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lesdovzeclefsdep00basi

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-tî

V

ÎDOVZE CLEFS
PHILOSOPHIE
D
E

FRERE BASILE VALENTINi .Religievx delOrdrb
Saind
TraiBant de
Benoift.
^jraye
la

Meàecim

Afetalique.
Plus

TAzoth

,

ou

le

moyen de

faire

rOr cache

des Philofophcs*

TRADVCTION FRANÇOISE;

.-g^

A

i?

A RIS,

%/A^.^
Libraire

Chez PiinRE
"h—rwTwwi—
!

MoËt,

I
I

luréj proche le PontS.Mlçhel, àrimagic S. Alexis,
immÊmmmmÊmmim

M. DC, LX.

^ qMONSI £F
le

K,

CheHalierT>îgbj ^ (hance^

lier de la

Reine de U Grande

"îBretagne^

&c.

ONSIEVR,
Faute dVné
caiion
|de
,

meilleure ocie prends celle

ce Liure que ie vous dédie i pour preuue de

mes
ipe<fls

très
,

&

humbles reir que ie eonferu^
-

2

E P

I

S

T RE
vous a pieu

vil'

vif relTentiment des
il

faneurs doc

me gratiffier. le n'oferois
dire que ce petit prefent
|

foitfansla prétention

de

quelque nouuelintereft,
car noltre exercice fait eftat de joindre lesdiuerfes quai tés

de Mercure, d'aymerle Soleil, de trafiquer des Sciences
^

Se

de receuoiren donnant: en cela mefme ie ne fuis que l'agent des Dieux, c'eit à dire des Sages:
Je leur ay débité vos belles

pcnfées,&ie vous en

& pour fai- re éclorre cet œuf qu'ils le â vantent fi fort. en fuite qu'ils fouhaiteroient que les lumières ôc les chaleurs de voftre Elprit s'employalTent pour donner vnnouueau iourauxmyfteres de cet Art. Tous m'ont témoigné fatis-faâiion ont receu de voftre Traitté fur la Poudre de Sympatie . 3 rapporte l'extrême qu'ils les fcntimens. vous iîj . qui exerce depuis û longtemps la curiofité des Philofophes .E P I s T R E.

uoir en rofées ôCi Gti pluyes qui. & corn- me enuoye fes vapeurs pour lesrreçeelle luy . encore efperer que vous donnerez quelque iourau public. Vous reufsirez parfaite- . terre prefente fes offre donc ce Liure^com- me la fleurs &c fes fruiéls au Solei].^fin qu'ils en tirent leurperfeâion.6 EPISTRE.ce que vous ayez iudicieufeimcnt obferué touchant h pofîeffion des démons. la rendent plus belle l'ayfait & plus riche.

7 MONSIEVR. ment. après qu'il vous a mis au rang des Illultres . car vous luyeftes redeuable dVn droit annuel.EPISTRE. en toutes ces matières cachés au commun des ie ne croy hommes . pas qu auec iuftice vous & puifsiez refufer la conti- nuation de ces pretieufes elludes au public.&: en cette eftime d efprit qui paffe toutes les dignités delà fortune. Vous acquiter de ce deuoir refpondre aux efperances que a iiij & .

PIEP.P.« EPISTRE. . voilrc gloire . Ton a conceuês de vous. Ceft 6c ce ne peut eftre qu'vne double fatis-fa- Aion 5 Potir.E NiOËT. tr£s~ cl't'qfaniç^ tris affectionné jfruiteviv. MQNSIEF%.. Vcfirf tres-humbU .

Religieux de Tordre de SaindBenoift. très doâ:e perfonnage^ lequel a fi Tes œuures font dignes d'ecernclle mémoire. que . ans palTcz ( AV trois de Amy: Lcéleur ) que Tay fait traduire lesœuures Philofophiqucs de Frère Bafile Vaîcntin. ce temps Ce qui m'a le puis per: bien efcrit.PREFACE L y a plus LECTEVR. mefmesparVaduis des plus doâies de.

lo Treface at4 LeSieur. afin mefmies qu'elles peuffçnc feruîr à plufieurs pour les dçftourner d'vne infinité de çhofes inutiles à quoy ils s'adonnent & fe ranger fous les . qui le lica eft ils indiffoluUe par lequel icdifporcronc au dcuoîr delaraiion &c ce faifant Dieu leur fera la . vrays fentîers de la Nature . fuade de les faire veoîr. a efté la prière que m'en ont fait plufieurs perfonaes de qualîtejerquelsdefirans de contencer^ie les ay fait traduire d Aîemand (Ire &de Latin en no- langue Françoife^ôc les donner àceux de ma patrie/çachant qu'el- le cft âpre fent la la plus curieufe de toutes les autres nations de l'Euro- pe. ceft principale confidera- tîon qui m'a induit à les mettre en lumière^ croyant qu'elles feroient neceflaires au public. .

lors qu'il cognoift la que nous auons volonté de bien faire :c*eft cela qui a tant efmeu de gens dodtes à chercher lescuriofitez naturelles.&: non feulement en noftre France ^ mais afin en dluerfes contrées il y a plufieurs Autheurs qui ont bien fait des liurcs de cette fcience fient qu'encores . & qui certi- que malaifemenÉ . par laquelle ils paruiendront à ôc gloire la fa- pernelle vocation^ faifant les clio{c^ à l honneur de ce- luy qui poffede toutes chofes. la n grâce de paruenirà defiree dé- finition d'vne grâce fpeciale.T^ reface an LeBcûr. aufli & que luy qui eft autneur de la nature n agit en nous que par vnc extraordinaire infpiration qu'il nous donne par fon faînft vouloir. de faire du profit au public^ & principalement auxpauures.

cognoîftrc ^ on Hc la peut pas bien que neantmoins elle eft véritable. . qui a fait des vers en fa langue {i bien faits . que ie ne les puis oublier à vous les réciter en ce lieu.I? Préface au Lecteur. & ay veu vn liure Italien dVnc Damoifelie qui s'appelle Dona Ifabclla Cortcd.

ogni meml^ro all^ato^ Kifolue é hen Uqupra Purga ogni cofa encorg^ E E "vietto é retto firittO.Salfa ilfetor ingrato E fa. Fugitiui tien fjulla fenfa JaU ^ale: ^rafka fiojira AtTRO VERSt Vartî fta in ac^ue fura E altro a far non cura Gênera la tintura Cofa che al foco dura Adercurio firuger ^ fuoU Ogni foUato foie Lo dijjolue é fa el moU toU L'aima dd corfo il E dofo chi lo congela Iq riue la^ A Dio ..

cini âefcend des hauts lieux. Ce Phœnix tiompareilauecfatreffe hlonde. .14 Q. des ^e Phœhusnous enuoysde la race Dieux Comparant trif l'en ^n. Pourlen)eoificy Us 'viciorieux dm monde.VA TRAIN.

LA FIGVRE fuiuante du Phœnîx. Vuis encore toufioms elle fe multiplie. V. îoulfre Û* Mer^^ U mit aùfouuoîr de tome U Haturey le Qui ntusfait rêoir au ioni cure. Tant que continuant de tour en tour Uaturcy fait agir fous le Ciel le Sel^Soulfre^Cr Meriure» inu Vlus tout fe continué d*yre ^rand fermeté^ Tlu^ tout ce ^uifefdiB efifolide arreftèy Et par indiuidus fe diffoft ^t^ature^ Var le [quels fe refait le SelySoulfre^O" Mercnre. Var eux tout lepouuoirfe met en euidence^ Uefire qui s* en enfuit d*yne mefme prudence. IL Ce pourfris effamftiny& cette maffe rortde^ hes Elemens ytiis &" tout ce ifti'efl au mondes lues Germes quîyfontt ce qui eft en "Nature» Us rtaifentpar le Sel^ le Soulfre le Mercurel & III. . faifant ^wVw élterant la terre /oit remplie D'humeur y que tous les an^ er.STANCES SVR.it i& ce qui Ipy enferre^ Sf /. la riche Nature^ Veffïitje rtcompofe en SHiSottlfre > cr Mercure^ P. M. ' L DJ(U il qui tout cewpofa ^u plus fur de U terres Qt4Arjcl cethaosfutfa.

.

Amy Ledeiir en . ô^dcfireux de rechercher les fecrcts de la Nature . À^ANT-PR N le OPOS. % ^-^ Cf A** faneur de ceux qui font curieux de fcience. préface la ma (dû /^Ay^^-<- traide de gênera. Benoijl. Compofè far F* B afile Valent in y de l'ordre de S.PREMIER LIVRE DE LA C L A VI C VL E DE LA Pierre pretieufe des anciens Philofophes. & A enfei- .JL^13Lxi ou fi-rx don des Planettes) J^r^o^*^^ Ct/t me fuis oblige.

) ce que ie ( fi tu es defireux plaift de fcîence car il ne me point à parler en vain. les fophiftications fallacicu- mais que iemonftre. & de quelle matière nos ancellres ont premiè- rement tiré triangulaire . puis préparé la pierre donnée par la libéralité du fouuerain Dieu y ( de laquelle ils fe font feruis pour entretenir leur fanté durant le cours de cette vie mortelle. la fource de tous biens Sois attentif. & que ie ne t'enuelope point y : ) dans fés . que de me feruir à cet effecft de paroles friuolcs^ vcu . ( gner félon le moyen que Dieu m'en a donné) d'où. depuis comme a : Ton vn bout iufques l'autre. & telle n'eft pas mon intention . dit. & eonfidere diligemment vay dire. & pour faulpoudrcr corne de fel celefte les malheurs de ce mode Or afin que ie tienne ma promelTe.18 Avant -PROPOS.

î^ de rien 1 ou de qu'elles ne ferucnt bien peu pour apprendre bien au i Livre L contraire . Or il faut fçauoir qu'encorcs que beaucoup fe facent accroire de pouuoîr conftruire cette Pierre.& fur tout à ceux iqui Tayment grandement.noiffance de l'opération qu*à fore peu^& à ceux là principalement qui haïfTcnc le menfonge . fondées fut & des expériences tres-certaînes. fort peu neantmoins en viennent à bout ^ car Dieu n'en a communiqué la con.&iuydc'mandent auec grande înftance Se prières ce précieux don* C'eftpourquoy iet*aduertîs.litu u |veux chercher noftre Pierrc^de fui-' Aij . c'eft tout mon but que de môftrer en peu de mots des chofes qui foiét appuyées & fondées fur de bons fondemens . embraffeni: du tout la vérité . & qui s'adonnenc jaux Arts& fciences.

tupuifles enfin iouyr . quefi après auoir acquis ce don diuin . . trîtîon &c confeffion & que tu te en con- cîeliberes de perfeuerer toufiours la vertu^afin que ton cœur foit forme en tout bien^ & ton efprit efclaîré de la lumière de vérité outre : en toymefmc. tu es efleué en honneur . mon Dieu confeil^ en premier lîeu^ qu'il fauorife tes œuures : & fi tu fens ta confcience chargée .xo urc prie Av ANT-PRO:^OS. &c te- Icuer de tes riche (Tes les accablez de que plus aifément tu aycs labenedidîonde Dieu^ & que tafoy eftantconfirmée par les bonafin nes ceuurcs.refaire & rcftaurer de ta libéralité ceux qui font cela délibère rompus ÔclafTez de malheurs mifere . de péchez charger ie te confellle de la def- & nettoyer par vraye eon-] . de tendre la It^ main aux panures embourbez dans le limon de la pauureté.

En outre/oîs diligent à la recherche des chofes qui s'accordent auee la raifon . pour le qui certain ont eu la Pierre delis-les uant nous .ahn de n oublier les principes . mais vifeconftammentaubut^auquel ticiens. & qu vn efprit . Dieu ce font ceux-là qui font eau fes que ie l'ay euë. fois point ne rent & s'accordent tous les fages.lîs4es plus dVne fois. Outre pius>ncmefprifc pas ures des ancipns Philofophes leslî. ôc que la lumière de la vérité ncfoitefteinte.Livre I. & auec les liures des an- muable. fouuiens toy mobile n'a point depiedftable & quvn Architede de légère peine peut baftir grand vn édifice fcrm^ tefte à & permanent* . mais car après entièrement. que tes foftdemens ne tombent . t\ de la béatitude éternelle.

latefte . comme Ton dit. cfquelles la toute puIlTante nature ne la peut mettre. De plus. car il faut que tu fçaches que eftoît fi noftre lunaire de mefme nature que les au- tres plantes^ elle feruiroît auffi bien que les autres de matière propre au 5 feu pourbrufler roit autre chofe &c ne remporte- mort ^ Biorcc:&bièn que nos deuanciers de luy que le fe^ ou. ne prenant point noftre pierre. tous fes efforts & embufchesj ifîc la tire point de telles matières.%% ÂV ÂNT -PROPOS. bien qu'il apparoifTe en elle ie ne fçay quoy de vegetable . fon eftre& fanaiirance de chofes combuftibîes ( veu qu'elle combat mefmc contre le feu^& foufticnt^fans eftre aucunement offencee . > Par exemple qu'elle eft fi quelquVn difoît de nature vegetable y ce qui neantmoins n eft pas poffible.

fçache que pas peut eftendre fon efpece ôc engendrer fon femb] able. Bref.Livre Pierre vegetable . de laquelle la' nature Ta premièrement produite. le s'il moyen de chofes fcmblables Se dVne mefme nature ^ voyia pourque tu met- qu<^y îe ne veux point tes peine à chercher noftre Pierre ny d'autre cofté que dans lafemence de fa propre nature . cela furpafTcra la portée de ton efprît^car ils Tont feulement appellee vegetable croîft. pource qu'elle & fe multiplie comme vnc vn animal ne ne le fait par . Tire de là aufli vne confcquence certaine. chofe veo. . qu'il ne te faut aucunement choifir à cet effet vne na autre part. ïure aniniale ^ car comme la chair &c .ctable. moy . I. 25 ^yent efcrîpt bien amplement de la toutesfoîs fîtu nés croy plus clair voyant que Llncee.

& telle eft la vérité vrayement pu- bliée fans aucune ambiguité & frauque de^car le mary & la femme n'eftoiéc .ell: compofee de deux chofes. qu'ils ont Et tout ainfi &c vne vertu çonferuatiue prppagaciue de leur efpece y tout dç .née &ç inférée ai'vne«5cà Faurre . pris par les anciens Philo fophes pour vn mefme corps non pas a çaufe defes accidens externes qu ils euiTent . efquelles eft la & d'vne^ troifiefme cachée. h fang ont efte donnez par le Créateur de toutes chofes aux feuls ani- piaux du fcul fang a eux feul paiticulier ^ eux feuls font nays & y aufli . Mais noftre faite &c Pierre que i ay eue par fucceffion des anciens Philorophes. dés leur premiers naiflance. naliîent tous les iours. mais à caufe de leur amour y réciproque & la vertu vniforme prpdudtiue de leur femblable.14 AVAN T-PROPOS.

de la auec les autres fophî- aueuglcz en cet eridroicl en . & enfin n'en pouuoir ia- mais reuenîr. 25 eft matière de laquelle produit noltre Pierre/e peut mul- & eltendre par la vertu femifi naire qu'elle a :C*cft pourquoy es tu vray amateur de noftre fcience^ tu ne feras pas peu d'eftime de ce que ic te viens de dire. Or comprends en peu de paroles com- .Livre inefme tiplier la î. afin que îe renleîgne d*oii cette feméce. ordonnée du Créateur à la génération feulement des Métaux . alors tu içauras qu'elle ne ïi'extraidt que de racine metalique. &c cette matière eil: puiféc/onge en toy mefme la à quelle fin &vrage tu veux faire Pierre . mon amy. & tu le con- fidereras attentiuement^ de peur te laîfler tirer ftes . Or. foffe d'ignorance te précipiter cri ce gouffre.

lors quel'elprit du Seigneur cftoit porté fur les eaux j & que toutes chofes eftoient les enueloppées dans pui{rant& Eternel fans fin . car telles matières doiuçnt cftre pluftcft confirmées par lafoy & par la création iainde Efcriture.alors Dieu tout . En cette Dieu donna & comme verfa à cha- . nu 1er inuîfible .zè Avant -PRopoSo ment cela fcfaid. conimenccmét dés rEternité^^ la fageffe ^ duquel eft dés le commencement & par Ces confeils infcrutables &c prouldens. obfcuritez te- nebreufes du Chaos. quel que . le Ciel & la ternom & tout ce qui eft en iceux contevifible &:. tu leur baille ouleur puiflebail^ Car Dieu fit toutes chofes de nen:Or comment fut faîte cette efmerueillable création i'eftîme que > ce n'eft icy le lieu de s'en enquefter.crea de rien rV . Au commencement.

ce qui ne fe peut pas faire mais doit clîre referuée au fcul Créateur de toutes chofes. î^and à la verm femînalc des . afin que par vertu feminalle elles fc pcuf- fent garentir de mort . . &c que les hommes Jes animaux les les plantes &c métaux.. 47 elles gue nature . eftâs I. tuellement conferuez Se perpéne fut pas donnée à l'homme telle vertu ^ que de pouuoir à fon plaifir. comme cftant la plus noble créature . autrement la création feroit poiGTiblc à l'homme . . de peur qu à chacune fafemence celle . peuffent élire . contre la volonté de Dîeu^ faire de nouuelles fe- mences^mais feulement luy fut per-mis de pouuoir eftendre & multiplier fon efpece:Et la puiffance Dieu fe referua de faire de nouuelles fc- mences. ne pe- fubiedtes à corruption.Livre rilTenC.

l'on regift & gouuerne iufques à ce qu'ils ayent produit vne ame qui aye moyenne na| ture entre les deux. : $c vn efprit învn corps vifices trois Quand principes font ioînts enfemblç paç . comprehenfiWe ble &c corporel . l'Air. & femelle enfemble le principe le eft fa . Sctel. cotinuellemenr appliqué. &c la Terre. première produdion pat laquelle elle peut donner aflez fufEfant tefmoignage de fa race trois fe font les : De ces elemens . veux qu'aînfî tukconPremièrement Tinfluence ie celefte par la volonté les & comman& pro- dement de DieUjdefcend d^enhaut. : Métaux. lefquels moyennant Tayde du feu. à fçauoîr. l'Eau.^8 noiffes Avant-propos. auçc vertus prietez des Aftres> d*icellcs mellées il fe forme : comme vn tiers cntre-terreftre Ainfi eft faiâ: de noftre femence.

curîalUy la Sulfureufe j & la Saline^ que Hermès uant moy dés le . onrappellé y eftans mis proportionnément ^ Ton coagule . le prix de ce noble Art .Livre I. félon les dîlefquels ^^ uerfes opérations de nature . & la difpofitiondelafemence née de Dieu à cet chercher la . & le corps . ôc tous les autres de- ne pouuant rien par delà commencement du Magifteles trois principes. — . ordon- effccl.& efpere de remporter par vn combat defiré . qu'il me croye . atteftant le SouuerainDieudc cette vérité. que la part où fe trouuent l'Ame MetalU que TEfprit Metalique . ils font par continuation de temps 3 & par le moyen du feu deuëment applique . vnelubftance fenfîble fçauoir ell la Merj . tp vrayevnion. s re . Quiconque donc fe propofe de fource de cette falubre fontaine.

ras îamaîs efté efleué de ou tu ne feras pas enfant de fcience ou bien Dieu t'eftimera indigne &c incapable die telle dofagefife . . ctrine. le Soulfrey& le Sel Metaliaue y lefquels necelTai- reinent ne fçauroient faire qu'vri corps parfald Metalique. tres animaux terreftres compofeï: de chair &c de fangXoht douez d A. le te dits donc en peu de mots de tirer qu'il te feraimpolTible au- cun profit oufœlicité des ^matières metalîquesjd tu naifembles exacte- ment en vnc forme metalique ces trois principes Auec cela il faut que tufçaches que non feulement l'home mais mefmes aufli tous les au? . ou tu n'au« dans l'efcolle .o Avant-propos Mecalique^s'y trouuent auffi infaiî- VibXcmtntyï Argent a}if. Si tu qu'il te ne veux pas entendre ce faut apprendre .

-qui eft à : dif. . ( .51 itic&d'efprkvital. qu'ils font dcf^ I. elle vittoufiours^ & en fin telle fa- retourne habiter auec fie &c clarifié le :. s'illuminentrvnTautre dVne certaiclaîrtéceleftej &c s'embraffentdc tellcforte que iamaispuis après ils ne lynde l'autre. Ion n'en fçauroit rien tirer de bon . TEfprit ne & le Corps. Livre pourueuz neantmoins d'entende- l'homme feul particulier C'eft pourquoy quand ils ne font plus en vie .» d'autant que bien peuuéteftredef-vnis . corps puri- par le feu de çon que TAme. Voyla pourquoy l'homme doit cftre à caufe de fon ame eftime créature fixC.jondlion d'auec le corps^ de reeft tourner à fon Créateur d'où elle venuii. tout eftant mort en eux. Mais quand TÂmc de l'homme eft contrainte par la mort & par h ment.

Avant-propos* il qu femble mourir) il viura perpc.par laquelle (deuât que paffer comme par certains dcgrez ordonez de Dieu j il doit après auoir quitte cette vie mortelle . A la vérité fi TeCprit peut habiter TAmc &: le corps . Icvray médiateur ôcvnique fils de Dieu. vi- ure plus noblement^ &c d\ne vie immortelle : Ce que n fixe ^ eftant ainfî efti- Acs autres animauxj'on les doit mer créatures non mort ils car après la n'ont aucune efperance de refufciter & reuiure . bien qu'ils foicnt en paix . pource qu'ils fontdefpourucus d'Ame raifonnablc. il ne s'enfuit pas neantmoinsqu ilsfoicntliezenfembîe . pour laquelle a enduré &rcf- pandu fon précieux fang. & ne foient en rien difcordans Tvnde l'autre^ . tuellemenc la mor^ de Ihomme à caufcde cela^neft autre chofe qu'v- ne clarification.32.

&n y à cfperance de la recouurer dt aucune . mais les defcouurir aux amateurs de noftre fciencèjPoi- donc diligemment mes paroles. Tvn eftant . noble S>c incomprehcnfi- ble. voyla pourquoy vnc chofé fans Ame eft grandement împarfàidé .LI r autre ^ car ils I. & voicy vn grand fccret & que doit ncccf. s'eft départie a plus & eft du tout efteinte ny vieencétendroidl. & apprends que les cfprits qui font cachez dans les métaux différent beaucoup IVn de l'autre . VRE ^3 ont encorcs befoing d Vil lien plus fort . qui les puifle tous . à fçauoir de l'A* me pure mement îiemis : . fairement fçauoir le fagc qui cher- che noftre Pierre j ma corifcicncê m'a obligé à ne paflcr foubs filencè vn tel myfteré fe '. deux lier ferde tous dan- les garantîiTe gers^ ôc deffende contre tous les en- Car où l Ame .

PROPOS. monftrc aflez combien elle ell fixe > veu que ne luy peut rien ©fter le rauiffant Saturne ou diminuer. plus volatil^ Tautrc plus fixe. La lafciue Venus eft bien colorée.laquelle à caufe de fon . Sctout fon corps n eft prefque qu^ y teinture & couleur sébbble à celle qu aie Soleil. la mef- mc différence fe trouue en leur Ame ôc en leur corps. donc quieftcompoîédetelsefprîcs vrayemenc fixes ( ce qui eft donne de particulier au feul Soleil a vnc ) grande force fa puiflance & vertu^par laquelle combat mefme contre le feu & par . Tout metail . La Lune a en foy vn Mercure te y par lequel elle fouftient plus îonguement la violence du feu que les autres métaux imparfàitts y & la victoire qu elle remporte .34 kwK^r . il furmontc tous fes enfi- nemis.

tire grandement fur 1© rouge mais d'aucant que fon corps eft lépreux & malade . iolidc Mars vn corps dur. robufte . car fon corps eft fi dur. la teinture fixe n y peut pas faire fa demeure. Le Sel fixe . necefTairc- ment la teinture doit fuiure . & & refuge. car iceluy periffant l'Ame ne peut pas demeurer. n'apparoîffant laiffé fomme par le ne luy eltant aucun fiege . fournît au guerrier fort. qu'à grand peine peut on ii le bleflcr fa force " : Mais i.Livre . laquelle au contraire accom- pagnée demeure tout auéc vn corpg fixe. C'eftpour- quoyil eft grandement diflScile dé furmonter ce valeureux Capitaine. quelqu vn msflé & durecl B . . ^ d'où prôuient fa magnani- mité & grand courage. mais le corps s'enuolant. L a abondance . fon domicile eftant confeu.

ceur corrigée par Il le Sel de Mars. & les accorder moyen fpiritucljil pourra fai5 non point tant mal à propos vnô douce harmonie par le moyen de laquelle le pauure homme s*eftanc fcruy à cet effet de quelques clefs de nollre Art . monté au parucnu . car & humide de la Lune peut eftre efchaufféc & defleîchée par le fang chaud & coierîque de Venus & la grande noirîa nature phlegmatique . haut de cette efchclle iuîques a la fin & de Tœuure pourra pariiculieremcnt gaigner favie. conftance de la .fi ru reMercure Je Soûl- ctifies telleméc le . après auoir . Lune & la beauté de Venus par vn re . ne faut pas que tu cherches cette fcmence dedans les clemens .3^ auec la Av ANt^PROPOS. & tu robtîcndras. car clic n'eft pas fi efloîgnée de nous^ mais la nature nous Ta mife bien plus prés.

fans doubte tu as auec Tefpoufe .& cncores que par cha» iij . qu'vne mefme . qui prend fon &ç origine de trois de deux d vne. .frc Se le Sel ( i*çnrends des Philofo- phes j que l'Ame refpric . toutes lefquelles chofes jours à mefmepoînd:^ ftanc comme n'c. & le corps ioientfibienvnis qu'ils nefepuiffenc iamais quittcr^alors ferafaidllc vray lien d'amour. & fera baftie la : maifon de gloire & d'honneur Et fçachçs que t:out cecy n eft rien autre chofe que la clef de la vraye Philofophic y femblable aux proprietcz celetles . ôcTeau fciche CQniointc rcuiennenc tou- auec vne fubftance tcrrcftre . afin qu'ils foîent nourris de leur chair & fang propres^ B & foient multipliez par leur femence à l'infiny . iuf- Si tu frappes ce bue & paruiens ques le accomply magifteretîoints par après lepoux là .

moyen de quelle iayfaid^aucc Tayde de Dieu la pierre occulte ^ confidere là dili- gemment .^S rite îe ÂV ANT -PROPOS. voulufTe bien t'en dire daiian? tage de peur ncantmoins de pafler les bornes que Dieu m*a limitées. ne fois condarnné auec lesmcfchans^ aux . & Mon amy. il ces chofes font fi obfcures que tu n'y puifTc rien comla- prendre. puis trauaille félon que ic t'ay înîlruicfcj à la vérité elle eft vn peu obicure y mais aureftc fort exade. prcns bien garde aux douze Clefs5& les lis plus dVne fois. I . ny plus amplement^craîgnant que Ton abu- que iefoisTautheurSc caufc de tant de fe des grands j dons de Dieu & iTîefchancetez quîfc commcttroiéc d'encourre Tire dîuîne peines éternelles. ic t'cnféigneray encores par le ma pratique. le n en parleray pas dauantage.

puis Mercure deuint (i orgueilleux êc fuperbe . • & le dilToults comme enfeigne U nature aux amateurs de fciencc^ le réduits & en fes premiers principes. de laquelle noftrc & (a femme font produits fçauoir eft vn fubtil & pénétrant efprit. &: fe fît d'eux deux vne huillc incobuftible . B iiij . L'on mena cette eau au Dieu Mercure fon père. romme le Médecin a de couftumc de faire difTedtio d vn corps humain pour connoiftre fes parties intérieures. & tu trouueras vne femence qui çft le commencement . pour eftre examinée. quels eftans vnis ne font qu'vne li^ queur & eauëMercurialle. qu il ne fé . & la voulut efpoufer & de fait Tefpoufa.vne ame delicate.i/lVRB ï. le milieu &c lafinderoeuure.nette & pure. . Se vn Sel & baufme des Ailles lefor . 35 Prcns de bon or^mcts le en pièces.

déclara la guerre à Mars^ incontînéc & Mars ayant: affemble fa compagnie de cheuaux legers^fit prendre Mercure.^b ayant Avant -PROPOS. viiefme. îufcju'à ce qull fuft derechef deliurc par le Sexe féminin.fon aduîs. Moy Saturne Je plus haut des Pla-' îiettçs.- qui çitoît de faire dorefnauant. auffi toft Tout que le bruit fut fceu par le pays . turne aueç vne grauité nomparçille commença en cette façon a dire le prcmîer.>n)aîs içtte Tes aifles d*Aîgle. s'afïembjcrcnt les autres Planettes & çonrultercnt de ce alors Sa.il reconnut plus pour foy deuorafa queuç glilïante d'vn dragon. cpnfefTe &c protefte deuanc you$ que ic {ui$ le moindre de tou- . afin que tout fu(l gouuerne aucc prudece & niaturité de cpnfeil . le mit prifonnicr > & conftitua y ulçan pour Geollîcr de la prifon.

& m'enuoilant l'emporte tout le ne rejette la faute de cette ce que ie trouue de femblable à moy : mienne calamité fur autre que fur Mercure > qui par fa négligence & peu de fQing.de couleur noire^fubjet à toutes les aduerfitez dç ce mlferable inonderCeft moy toutesfois qui ef- prouue toutes vos forces / pourcç que ie ne fçauroîs demeurer en vnç place. Apres Saturne 3 fc vînt à leucr luJ>ît.dc prendre fur luy vengeance de cette mienne mifere> & pource qu'il cft defia en prifon^ que vous le rnettiez à mort .m'a caufe tous ces malîîeurs C'elt pourquoy ie vous pric^ : & coniure toutes. &c le laîfliez tellemét corrompre & pourrir .er tout chenu SccajSc de vieillefr . qu il ne luy refte aucune goutte de fang.tes y aynnc vn corps foiblc & corru- ptibîe.

pagnon Saturne & voulut que tous ceux qui ne trouucroicnt pas bonne cette opinion fuflent profcrîpts &c cxilez>&: ainfi finit fon difcours. les os de : commanderoîc. après qu'il feroit mort Vulcan luy obéît încontinent comme exécuteur de îufticc .4^ Avant -proposa fait la fejequel ayant lon tite rcuerencc . & cftcndu fon fccptre^falua chacun lefa qualité y 5c ayant faîâ: vne pe- prcface^louaVaduis de fon com. delaprifon pour exécuter > la fentence prononcée & réduire en Mercure . Par après s'aduança Mars aucc vue efpee nue diuerfifiee d'admira- bles couleurs ( vous culïiez dit qu elle eftoit entrclaffée comme de 3 mi- roirs iectans feu ôc flamme à caufc des rayons efpars dlcelle &c la ) çà&là fortante? donna à Vulcan Geoly lier . preft à faire ce qu on Inj poudre . .

ï.Livre quis de fon deuoir . & aptes Tauoirles afliftans . ôcvcftuc d'vnhabitàfemmej long 5 de couleur grife & argentine . & ce qui luy auoit eftc . cilTu&cntrelafie 4e beaucoup d cau'és . auoit à faire . auec vne voix tremblante Sccntrecouppee de beaucoup de fanglots . pria înftamment que Ton deliuraft le Soleil fon mary emprifonné par la fraude & tromperie de Mercure. confiderée de plus près rent tous que c'eftoit la ils connu- Lune y Ycù fouf- poufe du Soleil leurs pieds . ja condamne à mort parle iugementdes autres planettes: Mais Vulcan fçachant bien ce qu'il . laquelle feietta à & après plufieurs pirs accompagnez de larmes. qu'il faudroit autrement qu*il perift auec Mercure . . 4-s Or après que Vulcan Ton fe fuft ac- vcit venir comme vne belle femme blanche.

extrêmement belle de vifage .boucha roreîlle à fcs priercs. & il îcuft rcflpuucnir qu'il deuoiteftrc rachepté ôcdeliuré parle Sexe féminin. & en fortit vn grand & vne infinité de . qui à caufc de l'admirable diueriité de couleurs qu'elles auoiét^apportolent vnmer- ucilleux contentement aux hom- mes : Elle pria en langue Caldaïquc Vulcan. ordonne. qu'il deliuraft le Soleil. & ne cefTa d'exécuter la fcntence {ur Tes pauurcs crîminels^iufques à ce que vint Venus vclluë dVnc robbe bien rouge ^ doublée de vert. vnc contenance & façon de faire du tout agréable ..4^ Avant-propos. auec vnevoîx douce & courtoife. portant vn bouquet de fleurs odoriférantes . mais tout cela pourneant^car auoit les oreilles bouchéeso Comme ils parloient enfemble. le Ciel s'cutirit / anim^ suec .

& cria àliaute voix lesremmes m'ont engendre. iufques à ce que Tonveit venir vn vieillard. ce myftcre. Se en ont rempljr petits. viuray de leur fang ayant diâ: cela à haute voix. pour auoir plus par- faire connoiflance de ce maïs ne s'accordant point enfcmblc^ils fe trauailloient pour néant . Tout cecy s'cftant pafle de la façon. accopagne de tous fesperîts.&celafe fit par tant de fois que tout le monde en fut remply. L IVRE L le monde y . Se leur amc eft vnîe auec aulTi ie moy c'eft pourquoy . lequel tua .& à gueulIc ouucrtc deuora la noble Venus qui priokpour luy . les femmes ont femc & cfpars par tout ma femencc . plufieurs doues gens du pays s'affemblerent & fc mirent cnfem^ ble à chercher le ftre moyen de connoifait . il fc retire.^/ Vulcan. qui augit la barbe & cheueux aufïi .

& ènuoyé fuldî- du Ciel pour îe parabole leur déclarer & explila quer par difcours phvfique & énigme . s'en fenroit . il ceinture parloir par çlloît dVnc vn fingulier efprit qui en luy. > Ayant donc obtenu filence . & Tefcouter patiemment.fes paroles penetroîcnc tout fon corps^ & de telle façon que fon Ame .4^ AvAKT-î>RO?OS. blancs que neige il cftôit veftti d'efcarlatte depuis les pieds iufque^ àlatefte/auec vne couronne d'or. il les admo- neftoit de prefter les oreil les ouuerîcs .. . cet homme les s'efleuoit vn peu plus haut que pourcé qu'il eftoit autre Se faifoit faire filence aux aflîltls.& marchant nuds pieds. îï commença aînd {on difcours Efusiiie coy peupU mortel. fentrelaffce de pierres preciéufes de grand valeur. En outre il cftoit ceint de toute gloire &c bon--heur. èc regar* .

pour chercher gefle: clarté . Vn oyfcau Méridional vîfte & léger arrache le cœur du corps d'vn grand animal d'Orient. 1. . Tayanr arrache le deuore.Livre èit la lumière . il leue par la bonté des eftoilles la deux Dieux aux hommes . & les grands Dieux m'ont reuelé cecy en dormât? o qu'heureux eft celuy qui a les yeux efclaîrez pour voir la lumière qui luy cftoit cachée auparauant s'cft . âla befte Orientale fa peau de & que derechef fcs âiflcs difparoifient & qu'ils entrent dans la grand . baille aufli des alfles à l'animal d'Orient afin femblables ^ car il faut qu ils foienc que l'onoftê Lyon. & profonde faregarde les & marche à leur vraye pource que l'on y trouue la fagefTé. ^^ bres les & de peur que les ténèobfcurkez ne te trompent^ Dieux du bon heur .

. corporel incorporel & faiârs dedclTus. bien que ie meure & fois enterré îc prens ncantmoîns vie &c naiffance parVulcan. faléc . derechef. ayant pareillebcaute alors iette fcs cfprîts remuans dans vn puits bien creux ouTeau ne tariffe iamais^ afin qu ils luy foicnt rendus femblables. Faids que ce qui deflous^quc le eft deflfus foît le vifible foit inuifible. L^Hongrie m'a premièrement engendré . c'eftpourquoy THongric cft monpays^&la terre qui contient toutes chofes eft ma mere:Les alTiftans ayans entendu cela. fa naif- &: en a efté composée. mer & en forteni: . il com^ mença cncores à parler. leur comme mère qui y eft cachée. le Ciel ôclesAftres me nourrîffent.4^3 AvA»T-pROî»OS. la terre m*alai6tc : Et . & pris fance des trois. rechef que ce qui eft deffous foit .

Livre deflus 1 . Dieufeul toutesfoii èrtfounerain^St afeul commande- inent fur les chofes éternelles.^ rinuifiblc & incorporel corporel? & de cela dé- pend entièrement toute la pcrfcélion de TArt où ncantmoins habite la mort & la vie . Orccluy qui fera curieux de fçanoir ce que c'éft que toutes chofes dans toutes chofes . en haut Se vole par delTus toutes les montagnes îùfquès au firmament. la génération & corruption c'cft vne bouUc ronde où (c tourne Tinconftante roue de fortune & apporte aux hommes' . diuins toute fagcfle l'on rappelle & b6nhèur> de fon propre noiri toutes chofes. alors qu'il luy couppeles aif- ks à force de feu^afin qu'elle tombe C . qu'il face àla terre de grades aifles^&larenco- gne te & prcfTe tellement quelle mon. L rendu vîfibic . . . 4.

vous auev: appris &c coUige de cette mienne harangue > . 50 dans la mer rouge & s*y n'oye. puis faee calmer la mer . ôc delTeiche Tes eauës par feu & par air. & vifire tout ce qui eft alentour de luy & en tout le &c cherche . afin que la il terre renaiffe. cju*il & s*il ne peut regarde dans fon pro- pre {em. monde/il trouueratouc dans tout ce ce qui n elt rien autre chofc quVne vertu ftipiique & allringente des métaux & minéraux . V€u que toutes chofes font comprîfes en toutes chofes. Ayant aeheué ce difcours . trouuer^. prouenans du Sel & du SouUre.&enveritë aura tout le dans toutes chofes . . me^ amis ( dît-il )ie croy qu enatrendât aînfi lafagefle . &c deux fois née du Mercure le te iure que îe ne : fçaurois te déclarer plus amplemient toutes chofes dans toutes chofes.AVAKT-PRO^OS.

il difparut de leurs yeux Se s*enuolla en l'air. pour grâce & fagefle long-temps quM m'adc fa libéralité donnée. Ainfi foit-il. . conferuant la ôc par régénération les reduidl èc tonuertit en j vne nature du tout aufli accomplie mais fante des hommes ^^les faiél vîuré longuement &par fa celeftc ver: tu m*a conduid: à telle vieillelTe ' que m'ennuyanr de viurc (i longue- ment ie voudrois def.&par quel moyen faire la Pierre precîcufc : des anciens Philorophes rioftre Pierre Or cette neguaritpasfeulemét les Métaux lépreux & imparfaits. ADieu \ enfoitlaloiiano. I Ayant dit cela. Thon- iieur. aux liecles des fiecles qu'ilyafi: .ja quitce'r lé monde. la vertu la gloire la . Ces chofes cftanc paffées de la façon /chacurï .e .Livre vous deuez L /i Se quelle maticre.

& banda tout chacun fon cfprît . . d où il cftoît venu . & cpcra félon la fagelTc que Dieu \ay s'en retourna auoit donnée. pin de l^Juam-frofos & fremier Liun.Sz Avant -PROPOS.

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.CLEF-I.

car leur lè- pre & impureté non feulement ne eft peut rien produire de bon. mon amy noftrc œuure. Toute marchandife de marchand .LIVRE SECOND CONTENANT LA i^REMIERE CLEF DE l'œuurc des Philofophcs. CHAPITRE De matière. L la préparation de la première Caches que tous corps immondes & lépreux ne font propres a . . mais auffî cmpefchc que ce qui propre puifle produire.

Que la couronne du Roy ?^ef-pur . ce qui eft parfaicl fe exercer des operationsparfai6tes. ellecltréduëinutile^poureft gaftee . mais falfifiée. tout aulTi. afin quen noftre puif- génération. Comme le Médecin purge le dedans du corps&nectoye de toutes les ordures . cç qu'elle &n ellantpas ne peuc femblable à la naturelle.jf-f Lesdovze Clefs minières eft vendue chaculors qu'elle eft tirée des ne à fon prix. pource quelemeflange des chofcs eftrangeseftlaleprcSc la .deftruâ:ion de nos métaux. car les iages demandée vn corps net^ point fouillé ny contaminé par la prefence d'vn corps impur . par les médicaments. foit d'or ôc q^ue Ton luy ioigne h . elle faire les opérations deues. demefme eftre purgez & noscojps doiuenc nettoyez de toutes leurs impuritez.

letceluy le corps du Roy ^ afin qu'il s'en fouUe . & noftrc matière parée &c prefte à ure.// ehaftc erpoufe. lubjet àcaufe de recimologie de Ton nom au guer- Mars^mais de race tenant de Sa^ turne. pré^ vnloupaf- Livre IL ùmé rier Se raiûffant . car ron . comme eftant fon fils. après qu'il l'aura mangé iettes le dans vn grand feu pour y eftre du tout confommé .Sidonc tuveux opérer en nos matières. èc le fera pré- Loup ne pourra plus rien confumer du Roy. L'on le trouue dans les vallées & montagnes toufiours mourant de fin. &c le Roy fera deliure* Apres que tu auras fait cela trois fois ^ le ra du tout furmonté le Lyon auLoup. commencer n'eft Vein- Et apprends que ce que par lauç èq ce chemin là que l*on peut opérer ms naatierçs pures .

fçruirade grand remède aux Epîleptiquçs ôc . autres détenus de griefue maladie &dix lépreux le fuiurotvoulant boire de fon fang y & tous ceux qui qu'ils font malades . prit forrific/esyeux reluyrontôc ef- & fera fa force intérieure bien grande &de que grand profit &c vous voudrez. quelque mal ayent. le Tang de lyn & de Qiiand ef- donc le Lyon fe fera foullë & fon daireront comme le Soleil <. . çfté ytilîté à tout ce & après qu'il aura deuëment préparé . aâSnite & comme parentage entre l'autre . fe plairont grandement en fon efprît Bref tous ceux quibeu: rot de cette fontaine decoulate d or feront rendus ioyeux de coips ôc . ucîUeuiemcnt en la teinture du Loup poupcc qu'il y a vne grande . f)urgc le Lyon du fang du loup &: anaturedu Lyon fe dcledle mer.jfg LES DOVZte CLEFS.

dies & introduire en leur place fanté. de fonfâo. dirporition de tous leurs & entière membres. prens garde diligément à ce que la fontaine de vie foit tres- pure^&nefcmeflequ'elqu autre eau çftrangerc aucc icellc. tant au dedans qu'au dehors^pourcç quelle conforte les les nerfs. que fte & Ton Toque Ion Taue diligemment toute force corrofiue^car nulle acri- înpnie & corrofion neft propre à . Mon anay. de peur qu*il ne s'engendre vn monftre. diiToudre les matières. & que le falutaîre poifTonne fe change cnvc- nimeux poifon . contorcemenc decœur.y R E 1 1. S7 d'erprît/iouy ront d vnc fante parfai1 L ile. & (iTon a adîouftc quelque eau forte & corofiuc pour . &ouure la conduits pour chaffer les mala. fentiront vn reftabUffemcnc de reftauratiô leurs forces . .

&c du tout rendue exempte de corroiion. ilfaicbf^ i jiidcareeala iepriefne. cela faid' le tronc produit vn rameau . ^ . poifon par le poifon il faut neatmoins que noftre fontaine en foit totalement purgée . L'on couppe tout arbre qui n'apporte pas de bon&: odorifcrâte fruic &: on ente fur le tronc vne meilleu- re greffe. pourec qu'elle pcnecre. par fix vil- Le Souuerain^ vov.ige les ceieites.& envne cheuille le gendre bien dauatage de maladies^ &: combien que Ton puiiTe pouffer vne chcuille par il .mais auec deftru(Stion & corruption du fubiet./8 LES DO VZE CLEFS. donner la fuitte aux maladies. & de ià fe fait vn arbre lru£tifîac/elon le dcfir du iardinier. pource que fon paUis Royal y c'a orné &c cin!-'''^ ^^-r dq balViments dorez. de mefme nous faut chaffer .

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féconde Clef de Iceuure des Philofophes.Livre. IL Si tu entends ce que îe 5^ viens de dire 5 tu as ouuert la première porte de la prc\iilereClef. Chapitre second 'Ontrouue dans L Cours des Princes diuerfes fortes de boiles . car le ne parleray pas danantage de cette Clef. celane te feruira ne t'aydcra aucunemét la veue corporelle .& as paffé îapremiere barriere^mais fitu nyvoy encores n. pour trouuer a la fin ce qui te manque au commencement . comme m'a cnieigné Luce Papir ms LIVRE contenant la SEC ON D.outte»& ne vois aucune clartéy tu auras beau manier & regarder de rien^ôc le verre.

on dit fommunement^le Soleil attire à foy Teau. couleur&c gouft. Les pays contîgus sins & proches voi- de la Mer font enrichis par le .car ils {ont préparez cl<s dîuerfes façons: &toutcsfois à diucrfes fins. ceft pourquoy nous aurons de la pluye. en odeur . Pour baftirvnfuperbc^ magnifique logis Ton a befoingde beau- coup d'architc£tes ^ &: néant moins deuant qu'il fpîtacheué & embelly comme il faut. & fi cela fe il fait fouuent. car le bois ne peut pasfuppleer audeffautde pierre. & ny a pas vit fcmblable à l'autre . s'enfuit prcfque tpufiours vne an- née fertile.&etl necclTairc pour entretenir &c bailler à diuerfes fortes de gens. & brcuuages.éo ftcs Les dovze clefs. Quand [es le Soleil darde & efpand l rayons par entre les nues.

6i flus5c réflus d'iccUc^caufé par la fîm- pathie Se influence des corps cclettcs .Livre IÎ.efme tout le corps .l'onluy ofte toutes Tes fortes d'habits.& ne en lailTeon pas vn que celuy qu'elle a apporté de fa naiffancé. & U voyant ainfi parée . l'on leur doit faire diuerTes forces de veftcmens . en deuienne amourcux . mais grande quantité de pretieufes richefles. mais quand ils doiuenc coucher enfemblc. leur laucr diligemmét la tefte ôc m. afin que fon efpoux la trouue belle . . car à chaque rcflus elle ne leur ameine pas peu de biens.auecde Teau qvz'il faudra |)reparc]r au^ beaucoup de didil- . quand on doit marier noftre eipoux Appollon aufli Tout dé mefmc à fa Diane. & du ventre de fci merc. L'on habille vne fille à marier de beaux & riches veftemens.

.& que la terre reçoî-^ 1 ue derechef fon humidité perdue^ de laquelle rit elle fe dclcdle & nour- ^& par laquelle elle eft rendue : plus propre à produire fon fruidt c'eft pourquoy Ton doit réitérer {zs préparations d'eaues par beaucoup de diftillatîons de façon que la terre foît fouuent imbue de fon humeur. pource que les vues s5t plus excellentes. ôcfe- lon que le requiert leurs diuerfes v- fages prefque tout de mefme. lacions car il y a de plufieurs fortes d'eauës. qu'elles retombent à cau(e de la pefanteur naturelle de eau. Scies autres moins. comdiuer- me i'ay dit que Ton fe fert de fes fortes de breuuagcs es Cours àzs quelques va- Princes & Seigneurs.(*% LES DfOV^tE CLÉ F S. fi Et fçachc que peurs & nuages s'efleuenc de la ter-- rc>& s'amatTent en l'Air. Se telle humeur autant de fois \ .

marié auec fon efpoufc.» qu'après auoirofté tous leurs habits & orne- ments. lë y pourra feurement entrer 5£ loger.V R E IL 6^ drec^comme TEuripe laîfTc fouuent t I la terre à fec. monamy^. . & que la mer de verre l'aura par fon flux &c reflux en- Roy de beaucoup de richeflcs. & paré auec grand foing ricliy .ôc ne fé garte par le meflange de quelque chofe étrangère. tant du vifage que de tout lë du corps^afin qu'ils entrer dans le tombeau aufli nudscomme quand ils font venus au môde^ de peur que refte leur demeure ne fe rende pire. prends garde que ne fe face la coniondîon du Mciis. Quand donc le palais Royal fera bafty auec bien de 1 a peine .&puis y retourne toufîours iufques à ce qu il aye achcué fon cours ordinaire.

car il ne faut pas que 1 Aigle feul face Ton nid au fotnmet des Alpes i pourcé que fes petits mouroient à caufe dés Neiges qui couurent le haut d'icelles Mais : li tu îoînds vn' horrible drago qui lés efi: toufiours dâs cauernes de laTerre. couragez à remporter la victoire. qu*cn fin il du froid dragon vn la- efpric Volant &c ignée ^ qui par violence de fa . que la precieufe eau de laquelle il faut lauer le Roy>fe doit faire kuec grand foîng & induftrie par laluitce & combat de deux champions ( l'entends de deux diuérfes matières) car l'vn deux doit donner lé defE à Tautrc. pour fcrendre plus prompts & en.64 Lés DaVZE le te CFEBSi veux encore apprendre cecy y comme par deflfus . fouffiera de telle forte chaflfera .& a efte hoperpétuel des Montagnes froi^ fte des &couuertes de neige Plutort .

I .

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modéré. Chap. par après fa force ignée furmonter D . que la neige qui cft au haut des montagnes (oit fondue &reduiâ:e en eau .Livre IL 6} de fa chaleur bruflera Ics-aiiles de TAiglc y &c ietcera vne chaleur par fi long temps. atindcbienôc: deuëment préparer vn bain minerai propre &c grandement fain au Roy. & beaucoup d'çau verfce fur vn peu de feufe réd maiftreffe dlcekiy^ainfinollre Soûlfre ignée doit eftre fai£l. II L cftouffe LE feu peut cftre Se eftrainâ: par l'eau. TROISIESME CLEF DE Tœuure des Philofophes. vaincu & obtenu par Te au deuëmét.

baille & ne luy ayc &c couleur vne clef de fa liuree . ] vn blanc iaulnaftre.66 Les DOVZE CLEf5. Roy aile. fçauroit icy remporter la vi- & dominer les cauësferetirantrMaîâ kon ne doîre^fi le Roy n'a empreint fa vertu &: fa force à fon eau. mefme en tu Tauras noftre magiftere quand faid/çaches qu'il s'eft Icué la luçaic- . rougeaftre & vn vray roua- & tient le les aiitres : premier rang par deffus Il faut faire de . pour par elle eftre diifoultA & rëdu inuifible uec dômage &: il doit neantmoins derechef paroiftre& venir à veuërEc bien que cela ne fe puiflTe faire qu a- leziondefoncorps^ vertu. cela fe feratoutesfois aucc augmen- tation de fa nature tSc Vn peintre peut mettre vnc au- tre couleur fur vn iaulne ge & bien que toutes fes autres couleurs demeurent enfemble ^ la dernière neantmoin^ eft a plus en veuë.

& qii'vne matière côbuftible ne peutprcfcruer d embrg. & le plus foible eft contraind de la quitter au plus fort. i [ Parquoy .Livre ît de toute fagcfle . II . pour par après pouuoir teindrd métaux malades S<:imparfai(5ls i Et ce foulfre ne peut teindre fi Ion ne luy baille & empreint viuemenc les cette couleur. tire de ce que îc t'ay dict cette confequenceque le foible iamais ne peut rien forcer nyayder le foible . Sf &c toutes- qui rcfplcndîc mcfme dans les ténèbres fois ne brufle pas & n eft pas bruflée. . car jamais le plus foi- ble ne remporte la victoire . pourcc que le plus fort luy ofte . de & darde fa lumière bien au long^ & ne teint point s'iln'eftauparauanc préparé. & teint de fa propre teinture. car noftre foulfre ne brufle pas Se encores qu'il efpan- n'eft pas brufle.

qu'il puiffe> comme le Pélican bequetant fa poidrine fans faire aucun tort à fa . «? fement vne autre comme elle cornbuftible Si Ton a donc befoin de prutefteur pour deffcndre la matiè: re combuftible ^ tel protefteur doîc nccefiairemenc auoir plus de force & de vertu que fa partie qu'il a à defFédre.Les dovze clefs. & eftant hors de tout danfa ger d'incombultion doit par tu naturelle ver: viueméc refifter au feu Quiconque voudra préparer noftrc foulfre incombulVible qu ille cherche dans vne matière oùileft în- combuillbîement incombuftible : Ce qui ne fe peut faire deuant que la mer falee aye englouty vn corps. & Ion fang foit tellement augmété &perfedionné. qui foit fublimé îufques à tel degré qu'il furmontc les autres de beaucoup en fplendeur Aftres . Se îceluy reietté .

tant qu'il foin3& le &c fe Cocq mangera le Renardj noyera Oc eftouffera dans Teau.Livre fante ^ II. duquel ont parle & efcrit tous les Philofophes 2 C'eft cette efcarlate de l'Empereur de noftre Art. 69 aucune incommodité des autres parties de fon corps* nourrir de (on fang propre tous fes 6c fans petits : Cell cette Rofée des Philo- fophes^de couleur pourprine. puis reprenant vie par le feu fera D iij . ce-- letle qu'il garde foigncufement de peur fe gafte y ne &c les faid voiler ferabc- comme vnoyfeau. des Aftrcs > qui fuit ce foulfrc .de laquelle eft couucrte la Royne de falut > Se ce pourpre duquel tous les métaux froids & imparfaids font cfchauffez rendus & du tout accomplis. C'cft ce fuperbe fel manteau aucc le . &c ce fang rouge du dragon .

de Chapitre IIIL TOute rc. monde fera iugé par le feu ôccequiaefté . face leuer vn nouueau germe y car s il ne fe faiét aucune terre .pource que le baulme de nature eft cache en la terre .70 (afin Les dovze clefs. il ne fe pourra aufïi faire aucune refurreétion en noftrc peuurc. &C retournera en tcr- que ce fçul terrellre ayde par Tinflucnce des Cieux. de îoiier le ixoré par chacun leur tour d^* Renard.afin chaîr née de la terre fers difloulte. ) fiy ATRlESMECLEfî l'ceuure des Philofophes. comme auiTi le Sel de ceux qui y ont cherché la connoiflTance de toutes chofeso Au iour du iugement le .

i.f.SohilU. iv J.ci. . fe.

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fera par le fcuicduiâ: en cendre. mais non pas Thomme tant dode .Livre II. ôc de nouueaux Cieux . que cela luy eft par la longue expérience &c connoiiTancc quil en P iiij . bien plus fplendide 6c glorieux qu'il n'eftoit lors qu'il vîuoît au premier mondc. 71 faîd de rien . & vn homme nouueau . de cette cendre renaiftra vn Phœnix. efl cacheie duquel eftanr diflbuk Ton peut ouurir les plusfortes ferru^ res du palais Royal. car en icelle vray tartre . du feu. il ! fc fera vne nouuellc terre . feUjfe fait par vn verrier.pourcc qu il fera clarifié.& de couleur fem- blable à de claires pierreries & l'on d'au- ne Teftime plus pour cendres^l'ignorant attribue cela à grade perfcdio. '^b Apres rembrafement gênerai. De cendres l'cfpreuue & de fable dccuît au du verre à .

il fe pourra faire le mefme corps que deuanc fa diffoluticntCe que les fages de ce monde appellent folie ^ & reputent^ . quil n'y arien qui luy puiffe eftre accomparé Toute chofe reduide en cendres monftre vS^ met en veuë fon Sel Si : tu fçais enta dilTolution garder fepa- & rément fonSoulrre &fcn Mercure. . L'onclia4açreles pierres en chaulx propre à beaucoup de choies deuant que la Se chaux foit faîce par le moyen du feu 3 que ce n'cft autre chofc pierre. de laquelle on ne fe peut 3 feruir auiitfade chaux mais elle fe &receuant de luy vn liaut degré de chaleur acquiert vne telle vertupropre que refprît ignée de la chaux eft venu à fa perfe Aion. d*icciix redonner auec induftrie ce qull faut donner au Sel.f2. ri LEs'èoVZE CLEF5. rendu trop familier & couftumîer. cuit par le feu^ .

1 1. fans Sel pource ny a rien que luy qui baille de la force à toutes chofes. la femencc de la Celuy qui ne peut faire de cendres de Sel propre à noftre n*a point qu'il œuure . 7J àmenfoBge &c crient qu'il eft împoflible à l'homme pécheur de faire vne nouuelle créature ne prenant pas garde que c'a elle auparauant vne créature . . ôc les contregarde de pourriture^de mcfme le Sel desPhi- lofophes deffçnd & preferue tous les métaux quils ne puiiTent eftre du tout delT:ruiâ:s oureduids rellemét à néant qu'ils ne fe puîffent derechef faire quelque chofe^fans quefc . car elle ne fçauroit fe faire . lement multiplie nature. Tout ainfi que le Sel conferue toutes chofes. & que Tartiftc faifant demonftratîon de fa fcicnce .L VRE I . a feu.

Mais^mon amy/çaches que le Sel prouenant des cendres a pour le plus louuent vne vertu occulte . pource que les elprits mctaliques le quitteroient.Les bovze cle?s. &: auquel Ion ne pourroit plus remettre dus par la . 74 meure auffi lebaulmc &refpritcîu demeureroic feulement vn corps mort qui Sel qu'ils ont^car en ce cas il ne pourroitplus feruir à rien .il ne peut neantmoins (eruir de rien Çi fon dedans n'ell tourné au dehors^^car aquel'efprit qui donne force tu î il ny la : la vie & Le corps ne peut riçnfeul Si cet efprit . des an-- . peux trouuer tu auras le Sel des Philofophes le Se Thuil- vrayement incombuftible tant les liures renommée dans cicns f^ges. de vie.lefquels eftans oftez & per- mort naturelle lairroient leur dom/icilevuldeôc mort. .

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V.CLÏ^F. .

le nombre 7/ tudoU" Si quauec eux m emporter tu njoulujfe^ Peu toutesjois de Sages trouuerois êlui ma 'vertH & ma force connujfe. CINQVIESME CLEF DE 1 œuure des Philofophcs. & n'eft fufceptible d'aucune chofe . pourcc que l'efprit de vie s'en eft enuollé Se diflipé C'eft pourquoy Teiprît cft : la vie &c Tamc de la terre . Chapitre cft Vla ter- cachée dans LA vîc qui chofes qui prennent produit re naiflance d'icellc . II. quiconque donc point animée. diA que çft la terre n'eft menteur. où il de- . car ce qui eftmortnc peut rien doner à vn viuant .Livre Si deuifansamoy Mois.

orte^ &c ne pourront donner aucun aliment . racines . pourcq vne fois deftituée . de mefme de 1 la terre çfprit produid & nourrit dîlTolu du Ciel les mifes en-^ | néraux qu'elle porte dans trailles. C e n'eft donc pas la terre quibaiîle les formes à chaque nature . métaux &: minéraux reçoiuenc leur force 6c nourriture de Tefprit de la terre .I 7(î Les dovze clefs.& fubftante toutes chofes qui croiilent fur la terre I mère nourrit elle comme la mefme Tcnfant : Et qu'elle porte dans fon ventre . arbres. elle feroit m. mais Pefprit de vie qu'elle contient: Et fi elle eftoic de fon efprit. ineure & acquiert fes vertus la em- praintes à nature tcrreftrepar Te- the celefte & proprîetez des Aftres: Car toutes les herbes. pource que ceftlavie que cet efprit qui ell nourry des Aftres .

& s'enuolant en l'air ne quels elle eft peuuét plus cftre veus de perfonne. ne fe neantmoins bien accorder .Livre IL qu elle 7/ manqueroic de Tefprit de fon Soulfre qui conferue la v crtu vitale j & qui de fa vertu fai6t germer chofes contraires ils toutes chofes. tSc en quelle matière eftoient cachez. Par là tu connoiftras que la vie . Deux demeupeuuéc rent bien enfemble. n eft qu vn pur efprît c'eft pourquoy tout ce que l'ignorant eftimc eftremort^. car vous voyez que mettant le feu dans la poudre à canon^ce s deux efprits def- compofée fe feparent r vn de l'autre auec vn grand bruidt tSc violence. & ce qu'ils font deuenus^fi l'on n'a appris font. doitvîured'vnevicin- comprehéfible y vifible neantmoins . &nefçait-on ouils font quels ils ils allez.

ne couche que le miroir qu'il a re- . veut toucher de il & fi celuy là la main fon image. & prennent leur extradiond'vn eftrc celefte élémentaire &c terreftre. le te veux apporter encorcsvne exemple dans ce chapitre. te voyla alTez richc^ & heureux pour toute ta vie. que l'on nomme matière fans forme.regardans dans vn miroir l'on voit la refleition des efpeccsja mefme relfemblance de celuy qui regarde .7? ferue Lbs dovze clefs> Se fpîrituelle. Et tout ainfi comme le fer attire à foy faymât par la fympathie lité & qua- occulte qui cft entre eux deux. : & eftrc eniccllc conla vie Si tu veux que coopère auec la vie ^ ces efprits font alimentez & nourris de rofee du Ciel . de mefme il y a dans noftrc or de Taymanc qui eft la première matière de noftre pierre precieufc : Si tu entends cecy .

tout II. .Livre garde. le milieu eft vn fuyant efprit & vnc eau d'or fans aule cune corrofion^ par iirs moyen de lala fin cft Quelle les fages iouiffentde leurs de- en cette vie : Et vnc médecine bien fixe . duquel l'on prépare induftricufement la liqueur de noftre artjque tu rendras derechef mahcnfiblc : térielle . ^^ de mefmc aufîi l'on doîc tirer de cette matière vn efprit vifiblc quifoit neantmoins încomprc- I Cet efprit cft la racine de vie de nos corps . & feras paruenir par cer- tains moyens dVn degré tres-bas . tant pour le corps humain que pour les corps mctalîqucs la connoiflance de laquelle a efté pluftoft donnée aux ... & le Mercure des Philofophcs . à : vnc fouuerainc perfection d'vne plus parfaire médecine Car noftrc commencement cft vn corps bien lie ôcfolide .

qui l'onc demandée inftamnicnt èc auec prières continuelles à Dieu. ces deux là en contiennent vn tiers &c ce neft toutesfois qu vn feul efprit . vn trauail Tautrc . mettre y en pièces & réduire en pouldrc & .8o Les dovze clefs^ . & vn autre auflî volatil &c aulïi rouge que fang . Conjoindts enfemcrer ôc leur baille vn boire ôc man- . en cendreS.. ôc ce fonc > eux blc trois qui conferuent : & les prolon- gent la vie . &c les pauures d'ingra- Et de vérité. &: vnc opervUion fuîurc car au commencement Ton doit bien purger &c nettoyer noftrc matière 3 puis la difToudre. Anges qu'aux homines bien que quelques vns l'ayenteuë. & n'vfenc cnuers luy titude. par après s'en doit faire vn cfprit volatil aulTi blanc que neige . furcroift îe te dits cecy auec qu'vn trauail doit fucceder à .

afin que ceuxqui viendroient^pres moy peuflent publier les effeds admirables de la nature Icfquels bien que Dieu permette d en traiâ:er ^ foricf neantmoins/par les ignorans & îna plus .&: tels donne de force & de miracles à la nature que pas vn des hommes à peine paiflTe croire :Mais il m'a efté donne certaines bornes & limites pour efcrire. Dieu fenfez . &toutesfoîs fi tiiconioinâs toutes ceschofesta . eftimez illicites & fupe^ia- turels :Mais le naturel prend fon ori- gine du fupernaturel . gt ger propre à leur nature. Et tu verras quelle fciencet*a donne Dieu & la nature Et fçachcs que iamais ie ne me fuis t^nt ouuert ôc : alleiiloing^que de defcouurîr fecrets. & les tiens en vn lit de rofee^ & qu'il foie chaud iufques au terme de la génération.Livre IL .

. mais quand ils font mariez & mîg cnfcmblc «5c . & fes ne peuuét parucnir à maturipas auiïi aÛex^il ne yienif . DOVZE CtEFS. ils font vn corps parfaidt &c accomply . h femelle fans mafle fans l'autre . fans VL n'cftqu'vii auffi LE maflccorpsfemelle dcmy comme . Si ne trouucras rien que purement naturcL SIXIESME CLEF DE lœuurc des Phîlofophes» Chap.Le». propre à la gênera- lioq^ Vn champ fruiéts par trop cnfemcnfc cft rédu furchargc té^ ne l'eilât & intruftacux. car eftanc Tvii ils ne peuuent pas en- gendrer &c multiplier leurs efpeccs.

CLEF VI .

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& cncorcs méfie auec beaucoup d'yurayc inutile. Voyla pourquoy afin d*auoîr bonne îlfuc de ton entrcprife ^ t* prendras garde diligemment à choî{îr aucc prudence vn certain poids &mefurc en la conion^tiondcsliqucurs Phifiques afin que Icplus grand ne poife pas plus que le moin. Le marchand qui veut acheptcr &c débiter fa icîcnce . . «rc^ &qucftantra(a:ion dumoîun . mais àufli les ruiueaux fontaifcmcnt grandes taris & ôcdelTeichez par la chaleur du Soleil & nousenfommes aifemcnc priucz. fcmbler faire les plaifir aux pàuures. de peur d'encourir la malediâiion . Beaucoup de monde fc noyé dans profondes rîuiercs. marchandife aucc conla baille à fon prochain fc mais pour Ion le eaux de iufticc .Livre IL $^ qucbic peu de graîn.

les trôfv grandes pluyes ne font pas .. afin que l'on puiffe entendre la chair du .. la terre ôc la trop grande feçherclTe lesaduance par troptolt &:lesfai6t mourir de- uanc le^temps. ^f dre débilitée ou em pe fchée la ge neratio/x ije fok auffi recardée car . Cigne dilantfon dernier adieu y Se IcCignc rofty fera pour la table du 1 .L E s D O V Z E CLEFS.Lon. en .doit bailler à manger vn Cîgne blanc à Ihomme double igneciafin qu*ils fe tuent T vn l'autre.quc iVir qui vient des.Puis le bain ctlant entîereiiien^j preparé. bonngjaux truids de . :.\par Neptune y . &refùfcitécl\n quant &:rautre.quatre parties du lo- monde occupe les trois parts du gis ferme de cet homme ignc . i I mefiu'e auec^gra(Çide înduftrie ligencc: ton eau & di&c permanente prends bien garde à ne faillir donn^rifit ou trop ou trop peu..

àbo droiâ: qu'il fe feravne cho- fe corporelle & que le nombre prendra la domina- E iij .Livre Roy les : IL "-^ S5 la Et la V0ix melodîcûfc de igné Pvoync plaira grandemét aux oreil- du Roy . Vn feul eft aifement vaincu & furmonte par deux autres^ notamment s'ils peuuent exercer leur malice'. aptes qu'ils fe feront rapai- & l'air conuerty en eau tu croid'vne incorporelle. Eurus ou ^vent de Ltuant & du Adidy. propofe toy donc cela comme vnc chofc du tout arreftée ^ quileftbc-foin du fouffle dWn double vent que l'on appelle y Vultume ou Sud fudejl puis dVn vent fimple qui fe nomme fcz ras . fai(9: & d'eux deux ne foit qu'vn corps. il rcmbràiTcfa amiablemcnc pour la :. grande ils affe- âîon qu'il lùy porte d'icelle iufqucs a ce & fera rcpeu difparoif"'.-'-" qu fent tous deux .

Il eft . Ne mets pas deuant vn poids faux toy : S^îc premier qui fc hazjird rencontreront par Maïs c'cll icy le vray pilier & fondement de tout le magillere. & fera rîgoureufc& aînfi les deux & mis à mort le auront furmonté icy requis vnc grande pru- dence & doûrinc^fi tu defire acquérir par ton art de grandes richcUes. ment examiné feul. &fcu femblable par cpniondtîon Sca^imllïion de .s quatre faifons de l'anne'c > t?ion furies âuquatriefrneCiel après que les fept Plinçtces auront Vvnc après l'autre faiâ: le temps de Içur domi- nation qu'il açheuera fon cours dans le bas du Palais . que tu mettes à fm & perfection ce chapître^parlcCiel de Tart^par &:la rcrre^vrayc eau jSf l'air. la dmi- fion & conîon£tion .ta Les dovzk ciep. afin que fc face deuëment .

.M^^ 3 'Xiju .^' ipli If^ ^u "".

Ulh.F. VU. .-f^.CLE.

il nuit & apporte de la corruption. ileft de neceflitc qu il meure. que le Soleil touche la terre de près de fon corps II n'eft pas bcfoin aç fubftance . Chap. L'vfagc modère du feu nous deffend des inlures du froid mais fi tu en veux vfer outre raifon & plus .poî(ls. vil eftanc iccllc LA chaleur vie de l'homme diffipce naturelle confcrue la . qu'il ne faut . SEPTIESME CLEF DE roeuurc des Philofophes. mais il fuflSt qui luy communique fa vertu & luy donE ai) . & perdue .mirc comme ic t'ay fiucc tou* tcvcritccnfcigné.

r. de forte . s'entr'ayment l'vn l'autre produifant leurs effeds. ne peur rien produire fansfeau. vous luy oftez fa viej le feu auffi eilant efteint. La car oftant l'air au feu .y par fa chaleur viuifîerny cpnfu- . . terre .Les £)X)vzs clefs. nyfcau fans la terre ne peut rien faire germer:Or tout aînfi que l'eau & la terre ne s'cntr'aydant point ne peuuent rien engendrer feparément demefme le feu ne fe peut pnfTer de Tair ny l'air du feu. Pair ne peut faire aucune de fes funâ:îôs. par le moyen de il refleûion. que le feu moyennant laîr ^ & l'air moyennant le feu . tinuelle il Tes rayons dardez en terre ^ car par leur a aflczde force pour s'acqiiicterdefachargej&parlacon- conccûion faitnieurir tou-^ tes chofes^pôurce que Tes rayons îettcnz flammes j fe difperfant par Taîr font: par îceluy tempérez. XK dos tVfes .

elles rendent par ce moyen de vin. ellîme que toureft mort. aduancer & faire parfaiébement prefquenieurs.eilleur auffi rapportent elles vn vin qui a moms l'eau. Les vignes ont befoin d'vne plus grande chaleur en Auton^ne pour . & tant plus qu'il a fait chaud en Automne . de force ^ &: qui fcnt plus En Hyuer ple voyant la le commun peutoute gclee terre ne pouuant rien produire de verd.' 'Livre IL 89 mer la fuperfluc humidité de Teau.& tant moins il y a eu de chaleur m. meurirîes qu'au rai fins) a commencement du Prin- temps . mais •venant la & primcraîne 6c le froid fe retirant. toutes chofes femblét reuiure^les ar- très & herbes commencent à pouf- .& plus delièat. vaincu par la chaleur leil qui du So- monte fur noftre horifon.

& cela fe continuera iufqucs monde.90 fer y LE5 DOVZE CtEïS. Ainfi fe fuiuent & coulent toutes le îcsfaîfons. après vne année vient Vautre. la terre à ce que Dieu face pcrir & que ccu^ qui poifedcnt fpient gloricufcmenceflcucz parle . & mence à reucrdir venant par . animaux qui fuyans la dure rigueur de THyucr s'cftans cachez dans les caucrncs de la terre forcent de leurs grottes tout fent bon. après TEfté . qui le perfc* & meurit : C*eft pourquoy nous remercions eterncllemenc Dieu . qui a confl:îtué vnfi bel ordre 3 & vne telle fuicçe es chofes na^turelles.puis fuit l'Automne abondant çtîonnc . les . de cette varitc de fleurs naîf- fent toutes fortes de fruids. Tagreablc & belle diuerfitc de cou* leurs & de fleurs fai6l prcuue des vertus & forces de tout ce qui com.

II.LlVRB Dieu de gloire re tcrreftrc d'îcelle . çft en eau . & dîfTolution de la terre des Sages "Si tu faids autrement tu ne peupleras ton vîuicr que de fcorpionsau "^face ' : .- ne peut pas traucrfcr ny fondre s'eftanr les grandes nei- ges . prudemment gouuerner le feu. . mais au Printemps apl'air proche ilefchaufte cftant augmentc'c la refoult . de peur que riiumcur de Rofcc ne loit delïeiIl ' & chee pluftoft qu'il ne faut 3 & ne fe vne trop haftiue liquefadtîon.& fa force ôc fond la neige . De là ccfl'era toute adtion de créatu- & fublunairc & au lieu viendra vne créature celeftc Se infime. car le plus foibic contraind de quitter au plus faut auffi aduifcr fort. En H)aier le Soleil faifant fa courfe bien loing de nous . 91 & mis en honneur.

prens Teau celeftc fur laquelle eftoit porté & fc mouuoit . & ne laiffe qu*vnc feu: aduenuë ouuertc &: libre ^ bien munie de fortes garnifons Ayant mis ordre à cela . : lieu de bon poifTon Si donc tu veux bien mener toutes tes opérations.& ferme por- te^u Palais Royal verras le car par après tu fiegc mis deuat la ville ce- letle par les ennemis modaîns C'eft \ pourquoy part le il faut fortifier & entouy rer ton ciel de triple muraille rem- & fofle. au commence la métrefprit de Dieu. allume la lumière de fagefTe ^ & cherche la dragmc perdue . &: efclaîre tant qu il fera de befoîn Sçaches que les animaux rampans & autres imparfaits habi: rcnt la terre àcaufe delafroidureufc : difpofition de leur nature Maïs a iliomme vn domicile au éeflus^a caufe de l'excellent tçmpçcft affisné .^z Les dovze clefs.

L l V RE 1 1. eftre aucuneméc offencez . fupporter le chaud & le froid y tant au haut qu'au bas Mais l'homme clarifié ne fera pas moindre que les efprits celeftes^ains à eux du tout femblable Dieu gouuernc qu'ils peuuent fans : : le Ciel & la Terre^» & faiû tout dans . mais cela ne fe peut faire deuant que toute l'eau foit tarie & deffeichéc&queleCiel £claTerrc> . afin de mettre en executio ce qui nous femble maintenant impofiible . & tel & <:orruptîon^comme celuy de Thom- me^mais d'vn ble:> & incorruptU ont vn degré de perfedion. toutes chofes. tn fin nous ferons enfans & héritiers de Dieu. Si nous gouuernoiisbîcn nos amis.::^ijj. ^j rament de fa naturcrEt les cfprîts ccleftes n'cftans compofczd'vn corps fubjcds à péchez celcfte terreftrc ..

le 1 1 cnfcmblc genre humain folcnt iu- gez &: conlumcz par le f ciu HVICTiESME CLEF DE rœaurc des Philo fophcs.^ ji. fans que premièrement elle fc pourrifl'e &: mefmc que beaucoup d'animaux imparfaîcls prennent leur vie & origine de la feule pourriture . ny d'aucun autrc animal lans la putreraction:& ne yj^^''"^ peut germer aucune femence iettcc ou quelque chofc que ce foir de vegetablc . VUI fe peut faire aucune gênera- I cion ny d'homme . pourcc qu elle a cache en terre . ce qu'à bon droîd Ton doit mettre entre les merueillcs de Nature . qui fai6t ceea terre y : €y .P4- Les dovze clefs. Chap. L ne .

CLEF. vin. 3 Ç'^'U- yi .

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dans les noix pourries poires & autres fruits fcmblables Bref qui eft ce qui peut : . fans putrefadion de l'œuf duquel cft efclos le petit poulet. des vers & autres vermines. Tout le monde qu'il voit tous les îours s'engendre des vers de chair des chenaux &c d'autres gaftce &c pourrie dans le corps des hommes ^ beftes: > Comme . ce qui n etl pas auflî petite merueille de nature.Livre Icuc cxcitcc par II. & par Tinflucnce Icftc. aufli les arraignes. ^/ fc vnc grande vcrcu produdliuc qui les autres clcmens. car elles ne peuuent efleuer vnc poulie pour leur petit mclîange. delafcmenccce-* Les bonnes femmes des champs en fçauenc bien dôner vn exemple. Du pain mis dans du miel naîflcni des fourmis par la pourriture qu'accueille le miel .

&eftgroffe de leurs femécesinfufes des corps . la feule pourriture 3 es lieux mefmies ou tel- herbes n'ont iamais : elle ny fe- mees 3 ny plantées Laraifoncneft telle^pource que la terre de tels lieux avne certaine difpofition a produire ces meichantesherbes. celeftes dans fes entrailles & excia tée par leur propre pourriture ger- mer & reuerdir Jefquelles femenccs venant à ayder tres le concours des au- elemens^produifentvnefubftaAinfi peuuent les Albes faire leuer ce corporelle conuenate en leur nature : . Cela monftre ^ auffi manifefte- ment croîft €s plantes où l*on voit qu'il beaucoup de orties fortes d herbes. comme les & autres de.^6 Les dovze cLefs> infinies des ani:. nombrer les efpeces maux infedcs naiiTertc & imparfaits qui de pourriture &: fe corru- ption.

& s'engendre diuerfes fortes d'herbes de la feule pourriture :Mais d'autant que cela ell rendu trop familier au peuple par lafrequente expérience qu'il en a. laquelle eftànc plantée dans terre croiftre & pourrie . par le it. peut & multiplier^mais Thommc gouuerncmét des ope- n'a pas la puiflanceSc vertu d'enpro- duire vne nouuelle. par ac- couftumance îietre plus mais toy qui doibs le les fçauoir vne fciénce plus releuée^pc* auant que vulgaire . il ne les confideré pas plu? cxadement Tes . vne nouuelle femccc que l'onn'ayô point cncoresveuc. & ne fe pouuant fait ima:- giner aucunes eaufes de telles choil penfe que cela fe . & cherche par raifons les caufés principes &C d ou ^ movennant la puo:®-^ . ff moyen des Elctnensi. . car l'on ne luy a pas cômîs le rations élémentaires &celcftès.Livre ieucr.

reau. autrement elle ne feroit pas propre à produire chofe aucune . peitple par.non taélîori) pas comme la connoift le fimplc . Autrement ne fe pour- aucune génération Bref Tcau encloftenfoy laterrc^Taîr ôc le feu . l'accouftumance maïs coniœc le nature > doit içauoir le fage & di- ligent îuquiliteur des eftedts de la vcLi cjue toute vie prouient de pourriture. : & le feu. qu'en chacun d'iccux les troiî> autres font occultement conte- nus * ^ car Tair contient en foy le feu. &c roît faire . ce qui quoy qu'il Semble incroyable) eftneantmoins tres-vray Tainl'eau l'air Ainfi le feu : comprend & la terre La terre:. Chafque Elément eft fubjet àgeneration& corruption^ c'eft pourquoy tàut amateur de Tagcffe doit içaupir.S>8 Les dovze clefs. ( eau & la terre : . fefak telle vertLivitalc.

îc te le veux demonftrer par preuucs fuffifantes Apprensdonc^toy qui : e^ curieux de {çauoirladi{re6lion& anatomie de liîon la nature . mune à Tvn fympathie la terre . eft il cen comme tion. que les deux autres .Livre II. qu'en . fe premier^ puis après l*cau fa le feu a caufe de nature fpirituelle ^ coml'air. -cela : iVingué formellement de chacun des ils pasàdire que pour foîenc feparez d'enfcmble. & à lautrc & naturelle eft conjoinft auec &c demeure au fonds : con- tient le Sel de doire En la diftilla^ . la diftillation de. ôcla fepara- des Elemss.la terre Jç|fer le Tair comme eftant plus diftille . $9 foit dî- bien que chaque Elément autres. fe voit clairement en là diftilla- feparationdes Elemens par Or afin que Tignorât n'eftimc mon difcours friuol &c ne feruant àrien.

joo Les dovze cleps^ .Le feu ne peutbrufler & n'y vî» tien . car tout ce qui eft de nature chaude & feichc . l'air ^ leau & la terre . doit aufîi participer de la nature du feuj C'eft pourquoy tous les quatre clcauoir . puis Teau lire la partie terre- demeure toufiours au fondsiDc mefme du feureduid enfubftance vifible &c plus matérielle que de couftume . &c les confer- ueràpart/Semblablement l'air cft es trois autres y pasvnd'iceuxnefc pouuant paflfer de luy ^ la terre n eft & ne peut rien produire fans raîr. non de l'cauje feu Se l'air lortent les premiers. Ton en peut tirer le feu. ure fans luy :L'eau manquant de Tair ne caufc aucune génération Outte plus l'air ne confume rien & ne dcf: Teiche aucune humidité fans chaleur naturelle : Se trouuat donc vne chay leur dans fair <doît par confequent il y du feu .

Sçaches que ce qui naiftpar pudans cabinet de trefadlion eft ainfi engendrc:La ter- re fe corrompt aucunement à caufc de rhumeur qu pourrir fans elle a^ .Livre . dit à tré telle le do6trine . & n'y vifite {es plus cachez fecrets. II. loi mcnts doiuent cftrc conjoints cnfcmble & ont toufiours le foin l'vn de l'autre AuiTi voit. qui eft princi- pe de putrefadîon car rien ne peut humeur A fçauoir fans Telementhumide de l'eau Orfila : : génération doit prouenir de pourriture^ elle doit eftrc excitée par la chaleur qui fe rapporte à Telemcnc du feu . car rien ne peut venir au : monde fans chaleur naturelle pour conclufion fi lachofe qui doit eftrc d'efprit vital produire a bçfoin ^ F nj . n a iamais enla Nature .on qu'ils font mcflez cnfemble en la production de toutes chofcs Celuy qui contre: .

TOI Les. l'ait. car s'il .. & tiens cela pour arreftc que quatre ele- mens (ont requis àtoutc production foit..clefs. les autres la ne ccoperoit point auec & ne fiiifolt fa fundion.que les quatre elemens font grandement neceffaires en toute génération : & dauantage qu'vn chacun d eux voir clairement fes forces tions fai^t & opéra.. fuitte dequoy cela eft plus clair que le iour:. de quelque chofe que ce L on doitconnoiftreparlà qu'Adam que Dieu créa du limon de la . la génération ou pluftoft matière delà chofe qui doit eftre produite s'eftoufferoit elle mefme en par faute d'aîr. de mouuement il luy faut auiîi de . DovzE. en chacun des autres mais principalement en la corruption. car fans elle rien ne peut & ne pourra iamais venir au monde les .&la génération fe feroit de re- chef corruption .

& deux efproportionnémenten- donc premièrement compofc de terre d'eau . c*eft à dire l'efprit:. c'eft à dire. l'eau eftoit meflee à tous gallement femble. & ne vefcut point iufqucs à ce que Dieu luy euft foufflé le Couffle & efprit de vie. car le feu ne peut pas eftre fans l'air Tair^ny au contraire fans le feu. foulfr e c'eft à dire le feu . d'air &c de fut .d'efprît& de corps. F» .fon corps fe rapportoit à la terre.Livre II.& qu iccluy infus il commença tout auiTi toft à viure:Le Sel.toft . 105 tcrrc^n'exerça aucune adîon vitale. &c le foufïïe de rinfpiration luy donnoittoutaufTi* toft vne chaleur vitale y . Adam fçujaprçs d'ame. l'air infpirc eftoit le Mercure. & s'eftoit le aufli. » • . Adam commença à fe mouuoir &c donna par ce mouuement vn affez fuffifante preuue d'vneameviuante .

&nc peut nraltlpliee . îneflan^^e d'aucune rejSc chofeeftrange- ble comme nulle femcnce végétaou animale ne peut ( comme il a cy deflus j elle diâ: eftédre & multii plier fonclpeceiansputrefa£tîô^de pnefmç en faut il iuger des métaux . Or afin de la retourner à mon propos de putreôc faâion f il faut que tout amateur fageiGTe inquifitcur de tienne cela pour certain . & participa de toutes ces chofcsj car elle fut tirée qui en eftoit d'Adom compofe Remarque : & produîde cela que ic viens de dire.504 puis de Les dovze clefs. Mercure. eftre aucunem^ent &c fans fi elle n'a efté entière- ment pourrie de foy mefme. de Soulfre& de première noftrc première mère la SeL Eue femblablement femme . que femblablement aucune femenccmetalique ne peut operer.

aftral & eletnétaire3&. remarque que le vîn a vn efprit volatil. car en le diftillant Tefprit fort le premier ^le phlegmelc' dernîer^mais eftant par chaleur continue tourne en vinaigre y fon efprîc n en la diftillationdu vinaigre Je phlegme aqueux monte le premier au haut de l'alembic.& l'efprit le dernier^ Scbien que ccfoitvne mefme matière en Ivn & en fautre il y a bien neantmoîns eft plus {1 volatil. Dauantage . eftant reduid en vn :orps fenfiblc.doit eftre putrifié par le moyen des elemcns.Livre Et IL 105 cette putrefadlîon fc doit faire par les opérations des clcmens^ pas qu'ils foient ( non comme j'ay def.ja cnreigné)leurfemcnce3 mais pource que lafemécc metalique prenant fa naiffance d*vn cftre celefte . car . d^autresqualitez au vinaigre qu'au vin^pource que le vinaigre n'eftplus .

il la force du vi- fe faiâ: vne poudre douce . les bor- nes du poifon vinaigre mais ^ diftillé en le tire par ce qui en viendra fi (i lera de belle couleur. par elpritiil eft vin ou par Ton trop laxatif & purge auec trop de véhémence &c par en haur. puis tirant le vinaigre parle Bain marie Tolaue la pouldre iaune qui demeure au fods^ verfantbeaucoup de {ois deleau c6- munc dedus.&autârde fois la retirât & que Ion ofte toute naigre . qui parlacontînuellechaleurs'eft changé en vinaigre^ & tout ce qui ell tiré parle vin ou par fon erprit^S: redifié dans vnvaiflTeau circulatoire à bien d'autres forces & opérations que ce fi qui eft tiré par le vinaigre: Car on le tire le verre de l'Antimoine .d'autant que fa vertu ve- neneufe n eftant pas furmontée cftaintc/il eft encores entre . vin^^mais vne pourriture du vin.\o6 Les dovze clefs.

vie à ce corps pourry qu il s en face vn celefte qui prendra fa plume afin en la plus haute ville du firmament: Ayant faîd cela tu verras le terreftre du tout confumé par le celefte > ôc le . Cette poudre mife en lieu humide ferefoult en liqueur. 107 ventre comme vn excellent remède qui guariflant beaucoup de maladies^eft à bon droîâ: repute entre les meruellles de la Médecine.Livre quineiafche pas deuant:Maîs qui le eft II. après cela. & alimen: tée des quatre elemens meure puis feputrifie. les Aftres. qui fans faire douleur aucune confère grandemét aux maladies externcsrcelafuffize. moyennant les Elemens qui ont cette charge . redonneront derechef la . fçauoir eft que vne créature cclefteja vie de laquelle eft nourrie des Aftres . Bref en cecy confiftc tout le prin- cipal de ce chapitre.

SAtvrne la principale le plus nectes.Vo8 Les ©ovze clefs.eft le plus bas & abied en nollre magiftere. tient le plus beau il lieu . &c bien que par fa volonté nettes. ôc eftant le vil^Sc il n'ayant prefque point d'authorîte. corps tcrrcftrc toufiours en celeltc Couronne d'honneur & de gloire. plus bas fe foit acquis le plus haut par deflus les plus hautes Plail 3 doit toutesfoischeoirau en luy couppant les aifles. . il tient neâtmolns Clef. nir toute la perfection defcEuurCj. . NEVFIESME Chapitre CLEF IX. & eftre fa lumière obfcure grandement diminuée & par fa mort ve. haut des Pla- de l'œuure des Philofophes.

IX.CLEF. .

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iqj> que le noir foit change en blanc^ & le blanc prenne la couleur rouge: &c doit furmontcr toutes les autres Planectespar Tadueriement de toutes les couleurs qui font au monde. il ne laîfTc pas d'auoir vne (i grande vertu & efficace qu eftant Ta noble eflencc ( qui n'eft autre chofe qu vn froid . & aulTi folide voire mefme meilleur & luy plus ferme & permanent que gine du Mercure mefme n'eft. que 1 on verra iufques à ceque vienne la couleur furabondantc du Roy triomphant ôc comble d'honneur. . par trop excédant ) conioindte auec &: ignée ^ . vn corps metaliq volatil Je il rend fixe . marque trcs-certainc de la victoires &encores que Saturne femble plus Ivll & moindre de toutes .L afin I VRE 1 1. Cette tranfm/atation prend fon ori- du Soulfre &da Sel^ôcfefailantpareux^ on prend . .

> comme la noire &Ja rouge. fortent beaucoup de couleurs. deuant qu'elle paruienneàla fia & perfe(Stion defiréc. De Saturne préparé auec îndu- ftrk. monde ôc d'aueclesmaiftres. car autant de fois que Ton ouure vnc nouuelle porte au .no Les Dovze qlevs^ aiilTi fa fin & dernier période: la | /^' Cela padera la portée de beaucoupjccmveritc ce myllere eft le il '^^ me aufli à haut que difficilement peut-on comprendre:Mais d'autant plus cpc lamatiere eft vile&abiede^ d'autant plus doit eftre fubtil. afin 1 efprit releue & l d entretenir rincgalité du que les maiftrcs puiffenc eftre dilVmguez des feruiteurs^ôe les feruiteurs reconnus à leur miniftere . &c iies la grife y la iaulnc d'autres miOyennes la entre celles cyide mefine matière Sclaif- Philofophes doltprendre fer beaucoup de couleurs .

ôcdiftribuant félon la couftume les offices à cha- cun^ npparoift la première^ brillante &efclatantc d'vne matière Royal1 le : La Mufique porte deuant elle vn ^ eltandart rouge ell: au milieu duquel artirtement dépeinte la Charité : veftuë d'vn habit vert Saturne eft fonPreuoft deThoftel & Intendant de {a maifon^&lors qu'il eft en quartier . l'Aftronomie marche deuant noire^mais neantmoinseftle la luy^porcanc vne enfeigne qui à la vérité eft pourtraiâ: de foy habillée de iaul- ne& de rouge. autant m de fois le Roy emprunte de fes créanciers de nouucauxhabits/iufques à ce que fc remettant en crédit. il deuiennc riche.Livre IL ieu. ôcn'ayc plus aHaire d'aucun créancier. Venus tenant en main le gouuernementûu Royaume. lupiter auec fon fceptre eft en qua- .

fort agréables Mars Capitaine expérimente au faid: de la guerre la . r Arithmétique porte fon enfeignediuerfifieedc toutes leurs les cou- du monde. au milieu duquel eft empreint l'effigie de la Force vellue d vn habît rougc^Mercure eft le Chancelier de tout . lufticc . oûell: reprefentec rEfpcranceauec de couleurs. Le Soleil eftgouuerneur du Royaume . & teint de fang. règne aufli tout . la Grammaire tient fa baniiiere iaulne . en laquelle on voit la . La Géo- métrie le deuance luy portant fon guidon enfanglâîé. cfchauffc &c par chaleur . ( car ) il y en a vne vaeft la riere indicible au miheu tem- pérance dépeinte d'vne admirable diuerfit^.lit lice Les dovze clefs^ de Viceroy jLaretoriqueluyva portant la feience de couleur blanchcnftre & grife .

nj luftîcc peinte en or . & luy h aume a fait perdre la veuë.Sc pren- dront tous deux domination fur la noble Royne Venus Remarque : donc qu'vnc Planctte doibt faire G . La Lune aulTi eh fin apparoîft Dialedique luy porté couleur tres-blanchc la . là fienne de rèluifante^' & en laquelle fe voit la Prudence peinte de bleu la : & pourcc que eft le madoibt ry de Lune mort. mettra vne nouuelle polîce. luy fuccedcr au Royaume & fuperabondâce du Royaume & par Tayde du Chancelier reformera l'eftat & y ra Padminlrtration 3 . &: bien qu vn tel gouucrneur deuft auoir plus de puilTancc Livre il & authorité en fon Roy- Venus neantmoins Ta par fa grande fpkndeur furmonte . elle : Ceft pourquoy ayant fait rendre le compte a Venus elle luy recommande.

que les plus fortes s'eftans ferot feule* de- meurées de refteA deux &c trois auront erté vaincus par vn feul. Remarque en leuer la fin qu*il te faut foufj balance cclefte & mettre dans le cofté gauche le Bclicr. office . remportans la vîâoire auec leur mère . en iouiflent d vne perpétuelle & : natuAlors relle aflotîation & amour l'ancien monde ne fera plus monde^ Et en fera fait vn autre nouueau en fa place . de vne Planette aura telle- ment confomme nourries des autres . domination & Royaume & luy oller toute puiffanceôc majcHe Royale.îi^ Les dovze clefs^ ^ perdre à Vautre . le . & elle des le commencement conioind:e . fpirituellemenc Tautre. iufques à ce que les principales d'elles tien- nent leRoyaume en mainje conferliant ^& par leur conftante & per- manente couleur.

îij Taureau . l'Echanfon. . &c t reg. afin que bas .ardent tous de bon ( œiL& fe face après que feront palTées toutes les ) couleurs la vr aye coniondion & mariage . Si de l'J^muers la nature Adife ejloitfoul?s vne figure^ ! Et ne pourvoit ejlre changée Ny par aucun art altérée. les PoiiTons & la Vierge^& faits cjueleLyon portc-or/eietteaufcin que ce cofté là de la Balance poife le plus Bref faits que les douze fignes du Lyorl Zodiaque faifant leurs conftellations auec les fept gouuerneuts de rVniucrs fe de la Vierge. le plus haut foîc le plus bas le rendu le plus & plus haut. Perfonne ne la cognoijiroit . Gémeaux. le Sagittaire.Livre II. rEfcreuiiTe le Scorpion^ & le Capricorne les . &c au collé droi6t.

îié TsTji Les dovze cIeîsJ les miracles quelle feroity Ceflfourcmoy remercier deuons Ce grand Dieu qui nous a faifi dons. & car metaliques voire mefmci toutes lesqualitez qui font au mon- de .toutesles formes rales & proprierez Miné. ChapAns ont faite Xo noftre Pierre que les an- ciens fages mes predeceffeurs long-temps deuant moy^ font contenus tous les Elemens. Ton y doittrouuer vne ex- trême chaleur &: de grande efEcace> pource qae le corps froid de Saturne doit eftre efchauffé Se conuerty en . tels DIXIESME CLEF DE rœuure des Philofophes.

ilinniTii y-SM^-t. J. lE SVIS J^K X)HEiR2VIOGmsril >0^ ''MiihiîliliiïïTiipTmiiiii^l'. .CliEFX.

V .

confumc tout &c congelé Mercure vif. Toutes pommes cueillies deuant ne font qu*cftremeuresfcfennét froid. & ne fe puifTe plus trouuer aucune froidure es montagnes Hiperborées lefaye mis fin à .Livre pur par interne la : II. cîe iî7 véhémence Il fon feu y doit . faire meurirSc mener à perfe- ctionnée qui nefe peut exécuter de- uant que le mont Gibel de fes Cicillc embrafemens. quelles tu pourras bien aufTi appeller Fougerayc . auiTi trouuer vu eu qui extrcrme froid brufle Se le d* autant qu'il faut tempérer la grand Venus .comme cui- re. 6ç couuertes ' ^ & " G iij . & en faire vn corps : folîdc La çaufc de cecy eft telle. toufiours gelées de de neiges. la nature a pourcc que donne à la matière de noftre diuine Pierre toutes fes proprictcz. qu'il faut par cer- tains degrez de cha!eur..

par par elle peut ^u bQut de fon deifcia mais on y a .îi8 Les dovze clep5^ il prefque bonnes à rien. on rarement venir . pource que feu. cneftcle qui merme des vaiileaux des potiers nepeuucc affez feruir s'ils ne lont cuits le a grand feu. & con- de peur que nortre fruidl elliant trop tollcueilly . comme dangereufe &c nuifible. des pommes des Helperides ne puiflfent venir à vne maturité extrê. follement hafté tout le car eft fe notoire à monde qu'il ne peut pro- duire aucun frui£t d'vne fleur arra- chée d yn arbre 5 Parquoy tou- te haRiueié fe doit éuiter à noftre art .qui . mement parfaide tée fur l'ouurîer & fa faute reiecfc fera il peu fage. ne fc leur a pas donné leur perfection: 11 faut prédre garde à la mefme cho5 ennoftreElixir queTonneluy face tort d'aucun iour dédié façré à fa génération .

toute l'humidité (uperflue fe deffeiche das le fableja flambe du feu larend en> tièrement meure & fermement G iiij fi- . ne cueille rien de nortre ar- bre deuant le temps. La matière due groffe en la la s'ouure . car fi l'on ne laiffe meu- me luy nr noftre Pierre. véritablement elle ne pourra iamais donner maturité à aucune chofe. Cefl: pourquoy que le diligent explorateur des effets merueiileux de Tare & de la nature prenne garde à ce que pouffé dVne curiofiré dommageable. tombant des mains ne luy en laiffe qu vne marque & veftigc miferablc. fe conioind ôc eft ren- putrefadîon. dans cendre elle acquiert des fleurs di- gnes auant-couriers du faiid. rîeux. & dîffoult dans l'eau.il & d'vn defir par trop eu& que la pom .Livre toufiours de IL 119 mal en pis.

mari e^ du fient de cendres fable:Maîs pource qu'il faut par degrez régir & gouuerner fon feu.&s'arrefte encourant : quand le Roy ne peut plus efleuer fes mains en haut. Les povzE clefs^ non pas qu'il faille aucir^ de cheual . Car la pierre enfermée dans le fourneau vuide. &qu'clle Toit vcftue & orncc Car de triomphe de gloire. & ne& de tels ccfTairemét fe feruir du Bain.îïo xe . &doiiédc con~ 5 ftance &de force/ilneferadorefna: uant fubiecl à aucun danger le t e didsdoncquctudeifeiçhes la ter- . ^ demeure en la plus balGTe ville des Cieux. & munie de tri pie bouîeuartfe forme & cuittoufiours iufquesàcequetous les nuages & vapeurs foient dîfTîpees dliabits & & difparoif- lent. Ton a remporté la vidtoire de toute la gloire mondaine pource qu'eftant alors comblé de tout bon heur.

.Livre re cUfToulce II. qui comme vn efpritjpenetre les corps humains & metaliques . quant à fa pefantcur le poife beaucoup plus qu'elle a de quantité. & : conferue ce & donaiic à toutes choies vn eftre accomply Accorde & aflocîe parfaitement le mauuais tire . qu'il remercicDieu^pour ce baul- . Celuy qui aura trouué cette Pierre. auec le bon : Sa couleur le rouge incarnat fur cramoify du ou el- bien de couleur de rubis fur couleur de grenade^. elle chalfe cequieftnuifible qui eft vtile . & eft remède gênerai à toutes maladies car . m en fa propre humeur. par feu dcuëment applique y eftant delTeichee fair luy dônera vne nouuelle vic^cctce vie infpirée iera vne matière qui à bon droid ne doibt point eftre appellée que la grand' Pierre des Philofophes.

ue cheualier nommé Orphée il . celefte . & le fupplie de luy odroyer cette grâce qu'il en puiiTc ioiiyr heureufement franchirla carrierede cette vie miferable .car auoit des riçhef- . à Dieu pour Tes dons infinis& finguliers plaifirs éternellement Ainfî foit- qu'il & luy en rendons grâces il. Chap. & en fin . XL IE Il t'cxplîqueray rvnzîefmc Clef qui fert à multiplier nortre celefte y auoit es pays de Leuant vn bra- Pierre par cette fimilitude. gran- dement rîche.m me Les dovze clefs. de la béatitude éternelle. VNZIESME CLEF DE Tœuuredes Philofophcs. foit Louange nous a fait .

Xr. .CLEF.

I .

&auoîràlaguerre rcnuerféde ton bras victorieux ce qui te faifoit refi- ftancc. prioic Dieu continuellement. il auoitefpoulé propre appellée Euridice Mais ne ell:oîc pouuant auolr d &c elle aucuns entans.lon t'a à bon droid donné le . mifefa rîcorde 6c entherinement de i^equefte. 3c ne manquant de cho fa foeur : fc aucune . de luy parla de la façon Prouînces^Sc de villesjt'ellre hazar - dé fur Mer à beaucoup de dangers.Livre . de pays. voyagé par beaucoup de Royaumes. courageux cheualicr . croyant que ce mal. à foîfon. de luy efperanc obtenir .fes If.heur luy enuoye pour punition dcfonincerte . Vn il iourdorma^jt profondement luy fembla veoir vnhommx voi- lant à luy nommé Phoebus^qui ayant : touché fes pieds grandement chauds Apres auoir.

&maîntefois les dames t ont aucc acclamatant tion de tous les affiftans . dras du fane de ton collé de du codé gauche de ta lemme aufïi le fang qui eftoit ali cœur de ton père & de ta mère. de brcuuagc Si tu faits bie-a cela. . a commande qu'il a de te exécuté tes & c'eft pourquoy tu prendroi . & 1 entant nouueau np grtd fera nourry de fa pro. pre chair fcruira &c fon glorieux fang luy . qu es jouftes ôc tournois tu as rompu beaucoup de lances.& neantmoins feulement (impie. de fa nature ell feulement double. conioinds les. il te viendra fes &c de grandes richef- aurasbeaucQup d'enfans:Mais . de chcualier.outre plus d au- . &c les mets dans le o-lobe des fept faees bien terme trois fois .U4 colicr Les dovze clefs. adiu^e . ce fang. le prix ôcrhonneur de la victoire le père celefte ni venir annoncer prières . .

Apres celafaid.Phœbus s'enuola> &s'eftantau{ri tcftrefucillé lecheualicr^il fe Icua pour exécuter ce qui luy auoit elle tout en effeél tôutauflltoft commandé . I L nj pour perfeûîon- ner tadernîere femence.Livre apprens qu'il faut :. ayant mis il ne fjt pas feulemec^ affilié ce bon heur en il toutes fcs cntreprifes. de laquelle tu as pris naiflfance : Si tu faits cecy fouuent y & que toufiours tu recommences^tu verras les enfans de tes enfans.lahuiâ:icfrne partie du temps qu'a mis la première. mais aufli ap- puyé fur labonté de Dieu^ cngen- îlraplufieursenfans^quiheritiersdes .&iVne mul- tiplication de ta race à Tinfiny :& fe- ra le grand monde tellement rem- ply par la fertilité fœcundité du pecit^que l'on pourra aifément poffeder le & Royaume celelte du Créa- teur de Tvniuers. .

mais fur ton îgnorence. . Si tu es fage & defireux de fagefTe^j de plus ample de. biens paternels s'acquiientvnegraii. • ta n'as que faire monllrarion > finon ta n'en dois re îetter la foute furrnoy .- de renummce &: touliours confer- uerent Tordre de cheualeric qu'ih auoicnteucdela fuccellionde leur pcre. def-^ & mettre en vcuë tous les clair tecrets y cela fera aflez & manifcrtc à ccluy que Dieu car jay tout efcript il en iugera digne. félon qu ont faid les an- ciens Philofophcs auxMaiftresjmaîs bien plus clairement ( car ie n*ay rien caché que pas vn autre:Si tu chalfes ) de toy les ténèbres d'ignorence y ôc ./2 6 'i:é^ Les dovze clefs. ell poflible de monftré toute locuure en figures. car ilnem'ellpas permis d en déclarer dauanrage. croire &c ay plus clairement qu . ny de cacheter ce pacquct.

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izy yeux de l'enten- dement. de Tœuure. car il cft aifément mis à bas & terrafTé par vn autre qui fçautit ra mieux er &: porter vn coup que /uy . & que peuonttrouuee. car ie t*ay comme . entièrement le nommé la matière demonftré. Chapitre L'Efpee d'vn rien feruir.Livre es clairvoyant des II. ne luy peut de poufce qu'il n en a pas le maniement. aflcurément tu trouueras vne Pierre pretieufe qu'ont cherché beaucoup. XII efcrimeur qui ne fçait pas tirer. milieu &: le & fufEfamment commencement. la fin DOVZIESME CLEF DE rceuure des Philo fophes. mais ccluy qui entend parfai- .

Prcnsvnc partie de cette médecine Se Pierre des Philofophes deuëment préparée & faite du laid vir. Mais d autant que voicy la douziefme & dernière Clef qui ferme ce Hure . nuës^conioinds dans vn creufec. vidloire d'entre lesmaîns de tous lès 'Ilenarrîuerademcfme à celuy qui aura . ginal.riS Lés dovzé clefs. auec Tayde de Dieu^ acquis la teinture ^ & ne s'en fçauroi: pas feruir. rauît aifemcntia étcmenc refcrîme. & trois parties de tres^pur or. ôcleur . entendez donc cette doctrine fuiuante. le ne fçait ne pas Ion meftier parleray plus auec ambiguïté Philo- fophique r mais i^cxpliqueray nuëment &: clairement cette Clef touchant la teinture . autres. comme au gladiateur qui . & battu en lames tres-mcles pafle par la coupelle auec de l'Anti- moine.

& le^ tiens en ce feu par refpacc de trois iours naturels y & la Pierre fera changée en vraye médecine. véu que le fetn: Et par fa & H .LivkB èc leur ît. la teinture entré facilc- menttPrcns puis après vne partie de cette maflfe fermentee>&la îettc fur mille de metailfondu. îl luy doit ncant-moins eftre con. 5c .que tu Veu:^ fondre vrayement le tout fera changé en très -bon or. car vn corps prend aifément vn autre corps &t bien qu'il ne luy foit pas femblablc. quand elle eft fermèntee de fon . d vne hature fubtile fpirituelle &c pénétrante Et elle ne tiendrôît paisf âifement à caufe de fa grande fubtilite fans le ferment de Ibr . iôint vergrande force tu rendu férnblablc. maïs. : femblable. ïi9 donne vn feu modère aux douze preniiercs heures^ puis fonds les.

fç^iura toutes les autres circonrtances Les fortics des port-viux du Palais Ployai font ouucrtes à la firi) cette fi grande fubtilité ne peut eftre comparée à aucune chofc crée car elle feule compred & pofr^:dc toutes chofes dans toutes cho: 5 fes^que l'on peut trouucr par raifons naturelles contenues & cnclofes dans la circonférence de l'Vniucrs. .' O commencement / : . du commencement ayefouuenancc de la fin ôfin dernierre fin/fouuienne toy da commencement.îjo Les dovze clefs^ blable a efté engendré de fon fcmblable. & ayes en grande recommandation le mileudeTceuure Et Dieu le Père le Fils &c le Saîn(£t Efprit vous donnera ce qui eft neceffaircàrcfprit. corps.àrame&au . Celuy qui aura mis ce moyen en pratique .

origine ^nnà^ D' elle vn feufugitiffon Noflre Pierre de luy fofeey ejtfaite & com^ £t de hUnche couleur O^ recy de rouge fa2 Elle ejl fierre & non pierre j & la na^^ ture en elle^ Peut feule demonjler fa njertu Horn^ pareille. 151 DE LA tîere PREMIERE MÂ^ delà Pierre des : Philofophes. gourmande elU fefaiftra. Hîj .Livre II. VNe fierrefe njoit qui a "vil frix fe vend. Pour d'elle faire vjjir coulant^ qjn ruijfeau clait Dans le quel elle ira fon perefoujfo^ quanty Et fuis d'iceluy mort .

n entendras chê^ . Le magîjtere "vient d'vn qui feul njH ejiant^ Peut enfernble ajfemhler ftf-yanty le fixe & &h \ \ Elle efi deux y elle ejl trois j & toutes-- fois nejtqu^ne^ Situ nèsfage en cela j.i^z Les dovze ctEts^ ce lufquà que fon ame en fon corp qui renaijira^ Et [a mère ejl de nature njolante En^uijfance liiy foit y & ^ ji en tout re/- jemhlanty Et a fon père renaijjant ji bien plus de njertu quil'nauoit par la 'V évite auant^ La mère du Soleil furpajje hs années En adgCy a cet e^e^t par toy ojulcan ^ \ ayéeesy origine dtutne^ \ Son père neatrnoins précède en Parfonjhirnuelejire jjefprit y G^ ej^mce l'ame ^ le corps font contenus en deux.

Livre /<? II. yj aucune^ faits Uuer dans 'vn hain Aàam le premier fere. êluand toutes fes vertus & fes forces ^ ilferdoit Et comme Jjon ne le le dit fort lien le Genye de le Nature peut nommer que double J4ercurey me tais^ l'ayfinyj'ay nommé la mai tfere. ^elefoucieux ennuy ne point.^ FIN . Oàfe \ haigne Venus des ^olupe:^ la mère. Heureux prend trois fois heureux qui com^ te Jurf renne ce myflere. D'njn horrible Dragon ce hain Von tre^aroit. Viffue tefer a voir ce tant dejtripoint.

OY lentin Bafile VaS. Religieux ay de Tordre de . Basile Valentm niifeen lumière: La lumière des Sages. Benoift cpmpar pofe ces traiâ:cz 3 prccedens .LIVRE TROlSfESME 'CONTEN ANT VNE abrégée répétition de tout ce qui eft contenu dans les traîttcz des douze Clefs de la Pierre pre- cieufe des Philpfophes. Diins laquelle thetir eji par le mefme Ju-- Fr.

Philofophes ay déclaré par quelle voye & moyen Ton peut chercher > ôc trouuer ce précieux threfor leur vie à ie ^ du- quel té les fages ont conferuéleur fan- & prolongé : beaucoup d'années ne efloigné en aucun point de Ec bien que me fois la véri- té.Ijf lefqucls fuiuant la trace des anciens I L VRE 1 1. & le peu aggreable repos que îc prenois en ne dormant penfçes qui eftoient pendantrobied de p^s. feront plus que fuffifansdes nuids neantmoîns que ie palTois à veiller . Car la théorie que ie luy en ay baillée. & aye toufiours mis en veuë la vériqu'vn moyennement doite n auroic que faire d'autre flambeau pour té cfclairer.coniointe auec lesdouze Clefs de pradtique . mais les diuerfes H ni) . comme ma confcience en pour- ra rendre tefmoignage deuât Dieu qui cognoill le de dans de noscœurs.

iiaîs clair 1 & : manîfefte aux enfans de fcience C*eft pourquoy efcouparoles. &: curieux de cognoi-^ ftre la NaturerEt encorçs que ie fçafhe bien que beaucoup diront qu^ que trop enfeigné. .imbeau que i'auoîs allumé.&: qu'a caufe de cela i'ay chargé maçonfciencç de beaucoup de peche:ç. mon m*ont perfuadç d'expliquer plus clairement.ij6 Les dovze îmagînatiuc y çl:bfs. plus eiclatanre^afinde mieux cfclaîrer^ppur dcfcouurir npftre defiree Pierre à cçux qui font ama- teurs de l'art . . le leur refpondray neantmoins quq cela encores eft affez obfcure aux îgnorans & gens d^ peu d'efprit^ i'ay tout plus . ït ôç poife bien mes & fuits ce qu'ils t^enfeigneront tu paruîen- drasdroi£t aux plus cachez myfteres de l'Art & de la Nature. meutât çn aorege le liurc que i'auois mis en lumière du {l.

137 îc ue approuuer preft à & ne doi4u quel le ne fois rendre compte au iour du iutu trouueras cet abreg. Tay cnfeîgné dans le précèdent traiâé que toutes chofes naiflent font & compofez de trois . de Soulfre&de Sel. quintefséce. fçauoir eft. de deux qui fignificnt le Mercure double .é gement. de trois de quatre &: de cinq: De cinq c*ell: à dire.de fa ç eft chofe certaine. maisàfuiurenuëment la vérité. car ie ne m'y eftudie pointa auoir des mots affedez & falacieux. ^ d\n qui cft le .de quacrequi s font les quatre elemens de trois affauoir dcstrois principes de^ chofes naturelles. de Mercure. Or vraycs en & fimples inftrudions fuî^ liantes. & Mais apprens encores que noftre Pierre ei^ copofee de deux .Livre îe n'ay rien efcnpt IL que .

^^r. qui fut produit pur & net de la crea^ monde. Pierre^ qui font les principes matériels. PREMIER. Pre- mièrement du Mercure^ puis du Soulfre & après du Sel de noftrc .& îetraideray la vraye expUcation^ enpeude mots. & ne fc peine à chercher çn vain le fens tion du myftique. DV MERCVRE. foit faict. fpphes. Afin que pprlonne ne fc trauaîllç à comprendre des chofes. premier principe de toutes chofes. principe de l'œuure desPhilo- nRJEmarque donc premièrement lX^ que nul argent vif commun ne fer t à noftre ceaurc^jcar noftre argéc J^if fc cire du meilleur mctail par .i^S Les DovzE cleps.

pite-le dans fa propre huille . : ou huille incombuftibie y pourcc que félon que m'en aduouent les fagcs. : Ettu jij auras te fié le Mercure double Mais noSoleil après auoir efte puri- que le félon que îe t'ay enfeigné en la ^j. Mercure a elle eau au commencement. re î comme eau de roche diaphane comme chrîftal & lan^^ au cune ordure Re Juidts le en eau luifanu .Livre art fpagirique y II. & réduit en chaux fubiile. doit eftre dilToult par vne certaine eau particulière que îe t'ay donnée dans la féconde. ijp - &c cft pur fubtil . premiereClef . clair . d^iffbut en cefte huille incombuftibie fon propre Mercure duquel a efte fait cette eau precî. félon que ie t'ay enfeigné en la quatriefme: Cette chaulx doit paiTer par l'alembic aucc efprit de S e L^ @ [2> & eftre préreduidà cipité dans ceft efprit/&: .

TV mefme le chercheras ton Soulfre dans metail . . & n eft quVne Naturels: le premier ferment. il le faut ti- rer fans aucune corrofion par feu de reuerbere . & cornaient cela fé peut- il faire ? ie te l'ay déclaré ne rendifane mot. & que fon Soulfre puifle plus facilement entrer en fa propre nature^ 14© Lesdovze &c rembrafler plus eftroiàemét par vn amour réciproque. d*vn corps purifié &c diffoult . PV SOVLFRE. SECOND principe de l'oeuure des Ph^lpfpphes.&te Tay ^ifez clairement mçn-.clefs^^ fçu Je reucrbcr^en pouldre fubtîle. & tu auras deux fubftances dans vne que loii appelle leMer cure des Philofophes.

Livre ftré IÎ. fcruant le poids que îd obt'ay ordonné ^if cnlafixîelmcClef. î^r dans la troîliefme Clef: Tu dif- 3 foudras ce Soulfre dans fon propre fang. qui eft ro'jge comme que fang : & appelle Ôr pot able^ .que l'on rire enalembîc par tfprit de vm cfl: . fécond ferment & le Soulfre fixe nourry ia volatîI. car le fang fixe du Lyon rouge eft faîÀ du fang Volatil du vérd^parquoy ils font tous deux d*vne mefmt naturelle fang volatil de Tvn rend aufii volatil Id fang fixe de rautrôr Et au contraire volatil auffi fixe qu'il la le fixe rend le èftoit auparauant folution> entrb tiens les en chaleur modérée. Tayancfaiét^autas diflbult & nourry le vray Lyon du fang du Lyon vérd . du quel il a pris naiflance. iufqùes à ce que le Soulfre foitdutout diflbus ^& tu autas par le commun! le accord des Phnofophes.

T-fi l'on Les dovze clefs. rendant . ^ ne peut Gonlolider ny réduire en fubftance corporeL DV SEL TROISIESME fophes. auiTi fixe de foy grandenaent adioufte de notamment {i Ton y chaux viuc auec fa chaleur . effeâis diucrs . corne te Tenfeignét mes Minéraux: putréfaction tous les Le Sel de Tartre . en vn Mercure vif. le corps fixe tantolt volatil car Tef- de Tartre tire fans aucun ingrédient rend par la refolutionôc Sel du Métaux volatils^&lcs reduiâ. principe de l'oeuure desPhilo- LE des prit Sel félon que Ton le prépare a . car eftant iointe en femble ils ont vne merueilleufe vertu fixala tiueiSelon donc que Ton prépare le .

s*eft chano-ce enanî- maie. c'eftà dire en Telprit animal du Sel de Tvrine. Car il s'eft fait dans corps de l'homme vne certaine la tranfmutation par laquelle partie vegetable. i4j il Sel vegetable de Tartre & peut Se rendre volatil y ce qui eft vn admirable fecret de nature^&vnef- fed rnerueilleux de Tart Philofo- phiqueIl fe faîc vn Sel volatil & bien dVrine d'vn homme. comme par exen\ple /les cheuaux fe fai(£t tranimuta- tion d*auoinc. qui par quelque temps n'aura beu que du vin pur j&ce Sel difToult toutes clioclair fes fixes . c'eftà dire refprit vegetable du vin. foiii Se autres telles . . &c les tire auec foy par l'a- lemblc^il ne fixe pas néantmoins .Livre fixer ÎÎ. & bien que cet homme naye beu que du le vin> duquel par fonvrine eft tiré ce Sel deTartre.

L'efprit de Sel commun ie t'av tiré par certain moven eue l'efprit monftré dif-- en ma dernier-e intlruétion^misauec du dragon. Les Abeilles bes fcs. . . aflaaoir en chair^ les & autres p^irties de leurs corps. lé te . auffi font . il eil pluftoft rendu fixe quedîiToulc. du miel des meilleurs particules & fur des herd où & fleurs. nourritures changeant en leur propre fubrtance . vn peu de fout l'or & l'argent & les tait monde rÂlembic ^ ter au haut tout de: meffrié 1 comme TA^slc îoînt auèc du Dragon> holxc perpétuel des rochers & montacrnes Maîsfî efprit .î^4 Les dovze clefs. Ton fend quelque choie auec le Sel dcuan: la fenaration de VeTprit d aûeclc corps. ôcainii des autres chodefquelles girt la Clef &c principale caufe en la putrefacStioii j)rouîennét toutes ces fortes de fe- parations &tranfmutations.

ôdienc t'en difây pas dauantage. mais fi Ton le fond fur la chaulx de l'Or deuement prepairé^il tire fa grande rougeur^ôcfi 1*011 procede^^ com. Nette que leiprit de Sel d^îffouk .Livre de Sel prît II. . ou du moins de femblable au fien. fe mcflant . ï^/ qucTcrprît fois îe te dicts dauantage commun conioinc aueclcf. Ce corps peut receuoîr fa premiè. cet ef- prime combat plus corporellcmenc contre l'Or.è il faut y !a chaulx donne & empreint à la Lune purifiée vne couleur femblable à celle qua eu premièrement le corps d'où elle a pris fon origine. re couleur la lafçiue & ioignant à Venus d* autant qu il adu fai commencement pris auec elle haiflanccdefon fang. de vin ^ & d ilVille par trois auec luy dêuient doux &c perd tou- te corrofioii &c accrimonie .

c6lcînâ:s comme le mary àla . glêfs.encorcs que de i- Teiprit de Tarie . Pefprit prouenant du Sel Phifique donné.& ce font ces trois qui peuuenc reproduire le corpsparfaî^ 3 c etl à dire . Lune préparée & la reduîdï: ( corne t'cnfeignét mes inftruâiôsj cnvne nature fpîrituelle. L'efpric cft dans le Mercure /la couleur dans le Soulfre^Sc la congélation dans le Sel. d'vrine & chaulx viuc . auec du vray vinaigre . iemmc . ou de fonhuille.1^6 aufli la Les dovze . i'efprit du Soleil fermenté de fa propre huille: Soulfrc que Le Ion trouue abondam* ment dans la nature de Venus enflambé de fang fixe par elle engendré.de laquelle fc peut faire la Lune potable^ces efpries du Soleil & de la Lune doiuent eftre . enfortifiant&endurcîffant la vidoire entiere. par rentremife de refpric du Mercure .

donne encorescecy. car l'cfprîc vinaigre eft froid eft & ccluy dé c*eft pburquoyl'onle iugcàbondroid: cftrc ^ chaud y de nature contraire comme : auiîî Toil le voit par expérience le viens de parler en Philofophe.Livre àye bien de ehaulx vlue la II. lembic y ôc il mcfle le tout par îuftc poids. cure > puis d*vn Soulfrc^ &le fer- mente pareillement de fôn propre Soulfrc difpofe & mets tout en ordre parle SeU tire le vne fois par Pa. îker à aucun comment les portes font fermées &c répartes au dedans.&: viendra vn qui aprîs âuffi auparauantion origme d vn^hxe le. & ne m'eft pas permis de pafTcr outre &c mon. &le coaç^ule par chaleur continu e^ i n . ^ 10 dé la vertu . . pour dire adieu Cherche tamatiere dans la nature mcthalique faids en va Mercure & le fermente d' vn Merlé te : .

.1^8. quand àrvfage de la teindure . Scie rendre beaucoup comme ie tel ay cnfeigné en mes minéraux. . îc te veux ap- prendre que du noir Saturne Se du doux lupiter fepeut aufTi ti- vn efpritjqui par après fc réduit cnhuille douce comme en fa plus grade pcrfedion.Scle fermente pour latroiriefmcfois. Les dovzë cleîs.raultipUc comme ie t*ay ap- -um ptis ésdcux dernières Clefs. &ta viëdras à bout de ton deflein. qui peut parriculieremcnt &c fermement ofter la vie au Mercure m^eilleur. puis le . la douzief- me Clef t'en a affezinftruid. PREK4ÏERE ADDITION continuant les enfeignemens de i'ceuure fufdite. . POur le pardelTus rer ..

Noftre feu . Le feu de lampe auecefprîtdc eft pas vin n'y propre car .que c'eft qu'ils ont tous cache félon leur couftume. Ayant aînfi fois (eulernent foigneux à gou- verner ton feu. &c Toeu- ure que Ton conduit feulement par le régime du feu. car toute 1 œuure en defpend. n'eft commun & y bien & le fourneau vulgaire & que les anciens fages & mes feu predecefleurs ayent cfcript que noftre feu n'cft commun : le te dits neâtmoins enverîte.» car noftre matière eft vile .Livre II. x^^ SEC O NDE AD ITION prépare ta matière des oeuures fufdidtes. depuis le commencement que îufquesa naturel la fin. il s'y fai£t . eft aifé àfaîrc.

ijo Les doyze clefs^ courts de trop grands &dcrpcnres 3 Le fient de chcual n^eft que perte &c jdeflrudion . les Pren^ donc garde que tromvul- peurs ne te deçoiuentenla variété des fourneaux^ car le nortre gaire rie feu çrt eft commun &. variété de four- nCfiux n'cft qu'inutilité fupcrfluié3& fupcrfluité inutile car il ne faut en varier &: noftre triple vaifTeau que changer les degrez du feu. car qui a la matière trouuera bien tort vn fourneau ^ farine & qui a de la vu ne r^içt o. moyen venir à La mukitiide & . ôc baftir ton fourneau . Ôcn'ortre matière n^ peut iamaîs par fon perfe6lion.ueres à trouucr . que faire d^auoir tage d'intkudllons àfçauoir gou- verner ton feu . la matière abîeéle à Le matras reflemble en figure au contour tcrre^ tu n'as & rotondité de la dauà.

Albert. prends feulement faidis ment de ce garde àlachaleur. Ainfi foit. autheur de toute la Na- ture. &c puifle difcerner le que tu le chaud d'aucc froid. fitufrappissle but. moyennant que I iiij . tu auras paruenu à la fin defiree de Vart. ïç te la veux dire . pour recognoiffance de laquelle foit perpetuellemen t tout fai£t . L'ESPRIT de Mercure à Frère Albert. &c feras loue Dieu . Velle eftroccafion.Livre four y IL i/i & ne eft fe doibc pas beaucoup foucler défaire cuire du pain. Il n pasbefoin d'efcrire amplepoint . que tu m'as tant faîtde coniuratiôspourme faire venir Albert.il COLLOQVE DE ÏEf^rit.

e & que îe n'auray aucun defplaifir de toy.|p corps ^ COLLOQVE. ïe te prie ne fois fafche cotre rnoy^ car ie fuis vn bom. fi tu es r bon ou mauuais ou qui tu es. l'Es PRIT. tumcdonnes^alTeurance pour Am. fi eftre fauue . mon ma vie & mon . . & falut iouërabien fon içu au i'eftoisvn de ton amc^icne puist'auanccrny reculer. L Esprit. II n'eft pas en mon pouuoîr de te faire du derplaifir.me debile^& tu es vn efprit puiiTant & fubtil & pour3 ce dy moy premièrement :.n'y ne fuis pasvenu auprès de toy pour cela y mais fi ^ tu ne quittes ton appellation tu es des-ja recommande à vn autre qui te chaftîeratoy & tes femblables. homme îevoudrois bien & pource refpond moy Albert- a mes demandes.

opérons ct\ eux^car les planettes ne peuuctpas defcendre corporellement icy bas mais leur efprit. qui par noftre agilité conduifons dâs les trois parties inférieures Jes af cé- dans& defcendans3&. & partie des minéraux & nous fommes fept . Albert. les végétaux. fçauoir le Firmamét.mais moyenne natacommandement de la ie fuis yn des efprits des feptPlanccgouuerne ont le les tes qui re. &.VE le Ifj ne fuis nybon ny raauuais. les animaux.lequel ayde les chofes qui font difpofées à engendrer par lavertu des quarreElemens.Celuy qui a cefte in telligence fe poura difpoferàTœuure. le fuis grandement ioycux que tu me donncsvne fi belle intelligence.que i'ay coprîs par toy plus que îc . ils gouuerner ties quatre differétes par- du monde.CGLLQQ.

non pas le Dieu du Mercure^ qualifies par tes appelfuis pas côme tu me lations. mais îe teprie accorde moy encore fujet te le vne demande. &apresraggreable roule Soleil fcleue tpu's: .U4n'ay îamaîs C O L L O QV E fait d'aucun Philofopîie^. & declareray par ordre dire ton nom. Mon nom ie fuis rEfprît des Planettes. venu par la la for- ce d'icelle. fi tu me veur lEfprh. mais il s'eq trouue gnes^pource n'aye point peur de ma noirceur. & îe te dîray le pour lequel ie D ay appelle . en ténèbres.car elle fera pour le cernent de ta richefle : côméCar au comeftoîc msncemÊt de la création tout geur du n^atiu . &ne Dieu .mais par ie fuis permîffion de aufïi qu*il venu fans contraîndte^ a elte donc à chacun hompeu qui s'en rédent di» me vn efprit feruiable deDieu.

& ne fois point cauteleux .oii (iç'çft vne fubtile fpeculatipn. mais fimple 5c fuccint à tes demandes. Amen.fors 6-: efcouter amia- donner bonne addrcfdonc hors de ton appellation te m'y laifTe entrer . le fuieit pour quoy tu m'as Au nom du Père Efprlt.C O L L O Q^ Ey en fâg& îxies ï C/ feu. . du Fils & du S. affis toy à table îe &quei'efcrîue auecfoingcc que te diray ^ mais dis moy premîereméc fait vepir. La tres-faindeSc : yne infeparable Trinite.mais vne voix raifonnante félon ma naturelle te veux blement &: fe.&infeparabie Deité vnlque Mercure ie te demande que tu medie la vérité ^ fi ce que les anciens ont efcrit de la Pierre desPhîlofopheSjOu re eft de fa tein£luvéritablement en la naturc.{i tu crois à cefte heure paroles qui ne font pas humai- nes. .

l'Esprit.fin. ai caufe de fon aueuglemét^ & qu il ne peut pas fc cognoiftre foy-mefme.56 COLLOQVE l'Esprit. & les vertus naturelles qui font à touschercher laverite/e trou- uera que Dieu à mis dâs la nature.fi on ne luy monftre clairement^ &c encore ^ ne le peut-il çoprendre. Albert* Pentends par tes paroles .& que rhomme ne peut pas cognoiftre. les Sçachcs que philofophcs pat preuoyance 6t cfcript diuerfes choies afin que les îgnpraîiis qui ne tendent qu'a Tor & à l'argent fuflcnt abufez> ainfi le plus grand fecret de lanaturc.. & bien qu elles foient obfcures que tu en. c*cîl le plus fin or^mais noq . tends Tor très. En partie tu as bien entëdu^ mais il y a encore vne nuée trouble deuant tes yeux.

à la mode de luy eft tiré le double Mercure . Combien en faut-ilpour roeuurc. & luy dire y & i^nis 'tibifujjîcmnt . où fepeut trouuerceftor^ L'esprit. II eft donemanifeftc or? auquel a qu'il eft plus que le fin Dieu en la création luy te vertu donné cetaux pour eftre manifefteé hommeS. afin que chacun 1^ puifTe auoir^ s'il eft bien illuminé de Dieu Albert. 1S7 pas celuy qui eft affiné dans la four- mais ccluy que la nature mef- parfonférultcur Vulcan a affiné fans fcîence. & quand tu auAt^oî ras iceluy tu pourras dîfpuier anec ton Abbé. naife tîie .. . en plufîeurs montagnes & valees y tous lés hommes Tont deuant les yeux Se ne lé cognoifTcnt pas.C O t L o Civ^E. Albert. AudefTous du Ciel. Ouy.

. & garde le refte. quâdon en aura acheué deux onces . qui cil: en fi petite quantité^au prix de ce . ef- - de fon corps corporel ôcle tranfmuer en vn corps fpirltuel tu prit net . ledit corps. îc croy que vous dicles. Ignis . comment veux tu pefer refprit. i\ tu veux rendre ceft .&. c'eft alTez pour le commencement comme l'Efprit. de fon curps mais après envertu fur paiTant en grade quatite qui eft tire . Mais tft ne feay pas le corps comme moy qui fuis efprit ie ne parle pas du corps mais bien plus de l'erprlt. AuecVayde de Dieu nouscntrouueros bien autant. Sîca en as chepter la deux onces tu peux àcourône du plusgrâdmo narque du monde. pourras dire apes à ton Abbé.i/8 COLLOQVE' l'£fprn.

entends maintenaïit quel . VEffrit. O^ coàcula j diflbuks & coa-^^ Jllpen. Occlcfte parole. de ce la on tire le double Mercure. tu as bien entendu .-. le l Effrit.je faire cela. & mal-aifees à comprendre j mais toute la fciencc cft làdedâs. Solue gule. ij^ Mhert. Mercure de Bernard^d'ou eft tire ce corps ce n ell pas le fin or^mais la teinture qui eft cachée en luy .&par fa diffolution tirer TefÊrîtteingent:c'eft fans doute le dou. Que tes I paroles font fuccînétes & difficiles a entendre. Maintenant le voile cft partie oftédedeuanctes yeux.& COLLOQVÈ J^iottihifujjiciunt. comment doy.ie doy dîfloudre le corps de Tor.

tu trouueras le dedans là i moyen &c le tour de main de vraye diflolution^auec toutes les cir- conllances . Cette parole pefante que prie monftre pefante^voîre plus la fcience mefme . mais i'auois vn corps com- me toy ûre . Alice qiioy dois je difloudrelë corps de lorj L'esprit. corps c Albert. & ce qui eft plus le proche de ett luy. car fi ic n'ay point de main. 5 ie voudrois faire toute rceU'- cherche foigneurement dans là ton Bernard.i^o CôLLoqvÊ. Par foy-mefmc . ie te moy cela & me la dis le iiioyen& le tour de main de difTolution. vrayé L'esprit. ert. Albert. ^ Moy tout efprit^ maintenant îc né le puis monftrer.

Tu UEffrtt.conftances efcrites trois fois fois .enI corc que parfon cnfeignemcnt îe cognois le Roy mais la Fontaine . M^M d'Orient tout ainfi qu'il vient . mais toy va chercher % 'f6 ton Abbé &dis luy qu'il te face pro- de dix liur es du meilleur . deux vray^ &:vne fois faux. 5. du ventre de fa mère fans feu après ie te veux déclarer tout ce que tu K . veux eftre trop fçauant bien ne te le peux pas montrer. m'cft incogneuë. il faut que tu aye leRoy premiereméc. JUen.&partant ie te prie monftre moy qui cil la fontaine. à caufe des îgnorans. îe Roy n y uifio foit . O moy miferablc 1 i'ay tant vcu Bernard que l'en fuis quafi au mourir^j&n ay peu comprendre cela.que le toft. car on n'efchauffe pas le bain.

elle te caufera de grâds in- côucniens^&partant prés biengarde . mais ton Ab- tu l'auras après &:{î tune te gouuernes fa- gement. Ha moy / demeure encore vn peu . dis fi îe viuray allez long temps pour faire la teinture. Ouy tuTacheueras^ bc ne viura pas tant fa mort . Jlhert. &c autant de Fois que tu auras be foin de conîurations. aînfi ieveux eftre ton bon amy. &c mon confeil ^ ie me trouueray au- près de toy. L' £fprit.t6t COLLOQVE monfur n'entend pas. ofte de toy toutes tes appellations èc demeure toufiours en bonne volonté^ priant Dieu qu il te donne vn boneîprît.ny que tu m'aye veu.fois fecrec^&nc lire point tonefcrit à ton Abbc peine de lavie. autrement îe n oferois plus retourner vers toy.

CoLLOQVË
\

î6^

i

:

àtoy ,&:àquimla celle teîndure t\imenerade grands aueuglemens garde bien tonliurc & ta teindure^afin qu ô ne les troulie point fur toy , autrement tu couferas grande fortune^Sc feras mis en prifon, voire mefmes à la mort , fois
rnonftreras, car
,

icloncbienfage&: te tiens ioyeux,caif
I

plufieurs de

grande
ils

& bafle qualité

:

s'efforcent que lefecrct ne toit point

;

manifefté
tre

,

car

ne peuuent en au-

corps direverité qu'é vnevnique

chofe, qui ell tout en tout pour dire
la vérité, le refte

nefertque pour abulerles îgnorans, &te diray en peu de paroles la pure vérité qui ell ce que tous lesPhilofophes par leurs efcrîpts font demeurez d accord,dc
,

cette pierre Se teinture contenus
la

en

nature,
Alhert.

Drs m.oy qui eft

cefts.

vnique chofc.

Kij

1(54

CoLLOqVE
artifte

Toy qui eft bon
ble
^

& véritaBerde foa

tu dois auoir appris de ton
eft

nard, que c

que i'efprit double Mercure, &tu es quafideiienu fol en ta première matière Azot, ru es encore bien loing du

&

vray centre
auec
les

,

car tu cherches la vie

morts

&
,

la

plus parfaidc

&

incorruptible force detoutesles

forces naturelles

dans des matiè-

res îmj arf aides &: dans des chofes
corruptibles, fçaches en vérité

que

noftre rouge tein£ture eft tirée pure

&nette de
fes
les

la

plusparfaiârc créature^

fur laquelle le Soleil aye iamais ietté

y^ux laquelle vnique chofe par
h

elpnts plus parfaits

eft

de

la

cô-

porition des infeparables qualitez

des quiitre Elcmxs

& par la concor-

dance des fept Planettes ont efté ioincts enfemble fans aucune ay-

A

CoLLOQVE;
de

1/5/
3

oufciencedhommc
aufTi par

a efté par-

faite

en Ton degré de perfeâ:lon:>le -

vn incroyable augmentation de fa propre femence a crté douée naturellement, & fes parties {i bien liée enfemble , qu'il ne peut eftre deftruit par aucun Eleméi: fans Tayde de l'art &c lors cette vniquechofe eftfujcûe à corruption: îe t'ay affez déclaré pour ce coup de quelle matière lesPhilofophes ont
quel
,

tiré leur tein6ture,{i tu

entéds

& coDieu

gnoiscequieftcoprisen cette vni-

que parole,tu entédras toute
ouure
les

la fcié-

cc^ c'eft afTez dit â celuy à qui

yeux, on pourroitbien îcy
Fenté-^

comprendre ToriMaîs on ne
drapasbîen^ car
faut chercher
il

y a des créatures crées plus nobles que Torilerquelles

il

où la vérité fe tro uuera, que Dieu à mis en la nature, ôc que rhommc ne peut pas connoij Kiij

lié
ftre.fi

Exl^Ll

CATION

on ne luy monftre tout clairement & encores ne le peut- il pas comprendre à caufe de (on aueugle ,

ment^ôc

qu'il

ne peut pas

fe

connoi-

ftrefoymerme Louange à Dieu.

EXPLICATION DE
rEfprit fur les quaîîtez de
rnîçre matière»
la

pre-

L

'Humidité efl: la première chofe qui anime le compofé , la cho-

ou Thumidite viuifiante ouviuificatiue, ou TAmcou l'Air^ par vne diiToUution de la terre &:
fe naturelle

congélation de refprît.

Car nqllre magiftcre n
arfaiftement congeler
,

efl:

que

diiToudrc

i corps §c le
Et
celles

congeler fefpric.
opérations ont tçUç

^U

DE
ne

L

Esprit^
le

1^7

lîance enfemble que iamaîs le corps
fe diffoult

que 1 eCpricne
,

con -

gcle^

& l'efprit ne fe congelé point,
corps ne fc dillolue
&c autres

que

le

ce qui

s'accorde à ce que dit

Raymond
,

LuUc
'

y

Philofophes

que
y

tout le magiftere Se
n'eft

rœuure

d'icellc

que difToudre

& congeler

Se

ceft toute

la circulation &c

imbibi-

tîon de noftre

quelle

les
fi

Eau Mercuriale laPhilofophes commadent.
il

Car

de matière de terre doit
faut qu'elle foie

cftre fait le feu,

fubtiliee

& préparée.
les

Par laquelle Eau
tîliez&

corps font fub-

ramenez enla première matîcre,& prochaine à la pierre ou Elixîr des Philofophes.

Car comme 1 enfant eft nourry au ventre de la mcre par fon nourriffe-

ment

naturel

,

par fon fang

men-

ftrual^aufli noftre Pierre doit eftrc

Kmj

î6i

Explication

multipliée &croiftre en quantité 8c qualitcz plus fortes^, parce qu'il faut
qu'elle (oit nourrie de fa graille

&
ce

propre nature

de (ubftance C'eft
:

que
celé

les

philofophes ont totalement

&

tenu cache

,

comme
les

le plus

grand fecret. Ceftehumîdkeoitafle,
fophes
le
1

Philo-

ont appelléefau Mercuria-

/Eau permanente ou demeuran-

te au feu^&aufll eaudiuinC;, c'cftla

def de toute l'oenure.
Cette eauneftpascauderiuîerc

au de fontaine , comme eft aduîs aux ignorans ou falfificateurs. Noilre eau n'eft que vapeur Se eau qui cft dite mondifiant , ou nettoyant, blanchllTant ôc reuiuifiant,
èç rejettant la noirceur des corps Ja-

quelleeftappellec eaapUvinte.

Cette eau Mercuriale n
thofe quç
1

eft

autre

efpîit àçs çprps cpn-

DE L'Esprit.
uertîs

i(^

en nature de quînt-eflencc. Cette eau eft appclléc vinaigre très- fort, ôceftcogueue de peu de
gens
:

en noftre pierre

eft

contenu

deux fubftances

dVne

nature , Tvnc

volatilleôc Tautre fixe, Icfquellcs

& chacune d'icelles eft
gentvif.

appellée ar-;

Et c'cft d'oiî naîft la pierre, après première coniondion d'iceux ,

la

&

non

pas deuant,&: faut

que les corps

foient tournez

en nos corps, ôci-

ceuxenefprît,

FIN,

LES

DOVZE SIGNES
i^

du Zodiac qui font cites en cet ceuure des douze Clefs.
Aquarîus
Pifces
lanuîer.

X
V.
tr

Fcurler.

Aries

Mars.
Auril.

Taurus
'

Gemini Cancer

n

^
<fi
iip

May.
luin.
Juillet.

Léo
Virgo
Libra
Scorpius
Sagittarlus

Aouft.

£l

Septembre,

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Odobrc. Noucmbrc.
Decembre<

Capricornus

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Stances 171 STANXES A L'AVTHEVR. D'f^nc jtdjlance feule on njoitnai' Jire trois chofeSy £^t trois njnis nitèy enfemhle il en naijl Foj - Dieu ayant Fit les tout reduit^arfa diuinitè. I. faut regarder le teps lors quelle n)eut . diuerfite^ que nature a defclofe II. yne Effence defoy de nature femhla-^ hle y Vne chère Dont licteur tirée defon compofly l*artijiea le foing y laquelle nom p De forclofty tout foing de trauail & de toute mifere : îiu Mais far cefeul moyen dejt faincle entre rife f .

hailler\ Et dans fon temple fainB luy & fournir le VAir 5 Deux Feu gracieux ^ IV. Reunis y adapte:^ au iardin d'excellece.i^i àoYmÏY Stance^. Comme ï enfant qui ejl nourry -de la . V. Ou les oyféaux feront qui auront /^ puijfance De refueiller ceux la qui ejloient en- dormis. & ^^JPf^ chemife: fpermes nous aurons enn)n compop remis. Vous qui voule:^ feruir au temple de Afemoirey Aye^ efgardau teps àexcellete heauti^ Car le Ciel Crijtalin de très -grande clarté^ Nous fera voir'vniourle pourpre fan^^ guinaire.

mammelhy '^1 //j ce qjiieji fions aurons mefmefoingàe procreéy ^ Itifc^îiati ternes que le lai& luy ait fîus auance\ . VIT.Stances. Son corps y pour luy donner ^viande qui l'excellé. Lors rohujle en naijfance > rnajejièj ! & plein de Nous aurons "vn grand Koy qui aura la pînjfance Degouu'srner lesjiens ^ & par fa pre^ uoyanc€y Les paume: &cheîifs il mettra enfant ¥ .

ton facré faincl 'Vouloir. u 'AinEle Flamme du Ciel^fage conduite y & fainte • ^ élut d'un rien tout de f tout as .174 AVTRES STANCES EN forme de vœu. II Uordre c^ue tu as mis en l'Jrt & la Nature. fait de fuite en fuite y les Difvofant humains far njn ejlroit dehuoir. NousfaiEl ^oir en tesfai^s irne firuBurCy riche Que la Terre & les deux qui font . Collauder ton fainci nom .

Pour le mortelfuruiure en linmor^ tel defir. IV.Stances D'^vn fufrefme 'vouloir ta III.) Et fuis ap res ce corp ou tu as nojlre mis ame^ Efi agittie toufiours de ta àmineflame] Laquelle njn temps "viuam recherche le mourir. Et ïhomme ayant fain^egrace^' "vefcu félon ta . 175 main a or^ ( donne :^. V. Car §lue la njie & la mort gijl en ta CO'* gnoiffanccy l immortalitéfuruit par fa naif-^^ fanccy Pourfuiure lesfmtiers de la ueniry njie ad-- Tu 'yeux que lien Ifiuant foyons preji a mourir.

. receu de toy four fa dernier Ou efi tonfainEl Soleil fialin.i/'ô s l'ANC ES il Mourant furuiura te voyant fac ' à face. & le lieu Cri FIN. £fiant fin.

De '/I Frère Baltle Valentm. o E T. hez P I E R B. L 1 X. . L'agneau Medecia. proche Michel a llmacre S. Libraire la rc.IV '^ ZO A MOYEN t Hv DE FAIRE LE l*Or caché des Philofophcs. !acu>corrigc& augmenté par Mr. DQ. Alexis. 1 M le M. Poni S.

.

ie ne puis plus tarder que iene inaprochc de vous y pour fn informel' du fujct de eefte mcdîtation. A îj .A Z O T H. feul. le Vieillard. pcnfant îc ne fçay qudy en vous -mefmc . Vremiére Tdrtie. OV LE MOYEN DE FAIRE l'Or caché des Philofophes. proche de cet arbre . Adolphe. vous appèr- ^ çeuant y a ja loiig« temps y de loing . Pour vrajr (ô îeune Adolefceni. de Frc re Bafilc Valcntin. Enerable Vîéillarcljbîcri j^ vous (oit il . leVieillare.

encore que ie voy toutesfois toute occafion & lôgucur du temps. tcfcmtemps s'enuole deuant car i) h faifon & les iours me fembiét .4 maintenant A îl Z O T m'eft H permis dé qui cognoiftre les chofes me fcmbloîent en mon îeunc aagé încroyablcs. C eft à la vérité ce que i'admî^ re entoy (ô Vieillard nous : ) quand ié (i confidere les affedîons traires entre con- ble que le . car lorsque i'cftudiois.& hors de raifon. bouffi d*orgueil y îe me prefumois fçauoîr toutes chofes fin de ^ & maintenant à la îe prensplaifir monaage. coulante^ ie palier comm^ vnc eau grandement & dcquo} Adolphe. me plains. de rechercher auec grandfoin^cê grand liurc plein de difficulté dé la nature.

Le F^ieillard. îe vous yoy en la fleur de voftre aage^ d'vne face libérale. &mâ bas Vajr Patrie Haflie. Mon nomeft Adolphe.agréable ^ fi tout fou- pçon de fraude ofté . voftre îe demande nom & . pour ccfte f au(e il y a long-temps que îc deilre monter a cheual & trouuer compagnie porte le plaifante qui me puifïe olter la fardierie que m'a(i temps coulant lente- ment. la condition de voftre vie. Taquellc m'a en- feigne les lettres dés mon aagc ^ Se a^uancç en aage . eftîmant que n'aurez de s. Aàolfhe. P Certainement .DES Philosophes^ aller trop / lentement . Aiij .& voftre race. partant îelerois tres-aife de fçaupir vpftrc nom. o amy .

& n ayant nyTuçeur . YQÎr les terres les plus efloî. ny Guuuerneur mefmes :. î'ay moyen de vous en ayder plus facilement payant lacog-noiiTan-: çg de ces lieux. . toutes chofes il me plairoît aller Rome maiitrefle de T Vniuers. &: expérience. T H &z ay appris la eftudes marchandife . auec compagnie^toutesfois ie defire auaut ieil 3 entendre voftre con- comme homme bien verfe à le Vvfagedes chofes.i'ay t&ç mes biens pater- eu enuic d'aller voiagcr. admîniftrant nels.^ jaifTe les A Z O . . f^ieilUrd Mon confeil ne vous manquera pourueu que vous ne refufiez d'obeyr aux bons aduis que pourcc que îevous donneray pas . gnces à & ^ certainement deuant .

vous pour perfuadé que Tay veu véritablement fait plus cefte telle rVniuers. uîs ^ . mon fils que vous auez defir de voirRome^maîs tenez.DES Philosophes. Or fuiuant mon ad- ne veiiillex conuerferlongtëps en ces lieux. car ce lieu là eft à la vérité ce que ie vous diray plus amplement cy-aprcs. Vous dites . mais eftant de maintenât ^ fage par Taage îc fuis plus aduifç &: attentif aux périls & dangers. monftrez à celuy qui erre les & fuit chemins obfcurs } vous iuo-crez auoirtrouuévn auditeur docile &c attentif. Mais il me dcfplaift grandement que . retVimc qu'il 7 me . fera loifiblc de vous obeyr à vous principale^ ment qui eftes vieil & auezTcx: perience des chofes de grâce . le Vieillarà :.

& auec diligence^ s'addonner à la cognpiflance de . à cefte fin et non pas à . le fouhaittç donc que vous eftimiez ces chofes deuoir eftre prifées auec plus de confideration. . mais pluftoft foîgneufement .^ îe A Z O T H vous voy acculer la longueur du temps en {i parfakte lante. car vous voyez que i'ay pluftoft acquis ces chofes en moins de temps y que ic n'ay paiTé celle longueur de ma vie : il n'eft licite de pafTer le téps en oyfiuete . pieu & de fes œuures & y emles forces ployer de nos fens ^ car nous fommps crée à limage de Dieu . Nos yeux donc foiçnt ou«. la femblance des beftçs qui ont cfte produites pour noftre vfagc. bien que vous n'ayez endure la violance d'aucune maladie ^ellac en ccftç fleur d'aage.

înie . Adolphe. ^ & nos oreilles attendues Poyfiueté. &lanotice^recueillie de la dodrine Arîtrauailler ftotelique. l'appercoybien qu'il n'eft de befoîn de fe tant en ces eftudes principalement quand ie recognois que toutes chofes font imparfaites &c vaines^ ôcqu'ihVy ftre aaucunMai.mon Vieillard^ me femble auolr defia com- pris les choies qui faires ^ me font necef- car i'ay acquis la cognoif- fance de la langue latine.. uerts.desPhilosophes. ou dofteur de l'arc qui conduife les adions en telle forte^ fans fraude Ôc tromperie^ qu'il puifTc acquérir dextrement la fia defiree. pour louer Dieu 5 fuyr & employer le temps aux eftu- des. L'eftude de l'aftrono- qui deburoit cftre deuanc . il Verîtabiement.

& trouerfes^par icelle les vns erpiët la vie d'autruy .& chacun a dence . de rapinesjde debats^& que. & con- neantmoins elle eft prefque prife en diuers fcns de tous &n'y a fin aucune des con. & n'y a fin couftume de lolier. trompeur &: inconftant on fait pareil iugementdelaMede- cînc. les autres tuent Tame biens les autres pourchaiTcnt les aucune de larcins. . Mais encore . de fa fermeté i^ance . &c du tout incer. veu que Ton ne doit douter delaSainAe Efcriturc. ou de force. Z O T eft H tous autres Arts très -certain. les Quieftceluyquiconfiderc mauualfes couttumcs & er- reurs qui fe glifentés efprits fa- crçzdes Théologiens.70 indubitable tain y A . ôc dire ces œuures eftrCjOU de grande doûrînCj^ ou de prurelles .

que ieune ^ Îî ie ne puis confentir à que îeneftudie plus principailen^ent à caufe que ie voy que le vray but ert de chacun prefque delaifTe. dodrlpc çroy que . comme la ie Tay cydeuant entendu de vous.DES PhiLOSOPHPS. mieux dire. S<: les plus pernicieux & aucuns craignent (non fans raisoj que les docles porteront la peine de cefte chofe par leur propre meTait Et n'y a raifon aucune pour laquelle nous nous recirons de la vraye & celefte doctrine/ veu qu elle nous a efté diuine- rnent delailTée par le Verbe InMais pour carné. bien plus doftes font les plus mef. cbans. & que ces îours paffez il me [ut reproche par vn certain Villageoîs. fagelTe humainc& le cercle inconftant des ms eft imparfait .que les ces chofes.

ôc ne femblent nçceiTaires aucuncmét: comme eft la langue HcbraïquC.. affaires di- & eft vn excellent pavoift don de Dieu. par a çfte gnoiflance de tous Arts nous & anciennement enfeignéc.Zt A LE Z O T H VOUS ferez de mon opînîoncn ce. à celle firxqu efpars par tputçs Içs .» nous vpyons aulTi que ces lan- gues étrangères font principale - ment necelTaires aux maifons des Princes. la & ie la nV attribue cognoîfTance de ^ langue latine lieu propre^ mais la notice des langues eftrangeres n'a point de ny peculier. Vieillard. à caufedes uers . lequel àVexemple de ceux qui édifioient la Tour de BabeKentre lefquels y eut confufion merueilleufe des langues .» lefquelles laçples & Grecque. Il cftbîcn vray-femblabic.

&c par la force du Saind Efprit (les deuots de tous les Gentils araaffez j cefte Tour. comme au contraire leDiab. baftiment fol. ^ & querel- &DieucaTrinicé nous de. contrées ^ i^ & parties du monde^îls ne fc peuflent accorder. a èfté conuertîe par le niinifterè desApoftrcs.treS'bon^& tres-grandiqu'ilsfeferulrent. mande la paix & la concorde.DES Philosophes. cft la paiX. mefme de toutes chofes Cette . .cnTemple dcDieu. monde a elle Gouuernemens des Royaumes en laquelle reluifent les & .»apparoîlTanc par deffus tous. faind &: facré dans lequel font entendues lesloiianèes de Dieucar la confufion ne plaift à Dieu. enlaque'Je le fait.e eft Authéur de difcordes les . Toutes- fois ces chofes eftoient tellemenc gouuernées de^Dieu.

Efcritures Saindes auec diligen- ce. langues la langue: y naturelle propofee à tous de . Mais les fages mondains &les rufez de ce fiecle prennent che- min diuers^non contents du gouuernement ordonne de DieUi . mefme la &lc ^ r4iilofophie naturelle foin d acquérir des biens de fortune.comm.cesdiores fufErôc cognolffauce des kngues .Lt cerces.e trois eft ilsfont^és princîpalles . Z O T tt lefus-Chrift noftrc Sauueur. fes Difciplcs & vn nous ont laiiTé exemple de la qu'il faut imiter auec foing. diuerfes mais quandau falut des ames/il n'eft pas ncccfTaire d'em- ployer fonaage pour acquérir la cognoiflance des langucs^mais eft il expédient que nous entenles dions fermons facrezdes Prédicateurs & que nous lifions les .î4 A .

cy-apres fin nous cognoiftrons .. là du monde approcher car en mefme temps lesdinerfesTeéles des Pharifîens^ Sadducecs.-Auffi femblablement paroiftront les trois ennemis capitaux fpîrituels ^ & principaux y les comme ils eftoientdemais à fon dernier adleur confeils feronc uantlavenuëde lefus-Chrift. que Dieu vifiterâla dernière Ville de Hierufalem.le mondevniuer^ fel^ &lc iugera.& Effeens fe Icueront .Des Philosophes.c'eftàdire. &c faPaflfion. arrîue Si Tridonc il le que ceux-là viennent par . ccrchcnt traires: les ij eftrangeres & conthrefor De là le précieux du temps eft diflipe ^ &les Ames en grand danger de fuccomber à la fin du fiecle. fçauoir û les . uenement vains &: ridicules deuant bunal de lefus-Chrift.

&: bien qu'ils fuf- fent plufieurs en uerfité de fe6les ftoient les y . .> Àz venue du Meflîe.Lés Sadducecns ne nioîent-ils pas la réfurredtion des morts ? Les Efleens réplis de l'Efprît Anabaptîrte ne combatroîcnt-ils pas contre la Sain£tc Trinité ? le premier bbfpherac contre la puiflance de Dieu . nombre les Se dî- toutesfois e- nommées principa- lefquelles tafchoîent de nui- re en la dodrine de la Sainde Trinité: . le fécond contre la mifericorde. occupez aux ceuures externes n'ayant cognoidance de lEfprit ny delà x6 . Oncognoift delà que les hom- mes la font toufiours contraires à loy de Dieu . le troifiefme plein d*iniure & contre le iiille & vray Efprit deDieu.O T H Pharîfiens Operateurs neftoîcn't pas arrêtiez a la terre .

. changcanc . . lefquels menans vne vie fecrettté^auec grand foin. pierre de touche fcicnce ainfî eft cet Efprit: enefpluchant .Des Philosophes autres {y Trinité: car les vns d'Orient. ils fuyoient les emburches de ce monde* Il faut donc efproaucr tout efprît y mais qu'vrl chacun de nous s'efprouue foy-mefme par le Verbe plloicnc de iour diuin . ieuleaienc noms multU en îour en malice . chacun la conde meurera à toute cfdîtteâ : d\n prouuéc de : Ces chofcs Toîent des la là cognoiflTancè langues & tenez pour certain que naturelle . & les lulfs eftoient en petitnombre. con- fcruatlon iournaliere. lés d'Occident leurs . & éternelle de ThommepSc fâcoB . & y auoit peu de luifs qui fulîent addonnez au virây cuit. comme que fi par la .

Ariftote n'a pas eu vraye cognoiffance de toutes ces chofes encore qu'il fut de . (car il n'appartient qu'aux J hom- mes ne d'errer mais plultortenlacla quifition de perfection de Tv. car règle iceluy nous nous ar- Verbe . & l'autre partie c'eft a dire . tant du corps que de Tefprit^ au Verbe Diuîn. grande dodtrine . laquelle conferuation finiieftîgcition de natute doit fuiure 3 car nous prenons de Dieu noftre origine. . eft la feule la & le fceptre & namre . la règle de toutes créatures prépa- rant la voye pour Thabitation de î'ame &c du corps lcÇ?€rc. & excellent par . par lefquelles chofes on cognoift certainement aymantDieu.i^ A 2 o T il gtioiflance ne corififte feulement à la recherche du corps animal. nous le retournons à luy melme^&en rêtons.

té cnuers plufieurs. & ne permettans écouler vn iour ny heure fans trauailler . encore que leurnom foie en grande eftime & authoriIl monde. 6c fuîure l'cftude de vérité &: iuftice te noftre force 5 & de touimplorer Taidé eflargill du Saind E(prit . il Or deuanc exadlement toutes cliofcs faut confidererle temps. toutes nos actions conduirons à la gloire du nom de Dieu. Bi. . les & virilement prendre garde les que par vices nous ne tom- bions dans le labyrinte le de ce mon- de mais fuiuans bien & équité. car il eft permis dé le voir aucucrle aux chofes de ce en faut autant dire de fes fcdtateurs. qui nous la cognoitîance des chofes fpirituel. &: au proffic du prochain.DES PHI LOSÔPHES deffus tous. cil fubcilicé ïp raifoii de humaine .

mais à tous lente- ment:.ZO AZ Vous auex fi O T H amplement par- de toutes ces chofes^ mon Vieillard. confeifez les chofcs que . lequel ne defefpercs pou- uoir atteindre. Se après y auoir bien fonLeVieillari. mon amy. Il faut apprendre . dont ie vous puifle ferefpondre Jevoybien qu'il faut fuîure le bien en toute diligence & foin 3 èc n'eftîmc pas qu'il foie bon fe hafter de rcfpondrc ks points cnfemble. pourueu que vous y apportiez la volonté ce rcquife» & diligen- . vous ignorer encore car le confeffc que par ciens ^ le îe moyen dcsfages & an- fçay le chemin facile & defiré. qu'à peine en ay-je retenu quelque parcie .

heureufe j . comme eftîmatîon auffi de la force . & de . par ordre maintenant la fante qui font. Deuant toutes choies cftâconfiderer auec beaucoup de raifon la noblcffe &:excellence des fept di- gnitez. lapuiflance. & la charge foi- gneufe du temps ple la y laquelle ell tri- maïs cft à rc jetter le foin de bonne grâce. Le ï^ieillarà. employeray tout mon eltudc &c & labeur pour fatisfairc âmondc'^ iir. car ces quatre fonç . lefquellcs ie vous mettray . principalement quand ie cognois que toutes ces choies fon v elles & honneftes. & des richeflfes & de fa propre commodité. de Tauthorité ôc humaine .DES Philosophes Adolfhe Certes i'ay li grand defir d'entendre de vous toutes ces cho fes.

la force & celefte & d€§ direfors de la . ne nous vîfià caufe d iceux dons par aftrcs-grand^. ariftarque refpric de l'homme . té. toit fans y prenDieu tres-puif. ques fi fois par mort foudaîne auf- ne pâtientoît ( comme par manière de dire ) de chaftlcr leshu-îiîaîns ( car deuant luy il n'y à point çfgard des perfonnes.%p dons les Z O T H defquels ont accouftume d'abufer fi A hommes dre garde. ignore ce qui eft & le fait foir & matin ) nous paruiendrons facilement à la contemplation Se çognoiffance de ces biens. confîderation de dignité. Mais vn chacun de nous a . après le falut del'ame.ie fanr. de la paix durable de Tangelî- que beauté fâpîence ^ . & flidlions &: tentacîons. ôe qu'el. fan- de i'eterneî & de pe^-petuelle . Q. auiTi foin.

îe Encore deburoîs la véritablement quelque chofc de eft nulle gloire de ce monde. ne fera car nous de ce liure de vie tous fommes que dire appeliez. encore qu elle trcs-precieux .. & îufques à l'arche vraye de confideration.& en attendons le fruiâ: ftre & cotnmanication par nolefus-Chrlft . Sauiicur mais non à pas en ce corps corrompu & galti. & du morte comparée à fte. eft vraye.DES j Philosophes cliofcs z$ gloire . defcouuerte . la gloire cele- foit vn • threfor car îe la recognois •• BtUIJ . laquelle toutes fois . tout . lefquelles nous lonc proQVires. & demonftrée au Uure de vie efface fon nom . Si la fin nous perfeuerons iufqucs de cheminer en fes voyes & eafeigacmens . Car qui obeyra à la volonté Dîuinc .

mais non pas à cous de la aulli prenans les chofes au rebours ne font . muons qu'à combatte la natu- . & im- comme la gloire celc- lefus-Chrift. refprît defquels Dieu illumine par les affliârons.14- A y Z O T H. eft telle finon qu'elle caduque & & vaine. & falfanc peu de conte de la vie celefte nous menons vne vie du tout pyfeufe &c voluptueufe j eftimans que nous qu'elles . paroiflbient à ceux quienvfent: Maisic fuis d'accord que ceftc force defpçnd du feul les & Verbe de Dieu. la lutte armes . car alors le débat fpirituel. non pas perpétuelle morcelle ftc. Or heureux vrayemcnt heureux ceux . Ôc les conduit iufques là où il femblc que n'ont les chofes tem- porelles point d^efEcace. & eft aux hommes à Tarticle : concédée de la mort.

de l'homme aux pafTions &c tourmens auiîi comme leTprit a le premier pechc il a confommé les péchez en fécond . grâce offerte & que la peuflions comprendre des yeux^ .ps de la la gloire diceluy au . Pleuft à Dieu que nous congneuflions vrayement tcm. façon le chagrin perp etuele flidion précèdent fait paroiftre & Tafmort & la plus hor- à l'homme les rible que toutes à . prit Ds là eft euldent que Tefeft aflujetty .DES Philosophes. alofsle remords de confciencetrauerfe les âmes des hom- mes de mille tentations. fcuerité en toute la . lieu par fon corps. ôc principalement ceux qui ont vilaine ^ mené vne vie fale & des- honneftc. chofes. bien qu'il en aille autrennenc. l'homme qqi fait office de tyrai. En la la mefme . d'od vient vie de la s^y re.

&: a Taducnir par fon verbe . Z O T H. il eftoît Toifible de contempler Dieu fouuerain^ &: mailire en la puitTance de fa vertu . & que d*icelle toutes les créatures & œuures de fes mains portent témoi- gnage au Ciel terre . conllîtueTS . & comme le au précèdent. : rons cela auec qu'il dilicrence. . dans quel font cachez les threfors celeftes & éternels la fin . & en fa borné Que fi nous confidc&: fous la terre. hç qui demeurent après folation S^de-- de toutes chofes bien que toutes chofes foient remplies de la Majefte Diuine. cognoilTance de Ion verbe blons deuant fa face > trem- à caufc de I . .%i A des oreilles. en Car en toutes ces chofes . affin que outre . nous trouucrons nous çrrands conuient threfors la contempler les de la fageiTe. foubs le Ciel .

DES Philosophes. precmTeur des à Pvtilite vie future du prochain. Or en re la & parfaîdle entie» nous aurons cpgnoiffance de la gloire diuine.& peut ioiir en iceluy^quand il veut conduire fçaît qu'il eft en Efprit l'Image flu'il de D!eu. & de lelus-Chrift. bon. nous puilîions ( acquérir iceux threfors qu'à grand peine pouuions nous jamais efpererj dcrons Dieu très quand nous configrande: tresbon. actions . fans aucun trauail &c peine nous appren- drons ce que en ceftc vie nous- fommes en contrain£ts de deuorer: cefte vie là. les & actions de fa vie félon laloy premder Adam^.Carl cocemple vrayefe ref- ment Dieu en Erprit. Vhonncur & la . confidera- auoir crcc toutes chofes par ordre. iltiibcciricé 27 de noftre eTprit. & décent en noftre homme tion.

AzOTH du nom de Dieu fera pariaidt &c demeurera à perpétuité. Or melchans qui ne regardent qu'à leur profit particulier . fi le les Saind: Efpritnenousaflfifte. car nousauons apperçeu fa mifericorde rcnouueler tous les iours.tS gloire . vifion des Diables la froideur & chaleur intolérable affligent &: mefmc tourmentent les Déqui qu'ils mons fentir . & êc fa gloire ne pourroit eftre af- fez cliantée p^r la voix des Anges ne pouuons nous autre liommes aiïez diligemment rechercher êc loiier les diuins myfteres. la la faim & la foif les accompagne^ . ont touf- jours deuant les yeux l'afflidion perpétuelle de ce feu éternel . encore les ne puiffent élémentaires les ^ palTions mais feulement fentiront peî- îles éternelles &: fpiritue les def- .

qui fera à iamals. nous entendions &c apprenions fans .Desphilosophes quelles ip chofcs nous ne pouuons rien dite de certain. autres créatures &c leselemens les efprits les corps celelles &c cefte partie qui s'efforcent de nous nuire . af^ fin qu'aydez de fa grâce . l'ai- par laqu elle nous demandions de &fecours du Saind Efprit. Auflî nous deuons confiderer &c ner leternite . fi Dieu en ne nous aydoît. eft Oc fur toutes chofes necetfalre la prière feruentc. fentîers en toutes nos voyes comme aufli les . finon ce que nous auons efpuifé dans ftcresdu les my- Verbe Diuin. prier Dieu que exami- & tous les iours . 6c la durée du temps. & à tous momens alEn qu'il nous deliure de |^ennc- my y qui tafchc de nous opprimer par infinies tentations & ôc maux.

fe. roîent à craindre colè- re de laquelle. &nc pèche plus? car il ne fe ref-jouyrt pas de la mort du pécheur. pierre de touche de noftre vîe^ luy quand &c mefme dit . faites cela vous viurez. règle & . bleroit co- en- de prime face qu'il n'y a la aucune puiifance celefte. flnon chofc. ftres. & terre- & non pas la volonté Diul-- Mais les chofes font bien autrement. caducques. maïs veut (a conuerfîon. quand nous ne &c pouuoDs voir de nos yeux. & quil vîue. la ils Mais pour ce qui touche gnoiffance de noftre chair./© quelle  parole Z O T H relafche la parole de Dieu. ne.^ mortelles. . paria- nous auons conqiii eftla fiance en la Dieu. car nous auons Moyfc^. &c Ces peines. Et en autre iieu^ qui a pcchc fatle pénitence. en- tendre autre chofc.

qui annoncent la parole de Dieu^ Ôc fa volonté^ &c préparent la voye de laquelle . quel ils Ils ont perce le collé. & par foy. &c la fentence fera donnée . s'ils n ont mis les doigts aux playesa . nous* foyons cftimez dignes en ce grand lour de noftre vniuerfel iugement tes les allions des 5 mort. Se quand touferont liurc l'ef- hommes examinez félon de vie . que qui font attribuées au Roy Celcfte . contre toute chair viuanre car à lors les Infidèles verront celuy.tJEs Philosophes. & !e du tefmoignag. 5/ & les Prophètes. confideranc ^pluftoll: chofes qui conuiea- nentà celles la nature de<:e monde. &c la voix qui crie aa delert. luy faites par !es Lufs les . duquand ne lont voulu vo^r inuliiblc^ ment en efpric.e de la reigîe prit.

entendre la que pafteur bien que nier que ces chofes ie ne puis n'eft fpirituelles me font à charge.temps conqu'il n*y en ait autre quei les . & quil pas permis ordonner les actions de ma vie félon celle reigle. mais paraduenture & aucunes -fois on fe plaift d'auoir appris ôc parfaiéfe ces chofes. me fembioit certainement predicatlôh de quel. toutesfoîs m*esforceray toutes ces chofes diligemment de quil me fera poflible. & y à Tong. îe Cependant faire . & autant & que les hu- forces noftre imbecilite maine le permettront^ & d'autant que vous auez fait mention du threfor de ce monde i ay grand defir de fçauoir de vous qui cft ce threfor m-ondain jcar ble f auoir il il me fen- gneu.jt A il Z O t H Adolphe.

fpirituelle & plaine de vertu non! feulement abondante en richcffes en fience de médecine. Aufquelles maladies autre mefmc vn médecin ne peut donner foulagement. que s'il te la grandement en fçauoir dcvous defcription & entière cognoifV^ieilUrâ. par lequel les hom- mes font deliurez de maladies infuportables par la faueur & grâOr ce ce diuine . Mais ayes cela pour aiTeuré. &certesd vn telbreuuage mais aufli médicinal .DÈS Philosophes. Le Sçauoîr flre la fi eftime que tu de- cognoiiTance entière de • quand tout le monde bruflc de le fçauoir. i fance. que ce trefor eft l'éflence Ce . Jj lesbiensôcricheflesde ce mony en à vn autre contraire a mon opinion ie fouliaî-de . a .

I car des le commence- .3^ 2 O T Ht myftere furpafle de beaucoup l'or A toute l'excellence de & de rargcntj&efguillonnela raifon humame^& elt plein de myltcres qui femblent aux autres incroyables : de toutes ces chofes vous pouuez lire lareuelatiôHermetîque deTheofrafte/ie ne vo^vcux pas dire maintenant quel il cft^ car ce miftere eft vn fecret caché dés le commencement du monde. Icr^y plus & eft telle la vo& ne vous reuo- amplement ce fceau la . iufques icy > lonté de Dieu. de Nature. à Philofophes façon des anciens &: &: Tes fecrets font afTczappertemcnt au longdc-^ | clarez par les authcurs. mais par prouidcnce diuine il a cfté con- .^ cédé que ce myftere foit rcucle aux pieux & deuots fedtateurs de ceft arc .

prouU déce diuine aux pieds de laqueU le les hommes doiuent ietter les faifleaux d'oro.ueiK Adol^hco Encore que vous vous fôyèi efforce iufques îcy de cacher cc^ choies par vne couuerture pur$ fpirituelle. & m'^tt Ci) . compofée de la première les liures matieretfçauoir eft^deSel^Sôufre & Mercure. car ce miftére etVla vérité & la pierre des Philofophes mentionnée en léiirs efcrits. toute-fois cognoiflez êcentédezinaintenât ce que vous voulez inférer de là. Tous font mention de cefte pierre Philofophique &c tous les iours ont efté mis en lumière plufieurs écrits ^5e: mefmes ay cogneu quelques vns dui addonnez à ceft art .DES Philosophes ment il ^/ cognolft toutes les cho-^ . fes futures &c telle eft la .

se
môftrcr des
lieux.

A20TH.
efcrits, lefqucls

ont confcré,&:ont accouftumé de

moy

mcfmeay changez en quelques
Et encore qu'à
la vérité ils

foient roigneufenient&artificîel

lement trauailiez y toutefois font corrôpus^&malicieufemét chan-

gez d'iceux Délàllmprimeur

&:

le vulgaire, i^rnorant, le font tro-

pez&

le

guain
,

eft
le

pour et feul
rccognoîs vn

rapetâceur

d'où

grand fcandale. Outre ces chofes BOUS ne voyons d aucuns la fin &c Veffctt de l'arc. Et les artillcs font
femblables au rare

& noir Cîgne,

qui ont trouué fon vray vlage,
aujGfj

qu*à plufieursés efcolesles

préceptes de l'art fonttenuspour
fable^ôc fornettes:» ce

que i'ay en-

tendu des plus docleS;» qui difputzi auec les artiftes, les ont appeliez rapperaifeurs, impofteurs
,

&c

raipudens^ à caufe du peu de cer-

Des Philosophes
ticude

5/

&de

côllance

qu

ils

ont en

leur art, &c iamais ie

ne croîray

que

CCS excradteurs de lart puif-

fent produire de l'or &c de l'argéc

des autres métaux inférieurs^
bié ie penfe
la

ou

qu

ils

les font»

ou par

vertu diuine, ou par enchantc,

mens ou par le myftere des démons principalem.cnt quad i'ay
,

entendu que plufieurs eftoient foupçonnez, nô fans caufe, auoîr familiarité auec les démons. Mais ie defîre entendre devons ( home
vénérable plus foîgneufement,a
;

caufe que ievoy quevQUs en aues
la

certitude jbîé quevous refufiez

de me reueler les mifteres orîncipaux de l'art Mais ordonnez de
:

cet art

,

& donnez plus faîn iugc,

ment de la transformation des fccrcts de nature fç^uoîr fi ce don
concédé aux hommes de Piçu^ trcs-hon^& très grand; c^x
cft

X

jSi

Â
me

Z O T
;

H
grande

quand l'y penfe
lenientil

ie luis

Rient eftonné quand principalfouuient auolr leu

quelques chofes fur ce fubie6t,& mç fcmbloit moins pouuoir entendre leur fens, & que les trompeurs de
fer
l'art

ont acoutlumé

dV<Sc

de manière de

parler, caché
,

différant des autres

de

procè-

dent les defpences yaines de taiiL d'anées^de fraîs& de labeurs îmmefes, qu'il n'eft loifible de crie

que Tefperance eftdutoutdouteufç incertaine & tfompeufo
qui nourrit
les

enfans de Tarr,
le

prîncipallement quand

vray
au--

çffedtdeceftartiVellveu en

cane
ray

part.
,

Le Vieillard,
îe

Mais, ô amy
ia fin

vous monftreeffed de
cell^

& le vray

que vous fçachiez la certitude d'iceluy, & que ie la polTe^c Yrayement, mais que cela faiç
art.affin

DES Philosophes.
que
i

5^

ék de lapierre^&vous perfuadez
ay vrayccognoillancc de la
^

racine de cell arbre

enfemblc

auec
eft

les

chofes neceiTaires à ccft

çftude, laquelle racine toutesfoîs

încogneuë de tous

les autres,

& du vulgaire. Ne vous laflez pas
quand vous verrez que ic feray plus long que de couftumc quâd
ie difputeray

de ces chofes:car

la

raifon de ceft art le requîert,&le§

chofes principalles prcnaicrcs
excellentes doiuent procéder

&
en

après

les terreftres.

Or îe repon-

dray cy après auec plus de lon-

gueur

&c

auec queftions que vous
auolr
dit

m'auez propofées demonllreray

éuidemment
vrayes.

chofes

Aàol^he.

le defireroîs dcuât toutes chofes fçauoir
l'a

raifo

pour laquelle
ar -^

nous nç cosîioiffons aucuns

4P
tiftcs

A
qui
ait

Z O

T

H.

acquis la perfection,
!

&:fçacheexaâ:cmcntjatranfmucation des
cet

métaux ^ au contraire

an eftmefprire des plusdoâ:es, qui toutefois àbon droit eri
deburoient
gnotfîancc
,

îiuoîr

l'entière

co-

quand

principalle-

ment

iln'eft fans frui£t

& vtilité,

|

bien que le n aye entëdu y ny veu enaucuniieu, aucun qui ait acquis par ce

de Crefus. Et encores veu que vous vous attribuez la cognoilTace de cet art ^ vous eftes pauuremët vcles richeffes

moyé

ftuenHermite! Maisfii'auois la cognoiflance de la procédure de
cet art excellentôc porte richefle,

ramafferois de grands trefors, &les rîchcires

du monde,

& achepRoysda

terois des eftats

& dignîtezfigra-

ocs.que

les pluspuiiTans

monde s en efpouaantercisnt, èc

DE3 Philosophes,
en auroient enuîe, car
faux en promettéc de

^r
aux

les artîftes

mcfme

autres, tputesfois ic délire enten-

dre voftre opinion de ces chofcs.

Le y leiliarà. Il femble que voftre opînio
ce

foît

fcmblable à celle duvulo-aîrede

monde

,

& de tous les fols

qui

cherchée auec foin les trefors des
rîcheffes corruptibles, 6c les alle-

chemens des volupter, rintentio
des philofophes

&

leur aduis eft

blé aucre^car ceux ne font dignes

du no de philofophes, qui cour et
après telles folies, mais ceux qui

s'adonnent foigneufemét à la cognolifance entière des myftercs
diuins
,

& employent

leur eftude

& labeur au feruice de Dieu, très
bon
la

& tres-grandj chaflans d'eux
,

vanterie, l'ambition

ôcle foin

d'amaffer dcsrichcfles tcrreftres,

encore que neceffaircs ,

& que

4Dieu nous

A

Z O T

H
mîfcrî^

les eflargiffe

cordleufcmcntpour cette vie, les çftudesdccefecret font bien autres,

Pintentlon eftbien différen-

te qui s'occupe

en la feule acquide l'argent

fitîoa laborieufe

&
les

rîchefTes,

&

au fuperbe faftdes

dîgnitez en haine defquels
Pliilofophes

couftume voiler ces myfteres de Tare , de peur d*encourir la violacé, &:oppreffion de la famille de Nembroc. Et ett mefme raifon pourquoy ces fecrets font cachez iccs
ont de

de paiTepalTe , car ils'enfuiuroit en la pu-, blicarion de ce myfterç vne grade confufion & trouble de chaque ordre de ce monde, veu quq^
bafteleurs,
toutesfois la dillUiitioa des or-

& joueurs

dres a efte eftablie de Dieu

^

&

qu'elle foiç çrcs-necçlTairc pour

D ES PHILOSOPHES,
entretenir les

-^|

hommes en

paix

(?s:concorc}e:carDieutres-bon&
cres -grand a
rtc

tellement efpars cç-

dillin£tion d ordres &c degrez

entre les humains, que les vns

ferulroientaux autreSj&les çonferueroit en paix iufques à ce
qu'ils fuflent conjoints les

vns

des autres

,

tout ainfi que le Phi-

lolophe Artiile fepare Tvn deî'autre
;

Tame.le corps, & rcfprît,
diuinc fepatîon

&les conjoints femblablemenc.
de Dieu trcS'bon& très-grand, ne doit eftrc faite d'aucun y s il n a le commandement du Verbe de
cefte

Or

Dieu, de reprimer

les
eft

mefchants,

pource que feul
rité&
cela
j

il

rvniquevehors

iutVice

,

&: ce qui eft

que blafpheme &ç abomination deuant Dieu. Car de li le Magiftrat qui çicnt la place n
eft

Or ceftc diuîne eft aucc diligéce confide- rable^ôc en grande cftîmc. Nous voyons en . & pouir çefte caufe il m*a femble bon Tadfois apportent joufter. qui a détenu ces ofTemençs.&.44 çcdcDieu^a ce diuîne^ A Z O TH pris entière puîffan^ aufli fera !a la punidon& vengeance de qui refpand tre ce le loy contre celuy fang humain confeparatîon precepte^carDîeu n'accep- te perfonne. meCmcretour aufîi mentde la diflipation & des vents. & a la vérité au liurcd Eil sechiel le Prophète. eftfaiét mention de quatre vêts. qui foufflerentles os morts y qui cftoîent enuironncz de chair par iceluy. làmefmceftparlédel'efprit. Mais îl femble que ces chofes foîent dittes hors de propos^qui toutes- grand profEt & ytilité au genre humain.

retourne au Ciel. car alors lefquels font manîfeftez d'etprlt . Tame va uant aufeîn d Abraham. confommation du monde que toutes chofes foient complies. fui- les promefles de Dieu. Nous voyons acaufïî comme nît la terre nous fouriournalieresy de viandes dans lefquelies eft caché cet .DES Philosophes Tagonie de parties des la 4| les mort toutes hommes cftrc fepales reeslVridc l'autre. quatre elèmens J'efprît^&l'Ame^ du nom leur font de {partis : . . & ôc repofe fur Tautel iufques a la . & fc feEn ait parent Tvn de Tautre lieu . Teau & la terre y élémentai- re font conjoinrs aufïî &c vn autre & feujfont crpaiffisX'e'fprÎE de la vie. aftral l'homme interné & inuifible. & eft efleué fur les éléments.

A la nourriture. Car comme . & du liure de la vie.^6 efprît des H Elcmcns comme Z O T . béatitude celefte au corps &c à Vefprit y àl'a- viande . afEn de dôner la . la terre a ces deux cliofes en foy pareille- ment que le Ciel . pour reforcer Tefpric intérieur.ca tefnioignage de la vérité . à caufiS . lequel contiét le feu & Veau fpirituelle. viande de refprit comme le Verbe . qui elîdit quinte eftbien plus noble &c eft la eiïencc. de DJeueit la nourriture desames^ & eft fait corps me foit . & ne nourriture corpoencore qu'il relle mais le lien & fceau de la promefle. & aufli celell:c eflen- en pareille raiton nous auons aufli la nourriture de Teau êc du ce y feU:» par lequel nous conferucros le tempérament du corps terrelire. . car les il elemens .

DES Philosophes.car pour cfcouter le Verbe de Dieu: de cette Efprit fleur du Sain^t commence la foy. Enfemblé cftrc foldeuanc noftre face. créature foit & en la conjonftio dcIefus-Chrift^par lequel les pe* chez font pardonnez. gnoifTancc foible de tant ^f & de la cola diuinitc. de noftre foy petite . ce que nousdifonsimpoffible. encore que les bonnes ceuures. Dieu siyme grandement les chofes naturelles & rpirituelles. ce verbe eft vn amour magnétique parle- . ne méritent le falut éternel ^ mais la foy au verbe de Dieu. & veut que toute fa en riiomme .de la fccette fleur naift mence de vn ar- bre des bonnes œuures. Car com- me le Verbe diuin eft le principe de toutes chofes aufli eft le . pareillement ptincipe de l'image de Dieu.

ôcla nature tcrreftre l efquelles chofes on doit c6fiderer auec la balance tres-exaétementjcomme eft grandement à confiderer en la cognoiflance de nature ce que l'homme intérieur fait en la nature. & l'homme corporel ne peut entendre tucîles fii'efprlt les chofes fpiri- de vérité ne luy ércoit releué par le Roy des efprits^ . & ont !e foind^vne confideratioa fecrecre. encore qu'ils foient grands. Or la nature propofe les efprits naturels . me interleur eft inuifible &c celéftè. mais Pam. lequel ho.c eft fupei.naturcllc éc fuperceiefte^^defquêlles chofes nous ne fçauons rien que ce qui nous aeftereuelédc Dieu.48 quel il Az nous ôc OT H àluy aucc les attire bons ne peut cftre fepare de perfone^nY a pareil amour Aftral magnétique.

par icc. Se la recompcnfe . afEn que nous fafïîons pénitence pour nos péchez. Ceschofesamplément dictes fuffifcnt maîrite- mnt : vénôiis à rexplication des . 4p: & le Saind: Efprît.DES PHltOSO^HES. du péché la mort noire . îuy tous les arts la fapicnce èc la fcîencc font examincz^ceft cfprit excite aux Chreftîens percelertiel d vn feu fu- amour^ &c vnefprîc magnétique de fapience. Se que ne mourions tous les iours en noz offences / d ou vient le récit fréquent de l'eauë & du feu. prîts . eft celuy qui donné la vie car noftre péché eft de couleur fanguine . qui .du fang Se dé Tcfprit dé Teauë . &t nous rend nets. Se nous enflamme &c nous laue de pure eauë. la croix & Tafflidion mais des deuots Se pieux la robe blanche Se là cou- ronne de gloire.

que que car cela eft faiâ: pour quelque cofifi- & certain profEt Dieu leprouue toute fuperbe & anabîtîon & donne ce trefor aux humbles & panures & non pas aux grands Se aux cnfans de ce monde ^ lequel trefor Thommc doit mettre à charge félon la loy du Seigneur pour fon honneur pour foulagcr les panures^ de peur que plains d*©iêc gloire. de cell: art par la chcfemcine en telle forte que vous n'en pouicz douter.fO (^ucftions lefc|uellcs A Z O T H de vous propofees^ ievousdkay par ordre. deraiioa & . & . Or quand à ce qui ap&c nionftreray ia certitude . fcachez ceft la volonté de Dieu^. parcient à l'autre objet par le- quel vous tenez que plufîeurs dodles ont vne cognoiiïance fore petite de ceft art.

car la nature de lliomme eft malitieufe & deprauée.DES Philosoi^hes. luir à ^ Dieu préparé toy au iour de ? Tafflidion ce qui eft dit véritala blement de pauureté^ diferte & imbecilité humaine y comme vous pourez facilemét conîeârurer de vous mefme .mais que nous fallions les œuures de la rïoftre vocatiort fuyuant ifi 1 volonté de Dieu. & n'eft auffi baillé hommes dVfer de ce threfor comme bô leur femble. Que ce trcfor fe elle donnok ( a tous. qu confufion îe vous prie) : iferoît ce entre les 1 mortels Et ne voy pas par quelle raifon fe lipouroit verifierle dire de Sirac: ilMon fils (î tu veux plaire & fer. fiuecé fi ne delaliïlons lacbarge de noilrevie. Or ne reuC" aux lez ce fecret à perfonnc y&: ne le dôncz a Vame tuperbe auarîcièa£> i) ^ .

comme laoarolc en talangue . ceft œavvc deuant yeux de tous. & les modère comme il luy plaift ^ & n etl moindre vertu deuâc la fcîence acquife foin que la . ri & ambitieufe car c'eft l'huit- neur maïs lir^ &c la feule gloire fais ainfijfi la de Dieu. y la rechercher auec tenir fecrcttc quand on la fçait car fi vous Tauiez re- uelee autrement qu'il n'eft per- mis y cei\ art très- grand percld nom & dignité d'art^De là vn certain Phllofophe dit.ji fe A z o t . fortune te fa- uorifc^garde-toy de t*enorgueîl- tourne garde-toy dé fuccomber^ car Dieu eft Tarbitrë elle û de Tvne ôc Tautre fortune . Gâche . le feu en :es yeux^ mefmc ne difr puce entoy mefme de ceft œules & ure que le vct ne porte les paroï. Us à vn autre^lefquelles t'aportéj .

DES Philosophes.& que ces foycnt gaftez Phi- lofophîques foycnt reiettez & les fcîen- mefchamment des îgnorans. aufli elVce vne grande îgno- mîme &c lafchete de ces dos foulez aux pîeds. Or Tabus de Dieu donlibérali- CCS dons tres-excellens de Dieu^ eft tref-grâd^ lefqucls ne de fa propre grâce Se té.Ic vou$ ay fideleméc aduerty de ces choTe^ceft à vous d*y prendre garde. Or le crime d'auarice & de luxure. .pour laquelle igno- minie ne pourront vok cette lumière. gardée à leurs domcftiques & tous droits font fubuertis.Ie vous en reciterayvn exéplejequel i'ay. /j roîenc de rincommodité. a tellemét creu 4s cœurs des enfans de ce mode. afîînque vousne foyez tourmente de corps Se d'anie. aufli ils quelaFoy Se la luftice n'eft pas .

A 2 O T H. ils' croiiloyenc en aage aufli leur ^ mefchanceté &c vie multipUoit &c comme le père fuft decede les iours 3 tous defpençant prodigalleleurs ment en felVms & banquets yicqs biens paçerncls. che & regorgeant de biens . /4 yeu de mes yeux Il demeure t\% certaine ville vn homme tixi.it elté auparauant j .paffanc le temps en oyfiueté. chiche &ne fe fait pas du bien à foy-mel^ me â caufc de lauarice . plongez dans les & mefchancetezj attendoy( ^ ent^uifenfez qu'ils eftoyent^laç- çroîiTementdes richelTes TAQ il comfait auo.ri. perc de plufieurs enfans auare. lefquels nourris par la mère en toute abondance de chofes^afleu- rcz des richeiTesde leur pere. luxure & des-bauche y &c comme . il amaffoît de grands trelors à fesenfans.

& que les vns ces. expofez au des-honneur èc à rignomînic . ne lailToienc de commectre de grandes mefcbancetez. le refte de leur 6c richefles reduîcs vie. la Or toutes ces chofes ont efté caufe qu'ils ont eftémalinftils ruids y bien que premleremét culTent efté enfeignez en la co- gnoiiTance des meurs&des fcî en- Car en ce reluit la volo nté de Dieu . fcntant deiour en iour la diminurion de leur bien DES Philosophes. feruentles autres: Aufïl tous les hommes en leur vocation & orluy^ dre font ferfs &: merccnaîres:Car noftre Sauueur Se Seigneur tnefme à fait des œuures feruiless §c ^laué les pieds dé f es difciples^ . qui veut que les ordres & degrez des hommes foient diftînds & fcparez. en grande pauurcre./i mais en vain.

des autres plus grand^&nous fommes comme ilplaift à Dieu nous benîr. 1 niere quetulcruiras en ta vocation \ demefme ic te recompenOrDicuenvnîourdiftrîles leray. buc tellement pafTer de grands trefors (des richefTcs^qu'ils femblcnt furles richefles . Nous voyons fouuent des humaines richeflfes que celuy qui amaffe à^^ bieqs par auariçe . mourant . dre.S& Â Z p T H eft | maïs rhonncur des vns mom-. D'où la reigleaeftq ordonnée du père de familleDieu très bon & très-grand en la ma. beaucoup des plus puîiTans Rois fois fçs trefors & touteil ne diminuétpoint^ au- mais au contraire. tant plus ra donne \ tant plus il abonde ^ & ceft pourquoy Dieu doit eftre aymé deuant iriuer fort toutes çhofes & fur ar- toutes chofes.

DESPlîlLOSOPHEç.
laifle

J7
:

vn fuccelTeur
fuyuant

libéral prodi-

crue

y

le dire

des dcdlcs

Que les

richefles adiouftent des

cornes au pauure,

& précipitée le

plus fouuenc celuy qui les pofle-

de ça extrême malheur , & aux tourments éternels de Penfer. Car fi quelqu vn a eu en abon-

dance les biens & riche (Tes de ce pionde^a grand peine fe foucie il de la vraye fante & ne penfe à la paix celefte, &c ne s'elludie par li,

béralité d'aider les pauures

,

au

contraire

met toute

ui diligence

& tout fon
té.

foin pour faire

amas

de grandes richefles,
oublieDieu^ôd
les

& cependac
font

ceuures de pie-

Or

les

leunes

hommes

en grand danger en ces allcchemensdu nK)nde, encore que la prudéce fupplee au deffaut quelquefois de Taage , mais les pieux

ÂZOTH 5^ font contraints de boire le caîica
des afflîdions.les mefchans eltas

referuezaux peines d'enfer. Mais
ce qui
cft plus à

déplorer

c'eft

que chacun le mocque &c fc rie de ces chofes & que tous les enfans de ce fieclc ne trauaillent
,

qu'à

laiifer

des richefles &c des

honneurs aleurs enfans fans con-]
fcience
,

qui leur raconte fans
il

mocquerie au

faut chercher
la

deuant toutes chofes
fubfifter

fapîencc

diuinc ,fans laquelle rien ncpeuc

en ce monde, d'où vient que le ver delaconfciéceronge les cœurs des miferables de diuerfes tentations en lagonie de
lamort: car
leur
les

hommes

n'ont ac-

coaftume de chercher

le falut

de

ame en vraye

Se parlaidlê

huriiilité.

DES Philosophes,
Il

lemble que

les

j^ chofesque

vous venez de dire foîent contraires

entleremenr au but au-

quel vous prétendez, bien queîe
j

ccognoitle que ce que vous aués

die foiten

ma

faueur

:

toutefois

adioultés

dili2;eniment le refte,

car l'en actens la finbien attentif.

deUr defçauoir, comment ce fait que ceft art & les miileres des Philofophes ne
i'ay

Cependant

font reuelez auffi aux autres
qu'ils

,

&c

ne les cognoiiïent, veu que nous voyons tous les autres arts fouuent eftre fçeus du peuple, &c quelquefois en y penfant exa-

ctement

i'entrc
ii

en grand foub-

fon fçauolr

cella etl vray.

Le VietlUrcL

Vous auez entendu
uant qu
il

par cy de-

a efté impofé filence
affin

aux enfans deTart^

que cefte

Z O T H fcicncc fut tenue cachée à caufe de la puifTance des tyrans de ce rnôde^ & des mefchancerez des

ép

A

paillards fuperbes, des vfuriers,

des luxurieux
lerafts.

& des

autres fce-

Car tous les Pbilofophes cachée lavraye cognoiflance de

cette fcience aucc grand artifice,

d'autant que aucuns ayant acquis
la poiïeirio

de cette diuine (cien-

en ont mal vfé, ont perdu fon vfage&peruerty les commodice,

tçz, aucuns ayant efté vexez par

vne

lï^ort

fafcheufe

,

& les autres

preuenusde la mort. Or il cft befoin que l'auditeur & le poffeffeur de ceft art foit humeftans
ble, pie îx, taciturne, &deb6naî-

re.Quâd Dieu donc vous aura eflargy la fcicncc & polTeffion de ceft art y gouuernez - vous en,
cette forte.ôç

ne râliez vendre ça

DÉS Philosophes
ôc là
,

6i

maispluftoft employés vo^^

à foigneufcmcnc

& auec

grande

dilîgécé àla cognoiffance plus fccretce des chofes,

& auec œuures

de voftre vocation,& fais du bien
à ton prochain oblige à cela

ènnemy, caria loydu Chfiftîanifme nous
:

& a ton

îl

faut aufli refifter

de toutes nos forces aux ennemis de la foy 5 & foîgneufcsnent s'efforcer en cela.afîn que les autres préparez à louer

Dieu

,

ils

chantent auec nous
,

fa

mifericor-

de mais à caufe de l'ingratitude
plufieurs chofes font cachées
3

&c

rignorance engendre beaucoup de maux la fciénce au contraire
,

augmence les biens, &:
de
la

eft le

rayo

lumière,

Il

y en à plnfieurs

qui s^effor^ent &r employent à la

recherche de
s'cftudiét

ceft arr

^

mais

ils

ne

aux vertus neceffaires^

6z

A

Z O T R,

Se principalement a le tenir fe-^

tombent en vne mefme infortune que ce Phaiftô duquel parle Ouîde, lequel ne fçeut côcret. Ils

duire

le

chariot de

Phœbus Ion

pere^ auffi conulent auec grand
foin garder ce threfor.

Que

fi

rhomme
penfe
faît:,

aconfideré feullcmenc

les paraboles et les mitleres, qu'il

etlre

abondamment fatîs-

quand il voit en la nature lé fçeau et image de la diuine bonté eftre imprimée, car !a nature
parfait

toutes

chofes diligem-

mët

y&c

certes plus partaiteméc
,

que l'homme mefme qui toutefois eft la tres-nob!e créature

&

plus proche de

bîe

&

Dieu raifonnaïaymée de Dieu d'où pa,
,

roift l'excellence

de

ï

homme fur
très-

toutes autres créatures ,&: pour
eefte caufe

Dieutres-bon &c

Des Philosophes
grand luy
a au
ffi

6^

propcfe

les

pré-

ceptes Se la vie éternelle,

Adolphe.
le conf efle à la vérité qu'il faut
îey confiderer de grandes chofes,
i'attends toutefois

bricfuemenc

voftre opinion

des paraboles,

prîncipalîement quand vous a-

uezdit fouuent qu

il

les

conue-

noitbien efplucher.

Le

V^ieillard.
il

Mais pour n^ieux dire
tes autres

les

conuient confiderer deuant touchofes, ôcpourcc l'en

mention telle que i*ay laiffeprefque les autres chofes fans en parler^refquclles font infinies & no pas neceflaires.Car qui a eu cognoîffance de celle œuurc il cognolft par foy- mefme qu il ne faut donner occafion aux opinions errantes , car ces mocqueurs
ay
fait
,

(4
ces

A
chofes

z o

T H
vendre
bible,

s'efforcent quelques fois

au

{impie peuple

foubs

le facré

nom
,

de

la

lequel a de couftumc les prendre
a grandes brafTécs
cîufli

eft-ce

chofe impie

vn blafplicme de parangonner autre œuure a la
diuine puiffance

&

de Dîeuell refchelle de lacob; Et Îeius-Chrift cft feul médiateur
,

car le verbe

& la reigle^par lequel toutes chofes font

miles au îiure de vie , en
raifon nous voyons
la vie

mefmc
noftre
niorcjla

en

œuure naturel ^

& la

refuredîonSc la création

de tout le monde, les nombres^la' le poids, l'accroilTemcfure

&

ment
mier

,

les forces &c efficace

des

Éftoîlles
lieu

& des Elément, en predu
Soleil

& de la Lune
,

car par le Soleil la vie defcend

félon ce qu'il plaift à Dieu

&c

poùif

rîcheflesv- befoin noter deux chofes encecy^come d*vnc chofe& de deux^ car Dieu trcs- bôn ftoit & très grand^à crée quelque Or ccfte chofe e- chofc de rien. par fon verbe. rouge & doré^ell malle & femelainfi il en haut eft le .lfj. pour cette caufc nu Soleil ^ eft comparée &: àppellée de fori nom . car touc aînfi qu'il eft :. vne chofe de laquelle tou- tes les chofes tant celeftes que terréftres sot produites .DES PHlLOSOPHES. en bas ^ par lequel les merueilles font accoplies. Quand" doc toutes chofes ont eftc crées . AulTi le Soleil purpurin. & feruiteur de tout les 11 eft Tymuers: contenant en foy nîuerfellcs. & après îceluyefeparée ftoic la nature vniuerfelle de lachôfe tSc bôrind en fon ef^ E . car Dieu a dit y foit fait & il eftbit.

ij par vne chofe rer le . mais il s'cftoit retiré que chofe foudain de luy . il ne pouuoit du.. laquelle par fon verbe départit à Vhôvnc..ôc difoît^ croiffez & multipliez ^ alors on cat mukiplioit tellement .i dés à caufe de la ^ comme la 11 aiioit efté fait commancement créature plus débile laq[uellc Dieu dcfiroir enfemble. & n adu j uoir duré iufques au temps grand monde . & il ertoit requis vne autre chofe^car à caufe de ce. que rien ^ ne pef ifToit a c'eftoit la la fin du fieclc bcncdiâiion du Seiil gneur .66 fence A Z O T H ^ cftoic après Dieu il & cftok quel- fonbonplaifir. &: toutes cho-^ fesfonc paracheuées iufques à la fin par très-grande oberiTancc^ & font conduites par le Saind. Et pic > de m^sfme en eft-il à Ada^&s . car eftoîcrres- bon .

& dcftendoità l'homme inSe continent quand à Teflence défaut luy aflujettiffoit tout fans aucun &luy donnoitpuilTance de manger de tousles fruidtsdu Paradis. troifiefme radminiftrationj^com-^ me par refprît eftre ces chofes doiuéc examinées diligemment. excepté le fcul arbre de . .&pat rautrej'augmentation^multiplï^' Cation. à Louange Trinité. Idoit & honneur Dieu eil En outre Dieu comman. Il faut obfcruer icy comment k creatîonfe parfai£tparrvn. & conferuation & par lé .DES PHlLoiOPHES à Eue au malle & à la femelle. . fçîencc^dubié &: du mal. le fruift duquel luy auoît du Diable à et^é deftenda ^ parauanture à caufe 4e la malice la volonté il duquel fifaut ce'- nablement fc foubmie pat il h I def-obeïfTancei car .

aufquels on renonce au Sacrement du Baptefme > fça* . fuir le eft mal ^ par lequel le chemin donne à l'cnnemy car Dieu . le commandement à introduiclc péché quand les hommes ne s'en prenoieittpas garde^parl inftind: . Èoîr en la régénération &c feno* :. ùatlon de noUre vie aunouueau .6i ÂZOTH êi. crt feul Seigneur qui conduit j & . adminiftre toutes cbôfes &c les créatures luy font toutes fujectes. iuf-l ques à maintenant &c en tous vices. conuertifnint en fcîen-. & . doîatrie ^ obrcurciflant par ignodi- rance toute fcience^mais pour re mieux. ce en cognoiiTancô du mal . du Diabie. . mefchancetés & arts du Diable . & de fa propre voîcnté car le premier pechc cftoit le blafpheme & TIfçauoir . | . gnoîftre feallement le bic^i.

i PHiLOSOHPESr é^ au bois de vie. fte. comme TfES a efté ofté à nos parens au dis terreftre Para- de la vie cerreftrc. & que nous croyons le quel a efté fait chair . . quî Adam. pour la mortification du fangôç de la chair j de mefme (i nous entendons la manne. verbe lepar iceluy nous reprendrons la vie. Chrift de vie &c fpirltuelle & corpar lequel porelle non feule- ment Pâme file corps. le c'eft à dire le pain cele- verbe de Dieu . iardinde ténèbres & d' afflictions.& que nous viuions félon ^escomandemens. & cooi- . toucesfois promis cnlafemencc qui eft d vne l'arbre femme . reçoit lavie^^mais auf- Car tout ainfî qu'A'dam chafle du Paradis ertoit enuoycau monde.&fcrons tranfportez de la maifon d'igno- rance au Paradis celeftc .

traint . lelus-Chrift duquel toutes chofes font car nous mourons auvicit Adam & nous refufciterons cq lefus-Chrift nouucau Adam corne il nousa précédez.5q a la z o t h me Toit mort emportok 5 & rauifr»! \i Adam aind elle nous cong-vé mal gré par le feul verbe de Dieu. de demeurer bon . ^ ni a ! | droit nv a gauche outre '^/fi^o^/^v^tû^àc 3 le verbe Dieu compris au Hure de vicjj lequel fermé de fepc féaux lefusGhriftaouuerc. corne ai] premier Àdâ aufli a efté dePvr^ ïi o' fendu le f rui6t du Paradis par . Mais (i nous délirons cognoiftre ^ chofes plus grandes oc manger du fruiôt d^ . ceft pourquoy il eft Tarbre de vie duquel nous deuos magerbânis en cefte maifon d'affliâ:ions.&à la vérité. çftimons n'y auoir autre règle S commandement ou voye . :. :. certain moyen pareilleméc .

mais les hommes ont elle faids à fon image afin qu'ils car . P H l L O s O P H E s. duquel l'homme vit £nc font tirées du liure de vie jardin fpiritud. yt \ nrbre de fcience du bien & du que nous voulons feruir à deux malftrcs c'eft à dire à Dieu & au Diable .DEs mal . . prenant le menfonge pour dira . obeïflent à fes commandemens^ & qu'ils n'y : diminuent ni adiou- ftent quand nous font propo- féeslafapîencc& la fcience qui nous font concédées en viande^ du verbe Diuin. Car toute chofç . comme menfonge auflî nous receuons recompence digne de nos oeuures . a elle fait que nos & premiers parens ont efté chaffez de la prefcnce de Dieu viuant: Dieu n'eft pas femblable à l'homme . Ton laverire ^ &:reprouuant la vérité :.

. carltt-vifiblc .?% bône les il cft Z O T H par dlceluy. ell:faî£l de rinuifiblc foy prend fon mefme commécement de ^ de Touye de laFov. les bonnes œuurçs c eft à dire de Tinuifible levi{ible.  & îceliiy toutes chofcs font faites^lerquel- elVpcrmîs comprendre des yeux la & des mains .& la toute . pouuqit paruenir à cela cognoîfloit feulement ne quand il nature • la humaine & la fcience & le Ciel .& du verbe le Chreftiened engendre. Or les chofes font telles afin que l'homme de mefme oifeufes raifonagifle & operc^no de la pas qull fe forn^e des queftions & fyiuolcs ^ tou- te puîfTance dîuîne car c'eft le vouloir de Dîeu.puif-- fance qui a auffi baille à Thom^ me fçmblable patron &: exem- ple /mais Thomas incrédule .

en la- quelle ilny a nulle perfection. efpc- & charité. mier 75 elcmencaire inférieur. reprouuee de Paul.aînfi lefus Chrift a déféré cet honneur à fon Père que rien n'eft acquis fans foy mais la plus grande partie des hommes ne quelles ils croyçt les chofes lef- ne voyent ^&c ne confîderent que Dieu lePere. celle Philofophîc S. à noter y En ce lieu il eft que comme toutes choverbe fes font conferuees par le de Dieu. car la feule Philofophie celefte ertconfommee par rance la foy . Se en prelieu les chofes intérieures .Des PHILOSOPHES. & que nous deuos croidelà re à la parole quieftforde bouche deDieu.DieuIe Fils 5 & Dieu le S. comme l'eau & la terre de eft la qui tou- tesfois soc réceptacles &c prifons mort Or .Efpritnepeut .

Qui d'entre les hommes ce- luy qui puilfe trouuer en cher^ chant la grandeur & fageffe de d<s Dieu. nature pechereiTe quand il \ çftoît auec eux en forme vifible &lors qu'il eftoit enccmonde. qiie le Ciel eft fon {lege. encore quelefus-Chrîft nous affilie corporellcment & foie à la dextredeDleu. c'eftàdire en la facrée fainde purîté &Deîté. hommes de la n'ont peu voir à caufe .&îa terre î'efcabeau Nous ne pouuons nous . nous fçauons les pieds. & en monté aux Cieux en chair eft & Efpric.c6nie il a accompli la volonté de allé fon Père &ell: a aux enfers .& parachcué tout entout.Z O T H cdrc veu de nos yeux chargez de péché y comme auiTi les rayons 74- Â de s6 vifage qui furpafTe de beaucoup en fplendeur le Soleil Les .

Or celuy volonté de Dieu voie toutes chofes ôc les cognoit. & que .& n'a tenu conte de dire mais nous a ^ laifle le Verbe ce celefte pain comme vnleau fiftc le faluc 1 dans lequel con- a de nos âmes . Paulaveues .com- . 6ç lefquelles S. afin que nous beuuionsfon fang & mangions fa chair^. ni iognoillre (inpii celles qui ne fontJcnnés du verbe Diuin .. fçauoîr volonté de Dieu . vray arbre de vie. nous croyons fermement que toutes nos chofes font rolles filcspa- de Tinfiiitution font dîtes.DES Philosophes. de laquelle femble plufieurs merueilles auoir parle allés quand les chofes afles de TEfcriture fainde font cogneuës par qui fait la îcelle. x^infi la parfaite nature demon- rtre en va feulmirouer . // informer des chofes celcftes .

A la veritë refprit vital minerai eft en cefte œuure qui fe parfait après qu il eft prépare. fuiuac la dignité par TArtifte : car Dieu par fa bonté infinie a conftituc rhomme afin feigneurde ceft il efprit. {iceftœuure de nature ne contient pas en foy vn efprît qui fok caufe dp mutation . Vous auezefté filoneenvos parolles que Ten ay oublie .fçauoir. que dlceluy formaft autre .."76 A Z O T H me aufTi certains d'entre les fagcs Paycns & Ethniques ont cogneu» Adolphe. la plus grande partie toutefois le defire entendre cela de vous. il eft requis pour ccft cffcd vn efprit vital. Le V^ieillard. pource qu'il ine fcmble que vous auez fait mention du fécond nombre qui eîl multiplication .

par vn nioyen honnelle &c vnc pure .77 chofcfcauoirvn nouucau monde par DES Philosophes la force & dut eu . ne fçad'où chans pas que ce çrrand threfor éft atcouré de ces ténèbres c'cft . fouuent leure or crcfpur cnuiron- néd'efpefleobtcurité&derouil. *î* confcience Que s'il y en ad*entre >— ne paruiénneala le vulgaire qui fin qu il ne foit à fcandale. eLl lai(fé ^ dans la boue &c l:a "^/llenie lefquelles chofes fonc . félon Tordre cômandement donne de Dieu.norcnc fon vray vlage . toutesfoisp'ufieurs îo. d'autres fins. Et à caufe de ce l'hon^me ne paracheuera rien du tout èc eft requis que toutes fes chofcs fe facent en la crainte de Dicu. encore qu il foit deuant les yeux des hommes^ que chacun la voit 5 &c fouuent elt employé à de ceft art.

ile . LesPhi^olophcsplusfages ovant feulement le nom de . trcs-chafte qui n'a point cocrneu d'homme.JS ainfi faîtes A Z O T H parle droit ordre da Nature. laî6tvîrginal. L'or matière à caufe de fa noble fle le plus parfait riietail ? &c qu'il eft il me fafr . Adolphe.le mielrerrcftre des montagnes fans y ^laiâ: vrinedes en: & femblables autres noms & en toutes ces chofes plufieurs ils Artiftes l'ont recherchée mais ne font trouuee très ^ car elle eft pré- parée de matière métalliques & bonne. Mercure cognoiflent ce threfor èc font deuant eft les yeux bien qu'il foit inuifible &c fpîrituel ^ tGutesfois il matériel & cft vne vierge ce frao. fubftand*oii on l'a nommé . n'eft-îl pas cefte .

ni ni TArget.onckin commun tre. Niautre chofe fem- blable^maîs ceft l'cfpritdc TOrSc . ^ Non à la vérité mais il eft becar foin que vous entendiez de moy . Soiiphre.& bien que en il iede ceA ce prefent difcours me femble y ^ il auoir quelques douces n'eft pasvtile toutesfois de les expli- quer plus clairement ^ 6c vérita- blement ce threforn Mercure. afTez conçeu ce que i*ay dit fie véritablement ie vous mettray par eferit le dernier art & principal mîfte. eft pas ceft Or m. Soleil. auparauant autres chofes vous vous arreftez trop ardemment encore aux threfors de ceft or terreftre .DES Philosophes. &nauczpas . ^^ ble que toutes vos paroles ten- Le Vieillarà. Antimoine. dent là.

. plus & aifé à fondre que l'Or dii vulgaire? H eft vray mercure de Ter & antimoine^ attirant fes s'il qualitez des corps eft liquifié. fur tous excellent.digeftion. par l'eau & le corne toutes les autres cho- fes font en la mefme façon préafin qu'ils parées bles à : foyent agréaIl Dieu & aux hommes.^6 le A . Sa préparation n*cft autre chofe que le bien lauer& le mettre en menues feu .feparatîon. dlftiliation. Z O T eft H Mercure qui la nommé dès Phllofophes nature première de fecÔ- de matière propre & feul de la & de 1 a proprieté.coagulation. conuient ftre exaétement co^noîqu eft-ce que fublimation. parties .& fixa- non^ & rechercher diligemment cet . purificatîon..Or treC la for- pur Oriental n'ayant fenty ïiïol ce du feu.

Eftimez vous qucic vous ayé dit CCS chofes comme par manie- F . Quand confidere que rvfa- ge de cet art doit eftrc acquis par beaucoup de fueur.DES Philosophes.&qu'iî èonuicnt faire la vocation ou nous fommes appeliez de Dieu ^ le plaifir que i'àuois pris âuparauanr me rend plus humble quand îe voy que i*ay efté trompé de vainc efpcrance. LE Vieillard. 8j cet œuf de nature defiré de plu. y lefquelsietemonftrcray/ à la fin & adioufteray A D Ô L P H ic plufîeurs paraboles. E. ficurs dés le commenccmeric.& que fa poffcffion en eft perilleulc .Dc y cccy il y a pluficurs efcrits & en- du Comte de la Marche Treuifanne Bernard y &dés tr'autres autres .

$S rc d'acquit A ^ Z O T H 1:11 qu'il faut trauaîllef gtandementj&: qu il faut exercct les œuures de miierîcorde enuers les les II pauures ^ non pas enuers tous le pauures .ccmme maiftre gnité la ^ le fcruiteur fuit le & le pcre excelle en > di- donc faire ea forte. & des veufues gloire & l'honneur du nom de Dieu. car le Verbe de Dieu précède grandement la nature. maïs ceux qui font vrayement.RepuHique. à .& deftruirc les maux qu^apporte Pignorancc^car .e (i de cela il ne nous en appartenoit rien du tout^ Il mère faut mais pluftofl trauailler diligem- ment félon noftrc vocation pour rvtilîtédu prochain .&auoir foin des orpour la phelins. comra. &c le profit de:U. tl lors les ccnfolations font deman-j âécs du Verbe diuin. Or Thonneur eft deub à Dieu plutloft qu'à nul autre .

rauaricc.iuf-^ qa*àce que temps fixîefme de fes fepmainesfoîccompleC:.> fans a fes loys. no^ entrios auRoyaumc éternel de Dieu.rhomîcide Je menrongC3les impoftures & traudes Jmitas en cela leur na-^ ciiremefme.&que Ton fabatli approche car alors il rcpofe & honnore fon Seîgneur> rhome^auquel il doit feruir félon le comandement de Dîeu^ obeïfle . àd'é fous & etl dcffen- grieue peine. fans relafche la raifon Sj & le corps doiuét faire bien. les En la mefme forte homes doluent trauailler > îuf^ qu'à ce q.Voîrc mais toutes ceschofesfe iôt^Nature prefque)r . eft oifif mais trauaille & opère fans céflc iour &nuid:. d'autat que de U prouiennêc toutes les enor- mirezja luxure. car Toiliueteelt loreiller de Sathan.Des Philosophes. mais n Or nollre œuurc îa.

§4 Â X O T H il contre. fiance^ ôcàcaufed*icellesletrcs.prières en nos . cepen- dant auaricieux^ôc que nous fomînes obligez de bien faire à nos ennemis . bien que Ton doibue prier Dieu pour impetret toutes chofes nous nncfprîfons : & fêtards les vas ils comme pauures . toutes les mefchancej tez ont pris place en nous comy me font la colère. îufques à ce que nous re^ tournions en terre de laquelle! nous fommcs faits . à caufc qu ont pèdt reuenu . à caufc qu roy{iucte& le dcfu" de comman der plaifent à tous égallement qui eft l*occafîon que nous fom înes parefTeux oraifcns &.^ .difanc^ 6c nous fafchoril quand nous entendons qu trauailler aflidueilement faut: pour lé viure . Vauarice là i hainej inimitié j lami^taelledcs-.

coignae en toutes les ^ule eft c^m . com- me ' aulTi celle fciencc de médeci- ne qui eft cachée en ce bien. : Car ce threfor ne \ s'apprend pas es efcoles des decins Mé- mais caché demeure dc. la volonté de Dieu doit précéder quand el- demandée par ardente ^ prière .D E s P Hl L O s O p H E si sxcellét 85 bien nous eft ofte . uantleur yeux en la mefme fa- çon que l'cfpric interne de la Sainde Efcriture eftoit ccléaux Pharifiens. & la médecine de l'ame^encore qu'il fuft au milieu d'eux Aufli il i rendit grâces à qu'il auoit Dieu fou caché ce Pcre de ce ttefor aux Sagcsdecemondc. eft incogneue des autres Médecins plus dodes .&: : l'aurok déclaré aux petits De mefme auffi eft dit de noftrc médecine naturelle que .quieftoitie vrayMcffie .

&pcrdu fa fublrancej^fivn de petite & baffe Ainfi fortune ne luy euit aydé. Se eftima-.fù très chofes A Z O T H . lious voyons que plufieurs onç . auec la^ perte de la renommée. homme le plaignoit auoîr elle trompé dl- & auoîr employé homme prcfque tous fes biens. Mais qui plus ces firops font beus par vn îres-certain endommagement5& mort d iceux. mondaines cefte vo^ltA lontediuine difpofc toutes cho-rlfc fes . & de là s'apperçoit la vanité de ces niedicamens de (impies &c {irops^quî courét entre les mains de ces faifeiirs d'vnguenc. luxure comme il ny à pa^ long- temps qu vn pauure ceux.&les defpences faites par les ties malades font conueroc pour entretenir la fuperbe . cft y au grâd dom înage des malades. don des médecins.

.DES Philosophes. la vertu & les du bon arbre . & la Charité . patience ^ & humilité . Et nous puiffions facilcnient .auec la racine triple.qu ils cognoiflentpar modeftie. dcmefmeauffi honorent les fruits de l'ame ^ la Foy fruits rEfperance vérité . afEti que nous fçachions que c'eft que & iufticc & tant de famé affim que du corps. feulement ce foin qu :. cclettc <jue c'eft à dire^du bien corporel. 87 ils veulent en recommandation à la Poftcrite y comme Dieux^cepencrtre dantilsnecrlio-entdu tout le foin S: diligence d'aider à leur pro> chain . Il eft de befoin doncques à tous de fe peiner ^ en ce qui peut feparer le bien du maLc'eft à dire. d'eftudier les bons liures par lefquels la cognoifTance vnîuerfelle de cet art s 'acquiert.

Lafcîencç 2g  Theologîque & Juridique nous cft donnée deDieu pour ce qu'cii îcelles confifte la pureté &c fain- âicté de nature . & debuoir de la vie deDieu^ félon la règle du Verbe piuîn^ feruiteur comme rendra &: qui conte de toutes chofes douant le Tribunal du luge de toutes les nations^.2 O T H côprendrcccftechofe. Et a la vérité Dieu jnefmc a ordonné à vn chacun les œuures de fa vocation . & dcuant lequel tous ks 1 . pieufcmcîic tion .ôc la luftice eil fxriguliere fapîence lumière > &c philo fophie . de conduire fes actions prudemment . & a commandé à va chacun de nous . à caufe de laquelle Salomon furmontoit de beaucoup tous les autres hommes. urç (Je la vocation. & îuftemenç en fa voca. & la vertu Tœu.

Or tout bien vient de Dieu. dreffer le carleDiable mefme eft contraint la gloire de feruir malgré luy à Diuîne. Mais par vn particulier confeil de Dieu. le mal en cefte vie tyrannife& donne de la fafcherîe aux pieux 5ç gens de bien & bien que le Dia: ble par fapropre malice s'efforce de mal aux détriment des hommes .ilmerprîquil'acréejcartoutbîcn eft ^ fe celuy ^ de Dieu.PEs Philosophes. Et noftre pèche eft feul loccaûon pourquoy le mal eft . le fort &: le riche & lepauure le ^t^^ foible. &le fol. comme fontaine & origine de tout mal.&qui mefprife lepauure&imbecille. & tous les maux vîé- nent du Diable. s9 faits des hommes feront r cuelcz. toutcsfois tout mal fert de bien à Dieu &c aux deuots. en(emble d'iceluy dcfcend le O ^^^ fn^e .

qui fe difent Chreftîens parle Sacrement de Baptefme.no^ tt nourrilTant cej>endanc ^ 3 bonté & mifericorde diuine & à meffinies dix ^-^vme commandements .^O mefle auec A Z O T H la le bîé en cefte vîe. lors quils ont rauy les biens des Ethniques & eftrangers^ ( par lequel nom ils ont accoullumé d'appeller les ChreftiensJ & que le Sauueur du peines Eter- monde menace de nelles s ceux qui offenfanc leur . imitent par les exacliôs immodérées d'v fures la perfidie & pillerie des fait luifs. nous font baillez de Dieu ' afEn • • ^ que nous feparions le mal du bien y pour fuyr la damnation Eternelle. Maïs facilement peuton voir qui cft la face du monde & le foin ^ & les larrons auares .quand la ils penfentauolr volonté diuine.

Patriarches. Et tout aîn- que plufieurs en Tancien ïeftamcnt pOiîedoient de grandes richcflfes ^ conjoîndes par le .. Mais la vie de ces riches . deux genres d'honneur y auari- & luxurieux.. Iob. d'obciïTance enuersDIcu car ils preferoient Ihonneurde Dieii a toutes autres créatures. prochain par vfures & 91 exaâtîons^ dépendant leurs biens en fetlins & banquets/comme ceux qui fai[ans bonne cherc les . Abraham. &che.a efté precieu- & pleine de modcRie & . & des veufues cieux & à la vérité ces . prennent par fraude biens des orphelins .& fe^iuRe.DES Philosophes. Ifaac la- cob Joreph. doiuenteftre conjoincts & mis en miefme balance.. minans en pureté de vie &c en iutVîce y ïh prîoient Dieu auec ardeur fi & efficace.

toiitesfois requis femblable conftan- çe^crainte & amour enuers Dleu^ E)e toutes ces chofes i'eftime que vous auezfulEfamment entendu rpccafion pourquoy ce myfterc & fecret deuant a efte cache déformais yeux de plufieurs. &c m-efchânt. quand le Diable peut facillement deftourner de la voye droite .ft pauiuxté a A Z O T H lien de conftancc^ De racfnie h accueilly plulicurs Adorateurs de lefus-Chrift au nouueau Teftament il eft .& fcelcrat . le plusfage de y mais pour dire mieux par fa cautelle tous les Saindts font tombez en chofes mauuaifes > . &c pour nos péchez Et pource Tire . par les les vaines voluptés de ce il monde. Adam premier parent tous . car nous feduit en a feduit 5 la cognoifnoftre | fance de tout mal.

hafte de venir à nous félicité ^ à la« quelle nous conduife très bon Sctres'grand par noftre Médiateur & le Saind Ef- auquel nous fommes con-» joinâ:s par alliance de filiation^ & auquel . Eternel du fiecle aduenir tre efpece ou nous demeurerons fous vn au. nous fommes tenus aux: obéît en falfant les bonnes œupieds les ures. toutes chofes font vendues aui a efté DES Philosophes. mortels par grand labeur.&foalant tiaifcs^ mau- afin que nous luy offrions .de Dieu & p§ efpanduë fur nous. foin & follicitude :car c'eft leCalîce de la Croix. & repos .dans lequel nous beurons du fruiâ: de vigne auéc noftrc Sauueurlefus-Chrift.iufquesàce grandjpiir de Sabath . & pafFerons à celuy qui pareillement nous aduance & fe Dieu prit .

Foy Erperance^Sc Charité .terreftres. &:qu1l foit la taine encore avecop-noiffance de toutes mefme fon-^ & fource.p4 . & rejette de foy des chofes mondaines chofes. H de nouueaux vn efprîc tontrie & rendant à Dieu les vœu^ que nous aiions faits.& cadu- ques addonnez aux voluptez. A Z O T . tout ainfi comme le defirbruflant & lacoullume parfait beaucoup de chofes en nature qui femblent incroyables ^ & il y à peu d'hom- mes qui s'eitudient la d'acquérir patiemment Dieu . . à . C'cft la puiflance mon- pourquoy lefus- Chrift fepare fon Royaume du le foin y monde qu'il . mais cognoiiTance de pluftoll fuiuent les biens morcels. En ces chofesrEfpric de Dieu opère parla luifs . Ces chofes toute: .& a daine. raaibicion.

&que môaduiss'accordoit de pointent point auec l'opinion des enfans Mais d'autant que i'cntends chofes du tout condecefte lumière : traire à ma croyâce. il Tafaudroît point. I ï> 5^/ fois mefprifees ^ il a annonce le ^ Royaume de la il fapience diurne faut rechercher deuanc chofesA moy mclmc lor- donne: mais ie defire fçauoîr voftî'e opinion îa deffus. Or ie ne doute & me fembledu tout indubitable^ que cemyll:ere&: fecret ne peut cftre reuele &: comunîqué atous^ principalementquandentousles arts qui nous font donnez 3 tant de lanaturcqu'enfeignezpar va I niaiftrc.DE lequel toutes s P H LO s O H E s. Certainement traint confelfcr la vérité me con- que routes ces chofes font aînfi difpofées. Adolphe. changer.Ie cofidere que Tô y doit .

car peut la en acquérir grâce diuine cognoifTance la ejî requife^ l'indu- Itrlè. tendus . entre -metteurs de ces bien-en. ces chofes Tont defirees les autres neceflitez en toutes de Or en ce qui m'appartient ceftc certainement parlant de vie voluptueufe/i'endurerois pa- tiemment la compagnie de ces . de ces gourmands & de &c ces defdaigneurs (quand i*ay veu aduenir à quelques-vns vn grand: heur & félicité fanstrauaU ) employerois Tvfagc de ce threTer à la puiflance Se ambition .f6 A Z O t H ^ tenir vn mefme chemin.la diligence. Se a acquérir de grandes richeiTes. £c ardente etlu- de conjoinâ: auec grand labeur^ comme la vie.. la Et quoy vous ignorez que puîlfance eft donnée aux Rovs & Princes . LE Vieillard.

de rEfpric . &: après auoir ap- porte les playes par la malcdî- aionde laLoy. Et tout le ainfi que luge politique a de couftumé de punir les mefchans par le glai-' : ue feculier Aînfi tuels les Feras fpiri-^ & magiftrats Ecclcfiaftile ques gouuernet peuple Chré- ftîen par le glaiue Verbe de Dieu . toutesfois cesblefTures de îa cort- . du &c de fescorh- mandemens . & honnorent la luftice en y la ventes pieté. &obeiiTaiice^ ôcles multiplient affin que toutes ehofes foyent ordonnées ceftc vie prudemment. Princes de ce monde afin qu*ils ^ réprimer la malice deshommesi au lieu de Dieutres-bon&trcs- grand.bÈS PHILOSOPHES. ils Thulle de luftice lès oignent dé & guérifTent^fî ce n'eft que les tranfgrefTears rejettentla hoîé&c cure des playes.

auoir eu .^g par AzoTri.&eft comman- de aux fuiets d'obeïr au luge & Magiftrat ordonné de Dieu ^de peur que enflez d orgueil. les offices feparez iufqucs à ce qu'ils encraflent en aulTi la terre de promiiTion. frauder joupuifiances^s'ilsncfontlc- gitîmcment fera humilié ap^-ieUez i car qui il 2:'cfleuerapar deffus les autres. à eaufe que Dieu . . ils ne s'attribuent à eux mefmes les Mngillrats par deuoirs . pour ce qu'il pro- vient d ambition laquelle & arrogance a Dieu la rcfiftc grandccft înent: car fuperbe iur vnc cft Idolâtrie exécrable toutes chofes.comme nous voyos Aaron Moyfe y &Iofué. les Ecclefiaftiques fcîencc ne doyuent cftrc guarîs par le glaî- ue temporel. &: rauif- fent les digaicez par presés.

DES PhiLÔ^OPHBS. fcul grand & puiiTanc & lequel . emmonra- monter Ôc plus haut au refrénant les fedes . de tout ordre de àcs créatures ^ luftice pefchant les arbres &c les tagnes Ciel .bien' que te ^ j le Soleil . ^^ & goiiuèrne félon fa volonté & bon plaifir tous les ordres & degrez de la puiflanînllitue ce feculiere iiemcnt . & authcur . uiflantes reprimant la fordes ce Se cruauté : Geans & a tyrans car ceux qui refiftcnc contraires . cognoiiTanc plaî- toutes chofes dans la créateur lumière & & ténèbres . commun claire Dieu raulffant la for- de leur puiffance miracu^ par vn tourbillon îcufcmént . à Dieu ceux qu ils & il font a choifis au lieu de leur cf- bien n*ont que du mal.

Z O T H de vents. & Il donner de garde bien d'eux% ptincipalemcnt qu'ils foni de nature encline a mal le . de laquelle chofe ncu| JTOO A îrcndent tefmoignage les ples iotirnalieFs. exem- Outre ces gens ayans fetrouuént certains qui me-^ les nent grands efprits y quelque Icience des arts médiocres y mineurs & petites des Gentils ^eflcuant la puifTance de Dieu très bon &c tre^-grand menans vne vie Epicurienne. que nous ignorions comment monde a eftéfait par le verbe de Dieu. & eft procède refprit de ce verbeuse que l'Image de Dieu cft cachée: cequeMoyfevoyoîc la roche y par derrière en & qu^ en ce temps-là le fus -Chrift ne^ pouuoîc cftre veu des yeux cor-* . fe faut bien . il.

voulans cfclaîrcir les queftions fpîrîtucl- Tay grand dedr déformais d*cntcndrc la defcrîption devoftre propofition .besPhïl osohpesp Adolphe. L on dîuins doit chercher d'vn mef- mc pas la cognoifïance . des biens & humains d'autant que les biens & externes donnent envne feule fois . afin que îour èc nuid nous méditions fa loy: trée à la félicité temporelle . & que la volonté de Dieu eft immuable . encore que il me femble en auoir entendu quelques chofesde vous^lefquçlIcs ie les ne prenois pas garde^quel- deuoienc eftrc diligemment balancées. Le Vieillarà. lat Vous fioSy faites d'eftrangcsdîgrcf- & bien cfloignees de ce . que vous auez commencé les.

ar- fericorde de doit Dieu ne nous . fi lamip.iC2^ ^ffer- ) A Z O T H- car d'îcellc le falut deTamc cognoift prp-' uient^ôc rhommc que toutes cliofes doiuent eftrc de- mandées par prières ^ de ceftç fontaîne de biens qu'il faut rc- jetter le foin des chofes terricnties .1e profit Texcellencc qu'il foit de Vhomme fi les encore remply de biens & de richefles. biens qui nous font doitnez les conuient garder en humilité & &C modeftie . & les . lame ne ? maladies de font guéries .5c ne font oftées ftoit le plus C'c- grand bénéfice que laiffç Dieu nous ayc qu^nd le- .Que peut y eftre eftimée la félicité . car aulïi la puiflancc & aftuce du Diable toutes paroift cliôfés y tres-grandc fur pcrfonne ne pourroit cfuiter fa f prce & fa rufc & .

comme aufïî ceft oeuure ne répugne àla la voîotede nature Dluine^Tay bonne efperance que i'y pourray profiter felo le coaiandement &. Adolphe. . volonté de Dieu très -bon & tresgrâd.Ces cbofesfontàlayVentétrcsçertaines : mais plufieurs ne le confideréc comme il faut . ce qui m'arriue bien fouuent & princi- palement quand ic fouille moa ame de cupiditcz & voluptez mondaines. Mais puifque l'vfage & pofleffio des richefles.qui ne vouloîent croire les s'ils miracles & ne voyo'cnc figncs de le- Q m) .Toutesfbis outre ces chofes l'aucuglement dcsPliarifiensmc détient quelque pea.DES PHILOSOPHES fus Chrîftnoftrc /©j Sauueur coîoî- gnoic touiioursla remîlfion des péchez àlaguarisô des maladies. .

. comme queU quesvnseftimetppuuoir açque^rir autres chofes par Içdîc art y aufaut mettre fa confian- quel Une aucunement adîqufter foy. Le y^ieillard. ni Tocçaïion vraye pour elle doit eftre laquelle cachée des enfans delafcîencc. ma foy des & la cognpiiTance des paraboles de ce tres-cxellçnt thrcfor.& qu'elle ne doit çîlve dpnné à vn feul car toutes . i'attés plus exaâ:e expliçatiô de vos paroles. Tayracote toutes ces c4iores aînIl amplemét ^ afin que vous enteriez que ce threfor ne s'cquîert paç att magique .104 point que la la A Z O T H i fus Ghrîft^cncorcque ie ne doute foy nVeft donnç par fa- grâce de Dicu^necelTairc au : lut de l'Âme mais pour côfirmer iniracles diuins . Mais *4fin que iç vous demonftrç ce.

lors qu ôc il tcm- boit dans le vice de lEfprit. Matthieu fixîef. 10/ chofes ne font données à vn feul. toutesfoîs a voulu lo- ger chezluy^pource qu'il auoîc vn amour magnétique cnuers Zaçhce^ qui eftolt aufli donné eft . D*ouell tirée l'excellente parabole de ncttre Sauueur lefusChrift^ dans S. me. que de- nous voyons que Dieu nie es œuures de la s'eft monftre apperternent foy mefNature^afin que œuures admirables foiét cogneuës de tous* & veritablefes fait méc cela fe par diuer s moyens & par contraires fortes de tenta- tions & affligions . enfuft petit il de baffe ftature.Que perfonnene peut Et afin fer- uir à deuxmaiftres. non ^ pas en la fange des voluptcz rcceu de Dieu core qu'il & comme efté nous voyons Zachee auoîr .DES Philosophes.

fons refprit. ces far- & bouffons fe mocquent : aifement de toutes ces chofes les changent les homes & leurs meurs . Mammon. &: les peruertififentaffin qu'ils facent chofes du tout contraires^^ oftent le mords de luftice. & la SagelTe des panures cft de peu d'cillme quand la bourfe fonne ^ & rlcheffes .îo6 Â Z O T H : cfcoulant aux autres Maïs pat vnc commune tache de narure humaine nous no^ enorgueillif. & exercer les œuures de mlfericorde enuers ceurs car les pauuresrmaîs les fedateurs de ce monde . Dauantage les richefics donnent la Sapiencc .Ics rîcheffes ont elle appellees de Icfus-Chrift.& fermons . la fonraî- ne delà douceur cômc fi ce dont nous cftoit donne pour noftrc feule vtilite y quand pluftoft nous deuons faire de bonnes ocuures.

doux ôchumbles^reduifant l'abondance des riçheilesen pauuretéf pource qu^lls eftiment n'auoir befoin de perfonne ftre auiTi que la fagefle (& monde ce mo- de n'eft : que folie deuant toutes ioyeux cher. neceflitez & noftre pau- ureté affin que nous ne nous de- ftournions du vray fe chemin à cau- que la voye de ce monde eft grandcmét lubrique. eft difficile au Royaume celefte mais Dieu cognoift &: nourrit les pauures Sages. AulTi SalomonRoy demande laSageffedeDicu^affinqu ilpuiffe régir & gouuerner le peuple . chofes ainfi très chons le Royaume de Dieu Se priôs auec le Prophète oauid que Dieu nous donne nos félon fa volonté . il 707 & pour ceftc caufe cjuvn riche entre . & dâgereufe.desPhilosohpes.' l'argent parle.

&:toutesfois receuoîr de grads Dieu .AZOTH /o8 de Dieu . laquelle s'enuolant bien vide. comme Salomoiîluy-mefme die y que la Sagefle criant en la voye fourchcue inuite vn chacun à fon amour &: çrtude car la gloire Diuine eft grande &eKcelieî:e. PfaL //z.^ mais il y a peu : de gens qui çonfiderentces chofes auec attention en cefte vie mortelle. Le miftere de Dieu doqc eft grâd le enuers ceux qui craignét . & la lumière efclaire cntçnebresaux bons. femblc à plufieurs néantrnoins fe retirer négligemment. par la mifericorde & luftî- cede Dieu. & nps . à fon honneur threfors de & louan- ge. Afin donc que nous n employons ce threfor précieux du temps .re demoftrant i nous en tous lieux &: partout^ & nous y inuitanS.

& que Royaume de Dieu . toutesfôis î'ay vri (crupule en TAme. Vieillard. & le requérir. par prières demander touc ce threfor deDieu. Êîen queie confeffe ces choies eftre vrayes. . que Dieu nous adiouftera & donnera à fouhdt toutes ch©fes . Adolphe. quand des î'en- tends Tadùis eftre ^ rhilofophes qu'il faut . forces de refprîc 109 & du corps à acen quérir ôc amaiïer des richc{reSj& imitions les ambitieux ôcfuper- bcs y faifons toutes chofes 1^^ Dieu pour le profit & vtilit é des bons ^ bien que împru^ crainte de dens.DES Philosophes. Le Il y a long temps que vous Ici lii'auez ouv dire eu il faut cher- cher deuant toutes choies .

Se nous précipité aux ténèbres d'ignorencé:^ préférons donc le pain celefte I . le Diable a tente noftre Sauueur de il mefmc de cou- iufques àauiourd'huy fturnc nous tenter . mefme nous arriue car nous fuitions le Diable mefme &c l'au: theure de tout mal. Or en la mefme raifon que . a principale- ment au temps que nous aaons befoinde quelque chofè car ou la foy & la parole de Dieu ne : nous aflifte .& luy deman- promet hs chofes qui ne font pas en fa dons aide . z b a ri riiôme ne peut pas viurejde feul pain mais de tout verbe procédant de labouche de Dieu. quand la fortune nous rir y le . nous dèfefperons en nos affiliions ^ 6c fommcs du tout abbatus & pour vray dire. iceluy nous ^uiflance .jib A .

DES P H ILOSOï'HÉSla il manne cerrcftre : de tant que difenc il nous pourrons lesPhilofophes for Ce que . en la recherche de ce thre- vne chofe vrayc & bien dite car Dieu feul nous le donne 3 pourucu que nous luy deiignions les mornents du temps & le moyen . & que ne prc. com- me à etlé efpards par- my cefte Apoftres il AuiU pour eft caufe nous comtous mandé les iours iiicaîe . iumions pouuoir refifter a fa . c*eft ^ volonté : car il eft feul la la luftice ^ véri- té. car nous ignorons les chofes iious deuons demander à Dieu. de démander foraifon en Domlque noftre pain quotidien. laSageife & ren- dant à vn chacun félon fon mérite par aufli les le il falnt Efprit . qu faut prier Dieu. .

& pour cefte fin tradition ccfte par oraifon que nous nous a appelions . . Royaume n'ertoit point de ce monde Se qu'il cftoit venu au monde afEn de {auuér les hommes & les rede là ie dis & que fon : tirer des ténèbres d'ignorance y & des richertes terriennes iufqucs finalement à en auoir côduît aucuns au Royaume il celefte baillé . .iu A Z O TH les €c fouuent nous demandons elles chofes qui tourneront a noftrd dommage ter. bien qu nous foycnt concédées pour nous tenL'aide et fecours feulduS» .. Efprit la fanté heureufe et les commodités delà Paix doyuenE cilre demandées de Dieu car : diceluy defcend toute fcicnce 5c fagelTe ^ tant naturelle que fpirîtuelle. Ec Jefus-Chrift defu-oic le faluC ardemmét dès hommes.

.encc remlerement en Thomme pour feftre en terre.quandcy deuanc nous cheminions deuantluyfoubs les ccfcmonîcsde la Loy en crainte ôc peur feruile. : ôc le dernier de tous la terre après icelle a efté fait l'ho- me y nouuelle créature & petit Car Dieu comm.bus Philosophes hj Dominicalle & nous a enfeîgnc . comme centre du onde. Se que leRoyaii- medeDieucft Eternel ^ duquel procède le Royaume temporel. . N'eft-il pa^vray-femblable que le Ciel &c le firmament a efté erï premier lieu preparé^&apres Vê- lement. Outre ces chofes u'etlimeque vousfçaués que les chofes naturelles fontforties des fupernaturelles. prîcresàDieu fonPerc I duqllel nous fommes enfans par adopkîon. comme nous deuons drelTer nos .

l : car cela ell fuperceleftiel &côme Ciel diuîn Aftral. ont efte le aupara! uant y Scpuîs après corps ele- mentaire comme en corps feul^ centre de la terre . Tel de terre .. feruoît par ce fel ceft aufli s'il n'y auoit Océan ^ Si mouuemenc^ î>auantagc on confère les vxg . car le fcl conferue toutes chofes de pour-5 comme Ton cognoift de rOcean y Mer naturelle du monde .. touché au' doigt de lefus-Chrift quand il la nommé rîturc . la vie êc amc éternelle 5c immortelle . z o t aufli H il cercle cornmc auoît pris €Gmmencemenc du grand cen&i après la vie Tame fut tre mife au corps de homme.îi~4 A . quelle contagion fortîroîs de telle puanteur {i Dieu ne prc^ .&commc efpri^ efTentiel de toutes crcaturesviuâtes naturelles :.

luy nous fuccefTeurs d'iccpoffedons à grand peine y quelques parcicularitèz cognoilTons ôc rc- mèfmè que cefte noftrc côgnoiflance eft impar- temps plufieurs feront congfegez ca faite : Auffi aux derniers plufieurs y au lieu d\n feuï Adam arts . AufTi noftte premier père Adam auoîc entière cognoifTance de routés créatures . en cefte mer du monde. & le faifid Efprit . & dit-on que tous lés le deuanc dernier iugement feront reueles apertemét. Jamais il ne fut donné tant de fcience& dé cogîïoiifance qu'il en a cft^ H ij .' ftcurs xïj & mînîftrcs de la parollc de Dieu au fel qui conferue de putrefadion les membres qui leur ont eue commis pat la prédication du verbe Diuin. 5c .DES Philosophes.

Outre ces chofes vous confidcrerez aufTi ce que difoit noftre il Sauueur quand commande de chercner les thrcfors qui ne font fujecs à la pourriture ^ni à la pille- .à caufe du péché par lequel le genre biumaîn reçoit de grandes incommoditezparl'ennemy Satan . car en ce monde nous lommes tourmentez par dîuérfes tentations fafchcries &cn- nuîs. car ayant perdu la fimilîtude de Dîeu.nousfaifons toufjours le contraire de fa volonté. ôcà Icfus-Chriftnouueaa Adam . laquelle fcience ^ il alaif- fee à fon Eglife îufques à ce la que BOUS encrions en vie éternelle en laquelle toutes chofes nous feront cogneucs &c reuclees fera y & donné à vn chacun fa deuc jrecompenfe .lî^ A Z O t H concède à Adam noftre prcmîéf Père .

mon- defqucUes nous nous appuyons au temps de la grâce floriffante fçauoir eft de la beauté. . quand piaîn car . La force femble toutcsfois caduque & fragile uine . coparéc à la gloire di- laquelle. 5 fagelTc 3 richefle & puiflance. rîe des larrons lïj ^ & voleurs mais des threfors fpîricuels^dcffcndans les ils confclences des font homes quand extrêmement tentez.& dains alors la force qui eft des vertus Cardinales de ces . conuicnt recher- cher en lefus-Chrîft feul rolle. & fa pa-^ Que fi donc en ce temps de noftrc pérégrination vcillans & priansjixousfaifonsparoiftrc nq- H iij . aufTi l'efprit & le corps cherchent en vainlelecourshula crainte & peur oftez: en ce moment de temps l'armure celeftc cft grandement requife.DES PHILOSOPHES.

en ca- haut clarté . bien ayme Difciplc de Djei|faipi5tkan. & fuyuam . mefprifans les rU îfhei|e5 mondaiues . a efté chée à lacob re certes les de laquelle glpltrois Dîfciples ont veu quelque efclat fur la montagne de Thd:)or. à dire la gloire &. laquelle . Modertic. Humîlicé & Patience Charité comme rEfpoufeclcIefus-Chrift^ afHn que nous foy on s confor- mes à noftre Efpou:^noftreSauy ueur lefus-Chrift nous monte- rons au fe. Z O T .)fi2 iftrc A Foy . de Dieu. H Eff erancç. qui regarde le auec le Soleil comme c'cft l'Aigle volant .în d*Abraham la gloire & dlfaac la par Tefclielle delacob^ôc verrons & la pierre de foy. Mais toutes ces chpfes que i'ay defcrites ne font a autre fin que à leui: exemplQ .

& feulle cft fon Efpoufc. & . n^ îe fcul . Efperance. non pas par les allechemens de ce monde . & du Paradis . fa Loy nous implorions l'aide 5c feeours du faîncl Efpric & que nous marchions deuant Dieu en Foy. car nous apprenons CCS chofes du feul verbe de Dîeii . donc la rcftauration en foy-mefme de rimage Diuine . Tay eu défit de vous . cefte cclefte car il eft feul lufte Ôc miferi- cordieux.DES Philosophes. verbe Dîuin . s*employe aux œuures de mifericorde &c de charité j pource| que nous fom mes plufieurs ^ vn corps en ledcfire Qui fus-Chrift . Charité vHumilîté &c Patience ^ recognoifTans tnermemenc quelque gouft de Hierufalem .

Que (i Dieu nous a <> donné vie^ les chofes neceflaires a la & au vcftemenf.II eftraifon: nablè que nous viuions contans de ces dons car ceux qui cherchent trop foîgneufement les richeiTçs mondaines ^ ils font ordinairement tentez &c tombent dans les rets des cupiditez ^ mf- . afin que entcntîf à ces chofes plus ardemment^ félon le dire de S. quel- qu*vn honnorant la pieté ne defire chofes plus grandes.£z6 A :. Z O T H propofcr toutes ces chofes nccefencore que tous lesiours laires vous en retirez ou puifTez quand vous entendez la parole de Dieu.Paul. vous teniez pour certain que c'eftvn grand reuenu fi . car nous n'apportons rien en ce monde & fortant de ce nionde 3 nous ne remportons rien des biens de fortune.

deuanc Enfeignez les riches s de ce monde qu ils ne orgueil ^ efleuent par & ne mettent leur e fpe-- rance aux richefles incertaines^.DES Philosophes. &: en- fuy la luftice^pieté^la foy Ja péni- tence ScThumilîte. & remplis de bonnes csuures ^ acquerent pour fonde- . & ceux qui l'ont dejfire deftournez de la fe font foy. combatant à propos5& conçoy celle vie éter- nelle. car l'auariceeftla racine de tous les il maux . mais pluftoft en Dieu viuant qui donne & fournit toutes chofes afîîn que les riches facent bien aux autres. ô homme deDîcu . pour laquelle tu es faîâ:3&: laquelle tu as confefle tous. ni ques à ce que par îcelles ilsfoîçnç reduks en extrême malheur. plongez en extrêmes calamltezo Fuis toutes ces chofes dilicjem- ment.

Efprît par le vaifleau efleu de Dieu. & les mettant foubs le îoac de Terprît. tant éternelle. À Z O T H les threfors que la vie C'eft tout le fommaifi rc& l'argument de toute noftre . laquelle fabftîénc de tous attraits de ce monde . affin que i'adoucif- defir qui eftoit en des biens &: richeffes ter: riennes car ces paroles pro- cèdent du centre celefte du Soleil de luftice . & des rayons du S. longuement le vn peu le vous .ay ans guerre continuelle auec les ennemis de Dieu.lit ment. la vie béatitude celefte la & de furpaffe y beaucoup il terreftrc laquelle nous eft de befoin defirer . . refponfc déclarez déformais . Mais à dire vray. & cnuier en cefte chair afiîn que nousfoyons vnc chair fpirituellc.

encore que l'en aye ouy plufieurs^defquelles îufquesàce iour ien'ay pas fait conte . le fuis iij s^andemcnt efmeruelldoctrine celefte _. ou aux chofes bien dites &c bien faites. i'ay pris grand plaifir d entendre ces chofes .DES Philosophes. aufli fommes-nous moins attentifs à bien dire& à bien faire . . & aues efcric ces chofes fi prolixemcnr [y ôcobfcuremcnt que chaca plus ai- fcméc defireroitles rîchefles que la faînde Efcriture. lede VOUS voir parler des myfteics de la . &c comme nousfommes de nature enclins a mal . Adolphe. Quand eft de mov . ôcdes chofes fpirituelles ii àcaufe que y a peu de c^ens adonnez à ce fecret qui ayent accouftume de contempler ces chofes.

& cnmaieuneflTe.es yeux obeïf- . & en paimages outre Tabony dancc nes. anffi des richeffes terrienie fuis fafclié ./ïf A z o T rt Le Vieillard. ayant befoîn de toutes chofes.& confi- derant . Mais voyant la vie des car hommes & de plufieurs: peu {ont dignes de ce myftere. Nous deuons donc pluftoft prendre garde à ces chofes à caufe que ccftœuure naturel elt trèsplain de rabollcs la gloire Diuinc . mocque de tous . à la fin difficile . receu dVn homme debien/mfques icy tourmente par grand fpin ^ fpUicitude &: de grandes dinerfesSc fafcheu- fes affliitîons^à grand peine fina la telle lementi'ay leué . en difant profondeie inenc par ces chofes l'aueugle- ment des hommes > tourne nies oreilles &: m.

riches autres tous prefque cftre pris . Sçauoir . . fi nous ne deuons cm- .-«^ ueuglemens mondains ^ & fem-^'^ ble que cela aille de mefme pied en ce que nous voyons plufieurs d'entre les doftes . nj fant à Dieu noftre Sâuucur > le priant par vn veu folenncl qu'il iTie deliure ^ & les autres des a. non pour conferuèr les fruid:s. n en fon pas feuls les caufcs pourlefquelles nousfommcs cn- uoyez de Dieu en celle lumière. Sçauoîrdonc l'ambition relTe & la fuperbe & la pa.DES Philosophes.&les à mef- enflet de trop d'ambition ôc d'orgueil^ quand toutesfois au dernier article de la vie les rîchefifes & ambitions ne leur peuuent confokr ni alder^&aufquelles lies forces font tellement defaiU qu'à peine peuucnt-ils chaffi ferles mouches.

14^ en la À Z O T il ployer noftrc foin & follîcîmjè manière que nous acquérions la SagefTe Diuine . le: comme temps paffé elle fut reçeuë d'Abraham ^ de Loth . fontfu:- &c qui . & pour mieux dire 3 c'eft Dieu mefmc. car en îeeux elle demeura & fe prépara en leurs eœursvnc habitation ferme & ftablc. Ge qui . entend dcbuoir habiter en nous . car qu'il Verbe de Dieu c'eft la parfaire SagefTe. laquelle eft . a-Teuré îe quelle chofc peut eftrc . à la vérité y chaffee de plu^ fleurs nîiefcharnment . Ceftc fageffc eft refpritde Dieu . Or il n habite pas en ceux qui perbes ôc orgueilleux recherchent . ne la fagclTe car elle elle ay-^ Recherche ceux Icfqucis . ôc de la Vierge Mère de Dieu . &c n'cft pas reçeuëenlamaifon.

Par celle raifon manufactures font réduites à le bon & îufte eft ordre par ces fept. tant es ehofes fpîrituelque temporelles y comme font la Théologie . lurifprudence Médecine . me . . & les libéraux. fçauoir lesdcuots&lcsrailaquelle deuotion eft fonnablcs commencemcns delagcflc.t)Es Philosophes. d'où cftats procède ladiuerfité des les des hommes. c'eft la la volonté lumière vraye rcy mal eftantfcpare du bien > quand après le péché du premier Adam par la colère Ôc fineffe du Diable y luifeen nous le toutes ehofes furent fubuerties %i troublées j & k nouueaii . îzf . lefquellcs font appellees arts mécaniques . bien feparé du mal Li vérité eft difcerncedu menfondé Car Dieu que ge.

IIS A^ O t H . Mais le monde eftant opînîaftre il s'aueugle Se metdcuant luy 6c fa parollc fainâc. ramené la vie ôcle nouueau monde par foy-mefme que déformais le corps & Tame ne foiéc féparezl'vn de Pautre. &c fans le v erbe il . affin : . mais demeurent ftables en l'image de Dieu car c'eft la volonté de t)îea & en cefte façon demeure auec nous iufques à la fin du mode. Adam che nous fepare de toute tafouilleure & le comme celle Eue régénérée diuifetebicnd'auec mal. du Adam & toutesfoîs ne le mourir ni VopprefTe par la foy au faind facré Baptefme^ pourcc que la fainâie opération du faînâ: Efprit eft telle par le . tcrbe en lafoy. les obfcuritez Judaïques à caufe fentiers qu'il a vieil fait demeuré éz .

Le deuoir : du Magiftrac iufqués là . lequel nous procure enfemble. il cft dans les ténèbre^ de la mort auec ce vieil Adam ^ &c na pas efperance en la vie éternelle car il ne peut perfifter en fa foy fans fondemens ^ & eft pâyen &c mefchanc heretîqué i : qui ôffenfe la pierre angulaire demonftrce de faindl lean . félon fa volonté nous foyons preferuez de trèsgrands maux & de tentations 8c peuffions fuir l'cfprit maudit Se la doélrîne mefchante .DES Philosophes. politique eft arrîué par lequel le magi1 ftrat cHaife la - force 6c audace dos . car Dieu nous à propofé plufieurs moyens par fa grande mifericofde. Or qui ne croît pas en Dieu . la ruiné de Tame &c du corps. nj a rien : ti^ eau c'eft le verbe méf-^ me de Dieu. par lefquèls .

. Car ceft efprit malin eniioye à l'humain lignage . entretient la p'aix& concorde . droi£t à qui appartient non pas félon defir & volonté des la hommes Il . font les les tromperies ^ la malice tîez . les menfonges^ Icsaduerfîtez les calomnies. des cerucUes des bons & pieux.îjÙ A 2 O T H rnefchans .deftourne toutes des les fraule & tromperies il . ladies Se infirmitez & les chaffe au loin.&les autres diuerfes efpc- ces de tcntacions^combaf ans cqd^ . &c rend . h pauurcté Jcs perrecutîons^rincôftance. mais félon règle de laluftice &c dé la volonté Diuinc. toutes fortes de maux ^ de tentations & d'afHi étions ^ comme . faut eftiruer le femblable la du Médecin &c de dompte toutes médecine qui les fortes de ma. înîmî- les haines .

rEfperance& laCharîté^comme Uparoift &l'Apoftre S.deTobie vous rcjettiés lé foin des chofes mondainès^eftant contant . emmené capla fragilîré demonftroîent maôc exemple de inconftance humaine.DES PHILOSOPHES rre : Iji laFoy.S. &c qui à Texoplé . lean. ôcl'auoir fiché dans hoftre ame. entrions en la vîd prie éternelle malgré les puiffances K4àïs îc vous que ces chofes fi récitées que îe vous ay longuement ne vous énnuyent point . & l'alTeurer par le feau desSacremicns^afin que nous foyons alTeurez en cefte vie .Pierre&S. Il faut d6c cnfuiure de tout noftrc ccèur le verbe diuin .Paul^lefquels cependant que noftrc Sauueut lefus-Chrifteftoît tif au iardin nifefte . & que nous înfernalles.

ftenouueauce de vie & en continuation d^eftude pour le proffit . &c pour la nom de Dieu. lailTant le reRe à affin la volonté de Dieu. qui ne fetrouuepas dans les liures des doéles.ny dans les boettes des fai^ . Mais que vous entendiez plus amplement: ce que i'ay dit . C'eft ve ~ ritablcment le mefme thrcfor û gloire du 3 moyennant laide de Dieu vou:. cnanez lacognoiflance.si% A Z O T M &c mettant toute voftre efperance en Dieu vous ferez des aumornes de la viande iournaliere y aux pauùrcs . k vous offre ce prefent y par lequel vous feront déclarez plus longuement &c a- bondamment ces parolles^ Ôc par lequel vous acquerrez le gage &c ample tarefor affin que vous faciès plusheureufement en ce-. ôC vtilite du prochain .

Mais (i vous eftes humble patient. caché deuant les & desbordez. vous aurez ce threfor &c richefTe . modefte y & dVn efcar les & prit docile .& noftrc feu paroilTant aux bons pour . leur vcilité ôc proffit . y &c leur pa- humains n agîflent les chofes lefquelles ont accouftumé eftre cherchez auec peine labeur. du vray repos prochain» pour 5c feruîr auec vtilité Dieu & voftre lieu En premier paroles de ce fagc Roy & Preftre Hermès Egyptien &c fa table d'Emeraude^ & adjoumetcray les ftcray le fymbolç de frerc Bafile Y • • • .' yeux: des vfuriers 75J eurs d'ongucns. quand les mefchans en auront abufé par voluptez mondaines refle .DES PHILOSOPHES.& ne peuceftre prlfc d'aucun homme car il eft noftre cau. & aux mefles chans à leur ruïne. &c .

 2 O T H JJ4 Yalentîn du compte Bernhard^ & les efcritsde Theophrafte^la teinture desPhilofophes^moyen- nanc que premièrement vous me déclariez qu elle eft voftre opi pion fur cç fujec. Adolphe. Voîcy finalement la dciir . &c conduiray mes adions a cefte fin qu'il ne paroiftra iam*ais que ie le poflede . & mon anie ôc efpriç u'eftant fouillez de vices S^ mefciiancetez. & Or fain(î^ement ie pro- mets que i*empIoyeray ce threfor au profit &: vtîiké du pro-chain. fin de mon lequel i'ay attendu défor- mais auec grande conuoitife ardeur. . îeneferay fcandale à aucun 3 autant certaine-- ment que la fragilité ' humaine mQ le pet mettra. & à la gloire du nom de Dieu.

& des autres qui tiennent cachez^Sc enferment le fccrer dç ce myftere. & du refte remettez-vous du tout à Dieu très -boa & très grand.pEs Philosophes Le Sçachez V^ieillarâ. quand i'ay confideré aflfeslonguement la pureté & candeur de voftre ame. 13 | auffi que celuy peut exercer les commodément tente de peu ^ oeu- ures de mifericorde qui fe con- de petite fortune 5 & certainement vn bien fait proucnu d'vii pauurc eft grandement approuue de Dieu. ôcobfcruent laprcfence commémoration efcritc à caufe de vous . Mais pour dire vray.ie me fuis rcfolu devous donner fur la fin de ce propos le myftere caché du manteau des paraboles ôc voftre deuoir fera de trauailler à la lecture de ces pro&: fe relioliit : pos . .

bon & très. .'t$è A Z O T H Adolphe. Dieu vueille que toutes ces chofes foyent aînfi par la bonté de Dieu -que fi Dieu très.& que ic puis con) ame^du grand bien ^que i ay apris de vous ce pendant ie vous promets faindemet que i'eftudieray & employeray en la leâure de ces liures efcrits auec lefangSc demanderay l'aidç de Dieu très ardemment .grâdypus donne lacognoiffancç de ce myftere lois-luy :. & èç maintenant îe vous çonfacre &: vous offres toutes mes eftudes ma peine à voftre vtilité. Gcrtainement( vénérable vieillard îe vous remercie autâc qu'il ni eft pofliblc. &c mexieray telle vie que îe feray aux autres l'exéple des vertueux . fentir eamon . Le F^ieillard.

pieu.quife glorifie.Des Philosophes. . luyuant ce que dît Hieremic 9. qu'il cognoift oue îe dieux fuis leSeigneur^mlfericor- & iufte. dit le Seigneur ton foit-il. jj^ agréable jcndât à luy fcul loiian- ge & gloire . Ainfi fin de la première partie. en ce:. Le (âge ne fe gloriny le puifTant fiera en fa fageiTe fe fiera en fa force^ ni le riche en fesricheffes. la feul fe glorifie .

.SECONDE PARTIE P^E L'ES i^R IT fecret de 13 s CACHE' des lOr Philofophes.

puis demeurant fimple/iurques a ce que ie rapporte le falaire deu. lefquelles or^ . près y & fon- & recherche dç premièrement prudent.Seconde partie. & anmes efla ATLAS. Celil art & myftere ne doit eftre reuelé plus apertement gu en paraboles . i^p CONTENANT la Pratique générale de l'au• ure desfages ciens. E porte fur le paules Ciel Se les Terrc^ôc ie obfer- ue exadteméc damentalemerit.

& les dcfpens font petits. cxactemement con{idcrer&.vns toutçsfoisont em- ployé trente ou quarante ans à grands defpens . Pour parucnir donc entièrement à cet arc: Iln'eftre-' quis grand trauail ny peine. les inftrumes : de peu de valeur car c'eft Art peut eftre apris en moins de douze heures . &c voir les efcrlts des autres Philofophes. quelques. mené à perfcdîon. pefer on doit aufli fçauoîr les li « doit ures ./-fo Seconde partie . quand il y a en foy fon propre principe encore que aux autres arts il foie requis le cours de (ix ou fept ans. .& iamaîsnonç îicquîs la fin de ce myfterc : Mais les artiftes aufquels la fin eft cogneuë tafchent de cachet ôç teait grandement fecret ceft . afin qu'ils foyent rédus parfaits. & de lefpace de huid: iours .

pour^ rîr^coaguler &c fixer:& ces chofes du panure & fouffreteux que du riche ^ &nellbefoind'efcrireceft artifice ^ crainte de ne s'en fouuenrt. à caufe de la force miufte de quelques-vns : Mais îe dy a tout le moins &c commande^ Prenez de Teau Lunaire ou eau ^'argent ^ en laquelle font les ra- . Mais toutes ces chofes fontmifes en lamiferîcordede Dieu.Seconde partie. peuuent eftre faites tant Maïs peut eftre enfeigne par condition de viue voix. ï-fî ce que véritablement ont de couftume d'admirer ceux adonnent es chofesdu monde & fes fuiuans. diffoudre. artifice . le ne puis plus clairement à la vérité déclarer ces chofes . & feulement eft requis à noftre œuure Lazoth^ qui s & le feu qui ï\ci\ autre chofc qui lailTer cuire.

artifices yons du Soleil pour ces parfalre. car la nature a mis v ne barrière à trauers le chemin. Apres ces cho- ou paraboles vous font propofez auec la table Smaragdine d'Hermès Pbilofophe très-excellent pour plus grande & pleifès ne coguoiiTancc. . Seconde partie. com- me difent les anciens la vérité ^ conuicnt à aux femmes.Ï42. encor qu'il fc trouue tant d efcrits liures tompofez à ce fujet ^ qui fi grand nombre de peuple &c de grands le recherchentauecgrands & & aefpcns 6c labeurs : mais en vain.& cecce opération.

cfleuois la fubtilitc de & mon efpric coril au Ciel . I45' Les parolles £I:fermes an Timandre./ s EGO NDE PARTIE. comme aduîeat communément fe à ceux qui à eau- de trop grande repletîon ou ènnuy & fafcherie font opprimés de fommeil ^ le Latin dît ^ §luen- dam ni ta . -pœn^i miid il mmÇura indéfi- foudain me fembla voîf vne fort grande ftatuc corporel- le^quim'appcUant par mon nom que veux -tu ouïf êçsoK^ qu'cft-ce quemfouhai- me demanda . ayant lors mes fens porels affoupîs. E Pimandre Trimegiftc d Hcrmci : dit Comme îc vne fois entre autres pentoisàlanaruredéschofcs.

ces chofes il comme il difoit changea de forme. & fuis aucc toy par tout. Pimandre ôcdefire cognoîftrc> alors îc luy demanday qu'il ettoic^ ie fuis . 5c îc t'cnfcigncray tout ce 'veux apprendre. & tout en vn inftant toutes chofes me furent reuelées en vnmo- ment. la pcnfeé dé la diuinc puîffance ie feray ce que tu veux . 14 .J4f te Seconde part îb. dit'il Pimandre. firois fçauoir la nature cffence &c reflbrt de toutes chofes . & prinque tu cîpalementde cognoiftreDieurSc il me dit . aye bonne mémoire. lors ie luy dis que ie dc.

& Méditation d'vri.ion. EcY eft vray ôcefloî- gné de tout menionge que ce qui cft defous cft fcmblabic ^ à ce qui eft dclTus par ce- cy s'acquièrent èc fe font les merùeilles de loeuurè dVne feule chofe. le vent la porte en fon vén^ îrè. lamc^ ré de toute pérfeâ. chofés font failles ^ ainfi toutes d'vn par coniondion leil :. fa puif^^ K . & comme toutes chofes fè font par vn. la terre eft fa nourrice. le So- en cft le perc & la Luné U.SfiCdiîDB PARTIE. Mère. ï-f5 La Table Smaragdine d'Hsr^ mes utiles paroles desfecrePs a Hermès.

& defl:ie& prudemment auccmo-^ fageffe 11 monte de la > Terre au Ciel. fance chaiv gée en terre jfeparez la terre du feu y le fubtU d'auec refpoîs êc groS:. puîfTancc y vertu &: efficace des chofes fuperieures &: inférieures- Par ce nioven vous aurez la crloi- . & delcéd derechef du Ciel en la Terre & reçoit la .ï-f^ Seconde Parti eft pdrfaifte fi elle eft fi.

147^ Tu repoufîcras les té- nèbres &c toute obfcurîce & a- ueugjlemcnt: car c*eft la force desforces qui furmonte toutes for- ces & chofes fubtiles Se pénètre les chofes dures & folides> en cey fte façon le monde aefte fait& & effeéls admirables d'iceluy. Le principal de fes dits côftfte en cela^. prenez- K îj . les trois parties de la fa- philofophie du mondé i'ajr vniuerfcl. & & nommé ayant g^ffe pour cefte caufe ie fuÎ5 Hermès trois fois grand. & c'eft le chemin les conjonctions par lequel fesmerueilles font faites .&eft parfait ce que dit de l'œuure Solaire.Seconde partie. aufli prix fur toutes celles qui ont efte rap- comme Theophrafte a laiffc ce qui fuit parlât de cet art. re de tout. le Ces paroles emportent portées de cefte matière.

par lequel auiTi w . & la réduits en terre. $c qu'elle demeure en c'eft cftat îufques au temps à elle proprecar alors elle y demeure perpcaiellcment . changé la du lieu fuperieur cneau. & alors tu perpétreras vn miracle efmcrucillablë à tout le monde. lauez là au bain de bien feancc ^ & Tornez de vcîlemens de fplendeur pcrmanente&: de terre creuë de laquelle elle fe refiouït grandement . laquelle en noftrc comparée à la terre boueufc. Lune du firmament. alors elle reluira d*vn rayon plus clair &: fplendide : mais Çi vous la voyez changée & trîfte^ ou comme pafle . purgez & la nettoyez de cette faIccé. Si vous conduide fon principe la fez l'opération îufques à la fin> & eft iettes en arc terre facee.14S la Seconde partie.

Baz^ile Valenttn. que fî tu en viens à dcliurec des lies bout tous les fecrets de l'art te fe - rontreuele^. peux la i^^ du tombeau. pas pierre. A n fes . CeftlemylleredclaLung rcnuerfee .Seconde partie. Le Symbole de Fr. pierre de laquelle cft extrait noftrc feu fugitif eft pas des plus precieu- & de ce feu la pierre mefme de couleur blantoutcsfoîs n'çft cft conftruîte che & rouge & . en celle pierre là nature opère & produit vne fontai- ne claire &: lympide laquelle fuffoquc fon père fixé ôc renglou-iufques à ce que l ame luy fok m .

y/0 finalementrenduë. corps et j l'Ame pareillement . &c que la mere fucritiue foîc faite lemblablc dans le Royaume : cefte piene aulîi acquiert de grandes puifla fances le & vertus^elle eft plus vieille Soleil . trouue çhofe femblable à foy ce bain iuft préparé parce . et le père engédré par î'erprit.noi{râce d'au- cun diceux 3 tu feras fruftré de leffeâ: de l'art Adam demeure dans le bain dans lequel Venus : . le refpi'it cofiftent en deux desquelles toutes choies chofcs font de c'eftVn. et Dra- gon antique^ quand il euft perdu fes forces et fa puî(fance. que le mcre préparée par fçu . &C'cft vn conîoinél le fixe & le volatil .Seconde parïte.et cecy n'eft rien ^uti:e chofe ^ dit Iq .npreslacoo. ces chofes soc deux et trois et vnjquc fituîo.

î/r caché. L(^fin ^rowH les e^eéts.Seconde partie. E l fuis Decfle cxccl- lente en beauté et de grande race . née de Mer pronoftre la terrç pre 3 çnuironnant toute . Phllofophe. ble en cela . Le Symbole Nouîieau.cjue le Mercure dou- fon nom eft lequel fe doit rechercher aucc di- ligence et labeur alTidu.

ïj-£ Seconde parti b. ^ furrnontant les auiqui renrichis çeluy me po{- fede. O ^^. noufiours mobile fe iecte de me^s mammellcs cuits ces le laicl & le fang. . fondement tres-prccîciix tres-excelient^ duquekoutes . deuxchofesiufquesà ce qu'elles foient conuercis en et & en argent tres.

tes père Soleil aufli & mère font le & la Lune . La première maticre & la femençe blanche & rouge de la bénédiction diuine^ dâs le corps de laquelle la fecherefTe & les pluyes font cîofes que toutesfois font cachées aux impies à caufe de rurnement & robe virginale efpars par toute la terre. affin que l'homme mortel s'y refiouyfle en cefte façon. cliofes font produites î/j en ces terres .Seconde partie. Tor pareil- lement &c l*argent en terre . Mais ô qu'elles . loiian* & les rayons du Soleil à la homme confidere icy ge éternelle de fon nom. bien que tu fois de premier abord vn venin orné du nora d'Aicrle fu^rîtif. Dieu tres^bon & très ^ grand eflargit fabcnediçtion & fapience auec la pluye. Teau & le vin opperent en toy.

le feu . de- firelamort en pleurant: le fang d icciuy c eft le threfor terrien conioînt auec les larmes de TAi- Ces animaux ont de couftume de s'engloutir et tuer iVn l'autre et fe pourfuiurc paramour mutuel . et que et qu'il Lyon Toit débilite. fort T Aigle iniques à chofesDieu tcdônc par ce preset^ tourmente ce le cju il baille les larmes.ÏJ4- Seconde partie. Et après que les anciens Philofophes ont eu la cocrnolffancc de ce fi- gnc &d-e ce myftere^ ilsontrecherche auec diligence le centre de Tarbre qui eft au milieu du Paradis terrellre . et prens la nature et proprietéde la Salemandre:Mais s*ii demeure fans ell:re offenfé gle. dans confomme les grandes maladies àzs hommes. çntrans par Içs^ . il des métaux et des beftes.

riche & grand 11 qui occupe acquiert la les fcfte 4. mière d'ieelles aefté I/J cinq porces contentieufesjla prelacognoif. la meine multiplication^ en Icelle . le pois cftnecelfalrement requis: la5. fance delà vrayc icelle naift le madère car en première cruel c6 - bac Ja féconde eftla préparation comme la matière doit eltre préparée affin detrouuer les cendres : de l'Aigle & le fang du Lyon fur celle patrie s'eflcuevn aigre cô- bacrcar le fang Se l'eau s'acquiè- rent la & vn corps fpirituel à fin de maturité : lucide: troifiéme porte c'eft le feu qui la 4. icelle eft le o-^^nd ca- radcre du liurc dç la nature.Sbçonde partie. porte.& dernière porte fur le mxcal. cft la proîedlion eft Or celuy glo^ rieux . car médecine générale de toutes maladies. .

bénit ruby très. feu de vie. puifTance admirable. fort tout l'Alphabet: ce le plus duquel myltcre ancien de tcus fubriftc des le commencement du monde &: de la création d'Adam. & la fcicnce de nature îafpiré de Dieu très -bon ic trèsgrand par fon verbe . . encore que tous les îours elle foit deuant les yeux de tout le monde. Se la benedidion de celle vie mais : à caufe de malice des hommes donne a ce myftere de nature eft peu de gens .xj6 Seconde partie. fe voit Se quelle vît fa comme en parabole ïuiuante.clair & la luifantor rouge.

SECONDE PARTIE. & qui fc en repofc fur moy fe trouuera moy^ qui recherchera bien & diligemment mon eau &mon feu dcftruifcur ôc compoicur- . E fuis Dragon enucnime eftant par tout prcfent& à viîprixjlaehofe fur laquelle îe rcpofe.' 2$7 Qi^atiere Première.

ïe fuis Pœuf de nature co- gneu des fages feuls. le t'eflargîs les forces des malles 5c pareillemét des fémellesj Se au 111 des Cieux & de la art Terre.Seconde partie. de moy le petit monde prépare . lequel a apporte domageà dôe auec artifi-fi ce le fubtil de TeCpois. les biens & la peine. fi tu que ie furmonte la force du feu . ce n eft que tu te refiouïfTes de l'extrême pauuréte. que (i tu ne me cogiioîs exactement tu prens les cincjcensde mon feu ^ il fort vn venin de mes nafeaux trop plufieurs. fement defires les myfteres de mon doîuent éftre traidez courageu-^ & maananimément. auquel affaire plufieurs ont perdu le temps. lefquels pieux &modeftes en engendrent. Tu extrairas de mo corps le lîoii tfS verd Scrouge. fepare toft mur.

me noment Mercure mon mary ert Tor Pliilofophic/ie fuis le vieil Dragon préfet par toute la terre^ & merejeune&vieil. poix & contenant obfcur lumière naturelle. très pefant . viiible & inui{ible. tres-leger & ieTuis père .' j]^ de Dieu très -bon & très-grand aux homes . .defcendât en terre & montant au Ciel trèsgrand & très-petit. l*ordre de nature eft fouucnt changé en leur . fort & débile mort & vif. encor qu il foit dôné à peu de gens (plulieurs toutesfois en vain le defirât j affin qu ik facent du bien aux pauures de ce mien threfor^&qu'ilsnc mettent leur efprit & ne s'adonnent à Tor qui doit périr : Seconde * les Philofophes . . 5i nombre la .partie. moy en coumefurc. & clair . for tant du C'el dé la terre cognéu Se n'eftanc" .dur & mol.

clarifiée^par laquelle tu pourras tranfmuer en or le cuîure . le fer ^l'ellain & le plomb» QY'X^' .î^d irien Seconde PARTI!. le rubis folaire.terre très noble.' ^ du tout^c'eil à dire de ftablc^^ toutes les couleurs reluifent en' moy^&: tous les métaux par les rayes du Soleil.

lèi Opération du myftcn ^hilofephic. DragontPour cefte caufc le fuis enferme dans vne foiïej affin que ie fois tecompenfé dé lai Couronne Royalle.Seconde pÀrtié. Mon L . le feu me tourmente grandement & la mort rompt ma chair & mes os iufques à ce que (ix fepmaines: palfent^Dieu vucille que fe îc puif- furmônter les ennemis. E fuis vieil débile &malade mon furnom éft .& que i*enri«chlffe ma famille^ eftanc en partie culier Heu feruiteur fugitif: Mais àpresces chofesnous ppfTedero^ tous lés threfprs du Royaume .

regarde derechef la lu. & -mierc du iour tout bc que de en moy forte ce héraut de la paix lequel le monde regarde trouuent le ^ mon corps Souphrc. car c cft la recompence delà malice.pourries. fixées^ cuites & lauées . delailTiez que ie ô mon ame & cfprît. coagulées.liz Seconde partie. . parées. afin que les fc* ces bordures foyent nettoyées. comparé au Corbeau noir. ame & mon efpric me delaiiTcnt . Sel &Mercure^ccs cliofes foyentbîen fe diftillées ^fe- à propos fublîmées. le fuis couché en la poudre Se en la terre ^ pleuft à Dieu donc que de croîs vne choie (e fift affin que ne me cruel venin îe fuis .

Seconde ï-artib.fontchang^ésj t< que ce hcraut a|)fils parôiffe rouge. qui font plu- (ieurs. xj} Figure Seconde Vs fi donc CCS cou- leurs. ou lémoindre^' n'ayant pointdeséblableen tout m6dé. .&qui aies forces &rcfBcacc du Soleil & de la Lune vainle queur deto^ror rôugc^lacognoif- L i.car c'cft le très- pui{rarit& petit.

lé^ fai ice Seconde rARTïÉ. fi coutesfois il eft purgé 7. la & qui porte haine à ce qui recommandacfçoute don de c'eftœuure. Mais fuit* . fois par le feu aprcs ces cbofcs produits le dans la populace enuleufc . duquel tu acquerras.

8c fontîncontinét perdus au premier regard bres aflaillant la : Or . par iceluy la plus grande partie dl- ceux r^uiuent aufquels il com- munique ftcz.ou il fa fubftance . la ville toutesfois eft afliegee de tous cofaut qu'iceux endurét & mcurét. i6$ Figure TTroifiepne. Ix hommes \ tcrrafTcnt le tuent^ ce héraut toutcsfoîs & il ^ leur par- remet ceft^ merchanceté ^ quand après ces chofes il refufçitc en cefte vie donne & leur & ferefiouït éternellement.Seconde partie. les ténèle Soleil Lune & et Pafteur fuccombc fois & toutes- ne peut cftre fcparé à caufe .

1'Arc-en-Giel apparoift quand le Roy les lors il fauorife & a- faut chanter fes loiian2:es & les efleds. re grâce . rent pareillement auec luy s'ils veulent eftrç fait^ participans de riionneur &: gloire. Or de la pu. . qu il pre - jniere terre & les ennemis meu.(6^ Segonde partie: n'eft pas feniblable à la .

Seconde ^ARTiEr
Figure ^luatriefme.

i^j

AiNTENANT
I

les

enfont

nemis du gchennez ,
iant

Roy
,

&: cognoif-

tombent par terre tous cnfemble-

kur malice
eft

ment

,

& qui

dauantage

,

ils

fonc déclarez coulpable au fécond

chef ^ & leur ville afliegee par les ennemis , & par le feu première-

ment à la vérité &c fpîrituellcr ment & maintenant corporellement&de mefme fin auecla pre,

,

mière
héraut

,

ils

tombent tous. Mais ce
vray

comme
afllfte

Roy

les

zyàc

&

à caufe cju'iceux

prefquc réduits à néant a caufe de ceftc Eclipfe du Soleil de laquelle
font feulement
,

vn

&

Corbeaux tres-noirs confument toute leur chair ; &:
les

iH Seconde partie. bleflcz de l'ame & de refprit font proche de leur chair pourrie &
^

le

Roy eft nettoyé de pourriture 3
,

& pour cftre caufc l'amc
&]e
qu'ils

l*cfprit
^

corps font conjoints afEn

demeurent en eux , & die pareillement habitent en luy or
:

le fixe réd ceft autre fixe pareillc-

ment^affin que diceluy forte vne lignée nouucUe

& blanche

:

mais

çonfidere plus

aur.ni: les

couleurs

de l'arc-en Ciel demoftrant qu'îceux font dignes de la robe blanche nuptiale , que s'ils Tembraffent amiablement
la
ils

gaîgneronc
3

robe pourprée

&

dorée

& le
ren-

repos du Sabath 3 auquel

ils

dront à Dieu IcurCreateur Thonneur deu défia la Lune obcïf:

fante baille le iour du Soleil reluifant
,

& cefte amiebîen aymée
de vcfte-

( largentj foit coiiuertc

Seconde partie,
;

i/f^

mens blancs comme neige m^i$
toy ioyeux comprçns le refte.

g fîS;g%^ Ai t^ftU #^gff «ptj^jjip jÉJ^^ré rJSftUA A ^f^ AfS ' '•vï^fv 'tjjsif' ^%ti^^ ^m
ii

rf^

'

Cinquiefme Figure

C ES TE heure îc fuis;
irefTufcite

du fepul-

chre

mes
aufîi îe

apparpis ^ frères mon efy

&

poux m'embraffant
rendray

par lequel
coti-

mon frerc

sant fpirituel êc blanc en

le tai-

tro Seconds PARTrE^ gnant encore qu'il foit débile & & imbecille , afSn que ic luy reuele la force & puiilance du Roy,
lequel vainqueur

me

doit fuîure

en bref

,

&

nous rendra fembla-

bles au Soleil, d'autant

fufcitéenmoy , ie rangonnc à la mer criftaline.fixe,
ce

qu il a reffuis donc pa-

& ie déplore amèrement la mali& imperfedion de mes frères
moy
par laquelle fe retirans de
conjoints aux pierres
cire terreftre
;

& à la pou-les

ils

perdent toute
chofes

force

,

abbayans après

terriennes, &mefprifans les celçftes
3

car fans aucune remilTio

n ie

plore&iettedes larmes defquelleslabenedidiofort ôcapparoift, ne m'eftudiç pas à la vanité

&

&

impudence comme ma fœur Venus touflours attentiue à fes raqndanitez folatrçs. Toutes-

Seconde partie^
fois

r^f

elle

pourra acquérir
ie

mon
qu'ils

veftement^ lequel
llrîbuer à cinq
,

deuois di-

pourueu

fouffrent viure auec

moy

,

maïs

mon

fr^rc

&
&c

çelerat

Mars ce mefchant trompeur après qu'il a
&c pleurs
,

eu mes larmes
uerfe

il

ren-

^ tue plufieurs innocents,
il

enflammé de colère rayonmefprife dutoutlaSa,

nante,
gefle
,

-Mon irere Saturne eftauflide mefme efprit, quipreflfédepaffion mémodeftic
paix.

&

lancolique

&
falut
la

d'auarice

,

reny

uerfc
auiTi
il

le

de plufieurs
trifte
:

a

face

Ju-

piter

doux & clément approche de la Couronne Roy aile,
,

feuerc

craintif

,

&

plufieurs

fois fubie£t

aux
,

paiTions d'in-

cpnftancc

comme la plus grande partie dçs hommes eft

17^

Seconde partie,
,

fujctte

encor que tous

les

hom-

mes doyuent
conîoînts en

cftre aflemblez
;

&
les

vn mais
,

mon fierc

Mercure
vieil par

le plus

ieune bien que

prudence liens de concorde
tout

ilrompt
pleure

,

il

& rit

cnfcmble
il

abondapiment
il

quand

cognoift eftre fembla-i

ble à la Salcmandre

mercenaire & operateur d'œuures adeft

mirables

,

fcmblable à celuy qui
a terre fe re-

courant de toutes parts par le
globle vniuer Tel de
1

fiouitde

compagnie tant des bons que des mefchans &: en fort Si donc ils îmitoyent m.'? c6la
:

Ilance
gîroit

^

le

Roy celefte nous eflarle

de grands biens ou
il

So^

leil fe plaift

dans les pîuyes

&c

donne de grandes richeffes , comme le père de famille ayme ou pQurfuit fa fen^après les pluyes

Seconde partie,
nie
les

jff

àvn amour
5c

ardant

,

rciettant

difcordes 2ccontentions entré

eux

mo y ^ îe dorineray ceinture à rargéc.reduifant mo Roy enot.

Figure Sixiefm

Elvis ANTdeéranv^^ de
clarté, i*ay vaincu
p,^^

K^^^^

j^x^P

TOUS

mes ennemis,

d'vn plufieurs

&

de

/7f

Seconde partie.
vn defcendude gène»
il

plufîeurs

racion cclebre^dii plus bas
te au plus haut
,

mon-

la plus bafle for-

ce ell jointe en ce
plus hauce
,

monde auec la
vn,

ie fui^

& plufîeurs

font en moy , multiplié par dix^îé
$!;uarls

autant de fois

mes fix amis
,

pourueiiqu'ilsm'ôbeîflentprom-.

ptement en la fufion à Texemplc de mon amie la Lune. Tay
,

{ix

robes nuptiales
^

,

ëc fix

coudef-

ronnés doréds
quelles feront
,

chacune

chafcun

affin

données à Vri que femblables

aux
rîïoy

Rois ils régnent auee fur ceux qui y dominans

m'ont mcfprîfé
ils

& mon
font

amour y
le feuV

feront defcouuerts par

d'autant

qu

ils

foigneux

de monter de la terre , s'ils ont blancs, efté vrayement ioyeux d^ couleur faSnguinc 6c purpurez^
,
'.^,

les Philofophes m'ont orné du nom des d'Azoth et y les û) A&Z.Seconde PARTIE. d'autât que ie les introduits au Royaume du Soleil ^ de m'appellent vniuerfcl quand Icstrârmuëentres-purOrJequel ne fentirâ îamais aucurî dommage par eaUjfeUjterre ouvenîniDa-' uancage il fert de remède aux maladies des hommes 5 le fuis h vray thrcfor Royal doon^ . &O Grecs : prcfent en tout lieu Latins . Aleph . i// donnans de grandes richefTes ^ tout ainfi que de Dieu fout tou-^ tes chofes hautes & baflcs com^ : mencement & fin car ilcft Ai . nom. nomsfignifient&font AzoTH îecté des Hébreux K^Jhtt & & Thau tous lefquels r^ dâs le feu corne par colère [^^ l'oprelfe Teau^&lesfix autres mé- taux louent grandement mon la ils ie.

Taftre du . Si donc Dîcii trcs-bon & très-grand redonne fculemét aux pieux.i/^ Seconde PAàtiE. car le fouffrç fcl & Mercure y le l>as comme le haut . Vor'Uure "vnimrfel des l?hilofophes. Sclareuelatiori doit eftre<îe Dieu. VnV/^ ptir l'art de Hermès. tu ne tombe en grand danger &c affiiârion car il : •lu "^cïï a plufrears qui fous couleur d'amitié machinent des embufches à ton falut . ^^^^mier Soleil . ^â^'É \$^ vieillard cft le prc- prmcipe reuele i6. lacognoiffance de ce threfor vis mo^ctlemcnt auec toy > afBn que te re{ioui{ra:nt en la compagnie des merclians .

Seconde partie. le noir Corbeau premier à lentout des C(ry(^i Oifeau voltige corps morts iufques à ce que de la Colombe blâchc lorte vn oy fèau rouge la fuiuant^eftains donc fpirituellement le Corbeau nôir> afin que toutes les couleurs paroiffent : mais la Lune corporelle u ^ . ôcfoitCuffoqué en leau . conftant & iugitîf . &: le prépare* nud eiiferme4e dans vn bain chaud^cuits-leàla chaleur de s va- peurs iour & nui6t iufqucs à ce i qu'apparoifle Teftoille autour de laquelle courent fept autres parlafphere . Soleil /// ^ abondant en couleurs lé feu. Peau^la terre engendrez de la génération de Diane Scd'A. ppllon le feu liiafculin &c Tair lœminin (ignifiec la terre &reau. de pois pelant & léger ^ ftablc . defpouillé de h robe tçrrelïre y .raîr.

' fubfiftant la Licorne fc repofe ôc prépare le chemin au Roy? ijS . . que (î tu le : menés auec fa mère par tous les Royaumes il multipliera fon prix de dix frères.ï>artïe. de . et donnera de grandes richeffes et commoditez à fcs Heureux trois voire qua*-heureux celuy qui a ac- tre fois ^ quis l'entière cognoiifance ceft arc.> Seconde lardent blanc fuit fort et le Roy de près rouge encores folitaire mais tres-pur .

^ Déclaration çf expUcatioii d'Adolphe. "ï-.Seconds PARTIE. M \} .

ôc fommeillant^îe me luis endormy . [^ P R ES que moy A euft délibéré la fj^^ dolphe mon Rome^ . cupidité de efprit d'aller à affiii qiic \t peuffe plus diligemment rechttcher les fe€rets des arts . vne certaine nui6l^ cftanthorsdu logis contraint par" la folblefTe de mes forces fiddeuc- nu pefant par le fommeiU&grandemét affoibly à caufedcspluycs &tem^^éfces quilauoit le fait tout long du iour y i'entraydans vne certaine cauerne fous terre ydef- quelles lé nombre eft affez: grand à Rome . confîde- eauerne de monhoftelle- . & ayant fait ma prière à Dieu tres-bon&trcs-gr ad^împlorat fon ayde^cftant à ieun./8o Secondb félon î>ÀRTEÊ.maïs a caufe de rincorttodité du lieu îc m*efueillay à la minuit f ant la .

finaleiiiiGncauiri balançant . : ou larronneaux Mais implorant Tayde de DieUy î'adui^ fay vne petite luniîere loin de moy au plus profond de ma cauerne .- il me fembla quelque bruit en . laquelle s'augmentant petit à petit s'approchoit après de moy.&: delVituéde force ie hefitois & lors ie vis vn certain hom^ me tres-lucide . ma fit ca- uernc qui toutes fois au . rie elleuanc î8t mont efprit aux Dieu de très œu-r urcs admirables de bo Sccres-grand/ocexaminant atten- tiuemenc les rniferes la vie hu- maine. comme aérien recompenfe d'vne Couronne Roy aile ornée par tout d eftoilles .S'ÊGONDE PARTIE. cxadtementles fpcrets& rœuure des Philofophé ouïr . mefmc auoîr inftant ceflbit qui me grand peur foreiers ^ partant queccfuft.

pr comme ie le regarde acte n il- ucçnent conlideranc toutes fe^ parties înrcrieures.cçÊur aind quVn rubis rouuok giflant çntre ces chofes ie va- %^l^^ . Tpa cerucau ainfi que fpy l'eau criftaline f^^niou-' mefme comme les nues. & le .

approchant de moy . la ra-^ oc toute sfoîs poijit ce . le ventricule^ veffie. apparoilToyent or ie ne puis ôc exprimer par paroles^fa clarté pureté . îerquelles cftoienc toutes pures claires & lucides comme de fiel . &c comme vidon y cour m enté par fonge & à la fin îc m'efcriayô Seigneur mon Dieu niai : deliure-moy de tout ceft mais homme dit . lors &: ie dis l'ignore qui tu es.Seconde partie* yoîs fes inteftins le . & les autres inteftins auffi . me Adolphe fuy-moy îc te monftreray les chofcs qui te font préparées affia que tu puiffes pafler outre les ténèbres à la lumière. verre. refprit du Seigneur du Ciel de la terre me conduifc : . /gj le poulmon la foye . Se U me tant dit fuy-moy car d'au- que tu m'aimes ôc jnon .

les rayons de la- quelle penetroicnt tout .confiderant plus attentî- uemcnt toutes en fa ces chofes y ievis couronne vne foit reluisâtc te eftoille rouge. dement fi- nalement entre au profond de la cauerne. mon corps ôc ertoit mes lin entrailles fa robe de blanc parfemce de fleursde dîuerfes couleurs J:i couleur verde reluifant fort au dedans. outre ces chofes vne cer* taine vapeur toufiours te montoit de fon ueau & du cerucau au cœur enfin donc il esbranla de la main la : mouuancœur au cer- rnuraille par vn fon grand & ef- datant. aulTi pareilley Seigneurs tu feras ayme de moy y & toy tu lolieras le nom duScigneur grances cliofes dites .}S4 jnent Seconde partie. & fe rçtira de deuant mes yeux^dçcecy derechef les gran- .

Se^CoNDB PARTIE. & la & le vn Soleil fe leuanc ayant allumé çiero-e . cherchant diligremmcnt lededansdelacauerne.ie voyla muraille esbranlee cofl:re & trouue vn de plomb y lequel ayant jouuert ie voy le liure aux fueilIcts y duquel qui etloyent de heftre y eftolt mife en efcrit comme pour mémoire . la figure parabolique du vieil Adam. & es lieux fujets aux Poîes & au Septentrion . i2f la follicicude craîncc faîfident mon ame . ce fecret me fut reuelé . dans Icfqucls lieux le"? Ourfes fpnt^ &c chantois par hymnes & .& ie la tournois iour & nuid de la maiq îufques à ce que par vne feule voix . le regardois au Mîdy où font les chauds Lyons. des ténèbres . par le- quel i'ay cogneu entieremenc pludeurs chofes admirables.

gc de vîeillefle n'ala obeï à Lov de Dieu fa auec femme . fuyans fe font cachez dans les builTons & efpi- . auparauant. auôit tourne fut & foy la fentcnce de maledidîon. il auoitefté adioufté y ie le mettray aufTi en ce Le Symbole de S^^ turm. le louange nom du le Seigneur j& cognoilToîs myftere de ce liurc cacheté de la nature Jequel fecret comme lieu. remtous deux defcheus & plis de crainte . Dam yant pas eftant char-r .%sS Seconde partie.

18/ meus de honte & de vcfgongne à caufe de la nudité & de leurs corps ils fuflent aufli morts miferabîement.. & conibien que vrayement ce iardin abondoît de fa doutoutes- ceurs fois & de délices Adam furpaflbit auec femme pluficurs h de .Seconde partie. tres-bon grand ne les eull réduits à Taduenir en leur premier eftat car deuant qu'ils très: & fuflent renouuellez ^^"' ils engeneux mef- drbyent des enfans imparfaits & comme mes aufli ils fe furent rendus indignes ce de ^ la pofleflion qu'ils de le jardin & fu- deuoyent eftre re- uelez à tout rent icttez monde . ils de ce iardin de délices par vn rayon de feu. fila mifcricorde de Dieu le Créateur . Dcs .

7 88 Seconde pARTt'k Il y.a}<'S. générations. mais Eucrece- r s . iiiuliis a au cjBÎ Latin le parafangisi {ignifie trenteixades de tci'revMais com- me ils fuirent îetrezihors (i'îccluy. magnanime ne vouianc céder qu'après auoir rcceu hxp. Eue femme meue d'inconftance fortîtpremieremeûc ine conilant& Adamhonv .

& doit eftre multiplié par dix : car fes frères imparfaits &c débiles le combacar fi cela tent &c rartaquenc : n'eftoit tout le labeur feroicvain & fans profit. du iardin de tine . Or après ces chofes ils meurent tous enfemble auec Iuy. ils defiraflent la vn enfac d'effence fuprémeMais ceft enfant defirant pareillement la mort a reiTufcitéafïîn qu'il pe- netraft toutes chofes.SEeONDE PARTIE^ iioic 289 le fang qui s'efpandoît de . aiman- il premières forces qu'il de ces ne pou- uoit recouurer iufques à ce que lauez enfemble dans vn melmc bain^ &:s'aymantmutuellemcnt> mort tous deux . Scdercchefreffufcitaflent en vn> & après la mort ils cngendraffent.àlafin reffufcitant Se regnans . fes pbycs car & le gardoit le tirant pareille force eftoit afïoibly .

1^6 Seconde àuec luy reluifans partie. A Dieu duquel procède tou- te fageffe foit honneur &c gloire» Âinfi foit -il au Mercure . I N. & rayonilans la terre : Comme le Soleil de leur volonté eft car obeïflante au Roy. ne mouillant mains et opère tout métal- liqucment. de cecy ayant acquis des richeffes éternelles qui feront dix fois y cent feul fois Ôc mille fois. . lequel ^^ bien îcs qu'il foit fans pieds court comme Te au ^ .

maifire/^e^ & luy comme aydc il E île fait/'' s apreft > < 5 dont après hes principes prochains Sont uriere. <sr les muU l*^4ture aux pieds de V Art yi en droit s*humilier\ dettant elle il An lieu qite fléchit & i* inclina Car s il A de la gloire elle en eff l* origine. P H I L O s O P H e ^I C-. grande ctf^ CoTTffofe dés métaux la matiste premiers . cefle Ufert. Comme experte expert.^Pl POEME.esencl6fes Etftincipfs crées ^ tiflier-. i de NV il s m e nt» Us frin^ W Art fournît créer cipes des chofesi Comme feut accomplir les f>tiijfirn. SVR L'AZOTH DÈS PHILOSOP Par le fieur HES.

ince ^& yntus ynifonne V^retL en qu^e^-^mais diferens enfermes. ItmaJJ/ec} diff'erem. efiroitcs yeines puis s'efcanantpreffèe^aux plus l}es rochers fourcilleuXyO'mantaigneî hautaines: Elle y efî retenue auec • l*e fart puiffdnt Ve yertu miner aile â elle s'ynîffanti Dw très ferme fie n d'vnionperdurable^ par la douce a&ion de chaleur amiable 5 Qtn ivur ûr nuiciperfifitt 4 fin de conuerti'rî f. corpi imp.n tveral y la yapeur qui ne petit plus feruh\ fo\^ kùifi dsno U ndture a pour toutes eftojfes Ceftr . tnounant tn rempart qn^Ale nepefcepaî^ reuerberée^Cr recot*rbée enbas.vJMis Us ^effatas vefo> w r» Sqfrien cjîre ^ en Jiibjï. 'Ndttiyeles pifCpafe-C^ vi lesprep^ranty t-lierenû k nos ytux. Bf c'tux ^cnt i\lhif> par l'art Jf doit former^ Vou) dt).& lesratranfmuÂt 'En fubfîance fumet* fe -iQU yapeur qui fans ceffç Mme fi quelque ohftacle oppofé ne l'âbaiffe^ Si rien ne la rrp>ime a for ce de -voiler Elle efcbappefuiiiue -^^ra former en . Vfiemdfje confuf/e qu pdr poids iLes quatre qualité'^ des dçu): fermes enfernble* Ayant incjlé Veau feiche aUec l'eyfrit ptianty SafoHrnaife elleenflamm('.</-< irijirumct du foudre lou l* a ^eBfatidique lyvne errante E//e ifi Covtftbe ù*feu yietheorique. Vaîf Quelque M. expertes mains elle ajfemhlei. fvs ya formant de . ^u centre de la terre elle tient fa bbtttîquey Ou d^engin admirable elle afl'entbleO^fahri^ife Des principes pYertiHrs Dont elle cespnncipei prochain^.î5?2 STANCES.

> qui meurt premier ijï4^ Le clair-y^yant Hermès d*yn eeil de L>/i^ ouurity La terre iufquUu centre .t Car fi elle rencontre me impure mutrice^ Uémbrion qui s'y forme efi tache defon yîcel Et fi l'auare mai» de Vauide marchant ? Du y entre maternel y a C'eji l* enfant arrachant'^ Audm les ans premiers deftintu^ Â leur eflrky yn fruiU abortif naiftre. fils au ferfournis: ^T^^^^<^7 fnjM^cu^tt^t— L' autre luy a pour l'onde ynef 11^ promist ^^^^-^ Vuis le tiers luy annonce yne eng eance nounellel Qui naijjantfille^â' fils^nefi maflë ny femelle Le premier luyprefage m f Et dont lafrefie yîe en l'air doit expirer. qui point neluyreffembUni Venus fe /entant ^offe elle explora du fort 9 Defon cher Ambrion la naijjancè O* la morti Trois Oracles diuers l'affligèrent confufcy « * Ef nul d'eux toutesfois menfongèrne l*ahufel -^ktmI^.stances: Cefie doublé vapeur (QtielU rend accomplie > T5Î ^mmune aux Vhilofophes y àtftant que le permet Et te temps 5 & le lieu^ 9U U yapeurfe tnet^ -. Ces contraires deflinsfon t V^ nus foHJ}>irer^ Vleine d'impatience QH*efclorf^.t^fuhtil defcouurit Lesfecrets plus profond s où nature enuieufe Employé enfe cachant fa main indu^rieufel 1/ liiy yeîd tnan'er lAercure duec Venus £>m dans Utfiuche aymee^entrelaceTy nuds '. 5 "* • attendant la tournée de fin fruiB U triple defiinée' N à . & l 'Engendrèrent Venfânt ou leursfexes s* djfemblevil Kejfemhlatàtous deux.

? Sdttû^jfdnce conforme aux préfaces diulftsl stances: aux PoMjr ftù mort luy fAÎt crbire dettinsy Il naijl vHots des tvm -^ mafle femelle y & n*eH homt^te ny femme Vame 5 ar:si L>e crlxtue^tondey^ l'air luy defroberent Tué y Hoyêyfendu^en VdUYtlde/es Honor^ du beau nom defes dîmns pa rents> h'dueugle en tel myflcre aura recy pour fable» 'Qf4iefiaHx de/^llle\hifloire veritahle. Puis duec leur propre ame en eux Oeft A^^oth y ceft l'esprit < c'efî l'ame fuiitiue^ Qjtî fumée inuîfible entournayant arriue $ A'thatit denoÇtre^lobc ou perdait force • & cosur $ Vifib 'ement retombe e^ perleufe liqueur jif non point r argent vif. Af* ventre d^vn clair yafe'ien globe vondijfanty iJ agent aupuiem bienpurge'^ynijfant : Defquels k feu fait natfîr:^ yn ydpiur fubtille ._ f^. commun y froid . E?icor qu'il dppdrdjfe éiUtânt &ffuyde i . & hu^ mide . Qui maintes fois 'Defantmi^t i'efeUey fois diftillei les csrps qui la yontprodmfanty fe reduifant.& Venusl L* Art imitant Hature accomplit l'œuure en^ - tierey P^K h njiefmepr^ttquey & la mefme & maintes . tt^atiere. CrfK les principes vrais par nature allie's^y Sonf ces diuins amdrts au ioug d^Himen Uen^ s E^ la double v^ipcttr qui de ces deux sexdU^ Emportant de chacun fa portion Efi cet Hermaphrodit '^ exalte. auquelfont contenus ^es deux fermes diuins de Mercme.

Or Ton peut ce grand auure en trois parts di^ uifery Et fous troii noms dîuers le fecret defguifer^ ï^ebiseft le premier^quand la pierre on compofei Et qui les deux conioints ne font plus qu*yne chofe. Tem ce fait eau 9 p4r l'eau i mais eau qui rien ne moût lie Et nefe ioin3 fimn il fa propre déjpouille.STANCES. ['• ^'' 0'é4 iU/sk:"'^' P4r i* argent yifrulgait t omerts 6^ dêjIT^ . . ^^ . fe csndanfe en haut : V lotte » ^ Vuis rechet quand la firce àfes celles défautEJprit qtH rault Vame^ er dansfênfein la cachet Lors que des corps pourris fa teinBure il arrache. Pdr cefi efprityifible^^i Ciel glorifié 9 ^itUù. <PkJ*u. lors qnUn a^ftre cercueil y ne mer d'argentfous des yoilles de dueil. ^y^z^tc^\^ VlusjubtiUchaud C2r meur 9 f«*t ctUj ds natti^^f. E^rît eju on peut nommer Mevçf*rc de Mercujf. Mt**. "XelnUure ^ huîlle > ame ^foulphre^ extraits par n&^ ' ftre agent i .^^*m -^*^*:^ f^oftre Ldton invmnde eft teut purifié^ Qtt'H deuient médecine in^nie enpuiffdncty IPour exterminer touty ce qni ^ fut corps offencel Q«/ 4 yeu cejî A '{oth a y eu n ofire Blixir i Carde nofire tUxirnoftre A\oth dait ifiirt Puis quElixirn'efi rien qu'yn eau lAercuriellei Et que l'on nomme Aif^othla yapeur qui fort d'elle Eiixirefile corps en Mercu^re reduiti Et t'A\9th eft i'e^iit q*i de deux efJlprêduit^. Elixir le fécond. A\oth eft le troifiefme^ahrs que dans leyuide Dm p^lobe diaphane vne rdpeur lucide Hors de fes flots s'efleue.' Uns yn lAercttre extrait des corps fHhtîliée' -^ jfpl.

.^^JfUié de cefte mcrfiotcante.f s compris «^/^^ CXmme le Jpermehumah en VhumMnê mHtrkel On yoid les yt^ierdptx par U tene produit Si Pa r putïefaction eftf e en terre réduits i 1i rre qui en yfrtu U prïmiite jurpaffe . ^w qHihrîliey^sr roulle au^i cUîre ^nUrgït f " ^ûu^ ^i*/«^e>fc f ce» rfcUtante 5 humide . ^AY fonfel qui V anime 5 <ir qui la rend plus grdjfe] Ceux qui dit.l S A C È à. ^e reioiht à la terre . labour âge ont pratiqué le train^ Ont eufoin de la paille au/si bien que dtt grain % Car la paille pourrie en ^Y^iffe conuertie . di4 Mercure ^ ont tiré leur femenc» j 1/ eftleurpropïe fe> /f & luyjeul ipuijfance De les ienut) e eu luyparputr^fa^iion y VoHY donner aux parja^Bi plus deperfeBion% Car nos corps fubmergeT{ dans les flots du Mer^ cure i ^ f E/ tranfmue\ en tuy par propre pourriture % SontU terre féconde -tÙ* les champs f^uBueUxi Ou ms beaux grainsfeme\fe font plus yertueuxl FIN.5^jj t N I'/ v< <^^ft Yif ^ Camii^A^fiA:9mC§t ^0* . €r inconftmtc J» Lt^j^'^^l^rXyts^^ S^. . Cf /«> donne % U y te : Dont après ^ [on grain propre en yn telchAm^ E/? plus l^es femê^ abondamment produit flamme* met MX . ' '7'^*' ^* ^^J^»"^ AHYAJm eati repris^ i' /éui^ &' ^^P*V4 ' '^^iP^^f /erorn v^ffvHS les co.

.

A.^>v^ ?-.a 1^-^ts^- <Mcrt^y>9/|.//A az-l . I34-.

î .A>>rD5> î'Vp 7)3^f? :'>P*p )7Dp>i-? ^ro jzynV or .

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