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Traité théorique et pratique du plainchant, 1750

Traité théorique et pratique du plainchant, 1750

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C^^r:-:}^"Xm^..
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f2 tmwfim ilJét

,

TRAITE
THÉORIQUE ET PRATIQUE
DU
/-/)

PLAIN-CHANT,
A?? ELLE

GRÉGORIEN,
D;j,ns lequel

i^VRAGE UTILE
\tx Séminaires
es

Principes de cette Tr-'ence , fu:*; on donne des Règles pour aCompofition du Plain- chant , avec des Obfervations critiques iir les nouveaux Livres de Chant. Coa lû>ivaxè
les vrais

on explique

^int les Auteurs anciens

& modernes
A

TOUTES LE S EGLISES,
,

^^^^*y,6^i "

J,^M/euukM»u,J **^''^«*^

aux Maîtres de Cha'tt , pour former des Cbanfres Ci) rendre capables , foit de compofer des Chants d^Egiife yfoit déjuger de ijur compofition.
,

^

PsalliteSapienter.
Chantet avec
intelligencs.

Pfeaume 45.

v. 8«

l

J PARI
Chez Ph. N. LoiTiN
,

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,

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&

J-

H. Butaro
,

Imprimeur-Libraires
,

rue S. Jacques
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à la Vérité

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M.
Avec Approbatiori

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C.

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Roy.

rriiUégf du

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A

MESSIEURS
OU

LES PRÉCHANTRES
GRANDS-CHANTRES
DES EGLISES DE FRANCE.

ESSIEURS,
Comme l'Office Divin & tout ce qui y a rapport,ejlimmèdiatement de votre jurifdi^lion^é' que rien de ce qui iobferve dans le Ckam de rEglife y nefe doitfaire ni exécuter que paro t ordres^ &fous l'autorité dont^ vous êtes revêtus , fai cru qiiil etoit de mon devoir de vous dédier un Ouvrage , ou je me fuis propofé

dln-

ftrmre à fond du Chant de l'Eglife '& des moyens de le perfeBionner de le , rendre plus réciter,plus majeftueux& par conféquent
ajjortî

aufens

plus

la dignité des divines prte-

a

res

,

dont

le

Sacrifice

ejl

tous les jours offert en

mèftnce de

la

Souveraine majeftéô^ porté p^ir

lesfaints Anges fur l Autel J^iihhme du CkL Nos myfier es y à la vérité ^ font grands par ce fer oit les dégrader en queleux-mêmes , que de {imaginer quon puife ajouque forte , ter quelque choje à leur Grandeur : mais telle

&

efî îiotre foihleffe

,

telle

efl

notre mifere

,

que

nous languiffons , nous n avons que du dégoût pour

nous rampons vers la terre
les objets

&

me

les

plus augufies

,

les

plus frapp ans

&

mêles

plus varies que la religion nous propoje ^ fi avec la pompe des cérémonies extérieures^ un Chant

harmonieux ^ une mélodie bien foutenuene vient encore ,pour aïnfi dire , à -notre fecours , 6^ ne
nous aide à élever nos ejprits

& nos cœurs vers

Dieu, Sous la loi de Moyfe , le célèbre Chonénias s'cppUqui fur-tout à cette partie du culte Divin qui concerne les faints Cantiques, llajfemhla ûutour de lui les Lévites du Seigneur ; tl mit fa voix à la leur pour célébrer fes mifêparlesdoux acccnsdefes Hymricordcs , nes jacrées ^ il leur apprit à publier les gran-

&

, à annoncer fe s bien à tra^if à fokmnifer fes triomphes faits , aux races les mettre fe s viâloires fans nombre

deurs du Dieu d'îfrael

&

p:us reculées. Auffi

le

Sam-Ejpnt
,

lui

rend-

il ce glorieux témoignage

qu*il étoiî rempli de

lafagefe duTrhs-haut. Chonenias prînceps Levitarum Prophetiae praeerat ad prsecinen; crac quippe valde lapiens, Votre fonSiion^y Messieurs ^n'efl ni moins no^e ^ ni moins étendue que celle de Choné^ nias. Comme lui^ vous avez infi>e5lion fur tout ce qui regarde la divine Pfalmodie ; eefi de vous que chacun doit apprendre à chanter les louanges du Seigneur , c^efl à vous à prefcrire les règles qtCon doit fuivre , pour lui ren^ dre avec toute la dignité cow),enable le tribut de la prière publique. * Kien en un mot n^efi

dam meloQiam

!*•

&

plus conforme à lefprit de votre vocaiion que de contribuer de tout votre pouvoir à donner au Chant des divins Offices la forme ^ju'il doit
y non- feulement pour être agréable à r oreille mais encore pour exprimer avec éner,

^voir

gie les fuhlimes vérités qui font contenues»'^'*' y Ce travail par oît maintenant d^ autant plus
nècejfaire^ que la réforme des anciens Bréviai-

res ^ qui depuis un fiècle s'efi introduite

ce avec tant dejuccès yfupPofe celle
*

enFrandu Chant ^
en lyyx, de
:

Le Préchantre de

FEglife de Sens pour annoncer le
adrefla
la partie d'Eté
eft intitulée

Chant auCiergé de toute la province, lui
la Lettre qui eftau

commencement de

l'Antiphonier de cette Eglife ôc qui

Pra,

des Cathédrales ont infpeétion fur les petites Ecoles , principalement parce que les Maîtres qui y font prépofés font cenfés enfeigner le Chant à leurs diiaples.

centnr Ecçlejitt Sfnenonef:/'ts totitis Provincix Clere. S. ** Il aapparrnce que Meffieurs les Chantres

^

y

J^

&

doit naturellement

V opérer

>

& ceflprincî^

paiement ^our rnfaciliter la compofition à ceux qui dans la fuite travailler ontfou s vos aufpicesy
queflformé le plan de VO livra le que f ai thonneu de vouspréfenter. Je n'aurois jamais pen-

fè à écrire encore moins à publier cet Ouvrage y fl je n*y avois été excité par un ami %élê
>i

pour la perfeBion du Chant revêtu de votre Dignité dans une Cathédrale des plus célèbres

&

du Royaume, Pour peu que vous

vouliez jetter les

yeux

fur ce L ivre , jefpere que vous ne le trouverez pas indigne de vos attentions. Votre zèle pour le Service Divin le rang difîingué que vous

&

tenez dans les Eglifes de France ^font les motifs qui m' ont porté à le mettre fous^votre pro^

y ai cette confiance que votre piété vous engagera à voir ^ en effitje naurois point renfi, contré jufte 5 pour parvenir à une réforme du Flain-chant également facile bien entendue:
teâîion.

&

fippofé que cela fût ainfi , je préfume de votre Dignité j qu'elle vous fera employer toute votre autorité pour rétablir dans l Eglife un
,

Et

Chant
lui

plus correEî (ÙX plus mélodieux que ceque nous avons vu depuis plus d'unfiècle,

^ue je inefilmerois
fi p^^r

heureux

^

Mes sieur s y

mon

travail je pouvois contribuer à un

Çi défi grand bien! Mais pour produire un effet firable^ ceTraité a befoin^fur-tout du poids que

c\ft afin de nous voudrez bien lui donner > quen le joumenant lui procurer cet avanta'Z^e . MESSIEURS Votre très-humble & très- obéiflant Serviteur*^* . oU à vos lumières ^f ai cru qu'Une de voi par tre que fous voire nom. & Jejuisavec un profond refpeâi.

TRAITE' . 174p. ehant apf elle Grégorien. TAMPONNE T. Monfeigneur le J'Ai lu par ordre de Traité Théorique Chancelier un Pratique d/t Ma- ^ Plain- A Paris ce i8 Août. nufcrit intitule' .APPROBATION.

CHAPITRE PRE'LIMINAÎRE. des Règles pour la cohipofîtion du Plain-chant . avec des Obfervatibns Critiques fur les nouveaux Livres de Cliant. 'Occajion des tiortveàfix Chants '(TEglife. D'ow -vient îa grande différefice qui fe trouve eiitreitx ? Pourquoi la plupart fofit tnoins parfait. Ouvrage intitulé: Traite' critique du Plain- A re'forme des BreViaires des autres Livres de la fainte Liturgie.TRAITÉ THÉORIQUE Et PRATIQUE DUPLAIN-CHANT APPELLE GRÉGORIEN. Dans teqviél bn ëjtpliqlie les vrais principes de cette fcien-" ce. que le zèle deplufieurs Eglifes de France leur a fait entreprendre a mis dans la nccelTité de corapofer des Chants nouveaux. fuivant les Auteurs anciens & modernes on donne . Mais quel difFe'rence entré les anciens Se ceux-ci Les changemens faits dans les Bréviaires ont c'tc goûtés dès qu'ils ont paru T tou* le monde s'eit em! & . que les anciens ? Ptincipes pour difcerner les pièces originales des pièces imitées^ Obfervationi notîvel fur un chant.

ni guides : ils fe font perfuadés que leur génie feul leur fuffifoit . ôc c'cft un fait certain . ceux qui ont travaillé enfuite ont marché fur leurs traces ils fe les font propofés pour modèles . Les Compofiteùrs de Chant au contraire ont pris pour la plupart . multitude qu'ils ne produifent en effet dans les Auditeurs . du moins pour la plupart un fort tout différent ? Car c'eft un autre fait également certain qu'ils ne font point goûtés par la qu'ils révoltent les bons Connoiffeurs . ou tout au plus à les imiter avec aulTi peu de choix des Auteurs qu'ils fans goût fc font propofés . Mais ^ . ils les vent copiés . que maintenant il feroit aifé à des perfonnes parfait en tout de bon goût d'en faire un complet & genre.bi)li. ils avec honneur . & & . ont perfectionnés Ôc ont . n'ont cherché ni modèles . a prefTé de fe procurer les nouveaux Livres d'Eglife î ces diargemens ont e'té ge'ne'ralement approuvés . . fans jaloulîe ils ont profité de leurs travaux réciproques pour embellir les Offices . fi. ils n'ont rien ou prefque rien voulu produire que de leur propre fond. qui q\ie les fagcs les premiers ont entrepris de compofer de nouveau^ Bréviaires . qu'enilui . . ajoutant à l'envi de nouvelles beautés aux premières . que froideur . n'ont rien fait fans remonter jufqu'aux fources les plus pures de la vénérable antiquité . n'ont travaillé que d'après les nouveaux encore leur travail n'a-t-il conlîilé qu'à les copier fervilement . fg. Comment eft-il arrivé que les Chants nouveaux aient éprouvé fmon tous . ils les ont fouprofitant de leurs travaux . 8c fe flattant de pouvoir tout faire par eux-mêmes . peut-être même fans les avoir jamais connus . que des Chants dont ils avoient befoin pour les ouvrages dont ils étoient chargés. Les autres : : & plus hardis encore . ôc plus indépendans . enchéri les uns fur les autres . pour ainiî dire . une route toute oppofée les uns . PaRT.ns aucun égard aux ancieus Maîtres . & & ils ont amené le corps des Prières liturgiques à un tel point .Traité au Chant Grégorie»» I.trit ^ue l'exécution des plans du plus grand nombre des Offices fait l'objet de notre admiration ÔC de notre édification. qu'infipidité. Pourquoi cela ? C'eft fçavans Réformateurs des Offices .

beaucoup près . quoique déjà confidérable n'ell pas le feul. de leur méprife j qu'en péchant par le principe . Je ne prétens pas toutefois que tous leurs ouvrages foient abroliiment exemts de fautes : je ne fuis pas leur admirateur ni leur difciple jufqu'à cet excès . leurs règles fî fages . Les derniers Compolîteurs de Chant s'y font il cil arrivé trompés ils ont négligé lés anciens . que les plus anciennes pièces font ordinairement les plus corredes pour l'exprefTion 8c la liaifon des paroles . ?ARTi ^ Toh compare ces pièces nouvelles avec celles des anciens .puifent . dont lés vraies règles goût ne fe . proportion gardée . pas regreter à toute perfonne e'quitable ? Il en eft du Chant .Traité dit Chant Grégorien. fon goût fa régularité . ils n'ont donné . 8c qu'elles l'emportent de beaucoup fur la plupart des nouvelles par la majefté de leur Chant. 8c je m'y attachaii Après les avoir bien médités. Se combien ne les feront-elles . que chez les auteurs qui en font regardés comme Iqs grands ces Auteurs ne fe trouvent pas tous . pour la plupart . que m'étant trouvé engagé d'abord par une des plus grandes Eglifes du Pvoyaume . enfuite par une autre des plus céle'bres . je trouvai leurs prin- & & : : & & cipes fî raifonnables . parmi les modernes il faut remonter plus haut. à travailler à la compofîtion de leur Chant .cinq ans . Mais ce premier défaut. je confultai foigneufement les anciens . du bon goût . comme des aule bon tres ouvrages d'efprit . . je veux dire feulenieut que les fautes y font plus rares . fî on en juge félon les loix d'une compofîtion belle nature fi on les pefe au poids de la régulière &. celle des re i ^ gles de la compofîtion . leur métho- de fî naturelle les eiàt que mille fois je me fuis étonné qu'ori abandonné . l'amour de la nouveauté ^ l'at*tachement à fon goût perfonnel 8c à fes ufages parti-» culiers . Il y a plus dé vingt . combien ne paroîtront-elles pas infe'rieures aux anciennes . au point où nous le voyons depuis plus d'un fîécle. L'ignorance du texte . î. la précipitation . l'intérêt peut-être 8c la va» Aij . à Maîtres . que des ouvrages informes. 8c c'eil ce qui me fait croire qu'on a eu tort de négliger les anciens. chacun dans leurs efpeces .

ceux que l'on a cru les plus habiles. ont été prefque awfli-tôt chan-» 3> longues. 8c » fur lefquellcs on devroit couler légèrement . comme fi elles étoient & . '> On a donc choifi pour compofer les Chants nouveaux .là chacun voit combien de be'vues un tel inconvénient entraîne nécelfairement après lui. dit Ic U UufiqHc. 6c les autres moin^: mais chacune d'elles afpiroit à voir finir tet ouvrage à quelque prix que ce fïit . ces Maîtres d'e'cole n'en ignoroient pas moins la langue latine . ils ont hâte leurs travaux. que parmi nous les Mufîciens qui compofcnt j3 le Chant des Hymnes &: des Motets . '' Je ne puis m'emcélébrc M. Tout le monde a entrepris d'en compofer &: s'en eft cru capable. un défaut confidérable 8c conau plus communes règles de la Mufique. 8c cherchoit de toutes parts les moyens de fatisfaire l'empreflement qu'elle avoit de faire ufage des nouveaux Bréviaires. 8c on les preflbit. Rollin . ]^art. 6c dès .là cette foule de gens qui fe font offerts pour la compofîtion du Chant.Traité du Chant Crcgorten. 8c ignorent la quantité des mots . de remarquer en Traitê de ^ pêchcr . d'où il ar5> rive fouVent que fur des fyllabes qui font brèves . dit-il . De . N'eft-il pas e'tonnant que les pièces de pareils Auteuri aient e'té adopte'és par des perfonnes . qui fans doute n'e'toient pas/i ignorantes qu'eux? Car pour fçavoir bien chanter . j> paffant . n'entendent pas {' i> 33 le latin . Pour répondre à l'emprelfement de ceux qui les avoicnt choifis . On a vu jufqu'à des Maîtres d'e'cole qui n'ont pas craint d'entrer en licfe. ils fe font mêle's aùlfi de compofer. qui eft celle de l'Èglife . 8c l'on s'eft repofé entièrement fur eux de l'exécution de ce grand ouvrage. à peine fjrties de leurs mains . Leurs pièces . De toutes les Eglifes qui ont donne' des Bréviaire» ficuveaux . t. on in33 fille 8c on s'arrête long-tems . C'cft traire »j . ^ nité font encore des inconveriens .. les unes à la ve'rite' fe font prefTe'es davantage d'en faire compoièr les Chants . qui ont achevé' de déiigurer le Chant ôc de le corrompre prefqu'entiere- ment. Parce que leur profefïïon les entretient dans l'exercice du Chant qu'en effet ils fçavent ordinairement mieux chantei? que les autres . Une entreprife de fi longue haleine demandoit im tems qui lui fut proportionné .

ou qu'on les avoit trop prelfés. toutes caufées par. ôç qui n'avoient pas même ce médiocre avantage. qui le font par iis fens naturel du texte . fi fouvent les mêmes Chants . d'ouvrages . élevés où il auroit fallu defcendre . Part. On ne put fe dilTimuIer les de»fauts fans nornhre fouvent greffiers . Graduels ôc d'Alléluia. graves . d'autres mal-à-propos coupées . ëv qu'après les avoir autorifées par un ufage public . qu'on s'efl apperçude leurs défauts . des Chiints abfolument contraires à l'efprit des paroles .me fi tout Mode étoit propre à toutes paroles 8c à tout fentiinent? Quand cela fe tfouve ians nuire à l'éxif^f^nce du texte ^ A iij . qui^aur oient dû êtte diftinguées. d'y remécUer. où les paroles demandoientune mélodie légère . Tout a été reçu fans examen $ . fans égard à la lettre . lorfqu'il n'étoit plus tems. tels que ceux de tant de Répons. la féconde Antienne Se le fécond Répons du fécond Mode. que compofées. mais trop tard . prefque toujours eftropiés 6c pour l'ordinaire aux dépens du fens exprimé dans le texte. choix 4es Compofiteurs de Chant . aux dépens des liaifons 6c de l'énergie du Chant primitif . Que dire encore des expreflîons outrées ou négligées . de l'affeélation puérile de les arranger par nombres fuivis .des phrafes confon-^ dues par la teneur 6c la liaifon du Chant. I. 8c tant d'autres irrégularitées . beaux à la vérité par eux-mêmes mais trop de fois imités . le défaut d'attention au texte. & & dans ou qu'on s'étoit trompé . ce n'a été qu'après l'imprelEon . ou avec un examen très-fuper£ciel . fur-tout dans le Chant des Hymnes . des tons forcés .tées Traité du Chant Grégorien. fans en avoir fait l'eflai . d'autres auiïï mal-à-pcopos fufpendues . ôc aufli révoltantes que celles dont ils font remplis pour la plupart ? Je veux dire des fautes de quantité . en mettant du premier Mode la premietre Antienne 6c le premier Répons d'un Office . prefque vit alors avec regret le On & & . com. Qui ne feroit encore dégoûté d'entendre. du peu de difcernement dans le choix des Modes . qui naturellement dévoient plaire par l'agrément de leur nouveauté. Qui pourroit tenir en effet contre des fautes auflî îpuodes .

étoient d'ailleurs inflruits jufqu'à un certain point des règles de la compofition du Plain .Traité du Chant Grégorren. fi les mêmes liaifons . de tels Auteurs n'en méritent pas le nom. à la bonne heure. que les autres ne les polfédoient pas encore alfez . Parce que d'ailleurs ils avoient du goût pour le Chant . ils l'ont jugée propre à charnier des autres ôc bonne à paroître en public . ils auroient dû n'y jamais penfer ni de ces miférables plagiaires . les uns n'en fçavoient pas même les premières règles . AfFeétation encore auffi déplacée dan$ ceux qui fe font aîieurtés à conferver les mêmes Chants dans les mêmes places . par conféquent de nouvelle date . ou qui n'en ont compofé qu'en vue du Contre-point . qu'il n'eft qu'accidentel au Plain-Chant . qu'ils ont plus écoutées 8c plus fuivies que les règles qu'ils connoif- $ & & : & : : fbient ? Les uns naturellement vifs 8c gais . bien loin d'en connoître la perfeélion. ils ont cru pouvoir en compofer . Je ne parle pas non plus de ces Maîtres de Mufique . fans faire afîez d'attention que le Contre-point eft une invention des fiécles d'ignorance . la même énergie la même tournure de l'ancienne pièce pouvoit s'ajufier fur la nouvelle. I. qui y ont travaillé . 8c qu'il ne doit point influer dans fa compofltion fimple Je parle de ceux qui fçachant la langue de l'Eglife . les mêmes repos . que le goût de leur fcience ou l'ufage de leurs Eglifes à rendu dédaigneux du Plain-Chant . qui n'ont eu d'autre talent que de piller indifféremment de toutes parts pour agencer à leurs pièces . d'ailleurs habiles. fans avoir pris garde fi les anciens convenoient aux nouveaux textes . nvdist . Part.Chant en combien de rencontres leur Chant ne fe fent-il pas de leur humeur ôc de leur imagination . pour y coudre à tort 8c à travers tout ce qui leur eft tombé fous les mains . 8c parce que leur compofition plaifoit à leurs oreilles -«elles . la même ponéluation . Tout cela nous fait voir que de tant de Compofîteurs de Chant . Je ne parle pas de ceux que leur ignorance de la langue latine rendoit abfolument incapables de compofer . paroifTent n'avoir 'eu pour guides que les caprices dune imagination féconde en fons Se pleine de faillies.

& & & Mufique baroque. qu'ils ont pou'-tant eu le crédit de faire recevoir comme bons . en leur communiquant une dureté qui les rend prefque méconnoiflables. Il en eft d'autres enfin d'un caraélere froid indolent dont les Chants font extrêmement négligés fans ame . qui n'eft point rare en ce fiécle . il ne fuflit de le bien chanter . la conféquence n'eft pas toujours jufte . S. privés de cette mélodie qui fçait heureufement exprimer les fentimens du cœur.i^. mélancoliD'autres d'un tempéramment fombre <iue . Ne pouroiton pas leur appliquer ce qu'on lit dans le SpeHacle de ^^^^ ^ ^^ la nature .t. félon la diverfité des objets que le texte veut qu'elle lui repr'iente. 7 Texpérience nous prouve .'p. de certains mauvais Muficiens dont parle tre. il faut de plus un don naturel . il faut fur-tout ce qu'on appelle le goût ôc le génie poétique : Nafdmur Fcëta. dire que comme il eft une C7 juîv. qui fçait le réveiller à propos le piquer .i)j. ni d'être rempli des ouvrages des meilleurs Poètes . il eft aufli un Plain-Chant baroque. ils en ont tiré des chants durs . Lors même qu'ils n'ont fait qu'imiter les anciennes pièces . il ne pas d'en avoir la the'orie tuffit pas même d'avoir l'efprit rempli d'un bon Chant. l'affliger ou & & & le réjouir . Ôc ce k Aiv . l'abbattre ou le relever . I. abfolument ineptes à la compofîtion: comme pour être bon roëte . Auguftin cependant reconnoît que Chant doit être comme l'ame du texte facré . que fi Ton s'étoit contenté de les lire. on fe fent moins ému . 8c fans lequel ne'anmoins on ne re'uffira jamais à mettre en pratique la tliéorie : on a vu d'excellens Muiiciens pour l'exe'cution . que pour bien compofer du Chant . loin de conferver la douceur de leur mélodie . c'eft -à-dire. un certain ge'nie qui n'eft pas donné à tous . ne donne aucun attrait pour des paroles . n'ont pas manqué de communiquer à leurs Chants la rudeifc de leur humeur. 8c il arrive qu'après les avoir chantées . l'Auteur de cet ouvrage . quoiqu'ils n'euffent fait autre chofe que de gâter les anciens . non plus que dans ceux qui l'ont immédiatement précédé. qui pourtant font efprit 8c vie.Traité du Chant Grégorien. ce n'eft pas affez de pofTe'der parfaitement les Règles de la Poëfie . Part. Cette forte de Chant au contraire languilTant 8c fans force .

3i mefita nurhfm infirmior aninim in ajfellum pietatis afptrgat. Il faut les étudier 8c fe remplir de leurs mélodies . i o 8c 1 1 fîécle . Car CQ^. fur-tout les Anciens. I. particulièrement au caraderc d'une fimplicité noble 8c en môme-tems gratieufe qu'on les reconnoit 8c qu'on diftingue les pièces originales d'avec les imitations qui en ont été faites. ils ont leurs défauts . depuis le mélange qu'y ont introduit les Italiens èç les Gaulois . lib. d'infpirer par les oreilles des mouvemens de pie'té aux âmes plus foibles . les doux accens d'un cfeant agréable Ut fer ohleda%o. Il ne faut cependant pas croire pour cela que tous ces "ouvrages foient égalenient parfaits . pour avoir été fi fouvent remaniés . & & . f. - . Grégoire le Grand mais où trouver le Chant de ces fiécomment le reconnoîcles reculés dans fa pureté tre . dus l'Italien comme l'a fi judicieufcment remarqué M. il ne feroit prefque pas poifible de les recormoître. Il feroit avantageux fans doute d'avoir dans leur pureté les Chants anciens jufqu'au de-là du tems de S. 8c les Romains le tenoient des Grecs. 6c le GalUcan. 8c à fçavoir les dépouiller de tout ce que des mains étrangères y ont fouré de difforme 8c de fuperflu. 8c eViter les défauts dont nous venons de parler . afin . dit-il . Plus les compoiîîions de $ Traite n'eft qu'à cette : & " : . Pour procurer un tel bien . il n'y a plus gueres parmi nous que le Romain avant fa réforme .rat Gréiz^rien. condition quil en approuve lufagè .du Ch. où les trouver ? Car des AnMais quels Anciens . il faut confuker ce qu'il y a par-tout de meilleurs Chants . C'ell dans ce qui nous refte des ouvrages de ce tems . les uns ôc les autres ayant confonle Gallican dès le p . Le Beuf dans fon Traité Hiftorique du Chant d'Eglife ? On ne peut donc fe mieux fixer pour les Anciens qu'à ceux du fîécle de Charlemagne 8c des deux ficelés fuivans. Part. 8c fans une judicieufe critique . en les y «devant par Ccnfeff. qu'on trouve les vrais principes du Chant Grégorien. 8c qui fe font multipliés par les divers changemens qu'ils ont foufFerts . car ces premiers Maîtres tenaient leur Chant 'des Romains . ciens les plus connus . Or cette critique confifte principalement à découvrir la première fimpiicité de ces anciemies pièces.

Prenez en effet dans FAntiphonier Romain . ni - trop • déchargé. ou dans tout autre Antiphonier ante'rieur au dixiém. : car fous prétexte d'évi- . 8c que leurs progrès font durs . elles font encore plus variées 8c plus diverfifiées . de Pâques . 8c Traité. Chant approchent de : . Les Antiennes de.e iie'cle . ceux qui le firent avoient affiirément du goût pour la belle mélodie .. elles iont auffi . Le Beuf . Il ne doit être ni lourd ni précipité . cahoteux. Part. comme on Fa déjà dit . Trinité . comme celles de la SS. au lieu qu'ils auroient dû affervir les notes à l'exigence du texte . guiijdés .Antiennes. Prenez encore l'Office du SS.. coulantes . le ils choiiîrent feulement tout C€ qu'ils trouvèrent de plus beau dans les autres Offices de Tannée . du Chant Qrégorten. ce qui eft tine perfection qu'en ne doit pas négliger. Euchariftie . 8c des autres anciens Offices de l'anne'e comparez-les avec les Antiennes des Offices pofte'rieurs . - : d'ailleurs latin. tel quon le donna dans le treizième fîécle . Quand donc on trouve des pièces de Chant qui fe reffemblent . de la SS. 8c pour me fervir de l'expreffion de M.t l'alfervirent -notes . 8c voulureri. plus auffi leurs progrès font doux.t l'appliquer au texte qu'on leur avoit fourni : mais ils aux notes qu'ils avoient empruntées des anciens . de la Pentecôte . Noël . ni trop chargé ô. I. plus corre<5les pour Fexpreffion 8c la liaifon des paroles . mélodieux . plus elles font fimples 8c prefque fyllabiques . mélodieufes .' Les plus anciennes font ordinairement fîmples . Ils il paroît même qu'ils ne campoferent donc rien de ne fçavoient pas nouveau . % leur première origine . naturels au lieu que les compolitions pofte'rieures font furchargées de notes .Sacrement. Les premières étant fort lîmples 8c les autres trop chargées 8c trop mc^dulées. de. 8c vous ferez frappé de la différence de compofition . iiir-tout celles des . lAfcenfion . c'eft-à-dire . 8c par -là toujours difficiles 8c défagréables. Tel eft Fefprit du véritable Chant Grégorien. . en les examinant de près . on difcernera facilement les originales de celles qui rve font qu'imitées à ces marques non équivoques. 8c ils auroient évité tant de contrefens qu'on y trouve prefque pat-tout. mais ils n'en avoient aucun pour les bien adapter .

6c quelques Eglifes ont fuivi cet exemple » comme celle de Paris. pour ainfî dire . pefée 8c exade.être les fculs Chartreux . AufR a-t-il fallu enfin y revenir » Ôc c'eft ce qu'on a tenté depuis deux fiécles.%0 Traité du Chant Grégorien. main moderne ïe texte plus. On a commencé par corriger le Chant Romain . Car il eft aifé de reconnoitre que tous les Chants des différentes Eglifes viennent du Romain . après la corredion du Rocorrigèrent auffi le leur. qu'ils ont fait de leur Chant comme un fque'le'te . fur-tout dans les Livres Graduels : il devint par-là plus coulant Se Plufieurs Eglifes . OU qu'on doive obferverla quantité fuivant la rigueur des règles de la Poëfie . il non plus donner dans l'extre'mité oppofe'e eft Part. comme il à quelques Auteurs depuis la réforme . dans la multitude des notes . On le déchargea alors dans la plupart . I. les Allelma. excepte goût qui avoit fait méprifer la quantité . ou trop décharné . Non qu'on obferve . ne faut pas . au tout. Chaque pièce doit avoir dans {ts différentes. qui les ont tellement retranche'es . tout ce qui eft trop nud . donc . On revint alors du mauvais M. ces qui fe perdent . peut . que les changemens qui s'y trouvoient ôc qui venoient des différentes mains par lefquelles ils avoientpafle » n'ont jamais altéré le fond jufqu'à le rendre méconarrive' & & & noiffable. que nous appelions le Romain moderne . tout cela n'eft point le vrai Chant Grégorien. //. comme le font prefque tous les Répons Graduels du moyen âge . mais feulement fuivant les règles d'une prononciation grave. ter le trop grand nombre de notes . relatives parties des proportions relatives entre-elles . dur ou mal aflbrti . E cclef 3 5.intelligible. les Traits . qui n'a plus que les accouples.Tout ce qui eft pefant ou confus . C'eft donc pour procurer de meilleures compofuioi» & . Hifl. quelquefois les Antiennes du corps de tant d'autres piel'Office . perfonne aujourd'hui n'eft plus touché de la réponfe attribuée à S. Grégoire : Qu'il eft indigne de la parole de Die» de l'aJJ'tijettir attx règles de la Grammaire. de cette multitude de notes fous lefquelles il étoit comme accablé . qu'à peu de chofe près c'étoit par-tout le même Chant avant les nouveaux Bréviaires . -f- Thuri.

6c tous ceux qui pourroient arrêter les perfonnes qui ne les ont jamais fçus ou qui les regardoient comme énigmatiques. & cerne les principes 6ç ble 6c intelligible . Ccft dans cette vue qu'on a expliqué les termes grecs . 1 ^u'on a entrepris ce Traité .il pas inutile d'avertir que le but de cet Ouvrage n'eft pas de donner une nouvelle forme de Chant . Les inftruétions fur toutes ces chofes . foit obferve' par-tout. 8c dont ia tournure Ôç le goût a paru digne de leur atte. ne trouvera donc point ici des principes noumais l'éclairciffement des anciens. de joindre les règles du bon fens à celles de l'Art . les règles en rendant du Plain-Chant. Peut-être n'eft . I. On a donné plufieurs exemples des défauts . font trop faperficielles. pour apprendre à les éviter. ni un plan nouveau de fa composition . de rappeller les principes fur lefquels ces anciens & fe font fonde's 8c les règles qu'ils fe font prefcrites.i. On efpere enfin n'avoir rien à defirer aux kcteurs ftudieux 8c attentifs touchant certaines pièces qui fe trouvent dans les anciens Livres . Part. lailfé . Les Auteurs de ces Méthodes n'ont pas afl'ez ap-* profondi les principes des anciens. par exemple l'efprit inde'cis fur quantité d'anciennes pièces de Chant dont la connoiffance néanmoins eft effentielle à fa perfeétion. fût feniîr . 8c on a donné de même des exemples de plufieurs bons ouvrages . mais feulement de ramener à celui des anciens de le remettre fous les yeux dans fa première fîmplicite' . autant qu'on a pu . telles que les'don-r nent lesMe'thodes ordinaires dont le Public eft furcharge' . Elles laiffent . C'eft dans cette même vue qu'on a tâché que tout ce qui con- On veaux . mais rendre l'ancienne comme palpable .ou qu'ils ont dû fe prefcrire en confe'quence : c'eft-à-dire . &c faire en forte que le naturel qui en fait la beauté' . développer ce qui avoit paru jufqu'à ce tems trop confus 6c trop embarrafTé.ntio. en ôter les obfcurités .' Traite d» Chant Gïigorien. On ne prétend pas donner une Méthode nouvelle . fans l'intelligence desquels il eft abfolument impolTible de porter un jugement & folide de leurs Ouvrages. pour porter à les imiter. 8cqu on fe propofe d'y inde fa comftruire à fond des Règles du Plain-Chant poiîtion. rai- fon de tout.

il veut cependant qu'on exclue touteMufique qui a l'air prophane. Avant d'avoir lu fon ouvrage . Nous nous bornerons feulement à quelques observations . nous étions entrés dans fes vues. ou celle qui n'en eft différente que par les paroles qu'elle "chante. Nous fommes trèsperfuadés que le Chant doit néceflairement exprimer le fens 8c l'efprit du texte facré . eft auiTi très . m'a engage' à faire les obfervations que j'ai cru ne'cefi'aires au but de ce Traite .tX Traité du Chant Grégorien.. nous avons pris pourcet COMME ouvrage nous eft re pouvons nous difpenfer d'en parler. contetiaiit les principes qui en menchez qttr peuvent conduire à le rendre meilLe trent les défauts & & i & ^ 1749» adreiTë nous Notre delfein n'eft pas d'entrer dans le de'tail de tout ce qu'il contient. Mais nous ne penfons pas que pour produire cet heureux effet . il y en auroit d'Auteurs encore vivans . encore moins celle de les décrier . I. Il n'eft pas non plus pour le Fleuretis ce qu'il dit du Contre-point . Je confeiTe hautement que j'ai befoin moimême d'indulgence pour ks Ouvrages dont j'ai e'té charge'. Part. dont je preTume que la ncceflite' prouvera fuffifamment la droiture de mes intentions. Quelque décidé que cet Auteur paroifle être pour la Mufique . que les plus habiles Maîtres rc : gardent "félon lui comme un acroiUche . qu'ils pourroient s'offenfer de ma Critique : mais je proteile que l'amour feul du vrai .. quelqu'attention que j'y aie apporte'e . le Plain-chant ait befoin de plus de Mufique qu'il n'en a par lui-même. 8c nous avons eu foin d'infifter fur ce point dans le Traité que nous donnons. ôc non à beaucoup près la pafïïon de les rabaiffer. Peut-être qu'entre les ouvrages don j'ai relevé le«défauts . après avoir applaudi au ze'le qui a porté l'Auteur à contribuer à la perfeâ:ion du Chant Eccléfîaftiquc. je ne pre'tens pas être parvenu dans toutes les pièces au point de perfection que je propofe ôc que j'ai toujours eu en vue.. guide cette pratique qu'il recommande il nous convenons qu'en effet n'eft 8c fans laquelle pas pofTible de re- préfenter ni de peindre avec fuccès. Comme lui . Il paroît depuis peu un ouvrage intitule': Traité criîmprîmc ^^^«^ '^tt Plain-chant .

8c développer ce qui avoit paru jufqu'à ce tems trop confus Ôc trop embarralfé. pour porter à les imidéfirer au^f ter. dont le Public eft donnent furchargé. C'eft dans cette même vue qu'on â tâché que tout ce qui concerne les prininles Règles du Plain-Chant . telles que les les Méthodes ordinaires &. . pour apOn a prendre. ôc tous ceux qui pourroient arrêter les p^rfonncs qui ne les ont jamais fçils ou qui les regardoient comme énigmatiques. donné plufieurs exemples des défauts .1 1 Traite du Chant Grégorien. On efpere enfin n'avoir rien laiilé à tecleurs ftudieux 8c attentifs touchant certaines Pieces q-ii fe trouvent dans les anciens Livres . mais feulement de ramener à celui des Anciens . de joinfaire en dre les règles du bon fens a celles de l'Art j forte que le naturel qui en fait la beauté . 8c on a donné de même des exemples de plufieurs bons Ouvrages . 8c dont la tournure ëc le goût a paru digne de leur attention. font trop fuperiicielies.à les éviter. par exemple . On ne prétend pas donner une Méthode nouvelle . Peut-ctre n'eii-il pas inutile d'averrir que de cet Ouvrag-J n eft pas de donner une nouvelle forme de Chant. l'efprit indécis fur quantité d'anciennes Piects de Chant. fans l'intel- ligence defquels il eft abfolument impoifible de porter un jugement iblide de leurs ouvrages. mais rendre l'ancienne comme palpable . ni un plan nouveau de fa conipcfition. de rappeller les principes fur lel'quels ces Anciens fe font fondés Se les règles qu'ils fe font prefcrites : . de le remettre fous les yeux dans fa première fimplicite' . telligible . fut fenfible cipes & & autant qu'on a pu raifon de tout. On ne trouvera donc point ici des principes nouveaux. Elles laillent. en ôter les obfcurités . &c qu'on fe propofe d'y in-^ conipoftruirc à fond des Règles du Piain-Chantôc de fa le but fîtion. en rendant . . 1 r it 1 Les inftruélions fur toutes ces chofes . t. C'eft dans cette vue qu'oii a expliqué les termes grecs . pARt. foit obiervé fe prefcrire & par-tout. qu'on à entrepris ce Traite. mais réclaircilfement des Anciens.dunt la connoillance néanmoins eft eflentielle à fa perfection. ou qu'ils ont du en confcquence c'eft-à-dire . Les Auteurs de ces Méthodes n'ont pas alfez approfondi les principes des Anciens .

Il n'eft pas non plus pour le Fleuretis : ce qu'il dit du Contre-point. Notre n'eft M M . Mufique qui aitl'airprophane» ou celle qui n'en eft dilTe'rente que par les paroles qu'ciîo charte.749. vue.dre tndl. . ÔC quelqu attention que j'y aie apporte'e . & nous avons eu foin d'infiiler fur ce point dans le Traite' que nous donnons. eft auiii très- . Jt Peut-être qu'entre les Ouvrages dont j'ai relevé les dc'f'auts . Il paroît depuis peu un Ouvrage intitule' T>-<ï»/e cri" Imprimé tique du Vlain-fhafit contenant las principes qui eti mon" . le Plain. Le Mer[ygf^f [g^ défauts î^ n:ii peuvent conduire <t le rer. nous e'tions entre's dans fes vues. Je confefl'e hautement que j'ai befoin moimême d'indulgence pour les Ouvrages dont j'ai e'te' charge' . Quelque de'cide' que cet Auteur raroilfe êfe pour la Mufique. Mai^ nous ne penfons pas que pour produire cet heureux effet.chant ait befoin de plus de Muftque qu'il n'en a par lui-même. I. il veut cependant qu'on exclue tovt-. Avant d'avoir lu fon Ouvrage . je nc pre'ters pas être parvenu dans toutes les Pièces au point de perfection que je propofe ôc que j'ai toujours eu en . . nous avons pris pour guide cette Poétique qu'il recommande §c fans laquelle nous convenons qu'en effet il n'eft pas poffible de repreTenter ni de peindre avec fuccès. que les plus habiles Maîtres re- gardent félon lui comme un acroftiche . civr . . Comme lui . Nous fommes trèsperfuade's que le Chant doit ne'celîairement exprimer le de tout ce qu'il conà quelques ob-' après avoir applaudi au zélé qui a porté le de'tail fens & 1 eforit du texte facré . ë<. mais je protJite que l'aîTiour fertl du vrai. nous deflein pas d'entrer dans tient. Nous nous bornerons feulement fervations . dont je pre'fumc que la ne'celTité prouvera fuffifamment la droiture de mes intentions. &z non à beaucoup près encore mgins celle de les la pafîion de les rabaillër de'crier .r Trahé dn Chant Grégor-en. il y en auroit d'Auteurs encore vivons ôc qu'ils paurroient s'oifenfer de ma Critique . '' f^^^^ E cet Ouvrage nous eft adrefle C O pe pouvons nous difpenfer d'en parler. m'a engage' à faire les observations que j'ai cru ne'ceiraires au but de ce 7'raite' . . l'Auteur à contribuer à la perfedlion du cfiant Eccle'f aftique. Part. cht?.

fauf a perfedliionnet leurs découvertes . il feroit très-louable d'en faire . leurs prinTraité : & cipes. 8c a renverfer tous lesufages reçus? Si néanmoins il y avoit dans ce nouveau fyftême quelque nouvelle idée qui put perfe-*. ^ionner ces anciens . M. Burette de l'Académie Royale . il eft avantageux de confulter ceux qui les premiers l'ont étudiée avec foin. mais il paroît que l'Auteur n'a pas Fait aflcz re'flexion à toutes les confe'quences qu'on peut tirer de la Bulle de JeanXXII furie Dcchant. verfés dans l'antiquité . M. Kyrplufieurs autres reconnus pour trèsquer Jéfuite . mais fans changer leuf plan à moins qu'une utilité évidente n'y engage. Il eft vrai qu'il y a eu des tems ou ils n'ont pas fleuri avec le même fitccès mais doiton en conclure qu'on ne doit point confuîter les anciens Maîtres 8c qu'on doit s'en teniir aux feuls nouveaux ? Les Arts fe perfeâionn'èrtt en les cultivant. le P. Si les principes des anciens n'ont rien de faux . doit-on admettre en ce cas une Méthode qui contiendroit un nouveau fyfteme tendant à faire totalement méconnoître celui des anciens . n'auroient-ils donc rien compris dans ce que les anciens Auteurs rapportent de la Mufîque de leur tems ? Siippofé que le tems ne nous ait point confervé de pièces de ces anciens . fi la manière nouvelle d'en traiter n'a point d'utilité . . t. Wallis Profelfeur d'Oxford . fi on ne peut s'en écarter fans entrer dans de nouvelles routes inconnues à teux qui font profeffion de l'Art dont il s'agit . font-elles donc pour cela incertaines 8c de nulle conféquence ? Perfonne ne doute que les beaux Arts n'aient pafle des Grecs chez les Romains . leurs règles.par rapport même à ion fyftême. il fèmble faire trop peu de cas des téiiioignagcs qu'en ont allégués plufieurs Auteurs modernes très-célébres. Kfage. Comme la nature eft toujours la mêmç .Dien fondé T^ 3u Chant Grégorien. on doit les fuivre . ParÏ". . . leurs obfcrvations . 8c que dc-là ils ne foient venus jiifqu'à nous. A l'e'gard des anciens Auteurs qui ont rapporté tant de choies de la Muiîquc ôc du Chant des Grecs . mais rt'ont-ils pas des fondemens inébranlables qui font dans la nature même des chofcs. S'ils ont bien tencontré . Le fçavant Cardinal Bona .

Les Règles les plus fimples 6c les plus connues feront toujours préférables à toute autre . quatre même plus . en ne fortant prefque jamais de leur odave» fait Un Chant pour être k l'ufage &<.J tend qu'il n'y a que deux Tons » le majeur le mineur. On veut appeller Ton .\ ' • Le nouveau fyftcme : & "- & fous-divifions du majeur 8c du mineur . pourvu les progrefTions qu'elles n'y foient pas trop fréquentes de plus grande étendue y doivent être très-rares. il n'admet point d'autres lignes de variation que le béquarre 8c le bémol. La dieze qui n'^ eft admife que rarement 8c purement par accident pour adoucir quelques duretés . on fçait qu'ils fe traitent très différem.bien .ment 8c que leur mélange eft un défaut intolérable . dont il eit queflion. que fes progreflîon* foient modérées 8c prefque toujours par dégrés conjoints! les quartes 8c les quintes y font très . doit chanter aifément. Comme le Chant Grégorien eft bien plus fimple que la Mufîque . Les trembicmens qu'on y fait quelquefois lui font étrangers empruntés de la vraie & Mufîque. ce qu'en Chant Grégotien on appelle Mode on pré. vue que nous confidérons lé . renferme n'a rien e fem. quand elles peuvent avoir le même fuccès.14 Traite' Traité dtt Chattt GeégoYîen.blable qui le doive faire préférer à celui des Auteurs du Chant Grégorien. mais il paroit plu* convenable de s'en tenir à la diflinftion ordinaire'. Dans le Chant Grégorien . qui dans le fond ne feront que des. on connoît aulTi les Modes majeurs 8c les Modes mineurs . être tel qu'on puille l'apprendre : . tout cela n'elf' - pas fort important en foi . pARt. Il faut qu'il n'ait d'étendue que celle qu'une voix commune peut parcpurir fans fe g::ner . On y voit qu'on voudroit tout amener à la Mufîque moderne. qu'il . C'cll à quoi les Auteurs du Chant Grégorien ont fait beaucoup d'attention . on en rappelle aifément l'idée. du Public. on les divife j on les fous-divife fuivant la qualité de leurs oélaves 8c en appeilant chaque Mode par fon nom . ne confiitue point de nouveaux Tons ou Modes . C'eft fous ce point de I. qu'au lieu de douze Modes on en peut dillingucr vingt-''. comme le Traité voudroit nous en faire connoître.même .

que malgré le grand nombre 8c . ne lui eft pas indifférent. affez lettrés d'une part 8c alfez Mufîciens de l'autre pour un corps 8c un Mn affemblage de tant de Chants à la fois . jufqu'à ce que le peuple foit accou- propofe eft & t'ullement du l « « & . 8c le i hant des Offices qui en fait une partie fî coniîdéral e . des Alléluia . 8cc. Or le peuple n'eft pas ici d'une petite confidération. mais plus difficiles .Tratié du tOhant Grégorien. s'il eût donné quelques Offices entiers . C'eft pour lui principalelent que s'eft formé l'Extérieur du culte divin . Or peut-on fe flatter que le peuple 8c même le Clergé adopte volontiers un Chant fî dlf-* ficile 8c d'ailleurs fî différent du Grégorien ? Trouvera-t-on beaucoup d'Eccléfîafliques qui aient le courage de faire une nouvelle étude de Chant ? II y a de plus dans le fVflême du Traité dont nous parlons . qui a plus de part à rOfncc que les Muficiens. chacun fuivant fon goiàt place de ces Chants populaires on en fubilitue de l même plus harmonieux . tellement affortis entr'eux qu'ils répondiifent tous à l'idée de notre Auteur. des Introïts . qu'il fut obligé d'y renoncer ? L'Auteur n'auroit-il pas éprouvé lui-^même qu'il s'en faut beaucoup que fes pièces ne fe chantent à Livre ouvert. des Répons . Qu'à ionnè . On fçait au contraire lel eft fon attrait pour quantité de pièces qu'il affefon caraftere. î. 8c par conféquent des Antiennes . je veux dire la difficulté de la compofition d'un tel Chant. reffort du peuple . des Graduels . Qui conlîdérera en effet la multitude 8c l'infi-* nie variété de toutes les pièces de la Liturgie . un autre inconvénient qui paroît infurmontable . fuffifent pour faire voir combien ce qu'on hors de la portée des voix communes . fi le Chant étoit fî peu à fa portée . Le vrai Chant Grégorien au contraire a cet « arantage paiticiUier . combien faut-il qu'il s'écoule de tems ? n'y auroit-il pas auifi lieu de crain-* dre qu'il ne paffàt du mécontentement au dégoût mê- tumé me des Offices publics . plus parfaits fî l'on veut . aura de la peine à fe perfuader qu'on puiffe trouver aifément des hommes en nombre fuffifant . & à un pareil changement . Il en autoit encore mieux connu la difficulté . PhUT. if Les exemples qu'on donne dans le Traité dont nous parlons .

qvii font généralement éftimices comme parfaites telles font par exemple les Lrvitatoires de Nocl . . Vem fanâe Sfnitui de la Pente.drnife facilement dans l'Eglifé . les Graduels Viderimt de Noël . les Inircîts Gaudeamus employé à la plupart des grandes Fêtes .duChcintG' ê^oYÎen. avant Noël. qui voudra s'en charger ?(^ui cfcra fentrequi ne prendre avec quelque efpérance de fuccès . àcs inconve'niens auffi graves que c&ux-ci m'empêchent de l'adopter. voit qu'au lieu de certain ordre de Chants uniformes entre-eux Se pour ainft dire bomoge'nes . ' eôte : . les Antiennes O . On en peut juger par les pièces que l'Auteur a fait graver pour modelé à la fiM de ce ïtaiîe'. Confiiues eos deâ Apôtres f les Alléluia . & du Gre'gorien il lui faudfoit emibraifer toutes les efpeces pofiiblcs de Chant ôc même les plus difparates ? L'introduftion à'ww Chant d'un genre tout nouveau ne doit doîic pas être ?. Tefafifhtm Dcmhium des Anges . d'un certain caraclere qui lui cil propre . vlu'on fe repiréfenîc des milliers de Ciiants à compofer dans ce goût.VhKT. une Cfpecé de fympaJne d'où il rcTulte naturellement pour la compofîtion ce pour rcxéciitioft une facilite' toute alitre que dans le nouveau plan. qui en le communiquant verfcl à toutes l'es pièces . en le traitant félon f^s vrais principes 6c félon les Règles que j'ai tâché d'établir de taciliter .e fort pourtant jamais . En fe dépouillant fur cela de toute prévention . fans nu^re à leur mélodie refpeilivd . n'eft pas fi méprifable qu'on voudroit le faire entendre . Concrde de tous les Saints .iit Angilm du jour de Pâques . fur lequel on a imité î>iimo!abh du SS. il r. à caufe des fuites fâcheufcs qu'elle peut avoir: quoije ne regarde pas comme abfolument impoffiblc l'exe'cution du plan propofe . de que & & : Pâques. Tribus miracu^ Ih de l'Epipanie . produit entre-elles . on en peut juger par certaines pièces en tout genre . Regnum mnndi du Commun des Vierges . Le Chant Grégorien d'ailleurs . ni contraire à beaucoup aux Règles de la meilleure Muprès aux principes fique. Sttfcspimus de la Chandeleur. Sacrement . Statuit des ConfelTeurs Pontifes . Se.'i. caraclcre unitoujours le môme . ïîctc dies de Pâques . tels que cetix "îg "tritlté la variété de fes Chants & . les Répons Tetiehrx du Vendredi S.

de de S. on traite de l'origine du Chant . : de bonnes & & .Triché du Chaut Grégorien. aux vraies Règles . PLAN ET DIVISION DE CET OUVRAGE. fuivant les ufages les plus communs dans l'Eglife de France. Dans la féconde . V'irgit ]tffe . ort en dem: Parties. de mauvaifes compolitions on traite eniuite des différens Modes du Chant. Laurent les Offertoires Vierge . de la manière de les employer: enfin de la manière de bien chanter . de leurs qualités . èc tant d'autres de toutes efpeces. &: de quelques ilits néceffaires pour cette exécution . 8c ce que nous avons tâche' de faciliter dans l'Ouvrage que nous donnons au Public : mais c'eil aufii ce que nous croyons leul né- de de S. virp Mria . on donne des exemples . de les fonde mens de fes Modes ie div'ife y diiferens des Principes de fes Modes . Dans la première . Part. de chacun en particulier ik. de leurs noms ôc de leurs propriétés.te de la YentQCOté^ J'-ijl^ritm animx du Commun de pluneurs Martyrs . les Comrep'ér. Miciiel . I. . Pour garder quelque ordre dans cet Ouvrage . Lhx aterna des Morts . de la fainte Vierge Bea a Stetit A. de leurs Pvegles . on montre T application de ces Règles en général pour la compoiîtion duChant .igetus Lévite Lmreniius es . c'eft ce que nous fouhaiPrincipes tons de tout notre cœur . i/ côte . Que l'on corrige donc les défauts qui de'figurent le qu'on le rappelle aux grands vrai Chailt Gre'gorleri . munions Wiâds cjl la Saite & & celfaire.

C'eft pourquoi nous emprunterons de M. c'eft parler de l'origine de la Mufique parler de ceux du Plaiii . &: peu contente de tous fes efforts appelle 33 qui lui paroiffent encore trop foibles . les mêmes avantages quand bien exécuté.t roiiie avoir^toujours tté Quoique & . elle répète à diverfes 33 reprifcs fes paroles . de plus anim.^^^. de Tufage naturel du Chant. hors d'elle-même. Lorf33 qu'elle eft faille pénétrée de la vue de quelque 33 objet qui roiccup. • V IVVV61UC. elle anime 33 fure aux mouvements 33 redouble le ton dé la voix . Tra't^cic la " W ri-^iH^i»*^- lu'irC . elle le Plain-char. eft un préfent de Dieu. Ainfî de fes effets .2 fortement . & & & . "' L'invention de la Mufique .^^. Elle s'élance . du plus fîmple au plus orné. ••-/• ^ ^'iA- ou le Chant Grégorien padiiungué de laMuiique. Y- j^. Roiin ce que nous allons en dire.'^ . ÔC d'ailleurs il eft il eil bien compofé d'un ufage plus ancien ëc plus ordinaire dans l'Eglipuilque ce que l'on appelle Mulîque aujourd'hui fe avec fes accompagnemcns . ôc de plus propre à o> produire au dehors les fentimens de l'ame. proportion toujours gardée . dit ce céle'bre Auteur. CHAPITRE De foripne (ÙX PREMIEPx. pour ain33 fi dire . Elle ajoute au fimple don de la paro3j le . le langage ordinaire 33 nefafîit pas à fes tranfports. proportion gardée .'. comme l'invention des 3j autres Arts. Part.chant . re différant d'elle qu'en ce qu'il cil plus fimple .' - PREMIERE PARTIE.• If «wtwi. 3j 8c des Inilrumens qui en font une principale par3^ tie .é . n'eii introduit dans l'Office divin que depuis environ l'onzième fiécle. il a néanmoins .î 8 Traité du Chant Grégorien. ayant les mêmes Principes fondamentaux . I. déjà bien précieux par lui-même. fe livre fans mequi l'agitent .dont riéaiùoins il eft une partie . quelque chofe 33 de plus vif . elle. plus mode're' j plus facile .

Traité
35

du

Ch.rnt Grégorien» I.

Part.

à fon fecours les Inftrumens , qui femblent la foula3> ger en donnant aux fons une étendue , 8c une conti33 nuite' , que la voix humaine ne peut avoir. 3î Voilà ce qui a donne' lieu à la Mufîque , ce qui M la rend fi inte'relîantfe 5c fi recommandable : oc voi33 là ce qui montre en même - tems qu'à proprement 3> parler , elle n'a de ve'ritable ufage que pour la Re33 ligion , à laquelle feule il appartient de cailfer à l'ame 33 des fentimens vifs , qui là tranfportent Ôc l'enlèvent =3-qui nourrilfcrt fa reconnoiffance 8c fon amour , qui 33 répondent à ion admiration 8c à fon ravinement 33 qui lui faiîent éprouver qu'elle eft heureufe , en ap33 plaudilîant , pour ainfi dire , à fa joie 8c à fon bon33 heur, comme David le fait dans tous fes divins Can33 tiques , qu'il emploie uniquement à adorer , à louer, 33 à rendre grâces , à chanter la grandeur de Dieu , 8c à 33 publier hs merveilles.

cha
1,

p*

&

33

33
33 33 33

33 33
33 33

dit le même Auteur , Tufage que les hom=» de la Mufique , fimple , naturelle , fans art , fans rafinement dans ces temxs d'innocence 8c dans cette enfance du monde 8c fans doute que la famille de Seth , dépofitaire du vrai culte , la conferva dans toute fa pureté. Mais les enfans du fiécle , plus alfervis aux fens 8c aux pafiîons , plus occupés à adoucir les peines de cette vie , à rendre leur exil agréable 8c à fé confoler de leurs maux , fe livrerent plus promiptement aux agrémens de la Mufique ,
33

Tel fut
firent

,

mes

:

33
33

33 33

33
33 33
33 33 33

33 33
33

8c furent plus attentifs à la perfeftionncr , à la réduire en Art , à rappeller leurs obiervations à des Règles fixes , à la foutenir , à la fortifier , à la varier par le fecours des Inftrumens. 33 II eft à préiiimcr , ajoute ce même Auteur , que les Chantres Ifraélites à qui l'Ecriture paroît donner une efpece d'infpiration 8c de don de 'prophétie , non pour compofer des Pfeaiimes prophétiques , m.ais peur les chanter d'une manière vive , ardente 8c pleine de zélé , avoient porté la fcicnce du Chant jufqu où elle pouvoit aller. C'étoit fans doute un genre de Mufique grand, noble, ou tout étoit proportionné à la Majefté de Dieu qui en étoit l'objet ; 8c l'on peut ajouter , qui en ctoit l'Auteur : car il ?. voit bien vou-*

* 3ôg.

1

.

Pat.

i

Bij

2,©

Traité du

Chant Grégorien,

î.

PARt.

"T
'"'

3^

"j^

3>
3j

lu former lui-même fes Minières ëc fes Chantres , leur enfcigner comment il vouloit que fes louangts

&
^'

fuilent célé'urées.

§. î.

I06.
3:>

faire

33

33

plus noble ufage que les hommes puiffcnt donc du Chant , c'ell de remployer à rendre un homd'adoration à la Mamage continuel de louanges jellé fuprême de Dieu, dit cet Auteur Chre'tien;un

Le

&

PJ.
14-

I4S

3j 33

miniftere fi faint eft referve' à fes fide'les Cnfans : %»»nus omnibus fantiis ejns. s» Il eft bon de remarquer après le même M. Roîin ,
:

qu il y a trois fortes de Symphonie la Vocale , l'Indes ftrumentaîe , ôc celle qui foïnie l'union des Voix ïnftrumensi Lorfque pIuReurs voix concertent enfemble , elles même à la chantent ou à iunilfon , eu à FOclave double Oi5lave fi elles chantent à l'unilfon , cela s'apfi elles chantent à l'OiStave pelle Hoinophonie même

&

&

:

:

&

double Octave , cela fe nomme Àntiphofiie. Il eft encore à propos de remarquer que la difFe'rente manière dont on accordoit les quatre cordes de l'Inftrument appelle Tétracorde , conftituoit les trois genres de Mufique connus fous les noms de Diatonique ,

à

la

Chromatique 6c Enharmcniqus. Le genre Diatonique appartient à la Mufique

ne

&

commu-

ordinaire.
le

Dans

genre Chromatique

,

la Tvlufique e'toit plus

molle par
,

l'aft^oibliflement des fons

qu'on baillbit d'un

demi ton Se dont on e'toit averti par une marque colod'où eft venu le nom de Chromatique , du mot rée grec Krotna couleur. Ce qu'on appelle aujourd'hui bémol appartient à la Mufique Chromatique. Dans le genre Enharmonique au contraire on élevoit les fons d'un demi ton , ce qu'on marquoit comme on
fait

encore aujourdhui par une dièze.

Les genresChrornatJques

& Enharmoniques font pour

ce qu'on appelle aujourd'hui laMufique proprement dite. L'Auteur de la Diifertation adreifée au P. SanadoH iff Peê- en expliquant par occafion ce qui regarde le Tétracor^' ' de des Grecs , dit p. 632. 33 C'eft une queftion encore f^"^'^' que je ne fçai même fi on pourra i^dorJ 'r!T. ^' ^°^^ indécife , J'J.'fi'iï. *• jamais décider bien furement, que de favoir fi hs

&

2ï Traité du Chant G.égorien, I. Part. Anciens ont eu la connoiiiance , ou du moins l'uiage de ee que nous appelions Partie en Mufique. M. WallisjProfeireur dcGéome'trie dans lUniverfîte' d'Oxhomme des plus verfés dans l'intelligence de ford la Muiîque des Anciens , ôc l'un de ceux qui la examinée de plus près par ce qui paroît par fes favantes notes fur les trois Livres de i'Harmoniquefde Claude Ptolomée ^ dont il donna une très-belle e'dition en 1682, de'clare formellement dans VAppendix qu'il a mis au bout de cette e'dition , qu'il eil perliiadé que les Anciens n'ont eu aucune connoiffance de ce que nous appelions Partie de la Muiîque Ea ver'o qux in
. .

C

H A
1.

p.

.

,

:

hodierna Alufica confpicitur, partium

(^

ut loquuntur) fewva-

cum duariim

,

tr'ttim

,

concinentihtis inter fe

quatuor , pbiriumve inter fe cotifefj/to^ qui Jinwl nudiunînr , [onii , ve~
,

ttrihvs erat (^quantum ego video ) ignota,

A quoi
:

il

ajoute

un peu plus bas , qu'il n'en a prefque pas trouvé la moindre trace dans la Mufique des Anciens Quorum
ego
( il

s'agit des Parties
y

,

baffîts

,

tennr

,

contratenor
vejiigici
,

,

dif-

ca?itHS

ôcc.) in veterum Mn/ica, vix ulla
,

haud

certa faltein
33

deprehetido.

Mais quoique ce foit une chofe fort problématique que cette queftion Ôc que l'opinion de M. Wallis foit le fentiment où donnent le plus communément ceux qui ont étudié cette matière cependant ils ne difconviennent pas que les voix ne fiiirent quelquefois accompagnées d'Inltrumens dans la Mufîque des Anciens. En quoi il ne faut pas croire qu'il y ait de
,

;

la contradiction

,

puifqu'ils n'^entendent par-là
oii les

forte

d'accompagnement

précifément la
voient,
rai
,

même

qu'une Inftrumens difoient chofe que la voix qi'Jils fui-

nier

ou à l'uaiHbn ou à l'Ocliave ; 8c je vous avoueM.R. p. que rien ne me i-end plus probable ce derfentiment , que de voir combien les Anciens fai-

foient de cas de l'unilfon. Cela alloit fi loin qu'ils nepréfcroient l'Ocliave aux autres confonances , que
qu'ils la regardoient comme la plus agréable après funilfon. 3> Suivant le fçavant 8c pieux Auteur de l'abrégé de Kiftoire de l'Ancien Teltament . avec des Eclairciffvmens ëc des Kéilexions , « l'Eglife en chantant les

parce

'

, L.v.^. 5;

.

.

Biij

'

Qii ^^^
'

li

p. 54.

p. 48,

• Part. n'y employoit 33 pas comme elle le fon des Inftrumens. Il ajoute , que ces Chants fî mélodieux ce e'toient ne'anmoins très-gra33 ves ôc très-fimples. Il venoit de remarquer que plu33 lîeurs fenfe'es n'ont encore pu perfonnes graves 33 jufqu'ici approuver rintrodudion des Inftrumens de 3j Mufîque autrefois inconnus danslefervice Divin. On 33 ne vouîoit qu'un Chant fîmple , grave modefte 8c 33 propre à faire palTer dans l'ame les chofes même par

ai

Traité du

Chant Grégorhn.
la

I.

35

mêmes Pfeaumes que

Synagogue

,

,

&

,

33

le

moyen

des fons.33

Des tro:s genres de Mufîque , l'Eglife en introduifant n*a retenu que le le Chant dans les Offices divins
,

genre Diatonique , qui efl: le plus grave ôc qui convient le mieux au culte divin , dit M. Polin. On l'appelle Imzus canuts , parce que compare' à la MuFlain-chant fîque proprement dite, il eft plus ilmple, plus mode-^ ile , fans grands ornemens ôc comme marchant avec gravite' lur un plan uni. Cette efpece de Chant a e'té très-long - tems la feule employée dans l'Office divin. De grandes Eglifes comme celle de Lyon ôc celle de Sens n'en adm.ettent point d'autres. Et ce n'eft que trèsre'cemment que l'Eglife de Sens a adm.is l'Inftrument appelle' Serpent. On n'employoit que les voix , qui toutes chantoient à Tuniflon > encore pre'fe'roit-on les voix Tailles fonores appellées concordantes aux grofles voix appelle'es BaJJes-coitres , Se on n'y connoifloit d'autre Inftrument que l'Orgue. Le Cardinal Bona , dit qu'il n'y a point d'Orgue dans la Chapelle du Pape. L'Eglife de Lyon n'en a point
-'

,

,

,

&

non

plus

,

ni aucun autre Inftrument.

CHAPITRE
changems'as
De
Ctniii

II.
dtffêrem tems.
,

De rintrodîi^îion duChant dans FEglifey& des
quony a fait en^
,

i.^rîdj-ap'o.

'

Pona Q ^^^^ picux & fçavant Cardinal Chant en cela Cardinal Bellarmin
^^
'

qui fuit
a été in-

le

le

f.2/. {!

m. troduiîdans

l'Eglife

pour

les Offices

divins par les

Apô-

C!:,v

CH

A

Traité dtt Chant Grégorien. I. Part. 74 du Svrubolc de Nicce autres prefque purement
p.

&

fylla-

I I.
fi-fr

L

biques. ^°^^
^^^

f c.'jj. >.

^^'^^ ^' -^^g^^^i" qu'on chantoit aufiî dans Egiiies d'Afrique de fon tems , puifqu'il s'avoue

coupable d'être quelquefois plus attentif &c de prendre plus de plaifir à écouter un beau chant ou une belle voix , qu'à méditer le texte facré qu'on chante. Crtm mihi accidit , dit-ii , ut nos amplius ccintus qrtàni res qua ca»itnr , moveat, pxnaliter me peccare confiteori ^ tune mallem
,

pon audire cantantem.

Toutes

les Eglifcs

dans

les

tems de liberté

,

admi-

rent donc le Chant pour célébrer avec plus de pompe &: de folemnitéles Offices divins. On adopta les difFéfuivant rens Modes de Chant des anciens Grecs , leurs Méthodes. Ces Grecs fubjugués leurs Principes par les Romains avoient apporté tous les Arts à Rome , où ils furent cultivés avec zélé. Le Chant ne fut point oublié; auffi feroit-il aifé de prouver que les Romains s'y appliquèrent qu'a l'imitation des Grecs ils cultivèrent le Chant, qu'ils ne négligèrent rien pour en faire un ufage agréable dans leur langue. La Religion fit ufage de leurs travaux,& s'en fervit pour l'Office Divin. On admit

&

&

,

&

donc IcsA'îodes les Mélodies dcsAnciens.Surquoi il faut oblerver que les Anciens en parlant des diiférens Modes marquer t à quelles efpeces de vers étoient plus propres ces différentes efpeces de Chant , 8c nous donnent lieu de penfrr qu'ils ne chantoient que des Vers. On ne trouve pas d'époque certaine du tems auquel on commença à chanter de la prole,fi ce n'eft par l'introduélion desPfeaum.es , qui étant traduits en grec chez les Grecs, &: en latin chez les Latins , n'étoientplus en Vers , comme dans leur langue originale: mais leur partage en différons verfets, en faciiitoit ie chant , comme aujourd'hui. La difficulté ne tombe donc que fur le Chant appelle GregoR E>' , pour les Répons 6c les A-ntiennes ou autres Pièces fcmblabl-"s qui ne fe mefurent point comme des verfets^ de Pfeaumcs , ni commue des Vers. Quoi qu'il en foit , ce Chant plus orné , c'eU-à-dire phis chargé de notes , non afîùjetti à la mefure des il y avoit déjà ViTs , fut mis en ufage par - tout pkiHmrs iiéclef qu'il étoit introduit dans l'Eglife lati-^. pe , iorfquc ic Pape S, Gregoire-le-Grai:d fit un Kç,

&

&

.

&

45* Chant Grégorien. T. Part. Chants qu'il put trouver 8c qui fut C H A p. ^ appelle rAntiphonier Grégorien. C'eft pourquoi le J J/ Chant d'Eglife ou le Plain-chant a e'té appelle le Chant foit Grégorien. Il n'eil: pas certain que S. Grégoire fe occupé lui-même à compofer du Chant. Plufieurs Eglifes avoient dès-lors des Chants particuliers , mais dans le même goût c'eft-à-dire , ornés comme le Grégorien. les Chants Sous Charlemagne la Liturgie Romaine furent introduits par les ordres de cet Empereur dans on conferva néanmoins à ce les Eglifes des Gaules que Ton croit , plufieurs Rits 8c plufieurs Chants Gai- Traité hifi» licans. M. Le Beuf en rapporte quelques e^^emples dans du Chant ^"'- ^* '' fon Traité du Chant Ecclénaftique. des Chan- x.44.«- xHU 3j Charlemagne demanda , dit M. Fleury » très au Pape Adrien , qui lui donna Théodore 8c An. 7^7 3> Benoît avec des Antiphoniers de S. Grégoire , que 3jle Pape Adrien lui-même avcit notés à la Romaine. 33 Ainfl Ton voit que dès-lors il y avoit des notes pour 3j le Chant. Le Roi étant de retour en France , m^it Tau3j un de ces Chantres à Mets pour i'Auftrafie , M tre à Soillbns pour la Neuftrie ; ordonnant que dans 3> toutes les Cités de France , les Maîtres de Chant de-

Traité

ait

^

cueîl de tous les

,

&

:

,

,

,

&

ajvinffent leurs difciples ôc leur donnaffent à corriger les Antiphoniers, que chacun avoit gâtés à fafantaifîe. 3î Ainfl tous les Chantres François apprirent la note 33 romaine , que l'on nomma depuis note françoife. Mais
03

33

de leur gofier &: leur prononciation barne leur permettoient pas de bien exprimer les 33 tremblemens , les paffages , les fineifes du Chant. 33 L'école de Mets fut la plus célèbre 6c autant fupé33 rieure aux autres écoles des Gaules , que celle de 33 Rome étoit au-deffus d'elle. 33 Le même Auteur rembarque , que les Chantres Romains apprirent encore aux François à jouer des Orgues. Les François quoiqu'inférieurs aux Italiens pour la délicateffe dans l'exécution du Chant , leurs devinrent égaux dans la Théorie, c'eft pourquoi pendant les neuf dixième fîécle on s'occupa beaucoup du; Chant en France on compofa quelques nouveaux Offices, comme celui de la SS. Trinité, ôcc. mais vers le treizième fîéck on fe contenta de ce qui étoit fait, fans corapo-»
33

la rudeffe

bare

,

&

&

;

i(S

Traité

du Chant

Grégorien.

I.

Part.

C

11,"*

H A P,

prefque rien de nouveau, comme il paroîtpar l'Offîce du SS. Sacrement , par celui de la Sainte Couronnes d'e'pines ôc quelques autres. Dans le feizie'me iîe'cle on remit un peu la main au Chant ; ce fut apparemment à l'occafion de l'invention de l'Implimerie pour fournir des Livres aux Eglifes , qui jmqu alors n'avoient pu avoir que des copies manufcrites en
fer

&

petit

nombre.

La revifion du Bréviaire 8c du MilTel Romain fous Clément VIIL flit peut-être l'occafion de retoucher le Chant &; de le décharger de la trop grande multitude
de notes. On croit que ce fut alors qu'on re'forma les fautes de Quantité'. Les Correéleurs du Chant Romain , fous pre'texte de faciliter les Chantres , re'duifirent tous les différens Modes aux huit , prefque feuls connus aujourd'hui. Cette fe'duftion ne'anmoins avoit déjà commencé dès le douzième fiécle , comme il paroit par le Traité du Chant attribué à S. Bernard. Quoi qu'il en foit , depuis près de deux fiécles, prefque toutes 1rs Eglifes ont fuivi cette réforme pour le nombre des Modes 8c pour Quantité. Quelques-unes l'ont perfectionnée , comme celle de Paris en i68i , en ajoutant à lobfervation de la Quantité , celle de faire brèves la dernière fyllabe d'un mot fuivi d'un monofyllabe , 8c d'imiter en chantant , la prononciation naturelle. Ce dernier point de perfection a été négligé dans la compofîtion du dernier Chant de cette Eglife en 1755. Mais on a continué de multiplier les périéléfes ou cadences introduites dans l'Antiphonier 8c le Graduel précédens pour les Verfets des Répons. Ce qu'on ne croit pas que les au-

^

tres Eglifes veuillent imiter.

Les autres Eglifes depuis
travaillé à leurs Chants.

le

quinzième

fiécle

ont

auiîî

qui fut im.prim.é pour l'Eglife de Sens (ancienne Métropole de Paris) 8c qui eil dépofé dans la Eiliotéque du Chapitre , paroit être d'environ l'an 1550. Il ne contient que le Pfeautier , le commun des Saints 8c les Hymnes. Il eft âifé en le confrontant de voir les changemens qui 'furent faits environ vingt ans après par JeanCoufin, Chanoine Sémi-prébendé 8c Chantre de cette Me'tro-

Le premier

on étoit même dans cette Eglife oppofé à cette perfi raifonnable. Fzdatum mendis cnltius exit modo de Et fîdei Chrifto facrorum oracula Vatwn • refonant myftica . PaRT. Gracia Cusiko iitera que caftigante repulfus A & moduUs nunc procul . oii fut introduit le nouveau Bréviaire avec fon Chant. magis "*? . de la Hoguette on ne voulut point encore obferver la Quantité dans les Pièces de Chant qui entrèrent dans le P.. Sous M. on continua dans cette Eglife de chanter fans i'obferver jufqu'à l'année iyz6 . fous le Cardinal de Bourbon . de Gonfedion fl naturelle drin . on trouve dans l'Antiphonier . quod pluribus olim opus. qui paflbit pour très-habile en fon tems . DECASTIGATIONE HU JUS OPLRIS. adoucit beaucoup les Chants pre'ce'dens : il eut un foin particulier de ne point confondre les mélodies propres à chaque Mode . on avoit réformé les fautes de quantité dans le Procelîîonaî que ce Prélat donna à fon Diocefe . Berlugai Théopôle.error ^abeft.Après la Lettre du Préchantre dont on a parlé ci-devant . . fixa les terminaifons de Pfalmodie aux commencemens d'Antiennes d'une manière extrêmement fenlïil revit ôc corrigea ainlî l'Anble Ôc aifée à retenir tiphonier plenier de cette Eglife . * Comme la penfée de réformer les fautes contre la quantité . les anciens du Chapitre s'opiniâtrerent à ne pas vouloir qu'on l'obfervât dans le Chant du nouveau Bréviaire de ce tems . facra . qui en étoit Archevêque. Sous M. avec ce titre. dont feu M. I7 . en eVitant jufqu'à la moindre reifemblance : il adoucit fur . qui nit imprimé en 1 551 . I.ituel . qui fut imprimé par fon autorité. Jufqu'à ce tems . Senonum myftz . mais le Chapitre de la Cathédrale n'accepta jamais ce Livre.Traité du Chant Grégorien.À JoanneCusino En Sic vobis ejufdem Eeclejîie Cantore Efjgramma. la louange de Jean Cou fin . cette Epigramme à. . En 1702. : Ce Chantre Ch a p. 1 1» & • . n' étoit pas encore venue en ce tems .tout les Chants des Hymnes : il n'employa que des Pfalmodies mâles 8c nobles .

Tous les Livres qui précèdent le teras de l'impreffion . On n'y obferva pas non plus la Quantité en ne s'eil rendu à cette réforme que par dégrés. ce qui a été iuivi par prrfque toutes les autres Eglifes en réformant leurs Bréviaires. deux Teftamens dans tous les Répons à l'exemple de S. dont la beauté ell généralement reconnue . quoique les Livres fuffent notés autrement. de joindre toujours les deux Teilamens dans tout ce que Ton peut appeller Répons : qui ne dans fon nouveau MifTel . il fut plus aife' d'obtenir du Chapitre la permiflion d'obferver la Quantité' . Traité du Chant Grégorien. comme en bien d'autres Églifes on tâchoit de l'obferver en chantant . 8c qui a fervi de modèle à la plupart des Bréviaires qui ont été faits deappuyé' de tel l'autorité' un de'faut puis. .'t . mais o. comme il fera aifé de le voir ci-après . L'Eglife d'Auxcrte à fuivi ce fyftème . qui dans le Romain &: dans le Senonois eft très-douce 8c très-mélodieufe mais ils gâtèrent encore plus celle du feptiéme Mode .flus de tous les autres . qui n'aimoit pas dans le Chant de fon Bréviaire . C'eit un fait certain qu'autrefois on n'obferv'oit point la Quantité dans le Chant.raifon de leur oppofîtion cette belle maxime : Ecclejiit Senone7i/js ne fat novitates. . ôc depuis' à Auxerre.elles fi frappantes j que jufquà prétene. de Chavigny. tien n'a paru plus parfait eu * Ce Bretiaire de Sens de 1702 les une loi d'employer . Ceux qui à Auxerre retouchèrent ces Chants étoient d'un goût baroque . Part.' m i\\. cela enrichit beaucoup cet Ouvrage. Enfin en i/zô . fur-tout dans la terminaifon du troifîéme Mode . ces anciens n'y e'tant plus . * ils alle'guoient pQm. fut aufli dans le feiziéme fie'cle livres : : Ce eft le premier qui fe foit fa. • h>p. outre l'ordre admirable de ch. De tels changemens paifent enfuite pour ufage dont on ne fçauroit faire revenir ceux qui y font une fois accoutumés. ils gâtèrent la Pfalmodie en plufieurs endroits . don: toutes les parties ont une correfpondance entre . il n'y a aucun Répons Graduel foit dans ce goût.n n'imprima pas.es dans ce. Sacrement . . ce qui flit deM. I. ce genre.que MefTe . qu'on rçtoucha les de Chant à Auxerre . car ils y introduiiîrent des Chants extrêmement durs . lorfque nous traiterons des Modes en particulier. Thomas pour l'Office du S5. & le mec au-d. font uniform. l8 logal de Sens e'toit le pricipale Auteur .

Le Livre Graduel dont on fe fert à la Sainre-Chapelle de Paris eil encore fuivant ctt ancien goût .Chaf. Ve-rè dignum & juftum eft .du Chant Grégorien. Surfum corda. Part.ce point un reûe de l'ancien Gallican d'être . le Chant des Préfaces de la Meife eft différent de toutes les autres Eglifes . Il-fîe fera pas hors de propos de remarquer . k9 Chartreux qui ont conlervé la Liturgie telle qu'ils l'ont trouvée dans le tems de leur Inftitu. ne robfervent pbint encore.ï Et t er omnia fecula feculorum. Ne feroit . œ- Jêê:h*e^?eS:^s=*e quum ~m—m c- -9- — B^ " & fa-ln-ta-re . on y réforme ce défaut en Traité défaut.J ôc ju-ftum eft. cum fpiritu tuo. qui pour cette feule raifon mérite confervé? EXEMPLE* Chants des Préfaces de la Saime-Chûpellâ de Paris ^ 5giz" 'CÏz ij « T -»«—*":^"^' l~i=:±==-^=^-E. que daiis cette Eglife . nos tibi femper ôc u-bi- . Habemus ad Domi:i:±=^::^r-±:^~^:t i^itt noftro. Les tî« chantant.Dominus vobifcum. I. tien . Gratias ^^=^-=^-- agamus Domino Deo Dignum :Ft::fc :=p^:fi =E:i::*iiî::ip^E^iï*ip. il eït fingulier quoique de même Mode. ff^f--^^ num.

-^ — g.—• & Ar-chan-gelis ^T .. Domine fanfte ._ 3 Dominatii. Ï^ARti -T 1 l=:*~zî^:S. —g^. I. . gj.mur. per hune in invifibilium J amo- iB-^wfc—"— ^jg-- ~~^~ T--^~"-~— — Et i-deo +"^ cum Angelis rem rapia.. — —r:~~^'~r~i cœleflis ^ onibus. quia — per • —-«— —» — *"zz"fb— Verbi j-izi"*"' —J—»--«^i nova incarnati my-flc.z::itz±-:::3^^ que gratias a- gcre .|0 Traité du Chant Crêprten.±=:^]i-tçi±:i.. cumThronis oc -B i~" » -»--»-a— jl-f-:''i±:*:r:J.:''^:'r^—:"~"T'mrr"~— .tis -» 5B—» —^1 inful-lît .rium h— —-•—» 1 —!. :. Pater J--*E£^*Ë~~fEÎ^'-^-ïïî*EÎEÊ=EE^ omnipotens i^|§i ...cumque omni militia .-oculis •» mentis ncftraî lux tuse -a-a -a^E-*— clarita. ceterne --»- Deus . + — —•-cognof^--r ut dum viiibiliter Deum —»--)»-»---»- iP cimus.

a plu'-eurs Chants qui lui font propres . Eglife à l'occafîon de quelque fête particu. de Vincennes . ou pre'- Pre'faces le plus ufité & l'Eglife Gallicane . Chaque ou de quelque cére'm on e CHAPITRE Des premiers Principes du II L ^ Chant des fins ^ des Tons (^ des intervalles. Les ufages de cette cele'bre Eglife de Paris .Trnîté du Chant Crégonén» I. quoique dans le goût Gre'goricn : il efl louable de tacher de les conferver quand ils font bons 8c re'guliers. Les Saintesme finguliere Chapelles de Dijon . ÔC qui font difféiens du Romain . foit dans fes ce're'monies . iî diffërens de ceux de Rome dont elle fuit les Rits prefque dans tout le refte peuvent donner une idée de la manière dont furent adopte's fous Charlemagne les ufages Romains . Part. comme quelques anciennes ce're'mo- nies lière & les changemens qui font furvenus depuis. ce qui fe fait par une liaifon de «lifFérens fons qui fe forment tant en haulfaut la voix . foit dans fon Chant . cette Pièce fine On mais comd'un goût un peu rullique. LE Chant e'tant un Art qui enfeigne la proprie'fé des fons capables de produire quelque mélodie 8c quelque harmonie . fe fervent du même Chant. ôcc. 5 exercitûs hymnum glorice tuje ca-nimus fine] \ — ft ^zi*-^^:: dicentes. 8c pourroient faire reconnoître quelques anciens Chants de fe'rable ne donne pas au Chant des comme belle .

parce que ces deux Intervalles font plus petits ou plus refferre's que les autres .trat. il faut connoître les difFe'rentes partieâ UI. neuviéirie ront rciTemblans au premier. Tons . donc l'intervalle d'un fon à l'autre le plus excepte' ceux de mi àft ècjtiut . vaidus *"' ^f^{'^'"' j^^ ^^^^ uniforme neû . font dlîFe'rens de ^'fr'-_ ^a raifon du grave i^'m^ro^^i par wraffeurroj) ^^ ^^. chés à ces fept fyllabrs ut . difparat eil celul fe qui fait Le ^"w la que : Les . veut dire autre chofe qu'Un Sou en tant qu'il a quel- aigu 8c grave On & que rapport À un autre Sou. appelle aufTi To)i te-s fons . c'éil par degrés disjoints.» de la même façon comme la Lu %f^j7ca' i£. au fécond. 6c s'appellent Demi tons ou Semi-tons. ofit e'te' atta-. La dïAance que les fons ^ Chap & & lailfcnt entre eux". î. haut le fon grave cHi celui qui eft inférieur qu'un autre: Ou plus bas qu'un autre . cela s'appelle mauvais progrès.tnt Grégorien. re mi . & & ainli On de fuite. Les notes procèdent par dégrés conjoints quand elles montent ou defcendent par des fécondes mais par tout autre interv-alle . les autres difjaîms Quféparjés. Un Ton prochain . Les fons qui appartiennent au Chant . Ôc un fon grave cil aigii par rapport à un autre plus bas. mais la lignification fouvent né ordinaire du mot T-n efi aiTez vague . fa fol . au troifîéme. ces . Dans les Sons difparats . ou en defcenda. Si on veut aller . la Jt.après eil comment . C'eft dans ce fenfe qu'il y a dans le Chant fcpt Tons qui s'entrefaivent naturellement foit en m. Thomas O" U faut diitinguer dans les Sons le Son uniforme ëc le ^o. lorfvoix monte ou defcend par différens intervalles . s'appelle Intervalle. c'eft^e qu'on appelle proprement Tons ou Demi-tons. les uns s'appellent continus ou conjoints .ontant du grave vers l'aigu .nt de l'aigu vers le gravé. verra ci.»t Traité du Cb. ou im frappement de ^e l'air autre chofe qu'un éclat de voix^ qui touche le fens de l'ouie. /. qui en conftituent la nature. Quand elles procèdent par des Intervalles défagréablçs OU défendus . PARf. ainfî un fon aigu elt grave f)ar rapport à un autre plus haut .^ aigu z'I celui qui ell fupérieur . où plu<.!^mes Cf Fre- i^^^j difp.lera-ntis fri- »«'• avec inflexion. qu'en labaiffant . dixie'me ils fe trouvejufqu'au huitie'me .

comme mi. ils deviendroient Tons par rapport à la note fupérieure . ma . Les Demi. eft dure 8c de mauvais progrès. fol y 8c elle s'appelle Tierce mineure inverfe. eftainfi appellée . & du . ôc Demi-tons par rapport a la note immédiatement inférieure. ils s'appellent Demi-tons majeurs fMtitrels qui ne varient point. 8c il eft au-deffous dans l'inverfe. fa.diton comprend un Ton elle s'appelle Tierce ôc un Demiton. fa . comme mi . mi ou . La Tierce mineure droite ou directe eft ainu appellée . parce que le Demi-ton ne fe trouve qu après leTon à la féconde note en montant tout droit à la troiiîéme . coftime^f . comme . mi. Si cependant on appofoit Un bémol avant ce mi ou ceyf . comme fr fol.être évitée dans on l'appelle Triton. Chant font du rni au fa . mi . mi . elle doit.7? za . ou comme mi . ou du mi naturel au mt bémolizé . Part. font ceux qui fe font du Ji c'eft-à-dire béquarre ou naturel au 7? bémol . Le Semi .^ . 6c . comme fr . la compofition du Chant : C ./^j mineure directe . fa: La Quctrte majeure qui fcroit fa^ft. re . ou Ji . la fin. .du Chant ^régorietu I. Le Ton eft la connexion d'une note majeure a celle qui la fuit immédiatement auflî majeure . comme ». Traité Les degrés co/ijoints font de ^^ j^ ÂTTîïî. corome ut. le & féconde Les Demi-tons dans fi à l*Mî . Le Ton fuite 8c le Semi-ton s'appellent auffi féconde parimparfaite. 8c jfît .ton s mineurs .ton ou Dcni-ton eft la connexion d'une note mineure à une miajeure . . parjcé que le Demi-ton eft au bas de la Tierce en la renverfant comme /o/j fa . La Tierce mineure inverfe ou renverfée . 33 deux fortes . prend deux Tons comme ut La Tierce mi::eiire qui s'appelle aufîl le Diton . La Quarte mineure ou le Diatcjfaron comprend deux Tons 8c un Semi-ton. le te» Se le ^ Semi-ton. la: ou à ou au milieu . ja : ou d'une majeure à une mineure . Le SemJ-ton peut être ou au : & commencement. fécondes fuit la Tierce qui eft majeure ou mi- La tierce majeure . le Deniiton eft au-defîus du Ton dans la di. mi» Les différens dégrés des différentes notes s'appellent Ccr'es. ma-^ ou ta. la. fol. ou le Semi. les Après neure.c£le . com. iài .

qui eft celui où elle . 8c coniîftcnt dans une Oftave 8c toutes les notes qui font re»* ferme'es dans fon étendue fçavoir la Seconde . qui font compofe's d'une Tierce majeure ôc d'une Tierce mineure. comme de Yttt d'en basau /» au-deiîiis . iff au lieu d'. commune'ment admife. III. la Sixte . Tons 5t . la Quinte. C'eit le pJuj fimple moven d'éviter la fcptiéme. . On ne la trouve que dans la Profe Veni fafïite Spiritns de la Pentecôte. dc'fagre'able Se extrêm. re Part. ou du re aufli d'en bas à Vut au-deffus eft La n'eft point admife en Plain-Chant . la Quarte. «. & ce changeaient BC gâte enait* «une façon la Mélodie. encore n'y eil-elle que par accident Se comme une reprife de Chant qui n'a pas de liaifon avec ce qui la pre'cede . comme e'tant de mauvais progrès .' . eft compofée d'une d'une Quarte elle ne peut être employe'e dans Tierce le Plain-chant que très-rarement 8c pour quelque cas extraordinaire elle doit renlermer deux Demi-tons dans : & : : Cordes comme re . Ainfi tous les Intervalles du Plain-chant s'appellent y^w/j/fj . re t C H A p. elle n'eit pas toujours à rejetter mais elle doit l'être abfolument quand elle eil jointe au Triton. un Semi-ton comme la { fa. fol fol . le Diapenté comprend trois . On appelle^/^t^jfTf Qiiiute celle qui eil compo* fe'e de deux Tierces mineures. feptie'me ou VEptacorde . i<i dominante dans le troifîéme fes fix . c'eft ce qu'on appelle Diapafon . : * Dans quelques Eglifes qui prétendent fuivre le pur Romain . La Sixte ou Jïxiéme ou VExacorde . I. Quoiqu'elle doive être rare . ut . ut . àlafirophe. 8c la Septième. 6c par conféquent défendue. 8c qui comprend toutes les notes du Plain-chant .34 Traité Qrtifite dit Chitnt Grégorien. . xa. ou comme mi finale & m Mode .. eft VOÎlave parfaite . r . La ~ ou . Lava qucd fjl fordidutn. on trouve le mot Lavu lur /. comme mi. comme de Vut d'en bas à Yut d'en haut . 8c qui par confe'quenî ne peut fervir d'exemple à imiter. la Tierce. * Enfin le plus grand Intervalle qui puifTe fe trouver dans les e'iancemens de la voix pour le Plain-chant . Les îutervaiies comt/ofés qui vont au-dc-là de l'Octave font pour la Mufique.ement dure. ôc eft rejette'e aui& bien que le Triton . qui n'admet point d'Intervalle plus grand que celui de l'Oâiave.

I. des différentes : de leur nom: des Notes : : Gammes de la valeur des Notes le différentes figures des Clefs (ÙX des autres Ck-^nt. très . H^armojiie Jimfle î5 «'«? eft ce que l'on appëUe Accord : "Harmome multirjliée ^ variée eft une fuite bien arrangée de plufieurs accords qu'on appelle5f»î. Les Auteiirs Grecs félon M. parce qu'une feule voix peut faire Mélodie .E. Bora-h ^^w^/.. C ij . un bel air . Broiiart. de manière qu'ils faU'ent plaifir à l'oreille .D. 35 C'eft de l'arrangement de ces diiFe'rentes notes te que c ha p..^ j^ gement de plufieurs fons qui fe fuccédent leis uns au./.iy. au lieu que {"Harmonie eft une convenance agréable de deux ou pliiiieurs Sons qui fe font entendre enfemble. un beau chant .r^ 2v/Kj?5»e'.Tr. Si une Pièce de Chant raontoit plus haut que le G ^ avoiént feulement des fept premières appellant la première note A .A. difpoles La ^^ & les autres . la noms Ct«. & & CHAPITRE Des différens : IV.qui eft la dernière fin Ôc la perfection de la Mufique.fuivant M. Mélodie eft.il . -^.uttsr. de même 1 arrangement des Sons oc le choix des Cordes propres att fujet . l'eiTet que font chantés les uns après plufieurs Sons ranges . félon M. dit.flmV. la Mélodie eft une douceur de Chant ou de Sons . que (quelques-uns confondent mal-à-propos avec l'Harmonie . font un beau dif.B. car . l'oreille en même-tems.F. donné de iioms aux ils ftgnes en ufage dans n'avoient point LEs AnciensSons du Chant Notes ou : emprunté pour lettres les diftinguerles de l'alphabet . c.tité au Chant Grégoric». Burette .G. &c.C. féconde B . Ozanan . de cette forte A. Mélodie. iv.^. un méchant air ne peut être appelle Comme l'arrangement le choix des exprcff^ons convenables au fujet dont on traite . „ Cours. n'entendent p^v Harmonie que l'arran^. Ou . produifent la Mélodie . c'eft . forme toute mélodie ôc toute harmonie. r.de jamais le mélange de ces fons qui frappent l'Acad. Part..à -dire .

il- rcdoubloient mêmes notes dans le . ce qui rem* deux Oûaves dans leur fyftême bc fourniiibit les Pièces les plus étendues . quelquefois poufféconde Cétave . î. t''^^]'.f'. b. T.me l'Italique. au lieu de notes on ^^ ^ervoit des lettres grecques placées au-delîus des parôles qu'on devoir chanter. E. gg. ^ G. A. . on pourroit mettre un a. afin que les Sons fulient toujours concordans. ParY. s'eft fervi enfuite de même des lettres latines. com. F. g. c. ce. Buconfonance de FOètave: elle réfulte du mêytem d. mais toujours dans le même ordre .'utàd. Second Alphabet d. C. la de lange de la voix des jeunes enfans avec celle des homLiitcr. l'.] Dans la plus ancienne Mufique . par pliiibit mêmes lettres formées autrement. L'Antiphonie eftfuivant Ariflote. rapporté par M. Trcijiéme Alphabet bb.\. Depuis qu'on a inventé les petites lettres romaines la diitindion des Oftaves cil devenue plus aifée à cette-4«tî/7/. d. ee. e. a.f\g. que la corde la plus haute du douhle Tétracorde ou l'Cdave Tcft par rapport à la plus baife. . f. Au [ lieu de doubler les lettres antre caractère. On Bréviaires les par des lettres. manière de défîgner les notes venue la coutume de marquer dans les Terminaifons des différentes Pfalmodies Les Grecs fe régloiejit ppur le Chaot fur le lémuitie. lesquelles voix font entre-ellcs à m. on doubloit les lettres à la troifiéme Octave . tantôt renverfées ou différemment tournées.o?iî> il falloir Comme pour fer plus loni que la ' marquer en employant différens caractères. Premier Alphabet .3 s les Traité du Chant les Grégorîeff.ii].rctte .\. aa. même ordre Ch^- Vi.Cyd. mes faits .ême di*'«• fiance pour le Ton . dd . Ces lettres étoient tantôt droites. ff. B. C'eft de cette ancienne qu'eft du Chant Oilu ud r. ou lorfque des voix chantoient à l'Oclave l'une au-deiiiis de un grand champ pour - l'autre. D.e.

I J Tritc \ Diezeugmenon . raire . ml. 2. lHypate mefon. Proflambonamenos. des Iép„rées I D'miton Paramefc Tetrachordon nicfon. la principale des Démit n moyennes. I Démit' n . Ton Mefe j la moyenne . Tetracordon hypaton. fi. C. * E. TetracorJon Hyperboleon.la dernière des aiguës. J j . prenant ce mot de corde pour un Ton. l' principales B. loi. Ton à. miere des principales. . la principale des Dentiton. la Ton Paranete hyperboleon la pénulI ' I }d. Leur iyiième étoit c compofé de quatre Te'tracordes & d'une corde furnumetout faifant quinze cordes. Paranete Uiezeugmenon. m lit. puifqu'il n'ont été inventés qu'au commencement du onzième fiécle. comme il efc aifé de le voir par ce Tableau. Il eftaifé AU. Lycanos hypatan. Ton Lycanos mefon celles des moyennes G. I Tétracorde des moyennes. V etrachordon f . re. I . d'appercevoir que les noms des notes ne font pas du fyilême des Grecs . des réparées e. D. J \ I I iéme des aiguës Trite hyperboleon. celle des principales Ton qui fetouche ilu premier doigt. F.!a dernière .Traité du Chant Grégorjen'. h ^ p^ IV. mi. fi. 37 . le rétendue d'im certain nombre de cordes . l'ajoutée oufurnuméraire. i. Ciij . fa. ce qui leur produifoit les quinze cordes . la pénultiéme des léparé s. .. Tétracorde <les *\ | principales. g. fa. Ton f.l. u'. aa. J qui fe touche du premier doigt "^ Parhypate mefon Ton proche la principale des moyennes. I Diezeugmenon. Tout leSyficme de l'Obornes vers le grave ^ave des Grecs pour le Genre Diatonique ne contcnoit que huit fons difFérens la qualité différente des voix les obligeoit à admettre double Oftave . qui a ki Vaign. b. /Nete hyperboleon. proche la moyenne . Tétracorde des réparées. Part. ' Parhypate hypaton .OKani!n. la troiriéme des aiguës . On appelle fyftê. 7» 6. la troifiéme To» c. Hypate hypaton. Ton. Leur Tétracorde étoit une fuite de qifatre notes . Tétracorde des aiguës. a> la. re. Netc Diczeugmenon. fol. If.. me & : SYSTESME DIATONIQUE DES GRECS. proche de la reTe?.

Par exemple dans le rang du béquarre .0Ynafi. &c 8c dans le ranç du bémol vous direz en montant ut ^re . . la corde B |e rencontroit avec fa y dz. fa^re ^mi jfa . fol . il faut palfer dans. Pour trouver le Ton qui doit répondre à cet en«îroit . Exacorde ou fuite de me . la . Soit que vous vouliez chanter par béquarre. il . qui ell la corde de la note douteufe ou variable. . Et pour defcendre au-deifous de ïut . la corde B devenoit béquarre.ou par bémol. changea ce fyfcême des Grecs y ajouta ^^^g nouvelle corde en bas marquée d'un F Gamma ou G grec . la en appliquant cet fix cordes aux lettres de fa Gamde manière que le G répondoit à Vrtt.fol . mi. . & : . fol . . /o/. fn . vous direz en montant ut. Ayant remarqué que la corde B étoit feule fujette à variation . fol fa la . vous obferverez toujours que voulant monter au-deffus de la . Les Anciens avoient encore un autre Tétracorde qu'ils arjpelioient Tetracordou fy7îemennon OU Tétracorde ajuflé y par lequel il entroit dans le fyllcme Diatonique une feizie'me corde qui tomboit entre la Mefe ôc la Paramefe . qui fait la corde va- 2f. jf^ . vkc.C^P. ëc que l'an & les fîx autres avoient leur fon fixé .fa . Gui d'Arrezzo en Italie . re . Traité du Chcint Grégorien. al faut palfer dans le rang de nature fur la rentrer tuT la même fyllabe dans votre rang.re. en defcendant la . >' -• . ce qu'on a marqué 3 & depuis par béquarre riante. divifoit ce Ton en deux Demitons . le rang de nature à l'endroit où vous trouverez le rçy puis rentrer dans votre rang .. Mais en tranfpofant !'«? trois degrés plus bas jufqu'à i" . quand vous y trouverez Ja même fyllabc. voici comment il faut faire. fa . mi .fol. en defcendant la . mi la . leur appliqua ces lîx fyllabes «f re . Dans cette Gamme il y a une efpace vuide entre la êc nt . Part. qui donna à fon fyftéme le nom de Gamme 6c il le continua en haut jufqu a ee. En tranfpofant Vut trois degrés plus haut le mettant vis-à-vis l'F . I. & .fol ^re 6cc. La corde douteufe B n'y entroit pas. pn ia : &C. Moine Bénédidin . mi^fa^ re .fa . vers 1022. mi . & & & . étoit nécelTairement bémol. & bémol & ..

Part. iv GAMME DEGUY. 5P d'Exacordes . . Guy fit ainfi trois rangs l'un de Nature be'quarre. qu'il appelloit l'autre de be'rnol ôc le troifie'me de " ' • C h a p. .Trité du Chant Grégorien. T.

ÔC n'a non plus que & ie/ variable. Part. On fent que ce fut le y? qu'il ajouta : dans la fuite 6c long-tems après on a appelle ce y?. t. Mais il falloit un nom à cette note variante 8c pn ne le trouvoit pas.ndre à côté le fa au lieu du Ji . quoiqu'en tout cela il ne s'agilTe que de la coide variante qui fe trouve entre la Mefe la Paramefe.^ _ H A p. ce qui eft mieux que. Cette Gamme ne contient que quinze notes . . } Le Cardinal Bona dit que ce fut dans le même . comme le fyftême des Grecs . à la fimplicité naturelle on n'avoit pris de & ! effet les trois n'ont fervi qu'à embrouiller ôc rendre . Combien de leçons pour apprendre à chanter par nature par béquarre par bémol. Hécle (l'onzième) qu'Ericius Dupuis ajouta une note EUX fîx de Guy pour éviter les difficultés des Muances faciliter l'étude du Chant. ou /ï quand il eft précédé d'un bémol. ce qui étoit auffi facile en montant qu'en defcendant. 40 [Qu'on TrMîté du Chant C. Afin qu'on connoiffe toutes ces différentes Gammes nous donnons aufîi cette Gamme appellée Nouvelle après celle de Guy . I. iJ n'y avoit qu'à pr'. & . enfuite continuer .a.régnrien. épargné de peines C IV. fi Guy que les noms des notes En rangs d'Exacordes ÔC desMuances de Guy.de répeter fa. difficile la fcience du Chant. dans laquelle il eft aifé d'appercevoir que quand il falloit faire le fon qu'exige le bémol . fe feroit fl on s'en étoit tenu du fyftême des Grecs .

Part.Traité dn Chant Grégorien. I. IV.P. 41 N OUVELLE GAMME. fF f\ CH A. ^mol. . quarre.

Part^ NOUVELLE GAMME CH A p. t. ly. ABRE'GE'E. .«fi Traité dit Chant Grégorien.

inventa de fixer ces points en les plaçant fur enforte que cette porition.On peut voir que ces noms qui ne font que des fyllabes extraites de la. fur 8c entre lefquelles on place les notes. W. On peut citer en preuve de cette conjefture un ancien manufcrit'. fa.„^^«e §.Trahi du Chant Grégarten.na.4. Jean-Batifte. 8c que ce pourroit bien être de ce Chant que Guy auroit pris l'arrengement de ces noms. issi /»>*/»''^"'« :Ê=ii UT que-ant I^xis RE- fo.bris . première ftrophe de cette Hymne . & p.. re. Dans la Mufique .' ' de Paris. U. ut . fol. parce qu'elle a plus d'étendue que lePlain-chant. Dans ce Chant ancien les notes portent les noms des fons qu'elles expriment. ziz.qui fe conferve dans la Bibliothèque du Chapitre de Sens où l'on trouve cette Hymne de la manière fuivante. A l'égard des noms qu'il donna aux notes . Dans le Plain-chant . il les tira de l'Hymne deS.zzii— ïzt^ tu-orum MI- ra ge- fto-rum FA-mu-li :!t=î=^ SOL—«a ve pol-lu-ti LAles bi] i re- a-tum — B — _ ^— —— _— Voilà notes de' 14 fix nt Guy. iv.::. Tieury ^t'^i^f- ^^' ]}^^tt"pT.en mar.. 5* V! ^. I. occupoient les places naturelles de l'échelle du Chant. .-^:ziz::.re fi. 4? ctoit plus difficile de chanter correélement . parce qu'il Ch a n'etoit pas aifé de rencontrer jufte fur les diftances éle'vations ou abbaifTemens des notes. les quatre traits fuffifent pour neuf notes qui font l'e'tendue la plus ordinaire. ÏEchelle à cinq traits ou barres horiibntales. mi. San-cle Jo-annes. différentes lignes : Guy ^ . Part. quoit 1 intonation d une manière lure ëc invariable ces diffe'rentes lignes font ce qu'on appelle V Echelle du Cbafit ^ qui ell compofe'e de quatre traits horifontaux ou quatre barres . p.

na-re fi._::_ z: :â~:gz±— o-rum Soi-ve poUu-^ti Gz:z±zizi^^ ::5:j: labii re-atum San-de Jo.ant Troifiéme la- xis . du moins en quelques endroits .annes.xis re. Ce Chant de l'Hymne de S. comme ci-devant.bris Mi- ra . Ut que. Jean eft noté dans le manufcrit fur trois pofitions .'44 Traité du Chant Grégorien.ceChant d'Hymne eft plus ancien que Guy. (3-" I IÏIII^b-^'b— re fi-bxis Ut que. ôc mérite d'être préféré. eft plus mélodieux d'un air . pour la même Hymne . Sa gravité Cent afl^z la majefte' des anciens Chants d'Eglifes. fçavoir à l'Odave de la bafc à la quarte au-deffus de la bafe . Bafe.antla-xisre-fo-na- Mi- ra *^5=fî. =i:i=ii:r=. Part. que celui qui eft depuis iong-tems répandu dans toutes les Eglifes. Il y a lieu d'être furpris qu'un tel Chant n'ait pas été' confervé . C po fition — ife. ^ C [ Il faut remarquer ici que Guy fe trouva arrêté par H AP. on avoue néanmoins .=izi Utqueant la. f.Ei^ ge-fto-rum fa. IV. plus enjoué . f^oici comme ce Chant ejî noté dans ce Manufcnî. Première pefition.mu-li tu- =:--ZZz:r^«. {5^.] Si la conjeélure ci-defTus eft jufte. ce qui lui fit inventer fes trois rangs ' d'Exacordes dont nous venons de parler.fo. la corde variante .Cl fition. fi on le peut dire .. SeconJepo.i=:i=i=i^. ce qui étant chanté enfcmble par trois différentes voix faifoit un FauxBourdon qui ne pouvoit nuire à l'intelligence du texte & & & .. flattoit en même-tems l'oreille.

Bocquillot ( Chanoine d'Avallon . Jean qu'elle nous a afiuré être tiré d'un manufcrit très-ancien . PaRT.mu-li mm Sol-ve labi-i re- tum San-6le Joan-nes. comme on le verra ci-après. fur cette ligne on chante /o/.Q-iwi ^^oZ-ye i I — poUu-ti . a 45" C ->:::—:—:B ?_ _ —e— —-g. Une perfonne à qui nous avons montré cet ouvrage .o- -ri?^?r:^ c h — I a p. &: fans aucun figne qui en dénote la valeur. où la feptiéme note fc trouve avec le bémol . il eft aifé de trouver les autres notes. *'• iV" ge-flo- C zill!]: poiluti rum ^^^ —=—•^—'— a- fa. on n'y apperçoit qu'à peine des barres pour les fixer. Diocèfe d'Autun ) avoit acheté . pour la première pofition un G fuivant l'écriture ancienne . On a remarqué que dans ce manufcrlt les notes ne font prefque que des points .xis r^-fo- i na-re fi-bris M/-ra a fe ge. On doit auffi remarquer qu'au lieu de Clefs en forme de notes ce font des lettres qui indiquent la note fur laquelle eft la lettre . ce qui le doit faire regarder comme poftérieur à la Gamme de Guy . nous a communiqué un autre Chant de l'Hymne de S. pour la (econde 8c troifîéme pofition un C. oc dans lequel les fix notes fe trouvent dans le même ordre que dans l'exemple ci-defTus. Par les Garnîmes précédentes .Traité dfi Chvnt i Cïêgorîitî. que M.ftoruoa /«-îoi^ Ui. fcEE=^=tM=^ l>^fque-ant la. I. tu.

IZ ^li On trouve encore des notes en forme d'équierre qui en certains cas . figurées en rom- ~ & . ~ La Commune a été figurée par un point quarré ~ l'appelle quarrée OU camniune ou Jîmple. ment figurées dans le Plain-chant pour marquer leurs . Part. ne mettant que de petites barres ou petites lignes perpendiculaires pour la féparation de chaque mot. ainfi une telle pièce ne prouve rien . Chant a e'té tbrge'e après les noms des notes de Guy .^'p î"t Jn. 6c que le fond elt tire' du Chant ordinaire de l'Hymne de S.ange OU brève. Dans les Livres où l'on trouve des traînées de notes en defceiidant fur uae même 1} Il-^be . difficile Il ne paroît pas de reconnoîtire que cettô i. fmon que quelqu'un a voulu faire trouver Içs fept notes du Chant dans cette Hymne. qui couvre les quatre lignes ou barres des notes . pour marquer oii la voix doit repofer ce qui paroît fort moderne pour le Plain-Chant. perfe«Slionna encore l'invention de Guy. un peu moins de valeur que la commune . on Celle fur laquelle la voix doit infifter par J quarré avec un point une queue il . . en donnant à ces points une valeur inégale par les figures diiFe'rentes qu'il inventa .omb''ides . différentes valeurs. pièce de C'eft depuis ce tems . 1^ Celle fur laquelle ~loX. 7"" P~"" //ï-bi-i 1 ~ re- a-tum Sande Joan-nes. C H A p. on l'appelle longue. 6c un peu plus que la lozangc. Jean .'iito. que les notes ont été^différem. &: qui ont été' adoptées par tout le monde. [~^' I. IV. D'autres ont marqué les repos par une barre ou ligne perpendiculaire. faut couler par un point appelle Quelques-uns ont ajouté un point fimple à la note à queue . Ces repos ne doivent avoir lieu que quand le fens du texte le permet. dans le quatorzie'me fiécle. ont I qu'on appelle B. ^^^^ *^^^ Meurs.4^ Traité du Cbant Grcgotîen.

Dans d'autres. non pour faire inlîfler la voix deffus . iv. Cette note quarrée doit alors avoir une queue . ce que l'on a réformé dans les nouveaux Livres . Les notes à queue . ôç ôte en plufieurs er4dj. Part* elles ont la même valeur que la note 47 ^ com. ou plutôt . On trouve dans quelques anciens Livres manufcrits imprimés . le goût du Chant en décide. quand il eft à propos que la voix infifte plus long-tems fur une même fyllabe . On emploie deux notes communes . que lorfqu' elles font uniques pour une fyllabe elles fervent alors à faire bien prononcer la Quantité . on voit qu'elle doit être chantée la première lorfqu'elle eft plus petite ôc s'avance moins que celle de deifous . les lozanges les romboïdes n'ont donc une valeur différente . On trouve quelquefois dans les anciens jufqu'à quatre 6c fix notes de fuite fur une même corde &. car alors on les traite comme les notes communes. des figures de notes en façon de Girouette fc^ baiirée. "boïdes . C'eft pourquoi il elt extrêmement important de diftinguer quand les romboïdes ou les lozanges font à la fuite d'une note quarrée fur une même fyllabe. ce qui produit le même effet. qui fe prennent aux deux extrémités de la figure. ou bien à faire cadencer le Chant .Traité du Chant Grégorien. une même fyllabe . en ce cas on prend celle de deffous la pre- & 1^ jgmiere Certains manufcrits en ont aulïî deux l'ime fiir l'audont celle de deffus doit être chantée la prejgraiere .cuAt. des modernes ont abandomié cetont mis en place des notes quarre'es ou communes lie'es les unes aux autres . en lui donnant la même valeur qu'aux notes communes. D'autres fe font contentés de la lozange . l'un au-deiîus i^ de l'autre .ces figures contiennent deux notes feulement.oits la majeûé du Chantt B tre .ou même plus. I. on en trouve deux égales. comme il arrive dans les Profes Se les Hymnes : & feulement. mais pour marquer fa liaifon fans repos avec les notes romboïdes ou les lozanges qui : mune la plupart te figure. c'eft ce qu'on appelle Prolation. fur-tout dans le Romain . où ce retranchement eft porté à l'excès . & la fuivent.

c'efl-à-dire . fans néanmoins aller au toa de la & Tierce. le alors fuivant les ma . n . ^ abfolument néceffaires pour la mélodie qui reçoit fes agre'mens par les Semitons. la ^ jï . ce qu'on appelle Tenue à moins que la féconde des deux notes ne fut une reprife de Chant comme dans les Chants du Kyrie de la MelTe . On s'en fert auffi quand on change la clef .«. ou plus . Pour rendre ces deux notes plus fenfibles 8c pour donner de l'agre'ment au Chant. I. jgg prendre à deux fois. 8z n'ont que comme un demide'gré jufqu'à elles. doivent être atteritits à ces fortes de cas . dans le dernier Alléluia de l'Antienne Regina cctli 8c ailleurs : . re i mi ^fa . j^^^ p^j. Les notes fixes marchent à e'gaîe difcance . Elle fert uniquej petite note qu'on appelle _ ment à indiquer à quelle corde fe trouvera la première note de la ligne fuivante. Se y?. Ces deux notes variables mi. ^ «A p. qui font . les autres lors . comme il elt aife' de le remar-' quer dans les Gammes ci-deffus. rencontre ces deux notes . les unes font fixes . on Jes pince . dans l'Intoiiatioii de l'Antienne Aima Rcdemptoris mater . . pour indiquer la note qui fuit immédiatement après le changement de clef. c'eft une groffiercte' dans le Chant . oa en . Quand ce Modernes on appellechangement fe doit faire. On ne doit point oublier que dans les fept notes ut .fcl . Les Anciens ne reconnoiffoient que le/ variable . Ceux qui notent les Livres de Chant .48 Traité du Chant Grégorien. qu'on les fait fentir plus aiguës en faifant une efpece d'élancement de voix de la note inférieure à celle-ci . Les fixes font ut riables font chez les fol . . pour ne pas attacher Tune à l'autre ces doubles notes dans ce dernier cas. la les va. peuvent s'éloigner de la diftance d'un degré de leur llipérieure . A la fin de chaque ligne de Chant on met une Guidoti. & variables. 8c fe rapprocher de l'inférieure pour n'en être diftante que d'un leyi demi degré. mais le mi le fi s'approchent de plus près de leur note imime'diatement fupe'rieure ja oc ut . on ne IV. Part. fa Modernes mi bc Ji . . x. Quand on pour note il faut tant foit peu refpirer après la première reprendre la féconde d'une manière fenfible. mais feulement infliier deli'us avec un tremblement de voix .a ôç..

c'eft-à-dire.uns l'appellent fi). M. f. Le b mol abbailTe la note fuivante d'un demiton.« . fe rapprocher de la note lupéricure . Cette dernière variation eft rare en pur Plain-chant. que les diefes font rarement marqués dans le Plain-chant .pi remarque . ditil .qu exige le bémol.Traité du Chant Grégorieu. I. pourvu que le changement de fon. Disfe.% . on a très-utilement changé le nom de //' en . Pluiîeurs Auteurs en & . 8c ne caufe aucune confuiîon d'idées. ce qui fe marque par la figure qu'on appelle diefe . Part. Les notes appellées fixes peuvent auffi varier 8c fe relever d'un demi degré ou d'un Demi-ton mineur . quelques . comme à la fin de prefque tous les Verfets de la Profe Lauda Sion. néanmoins fî le diefe eft flir un fa . cela facilite les commençans qui fentent plus aifément la différence du grave ÔC de Faigu . tjtiarre ou i dur.(. celui de mi en m.' Le béquarre eft toujours cenfé préfent dans tontes IcJ pièces qui n'ont point de bémol. Béitiol. néanmoins comme Va. Quand après ce be'mol la note doit réprendre dans la même ligne fon premier état ou Ion premier Son. 49 j^^ en ce qui rend le Chant plus ~r mou plus doux. Le béquarre hauffe la note fuivante d'un û-riiii-con en la remettant au Son qui lui eft naturel quand elle a été abbailfée par un bémoL Le diefe hauffe la note fuivante d'uii demiton. mais la note ne change point de nom pour cela. la voixfe porte aifez naturellement . ce qui femble fort indifférent . Ces figures ont un ufage différent 8c une lignification propre èc particulière. BéqtiAtre. n'ont point change' le nom de ces notes . eft plus propre que Vi à marquer le fon grave . changeant le Son du fi cc du mi par le be'mol . on en elt averti par la figure appelle'e h eft averti par & un bémol . ceux qui chantent avec goût la font naturellement oit elle convient pour éviter la rudelfe dans le Chant. . fe fafle. Nivers dans fa Diii'ertation fur le Chant Grégorien . à en faire oli il en faut faire .

les doubles font pour marquer la fin ou de l'intonation . On doit dire la même chofe du demi cercle '^. parce quefouvent elle couperoit le fens du texte . Traité dti Chant Grégorien. trouve encore dans les Livres de Chant des lignes IV. parce qu'elle ouvre comme la porte d'une pièce de Chant . qui en fixant une note fur une telle corde . . & lument néceflaires pour la mélodie fi en même-tems on n'avoit donné une figure ou figne . Ôc leurs diftances . parce qu'elle a une petite note derrière.après. ou de la pièce eu du Verietjou le partage d'une pièce. L'ECHELLE inventée par Guy n'auroit fervi qu'à montrer les notes qui montent qui defcendent. par exemple quand une par- Les petites difFe'rens & . ôc l'autre chantée par le Chœur. abfotie .Cette double barre ne doit jamais être mife dans le corps d'un Répons pour marquer la Réclame . comme on le verra ci . qui eft pour marquer la liaifon de deux ou plufieurs notes égales ou inégales en valeur fur une même fyllabe. en auroit fait dépendre la . Il : y a deux figures de clefs la première qui fert pour Chants les plus bas s'appelle double . ne font que pour fe'parer les notes des mots fans repos .Ci: A p. d'Antienne eit touche'e par l'Orgue . Part. eit une figure placée à la tête de chaque ligne de Chant pour fuite ôc on LA en les faire connoître la difpofition. Cette cltï fe met lùr la première ou la féconde ligne ou barre den haut Ôc en appelle toujours /« la note qui efl fuf la corde ou ligne . ainfi appcllée par métaphore . fans indiquer les Tons ôc les Semitons . ce qui n'eft nullement propre au pur Plain-chant . qui couvrent les cordes du chant comme. les grandes qui couvrent les quatre lignes font pour marquer . (k ne doit être employé que dans le chant figuré. de différentes grandeurs . I. Quelques Modernes ont encore employé la figure d'une petite croix + pour marquer à&s tremblemens Ôc des efpeces de cadences . jo On . la iéparation des mots 6«^ les repos du Chant. l'arrangement de toutes les autres : c'eil à quoi a pourvu par l'invention des Clefs CLEF.

relativement à ce/ï. c'eftde celle qui étoit pofée fur ]a dernière barre d'en bas étoient remplies qu'on devoit aller encore plus loin . très-étendus. puifque la clef fimple à la première barre d'en haut produit le On trouve due jufqu'à la troifiéme menie effet.3> 4i S i ^ t 7 > "^s au-dcîTijs du texte. cela eft inutile . on employoit cette clef qui a toujours fol fur fa ligne.pourvu qu'elle foit diflingue'e des autres. Part. qu'on appelloit la clef de C fol ut. fi pourquoi on l'appelle clef de /i. Doubles^ Simples. à-dire . On peut figurer cette clef autrement fi l'on veut.I./i . On la trouve dans les anciens Graduels Senonois.gures des Clefs. quelques Livres oli la clef double eft defcenbarre . . pour la Profe du jour de Pâques. cela Traité du CLant Grégorien. & & : : Dij . (de cette clef. Il faut enfuite en montant ou en defcendant nommer les notes Chap. Jean-Batifte. ut . Fulirens pracUra\ pour la Profe de la Nativité de S. On en trouve qui ont marqué les notes par les chiffres arabes i. la. Z//I. féconde figure de clef eft fimple &: elle peut placée fur les quatre lignes ou barres mais la note qui fera ou devra être placée fur la ligne de cette clef fera toujours «r. Gaude cater-' plus en ufage que dans la Mufique. Cette clef n'eft Avant l'invention de ces figures appellées Clefs. re. Les Anciens avoient encore une clef qu'on appelle de G re fol qui fervoit pour les Chants très-hauts 8c . on fe fervoit des lettres F 6c C F pour marquer la clef de fa . être : La Différentes f. toutes les autres notel feront placées Ôc auront leur nom Ôc leur fon relativement à cet ut. iv. Comme le Plain-chant 8c la Mufique tiennent beaucoup de place fur le papier par les quatre 8c cinq lignes ou barres . Ainfi en defcendant après le /» on dira mi.i. quelques particuliers ont imaginé des moyens de les tenir plus reflerrés . en ne fe fervant plus de l'écrplle.c"eft fuiut. qu'on appelloit la clef d'F ut fa C pour marquer la clef d'wï . Quand les efpaces de la dernière clef.

f^Jol. des lignes fur &: entre lefquellcs on placera ces notes furabondantes pour les rendre fenfibles êc frappantes. fi. "' ^ la .^2 Traité dtt Chant Grégorien. mais cette Approbation idée praticable qui eft jufte. apprendre au Public Cinquante années dans les villages ne fuffiroient pas pour qu'on y fut un peu verfé. Mefiieurs de l'Académie jugèrent cette admiiïïble . lit. feroit extrêmement difficile à même à la plupart des Chantres. ^ mi . on Cm A p. qui n'employoient que des points . Les Livres les plus anciens &: d'autres encore tout récens ont pris le parti de changer la clef Ceux qui n'ont pas l'ufage de ce changement de clef au milieu d'une pièce ou même d'une ligné de Chant. en montreroient le Chant. ce qui répond aux fept notes. 8c il eft facile de s'accoutumer aux changemens de clef. les efpaccs des différentes fur-tout dans les imprimés. en peut marquer ces notes furabondantes en ajoutant . De plus cette méthode de noter le Chant . mais un peu d'attention au Guidon fait éviter ces fautes . pour cet endroit & fur Icuriignification & & . L'addition feul des lignes dérange beaucoup pages . L'Eglife de Paris paroît être la première qui fe foit fervie de cet expédient. \. ne rend pas cetteM éthode préférable à celle de Guy. re. Quoique cette invention ne foit pas impraticable. ^'^ Eccléiîaftique du Diocefe de Genève à auffi invende Ma té une méthode de noter le Chant fans occuper beaucoup de place. aifement qu'elle feroit plus difficile qu'il iaudroit cies chiiFres que : parce M en chantant trop raifonner fur la qualité au lieu que l'e'chelle frappe les fens Se fait chanter prefque machinalement. "^^ fa . fol » . ilemployoitun point avec des queues difFérem. fent l'e'chelle . T re . Comme il y a des pièces de Chant dont l'étendue palfe une Oclave de deux ou trois notes . Par exemple pour figurer les notes m . qui ne diffère pas beaucoup de celle des Anciens . Cette nouvelle idée confifte à figurer les notes de manière que chaque figure marque une telle note. *r ut . ParT. mi. lî. iv. fe trompent aifement en chantant . Ces figures étant placées après chaque fyllabe .ment tournées * .

il faut les ^^ ''' nommer 8c prononcer fans chanter pour les entonner jufte . les entonner jufte » enfin y joindre '^>'^^«. il feroit facile ck fans inconvénient d'évi ter cts additions de lignes . Part.connoître parfai four apprentement les notes . : 3> quittant ces noms 8c retenant dans fon idée les fur Tons chaca- 3' 3' 33 on y fubftitue chaque fyllabe des paroles ne des notes 3> 3' . la voix en exprime les différens Tons en chantant par leurs différens noms qui fe prononcent en même-tems 8c pour y joindre les paroles . . CHAPITRE De la manière d'apprendre V. la pièce n'en feroit pas moins facile :. -i^Uthode " Organifte de la Chappelle du Roi. fous lefquelles font fituées ces fyllabes ^j. Ces pièces font ordinairement du feptie'me Mode qui a fon étendue au defllis de fa finale /o/ . dans le lefquelles on même addition de ligne quand pafîé la quinte au-delfus de la finale fol ce qui eft aufli fans néceiïïte quand la pièce ne defcend pas plus bas que la tierce au-deifous de la finale C'efl fe tromper que de prétendre que la poiîtion de la clef doit défigner le Mode. à chanter- 3> 3^ =5 3' 3' il faut . ou fur plufîeurs notes . î. par exemple Afperges me . c/ja-m d'Eglife cIh\ la lettre ou les paroles. . ^ ''^''' Pour connoître parfaitement les notfes . Il eft doncabfg- Duj . . fuivant M. Ni vers . en defcendant la clef dès I- Dans quelque Livre on trouve •»— — ^ *'' ^' ^ commencement chanter. On Chant trouve aufli des pièces fait la du huitième Mode . " Ces trois chofes fe doivent faire l'une après l'autre pour avancer 8c apprendre à fond: autrement ce ne fera jamais que routine ôcconfufîon. comme ces mêmes'pieccs n'ont fouvent aucune note au-delfou de leur finale . en : Our apprendre à chanter . . $1 des pièces de Chant avec ces lignes ajoutées fans néceiïïte'.Traité du Chant Grégorien.

^"4 C H A p. de même du re au mi du fa au fol . le/?' s'appelle i'» . il ne fuffit pas d'en » fçavoir les noms. feindre . il n'y a qu'un Demiton relatif. . par l'habitude que l'on contrade avec le tems de nommer ainfî un tel Ton . Part. auffi les Compolîteurs n'appellent ce Ton que fîmplement Son. comme on l'a dit ci-devant. du y? à ïttt . ou une certaine diftance(par la voix feule fenfible) qu'il y a d'un Ton à un autre Ton prochain: de forte qu'il ne faut qu'un fon pour faire un Ton flmple. 33 Mais pour chanter les notes. tant en montant qu'en defcendant mais en m. ma . oc les chanter parfaite3j ment avant que d'y joindre les paroles. que l'on appelle tout court Tor^ la voix poulfe comme quand on dit . il faut en fçavoir encore les Tons.ontant du mi au /» . chantez ôc commencez le même fon que moi ou à l'unilfon . . 33 Pour avoir une parfaite intelligence de ces Tons il faut remarquer deux fortes de Tons . : & : . Cela fuppofé . Or il ïïj ^ ^ue la voix en chantant qui puiile exprimer la diffe'rence eifentielle des Tons ne'anmoins les différens noms joints à la voix . la comparaifon. parce qu'il n'y a qu'une petite diflance . . ne laiffent pas auffi de montrer la diffe'rence eifentielle des Tons . de nommer autrement un autre Ton . Quand il fe trouve un bémol le^ ou le mi fur lequel ell ce bémol s'abbaifle d'un Demiton mineur . foit en montant . 8c prononcés en mêmetems que l'on chante . ou du 7? à Vut . prendre le Ton o\xpreneTi mon Ton. foit en : & defcendant. " lument néceflaire de fçavoir le nom àcs notes aupa3) ravant que de les chanter . l'un Jitnple 6c l'autre relatif. Se à\x la 2mJî mais du mi au y<i . du fol au la . mais il faut deux Tons fîmples pour faire un Ton relatif. foit en bas . a» Le Ton relatif nc& autre chofe que le rapport. foit en haut . alors ces vctrs changent de nom . . vous obferverez que de Vut au re il y a un Ton relatif. . il faut un peu 33 & Le Tonjimple eft celui c'eft un feul fon que . V. . & le mi . laquelle eft de même en defcendant de Vut au/i Se du fa au WÎ3J. Traité du Chant Grégorien I. . c'eft-à-dire.

Ordre naturel Ordre par ^mol. UT .Tr.iitê dit Chant Grégorint. 5 j" Exemple ou Tableau frappant de des Notes & de la d?flance leur ordre tant en montant qu'en defcendant. I- Part.

mi j fa . la. de voir qu'après les fept notes on reprend k même ordre pour continuer de monter . ' B fî . que peur çAa on prend des notes de la féconde Gamme. ~— Ji-. l^siÊp^ Fa. fa . Il ba fi . fi .ant s'ap- A des D EIF Ut re pelle IJédituion. Cftte faite de no- nmon.C H A p. No}ns notes qui répon. b. Elle s'appelle de^ . Cette première Gamme a toujours la clef de fa n'en peut avoir d'autres. .ut fi s'appelleKédttiiiofi. parce que c'eft toujours un fa fur la corde de cette clef. ut . fol . G. fol. & Som difparats conjoints. GFEDCBA.fa. 5^ Première Gamme qu'on peut appdlcv fondamettule parce qu'elle eft la première que c'eft d'elle que fe tirent tous les Modes du Chant 8c que toutes les autres Gammes doivent être relatives à cette première qui eft leur ^ & bafe. C ut . la fî. re .fa. *— A la . V. Il eft aifé & . PaRt. Tr^ïVe du Chant Grêgcrten. Etendue de cette Clef en montant ^ en défendant. mmn •— Cette fuitt ^^ notes en n G fol défendant DiC B fajmi re . DEFGa re . Sons continus. I. la fol .la mil fa dent aux lettres. . mi .

^^m^*_ i ~ »^CJi*~' J ^e " " Sons difparats conjoints disjeints par Tierce. Comme la clef fuivante eft la plus commune 8c la pre- mière appellée clef d'ut.~ montée d'une ligne. PaUT. ifcz ^ bémol OSave. Cette Gamme eft compofée de laGamme fondamentale en prenant moitié du premier Tétracorde . c'eft fur cette clef que Guy rAretin a formé fon Exacorde ou fix cordes . I. ou ajouter une petite barre ou reglet pour ces notes furnuméraires .Traité du Chant Grégorien. a_i: Quarte. — — *«h: ' . d'où eit comme nouo l'avons dit. Sixième Odave. On voit ici avec la clef fur quelle cordes peut être pofé le de fa. ^ ^ ^i=^^ Tierce.- rr #f^"i^^ " ' ' ^ Les mêmes notes par le^ changement de Clef rg. venu le nom ' de Gamme . 8c affez commun du .' J7 Si le Chant defcendoit plus bas il faudroit monter " la clef à la première ligne . 8c a pris le f gamma ou G Gamme G llinguer de l'autre . 8c pour les letau-deilbus de l'A 8c TF au-deflbus tres . ce qui ^ ^ ^ G G dans le Plain-chant : c'eft pour cela que Guy pour le n'a pas été plus loin pour commencer fa la grec pour le diplus baflé . 8c partie du troi/îéme.zs~~ -1p liz'ie ou barre. Quarte Quinte . parce que c'eft toujours un •« flir fa corde. aux notes duquel Exa- . x5 qui eft Seconde Gamme la plus commune. &CC. reprendre le efc très-rare pour l'F . de Exemple de radd'ition. le fécond Tétracorde en entier .

4' 8. I. ^ en defcendant Ollave de la première Clef d'xxt en montant ^ Ut. D .' du Chant Grêgorîttt. ut.C. Part. la . fa . GUY.F. =n=fe a. G. C . mi . fi . re uf C. mi . la . 5. y8 yraîté corde il EXACORDE DE ut .E. re .G. la . E. <?• S.D. D. 5. fol . fa . fc -m B. Ut . b. C. Ut. 3. re . fa .F. fol . D. fol . Sons conjoints disjoints far la première Clef </'ut ^t mineure. . ut F. a. fa . ï=ii re . Ë^§S za. ^ E. mi E. 4- î- <S- ^- .majeure. b. a. fi . fol . 4.G.F. 3.c. iW=q= ^^^^^^^^EÈE % "^. la. G. 4. mi . a . ma c. a donné les noms qu'elles ont eu jufqu'à nous au lieu des noms alphabétiques.

EXEMPLE. EXEMPLES DE QUARTES REMPLIES--^ Triton ~''p. V. maj. tnaj.^!" j fe?=^ Po7/r ez//t<?r /? Triton on met le bémol fur le fî . EXEMPLES DE TIERCES far 5 mol dans le haut k$ dans le h as. mm.tnv.tj. maj. tnv.«. Chap. min. min. ?». mm. S9 EXEMPLES DE TIERCES REMPLIES.'^. T _i^~iri. mi». PaRT. mtn.mnj. mut. maj. maj. o« le diefe fur le fa.Traité dti Chant Grégorien. 3 .min. îEziE^ ^. m. I. s- Iziiii-: ^ comme In hymnis . min min. maj.

min. îmw. I.fa. rarement le diefe employé dans les Livres du Plain-chant . ut re. . mais les Chantres qui ont un peu de goût y fupple'ent aife'ment. cette Différens Intervales des notes de Clef.maj. f. 7.e . la. c . 4. 5 . rarement.maj. Exiïiples de On trouve Quintes remplies &* non rempîtes. 3. ^.mcij.. ^.'60 Traité du Chant Grégonen. 4.~ " P'"-^ ~ ~ fonvent.. F G .mi. B ^mszizzxzïi 8c can-ti-cis. 4. ^. a .min. Mais après. on la trouve — — ~~'~. Pi:?iir=:fiiz!!r: -^vÇ ~ ~ raujje Quinte. 3. ut. .fi . " rejettée. fa . b . min. V. . elle feroit Quinte e'toit jointe à une faufle Quarabfolument rejettée. PaRT* Çhap.. fi la faulTe te. 4. comme on le verra ci- Secokde Clef T>'ut très-ujîtée. d. fol.

Cl . OTz«.. f . a. Clef. fwaj.rnitj. i&iiÉii. Triton. c. -.. fa . b.i:T .Traité du Chant Grégorien =a^. fol . 7. mi e . Wiiy._. Correêion du Triton ma. 3. 4 J. la. »'/?.tî_ cHA p.faujp-. très-n/ttée par ceux qui Troisie'me CiEFDwf emploient les douX.—H: . 4. re . pi:f:«i^^=iz:^=!z= ut._._. d. ut . fi .e Modes. 8.^ 6. V.min.a. Dijférens Intervalles des notes de cette 3. S' S' a S' — —— c u. l. aa. — f. '*g^^:r«s^'1-n°-T-°4- 4. 3. ^_.* ^ mifi. . g. 3.. ^ 8. 4. la . 1: Part. 8. —u —îi^—m X.

— ^ " . d . Il eft aifé voudra tn . ^— fi . I fa fol la ut . re . ee.i. gg. 8c deux au-deflbus de i'e'ten- On due de la Gamme de Guy. Différe}is Intervalles des notes de cette Clef ^^^ ^. a. de form. 4 ^ f 8. fol . G re sol extremefxent rare re . fol. f.Chant. f. maj. on peut encore g w G—B-B-a-—= fol. g . Partt Quatrième Clef d'nt peu ufttée. 4. mi e . V. aa . ut ce . dd. bb . s?=s=: m inv. Clef qu'on appelle de Flain. . fi.re. f.foI.6z Chap. dd . fa . Traité du Chant Grégorien. mi . re . m.ut. à laquelle ajouter le refte du troifie'me alphabet.mi.bb. fa ff. aa. . . . C .er tels Tons 8c tels Intervalles qu'on en fuivant le même ordre qu'aux autres clefs.Ia. bb ce.cc. I.fa. voit que cette clef nous mené à deux degrés audeflus du fyftcmc des Grecs . g . ut. aa .min iirr ±^. e . 3. la . g. ee. d . . fi . Ici finit la Gamme de Guy.

Traité du. ) De la première fondamentale à la première clef d'ut. ce qui ne fe peut jamais trouver dans une pièce de Plainchant . fi la voix humzdne . ( Soyez attentif aux Guidons. ^:a~r"E3i:^!:z::ri:!^hipHz?t^'?!c3zi De la féconde à la tro-'ficme. ne'anmoins il pourroit arriver qu'on fît emploi de la clef de G re fol . Ces différentes clefs renferment la plus grande étendue des voix . \qJî variable . ou même les Initrumens pouvoient y four. 6% voit que les progrès iroient à l'infini .qu elle paffat de quel(jue note en haut l'étendue de fon Oétave. Ces Exemples doivent fuinre.iiples ces chanles note* du 5 mol fur le fiî^ du retour du a quarre. Exemple des chaugemens de Clefs dans une même pièce de Chant. Part. v. puifqu elles contiennent trois 0(5laves . com- . Di lu première Clefd'ai à la féconde. i=S ^^êîlI p%4:^!tffe!g§. Nous avons déjà averti qu'on peut éviter gemens de clef en ajoutant des lignes pour redondantes Exe. Chant Grégorien. nir. me on Les Anciens ne connoilFoient que l'a remarqué ci-devant. fî une pièce étoit note'e fur la quatrie'me clef d'«r &:. par exemple . Hetour à la fetonde. \.C h a On f.

64. ce qui n'arrive que dans les pièces du dixie'mc Mode mifes fur la pofition du fécond . On doit s'exercer long-tems fur la note. On fera bien de s'appliquer d'abord aux pièces notées fur la première clef d'«t ..inila^^jmmaculatci virgUiitaS. Traite dit Chafit Grégorien. que les Anciens évitoient la confufion qui fe & trouve aujourd'hui par la réduction des douze Modes à huit. comme on le vera ci-après. trouvera dans ce Livre de quoi s'exercer fur toutes fortes de clefs en ufage. C Exemples du bémol fur H A P. comme le vj. I. pour lors on fera l'application des paroles . 'Ezî^îïiïîSi^ÉËSEiSïïËiEâïîr^ii s S Les pièces âl ab^ fur le tni Le bémol lîxie'me. quand on y fera affermi on : paffera aux autres.. C'e'toit pour éviter cette multitude de figures b mol en haut b mol en bas . le mi V. Part. feulement* dans les Livres de Plain-chant quand on fçaura parfaitement folfier 8c entonner les notes . S. Modes . ne fe peut guerre trouver que dans fur la polîtion du douzième Mode mifcs du On trouve dans plufieurs Livres nouveaux un be'mol fur le ft d'en bas de la clef de jn . avec le fecours du Maître. ôc pour conferver les Modes dans rendre fenfible ces différens leur pofitioil naturelle . On CHAPITRE VT -< . ^ dti retour du béquarre.

dont deux font fauffes. La féconde divifion fe fait en montant de la dernière rote de TOclave à la quarte au-dclîus . parce que la quinte rend toujcurs confonante la quarte qui t&.:. . La première divifion d'Octave fe fait. fa fol. E . es qui produit une bonne en bas 8c harmonie. au-deifus . C. 6$ CHAPITP. fi y ut re y mi . Ainfl la divifion Harmonique conflfle dans la quinte la quarte au-delTus . Comme on a pu le rembarquer dans l'arrangement des quatre Tétracordes des Grec. dans la quinte en haut 8c la quaite au-defibu?. de la dernière note de l'Oclave à la quinte au . èc de cette quarte a la quinte auiïï au-delTus. au-delfus . Suivant leP. ils s'en font tenus à cette première pour le partage des Modes. Ces fept notes de Chant ont chacune une Oclave »Sc chaque Octave fe divife de deux façons . F .deifus . La fcconde Odave n'étant que la repétition de la première . E VL De rorïzine des Modes du Chant. pelle Hari!7o. le font bornés a quinze notes .73çt(e. 8c la quarte . I. mais les Anciens qui Ont e'tudie' la nature . fept notes dans îe Chant . l'une a la quinte en bas.a la quarte en bas 8c la quinte au- On façons defllis. Part. 8c de cette quinte à là quarte encore au-deifus: cette divifîôn s'ap- IL . l'autre . y a . cette divifion s'appelle . Arithrriétiîjne. marque'es par A .Traité du Chant Grégorien. D E . comme on l'a vu ^ la -. s'il ëtoit pOiïïble à la voix de les exe'cuter . G. c'eil-ci-dire la portée naturelle des voix Se qui ont remarqué qu'elles n'alloient pas au de-là de deux Octaves . voit par-là que chaque Oclave fe partage de deux fçavoir . On peut les doubler à l'infini . ce qui produit quatorze Oftaves différentes .K7rquer. 8c îa divifion Arithmétique .la première divifion s'appelle harmonique . i: .

le le moinnombre plus grnnd .iaite au-deflbus. pour fa note finale . s'appellent AntbentiS . !Sc font Inspairs. ou Inférieurs. Ces deux diiFe'rcntes divifions d'une même Oclave ' La fcccnde & conllituent deux Modes .cmie dans cette difporition de divifîon.Cid Traité dft Chatit Gré^criefi. ÔC a la Ci-. la plus balTe note de fon Oclave . clit> ce VI Perc . & . de m. C H A p.Arithméticiens . Le Mode qui a la diviiion harm. la quinte occuppe le delius ôc la quarte le delibus. ck font Pairs. Le Mode qui a la divifîon ari tn rr : tique . parce que. tient la place lupcrieure. a tou'ours pour note finale la plus balîe de fa quinte . ainfi il a la quinte &.onique . I.. comme chez îc. . divilîon s'appclie arithemetique. a tou'ours. vulgairement mal-à-propos apucllés Tons. Part. Les Modes de la divifion liarmonique. ou Principaux ou Sripéti. ou Cciliitêraux . dre la place inférieure . la quarte au-deiius de fa finale. Les Modes de la divifion ariiiimetique s'appellent Tlagaux^ .-'trs .

. . fi.. Hatmcniquê tArithméti^ue. Harmonique. VI.io» arithmétique. la._n D Cinquième^. 8.^'^^î/"».ut . Harmtrtique. mi.. 57 ' TABLEAU DES DIFFE'RENTES OCTAVES ^ de leurs Divifions.la. ~ — 4. Harménique. Odavc. . fa mi . la. k mi. -^ 3.. fi. p. Sixie'me-. C.A. Harmonique. Seconde n- -r m^ B. Arithmétique..6. 3. fol . ut. ÎP^==^^=g^^^=3 A.Traité du Chant Cïégoricti.. ~n B. fi ZH. Harmofiique. -^'^î/""- t—zzziz: C Quatrième p. . E.„ -D^t^^/o». f^-~ E. K fi.D.la. fa . 1 .V. Arithmétique. Arithmétique. la . re. . I. Oclave. fol . ut. Part.jÇ. . re. Première jo.„ Octave . mi. re. . fi .re .mi.^ Septième . re . i. arithmétique. ut . —~ . Cha..la.mi.

huitie'me de la féconde divifîon de la quatrième Octave. fi connus des Anciens .e Ottave. la féconde divifîon de la feptième . Le dixième de la féconde divifîon de la cinquième Oaave.iùet. mi. En retranchant les deux Divifîons appelle'es Bâtardes 'on de mauvaife efpece . qui font les douze Modes .6S On C H A p. L'onzième de Oftave. Le neuvième de la première divifîon de la première Odavc. la première divifîon de la troifîeme Le douzième de Octave. au A. Le Le Le Le cinquie'm-e de la première divifîon de la iî::ie'me fixie'miÊ Oaave de la féconde divifîon de la troifiéme Oc^tave. 1.e de la première divifîon de la feptiém. Dii-ijion Harmonique de fécond la première Oflave portée alph. la . a tranfporté le "77 Cétave Traité du Chant Grégorien. Le premier Mode fe forme de la première divifîon de la quatrième Oftave. mais inégaux. Le quatrie'me de la féconde diviiion de la féconde Il cft aifë intervalles . la. de voir que chaque Oflave fe divife en deux tous deux bons . il en reftera douze . fept^'m.Va de la féconde alphabétique de cette forte. qui en ont laifle des Exemples dans tous les Livres. Oftave. neuvième Mode â. Part. p. Le fécond de la féconde diviiîon de la premiere06lave. Le troifie'me de la première divifîon de la cinquie'me Oélave.

* . mi. Part. I. fi. la. Quinte. mi. Finale. mi. la. 10. fi. fa. Quarte 0HdejJoiiS. fa. B Qftarte C aadeffus.^ leurs différentes divijions fontfrap- pantes. la. fa. fi. 69 " Autre Tableau dans lequel ves & les quatorze OEla.Traité du Chant Grégorien.

qui font en T>.. VI.V KKl» Quelques Auteurs n'ayant égard qu'à la quinte propre à chaque Mode . ôc autres Répons Graduels. mais voit par les plus anciens Livres .E. ^1- . .. le dixie'me au fécond .\. P . ont dit . z. % 6. - _S Q it-Sêa o 1 _i&i —f_ F.D. e-»8. le onzième le douzième qui font les La & & on * Cette réduélion eft plus ancienne quant k la dénominatian .:^Epi^=[ G. r 1 1 . iz. . F. l'onzie'me au cinquième ÔC le douzième au fîxie'me. ou. PEp^: C..C.. En conféquence decette rédudtion les neuvième &dixii'« me Modes qui font en A fe tranfpofent au premier au fécond. Les deux 06laves bâtardes marque'es par * font encore ici très-remarquables l'aftcrifqus /4utre Tableau dam lequel les douze OEiave^ font rangées fuivant l'ordre de leurs îzot es finales 5 tiré du Traité de la Mufique de M. Traité du Chant Grègott?n. tel Mode eft en A mi la . en »7o C fol ut &c. E. .. en attribuant le ncuvie'me au premier . G. A. * Le dixie'me a ne'anmoins été' conferve' dans le Répons Hsc dies de la Fête de Pâques . 3. . A. 10.D.. dans double 06lave du B eft rejettée comme ci-devant deux premiers Tableaux. On a re'duit particulièrement dans le Romain ces douze Modes a huit. 4. qu'on les notait néanmoins iuivant leur nature. . C H AP. Ozanan.

fuivant M. : Chaque Mode authente eft la partie . 8c par ccnféquent il n'y a que fix M-!?! a-tthentes il n'y en a non plus que fix qui aient une qu irte juile en leur partie grave ou inférieure il s'enfuit aulïi qu il n'y a que fix P*lodes tlcigaux ou CoiLnénrtx. qui e'toit de les tranfpofer à la quarte au-delîiis. La connoiflfance des douze Odlaves régulières 8c de leur tranfpofition à la quarte au-delTus . Les Anciens avoient encore trouvé une autre manière de noter ces Modes . a fon Collatéral la quinte qui grave de l'authente .e dans l'invention d'un Chant. C'eii que leur divifion fe fait par une fauffe quinte une fauife quarte dans la divifion Harmonique 6c par une fauffe quarte 8c une fauife quinte dans la divifion Arithmétique ce qui fait que ces deux Oclaves font de Mauv^îfe efpece.qui nous engage à employer plus fouvent certaines cordes que d'autres . en F. : tranfpofer. 'oon de fçavoir pourquoi les Anciens ont rejette deux Oftaves qu'ils appelloient Bâtardes . eft un certain ord. 71 en C . parce LE Eiv .ent trouver à quel Mode appartient quelque Chant que ce ibit .ode . Mode. en général. Il ell Thotmt ^f'r**' ''•-"^*' les ^' & : : : . L'Antienne Bef:eJtcia tu de la Sainte Vierge en eft un refle on l'a trouvera ci-après quand on traitera du IV. Part. fera aifén. Ozanan . avec les raifons qu'avoient les Anciens pour les . vu. M. fe tranfportent au cinquième Se au fixiéir. en voici la raifon. autrement il ne lèra digne que de mépris. CHAPITRE Des Modes du Chant VII. cfl la partie aiguë de fon Collatéral : 8c la corde grave de cette quinte eft la corde finale de l'un 8c l'autre Mode. Ainfi des fept Oclaves Diatoniques il n'y en a que fix qui aient une cui \te jufte en leur partie grave .e qui font _ Ckap. On donnera encore d'autres exemples de la tranfpofîtion des Modes par leur élévation à la quarte. pourvu qu'il foit régulier .Traité duChant Grégorren. î.

I. en forte qu'ils Chants e'îoient alors mode're's pâfibient rarement la Quarte ou la Quinte. Le Parfait une Quinte .g gj^(. luie OctaA^e . & plus unc manière de un Chant qui enfouvent de certains fons ou jvTodc cft . Un Mode iiefe promené pas toujours uniquement dans fcn 06lave . ce qui nous oblige a éviter certaines autres coraes qui n en font pas . n'avoient que deux i cfpeces de Modes. Par ces définitions on fent la diiFe'rence de Mode de & idcdulutton. par tous les fons compris dans P-iodulation . ^i . M. ufage aflez miais le ve'ritable commun 8c déjà ancien appelle Ton le nom eft Mode en l^iurMcdus . Un Mode . quand il a plus de notes que fon Octave n'en contient . enfin à finir par une certaine corde qui eft celle qui donne le nom au Mode.j.j^^_ hrojj. Le Parfait dz {Imparfait.'r à fe f^rvir plutôt cordes que d'autres. fuivant M. daiice fon ellipfe : fa rédundance . Ozanan eft la manière promener un Chant dans fon Mode de n'en fortir ou a propos spour entrer dans un autre qui lui foit compair . on l'appclloit Mode diminué. de cpntinv. de manière cependant qu'on paffe plus fouvent par les fons eiTentielles que par les autres. fouvent il prend quelques notes au-deifus ou au-deflbus : rarement l'un l'autre. félon M. Broflart n'eft autre choie que faire pafTer un Chant.ou efTentielIes au Mode. Comm. Ainfi chaque Mode a fa re'dunth. . L'emploi de ces cordes & s'appelle ^lodulatlcn. ce qui eft appelle Maneria dans le Traite' du Chant attribue' à Saint Bernard. ç. Les fimples . Rollin . on l'appelloit autrefois Mode fuperjin s'il fe bornoit à moins . o\nnan. Moduler . dit encore La de faire .tr t.g |g commencer.er ce de Im. d'y rentrer de même ihns que l'orrille en foit çhoque'e. l'on ellipfe . quand il en a moins. Q^ gage ^^^ ^.Qj. l'Imparfait t reirrliffoit le Pentacorde ou rcmpliiibit feulement le Tétracordc ou une Quarte.8c enfin de fijiir furie Ton ou la corde duMode.^ ^it donne à chaque Mode que l'e'tendue d'une Oélave. Part- ^ "TTT quelles font naturelles . Freig.eon ne confidere que les cordes Diatoniques M.g qv. Les Anciens ._ yz Traité dri Chant Grégorien. Teii font encore aujouid'hui les Chants Ucs Préfaces : & & I & . . Si le Mode alloit plus loin que l'OiSlave .

en latin Difcantits . ait Glareanns . 7? . ou enfin Chant» [nr-le-Livre. . 8c s'attachoient feulement àla M. td ejl . dit M. Ozanan. e. vil Dimanches .point ^ Fleur sis . ce qui s'appelloit Homophonie : ou à l'Oftave même à la double 06lave .deffous . Part. unam ac Jupremam vocem . cela a fait inventer diiFérents accords. Ce Chant s'appellent Contre . les Comme On l'appelle Contre-point parce qu'autrefois Compofîteurs mettoient au lieu de notes des points contre des points. que plufieurs voix concertoient enfemble . toutes les voix ne peuvent aller àl'Oitave parfaite au . enfin par la qualité des voix foit pour flatter davantage l'oreille qu'on a double' les Octaves les uns chantant gravement fur la première . Mrt/ici certe qrtos Cymphonetas ( barbare comDo/itores ) vacant . RpUin .c.. C'eft l'ouvrage des voix qu'on appelle Baffe-contres. le Rî. le Gloria in excelfis du fécond Mode qui fe chante à Paris les Chap. Comme la portée naturelle des voix ne s'étend pas plus loin que les deux Odaves .. eA le plus parfait fyftême du Chant que les Grecs appellent le double Diapafcn parce qu'il parcourre deux fois les notes efTentielles du Chant a.—. foit i^y. ^. Le Chant des Répons brefs avec Alléluia à Paris ik dans le Ro Traité dtt . Déchant . Difdiapafeujeti décima qnifita ma- ximttm fyjlema eft. bajm \3 dijcantum rara ultra difdi. hteî VerIfHm caro qu'on trouvera ci-après. _ . Les Anciens ignoroient le Contrer point. fans fe mettre en peine de l'harmonie . Lors .b.g.f.Chant Grégorien. avec plus d'e'clat iur la féconde . ne'anmoins d'accord avec les premiers . du Symbole de la MefTe . & . elles chantoient ou à l'unifTon . 8c à SQr\s aux Fêtes doubles-majeures . xttt Jt extendunt ex Otiavis judicautiir. I. fi ce n'cïî qu'ils faifqient quelquefois . Peu à peu on a pouffe les Chants : & à rOclave : 8c il elt arrive' . ce qui produit un effet fort agréable &: qui ne cauië aucune confulîon. 8c cela fe nommoit Antiphonie.fpafon exteridunt . Hypaton. main .d.ilodîe 8c au mouvement . dit M. on peut dire que cette étendue qui renferme les quinze dégrés des quatre Tétraçordes . de la Melfe celui . les autres . pîufîcurs autres. On a voulu auffi augmenter l'e'tendue dans le bas ce qui a fait appeller cette partie la Baffe . •• à la lîxiéme .deffus ou au .

aux finales des Verfets qui indiquoient la réclame du Chœur. dans fa telle façon . Dc-là vient l'origine des cadences . deux^nklpiZ^:. Gaude-a- mus. obfervoit la même chofe à toutes les Intonations qui fe faifoient par pluiîeurs voix . hrij autres. . dij- cipuli ditm . M.i. ce célèbre Auteur n'en convient pas . ^ms non difcernunt . imo confitndunt : . crut devoir répri mer cette licence qui faifoit m. . fur . que le Pape Jean TExtruveg commun.vit. Ces différentes innovations . dit-il " ^ent fur quoi ils bâtiifent .^!! EziilsEiczztld Gaudeamus. 35 rne ils les . Ces nouveaux Auteurs . Pat. antitjncis cantare f*^ malnnt - fingere fttas .point . furent pouffées à l'excès .tout le Contrepoint . il paro'it même infînuer le con7t. Sitn3:('rHm . Rolin on pre'tend que c'eil un titre incon^ teitable de préférence pour la moderne . 75* traire pag. I. jioient en forme d'une Mulette ou d'une Vielle. Lib. ijuàin adeo ut interdum Antiphonarii Gradualis fundctmentit defpici->!n^ ijnorent fttper qtio adi-ficunt . dit §. L'organifation du Chant confifloit à inférer de tems en tems des accords à la Tierce. comme de VOrgauifiUiou du Chant. dont on parlera dans le féconde Partie. E Il X E M? ^& les L E. faut fuppofer quatre Terfonnes qui chantent enfemble» deux iz:±z:q3Zi^ïû: f^: chantent. le Beuf dans fon Traité Hiiîorique fur le Chant Eccléiîaftique parle afiez au long de ces innovations dans le Chant Grégorien . fuivantcs. V. auiîî M. zfj . confondent.Traité du Chant Grégorien. novis ^j NonvulU mvella fchoU .éprifer les vrais princi« ignopes du Chant.Tit. corrompirent le On & & Chant Grégorien de XXII. mé. ' " : & Contrepoint . notis intendunt . 74 de longues tenues pendant que les autres voix chemi-" Chap. ils méconnoilfent les Tons a» qu'ils ne fçavcnt pas diftinguer les uns des autres . tonos nefcioM .]. dxxFattx ôourdou^du. La Mufîque ancienne a ignoré le Contre . au fujet des Intonations. Bulle Do^a. ou du fléchant.

comme dans la Mufîque. . Cette innovation étoit dès ce tems fî accréditée . . ipji fecertiuntur^ad mvicem promttnt obfufcentitr : cHrritnt etihn : ^ n'. Part. de la quinte . . Dans fa Bulle . La condition diftlmule pas que le bien mal obfervée. 8c le Pape Jean XXII.t propal. Non intendimus prohibere qtiin interdttm diebus Feflis vrec'puè aliqna cotifotiantia quA melodiam fapimit ^pttto Ociavx . ^ nihil ex hoc de bene memorata mri/t'ca imniHtetur ihulceant y mnximè cum btijufmodi . exciter la dévotion 8c d'empêcher les efpriïs de s'engourdir en chantant les louanges de Dieu. ou plutôt . anl.Traité dit Chan. a condition toutefois que le Chant n'en foit en aucune façon gâté 8c altéré . qui par tait tées avec rapidité méconnoître & : .t 8c de Mufîque . Mélange bizarre de Plaincha". ne chantent autre chofe que ce qui eft marqué. r^ hujufmodifnpra ccttttum Ecclejiiiflicumjim^ plicem proferantur libatct : Jïc tamen . il fait perdre tout le dèles fruit du Chant . quarta. Ceux qui cha'î*ent les accords répètent . la douceur des progreflîons du Chant. flit obligé d'ufer de condefcendance. qu'il ne fut pas pofTible de l'abolir entièrement .nités on ajoute quelques accords mélodieux .ii qrfirfcnnt . de la quarte 6c femblables fur le Chant fimple . mais que ces accords n'aient d'autre effet que de flatter l'oreille .Grêgorîen. quibus toni . . M. quibus devotio quxrend^% conteninitHr vircinda çivi. 75" defceti' - tnm ex exrum miihitndine notantm Jionefqiie temperata plani cantûs afcenjiones ptididC ^ „ ^ p^ yjj. il permet . «f ipjins cantûs intégrités il- permaneat .s mêmes notes. qttintœ .ïtur. Le Beuf ne Contre-point a été blâmé par de grands hommes. I. il n'entend pas empêcher qu'aux Solem. . ^ von medeuttir gejlibns Jimitlcint qriod de. la beauté . il enivre les oreilles de fons peu mocontraires à la piété.if- res viebrim:t -. plufîcurs fois le. Ceux qui chantent comme il y a fur le Livre . co?ifonantia aitditnm de~ devotionem provocent eft ^ pfallentium Deo atiimos torpere non Jinant. eft îc portrait fcs que cette Bulle fait du Contre-point notes multiplie'es 8c chanla gravité . qui eft d'exciter la dévotion des fidèUt Jidelium devotio excitetur ^ puifqu'il eft impofïiles ble aux Auditeurs d'entendre ce que l'on chante. comme de l'Oélave . qu'on peut juftement appeller . Tel . Loin d'inCpirer la dévotion .

admis la Mufique font ufage du Contre-point. quoi-» que fur diife'rens Tons . Eglifes qui ont . 1 Confeff.me l'a iudicieufement remar^^^ ^^nis le Chartreux. Part. qui faifoit chanter les Pfeames avec fi peu d'inflexion de voix. Quand il efl. Le Faux-bourdon à la même origine que le Contre-r point. bien e'xe'cute' . L. Croirat-on que le Faux-bourdon eût été' du goût de S. toniques .ils donner que des fons ? ne doivent-ils pas fe nourrir nourrir les Auditeurs . que toutes les voix . VII. & & . A proprement parler il n'y a que fix Modes principaux . zi. Athanafe Evêque d'Alexandrie . Tutiùs mihi videtur . On a ^r•a ci-devant combien les Anciens faifoient cas de l'uniffon. Il n'eft pas d'avis qu'on bannilfe le Chant de l'Eglife miais il lui paroît qu'il feroit plus sûr de s'en tenir à la pratique de S. prononcent enfemble la même fyllabe . en leur pre'fentant mélodieufement le fens du_ texte . une vraie Homophonie. Il falloit que cette Pfalmodie fût bien fimple. ce qui fait que le gros du Chœur chante le pur Plain-chant les autres cette efpece de Mufique dont le Plain-chant eil la bafe. qui tâchent d'imiter l'Orgue ne doivent . I. Il faut cependant convenir qu'il tient moins de la majelîe' 8c de la gravite' fi convenables dans l'Office Divin qu'un unilïbn ou un accord uni de toutes les voix . . r^or. faifons l'arrangement des diiférens Modes qui en proviennent. il a fes agre'mens il peut être admis de tems en tems. mais dont chacun eft double. zoj ^ C i.p. & : . mais il n'a pas toujours les mêmes inconvéniens. 2.Chai-.ic»rnm. Auguftin? Qu'on life ce que dit celui-ci dans fes ConfefTions. APRE'S cette digrefïïon au fujet des innovations dans. . .Afhanafe de S. pour exciter de pieux fentimens ? Le Contrepoint n'eft propre qu'a empêcher d'entendre le fens de ce que l'on chante . com. qtiod de Aiexctndriiio Epifcopo Athuna/îo f^pe mihi didum cormnemini : qui tam modico flexu -vocis faciebat foncire leclorem Pfalmi ut pronmitianti vicinior effet cjuàm canenti. jo. art. que c'e'toit plutôt les re'citer ^^^ ^^^ chanter.zo. le Chant Grégorien revenons aux douze Oétaves Dia- 7^ Les Traits du Chant Grêgorùn. Ces diiférens ac^ cords font parfaitement fur l'Orgue qui ne doit ôc ne peut donner que des fons mais les Chantres . & . jj. . Ces Modes ainf: & .

.ent dans un autre . J'»y'\ c. 7/ cohflderës fuivant les Tableaux que nous en avons don. enfin le C eii pour i'onzie'me 8c le douzie'me. en A aura l'Zxaaura l'Exacorde majeur corde mineur . qu'on peut appeiler le premier Mode invcrfe . la note celle des prijuipales qui Je touche dit premier doigt . A . Cette différence confliîe dans la fituation du Demiton 8c de la corde variante le Demiton 8c la corde variante étant autrement placés dans un Mode 8c autrem. v. fol . on trouvera la note varianteT? a la féconde corde au-deiîlis de la finale Li .____^_^ nés dans le Chapitre préce'dent .iut. Ainfî le i.Traité du Chant Grégorien. : qu'on tranfpofe ce Chant au premier en trouvera le Demiton fixe . dans un Chant du i en A . -différente. 8c le i en N'y ayant que notes finales marque'es par les lettres D G D & & : : . 8c le Demiton fixe mi au-deffus de la quinte m/.i . il cil aife' de remar. I. Nous avons déjà dit que ces quatre derniers ont été rapporte's aux premiers il y a ne'anmoins une différence eifentielle entre ces modes 8c ceux auxquels on les rapporte. comme Modes double chacun des dtt fîx Mo- des principaux on trouve fîx ce que quelques Auteurs ont Ch.. l'ordre 8c la modulation de ces Modes efl trc. D . C * en leur donnant à chacune deux Modes. !'£ pour Le le quatriémic . appelle' Inverfion des ) fçavoir re . l'F pour le cinquie'me le troifie'me le lixiéme . le G pour le feptie'me 8c le huitième . on trouvera le Demiton 8c la corde variante difï'éi-emment placés dans le Mode r::pporLé 8c dans celui auquel en le rapporte. . eu e'gard à leurs finales. D d'ailleurs la corde variante occupera le bas dans le i .f. on 8c la corde variante auau . F. . E . l'A pour le neuvie'me 8c le dixie'me .ç-^^ quer qu'on n'a pu placer la première des finales avant ou re . Part. que les Grecs appellent Lycanos hy^aton. .delfus de la finale re deffus de la quinte /rt y?. par exemple. par un ordre naturel on trouvera quel rang tiennent entre eux ces Modes . fera pour le premier 8c le deuxième . Si on veut bien y faire attention. parce ^J^^^ne Dia^ y~ D de quoi trouver la Quarte au-deiious Quinte pour le Mode compair. ( En confîde'rant . iv. Lt ut . ôc qui conititue notre féqu'il falloit lailler g"/'''^^ de '"^ ^" la cond Mode. fa .

. quelle eft fa dominante. 3 de laquelle des douze Oélaves clx cette Pièce de Chant . i. les Deniitons . corde variante . &. On ne doit point oublier que les Anciens n'ont employé le bémol jamais comme eflentiel.er neuvie'me . fur quelle corde fe trouve le Demitcn. il faut pour lors un feccn fait une féconds bémol. beaucoup mieux de confcrver . Il elh vrai qu'on a tâché de remédier à cette confuqu'on y rém-édie en effet par un bémol qui fion . . ou la fource : les différens c'eft Modes. en leur don2icme nant les noms nume'raux de ceux auxquels on les rappor-^ te de les noter fuivant leur nature. ce qui fera trouver 4. vil. qui fait faire domine dans toute la Pièce tranfpofée . fi la Piece étoit dans la pofition qui lui convient c'efl pourquoi le bémol devient ellentielle à ces Pièces ainfi tranfpofées. Lorfqu'on a remarqué cette note finale il faut enfuite examiner par quels fons ou Tons cette finale monte . Non qu'il foiî ne'celîaire de les nomm. 8c dans i . Dans un Pvépons c'eft la dernière note du v. du Chant Grégorien î. z. La corde finale d'une Pièce de Chant eft celle qui la tcrm. Comme la mélodie exige quelquefois qu'on adouciffe le Demiîon de dcfTous . en D elle Teia en haut ce qui montre évidemment que les efpeccs de ces Modes font efientiellemcnt différentes de celles auxquelles on les rappar conféqucnt conftituent des Modes partiporte . & . POUR bien difccrner toutes les différentes efpeces de r^8 Traité le en A . qui dans cette tranfpofition efl du mi au fi . que de les confondre avec ceux dont ils font fi différens. la finale de la Pièce de Chant .CMAP. Pour faire ce difcernement . & . ticuiicrs . dans toute autre Pièce . : & . on doit remarquer. contre la rcgle des Anciens. 8c non celle de fon il. il faut en connoîrre que vient la multiplicité la diverfité des Modes. qui eft la finale . quelle ei]. Cet exad'elle . ce qui furcharge de figures . mais il feroit à propos . ce fcmble . Part. dixie'me ondouzie'mc . de quelle nature cii la quarte de cette finale en montant . qu'on feroit . à l'exemple des Anciens .ine. où ils feroient naturellement . On que comme accidentel pourroit donc fans inconvénient ne fe pas écarter de leur méthode.. c'eft la dernière note de cette Pièce. & & : & & Chant.

re progreffion les mêmes rapports au Demiton que le premier le troifiéme . £<: on doit en porter le mêm. On a fuivi ces anciens Maîtres./'*. j'ol la . I. en commençant ^*'*'* chaque Te'tracorde par la finale du Mode . Ml . on eft en danger d'adjuger à un Mode une Pièce qui n'en ell pas . que nous appelions Semiton ou Demiton. Celles qui fe terminent fur le mi ayant le Dem. qu'a la finale de chaque Prlcde avec le Dcmiton .iîon qu'au-delîus de la tierce finale . à quelles efpeces les Grecs les adjugeoient. Celles qui fe term. Tétracorde quife forme de cette corde fi aaletc des trois >^-o>"''. ou au haut de leur Tétracorde . SI . c'eft pour cette raifon que ces Pièces font appelIées : Oxypycle nes. c'eft-à-diie . SI. ont la même notes la . bas. re 3 MI /* j fol : 2. Oxns acittHs . ZA . ut: Les Te'tracordes qui fe forment des d'ut . fi . . abfolument nécellaire quand les Modes fonr tranfpcfcs: lans une attention particulière au rapport ^^*^' ^'^^' qu'a le Dcmiton avec la note finale .ple lorlque nous traiterons "' *' ^' ^* de la tranfpo/ition du preir.t: que le/« étant be'molize' n'eli: auffi que Demiton par rapport au la : c'eil de la place qu'occupe le Demiton dans au/«: que chaque Tétracorde qu'on connoît enfin d'une manière indubitable à quels Modes appartiennent les diiTérentes Pièces de Chant. Par. la: ^.f/^ Traité du Chaut Grégorien. Part.ots font formés du Grec pKoia fignifie /c— ««5 der. qui elt dans l'aigu. Mefos .e men efl — * . ut .inent fur le /à 8c fur le/c/ n'ayant Dem.fus . C'eft pourquoi les Pièces qui fe terminent au rc ayant le Demiton dans le milieu de leur Tétracorae .ic^lqui la fuivent en montant . fa fol . fol . ^^"'* (On en trouvera un e3:cn. elles font appellees Mefopycnes. . Ces m. fr . : & & & jugemicnt.a. qui tient le bas. produifent des fons aigus . Barus . font appellees : & Barypycncs. rellerré . mitoyen qui tient le milieu. 4. On fçait que le mi n'eft que Demiton par rapport le//n'eft que Demiton par rapport à ït'. aigu .c très-important de bien connoître le rapport . iîifimus .iîon à leur finale au bas de leur Tétracorde . la. D'oli les : . mi . re . comme i. ) H elU'or. médites . félon un ^f^-J. condenfé . fon prelfé . .ier Mode.

____

Traïié au Qhani Grégorien. I. Part. 8o Gf^^^ ^^^ formé pour les Modes du Chant les noms CHApT'vTr ' de Mefopyate , Baryijycnt , Oxypycne. Les Latins ont adopté éc confervé les mêines noms pour les mêmes efpeces de Chant Se quelques - uns parmi nous appellent le Semiton , le Pj^wo/î. Les Modernes ont rendu plus fîmple 8c plus facile l'intelligence ôc le difcernement de ces Modes , en appellantces différentes efpeces, Modes mineurs ,[£<. M odes
:

majeurs.

Les Mineurs font ceux qui ont un Demiton dans leur première tierce qui eft celle de la finale en montant- Si cette tierce a le Demiton dans l'efpace de là féconde à la troilîéme corde , ils l'appellent : Miils

neure direBe. Si cette tierce commence par le Demiton , l'appellent Mineure iuverfe. La directe! eft pour l'ef:

pece de Chant Méfopycne des Grecs
, , ,

:

finverfe pour la

Barypycne fçavoir , i 2 8c 3 ,' 4. Les Modes majeurs font ceux dont la tierce finale ne renferme point de Semiton: elle eft pour l'efpece appelléé Oxypycne , fçavoir 5 6 , 7 8c 8. les finales en A du Suivant les mêmes principes neuf 8c dixième Mode , font MeTopycnes 8c mineures. Celles en C de l'onzième 8c du douzième Mode font Oxypycnes 8c majeures. Les notes finales des douze Modes font compris dans les Vers fuivans , tirés du Livre de la Chantrerie de Paris du treizième fiécle , 8c rapportés dans les Préli, , ,

minaires de l'Antiphonier de cette Eglife, fous Harlai , en 1 68 1

M. Du-

Sunt

in

D

"vel

in

KTrimus Tonus atqueSecuuius:

Tertius i^Quartus in

B
,

"vel

in

E

relocantur.

Bt qtmndaque
Qjdnîus
SepîiniHS

A in F vel C
fer

Qttsrtum
in fola

finîre videbis.

nec Sextus ab hcc reTtiovctur,-

O^avufque

G reqttiefcuuU

voit par ces Vers que l'Eglife de Paris connoîf8c admettoit les douze Modes , fans faire difficulté foit de reconnoître les finales doubles du troifième 8c du quatrième rejettées , comme nous l'avons marqué plus

On

haut ; ou peut-être ce B n'a-t-il été mis ici , que pour ^uontrer que le troifième 8c le quatrième Modes pourroient

8i Traité itt Chant Grégorien. 1. VawT. roient aufli avoir des doubles Octaves , il rien n*en cmpêchoit. On voit aufïi qu'elle reconnoiilbit , comme elle fait encore , la tranfpolîtion des Modes par e'IeVation à la Quarte au-defliis de la finale naturelle pour le quatrième quartum jinire videbis. Mode. Et quandoque fer

Cka*. V,

A

verra dans le de'tail des Modes , comment cha-* cun d'eux peut être tranfpofé. En conlîdérant les douze Modes fiiivant leur re'duftion à huit , on verra , en confe'quence de ce que l'on vient de dire , qu'il y a quatre efpeces fondamentales de Chant, d'où procèdent tous les diife'rens Modes qui ont cha-*

On

cun

leurs propric'te's particulières

&

La première de
:

ces quatre efpeces

incommunicables* fondamentales eft
:

celle qui de fa note finale monte par un Ton ôc un Semiton fçavoir , re , mi fa y ou la ^ Jt ^ ut S>C defcend par un Ton , fçavoir > re , ut ; ou /« , fol. Cette A. efpece a deux finales D La féconde efpece fondamentale eft celle qui de fa finale monte par un Semiton puis par un Ton , mi ,fa, fol ; 8c defcend par un Ton de fa finale , fçavoir , mi, re. On ne donne à cette efpece qu'une finale E , parce qu'on rejette le B , comme nous l'avons de'ja dit plu^
,

&

fleurs fois.

La troifie'me efpece fondamentale eft celle qui monte par deux Tons , fçavoir fa i fol , la ; ou ut ,re ^ mi ; de defcend par un Semiton , fa , tni ; ou ut ^ Ji. Cette efpece a deux finales F ÔC C. Enfin la quatrième efpece fondamentale eft celle qui monte par deux Tons , içavoir , fol ^ la ^ Ji\ Sç defcend par un Ton fol ^ fa^ elle n'a que le pour fi-

^

G

nale.
bue' à S.
tartos

Ces quatre efpeces font marque's dans le Traite' attri^ Bernard , par des mots forge's du grec» Frottis,
,
,

deuterus-y tritus

tetartus , de Protos ^ deuteros y tritos , te-' qui diroit en latin : Primarius , fecundarius , tertiarius , quartarius , ôc en françois , Chants du premier ordre ou rang , du 2 , du 3 ^&: du 4. Le Cardinal Bona a fuivi les mêmes principes il paroît même les avoir copie's. Chaque note finale eft donc pour deux Modes , comme

comme

:

F

8i
"
_

Traité

du Chant Grérorien.
:

I.

Pari.

tous ces Modes vont deux à Chap.vji. Jeux , mais ils font d'une Octave différente , comme il eft aife' de le voir dans le premier Tableau du Chapitre VI. On a de'ja vu au même endroit , que les Modes font
a
le

on

&

marquer font compairs

bc

Utiliffmia Mrrt>ai's re-

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/es
^"^

^r""^

ou divifés en iupc'rieurs inférieurs. Les lupérieurs s'appellent comme on l'a dit , Authen^'^ OU Principaux ou Maîtres , ou Authentiques pour Wkthei.tes y com.me ayant été les premiers reçus eu les P^^^-'^^'^s autorifés èc inventés parles Grecs, (adoptés par faint Ambroife ou fon Succeiléur , fuivant le Dictionnaire de Trévoux. ) Ces Modes font le premier le troifîéme , le cinquième le feptiéme. On doit ajou^^r félon les Anciens , le neuvième l'onzième , tous
diftingoiés
,

&

&

,

,

&

Modes
comm.e

impairs.

Les inférieurs s'appellent Plagaux , ou Collatéraux , pris à côté des autres ; difciplts comme audelîous de leurs Maîtres , ou faits ou inventés à leur imitation , par inverfion , en mettant au-delfcus de la quinte la quarte qui étoit au-deifus , qui cheminent dans la même plaine ; ils fuivent la même route que leurs fupérieurs , mais ils ne vont qu en fécond ils font Pairs parce qu'ils font le couple ùe chacun. Ces
,

:

,

Modes

font

,

le 2

,

le

4

,

le

d

,

le 8

,

îc

10

& le

12.

Les Compairs ne
l'autre par leur

fe diiiinguenî

note finale, ni
,

donc point Pun de par le rappport du De-

miton à cette finale qui cil la même pour tous les deux mais on les difcCrne par leurs Oclaves , qui ont une progrefuon &c une com-pofiîiondilféreriîcs ce que l'on trouvera facilement , iî on fait attention que le premier des deux Compairs a toujours la drvilîon har:

,

monique &:
,

le

fécond la divilîon arithmétique:

le pre-

mier fe termine toujours à la plus baife note de fon Oélave , &le fccond a toujours une quarte au-deilbus de fa finale. Àir.û la diiFérence de la progreffion 6c de la compofition faute aux yeux , fuivant la Keglc.
iw/«y haht fuprà
fed Par
deprejfits

,

hahetur.

ou

Vuh

defeendtrs Par ,fed fcatidtre vttlt

Modus Imp^r.

Traité d» Chant Grégcriet.'.

î.

C'eft de certe différente compofition

Part. 83 que nailient les

_

Dominantes de chaque Mode.
appelle Dominante la corde ou la note fur laquelle , outre la finale , roule ::Ius le Chant. ( Dans
le fyftême du Chant Gre'gcnen les Pfeaumes fe chantent toujours fur la Dominante du Mode. ) Il ne faut pas appeller Dominante la note qui fe trouveroit, comme il arrive quelquefois, la plus elve'e ou la plus répéte'e , mais celle des deux qui peuvent être Dominantes , eu égard à la finale à la difpofîtion

en

a.

p.

VII.

On

&

de rOdave fur laquelle le Chant infîfteroit davantage : par exemple , une Pièce qui fe termine en ré , ne peut avoir pour Dominante que le la ouïe fa , parce qu'elle eft néceffairemeut du i. ou du 2. Mode.
Il
1.

faut

donc fçavoir
tout
tout

:

Que Que

Mode Impair ou
Mode
Pair

fupérieur a fa

Domi-

nante à la Quinte au-deAlis de
2.

fa finale.

ou

inférieur a fa

Dominan-

te à la Tierce au-delfous

de la Dominante de fon fu-

périeur.

Exceptez de cette première règle le troifiém^e Mode qui a fa Dominante à la Sixte de fa finale , parce que la Quinte étant la corde variante , elle ne peut être Dominante. Exceptez auffi de la féconde règle le huitième Mode parce que la Tierce au-deflbus de la Dominante de fon îupérieur , eft de même fur la corde variante afin de l'éviter , on donne au huitième pour Dominante la féconde parfaite au-deifous de la Dominante du fep:

tiéme.

Ces exceptions doivent faire remarquer , que lesDominantes font toutes fur des cordes ou notes fixes ôc
invariables.

Quatres notes fervent de Dominantes pour les huit premiers Modes , fçavoir , /à , /«» , ut , re ; comme quatres différentes leur fervent de finale. Trois notes fervent aufîl de Dominantes pour les quatre autres Modes, fçavoir , ut mi fcl. Le premier , le quatrième le fixiéme Modes ont la corde la pour Dominante.
,
,

&

Le deuxième

le/ï.

Fij

"

-''

'

""

8^

Traité du Chant Grégorien.

I.

Part.
&; le dixic-

Le

troifiéme

,

le

cinquième ,

le huitie'me

Ghap.

vu.

^^

Q,.^ Yj^j
,

Le feptie'me le re. Le neuviemeSc le dou2iéme
L'onzie'me
,

,

mî.

le

foL
les finales 8c toutes

On
les

a autrefois renfermé toutes

Dominantes des huit premières Modes dans ces deux efpeces de Vers , pour faciliter la me'moire.
frî. re
,

la.

Sec. re

,

fa. Tert.

mi

,

ut. Qttart

qttoqnt

mi

,

la.
,

Quint, fa
fol
,

ut. Sext, fa , la.

Sep. fol

,

re. Oili dicitè

ut.
les
,

Quoique

Modes
ôc

foient tranfpofes
le

,

comme on Ta

dit ci-devant

comme on
,

que Mode en

particulier

verra ci-après à chacela ne change rien dans leurs

rapports de i'Authente ali Plagal. 11 faut encore fçavoir qu'il y a des Modes Mixtes * c'eft-à-dire , mêlés de I'Authente Se du Plagal , ou qui font en partie Principaux , 8c en partie Collatéraux : on les appelles aulfi Modes communs on en donnera des exemples. En ces cas , le nom numéral ôc la dénomination du Mode fe prend de celui des deux qui domine le plus , ou qui fe fait fentir le plus , fur-tout à
:

la fin

de la Pièce. les Grecs cultivèrent beaucoup la fcience du Chant , c'eft d'eux que nous l'avons ôc que nous retenons même les noms des diiférens Modes. S'il étoit Vrai que les Latins euifent inventé les Modes Plagaux, il faudroit dire auffi qu'ils en ont inventés les noms ci-

Comme

après.

"Ç^

M.Rellir.
*

'

'

Ces dénominations ont pout le premier de chaque couple la Prépofition grecque, hyper ^ qui fignifie/«r, exprimée ou fous-entendue pour le fécond , la Prépoqui eft toujours exfiticn h)ipo , qui lignifient , fotts , primée. Ainlî Hyper-Dorien , lignifie Sur-Dorien, HypoDorien, SfHs-Dorie»^ Hyper-Phrygien , Hypo-Pryhgicn
:

&

ôcc.

Traité du Chant Grégorien,

I.

Part.
Grecs,

85"

Dénominations des Modes félon

les

Gh^p.

vu

Modes Authentes.
j.
, 0» Dcrien. Phrygien. Lydien. Mixolydien. Eolien. Ionien , o« laftien.

Modes Plagaux.
a.

Hyper-dorien

Hypo-dorien

,

Sous-dorien.
46.
8-

3.
5".

Hypo-phrygien.

Hypo -lydien.
Hypo-mixolydien. Hypo-eolicn, Hypo-ïonien , o«
Hypo-'iaftien,

7. ç, II.

10.
iz,

Le 4. appelle Hypo-phrygien tranfpofe' 8c e'ievé à la Quarte , s'appelle Locrie».
Les deux Modes marque's dans les Vers de la Chande Paris , par Tertius ^ Quartes in B , viennent des deux Oftaves bâtardes , s'appellent , le premier
trerie

&

qui feroit un double troifîéme Mode , Hyper-mixolocrien-^ ôc le fécond , qui feroit un double quatrie'me Mode
Hypo-mîxolocrien.

q^

Bona,

On

s'apperçoit que ces difFe'rens

noms

,

font ceux

des diife'rens Peuples qui habitoient autrefois la Grèce, dont les uns faifoient plus d'ufage d'un certain Mode que d'un autre , chacun fuivant fon goût : comme on dit aujourd'hui parmi nous , qu'un air à le goût Italien,

&

François , Efpagnol , ^c. necant Le Cardinal Bona , dit, que les Anciens, entre- dJ.'^l,' autres , Ptolome'e , ont comparé les huit Tons ou Mo- §. jv. des du Chant aux globes céleftes ; idées qui paroiiTent peu folides. Le premier , eft comparé au Soleil ; parce que le SoI. leil delféche l'humidité , diflipe les vapeurs Les ténèbres ; de même , ce Ton chafle bannit îe^/ômmeil,
^

&

' '

i".

&

&

la pareife peurs.

,

l'engourdiffement
,

,

la trifteife ôè

les

va1 1.

Le fécond

eft

comparé à
,

la

Lune

baffe de toutes les Planettes,

&

corps humides de même le plus bas de touo»
:

&

ce

Ton

qui eft la plus , qui domine fur les eft lugubre &; grave,

Fiij


_

Traité

du Chant Grégorien.
eft

1.

Part.

Le

troifléme

comparé

à

Chap. VII. véhément, impétueux , violent ; III* la colère , ôc anime le combat. Le quatrième eft comparé à Mercure , dont le proI V. très-méchant avec pre eft d'être bon avec les bons ,

Mars , parce qu'il eft provoque la vivacité,

&

les

méchans

:

c'eft ainfi

que

les flatteurs

,

à qui ce

Ton

y,

convient parfaitement , font leur cour aux bons 8c aux aux infenfés. méchans , aux fages Le cinquième eft comparé à Jupiter , à qui le régime du fang eft attribué , parce que par fon mfiuence il rend les hommes vigoureux , affeétionnés , doux ôc

&

agréables.

yj
_^*

Le fixiéme eft attribué à Venus , qui par fon influence excite la tendrefle , les fentimens afFeétueux ik rend compatilTans 6-c enclins aux gémiiTcmens. Le feptiéme eft comparé à Saturne. Ce Ton par fon
poufîë au repos élégance ôc fa bonne grâce engage ceux que cette Conftellation rend trifies par Ion influence. Les Anciens s'en fervoient dans les Tragédies qu'il met dans une parce qu'il diiïïpe la mélancolie , efpece d'entoufiafme , qu'il relevé le courage abbattu ôc qu'il excite à la joie. Le huitième eft comparé au Firmament fi diverfîparce que ce fié , par les différentes figures des aftres qu'il n'eft Ton convient à toutes fortes de fujets , pas alfujetti à certaines propriétés ou qualités comme les autres. Il brille par-demis tous par fa douceur naturelle par fa beauté. Sans doute que fi le Cardinal Bona avoit reconnu les douze Modes , il auroit encore trouvé dans les Anciens des fymboles des quatre autres. Ce que l'on voient de rapporter fur les huit , peut fuggérer aux Compofiteurs des idées pour le choix des Modes. Quelques Modernes ont prétendu donner à chaque Mode ufiC'Epithete qui le caradérifât en quelque façon. Voici les qualités qu'ils leur ont attribuées. Primas , gravis ; Secundus , trijlis ; Tertins , myjîicus ;

&

&

_^ ^

^

^*

:

&

&

devotus , Qnartiis , harmonicus ; Quimus , Uttts ; Sexttts Septimus yangelicus ; OHavus, perfeiltts. Le premier, grave ; le fécond , triftc ; le troifiéme , myftique ; le quatrième , harmonieux ; le cinquième , gai ; le fixiéme , dé.

Truite du Chant Grégorien. I. Part. 8/ " VOt ; le feptiéme , angélique ; le huitic'me , parfait. Quelques-unes de ces Epithetes défignent allez bien Chap. v à quoi font propres ces diffe'rens Modes par exemple

-

i i.

:

le

fécond

&

le cinquie'me.

Fin de la première Tartie.

Aiv

rien . ^Te. conpe cjntft ^^'^^ le Dorien . A Près avoir connu les Modes du Plain-chant en géné. que celui qui joint à la connoiflance du Chant. dit le Cardinal Bona . celui-là ne fçaura comment s'en fervir 8c il n'en confervera pas le goût. Ce Cardinal ajoute que Plutarque blâme fortement ceux qui au commencement d'une Pièce de Chant emploient l'Hypodorien . à la fin le Mixolydien ou le Do. Si quelqu'un . par exemple . . 8c que ne'anmoi«s il ne fçache pas où Ecclef/^""* il convient 8c à quoi il eft propre . le talent de mettre cet Art en ufage fuivant les Règles. au milieu l'Hypophrygien 8c le Phrygien . J^ était des Règles "pour (a compojition du Plain-chant > leur application aux différens Modes & & aux différentes parties de r Office Divin ^ CHAPITRE PRE'LIMINAIRE. c'eft un défaut . i& i& i^^f^^>. dit ce Cardinal . Part. fous prétexte de flatter davantage l'o- . énervant leur agrément réel 8c leur jufieiîe naturelle . ral 8c leurs différences particulières il faut enfuite apprendre à en faire l'ufage auquel cette fcience eft deifine'e.88 Traite du Chant Grégoriet}. II. que plufleurs Modernes n'ont pas foin d'éviter. Car on ne doit regarder comme parfait Chantre. $^^ ifk M^ ifi. A iJfc #^ ^T^ ^T^ SECONDE PARTIE. Le Chantre le parfait efl celui quifçait compojer Chant fuivant les Relies. confondant ainiî les finales de tous les Modes.

Cela eft frappmt à quiconque a du goût pour le Chant. la reprife de l'Antienne la choque rudement . ) ce qui fait paroître enfuite le chant de l'Antienne languiffanc prefque fans ame. 8p de montrer plus de de diverfifier la mélodie .cr. comme Notre-Dame de Paris . les plus claires . on chante un Pfeaume ou un Cantique du feptiéme Mode pour une Antienne eu quatrième .. comme il eft aifé de le remarquer par la Bulle du Pape Jean XXII. comme le jour de la SS. a chanté du huitième . n'ayant plus aucune analogie avec la Pfalmodic. Traité du Chant Grégerîett. PaRT.reille .r rendre plus fonore le chant du Cande PAvent . ou plutôt .t. les plus conformes aux principes des Anciens . & & & & . dans des Eglifes célèbres . pour moins déplaire à l'oreine. qu'il nous fera poffible . & fécondité. Trinité a yiagnif. * LUnvention du Contre -point du Faux-bourdon a fait tomber dans ce défordre . Si le chant du Cantique fait quelque plaifir à l'oreille . on chante le Fauxtique M.tgniJicAt des Antiennes bourdon du premier Mode ou du huitième . accords au Faux -bourdon dans le troifiéme Pour plaire davantage . De tels inconvéniens auroientdû dès les commencemens empêcher Pintroduftion de ces nouTcautés. à Notreen 1749 » o* Dame de Paris on a chanté du premier Mode . De même po. IT. ( en 1748 . dont nous avons parlé. en attendant que d'autres les perfedionnent. * C'eft donc pour remédier ou parer à de tels inconvéniens que nous allons tâcher de donner les Règles les plus certaines . ce qui prouve qu'il n'y a encore rien de fixe . En effet les meilleurs Symphoniftes conviennent qu'il n'eft pasjpoflible de donner de bons le quatrième Mode.

enfin fiir la dernière note de rOdave . fera . c[ui nale : on peut auffi faire : . : font la tierce au-deffus de la fiquelque repos .j)6 Ttaitê du Chant Grégorien. doux gra6c tout enfem- & . comm. Règles gétiér aie s .e il arrivé quelquefois par exemple . du Plain-cfeant. Les notes de chaque Mode fur lefquelles on peut . ne foit ni dur . =5 ni efFémiine'. mer 3' le texte . il ne faut pas s'y rendre tout-à-coup ou y tomber brufquem. la corruption des Modes & doit infîfter font la finale ticllfs on plus fouvént revenir ou appuïer la dominante qui font les f^ptes effcndu Mode on peut encore revenir plufieurs fois . confundantur occidantitr . Part. mais. & leur application aux Mo- des du Plain . qui évite la confufion des Modes qui a le talent de bien expridu Chant tel que S. foit en defcendant . foit en appuïant. m. pour exprimer peribunt .es.ais grave oc modefte cieux fans le'gerete' . en haut ou en bas . exceptez dans le cinquie'me êc le huitie'me Mode . mais rarem. agre'able à l'oreille . qui pre'parent avec douceur à ce repos . il faut.ent fur les fécondes parfaites au-deifous &: au-deffus de la finale . fur les fécondes parfaites ou imparfaites audeffous de la dominante . lï. Lorfque ces notes fervent de repos . . **V^^^'^Xé'^^*^*t»^^*^V4-^^*^V*^^'*^^i*-^^ yjr «^L^^^ ï^^. Le Compofitcur qui poflede bien les Règles . ou femblables . & & & . ce qui ne fe peut qu'où la lettre du texte l'e'xige . une chiite rapide &: bruffur les me'diantes . on doitfe renfermer ordinairement dans rOftave du Mode qu'on a choifi en fuivre les progreflions naturelles foit en montant.il faut s'en approcher par plufieurs de'gre's conjoints . Bernard le demande.€iit . POur éviter la coniufion & .^*^ ^^^*^ '^^^^^ '^^^^ CHAPITRE PREMIER. que pour exprimer l'aélion fignifiée par de tels term. « Que ie Chant dit ce Saint . mais plus rarement en haut qu'en bas. fi ce n eft que le fens du texte e'xigeât le contraire .chant en général.

La féconde. je venoit de dire . qu'il fe trouve par un fecret rapport de mouvemens de lame 35 divers tons avec les divers a5 que les uns font plus propres à les exciter que les au35 très fuis pour la beauté du Chant.ifciviam . II. DeCantuEcc. que le choix des paroles pulife frap- cipales & La . La troifiéme. 55 Ce Saint . ut moveat corda. Bernard dans la même LetGuy Abbé de Moutier-Ramey ce La piété fouffre .^""^^ h a p. que la mélodie qui refaite des notes c* ï7» ^'"^-J de leur fon . ^ . Pour parvenir aux avantages que S. ut non fit levis : lie mtil ' 1 oufuivant Ep. Auguftin a bien fentis . . fuivant le Cardinal Bona. que fî on les chantoit plus fîmpîc35 ment . donne une mélodie convenable aux paroles du texte 6c au Mode. première . fed fxcitndet. 35 refonet •' la fe'condité «c.ilne ferve qu'à en augmenter rimpreiTion &c : ——— C *• ^If'". pi » ble propre à toucher le cœur . i' Ep. à le cal55 mer que loin de faire perdre de vue le fens des pa3> rôles . Edition vouloit parler lorfqu'il difoit ce Quand je prens garde que l'ardeur de la piété s'excite plus aifément en 35 nous par ces divines paroles .. tre à 35 35 35 35 comme ajoute S. Il faut qu'il les . lorfqu'elles font chan35 tées de la forte . tram nntigeî^ -j^^ fenfum litterx non evacuet . Part. . Auguceat aures ^ -r n- . qu'il eft polïïble le fens des car. injtttzAm levct . Bernard exige l'oreille & de l'attention au fens de où l'on eft plus appliqué à flatter dans la compolîtion du Chant fî & que S. que le Mode qu'on choifît fclon lequel doit être arrangée la progreffion en montant des notes graves aux notes aiguës . L. qu'à 35 faire paifer dans l'ame les chofes mêmes par le moyen 35 des fons. par la légèreté 8c la délicatefîe des fons .Traité dit Chant Crégorîen. ficc l. que le Chant ejl comme l'âme des paftin 35 : Confef.to. fans corifufion avec d'autres Modes. un grand préjudice de ces Chants qui enlèvent à prit l'utilité qu'il retireroit l'ef- ce qu'on chante . on peut demander quatre conditions prin- . donc pour exprime autant la beauté &: l'utilité du Chant paro. > î • »• & roles. 593. 55 Tel eft l'effet du Fleurtis. nec rullicitatem : Jic fuctviî . C'étoit apparemment d'un Chant fait dans ce goût que S. à le confoler . & & . en defccndant des aiguës aux graves .».'''. foit réglée félon l'éxigeance du Mode qu'on emploie. <2antus plenusjn gravitate .

le plus naturel . I. Planus ^/implex cantandi tnoduSy c'eft-à-dire . Part. 8c contribueront beaucoup à exciter la pie'te' . plus propre que le fimple Récit à inculquer 8c produire les affedions 8c les fentimens dont l'ame doit ou . mais dont la pratique eft impoffible. que ce qu'on entend ge'ne'ralement par Mufique . quelque chofe de fpe'cieux de beau dans la fpéculation . & mélodieux. dont la plupart font peu propres à la majefté de l'Office Divin. qui ont à la ve'rité . & Peut-être fe trouvera-t-il quelqu'un qui regardera ces Règles conmme des ide'es . puifque Ton n'emploie que l'Ecriture Sainte dans les Offices. les Chants nouveaux ne feront pas infe'rieurs aux anciens . 'Récit . & ve'ritable but. qui fourniffe à un Compofiteur les ide'es qu'il doit avoir en compofant. II. que l'oreille de ceux qui l'entendent chanter. que le Chant frappe plus la raifon ôc l'intelligence . qui va plus uniment . Récit méfiiré Se animé . comme on l'a dit . Définition du Plain . toujours é- galement grave On l'appelle. le Chant le plus grave . Pour faciliter ne'anmoins les Symphoniftes ou Compofiteiurs à les mettre en pratique . ) La quatrie'me enfin. parce qu'il exprime toujours quel- plutôt qu'il en eft une déclamation mélodieufe . commençons par donner une Définition exacte du Plain-chant . 8c qui n'admet point cette multitude d'inventions de mélodie . On peut donc le définir ainlî . ( C'eft aujourd'hui ce qui ne peut manquer . le genre Diatonique de la Mufique . le plus fimple .^^^^^ C^j^f I * ^z Traité du Chant per l'efprit toucher le cœur. Le Plain-chant eft .Chant. Si hs Symphoniftes fuivent ces Règles . que texte . 8c qui rejette cette variété d'harmonie . §. qui en doit être le feul & Grégorien.

.. camus . L'accent eft la règle qui enfeigne comment il faut élever ou baif. . . des brèves ôc des longues. : il de chaque phraie foicnt tellement liés ôc unis entrequi foit intelligible . 8c la fyllabe longue en valoit deux.«. Cette proportion entre les fyllabes longues 8c les brèves étoit auffi conliante que la proportion qui eil aujourd'hui entre les notes de différente valeur. p.. 33 3i 33 3> 3J '3 33 » prononciation de chaque fyllabe. eux qu'ils faffent un tout tant à celui qui récite ou qui déclame . qui ne fignifient pas toujours un Chant pro» prement dit . fans être M pour cela un Chant mulîcal . A. animée péne'tre'e en le récitant.V AKT. il faut bien prononcer .traité du Chant GrégorieH. zôû ?> 3> a> ferroient à marquer ces accens. . .ïi. canere . fufpendre où la pluralité des paroles du texte peuvent fans interruption de fens .'nfî lorfque les Muficiens Grecs 8c les Romains mettcient en chant fer la voix dans le la » Outre fecours des accens . foufFrir cette fufpenlîon. dans fon Traité de la Mufîque . . fçavoir . l'élevei! lorfque rexpreflion ou la chofe exprimée le de- & mande. 8c par conféquent on devoit fe fer» vir pour l'écrire en notes . La fyllabe brève valoit un tems dans la mefurc .. Pour bien réciter ou bien déclamer . . Il faut de plus faire fentir l'énergie des paroles : baifler le ton où la nature de la chofe l'exige . que les mots fe fui vent avec la liaifon qui leur eit naturelle . 3> Suivant Bryennius . que les membres . « que Anciens avoient cour le Théâtre une déclama3>tion compofée 8c qui s'écrivoit en notes . dit . qu'à ceux qui l'entendent.ation fe compofoit » avec les accens . les fyllabes avoient dans la langue Grecque 8c dans la Latine une Quantité réglée . mais une certaine manière de déclamer » ou de lire. des caraderes mêmes qui M. ce qui ne fe peut fans tout articuler d'une manière tellement être diftinéle & 93 ~ ' ' tion qu'aucune fyllabe n'échappe à la prononciafaut rigoureufement obferver les accens 6c la Quantité . ôc que c'eft dans ce » fens qu'il faut prendre quelquefois dans les Auteurs » Latins ces mots . Rollin » les ^y^. ÔC même carM men . fans rien précipiter . 11 faut par conféquent obferver les points les virgules . la déclam.

II. ai 33 Rollin nous apprend que « ces Corn- 33 33 poiîteurs de déclamation . §.rt la m. tantôt promts . 33 mais ter c'étoit afin c[ue le .cxceptéles fyllabes brèves de prononciation qu'on prononce avec plus de le'gereté. i3-uv?. II. faire aujourd'hui quand Le même M. On appelle mefuré le re'cit dont il s'agit ici . ils n'avoient pour la melùrer qu'à fe conformer à la Quantité' des l'yl- 33 Ton doit on veut compofer du (^hant.atiere qui en eft le lujet .— Chai-. plus bas que le fens ne paroilfoit le demander . c'cfx la note qui gouverne la voix la fait prononcer lentement Si. 33 i à deux vers de-Ià doit fuiA^re le ton où l'Aclcur dcvoit faufrappât davantage. ' labcs fur leiquelles C'eil encore ce que ils pofoient chaque note. pour le diftingiïer du re'cit ordinaire qui eft quelquefois promt &: vif . quelque compofîtion que ce fût . qu'on doit regarder comme des Règles générales . diftées par la nature . . 33 efprit On même dans la compofîtion du Plain -Chant. on peut ailément tirer les conféquences fuivantes . proprement dite . dont les mouvemens font tantôt graves . varicicnt avec art la re'citation. e'ievoient . Pour bien compofer le Chant. d une mefure toujours e'gale. Règles générales de la compofîtion du Plain' chant. On dit de ce Pve'cit qu'il eft toujours grave . il faut: Bien entendre le texte qu'on doit mettre en Chant I. pour le diftinguer de la Mufîque . fans être mélodieux. vifs 8c au lieu que le Plain-chant va toujours avec pre'cipite's : & : la même gravité. On le dit uiélodietix pour le diftinguer du ton d'Ora- teur qui eft éclatant ôc varié . •'• p4 DJ 3> Traité dii Chant Grégorien. De tout ce qui vient d'être dit . ou fui- vant le ternpéramment du Re'citatrur au lieu que dans le Plain-chant . Un cndroit devoit qiielquefois fe prononcer felcn la rote . Part. rabailioient avec defîein . ôc qui fe fouticnnent par elles-mêmes.

la Prépofition de fon régime . ^'ff"". enforte que le fubfcantif ne foit point féparé de fon adjedif. Vl. V. III. trouveront aifément . III. Bien comprendre les difFérens rapports de la lettre pour les faire accorder . pour les animer &c les rendre fcnfibles aux autres . Part. dit M. Se pénétrer foi-même même M. parce M que le Chant doit perl'eclionner la prononciation.^'*yl« Ch^^^>^tGteg. le cas de ion verbe .Traité dn Chant Grégorien. pour ne les pas corùbndre les uns ^r^-j^ & : dans les autres. pour en faire un ^ ^"ap. « La quantité de prononciation » s'y doit garder entièrement. parce que le Chant ell une expreiïïon plus authentique de la prononciation des paroles . même dans ce que l'on chante plus ordinairement ou qu'on a prefque tous les jours a la bouche. nouveaux de dîffJrentes Etant anciens glifes conféquemment auxFrincipes ci-dijjiis critiques ^jue & propofes. pj" 5c fçavoir la quantité. que fî les Compofîteurs a voient eu en vue ces Règles diftées par le bon lens . II. Nivers . §. les repos les notes terminantes ne fe trouvent qu'oii le fens des paroles le peut fouffrir. on ne trouveroit pas des fautes aufïi fouvent qu'on en rencontre . Avoir égard aux différentes parties qui compofent le texte . Ceux qui ont du goût pour le Plain-chant . Les Révifeurs de Chapt ôc les nouveaux Compoii- . Tout conforme aux Règles. dit le nergie des paroles . » II. o^ 6c non pas la corrompre. Nivers. pour ainfî dire . I.c. IV. Que le choix du Mode 8c la modulation conviennent au texte à fon objet car tout Mode n'efl pas propre à tout texte. qui font capables d'y apporter toute l'attention qu'il mérite . ëcc. Obferver exadbement que les chutes . Remarques utiles fur des Chants .Pofléder parfaitement tous les Modes 8c leurs différences fpéciiîques . de l'é.

p5 _ Traité du Chant Grégorien. par exemple . ne les corrigeant pas dans les Livres nouveaux. teurs n'auroient pas non plus perpétué/ ces fautes en Chap. JHf-um ejl. Pour nous acquitter de nos engagemens nous allons en donner plulîeurs exemples.pagne dans quelques Eglifes ces réponfes à la Préface . cette raifcn n'eft pas fatisfaifante . peut parfaitement s'ajufter fur cette réforme . (Cette réforme a été faite 1728. les jours . tombe dans ces fautes par défaut d'intelligence. ôc il n'eft pas difficile d'y réulHr ."i. Dans le Symbole qu'on chante à la MeiTe . ioit aufà-bien que le plus habile'.tr«^ r. ) Le Faux-bourdon dont on accom. le Chantre le plus médiocre . La première eft fur ces mots cum gloria Le . II. au lieu de dire Babemus ad ^ : ^z:^:i^=:54=ii~te. elle jadicarff . par des cartons : on fit en même-tems plufîeurs autres réformes de Chant dans les Préfaces . Ne feroit-il pas aifé 6c mieux de chanter - ainfi: =t-B^-»-Cisa«. de même Dignum puis . afin de n'en pas couper les diliérens fens des phrafes.i4ii^i=1=si4^ig^^^ Habe-mus ad Dominum. Part. poids de la note entraîne la voix comme malgré ôc la fait prononcer correctement . au lieu qu'elle avant ne peut fe foutenir fans effort fur le mi avant ad t^. que par l'arrraigement de la note . il n'eft pas difficile d'appercevoir deux fautes confidérables de la même efpece. même . dans le Miffel de Sens . On dira peutêtre que le peuple qui n'entend pas le latin . Di-gnum & juftum & eft.^»^. dans Iqs Egîifes les plus célèbres 8c refpirer avant Dominnm . car le Chanr doit être compofé de telle façon . forcé de prononcer corrcétcment . On entend tous ..Z^I|IiiJ44pM8j~ Habe-mus ad Dominum. Di-gnum 8c juflum eft. il en fuivra la régularité qu'il n'a pas non plus.

Pourquoi he pas réformer ainn èc dire? % 4^ !!Îëi:-^r^iS^:^ ri Et yitam ven tu fc-culi. Mufîque irhpriihe'é vemiims efî venturus ej}. .. venturus Serbie - eft cumglcria judicare vivos Sz. II. enSi oh y fait bien attention on en dit: : trouvera beaucoup de femblables comme f<ïj(/«x ^ unt j autre mefure fera powr fepuiitis ejl.««_. quoiqu'ils doivent être .. Qu'on fafle attention comment ceux qui n'entendeiit pas le latin chantent cet endroit . on fait chanter : Symbole èft dans là •~"|~ "1 Puis . A- rhen« . Part.i+l!t^ ciim glofià -ï-i—=--* venturus eft judicà. Chap. ce gâter la mélodie que de '£ f éformcr ainfi ? 4nr^. n'étant conduits que par les notes 8c on s'appcrcevrâ que tous s'accordent adonner un contre-fens à ces paroles.re vivOs 8c rnortuôs. ^ . ÔC le verbe jndfcare a pour cas vivos morinos. .ire. qui fe du Chant C)-^^ûr:cn. I.Traité judîcare fépare's. La même faute le trouve dans la : pour certaines Fêtes on y luiie CHtn florin jùdic. 97 trouvent joints . t«m gloria appartient au verbe venturus <•/? . La féconde faute du Chant du dernière phrafe . reprifi kl^ Et vitam venturi fe-cu-li» A- men.

Si on examinoit de près toutes les Pièces de chant de .qui eft une fuite de la Préface pour cette Bén édition. le nouveau Graduel de le S.on chante du même Mode Ôc d une modulation affez fîmple le Sa. Part. puifque les Chartreux .ar-là uni avec les mots précédens gloria tiià .Chap. I. dans lequel on fait un repos prépare' [uxUoJa}i?ia qui eft [. jrion. même Chant en ufage lors de leur de Sandus pom toutes du mém. Mode de la Préface . Cette réforme a été faite dans . Dans le Romain àlaBénédiaionde Rameaux. . —— Cette réfornie a au/ïï deux avantages . ^8 & Voici comment on peut faire cette réforme : glo-riâ tu . II. Cette re'Forme a deux avantages . Traité du Chant Orêgnrien.:t7«5.««iîZ«î paroif- Ces Chants fi chargés de notes pour fent avoir été comipoîes ôc introduits après le fiécle de S.â : Hofan-na in excel- ~ ' ~ r'^^^*~°f^~1t fis. Bruno . On a fuivi ce changement à Sens à Auxerre. On trouve un de'faut fcmblable dans le Cîiant du SanBits des Fêtes Annuelles .e Mode que la Préface. une acclama. elle évite lâ confufion du fens des paroles Se elle exprimée plus heureufement Hn/mma qui ell un cri de joie . qui fans doute ont pris la Liturgie telle qu elle étoit établiffement> ont un les Fêtes-. 'à: elle eVite le fens coupe'. Ce Chant eft en ufage pour les Dimanches d'Avent & de Carême mais moins chargé de notes. dont il fait toujours une fuite infé- parable. fur lefquels devroit être le repos : on devroit dire de fuite lirfamia in cxcelfis. elle fait bien prononcer la Quantité de venturi que le peurle prononce comme un Daccile . ils en ont erxore un prefque fvllabique pour tous les jours mais auiii du celui qui eft .Sens.

On filios .. s A^ • pien-n a as-difi-cavit. autre partie de Chant qui comimence à ce mot prxflito qui fe trouve joint à ejurientes.fimo ^. a des défauts qui ne font pas dans la pièce ori: Chap. en avoit déjà re'forme' pluflcars. ces défauts en 1718. Exemple. imitée fur l'AnO Chrifti pietas cmni profeqmnd.-e- de — cœlo prœ-llito . . réprendre enfuitie te le Chant pour faire dire pafje fnavijjimo de calo prxflito.bi domum mun Gij milcu- it . La fcurce de ces défauts vient de la mauvaife imitation de chants plus anciens .^_ efurien-tes.t tienne de S. on y trouveroit une in£nité de contre-fens. Autre Antienne .Traité du Chant Grégorien. \ — — '— pa-ne » ^Ê-^s-- --^^ipss 1 demon-flra-res fua. faire dire de fuite qui ut diilcedine-m luam in filios demovQrares . le mêm^e défaut fur ces mots de calo . par exemple .irable pour la mélodie. Qui ut -B- dulce- dinem t I tu- am in filios i— H . voit le fens le par mot dcmonflrctres Chant fur ces mots ift recommence une autre parle de Chant . p^ rCffice du SS. On n'a pas befoin de faire de grands raifonnemens pour montrer que le Chant devcit .__. L'Artiplionier Farifien de 1681 .vif. luivant l'exigence du texte .me elle eil dans : On a réformé à Rouen les anciens Livres.fi. mais infupportable pour les fers coupés c'eil celle-ci: Sapietnht^ première des Laudes du même OfHce com. . i» ginale. Nicolas lande . Sacrement. l'Antienne O quam fnavis . adm. IL Part. fini &c.

— . 8c qu'on . II. Autre Exemple de fens coupé dans l'Antienne très- mélodieufe du laquelle on y même Office . les Chants des Antiennes y font auffi-bien moins charge's de notes. Qui pourra cette telle poriftuation foutenir la lefture de ce texte avec une ? Pour conferver toute la mélodie de la re'fornaer de cctt« Antienne . Qui ne fent que le repos doit étte Sigratià. PaRî. Ç^c. . Qu'on remarque bien que de coup plus telles fautes font beau- rares dans les plus anciens Offices . h=i^ Apien- --o- ^ . Ch — • — • ! — a-i=—^Bg . 8c fu-tu. dans Mens ira-ple-tur gra-ti a. al.îôo Traité du Chant GrégtrîeH. ces mots .fuit menfam . O Sacrum convivium joint parle Chant . B-KB-j^-a-U « vi-num & pofuit meiifam al leluia. ne pourroit-on pas ? forte %±r.Ic- — 5*-B-^' lu-ia.r» glo- ricE no -bis. mif- p=i=*i3>^' cu-it vi-num . ôc po. Jiii: qçfi-" C-bi tia œdi-fi-ca-vit do-mum .

Ca- tcrvatira ru-unt po-puli . fuffit feul pour en convaincre . * Surdis au. futura gloria mhis pignus datur: doit chanter de fuite ce qui peut s'exécuter ainfi fans gâter la me'lodie. n'a pas été plus éxa6l dans les Répons que dans les Antiennes. Le Répons Uttus panis . II.loi Tr»Ui du Chant Grêgor'un..- allci. 6c fii-tur» glo-ria.ditur . I. Nicolas . 8c debilis quif" que fof- pes re-gredi- tur. — ^= S. Le voici qu'on le trouve dans les Anciens • tiX e-jus tumba mar-mo-re- a fa-crum re- fudat o-le- um . les moins verfés dans le Chant fçavent qu'il a été imité On du Répons de tout eft ba mirmorea tel . » i i .di-tus red. ^ Chah. quo li- ni-ti fanan- tur cœ- ci . cer. 'jJr. o-. ParT. ^ Ex ejus tutr.ne- r©- cu-pi- G iij . où éxa6t ôc correél. nobis pi-gnus da- tur. peë:^ 4 — I I ".. - .

quoiau' elle ait un peu trop de terminaifons femblables.ne de u- no pa- ne. que peut-on trouver de plus exaét . l. Traité du Chant Grégorien.a-sa [ Paris qui de u- no pa.no ca- lice -:^-Tz:z ¥==^Eqaa^: ti-ci-pa- — par- mis. II. qu'on voie lî l'imitation re'pond à la beauré de la Pièce originale . * Omnes qui S —-B-^^à -^la—r-ëa — 1- ^-^ . de -plus conforme aux règles du bon fens? En comparant ce Répons avec Vnnspanis . h^-^^^-^r^-^ZIZen l'jzZ. -s-'" 13^'^jâ ^-~ — a|B9--^-Fa à U Nus pa- nis & u- num cor-pus a commence areormci^ de cette forte. Paris ï^ autres par- ti-ci- . qu'on n'obfervoit point alors . -^.Toi L. Part.]& de u. A l'exception des fautes de Quantité' .ii-i^~:i}. comme nous l'avons dit. de plus mélodieux .h'^T^'S^t -' un ' " [fie unum corpus fie u-num ^— cor- B-!-Eâ£--^-f«-'-â^ 1 ^-\ pus] mul- ti fa- mus . en-tes quœ per eum Deus fa-cit mi- rabi-lia.HAP.îirqfli?=:|=5 a-a'*-. • pizzi:— :=pii-":i::4=B-€^ii.

mais tout re'forme qu'il efl . bien aife' de fentir combien ce texte efi. : . Dans les BrcViaires . les notes de l'ancien Re'pons de Si Nicolas. 8c on perd de vueréxigence de la lettre du nouveau texte. C^ . qui inhabitare fe-cis q_s [_-||b4-1-«— a-'-' u naIl eft nimes in domo. Part. approche-t-il de la Pièce originale ? La feule queue fur la dernière fyllabe du nom dnlcedine pour le joindre à fon pronom.peri]De. in dulce-iine tu. entortille' &tout-a-fait difgracieux on ne doit pas en ce cas s'entcter à le vouloir conferver . que de compofer. fie .f. Les perfonnes attentives trouveront que prcr:iue tous les Livres nouveaux de Cha-'.us.t fourmillent de pareils défauts . cela ne peut plus faire qu'un Chant extrêmement charge'.mus. La re'forme de Paris en a ôté quelques difformite's . II. on a ôté du Re'pons Unus panis . ou conformc'ment à la Vulgate . il eft encore bien plus difficile de conferver l'ancienne compolîtion de ce Pve'pons . fur-tout dans les Pièces imite'es des anciennes. comme on a voulu faire à Au-rerre. Giv . n'a-t-elie pas une dureté fenfîbîe? Tant il eit vrai qu'il cftnius difficile de bien imiter.a. avant «//«. Il eft trille que la plupart des nouveaux Chants foient dans le goût de ces mauvaifes imitations.Cn fe gène à la vue des notes qu'on veut fuivre.« corpus ôc ces mots Ç^ de niia calice . . 105 pa. pour ainfi dire.Pataûi in dul-cedine tu- apau- péri . in dulce- dine tu-a pau. Ronen. gêne' fous.r Traité du Chant Grégorien. [ Paris .

mais même dans les Pièces de nouvelle compofition. Nous nous contentons d'en donner un feul A CJcemple . on a fait les mêmes fautes . Sacrement . ejl vin-fcere Le fens n eft point Datum hdtum . mais bien plus . n^ eos. I. le voici : Antienne du Commun de phifeurs Martyrs. mais comment? Afin qu'on voie plus aifémcnî les qualités de la Pièce originale ôc les défauts de rimitation .. 8c Pourquoi ne'p^s dire F Datum eft be-fti» bçllum facere cum fandis y 6c : B? ^. ce qui a étéfuivi dans ledernier. Datum eft beftia: bellum fa. I Nvoca-biî me & e.. Meaux on n'a corrigé aucun des défauts de. non-i-feulement dans les Pièces imitées .diam e- um . dans l'avant dernierGraduel.cere cum fand^is .-_£ zs. nous les donnerons l'une &ç l'autre. VhtT. II.go exau.on a voulu imiter pour Y\\\Xïo\tMiferkoriU Dowf«i. fçavoir l'Introït du premier Dimanche de Carême .Iq4 ^"''"J ' Trifite du Chant Grégorien. l'ancien Office du SS. * tiennes. mais D/tMm ejjt facere belinm. qui étoit déjà une imitation d'une Pièce plus ancienne . A Paris le jour de la Sainte Trinité. Dimanche de Carême Introït.rancienChant du même jour Beftedifia Jit . ç- .

ri- piam 6' um. & glori-fica- bo e- um.TraUédu Chant Grégorien.propos. lOf Çhap. finir le fens . féconde barre. qui loin dç Le eum & . Ainfi voilà deux de'iauts pour un. mière imitation fur la conjon6tion atque . TT.] ^^ première imitation moins parfaite que la Pièce orginale. le . Quelle jufteCe dans cette Introït où les repos s'accordent fi bien avec ceux de la lettre . eit dans cette pre. DSnedi-jSba fit fan6la Tri^nitas . [ Obfervez que pour eViter le changement de clef. quia fecit no-bif- cum mife-^ri- cor-'di am fu- am. nom tns repos qui eft dans la Pièce orginale fur le proqui a un fens fini . at- que in-di- vi. exceptez toutefois celui du mot dierum qui eit trop marque'. ou une allonge de barres pour la note du mi d'en haut il n'y ^ pofer d'abord la clef fur la. PaMT. I. Ion* gitudine di-' e- rum ad-imple-' ! bo e-^ um.fa vtr nitas : confite'- bimur e- i . eft ne'ceffairement lie'e avec indivifa uni" repos trop parfait pour dierum eft ici' pour «obifciim aulTi mal « à .

Il. pour la pcrfeclioi.tti faut ^ Spiritn oris e. hnitation de l'Imitation avec encore plus de défauts I. Ver-boDo- mini cœ-li firma- ti funt. Si on veut fuivre la ponctuation que fait faire cette Imitation . mais on auroit bien dû la réformer dans le nouveau . comme on a fait en plufieurs autres Pièces par exemple dans rAntiema Afperges me fur ces mots £5 fuper nivem ( cette réforme n'eiî faite . [ A Rouen on a copié cette pièce avec fes de'fauts. Domi/ii fleu. : crement fur tS» de petra : tJc autres.i: qncd co>.ris e- jus om-nis vir- tus e- î^z^iii tî- rum.i ejl terril . Cœli frm. ) dans l'Introït de la Pentecôte fur Ç^ h. faire lier vivcm avec dealkthr. dam refprit ***• i fericor di â Do-mini pic- na eft ter- . Verbo Domiiii. omnis virtits eorum. à Paris. Pourroit-on foutenir une pareille ledure ? Il eft vrai que cette imitation cft du Graduel pre'cédent .10^ Traité du Chant Grégorien. ]j iVllfericor- diâ Do-mini ple-na eW ter- ra. Sa. Chap. car il falloit. qu'à moitié. ^ Autre Imitation fai'e pour Sens de la Pièce orioinale. dans l'introït du SS. il faudra dire Mifericordik .tiiiet cmiii. Part.i . & o- Spiritu o. jtts .

Autre exemple de contre-fens tiré duel de Troyes à l'ouverture du Livre pofl Pafcha. benedicat nos De- us .rum. donner à une Pièce imitée la perfedion d'une Pièce originale. p. IZ Spiritu oris e. H/". JD E-nedi. ôc me- tuant e- um omnes fi- ::il±:î:îi!Rfcl nés terrae. Autre îmitation de la 7nême Fiece ancienne pour Auxerre au même jour. 107 ra. Verbo Domini cœ-li firma* I ti funt ~. 142. Part.1 . On voit par ces deux dernières imitations qu'on peut en imitant . du nouveau GraFeria III.Traité du Chsttt Grégorien. II. : Alléluia.cat nos Deus .jus omnis virtus e- o. De-us no-fter.~. . Si Spiri-tu vi vimus Spi- li^y^iÊg^^fîi^s^ï xitu & ambule-mus. 8c ._ B— ^ --B- ZI—iÇEj_^ZI_ .

c'eft le Répons àzs premières Vêpres de Noël qui le premier s'eft trouvé fous nos yeux. nous a convaincus que dans cette Eglife on n'avoit pas mieux connu qu'ailleurs I. que par la ponduation de ce Chant on rcnverfoit le fçns àe. plus court e'toit de choifîr un autre Mode pour ce Le Chant de ce Livre Graduel eft plein de fautes femblables . Ôc le Chanî en eft fouvent très-guindé ôc peu naturel. Le texte. Part. ! !• L'original de ce Chant eft fort commun dans les anciens Livres Graduels . ambule- mus. Nous n'en donnerons ici qu'un feul exemple . mais ne s'eft-on pas apperçu a Troyes . ce paffage .Io8 > 11Chap. qui devient inintelligible aux auditeurs ? On pourroit-y reme'dier ainfî. feh Si ^ i^^^EErL^gipgË^j vi Spiritu vimus > Spi ritu &. 8c d'ailleurs prefque fans goût pour le relie.*Et ma- ne vide- bi-tis glo-ri am Do- mini p. ^ Efpere fci-e- tis quôd Do.es vraies Règles du Chant. Traite du Ciattt Gregorleti. II. . mais ce qui nous en a été communiqué en dernier lieu . Ce que nous avions vu ci-devant de l'Antiphonicr de Nevers ne nous avoit pas donne' une grande idée de cet Ouvrage . Il n'y en a point dans la plupart des Profes . Patientes efto» .minus edu-xe-rit vos de ter-ra ^gyp-ti.

. pouî: ainfî dire . Mgypti n'eft place' que comme Un mot. qui ne s'eft propolé aucun modèle . Tout ce que nous avons vu du Chant de cette Eglife nous a paru être d'un Auteur qui a prétendu prefque tout tirer de fon propre fond . 8c qui n'a fuivi que les faillies de fon goût particulier. tfïote féparé de patùntes . que pour Règles . Part. un repos avant jf/or/<»m fon cas. mal partagé . coupé en lambeaux . il n'a connu . dont ils ne peuvent être féparés. même modulation qu'a DothitiHs . Il lemble que le Chantre perde halaine à chaque mot ce qui fait un Chant ^ pour ainfi dire . de terra fens fini . 8c qui n'a point de confiftence. ou eu égard qu'aux notes effentielles des Modes . progreffion de Mode e'tranger pour eduxerit vos .tVaJté du Chant Grégorien^ II. Et man^ . comme s'ils n'étoient pas le nominatif du verbe appropinqttavit . * Et. accroché. Rien de grand ni de majeftueux pour une telle folemnité. les défauts d'expreifioa Continuons nos remarques fur 0ontrairê$ an fens de h lettre. videbitis féparé de mani fon adverbe . fécond repos à ces mots adventiis Domini . =E ! Glo-ri-ai Quelle intonation pour un Répons folemnel ! a-t-elle quelque chofe de noble 8c de grand ? Quelle mélodie repos à Dominus . Le Verfet eft de pure routine . fans attention à la manière propre à chaque : Mode d'en faire ufage. Il paroît aulîî . vit. quoniam ad- ventus ^ ^^ Do-mini appro^ pin^qUa. lop te . 8c confirmate corda ve-ftra.

a.di in hortum. Cjr fu-per-bum. A Paris.fo folio g!o- rise tu- œ. Exau- di de excelfo fo- lio glo-riae i tuAfcenâo tes ici. Defcen. tum. ' * —q * tZ_?Zp| à merveilles . on chante: 8c IVe Cor contri- tum & hu-mi-lia fait . Traité dû Chant Greg-owVw. :i=â^^ B-iy. tourner ce Chant auqui ell très-bien choili Un peu d'attention auroit trement 8c du même ?<Iode pour les paroles.^ i — Cor On les contri~ tum 8c humilia.jiO CMAP.rnr ~ doit frapper/ fe paralelle notes & aulll hcureoTc- ment. marnes pourroit dire fous premières g P=rrnS^^_--g— » ' ld5-:.¥a 2 Exau- di de excel.! tourner ainfi r~-. . ^u Romain pour le jour de la De'dicace dans un Répons. i P*trtm feroit fous ces no- mais elles choquent Ant. î> art. œ. I. : On pourroit le ^znrrrr^T^ ii_iiriin::r:n ^sr— -^-^ *^r:p.-_-'. dans le Répons de la Proceflîon du III Dimanche de Carême. tum. ÎI. Dans ran-s—^— -~-— T— M '* cien Seno-p 1 nois.

Traité

du Chant Grégorien.

II.

Part.

1 1

On eu étonné

de trouver dans FOffice des Morts à Paris

,

<^"«^« !•

ZE
Deum,cu-i/z«
lien de

Dc-um

,

cui

om-nes vi-vunt, ^c.

Rouen, De-um

On

trouve

aufll des exprefïîons outrées

en plufieurs

endroits.

Pour vouloir exprimer quelques termes qui demandent un fon énergique,il ne faut pas le poullër trop loin, comme on a fait dans la première Antienne de.', fécondes Vêhi fplendoribus fa^iâorum. pres de Noël fur ces mots
,
:

Il

eft

ne

vrai qu'on a très-bien fait de corriger l'ancienmodulation , 8c qu'il faut pour exprimer heureufe-'
ces termes
il
,

ment
mais

une élévation noble Se grande
pas
néceffaire

,

n'étoit
, :

de

la

pouffer
re
,

jus-

qu'au mi

il

fufiifoit

de la faire

monter au

en

cette forte

EEzEÊ=3ES§5!5=*î^
in

fplendoribus

fanclo- ru

m

bîe,
tes

plus haute élévation jufquau mi feroit toléradans une Pièce plus longue , qui feroit aufîl plus ornée, c'eft-à-dire , plus chargée déno-

Une

&

même bonne

dans laquelle il faudroit diverfifier différentes exqui demanderoient toutes de l'éclat , tk p;',r , confcquent de l'élévation , comme exnltaii-mus x5 l^ta,

preiïïons

bi»::tr.

Autre exemple d'exprcfRon outrée dans le bas , tiré de TAntiphonier de Meaux aux Antiennes O avant Noël. Au lieu de fe contenter de la defcerîe à la quarte en bas , on defcend à la quinte qui creufe d'une ir.aniere difgracieufe , de cette forte
:

ni
Chap.
I.

^

•'

in Chant Grégorkfi.

II. PaIit.

attingens

à

fi

ne.

Supier

quem

coiititie-bunt.

ii^ii
I

làpifqUë
fur le

,

C? autres^

Dans

l'Office des

Morts
,

,

Mode

mot

.it7ima

c'eft

au IX. Re'pôns , fortir du une mauvaife imitation

de l'ancien Re'pons fur judicare. N'e'toit-il pas plus doux » de cette expreiïion , plus , s*il eft permis de fe fervir depre'catoire de dire:

&

Hi!jiiziin3?a;^:rnr au

lieu

arz*±^;;Él:îi;ri
animse mejudiéa^

aininâî

me-

£ë

x
re

L'e'leVation fur judicare , qui fe trouve dans pluiîeurs Eglifes j eft bien placée ; elle montre l'effroi naturel

que nous fentons à la vue du jugement mais elle ne convient plus à la prière Intende anima mea. Oh pourroit encore faire plufieurs remarques fur ce Répons comme d'avoir néglige' i'expreillon que demandoit pu:

teus.

Autre faute d'expreffion dans le Chant de la Paflion pour ces mots: Eli ^Eli ,l/tmmafaba^hani, le Saint-Efprit ayant fait dire à l'Ëvangélifte quejefus avoit crié voce magna ou comme dit S.Paul clà7nore valida il femble qu'on ne devoit pas dans le Chant exprimer ces paroles comme les autres du Divin Sauveur dans la Paflion qui étant exprimées d'un ton bas 8c extrêmement modefte , la foumiflion aux marquent la patience la douceur ordres de fon Père ici au contraire > il s'agit de fuivre l'efprit du texte qui nous fait remarquer un cri àu-deffus des forces de la nature un cri qui étonna le Centenier un cri myftérieux, un cri qui demande ôc qui obtient miféricorde pour tout le genre humain. C'eii dans ces vues qu'à Auxerre on a mis eu paroles
, ,
,

,

,

&

:

,

,

fous

Traité

du Chant Grégorien.

II.

ParT.

1 1

qui peut être imitée fous Une modulation pirticulicre par. les autres Egliles ; mais il faut éviter avec grand loin une modulation qui reilembleroit en quelque chofe aux cris tumultueux des Juifs. On peut donc dire comme à Auxerre.

&

3

Chai*,

i

«

5— — a—-«—«—«—»--«— «-^^g^g
a-

^—

—BB
E-

a

[

clamavit Jefus voce m.agnâ

di-

cens

:

li

p— "T-'-â-t—»— -g—EC'eft
li
,

-j-j^—
•1

^^

'

pour

lamma fabadha- ni? les mêmes raifons que dans
on peut chanter
les

lon

S.

Luc

,
:

la Paffîon féparoles fuivantes dé

cette forte

§ — — — — -»-»- — -a—a- — -»-—«- —j—j^^-g
ai

•«-

f-aî

«b^
1

clama-vit Jefus voce

magnâ

,

di- cens

:

Pa-

fer

,

in

manus

tu-as

commendo

fpiritum

me-

um.

de trouver auffi des Modes mal choifis pour les textes qu'ils doivent exprimer. Ceux qui font attention à ce qu'ils chantent , ne font-ils pas furpris de trouver la première Antienne des Premières Vêpres de Noël fî mal exprime'e dans le Romain , copiée
Il n'eft pdii rare

&

à Paris

?

du

I.

•'-'Evate

ca-pita

veftraj

quoniam.

appropin-quat

zzz^z-zi^û:z~i-:i-ui„
redemptio
verna,


H

CH

A

p.

I.

Traité dit Chant Grégorien. II. Part. nouvel Antiphonier de Cluny cette Antien^y^ç. ]^ même modulation eil marquée du fécond j^g Mode mais elle n'en vaut pas mieux pour cela le texte n'en eft pas plus heureufement expnme'. On fent que ce texie , ôc la place de cette Antienne demandent d'autres expreiTions: il faut du grand, du pompeux , de l'énergique On pourroit la mettre ainfi du 7.

114
^

Dans
,

le

,

:

:

p:==p^r^z^^i|Zi^gzpi.-zii;i^^
^Evate

capita

vef- tra

,

quoniam appropin-

iSï^^^^ËSEiË
quat re-dem-ptio
Il

veftra.

où l'on ne trouvât des exemples y frappans de Modes mal choilîs. Pour ne pas trop charger ce volume , nous nous contenterons d'en donner encore quelques exemples. En voici un tire' du nouveau Proceiîional de Sens au jour de l'Afcenlîon , c'eft le Re'pons Videntibus Apofïolis , qui eft mis du fîxie'me Mode. Mais fuivant le Cardinal Bona , comme nous l'avons remarqué ci-devant , ôc comme on le verra plus au long quand nous traiterons de ce Mode en particulier ; ce Mode eft propre aux fentimens de compaflion , de ge'miflemens ôc de prières , ôc nullement aux pièces de triomphe , de majefté , d'e'le'vation aullî ne trouve-t-on rien que d'infipide dans ce Répons , fans goût , fans énergie , prefque fans ame , ôc avec peu de liaifon du fens , ou avec liaifon forcée. Si l'Auteur de ce Répons avoit confulté M. Rolin fur ce qu'il dit pour la déclamation , il n'auroit pas élevé le mot du tnahat, qui n'eft que l'exprefllon de l'Hiftorien, ôc il n'auroit pas abailié P.iter mi qui eft celle du Prophète ôc fon exclamation fur l'enlèvement d'Elie.
a peu d'Eglifes
: ,

On

'ugera

mieux de

cette Pièce

en

la

voyant,

i^.

du

6.

V

I- den-tibus

Apo-

ftolis

* Je-

fus

e-le-

Traité

du Chmt

Grégorien. II.

Part.

î

15

sn?zi:-iz^zi=TiliiÈârp;:^~ziz:zz::mzrp:z q_izps:^aB— -^ L-, _^B_»-.r_^ fi^-i p a—^--g—Pi* r—
»

^

"


;

c

h a

p.

i.

vatus eft,

&
culis

nu-

bes

fufce-

pit

e-

um

atî

o-

e-

o-rum

al- lelu-

ia, al-

le-lu-

ia.

f.McQn-

dit

E-

li-as

in

cœ-

lum

,

Elifce-us

au-tem vi-de-

._J

^

,-2!.-i__._l_»

p_

^

bat

ôc

cla-

mabat Pa:

ter

mi

:

& non vidit
,
,

_—»^ -^-[
eIl

l:

g-g—»_-B--.:|
plius.

—^ —
.

.

_.

um am-

n'y a pas lieu de s'attendre que cette Pièce s'attire

beaucoup de

fufFrages , encore moins de Compofîteurs qui veuillent l'imiter. On trouvera le même texte du feptie'me Mode ci - après pour exemple dans ce Mode. Paris &: AuxerreTont conferve' du feptie'me Mode , comme le feul qui convient le mieux à ce texte. On trouve dans ce Proceflional plufieurs Pièces d'un goût 8c d une tournure toutes différentes des autres , ce qui fait fentir aux moindres Connoiffeurs , que tout l'Ouvrage n'efl pas du même Auteur , 8c que ces Pièces de mains e'trangeres font pour la plupart peu dignes de faire partie du Chr,nt de Sens, tel que le repréfentoit le Préch ntre de cette Egliie dans fa Lettre adrciTe'c à tont le Cleige de la Province en ijj"!, qui fe trouve à la

-

C

H A

p.

1,

Traité du Chant Grégorien IL PaRT. de TAntiphonier de ce tems , Partie d'Eté. * j^^ même jour de l'Afcenfion dans le v^. Viri GalHxi , le retranchement des doubles notes qui font des reprifes de Chant fur les mots , Sic veniet , de'figure totalement la Re'clame , 8c en fait un Chant qui ne fe peut exécuter , parce que les progrès. de ce Chant deviennent par-là ce qu'on appelle progrès , de mauvaife efpece , fanf' fe relation , fol ,/i, ut re mi , fa , fauffe Quinte. On trouvera ces mots , avec les notes qu'ils doivent avoir , dans le dernier Chapitre de cet Ouvrage. Dans le même Procefîîonal le jour de la Sainte Triexprimé nité le mot Diliges non-lié avec Dominmn qui produifent un cri , n'eft par des notes aiguës guère propre à faire fentir raffe^lion ôc la douceur de l'am.our. Ces notes exprimeroicnt mieux No« occides. Dans le choix ÔC l'emploi des Modes il faut auflî avoir égard à la place qu'occupe un texte ; îî c'eil un Pvépons une Antienne , une Hymne , une Profe ou une autre Piece : car chacune d'elles doit avoir un goût 8c une tournure propre Ôc particulière félon fon efpece ôc fa place , comme on va le voir en détail, en traitant de la compofition qui convient aux diiFérentes Pièces qui entrent dans l'Office Divin.
] î (5

tête

,,

,

&

&

§.

IV.

Des Antiennes,
Nous entendons ici par Antienne , un texte qui fe chante de fuité^ par tout le Chœur réuni , fuivant l'ufagc préfcnt de l'Eglife, qui a donné ce nom à ces textes ainfi placés au lieu qu'autrefois Antienne fignifioit des chants alternatifs où les uns répondoient aux autres,
:

Coffer. de

ta Rochelle., phofiie.

ce que l'on appelloit Ccntre-phonie pour l'oppofer à HomoC'eft à caufe de ces Chants alternatifs qu'on a appelles ces textes Antiennes , parce qu'elles marquent
* Praccentor eccIefi;B Sûnonenfis totius provinciac Ckio. S. Sacro-fanâ-a Metropolitanae Senonenfis icc edae in divinis Officiis fyiiiphonia [Chriltiane Clere] tanta per univerfam (4ailiain iiofu: ciiur dignitarc fulgeie , r.intaque rnajcftaris gravitate excellcre
,

admirabi!ii,s , & nufquam locunmi alifjiiid cononnius , fandiùs [quantum ad divinum myfleriiim aitinet] ad ciCmplar antiq, icaùs expidîîùs pcffic à vjuo^uam dijudiccri > &c.
,

IS

du Chant Grégorien, II. Part. 1 17 fur lequel les deux Chœurs doivent chanter alternativement les Pfeaumes ou les Cantiques, c h Une Antienne doit être d'un Chant plus fîmple ou moins chargé de notes qu'un Re'pons , fur-tout quand elle eft jointe aux Pfeaumes. On peut un peu plus orner les Antiennes des Cantiques Benedidrts ÔC Magnificat , les Antiennes féparées de Pfalmodie , les Antiennes de Proceflîon , de Station. Quoique le Chant des Antiennes doive être plus fimpie ou moins charge' de notes que celui des Re'pons , il doit dès fon entrée faire fentir de quel Mode il eft , parcourrir enfuite les notes effentielles de ce Mode d'une manière libre gracieufe. Si le texte de l'Antienne efl court , éviter avec adreife d'inMer fur la corde finale pour les repos ou les fufpeniîons , afin d'y tomber &: s'y arrêter d'une manière frappante à la fin de l'Antienne. Si le texte eft long a plufieurs fens finis , on pourra en faire tomber quelqu'un , mais différemment du dernier fi faire fe peut , fur la corde finale. En cas de pluficurs chutes fur cette corde , fi on ne peut les éviter à caufe du texte , il faut les diverfifier , Se faire enforte qu'elles ne foient pas toutes de fuite ce feroit faire fentir un difcours fini , après lequel on reviendroit une ou pluficurs fois ajouter quelques mots ce qui auroittrèsmauvaife grâce.
Traité
le

le

Ton

&

Chant

.

a

p. I.

&

&

,

:

:

Si les textes font fort courts,

il

n'eft

pas ncceffaire
,

Chant parcourre toute l'Oclave du Mode il fuitira de le renfermer dans la Quinte ou même la Quarte de fa finale , tâchant néanmois de lui faire toucher au moins une fois la corde de fa Dominante , comme on le voit dans l'Antienne Noi qui vivimtis , benedictjnns Domina autres de difFérens Modes ; mais que le commencement foit toujours propre 6c diftindtif félon le
que
le
:

,

&

Mode

qu'on emploie. éviter de mettre dans un même Office com6c Laudes pluficurs Antiennes fur le même Mode que fi on y eft entraîné pifr l'exigence du texte , il faut au moins faire enforte que la Pfalmodie en foit différemment terminée. C'eft auffi un défaut de moduler les Antiennes fuivant le rang qu'elles tiennent dans l'Office , enforte qu'une

On doit me Vêpres
:

Hiij

C

H A p.

Traité du Chant G^égcrieti, II. Part. I ï8 première Antienne Ibit toujours du premier Mode ; la I. féconde , du fécond ; la troifieme , du troifîc'me ; ainfi car comme c'eft le fens du texte qui doit des autres de'terminer dans le choix du Mode , il n'y a pas d'apparence que ces Modes , ainfi difpofés , conviennent aux diffe'rens textes ; ne'anmoins cela peut arriver, ik. fe trouve en effet quelquefois ; mais il ne faut pas s'en faire une règle invariable. Comme tout Mode n'efl pas propre à tout texte ; tout texte n'eft pas fufceptible de tout Mode. On avertit d'avance qu'on doit éviter le même de'faut pour les Répons. Comme les Antiennes ont dans l'Office une liaifon immédiate avec la Pfalmodie , nous croyons devoir parler du Chant des Pfeaumes ou de laPfalmodie , immédiatement après avoir parlé du Chant des Antiennes.
:

§•

V.

De

la

Pfalmodie (ÙX de fa liaifon avec les Antiennes.

Dans le fyftême du Chant Grégorien la Pfalmodie ou le Chant des Pfeaumes roule toujours fur la Dominante du Mode. Ces chants font variés pour les difFérens Modes, Oc chaque Mode en a de variés. Ces Chants font compofés par-tout mais il y a quelques obfervations à faire par rapport aux Antiemies avec lefquels la
;

Pfalm.odie doit être

liée.

chant d'un Pfeaume fait un Tout pour le Chant avec fon Antienne , il faut qu'il y ait toujours une liaifon naturelle ôc aifée de la Terminaifon de la Pfalmodie avec l'Intonation de l'Antienne c'eft pourquoi il faut fe fixer invariablement fur ces Intonations d'Antiennes ces liaifons de Terminaifon de Pfalmodie , de telle forte que le Cliantre qui entend entonner l'Antienne fente furie champ de quel Mode eit l'Antienne , ôc quelle Terminaifon de PÎalmodie il lui doit donner , fans avoir befoin de recourir au Livre. Voilà la règle des Anciens &; àtis Modernes qui ont fçu compole
:

Comme

&

fer le

Chant

d'Eglife.

,

.

M. Nivers ne veut

pas que ce foit la compofîtion

eu égard à la Fête ou à la place de l'Antienne .Dans le Romain . i. au premier ou au fécond Verfet . 2. . il ne faut pas moins avoir e'gard à l'Intonation de l'Antienne .relle. la Terminaifon. C'eft donc une impe'ricie de pre'tendre pouvoir fuivant fon caprice donner telle Pfalmodie qu'il vient en fantaifie de donner . il ne faut pas lui en donner un autre. mais c'eft feulement dans les Cantiques Evangéliques Btnedid»! 8c Magnifiait . C'eft la modulation de l'Intonation de l'Antienne qui re'git la modulation de la Terminaifon de la Pfalmodie. Chacun néanmoins doit confulter l'ufage de fon Eglife Cathédrale qui dOit être la règle pour toutes les autres du Diocèfe. i. pourvu que cette Pfalmodie foit du Mode de l'Antienne. j. 4. l'Intonation .Trnité in Chant Grégorien. . Hiv . *"' Dans les Eglifes où il y a des Pfalmodies plus orne'es pour les Cantiques BenediBu^ &c Mxgrnfiat . exemples tous tire's de i'Antiphonier Romain qui a e'te' îliivi dans tous les autres qui ont e'té travaille's avec quelqu'attention. . : toutes les Pfalmodies il faut diftinguer quatre fçavoir . Il y a quelques Eglifes où l'on ne fait point cette Intonation . Dans chofes I .c. aux Fêtes fimples 6c aux Fériés on com- comme mence les Pfeaumes par la Dominante que l'on fuii tout droit jufqu à la Médiation. Ce que le Compofîteur . àc lorfque cette Intonation e'xige une Pfalmodie fîmple . mais on commence le premier Verfet du Pfeaume ou du Cantique tout droit. . la Teneur ou Do- minante 5. creg. Part. L'Intonation ou la manière de commencer unPfeaume ou un Cantique fe fait feulement au premier Verfet tous les autres Verfets fe reprennent tout droit à la Dominante. Si la Termxnaifon de la Pfalmodie eft fimple il ne faut pas non plus lui donner (à cette Pfalmodie) une Intonation ou une Me'iiation ornée ou foleir. II. en bon Symphonifte ne doit point perdre de vue. ne'anmoins il ^ if^cilnt'^''^ emploie cinq pages à citer des exemples contraires à fa pre'tention. . Il : y en aufîi ou l'Intonation fe fait à tous les Verfets . quand ils ont une Plalmodie folemnellc. l tp particulière du commencement d'une Antienne qui règle la Terminaifon de la Pfalmodie . la Médiation. .

ayant la première partie du Verfet fur la Dominante du Mode . quand les Verfets des Pfeaumes font trèslongs . ce qui termine la première partie de Verfet . II. La Médiation . ou dans le neuvième Mode qu'on change de Teneur . c'eft-à-dire . 8c qui eft marqué par un aftérifque * fî ce n'eft qu'il fe fe fait de même dans tous les Verfets trouvât un monofyllabe . alors il fe fait un petit changement qui eft propre à chaque Mode. comme on faifoit autrefois . La Teneur ou la Dominante de la Pfalmodie eft la partie da Chant qui règne depuis" l'Intonation faite jufqu'à la Médiation . oc la féconde partie fur la note d'au-deffous de la Dominante. 'fz'O C H Ap. 2.i ^. Pfalmodie la plus folemnelle eft celle des Pfeau: mes qui fe chantent aux Introïts de la MelFe fi on chantoit plufieurs Verfets de ces Pfeaumes . Dans quelques Eglifes . l'endroit ou le Verfet du Pfeaume eft partagé . 3. qui changent de Teneur dans chaque Verfet. mais ces Pfalmodies ne font pas du Chant Grégorien. 8c qu-'iîs fe peuvent partager en trois . On trouvera dans la féconde efpece du premier Mode . ou un nom hébreu non décliné . alors on obfervera ce qui ell marqué pour pareil cas dans chaque Mode en particulier. Dans Si l'Intonation d'un Pfeaume fe fait fur trois fyllabes dont la féconde foit & : . 6c particulièrement chez les Réguliers . où le Pfeaume Miferere fe chante comme la Pfalmodie ordinaire . il faudroit que tpus ces Verfets fe chantalTent comme le premier. Afperges me . I- La Traité du Chant Grégorien. qui fait la repe'tition un mot de brève . On en donnera des exemples. Les Antiennes pour l'afperfion de l'eau-be'nite ont Pfeaumes modulées comme aux Introïts. ôc peut-être ailleurs . y font traités de même. la première fe fait par une inflexion de voix en tombant au-deiibus de la Dominante. ^ . on fait deux Médiations. Sur cette Teneur tous les mots de quelque nature qu'ils foient . ou la féconde brève 8c la troifiéme cenfee brève à caufe d'un monofyllabe qui fuit . depuis la Médiation jufqu'au commencement de la Terminaifon. Part. ôc on dit tous leurs les Verfets du Pfeaume jufqu a de l'Antienne. Il y a aufîi quelques Pfalmodies de nouvelle invention . Execepté à Sens .

Le ridicule de cette dernière tournure n'eft pas moins feniîble. ' lo.cob. qu'on ne doit fuivre qu'où ils font le Traité du Chant Grégorien. fi ce n'eft qu'il un monofyllabe . tl-ï pro-tec-tor e- A=ro. premier le & c h a p. Exemple d'un monofyllabe ^ d'un mot hébreu tion décliné. M. I. Quelques-uns traitent aufll à la Terminaifon les mots les deux monofyllabes comme he'breux non de'cline's ïe fimple monofyllabe . première Me'diation . II. Les Chartreux font deux fois de la même manière ces Me'diations. le feptieme: quatrième . on peut en juger par les exemples trouvât & fuivans. Dans le deuxie'me . La Terminaifon on fe finit les Verfets eft la même eft une modulation par laquelle des Pfeaumes ou des Cantiques : elle auffi pour tous les Verfets . féconde Me'diation mais ce font des ufages particuliers .Ia féconde me'diation comme aux autres Verfets. demibus fuïs fremet î5 tabefcet . mais cette tournure à mauvaife grâce pour ces mots he'breux .quebar pa- con.rum eft. nomen De-i Ja. alors il fe fait un petit changement.vertun- ad cor. On fent la mauvaife grâce du fécond aufli 8c l'appelle . aufîî-bien que pour les deux monofyllabes . Traité h. . S—" — —*^^ig ^ E3 cem de tur te. & : établis. texte.lil Part. le cinquie'me Tierce au-deifous de IaDominante. le fîxie'me cette chute ou inflexion ne fe fait qu'à la féconde audelfous de la Dominante. le troile huitième l'inflexion fe fait à la fîe'me . '^'- 1' Exemple de deux monofyllabes. comme Peccator videbit Ç^ iraftetur. 4. le duChamd'Eê^'f^ '"• Beuf la blâme mauvaife prononciatiou. .p.

f^iyi d'un monofyllabe Ibnt toujours traite'es comme brèves . Si la Me'diation 8c la Terminaifon commencent par une note qui monte . 8c la dernière d'un mot fe compteront 8c entreront dans la compofition de la Me'diation 8c de la Terminaifon. a<'ec les exceptions. ou petite comme les Capitules dont il eft comme une rëcolledion en forme de réponfe . qu'il eft . On trouvera dans chaque Mode en particulier des exemples qui apprendront à former les Médiations uc les Terminaifons en difFe'rens cas . ni fur celle de Deus . Pfalmodie ïqs. Des grands Répons Le nom jours . ou de re'fle- . Si la Me'diation ou la Terminaifon commence par une note qui defcend . Part. On en donnera des exemples en traitant des Modes en particulier. les fyllabes brèves ne fe comptent point dans l'arrengement de cette Me'diation ou de cette Terminaifon .~\ C B A p. I ît Traité du Chant Grégorien. tougrande ou petite grande comme celles de l'OfRce Noéburne. Or dans la Pfalmodie les brèves fe doivent couler légèrement . elles n'entrent point en compte pour la formation de l'Intonation lorfqu'elle eÛ lie'e. ou prefque toujours . VI. Dans la & : §. & de leurs parties. II. exceptez dans les Terminaifons lie'es du quatrie'me Mode. car autrement on ne pouroit rien faire fur la première fyllabe de Dominas . la fyllabe brève . d'une Leçon . Les exemples rendront toutes ces Règles fenfibles. mais alors il faut prendre la iyllabe préce'dente pour cet arrengement On ne commence jamais non-plus la Me'diation ou la Terminaifon qui prennent leur première note en montant fur la dernière fyllabe d'un mot toute dernière fyllabe d'un mot eft traite'e comme brève . de Re'pons paroit venir de ce pre'cc'de' . quelques longues qu'elles foient. Quand on parle de fyllabes brèves on n'entend que celles qui le font de prononciation ôc non de nature . ni de la Me'diation 8c de la Terminaifon. 8c d'une infinité d'autres mots. dernières fyllabes d'un mot I.

Il n'eft pas nécelfaire que le P d'un Si fe termine par la note finale du Mode . divifer où la lettre le preffion rare demande 8c où elle peut fouffrir cette divifion. Le Chant des Verfets des Répons doit être plus léger 8c moins chargé que le Chant du corps ^ du Répons. Un Répons eft comme un corps 8c les Verfets comme les bras ou les jambes de ce corps qu'il feroit difforme . ni trop fimple . qui eft feulem. Un iv:. Quand on fuit ou qu'on veut employer cette routine . il faut autant qu'on le pourra les varier . à caufe qu'il eft compofé de plulîeurs phrafes . Le Chant du être imité fur le Chant du ir . enfuite duquel Il a auiîi fouvent le ^. Pour bien compofer le Chant d'un vi. 8c garder la plus parfaite 8c la plus préparée pour la dernière . : . fi ce n'eft qu'il y fallut quelque tour fingulier à caufe d'une ex: & ou extraordinaire du texte. dont il ne faut point s'écarter: varier les différentes progreffions foit en montant. mais il n'eft pas ncceffaire qu'il en prenne toutes les notes . . il faut veiller a ne point couper le fens du texte . enfuite un après lequel on reprend autre texte qui fait le Verfet une partie du premier texte ce qu'on appelle Réclame. ni qu'il fe termine toujours de même. I* un Texte qui a difFe'rentes parties : un texte fuivi qui fait le corps du Répons . Le Chant du corps du Ri. doit être plus orné que celui d'une Antienne ordinaire.F. ce qui le rendroit trop lourd 8c iniîpide . Part. Si le texte demande plufieurs terminaifons . 8c toujours fuivant l'exigence du Mode choilî . ^ . il faut une at: tention particulière à toutes les parties. Le Compofîteur doit donner un corps à ce RI. ou fur ce qui fujet de la 115 fait le Solemnite'. foit en defcendant. eft C H A. ce qui le rendroit femblable aux Antiennes mais il doit lui donner une mélodie grave mâle .ent 8c néceffairement la Gloria Tctri doit note finale du Répons. qui ne foit ni trop chargé . Les Verfets des Répons font ordinairement fur une routine particulière à chaque Mode. II.Traité du Chant Grégorien. xion fur ce qu'on vient de Ure . Gloria tatri on re'prend auiîi la Re'clame ou on répète le texte du Re'pons . fi ces membres étoient auffi gros que le corpi ! . en entier chaque Eglife félon fes ufages.

"^' Chap. qui lui feroit terla première partie avant cette Réclame . il n'y ait qu'un même corps de Chant. du ^ même comme . comme ont fait quelques mauvais Auteurs . de Gondy . Part. 8c qui par-là ont A coupé le fens de la lettre du texte par exemple miner : : peccato tneo cognofco. Ôc non Répons . d'où on puiiiè détacher une ou pluficurs parties . On les a rendus très-rares dans celui de Paris. Après le "^ le Chœur reprend la partie du vi qu'on appelle Réclame. Traité du Chant Grégorien» II. Quand le texte le texte des Verfets d'un . ni dans les pre'ce'dens . I. faut en faire le partage fuivant le fens du texte . Cette Re'clame doit être aifée à reprendre .ultiplier dans les Verfets n'eft pas ancien puifqu'on ne les trouve point dans l'Antiphonier de cette Eglife . On a cru que les pe'rie'leTes ou cadences aufîî multiplie'es qu'elles le font . ^ eft plus long que cela arrive quelquefois .td. naturelle . doit ciiarger d'un peu plus de notes le y ait une efpece de proportion de fon f. On fait très-bien d'en avoir de tels fur-tout aux Offices folemnels. ni dans les autres Eglifes : où on ne fait ces cadences qu'à la fin de chaque Verfet pour avertir le Chœur de reprendre la Récla- me. C'eft ce qui fait une partie de la beauté' d'un K. donnoient affez de beauté'. jn'i. en la comparant avec la fin de fon Verfet : mais qu'il fe donne bien de garde de la confîde'rer comme une féconde partie du Re'pons.T me qttoniam : * Jniquitatem meam ego de trouver la première partie de ce texte terminée à quouiam : de pareilles fautes ne font pas rares. C'eft une richelTe dans un Antiphonicr. Cet ufage de les m. il . fans que cette divifion défigure ou foit occafion de défigurer ce corps. frappante. fonore . longueur entre le ^ Dans les Eglifes ou il cft d'ufage de faire chanter les pour lors on corps du U afin qu'il & partie par l'Orgue . imprime' fous le Pontificat de M. Il faut donc que depuis le commencement du texte feroit-il pas infupportable Ne d'un Répons jufqu'à fa fin . Le Compofiteur doit y être attentif. 114 particulier font Les Verfets qui ont un Chant propre ordinairement plus beaux que ceux qui font feulement & fuivant la routine. partie par le Chœur .

Si lesRépons ont plufîeurs Verfets par conféquent plufieurs Réclames .un. parce qu'ils font courts d'un Chant lîmple &: toujours uniforme fuivant les difféfuivant les tcms ou ils fe chanrens dégrés de Fêtes tent . .majeures feulement. L'Eglife de Sens a un Chant particulier pour ces Répons avec Alhlnia pour les Fêtes Annuelles ëc SolemRelles . i. cela n'a aucun inconvénient . tes notes différentes 8c fur différen. pour cela . comme on fait pour les Réclames après les Verfets. il laudroit dans les Livres de Chant . Il faut fur le Chant de ces Répons fe conformer à l'ufage de fon Eglifc Cathédrale. marquer ces différentes parties du Choeur ou de l'Orgue par quelque figure . quoique s'accordent chacune avec la fin de chacun §. ou doivent avoir un fens par- & .^ C h *. II. s'il doivent avoir Alléluia ou non car après la Septuagéfîmc fuivant le Rit de l'Eglife Latine . pour l'uniformité . fOrgue peut 8C doit reprendre feulement les Réclames où elles font marquées . îlf toujours à la Réclame. Les Eglifes d'Auxerre 6c . ôc le Gloria Patri . bref de Compiles le plus comm. & : .i fait. Des Répons Brefs ou petits Répons» Un Compofiteur doit fçavoir qu'outre les Répons dont nous venons de parler . on doit les mettre fur un autre Chant parce qu'ils ne doivent point avoir Alléluia à quelque degré que foit la Fête qui & . qui eft celui du ly. ce qui ne fe peut qu'en les chargeant un peu plus de notes. il faut faire attention a ce que tou- & tes les Réclames . doivent-être auffi plus folemnels éc plus graves . il y en à d'autres qu'on appelle Répons brefs . parce que ces Réclames ont toujours . . vn. de ces Verfets. Les Répons des Vêpres qui fe chantent ordinairement avec plus de cérémonie .Traité 4h Chant Grégorien. Part. pour éviter les inconvéniens dont on vient de parler . y-:-^^. y échoit» En Avcnt prefque toutes les Eglifes s'accordent à n'em- ployer pour l'Office du tems que le même Chant . Après le f. p.

ta-re .le lu-ia. & Spi-ritu- i fando.ta. Obtu-lit holocau.furP/îarne a auffi ce Chant avec quelque petite diiFe'rencc ôi de peu d'importance.fta * Al- le- lu-ia . i.li-o . Obtulit holocaufta fu-pcr al. SufFragantes de Sens . Traité du Chant Grégorien. -RbVf. . CH AP. ont ce Chant un peu plus charge que celui de la Métropole : auiïi eft-il plus difficile à adapter pour ceux qui en ont befoin .I-^ ?(^. lorfqu'ii n'efl pas note' dans leurs Livres.</^>Mme.re . al. * AI- l=:i"!îii4:±3::^=:?!dt:!î^:^Bz=i:iz=:z!H:î~îiî le- luia . Troyes Exemple de Sens. Exemple d'Atixerre & de Troyes. al- le luia. i^. Glo-ria Pa- tri.1 z6 . bref. Chaâlons . 8c Fi. 6c Fili-o 8c Spiritu i Sanélo. fuper al. A Rouen aux plus grandes Fêtes on chante le Répons bref de Prime fur ce Chant avec très-peu de différence. Part. II. Gloria E^i±B^^:L Patri .

Traité dut Chant Gtégorien.re . d'alUinia le fait changer. Cet ufàge s'elt confervé à Auxerre 8c ailleurs.=^ ia al-Ie- lu. on l'a mis d'abord fur le Chant des Répons brefs de ce tems . mais hors ce tems . Il en çit de même du Répons bref I» manus de Compiles qui ne varie point non plus . . Glori. il fe chante toujours 8c à toutes les JFêtes fur le Chant des Répons brefs de l'A vent. M. on ne s'eft pas donné la peine de le changer de Chant pour lïs autres tems comme on a fait auieurs. Il/ "*'* * Exemple de Chaâlom. 8c fuivantes. Part. Partie . Chrijîe Jefu . qui ne varie point .-^^^*=pg -. excepté au tems de Pâques . de Bellegarde auparavant on ne diloit que le petit Verfet Cujlodi nos. voit aifément que les uns ont e'té On moule's fur les en trouve encore d'autres dans différentes Eglifes .147 . 8c Spiri-tui-fanélo. La feule addition autres. Sens a un Chant pour le Re'jjons bref de Prime . comme à Beauvais . ^. i. Les autres Répons brefs avec Alléluia font prêfque par-tout comme dans le Romain ôc le Parifien à quelque petit changement près.] . [ Ce Répons bref n'a été introduit dans l'Office Senonois que par le Bréviaire de M. * Al-Ie- lu- '^ir^'^^rj^:Ti. Comme on a commencé à Sens d? chanter ce Répons bref en Avent . excepte' au tems de Pâques à caufe d'allditia. : On .a Pa- tri .ia. mis du 8. II. jili Dei vivi . Obtulit holocaufta fuper al-ta. Lebeuf dans Ion Traite' du Chant Eclce'fialtique en rapporte quelques exemples . 8c Fi- lio . Mode quoique ce foit le même fond de Chant.

fuivant la Règle Et quando/jue per A Qjiartum fnire -i'idebis. Chant Grégorien. ôc pour ceux du Carême. eft noté du quatrième en E . 8c par-là eft du quatrième en A. 8c par des fons plus aigus que dans le bas. Martin de le que c'eft aufli l'ufage de Lifieux Tours . de Bellegarde: ainfi Troyes a confervé l'ancien ufage de la Métropole à cet égard. Part^ Auxerre on ne joint jamais alléluia au Répons bref & : & courts. lorfqu'ils font eft du fixiéme Mode fans alléluia . Auxerre ëcTroyes ont au lieu de Re'pons brefs j None pour les de prands Répons à Tierce .^ Sens . le Romain .j2.plicité de la plupart des anciens Chants. Verbum . : a pourtant quelque différence fenfible félon les Diocèfes . mais que les FF. Ce Répons fe chante par-tout avec beau-^ : : coup de gravité. à Paris il eft tranfpofé à la Quarte au-deiiiis . pi Dei vivi. 8c il eft plus ou moins gracieux 8c orné. Il y a lieu de croire que c'étoit le Rit de toute l'ancienne Province Senonoife . Ce petit Répons fe chantoit très-gravement. félon Raoul Doyen de Tongres . Nous apprenons des Conférences de la Rochelde S. Dans hiclina cor meum Deus. Mineurs les ont ôtés pour en fubllituer de plus ^ X Traité du. le tems de Pâques 8c l'Odave du SS.8 Ch à. comme nous l'avons remarqué. Toutes les Eglifes ont un Chant particulier pour le Répons bref de Tierce du Dimanche fer atuntm il y Hors le Romain . ce Répons qui eft 8cc. n'ajoute point alléluia aux Répons brefs. comme il fliit du i Mode . excepté en Avent . II. h * jg Prime Chrijïe Jeju . Sacrement. puifqu'il y en a auffi à Orléans pour les Dimanches de Carême.Le Chant en eft plus animé 8c plus fonore par les variations de la note //. 8c qui eft un beau modèle de la noble fîm. Sens avoit autrefois un Chant propre pour le Répons bref de Tierce du jour de Noël . Leur Chant qui eft fort beau 8c d'une noble fimplicité comme ailleurs . que les anciens Antiphonaires Romains les avoient . Sexte Dirnanches de la Septuagefime ôc les deux fuivans . t. Se n des Troyes a ces Répons aux Fériés même avoit avant le Bréviaire de M.

es Tnvitatoires font des textes três-courts qui an-» rancent le fujet de l'Office Se qui y invitent._p^-a— i^-J alléluia. . Les ce'lébres Eglifcs de Lyon ëc de Vienne n'en ont point à Prime ni à Complies. & . lip LlZ:Zi:z:i_:iI_— —-t—i-^—- !• ra-i^ LB. majcitueux.— a-u . Ils doivent être d'un Chant grave tk.j:î. Et habitavit in nobis . On a confef^'d dans . * Alle-lu-ia 7^'.tu-i fanfto.iices ne font pas de la premi-^re antiquité'. cette ancienne le nouveau Chant de cette Eglife modulation fi noble fî grave Se fi proà pre à rharmonie ^ pour le même jour feulement Tie. II. — 6c . Voyez ce que nous en avons dit ci-devant. Il elt trop cliargé 6c comime entortille à Paris. . * Alléluia . Filio 8c Spiri.j. §.Traité du Cbant Grégorien.^_L.-?-_ Patri. t Gloria . DiS învitaîGires & du PjeaumeVenïtQ exu^qui y efl joint. PaRT. Comme dans le Rit Rom^ain les Offices depuis le Jeudi Saint jufqu" à FOdave de Pâques ne font diffe'rens des autres que parce qu'on les a lailies dans l'ancienne f mon peut juger de-là que n'ayant point de RépliCite' pons brefs ceux qu'on a aujourd'hui dans les autres 0. Verbum caro faftum eft. le plus noble pour les Le Chant le plus flmple Répons brefs fans alldnia eft celui du Romain. j . t€i:ii'jis 3 î. viii. II faut y I .r!B-n*ii. Elle fent bien fon aiitiquite'. alléluia.^-aq:a.-ce Sexte ôc None. .

à ces - & & • mots : p -jg— a — a-a-ffl- — -a -a-E- -s-h^— -o — b^~^—| ë""*"'3'*"9 Sicutin exacerbatione fecundùm di-em fe tentationii —^ — H--ï3^l-pB g-—4 B-2 — -S- — «--S in deferto. ptoximus flii ôc dixi : . la reprife après . Gn doit dire Sicut fecundùm dii P— ^-A-îi>--B--^-H—g-—-a—B-B^-^-B cm tentationis s — g— "g- in defer-to. qui ordinairement font tous fcniblables . cela dans les diffe'rens Modes fur lefquels il cli compofé à cauf. fe terminent fur la note finale du Mode auquel :Is appartieniient. Par exemple dans le Chant du quatrième Mode au V^erfet HoMe Ji vocem ejus . des ïnvitatoircj. Autre Quadragin-ta annis proximus fu"•! i generationi huic . ILTAnT..i&rliz^ii?it3 generationi hu.ic .. dont . îl ne nous parcit point hors de propos de faire obfermer iei que le Chant du Pfeaume Vt/:ite . ce qu'eil le Vcrfet à fc'gard d'un Re'pons. J.r^o Traiié CnAp. les Verfets du Pieaume Ve:iite exultctnns. & dixi : —~*~**~***i*"!!|:*"iz?ïi.niple'ment d£ Chant parla Re'clame ou la répe'tiLon de l'Invitatoire. Ainfi il n'eft pas ne'cciîaire que ces Verfets . doit erre facile 8c liée avec la fin des Verfets de ce Pfeaume parce qu'il eft par rapport à l'Invitatoire .de'fcdrueux par les contre-fens d^ue le Chant y fait faire ^ par les fens coupés qui le de'figurenî en plufieurs endroits . On doit dire. dans pref^que tous les Antiphonicrs eft très . parce qu'ils reçoivent leur Co. obfcrver la Divifîon du Chain Grégorien.

rant. Sicut in exacerbatione fecundUm di-em tenta- tionis in deferto. ic . Part.onis.5-J—»-»-B-«-^— " t proximus "p fui generationi g~"s hu- ^""T~'BnT""â':'^"T:"â'Tg ~. On -a- doit dire Sicut a- in exacerba- -— *^—»~ . lï.—-a~fi — — tio- — -a- — -e>—7Anm Qua- ne fecundum diem tentati. Çj^c Ces remarques doivent fuffire pour faire corriger le Chant de ce Pfeaume dans tous hs Modes il i'y trou: . on pour cinquième Mode. draginta annis proximus fu- i génération! huic > 6c dixi : Semper hi er.5. 131 Scmper T)ans lii errant . &C dixi : Semper . 5^c le h cinquième J]/Iode.-5~»-.Truite du chant Grégorien. (^c.On doit dire Qua-f a— I—&-s-«K draginta annis ' t^ ^^— .

Aux bique. Soit donc qu'en en veuille conipofer.s leur ancienne fimpli. La Compofîtion du Chant des Hym^nes eft d'un genre tout différent de celui des autres pièces de Chant.gliie de Reims . Fêtes fimples cil .que des Vers lambiques à quatre pies. Trahé du Ch^ttit Grégorien.nes font partie des Offices les Chants .cnt choifir les meilleurs ôcles réformer. s'il y avoit quelque chofe qui méritât la rél'orir. d'Eglife avant le fiécle Dans les anciens Livres dernier. La multitude de des Afclépiades Vers lambiques à quatre pies .là des autres. qu'il les ait fait chanter il n'elt pas certain qu'on les ait toujours chantées dans l'Office . excepté à Complies.e. L'Ordre deCluny en a dans ces jours commiC aux autres. on a gâte' les Chants du ''cfji'e . parles pe'le feul Gloria lutn eu a jufqu'à rie'le'fes oc cadences : : tiCÎS. peu d'autre mefure.Oa nous a fait remarquer qu'a Paris . Les Hymnes re font pas de telles la que celles qu'on a aujourd'hui première antiquité' dans les OfR- ces Divins: des Eglifcs ce'le'bres comme Lyon Vienne en Dauphine' ne les ont point encore admiles . des Sapphiques. ou rétorn. IX. mais moins frappantes que celles-ci une oreille délicate les appercevra ailcment. on ne trcuvoit prefque . & & cite' . on ne voit rien de fixe iur cela avant le tems de Saint Grégoire le Grand. qu'on n'auroitpasdû en inventer d'autres. fcrvant aux Offices de ce tem..er & . celle de Langres Se quelques autres n'en ont point à l'Office Nodurne ni à Laudes. ils fe font trouves dilHngue's par . Part. 1. I^Z vc encore d'autres fautes . L'F. outre quelques-uns de ces de'fauîs . fvîûitsrinvitatoiie aux Fe'rics 8c aux Offices des d'une cûnpofiticn prefque fylla§. II. Amibroife ait fait des Hymnes 6%. . s'en iont miultipliés à l'infini. Quoiqu'il foit certain que S. a des Chants fi multipliés Sr fi variés. On s'eit accorde' à n'en point admettre deconpuis le Jeudi Saint jufqu'à fOdave de Pâques . Des Hymnes. .C H A p. Depuis que les Hym. m>ais feulen.

t . Les anciens Chants des Vers larabiques font .ndi beuigne la cadence du Vers . comme on le fait en chantant l'Hymne Stu^ete geates } il faut en obferver exaftement les ce'iUres. re'guUcrs . mais encore indigne de la majcité de la . Auteurs de ces Hymnes . Nous appelions réguliers pour le Chant . enforte qu'il femble qu'on entende une chanfonnette . ont fou vent mis un Spondée au lieu du premier 8c du troifîeme ïambe. ceux qui au fécond ik au quatrième ïambe ont des notes brèves . le grand SenLeuil lui-même . W. cela vient uniquement de la Poéfie . le Chant en fera régulier s'il fait bien fcander le Vers.Tr. Nous entendi bcnigtie condifur dons ici parler du Chant de ces Hymnes tel qu'il efl non comme dans d'autres dans pluficurs Livres . . Enfin . on ne doit point s'occuper de la liaifon des mots ou des contrc-fens il ne faut que fçavoir la fa Quantité'. : & modefcie qui doit régner dans tout l'i^-fficc Divin. & : . quelque mefure de Vers que ce foit . Si les Poëces .tîté d'i Chtnt Grégorien. fens fini à chaque Vers.ent indécent . Part. comme AfoHs crtûs cardine VexilLt tegis prodeunt. Voilà à quoi il faut qu'un Compofiteur s'attache dans le Chant mais il doit éviter le ftilc badin . liij . o'u en multipliant ïzs notes far ces mots ou ce premier Vexill. 135 ' Anciens . ou plutôt la meiure du V^ers qm doit en réen lorte qu'en chantap. ce que des Hymnes ne font pas aficz la plinart . on ne doit pas trouver mauvais que les Compofiteurs de Chant y met!:ent aufli une ou plufieurs notes long-ies: mais on ne doit pas fouiTrir qu'au fécond ÔC quatrième. on a rompu la mefare Vers ^. les Hymnes le Chant ne répond pas toujours à l'exigence de la lettre oC s'il fe trouve des fens coupés . & & lier 6c très-dur.t on fcande le gler le Chant Vers. pour Aula plupart. on mette des notes longues ou multipliées fur la première fyliabe de l'ïambe . quand on entend certains nou-'caux Chnnts d'Hymnes: ce qui eft non-feulem. parce que c'eu-là que le Vers doit ibnner. qui perdroit fouvent fon feu fi on vouloit l'aftrcindre à donner un . ou une feule note. C'eit la qualité' ôc la mef'are du Vers Quantité . ce qui rend le Chant non-re'gu- les : & : : y . Si à'-xnr.

dit qu'on peut prendre les anciens Chants d'jiyiT^nes pour les nouvelles. car autrement on ne feroit rien qui vaille: com. II. On dira peut-être qu'on ne vouloit pas perdre cet ancien Chant . . ou le Ge'ant avec un habit de Nain. ple de l'Antiphonier d'Orléans Cciflin. du vingt-cinq Mars . Di-es falutis nunti-a Quâ miffa cœlo .-5 XLMc il-la fo^lemnis dies . On en fcnt le ridicule. qui eft de Vers ïambes à quatre pie's . Beiif d'à qu'il s'y eft oppofé t:nt qu'il a pu lui ii»pu:er ce 5 M.I_L. ^ Trahé du Chant Grégorien. c H A F. ëc qui par confe'quent a huit fyllabes . on a mis l'Hymne StuàHAve maris tant fur le même Chant on * iiçi( l'a trouvé beau. fous M. ou un Chant de petits fur de plus grands. Dans cet Antiphonier fete gentes . qui e'tant de mètre Brachycataleéte n'a pour chaque Vers que fix fyllabes. fait à Paris dans le dernier Antiphonier. miais outre qu'il refte à la il eft ainfi même Hymne il cefl'e d'être beau quand mal adapté.'. Le point ainfi on re mauvais goût. * en mettant l'Hymne Hac illi folemnis dies . le Cardinal de flella . . lu I B-fl — 1 • —— B-S . I. 134 Quand on Voici cette rare imitation. fur le Chant ancien de l'Hymne A*e maris jiella . On ne croit pas que ceux qui ont adapte' ce Chant vouluffent fe juftifier par Texem. C'eli cependant ce que l'on a.^ 4_. . triftibus Venere terris gaudia. Ce feroit vouloir habiller un Nain avec un habit de Ge'ant . cela doit s'entendre s'ils font de même mètre ou niefure . Part..me de mettre un Chant de grands Vers lur de petits . qui ve'ritablement eft beau .

on fe met en danger de fe brouiller de tomber dans la confufion en s'égarant dan^ le & & Chant. il faut chanter Cœli ljic-hcthita. il faut chanter ïpf-i>i fonte -videbimHs Autre exemple. doivent fçavoir faire les élifîons . ne point prononcer la fyllabe qui doit difparoître devant la fuivante qui commence par une voyelle .fnnd-. Tupc-te gentes : fitDeus boftia . Sans ces obfervations . fp/o in foute z/idsbimrts . mais dans les Vers ils n'en font qu'une. autre . Il faut auiTi éviter de mettre les Hyn^nes fur des airs de chanfons profanes. 13 j" Imitation faite à Orléans. Ir. liv . Seque piat fine iabe mater. On donnera dans les Modes çn particulier des exemples de differens Chants d'Hymnes pour les djifcrens Vers.hiinus . comme ceux qui en compofent le Chant . Ca-li lu: cent h. Itfuvde amorcm cordibus . Par exemple. Part.Traité du Chant Grégorien. L'Hymne Tcmpli facratas de l'Office Nodlurne . c'eil-à-dire .ihit. Ceux qui chantent des Hymnes . qncis font deux fyllaIl faut obferver aufll que oui bes ailleurs . Il. lî la dernière finit aufll par une voyelle ou une m. C H 4P. Orbis Redemptor nunc redemp- tus . 8c F/tmant Sabxis des Laudes font fur le même Chant. 1.tmorem cordihits.iL'iimts . Se fponte le-gi Legifer obligat .

Ijg <- Traité du CLam K Gré^rrier?. Si un Introït cfl compcfe' de plufîeurs phrafcs . il faut cbfcvver ce que l'on a marque' ci-devant pour les Antiennes . en faifant ne'anmoins une dif^'crcnce fenfble entre les difre'rentes Pieces.7 AKT.. un Offertoire ne peut relTembler à aucun autre telle qu'elle foit. plus majcfiueux . de Chant. un Graduel ne peut relicmbler non plus à aucune autre Pièce fi ce n eft à VAllclnia . avoir du grand de la gravité» c'efi pcu'ci'ci on doit l'orner prcfquc comme un Ee'pcrs . les rcrrifr". quoiqu'il ne foit que comme une efpcce d'Antienne.plcyoient les Tenues de plufcurs cil Un M notes. Il faut pour la Mclfe un Chant plus mâle . plus nourri . 11. fi ce n'cPi. J-C Graduel ef: nr vrai Rtpons qui a toujours Ton Veriet. ni a aucune autre Fiece du même Office . afin de donner plus de poids 8c de inajcfte' à cet Office. H A p. I. Le Rcpcrs Crraucl . &: V/Heiuia avec fcn Verfct. DU REPONS GRADUEL. plus folcmnel . DE Un în'-rcVt doit L' I N T R O I T. ëc même que chaque Pièce de la elfe a fa tournure propre. Dans piuficuis Eg^k^ on répète \c Graduel après le Veriét. V Du "\'^(j^n^y Cha?7î des MeJJes. auiîî eft-clle par-tout la plus orne'e. C'efl: dans le Chant des Méfies particulièrement . Corrpoflteur doit fçavoir que le Chant des McfTcs d'un gcût tout difix'rcnt des autres Offices . en ccnfervant néanmoins le goût propre aux Introïts. que les Arciers em. peut-être à la Communion . & La Pfalmcdie des Introïts eft la plus folemnelle de toutes. cnrcrte qu'un Introït ne doit point refîembler à «n Graduel . fort les Pièces de la Meiie qui peuvent le plus fe rtffcmbler.

qu'après le Verfet. 8c le Chœur chante feulement la Neume On fait la mêm. répété par le Chœur . Cette Neume efi. doit être auffi orné que celui du Graduel. main on Stquemia pourquoi dans le RoSéquences . dont il fait la féconde par- Le Graduel ch ap. . tie : il le que la & : HE "L' A L L E L U I A. n'a pas befoin de fe terminer fur la note finale du Mode il trouve fon complément de Chant par la répétition du Graduel. avant le Verfet . Le Chant de V Alléluia. te il efh ordinairement terminé par une traîne'e ou longue fuite de notes qui fait une Neume propre à chaque Pièce. aulîl toujours d'un Chant propre à chaque Pièce. il faudroit ajouter à ces Verfets la Neume qui fe trouve à la fin du Répons pour compléter le Chant de ces Verfets. C'eft pourquoi . 8c toujours d'un Chant propre à chaque Pièce . tant après Y Alléluia. ou le Graduel fe répète toujours après le Verfet . ou faite de . ce Verfet fe termine toujours fans Neume . On fait une Neume auifi à cette Pièce . il eil fouvent aufîl chargé que le corps du Képons Graduel . Son Verfet eft aufîl plus chargé de notes que ceux des autres Répons . A Auxerre. . Dans le Romain on ne dit qu'une fois Alléluia. un peu plus charge' de notes que les Re'pons . les appelle C'eft . les Choriftes répètent de même alléluia .place àes longues Ncumcsde Y alléluia.e chofepour la fin du Verfet.__ ^ doit être d'un Chant grave 6c nourri . I. On n'eft pas de la première antiquicroit qu'elles ont été introduites en . î 37 . fi d'autres Eglifes vouloient faire ufage du Graduel Auxerrois fans répéter le Graduel après le Verfet . IL Part. A Meaux on ne fait point de Neume après Alléluia. c'eft-à-dire . L'u'age des Profcs té. DES PROSES. A Auxerre . deux Chantres députés chantent alléluia avec périéléfe . termine ordinairement par la même Neume première partie.Traité du Chant Grégôrieti. Les ufages font très-variés fur ce^ point. 8c on ne fait la Neume qu'après la répétition aalleluia qui fe fait après le Verfet.

parce que certains feroient peu propres à donner une belle me'iodie de Profe . O Levita . non di vijus : la dernière mefure : libre ôc finit toujours en daéli- exceptez dans la Profe des Morts ôc femblables. qui ne doit pourtant pas être rejette' pour un Alléluia . en donnant des notes loncela gues brèves fuivant la mefure de la lettre flatte davantage . pompeux Profes fe chantoient toujours à note quarre'e de quelque mefure qu'en fut la lettre . la me'Iodie en dit Modes eft fort douce . autant qu'il eft ' Yallelnja ce qui fait fentir qu'il faut p. corn-' comme Dies ir£ . Sacrement . non con fraitits . .:. ou de deux en deux Spondées: comme qui diroit: & & & . fion les chantoit en longues marchent' quatre à fortes de mefures ont huit fyllabes quatre. I. Autrefois \ts il doit être anime' . viélor mortis . &y eft fouvent heureufemcnt employée anciens Livres. Il faut donc faire attention à la mefure de la lettre .I *' C ~" HA j8 . Le Chant des Profes eft prefque toujours fyllabique fonore. iW-~~-^^--^-î^-3-~~-^~~T~5::±::::-. mais fouvent cette mefure les rendoit dures ôc infîpides. parce que n'étant compofées que de Spondées ou qui forment comme le Spondée . elles auroient tout-à-fait mauvaife grâce fi on leur ôtoit leur en breves. Part. me la Profe Landa Sion falvatorem <iies illa . comme le quatrie'me . ne peuvent ordinairement être cadencées par longues brèves . poiTible compofer Profes du Mode de Valleluia. Traité Jit Chant Grégorien. . . les II. On a corrige' cette dureté très-à-propos . Vroje de Jaint Etieiiiie à Sens.Ces gravité .zi:::±:z::d::i::::ii::i:lii—-^ X-^-A P Ur. & & A le fti mente non con ciftis eift . On autant qu'il eft poflible .'iâ-~-?i p"^:~£i^".^:z::?.rurata dux cohortis . peut néanmoins mettre fous des notes longues 6c brèves les Profes dont la mefure eft femblables à celle du SS. On E XE M P L E. ôc rend la mélodie d'un Chant plus les dans & & & : gracieufe. car les Profes qui font mefurées de pies graves . on en a de très beaux exemples modernes.

Ce changement de mefure. en notes quarre'es. Prome cantus ^ facratos Die triumphos Qoelitiim.-». Humant generis . exigent auffi un Chant léger par des longues 6c des brèves. exceptez les chutes dadliliques on peut auffi la noter en longues ik.êlées de deux en deux de mefure de fept . fait à propos. pour lors . comme Jernfalem \5 Sion filix . comme Veni fanile Spiritus .i:zn^:^»~::^— zz~^ -— j ^ — C H AP* I ^ — — ! ____—^— I. furtout les dernières . Chrifli qux fer orhem Militas Ecclejta . Ces mefures étant lege'res . Vierge à Sens. On en a auffi de dix fyllabes par mefure rimée . comme la Profe de la Dédicace . Wt -y - — --------p. on peut auffi noter ces rimes par le mélange de longues 8c de brèves . pour la Dédicace à Paris : Scandit ajlra Virgo piirîjfima . Coronatur mater dignif- . qui eil de fîx. cette mefure peut être mife en Chant libre . 7—g-» — aftra Trofe de l'y^^o'-npimj de la Ste. pour l'Aflomption de la Sainte Vierge à Sens .Traité du Chant Grégorten.ne pourra produire qu'un bon effet. m.^ 13P pk~:. les repos fe feront au milieu de chaque Strophe. Part. puis une longue fuivie de quatre brèves fur les cinq fyllabes fuivantes . brèves . Cette efpece peut être notée toute grave . enfin une longue ôc une brève une longue pour terminer la On la fuite d'une la : & rimci EXEMPLE. Il y d'autres mefures de ces Profes rimées . qui eft de fept fyllabes . Quantum refers prœmium même Profe changer pourra dans mefure du Chant ÔC mettre quelques Strophes .--•»--— —---^"r-ririîj ^Candit Virgo puriffima . comme Sponfn. contenant quatre mefures ou efpece de Vers . On en a de mefure de huit fyllabes . II. par lequel la lettre dirige la note . on mettra alors une note longue fur la première fyllabe une brève fur la féconde .

nunctibimoriorSic jubenti. II.efure eilplus rare que les autres . ::^E=E*ï::i::**=zi=:-Î Non mors mihi non vita gratior .'s . Exemple du changement de Chant léger en Chant grave pour la même mefure de lettre . on doit faire attention a la qualité de ces mcfurcs Chant. Martin. . parce que cette m. Il y a encore plufieurs autres cfpeces de mefure pour les Prof. On attache' à donner cc^ exemples de mefure à dix fyllabes . ôc qu elle eft totalement inconnue ?ux Anciens. Tua . i:-::!3:i::::^z::— lîma . Part. Deus. Super thronum regnatrix maxima Exalta-tar Autre exemple tiré d'une Frcfe de S. pour s'y conformer dans la compofition du . tire' aufii de la Proie de S.i4o Traité du Chant Grégortcft. volun- tas melior:Tibi s'eft vixi. nunquam irafcitur . Martin. Fraudis expers impu- ne lœditur : Nulli nocens bonis ulcifcitur Vim malorum. La ceffitus.

la Communion fur K» J/a ijl repents auffi Chant de cette apoftrophe Angeloritm . ïI. comme Veni fancle Spiritus . Sacrement a e'té mife fur le Chant d'une plus ancienne qui étoit de la Sainte Croix . la Profe comme nous venons de le remarquer . . ou que le nombre des Strophes fût impair. Laurent Leziita iLtutentius . ) ou que toute la Profe fût une prière . . A Cluny on a mis toute cette Profe en Chant grave . ce qui a fait . néanmoins cela arrivoit . Laudes X2rucis aîtollamus . de quelque mefure qu'elles foient. parce que ces Strophes font ordinairement une prière: s'il n'y avoit point de prière. . Vera filus mtindi vale . Les deux dernières Strophes des Profes font prefque toujours à notes pleines 8c graves . dans laquelle il y a une apofircphe à la croix. [Ce nouveau trait prouve . que l'expreflîon n'ait rien de choquant dans fon Chant pour la féconde Strophe fi . il faudroit plutôt compofer un Chant propre pour cette féconde Strophe que de la mal exprimer. C'ell pour cette raifon qu'à Sens en 1728 . . OcMii omnium . le Graduel . qu'on ne fit dans le tems aucun Chant nouveau pour le nouvel Office du SS. . ( exceptez les derniers miots . Confrtrm boe Dem .polîtion de la première de chaque couple . gcât .Vakt* 141 LesProfcs ont toujours deux Strophes fur le même Chant . ôcc. L'Introït autres Offices étoit fait &z étoit au Lundi de la Pentecôte . ou peur quelque raifon particulière . comme lorfquc la dernière Strophe feulement elt une prière. comime dans la Profe Viiiim^e Pafchali . V Alléluia fut imité fur celui de S. huitième Dimanche d'après la Pentecôte . s'efl: Dans l'imitation . l'OlFcrtoirc fur celui de la Pentecôte . exceptez les chûtes dacliliques à chaque mefure. on a remis le Chant plus grave à la prière qui commence à Bcne p:ijlor . Sacrement mais qu'on prit les plus beaux Chants des pour les adapter à celui-ci. panis vere. La Profe du SS.chap. en ces termes O cvmx lignum trinm: : ^ k phale le . on ne changeroit point la mefure du Chant. il ce n'efl: que la mefure de la lettre chan. Il faut dans la com.Traité du Chant Grégorien. rencontré fur Eue panis commencer la prière à quoique les termes ne foient qu énoncette Strophe ciatifs 6c non de prière. faire en forte.

Les anciens Chants des Traits font extrêm. On en trouve dans les anciens s'y terLivres qui montent du Dorien à l'Eolien fort minent ce qui produit une mélodie animée agréable . Le dernier Verfet finit ordinairement par une efpece de Ncume qui eft prefque la même dans tous les Traits du même Mode. La Profe de rAfcenfîoft . mais elles ne marchent pas à pas comptés par des Sponde'es. eft auiîl de huit fyllabes . Les curieux pourront ccnfulter les anciens Livres : Les Compofiteurs en pourront tirer une grande utilité pour la compofition de pareilles Pièces* s'e'lever A & : & & DES TRAITS. on ne devroit pour le Chant des Strophes que par degrés comme dans Lauda Sion. I. la du jour de : H A p. te'e par longues Si la miarche ou la mesure change dans une Profe . parce que la plupart ne iont point mefurées. Ce Chant a des Médiations toujours ou prefque toudes Terminaifons de Vcrkts prefjours femblables . 'Solaw-is fnu fefl/ziitas . Septuagefime jufqu'à Pâques . cai peu variées. quand l'élévation n'eil pas outrée. on auroit pu 6c même dû les déchar- . on dit un Pfeaume ou quelques Verfets de PfeaUme . ainfl elle peut être chanbrèves.e- & ment chargés . qui ne peuvent être que longs té. il faut auffi changer la m. qu'on appelle Trait parce que c'cft comme une Pfalmodie traînée ou chargée de plufieurs notes d'un air Depuis la des Morts . au lieu du Chant joyeux de VAllluia 5c des Profes .arche ou la mcluic du rare d'imiter les on ne le & Chant. mais qaî fervilement. & lugubre. que toutes les mêmes . & . Ce feroit trop charger cet Ouvrage que d'en rapporter des exemde peu d'utili^ ples . l'exemple des anciennes Profes . II Part.142' Traité du Chant Grégorien. e'tant imite's Pentecôte: tous beaux Chants . à l'Office encore en quelque occafion particulière . ont fait des contre-Iens inlup- porfables. Il eft ] Chants des anciennes Profes : peut fouvent .

) 8c refu- gium meum . ôc faire la Terminaifon de chaque Verfet fur la note finale du Mode. dans le Chant des Traits . le 14> Trait h a i«. Deus me- us . Dicew Domino: Sufceptor me- us es tu .*3E5i33ïE^Ë J^. comme le I. comme & Exemple d'une Médiation mal placée trop . ËÎ. II. il faut i. Exemple du même Verfet réformé. L'expe'rience a prouvé' que les autres Modes n'y font pas propres. (if de fens c.Dicet Do- mino : Sufceptor meus es tu ( -Médiation.:i:gEî5EÉÎ!=ï. d'u?2 Chant chargé. s'en tenir au fécond tième Modes pour ces fortes de Pièces.upe. . gér plus qu'on n'a fait à Paris fur-tout quand . Comme le Chant des Traits eft une Pfalmodie chargée . Part. fpe-ra- bo in e- um. au huiAnciens . if. il faut faire attention à en bien placer la Me'diation fuivant l'exigence du texte .} Deus me- .M«6'»*/jew. . ôc refu-gium me- um .C Vendredi 6c le Samedi faints. Rameaux les le on veut reuffir Dimanche de Carême le Diman. (. On peut la varier un peu dans la préparation. eu long chc des Si . comme on fait dans la Pfalmodie ordinaire .Traité* du Chant Grégorien.

de cette forte: Do-mine omiii-potens. i. On trouvera .biîas . }(r. -R= us fpe-ra- bo in e- um. fi on y fait attention . 144 -j. qu'on auroit ^ que ___ anciens. on rende aufli la lettre plus intelligible : En Par exemple au lieu de . lî.1a plus légère attention n'auroitelle pas fuffi pour rc'formcr dans le dernier Veriet du Trait de la Comme'moration des Morts . ha-bitas ' laus !mIs"Zl. . Tu au-tem in id^Sto . Tu a" au' tem in fan- do ha. il faut être attentif à ne afin qu'en rendant le pas faire faire de contre-fens Chant plus le'ger . ~g pp— -—'"â—n — Ne feroit-il pas mieux de dire comme à Sens ôc à Auxerre. la Médiation place'e {uv audi nunc .lII B-Hgpaa— Ifrael. Part.^^^^^^ C H AP. de'faut qui furcharge le Chant. de'chargeant de notes . .Deus If- ra-el audi . On trouve quelquefois deux Mc'diations dans un même Verlet ce que Ton doit cViter encore comme un . Traité du Chant Grégùrten. Par exemple .

pour préparation aii Batêmc . Méd/atio-n. Sainte-Chapelle de Pans oh a beaucoup de'chargé .s.ifceptibles de modulations plus variées. le Sa-» inedi faint . Neume ell les Traits en raturant fur les anciens Livres j fur-tout le jour des RameauxQuand les Traits n'ont que deux . à ces deTauts palpables ^ compofer ainfi : & : Do-mine omnipotens . ÙQ f. Combien d'aUtres exemples l K . on peut les orner un peu davantage.rum If.rael. ) orà- tio- nem mortuo. (A/f'i/^^/»??. 1< au-di nurc .) Mode A la termi -lante des Traits du huien uiage dan^ plufieurs Eglifes. i4jf Ltih. Dans le Trait . ÎT. on ne trouve rien dans cette comil femble qu'on pourroit f oittion qui fente la prière rcme'dier .Traite dri Chant Grégorien. Ceux du huitie'me Mode font ordinairement moins lugubres .) au- di nunc oratio- nem mortuo- rumIf-raeL Cette dernière tie'me (antre Neame. Outre ce défaut . une première média- peut-on n'en être pas frapné pourions-noui pa:^ donner de ces détauts dans le Cliant des Traits tion à enim après ghriofê pé. au moins en partie. trois où quatre de notes Veriets. Cantcmus Ù^rtino . Deus If- rael . . Part.

que fOlfertoirc fe chantoit plus lentemjent que les autres parties de la Meife.Sûtidde gne des Miniltres infe'rieurs parcouroient les rangs . Tï. c'eft le commencement du Sacrifice.unes . le tems de cette Collede . pour rccevoir les aumônes des Fidèles . du moins ne de vioit-onpas l'entonner. de commencer l'Offertoire fans le continuer . encenfent continuellement l'Autel.c. Autrefois le Celelsrant ou le Diacre . j' * il^^'h des Affiûans. toit e'toit la Pièce qui fe chanavec plus de gravité. devant qui les Anges tremblent . on le modulera comme les Pfeaumes des Introïts Ôc du Mode de l'Offertoire. Si on fait la faute de laiffer l'Offertoire à fOrgue . Il eft furprenant qu'une pièce fi noble foit laiffee à l'Orgue dans quelques Eglifes. ôc c'étoit pour remplir l. Se quelle ne marche qu'avec poids ôc gravite': en effet tout y doit fentir la majeile' de Dieu.x autres Eglifes. par les diftraétions qu'il occalionne .%. que fes progreiTions font plus graves . C'eft aulfi . Ôc dont le Sacrifice va fe renouveller. les cinq premiers Dignitaires revêtus de Chappes . ou le retenir .e fi le Chœur alloit le con Autrefois à Sens l'Offertoire îinuer:il faut .s. L'exemple de Notre-Dame de Paris qui chante cette Pièce en entier . ouïe laiffer tout entier. pour donner lieu à des fanfares . Mais n'eft-il pas toutà-fait indc'cent dans quelques . tandis qu'on chantoit l'Cffcrtoirc. ParT » DE OFFERTOIRE. la raifon pour laquelle chez les Anciens . il eil d'ufage après l'Offertoire de chanter un PfeaumiC . dont le Chant doit être très-folcmnel . cette Pièce eft la plus charge'e de notes . accompaC. félon toutes les apparences . devroit fervir de règle i-. Si pendant fOffrande du peuple . comm. dont le jeu . le jour de Saint Michel l'Offertoire fe chante très-lentement pendant ce tenis . La dernière partie de la Meffe eft celle qu'on appelle . eft fi évidemment de-place'. Dans cette Eglilè .Traité du Chant L' (jrégoritn. DE LA COMMUNION. L'Offertoire eft une forte d'Antienne .

mt'~ . Se qu'il efi aife' de difcerner. II. Il en doit être ainfî des autres Pièces^ On peut conlulter les nouveaux Livres Graduels de Sens £<. C'eH une efpece d'Antienne d'adion de grâces. j. on doit le chanter du Mode de la Commiunion . ils arrangent les noies félon leur fanta^e ce qui fait qu'il y a certains Chants miférables qui n'ont la p. Is Ckap.:^ d'attention à une certaine refîemblance de Chant . Ils commencent ^ ils terminent. . confondant tout font du Chant comme il leur vient dans l'ide'e aii lieu de fe conformer aux vraies Règles. r-er-^rd ner de garde d'imiter la licence de ceux qui font plus '^'aB. qu'à '"• *• fa nature . du moins quant au Chant par une imitation re'guliere. De toutes les Pièces de Chant Gre'gorien à la Meiie . elle celle peut fe terminer par une finale prépare'e d'un Répons. d'Auxerre on y trouvera . Elle doit être com- Communion. en prenant la modulation ordinaire des Pfeaumes. ple comme Dans les Eglifes. &. S'il arrive . nous ne fçaurions trop le dire il faut bien fe dons. IL A peu d'Eglifes où il n'y ait quelque Pièce pour laquelle on a quelque pre'dileélion on fair bien de la conferver . ils abbaiflent . ou peu après. finon quant au texte . par la correftion des Miflels fertoire foit . Kij . ou une Commufaudra charger pour l'un de'. qu'on peut égrdement terminer en C Se en G. exceptez quelque Pièce flirtive d'un autre Auteur .. foit dans les anciennes imite'es ou re'forme'es . ils élèvent ils fuivent ré^^. ou pendant la Communion du peuon chante un Pfeaume.Traité du Chant Grégorien. -- • . Pourre'ufîir dans l'application des Règles dont nous parlons . qu'on a tâche' d'obferver toutes ces Règles . 147 parce qu'on la chante pendant la Communion. & . afin que chaque pièce conferve le goût propre à la place qu'elle occupe. fuivant les Anciens . Sunt quidam mifcrrimi cantHS . elle doit être la plus le'gere 6c la plus coulante. qu'un Of- changé en nion en Offertoire . * pofe'e comme une Antienne un peu charge'e . Part. il charger pour l'autre .7-. qui au hazard fe'parent ce qui doit être uni uniffent ce qui doit être fc'pare' . Communion & Y : : & .dcta. & . foit dans les nouvelles comJ)ofitions . opricté d'aucun Mode .

Part» le Traite^' ^^^p I //as mciJieriiZ kàhe?ites proprietatem ^. rapLini du Romain du Parifien au Samedi laint la Profe Landa Sion qui a douze notes d'étendue la plupart des Graduels du fî. Scion ce Traité . attribue à S.-^f ^^rie termlnarî prJL fnnt in C £5 ''« G comme il eli dit dans du Chant ihid. m. 7. II. Grégorien'. foit en montant foit en defecndant. &: c'eli . fuivant ce Traite' & : & & : : xiéme Mode dont les Verfets font Cette réflexion nous oblige de faire digreiEon fur les Modes mixtes. le meilleur fentiment.ontant tantôt jufqu'aux nues .J48 Traita' du Chn:. que comm-e par échappée. .. ces Chants trop étendus . c'cil. ou il bas . foit en bas . comme l'ancien Répons de la Trinité O beau Trinitas : le Répons Duo 5edu Parifîen . pourquoi comme nous l'avons de'ja dit. tild. qui peuvent parcourrirhuit ou neuf notes oh peut néanmoins aller julqu'à dix . ôc ne s'étendre aux notes ultérieures . doit auffi . dit l'Auteur de ce Traité . e'vitcr de trop e'tehOn dre le Chant . qui font rompre les vaines à force de crier &c qui creulént d'une manière outrée . . ici une forte de ?*t^ . il n'y a qu'à fe renfermer dans l'e'tendue de l'O(ftave. mais il faut que toutes les notes de l'Odave aient toujours entre-ellcs un rapport réciproque . On doit donc rcjetter. c'efifur elles que le Chant doit être plus fréquent. foit en haut . defcendant tantôt jufqu'aux abîmes puilqu il eil plus clair que le jour . qu'on ne peut l'entendre il élevé . pour lefquels il faut ajouter de nouvelles lignes ou changer fou^'cnt de clefs . plus difficiles à chanter . le Répons Cbiflus . il n'eft pas à propos que les comChants paffent la porte'e des Voix me'diocres munes .t . Bernard. dit le même Auteur. qui vont quelquefois jufqu'ii onze Se douze notes . dit-il exprefl'ément contre les règles quand' il eli qu'un Chant eft mal fait comme il faut . Ces obfervations ne doivent pas néanmois faire reip'ter certains Chants étendus . difficilcs à noter . 6. du cinquième. qu'on ne peut trouver de voix pour le chanter.

II. pu du fécond avec le premier . ?<f.ntiphonier de Paris à l'Office Noélurne de l'Af-r fomiption de la Sainte Vierge . II. dans leur étendue e'xcedent leur Oclave 6c entrent d'un Mode dans l'autre . ou du huitie'me avec le feptie'me comme dans l'ancien Offertoire de rAifomption de la Sainte Vierge. r?. a condamne' comme un grand de'fordre dans le Chant . vent connoître qu'ils ne peuvent re'gulierement faire ce mélange que d'un Mode avec fon compair. du premier avec le fécond . On trouve peu d'exemples du fécond qui emprunte du prem'ier . . qui eil la quarto du Plagal: ou lorfque le fécond emprunte rélevatioii du premier au-deffus de fa quinte . /i\ ut ^ re qui eft la quarte de rAutliente. les Chants qui . Autrement ce feroit tout confondre . Part. du troiiie'me avec le quatrie'me ou du quatrième avec le troifie'me. porté ci-devant. leur compofîtion efl un mélange de l'Authente du Plagal. comme d^. au lieu que les exemples du premier qui emprunte du fécond font très-communs. du cinquiemiC avec le fixie'me. doi-.Traité dit Chant Grégorien. par-là . y?. I4<? CHAPITRE Des Modes mixtes. comme la .ns L. la . Ce mélange nefe p^ut ni ne fe doit faire que des Modes compairs : comme lorfque le premier cm^prunte quelque defceatc du fécond. re U. Il eu furprenant que ce de'fordre fe trouve dans le nouvel A<. . appelle Modes mixtes OU connexes. fçavcir.xnda Sion. ce que le Pape Jean XXïI.e comme dans le Re'pons Cbripns du Samedi faint à Paris du feptieme avec le huiiie'm. . . ainli qu'il efr rap.e . com-? me dans le Chant de la PaiTion à Paris ou du fixie'me avec le cinquiém. Ceux donc qui veulent faire des'Modes mixtes . fur le Répons Afiteihit y imité de l'ancien Répons felix es^facm Virgo: le défaut Kiij . . ON & & .

I yo de l'orginal ne peut juftifier le même deTaut dans l'imitaticn . Part. du troifiéme Mode pour fa première partie.^el}.minus impie- bit fplendo .:-:-â!ê:33i^^i^^=:0iizz:. II. qui ajoute une doub?e faute en rendant ces mots auimam tuam iepare's ôc divifés de leur verbe /mflel/itfplendorihnsy l'original na pas de fens fi vifiblement coupe' ce Re'pons eft du premier Mode . avec le même de'faut. Imitation.. on remarquera que la prétendue première la Nativité' Le même & & & . am. aux premières Vêpres de la Chandeleur. dans la plupart des autres Egîi^^s. Quia 3 ex te ortus eil fol ju-fti- B£?a___B- ti^ Chrif- tus De- us F-«l-^— :^—-A S5— nofter.iJ- '" ^^' Çj^AP.. Traité du Chant Grégorien. : & & Ancien. K ^__ L I B^ — < n- t-?is3-ri!p::±z:p:z:::EEE3i:'~::::i:z:::i:Hiz:3 Do. bus a- nimam fuffîfent tude'cider. on y fait entrer une progreiîion un repos parfait du huitième. Les yeux pour Re'pons Félix a encore e'té imité le jour de de la Sainte Vierge .-. du iccond en A pour le reiie. Si on veut 'bien y fane jittcntion .rBa-. On ne pre'tendra peut-être pas juiîiSer ce défaut par l'exemple du Chant de la Béncdiaion du Cierge Pafchal çuî dans le Romain .

la re'gularité . IL ôc eft & ARTICLE Du faut traiter I. §. II.. ce font par conféquent deux Pièces qu'on a trd -bien fait de diitinguer . Per . De la première efpece de I. ce haut. .Traité du Chant Grégorien. la jufteiîé l'agre'ment du Chant àci Anciens . 8c l'arrangement des Modes. comme on l'a vu. n'eft autre __»_«__ Chap. que avons obfervé NOus plufîeurs autresplus différentes que a . 8c même enchérir fur eux. tems de defcendre au détail des dlfFerens Mode?. eft le Dorien . de la quatrième Octave de la Gamme fondamentale . Voininum cierge ne commence qu'à Dominus vohift^um . ^^ ou l'Hyperdorien. premier Mode. ainfï il efpeces dont en particulier. Ij*! partie de cette Pièce chofe qu'un avantpropos qui fe termine par la conclufion ordinaire . Des Modes en particulier. il eft Le premier dans Tordre . CHAPITREIII. j^^. dont il eA la divîflon Harmonique . Mode appelle Dorien. Kiv . I. & que la Bene'didtion du 6c que j par le Chant. Il cfl formé . Mode . jlï. Part. de prefcrire des Règles auxquelles les Compofîteurs doivent s'aiïujettir pour donner à leur Chant.

Art. 5'pn fervir. Les Anciens chantcient beaucoup far ce Mode. afin de les joindre à TAntienne qui \qs gouverne : enfin il peut aufii avoir un repos liar le re d'en haut . §. 4. P I m il Il n ^. outre fa finale repos fur le fa fa Me-diante .pompeufe il convient aux grandes rhofes il efi modelle gai . Tf:. de refpece de chant Mefopycne... quelquefois fur le mi ^ encore plus rarement fur fa Quarte /r/ .. Le premier Mode .. Frfig.. fublime . fe'vere . n'a rien de trop libre ni de trop moii .divif. fur-tout dans le Chant des Profes. fa finale efl le re d'en bas. m. & & : : . : efc fi i^'cond . magnifique . Il preTcnte d'abord une gra^. EXEMPLES. à A <p. . §. & Dominante fcs & Le premier Mode C. que l'on peut y met- B»»ade *-^ prefque tout ce qui n'eil pas propre aux fix fuiciiitu.f^. vants ( le huitic-me a la iTiCme fécondité pour qui fçait c. Ôc eH propre à toutes fortes d'afî'ecrions. Surgens Jefus impera-vit ven-tis ôc ma-ri . exceptez pour les terminaifons de Pfalmodie . XI. fa peut avoir . i. & fa-éta efl tranguii-Jitas magna.4..15** ^ Traité Ju€batit Grégortefi. furtout les fuiets qui demandoient plus de grandeur de gravite' Platon Ariftote le pre'fe'rcnt à tous les autres . dit le Cardinal Bona. j1^eV/. Notes B effentielles. ) it>id. DcKi/'J. I. Ere/'. exaft . — . '^ ' Chxi. il a fa Dominante à la quinte lu a . Mode mineur & Odave.. fon Oftave au re D d'en bas la finit au au re d de defîus.^g' j^^jg gj. ^ -. Il . fur Vut ludelfcus de fa finale . Antienne renfermée dans fon 05lave.8.commence I. . Vakt.^e pur b — oilave.

fus eil ac. Sacrement pour une Stûiio?2 à Amiens. Ag-nus qui occi- fus eft .Traité du Chant Grêgmen. Saciement. 8c ho- nor. Dig. 8c ho -no-rem -^i^a—«-8c glo. 8c benediûio- nem Sedenti in thro-no . Antienne du SS. 8c A g- no benedic- tio .8c glo- ria. 15" Autre exemple d'une Antienne Solemnelle pour l'a. dans laquelle toutes les Chap.nus efi Ag-nus qui oc-ci. . Scpotef tas in fe- cula feculo rum. m. & divini-ta-' tem . Part.ri-am . II. 6c oii Ton ^j.-» doration du SS. pour la frocejjlon.ci- . accipere gEE=aî^EjEiEEiii^gEgEpi5=É^":teEJ vir-tu- tem . i ^ Dig-nus eft Sens . A- men. ^_ trouve tous les repos naturels de ce Mode. eordes naturelles du Dorien font employées .

:. L'élévation au mi fur le mot henerem n'eft ici d'au cune utilité . :z::fc^. mais il s'en faut beaucoup qu'on y ait parfaitement réuiîl .±î=b:î:ii^g: I. on en trouvera quelques preuves ci-après on y a gardé le Répons Vnus pants du I. la defcente à la Quarte U feroit plus douce que la chute delà Quinte. n'eli pas aiiez indicative du i. Traité du Chant Grégorien. elle feroit vraiment propre au quatrième . EP^^J f ôc fortitu-dinem. Mode avec fon ancien Chant . Il paroît que dans cette Eglife on s'eft appliqué à réformer les . ce qui rend ce Chant entortilié ÔC tout défiguré .tio. de plus il femble qu'on ne doit pas omettre le fubftantif A^nus dans cette Intonation. tous bien marque's . Ag nus. III.1^4 Chip. ^iiïS ^-r.défauts de contre-fens . AXT.nem. ôc glo.ri- s—! :^:=i=:4iî=iii-- am . l'Antienne n'en feroit pas moins belle. Part. de mauvaifes expreiTions 8c autres . ôc divinita-tem ^^^^^^ 8c fa-pi-en- :^i^^EE^^:T^-^ tiam . pere virtu-tem . Mode.gnus efl. . ôcbe-nedic. de cette Antienne efl très-noble . H. On pourroit la mettre ainii : Di. les expreffions fuffifamment exprimées on doit néanmoins obferver que les repos font fort : La mélodie l'Intonation fixée à ces mots Dignm eft . quoiqu'il y ait plufieurs mots retranchés . 6c hono. comme nous l'avons dit : ci-devant.rem.

am.rum. Art. in fecula fecu- le. n'ctoit point ancien 8c compofe' dans 8c connu dans toutes les Egliles l'Auteur de ce nouveau Chant 8c ceux qui l'ont admis feroient excufabics . II. I» JtvE-furre- xi & adhuc te-cum fum. 8c refurredio- nem me. E^^pofuif-ti -S^il fu-per me manum tu- am . 8c cognovi- fti me : * tu cognovifli feffionem E meam . al- le- '5-^ lu-ia . allelu-ia al- lelu. Pf. .men. Part^ . Si ce A. Iil. i=S3=«=i=^ ta efl: ti mira- bilis fac- fcien-tia tu- a . du jour de Pâques. mais qu'on fe rappelle la douceur 8c la majefté de l'ancien Chant de ce texte » texte . al- :E3i:^:îîj!Ï=t:^îEÏË le-Iu-ia.Traité du Chant Grégorien. Ij*}* Exemple de Chant de mauvais goût duel de Rouen. Introït tire' du G^a- - - - Chap. Domine probafti -zi^iE^^tliïiiZi: ~m^:=T-*r^ 1^?=?^ ^ me . |B * "» n ' 1 .ia. le Romain .

ôc lacum . On trouvera cette Pièce de deux façons ci-après au quatrième Mode. n'a que de Fe'clat .i. IL Part. rendant grâces à fon Père de la protection qu'il en a reçue . trouveroit que la féconde partie du Chant commence au mot dcfccudentibtts les fauifes exprellions defcendentihtts pour fon commencedes mots infemo ment .. Le Compofiteur s'elt lans doute applaudi d'avoir fi bien tourne' refurrttUoncjri .izir:zziij':: denIl eft aife' . ii en a cî£ & enthoufiafmie'. aft tout-r. pour tout mcrite . & : : . dont la phrafe ieil n. dont les expreiîîons n'ont rien de me'lodieux ni de naturel . à l'exception du premier mot Refui rexi . pourrat-on n'être pas choque' du changement-? En effet cetfg nouvelle compofition qui .?/lelnia de la troifie'me Fête de Pâques . .1„^ ' j ^ Art.al partage'e les termes mal exprime'es. fans douceur . Si on avoit fait attention à l'cfprit au fens du texte . tibus in la- cum.&: que les Anciens ont vraiment rëuiïï en employant le quatrie'me Mode. Traité du Chant Grégorien.Do- mine edu- xi- fti ab infer- no în animam me- am : falva- fti me à defcen- °?Bfez~ii:ri:ziizi4ZZir:iirââ::-:. ï fê qu'on en fafTe la comparaifon avec celui-ci . que par confcquent c'etoit à ces mots qu'il falloit naonter au hi non à ttefcendetnihits qui n'entendroit chanter que les notes . font fenfibles. de remarquer que cette phrafe a deux parr ties que la féconde commence à falvajU me . qui repre'fente Jefus-Chriil: rcirufcité . : & & î^. fans gravité .-fàit icabreux baroque. on auroit fenti avec quelle gravite' on devoit le faire parIer. Autre exemple de Pièce de'feclueufe Verfet de /'.

On n'a pas afiez refpeélé les règles de la Quantité . i-- Pièce.iîi. eduxif- î:::i!qz±^!:i±r:îiiij=ii^rz:iz::":~:±z:Z'i:i?zlr:-: a- nimam me- am : falvaf- ti me à def- cenden- tibus in la cette cum. . comme de la lettre. Le Graduel efl beaucoup inférieur à l'Antiphonier 8c il ne paroît pas être du même Auteur. . on reconnoît aifément on trouve beaucoup d'imitations des' il y en a pluiîeurs de gênées mais . -«-. très-dure. Do- mine . doit être différent de celui des autres Offices .-'^ ^ I a ti - —————— u——i. ik retrancher la Sixte qui efl ici Chap. Part. ce femble rendre . On n'a pas eu alfez de foin dans le Graduel de corriger les fautes de quelques anciennes Pièces qui ont les ' anciens Chants . & Dans ces Livres anciennes Pièces. Mais il y a aulïï des endroits fcjrt négligés . y font extrêmement fréquentes . où l'on a chargé de plufieurs notes tit. Les Sixtes les Odaves. 1^7 ce::tc — Art. Uabemus ad On y a corrigé plulieurs défauts & & : & . I. pourroit . on s'en eft tenu à une prononciation groffiere des Daéliles fuivis des monofyllabes comnae mortum efl .^ ab infer-no 7^. Il eit vrai que le Chant dçs Meifcs . .Traité Voici comme on du Chant Grégorien. mais il n"en doit pas être moins beau moins travaillé. on trouve des expreffions e'nergiques qui rendent fort bien le Dans nouveau Chant de & le fens Dignmn ^ dont nous avons parlé ci-devant. les différentes progrelfions n'y font pas affez modérées il y a un très-grand noiiibre de Chants fuperflus ou de trop d'étendue qui fortent de leur Mode. des fens coupés des phrafes mal partagées des expreiïïons outrées. Métropole on trouve grand nombre de très-bonnes Pièces . plus re'guliere . . IT. on fent dans la plupart une mélodie allez douce qui plaît .

melle fatura- vit e-os. Sacremeut on a m Il & de pe-tra melle faut corriger aifiji 8c de pe-tra.I^^ - Traité du Chant Grégorien. de cette forte : 8c hoc quod con- tinet om- nia fcien- tiam On auroit pu réformer comme on a fait à Sens : & ha- hoc quod con- tinet om- nia fcien. Chap. pour l'Introït Aiceffflis on a imité l'ancien Introït Gaudeamus .tiam !pi: 1~IE3 bet a auffi corrigé cette faute à Paris l'Introït . A la Fête de tous les Saints . I. mais on l'a beaucoup défiguré. II. On mais un peu différemment. An. : pAkT. Dans laiffé ces mots de la Fête de petra tmlle 'BZIî: du SS. Les anciens Chants des Hymnes y font confcrvés . 111. nouveau Miifel comme le jour de la Pentecôte dans l'Introït on a laiffé Et hcc quod fo»""^* avec un repos parfait avant omnia qui fe trouété confervées dans le ve lié avec fcientiam .^f.

__p. de JVl A- nus me-as ex. :^^=ii=^ -m-^_ . Part. repos parfait à Jemjaiem . . dans une Méthode imprimée à Poitiers 1748. pour l'honneur de l'Auteur qu'il y a du goût 6c de la mélodie dans fon Chant . Répons défedueux . néanmoins donné pour modèle . ! U Confidera-^bam murumi Jeru-falem dilE. . le Chant des Verfets de Répons eft fouvent aufli chargé de notes que le Répons mém.eft auffi aftreint à fuivre Tordre arithmétique pour le choix des Modes . 8c que in altitm paroit comme une reprife qui a aufîî un repos parfait. * Et. Des défauts femblables fe trouvent dans les huit autres Répons donnés comme modèles dans la mêm. t^3iE?f.e Métho*de. Il faut néanmoins avoUer . outre cela . contre la règle des Anciens .III* chargés de notés. les deux mots. * Et in. diMîpatftm reprife de Chant qui joint ts portas ejus : enfin ime dernière partie ne dit que corfibttjîas igni.e. £? itijipientiam ej/*s. Ainfi le fens de la lettre eil continuellement coupé. 1^9 Chap.ten in al- tum U FenilUt. n'y font point aflujettis à la Quantité propre à chaque efpece de Vers. Les nouveaux . di : 1\ Par M. terminent le Chant qui ne doit finir qu'au mot luxi. auiïl-bien que les anciens . II.pa.fî-pi-entiam e-jus lu- xî.^—Url 7^.I. Le Verfet n elt pas plus exaét . Akt..Traité dti très - Chant Grégorien. Il eft aifé de voir qrx'exteudi a un repos très-parfait . On s'y.îz^-ini!Ld — .tum ::'^K^zz:j & portas ejus combuHas ig-ni.

* Et.. .. lequel on trouve le be'mol feulement par accident: les repos fur la Dofur la Me'diante . ^ART. 8c portas E-.. j Répons pour Fête de S» Germain d'Auxer* re dans le Diocefe de Sens» la X* U-it ma ximus in falu- tem p— ^^^^^^^~^^^^^^^^^^^^-i-— — 1— —•a-.*âri--a^ Eledto-rum Dei._^_?. •i»i A- me-as ex.^. l'e'tendue jufqu à dix notes les exprefïions propres au texte.. B. ejus com-bu-ftas igni.î g() Traité dti Ch'ifit Grégorh'?. Nous allons lui en en re'formant la Pièce ci-deiTus. qu'il n'y : 'Z • "777 * ' c<^ manque prefque qu'une fur quoi juiie applitatiôîi des Règles on voit qu'il lui feroit aifc de fe ^^' ' réformer lui-même. tiam e. faciliter le moyen Exemple de la même Pièce réformée.i_L.ten'^'"^ di in al- tum ^1 * Et "^B-i-^r" infîpien- ==-'-"=> *^''--« -I -!ii^-.^_«j_t: 5V!^-^ luxi. avec deux Terminaifonâ minante Exemple d'un Re'pons folemnel dans & diffc'remment pre'pare'es . .jus Confi- dera-bam murum Jeru-falcm di-fllpa- tum.!-s5:.a._. n — ae^-2S=i-^_a_E:f_jr nus — ' — . f. — fi- * Invoca- vit Al-tif- mum . lî.i.î::&diJEH_f?-i::jB-HB_8izz:^n: ïq.

trouve dans le nouvel Antiphonier de Paris au jour de Noël une faute contre les Règles les plus communes.Qç.> .Traire du Chant Gfégorîen. Se in ope- ribus fu- is. * Invo ^ ^:î5He vit. Part. dahs le lixiéme .néanmoins on a bémolizé le mi fur le mot pereat comme fi cette corde pouvoit être variante dans ce Mode ce qui donne . 8c audi- vit iWum De- us : f Impetum fe- ËEi=SEŒi^^l^5!E=!EêEa ^ ca- cit contra gentem hofti- lem . 16^1 Chap. & per- -^-Ffe ::=3z2-:55iîïâî^=3::âi:!i:=3 contra- =Ski::i:îï:i~=:fc=sii=^i=E=tfe! ri-os. 111) I. On a corrigé cette faute à Beauvais. cette faute elî copiée ce TAntiphonier de 168 1 dansleRe'poniDÉ/ff«r/. mum in oppugnan- do inimi- cos .bis . un fon difgracicux contraire à la nature de ce Mode. lï. On ne trouvera jamais chez les Anciens deux cordes variantes dans un Mode : fi on trouve quelquefois le bémol fur le mi & . j^. on ne doit pas en conclure qu'il a L .Erat di dit po- tens in ver. for lequel on a imite' le Répons Sic Deus dilsxit muiidum. Art. Chant eft purementDonen ëc On ne peut avoir d'autre corde variante que ley?-.

Ceft ce que bémol indique.cître en mêine-tenns que la Pièce eic tranfpofée du douzième Mode au fixic'me le bémol qui régne dans' toute la Pièce fur la corde Ji ne marque point alors une corde variajite . où elle n'eit obfer- on ne vée qu'en partie. J. Hymne de la Sainte Vierge. diiFérens Mètres Vers Afdèpiades . eft dans le le Livre des . O nox vel medio fplendidior die .• 1 6% d'ux Traité du Chant Grégorien îl. Ce Chant Sarteuil. Davi-dis. corc'cs variantes^ il n'y a que la corde mi qui le Chaf. Cujus pcr te- nebras Virginis è finu Terris exoriens Sol — —*— ï «--n. de donne ici que pour la réforme de n'ett v as la Quantité naturelle du Vers avec laquelle il moins beau qu'en fcn premier état .foboles. Autre exemple de Vers Afclépiades. Pièce étoit dans fa po/ition naturelle & Exemples de Chants d'Hymnes de fuivant la Quantité des Vers. i^ foit alors. mais que ceyî bémolizé tient la place du ja qui fe trouveroit par-tout fi la légitime. Part. : taifant conr. gloria Virginum. novus e-micat Complens omnia lumine. Oirifti Virgo . Hymnes de M. iiL Akï. à No'éL .

~^l quse Art.p^:r-5r: --a te pofuit -^-. à la Nativité' de la Sainte Vierge . ËEÎ^E^ parens . ParT. m. à des Offices particuliers . 3. Exemple de Vers Alcaïques. comme fi on ne pouvoit mieux que d'employer ce Chant pai-tout. tz!^:^^:iZ^ conciliât dies : —i—-». Sanc- ÈîSSËEË^H* ta tuus Medl-a-tor intrat. ^ Promifla tel-lus ^ . enfuite à l'Afcenfion .Traité du Chant Grégorien. Il eil d'abord à la Ch indeleur . Hymne de t^fcenfton à Sens w±. doit avoir La même Hymne les un Chant plus le'ger pour Offices votifs. à la Pentecôte . Deus tumentes ponet iras . 163 chap. I. c'elt fa fource . Deus Partu virgineo malè fubdoli Anguis contereres caput. A Paris fête gentes qui des plus parfaits . _ concipe gaudia _ Te faufla cœlo j I^ZEZ. à là Concepion . H. mais il fenble qu'on l'a rendu trop fréquent. faire & on a mis cette Hymne fur le Chant de Sta^ eil un des plus beaux Chants nouveaux Lij .

! —__t__ Te faniSte ru. t. Exemple de mètre Alcm.ok'. III. R.154 Crap. Exemple de Vers lambiques trimetres . Per quos & potuif pulcra place-re : Deformis macies incubât o- ri Sedformam meliorgratia tiphonier de E. Part. Aki. penfat.^J E±^=î* Ul-trixipfa fuos faevit in artus .fus :ziz!±:z:=:=:=t:i=::=:::q Ludovice prse. Hymne des Saintes Vénitemes. II. tire' de l'An- Au jour de faim Louis. Ut nos tôt obfelîbs peric-lis 'd: Inco- lûmes fme labe fer-vent.lia —^a— "— • - Divina pofcunt . No-bis fide-les providus Angeles MiiTos olympo ruppeditas duces . Traité du Chant Grégorien. avec la réforme ne'ceifaire pour la Quantité'. ^EpEE^îEEg^i.E^=E5EE}~=ïzi. Strophe des Anges Gardiens.ane tire de l'Antiphonier de Rouen . 1.oucn. Autre exemple de Vers Alcaïques.

1.tas .. Hoc &C liga-bit . . Jerufalem . B-jj . quis terris honos Cui ju- » » *^~"h — •=- " ~~\^ ? " 1:.tus ipfe con-cef-fit fua Quidquid â = bis — — — a—-»--— —-bI -1 1 -— —'~~~~~ Z^Z m 1 . Part.p. Petre. A Li Fête de la Chaire de S.litas tiré Autre exemple d'Iambiques trimetres mais de'charge' de notes.Traité dti Chnnt Grégorien^ II. Moves tyrannisbella . le Exemple d'un Chant pour Mètre Trochaïque. . g- -B — sr"!: — Aar tu Crucis clavum tenens .^. Z liga- ra Chrif. V ourla Dédicace* Urbs be-a-ta . . „_« "«. ifi^ i _ --s a—-— — ^ - T -'- ch«. Quan- L iij . T terre» Qua--- lis potei. ve. fol- vet & polo Deus. Chrifto mi. fc II iB__!îr:n_g:: — . S—a — m. Speique facras anchorâ fun- t — — j-1— . de Rouen.j.ra pacis Vifîo .b-u dans rates . quidquid 8c folves folo .

Autre du même Mètre. Part. Cum reum fol- vunt .1 66 Traité du Chant Crégorùn. ialutis Arbitri claudunt referantque nobis A-tria cœli.J^OH des Prêtres. III.:""==:=--:= z=3::_rii:?i:::^ ::3=:ir-î:i:::ii:t:i===i:==:5 fcelus Omne pendentes inftate-ra . hase coaptat :!ï=i: fuis Sedibus Deus. peut Exemple de Vers Saphiques. Auteur du Chant àe beauvais. Strophe de la même Hymne. on à fon exemple . Q Sacerdotum vencranda jura ! Ceu vices Chrifti te- néant . Deus ipfe foivit. chap. Dum ligant fontem . Du Commun Af. p=i:=::!irsi:!i=?^^=Ft:^::^^^PE^=ï=F=:} ta furgit ! celfa faxis Conditur viven-tibus : Quœ fe^EÏ=S=li^ polivit. II. n'ayant pas mis des Troche'es partout . I±=ï. 2. n'obferver pour le Chant que le premier 6c le troifie'me Troche'e de chaque Vers. Le Poëte . Deus .

lli. — ^ ^^^ font: s H^ Vin.t les .cula ^— — " — Ver. .Tr. pour la mcfuic du Chant dts Vers Saphiqucs . nous avons faites ci-devant feulement. S. Dics faîu-tis nuntia .c . .%itê in Chant Grégorien.. Exemnlc«: de Vers ïambiques dimetres phonier de Rouen. il a la gravite' qu'il eft aiié de fentir dans toutes les anciennes Hymnes. que tout le monde connoit pour l'Hymne de S. nous avons fu!vi rAntipliomer de Paris de i<58i . où on a auffi admis le Chant . Part. mais on l'a mis à Lau les de connoître fuivar. 1 6j Chap. parce quelle s'accor Je parfaitement avec la manière de icander les Chant fîngulierde l'Hymne de de l'Antiphonier deRouen. . tiré de l'Anti- A la Fête de Hœc lAnno'nc'iaîhîî . . illa fo. Qnâ Liv . ipfe neflit.i::f.xis refonare fibris Mi- ra geftorum fa-muli tuorum Suive pol-luti la- bii re- a- tum SancIl cil aife' te Joan-nes.n-r". Jc?. remarques que que ce Chant cft vraiment ancien . tiré Ut queant la.lemnis dies . Jean . C'cft fans doute fon antiquité qui l'a fait confer\^er dans cette Métropole . 2 5 A^ars.'. II. Dans ces deux derniers exemples .

on ne peut donTierce mineure . . qui a il comme invariablement une Tierce majeure ner à ce Dorien . fol : mais faut en qualité de Dorien qu'il ait une Tierce m. Harmonique de la feptiéme Oélave re .i6Si. Mode .uns n'étoient même point d'ufage avant le . des PiOf légomcnes de VAritiphonier de Paris imprimé en. • . leur en donner des miodéies .1 63 Triîhé du Chant Grégorien. comme e'tant ceux qui conviennent le mieux à la majefte' de l'Office divin. pour n'être pas confondu avec le feptiéme Mode . la On a Tiré les noms des différentes efpeces de Vers . peut fe au-defius de fa finale pour lors tranfpofer à la quarte il aura la divifion fol . * Vers Saphivraiment du neuvie'me Mode . Si nous multiplions un peu les Chants des autres mètres . PARTi miffa cœlo tri-ftibus Vene.re ter. ainfi tranfpofé. & iiécîe dernier eft . doj^t quelques . i. Frei'g. On doit remarquer que nous ne donnons que des Chants graves .ineure qui commence à fa finale en montant . parce que les anciens Livres en font pleins comme nous l'avons remarque' ci-de-» vant il fuffit dans notre projet de choilîr quelques-uns d'y faire les re'formes que laQuantité. des meilleurs exige pour fervir d'exemple de la réforme qu'on doit faire dans les autres s'ils en ontbefoin. c'eft afin d'en fournir à ceux qui en manquent ou au moins . II.ris gau-dia. . parce qu'ils font rares dans les anciens que les nouveaux Bréviaires ont beaucoup d'Hymnes fur ces mètres . moyennant le bémol les Le fécond exemple de Chant pour ques §. : & . comme l'Alcaïque & le Phérécrace. Le Dorien ou rk. nous l'avons mis au premier. pour montrer qu'il ne répugne point dans cette pofîtion. Nous donnerons peu d'exemples de Vers lambiques dimetres ou à quatre pie's . IL De la Tranfpofiùon du Dorien.

I.„. fans le rendre mixte. comme ils ne connoilfoient que la corde b ou //' variante . 8c à Sens pour le troifîéme Répons de l'Office de la Nuit Dus : ëc mal-à-propos marqué du feptiéme Mode.a. un x. Ce qui a ébloui 8c empêché de reconnoître le premier Mode . D E- us fufcita-vit Chriftum a mor- tuis . met le Répons Sedit Angélus du huitième Mode . c'eft par nécelTité. taire attention à la Tierce terminante . une Quinte fol ._^. on ne pouvoir procurer cette variété que par la Tranfpofîtion. L'Antiphonier de Paris de i(58i . re . étant plus long on a retenu les notes empruntées du fécond aufTi tranfpofé. tantôt mineure . mais il lalloit de plus . à la Proceflion des Vêpres . puis une Quarte re . 6c que la modulation de ce Répons exige fa Tierce .W. tantôt majeure . be'mol fur la corde b Ji qui en fera q^^^^ m. c'eft qu'on n'a fait attention qu'à la divifîon de l'O^lave . apparement alors . on le voit dans le Répons ancien Sedit Angélus de la Proceflîon de Pâques qu'on a imité à Paris pour le Répons Qrtid quxritis viventem cttm mortuis .lians principa- tus .Chant Grégonen. 169 __. Répons imité fur l'ancien Répons Sedit Angélus mais .. aux règles des Tranfpofitions des Anciens ou on ne les connoiffoit pas.. à la tournure du Verfet qui n'a aucune reffemblance avec les progrefïïons du feptiéme Mode : ce Verfet achevé de cara6lérifer ce Répons qui eft vrai-» Traité dtt qu'en mettant le ment Méfopycne & nullement Oxipycne. comme Ari. on ne penfa pas . * Et expo. 6c . C'eft aufll ce qu'ont fait les Anciens .VkVCT. parce qu'il eft plus court : à Paris le Répons Qnid qiteritis . tant on fut frappé alors qu'il ne pouvoir être du feptiéme > eu égard particulièrement à fon Verfet . Si les An- ciensl'ont tranfpofé . fol . comme cet ancien. . eft ce qui convient au feptiéme Mode .

t Aile. interfe- cit —Î-Pl^. vraiment Dôrien & non Hypermixolydien.lu- ia . II. I. Traité du Chant Grégorien.jPart. Art.III. potefta- tes . aile- lu.ciens Dominus l fuper caf-tra ^-gyptio- rum . * Et expo- lians. Comme nous ce qui le plus court l'allons mettre à la pofiti«n ordinaire enfin démontrera que ce .» eo- rum . ôc ecce refpi. On a mis le be'mol par-tout pour le rendre plus fcn- fîble ôc faire connoitre la Tierce mineure finale Verfet de l'ancien Re'pons eft . tradu- xit con- iî-den. H/'' Jam adve-ncrat vigi lia ma-tu-ti- na .ia. Répons cft du Dorien .ter palam trium- phans il- los in fe- metip- fo .vitque in di- e il- la If- raël. qui conftitue le rvléfopycne.170 Cbaf. .^ exercitum sL^i^^zrîfcl-». libéra.

Al-Ielu- ia g~:j~:i:-^ijfaâ^:::=^==r=nz= ^— =: : nqii. & fe-pui- î:-i_izîz^i_^3.--§!.i--!iztt lu.Traité du Chant Grêgoritu. tum propter vos glori-fi- ca- te . Nous croyons avoir de'montre' que l'ancienne Pièce .ji. & fe- pul-tum propter vos glori- fi- ca- te refurgen- tem que de mor- te adora- te.ia. I71 ^"*''' Ancien Verfet du Répons Sedic Angélus. H.p. i Cruci- fi- xum in car- ne lau-date .j. refurgentem que de mor- te adora- te. '"' I.Jiz=dL. aile- Tranfpofons maintenant ce Verfet. V'. Part.Cruci-fi-xum in car- ne laudate . Art._^_^!ii^piit:i=S::i::~::::.

faites . On voit par cet exemple que l'Eglife particulière de Rome a conferve' dans fes Livres de Chant des ce qui ne fc Tranfpofitions a la Quarte au-defllis trouve plus dans le Romain qui eft en iifage en France . Solus ante prin. [ Les exemples tirés des Livres de Rome que l'on trouvera ci .ci- pium Natus in-ef. ni dans la plupart des nouveaux Livres dioce'fains. Ex Pâtre Patris u- nice . I. ce qui rend cette Pièce extrêmement dure. Quoique ce Chant foit ainfi tranfpofe' .17* Traité du Chant Grégorien. II. qui prefque tous prétendent fuivre le : . Part. une Hymne de Noël tranlpofêe par élévation à la Quarte de cette & forte : -__ -sa I5--__^_j^^»B—B^^â. Chap. meMode.fa- pi:î5=^!Tpabiliter. apparemment dans la vue de traiter un leptîe'qu'à Paris on a fouvent rappelle le be'quarre dans le Verfet. mais fur la pofition naturelle du Dorien. C eft ^ ne font Mode. Parmi les ordres Religieux.pj« --Chrifte Re- demptor omnium . apprendront que ce qu'on appelle parmi nous le Chant Romain eft différent du Chant de Rome même. .après en différens endroits . jii. 6c lui fait perdre tout ce qu'elle avoit de doux 8c de gracieux dans l'original: parce qu'elle ell force'c contre nature en feptie'me ModeNous trouvons parmi les extraits des Livres de Chant acluellemient en ufage à Rome . on le re- connoît aife'ment. "Ofi plus que les imitations qu'on en a ^^ peuvent être du feptie'me P°^"* Art. comme étant en ufage dans toutes les Eglifes de France .

175 on trouve auffi des Chants très-dif- . Les Modernes font regardé ou traité comme un premier Mode . mômes eft plus doux . les I. Son 06tave eft du /»ï a . ] . ôc leurs Tranfpolîtions On à la Quarte au-deflùs. Pour réduire ce Mode au Dorien il a fallu lui donner par. 11. qualitis plus affectueux.. On trouve dans le Livre intitulé Mufargia univerfalis du fçavant P. parce qu'il a la même progrefïïon d'O'dave c'eft-à-dire . m.Traité Chant Romain férens. foutient Traité du Chant attribué à S. da Chant Grégorien. §.ais a les repos égale- ment difpofés c'eft fouvent de lui que le Dorien em- prunte fa douceur. . Part. ''"^* L'EoIicn ou pe Mode eft forme' de la première 06tave la Gamme fondamentale remontée au fécond alphabet il eft la divifîon Harmonique de cette Octave : il eft Authente . S •' — Ce Mode il a les . de ' : & aa gfe m__ Otlave.tout un bémol. Notes effentiellesl Oâave. Mode mineur de l'efpece de Chant Méfopycne. chap. au lieu que celle du Dorien com. on avec raifon . que la Quinte eft la même . Le bé- Dans le . puifqu'clle commence par un Demi-ton mi fa. qu'on ne doit noter aucun Chant par bémol . mais la Quarte de deiîus eft différente. qui lui eft devenu eifentiel à caufs de fa tranfoolition. mence par un Ton /. III. lorfqu il peut être noté fans cela. . MéJiante.t Ji. au /^ aa . Kyrquer les douze Oétaves . . j^^_ iiï] ' ^ trouvera dans les autres Modes des Pièces tranfpoTccs par les mêmes Principes que dans celui-ci. — -a ^oHiive. que Il le Doricn. fa Dominante eft e mi fa finale a ia. Bernard . De fEoîien ou IX Mode ^ranz^é par Mo- dernes fur lapofition du Dorieriy ou en A. qui conftituent les douze Modes du Chant .

Cruels font donc . l'aigreur de quelque ion. . on s'eil accoutumé a noter au-dcHous par bémol certains Chants . TraitJ du Chant Grégorien IT. Part. ont tantôt un Ton . De plus ceux qui en trouveront dans les anciens Livres poié'i.174 HAP. à eux inconnue. E^xewpk d'une Amknne de ce Mode. auffi-bien Ôc aufîl facilement que s'ils étoient tranfpolés ou réouits luivant la Méthode des Modernes. . tantôt un Semito:i.nit in hune mun-duiu . ne les connoilfant pas .fus ve. Plutôt que de les faire difparoître . eu auquel il a été réduit par les Modernes. ne fçauront coî^nment le* appeller. eil très-différent du pur Dorien . mol il* ^' n'a été invente que pour la néceffité afin d'ôter ^^^' l'expérience le rend fenfible. ( c'eft-à-dire . comme parce que les Chantres peu habiles ne connoilient qu'imparfaitement les notes aiguës . Chtifius Je. dont on lui fait porter le nom . ) par condefcendance pour leur foiblelfe . fur leurs cordes naturelles .ni pourquoi ils font dans cette pofition. du ignorer a la poilérité qu'ils Ibnt d'un Mode que les Anciens ont regardé comme par très-diftércnt de ceux auxquels on les rapporte exemple l'Eolien . il valoit moins quel. On ajoute que néanmoins . de la RéduVoilà le motif de la Tranfpofition mais Fevoérience des Êglifes où l'on a coniërftion & : vé les ces Modes dai. celtes du fécond Alphabet . qu'un. pour ne pas laiifer : donc beaucoup mieux en conferver . Les anciens Livres font pleins d'exemple de ces Modes du premier en a eu Eoliens. eiî-il dit dans ce Traité .s leur poficion naturelle . les Chants qu'on ne peut noter fans bémol ? Ce font ceux qui fur ia même lettre ou corde . qui feroient mieux placés audeiius ëc fur leur notes ou cordes naturelles. dont nous parlons . prouve que Chantres les moins habiles chantent ces Modes dans cette pofition .

coris 1-[ — i . JL/ Iligen- ter agnofce vul- tum pe. Part.giter poteila- tern > fed f Coro.Traité du Chant Grégorîeu. Fontife .e- tur in ge- . à Paris l'Antienne Sa^Ltifcati eftis des fécondes Vêpres de la Pentecôce eft dans la pofîfion du Dorieii avec le bémol. elles ontles mêmes fons . . fur lequel Par:s Sc à Sens l'Introit Acceffiflis on a imité a du jour de la Touila position naturelle Exemple d'un Répons . ^—^ --!-*— ^-1 ' r " * II- %^ ^"-^ dera : tu- tucrs-que gre. pourvu efpece. . qu'on mette le bémol fur f Exacorde.na tjci- br. ou notées dans la pofition du porien. Répons du Commun d'un S.gts con- *Non enim ha-be-bis ju. à Sens. L'Antienne Noj qui vivimus eit de la aulTi eil-elle marquée à Paris par A. — facere m. Y peccato- fal-vos Ces fortes d'Antiennes fe trouvent prefque par-tout rapportées au Donen . W^- B- ^ — ^« — res 175 chap. Mode qui ont le bémol par-tout comme eiléntiel font du Mode Eolien : comme faint. même Toute les Pièces donc du 1. On voit en effet qu'en mettant ces Pieces fur le Dorien . l'Introit Gandeamus . notç dans du pur Eolien. T -i II.

Les exemples de Chants d'Hymnes dans la pofition de FEol-'en font aflez rares dans les anciens Livres. On doit remarquer la noble ôc ancienne fimplicité du Verfet de ce Re'pons fans toutes ces petites cadences ou ce machicotage qu'on a infére'es à Paris depuis i68i qui ne fe trouvent pas dans les autres Eglifes . ou en pareil cas on dit mi re mi te. * Non enim ha- 3z:^â'':r±l!zn. f. be-bis ju- giter. . II. Nous allons en donner quelques . mais elle elt fuffifante pour avertir pour marquer qu'on termine le Verfet ne croit point qu'on y & le reprendre la Réclame. La même pour le routine de Verfets efl e'galement employe'e Dorien. Chacun peut néanmoins garder fes uiages .tionem 8c gênera- tio- nem. elle eft douce 8c évite la repétition qui fê fait dans plufîeurs autres E- Chœur de glifes . W^i- la in omnibus labo- ra . & qu'on veuille imiter. s'ils lui plaifenî davantage. Exemple . Le mi re fa te fur la dernière fyllabe de itiinifierinm efl: particulière 8c de l'ancien ufage de l'Eglife de Sens . La cadence pour la finale eft aufïl fort fîmpie .175 Trahé dtt Chant Grégorien. mi- nif-teri- um tu- um im- pie.uns pour fervir de modèles à ceux qui voudront l'employer. Par nera.

En fponfus omnes obviée Exite Sponfo Vir-gini. Part. Coeli ""-z^çzrpzrrEZîzii^: <luotquot habet p^^-^^EÉ Principes j regia Nortros nunc da-' M .ôrtis femina Orna. III. En illa . Hymne des Saintes Vierges» =fïï. I. vos Sunerum chorî .:^=e^3IEi3Eî3=E^EffiEEÈEEEr-^E-5 Cœleftis au-la panditur . SponfseVir-gines» Exemple de Vers Phérécrace. II. Exi-te. Exemp/e de Vers lambiques dimetres ou à quatre pies Arî. P=*:e!eéîîBee?e3e ta quae virtutibus "a- -—^^> ^ Triumphat inter Cœlitesv Autre Exemple. Hymne de la TouJfaîn^> Vosfandi Proceres .Traîné du Chant Grégorkn. 177 CUAP. Hymne des Saintes Femmes^ Adefte fanétasCon juges.

^ Traité du Chant Grégorien. m-Qualis potef. P te veilris —^« à lîx 4 T^i^ trimetres ou Cantus jungcre cantibus Exemple de Vers lambiques pies Hymtie de la Chaire S.178 Chap.quis terris 1 — q- honos. Aki.Cuiju- ra . Petre.tas. IL Part. 1. JI. Pierre.

on mettra les deux notes fiir la première des deux : brèves. confîde're' "conî^ Dorien ou . Ces deux Pièces font très . elle a une inflexion iur la pénul-^ Intonation» Dixit Dominus.me Eolien peut avoir la '. elles empruntent dans leur commencement du Sous-Eoliert leur Collate'ral . Jean-Batiite qui elt fur le même Chant. dans d'autres dans la plupart des Eglifes toute . Son intonation fe fait par fa. ce qui leur donne douze notes d"e'ten= due . V. r. . l'fp Tranfpofîtion il de G refnl. premier Mode en D où en A . On deux Pièces de ce Mode ainfi tranfjofées fçavoir les Profes Fitlgtns pradara du S. Mij . foit qu'il foit tranfpcfc' eu non. m die. jour de PâqUes Ôc celle . iii$ Aati h de la Nativité' de S. De Le la P/aimodie du premier Mode*. pÀRT.Traiié du Chant Grégorien. on met les deux notes lie'es fur la fuivante fi ces deux font brèves ou cenfe'es brèves à caufe d'un monofyllabe qui fuit . fol U . In te Domine^ Credidi. en liant en^ femble ces deux dernières notes lur la féconde fyllabe du mot : Il cette fyllabe eit brève de prononciation . Dans le cas de la tranfpolition on trarifpofe aufii la Plalmo- me . autant qu'en a la Profe Laud^i Sion Salvatorenti §.tus vir. -^ faudra faire ufage de la clef appelléc trouve dans l'ancien Graduel Senonois Chap.ea me» Bea. com. La Médiation tiemci eft droite.me'Iodieufes .me Pfalmodie . II. ludi.

fpera- vi in te. pueri Dominum. dans laquelle il rapporte des Pfalmodies tirées du Dire. & très-refpf diables fe 6loireRcmain. Domino mec. Les monofyllabcs 8c les noms he'breux non-de'clinés ne font point modules différemment dans ce Mode. Il dit s'être allure que ce Din ctoire eft fuivi dans Rome.Pour les diitinguer des . fur-tout . Part^ Dans quelques Ègliles . comme celles des Introïts.ccn. ipe- pE^Iî^£^gE^iE?EEEEE"|^E=izzr=: ravi in te.Ri. quand la féconde fyllabe eft brève . Médiation fimple ou drohe. Un Prêtre de la Communau é de Sajnt Nicolas du Chardonnet . inflexion. I. Traité du Chant Grégorten. tribulant me. I. tribulant me. qui font différentes de celles qu'on trouve dans les Ant phoniers qui font en ufnge dans lesEglifes de France fous ie nom de Romains.l8o Chap. indutus eft.I. II. A. pueri Dominum.me très dignes d'attention . a donne' en 1685 une Méthode de Chant. on met les trois notes d'Intonation fur la première fyllabe . puifqu'ils font de la première Egliles Ôc delà mère de toutes autres. Nous donnerons les exemples qu'il en a çxtraits. dans les Pfalmodies les plus Sokmnelies . Médiation avec Domino meo indutus eft.&.

Quand une Terminaifon a fa fin fur la note de l'Antienne qui eft auffi celle du Mode . iSl Romaines la /eétoire Romain. I> Intonation. i i u i a o. Mode a plufîeurs Terminaifons de Pfalmodie pour ce qui toutes font détermine'ment fixe'es à certai- ne modulation de l'Intonation . Euouae . mement attentif à cette Règle.inaifons in complettes . citation en marge fera D» R.Traité du Chant GrègorÎQn. Alix Fêtes [impies & aux Fêries. & Miij . Term. Un Compofiteur doit être extre'". comme nous l'avons dit.ençons ici à donner les exemples ne'ceffaires pour inculquer la liaifon qui doit fe trouver entre les les commencemens on InTerminaifons de Pfalmodie tonations d'Antiennes. Dixit Il Dominus Domino y . fXttes. elle eft de'fîgnée par une lettre courante romaine ou italique. elle efl: de'Hgne'a par une lettre majufcule . Ces Terminaifons . Amen. Médiation. dans la plupart des Livres : quand elle fe termine fur une autre . Di- Chap. mço. ^'Ï!lEE:^E*Eï:ï Dixit pîE^^iE^iïSîpïîzi^'E Dominus Domino meo. les autres. Dans la plupart on a mis les notes de Pfalmodie fur les voyelles de Seciiloriim. dans ce Mode comme dans les autres . quelquesuns les ont mis auffi fur les voyelles de S^iritui-Janâo . Nous comm. Il Part. Les premières s'appellent Terminaifons complettes . il. Aet. font marquées défigne'es par la lettre qui fi- & gnifie la note fur laquelle elles finillent. ôc quelquefois elles font plus que complettes. ou commencement d'Antienne avec lequel elles doivent fe lier .

|8a Traité du Chant Grégorien. A Paris cette Terminaifon que pour Antiennes qui commencent comme le premier exemiplef r/^Kooufemblables qui montent immédiatement du rc ou Ai . Cette Terminaifon donnée par & peu : aliortie à l'Intonation M' Le Beuf efl diffiou commencement (l'Antienne /'ï . d' Antienne ^}\ ' - çhap. --n — ^---i~i~n H jj ^^ff ^ <î»fmt- --j a. lii.verint.»l»» la 3j U fol . ou fa fol .Sem commencemens -»^H . cito.appelle'e Direllanée. Part. an fa fol la fol . j "~n ' I tl" "' I.Paris çien. ^om Quam bonus. ^"7.>o«y an-^~~ I.==i=^gr:^-=|rj — * . Sens re modernes. pri.. g. a. .z:?:'j:z!n On a prefque par-tout abandonné laTerminaifon toute droite. ôc toutes Antiennes du premierMode qui commencent . ou la fol fa fol la re la Pfalmodie p!ja"IZ~~i:~fl E::z:. . ôc pour les commencemens . la fol fa ou enfin lafd fa fol Pour les autres exemples on leur donne fuivante ^ qui eft auffi dans le Romain. f'^f^'l l» . R. çi-après. D. Veniet \ pominus. (ÙX II. e^^«x-r-i±iii^—^iiz. les ^ femblables. Pri- mo. ou laRomame la yl^tfol»^ J^. I. Exi au cile la.mi. Convo- ca-tis Cum congregaf-fent Cum n'eft appropinqua. Yerminaifons Romam. la fa fol on pouroit prendre en place ta ancienne de 6ens . Erunt noviiïïmi .

Euouae.D. -sh-n -a-a-=-B- -t-e-^g-^ (T antres ?.sS=Eïîi Pul. poHr De-dit femetipfum. I. Hoc modo f' . £u o u a e..qtfOÎque M. 1 83 Chap. Ce:tte dernière n'eft le dife rointde Seris. Secun- dùm multitudinem._B — B-s 'isrs:?ii!l:: §B- — Volo Pater. Euoua M iv e. :?=?zï:iz£ëB=?i^iiiïiî=i!5EH: Euouae.'^femblahles A Paris Se dans d'autres Eglifes au lieu des -eux Terminaifons préce'dentes on chante ?i?3ii:5:s~ I. Adjutorium.falem.--„BXâin_jq^!jI_-_B I. Euouae. II. 61. Kouen. page. f— --—5 — "—S— tZ-H— ?-'»EÏ— =aEfes. Part. S ct^ C--.Traité du Chant Grégorien. Eu O u a e.cra es. â. . ËE?ïi_x_. firt'^le^ Le Beuf les Autres Termimifon' qui pettvent s'accorder avec couiniencemens d' Antiennes précède us. —U-B—_5—ilSÎ Art. . iir. Eue n : a e.R E u o u a e. Illuminare Jeru. dans fon Traité du Chant .«s vitâ decef- fît.

pien. - — -» ^ "" Sa- I » por- ta. MêmeTerminaifon un peu différemmenîîournée. II. Sint lumbi veftri prsecindi. f. ::-:r:z:-=:?=^:=± o u a e. pour Venit ho- ra.5r^== P-.i. .tiam» î3 fejnblables. Para-di- -— fi Pl. Il — -—- —— B o u a a Gr"rr e.Traité du Chant Grêgor-en. four Inlo-co folitu-dînis. K.' Cha?.E u d'autres E uo u a e. Euouae. Part. pr~~ " Non aufere-tur^. 8c autres femblables Antiennes com1^ bzzzrzn^ZïJ^ilimmengîintes par :(trefa. f. Super mu-ros tu. s—a—\-- Art. 5f«i.ou ttt re »iifa. •zi:z:. î. 4Ltuene. An-gelus Domini.£ I — ÎLfzfïzt Euouae.os.ancien. II !• S —»—B— s E u çien I. rP*— rt lii:-E::E=!z!±fîz:[i.^c.

EU GU a C. dcfcendantcs d'une manière liée ou non fur Vut ou comjmençantes parun ouplufteurs ut fans paffer le fa. on a adoucit la chute au /<» . M^Ëj^^pfeiEp^^^ Datum eft bc- ftiœ. f.Traité du Chant Grégorien. IÎ. f. Sunt de hic ftantibus. & . l . A Sens fi cette Terminaifon de Pfalmodie marquée par I.Va'RT. l8f employée pour les -* Cantiques Evange'liques Benediàus ou Magnificat . D. & autres femblables commençantes par . * . de cette forte i. * cette Pfalmodie Pour marquer cette petite différence on a deTigné ou Chant pfalmodique par i. D. Ui« fuivant l'ancien ufage .i. Sci. rts ancien. fans aller au immédiatement ou différemment des premiers exemples . à Sens Cha». D. . Di- guus eft A-gnus. Si vos. re . pour Pa-tres Sacer-dos in œter- num.!. L- Zz zi>_D g| ms—^-p-m-^-u-^-^-fr^ no-ftri. * ainfî i'afle'rifqne eft feulement pour indiquer ce petit changement.mus. Si cette même Terminaifon eft comme il fuit : % Sens. Rouen. eft employée pour les Cantiques Evange'liques : on adoucit cette chute en chantant la la fol fa fol fol cet adoucilfement eft marqué par l'addifa mi re tion de raftérifque au D. Paftotes. Ego la fum. Aai.

Les autres commencemens d'Antiennes que nous venons de marquer en dernier lieu. moderne. T). cette Terminaifon par un J à queue Ch/p. rP E "-» u o u a e. Eu O u a e.go. Ecce e. I. ggji^ D::—!::. :Rh annciett.Narl^onttf bzir—"r«-^---Hr E u o u a e. III.zz!:î!:!?îii:±i^ii?i=J Se«î . Taris. qui ell la moderne. E U OU a e. E:«_=f-=i3:zri=:^p^î=!=^'^ Lauda-te Do. :?=:!!_ii^. D. Part. Viennes. -^-i »~-^-r-— ff—«-«--i^i — F : Paris. Rouen. Tyaîtê jS6 Paris marque & & DireBoire Romain. Cluny ancien. . i. Bea- tus.— du Chant Grégorien. Euouae. pour PoHtis ge-nibus. -= Chartres. I. qui ne s'e'levent point auiEtôt au la.minum. elle eft feulement pour les Antiennes qui commencent par utre^ Art. J.::-ggia=r jyattires. 1. II. ont la Plalmodie in D. Reims. Benedic-tus De- us.^««^ i=ili.-. e> les Chartretfx B~~'~ F -^-b-^'mi E u o u a e. Ec- ce. Eucuae.aii-=:+ii:!r-.

il n'y a de diftéar. Cette Eglife avoit auffi autrefois une PfalmiOdie folemnelle pour ces Cantiques dans tous les Modes . A Paris il n'y a de Pfalmodie plus folemnelle pour les Cantiques Evange'liques Betiedidus Magnificat que dans les Modes Plagaux nu Impairs. àSens.HT. quelques-unes Pad-^ ge'Iiques Benedidns Le Direéloire Pvomain admet les mêmes Terminai- m« i. parce qu'une modulation folemnelle dans faut obferver qu'on ne . quoique charge'es de notes. auffi-bien <^"*'» aux Fe'ries qu'aux Fêtes folemnelles . â . Et ex-ultavit Et erexit Spiritus Bene-diflus.!. Fi- li- o. au '. & fes ufages a qu'au TT. potens eft. Magni-ficat. ^ . ce qui eft rare . 187 '* ^ fons dePfalmodie. & pour le Cantique Nrt>ic dimittis . ëc qui même autrefois n'c'toient pas de POfon n'a pas cru à Sens devoir y donner autant fice public de folemnité qu'aux grands Offices. parce que ce Cantique n'e'tant que pour les Complies qui ne font qu'un petit Office ou une heure mineure . Part. Mode.Traité du Chant Grégorien. Plufîeurs Eglifes ont à tous les Modes un Chant de Pfalmodie plus folemnel pour les Cantiques Evan-' Magnificat . ^^P -me-us. comme il paroît par une ancienne Me'thode de Chant imprimée en 15 ïi. Pfalmodie folemnelle du i. fçavoir en a . Mode fuivant l'ufage moderne de Sens. les Bcne'didins en ont auffi. Il =^Ij=ï^ Médiation. le Dans Romain il n'y en & comme autrefois E?EÊEî=§i^^îï!3E^^ Intonation.Le nouvelAntiphonier deSens en admet pour tous lesModes . pour mettent aulîl . nobis. rence que pour l'Intonation. donne point la modulation folemnelle quand la Terminaifon eli fîmple . II.

mea lauda-bunt te. lauda f bunt te. que les uns ont marqué par i. Exemples de monofyllabes des Ffe urnes. d'autres in la mettant fur la pofition du Dorien . i88 fon Intonation fa Médiation feroit défigurée mal fuivie fi elle avoit une Terminaifon iîiTipIe 5c fyllabique. ^ des brèves à la fin des Verfets luciferum genui te. iÈ?^^§:-!-^i=^!E^^Ei genu-i te. i» A . I. E!i~£ÈE3ES:=S^. & & Art. Part. Traite du Chant Grégorien. luciferum genu- i te.Chap. mea lauda-bunt te. Jietirs fyllxbes lo*igues. mea laudabunt te. on a néanmoins gardé pour l'Antienne Noi qni vivimus ÔC femblables fa Pfalmodie propre. . Quoique prefquc par-tout on ait fait la réduétion de l'Eclien au Dorien . genui te. II. laudabunt te. lu-ciferum genui te. il lui faut un bémol quand on lui donne une note au-deflu« D\:en de fa Dominante. luciferum genui te. lil. Autres exemples de monofylLxbes liées avec des mots de pludont la dernière devient brevg_devam l» mouofylUbe. ^^îËaSÉÊ=^^^EîSî^s mea laudabunt te.

oa Ifraël de ^gy-pto ^c.III. I» D. ^=^ Row<i/«. n'eft Fa6ta eft Judaa fan^ifîcatio ejus . . ïn exiîu Ilrael de JEgJçto. qui efl le modèle des autres .* médiation do-mus Jacob de populo barbare.Traité du Chant Grégorien» II. Inexitu Ifrael ÎËËg^g^ de ^gypto : domus. Faris» In exitu Ifraël de JEgypto * do-mus Jacob de populo barbaro. i^rsii: In e-xitu . R. Fa6ta eft Judsea fanftifi-catio ejus : If. * liraël po- . : Le pas fî fécond Verfet orne'. Part» i8p * Ckap. :?r^-z:t^ Rouen. Art.rael poteftas ejus. Ifraël de ^gypto domus. Intonation.

* fuper vos. Aux. L'élévation qui fe fait fur environ le nilieu île la leçon. — ^^4-«-î teflas f*—^ejus. t^ A ce te . Sens cette Pfalmodie n'a pas beioin de be'moi . III. Manière de chanter la les fyllabes brèves pour formef Médiation. par-» point d'élévation au-dellus de la Dominanelle fe chante ainfî : ^EE!l=t:?z&±î3:EE*iï: In exitu Ifraél P I B I "J de jîlg/pto domus Jacob de EpïîÈÊiii populo barbare.ipo Traité du Chant Grégorien. I.^^ÎEi^g=?z?EEE!eEi:iÈz^^ 8c Domine non nobis. .ÎZ dé partie de chaque VCifec p —ir~'^'B~n —itH-ZU Jordanis eft unemaiivaife roufcns de la letue. Eî//ï«»Mag-nificat ^^^ î^i^ anima mea Dominum. Cant.*habent qu'il n'y a non au-dient. Chap. . tine qui coupe fouvcnt le comme Les mots hébreux non-décline's Se fe font ainfi : les monofyllabes ^±?É^5i^H=^^îE^EE domui -rf?— s- If-raël. IL Part.

On ne peut difconvenir que c'eft une vraie irrégularité . domui Iliraël *. du huitième irrégulier: en effet toutes ces Antiennes fe terminent fur le jol 5c font véritablement du huitième Mode : leur . félon lequel la Pfalmodie eil toujours fur la Dominante de l'Antienne ôc de fon même Mode. fuper vos *. irrégularité n'eft qu'en ce qu'elles font jointes avec la Pfalmodie de l'Eolien. Le Romain 8c l'ancien Senonis appellent les Antiennes qui ont cette Pfalmodie . Part.I. II. n'ayant point de Semi-ton à TExacorde . Nos qui vi-vimus benedicimus Do.Traité du Chant Grégorien. comme n'étant pas ou fyitéme du Chant Grégorien . Le Dimanche à Vêpres au Romain. c eli pourquoi elle efl marquée pari. qu'on a eu raifon de réformer . 191 Cette Pfalmodie n'elt pas plui de FEolien que du Dorien. Ju-flo- rum a- nimje in manu De- i funt . hébreux bc monof/llabes félon lufage de Sens. ne rend pas ce mélange mieux alforti. in pace . les Le jour de la Fête de tous Suints. _ *—— ^"'^^' ^^^* D\ Noms Aa-T.mino. 8c non tanget illos tormen-tum mortis . G Quelques exemples du prétendu ancien Chant Gallican . ces Antiennes appellées du huitième irré. Exemples de gulier.

pourvu qu'on ne commence pas on ne peut la . Exemple . ParT. 8c fini fur le fol . Pour obvier à ce défaut . où la Pfalmodie ie chante d'un Ton qui convient au gros des voix ëc qui n'eft pas trop élevée. . & !h3: EiEEË^Ëï!r!Eêi£^S -^—-—M-^ Nos qni vi-vimus benedicimus ' ' Domino. Cette conjecture paroit fondée dans la nature de la chofe même. ïll Traité du Chant Grégorien. — On voit que ces Antiennes font vraiment 8c totalement du huitie'me Mode On en trouve plufieurs de femblablcs dans \ts anciens Livres . il étoit trop dur de defcendre tour-à-coup à l'«r d'en bas qu'à peine on auroit pu entendre dans un Chœur bien réglé . ëc il n'y a point de raifon de leur avoir donné la Pfalmodie du fi ce neil pour la facilite' de reprendre l'AnI. premièrement celle de Paris.a quse poffîdet. en mettant du premier Mode ou du neuvième l'Antienne fuivante de cette forte : . A bles l'égard de l'Antienne hfîorHm aniniix . . ou autrement . ont remédié à ce défaut contraire au fyftême Grégorien . foit qu'on confidere ce mélange comme venant de foit qu'on falfe attention aux rail'ancien Gallican fons qu'ont eu les Romains de l'adopter. en A tienne après le Pfeaume . l'Antienne qu'on vouloit faire entendre. Plufieurs Eglifes. 8c fembla- ramener au premier Mode fans la changer totalement. parce qu'ayant chanté fur Vtit Dominante du huitième . par le bas. g funt e. on a pris une Pfalmodie qui pût aifément fe lier avec le commencement de .tpî Chxp. mais on peut aifément obvier en à la difficulté de la reprendre après le Pfeaume changeant feulement ie commencement de cette forte . Il.

itri le Chœur pourfuit le refte jufqu'à la fin . fuivant les ufages les plus connus les plus communs . Gloria. parce que dans cette Eglife les Ghantres ne difent que Flntonation du Pfeaume ëc du Verfet Glori. Judica me. Dans me les autres Eglifès jufqu'à la Médiation . "Exemples des changemeris qu'on peut faire. Les Compofiteurs peuvent encore trouver d'autres tournures dont il fera aifé de faire ufage en pareils cas* Quoiqu'on trouve dans tous les Livres Graduels la particulière pour les Pfeaumes Pfalmodie propre & qu'il ne feroit pas hors à'tn donner des exemples de propos d'en parler pour chaque Mode . Pfalmodie pour les Introïts du la.. Le Romain éliliques. Jufto-rum.rum. Mode. Gre-didi. II. ajouté Ja cadence ou pécieléfe à Gloria pour Paris . llf} Juf-to. .Traité du Chant Grégorien. Domînus. Part. nous avons cru & & .»fKl Ju. Juf-to. le Chantres difent Chœur chante le la Pfeaufecpn- de partie de ce Verfet» H . 8c le Parifien chantent àinfî les mots da- ^^^ Nous avons i?i5=î^=:!iHE?zBiiî^z. de chaque Verfet. afin que chacun puiliè fe fixer à celui qui lui plaira davantage . des Introits . 10? Chap. Quare. me GIo- ria. d'autant que les changemens qu'on y a fait à l'occafion de Tobferva ion de la Quantité' a fait varier les Correéleurs ou Ré-* formateurs de l'ancien Chant. (Quantité. Différentes Intonations f::ivaut Eruftavit.rum.i P.dica Do-minus. les . i.

Domino me.o *. avec Sicat erat .e féconde partie de Verfet on termine la lettre ik le Chant. remarquer que pour les Intrcïts feulement le Verfet Gloria j atri . & le qu'on n'en fait jamais dans pour quelque cas que ce foit. I. CHAP. II. qui tribulant me *. ^ uimc . * Art. la grande périéléfe par circonvolufuffit tion étant trop cahoteufe. çajence à la Médiation des Verfets de Pfeaumes ^^ le Chant n'en eit pas moins noble.. Tout d'IntroVt . «5 femp^r . ôc Spiri- tui fando *. f^WHf^ri^Efiî^^-*T^'^J^t*^^'-«B-ffl verbum bonum*. . au milieu de laquelle néanmoins on fait la Médiation à ces mots.. enfuite en reprenant comme ui. dont la première partie fe ter^^ ip4 ^'^"^ à Spiritui-fifido: la féconde partie commence à SicHt erat .rem indutus eft *. Les pénultièmes doublées font pour marquer qu'il de péfèr fur cette avant dernière note pour tenir lieu de cadence. n'cll traité que comme un fcul Verfet .iii.vi. Part. mi-hi dee-rit les Introïts A Sens 8c à Rouen pour : du vrai Dorien on chante verbum bo-num *. déco. Médiatiofis mme d fférentes. où l'on ne Auxerre. fait jamais Il y a des Eglifes céleljres . Traité du Chant G>e^cmrt.*. in te fpera. monde fçait le Romain .

: Sens. Nij . Î=::^:i4=i3i. éfl pour les IntrôYts qui montent tout de fuite au la il . ^9S chap. E u o u a e.Salus — — — "B^uen.rum. E u o u a e. Comme.e!^r.i-:?. Ro-ra- te. E U :r:ft: U a e. Rouen Ç*? 5f«j. juAo. Cette dernière Terminaifon commencent par \tfa convient auffi & à ceux qui Commencent au la . -r ^'-»-Bi----H-"" B— i-i1 ou a e. V\KT.Traité JuChant Grégorien Al. Rouen. 3_Iri: Mife-re- ris omnium. t£^2 £ iirzi'iiFiiii :fc. d'autres. E*- go. F=^rp^L::giI::z->f. Vo-«— luit Je-fus.JL±Jj!^o :a_fi & Eu om-nis 0» ôc omnis manfuetu:irfi=: dinis e-jus. m. Eu ou a e. Keprifes ^ Terminaifons différentes. 'Romain. E u o u a e. Sens. u o u a e. E u o u a e. E u o u a e.

fans examiner ce qui étoit plus con- & .ia iti exceljjs . : & . : & doit être chanîe'e par tout le Chœur eft devenue une Pièce a pluficurs parties dans les Eglifes ou la Mufique a e'te' introduite dans d'autres les chants de ce SimboJe font fi diverfifie's 8c fouvent fi bizarres que le peuple ne peut le chanter. Agtius Dei. -* J'r * \. ce qui produit une divcrfite' agre'able . fclcn Icfquels le Kyrie. qui de'daignentfort mal-à-propos lePIain-chant.. Ar. On n'a pas voulu s'en tenir à ce qu'on avoit la noble fimplicite' du Chant du Simibole . On . . iJumont. à l'exemple de M. Ôc de quelques autres. Gloiia in excel/is rie . Part. . dans une m.p5 "^ ChAP. . [ A Auxerre on eft revenu à lancien ui'age de cha'ner le Simbole en Plain-chant fimd'un feul Cliœur. totalement difFe'rentes les unes des autres . Cette nouveauté' eft donc très-e'loigne'e de la perfeétion des anciens Ch::nts. 1 fait ufatie ° Trahé dû Chant Crêgorhn.ême modulation fur le Kjrie le Gloria in exceljis ^ le Credo .5 &.if:iius pièces. . qui fuivant les bonnes rubriques . L'amour des nouvelles prcduftions a dans p!uf eurs Eglifes fait changer bc multiplier les Chants des -K. en plulieurs endroits. Sfit:Bt'. n'eft ton qu'à ennuyer êc à de'goûter de l'Office.éme Meife. ou à chaque tems êc de diiie'rens Modes . les nouveaux Compcfiteurs . le Glo.ain que des autres. fi ancienne . ce la même Terminaifcn à Paris pour . & toient fufceptibles des mêmes tournures. ] ple En s'cloignant des ufages anciens tant du Rom. Cette FrofeiTicn de foi . minaifcn com-plete. 1. Qu'y a-î-il de plus ftc'rile pour en me'Iodie qu'une iTiêmc modulation par-tout c\cs Pièces qui doivent exciter des fcntimiCns très-djffe'rcrs? Il y a apparence que certains Muficiens . a e'te' néabandonne'ej ou réfervée ieulement pour les glige'j Ofiices les plus fimples . é. fe font rendus les qu'on leur a lailie fcuîs maîtres de ces compofitions fuivre leur goût. le Satithis ôc VAgtiui Dci ont chacun leurs chants propres à chaque degré de Fête .1. * tous les autres les mêmes comxmxencemens d Introits commenccmens d'Introïts ont pour la Pfalmodie la Ter. Vite Mifflt efl : comme fi ces YAgma Dei ^ le S. Le même Chant re'péte' tant de fois . IT.Credo. vÎt III. ont ajufte' la m..

Se même le commun des Chantres.près le Pfeaame <}t. Chants du Kyrie Gloria ^ in excelJïs.:nc c'eft félon toutes les apparences . IP7 forme à rantiquité. Comme Jaus le R. ^^ avant hUyia Patri .$Z Ag^us Dei pour les Fêtes triples * de première claffe à Rouen. Chrif- te e appelle â le-ïfon.Vt. &. . ont de peine à exécuter de telles Pièces. réparées au GLrta. celles où l'on dit trok fois les Antiennes de \Ug>iificut . Chrifte e- leïfon.CreJo. ij. avant le Cantique .Sank1us. de HfueJicius i. les Fêtes autqiulleson dit l'Antinnedeux fois. pour cette cailon ?.on appelle Doubles.Traité dit Chant Grégorien._ chap. ill. . On Rouen & : N iij .s tres notes entaife'es . encore plus au Credo . IL Part. qui fburniirent les méines notes à toutes les Pièces com- munes de la Meife . de même entafiees au Sanclas . les Fêtes ont retenu le nom de Doubles dans plulkuis EgUrc$j_ «quoiqu'on n'y diie plus l'Antienne qu'une fois. Ky-ri-e . Pir exemple dans une Metropole au/Ti célèbre que celle de Rouen on a laiffe introduire dans le nouveau Graduel des chants de Kjria . in exceljis . ma.o ain. Ky- rie- fon.av. ( on s'cit fait une règle prefque invariable de ce nouveau fyftérae. '. pour ainfî dire . ôc combien le peupfe . les unes fur les auau Kpie . On jugera mieux de ces nouvelles productions par les exemples que nous allons en donner. après \icut eraj. on fent les le rnéme Chant par-tout. ) On fent au/îl combien l'oreille doit être meeontente . fe le-^ ïfon. e- Fêtes Triples .

II.ip8 Chap . Deus Fa- .1. Gratias prop.::::5Si^ le. ±i^k ?p^— =p^±^=* : Ado-ra-mus te. Glorifica- -•--- ^ agimus tibi mus te. Et in terra pax hominibus bo- nae voluntati*. Ky- ri.ter magnam lE^ gloriam tu-am. Traité du Chant drégorieti. Rex c«leftis. in^ fe i=iZ3::îtz!l=±i Benedi-cJmus te.ôc modulation de m celle-ci n'eil-elle pas d'un goût barbare t i=^ GIo- --- :sE^SË= in excelfis ^u-u-^~-s ^ ria De- o. E:zi^ïEiî!:£:zHî£. Quelle différence entre cette Pièce & le Chan t du La toutes les Eglifes aux plus grandes Fêdouceur de la me'lodie de l'ancien charme tout la i le monde.e e- le- ïfon.ïfon. ParT.mus te. -H—-- 1 1 Domine Deus. Lauda.Ky- L:.-i>^:£:::!5i:g±:::rzr: ne K/«V de prefque tes^! e- leifon.

. 1^ .precatio. -)-- 33 Filius Chri-ile.— ï=|tSÎ Patris .potens. Domine • fe. I no- bis. mifere- re nobis. Quoniam tu folus San- iSlus .te : Cum fane- to Spiritu in Niv . Sufci-pe EE=^^ ~e. Fili unigenite Je-fu p-^ " I -^--«- 1 -^A. Qui fedes ad dexteram idS. Tu fo- lus altiffi- mus Je. * . Tu fo- lus Dominus .^ "~m^ii ~>- chap. Qui tollis pecoa- ta mundi mi.fe. Pa- ~\^^ 'i tris.re.re — ^ 1 — —»— J. I. Qui ^!!3P tollis pecca- ta mundi .nem noftram. Part. III. .^é!!^ _i_4.fu Chrif. -a_B» II.Traité du Chant Grégorien. 4 Art. Domine Deus Agnus Dei . de. ipp ^= ter -^.=^^ omni.

Il eft aifé de faire la comparaifon de cette Pièce avec l'ancienne qui ell du quatrième Mode d'un ftile fi mode're' . A- connoît ici vraiement l'ouvrage de quelque Mufîcien qui n'a coniuire' que fon goût de Mufique . yifibilium omni- S *»^B zz~i-i^-z^:^-zS^.er le Chant. qu'à peine pade-t-elle la fixie'me note dans fon e'tendue. au lieu qiie celui-ci fort prefque continuellement f/ors de fa iphcre . eit irrégulier par fcs fréquentes chutes nullement à la portée commune des voix: il faudroit des poitrines de fer pour On & : . rzm De- — i ' ITTT Z^TjTp^^T: z. Le Credo . dulation eft dans le même goût comme on va le voir. ce n'eil que comme nous l'avons dit. Art. Et in unum Dominum Je- . . . H. Auflî le goût du vrai Chant Gregoien eit-il plus modefte .%ùO Traité Ju Chant Grégorien. mais on ne trouve rien du goût du pur Plain-chant: fi ort s'attend que le public exe'cute de pareilles Pièces avec quelque décence . 6c de la même mo- Chant du Simbole. Part. s'il paife quelbien moins éclatant que la Mufique quefois fon Odave . um 8ç invifibilium. pour ainfi dire par échapée. II. on fe trompe. — ~7~ "P — ^~"u men. le foutenir. Credo in unumDe-um Patrem omnipoten-1. fadorem coeli rœ . ^ p —ztd tem ES a?»::rri:z»j=^ ôc teç- zrizid . ce qui fuffit pour anim. gloria Pa- tris.

Et ex Paj|-# « „__l^.Traité du Cbt»t Grégorien. n. 101 ______ fum Chrif-tum Filium Dei unige.prii|zii==::rii:=z:^iig£=:z: o . Mari-' a vir.nitum .* m-% SÊ^E^EÊ!E^E= tri . i!- Genitum . tre B-Og =:?^=z:~&i::i=:==:: fe-cula. natum ante omnia Deum de De- P=4:g!=f=:!=. Deum verum de De. lumen de lu.. . per 4 quem omnia »- fac-ta funt : Qui propter nos — -=^ .o -_.- ve- j grg^ ro . non fa6lura confubftantîalem Pa-T 5—. Part.gine ôc ho-mo fac-tus Cru- . homines 8c propter-noftram falutem defcendit de — cœ lis h4 EE^^^ÈÊ Et incarnatus efc -—»£ fan6lo : de Spi-ritu ex Jl^ ^ — — i : g J| —»— m-^^-elt.mine .

^^ B_L — Et in |ï!^=^! Spiritum non e. fandum ^ ZZIZZ 1^ ^_^_^^ Dominum 8c vivifican-tem.nis. g— •-«- --a- Ml' ^ 205 . eu.Traité du Chant Grégorien» II. I. Et afcen-dit in cœ. Part.rit fi.lum t :^ fedet -g —-^S^ tris : ad dexteram Pa- Et iterum ventu-rus eft cum gloria * judicare vivos 8c mortuos. Chap. qui ex Pâtre Filioque proce- dit qui cum Pa- tre 8c Filio /îmul a- . fus 8c fepultus Et refurrexit tertia die fe- -^^^m cun-dum Scriptu-ras. cifi- xus etiam pro nobis fub Pontio _ Pilato pa- :-# —eft. III.jus f~^~^ regni ^:=:z^ .

ParT» 202 a. Cato-licam fandlam.tur qui locutus eft t n nam faniaam. il faut les laifler à ceux des Muficiens qui les trouveront de leur goût. une telle Pièce n'eft pas faite pour le peuple . Et vi-tam ventu- ri feculi. ». I.*- —_ . On trouve dans ce Chant du Symbole dix fois l'é- lancement fubit de la voix à l'Oâave onze notes d'étendue 8c fre'quemment hors de Ion Mode .Traité du Chant Grégorien. A. Art. dora. Et expec-to re- in re- miffionem peccato- ^=3: furre-dio- ==!!kfe: ^^- ^irs* ^ nem mortuo- rum. Confiteor unumbaptifma -^ -^-•m e3 mm. Ec-cle-fiam. Et u- ^- & Apoflolicam ». puifque de telles Pièces font plutôt de la Mufique que du Plain-chant . men. Cato-licaii per Prophe- tas. II. .tur 8c conglorifica.

Sandus dans . (^/^^fif ^11 AnT. II. Part. . même 6 zom* i^^^^^igg^Sg-: Sanc- . le I..404 chap III Traité du Chant Grégorien.

cata nnundi i-i do-na nobis pa.. . ôcc. 20^ ^ Chant de /'Agnus Dei . A^T . prefque toutes les Eglifes qui fuivent le Romain . Credo Sa/idas A. les fentimens de la plus tendre A regard de Vite . pas de nature à infpirer piété'. qui tollis P !_. miferere no. Agnus Dei." pARt._-_^_. qui toi. mijfa efl . il y en a allez de faits .e on fait à Paris en plufieurs autres Eglifes. j t. dans le goût du Symbole -précèdent. & & . . ne font-elles glife. Agnus Dei ii_». ccmm.bis. ne rendant en rien les fentimens que doit produire le texte.g/ius Dei . Ite clfifon . aulïi arrive-t-il quelquefois que le Diacre diftrait dit . au lieu àUte .Traité du Chant Grégorien. E.r). à Sens On ne dcvroit donc point admettre tant de nouveaux Chants pour les Kyrie Gloria in exccljis . le chantent fous la modulation du Kyrie . II. mijfu ejl. ik. On eViteroit cet inconve'nientqui frappe toujours le peuple.— _^iizi 1 — ~i rsz^ 1 B-^::! ^«—H~J Agnus De-i peccata mundi . en donnant à ces paroles un Chant propre tz diverlifie' fuivant les degrés des Fête« . :ij^i=^-— qui tollis ^----^- a— pec. ~ _^-__i. effet les paroles Agnus Dei.1.cem. Les perfonnes qui ont du goût pour le Chant d'Ene trouveront-elles pas celui-ci très irre'gu lier .lis peccata mun-di mifere- re no- bis. la plupart très -beaux très-méiodieux : le peuple y eft accou- & & .

chante avec plailîr ôc de'cence. 5c iacilite l'Intonation du Gloria in excelfts du quatrie'me Mode .t. Sandlus . quoiqu'il n'ait prefque qu'une fî- Ce n'eft point un xie'me d'e'tendue : auiîi toutes les voix font-elles en e'tat de le chanter fans fe gêner. ^i =_B^_4^^=B^—«.40(î ' "" " Chap. dont le Chant eit fi grave Ôc fi noble . i:i. Que Veutplus noble aux grandes folemnite's que ce Chant Traité les qQ_ par-tout. Le Romain ôc les autres Livres anciens Diocefains fournilfent autant de Chants de Sandus ôc d'Agnus Dei pour les diiFe'rens de'gre's de Fêtes qu'on en a befoin. îi^EiiEîrP^ Sanftus . ::ft: Ky- rie . Hofanna in excel- fis . :P!=:î: rS — "i -j-5 Sandus . nous l'avons de'ja remarque'. Pleni fun». tumd Qn de qui & du Chant Grégorien. comme n'étant qu'une mê- me Pièce. I. cœli & terra gloriâ tu. Part. Dominus De.us Sa- f baoth.â . î= in excelfis.mini Hofanna . Suivant le même efprit .c'eft ce de'faut qu'il fe termine à faDominanqui en relevé la beauté' . Les Chartreux ont toujours le Chant du San^us du Mode de la Pre'face . mine Do. ôcc te. II. à Auxerre on le chante même fou» Ja modulation de la Pre'face . Ab. 'Benedidus qui venit in no- :^3i -^ . Chant nouveau cC Auxerre.

Be-ne-dic-tus qui ve-nit in no-mine Do- mini: Hofan- i^!!as=i: na in ex-cel. Part» 207 dans cette Eglife . on met la Clef double fur la troifîe'me barre en defcendant . on n'auroit auiîî qu'un feul Chant de Traité Comme Art. à l'exemple du Romain .du Chant GrégorieH. ce qui produit On voit ici le même efiett . Chants de Sandus & <^'Agnus Dei Rome. Pleni funt cos- li 8c terra glo- riâ tuâ : —1—1 — ' I — I Hofan- na in excel- fis. extraits des Livres de San- 6tus . San- dus Do. au lieu de la Clef fimple fur la première barre d'en haut . onaauflile Chant plus iîmple pour les Santttts.us Sa- baoth. il y a un Chant plus fimple des Préfaces. I. Dans les Egliiës où il n'y a qu'un feul Chant pour les Préfaces .minus De. qu'à Rome . lî. Sanc dus .fis. & Sandat. comme à Paris à Sens .

re- re no-bis. mifere- re nobis. mini L : " -3P - — fis.^.208 |6hap. 1 du—zzZ-ZZZZZZZI^n^I^l-Z-ZI—IIlk^i San- dus .di-élus qui ve.ria tu. Pleni funt cœ-li "?E^S=E?EïëÉîî.zz^ —-—jL_s4-J£:fe:B-iii— quitol-lis i-i-î Ag.nusDe-i. :?-*=— -B-H —Hofan.un- di .«^-a— '— exceî1 I^» -~~" • ~.aï-. mi- fe.minus Deus Sa- ^-i . H. & tcr-ra glo.a : Hofan- na :r:Ti:^ in ex- rzitsi:. \z'^z*'~hz!!s--zzr-^^zz-^"zztz±z' cellis. Ag-nus De- i pEqui toilis :iii:?Hi:?i:i±:?î:^^: pecca. -—5—. _ . Autre Traité du Chant Grégorien. PAÏlt. baoth.nit . San- dus y San- éius f=î Do. ^i^ziiî Be-ne.ta mun- di . pec-cata m.na in ( in neS-B-iS^~"B"i"F»" ^ mine Do-. III.

i.lis pec-ca-ta mun- di .na no.rere ne- bis. mifere.bis pa- cem. Ag-nusDe. II. qui toi. Art. Ag- nus Dei . qui toi- lis pecca-ta ^^ mundi . Ag-nus Dei . do- :î^*^^îi?i na nobis pa- cem .III. mi- fe. PaRT.ta mundi . qui toUis pecca.bis. Agnus Dez-k i .Traité du Chant Grégorien.re no- bis. qui pec-ca-ta mun- di do. -PB- i ï4=i «*~S-i^5 =PiEJgE^g^^i toilis no. ^"^ aop Chap.II.

quelque: fois fur le mi . fur lefquels il fait £es repos : mais outre ceux qui fe font fur la finale ils doivent être plus rares llir le la que furie/» . HP _| h — _\] ^^^j^^ Le du fécond Mode comme . ARTICLE Du fécond Mode De Le il efl II. re au ft fa Dominante . I. Dqp— ^_t _„u u Di-vi/tau çr fîfiale. re la en bas ce même re qui commence & & : marque'e par D. a fes progrefau la . lî* Part. 8c enfin fur le la d'en bas Il eft le . le re fîons Se fes tranfitions du premier . la Quinte nante eft à & la Quarte . fécond Mode eft le Sous-dorien ou l'Hypodorien : forme' de la première 06lave . plus ou moins e'ioigne'e de la finale. eft la Tierce fa OBave» Notes ejjentielles. fur lequel il doit plus rouler il peut auflî avoir fes repos fur V'tt . au la de delTus : comme il eft d'une divifîon Arithme'tique . plus bas de tous les Modes. re la en haut ^ dz. la finit Il commence fon Odave au la d'en bas . différentes efpeces* la première efpece du fécond Mode appelle Hypodorien. c'eft un Mode mineur ôc de l'efpece de Chant Me'fopycne . même fur le fol au-deflbus de l'Ot^ave. il a fa Quinte dellus 8c fa Quarte delfous . comme tous les Modes Plagaux ont leur Dominante en dedans leur Quinte . plus fre'quentes . Ù'defes §. dont il eft la divifîon Arithme'tique . il efl le Collate'ral ou le Plagal le Pair du premier.110 Traité du Chant GrégoThn. Sa Domiau delfus de fa finale. .

'. Trinité j à Sens* o altitu- do divitiît^ G ij . Répons de la SS. tardifs qui expriment la Chap. On emploie auiïï heiireufement ce Art. l'admiration . fa gravité lé rendant noble 6c majeftueux dans fes progreffions il convient auffi aux grands fujets . les déiîrs mais tout y eft tou* jours traité d'une manière modérée. iii. mo.IL PARt. triftes. de'pre'catoires . ve- nit.* "' aeftes .tor Sta- querii vos quas- ritis . «II '* propre aux fujets lugubres. 6c Angélus feftaménfeftan ti querri vosi -a: Ecce Vultis. tels que la confiance . là C« Ben/ti reconnoiffance 6c l'aaion de grâces . mifere 6c l'afflidtion. la fermeté . Traité du Chant Grégorien. Antienne renfermée dans fon OSiàvt» tim ve. graves . Mode pour lés textes qui expriment l'humiliation .niet Domina. Répons avec fon Verfet renferme' dans fon Ôélàve dans lequel fe trouvent les difFe'rens repos ce nVenables ^ ee Mode. eft Ce Mode ' ' : : EXEMPLES.Ii. 6c qui peut montrer fa noblelfe 6c fa fe'condite'.

Excelfior cœ-lo 3p=r::±rs:zn?qz:.ii. * Quàm. ôc profundior in-fer-no . longior ter-ra men- iu. ne'anmoins à Paris dès i68i . ParT. on l'a adjuge' au premier ^ il paroît que c'e'toit pour l'ajufter à Le .tior ma- ri. Quis contra- di cet e- i. 8c invefliga- biles vise e- jus ! ^.5:^HÎ=t^^^-^-s±. funt » I JLidi.Hf. I s ' : I J 2 & la.j?^~j^-i^+-_rr:::i.:zi::-:-z:iZjZ::s::"?^ii:^::~:i:i Art. & fcicn- tise De__ i : * Quàm . chap. II) . & unde cognof- ces .cia e- jus .^ incomprehenfibi- lia . 3^::fir:c=i^::±:^!-q:i*:Si:iz.21 a Traite dn Chant Grégorien.-^-:!:r_:rrfî!^z:* rum fa- pien tiîe .::±-_— lir: eft . II. Re'pons Chrifîus refurgens eft par-tout marque' du fécond Mode .ra Jl____„__a ejus i .

virgule . pecc. Eftius foutient qu'on doit met- 8c la Bible deLouvain. Cette difi'ircnte ponctuation produifant un fens différent.tto . au lieu des Chants communs d'allel/tia du premier Mode qu'on lui a donné pour le forcer . doir faire faire aufïï un Chant différent.la Traité du Chitfit G^e^orzV». mais la compofition de l'ancien Verfet décide pour le fécond. L'additio:i qu'on a faite après le Romain dans les nouveaux Bréviaires de ces mois Quod enim mortims : eft . Les Traducteurs François ontdonnéle fensdelaponctuationdeLouvain: Car qjtitnt à ce q-t^il rjl mort^ ii e(i mort feulement une fois pour le péché.ca.H.:5::. fuivant le Milfel : tre la virgule avant Romain quod e- nim mor- tuus efl pec. peccato . mot- fe. Il faudroit en même-tems à Paris. Il eli vrai que le corps de ce R{|pons peut être regardé comme du premier ou du fécond Mode la Quinte dans laquelle il roule étant de ces deux Modes . a fait varier les Chants à ciufe des différentes ponétuations de cette phrafe : les uns difent qnod enim mortmts ejl pecc. pour ainfi dire . Pfcaume Laudate pneri. qu'on lui a donnée pour le chap. Les éditions duMiffel Romain faites à Paris. reilituer à ce Répons le Chant des deux Jilleluiit qu'il a par-tout ailleurs . en A .to . en defcendant jufqu'au /. Part.mel.::fc==4: tuus eft fe. à être de ce Mode. comme le Bréviaire Romain 8c Sens dans le Proceillonal tj'tod enim mortuus ej} . virgu: : le . VI.? d'en bas.corame conforme au Grec.tto mortnns ejl femel. 21? Pralmodie du i. A Paris on chante l'addition de cette forte peccato. teux le Mode de ce Répons. ont la virgule a^rèspecca^ to . II. On pouvoit de même dans le nouveau Verfet y faire une defcente qui conforme à l'ancienne compofition ne lailfe plus dou> . mortmts efl femel . Dimanche après la Pentecôte. mortitus eftfctnel: d'autres difent. iii. eft Dans TAntiphonier Romain ce Répons d'un autre O iij . Arï.

'PA-R.ni i j .i ii i jji Chap. on chante l'addition ainfi : ^^- '^^S^^^Ei^ J^^Z^ quo4 e.Jl..r. .ii Traité d/t Chant GregorîeH. .nim mor- . A Rouen . ou l'on conjjoit ceile'pons du fécond Mode. ÎI4 Chant 8c du quatrième Mode maisla virgule eft après mortims efl Kv^nt pcccato néamoins la ponéluation que ^^^'^ i^ii:^ le Chant. iii. ÔC caufe une faulie confirudtion.. 4yKi. . cii contraire à celle de la lettre .

8c opprobriuna po-puli fu-i au- Oiv .»_»_i_jj in «-^aâM fempiter- Praecipita- bit mor. III.«e!}-^_J — .fa terra. Verfet de Sens du fécond Mode comme par-tout ailleurs .to mor-tuus EEÈÈâEi?§ cft fe- mel quod .U.8c oppro-brium po-puli fu- i au. ou plutôt du neuvième auquel on a tâché d'amener cette Pièce. que de prétendre le chan- ger de Mode. Quod e-nim mortuus eft pecca. Part. : Verfet de Paris du premier Mode en A . __B .Traité du Cbctnt Grégorien» II. Praecipita- bit mor- tem in fem-piter- num.tem num. Art.!-. tiré de l'ancien Verfet Dicant nunc Judai. Il auroit été plus régvilier de donner une Pfalmodie du fécond Mode à ce Répons . XI $ Chap.fe B_ ret de univer. ^c.

trouve plufîeurs Hymnes du Mode Hypodorien. Dans blelfée .rio . ÊëËE3ElÊ5Eʱl' it^-Ç: Audi béni.2l5 Chap. & donnons ici. Noftras preces cum fletibus In hoc Sacro jejunio Fu-fas quadra-ge- na. ré- -—^-^^m: Romain. l'Hymne des Anges à la Fête de S. que nous On comme .1I.gne Conditor. .ver- fa ter- ra.i. dpi:iia±:iz~i:z:~:!!i::i=~:z±:?a^±: feret de §1 z:i^-fJ?g«_::_â^-. Ut qrteam lixis pour les Vers Saphiques . III- Traité dti Chitnt Grégorien» II. . pour les Vers Trochaïques . Michel. A8.~:"':-----: u- m.T. • Audi be-ni-gne Fufas quadra. ^ conditor . Sens ancien gâté dans le nouveau Procefîîonal. Auài bénigne conditor . Part. pour les Vers lambiques à quatre pie's ôc nombre d'autres .gêna. Le Chant qui nous ait paru le plus corre£t le plus conforme a la Quantité pour l'Hymne Aiddi henigue cot>ditor ert celui de l'ancien Antiphonier de Sens .no. le le Romain la Quantité du premier Vers y eft pond fort bond du premier mot du quatrième Vers mal à la gravité de ce Chant. Virgo Dei genitrix pour les Vers Ele'giaques.

&c pour éviter le furchargé. deux Hymnes précédentes fe chantent nous n'avons mis de brèves que fur le dernier ïambe de chaque Vers . Part. "— In hoc facro jeju- nio Fu-fas qua- !-î~f:=f^ii±:^:n: dra-genario. fe de dur Cette efpece d'entortillement fur jejanîo a quelque choqui ell: fouvent mal e'xe'cuté par le peuple. les Comme fort gravement . corrigé fuivant la Quantité du vers lambique à quatre pies.t.11. Fac. la A Vers l'a Paris on a ôté . " Funftum labo- ribus diem Jam no6tis ex-ci- '-^ pit quies . Chrifte . caflus fit fopor. & Ancien Chant de l'Hymne des Complies du Carême . III.._a m w . —a=— . a„^ Ar. 417 noble fimplicité du troifiéme -» bondiiTement du quatrie'me on Chap. TI. Somni gravât ne-ceffitas . en évitant de mettre deux notes fur la première fy llabe du fécond ïambe. ôc pour exécuter le protêt de réforme que nous avons propofé en parlant du Chant des Hymnes. .Traîié du Chant Grégorien. ^_ 3! ^aris. . qui eit brève dans tous les bons Poètes .

faut un be'mol fur le dernier le triton . L'addition de deux notes fa fol qui eft à Paris.TE KyIl rie. La tranfpofition à la Quarte oblige à mettre deux bémols . Chri^ te . gâte la douceur la mélodie de ce Chant à fa fin. On trouve plufieurs exemples de cette tranfpofîtion dans les anciensLivres. §. & . IL Part. un fur le mi . depuis re D. ôc fa dominante b su a la Tierce mineure par le moyen du be'mol. de cette forte : la pofîtion natu- -i:j*:5. Am.jufqu'au re d . Ç^c ^±^ ÏA: Ce Chant relle eft beaucoup mieux fur du Sous-Dorien . III. ^c. Traité du Chant Grégorien» I I. De ^ la Tranfpofnion . pour iors il aura fon Odave . fe' . comme le Kyrie de l'Avent tant à Paris qu'à Sens dans l'ancien Graduel avec le be'mol de cette forte. de cette forte : Chant pour e'viteï i:^5î!^i: Kyrie e- leïfon. fa finale fera G. Mode peut être tranfpo- Le Sous-Dorien ou en l'élevant à la fécond Quarte au-deflus du re fa finale .tiB CBAf. le fécond fur lej^. Ky rie e leïfon. du Sous-Dorien.II.

Traité du Chant Grégorien. fois note'e L'Hymne Hymne de la Vifitatton de la Sainte Vierge.ria . beau . Hymne tirée de f Ancien Antiphomer de Sens. II. ô Vir- .u6 fan6lu$ lË? ardor tç. m* Alt. Stirpis ^i?^ i^i Davidicie regia proies j~ » *-^ —*T-a^ relîdens 4 . m flos O Virgo. •^ % Q. & O quàm glo' ri.cas - . Sublimis :'!iîi±z:^!î:î3EiîEp!ii^ifc±zpi:^iï:!!sî Virgo \Ha. tranfpofée a la Quarte.nés. tJP chap. PaRT. fi grave & fi pom- la nouvelle Hymne O vos atberei de Virgo Dei genitrix fe trouve auiîî quelquedans la Tranfpofition dont nous parlons.tapit . On reconnoît ici le Chant fî peux employé pour l'Aflomption.II« Ky- rie e- leïfon.T. Dans les Antiphoniers . de l'Ordre de Cluny .fi-câ luce co-ruf. on trou-» ve aulîî quelque Pièce note'e fuivant cette Tranfpofition. Su-pra cœ-li ge-nas setheris ora.

tam gradu.'f- ad me. --— —*•—=- -M-J Akt. F »- ginum ? Quo tendis & ci- to gradu Confcen- dis al-ta mon-tium ? On None voit que cette Tranfpofîtion eVite tout change- ment de Clef ou addition de barre.zi:=:!:~==izzz=:"==Î:!'!!b3==:i:î:i:::=:: dies . A Paris on a employé' ce Chant pour l'Hymne de le mettant à la pofition mais en . lil. II. la plupart des Eglifes Je font écarte'es d'où il eft arrive' qu'une même Pièce a des différences notables d'une Eglife à l'autre.2Î0 Chap.II. Sic vita fupre- mam cito Fefti- nat --H. Part. on ne devroit pas les admettre cela ne peut caufer que du défordre dans le Chant. On en jugera mieux en le voyant à toute les Fêtes doubles ôc au-deifus du Sous - : Laben-te jam fo- lis rotâ . avec une e'ie'vation fur le troifiéme Vers . Traité du Chant Grégorien. . Quand les changemens perfectionnent ils fon louables . qui le fait fortir de la douceur du Romain. . : cement. Inclinât in no(5tem z1:!Î=L-. mais autrement . Eolien on l'a aufli charge' de quelques notes de plus . On fent combien ce Chant eft gâté par ces additions dès fon commen- C'eft ainfi que du Romain .

c^ejî-à-dive de la Mode. fa Dominante eit c ut. Ceft ^' un Mode Plagal mineur ëc de l'efpece de Chant Méfopycne. Oiiave. il faut néceflairement un bémol fur la corde //. plus fonore . la Quinte au-deiius de fa finale 8c la Quarte au-dell'ous . plus gai . Mode eft formé de la cin. plus tendre dans le plus ammé . Mode. X. Quand on réduit ce Mode au fécond . Le Répons Graduel Hac & . Les Réformateurs du Chant Romain 8c les autres ont été forcés de le conicrver dans fa pofition naturelle. femblables : mais il eft aifé de remarquer que la Quarte n'eft pas la même . a les mêmes qualités que le Sous-Dorien . î2I ^ Chants fur la pofition du Sous-Eolicn ou dixième Mode. qui fait une Tierce majaeure. pour abbaiiferle mi. d'autres fur la poiî- chap. a S . fans doute leur. 6c s'exprime avec plus de feu. Le X. eft dits des Fêtes de Pâques eft de ce Mode. parce qu'il a la même progre/Tion d'Oiftave la même divifîon : fçavoir .ï"*. autrement il auroit fallu dès le premier mot deux bémols. l'autre pour le y» de deffous: ce qui .^^^'i* ^'^*^^'* quie'me 06lave dont il eft la divifîon arithme'tique. —»_ il -Ji Div Di^^T'-^nCr finale. «= ^<»«"' SZ=±I^Z± E t--5- Ce Mode mais bas . PaRT. Notes ejjentielles. . Mode a fon Oclave E mi jufqu'à e . L'Hypo-Eolien ou X. au lieu que le Sous-EoLien a à fa Tierce^à . le SousDorien ayant à fa Tierce un Ji qui fait Tierce mineure . Du Sous-Eolien ou Hypo-Eolien féconde efpece du II. §. a qui eil aidîî fa finale .iii.a déplu paru trop viiîblement «ontrarier la nature de ce Chant. Les Modernes l'ont mis du fécond Mode .Tfàitédu Chant Grégorien. & . tion du Sous-Dorien. fa Divifîon eft la. Pîufîeurs Egliies ont mis ces II. ar-tii ^"•"* IIL .

celle des Fonts BaptifmauXè ôc autres Pièces . H«c.II. '^''"•'"•ï^ii^i A&i.lîî Traité du Chant Grégoriet*. la répétition en devient ex- trêmement îenfible. Les Compofîteurs du nouveau Graduel de Paris l'ont employé très- fouvent prefque la même tournure pout . On a vu ci^devant que le be'mol ne doit être employé que pour la ne'ceflité 6c non pour la natureOn a quantité' de Pièces de Chant de ce Mode qui eft très-noble 8c très mélodieux. faudroit de même des be'mols à tous les fi de deffous la Clef. comme c'eft tous ces Répons Graduels . imité de l'ancien Répons noté dans les anciens Li-« c'eft-à-dire j dans fa pofition natu.minuni fac- tus . des Graduels . II. la Bénédiaion du Cierge Pafcal . comme Tecum principium de la première Mefle de Noël. fur-tout . Il pc. formamfer-vi acci- piensj in . . Répons de Noé'L Chriftus cum in for- ma De i ef- fet .iî5 fimilitu- dinem ho. Répons du Sous-Eolien Safiiia ^ imaculata virginitas vres du fécond in relle A . Plufieurs Eglifes ont confervé dans ce Mode le Chant des Préfaces . d'Hypo-Eolien. Part. * S émet- ipfum ex- i- nani- vit .

On ne trouve point d'exemples d'Antiennes du X. . On voit auffi qu'en mettant cette Pièce dans la po: fition pour en de THypo-Dorien. on en fentira la différence. re mi .iii. en employant tout le beau de l'ancien Re'pons . que pour en montrer le mauvais goût.^ dum eft chap. CHANTS D'HYMNES.z3: inclyta ^^=^ gau-dia ^=^^ Pangamus Sandtorum meritis ^^i^ focii . Aj2cien Chant de Vers Afdépiades . pour préparer à Texclamation par laquelle le Verfet commence. Mode dans les anciens Livres .fum« On fent que cette imitation . î==iz?I —=•—--+ 33. lit ?(5^.ip. tant Romains qu'autres. pARt^ 11% —-L-^a1 jrrp.Traité du Chditt Grégorten» II. fol . pour les Offices ordinaires. On en trouve quelques-uns dans des Offices nouveaux particuliers . Ergone putan- quôd verè De- US ha- bitet fuper ter- ram. qu'on fe rappelle la Gamme . que fur ut . A«>T. il lui faut un be'mol fur \cji faire un i« . Une oreille délicate fentira auiïi la différence des fons qui fe trouvent dans la Tranfpofition fur les cordes au-deffus de la Clef. En effet jamais on ne trouvera les même* fons fur fa . qu'on ne pourroit apporter ici . n'eft pourtant pas fervile on apperçoit la beauté' de l'éleVation à la fin . * S émet. ^P^ Nam glifcit animus pronae geftaque fortia . la . retouché à Sens par Jean Coufm en i 55'2. 8c par-là changer le Semiton.

une faute groiTiére de Quatité dans le premier daclile de ce Vers. inférieur à celui de qu'on pourroit encore periéélionner. II. On trouve ce même Chant dans les autres Eglifes . Il cfl vrai que dans cette Hymme de faint Thomas d'Aquin qui n'cit point en Vers . fans élévation à la céfure du troific'me . On & nouveau Proceffional de Sens . Part. m +-^-^ P"^f-=^3Ï=ï=^^=^^^^=^^^P^ rc Art. Nova \-*^^±li~M.II. un goût prefque monotcne dans le fécond Vers . qu'il lui a donne' tous fes repos fur les cordes du Sous-Eolien qu'il lui a fait remplir la Chuinte d'une manière fenfible.214 chap. qu'il ne l'a point pouflé au de-là de fa Quarte dans le bas enfin qu'il a parfaitement fuivi la Quantité' . mais feulement en Profe rimée Se fixée à certain nombre de fyllabes . Vers . il eft étonnant enfin très inférieur à celui de Coufm . . . fans égard femblabie en longueur aux à une Quantité éxai^e . en lui donnant un repos en haut fur la ceTure du troifîe'me Vers ce qui relevé ce Chant 6c le rend e'clatant 6c pomipeux . jufte voit que Cou/in a renfermé ce Chant dans fon Diapalon . Et exprse- cordiis fonent prseconia : Recédant vetera. Traité du Chant Grégarien. Coufm & . . Sacrement qu'il lui ait été préféré dans le de cette forte : ! Sacris fo-lemni-is junda fmt gaudia .z:^-'z-:::£=z±^=I: fdt fînt omnia fent . can-tibus Vi(5lourm genus optimum. mais beaucoup moins mélodieux . pour l'Hymne Sacrisfolemniis du SS. On Corda vo-ces 8c combien ce Chant eft o-pera. . peut-être fans y penfer. ayant une note fuperfiuë dans le bas .

de-là font venus des ufages difFérens dans les différentes Eglifes les unes .mge linguct gloricji I-rxlium certaminis de la Palfion à lOiEce de la nuit 5c à Laudes. fut employée pour Sacris Jolenuiiis : cette ancienne Hymne avoit plufieurs Chants . ont pris le Chant du quatrième Mode. fuivant ion goût particulier. Quelques LÏA-res Romains ont un Chant particulier pour cette Hymne du SS. I^^E^EEg:! Labente jam fo-lis rotâ . Pour l'Hymne Verhumfupernriui prcdiens on prit le Chant de l'Hymne Sterne rex altiJTune de l'Afcenfion. ou Laben- te jam Co- N ^ lis ^ rota. Auxerre . comme Paris . mais ce Chant ayant été' fait originairement pour des Vers Afclépiades . (on lé trouvera ci-après pour THymne Cœlo qms eadem ) les autres . il doit être meluré fuivant la Quantité de ce P/Ietre. on peut en réformer la Quantité de cette façon. IL Part. Le Chant rapporté ci-devant pour fHymne Lahent? jam folis rnt. Vers Afclépiades . Beauvais . Sacrement.225" Traité du Chant Grégorien. qui étoit prefque la feule Hymne dô Vers Afclépiades que l'on eut alors .i. Fout : : : : l'Hymne Fange qui avoit été lingti.i . fait . glorioji on prit par-tout le Chant pour Fancienne Hymne l'. On trouve encore ici Une preuve. que pour l'Office du SS. mais qui ne paroit pas pi-éférable à ceux-ci. les fautes de Quantité y font moins fenfibles . ont pris le Chant du dixième Mode dont nous parlons. eit pour les Vers lambiques à quatre pies . confervé à Sens ^ à . Cluny^. lors de fon inilitution . le refte il comme au Romain. c'eft que chacun les a employés tels qu'il les avoit alors oit les a corrigés . on ne £t point de Chants nouveaux on prit pour les Hymnes d'anciens Chants celui de l'Hymne Sancloru^n meritis de plulieurs Martyrs . Sacrement . Sens . Si on trouve aujourd'hui des différences notables dans ces Chants pour les différentes Eglifes-.

_i z: iii . Si .Chap. on n'aura pas befoin de changement de Clef. jg mettre dans la Tranfpofiticn . vica- Dodorcs patrias cum remeas domos No- bis quàm bene fuppetis. :i=s- -. m.|de recueillement dans le fond des déferts. Vers Afcléfîudes thés de Rouen. du Chanl Grégorien.^ .génies I-facidum decus Fefto ""Z9 il* :li$iii:'j: v--»-Ei3. Il5 Cluny ^^ ^g^j.gines Sponfo lilia Virgini. Part» qui eft certainement le meilleur. z?snz*zi rios Chrifle . Art. dan$ . te célèbrent Ceita- tim- Ë==ESË5Êâ:==ÊÉËlË3riËËËS que ferant candida Vir. car-mine con-juges .d^ Patris . ÎI. s~JZ Regum ÊZ pro.£:!^ 3=^ O qui perpetuus nos monitor doces Vox œterna . fc. Ce Chant fa n'eft employé que pour leur modeftie . le Vers Ihéréeraces yNoté frtivaut laQiiautité qu exige Mètre. Traité & ailleurs Vers Afclépiades notés Juivam leur jQuantité. les Moines 8c g'-avite' repre'fente leur efprit de corn- Iss antres Ponâ:ion.ii. où ils étoient renferme'*.

tas pânde iSariftus — sz^jzx: facer-dos intrat 8c hoflia : Ce.gio Mores lœ-deret in-tegros* Vêts Alcaïques . Jiob'ert. II. lé premier au commencement pour l'intonation. de Santcuil .) La féconde . avec dtux changemens . Tcmpli facra.^-^abdidit . zzir: EEEEJ Sicn^ fores .Traité du Chant Grégorien. Illi ] l^ipïEiiEEgEpËE Felices Ds nemorum pangimus in-colas Certo con- t:±t^ ^ lîlio fc — : s^--":^. tire's de ceux qui font à la fin des de M. Hymnes & Le Jour de la ChandeleuTt. P i . Part* -p^— • lif -4 4 Chap.iîéi --rf-*- verita- ti . rzE — «E— »- qzrzzz:: fe-cli 1 quos Deus Ne conta. afin d'éviter la relTemblance quife trouve dans ce Chant celui de l'Hymne de fainte Marie MagdcICine j ( ce que les Compofiteurs doivent éviter avec grand foin ^ de crainte de caufer de la confiifion. Qu« f* animis aperit figu-î«. pour aiiujettir ce Ghant à la Quantité du Vers.dant îrià.

II • . Art. Jam ~~" j^~~3.tam Na- tus fî-dere-â fuf.chanfonnette .iii. I î*:ê Pontifex fit am-plius hof- ti-as . Ancien Chant du mètre Alcmane un peu réformé à dans lequel > par un caufe de la Quantité' du Vers . II I 1 1 .2. petit changement . on e'vite la re'pe'tition qui fe trouvoit dans le premier Vers. 11.a tirés de Rouen.cipit — au- 1. Non litat impares Im. Vers Alcaï^ues _. ni qui fente la. lî.— — ^. . Ces Chants font dans & & Le Jour de ? AJfompîhn. =:i=2:i:^^ï=53Eifzî:=:±iii^:i'èir:^zii:~ — I. Hajc eft illa dies clara triumpho . ZJZZ :_IIe^ g. 1 .~~2IËZI™IIltlII^ ~— ^B p "^_ "^ 'tr lumen ipfum Seque fibi Deus Agnus offert. PARti chap. ^ lii u 1 1 II . . n'ont de badin . Quâ Matrem placida morte folu. -I Ceffent figu- r» . I 1 I -n ..z8 Traité du Chant Grégorien. frien îa gravite' des anciens . :^=3e: --*- O vosœ- therei plaudite ci- ves . ce qu'il faut éviter avec foin dans tous le"s Chants d'Hymnes.pat ^»-*_a"—i-^ Sacerdos — : 5: ^—j.

Art.==:i::. Mode. -rrSi£^^*^E&: i±t=i[i:=. on Hypo-Eoliefî. Quâ matrem placida mor- ==5Ê^:ËEiES!=î=5f^E=î!Ê^E=3 te folu- tam Natus §. du Vers & Hymne du -k---zi i. De la Tranfpofitiofî du Sous-Eolien . -.ves . troifieme Vers . aflujettir le Chant ne gâtent rien dans fa mélodie . O vos Haec eft illa :?^Çî-EE*i dies clara trium-pho . Le Sous-Eolien ou Hypo-Eolien •ïi l'élevant peut fe tranfpofer à la Quarte au-deifus de fa finale j alors il Piij . On voit que à la Quantité' changemens .Traité du Chant Grégorien.:^=±ti:^-*i5z:* œthere-i plaudite ci.cipit au- la. m. fi noble 6c fi majeftueufe. fidere-â fuf. à Rouen à Beauvais fur la ctTure du. On trouve dans le nouveau ProcefTional de Sens page clxxviij. 11» Part. On en jugera mieux en le voyant. nullement comparable à l'ancien qui eft en ufage par-tout. cette Hymne fur un Chant baroque .:!=^:± Quâ Matrem placidâ ces -*--=- mor-te folu- tam. fans mefure . IV. petit refrein qui fe fait à Sens . pour . eifet. vantage ce Chant ôk fait un bon II. femble animer da- Le & îip chap.

aa . la diviiîon à 4i'. de cette forte elle fe chante très-gravement. red. mal-à-propos marque' de I. trunjpojito ad locum hyper. hyper-aolio.ijO 'tHAP.dorii Le nouvel Antiphonier de Sens a ce même Chant pour l'Hymne des Laudes du même tems fur la Tranf-^ pofition du Sous-Eolien . l'avant dernier Antiphonier de Paris y avoit THymne No6turne de l'A vent . trouve peu de Pièces dans cette pofition . Traité du Chant Grégorien. II. On : ï»— . TI. la m a fon Oftave depuis la a juiqu a fa final Part.

timus e- um fie . & toi- lant nof-trum le- cum & gen- tem. * Ne forte ve- niant Roma- ni . II. II. cm- nés ère- dent in c- um.ta lîg- na fa- cit .Ul. Col- le- ge- runt Ponti- fices de Pharifœ-i con- ci- lium . fi dimit. quia hic ho- mo mul.Traité d$t Chant Gr<(jor««. Répons. ir. Art. & di- ce. Part.bant : Quld fa- ci mus . a^i Ch xr. Ur Piv .

cen- tes.vit Grégorien.runt î=?z?îïî:i=î=?!^ii!?ï^5=&: e- um di. II. mais en le de'chargeant de notes en refferrant fon e'tenduc dans (es bornes k'gitinies. cum ef. fiir * la Ne forte.cens : Ex- pe- ŒÊsii:^:^^ dit vo- bis ut unus mori. Il cft le troifiéme Re'pons de l'Office Nocturne de h troiiie'me Férié de la Semaine Sainte.tifex anni il-li-us 1^ ±._i '^Hm'mpropheta.tem ex ip- fis Caïphas no- mine . & . & non tota gens pe- reat : ab illo '-EEÏirtpi ergo di- idH— =: lî^ïiii inter. PaRT» nus au.fet Pon.. On a laifle ce Répons même pofrtion dans le nouvel Antiphonier de Sens .ve.atur ho- mo pg5Ea=iygEp^gpE£gE!gEE-!!EEi«giJ pro po.pulo .fi-ccre e cogita.vit di.2ji Trahé du Ch.

finale re'guliere du SousEolien tranfpofe'. fans autre ne qui la précède eft changement qu'à fa fin. allélu- ia. comme paces il eft aile de le voir ci-devant fur les Pièces tire'es du Graduel de Rouen. que d'autres l'ont change'e de Mode lorfqu'elle efl en Antienne . alors elle finit au re à . L'Antienquatre fois alléluia fur le feptiéme Mode. ne regardent point . & Finale ^'Haec diesponr les petites Heures. aux petites-Heures feulement . on ne peut imaginer la raifon qui l'a fait mettre du huitième aux Pe- A tites-Heures. on a changé de cette Pièce .uns ont ajoute' à cette Pièce une petite Neume pour la faire terminer fur le la . 8c eft du fécond . quand cette Pièce fert feulement d'Antienne .te- mur in e- a . ParT^ IJ ^ [Cette Pièce efl note'e ici comme elle fe trouve dans les Livres d'où elle eft tire'e avec tous les changemens de Clef néceffaires. gulier. que quelques . in e- a. On doit remarquer qu'il auroit fallu grand nombre d'additions de barres . . pour prétendre la rendre d'un Chant réC'eft . fi on l'avoit donné fans changement de Clef. la Meffe 8c à Vêpres elle eft fous la même modulation qui fe termine comme ailleurs fur le la . donc mal-à-propos ou par ignorance de ces Tranfpofîtions .] Ceux qui connoifTent les Tranfpofîtions par eleVatioti à la Quarte . ce qui auroit de'rangé les efdonné mauvaife grâce à l'impreffion . Dans les Livres Romains on a admis les changemens de Clef préfe'rablement aux additions de barres.c dies .Traité du Chanl Crêgorîen. ou du dixième Mode régulier . comme irréguliere . &c on a tâché d'en faire un huitième Mode en la terminant ainfi: la fin A Rouen 8c lïe. la finale âCtLf. II.

le- lu- ia. Cha ^ Chmy . -*-•- !15: Ç:dl=if± ^ In exitu.Traité du Chant Grégorien. De tout qu'une lu Vfalmodle du fécond Mode. Deus Deus' — de ^= timet me.. * ^gypto. AI. * qui Dominum. Laudate. Intonation. jg=j_'»—l^z^ JEp^^^^ Teneur Dominum de cœlis. Part. ajoutant à la fin alléluia du cinquie'me de cette forte : in e- a . Si la Médiation eft fur un monofyllabe ou fur un nom . C'eft fe le tromper bien grofîîerement car il n'y a que premier mot Hxc qui puiffe relTembler au cinquième §. & Médiatiou. II. apparemment pour n'avoir pas connu let ni !• j^anfpofitions . ôc peu varie'e. Credidi. Le Sous-Dorien 8c même le Sous-Eolien n'ont prefque parPfalmodie . R. i p -7rt --J?i|]^. en la laifTant fur le même Chant ôc en »54 HAp. * . V. Mode. E u o u a e. on a mis du cinquie'me Mode l'Antien^*"^^"* ne H<«f dies . . iç^=±=.z!i Judica D.

Haben-tes ^ fi- -^-^-»Vî Servi-te 3^ Do- du. 2.ponr mino.c\zm.i.IU. Terminaisons jointes Sens mo. * expugnaverunt me.Vmverfelle. Beauvais. S. * Ifrael. on a mis celle-ci qu'on peut appeller cahoteufe. & le pour tous commencemens qui ne font point paf bas. on fuit le Chant Romain . tel qu'on l'a dans les Eglifes de France . ZZIZ^ZJ^ i.* Sien. Vi- fita-bit. EUOU a C. comme. Ephrata. U d'en A Auxerre au lieu de la Terminaifon en D. t-^»Il y- --•'- — nr' r — ^^\Ste. tant dans les Hymnes que dans la Pfalmodie : fouVent bizarres ôc de mauvais goût. mais d'autres re'formes fîngulieaveb mélange de Parifîen res .Traité du Chattt GrêgwUn» II." Bg" iernt. PaUT. Jerufalem. D. four Nox if-ta. commencemem d^ Antiennes.Bernard fe plaindroit de la ruflicite' de cesTerminaifons. Chap. ii3^9=S=Ê=^^^ë^ locutus fum. D. *David.T>. & . A la Sainte-Chappelle de Paris . Chapelle'^ y~f~n </g Paris. îjf ^ hébreu non-décliné on chantera en élevant la ^^ix feulement fur la dernière fyllabe ou fur le monofyllabe. Confidera-te. au.

nima me-a Dominum. luciferum genu-i te. w:i -*--^.a5<J Trahi dn Chant Grigorîcnt II.. Benedic-tus Dominas De. invocaverimus te.us If-rael. Et exultavit . Eî-"--h-^î^: ôc iifque in fçculum.:azâ=i: feculum feculi. Tour la Termînatjon en D. dextera tua. Four Evangéliçues Benedidus ér Magnificat. ôc prsecinxif =1=5:1::-: ::==:z=Vi::!r commovebitur. iibera e: 53Ê^yE!ï":^i^[i me & eripe me. les Cantî(jues . & fe enutries me. Part: t^ chap III exemple de Monofylhbes Monofylhbes & brèves pour la br Terminai/on en d. Mag-ni- fi- çat * a. labia mea laudabunt te.

beris. Paris. Mag- ni- ficat * a-nima. D. Part* à^f '• ^ Chap. jl ^ Sem.1I.rael. Eglifes les Verfets fe reprennent a la Dans quelques Dominante. Cette Intonation . LeRomain & d'au. Monojyllabes ù* noûis Hébreux nori^ déclinés. qui renferme auffi la Me'diation . •^—-X^ Ipi. II. Altif. En effet anima fe lie mieux à . tlt^ Akt. jfSEz^ziïi^zE? Dominus Deus Benedi6tus If. fe Commencent 8c fe pourfuivent autant que la Quantité 8c le nompeut foufFrir. -B^-»-«--? HB-g. * Tous les Verfets le comme Et Brèves exultavit bre des fyllabes . l^ûUs paroît la meilleure. .traité au Chant Gïégorîen. meus. ^^^ Magni. Eu ou a e.Bg -^--»- tres chantent. * j Paris Rouen 8c pîufîeurs autres Eglifes chantent.fîmi voca.* magna qui po-tens -t:5:"=5: --Beft.rîtiis n Terminaifon anh ^—-A-—-[\cienne de Paris ZZIZ^^IZZIS^. * De-us If-rael.ficat* anima.

\KU Médiation fur A*T. mea . Laudate £^f. E u o u a e. ^^fe^ Magnificat -s -—B* ~--z=^: a-nima. Rouen. monofyllabes dans ne peut difconvenir que cette Pfalmodie ne foit . c'eft la fuivante . ce mot. En admettant cette Pfalmodie à Paris » on Ta iixe'e avec un commencement qui ne fent en aucune façon le fécond Mode . * E u o ua e. en A» ' 6:z:^ig=:?djE±-*-i-i!E3Î^-^:£ Lauda1 te . & Traité du Chant Grégorien Al. il n'y a rien qui demande - la V. Elle a une Intonation » tme Me'diation ôc une Terminaifon Une Intonation . une Me'diation folemnelles demance femble naturellement une Terminaifon aufli plus folemnelle que la Terminaifon fimple Ôc fyllabi^ue. III. Vfdmodie du 2. C'efl ce qu'on a fait anciennement à Sens . EF^^=^FF^=^iEEES^ Mcnôfyllabe. mais il faut un ccmmencement d'Antic:ine avec lequel elle puilfe fc lier d'une manière agre'able frappante ce qu'on ne trouve point à l'Onaturelle ratoire . tirée de l'Oratoire admife à Paris dans le dernier Antiphonier. A Rouen^on n'a point d'e'gards aux cette Pfalmodie. Les Modernes ont invente' une Pfalmodie pour le fécond Mode en A. & dent & propres.13 J CHAr.bj:_l=id Dominum omnes gentes. loCUtUS fum. annonce plutôt un quatrième Mode qu'un fécond ou fort belle Ou & : & . parce qu'on n'y chante jam'Sis les Antiennes à la fuite des Pfeaumes.II. Rouen. commencement qui qui n'eft nullement relatif à cette Terminaifon . comme nous l'avons remarqué ci-devant.

II. Autre du Commun des Moines . — j-a-i. . Fart. nous allons donnci deux Antiennes. Si.Traité du Chant Grégorttn. auxquelles eft fixe'e cette Pfaimodie.^^ tn Il - fempiter-num.bit in erit ^^-«i-± folitu.us . a Co7nplies. Antiennes du Co?nmun de plufieurs Martyrs . Afin qu'on en Cha?. 8c opus jufti. -s—4-B— ^ Habita. judi- p — que cium . — puiffe juger . tirées de l'Antiphonier de Paris . a Compiles. Complebun-tur di-es luétus tu- î .cidet ul-tra Sol tu.II.tiae pax ^ . ijP "" un dixième qui eft dur & défagréable à l'oreille après une Pfaimodie fi douce ëc fi me'lodieufe.dine E u o u a e. &: « fecu.us populus omnes jufti.X.ritas —g-^—^-m-^t. tu. m. 8c ^f7^rtM=i=^juftiti-ae V^ i uf- cultus filen-cium. A8. fe^^^'Eiîiï E u u a e. .on: non oc. S^i^&:ih!E^ES.

comme ce qui :=zrï:!E^!=iÈîËEz::!i?i£±:. ils n'ont pas non plus combiné les fons de au lieu que cette Antienne qui ell pur Sous-Dorien cette Pfalmodie cil du Sous-Eolien . ou du pur Dorien .ci- in folitu- dine. Part. tels commencemens ne laifTent point le Chanen peine du Mode . c'eft cependant ce qu'on a fait à Sens dans le nouveau Proceffional pour l'Antienne Mittam ad illos de S.„. ou l^fa ^^ . jii. &: de la Pfalmodie qu'il doit donner .„. Sens . De tre & : .Etienne. EÊE^EÇSE Rouen. II.odie: c'elt donc faute dé principes qu'on admettroit la Pfalmodie en A pour des Antiennes en D ..^__^ Chap. fans avoir bcfoin de recourir au Livre. Ou t en commençant à la Quarte au-deflbus une chute forte agre'able . en commençant ainii à la Tierce au-delius de la finale. . 18. iT .ta eft. n'ont pas du fenti . aux fécondes Vêpres de Noël p. l'addition de quelques notes à la fin ne fert qu'à rendre la Terminaifon Magnificat plus dure. femble que la liaifon de cette Terminaifon feroit ^^"" P^"^ ibnore ôc plus agréable .ia. ou fait re'flexion aux diiïerens fons du mi lu qui commencent les deux différentes Oftaves 8c les terminent.: Habitabit ^à Ante lu. i ferum ge- nitus. II * Art. -E-a=r—:»— Alk- lu. 240 Il Complebun-tur dies ludus es tu- i Si-on. Vita i 3îanifef-ta. ' Traité du Chant Grégorien.. Ceux qui l'ont fait . ni les Anciens n'ont point d'Antiennes de ce Mode qui foient fuivies de Pfalm.

* Elle n'efi bonne ique pour les Pfeaumes qui fe chantent courremment en retranchant les notes ajoute's à la Terminaifcn. On attribue au II. cette Pfaîriiodie foit pofe'e fur le Dorien . laPlalmodie incomplète des petites Heures de Pâques. du Chantât Y Alléluia qui s'y joint à la fini ôc qui feul lui tient lieu d'Antienne ôc fait le complément du Chant. Euoua e. Auxerre. ^f. II. elle étoit in direilttm la la la les manufcrits anciens de cette Eglife la marquent la la là la la fol. Lé nouveau Senonois Ta confervée fur le la pour la Teneur.luia. Ci-devant à Sens . k.Traité du Chant Grégorien. •ôc lui donne pour Terminaifon la la fol fa la fol l'Auxerrois a adopté cette nouv^elle Terminaifon qui fait une partie. Àlle- Q . ou Sous-Eolien. Sens.Mode.z^:SE^^ESEFg£^:g=^E^E:p^^Eg vit fpiritus meus * in Deo falutari me-o. bn reconnoît l'Eolien: elle elt bien moins noble moins majellueufe que la Pfalmodie en D. Les ufages des diffe'rentes Eglifes fontdiffe'rens fur cette Pfalmodie. Dans l'Antiphonier de 1756 . 241 Magnificat anima mea Do-minum. Mode . Et exulta- jpE. avec raifon .ou de lajfeconde efpecj duiecond Mode. on l'a notée par fa ja Ja re mi jni. & & : : -^ a_>-a-----^i-_-[| . Le Romain chante /.» la fa fol fol la étant la Teneur. parce qu'elle eft fdivie à^Uxc dies qui ell duX.^^^i: Aile. A Paris on chante ut nt là fi Ji : ut e'tant la Teneur. Mit-tam ad Quoique il- !os.. Part.

popule a- —-B—s— me-us. Glo- ria.II.r/f^._l!J_Ia_I^_Il — Le Romai?î. Dixit Do. i§ — 3~ *" "^""^ —— - r~ — — -»-a— -{^ . Fili-0. Verba me-a. pofe' Cette petite Antienne efl vraiment du fécond tranf» . Dixit Do-minus.minus. At-ten. W— P^ïËiË:^ luia. jffl — -»— Kl- «— fl iïj — -a — I —-s-—. III. Glori-a 11^ Patri . II. Glori-a. Paris. 8c Dominus regnavit. At- ten-dite. le be'mol en eft une preuve qui doit fuffire. Qui ha-bitat.. f§ iSe?/sÇ5'4. .24* Chap. At-ten-dite.dite . Hœc. Traité du Chant Grégorien. VJiilmodie des Imroïts. Verba me- a. Ari. Part. ^ p — —— — ' z ! »— s-f y—1^ S ' — _ -»• -*— B~:^~j^i~^'^~"B'Z"i " lu ^ ij lï . fE^±^i^ ^„==i^zB^=^^^ Domino meo. Intonation.

lit auribus per-cipe Do-mine. * Da- vid. Sede. foit qu'ils . * in toto corde me- o.tus eft. Sens. Sens ""'" Ch^p. du Sous-Dorien ou du Sous-Eoîien.^5ipiiBiy::^§z:iiBzn z^ Auxerre. * de-co- rem indu- tus eft. La ' ~'"* ' m AB. iajoute la Cadence.tria Domi-ni On foient donne cette Pfalmodie aux IntroYts . Sem. me- o. Dominus.tus Reprife eft. Do-mine. Dominusi Terminaijon unique Ù" la même par-tout Eu o u a e. intel-lige. * du Verfct. II. * z:i^i5i^iiz:. Part. 8c prse-cin-xit fe.T. i|| * indu. me. * indu. 243 Médiation eft prefque la même par -tout. Sede.Traité dà Chant Grégorien. in a.o.

ParT. 1. du nouveau Parifien . Les Antiennes en ta TrrrJtiis & . le Re'pons Duo Seraphim du Rom. (^ du Martin d^ns l'ancien Modes Mixtes.ves . L — Martinus ec-ce mi.ain du Parifien . Office àt S. ART Des I. du 11.' Art. I C L E I IL & IL Modes Mixtes ou Connexes» trouve dans tous les Livres de Chant . àes Modes qui font partie de l'Authente Ôc partk du Plagal. ôc du Pièces- Tels e'toient dans les anciens Livres le Re'pons O heaimite' dans le nouveau Parifien pour le Re'. fe marient. pour ainfi dire . imite' dans le nouveau Senonois pour le Re'pons Di-vijimes gratiartsm de la même Fête . font plus rares. Les exemples en lonf plus communs pour les Re'pons que pour les autreâ plus grand 2. du qui e'tant compairs Scaffinaux.e Pièce. très . II. qui peur cela font appelle's Mixtes ou mcle's oc joints enfemble dans une mêir. la Profe Viclimx lafchali l'Hymne des Laudes de la Sainte Trinité'. hic pau-per cœlo di. Quem concentus San-j^o rum Chrif- .bien enfemble. le Répons Coucède de tous les Saints .grat . E X E Inviîaîohe tiré de Senonois l^ xM P L E S. III.144 Traité du Chant Crégorten. Uj : |— 1 -L 1^-jl j . font auiïï de ce Mode Mixte. ON Le Il nombre de ces fortes de Modes efl. pons No7/ efljùnilii tui des premières Vêpres de la Sainte Trinité' .

lens m.tibus hym II eft nis laude-mus in hune De- um. (^ du i. fon e'nergie.cde'les que dés Compoliteurs doivent avoir devant les yeux. faite attention à fa compofiticn . roles : e 'Répons dit i.tulit in regnum Fi- li-i dilec- tio- nis fu- %« Qiij . nos cœlef. la Uaifon des 'patout y eft aflbrti 8c d'un goût admirable. Art.ne- bra- rum . terminé en . Ce font de tels m. î4j' Chap. fa gravité. fa me'ioaie repos. Modes Mixtes. II. r Epiphanie À Vêpres félon le Breviitire au Jour d de Sens de iyz6' i . Part. XJlg- nos nos fe- cit De^ us in par- tem for- tis Sandlo- rum in lu- mine : * Eri- puit nos de potefta- te te. to pfal. III. 8c tranf. de-du- cit . mais qu'on fes vrai que cet Invitatoire eft extrêmement long .Traité du Chant GrégorUu.

Sînt lumbi veflri du Commun des Con-» dans le Romain .I4fi[ Traité dit Chant Grégorien II.Lau-date Do. au lieu que paflant du fécond au pre-^ RÙeif . eft de cette même efpece. dans l'ancien Senonois. 6c finir par le fécond .5_E£s£Ei'=iEE:±±:ï^iî3 ta eft niam confirma- fu-per nos mife- e jus. 8c du 2. * Eri- pu-it nos. parce que paifant du premier au fécond. ^:0 . . cela animç les voix ôc fait un fort bon effet. la dernière partie ôc le Verfet . On trouve rarement des Re'pons . ilfemble que le Chœur tombe 8c languit : ce qui eft défagréable à l'oreille . y. fefTeurs tie du I .rmnum omnes gen-tes. ou leur Verfet . qui foient détermine'es par leur fin . Part. ou autres Pièces Mixtes du 1 . au fécond Mode : l'ancien Répons Terribilis de la Dédicace . font du 2.quo- ^ ricordi-a :. Il eft bien plus fonore de commencer par le fécond ôc de finir par le premier que de commencer par le premier . eft pour fa première par- Le Répons .

Rona* Qiv . même à la féconde imparfaite au-delfus de cette finale. la plus éloignée de fa finale. Part. les Anciens . comme nous Dominante . eft formé de la cinquie'me Octave. . îYoiftéme §• I. IV. \ ejfentielles.^. II. des défirs véhémens ._ \ P ^=lî Ce Mode eft propre aux textes qui marquent beaucoup d'aaion. note variable chez dit.tve. à-dire . dont il eftladivifion Harmonique : il efc Authente Ôc Impair .IV. : c.. Mode dans fa pofitton naturelle. & Oïl. 147 ARTICLE Du "Du. de fureur d'ardeur . outre fa finale & fa pos a fa Quinte . les commandemens 8c les menaces. mais fa Dominante eft à la Sixte ou lîxie'me de fa finale c'eft- troifiéme . rt E E P ^-» il ° ^. à la corde c elle eft de tous les Modes Impairs . Mode. e Notes B-pr cl ave. 8c la feule : m .Traité du Chant Grégorten. mais très-rarement. de l'efpece de Chant Barypycne ou Mineure inverfe. de vîtelfe 8c d'empreflement. de vigueur . Il frappe par fa vivacité il a des bondiffemens dans fes progrelïions . dans apellé Phrygien ou : . parce que ce /i n'eft point fixe mais variable . l'avons a fe s re- Ce Mode . à la Tierce au-dclTus de fa finale . Il exprime heureufement les ordres . Son Oftave commence au mi E ôc finit au mi e fa divifîon fe fait à fa Quinte/»' b . LE l'ordre des Modes du Chant Hyper-Phrygien . d'impétuofité . troifîéme Art. a la à la féconde parTierce au-delfou? de fa Dominante faite au-deiroLis de fa finale . Il a fallu l'eleVer au-deifus de fa Quinte y?. des mouvemens de colère . qui n'eft que Demi-ton.

de noblefTe ôc de douceur. la cruauté . font un emprunt du quatrième Mode . & Les defcentes du mi finale à Vut au-deifous . Antienne qui remplit toute l'étendue du ITI: qui en rend les repos fenfibles.1V. affections du cœur : il eli pathétique : fur ce Mode les Mode on . . ce qui n'étoit pas dans les précédens. convient aux fujets qui annoncent l'orgueil .nés fe- eu- lo- rum. elles doivent être rares ne fe faire que pour des exprciîîons qui l'exigent abfolument. IT.rient I^SIlZfl 6c qui bi.a in genera-ti. qu'aucun autre jgj^f il réveille . On les a rendues très fréquentes à Paris dans le dernier Antiphonier . les paroles dures . de grandeur. Mais le Contre-point ni le Faux-Bourdon n'ont pas encore trouvé le moyen de s'accorder comme il faut avec lui . adhuc e- fu.ChIT^ïu Art. Mémo- ria me. comme l'avouent ïes meilleurs Symphonifles. EXEMPLES. varie heureufement les mouvement de force .o. Traité du Chant Grégorien. la hauteur . adhuc fîti-ent. Mode & Antienne du SS» Sacrement y à Sens. Qui edunt me . celles qui trai- ^^B ^ & jej combats fpirituels ou corporels : avec plus de promptitude . Part.bunt me .

tout y frappe TePprit du fens de la lettre . tout y eft parfaitement aiTorti aux règles d'une bonne compofîtion 1'»? qui fe trouve fur ^ n'cft là que comme par échappée 8c néanmoins Ce Répons .queunt. on pourroit mettre . Martin. quse ho.TrAtté du Chant Grégorien. runt "^ Palam con-fi. %^P 'chap ni* ^^'^' ^^* Répons. —— -M^-^^ infpeclan-tes Genti-li-um tur- hx clamave. pour joindre le mot fuivant on pourroit mettre un fa en fa place Gentilium tttrba n'eft pas affez lié . pofitcur : .dus eft. fupportablc après le repos précédent . ido-Ia ne- ^ gligen-da . II.bis adef- fe ÈzjîiEïË^: ne.ten- tes: De-us Marti-ni colen.nam 8c fimula- f»sV»-S-T-:~-*-«5^-EE :55ÏËÏ=3^ cra di-rueret . Dum Martinus œ-dem propha. PARt. : /' . eft un fort beau modèle pour un Comon voit que tout y parle . tiré de l'Antiphonier de 1681 Au jour de S.

ôc qui . |=i=5^^^?p=^ Genti-lium tur.o- rum e. Apôtre de Sens.bas. quse in mul- titudine de. Mag-nificaba- tur no- men Do-mini Je- fu.rant . Savinien . L'Hyme AfoUs fin a ortûs cardine eftde ce fe adouci le bondiifement qui Mode. Répons de S. PaRt. Autre Répons qui parcourre aufli toute l'e'tendue du troifie'me Mode . &c con- firmaba- tur. avec fon Verfet rend fenfîbles fes repos Ôc fes progreffions vives ôc majeftueufes. * Ita fortiter. IV. Jean Coutrouve au troifîe'me .bat verbum De- i . Traité du Chant Grégorien II.rum . Defe4 tl-îaZI^ rentes ceremonias ~=EîE^z!f!E!: :î=: patrum fu. ir.o. m.150 Chap. unum Deum cœ-Ii co-lu-e runt. * Ita fortiter crefce. A AT.

. Cor reclion de ce troiiîe'me Vers à Sens . n'a rien d'agre'able ni d'aflbrti au relie du Chant qui eft prefque fyllabique. Chriftum cana-mus« L'Hymne Pange lingtta efl auffi du troifie'me Mode. Réforme de Paris. nos ô be-ati ^: Tanta per commerci-a. ^ olim lump. Ifi Vers dans le Romain dans les autres Eglifes. ill. La re'forme faite à Paris vaut mieux eft aflortie au relie de la Pièce. La chute du l(t au r? fur la dernière fyllabe du mot pretiunt airoramante .^ Chriftum -% cana-mus. quelqaes Edefcendent que par de'gre's conjoints la fol fa mi re. mais cette tirade de notes ou queue. les autres. -. t j^. ÏT. pour eViter cette dureté . Part. en ufage depuis & Chap. poiur fervir à ceux qui en pourroient avoir befoin. quater. Les Organitrès douce ne'anmoins aiment mieux la chute du Romain : ftes mais nous parlons ici pour les voix ôc non pour les Inftrumens. Autre Chant du troilîéme Mode pour le Mètre Trochaïque . eft glifes n'y & & % Quem in --•= mundi preti-um.Traité du Chant Grcgerîe».feras â : Ventre natum virginali Corpus * - i Hoc Deo plénum redonas Ampliori fe-nore -*-ai ^ Ter.

III. IV. quotquot habet regi-a Principes Noftros nunc -:i:::3^-^-^ S date veiiris Cantus jun-gere cantibus- Autre pour le même Mètre. de 1681 . . 1 — •-I - fan6li rnii-z: proceres . r - <"t^anf-<! Chap. Comme ce Mode on ne Chants d'Hymnes les Bréviaires .flu-unt. Vos Vos fuperum chori 3:: . de Vers Phe're'craces . Au.maxima laus Patri Quimun- dum réparât maxima . totalement conforme à la Quantité' du Vers. IT. A quo cun(3:a.^^:^^ fla-grant . tire' de rAntiphonier de Paris. Et quo pe6lora — -| a^— _. Traité in Ciani Gregonen. Sit laus maxima Fiaeft mini. jour *" de la TouJJaint.tfi . Cœli :tz^: -^- gEEÈÏÎEiïEl . Art. Fi- lio . croit pas ncceifaire de les autres ingrat pour les Chants Lyriques donner des exemples de fur les différens Modes en fourniront Mètres employés dans alfez pour ceux qui en auront befo in. Part. tzz-^A -s-=t — ^- XHi i il± .

§. II.nerit vi-gi-lan-tem. Le Mode Phrygien de fa finale . fon Octave finira à aa mais pour lui conferver fa qualité. alors la a . Si On fent combien cette Pièce on vouloit la re'duire à la . il faudroit des diezesàtous les/»' qui non point ici le be'mol .Traité in Chant Grégorien. fe îranfpoferà la Quarte au^ .fuper omni-a bona fu-a conf- ti. On ne voit pas que les Anciens aient fait uiuge du diéze dans le put fition.tu.et e- um. A-men g^rr:z]zrB~ziJ=i:"«=rfii=t:£fciii:srp»T^4=3 znztz: di-co vo-bis. . ainïî note'e : Be-a. eft fonore dans cette popremière pofition. IL Part. Z$l Chap. 8c qui feroient alors fur le /«». c'eft une Communion du Com: mun des Confeifeurs Pontifes .VI. 6c dans quelques exemplaires Romains . Mode. pour en faire une Tierce mineure inverfe à fa fin. il lui faudra un be'mol à la corde au-defllis de fa finale . fa divifîon fera commencera fon Odave au au mi e fa Dominante aufaï ^ g- ^ imme'diatement au-delfus de fa Quinte . On trouve un Exemple du Phrygien . De defilis la Tranfpofttion peut il du III. tranfpofe' dans les anciens Livres Graduels de Sens .tus fer- vus quem cum ve- ne- rit Dominus in- ve. Art. III.

au lieu qu'elle eft contente de la mélodie avec la lettre. avec toute fon ancienne lettre . on a confervé feulement le Chant pour les Doubles-majeurs . On trouve dans l'ancien Proce/Iîonal d'Auxerre le ReA*T. qui e'toit très-noble ôc très-majeftueufe . il n'eft pas hors de propos de rapporter une ancienne Pièce de ce Mode . tranfpofe' aulli à la Quarte. étoit très-pompeux . ils aimoient mieux changer de pofîtioni Chap. e- le-ifon. IV. mais il faut avouer qu'il perd toute fa beauté 8c fa nobleife . A Paris . en retranchant cette lettre interl'oreille ne s'accommode guère d'entendre tant cale'e re'péter Kyrie f f « « e . c'efl le Kyrie fous . comme il y en avoit beaucoup autrefois. quem de Virgine nafciturum mundo miri-ficè fan^ti prœ- . II. à quo bona cunda procedunt efl . Le Chant de cette Pièce . exceptez pour la note . qui eft aujourd'hui abandonnée de tout le monde . pons Pofipaffionemfuam de la Fête de l'Afceniîon . III. Part* Plain-chant . Il eft aifé de le fentir par les trois exemples fuivans : > : 3L^EOi^?ïE^^EÎ5=gil| Kyrie . unice genite . fons bonitatis Pater ingenite .— 1^4 I Traité du Cham Grégorien. «-g-i —T-——»-a-1— . Avant de parler de la Pfalmodie de ce Mode . aulîî e'toit-il pour les plus grandes Fêtes. Ce premier frtpportable fans lettre. qu'on peut appeller Pièce farcie .____-j T—l-ç-ï-T _2_ T 1 — w • I^ Dei Patris ill_a Chrifte .

25* f CilAP. Part. S'il en avoit ce ne pourroit être que celle qui eft défîgnée par in b : iti R du fecond Vers cité de la Chantrerie de Tertitis Paris. il y avoit même des Oifertoires 8c autres Pièces qu'on a fuprimées. Cette efpece s'appelle Hyperlocrien dans le Bréviaire de Paris mais on y marque aulfi qu'elle n'eft pas d'ufage . §.IIIé Akt. IV* dixeruntProphetse. du moins pour les Antiennes. . . II. Kj- rie .pedora noftra fuccen-de . comme nous l'avons marqué ci-devant. étoient autrefois des Pièces farcies . parce qu'elle ne pourroit être que d'une Oélave bâtarde. qu'en les laiflant dans leur premier état . Prefque tous les Kyrie ^ pour les différens dégrés de Fêtes . il faut confentir à les perdre . m. .ïfon. ignis divi-ne. e.Traité du Chant Grégorien. Le Mode Phrygien n'a point de féconde efpece . . .le- ïfon. comme on a fait à Sens 8c à Auxerre pour celle-ci. Cet exemple doit faire fentir que certaines Pièces nô font véritablement belles . e. fi on ne peut les conferver .le. De VHyperlocrien. ut digni pariter proclamare poffimus omnes .

. II. . * in te ^!!i^?= g==i:i==-:^ p. Art. * indutus eft. C'a Traité du Cbant Gréorone/i. Dixit Dominus. ce n'eft pour le mot Ifniel . Vakt^ Chap. m —a_a— — r— a *~)E-T —^—e—Bi-T—^—e-n- Dixit Dominus Domino me-o* aux noms he'breux . §. De la P/almodk du III^.* Domini Domino. Aux Fêtes Jimples ^ aux Fériés.2. Abraham trois fyllabes qui fe prononcent comme n'a point non plus d'e'gard ou de Ifaac un dadile . '^ tuo argu-as me.1=:±i^g=±i!'=pii:^ fperavi. Judi. dijfe'rens cas» omnes getites.* Jullus es Do- mine. Dixit Dominus Domino me~o. on aUx deux monofyllabes . IV. On fi n'a point e'gard non-de'cline'à. IV. R. D. m. Intonation Ù" Teneur. Mode. com- me de tti EXEMPLES. Aiédiation pour les Laudate.ca me. Credidi.

el. * Doftiirtus e* Si-on. * lîcut Art. Â Sens . ZS7 tHAP. * teJ-ram ^11= Chana-am. IV» mons Si'ori/Domine David> * diaa funt de ( te. pour les Cantiques Evan^éliquH» EE^^YÎ ±~°~i: 5i55gi lira. * pZZirrfzr^n }~::r~~—-' A Notre-Dame Paris ^ - :_ n de on chante — * — — ^«-rr ff ainfî. bomifiùs ex Si-on. captivi-tatem Sion. * S m~^-i Benc-diûusDominus De-us Magpi- fi- .* feroit On ment fent combien Médiation duré àutfe- Exceptiorit De-us Ifra-el. * cUm De-o Abraham.Traite dtt Chant Grégorien.*fperavi cette in te. Il PaRTi. in Ephrata. tfï EXEMPLES.) ^—-rf^^q^l^-'^^^^F^De-us me-us es tu.

four Date . gé Les Terminaifons fjmples en c . cat. IV. Pour lui donner quelque chofe de fpe'cifique dans ce Mode . B —--s— i-. Paris. ^'tZ^^I^^Z^^yZ ^^^^^ e.o. III. Sens. KZ!E:. * En quelques Eglifes qui fuivent le Romain on chante: Magni- ficat anima me-a Dominum. A&T. n'ont point la Pfalmodie folemnellc.'ZIZ Eg-£g.^E^^ glori-am De. * Altilllmi ÏEffi^I vocaberis. qui ne pourroit être que défagréabie.i^S Chap. îi:r!p :Eg j. * magna qui potens eft. Euoua Euouae. c* Z. & Terminaifons du Direâoire Romain. Aux. Eue u a e. II. 11 femble mieux de ne point faire de Médiation à ce premier Verfet. ÔC en^ . Rauen. Traité du Chant Grégorien. il faudroit un Chant trop charentortillé . * Et ex ultavit Spiritus me-us. en <» . Part. Terminaijons jointes aux commencemens d'Antiennes.i^--_ 4 rr Euouaè.

Ego fci-Oi Salva nosi.Traité da Chant Crégorten.tx. jubila» Âij . ajp Placebo» Exu-i me» întêr na- tos» Mifere-re. ^oMr Fu- it homo. pour. . pur Sôli-dtè cu-ra. }. 11. gE^EET^EpgEE^EEg^ES Terre vectes. Sur. EUO U a e. g.2 KKT. /i. a.S^«î. 'Romain. Quai & didi- df- tis. Narbonne.ge. Dominas régna- Viti Ori etun In-fidi-a ti funt.' Ê=Ss§. 3. Qui fequitur me. Quid funt plagas if. E=:~EzE5EÏ'3^E5riE!E^=i^?JI 5e«x. g. fowr Omni-ai Miiît me. E uo u a e Sens. Pari I^^Zal^ZH^griZI^lIii^Zr^^^il 3. ~zd: j.

/>o?fr Vifita. qui ont à peu près les mêmes liaifons niJec leurs Antiennes. 3.iZ!^H- ^-^-4-n= E. Salva tor nofter.:~::::fi:D.TariJien ancien Art» IV. Signa- ti ef-tis. Paris ancien. Terminaifons d'Auxerre aujjî différentes. /«ow Septuagin-ta hebdo. a. 0» 4. Paris n'en a point en g. remonter à fyxt. b. ^^^^^^^= Sens. fitfis B —~*~*~i«~J^~ii" j Eù u a e.vit nos. f l' CHKt lll^Romcttn. II. &r^zpiEtiEfE^. 3.mades. :~i:z:z:. E.Benwv. E. . E. à. E. Rouen. 3. 3.léo Traité du Cktnt Grègvnen. gEEi=E Convene-runt.Ï^ÉÊ Vide-bunt. PaRT.^f//e </? j-<7»« zzr. 3. 3.z d'un goHt baroque|. Sens.îd:D:zi. f ou a. ^. Terminaifons de Paris . -. différentes de celles de Sens . rin a. a.

Sens. en chantant . fcabellum pedum tu-orum. ordinem Mel-chifeRiij . cœlos glcnri- a ejus. irae :îÇb*î^Eg fu-ae regeç. on adoucit les Terminaifons de Sens . Les autres Terminaifons à Auxerre font comme à Traité du CLint Grégorien. comme s'il n'y avoit que la fyllabe antepe'nultie'me qui eût ne'celVairement deux notes liées . & ufque ia îq- ^ulum. Le Beuf appelle . EXEMPLES. qui non com- movebitur. après The'odulfe d'Orléans . dédit tiraentibus fe. ÏI. ôc par-là on fuit la douceur du Romain.iv.i6ï Part. Vox taurina. De telles Chap. erigens pauperem. pedum tu o. 8c prœcinxit fe. commovebitur.rum. luciferum ge-nu-i tç. ill. ne peuvent plaire qu'aux voix les plus dures les plus grofles . (if Brèves Momfyllabes [ur différentes Terminaifons. Terminaifons auiïi e'Ioigne'es de l'ancienne douceur . Dans le courant de la Pfalmodie . que M. & Art.

* ff * qui timet Dominum. fr*: Judi^ca fne^ Row^. dech. P<«rw. fe. -^F^Ëp^Er^TT^Ë F^^^^— Deo omnis ter-ra.t6% Traité du Chant Grégorien. Médiation. ppj^ De-us. De la Ffalmodie des Introïîs^ Intonation^ ^j!Hil!ipij^i:J1zî-. Dominus. Part. Do-rainus. omni-um qui o-derunt nos. * . Domine Da- vid. î indutus eft. dédit timen- ^Ëiï^fcg=i=Bjr:ëËg tibus fe. deçorem indutus eft. omnis ter-ra.J^ Jubilate. $ens. Do-mimis. Glori-a. fe. omni-um qui ode-runt nos. H. Be-a-tus vir.

Terminaifom. Eu o u a e.a.ti funt ina- ?ee^^^ee*^sJbe ni. médita. Rouen. E U Q u a e.IYè Sens. Aux. Rouen. Nunc fci-o ve- rè. EUo u a e. Euoua c ^ Euo uae. in atri-a Domi-ni. Omni-a. Sens. Faris. Scie- ùs. AnT.tes. -- =E:f^B=!î=i P.Traité du Chant Grègorun. Ro-^ me Eu o ua e. III. Eu o ua e. 5. ôc praecinxit fe* Riv . pour Si i-niqui-ta. îl. four Annun-ti-a- te. Part» 255 Chap. Rouen. pour. Euo u a e.

de l'eCpece de Chant Barypycne ou mineure inverfe. LE *"^' quatrième. a fes repos à fa Tierce à fa Qnarde fa finale . timide prppre aux fentimens de mou langoureux. compon^on.comme il cil une divifion arithme'tique . de fes différentes pofitions^ I. Part.Traite du Chant Grêgorîen. . fa divifion elt à fa finale fui E . Ôcà la Tierce au-defTous . dans l'ordre des Modes du Chant. à la féconde parfaite. au-delà de laquelle il pafle rarement quoiqu'il puilfe aller mfqu'à la Quarte c'efi cçlui de tous les Modes qui. '2)f la pof/îon nattirtUe éf ordinaire y du quatrième Mode de Jes propriétés : ou de l'Hypo-Fhrygien. il a fa Quinte deflus ik la Quarte delibus . de tiiiteile. eft le plus ïeiierre' il remplit rarement fon Odavc dans le bas» mais il emprunte fouvent de fon Authente une ou deux notes au-dcffus de fon Odave. Notes effèattelles» qu'il & te au-dellus : . à la corde a: elle elt avec celle du huitième : & & U Mod' la Dominante la plus e'ioignée de fa finale pour les Modes Pairs. fa Dominante eit à la Quarte au-dellus de fa finale . c*^eft-. mais à la Tierce au-dellous de la Dominaiiie du troifie'me fon fupe'rieur.outre fa finale . Son Odave commence au JiB.Xl. dans fes progrefilons . de . Odave. ne quitte gucre . à-dire. ARTICLE P^ quatrième V. . Ce Mode eil bas . Ce Mode. finit avi/ih . efl appelle Hypo-Phrygien ou Sous-Phrygien ileft forme' de la féconde 0(5tave . dont ileltla d:vilion arithmètiqne : il eft Plagal le Pur du troifie'me . humble. Mode i^ §.

8c non — •* M ^ . il eft engageant. Antienne avec des progrelTions pleines de mo^ deilie. il de gémiflemens fa modeftie . . donec afFer- ret il-li.. po~ten- ti- am adver-fus e-os qui e-um de- prime.bant. de lamentation . on prend fouvent le feptie'me Ton avec fon Faux-bourdon pour les Antiennes du quatrie'me . les correftions . ce qui fait qu'à Notre-Dame de Paris. ^ i — quit — il- I -y .-n - . _. paroît comme elle eft eiFedivement . aux récits triftes 8c modeIles : mais le Faux-bourd )n ne s'accorde pas plus avec lui qu'avec le troifie'me fon Authente . 8i dédit il-U clarita-tem x- .. Juf- tum à peccatoribus li-bera-vit . VkHT» tSf ~ de prières .Auffi après le Pfeaumeou le Cantique ... totalement étrangère à la Pfalmodie. -.. A Sens au Commun d'un Martyr. . mais & EXEMPLES. les admirations : il eft auffi propre à la congratulation .plaintes . comme le jour de la Sainte Trinité' pour l'Ajitienne de Magnificat ^ Eleilis. : adoucit la c^olere par fa douceur ôc il prend quelquefois le haut ton du troifie'me qu'il imite <ians les remontrances . — i. l'Antienne fonne très .mal . Traité du Chant Grégwten» II.» m --. de fupplication .— 'm dere- li- lum.

Part.tSd chap. —^zzim ^ convient parfaitement modulation du premier mot eft au mieux . qui fe- cit nos . y ayant un petit repos à ipfe y être lie' efl . Safcrement l'Antienne fuivante On A Taris & à Amiens. â ce texte . les notes qui font fur ante Do/ninum feroient plus convenables au mot procidiimus ces mots quia ipfc eft exprimés durement d'une manière trop aiguë.ter . III. ter- nam.jus. nos autem po-pu- feï=:5^Ê553^-Î^Ëïi!^!!!fc^.da- mus ante Do* minum .jus 8c o. Traité du Chant Grégorien.î. % =-Sito-^-Wre- •z^T^'^SiZidzg-' :^^ Ado- mus .minus De-us nof. le Mode & & .Ie motDomwus devroit il en eft fépare' . & proci. lus paf- cuas e. qui-a ip- fe eft Do. II. Deus mfler eft terminé d'une manière parfaite ^populus fafcua ejus . trouve pour commencer la Proceflion du SS.ves ma- nûs EE^E^^E^ e. chacun de ces mots pourroit terminer le la : Ce Chant eft folemnel. mais le mot procidamus n'eft nullement exprime' .v. §: A&T.

rien qui en fufpende mal-à-propos le fens . au lieu qu'ils doivent être inféparables . ejus efl même une reprife de Chant qui fe lie naturellement avec le refte. n'influe en rien dans la re'gularité du Chant.nûs e-jus. Le point ne corrige pas la mauvaife tour-^ nure du Chant . il marque un repos .Traité du Chant Grégorien. le fécond nos autem dans l'abbaiffement 8c l'humiliation qui nous convient . & & infolite.tem po-pulus paf- cu-ae e.jus . manière dure On croit que cette Pièce ferodt plus régulière de cette & forte : Ado- re- mus . comme mis après coup. le repos imparfait fur nofter fait attendre le refte qui fe termine par une modulation douce 8c mélodieufe. tSf — Cmap. Les deux derniers mots manns ejus. qui fe- cit nos quia ip. II.fe eft Do- pEi5irptf^i=l=^-=^E^^^i. [ le Seigneur eft notre Dieu . le premier On pour le texte & & par une élévation foutenue jufqu'au pronom nofter . 8c o-ves ma. PaRT.ter. terminent cette Pièce d'une Chant. . . rien qui le confonde : les motifs de l'adoration du profternement . nos au. qui le rapproche de nous . font accrochés l'un à l'autre.q::^:i=±:i^ minus De.IU. v. cela eft vrai j mais c'eft la compolîtion qui doit faire faire le repos fuivant non une nouvelle figure qui l'exigence de la lettre . & procida- mus ante Do- pEelig^gE^ëzftf^^ minum . voit par cette re'forme la juftefTe des expreffions ménagés fuivant l'e.us nof. nousfommes fon peuple y"} exprimés très différemment . A*t. les repos préparés xigence de la lettre .

n'ont pas cru . four la première partie^ Verè languores noftros ipfe tu- lit . ils n'ont pas voulu fe donner la peine de les perfedionner ils les ont fuivis fervilement. ou peutêtre l'amour de l'uniformité' les a-t-ils arrête's. à Auxerre dont le Chant eji extrê. : Antienne pendant l'adoration de la croix le Ven-^ dredi Saint .'^ ' i^8 Traité du Chant Grégorteff. la plupart devoir les re'former . Il eft vrai qu'il feroit à fouhaiter qu'il y eût uniformité dans les Chants des diffe'rentes Eglifes mais auparavant . II. ^' pourroit faire des volumes plus gros que les Livres de Chant . faire pouvoir mieux que ceux qu'ils . il fau^ droit avoir des Chants mieux travaille's ôc moins dé^ fedueux.vit . il n'ont peut-être pas même penque ces nouvelles compofitions avoient befoin de fe' re'forme .quita-tes noftras . . & qu'il s'en faut beaucoup qu'on y foit encore foit arrive' foit pour les principes même de cet Art pour leur application. il les ont reçues fans examen . en les copiant . ou s'ils ont cru ces Chants de'fedtueux . fi on vouloir ainfi difcuter routes les Pièces. pro- . 8c dolo- res noftros ipfe porta. ceux qui les ont fuivis . Ceux qui ont e'té charge' de ces ouvrages ont re'ulîî en quelques endroits . mement dur <iy baroque . attritus eft. Celle-ci fufîît pour montrer combien il faut apporter d'attention pour parvenir à une compofition éxa6le On du Chant .v. vulnera" tu« eâ propter ini. Part. Ab-i. ont cru ne & ont mal-à-propos regarde's comme leurs Maîtres .

iir. Part» x^p chap. une Antienne pour le moment ou l'on découvre laCroix oui fe termine en quatrième Mode . Art. fesîE^EÎ pter fce. ÎI.lera fe noftra. Le quatrième Mode à ce texte .tes noftras attritus eft 1i±^ propter fce. & "^E^ do-lores noftros iîJ itÈzzîïiii33:iïî3' ^^ ipfe porta. la tournure Ôc le goût manifeltent le fîxiéme ne feroit-ce point une faute de Copifte. & & Verè languores noftros ip. Voici comme on pourroit l'employer .ôc dont les progreffions . la juftefle charment ôc animent la pie'te'. imitée par les autre» On les : . qui eft dans le prefque dans toutes les Eglifes .lera —^~T-€:— Tnoftra. ôc dont la Romain douceur . V. propter iniquita. il étoit aifé de le mieux traiter il n'y avoit qu'à fe propofer l'ancienne Antienne Crucem tuam adoramus Domine . la mélodie . dans prefque Livres Romains modernes ÔC dans ceux de Paris. le choififfant vraiment celui qui convient .Traité an chant Grégorien.vit : vulnera-tus liiiie cft :îz3i-ES3l . efl: mais en . chante comme la Pfalmodie des In- tous trouve au même Vendredi Saint. Le Cantique troïts. garder la fimplicité de l'ancienne Pièce.fe tu- lit .

cat no- bis : il-* lu- minet . Ecce lig-num cru- cis in quo fa- lus mun-di pe- pen- dit . . V. .ni- te . Part.canine ci-devant .i. dès l'entre'e . la reprife en un mot . * Ve. num ^c * Ve. Mode & façon : tF Ecce te. le progre's . ^ain & fuivant le Rit Ro- A«. tout eft vraiment du fixiéme . II. exà Sens troucepté la dernière note . L'oreille de'licate ne s'attend point au fixie'me mi finale. fut ces mots Ecce lignum crucis . examen? Voici cette Antienne le Parifien. . -^k_^3: lig- :?5EJ . les repos .tf^O '" Traité du Chant Grégerten.ni* a-do. III. a-do- re- mus. aufîi à Rouen ve-t-on cette même Antienne du fixie'me Mode dé cette fe fait fentir . P/- De. Lé par tout . mifere-a-tur P-> —%— " — l 1 nof- trî. fans Chap.us mifere-atur noflrî ôc bene di. .re- mus.

rOfFertoire Sacerdotes de la Meile votive du SS. Le Beuf le reçonnoît dans fon Traité Hillorique fiige 88. Qui dor. oublier qu'autrefois l'Eglife de Sens a e'té fort ce'lébre pour l'e'xaditude 6c la beauté du Chant.^îSî5±SEErzi^=±^ii:ËE œter- nam . par-là on tenxiine en Hxiéme Mode un Chant du quatrième : ce qui fa:t lentir que ceux qui conduifent de telles impreiTions . On ne doit pas .mi-unt in ter-r« pul. comme après la Septuagéfime . du fixiéme Mode & B. Part. . a-li-io»(. devroient fçavoir affez bien le Chant pour . eft fur la Pfalmodie des Introïts comme il convient.bri-um . Répons des Morts â Paris. 8c a-li-i in oppio.épons du quatrième . ôc laquelle il eft lié . qui la fuit à Sens . quand il n y a point d'ilUi/tia . donner à la Pièce la finale qui lui convient. 171 Beati immaatlati . 'lont le fens parfait ne fe doit faire fentir qu a la finrnéanmoins le Ça) Car on a mis l'ua & l'autc dans k$ dLfcieaccs éiicioasc . mal exécuté. en pareil cas . Le texte de ce Répons eft une phrafe unique . Sacrement terminé fur le fa .Le Pfeaume avec Traité du Chant Grégorien. On trouve dans certains Graduels Romams imprimés. ut Ëï^'iSEte^ vi-de-ant fem- per.ï) a-li-i in vi- tam È^!5ïlr. comme M.vere t=:^3:i^5^êî * Evigi-la [^§3ïî3 bunt . lï.

c. pour compoferfon Antiphonier.per. ne doit avoir qu'une modulation fuipendue . les premiers fe terminant au mi . le Trait Dominus petra mea . * re ôc indifpenlable àfimper. jo. Evigilabum apparpar confe'quent tient aux deux parties de la phrafe . Qui àot. côtés. TpBexr. 8c a- li-i in oppro-bri-um. Chant Grégorien. ^" M ^^ ^"^^^^ ^" .^. î' \it. fi Grand qui. ^c. dont on a tire' quelques autres Pièces pour Paris .ut vi-de-ant P-îl^. De plus . II. l'autre au re. ^^^'^^ ^^ douter . On devoir cormoître la compofition de ce Re'pons qui avoit e'té rendue publique à Sens en 1737. par l'imprelfion d'un Livre de l'Office des morts.: fem.« que compiler c'eft-à-dire faint Grégoire le n'avoit fait dn chA-J. rr'a'té 'h^n. ^^____^ 17» une terminaifon parfaite iEvigilakutit. ils ne font ne'anmoins difFe'rens que d'un de'gré par le Chant . le fort marquent doivent être eleve's ôc très-diffe'rens Le même Re'pons fuivant la compofition de Sens. comme partie du Répons Libéra me . &: la dermere qui elt la feule nécellai' . a- li-i in vitam œter- nam .Traité du. qu'il avoit réunis eiifemble> defquels prendre des Chants de tous il avoit fait 3> un . d'opprohium qui marque le fort des re'prouve's . $. Part. une autre Ch^p m" Chant a 'à vitam xiernam . les mots & vita^n xternam qui des bienheureux .ve-re * Ëvigila- bunt. —%-.mi-unt in ter-rœ pul.

lu- ia . '^"f* ^* Exemple tire' des Livres de Romie. '^ :i am . Introït du jour de Fâqaes\ Re- fur-re-xi . mais feulement d'apprendre à ceii . aile. Glo- ri-a.. po-fu-if- ti fu-per me manum tu- . " ce que l'on appelle Centon ou Centnrifer . ].am. Notre deflein n'eft pas de difcuter le Chant qus nou avons tiré de Rome . .^£:J3*E^!?ïgIIZ IIj'^r±:?:E^Eïï?5-. aile. Grégoire. Do-mine "TK probafti me -• '• & cog-novif« -a ti e:t —"!— me. <^H^p. aile- lu- ia. mira- bilis fa- 6la eft fcieh- ti-a tu- a . auroit préfère' la coraj^ofition fi s. dis-je . volume. P/À/w/«. — ^!l~Z*~!h"'' "•" feffi - — — gh-o tu cognovifti onem me-am . IL Part.lu- ia .ai 175 Traité du Chant Grégorien. al-Ie- a luia - --—- :?:Îe: . & ad-huc tecum fum . de Parisà celle de Sens. ëc refurra- c—^-=- s^- <5li-o-nem me. Ùri .

V. elt difFe'rent m. qui rignorent . & .ti-a tu- a . aile- lu. pour faire la 3|^:aE£5!ËË5E^ÊEÈEËEE!^?S^Ê! Refurrexi . de la Congre'gation de S.ta efl fci. geàRome. ôc cognovi-fli me . tire'e du Graduel Romain Monaflique .ia mira- bilis fac. tu cognovifti feiîi-onem me-am .ia . aile.^' Chap.en. nous donnons ici la même Pièce .ia.lu. Afin d'eViter la peine de chercher res Livres ne'celTai- comparaiibn du Chant de Rome avec celui qui s'appelle Romain parmi nous .ia . 8c ad. probafti me . îS'f. Do-mine. al-le- S=p:^z«zS5E!=!E!5î«Ç*EEE^*35EEï. P/. de ce qu'il peut emprufttex du troifiéme fon Authente Ôc Compair.5î lu. i74 Traité du Chant Grégorien.hue tecum fum .fu- if-ti fu- per me manum tu- am aile- lu. Chant que nous appelions enFrande celui qui les eil en ufa- Art. Part. Nous Chants. laiflbns aux ConnoilTcurs à juger de ces diiFe'rens Voici un Re'pons dans lequel on fait ufage de prefque tous les repos de ce Mode . Maur. po. que le ce le Chant Romain H.

. l^j" "Répons de la Fête de Tous les Saifits . ^.. IT» Part.i-. fu- prà modum in fublimita.te jeternum glo=^ ri-œ pon. ^ ^ delecla- fu- mus. di-e. ôc exulta- vimus j 6c -g-« I a^ ti n^ "lin ^ . m Rcple- ti fu-mus mife-ri-cor diâ tu- â t- i Do^^ ^ mine -1 .Traité du Chant Grégoritn.dus ope-ra- tur in no- bis. nn: * Letafa- ti mus» Sij . .1 J ' i .bus quibus nos hUmili-af- ti È annis quibus vi- dimus ma- la. Mo- mentane-um 6c levé tribulati-onis nof-tne . * Lœta-ti fu- [^S^Ë^-ÉËB=!Sii:=J^ mus pro . ch. â Sens.

obferver la Quantité. ' d'Hymnes du Mode Hypephrygien.iii. l'entrée de l'Evirne eit ta même que celle de l'Hymne de la fainte Vierge O ^ir. Les Chants pour les Vers lambiqûes dimetres 7-font très-communs . On a ces dans les anciens Livres grand nombre de Chants Chap. pour éviter la répé-» f itipn &. à Auxerre ôc ailleurs. Nuncfaniae nobisSpi- ritus U-num Patri .élouic qu'on trouve .fus pec- tori. ôc de plufieurs efpe- Art. Nuncfanc-te no-bis Spi- ritus Unum Patri tiniz^^^ cum Fi-li o Dignare prom-ptus in^ ge-ri Nof- ! tro refu. les différentes Eglifcs. à Eeauvais . Voici un Chant ancien reformé . &: me fccond eft auft: entièrement fembiable au quatrièquelque n. Il eft à propos aufîî qu'un Compoiitcur tâche d'éviter les répétitions de Chant dans la itrophe . à Rheims . on fent qu'il faut plus de div:ri^fé. mais il y en a peu qui foient aiîujettis à laQuantite' du Vers. Il n'eftpas difficile de reme'dier à ce défaut. II. la fuite de ce premier Vers eit entiereiricnt femblable au troifiéme Vers.riofa Dcmhia .1^5 ^ Traité du chant Grégorien. V. de Vers. Part. Ce Chant eft en ufage à Paris pour la ï^éte de la fainte Croix. ëc la relTemblance d'un Chant avec un autre. latnbe dimetre. Tel eft cet arricn Chant avec peu de diiFerence dans le .

g-^—^: flp-i— 3:^=y?3=^:?=^S3 Coslo quos e-adem glori-i-a confecrat . Chant d'Hymne de Vers A/cl épia des . III. ^3 Chap.Traité du Chant Grégorien. 1 _ i n refu-fus pec-tori. V. ne paroît pas que la réforme gâte en rien la méA Cluny dans quelques autres Eglifes .Duou comme à Sens î ris parta labo.ribus. La feule infpeétioa fufBt pour faire voir l'utilité du changement. II. 277 £— "-f:^. -*Nof- Dignare promptus in- — — -— trQ — —r» i 1 ?*^' .iT. A. ce qui en fait un premier Mode mais mal' à-propos ôc contre l'ufage des & : plus célèbres Eglifes. ^gS-3i=-=I.g DuII ris çar-ta labo- ribus. Part.— cum Fi-li-o — :— geri » . on termine ce Chant d'Hymne fur le re . lodie. S iij . Terris ËEÏÎ vos -m-^-^~*- •r-" e-adeni concélébrât di-es: Laeti veftra fi" mul prœmia pan-gimus. reformé fur la fhiantité ou tnefiir^ du Vers.

Hy}r. 111. efl: La la Ji réiorme Paris on dureté du Chant da dernier Vers faite à Sens. — - ^ ~:r7s~""~~ ~i — Par.xis -a cel-fa Conditur viven-tibus : Quse poli- vit. -»_——— Procul malig. à Paris.Nunc imperan- ti ce.ni ce-dite Spiritus. A&T. ici évite'epar S ' chante haate. Autre Chant ancien .— .tat Sedibus . re du V*ers. TT PaRT. Vers Alcaïques .QuanS :F=ï=F=i8 J ta furgit ! 9 -«^ fa. h^ec coap.. Truite iti Chant Grégorien. fu-is De-us. — «a-p— p^ â^i±^!:^s^^^^ cis Urbs be-a-ta. vera pa- Vifi-oJeru-falem. Feflamque duris Magdale- fe ^ËEiSîS agita-re nen Parcite nunc pœnis.. dans lequel on reforme les re'petitions 6c la Quandtë pour ailujettir Iç Chant à la rnefu- 4^3 .?ie de la Dédicace.cite nunc agi-ta-re poe-nis. . ^— " o —— . Ckap. V.dite Numini .

fuffiroit pasArt. ni. ils ont évité la chute du la au/î».Traité tlti Chant Grégorien. 8c même fon identité. irrégulier ou féconde ej^ece du IV^. fe Le quatrie'me Mode tranfpofe en l'élevant à la Quarlors il '^^' ^"^'é* te au-deflUs de fa finale: finit . §. . d'autres . On doit ve au mi métique . Chanoine de Troyes . IT. M. 8c be'mol à la fin marque trouve ce qui fait reconnoître avec l'Hypophrygien. fentant bien que ces notes ne peuvent fonner comme reji . Atque femper Virgo Félix cœli porta. TT. à l'exception de la note qui eft imme'diatement au-deffus de fa finale qui efty» b. De-i mater aima . De la Tranfpofition de l'Hypopkrygien j appellée par quelques-uns IV^. n'a pas connu S iv lorfqu il s'y : & fon affinité' . ont diézé le fa afin de faire une tierce mineure au lieu d'une tierce majeure. Mode : ou du Locrien. a . pour ceux à qui le Chant du premier Mode. Herluifon . ayant la divifion arithau-defius de fa Quarte . î7P Voici un Chant fîmple coulant . mais pour cela . E & la pour au mi e commence fon Ocla- fa Quinte eft remarquer que cette corde^' varie dans cette efpece. de refpece de Chant Barypycnc ou mineure invcrfe: il a les mêmes proportions que le pur Hypophrygien . fa finale fa Dominante à la Quarte au-deifus re d. qui eft dans tous les Livres. J Ave maris ftella . Ce Mode s'appelle Locrien. ne Chai>.e'tant bcquarre dans le corps de la Pièce . V.a- . Les Correfteurs du Chant Romain 8c quelques autres ont abbailfé ce Mode à la pofition de l'Hypophrygien . & Mètre Brachycataleâe. au la.— rin: -^sj B 1> — L — 2l"_. . Part.

il faut en fuppofcr . dans une Diiicrtation (ur les douze Modes du Chant Eccle'fiuilique .pur FEglife de Troyes. Font appelle quatrième irrégulier. 8c benedic- p3eiiE:ï::s::î:::?-::Ê:±::^:5:z tus S'il fruftus ventris tu-i. ou plutôt au di:déme le vrai Locrien datrs le Traité du Chant qu'il 2?Q Traité -_ „ cette Tranfnûfition de & : a fait imprimer à la tête du Picautier ÔC des p. n'y a point de note à là fin fur la corde b . On ne trouve quejdes Antiennes de ce Mode . mi-fericor^ dia .iij. . l'Hypophrygien . il faut les notes qui fe trouvent fur la corde b aient le béfaire fentir l'efpece Baripycne. Apud Dominum Se copio-fa apud e- um re-demptio. s.âu Chiint Gyé<^nrien. qui ont toutes ia même tournure. que Si tôt qu'une telle Pièce approche de fa fin . pour •" ! «a I j I Benedic-ta tu in-ter muli. II. EXEMPLES. Quelques Egiifes . comme celle de Sens. mol . ParT. force . de l'adjuger à rHypo-Eolien . ou ajouter la Neume pour bien juger de ces 'brtes de Pièces. lorsqu'il s'eft ePr Chap. il a rangé au fécond Mode .ères . Communs diftin- pour guer le Locrien du quatrième commun . prétendu en trouver les notes elientielles dans le Verlet du Répons G/aduei Hisc dics en confcquence de cette idée .

les Anciens aient rejette cette efpece de . Tel eft ce Mode marqué par ce Vers I.fericordia & copi-o-fa EEEi3E^E!3E!fii apud e-um redempti-o. Mode appellée Hypomixolocrien. on a confervé le Locrien comme féconde espèce du quatrième Mode appelle quatrième en A . à Pâtis .. Elle fe form. mais on doit fentir auiîi que ce n'eft plus la même mélodie. Les Anciens ont rejette cette féconde efpece du quatricme Mode. On voit que pour éviter la Tierce majeure qui feroit trop dure .Traité du Chant Grégorien» II. 8c D^ï njihi intelleclum à Sens . pellent Quoique Hvpophrygienne.t gitindoque fer A Quartum jînire videbis. Vu :. m* Art. Sous-locrienne ou quatrième Mode dans les fons aigus .ép )ns bref de Tierce du Dimanche. 'Exemple de la manière dont les Correâeurs P^omains ^jr autres fejofzt fer vis pour réduire le Locrien à la pofnion de l'Hvpophrygien. : . Part* xZl Chxp.frerg. Inclina. .3E!ë^!-^fe^Î2^j Apud Do-minum rai. c'eft-à-dire . la cordey* ne pouvant être variée comme la corde /'. ils ont defcendu à la Quarte mineure . ce Répons eft Hypophrygien . A Paris .e de la divifîon arithmétique de la fixiéme Oclave qui eft appellée bâtarde elle s'appelle Hypcmixûlocrienne . on le rabbaiile quelquefois au vrai quatrième* Le R. d'autres l'ap: ^^. %' III. De la féconde efpece du IV^. elt de ce Mode . dans le Pvomain . mais il eft moins fonore moins harmonieux.

* Ve- nite . V. dont nous avons parle'. Ve- nite . Pf. laquelle cet Invitatoire 8c autres lemblables . eft qué par in B . i8i Traîtê dii Chant Grêgorîett. E--*3E~^!£^3exultemus Domino. néanmoins on trouve quelques exemples de celui-ci dans les Livres de Chant de Paris . aufîî-bien que le double troifîe'me . en mettant le bémol comme effentiel. Chrif tus na- tus eft no- bis .:=!Ei!l±:. Chap. Faris. de Sens peut-être ailleurs.ilmïE. Ver-bum ca- ro fac- tum eft s -^M— B-a: — rs— 5«slr in»te * Vsni- a- dore- mus. mar: Ter» ^ Exemple du quatrième in B. On le trouve encore le vent dans la pofîtion Chant des Répons brefs de TAde THypomixolocrien .^^ Sens.' " " iil. On fent combien il eft aifé de tranfpofer ces Pièces à la pofîtion du quatrième . Vc- nite. Tels font l'Invitatoire du jour de Noël avec le Pfeaume Venite qui y ell joint raifon pour & . Art. . a- dore- mus. Pf. -p^i=a. II. Part. Chant . comme Répons bref des Compiles. ce qui fe trouve conforme à ce Vers tius Quart us in B.

E3e1^3^J3E^ D. Part.R. R. * Ifrael.* David.te. In ma-nus tu-as . Exceptez ces deux exemples de Chant du Mode Hypoun Répons des morts . Médiation./ Ephrata. A Rouen & à Sens on ne fait point l'inflexion an fol» Exemples de monofyllabes if noms hébreux nondéclims.'* . * Dominum omnes £3 * Dominum. i^c. Domine. Judi-ca me. Domino me-o. Intonation. V. & De la Pfalmodie du quatrième Mode. *Commendo fpiri- . X). :!p. iSj Chap. §. ilU Art. II. IV.=j^i=^i:^p tum me- um . Credidi. Dixit. * Si-on.±it: pu-eri * î gentes. Lauda.Traité du Chant Grégorien. {qavoiv Subvenite^ mixolocrien. locutusfum. on n'en trouve prefque aucun dans les Livres anciens ÔC inodernes.

fi la Terminaifon eft en a . . * Ma- |i:iri±^p^^4^q^5EEE^EE=4gj. V.ritus me.j gni. II. jî Sens ^à Rouen.us.ra-el. On n'emploie point non plus cette Pfalmodi» folemnelle à l'Office des morts» . Traité du Chant Grégorien. on chante les Cantiques comme les Pfeaumes . parce qu'une Pfalmodie iolemnelle ne convient point avec une Terminaifon fi fimple. ' A Sens . mag- mi: na qui po-tçns efl. Aux.fiçat. !£tt=%z:^^-^ Magnificat. Bene-diiftus Dominus De- us If-raT-el. Et fefl- exultavit fpi. Be-ne-di6lus Dominus De. "Roiien. mi|ii mag-na qui patens eft * fa- lu- tis no-bîs.. Part. i^=:g=:5 David les fum. Vour Cantiques Evangéliques â Paris.a24 Chap.us If. m.

Orléans. on à mis en place celle dU qUatrie'mé en a de Paris .traité an Chant Grégorien.=s£S^^8=2îi5::^iï=BïîÎ5iç3 vos. — zzz. a prefque par-tout abandonné cette Terminaifon toute droite . pour Fide-Iia.z^zzz'l -»|^-_-fl_B----f^--6^-j E. Efa. pour Vere-bar. r\ 4- â. iji Terminaifons jointes aux commencemens des A?mennes. Cum efle- mus. In pa-ce.— nzTiizirrzzirniznzziizrzTî 4. pour Cum Ju-dices. Cum apud E-pE^#. Pati-enti-a. pt*r Donùne De-us. Rouen. On g—1. P-—^ 4. |=ii=~:izftp. 287. PaRT. . Rouen. -^—-— B— g -v — ^ZZ-^i~n^^E^±z3 \\ > ^rt. Le B^uf. ci-après/?. Hœcvi-du-a.^::^i:pbi^nzzin" derne. *8^ chap. Sens ancien. Omnè. Qui ti-met Do-minum.-. Sens ancien. Eripu- if- ti me.:^^. Sens mo^ gi::^:::. V. In* cli-na.. f. E. Sens modernet Termînaifon donuéepar M.:.ii. IT.=:i=n=-i:zrr|zrr^~ 4.

d. A Beauvais on chante de même pour les en E. De-us cœlorum. VakT.-^ft=q leculorum.:i~JLp^.v. fyllabe de feculorum point deux notes on chante ainfi : fur la dernière c~*" ~ 1 Amen ZZZZI rens efl module' fuivant les diiïe- cas. :— -. . feculorum. Euouae. ^-. Dans xion au ces trois Terminaifons fol . __5j Euouae.8^ Traité du Chant Grégorien. 11. E:::::™::^z=:. • Termànaifons • ^ T^. Domine Dominus nof. m. r» Terminaifons du Dire mire Roinain. A r"~3 Ll Amiens on ne lie .ter.2. "1 — ^—Ei~*il5il5— Euouae. ^c.-i'5=lzfiffiH^îiiîi^a 4. Beth-le-em. four Domina- bftur. on fait à Rouen l'infld- comme. P=i=ifl5îïB=:^^E!=EEtti3E:î!î: AppaKouen ru-it. chap. :zr: 3iiia"iitti::: Indu-e . te. A«.

E U O U = 1 a e. Part. de monofyîlabes dans Exemples de brèves Terminaifom. î. in feculum feculi. .'.i^gTrr^=p:i ieciUi. — -a-l^i»iH ad cor. a.Traité du Chant Grêgonen. 4. a. st* 8c prse* -. . D EEE^Ï^^SÎ 4.'. Lauda. • S n * — 4. 4.te Dominum omnes ËEEï* gentes. ancienne.r±= ËSiE fecu-li. II. 187 chap. a. nié Autre Terminatfon j D ae Deativais. ri Dans la même B^life 6—r —— \ KUtre PJ. f. 4. V. convertuntur Êzs=ir==p. Terminaifom à Vufage de Fans.zjlzmjjz- feculum non commo-ve-bitur « ÊE5E2^Ê cin-xit fe. E. & les :fc îii^ ^—5. '« J- t Akt. Pour ri=?^igF^"ig feculum feculi.airt:z fe-culi.

H —— Grégorien. Cantate . S. 111. P. Médiation. Rouf». II. * Ifra.* pu-eri Dominum.28'8 Traité : du Chant c HAP. 8c prae. 5=5: :=z±=^-^ Paris. Part. Ffalmodie du Locrien ou de la jeconde efpece du quatritîn'e Mode . 4. Laudate Dominum de -H- cœlis. fe. * in Termïnaijons jointes avec les commencemens d' Antiennes. appelle quatrième irrégulier. A.cinxit fe.cu-li.* pu-eri Dominum. fait A Rouen on ne point l'inflexioii à Vuh Sens. i :z_rni_a^: -R—fc^ fe. fofif Qujerite Do-minum. Lauda-te Dominum de cœlis. fe-cu-li. Art fe-cu-li. fe.* E: Ephrata.èl. locutus fum.* ohinès gantes. in feculum -h fecu-li. prœ-cin-xitfe. * Si-on. Intonation. Aux.

irrégttlier. d. Les Modes mixtes du Phrygien ôc de l'HypoDJfiry- & . 2. Do-mino P"T77:"~: aw-g~"«" ^' 'R. Vi Cantate Sens. T . c.* Sicut ï -•-—: mirrha elec-tà". on donrue dans ce Modela Pfalmcdie folemnclie aux Cantiques Evange'Iiques comme ci-devant en l'eleyant à la pofition du Locrien. f o«r. 4. II. Paris cien.ùtien. E u o u a e» Auxerre. A Paris. '. ^TrE-sz^EŒ /'o«y 4. 4._a_« 'Rouen. jii. -B. parce que les Terminaiions en font trop fimples pour avoir une Intonation une Médiation plus ornées.ra. PARt. Benedic-ta tu. c. Ero.8p Chap. A Sens oh ne chante point les Cantiques Evange'liques autrement que lesPfeaUrocs fur le Locrien.traité du Chrtnt Grégorien. irrég. Omnis ter. Art.

Pleni funt cœli 6c ter-ra majefiatis glo. L'KymneTf De/oM l^udamus. eli le Le commencement même que dans les autres Te Ti- îeternum Pa-trem omnis terra bi trois vene-ra-tur. omnes Angeli îi. ainlî que nous l'avons de'ja rcniarqué .eie <k icnfîble ils Chap. ces Pièces reviennent promptement à leur Mode naturel . les premiers fe terminent à la Tierce au-deiius qui eii médiante de ce ?/Iode . ce qui fait qu'elles n'ont jamais îté regardées comme une elpccé particulière de Modes mixtes. .ri- se tu- Si. Akï. mais cela ne fe fait que comme par échappée . l'autre pour s élever . II. Ce Cliant eft plus orné dans l'Eglife de Sens que dans toutes les autres. emirautent l'un de l'autre. Te glori-o-fus ApofiO-lo-ruxn cho-rus.mais d'une cipecefmgulicre. Te .eile r e marque fcnMode par la finale de (es Verlets que vers le miheu . . cltdu quatriémeMode par- tout.bi cœ-îi po-tefla-te«« Les Chants de Satiâus enchériflent l'un fur l'autre- comme à Paris. &. le premier pour s'abbaiiier. quelques-uns à la Dominante. v. Part. ^ gien ne font point une cfpece particui. l'idée.— — III. . ipo Traité du Chant Grégorien. Nous en rapportons ici quelc^ues veriets feulement pour en donner Eglifes.

Art.non horu-ifti Vir-ginis uterum.nâ fac cum ftnilis tu.p. V. Part. Tu ad liberandum fufcepturus ho- minem. Beauvais depuis le Verfet Per finpihs dies jufqu'au dernier. jEter. api Cha.is in glori*a [znmzn '^zk± numerari. II.Traité du Chant Grégorien. tous les Verfets de cette Hymne fe terminent Slvl li*d^. & ex-tol-le il-los ufque in ater- num Per fîngulos di- es bene-di-cimus te."^E|^£^:?ii: martyrum candida-tus laudat exercitus.111. cette forte : A Tij . ar^::?!3::^=±j^i:. Et rege e-os .

. Le Symbole de laMeiieCrc^o i» unum Demn ne fait fentir fa finale qu'à la dernière note . d'une monotonie ôc d'une langueur infupportable à l'oreille enforte qu'il vaudroit beaucoup mieux chanter cette Généalogie au ton ordinaire de l'évangile . mais par-tout il fait fentir fonMode.es Le forte . pAilf » '. autres . que dans les Eglifes de Sens . fans conlidter les autres Eglifes . II. on n'a pas cherché le Chant dans les Eglifes qui.Chez les Chartreux. après le neuvième Répons de l'Office Nocturne de Noël . la finale eft marque'e à tous les articles . jEiE§:^EÏ5HES benedicimus te» . que de la don. Luc après le neuvième Répons de l'Office Noâ:urne de l'Epiphanie .ipx Cha Traité du Chant Grégorien. quoique du même Mode. eft bien mieux dans le grave que dans l'aigu. di. Il eft encore d'ufage dans les Eglifes Gallicanes de chanter en Plain-chant la Généalogie de' Jefus-Chrift félon S. auffi le Chant de la Généalogie de Noël à Paris . ôc celle qui eft feion S."-g Art ^^E . d'Auxerre ik. . les avoient confervées fans interruption jufqu'à nous comme à Sens ôc à Auxerre. Quand on s'e'loigne des ufages communs < il faudroit que ce ne fût que pour mieux faire. Cette fîngularite' eft bien peu convenable au texte qui e'tant de'pre'catoire . non conflindar in B~^ se- ter-num. dernier fe termine en Hypomixolocrien de cette In te Domine ~- fpera-vi . ces Généalogies. dans le nouveau Mifl'el de Paris avec leur Chant. chez les Bernardins elle eft plus rare. on a apparemment fuivi quelqu'ancien manufcrit . Matthieu . on les adonnées. n'cft-il .

. Y. .li-i fecundîim Matthae. Jo" feph . ( ce qui n'a pu fe faire fans une attention particulière . Dominus vo-bif. & .Glori-a tibi. Les différentes modulations dont on s'eft fervi pour ces difFérens âges . dont l'ancienne Province fuivoit le Rit 8c le fait encore en beaucoup de chofes 6c fur-tout l'Eglife d' Auxerre. comme ancien Rit des Eglifes des Gaules. on n'en donnera ici que les principaux traits fuivant le MifTel de Sens . Initi-um fandi Evan- ge. II. ) réveillent l'Au. à Paris eft meilleure que celle de S. comme elle eft note'e dans ce nouveau Livre de même dans le nouveau MifTel de Troyes "_ * Art. Evangélifte comme une époque qui demande une nouvelle attention .f i Damine. Ce Chant mérite d'être confervé . . on a très-diverfifié plufieurs fois forti de Mode . Luc . mais dans les cas finguliers comme quand il s'agit de David . une attention pour le Chant . Matthieu elle a auffi d'ailleurs quelque chofe de plus grand de plus majellueux. îp5 elle ner eft mais cette Eglife ne fera jamais un grand modèle pour le Plain-chant.î^. .cum. La Généalogie félon S. enfuite quand il eft fait mention de la tranfmigration à Babylone autre époque remarquée aufli par TEvangélifte enfin quand il s'agit de S. Part. dernière époque. Pour ne pas trop charger cet Ouvrage . .Traité <?« Chant Grégorien. diteur.um. On trouve dans le Chant de celle du jour Noël à Sens. qui après Abraham eft marqué par le S. qui mérite d'être remarquée ici. Tiij . . en palfant du quatrième au troifiéme . Pour on a aufli éviter la monotonie . qu'on a fuivi affez éxaftement à Auxerre . .

Salo- ê.i A-braham.nuit it Da.nu- EŒ it l|-i_i_JLJL rS§ autem rex ge. "Tv. Part. Jefle autem ge. Abraham genu.it I. fili.aP4 Traité du Chant Grêgotîen.œ. II. ici les diiFe'rentes tournures de Chant Obed autem genuit Jef- fe.'LU^: I fa-ac i^ffi^iEîi: genuit autem Ja-cob. David -zzz^Salomonem ex e-a quas fu- U-ri. A&T. Roboam autem .vid regem. Jacob autem Ê-î^Ei^E^Efe^ÊferS^â genu-it Judam & fratres e-jus ."* iESnËEÎÊ^i^ÊEE^-Sa^i^E^p! Liber generationis Jefu ChrifU fili-i Da-vid .eœe-5-^e^3^ê:^iSEEîîiEïEil mon autem genu-it Robo-am. On pour trouve jufqu diverfîfier.fa-ac t-^x.

II. ici la tranfîtion du quatrie'me au troifie'me fons les plus aigus. Et poft tranf- -g-^^-4-^ migrationemBabylo-nis 1 Jechoni-as genu-it ?—B«_ i Sala. E_B sn —!j3-. Manafles au-tem ge-nu- it Amon. autem Tiv .! tem ge.thi'cl. 6c fratres e-jus in ^3 tranfmigra._L4: genuit Eiî^ëaSEl Jacob Mathan autem Jacob. ' m ^ ~| "" aïiSŒESÉ' ï^ii^EÇSÎpiiî autem genu-it Jo-fi-am. Part. V. Abi- am Ezechi-as autem genuit ^-£ 3=^ E ::. pour exprimer une tranfmigration de peuple. comment auffi on revient au On trouve Mode aux Mode qu'on quitte.nu-it Jechoni-am.Traité in Chant Grégorien.r3z!g: Manaf-fen.ti-o-ne iF^ïfci: Babylo- nis. ap^ T genuit h- — Art. [ Amon I Joiî-as au- (t B — ^~~ !-:ËE5:±:EËE=:-î. Un Compofîteur doit remarquer comment cette éleVation eitpre'parée par degrés pour la rendre facile 8c agréable .

très-utile à ceux qui font dont le goût feroit exquis chargés de compofer les Chants des nouveauxBréviaires. Intonation Di-xit Dominus Do-mino me-o. * Da-vid.* Me-mento Domi- ne. Ic'bre.ip^ ÇHA.tur Chrif- tus. Part. Médiation. Art. * Sens. Do-mino me- o.* Glori-a .tus efl Je. de qua na. Di-r xit Dominus. & rfalmodie des hitro'ùs <àt du quatrième Afode. on trouveroit quelque Pièce de Chant particulier .fus les qui vo-ca. font de main de Maitre.. m. Eziqi genu-it Jofeph vimm Mari- œ . Vari^. *Da-vid. II. On fent Il que réformes faites anciennement dans ce Chant . Do-mino me- o. y a lieu de croire que dans chaque Eglife un peu cé-r. i V. Da-vid.P Tymé thi Chant Grégorien.

. Sede. Glo-ri-a Patri. & Spi. Sens. . &Fi-ii-o. Ro«e»g ~~~ "zr O autres. gz?ïEîjï|:fïz|r^rr^pïJîi:i^ Se. Sicut erat. 6c Fili-o . 'Reprise du Verfet.^ J g — -j: L_:_ï8: -•• i E fl u a e. lZ'Il'IIZ~j'''TZl -. Si-cut e-rat igEg^SjJEp 5^em. Paris. (our Refur- rexi & autres femblables.fando. Part. E U O U a e. E u o u a e. & Spi- ri- tu-i fando. * to. ip7 _^ Patri .de. E u o u a e.ri-tu-i . -*-»• & om-nis.Trahé du Chant Grégorien. * E?î^t:?iE*ipk^^*±^i±J!^*E^lqE! P*m. II. Terminaifons^ Sens.

Part. Du Lydien ou Hyperlvdien. Impair.xit fe. a fes repos fur fa Dominante . * ôc praecin. 1 n- Eu o u a c. & pycne. Lydien ou Hyperlydien. fe terSon Oâ:ave commence au faF fà finale . * in atri-a Domini. Majeur. -z~z. dans l'ordre des Modes du Chant. fur fa Me'diante : & & qui eft à la Tierce au-delTus de fa finale. ARTICLE Du cinquième VI. . III. g Rouen. * indu- tus eft. II. de-co-rem indu- tus eft. outre la finale . Chap. LE cinquième.de l'efpece de Chant Oxieft le .tri-a Do- mini. Mode if §. mine au fi f fa diviilon eft à la Quinte de fa finale cette Quinte eft fa Dominante. defes différentes efpeces» T. Ce Mode. 11 eft forme' de la ûxie'me Ociave dont il eft la division harmonique il eft Authente .Traité du Chaut Grégorien. * in a. Ne pouvant . * iridutus eft.

libus: labi a id :5%:i:i=?z:if«^ — =— — T — "— — T. il en a quelquefois fur le Ton au-delius . dont nous parlerons ci-après mais quand il a quelc^ue béquarre à fa Quarte . qui e&Jol . K P m II ---H propre à exprimer les granCe Mode eft agre'able des joies. il eft bien certain qu'il n'eft point Ionien . qui ne peut admettre de béquarre à la Quarte au-deifus de fa finale fans changer de nature. 8c du.Les textes qui marquent la viftoire le triomphe lui font propres. le croient : EXEMPLES. II. comme il eft aifé de le fentir dans le Chant de la PafTion il eft aulîi de'pre'catoire .VI» OHave. On l'emploie auili avec fuccès dans les Dialogues qui doivent être anime's . tirée de V ancien Anttphomer de Paris y au jour de fainte Marie fœur de Lazare. Diledlus — — 1 me- us " elec-tus ex mil.TrAÎté du Chant Grégorien. Notesejfentielles. Il a fes progrefïïons vives . fa au Jf-y c'eft pourquoi quelques . propre à marquer la confiance. preflant 8c afFeéhieux . mais rarement. D.uns fouvent mêlé avec l'Ionien fa féconde efpece. Antienne fmple . e'clatantes . Médiante. iP9 Chap. III» avoir de repos fur le Se'mi-ton au-deiTous de fa finale. Art. il admet en defcendant beaucoup de douceur ce qui fe fait par le be'mol qui eft fouvent néceflaire dans ce Mode pour éviter le Triton qui fe trouveroit du & & : Jt diu fa. ParT. ." - — — e-jus diftillan-ti-a mirrham primam. ^SlI=I*I=nl Div. animées .m.r„»& m -^-n Octave.

runt contra me den- tibus i *Sati-a ti funtpœ-nis me- is. infremue. — Ba_^^-i » 1 ! jc_i_B_i 1^ cramen.ci- em me- am. Répons du Vendredi Saint. II. attjji 'Répons tiré de l'ancien Antiphonier de Paris. ^f^tienne folemnelle du jour de l'Epiphanie à Senr. Traité du Chant Grégorien. 2.joo HAP.num efl pi.e-ta- tis Sa- — eq. . colle-gerunt furo-rem fu- um ia me .quodmanifefta- tum eil in car- ne. creditum eft in mundo. Mani-fef- tè mag. III. Part» . ^1 ^^iSSEirJe^^zïŒEsâ ^^^ • : L-u :_-4_j ij^- Sufcita- ti funt falfî- loqui adver-fus fa. prœ-dica- tum eft Gen-tibus .turD.

: Art.^i??i:z .bis? Barra- bam.num o. ?3PE-§^!£feÊESE^ ^H^i Quemvul-tis «H 5? dimit-tamvo. * ZHîa^-iJi tur. peut appeller cette Pièce un mode'le parfait.gitur fa-ci-am de Je- fu ? Di- —— . 11. Quid i. I^3ÏEÎ :i!Sîî:. iil Le On Verfet fur la routine propre ta ce Mode. ma lum. an Je- fum ? Dixe- runt: Barra- !EËEÉ*:i^i!^~î^!ËÉ-5!^ÎE^ bam. VakT. . -zzii^ Veaite «^ PaUorem mag. Cruci-figa Invitatoire folemnel. -^ izzrnz nés. 50I ^ Chap.Traité du Chant Grégorien. Rogamus ut occidatur homo if- te EE^Œ^EEE-=E?gE?55^ig3 fîquidem non qaaerit pacem po- pulo . VI. Dialogue en Répons le Vendredi Saint k Sens. fed Jîifii-pt? «^i d-id?^ * ^:=s:i«.vi-um * . cunt cm- Crucifiga- ?(^.„»_u tur.

remus.Dû- mine. Traité itt Chant Grégorien. i- mus & colli- gimus e. tant pour la mélodie que pour l'expreiîion. |Ê^Ê=5^Ei^?^i£^^E!iï^^ DecantaYe-runt.tè l-ft-JL ^^i e-radice- coUigen-tes zi.za.joa Chap. le fens de la lettre parfaitement exprimé.a ? & a- it : Non ÉSŒ^'5ES?EÎ =S^ ne for. i i : Servi au. VI. Pyepo?js du Commun de plu/ieurs Martyrs. la feule tournure tes font du Chant fuffifoit . ce qui eft une nouveauté' . II. & A Alagnificat.ni-a i^^s=^^^^^ tis fî-mul cum e-is ôc tri-ticum. III. un Rcpons tire's du nouvel AnVoici une Antienne tiphonier de Beauvais. Antienne du cirquie'me Dimanche après l'Epiphanie . dans laquelle on trouve la noblefle des expreffions . elles font un très-bon effet . Parti g Art. noraen laac- . on s'apperçoit aufll que quand les nodoublées à propos fur une même fyllabe.tem dixe-runt e- Vis . la juikife qui convient aux dilFérens membres de la phrafe . On les voit qu'on a employé' les points pour marquer repos . !ii35Z:iiID ado.

que l'Auteur a eu intention d'éviter les contre-fens . In multo experimento tribula. W. S'il a employé des Pièces On trouve & & tirées des autres Eglifes . On y voit . Vkkt. nous avons autrement difpoféles mêmes notes qui étoient fur ces mots experimsnto tribulationis qui doivent être liées inféparablement 8c qui faifoient ua petit repos après experimento. * Et vi6lri- cem. au lieu qu'ils font le cas du verbe laudaverunt : dans le Verfet. parce Et vitlricem manum tttam fembloient être régis par Dccautnverunt . JOJ ^____ tum tu- um . abundanti-a gau- di-i ipfo- rum fu- it. ejqjerimento tribula-ti-o-nis. il ne les a pas toujours fuivies . Il fera plus aifé de juger de l'utilité des changemens en voyant la première diipofition de mots la voici : vons change' que m : ±~?EË!^3^EE^Î=&^Ê^Â ma-num tu- am. * Et vi6tri-ccm manum tu- am laudave- runt pa- riter. les les faulfes exprefllons.Tr*ite du Chant Grégorien. Nous n'ales notes de la dernière fyllabe de tunm qui étoient rt qu'il nous a paru que cqs mots . un Chant mâle dans le nouvel Antiphonier de cette Eglife mélodieux 6c Grégorien. mauvaifes conflrudions qu'il y a réufïï en plufieurs endroits. Cette Pièce de Chant elî parfaitement belle.ti-o-nis . if.

On trouve de ces anciens Chants connus dans les autres Eglifes » tout défigurés . Il y a quelques Terminaifons de Pfalmodie dures baroques qui font apparemment de l'ancien Chant de cette ^Eglife . Il faut cependant avouer qu'il y a des chofes contraires au goût Grégorien . . néanmoins ces anciens Chants font teconnoiffables. ôc on n'a point penfé . obfervé de faire brèves les dernières fyllabes d'un mot fuivi d'un monofyllabc . Ad opus fu-um ex-i-dns. même dans les nouveaux Chants .i=^=q:=i=i i^±:^t:zfii±r^. Venit - ad vi- tas vef-pe-ram.=:x:i!l=:r?^:i^fiii::^iiî quens dexteram . On n a point . ce qui ne doit être admis que pour des expreffions toutà-fait extraordinaires qui font très-rares. c eit une délicatelfe de moins.Traité du Chant Grégorieft. Nec Pa- tris lin- lr^-:ï=:E^:F:îi~l-ir:^:ii=:=. -_z:~^g: Verbum fu-per-num prodi-ens . On a retran-^ ché & . 304 fans examen . Il a enrichi cet Antiphonier de beaucoup Akt. dans le premier Mode on trouve fouvent des élévations jufqu'à la Tierce au-delfus de l'Odave .P -S— -5. A regard des Hymnes . par exemple . durs > de mauvais goût . ce qu'on auroit dû corriger. qu'ils perdent toute : leur beauté : en voici un exemple : i"±iSii=::=:=i=W^--=~:s=T=^=^. mais fans en corriger les défauts qui blelfent la Quantité . II. ort s'apperçoit qu'on a gardé le plus qu'on a pu des anciens Chants . j^ Chants propres pour les Verfets des Répons. il en a corrigé avec fuccès 8c perfeélionné Chap. fi grofîierement tournés . a faire fcander le Vers par le Chant les notes de quelques-uns des anciens Chants d'Hymnes font plus multipliées que dans les Antiennes.VI. pARf. Dans les Pièces qu'il a imitées des Chants précédens il ne s'efl pas aflujetti à une imitation fervile. m. quelques-unes.

rie'le'fes . iz fe i ^_^_i. VI. On croit qu'on peut ici donner pour exemple de Chant baroque le Verfet de ïallelma de l'Aflomption ..-« Chap. Po- fu- it Rex di. On a plufieurs Hymnes de ce Mode dans les Livres houveaux . fit clypeus Ig- fedes . fi iîiultipliées dans les Verfets des Re'pons. (On a fait la même chofe à Amiens . 30J de Paris les petites cadences ou pe'. — — i i—z:. 'traité ché des Pièces tire'es lî^. IL Part. douteux que les autres Eglifes feroht dé même. mais très-peu dans les anciensi Vers Afclépiaàes._i:: ex-hibet ? * Ecquis magnanimus pugiî Fit ver- bum ) gladi-us . ill*. dans l'ancien éc lé nouveau Graduel de Paris.ade- ma —^—— regni m ea- pite e- ± lî5»^=-Si-H JUS. V . Athletam-que De^I Il 3lO_A ' JL__!I5IgB îiZ-é-«-u— i préparât ar-du-a Ad certa-hiina Ve-ritas. ) ôc il ne paroît pas Art.du Chant Grégorien.

Faris (ff Beauva'n. à l^Afcenfîon.vr. Chrifte quem fe-des revocant pater-nse Splendidos orbis rénovas tri-umpJios 5 -I i . Cœteri numquam . pour éviter le Triton. Vers Saphiques. Vers Saphiques. — n- Scan-dere cœlum.T. m. Rouen i-h-5- . II. chap. . nifi vagi-endo Primitus vo- cem pueri profundunt : Unus in cunétis alacris Jo- annes Pravenit ortum. On a réformé 3. cœ-lum.3otf Traité dtt Chant Grégorien.dere :. à UVifttation. Cum via tentas homi- i —«c— ?i-ïzdz==: ^-1-1- ni negatâ -r-» Scan. Part. AR.

S_« .p.-4-0 ' 1> . II. ParT» 307 ch. Chant de Verî Alcaïques n'en peut donner de plusparfait que detui de5(«fête gentes .vi. Confeclor ic. ^—: —--^-!±-zzi^it:t quas cor amor SoUicitos teriet Olim aduf- fit Urget nunc quoque ca- ritas» Ven Alcmane. pïE*=^Ec^ O yos cumcitharis E5EiE'5l jun.y—-— . 4 i —— a " '. Cives «Kere Vij .. ce Chant eft connu de tout le monde.Rr.. mais il femble qu'on ne doit pas le rendre trop commun. I I li t Martyri-um facit hatc voluntas. BziZ^I~T " {.Traité du Chant Grégorien.tus fi tibi dé-fu-it . Vers VhérécraceSi 3r=:i-z-i»: ^\=ï3=i±ip=s::iipraefidi-um gregis j m --i^:^f±i Noftrî tangit Vos . U 1 . ô '- Pontiiices ^—. Nil inde laudi detrahitur tu-ae : Mortem voluntas antever- tit .gite can.tus. .] t On m A. ^ .

Mode . fe^mina fanc-tis Quondam pulfrf adytis » débita E&i. bb . appelle Ionien. Impair.Traité du Chant CrégcHen. dont elle elHa divilîon harmonique. ^^ Félix cœli :i::it por-ta. ËÉ^ip! i . de la Quinte dans même divifion fçavoir.: cœ-lo î:z=i?5=^=5^= pi= arces. PAftf. Rouen. de Tefpece de Chant Oxipycne. ^5Ê^':zi:^i:E!is:iE g - =--! 1 B. qui eit une Octave bâtarde 5ç . Nunc ad fî-dereas tranf. b.fa jji. Majeur. La féconde efpece du cinquie'me Mode . II. . C'eft cette 06lave qui conftitue l'onzième Mode qui eft Authente .volât Mètre Brachtcataleâe.'j) . ainlî élevée ï. Les Modernes . appellée Iolaftienne ou Hyperïritiennienne ou Hyperïonienne ne. Le cinquième Mode ne au-deiliis de fa finale feroit /i. Chap. De _ la féconde efpece du V^. §. . i-EEÎEzï^! — âL__«-i Ave maris ftel-Ia Dei mater aima Atquefem- B per Vir-go . iir. rejette'e. fe tranfpofe point à la Quarto parce que ibnOétave . VI. ou du XI* Mode f j^ . ie même ordre . eu formée de la troifiJme OiStave .. II.^_| Art. dans la re'du6lion des Modes à ^lui*» ont attribue' celui-ci au cinquième . parce qu'il a la mê- & me progrcllion d'Odave . / CO (JU.. Ôc la la (quarte au-deillîs.^'tjj*^ fû-j «^Jcn .

Sa médiante ôc fes repos font de même que dans la première efpece. X^. Atttre OBave.Traité du Chant Grégorien. te pafto- Viij . à Sens. que les Anciens connoilToient pour onzie'me Mode. Pierre iç^ Juin .^—^ ton de la Tierce à la Quarte ut rt mi fa .. 8c fa Dominante à g. Q ^ UoBave. il lui faut par-tout 8c in* variablement un bémol comme efTentiel. . il eft ordinairement plus afFeélueux . \ — m^ c g-" ^ portée à la double Odave . Son Oârave eft d'wt fa Dominante au/o/ G. Au jour de S. à l'admiration. pompeux . à l'aélion de grâces .. au lieu que dans Chap. la première efpece . pour lors fon Octave fera de c à ce . EXEMPLES. très-propre à la congratulation . a les mêmes qualités 8c les mêmes propriétés que le Lydien comme il a toujours fa Quarte mineure au-deffus de fa finale . 369 mais la Quinte n'eft pas femblable car elle a le Se'mi. On peut aulTi le C à «te. E-go non fum turba- tus . III. Telle eft la féconde efpece du cinquie'me Mode . mettre à TOétave au-deffus .çureufement par ce L'Odave Ce Mode : Mode. vi. : & & Oflave. Al-le-lu ia. il eft auiïi majeftueux . eft très-rare. IT. Xtfx le y» ne peuvent fonner de même. Notes ejjentiellei. On voit que pour mettre ce Mode dans la po/îtion du Lydien . Part. ou le Lydien . le Se'mi-ton eftde la Quarte à la Quinte/* /o/ la fi ut . Les faillies s'expriment h. Am. Chant d'un Allelttia fur l'onziiéme Mode.

irriïiii 3 caput T CI . Chaîit tire' du nouveau PrccelTionnal de Sens._. & di^em ho-minis non de-fîdera vi . tu fcis :-^bs^' --==-^--s^=^«-*-' On les trouve plufieurs autres exemples de ce Mode dan? nouveaux Graduels de Sens ôc d'Auxerre. ïem fe-quens.t Traité du Chant Grégorien.i_»-_ I I J__-Z__ Paftorum --^ atque Princeps.!!:-ii^:rrr. —-7—»— . i '^ ti - -z - . B _. PrÊcfulis pEî3EgS. Hymne EziiJ5=*i:±::î Chrifte . de Mètre Saphique.Tr:ni::j — ' -_ - Ave Radbç- Jeffe . . Pour le mètre Brachycatalecle dont on ne trouve ^"eTvemple que rancierne Hymne Ave maris fiella. Qu^e fatris ^ter-ni Verbum .^gi feftam venerata — -a--»— — lucem -—a EiËâ tu-a Debitis fupplex templa votis Turba frequen-tat.r« Ch Ae. IL pART.

Art. Part. V. Dans les anciens Livres . De même . On ferv'oit à toutes les Antiennes en a donne' dans plufieurs Antiphoniers de nouvelles . tum Peperifti Vir. en lui donnant le be'mol par-tout c'eft ce qu'ont fait les Modernes . ^ Viv ' *: y ^ ' . Credidi. en le re'duifant au cinquie'me Mode. différentes efpeces Le Romain . la Dominante 8c la divifîon feroient cz : politions inu- tiles 8c qui nç pourroient qu'embarraifer. Mode . : Intonation. -«- X). : . Le Mode Ionien . auiîl-bien que pour les fe'cond (*^ . ce feroit la même pofîtion que fur le Lydien l'Oélave feroit f fF. mais il faut ne'celfairement le be'mol à plufieurs. on ne lui trouve qu'une Terminaifon en a qui eft incomplette 8c qui môme aux Introïts.Trxttê du Chant Grégorien. . H. . qui font plus variées 8c plus folemnelles elles peuvent toutes fe chanter fur la même pofîtion. On fent que la Tranfpofition de l'Ionien à la Quarte au-defTus de fa finale . fi on tranfpofoit à la Quarte l'Oélave c ce . Dixit Dominus. le du cinquième Mode . 3 1 Chap carnem fac- III. ont dans 8c dans plufieurs autres Antiphoniers la même Pfaîmodie. Confitebor. R.go. de quelque efpece qu'il foit. le Lydien cl trèChants Lyriques 8c pour les i^rofes : celle de l'Afcenfion 8c autres en font la preuve 8c doivent fervir de modèle. en feroit un Lydien . §• III- De la Pfaîmodie du V*.

Çt pour toutes par be'mol. Art. . — \ *"> -» Judica me. Sens mo derne.nem. Vivit j — •. Traité . * Si-on. Ecçe tules li. * locutus fum. F. * fum.-.- — --^^ ^^^— Deo. pur - Redempti-o.]"[— ---^]^-^ r -11^^^ ?—«-M— \ Domino me-o. Antiennes qui ne commencent pas =*-ïiÈr P~ -^ 5. * lie les H Rouen.jlj Chap.Ufii-K-^~~ '-m- commemçmem d^ Antiennes. comme le pre- Terminaifôns jointes au Unîverfelle._<- du Chant Grégorien \\. le notes premier verfet feulement. o. —1"~~ '-!-- me à Rome» P 5.TI. Médiation. :^fz±izid pour Non prae-te- ririt. :5z=ij^:~-iiir -n^t-»— Ec-çe. '~n On ne — T~n que pour . * Ifra~el. —--p^ ^-a. VI. — Chrif-tus . A Sens aux Cantiques Evangéliques Bemditius 8c tous les verfets fe chantent Magnificat i^iier. a. me. ParT. * Ifrael.

"L . Part. Chaut Grégorien. Aaxerre^ .Traité itt . . III. "" Il JIJ Ch^p. i II..

. tu-um in ^^' pace.VI. prononcer d'une manière choquante. e-um omnes po- puli.5^4 î » Chap. AR. Cette mauvaife tournure n'eft pas moins difgracieufe dans les autre Modes. corripi-as me. n'a rien de choquant. Traité du Chant Grégorien TT. luciferum genui te. Spiritu. l'oreille fe plaît dans cette diverfîté . -^ :çEE^ •---- EÇSSi pedum tuorum. Part. mais elle n'eft nullement contente de la différente tournure qu'on leur donneroit à la Terminaifon.i- fando. ou les faire & Brèves & Monofyllabes uniques dam Terminaifons.I. III. ^-V»-^--|^ prajcinxit comm^vebitur. longitudinem di-erum. dolofo crue me.^_ipi! fe. les luciferum genu-i te. Domino in Iseti-ti a. ^^^ "'^"^ he'breux inde'clinables auflî-bien qne les monofyllabes chante's à la médiation différemment àcs autres termes . C'eft eftropier ces mots . vaife grâce. frumenti »=^^=Fi fàti-at te. EE 8c 3=^.

Cette dernière Terminaifon a quelque chofe de roque . & JT^ baune fort Chàp. les . faluta- ïs=fe=:!^iiJ^:^ï^^3 ri meo.Traité du Ch/cnt Grégnrten. CZZ~ i F. qu'à Sens . de cette forte : Sois morferfie K~~ ^ Beauvais. Spiritu-i- fanÊto. gênera. le peuple double la pénultième préférablement à l'antépénultième . ce qui fait que quoiqu'il y ait /long-tems qu'elle foit en ufage à Paris. \ E-T Çf genera-tj-o-nes. on fent qu'on eft gêné fur falutari en donnant deux notes fur ri la même chofe eft fenfible auffi fur les autres exemples femblables ce qui apprend qu'il eft quelquefois bon de confulter le goût du public. .ti-ones.III. de dur de trop difficile exécution dans Pfalmodie courante .T. exaltavit humi-les. Cette Pfalmiodie n'cft employée à Sens que pour les Cantiques Evangéliques. fa-luta. on a mis ces notes liées en effet . fur la pénultième . aufii paroit-il qu'on l'a rendue rare dans les Offices. Quoique les deux notes lie'es fur rante'pe'nultie'me fyllabe de cette Terminaifon foient fort belles 8c fort douces .Tl. .ri me- o. ne'anmoin dans le cours de la Pfalmodie elles oiit quelque chofe de gêné . luciferum ge-nu-i te. C'eft pour cette raifon .VAV. E u o u a e.

terra. A*T. — ---m^ vir. *Auxerre. 9 1(5 On De la Pfalmodie des Inîro'ûs» Intonation. mais qui eft inutile . ^-^—^ Glori-a. * indutus eft. Médution. * "Rouen. III. ^ :^^^:*^:=ïz:?±^=5 Jubilate. Be-atus — Credidi. * indutus eft. Jubilate De- o. ne pouvant fervir qu'aux Antiennes qui ont le bémol au commencement . date glori-am laudi E u o u a e- -. De-o- Dominus ^ regnavit. ejus. V Traité da Chant Grégorien. dans le nouveau Proceilîo^^Y de cette Eglife . ^!E^^!l^l^i^^SSËI omnis terra. E U oH a e Euou a e. * eft. ter-ra. omnis terra._^ =-iijiJ':^-^£?bipr8==^ :=SÎ Haris. . J'rtm. "* eft. .* Reprije du Verfet & Terminmjou.* Sens. TI-TaRT. qui en ont de'ja une marque'e ci-devant par F._=_._. en trouve encore une marque'e par F * dont les notes font ut fol m* la fol fa ._ Chap.

Il eft troifîe'me Oélave fondamentale dont il eft eft & fh y^ r ' \i"'^* : . ôc quelquefois à la féconde parfaite au-delfus.VII. du Chant . Son Octave commence à Vnt d'en bas C . I. 8c fe termme à Yitt d'en haut c. dans Tordre . fa finale eft au/« . Plagal du Lydien &: de l'efpece de Chant Oxipyciic ou majeure. Mode . il eft vraiment Hypo-iydien. ^ III' '^^ '*-y^ Sens. Mode & defes §. - ' . c'eil une marque qu'il n'a le bémol que par accident qu'il ne lui eft pas elTentieljComme aufli qii nd la corde mi n'eit point variante . à fes deux Oclaves mais plus ordinairement à celle d'en bas . ne va guère fans le bémol .. lié? AKT» S • - 17 Chap. pour éviter le Triton . outre fa finale. J T^ ART Du VI®. mais rarement. mais fi on trouve quelquefois//' le ou béquarre à la Quarte. I C L E VII. Ce Mode.' E u o u a e. f. il eft Pair . : forme' de la la divifion arithme'tique l'arrangement des Modes l'Hypo-lydien t^u Sous-lydien. fa Dominante eft à la Tierce majeure la a au-deflus decette finale fes repos . & . ou de l'Hypo-lydien. à la Tierce audelîbusde fa finale .Traité Jh Chant Grégorien. LE fixie'me. Un Compofiteur doit fentir à quelles efpeces de cinquième il doit attacher ces différentes Terminaifons êc s'y fixer pour ne pas varier ôc appliquer comme au hazard des Terminaifons qui fentent l'Ionien. différentes efpeces* De la première efpece du VI®. font à fa Dominante . à des Pieces qui feroient du pur Lydien. -T-Z Art.

ce in me-di-o thro-ni Ag-num ftan- -H- tem tanquam oc-ci-mm > Seni o- res cecide- runt in fa- ci. emprunter quelques notes du cinquième . C ' ORavc.. affepieux . de confiance . Il joint la grandeur 8c la gravite' à la joie . de trifteiFe .ôc adora-ve- . qui font contraires à la douceur Se à la modeftie de ce Mode quoique pour quelques expreffions extraordinaires il peut .„. * ^. dont la corde mi ne pourroit fouffrir un bémol.^ „. Traité du Chaut Grégorieti. de commife'rajion . Êr^^zzzrn C..jl8 Chap. Antienne folemnelle . A Sens pour une Station à la ProceJJlon du SS.es fu-as. de prières . mais très-rarement . mais fans bondir ni fauter» Ce Mode . eft propre aux textes deVots . éviter les bondifTemens les fauts . Mr. d'invitation . de douceur ôc d'amitié'. tendres . dans fa compoution . Il faut . VII. Notes ejpntielles. faire attention à en toucher les cordes par de'gre's prefque conjoints . IL PARt. de lamentation > de deuil . Sacremeent. ^^^-—*oaave. de congratulation . ç*na. de joie mo-» dére'e . Ec. 8c à l'affabilité. m. d'a(5Wons de grâces . (Stueux & : EXEMPLES. Oilave.

Part.Traité dn Chant Grégorien. runt viven- tem in fe- cula fe-culo- mm. fc^iïEgE^^-^^-5* rF=rpp^^^pi-4---' tu-ae .:!'z::-fi^rLr~' Inebriabuntur "'''' — ' •'~? "^ ^ vo- ab uberta- te do- ïir. VII. 5ïP Chap. f.nus qui in me.tes aqua- 5 rum. Ag.'^J3z-^. I — ---~-fi. â Sens. Ait. . i«=-=«iff-* i i lupta- tis tu- X pota- bis e- os quoni-am a- pud te eft fons vi- tse. Répons renfermé dans les bornes du lîxiéme Mode 8c dont les progreïïions font modérées fuivant la nature ie ce Mode. Répons de tous les Saints . * Et torren- te '±:f. II. * Et torren- te. mus Do- mine .di-o thro- ni eft de- ducet e — os ad vitas fon. III.

lî. a eft . Les . réformée à t i^l^iig^ ^ "4 3""ïïïî-T-.]i7 change' qu'on y a fait en aient augmenté la beauté' on a fait ARt. I ^i O quàm fu-a- vis Do- mme. remonte .miracle . ne devine pas pourquoi ce Re'pons a e'té fî fort à Paris. contre nature . au-deflUs de fa fource mais au conpouffe fes eaux avec force par leur catraire. VII. fortir hors de Mode torrente . fans. 6c di- vîtes _ — *. . Ces changemens ont procure' de >ld „^—„^^^ On ' : : & ta dureté' . Sacrement Amiens. il ne paroît par que les changemens ':Cjj<Aip. pa-ne fu- a- vif- fimo de cœ- lo pr^f- tito e- furi-en-tes impies bonis. le repos d'après ce mot . autre repos parfait à potabis eos quoique très-voifin de la fin. fufpend ôc intérompt le fens mal-à-propos . VayÔ!. qUelqUe fort qu'il foit . ^-iPI 33 Spiritus tu- us ! qui ùt I dulce~ dinem !±~z: I tu- am in fi- li-os de-monftra-res . car on ne croit pas qu'un toirrerit .Traite du Chant Grégorien. il roule nal . fans autre avantage. Antienne folemnelle da SS.J =i«g-ltis =i- !zb: di-mit- na - nés.

II. Si on fait une fe'rieufe attention au te. qu'ailleurs fans gâter Tarn cienne me'Iodie . dont aucun ne termine avant la fin del'Aritienne . on ne doit lui donner que deux repos parfaits . qu'à Paris en i68î . à Rouen en 1728 . plufieurs membres . qu'en plufieurs Eglifes on s'en elt fervi pour le ^anctus 6c Agnus Dei de certaines Fêtes. qu'on a trouve'e fi belle &: fi noble . font fi frappans . Voici comme nous penfons qu'on pourroit reme'dier à ces de'fauts fans changer de Mode fans compofêe de le fens : & "rendre l'ancienne me'Iodie me'connoiifable .tout re'formé qu'il. Spî- X . l'adverbe qnàm appartenant à /zf'ïi'îi efl ^ on ne doit point l'en fé- parer . les repos qui font nécef-' faires dans la féconde partie ne doivent être qu'imparfaits 6c tels que l'oreille foit comme en fufpens en attendant la fuite de la lettre pour en fàifir le fens on trouve dans le Chant de cette Antienne. la fécondé contient le refte de l'Antienne : cette féconde partie eli part. fur demonlîrares ôc (lir prxftiti) qui ne doivent que fufpendre f attention pour le lèns : ainfi on efl: force' de convenir que cette Pièce efl: encore fort de'fettueufe. 111. tel qu'il e'toit comme ^'^'* ^^' . qu'on peut diverfifier . Pour ne point farcharger la difcuflion qu'on doit faire de ce Chant joint au texte ci-delfus nous nous fixons a la feule re'torme faite à Amiens . il demeure toujours fufpendu jufques là. la première fe terminera au point admiratif . ÔC en dernier lieu à Amiens on a tâche' de le réibrmer . Pour donner unChant correct Ôc e'xaét à cette Antienne. comme étant la meilleure de toutes. fe contenter de l'exclam^afion O pour rin-* O quàm fu-a- vis eft .Traité du Chant (arégorien. Part. qu'il eft encore dans la plunous l'avons de'ja remarque . Les contre-fens qui dans les réfultent anciens Livres . j 2 Chai-. fçavoir fut Domine qui ne termine rien .mine . il faut tonation. efl: quatre fois le repos parfait 8c e'gal à celui de la fin . & du Chant. Do.ite de cette Antienne . il paroit qu'à Amiens on a mieux re'uffi. on trouvera qu'elle n'eft con:pofe'e que d'une feule phrafe qui peut être pàrtage'e en deux parties .

marque bien qu'on doit faire un repos tournure du Chart 1 permet elle? Ne feroit-il pa> plus correft de mettre comme à Sens. Am. IL PaRT. B. 8c di- vites di- mi- tis —~s~. pane fu-avif-fî- mo de cœ- lo prœf. par exerr. VII. d'oU on a tire ce Répons pour Paris Le petit point mais la # .épons. Cn trouve d'autres Pièces dans lefquelle» il auroît e'té aife' d'éviter des de'fauts femblables . tZ^r^s'i B-|Jb-|— -1- -1— us 5e*b. ! nri: ritus tu- qui ut dulce-dincm tu-am in fi- lios demonflra- res. Ac-ci- pi-ens Je- fus ca. efuri-en- tes im- pies bo- nis .Î2Î Traité du Chant Grégorien. il .ti-to .ple à Paris & à Amiens .licem .& — s- :n: mâ- nes. gra- ti- as e- git.

On voit ici qu'à Amiens en imitant les autres on a fouvent copié jufqu'à leurs défauts. Chap.ti- as Il e-git. Commun Fi. II. pofl- P—•*— f--» i quam cœna-vit. gra.ne-os nos fe. qui 6c i-do.t.III.pi. y avoit dans les anciens Livres Acce- pit Je- fus ca- licem . Vil. c'eft néanmoins Ce qu'on a voulu conferver à Paris. quoiqu'on eût la corredtion de Sens à la main. Antienne tirée de VAntiphonier de Rouen au des Fretres. on a fuivi ce commencement de Paris . mais on a réformé avec fûccès d'autres endroits de ce Répons. La faiiffe conftmftiori faute aùxyeiix .du- ci-am habemus per Chrilhim ad De- um. Part. Aj. iizïiiazïEBE^zi^^È^if^. î^c. A Beauvais .ens Jefus ca- liceni .cit mi-nif- xn .Traité dit Chant Grégorien.:^: Acci.

ex.du ci-am habemus per Chriflum ad De- gJ:^j:^rt^EgEiJdr'5E!EEgE-:=E um .ce De-us nof-ter if- te . non lit- terâ fed Spi-ritu. .pec-ta-vi- . un autre fur jectt . tros novi tef-tamen--R. enfin un troiliémc fur miniftrosy ce qui interrompt le lens du texte. — " ' —— : Spi- cette Antienne foit mélodieufe . ti non lit- te-râ fed Enî!i —•'-•'— ritu. Jiépons tire durmême Amiphonter au jour de Noël.5i4 Traiié du Chant Cfégorien. fe5^=P=EÈÎ^EfcE?!è5iË^. on ne doit regarder comme parfaite: l'Oélave iur</'"" ou commence le fécond membre de la phrafe eil contraire au goût Gre'goricn . 11. ôc employée ici fans aucurie raifort. Par la dti'poJJtion des notes on fait un petit repos fur idonecs . ~ ' . qui ôc ido ne-os nos fecit mi-nif-tros novi tef-tamenti . Ec. Quoique la pas Fi. ParIt. V^oici comme nous penfons qu'on pourroit re'former cette Antienne fans alte'rer fa me'lodie.^FÏ^^ ..

Un Répons de premeres Vê:>res d'une Fête auffifoicmnelle. Voici comme nous pjsnfons qu'on pourroit changer ce Répons fans gâ. ôc lœ-ta- bimur in falu.14 flTT Tag-g^. qu'il eit très régulier quant au Chant . Part* Jif mus e-um . if-te Do- minus . II.imus c-um j * Exul-ta- bi- mus . Le Verfet eft fur la routine propre à ce Mode. méritoit bien un Chant propre à fon Verfet.ce De-us nof-ter if- te . Premièrement expedavimm fait par l'arrangement de fes notes un rcpo« . enforte qu'il feroit m^me très-à-'?roDS de fortir de Mode. fuHi- nu. expeéla- vi- X iij . fon cas eum n'y tient que comme un mot mis après cout : fecondement 'Exiiltabim'ts ^Ut. Ec. & fal- va- bit nos .ter fa mélodie.Traité du Chant Grégorien. On doit obierver que c: Re'pons eit d'une très-belle me'lodie Se qui plaît.ïbimHr ne font point exorime's .ri^irg . vraiment dans le goût Gre'gorien : iu<ii: fi on fait attention à la lettre 6c au fens dû texte.i=— - e- jus.ta- ri P^-=«=-Sfc~=»=— Jib. on ne le trouvera pas fans défaut. c'efl fur ces mots qu'il faut marquer de la ioie . de façon que & l'exprcffion du fécond verbe enche'riffe fur celle du premier.

h—i^it^-^-ii-i mus . III. fed vi- vam. Autre Répons tiré au même Antiphonier de Fâques.j^f^j_] fuf-tinu- imus e- um . I 1 e-um.P.8c lœ-ta- bimur in faluta- ri e- jus. II. Part« g- Art.mini fe- cit vir-tu- tem *Npn mo-ri-ar.ifte t minus . au jour Dex- tera Do. al- 1^" . VII :. Traité du Chant Grégorien. * Exulta- bimus. 8c narra- bo o- pera Domini.6c fal- va- bitnos. — -— I — Doi:i"~i""^5i* f_»q_^_«a_irr. .Zl6 CHA.

Dex- tera Do- mini fe- cit vir- tu. Ce Répons doit être regardé comme une des meilleures Pièces de cet Antiphcnier. in intro. il y a dans l'o- On n'a ^''^'. nondum pro.'^^* Aa. r=«-Plr Chrif. II Part.pala- Xiv . id eft .tus no-vi tellamen- ti medi a- tor .T. confsTvé dans le dernier ôc c joié à Rouen fans aucun changement . fait qu'il eft douzième Mode rapporté au il- Voici un Répons tiré de PAntiphonier de Paris de i58i. on a ajouté deux notes fur ^»>tutem pour marquer davantage le repos . car-nem fu- am .bis vi-am novam 8c viven- tem per ve la-men . Four le Samedi Saint.Traité dn Chant GrégorîtH. le bémol fur le mî connoitre xiéme.tem. exceptez le Verfet. * Initi-a-vit no. VU. 317 changé dans ce Répons que les deux premières notes pour rendre l'entrée plus noble ëc ne pas féparer Drmirii du mot Dextera . riginal.i-tum fanc-to- rum .

J . J . „ média.:. un autre petit repos fur fnore.*Ini- {-__i:3V-f.i5--~5£^-. raviffante . tam .tor. II. on appercevra quatre fois les mêmes progreflîons de notes Le C ell : quoique fur différentes pofitions .cu-lo haben-te fia- tum^ Verfet eft fur la routine propre à ce Mode.!.vit no- bis vi-am no-vam 6c viven-tem.-i--^^-i^i^5. quoiqu'il ne puiife y avoir fii point. fu- am . adhuc pri-o-re taberna. l'élancement de la voix fur la dernière fyllabe du mot babente après lequel on tombe d'une quinte fur le cas de ce verbe . i doit remarquer encore un repos fur noHs aufîî parfait que (x\t ftiam . fando..^l2 Traité du Chant Grégorien. les voici r p: TI ÏH-«-_. avec juftice qu'on regarde ce Re'ponà comme un chef-d'œuvre. . ni virgule en cet endroit. on y trouvera quelque défauts en effet n'y a-t-il pas un vrai repos fur tejiameuti qui doit être lié avec mediator .:::i::.tor . noble. la mélodie en eft mâle.-_»a-(% i^ îtl"iZiSlE:"*iZaizï.:.î:» ti-a. ne rend-il pas dure la fin de cette Pièce ? On croit que cette Pièce feroit plus parfaite en la mettant ainfi . no- bis . On & Chrif- tus novi teftamenti medi-a. tout y plaît à l'oreille .rum. en élevant novi pour le rendre plus énergique. tout y paroît dans la perfeélion : néanmoins lî on l'examine de près . Pajit.

l'accoutumance à certaines chofes bonnes en elles-mêmes . Ancien répons de l'Office de fainte Anne.titit. adhuc pri-ore taberna. di. C'eft à quoi nous prions de faire attention particulièrement ici . in intro. pour examiner les raifons des changemens.cens: An-na. id eft car-nem fu- am . qu'on peut regarder ce Répons com- & me un modèle des plus parfaits. de fe dépouiller àQs préventions . Pour juger fainement.Traité a| . empêche quelquefois de goûter le mieux. III« per ve. nondum pro-pala-tam . Part* ___ Jip _____ _^_ J \^HAP.itum fanâ:o- rum . II. ec- ce An- gelus rq^-Ê^^^i^z'^Vf:! Ai Domini af.culo haben- te bz:?!::5~M fta- tum. An-na la- mentan- te . An- . il faut fe défier de Thabitude qu'on a de chanter certaines Pièces . dont la mélodie efl fi belle .la-men . du Ohant Grégorien. il<t Chap.

la jondion du auroit quelque le'gere re'forme fens . II. Confedor i£tus fi tibi defu-it. ParÎ. Chap. jam falubres iii^zm— ^ziz~~. pt na . s'apperçoit qu'il pour . te fiti-entibus Demitte terris .Nil inde laudi detrahitur tuaî i Mortem voluntas antevertit . mais l'apoftrophe . Autre du même Mètre pour des Fêtes fimpïes. . * Exau- di- vit Do.zr:zzrz::~nz=:i=iz=: In pluvi-as ruât omnis . le piogre's enfin toute la tournure de cette Pièce n'eft-elle pas admirable? Exemples de Chants d'Hymnes .r::-:i ^- Pam i68i.5 Je Trahé du Chant Grégorien.Difrumpe nubes. Mas- . defupfr uberes Rorate cœli . du mètre Alcaïque --ii=t. (II.minus De- us vo-cem Ê-^^f:!iâpt?3Ï^-i=3î & On à faire deprecati-o- nem y tu- am. îether.

litum Hic flemus patri. m» AUT. Coeli quotquot habet régi.is fî- nibus ex. II. Fulgentes habitas domos SÉlEi^^^ÊpH Antre. --î tyri-um 3z:7_^_:^!ïr facit hsec voluntas. Mètre Vhérécrace.ri-a Cœ.Hymnis dum refonat eu. Vos fuperum cho- iiEÎEî5EE^=E?E^Ëi^3E=^EEgiËp ri .Traité du Chant Grégorien. VII.^- --•» i -t Jam non te lacérant carnificum nfenus . Autre.a Principes . In- ter qui recubas cœlitu-um choros : Nunc pro car- cere cœco . WSl~~m—'^~^-Z~- ËP _-S. De Orléans. P^îrîî. Part« 351 chap. Nof- ± hzTifzz^izi: tros Ë^^I^ÊE^^ËS veftris nunc date Cantus jungere can-tibus.ules : Hic fuf- . Vos fandli Proceres .

Matris intaélaj venerande conjux . ^—— ii3i..z:^âz:n"»igi±". Teftis gE^E^E^:i:E... Ba penfa tene-mus Mutis cantibus or gana.jjz chap III. Quid Deo pîé-nam me- Ë!EÈE*3EEEÎE'::Eî3EE':E*EiE ditaris anceps l'OfJîce Linquere fponfam. Et fignare cru-o-re Quam Cliriilo dederas £dem.|i .it & cuftos nive- i pudoris . z rçri^K Zi srb:ir'-T'gr-"i—"""T""* I — . atque cufios : Sexus im- .:j Taris i6%\.:i}r:S-. II. K_a-_J •^^^^i»-F-B r-^-s--- -4^S--«— i^ J Autre. Mètre Saphtque.i:. Part» II' r.E^g=EE=E:i§^îE!. Félix morte tuâ .. de S. Traité du Chant Grégorien. .=:Fr:. qui cruci-atibus Cœlo dif- ficilem rumper e amas vi am . Germain l'Auxerroîs à Varis» Autre de ^E=EE^ggE^ËEEEE^r:EîE=EE^ Virginum robur j De-us ..

afin de diverufîer. iir. fî mélodieux tendre. que l'Auteur de ce denier Chant.ms fMelqties ue. nef- —_ —^— Bï% tra fu-iiti .^ Mondas '~-^~ ^T7^t5 red^aiptus ef-fuîîs . bellis medi-os per enfes. —î-^izjrr'Lï: parens t=i To- Summi lac-ta Virgo nan- tis. Dum faves. PaRT« | J 3 Chap.^uintite' du Vers on ne d jit pourtint pas •'rece'rer ce Ciiaat à l'ancien . VII. avoitdu goat qu'il s'attachoiC à la . lent & On fi & : Chant pour le mètre Trochaï Orlé.n de l^ iamte Vier'^e. • 1 "* Am.'"ri chingemeuu Et" ?:~~*~. Eitrp O regina ti- Inter perpetu-os ^ bi t±:S=z:^ir=::=izz=-n=:rii ^-^ Ne dedifce fanguine junc-tum genus . fe p^^^S Numinis haullus .TfAÎté du Ch»nt Grégorien» II. Autre du Mètre Alcmane. quas non fu- perat virili Pe6tore mortes. mais il peut être employé ailleurs . ^ Sef2s. employé' preique par -tout pour l'H/mne O vos atherei de l'Aifompti .avec §~g —_ —~ - —^ -^ f- . —H g— .

-— ——— B-l ——^ ^ Tb .=^=ï=i=i:i:z= "":ir:ziz::p*zâ==:^irj| 6c unus . II. Ahena fruf- .men niimen . Jubilet • H^' : jam gaudi-is Ecce fanda Chriftus in- . Simplex e±i. :t-'f~¥~ tÊB — — — "^^ »~iî '^- laude ju. Incomprehenfum luciâ immen-fce jubar. Pierre h-lîem.gi con-cinant. s ^^ trat Pon-tifex & hof. Te res cre- a- . VH. Traité du Chant Grégorien. pARti A&r. Flec-tat iratum les Patrem.tia Ut cruor quem fponte ~SEÉi^^"^pi fudit . 8c tribus conlxans De-us ""^ . Subli. ter ma-ximum. Pour ïambes trimetres ou à Jïx ''^^EÊ^^±EËiËÉ^ËiÉ*EE!EE!5Eèi Clmy. Autre pour S. Qui Chrifti-a- no glori-antur nomine .$Î4 Chjls. pies. ter potens .

\e re à fa Do^ minante . ou Hjpo-lajîien. douzième ivlode du Plani-chant. l'Hypo-îonien a cette Quarte toujours mineure.* F jufqu'à fa f. Que dnns l'i-Iypo-Tonien . .Tfaîté dtt Chmt Grêgorîtn. fon Odtave fera depuis f. il eft confondu avec le fixie'me Mode appelle' H/po-1/d'en auquel les Modernes l'ont rapporte' . tantôt mineure . c'elt le Plagal de l'onzie'me de l'efpece de Chant Oxipycne. Dans la plupart des Livres nouveaux . la On & §. jjy ^''^' ^^^' -—-g--. ou du XîTe.vos tenent. que THypo-lydien a au-delîiis Mode majeur . . au contraire . que l'on appelle auffi Hypo-Taflien . & : de fa finale la Quarte variable tantôt majeure .nas wi li- mente ûant -— — : ber. en l'e'Ievant ^ Quarte au-delfus de fa finale pour lors le Ji changé en ut par le be'mol . la Quarte étant fixe'e mineure par le _/*» : ce Mode a pour note . peut tranfpofer le fixie'me Mode . ZfEsïj:-—-^— !^ Inter cate. Delà féconde efpece du VI«. 2".:==ii infomnis fores . II. fars de'truire la nature de ce Mode.rima. Il eft forme' de la feptie'me ùz. L'Hypo-Ionicn . On n'en trouve point d'exemple dans les anciens Livres. II. dernière 06Uve fondamentale dont il eft eft le la divifion il elt arithmétique . Fruflra fatelles fervat 2: !^-:. Mode ou de l'Hypo-îonien . parce que fon 06f ave eft d'une divifion femblable a la m^me étendue on doit cependant remarquer. Part.- --^ 'TTi— *TtT: ^^R~-z»'i trà vincla capti. deviendra fa finale . qui ne peut varier. 1°.

Ceux qui ont re'duit . L'06tave du douzième Mode eil du fol G au fol g fa divifion eft à Vm . C'efi pourquoi toutes les Pièces de Chant . ïlï'yî' leul que les Anciens mettoient le bémol. eil comme & : . par exemple . VII. la fource de la corruption des élémens d'un Art fi fimple ëc fi naturel. les Anciens ne vouloient point qu'on multipliât les fignes. riante la note mi. fa Dominante au mi e > fa finale ôc fa divifion font fur la même note ut c. s —*— g Divif a fin. étoient pofées fur cette Oélave qui conftituc le dou- le/ comme zième Mode. De plus . qui ne fut Art.» au lieu de //' ôc où le Chant a eu befoin d'être adouci au mi ils ont fait faire in<t ipar tin fécond bémol au lieu de nii. IT. Part. On voit encore ici par cette réduction .P. les anciens Modes à huit. 6c ne peuvent comprendre la différence de ces Modes. C'eftfurle CHA. O^ave. tous les autres Modes.ain moderne oc certains autres . nous l'avons dit . Qui ne connoîtra . & . qui ne connoilioient que le Ji pour note varianque ces Modernes ont en certains cas rendu vate . qui pour quelqu'expreflîoa particulière . pourtant . ni. mis celui-ci fur la pofîtion du par-tout le be'mol fixiéme en lui donnant en tète pour faire chanter X. que les Mo'dernes ont été forcés de s'éloigner de la Gamme des Anciens . Cette nouvelle méthode confond entièrement le douzième Mode avec le fixiéme . ne fçaura pas véritablement le Plain-chant. à qui y fçait faire attention . jamais chez eux que comme accidentel. que le Chant de l'Antiphoniet Rom.55^ •^variante Traité dit Ch/tnt Grégorien. Un changement qui ne paroîtprefque rien qu*on prétend même propre à faciliter l'exécution du Chant. qu'on notât par bémol ce qui pouvoit être noté autrement. fans que rien faffe connoître combien ils font différens. enforte que la plupart des Chantres n'entendent rien . ont. c ^otes effentiellcs. On ne doit point être étonné que l'ignorance des principes fondamentaux ait caufé tant de confufion . avoient befoin du be'mol au-delfous de la Clef. Wzzzizlz-zû C<i if'' .comme on la dit ci-devant.

Saci ement .VakT. .o obla." " * îîxiéme . plus diverfîfié . à Sens.tur 8c olFer- tur nomi-ni me. qualités 8c proprie'te's que le çhap. .tu folis ufque ad oc-ca- fum i I mag. Ab ^ or. Cantate -^ : Do- mine —. quoni-am maghi- fî- P— —'Oh-# —-.ti-o munda. iif.T-BB~ annunti-a te — eè fe- cit : hoc ira • Y . Nous avons ici marqué tous les bémols 8c tous les béquarres pour rendre plus fenfîbles les variations de la corde /«' dans le douzième Mode. . plus tendre 8c plus ondueux. Pour la Fête du SS. 11. plus noArt-VII*» ble .num eil nomen me. a. R épons du jour 4e Noël .um in gen-tibus . mais il eft plus animé. EXEMPLES. 8c in "omni lo-co fa-crifi-ca.Sens. Antienne de l'Hypo-Ionien notée fuivant fa nature. les Ce Mode a mêmes 337 . .Tmîtê dà Chant Grégorien.

mi.nit in np-mine Do. ^^-Hofliti^na Fi- li-o Da vidrBenedi- tu« qui ve. . qui à Paris terminent ordinai«ment les paroles du Sauveur. & .3 j8 Traité du Chant GrégorîtH. II.ta ""- —"————da. r * Jïxul.ni.. font empruntées de l'Oiftave du fixie'me Mode Se fe re'uniflent au cing^tiiéme.ra-cl. On trouve des Mode* mixtes du cinq fîxie'mc. quia mag-nus in me- dl-o tu- î Sanc- tus If. il eft toujours miexix dans fa pofition naturelle. nous n'en trouvons point d'eXemples. : ôç lau- les à des Ke'pons brefs pour les Fêtes Annuelde ce Mode: nous en avons donne' un exemple ci-devant. univer- fk ter- ra : * Exul-. Il lui faudroit comme dans la pofition de l'Hypo-lydien plufieurs bémols .ta & lau- da habitati- o Si- on . C'eft ce qui fe fait lorfque l'un emprunte de l'autre: comme •dans le Cfhant de la Pafiion . Ce Mode fe peut tranfpofer en Televant à la Quarte Le Chant Sens elt au-deflus de fa finale » mais il n'eft pas d'ufage . Part. De même le iixiéme Mode em. les notes re mi fa.

ÈpESrSË^^^^È^ locutus eft. du fixiéme Mode» De la Pfalmodie Dans la plupart des Eglifes. ôc un ou deux députés chantent le Verfet. fi fréquent prouve que ce qui fe chante par une feule ou deux ou trois personnes . Ceci doit s'entendre des Pièces de l'Antiphonier. omnis terra. Credidi. mais cela n'arrive que par échappée . . On la marque ici fous deux Clefs comme étant des deux efpeces. ni. ou plutôt on ne les dittingue pas l'un de l'autre cette Pfalmodie eft aufli la plus umple 8c la moins variée. III. la progreiTion du Mode fe retrouve bientôt dans fon état naturel. Judi-ca me. H. ARt. . Dixit Dominus Domino me-o. Ordinairement le gros du Chœur chante le Répons . dont le corps el^ du fixiéme Mode 8c le Verfet du cinquième fon Authente ou Supérieur . Cet exemple . Cmap. peut avoir être plus vif ôc plus animé que ce plus délévation qui fe chante par tout le Chœur. : Intonation» Médiation. 539 prunte quelquefois l'élévation du cinquième comme oh le voit dans le Répons Chrijhts du Samedi Saint à Paris . .Traité du Chant Grégorien. îgi^^pi:^J^p. la Pfalmodie efl la même pour les deux efpeces du fixiéme Mode . ce qui produit un effet très-gracieux. & §. VII. Pakt.=i^=^±::fr±rrEg=:ffl Dixit. -- «-s'»- ^men. ci-devant. Prefquetous les Livres Graduels font remplis de Répons Graduels . On trouve beaucoup d'exemples de ce mélange pour le fixléme .

C. F.^::^. VII. F.didus Dominus De-us Ifra-el. 6. Mode. D. Vjalmodîe de Borne..340 Trxité du Chant Grégorten. * Et e.* êk g-—— Spiritus -. R.lhVAtt. Pfeaumes du 6.— --^n aucuns.rexit cornu ----n falutis no- bis. -"---^H -'Hnique Cette Terminaifon eftuà Sens pour tous les 6. <i^ Tour Sens les Cantiques EnjangéViques Benediftus Magnificat. Dixit Dominus Domino me-o Sede : à dextris me-is« fait Aux Fêtes fimples ôc aux Ferles on rintonation . Sens demi magna qui potens eft. ^%-^rr=:^=::i.-:i:RZ=z-j^:^ Magni- fîcat. ^ Sewjpl:-::. F-S--. * EpE^E^E 6. Paris Terminaifons. Art. ôc Fili-o. Bene. * Patri . ChapAU. me- " us. ou C.

jiMz?:ri=ipiE^^pEpg. il faut pour être régulier . ou fi on la veut conferver pour le fixiéme Mode . la A Paris Pfalmodie du fîxiénie Mode eft très-variée. Ce Mode n'a que cette Terminaifon.. autrement l'une ou l'autre fera difcordante. où l'on ne chante jamais les Antienes à la fuite des Pfeaumes . on fe contente de les réciter à voix haute. m. Cette Pfalmodie fe chante à l'Oratoire . tels Quid eft ho-mo.* Domine eft la David. Annunti-a-te. Sens. la Me'diation ôc la Terminaifon font de même qu'aux Offices plus folemnels. Part. On joint à cette Terminaifon des commcncemens que d'Antiennes du douzième Mode . Spiritu-i-fanclo.-r-^-:J!=-^-'--4^=^::^:^43::=r^ Lauda-teDominum omnes gentes : * locutus flim.te» Yiij . Ë.EfEî^S Dixit Dominus Domino me-o :* Sede à dextris meis.Traité du Chant Grégorien. Autre Tfalmodie marquée dans cejfional de le nouveau Pror. - Chap. Noli.vh. TI.*po«r Euou a e. la retrancher du premier. Cette terminaifon devroit être rejettée» parce qu'elle même que celle du premier Mode in t. 541 toute droite . ^ir-. faire un Chant d'Antienne qui ait liaifon avec cette Pfalmodie . Pour introduire ce Chant dans les Eglifes ou les Antiennes lont toujours chantées . Art. comme dans les autres Modes .

pour le Pfeaame In exitu pendant l'Oâave de Pâques. E u o u a e. e-jus . Rouen. j^ ^ g Magni. Benedidus Dominus De-us If. "chap.rael.ra-el. Cette Pfalmodie eft très-mélodieufe .teftas e-jus.5 4* Traité du Chant Grégorien.â Paris. Ar«. -=DZ::: In exitu Ifra-el ^ de jEgypto * domus Jacob de populo bar-baro. wh /ZnTiUJI —g-a *-}— Aax. mais — —— i Lauda-te Dominum omnes gentes. * .ficat. iii. * Ifira-el po. Beauvais. ^ eft. mihi magna qui potens Autre Pfalmodie qui devroit touiours être en qu'on met auflî en F avec le bémol. Dominus De-us If. h C . PJ'^lfnodie de VII. [— ~— fe~p ' r~^fli — —— ~T~Î?~"Z^*B~^' — " Fada \ eft Judse-a fan6\i-iicati-o -~ ' * n On chante ainfî '~*~n tous les verfets alternativement. Ronen. Part. II. Médiation. Pour les Cantiques Evan^'liques. s-^ -» Paris. mais elle n'eft point du Grégorien qui a toujours fa Pfalmodie fur la Dominante du Mode.

:. Credidi propter quodlocutus fum. î-ir:^-^: Lauda-te Dominum «ouïes geatçs. la We'diation ôc la Terminaifon. Auxerre on n'a que cette Pfalmodie & pour les CantiA ques Evangéliques de ce Mode .Traité du Chant Gr^orieu»Ti.tntiques EvxngéVîques . Médiation. * Vour les C. VIU £u o u a & e.tens eil. 545 p^ :z:c^-. ce qui a défigure' les anciennes Piecss.us Ifrael. ** 6 Y F iv .p.'? kkt. ce qui force de rendre les commencemens d'Antiennes pre'que tous femblables. mihi mag-na qm w^^^ po. Magni- fi- E^^: cat * anima me-a Dominum. dans leur Une telle Pfalmodie exige des Antiennes » qui au moins commencement aient de la reiièrabiance avec .q:-i:[|=p=i^--rj four rr?~ii:i ch. * Domine David. III A&l. Autre Pjalmodie four les Antiennes en V â Paris. Bene-di6lusDominus De.

Ifc" Ê=pï:?==ÎFtï*5-=S=:ï~=Ft:^^ i__ri: i ri-a. Glo- ÊEÎEÊ^Ê^^E Patri . .a Ëg^EgE-EEEEfe1zzz. VII.* Sicut — ^-a- a —B-» in çrat ou Siçut erat . & -ms Fili-o . II. Domine ne . =p-'^!ES!E!^Ê^E5î No-li aemulari in malignantibus. Vfalmodie des Introïts.i-fan£to. Glo-ri. 5. . No- li se- mula-ri. JBene-didus . F. in malignantibus. 4*T. & femper & . — — —— neque zela- veris. II] . & nunc. Euouae. in Paris.:iÊJE^ Sens..344 CaAr. * Auxerre. Traité du Chant Grégorien.. Euo uae. 8c Spiritu. Paiit. m •= malignanti-bus. s —z^~ — B-ai ï'~B~rf * E-n~i 5-=-)n Sens ^ -z:T-^z--ftiz neque zelaveris. If ra-eL * qui po-tens eft.

à fa Tierce me'diante . Impair .cula ou in fe. 8c femper. plus fouvent à la féconde parfaite au-deflbus de cette finale . dans la Pfalmodie à la fjconde parfaite au-deffus de fa Dominante pour la médiation . il en a rarement à la Quarte au-delfus de fa finale . 8c in fe.Traité du Chant Grégorien* lï. ARTICLE §• I. de l'efpece du Chant Oxipycne ou maieure: il a fon Octave depuis/o/ G jufqu'au/o/ g. PaRT» chap. iir^- ?. fe.cula feculo-rum. Chacun A me doit fe conformer aux ufages de' fon Eglife. Ç'eft celui de tous les Modes qui eft le plus e'ieve' : c'eft Dominante . Amen.' Paris la Pfalmodie pour les morts eft prefq^ue com- la Pfalmodie en F. parce qu'il fuit le Lydien qu'il eft d'un . à fa Quinte Dominante . Ce Mode eft Authsnte. ou Mixolydien» LE ê>c feptie'me Mode du Chant . Êi=g^i:5a Glo-ri-a.cula. VIII. 8c quelquefois à la féconde au-deffus. ou Amen. il a fes repos . qui eft auffi fa . ^aris. appelle Mixolydien ou Hypcr-mixolydien . eft forme' de la feptie'me Octave dont il eft la divifion harmonique. Mode . outre fa finale . & Spiritu-i-fando : ôc nunc . Du Vile. fon plus aigu . fa diviiion à la Quinte de fa finale re à .

l'Office Antienne de de l'Epiphanie . : : EXEMPLES. Il n'admet jamais le be'mol que pour "Noteseffentielles. il s'exprime avec grandeur : fes progreifions fe font par de-. il excite ôc anime la joie . C Bnia» Ce Mode eft propre aux grands fujets . 5j. â Sens. Lau-da fteri-lis quae non pa- ris .Chap. il reVeiUe l'efprit. il eft admiratif . quoni-am multi fi- li-i defer-tœ magis quàm e-jus quaî ha. décanta lau- dem qu« non pari-e- bas . ôc pour l'Oftave Mode. fauts ôc des bondifl'emens doux 6c mélodieux il anime dans le goiit des chofes céleftes . H.VIII. étonnans . aux exclamations maies . il marche avec un air de confiance . A»T. . 8c impératif. aux grands mouvemens . eViter le Triton. aux eVenemens furprenans . O^ave.bet virum. qui s'accorde en pour du Chant Grêgorten. de hardieffe ôc de courage mâle. Part. 54^ ' Traité le auiïi le feul II. nombre . e'clatans il eft majeftueux .

L'Antienne & la jufte des difFe'rentes parties la douceur Snb tiinm pra/fdium cenfitgimus de la Sainte Vierge eft un très-beau modèle . V. 8c ! De-um veftrumi alléluia.grand nombre d'Antiennes de ce Mode . tel qu*ilfe chante à Rome. cera Ma- ri-œ vit- quae por- S=ri^t taveI ?-^-^ runt %. ^ . î47 Chaf. le partage majefte' de la modulation . . Répons du jour de Noël . on doit ne'anmoins en l'imitant e'viter les répe'titions des chutes trop femblables . A&T. on doit remarquer auffi que cette Antienne ne remplit pas l'Oda* ve de fon Moue. PaRT. tout plaît.Truite du Chant Grégorien. «ter-ni Pa- tris Fi- li-um 8c 'e—•- 3Zi: !EE^. IIK Autre exemple tiré des anciens Livres.VUIi Afcen. De-um me- um . Be-ata vif- p ginis . Quelle noble fîmplicité lî Les expreffions de la phrafe .. très-mélodieufes. II.* Qui-a ho- di-e pro fa-lute mun- di de .ta u- bera Do:=i minum. Les anciens Livres fournilTent très .do ad Patrem me-um & 4 Pa-trem vef- =E^ËgËSÎE^^-p trum.^S^ quœ Ia6lave-runt Chriftum be-a.

8c be. ^.te mun.ata u- bcra EîeEÎÉ3?eEE^~EiE±=^EEEEEEl quae ladaverunt Chriftum Do- minum :* Quia Hq- di-e pro falu.di de vir- .ginis qusB portave-runt jeter- ni Patris îq_jL_-i_i_:^iiz^j_jl_siî Fi- li-um . * & adorate Quia ho- di-e. Part^ vir- gine naf-ci dig.na- tus eft.54^ Traité du Chant Grégorien^ TI. vcnite gentes _ -Ç5^=±r|^:z9=z!îz£-~î=E! Dominum. Même Répons tiré de l'Anùphonier Romain uftge parmi nous^ en Be-a-ta vif- cera Ma-ri- œ vir. Di- es fan6li-fi-ca-tus illuxït M ~a~ B~s" no- bis .

Di- es fanétifi-ca-tus il. Ce qu'il y a de certain . 8c adora- te Do- mi- i^^=p=^ num. ve- ni. nous ne pouvons rien afîurer fur ce fait. * Jefus - . Répom du jour de VAfcenfion a Sens. II eft aife' fi . c^^ .lu-xiî no- bis. Art. comme ailleurs . le Romain de France eft conforme aux Livres des douze ôc treizième fiédiiFérens cles. qu'on la beaucoup déchargé de notes. Part. plus qu'ailleurs . on a beaucoup élagué le Chant & même . ou qu'on s'eft moins écarté de l'original? N'ayant point les anciens manufcrits de Rome .Tr/izle du Chant Grégorien.:!^î!lrJ^: ho- Qui-a . c'eft- à'-dire . tz gine naTci dig- natus eft» j^. II. d'hui de connoître que ces deux Chants . iir. On voit ici qu'à Rome . Voici un Répons qui a toute l'étendue poUîble relle & natu- du fcptiéaie Mode. qu'à l'exception de la réforme de la Quantité.VIII.di-e. Eft-ce à Home.te gen- tes . Vi-den- ti-bus Apof- - tolis . . ^4P inzi chap. aujourmême origine. ont la ou eft-ce en France qu'on a mieux confervé.

8c Pa- ter mi . ce Re'pons à Paris avec peu de changemens. nous avons remarqué ci-devant que le Re'pons Vntîspaiûsy lorfque iUivant la vulgate on retranche i5 de On a pris mais on a mis Comme uno calice.dit : — B — Eli. 5^.VIII. nous le donnons ici avec ces retranchernens Se d'un autre Mode tel qu'il a étécompofé à Sens en iji6. Elifœ-us au-tem vide.pit e- um o- culis e- o- rum . qui . alle- Eiîs. . Afcen. * Jefus éleva- tus eft.iio Traité di* Chant Grégorien. tre's-certainement . le verfet fur la routine des verfets de ce Mode . efl infe'rieure au Chant propre qu il avoit ôc qu'on lui refiitue ici. P tus F"--' e& & ab nu- bes fuf- ce. ôc non vidit e- um am- pli-us. ÏI.as in cœj : r-rp:7:^ clama.'M Eppa^ŒS^^EE^ ia. n'a plus de grâce . Chap . Part.bat. aile lu ia.bat lum. lu- .

la II.Exul- ta- te in conf-peftu De- i .iilb Répons pour Fête du SS. Le feptiéme Mode eft peu propre aux Chants d'Hym»es . * U- num corpus mul- =±=:=^s33E^E5EEi ti fu- mus f Omnes qui de : u.ri-tu-i- fane- to. in- habitare fa-cit uni. ou qu'il eft Gloria in excel/ts de ce mal compofe'.no pa- ne par- ti- cipa- mus. on n'en trouve point dans les anciens Livrer d'Etcnt mal . Vavt. Sacrement. Glori-a Patri . .Traité du Chant Grégorien. feptiéme Mode eft trouve des perfon- On doit s'appercevoir . * U-num. & Fi. 3Jî CHAp. 6c des plus mélodieux . ^. nes qui le regardent S'il fe comme Mode c'eft qu'elles l'exe'cu- On a un Chant du qui eft un des plus beaux. YUU U-nus pa nis . qui n'eli trop haut que pour ceux qui ne fçavent pas prendre un v/ai Ton de Chœur. le f Omnes.us mo-ris in do- pE^ÏESE^ÇiEEE^ mo.li-o . I . pompeux grand majeftueux. qui . 8c Spi. combien dur.

thé du Livre intitulé Traité . Jean-Baptifte 'qui prouve qu'on peut faire des Chants d'Hymnes fur ce Mode . -:!ï?î:i Ghriftique Apof-tola . . .Êe3e [tes — De-o propi-ore ^1— fir-ma. 4 nunti-a .Duj. mseren- [:±eî. 1681 yprelimin. Chant de 'yers Ajclépiades . .tros Plena autres Les Modes fourniiTent fufïxfamm:nt pour les Chants' . f 35i iri. ^ tef. g^i^s on en a mis un dans l'Antiphonier de de Paris à ^ Art -- VIII ' ^'9^^^ Nodurne de la Décollation de S. VAbbéUBenf. minif. 17.fur le Chant Eccléfiajiique . Somnos per gelidam carpit humum levât Atro pa- fedat aquâ iîtim j Et lar^d miferis Wl diftribu-it I :g:=ÊiÊ^si= manu Quse^parcus fî- bi .par M. . ^' ?-«— Tu prima BE^ .meii . ^ ne famem . mais il ne montre pas qu'on y reuffifle bien. fubtrahiti Autre Chant de Vers Alcaïques hier de Paris de tirée de VAmiphO' p.^_ GwAP. Tir • ahé du Chant Grêgorieft.tis primaque Teftare pEiS Chrif-ti tz~-±::^zr^ iiu. -^-i r^n:^:: r-^-: . It. Part.

Les anciens Compofîteurs 3 5*5 _ s'en e'tant cnsv. on en trouve grand hombre dans les anciens Livres d'Eglifes qui font trèsbelles . la Profe Lauda Sion Salvatoretn .VIil. on fera très-bien de les imiter . Il n'en eft pas de même des Profes .*domu-i If- Z . On fent aifément que fol laji ut ne fonnent point commère mifafol. au lieu que cette Tierce doit être mineure. Domino meo. alors fon étendue feroit depuis c jufqu'à ce . n'a point de ieconde efpece. Part» Chants lyriques. Di-xit f an Rouen • ^— tt Paris. Sent."* locutusfum. une preuve de la fe'condite' de ce il m ART. eii. * Domini eft falus. fans fe donner la torture pour forcer le feptiéme à en fournir qui feront probablement d'un Chant gêné. 11. MédiatioTi. fa divifion feroit g : mais cette tranfpofition eft fans exemple 8c contre la nature de ce Mode .Traité Jt* Chant Grégorien. contentes. * miferati-onum tu-arum. * Dominum de ccelis. I L De la Ffalmodie du feptiéme Mode» Intonation. Ifcflnziï Ro»»e.:»i»r.:!z:=-^=^=!^pi4xrq^ neplacita fac Domine. — mrtl Dixit. * be- S=iiz:!. mais pourroit être tranfpofé en l'élevant à la Quarte au. §. * in te fperavi. parce que la Quarte au-delTus de fa Quinte auroit le Sémiton après la Tierce qui feroit majeure. Mode pour Le feptiéme Mode deffus ces fortes de Pièces.De à la plus. il feroit totalement femblable féconde efpece du cinquième. Diîdt. Dominus.

^ ^g'â". D. d.m~r-w \ :'~^. Knuen. Di-xit Do- minus Domino me- o.""'' a~ -«-E-a-'^^P-^-j-j — -» T^ Cum Auxerrct C. M_ra ZÇ'. E u o u a €. Di- xit. Sens.Do-mino me-o. R.-i_i:[: ^ouen. E u o u a e. * Sicut mons Si-on. g:z:o^i::^zzzi:iZ^nr~s5— Médiation.R. î quod locutus fum. f. A Houen. pour Divifi-0- nés.ta eft. ra-el. d' Antiennes. inimicos tu-os. De- dit.? . zrzizir^îr : ~ . i ~n C5 aux 1er tes. ClUIIZilIIlIIIiriZZZllll— HHI Do-mino me-o. Art. d. pour Fac. :oi/. Sitts Auxerre. * ' Traité du Chant Grégorîrn.m Chap. * — V"»'~*~T~"B"J]-' n Aux Têtes fi>nples —û-.tris.VIII. ~~i§zg zfzfi:iz:^qpizz D. bizijpjrEfri^rsE furrexif-fet.ZZZZZZIZZ2Z 7. Term'mmjons jointes aux commencetnem V. lié pARt» Dominus ' fuper vos.

De. P. Sens. VII ti b. Dixe- runt. Par fi Sens.jus. Omnis fpi. R. Om- ne.dit no-bis. Chap. Gr -f o»r Dixit rex mi-nif-tris. Aux.^ Paris. jrj* b.ritus. /'owr z Sta- tei PrjedeP. P~~~~~ 7. pour Sit no-men Do-mini.a-:fa:zzn"7 7. Ignis in confpedu Comminans *s««f.ni- ta. " £fe^2=^=^ c.rrjrT-^^^---. l'. Part. £ 7. Revocabo il. ' 1--~ fowr Art-.ipL.iris. Il.los. Ve-ni-té. mihi. m e.K-m-m-*-mSeni. Om- nés.- .tina- vit nos. z:. fe_»j-i-L.n—g— ±z:-nizzB-i-ii a.Traité du Cbant Grégorien. ai. pz 7. Aux. Illa prsemo. HsBC dicit Excel-fus.

Rouen D. La Médiation efi la même a Rouen» & :^Eh^g^3^^E^|5 Dominus Domino me-o. la en a eft aulïi diife'rente.^_____^ In Domino De- o. ou femblables» K~5 a e. . ai fi la ut re . on n'ait pas réformé cette mauvaife réforme en rapellant l'antiquité. * in toto corde me-o. que cette Terminaifoa étoit de dit même que dans les autresEglifes. E u o u />o»rLoqueban-tur. A Auxerre eft la Médiation' de la Pfalmodie du feptié- me Mode Terminaifon différente de celle des autres Eglifes . n^eft A Sens cette Terminaifon employe'e qu'aux Can-^ tiques Evangéliques .VklkT» . Terminaifon en a félon l'ujage préfent Médiation d' Auxerre. .lorfqu on retoucha le Chant à Auxerre. qui ont environ deux cents ans d'antiquité . qu'on rencetteTerminaifon fî dure 8c fi infoutenable: il eft étonnant qu'en faifant un nouveau Chant . 111.^y^ Chap.ll. comme e'tant plus folemnelle.R. Di-co vo- bis. Il paroit par des I^ivres imprime's à Tufage de cette Eglife . a. Traité ia Chant Grégtrîen. c.Ce fut donc dans la fuite. Le Romain ôc le Parifien ont encore une Terminaiqu'on pourroit joindre fon en c qui eft très-bonne & ^ un commencement en Taris.

te. Et exul- m nnr: tavit fpiritus : f-^-^-iq-y i=:=p: Be-ne-diausDominus De-us me- us. Cantiques „. Ziij . luciferum genu-i te. Part. i-r» f. Manière de faire monofyllabes & les brèves.^^^ taris ancien Mag-ni- ficat * anima me-a. frumenti fati-at te.on emploie le L bam jolemfont net qui fuit. fe- k. * mihi magna qui po- w=^=m tens cft. lï. te. * Ifra-el. l$7 _ . te. Houtn.Traité du Chant î Sens pour les G rigtrten. * falutis no-bis. te. Evanaéliques qui ne point en b z^en d.„ SetiS moilerne. & praecinxit fe. :î:!l!t — jtgrti^rrffcjjjig Qui-a viderunt oles cu-li me- i. * J'I—T^-H' Quelques-uns Mag- nificat. fe.

i^:!t:=!=:îtî=::É5 S= can. p:=p-ît:-„ fe.cula.bis. Eu o u a e. te.de._ ex hoc in hoc. ^K~Z CZZ* -1-.te Can-tair~y~B- te Domino. * déco. . Se. Part» C . daturum fe no. ejus :e ±:fbztl~ += ÎE!E-£Î in fe.. Can-ta. II. Peu d'Eglifes ont une Pfalmodie foîemnçlle pour les Cantiques Evange'iiques dans ce Mode. Médiation. Domino Paris.j j-J Traité du Chant Grégorien.rem indutus eft.ticum no-vum. Do-minum.* Kejirife ^ Terminai/on. Domino. !zu-. Spiritu-i-fanc-? to». —n 3" autres. —=-— îzdzx —izzim: pacem de . Intonation.4-. ZI^—ZZZUZZ.Rx.viii. Se-de. __ t— q„»-pfe-{-[-. Tfalmodîe pour Rouen autres les Intro'ùs. anima me-a ^. qui ode-runtnos.

p. . eft le Plagal de THypermixolydien Pair de Tefpece de Chant Oxipycne ou majeure. parce que cette Tierce Ziv . ÇJiEuo uae. IX* Du Ville. rT-a-sr-=»'«s GIo- ri-a. four * Puer. Euo uae. ix.*^--Biz^i:z zni:i:iii?îg:iiisF!i Li| Sens.Traité du Chant Grégorien. fa divifion au fol G qui eft aufïï fa finale: fa de fa finale . Part. nante du repti'irae fon fupcrieur eft fur la cordç variarite. Dominante eft à laQuarte ut au-delfus 8c non à la Tierce au-delfous de la Domi. ARTICLE §. Mode y ou de l'Hypoînixolydien. ÏI. . Ce Mode Th. Paris. LE tale huitième Mode du Chant appelle' Hypomixolydien eft forme' delà quatrie'me Octave fondamen- dont il eft la divifion arithme'tique.ouen. 1. art.111. Euo uae. r^^ë-. Euo uac. Mife-rere. & fe termine au re d . au ye D . — j^p Cha. Fret g. —-=--'= =-^«s gg^^^^^ B. ^femblables. Son Odave commence .

Mode eft doux il . dit le Cardinal Bona : mais cette raifon paroît fans fondement à ceux qui connoiflTent oue la fource de tous les Modes eft dans les fept Oélaves fondamentales de la Gamme différemment di' . Enfin ce Mode peut être employé pour tous les textes qui ne peuvent être mis heureufement fur les autres Modes .tulit in reg . on peut s'en fervir pour les te textes qui marquent le défir de la fe'licite' ou de la gloire point trop vif. Il eft par là gravité . IX. I OBave. il eft . un Mode pref- qu'univerfel. iSo Outre Traité dtt Chant Grégorien les U. afin que le feptie'me ne fut pas fans Plagal . Notes bominunte. I Le huitie'me . Dignos nos fe. ôc à la Quarte qui termine fon Oftave dans le bas quelquefois même à la note au-deflbus de cette 06lave. il progreiîîons fe font avec graviil eft auiTi déprcfcatoire . particulièrement propre pour les Traits. propre pour il eft har: monieux. ejjentielles» V I fin. qu'on demande avec larmes ou tremblement. jnante . EXEMPLES. jszrnç^Di-v.tem for- tis Sanc- to- rum m lu- mine j 6c tranf. à la féconde au-deflbus . r.cit in par. C'eft pourquoi ai^ciens Livres il eft fi fréquen* dan^ les pour les Antiennes & pour les Répons. OBavi. à la féconde au-deflus de fa finale. paifible . à fa DomiA&i.repos qu'il a fur fa finale . n'eft : il plaît à l'oreille its eftauftî aflez pompeux . --rrOHave. Les Modernes ont ajoute' ce Mode .Vakt. & vifées. les narrations & a un agre'ment fort naturel . Antiemie de la Toujfmnt à Sem. difent les anciens Auteurs . il en peut avoir "^'* ' encore à fa Tierce au-deffus de cette finale. Bonn.

Euo uae.=5E!!i3 Euo . IX. AnT. ^^^gii^ËE:cs!!!5r. Mife-rere. Sens. Euo uae.=.Tréxitê dti Chant Grégorien. Paris. PaRT. II.i^femblAblçs. pour Pu- tx. Glo- ri-a.

jDignos nos fe. anciens Livres pour les Antiennes & EXEMPLES.cufcment fur les autres Mo- des .IX. paifible .^(fd C^jif. dit le Cardinal Bona! mais cette raifoii paroît fans fondement à eeux qui conroilfent que la fource de tous les Modes eil dans les fept Odaves fondamentales de la Gamme diiFc'remment divife'cs. g « Le . Mode doux il . il en peut avoir encore à fa Tierce au-delfus de cette finale. particulièrement propre pour les Traits. on peut s'en fervir pour les textes qui marquent le dëfir de la félicite' ou de la gloire point trop vif. les narrations & a un agre'ment fort naturel . C Ilotes effeatielles. difent les anciens Auteurs .tulit in reg ' . Il eft par gravité . C'eft pourquoi il eft fi fre'quen* dans les pour les Re'pons. Outre les repos qu'il a fur fa finale . à la féconde au-delîbUs . afin que le feptie'me ne fût pas fans Plagal . à la féconde au-delfus de fa finale . %3. Antienne de la Toujfaint à Seni. 6c a la Quarte qui termine fon Oclave dans le bas 6c quelquefois même à la note au-delfous de cette Oétavc. il eft . il progrefiîons fe font avec graviet : il cft auffi depre'catoire .Vakt. propre pour il efi: har: monieux. Traité dtt Chaftt Grégorien ÏÎ. S-~ -*-B H c -cft huitie'me . Les Modernes ont ajoute' ce Mode .tem for- tis Sanc- to- rum in lu- mine . n'elt il plaît à roicille fes eftauffi alfez pompeux . Dominante. ôc tranf. -fa qu'on demande avec larmes ou tremblement. 9-rjOHave. nante . un Mode prefqueuniverfel. Enfin ce Mode peut être employé' pour tous les textes qui ne peuvent être mis hcu.cve.cit in par. III. à fa DomiArt. OBave.

Illt 3^îE9d: num Fi-li-i dilec-ti-o-nis tirée fu-ae. 8c Antiphoniers particuliers des Diocéfes qui l'ont plus fuivi . Part. ce qui doit être regarde' comme un défaut . une même mélodie fi répétée caufe de l'ennui ÔC du dégoût.i!!f. fe F=gi}= l3: g^zt^ï::l:^ : nec vivere re-cufavit. trouve Jans le Romain en ufage parmi nous . Martin. Chant de V Introït dit jour delà Pentecôte.bilem nec la bore nec morte vincen-dum . On trouve le même défaut dans grand nombre d'Antiennes du feptiéme Mode . une vraie difette . qui nec mori timuit.Traité du Chant Grégorien. tiré des Livres de Rome. il emble que l'Antienne Ecce facerdos magnus foit le modèle de la plupart des Antiennes qu'on a adjugées à ce Mode . II.-J l Spiritus ^~m — — — —— z:=i:rj=z-z^ji -9 a ^ }^-# Do- mini re-ple-vit orbem terra- . ce qui a rendu cette On dans les modulation extrêmement triviale. 1X« Autre Antienne d'un ancien Ojjice deS. un très -grand nombre de Répons de ce Mode prefque tous moule's les uns fur les autres .^=:7j:â4. P- ^^^=3:=irr. t^r}E±:^:=t=?5^^i liiii i^g-^ viélum » O virum inef-fa. 3<^i Chap. ÀHT.

lu- ia .cis .lu-ia.mi-ci e-jus. II. Part. & hoc quodcon- tinet om ni-a fci-en-ti-am habet vo. aile. al.ia .mini re-ple-vit or-bem terra-rum. 8c hoc quod con- ti- net om-ni-^ fci-enti-am ha-bet vocis.lu. aile- . ^ '9r-^- deiunt e-um à fa-ci-e e- Glo- ifi-a. rum . Tfalmus.ritus Do. 8c fugi-ant qui o- -__a_ji p Viece —_ _ jus. ha même tirée des Livres Romains à Vufage des Eglifes de France.le- ^^^^^=^ 3^i=i^i3:H: !5P= luia . Spi. --# Exurgat De-us al-le- lu- ia. alk. & diiïîpentur ini.ié* Trahi iu Chant Grégorien. al-le.

m. . qui-a i^ * Regnafti --z .gimus ti- bi Domine De-us om- ni- potens . Dex- tera tu.a .ta ell in fortitu- di-ne.traité du Chant GrègorteOtTi. qui e- ras . al-Ic- lu- ia. 1^ lu- ia . & fer- adve- nit tem-pus redde- re merce- dem vis tu- is ac XSLT fanetis. qui es . Exurgat. ^.ia . Gre- ti-as a. * Regnaf- ti. Do-mine . La e'te eft ici deux Chants de la même Pièce bien fenfîble : on s'apperçoit fans peine qu'il a originairement le même par-tout. Pf. al- lelu.fMLn Î^J chap. mag- ni-fica. difFérence de ces Répom du jour de la Toujfaint à Sens. A&T. & qui ven- tu- rus es .

—---# -I^IS & fine ipfo per ipfum fafta fadum eft ^^ ipeESSŒ5 '^m= ni- hil.îM Chaf III. £c ha. 8c veri- tis.*Et vi- dimus. oc habita- vit ^ !=:iËg feS^E&É^^^S^El bis * in no- Et vi- dimus glori-am c- ^^E3^^5 jus . (jfjant d'un Répom tel ^*^* ^^* quHl fe trouve dans l'AntiphonierdeRome.bi- . ivî-*: iP^ Ver- i^ïiiiii caro bum factum ell . II. Trahé du Chant Grégorien. -sz^ Unigeniti Îi!£i5i il glo-ri-am qua-lî à Pa- tre ?^= ÏP^ :43: ta- ple-num gra-ti-a . eji ifjt même Répons tiré deCAntiphonier Romain qui en ujage parmi nous* Ver- bum caro faétum eft."i.Om- ni- Ëë a :± # funt . Part.

f. TI.di- mus glo. tiré de Le même Répons l'Amiphonier de Paris aveQ Jon nouveau Verjeu Ver- bum ca- ro fac- tum eft . * Et vi. ^6$ 111.gIo- ri-am qua-lî Unigeni-ti à Pa-tre plénum gra- ti-as 8c veri- ta- tis. 8ç habita^ . *Et vi.dimus. Om-ni-4— a per ip- fum fac. ParT.TruUéiit Chant Grégorien. ta- vit in no- bis . Se fî- ne ip-fo fac- tum eft ni- Inl.ri-am e- jus.ta funt .

ret . omni-potens fermo tu- us Do--. IX.ri-am qualî Uni-ge-ni-ti à Pa-tre j plénum gra- ti-œ ôc ve- rita- tis.^66 Chap. ii -rtjp: vit ± —n vi- iz dimus .Cum nox in fu-o cur- fu medi-um i-ter ha-be.— qi±:: glo-ri- in rio- bis:* Et am e. III.Ei S Eî3ï2EES^EESÎÎF^i. & ha- . f. Traité du Chant Grégorien. * Et vi- dimus. mine de cœ-lo à rega-libus fe.jus glo. pARTi j. II. Ver- bum caro faélum eft. Le même Répons tiré fort de V Antiphonier de Sens avec nouveau Verjet.dibus pro- fi-li- vit.

ritus Mentes tu-orum vi- iE^E5=:=^î =F Impie fuper-nâ gra-ti-â Qu» tu cre- . IX. * In ter-ris vi- fus eft. Hvmnes anciennes corrigées Juivant la Quantité. — m. II. commne nous . ^ £ta.nibus -'^B- -^ ^=z:f3i:Pk^--^---*tus efl. ziîi^i:^!. no- bis. la-i 3<?7 f=^%l bi-tavit — J^J^zfAMlt in :!g^* chap. l'avons dit ci-devant. * Et vi- dimus glo- ri-am e- jus glo- f "Ti'aîtj^ ' W quafi ri-ara Unige- ni-ti à Pa- tre. pARt. la douceur du huitième Mode l'ont par les Anciens pour grand nombre d'Hymmais ne pourroit-on pas nes des Fêtes folemnelles fans rien gâter dans la me'lodie . A&T.ver-fa- * Et.Traité du Chant Grégorien.tor Spi. re'former ces anciens Chants d'Hymnes fuivant la Quantité' du Vers ? Quantité' que les anciens ChantresEccle'/îafiiques n'obfervoient La fécondité' & fait choifir : nulle part . con.. 8c cum s^ uni ho. Veni cre-a.mi. -3EE!E:iEfc-' .

ôc très-éloignée de la douceur du Chant des autres Eglifes peut-être que ces changemens n'ont été faits que pour le Contre-point ce qui prouveroit encore que cette nouveauté dans le Chant n'a ferviqu'à corompre l'ancienne beauté du pur Plain-chant . Quelfues Egli-m ' r a fes chantent. g '~'^~' ^^4=^" eft pas afTez grarc & aflex modérée pour le leltc " SîTl ^" ''^"^ *î"* "''^ chute ou Men-tes tu-orum. IX. qui ne fe plaira pas moins auChant réforme' qu'aux non re'forme'. Ve-ni cre- ator Spi- ritus Men- tes tu-orum vi-fita. p-^aili -^-^^ pedora. Par exemple . mais la fin du fécond Vers qui mfille dans l'aigu eft particulière à Paris .quandelle y fera accoutumée. fuivant le Pape Jean XXII. àfoufFert divers changemens dans différentes Fglifes.chant.taire e'preuve de la correétion en chantant plufieurs fois ôc fe de'terminer enfin à la manière qui eitla plus conforme aux Règles fans choquer l'oreille. à Rouen ëc à Beauvais . on lui a depuis long-tems donné une entrée très-chargée ÔC fort éloignée de la noble fimplicité qu'on lui trouve dans la plupart des autres Eglifes .i6i CHaP Traité dit Chant Grégorien II. Part. cft néanmoins toujours reconnoiifable. . ôc con/ide'rer la chofe en elle-même. qui eft du Romain. & : . confulter les Règles qu'on fe propofe de iuivre. à Paris ÔC en quelques autres Eglifes . B=4- -.lûS: :==:z=iis=:rJ . Enfin . m B5 Art. il faut de l'habitude ou l'on eft de chanter différem- ment . Ce Chant de Veni cremor Sfirittts . fe de'fier Pour juger équitablement de telles correélions .

Traite du Chant Grégorien. IL Part; i'6;) Enfin ce Chant d'Hymne fi beau,fi grand, fi majefiueux ^^^ ^j^^^ a prefque par-tout quelque différence de notefinguliere. chap. îîh Comme il cil toujours chante' gravement > on n'a point ART.i-^i mis de lozange fur les féconds Ïambes.

Autre ancien Chant réformé fuivd.nt la Quantité,

Jam

lu-cis orto

fidere ou

Jam

lu-cis or-to

fidere

ou

Jam lu-

cis

orto

fidere

>

F=i«V»^
OU

^^
cis

=5=?=rf qDe-um precemur fiipa-

Jam

lu-

er-to

fidere

'^
plices, Noftras ut
ipfe

B—

di-rigat,

Lux

in-cre-

ï
a- ta fe- mitas.
Sens

Lux

incre-ata

femitas.

À Cluny on a mis ce Chant pour l'Hymne
nttm prodien^

Verbum fuper^

du SS. Sacrement

fur la pofîtion
;

du fixivms

Mode avec
bémols.

le

be'mol au/» ôc au mi
la faiiffe pofition.

ces be'mols fufHfcnt

pour montrer

On n'a

Traite' attribué

àS.Bernard,pour ce qui peut

pas confulte' iè fe noter fans
ejl

A^tre

Ckam

où la réjorme de la Quantité
Cenfible.

moins

i^Ë^^ES
Supre-

me

Princeps, dux

gregis,

Qui

clau-fap?j;-

Aa

k

_

lyo
liU

Traité an Chaat Grégorien, II. Part.
m
j

Chap.

g

dis

fîdera

,

Spec-tante

Româ

cla-ri-or

îE^ï^:
Intras

Olym-pnm

fanguine.

Chant ancien
rence
Vers.
,

à Sens 8c à Auxerre avec

peu de

diffé-

auffi reTorme'

à Sens pour fuivre la Quantité du

ji la Fête de tous

les

Saints

à Coîvplies. Hytnfie.

3:zi:

Te

lu-

cis

an-

te

ter-minum , Rerum
-j

Cre-a-

-'-ilL-^ZlZlSt =?=Ei-5=!Eg;
tor

£liÊE-Ê^E5E±-^^EÎ
pro
tu- a
cle- menti-

W'*

,

pof-cimus

,

Ut

a

tzi^±
.

te


nos cuf- todi-as.

Hac noc-

On eft perfuadé qu'en peu de teras on fe feroit-à la, réferme de tous ces anciens Chants d'Hymnes, ôc que dans la fuite la pcfiérité attentive feroit furprife qu'on eût chanté autrement depuis qu'on a commencé à réformer les fautes de Quantité dans les Chants de Répons ,
d'Artiennes autres. Nous croyons avoir affez donné d'exemples de Chants d'Hymnes fur les différons Modes pour les Mètres nouveaux i ou peu ufîrés chez les Anciens , afin de fournir, au moins des modèles à ceux qui, par la fuite , pour-

&

Traité du Chant Grégorien, IL PauT. 371 roient être chargés de la compofîtion du Chant des nouveaux Bréviaires, 6c que faute de Chant d'Hymnes inufite', on ne change pas de belles Hymnes en un autre Mctre , dans la crainte de manquer de Chant pour une nouvelle raefure de Vers , comm.e on a fait dans un certain BrcViaire appelle Eccle'iîafti que 8c Univerfel, dans lequel on a changé les Hymnes de Santeul , qui font d'un Mètre inufité dans le Romain , fans doute pour n'être pas obligé de compofer un nouveau Chant. Nous n'avons donné d'exemples d'anciens Chants d'Hymnes que pour infmuer comment on pourroit les réformer,

^"'^''

''^

^j^^. IX.

pour
Se

affujettir le

le faire

comme

Chant à fuivre la Quantité du Vers fcander en chantant ; ce qui nous a paru une perfedion à laquelle on doit tendre.
§.

I I.

De
Si

la Tranfpofiîion du huitième
le

Mode.
en l'élevant
?*• f"'/?»

on veut tranfpofer

-huitième

Mode

à

Quarte au-delfus de fa finale , il aura fon Oélave du G au g , fa divilion au c , qui fera fa finale , fa Dominante fera au/j f. Nous n'avons trouvé qu'un exemple de cette Tranfpofition , il eft tiré des anciens Livres de Sqtis au fécond Dimanche de Carême, c'eft le Répons Oravit Jitcoh. Le voici tel qu'il eft dans le Proceflional de Sens donné pat M. de Gondrin.
la

&

Répons du huitième

tranjpofé.

Ora-

vit

Ja-

cob

,

ôc

di-

xit:

Do-

mi»e qui

dixifti

mihi

:

Rev, r-t:re

Aaij

J7X

Traité

dit

Chant Grigbrten,

II.

Par t.

CHAr.

II).

p5^?!^E!^3E^i==î55f3:
m
ter-

ÀILT. IX.

rain na-

tivita-

tis

ï3!=!!5Srp:
tu-

^
de

«

,

* E- ru-e

me

manu

fra-tris

me-

i

,

qui- a

val-

de

=«'i8=r-B»,

P
e- uni
ti

me-Oi ^. De- us

in

cujus

cohf- pedu

ambulave- runt pa-tres

di-ir:=r.=::
P=z!î9!i:p;z:î=!îi:5EEï

me-

i

>

Domine

,

qui

paf- cis

me

à juven-

tu- te

me-

a.

*

E-

ru-e.

Si on avoit mis cette Pièce dans la polîtion ordinaire du huitie'me Mode pour lui donner , ou lui conferver
,

dans

pofition

&en
les

les fons qu'elle a dans fa Tranfauroit fallu pofer plufieurs die'fes fur le ft faire une corde variante , ce que ne vouloient pas

fa

mélodie
il

,

,

Anciens.
s'apperçoit donc encore ici, que la caufe delà be'mol , elila corde variante>, qui fans

On

Tranfpofition

n'eft

Traité du Chant Grégorien. II. Part» 375 que Sémiton eu égard à ïnt ztfi fe trouve fur le chap. premier mot du Re'pons ÔC fur ct^ autres mots in terram nativitatis , qui dans cette pofition , doit être rendu Ari.ISU fenfible en le pinçant , ce qui ne pouroit fe faire dans la pofition ordinaire du huitième fans die'fe , que les Anciens n'admettoient pas. Ils ont donc choifipour cette Pièce la Métathéfe ou Tranfpofition , afin de ne varier le fon que fur la corde véritablement 8c feule variante fuivantla Gamme naturelle; faufà rappeller au goût, ^ la tournure 8c à la nature du huitième Mode par un bémol. Cela eil papable à quiconque entend k Chant,
:

m/

,

§.

III.

De la rfalmodie
Intonation.

du huitième Mode,
Alédiation,

verfeile.

EE^EËEIEEE^EE^^EES
Dominus. Laudate .... omnes
gentes. *

David.* locutus fum.

*

Rouen, gen-tes. * David. *

Au premier
Termïnaijhm

Verfet feulement.
jointes

au commen^emem

â^ Antiennes,

8.

C

p(yttr

Cœli

enar-rant.

Mifit

— pbij^;^^=:==— ——— —"— -:zi —— —
pater
fa- mi-li- as.
tur.
\

Loqueban.

De-us fci-en-

.

-

— —~~I2

ti-a-

lum.
Aaiij

374
C.HAP.

Traité

du Chant Grégorien. IL Part.
^-«.-»-fc---—

m.

Paris ancien paris ancien.%z*-»-9-9—---^y—n^t^~-

Aar.ix.

Sens ancien. ^"^' ««">«•

È:;iz:~*:!ïiË~:i-ÊE!iH=:~EÏEB
8a.

pour

Do-

minus.

Injece-runt.

Veritas.

Ste-

phanus.

^^wt, auparavant

J(?^«B~*~*~ •~* '^'

Co«,?« avoit

F^—

———
o

'

~.Tr~

^~

*~ii:
e.

E u

u a

Cette Terminaifon eft du Romain , conferve'e dans le plus grand nombre des Eglifes. On l'a conferve'e à Sens pour la Bénédidion des Cierges le jour de la Chande^
leur feulement.
1^ Taris ancien. Sens IS~"~"~ °~*~I~ ~ 'â~r\ ^-Jg^-fl-ll-::— ^-li F

Orléaus Vautres.

Z—
G.

"l

|

-"~I __!

8.

pour

Ste-

tit.

Summi-

fegii!^îi^^=^EEp*zËîzîEï§E-:E;ïd
fe- runt. Jura- vi

Da-

vid.

Ollende

fa-

ci-em

tu-am. Verbum

cru-cis.

Sufcepimus De-

us.

Dignes

nos

fe- cit.

O

virum.

De

fruâu.

Polltiuam

milites.

Annunti-ate.

Conci- li-um.

Traité

dn Ch.int Grégorien.

II.

Part.

575


Taris

1— >- !EE?ÇFEi
juf- tis

Chap

..II

Ari. IX.

Reddidit

^ 5.«.iz:-z?z?:i^~;-rn";
8.

G.

fotir

Ve-

nit.

De-

us.

1

r re.

Exal- ta-

Terminûijons du Farifien autres que

le

huinéine enc.

pEirz=z:^iizzh';|- ~!±--^ ±iP"-i!:z:!i^iz==:
8.

d

pour Auxi-Ii-um.

8.

G.

Terminaifon en a,donne'e§iîJÎ:i:^j:;:]:[Rejette'e dans M. Le Beuf dans la pre-ElZIIZIIzllldla féconde édition du même miere e'dition du Bréviaire
par

d'Auxerre

8.

a.

BreViaire.

Vour

les

Cimijuei Evançréliques
furent en c.

jfi ce ce rfefl qu'ils

Romain.

Mag-

ni-

ficat *

anima.

Paris.

Benedic-tus.

Magni-

ficat

'^

a-nima.

Rouen.

Magni-

ficat.

Benedi(5tus

Dominas

De-^

«s

If- ra-el.

Aaiv

37<?

Traité du Chant Grégorien. II.

Part»

CHAt.

II

4S—
i-I!-ii-

—-*-- S-

Aux. IX.
Sens.
a

^=Ei^
Dominus Deus
If- ra-el.

Benedic-tus

* Et

{ —g

B—H-

i=i^;Ê=g=g^^g
falu- tis

ère- xit cornu

no- bis.

*

Mag-

ni- ficat

*

i!^iz±=!=|p!^±J=r:!^Tp'^Z±==!.-=!^
anirna.
fpiritus mer- us. *

.

mag-na

cjui

po-

^g
tens
efl.

*

Altif- iîmi voca-beris.

Pa- tri,
:î=i?i

&

g— al —-HB—r-r-«-a
Fi-

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TT—


G*

"b-

li-o.

*

G*

^-^
paroît la meilleure , puifque , fuivant la lettre , Tlntonation 8c la Médiation. On doit, ce femble , donner l'autre à ce mot , èç ne pas renvoyer les notes l'une de la Me'diation à anima qui doit être lié inféparablement avec le refte du Verfet. Rome , Paris , Beauvais la plupart des autres Eglifes , n'ont point pour les Cantiques Evzmgéliques de Terminaifons dififérentes de celles des Pfeaumes.
le feule

L'Intonation du

Romain

mot

Magnificat renferme

&

&

Exemples de momfyllabes ir de brèves

f=^=^^-^^^'^Fi=^=i^i^!^^^':=^^^^

& libéra me.

çorripi-as

me. luciferumgenu-i

te.

. 4:. pacemde les te. ainfî en pareil cas . :^=^=IM={f me de.rc.f i --*-f ^T .Traité du Chant Crégorttn. ' ha- bitat. autres femblables ne démots libéra me range point .liquifti. nomenDomini.liquif- ti. corripi-as me. qui odcruntnos deux brèves devant un monofyllabe . 177 ^SL & ÎZIC iï:!l:Î3=!|: TTf: 3 Chap. Melchifedech. Intonatîor?. Eîcurgat. prœ- cinxit fe. Paris De. Qui *' g— S i'' " : -^^. De-us De.ticum. Domino Médiation. At-ten-dite. On a donné de pareils exemples dans le fe« cond Mode ôç dans le feptiéme. Sens.us me-us quare. II Part. luciferum gcnu-i te. rien n'oblige de bleflet la Quantité'. Pfaknodie pour les Introits. IVt libéra me. de-re. ±5^*EÈËSï Cantate i3i±= çan. Obferver comme à ces & . tu-um Si-on. De-us Ifra-el.us. De.us me-us.

Cette dernière troifîe'me trop femblable aux Terminaifons du Mode.tus eft.37^ Traite du Chant Grégorien.-e. tous exemples que nous avons donne's dans peuvent en avoir tf autres diifc'rens qui . * de-co-rem indu. libéra me ÔC e ripe me. Ari. Un Compolîteur doit connpîtrc Outre tous les Modes les Eglifes particulières . pE:3zE^ï=:: luciferum ge-nu- îeèïê^ee:^ Rouen. Part. pour Dum me- di-um.IX. de. fortitudinem :ïz:b: 6c prœ-cinxit fe. i te. E U O U ell a e. de-re-liquif-ti. in fe- culum feculi. ^ Termmaijon> E u o u a e. s'ils font conformes aux Règles. j4«f.tus eft. * Si. * Auxerre.on. fortitudinem 8c prse. doivent être conferve's.co-rem indu. les . II.cinxit fe.

ne puiffe convenir à un autre Mode. pour rendre fenfibles à l'oreille 8c à l'efprit leur admirable varie'te'.EUes doivent donc exprimer la tournure particulière &: la compofition de leurs Modes . attribue' à S. que ces Neumes ont e'te' invente'es pour diftinguer les Modes les uns des autres . ou faire agre'er .Traité afin de s'y les ufages particuliers du Chant Grégorien. A Sens on a des . s'ils font de'feclueux. Il eft remarqué dans le Traite' du Chant . quoiqu'elles ne le puiflent que d'une manière fuffifante abre'ge'e. IL des Art. CHAPITRE Des ^eumes. en ufage dans plufîeurs Eglifes de faire à la fin Antiennes fur la dernière fyllabe du dernier mot ce qu'on appelle des N eûmes. Part. TI. dont on ne fait ufage qu'aux folemnite's on les a conferve'es d'un ancien ufage non interrompu. Quiconque donc veut avoir une parfaite connoiffance de la diftindion des diffe'rens Chants . Les Neumes des Re'pons étant fort étendues . fuivant leurs difFérens Modes. : pour les Re'pons . pour le lier 8c convenir à tellement propre qu'elle chaque finale de fon Mode . 9. IV. Icar changement . 1 ri ~> _ Cha. Neumes non-feulement pour les An. font tiennes mais auiîî : .ainfi chaque Neume doit être propre pour fon Mode fuffifante . ne doit pas rejetter les Neumes comme fuperefl . Cette addition eft une traîne'e ou une tirade de notes convenables à chaque Mode. & & : & flues. e'toient autrefois en ufage dans toute la Province on ne les a confervées à Auxerre qu'aux deux Fêtes àe S. Etienne 8c pour la Proceffion feulement. Bernard . 379 de FEglife pour laquelle il travaille conformer s'ils font bons.p. Enfin une Neume eft comme une re'capitulation du Chant qu'on vient d'exe'cuter fur des mots. Les Neumes font une addition de Chant fans lettre qu'on ajoute à la fin des Antiennes . Il y a lieu de croire que ces Neumes aux Re'pons. IV.

chacun de leur côté . après lequel le Préchantre avec les deux Choriflcs au milieu du Chœur recommencent le Répons. faire la Neume fur une fyllabe dont la voyelle foit grave . comme a . chantent le Verfet ôc Gloria Patri . fe joindre aux Choriltes au milieu du Chœur : là . a. rev^êtus de Chappes. l'Orgue commence le Chœur répond. tout le Chœur s'arrête 8c le côté droit commence la Neume . de cha-r aifément fentir les progreffions ôc les proprie'tés que Mode. 160. Mode. Suivant une ancienne Méthode de Plain. indiqués par ce Vers : fe Chœur & . il faut . Traité du Chant Grégorîeti. : Neume du mus Tag. II. les deux Chœurs fe rcuniflent pour chanter enfemble ce qui refte du Répons. e o on piétendoit dans cette Méthode . Pendant que le Chœur ch<^nte la répétition . Nous prendrons pour exemple le Répons F«/> maxU ci-devant . à la fyllabe ou à la note qui précède celle fur laquelle on doit commencer la Neume . PaRT. qui fe chante alterna. tivement avec du Chœur le côté gauche à la fin les deux parties réuniffent leurs voix pour terminer le Répons. : Et dicunt B vel A qttotquet tiafcuntur ab Ev0.chant.ConLe 3^5^EisS^E3 côté gauche. Exemple d'une Neume de Répons ^ cérémonial avec lequel ce Répons fe chante à Sens. ces Neumes de Répons : chantent alternativement par l'Orgue ôc par le . . les cinq Dignitaires fe partagent 8c vont . . Elles fe chantent à deux Chœurs alternativement fur une fyllabe longue du dernier ou de lavant dernier mot du corps du Répons après la Neume .580 ÎChap. . autant qu'il eft poffible . en donner pour preuve les cris des enfans . Les cinq premiers du Chœur. A la fin du Répons . de^ bout devant l'aigle commencent le Répons . I. tout le Chœur chante le Répons jufinclufivement i c[XLà. J. S'il y a Orgue . ils fe tournent face à face de la partie du Chœur avec laquelle ils chantent.perdidit aulE-tôt le côté droit chante. IV. ^!^ i.

Auguftin en parle. quil en tait voir le motif: voici ce qu'il en dit : Noli Uattir. tjtiarere verba .ja.Truite du Chant Grégorte». 1. Tradnahn par elles vous pouviez dire quelque chofe qui ''rap'-. . nal Bona. potes i^ Ji enm fari non potes . Hoc efî enim bene cancre Deo . ceu< qu chantent lori» qu'ils ont commencé à témoigner leur joie en réci33 Ne comm efl • : . ik.. .pUcare ^ £^ fuut in fonum fignificans cor partitrire jubilationis.6. . I. . Etenim illi qui cantant titii . Tout le Chœur fc::~=z:n: tra- nos.'mé. 11. avecjubila3» tion. Jitbilus fonus quidam enim efî quod dicere non iilem jubiles ' pctefî Et quem decet ifla jubilatio^ rii/ï ineffa» : Deam > * Jne^fabilis quem jari non . Car c'eft bien chanter au ûj cris confus til^iôSt!^'* a> jugement de Dieu .Chantez lui par des tran (ports 6c des ^'T'^ in jubilatione. efl £^^.'' . ôc pour ufer de ce terme.1? MiT* |8l Chap. 3î ju- cherchez point de paroles lorfque vous chantez. . verbis explicare non pojje qttod canitiir. que de chanter avec des cris couM fus de joie. ^ tacere non debes ^ qnid rcjïat niji ut ut gaudeatcorjine verbis x3 > immenfa Luitudo gau-^ Benè cantate ei in diorum metas non haheat fylLxbarum hilatione. non pojjint avertitnt fa àjyllahis verborum efî ut eain verbis e.à '^^'^ 05 fïit agréable àDieu. cun^ cceperint in verbis Canticorum exrtltare la~ velttti impleti ^ tantâ Ixtitii . if. on a marqué par un aftérifque Tendrcit ou doit commencer la Neume. . Mais qu eft-ce que chanter de cette forte C'eft 3> comprendre qu'on ne peut expliquer de paroles ce que M l'on chante de cœur. quajt explicare ppjjîs jwde Dsus deleIn jiibiLitione cane. I. Car . 2. z. Il y en a dans ce Livre pour tous les Modes.PJaltOs in jttbilatione cantare. l'Eglife Ilparoit que lufage des Neumes eil bien ancien dans puifque S. 2j $.^. Dans le nouveau Proceflional de cette Eglife . in jubilatione canere ? Intel. félon le Cardi. Q^uid iigere . iYs a.

II. Si par exemple on avoit eiTliyé de lier une Neume à la fin de l'ancien Répons de Pâques 5e^«f ^«^f/««. qu'ils ne la peuvent plus exprimer par des pa3j rôles .31 paroles. ne pouvant plus s'aM ftreindre aux fyllabes . foit foit qu'il foit tranfqu'il foit dans la pofition ordinaire pofé. 3ï efl 3ï 3j M s> 3> pas libre auffi de vous taire . ne point gênée ni refferrée par des fyllabes qui la bornent. mais tranfpofé 8c élevé Quoique grand nombre fin des . ôc en démontre le Mode . qui marque 3j que le cœur enfante au-dedans ce qu'il ne peut pouffer M au-dehors.» il efl: ineffable . qu'on ne pourroit la lier avec une Pièce de Chant d'un autre Mode. ils laiiTent là les paroles . . le goût. Part. fînon Dieu qui eil in-^ffable lui-même? Car . oc cette modulation eft tellement propre . qui prouve en même-tems l'antiquité de cet ufage dans les Offices foit Divins. ces Neumes ne font pas entièrement les mêmes . la modulation propre au Mode pour lequel elles font compofées . pour Dï ainfi dire . que vous refte-t-il autre chofe que ce cri 8c ce fon confus . Chantez lui fagement.fc^ tant d'abord les paroles de quelqu air qu'ils chantent Chap. on auroit certainement trouvé que la Neume du feptiémeMode ne pouvoit s'accorder avec la Tierce mineure qui term. Ôc ils fe répandent librement 3> en des cris confus de joie . IV 3. à la d'Eglifes chantent des Neumes Antiennes . fe trouvent enfuite comme traniporte's d'une fi grande 3j joie . . il ne vous ' ~ ' j2a Dj Traité du Chaut Grégorîeti. pour laiffer re'pendre librement votre cœur dans fes tranfports . 3j Ainiï cette jubilation eit comme un fon . qui fait difcerner le Mode . La Neume eft comme la pierre de touche . on auroit été convaincu qu'il eft vraiment du premier . Et qui mérite cette joie ineffable .ine ce Pvépons. Que fi ne pouvant parler de lui . Ceux qui blâment l'ufage des Neumes feront peutêtre arrêtés par un autorité fi refpeftable . 8c loin de confidérer ce Répons comme étant du feptiéme Mode . ou à la fin de fimitation qu'on en a faite à Paris fur le Képons Çlttid qnxrhis . afin que l'e'tendue de votre joie qui eft exceffive . il y a prefque toujours quelques notes différentes d'une Eglife à l'autre mais elles ont toutes la tournure . qui n'ont rien d'articulé'. puifqu il elt au-delfus de toutes vos .

239 . Le Beuf l'a fi judicieufemcnt m.arque' dans fon Traité du Chant . à la Quarte comme Chap. Dans les Eglifes où il y a Orgue . comme M. qui devroit faire la règle des autres Eglifes. la re'pétition de FAntienne fe fait par rOrgue. au lieu que le fécond en D a une Tierce mineure. dont la différence confifte principalement à avoir une Tierce majeure au-deffous de fa finale . ôc ûiivanîes . Paris en AB 1| ' ' . L'ufage de la Cathe'drale . eil de chanter au long toutes les Antiennes. Dans la pliàpart des Eglifes de Paris c'eit auiîi l'Orgue qui touche la plus grande partie des Antiennes. en parlant des Neumes /). 38 J nous l'avons montre' ci-devant. quoique fuivant le Rit Parilien on ne dife les An»tiennes qu'une fois . d'où il arrive que ces Antiennes ne font point chante'es. . Il feroit à fouhaiter qu'on lùivît par-tout uniforme'ment cet ufage . mais aux folemnités on dit deux fois TAntienne avant ôc après le Ffeaunie. 1 ri" les T! —I""'": P" " - Les barres marquent repos :j?!:!îi?L^S5îi Sens. IV & & JDîférem Chants des Neumes pour les differens Modes^ de La note l'Antienne. On pourtoit foimer uns Neume gour le fécond en A de cette Cette Neume eft nouvelle le fécond forte : . feule au commencement marque la finale I.IL PaRt. que l'Orgue ne touchât que la Neume. a. 8c ne fait nullement fentir en A. Traité dit Chant Grégorien. Dans le Romain on ne fait point de Neumcs à la fin des Antiennes .

Jacques à l'image faint Claude. rue S. Paris moder-% ne en E. pour François Regnault . ou plutôt on ne faifoit point uiage de la féconde efpece. en A.giqZB_i^|^g.^l^g'r^ z. IL Par^ .^. Paris . CKAP. î : fî:^Ï5z!&ïiiSî^3 : En I y 1 . Sens ^ Rouen "g -j four le z.iv.: p ~"' : On pourroit éviter la répétition ôc dire ^^^!!^j Par Rouen : ""^-^^s^^S^g Nous avons marqué les repos fuivant une Méthode de Plain-chant à Tufage de Paris i imprimée en ij-ii .en D. W~m~~~-—l~"ir~^— —^Z||rg-i.iU fraité du Chant Grégorien. L'ancien Parifîert h'avoit point de Neumc pour les deux efpeces dii fecondMode autre que la fuivante qui eit refte'e pour le fécond en D .

Paris en C ______ j=^_ ^. 1 . Piim en Ké 45f«f moderne en A ou irrégulier. l'ancienne. T 4-4-«^-^a%iç^-n en Sens." 385- Sens 4«-B r att-^——^11 cien . on chârlf oit de même en C ôc en F.»""iigy'^EÉ?5gfeiîi8 CI — ï. On a ('. II. anciennesTZiniIiiiiri-i'^IIZZilIiriZirn comme celle de Pa-p^H-« I j" 1 1 .Sm_ — —= f-— ^f«î 5f«î moderne étoit ris . par défaut d'attention qu'on prenoit l'une pour l'autre . F moderne . 17.e re'formé l'ancienne pour eViter l'inconve'nient la confondre Neume du cmquie'me ou peuple domincit. En t. : -: " -jT TT- Chap. PaRT. fur tout le Bb .n 1 5 1 . avec : celle du feptie'me qui avoit le même commencement il arrivoit fouvent .Traité dit Chant Grégorien.

ËË^3:!f«^EË 8. Part» 5. . —^À Rouen. — -W'apBs r—~B*3—s " "~— rr a«.^ •la —n ~~ ~5~ Zâl~Z— h~Za. JE« Traité du Chant Grégorien. En lyii.Z"" n" F ai is. — -^ g ___ U- ê~!i3ËiE.n« p a:i^tlz?:z±:!?iir i"ïi!?"?^: Sens. P/ïr» ÇS^ i"f«i. En lyii. t^'-m«-*~ëMiZ\ H_^»:?i=«^z|=î_]-r». Sens. II. C îj en F. IV.386 Chap.. "?z — fîfffsiit Paris. ^ » H-u_.

&c. . A Sens» ÉEL^îEëSS Pour Pour î" après les Verfets de Mémoires.. qu'à Sens A Paris on re'pond aux petits verfets des Répons brefs. & Domine. être conlerve'e . 387 cja. 'lyz: les petits Verfets les B '. Neume . La plus longu3 qui eft unique à Paris (Se à Auxerre eftde cette forre î . parce qu'on n'y fait point de Neume. prefque par tout femblables 3c du fécond Mode. Part. on n'a pas befoin de feindre le ft pour eViter le Triton '6c il n'7 a point de danger de fe tromper en prencint le troifiëme Mode que l'on confond quelquefois avec le huitis'ms faute d'alTez d'attention au Mode» Outre ces Neumes . ïl.Traité dti Chant Grêgtrten. tant à Paris . Paris. * r|iJ PI.3-_n V. On & Bbij .» — * ' oculi. parce que fouvent ces Neumes fe chantant par me'moire > pour peu qu'on manque d'attention on fe trompe . -«^?^î2. il y en a eftcore d'autres qui ferVent à terminer les petits verfets ou Verfîcules . 1 ' Répons brefs» ^ * . cefemble. ne répond a aucun des verfets quand on fait la à Auxerre . . elle eH plus caracte'rifante pour le huitie'me Mode . • -t?!H5^!?^=B=zz: En ijii. ce qui caufe du défordre. Cette dernière de 1511 auroit dû. Dominus. . i^^:iÇ?i^^^^iiSS-q=:£ «a Celle-ci eft pfefque la même que celle du feptiéme ce que l'on doit éviter .

_.~^ Chap. f. . A Rouen aux grandes Fêtes du Terns Vafchal. —— aile- — —'— —— lu.ia. comme il eft aifé de le voir- Sed Pa.:ii:zJ%iz:^ii£_5. pARt» ^ le dernier mot du verfet Benedicamns Domiuo aux grandes Heures .mino lu. i ' ' — Pfe"™""* — " . 5 88 Traité au Chant Grégorîe».-i^3-«-i Autre Benedica- mus Do-mino .ter me-us dat vo-bis pa-nem de cœ- lo Be.-d_. J ^ — —— al-le- Bene-dica-mus Do. alléluia.ià .ne-di. mino. De- o gra- ti-a§ . le Chœur re'pond de même avec une Neume mais peu différente. fuivant les ufages des diife'rentes Eglifes. al- E=toÉaïÎ5ti=ariïi^3^ le-lu-ia. allelu-ia. On fait aufïï une petite Neume fur à tous ces verfets & nel à ce verfet pour les Fêtes annuelles . IV. Sacrement . il eft emprunté de la dernière partie du verfet d'un Répons du SS.camus Do- ve- rum. îï. On a donné à Paris ailleurs un Chant très-folem- Dans le Romain le Chœur répond y joint la Neume.

ra. que c'elt au Chœur à reprendre oix ils fe font arrêés .vi. 20. Ju-ra-vi. périélefes. par circonolution . nai. La circonvolution cft la manière la plus jmmune la plus ufitée: elle fe fait en ajoutant avant i note (5|ui termine l'Intonation . qui marque un repos ." 38P Chap. Cette addition . 1°. CHAPITRE Des hitonatiom V. fuivant les cordes fur lefpérie'léfes fe Les & iuelles elle tomb c. toujours une Herce majeure ou mineure . Bb u) . on défîgne l'Intonation des différentes Pièces de Chant par l'addition de quelques notes. 30. appelle cette addition de notes 8c ce repos Cadence •U périéléfe ou petite Neume. i pour faire fentir . font de trois façons. & des Cadences ou DAns la plupart des Eglifes . On Se pourfuivre la Pièce. que celui ou ceux qui commencent :tte Pièce de Chant ne doivent pas pourfuivre plus loin. de ce contour efl. IL PaRT. rf^^ Pri- mo. V.Traité dit Chant Grégorien. ce qui fait comme un contour avant de touher cette dernière note . Pour faire la Cadence on ajoute —^q-^^ti Pri- mo. EXEMPLES. par intercidence ou diaptofe . une note au-deifus ôc eux notes au-deifous qui fe lient à cette dernière note a mot. par fîmle duplication. Ju.

V. Ec- ce. 8"~:" • —n Pour II la : Cadence il fufEra :'J"'!!Blfii3 d'ajouter Je- fum. Ifra-el. j^tijrlfSci- mus. cette pe'nultie'me note fervira pour faire la Cadence . Hi. fans qu'il foit befoin à:cx\ ajouter une autre première .^^HA?. Je- fum. ou on ajoutera les deux autres qui feront liées avec celle de dcfFus qui eft la dernière du mot. de cette note on defcendra à la Tierce au-deilbus . ÎI. Sunt. Sci- mus. If-ra-el. -^ E^^lJÉESHq Viderunt. . Les Cadences qui fe font parintercidence ou diaptofe font plus ares ou moins ufîtées. 350 Traité Si la dernière fyllabe & EXEMPLES. en ajoutant immédiatement après audelfous deux notes qui feront liées avec une troifîéme ! & ajoutée fur la même corde de la dernière note. Part. Viderunt. il ne faudra qu'une demie addition. dont la pénultième {bit imme'diatement au-delius de la dernière . du mot qui fait l'Intonation eft charge'e de plyfieurs notes . Cette diaptofe ou petite chute fe fait après la dernière note du mot marqué pour l'Intonation . Sunt. On ou mot de la dernière fyllabe du l'Intonation eft chargée en montant d'une Tierce d'une Quarte . Hi. EXEMPLES. ôc que pour emploie la diaptofe quand faire la circonvolution il faudroit un trop grand élancc- rnent de voix. ou même d'une Quinte. du Cbant Grégorien. Ec- ce.

Annunti-ate. Part. la pe'nultie'me fyllabe longue . pui—. fe font en doublant ia pe'nultieme note du mot de l'Intonation fans rien changer. de diftingue de même les Intonations du cinquie'me du feptie'me lodqu elles paroilfent être dans la même progrelTion ôc avoir la même tournure. On celles du je.Traité du très Eglifes C'eft par des diaptofes on II. & _ Cha.->lication de pénultie'mie note s'emploie lorfque la dernière fyllabe du mot eft charge'e de pluiîeurs notes par de'grés conjoints en montant.ge. L Ebiv . Cette Intonation par fîmole du. A Sens Mode . du 7e. ^pi en plufîeurs auqu'à Paris fait les points ou les repos dans le Chant . on fait les Cadences du leptie'me par diaptofe. tous les Chants du troifîe'me l'Intonation fe termine à Vut Dominante ne fe fait que par diaptofe. ou fur fila pe'nultie'me eft brève. Dans la même Eglife . le mot hébreu ou monofyllabe.!^ic=ii:tt Inveni. Les Intonations par fimple duplicaiion . V.J de l'Evangile fur rante'pe'nultiéme . Chant Grégorien. Alle-lu- ia. Exemple pr: sHit^lI Sur-git.p. Exur. Exemple sr'iZfeSqiZZ: Lau-da. dont la Cadence EXEMPLES. . ou fur la ell dernière fi . pour rendre f?nfible la diffe'rence des Intonations du premier Mode t>z de celles du feptie'me lorfqu'elles paroilfent être dans la même progieiïïon vk la même tournure. pz:C State.

que c'eft une erreur de croire que pour donner le Ton du Pfeaume . une attention dont il n'y a que les plus habiles Chantres qui foient capables on fçait que par-tout ce ne font pas toujours les plus habiles qui impofcnt les Antiennes ou autres Pièces de Chant il eft donc à propos de les aider . Efa-u. Les Cadences pour Intonation . : Voilà . II. On a donne' à Paris des Règles un peu difFe'rentes . Non] dormitabit. Sunt. Nivers dit avec juftice. exigent un travail ik. EXEMPLES. il faut les chanter fuTiplement comme elles font notées. qui par leurs exceptions les changemens les additions les retranchemens qu'il faut faire dans les diiFérens cas. fe font au commencement de toutes les Pièces de Chant lorfqu'elles font commencées par un ou par plusieurs 8c que le Choeur doit pourfuivre . qui ne de'rangent jamais rien ôc qui ne peuvent embarraffer les Chantres. pour avertir le Chœur de reprendre la Réclame. Part. ce qui doit être marqué par une double barre perpendiculaire à l'endroit où doit finir l'Intonation. Omni-a. Efa-ii. ôc avec la pé~ : rie'le'fe où elle ell d'ufage. Sunt. Omni-a. en rendant les Cadences plus faciles éc par-là on s'éloignera moins de la fimplicite' du Romain qui n'en fait jamais.éme Pfeaume au contraire . les trois manières les plus fîmples 8c les plus pour l'Impcfition ou l'Intonation des différentes Pièces de Chant . . Voilà fulage commun. & dernière note de l'Intonation de l'Antienne fur la Dominante du ir.Traité du Chant Grégorien. on doit faire tomber la aife'es . . On faitaiiili les Cadences à la fin desverfets de Répons qui fe chantent par un ou plufieurs Députés. Non dormitabit. . 8v cela . M. .

C'ell pourquoi . comme qui diroit Immobilis in : Omnis çui : 0)ntte quod ab attditione mala non : on en fent le ridicule .'Pakt. feulement on pefe ou on infifte fur les notes fur lefquelles elles pourroient être faites . comme Immohilii in Dei timbre i Onmis qui audit'. le Chœur ne fait jamai» de Cadence. il faut être attentif à ne pas faire de contre-fens ^comme on ne doit pas fe contenter de la moitié À'un mot. pour le marquer avec éxaétitude . il faut le joindre dans l'Intonation . on en retranche les Cadences dans le verfet que le Chœur doit chanter. Omtie quotl di. foit pour l'Intonation . C'eft une imitation fervile du Verfet Venite cemedite faner» m'um de l'ancien Répons. C'eft pour la même raifon que dans le ProcefliQnal . Si ce m. in finetn. lorfqu'on prend un Répons de l'Office. • Sacrement . le contre fens eft frappant. Chœur de reprendre on inMe un peu plus fur la dernière Cadence mais à Paris comme ailleurs . qu'à : . il faut bien fe donner de garde de joindre ce monofyllabe au mot précédent . dans les Livres de Chant où il eft d'ufage de les mettre à chaque Pièce . Etienne .C'eft fans doute par défaut d'attention à ces règles de bon fens . comme les Antiennes. Congregati funt. : ' çy^p. ** Autrefois à Sens pour commencer le Répons icce ]am coram te de S. Comme les Cadences font un petit repos . multiplie ces Cadences dans le corps des verfets de Re'pons. foit pour terminer les verfets de Ré-.\t niihi Pater : ah au. comme Invenentnt me . ce qu'on appelle machicotage pour avertir le . 39 J L'ufage moderne de l'Eglife de Paris . des Verfets à' Alléluia. on fe contentoit de dire Ec.chargé de plu/ieurs notes. Dans quelques Eglifes on ne fait aucune Cadence à rOiRce des Morts . IÎ. on a fait une Cadence fur fnos qui termine le fens . des verfets de Graduel. V» * A Paris dans le verfet du Répons des premières Vêpres du SS. pons. puis de fuiîe on dit: cjyi erAnt in mundo . ** S'il fe trouve un monofyllabe qui appartienne au mot précédent .onofyllabe appartient au mot fuivant . on ne les marque point dans celles que tout le Chœur reprend . le Chœur reprenoit Ec &liniflroitle mot.ditiotie mala non timebit . qui ne paroît marque' dans les Livres de cette Eglife que depuis l'Antiphonier de 1 68 1 . l'intelligence du texte réglera aifément.Traité du Chant Grégorien.

ont en plufîeurs Eglifes des Cadences à cette Médiation. . ou que cette diilinaion coupe le fens de la lettre comme dans Miferere met . du Chant Grêgorîen. * Si on fait l'Intonation comme à Paris. pies : . puifque fuivant les faints Canons . au mot Miferere . Nous I "EZZZZ4l~~n tlIi|™^. de certaines Antiennes qui ont le même Rit . Ec- ce nos. mais on chante pour Inla Médiation inclufivement.''. Il feroit à propos de pouller l'Intonation jufqu'a la Médiation quand il n'y a pas afiëz de mots pour diftingcrlune de l'autre . minas l'Intonation doit renfermer le Vers en entier . Les Pfeaudes Introïts de la MefTe. Part» Répons Graduel du jour de S. à la fin duquel on fait la cadence. peu d'attention auroit fait mettre feulement Enfuite nos reliquimus ow?/î<i. on fait dans le Chant des Pfeaumes àts Incadence dès le commencement . Il n'en eft pas de l'Intonation des Hymnes comme de celle des autres Pièces de Chant l'Intonation des Hymines fes doit fàhe fuivant l'exigence du Vers : Si c'eft Ja-n litcis un petit Vers Tambique à quatre crto Jidcrc . qui a le même fens que fi l'on difoit Deus mei . André . II.f~?fK5~H nous contentons de cet exemple Un a ' Ec- ce. Dans les Intonations des Pfcaumes 8c des Cantiques on ne fait point de cadences.v. comme nous l'avons marqué ci-devant. qui eft un A Paris troïts la & . le Chœur poi.fuit& chante la Médiation la Terminaifon. [A Auxerre on ne fait jamais de cadence à l'Intonation des Hymnes chaque Eglife a fur cela fes ufages auxquels on doit fe conformer comme en toutes autres chofes. on ' ^ j^^g pQj^j. de l'ancienGraduel de cetteEglife confervc dans le nouveau. tonation jufqu'à mes & . il n'eft per: .JP4 Paris . : contre-fcns. Intonation. on fait dire au Chœur ?«" Df«5. comme PaQore peratffb . Deus. Traité dans le Cha?. Ce Chant folemnel doit être toujours marqué au long dans fon lieu.

re percuflb .la re- gis pro- de-unt Cre-ator aime fiderum. Audi benig-ne Conditor. Le Beuf . EXEMPLES. II. -^ lucis -EpEiE^EE^iJ fî- JaiTi orto de-re.Traité du Chant Grégorien. mis à aucun particulier de s'écarter Part» jp^ _«__^ du Rit de fon Eglife çn^p. y^ Gathe'diale fans l'autorité' de fon Supe'rieur-] Si TH/mne eft de mètre Brachycataledle ou de petits Vers à fîx fyllabes . elle eft aufli la plus ancienne. . comme Ave maris jïella . Vexil. ^'•i: d\xuires Jef- fe. il faut aufli qu3 rintouation renferme le pren^ier Vers. parce que queue de notes fur la dernière fyllabe répond à cel- me qui fe fait par-tout fur la dernière fyllabe du troifîéVers . . première manière paroît la meilleure . Pafto. Ce premier Vers la la le eft très-varié d'une Eglife à l'autre. Traité Hiitorique duChantde l'Eglife c. vjf. en le faifant terminer au fol. no. Cœlef-tis au-lse Principes Ave radix Jef- fe d'autres radix Jef- fe. •*-= -^-?!rr5-R-~»l _~±±5^a:zjp=*-f:=z±iiz=iîgz=::^z=i:ii3: minas. c'eft le Contre-point qui a [fait gâter le Chant de ce p emier Vers . * Ceux qui ter- * Suivant M.

une exception qui confirme la règle . 8c corrompt même la mefure . par l'Intonation . comme O vos ^thsrei pUndite cives : ou des ïambes trimetres ou à fîx pies . mais qui au troifie'me n'ont que fept fyllabes au lieu de douze . VexHla. comme à Paris . V. Part. ter potens . Si les Hymnes font de grands Vers . &: quelques autres . c'efl. doit avoir à la mefure ôc non au fens. on ne chante pas toujours le premier Vers en entier pour Intonation d'Hymnes de Vers lambiques . car pourquoi ne dire que Statnta fans joindre décréta Dei. qttem totus non cap't or bis : pour ces fortes de grands Vers . que celui qu'on Si dans quelque Eglife .fit Deus hofli. au lieu qu'il faut dire : Dei miter aima.Çbap. comme Chrijie Paflorum caput atqtie Priuceps : OU de Vers Alcmane . qu'il faut . Traité duCha»l Grégoyîeti» II. fait dire fiella Dei . comme il arriveroit ici en s'arrétant & au fol . de'rangent la modulation font joindre le i'econdVers au prepropre à ce Mode . tant pour la lettre que pour le Chant. premier Vers au fol . fans autre e'gard . comme Stupete pentes . c'eft-à-dire . ce qui . partager le Vers en deux . mier. comme les Vers Afclépiades .i : ou des Vers Saphiques . il faut que l'Intonation s'en faflè à la ce'liire . ter maximum : ou des Vers Ele'giaques. ce qui donne au Choeur l'entre'e de l'Hymne Ôc lui facilite la fuite du Chant : autrement l'entre'e ne fîgnifie rien . pour achever le Vers. ou au moins fans fur une corde de repos ordinaire dans ce Mode gêner fa mélodie . n'annonce rien . le Chant d'un Vers doit être ne'ceflairement dilHngue' du fuivant.t ou de Phérécraces . quoique cette exception paroiffe allez fans fondement . par exemple delà quos eadem gloria confecra. . comme Virgo Dei gcnitrix . Mais 5p5 îT^inent le & quand il n'y auroit point de contre-fens . laiffer au Chœur Régis prodeunt . dans Ave maris flelLt . comme Velix morte tu.t qui erucîatihm : ou des Vers Alcaïques . & . ôc fe repofer fur une note eflentielle au Mode . qui font femblables aux Afcle'piades pour les deux premiers Vers . comme Sublime jntmen . vu que pour tous les autres Chants d'Hymnes du même Mètre on dit le premier Vers en entier pour Intonation. comme s'il n'e'toit qu'un même Vers ou même partie de Vers .

\ Traité du Chant Grégorien. glori-o- fi. ou e-adem^ Félix mor- gJE±Ei. Chrifte g .ïH^EEpJE^iEEgB^^SEgEEiJ te tu-a. les 6c femblabies Intonation. car qui vou- . P::â:?ir^t. Vers Trochaïques . Chrifte . Sublime O vos œ. gen-tes. Pour riojî Virgo De-i genitrix. qui fedes Olympo. » 1 EE=&Eg^EPÊ*E. comme Pange lînguA glo~ . Stupe-te ^ . Urbs be-a-ta .Eh^EîE±Ep5r-ËEEpE*:! Pafto-rum. :!E$^E^-=ÎE^S^Tf£i nu-men. Mundus efFu-fîs redcm-ptus. II. fî. <i -=ii^ .^Pk^ÈîzrMEs't=z!i3i?EzE^t^ vera pacis. . Ce dernier exemple fufHt pour faire voir qu'on ne doit point partager le Vers Trochaïque . on ditje premier Vers en entier pour EXEMPLES.EîîS^!S^EEEiEfraE5 Pange lingua glori-oSens.therei. h—ddi"-~_::zz±:r±_ Cœ-lo quos e-adèm. Part* EXEMPLES.

fufpour bien régler les Intonations des Hymnes. pAitT» 5p8 *" droit. prefque fur toutes les notes de k/JJopo & ^ tnundabor .perges Il -=^:zz''!i^±i:!fezïpz=:i me Le Chtenr : Do mine .h Traité dit Chant Grégorien. ^f. pour cette Hymne nouvelle. Uvubis me femblable à Ajperges me 'vem dealbctbor . pour uneAntienne fi courte . dans lequel .) Il faut encore e'viter de marquer les Intonations fur fire . Tout des notes qui feroient finir ces Intonations d'une manière guindée 6c gênée . Un Compofîtcur doit tellement être attentif à la tourhure particulière &c propre de chaque Mode. ce que nous répe't(pns ici à l'occafîon des Intonations . ^c étoit aife de dire E:E?^EEE?^3EgE!--5ï=z3: Af-per-ges me . tant dans les anciens Chants que dans les nouveaux. avcc finale parfaite. ce qui arrive . qu'il faut qu'il falîe fentir dès Tentre'e de la Pièce de que! Mode elle eft. quel èH le Mode de la Pièce qu'on commence. ÎT. [ Le refte du Chant de cette Antienne eft fort bon 8c meilleur que celui des autres Eglifes . comme on difoit : libi Chrijîe* ce que nous venons de dire doit. i'allujettir à l'into^Chap. il fente dès Fintonaticn . ( C'eft une des perfc6tions du Chant Romain ce qui a aufTi été' exadement obfervé à Sens . V. ce femble. Do- mine . il lui faudroit partager le mot fedes ÔC dire Chrijle qni [e . la féconde partie eft prefque femblable à la fnper ni' première . enforte que pour peu que quelqu'un foit verfe dans le Chant. . jj^fion ancienne de Paris . qui prefque toutes ontfuivi le Romain . fiir-tout lorfque cette Intonation eft au-deliUs de la Dominante de la Pièce ëc dans des fons trop aigus» A Auxerre on commence ainfi l'Antienne izsipiigz n Af.

qui procurent plus de facilite' . ôc il n'y a rien de fixe. Nous ne pre'tendons pas ne'anmoins blâmer les ufages contraires à cette Jîmplicite'. — lava. qui n'cft embarraifantc pour perfonne . fans jamais par la cadence rien de'ranger des notes marque'es c'efl-à-dire . la dernière note de l'Intonation doit toujours être celle qui eft marque'e . qui par-là fera invariable : autrement on ne caufe que de la confu" fton dans les Intonations . mine ^ hyifopo 8c r — mundabor .ais feulement indiquer les ufages des Eglifes qui fe font moins e'cartées duRomain. - me & fuper ni-vem de-alba- bon règle eft que les Intonations foicnt natufimples frappantes . mettre a l'Imonatiotu Af-per-ges me Do. La grande & : & & .J tratté du Cbam Grégorien. qu'il y ait cadence ou non . v. II. pARt» la reforme qu'on doit lOP Chant d'Auxerre avec ad- Chap.bis - ^— . m. relles . qui demandent moins d'étude pour les Intonations avec cadence.

de la proportionner à la dignité de la Fête . fans couper les fons avec un petit tremblement fur ces mots autant mefure aura de Frapes 8c de Levés 8c on ne doit Mufique . La Binaire eft celle qu'on emploie pour le pur Plain-chant. dit M. il faut auffi éviter une lanteur exceffive qui feroit difparoitre prefque toute la mélodie. obfervant néanmoins pour la gravité. on chante plus gravement dans les folemnités que dans les Offices communs. La mefure & la Binaire qui fe fait de mefures . Traifé dtt Chant Grégortm. Il faut en chantant faire attention à la valeur des notes . c'eft ainfi qu'ils faifoient la Tenue. II.VI. ce qui règle le tems qu'on doit demeurer fur chaque note. doit être chanté avec gravité . Ce tems fe partage en Trapex. manière de bien chanter. c'eft une groffiereté dans leChant. CHAPITRE De la. Plain-chant étant employé pour l'Office Divin. avec décence 8c pieté. . ce t[u'on a. La Ternaire eft emploiée quelquefois dans les Profes ôc les Hymnes . Comme on doit éviter la précipitation . enforte que conformément aux Saints Canons . ce qui s'appelle Batre la mefure. Part. VI.400 GHAP. On trouve quelquefois fur une même corde 8c fur une même fyllabe plufieurs notes qui font une durée de Il y a de deux fortes : Chant dans la infifter fur cette fyllabe 8c qui font comme une Tenu» que la on doit alors . point articuler les deux notes jomtes enfemble fur la même corde fous lei'quelles il n'y a qu'une fyllabe .ppelle chanter en Triple.Les Anciens avoient beaucoup de ces notes multipliées fur une même corde 8c fur une même fyllabe . en Levet qui fe font ordinairement de la main . LE cette valeur fe eft marque par la mefure. Ozanan : de deux tems égaux ôc la Ternaire qui fe fait de trois tems égaux. Les .

elles donnent de la beauté ÔC de la majefté au . aux virgules . reprifes de Pour peu qu'on ait de goût . à la note qui précède la brève. Exemple. . .. dans ntai fur ce le Répons de l'Afcenfîon à Sens veniet. ce qui doit être marqué par de granquatre lignes * ou par des a comme forcé à ces repos dans le nouveau Graduel de Sens en les marquant par deux notes . de la Meflè dans les Neumes Chant dans des Gra- duels 8c des Allei/tia^ auifi comme dans les Neumes il eft aifé d'en remarquer des Antiermes dont nous avons parlé.< ^^ . Lorfqu'on rencontre des notes brèves on les coule en ne leur donnant qu'un demi-tems 8c afin que la mefure ne foit pas rompue la voix donnera l'autre demi-tems . Il faut pefer fur les notes doubles ou à queue deux tems . ParT... Il. ou rcfpirer aux points . Traité du Chant Grégorien. faire les petits repos . les notes fe doivent frapper avec égalité de tems. on fent naturellement ces Chant.hes néanmoins quand ces Tenues ne iont pas trop fréquentes . VÎ4 : Chant. 4oi Les Revifeurs du Chant Romain ont retranché prefque toutes ces Tenues 8c ont été' fuivis de quelques Moder. il y en a aufli plufieurs femblables dan» des barres qui traverfent points à côté de la note. ccrde il & de s'il l'autre fur la même que fyllabe la .Chas. deux faut obferver lî condes. Au fujet de ces notes l'une auprès n'y en a que féconde étoit une reprife de Chant on doit les féparer en les articulant 8c en refpirant après la première avant de chanter la féfur la même . les On Gc . 8c foit qu'on chante gravement ou rondement. 8c où le fens peut être fufpendu . Viri Ga- mot Sic ve- { reprife ) (reprife) ni-et. La meiure du Plain-chant eft toujours à deux tems égaux. On trouve fouvent de les difîérens Kyrie pareilles reprifes de .

ayant grand foin d'éviter tout ce qui peut nuire à la bonne prononciation. .Chap. qu'un badinage . s'ils chantent à deux . fouvent on a mis un petit point après la note pour marquer le repos. on doit éviter d'af- :.' comme cerla gravité du Chant tains qui gâtent toute la noblelfe defpar ces fredonnemens ridicules qui ne montent cendent que par ricochets . VI. ou le Chant mitoyen . C'eft une nouvelle ôc mauvaife méthode . de manière qu'ils repréfentent prefque des coups de malTue pour éviter de tels défauts . Pour ne pas défigurer la mélodie . les afpirations. Traité du Chant Grégorien. ils perdent leur ton notes.ils emploient dans le haut toute la force de ils tombent tout elToufRés fur la teneur leur poulmon . comme les coups de goiîer.Quoiqu'il foit quelquefois gracieux de faire de légers tremblemens .:. il faut : fommer pour ainfi dire les notes comme & : & & & les faire les plus fimples qu'il eft poïïlble faire . les tremblemens affedés. C'efl: à quoi manquent la plupart de ceux qui chantent laPaflîon. pour ainfi dire . l'un continue pendant que l'autre refpire. 6c par-là font bien-t6t déroutés. les Anciens de cette Congrégation conviennent de la nou- 40Z le veauté. il faut auflî prendre garde de ne point faire de mouvemens ni de poftures extraordinaidu gofier modérer fa res de< lèvres . II. Il faut donc chanter toujours d'une même force &: ne pouffer point en des endroits plus qu'en diflind'autres. ceux qui pouffent leur voix avec effort &: la font tomber lourdement deflUs les notes . on doit avoir foin que le fon de la voix foit le plus naturel qu'il eft poflible .de la voix balle qu'imparfaitement . enforte qu'on puilfe chanter long-tems fans fe laffer. 8c les rendre très-rares : il ne convient guère de de tremblemens comme un défaut de qu'aux voix qui chantent feules. les Chanoines Re'guliers font ce qu'ils peuvent pour cViter les repos . PaRT» Graduel de Paris . de la langue voix . «'imaginant fauiîement qu'ils don- & & & . On doit auifi regarder fredonner les notes . A Sainte Geneviève de Paris . où n'étant plus en état d'appuyer ne frappent les comme il faut . fuppofent des demies notes fouvent encore nioins dans les différens dégrés de la voix pour fuivre le Chant dont ils ne font. On doit aufli prononcer exaftement élement .

fi^.'c"n plement chanter ce qui eft dans le Livre. par conféquent s'écouter tellement les uns les autres . en affommant le Chant. mais qui gâtent fouvent tout. comme e'tant la gravité que requiert le Sercontre la bienféance vice Divin . il faut en chanter toutes les parties fur la même mefure .r Nivers . ou n'en articulant pas la moitié. Il blâme ceux qui veulent fredonner .On fçait que lesGhan-' très Romains chantoient avec plus d'agrément . Pour bien chanter le Plain-chant de l'Eglife . II. ni diminuer . exceptez les Profes 8c les Hymnes qui ont une mefure qui leur eft propre 8c particulière il faut auffi que toutes les voix foient toujours extrêmement unies .Q. il n'y faut rien ajouter. douce. 40S nent de ragrément au Chant qu'ils défigurent . Dans la difpute qu'ils eurent en préfence de l'Empereur . que Tune ne devance pas l'autre ni que l'autre ne fe faife pas traîner . on doit f Geij établis .£'. que tous fe fuiventfi bien . Part. au lieu de parcourir les notes d une manière non gêne'e . l'eiTence du unii Plain-chant. de délicatelfe Ôc de légèreté que les Gaulois qui s'imaginoient mieux chanter parce qu'ils avoient de plus grolles voix. qu'on frappe tous en même-tems la même note également dans un parfait accord 8c de concert. qui doit être fimple C'eft fuivant ces règles . Ce qui ne doit point plaire à des oreilles auffi délicates que l'étoient celles deCharlemagne. ce Prince jugea en faveur des Romains.fert. " "'^''* gracieufe ôc fans effort. : : & fcmblablement que pour infînuer l'uniformité du Ton 8c maintenir l'accord des voix dans tout le Chœur ^ pourquoi ils vont d'un bout à l'autre pendant que le Chœur chante. qu'on chantoit autrefois à & & Sens » pour cela on n'a pas befoin de ces groffes voix qui font beaucoup de bruit . dit M. T). on doit prêter l'oreille à ceux qui gouvernent le Chœur les Choriftes n'ayant été vrai: . dit-il. Pour donner dé la bonne grâce à un Office . mais ûin. 8c doivent fe repofer quand le Chœut ne chante pas.Tretté du Chant Grêgortett. Si quelqu'un bat la mefure . éviter de couler ou de pefer plus fur une Pièce que fur l'autre . mais encore ils détrmfent. qu'ils chantent tous en mêmetems fyllabe pour fyllabe 8c note pour note afin dé parvenir à cet accord . en ne prononçant pas la plupart des mots .

ajoute: Et nos utique ornnes qticifi ex ntio ore eundeinque Pfalmontm fonum . fo"a débet ejje . Ecclefia non convenim. en des termes fî énergiques . Nicet Evêque de Lyon ou de Trêves . Cette union des voix pour la divine Pfalmodie efi recommandée par S. èv pour cela il faut prendre lui Ton qui tienne comme fuficîos fore fJios .» Le cinquième Concile général appelle Quiniiexte . q'fi ej} ocailtnrum infptètor Iffdel ojferre. tout tant que nous fommes . &c. a ordonné qu'on chantât avec une grande attention .fed confona. ^j : Ce Saint après avoir rapporté l'exemple des trois jeunes Hébreux dans la fournaife . en moins de mot5. atst nniis humiliet .UhBiof^e .33 S5 35 a> s'unilient dans un parfait accord que perfonne ne traîne indécemment après les autres .404 Chaf. -. dit l'Ecriture . a auffi déferdu le défc rdre dans ieChant. PARf conformer. Pios enim ^ facrum doctiit Oraculum. Jed intiitatur huniiliDe Pfamodia ter unufquifque voce?n fnam iinrajoumn Chori coucinentis >«*"*' cludere . mais que chacun s'cfforce avec docilité de conformer fa voix au Ton du Chœur 6c de s'y renfermer. Pour chanter luivant l'efprit de ce Canon . pf'il>''o- Deo. ce Divin ik. qui . ^^tre Traité du Chant Grégorien. l'autre d'une voix élevée au-deiilis des autres .. fed cîttn magna attentione î§ dtm. louoient Dieu d'une même bouche . avec compon<!^ioa Ôc avec piété intérieure extérieure : Voici les lermes du Canon : Ers qui in Ecclijiis ad pfiillendum accednut^ ijolunnis uec inordinatis ijociferatiotiibus itti . 35 33 De Cafte» 75. de prononcer corn33 me d'une feule bouche le Chant des faints Cantiques. les grandi cris. >. ^^ Que toutes VOS & M voix 3> . non dif Spic Tûm. même & & . non extrinjeciis extollet. ik dans les Eglifes où Ton s'applique à bien chanter. qtttî.t ^^ aftanon fiint^ .vi. ^ natttram ad clamorem itrgere nec aliqud eorum . II. atter locem extollat.- add'fcere diiis . il ne faut point que les voix foient forcées ni en haut ni en bas. efforçons nous 33 de chanter d'une même voix. C'eft ce qui s'efl tou'ours pratiqué à Sens aiix folemnite's . que l'on ne peut mieux attentif & s'y donner des règles plus parfaites défîgner les défauts &. qu'on n'entende pas l'un chanter d'un ton plus bas .tes . dit-il . Non unns injiptenter pritral at . c. & . les tout ce qui ne convient point à l'OiïïelTo t de voix . Vox omtiitim vejlrûm . ea>idemqne vocis modal'trionem aqnaliter pro^eramns.

re Modes . u. n'eft pas d'avis qu'on garde l'uniifon. Nivers pour pafTer d'un Mode à l'autre. on rencontre plus aifément ce Ton .p. En effet . ou même de l'entrée de l'Office. le milieu '. eà.c. parce que l'Orgue le donne. V/ . Ce iij . [ Le mot de Ton fe prend ici pour le point de l'e'tendue de la voix qu'il faut choifir pour chanter à fon aiie . les voix fe dérangent &c font perdre toute la grâce d'un Office. Tout le monde s'apperçoit que pour peu qu'on varie fur le Ton du Chœur . ce foit la caufe certaine des dédes confufions qui arrivent dans l'exécution fordres du Chant. enfuite chercher le fon des autres notes par rapport à cette Dominante.une erreur en fait de Chant. Il n'eft pas vrai que de garder l'uniflbn . rien. L'expérience prouve le contraire.Part. fans fe forcer . fî en mettant toutes les Dom. qui eft la plus commune . il faut chanter du même Ton ou Son ut qui font les quatre Dominantes des huit la . qu'on ait chanté fur la corde t. » Ckap.inantes fur le même fon on lailîbit les Sémàtons dif-^ pofés comme dans la Pièce précédente . par exemple . TI. roreille feroit-elle contente d'entendro : & . où tous les Chantres d'une même g'ife pourront chanter fans fe forcer. juiqu'à la plus haute &C jufqu'à la plus baflc note de ce que Ton veut chanter. Il faut enfuite conferver ce Ton ou Son pour toutes les Dominantes des différentes Pièces . L'autorité prétendue de S. qui feroit d'un Mode différent.zj'. fi elle eft bien donnée. Suppofé.t . ce que quelques-uns appellent chanter à l'unillbn. CetunifTonfe trouvera en ne perdant point d'idée le fon de la Dominante du premier Pfeaume . 6c pour aller . 40^ de la portée des voix qui compofent le Chœur. ] Quoique les voix ne foient pas toutes d'une même e'tendue . Cela feroit . M.fa. ne font bonnes qu'à embarraiTer les Chantres ëc à défigurer l'Ot^ fice. Les règles générales que don-» ne M. Bernard regarde la compofition du Chant 'ic non l'exécution. Ordinairement dans les Eglifes ou il y a des Orgues . Niversdans fa Differtation fur le Chant Grégo. Traité du Chant Grégorien.il 7 a pourtant certain point que l'on peut prendre. il croit que il foutient les Auteurs qui en ont écrit fe font abufés que de vouloir s'/ aflujettir . Et c'eil ce point là qu'il fait tÂcher de trouver lorfque Ton commence un Office.

& ' tces exceiTivement haut les . mais cela ne produiroit qu'un mauvais effet dans un uni. Mais après ces j &: 7^. Tons ainfi bas . Part. ôc 8e. il faut au/H éviter de chanter avec nonchalance . 4o6 commun du un Pfeaume chanté au Ton ordinaire VI. . Chant des Pfeaumes il faut faire une . Ces Règles ne peuvent avoir lieu que dans les Eglifes où l'on chante les Pfcaumes en Faux-bourdon . qui ne frappe pas à plein fur la Do- de trifteiîe j minante du Chœur ou Dans le le Ton du Chœur.à-dire ."ÇHf ï. ou faux.^ comme le prefcrit ce mineure plus haut ou plus bas \z cet Auteur dans fes prétendues Règles. renverfe néceifairement tout ce bel ordre. un Pfeaume qui a fait beauon en entend un autre qui n'a plus qu'un . ce qui eft le plus fouvent la caufe de ce que le Chœur tombe. cela eft à propos pour rendre les accords fenfibles 6c s'accommoder aux différentes voix qui compofent le Chœur . invention moderne . 3.bourdon . Tons. Après . & & : . auffi-bien que quand on prend un Ton forcé . ÔC d'autres fi bas qu'à peine entend-on. outre l'inconvénient dont nous avons déjà parlé du peu d'accord du Chant des Antiennes qui fuivent ie Pfeaume chanté en Faux-bourdon. ce mineure plus hautes que celle^ des î Quiconque voudra faire feilai de ces Règles . Tons être d'une Tierce mineure plus baffes que celle du 2 du 3 &: du 8e. du 3 ôc du 8e. Pour bien foutenir ie Ton du Chœur . ' Traits du Cbunt Grégorien \\. enluite entendre le Pfeaume fuivant une Tier(^}iQ2m. les Dominantes du 2. ou trop haut. c'eft. les baflcs parce qu'en chantant à l'unilfon le faire entendre. Chœur où on ne fait ufage que du Chant fimple L'unilfon eft donc la feule manière de bien chanter 6c de bien foutenir un Office on évite par-îà un dépar lequel des Pièces font chanfordre fort commun '- ^ & . doivent être d une Tier7e. ce qu'il eft bien certain qu'on ne fçauroit fouiFrir dans un Chœur un peu réglé. On doit avouer que aflêz le Faux . . chantera tantôt plus haut . Auffi après ne pourroient coup air d'éclat . petite paufe à la Médiation Chœur ne commence prendre garde qu'une partie du point un verfet que l'autre partie . dit-il les Dominantes du 5 ôc du 7 doivent 2. tantôt plus bas d'une Tierce mineure .

Depreca~ tus fttm faciem tttim petit repos ) in^toto corde meo . 6c qu'on eVite de trop prolonger à la Terminaifon . 407 totalement fini ." ( . ( Médiation. Autre exemple Munhs tux fecerunt me . comme c'eft encore un défaut de refpirer ou faire un repos à tous les mots. Quand on pfalmodie gravement comme on le fait à Notre-Dame de Paris . II. Il y a quelques Eglifes ou le verfet d'un Répons fe chante plus gravement que le corps la . ^ . que l'Antienne fe chante gra^ vement . qui aura une refpirer . à Prime à Tierce . après le verfet qui fe termine par une cadence . même on doit faire de petits repos aux virgules 8c aux endroits oii le fens peut être fufpendu . . * & Chap.n'ait Traité du Chafit Grégorien. Exemple. ( petit repOS ) fecundùm elofiiitm tutim. c'eft-à-dire . Pour les Répons après l'Intonation . Abrahtm^ c'eft après ce mot qu'il faut il faut donc dir. VI. fî Pfalmodie a été grave . il faut que toutes les voix enfemble prenent la fuite jufqu'au verfet . c'eft ce qui en fera fentir la beauté. on peut. ces petits repos font très-fre'quens 6c abfolument ne'ceffaires pour la refpiration. Il faut être attentif à ne pas couper les mots pour refpirer à ne pas faire de contre-fens . ainfi que le remarque un certain Auteur d'une Me'thode de Chant. en eVitant néanmoins que ces repos foient auiîi longs que ceux de la Me'diation. Part. c'eft inattention dans ceux qui l'entendent. ) miferere met . : : puis dire de fuite : î5 femini ejus in fecnla. particulièrement les Dimanches 6c aux jours folemmels . Une faute qu'on entend prefque tous les jours eft de couper la phrafe où il ne convient pas on entend dire Ahraham r^ femini^ puis après avoir refpiré on dit: eJHs in fec/tla. mefure proportionnée à la Pfalmodie . que toutes les voix réunies prennent de concert la Pvéclame. ou fi on a pfalmodie rondement il faut que l'Antienne fe chante de même 8c toujours avec un parl'exemple d'Eglifes célèbres qui ne fuivent fait acco d pas cette méthode ne peut fervir de règle ou de modèle. : Cciv . Après le Pfeaume toutes les voix doivent fe réunir pour reprendre toutes enfemble l'Antienne . ÇJ dtfcxm mandata tua. C'cft ignorance dans ceux qui n'entendent pas le latin . plajtna-jernnt me : * da miU intelle^um . comme fi la voix à la Médiation au mot meo on difoit me. Quand dans la Pfalmodie un verfet eillong. & & .iux .

eu par des points à côté de la dernière note du mot fur lequel on peut faire le repos.doivent s'efforcer de les chanter lur le Ton du Chœur . & Conclufîon de cet Ouvrage.e une méthode ab'-égée de la manière de bien chanter. du Chant Grégorien. de concert . 4o8 Traité . nourrira le cœur 8c animera la piété. Vithdmn nulltis teneat . Il en fera de même entre les différentes fons . Enfin que tout fe chante avec ordre . ou par de grandes barres perpendiculaires qui les indiquent . . . Nous ne pouvons mieux finir cet Oy-vrage que par un ancien Itatut de Cîteaux que S. Il. Ces repos font ou doivent être marqués par des points. Part. des virgules . VI. cela arrive fur-tout : Enpas qui chantent les Leçons. Si on chante des Hymnes on fera des paufes entre chaque & . Metrum £5' fifiem vertus fnnul intonemus v5» jimul dimittamas. c'eft dans l'Office Nodturne . & Pièces. Dans les Proceffions . qu'il femble qu'on n'en entende qu'une. Si on chante des Pfeaumes aux Proceffions . Ce bel accord produira une mélodie agréable .^ ^ — du Répons Ceux .t voce cantemus. entretiendra l'elprit . ce qui fervira beaucoup à conferver le Tondu Chœur. . les fait Çhap. la Pfalmodie en fera très-lente on fera un grand repos à la Médiation un plus grand entre chaque verfet. On peut faire des repos plus confidéra blés entre les Répons leurs verkts . il faut chanter très-lentement pendant la marche être très-attentif à chanter une fuite de mots qui forment un fens . les Capitules. les Orc'. que par-tout on foit extrêmement attentif à une telle union de voix . . Pcfi snetrmn^ bonam fnHfamfdciitmus. fera entendre le fens des paroles. raprortée par le Cardinal Bona.. quand ce font fans de Chœur qui chantent ce verfet cela ne un mauvais effet. on reprend avec la même gravité la fuite de la Pièce de Chant. après un repos de quelques pas . Hullus ante alhs in~ & . Pfalmodiam non ziinvum ijrctrxhatnus ^fedrotundè Ç^ viv. entre ces verfets 6ç leurs Réclames. Bernard donne comjr. fed fîatim dimif-^y. Strophe.

virili fonitti i$ ajfefltt vo— ces Spiritûs fantîi ùepromentes. Ti» prafnmat ant pofl alias pueuma tram hem . mais chantons d'une voix anime'e. Par un a tre bus dans quelques Eglifes . mum viittit . dixit.fed . dans cette Eglife deux chantres commencent le Repcns Graduel les deux Choriftes répètent l'Intonation lap'. Qmcimijne indpît Autiphotiam attt PfalCîpere .Trititê du Chant Grêgorten. 3j 3' :" ta rondement traînons pas trop la Pfalmodie . II. yfion repetentes . * II eft claîr que Indéfenfe dç répéter . Celui qui commence 3' =5 =3 33 33 une Antienne ou un Pfeaume. non intégra hre . C'tft poijrq'. Jimul paufemus ^ femper aufcultando. Refpottforium . Que perfonne ne commence avant les autres ou n'aille plus vite : que perfonne non plus ne traîne après les autres en infîftant fur la finale (ce qui feroit difparoître le petit intervalle qui doit être entre chaque verfet. non ofcinon prxcidentes uerba dimidia^ nonfratlts ÇJ remijjls vocibus mttlie' }ion fonifiolenti quiddam de more Jonantes . * Mof/enms cri ter -vos dileciiffimi ajjijîatis . Viros enim decet virili voce canture ^ hiflrionicain imitari lafciviam critatein non more jœmineo tinmtlis veljaljis vocibus veluti ideo conjlittti-mus medio" . unam ille ttut drtas par- tes folits dicat . pour ne pas répéter . comme à l'Office du Dimanche Dixit Dominus . ' Ce qui fait voir que dans ces Eglifes on n'a pas penfé que l'Intonation feule des Antiennes n'eft pas de l'Office. La Cathédrale d'Auxerre contredit tous ies jours ce ftatut . le Chorifte commence au mot -^ui luit l'Intonation de l'Antienne . ab eo locoy quo ille dî- cilii ificipiiîiit . di: de fuite Domino meo. On doit fçavoir que cette -ntonation fo fuit feulement pour infinuer \î Tonde la Pfalmodie au Chorifte. . faifons les paufes enfemble . 40^ Chap. tantes non parcetites vocibus trajtlientcs -.il n'y a point d'intonation d'Antiennes. le Chorifte au lieu de commencer le Pfeaume. llymnmii . Commençons enfemble finirons de même chaque verfet. Qu'il y ait une paufe fenfîble après chaque Me'diante. Ç^ de- ^ ^ votio 3j confervetur. alléluia : . mais que chacun s'y arrêtç d une manière grave 8c fans traîner. en nous prêtant l'oreille les uns aux autres. quanJ l'Antienne elb le premier verfet du Pfeaume. in cantii fervari y ut gravitatem redoîeat . un Répons.}Chantons tous enfemble . cttrrere . quod jam . regarde les Intonations. & : . ^ uimis . --jd pnnitum tenere. une Hymne. aliis tacentiùus ^ . Ccft ce qui s'obferve dans les Eglifes les mieux inftruitis des bons ufages.ioi lorfqu'on ne fait que réciter l'Office. ut fient reverenter ita 1^ ala- Domiuo ^ tion pigri . Qu'au- Ne & & =' 33 33 cun ne prolonge les finales . Simnl cantemus . Part.s quoi le ( hœur pourfuit.

pour cela que nous avons ordonne' de garder un jufte milieu 35 35 dans le Chant . avec autant de joie que de refped n'y foyez point : =" =5 ' avec un air pareifeux . mais prononcez d'un ton mâle &: avec 33 affection les paroles du Saint -Efprit. ou d'en palfer d'entiers évitez de chanter d'une => manière molle . ou endormi . Il convient à 53 des hommes de chanter dune voix pleine. . '* & FIN. ( Les Intonations des Pfeaumes &: des Hymnes ont les autres leurs règles particulières. :" ne chantant qu'à demi-voix : donnez-vous de garde 3J de couper les mots ."-^ 410 3. nos chers frères .ll. afin qu'il ne forte point de la gravite' qui convient au Service Divin.VU 3> 5J . ) 3' 3' Nous vous avertirons .r» Alléluia Çrkv. ou de n'en prononcer que la moi35 tie' . de vous preTenter devant le Seigneur pour chanter fes louanges . ne'glige'e comme du nez 35 feulement .Vh'R. efFe'mine'e . doit chanter feul un ou deux mots . un 33 Traité du Chant GrègoneM. ou nonchanlant. ôc de ne 35 pas imiter les Chantres de The'âtrepar une voix aiguë : & 35 35 35 & C'eil contre-faite qui relfembleroit à celle des femmes. ÔC que la deVotion foit conferve'e nourrie. que ne reprennent qu'à l'endroit on a fini l'Intonation . fans re'pe'ter ce que le premier a de'ja chante'.

la Chantre pieux Gsrmain Du Puy . . de Santeul de S. de Santeul une Pièce de Vers qui paroît erre une verfion paraphrafce de ce fîamr de Cîceaux Nous nous nattons que le : trouvera avec plaifir. Jacques^ de l'Hôpital. Chanoine de S. Elle efl intitulée: Rtglesfainte^ de l'Office Divin^compofées en Vers Laiins pnr M. Viâîoryér traduites en Vers François par M.On a de M.

ftmul certo ordine faxa : Sic loêa janâa meiu pcjito . habet quibus audïat . JTjL Alternas gens nata tibi Deo perfolvere Jervandûs . Jïlmidis oculiifint oimùa manda. vel limine in ipfo Jngrejfmn paveas yjceleris neque conjcius imres Tcmpla augujîa Si quid : Deus ^ impuri contraxeris eft . i:^ Detis aures. . hiflratus adibis Et Jolves dhina tuarn inpraecoiiia linguaw. .4it Règles Saintes QUO MORE AC MODO Cantand^e sint a Clericis Horae Canonicae. élue labe7n Confejliîn. placare cuvisfinuminis irajn. unâus y Allicias jpeâaîiiihn ocuhs 7iec vcjle placebis Murtoui at puris. quàin jnncia. Feâùris ille tui facros habit are recejfus Flus ambit . (^ prcefenti numine replet y Hujus ad ajpeâtim purcefme cor pore mentes t Terrijîcûe trépidant crebra inter fulgura luas. A Hic Lterno. nec odoribus . H<xc habitat Deus . quas fcripfimus . Aîaxima dehetur facr'is reverentia Templîs . penetraliuiis ulior. accipe leges : J^ui formavit . satis ornât fplendida virtus. if bene-compto bellulus ore VrO'MJfoque capillhio . Si mordet te noxa gravis Jacris . . Jejpe/ij choro qux carmina pfallh laudes. Elatus caput . Ne veniûs.

tiE l'O FFI C E Dl VI N. Ne différez donc pas fi votre ame eft impure . Qj'en vous tout foit conformie au facré miniiiere : PI ufez plus par les mœurs que par le vêtement ^ Mnç. Plus jaloux de ce cœur . Ne puniffeà l'inttant votre tém. dans un faint tremblement.érité. puifliez-vous bien comprendre. .nement. Lavez-la dans . Que tout foit pur en vous ëc les yeux ik. en a pour vous entendre. Que Dieu qui lit foreille . PEupIe né fondions à^s x\nges : Qui chantez à deux Chœurs les divines louanges Pour vous bien acquitter de cet heureux emploi Ecoutez mes avis qu'ils vous fervent de Loi. Delà purifier de la les moindre fouiliure. C'eft dans les Temples faints qu'habite le Seigneur * N'y paroiiîez jamais que faifis de frayeur Dans un profond refpect adorez fa pre'fence . Fuyez tous ces grands airs d'une tête évantée . le cœur. Minillres du Très-haut . 415" DE QUELLE MANIERE ET DANS QUELLES DISPOSITIONS Le Clergé doit chanter pour remplir les l'Office Dhïn. vertu foLidc cft un grand ^^. que d'au'~un Sanctuaire Dieu veut bien faire en lui fa demeure ordmaire. Si par quelque péché votre ame eft ulcérée . elilouis de fa divine elfence des éclairs qu'il lance incelfamment font. De ces auguiles lieux . . quoique très-purs . Voulant fléchir du Ciel la juilice irritée . entrez dans les lieux Saints Avec ioie entonnez les Cantiques Divins. eaux d'une amere douleur. Lorfque vous ferez pur . craignez même l'entrée Les Anges Au milieu Y Craignez qu'un Dieu vengeur juftement irrité. P-etrarchez ces cheveux fi longs ôc fi gaians Capables d'attirer les yeux des Afiiltans: Par de vaines lenteurs n'aitectez point de plaire.

feu peâora fejfa fubinde Refpirem . revolvat Et facras voces arcano ruminet Qte» . propiori numine taâus . ipfo Sedpaveas ad verba . feu mens qmd profert linguâ . Captivas Je?ifus durâfub lege tenebisy jicceptoque jugo dociles tua jujja capefent Mentis ad imperium. sif fenfus tecum meditare profundos. m u ltum eji componere ïn totofedeat depiÛa modejtia vultu qui te videat . leviore Jono molles imitabere camus . Cantantî proftmt . fenfits. Cavtabisplaujum indecorem nam talta temnit Vota precejque Deus. Ut Ne nimiiim céleri confundas omnia cantu. Nec te numéros hilarem ne lentus protrahe cantum^ adeo recreet vocis fonus : intima rerutn Scrutare. Fraâaque . diêata to nan t E. Furijujpiria cor dis . Et tacitos gemitus attentis auribus audit At neque cantanti riâus dijiorqueat ora . Vlena Deofunt verba. é^ pronus adoret. fcemineo jupplantans verba palato : . Moras fervare mémento. Sentiat ejje Deum prisfentem. Ad Non Nec incompojîtis Icedas clamoribus aures .ReglesSaintes 414 NereYumfpecies violent facraria mentis.

Dieu méprifj les vœux d'un cœur ainfi tourné.s DE 1. l'ardeur qui vous enflâme . Jamais grimace en Chant ne doit être employée. cris intérieurs 8c ces tendres foupirs lui Qui d'un cœur épure marquent les défirs. Qu'avec différens tons la bouche a proférées. De peur que nul Ne puiife rallentir Vous ne 41* en difTipant votre ame. Obfervez donc toujours les paufes qu'on prefcrit . pour nourrir l'efprit. objet . Et pour vous attirer quelques louanges vaines . Sojiez fî compofe' qu'en vous voyant l'on fente Du Dieu que vous fervez . vous arrêtez pas à cette foible écorce . air la faut pefer des mots 8c le fens 8c la force. & : . qui lance le tonnerre . Ce repos fait trouver le tems de refpirer Et le cœur peut goûter ces vérités facrées . Plein de l'efprit du Dieu Ces oracles devroient faire trembler la terre. N'afFcclez point non plus des manières mondaines . Apprenez qu'il n'écoute avecque complaifance Que Ces ces gémllfcmens pouflés dans . c'eft beaucoup de bien régler fes fens. Pour foulagcr le corps Mais aufii gardez-vous d'une manière lente .'Offic E Divin. N'allez point par des cris aigres 8c détonnans Vous rendre infupportable à tous les Affiflans. le filence . Ne défigurez pas par une voix traînante . Le Chant par quelque paufe a dû fe mefurer . Et que chacun touché d'un tel recueillement Devant lui fe proflerne l'adore humblement. & Un Par Ne Il dont la cadence a de la gayeté : beauté des tons craignez d'être flatté . . retenir vos fens dans la captivité'. fçauriez avoir trop defévérite. Pour prier . Qu'ils reçoivent le joug d'une fainte habitude. De les rendre fournis faites-vous une e'tudc A . la Majefie' préfente. Evitez . ou refpeclez Jufques aux moindres mots . Ne donnez point au Chant un air efféminé . Qu'ils fçachent à l'efprit obéir en tout teœs. Gardez-vous de tomber dans le confus murmure D'un Chant précipité fans ordre 8c fans mefure Par un motif de foi pefez . que Dieu même a didés.

qu^ funt pr^Jcripta quotannisi 'Abfmt bella ^Ancipiti in ritu . . Tar (iudîum. Ut aiidiat alto E folio» nil 'vocis eget. Vïophetœ Numina nec quicqiiam lalido pulmone vocajlhi . Te fuper afîra feras propriis mens libéra vincliS Atideat interdum jedes percurrere fancîas . Unde-jolent rejonare hnmani f^on clamure Deus placatur.4ié Vajiiori & rupto fe Règles Saikits -z/ox de gutture trudât ^ tetnpla boaru. Jldox cujus fuerat melior fententia . é^ erit tibi gloria major. prudens Patdatim cumfe jnale-nataremiferit ira Error em ojiendas . Varia pro condttione locorum Rite obferventur . in ipfb Sitbjlituens melius momemo corrige . Cœlejiefque intrare domos. diim res "Et tempiis tulerit. Concordes animas monjlret concordia vocum . Vos furda . procul facris difcordia Templisi fi quid peccatur . Te jungefupernis Obvias agminibus . japerijque adtjiixtus adora Ouemcœliprona aida canit^ quemterque beaîum 1 erqtie camt fanâirm» Sic tu novus cetheris hofpes Lauda' . Deo gratiffimus error. Sed fi qui forte refiftam Nec valeasfolus te contra opponere turb(X : E'RKOK:em permitte. Ne tibi longa nimis fubea?it fajîidia camus : .

Qui font tout retentir de leurs facic> Cantiques. Vous Prêtres de Baal . Il ne prend point plaifir à ces fortes clameurs. Sur un Rit incertain ne vous e'chaufFez pas : Une ce'rémonie eft hors d'œuvre . Dieu ne s'appaiflè point par des voix qui glapiiiënt . Que les cœurs bien unis brillent des mêmes fiâmes-.oder . Que l'union des voix marque celle des âmes . ! 5. Chaque lieu diffe'rent à fon Rit à garder & Aux ufages reçus on doit s'accomim. trop violemment . Ce Dieu qui règne au Ciel au milieu des fçlendeurs j Nous entend pleinement de fon Thrône fublime Sans ce bruit de la voix . A TEglife flir-tout eVitez les de'bats . JJd . La bouche trop ouverte . ilfe joigne aux concerts des troupes Angéliques. Elevez-vous au Ciel . Dans un Chant alTidu . s'il fe peut . n'allez pas re'fîfter . Leur montrer par raifon qu'ils e'toient dans l'erreur. que trop d'ardeur anime. qu'une faute femblable . Pour conferver la paix . au Ciel eft agre'able L'on ne peut en ce point agir trop prudemment Pour empêcher l'e'clat d'un fot entêtement. Et fuivre exactement dans le cours de l'anne'e Ce que l'on trouvera prefcrit chaque journée. par des cris redcubk's Invoquez un Dieu fourd . Lailiez-les manquer tous . la chaleur eft paflee Vous pouvez fîmplement dire votre penfc'e . Qu'il parcourre à loiiîr la divine Cité Qu'admirant de ces lieux l'aimable beauté . que par de faints efforts Votre efprit dégagé des liens de fon corps Ofe fe tranfporter jufque dans i'empite'e Qu'il entre en ce palais d'éternelle durée. qu'en vain vous appeliez.out funefte Ne vous prive du fruit de cet emploi ce'lefte.DE l'Office Divin* 417 Evitez de chanter à gorge de'ploye'e . qu'aucun dcv. fur l'heure Changez-la . quelques tems après . en une autre mieilleure : Mais s'il n'efl pas aifé de vous faire e'couter Tout feul à tout un Choeur . Et vous les forcerez d'aimer votre douceur.. C'elt de-la que nous vient ce grand mugiffemient Dont les Temiples iacre's quelquefois re'îentiflènt . Quand .

Lauâore iiiciptes (/^^e/n œvum. Has retinens leges pmrio praludis olympo! . loluptas l Veâiis liiundabii quanta fur a & JanÛa Telix . qui mndum . exutus mortalia membra .^1% Px H GLBS Saintes n.ox lauaabis in .

des d s ch''rtg.nde différence qui fe trouve enla ^^lû^art J'oi.er les Pièces originales imitées Obf'-rviitions fur un nouvel Ouvrage intuté : Traite critique du Plaiu-ciiant. Pla» Ç^ dtvijion de cette Onviage. Ch*pt'^re Premier. page i.t dans FEglife des Sons . i'iecei rnicipes pour difeeri'. dfjferetis Chap. 8c qui àès cette vie ! ! EiTaie d'imiter la ce'lefle patrie. Avec elle en tout tems que votre cœur Fadcre. II. CtinP. tre eux.nt . PREMIERE PARTIE. Plein de ces fenumcns ciaoique mortel encore Vous ferez Citoyen du bienheurevx fe'jour Et vouscomn::encere2 tout err. 22. î^ de fufâge naturel du 18. Des Premiers tS» principes du Cbant notes : ^ ^ 51. Jî.men.brafe' d'amour cette augufle DE l'Office Divin.qn'on y fiits eu d'jf?refis te:ns. . IV.Là 419 Cour ea i'aucuutiuant Appelle trois fois Saint le grand Dieu Tout-puiflant . in. A ce ^T^ ^T^ ^î^ & Mnfi^A & J^ Mfk ia^ S^^ M^ TABLE De qui cil contenu dans ce Traité du Plainchant appelle Grégorien. Des mes : noms des : des dijférentfs Gtm~ de la valeur des notes de leurs diff rentes figures ^ ^àij . Tc/iS IH. A chanter les Grandeurs de cet Etre adorable Pour jouir à jamais de ce bien meftable. ^^ Vj/ ï Ccajion -vient la des différens Chants d'Eglife.t picius pur^atts que les d'ts Aticiens. De longwe Lhaut. Quel plaiiir pur ôc faint quel excès de douceur Viendra comme un torrent inonder votre cœur Heureux qui fuit ces Loix . <I}h \P. T>e ritjtrcduîlio» dit Chc. D'où iaurquci grr. Chapitre Phe'lIM. : les hiicrvuLes.

ejl joint. Chap.Chap. Le Ch. î4^. Chap. 122. 118. Règles générales de la compojttion du Pltùa-chant. Des grands Répons ï^ de le:trs parties. V. §.des Clefs ^ des antres Jigtus en ufge dans fe Chant. Article. II. Règles générales . }\7ibid. De PIntroit Du Rép-. ifiibid. De De POfertoire. T^« foyigi'iie des Modes du Chant. Chap. l4p. Des Frrfes. nouveaux de qui y §. VII. I. §. Du premier Mode. Des Mod. V. du Plain-chant en général. |. De/'AIicIuia. & & Chapitre Fre'liminaire.' Définition du Vlain-chtnt. ibid.iut en général. De la première efpece du J. ibid. 88. ^ Modes 90. Eglifes^ conféquemment aux principes ci-deffus propofés. leur application aux Chap. premier. Détail des Règles pour la compofition du Plain-chant leur application aux différens Modes aux différentes parties de l'Office Divin. i-f* Vlil. Du Chant des MeJJes. III. pç.vtiere d'apprendre à chanter. Des Hymnes §. 141. 136. 94. . tant anRemarque critiques ^ §. Mode ibid. appelle Dorien. X. la Communion.De laTranfpoJitîon duDoïien. K^"^. §. Jf 53. VI. SECONDE PARTIE. 71. Des Antiennes. Jî. I. III.ns Graduel.:S d/i Ch. VI. Chap. Des Modes mixtes. 1Z9» 13 a. -D^ L% m. §. %. ii6» IV. ibid. . IX. ^z. De la Pfalmoâie -J de fa liaifon avec les Antiennes. 6ç. uti'es fur des Chants . Des Traits. §.tntre parfait ejl celui qnt ffait com-nfcr le Chant fuivant les Règles. §. Des Mod's en particulier. VlI. ï\. Des Invitateires C5 àti Pfeaume Venite exultemus ciens que différentes .D^î Répons brefs ou petis Répons. I. §.

De la po/ition naturelle Î5' defes propriétés: ou de l'Hypophry^ien. ('Hypoly- dien. §. àRonen.Des premier l^ fécond Modes Mixtes otl connexes. du fécond Mode. Dit feptiéme Mode ou du Mixolydiea^ . 3 I ^ • Art. . des fes différentes po/îtions. §. V. De la Pfalmodi. Du fécond Mode i3 defes différentes efpeces. 247» §.I. ^S3' ^1S' 1^6. Du De troijiéme Mode dans fa du pofitîon naturelle. Mode. III. §.II.'u Locrien. m §. De U Pfalmodie du cinquième Mode de quelque efpece quil fait. De la Tranfpojition de VEolien. II.zio» il 8. Du quatrième Mode ordinaire du quatrième Mode §. g. \\\. De la féconde efpece du Jtxiéme Mode . §. I. 179* 197» Art. 164. .De la première efpece du fécond iode appelléEypodorien.l. I. pomixolocrien. du fécond Mode ou X. De la Tranfpojition de l'Hypophrygien . II. III. 317. ou du XII. §. De fEolien ou IX. Modernes fur I73« 178. §. dn premier Mode. §. Mode^ rangé par les lapojition du Dorien . Delà Tfalmodie du quatrième Mode Akt. Ffilmodie du troiftéme Mode. De LtTrajrpoJition du Sons-Dorien. I. Mod: ou de PHypo-icnien ou Hypo-'iaflien. me Mode ou '. efpeces. Mode appelle Ionien. appelle par quel- §. ITI. De la Jfalmodie du Jtxiéme Mode. II. §. §.W. IV. IV. III. y. 244. §. De la féconde efpece du quatrième Mode . II. De la Ifilmodie Chants dti Kyrie .21. §. 244» Art.§. IV.Du c njniéme Mode ^ defes différefttes Drt Lydie fi eu 283. ^79. Art.Du troiji-'me Mode^ cnde efçece . lîî. Hyperlydien. 3îî* 33^» 34J!« §. De la Mode ^ de fes différentes première efpece du Jtxiéme Mode ou de Du ftxiéme ejpeces. . VII. II. appelle Hy281.. 2. Art. V. IV. §.. De la Traiifprjition du Sous-Eolien ouUypeeolien. IV. §. 308.. Art. 19%. VTII. 225/. Delà Tranfpo/ttiofi troijiéme Mode. I. De la féconde efpece du cinquième Mode ou du IX. . l^Hyperlocrieu De la è ^ ques-uns quatritme irrégullier ou féconde efpece du quatriè§. §.. §. III Du Sous Eolien OH Hypceolien ^ c'eji-à-dire de la fe^ .. premier en A.

ÎÎ3» Art. II. 3^9. leurs LieutenaiwCivils . T>e la Tfalmodie du feptiême Mode.ÏU. Maîtres desReijuêtes ordinaires de notre Hôtel . Nous à fait expofer qu'il défireroit imprimer & donner au Public un ouvrage qui a pour titre. Des N eûmes.dépens dom.& de le vendre . Vers de U. Roi de France de Navarre r nos amés à féaux Confeillers les Gens tenans nos Cours de Parlement. & . ni d'en faire aiicns ex'raits lous quelque preteac que ce loit d'augmentation. V. §>. changement ou autres Tans la permillion exprelTe iV par é'rir dudit Tx polant ou de ceux qui auront droit de lui à (eine de conrtfcation des . Salut. & • . Chap. huitième Mode ou de VByfo-mixolydien.na?es V intérêts . . de trois milie livre> damende contre chacun <!es contrcenans . VI. dont en tiers à Nous .{pp'ilè Grégerien . en bon papier beaux carafteres conformément à la feu^Ie imprimée attachée pour modèle lous ie contre-lcel defilites prélcntcs . Chap. 371. débiter ni contrefaire ledit Ouvrage. 400. Grand-Cofeil. De la manière de bien (hanter. 373. de Santeul.rodi ire d impreifion étrangère dans aucun lieu de norre o^éif^ nce comme auili d'imprimer . ippeN coL»s LoTTis Pere. à la Charge que ces Préfentes feront cnre?iftrées tout au long fur le Keçiftre delà Communauté des Libraires & Impnmfurs de Paris . & autres nos Jufticiers qu'il appartiendra. A ces caufes vcmlant favorablement traiter Expofant. Dm §. & .. IX. un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris •& l'autre tiers audit Fxpoiant ou i celui qui aura droit de lui de tL us . 4^** Tin de la Table. nous lui avons permis & permettons parcespréientes. I. que non l'impre^iion de'dits Ouvrages fera faite dans notre Royaume. 1 . Chap. C. %. Imprime-irs Se aurres pjrf>nnes de quelque qualité Se condition qu'elles foient d'en in-. Baillifs. & A la grâce de Dieu . PRIVIL EGE LOUIS par DU ROT. vendre faire vend e . Prévôt de Paris. correftioii . faire vendre me pendant 'e tern? de fix années confecutives à compter du jour de la date defdites Préfentes. . . S^'Û Nous plaifoit lui accorder nos Lettres de Privilé. 400.c pour ce nécefl'aire$. exemplaires contrefaits . Des hitonnations Ç^ de. Notre amé le Sieur Phi. De la Pfalmodie du huitième Mode. 179» 3 89.§. Imprimeur-Libraire à Paiis. IV. Faifons défenfes à tous^Libraires. II. Sénéchaux. De la Tranfpofition du buttiéme Mode. dans trois mois de !a date d'iceiles . Tia'té T'-^ -jricju'' "' Pratiqu' du l'iain-chant . ou faire imprimer . ailleurs .oncluJi'>n de cet Ouvrage.Cadences ou Périéléfes. .dc faire imprimer ledit Ouvrisse en un ou pluiieurs Volumes Sr autant de fois que bon lui débiter pat tout notre Royaufemb!era.

j ji Ht . A faris le 13 & Mai 1745» C. pleinement & paifiblement. nés feillers &. 20 les lifex. 17. qu'avant de rexpofer en vente not . p. l+y. Charte Normande autre permifllon'. ligne 30. 21. p. Lettres à ce contraires. ans louJrir qu il leur fo t fait aucun trouble ou emp"cliement. Ij7. 2. lifex. 4ij). Donné à Paris le dit huitième jour du mois d'Oftobre . z. Saite . lifex. la dieze 3. Par té iioi en fo» Ccujeii. /. 2. ///î'^c le dieze qui n'y ell admis.& conformera en tout aux Règlement de la Librairie. . /. tontes . liftx.& u dansceiie de notre tr'S-cher& Féal Chevalier le Sr Daguefleau Chancelier de France e tout k peine de nullité de dites Préfentes . 14. /. 72. Car tel elt notre plaif'r.& de Kotre Règne le trente quatrième. p. FAUTES A CORRIGER. /. /. bigné . JsAlNsON . la.& qu'aux copies collationnées par 1 un de nos a. /. . on n'admet point de Demi-ton mineur . 18 elîentielîcs 17. lifex. conformément aux an iens f^eglemcni confirmés far celui du %l Février 17*. 80. ancieux. /</èi eiîentiel. L% . CÀrELI EK Sjndic. anciens. 34. une dieze ^ lifex. eirentielle. un dieze. 63.ntnt à ctlui du le Manulcrit qui aura lervi de copie à l'impreifion dudit Ouvrage fera remis dans le même état Qu l'app. lans demander l'exécution d icelles tous aftes requis nonobftant clameur de Haro . 20. Avril 1725 . Commandoiis au premier notre HuilTier ou îsergent fur ce requis de faire pour nécCiTaires . /. eflentiels. p.des lihraires Imfi imenrs de Paris K. avec grilleC/ far*}he <jue l'Impétrant Te u & & : & & & & Regijlré fir le E^egifirt doM\e de la Chambre I^tyale. Uu contenu def^uclles vous mandons & enjoignons joiiir ledit Expolant de faire les ayans caufe .. Comnandeur de nos Ordres . 25. p.m. f. p. toutes. dites U ut fi nt pour le re- tour du be'quarre en Plain-chant.obation \ aura été donnée es-mains de notre très chercc féal Chevalier le fieur L'aguelfeau Chancelier de France. /.. l'an de grâce mil lept cent quarante neuf. f. qu'il en lera enluite remis deux exemplaires dans notre bibliothèque publique . compnles. Voulons que la "Opie des prélentes ^ui fera iinpriméc tout au long au commencement ou a la fin dudit Ouvrage lOit tenue pour duement figniféaux Confiée. compris . 72. PAge p. /. un dans celle de notre Chiteau duLou^re. fol. f. Secrétaires foi loit a outée comme à l'original. . Sainte. lifex. 40.

«/* Chanaan./i/ei excepte. 5. S*^?' fe. V" 1 fnn^ Guidon mettez '.. 1 E^ecepté.fus ca/^/f^ licem. T Pfeaame.e.Guidon. oA /. Itl- : i^^i.*°-'lo.. f^^^^^^' zi. /o/«N «f. j4\e'»<luierU"'l''fyl'^'''"- . . l. Pfeaume.me.''?r.tjiffi'. chantez re .« ''". faite 17*8. \: ^6^.. chantez U /•'• Intonation de dire : .t/o/.7..fur la fyUab. • Acci-pi-ens 1 Tp ws Je. i"""" "^""""l S"'' '='?.^^/'^ ciennes. i- Chanaam. î' '^^ ^ 6z'/ 1. 't Ils. ^7^^- 8cla féconde barreta première . C* nô T /. îixt .*^^ii!-Sfintîa™geL. eif^cex. /c hoc ."lH'^i>' "«"e.

UJ-i^' //Il ^ .

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