immense ego. surtout. un corps lourd qui exerce sur tout ce qui l’entoure un phénomène d’attraction par gravité. Le parent.

Ils deviennent dès lors des inadaptés sociaux plus ou moins récupérables selon les solutions proposées qui. il n’est pas toujours inspiré par la logique et la cohérence. a été établi par l’ensemble de l’éducation reçue. La célèbre crise de l’adolescence n’est rien d’autre qu’un conflit direct entre ces deux grands livres. lequel. inversement. ceux qui n’y parviennent pas. un enfant laissé à lui-même serait constamment sollicité par son Catalogue et deviendrait littéralement impossible à vivre. d’où une inévitable rébellion chez plusieurs. l’importance et le contrôle exercé sur elles vont plus ou moins contribuer à faire de cette personnalité une bonne ou une mauvaise addition à l’ensemble de la société selon. Le Traité des interdictions et des obligations est fondamental 22 . cela provoque même de véritables crises dont l’essence. Il découvre que certaines choses déplaisantes doivent être accomplies malgré tout et que malheureusement certaines choses plaisantes ne le doivent pas. les paramètres de celle-ci. devant les obligations déplaisantes prescrites par ce même Traité. Sans le Traité. Certains Traités sont en effet de véritables horreurs à leurs yeux. Les autres. selon eux. finissent par détruire en grande partie le contenu du Traité des interdictions et des obligations. bien sûr. C’est souvent très irritant. la plupart des êtres humains ressentent très tôt dans leur vie une profonde frustration quand ils sont face aux articles plaisants de leur Catalogue qui sont proscrits par le Traité et.d’intérêts qui naît alors entre son Catalogue et son Traité façonne sa personnalité. pourraient les faire sombrer dans un abîme sans fond où se loge l’amorce d’une vie chaotique. il leur est imposé et. En d’autres termes. puisqu’il ne vient pas d’eux. et vivre sous la férule de ces derniers est insoutenable. ces paramètres vont déterminer qu’une bonne addition est une personne qui gère bien son Catalogue mais toujours dans le respect absolu des termes clairs du Traité. tôt ou tard. Il faut bien l’admettre. rappelons-le.

des vies seront fauchées. mais aussi. à Rouen ou à Kaboul. dans le contexte de notre propos. l’être humain se distingue ici de l’animal. Son origine. l’éducation scolaire à tous les niveaux ne s’intéresse guère au contenu du Catalogue et du Traité. partout dans le monde où la guerre et les conflits sévissent. L’environnement culturel – donc social et religieux entres autres – va largement contribuer à rédiger un Traité acceptable pour certains. Estelle acquise par l’enseignement de valeurs spirituelles ou innées de par le caractère spécifique de l’être humain ? Le siège de la morale se situe au cœur du traité des choses à faire et des choses à ne pas faire. 23 . Une fois de plus. L’Encyclopédie des connaissances et du savoir Ce n’est pas toujours le cas selon les milieux culturels et sociaux. des tours vont se mettre à tomber. de manière générale. selon l’intensité et la nature de l’éducation qu’il reçoit . des lois sévères seront adoptées en fonction du Traité collectif de communautés qui ne pensent pas comme les autres. mais en théorie. Le Traité d’un petit enfant de Calcutta ne sera certes pas le même que celui d’un autre né à Sydney. mais que d’autres jugeraient insoutenable. et inversement. Ce grand livre varie toutefois d’un individu à l’autre. Elle va plutôt tenter de guider l’esprit humain dans la fabrication d’un quatrième grand livre. Tous les extrêmes logent à l’enseigne des perceptions de la différence. mais on note également des variations d’un groupe culturel à un autre.pour la vie de l’être humain. Des guerres vont être déclarées. Un aspect important du Traité concerne la morale. particulièrement dans sa vie en société. n’a donc aucune importance. comme on a pu le constater au Rwanda ou au Moyen-Orient notamment.

la maîtrise de connaissances usuelles sur les corps vivants et leur mode de fonctionnement. en somme ! Il apprend tout ! C’est à partir de cette Encyclopédie qu’il pourra d’ailleurs amender fortement le dernier grand livre dans la bibliothèque de son existence. le droit. de rafraîchir son Catalogue et peut-être même de modifier certains aspects de son Traité. de découvrir et d’inventer.. l’économie. L’Encyclopédie renferme de précieux trésors qui constituent la connaissance et le savoir. Il apprend. Et la liste s’allonge. Le livre qui nous intéresse dans cet ouvrage parce qu’il est celui qui va créer et gérer l’environnement dans lequel l’homme évoluera ! C’est lui et non pas l’Encyclopédie qui nous dira pourquoi vous n’y croyez pas ! Le Recueil croyances des Nous sommes passés à un cheveu de l’intituler la Bible des croyances.Il accumule des connaissances autres que celles propres à son milieu et qui vont se recouper avec d’autres pour forger avec le temps un esprit capable d’explorer. L’éducation parentale. qui varie évidemment selon chacun. mais après mûre réflexion. le terme recueil nous est apparu moins péjoratif. de comprendre. la maîtrise également de concepts philosophiques. sur l’histoire des peuples et des événements. de modes de pensée. 24 . permettra à l’être humain d’exercer un métier. d’analyser.. la géographie des lieux. La maîtrise d’une langue ou de plusieurs. la maîtrise du fonctionnement de phénomènes physiques et matériels par la chimie. Peu importe le domaine ! Cette Encyclopédie. la physique et l’ingénierie. la maîtrise des chiffres et des nombres. ou de phénomènes psychiques et psychologiques. puis scolaire et. en plus de solidifier les mesures contenues dans son Cahier de survie. une profession qui lui permettra. la maîtrise des phénomènes sociaux qui touchent la politique.

fruits d’une existence qui se déroule dans un univers matériel à trois dimensions. au-delà de son entretien méticuleux des mesures adoptées dans son Cahier de survie. avec son propre bagage. on accepte que tous les goûts et les couleurs soient dans la nature. il a une personnalité distincte et ses cinq grands livres. il va se mettre à réfléchir. Jeune ou vieux. bien sûr. Et c’est là que survient le problème ! On veut maintenant qu’il adopte un système de croyances. finalement. exerce son attraction sur celui-ci et subit la sienne. En d’autres termes. Mais attention ! Contrairement à ce qu’on pourrait penser. Le premier à se présenter est tout naturellement le porteur de « la bonne nouvelle » : la religion. Ils s’entremêlent tous.enfin. en général. il 25 . le Catalogue. ne se pose jamais de questions et n’a aucun système de croyances. Vous avez compris. que cette analogie des cinq livres soigneusement rangés dans une bibliothèque s’arrête ici. celle de son milieu de vie vont façonner dans l’esprit de l’être humain un système de croyances très particulier. indépendamment des interdictions et des obligations de son Traité. élaboré par un processus de réflexion. Ecce ego Voici donc l’ego humain dans toute sa splendeur. Si. à déduire et. et parce que son Encyclopédie des connaissances et du savoir est pleine à ras bord. Les Recueils de Croyances de tout un chacun entrent en harmonie ou en conflit les uns avec les autres. à penser. Ils s’y mettent tous ! Chaque être humain qui en côtoie un autre. C’est d’ailleurs ce qui achève de le distinguer de l’animal. L’animal ne réfléchit pas. le Traité et l’Encyclopédie. il n’y a pas que la religion et toute autre forme de spiritualité qui viendront le solliciter pour qu’il adhère à une croyance. et l’homme consulte régulièrement à la fois le Cahier. au-delà des articles contenus dans son Catalogue des sensations et des émotions. à croire ou à ne pas croire.

complotent l’un contre l’autre pour tenter de créer un équilibre salvateur. spirituel et qui modélise sa personne. et inversement. ou en une fusion des deux corps. au point de Lagrange. social. Cela existe pour les croyances religieuses. Lorsque l’être humain confond les croyances du Recueil avec les faits de son Encyclopédie. lorsqu’un troisième corps s’en mêle. Nous avons évoqué précédemment le fait que c’est là que survient un problème. politiques et les phénomènes sociaux. sans parler bien sûr des phénomènes physiques et naturels qui constituent les chapitres plus cartésiens ou scientifiques du Recueil. d’être le dépositaire de la vérité. comme les bouquins de votre bibliothèque . L’être humain n’est à l’aise avec lui-même que lorsqu’il est certain d’avoir raison. Lorsqu’il est profondément convaincu d’avoir raison. du Catalogue des sensations et des émotions. du Traité des interdictions et des obligations et de l’Encyclopédie des connaissances et du savoir. Il est très important que cela soit bien compris : le Recueil 26 . la conclusion des cheminement autres. mais il finit par tous les englober. Le Recueil est précieux. ils sont reliés entre eux. Le plus souvent.n’en va pas de même pour les croyances ! Se déroule alors très souvent un combat rapproché qui se transforme en une confrontation. se battent entre eux. Tous brandissent alors leur Recueil dans lequel sont énoncées très clairement les choses à croire et à ne pas croire. Voilà pourquoi le Recueil des croyances est en somme la finalité. Il contient le fruit des réflexions et des pensées élaborées à partir des expériences provenant du Cahier de survie. tous ces grands livres ne sont pas séparés l’un de l’autre. chacun tire la couverture à soi dans le but de protéger son propre Catalogue et son Traité. par exemple. un effet de neutralisation comparable. tout autant que les autres livres. Comme nous l’avons déjà dit. politique. C’est lui qui oriente l’individu dans son personnel.

En fait. nous fonctionnons à partir de nos croyances sans trop nous en rendre compte. sachez que ce ne sont que des mots qui signifient la même chose. C’est à partir de nos croyances que nous allons prendre toutes nos décisions. Tout ce que nous expérimentons dans notre Cahier de survie. Pensées. Si nous pouvions en faire une équation. et tout ce que nous apprenons dans notre Encyclopédie des connaissances et du savoir finit par devenir une certitude. tout ce que nous éprouvons dans notre Catalogue des sensations et des émotions. point barre. Nous le faisons et nous le disons. d’actes et de paroles qui est la réplique exacte de nos certitudes. Cela se fait tout seul. un environnement fait de pensées. Nous n’y portons pas plus attention qu’à notre respiration. l’inversion de cette équation signifie donc que le monde dans lequel nous évoluons est en fait le reflet de nos croyances. Notre Recueil des croyances est parfaitement intégré à notre personnalité parce qu’il est la somme de tout ce qui a été pilé et fondu dans le creuset. actes et paroles étant notre environnement. dire ou ne pas dire selon notre Traité des interdictions et des obligations. Il n’est donc pas difficile de comprendre que toute menace extérieure pouvant modifier ou attaquer l’intégrité de ces croyances est insupportable ! La plus grande préoccupation de l’être humain est de se 27 . Nous ne passons pas notre temps à dire : « Je vais faire cela parce que j’y crois » ou « Je vais dire cela parce que j’y crois ». ce sont nos croyances qui sont déterminantes.des croyances chapeaute tout le reste. tout ce que nous devons faire ou ne pas faire. De manière étonnante. Le résultat de tout cela est que nous façonnons un monde. nous ne le faisons que très rarement. Et si vous préférez les appeler « certitudes » ou « convictions ». Nous ne réfléchissons pas plus qu’il ne le faut à la source motrice de notre geste ou de notre parole. elle correspondrait à ceci : E = Pe X A X Pa. une conviction profonde : une croyance.

pas plus que les croyants n’ont de preuves de son existence. dans un cas comme dans l’autre. Donc. » Leur non-croyance devient en fait une croyance inversée. Ils n’ont pas de preuves de la nonexistence de Dieu pour affirmer quoi que ce soit. La plus importante des croyances : Dieu À titre d’exemple. Dieu est sans contredit la plus importante croyance qui soit. mais plus encore. et la nuance est essentielle : « Je crois que Dieu n’existe pas. Ceux qui disent : « Dieu n’existe pas » disent en fait : « Je ne crois pas que Dieu existe » . cette croyance est le résultat de plusieurs influences provenant de tous les autres grands livres. Il peut être plaisant de croire en Dieu parce que cela stimule une émotion ou une sensation de profonde sécurité. C’est donc non pas un fait de l’Encyclopédie. mais une croyance du Recueil. la protection de nos croyances quant à elle représente l’ultime protection sans laquelle notre petit monde risque de basculer dans un chaos destructeur. plaisante ou non. prenons Dieu. donc. Certaines croyances sont plus sensibles que d’autres. ils disent. Cette croyance peut également être le fait de réflexions issues de données contenues dans l’Encyclopédie : 28 . et s’il est vrai que l’instinct de conservation est l’instinct primaire du Cahier de survie. Autant les premiers disent avoir la foi. Cette croyance peut également avoir été imposée et inscrite dans le Traité par les parents et le milieu. ou la plus grande non-croyance qui soit... autant les seconds brandissent une certitude parfois agressive qui lui est quasi équivalente. ce qui est très souvent le cas .protéger. la croyance en Dieu devient obligatoire et s’inscrit tant en première page du Traité que dans le Recueil des croyances. le Recueil prenant soin d’inscrire les non-croyances sous la forme subtile d’une inversion.

Ces données de l’Encyclopédie sont inscrites à jamais dans le Recueil des croyances. visible. comme ce fut le cas pour les centaines de milliers de morts causées par le tsunami de 2004. elle se révèle un mystère permanent dans ce qui constitue l’ensemble de l’être humain. C’est une croyance occidentale fortement répandue provenant d’un ensemble de données. cette croyance. entre autres. c’est un peu tout cela en même temps : une série d’influences provenant de tous les autres grands livres. à titre d’exemple des désastres naturels. des massacres de populations entières. Et très souvent. nous avons entendu : « Je crois que Dieu n’existe pas. » Des faits réels viennent alimenter les contenus dans l’Encyclopédie réflexions et soutenir la croyance. pour laisser ainsi des hommes massacrer impunément femmes et enfants. La seule exception durable chez plusieurs est le 29 . Elle sublime la croyance et propulse l’esprit humain dans un domaine qui n’a plus aucune relation avec l’instinct. il est généralement admis de tous que tout ce qui n’est pas matériel. l’intellect et le mental. alors que chez les aborigènes d’Australie. c’est l’inverse. Quant à la foi. ces mêmes faits n’auront aucun impact sur la foi des autres pour qui les voies de Dieu sont impénétrables. démontrable et mesurable est très suspect. et s’en tirer à bon compte. etc. des attentats terroristes. Récemment. Ce qui suspect est Mais comme l’être humain vit dans un monde matériel à trois dimensions. Inversement.« Je crois que Dieu existe parce que la nature des conditions d’apparition de la vie est trop complexe et diversifiée pour être tributaire d’un hasard quelconque » et « Je crois que Dieu n’existe pas parce que les preuves existent que le temps contribue à favoriser naturellement les conditions nécessaires à l’apparition de la vie ».

plaisant. Le Cahier de survie est très clair sur ce sujet : « Ce n’est pas le moment de rêver. la démocratie. Sans exception. » Le Catalogue des sensations et des émotions n’en démord pas : « Si c’est plaisant. fera partie du Recueil de chacun. à façonner la personnalité de l’individu et plus qu’il ne s’en doute. par l’éducation parentale. tout le monde a un Recueil. nous le répétons. qui peuvent générer le fanatisme le plus extrême. engendrant le nihilisme le plus intégral. Le Recueil contient une grande variété de croyances.monde spirituel ou religieux bien organisé qui. ou de noncroyances. elle ne prend aucun parti. mais ajoutons donc pour notre propos les croyances et les non-croyances très particulières qui sont l’objet de cet ouvrage : les anomalies[5]. Tout le monde a ses croyances dans plusieurs domaines. tout le monde n’accorde aucun crédit à ce qui s’oppose à leurs croyances. on le fait . on le prend. les chapitres spirituels finiront par prendre une formidable expansion. le capitalisme. la peine de mort. scolaire et souvent même celle du milieu – donc le Traité –. à dominer entièrement son existence. L’être humain est confronté toute sa vie à une réalité fort simple. il faut survivre. Elle ne dit pas ce qui est bien. Mais qu’importe. interdit ou pas . contrairement aux livres précédents. le Traité et l’Encyclopédie. » Quant à l’Encyclopédie des connaissances et du savoir. et bien entendu. n’est pas du genre à faire dans la dentelle : « Cette croyance est totalement inacceptable. énorme et contribue. l’argent. l’évolution de l’homme. Mais avec le temps. la pratique ou la non-pratique. on le dit. on s’abstient ! » Le Traité des interdictions et des obligations. L’avortement. sinon. elle ne fait qu’étaler des faits : « La pesanteur d’un objet est 30 . point barre. tout comme le Catalogue. comme nous l’avons déjà dit. Ce Recueil est vaste. la liste est interminable . se modifier par amendements importants ou s’émousser jusqu’à ne plus exister. quant à lui.

Avant Darwin – et notez bien encore de nos jours. sa position dans le système solaire primant sur le Soleil sont d’autres croyances fondamentales qui ont dominé la culture scientifique de nombreuses époques. La question ici n’est pas de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas ou ne l’est plus. Le contexte dans lequel sont reçues les données qui vont constituer l’Encyclopédie s’apparente souvent à celui du Traité et du Recueil. La nonrotondité de la Terre. Elles font sourire aujourd’hui. Puis. ». dans le jardin d’Éden.81 m⋅s−2. 31 . » On n’en sort pas. Il s’agit de prendre conscience que ces données sont consignées dans l’Encyclopédie de chacun comme une vérité. le professeur qui fait de même.. C’est ce qui s’est toujours produit. L’histoire démontre comment des faits bien établis. et qu’elle doit alors s’inscrire dans le Recueil des croyances. chez certains –. Les exemples sont très nombreux. Le parent qui enseigne à son enfant certaines réalités de son univers. reconnus par l’Encyclopédie de chacun.déterminée par g = 9. sont devenus des croyances. un jour. parce que scientifiquement démontrée. La vitesse maximale que peut subir un être humain est passée de 50 km/h à plusieurs g . tel qu’il est aujourd’hui. « Les preuves démontrent que. Cette dernière croyance a perduré pendant des centaines et des centaines d’années... l’expert ou le spécialiste qui s’exprime en public ou dans les médias énoncent ces faits comme des vérités : « Il a été établi que. mais à l’époque elles constituaient la base du savoir. depuis toujours. de nouvelles découvertes ont entièrement démoli la structure même de ces croyances. la saignée était autrefois considérée le plus sérieusement du monde par les médecins comme la seule et unique méthode pour permettre aux humeurs malignes de quitter le corps. l’univers avait été créé en sept jours par Dieu. jusqu’au début du XXe siècle[6]. une indiscutable vérité d’ailleurs. ». et l’homme également.. Cinquante fois vingt font mille. de même que Helsinki est la capitale de la Finlande. il y a une certaine finalité.

Jusqu’à tout récemment. que vaudront-ils dans 20. Nous avons retenu ce passage. qui établissait des analogies téméraires entre les formes des têtes animales. la théorie de la relativité généralisée a non seulement montré les limites du système de Newton. Ces faits bien inscrits dans le béton de notre Encyclopédie et devenus de véritables croyances. Il est facile aujourd’hui de se moquer de ces époques et de ces gens qui. l’aspect des visages et les caractères individuels. Descartes. l’atome n’existait pas et on décantait la nature en quatre éléments : le feu. Quelle vérité si ferme et si assurée ne sera pas remise en cause demain ? Voilà ce que nous devons retenir. la terre et l’eau. l’air. étaient à des lieues de la « vérité ». mais l’astrophysique en découvrant les galaxies a redécouvert les tourbillons célestes. Les sciences ne progressent en fait qu’en rectifiant constamment leurs erreurs. s’est bien moqué des fameux tourbillons de M. ce grain indivisible [7] dont nous avons découvert la nature à partir du tableau de Mendeleev avant 1969. Certaines sciences. qu’elles sont toujours confrontées à l’erreur. puisque toute découverte scientifique sur un quelconque phénomène contient par nature l’invalidation des explications antérieures sur le dit phénomène. Mais ce qui paraît encore plus grave. que la recherche est un effort incessant pour tenter d’échapper aux erreurs du moment. Le siècle de Newton. ébloui par sa mécanique céleste. Le philosophe Hubert Caron(2) a publié un article intitulé « Qu’est-ce qu’une fausse science ? ». 150 ou 300 ans ? Qui aurait cru en 32 . comme la physiognomonie. L’atome. La liste des erreurs scientifiques serait même étonnamment longue. Mais si nous avions vu le jour nous aussi en ces époques. ont finalement été abandonnées. c’est que cette suite d’erreurs rectifiées qui constitue le progrès scientifique est parfois loin d’être une avancée continue produisant peu à peu une somme de résultats acquis et définitifs. n’était finalement pas la plus petite particule avec la découverte des quarks. Ce qui signifie qu’elles se trompent. dans leur ignorance et leur grande naïveté. Et pourtant. nous aurions défendu ces « vérités » bec et ongles.

les données de l’Encyclopédie vont donc s’inscrire dans le Recueil des croyances. Nous sommes tous très mal à l’aise devant l’idée de seulement contempler le fait 33 . ni de près ni de loin. allait devenir l’antibiotique le plus extraordinaire qui soit ? Qui aurait cru en 1960 que le perçage d’un diamant. Mais c’est là que survient un autre problème. Il est même certaines modifications au Recueil pouvant possible que nuire au Catalogue ou modifier substantiellement le Traité soient à ce point inadmissibles qu’elles ne seront tout simplement pas étudiées. L’être humain accepte-t-il qu’on vienne cambrioler de la sorte son Recueil pour en modifier les données ? Jamais sans se battre ! Et surtout pas avec des arguments qui ne seraient pas dignes d’être inscrits en lettres d’or dans l’Encyclopédie. un ordinateur capable de faire quelques milliers d’opérations par seconde. mais surtout parce qu’on ne veut pas que cela existe ! Le refus croire de Le refus de croire est beaucoup plus au cœur de certaines attitudes ou positions qu’on peut le penser. Il n’est donc plus question d’y croire ou de ne pas y croire : on refuse d’y croire « Parce que cela n’existe pas ! ». cette substance utilisée pour nettoyer des instruments de laboratoire.1952 que l’Univac. allait être effectué en quinze minutes par un laser à rubis. en 1965 ? Qui aurait cru en 2009 que des créatures visitaient la Terre depuis toujours ? extrahumaines demanderont peut-être les habitants d’un futur pas si éloigné ! Graduellement. une opération exigeant un minimum de vingt-quatre heures. pour y demeurer tant et aussi longtemps que d’autres données encyclopédiques ne viendront pas les contredire ou les infirmer pour les remplacer. allait être supplanté en 2009 par un Cray pouvant effectuer un million de milliards d’opérations dans le même temps ? Qui aurait cru en 1935 que la pénicilline.

que nous avons peut-être commis une erreur en croyant en telle ou telle autre chose. Cela ne cause aucun problème. parce qu’au fond ce n’était pas une conviction ou une croyance au sens précis du terme. » C’est un fait erroné de l’Encyclopédie qui avait pris le chemin du Recueil et qui maintenant est une croyance modifiée. Par contre. » On y croyait et maintenant on apprend. « J’ai toujours cru que Helsinki était la capitale de l’Islande. Ils refusent d’y croire parce que cela vient jouer dans leur Catalogue des sensations et des émotions. dans son chapitre sur l’amour et l’admiration. mais également dans le chapitre du Traité des interdictions et des obligations portant sur le respect de la famille et. Or. surtout.. Les faits précédents avaient déterminé une croyance mais qui se doit maintenant d’être modifiée. Une erreur de ce genre est corrigée rapidement et on y survit. C’est même à ce point inconfortable qu’on peut presque parler de douleur. ils vont nier l’évidence. la douleur. preuves à l’appui. les preuves. je viens d’apprendre que c’est la capitale de la Finlande. Ils refusent d’y croire. tant physique que morale. qu’il est plutôt mort dans un hôtel miteux dans les bras d’une prostituée et très loin des champs de bataille. défiant les faits. où il n’a d’ailleurs jamais mis les pieds ! Les nouveaux faits sont là. certains vont résister farouchement. l’accablant constat. est inscrite en lettres de feu dans le Catalogue comme une sensation extrêmement déplaisante. Or. « J’ai toujours cru que mon grand-père était tombé au champ d’honneur durant la Seconde Guerre mondiale. Il y a trop 34 . dans cette croyance héritée du témoignage vibrant de leurs parents et inscrite dans l’Encyclopédie des connaissances et du savoir selon laquelle grand-papa était un grand homme. Or. un héros de la guerre ! Ils refusent d’y croire parce qu’il y a trop à changer. Que ne ferionsnous pas pour l’éviter ! Il y a une grande différence toutefois entre savoir et croire..

le jugement de valeur qu’une personne peut avoir sur un homme qui fréquente des prostituées. à contourner. les principe valeurs. l’homme. est niée afin de préserver une excitation minimale du psychisme . Si l’individu affecté par cette situation veut continuer de vivre avec ses certitudes. Tout cela. Non seulement parce qu’il n’y croit pas. à défier. « Je ne peux croire que grand-papa fréquentait des prostituées. pour protéger ses acquis. la personne dit : « Je refuse d’y croire. Il n’hésitera pas à se défiler. démontre qu’au bout du compte. ce qui est généralement le cas. la morale font partie intégrante d’un d’éducation du Traité et voyagent jusqu’à l’Encyclopédie. et comme plusieurs le démontrent quotidiennement. Il fera tout pour se protéger. tout ce qui pourrait causer de l’insatisfaction se voit refuser la prise en charge. malgré son intelligence. et jusqu’au Recueil. qu’il le veuille ou non. » Parce qu’elle refuse que cela soit vrai ! Parce qu’elle ne veut surtout pas que cela soit vrai ! La douleur est trop intense. blesser et même tuer. Très souvent. malgré sa supériorité sur l’animal. en ce sens que la crédibilité de beaucoup d’autres informations provenant de ces sources ou de sources similaires serait alors grandement ébranlée si l’admission des nouveaux faits devait se produire. que cela lui paraisse inacceptable ou pas. Or. cause de déplaisir. du revers de la main. La réalité. ce portrait de l’être humain qui évolue en fonction des écrits qui se trouvent dans les cinq grands livres. partage avec ce dernier l’instinct premier. Cela porte un nom : le déni. mais parce qu’il refuse la simple idée d’en venir un jour à y croire.de conséquences. dans certains cas. il ira jusqu’à voler. donc ses croyances. nous fait savoir l’Encyclopédie. le déni repose sur le principe du plaisir. » En fait. il rejettera cette nouvelle donnée rageusement ou froidement. qu’elles soient 35 . primal et primaire de la conservation. Il partira en guerre si nécessaire pour protéger ses croyances territoriales. S’y ajoute également. comme un fait. Je n’y crois pas. comme une croyance. à mentir.

la raison.temporelles ou spirituelles. [5]. Le débat scientifique sur la nature exacte des éléments qui vont constituer l’inné par opposition à l’acquis se poursuit toujours dans la communauté scientifique. le chimpanzé et l’orang-outan. pour chacun des chapitres. [2]. enlèvements extraterrestres. Selon plusieurs. La conscience d’être. Il y aurait près de 150 millions d’Américains convaincus de la réalité du créationnisme. mais il n’en demeure pas moins un hominidé qui partage 98 % de son ADN avec les grands primates que sont le gorille. Ovnis. [7]. une sorte de processus de digestion en quelque sorte. le bonobo. [4]. Les chiffres entre parenthèses renvoient le lecteur à « Références et documentation ». L’enfant qui vient au monde n’est donc pas une page blanche. [6]. ces données sont à l’origine des rêves. Une croyance qui date de l’Antiquité et qui a donné le mot « atome » : grain insécable ou indivisible. [1]. etc. il est déjà porteur de longs chapitres hérités de son bagage génétique qui vont se révéler graduellement au cours de son existence. expériences de mort imminente. 36 . mais il ne constitue pas un élément-clé de notre propos. à la page 275. le langage et d’autres caractéristiques distinguent l’homme de l’animal. [3].

Des choses ont été vues. 1953 Puisque cet ouvrage prétend expliquer pourquoi vous ne croyez pas aux phénomènes psychiques. psychiatre. Une explication purement psychologique est éliminée. le professionnel le sont tout autant. aux ovnis et à la vie après la mort. l’homme de science. mais ce n’est pas ainsi que cela fonctionne : tous ont un ego et 37 . Carl Gustav Jung. le journaliste. entre autres. mettre sur un piédestal certains grands noms. c’est maintenant la question de ces anomalies que nous allons aborder. Si l’homme de la rue est un ego sur pattes. Personne n’est exempt du contenu des cinq grands livres de la nature humaine dont il est issu. On aime bien idéaliser certaines professions.CHAPITR E2 L’exclusion des hérétiques Je puis seulement dire qu’il est certain que ces choses[8] ne sont pas une simple rumeur.

Cette vieille formulation qui date de l’apôtre Thomas est l’excuse parfaite pour justifier leur aveuglement et. nous avons peut-être déjà perdu de nombreux lecteurs. Si les véritables chercheurs qui ont fait avancer 38 . Franchement. photographiés ou captés sur radar demeurent encore immatériels. ces fameux ovnis qu’on dit avoir vus de ses propres yeux vus. réincarnation. surtout. c’est n’importe quoi !» Ces anomalies sont rejetées systématiquement. Ils sont politiquement. et. scientifiquement et spirituellement inacceptables. donc un Recueil des croyances provenant d’une Encyclopédie en béton armé. mentionné pour la cinquième fois dans cet ouvrage. Ce sont des événements ou des réalités qui n’appartiennent pas au monde vérifiable et mesurable de l’univers matériel.tous sont confrontés à leurs cinq grands livres. socialement. « Cet ouvrage n’est pas sérieux. Elles sont également rejetées par ceux dont le Recueil émet une formulation uniforme et quasi universelle : « Je ne crois qu’en ce que je vois. n’y sont plus. Il en va de même pour fantômes. Notamment. Que dire de ces gens qui prétendent avoir été enlevés par leurs occupants ! Certains d’entre vous éprouvent déjà une réaction allergique à l’évocation du mot « ovni ». le fruit d’une illusion ou d’une erreur d’interprétation. » N’allez pas argumenter avec eux : c’est une perte de temps. il traite des petits hommes verts. leur indolence. phénomènes paranormaux... Si tôt en début de lecture. particulièrement par les gens qui ont une solide formation universitaire. poltergeist. l’ouvrage étant refermé et classé perte totale de temps. Sans exception ! Les anomalies Nous avons désigné tous les thèmes de notre sujet par un simple mot : des anomalies. etc.

le Recueil est protégé.la science depuis des temps immémoriaux avaient adopté cette façon de penser. ils passent pour des illuminés. et de là engendrera le refus d’une promotion. voire une perte d’emploi ou. Dans la littérature spécialisée sur la question des ovnis. nous serions encore à grogner dans des cavernes ! Ces anomalies sont aussi balayées de façon systématique par ceux dont le Cahier de survie indique en toutes lettres qu’une croyance en la réalité des anomalies éventuellement inscrites dans le Recueil des croyances sera interprétée par d’autres comme une faiblesse importante. dans des endroits ne correspondant en rien aux paramètres traditionnels. par des entités non humaines à bord de vaisseaux ou. ou. Devant le inquisiteur grand Nous avons en mémoire un incident typique de ce genre. un manque flagrant de connaissances. considérablement le Cahier de survie. articulant le tout par : « Rien de tout cela n’existe ! » C’est rassurant pour la survie. le plus 39 . voire maltraités. il existe un phénomène appelé l’abduction. conforme au consensus établi par le Traité et comme l’Encyclopédie n’en à rien à cirer. des fous. confortable et plaisant pour le Catalogue. on procède à un rejet global. Qu’à vos yeux ce thème soit une pure fantaisie ou pas. tout au moins. des malades ayant un problème plus ou moins sérieux. Pour éviter tous ces désagréments majeurs. une perte de crédibilité importante au sein Ce qui évidemment affecterait de leur communauté. et font l’objet d’une littérature très abondante(1) ! Évidemment. tout au moins. une imagination débridée et malsaine. Des gens prétendent avoir été enlevés et auscultés. ces gens sont effectivement des dizaines de milliers. mais également tous les autres livres. sinon beaucoup plus nombreux.

malgré ses prises de positions extrêmement délicates. Or. spécialiste de la question des enlèvements extraterrestres. Mack. Peu intéressé par ce genre d’élucubrations. avait fait part de ses travaux au Dr John E. Au départ. fait connaître publiquement son intérêt grandissant et sa position sur ce phénomène des enlèvements. Le chercheur américain Budd Hopkins. voilà qu’un beau jour un certain Dr John E. comme le 40 . ce phénomène tout à fait nouveau. Mais en réalité. Les titres et les honneurs accompagnant son nom sont considérables et sa crédibilité n’a jamais été remise sérieusement en cause par ses pairs. et cela remplit le rôle de protection dont nous avons déjà parlé. Né en 1929 et décédé en septembre 2004 après avoir été heurté à mort par un chauffard à Londres. Il effectua de très nombreuses sessions et creusa la question à fond avec une grande prudence et une grande minutie. confortable.souvent. avec ses propres méthodes et ses propres témoins. Mack. directeur du Département de psychiatrie de l’Université Harvard à Cambridge. ce dernier fut très long à convaincre mais accepta finalement d’assister à une rencontre organisée par Hopkins. le Dr Mack s’est révélé le plus grand chercheur dans ce domaine pour le moins controversé. C’est plus rassurant. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait accepté de se lancer dans cette avenue : la découverte d’une nouvelle forme de maladie mentale est une motivation puissante pour un chercheur appartenant à cette communauté. ils ne passent pour rien du tout parce qu’on préfère les ignorer et faire comme si eux non plus n’existaient pas. plaisant. conforme. C’est à partir de ce moment que le Dr Mack prit la décision d’explorer lui-même. pour des individus en mal de sensations ou d’attention. le Dr Ma c k croyait qu’il s’agissait d’une nouvelle forme de maladie mentale susceptible d’induire ce genre d’hallucinations.

ce fut le coup de grâce. Nous devons commencer à admettre que ce phénomène est tout simplement hors de notre portée actuelle et que nos paramètres de recherche doivent être complètement modifiés. Passport to the Cosmos. Incapables d’attaquer la crédibilité d’un tel homme. Le Dr Mack fut alors approché par le milliardaire bien connu Laurence Rockefeller pour mettre sur pied une fondation de recherche sur le phénomène des enlèvements extraterrestres. avant de rejeter en bloc de manière systématique tous ces témoignages et de les associer aux maladies mentales. beaucoup trop inquiets de voir l’ensemble de leur œuvre être sabordé par un seul individu. Mack dit simplement que. ils tentèrent de se rabattre sur sa personne mais en vain. il faudrait sérieusement songer à modifier certaines approches contenues dans notre Encyclopédie. Une bombe nucléaire venait d’éclater dans le milieu psychiatrique. John E. le phénomène des enlèvements 41 . Une incitation au courage scientifique en somme. Cette dernière phrase est lourde de sens mais surtout de conséquences. et quoique cela menace peut-être le Cahier de survie. Mack. Constatant qu’elles étaient les mêmes que celles qu’ils préconisaient eux-mêmes. Mack écrit : Que dire de cette expérience d’enlèvements extraterrestres sinon qu’elle est subtile dans son essence ! Elle se manifeste dans notre réalité physique mais semble dériver d’une source dont la véritable nature ne permet pas de recueillir les évidences auxquelles nous sommes habitués et qui sont essentielles aux sceptiques qui limitent la réalité au monde physique qui nous est familier. Dans son plus récent ouvrage. si brillant fût-il. Par ces propos. Il publia ses résultats dans un livre(2). aussi vénéré fût-il.grand psychiatre qu’il était. Pour eux. venait de créer un infranchissable fossé pour la très grande majorité de ses confrères. ses pairs tentèrent de discréditer ses méthodes. Puis. que cela plaise ou non au Catalogue. que cela soit permis ou non par le Traité.

Fort de cette déclaration. des politiciens. très court. C’était comme de demander au pape de considérer la possibilité que Jésus ne soit pas le fils unique de Dieu ou que Marie n’était pas vierge ! D’ailleurs. Fascinant ! Ce personnage n’avait pas le centième des références du Dr John E. et pourtant il le traitait comme une saleté sur le tapis. Mack portant sur les changements de nos paramètres de recherche est devenue à nos yeux le symbole unificateur de toute forme de recherche dans le domaine des anomalies. Ce n’est pas tant qu’il refusait de partager les conclusions de Mack – nous n’allions pas jusque-là –. Nous ne fûmes pas chassé de son bureau. Mack. « Enlevez cela de mes yeux ! Alertez le concierge ! » criaient ses yeux. nous nous sommes rendu dans le bureau du directeur médical d’un hôpital psychiatrique de la région de l’Outaouais afin de discuter des travaux du célèbre chercheur et de la possibilité pour son établissement de traiter certains patients selon son approche. pour qui le programme des autres n’est qu’une aberration sans nom. mais presque. plein d’espoir et de confiance. tout au long de notre carrière de journaliste. On peut s’attendre à cela 42 . mais il refusait d’y accorder un seul regard. les seules occasions au cours desquelles nous avons pu observer ce genre de comportement agressif furent des rencontres avec des personnages religieux qui défendaient leur foi bec et ongles et. Dans son monologue. Cette déclaration de John E. Nous étions enthousiaste. le psychiatre en chef indiqua même qu’il était souhaitable pour ses psychiatres résidents qu’aucun d’entre eux ne se balade avec ce livre sous le bras.s’expliquait si bien par la paralysie hypnagogique et hypnopompique. bien sûr. Cette explication était nettement insuffisante. Mack ajoutait également que selon lui les diagnostics effectués auprès de certains de ses propres malades devaient être révisés. Et voilà que leur jaune d’œuf était crevé.

43 . sans même le connaître. ou abductees). Dans les faits. Mack[9] soit aussitôt brûlé vivant sur le bûcher des certitudes scientifiques. pis encore. Contrairement à la rumeur répandue par de nombreux dénigreurs mal à l’aise devant les déclarations d’un personnage aussi prestigieux. Ou même menacé ! Bien au contraire. mais d’évaluer la qualité clinique de l’ouvrage du Dr Mack. « Le Dr Mack peut poursuivre ses recherches et il serait souhaitable que d’autres psychiatres se joignent à lui ! » Ce qui fut fait. leur quotidien : ils sont prévisibles ! Mais des scientifiques. Le comité de révision ne fit aucun rapport et fut dissous. des membres de la profession médicale ? Ce fut un choc ! C’était une belle naïveté de notre part de penser que ces rédacteurs de l’Encyclopédie des connaissances et du savoir allaient s’abstenir de brandir de la sorte leur Recueil des croyances. le bon docteur n’hésita pas un instant à faire en sorte que John E. La question sur le tapis n’était pas de savoir si des extraterrestres enlèvent des gens ou pas. n’allait pas à l’encontre du bien-être de ses patients. une pratique rare mais normale lorsqu’un courant de pensée risque de déstabiliser l’ordre établi. ce qui conduisit le recteur à blanchir entièrement le Dr Mack et sa pratique tout entière. un comité de l’École de médecine de Harvard a révisé le travail de psychiatrie du Dr Mack avec ses sujets (enlevés. C’est leur jeu. le Dr John E. On est à des lieues d’une critique. Le recteur de l’Université a mis sur pied ce comité dès 1994 afin de déterminer si les travaux de Mack. Mack n’a jamais été chassé de l’Université Harvard pour ses recherches étendues dans le domaine des enlèvements extraterrestres.de gens qui vivent de prétentions religieuses et politiques. Sans même le lire et. selon lesquels il écartait l’hypothèse de la maladie mentale comme explication au phénomène. même informelle.

il finit par comprendre que. la cause était entendue et jugée séance tenante. Le simple fait que des milliers et des milliers de gens prétendent avoir été enlevés par des extraterrestres se révélait un phénomène social majeur. Toutefois. Pour cette seule raison. le Dr Mack effectue plus de cent cinquante rencontres et publie une première constatation en cinq points. qu’il soit véridique ou non. Le haut degré d’uniformité des détails entourant l’événement rapporté par les témoins apparemment crédibles dans un contexte émotionnel 44 . Il écrit dans son livre déjà cité : Une théorie voulant seulement commencer à expliquer le phénomène de l’enlèvement extraterrestre doit tenir compte de cinq aspects particuliers : 1. Le premier constat de Mack fut le nombre époustouflant de cas du genre. Personne n’avait donc encore songé à catégoriser leur cas. si le patient persiste. alors c’est la prescription immédiate d’un neuroleptique inhibiteur de dopamine et une série de rendez-vous de suivi médical pour les semaines à venir. Le patient était alors aussitôt diagnostiqué schizophrène au même titre que le sont tous les autres. après avoir questionné ses confrères sur leur attitude lors de révélations du genre par leurs patients. il est institutionnalisé ! Fort de cette constatation.C’est donc de plein gré qu’il a finalement quitté Harvard pour mettre sur pied le Program for Extraordinary Experience Research : une organisation à but non lucratif dévouée à la compréhension de ces phénomènes extraordinaires et financée par Laurence Rockefeller[10]. Éventuellement. dans le cabinet du psychiatre même. il se dit grandement étonné du peu d’intérêt que ce phénomène causait dans sa propre communauté. pas plus que personne ne faisait de distinction entre un malade qui se croit être Napoléon et un autre qui pense être Jules César. Si un pauvre type croit que des extraterrestres l’ont enlevé.

L’absence de maladie psychiatrique ou de tout autre désordre psychologique apparent ou de facteurs émotionnels qui pourraient expliquer les événementsrelatés. 5. Cela. les témoins rapportent presque tous la même chose. La présence de changements physiques et l’existence de lésions affectant le corps des sujets sans qu’aucun facteur psychodynamique ne précède. Aucune explication conventionnelle pour les milliers de rapports d’enlèvements n’existe. démontrent très souvent des lésions qu’aucune maladie mentale ou physique n’explique. 45 . cette démonstration n’ayant pas eu lieu à la satisfaction des critères scientifiques et de la preuve. le Dr John E. le phénomène de l’enlèvement n’existe donc pas. n’ayant aucun rapport avec le sujet A. ils ne souffrent d’aucune maladie mentale.approprié et pertinent à l’expérience vécue. 2. sachant que certaines maladies psychiatriques provoquent chez le sujet des formes d’automutilation. En clair. tout au moins dans notre perspective nord-américaine. 4. il est évident pour le peuple américain que quelque chose d’extraordinaire se passe actuellement. et vivent une expérience qui le plus souvent est associée à une observation d’ovnis par d’autres témoins. puisqu’elle génère la conclusion très hâtive que. Dans un texte publié dans le premier numéro du journal de PEER[11]. les témoins B et C. affirment avoir vu un ovni dans le secteur où réside le sujet A. La recherche tendant à démontrer l’existence physique des enlèvements fait fausse route. malgré le fait que les « expérienceurs » sont les premiers à rechercher ce genre d’explication. et ce. Des rapports d’enlèvements sur des enfants incapables de fabuler ou d’inventer en raison de leur âge : 2 ou 3 ans. 3. À titre d’exemple : pendant que le sujet A dit avoir subi un enlèvement. Mack propose ceci : Malgré le scepticisme officiel et même le cynisme actuel véhiculé dans les médias par le gouvernement et les cercles scientifiques. L’association directe de l’expérience relatée avec l’observation d’un ovni n’ayant aucun lien avec le sujet et que celui-ci n’a pas nécessairement observé pendant l’expérience.

dont. un seul spécialiste au Québec s’est intéressé au phénomène des enlèvements extraterrestres. qu’il s’agisse de la question des enlèvements ou de tout autre événement ayant pu survenir dans la vie d’un sujet. un praticien mal formé peut accidentellement induire dans ses sug estions des réponses à g des questions qui ne sont pas encore formulées. 46 . tenté de déterminer la valeur de certains récits obtenus sous hypnose et manifesté un scepticisme très clair à l’endroit de l’hypnose comme méthode d’investigation. c’est le danger d’une pratique douteuse de l’hypnose.Si notre perception de la réalité est limitée au caractère strictement physique. Il existe également de nombreux cas où le sujet conserve un souvenir conscient et où. Un sujet peut également se sentir libéré sous transe hypnotique et laisser cours à son imagination ou faire plaisir au praticien en lui révélant ce qu’il veut entendre[12]. Le Dr Laurence n’a jamais affiché ouvertement son opinion ou ses croyances concernant la question des enlèvements et n’a jamais rendu public le contenu de ses travaux auprès de ses sujets. Il s’agit du Dr Jean. Un grand nombre de cas sont là pour le démontrer. qu’arrive-t-il si la manifestation du phénomène de l’enlèvement dérive d’une réalité plus subtile ? Si nous devions nous arrêter là où la preuve scientifique place ses bornes. le phénomène des enlèvements ne relève pas que de récits obtenus sous hypnose. en tant que médecin et psychologue. bien sûr. les agressions sexuelles. Effectivement. Il a simplement.Roch Laurence de l’Université Concordia. par la suite. Quoi qu’il en soit. Ce qu’on retient particulièrement du propos du Dr Laurence. ne serions-nous pas coupables de nous priver d’une richesse d’informations fondamentales ? Fait à noter.

Il n’y avait plus aucune commune mesure avec le stoïcisme professionnel qui caractérisait les premiers instants de notre rencontre.l’hypnose permet de faire ressortir des souvenirs jusqu’alors inconscients. En fait. premiers ministres. son milieu de travail. Nous avons d’abord démontré qui était le Dr Mack – le psychiatre. tout comme vous et moi. nous étions alors au Moyen Âge avec un père dominicain de l’Inquisition à qui nous venions de dire qu’un démon plutôt cool venait de nous parler et qu’il serait peut-être intéressant de l’entendre sur les bienfaits d’un trip à trois ! Qu’ils soient médecins. mais dès que le mot « extraterrestre » fut lâché. extrêmement rare. « Quel phénomène. puis d’autres . avocats. Ils n’iront pas tous tuer leurs confrères. chirurgiens. 47 . Que s’est-il passé dans l’esprit de ce directeur de l’hôpital psychiatrique que nous avons rencontré ? Notre démarche était pourtant sérieuse. ces hommes. formelle. juges. peu connu. nous avons commencé à démontrer certains aspects. dites-vous ? » demanda l’homme sur un ton sirupeux. plus intelligents mais toujours et encore conditionnés par le réflexe primal et primaire de se protéger. ses références. mais intérieurement une panique intense provoque une tornade d’émotions lorsque leur univers est menacé. présentée avec soin. colonels ou astronomes. Toujours souriant. troublant et. ne sont que des animaux plus évolués que les autres mammifères. surtout. Graduellement. psychiatres. notre interlocuteur attendait que nous lâchions le morceau. ce fut un retournement de situation frisant l’apoplexie. documents à l’appui. Nous demandions une appréciation de certains travaux concernant un phénomène évalué par un grand psychiatre américain. comme le fit Valery Fabrikant(3).

Et si on cite de nouveau ce mystérieux psychiatre.. l’auteur Pierre Lance fait mal(4) 48 . vous serez même capable d’inventer une histoire concoctée de toutes pièces pour dénigrer sa crédibilité et conclurez comme toujours par : « Voyons donc. pourtant répété à plusieurs reprises. Très honnêtement. les récits d’anomalies ont cet effet sur les hommes de science que l’on prend par surprise. T. il fut évacué avec la chasse d’eau. ces gens-là sont malades. son nom. Les hérétiques Dans un ouvrage plutôt décapant. dans trois mois. Le fait qu’un grand psychiatre dise le contraire a été évacué. mais le simple fait qu’une personnalité aussi forte et renommée que le Dr Mack était en filigrane de notre approche nous avait réconforté quant à l’effet positif qu’aurait notre démarche.. » Attaquer la crédibilité d’un chercheur trop audacieux n’est d’ailleurs pas une très grande difficulté pour la communauté scientifique. à une exclamation de surprise et possiblement à un report de notre entrevue pour analyser plus en profondeur les conclusions de cet éminent confrère. et d’ici quelques jours. nous savions dès le départ que parler d’enlèvements extraterrestres au psychiatre en chef d’un hôpital n’allait pas être une sinécure. Par procuration. Si on vous reparle des enlèvements E. a commencé à s’échapper de votre mémoire. Nous nous attendions à un étonnement. il aura entièrement disparu. sur le banc ! Il est possible d’ailleurs que certains parmi vous aient eu cette même attitude en lisant ce qui précède. votre croyance initiale n’aura pas été ébranlée. « Ce sont des malades ! » va demeurer votre croyance profonde.Et apparemment. Mais non.

Pierre Lance rappelle que Marcel Ferru. Ayant vu ce qui en était de nos propres yeux dans cet hôpital psychiatrique. mit au point un appareil émettant un rayonnement électromagnétique qui détruit les cellules cancéreuses. Elle a été engendrée par deux grands chercheurs. Ils ont été ignorés et méprisés. quant à lui. Il n’y a pas de pardon dans ce monde de blouses blanches. qui firent pourtant la démonstration que. Il y eut aussi Edgar Nazare. Pasteur avait tort et que ce sont les organismes déréglés qui produisent virus et microbes déjà présents dans le corps humain sous forme de germes. une serre réchauffée par le soleil. entre en contact avec l’air plus froid au sommet et génère l’équivalent d’une petite tornade dont les effets directs alimentent des turbines. René Quinton fit une découverte extrêmement importante en injectant de l’eau de mer isotonique au lieu de sang à des enfants atteints de choléra. Toute une polémique existe autour de la vision de Pasteur sur les microbes et les virus. plus rien n’allait nous surprendre. qui gêna considérablement les autorités scientifiques avec sa centrale aérothermique capable de produire une énergie gratuite et non polluante avec une tour dont la base. mais son nom demeure sur une liste noire[13]. la France est le seul pays qui rend ce vaccin obligatoire. a démontré la nocivité du vaccin BCG contre la tuberculose en France. c’est la mise à mort. À ce jour. On prouva son efficacité sur de petits animaux. dans certains aspects essentiels. Sans parler de la célèbre tour émettrice d’énergie par ondes ELF de Tesla.! Il identifie des chercheurs qualifiés de fous par une communauté scientifique frileuse dont les membres craignent plus que tout qu’on s’attaque aux monuments sacrés de leur science. Il 49 . Ils furent tous sauvés. de l’École de médecine de Poitiers. Antoine Béchamp et Jules Tissot. Antoine Prioré.

des autres. ce qui n’est jamais pardonné ! Il n’est pas le seul. qui nous trouble. dans tous les domaines . ils ont fait cavalier seul.. et leur réussite est un affront à la communauté des blouses blanches. Comme nous l’avons déjà mentionné. a même réussi à prolonger la vie de François Mitterrand. ces hommes purs et droits qui contrôlent le savoir ? Le parallèle que nous venons de faire entre les tenants du haut savoir et les ténors de la religion ou même de la politique n’est pas une figure. nous faisant revivre les iniquités typiques de l’Inquisition. Mais alors. L’Ordre des médecins le poursuivit pour « exercice illégal de la médecine ». parfois contre toute logique. C’est la rapidité avec laquelle ils ont été jugés séance tenante par leurs pairs. et personne n’entend plus parler d’eux. Prioré avait soigné ses patients clandestinement. ils ont été excommuniés. les faits accumulés au cours d’années d’apprentissage et qui se retrouvent dans l’Encyclopédie finissent par créer le système de croyances qui constituera ce que nous appelons le Recueil des croyances. L’illusion de grande objectivité que donne au public le 50 . et ce. inventa les physiatrons synthétiques. Brûlé vif sur le bûcher des certitudes. Comme en religion. docteur en médecine et chercheur à l’Institut Pasteur. Mirjko Beljanski. L’un d’eux. Jean Solomidès. Ils sont légion. Chassé de l’Institut.. qui sont-ils. Clandestinement ! Il a été traîné en justice et persécuté au point d’en mourir. des destructeurs de cellules cancéreuses. et il fut oublié. Leur crime ? Ils n’ont pas respecté les règles du jeu.a été remisé par manque de financement. Nous ne sommes pas qualifié pour déterminer si ces gens avaient tort ou raison. vous n’avez qu’à consulter la documentation disponible sur Internet pour vous faire une opinion. il ouvrit son propre laboratoire et guérit de nombreux cancéreux.

Les changements climatiques Doit-on parler de réchauffement global ou de changements climatiques ? Doit-on dire qu’il s’agit du résultat de l’activité humaine ou d’un cycle naturel. c’est la science qui s’exprime. Ce qui n’est pas le cas des hommes de science qui. Par contre. sont perçus comme de grands sages. entourés d’un halo de mystère. ou des deux ? Dans l’histoire moderne de l’humanité. Il ne se manifeste pas uniquement par le stress induit chez le patient qui fait monter sa pression artérielle lorsqu’il visite son médecin. D’ailleurs. et cette perception. C’est.. le seul domaine où se produit une telle réaction. souvent inconsciente. Très peu d’hommes de science s’adressent ouvertement à un large public. Ils sont rapidement évalués et jugés sur place.. à l’exception peut-être d’Hubert Reeves ou de David Suzuki. leur donne une formidable crédibilité. De grandes agences de publicité ont compris depuis longtemps qu’il suffit d’affubler un comédien d’une blouse blanche avec un stylo à la poche et un document en main pour que le message qu’il livre sur la qualité de tel ou tel médicament soit crédible aux yeux de l’acheteur éventuel. le contact est beaucoup plus rapproché avec les religieux et les politiciens. ils sont les oracles des temples grecs. c’est la première fois que les hommes de science ont dû descendre 51 .statut d’homme de science ou de penseur vient du fait qu’une relation très distante existe entre eux. le public est profondément convaincu que lorsque la communauté scientifique s’exprime. Mais récemment les choses ont commencé à changer. les sages. avec la religion. Les scientifiques de nos temps modernes sont en fait les Anciens consultés par les tribus des temps plus primitifs. L’expression « syndrome de la blouse blanche » n’existe pas inutilement.

de mensonge. Ce qui donne à penser que la science ne s’exprime jamais. qui viennent à leur secours. Tant qu’ils se battaient avec des particules invisibles et inutiles aux yeux des gens. et en prêtant attention aux propos qui sont tenus.dans la rue et s’exposer à la mitraille. cela n’affectait nullement leur crédibilité. Al Gore aux États-Unis produit un film sur la question. une situation qui relève de la pensée scientifique allait avoir des conséquences directes sur le way of life de tout un chacun. pour le moment. C’est un mythe. à leur tour. Il est sorti des laboratoires pour se hisser au top 10 du palmarès des choses à discuter sur la place publique. Ils n’ont guère apprécié que s’étale au grand jour la fausse homogénéité de leur pensée. derrière chacun de ces protagonistes se tient une cohorte de scientifiques cités évidemment comme les plus grands cerveaux de la planète et qui. se montrent incapables de s’entendre. les gens qui ne détiennent aucune formation scientifique pour se faire une opinion valable sur la question des changements climatiques. écrivain de science-fiction prolifique décédé en 2008 et qui n’a pas davantage de formation scientifique que son opposant. En réalité. Chacun des camps accuse l’autre de fourberie. Pour la première fois. brandissent le livre de Michael Crichton(5). Il y a bien quelques lois immuables. L’émission de gaz à effet de serre qui accroît le réchauffement global de la planète devient le sujet de prédilection des acteurs de l’environnement. ce qui donne de l’air aux antienvironnementalistes qui. de toute évidence. mais en général il n’y a pas une pensée scientifique. et on le critique vertement parce qu’il n’a aucune formation scientifique reconnue. ses 52 . vous découvrez rapidement que c’est un « copiercoller » des arguments habituellement réservés aux pontifes de la religion et aux doctrinaires de la politique. ce sont les scientifiques qui le font et qui. au surplus. Pour revenir à notre exemple. ne s’entendent pas.

et on ignore les voisins d’en face. on ne veut pas que l’homme en soit le responsable . Il faut lire ici qu’il s’agit d’un article portant sur. On ne veut pas que les changements climatiques existent. Pour des raisons politiques. Ah et puis 53 . ils ne sont pas tous aussi brillants qu’on pourrait le croire. au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. Ce que semble avoir démontré avec brio un des leurs. le professeur de physique Alan Sokal de l’Université de New York fit paraître dans le très sérieux magazine Social Text un article intitulé « Transgresser les frontières : vers une transformation herméneutique de la gravité quantique ». Ils sont allés rejoindre les plaidoyers politiques et les sermons religieux ! Dans les deux camps ! Mais on n’y voit que du feu et on s’accommode avec le camp des scientifiques qui réconfortent dans un cas ou qui inquiètent dans l’autre.causes et ses effets réels citent invariablement les propos de tel ou tel scientifique dont les études démontrent forcément que tel et tel autre scientifique a complètement tort. c’est la croyance qui prédomine et donne le ton aux échanges. on parle de science ici ! On se demande dans un tel cas de figure où sont les mécanismes cartésiens les plus exigeants de la planète en matière de méthode d’accès à la preuve rigoureuse et formelle. Comme vous allez vous en rendre compte. Pourtant. Une fois de plus. L’affaire a fait du bruit mais fut rapidement oubliée. économiques ou autres. et inversement. Comme quoi la rigueur scientifique des chercheurs est un mythe lorsque des intérêts autres que la connaissance pure sont en jeu[14]. ils furent humiliés un jour... sociales. ou alors on ne veut pas que les changements climatiques soient une fiction et on ne veut pas que l’homme en soit disculpé. En fait. L’affaire Sokal En 1996.

Eux savent très bien ce qu’est la transformation herméneutique de la gravité quantique. C’était une grosse farce ! Dans une attaque dévastatrice. Nous n’oserions pas. Nous n’avons pas les connaissances scientifiques nécessaires pour décrypter le sens de sa thématique. l’article reçut l’éloge de plusieurs grands noms du domaine scientifique. nous renonçons à vous l’expliquer. à l’hégémonie de la pensée intellectuelle. C’est une seconde nature. Ils étaient vraiment impressionnés ! Or. le tout rédigé par contre de manière à flatter l’ego surdimensionné des artisans du haut savoir. quelques semaines plus tard. Aucun ! Ce n’était qu’un ramassis d’idioties constitué de déclarations stupides. Sokal éventa la fraude. ils auraient compris dès le premier paragraphe de cet article très long qu’il n’avait aucun sens.non. puisque nous sommes incapable au départ de comprendre ce dont il s’agit. qu’un lecteur le moindrement intelligent. Sokal lance que si les éditeurs de ce magazine très sérieux avaient été compétents et méticuleux. maîtrisent parfaitement ce jargon. la psychanalyse. Le professeur explique qu’il a produit ce canular parce qu’il était inquiet de voir le déclin des standards intellectuels et de la rigueur scientifique... Ce qui n’est pas le cas de ceux qui. 54 .. ridicules et absolument non fondées. tout au contraire. ça leur colle à la peau .. À cela il est possible d’ajouter qu’il existe donc au sein de la communauté scientifique un mythe voulant que hors de la science point de salut mais qu’en ses murs tout est permis ! Sokal s’en prend au dogme. Vous avez bien lu : l’article « Transgresser les frontières : vers une transformation herméneutique de la gravité quantique » n’était que de la frime. et bien sûr. Son article n’avait aucun sens. Il explique avoir utilisé dans son article des concepts scientifiques et mathématiques associés à.

il a gradué premier à 55 . ils écouteront avidement n’importe quel imbécile qui applaudira et admirera leurs énoncés. c’est qu’une communauté quelconque – philosophique. pis encore. aurait trouvé bizarres. Conférencier international. En d’autres termes. mais plutôt d’un homme de science. un physicien théoricien engagé dans la théorie du Tout. » Ce qu’on peut surtout retenir de l’affaire Sokal. ils ne sont pas tous ainsi. Il a des idées folles et extravagantes qui devraient lui aussi lui valoir le bûcher de l’Inquisition scientifique. Michio Kaku Ne soyez pas étonné. et pourtant personne encore n’a osé le contredire ou se moquer de lui. cela vaut pour tous ! Mais heureusement. dit-il. si des savants experts croient que leur hypothèse est la bonne. et qui consiste à découvrir une équation qui. « Personne n’a réagi.sans aucune formation universitaire. et selon Sokal. auteur de plusieurs ouvrages. cette fois nous n’allons pas parler d’un savant rejeté par ses pairs pour ses idées extravagantes. Le Dr Kaku est responsable du Henry Semat Professorship en physique théorique à l’Université de New York. les scientifiques ne sont pas plus objectifs que les personnes qu’ils accusent d’être subjectives lors-qu’elles défendent des théories qui ne correspondent pas à leurs vues. Et pour cause. à l’incongruité de mon texte. politique ou scientifique – n’est pas à l’abri d’un manque total d’objectivité. Bref. pour citer Einstein. Le Dr Michio Kaku est l’un des auteurs de la théorie des supercordes. qui attise actuellement l’intérêt de tous les spécialistes de la physique théorique et de la physique quantique. il est passé comme une lettre à la poste(6). résume la pensée créative de Dieu. non seulement refuseront-ils même d’entendre un avis contraire mais.

à l’image des hommes-singes qui ne comprendraient rien à l’origine ou à l’identité d’astronautes débarqués sur leur sol. le Dr Kaku sait parler aux gens dans un langage plus familier. pour 56 . Comment se fait-il que Kaku résiste si bien à l’élimination par ses pairs ? Parce que. Une bulle dans l’eau bouillante ! Il parle d’un univers parallèle dans lequel l’Angleterre est envahie par les nazis – parce que Churchill n’existe pas dans ce dernier – avec autant d’aisance qu’un cuisinier décrit sa recette de bœuf Strogonoff. Kaku prétend que l’univers n’existe pas sous la forme conventionnelle qu’on lui prête habituellement et qu’il s’agit plutôt d’un « multivers »(7). fort heureusement pour lui. et que c’est ce que lui et son équipe sont en train de réaliser. qu’Einstein était à compléter au moment de sa mort. et considère que le type de civilisation extraterrestre qui pourrait s’intéresser à la Terre est à ce point évolué que nous ne saurions jamais qu’ils sont ici. en 1955. ont assez de classe pour ne pas s’entretuer et de la sorte mettre en péril cette nouvelle science toute récente. Pour le moment ! La carrière de chercheur dans le domaine des anomalies est jalonnée de nombreux épisodes de frustration profonde difficiles à expliquer. Il parle des différents types de civilisations extraterrestres comme s’il s’agissait d’un parc zoologique. Il aime répéter que la solution ou la réponse à nos questions les plus exotiques nécessite une nouvelle physique. Son but est de faire avancer la théorie du Tout. En dehors des aspects extrêmement complexes de la physique théorique. malgré leurs opinions divergentes. Pourquoi les hommes de science ne prennent-ils pas le temps. quelques instants seulement.Harvard en 1968. la cosmologie quantique n’est à la portée que de quelques élus qui. de nouveaux principes et de nouvelles mathématiques – ce que soutenait Mack –.

on a vu l’objet. Voici un extrait intégral du rapport officiel de police : Le témoin s’en vient à la course et nous dit qu’il vient de voir un ovni. sous leur nez. Le conducteur cherche une route. et celles-ci ont couru dans tous les sens. un homme. Là. Je lui ai demandé de me les prêter. d’un coup. attention. de couleur sombre et relativement petit.fouiller un peu plus. On a continué la poursuite. Mais la chose a accéléré rapidement. elle s’immobilise au-dessus d’un troupeau de vaches. qu’il y a une très bonne raison de poursuivre la recherche ? Parce qu’avant même d’y penser ils sont convaincus qu’un intérêt quelconque pour les anomalies entraîne un discrédit immédiat. Il n’y a pas que les scientifiques qui sont atteints de ce mal répandu : les journalistes également. pour voir. parce que ce qui suit risque de vous rendre malade ! En octobre 1990. sa femme et leurs trois enfants sont témoins du passage d’une « chose » très étrange au-dessus de la route 148 entre Thurso et Masson(8). ce qu’elle a fait. n’en trouve pas mais voit un véhicule de police. Il est oblong. Rendus à la route 317. mais il était trop loin. Un journaliste décide à lui seul de ce qui est vrai ! Si vous n’aimez pas lire le mot « ovni » trop souvent. On a décidé. Particulièrement lorsque des anomalies sont au cœur du sujet à traiter. de le pourchasser. On a trouvé ça drôle. L’objet sort de sa trajectoire linéaire et oblique vers un champ vague. Plus loin. mon collègue et moi. 57 . on s’est arrêtés sur l’accotement et quelques véhicules étaient déjà là. mais on l’a perdue. là. comme si elle ne voulait pas être vue. mais pas lui. Elle roulait comme une girouette. Ce point est important. L’homme fait demi-tour et poursuit l’objet qui se situe à la hauteur des fils d’HydroQuébec. allant dans toutes les directions et à différentes hauteurs. Il se déplace à près de 80 km/h. Une des personnes qui étaient arrêtées avait des longues vues (jumelles) et a regardé la chose.

J’ai justement trouvé des ballons. l’un des enquêteurs.. Ce n’était pas des ballons. D’aucune manière. Alors. d’un autre type de ballons du genre air walker. Frustrés de passer pour des imbéciles. ce gars-là : trouve-moi des ballons d’hélium capables de se déplacer à 130 km/h. Ces documents sont considérés comme relevant de la Loi sur la preuve au Canada. toutes concordantes. ce sont des ballons. Sans aucune vérification auprès des enquêteurs privés ou de la police. son hypothèse ne tenant plus. Les policiers sont revenus sur la route 317. » Ce qui s’est passé est fort simple. ça n’existe pas ! Donc. Dans son esprit. Pendant ce temps. » Nous soupçonnons qu’autre chose s’est produit. tout au moins. un journaliste qui avait entendu cette histoire sur les ondes d’une station de radio aurait appris qu’un garagiste du coin venait d’inaugurer l’ouverture de son établissement avec. ça ne vient pas d’ici. sans même tenter de joindre un seul témoin ou. là où étaient les témoins.. Son affirmation selon laquelle rien de tout cela n’existe 58 . notamment. Nous avions en main tous les rapports de police effectués auprès de tous les témoins. Ils savent très bien ce qu’ils ont vu et surtout poursuivi à vive allure. des grappes de ballons multicolores qui ont fini par s’échapper. ils ont souhaité vivement que le journaliste se rétracte et se donne la peine de leur parler à eux : « J’ai un argument à lui mettre en pleine face. le journaliste pond aussitôt un article dans lequel il résout l’énigme de l’ovni de Thurso en révélant qu’il s’agit d’une grappe de ballons et. plus tard.Selon moi.. sa vitesse dépassait 130 km/h. ce sont des ballons.. le journaliste n’avait qu’une pensée : « Rien de tout cela n’existe. Les policiers qui ont lu l’article ont eu une vive réaction. À un moment donné. ils n’auraient perdu ne fût-ce qu’une seconde à poursuivre des ballons. et ont pris une dizaine de dépositions.

Il refuse que cela se produise dans son monde où seuls de petits ballons peuvent énerver quelques esprits faibles. Donc. Cahier de survie. c’est contraire à l’ordre bien établi. Il n’a rien fait du genre et s’est contenté de faire tourner des ballons sur son nez. À la rigueur. soutenu toutefois par une société généralement sceptique et une élite scientifique qui partage entièrement son point de vue. à la normalité du milieu dans lequel il évolue. C’est bien connu ! Ce journaliste avait un bon papier : il se moquait des policiers. son Traité.. Cette « chose » ne peut pas avoir existé. des témoins. Son Catalogue. à lui seul. C’est impossible.. Même s’ils sont policiers. et rétablissait l’ordre des choses. Non seulement cela n’existe pas. Plus tard. enquêteur obstiné que nous étions. semble-t-il ! L’année suivante. son Encyclopédie et son Recueil étaient maintenant à l’abri. apparemment ! Dans ce dossier. aux enquêteurs privés. il ne veut pas qu’elle puisse exister. il a délibérément choisi de ne faire aucun effort de vérification. et leur nouveau patron nous fit comprendre. un appel du chef de police de Thurso nous demandait de ne plus parler à ses policiers. Aucun ! Personne ne viendra le blâmer pour s’être moqué de gens qui prennent des ballons pour des créatures de l’espace. le simple fait de faire toutes ces vérifications aurait été une trahison de sa certitude profonde que « rien de tout cela n’existe ». Il le sait très bien. 59 . Il ne faut pas que cela existe. Ou aux témoins présents. De plus. ils devenaient membres de la Sûreté du Québec. C’est contraire à tout ce qu’il a appris. D’ailleurs.exprime également un vœu formulé inconsciemment. il aurait été très intéressant que le journaliste exige de parler aux policiers avant qu’il soit trop tard. Question de crédibilité. qu’il valait mieux ne plus les interroger. On n’a pas à vérifier l’existence d’une chose qui n’existe pas. mais cela ne doit pas exister.

Il est accompagné de son épouse. de ses enfants et d’un jeune adolescent de 15 ans. Selon lui. À quelques mètres de la Ferme Pagé. outre celle d’un ovni conventionnel. le témoin roule dans son véhicule. que le témoin évalue en estimant qu’il était à une fois et 60 . Il se dirige vers l’ouest. Le directeur des ventes de l’époque n’a pas été retrouvé et le journaliste n’a parlé à aucun des témoins ou des policiers impliqués dans cette affaire. sur la route 148. Il vient de quitter la municipalité de Thurso et se dirige vers Masson. à quelque 500 m devant lui. Veuillez tenir compte de cette explication en parcourant le texte qui suit.L’hypothèse ballons des Avant même de reprendre la scène en détail. il importe de rappeler que la seule explication qui ait été fournie. l’objet observé était un ballon air walker provenant d’une promotion commerciale. Le samedi 6 octobre 1990 à 18 h. a été celle de ce journaliste du Droit. le conducteur voit sur sa gauche. en direction opposée à Montréal. François Gagnon[15]. Son trajet longe la rivière des Outaouais. un curieux objet flottant dans les airs à une altitude approximative de 15 m. Il s’agirait d’un concessionnaire automobile de Buckingham. Il maintient une vitesse de 95 km/h. une route à deux voies de circulation.

demie la hauteur d’un poteau de téléphone. il klaxonne violemment. mais cette fois il est à sa gauche. c’est-à-dire vers l’est. Il n’entend rien et poursuit sa course à plus de 115 km/h. Cela signifie qu’au moment où le conducteur a fait demi-tour. Le véhicule a parcouru un minimum de 2 km à près de 115 km/h avant de rattraper l’objet. ce qui signifie que l’objet est passé du côté nord de la route. Le témoin se rend compte malgré tout que ce n’est pas normal. l’objet avait déjà une forte avance. il fait demi-tour et revoit l’objet. vers 18 h. Un ballon se serait donc déplacé vers l’est-nord61 . l’homme tente de le suivre des yeux dans son rétroviseur mais n’y arrive pas. Environnement Canada a confirmé qu’au soir du 6 octobre. Au premier coup d’œil. avec insistance. l’objet semble être une baudruche avec deux pattes. le vent soufflait dans la vallée de l’Outaouais à une vitesse de 22 km/h en provenance du sud-ouest. Impatienté. et non à celle d’un vent poussif. L’objet se déplace dans le sens contraire. Il n’a encore fait part de son observation à personne dans la voiture. Lorsque son véhicule arrive à la hauteur de l’objet. ce qu’il parviendra à faire au bout de 1 km. Après 300 m. Sa famille commence à s’agiter et lui demande ce qui se passe. pour attirer l’attention de l’objet. Il accélère à grande vitesse pour le rattraper. Ce point est essentiel. l’objet s’immobilise. La manœuvre réussit. d’où l’évidence d’une vitesse comparable à celle d’un véhicule automobile. C’est son épouse qui le ramène à l’ordre en lui demandant de cesser tout de suite avant qu’un accident survienne. À ce point du récit il est important de faire quelques mises au point. L’objet a réduit son altitude. Les autres voient bien l’objet qui le fascine. mais ils ne sont pas inquiets. Il roule un second kilomètre (en direction est) et finit par dévier en quittant presque la route. du côté sud de la route.

le véhicule du témoin les a faits en moins de soixante secondes. L’homme affirme avec insistance qu’au moment où cela se produit son véhicule s’immobilise de lui-même : « J’ai relâché l’accélérateur et la voiture s’est arrêtée aussitôt. sans que le moteur décompresse. aurait dû être poussé par des vents très violents. après avoir roulé sur 2 km. et personne n’arrive à se souvenir si. Ça s’est fait en douceur. pour voyager à cette vitesse. le conducteur. il faut plus de cinq minutes. s’il s’eût agi d’un ballon. » Son épouse a déclaré qu’elle ne sait pas si son mari a appliqué les freins parce que son regard n’était pas dirigé vers les pédales . Donc. Aucun autre véhicule ne circule à ce moment. L’objet pivote sur son axe sans 62 . deux ou plusieurs : « Il n’y en avait pas lorsque j’ai fait demi-tour en tout cas ». C’est alors que le moment spectaculaire survient. sans que j’aie à freiner. aurait dû attendre quatre minutes pour que le ballon passe de nouveau à sa hauteur. » Nous avons longuement insisté auprès de lui et de son épouse pour comprendre le sens de ses paroles. Le témoin est donc à son tour immobile en plein centre de la voie. Quand un véhicule est lancé à 115 km/h et qu’on enlève le pied de l’accélérateur. « C’était comme un bateau qui file à toute vitesse et s’écrase dans l’eau. elle reconnaît néanmoins que l’arrêt fut remarquablement doux compte tenu de leur vitesse initiale. je n’ai jamais vu ça. il s’immobilise après avoir roulé sur son élan sur une distance pouvant atteindre une centaine de mètres. du côté nord. Ce n’est pas ce qui s’est passé. L’objet est maintenant à la hauteur des fils électriques de l’autre côté de la route. ils en ont croisé un seul. depuis le début de la course. Il a fallu deux bonnes minutes au véhicule avant de rattraper l’objet qui. Pour parcourir 2 km à cette vitesse. Or. bien au contraire. puisque aucune rafale n’a été signalée.est à cette vitesse. d’affirmer le témoin. Reprenons le récit à l’endroit où le témoin rattrape l’objet et klaxonne sans arrêt pour qu’il s’arrête.

Les témoins vont définir celle-ci comme non terrestre. » Le témoin constate alors que celui-ci est lumineux. c’est l’un des enfants qui finit par dire : « Comme un California raisin ! » On se souvient de cette publicité où l’on voit des raisins danser sur deux pattes. L’épouse dit alors : « Regarde son ventre. ou alors celle-ci ne fait qu’un avec le tronc. Sa forme est curieuse. qui pourrait tirer sur le brun jaune. Nous n’avons pu obtenir rien d’autre comme explication. c’est quelque chose qu’on n’a jamais vu avant ». Les jambes ont. les témoins. jusque-là indifférents. aux trois quarts de leur longueur. C’est quelque part vers le haut de cette forme qu’une lumière rouge très intense apparaît.. C’est alors que la lumière rouge diminue d’intensité. alors qu’au-dessus elles sont très rigides.. surtout les adolescents. et tous 63 . Deux longues jambes minces pendent mollement sous lui. répondront qu’« une lumière non terrestre. agitant leurs bras. Après plusieurs tentatives de comparaison.toutefois que bougent les jambes (à noter qu’à un moment tous seront convaincus que cet objet est vivant). Impatientés par notre insistance. sont pétrifiés. Les jeunes. derrière l’objet. Ils n’étaient toutefois pas gênés par celui-ci. et c’est cette définition à laquelle le journaliste s’est arrêté. de toute évidence. La tête-tronc est d’une couleur indéfinissable. un mélange indéfinissable de vert lime. ne peut donc pas être un reflet du soleil. Le corps n’a ni bras ni tête. concluant aussitôt qu’il s’agissait d’un ballon air walker. Les jambes semblent molles sous le genou. Pas un mot n’est échangé dans la voiture. Les yeux de tous sont rivés sur cette lumière qui émane de la créature. une grosse articulation très visible et elles se terminent par un très gros pied droit et un pied gauche plus petit de couleur très sombre. La vive lumière rouge. Nous avons tout de même pu établir qu’à ce moment le soleil était encore dans le ciel. Il eût fallu qu’il pousse son investigation un peu plus cependant.

Dès que la lumière rouge provenant des yeux s’éteint. C’est la seule occasion au cours de laquelle la chose a été vue de face. il s’emballe et roule sur plus de 3 km. se retrouve dans un cul-de-sac. la créature – ou la chose – reprend sa course vers l’est tout en s’éloignant à l’intérieur des terres. Elle se dirige en dehors du circuit routier. Il s’y engouffre et. il a non pas entendu. atteignant une vitesse qu’il est gêné de révéler. Le témoin voit alors une vieille route qui pénètre dans les terres. lui disant : « Fichez-moi la paix. en tournant vers la droite. Le témoin a vécu quelque chose de particulier. elles sont assez larges. il la retrouve et accélère. La têtetronc fait environ 1 m de large sur un peu plus de 1 m de longueur. Les jambes ont un peu plus de 1 m de long . mais il raconte ne pas en avoir parlé au moment où cela est survenu. Il fait demi-tour. Les yeux sont de la grosseur d’une tasse à café. soit 15 cm aux cuisses et 25 cm aux mollets. Trois autres kilomètres plus loin. La chose n’est plus là. » Son épouse confirme avoir éprouvé très clairement la même chose. La créature maintient une course parallèle et se déplace à la même vitesse que le véhicule. Il affirme que quand la lumière rouge est devenue très intense. mais ressenti une sorte de message dans sa tête. une fois encore à grande vitesse. puis revient sur la 64 . Une fois de plus. un fait demeure : l’objet circule à grande vitesse pour ensuite s’immobiliser et reprendre sa course. vitesse qui excède considérablement les vents légers de 22 km/h soufflant à ce moment.constatent qu’elle provient en fait de deux énormes yeux très ronds. Les enfants n’ont rien constaté en ce sens. Il perd la chose de vue derrière des vallons. Le témoin la voit de loin. en dehors de l’appréciation des témoins sur le temps et la distance.

Ils ne rient plus ! Ils quittent leur poste de surveillance et se lancent à sa poursuite. ils perdent la chose de vue. En entrant dans le village de Thurso. il a fait près de 10 km et se rapproche du village de Thurso. Elle est à environ 50 m dans le ciel.148. il pense ne pas se tromper. observant la chose. Ils tournent à gauche sur la 317 et aussitôt la voient de nouveau. quand la chose refait surface à 150 m d’eux. ils y sont. une observation qu’avait faite notre témoin principal auparavant. Depuis qu’il s’est arrêté pour voir la chose. diront les personnes présentes. la créature ou l’objet se comporte non pas de manière erratique. Sur ce point tous les témoins s’entendent : la chose. Une demi-douzaine de véhicules sont immobilisés et les gens sont sur la chaussée. au gré du vent. Mais le père a autre chose en tête. Soudain. Ils ne sont plus seuls. mais les policiers se mettent à rire. Ayant déjà goûté à leur médecine. Lorsqu’elle traverse la route 317 de gauche à droite. mais ils s’amusent à ses dépens. Les policiers savent très bien que le témoin n’est pas sous l’effet de l’alcool. Ils assistent à une scène que les parents n’ont pas la chance d’observer. mais selon un plan défini. Il s’arrête. Tout le monde raconte son histoire en même temps. la chose s’est immobilisée au-dessus d’un troupeau de vaches et a accompli un summersault (culbute) qui a dispersé les bêtes en un temps record. Selon eux. Effectivement. C’est alors que les blagues cessent. Il sait que très souvent des policiers se cachent près d’une station de propane pour coincer les automobilistes trop pressés. La chose est en vue. elle pivote lentement sur son axe « pour qu’on ne voie pas son visage ». soit d’ouest en est. située tout près. comme dirigé par une 65 . Les agents constatent sa forme étrange et son comportement mystérieux. Ce qui suit a été complètement ignoré par le journaliste. les enfants s’esclaffent. Elle passe entre la route et l’usine McLaren.

Une semaine plus tard. ni de près ni de loin. nous recevions confirmation d’un couple qui prétendait avoir fait une observation similaire le même jour. et voici ce qu’ils ont rapporté. alors que l’objet se dirigeait également vers l’est. Les policiers rapporteront le même incident que les enfants concernant son effet sur les vaches quand elle pivote de haut en bas. Ils ne riaient plus en observant la chose avec des jumelles. Notez qu’au cours de toutes ces observations pas un son n’a été entendu en provenance de l’objet. pouvant s’immobiliser et reprendre sa vitesse initiale. L’enquête n’a pas permis d’établir de lien avec une promotion quelconque qui aurait eu lieu en amont de la scène.. Quand on viendra plus tard lui raconter qu’un journaliste prétend qu’en fait ils auraient vu un ballon de fête avec des jambes de papier. et l’un des deux dira qu’il s’agissait d’une expérience terrifiante. il semble évident qu’un ballon air walker ne peut aucunement correspondre à cette chose. Les policiers interrogés sont Stéphane Filiatraut et Jacques Bélanger[16]. à 16 h. Les policiers prennent la relève dans la poursuite à une vitesse excédant 100 km/h. De toute façon. son expression et surtout son langage à l’intention dudit journaliste seront sans équivoque.. La chose cesse d’évoluer vers l’est et se dirige franc nord. ne serait-ce qu’en tenant compte de la vitesse du vent et de la mention très claire des policiers selon laquelle l’objet avançait de manière contrôlée. avec une intention. mais nous allons nous garder « une petite gêne ». Nous avons rencontré ces derniers. Ils ont admis avoir été admonestés par leur chef pour avoir parlé de cette observation aux enquêteurs spécialisés en ufologie. laquelle excédait largement celle 66 .intelligence quelconque.

nous avons pu retracer plusieurs autres témoins qui. tel qu’indiqué précédemment. Ce qui suit est le rapport intégral de l’agent à partir de son rapport d’événement officiel : Dans ce dossier. on a reçu un appel à 18 h 31 de statut A (témoin décédé). ce que nous avons fait aussi. il se met à nous flasher les lumières et stationne son camion dans le milieu de l’intersection. Mais elle a changé de direction et est montée vers le nord. qui nous a interceptés à l’intersection de la route 148 et du rang 4. mais pas lui. Il s’en vient à la course et il semble très nerveux. J’ai donc décidé d’aller vers le nord par la route 317. On a trouvé ça drôle. et le policier qui fut abordé par le tout premier témoin. une peur viscérale. Il était très sérieux et nous a montré l’objet. il a fini par s’en départir. étant donné que ça semblait se diriger vers le nord-est. à l’intersection du rang 5. Lorsque nous avons offert à cet homme la possibilité de reprendre son récit sous hypnose. le témoin principal a avoué ressentir une très grande nervosité. ont tous été très fermes sur un point : leur anonymat. Rendus à l’entrée du bois en longueur. et le décès de son père ne serait pas étranger à cette décision. Six ans plus tard. ce qui est curieux. c’est qu’il se souvient parfaitement de tout. on s’est stationnés. on s’est arrêtés 67 . Il nous dit qu’il vient de voir un extraterrestre (ovni). Locataire d’un commerce. malheureusement. » Or. car la chose venait droit vers nous. À ce moment. nous avons appris que le témoin était décédé. Chaque détail revient avec précision. Rendus à la route 317. Peut-on les blâmer avec l’article du Droit qui les dépeint comme de pauvres tarés incapables de reconnaître « une pognée de ballounes » ? Les deux autres témoins les plus crédibles dans cette histoire sont André P. par moments. mais c’était à environ 500 pieds (150 m) de nous.de vents légers. il a laissé échapper une phrase intéressante : « Je ne suis pas certain de vouloir me rappeler de tout. voire. Dans les semaines qui ont suivi. même après avoir raconté l’observation une dizaine de fois. Il n’avait pas 50 ans ! Depuis la parution de ce dossier.

Sa déclaration est en tout point identique à ce qu’il nous a affirmé. mais rendus près de l’intersection 317 et rang 7. que nous avons rencontré en décembre de cette année-là. mais ce fut négatif. soit André P. on a perdu la chose et on ne l’a plus revue par la suite. ce qu’il a fait. Les documents qui suivent sont la retranscription exacte des déclarations recueillies par le policier dans les jours qui ont suivi l’incident. Voici le rapport du statut B. et je lui ai demandé de me les prêter. car elle roulait presque toujours de reculons (important de retenir ce point). comme si elle ne voulait pas être vue. Et plus loin elle s’est immobilisée au-dessus d’un troupeau de vaches. étant donné sa trajectoire changeante et sa variation de vitesse. en tout cas rien que je connaisse. et celles-ci ont couru dans tous les sens.. comme si elles avaient peur de quelque chose. J’ai contacté l’aéroport du plan[17] pour savoir s’il n’a pas capté quelque chose au radar dans la région de Thurso. Mais on m’a dit qu’un rapport serait transmis à une personne qui travaille en ce qui concerne les ovnis pour Transport Canada[18]. ch. Mais la chose a accéléré rapidement. Selon moi.) sortait lui aussi ses longues vues. statut B (André P. E-10. Pour terminer. C’est aussi une chose qui ne voulait pas être vue. à cause du corps en carapace et des pattes. allant dans toutes les directions et à différentes hauteurs. et c’est la même chose pour mon copain de travail. Cela variait beaucoup. Ces documents sont considérés comme relevant de la Loi sur la preuve au Canada. 38. Ça ne ressemblait en rien à un humain ou à un animal. On aurait dit l’accouplement d’une tortue avec une grenouille. Une des personnes qui étaient arrêtées avait des longues vues et a regardé la chose. Il s’agit en somme de son enquête. Statut A m’a dit que la chose s’est tournée de son côté lorsqu’il a klaxonné et a arrêté. Mais je ne peux vraiment pas dire ce que j’ai vu dans le ciel ce soir. art. ce qu’il a fait lui aussi.sur l’accotement et quelques véhicules étaient déjà là. Presque au même moment. Serait-ce la chose qui dégageait quelque chose ? Étant donné que la chose se dirigeait toujours nord-est. 68 . je suis sûr que ce n’est pas un ballon soufflé à l’hélium. La chose roulait comme une girouette. j’ai décidé d’aller prendre le rang 7 est pour aller faire le tour par la montée du Gore. c’est une chose qui ne vit pas ici.

comme si elles avaient peur. J’ai vu comme un genre de carapace verte et quand je la regardais. Q : À quelle distance la plus proche l’avez-vous regardé ? R : Environ 60 pieds (18 m). Q : Quelle forme avez-vous vue ? R : C’était plutôt raboté (rugueux). Je l’ai regardée pendant environ une minute ou deux. Par la suite. Je. je vous ai suivis dans le rang 7. J’ai remarqué que la chose est passée au-dessus des vaches dans le champ. vers 18 h 32. vous êtes arrivés (policiers). et ensuite j’ai donné mes longues vues aux policiers. Q : Avez-vous vu une tête ? R : Non. Q : Quelle grandeur lui donnez-vous ? R : Plus de 7 pi (2 m).Andr é P. c’était opaque. Le véhicule qui me suivait a aussi arrêté. Q : Croyez-vous que c’était vivant ? R : J’imagine. pas de tête. et à l’intersection du rang 5 ouest j’ai vu quelque chose voler. comme pour que je ne la voie pas. donc pas comme un humain. Q : Était-ce gazeux ? R : Non. et elles se sont dispersées. Q : Était-ce fait comme un humain en ce qui concerne la forme physique ? R : Largeur et épaisseur étaient pratiquement égales. je revenais vers Thurso sur la route 317 sud. déclare solennellement que le 90-10-06. André P. et là j’ai tourné de bord. elle se tournait de côté. Par la suite. On aurait dit que c’était à l’intérieur de son corps.. Q : La vitesse ? 69 . J’ai sorti mes longues vues et j’ai regardé la chose.

en excluant le rapport sur la déclaration du statut A. D’autres déclarations sont en notre possession.. Je ne peux pas affirmer que cette chose était vivante. c’est pas une chose normale.R : On aurait dit quelques milles à l’heure... lequel a fait l’objet des pages précédentes.] libre et volontaire. Je peux certifier que ce n’est pas un ballon. franc est.. Q : Avez-vous quelque chose à rajouter ? R : C’est pas un ballon.] je déclare solennellement [...] déclare solennellement [. cependant je peux dire que ça ne ressemble en rien aux ballons vus dans les journaux cette semaine. Je ne pouvais apercevoir sa tête ni de bras. pas du tout. donc de forme ovale et de couleur foncée . c’était comme un gros oreiller qu’on aurait bourré. mais également inégales... Q : La photo des ballons dans Le Droit ressemble-t-elle à ce que vous avez vu ? R : Pas du tout. Mauric e P. j’en suis sûr. Q : Est-ce un genre de ballon ? R : Non. J’ai jamais vu ça avant. Nous vous présentons donc quelques extraits. Le policier a effectué un travail remarquable.. mais à votre arrivée cela a accéléré.] une forme d’homme et deux grandes 70 . Suzann e E. Q : Cette déclaration est libre et volontaire ? R : Oui.. grandeur humaine. un cerf-volant ou quelque chose du genre [. celles-ci étaient de grandeur humaine. des jambes ballotantes. Je n’ai pas remarqué s’il avait des pieds. [. Q : Cela faisait du bruit ? R : Non. le ballon aurait été dans la direction du vent. mais il serait extrêmement long de tout rapporter dans ce document. [.] Une forme ovale. Pour moi.

On l’a suivi et il roulait à environ 30 km/h. dans une bien fâcheuse position. et le policier considère tout ce qui a paru dans les journaux comme de la foutaise. et il avait des pieds. Je l’ai vu à 80 pi (25 m) de distance et 80 pi (25 m) dans les airs. et on pouvait très bien voir la forme d’un être humain sans tête. 71 . Le corps ressemblait à une carapace de tortue. C’était foncé.. Il allait tranquillement et en ligne droite. c’est sûr. mais la tête comme rentrée à l’intérieur. Tous les ballons et toutes les explications dans les journaux n’ont aucun sens et n’ont rien à voir avec ce que j’ai vu. Vitesse maximale atteinte : 100 km/h. Vitesse variable avec arrêts et accélérations. mais pantoute. Pas vu de tête. Gille s G.. peut-être même 130 km/h. C’était opaque. Ça ne ressemble pas du tout à ce que j’ai vu dans Le Droit. avec les jambes plus pâles. je l’ai vu comme de dos. ça ne menait pas de train. L’objet était solide et massif. Surface de l’objet : carapace de tortue métallique. mais il s’est arrêté dans le milieu du champ. [. peut être gris très foncé. plus nous pouvions constater que ce n’était pas un ballon ou un cerf-volant. L’objet me paraissait de couleur foncée. Ça allait nord-est. voici quelques ajouts provenant du rapport d’enquête du policier en question : Couleur de l’objet : brun vert foncé. Ce n’était pas une chose normale. ça. En terminant. Il allait pas vite. Ma première impression était qu’il s’agissait d’un être vivant. Direction : de franc est à nord-est. au bout desquelles il y avait deux gros pieds. comme s’il ne savait plus quoi faire. Le corps avait l’air rough. comme un gars qui fait des haltères. avec des jambes qui ne semblaient pas être droites comme nous. Il s’est immobilisé quelque cinq secondes.jambes. Il s’est montré agressif à l’endroit de ce qu’il a lu. variations d’altitude.] mais plus nous approchions. dont une était plus grosse que l’autre. Ce n’était pas un ballon.

» Et pour nous. cette réaction s’explique fort bien. et aucun n’approuve ce qu’il a lu. se contentant d’écrire son article sur la foi d’un rapport voulant qu’une promotion commerciale ait eu lieu en même temps à des kilomètres de là ! Si l’affaire s’était retrouvée devant les tribunaux. un agent de la faune. Or. Comme nous l’avons déjà expliqué 72 . Tous les témoins s’accordent sur le comportement de l’objet. Il n’a rien vu et n’a rien demandé ! Il n’a publié en somme qu’une opinion. Dans ce dossier.Seul le témoin aujourd’hui décédé et son épouse auraient vu l’objet de face. Ils s’entendent tous pour dire que d’aucune façon un ou des ballons ne peuvent expliquer ce qu’ils ont vu. cette théorie est celle d’un journaliste qui n’a effectué aucune vérification auprès des témoins. Ils veulent que ce soit un ballon. des années plus tard. Lorsque nous avons insisté auprès des sceptiques sur la teneur très particulière des propos des nombreux témoins de la scène – tant les premiers en voiture que ceux arrêtés sur le pont et les policiers –. qui pourrait ainsi être plus élevée. rien n’a changé. une enseignante. ayant lui-même atteint 130 km/h. Quant au témoin. on retrouve un restaurateur. il est remarquable de constater. il hésite sur la vitesse maximale de l’objet. « Ben voyons donc. et non l’ensemble des faits. un réparateur de machinerie lourde. et rien d’autre. ce journaliste n’aurait même pas été consulté par l’une ou l’autre des parties. Tous ont pris connaissance des photos et des explications du journal Le Droit dans les jours qui ont suivi. Parmi eux. Cela explique la présence de lumières rouges et d’un vert fluo dans leurs déclarations. ce sont des ballons ! Ils l’ont dit dans le journal. que les sceptiques et ceux qui refusent d’y croire entretiennent encore et toujours l’hypothèse du ballon. Il n’a rencontré aucun d’entre eux et n’a posé aucune question aux policiers. deux policiers et trois enfants. La vitesse maximale enregistrée par le policier est de 100 km/h.

» Ceux qui croient aveuglément manquent peut. l’humain n’hésitera pas à se fermer l’esprit à toute information pouvant le menacer. protéger ses croyances. par la suite oblitéré pour éviter aux historiens la lourde tâche de tout revoir le contenu de leur Encyclopédie ? Sans parler de leur Recueil ? Les grandes pyramides et le sphinx ont été construits par des Égyptiens possédant une science très avancée.auparavant. monsieur ! Encore moins les implants. advenant le cas où on lui présenterait ce qui se veut un implant extraterrestre. il accepterait de l’analyser selon des méthodes très rigoureuses. à l’époque président des Sceptiques du Québec. la communauté scientifique et de nombreux autres secteurs de l’activité humaine sont prêts à mentir ou à omettre de dire. comme cet homme. s’est fait demander au cours d’une émission de télévision(9) si. mais ceux qui refusent de croire. pour se protéger. Traité. de sorte qu’individuellement et collectivement toute menace soit écartée. Autre exemple. ne feront jamais rien avancer ! Donc. Il appert que confrontés aux anomalies. Encyclopédie et Recueil – par une position tout à fait contraire à la logique. à la morale et au bon sens.être de perspective. Refaire l’histoire pour des sillons ? Le fameux sphinx de Gizeh aurait-il livré son plus grand secret. Alain Bonnier. il est dans la nature humaine de protéger ses acquis – Catalogue. il y a environ 5000 ans. Il a dit non sans hésiter. C’est un fait de l’Encyclopédie et c’est devenu 73 . Quant au pourquoi de ce refus formel. sa réponse fut encore plus éloquente : « Parce que les extraterrestres n’existent pas.

Par la suite. Le sphinx aurait donc été construit par d’autres que les Égyptiens. ces histoires devraient être placées dans la perspective d’une enquête policière. Pourtant. tous les climatologues admettent que le Sahara n’a connu aucune période de pluie assez importante avant 7000 ans avant Jésus-Christ. ce dernier n’en croyait pas ses propres conclusions. En 199l. vivait encore dans des habitations de terre battue. ils consultèrent des climatologistes. Mais en admettre uniquement la possibilité était trop leur demander. Le vent ne souffle pas de haut en bas ! Il fit donc appel au géologue Robert Schoch de l’Université de Boston(11). La nouvelle souleva une tempête de protestations chez les égyptologues. Cette thèse est soutenue par l’égyptologue John Anthony West après qu’il eut observé que l’érosion à la base du monument était verticale(10). les historiens ont reculé devant l’idée de réécrire l’histoire. Or. Le géologue n’hésita pas un instant : « C’est une érosion causée par l’eau. Or. » Lorsque West avisa Schoch qu’il s’agissait du sphinx.une croyance du Recueil. en théorie. les deux hommes convoquèrent une conférence de presse pour annoncer au monde que le sphinx était âgé d’au moins 9000 ans. Mais tous les géologues consultés par la suite admirent sans sourciller que l’érosion du sphinx avait été causée par l’eau. à une époque où l’homme. cause admise de l’érosion des monuments d’Égypte. 4000 ans plus tôt. Si du sang coule sous la 74 .mêmes. Il s’étonna que le vent. Épouvantés. Il lui montra les photos des sillons sans lui préciser de quel monument il s’agissait. soit 9000 ans. et ils se rendirent sur place et firent des analyses plus en profondeur. le sphinx serait beaucoup plus ancien que les Égyptiens eux. ait pu creuser de si profonds sillons verticaux sur la base du sphinx.

On ne veut pas cela. oubliez tout ! » On ne veut pas admettre que du sang coule sous la porte.porte et que des cris et des coups de feu ont été entendus dans l’heure précédant la découverte. l’attitude est de dire : « Il n’y a rien de suspect. un accident est survenu. si personne ne répond à ses appels. C’est l’exemple typique du bébé jeté avec l’eau du 75 . Il a eu tort d’avoir raison Un jour. Lorsqu’on découvre que cette présentation est le fait d’un amateur et non d’un professionnel. dans le domaine de la connaissance. un suicide ou. un chercheur amateur en paléontologie. il y a fort à parier qu’un crime. un acte répréhensible. « Vous voyez ? Pas de sang ! On passe à autre chose ! » Le refus d’aller plus loin est motivé par une peur morbide de voir ses certitudes s’effondrer. et comme certains le feront en entendant un bruit bizarre quand ils roulent en voiture. l’homme n’étant pas un professionnel. Yvon Leclerc. tout est normal. il ne semble pas y avoir une déontologie très exemplaire. il est applaudi à tout rompre. à la rigueur. L’enquête démontrera par la suite ce qui s’est passé. il n’y aura plus de bruit ! Donc plus de problème ! Donc pas de solution à chercher ! Ainsi. ils fermeront la vitre de la portière. on ne veut pas le voir. et certains iront jusqu’à laver le sol pour qu’on oublie tout. Lorsqu’il termine son exposé. Or. il est expulsé presque manu militari. Comme ça. Ses arguments fort bien étayés par une documentation importante avaient porté. ose s’inscrire au Congrès international de paléontologie. Le policier le moins éclairé défoncera la porte. On ne reparla plus jamais de ses travaux. Il peut s’agir d’un humain comme d’un animal. On refuse que cela se produise. Il cache son statut d’amateur et présente ses travaux aux côtés des plus grandes éminences sur place. dans les cas que nous vous avons présentés.

Il montre ses moulages à plusieurs experts qui le rejettent. Recouvertes de cendres volcaniques. au Texas. Son âge a été estimé à 150 millions d’années. Mais la science n’aime pas qu’on découvre des traces de bipèdes géants devant mesurer près de 4 m de hauteur avec celles de dinosaures ayant vécu il y a 120 millions d’années. La roche portant ces traces est estimée à 250 millions d’années. C’est sur ce point qu’on l’avait applaudi. ou presque. certaines d’apparence parfaitement humaine. En 1930. En 1896. trouve des empreintes d’espèces animales disparues depuis 3 millions d’années. elles ont durci pour durer indéfiniment. En 1961. Selon la version officielle. notamment en paléontologie. une pierre portant une empreinte parfaite de pied humain fut trouvée aux alentours de Parkesbourg. En 1969. une empreinte d’humanoïde a été découverte à proximité d’empreintes de dinosaures dans du grès datant de 220 millions d’années. l’homme bipède n’a jamais connu les dinosaures. On ne peut donc retrouver des traces de pas laissées par l’homme il y a 4 millions d’années que si elles ont été faites dans la boue. En 1959. le Dr Chou Ming Chen découvre dans le désert de Gobi l’empreinte fossilisée d’une semelle striée dans une couche de grès datant de 15 millions d’années. un géologue de trente ans d’expérience de terrain. en Ardèche.bain. avec cinq orteils. doivent être revues à la lumière de découvertes absolument extraordinaires. en Virginie. comme ce fut le cas en 1908 à Glenn Rose. C’est pour ce motif qu’il fut expulsé. à cause des implications de sa 76 . on annonce la découverte de dix empreintes d’hominidés au nord du comté de Rockcastle. Yvon Leclerc prétend que les théories scientifiques actuelles. Malheureusement. les scientifiques conservateurs refusent l’idée même de voir leur temple souillé par d’autres idées que les leurs. Troy Johnson.

Quelque chose ne va pas. le plus souvent. comme autrefois l’Église. celle-là même qui s’est donné pour mandat de rédiger l’Encyclopédie universelle des connaissances et. » Quelque chose existe ! On rejette ce quelque chose sans même savoir de quoi il s’agit réellement parce qu’on ne veut pas apprendre 77 . on découvre qu’ils s’entendent tous sur un point : il faut revoir nos paramètres de base. Pas un seul instant. au nom du salut. le psychologue Yvon Dallaire souligne que nous ne cherchons pas à convaincre. revoir notre façon de voir et de faire les choses. Vraiment.découverte. Ils en sont les maîtres. comme en politique(12) ! Qu’il s’agisse de Mack. que les anomalies sont restreintes à des publications douteuses ou à des sites Internet parfois nébuleux. qui. Nous ne cherchons à convaincre personne de l’existence réelle des anomalies. Il a raison. de Kaku. Revoir en quelque sorte notre façon d’écrire notre Encyclopédie. Comme en religion. Nous cherchons simplement à vous informer du fait que les chercheurs actuels qui explorent ce domaine et les témoins des anomalies sont ridiculisés ou. Dans sa préface. Il se produit des phénomènes irritants que nos méthodes réfutent au lieu d’en découvrir la nature même. par la suite. Et que la raison de tout cela n’est certes pas « Parce que rien de tout cela n’existe. ignorés. interdisait de croire en des phénomènes physiques aussi simples que la rotondité de la Terre ou son emplacement réel dans l’espace par rapport au Soleil. Ces abominables chercheurs isolés qui persistent et signent dans leurs travaux ineptes que sont les anomalies se heurtent à un formidable mur de résistance érigé par une sorte de conscience collective ultra-conservatrice très bien implantée et qui est la race dominante. de West ou de plusieurs autres chercheurs. La liste des découvertes qui dérangent se poursuit sous les yeux résolument fermés de scientifiques qui n’aiment pas être malmenés. le Recueil universel des croyances.

Ce qui est le cas de la très grande majorité des recherches scientifiques subventionnées – elles le sont toutes ! [15]. cela fait. ils ont raison : les conséquences pourraient être considérables. ceux qui n’y croient pas a priori ne veulent pas entendre les arguments que pourraient avoir des chercheurs qualifiés parce qu’éventuellement ils seraient placés devant une certaine obligation morale de fouiller euxmêmes. Le président accepta alors d’émettre un ordre de déclassification de l’incident Roswell mais ne spécifia aucunement la question sensible des ovnis. Qui plus est. Le patient raconte qu’il voit un chat dans une pièce et qu’il entend un son aigu. alors qu’il devrait demander simplement quel est ce son que le patient dit entendre et qui ou quoi le produit. nous mentionnons le nom des policiers qui. [10]. [9]. croient-ils ! Mais sur ce point. [12]. Et tout comme eux. eux. [13]. il est simplement représentatif d’une attitude très répandue dans son milieu et qui touche tous les domaines de l’actualité. Ils ne veulent pas y croire. Laurence Rockefeller avait pris l’initiative courageuse d’approcher l’administration de Bill Clinton par l’intermédiaire de l’Office of Science and Technology Policy. Les ovnis. Il refusait même d’employer le mot « docteur ». Cet organisme n’existe plus depuis le décès du Dr Mack.que tous nos modèles pourraient s’écrouler si ce quelque chose avait un tant soit peu à voir avec des gens qui ont un ciel d’une autre couleur que le nôtre au-dessus de la tête. L’erreur la plus classique du praticien consiste à demander si c’est le chat qui miaule. [17]. leur Cahier de survie en dépend. de réfléchir et. Le plasma de Quinton aurait été réintroduit par certains naturopathes au Québec. Notre élite ne veut rien entendre. préfère garder le couvercle sur l’histoire. [8]. à l’époque dirigé par le D r John Gibbons. d’analyser. afin de ne pas induire d’éléments de réponse dans la question. En mars 1993. Gagnon n’est pas le seul. [16]. n’ont jamais hésité à assumer ce qu’ils ont vu. elle est prête à piétiner ses propres principes de rigueur intellectuelle et d’objectivité scientifique en refusant d’écouter ce qu’ont à dire ces gens. ils ne veulent surtout pas prendre le risque de mettre au jour des données qui les obligeraient à faire un pas dans cette direction. de se mettre à y croire. Petit aéroport desservant la papetière McLaren de Thurso. [11]. Et c’est dangereux. la Sûreté du Québec... [14]. Bien que leur employeur. 78 .

[18]. Tous nos efforts pour retrouver cette personne ont été vains ! 79 .

Bernard Haisch.CHAPITRE 3 Être sceptique et être un sceptique : nuance ! Je réclame aujourd’hui un vrai scepticisme : ni l’acceptation crédule de simples croyances ni le rejet obtus du dénigreur qui se fait passer pour un sceptique.org Critique de la pensée rationnelle Le débat remonte à la Grèce antique alors que la raison est devenue la source première de la connaissance. Plus récemment. astronome et titulaire du site ufoskeptic. à tort ou à raison. Les réclamations négatives de pseudo-sceptiques qui offrent des explications faciles doivent elles-mêmes être sujettes à la critique. Si les rapports compétents d’un témoin ayant vu quelque chose de très grande taille s’approcher (comme cela s’est produit). nous avons découvert le QI. et que le dénigreur – qui naturellement n’était pas là – offre Vénus ou un ballon météo d’altitude élevée comme explication. comme une mesure de l’intelligence. 80 . le quotient intellectuel. la condition que des preuves extraordinaires soient nécessaires pour des affaires extraordinaires vaut tout autant pour la négation. Une analyse minutieuse des tests démontre que la grande majorité des problèmes à résoudre dans les tests de QI font appel à la raison. qui est toujours considéré de nos jours. On devrait douter des croyants tout autant que des dénigreurs.

Ce philosophe français. si vous ne faites pas appel à la raison seule pour résoudre une énigme. distingue l’intelligence de la raison. prévoir. Évidemment. l’accompagnant dans son cheminement vers la connaissance. depuis les présocratiques jusqu’à nos jours. l’intelligence réalise son essence dans la technique. la raison est une forme d’expression de l’intelligence et. pour l’esprit méthodique. Et plusieurs ne placent pas la raison pure sur le même piédestal.D’où la confusion qui sévit à savoir qu’intelligence et raison ne font qu’un et qui laisse présumer que la raison est en somme la seule forme d’intelligence. dit Bergson. le doute est une fin. Elles sont légion. Par contre. dans son essence. le doute est un moyen(2). Bergson admet que l’intelligence et l’intuition se doivent de coexister. Cela dit. Mais comment analyser un événement ou un phénomène qui. le doute est également une expression de l’intelligence. est réglée sur la vie. René Descartes lui-même. Bref. puisque de ce débat est née la philosophie. laquelle se qualifie comme telle en tenant compte de toutes les approches existantes. Il écrit : « Pour le sceptique. vous ne travaillez pas de manière intelligente ! Nous pourrions consacrer des milliers de pages à ce thème. Selon lui. n’est pas entièrement rationnel ? Le père de l’esprit cartésien. reconnaissait qu’il fallait impérativement ne pas aliéner les faits et les valeurs dites religieuses ou spirituelles mais les dissocier des faits et des valeurs rationnelles. » Nul ne peut prétendre qu’une pensée qui applique une méthode rationnelle est contraire à l’expression de l’intelligence. la raison est essentielle et joue un rôle dominant dans la compréhension des mécanismes de notre univers. élaborer des instruments. elle transcende l’intelligence pratique pour aller chercher à l’intérieur de la vie une source de connaissance. Henri Bergson notamment(1). décédé à Paris en 1941. L’intuition. un 81 . Mais nous n’avons d’autre choix que d’abonder dans le même sens que Descartes et reconnaître que le doute se doit d’être un moyen. elle est réglée sur la matière et devient une fonction pratique pour calculer.

il se produit des phénomènes irrationnels qui. Ces sceptiques affirment que seules des recherches rigoureuses qui suivent une méthodologie adéquate peuvent démontrer l’existence de certaines anomalies. qu’il ait un doute ou pas. car il sait fort bien que son intelligence. La raison est donc l’outil de recherche de l’univers rationnel. ce qui est contre-productif. associée à son intuition (son flair). Qu’il croit ou non qu’un crime se soit produit. et non une attitude ! Vous lirez souvent cette analogie dans cet ouvrage. notamment. affirment ne pas nier l’existence de phénomènes insolites ou inexpliqués et tiennent compte des limites de nos connaissances présentes. Or voilà. Par définition. Il existe dans le monde de nombreuses organisations qui se définissent comme sceptiques. lorsque ce phénomène a des composantes qui échappent à la raison. Les Sceptiques du Québec. il enquêtera avec minutie. la véritable essence d’un phénomène ? Certes pas. viendra à bout de l’affaire. Par contre. L’aboutissement du processus rationnel se trouve-t-il toujours là où se cache la véritable nature. mais le travail du policier enquêteur illustre fort bien cet aspect. Qui plus est. mais ce qu’ils 82 . le rationnel. ils prétendent qu’une connaissance ne peut être établie que si l’on dispose de faits observables dans des conditions contrôlées. Leur philosophie s’appuie en somme sur la doctrine de la recherche scientifique en laboratoire. décortique les éléments qu’on peut percevoir selon des paramètres déterminés par la raison. contrairement à ce que les esprits rationnels croient. il se doit d’être un accessoire. ne sont pas inexistants ! Et le seul outil utilisé jusqu’à ce jour pour les étudier est une raison articulée par un profond scepticisme.accessoire essentiel dans le processus de réflexion mais tout de même un accessoire. faisant fi de ses perceptions personnelles. Ils estiment qu’il s’agit davantage d’une forme de questionnement qui vise à faire progresser la connaissance. la raison. qu’il soit sceptique ou non.

négligent dans leur approche d’une étude sur les anomalies – leur proie préférée, il va sans dire –, c’est que dans ce domaine, il existe peu ou pas d’environnement contrôlé. En fait, oui, dans le cas d’une présence éventuelle d’entités extraterrestres ou interdimensionnelles, il est contrôlé, mais par l’intelligence de celui qui observe ! Une absence de preuves dans ce cas n’est donc pas une preuve d’absence, si l’observateur ne veut pas fournir cette preuve ! Particulièrement dans le cas d’observations d’ovnis, de fantômes ou de poltergeist. Par contre, dans le cas des capacités psychiques de l’homme, on peut créer un environnement contrôlé, mais les expérimentateurs savent depuis toujours que dans ces conditions, le facteur humain, la personnalité du sujet, sa sensibilité, sa fragilité et sa vulnérabilité doivent être traités comme des facteurs probants, ce que refusent les sceptiques. L’exemple qui suit démontre que dans certains cas, la répétition d’une expérience en milieu contrôlé est impossible.

L’affaire Thurso
Le fait que ce document traite une nouvelle fois de Thurso s’explique par la localisation du bureau des enquêteurs dans cette région. En février 1996, un père et son fils sont brutalement mis en face d’un objet gigantesque, silencieux et flanqué de trois lumières blanches très puissantes sous la coque et de trois autres, blanche, rouge et bleue, à l’arrière. Il survole lentement la ferme familiale à très basse altitude dans un silence absolu. Une enquête très poussée sur ce dossier démontrera que, simultanément, un garçon de 9 ans vivant à Buckingham, une trentaine de kilomètres plus à l’ouest, fera la même observation alors que de sa chambre, il s’amuse à regarder à l’extérieur avec des jumelles. Une semaine après avoir fait cette observation, le fermier de Thurso, pilote privé, contacte l’enquêteur pour l’aviser que son fils se comporte d’une drôle de manière. Il a peur de dormir la nuit, s’éveille en criant et en battant des bras, comme pour se protéger. L’enquêteur propose une session d’hypnose avant de s’alarmer et de l’expédier chez un médecin. C’est alors que le jeune homme de 18 ans revit son expérience du gigantesque appareil, puis se
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transporte la nuit suivante alors qu’il se voit sortir de la maison par le haut comme dans un tube lumineux et monter à bord de ce qu’il appelle un gros œuf lumineux. Il se voit couché sur une table, plusieurs formes s’agitent autour de lui. Il en fera un dessin qui rappelle les êtres qu’on identifie souvent comme des petits Gris. Il subira différents tests qui le terrorisent. Puis, lors de sessions subséquentes, il verra d’autres humains pas très loin, nus eux aussi, étendus sur une table avec des êtres autour.

Voyons l’affaire plus en détail(3). Le mardi 6 février 1996, par un ciel entièrement dégagé, JeanClaude et son fils Louis sont affairés autour de leur ferme située au nord de la municipalité. Le père travaille à l’intérieur de l’étable pendant que son fils sort de celui-ci avec un tracteur et un épandeur rempli de fumier. Il est 19 h 30. En regardant derrière son épaule, Louis observe d’étranges lumières à 10 ou 12 m au-dessus de la ferme du voisin, située à environ 300 m vers l’est. Le jeune homme est curieux, mais sur le fait, il pense qu’il s’agit peut-être d’un avion. En fait, il espère que ce soit un avion. Il continue ses manœuvres, vide le fumier tout en jetant un coup d’œil inquiet de temps à autre en direction des lumières. Il remonte sur son tracteur et dirige ses phares en direction de la ferme voisine. C’est alors que l’objet se déplace vers lui. Louis réalise que ce n’est pas un avion et distingue parfaitement sa forme oblongue et les lumières puissantes placées sur l’engin et sous lui. Il s’avance lentement en prenant un peu d’altitude, puis diminue celle-ci. C’est la panique. Louis abandonne son tracteur en marche, entre en coup de vent dans l’étable et alerte son père, criant qu’il y a un ovni dehors. Jean-Claude hésite une seconde, mais, comme il le dira luimême, il constate que son fils est très énervé et sérieux. Les deux
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hommes sortent en courant et voient alors l’objet passer à 30 m à peine directement au-dessus d’eux et de l’étable. Ils estiment son diamètre à plus de 15 m. Le père et son fils se mettent à courir de nouveau en contournant le bâtiment pour voir l’objet s’élever en ligne droite jusqu’à environ 75 m et se rendre doucement vers l’ouest, puis le perdent de vue. Voici la description exacte qu’en ont faite les deux témoins. Louis décrit un objet plat aux extrémités arrondies avec au centre, un peu sur la droite, une sorte de coupole arrondie. Tout autour de l’objet, une série de lumières rouges qui s’allument en séquence. Sous l’objet, deux protubérances qui ressemblent à des réacteurs mais qui, plus tard, vont se révéler être deux lumières extrêmement puissantes. L’objet est nettement solide et métallique, puisqu’en se dirigeant vers lui le témoin l’a vu passer près d’une lumière qui s’est reflétée sur sa surface. Il est entièrement silencieux. Jean-Claude décrit l’objet vu du dessous, puisqu’il survole l’étable. Il distingue parfaitement une forme triangulaire arrondie de taille imposante. Chaque pointe du triangle est munie d’une puissante lumière d’environ 2 m de diamètre. La lumière est d’un blanc bleuâtre, rappelant un arc de soudure électrique. Aucun son n’est émis. L’objet glisse davantage qu’il vole. Jean-Claude est pilote privé, son métier (il n’est pas fermier à temps plein) le fait voyager partout au pays. Il passe son temps en avion de ligne, en Cessna et en hélicoptère également, puisqu’il doit se rendre dans des endroits isolés. « Je n’ai jamais vu une affaire de même de toute ma vie. T’as pas le choix de dire que c’est réel... c’est là devant tes yeux... J’espérais que ce serait plus là de l’autre côté de la grange, mais on a couru de l’autre côté, et c’était encore là... Ça n’a pas de bon sens de voir une affaire de même... La lumière touchait pas le sol, ça n’éclairait pas le sol. Ça, je le comprends pas, ça aurait dû éclairer le sol[19]. Louis : « J’ai jamais eu peur de même de ma vie. Quand je suis débarqué du tracteur, je ne l’ai même pas arrêté, et le lendemain, il a fallu le sortir du petit fossé à côté de la clôture. J’ai pas arrêté de
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penser à tout ça, puis j’étais plus capable de travailler. Je suis allé me coucher, j’étais brûlé, mort. Même quand on fait les foins, je ne suis pas fatigué de même... » Jean-Claude et Louis ont également observé après le départ de l’ovni une autre forte lumière. Immobile, d’une dimension égale aux deux tiers de la pleine lune, elle trônait dans le ciel, éclipsant toutes les étoiles incluant Vénus, qui, à ce temps de l’année, est très grosse. Dès que l’objet a disparu, ainsi que cette lumière dans le ciel, Jean-Claude est retourné à l’intérieur de l’étable. Préoccupé par cette observation de l’ovni et l’épuisement subit de son gaillard de fils, il a soudainement remarqué quelque chose d’anormal avec le moteur de sa pompe. Il a failli se brûler la main en la posant sur le support. Jean-Claude : « J’ai démonté le moteur et je l’ai remonté, il n’a jamais voulu fonctionner correctement. Et ce matin, il est foutu. Je n’ai jamais eu de problèmes avec ce moteur-là ; il n’est pas neuf de cette année, mais c’est bon pour des années, un moteur comme ça. » Le moteur est électrique et plus sensible aux variations électromagnétiques qu’un appareil diesel. Le tracteur n’a en effet subi aucun dommage. Par contre, la sœur de Louis était dans sa chambre et, de ce fait, n’a rien observé, sauf une série de baisses de tension dans l’éclairage de la maison. L’observation de Thurso s’est produite à 19 h 30, le mardi 6 février 1996. Il faisait froid, et peu de gens demeurent à l’extérieur un mardi soir, particulièrement quand l’une des émissions les plus écoutées (Chambres en ville) est diffusée de 19 h à 20 h. Mais les enquêteurs ont reçu un autre appel[20] : « Je pense que vous devriez venir rencontrer mon garçon. Il a vu quelque chose hier soir, et ça l’a troublé considérablement. Il en a fait un dessin, et je vous jure que c’est bizarre. » Le jeune témoin de 12 ans demeure sur McLaren à Buckingham, une rue qui traverse la ville d’ouest en est. Intimidé par notre présence, il n’en a pas moins fort bien répondu à toutes nos
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questions et a déjoué toutes nos tentatives de le contredire. Sébastien : « À 7 h du soir (le mardi 6 février), je suis monté dans ma chambre. J’ai tourné en rond un peu, puis je suis allé à la fenêtre pour voir s’il neigeait. Là, j’ai vu comme un gros avion au bout du chemin (il regarde vers l’est, donc vers Thurso). Mais quand j’ai vu qu’il ne bougeait pas, j’ai continué de regarder. Et là, j’ai vu que c’était pas un avion. Après une minute ou deux, il est monté dans le ciel, tout droit, lentement. Je suis parti à la course pour avertir ma mère, mais il n’était plus là quand on est revenus. » Il a eu peur. Son père confirme qu’il était nerveux et visiblement inquiet. L’enfant nous a affirmé qu’il était soulagé de voir que l’objet n’y était plus. À quelques reprises durant l’entrevue, ses yeux ont rougi. L’objet a été vu à une distance estimée de 900 m. Les lumières de la ville ont livré l’aspect métallique de l’objet, confirmant la description de Louis, mais la coupole était parfaitement centrée, selon Sébastien. Les extrémités étaient arrondies et trois lumières étaient placées sur le flanc. Elles s’allumaient en séquence : blanche, bleue et rouge. Lorsqu’il nous a remis son dessin, nous avons aussitôt compris qu’il venait d’observer sous un angle différent – sans doute de face plutôt que de côté, et à plus grande distance – l’ovni qu’allaient sans doute voir quinze minutes plus tard JeanClaude et Louis de Thurso. Il était 19 h 18 lorsque Sébastien a regardé l’heure. Il va sans dire que les deux groupes de témoins n’ont jamais communiqué entre eux, et jamais Sébastien, son père ou sa mère n’ont eu connaissance du cas de Thurso avant l’entrevue. L’enquête de Thurso a été menée le mercredi 7 février. Celle de Buckingham, le lendemain. Le 9 février, les enquêteurs ont reçu un appel de Louis. Il avait vécu une nuit d’horreur. Le témoin était outré qu’on lui demande de raconter ses cauchemars. Il a aussitôt répliqué qu’il ne s’agissait pas d’un cauchemar. Il s’est éveillé et a senti qu’il sortait de son corps. Il
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À l’instant même où on lui a demandé de revenir au moment où il était assis sur son tracteur. Il est dans un état de terreur qui dépasse ce qu’on tolère habituellement pour une première session. mais il résiste . papa ! J’ai peur. Intrigués par ce qui pourrait être une sortie du corps interrompue.. les enquêteurs ont proposé à Louis de revivre sous hypnose[21] l’épisode de l’ovni au-dessus de la grange. il se sent sortir de son corps. Il tremble encore un peu. Louis est tombé en transe profonde presque immédiatement. Tout est blanc. Il est incapable de distinguer d’où vient la lumière et il répond avec impatience. Louis revient peu à peu. mais il grelotte toujours. mais il esquisse un sourire. Les dents claquent dans sa bouche à une vitesse que pas même un excellent comédien pourrait imiter. Ses yeux sont rouges. extrêmement puisqu’une séance d’hypnose peut être impressionnante pour une personne novice. L’opérateur y met donc un terme en le ramenant doucement à son état de conscience. il s’est mis à prononcer des paroles inintelligibles à un rythme essoufflant. au point que le processus d’induction a été ralenti pour éviter une hyperventilation. au moment où il s’est couché. comme si ce détail n’avait pas d’importance. partout. incapable de bouger. j’ai peur ! » Rien de nouveau n’est sorti concernant l’observation même. Paralysé. alors on 88 . rétabli sa respiration à un rythme normal et ramené Louis à la veille dans sa chambre. frapper dans le mur parce qu’il était en état de panique. le lendemain matin.. C’est alors qu’il s’est réveillé. Sa respiration devenait effrénée. Son corps tremble vigoureusement et les membres de sa famille sont ébranlés par la situation.a voulu crier. On lui remet une couverture. Malgré cela. Un seul mot résume ce qu’il éprouve : terreur. la peur s’est emparée de lui et il a refait la même description en criant constamment : « Papa. Nous avons fait une pause dans le temps. il continue de parler de cette lumière blanche et se met à grelotter. L’enquêteur tente de les rassurer et avec raison. sans faire allusion à son cauchemar.

maudit que c’était laid ! » Il est évident pour nous que Louis a ramené d’autres images. C’est une demi-heure plus tard. si ces êtres nous enlèvent. Voilà ! C’est plus simple et plus facile à admettre que l’autre version. Mais notre homme n’est pas seul. géant. il ajoute : « Je suis sûr que les autres ours à qui il raconte son aventure ne vont jamais le croire ! » Lorsque les enquêteurs se sont réunis après plusieurs visites chez le témoin. regarde l’opérateur et lui dit : « Ça va. Il n’y a pas d’autre explication que celle d’un objet réel. Le garçon de Buckingham est dans le coup. mais ils se connaissent. L’objet est silencieux et s’envole à une vitesse vertigineuse. qui. métallique. Laissons tomber cette histoire d’enlèvement et concentrons-nous uniquement sur l’aspect ovni de l’observation. c’était blanc partout. mais nous n’insistons pas. Elle est superbe. on l’examine et on le relâche. matériel provenant d’une technologie autre que la nôtre. qu’il ajoutera sans que nous insistions : « J’ai vu une forme.. Il estimait que tout cela était trop beau pour être vrai. une observation très nette d’un objet énorme. Voici l’essentiel de son argumentation. La mère a refusé et dira simplement qu’elle est demeurée dans l’étable.le replonge sous hypnose aussitôt pour le récupérer en douceur. indépendant des deux premiers. elle est fantastique ! Moi. j’ai moins froid. j’ai une autre hypothèse. Cela fonctionne bien. de très loin. Tout y est. ou presque. observe un objet dont la description colle malgré tout. je dis qu’elle est trop parfaite. Ils ont monté le coup tous les trois pour se payer notre tête. massif. C’était blanc.. son fils est là. On n’a pas le choix. Et on a un troisième témoin. il compare l’objet à la carlingue d’un 747. C’était petit et c’était très laid.. Il s’éveille de nouveau.. » C’est un cas classique. Le témoin est pilote. tout simplement. Un commentaire du père est intéressant : « Dans le fond. plutôt sceptique. ils font comme mon équipe le faisait autrefois au Ministère : on attrape un ours dans une cage. Et c’était laid. une discussion assez animée s’est produite avec l’un d’eux. vous ne trouvez pas ? Les enquêteurs ont regardé de très près cette hypothèse. qui survole les témoins à quelques dizaines de mètres. Il est trop jeune pour être l’ami du fils. Partant 89 . Le père et le fils ont tout organisé. et c’est ce qui m’emmerde ! Alors moi. à froid. » Avec un sourire. on le paralyse. L’heure en tout cas est la même.

si d’autres points se révélaient importants. ont cherché le motif du « crime ». un peu penauds. très embêté. Pire encore. ou alors c’est un canular. ils ont joué le jeu et. il va sans dire. En tout cas. c’est le cas d’ovni le plus incroyable qu’on puisse imaginer : une masse pareille à peine à 50 m dans les airs. » Rien dans tout cela n’est une preuve de quoi que ce soit. mais alors là. Il a juré ne pas connaître les témoins de Thurso (qui ont accepté que leur identité soit livrée à cet autre témoin). Une enquête discrète faite auprès de l’école du fils révélera plus tard que ce dernier se serait finalement confié à certains de ses amis. illuminée. les enquêteurs (dont notre ami sceptique) sont retournés chez le témoin pour effectuer certaines vérifications supplémentaires. métallique. je suis très. Si je venais de perdre ma femme et que deux enquêteurs revenaient me relancer avec ma blague inventée sur un ovni. Malgré le drame qu’ils venaient de vivre.du principe qu’il faut tout envisager. Rien. pour devenir la risée de ces derniers. l’un des enquêteurs fit une remarque intéressante à notre sceptique : « Tu as raison.. Tu maintiens ta théorie du canular ? » Ce à quoi l’autre répondit : « Honnêtement ? Non. le père et son fils ont accepté de répondre à une longue série de questions des enquêteurs. il avait les yeux pleins d’eau lorsqu’il m’a demandé : “C’est eux qui ont tué ma femme ?” Il y a quand même des limites et là. Et le décès de ma femme serait l’excuse parfaite pour m’en débarrasser à jamais. Ne connaissant pas ce fait.. Son métier de toute manière ne requiert pas de publicité. En sortant de la résidence après quelques heures de discussion avec les témoins. Ce n’était certes pas la publicité. Les enquêteurs ont confronté le père du garçon de Buckingham. je ne les inviterais pas à revenir. l’épouse du fermier décédait. Pas même l’ombre d’une preuve. L’homme est certain que son fils ne les connaît pas. comme des policiers. silencieuse. C’est tel quel.. puisque le père fut très sérieux quant à ses mises en garde concernant la révélation de son identité. Quelques mois plus tard. je n’aurais jamais le goût de leur parler de nouveau.. comme ils l’ont fait. Vous n’avez pas à y croire ! On a 90 .

incluant la localisation précise de leur ferme. Le jeune homme admit regretter amèrement d’avoir confié son expérience ouvertement à ses amis. ni le goût. par la force des choses. des gens qui non seulement prétendent exiger des preuves. Il ne pouvait deviner jusqu’où peuvent aller dans la mesquinerie. provenant d’un pilote d’expérience. immense[22]. 91 . des gens qui ne veulent pas y croire. d’effectuer des relevés de variations résiduelles de champs électromagnétiques. Ils n’en avaient pas le temps. mais espèrent de tout cœur qu’il n’y en a aucune et vont jusqu’à ne faire aucun effort pour en découvrir ! Malheureusement. des menteurs. et de toute manière ils n’éprouvaient aucun intérêt pour des racontars inventés par des illuminés ou. Fait à souligner. C’est tout. pire encore. ce qui était d’ailleurs leur cas avant cette étonnante rencontre. Eux aussi auraient bien aimé ne pas vouloir y croire. et ils exigèrent l’anonymat le plus complet sur leur expérience. dans le respect de sa personne et de ses dires.bien une corrélation entre leur témoignage et celui de l’enfant de Buckingham. de soumettre les témoins à un détecteur de mensonges et d’obtenir de Transport Canada tous les plans de vol d’aéronefs dans le secteur dans les jours suivant l’incident[24]. d’un objet massif. voire la méchanceté. Rien d’autre. illuminé et frôlant la toiture de sa ferme dans un silence total pour ensuite s’élever et disparaître dans l’espace. comme les enquêteurs l’avaient fait. Le prix à payer fut si élevé que son père et sa petite famille durent quitter la région pour ne plus jamais y revenir. on a effectivement une attitude qui démontre très clairement que ce n’est pas un canular et on a la description très claire et très précise. le fils en reparla de nouveau à des amis de son école dans l’année qui suivit. Se retrouver brutalement dans le camp adverse. les enquêteurs dans ce dossier (CEIPI[23]) ne disposaient pas des ressources financières leur permettant de faire analyser le moteur de la pompe. croyant simplement qu’ils allaient lui poser des questions. ne leur plaisait pas du tout.

Bref. et tout autant ceux qui effectuent des recherches. de railleries cruelles. la Torah et la Bible. mais une attitude malsaine. depuis le Coran. Mais. Non seulement ils n’ont pas à y croire. les pyrrhoniens adoptaient la doctrine du scepticisme selon laquelle l’esprit humain ne peut atteindre aucune vérité générale. finissent par être l’objet de moqueries. Chez les Grecs. le scepticisme obtus est non plus une manœuvre pour faire progresser la connaissance. mais il est souhaitable pour eux qu’il en soit ainsi. la seule vérité qui soit. nous sommes coincés. Ce n’est rien d’autre qu’une parade de l’esprit. au surplus. Ils pratiquaient donc la suspension 92 . souvent maladroite. par son indifférence teintée de mépris. sournoise et sans aucune éthique. Nous avons vu pourquoi en établissant le lien entre les émotions et le rejet. et ils ont gagné. Les éphectiques Le mot « scepticisme » signifie simplement une incrédulité ou un doute systématique.La cécité volontaire Dans ce cas de figure. protéger ses grands livres qui constituent la seule réalité. Observant tout ce manège. discrédite entièrement la question des anomalies. C’est dangereux et malsain pour leur cote de crédit auprès des gens qui observent leur comportement. Leur crédibilité est entachée à jamais. sans trop en être conscients. Les non-croyants sont les plus forts. tout ce qu’ils peuvent raconter par la suite est directement relié à leurs aveux. Cette cécité volontaire est habituellement appuyée par la complicité de l’élite de notre société qui. Il est bien connu que la très grande majorité des témoins d’anomalies. les milieux journalistiques de tout acabit se tiennent donc loin de ce domaine afin d’éviter d’être contaminés par le virus mortel du discrédit total qui frappe immanquablement toute personne qui s’aventure un peu trop en avant dans ce type de recherches. tout comme les plus fanatiques vont protéger les écrits saints de leur religion. pour se protéger.

à défaut d’atteindre la vérité suprême dénuée de toute interprétation singulière. le scepticisme comme philosophie de vie est. Le scepticisme existe-t-il dans la pensée scientifique ? Nullement. sans être un sceptique de confession. tel qu’énoncé par René Descartes. dussions-nous changer de parcours à chaque instant. Ce n’est 93 . a exercé une influence considérable sur Pascal et Descartes.de leur jugement et se sont accolé le terme « éphectique ». La notion de doute illustrée par Descartes est donc valable. Nous sommes prêt à considérer que la connaissance universelle ne peut être atteinte par un sujet singulier. le jugement doit être suspendu. c’est-à-dire qui n’est pas une certitude. il s’agit bien plus de l’incapacité de formuler un jugement que de cette idée un peu confortable de le suspendre pour plus de convenance. sans laquelle il ne créerait rien. Montaigne(4). Le principe défendu par Montaigne est que la connaissance universelle ne peut être atteinte par un sujet singulier et que dès lors. Par contre. à notre avis. Ne pas être certain n’est pas un acte de négation mais un questionnement actif en attente d’une certitude. puisque c’est le doute qui intervient dans la modification des parcours du savoir et certes pas l’arrêt sur place de la démarche causé par un scepticisme immobiliste. Particulièrement sur le terrain. une doctrine d’affaissement entre deux chaises. est un état d’esprit démontrant une incertitude. considéré comme le fondateur du scepticisme moderne a u XVIe siècle. il est sain et naturel d’être sceptique d’occasion. Nous estimons donc que. mais il faut reconnaître la progression de la connaissance au fil des siècles. Nomades sans domicile fixe Bien honnêtement. Cette progression illustre qu’une suspension indéfinie du jugement aurait immobilisé la connaissance jusqu’à frôler l’obscurantisme. L’homme de science ne vit que pour la certitude. Pas un homme de science ne peut se permettre de suspendre son jugement sur toute vérité générale ou spécifique. Le doute par contre. il est essentiel de faire avancer la connaissance.

Les debunkers. Ils sont comme de véritables pierres qui ne laissent prise à aucun liquide sans même se questionner. ni une philosophie. cette possibilité devient une attitude constante chez celui qui choisit d’être un sceptique. Nous en avons déjà parlé. Ce sont les incrédules. il s’agit bien là d’un domicile fixe et largement étendu. Par contre. Ce sont les naïfs. ces gens disent : « Posez-moi n’importe quelle question sur ces phénomènes inexpliqués. Un enquêteur profondément convaincu de l’existence du phénomène extraterrestre peut devenir très sceptique à l’égard d’un témoin en particulier. il existe un monde entre les gens qui disent : « Je suis sceptique » et « Je suis un sceptique ». Or. Aussi banal que cela puisse sembler. mais bel et bien une réalité subtile et indivisible de notre réalité matérielle. les gullibles[25]. l’étude des anomalies n’étant ni une science. ni un incident de parcours. se font un devoir quasi professionnel de dénigrer. souvent même – pas toujours – sans avoir consacré une minute de recherche au cas. C’est la nuance : être sceptique et être un sceptique.pas sous prétexte qu’un homme croit en l’existence des anomalies qu’il doit penser que toute observation est légitime et crédible. Les croyants ont leurs fanatiques qui finissent par croire tout et n’importe quoi sans se poser de questions et qui foncent tête baissée dans une aventure aussi nouvel-âgiste que romantique. les debunkers[26]. Les extrêmes sont dans tout. les crédules. Les deux extrêmes partagent la même faille. Les sceptiques ont leurs fanatiques qui finissent par nier tout et n’importe quoi sans se poser de question et qui freinent systématiquement devant toute proposition nouvel-âgiste. Par définition. et la réponse sera toujours non[27]. Ils sont comme des éponges qui absorbent n’importe quel liquide sans même se questionner. Vous avez noté ici qu’il peut devenir sceptique. Ces derniers répondent à la définition de Kant(5) : « des nomades sans domicile fixe ». » Le dénigrement n’a pas davantage de place au sein de notre société que la naïveté 94 . comme les appellent les Américains. pour ne pas dire sans limites. de noircir tout témoignage et tout témoin d’anomalies.

un domicile temporaire jusqu’à l’atteinte éventuelle de sa véritable destination. il n’est d’aucune utilité et se fait rôtir à l’équateur des idées.maladive de certains. finalement. qu’il a vu son opinion se modifier et s’adapter à l’évolution des composantes des nouveaux témoignages. était profondément convaincu que les extraterrestres n’étaient qu’un fantasme issu de l’imaginaire des gens. découvrir mais. connaître l’enthousiasme et la passion de la recherche et 95 . on peut alors émettre une hypothèse et même proposer une théorie. nouvelle conviction. Il a accepté graduellement l’idée qu’il en soit autrement et a repris le processus du début : doute. ce qui est en soi la beauté de l’esprit scientifique. Par contre. avant sa rencontre avec l’auteur Budd Hopkins. le doute cartésien est fondamental dans l’étude et la recherche des éléments physiques pouvant déterminer l’authenticité d’un phénomène ou d’un événement. Il a repris le train après avoir séjourné quelque temps dans cette escale de son cheminement. Lorsque alors l’intuition se marie avec la raison. C’est pour cette raison qu’il discutera de ses propres convictions par la publication d’un ouvrage grand public. quoi qu’il advienne. Mack qui. Quand tous ces éléments sont réunis. dans une vaste alliance des plus grandes forces de l’esprit humain. Sans être d’une valeur universelle et infinie. Nous revenons au Dr John E. Quant au scepticisme de fonction. élaboration d’une hypothèse puis d’une théorie et. là où stagnent le non-vrai et le non-faux. donc en y regardant de plus près. Voilà comment fonctionne un esprit humain avide de connaissances et qui ne craint pas de s’exposer aux risques inhérents à toute recherche. recherche de nouveaux éléments. C’est une philosophie ! Une de plus ! Rien d’autre. il se crée une synergie presque « magique » qui permet alors à l’homme d’affirmer sa conviction profonde. C’est en faisant autre chose que marmonner le même discours insipide. cette conviction force l’esprit à se dépasser et à considérer cette conviction comme une escale. Se tromper. Cette conviction est fluide et s’adapte à l’évolution des composantes.

Hart(7). Quelle est cette destination finale ? Le sceptique répondra qu’elle n’est pas accessible . le cynique. Dans un premier temps. L’astronome croit donc qu’avec une technologie du genre une civilisation peut coloniser chacun des systèmes solaires de la galaxie en 10 millions d’années. Grogory. Il analyse alors le troisième argument de Hart selon lequel une civilisation extraterrestre se détruirait bien avant de coloniser les autres. Nous sommes d’accord avec lui. Dans un premier temps. elles sont extrêmement rares. cela suggère qu’il n’existe pas de civilisations extraterrestres ! Hart explique que le voyage interstellaire est impossible. là où rien n’existe. C’est évidemment un lieu sacré que méprisent les tenants du rationalisme pur. 96 . voire absentes ! Crawford n’est pas entièrement d’accord avec son confrère. les travaux d’Eugene. Matlof et John Wiley démontrent qu’il est parfaitement envisageable de mettre au point des stratégies de propulsion permettant d’atteindre 10 à 20 pour cent de la vitesse de la lumière. un confrère. La destination finale est à l’intérieur de soi.ne jamais y mettre un terme sous les feux de l’émotion. il cite les arguments de Michael H. de toute façon. de sorte qu’un jour l’esprit en quête atteigne sa destination finale. Ian Crawford est astronome et physicien à l’Université College London de Grande-Bretagne. Crawford répond à cela que SETI est trop restreint dans son balayage et le nombre de fréquences utilisées pour que cet argument ait une valeur quelconque. Mallove. accessible par autre chose que la raison seule et pure. par contre. Le second argument de Hart est que la Terre n’ayant pas été envahie. s’amusera à considérer qu’elle se situe peut-être au point de départ. qui affirme que le programme SETI aurait fonctionné si des extraterrestres civilisés existaient quelque part[28]. là où repose toute la connaissance. Il évoque la raison principale pour laquelle il est peu probable qu’une civilisation extraterrestre puisse un jour nous visiter(6). Il ajoute que certains facteurs culturels et sociaux empêcheraient ces civilisations d’envahir la Terre et que.

sans parler du nombre de planètes. Sinon totalement absentes. Notre interrogation repose sur l’unicité de l’exploit. il suffit de déclencher des conditions précises pour que la vie primitive se forme. aurait-il pu ajouter. Par contre. il est raisonnable de dire que le nombre de civilisations extraterrestres n’a aucun rapport avec le nombre de planètes ayant entretenu la vie. Crawford et Hart croient 97 . mais puisque notre propre civilisation ne s’est pas détruite et qu’elle pourrait très bien ne pas le faire. l’apparition d’organismes multicellulaires s’est produite après 3 milliards d’années. La nature n’a pourtant pas cette réputation. cet argument est faible. Il existe 200 milliards d’étoiles dans notre galaxie. et tous les exobiologistes s’entendent là-dessus. que la vie soit apparue si rapidement suggère que cette étape soit relativement facile à franchir pour la nature. c’est le temps considérable que prend cette vie primitive pour passer d’un stade unicellulaire aux stades multicellulaires. Le seul point qui fait dire à Crawford qu’il n’y a pas de civilisations extraterrestres ou qu’elles sont très rares repose sur la formation de la vie dans l’univers. Elles doivent être extrêmement rares. à notre avis. est tout aussi lourde de conséquences que d’affirmer qu’il existe de nombreux systèmes peuplés. nous voici donc en face d’une affirmation très sérieuse et qui. Il ajoute que l’apparition de l’homme étant survenue plus tard. ce qui signifie que l’éclosion d’une forme de vie plus complexe qu’une simple bactérie est considérablement plus difficile. En excluant pour le moment l’existence d’autres galaxies et même d’autres univers (Dr Michio Kaku). Ce qui alimente la controverse. La nature. comme l’indique Crawford. souligne-t-il.Crawford veut bien croire tout cela. Une seule d’entre elles abriterait une forme de vie intelligente : la Terre. puisqu’elle se renouvelle sans cesse. La vie est autonome et constitue le but ultime de l’univers. aurait donc réussi une seule fois l’exploit en quelque 20 milliards d’années (estimation du Big Bang). La vie est apparue sur Terre il y a 4 milliards d’années et la planète est âgée de 4. Le fait. Hart et Crawford inclus.5 milliards d’années.

l’apparition d’une forme de vie complexe est très lente également. mais l’hostilité du milieu n’empêche nullement la Terre de comporter des millions de ces arbres sur un échantillonnage encore plus considérable de glands. bien sûr. le gland d’un chêne ? Il planterait ce dernier dans la terre et. 98 . Le perfectionnement de la vie unicellulaire en une vie multicellulaire est un processus très long. Cet exploit – c’en est un – illustre une fois de plus que la nature n’est pas handicapée par le facteur temps et qu’il ne constitue nullement un facteur de difficulté. Comment réagirait un scientifique s’il avait devant lui.7 milliard d’années) et. comme si la nature devait faire un effort « surnaturel ». Il n’existe aucune notion de difficulté dans ce processus. Le chêne n’est qu’un exemple. patiemment. Quant à l’homme. se transforme en une forme de carbone identique mais avec des propriétés remarquables (allotropie). La formation d’un glacier est lente. la formation d’une planète est extrêmement lente. après un temps extrêmement long et sous l’effet de la pression. si on s’en tient à des considérations entièrement dépouillées de toute intervention dite spirituelle ou autres. Le diamant est sans aucun doute le meilleur exemple. attendrait les résultats. Nullement est-il question ici de difficulté. l’apparition de la vie est relativement lente (approximativement 0. N’est-ce pas là une vision très humaine du rendement pourtant mécaniste d’une nature qui en a vu d’autres ? La nature semble ne pas être impressionnée par le temps. La nature abandonne au processus préétabli dans ce gland le soin d’engendrer plus tard un arbre gigantesque et puissant. pour la première fois de sa vie.que longueur de temps signifie difficulté de croissance. puisqu’il provient d’une forme primitive de carbone sans propriétés notables qui. il est en soi le diamant du carbone primitif. se faire abattre après un an ou deux par l’éclair d’un orage. mais est-il pour autant difficile et donc peu probable ? Nous pensons que non. pourrir dans le sol. être endommagé dès que la première tige se formerait. Il va de soi que ce gland pourrait être détruit.

ceux qui ne veulent pas croire expriment un aspect de leur Recueil. Crawford et Hart. mais en réalité ils essaient de nous vendre l’idée que cela vient de leur Encyclopédie ! Ils disent : « Nous avons des faits qui prouvent que ces anomalies n’existent pas ! » Ce qui est rigoureusement faux. une personne qui dit : « Je ne crois pas aux anomalies » exprime une croyance : « Je crois que les anomalies n’existent pas. nous sommes comme les citoyens d’un immense pays qui n’auraient exploré que le premier étage de leur propre maison et à peine celle du voisin. ont la dignité d’articuler leurs arguments avec plus de classe que certains autres qui balaient d’un geste méprisant la moindre tentative de se comprendre entre gens sérieux. dont celles de MM. L’Encyclopédie ne s’intéresse pas aux non-faits. Malgré nos prétentions technologiques. la nature ne s’est certes pas contentée d’un exemplaire unique sur une petite roche perdue dans un amas de milliards de galaxies. De la même façon que nous sommes loin d’avoir extrait ou même découvert tous les diamants qui existent sur cette planète. Ce sont là des sceptiques mais qui. les fantômes. elle se définit comme croyant une non-réalité. et si l’homme est le pinacle de cet incroyable édifice qu’est l’univers. il est permis de spéculer que d’autres pierres précieuses de vie s’ébattent ailleurs dans l’univers. cette croyance – car c’en est une – vaut toutes les autres. En d’autres termes. Cette spéculation. » Ce faisant. En conclusion.c’est-à-dire une sorte d’évolution fabuleuse d’un produit simple et vulnérable en une forme beaucoup plus complexe mais certes pas non existante. l’Encyclopédie n’a rien à dire sur ce qui n’existe pas. les phénomènes paranormaux 99 . dès qu’une personne sceptique émet une non-croyance. L’Encyclopédie ne peut dire : « Les extraterrestres. clamant dès lors être les seuls contribuables au monde ! Nous croyons profondément que la nature cherche à créer la vie et qu’en fait cela constitue son rôle. et pour y revenir une fois de plus. sur ce point. si peu sondé et si peu connu. heureusement. La vie est sa plus extraordinaire réalisation. d’autant plus qu’il est entièrement inexploré.

n’existent pas. Pour y croire ou ne pas y croire. l’Encyclopédie du monde entier est formelle : il n’existe aucune preuve scientifique de l’existence ou de la non-existence de phénomènes paranormaux. enregistré dans un hôtel le 12 mai 1943 et découvert gisant mort le lendemain. Elle ne dispose d’aucune preuve concernant la non-existence.. Elle attend autant de preuves pour déterminer ce qui n’est pas que ce qui est ! Personne ne peut prouver que les anomalies existent. d’extraterrestres. Or.. Mais si on ne veut pas vraiment y croire. Pour prendre cette décision. et personne ne peut prouver qu’elles n’existent pas. » L’Encyclopédie est intègre dans son essence et reconnaît qu’elle n’en sait rien. Mais au bout compte. Ou même de Dieu ! Croire ou ne pas croire est une question qui relève du Recueil des croyances et qui peut être conditionnée par les nécessités exprimées dans le Catalogue des sensations et des émotions et. dans le Cahier de survie ! Et croire en quelque chose demande autant de preuves que de croire que ce quelque chose n’existe pas ! Un jour. nous le répétons. de porter son regard vers le bas de la porte. de jeter un coup d’œil sur ces documents qui parlent de grand-papa. de visites extraterrestres et de pouvoirs psychiques. quelqu’un a dit : « Toute déclaration extraordinaire exige une preuve tout aussi extraordinaire. Les données sont insuffisantes dans un camp comme dans l’autre. nous sommes rendu au point d’affirmer que 100 . encore faut-il se donner la peine de regarder. il faut simplement déterminer s’il y a suffisamment de sang sous la porte pour la défoncer. alors on proclame haut et fort que l’Encyclopédie a dit que. » Cela fut énoncé dans le contexte de la visite d’extraterrestres sur Terre. pourquoi pas. sur ce point. Il fut répondu que déclarer que nous sommes seuls dans l’univers ou qu’en cas contraire nous sommes les plus avancés est une déclaration tout aussi extraordinaire dans les circonstances et qu’elle demande une preuve tout aussi extraordinaire. ou de vie après la mort.

Trois jours après l’incident. [21]. Ce sont des dénigreurs. Les témoins ont effectivement décrit l’objet comme la carlingue et le fuselage sans ailes et sans la queue d’un 747. Mack. survolant le toit de la ferme dans un silence absolu à vitesse très lente. en 1969. [28]. Ce phénomène très particulier de lumière à faisceau tronqué a été relaté durant les années 1970 en France et n’est que peu cité dans la littérature spécialisée. qui bénéficiait d’une large publicité par l’intermédiaire d’une station radiophonique locale. [22]. lequel nous fut recommandé par le Dr John E. que nous citions précédemment. [27]. Ces enquêteurs travaillaient pour le CEIPI. Centre d’étude et d’information sur les phénomènes inexpliqués. clament haut et fort que la recherche scientifique sur les anomalies est une perte de temps. fondé par l’auteur en 1995 à Hull. Des plus malins ont affirmé que la preuve qu’il existe des êtres intelligents ailleurs dans l’univers réside justement dans le fait qu’ils ne nous ont pas contactés ! 101 . [26]. [23]. agissent comme des talibans qui voient en ces anomalies de gigantesques bouddhas sur leur territoire sacré et les démolissent avec rage. deux hélicoptères sans aucune identification ont survolé le terrain de Jean-Claude à basse altitude. puisqu’elles n’existent pas.les sceptiques purs et durs qui. de même taille. tout comme Bonnier. Des gens qui gobent tout et n’importe quoi. [25]. [24]. De nombreux experts croient que c’est l’attitude qui a dominé les travaux de la tristement célèbre commission Condon sur les OVNIS. [20]. Selon la méthode non intrusive du Dr Howard Schacter d’Ottawa. [19]. À l’inverse. ce sont des gens qui font tout pour démolir une croyance. L’appel était toutefois entré avant que le dossier de Thurso ait été diffusé. au Québec.

et pour cause. Tous les milieux sont concernés. coauteur du Matin des magiciens Entre 5 % et 14 % L’ensemble du phénomène ufologique est l’anomalie qui.CHAPITRE 4 Les ovnis : une fantaisie de l’esprit ? Les ovnis sont des hallucinations collectives provoquées par des extraterrestres. occupe le plus d’espace dans cet ouvrage. aux États-Unis. vous l’avez noté sans aucun doute. Si on se base sur les chiffres du Projet Blue Book de l’armée de l’air américaine et ceux de la commission d’enquête Condon. le faisant basculer dans un abîme d’inconnues. Il existe à ce jour plusieurs centaines de millions de personnes qui. depuis plusieurs décennies. si elle venait à être officiellement démontrée. 5 % de ces cas sont inexpliqués et. Son existence. Pas étonnant donc que la résistance la plus forte surgisse dès que ce mot apparaît quelque part. mais surtout son authenticité. Jacques Bergier. bouleverserait complètement notre monde. surtout. Ce chiffre pourrait décupler si on ajoutait les cas non répertoriés et surtout les cas non signalés. ont officiellement rapporté avoir observé un ovni. inexplicables. Le GEIPAN français 102 .

objet connu mal identifié. croit l’astronome. de scientifiques. voire phénomènes provenant de projections psychiques. Personne ne sait ce que c’est. il demeure quelques idées ici et là. Ces cas inexpliqués résistent à toute explication : phénomène naturel connu ou méconnu. Si on exclut l’hypothèse des plus sceptiques. au su et au vu de gens comme vous et moi. les gens voyaient des croix de feu dans le ciel et de nos jours. C’est la grande faiblesse de cette théorie. au su et au vu de professionnels. Cela implique que des observations inexplicables se produisent régulièrement sur cette planète. mauvaise interprétation. ce sont des ovnis. canular. parlera d’un pourcentage beaucoup plus élevé. L’hypothèse de visiteurs extraterrestres est la plus connue. de visiteurs qui ne seraient que nous-mêmes provenant du futur et de quelques hypothèses plus terre-à-terre : phénomènes naturels entièrement inconnus. Difficile à dire pour les hommes et les femmes du Moyen Âge. Outre toutes ces théories et l’hypothèse extraterrestre retenue par de nombreux chercheurs. Un astronome du nom d’Ed Krupp(1) a alors émis l’hypothèse que les ovnis ne sont rien d’autre que d’anciennes croyances au surnaturel vêtues à la moderne. Inexplicable ne signifie nullement inexistant. Au Moyen Âge. etc. 1947 étant la date retenue par la plupart des chercheurs. bien que beaucoup plus tard Jean-Jacques Velasco. qui maintiennent que ce sont des canulars. mais on parle aussi de visiteurs provenant d’autres dimensions. soit près de 14 % et certaines années de 28 %.(Groupe d’étude et d’information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) rapporte le même pourcentage. de militaires. malgré l’évidence démontrée du contraire. la seule autre explication aux cas totalement inexpliqués serait une fantaisie de l’esprit. du même groupe. dont l’élite militaire française qui a collaboré à la rédaction du rapport COMETA. Cela dure depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. mais les gens normaux de notre époque et ne consommant pas de drogues hallucinogènes n’ont pas de visions ! Ils peuvent être victimes d’illusions d’optique mais de 103 . extrêmement superstitieux.

. Comme il a souvent été mentionné. ou créées par l’usage de psychotropes[29]. il partage l’opinion du Dr Mack. le chercheur Michael Persinger(5) propose la création d’images. bien que très sceptique à l’égard de l’explication extraterrestre. puisqu’il appuie ses travaux sur une série d’expériences dans son laboratoire de l’Université de Sudbury et l’applique par la suite à une fausse corrélation entre les 104 . Il est absolument faux d’affirmer que les hallucinations sont courantes et qu’elles surgissent sans raison. le problème de Persinger est d’ordre statistique. c’est peine perdue : « Une explication d’ordre psychologique (sur les ovnis) est écartée par le fait qu’un grand nombre d’observations indique une réalité physique [. extraterrestres ou religieuses. mais le goût se perd. Cela dit. L’hypothèse pathologique de l’hallucination est donc écartée comme tentative d’explication par les seuls chercheurs ayant le droit moral de s’exprimer : ceux qui ont rencontré directement les témoins en question. rejette l’hypothèse d’une pathologie X pour expliquer les cas sur lesquels il a personnellement travaillé et. On veut bien allonger la sauce. Or. Le lobe temporal gauche De son côté. Tous sont d’avis que « la pathologie de l’enlevé » n’existe pas. Quant à citer Carl Jung pour soutenir cette hypothèse. il existe des milliers de cas d’observations à multiples témoins.véritables visions. dont parfois près d’une centaine. de ce fait. Le seul spécialiste au Québec. La schizophrénie est sans doute la maladie la plus responsable des hallucinations. le Dr Jean-Roch Laurence de l’Université Concordia(2). causée par un phénomène bioélectrique dans le lobe temporal gauche généré par les secousses sismiques. non ! Les visions d’un élément n’appartenant pas au monde réel sont du domaine pathologique.](3) » Carl Jung a été consultant pour l’APRO (Aerial Phenomena Research Organization)(4). le comportement schizophrénique n’a jamais été détecté auprès des témoins d’anomalies qui ont été vus et suivis par les psychiatres et autres spécialistes..

on peut la voir se manifester. dans les secteurs et les fenêtres de temps concernés. à peu près aucun coin de pays ne serait épargné. Or voilà. Elle peut également prendre la forme de maladies plus ou moins réelles lorsque les médias annoncent les dangers d’une pandémie. Lors de concerts rock. et tout le monde va se gratter ! L’hystérie collective n’a jamais été considérée sérieusement comme une explication valable. il existe une variante qui plaît à de nombreux scientifiques pressés d’en finir. Cette espèce de contagion qui explique un comportement collectif est bien connue des psychologues. les gens ne rapportent aucunement leurs observations aux autorités. Son hypothèse ne tient donc pas. Aucune secousse n’a été répertoriée. soutenu par le principe du rasoir d’Occam. contrairement aux secousses telluriques qui sont fort bien répertoriées. C’est le modèle sociopsychologique du phénomène ovni. Guillaume d’Occam a vraiment dit un jour. cette carte n’existe pas. Elle n’existe pas parce que. Si une telle carte devait exister pour refléter la réalité ufologique. L’hystérie collective George Heuyer proposa un jour l’hystérie collective pour expliquer le phénomène des ovnis. Les images du lobe temporal ne laissent pas de traces non plus ! On ne peut les capter au radar ou sur pellicule. dites à une cinquantaine de personnes que l’une d’elles a des puces. le plus sérieusement du monde : « Pourquoi se compliquer la vie quand l’hypothèse la plus simple est sans doute la meilleure ? » Thierry Pinvidic(6) est l’un de ceux qui favorisent le 105 . d’autant plus que nous avons comparé la carte des observations qui ont fait l’objet de nos propres enquêtes avec la manifestation de secousses notables. Par contre.emplacements où se produisent de véritables secousses et une carte des observations d’ovnis. même infimes. de manifestations ou de grands rassemblements. puisque d’aucune manière elle ne peut produire à distance des phénomènes hallucinatoires. dans une très large proportion. En termes plus simples et plus légers.

même si elle ne s’appuie sur aucun fait. qui. le reste de l’Amérique n’a vu que des soucoupes. pour en généraliser l’usage lorsqu’il est question de témoins dans des observations d’ovnis. n’hésitent pas un instant à tout expliquer par une théorie quelconque. Ils prennent connaissance d’un dossier et tranchent avec le rasoir d’Occam la substance même du rapport pour en arriver à la conclusion la plus simple : le témoin est un taré. qu’ils « soucoupisent » tout et n’importe quoi.plus cette explication voulant que les témoins d’anomalies ne sont pas crédibles. Très original. 106 . alors qu’elle aurait dû rapporter des boomerangs ! Tout comme va le souhaiter Robert Low de la commission Condon. Or. qui n’a jamais rencontré une seule personne ayant rapporté des anomalies. On peut donc aisément blâmer ces vices de forme de la pensée humaine. Il va de soi que l’homme en général est capable de tout : mentir. ont écarté toutes ces explications et demeurent avec un pourcentage fort intéressant de dossiers totalement inexplicables. inventer. déclarait lors d’une émission télévisée à laquelle nous participions que les témoins modernes de ces phénomènes voient dans le ciel ce que les gens du Moyen Âge prenaient pour des croix de feu. C’est généralement ce que font les dénigreurs. « experts » de la pensée humaine. un fabulateur ou un menteur. mais aux témoins. Jeter de la sorte un voile de discrédit sur l’ensemble de ces personnes est une attitude extrêmement répandue. il faut s’attarder non pas aux ovnis physiques. particulièrement insultant pour les témoins. même les chercheurs scientifiques les plus obtus. surtout. se sont donné la peine d’explorer le phénomène. pour autant de motifs qu’il existe d’individus. très Krupp et. depuis la planète Vénus jusqu’aux nuages lenticulaires. en passant par un avion ou n’importe quoi d’autre. Particulièrement si l’observation est troublante. mystifier. Inexplicables en ce sens que les hypothèses sociopsychologiques n’ont pas été retenues. L’astronome québécois Pierre Chasteney. Il va jusqu’à prétendre que les neuf objets brillants en forme de boomerang observés par le pilote Kenneth Arnold en 1947 ont été décrits comme des soucoupes et que. dès lors. eux. Ces dénigreurs. fabuler.

et jusqu’à ce jour ils jouent nettement en solitaire. le 8 novembre 1990. Sauf s’ils sont éteints ! Les visiteurs ne semblent pas tester notre esprit scientifique. alors depuis le début. la balle est dans leur camp. faisant fi de nos efforts d’y comprendre quelque chose. Incluant les images qu’on présume avoir été recueillies par le pilote de l’avion de chasse. Mais un fait demeure : si ces visiteurs d’un autre temps ou d’un autre espace existent. Nous voulons bien que des témoins « soucoupisent » des reflets de projecteurs sur les nuages. puisqu’ils n’offrent aucune occasion valable de les percevoir sous cet angle. le responsable des forces policières sur les lieux. C’est autre chose qu’ils visent. se faisant dès lors les complices du silence. Des agents du gouvernement fédéral ont saisi les rapports de police. L’agent de la GRC Luc Morin a alors alerté les forces armées. Une analyse scientifique des photographies prises par Laroche a démontré que l’objet devait mesurer environ 540 m et se situer à un peu moins de 3000 m d’altitude. Robert Masson. a fait éteindre ces projecteurs. des dizaines de témoins. et cette autre chose ne sera jamais détectée par un microscope ou une solution chimique. il va sans dire.Lorsque. pas davantage que par une analyse psychométrique d’une pathologie quelconque et réductrice qu’on finirait par inventer pour se débarrasser du problème. qui donnent beau jeu aux dénigreurs de l’authenticité des anomalies aériennes et autres ! 107 . L’observation s’est poursuivie et l’objet s’est déplacé lentement vers l’est de la ville pour être observé par d’autres témoins(7). et plus aucune documentation officielle n’est disponible. Or. dont les policiers François Lippée et Robert Masson ainsi que le photographe de La Presse Marcel Laroche. ont pu voir cette forme immense et ses lumières surplomber la ville. L’explication retenue encore à ce jour par les sceptiques est le reflet sur l’épaisse couche nuageuse des puissants projecteurs des grues situées au sommet d’un immeuble voisin. voire du cynisme. qui ont dépêché un avion de chasse dans le secteur. un immense ovni lumineux est demeuré immobile dans le ciel de Montréal au-dessus de la Place Bonaventure.

Ergot du seigle. amanite. peyotl. 108 .[29]. la liste des produits naturels transformés en substances hallucinogènes est importante.

alors on se tenait tranquilles. De nos jours. et nous savons ce que nous avons vu. Nous ne pouvions en parler. Transcription d’une déclaration du sénateur et astronaute John Glenn sur Fraser USA-TV Show. de panique dans les rues. Nos patrons étaient terrifiés par ces scénarios de Guerre des mondes. et pourtant nous avons vu des choses. Des gens demandaient : « Étiez-vous seuls là-haut ? » Nous n’avons jamais donné de vraies réponses. de très étranges choses.CHAPITR E5 Il se passe quelque chose Durant cette époque glorieuse. et certaines d’entre elles sont très près de ce que nous avons vu. on voit ces mêmes choses dans nos cauchemars ou dans les films. le 6 mars 2001 Débat fascinant inutile mais 109 . j’étais très mal à l’aise avec l’idée qu’on nous demande de dire des choses que nous ne voulions pas dire et de taire les choses que nous voulions dire.

Quoi qu’il en soit. à ce jour. Puisque l’inconnu est de substance immatérielle. qui sont très satisfaits de cette explication. C’est un débat fascinant en soi mais pas très utile à la société. Pour celui qui s’intéresse de près à ces débats.La question des anomalies repose essentiellement sur des témoignages. On croit qu’ils 110 . mais quand il existe. dans certains cas sur des expériences tentées par des experts mais dont les résultats ont toujours été controversés. il est cynique et féroce et s’apparente aux débats religieux et politiques. Les émotions surgissent presque violemment[30]. tout comme s’il n’existait pas. indéfini et sujet à grande caution. L’inconnu devient alors un adversaire imprévisible. à ce jour. Il existe bien des faits qui sont utilisés pour démontrer que les anomalies existent. Ils en sont satisfaits parcequ’ils sont rassurés. La question des anomalies relève donc pour le moment du domaine des opinions. Cette controverse existe de toute manière dans presque tous les milieux scientifiques étudiant la manifestation de phénomènes dits normaux. il est alors plus simple de le rejeter. insaisissable. des croyances. et provoque un malaise permanent avec lequel l’esprit humain refuse de transiger. il est clair que le match est nul. C’est pourtant ce que pensent des millions de gens. Le débat sur l’authenticité des anomalies est donc très rare dans notre société. aucun chercheur n’a fait la preuve scientifique et définitive que ces phénomènes ne sont que des illusions et qu’elles appartiennent à notre imaginaire. Mais également. puisqu’on ne parle pas de ces choses-là . L’esprit humain compose fort mal avec l’incertitude qui creuse une large cavité dans le sol instable du connu. puisque c’est un débat d’idées à fortes conséquences. aucun chercheur n’a fait la preuve que ces anomalies sont authentiques et qu’elles appartiennent à notre réalité. et il existe bien des faits pour démontrer qu’elles n’existent pas. qui préfère ne pas en parler et ne rien entendre. impossible à combattre.

il serait plus simple et plus facile pour moi de jeter tout cela aux ordures et de passer à autre chose. tout semble nous conduire vers une structure qui défie nos paramètres traditionnels. on croit qu’ils n’existent pas. Si j’y crois ? Rien n’est tout blanc ni tout noir dans ces dossiers. Bien honnêtement. déterminés à trouver le coupable. le fait d’y croire ou pas n’a aucune importance. mais enfin. et il n’y a que cela qui compte. un fait nouveau relance la course aux hypothèses. qui disaient ne pas être de fervents croyants. c’est qu’au moment où on croit détenir un élément de preuve dans un sens ou dans l’autre. est loin d’être réalisé –. Nous avons requis leur position. Pour les véritables chercheurs qui. Nous sommes constamment confrontés à une évolution du caractère des anomalies. l’impression de se trouver en face de policiers inquisiteurs. Par contre.existent.. parce qu’ils ont l’intime conviction qu’un crime a été commis. C’est une remarque insipide et infantile. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour découvrir ce qui en est. en toute honnêteté. ce n’est ni une croyance ni une opinion. et tellement répandue qu’on a l’impression très nette de traiter avec des enfants qui ne sont pas très allumés. 111 . Nous sommes montrés du doigt et passons pour de petits rigolos.. il n’existe aucune subvention pour ce genre de recherches... nous le répétons. Ils projettent une image quelque peu différente de On a celle des chercheurs plus conventionnels. l’argument le plus fréquent contre l’existence de visiteurs extraterrestres est à ce point simpliste qu’on a envie de pleurer : « Moi.. » En fait. et encore moins un argument. Ce qui m’intrigue. Comme vous le savez. Nous avons rencontré de multiples chercheurs sérieux dans ce domaine. c’est du bénévolat absolu et qui n’est pas sans risque. Je le croirai quand j’en verrai. essaient de démontrer la possible nature réelle de ces anomalies – ce qui. Rien n’est tout droit ou linéaire. c’est fascinant et nous ne sommes pas encore prêts à jeter la serviette.. Voici l’essentiel condensé de toutes leurs réponses. je n’en ai jamais vu.

Vous y croyez parce que vous voulez y croire – I want to believe[31] – et vous voulez que cela existe. alors que le refus de croire est une défense profondément passive qui stabilise le statu quo : ne rien faire. parce qu’il est convaincu. donc ne rien découvrir. alors que celui qui veut tout savoir. pourrait conduire à des découvertes fort intéressantes. la science tout entière. donc maintenir le mythe que rien de tout cela n’existe parce qu’il n’y a aucune preuve ! 112 . à cette différence près qu’il y a une énergie directrice dans la volonté de croire qu’on ne retrouve pas dans le déni. la philosophie et même les religions devront tous refaire leur devoir depuis le début ! C’est sans doute inconsciemment pour cette raison qu’il y autant de résistance. La volonté de croire est une attaque profondément active qui. Vu sous cet angle. celui qui ne veut rien entendre ne fera aucun effort. vous pourriez dire avec un raisonnement assez juste que d’y croire est de la même eau. ne veulent surtout pas y croire ! Les gens ont-ils besoin de croire en quelque chose ? À l’opposé. alors que le refus de croire est statique. C’est probablement vrai. C’est une attitude aussi butée que de ne rien vouloir entendre sur ce sujet. Cette énergie directrice ouvre des portes qui sont fondamentales à la recherche. si un jour nous parvenons à démontrer la réalité finale de ces phénomènes. dès lors. produira les efforts nécessaires pour découvrir les éléments essentiels à une saine recherche. frôle l’indifférence froide qui.Chose certaine. par définition. ne génère absolument rien. En d’autres termes. nous avons tout à perdre à démontrer que ces phénomènes existent(1) ! Voilà donc pourquoi tant de gens ne font pas que croire en la non-existence de ces anomalies : ils ne veulent pas que cela existe et. la sociologie. elle stimule à la fois le corps intellectuel et le corps émotionnel de l’individu. un jour peut-être.

n’est-ce pas ? Les gens ont besoin de croire en quelque chose pour se rassurer .. sous forme de non-croyances. on prétend que les gens ont besoin de croire en quelque chose. Nous avons tous un Recueil des croyances extrêmement volumineux. Le Recueil des croyances. ne pas croire aux extraterrestres. si elles sont réelles. pour qu’on se permette d’y croire et que. Ce ne sont donc que des croyances. n’est pas l’apanage des gogos. Dans une entrevue radiophonique à CKCV. rassurent l’individu. Ne pas croire en Dieu. vers la fin des 113 . La thèse que nous défendons dans cet ouvrage affirme que les anomalies appartiennent à un domaine beaucoup trop sensible. de nombreuses personnes vont davantage préférer ne pas vouloir y croire. ce qui est très différent. selon l’adage.Cela dit. et cet argument vient défendre la position voulant que ceux qui croient en l’authenticité des anomalies ne font que croire en cela. vous ne pensez pas ? Par extension. de là. croire au néant est également une manière de se rassurer. refuser de croire l’un ou l’autre est aussi une façon de se rassurer. ils croient en la vie après la mort pour se rassurer : ils en ont besoin. Il y a du vrai dans tout cela. c’est croire en la stérilité de l’univers ou en l’impuissance d’éventuelles civilisations à dépasser notre niveau technologique. que les autres. Si tel est le cas. ils croient en Dieu et dans les anges pour se rassurer . beaucoup trop lourd de conséquences sur toutes les sphères de l’activité humaine. Ceux qui prétendent ne croire en rien ont tout autant de croyances. comme d’autres croient en Dieu. de se protéger. mais ne négligeons pas le fait que le phénomène des croyances n’appartient pas qu’aux « illuminés ». qui domine notre existence.. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ce sont tout autant de croyances qui. c’est croire au néant . les seules créatures intelligentes est également une bonne façon de se rassurer. croire que nous sommes les maîtres de l’univers.

années 1960, le scientifique Claude Frémont de l’Université Laval disait : « En tant que scientifique, je ne crois pas aux miracles de Lourdes ou de Fatima, mais en tant que catholique fervent, j’y crois ! » Allez comprendre cela ! C’est pourtant simple à expliquer. Un scientifique peut croire en Dieu etmanier des éprouvettes pour connaître l’origine naturelle de la vie. Dieu n’est pas tabou, il a un permis de séjour dans l’esprit cartésien, il est toléré – de nombreux mouvements religieux ayant une fondation solide et bien établie depuis très longtemps –, mais les fantômes ?les ovnis ? les télépathes ? Ils sont persona non grata et refoulés aux frontières. Ces anomalies souffrent de persécution, un peu à l’image des préjugés entretenus par d’indécrottables racistes ou sexistes. La collectivité préfère ne pas parler des anomalies, donc ne pas y croire et, mieux encore, les ignorer totalement ! Ce faisant, aucune recherche sérieuse n’est effectuée et dans le cas contraire, elles ne sont pas cautionnées et sont répudiées, entraînant dans leur sillage de mort le ou les chercheurs coupables d’hérésie scientifique. Dans ce domaine, rien n’a changé depuis qu’en 1950 on n’hésitait pas à chasser un Noir des toilettes réservées aux Blancs, c’était la norme : rien n’a changé depuis 1349 alors qu’on condamnait et répudiait toute pratique mettant la croyance de l’Église en péril[32]. Cet ouvrage ne changera rien à rien. Un à un, les noncroyants pourraient devenir croyants, mais cela ne modifierait pas l’énorme masse critique qu’il faut atteindre pour provoquer un changement majeur et stable au sein de la grande opinion. Briser ce formidable mur de résistance est une tâche colossale, d’autant plus que les petites brèches se referment hermétiquement dès qu’un hurluberlu se présente avec sa religion ufologique ou ses prophéties de fin du monde provenant du commandant d’un vaisseau spatial qui s’est posé
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dans sa cour arrière[33]. Concernant l’anomalie très particulière des visiteurs d’un autre monde, tout repose sur la fameuse question des mondes habités. Si on se base sur les résultats de l’« écoute électronique » que nous faisons sur les conversations qui se déroulent dans l’espace, force est d’admettre que nous ne sommes pas un auditeur compétent. En 1946, Enrico Fermi et Michael Hart en ont déduit – c’est le paradoxe de Fermi – que si personne ne répond, c’est que personne n’est là pour répondre à nos messages ou pour nous en expédier un. D’ailleurs, si vous plongez votre main dans un lac immense et que rien ne vous mord les doigts, c’est qu’il n’y a rien qui vit dans ce lac, c’est bien connu ! Puis, quelque chose s’est produit en 1961, soit très peu de temps après la mise en place du programme SETI. Un certain Sebastian von Hoerner(2) a émis l’hypothèse que les civilisations extraterrestres n’avaient peut-être pas le goût de nous parler ou même la capacité de comprendre notre civilisation. Nos doigts ne sont pas appétissants ! Ensuite, ce fut la fameuse équation de Drake[34], émise par Frank Drake(3). Ici, on confirme qu’il y a de la vie dans le lac, mais que cette main immergée n’a aucun attrait. On avance ! Puis, on fait un saut dans les années 1980 alors que W. Newman et Carl Sagan, tout comme le fera Michio Kaku vingt ans plus tard, émettent l’hypothèse que nous sommes trop immatures, trop insignifiants pour eux. Et si on apprenait à pêcher avec de vrais appâts, cette fois ? Quoi qu’il en soit, avec le temps, les idées jaillissent au rythme de l’évolution de l’Encyclopédie des connaissances et du savoir et, bien sûr, du Recueil des croyances. Milan M. Cirkovic, astronome de Belgrade, et Robert Bradbury, de chez Aeiveos Corp à Seattle, pensent que SETI est dépassé et que si des civilisations extraterrestres supérieures existent, elles
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évoluent vers l’extérieur des galaxies, et ce, pour des raisons plutôt complexes qu’ils ont élaborées à partir de leur compréhension de ce qu’il est convenu d’appeler la ZHG, soit la zone habitable galactique. Et maintenant, on parle de l’hypothèse de la Terre rare voulant que les conditions très exceptionnelles qui auraient été, dit-on, à l’origine de la vie complexe sur Terre sont telles qu’on peut supposer que la vie intelligente est rarissime dans l’univers. Il y a un nom pour cela aussi, c’est de l’anthropocentrisme, ou, en termes plus crus, quand l’homme pense qu’il est le centre de l’univers, comme autrefois le croyaient les scientifiques persuadés que la Terre était plate et que le Soleil orbitait autour d’elle. Et tout est là. L’option que propose la croyance que rien d’autre n’existe que ce qui est connu est passablement déprimante. Il n’y a donc pas de vie intelligente dans l’univers autre que la nôtre. Si c’est le cas, Dieu n’existe effectivement pas, sans quoi Il serait stupide d’avoir créé tout cela pour quelques tarés qui n’ont rien d’autre à penser qu’à eux-mêmes. Il n’y a donc pas de vie après la mort, c’est le néant de Sartre, le silence et la non-conscience. Autant continuer à ne penser qu’à nous-mêmes et à nous entretuer à qui mieux mieux. Il n’y a que ce que nous connaissons, et rien d’autre. Rien. Que des taxes, du boulot, du stress et des emmerdes, des enfants pour leur léguer tout cela et une planète déglinguée qui, tôt ou tard, va nous péter entre les mains à force d’être vampirisée. Personnellement, nous n’y arrivons pas ! Sans doute à cause de notre Recueil des croyances (nous en avons un aussi !). Et lui dit que nous ne sommes pas seuls et que notre essence survit à la dégradation du corps physique, tout comme Lavoisier disait que « rien ne se perd, rien ne se crée... » Notre Recueil affirme – comme s’il le savait – que nous sommes visités, voire contrôlés jusque dans une certaine mesure, par des êtres qui préfèrent ne pas se montrer, pour un tas de raisons que
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nous partagerions sans doute si nous étions à survoler une planète peuplée par des... enfin... des humains dont le stade d’évolution du jugement et de la compassion ne serait pas très avancé merci. Notre Recueil des croyances dit : « La balle est dans leur camp ! Elle y a toujours été. » Nous proposons au lecteur sceptique un exercice pénible. Faire l’admission temporaire que les anomalies constituent bel et bien une réalité présente. Faire l’admission notamment – temporaire une fois de plus – que nous sommes visités par des entités supérieures qui nous sont étrangères. Cela fait, tenter d’expliquer leur comportement. Le fait qu’ils ne se révèlent pas de façon massive. Si cet exercice l’amène à la conclusion que nous n’en valons pas assez la peine, ce sera un grand exercice d’humilité accompli. Et dans ce cas, rien n’est encore perdu. Nous n’avons qu’un seul but avec cet ouvrage : permettre à ceux qui ne croient pas en la réalité des anomalies, ou de certaines d’entre elles, de comprendre le pourquoi de leur position et d’y penser, de s’y arrêter un instant. Simplement un tout petit instant et, qui sait, peut-être, admettre qu’au fond ils préfèrent que tout cela n’existe pas et que le monde dans lequel ils évoluent doit être exactement celui qu’ils sont en mesure de voir et de connaître, et pas davantage. Pour se protéger !

Une série commissions

troublante

de

Avec un certain humour, Andréa, dans notre introduction, rappelait à son sceptique de mari que personne ne va se poser de questions sur l’existence du père Noël ou de Batman. Parce que, hormis les tout petits enfants, personne n’a jamais cru à leur existence. Personne ayant toute sa tête n’a jamais alerté l’opinion publique pour nous mettre en garde contre les envolées du gros bonhomme la veille de Noël, pas plus que
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personne ne s’est plaint des atterrissages spectaculaires de Batman ou de Spiderman sur le toit de sa résidence. Mais surtout, et c’est le plus important, personne n’a tenu de commissions d’enquête scientifiques, militaires ou civiles sur l’existence de ces personnages de fiction. Parce que précisément, cela tombe sous le sens, ces personnages n’existent pas. Par contre, les commissions d’enquête sur les ovnis et même les enlèvements extraterrestres sont légion. Pourquoi, si, tout comme ces contes pour enfants, ils n’existent pas ? Y a-t-il plusieurs types de nonexisten ce ? Qu’importe ce que c’est, depuis 1947, il se passe quelque chose que personne n’arrive à expliquer convenablement.

Le rapport Condon
Pourquoi revenir sur cette vieille histoire des années 1970 ? demanderont certains. Comme Jérôme Beau(4) le souligne, parce que la commission scientifique d’études sur les ovnis dirigée par le Dr Edward U. Condon est à ce jour la seule étude officielle publique ayant jamais existé. C’est elle qui a donné le ton négatif et méprisant à l’ensemble de la recherche scientifique sur les ovnis, et ce, malgré les vives critiques dont elle a été l’objet, critiques provenant tant de l’intérieur de la commission que de l’extérieur. Au Michigan, du 14 au 29 mars 1966, des dizaines de témoins et plus de douze policiers en service font une description très précise de l’observation de claire et remarquablement plusieurs objets métalliques brillants dans le ciel et au ras du sol. L’affaire est confiée au projet Blue Book, l’organisme d’enquête sur les ovnis de l’armée de l’air américaine. Une explication (d’un seul des rapports) parle de gaz des marais. La presse s’empare de l’affaire et ridiculise l’explication. Le public
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Une étude extensive ultérieure des ovnis ne peut probablement pas être justifiée pour 119 . Parmi eux. il exige qu’une commission privée étudie ce qu’est vraiment le phénomène ovni. Avec d’autres. La conclusion générale du rapport. L’étude des ovnis pendant les vingt et une années précédentes n’a rien ajouté aux connaissances scientifiques. Gerald Ford. En 1969. enquêté ou évalué par l’Air Force n’a jamais montré un signe de menace pour notre sécurité nationale. le Blue Book. À la suite des conclusions de l’enquête. Rappelons qu’elle est encore à ce jour la seule et unique étude scientifique à avoir été commandée par un organisme gouvernemental officiel. est la suivante : Il a été démontré que 90 % des rapports d’ovnis sont dus à des phénomènes connus. et d’un seul ton la communauté scientifique estimera la question des ovnis réglée de manière définitive. Condon.est furieux et des membres du Congrès s’inquiètent. qui deviendra plus tard président des États-Unis. Voici un aperçu des conclusions du rapport : Aucun cas d’ovni rapporté. la presse mondiale prend connaissance du rapport final de la commission Condon sur les ovnis. Il n’existe aucune preuve soumise à l’Air Force ou découverte par elle que les observations classées comme « non identifiées » représentent des développements technologiques ou des principes dépassant la connaissance scientifique moderne. Il n’existe aucune preuve que les observations classées comme « non identifiées » soient des véhicules extraterrestres. remis le 1er janvier 1969 et rédigé par Condon. Le secrétaire de la commission était un certain Robert Low. dans ce cas l’armée de l’air des États-Unis. L’USAF confiera ce rôle à l’Université du Colorado sous la direction du Dr Edward U. l’armée de l’air fermera son groupe de recherches.

Lisez bien attentivement. ou de propos incendiaires lors de conférences au symposium de l’AAAS[35]. tenu à Boston en décembre 1969. Les commentaires en italique ainsi que les notes de bas de page sont de nous (dans les autres transcriptions à venir également). les critiques viennent de partout. Et pour cause. Le mémo Low MÉMO À : E. effectuera une recherche dans les archives pour éventuellement retracer son historique. Voici le contenu intégral de ce mémo rédigé dans les mois précédant la formation de la commission. Fuller raconte alors. Roy Craig. Il mettra alors la main sur ce qu’il est maintenant convenu d’appeler « l’infâme mémo de Low ». ce qu’est l’histoire du mémo de Robert Low. l’American Physics. Manning[36] DE : Robert J. sous forme d’articles d’hommes de science et d’experts dans des revues spécialisées Journal of comme le Scientific Research.faire progresser la science. Fuller. même les plus conservateurs. dans le magazine Look du 14 mai 1968 et finalement dans son ouvrage publié en 1969(5). de tous les milieux. Low[37] 120 . qui fera le plus de tort à la crédibilité des travaux entrepris par la commission. Mais c’est l’article du journaliste John G. Leurs réactions seront fortes et la colère de Robert Low débouchera sur des renvois. James Archer et Thurston E. Une fois les travaux en route. Physics today. l’enquêteur en chef de la commission. entre autres. Il en parlera à plusieurs membres de la commission. Comme rien n’est dit sur les 10 % de cas jugés impossibles à expliquer d’aucune manière par les membres de la commission.

si certaines des observations sont vérifiées. il est normal de trafiquer les faits lorsque la sécurité nationale est en jeu !) Mais. et dire qu’elles se comportent suivant un ensemble de lois physiques qui nous sont inconnues. et il pense que nous gagnerions beaucoup de faveur dans les cercles appropriés en entreprenant un service nécessaire de manière critique.) Little a indiqué que l’on fait parfois ce genre de choses s’il y a un vrai besoin national. nous cloue au pilori. Branscomb a suggéré que l’on devrait aller jusqu’à considérer la possibilité des soucoupes. C’est-à-dire que nous devrons admettre la possibilité que des choses telles que les ovnis existent. milite beaucoup pour notre participation à ce projet. il n’y a pas de réel besoin national. que les autres n’ont pas été approchés et qu’ils n’ont donc pas refusé. (Le prestige l’emporte sur les résultantes de l’étude. Il pense. on devra l’approcher objectivement. Walt espère beaucoup que nous le ferons.SUJET : Quelques réflexions sur le Projet OVNI Jim et Ted. Il a essayé d’avoir Will Kellogg. avant même qu’elle soit analysée. Leurs arguments réunis se traduisent ainsi : pour entreprendre un tel projet. dans ce cas. Or. qui est directeur associé du NCAR[42] pour le Laboratoire des sciences atmosphériques. Voici quelques réflexions sur le sujet. Branscomb[38] est farouchement contre. Gordon Little croit que ce serait un désastre. Kellogg est très intéressé et l’a presque fait. Il dit avoir des informations selon lesquelles Colorado est vraiment le premier choix de l’Air Force. et nous perdrions plus en prestige dans la communauté scientifique que nous ne pourrions gagner à entreprendre l’investigation.) Les croyants restent des marginaux. J’ai examiné le Projet OVNI et parlé à un certain nombre de personnes. ne serait-ce qu’en tant que possibilités. Il dit que nous 121 . Il pense cependant qu’il a été trop impliqué pour le faire. Vous le faites en dépit des conséquences adverses éventuelles. George Benton est tout aussi négatif. (Donc. le simple fait d’admettre ces possibilités. d’un autre côté. Il n’est pas respectable de donner une considération sérieuse à une telle possibilité. (Low considère donc que l’hypothèse de base doit être réfutée dès le départ. Walters Roberts [41]. qu’il y a un besoin très urgent de le faire. contrairement à Little. Branscomb compare la situation à Rhine[39] et l’étude ESP[40] à Duke.

puis qu’elle nous verse ensuite l’argent pour effectuer le travail. pourraient probablement apporter une masse impressionnante d’éléments selon lesquels il n’y a aucune réalité dans les observations. (Roberts fera peut-être pencher la balance vers un peu plus d’objectivité !) Branscomb dit qu’il serait préférable que l’Académie nationale passe un contrat avec l’Air Force. et qu’avoir le projet ici ne nous classerait pas dans la catégorie des scientifiques excentriques. pour la communauté scientifique. auquel serait soumis notre rapport final. Si l’accent était mis là-dessus. à décrire le projet de manière que. il présente l’image d’un groupe de sceptiques essayant de faire de leur mieux pour être objectifs mais n’ayant pratiquement aucun espoir de trouver une soucoupe. pour le public. Il pense que cela aurait meilleure allure ainsi. mais plutôt sur les gens qui font les observations – la psychologie et la sociologie des personnes et des groupes signalant avoir vu des ovnis.devons le faire correctement – objectivement et de manière critique – et éviter la publicité et tous ces genres de choses. (C’est Robert Low et non Walter Roberts qui sera chargé des travaux. il apparaisse comme une étude totalement objective mais que. L’analogie avec ESP. (Le truc ? Quel truc ? Pour que le public croit que tout est mené de manière rigoureuse mais de sorte que leur prestige ne soit pas atteint aux yeux de leur communauté ?) Une manière de procéder serait de mettre l’accent sur les enquêtes. ne convainquirent pratiquement personne. Ce qu’il veut est exprimé clairement ici : « il n’y a aucune réalité dans les observations ». plutôt que sur l’examen de la vieille question de la réalité physique de la soucoupe. L’étude de Duke fut réalisée par des croyants qui. Il y a cependant des mesures similaires qui accompliraient à peu près la même chose. je pense. bien que ne pouvant prouver un résultat négatif. non pas sur le phénomène physique. et je suis d’accord. Notre étude serait menée presque exclusivement par des non-croyants qui. une conclusion proposée avant qu’un seul dossier soit étudié.) Le truc consisterait. après avoir fini. Rhine et Duke n’est valable qu’en partie. 122 . c’est-à-dire avoir un groupe très distingué de consultants et/ou de conseillers ayant un comité à l’Académie.

me semble-t-il. que des psychologues. Ed Condon[43] et Will Kellogg l’ont entendue. sera chargé des travaux présumément scientifiques de la commission. que nous prenons la peine d’impliquer les gens appropriés et que nous réussissons à présenter l’image que nous voulons présenter à la communauté scientifique. entendu l’histoire présentée par les gens de l’Air Force. Cela a eu lieu le mercredi 10 au matin. avec le bon monde. Robert Low. Excepté éventuellement dans un domaine comme la météorologie optique. nous ne passerons pas pour des idiots. cependant. (Si nous mettons les choses au point. des sociologues et des psychiatres puissent très bien produire des publications savantes comme résultat de leurs investigations sur les observateurs de soucoupes. cependant. si nous mettons bien les choses au point. je ne peux imaginer un document sortant de l’étude qui puisse être publiable dans une revue de sciences physiques prestigieuse. nous le rappelons. Je peux imaginer assez facilement. (Des publications savantes pour discréditer les témoins ? Et cela avant même que les travaux aient débuté ? Voilà donc la source du fameux modèle sociopsychologique des dénigreurs !) Je n’ai pas. nous pourrions réaliser le travail à notre avantage. sa 123 . il ne devrait pas être rejeté. mais Robert Low très certainement.je pense que la communauté scientifique capterait rapidement le message. et a fortiori son attitude. et ils disent que le projet est présenté sous un jour très raisonnable. bien sûr. Au minimum. mais je suis enclin à penser à cette première étape que. Il est prématuré d’avoir une opinion très tranchée. Le mémo non. ce qui serait le cas si nous étions objectifs ! C’est ce que nous comprenons !) Ce mémo a fait scandale ! Plusieurs sceptiques le défendent en affirmant qu’il n’a jamais été lié directement au mandat de la commission Condon. celle qui par son rapport mettra un terme définitif aux activités de l’USAF en matière d’enquêtes sur les ovnis !) Il n’y a aucune autre raison. (Quel message ? Que les témoins sont farfelus ? Sans tenir compte des faits mesurables ? Ce type. de faire cela.

que nous sommes plongés dans un dilemme en raison des dissensions et du découragement qui règnent parmi nous depuis ces deux dernières semaines. Voici la lettre de démission de Mary Louise Armstrong. docteur Étant donné qu’il n’échappe pas à l’équipe du programme sur les ovnis. rien de tout cela ne modifiera la pensée scientifique moderne. Cher Condon. faisant fi des critiques. Norman Levine. membre également de la commission. Dans celle-ci. devint par la suite le plus ardent défenseur de la question des ovnis et monta la base de données la plus exhaustive qui ait jamais existé : la UFOcat. sachant que son grand Recueil des croyances était maintenant protégé. Toutefois. Macdonald[45]. qui s’est rassurée avec les conclusions du rapport Condon. adressée à Edward U. Ils seront tous les deux renvoyés. il me semble nécessaire d’examiner 124 . Le mémo sera rendu public trop tard. Levine ainsi que James E. Allan Hynek et Mary Louise Armstrong[46] se réuniront pour élaborer une étude faisant contrepoids à la commission Condon. ni à vous-même. « Bob » n’est autre Robert Low. prendra également connaissance du mémo. La presse ne tiendra compte que du rapport final de la commission. Condon.perception mais surtout son style de gestion des travaux de la dite commission. Depuis quand les résultats d’une recherche scientifique doivent-ils être manipulés de telle sorte que ceux qui la commandent soient satisfaits et ceux qui la font soient respectés et bien payés par eux ? Depuis toujours ? Très fréquemment ? Rarement ? Jamais ? Notez que David Saunders[44]. un des membres de la commission Condon qui prit connaissance du mémo de Low. docteur en ingénierie à l’Université de l’Arizona. C’est alors que Saunders.

voici quelques déclarations d’Edward Uhler Condon. à ma connaissance. À un certain stade d’avancement.] En terminant. a été la cause première des problèmes qui existent. il ne les lut pas vraiment et il ne nous encouragea jamais à tenir les discussions qui étaient envisagées. et que cette étude aboutira comme nous le voulons tous. J’espère sincèrement que le programme se poursuivra désormais sur des bases différentes. Pour moi. On espérait ainsi faire naître une discussion significative sur le contenu des notifications.] Dès le début. Bob en élimina quelquesunes. que la communication entre vous-même et votre équipe s’améliorera notablement. De plus..] Docteur Condon. son attitude a été négative. une grande partie de ce dont je parlerai plus loin concerne directement ce qui peut ou ne peut pas être dit au sujet des notifications. mais je pense que toute l’équipe serait d’accord sur ce point. Cependant. si contenu il y avait. C’était pourtant à lui. nous étions convenus que plusieurs d’entre nous liraient systématiquement une série donnée d’observations. mais. c’est-à-dire à un rapport final dont chacun sera satisfait. Bob s’intéressait aussi peu que possible aux observations sur lesquelles nous travaillions.... dans une certaine mesure. Il me semble que tous les membres du programme doivent. à mon avis. n’en discutait pas avec nous. évitant ainsi très adroitement de se prononcer clairement sur le problème des ovnis. qu’il revenait de prendre les initiatives propres à le mener à bien. Bob a passé beaucoup trop de temps à se préoccuper du langage à employer pour la rédaction du rapport final. le coordonnateur du programme. puis se réuniraient pour faire le point. Mon inclinaison en ce moment est de recommander 125 que le . ne lisait pratiquement pas nos travaux. je pense fermement que si la personne administrant directement et quotidiennement ce programme n’avait pas été Bob. il n’a passé que très peu de temps à étudier les données sur lesquelles il allait baser ses conclusions [.ce qui. je crois avoir suffisamment abusé de votre temps. D’un autre côté.. Je ne pense pas que lui-même en conviendrait. nous n’en serions pas là [. partager la responsabilité de la situation actuelle. même si c’est simplement pour ne pas vous avoir informé plus tôt de nos appréhensions. et je terminerai maintenant en vous présentant ma démission du poste d’adjointe administrative du programme ovni [..

son secrétaire s’en est fort bien chargé !) (Devant la fraternité scientifique Sigma X. (Rocky Mountain News. (Source inconnue. Quand on a le goût de fouetter les chercheurs de l’étrange sur la place publique.. Je suis quant à moi persuadé qu’il n’y a rien làdedans. Peut-être que l’étude des phénomènes d’ovnis pourrait être valable pour les groupes qui s’intéressent aux phénomènes météorologiques.] Le XXIe siècle pourrait mourir de rire en regardant en arrière les nombreuses choses que nous avons faites. mais je ne suis pas supposé atteindre une conclusion avant une autre année. Mack de mettre sur pied le PEER.gouvernement sorte de ces affaires. c’est qu’on regrette l’abandon des belles méthodes de l’Inquisition ! Le panel Sturrock Trente ans plus tard. Laurence Rockefeller du Fonds LSR. en décembre 1996. Mon attitude actuellement est qu’il n’y a rien là-dedans (ajoutant avec un sourire).) Ceux qui éditent des livres sur l’ufologie et les enseignants qui permettent à leurs élèves de s’intéresser à cette pseudo-science devraient être fouettés sur la place publique et bannis à jamais de leur profession. à déterminer le « statut de notre compréhension globale du problème posé par les signalements d’ovnis ». invite le professeur Peter Sturrock.) Je suis presque enclin à penser que de telles études devraient être interrompues..)[47] Cette dernière petite perle illustre notre propos tout entier. Star Gazette d’Elmira. celui-là même qui permit à John E. à moins que quelqu’un n’arrive avec une nouvelle idée sur la manière d’approcher le problème [. 126 . Cela (l’étude sur les ovnis) pourrait en être une. physicien et astrophysicien de l’Université Stanford(6). mai 1968. (Il n’avait pas à le faire. Je tiens à recommander dès maintenant que le gouvernement abandonne l’affaire. mai 1968. Mais je ne suis pas censé déposer mes conclusions avant un an encore. Les deux hommes s’entendent sur le fait que le phénomène ovni est méconnu et sème plus de confusion qu’autre chose.

M. directeur de l’Institute for Advanced Studies à Austin au Texas. le Dr Harold E. Henry Diamond et le professeur Peter Sturrock mettent sur pied un atelier au cours duquel des ufologues reconnus vont rencontrer un panel de huit ou neuf scientifiques afin de se concentrer sur les preuves physiques associées aux rapports d’ovnis. Henry Diamond. Pour l’assister dans ses travaux. Rockefeller. Du 30 septembre au 3 octobre 1997. professeur d’astronomie et président du Astronomy Department à l’Université de Cornell. et le Dr Charles R. professeur au Aerospace Engineering de Princeton.Sturrock estime alors que ce problème ne peut être résolu que par une investigation scientifique ouverte. professionnelle et étendue. Tolbert. professeur d’astronomie à l’Université de Virginie. Le Dr Richard F. de Washington DC. l’atelier s’organise au Pocantico Conference Center de Tarrytown. Sturrock fait appel aux personnalités suivantes : le Dr Thomas E. Puthoff et Pritchard sont désignés comme modérateurs durant les sessions d’études. dans l’État de New York. le Dr David E. le D r Yervant Terzian. Haines de Los Altos (Californie) est chargé de l’examen des éléments photographiques et des anomalies 127 . Sept enquêteurs ufologues expérimentés sont requis pour passer en revue des catégories spécifiques de preuves. Holzer du High Altitude Observatory of the National Center for Atmospheric Research à Boulder dans le Colorado. le Dr Robert Jahn. professeur de physique au Massachusetts Institute of Technology[48]. son collègue M. et qu’un préalable essentiel à cette recherche est un apport substantiel de scientifiques intéressés. Pritchard. Puthoff. puis du 28 au 30 novembre 1997 à San Francisco. doit assurer la portion administrative et MM.

quant à lui. déjà nommé. le Dr Illobrand Von Ludwiger de Feldkirchen-Westerham (Allemagne) discute des preuves obtenues par radar . (Jay) Melosh. le Dr Jacques Vallée de San Francisco présente des estimations d’énergie et discute en plus des éléments matériels . professeur émérite d’ingénierie électrique à l’Université de Stanford. Jean-Jacques Velasco du CNES de Toulouse (France) présente des éléments concernant des événements radars. Holzer. Charles Tolbert. des traces au sol et des dommages à la végétation. professeur d’astronomie de l’Université de Virginie. présente des éléments impliquant des enregistrements vidéo et des données spectroscopiques . (Randy) Jokipii. Thomas E. le Dr Mark Rodeghier du Centre pour les études sur les ovnis de Chicago (fondé par le Dr Allan Hynek) traite des anomalies de moteurs d’automobiles . Swords. M. J.Mexique à Albuquerque. Eshleman et Holzer 128 . R. le Dr James J. Institut pour la médecine aérospatiale à Cologne (Allemagne). le Dr J. et le D r Bernard Veyret du Laboratoire de bioélectromagnétique de l’Université de Bordeaux (France). Schuessler de Houston discute des blessures sur les témoins . Les éléments présentés à l’atelier sont étudiés par le panel d’étude scientifique comprenant le Dr Von R. le Dr François Louange. professeur des régents de sciences planétaires et d’astronomie à l’Université de l’Arizona à Tucson. directeur responsable de Fleximage à Paris (France)[49]. John F. le Dr Michael D. professeur au Département de science des études générales à l’Université du Michigan de l’Est. directeur de l’Institut de météoritique et professeur des sciences de la Terre et planétaires à l’Université du Nouveau. M. le Dr H. le Dr Guenther Reitz du Centre aérospatial allemand.d’équipements aériens . le Dr Erling Strand de Ostfeld (Norvège). Papike. discute des anomalies inertielles . professeur de science planétaire à l’Université de l’Arizona à Tucson. Eshleman.

Un bon exemple en ce sens est le GEPAN/SEPRA du CNES en France. qui. Dès que des événements inexpliqués se produisent. Tous de petits rigolos. il existe une possibilité pour le monde scientifique d’apprendre quelque chose de nouveau (tout le contraire du rapport Condon). » Malgré les espoirs maintenus par l’ensemble de la communauté ufologique à la suite du dépôt officiel du rapport Sturrock. n’est-ce pas ? Les observations du panel sont les suivantes : Le problème des ovnis n’est pas simple à résoudre. Les rapports Condon et Sturrock ne sont certes pas les premiers. Nous avons constaté que certains rapports d’observations d’ovnis sont associés à l’irradiation des témoins. Le comité d’experts fait également savoir que leur analyse du rapport Condon les amène à prendre une position différente : « Contrairement aux recommandations de l’époque.agissent à titre de coprésidents de ce panel. un élément qui devrait être soumis à la communauté médicale. Un rapport étroit entre les organisations ufologiques et la communauté scientifique devrait être établi. travaille de manière modeste mais très efficace. et l’ensemble de la recherche gagnerait à être chapeauté par une institution (tout le contraire des propos d’Edward U. 129 . depuis 1977. rien n’a changé. Cela démontre au moins que des esprits scientifiques sont concernés par le problème des ovnis. les seuls ou les derniers. soit le Centre national d’études spatiales. Ces recherches devraient alors s’articuler autour des dossiers incluant à la fois les témoignages crédibles assortis de preuves physiques[50] (tout le contraire du rapport Condon). et qu’aucune explication universelle n’existe. et qu’il est ridicule de qualifier ce problème d’inexistant ou de fantaisie de l’esprit. et il ne semble pas y avoir de réponse universelle à ce sujet. Il se passe quelque chose de très sérieux. Condon). la technologie et l’avancement des connaissances en 1997 font que l’étude sur les ovnis doit être rétablie. et pourtant aucun contre-argument n’est venu s’opposer à ses recommandations.

la Luftwaffe. rédigé en 1973. que les objets mystérieux n’étaient pas d’origine allemande et causaient les mêmes soucis à ces derniers (3 et 4). F. Les détails les plus précis à leur sujet se trouvent. Un an plus tôt. À tel point que l’armée de l’air nazie. les services de renseignements britanniques avaient eux aussi formé un organisme d’enquête qui put établir. activité prenant le nom de code d’opération « Uranus »(3). dans l’ouvrage d’Henry Durant(3) et dans le savoureux petit livre d’Aimé Michel (coll. Les chiffres entre parenthèses correspondent à la documentation du chercheur en fin d’article. qui les commente avec son humour incisif(5). Il semble donc que ce soit au cours de la Seconde Guerre mondiale que leurs regards se sont portés sur ces phénomènes par l’intermédiaire des pilotes de guerre. créa en 1944 un Bureau spécial 13 chargé d’étudier ces rapports.rheadae. Rappelons seulement les faits principaux. les commissions d’enquête officielles chargées d’éclairer le problème UFO aux États-Unis ont connu bien des malheurs ! Ou bien elles se sont fait museler et « liquider » les unes après les autres. Et ne serait-ce pas justement en passant au crible les rapports des pilotes de chasse alliés qu’est né au sein des services secrets américains un intérêt pour les UFO qui paraît n’avoir jamais tari ensuite ? Depuis 1947. Le 30 décembre 1947. Avant 1940. les autorités officielles du monde entier ne se sont probablement jamais souciées des diverses observations dont on retrouve encore la trace.com. Delpech Laborie. Il s’agit d’un écrit du journaliste J. secrétaire d’État américain à la Défense. Pour ou contre). ce sont donc les services de renseignements qui. par le canal d’un agent double.Le jury Robertson L’extrait d’article qui suit provient du site www. ou bien elles ont dégénéré en entreprises de mystification publique. se sont occupés en priorité des ovnis. par exemple. dont il ne faut pas oublier le nombre considérable de rapports(2). James Forrestal. signe le décret de création de la première commission Project 130 .magazine. Comme cela le démontre. en temps de guerre.

parce que les ouvrages du major Donald Keyhoe nous montrent que l’atmosphère au sein de l’USAF à cette époque était plutôt à la perplexité et à l’indécision. Project Sign n’y survivra pas ! Le Pentagone repousse ses conclusions. Elle a pourtant déjà eu l’occasion d’étudier des rapports similaires. violemment secoué par la tempête qui vient de s’abattre en provenance du Pentagone. la US Air Force (USAF) feint la plus totale ignorance. deux fois échaudée. que nous verrons apparaître dans l’affaire en 1953. Project Sign fait parvenir au chef d’état-major de l’USAF un rapport top-secret : The estimate of the situation. en décembre. Le capitaine Ruppelt révèle dans son livre(7) que. le défunt Project Sign est transformé en Project Grudge. En septembre 1948. D’une part. à Dayton (Ohio). 131 . se contentera de réduire au maximum le nombre d’objets non identifiés par le biais d’explications parfaitement douteuses et arbitraires. Le Pentagone réagit à nouveau violemment et en arrive même à opérer certaines purges à l’intérieur du Project Grudge. Il dispose de moyens importants et son travail est très actif. ce qui entraînera ipso facto la suppression du Project Grudge. Cela dénote-t-il forcément dès cette date une hostilité systématique à la réalité des faits de la part de l’étatmajor de l’USAF ? Peut-être pas. devenu évidemment inutile. Cette réaction signifierait-elle alors que le service de renseignements. le personnel de l’ATIC a maintenant pris le parti d’une attitude beaucoup plus conforme aux vœux de l’état-major ! Une ultime tentative est toutefois risquée avec la publication du communiqué du 24 avril 1949.Sign. encore orienté vers l’hypothèse interplanétaire. Depuis le début des événements. Ce traitement réussira si bien pendant toute l’année 1949 qu’il aboutira à un pourcentage négligeable de cas inexpliqués lors du rapport final de la commission. parce que les militaires du Pentagone ne sont pas plus bornés que ceux de l’ATIC et d’autre part. l’ATIC. faisait déjà pression sur l’USAF en 1948 ? Le 11 février 1949. Ce rapport soutient clairement l’hypothèse de l’origine interplanétaire des UFO. devant le nombre croissant d’observations et les réactions du public. Project Sign est placé sous la responsabilité de l’ATIC (Service de renseignements techniques de l’USAF) à la base de Wright-Patterson. puis le dissout purement et simplement. Ce sera la première et la dernière commission américaine sérieuse(6). À partir de ce moment. C’est la première amorce de la « politique du secret ». ceux de ses pilotes pendant la guerre et de ses bases scandinaves en 1946.

en mars 1952. L’étude des rapports s’oriente vers une recherche objective et compétente. c’est-à-dire dans les archives de l’ATIC.Durant presque deux ans. Prétexte officiellement invoqué par la CIA : « tarir la source publique des informations. qui envisagent favorablement la réalité concrète des UFO. Tout cela aboutit à une augmentation considérable des observations inexpliquées dans les statistiques officielles. Le Project Blue Book dépose ses conclusions. véritable bureau scientifique composé de spécialistes de diverses disciplines. Au moment du rapport final. Est-ce précisément cela qui gêne alors un certain service de renseignements. jusqu’en 1953. compte tenu de l’atmosphère générale consécutive à la vague de 1952 ? Quoi qu’il en soit. La direction est alors confiée à un officier de renseignements de l’ATIC. il est composé de plusieurs experts. le capitaine Edward Ruppelt. la CIA se précipite au service de la science ! Elle réclame du jury un verdict négatif. Son premier soin est de former une sous-commission. Le jury se réunit au Pentagone à partir du 12 janvier 1953 . Il faudra attendre octobre 1951 pour que le Project Grudge soit rétabli. présidés par le physicien H. maintenant 132 . mais aussi du directeur de l’ATIC et de trois personnalités importantes de la CIA. Ses pouvoirs sont encore accrus lorsque la commission prend le nouveau nom de Project Blue Book. à la suite d’une observation d’ovni survenue en présence d’importantes personnalités. Deux règlements. Robertson. un jury scientifique est réuni en janvier 1953 par le Pentagone pour statuer définitivement (!) sur le problème UFO : le jury Robertson. P. qui couvrira une série de recommandations secrètes de la CIA exigeant « une réfutation systématique des soucoupes volantes en vue de réduire l’intérêt du public pour ce sujet ». Il dispose de moyens plus étendus et plus modernes que l’ancien Project Sign. est énorme. afin d’éviter que les réseaux de renseignements des services secrets ne soient submergés ». le Project Bear. toutes les observations seront impitoyablement rejetées aux oubliettes. Son action à la tête de la commission. Rappelons que tous les détails concernant le jury Robertson sont connus grâce aux documents découverts par le Dr Mac Donald au siège de l’ATIC en 1966.

et JANAP 146. Dans le motif officiel avancé par la CIA. En effet.. on peut déceler une contradiction qui éclaire du même coup sa duplicité. la CIA possède d’une part des réseaux suffisamment étendus. Or. elle est libre de n’acheminer par ces canaux que les renseignements qu’elle estime dignes d’intérêt et elle peut rejeter à sa guise les informations superflues. perfectionnés.. cette mesure n’a pas manqué de drainer vers la CIA de nombreuses observations de « premier choix ».. les dispositions établies par AFR 200-2 sont elles-mêmes en contradiction avec le prétexte en question. les cas importants étant réservés et transmis par les soins de l’ADC aux « agences de renseignements intéressées » sur la base de documents significatifs. qui considère la divulgation de toute information en provenance des bases militaires comme un crime passible de 10 000 $ d’amende et de dix ans d’emprisonnement. organisés. font preuve de beaucoup d’empressement et d’attention dans de nombreux cas d’observations. AFR 200-2 stipule en substance que toutes les observations acheminées par les services de l’USAF doivent obligatoirement parvenir en premier lieu à l’Air Defence Command (ADC) qui opérera un tri . et pourquoi s’en embarrasser alors ? Ou bien. et donc le Project Blue Book. les activités de la CIA en matière d’UFO démentent manifestement le prétexte invoqué. n’en recevra alors par son canal qu’une sélection épurée. sont promulgués à cet effet : AFR 200-2. Notons que cela permet aussi de ne présenter au public. Par conséquent. qu’une sélection de cas « 133 . l’ATIC. qui organise l’acheminement des observations. dans son livre déjà cité. comme le souligne Aimé Michel. sans avoir besoin de recourir à la censure de l’USAF ! Ou bien les soucoupes volantes ne sont que fantasmes aberrants. et en possède suffisamment le contrôle pour ne pas risquer de les voir brouillés à tout propos. que c’est bien la CIA qu’il faut entendre par cette appellation. Ce motif est donc le prétendu besoin pour la CIA de débarrasser ses réseaux de renseignements de rapports présentés comme inutiles et dangereusement encombrants(8). par l’intermédiaire du Project Blue Book. Aimé Michel a démontré. Étrange méthode pour se débarrasser de rapports considérés comme « inutiles ».célèbres. Non seulement les enquêteurs de la CIA. l’argument est par lui-même irrecevable. mais encore. D’autre part..

1969). la commission Condon apparaît comme logique. (2) De nombreux exemples en sont donnés dans le livre de Cordon Lore et Harold Dencault : Hysteries of the skies : UFOs in perspective. » Sans commentaire ! Sous cet éclairage. coll. Un homme peut passer 134 . Aimé Michel la qualifie très un prolongement judicieusement de « dispendieuse et vaine réédition du jury Robertson(5). scrupuleusement appliquées grâce à l’épouvantail incarné par JANAP 146 ! Notons aussi que le Dr Hynek. Il est édifiant de constater qu’aussitôt après sa demande d’en obtenir copie. (6) À l’exception de Project Blue Book lors de la brève direction du capitaine Ruppelt. présent aux réunions du jury Robertson. 1970). Pour ou contre. On y trouve tout de même quelques petites perles. Le phénomène ovni n’est pas un incident survenant dans le quotidien de chacun d’entre nous. Tous ces détails sont connus au moyen de documents que le D r Mac Donald découvrit au siège de l’ATIC en 1966. (7) Edward Ruppelt : The Report on UFO (8) Le prétexte est repris. L’irresponsabilité apparente et l’utilisation possible de tels groupements en vue de desseins subversifs (sic) devraient être prises en considération. par Walter Sullivan dans l’introduction du rapport Condon. (5) Aimé Michel : Pour les soucoupes volantes (Berger-Levrault. bien sûr. par exemple : « La commission a pris connaissance de l’existence de certains groupements comme les Civilian Flying Saucers Investigators et l’Aerial Phenomena Research Organization. à peu près similairement et toujours pour justifier l’action de la CIA. (4) Frank Edwards : Du nouveau sur les soucoupes volantes (Laffont. 1968). Les exemplaires publiés par la suite et reproduits en annexe du rapport Condon sont entièrement expurgés. Il a été estimé que de telles organisations devraient être surveillées en raison de leur grand potentiel d’influence sur l’esprit du public au cas où une extension des observations surviendrait. (3) Voir l’ouvrage extrêmement bien documenté d’Henry Durrant : Le livre noir des soucoupes volantes (Laffont. à titre de conseiller scientifique de l’USAF. refusera d’en contresigner les conclusions. ils furent tous remis au secret sur l’intervention de la CIA.inoffensifs ». Ces prescriptions ont été. » Voici les sources de sa documentation.

ce qui reviendrait à lui donner de la crédibilité. la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie intelligente se développe . ou sur l’avortement. Un crime est commis. il ne sera pas seul et des traces subsisteront. [33]. fc.une vie entière sans être témoin de son existence. Little. le nombre moyen de planètes par étoile ayant un potentiel de vie . N = R x fp x ne x fl x fi x fc x L. N est le nombre de civilisations extraterrestres . mais un autre encore verra l’inadmissible. et L. Abréviation anglaise de « perceptions extrasensorielles ». [34]. la fraction de ces étoiles possédant des planètes . la fraction de ces planètes qui sont désireuses de communiquer . [36]. [32]. la durée de vie moyenne d’une civilisation. Archer. Joseph B. R. reculera rapidement et s’enfermera dans le silence. [30]. [39]. Thème de l’affiche de l’émission The X-Files. à Boulder. Lewis Branscomb. Il deviendra l’administrateur de la commission. Un autre peut croire en avoir été témoin et s’être trompé. [31]. ne. C’est un physicien de carrière et un chercheur. le nombre d’étoiles en formation par an dans notre galaxie . Astronome attaché à l’Université du Colorado et au NCAR. National Center for Atmospheric Research. du sang coule sous la porte. fl. [37]. plus récemment. Robert Low est ingénieur en électricité et philosophe. [38]. Manning et Benton sont tous de l’Université du Colorado. L’Église condamne alors le port du masque en tissu par les religieuses dans les hospices qui tentent de juguler l’épidémie de peste sous prétexte que cette pratique est contraire à son enseignement. fi. Il sera confronté au ridicule. L’American Association for the Advancement of Science. Ce débat s’apparente à celui sur l’homosexualité. Rhine et son épouse ont fondé le Duke Paranormal Laboratory à l’Université de Duke. Le caractère très particulier des anomalies est garant d’un attrait considérable pour quantité de fraudeurs de personnes en mal d’attention ou de personnes atteintes de maladies mentales. 135 . [42]. durant les années 1950. [35]. né en 1926. Il n’aime pas l’idée d’étudier le phénomène ovni. fp. et personne ne réagit ! Mais il y a pis encore. Tout indique qu’il ne fut pas invité à devenir membre de la commission. [41]. la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie apparaît effectivement . est un conseiller scientifique du président Johnson et vient de l’Université du Colorado. [40].

Il fut membre du COMETA en 1999. Bien avant que les travaux débutent. Il fut le président de la conférence sur les enlèvements au MIT en 1992. [49]. Président de l’American Physical Society. à la page 281) et le responsable des affaires publiques d’Air Canada. Professeur de psychologie et philosophe à l’Université du Colorado. [50]. Edward U. chercheur à l’Université du Colorado. il dirigera la commission qui porte son nom. [47]. le professeur de physique R. Lacasse de l’école secondaire Joseph-François-Perrault de Québec répétait cette même phrase mot à mot. avec le Dr Mack. Il reprenait cette déclaration à notre intention alors que nous étions à monter une conférence sur les ovnis destinée aux étudiants et organisée par la SRPM de Québec (voir « À propos de l’auteur ». Jacques Gaucher. [48]. Il deviendra un ardent défenseur du phénomène ovni. en 1969. affirmant l’avoir lue dans un magazine scientifique. [46]. Condon se montrera particulièrement sceptique. il a participé au projet secret de la bombe atomique.[43]. Né en 1902. [44]. Ces rapports existent ! 136 . [45]. Adjointe administrative de la commission. et tout au cours de ces derniers. Bien que la source de cette déclaration soit inconnue. voire cynique par moments. M. un comité d’experts de diverses disciplines qui remit un rapport-choc au président de la République. Physicien et météorologue de l’Université d’Omaha.

CHAPITRE 6 L’incroyable affaire des enlèvements extraterrestres Des vaisseaux ont également suivi les autres missions Apollo. le fait décevant est que nous n’avons pas d’explications. cela n’existe pas ! En octobre 2001. à quelques centaines de kilomètres à l’est de la côte orientale africaine. car nous avions reçu des instructions en ce sens. Le Dr Dino Dini. Lorsque l’officier mauricien des douanes a posé son regard sur notre passeport canadien. car notre science est encore pratiquement primitive en comparaison de celle de ces planètes d’où proviennent ces vaisseaux spatiaux. Près de douze heures de vol. ingénieur spatial de la NASA Un lac gelé. il a souri en nous informant que nous étions le sixième couple canadien cette année ! 137 . Il est donc évident que cela nous a amenés à donner des avis négatifs. dans leur globalité. Indéniablement. Nous étions effrayés au plus haut point lorsque nous avons compris l’énorme différence qu’il y avait entre notre technique. notre science et celle des ovnis. C’est nous qui en avons entravé le discours global. mon épouse et moi nous sommes rendus de Paris à l’île Maurice. C’est là une réalité attestée.

Dans cet ouvrage. Elles étaient convaincues. je ne parlais pourtant que de glace ! Ils en mettent dans leurs verres. Il était convaincu que si. que je me payais vraiment leur tête avec mes histoires. nous serions visités par des êtres provenant d’ailleurs. imaginez la mission impossible que représente une discussion tout aussi sérieuse sur des visiteurs venant d’ailleurs. Je renonçai à prolonger leur tourment et ne parlai point du hockey sur glace ou de la coupe Stanley ! Grands Dieux. parce qu’elles ne voulurent jamais me croire. Nous connaissons la suite. au moment de se rendre chez Budd Hopkins pour assister à une première régression hypnotique sur un enlevé. mais lorsque je leur expliquai que nous avions de grandes étendues d’eau gelée sur lesquelles nous pouvions rouler en voiture et nous déplacer avec des bottillons sous lesquels des lames bien affûtées nous permettaient de nous déplacer comme le vent. un 138 . Ainsi. guidés par deux jeunes filles créoles. elles nous ont demandé de leur parler de la neige. Aucune pathologie n’explique tous ces phénomènes. ils étaient fort nombreux. nous avons visité un immense parc floral. n’ayant sans doute pas accès à Internet ou au cinéma. social. ça pouvait aller. ce fut autre chose. Folles de joie de parler à des francophones affichant l’accent le plus drôle qu’elles aient jamais entendu. puisqu’à lui seul il menace toute l’infrastructure émotionnelle de l’être humain à travers l’incinération totale et sans condition de l’ensemble de son Recueil des croyances. Nous avons évoqué les appréhensions qu’avait au départ le Dr John E Mack. « Est-ce vrai que c’est comme si toute l’île était recouverte d’un grand drap blanc ? » Pour la neige.Au cours de notre périple. nous avons rappelé à quel point le sujet des ovnis passe très mal son test scientifique. politique et militaire. en ricanant sans cesse. Elles étaient visiblement privées d’images nordiques. médiatique. non ? Si on ne parvient pas à parler sérieusement de l’existence de lacs gelés à des gens qui n’en ont jamais vu. comme le disait Hopkins. c’est qu’une pathologie nouvelle venait peut-être d’être découverte.

nous pouvons penser que si des visiteurs extraterrestres ou provenant d’autres dimensions (ce qui est d’ailleurs plus probable) se montrent peu disposés à établir un contact officiel ou massif et rendu globalement public. n’est-ce pas ? Série fictive s’il en est une. en principe. La souveraineté westphalienne Cette dernière petite phrase n’est pas sans rappeler la fameuse Prime Directive de la série Star Trek. nous les étudions de loin. Ce principe se traduit par : [. Gene Roddenberry(1). Si le concept de souveraineté westphalienne est récent. tout en cherchant à influer sur l’État voisin. Nous le faisions autrefois. nous évitons un contact massif et rapproché. c’est par respect d’une politique de non-ingérence qu’ils s’imposeraient à eux-mêmes.] l’exclusion des acteurs extérieurs dans le processus domestique de gouverne.. mais qui s’inspire de réalités sociales. elle repose sur une base existante et n’est donc pas étrangère à un concept qui pourrait être universel. mais plus maintenant. à leur insu. lorsque nos explorations en terres inconnues nous amènent à prendre connaissance de leur existence sur notre propre planète ? Nous les observons de loin. en droit international. ces « primitifs ». est ancienne. certaines tribus primitives.. En théorie. À la suite de la guerre de Trente Ans. même si nous ne sommes familiers qu’avec la notion de non-ingérence exprimée par une série télévisée fictive. Que faisons-nous avec ces gens. C’est le cas de cette directive première. Cette exclusion est. discrètement. elle. L’auteur. même si la tendance naturelle est d’affirmer son indépendance au niveau interne. son origine. Les motifs profonds pourraient toutefois n’avoir aucun rapport 139 .peu comme nous observons. la paix de Westphalie en 1648 établit la notion de souveraineté territoriale comme doctrine de non-ingérence dans les affaires d’autres nations. donc. tous les États sont égaux et indépendants(2). se serait inspiré du principe de la souveraineté westphalienne. politiques et scientifiques bien réelles. réciproque entre les États. avec les conséquences dramatiques que nous connaissons[51]. et nous n’intervenons pas dans la conduite de leurs affaires. Ainsi. Donc.

une surprise l’attend . les relations qui existent entre elles. Nous ne savons pas qui ils sont. l’affaire des enlèvements vient chambouler cette belle théorie de la non-ingérence et donne à penser que si nos visiteurs ne s’ingèrent pas dans la conduite des affaires humaines et abandonnent en quelque sorte les rebelles chicaniers et primitifs de cette tribu à leur sort. est l’événement qui survient dans la vie d’une personne au moment où elle est en relation directe avec une entité non humaine et dont les circonstances sont liées à la présence d’une réalité et d’une 140 . bien au contraire. Le Journal de Montréal ou Radio-Canada n’en parlent jamais. L’enlèvement. troublé à l’occasion par un cynisme enfantin. si. au Québec. individuellement. quelles sont les composantes de leurs sociétés. Ailleurs. s’il y en a et sur quel plan ! Nous ignorons s’il existe une hiérarchie inhérente à ces sociétés. également appelé abduction. n’allez pas conclure que ce phénomène est irréel. En d’autres termes. devenus experts dans le domaine. mais on peut très certainement croire que c’est également dans le leur. guère mieux mais quand même différent.avec ceux qui nous poussent à garder nos distances avec des cultures inférieures. c’est une tout autre histoire. absurde et fantaisiste uniquement parce que La Presse. Pour le lecteur non informé de tous les tenants et aboutissants du phénomène des enlèvements. ce qu’ils sont. c’est un silence sépulcral. puisque c’est de cela qu’il est maintenant question dans ce chapitre. Sans doute. Nous ignorons également ce que nous représentons collectivement à leurs yeux et. le phénomène des enlèvements extraterrestres est pris très au sérieux par de nombreux spécialistes de la santé mentale partout dans le monde qui. d’une certaine façon. surtout. ils auraient néanmoins pris la décision d’intervenir sur un autre plan. sont loin de prétendre qu’il s’agit là d’une nouvelle forme de psychopathologie. Contrairement à ce que vous pensez. c’est différent. ailleurs dans le monde. dans notre intérêt. Le phénomène des enlèvements En effet.

technologie extraterrestre ou suprahumaine[52]. tout comme certaines manifestations paranormales. est extirpé de son lit. Des examens ou des prélèvements sont effectués. À l’occasion. L’abductee ou l’« expérienceur ». partielle ou minime. Pour ces raisons. parfois une « chaise de dentiste ». L’enlèvement peut se produire dans un univers tridimensionnel ou extra-dimensionnel. comme si la rencontre s’effectuait à un autre niveau de conscience. Le sujet y séjourne entre une heure et demie et trois heures. le traumatisme des enlevés est davantage généré par le bris total de leur Recueil des croyances. il peut parfois donner l’impression d’une sortie extracorporelle ou d’un rêve lucide. Cette observation peut provenir du témoin enlevé ou de personnes complètement étrangères à ce qui se passe. tant chez les femmes que chez les hommes. soit totale. soit physiquement ou par le biais d’une sortie du corps contrôlée[53]. comme nous l’appelons. 141 . Il n’a pas encore été établi de manière formelle si cette perte de mémoire est un effet secondaire du choc traumatique engendré par l’enlèvement ou si elle est volontairement induite par les ravisseurs[54]. Selon plusieurs chercheurs. Des marques sur le corps peuvent être observées et habituellement des rêves ou des cauchemars se manifestent ultérieurement. un ovni est observé. bien que les procédures varient selon le sexe. il arrive très fréquemment que des expériences d’ordre génital soient tentées. que des images de type holographique soient produites. Il s’ensuit toujours une perte de mémoire. pour être dirigé habituellement vers une pièce circulaire. le sujet est ramené chez lui. soit dans l’heure précédant l’enlèvement ou dans les minutes suivant le fait. Puis. que par la terreur ressentie lors de leurs expériences. Dans presque tous les cas. très illuminée. Il est possible qu’un échange télépathique survienne. tel que l’appelait le Dr John E Mack mais que nous avons choisi d’appeler ici l’« enlevé ». de sa voiture. Il est terrorisé. l’enlèvement produit chez le sujet un état de conscience altérée. Il est installé sur une table.

9 % parlent de cas où ils ont été dirigés d’une forte densité vers une densité nulle. 142 . L’enlèvement se produit dans la chambre à coucher ou un endroit désert dans 91 % des cas. 11 % des enlevés présentent des traumas préexistants. Il a été démontré que les troubles sérieux d’anxiété rendant le sujet dysfonctionnel sont causés par des traumatismes antérieurs qui n’ont rien à voir avec l’enlèvement : agression. dans près de 70 % des cas. En ce qui concerne le souvenir. rassurantes. Certains suggèrent que les enlevés souffrent d’un syndrome posttraumatique. ambivalente dans 32 % des cas et foncièrement négative dans 9 % des cas. Ces chiffres sont très imprécis et n’excluent pas qu’ils se modifient considérablement avec l’avancement de la recherche. alors que 66 % n’en ont aucun et 23 % ont de légers problèmes. ce qui ne serait pas étranger à cet état de conscience altérée. L’âge moyen minimum connu est 8 ans et l’âge maximal est 61 ans. 11 % ont été identifiés comme des simulateurs ou souffrant de désordres mentaux. Les psychologues et les psychiatres qui n’ont pas étudié de près le phénomène des enlèvements s’empressent souvent de ramener toutes ces expériences à des causes connues. Il s’agit d’un réflexe spontané de leur part. 54 % des enlèvements concernent les femmes et 45 % les hommes. Boylan affirme que 26 % n’ont aucun symptôme.Selon une étude effectuée par le Dr Richard Boylan(3). L’attitude des enlevés à l’égard de leurs ravisseurs est positive dans 59 % des cas. L’âge auquel les enlevés finissent par se révéler est en moyenne 39 ans. abus et autres désordres psychologiques préexistants. Les résultats d’études ou de recherches qui ont été effectuées dans ce domaine sont à mille lieues de partager ces conclusions trop hâtives et. alors que 76 % ont certains symptômes et 0 % ont des symptômes sérieux. Aucun cas ne s’est produit de jour au sein d’une foule[55]. il faut recourir à des techniques spécialisées pour que le sujet recouvre la mémoire. surtout. 9 % ont un souvenir total et 73 % ont un souvenir partiel. 7 % n’ont aucun souvenir.

Le bûcher. Bien au contraire. en écartant de manière systématique l’option extraterrestre. Il leur est donc impossible de faire un pas. dans cette direction. de fausses mémoires induites par un praticien en hypnose ou les manifestations d’une maladie mentale grave. comme nous l’avons déjà expliqué. sans parler du fait qu’un infime pourcentage de ces gens seulement ose s’avancer pour en parler à leur praticien ou à un chercheur spécialisé. tout comme s’il s’agissait d’un désordre mental tout aussi conventionnel. De plus. Les objections les plus fréquentes que ces spécialistes finissent par énoncer du bout des lèvres sont la fabulation ou le canular. Le canular. aucune de ces explications prématurées ne vient expliquer le nombre quasi incalculable de dossiers d’enlèvements.Pour ces autres spécialistes de la santé mentale qui n’ont jamais pris la peine d’étudier un seul cas. Comme nous le verrons. la paralysie du sommeil. un scénario complexe et fort élaboré demeure toujours possible ! Mais rare. En d’autres termes. parfois même légers. il y a de la lumière ! Par le passé. est une cruelle indifférence. sachant que parfois le ridicule ou l’humiliation peuvent tuer. un immense éclat de rire ou un accès de colère. de nos jours. de son propre cru. il est très clair dans l’esprit des chercheurs que le canular ne peut en aucune manière expliquer tous les cas recensés[56]. ils cherchent leurs clés de voiture sous le lampadaire parce que là au moins. Les chercheurs expérimentés ont en leur possession des éléments-clés qui ne ressortent jamais dans de tels cas. qu’il porte sur un enlèvement ou l’observation d’un ovni. Ils adoptent alors des positions conventionnelles. si petit soit-il. l’hypothèse extraterrestre ne peut être prise en considération. en brûlant sur le bûcher des gens atteints de désordres mentaux. Le canular Qu’un individu prenne la décision de faire croire à un chercheur indépendant ou à un professionnel de la santé qu’il est victime d’un enlèvement par des entités mystérieuses en concevant. l’épilepsie du lobe temporal. ils ont démontré leur ignorance. a toujours été motivé jusqu’à ce jour par un objectif 143 .

le sujet est simplement incapable de bouger et ressent une présence menaçante. On est loin du 144 . de sorte qu’il puisse s’en vanter et se moquer ouvertement des chercheurs[57]. Aucun effet de la paralysie du sommeil n’a la complexité émotionnelle effarante.précis : faire abondamment parler de soi d’une façon ou d’une autre. sur les plans tant affectif. malheureusement. la richesse d’informations des récits d’enlevés et. social et culturel que. très souvent. spirituel. Un professionnel de la santé mentale et même un enquêteur expérimenté détectent assez aisément ce type de problèmes. mais nous savons par expérience qu’au moins 98 % des enlevés fuient la publicité comme la peste. Cette paralysie ne dure en général qu’une dizaine de minutes. on ne peut les blâmer de s’enfermer dans le silence ou l’absolue discrétion. dans une très forte proportion. surtout. Si canular il y a. le sujet responsable cherche toujours à faire éclater l’affaire au grand jour. En ce qui concerne nos propres recherches dans ce domaine. à découvert ou anonymement. Nous ne détenons aucune statistique. les conséquences multiples sur les différents modes de fonctionnement du sujet par la suite. La paralysie du sommeil Cette forme de paralysie existe et cause une peur démesurée de la mort chez le sujet. La plupart des spécialistes s’entendent pour dire toutefois qu’elle ne génère aucune hallucination élaborée et certes pas de traces physiques sur le corps. refusent de rendre leur identité publique et refusent également. voire diabolique. de raconter leur expérience à d’autres qu’au chercheur en qui ils ont confiance. Selon qu’elle se manifeste avant le sommeil ou au réveil. Compte tenu du ridicule et des moqueries très blessantes dont ils font l’objet. nous estimons avoir été victime de canulars dans 2.5 % des cas concernant l’observation d’ovnis et dans 1 % des cas en ce qui a trait aux enlèvements. encore moins s’inscrire dans un scénario typique d’enlèvement. Cette dernière ne se manifeste jamais de façon très élaborée et ne peut donc être décrite en détail.

ont subi des tests négatifs en ce sens(5). Les enlevés les plus célèbres. soit beaucoup plus rapidement que le taux normal de 80 par seconde. les crises d’épilepsie ne déclenchent pas d’hallucinations que nous pourrions qualifier d’oniriques et organisées. c’est-à-dire un scénario thématique précis en continu avec un aspect historique. Ces récits ont une cohérence. depuis l’enfance. Tous 145 . une suite et. les victimes de crises épileptiques ne conservent pas un souvenir empreint de réalisme de ce qu’elles ont vécu durant une crise. une fin. Rien de tout cela n’est caractéristique d’une forme d’épilepsie. un début. Toutefois. elles peuvent se manifester jusqu’à plusieurs centaines de fois par jour(4). les crises ne sont qu’occasionnelles.compte. Chez d’autres. L’hypnologue aurait implanté consciemment ou inconsciemment de fausses mémoires dans l’esprit du patient en transe que ce dernier aurait fini par s’attribuer. Il n’existe aucun cas d’épilepsie à caractère unique. Chez de nombreuses personnes. Lors d’une crise. En général. des convulsions musculaires ou une perte de conscience. qui s’échelonnent sur plusieurs années. comme c’est le cas encore une fois pour les récits d’enlèvements conscients ou rapportés sous hypnose. même sous hypnose. Les fausses mémoires Les sceptiques moins bien informés brandissent constamment le syndrome des fausses mémoires (SFM) comme l’explication concluante des enlèvements. des sentiments et des comportements étranges ou des crises. par contre. pour ainsi dire. Le dysfonctionnement du système nerveux provoque des sensations désagréables. Divers types d’épilepsies L’épilepsie est une maladie chronique du système nerveux central. dont Whitley Strieber. les neurones se déchargent jusqu’à 500 fois par seconde. comme le sont les scénarios d’enlèvements rapportés par les témoins. quelles que soient sa forme et sa virulence.

Cette institution promeut la thèse selon laquelle certains thérapeutes suggèrent délibérément ou imposent même à leurs patients des souvenirs d’événements qui ne sont pas réellement survenus. L’objet de son étude porte sur la définition même du terme « fausses mémoires » à la suite des nombreux cas d’incestes rapportés un peu partout en Amérique du Nord et décrits comme tels par les conseillers juridiques. Lindemann 146 . un phénomène fréquent dans d’autres circonstances. Debra L. Le SFM est extrêmement rare. L’étude est un long document qui nécessiterait plusieurs pages dans cet ouvrage. sauf quelques irréductibles. Ses conclusions concernent cependant toutes les formes possibles de fausses mémoires. selon la Fondation. à la défense de leur client. c’est-à-dire créé par le traitement thérapeutique. Il existe même à Philadelphie une organisation connue sous le nom de False Memory Syndrome Foundation(7). incluant les cas d’enlèvements. pour ne pas dire inexistant[58]. Parce qu’on ne croit pas en l’existence d’un phénomène.les spécialistes de la santé mentale rejettent cette hypothèse. tout ce qui tend à le démontrer est donc faux ! L’étude de l’Université Carleton porte sur l’inceste. Le phénomène des abductions est cité par certains dénigreurs comme la preuve de l’existence du SFM. Une étude de l’Université Carleton à Ottawa. d’un souvenir iatrogénique. La pratique générale démontre qu’il est extrêmement difficile d’implanter une fausse mémoire dans l’esprit du patient et quasi impossible de rendre cette fausse mémoire durable. Lindemann(8) n’hésite pas à établir un parallèle entre les conclusions de cette étude et l’effort des hypnothérapeutes envers les personnes dites enlevées. lorsqu’un malaise s’accentue au lieu d’être soulagé par le traitement médical. et non un phénomène de maladie mentale du patient. Le SFM (syndrome des fausses mémoires) est un problème relié à la pratique professionnelle. est très claire sur ce point. sous la direction du professeur Connie Kristiansen du Département de psychologie(6). ce qui démontre le peu de sérieux d’une telle déclaration. Nous aborderons simplement certaines conclusions intéressantes. Il s’agirait.

C’est le scénario du lavage de cerveau. Mais à leur tour. imaginez le pouvoir fabuleux de l’hypnose si. après un petit décompte fort relaxant. vous l’avez compris. neutralise entièrement toutes les prétentions des dénigreurs quant à l’origine des souvenirs des enlevés. ce qui est le cas pour la très grande majorité des enlevés. et peut-être même l’inexistence du SFM. des drogues hallucinogènes. ne représente aucunement la réalité que vivent les enlevés. De toute façon. sont formels sur ce point. bien sûr. Dans les écrits déjà cités. sous hypnose. à des formulations répétées mécaniquement et à l’absorption forcée. Les postsuggestions hypnotiques qu’on pourrait également qualifier de fausses mémoires existent bel et bien. créé par des gens de théâtre. Les seuls cas – nous y reviendrons – où des suggestions de ce type ont été retenues pendant de nombreuses années par le sujet sont liés à des pratiques très intrusives et couplées à des stimuli visuels élaborés. on parvenait à induire de la sorte des fausses mémoires percutantes et durables à tout un chacun. en aucun cas. pratiqué notamment sur des soldats américains durant la guerre de Corée. C’est d’ailleurs une constante en hypnose : vous ne réussirez jamais à imposer. les experts. en dehors de son petit cachet mystérieux.conclut finalement que l’extrême rareté. par injection. Toute personne souffrant de désordres mentaux graves de type schizophrénique paranoïde ne peut. dont le Dr John E Mack. n’a absolument pas ce pouvoir. elles s’effacent très rapidement et ne sont pas conservées comme éléments valables dans la mémoire du sujet. très surfaite. des images. Or. l’hypnose. Cette image. Nous ne prendrons pas dix pages pour énumérer les comportements typiques des gens qui souffrent de 147 . mener une vie dite normale sans incident. de produits spécifiques dont. des gestes ou des souvenirs que le sujet réprouverait en temps normal. Autres maladies mentales Nous connaissons tous l’image de ce malade qui erre dans les couloirs d’un asile psychiatrique en beuglant ou en marmonnant qu’il est Napoléon.

qui ont d’abord fait un premier pas discret et prudent auprès d’un enquêteur spécialisé et par la suite d’un professionnel de la santé sensible au phénomène. Tous ont été frappés de stupeur et ont hurlé leur désarroi devant cette fracture multiple de leur réalité. notamment. Un des propos qui revient le plus souvent chez les enlevés est le suivant : « Je crois que j’aimerais mieux apprendre que je suis atteint d’une maladie mentale ! » Tel le phénix . ont été forcés de reconnaître un point très important : presque tous les enlevés ont réagi avec une émotion très puissante lorsqu’ils ont constaté que leur problème n’était pas une illusion fabriquée par leur esprit atteint ou par un désordre neurologique. Cette attitude est justifiée par le caractère extrême de l’enlèvement. tout de même assez nombreux – dont John E Mack. inexistantes. Lorsque vous rencontrerez ces malheureux. l’inspirateur et le leader incontesté de ce mouvement –. C’est la raison pour laquelle.désordres aussi importants. particulièrement au Québec. de terribles cauchemars mais. impossible et terrifiante. rejetée ou méprisée par l’establishment médical. Les autres.. s’était imposée à 148 . Les enlevés reconnaissent tous avoir vécu une ou plusieurs expériences qui. et que de nombreux psychologues vont immédiatement diriger aux psychiatres les clients qui les abordent avec ce type d’expériences. pas pour de vrai ! Ceux qui ont eu la malchance de tomber sur un praticien traditionnel ont été surmédicamentés ou internés. jusqu’alors. vous comprendrez ! Une réalité fracturée Peu d’études rigoureuses relevant du domaine psychiatrique ont été réalisées afin de déterminer la nature de l’enlèvement. ont été interprétées comme des hallucinations. ont alors découvert qu’une autre réalité. presque fou en somme. C’est une thématique tabou. les psychiatres. certains enlevés ont été traités au même titre que les schizophrènes et les paranoïaques.. Par contre. son côté irrationnel. folle. de toute manière.

Il embrasse une toute nouvelle perspective. Dans tous les cas répertoriés. il y a pire. qu’elles ont toujours fait partie de leur vie et que la terreur vécue dans la souffrance était davantage générée par une peur morbide et naturelle de l’inconnu que par ces mêmes entités. plus sereins. Ce n’est qu’après avoir intégré ces expériences à leur propre existence qu’ils ont fini par en accepter la réalité. non sans une certaine surprise. similaires et tout aussi élaborées. Ils vivent intérieurement cette transformation de conscience. devient végétarien dans plusieurs cas. En ouvrant la porte à une révélation plus étendue de leur expérience – ce qu’ils n’avaient jamais osé faire auparavant –. et il ne se manifeste que très peu de tendances au prosélytisme chez eux. Le mythe de X-Files 149 . mais tentent de l’appliquer malgré tout à leur propre comportement et soutiennent alors des causes nouvelles qui leur tiennent maintenant à cœur. Lorsque le sujet finit par intégrer entièrement ses expériences. qu’ils ont effectivement un lien très dynamique avec ces entités. Le suivi effectué par ces mêmes professionnels démontre alors que les enlevés deviennent plus calmes. Si ce train de conséquences est la résultante d’une maladie mentale grave. cette transformation est très positive et se révèle très dynamique dans le sens où l’individu développe une conscience extrêmement sensible aux êtres humains. ne la partagent qu’avec leurs semblables. ce n’est pas de l’intégrisme ou du fanatisme. alors soit. et qu’ils constatent. aux formes de vie en général et à la planète dans son ensemble. précédaient et suivaient cette dernière. sur une période pouvant aller de l’enfance à leur âge présent.leur monde à eux. écologique très souvent. mais selon les chercheurs qui ont suivi ces gens. ils ont pu constater que cette même expérience n’était que la pointe de l’iceberg et que d’autres. il découvre une dimension d’une profondeur insondable en son être intérieur et va jusqu’à vivre une transformation complète de sa personne.

Au même titre que ce ne sont pas les criminels qui ont emprunté des idées au cinéma pour cambrioler les banques. Mais un tel argument ne vaut qu’une minute ou deux de temps perdu. ils se sont inspirés de ces récits. Le Dr Sturrock n’a pas réuni neuf spécialistes de classe internationale pour discuter des déplacements étranges d’un homme chauve-souris dans le ciel de Gotham City. Nous avons déjà accusé le cinéma d’avoir répandu une image fort délabrée du phénomène ufologique[59]. mais bien le cinéma qui s’est inspiré de ces crimes pour produire ses scénarios.En désespoir de cause. des centaines de milliers de gens. Intervertir la cause et l’effet est l’exercice typique des gens qui refusent de croire. et davantage au cours des années 1980. Les films de Frankenstein. Sur la piste d’un agenda Procédons de la manière suivante. on prétend que les enlevés inventent leur histoire sans le vouloir. sont kidnappés par des 150 . la télévision et le cinéma n’ont donc rien inventé. La littérature de science-fiction. Le cinéma est venu plus tard. à partir des images de séries ou de films diffusés à la télévision ou au cinéma. Au contraire. Si. Personne encore n’a proclamé avoir été enlevé par un vampire ou un loup-garou et avoir fait l’objet d’un ouvrage du genre de ceux publiés par d’illustres psychiatres et médecins américains et européens ou suscité une rencontre de spécialistes au célèbre MIT. En ce qui concerne les enlèvements par ceux que nous connaissons sous l’appellation de « Gris ». sinon plus encore. effectivement. des centaines de milliers de gens se sont mis à rapporter à peu près le même scénario. il faut remonter aux premiers rapports d’enlèvements datant des années 1960. comme nous le verrons plus loin. Sont alors nées les attaques de soucoupes volantes. de vampires et de loups-garous existent depuis le début des années 1930. de martiens et de petits hommes verts. Durant toutes ces années. C’est d’ailleurs l’aveu fort candide qu’en fait Chris Carter de la série The X-Files(9).

quelque chose de très gros se passe. Nous ferons de même[60].suprahumains d’origine inconnue. Tout doit être envisagé à la lumière de ces récits. au-dessus de cette mêlée grouillante d’hésitations. de peur d’être montrés du doigt comme les fous du village. et nous allons démontrer pourquoi. c’est un circuit hermétiquement fermé. mais les voir est aussi rare que d’être frappé par la foudre. quasi invisible. La seule et unique façon de trouver cette piste est de tenir compte de ces récits et de les comparer afin d’y découvrir les éléments qu’ils ont en commun. n’est-ce pas ? Un témoignage peut être douteux. c’est un peu de cela qu’il est question. Il n’a pas le choix ! Il n’a que cela entre les mains. Sans exception. nous allons devoir travailler avec des histoires et des témoignages qui n’ont jamais été prouvés. Alors oui. Il faut analyser cette question avec une très large ouverture d’esprit et ne pas hésiter à s’élever très haut. cette réalité existe. mais l’enquêteur l’écoutera quand même. C’est donc toutes voiles dehors. Après tout. Certains d’entre vous ont bien une idée mais n’osent la formuler tout haut. et personne ne sait vraiment ce qui en est. de contraintes et de mépris. le vent en poupe. il ne peut demeurer impuni sous prétexte que le coupable se révèle furtif ! 151 . Ce phénomène se situe à un niveau qui échappe complètement à notre réalité : on ne voit pas d’ovnis dans le ciel du quotidien . il doit bien y avoir quelque part dans les récits des enlevés une série d’indices. Un crime a été commis. Pourtant. Ce n’est pas rigoureusement scientifique. une piste pouvant nous permettre de déterminer ce qu’est l’agenda des visiteurs. Nous allons donc nous adresser à vous en supposant que vous croyez profondément que quelque chose se passe. mais la méthode rigoureusement scientifique ne peut s’appliquer ici. Eh bien oui ! C’est en réalité un travail d’enquêteur de la Division des crimes contre la personne dont il s’agit. bien qu’isolée. Quant aux enlèvements. c’est à la fois aussi fréquent qu’un orage. que nous allons explorer les hypothèses les plus extrêmes. Évidemment.

des mères porteuses dans une alliance aussi folle qu’étrange. un monstrueux amalgame de récits loufoques sans aucune substance. des expériences à caractère médical qui rappellent la torture. Nous allons examiner des faits dont l’abord est totalement irrationnel selon les paramètres reconnus par la pensée dite réaliste : des objets et des gens qui traversent les murs. Nous allons plonger dans un univers à ce point exotique que certains voudront s’en retirer dès le tout début.In terra incognita Notre quotidien – et le vôtre. Or. de l’imagination malsaine. farcie de problèmes avec lesquels nous sommes très familiers. Nous entrevoyons des solutions qui nous sont tout autant familières. notre expédition in terra incognita n’offre plus cette sécurité. mais ces données sont du domaine du vivant. des agissements hors de notre contrôle. Rien encore n’a pu être fait pour éviter. mais également le lecteur. C’est de la folie pure. une forme d’hérésie scientifique inacceptable. des endroits. lecteur – est une réalité bien concrète. Mais simultanément. Ce ne sont pas des réactions chimiques ! De toute évidence. destinés aux esprits les plus faibles et les plus vulnérables. à modifier ses paramètres. des êtres. » C’est ce qu’on entend depuis toujours. Le 152 . nous composons avec des données qui exaspèrent peut-être les rationalistes. On peut déjà entendre hurler les autres : « Rien de tout cela ne résiste à l’analyse réaliste du mode scientifique qu’exigent les esprits pragmatiques. ces anomalies ne sont justement pas de véritables phénomènes mais des comportements. nous apprendrons qu’il existe dans cette autre dimension une réalité tout aussi tangible que la nôtre et si fabuleuse qu’elle efface tout désarroi. des lieux quasi indescriptibles et. des créatures qui ne correspondent en rien au connu familier de l’espèce humaine. du délire mystico-spatial. Qu’à cela ne tienne. une volonté et une intention qui obligent le chercheur. surtout. bien au contraire. détourner ou modifier ces comportements : nous les subissons. elles agissent et interagissent avec une intelligence.

dont surtout Budd Hopkins et le Dr John E Mack. mais lorsque les humains sont mis en contact avec eux. des êtres de chair. le rapport est très physique. ils cherchent à créer un être hybride à partir de la semence humaine. c’est que peu de cas font état d’une révélation claire et précise de la part des visiteurs sur le pourquoi de ces procédures. Avec courage ! Quant aux autres. selon tous les récits qui s’accumulent par centaines de milliers. on apprendra que de fréquentes collectes de semence mâle surviennent. des bacilles ou des animaux enragés avec lesquels nous composons . Certains dossiers plus élaborés font ressortir que des humains ont vu ces créatures 153 .parallèle que nous faisons avec une enquête criminelle. Avec une intelligence et un agenda ! Ils proviennent et vivent possiblement dans d’autres dimensions. à tout le moins. tout aussi diversifié et impeccable soit-il. De toute évidence. puis tout s’arrête ou. un voyage en terrain très marécageux nous attend. que certains vont estimer douteux. Il sera toujours le bienvenu. incluant l’anus et parfois le nombril. Si notre bagage de connaissances scientifiques. lorsque les porteurs de ces bagages daigneront bien se manifester. eh bien. soit l’introduction d’appareils sondeurs dans les orifices du corps. et ce. On leur enlève l’enfant qu’elles sont ensuite appelées à cajoler pendant quelque temps. tout semble s’arrêter ! Ce qui est remarquable cependant. est insuffisant pour nous aider à comprendre ce qui se passe. Plus tard. Qu’on se le dise ! La question génétique Une très grande majorité de cas d’enlèvements fait ressortir une intervention de type médical sur les sujets. ce sont des entités bien réelles. est pourtant le seul véritable qui puisse exister. sur le même individu. Ce ne sont pas des virus. depuis l’âge de la puberté. alors nous nous en passerons. grâce aux travaux des chercheurs spécialisés. et c’est ce voyage que nous vous proposons. comme plusieurs l’ont déjà fait d’ailleurs. On finira par apprendre également que des femmes sont inséminées et deviennent des mères porteuses. tant pis ! Une enquête nous attend. sur une base régulière.

dans un petit magazine spécialisé. qui vivent ailleurs.hybrides. les vagues d’observations d’ovnis dans le monde atteignent un sommet inégalé – et ce. dépourvues d’émotions. cela signifie que de nombreux humains. en passant par les survols interminables au-dessus des bases militaires. en parcourant de nouveau les données de l’enquête. leur objectif ayant été atteint ? Si c’est le cas. nous en sommes encore à nous demander pourquoi ! Que vont-ils faire de ces hybrides ? Où vivront-ils ? Sont-ils quelque part à évoluer sur Terre ? Ensemble ? Séparés et parmi nous ? Sont-ils repartis pour toujours ? Est-ce la fin de leurs visites. Elle a eu lieu pendant 154 . En admettant que la création d’une nouvelle race soit le but recherché ou l’un des objectifs de ces êtres venus d’ailleurs. sans trop comprendre pourquoi ni comment. Aujourd’hui. et qu’ils ne reverront jamais. plusieurs même. nous contentant de découvrir l’indice qui nous mettra sur la piste de l’agenda de nos visiteurs. on se rend compte que le seul problème de ce personnage est sans doute d’avoir été le premier à en parler. tant en Europe qu’aux États-Unis. Il doit y avoir autre chose ! Nous allons donc explorer certains récits sans en parcourir tous les détails. Depuis le carrousel de 1952 audessus de Washington jusqu’aux grands déferlements d’Oloron et de Gaillac en France. quelque part. alors que nous venions à peine d’amorcer une recherche livresque sur la question ufologique. Antonio Villas Boas Il y a très longtemps de cela. frêles. ayant l’air malades. laissant croire que leur but n’est pas encore atteint. tout y est. Nous avons réagi comme tout le monde : un petit sourire de compassion pour ce pauvre fou en manque d’attention. En 1957. Un petit rappel. nous sommes tombé sur l’histoire hallucinante d’Antonio Villas Boas. ont une fille ou un garçon. Le carrousel de Washington désigne l’une des plus célèbres observations collectives d’ovnis du XXe siècle. depuis déjà quelques années –.

la nuit. Donc. Ces contactés – dont les plus célèbres sont sans nul doute. en 1969. Le phénomène reprendra toute la nuit du 26 au 27 juillet. On expliqua aux journalistes que l’origine de ce phénomène était une inversion de température dans le ciel de Washington provoquée par le conflit entre une couche d’air chaud. sept échos radars apparaissent sur les écrans de la base d’Andrew près de Washington et sont rapidement confirmés en visuel. et leurs pilotes confirment visuellement la présence des objets ainsi que leurs fascinantes variations de vitesse. au sol comme dans les airs. au-dessus de Washington DC. Comment expliquer le déplacement d’un mirage provenant de lumières fixes au sol ? D’ailleurs. atteignent des pointes excessives dépassant Mach 10. cinq sphères lumineuses volant audessus de la ville sont observées par de nombreux habitants. et deux couches d’air plus froid. Leur vitesse varie de 160 à 480 km/h mais. Les échos radars sont confirmés par l’aéroport de la ville et les bases aériennes alentour. on parle beaucoup d’ovnis dans ces années-là. même la très lamentable commission Condon rejettera cette explication. Cela aurait eu pour effet de provoquer un effet de mirage. Le 19 juillet. dans le 155 . À 23 h 40. Peu après. dans la soirée. soit plus de 11 000 km/h. La série de poursuites entre les ovnis et les avions militaires se continuera jusqu’à 5 h du matin. et dans celle du 2 au 3 août. en réfléchissant des ondes radars et en réfractant des rayons lumineux venus du sol. Le 29 juillet. les 19 et 26 juillet 1952. d’autres avions de chasse arrivent ainsi que d’autres objets lumineux. Évidemment. Il y a bien des « contactés » mais pas d’enlevés. des avions de chasse Lockheed F-94 Starfire sont envoyés. une conférence de presse fut organisée au Pentagone. Il est chaque fois confirmé en visuel et au radar par des civils et des militaires. mais il n’existe aucun rapport d’enlèvements. Vers 2 h du matin. prise en tenaille. cette explication fut immédiatement réfutée par des spécialistes du radar. dont l’un suit un avion de ligne pendant quelques instants. par moments.

nous reprochons à ce genre de récit l’aspect très humain de la rencontre. C’est la catégorie RR-3. sorte de copie conforme du rêve un peu infantile ou naïf d’un homme qui fait l’amour avec une extraterrestre aux formes gracieuses. pour un enquêteur en ufologie de 1957. 156 . au Québec. suivi d’un décollage immédiat sans aucun contact direct entre les occupants et le ou les témoins. Il épousera la sœur vénusienne d’un premier contact. Mais pour le public et même les chercheurs. mais également à Saint-Jean-sur-Richelieu. décédé en février 2009. à Coleraine. Nous avons personnellement enquêté sur ce genre de dossier. Le cas de Villas Boas est toutefois différent. Il se pose sur trois pieds. Antonio Villas Boas est un jeune fermier brésilien de 23 ans vivant à San Francisco de Sales dans le Minas Gerais. le summum d’une observation est l’atterrissage d’un de ces vaisseaux avec une observation furtive des occupants. le clivage est trop important. fort sympathiques qui les emmenaient faire un tour de « soucoupe volante ». L’idée qu’un être humain comme vous et moi puisse être contacté. Encore à ce jour.monde. Le 16 octobre 1957. Passe encore qu’une lumière brillante affole les opérateurs radars et les pilotes de chasseurs de Washington. est également un contacté qui effectuera de nombreux voyages en vaisseau spatial jusqu’à la lune où se trouvent. Arthur Matthews – prétendaient avoir reçu la visite de grands êtres blonds. Howard Menger. en 1971. Georges Adamski et ici. Il n’était pas le seul. mais ça ? Ainsi. Il pourrait s’agir du premier dossier d’expérience génétique rendu public. La liste des contactés est relativement imposante. Elle grandit de plus en plus et finit par devenir un objet solide épousant la forme d’un œuf. des bases en forme de dômes. soit une rencontre rapprochée du troisième type. alors qu’il travaille de nuit dans son champ pour éviter la chaleur accablante du jour. au Québec. choisi pour une aventure amoureuse à la Howard Menger dépassait notre entendement. à ce moment. il observe une curieuse étoile rouge dans le ciel.

Ses yeux sont petits et bleus. Il est escorté à l’extérieur. On le pique au menton pour en retirer du sang. les lumières et le moteur de l’engin cessent de fonctionner[61]. C’est une femme. recouvert d’un gel et emmené dans une pièce semi-circulaire. Il monte sur son tracteur et fuit la scène. Ses cheveux sont longs et blonds platine. L’un des journalistes auxquels il raconte son histoire prend la décision de le confier aux soins d’un médecin. Il tente de voler un objet. Villas Boas se plaint de nausées. il continuera toute sa vie à maintenir sa version des faits. À l’intérieur. il porte une combinaison grise et un casque sur la tête. qui le rend malade. sans en changer un iota.50 m. intégralement. Boas se retrouve seul. Plusieurs des membres de cette organisation donneront plus tard naissance à l’actuel MUFON américain. Il mesure à peine 1. 157 . un autre occupant du vaisseau se présente. Aucune marque de tendresse ne survient entre eux. Par la suite. et complètement nue. On le rhabille. l’engin s’envole et disparaît. Dans une autre pièce. mais il est surpris dans son geste et ne pourra le compléter. Trois autres personnages du même type se présentent et obligent Villas Boas à pénétrer dans l’objet. Un homme – un être d’apparence humaine – l’empêche de poursuivre sa course. l’acte est consommé rapidement. mais un bras le retient. Villas Boas sera demeuré à l’intérieur environ quatre heures. Fontes est membre de l’APRO(10).Villas Boas panique et tente de s’enfuir. Une fois ces rapports sexuels terminés. on lui fait la politesse de visiter le vaisseau. L’enquête sera menée par le D r Olavo Fontes de l’École nationale de médecine du Brésil. de la même taille que les autres mais avec un corps de déesse. Pendant que la presse mondiale ne retient évidemment que l’acte sexuel consommé avec une blonde platine aux courbes généreuses. frotte son abdomen et pointe le ciel du doigt. Il se met à courir. il est entièrement dévêtu. Il émet des sons qui ressemblent à de petits cris gutturaux. Décédé en 1992. Un gaz est émis. mais après quelques secondes. Ils auront deux rapports sexuels successifs. la femme sourit.

aucun autre signe de communication n’est survenu. alors nous allons examiner certains aspects du témoignage. mais il n’y a aucun autre témoin. L’affaire Villas Boas est donc à leurs yeux un canular monté de toutes pièces ou le rêve érotique d’un jeune homme de 23 ans. dans la force de l’âge. comme tout bon enquêteur se doit de le faire. Selon eux. à proximité d’une source de radiations quelconque. aucune parole. il s’agit donc d’une tentative d’hybridation[62]. qui serait tout bêtement tombé endormi dans son champ. on ne peut blâmer les fausses mémoires induites par un hypnologue. L’auteur Terry Melanson (11) écrit notamment qu’il souffrait de douleurs sur tout le corps. Fait à noter. Comme nous l’avons déjà mentionné. c’est l’équivalent d’une enquête policière que nous menons. halluciné. Le geste de la femme indique que l’acte sexuel était exclusivement reproductif. sauf par la version affolante d’un témoin qui n’a aucune crédibilité à leurs yeux. aucun message. Villas Boas a très bien pu être contaminé par une source de radiations naturelle ou par un objet illicite qui se serait trouvé par hasard dans son champ. Villas Boas n’aura jamais besoin de recourir à l’hypnose pour raconter son expérience. ils ont kidnappé Villa Boas. d’une sensation permanente de brûlures aux yeux. Ils sont descendus dans ce champ. de lésions cutanées et de marques de coups légers. Elle et Villa Boas n’étant de toute évidence pas de la même race. On n’a jamais retrouvé cette source de radiations pourtant relativement aisée à détecter. rêvé ou pas. ils ont compté sur sa libido de jeune homme pour accepter un rapport sexuel avec une fort belle 158 . son récit est en corrélation avec un malaise authentique lié à une forme d’irradiation. de maux de tête. C’est l’explication classique de ceux qui ne veulent croire pour aucune raison et pour qui tout s’explique. Ce récit est typique de ceux réfutés séance tenante par les dénigreurs. Par contre. On peut dès lors établir qu’inventé. de nausées.Les premiers examens démontrent que Villas Boas éprouve des symptômes liés à une forte irradiation.

Fuller(12) raconte avec grande minutie toutes les étapes de ce remarquable récit considéré encore à ce jour comme le plus important témoignage d’enlèvement. psychiatre et neurologue de Boston. 159 . sans un au revoir. le plus médiatisé. comme un navet. Ils argumentent ensemble sur la nature de l’objet. mis à part celui d’Antonio Villas Boas. Barney Hill est un Noir de 39 ans et Betty. par le Dr Benjamin Simon. l’affaire Villas Boas peut désormais compter parmi les récits à conserver dans notre rapport. c’est comment il se fait qu’ils sont à plus de 50 km de leur position initiale. les deux séparément. sans doute le véritable premier dossier d’enlèvement à être rendu public. Difficile de les blâmer. Les Hill observent les mouvements erratiques et plutôt curieux d’une étoile dans le ciel. C’est alors que Barney décide d’y voir de plus près. Après avoir immobilisé son véhicule. une femme blanche de 41 ans. entouré de lumières. L’objet est relativement plat. Leur récit fut par la suite repris sous hypnose. et l’ont planté là. Comme nous l’avons déjà mentionné. la presse mais également la communauté ufologique ont réagi avec scepticisme et certes avec ironie dans plusieurs cas. il en sort et pointe ses jumelles sur l’étoile. Le 19 septembre 1961. Ce qu’ils ne comprennent absolument pas toutefois. le plus crédible et. Le major Paul W. Le lendemain. le plus analysé par les enquêteurs. Il remonte à bord de sa voiture et se retrouve au volant alors qu’un curieux son provient du véhicule. et l’homme peut constater que des occupants se tiennent à l’intérieur. de retour de petites vacances à Montréal et aux chutes Niagara. Betty et Barney Hill John G. ils sont à bord de leur véhicule sur la route 3 dans le New Hampshire et se dirigent vers leur résidence de Portsmouth.femme[63]. Mais à la lumière de tout ce qui s’est produit des centaines et des centaines de milliers de fois depuis. c’est Betty qui prendra l’initiative de communiquer avec la base aérienne militaire de Pease.

les mariages mixtes n’étaient guère bien vus. En plus de sa pratique privée. Le processus thérapeutique du Dr Benjamin Simon allait s’étendre sur une période de sept mois.Henderson prendra son rapport et confirmera qu’un objet volant non identifié a bel et bien été capté sur le radar. Ce n’était sans doute pas une très bonne idée. couplée au temps qu’il a consacré à cette affaire. le Dr Simon est directeur de l’un des plus grands hôpitaux psychiatriques du Massachusetts. ils font des cauchemars mais assez étrangement. Voilà un cas vu et revu pendant plusieurs mois par un psychiatre fort compétent et spécialisé dans les cas d’amnésie. d’autant plus que l’un est noir et l’autre blanche. des cauchemars dont le scénario semble identique tant pour Barney que pour Betty : kidnapping. Leur histoire se répand. Sa formation. bien que mariés. dont le major Donald Keyhoe ainsi que le major James MacDonald[64]. ce n’est pas un mais deux sujets qui. Barney n’est pas content. les experts ufologues de l’époque ont vent de l’affaire. On imagine facilement que durant ces années. Rapidement. n’ont aucun lien génétique entre eux. vaisseau. Qui plus est. Ce dernier est mondialement connu pour ses travaux sur l’hypnose en psychothérapie. écarte dès lors toutes les explications conventionnelles que nous avons énumérées plus tôt. membre de la Fondation Rockefeller en neurologie et président de l’association médicale de sa région. Il aurait préféré ne pas en parler. d’attirer l’attention sur eux avec l’observation d’un « drôle d’avion ». créatures étranges. On finit par déterminer que les Hill ont perdu deux heures quelque part entre l’observation de l’étoile et les sons de cliquetis provenant de leur véhicule. Ce dernier prendra sur lui de recommander aux Hill de subir quelques sessions d’hypnose. Leur sommeil est perturbé. Il a été lieutenantcolonel durant la Seconde Guerre mondiale dans les principales installations traitant l’amnésie des soldats ayant vécu l’expérience du combat. On pose des questions. il est conférencier à Harvard et à Yale. Leur expérience ne s’est pas produite 160 . Son appréciation du dossier des Hill est très importante. tout y est. selon lui.

alors qu’ils dormaient dans leur lit, ils ne souffrent d’aucune forme de paralysie du sommeil et sont somme toute des gens normaux, comme vous et moi. Il restait maintenant à déterminer si les Hill avaient menti ou fabulé. Leur situation sociale, un couple mixte dans les années 1960, suggère que non. Encore de nos jours, les dénigreurs persistent à dire que le couple Hill a inventé cette histoire à partir d’un fait banal que leur tendance à l’exagération a transformé en scénario fabuleux. L’un d’eux s’est-il seulement donné la peine de rencontrer Barney et Betty ? Non. Pas un seul. Loin de tirer la conclusion qu’il s’agissait d’un délire mystico-spatial, le Dr Benjamin Simon répondra aux questions du journaliste John G. Fuller. Nous avons retenu cette réponse :
Il s’agit d’un cas extrêmement intéressant de double amnésie avec l’amnésie de voile levée par une hypnose régressive attentive. Il est très difficile de mentir sous le mode de régression dans lequel je les ai placés. Il est très difficile de mentir sous une hypnose administrée de manière appropriée. Les barrières sont baissées entre le conscient et l’inconscient. Il serait presque impossible pour eux de mentir pendant un tel programme intensif couvrant sept mois. J’ai examiné attentivement les bandes enregistrées et je ne pense pas qu’ils hallucinent. Je n’ai détecté aucun signe de psychose tant chez Barney que chez Betty[65].

Simon refusera de se mouiller en répondant à la question la plus attendue : « En tant que scientifique, je ne peux pas me prononcer sur les ovnis et les extraterrestres, puisqu’il n’a pas été démontré scientifiquement qu’ils existaient. » Retenons cette affirmation : « Il serait presque impossible pour eux de mentir durant un tel programme intensif couvrant sept mois. » En aucun moment, ils n’ont réclamé d’argent pour leur récit ; ils n’ont jamais requis les services d’un publiciste et n’ont jamais convoqué la presse. Le récit sous hypnose démontre que les Hill ont été bloqués sur la route par le vaisseau. Les occupants les ont fait monter à bord. La description de ces créatures est la toute première faisant allusion aux Gris : chauves, sans aucun poil corporel, une tête en forme de poire et disproportionnée, de très grands yeux très sombres. Nous sommes
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très loin du cinéma de l’époque[66]. Une longue aiguille sera introduite dans le nombril de Betty et on lui dira qu’il s’agit d’un test de grossesse. Barney se fera collecter un échantillon de sperme. Les Hill rapporteront avoir observé que les occupants du vaisseau ne semblaient pas avoir conscience de la nature du temps et de l’existence des couleurs[67]. Ils vont également relater le fait que ces créatures se sont montrées curieuses à l’égard du... dentier de Barney ! Betty a rapporté leur avoir demandé leur origine. On lui montrera une carte stellaire, lui demandant si elle pouvait identifier la Terre. « Non ! » répondit-elle. « Alors dans ce cas, c’est inutile de vous dire d’où nous venons », et ils retirèrent la carte de sa vue[68]. De nombreux enquêteurs, dont Hynek et le Dr Stanton Friedman(13), ont poursuivi l’enquête. Il y eut d’autres régressions hypnotiques. Tous sont d’avis que les Hill n’ont pas inventé cette histoire et que leur récit est celui d’un événement qui s’est bel et bien produit. Pour en arriver à une telle conclusion, il faut être en mesure, dès le départ, de s’ouvrir à la simple possibilité que nous soyons l’objet d’une certaine attention de la part d’explorateursvisiteurs venant d’ailleurs et qui compteraient des centaines ou des milliers d’années d’avance sur nous. C’est vexant, humiliant à la limite, mais concevable, si on s’arrête à la simple logique de l’évolution de toutes les formes de vie. Il y en a qui sont moins avancées que d’autres, et il y en a de plus avancées que d’autres. Cette règle peut dès lors s’appliquer à la race humaine sans qu’on s’arrache les cheveux en proférant des imprécations sataniques.

La carte stellaire
Quelques études ont été faites sur la carte stellaire qu’a dessinée Betty Hill. Elle fut d’ailleurs à l’origine des motifs qui ont poussé plusieurs experts à dénigrer le cas des Hills, la carte ne correspondant à rien de connu. En 1963 ! Il faudra attendre huit ans pour qu’enfin on puisse déterminer que la carte correspondait à une section du ciel récemment découverte. Avec l’aide d’un ordinateur, des astronomes de l’Université de
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l’Ohio ont pu déterminer que les étoiles indiquées par l’occupant du vaisseau sont maintenant connues sous le nom de Zeta Reticuli 1 et Zeta Reticuli 2. Celles-ci sont situées à environ 37 années-lumière de la Terre. Fait à noter, l’ordinateur fit une réplique exacte de la position des étoiles en question dans un enchevêtrement d’autres points indiqués sur la carte, et ce, à la perfection. Betty Hill aura donc gravé, en 1963, une carte astronomique dont les étoiles n’allaient être connues que plusieurs années plus tard. Astronome amateur passionnée, Marjorie E. Fish ne fut pas très impressionnée la première fois qu’elle entendit parler de la carte stellaire de Betty Hill. Deux ans plus tard, avec l’aide de sa nièce Connie Limpert, et plus tard celle du Dr David Saunders, elle parvint à réunir suffisamment de données pour construire un modèle. Elle rencontra Betty Hill et, à partir de toutes les informations qu’elle put glaner, elle construisit un modèle de 10 parsecs[69] avec toutefois trois étoiles plus difficiles à définir. En 1972, à partir du catalogue Gliese[70], elle monta un catalogue complet des étoiles pouvant avoir en orbite des planètes porteuses de vie. À cette époque, il ne s’agissait que de probabilités. Ce fut un travail de moine qui leur permit toutefois d’en arriver à un résultat concluant en février 1973. La carte observée par Betty Hill dans le vaisseau mesurait environ 1 m2 ; elle était en trois dimensions, les étoiles brillaient et l’ensemble pourrait être comparé à un hologramme, mais la définition de l’image était à ce point élevée qu’aucun grain, pixel ou autre forme de représentation graphique n’était visible. Marjorie E. Fish estime que ses recherches l’amenèrent à conclure que la carte dessinée par Betty Hill était authentique. Aucun astronome de 1960 à 1964 ne connaissait l’existence des cet amas de trois étoiles en triangle dans leur présente position. La distance évaluée et très précise n’a pas été calculée avant 1969, et au moment de l’enlèvement, les distances connues n’étaient pas correctes dans le catalogue Gliese, ce qui rendait la carte fausse. Maintenant qu’elles sont connues, elles démontrent que c’est la carte de Betty Hill qui était exacte. Le rapport technique de Marjorie E. Fish requiert des
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connaissances très avancées en astronomie et le lecteur en mesure d’apprécier l’évaluation d’authenticité de son auteure pourra le consulter[71]. Sa conclusion ne fut pas critiquée outre mesure et son modèle 3D fut par la suite adopté officiellement par le Département d’astronomie de l’Université de l’Ohio.

Herbert Shirmer
Notre prochain témoin, sur lequel les experts de la commission Condon ont déjà enquêté, est Herbert Shirmer, un policier de 32 ans d’Ashland dans le Nebraska. Il est 2 h 30 du matin ce 3 décembre 1967, et Shirmer est en patrouille. À une intersection située dans la zone rurale, son attention est captée par une structure métallique importante avec des feux qui s’allument en alternance. Shirmer croit avoir affaire à un lourd camion de transport accidenté ou en panne. Il l’éclaire avec ses phares en se dirigeant vers lui. Il est stupéfait ! Le camion n’a rien d’un camion. Il le décrira comme un objet ayant la forme d’un ballon de football avec, sur son pourtour, des ouvertures ovales lumineuses. Ses « feux » s’allument à un rythme accéléré. L’objet, posé sur trois pieds, est d’apparence métallique polie. Il utilise le projecteur de son véhicule. L’objet s’élève en émettant un bruit de sirène et en laissant échapper des flammes[72]. Il disparaît à très grande vitesse et va se positionner dans le ciel, se confondant avec les étoiles. Il est 3 h du matin. Shirmer a perdu vingt minutes. En faisant son rapport au poste, il constate également qu’il ne se sent pas bien du tout. Il éprouve un mal de tête carabiné et on note une rougeur sur son cou. Les médias s’emparent de l’affaire. Comme c’est très souvent le cas lorsque des témoins d’anomalies de ce genre acceptent de parler aux journalistes, le traitement médiatique est abusif et reproduit de manière spectaculaire uniquement les éléments les plus extrêmes sans tenir compte du contexte exact de l’observation ou de l’expérience vécue. Il y a quelques années de cela, un journaliste nous demandait si, un jour, les extraterrestres établiraient un contact avec nous. Notre
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réponse exacte fut : « Nous pensons que d’ici cinq à dix ans, nous en saurons beaucoup plus sur eux. » Le titre de l’article, qui portait sur plusieurs autres aspects techniques du phénomène, devint : « Selon Casault, les extraterrestres vont se révéler massivement dans cinq ans. » Vivre avec ce genre de déclaration n’est pas de tout repos, et cet exercice maladroit, fruit d’un jaunisme évident de la part d’un reporter ou d’un titreur en mal de gloriole, est malheureusement trop fréquent. Le cas de Shirmer ne fut pas différent, et l’image qui ressort des coupures de journaux de l’époque laisse croire que des monstres de l’espace vont envahir la planète le week-end suivant. Heureusement, malgré tout ce cirque, Roy Craig et John Abren de la commission Condon se rendent à Ahsland. Ils sont impressionnés par la sincérité et la crédibilité du témoin. Il est convoqué à Boulder, au Colorado. Le Dr Leo Sprinkle[73] fut mandaté pour effectuer des sessions d’hypnose. Mais ça tourne mal. Le policier se met à révéler des détails ahurissants, et le collègue de Sprinkle, qui est présent, ne peut en supporter davantage. Il met fin à la session. Il en a le droit, c’est lui qui en a passé la commande, puisqu’il s’agit d’Edward Uhler Condon lui-même ! Il aura tout de même la gentillesse de dire au policier : « Nous vous croyons... » Comme tous les journalistes ne sont pas des clowns, le reporter Eric Norman finit toutefois par en savoir plus long et obtient les détails de la régression. Des êtres d’environ 1,50 m sortirent du vaisseau, entourèrent la voiture patrouille et parvinrent, par télépathie, à convaincre Shirmer de ranger l’arme qu’il avait à la main. Un gaz illuminé par une lumière verdâtre fut émis sur le véhicule et on le toucha au cou, le blessant. Il fut alors interrogé sans ménagement sur la centrale électrique locale et les réservoirs d’eau. Shirmer leur dit alors qu’il était policier et, d’une certaine façon, le gardien de cette ville. Ils lui dirent alors que leur vaisseau fonctionnait par électromagnétisme réversible et qu’ils tiraient leur énergie des lignes électriques et de l’eau[74]. Ils ajoutèrent qu’ils venaient d’une galaxie relativement peu
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quelques décennies se sont écoulées. mais entre eux et ceux qui ont suivi. De nombreux détails refont surface. L’affaire du pont de Brooklyn Budd Hopkins(14) est celui par qui le phénomène des enlèvements extraterrestres fut connu du grand public. qu’ils maintenaient plusieurs bases sur la Terre ainsi qu’un programme d’analyse de la reproduction et que des humains étaient utilisés pour des expériences. Ils n’ont pas l’intention d’envahir la Terre mais. D’une page à l’autre faisait surface l’incroyable présomption que non seulement des milliers sinon des centaines de milliers de gens étaient enlevés. Ce « mais. » est étrange. soit celui de créer une race hybride à partir de la semence des mâles humains en utilisant les femmes humaines comme mères 166 .. que les enlevés sont le fait du hasard afin d’embarrasser les enquêteurs et les gouvernements. Shirmer ajoute que les humains n’agissent pas comme ils le devraient. mais ce qui nous intéresse dans ce dossier réside dans les révélations que ses ravisseurs ont faites au policier... à la fin des années 1980.éloignée. Le monde entier savait déjà que Betty et Barney Hill prétendaient avoir été victimes d’un tel enlèvement. Que s’est-il passé ? Moins d’enlèvements ou personne pour en rapporter l’existence[75] ? C’est alors que. nous sommes tombé sur le volume Intruders : The Incredible Visitation at Copley Woods de cet auteur du nom de Budd Hopkins. Plus tard. Eric Norman organisa une autre régression hypnotique avec Loring G. Ces occupants du vaisseau n’ont aucunement l’apparence des Gris. On apprend alors qu’ils nous observent depuis longtemps et que les contacts effectués avec des humains ont pour but de nous habituer à leur présence mais également de susciter une certaine perplexité. Williams à Des Moines.. en Iowa. mais que derrière tout cela se cachait un agenda très particulier. le 8 juin 1968.

mais apparemment le secrétaire général des Nations Unies. elle retient un détail intéressant. sinon de son quotidien. Ce récit d’enlèvement est l’un des plus incroyables de tous. survint Witnessed de Budd Hopkins. Linda Napolitano est convaincue d’en être victime depuis déjà au moins une dizaine d’années. Le lendemain. La transe hypnotique révèle alors que trois et possiblement quatre créatures étaient dans la chambre. dit Cortile pour préserver son anonymat à l’époque. du moins de toute sa démarche en quête d’informations lui permettant 167 . et non déposée. Ce transport inusité se serait effectué sur ou à l’intérieur d’une lumière très intense et de couleur bleue. Le 30 novembre 1989. Puis. Linda Napolitano va se coucher alors qu’il est environ 3 h du matin et que son mari et ses enfants dorment à poings fermés.porteuses. D’autres souvenirs refont surface. Ce genre de récit fait maintenant partie. C’est tout. Ce n’est pas la première fois que Linda est victime d’enlèvement. elle communique avec Budd Hopkins. Le souvenir suivant est celui du moment où elle se retrouve de nouveau dans son lit auprès de son mari. Elle se rappelle et évoque en détail le sentiment d’avoir lévité carrément au travers de la fenêtre de son appartement situé au douzième étage. et Linda fait part à l’hypnologue Budd Hopkins des traitements subis – toujours ces fameuses procédures médicales. qui n’a eu connaissance de rien. Budd Hopkins ne s’est pas jeté en dehors de la pièce en hurlant. et elle reconnaît les signes avant-coureurs qui sont précisément en train de se manifester : une paralysie du corps tout entier. Javier Perez de Cuellar. Elle ne tarde pas à voir l’un de ses ravisseurs : une petite créature grise. avec qui elle travaille depuis quelque temps. et ses deux gardes du corps. en 1996. afin de tenter de faire remonter à la surface des souvenirs de ses enlèvements précédents. Puis. celui d’avoir été ramenée à son lit mais d’y avoir été relâchée brusquement. Il implique non seulement cette femme. Linda Napolitano.

soit en février 1991. n’en saurait pas davantage sur le sort de cette femme. ne s’avance jamais pour y répondre. Hopkins. les choses allaient prendre une tournure dramatique que jamais Kopkins n’aurait soupçonnée. S’il faut attendre une telle confirmation pour poursuivre les recherches. alors comment se fait-il que personne n’ait vu ce vaisseau à si basse altitude et ce fameux rayon bleu avec une femme allongée se déplaçant allègrement d’une fenêtre d’un douzième étage à ce vaisseau en question ? Hopkins ne s’est pas posé la question – ou si peu – parce que personne. le cas échéant. tout en indiquant être demeurés sur les lieux près d’une heure en espérant voir l’appareil refaire surface mais en vain. Hopkins ne se pose plus la question qui viendrait aux lèvres du premier venu : il a beau être 3 h du matin. Budd Hopkins reçoit une lettre signée « Richard » et « Dan ».de mieux comprendre la nature et l’essence des enlèvements. ils affirment avoir vu une femme littéralement flotter des étages supérieurs d’un building à Manhattan. et non parce qu’ils étaient au fait que Linda était un de ses sujets. à proximité du pont de Brooklyn. ce récit est normal. nous sommes à New York. Rappelons que ces deux policiers ont communiqué avec Hopkins parce qu’il est connu à New York pour ses recherches ufologiques. Bien que très bon enquêteur. Ignorant que l’enquêteur travaille sur ce même dossier – qu’il n’a pas rendu public –. cette fois. Ces deux hommes se présentant comme des officiers de police considèrent que Hopkins est crédible et sérieux à leurs yeux et qu’il est temps pour eux de lui raconter ce qu’ils ont vécu. Ils ajoutent que cet appareil a ensuite disparu dans les eaux de l’East River. autant tout abandonner. Environ quinze mois plus tard. Mais voilà. Ils précisent ne pas vouloir s’identifier mais aimeraient bien savoir si lui. et pénétrer dans un vaisseau qui n’avait absolument rien d’ordinaire. À ses yeux. typique et n’a rien de particulier. Dans son ouvrage. Hopkins prend alors le temps d’expliquer en long et en large avec moult détails toute l’opération permettant à ces deux hommes d’entrer en contact avec Linda sans que leur identité 168 .

M me Kimble prétend avoir vu l’ovni. celle-ci est profondément bouleversée d’apprendre que des témoins ont vu la scène et accepte avec joie de les recevoir. Hopkins est très minutieux et tient à rendre compte de chaque détail entourant la suite des événements. et lui font subir une série d’interrogatoires extrêmement serrés. Hopkins l’aurait rencontré plus tard. Hopkins apprend alors que la limousine dans laquelle se trouvaient le personnage politique et ses deux gardes du corps s’est immobilisée sans raison apparente tout près de l’immeuble occupé par Linda. Linda Napolitano dira que le comportement de ces deux hommes était celui de gens extrêmement nerveux. Les dessins de l’événement effectués par ce témoin et par l’un des agents des Services secrets correspondaient sur de nombreux points. dont le moteur de sa voiture a mystérieusement calé alors qu’elle franchissait le pont de Brooklyn vers 3 h du matin. Tout semblait figé. D’ailleurs. Le lecteur patiente et finit par apprendre que Richard et Dan ne sont pas des officiers de police mais des agents des Services secrets. en avril et en octobre 1991. qui se trouvait à environ 400 m de là. au bord de l’hystérie. ils étaient chargés de la protection rapprochée d’un personnage très important. Les lumières du pont se sont éteintes et les autres voitures qui s’y trouvaient ont également été immobilisées. Janet Kimble. et finalement les deux agents kidnappent clandestinement Linda Napolitano à deux reprises. Cette personne serait nulle autre que Javier Perez de Cuellar. Puis.soit révélée. Notez bien qu’à ce point aucun élément de cette affaire n’est encore rendu public. Elle a vu toute la scène sur l’immeuble de Linda. voilà qu’en novembre 1991 Budd Hopkins reçoit une lettre et des dessins d’une retraitée. Ils sont convaincus qu’elle n’est pas « d’ici » ou qu’elle collabore avec ces êtres venus d’ailleurs. Ce soir-là. Plus tard. à cette heure précise. Un cinquième témoin requérant l’anonymat fit également parvenir 169 . Mais les choses prennent une tournure dramatique. mais l’homme refusera toujours de confirmer publiquement son aventure. les extraterrestres et une femme flottant jusqu’à l’engin.

d’un ovale long à un rond parfait. À ce moment-là. tandis que d’autres restaient là. au milieu. en chemise de nuit blanche et aux cheveux noirs. La lumière a changé de forme. le rayon lumineux descendant jusqu’à la route a balayé la façade. puis s’est dirigé vers le haut pour s’arrêter à la hauteur du dernier étage. le ciel s’est illuminé d’un coup. Entre-temps. j’ai regardé dans mon rétroviseur. À la suite de ces événements. L’éclairage du pont s’est éteint aussi et tout est devenu sombre autour de nous.à Hopkins la lettre suivante : À exactement 3 h 15. je ne sais pour quelle raison. le lendemain ! 170 . elles ont mis le moteur en marche et ont continué leur chemin. de sorte que j’ai pu voir les deux grilles d’environ 15 pi (4. et regardaient vers le building. Exactement comme moi. Comment pouvaisje douter ? Le rayon lumineux est passé de nouveau le long du bâtiment central. le seul accès donnant sur la cour intérieure.5 m) de haut. J’ai pu voir trois créatures grises dans des combinaisons très sombres en position triangulaire et. quand là. Je ne l’ai pas reconnu sur le coup. je me souviens que les personnes présentes sont retournées dans leur véhicule . À droite se trouvait une autre fenêtre. Le rayon blanc vert est devenu lentement plus intense. Puis. comme si de rien n’était. Elle s’est placée sur un des buildings tout près. Quelques-unes d’entre elles ont commencé à crier. éclairant la partie inférieure d’une double fenêtre. à pleurer et à réagir comme des oiseaux pris en cage. ils ont roulé lentement sur leur élan et se sont arrêtés. J’ai sans doute regardé ce building des milliers de fois. une femme ressemblant à un ange. complètement abasourdies. J’étais certain de me faire rentrer dedans. C’était surréaliste et ça m’a foutu une frousse terrible. une douzaine de personnes étaient sorties de leur véhicule en panne. mais les phares et le moteur de ma voiture se sont éteints d’un seul coup. Ses longs cheveux « flottaient » comme si elle avait été dans l’eau et donnaient l’impression d’être attirés vers le haut. probablement une fenêtre de salle de bain. C’était les deux grilles du complexe de Cherry Street. plus petite. cela allait sans aucun doute passer sur tous les canaux de télévision. j’ai vu les phares de tous les véhicules présents s’éteindre également. L’éclair a illuminé les silhouettes et le pont. mais en regardant par le rétroviseur. j’avais parcouru environ un tiers de la route traversant le pont et la voie était libre devant moi. Elles ont dû penser la même chose que moi : quelle que soit l’origine de ce que nous avions vu.

le prend dans ses mains et le brandit sous le nez des trois hommes en les sermonnant sur la protection de l’environnement et sur les dangers pour notre planète. sa rencontre sur la plage avec les trois hommes. Hopkins n’arrive pas à tout comprendre et se demande comment il se fait que l’épisode de la plage et la rencontre avec le haut dignitaire et ses deux gardes du corps n’aient pas été divulgués sous hypnose. à l’étonnement et à la stupéfaction de Hopkins. C’est alors qu’elle aperçoit trois hommes assis sur le sable. Linda se retrouve ensuite à creuser le sable avec une sorte de cuillère . Un peu plus tard. presque mot pour mot. Une fois de plus.Une autre femme viendra accréditer cette version mais ajoutera. elle a froid et ne porte qu’une chemise de nuit. voire une espèce de cuillère. Les Gris qui l’accompagnent possèdent de petites boîtes en forme de cube qui diffusent une lumière étrange. La femme se retrouve dans un endroit fortement éclairé . Linda se lève et se dirige vers eux. disant qu’elle travaillait avec les extraterrestres. Elle se fait la remarque qu’ils ne sont pas vêtus pour la plage : ils portent des costumes. Elle trouve un poisson mort. Dan et Richard. elle dit chercher certains minéraux et leur donne des noms compliqués. elle se rend compte qu’il s’agit des vagues. sans savoir que Hopkins est maintenant déjà au courant. Elle serait allée leur parler. Ils vont l’admettre à Hopkins plus tard. Il ne parle pas à Linda Napolitano de la dernière lettre de Dan et Richard. qu’un enlèvement collectif de plusieurs dizaines sinon de centaines de personnes s’est produit cette nuit-là. Elle se sent 171 . Ils se sont retrouvés tous les trois avec Linda sur une sorte de plage où la femme creusait dans le sable avec une toute petite pelle. il est essentiel de rappeler que tous ces témoins ignoraient complètement que Hopkins était au fait de la situation. Les deux agents secrets. tout en énumérant le rôle qu’ils jouent dans l’environnement. Une régression ultérieure fera le point et cette dernière racontera alors. ainsi que leur protégé ont également été enlevés. Elle entend un bruit qu’elle n’arrive pas sur le moment à identifier.

Fin octobre 1991. Elle sera également très surprise de son comportement : elle ne pourrait jamais prendre un poisson mort dans ses mains. Linda Napolitano se montrera très perturbée à la suite de son propre récit. « à moins qu’ils soient déjà en filets » ! Linda était préoccupée par une bosse sur son nez. et qui rapportent les mêmes faits. Obstinée. Dans ce qu’on pourrait appeler son « moi de tous les jours ». s’y était logé. Sur cette seconde série de clichés. ni leur rôle dans l’environnement. tout aussi fermement. elle ne connaît absolument pas ces termes scientifiques qu’elle a accolés aux minéraux. n’avoir jamais été opérée à cet endroit. cette dernière lui demande à quand remonte l’intervention qu’elle a subie au nez. Tant de témoignages visuels et matériels provenant de tant de sources différentes devraient suffire. nul ne pouvait dire comment. mais il y aura toujours quelqu’un quelque part pour affirmer que tout cela n’est qu’un gigantesque scénario proprement inventé de toutes pièces par Budd Hopkins. Nous avons donc un enlèvement présentant des traces physiques. Un homme politique est impliqué dans cette histoire et sera lui-même enlevé. elle s’éveille. Elle a une sainte horreur des poissons et n’y touche pas.très triste et en colère à la vue de cet animal mort. Des radios avaient fait apparaître un petit objet cylindrique qui. Alors qu’elle se fait examiner par une ORL. elle appelle Budd Hopkins qui lui conseille de passer d’autres radios. le visage maculé de sang séché. qui ne connaissaient aucun détail de cette affaire. la femme médecin lui fait remarquer qu’elle a pourtant une cicatrice à l’intérieur de la cavité nasale et va jusqu’à perdre patience lorsque sa patiente soutient. « Je n’ai jamais été opérée ! » est sa réponse. Prise de panique. Et Linda Napolitano. observé par plusieurs témoins indépendants les uns des autres. l’objet n’apparaît plus ! On peut supposer qu’il a été retiré cette nuit-là. qui existe vraiment 172 . ne l’oublions pas.

né en 1954. en plus. Cathy Turner et son amie Francesca. est un promoteur immobilier qui a fait fortune en acquérant de grandes parcelles de terrain qu’il vendait en lots par la suite à des constructeurs. l’ORL de Linda. Le rejet foudroyant de toute cette affaire est forcément la seule attitude que puisse adopter celui ou celle qui rejette systématiquement le phénomène des enlèvements. qui a rencontré l’un des agents des Services secrets – Richard en l’occurrence –. son mari Steve. Steven et John. cherchait à améliorer sa qualité de vie et. Janet Kimble. L’hommage que 173 . et la liste se poursuit. un certain Jim Sparks. Nous sommes déjà peu disposé à respecter cette position indéfendable. qui ont vu une puissante lumière illuminer la cour intérieure le soir de l’enlèvement de Linda. Mais alors que Jim Sparks. mais que jamais ces mêmes gens ne viennent.et qui. cela serait plutôt risible. mais vous devrez ajouter aux conspirateurs. après un certain temps. et donc tout est faux. qui a produit les rayons X. Ce Floridien d’origine. menteurs et fomenteurs de canulars ses deux fils. le phénomène des ovnis et toute autre forme d’anomalie sur la base suspecte que puisque rien de tout cela ne peut exister. ni le dernier. narrant la vie d’un enlevé pas comme les autres. sans nul recours à l’hypnose. Tout n’a pas été rapporté dans ce résumé sommaire. pour le moins étonnant : The Keepers(15). comme tout homme qui réussit. bien sûr. rien de tout cela ne peut s’être produit. non ? Jim Sparks Avant de mourir bêtement sous les roues d’un chauffard ivre le 27 septembre 2004 à Londres. Ce n’était pas le premier. celle de sa famille par l’acquisition de biens matériels. nous servir des leçons en matière de rigueur scientifique. il s’est subitement retrouvé en 1988 au cœur d’un enlèvement brutal dont il conserva le souvenir. le Dr John E Mack rédigea la préface d’un livre édité en 2006. Lisa Bayer. un policier qui a pu identifier Linda lorsqu’elle fut kidnappée par Richard et Dan. cessa de se faire appeler Cortile et livra sa véritable identité.

J’ai rencontré de nombreuses races différentes. Ils sont capables de transmettre et de recevoir des centaines de pensées simultanément. » Sparks a fait la liste de ses observations. cela devient plus intéressant et mérite un regard soutenu. Voici mon histoire telle qu’elle s’est passée. celle d’un psychiatre de haut niveau qui. l’entrepreneur qu’il est montre son vrai visage : « Mon nom est Jim Sparks et j’ai été contacté par des êtres extraterrestres. prendra le temps de connaître son homme et d’en démasquer les intentions.rend le Dr Mack à Sparks est suffisant pour nous. Dès les premières lignes de son ouvrage. Ils maîtrisent totalement la transmission de pensées et peuvent créer dans notre esprit n’importe quelle réalité. avant d’accorder sa confiance et de nous la refiler à travers une préface. mais je vais surtout m’attarder à celle communément appelée les Gris. nous considérons que les références de Mack ont cette crédibilité. que cela vous plaise ou non ! Il ajoute que son ouvrage est publié parce qu’il considère le message qu’il a reçu comme extrêmement important : « Nous sommes en train de tuer cette planète. Mais lors-qu’un témoin nous est dirigé par un expert. Il y a tellement de prophètes. nous n’avons pas le luxe de mettre de côté les récits et les témoignages qui nous plaisent moins. « Tout cela fait que nous pouvons considérer 174 . » Sparks a parfaitement compris que les dénigreurs n’allaient pas prendre le temps de lire son livre pour le démolir. Sparks n’est pas un écrivain doucereux au langage subtil et fleuri. comme tout bon enquêteur policier sur la piste d’un criminel. Tout doit être envisagé. Les extraterrestres ont une avance technologique de plusieurs milliers d’années. En général. Nous répétons une fois encore que. ils émettent une énergie qu’ils peuvent utiliser de façon naturelle ou autrement. voyagent d’une dimension à l’autre et modifient le temps. de voyants. de médiums et de pseudo-enlevés qui publient des ouvrages dont le contenu est invérifiable que notre enquête s’y perdrait sans une référence de base. et qui vous paralyse lorsque vous êtes à quelques pas d’eux. Pas de temps à perdre avec eux. Ils passent au travers de matériaux solides.

ils n’ont sûrement pas dit : « Nous avons vu une bande d’énergumènes nous filmer à bord d’un hélicoptère. Ils ont démontré un courage extraordinaire en l’affrontant et ont crié de joie en le voyant s’éloigner. immense. Toutefois. des gens très primitifs au corps peinturluré. alors là c’est une autre histoire. Ils ont dressé leurs arcs vers le ciel. et pour faire la démonstration de leurs avancées. un immense prédateur dont les ailes tournent à une vitesse folle. comme ce fut le cas en 2008. Comme Enlil et Enki. nous poser. extrêmement dangereux. ils ont demandé au gouvernement d’intervenir. Mais ce qu’il serait intéressant de découvrir dans cette histoire. ces 175 . débarquer avec nos caméras. Ils savaient que cette peuplade existait. larguer un tracteur. mais en réalité ils sont simplement très en avance sur nous. Dans leur ciel habité par des oiseaux bien simples. très en avance sur celle des Indiens amazoniens qui vivent encore de nos jours complètement isolés dans la jungle. c’est ce que ces Indiens ont fait de cette vision apocalyptique. nos armes et nos missiles ferait de nous de véritables dieux. Nous voir arriver en hélicoptère.ce qu’ils font comme de la véritable magie. Mais s’ils ont vu le pilote et les passagers. voilà qu’un jour se pointe un monstre. cherchant à atteindre l’appareil avec leurs flèches. lorsqu’ils ont appris que des travaux majeurs allaient être effectués dans ce secteur. Quel nom lui ont-ils donné ? Nous ne le saurons sans doute jamais. » C’est tout comme notre technologie. » Ils ont vu un oiseau géant. Nous serions vénérés ou considérés comme des esprits-démons et chassés à coups de lance. C’était un animal mythique dont ils ont dû parler aux autres avec une ferveur religieuse . mais ils avaient choisi de ne pas la confronter avec notre propre existence. C’était la première fois que ces pauvres gens voyaient un hélicoptère. Une équipe brésilienne d’experts a survolé le camp d’une tribu d’hommes rouges en Amazonie. Ce n’est plus un oiseau géant ou un prédateur ailé mais un dieu ou un démon et sa créature ailée. ils ont pris la décision de faire la preuve de la présence de cette tribu. produisant un cri insupportable et balayant le sol comme une tempête.

a fait l’objet d’ouvrages de l’auteur Raymond Fowler(16). soit dès 1950. Voilà l’écart qui existe entre eux et nous. et c’est partant de là qu’un lien peut être fait avec leurs directives incessantes de prendre soin de la Terre.dieux venus d’ailleurs dans la mythologie sumérienne. Les gardiens de l’immeuble viennent alors nous semoncer parce que nous ne prenons pas soin de notre logement et qu’il est sur le point d’être inhabitable ! Mais surtout parce que c’est à nous d’y voir. médecin spécialiste du travail ayant œuvré dans les domaines de l’aéronautique et de l’astronautique. on a l’impression que nous sommes locataires d’un endroit qui ne nous appartient pas. Mais il y a plus. et donnez-lui un exposant dix. qu’ils savent tout de nous. elle aurait vécu ses premiers rapports avec des extraterrestres. L’abondance de matériel est incroyable : trop selon certains. de vous faire part intégralement des conclusions du Dr Harold Edelstein. connue maintenant sous le nom de Betty Lucas. Comme ces anges empruntant jusqu’au ciel l’échelle lumineuse observée par Jacob ! Chiffrez cet écart entre nous et les hommes rouges. Andreasson. Par moments. en plus de détenir un doctorat en sciences 176 . Qui est cette femme ? Une Américaine du Massachusetts. Il nous paraît approprié. pas assez selon d’autres. Très tôt dans son enfance. que nous leur appartenons. Les récits de Sparks s’apparentent à plusieurs autres que nous avons décryptés au fil des ans. pas à eux ! Betty Andreasson Betty Andreasson est sans contredit le témoin le plus important des rapports expérimentaux entre humains et extraterrestres. avant de vous rapporter les expériences de cette dame. mère de famille et simple ménagère. mais il est sans aucun doute celui qui traite avec le plus d’insistance du sort que nous réservons à notre planète. En différentes occasions. en lisant ces récits. avec évidemment le cas de Linda Napolitano. Sparks s’est fait dire par ses ravisseurs qu’ils sont en quelque sorte nos cocréateurs.

mais à bien y penser. je n’ai aucunement l’intention d’endosser l’authenticité des expériences qu’elle décrit. J’ai parlé avec Betty. le contenu de ses pensées. je n’ai découvert aucun signe de désordre mental ni aucune anomalie dans sa faculté de raisonner[76] (no thought disorder or impairment in cognitive functionning). brièvement. J’ai réalisé que.environmentales. nous devrions recopier tout simplement les ouvrages de Fowler. Raymond Fowler lui-même reconnaît que ces éléments isolent Betty Lucas dans une classe à part. Nous avons abordé des sujets sans aucun rapport avec ses propres expériences et parfois. je continue de maintenir qu’elle est stable dans ses perceptions du quotidien (stability of her general life perceptions and her interpretative functions ). spirituels ou théologiques. Dans une entrevue qu’il accordait à des journalistes. Cela ne fait sans doute pas de Betty une scientifique neutre dans ces expériences qu’elle a décrites. C’est à la demande de Betty Andreasson. il n’existe aucun élément de ce genre. Dans l’affaire Travis Walton (17). l’ufologue expert des enlèvements Budd Hopkins a carrément avoué qu’il se méfiait des cas à l’intérieur desquels on retrouve des éléments mystiques. rien n’a changé depuis 1977. de manière générale. sa manière de raisonner. Tout comme à l’époque. Évidemment. parfois de manière très informelle mais avec l’intention d’observer son comportement. La première avait eu lieu en 1977(16b). Il faut d’abord comprendre un aspect de cet enlèvement qui nous semble très important. Ce qu’elle a vécu et ce dont elle se souvient est à ce point fantastique que très peu d’ufologues osent traiter l’affaire Andreasson comme une pierre d’assise. auprès de Raymond Fowler. On pourrait même parler de rapports typiquement humains 177 . que cette seconde visite professionnelle a été tenue. des sujets généraux touchant cette histoire d’ovni et d’enlèvements. Nous allons donc nous en tenir à la dernière expérience relatée par l’auteur. expérience qui aura la particularité de mettre votre croyance en son histoire à très rude épreuve. son expression. mais sur le plan médical. qui parmi ces derniers pourrait faire mieux ? Il nous faudrait plusieurs dizaines de pages pour faire le tour de son récit et pour y parvenir.

non dans le sens qu’ils sont irréels mais dans le sens propre du terme. le souvenir hypnotique peut teinter l’expérience et lui donner une saveur particulière. un souvenir teinté n’est pas un souvenir inventé. mais explique sans doute pourquoi chacun vit une expérience différente lorsqu’il se souvient. on se rend compte que les scénarios vécus par les participants leur ressemblent ou qu’ils répondent à leur caractère particulier. s’ils le subissent ou s’ils transforment la mémoire qu’ils en ont. Le jus de fruits dans votre cocktail change le goût de l’alcool. Chaque participant à une rencontre de ce type peut donc s’attendre à voir un scénario qui semble tout indiqué pour sa personne. Nous pensons qu’il s’agit d’un judicieux mélange des deux dernières hypothèses.entre les extraterrestres et lui-même. Une femme très croyante comme Betty Andreasson Lucas. n’a rien vécu de tout cela : on lui a fait défiler le contenu presque entier d’une vie antérieure. Il est fort possible qu’elle importe de sa mémoire des événements vécus. Cela n’enlève rien à l’expérience. En d’autres termes. Roseline est une passionnée d’histoire. sous hypnose. ses expériences sont dominées par des éléments qui appartiennent au monde de la fantaisie. à son authenticité. Lucas est une femme d’obédience chrétienne très pieuse et très croyante. pour sa part. Il fut plongé dans des scénarios très complexes qui lui sont exclusifs. Il lui est arrivé d’avoir avec eux des discussions très intellectuelles sur l’histoire des États-Unis. Walton était un gaillard assez rude et peu raffiné. vivra un scénario axé sur sa personne. et à chacun son mojito ou son daïquiri selon ses goûts ! Si nous pensions que les enlèvements 178 . mais cela demeure de l’alcool. très fleur bleue et très douce. Vous imaginez un peu celui qu’aurait à vivre l’auteur Stephen King si cela devait lui arriver ! On peut se demander s’ils forgent leur scénario. Strieber est un écrivain au texte lourd et aux images fantastiques. de ce qu’elle fut. et ainsi de suite. des éléments qui vont adoucir son contenu. Roseline Pallascio(18). En y regardant de près. Dans le cas de Whitley Strieber[77]. Cela dit.

un président. nous réagissons à son propos en le teintant nous-mêmes. l’aboutissement ultime. un souvenir teinté n’est pas un souvenir inventé. dont le Dr John E Mack. pas plus qu’il ne relate des événements qui n’ont pas existé ! Le 23 juin 1989. nous pensons que chez une personne dont le Recueil est constitué de croyances extrêmement fortes envers Dieu. elle veut dire que c’est une figure X. il serait perçu autrement. Mais ce faisant. un roi. soit comme Bouddha. Dans ce cas précis. on lui présente The One. une figure de grand leader. Un exemple peut démontrer ce que nous entendons par une transformation de mémoire. Il importe donc de rapporter le récit tel qu’il est. de toute évidence c’est une présence extrême. » Nous devons nous méfier tant de la teinte que donne un témoin à son récit que de celle que nous lui attribuons en en prenant connaissance. toute expérience liée à un enlèvement sera altérée par ses croyances religieuses. divin. tout comme nous. Comme nous l’avons écrit précédemment. envers le Christ. et c’est là l’essentiel. comme les dénigreurs tentent de le crier sur tous les toits. Si un lecteur de toute autre obédience ou d’une culture tout autre que celle de Betty lit que The One est une figure christique. croient. Plusieurs experts. Nous le répétons. pour les protéger. il aura le réflexe de réagir en disant : « Dans le fond. Dans le cas de Betty Andreasson. Ainsi. ses anges et ses archanges. même si effectivement il peut être teinté par la culture qui imprègne le témoin. Betty Lucas et son mari Bob dorment dans leur 179 . alors que pour un enlevé dont le Recueil des croyances ne contiendrait aucune connotation religieuse. nous ne perdrions pas de temps avec ces histoires. bref. que parfois les souvenirs sont teintés par les enlevés. que The One soit christique. Le Recueil des croyances est celui qui domine les autres parce qu’il en est la compilation finale. royal ou autre. une image très forte. angélique. un personnage extrêmement important dans leur hiérarchie. un général.ne sont que de l’eau du robinet. Elle ne cessera de répéter qu’il s’agit d’une figure christique. nous avons cinq grands livres qui constituent l’essentiel de notre existence.

voyant très bien sa roulotte et les arbres sous ses pieds. sans aucune transition. Elle en fit part à Raymond Fowler. un silence total[78]. en inspectant l’arbre parfaitement sain et sachant qu’aucun orage n’avait frappé. mais peine perdue. En moins de deux. tu restes ici. dans une pièce. Elle passa de longues minutes à tourner en rond dans la maison. incapable de bouger. elle vit dans le bois une espèce de bulle bleue de la taille d’une personne. c’est tout. n’a aucune idée de ce qui a pu se passer cette nuit-là. C’est la nuit. elle se demanda ce qui avait bien pu lui causer autant de dommages. de fouiller cette histoire. changeant de pièce. et nous l’avons soulevé avec tous nos témoins et la grande majorité des autres cas rapportés dans le monde : les enlèvements ne font jamais état de la façon dont les gens entrent 180 . Dès le début de la session d’hypnose. malgré les séances d’hypnose dont elle connaît tout le contenu depuis neuf ans. Betty se retrouve brusquement. Elle voulut s’enfuir. » Betty se couche et se rendort non sans avoir entendu un bruit très fort à l’extérieur qui se révélera être l’éclatement d’un arbre. Voilà. celui-ci crut reconnaître dans cette histoire un signe évident et demanda à Fred Max. tentant de se rendormir. elle finit par ouvrir la porte et sortir. rien. dans un bois quelque part au Connecticut. mais elle était paralysée. pas de vent dans les arbres. l’hypnothérapeute dans toutes les sessions de l’affaire Andreasson. ou plutôt subitement. Betty. Son premier constat fut le silence absolu : pas de sons d’insectes ou de grenouilles. Ce fait est remarquable. Puis. Son mari intervient et lui dit : « Il n’en est pas question. elle se retrouva dans la bulle et s’éleva dans les airs. Cependant. Intrigué. Est-elle une teinte ou une transformation de son esprit d’un appareil moins sophistiqué ? Est-ce l’image qu’ils ont voulu lui implanter ? Poursuivant son récit. Cette bulle est étrange et ne revient pas souvent dans les récits conventionnels. Betty raconte qu’elle s’est éveillée pour être aussitôt tiraillée par le désir d’aller à l’extérieur.roulotte. et Betty s’éveille et se retrouve assise sur le bord de son lit avec le désir très fort de se rendre à l’extérieur.

Elle est maintenant dans une autre pièce. puis on lui dit de se mettre à genoux de nouveau et on lui retire le casque. Les dénigreurs. Elle reçoit se mettre à genoux. C’est alors qu’elle revoit la petite boule bleue de la grosseur d’une orange. Elle peut voir des lumières briller sur le mur. Un des êtres porte aussi le même casque et invite la femme à le suivre au travers d’une porte. qui ne cessent de répéter que les enlevés importent des images provenant de la littérature ou du cinéma.dans le vaisseau et en sortent. Betty semble respirer cette gelée et a grand peine à définir ce qu’elle ressent[82]. Devant elle. Qu’il s’agisse de Invaders from Mars. Elle se sent alors plus légère. Elle suit les êtres en marchant lentement. les papillons. ou de tous les autres films de cette nature. des petits Gris mais dont les yeux semblent moins volumineux que dans d’autres rapports. C’est une forêt mais dont les arbres. Affligée d’un mal de tête persistant. qui la suit. les insectes et même l’eau des mares 181 . Elle franchit le seuil à son tour et a l’impression d’être entourée de « jello[81] ». Close Encounter of the Third Kind. Puis. elle éprouve une lourdeur aux épaules. Après tout. Betty voit alors celui-ci se dissiper aussitôt. Après quelques instants. elle y perçoit une odeur d’humidité. fort bien décrites et très stimulantes au cinéma. Star Trek. puis un second. E. T. un petit être. On la change de pièce une autre fois. qu’elle appellera plus tard un « orbe[79] ». typique. devraient pourtant savoir que l’arrivée dans l’appareil et le départ sont très faciles à imaginer. pourquoi donc n’arriveraient-ils pas à se fabriquer une entrée colorée digne des meilleurs scénarios ? Betty se retrouve alors dans une pièce étrange et la bulle qui l’entourait diminue de volume au point qu’elle devient une petite boule de lumière bleue. on lui met un casque transparent sur la tête qui lui permet de mieux respirer[80]. dont la description correspond à celle. le reste des récits des enlevés est beaucoup plus extraordinaire. La créature passe devant et il semble se transformer en gelée. l’entrée dans le vaisseau et la sortie sont spectaculaires. comme si elle était sous l’effet de l’alcool.

redevient ce qu’il était. on est loin ici de la base de soucoupes volantes armées de canons-laser ! Ce n’est pas la première fois que Betty se retrouve dans cette forêt de cristal. nous comprenons parfaitement la résistance que certains peuvent avoir. Qu’il soit su cependant que ce ne sont pas les êtres qui ont donné ce nom à l’emplacement mais Betty. Lorsqu’elle touche à quelque chose. lors d’une de ses premières expériences avec les visiteurs. fabriquent – et dans quel dessein ? – une forêt de « cristal ». Comme vous pouvez le constater. dont l’eau cristallisée reprend sa forme naturelle. Mal lui en prend. elle doit porter des chaussures composées d’une matière transparente. et c’est en tombant dans un étang. Avant d’y pénétrer. si évolués soient-ils. On comprendra plus tard que ces souliers ont un effet isolateur avec l’environnement très particulier de ce lieu. C’est à ce moment qu’elle affirme avoir entendu un petit être lui dire de courir. Elle y est déjà venue en 1950. il perd aussitôt sa consistance de verre. Betty raconte alors qu’elle entend un bruit sourd. Il n’est pas aisé de comprendre ou de croire que des êtres.semblent être faits de cristal. Cette section du témoignage de Betty Andreasson a causé de multiples maux de tête aux ufologues concernés par les événements. À la lecture de ce récit. s’anime et. Leur réaction est normale. Elle perd un soulier et tombe dans l’eau. On lui dit : « The One s’est déplacé pour ouvrir la Grande Porte ! » On place alors Betty 182 . mais il s’agit tout simplement de se rappeler que des êtres provenant de mondes inconnus ou d’autres dimensions et capables de produire une technologie à la frontière de l’énergie pure sont sans doute en mesure de créer des endroits qui semblent sortir tout droit d’un conte de fées. qu’elle voit également des bandes de lumières s’allumer de partout. que ce soit une fleur ou un insecte. très fort et qu’elle se met à courir. après quelques secondes. qui s’est fiée simplement à son impression personnelle selon laquelle il s’agissait de cristal. Des êtres s’approchent et la tirent de là.

elle constate qu’il s’agit en 183 . Plus tard. l’auteur Raymond Fowler relate qu’en 1950 Betty Andreasson avait laissé sous-entendre que la forêt de cristal pouvait avoir été aménagée sous terre. et un autre. Elle descend de la sphère et est accueillie par deux petits Gris. elle distingue clairement un espace vitré à l’intérieur duquel se trouvent des étages superposés sur lesquels elle remarque des orifices. Elle est dans une bulle. au même titre que la Terre. soutient-elle. cette fois. puis elle en descend. puisque les étoiles sont parfaitement visibles. Les êtres l’invitent maintenant à les suivre. et c’est derrière cet endroit « vitré » qu’elle observe l’immense vaisseau devant elle. on lui remet son soulier. On l’y installe et elle circule maintenant à bord de cette sphère.dans une bulle transparente. trois anneaux qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. pendant que des êtres plus grands et purement lumineux semblent s’activer autour de l’étang afin de le réparer ! Agenouillée sur le sol. Elle va jusqu’à dire que les orbes sont intelligents. Ils se dirigent vers un vaisseau plus conventionnel. qui tourne dans le sens contraire. la curieuse bulle bleue de la grosseur d’une orange. À l’avant du vaisseau. Le récit reprend plus loin et. elle comprendra que cette bulle est un orbe. les étoiles et les planètes. elle est bien dans l’espace. Un se place derrière elle. bien qu’ils soient invisibles à nos yeux. Ils lui confirment que les orbes recueillent la connaissance et nous suivent constamment. de façon constante. dans le tunnel. À ce moment de l’histoire. aux deux extrémités. qu’il est animé de sa propre intelligence et qu’il est en somme une forme d’archive pouvant avoir la taille d’un atome ou devenir très large. Betty se dirige dans l’espace vers un vaisseau mère. tout ce qu’elle touche reprend sa couleur naturelle. et l’autre devant. À sa grande stupéfaction. Elle est éberluée ! C’est alors que d’un tunnel sort une grande bulle de verre. L’objet est en forme de tube avec. Cette fois. au centre. Elle flotte à l’intérieur et elle a à ses côtés.

Ces dernières sont ensuite emmenées en laboratoire. semble-t-il. où leurs yeux sont enlevés. Betty verra alors trois différents types d’êtres extraterrestres : les petits Gris. elle aurait appris que les petits Gris sont au service des Elders. le gigantesque tube émet des torrents de fumée brumeuse par de plus petits orifices. Puis. Betty est par la suite conduite dans une pièce remarquable par ses détails. de grands blonds vêtus de robes serrées à la taille et d’autres comme eux. Après l’intervention. Elle n’observera ceux-ci que quelques instants. Puisqu’elle appendra plus tard que ces êtres sont sans âge. ou des Anciens. qui sont les blonds dont nous avons déjà discuté. on se demande ce qu’ils sont. On notera aussi que les trois anneaux sont rétractables et qu’ils disparaissent presque entièrement dans la structure du vaisseau. De plus. Dans un premier temps. Une des plus étonnantes révélations de Betty Andreasson est le fait qu’elle ait été témoin d’une opération pratiquée sur les Gris. Ce sont eux d’ailleurs qui vont remettre les nouveaux yeux en place au cours d’une opération complète. elle entend une musique qui lui rappelle un xylophone. sur d’étranges créatures préservées dans des endroits difficiles à décrire. au travers duquel elle voit des boules de diverses dimensions monter et descendre le long du tube. il semble que les Gris soient soumis à un test de vérification. il en de même pour les yeux de ces créatures. Un peu plus à 184 . Ils seront escortés dans une autre pièce. elle voit un cylindre transparent en angle sur le mur. Il s’agit là d’un détail fort important. À un moment. au niveau des yeux. qui relève de la chirurgie à la fois physique et psychique. puisque la propulsion magnétohydrodynamique [83] explique fort bien ce phénomène.réalité de ponts servant à recevoir de plus petits vaisseaux. On retire leurs globes oculaires pour les remplacer par d’autres. Tout comme certains de nos animaux invertébrés qui voient leurs membres repousser après une ablation. voire extrêmement âgés. mais qui semblent être beaucoup plus vieux. cultivés. et elle ne les reverra plus jamais.

elle voit une immense boule entourée de cercles. venait de faire un acte de foi quelconque. Pour Betty Andreasson. extradimensionnelle. Betty est conduite dans une très grande salle. leur présence et leur intervention faisant parler le révérend en langues étaient choquantes à ses yeux. Elle venait de prendre conscience que sa religion. Au début. Elle reconnaît la scène au cours de laquelle une commotion s’était emparée de la salle alors que le prêcheur s’était mis à « parler en langues ».gauche. Cette hypothèse n’atteint nullement la foi qu’on peut avoir en Dieu ou en un dieu suprême. revoir cette vision sous hypnose est un choc terrible. cela replace simplement la hiérarchie de ces interventions dites divines à un niveau moins élevé que prévu. C’est alors que l’être attend quelques instants. Aussi remarquables puissentelles être. Betty. Ces lumières vont ensuite dans un bassin. au sens traditionnel du terme. Par la suite. supra-humaine et extraterrestre que divines. Tout cela semble indiquer que les anges. un des êtres blonds et un second être directement placé derrière le révérend. Elle remarque une fois de plus la présence d’un cylindre identique à celui observé dans la pièce précédente. Au centre. un peu plus bas. toute jeune. lorsqu’il est question de 185 . dans lequel se trouve un liquide de nature indéfinie. les guérisons spirituelles et plusieurs autres phénomènes récupérés par la foi religieuse ont des origines plus près d’une réalité métaphysique. flottant au-dessus de la salle. L’écran la montre debout avec. puis prend les lumières du bassin et glisse ces dernières quelque part dans sa robe. sa foi. les miracles. Les cercles se referment et la boule devient un écran tridimensionnel qui diffuse des images de Betty lorsqu’elle était très jeune. elle voit dans une fenêtre triangulaire un mystérieux objet fait de cristal sous lequel il semble y avoir des signes d’écriture inconnus. les rituels de son Église n’étaient peut-être qu’une forme d’intervention de ces entités. un être est occupé avec un contenant suspendu dans lequel se trouvent des objets de forme pyramidale et desquels s’échappent des lumières lorsque l’être y passe ses mains.

Une autre ajoutait même : « Selon la croyance. un élément plutôt curieux a attiré notre attention. alors qu’elle était toute petite 186 . ils répondront qu’ils sont les gardiens de l’humanité. ils semblent être sous le contrôle d’une force quelconque. À deux reprises. Un survol de l’ensemble de ses expériences démontre qu’elle aussi. Célébrités et récits célèbres Toujours dans l’affaire Andreasson. alors que les êtres entonnent ce que certains vont appeler un mantra. Au cours d’une conférence du CEIPI sur ce sujet. parler en langues est une façon directe d’être en communication avec Dieu[84]. Après quelques instants. ils lèvent les mains et brisent le cercle. deux autres êtres viennent rejoindre les trois premiers. D’autres régressions ultérieures vont nous apprendre que sa fille Becky est également enlevée sur une base régulière. aura subi des expériences de type chirurgicale douloureuses. une tâche effectuée également par Jim Sparks durant de nombreuses années. un jet de lumière surgit de leur front et forme un triangle. depuis les tout débuts. À ce moment précis. Puis. certains membres de l’assistance bien informés sur cette question des langues ont affirmé que lorsque les participants à une cérémonie de ce genre se mettent à parler en langues.se révéler aux terriens. ne se possèdent plus et parlent dans un langage entièrement inconnu sur Terre. Ils fabriquent ainsi une boule lumineuse qu’ils présentent à Betty. symbole de la religion juive entre autres[85]. plus jeune. De leurs mains surgissent des jets de lumière. depuis très longtemps. et c’est alors que se forme une image lumineuse qui n’est rien d’autre que la célèbre étoile de David. Betty voit les trois êtres se réunir et joindre leurs paumes de mains. » Dieu ou The One ? La retransmission de cet incroyable événement terminée. comme un élève peut le faire pour ses travaux scolaires. À sa question : « Qui êtes-vous ? ». Elle aura l’occasion de la voir en train d’étudier des signes et des symboles avec une grande attention. Au centre jaillit un cercle de lumière.

D. le créateur de Peter Pan. une jeune femme du Kansas. on lui a fait chausser des souliers transparents. lui-même auteur de romans de science-fiction. Ces souliers transparents se sont attachés à ses pieds et ce détail. et James Barrie. entourée par diverses créatures. tout comme Lewis Carroll. l’auteur des Aventures d’Alice au pays des merveilles . qui. Une enlevée du nom de Brenda racontera exactement la même version au journaliste C. B. elle sera obligée par les visiteurs de porter des souliers faits de matière inconnue à ses yeux mais transparents. longtemps après 187 . n’est pas une enlevée suivie par le D r Mack ou Raymond Fowler. La question se pose également pour Whitley Strieber. simplement. Les enlevés s’inspirent de récits provenant de certains auteurs. la créature blanche de l’autre. et vous avez compris que cette femme du Kansas. Bryan[86]. Tous ces écrivains nous viennent de la fin du XIXe siècle et décrivent un univers fantastique qui n’est pas sans rappeler certains récits des enlevés modernes. et non clairs.. Cette histoire de souliers transparents de l’un. Afin qu’elle puisse circuler plus aisément. si d’aventure ces auteurs n’ont pas été inspirés inconsciemment par le souvenir teinté de leurs propres expériences. Plus tard. Une autre enlevée. Ou alors. et qui lui permettront de circuler dans certains secteurs du vaisseau. Elle s’est retrouvée dans un milieu affolant. lui a fait douter elle-même de la réalité de son expérience. Dorothy. lors de sa régression. Ce qui soulève une hypothèse intéressante. C’est en prenant connaissance du récit d’Andreasson qu’elle s’écroulera en larmes. Cette histoire de souliers transparents a évoqué un souvenir d’enfance chez nous. L’auteur Lyman Frank Baum est né en 1856 et fut toujours attiré par les récits fantastiques. des enfants enlevés durant la nuit dans le cas de Barrie nous font demander. mais le personnage principal du Magicien d’Oz. on lui fera porter des souliers de cristal rouges. dans un film relatant son aventure.et beaucoup plus tard à l’âge adulte. raconte elle aussi avoir vécu une expérience similaire.. visiblement choquée par la similarité des deux événements.

sans l’ombre d’une hésitation. mais en tant qu’écrivain nous-même. Whitley Strieber Pour cet écrivain. il y eut des 188 . et l’on m’a jugé. consciemment ou inconsciemment. à tous égards. Strieber est un des très rares enlevés à avoir écrit son propre récit. nous affirmons que c’est plutôt le contraire qui est tout à fait concevable et que les récits de fiction s’inspirent des récits d’anomalies. j’ai connu un rapport personnel complexe avec des êtres extrahumains intelligents[87]. voire d’authentiques expériences qu’auraient vécues les auteurs. jusque-là. et l’on n’a pas mis en doute la véracité de mes dires. Cela dit. Communion(19). aussi vraie qu’il m’est permis de la raconter.ses propres expériences. si une telle expérience devait se produire. ainsi que ses rapports avec les êtres qui l’enlèvent. pour lui aussi tout a débuté dès l’enfance. De toute évidence. opéré par un spécialiste comptant trente ans de pratique. face à la réalité ! En bref. Cela peut paraître suspect. Je suis également passé au détecteur de mensonges. nous en serions au sixième. j’ai subi une batterie de tests psychologiques et un examen neurologique. a reconnu que toute sa vie d’écrivain n’aura été qu’une façon de transiger avec ces événements et de les exorciser sans jamais comprendre d’où lui venaient ces images. Voici l’histoire de la tentative d’un homme désireux de faire face à une écrasante attaque de l’inconnu. malgré lui. c’est fait pour écrire. Jusqu’à ce qu’il soit placé. Tout ce que l’on racontait sur les ovnis et les extraterrestres m’avait. Dans mon cas. Trois ouvrages entiers. Il s’agit d’une histoire vraie. à peu près normal. mais en réalité. Un écrivain.. tout a commencé en 1985. laissé indifférent. son expérience est extrêmement complexe. contrairement aux dénigreurs qui tentent constamment d’affirmer que les récits d’anomalies s’inspirent des récits de fiction. Trois psychologues et trois psychiatres m’ont interrogé. Tout d’abord. Les visiteurs débarquèrent au beau milieu d’une vie de scepticisme et d’indifférence.. Nous reproduisons ici l’introduction de son premier livre. j’ai cru que je perdais l’esprit.

Bref. au-delà de ce tourbillon de sensations vives et terrifiantes. excitée par les vociférations des professionnels du discrédit qui ont. cela provoque chez eux une réaction comparable à un violent traumatisme. quoi qu’ils subissent. Nous ignorons ce qui arrive à ces gens mais. cela ressemblait fort à un souvenir normal. donnant au chercheur. se cache une tout autre réalité. Strieber a vécu des épisodes à ce point terrifiants (il subira lui 189 .témoins. Ce thème de la communion d’esprit entre les enlevés et leurs ravisseurs n’est pas unique à l’affaire Strieber. largement plus positive. et l’on peut difficilement ignorer les séquelles physiques consécutives à ces rencontres.. En d’autres termes. l’impression d’une finalité qui n’est certes pas rassurante. il s’agit bien plus que d’un simple renseignement. C’est faux. Quoi que ce soit. Tout cela se trouvait déjà en grande partie présent dans mon esprit avant que je subisse l’hypnose pour stimuler ma mémoire. semble-t-il. riche et. Déjà. Il est aussi peu charitable de les railler que de se moquer des victimes de viol. On a prétendu. Ceux qui ont vu les visiteurs parlent de farouches petits personnages dont les yeux semblent scruter l’âme au plus profond de son essence. celui ou celle qui s’en tient aux manipulations corporelles. Je sais ce que l’on ressent à se trouver en présence de ces visiteurs. que leur souvenir n’était qu’un effet secondaire de l’hypnose. Et la société se détourne.. à une description affolante de créatures quasi monstrueuses pourrait très bien ne relater que la partie traumatisante de son expérience. Il est fort possible que. Je sais ce que l’on entend quand ils parlent. plus il devient porteur de messages étonnants.. qui n’explore pas davantage les sentiers obscurs qui demeurent occultés. Et ces yeux cherchent quelque chose. nous pouvons nous avancer en affirmant que plus le récit de l’expérience vécue prend de la profondeur. Peut-être même l’exigent-ils. à tort. profonde. Chez la plupart. cette fois. Il m’apparaît que cette chose recherche la profondeur de l’âme . Ce qui m’est arrivé fut terrifiant. à la terreur ressentie. l’esprit obstrué par des frayeurs secrètes.. Ils ne semblent pas intéressés par un échange clair et ouvert auquel on pourrait s’attendre. je connais l’aspect et l’odeur des lieux où ils se trouvent et comment ils apparaissent. Et apparemment tout à fait réel. On a beaucoup raillé les personnes enlevées par les visiteurs. les souvenirs précèdent l’hypnose par laquelle on tente de faire ressurgir davantage de matériel ou un souvenir plus précis. elle recherche la communion.

on fait ressortir une division très intéressante dans l’approche qu’ont les différents spécialistes des enlèvements concernant la nature de ces êtres. on produit un premier hybride et que successivement. de Budd Hopkins(22). qui pourraient être à l’origine des scénarios de la célèbre série américaine The X-Files. Artiste peintre de New York – ce qui lui vaudra d’ailleurs des propos très caustiques de la part des dénigreurs –. il y a les « envahisseurs » (invaders). Sans doute pour les raisons évoquées précédemment. Jacobs considère donc les enlèvements comme le signe précurseur d’une éventuelle invasion plus ou moins menaçante. Une variante de cette approche veut que le même scénario s’applique mais une fois que l’humanité aura disparu. à ce propos. Hopkins est sans conteste le premier communicateur dans ce domaine. C’est cette théorie ainsi que celle d’Helmut Lammer. on retrouve une entrevue réalisée avec Whitley Strieber. Puis. D’ailleurs. il bénéficie malgré eux d’une crédibilité très estimée 190 . il existe à peu près quatre grandes appellations concernant ces créatures. que nous verrons plus loin. Selon Jacobs. tels que définis notamment par le plus ardent défenseur de cette appellation. évoquant davantage un aspect très favorable. Il explique que. par sa propre faute. Sur le site ufologique Karmapolis(20). à partir de la fertilisation d’une humaine par une semence extraterrestre. Certaines de ses réponses dénotent un grand questionnement – qu’il assume – quant à l’origine et à l’essence même des visiteurs. D’abord. David Jacobs(21). d’une opération à l’autre entre hybrides et entre hybrides et humains. C’est que l’auteur a exploré jusqu’à l’extrême limite les tenants et les aboutissants de la globalité de ses expériences. ils parviennent à créer un hybride en tous points semblable aux humains mais doté des capacités de contrôle psychique des envahisseurs.aussi les mêmes opérations de type chirurgical) qu’il est surprenant de le voir accoler ce titre à son livre – Communion –. les extraterrestres sont ici pour peaufiner leur programme d’hybridation excessive dans le but éventuel de prendre notre place. il existe la deuxième catégorie dite des « intrus » (intruders).

volent ce qu’ils cherchent et repartent. les extraterrestres ne sont pas des envahisseurs mais plutôt des intrus. laisse supposer que du personnel militaire de bases souterraines sert à effectuer des enlèvements avec l’aide des extraterrestres. La quatrième catégorie est celle des « visiteurs ». Pour Strieber. Cela a le mérite d’expliquer le pourquoi de leur très grande discrétion. La troisième catégorie. Ils viennent. mais qui n’ont pas l’intention de prendre possession de la maison. nous l’assumons. Cela sous-entend qu’ils sont indifférents à notre sort. soit ce qu’ils aimeraient voir comme scénario ou ce qu’ils craignent qu’il soit. Cette théorie n’est pas nouvelle. Une lettre datant de 2007 semble démontrer qu’il ne partage plus ce point de vue(23). dont Leo Sprinkle et Richard Boylan. dont le plus célèbre ufologue français des années 1950 et 1960. Mack soutient également que d’après ses observations. à la limite des cambrioleurs. C’est. Une dimension spirituelle omniprésente joue également un rôle dans les rapports complexes entre enlevés et extraterrestres. Elle fait effectivement partie du récit de quelques enlevés qui affirment avoir été détenus à la fois par des militaires et des extraterrestres.auprès de tous ses collègues. En fait. les extraterrestres poursuivent également un programme d’hybridation mais dans le but d’assurer la survie de leur propre espèce et. ces approches se veulent un écho de la pensée des chercheurs. Elle est soutenue par Mack mais également par plusieurs autres spécialistes. celle que nous croyons la plus probable. simultanément. ils ne sont ni anges ni démons mais peut-être les deux à la fois. Pour Hopkins. Elle a été véhiculée par l’ancien pilote d’essai John Lear et médiatisée par de nombreux auteurs. il défendait cette thèse en 1996. d’améliorer la nôtre. En ce qui nous concerne. les « milabs » (military laboratories). Le docteur autrichien Helmut Lammer défend cette thèse avec vigueur. Jimmy Guieu. Ici. dont particulièrement le Dr John E Mack. il semble que sans trop savoir pourquoi. les enlevés choisissent leur praticien et que l’ouverture la plus large 191 .

qui marquent le début de vos relations avec les visiteurs. Pour moi. en définitive. l’étendue du phénomène qui accompagne notre interaction avec eux reste inexpliquée. nous avons beaucoup d’intellectuels mal dans leur peau et qui ne veulent pas en entendre parler parce qu’ils craignent l’idée d’une présence inconnue qui serait intellectuellement plus accomplie qu’eux. Depuis les années 1980. la méthode scientifique pourrait être utile. vous avez émis différentes hypothèses spéculatives pour expliquer votre expérience avec les Gris. Pour trouver des réponses. Au lieu de cela. aux États-Unis. : Je pensais que toute cette histoire était très intéressante et importante. Bien sûr. : La plupart des chercheurs qui enquêtent sur le phénomène des enlèvements semblent s’accorder sur son origine extraterrestre. une telle étude pourrait englober les dimensions physique et psychologique. : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à parler publiquement de votre expérience et quel en a été le prix à payer ? W. Je doute que nous soyons actuellement capables de nous forger une représentation compréhensible de ce que sont réellement nos visiteurs. avez-vous un nouveau regard sur ce qui s’est passé la nuit du 26 décembre 1985 où vous avez pris conscience de votre condition d’enlevé ? W. mais nous pouvons déterminer avec certitude et d’une manière objective ce qui s’est passé physiquement et mentalement pour ceux qui affirment avoir été en relation avec eux. mais cela reste à voir. Ce n’était en rien un phénomène connu. Vingt ans plus tard. Les scientifiques n’ont pas osé y 192 . Même si. surtout lorsqu’il est question de psychologues ou de psychiatres. S. une étude adéquate d’un échantillon représentatif de témoins de rencontres rapprochées serait intéressant. mais parce que je savais ce que ce n’était pas. Interview de Karmapolis K. S. Le même principe s’applique chez les gens qui vont préférer un spécialiste plutôt qu’un autre. ici.possible que va démontrer ce dernier permet au sujet d’aller plus en profondeur dans son exploration de l’expérience vécue. c’est ce qui est important et qui rend l’étude ainsi que la recherche essentielles. non pas parce que j’avais une quelconque certitude sur ce que c’était. Au-delà d’un examen médical approfondi. K. Il n’y a rien là de très surprenant. : Je ne pense pas que le langage ait suffisamment évolué pour décrire pourquoi nous voyons ce phénomène tel que nous le voyons. cela n’implique rien de plus ésotérique que des créatures qui ont évolué quelque part ailleurs dans l’univers.

: J’ai reçu un demi-million de lettres. rien qu’aux États-Unis. Je ne sais pas pourquoi.faire face parce que l’Académie nationale des sciences a postulé que l’étude des ovnis n’était pas compatible avec une démarche scientifique. Morris ont développé une spéculation intéressante(24) où ils suggéraient que ceux qui avaient la capacité de traverser les grandes distances séparant les étoiles auraient accumulé tellement de connaissances que la seule chose de valeur que nous serions capables de leur offrir serait la nouveauté. ça m’a affecté mentalement. Notre société les ignore parce qu’ils ont fait en sorte que cela soit ainsi. allez faire un tour chez les Samoa d’Amérique et observez la disparition de cette culture vidée de sa substance et qui n’intéresse plus personne. Je pense que c’est plutôt comme une profonde pénétration de l’espèce humaine. quand les vigoureuses cultures occidentales sont matériellement entrées en contact avec nos sociétés primitives[88]. jusqu’à un million de personnes seraient victimes d’enlèvements extraterrestres. l’originalité de la pensée humaine. Ils ont besoin de la nouveauté que nous avons à leur offrir et ils ne peuvent pas l’obtenir s’ils se montrent au grand jour. disparaîtrait à l’instar de ce qui s’est produit dans le passé. peut-être même plus profondément. plusieurs centaines de milliers. D. S. Les visiteurs se cachent dans leur intérêt et le nôtre. Kuiper et M. K. ils contrôlent tous les événements relatifs à leur présence parmi nous. mais j’ai une hypothèse. Quant à savoir pourquoi. des extraterrestres ou peut-être quelque chose de tout à fait différent. toute notre culture serait immédiatement absorbée par la leur et toute la nouveauté. Cela a complètement modifié ma conception du monde et transformé toutes mes convictions personnelles. Vous-même avez reçu plus de 150 000 lettres relatant des rencontres avec des extraterrestres. Alors. Par conséquent. B. L’ampleur du phénomène semble exclure l’hypothèse selon laquelle les enlèvements se résument à une étude extraterrestre du genre humain. Nous avons intérêt à ce qu’ils restent cachés. quoi qu’ils soient. c’est que les ovnis et les extraterrestres qui les accompagnent représentent un phénomène psychologique et social. ils devraient être au moins étudiés sur la base de ces disciplines. À mon avis. H. Mais pourquoi ? Le moins que l’on puisse dire. Je ne suis pas certain que nous soyons proches de 193 . Sur un plan personnel. physiquement et. : Selon certaines projections. Mais s’ils se montraient à nous. spirituellement. que diable sont-ils venus faire ? W. Ce n’est pas le cas. Si vous voulez comprendre pourquoi nos visiteurs se cachent. Ce qui est en train de se passer n’est certainement pas une sorte d’étude menée par des extraterrestres scientifiques. Je crois que toute réponse scientifique pertinente est intentionnellement cachée. sinon nous courons le risque d’une cruelle perte de pouvoir dont nous ne nous remettrions jamais.

je peux aller où je veux et faire ce que je veux. on peut le craindre. comme une menace pour l’homme. j’ai appris que la remise en question est essentielle. Mon sperme a été prélevé. Je ne pense pas que cette réaction culturelle était appropriée ou utile et. La nuit du 26 décembre 1985. je ne pense pas que nous comprenons le fonctionnement du corps humain excepté sur un plan général qui n’a aucune pertinence . d’une certaine façon. S. Pourquoi ? W. traîné dans la boue par des agents du gouvernement américain et sujet à moquerie. Vous préférez les voir comme des visiteurs. nous ne nous contenterions pas seulement de le prendre.connaître la véritable histoire de la race humaine . diffamé. En fait. Je n’ai que très partiellement écrit à ce propos parce que j’avais décidé que notre culture n’était pas prête à recevoir mon histoire. semblent occuper le même espace que le nôtre. étant donné que j’avais été attaqué de partout. j’ai gardé pour moi la plus grande partie de mon expérience. et je continuerai de la sorte. j’ai été violé avec un électrostimulateur : un appareil généralement utilisé dans les élevages. « visiteurs » veut simplement dire qu’ils sont ici. ne comprendrait pas notre problème et ne nous le donnerait pas sans résister. Après cette difficile première rencontre. Le terme « intrus » implique que nous savons quelque chose sur leurs mobiles . Il va de soi que j’ai été attaqué par des intrus. Mais pourquoi ? Si nous devions à tout prix sauver la race humaine et si nous avions besoin du matériel génétique d’une espèce d’un autre monde qui. mais je ne sais pas si cela signifie que l’être humain a une âme . K. K. Tant que je ne fais qu’un avec cette interrogation. J’ai été gravement blessé et mon médecin a diagnostiqué un viol après m’avoir examiné. La sonde anale est rapidement devenue un cliché de l’humour moderne. j’ai remonté le temps dans les deux sens et voyagé dans d’autres lieux qui. nous nous sentirions moralement en droit de le faire. par conséquent. j’ai vu de mes propres yeux qu’il existe quelque chose comme une énergie consciente. j’ai décollé de la réalité et pour rester sain d’esprit. : Parce que je ne pense pas qu’il est temps de prendre une décision sur ce point. : Certains perçoivent les aliens comme des intrus. qu’importe si cela semble impossible ou si ça ne correspond pas à mes attentes et à mes présupposés sur ce qu’est la réalité. en particulier les pouvoirs que j’ai gagnés. : Les récits d’enlèvements semblent avoir beaucoup de points communs 194 . j’ai vécu durant les onze années qui suivirent une relation incroyablement complexe avec les visiteurs et nombre de personnes qui leur sont connectées. Cet engin est introduit dans le rectum et provoque l’érection et l’éjaculation par une stimulation électrique de basse tension dans une zone proche de la prostate.

Quelle est la différence entre un état modifié de conscience et une véritable expérience d’enlèvement extraterrestre ? W. L’utilisation correcte de ces instruments peut enclencher le processus que tout l’univers souhaite nous voir entreprendre. Cela coûte plus à la Terre. parce que « voir » à ce niveau revient à ouvrir les yeux ou à les avoir ouverts de manière que l’énergie consciente qui est indépendante de la matière puisse être observée. lequel consiste en la création d’une énergie consciente conçue sur la base du moule de notre corps physique et en résonance avec son essence ! Plusieurs personnes dans ce monde meurent sans s’être créé ce corps énergétique. qui s’est déroulée en 2003 en Colombie-Britannique. S. comme les projections hors du corps. Les scientifiques n’ont manifesté aucun intérêt. K. etc. qui y perd au change. il se trouve que durant les mois qui ont précédé mes enlèvements. non seulement trois ovnis ont été vus par deux personnes enlevées. beaucoup d’ovnis ont été vus dans la région où se trouve mon chalet. 195 . ou encore les expériences de mort imminente. ou encore que c’est la nature qui décide de ce qui arrive après la mort. le pouvoir de tisser un être énergétique qui pourra vivre dans cet état. Bientôt. : Peut-on établir une corrélation entre le phénomène des enlèvements et les apparitions d’ovnis ? Font-ils partie d’un même processus ? W. À la place. : Avez-vous pu rassembler des preuves matérielles en relation avec les abductions et/ou le phénomène ovni de manière plus générale ? Si oui. : C’est tout à fait relié. ils sont leurrés par un tissu de mensonges élaborés qui va du séculier au religieux. L’Église catholique n’a fait que payer et entretenir ces cathédrales. vous découvrirez fortuitement que les êtres humains ont. dans l’affaire Corina Saebels(25). S. quelle a été la réaction de la communauté scientifique ? W. Par exemple. S. la lévitation. Ce ne sont pas des églises catholiques. K. le fait de passer à travers les murs. : C’est évidemment lié. mais ils ont été observés par des gens dans toute la région. De façon similaire. au nord de l’État de New York. C’est pourquoi cette civilisation mourra par elle-même. Les interventions ont été consciencieusement filmées. pour ainsi dire. Beaucoup ne le font pas et ne savent pas s’engager dans ce travail secret de l’âme. car les meilleures machines jamais conçues pour faire ce travail parsèment vos paysages sous la forme de cathédrales gothiques. Vous avez de la chance en Europe. Créer un corps énergétique est un art basé sur la science. Cela ne sert à rien de prier les anciens dieux ou de se retrancher derrière l’idée que seule la matière existe. : Des implants ont été extraits des patients.avec les expériences d’états modifiés de conscience.

Je viens de terminer un livre qui est écrit. imaginez une antenne d’une certaine longueur qui permet de capter des signaux de même longueur. oubliez l’idée de vaisseaux. un vrai faux documentaire qui nous explique le phénomène des enlèvements extraterrestres comme un mal nécessaire. K. S’il est possible d’établir une analogie dans ce monde qui est le nôtre. une hybridation de notre humanité pour créer une race supérieure ? Selon vous. En déduire que je suis par conséquent « contrôlé » par eux revient à essayer d’expliquer ma situation comme quelqu’un qui n’a jamais vu de radio et qui essaierait d’expliquer pourquoi une boîte parle. jusqu’à un certain degré. Il est tout aussi impossible pour un homme d’éviter le processus d’un enlèvement que pour un bébé d’empêcher sa nurse de lui donner le bain. : Que pensez-vous de la série Taken(26). K. Il est préférable d’aborder l’entièreté du problème comme une question ouverte sur la nature de la réalité et la façon dont nous percevons le phénomène. trois ovnis en formation triangulaire ont été vus par Mlle Saebels et beaucoup d’autres témoins en Colombie-Britannique la nuit où elle fut enlevée avec son petit ami. oui ou non. produite par Steven Spielberg. : Cette question est le fruit d’une profonde ignorance. Le bébé pleurera.De grâce. la bouche d’incendie devant laquelle il se trouve est « bonne » ou « mauvaise » en fonction de son odeur. mais des êtres dont la science leur a depuis longtemps permis de changer de forme selon les circonstances. Ils ne voyagent pas dans de petites machines. qui toutes représentent des signes de la faiblesse de la culture humaine d’aujourd’hui et sont des raisons supplémentaires qui provoqueront sa mort. S. etc. Par exemple. du point de vue de ceux que l’on appelle les Gris et dont j’ai fini par faire partie. Ce n’étaient pas des vaisseaux. mais il prendra son bain. Il est vain d’essayer de traduire cette information dans les idiomes d’un monde si éloigné de la connaissance des principes impliqués. Ils sont les vaisseaux que nous voyons et aussi les aliens que nous imaginons venir de ces engins. : Est-il possible d’empêcher le déroulement d’une abduction ? Est-il possible de dire non ? Comment protéger son intégrité psychologique et spirituelle ? W. C’est un point de vue qui n’a pas d’intérêt. Je n’ai aucun moyen d’y répondre sauf en disant qu’elle est tout aussi absurde que celle d’un chien qui se poserait la question si. Je sais que ces affirmations déclencheront des réactions extrêmes et des réactions de peur de plusieurs sortes. dans le sens où des parties de mon âme ont été tissées dans une forme qui lui permet de faire corps avec eux. c’est de l’information ou de la 196 .

tout cela se résume à un constat : cette forme humaine ne passera pas le stade de la matière[89]. dans le sens où toutes les peurs sont connectées entre elles. bien plus complexe qui. Leur octave s’est arrêtée sur la première note qui a été jouée. : Pensez-vous. ce n’est pas embrasser les ténèbres de façon constructive . c’était la première fois que des hauts fonctionnaires du monde scientifique et militaire français soupçonnaient ouvertement le gouvernement américain de cacher la 197 . dans le sens où cela diminue de la même manière l’ensemble des potentialités d’une entité biologique. : C’est absolument relié. même si elle reste limitée par la structure électrochimique du corps humain et la lenteur de la disposition du réseau synaptique que nous appelons « cerveau ». pas plus que tout ce que des chimpanzés pourraient se dire à propos des armes à feu. se laisser aller à l’avidité. mais plusieurs notes. Avoir de l’indulgence pour le côté sombre. Le simple fait de penser (à ces peurs) affaiblit toutefois notre potentiel. K. L’humanité n’est qu’un incident dans ce processus. il est également vrai que le contrôle mental est possible et que l’abus sexuel des enfants est endémique. Pour grandir. l’association COMETA (une émanation de l’Institut des hautes études de défense nationale – IHEDN)(29) rendait public un rapport officiel sur les ovnis et la défense nationale. c’est se laisser capturer par elles. Cependant. Vous devez clairement comprendre que rien de ce qui a été dit sur le phénomène n’a la moindre valeur. Malgré la faiblesse de ce rapport – une argumentation peu développée et aucune représentation officielle –. comme contrôler l’esprit des autres. que les enlèvements extraterrestres sont reliés au contrôle mental et aux abus rituels ? W. Cela vient probablement de quelques agents du gouvernement américain qui ont travaillé sur le phénomène. de façon à composer une symphonie de toute l’existence qui se manifeste sous une forme humaine. à l’instar d’Alex Constantine(27) et Jim Keith(28). Tout ce qu’ils ont soutiré de la communauté est sans valeur. abuser des enfants. agir cruellement. ignorer les impulsions de compassion. : En 1999. des vaporisateurs ou des livres n’a de valeur dans un contexte qui résonne au-delà de leur niveau de réalité. S. il est essentiel de développer le courage et la compassion. Avoir de l’indulgence pour la peur est tout aussi dommageable que de faire réellement du mal. Prendre part à ce genre de choses. lequel est en fait une prise qui délivre un détecteur de sensations. à un être bien plus grand. abuser de son pouvoir. il est parfaitement possible de jouer non pas une seule. Absolument tout. est actuellement engagé dans une recherche de sensations dans ce niveau de réalité. : Ça n’a aucun sens. que nous appelons un « corps ». Toutefois.désinformation ? W. K. pour des raisons qui lui sont propres. S.

ce film relève plus de la science-fiction que 198 . le physique et l’émotionnel. le colonel Edward Strieber. : Vous avez effectué beaucoup de recherches pour écrire Majestic. alors qu’elle est pourtant perçue de façon radicalement différente par chaque espèce. que vous avez écrit en collaboration avec Art Bell ? Ce genre de film avait-il la moindre chance d’influencer la politique environnementale des États-Unis ou même de susciter une prise de conscience populaire ? Ce que je veux dire. À propos de cet événement. : Il a passé le début de sa carrière à Wright Field. S. qui a passé la majeure partie de sa carrière à Wright-Patterson Air Force Base. La langue française est particulièrement efficace quant à son habileté à construire des ambiguïtés. et qui ont le même problème qu’un éléphant qui essaierait de communiquer avec une fourmi : il y a un énorme problème de taille. Le chien est fixe dans le sens où il ne possède que deux cerveaux. C’est une coïncidence étonnante. avait des informations de première main sur le transit par Wright Field de matériel extraterrestre en provenance de Roswell. c’est que d’un point de vue européen. vous affirmez que votre oncle. Que pensez-vous de ce scénario ? W. de l’autre côté. K. ce qui explique pourquoi l’intellectualisme français est si développé. un roman sur l’incident de Roswell[90]. La part cognitive est rudimentaire. : La culture et la langue françaises sont très intéressantes parce qu’on y trouve une capacité de comprendre plus élevée que partout ailleurs. parce qu’ils ont trouvé un moyen de partager une vision mutuellement satisfaisante de la réalité. La plus grande partie de sa carrière est restée confidentielle. l’homme se différencie du chien. Néanmoins. essaient de comprendre comment il pourrait être possible d’établir un contact avec l’homme. Cette culture semble un peu plus ouverte et aussi moins belliqueuse que celle des Anglo-Saxons. l’adaptation au cinéma de votre livre The Coming Global Superstorm. : Que pensez-vous du film The Day After Tomorrow[91]. K. Ce qui n’est pas vrai pour l’homme. Je parle du point de vue de ceux qui.réalité extraterrestre du phénomène ovni dans le but de gagner une suprématie économique et militaire. Cependant. vous ne pensez pas ? Pouvez-vous nous en dire plus ? W. S. Le rapport COMETA était intéressant parce qu’il était représentatif du fait que certains Français ont essayé d’approcher le phénomène rationnellement. Le fait que nous ayons été tous les deux impliqués n’est pas une coïncidence. nous pouvons constater que les êtres humains et les chiens travaillent bien ensemble. car il a potentiellement en lui une multitude de connexions possibles. L’homme a une aire cognitive plus développée et donc le pouvoir de devenir un membre à part entière du cosmos.

S. S. dans 199 . Est-ce que ce sera un retour à l’ère glaciaire ou encore quelque chose d’autre ? Il n’y a aucun moyen d’en être certain. Nous devons admettre que nous sommes les occupants primitifs de cette planète. K. nous sommes sans contredit les meilleures. K. Quels sont les défis auxquels nous devrons faire face ? W. : J’ai essayé de faire vibrer une note dans une octave très perturbée. des vaporisateurs ou des livres n’a de valeur dans un contexte qui résonne au-delà de leur niveau de réalité. qu’importe ce qui arrivera. que sommes-nous exactement ? Voici l’histoire de Maria. Mais comme nous ne serions qu’une poignée d’êtres vivants dans un océan de vie. primitifs par notre comportement global ou collectif. qui est-il ? C’est une bonne question. Et si la Terre n’était qu’un jardin d’enfants ? Une petite phrase de Strieber à retenir : « Vous devez clairement comprendre que rien de ce qui a été dit sur le phénomène n’a la moindre valeur. S. Mais nous le sommes également d’un autre point de vue. d’une façon ou d’une autre. : Selon vous. une rencontre insolite avec un homme étrange dans un hôtel de Toronto qui vous a inspiré l’écriture de votre livre The Coming Global Superstorm. » Ce qu’il affirme est extrêmement important et doit être analysé dans un contexte humain avec une approche très humble et très réaliste. Même le propos scientifique du film est tout à fait juste. une catastrophe climatique ne peut être évitée. : L’effondrement de la sphère écologique au plus profond de ses fondements est inévitable. l’espèce humaine expérimentera un retour en arrière significatif dans les années à venir. W. De toute façon. Évidemment. si nous pensons être les seules créatures intelligentes de l’univers. : Le Maître des Clés(30). mais le superstorm est un scénario tout à fait valable. 4 ans. Qui est cet homme ? W. : Vous expliquez que c’est une expérience mystique. mais la note a été correctement jouée.d’une action politiquement engagée. La note n’est pas audible parce que l’octave n’est pas bien accordée. pas plus que tout ce que des chimpanzés pourraient se dire à propos des armes à feu.

par contre. Voyant qu’elle était seule. Un pompier. elle est brutalement soulevée de nouveau. dans son arrogance. on l’étouffe avec quelque chose sur sa tête. elle tombe sur le sol. sa responsable a compris avec effroi qu’ils étaient sur le point de l’oublier. Elle n’était plus en danger. Elle l’a donc saisie à bras le corps. Un bruit terrible et insupportable pour ses jeunes oreilles la cloue sur place. elle s’est aussitôt dirigée vers les enfants en ameutant le personnel.un jardin d’enfants. laissant la petite Maria. elle tremble. elle est terrifiée. Lorsque la responsable du jardin d’enfants a ouvert la porte menant au sous-sol. isolée. elle a repris la petite pour se rendre à l’extérieur. Maria ne fut pas oubliée.. sans grande expérience. on la soulève de terre. dépendante. Mais il faudra du temps à la petite pour comprendre qu’on lui a sauvé la vie. elle ne voit plus rien. et déjà le personnel s’activait à regrouper les enfants pour les rassurer. Elle est trop jeune encore. plus rien n’a de sens. Maria. on l’abandonne. avait la perception d’être la seule. mais qu’elle ne peut pas comprendre.. mais surtout qui 200 . elle ne voit ni papa ni maman. possédant une connaissance très rudimentaire de son propre univers mais davantage encore de celui qui l’entoure. les flammes gagnant du terrain. ils se sont tous rués sur place. venait tout juste de sortir des toilettes. une épaisse fumée noire et des flammes se sont ruées sur elle. on crie très fort. elle est terrifiée. elle s’est effondrée sous l’effet de la fumée dans son visage. D’autres pompiers sont arrivés et. assise sur un banc de la cour. Actionnant l’alarme automatique sur le système mural. mais en sortant. Avec courage. Brutalement. s’est approché et a jeté une couverture sur l’enfant pour la protéger de la fumée et l’a confiée à un collègue. C’est la perception que Maria conserve d’un événement tout autre. Et si la Terre était un jardin d’enfants avec son humanité jeune. l’unique espèce intelligente. une épouvantable tension règne. son genou la fait souffrir. et qui. Maria pleure à chaudes larmes. des monstres circulent près d’elle. dans son attirail de combat contre les incendies. on la bouscule. elle pleure.

malgré sa foi en l’avenir. complètement ébahi. mais aussi des vidéos.maintiendrait la conviction de tout savoir. Il récidive avec son iPod. Il a avec lui son iPod Touch. il éprouve. Puisqu’il s’est déplacé dans le temps et non dans l’espace. De 2009. il rencontre un jeune technicien qui travaille lui aussi pour la même entreprise. et quand il quitte son nouvel ami pour aller raconter à ses collègues les merveilles technologiques que le futur leur réserve. une certaine difficulté à leur expliquer ses rêveries diurnes parce que ses collègues sont à peaufiner certains dispositifs destinés à l’Univac. de tout connaître et d’être le summum de la création ? Imaginons pour un instant qu’un jeune technicien d’une entreprise de haute technologie se retrouve par accident dans le passé. l’autre tente de remporter la première manche d’un jeu vidéo intitulé Left 4 Dead 2. il fait défiler des vidéos de films entiers. Par la suite. ce qui constitue 201 . Puis. L’étonnement est palpable chez le tout jeune technicien de 1952. la télécommande pour sa voiture et un appareil photo numérique avec vidéo incorporée. Alors. cette merveille utilise des bandes magnétiques en remplacement des cartes perforées. il est ramené en 1952. elle semble ne servir à rien. Conçue l’année précédente. en lui faisant remarquer qu’il a des centaines de chansons dans son appareil. mais le gars du futur y tient mordicus. des photos ainsi que des pages et des pages de documents couleurs sur une seule « feuille de plastique ». mais l’autre se moque de lui parce qu’évidemment il ne fonctionne pas : son portable ne peut être branché sur un réseau Internet qui n’existe pas encore. son cellulaire. Il tente alors de lui expliquer le principe par lequel il peut enregistrer instantanément des images couleurs et d’une clarté fabuleuse. laquelle vient à peine d’être fondée. Il se demande s’il n’a pas rêvé. un terme que son collègue du passé a peine à comprendre. un portable dans sa serviette. Le voyageur du temps essaie aussi de démontrer que son cellulaire est un téléphone. Quant à la télécommande. son ami du futur lui prête ses écouteurs et lui fait entendre le dernier succès de Street Sweeper Social Club.

700 ans ce n’est rien comparativement aux milliers d’années qui doivent nous séparer d’eux. Et il ne peut pas tenir dans la poche intérieure d’un veston. l’homme marchera sur la lune et qu’éventuellement ils auront une navette constamment en aller-retour dans l’espace. sans lui. sa mémoire est de 1000 mots de 12 bits et il peut réaliser 8333 additions ou 555 multiplications par seconde ! Sa superficie au sol est de 25 m2. dans dix-sept ans. Quant à la musique qu’il prétend avoir entendue avec cette petite chose. ou quelque chose du genre.. ce Baker de Cray dont ce type a parlé[92]. si d’aventure ils étaient associés aux élucubrations de cet énergumène. à d’autres ! C’est impossible. ce « haïpodde ». 202 . inventé quatre ans plus tôt. tenez-vous bien. Alors. mon pauvre vieux ! » Quant à l’appareil photo « murénique ». mais comme un démon. qui ne sortira qu’en 1979. pis encore. En admettant que des visiteurs extraterrestres ou suprahumains visitent notre planète. religieux. À peine 700 ans auraient alors séparé ces deux hommes. il est raisonnable de croire que leurs avancées sur tous les plans excèdent facilement cet ordre de grandeur.. puisque le polaroïd. Quand leur copain finit par leur dire que. technologique et philosophique entre les deux aurait été insurmontable. politique. un ordinateur performant comme il le décrit. Et pourtant. un suppôt de Lucifer. il était tellement sympathique. « Tu es cinglé. Il aurait été perçu immédiatement non pas comme un voyageur du futur ou un extraterrestre.. Ou. ils vont préférer retourner à la cafétéria. est une véritable innovation avec son développement de photographies en noir et blanc en moins d’une minute. Non ? Vous avez raison. Sa construction aura duré cinq ans et coûté plus d’un million de dollars.. L’Univac est composé de 5000 tubes et. c’est une pure fantaisie de son esprit.. et aurait eu intérêt à détaler et se la fermer avant d’être brûlé sur un bûcher.. Ils ne peuvent même pas imaginer le premier Walkman de Sony. Et si notre voyageur temporel s’était retrouvé en 1789 ? En 1342 ? L’incroyable fossé social.une fabuleuse innovation. de peur de perdre leur emploi. qui se tient dans la main. avant ! Cinquante-sept ans seulement séparent ces deux hommes.

Si. comme nous le pensons. alors vous êtes plus avancé que lui. si nous survivons globalement à notre médiocrité et à notre bêtise collective. nous serons tout aussi évolués que ces visiteurs le sont maintenant. tout comme vous êtes plus avancé qu’un barbare tout juste sorti du bois au IVesiècle. Le temps a fait que vous êtes né au XXe siècle. Lorsque Strieber nous dit que nous sommes comme des chimpanzés incapables de s’expliquer la nature d’un simple vaporisateur. il a entièrement raison ! Il faut une sacrée bonne dose collective d’humilité pour le reconnaître. voire de notre incapacité d’y croire. mais dans le domaine sociopolitique également. et pas en 5075 ! Dans plusieurs milliers d’années. quelle est cette idée d’être froissé par un tel propos ? Maria est une fillette de 4 ans et n’est pas offusquée d’être une enfant. nous ne sommes pas de parfaits idiots.Certains diront que nous sommes un peu trop humbles dans notre façon de présenter les hommes et les femmes qui constituent l’humanité vivant sur cette planète. Et de toute manière. L’évolution d’une espèce par rapport à une autre n’est pas une valeur basée sur le mérite mais sur le temps. lorsque que des pompiers viennent simplement éteindre le 203 . ils soient plus avancés. nous sommes au jardin d’enfants. comme Maria. et c’est peut-être la majeure partie de notre problème d’acceptation. nous avons grandement évolué depuis l’Antiquité et le Moyen Âge. Nous ne sommes plus les brutes des siècles antérieurs ! C’est tout à fait exact. ces êtres ont une avance sur nous de plusieurs milliers d’années. il est normal que. Mais nous demeurons quand même une planète peuplée par des primitifs. La plus grande erreur que nous puissions commettre en tentant d’expliquer leur agenda serait donc de penser comme un humain et dès lors. si cela vous offusque moins. Après tout. de notre refus d’y croire. de croire que nous sommes attaqués par des monstres. il n’y a rien d’humiliant à considérer notre condition comme médiocre et primitive parce que nous sommes nés au siècle précédent. ou même de dizaines ou de centaines de milliers d’années. le temps ayant joué pour eux. C’est tout. et pas seulement sur le plan de la technologie.

L’âge – ou la moyenne d’âge – est donc celui de la révélation. mais davantage les victimes. sauf une petite constatation très vague selon laquelle les gens du groupe AB négatif seraient surreprésentés[94]. Donc. nous allons tenter de découvrir à travers le profil de ces dernières ce que pourrait être celui des ravisseurs. en faisant ce que les experts de Quantico au FBI font tous les jours : nous allons établir la nature des ravisseurs par un profilage inversé. Comme le mentionnait Strieber. Parce que si vous essayez de savoir combien de Chinois ont été enlevés. soit les enlevés. et non l’âge qui coïncide avec la période des enlèvements. le même qui vous empêche de savoir combien d’entre eux meurent du sida ou sont victimes d’un accident de la route[93]. Pas de profil sur ce plan. Nous n’avons guère le choix parce qu’humains nous sommes ! Mais nous allons au moins procéder comme des pros. La très grande majorité des enlevés finissent par réaliser que ces événements se sont produits dès leur enfance. Par contre. En d’autres termes. Le statut social de l’enlevé va du chômeur au chirurgien en neurologie en passant par l’homme d’affaires très prospère. pas grand-chose de ce côté. vous vous heurtez à un mur infranchissable. il est malheureux qu’à ce jour aucune étude n’ait été effectuée pour déterminer si les enlevés ont un caractère physique en commun : ADN. Puisque nous ne connaissons pas les ravisseurs. Nous serons sans doute encore très loin de la réalité. mais cela sera tout de même un début de piste. Les victimes du crime.feu ! Profilage inversé C’est totalement incohérent. mais nous allons faire cette erreur : tenter d’expliquer leur agenda comme un humain. etc. Nord et Sud-Américains et Européens. sont des deux sexes. Il est inutile d’essayer de déterminer leurs origines sur le plan géographique. la très grande majorité des enlevés connus sont donc Blancs. groupe sanguin. Il 204 . puisque la culture de certains pays interfère avec l’accès à l’information. la majorité des enlevés semble cesser de l’être après le cap des soixante ans.

il 205 . Le prélèvement de semence est omniprésent chez les mâles. et plusieurs d’entre elles sont convaincues d’avoir perdu.est possible également que passé une certaine étape. C’est donc un corps physique d’abord. l’étendue dans le temps de ces mêmes souvenirs. C’est de toute évidence l’affaire d’une vie. ces éléments plus personnels sont survenus malgré tout. gênantes. Dès maintenant. parfois certains moments entre eux. Poursuivons dans ce sens. l’étalement de la mémoire. et non une personne. et toutes les femmes subissent un examen rigoureux de leur système reproductif. un premier profil se dessine. Il est spontané ou soutiré sous hypnose. sa profondeur. Un très grand nombre de ces femmes auraient vécu une faussecouche ou un incident similaire après un enlèvement. Cela dit. c’est cet aspect qui prime sur tous les autres. c’est-à-dire un souvenir détaillé. Du moins au début. On peut également penser que plusieurs enlevés n’ayant qu’un souvenir partiel. aucun traumatisme ne survenant. les enlèvements n’en soient plus et qu’une certaine acceptation. leur bébé. fasse en sorte que l’enlevé ne garde aucun souvenir. comme nous l’avons mentionné plus tôt. Il couvre les premiers ou les derniers instants de l’enlèvement. physiquement. il n’y a pas de constante. il semble toutefois à peu près certain que des éléments interactifs d’ordre personnel entre le sujet et les créatures se manifestent après une certaine période de temps. Selon tout ce que nous avons constaté. l’enlevé donne nettement l’impression que la première couche de souvenirs qui se révèle fait état d’un visiteur qui devient ici un ravisseur. Selon l’étalement de la mémoire au travers des couches de souvenirs. Tous subissent une ou plusieurs procédures médicales très intrusives. et le sujet ne semble être qu’un corps physique qui se reproduit . fondée sur une longue histoire de rencontres. comme cela fut maintes fois rapporté. rend le récit plus complexe et. long et couvrant une période importante. incommodantes et souvent douloureuses. On constate effectivement que la profondeur du souvenir des enlevés varie considérablement.

ne retiendra. ou des anecdotes étranges et oubliées quasi volontairement. malgré un sondage persistant. comme des rêves lucides mais néanmoins des rêves. tout simplement. Ces aspects sont importants. C’est le cas entre autres de Travis Walton qui. et non parmi ceux qui ressurgissent au début. même sous hypnose. il semble que la clé de l’énigme se trouve quelque part enfouie dans les souvenirs les plus profonds des enlevés. de souhaiter que de plus longues sessions aient lieu avec ces mêmes personnes. Ces contacts ont pu être réalisés tant sur le plan physique que sur un autre plan de la réalité. L’histoire de Linda Napolitano s’est déroulée presque à ciel ouvert.révèle d’autres aspects que la procédure médicale. Provient-il d’un processus d’occultation sélectif engendré par les ravisseurs ? Provient-il de la nature plus intense des événements traumatisants. et c’est possiblement une bonne chose. puisque ceux qui n’en parlent pas n’en ont pas le souvenir. Fowler. par contre. Les raisons nous sont inconnues. La première réaction du lecteur sera donc. le Dr Simon n’a rien extrait de plus que ce qui a été rapporté par les Hill. Quant à savoir combien il existe d’enlevés qui n’ont aucun souvenir. ce n’est pas si simple. avec des dizaines de témoins immobilisés sur le pont de Brooklyn. sur une période de plusieurs jours. s’est retrouvé avec une Betty Andreasson extrêmement loquace. en plein centre de New York. Ils interpréteraient certains épisodes bizarres de leur vie plutôt comme des cauchemars. à juste titre. Nous sommes très tenté de croire qu’un contrôle 206 . devenant alors les seuls à pouvoir être extirpés de la mémoire des enlevés ? Après sept mois de sessions. de nombreux enlevés semblent subir un blocage permanent. un nombre répété de sessions. Donc. c’est y répondre . mais de toute évidence. Mais il est possible qu’un nombre effarant d’êtres humains aient eu un ou plusieurs contacts très rapprochés avec ces créatures et n’en conservent aucun souvenir. Malheureusement. poser la question. que quelques heures du temps qu’il a passé avec ses ravisseurs. sans quoi les chiffres seraient extrêmement troublants.

ils ont perdu cette manche ! Ils le savent et ne réagissent pas. liée directement à la nature tout aussi complexe de leur ou de leurs agendas. à véhiculer leur message. sans doute parce que le ridicule escorte leurs sujets. qui demeure toujours confuse. Un point important à rappeler. de la nature de leur vaisseau. il y a un os ! Les autres finissent par s’en souvenir. Strieber pourrait donc avoir raison lorsqu’il prétend que ce sont les visiteurs qui contrôlent le 207 . Roseline Pallascio. Jim Sparks et sans doute de nombreux autres ont été appelés.mémoriel existe et qu’il est créé par les visiteurs. Or voilà. au contraire. bien avant nos propres et récentes préoccupations au sujet de l’environnement –. Ils doivent aussi être pleinement conscients de l’accueil qu’on réserve à ces enlevés dans leur communauté et possiblement indifférents à celui-ci ! On estime à des centaines et des centaines de milliers ceux qui se sont avancés pour parler de leur enlèvement[95]. de toute manière. Quelques exceptions toutefois viennent confirmer cette règle alors que Betty Andreasson. des conséquences catastrophiques du traitement que nous faisons subir à notre planète. mais surtout de la médiocre performance des humains sur Terre – et ce. Mais les ravisseurs n’ignorent certainement pas que les enlevés peuvent avoir recours avec succès à l’hypnose et que plusieurs finissent par se rappeler. un verrouillage plus efficace que l’oubli. ils n’en conserveraient aucun souvenir. elle peut être beaucoup plus complexe qu’on ne le croit et. sans aucun doute. Ne perdons pas de vue non plus la très forte probabilité que nos enlevés ne soient pas en contact avec le même type de visiteurs. les conversations avec leurs ravisseurs font état de l’origine de ces derniers. par eux-mêmes ou avec l’aide de l’hypnose. Chez les enlevés qui conservent un souvenir très clair. mais leur motivation nous échappe. Certains enlevés éprouvant beaucoup de difficulté à se remémorer leur enlèvement se sont fait dire par leurs ravisseurs qu’ils devaient garder pour eux ce qu’ils ont vécu et que. Si le secret absolu est une priorité pour nos ravisseurs. les discussions. Mais ce sont de rares exceptions.

La Terre peut survivre à tout cela avec le sourire. paralyser leur économie et les ramener à l’âge du bronze. Les récits des enlevés sont presque tous incomplets. Il y a possiblement une limite à ne pas franchir. La Terre en a vu d’autres.secret concernant leur présence. bien avant que l’homme apparaisse. mais de l’humanité. Comment concilier dans notre profilage la notion d’expériences médicales. Ou alors – et cette hypothèse est plutôt terrifiante –. et les scénarios catastrophes ? Nous avons constaté à la lecture de nombreux récits qu’il est toujours question du sort de la planète. En fait. oui. particulièrement pour les civilisations technologiques modernes. qui n’a rien à souffrir d’ouragans monstres. ils savent sans doute énormément de choses que nous ignorons et dont nous ne soupçonnons même pas l’existence. voire génétiques. De la planète. et moins encore la Terre. ils savent quelque chose que nous ignorons. et notre planète – et surtout l’ensemble de sa biosphère – est vraiment plus en péril que nous le pensons. la vie est passée à un cheveu de disparaître à de multiples reprises. un équilibre fragile à préserver. non. Ils y sont déjà. alors que ceux de quelques-uns laissent entrevoir une perspective affolante sous forme de scénarios 208 . pas les autres. et non les gouvernements seuls. En fait. Ceux et celles qui vivent dans des huttes massées le long de grands fleuves ou enfoncées dans les jungles humides ne verront pas la montée des eaux engloutir leurs gratte-ciel. de tremblements de terre hors de proportion ou même d’éruptions volcaniques gigantesques. elle a connu des bouleversements cataclysmiques inimaginables depuis les débuts de sa formation. De nombreuses personnes sont d’avis que le pire des comportements humains n’affectera jamais la planète elle-même. Ce ne sont donc pas 6 ou 7 milliards de petits boutons sur sa peau qui vont l’achever. C’est l’homme moderne dans sa voiture. Les changements climatiques que nous vivons représentent une grande menace. elle survivra à tout ce qu’on peut lui faire subir. qui a tout à craindre. en route vers sa résidence où l’attend son téléviseur plasma.

ils sont ici depuis des lustres. tout comme Maria qui ne sait rien de ce qui se trame dans les vastes bureaux du ministère de l’Éducation. ils ne laisseraient pas les enlevés s’en tirer à si bon compte et raconter à tous venants leur expérience. le New Republic. Tentent-ils de créer une conjoncture favorable dans l’espèce humaine. par la guerre. et ses préparations sont entourées du plus grand secret. Nous ne sommes pas très chaud sur ce point. de toute évidence. Puisque. Si c’était le cas. humaine. l’Esquire et le Rolling Stone. la prise en charge immédiate des infrastructures sociales. le New York Times Magazine. Ses articles paraissent dans le New Yorker .catastrophiques. politiques et militaires. Il a reçu 209 . Or. l’occupation et l’élimination de tous les opposants . une restructuration de celle-ci ? David Jacobs est convaincu de son côté qu’ils sont justement en train de créer une race qui nous supplantera à jamais. ces êtres ne sont pas des humains ayant à peine 35 000 années d’existence[96]. l’invasion nous paraît être une hypothèse dictée par une spéculation typiquement.. Soyons cohérents ! Quand un peuple veut en envahir un autre. ils pourraient envahir et contrôler cette planète en trois semaines. et nous serions à genoux. Ils sont au fait de réalités qui nous échappent. ou même que cela existe ! Nous poursuivrons plus tard ce profilage inversé. du Loisir et du Sport. mais d’abord nous avons besoin d’un peu plus de matériel pour y parvenir. elles sont celles d’humains parlant de relations entre humains. il le fait brutalement. et nous n’aurions rien à redire. Avec la technologie dont ils disposent. dont les plus modernes et les plus évoluées ne sont que les cent et quelques dernières. sauvagement.. Ces hypothèses ne tiennent pas la route. Elle ne sait même pas ce que c’est. Conférence au MIT sur les enlèvements extraterrestres Le journaliste Courtland Dixon Barnes Bryan est un gradué de Yale. Tentent-ils de nous remplacer en douce par une race hybride ? Pourquoi tant de chichis ? Ce serait une invasion comme celle décrite plus tôt.

À ses yeux. Pritchard et du coprésident de la conférence. au Québec. Michel Vastel. notamment à titre de chercheur en physique atomique et moléculaire. mais ici. récipiendaire de plusieurs prix pour ses traités sur le suicide. Il reconnaît l’adresse de retour à son bureau du Département de physique du MIT. simultanément. reconnu pour ses témoignages répétés devant le Congrès concernant l’impact psychologique des armes nucléaires. nous pourrions sans nous tromper le comparer à Pierre Nadeau. il doit faire quelques recherches et finit rapidement par découvrir qu’il s’agit d’un gradué cum laude de Harvard. L’invitation datée du 28 février 1992 provient du Dr David E. Charles Tyssere ou Céline Galipeau. Il a en mémoire le fait que Pritchard a gagné l’an dernier le prestigieux prix Broida. Il est également l’auteur d’ouvrages très élaborés portant sur le National Geographic. Bryan connaît Pritchard. Difficile de situer ce personnage que nous ne connaissons pas. Le petit carton d’invitation que Bryan tient entre ses mains le fait sourciller. le National Air and Space Museum et de quelques romans. ex-directeur du Département de psychiatrie de l’hôpital de Cambridge et professeur à l’École de médecine de Harvard pendant vingt ans. remis deux fois l’an à ceux dont les performances dans ce domaine de la recherche se sont révélées exceptionnelles. bref. sans parler du fait qu’il est l’auteur de plus de 150 articles publiés dans de prestigieux magazines scientifiques et récipiendaire d’un Pulitzer pour sa 210 . où il œuvre depuis 1968.de nombreuses subventions de recherches du National Endowment for the Arts et de la Guggenheim Foundation. dont Friendly Fire. un certain Dr John E Mack. une tout aussi profonde perplexité concernant le thème de la conférence qui se tiendra du 13 au 17 juin 1992 au prestigieux MIT[97] de Boston. des gens de la presse. fort bien cotés et qui ont fait leurs preuves sur le terrain. l’homme n’est certes pas un illuminé ! Pour ce qui est de ce Dr John E Mack. Il est également le fondateur du Centre d’études psychologiques de l’âge nucléaire. Il éprouve un profond respect pour les noms indiqués et.

Cette thématique pourtant y était parvenue ! Le 13 juin au matin. C’est une déclaration fort simple et pourtant lourde de sens. si Dracula est toujours en vie. Bryan s’attarde quelques instants sur la qualité des autres dignitaires invités. un doute sérieux dans son esprit mais tout de même conscient et assez ouvert en constatant que si tous ces gens ont accepté l’invitation. et On Stolen Time : A Summary of a Comparative Study of the UFO Abduction Mystery.. le phénomène des enlèvements extraterrestres est mondial et pourrait compter des centaines de milliers sinon quelques millions de victimes. mais il demeure perplexe. Jacobs de l’Université Temple.. Bryan est dans la salle du MIT. Ce fait l’a troublé. il doit bien y avoir une raison très significative à ce déplacement massif de talents. Jamais on n’aurait réussi à les faire se déplacer pour déterminer si le père Noël existe ou pas. Bryan décide de se rendre à la conférence. Ph. du Dr Thomas E. Jean-Marie de Koninck et plusieurs autres grands noms de chez nous se réunissent pendant cinq jours à l’Université Laval afin d’étudier le phénomène des enlèvements extraterrestres. D. Difficile de reproduire ce même contexte au Québec. il n’en savait absolument rien. Bullard.biographie sur Sir Lawrence d’Arabie. mais imaginons pour la forme que des hommes de science fort connus tels Hubert Reeves. mais cinq jours avec une thématique aussi absurde : des gens qui prétendent s’être fait enlever par des extraterrestres ? D’autant plus que tout participant doit d’abord se taper obligatoirement la lecture de deux ouvrages : Secret Life : Firsthand Accounts of UFO Abduction. du professeur d’histoire David M. Selon ce que le journaliste a retiré de ses lectures obligées. Qu’est-ce que tous ces universitaires de haut niveau vont faire dans cette grande salle du MIT pendant non pas cinq heures. Certes pas un illuminé non plus ! Mais alors. C’est alors qu’il est désarmé par le propos d’ouverture du Dr Mack. Bryan se voit donc forcé 211 . si des loups-garous hantent Central Park ou si certains balais peuvent effectivement vous faire gagner un match de quidditch.

. aussi allons-nous simplement extraire les aspects qui peuvent nous aider à mieux définir l’agenda de nos visiteurs suprahumains. 212 . soit un enlèvement par des entités venues d’ailleurs.. Ou extraterrestres ! Ou les deux ! Enlèvements par des extraterrestres ou. après l’événement. D. Extraterrestre n’a pas à nos yeux le sens exclusif que certains pourraient tout naturellement lui donner. Mais nous l’employons également dans tous les sens du terme. un retour sur une mise au point effectuée plus tôt s’impose quant à l’utilisation du mot « extraterrestre » dans nos pages.. que suspectent de plus en plus les physiciens quantiques. » L’ouvrage de C. ? D’ailleurs. à garder mon esprit ouvert. » Tout à fait l’inverse de sa première impression alors que cette fois il aurait plutôt écrit : « Jusqu’à ce qu’on me fasse la preuve absolue qu’ils existent.. alors qu’est ce qui leur arrive ? Bienvenue à cette rencontre extraordinaire ! » Ce que découvrira Courtland Dixon Barnes Bryan par la suite et qu’il publiera dans son ouvrage remarquable(31) lui fera conclure ceci : « Jusqu’à ce qu’un jour on me fasse la preuve absolue que ces entités n’existent pas.d’admettre que Mack a parfaitement raison sur un point lorsqu’il dit en ouverture : « Si ce que rapportent les enlevés n’est pas ce qu’ils décrivent. Le mot est utilisé dans le sens que tout ce qui ne vient pas de la Terre dans sa dimension physique connue est extraterrestre : une météorite est bien physique mais d’origine extraterrestre. Bryan contient près de 500 pages et couvre non seulement les cinq jours de la conférence avec un résumé des propos de chacun des intervenants. c’est-à-dire un être vivant sur une autre planète. B. incluant les dimensions autres. Vous avez noté que parfois nous l’interchangeons avec le terme « suprahumain » ou un autre. mais également l’essentiel de ses rencontres avec certains d’entre eux. Il nous est impossible de vous présenter une synthèse globale de ses écrits. je vais continuer à surveiller le ciel et oui. la lune est également extraterrestre.

Il n’est pas étonnant que la perception du public sur les mondes parallèles soit quelque peu cynique. leurs travaux les conduisent tous à une même conclusion : d’autres dimensions doivent exister en plus de celles de l’espace et du temps. les physiciens pressentaient depuis longtemps qu’il manquait une pièce au puzzle. Il a donc l’impression que l’expression « d’autres dimensions » est issue du jargon de Star Trek ou de la série Primeval. tout comme elles peuvent provenir de dimensions autres que celle dans laquelle nous évoluons. Valérie Greffoz publiait une série d’articles sur les autres dimensions(32). Cette possibilité peut sembler plus folle encore que celle d’extraterrestres bien en chair qui débarquent de leur vaisseau en provenance de Zeta Reticulli. Pour accorder le monde avec la théorie. Or. ces visiteurs pourraient provenir de ces deux sources simultanément et dans une perspective hiérarchique qui nous échappe. Et ils ont dorénavant les moyens de le prouver. en théorie. puisqu’elle est davantage nourrie par la science-fiction que par la cosmologie quantique. En voici un extrait : Quatre dimensions ne suffisent pas pour expliquer l’univers. Et finalement. puisque ces autres dimensions pourraient également servir de réseaux de déplacements. Dans un numéro spécial du magazine Science & .En admettant donc que ces entités existent. elles peuvent effectivement appartenir à notre univers physique et provenir de mondes éloignés situés dans notre galaxie ou même dans d’autres galaxies. 213 . Cela signifie que ces entités pourraient donc évoluer dans un espace-temps différent mais qui. ou « juste à côté ». Vie. Pour ceux et celles qui déjà se demandent si nous « en fumons du bon ». que ces gens soient au moins informés que nous sommes en excellente compagnie dans cette petite fête. certains pourraient provenir d’un monde physique comme le nôtre mais avoir accès à une autre dimension. qui sait. serait superposé au nôtre. mais l’un n’exclut pas l’autre. En d’autres termes. alors que les autres pourraient provenir directement de ces autres dimensions et y évoluer depuis toujours tout en ayant à leur tour accès aisément à notre dimension et. à d’autres plus élevées encore que la leur.

Arthur C. Pourtant. Nima Arkani-Hamed. et combien d’autres. Lovecraft. physicien au CEA et professeur de philosophie des sciences.Un jour. quelqu’un va comprendre que la très grande majorité des auteurs de science-fiction. en 1907 (incluant le temps). Chris Carter n’ont fait qu’adapter pour leurs scénarios fictifs des aspects pratiques de ces théories. Stephen Hawking. soit dans l’espace[98]. Lisa Randall. et cela est fascinant. lui dira également : « Notre “grand” univers n’est peut-être qu’un détail dans un espace plus grand. physicien à Harvard. Albert Einstein. David Langlois de l’Institut d’astrophysique de Paris. Roddenberry. confiera à la journaliste Valérie Greffoz : « Les dimensions supplémentaires constituent une arène pour utiliser les lois de la physique. » Plus loin. Il fut suivi en 1926 par un confrère suédois. Récemment. physicienne à Harvard. anciens et modernes. ces derniers précèdent toujours les auteurs les plus extravagants. par exemple Blayne Heckel. ajoutera : « Des dimensions enroulées seraient des machines à remonter le temps. Jonathan Feng du MIT. » Etienne Klein. la plupart des productions sur grand écran et des séries télévisées de science-fiction. ont toujours basé leurs écrits sur de véritables théories existantes. le public est davantage sollicité par ces divertissements sur écran que par la lecture ardue des écrits fort complexes de physiciens quantiques. » Pendant ce temps. et par la suite. Max Planck. Oscar Klein. partout dans le monde. Qu’on le veuille ou non. les nouveaux physiciens travaillent avec une ardeur insoupçonnée. Michio Kaku et de nombreux autres prirent la relève. Alfred Shapere de l’Université du Kentucky. les plus sérieuses comme les plus fantaisistes. après que le Russe Hermann Minkowski eut établi que nous vivions dans un espace-temps à quatre dimensions. En 1919. Eric Adelberger de l’Université de Washington. Clarke. ont constamment utilisé le concept de portail ou de vortex interdimensionnel pour voyager soit dans le temps. le mathématicien polonais Theodor Kaluza suggéra le premier l’existence de dimensions autres. 214 .

Elle consiste à unifier les autres théories déjà existantes et porte maintenant à onze le nombre de dimensions éventuelles. Les visiteurs semblent appartenir à de multiples races ou espèces. Ils ont terminé leur 215 . Ils semblent mieux réussir que nous à travailler ensemble. les parents. C’est pourtant ce qu’on fait tous les jours depuis 1957 ! Il se passe quelque chose dans cet univers qui donne à penser que tout n’est pas aussi simple que les modèles anciens l’ont suggéré jusqu’à maintenant. et selon lui ils agissent un peu à l’image de nos Nations Unies. Cet enlevé rappelle que dans son cas. Ces gens affirment que les visiteurs sont à la fois physiques et non physiques. des personnes importantes pour nous.De son côté. et pour nous. cela ressemble à l’ONU. tant en ce qui a trait à la nature. nous commençons à penser qu’il y en a de toutes natures et de toutes origines. Donc. que rien n’est encore prouvé et qu’aucune application pratique n’est envisageable pour le moment. eux. à l’essence qu’à l’origine des visiteurs. C’est tout à fait exact. pour résumer. de toute évidence. Une organisation composée de races multiples Un des enlevés cité par Bryan – sans le nommer. mais du sang coule sous la porte. comme c’est très souvent le cas – fait allusion à un aspect particulier. avec raison. En écoutant les autres enlevés dans cette conférence. Il s’explique(31b) : Il y en a plusieurs. cela date de leur propre enfance. toute sa famille est impliquée dans ce processus plutôt mystérieux et qu’en ce qui les concerne. on estimait que malgré la théorie il était ridicule de penser qu’un jour un objet pourrait échapper à la formidable attraction terrestre et s’envoler dans l’espace. Dans les années 1930. c’est-à-dire comme des boules d’énergie[100]. et nous les voyons maintenant comme des personnes. Edward Witten[99] a fait connaître en 1995 la théorie M. Les dénigreurs s’empresseront de vous rassurer en affirmant. bien qu’ils aient réalisé le tout il y a deux ans seulement. les termes « extraterrestre » et « suprahumain » que nous utilisons dans cet ouvrage décrivent toutes ces possibilités.

ce qui n’aide en rien les chercheurs. Dans sa présentation. Il affirme que quelques enlevés font état de questions adressées aux visiteurs et auxquelles ces derniers ont répondu différemment.entretien avec Barnes en lui disant que s’il était un peu décontenancé par leurs propos. Un cas spécifique est celui de cette femme qui. spécialiste du folklore qui. confrontés parfois à de curieux récits sous hypnose. soit évasives. dresse un catalogue des types d’enlèvements extraterrestres. Bullard semble vouloir démontrer que les visiteurs trompent fréquemment leurs victimes. nous avons cru 216 . il vaut mieux s’en tenir à l’analyse des faits et gestes des visiteurs à l’endroit des enlevés plutôt qu’à leurs réponses. En effet. l’enlevé faisait état d’une balade sur une promenade en bord de plage avec des personnages de Walt Disney. L’enlevé ne parvient pas toujours à distinguer le fabriqué du vrai ou de la fausse réalité dans un contexte réel. il a été rapporté dans plusieurs cas une forme de manipulation pour le moins étrange. qui se dissipe aussitôt pour laisser la place à un grand Gris et deux petits Gris. soit contradictoires pour ne pas dire dans certains cas complètement insensées. depuis des années. Cet élément dissonant nous rappelle que dans notre recherche sur l’agenda extraterrestre. De nombreux enlevés rapportent ce genre de scénarios holographiques trompeurs. ce dernier en train de se faire engueuler proprement. ce qui confond le praticien. Bullard ajoute également qu’une très grande proportion des prophéties annoncées ne se produisent jamais. manipulateurs ? Bryan rapporte les propos de Thomas Eddie Bullard. Cet épisode est brutalement survenu entre le début et la fin de son enlèvement. il n’avait encore rien entendu ! Sont-ils menteurs. dans le vaisseau. C’est notamment le cas de Roseline Pallascio. dont nous avons parlé plus tôt. Furieuse. elle se précipite dans la pièce. Surpris. Dans un cas analysé par nos services en 1994. La contradiction flagrante entre les réponses laisse supposer que quelqu’un ment. voit soudainement dans une pièce adjacente le bureau du patron de son mari.

qu’il s’agissait d’un bogue dans le récit jusqu’à ce que les personnages se révèlent être les mêmes Gris responsables de son enlèvement. De toute évidence. l’un des objectifs des visiteurs soit de produire une race hybride en utilisant l’ADN des humains et le leur. Chez les hommes. rapporté par Budd Hopkins dans l’affaire Copley Woods. et jurent avoir reconnu certains traits suggérant qu’ils en étaient le père. Par contre. en plus de s’adresser par télépathie à leurs semblables et aux victimes. Cela aussi a grandement inspiré de nombreux scénarios de films et de téléséries. L’apparence des yeux. C’est d’ailleurs un premier incident de la sorte. Dans tous les cas. d’autres hybrides sont presque identiques aux humains et laissent supposer une génétique plus proche de la nôtre. ils peuvent fouiller la mémoire des gens et projeter dans leur esprit ou autrement des scénarios personnifiant des proches ou des personnages connus d’eux. Instinct maternel Une certaine Virginia (31c) se souvient d’avoir été requise par ses ravisseurs afin de prendre soin de bébés hybrides. dont certaines sont naissantes. la couleur de la peau et la pilosité extrêmement restreinte chez certains hybrides suggèrent la présence de gènes provenant entre autres des Gris. Il n’a toutefois jamais été spécifié de manière directe et définitive quel type d’extraterrestre est choisi pour s’allier génétiquement avec l’humain. en les caressant et en chantant pour eux. plusieurs rapportent avoir rencontré des hybrides plus âgés. qui fit connaître aux chercheurs du monde entier la possibilité que l’objectif ou. environ 7 ou 8 ans. les capacités psychiques de ces entités sont telles que. alors que d’autres semblent être âgées de 3 mois. de nombreuses enlevées ont été appelées à recourir à leur instinct maternel auprès de ces petites créatures. en les berçant. tout au moins. C’est le cas notamment de Jim 217 . et en combinant le tout pour ensuite se servir pendant une courte période de temps de l’utérus de femelles humaines comme mères porteuses.

nous avons déjà entendu cette remarque lors d’une régression avec un de nos sujets.Sparks. Cette femme d’une cinquantaine d’années disait alors : « J’ai le sentiment qu’il y a comme un contrat entre eux et nous ou. Quelle signification cela peut-il avoir ? Si nous faisons partie intégrante d’une conscience universelle. Ils font désormais partie de ma vie Comme on vient de le voir. il y a très longtemps. Virginia s’est également fait dire que nous. qui acceptent leur situation avec philosophie. Nous faisons partie du programme. ne sommes plus de simples spectateurs de cette vaste conscience universelle mais que nous en faisons partie intégrante. un contrat qui date de l’enfance ou d’une autre vie. À un niveau inconscient. nous maintenons notre position selon laquelle c’est la 218 . selon certains. c’est que nous ne sommes pas que des porteurs de gènes. De son côté. Bryan rapporte d’ailleurs la question d’un des participants à la conférence au MIT. tout au moins. une fois de plus on semble vouloir nous dire que nous ne sommes pas que des pièces automobiles leur permettant de fabriquer le modèle parfait. entre moi et eux.. des partenaires ! » Voilà. Elle n’est pas très claire sur ce point. Une fois de plus. Donderi de l’Université McGill. ce ne sont pas des ravisseurs. je ne sais pas. qui conservent un très mauvais souvenir de leur expérience.. les humains. il existe autant de types d’enlevés qu’il y a de types de ravisseurs. ni des visiteurs. Susan(31d) affirme qu’ils recherchent chez les humains un codage génétique particulier. avant même notre conception. et Bryan n’insiste pas. ce sont. remarque que nous n’avons jamais rapportée dans nos écrits. Toutefois. pourrait expliquer la durée très étendue du processus dans notre histoire. ce qui. retenons de façon sommaire qu’il y a les enlevés terrifiés. et les autres. Sans trop approfondir cette question pour le moment. dont nous avons discuté plus tôt. de notre côté. qui demandait pourquoi ces enlèvements durent depuis si longtemps. Don C. Susan répond à cela qu’en tant qu’humains nous avons collectivement accepté de coopérer avec eux. Mais pour moi.

la nébuleuse dite du Hibou. mais ils font quasiment partie de ma vie et j’ai vu des choses incroyables . a toujours été ambivalente. c’est avec une certaine sérénité. alors. la science sera en mesure de le confirmer. terrifiés. Catherine. et un jour. ce n’est pas une illusion. cela n’a aucune espèce d’importance parce que je sais ce que je vis. le temps s’arrête. ses amours. Avec eux. Ils sont eux-mêmes des hybrides en ce qui concerne leur comportement. de son côté. Un des grands Gris venait de plonger ses yeux immenses dans les siens. » Plus tard. mais lorsqu’ils en parlent. elle a appris que cet être venait d’un endroit de l’espace. Elle raconte avoir appris beaucoup à leur contact et n’avoir jamais été trompée. Durant l’expérience. Il y a plus éclaté que cela encore À un point donné de la conférence. ce qui provoqua chez elle une formidable introspection. « J’ai un lien avec eux. lors de nos rencontres[101] : « Je les déteste chaque fois qu’ils me prennent. Je me moque qu’on me croie ou pas. furieux. Catherine dira. Ce dernier exprime à quel point la vie elle-même est un 219 . » Pat(31e). prétend que ses expériences sont intéressantes et qu’elle s’est toujours montrée très coopérative. mais également sur l’amour qu’elle éprouve pour le genre humain et la planète elle-même. je ne sais pas si je les aime ou si je les déteste. et non ce qui se trouve en surface. Bryan cite le physicien Lewis Thomas(31f). Cette attitude est très souvent apparue dans les récits d’enlevés. mais également une entité de lumière. Elle sentit son corps exploser en mille morceaux pour réaliser qu’elle était beaucoup plus qu’un corps physique. un de nos sujets. sur sa vie. Alors que nous dirigions le CEIPI. un être tout à fait différent et pourtant toujours elle-même. ils sont en colère. Elle affirme que durant cette expérience. dans la Grande Ourse[102]. Cette expérience est également relatée par des gens affirmant avoir été envahis par une profonde expérience mystique.profondeur du souvenir. l’étalement de la mémoire. elle ajoutera avoir vécu une expérience absolument délirante. qui détermine la véritable nature de l’expérience.

notre raffinement. Durant la conférence.fabuleux miracle. ces êtres si puissants ? Personne ici n’a envie de dire qu’ils sont des dieux. dit-il. les animaux et nous. une cellule invisible à l’œil nu est devenue l’homme dans toute sa splendeur. que sont-ils. » Bryan cite ce scientifique et ajoute. au point qu’il nous est impossible de l’envisager rationnellement ! Il est toutefois possible de concevoir les extrêmes dans un tel cas de figure. dans ce cheminement extraordinaire. les poissons. Il ne serait pas étonné d’apprendre qu’ils travaillent sur un projet qui. « Réalisezvous. de ce qu’ils cherchent. sans plus[103]. C’est de cette cellule que nous tirons tous notre origine : les plantes. Il rappelle qu’il y a 3.5 milliards d’années la seule forme de vie qui existait devait être une cellule bactérienne. notre technologie. à nos yeux. Pourquoi. fort justement : « Fabuleux ? Oui. » Ce que Bryan nous dit est très sage. la vie se serait-elle contentée d’un sommet qui serait l’homme ? Sommes-nous l’Everest de la création ou une petite aspérité incongrue qui ne cherche qu’à vivre ? Mais dans ce cas. les humains. avec notre intelligence. à quel point c’est fabuleux ? Qu’importe le temps requis. le Dr Mack a fait valoir ce point en affirmant n’avoir aucune idée de ce qu’ils sont. 220 . comment et pourquoi(31g). c’est fabuleux et certes beaucoup plus fabuleux que de penser qu’il y a d’autres formes de vie ailleurs. nous ramenant brutalement des milliers d’années en arrière. Si nous partons du principe que l’évolution de la vie vers une vie intelligente commence par une simple bactérie au bas de l’échelle évolutionnaire et que l’homme se situe quelque part sur cette échelle. en est encore extrêmement éloigné. qu’allons-nous trouver au sommet de cette dernière ? Nous y découvrirons. ce que nous appelons Dieu mais qui. Un ensemble qui nous échappe complètement. Il n’est toutefois pas impensable qu’il existe dans l’univers une sorte de hiérarchie des espèces dont l’évolution graduelle des uns par rapport aux autres aurait créé un ensemble extrêmement complexe de formes de vie intelligentes et supra-intelligentes. sans aucun doute. à la limite de notre imagination.

elle a obtenu une réponse très laconique : « Vous allez être transformée ! » Elle ne le saura jamais. nous faisant réaliser que ce que nous croyons être notre réalité. Il ajoute que les enlevés lui ont fait part en certaines occasions de leur forte impression voulant que notre réalité ne soit qu’un écran. Mack soulève aussi le point que ces êtres ont peut-être une perception totalement différente de la nôtre quand vient le moment d’évaluer l’importance du rôle joué par une planète. un Russe. Mais si Goethe n’était qu’un enfant tout juste un peu doué aux yeux de l’univers ? 221 . a raconté au journaliste Bryan(31h) qu’à un moment le grand Gris lui a expliqué que ce qu’il lui faisait avait pour but de la transformer. Est-ce parce que de toute manière une explication plus en détail n’aurait tout simplement pas été comprise ? Carol est-elle à leurs yeux la petite Maria du jardin d’enfants ? Peut-on expliquer à cette fillette que la douleur de la piqûre vient de l’injection d’un antigène destiné à solliciter une réaction du système immunitaire pour une mise en mémoire en cas de contamination ultérieure d’un agent infectieux ? Nous allons plutôt lui dire : « Tu es protégée maintenant ». Carol. l’homme le plus intelligent du millénaire à ce jour et de Goethe[105]. plus encore que sa population. l’homme le plus intelligent du monde. Ce que nous comprenons du propos du psychiatre Mack est fort simple. La forme de vie la plus intelligente que nous connaissons est la nôtre. faisant de Gregori Perelman[104]. la seule. Une transformation implique un intérêt pour la forme de vie qui en est le sujet. Certains noms sont accolés à cette épithète. toutes époques confondues. Une enlevée. n’est qu’une façade de cinéma. un propos tenu par Strieber également.n’aurait aucun sens et que nous serions même incapables de comprendre. dans un ensemble dont nous ne connaissons même pas l’étendue. point barre et cela devrait suffire. Après avoir demandé à de multiples reprises et sur tous les tons possibles en quoi elle allait être métamorphosée. une projection. et que les visiteurs déchirent sans scrupules.

Les extraordinaires expériences de Jean-Luc Voyons maintenant un dossier sur lequel nous avons travaillé le ou vers le 5 décembre 1995. cette perspective remet en question la pertinence de programmes tel le SETI[106]. de Reptiliens mais encore. Ils n’ont guère besoin de cette quincaillerie pour se manifester. d’une certaine manière. dans l’irrationnel. il nous faudrait basculer tête. vraisemblablement.Entre une amibe qui se contorsionne sous la lentille du microscope et l’illustre savant et poète allemand. dans la pénombre. de manière quantique. Elles ne sont probablement même pas de notre dimension. Pour y arriver. le leur. pas plus qu’ils n’ont besoin d’admirer la plaque de Pioneer 10 ou d’écouter le disque d’or placé à bord des sondes Voyager[107]. proposer l’inadmissible nous paraît un voyage plus révélateur que de demeurer assis chez soi. Malgré l’inconfort que cela suscite. au Québec. évoluant dans un ailleurs extrême qui n’est certes pas loin de l’idée qu’on se fait de Dieu et qui nous fait oublier tout notre questionnement – inutile dans un tel cas – sur les conditions exobiologiques essentielles pour la formation d’une vie pluricellulaire extraterrestre. ce que nous ignorons – parce qu’aucun récit d’enlevés ne sera suffisant – est tel que cela dépasse sans doute par des années-lumière ce que nous croyons savoir. de Nordiques. Cet écart est sans doute présent entre notre lauréat du QI et certaines formes de vie dont nous ne soupçonnons même pas l’existence. fait fi des probables et soulève une fois de plus. notre place à nous dans cet univers totalement inconnu qu’est le nôtre et. en ruminant sans cesse la prétendue certitude que rien d’autre n’existe. Cette façon de voir ouvre tous les possibles. Notre connaissance très subjective du phénomène extraterrestre et des enlèvements parle de Gris. Quoi qu’il en soit. il existe un tel écart qu’il est indéfinissable. Jean-Luc : Monsieur Casault ? 222 . âme et cœur dans l’immatériel et l’infini et. Tout a commencé par un appel téléphonique à nos bureaux de Hull.

mon affaire. qu’elle et son fils partageaient sans doute les mêmes visites impromptues. Jean-Luc : J’aime autant vous prévenir. Un astronaute pour aller voir son ami dans l’étoile Nous avons parlé. Même que ma mère a vu la lumière passer en dessous de la porte et là[108]. Nous avons écouté son histoire et toutes les autres.Casault : Oui. Donnez-nous juste le temps de sortir le matériel – l’enregistreuse. de taille moyenne. Nous nous sommes rendus sur place. mon affaire ! Casault : Je peux vous voir ce soir ? Jean-Luc : Pas de problème. au point que les murs blancs de la pièce étaient cent fois plus blancs. avec l’arsenal d’enquêteur et l’impression que nous allions au-devant d’une rencontre fort intéressante.. échangé durant deux heures. nous faisant oublier ses expériences.. mais c’est assez heavy. discuté. Jean-Luc : Faut-il devenir membre du CEIPI pour vous raconter ce que j’ai vécu ? Casault : Absolument pas. C’est alors que se rabattant sur son fils. les formulaires d’enquête – et on commence. aux cheveux châtains. Je peux vous aider ? Jean-Luc : Oui. c’est moi. Ils ont tout éclairé. puis la mère de Jean-Luc est venue nous rejoindre pour confirmer ce qu’elle avait vu. ce n’est pas une histoire d’ovni. à sa grande surprise. je vous donne mon adresse. Hélène Dupont et moimême. Après une heure. Jean-Luc. Nous avons été accueillis par un jeune homme de 27 ans... pour réaliser. Je les ai vus. elle nous raconte ce qu’était Jean-Luc à 5 ans. c’est elle qui s’est mise à nous raconter ses propres expériences. un peu timide mais désireux de sauter dans le vif du sujet sans plus attendre. ils étaient dans ma chambre au pied de mon lit. 223 . arborant une petite barbe et un visage plaisant. Casault : OK.

et plus le temps passe. Indépendamment de leurs expériences. auprès de gens d’une grande simplicité et sans aucune prétention. Hélène et moi sommes fascinés. « Notre petite vie est très ordinaire ». Sur un dessin qu’il a fait et que nous montre sa mère. ils s’avancent. Chez un enfant qui vit dans une famille normale et non 224 . La mère de Jean-Luc se met à nous raconter qui était son petit bonhomme que les maîtresses d’école retournaient à la maison avec un air découragé : « Ce n’est pas un enfant comme les autres. Il y a des signes qui ne trompent pas. le meilleur détecteur de mensonges sera toujours l’expérience. Et pourtant. Ces gens-là ont voté au dernier référendum. il nous a dit qu’il voulait être un astronaute pour aller rejoindre son ami ? Dans l’étoile ? Franchement. ils mettent sur la table une vie extraordinaire et riche d’expériences fabuleuses sans vraiment le réaliser. entre une mère et son fils qui n’ont jamais osé faire ce lien entre eux. il parle de choses qui n’ont pas de sens. personne ne pousse. madame. et le soleil dans la symbolique des dessins d’enfants a toujours représenté le père. ce soir. Ils ont confiance et s’avancent. mais « y’en est arrivé des affaires ». mais nous demeurons discrets dans nos réactions. diront-ils. madame ! » Jean-Luc a 5 ans et veut devenir astronaute pour aller rejoindre un ou une amie dans l’étoile. ils ont acheté des babioles hier aux Promenades de l’Outaouais pour fêter Noël. ils écoutent le hockey. ils travaillent. et ces gens-là ne mentent pas. Le garçon n’a eu qu’un père pourtant. Ce matin. racontant leurs expériences sous un angle jamais apprécié de la sorte auparavant. avec un sourire de mère. on voit quatre soleils audessus de la maison.À ce moment-là. ils sont parfaitement fonctionnels et leur comportement au quotidien est celui de gens tout à fait normaux. nous sommes à Gatineau. dans une petite maison très humble. Nous sommes ouverts et nous respectons ce qu’ils racontent. Les révélations s’accumulent et personne n’insiste. plus se tisse une histoire qui se rejoint. ils n’ont rien à prouver et ne veulent surtout pas de publicité.

troublée par des disputes sans fin – des divorces et ce genre de choses –, on voit un gros soleil pour un père affectueux ou un petit soleil pour un père redouté, un soleil caché pour un père absent, un soleil sublime, un soleil pâle, mais on ne voit pas quatre soleils ! Puis, Jean-Luc raconte de manière candide, sans support hypnotique, l’expérience qu’il a vécue et qui l’a fait nous contacter.

Une nuit d’hiver incroyable en 1991
Jean-Luc : Ça s’est passé chez nous dans la rue, à Gatineau. C’était un condo à trois étages, et nous vivions au deuxième. J’étais dans ma chambre, il devait être 3 h du matin et je n’arrivais pas à dormir. Je m’étais couché vers 1 h. La nuit semblait froide mais calme. Je ne sais plus quelle date mais c’était durant l’hiver... Euh... Madame : C’était en 1991 ! Je m’en souviens très bien. Jean-Luc : Ouais, c’est ça. En 90, j’aurais dit, mais ça se peut que ce soit en 91. J’avais les yeux fermés, mais je ne dormais pas. En ouvrant les yeux, j’ai vu la chambre inondée de lumière. C’était blanc, partout. Mes murs étaient blancs, mais là on aurait dit qu’ils étaient cent fois plus blancs. C’est hallucinant, la lumière qu’il y avait là-dedans ! En plus, il y avait de la lumière qui venait de la fenêtre en arrière de moi. Mais dans la lumière face à moi, je voyais les trois... ben, moi, je les appelle les trois « bibittes ». Il y avait trois ombres, trois formes. Casault : Des silhouettes ? Jean-Luc : C’est ça, des silhouettes. Il y en avait trois en avant de moi et ils avaient quelque chose dans leur main qui m’éclairait en plein dans les yeux, comme si y’avait pas assez de lumière comme ça ! La chambre était pleine de lumière, mais ils m’envoyaient ça quand même dans les yeux. Je ne voyais pas leur visage, je ne voyais que leur forme. Il y en avait un ou peut-être deux à côté de moi qui me faisaient quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Casault : Quelle taille avaient-ils ?
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Jean-Luc : C’est dur à dire, j’étais couché, mais je dirais à peu près haut de même (il indique une hauteur d’environ 1,5 m). Ils avaient la tête et le cou plantés solide sur leurs épaules, des épaules fortes. Casault : Attendez ! Vous dites qu’ils mesuraient plus de 5 pi (1,5 m)[109] ? Jean-Luc : Oui, euh, je ne sais pas, mais ils avaient l’air assez grands, un peu plus petits que la normale mais pas plus[110]. Casault : D’accord, on poursuit ! Jean-Luc : Ma mère a vu la lumière, elle a frappé dans ma porte en me disant : « Qu’est-ce que tu fais avec des grosses lumières de même, Jean-Luc ? » Dès qu’elle a frappé dans la porte, les trois formes se sont transformées en boules de feu rouges, puis sont passées à travers le mur. Tout s’est arrêté d’un coup. Plus rien, plus de formes, plus de lumière, plus de bruit, plus rien. Casault : Quel bruit ? Jean-Luc : C’est vrai, j’ai oublié ! C’était comme un transformateur. On aurait dit un bruit comme un huuuuummmm avec de la statique dedans. J’avais déjà entendu ce bruit-là avant. Casault : On va y revenir. Mais avant, je voudrais savoir si vous avez perçu une odeur. Jean-Luc : Oui, il y avait une odeur, mais c’est dur à dire. C’était comme du soufre, mais pas du soufre. Du soufre qui sent meilleur. C’était une odeur de chauffé, quelque chose qui chauffe. Casault : Madame, dites-moi ce que vous avez pensé en voyant la lumière sous sa porte. Madame : Je trouvais que la lumière était forte, très forte même. J’ai pas pensé sur le coup, mais le lendemain, lorsqu’il m’a raconté ça, j’ai réalisé qu’il n’y a pas de lumière de même dans sa chambre, ni au plafond, ni sur sa table, ni ailleurs dans la maison. Elle était très forte, c’est pas possible. Casault : Vous n’êtes pas entrée ? Pourquoi ?
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Madame : Non, monsieur ! Si je frappe à la porte de mon garçon, j’attends qu’il me dise d’entrer. En frappant, la lumière s’est fermée. Je suis allée me recoucher. Casault : Et vous, Jean-Luc, pourquoi ne pas vous être levé ? Jean-Luc : J’étais pas capable. La seule chose que je pouvais bouger, c’est les yeux. J’étais cloué sur mon lit. Pas capable de bouger[111].

Traces et souvenirs
Jean-Luc a vécu dans les mois qui ont suivi cette rencontre une série de cauchemars particulièrement pénibles. Sa mère et son amie ont confirmé l’avoir entendu hurler de terreur à plusieurs reprises. À notre question visant à savoir s’il portait ou pas des cicatrices inexplicables, le jeune homme a baissé sa chaussette du pied droit pour nous montrer une cicatrice de forme triangulaire, juste audessus du tarse. Il a affirmé s’être levé un matin avec une sensation de brûlure et a constaté cette curieuse cicatrice que nous avons vue. Il n’a aucun souvenir de s’être jamais blessé à cet endroit, ni maintenant ni jamais auparavant, soulignant qu’il s’en souviendrait parce que c’est un endroit sensible. D’autres événements sont survenus dans son existence, et nous en ferons la narration, mais lorsque Jean-Luc a manifesté son intention d’en savoir plus et d’identifier le phénomène qu’il avait vécu, nous lui avons parlé d’hypnose. Il a accepté.

L’hypnose[112]
Après avoir induit Jean-Luc en transe hypnotique légère, nous sommes retournés graduellement au cours de cette soirée d’hiver. Pendant de longues minutes, il semblait ne pas réagir, pour finalement nous dire : « Je flotte dans le noir. » Puis, il en vint à spécifier qu’il était sur quelque chose de dur. Il fit allusion plus tard à une sorte de table avec des signes et des symboles. Au moment où il commença à nous décrire une scène étrange au cours de laquelle des bâtons de verre jaunes s’assemblaient autour de lui, sa
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respiration s’accéléra. Casault : On se détend, Jean-Luc, tout est sous contrôle. Ce ne sont que des événements qui appartiennent au passé, il n’y a rien à craindre. Jean-Luc : (Voix faible, presque inaudible) Ils... Ils me mettent... Ils me mettent un plastique, je sens de l’eau sur le corps... Il y a un tube dans ma bouche. (Il cesse de parler, sa respiration est bruyante.) Sa compagne se lève et prend une petite pompe. Je comprends alors que Jean-Luc souffre d’asthme. Il faudra mettre un terme à la séance. C’est alors qu’il se met à avaler, et sa gorge fait un bruit épouvantable. Il est extrêmement tendu. Je l’apaise et après quelques minutes, il revient à lui. Sa crise d’asthme est terminée, il respire normalement et ne se souvient pas de tout. C’est une séance exploratoire qu’il faudra reprendre en tenant compte de tous ces facteurs : asthme, oubli, etc. Un point important, ses dernières paroles avant de quitter la transe furent : « Je ne veux pas avancer, je veux dormir, je veux m’endormir. »

Heures perdues
Au cours d’autres expériences, Jean-Luc a vécu la période de temps perdu, caractéristique des enlèvements. Il a aussi connu ce que d’autres pourraient considérer comme un effet poltergeist alors qu’un beau matin toute sa chambre était à l’envers – tiroirs sortis, meubles renversés, etc.–, comme si un tremblement de terre ou une tornade avait frappé. Le reste de la maison était normal. Plusieurs rêves étranges viennent combler son expérience, dont un au cours duquel il a mémorisé des signes ou des symboles étranges, comme ce fut le cas pour Becky Andreasson (la fille de Betty), Jim Sparks ainsi que de nombreux autres. Sparks a également rapporté le fait que durant les heures qui suivaient un enlèvement, il démontrait des capacités psychokinésiques étonnantes qui finissaient par s’estomper.

Signes et symboles
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Dans son livre(33), Vicky Cameron raconte l’histoire étrange d’une personne aux prises avec des événements très mystérieux sans que jamais un ovni ou un visiteur ait été consciemment vu. Cependant, au cours de la soirée du 12 décembre 1977, elle a clairement vu une série de symboles et de signes, qu’elle a minutieusement retranscrite. Nous avons trouvé absolument stupéfiante la ressemblance avec ceux reproduits par Jean-Luc, d’autant plus que celui-ci dit n’avoir jamais vu ces signes et ne pas connaître cette personne qui demeure à Meaford, en Ontario.

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Le sujet visualise des pièces de couleurs différentes et. Nous avons repris la session où nous l’avions laissée en utilisant cette fois une autre technique d’induction hypnotique que certains appellent les « chambres de la mémoire[113] ». Nous apprenons que 230 . le jeune homme nous raconte qu’il voit une main blanche comme de la craie. Un long moment de silence. Jean-Luc expérimente de nouveau des mouvements de déglutition.. Après être retourné au point de départ. Nous lui demandons de faire un bond en avant. Jean-Luc se présentait au bureau du CEIPI. dit-il. Il continue de respirer de l’eau. accompagné de son amie. Puis. d’une à l’autre. Quand on lui demande de décrire la table sur laquelle il se trouve. « Comme un poisson ».Des yeux de fourmi Le 8 janvier 1996. faits de courbes semblables à des caractères égyptiens. s’enfonce de plus en plus profondément dans un état hypnotique.. il revoit la table et les écritures : des signes curieux.

.. Ils ont un visage un peu en triangle. elle a des grands yeux de fourmi.les tubes de verre n’y sont plus et qu’il est debout. Casault : Un nez.. Casault : Très bien.. Au compte de 1. Un petit nez.. ils parlent et lui disent de ne pas s’inquiéter. mais ils sont dans le noir. Casault : Elle a des cheveux ? Jean-Luc : Oui. (Long silence. Casault : Elle parle ? Jean-Luc : Non. des cheveux longs (noirs ou 231 . Casault : Tu es debout ? Est-ce que tu es seul ? Jean-Luc : Non. Casault : Es-tu seul ? Jean-Luc : Non. Casault : Comment est-elle vêtue ? Jean-Luc : C’est comme un habit de plastique.8 m). Elle se tient dans le noir. 2. Casault : Nous allons faire un autre bond en avant. debout. Casault : Est-ce que tu peux la décrire ? Jean-Luc : Elle est plus grande que moi (il mesure près de 1. qui est là ? Jean-Luc : Une fille. Ils sont sept. une bouche ? Jean-Luc : Un nez. il y a plusieurs personnes. je ne vois pas très bien. 3. Casault : Comment sais-tu que c’est une femme ? Jean-Luc : Ses cheveux. Es-tu toujours dans la salle ? Jean-Luc : Oui. Ils sont sans âge.) Casault : Est-elle humaine ? Jean-Luc : Juste les yeux qui le sont pas. qu’aucun mal ne lui sera fait.. et ont l’air humains.

et Jean-Luc n’avait rien à sa disposition pour produire une telle intensité lumineuse. forcés de recommencer à neuf. c’est à propos de ma fille. Leur disparition sous la forme de boules d’énergie coïncide avec l’intervention de la femme par les coups frappés à la porte. comment tout a commencé.. Monsieur... Voici sans aucun doute l’un des dossiers d’enlèvements les plus remarquables qu’il nous a été donné d’explorer.. signifient quelque chose qui pourrait être en rapport avec nos recherches. Jean-Luc est assis maintenant. 8 ans. Le ton de la lettre démontre que nous avons affaire à une mère particulièrement inquiète. il existe une certaine confusion. il démontre un intérêt très évident envers la question extraterrestre.. Il est difficile à ce stade-ci de se faire une opinion ferme. Un jour. Le cas de Jean-Luc est intéressant à plusieurs points de vue. Or. Ils portent des vêtements de couleurs étranges qu’il n’arrive pas à définir. « comme avec une chandelle ». Ils parlent encore : mystères de la vie.. mais le témoignage de la mère est formel : une lumière très puissante s’est glissée sous la porte de la chambre de son fils cette nuit-là. que tout a disparu du jour au lendemain. comme la femme précédente. nous recevons la longue lettre d’une certaine Madeleine qui cherche à comprendre si les rêves de sa petite fille Julie. sujet à de multiples expériences étranges. Nous sommes en 1996. Miraculeusement guéri de la leucémie en bas âge. Nous essayons d’en savoir plus sur cette conversation. Il est dans une salle ronde avec une porte sans poignée. Ils disent que notre vie a été faite en même temps qu’eux.. À ce stade. 232 . La salle est à peine éclairée.. nous avions une grande technologie. mais il ne répond plus.assombris par l’absence de lumière vive).. que nous avons déjà été supérieurs à eux. cette même lumière est celle au travers de laquelle se sont formées trois silhouettes aux contours humains. Ils ont de grands yeux de fourmi.... Il semble tourmenté et subitement il s’éveille au moment où nous lui demandons si tout cela s’est produit durant la même nuit.

. Dans le grand chalet. Madeleine et ses sœurs s’activent dans la cuisine en écoutant distraitement les réparties comiques de l’un et de l’autre. revenons en arrière alors que la femme ne sait rien encore de ce qui l’attend. le feu du poêle crépite et on frissonne à l’idée d’avoir passé une longue journée de ski de fond au froid. le frère de Madeleine. quand d’un coup. pis c’est trois ou quatre gars tout en blanc. Elle est curieuse et s’approche pour entendre la suite. c’est le maudit rêve pas possible que j’ai fait là. Les conversations vont bon train. Toute la famille y est : Madeleine. ses sœurs. afin d’en respecter le plus possible l’intégralité. Ce n’est pas souvent qu’elle entend parler son frère de la sorte. 233 . Roger change un peu de ton et de conversation en ramenant à la surface l’époque où ils vivaient sur la rue Beechwood à Vanier. « Moi. ça me revient souvent.Au cours de ce récit. et comme c’est souvent le cas en famille. en Ontario. ses autres frères et ses parents. on évoque des souvenirs. son frère. Ils sont là en train de driller. Ça se peux-tu ! Là.. tout juste en face de la portion québécoise de l’Outaouais. » Madeleine tend l’oreille. ce qui m’achale quand je repense à cette maison-là. Nous avons simplement corrigé quelques fautes grammaticales. repasse dans sa tête les endroits où toute la famille a vécu. il n’est pas du genre à raconter ses rêves. Une famille en désarroi Mais avant de rapporter ce qui s’est produit dans nos bureaux. « Je me suis réveillé dans la nuit parce que du monde drillait[114]. Roger. j’avais 10 ans. Pis on rit pas. ce qui à notre avis ne modifie en rien le texte de ses lettres. je regarde dehors. et Dieu sait s’il y en a eu des déménagements de toutes sortes ! On rit. nous allons rapporter les propos et les écrits de Madeleine sans corriger le vocabulaire truffé d’expressions d’un langage vernaculaire et d’anglicismes. bon yeu ! Pis je décroche pas. on s’amuse et pendant ce temps.

Madeleine est devenue membre du CEIPI il y a quelques mois. Elle assiste aux rencontres et demeure assise calmement sans poser de questions[116]. Il devient blanc comme un linge. et nous aussi on s’est fait réveiller par un bruit de jackhammer[115]. elle voulait rien savoir. s’assoit sur un tabouret et lui dit aussitôt : « Roger. » Roger n’est pas certain s’il veut entendre la suite. « Il y avait donc un troisième témoin ! » continuera-t-elle de penser. cela ne lui plaît pas du tout. Julie. Elle attend. et c’est d’un ton frustré et agressif qu’il écarte l’explication de Madeleine et met un terme à l’histoire en changeant de sujet. son rêve à lui. ils étaient cinq. » Roger ne parle plus. Comment se fait-il que sa sœur aînée puisse savoir ce qui s’est passé dans son rêve. s’achèvera avec un énorme point d’interrogation. très révélatrice pour Madeleine. tu vas me dire que d’un coup. Ghislaine (leur sœur) et moi étions dans notre chambre cette nuit-là. tout en blanc. Elle regarde son frère le plus sérieusement du monde. C’est l’aboutissement d’un questionnement vieux de vingt ans. Un malaise s’installe. mais elle commence à s’inquiéter sérieusement des propos de sa propre fille de 8 ans. ils se sont retournés pour regarder dans la même direction. Nous ne savons rien d’elle encore à ce moment. malgré les objections de son frère. de la tête aux pieds. Ce vendredi-là. Et il y avait des hommes dehors. Mais qui étaient ces hommes en blanc ? D’autres épisodes dans son adolescence sont extrêmement troublants. qu’il n’arrive pas à oublier presque vingt ans plus tard et qu’il raconte pour la première fois à la famille ? Madeleine lui explique alors : « Roger. Cette petite réunion de famille. l’invité de la soirée 234 . un couteau à éplucher dans les mains. repose son verre et ne comprend pas. Ghislaine pleurait. Peut-être un jour quelqu’un racontera-til une histoire comme la sienne. ce n’est pas un rêve que tu as fait.— Roger ? » C’est Madeleine qui vient de surgir dans le salon.

il est décidé que je pourrais procéder à une régression avec Madeleine et explorer l’épisode des hommes en blanc. même anodine[117]. elle le rencontre. Madeleine m’explique alors qu’elle veut comprendre ce premier épisode au 235 . c’est tout ! Richard Guilbeault. mais j’accepte de les recevoir. faisant d’elle une critique extrêmement appréciée. que personne ne veut l’emmener dans le ciel. mon mari devient très agressif lorsque je lui dis qu’il faudrait peut-être en savoir plus long. elle et son frère Roger. Les discussions vont bon train. Elle écoute attentivement ce qu’il dit. Richard Guilbeault est également présent. À ce moment. Après la soirée. Appelez-moi au travail. Elle donne ses coordonnées à Denis en faisant une mise en garde : « Mon mari n’est pas très chaud à ce genre d’histoires. ne subira pas de sessions d’hypnose. l’enquêteur Denis Marquis du CEIPI a mis sur pied une collecte de données en incitant toute personne présente ayant fait une observation. Julie dit que ce sont des rêves et j’essaie de lui dire qu’il n’y a rien là. Et en plus. dont la formation professionnelle d’analyste lui donne la capacité d’intégrer froidement toute donnée avec une rigueur déconcertante. Il est décidé que Julie. le coordonnateur des enquêtes du CEIPI. Voici ce qui en est ressorti. ma compagne. sa fille. que ces hommes-là n’existent pas. Je voudrais demeurer discrète. Madeleine et Roger sont assis avec moi. Madeleine croit que le moment est venu de déballer son sac. s’il vous plaît. » Moi. en présence d’Hélène Dupont.mensuelle est Pierre Caron. et Denis Marquis rencontrent Madeleine. dira Madeleine. je dis que c’est un rêve. point final ! » Toutefois. Il parle d’enfants qui ont vécu des épisodes qui ressemblent à ce que sa fille épouvantée lui raconte. Ce sont des maudits cauchemars. après le récit de la soirée au chalet et du rêve présumé de son frère. « J’ai trop peur. j’ignore tout de l’histoire. Pendant ce temps. un hypnologue de la région de Montréal intéressé par nos travaux. à se rapporter aux enquêteurs sur place.

Dans le cas de Madeleine. Cela est impossible. Quant à l’idée qu’un rêve raconté puisse à la longue devenir une réalité. Madeleine aura vécu trois épisodes importants. la même nuit ! Certains chercheurs vont alors proposer le transfert inconscient de données. et sur ce point. Ghislaine et Madeleine auraient tous fait le même rêve. Ghislaine et Roger. Roger reconnaît finalement que ce rêve n’a été raconté qu’une seule fois. surtout. Ce contexte et ces circonstances n’ont jamais existé. Cela signifie que Roger. Ça peut pas être autre chose. puisque Roger. Déjà que ce transfert inconscient de données est très hypothétique. et non à une seule. maintes fois renouvelé pour qu’un rêve raconté devienne une réalité pour deux personnes.cours duquel elle a été réveillée par des sons de marteau-piqueur. qui à la rigueur peut expliquer comment un rêve paraît être plus tard une réalité. mais il ne peut le jurer. J’apprends alors ce qui s’est passé durant la rencontre familiale après l’excursion de ski de fond. je dis que c’est un rêve. il se cale dans son fauteuil et ne parle pas. les spécialistes s’entendent pour dire qu’il faudrait en plus un contexte émotionnel très puissant et. il est incapable d’expliquer comment il est possible que ses deux sœurs aient vécu le même rêve. Les hommes en blanc qui font du marteau-piqueur en pleine nuit. Ce phénomène. mais il est plus distant . 236 . qui l’auraient oublié pour ensuite le rapatrier dans leurs propres souvenirs comme un événement vécu. cela ne s’applique aucunement. 1. Sur ce point. Roger admet n’avoir aucun souvenir d’en avoir parlé avant cette rencontre au chalet. » Par contre. au chalet. plus jeune. Mais ici. Ce genre de situation a même été proposé pour expliquer vainement l’histoire vécue par Betty et Barney Hill. il répond un peu trop rapidement : « Moi. Roger écoute tout ce qui se dit. aurait raconté son rêve à ses sœurs. Il donne l’impression d’avoir été forcé de se déplacer ici et qu’il préférerait être à des années-lumière de ce bureau. est la cryptomnésie. cela est impossible également compte tenu du transfert identique de données à deux personnes. Interrogé sur ce point. elle ne tient pas la route.

ce dernier ne doit orienter le sujet vers la suite de l’histoire. En aucune manière. le bruit de marteau-piqueur. même si elle lui est déjà partiellement connue. 3. d’êtres ou de créatures. Une gigantesque lumière en plein bois alors qu’âgée de 14 ans elle dort dans une cabane dans les arbres. travaillent avec un marteau-piqueur et soudainement pointent leur regard dans la même direction. Voyons la suite. un des hommes se retourne et la regarde. C’est alors qu’une auto passe. causant une panique folle chez ce dernier et un calme profond chez elle. La seule occasion où le praticien effectue une sug estion directe est au départ. Madeleine n’a que très peu de souvenirs : cinq hommes en blanc. Un mystérieux objet qui se pose sur la voiture d’un ami. et si des parents ou des amis du sujet sont présents. ils doivent maintenir un silence sépulcral et s‘abstenir de toute manifestation quelconque. Dans ce premier épisode. Les hommes disparaissent. qu’elle n’arrive pas à décrire. sur un ton neutre. C’est tout. Elle ne voit pas son visage. Il doit poser ses questions au fur et à mesure que se déroule le récit. ou même une surprise. Dans les cas précis de régressions sur une expérience d’enlèvement. Voici donc la retranscription exacte de l’hypno-analyse pratiquée le 18 janvier 1997 dans nos bureaux du CEIPI. aucune inflexion de voix ne doit trahir les sentiments personnels du praticien. en Ontario. sans aucune 237 . en ne manifestant aucune inflexion de voix qui puisse être interprétée par le sujet comme une approbation ou une désapprobation. 2. Puis. le praticien ne doit jamais utiliser un vocabulaire sug estif et doit attendre que le sujet g lui-même parle de vaisseaux. Tous les échanges que vous lirez au cours des prochaines pages ont été retranscrits mot pour mot. Encore une fois. à Hull. et graduellement le praticien maintient l’attention sur ce qui est décrit.sur une rue peu achalandée du centre-ville de Vanier. pour situer le sujet par rapport à g un aspect qu’il a évoqué avant la régression – dans ce cas-ci. L’induction d’une transe légère suffit à permettre au sujet de se concentrer sur ses souvenirs. mais la lumière vive qui les entoure demeure.

. Son inconscient a enregistré des images oubliées. Casault : C’est pas des gars de construction ? Madeleine : Non. à partir de l’enregistrement des sessions d’hypnose.. il fait chaud. Ils ont. ils ont un chapeau. Madeleine ? Madeleine : Y’a quelqu’un qui drille dehors ! Casault : Qui drille ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Madeleine : Ben.. Casault : Tu dors dans ta chambre avec Ghislaine. Casault : Qu’est-ce que tu vois ? Madeleine : Il y a des hommes.modification[118].. Ils ont..) 238 .. mais j’ai de la misère à voir. tu demeures sur la rue Beechwood à Vanier.. avec un jackhammer. C’est l’été. c’est bizarre. Casault : Qu’est-ce que tu fais pour aller voir ? Madeleine : Je vais à la fenêtre. Je veux aller voir. (Je renforce alors sa mémoire en lui faisant geler l’image.... Je ne peux pas dire. Casault : Pourquoi dis-tu un « drôle de chapeau » ? Madeleine : Parce que c’est pas comme un chapeau de construction. Quel est ce bruit. je suis curieuse.. ce sont des hommes. un drôle de chapeau.. Tu as 12 ans.. je ne sais pas. C’est alors qu’un bruit te réveille.. Casault : La fenêtre est-elle ouverte ou fermée ? Madeleine : Elle est ouverte. Casault : Ce sont des enfants ou des adultes ? Madeleine : Des hommes.. ils sont différents. et cette technique permet de les ramener à la surface.. ils ont quelque chose qui clique pas. Casault : As-tu peur ? Madeleine : Non.

Casault : Tu as déjà vu un jackhammer ? Madeleine : Oui. c’est d’eux autres qu’elle vient. leurs yeux ? Madeleine : Ils sont renfoncés. Casault : Alors. ils sont proches ou loin de la fenêtre ? Madeleine : Ils sont proches. Casault : D’où vient cette lumière ? D’en haut ? (Je dirige le sujet une fois de plus intentionnellement pour vérifier sa résistance aux sug estions imposées..) Madeleine : Non.. Casault : De quelle couleur sont leurs vêtements ? Madeleine : Oh.. à une dizaine de pieds (3 m).. c’est blanc.. Casault : Vois-tu leurs pieds ? Madeleine : Non. leurs mains sont blanches. mais ils sont de côté.Madeleine : Ce sont leurs yeux..) Madeleine : Non. C’est une pratique courante g dans la mesure où l’opérateur l’indique clairement. tout est blanc. comme c’est le cas actuellement. je ne vois pas leurs pieds... il y a trop de lumière. Casault : Qu’est-ce qu’ils ont. Madeleine. Casault : Dis-moi.. Casault : Il drille avec quoi ? Madeleine : Un jackhammer. elle vient de nulle part. celui qui drille. tu les vois bien ? Madeleine : Oui.. je ne les vois pas de face.... ces hommes-là. Ils ont des jambes mais.. 239 . Casault : Est-ce qu’ils ont des bottes ? (J’essaie intentionnellement de tromper Madeleine en la ramenant à la possible explication des travailleurs de la construction.

. celui qui drille est plus petit que les autres. Casault : Est-ce qu’il y a un chef là-dedans ? Madeleine : Y’en a un qui pointe vers en avant... Casault : Ils sont tous de la même grandeur ? Madeleine : Non... les yeux ? Madeleine : Ils sont noirs. Elle ne veut pas revenir à la fenêtre.) Casault : Qu’est-ce qu’il y a ? Madeleine : Je ne sais pas.) Casault : Et Ghislaine ? Madeleine : Oh. mais moi. (Elle se crispe légèrement. Casault : As-tu peur ? Madeleine : Oui. Casault : Qu’a-t-il de différent ? 240 . je veux qu’elle reste avec moi. Casault : Alors. ils pointent. Casault : Qu’ont-ils.. elle a peur. y’est pas comme les autres. sauf les yeux. renfoncés.. plus pointu et plus gros. Y’en a un qui me regarde. vers le haut. Casault : Combien sont-ils ? Compte-les ! Madeleine : Ils sont cinq. Casault : Quelle couleur a-t-il ? Madeleine : Blanc.. comme tout le reste. je ne sais pas. mais il est plus long. (Madeleine revient d’elle-même au point précis où elle était rendue au moment où je l’ai interrompue. Elle ignore ma question... Celui qui me regarde. Elle est retournée dans son lit dès qu’elle a vu les hommes... c’est pas pareil. elle pleure. Ça fait le même bruit.. Ils regardent la même affaire..Casault : Et c’est la même chose. Madeleine : Non. Ghislaine. (Elle compte et ses yeux indiquent un REM [rapid eye movement]). tout est blanc ? Madeleine : Oui.

sans plus..) Madeleine : II me regarde.Madeleine : Son visage. ils brillent.. la drill.. mais je ne les vois plus. Mais l’autre ne veut pas... C’est fini.. Madeleine : (Après quelques secondes) Il me regarde.. sont pas renfoncés comme les autres. ils ont disparu. (Je fais avancer Madeleine dans le temps. Il veut venir me chercher et l’autre dit non. avec l’auto.. reviens au moment où l’un des hommes te regardait directement.. elle affirmait être simplement allée se recoucher.... ils vont s’en aller. Casault : Qui est assis sur le bord de la fenêtre ? Madeleine : Lui.. on dirait qu’il y a une lueur dedans. En préentrevue.. Elle a peur encore. 241 .. ses yeux sont différents.. Casault : Le même bruit ? Madeleine : Oui. Casault : Est-ce qu’ils sont revenus plus tard ? Madeleine : J’entends encore le bruit. ils sont juste à côté de la maison. mais je sais qu’il veut venir me chercher. Ghislaine est avec moi. il est assis sur le bord de la fenêtre.. son visage est différent. Ils sont partis. Ghislaine est allée se recoucher.. » Casault : Ils sont dans le milieu de la rue ? Madeleine : Non.. Madeleine. Casault : Je ne comprends pas ! Madeleine : Quand l’auto est passée. il met la main sur son épaule et l’auto passe..... Il veut venir me chercher. quelques minutes. Casault : Il a parlé ? Madeleine : Non.. Y’en a un qui met sa main sur son épaule et dit que non. Y’a une auto qui va passer et Ghislaine me dit : « Regarde.. Ils sont là.. je ne les vois plus. Casault : Reviens en arrière.

.) Il est parti. Casault : Sont-ils revenus ? (En théorie... Je ne les entends pas. il faut que j’oublie tout ça.Casault : Ils n’ont jamais parlé ? Madeleine : Non. Je sais qu’il est là. il est juste à côté de moi.. faut que j’oublie. mais je sais qu’ils se parlent..... J’ai une couverte sur la tête. mais ils sont là. Casault : Il te parle ? Madeleine : Non. il est assis sur la fenêtre. sans que j’aie à lui rappeler ce détail... (Longue pause... Il est parti... Ghislaine dort.. Casault : Tu le vois bien ? Madeleine : Non. Casault : Et le bruit ? Madeleine : C’est fini. Il n’est plus là. J’attends simplement qu’elle le dise à nouveau. il faut que j’oublie. Casault : Est-ce qu’il te touche ? Madeleine : Non. Casault : As-tu peur ? Madeleine : Un peu. Casault : Qu’est-ce qu’il fait là ? Madeleine : Il veut venir me chercher.. là. j’ai les yeux fermés ben tight.. Casault : Pourquoi ? Madeleine : Il faut que j’oublie. Madeleine devrait revenir par elle-même à l’épisode de l’homme assis sur le rebord de la fenêtre..) Madeleine : Ils sont là. elle ne veut pas se réveiller. Casault : Qui a dit ça ? Madeleine : Il le faut.. 242 ..

Il est 243 . sans qu’elles s’en doutent. Madeleine. C’est l’envie de soulager un besoin naturel qui força Madeleine à s’éveiller. la femme n’a pas ce talent en elle. dont la trame se résume à ceci. leur frère Roger. À ce point-ci de la régression. À l’âge de 14 ans. Nous avons donc passé au crible toutes les illustrations possibles et imaginables contenues dans nos dossiers. Elle raconte l’événement. Pour Madeleine. Elle a tenté de le dessiner mais peine perdue. elle. sa sœur Ghislaine et une de leurs amies ont décidé de passer la nuit dans « une cabane de p’tits gars ». il s’agit d’une image considérée par Whitley Strieber comme la seule photographie authentique jamais produite.Figure 1 Communion Foundation de Whitley Strieber. Assez curieusement. à une trentaine de mètres de leur chalet. sa sœur et. Elle constata alors la présence d’une très puissante lumière devant elle. comme s’il était à la fois tout à fait normal et terrifiant. C’est avec conviction et en montrant fermement du doigt l’image représentée à la figure 1 que Madeleine a déterminé qu’il s’agissait là de son homme en blanc. alors qu’elle est intriguée mais non effrayée. le moment le plus poignant fut lorsqu’un des hommes l’a regardée directement. nous avons entamé le deuxième épisode. « en peinture ». La cabane dans les arbres Madeleine vient de terminer cette curieuse histoire au cours de laquelle des hommes tout en blanc utilisant un marteaupiqueur l’ont réveillée en pleine nuit.

Madeleine note que même couchée. Madeleine semble considérer cette lumière comme faisant partie de son environnement. elle est pas sur le poste. Dès le départ. Elle joue trop fort et les lumières de l’auto sont parties folles.difficile de soupeser l’émotion réelle qui se dégage de cette session. Finalement. sauf que simultanément elle est curieuse et inquiète. n’arrive pas à se rappeler le nom du jeune homme qui l’accompagnait (« une date[119] d’un soir ») alors qu’elle avait entre 14 et 16 ans. elle affirme : « C’est juste un rêve. elle constate qu’elle est couchée sur cette lumière. des visages se forment dans la lumière. il faut que je me réveille. mais elle n’y est plus. Inquiète. La cabane est très petite et loge à peine les trois jeunes filles. En fait. malgré tous nos efforts. Sur la voiture Ce troisième épisode est difficile à situer dans le temps. elle tente de réveiller sa sœur. distu ? Madeleine : La radio. 244 . cette dernière semble se reformer pour s’éloigner. Madeleine ne comprend pas qu’en étendant ses bras elle ne touche personne et dit alors : « Je suis dans les airs. elle suit la lumière. je suis dans la lumière. et Madeleine. elle se plaint que « ça joue trop fort » ! Casault : Qu’est-ce qui joue trop fort. » Puis. » La régression n’apportera rien de nouveau. Voici la retranscription intégrale de la régression hypnotique. Lui essaie juste d’avoir sa musique. dans les airs. c’est juste un rêve. Après quelques instants. et à son grand étonnement. et à ce moment. faut que ce soit ça. Il est important toutefois de mentionner que la perception des visages ne faisait pas partie des informations reçues avant la session sous hypnose.

je la vois de côté.. Faut que je regarde. ça dépasse l’auto. des grosses lumières.. des lumières.. Casault : Quelle forme ce « ça » a-til ? Madeleine : Je sais pas. éteignent. dans une petite rue. C’est bizarre. lui ! Casault : Qui.. Casault : Le gars ne voit rien ? 245 . y’est en train de « capoter »... C’est gros. Ah ! Y’est donc ben fatigant. L’affaire est collée sur le toit. faut que je regarde dehors au-dessus de l’auto. lui ? Madeleine : Le gars avec moi... Casault : Combien de lumières ? Madeleine : Ben. y’a plein de lumières après ça.. ça dépasse.. C’est gros. Casault : La voiture est en marche ? Madeleine : Non. Casault : Qu’est-ce qu’il y a au-dessus de l’auto ? Madeleine : Je sais pas. on a arrêté. les lumières sont folles – allument. Y’arrête pas de « zigonner » avec sa radio.. par exemple..Casault : C’est le soir ou le jour ? Madeleine : Le soir.... c’est gros.. Casault : Où es-tu ? Madeleine : En ville. c’t’affaire-là.....

Casault : Qu’est-ce qui se passe ? Madeleine : C’est parti ben raide. il crie comme un fou.. pis là.... il crie. Ça revient sur nous autres... y’est assis. le visage. (Longue pause. Pis y’est assis là. Casault : Et toi. ça me regarde. Casault : Parle-moi de la voiture. ça va nous écraser.. il fait juste essayer d’arranger sa musique. Casault : Qui est assis ? Madeleine : L’ombre.. Il dit qu’il faut se cacher.. (Madeleine est tenace et se moque complètement de la voiture.. Madeleine : C’t’une vieille baraque. là.Madeleine : Il regarde pas. Casault : La pointe ? Quelle pointe ? Madeleine : C’est ovale.. 246 . pis y’a une ombre. il l’a vu. Le gars avec moi essaie de prendre son bat de baseball... pas vraiment. pis ça revient. il dit : l’a vu.) Madeleine : Ça me regarde. pis il me fait des signes. y’a peur.... pis au bout c’est comme pointu. sur la pointe de l’affaire... Ça me regarde. Casault : Il a peur ? Madeleine : Oh oui. J’y ai « Regarde ! ».. Bon. il veut se cacher. as-tu peur ? Madeleine : Non.. Pis là.

.. Casault : Et son visage ? Madeleine : Le gars est après devenir fou. il crie. pas méchant. Madeleine explique que.elle est davantage fascinée par l’être assis. Casault : Il a l’air comment. Casault : Comment est-il habillé ? Madeleine : Tout est blanc. celui-ci l’a chassée vivement de chez lui en criant et en manifestant visiblement de la peur. de retour à l’appartement du jeune homme. il me fait des signes comme ça. Je suis toute relaxe. Si l’événement s’est produit tel qu’il a été raconté. Madeleine : C’est comme une mitaine. (Sa main baisse doucement à l’horizontale. Lorsque le sujet agit de la sorte.. plus tard. reprendre la phase de sortie. parions qu’il y a quelque part un type dans la cinquantaine qui a une histoire de fou avec une cinglée et des objets immenses au-dessus de sa voiture ! C’est alors que je décidai de ramener tranquillement Madeleine à l’état normal.. le praticien doit simplement laisser les choses aller puis... un gant. gentil ou méchant ? Madeleine : Oh.) Casault : Qui ça ? Madeleine : L’homme assis. J’y dis qu’il veut juste nous saluer. Casault : Parle-moi de sa main. et lui disait de s’en aller et qu’il n’irait pas la raccompagner.) Casault : Tu vois bien ses yeux ? Madeleine : Non. À mi-chemin.. C’est peut-être ce genre de 247 . elle résista aux sug estions de g retour et poursuivit son récit.. Il plaçait ses mains devant lui. faut que je regarde. Par la suite.

. je commence à penser que Madeleine vit un autre épisode. Casault : Décris-les-moi. (Ici... Madeleine : Non. Casault : Es-tu entrée ? 248 .. je suis seule... Casault : Continue. Madeleine : Je vois juste des silhouettes dans la lumière.. Y’a du monde là. Où es-tu ? Madeleine : Avec le visage. pourquoi y aller ? Madeleine : Il faut que j’y aille.. mais je suis incapable de lui en faire dire plus... Casault : Alors. la lumière. elle me frappe. ils sont debout. Casault : Combien sontils ? Madeleine : Trois.. Y’a une lumière au bout.) Casault : Pourquoi irais-tu ? Es-tu seule ? Madeleine : Oui. mais je ne veux pas. je ne veux pas y aller.. Casault : Est-ce qu’il y a des portes ? Madeleine : Non..situations qui a fait naître le mythe selon lequel on risque de ne jamais se réveiller de l’hypnose. ils sont grands. Casault : Quelle lumière ? Madeleine : La lumière.. Casault : Tu es dans le passage de l’appartement du gars ? Madeleine : Non... dans un grand passage et la lumière est au bout... la lumière.

C’est rond. à une plage ou à une sensation quelconque.) J’ai eu une session d’hypnose chez toi. J’ai pensé exprimer mes sentiments sur papier. Elle était ébranlée. Par la suite.. Voici l’intégral d’une lettre reçue à peine quelques jours après la régression. je visualisais bien ce que tu me disais. Ces images sont neutres et induisent simplement un état de relaxation. avec des lumières – ça allume. (Madeleine fait allusion ici aux images suggérées durant la phase d’induction. que je répétais tout simplement les souvenirs que j’ai toujours gardés. je n’attends absolument rien de toi sinon de la compréhension envers tout ce qui se passe. cela me semblait plus facile que d’en parler. là. À chaque fois que je parle de ceci et même en ce moment.Madeleine : Y’a quelque chose de rond. nous avons jugé qu’elle était en mesure de conduire seule jusqu’à sa résidence. j’étais convaincue que je n’étais pas hypnotisée. Il faut que j’y aille. ça ferme. À la fin.. Nous avons pris un café. parlé de choses et d’autres. Bonjour Jean. des banalités. avec la même réplique – « Il faut que j’y aille. J’aimerais mettre une chose au clair avant que tu débutes cette lecture. La session s’est ensuite mise à tourner en rond. (C’est un bon point pour elle. Madeleine a simplement demandé de partir pour se retrouver seule et penser à tout cela. J’ai décidé de t’écrire afin de partager avec toi ce que je ressens et subis depuis la session d’hypnose que j’ai eue avec toi. Autre point.. Les commentaires entre parenthèses sont datés de ce jour et n’ont jamais été acheminés à Madeleine. Au début de la session. L’hypnose n’est rien d’autre qu’une série de suggestions visant à placer le sujet dans un état réceptif à ses propres images. Elles peuvent être associées à la visite d’une grande maison familière. comme si c’était en avant de moi. certains confondent hypnose avec sommeil. ce qui est une erreur. mais je veux pas » – et une obsession à propos d’un passage. mais pourtant.. Les enlevés qui découvrent par hypnose ce qui leur est arrivé et qui ne se questionnent pas sont toujours un peu suspects. Comme vous avez pu le constater dans la session intégralement présentée 249 . je tremble en dedans et je n’aime pas ça.

au Québec. Ai-je eu tort ? (Tous les enlevés sont unanimes sur ce point : il n’existe aucun groupe de soutien permanent pour eux. Encore aujourd’hui. J’étais troublée par ceci et je me demandais alors : « Qu’est-ce qu’il a fait. notamment ici. Mais maintenant plus que jamais. j’ai eu le même feeling. mais par la suite. sauf en deux occasions. La session m’a vraiment comblée mais en même temps troublée plus que jamais. comme indiqué. elle démontre l’attitude qu’on attend chez l’enlevé. quand je regardais la télé. Est-ce normal de penser comme ça ? (C’est l’œuf ou la poule. J’avais besoin d’en parler. même au travail pendant que je travaillais sur l’ordinateur. aucune suggestion autre n’a été formulée. Ils sont seuls au monde et se sentent rejetés et humiliés lorsqu’ils ont l’audace de s’ouvrir. Pourquoi ? Il y a pourtant plusieurs gens qui ont subi la même chose. cela m’a troublée énormément. quand je descendais l’escalier. la fin de semaine 250 . Les dénigreurs diront que son obsession pour l’ufologie l’a conduite à fabriquer ces images. qui faisait une enquête chez ma sœur.) J’ai donc décidé d’en parler à mes collègues de travail. J’ai donc décidé de ne plus en parler et d’en discuter avec mes sœurs. elles m’écoutaient et ne riaient pas du tout ! C’est alors que j’ai eu la chance de voir ton enquêteur.) Comme je t’avais expliqué. Je ne voulais pas. j’en suis convaincue. alors que nous prétendons l’inverse : ce qu’elle a vécu.. et ça. à ma tête ? » Je me sentais tout à coup seule au monde. Mais avec mes sœurs. j’avais des flashes comme c’est pas croyable. j’ai changé d’idée en me disant que tu étais un homme occupé et que j’étais tout simplement un CAS parmi d’autres. en partie avec son frère et sa sœur. que tu ne voudrais pas être achalé avec ça. les ombrages dans la lumière et le fameux passage avec une table au bout où il y avait trois silhouettes..) La semaine qui a suivi la session. J’ai eu la tentation de te téléphoner. d’où l’extrême rareté des récits disponibles. c’est pire. Quelle erreur ! J’ai été ridiculisée et fait passer pour une folle ! C’est la sensation que j’ai reçue d’eux. C’est comme s’il y a quelque chose que je dois savoir.) Mais lorsque j’ai vu le regard. même s’ils semblaient m’écouter avec fascination. ce Casault. Richard Guilbeault. je me dis : « C’est arrivé à MOI ? » (Une fois de plus. est à la source de son obsession. je n’ai jamais compris pourquoi j’ai toujours eu l’obsession de l’ufologie. Partout où j’étais. et que c’était très personnel. Il y avait quelque chose qui semblait me retenir sous l’effet hypnotique à vouloir voir et savoir ce qui était là. je voulais y rester.précédemment. N’est-ce pas fou ! Pourtant. et même je peux dire que mon désir de vouloir rester était si immense que je ne comprends pas comment tu as fait pour m’en sortir.

dernière. mes doigts. il est tout à fait normal qu’elle adopte une franche : elle veut soit que tout cela s’arrête définitivement – comme c’est le cas pour certains –.) Maintenant. (Les gens qui souffrent de la fameuse paralysie du sommeil n’ont pas cette lucidité. soit que cela se continue malgré la peur – ce qui est le cas pour plusieurs. Je me suis immédiatement posé la question : « Que se passe-t-il ? » Je continuais à dénier que ceci était possible et que c’était simplement mon imagination qui l’emportait dû au fait de mes lectures. j’ai acheté un livre. car 251 . Il m’a dit que oui. je n’ai ressenti ceci. une couverte poussée par les pieds de mes enfants. Habituellement. Jean. Je me dis qu’eux seuls peuvent répondre à mes questions et m’aider à comprendre. ce qui m’a réveillée. Pourquoi. tout mon corps engourdi et paralysé. je lâche tout ce que je fais pour lire. Ç’a n’a pas marché. je dois te dire ce qui se passe la nuit ! La semaine du 20. Que se passe-t-il ? La minute que j’ai la chance de lire un peu. Dans l’espace de trois jours.) Le soir. que c’était normal. Ça. Je découvre – ou peut-être est. et que probablement pour le restant de mes jours j’aurais des flashes. Jamais avant. je sentais mes orteils. comme si je faisais une prière à l’intérieur de moi. ce qui n’est pas dans mon habitude. lorsque je me couchais. je me sens plus proche avec les « êtres ». Abduction. J’ai essayé à maintes reprises avec des livres qui traitaient de sujets de mon intérêt. c’était pas rassurant ! Mais je réalise maintenant que c’est un phénomène avec lequel je dois vivre et accepter. Je lui ai demandé s’il était normal que j’aie encore des flashes et des tremblements à l’intérieur ainsi qu’une obsession hors de l’ordinaire.) J’ai senti un coup immense.ce parce que je porte plus attention à mon environnement – des choses que je ne faisais pas avant et que maintenant je fais. je l’entends. Là. tout d’un coup. j’ai presque terminé. c’est vraiment pas moi ! (Que les enlevés ressentent que la découverte de leur expérience exerce chez eux une pression pour qu’ils modifient leur comportement est presque généralisé. Tout à coup. peut-être dix minutes après. bien au contraire. c’est que depuis mon expérience. je semble accepter la situation ? Une chose certaine que je peux dire. j’ai toujours hâte d’aller me coucher afin que je puisse communiquer télépathiquement avec eux. Je n’ai jamais été capable de faire ça. je n’entends plus rien ? Pourquoi ? Lire un livre. et je ne suis pas capable d’arrêter de le lire. Je sens le besoin de vouloir communiquer avec eux et je sens qu’ils me surveillent continuellement. et c’est comme si je ressentais qu’ils m’entendent les questionner. Ça. Est-ce mon imagination ? (Si on considère que l’expérience vécue par Madeleine est une attitude réalité physique. par John E Mack. Tel dormir très profondément.

(Madeleine se plaint d’une douleur à l’abdomen depuis quelque temps. Et. tu sais. Eh bien. Inconsciemment. mais je savais qu’il y en avait plusieurs autour de moi me tenant la main. j’avais soudainement une tonne de questions. J’ai résisté et je criais : « Non. je ne veux pas y aller. eux aussi se demandent pourquoi des femmes de maison. j’ai eu le rêve le plus étrange. Pendant que je me préparais à dormir. ce questionnement est très sain !) Le 25. cité en référence. le lendemain matin mon mal avait beaucoup diminué.) Je me suis réveillée à chaque heure afin d’essayer d’aller à la salle de bains en pensant que j’étais peut-être constipée. Ils ne le sont pas. l’enlèvement n’est pas un incident unique dans une vie et qu’il peut prendre différentes formes. Pourtant. tout porte à croire que généralement. sont négligés. et là je me suis vue descendre dans mon squelette. avait été dans sa chambre la veille. ( Au risque de nous répéter. avec mon mari qui dormait à côté de moi. j’étais complètement paralysée. chose bizarre. Soudain. penseurs. à ma grande surprise. Je me voyais entourée d’êtres sans voir de visages. comme s’ils voulaient que j’aille avec eux quelque part. En d’autres termes. me disant que E. Pourquoi ai-je si peur d’eux ? Pourquoi moi ? Est-ce que le moment est arrivé pour que je sache ce qui se passe ? Pourquoi ne prennent-ils pas Jean Casault. comme l’a si bien fait Raymond Fowler. Je me suis sentie soudainement libérée de tout sentiment. ma petite fille est venue me trouver le matin. j’ai vu mes omoplates et mes os. je suis une simple femme avec aucune influence sur le public ! (Cette remarque très candide est d’ailleurs la source d’une profonde irritation chez les sceptiques. sauf quelques exceptions. J’ai fixé mon cadran à côté de moi pour vérifier quelle heure il était. Il était minuit et quart. experts ou autres éléments forts de la société. leaders. des fermiers. et dans le passé. j’ai eu une nuit très émouvante. comme nous le verrons plus loin. » Mais malgré mon effort. comme les affaires 252 . j’ai vu une lumière qui me tirait dans le dos (comme mon corridor). ce mal pouvait durer jusqu’à une semaine ! C’était quoi. je n’avais pas été à la selle. La seule chose que j’ai pu bouger était mes yeux. les ufologues ouverts à autre chose qu’au vaisseau « en fer et en fils » commencent à considérer. il est mieux placé que moi pour répandre des messages ou quoi que ce soit ? Moi. C’était comme si je sortais de mon corps. (Depuis quelques années. que les OBE – Out of the Body Experiences – font partie intégrante du processus complexe des enlèvements nombreux que peut vivre une personne dans une vie. ce rêve étrange ? C’est peut-être rien. et son médecin parle d’un ulcère. Je ne pouvais même pas bouger un orteil. T.) Tout à coup.j’avais très mal. des gens très ordinaires vivent de telles aventures alors qu’eux.

Cela confirmerait leur présence (comme Thomas). je me suis dit : « Ce christ de livre me donne des idées folles. » Mais une fois que mon mari est venu se coucher. » Mais c’est pas la réalité. Mon angoisse était de retour. J’étais dans une période très fertile. par exemple. Je ne sais pas pourquoi je me réveillais. Sparks et autres l’indiquent. car vraiment je ne la comprenais pas du tout. je dois enlever ces idées de ma tête et continuer à vivre ma vie normale. Je me disais : « Ça suffit. et vraiment à l’extrême. ce qu’une personne mentalement atteinte par un désordre schizophrénique. mais c’était toujours cette histoire de vouloir regarder le cadran. » (Madeleine n’est pas sotte. mais je me sentais fatiguée. J’ai enlevé cette idée de ma tête et j’ai concentré sur un point noir dans ma tête afin de libérer toute pensée. elle se demande sincèrement si ses lectures ne sont pas responsables de son état. Je sens quand je suis dans mon ovulation. J’ai à ce moment ouvert mes yeux et j’étais bien dans mon lit et je pouvais maintenant bouger. cela démontre qu’elle cherche malgré tout à prendre ses distances avec ses visions.) Ensuite. Une fois de plus. C’est comme s’il fallait que je parle. mentalement autant que physiquement. j’ai trop de peurs encore qui doivent disparaître. 253 . À ma connaissance. Je me disais : « Si seulement ils pouvaient apparaître dans ma chambre. je m’entendais dire : « Maintenant. ne fera jamais. 4 h 30. Je me suis habillée pour aller travailler. j’ai toujours très peur et je ne comprends rien.Andreasson. il était 2 h 30 du matin. encore et encore. je me suis couchée à 11 h 00 du soir. Et cette nuit-là. Mon mari était encore debout à étudier dans ses livres dans le petit salon. » J’avais un besoin très fort de vouloir leur parler. Que s’était-il passé cette nuit là ? Le 29. J’ai failli partir du travail afin d’aller me reposer à la maison. Je me suis couchée en pensant à pourquoi je disais que je comprenais ma peur.) Tout le temps que j’attendais mon mari pour venir se coucher. de voir une lumière ou même un être. Napolitano. mais lorsque j’ai regardé le cadran. j’ai senti le besoin de me dire dans ma tête : « Peut-être que j’aurai leur visite. je ne dormais pas. car le moment est prêt pour eux. je sentais comme si quelqu’un m’écoutait ou même était présent. ce rêve n’avait duré que quelques secondes ! Je me suis alors réveillée à chaque heure : 3 h 30. » N’est-ce pas stupide de penser ça ? Encore une fois. et c’est seulement une fois que cette peur sera partie que j’aurai des explications. 5 h 30 et 6 h 00. je comprends pourquoi ils ne veulent pas que je me souvienne.

c’est que je ne comprends PAS. quelque chose me flattait partout comme si c’était pour me calmer. Mon pyjama était complètement à l’envers. à ma grande surprise. je comprends. Ensuite. je veux toujours regarder dans le ciel noir avec l’espérance de les revoir. pourtant il n’y avait aucun mouvement pour confirmer que mes jambes s’ouvraient. C’était très doux. j’ai senti comme si mes jambes se faisaient ouvrir vite. sujet qui se retrouve à l’envers dans le lit. J’ai tu rêvé ça ? C’est pas possible. Le lendemain matin. mais à certains moments. depuis mon hypnose. Le devant de mon haut de pyjama était en arrière et je me souviens pourtant d’avoir bien vérifié qu’il était à l’endroit. mais je ne me sentais pas à l’aise. Mais je le sens et je le sais qu’ils m’entendent. en automobile.Nous avons eu un moment d’intimité. à des kilomètres du lieu de l’enlèvement avec évidemment un effet marqué de temps manquant. Mais je me suis réveillée à 1 h 30 pour aller à la salle de bains. Et ça a marché. J’ai eu peur. Ça. et je me suis levée en 254 . Je me sentais comme si quelqu’un regardait.moi. et je suis tombée endormie. (Ce scénario est très fréquent dans les dossiers d’enlevés. Et mon bas de pyjama aussi était à l’envers. j’ai eu l’envie soudaine de regarder et faire certain que mon pyjama était bien mis. Encore une fois. Lorsque je me suis rhabillée. et même une sensation dans le vagin qui était très plaisante. Mais ce qui est stupide. je me demande encore : « Que s’est-il passé hier soir pendant mon sommeil ? Était-ce un rêve sensuel que j’ai eu ou est-ce qu’il y avait vraiment quelqu’un qui était sur moi ? » Je semble tourner en rond avec ces mille questions. J’ai même senti quelqu’un me toucher au bas du corps et tout à coup. Tout est devenu noir. j’avais le sommeil dérangé. plus rien. J’ai ressenti un moment de relaxation et de calme immense. Je disais OK. cinq à dix minutes après que j’étais juste au bord de dormir profondément. Pourquoi ? Lorsque mon mari s’est couché pour la nuit. c’est une sensation que je ne suis pas certaine si c’est l’hypnose qui tout à coup m’a donné l’habileté d’être consciente de leur présence ! Même en auto. OK. j’ai senti quelque chose ou quelqu’un me flatter le visage.) Là. j’ai eu le choc de ma vie. je me sentais étouffée et je voulais tout simplement dire : « Lâchez. Pourquoi ai-je tant le besoin de les voir ? Je me suis souvenue à un moment donné que j’étais très jeune dans ma chambre à coucher et que la porte du garde-robe s’est ouverte avec une grosse lumière blanche qui sortait du garde-robe. dans une autre pièce ou. avant de me coucher. mais encore une fois. Vêtements et bijoux replacés au mauvais endroit. ça suffit ! » Mon corps ressentait une chaleur immense avec un engourdissement.

courant vers la chambre de ma mère pour lui dire qu’il y avait quelqu’un dans ma chambre. qu’un monstre était sorti de mon garderobe. Une nuit. Je tiens vraiment à ravoir une autre session d’hypnose mais pas tout de suite. je ne te connais pas plus qu’il faut. Une pièce du puzzle manquait : sa sœur Ghislaine. nous avons réussi à la convaincre de se présenter à nos bureaux. Ce n’est que vingt-cinq ans plus tard. et je peux te dire que si la moindre chose arrive. Tous ces événements me chatouillent. Après plusieurs semaines. voit la même chose mais ignore que ses deux sœurs effectuent la même observation. Tu sais. Madelein e Ghislai ne Résumons. sont en train de creuser la rue avec un marteau. Sincèreme nt. Simultanément. avec sa sœur Ghislaine. Eh bien. que plusieurs hommes en blanc. à bientôt. terminera pour lui ce qui. par exemple. au cours d’une journée de ski de fond. mais pourquoi. Je veux avoir le temps d’accepter tout ceci et d’être plus calme. Ne sont-ils pas étranges ? J’espère que je n’ai pas perdu ton temps avec ceci. Roger. tu seras le premier à savoir. Madeleine a 10 ans et demeure à cette époque sur la rue Beechwood. faisant irruption de la cuisine. très étranges.piqueur. de toute évidence. Jean. elle entend un bruit qui la réveille et constate. Mais elle ne pouvait pas m’expliquer la lumière que j’ai vue. qu’il estime alors n’être qu’un simple rêve. mais je sens que je peux me confier à toi et que tu peux m’aider à comprendre le tout. que Roger ramènera ce souvenir. et vice versa. Ce sera la consternation générale lorsque Madeleine. leur frère. je ne le sais pas. ne pouvait pas être un rêve. Je me souviens que ma mère était venue dans la chambre et m’avait dit que j’avais tout simplement fait un mauvais rêve et ce que je voyais était une robe de chambre accrochée. à Vanier. ne serait-ce que pour confirmer 255 .

Dans le cas de Ghislaine. dans une chambre de la maison familiale. Ghislaine a alors confirmé. Je suis allée voir à la fenêtre. elle s’empressa de nous dire qu’elle était venue pour faire plaisir à sa sœur (absente de la rencontre. C’est ce que nous avons fait. sans les suggérer. il s’agissait simplement de la ramener à cette époque. C’est tout. je ne peux même pas dire si j’étais avec ma sœur à ce moment-là. c’est que je me suis levée pour aller aux toilettes. À son arrivée. puisque le sujet se souvient d’éléments précis. Tout ce dont je me souviens. Le sujet sait très bien à quel incident on fera éventuellement allusion et glisse naturellement vers la description de ce dernier. Bien que courte et peu élaborée. » C’est dans ces moments-là que la régression hypnotique permet au sujet d’avoir accès à un souvenir conscient. Il s’agit simplement de diviser l’événement en plusieurs séquences afin que les détails ressurgissent d’euxmêmes. à notre demande) mais qu’elle n’avait aucun souvenir très précis : « Vous savez. qu’elle était bel et bien avec Madeleine. alors que dans d’autres cas. moi. Il y avait trois hommes tout en blanc. avec une curieuse machine dans les mains. C’est un peu comme le savoir et faire semblant de ne pas le savoir. Elle a fait une description équivalente à celle de sa sœur des hommes en blanc (trois ou peut-être plus. la séance fut un succès. même si chacun sait que des hommes en blanc g ont été vus. Nous étions très heureux de cette rencontre qui scellait une fois pour toute l’existence d’un événement fort étrange survenu dans la vie de ces trois 256 . au moment où elle entendait un bruit bizarre. J’ai entendu un drôle de bruit.certains détails. et je suis allée me recoucher de peur. il n’existe aucun élément auquel on peut s’accrocher. sans le moindre doute. C’est alors que l’opérateur a la responsabilité délicate de ramener le sujet sur des points précis. Ce genre de régression est beaucoup plus facile. selon elle) et a confirmé la peur qui la tenaillait lorsque l’un d’eux l’a regardée.

personnes. Nous en avions fait un dessin assez élaboré. Mais cela n’allait certes pas s’arrêter là. Madeleine ont reconnu que ce dessin était très représentatif de la portion supérieure du marteau-piqueur qu’elles avaient vue. nous saluons le retour de Madeleine dans nos 257 . en parcourant la quarantaine d’illustrations d’entités présumément observées. plus tard. il fut établi que Madeleine n’a jamais montré cette photo à sa sœur (Figure 1. Le dessin du marteaupiqueur réalisé par Ghislaine était très sommaire. son scepticisme et sa conviction qu’il s’agit d’un rêve donnent encore plus de crédibilité à l’affaire. Bien que Roger n’ait pas accepté l’idée d’aller en régression. un visage curieux. je peux la dessiner. Une fois la régression de Ghislaine terminée. ça me revient. Or. C’est alors que nous avons constaté qu’il était remarquablement semblable à la description du marteau-piqueur faite par les deux sœurs. Ghislaine et. » Mais le moment le plus spectaculaire de la soirée fut lorsque Ghislaine. Ils avaient le visage long. Ils m’ont fait très peur avec leurs yeux. elle s’est mise à raconter ce qui suit : « Oh. à la page 240) et que celle-ci n’en a aucunement pris connaissance. La drill ? Oui. Le corridor blanc Cette fois. avec une suggestion post hypnotique pour ramener plus facilement g des éléments de son observation. Dans un autre dossier. un témoin avait affirmé avoir observé un objet pour le moins étrange. et même les mains étaient très blanches. n’hésita pas un seul instant à montrer du doigt la même figure que celle choisie par sa sœur. Oui ça me revient.

de Denis Marquis et de Richard Guilbeault. il est donc inutile de le raconter deux fois. Casault : Est-ce que tu peux me dire à quoi ressemblent ces ombrages ? 258 . Le but de cette rencontre était de reprendre son récit au moment où elle se trouvait dans ce corridor. c’est très important. Cet épisode a été repris par la suite sous hypnose. Le 3 mai. l’affaire de la cabane et de la voiture . Nous étions sur le point de la sortir de transe.. quand soudain elle commença à nous raconter qu’elle était dans un corridor très lumineux et que devant elle il y avait trois ombrages.. après que nous eûmes confirmé avec Ghislaine sa présence en compagnie de sa sœur au moment de l’observation de la rue Beechwood. et au bout. Madeleine. Lors de sa première régression. je veux savoir. Pour la mise en transe. Elle était accompagnée de sa sœur plus âgée. — Les mains ? Quelles mains ? » ai-je demandé. C’est alors que Richard Guilbeault a invité Madeleine à répéter pour nous ce qui lui était arrivé ce mercredi 30 avril. Après que nous eûmes exploré la fameuse histoire des trois hommes en blanc qui drillent devant leur maison. Madeleine : C’est blanc. j’ai utilisé en préambule un enregistrement d’Hemy-Sync de l’Institut Monroe[120]. la prochaine étape ne pouvait consister en rien d’autre qu’en l’exploration plus avant de la visite dans un corridor blanc. nous recevions Madeleine dans nos bureaux. c’est lumineux. Ce corridor-là. « Cette histoire-là m’obsède. On se souviendra de la très longue lettre qu’elle écrivit par la suite et de la venue de Ghislaine.bureaux. Madeleine terminait son récit en racontant comment le jeune homme l’avait chassée de son appartement après l’incident dans la voiture. plus important que les mains de l’autre soir. Casault : Décris-moi ce corridor. il y a trois ombrages.

.. ça me pousse dans le dos.Madeleine : II y a un plus grand au milieu et deux plus petits chaque côté. avec des grands bras. (J’ai alors procédé à la confection d’une sorte de bouclier protecteur. des grands doigts. et là. Casault : Parle-moi de celui qui te tient la main. des grands doigts.) Madeleine : II y a une grande salle.) Quel âge a-t-il ? Madeleine : Je ne sais pas. son visage se crispe légèrement. Casault : Est-ce que tu veux avancer dans le corridor ? (Elle semble hésiter. Madeleine semble acquiescer et avance. Le sujet va donc raconter ce qu’il voit tout en sachant qu’il n’y est pas.. il n’a pas de linge.. il n’a pas de cheveux.. Madeleine : II est petit. Je ne peux pas dire son âge.... il a des grands bras..) Madeleine : Non. Il veut me montrer quelque chose.. il est petit. Casault : (Je ne veux pas présumer qu’il s’agit d’un être différent de nous.. Ça.. un grand corps mais petit. je ne veux pas. Casault : C’est un enfant ? Est-ce un petit garçon ou une petite fille ? Madeleine : Il n’a pas de sexe. Casault : Quelle couleur sont ses cheveux ? Madeleine : Pas de cheveux. il y a un petit qui me tient la main. Cela élimine dans son conscient le danger de toute entreprise. mais moi. Il importe alors de rappeler au sujet que nous sommes autour de lui et qu’il n’a rien à craindre. Casault : Pourquoi tu ne veux pas ? Madeleine : Ils vont me faire quelque chose.. Ils veulent que j’avance. Je pense 259 . C’est juste un corps..

. Casault : Sa voix est-elle forte ? Madeleine : Non. Oh. Il n’est pas fait comme nous autres.. Casault : Est-ce qu’il a les yeux bleus ? Madeleine : Non..) Casault : Tu as avancé ? Madeleine : . non. son visage n’est pas normal. je ne sais pas s’il parle français. ben.. (Longue pause sans aucune réponse. pis là. Il me montre quelque chose avec son 260 .qu’il n’a pas d’oreilles non plus. on dirait une sauterelle ! Casault : Une sauterelle ? Mais c’est un insecte. Casault : II y a des fenêtres ? Madeleine : Non. ça ! Madeleine : Oui. c’est tout blanc.) Casault : Parle-moi de la salle où tu es maintenant. il y a une grande porte et il faut que je passe. (Soupir.. Sa voix.. Madeleine : C’est grand. c’est ça. non. (Soupir de découragement. Casault : Pas d’autres meubles ? Madeleine : Non. Ses yeux sont noirs. Il y a une grande table là. Casault : Il a dit ça en français ? Madeleine : Oui. Il faut que j’avance..) Casault : Est-ce qu’il te parle ? Madeleine : Il dit d’aller avec lui. et c’est tout....

très petites. Madeleine : II y a plusieurs étoiles. Casault : Qu’est-ce qu’il te montre ? Madeleine : Un mur. c’est trop compliqué.. Casault : C’est quoi les « bébelles » de ton mari ? Madeleine : Cesont ses plans d’ordinateurs. même si elle ne comprend pas ce que cela signifie. Casault : Ce n’est pas une fenêtre ? Madeleine : Non. C’est plein de lignes làdessus. comme vous le verrez. Tu peux sortir. c’est noir. Si nous avions à considérer cette session sous l’angle des révélations à leur pleine valeur. Ils veulent m’expliquer quelque chose. Casault : Ça va. Je ne comprends rien là-dedans.) Madeleine : II y a trop de lignes. Je demande à Madeleine d’inscrire le mieux possible dans sa mémoire tous les détails de la carte.. Casault : Ce n’est pas important. ce ne fut pas si simple. mais c’est pas dehors. nous étions sur le point d’apprendre des choses extraordinaires... Maintenant.doigt.. On dirait des petits diamants qui brillent. il y a des étoiles. tous se sont regardés. mais ça brille. tu 261 . comme les « bébelles » à mon mari. Il me dit de sortir. (Dans le bureau. mais je ne comprends rien et je ne veux pas comprendre. mais je comprends rien. Bien que ce fût en partie le cas.. c’est très compliqué. Madeleine. de points. il y a des étoiles.) Casault : Parle-moi de la carte. (Il va de soi que je veux éventuellement revenir à cette carte. pleins de lignes. On dirait une carte. de chiffres.

constituant une seconde peau. ils me disent quelque chose. ils sont gris. Casault : Où est passé celui qui était plus grand ? Madeleine : Quand je suis arrivée.. (C’est une constante chez plusieurs enlevés de se montrer incapables de dire si les petits Gris sont nus.. des boutons ? Madeleine : Non. mais je ne veux pas. ils n’ont pas de nombril.. mais je ne sais pas par où il est passé. Ils me parlent.. ils ont l’air sérieux tout le temps.peux continuer. Casault : Ont-ils une ceinture. il y a une petite boule orange. sans organes extérieurs visibles.. ou s’ils portent un revêtement quelconque.. Il y a plein de petits points très brillants.. il s’est retourné. Cela a affaire avec la carte.. que je sache quelque chose.. Casault : Alors dans ce cas.. ils sont nus ? Madeleine : Ils n’ont pas de fesses. Ils n’ont pas de sourire. on dirait que si je voulais y toucher... ils n’ont pas de linge. 262 .. Madeleine : Les deux me font avancer.. les deux petits. la bouche ne bouge jamais. Il y en a deux avec moi.) Casault : Quelle expression a leur visage ? Madeleine : Y’en ont pas. puis il est parti . C’est noir et dans le fond. je pourrais les prendre dans mes mains. Casault : De quelle couleur est leur linge ? Madeleine : C’est gris.

Je ne sais pas. cela occupe tout le mur. elle est en arrière. Casault : Comment sais-tu qu’il est choqué s’ils n’ont pas d’expression dans le visage ? Madeleine : Sa tête bouge beaucoup. moi. les chiffres. Casault : Combien mesure la carte ? Madeleine : Oh. Tout est net ici. Madeleine : II est blanc..Casault : Dans le fond ? Madeleine : Oui.. Il y en a un qui a l’air choqué.. il a l’air énervé. Casault : Pourquoi ? Madeleine : Oui.. mais je ne l’étais pas quand je suis entrée dans la salle. Casault : Est-il glissant ? Madeleine : Non.. Casault : Autour de la carte. Casault : Comment es-tu habillée ? Madeleine : (Elle hésite... Casault : Es-tu pieds nus ou as-tu des.. ils veulent que je sorte. comme si c’était creux. c’est beau. Madeleine : Je suis pieds nus.. et autour c’est brun. au fond. c’est blanc ou noir ? De quelle couleur ? Madeleine : C’est blanc.. comme le reste...) C’est blanc. C’est comme de l’Arborite[121] blanche. Casault : Parle-moi du plancher. c’est très grand.. sa tête bouge. Il faut que je sorte. Madeleine : Elle est orange avec le bord brumeux.. je ne sais pas. oui. profond. c’est comme le reste de la salle. 263 . Casault : Parle-moi de cette boule. comme un nuage.

Casault : Es-tu sortie de la salle maintenant ? Madeleine : Oui. 10 ans. Oh ! Y’en a beaucoup ! Il y a. oui. sont en arrière. elle parlait de son mari... ils sont une petite gang ici.) Madeleine : Non. Casault : Es-tu seule ? Madeleine : Non. Y’a du gravier à terre. ils veulent que j’aille avec eux autres.. (S’agit-il d’une autre occasion ? Pourtant. Les petits bonhommes sont blancs. c’est un autre corrid or. Casault : Quel âge astu ? Madeleine : 10 ans. nous autres....) Casault : Est-ce que ce sont les mêmes que tu as vus en bas de la maison sur Beechwood ? (Les hommes en blanc avec le marteau.. c’est pas les mêmes. c’est trop clair. Casault : Comment sont les murs ? En quoi sont-ils faits ? Madeleine : Je ne sais pas. Je les connais..... Casault : Qu’est-ce qu’ils ont de différent ? Madeleine : Leur visage.... 9 ans. plus tôt. dans le fond.. On n’a pas de lumière comme ça. je ne peux pas vraiment voir... eux autres..piqueur. ils sont dans le fond. il est beaucoup plus doux. ceux qui sont en 264 . Casault : Sont-ils différents des autres. mais je ne marche pas. trop lumineux. je flotte.

Casault : Tu marches ou tu flottes ? Madeleine : Je flotte. ils m’examinent. Le groupe se sépare. ils partent par deux. leurs yeux sont plus grands.. (Si elle avait eu 10 ans.) Madeleine : Non.. quand ils soufflent.. elle aurait dit « comme nous en faisons ».arrière ? Madeleine : Oui.. là. Casault : Ils sont combien en tout ? Madeleine : Euh... Casault : Où vastu ? Madeleine : Y’a ben des portes.. 265 .. Casault : Sont-ils toujours avec toi ? Madeleine : Non. Casault : Qu’est-ce qu’ils font ? Madeleine : Ils me regardent. (Elle compte.. six en avant. je suis toute seule. il y en a partout. On dirait qu’il y a un passage. mais sont blanches. Ça flotte autour de moi. Je recommence à flotter.) Casault : Des bulles de savon ? Madeleine : Oui. lumineuses. leurs yeux.. des petites bulles comme les enfants en font avec.) sept en arrière.. je suis dans un autre passage. on dirait qu’ils se parlent entre eux.. je monte. Casault : Les grands sont-ils là ? (Je fais allusion au plus grand de tous qui a été vu au tout début.... Casault : Est-ce qu’ils te touchent ? Madeleine : Non.. Y’a des bulles partout.

. Bon.. des tables.. C’est quoi qu’ils veulent ? Les petits... donc ? Casault : As-tu peur ? Madeleine : Non. sont tannants avec ça ! Casault : Qu’est-ce qu’ils veulent te montrer ? Madeleine : Ils me montrent une pièce. 266 . blanches. Ils me font passer vite. Casault : Quelle sorte de gravier ? Madeleine : Des petites roches. comme du sable. ils me font visiter la place.. Où est-ce qu’ils m’emmènent. ils veulent toujours me montrer quelque chose. mais j’aime pas ça..) Casault : C’est grand làdedans ? Madeleine : C’est immense ! Casault : As-tu froid ? Madeleine : Non. je ne sens rien. mais je ne peux pas voir. Madeleine : C’est juste quand ils me regardaient. c’est juste moi qui avais ça en dessous de moi. faut croire ! (Certaines réponses n’ont pu faire autrement que de nous faire sourire. Casault : Tu fais juste te promener ! Madeleine : Ouais.Casault : Parle-moi du gravier.. je suis repartie à flotter.. mais il n’y a pas de chaleur..

Comment. si tu n’as que 10 ans ? Madeleine : C’est une petite fille. Casault : Pas d’odeur ? Madeleine : Non.. sur la table.. Casault : Quel âge astu ? 267 . juste cette petite pièce-là.) Casault : Comment se fait-il que ce soit ta fille. Casault : Y a-t-il quelque chose qui attire ton attention ? Madeleine : Non. des cheveux bruns. mais ils ne veulent pas que je voie. 16 ans et 36 ans. Le même problème venait de surgir de nouveau. à 10 ans. (Prénom fictif de sa fille de 8 ans. je respire très bien.) (Nous nous sommes regardés..Casault : Tu respires bien ? Madeleine : Oui. alors qu’elle était adolescente. Il fallait établir ce qui se passait et si Madeleine ne confondait pas plusieurs visites au même endroit en une seule.. Madeleine aurait-elle pu voir ou penser voir sa fille ? C’est alors que nous avons réalisé que puisque nous avions commencé la régression à partir de l’incident dans la voiture. Casault : Qu’y a-t-il dans cette pièce ? Madeleine : C’est petit. comme ma fille. il y avait là aussi un autre problème : trois âges différents – 10 ans. ç’a l’air de Julie.

») Il y a quelque chose de bien familier ici. non ? Madeleine : Non. Casault : Les autres ont ces mains-là aussi ? Madeleine : Non. Les petits blancs sont curieux. c’est laid..... Casault : Quelle tête a-til ? Madeleine : Comme une sauterelle ! Casault : Mais ils sont tous comme ça.... non...... les blancs. On dirait qu’ils jouent à la cachette. Oh ! Il est pas gentil. ils courent partout. les grands doigts... il ouvre ses bras.. Ils se cachent. Juste lui. Casault : Qui c’est celuilà ? Madeleine : Le même qui me montrait la carte. mais ils ne veulent pas que je voie. On dirait que c’est pas la première fois.. Ça fait drôle. c’est vraiment pas beau. eux autres. lui. Casault : Parle-moi de ses doigts.. Il ne veut pas que je voie la petite fille.Madeleine : Je ne sais plus.. Madeleine : Sont très grands et plates au bout.. Casault : Celui aux grands doigts est-il 268 . Casault : Et les autres ? Madeleine : Oh non ! Eux autres sont sérieux. ils fixent tout le temps.. lui est pire. C’est comme un squelette. dans la troisième porte. J’en ai vu quatre différentes sortes : les petits Gris. (Elle avait déjà dit plus tôt : « Je les connais.

.. mais ils ne veulent pas.. et la lettre qu’elle nous a fait parvenir dans les jours qui ont suivi et qui reprend 269 ...habillé ? Madeleine : On dirait un wetsuit. Madeleine : Ce ne sont pas des portes. Madeleine s’est subitement arrêtée de parler. des arches. des. Je me sens très calme.. Casault : Parle-moi des portes.. mais je ne comprends pas.. Casault : Ils te parlent ? Madeleine : Oui. C’est comme gris mort. (Elle fait une moue de dégoût. Casault : Où vastu ? Madeleine : Je viens de passer au travers de la façade blanche.) Casault : Quelle couleur ? Madeleine : C’est gris.. (Un costume de plongée. C’est comme des dômes. tellement de choses. mais on dirait....) Casault : Où vas-tu maintenant ? Madeleine : Vers une autre porte.. Casault : Ce sont des choses gentilles qu’ils te disent ? Madeleine : Ce sont des détails. À ce point-ci.. La suite des événements est plutôt curieuse. C’est là que je veux retourner. Je ne comprends pas. mais pas gris comme nous autres. mais ils vont vite. sauf la porte où était la petite fille.. sauf qu’il y a toujours plus de lumière autour des arches.. ils me disent toutes sortes d’affaires.

Il avait le visage d’une sauterelle avec de grands yeux. il y avait trois silhouettes de différentes grandeurs qui m’attendaient devant une table carrée.) Chose bizarre. Encore une fois.. pendant toute la session. qui a disparu très vite. C’est comme si je le connaissais depuis longtemps et que j’avais hâte de communiquer avec lui. Je dois avouer que les sessions d’hypnose ouvrent une porte de plus en plus grande dans mon subconscient. C’est ça. 270 . nous n’avons pas discuté de cet aspect après la session.. mon cauchemar continue. C’est comme si je rêvais. était affreux. Je crois que je me suis rendue plus profond que la première fois. il y en a de l’information. Bonjour Jean. j’étais dans une auto à l’âge d’adolescence. Ce qui m’a frappée. de couleur gris mort. ce qui semble me permettre d’accepter mieux ce qui se passe avec moi. Assieds-toi bien confortable.. et ses pieds qui ressemblaient à ses mains. Les ondes que tu m’as fait entendre au début m’ont aidée à me reposer beaucoup. ses bras plus longs que le corps. et ça. Au bout de ce passage. donc j’ai pu mieux les voir. même s’il était laid. comme s’il était là pour simplement s’assurer que j’entre dans cette grande pièce blanche. et le bas fait en forme d’un triangle à l’envers. Mais les deux autres sont restés avec moi. La pièce autour de moi était d’un blanc pur avec de gros cadrages reliés avec des genres de cerceaux. mais moins grands que l’autre.ce qui est décrit plus haut illustre l’étrangeté de son expérience.. Le deuxième était de taille moyenne. c’est toi qui m’as permis de la découvrir. Il avait de grands doigts style squelette. J’avais peur d’avancer. Ses mains avaient environ quatre doigts. (Effectivement. Je n’ai pu voir son visage. L’autre. J’ai eu le souvenir d’une lumière qui apparaît soudainement à ma main. mon âge changeait.) Lorsque tu as débuté. Mais son regard était doux. (Madeleine fait allusion à la musique Hemy Sync de l’Institut Monroe. Je voyais seulement que cette table et ce qui ressemblait à deux portes de sortie. Il y avait un grand personnage de forme humaine. Les souvenirs d’images ensevelies dans ma mémoire m’ont semblé si clairs dans la deuxième session d’hypnose. mais c’est avec lui que je me sentais très bien. En m’approchant. car je ne suis pas certaine si j’étais vraiment consciente à ce moment. la lumière qui me poussait à avancer dans le tunnel. minces. Il avait de gros yeux noirs avec ce qui semblait être un genre de wetsuit blanc mat. ce sont ses doigts et la forme de son corps. par contre. Je me demande si tu l’as remarqué. Une était plus grande que l’autre. j’ai pu distinguer que ces êtres avaient trois différents visages. avec des genres de suces d’octopus[122] au bout. mais la grosseur des nôtres.

je ne pourrais le dire. À savoir quelle langue. Pour quelques moments. car je me souviens que c’était froid et que tout à coup je me sentais chez nous. De là. mais un peu plus grosse. Aucun son ne sortait de sa bouche. aucune parole ne fut prononcée ou entendue. C’était comme si j’étais à l’intérieur de la carte et que je flottais avec cet être qui me parlait et m’expliquait ce que j’avais devant moi. J’ai aucune idée quand. Il y avait ce qui semblait être une ombre devant. À ce moment. mais je sais que lorsque j’y étais. mais plutôt des étoiles. J’ai dû m’asseoir sur la table. ça bougeait. ça. je comprenais que c’était un parcours particulier qui avait rapport avec sa planète. je suis adolescente ? La carte était en trois dimensions. C’était vraiment extraordinaire ! Jamais je n’ai vu une chose pareille.Mais ces portes étaient aussi ornées de cercles. C’est comme si je savais ce qui m’attendait. Lorsque l’être touchait à ce qui semblait être des étoiles ou des planètes. Il a débuté en m’indiquant où nous étions. mais j’entendais. Notre système solaire se situait dans la première dimension. la porte réapparaît et je me vois traverser cette porte suivie de l’être aux grands doigts. je flottais et j’avais comme une robe blanche et j’étais pieds nus. Sauf que je ne marchais pas. je l’ai vue plus qu’une fois. En traversant un grand couloir tout blanc. j’ai 10 ans et quelques minutes plus tôt. il y avait des galaxies. des milles et des milles de fils d’araignée qui touchaient à des étoiles ou des planètes. Je ne pouvais pas comprendre ce qu’il me disait quand j’étais sous hypnose. Je le savais que ce n’était pas la première fois que j’étais à cet endroit. des spirales qui ressemblent à des trous noirs. j’avais environ 10 ans. Comment se fait-il que tout à coup. c’est qu’il y avait une immense spirale avec une planète à peu près la grosseur de notre Terre. et c’est à ce moment que l’autre être qui observait a dit à celui aux grands doigts de me faire sortir. Celui avec les grands doigts m’a pris la main en m’emmenant devant un mur qui soudainement est devenu une carte géographique qui semblait être celle de l’univers. comme si on touchait à un bouchon de liège dans l’eau. Lorsque l’être m’expliquait quelque chose de cette planète. je crois. des planètes et des millions d’étoiles. j’étais très confuse. dont certaines avaient une signification. comme une éclipse. j’étais entourée de bulles blanches qui flottaient partout au-dessus et à côté de 271 . Mais j’étais jeune. Une chose que je me souviens très clairement aussi après l’hypnose. mais effectivement. orange et brun. La carte était tellement grosse que je ne voyais plus le blanc autour de moi. au bas à droite. Ce n’était pas la première fois que j’étais dans cette carte.

Je me sentais nerveuse un peu. Il y avait des étoiles. Je continuais mon chemin et derrière une autre porte. Je me sentais comme s’ils m’examinaient et se consultaient entre eux. et il n’y en avait pas. j’ai vu de la lumière éblouissante dans cette pièce. Je trouvais qu’ils étaient très coquins mais drôles. comme un cercle avec un signe d’étoile par terre entouré de lumière. À un autre moment. avec des millions de bulles qui flottaient partout. Dans la première. C’était un endroit où il y avait beaucoup d’êtres qui me regardaient. et je n’ai rien senti sous mes pieds. Je me sentais très bien. des yeux noirs mais plus petits que ceux avec les grands yeux noirs. L’être avec les grands doigts a compris qu’il fallait me faire poursuivre mon chemin. et semblaient me faire picà-bou[123] ! Leurs mouvements étaient très agiles. je me souviens d’avoir vu un signe. il y avait des grands piliers blancs en forme d’un triangle fait sur le long. Mais comment est-ce possible si j’avais 10 ans ? Mais je crois que pour ce bref instant. ils ne sont pas prêts. car je me souviens que je regardais en bas et cherchais à trouver le fond.moi. je suis adulte. » Est-ce à ce moment que je 272 . Ils avaient le cou long et d’autres court. C’est par la suite que je me suis retrouvée dans une autre pièce où j’étais simplement debout. et ensuite je me souviens d’avoir vu trois entrées en forme d’arche. un être aux grands yeux noirs qui ne m’était pas familier m’empêcha de regarder. il y avait ce que j’appelle un genre d’hangar ou un trou vide. Ils étaient derrière une bordure. un autre monde. Mais dans cet espace. Mais je ne me suis pas arrêtée là. Aussitôt que je me suis tournée pour regarder qui était cet enfant. tu m’as demandé de continuer mon chemin et de te dire ce que je voyais. en courant partout ici et là. Je suis convaincue que c’était ma petite fille. parle plus. C’était très profond. il y avait un cercle avec de la terre et des petites roches blanches. Il avait l’allure d’être très fâché parce que je voulais voir. C’est à ce même moment que je vois deux êtres me faire signe : « Non. Encore une fois. sans toucher par terre. quand tout à coup les êtres aux grands yeux noirs semblaient jouer à la cache-cache avec moi. j’ai été interdit de te dire. J’ai senti que c’était ma petite fille. cet endroit était très familier. c’était merveilleux ! Lorsque j’étais sous hypnose. Je n’ai jamais vu un être humain bouger vite comme ça. il y avait un enfant couché sur une table. car sous moi. Certains d’entre eux se cachaient derrière des grands piliers blancs. J’ai flotté un bout de temps. pas de wetsuit comme les autres. mais rendue à cet endroit. comme si c’était correct qu’ils fassent ce qu ’il y avait à faire. Je me souviens qu’au bout d’un couloir proche d’une autre porte. Ceux qui semblaient me juger étaient tout blancs.

J’étais paralysée de peur à ce moment. Le 30 avril. Juste quand j’étais sur le bord de tomber profondément endormie. tout le monde dormait. Moi. Encore une fois. J’ai touché cette main qui était moelleuse comme le ventre d’un poisson ou une couleuvre. Pourquoi ? À ce moment. je me vois adulte. j’ai aussi entendu les petits pas à nouveau. et je me vois traverser un mur qui me ramène à la grande pièce blanche où se situait la carte. Aussitôt que j’ai remis ma tête sur mon oreiller. qui n’y était plus. C’était doux comme une peau de bébé. tout est devenu blanc. sauf moi. Mais je n’ai pas de cuillères de plastique dans mes tiroirs. j’ai pensé que c’était un de mes enfants qui était debout pour aller à la salle de bains. vers minuit. j’étais vraiment à l’écoute et je cherchais à voir où était ma petite chienne qui. Tout à coup. j’ai senti un picotement dans mes pieds et de la chaleur au corps. c’est qu’au moment de mon retour. mais ce n’était pas ma chienne. Elle regardait dans la direction de ma porte de chambre. Mais elle n’est pas descendue du lit. Donc. J’ai entendu des petits pas dans mon passage. Elle avait les oreilles en alerte et le corps aussi. Une petite pesanteur. par surprise. la chienne s’est levée. mais plus vite. j’avais un coude de levé pour écouter mieux. mais froid. 273 . Je me suis dit que c’était probablement mes petits oiseaux qui bougeaient dans la cage située dans la cuisine. une main a touché la mienne. Elle ne grognait pas. car je savais que c’était eux. Mais ce qui est étrange. j’ai entendu des bruits de cuillères en plastique. Là. Les bruits des pas ont soudainement arrêté. mais je savais qu’il fallait que je combatte ma peur et y toucher avec ma main gauche. car elle pèse plus que ça. était au pied de mon lit. pour en parler. Mais je sais qu’il y avait autre chose qu’ils ne veulent pas que je me souvienne.me suis tait ? Ma mémoire de cet endroit est revenue comme un flash lorsque j’étais couchée dans mon lit après la soirée de la session. ce qui est étrange. en la tenant devant moi. car le bout touchait le creux de mon bras. Il y avait tout simplement la table. Sur le coup. J’ai senti quelque chose monter sur moi. ce qui est pour moi un signe que j’ai de la visite. qui était ouverte. comme si quelqu’un fouillait dans un de mes tiroirs de cuisine. J’ai tout de suite recouvert mon corps de ma couverture. J’ai senti de longs doigts. Je n’ai pas eu le courage d’ouvrir mes yeux. Je me suis couchée très fatiguée. avec les yeux fermés bien serrés.

Je vois mon corps tourner vers la gauche. c’est que lorsque tu essayais de reproduire mes images de la carte de l’univers que j’ai vue sous hypnose. avec la chienne qui me regarde en se faisant aller la tête de droite à gauche. il fallait que je te dise quelque chose. Je savais à ce moment où je m’en allais. Ça ressemblait à un genre de tapis ou un chemin. j’ai ressenti une chaleur et une sensation de paix complète à travers tout mon corps. des pièces. Ce qui m’a tracassée un peu. c’est que la fameuse spirale avait une signification très importante et c’est la carte qui te connecte avec moi. sauf qu’à ma mémoire. Est-ce possible que même sous l’état hypnotique qu’ils savaient tout ce qui se passait ? C’est comme s’ils savaient que je me faisais hypnotiser et que j’aurais certains souvenirs à partager avec ceux présents. » Pourquoi voulais-je dire telle chose ? Je ne doute pourtant pas de la capacité que tu as comme ufologue. qui est rarement trompeur. Mais chose certaine. toutes sortes de choses que je ne peux me souvenir pour décrire en détail. » Mais une chose particulière. Par la suite. ils ne veulent pas que tu le saches. Je vois des couloirs. C’est comme s’il fallait que je subisse cette hypnose. 274 . Tu t’en fais trop pour ce que tu connais et tu n’es pas prêt. des êtres. Tout paraît tellement familier ! Je savais exactement le trajet que je devais faire. beaucoup d’êtres. Je flotte au-dessus de mon lit et je sors de ma chambre dans une direction vers le haut. mais je me vois plutôt me regarder. tous les détails se sont manifestés. C’est un début. ce qui n’est pas le cas sous hypnose.mais à ce moment. si tu veux. lorsque tu m’as fait revivre ce moment sous hypnose. Jamais tu ne pourras reproduire ce que j’ai vu. quand tu as essayé de me faire revenir de mon état de subconscient. j’ai ressenti un calme non explicable. Je suis tombée endormie comme si rien n’était arrivé. couchée dans mon lit. Je n’ouvre pas mes yeux pour voir ce qui est devant moi. Je n’étais pas nerveuse comme la première fois et j’ai senti que c’était bien ce qui s’était passé. j’ai eu le goût de te dire : « Tu perds ton temps. à côté de mon mari. que je suivais. mais je ne peux me souvenir où. dans l’espace de quelques minutes. mais ils m’ont empêchée encore. Et c’est eux qui le veulent ainsi. Je pouvais simplement dire : « Je me promène partout. Peut-être qu’un jour l’image de cette carte reviendra plus clairement et que j’aurai un message pour toi qui aura une grande signification et importance ? Mon guttfeeling[124]. blanc. Une fois terminé. le corps immobile. en avançant dans mon hypnose. Jean. Ensuite. je suis seule. j’étais tombée endormie. tout est vide. je me vois entrer dans la pièce blanche . me dit que notre relation en ufologie est loin d’être terminée.

(Elle avait déjà dit plus tôt : « Je les connais. qui sug g èrent un aspect des enlèvements qui nous paraît très important. Encore une fois. » « Je flotte au-dessus de mon lit et je sors de ma chambre dans une direction vers le haut. ils veulent que j’aille avec eux autres. comme tu l’écrivais dans le document. mais moins grands que l’autre. cet endroit était très familier. » « En traversant un grand couloir tout blanc. Notez les mots en italique. que la peur est un barrage. Car je remarque que moins que j’ai peur. j’en suis certaine. ils étaient présents. blanc. Je les connais. mais c’est avec lui que je me sentais très bien. La soirée de la session d’hypnose chez toi. Ah oui ! Ça. car je me souviens que c’était froid et que tout à coup je me sentais chez nous. je l’ai vue plus qu’une fois. aucune parole ne fut prononcée ou entendue. C’est comme si je le connaissais depuis longtemps et que j’avais hâte de communiquer avec lui. dans la troisième porte. C’est peutêtre. la théorie de Whitley Strieber. Pour quelques moments.. mais effectivement. il est beaucoup plus doux. « Leur visage. Ça ressemblait à un genre de tapis ou un chemin.Ma peur disparaît beaucoup envers ma relation avec les êtres. plus que je les sens présents. » « L’autre.. J’ai dû m’asseoir sur la table. C’est comme si je savais ce qui m’attendait. » « On dirait que c’est pas la première fois . Je le savais que ce n’était pas la première fois que j’étais à cet endroit. était affreux. j’en suis certaine. Il avait le visage d’une sauterelle avec de grands yeux. par contre. ») Il y a quelque chose de bien familier ici.. si tu veux. » « Ce n’était pas la première fois que j’étais dans cette carte .. j’étais entourée de bulles blanches qui flottaient partout au-dessus et à côté de moi. J’ai aucune idée quand. » 275 . » « Mais ces portes étaient aussi ornées de cercles. Je savais à ce moment où je m’en allais.. que je suivais.. Madeleine Nous avons extrait quelques réponses de Madeleine.

une existence dans un univers parallèle en somme. souligne-t-elle. leur conscient reprend le contrôle et fait entièrement abstraction de cette autre réalité. en ce qui concerne l’exactitude que devait avoir la représentation de la carte. Elle était brun orangé et semblait dégager une luminosité semblable à celle du Soleil lorsqu’il est en éclipse. De plus. on aurait dit des fils d’araignée tant il y en avait. dans l’Apocalypse. reprenant de ce fait un thème très présent dans la mythologie sumérienne. voire tenace. C’est comme s’ils avaient une seconde vie. La carte Madeleine vit très certainement des épisodes troublants qui ne sont pas sans rappeler ceux de Sparks. cette dernière semblait en relief (3D). avec trois plans différents. ne peut illustrer la complexité et l’aspect très sophistiqué de cette carte céleste. de Betty Andreasson. Lorsqu’elle s’est présentée au bureau avec Richard Guilbeault pour faire les dessins. C’était très précis. qu’ils conservent dans leur inconscient. sans doute en ce siècle. » La planète située en haut de la spirale semblait très importante pour l’être aux grands doigts. Cette dernière ferait allusion à une planète appelée Nibiru dont le retour aux environs de la Terre est prédit. voire de Strieber. La Bible. « sur Terre ».Une étude approfondie des dossiers d’enlèvements à mémoire étalée révèle sans l’ombre d’un doute que les enlevés finissent toujours par reconnaître ces êtres et ces lieux. traite également de cette planète sous le terme 276 . Rien. un livre étrange intitulé Oashpe traite du rapport qui existe entre l’homme depuis sa création et les extraterrestres. Madeleine est demeurée très exigeante. presque impossible à reproduire : « Chaque point lumineux était relié par une ligne très fine. Une fois qu’ils sont revenus à leur état normal. semble-t-il. Extrêmement difficile à lire dans son style shakespearien. qui leur sont tout aussi familiers que leur propre environnement.

l’enlevé ne subirait aucune expérience d’ordre physique. Le Dr Howard Schachter nous a rapporté que ce genre d’expérience est partagé par plusieurs de ses sujets. cette étoile rouge orangé était une immense planète dotée de deux soleils. Ils étaient dans la pièce avec nous L’allusion à la présence d’entités dans la pièce au cours d’une session hypnotique n’est pas nouvelle. Madeleine n’a pas changé un iota de sa déclaration. Quelques-uns disent d’ailleurs avoir subi une sortie du corps ou une visite durant la session. Nibiru. [54]. lorsqu’elle voyage. Dans ces cas précis. ajoutant toutefois que. Nous faisons allusion évidemment aux grandes conquêtes françaises. ces mêmes entités seraient directement intervenues auprès du sujet alors qu’il était sous hypnose. Le terme « extraterrestre » englobe toutes les hypothèses : suprahumain. Madeleine semble croire que c’est précisément durant la session qu’elle s’est fait dire de ne plus parler davantage ! Sa détermination à le faire malgré tout explique peut-être l’incapacité qu’elle a de se souvenir de plus de détails. comme cela aurait été le cas pour l’Atlantide. Donc. ni surprenante. si on en croit les apparences. Et son retour est prédit pour 2012 ! C’est une coïncidence intéressante. britanniques. extradimensionnel. pendant que nous étions installés dans ce bureau du CEIPI à effectuer une régression hypnotique avec un sujet relatant des événements survenus dans un ou plusieurs passés. [52]. alors qu’Oashpe l’appelle l’Étoile rouge.« Absinthe ». Le terme « ravisseur » n’est pas péjoratif et ne signifie pas ici que l’acte posé 277 . etc. cause des catastrophes. [51]. portugaises et espagnoles des siècles derniers. Contactée de nouveau après douze ans. extraterrestre. [53]. de son point de vue.

[58]. [67]. [59]. Mais un fait demeure : a priori. par lui-même. [57]. et ce. [55]. le cinéma ne véhiculait qu’une seule origine pour d’éventuels extraterrestres : Mars ! 278 .wifeo. Ce sont deux des plus grandes vedettes de l’ufologie de l’époque. il n’y a donc là rien de très exotique. Nous évoquons donc ici un modèle idéal. Ce ne fut pas le cas ici. qui sont des gens prétendant avoir été choisis comme représentants des extraterrestres sans qu’aucun enlèvement se soit produit. une étude scientifique sur ce phénomène démontrera qu’un faisceau micro-ondes émis par les objets interfère avec le transfert de courant sur les appareils fonctionnant à l’électricité de courant continu. comme les enlevés ont fini par s’en rendre compte une fois l’acte consommé. Par contre. nous avons expérimenté à de nombreuses reprises les suggestions posthypnotiques avec succès. elle aurait échoué.est nécessairement violent. que le travail du policier enquêteur dans nos sociétés modernes n’est pas toujours rigoureux. C’est à eux qu’incombe la responsabilité de se manifester. tout se remet à fonctionner sans que l’usager soit obligé d’intervenir. [60]. les planchers et les vêtements semblent absentes ou rares dans tous les récits. les plafonds. Certains lecteurs pourraient ne pas être d’accord avec cette donnée compte tenu de leur propre expérience. Villas Boas ayant retrouvé son tracteur avec les fils de la batterie arrachés. [56]. Dès qu’il est retiré. les couleurs décoratives sur les murs. d’où le terme « victime » que nous utilisons aussi pour décrire ce dernier. [63]. comme de trop nombreux dossiers judiciaires le démontrent. N’oublions pas que de nombreux enfants en bas âge en sont victimes (Mack 1994-1999). L’hybridation est en fait un métissage entre ethnies différentes. Dont le médiocre Fourth Kind de 2009. même si la thématique était fictive. À cette époque pourtant. Sauf en de très rares exceptions. Dans de nombreux récits. en dehors des régressions de sujets enlevés. sur le site thibaultcanuti. [65]. contrairement à Villa Boas. [64]. Il admet également que si la suggestion posthypnotique avait été déplaisante ou contraire à ses valeurs. [61]. L’un sera à la tête du NICAP et le second œuvrera temporairement pour la commission Condon. On les retrouve toutefois sur certains équipements ou lors de manifestations de scènes holographiques. Des années plus tard. il appert que cette fort belle femme ne soit qu’une illusion créée par les ravisseurs. l’effet ne dure que quelques heures à peine et le sujet finit toujours par se rendre compte. Par contre. la méthode de copulation utilisée par les ravisseurs pourrait être suivie par la suite de manipulations génétiques plus sophistiquées. il ne semble pas être voulu par l’enlevé. Voir l’excellente analyse de Thibault Canuti : La figure de l’extraterrestre dans le cinéma . Les canulars les plus fréquents touchent davantage l’observation nocturne d’un ovni et les cercles céréaliers. qu’il a été dupé par une fantaisie. [68]. [62]. Ce qui est d’ailleurs rapporté par la très grande majorité des spécialistes de la santé mentale qui ont reçu des enlevés.com. sans aucune forme de cynisme. [66]. On soupçonne fortement également quelques « contactés ». Ne soyons pas naïf et admettons. Dans notre pratique personnelle. intègre et sans abus.

Du nom de Wilhelm Gliese. Un cas spécifique provenant de nos dossiers fait allusion à cette même gelée. du nom de Hartmut Jahreiss.2 années-lumière. Il existe de très nombreux dossiers faisant allusion à la présence de ces orbes dans la chambre du sujet. Nous lui avons donné le nom d’« effet de cloche ». il est essentiel de se tourner vers les États-Unis. D. le Québec est une terre aride et infertile. [84]. [87]. [81]. [70]. C. [78]. Traduction libre de l’anglais au français sans véritable rigueur sur le plan du vocabulaire ou du jargon médical utilisé. [74]. [75]. et non « extraterrestre ». Sur le site www. [77]. et ne dégagent pas de flammes : mais il n’est pas unique. mais pour en apprendre davantage. le Brésil et le Japon.nicap. Mais plus encore. [85]. Lui aussi du Colorado. [76]. ce cas n’est pas unique. [71].org. c’est notre libre arbitre qui serait compromis. hindoue notamment. ou n’émettent qu’un bruit faible. Jim Sparks dit la même chose mais croit tout de même le processus réversible. [86]. on parle plutôt du catalogue Gliese-Jahreiss. il deviendra éventuellement un intervenant majeur dans l’étude du phénomène des enlèvements. est une figure mathématique. L’hexagramme de Pascal. Nous avons enquêté sur quelques cas faisant allusion à cet effet secondaire de la présence d’un ovni. [82]. 279 . avant ou après un enlèvement. sans parler de l’émergence de nouveaux cultes. Travis Walton a également rapporté que l’humanoïde qui l’a surpris dans le vaisseau était équipé d’un masque ou d’un casque transparent. [88]. [79]. B. [72]. Ce symbole serait d’origine plus ancienne. le catalogue Gliese liste toutes les étoiles dans un rayon supérieur à 25 parsecs de notre planète. la France. [89]. Notez l’utilisation du terme « extrahumain ». Le cynisme collectif est considérable. un théorème qualifié de mystique par Blaise Pascal. En matière d’information sur ce type de phénomènes. Ce détail paraît incongru – la très grande majorité des objets observés sont silencieux. [83]. Le parsec est une unité de longueur en astronomie déterminée par un calcul trigonométrique équivalent à environ 3. Le terme exact pour définir ce phénomène est « glossolalie ». De nos jours.[69]. Il existe bien quelques rares ouvrages locaux. Comme vous le verrez plus tard avec Jean-Luc. [80]. Plusieurs chercheurs croient que les vaisseaux qui se déplacent dans notre atmosphère ne sont pas ceux qui servent aux déplacements sur des distances considérables. Les effets théoriques de ce type de propulsion encore à l’examen sont considérés par plusieurs comme très ressemblants à ceux produits par les ovnis. d’autre part. [73]. L’auteur Jenny Randles parle de « facteur d’Oz ». Bryan fait l’objet d’un rapport plus complet plus loin dans cet ouvrage. Ce dossier sera étudié plus loin. l’Angleterre. Il a par la suite été utilisé dans de nombreux cultes.

[98]. Programme datant des années 1960. Primeval (2008). La sonde Pioneer 10. cette donnée pourrait déjà être désuète. D’ici la diffusion de cet ouvrage. [101]. [96]. soit à peine 1 %. Contact (1997).[90]. Battlestar Galactica (2009). [104]. Massachusetts Institute of Technology. Johann Wolfgang von Goethe. Innerspace (1987). Terminator (19842009). Nébuleuse découverte en 1781. considérée comme le problème mathématique le plus difficile de tous. mais on parle généralement de 2600 années-lumière. Poète allemand né en 1749 à Francfort et décédé en 1832. Red Planet (2000). Earth Final Conflict (1997). La Chine est une forteresse impénétrable. en 1984. elles seraient différentes de celles connues provenant des autres continents. Voyager est un programme de sondes spatiales 280 . Star Trek (1965-2009). Récipiendaire de la médaille Fields en 1990. Stargate (1994-2009). C’est le dossier le plus médiatisé de toute l’histoire ufologique mondiale. C’est le groupe sanguin le plus rare sur la planète. de la National Medal of Science en 2004 et du prix Crawford en 2008. L’hypnose n’a pas été nécessaire dans son cas. [106]. porte une plaque en or illustrant un homme et une femme ainsi que la position de la Terre. [107]. On fait allusion ici à l’écrasement de deux ovnis dans ce secteur du Nouveau-Mexique en 1947. [103]. Whitley Strieber affirme avoir reçu près d’un demi-million de lettres. Fringe (2009). Lost (2009) et. Il a reçu l’équivalent du prix Nobel pour son domaine. Buck Rogers in the 25th Century (2006). le Cro-Magnon. Il s’agit de tendre vers l’espace de grandes oreilles radioastronomiques pour capter un message en provenance d’un autre monde habité. Premier ordinateur à franchir le pétaflops. [99]. il aurait résolu la conjecture de Pointcarré. qu’il a refusé. Lost in Space (1998). [91]. The Twelve Monkeys (1997). En 2003. estimant que c’était une décoration inutile. Mathématicien russe né en 1966 à Saint-Pétersbourg. Flash Gordon (2008). [92]. Star Wars (1977). On parle beaucoup de la cyanobactérie notamment. À lui seul. [100]. Mission to Mars (2000). Edward Witten est un professeur américain de physique mathématique à l’Institute of Advanced Study de Princeton. [93]. Sliders (1995). The Time Tunnel (1966). The Time Machine (1960. Search for extraterrestrial intelligence. lancée en 1972.2002). le Baker de la société Cray peut effectuer un million de milliards d’opérations à la seconde. le prix Fields. [102]. date de cette époque. [94]. plus particulièrement. On estime que l’homme moderne. Film catastrophe sur une vague de froid intense qui plonge la planète dans une nouvelle ère glaciaire. [97]. [105]. [95]. C’est sans doute ce qui a inspiré l’auteur du film Starman de John Carpenter avec Jeff Bridges. Fifth Element (1997). il est l’une des cent personnes les plus influentes selon le Times Magazine de 2004. Sa distance de la Terre n’est pas connue avec précision. Minority Report (2002). Rien ne nous autorise à penser que si nous avions les données ufologiques et autres de cet immense pays. Voici une liste sommaire : The Fly (1956-1986). Dune (1984).

produisant un effet apparent sur le cerveau et favorisant la détente (ondes alpha. Le psychiatre Milton Erickson a mis au point cette méthode non intrusive laissant au sujet le contrôle de la session. par opposition aux ondes bêta). 281 . Goode de Chuck Berry ! [108]. Labrie et le Dr Howard Schacter. La lumière observée par la mère exclut donc la paralysie du sommeil. la mère a pu observer cette même lumière. dont le psychanalyste de Québec Paul M. [118]. [121]. [109]. Revêtement d’armoires et de comptoirs très économique rappelant le plastique mat. qui. Peut se traduire par « intuition ». Par contre. Ont également été retranchées les suggestions visant à mettre en place un bouclier protecteur et autres techniques d’induction de base. ici. et non des enlèvements extraterrestres. Il ajoutera plus tard qu’ils semblaient assez musclés ou costauds. lequel lui a été recommandé par le Dr John E Mack. ont été corrigées.datant de 1977. À cette époque. Sauf pour certaines exceptions : « j’vais ». psychologue d’Ottawa. Cent seize images et un message audio ont été gravés sur un disque. [112]. Nous avons noté au cours des années que les enlevés qui finissent par se révéler le font après avoir entendu ou lu un récit qui comporte des éléments semblables à ce qu’ils ont vécu. tous nos sujets rapportaient des êtres beaucoup plus petits. pour favoriser une lecture plus aisée. [117]. Peek-a-boo signifie faire coucou en mettant ses mains sur son visage ! [124]. À cette époque. Enregistrement d’une musique sur bande stéréophonique avec un décalage de fréquences entre les sorties gauche et droite. « j’suis ». en même temps. Il est possible que ces visiteurs aient été revêtus d’une combinaison quelconque. [115]. Nous étions surpris ! [110]. Anglicisme fréquent pour définir l’action de creuser avec un marteau-piqueur. [120]. Marteau-piqueur. [113]. les enquêteurs du CEIPI étaient surtout sollicités pour des observations d’ovnis. Une lumière extrêmement brillante perçue dans un environnement restreint serait un signe de schizophrénie selon certains. [111]. Une pieuvre. [123]. [116]. Méthode Erickson. [122]. etc. incluant Johnny B. Un rendez-vous. Tout cela n’est pas sans rappeler le dossier de Travis Walton. « chu allé ». [119]. L’auteur a étudié l’hypnose avec trois spécialistes. [114].

Conclusion Neutralité absolue 282 .

Les autres. si vous détenez le pouvoir politique ou militaire. le savoir scientifique et le contrôle de l’argent. qu’il préfère que cela soit vrai ou pas. expurger le mystère qui englobe ces manifestations et déterminer leur nature exacte. mais eux ? Non ! En d’autres termes. et qui se veut le premier grand modèle de la véritable recherche objective. On attend de lui un engagement total. alors qu’est-ce qui se passe ? Cela n’est pas trop demander à notre communauté scientifique qui se targue d’être plus rigide et plus exigeante encore que vous et moi. que vous croyez ou non en l’existence des anomalies n’a aucune 283 . si tous ces gens qui observent des ovnis classés inexplicables. qu’il y croie ou non. C’est pour cela que ses membres ont été formés. sans réserve. qui veulent que ces phénomènes existent ou qui souhaitent qu’ils n’existent pas. Il nous arrive de penser que les scientifiques devraient faire carrière quelques années au service des enquêtes criminelles de la police. Il faut corriger le tir ! Pour reprendre les propos de Mack. On attend de lui une performance hors du commun. si tous ces gens qui affirment être enlevés ne sont pas atteints par une maladie quelconque. Ne pas vouloir y arriver. on peut comprendre leur peur et leur résistance. démystifier. Ils comprendraient mieux l’essence du mot « recherche » ! L’objectif final est évident : si les anomalies existent bel et bien. Ce dernier terme le dit. dépouillée de croyances ou de convictions personnelles. leur insécurité et leur attachement au statu quo.L’étude scientifique des anomalies requiert une neutralité absolue de la part de chercheurs qui y croient ou n’y croient pas. c’est une autre histoire. refuser de croire en cette éventualité et tout faire pour ne rien faire fait vaciller sur ses bases l’essence même de la vraie recherche. alors ce ne sont pas des anomalies mais d’authentiques manifestations provenant de formes de vie intelligentes que nous ne comprenons tout simplement pas encore et qu’il faut démystifier. C’est ce qu’on attend de l’enquêteur chargé d’élucider un meurtre ou un attentat terroriste.

importance .philoplus. Les principaux intéressés ont une peur panique du ridicule. Philosophe français. (2) CARON. les diktats des maîtres de la religion contrôlaient le sens spirituel et temporel du mot « vérité ». Motivations and Personality. Son article sur les fausses sciences a été publié sur le site www. les médias craignent pour leur crédibilité. Nous sommes convaincu que lorsque nous aurons atteint une masse critique de gens suffisamment sensibles à cette éventualité. mais si vous refusez d’y croire uniquement pour protéger vos acquis.com. « Voici pourquoi vous n’y croyez pas ! » titrait le premier chapitre de cet ouvrage. de très sérieux se passe actuellement. les militaires qui savent des choses ne veulent pas qu’ils en parlent. et les scientifiques qui ne savent rien ne veulent effectivement rien savoir. Abraham (1954). auteur de plusieurs ouvrages sur la motivation. des chaires et des sièges épiscopaux. les visiteurs se manifesteront peut-être d’une autre façon ! Références et documentation Chapitre 1 Voici pourquoi vous n’y croyez pas ! (1) MASLOW. consciemment ou non. Chapitre 2 L’exclusion des hérétiques 284 . Quelque chose de très gros. alors dans ce cas vous nous maintenez au plus bas niveau de conscience médiocre et lamentable du Moyen Âge alors que des prieurés. les politiciens qui savent des choses ne parlent pas. Psychologue américain. et cela semble directement lié à notre comportement collectif à l’égard de la planète. Hubert (2003).

Raymond Fowler. devraient être lus par tous les spécialistes de la santé mentale qui croient encore qu’un témoin d’anomalie devrait être traité pour maladie mentale. État d’urgence. au canal 9. Mack. Valery. (12) LECLERC. dont le nom demeurera gravé dans la pierre et la mémoire. Michael (2004). puis Éditions Trédaniel (20032006). Richard Boylan. David Pritchard. Les personnages. chercheurs exclus. Jean et DUPONT. Hélène (1996). » (6) SOKAL. Three Rivers Press. dirigée par Christian R. il devient professeur de génie mécanique à l’Université Concordia de MontréaL. Originaire de Minsk en Union soviétique.com pour prendre connaissance de l’ensemble de sa bibliographie. Géologue. de grands chercheurs. aujourd’hui devenue le canal Vox. Alain (1997). Budd Hopkins. profondément convaincu que ses collègues volent ses idées et ses secrets. Alan D. Chapitre 3 285 . Page et diffusée en deux parties. Les dossiers de témoignages proviennent de nos propres recherches sur le terrain ainsi que de celles de notre équipe d’enquêteurs. soit les 3 et 10 juillet sur le câble de la télévision communautaire de Vidéotron. Nous suggérons toutefois au lecteur le magnifique compte rendu d’une conférence sur ce sujet au MIT. DVD pour lequel il a remporté un Emmy. institutions et organisations de ce roman sont l’œuvre de l’imagination de l’auteur. Jean (1997). il les tue froidement. The Mystery of the Sphinx. Section « Documentaires » de NBC. John E. le Dr David Jacobs. Savants maudits. ou. Presses de la Cité. Premier voyage au cœur de la pierre. Parmi eux. édité par la Société scientifique parallèle inc. Mack. Bullard. (11)SCHOCH. Whitley Strieber. entreprises. René Pigeon et le Dr Howard Schacter. B. (9)BONNIER. Le 24 août 1992. Notre entretien téléphonique avec le Dr Kaku fut une révélation : il existe encore de véritables chercheurs. Robert. nous tenons à nommer Richard Guilbeault ainsi que deux collaborateurs précieux. John Anthony (1997). Dossiers extraterrestres. T. Albin Michel. Pierre (2001). Énigmes. Émission de l’OCIPE (Organisation de compilation et d’information sur les phénomènes étranges). Il sera incarcéré à perpétuité pour ses meurtres.robertschoch. Quebecor. (4)LANCE. Cet ouvrage ainsi que Passport to the Cosmos (1999). (10)WEST. Éditions Odile Jacob. On retrouve cette note à la fin de son ouvrage : « Ceci est une œuvre de fiction. Impostures intellectuelles. Dr Michio (1997). (3)FABRIKANT. (5)CRICHTON. (2)MACK. Voir Brian C. Yvon (1991). s’ils sont réels. Jenny Randles. Kenneth Ring. et BRICMONT. (1994). Presses de Valmy.(1)Les auteurs les plus lus sont le Dr John E. E. On peut consulter le site www. émule du Dr John E. Les Extraterrestres. (8)CASAULT. France Loisirs. D. Visions. sont utilisés de manière fictive sans aucune intention de décrire leur comportement réel. (7)KAKU.

Voir sur youtube. (6)CRAWFORD. Auteur de nombreux ouvrages. F. Philosophe allemand né en 1724. (1982). Extraterrestrials. Astrophysicien américain. Ovni. Diffusion des Documents CEIPI de 1995 à 1998. Déclaration faite lors d’une conférence sur les ovnis à Montréal. Attaché à l’Université Laurentienne de Sudbury en Ontario. Dr Jean-Roch. février 1997. Auteur de nombreux ouvrages. Flying Saucers : A Modern Myth of Things Seen in the Skies. Paris.com le reportage de la série Dossiers Mystères. (2) LAURENCE. (7) Ovni Place Bonaventure. Chanoine Benoit Pacaud et A. 1993. Michael H. MUFON et CAUS. sous les auspices de l’OCIPE. Where Are They?. dont le plus célèbre est Critique de la raison pure. traduit avec annotations. Édition du 5 octobre 1996 du magazine New Scientist. Essais sur les données immédiates de la conscience. ufologues à part entière. sous la mention Ovni Place Bonaventure. Center for UFO Studies et. Carl (1954).Être sceptique et être un sceptique : nuance ! (1) BERGSON. Ian. 1944. on retrouve : NICAP. Philosophe français né en 1596. dont le plus célèbre est le Discours de la méthode. Il a publié de nombreux textes se rapportant aux effets secondaires des secousses sismiques sur le cerveau. Chapitre 5 Il se passe quelque chose (1) Ces propos ont été accumulés au fil des ans et proviennent de nombreux chercheurs indépendants rencontrés personnellement par l’auteur. Philosophe français né en 1533. PUF. etc. (2)DESCARTES. de nos jours. Michel de. Parmi les importantes organisations de recherche sur les ovnis aux États-Unis à l’époque. Tremesaygues. Éditions Arléa. Chapitre 4 Les ovnis : une fantaisie de l’esprit ? (1) KRUPP.-G. (3)CEIPI. mathématiciens. (6) PINDIVIC. La bibliographie considérable du professeur Crawford est disponible sur www. APRO. en 1995. Centre d’étude et d’information sur les phénomènes inexpliqués.ca. (4) APRO. 2002. coéditeur Ben Zuckerman. Son domaine de recherche touche la neurologie. Thierry. Emmanuel. Le lecteur pourra en découvrir davantage sur Wikipédia. œuvres de Descartes. Vers une anthropologie d’un mythe contemporain. (5)KANT. (4)MONTAIGNE. Levrault. Tous les témoins de l’époque s’expriment clairement sur cette observation considérée à ce jour comme une des plus importantes au pays. Déclaration faite dans Sky & Telescope. Ed. Les Essais. adaptation en français moderne par Claude Pinganaud. (7) HART. Astronome à l’Observatoire Griffith de Los Angeles. (5) PERSINGER. Ils sont astronomes. 286 . René. Éditions Heimdal. physiciens.iancrawford. Dr Michael. 1824-1826. Organisation fondée par l’auteur. nouvelle édition. allemand/français. enquêteurs spécialisés. Henri (1889). Paris. (3) JUNG.

(2) HOERNER. Frank (1992). Aliens in the Skies : The Scientific Rebuttal to the Condon Committee Report. (3)DRAKE. (4)BEAU. Putnam. (2000). John G. Il est le créateur d’un site informatif sur les ovnis.org. le rro. Il est le spécialiste incontesté du rapport Condon. Aspect Books. Astronome américain né en 1930. Jérôme. Sebastian von. Ingénieur en informatique de l’Université de Versailles. The UFO Enigma : A New Review of the Physical Evidence. (5)FULLER. (1969). New York : Delacorte Pr. Astrophysicien allemand né en 1919 et décédé en 2003. (6)STURROCK. Initiateur du projet SETI. Peter A. 287 . Is Anyone Out There? The Scientific Search for Extraterrestrial Intelligence.

(4) SCHLIEPER. Jim (2006).org. (18)PALLASCIO. Wild Flower Press.com. The Andreasson Affair. Whitley. (Ph. D. Terry. Le lecteur peut également consulter le site Internet de Whitley Strieber : www. Auteur de nombreux ouvrages sur les enlèvements.com. The Myth and the Man Behind Star Trek. The Andreasson Affair. (5) STRIEBER. (21) JACOBS. Thomas.ch. Roseline (1994). www.unknowncountry.) Professeur d’histoire à l’Université Temple de Philadelphie et fondateur de l’International Center for Abduction Research. New York. (10)L’APRO était une des plus importantes organisations de recherche ufologique de l’époque. www. Hyperion Books. (14)HOPKINS. (16) FOWLER. Debra L. (9) CARTER. (8) LINDEMANN. Captured ! The Betty and Barney Hill UFO Experience.wikipedia.com. il s’est intéressé aux ovnis très tôt dans sa carrière et a dirigé un groupe d’étude en 1998. 121. The Keepers.org. aucun ouvrage spécifique et exclusif à l’affaire Villas Boas n’a été publié. Communion. Whitley. Stanton et MARDEN.com. elle opérera jusqu’en 1988. Québécoise enlevée au Mexique.ufoabduction. (3) BOYLAN. www. Hypnothérapeute certifiée.com. Berkley Trade Publisher.com.generika. Raymond. www. The Interrupted Journey. (17)WALTON. Ses ravisseurs lui montreront des images apocalyptiques d’événements devant survenir entre 1997 et l’an 2000.com. p. Fire in the Sky. Career Press/New Page Books. Beech Tree Books. Gene. The Watchers. professeur émérite. (15) SPARKS.org ou mieux encore par l’intermédiaire du site www. Dr Helmut. Wild Flower Press. Excellent site mais malheureusement anonyme. Rencontre du 4e type. Beech Tree Books. (11)MELANSON.karmapolis. The True Story of the World’s First Documented Alien Abduction.smithsonianmag. (12) FULLER.intrudersfoundation. Budd.com. Communion.Britannique attaché à l’Université de Stanford. David. (22) HOPKINS. Wild Flower Press. The Watchers II et The Andreasson Legacy. Voir son site www. www. (19)STRIEBER. On peut prendre connaissance de son œuvre sur www. Journal of Psychiatry and Law.fmsfonline.amazon.conspiracyarchive. Connie. Dr Richard. Un bûcheron américain enlevé pendant plusieurs jours. Kathleen. Marlowe & Company. Travis (1996). (13)FRIEDMAN. Milabs : Military Mind Control & Alien Abductions. (20) www. Le lecteur peut également consulter le site Internet de Whitley Strieber : www. Close Extraterrestrial Encounters. Budd.CNIDebra@aol.intrudersfoundation. (2) Souveraineté westphalienne. Phase Two. Entrevue de Jesse Rhodes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ce thème. (16b) Ibid. Responsable du site pharmaceutique des entreprises Sandoz : www. (6) KRISTIANSEN. À notre connaissance. John G. Chris (17 juillet 2008). Il est du Department of 288 .be. Éditions et Disques Imagine. (1975). (23) LAMMER. Des dizaines d’auteurs y font allusion et une profusion de rapports sont également disponibles sur le Web.. (7) False Memory Syndrome Foundation. Fondée en 1953 par Coral Lorenzen.unknowncountry. Chapitre 6 L’incroyable affaire des enlèvements extraterrestres (1) RODDENBERRY. Voir le site www.

hybridation. Austria. Mack : intrusion.Extraterrestrial Physics Space Research Institute. 289 . Corina. (26)Taken. Alex. Virtual Government : CIA Mind Control Operations in America. Le scénario s’inspire nettement des théories mixtes de Budd Hopkins et John E. (27)CONSTANTINE. Austrian Academy of Sciences. Graz. (24) Science Magazine d’avril 1977. Série actuellement disponible en DVD. Journaliste et enquêteur conspirationniste. formation d’un être supérieur. The Collectors : A Canadian Ufo Experience. (25) SAEBELS.

The Key.. 152. B. (30) STRIEBER. (31d) Ibid. Close Encounters of the Forth Kind : Alien Abduction. (1995). www. 274276. (29) Rapport COMETA. Whitley. (31g) Ibid.unknowncountry. p.(28) KEITH. D. p. p. Encyclopedia of Mind Control. UFO’s and the Conference at MIT.cnes-geipan.com. 51.. 86. p. General Store Publishing House. (33) CAMERON. World Control. p. (31) BRYAN C. (31e) Ibid. (31b) Ibid. Voir le site www. Auteur conspirationniste.. p. Jim (1997).. (31f) Ibid. Adventures Unlimited Press. 290 . (31c) Ibid. (32) Science & Vie... 61 et 252. Dont Tell Anyone but : UFO Experiences in Canada. (31h) Ibid. p. Mind Control. juillet 2002. Nous allons largement couvrir COMETA dans notre prochain ouvrage. 23.fr.. 304336. no 1018.Vicky (1995).

en 1980. à l’intention de près de trois cents membres. Il aura ainsi écrit huit ouvrages. il publie chez Quebecor Les Extraterrestres. un collectif de textes provenant entre autres des enquêteurs formés par le CEIPI. Jean Casault a publié sur le sujet plusieurs articles et chroniques dans les journaux. il lançait le magazine AFFA regroupant les analyses des témoignages recueillis sur place. et du Dr Winifred Barton de l’Institut de métaphysique appliquée. et Dossier OVNI chez Libre Expression. Avec son épouse Hélène Dupont. avec qui il peaufine sa méthode d’investigation ainsi que ses techniques de mise en transe hypnotique et met à jour un manuel complet de l’enquêteur. En 1998. a diffusé de nombreuses 291 . Il travaille également en collaboration avec le Dr Howard Schacter d’Ottawa. il fonde le CEIPI (Centre d’étude et d’information sur les phénomènes inexpliqués) dans la région d’Ottawa et diffuse. chez Société de belles-lettres Guy Maheux. Mack. alors qu’il était étudiant. un psychologue que lui recommande le Dr John E. Après avoir étudié plus à fond les phénomènes parapsychologiques en compagnie du psychanalyste de Québec Paul Labrie. dont deux romans. un document mensuel détaillé sur les enquêtes effectuées.À propos de l’auteur Jean Casault a étudié le phénomène ovni et d’autres anomalies pendant de nombreuses décennies. Journaliste de carrière. à compte d’auteur. La Grande Alliance en 1978. Il publiera par la suite trois ouvrages consécutifs : Manifeste pour l’avenir en 1972. En 1995. En 1966. directement auprès des témoins. Jean Casault revient à l’étude des ovnis et du phénomène des enlèvements. il mettait sur pied à Québec la SRPM (Société de recherche sur les phénomènes mystérieux) comptant près de cent cinquante membres. il mettra un terme à ses enquêtes sur le terrain tout en poursuivant ses recherches sur un autre plan. avec qui il développe des méthodes d’hypnose à des fins d’investigation. En 1969. consacrés à sa vision particulière de la place de l’homme dans l’univers.

Il a aussi été animateur d’émissions d’affaires publiques à la radio durant presque toute sa carrière. J’ai indiqué en italique les noms des personnes officiellement disparues. Carole Bowman. il estime avoir effectué sur le terrain plus de cinq cents enquêtes approfondies auprès de témoins. conseiller. Nous voyons ici les membres du conseil. vice-président. et Jean-Guy Lebel. Pour en savoir plus long sur l’auteur. Jean-Claude Bourret. Marthe Brosseau.émissions radiophoniques et a prononcé des dizaines de conférences partout au Québec. De gauche à droite : Jean Casault. Plusieurs ne sont sans doute plus de ce monde. Bernard Brière. George et Michel Bogus. Ginette Blais. certaines personnes ont été plus directement impliquées depuis cette date jusqu’à ce jour. Paul et Bernadette Barrette. Louis Bélanger. Tant de noms me viennent à l’esprit. à l’école secondaire Joseph-François-Perrault. Il est membre de l’UNEQ.jeancasault. Mona Brennan. cette aventure s’est amorcée en décembre 1966. des milliers de lecteurs. le père Paul Bernier. Comme l’indique cette photographie du Soleil datant du 8 avril 1967. Fleurette 292 . François Bourbeau. président. Guy Bolduc. Jean-Louis Bouilon. André Bédard. Maurice Bélair. À ce jour. combien d’auditeurs de mes émissions et de mes conférences devrais-je remercier ? Je le fais maintenant avec toute ma reconnaissance. Bien sûr. Barton. visitez le site www. Henri Bordeleau. le Dr Winifred G. qui s’est amorcée dès 1969.com Remerciements SOCIÉTÉ DE RECHERCHE DES PHÉNOMÈNES MYSTÉRIEUX — Une réunion de la SRPM avait lieu lundi dernier. Arthur Bray. Jean-Louis Bouillon. Des centaines de membres de mes organisations. Jacques Boisvert. Fernand Belzil.

Gaétan Moisan. Mariette St-Pierre. Michel Ouellet. Robert Charroux. Jean-Gabriel Greslé. Guy Dubé. Marcel Lafleur. Henri Bruyère. Richard Glen. Jean Leclerc. Didier Charnay. Yvan St-Gelais. Jean-Jacques Velasco. Richard Guilbeault. Yvon Leclerc. le père Benito Reyna. Linda S. Jean-Pierre Roy. le D r Howard Schacter. Jean-Guy Lebel. Josée Pharand. Antoine Dubé. Claude MacDuff. Marie Gamache. Jean Miguères. des dizaines. Yvon Mercier. Jean Derome. Yvon Dallaire. Rachel Pigeon. Joël Lightbound. Régent Pelletier. Pierrette Fortin. Claude Delisle. Pierre Roussin. Francis Mazières. Jean Ferguson. Pierre Brunet. Claude Joanisse. François Grégoire. le Dr Paul M. André Harvey. Ils ont été des amis et des amies de la SRPM. Rémi Leclerc. Guy Rolland. Arthur Matthews. Micheline Lavoie. Raymond Marchand. Jacques Gaucher. son épouse et sa fille Nicole. Micheline et Monique. Sylvie Patrice. Johanne Warren. Richard Lepage. Sans parler de tous ceux et celles dont le nom de famille m’échappe – Alonzo. À cette 293 . Sylvain Larose. mais également du groupe d’étude d’Urantia. Labrie. René Pigeon. entre autres – et tous ceux et celles qui se sont envolés de ma mémoire mais pour qui j’ai une profonde reconnaissance également. Ginette Deschamps. Hélène Gourdeau. Jean-François Decker. Aimé Michel. Yves Guay. Chris Rutkowski. Frédéric Rioux. Monique Parent. son épouse et son fils. Page. du groupe des ateliers « Changez votre vie » et plusieurs autres. Denis Marquis. Gilles Latour. Christian R. Hélène Paulin. Lynn Brunet. Roseline Pallascio. Benoît et Marie Grégoire. René Lévesque (archéologue). Nina Fulford. Michel Deloirs. Jacques Roussin. Daniel Groulx. Julien et Yvonne de Grandbois. Mack. François Pelletier. le Dr Rod Tennyson. Robert Leblond. le Dr John E. Sylvie Dumontier. Gilbert Terroir et Ginette Charbonneau. François St-Laurent. Sophie Legault.Brunet. Angèle Gagnon. Samuel Houngé. Bernard Casault. Michael St-Onge. Bernard Duguay. du CEIPI. Claude Desnoyers. Jacques Poulet. Carole Derome. Jacques Lapointe. Jean-Claude Girard. André Gendron. Marie LeDuigou. Godfrey. Guy et Liliane Tremblay. de l’Institut de métaphysique appliquée. Robert Duquette. Pierre Caron. Claude Nantel. Thomas Jean. Luc Lacelle. Robert Fontaine.

pour m’avoir accordé ainsi sa confiance à trois reprises ! Je termine en remerciant également avec ferveur ma compagne Hélène Dupont. Ces derniers ont presque tous requis l’anonymat. sa très grande capacité de trouver la petite bête et ses tendres encouragements à poursuivre et poursuivre encore sont derrière tous mes ouvrages depuis cette date.liste s’ajoutent mes enquêteurs. en 1995. et je lui en suis profondément reconnaissant ! Jean Casault 294 . C’est elle qui. mais surtout les centaines de témoins qui ont accepté de nous faire confiance. Un merci tout spécial à Jacques Simard. Mes remerciements les plus profonds. Sa rigueur en tant qu’analyste professionnelle. m’a fortement encouragé à reprendre du service et à retourner sur le terrain. mon éditeur.

Les ovnis: une fantaisie de l’esprit? Entre 5 % et 14 % Le lobe temporal gauche L’hystérie collective CHAPITRE 5 .Être sceptique et être un sceptique: nuance! Critique de la pensée rationnelle L’affaire Thurso La cécité volontaire Les éphectiques Nomades sans domicile fixe CHAPITRE 4 .Voici pourquoi vous n’y croyez pas! Les cinq grands livres de la vie Le Cahier de survie Le Catalogue des sensations et des émotions Le Traité des interdictions et des obligations L’Encyclopédie des connaissances et du savoir Le Recueil des croyances Ecce ego La plus importante des croyances: Dieu Ce qui est suspect Le refus de croire CHAPITRE 2 .Préface Table des matières CHAPITRE 1 . Devant le grand inquisiteur Les hérétiques Les changements climatiques L’affaire Sokal Michio Kaku Un journaliste décide à lui seul de ce qui est vrai! L’hypothèse des ballons Refaire l’histoire pour des sillons? Il a eu tort d’avoir raison CHAPITRE 3 .Il se passe quelque chose Débat fascinant mais inutile Les gens ont-ils besoin de croire en quelque chose? 295 Introduction .L’exclusion des hérétiques Les anomalies.

cela n’existe pas! La souveraineté westphalienne Le phénomène des enlèvements Le canular La paralysie du sommeil Divers types d’épilepsies Les fausses mémoires Autres maladies mentales Une réalité fracturée Tel le phénix Le mythe de X-Files Sur la piste d’un agenda In terra incognita La question génétique Antonio Villas Boas Betty et Barney Hill La carte stellaire Herbert Shirmer L’affaire du pont de Brooklyn Jim Sparks Betty Andreasson Célébrités et récits célèbres Whitley Strieber Interview de Karmapolis Et si la Terre n’était qu’un jardin d’enfants? Profilage inversé Conférence au MIT sur les enlèvements extraterrestres Enlèvements par des extraterrestres ou.L’incroyable affaire des enlèvements extraterrestres Un lac gelé. manipulateurs? Instinct maternel Ils font désormais partie de ma vie Il y a plus éclaté que cela encore Les extraordinaires expériences de Jean-Luc Un astronaute pour aller voir son ami dans l’étoile Une nuit d’hiver incroyable en 1991 296 .Une série troublante de commissions Le rapport Condon Le mémo Low Le panel Sturrock Le jury Robertson CHAPITRE 6 ...? Une organisation composée de races multiples Sont-ils menteurs.

c’est tout! La cabane dans les arbres Sur la voiture Ghislaine Le corridor blanc La carte Ils étaient dans la pièce avec nous Conclusion Neutralité absolue Références et documentation À propos de l’auteur 297 . c’est à propos de ma fille Une famille en désarroi Moi. je dis que c’est un rêve.Traces et souvenirs L’hypnose Heures perdues Signes et symboles Des yeux de fourmi Monsieur.

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