8 Décembre 1500

Cher Pouce, A l’heure où vous prenez vos responsabilités de Main de Middenheim, permettez-moi de renouveler la confiance que nous avons placée eu vous. Une confiance qui ne n’émane pas de nos pauvres âmes humaines, mais vous l’avez compris lors de votre introduction dans le Cercle de Feu - des quatre Anciens eux-mêmes. Demain, vous ne tournerez plus dans la nuit. La Mère sera votre alliée, Elle pleurera pour vous. Le soleil vous dardera de ses rayons éternels. En rejoignant la Main Pourpre, vous poursuivez le plus noble des buts, le retour de l’Ordre Ancien, l’avènement de l’Homme Nouveau. De sorte que, à Middenheim, vous ferez votre part de cette grande œuvre. Vous l’avez constaté par vous-même, la citadelle d’Ulric ne vaut pas mieux que le moindre village du Wissenland, c’est un fruit pourri, juste un peu plus gros que les autres. A vous de le cueillir. Pour cela, il est impératif d’abandonner votre charge actuelle, même s’il vous en coûte ; l’Université de Middenheim, si brillante soit-elle, n’est qu’un point d’observation passif. Vous devez vous introduire là où est le pouvoir, sur le Fauschlag, dans l’entourage du Graf lui-même. L’idée m’est venue que vous pourriez postuler comme Seigneur des Lois, afin de satisfaire ainsi aux deux parties ; vous garderiez vos anciennes capacités, et, de là, vous pourrez agir sur le fonctionnement même de la cité. Nous vous y aiderons. Ensuite, il vous sera aisé vous rapprocher de la cour du Graf : je sais que vous détestez cette engeance, mais, sachez-le, chaque homme est corruptible : à vous de trouver le levier qui meut chacun.

Enfin, vous devrez convaincre - comme nous l’avons fait ailleurs, à Kemperbad, à Altdorf, à Nuln. Répartissez le pouvoir entre des Mains, créez de petites cellules qui doivent rester étanches ! Ainsi vous pourrez agir là vous le souhaiterez, quand vous le souhaiterez, et ce dans le plus grand secret. Il y a partout dans l’Empire des séides des Anciens : trouvez-les, gagnez-les, utilisez-les. Pour les autres, l’appât du gain soulève les montagnes : faites-leur montre du pouvoir qui miroite à portée de main, je connais peu d’hommes qui résistent à cet attrait. Enfin, une dernière intuition, ou plutôt, un présage. La haine entre le culte barbare d’Ulric et l’adoration idiote de Sigmar peut sembler éteinte, mais c’est un pot-au-feu qui cuit doucement. Il suffit de trouver le moyen de renverser la marmite. Tenez-moi informé de vos avancées. A bientôt. La Main

IGINECI