BTS Maintenance Industrielle Forges les Eaux

Cours de

STRATEGIE DE MAINTENANCE












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année 10/11 A. BELHOMME
Sommaire Stratégie de Maintenance

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SOMMAIRE
pages
Chapitre 1 LA FONCTION MAINTENANCE 4
1 – INTRODUCTION A LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE 4
2 – LE SERVICE MAINTENANCE 5
3 – LES TYPES DE MAINTENANCE 7
4 – LES ACTIVITES DE LA MAINTENANCE 7
5 – LES TEMPS DE LA MAINTENANCE 8
6 – NIVEAUX ET ECHELONS DE MAINTENANCE 9


Chapitre 2 LES DEFAILLANCES 11
1 – DEFAILLANCES ET PANNES : QUELQUES DEFINITIONS 11
2 – CLASSIFICATION DES DEFAILLANCES 11
3 – EVOLUTION DES DEFAILLANCES 12
4 – MECANISMES DE DEFAILLANCE 12
5 – OUTILS D'ANALYSE DES DEFAILLANCES 17
6 – DIAGRAMME CAUSES-EFFET (ou ISHIKAWA ou en ARETE DE POISSON) 17
7 – Q-Q-O-Q-C-P 17
8 – GRAPHE DE PARETO ou METHODE ABC 18
9 – AMDEC 19


Chapitre 3 LA MAINTENANCE CORRECTIVE 20
1 – DEFINITION 20
2 – LES PHASES D'UNE INTERVENTION DE MAINTENANCE CORRECTIVE 20
3 – LES TYPES DE MAINTENANCE CORRECTIVE 21
4 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE CORRECTIVE 21
5 – DIAGNOSTIC APRES DEFAILLANCE 22
6 – OUTILS D'AIDE AU DIAGNOSTIC 22
7 – ORGANIGRAMME DE DIAGNOSTIC 23
8 – TABLEAU "EFFET-CAUSES-REMEDES" 23
9 – GAMME DE DEMONTAGE 24


Chapitre 4 LA MAINTENANCE PREVENTIVE 25
1 – DEFINITIONS 25
2 – LES AVANTAGES DE LA MAINTENANCE PREVENTIVE 25
3 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE SYSTEMATIQUE 25
4 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE CONDITIONNELLE OU PREVISIONNELLE 26
5 – LE PLAN DE MAINTENANCE PREVENTIVE 27
6 – LA COMPLEMENTARITE ENTRE MAINTENANCE PREVENTIVE ET MAINTENANCE CORRECTIVE 28
7 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE PREVENTIVE 29
8 – MAINTENANCE PREVENTIVE ET GRAISSAGE 29


Chapitre 5 LA SURETE DE FONCTIONNEMENT 32
1 – DÉFINITIONS 32
2 – LE TAUX DE DEFAILLANCE 33
3 – ANALYSE FMD D'UN HISTORIQUE 33
4 – ETUDE DE LA FIABILITE 34
5 – LE MODELE EXPONENTIEL 35
6 – LE MODELE DE WEIBULL 35


Chapitre 6 LES COUTS ET INDICATEURS 39
1 – LES COÛTS LIES A LA MAINTENANCE 39
2 – INVESTISSEMENT EN MAINTENANCE 40
3 – BUDGET DE MAINTENANCE 42
4 – LES INDICATEURS DE MAINTENANCE 43
5 – LE TABLEAU DE BORD 43
Sommaire Stratégie de Maintenance

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Chapitre 7 ORGANISATION ET LOGISTIQUE DE MAINTENANCE 45
1 – INTRODUCTION 45
2 – LA FONCTION DOCUMENTATION 45
3 – ORDONNANCEMENT 46
4 – GMAO 47
5 – STOCKS 49
6 – TPM 52


Chapitre 8 LES OUTILS DE CONTROLE 55
1 – ANALYSE VIBRATOIRE 55
2 – THERMOGRAPHIE 56
3 – ANALYSE D'HUILE 58
4 – ULTRA-SONS 59


Chapitre 9 L'EXTERNALISATION DES TRAVAUX 61
1 – DEFINITIONS 61
2 – POURQUOI EXTERNALISER ? 61
3 – LES TACHES A SOUS-TRAITER 62
4 – LES FORMES DE SOUS-TRAITANCE 62
5 – LE CONTRAT DE MAINTENANCE 62


Chapitre 10 QUALITE ET MAINTENANCE 64
1 – LES TERMES LIES A LA QUALITE 64
2 – LES CERTIFICATIONS ISO 9000 64
3 – LES CERTIFICATIONS ISO 14000 64
4 – FONCTION MAINTENANCE ET QUALITE 65
5 – LA METHODE KAISEN 65
6 – LES 5 ZEROS 65
7 – LE BENCHMARKING 65
8 – LA DEMARCHE DE RESOLUTION DE PROBLEMES 66
9 – LA CONDUITE DE PROJET 66



REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 67

chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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Chapitre 1
LA FONCTION MAINTENANCE








1 – INTRODUCTION A LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE

1.1. Définition de la maintenance (norme NF EN 13306)
La maintenance est l'ensemble de toutes les actions techniques, administratives et de management durant le cycle de vie d'un
bien, destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la fonction requise.

Une fonction requise est une fonction, ou un ensemble de fonctions d'un bien considérées comme nécessaires pour fournir un
service donné.

1.2. Les objectifs de la maintenance (norme FD X 60-000)
Selon la politique de maintenance de l'entreprise, les objectifs de la maintenance seront :
- la disponibilité et la durée de vie du bien ;
- la sécurité des hommes et des biens ;
- la qualité des produits ;
- la protection de l’environnement ;
- l’optimisation des coûts de maintenance ;
- etc.

La politique de maintenance conduit, en particulier, à faire des choix entre :
- maintenance préventive et/ou corrective, systématique ou conditionnelle ;
- maintenance internalisée et/ou externalisée.

1.3. La stratégie de maintenance (normes NF EN 13306 & FD X 60-000)
"La stratégie de maintenance est une méthode de management utilisée en vue d'atteindre les objectifs de maintenance."

Les choix de stratégie de maintenance permettent d'atteindre un certain nombre d'objectifs de maintenance :
- développer, adapter ou mettre en place des méthodes de maintenance ;
- élaborer et optimiser les gammes de maintenance ;
- organiser les équipes de maintenance ;
- internaliser et/ou externaliser partiellement ou totalement les tâches de maintenance ;
- définir, gérer et optimiser les stocks de pièces de rechange et de consommables ;
- étudier l’impact économique (temps de retour sur investissement) de la modernisation ou de l’amélioration de l’outil de
production en matière de productivité et de maintenabilité.

1.4. Historique et évolution de la maintenance
a – Le terme "maintenance" a son origine dans le vocabulaire militaire, dans le sens maintien dans des unités de combat, de
l’effectif et du matériel à un niveau constant.
Il est évident que les unités qui nous intéressent ici sont les unités de production, et le combat est avant tout économique.
L’apparition du terme "maintenance" dans l’industrie a eu lieu vers 1950 aux USA. En France, il se superpose progressivement
à "l’entretien".
b – Entretien ou Maintenance ?
- Entretenir c’est dépanner et réparer un parc matériel, afin d’assurer la continuité de la production. Entretenir c’est subir.
- Maintenir c’est choisir des moyens de prévenir, de corriger ou de rénover le matériel, suivant sa criticité économique afin
d’optimiser le coût global de possession. Maintenir c’est maîtriser.
chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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2 – LE SERVICE MAINTENANCE

2.1. Les fonctions du service maintenance (norme FD X 60-000)

L
e
s

f
o
n
c
t
i
o
n
s

d
e

l
a

m
a
i
n
t
e
n
a
n
c
e

Etude
Préparation
Ordonnancement
Réalisation
Gestion

Etude
Sa mission principale est l'analyse du travail à réaliser en fonction de la politique de maintenance choisie. Elle implique la mise
en œuvre d'un plan de maintenance avec des objectifs chiffrés et des indicateurs mesurables.

Préparation
La préparation des interventions de maintenance doit être considérée comme une fonction à part entière du processus
maintenance. Toutes les conditions nécessaires à la bonne réalisation d’une intervention de maintenance seront ainsi prévues,
définies et caractérisées. Une telle préparation devra bien sûr s’inscrire dans le respect des objectifs généraux tels qu’ils sont définis
par la politique de maintenance : coût, délai, qualité, sécurité,…
Quel que soit le type d’intervention à réaliser, la préparation sera toujours présente. Elle sera :
º implicite (non formalisée) : dans le cas de tâches simples, l’intervenant assurera lui-même, par expérience et de façon
souvent automatique la préparation de ses actions ;
º explicite (formalisée) : réalisée par un préparateur, elle donne lieu à l’établissement d’un dossier de préparation structuré
qui, faisant partie intégrante de la documentation technique, sera utilisé chaque fois que l’intervention sera réalisée. Il sera donc
répertorié et conservé sous réserve de mises à jour ultérieures.

Ordonnancement
L'ordonnancement représente la fonction "chef d'orchestre". Dans un service maintenance caractérisé par l'extrême variété des
tâches en nature, en durée, en urgence et en criticité, l'absence de chef d'orchestre débouche vite sur la cacophonie quel que soit le
brio des solistes.

Réalisation
La réalisation consiste à mettre en œuvre les moyens définis dans le dossier de préparation dans les règles de l'art, pour atteindre
les résultats attendus dans les délais préconisés par l'ordonnancement.

Gestion
La fonction gestion du service maintenance devra être capable d'assurer la gestion des équipements, la gestion des interventions,
la gestion des stocks, la gestion des ressources humaines, et la gestion du budget.

2.2. Domaines d'action du service maintenance
Voici la liste des différentes tâches dont un service maintenance peut avoir la responsabilité :
• la maintenance des équipements : actions correctives et préventives, dépannages, réparations et révisions.
• l’amélioration du matériel, dans l’optique de la qualité, de la productivité ou de la sécurité.
• les travaux neufs : participation au choix, à l’installation et au démarrage des équipements nouveaux.
• les travaux concernant l’hygiène, la sécurité, l’environnement et la pollution, les conditions de travail, …
• l’exécution et la réparation des pièces de rechanges.
• l’approvisionnement et la gestion des outillages, des rechanges, ...
• l’entretien général des bâtiments administratifs ou industriels, des espaces verts, des véhicules, ...
Ce qui prouve le bien-fondé d’une formation polyvalente.

2.3. Place du service maintenance dans l'entreprise
Les installations, les équipements, tendent à se détériorer dans le temps sous l'action de causes multiples : usures, déformations
dues au fonctionnement, action des agents corrosifs (agents chimiques, atmosphériques, etc.).
Ces détériorations peuvent provoquer l'arrêt de fonctionnement (panne); diminuer les capacités de production; mettre en péril la
sécurité des personnes; provoquer des rebuts ou diminuer la qualité; augmenter les coûts de fonctionnement (augmentation de la
consommation d'énergie, etc.); diminuer la valeur marchande de ces moyens.
Dans tous les cas ces détériorations engendrent des coûts directs ou indirects supplémentaires.
Le service maintenance, comme le service de sécurité, devient une interface entre toutes les entités qui composent l'entreprise.
chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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MAINTENANCE

Production

Sûreté de fonctionnement
Achats

Gestion des stocks
S.A.V. interne

Suivi du matériel
Historiques
Service
relations extérieures

Travaux neufs
Location de matériel
Contrats
Ressources humaines

Embauche, congés,
formation
Comptabilité

Contrôle des dépenses
Service financier

Investissements
Bureau d'études

Amélioration
de la fiabilité
Bureau méthodes
Ordonnancement
Qualité (contrôle)
Distribution

La maintenance est de plus en plus concernée par la qualité des produits, qui passe par la qualité des machines. La TPM (Total
Productive Maintenance) japonaise montre l’intérêt qu’il y a à confier à des conducteurs de machines les actions de maintenance
de 1
er
et 2
e
niveaux. Dans la même logique, le TRS (taux de rendement synthétique) est un indicateur de gestion qui prend en
compte à la fois des performances de production et de maintenance.

Organisation géographique du service maintenance : Deux types d'organisation peuvent être mis en place selon la spécificité
et la taille de l'entreprise :
♦ Un service maintenance centralisé (atelier central)
♦ Des services maintenance décentralisés à proximité de chaque secteur d'activité

2.4. Le technicien de maintenance
Pour atteindre les objectifs de la maintenance, et en tenant compte d'un contexte de mondialisation visant à réduire les coûts
pour assurer la compétitivité, les entreprises ont besoin de techniciens ayant des compétences très fortes tant dans les domaines
techniques que dans l'approche économique des problèmes et dans la capacité à manager les hommes.
La technologie des matériels actuels implique une compétence technique polyvalente. Les frontières entre les domaines
mécanique, électrique, hydraulique, pneumatique, informatique ... ne sont pas évidentes sur une machine compacte.
Une polyvalence au niveau de la gestion est aussi indispensable, ainsi que la maîtrise des données techniques, économiques et
sociales.
Le profil du technicien de maintenance, est celui d’un homme de terrain, de contact et d’équipe, qui s’appuie sur sa formation
initiale puis sur son expérience pour faire évoluer la prise en charge du matériel dont il a la responsabilité.

2.5. Le management de la maintenance
Le management de la maintenance est à la charge d’une (ou plusieurs) personne(s) désignée(s) dont les responsabilités et
autorité doivent être définies. (norme FD X 60-000)

Il appartient au management et aux responsables de :
º Définir les profils d’emploi nécessaires à l’accomplissement de la mission de la fonction maintenance ;
º Gérer les ressources disponibles en interne dans cet esprit et en particulier de prendre des dispositions pour assurer la formation,
la qualification et l’habilitation du personnel en vue de :
- lui permettre d’assurer les tâches de maintenance avec un optimum d’efficacité ;
- s’assurer que les règles de sécurité sont connues et mises en œuvre ;
- être conforme aux exigences réglementaires en matière d’habilitation ;
- etc.
chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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3 – LES TYPES DE MAINTENANCE (norme NF EN 13306)



Maintenance
préventive
Maintenance
corrective
Echéancier
Inspection / Surveillance
Défaillance
Dépannage ¬ Réparation
Défaillance
partielle
Maintenance
préventive
systématique
Maintenance
préventive
conditionnelle
Selon état
du bien
MAINTENANCE
Panne


La maintenance corrective
C'est la maintenance exécutée après détection d'une panne et destinée à remettre un bien dans un état dans lequel il peut
accomplir une fonction requise.

La maintenance préventive
C'est la maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la probabilité
de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien.

La maintenance préventive systématique
C'est la maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre défini d'unités d'usage mais
sans contrôle préalable de l'état du bien.

La maintenance préventive conditionnelle
C'est la maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des paramètres significatifs de ce
fonctionnement intégrant les actions qui en découlent.

La maintenance préventive prévisionnelle
C'est la maintenance préventive conditionnelle exécutée en suivant les prévisions extrapolées de l'analyse et de l'évaluation de
paramètres significatifs de la dégradation du bien.


4 – LES ACTIVITES DE LA MAINTENANCE (norme NF EN 13306)

L'inspection
C'est un contrôle de conformité réalisé en mesurant, observant, testant ou calibrant les caractéristiques significatives d'un bien.
En général, l'inspection peut être réalisée avant, pendant ou après d'autres activités de maintenance.

chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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La surveillance
C'est l'activité exécutée manuellement ou automatiquement ayant pour objet d'observer l'état réel d'un bien
La surveillance se distingue de l'inspection en ce qu'elle est utilisée pour évaluer l'évolution des paramètres du bien avec le
temps.

La réparation
Ce sont les actions physiques exécutées pour rétablir la fonction requise d'un bien en panne.

Le dépannage
Ce sont les actions physiques exécutées pour permettre à un bien en panne d'accomplir sa fonction requise pendant une durée
limitée jusqu'à ce que la réparation soit exécutée.

L'amélioration
Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion, destinées à améliorer la sûreté de fonctionnement d'un bien
sans changer sa fonction requise.

La modification
Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion, destinées à changer la fonction d'un bien.

La révision
Ensemble complet d'examens et d'actions réalisés afin de maintenir le niveau requis de disponibilité et de sécurité.

La reconstruction
Action suivant le démontage d'un bien et la réparation ou le remplacement des composants qui approchent de la fin de leur
durée de vie utile et/ou devraient être systématiquement remplacés.
La reconstruction diffère de la révision en ce qu'elle peut inclure des modifications et/ou améliorations.
L'objectif de la reconstruction est normalement de donner à un bien une vie utile qui peut être plus longue que celle du bien
d'origine.


5 – LES TEMPS DE LA MAINTENANCE

Temps caractéristiques lors d'une intervention

5.1. La MTBF
La MTBF est la moyenne des temps de bon fonctionnement (TBF).
Un temps de bon fonctionnement est le temps compris entre deux défaillances.

Remarque : En anglais, MTBF signifie mean time between failures (norme X60-500).

5.2. La MTTR
La MTTR est la moyenne des temps techniques de réparation (TTR).
Le TTR est le temps durant lequel on intervient physiquement sur le système défaillant. Il débute lors de la prise en charge de ce
système jusqu'après les contrôles et essais avant la remise en service.

Remarque : En anglais, MTTR signifie mean time to restoration (norme X60-500).

chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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5.3. La MTTA
La MTTA est la moyenne des temps techniques d'arrêt (TTA).
Les temps techniques d'arrêt sont une partie des temps d'arrêt que peut connaître un système de production en exploitation. Ils
ont pour cause une raison technique et, ce faisant, sont à distinguer des arrêts inhérents à la production (attente de pièce, de matière,
d'énergie, changement de production, etc.).


6 – NIVEAUX ET ECHELONS DE MAINTENANCE

6.1. Les niveaux de maintenance (norme FD X 60-000)
La maintenance et l’exploitation d’un bien s’exercent à travers de nombreuses opérations, parfois répétitives, parfois
occasionnelles, communément définies jusqu’alors en cinq niveaux de maintenance. Le tableau de la page suivante définit les cinq
niveaux de maintenance.

6.2. Les échelons de maintenance (norme FD X 60-000)
Il est important de ne pas confondre les niveaux de maintenance avec la notion d’échelon de maintenance qui spécifie l’endroit
où les interventions sont effectuées. On définit généralement trois échelons qui sont :
— la maintenance sur site : l’intervention est directement réalisée sur le matériel en place ;
— la maintenance en atelier : le matériel à réparer est transporté dans un endroit, sur site, approprié à l’intervention ;
— la maintenance chez le constructeur ou une société spécialisée : le matériel est alors transporté pour que soient effectuées
les opérations nécessitant des moyens spécifiques.

Bien que les deux concepts de niveau et d’échelon de maintenance soient bien distincts, il existe souvent une corrélation entre le
niveau et l’échelon. Les opérations de niveaux 1 à 3, par exemple, s’effectuant sur site, celles de niveau 4 en atelier, et celles de
niveau 5 chez un spécialiste hors site (constructeur ou société spécialisée). Si cela se vérifie fréquemment (dans le domaine militaire
par exemple), il convient cependant de ne pas en faire une généralité. On peut rencontrer en milieu industriel des tâches de niveau 5
effectuées directement sur site.

chap 1 - La fonction maintenance Stratégie de Maintenance

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Les cinq niveaux de maintenance (norme FD X 60-000)

N
i
v
e
a
u

1

Définition : Actions simples nécessaires à l’exploitation et réalisées sur des éléments facilement accessibles en toute
sécurité à l’aide d’équipements de soutien intégrés au bien.
Intervenant : L’utilisateur du bien
Exemples en préventif : Ronde de surveillance d’état ; Graissages journaliers ; Manœuvre manuelle d’organes mécaniques
; Relevés de valeurs d’état ou d’unités d’usage ; Test de lampes sur pupitre ; Purge d’éléments filtrants ; Contrôle
d’encrassement des filtres.
Exemples en correctif : Remplacement des ampoules ; Ajustage, remplacement d’éléments d’usure ou détériorés, sur des
éléments ou composants simples et accessibles.

N
i
v
e
a
u

2

Définition : Actions qui nécessitent des procédures simples et/ou des équipements de soutien (intégrés au bien ou
extérieurs) d’utilisation ou de mise en œuvre simple.
Intervenant : Personnel qualifié
Un personnel est qualifié lorsqu’il a reçu une formation lui permettant de travailler en sécurité sur un bien présentant
certains risques potentiels, et est reconnu apte pour l’exécution des travaux qui lui sont confiés, compte tenu de ses
connaissances et de ses aptitudes.
Exemples en préventif : Contrôle de paramètres sur équipements en fonctionnement, à l’aide de moyens de mesure
intégrés au bien ; Réglages simples (alignement de poulies, alignement pompe-moteur, etc.) ; Contrôle des organes de
coupure (capteurs, disjoncteurs, fusibles), de sécurité, etc. ; Détartrage de surface de ruissellement (tour aéroréfrigérante) ;
Graissage à faible périodicité (hebdomadaire, mensuelle) ; Remplacement de filtres difficiles d’accès.
Exemples en correctif : Remplacement par échange standard de pièces : fusibles, courroies, filtres à air, etc. ;
Remplacement de tresses, de presse-étoupe, etc. ; Lecture de logigrammes de dépannage pour remise en cycle ;
Remplacement de composants individuels d’usure ou détériorés par échange standard (rail, glissière, galet, rouleaux,
chaîne, fusible, courroie,…).

N
i
v
e
a
u

3

Définition : Opérations qui nécessitent des procédures complexes et/ou des équipements de soutien portatifs, d’utilisation
ou de mise en œuvre complexes.
Intervenant : Technicien qualifié
Exemples en préventif : Contrôle et réglages impliquant l’utilisation d’appareils de mesure externes aux biens ; Visite de
maintenance préventive sur les équipements complexes ; Contrôle d’allumage et de combustion (chaudières) ; Intervention
de maintenance préventive intrusive ; Relevé de paramètres techniques d’état de biens à l’aide de mesures effectuées
d’équipements de mesure individuels (prélèvement de fluides ou de matière,…).
Exemples en correctif : Diagnostic ; Réparation d’une fuite de fluide frigorigène (groupe de froid) ; Reprise de calorifuge
; Diagnostic d’état avec usage d’équipements de soutien portatifs et individuels (pocket automate, multimètre) ;
Remplacement d’organes et de composants par échange standard de technicité générale, sans usage de moyens de soutien
communs ou spécialisés (carte automate, vérin, pompe, moteurs, engrenage, roulement,…) ; Dépannage de moyens de
production par usage de moyens de mesure et de diagnostics individuels.

N
i
v
e
a
u

4

Définition : Opérations dont les procédures impliquent la maîtrise d’une technique ou technologie particulière et/ou la mise
en œuvre d’équipements de soutien spécialisés.
Intervenant : Technicien ou équipe spécialisée
Exemples en préventif : Révisions partielles ou générales ne nécessitant pas le démontage complet de la machine ;
Analyse vibratoire ; Analyse des lubrifiants ; Thermographie infrarouge (installations électriques, mécanique,
thermique,…) ; Relevé de paramètres techniques nécessitant des moyens de mesure collectifs (oscilloscope, collecteur de
données vibratoires) avec analyse des données ; Révision d’une pompe en atelier, suite à dépose préventive.
Exemples en correctif : Remplacement de clapets de compresseur ; Remplacement de tête de câble en BTA ; Révision
d’une pompe en atelier spécialisé suite à dépose préventive ; Réparation d’une pompe sur site, suite à une défaillance ;
Dépannage de moyens de production par usage de moyens de mesure ou de diagnostics collectifs et/ou de forte complexité
(valise de programmation automate, système de régulation et de contrôle des commandes numériques, variateurs,…) ;
Reprise de clôture extérieure ; Remplacement d’une porte et mise en peinture ; Réparations de fissures et défauts
d’étanchéité ; Reprise de fuite de toiture.

N
i
v
e
a
u

5

Définition : Opérations dont les procédures impliquent un savoir-faire, faisant appel à des techniques ou technologies
particulières, des processus et/ou des équipements de soutien industriels. Ce sont des opérations de rénovation,
reconstruction, etc.
Intervenant : Constructeur ou société spécialisée
Exemples : Révisions générales avec le démontage complet de la machine ; Reprise dimensionnelle et géométrique ;
Réparations importantes réalisées par le constructeur ou le reconditionnement de ses biens ; Remplacement de biens
obsolètes ou en limite d’usure.

chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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Chapitre 2
LES DEFAILLANCES



1 – DEFAILLANCES ET PANNES : QUELQUES DEFINITIONS (norme NF EN 13306)

La défaillance
Cessation de l'aptitude d'un bien à accomplir une fonction requise.

La panne
État d'un bien inapte à accomplir une fonction requise, excluant l'inaptitude due à la maintenance préventive ou à d'autres
actions programmées ou à un manque de ressources extérieures.

Remarque : Après une défaillance, le bien est en panne, totale ou partielle. Une défaillance est un événement à distinguer d'une
panne qui est un état.

Les causes de défaillance
Ce sont les raisons de la défaillance. Les raisons peuvent résulter d'au moins un des facteurs suivants : défaillance due à la
conception, à la fabrication, à l'installation, à un mauvais emploi, par fausse manœuvre, à la maintenance.

Les modes de pannes
Un mode de panne est la façon par laquelle est constatée l'incapacité d'un bien à remplir une fonction requise.

Remarque : L'emploi du terme "mode de défaillance" dans ce sens est déconseillé par la norme.

Le mécanisme de défaillance
Le mécanisme de défaillance correspond aux processus physiques, chimiques ou autres qui conduisent ou ont conduit à une
défaillance.

2 – CLASSIFICATION DES DEFAILLANCES

La classification d'une défaillance peut se faire en fonction des critères suivants (norme X60-500) :

D
E
F
A
I
L
L
A
N
C
E

En fonction de la
vitesse d'apparition
Défaillance progressive Evolution dans le temps de certaines caractéristiques d'une entité
Défaillance soudaine Evolution quasi instantanée des caractéristiques d'une entité
En fonction de
l'instant d'apparition
Défaillance en fonctionnement Se produit sur l'entité alors que la fonction requise est utilisée
Défaillance à l'arrêt Se produit sur l'entité alors que la fonction requise n'est pas utilisée
Défaillance à la sollicitation Se produit au moment où la fonction requise est sollicitée
En fonction du
degré d'importance
Défaillance partielle Entraîne l'inaptitude d'une entité à accomplir certaines fonctions requises
Défaillance totale Entraîne l'inaptitude totale d'une entité à accomplir la fonction requise
En fonction de la
vitesse d'apparition et
du degré d'importance
Défaillance par dégradation Qui est à la fois progressive et partielle
Défaillance catalectique Qui est à la fois soudaine et complète
En fonction des
causes
Défaillance par faiblesse inhérente Due à la conception ou à la fabrication de l'entité
Défaillance par emploi inapproprié Les contraintes appliquées dépassent les possibilités de l'entité
Défaillance par fausse manoeuvre Opération incorrecte dans l'utilisation de l'entité
Défaillance par vieillissement Dégradation dans le temps des caractéristiques de l'entité
chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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En fonction de son
origine
Défaillance interne à l'entité L'origine est attribuée à l'entité elle-même.
D
E
F
A
I
L
L
A
N
C
E

Défaillance externe à l'entité L'origine est attribuée à des facteurs externes à l'entité elle-même.
En fonction des
conséquences
Défaillance critique Susceptible de causer des dommages (aux personnes, biens, environnement)
Défaillance majeure Affecte une fonction majeure de l'entité
Défaillance mineure N'affecte pas une fonction majeure de l'entité
En fonction de leur
caractère
Défaillance systématique Liée d'une manière certaine à une cause
Défaillance reproductible Peut être provoquée à volonté en simulant ou reproduisant la cause
Défaillance non reproductible La cause ne reproduit jamais la défaillance


3 – EVOLUTION DES DEFAILLANCES

3.1. Evolution de la défaillance dans le temps
Deux modèles de défaillance peuvent être envisagés selon leur type d'apparition :



3.2. Processus d'évolution d'une défaillance mécanique
















4 – MECANISMES DE DEFAILLANCE

4.1. Les défaillances mécaniques

4.1.1 – Défaillance par usure
Le mode de défaillance par usure est présent dès que deux surfaces en contact ont un mouvement relatif (plan/plan ou
cylindre/cylindre).

Initiation 1
A l'initiation se trouve souvent un défaut "santé-matière", un
défaut de conception, de fabrication, une cause extrinsèque
(choc, surcharge).
La propagation s'opère souvent par des modes de défaillance en
fonctionnement, tels que la fatigue, l'usure, …
La rupture intervient généralement de façon accélérée,
consécutive à la propagation dans le temps, ou de façon
soudaine.
Propagation 2
Rupture 3
chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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Remarque : Les usures mécaniques provoquent plus de 50% des coûts de maintenance.

a) Définition de l'usure
L'usure est une conséquence du phénomène de frottement entraînant un échauffement puis une production de débris avec perte
de dimensions, forme et poids.

b) Mécanisme de l'usure
La surface théorique de contact se limite en fait à de petites aires de contact entre les aspérités plastiquement déformées de
chaque surface. Les pressions de contact entre aspérités et la chaleur dissipée créent des microsoudures instantanées constituées
d'un composé dépendant de la nature des matériaux en contact. La force de "frottement" est la résultante des efforts de cisaillement
qui rompent toutes ces liaisons avec transfert ou libération des particules du composé formé.


c) Différence entre usure et rodage
Le rodage correspond au cas où les déformations de contact sont permanentes mais sans détachement de grains de matière. Il y
a adoucissement des aspérités (et augmentation de la zone de contact).
L'usure correspond au cas où des grains se détachent.

d) Les lois d'usure


º Phase I : période de rodage → C'est l'abrasion des principales aspérités.
º Phase II : usure stable → L'usure est linéaire et reportée principalement sur l'une des surfaces de contact.
º Phase III : usure catastrophique → Il y a émission de particules qui créent un "labourage" de la surface la plus tendre et une
dégradation rapide.

e) Prévention de l'usure : les paramètres à prendre en compte :
º importance du choix des matériaux (coefficients de frottement)
º importance des éléments de maintenabilité (report d'usure sur la pièce voulue, pièces d'usure, détection des seuils
d'usure,…)
º importance du mode d'obtention des pièces (la rectification augmente l'écrouissage des sous-couches par exemple), de
leurs traitements thermiques, de leurs traitements de surface (cémentation, nitruration,…) ou de leurs revêtements de
surface (céramiques, oxydes métalliques,…)
º importance des éléments de lubrification (choix des lubrifiants, fréquence des vidanges,…)
º importance de l'expertise, c'est-à-dire de la compréhension des mécanismes de dégradation observés en exploitation
industrielle, pour trouver des solutions amélioratrices.

f) Paramètres d'usure : les paramètres mesurables significatifs permettant le tracé d'une courbe d'usure :

paramètres directs
dimensions (cotes)
rugosité
dureté superficielle
masse,…
paramètres induits
vibrations
température
taux de compression
chute de pression
perte de débit
rendement,…
chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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Remarque : Dans de nombreux cas, la mesure et l'enregistrement des paramètres induits ne nécessite pas l'arrêt de l'installation
ou un démontage, ce qui n'est pas le cas des paramètres directs. C'est pourquoi, en maintenance préventive conditionnelle, on
mesure souvent des paramètres induits.

g) Exploitation des lois d'usure : Connaître une loi d'usure, c'est pouvoir anticiper cette usure et donc mettre en place des
solutions préventives.
Pour s'approprier cette connaissance, il faudra :
→ Identifier et sélectionner un paramètre significatif (direct ou induit)
→ Déterminer expérimentalement ou en fonction de données constructeur une performance minimale admissible (seuil)
→ Effectuer des relevés (mesures) à des périodicités à définir
→ Tracer la loi d'usure à partir des valeurs relevées
→ Extrapoler la courbe pour déterminer la date d'intervention
→ Préparer et programmer l'intervention

Remarque : Un retour d'expérience est souhaitable pour affiner les valeurs du seuil et des périodicités de visites.



4.1.2 – Défaillances mécaniques par déformation plastique
a) Les différentes déformations
L'essai de traction met en évidence, suivant la sollicitation appliquée à l'éprouvette, une zone de déformation élastique et
réversible, puis plastique et non réversible.
La déformation élastique sous contrainte de fonctionnement n'est pas une défaillance en soi, de par sa réversibilité, sauf cas
d'application particulier : un allongement peut par exemple créer une perte d'étanchéité.
Par contre, les déformations plastiques permanentes sont des défaillances en elles-mêmes, puisque irréversibles. De plus, elles
constituent un risque de rupture ultérieure de nature catalectique, donc dangereux.

b) Déformation plastique sous contrainte mécanique
Ces déformations dues à un dépassement de la limite élastique Re (à cause d'un choc, d'une surcharge) peuvent être locales
(marquage, empreintes sur engrenage) ou étendues à un profil ou une section. Une inspection à ce stade d'apparition d'une striction
(zone de diminution de la section) peut prévenir le risque d'une rupture prochaine.

c) Déformation plastique sous contrainte thermique : le fluage
Le fluage est une déformation apparaissant sous contrainte mécanique associée à une température de service supérieure à 0.4 Tf
(température de fusion), soit à partir de 450°C pour les aciers. La vitesse de fluage peut être rapide (contrainte forte à température
faible) ou lente (contrainte faible à température forte).

4.1.3 – Défaillances mécaniques par fatigue
On entend par fatigue, la modification des propriétés des matériaux consécutive à l'application de cycles d'efforts, cycles dont la
répétition conduit à la rupture des pièces constituées avec ces matériaux.
Le phénomène de fatigue peut apparaître pour des contraintes inférieures à la limite élastique du matériau.
L'origine de la rupture est due à une fissuration progressive qui s'étend jusqu'à ce que la section transversale ne puisse plus
supporter l'effort appliqué.
La courbe de Wöhler (ci-dessous) illustre les phénomènes de fatigue sous différentes contraintes.

º Zone I : Zone de la fatigue oligocyclique (ou plastique) → La contrainte est supérieure à la limite élastique Re et ne peut être
appliquée qu'un nombre limité de cycles.
º Zone II : Zone d'endurance limitée → La sollicitation est inférieure à la limite élastique et est répétée un certain nombre de
cycles.
º Zone III : Zone de sécurité → Un nombre illimité de cycle peut être appliqué.
chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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4.2. Les défaillances par corrosion
La corrosion est l'ensemble des phénomènes chimiques et électrochimiques sur les matériaux métalliques résultant du milieu
ambiant. L'influence du milieu ambiant conduit un métal à passer de son état métallique à l'état de sels (oxydes, sulfures,
carbonates,…).
Il est à noter que la corrosion ne fait que conduire à l'état originel du métal, celui-ci existant dans la nature sous forme d'oxydes,
de sulfures ou de carbonates (à l'exception de l'or ou du platine que l'on peut trouver à l'état métallique).

4.2.1 – Les causes de la corrosion
º Les facteurs climatiques et géographiques
- Degré hygrométrique de l'atmosphère, précipitations
- Variations de la température et de la pression qui provoquent de la condensation
- Vents transportant des matières abrasives
- Degré de salinité de l'air
- Taux de produits chimiques en suspension dans l'atmosphère
º Les assemblages hétérogènes
- le contact de deux matériaux différents, même non corrodables, peut conduire à la corrosion électrolytique ou chimique.
º Les contraintes mécaniques
- La corrosion se propage et pénètre plus facilement dans un métal sous tensions internes.
- Un métal écroui est capable de céder des électrons plus facilement qu'un métal recristallisé.
º La circulation de courants électriques
- En présence d'humidité, la circulation de courant dans les assemblages conduit à des phénomènes d'oxydation.
º Les traitements thermiques
- En modifiant la structure d'un métal, un traitement thermique peut faire apparaître une dissymétrie entre les grains et
leur voisinage immédiat, et être à l'origine d'une corrosion intergranulaire localisée aux joints des grains.

4.2.2 – Protection contre la corrosion










4.3. Modes de défaillance des pièces plastiques et composites
Les pièces à base de polymères, généralement associées au sein des systèmes à des pièces métalliques, ont des modes de
défaillance semblables : usure, fatigue, rupture statique, fluage,…
Par contre, elles sont plus sensibles à l'influence du milieu ambiant : température, rayons ultraviolets, atmosphère,…

4.3.1 – Rupture mécanique des plastiques
Comme pour les métaux, l'initiation provient d'un défaut matière ou d'une zone faible à partir de laquelle une fissuration va se
propager sous contrainte et sous influence de l'environnement.
Les thermoplastiques, formés de chaînes macromoléculaires non liées, se déformeront, évoluant vers une rupture plus ou moins
ductile.
Les thermodurcissables, formés de réseaux tridimensionnels, donc peu déformables, évoluent vers une rupture "fragile".
protection contre la corrosion
les revêtements non métalliques
les matériaux inoxydables
les revêtements métalliques
les traitements de surface
chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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4.3.2 – Vieillissement des composites
Le vieillissement est l'altération des propriétés des matériaux au cours du temps. Il est caractérisé par une modification
structurelle par rupture de chaînes de polymères. Il s'agit en général d'un vieillissement "combiné" sous des actions thermiques,
photochimiques, atmosphériques, chimiques, mécaniques, ou biologiques.

4.4. Modes de défaillance des parties commandes

4.4.1 – Modes de défaillance relatifs à la logique câblée
a) relais électromagnétiques
Les modes de défaillance les plus fréquents sont :
- bobine de commande coupée, ou en court-circuit
- contacts soudés, collés fermés, érodés, corrodés ou "rebondissants"
- armature mobile bloquée
- défaut d'isolement d'un contact avec la carcasse métallique

b) composants électroniques passifs
Les résistances ne s'usent pas, mais peuvent subir des surintensités qui créent des coupures ou des courts-circuits. Leur valeur
peut être affectée par des variations thermiques.
Les condensateurs s'usent sous tension et ils sèchent hors tension (gare à l'allumage après arrêt prolongé). Les surcharges
provoquent la rupture du diélectrique.

c) composants électroniques actifs
Ce sont les transistors et les circuits intégrés, mais aussi les thyristors et les triacs pour les circuits de puissance. De par
l'intégration de plus en plus poussée des technologies SSI, MSI, LSI, VLSI contenant des milliers de portes, la fiabilité d'un circuit
est plus à considérer collectivement qu'au niveau du composant.
Des tests de détection permettent de dire si le circuit est correct ou non. La localisation permet de situer le défaut au sein du
composant.
Les mécanismes de défaillance concernent surtout les jonctions électroniques (semi-conducteurs thermosensibles) et se
manifestent par des collages à 0 ou à 1.
Les causes potentielles de défaillance peuvent être :
- les surcharges
- les décharges électrostatiques
- les chocs thermiques
- le fonctionnement à basse température

d) Conducteurs et connexions
La connectique est la source de bien des défaillances intermittentes ou fugitives qu'il faut suspecter et vérifier avant de chercher
à localiser des défauts internes. La fiabilité des connecteurs (cosses, soudures,...) devrait être au moins de même valeur que celle
des technologies associées, en logique câblée ou programmée.
La fiabilité opérationnelle de la connectique est dépendante des conditions de l'environnement (corrosion et vibrations
principalement).
4.4.2 – Modes de défaillance relatifs à la logique programmée
La logique programmée est par nature sensible aux perturbations énergétiques (surtension d'entrée), thermiques et surtout
électromagnétiques de l'environnement. Dans un système programmable, se retrouvent les composants actifs et passifs précédents,
mais également des composants électroniques programmables, de fonction paramétrable et modifiable.

a) Défaillance des automates programmables
Un automate est plus vulnérable par son intégration à son environnement et par son utilisation que par ses faiblesses
intrinsèques.
90% des défaillances proviennent des cartes d'entrée-sortie et sont dues principalement à des surtensions en entrée.

b) Défaillances logicielles
Les défaillances logicielles sont dues principalement à des erreurs humaines ayant pour cause un manque de rigueur (syntaxe),
de logique ou d'attention (oublis).

4.4.3 – Modes de défaillance par incompatibilité électromagnétique
La compatibilité électromagnétique est l'aptitude d'un équipement à bien fonctionner dans son environnement
électromagnétique, et sans produire lui-même de perturbations à cet environnement (pollution électromagnétique).
Les perturbations se matérialisent sous forme de pannes fugitives ou de perte de mémoire.
Exemple d'appareils perturbateurs : téléphones portables, radars

chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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5 – OUTILS D'ANALYSE DES DEFAILLANCES
















6 – DIAGRAMME CAUSES-EFFET (ou ISHIKAWA ou en ARETE DE POISSON)
Il s'agit d'une représentation arborescente des liaisons significatives entre un résultat, l'effet, et les multiples causes susceptibles
d'en être à l'origine.

Exemple : analyse du défaut de fonctionnement d'une pompe hydraulique
Défaut de
fonctionnement
Centrale
hydraulique
Limiteur
de pression
Vérin
Pas d'huile
Pompe HS
Filtre colmaté
Tige
flambée
Tiroir
bloqué
Pas de
tension
Grillé
Pas d'ordre
de commande
Moteur
Dispositif
de commande
Pas alimenté Bloqué
Percée
Bouchée
Ecrasée
Inversée Coupée
Bouché
Bobine HS
Fuite
interne
Fuite
interne
Tige
bloquée
Déréglé
Clapet
bloqué
Fuite
interne
Distributeur Tuyauterie


Remarque : En production, il est très courant de limiter les causes à 5 familles : Matière, Matériel, Main d'œuvre, Méthode,
Milieu. C'est la méthode des 5 M.


7 – Q-Q-O-Q-C-P
Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ? et à chaque fois Pourquoi ?
Qu'il s'agisse d'analyser une défaillance, d'organiser un poste de travail, la logistique des flux, la conduite d'une réunion, une
procédure administrative, … l'emploi rigoureux de cette démarche contribue incontournablement à mettre en œuvre les conditions
optimales de performance.
Simplicité et rigueur sont des conditions essentielles à la réussite.

C CC C Quoi ? Pourquoi ?
C CC C Qui ? Pourquoi ?
C CC C Où ? Pourquoi ?
C CC C Quand ? Pourquoi ?
C CC C Comment ? Pourquoi ?

La méthode des 5 pourquoi
Les "5 pourquoi" postulent que la répétition de la question permet l'analyse exhaustive d'une situation jusqu'à conduire aux
meilleurs choix de solutions. La question est reposée jusqu'à ce que la réponse ne permette plus de relancer la recherche des causes.

Outil Intérêt
diagramme causes-effet = Ishikawa = arête de poisson

recherche des causes d'une défaillance

Q-Q-O-Q-C-P & 5 Pourquoi

analyse de défaillance

graphe de Pareto ou méthode ABC

mise en évidence des actions prioritaires

AMDEC

analyse prévisionnelle des défaillances

chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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8 – GRAPHE DE PARETO ou METHODE ABC
La méthode ABC permet de dégager l’important d’une masse d’informations, de faire apparaître objectivement ce qui est
confusément perçu.
Il s’agit d’une méthode de choix qui permet de déceler entre plusieurs problèmes, ceux qui doivent être abordés en priorité. La
courbe ABC permet donc de distinguer de façon claire les éléments important de ceux qui le sont moins et ceci sous la forme d’une
représentation graphique. Cette règle de répartition a été définie par Wilfredo PARETO (socio-économiste italien, 1848-1923) on
l’appelle aussi la règle des 80-20.

Intérêt de la méthode : Elle permet de ne pas se laisser influencer par des travaux certes utiles, mais de très faible importance par
rapport au volume des autres travaux.

Les 2 règles d’or de Pareto : C "Ne pas utiliser un éléphant pour écraser une mouche."
C "Ne pas utiliser une petite cuillère là où une louche est nécessaire."


Exemple :
Soit une entreprise de sous-traitance de circuits électroniques.
Un atelier d'assemblage de composants CMS comporte un parc de 10 machines.
Une étude réalisée à partir de l'historique des défaillances de l'année passée permet d'établir le nombre de défaillances par
machine :

Le responsable du service maintenance vous demande de traduire ces chiffres en un graphe de Pareto.

Solution :

Les machines 1 et 3 sont donc responsables de 73% des défaillances sur l'ensemble du parc.


chap 2 - Les défaillances Stratégie de Maintenance

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9 – AMDEC ( = ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS EFFETS ET DE LEUR CRITICITE)

9.1. Objectifs de l'AMDEC
L'AMDEC est une procédure d'analyse des modes de défaillance et de leurs effets.

On distingue 2 types d'AMDEC :




9.2. Méthodologie d'une AMDEC

C CC C Constitution d'un groupe de travail

C CC C Décomposition fonctionnelle du système

C CC C Evaluation des défaillances potentielles

C CC C Détermination des modes de défaillance, de leurs effets et de leurs causes

C CC C Evaluation et notation de chaque cause de défaillance
- D : probabilité de non détection de la cause de la défaillance
- O : probabilité d'apparition ou d'occurrence de la cause de la défaillance
- G : gravité de la défaillance

© ©© © Calcul de criticité et hiérarchisation
L'indice de criticité C est obtenu par : C = D × O × G.

C CC C Déduction des actions correctives à mener

9.3. Exemple d'AMDEC : ANALYSE DU SYSTEME "GASTON"



- AMDEC de conception : Analyse prévisionnelle des défaillances

Amélioration de la conception
Définition de la maintenance
- AMDEC de maintenance : Analyse des défaillances observées

Amélioration de la maintenance
Modification ponctuelle de la conception
chap 3 - La maintenance corrective Stratégie de Maintenance

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Chapitre 3
LA MAINTENANCE CORRECTIVE









1 – DEFINITION (norme NF EN 13306)
La maintenance corrective est la maintenance exécutée après détection d'une panne et destinée à remettre un bien dans un état
dans lequel il peut accomplir une fonction requise.



TBF TA TBF TA TBF TA
réparation dépannage
performance optimale
arrêt fortuit suite à
dégradation
arrêt brusque
niveau de performance
t

Evolution du niveau de performance en maintenance corrective


2 – LES PHASES D'UNE INTERVENTION DE MAINTENANCE CORRECTIVE
La maintenance corrective vise à rétablir le bien considéré dans l’état d’accomplir une fonction requise, au moins
provisoirement et/ou partiellement.

La figure ci-dessous montre les différentes phases d'une intervention type de maintenance corrective.




Les phases d'une opération de maintenance corrective


chap 3 - La maintenance corrective Stratégie de Maintenance

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Phase 1 : Détection de la défaillance = Temps mis par l'utilisateur du système pour constater une dérive de fonctionnement.

Phase 2 : Appel à la maintenance = Temps utilisé pour informer le service maintenance avec un minimum de détails
(localisation, conséquences, premiers symptômes, ...).
Phase 3 : Déplacement des intervenants = Temps nécessaire aux techniciens pour se rendre sur le lieu de la défaillance.

Phase 4 : Diagnostic = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour identifier la cause de la défaillance et organiser
l'intervention (détection, localisation, analyse).

Phase 5 : Rassemblement des moyens = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour se fournir en outillages et
pièces de rechanges.

Phase 6 : Opération de maintenance corrective (dépannage ou réparation) = Temps nécessaire aux techniciens de
maintenance pour remettre le système en état d'accomplir sa mission.

Phase 7 : Essais et contrôles = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour valider la remise à niveau de
compétence du système.

Phase 8 : Remise en service = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance éventuellement associés à l'utilisateur pour
permettre au système d'atteindre sa cadence nominale.



3 – LES TYPES DE MAINTENANCE CORRECTIVE (norme FD X 60-000)
La maintenance corrective n’est pas forcément celle qui est la moins coûteuse, d’abord parce que, pour une même intervention
elle peut forcer à engager des moyens exceptionnels justifiés par la criticité de la défaillance, d’autre part parce que l'interruption
non programmée du service ou de la production, peut avoir des conséquences préjudiciables pour l’entreprise.

La maintenance corrective est, par définition, imprévisible mais pas forcément imprévue :

a) Maintenance corrective «acceptée»
La recherche permanente du meilleur rapport, usage/coût, peut conduire à accepter la défaillance d’un équipement avant
d’envisager des actions de maintenance.

b) Maintenance corrective «palliative»
Action de maintenance corrective destinée à permettre à un bien d’accomplir provisoirement tout ou partie d’une fonction
requise.
Appelée couramment «dépannage», la maintenance palliative est principalement constituée d’actions à caractère provisoire qui
doivent être suivies d’actions curatives.

c) Maintenance corrective «curative»
Action de maintenance corrective ayant pour objet de rétablir un bien dans un état spécifié pour lui permettre d’accomplir une
fonction requise.



4 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE CORRECTIVE
La préparation est une tâche d'anticipation des difficultés rencontrées sur le terrain, effectuée par un technicien qui connaît le
terrain. Elle consiste à prévoir les paramètres d'exécution d'une tâche, à identifier les problèmes potentiels, à définir les besoins puis
à rédiger les documents de préparation.

La préparation d'une tâche corrective peut se faire avant la défaillance (cas d'une défaillance attendue avec préparation
anticipée) ou après la défaillance (cas d'une défaillance non prévue avec préparation "à chaud").

Qu'est ce qu'une bonne préparation ?

C'est une préparation "minimale" en temps passé et en volume rédigé qui aura servi sur le terrain :
→ à assurer la sécurité des intervenants
→ à les guider sans ambiguïté lors des opérations successives
→ à anticiper leurs difficultés, réduisant la part d'improvisation
→ à éviter la majorité des temps improductifs (attentes, déplacements inutiles, démontages sans intérêt, …).

chap 3 - La maintenance corrective Stratégie de Maintenance

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5 – DIAGNOSTIC APRES DEFAILLANCE

5.1. Méthodologie du diagnostic
La méthodologie suivante est celle présentée dans le programme officiel de BTS maintenance industrielle.

METHODOLOGIE DU DIAGNOSTIC
Démarche de localisation.

C Constater la défaillance ;
C Identifier la fonction défaillante ;
C Identifier et répertorier les composants liés à la non réalisation de la fonction et
susceptibles d’être défaillants ;
C Définir et hiérarchiser les hypothèses ;
C Définir et réaliser les tests, mesures et contrôles permettant de valider ou non les
hypothèses ;
© En déduire l’élément défaillant.

Recherche des causes.

C Analyser le mécanisme de défaillance ;
® Identifier la cause de défaillance ;
³ Proposer un plan d’action (remède immédiat, préconisations …).



5.2. Quelques définitions
Diagnostic : " C'est la recherche de la cause de la défaillance à partir d'observations de symptômes et à l'aide d'un raisonnement
logique.".
Symptôme : "phénomène, caractère perceptible ou observable lié à un état ou une évolution".




6 – OUTILS D'AIDE AU DIAGNOSTIC

Outil Intérêt
organigramme de diagnostic

aide à la mise en œuvre des tests et mesures

tableau "effet-causes-remèdes"

recherche des causes d'une défaillance + remède correspondant

gamme de démontage

aide à une intervention de démontage

chap 3 - La maintenance corrective Stratégie de Maintenance

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7 – ORGANIGRAMME DE DIAGNOSTIC
L'organigramme de diagnostic permet la vérification des hypothèses émises pendant la démarche de localisation de la
défaillance.





8 – TABLEAU "EFFET-CAUSES-REMEDES"
Ce type de tableau présent régulièrement dans les notices de produits de grande consommation permet une première intervention
de maintenance de l'utilisateur.


Exemple de tableau effet-causes-remèdes pour un téléphone portable


chap 3 - La maintenance corrective Stratégie de Maintenance

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9 – GAMME DE DEMONTAGE
La gamme de démontage permet de préparer l'intervention, elle fait apparaître l'ordre chronologique des opérations de
démontage et les outillages nécessaires. Elle permet de déterminer à l'avance l'emploi d'outillages spécifiques.

Pour le remontage, l'ordre des opérations est souvent l'inverse de celui du démontage. Il est bon, malgré tout, de préciser les
opérations de graissage et de réglage à réaliser pendant le remontage.

Exemple : Remplacement d'un roulement
º Nature des travaux : Il s’agit de remplacer le roulement repère 5 du palier de broche (voir dessin d’ensemble ci-
dessous).

















º Identification des sous-ensembles, Il est possible de considérer 3 sous-ensembles :
- A : entraînement de la broche avec 9, 10, 11, 12 et 13.
- B : palier, avec , par rapport à l’arbre 5, 6, 33 et 34.
- C : chapeau et réglage du jeu avec 7, 8, 35, 36 et 37.



chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

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Chapitre 4
LA MAINTENANCE PREVENTIVE








1 – DEFINITIONS (norme NF EN 13306)

La maintenance préventive
C'est la maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la probabilité
de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien.

La maintenance préventive systématique
C'est la maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre défini d'unités d'usage mais
sans contrôle préalable de l'état du bien.

La maintenance préventive conditionnelle
C'est la maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des paramètres significatifs de ce
fonctionnement intégrant les actions qui en découlent.

La maintenance préventive prévisionnelle
C'est la maintenance préventive conditionnelle exécutée en suivant les prévisions extrapolées de l'analyse et de l'évaluation de
paramètres significatifs de la dégradation du bien.


2 – LES AVANTAGES DE LA MAINTENANCE PREVENTIVE
La mise ne place d'une pratique de maintenance préventive présente un certain nombre d'avantages :
• Une amélioration de la productivité de l’entreprise
• Un coût de réparation moins élevé
• La diminution des stocks de production
• La limitation des pièces de rechange
• Une meilleure crédibilité du service maintenance
• Une plus grande motivation du personnel de maintenance

La maintenance préventive : une amélioration de la sécurité
La première personne à subir les conséquences d’un bris ou d’une panne inopinée est le travailleur qui utilise l’équipement ou
opère sur la machine. L’opérateur compense souvent pour les irrégularités de fonctionnement de la machine et il court ainsi de
grands risques.
Un bon programme d’entretien préventif sur les machines et les équipements dangereux pourrait permettre de détecter les
anomalies avant l’accident afin de l’éviter ou d’en diminuer les conséquences.


3 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE SYSTEMATIQUE
La maintenance préventive systématique inclut les actions de maintenance requises par les dispositions légales et/ou
réglementaires. Elle inclut au minimum la planification formelle, la description claire et précise du travail à effectuer (lubrification,
changement de filtres, remplacement des roulements, etc.) et l’enregistrement du travail accompli.
La maintenance préventive systématique s’applique à des mécanismes de dégradation dont l’évolution est globalement connue.
Ceci explique qu’elle n’inclut pas d’observation préalable de l’état du bien.
La maintenance préventive systématique se fera suivant un échéancier.

Echéancier : C'est l’échelonnement à priori de l’ensemble des actions de maintenance des matériels et équipements d’un site, à
des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre d’unités d’usage prévu.

chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

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TBF TA TBF prévu
intervention systèmatique
performance optimale
niveau de performance
t
dégradation prévue
seuil d’admissibilité
dégradation prévue
dégradation possible
dégradation possible
arrêt programmé
Marge
intervention corrective
résiduelle possible

Evolution du niveau de performance en maintenance préventive systématique


Détermination de la période d’intervention en maintenance préventive systématique
Les périodes d’intervention T se déterminent à partir :
→ des préconisations du constructeur.
→ de l’expérience acquise lors d’un fonctionnement en "correctif ".
→ de l’exploitation fiabiliste réalisée à partir d’un historique, d’essais, ou des résultats fournis par des visites préventives initiales.
→ d’une analyse prévisionnelle de fiabilité.
→ du "niveau de préventif " déterminé, à partir de critères techniques et économiques, par la politique de maintenance choisie pour
l’ensemble concerné (choix de k pour T = k.MTBF).

Incidence économique du choix de k :
Le plus souvent 0.5 < k < 1.
Plus on choisit k petit, moins il y a de correctif résiduel, donc de coût de défaillance (arrêts fortuits). Par contre, on
intervient plus souvent, donc on augmente les coûts directs (main d’œuvre, consommation de pièces en échange standard...) et le
gaspillage de potentiel.



4 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE CONDITIONNELLE OU PREVISIONNELLE
La maintenance conditionnelle ou prévisionnelle représente une démarche d’optimisation de la maintenance préventive
systématique, basée sur la mesure objective de paramètres de la dégradation du bien. Elle repose sur l’extrapolation de mesures et
courbes de tendance en fonction de l’usage du bien. Les courbes sont issues de mesures successives comparées à celle du retour
d’expérience.



TBF TA TBF
intervention préventive prévisionnelle
performance optimale
niveau de performance
t
m
1

m
2
m
3
mesure du
paramètre
seuil d’admissibilité
seuil d’alarme
alarme
arrêt
ε
t

temps de réaction
intervention préventive conditionnelle

Evolution du niveau de performance en maintenance préventive conditionnelle ou prévisionnelle

chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

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Méthodologie de mise en œuvre d’une maintenance préventive conditionnelle
C Sélection des défaillances à prévenir (à partir des historiques ou d’une AMDEC)
C Sélection d’un paramètre physique
C Choix des capteurs
C Choix du mode de collecte des informations (par ronde ou par télésurveillance)
C Détermination des seuils (seuil d’admissibilité + seuil d’alarme)
© Définition des procédures après alarme
C Organisation de l’intervention conditionnelle



5 – LE PLAN DE MAINTENANCE PREVENTIVE
Chaque matériel ou équipement est constitué d’un certain nombre d’éléments pour lesquels sont définis des actions de
maintenance préventive systématique ou préventive conditionnelle à réaliser. Il convient de prendre en considération, si elles
existent, les recommandations des constructeurs, complétées des données de retour d’expérience du site ou d’autres sites utilisateurs
de mêmes équipements.
Le regroupement de ces actions constitue le plan de maintenance.

L’élaboration d’un plan de maintenance préventive a pour but de définir :
→ sur quel bien effectuer la maintenance ;
→ quelles sont les interventions à prévoir ;
→ quand et comment elles doivent être réalisées.




Exemple de plan de maintenance préventive


chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

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6 – LA COMPLEMENTARITE ENTRE MAINTENANCE PREVENTIVE ET MAINTENANCE CORRECTIVE

Quoique l’on fasse il restera toujours des défaillances résiduelles et il est préférable de concevoir la maintenance corrective non
pas comme un échec de la maintenance préventive mais comme un type d’intervention complémentaire.
Le responsable de maintenance doit choisir la maintenance préventive qu’il effectuera et, autant que possible, la part qu’il
laissera à la maintenance corrective.


6.1. Influence sur la charge de travail

préventif 0% 30% 60% 90%
correctif 100% 56% 28% 5%
répartition
des heures
charge de
travail
100%
78%
85%
Charge
optimisée
Actions
préventives
Correctif résiduel
incompressible
5%

Les 5% de correctif dit résiduel sont inévitables. La charge globale de travail décroît quand la part d’heures consacrées au
préventif augmente.

6.2. Aspect économique


Coûts
Répartition
des heures
préventif 0% 30% 60% 90%
correctif 100% 56% 28% 5%
coût des actions
préventives
coût dû au
correctif
coût total
optimisé
niveau optimal de
préventif
coût total


Ce graphe montre l’existence d’un optimum économique du niveau préventif à mettre en œuvre. Il prouve surtout que faire de la
maintenance, ce n’est pas du préventif à tout prix.
Les valeurs ne sont
données qu'à titre
indicatif.
chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

page 29

7 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE PREVENTIVE
La vocation de la maintenance préventive est évidemment de prévenir un certain nombre de défaillances, mais surtout
d’apprendre à connaître le comportement d’une machine de façon à pouvoir lui appliquer à terme du systématique et/ou du
conditionnel. Les visites préventives seront préparées dans ce double objectif.

7.1. Conditions de mise en oeuvre
A l’inverse de la maintenance corrective, qui intervient en marge de la production, la maintenance préventive, qu’elle soit
systématique, conditionnelle, ou prévisionnelle travaille avec les utilisateurs des systèmes.
Ces maintenances préventives sont prioritairement conditionnées par une bonne connaissance des matériels et de leur
comportement.
Elle suppose aussi la participation des techniciens pour le renseignement des documents de suivi, d’inspection, de contrôle et
pour les rapports d’intervention, d’expertises ou encore les historiques. Leur responsabilité accrue induit un niveau supérieur de
compétence et de formation ainsi qu’une revalorisation de la tâche.

7.2. Démarche de la préparation
C CC C Nous devons effectuer le choix des machines à visiter, en fonction de leur criticité. Nous établirons ainsi une liste
de priorités de prises en charge successives, dans le cas d’une nouvelle politique de mise en œuvre de maintenance
préventive.
C CC C Nous décomposerons ensuite chaque machine en modules et nous chercherons quels sont les "points clés" (éléments
supposés fragiles, ou sensibles) de ces modules.
C CC C Il nous faut ensuite fixer pour chaque point clé une fréquence de visite à priori. Le cumul des résultats de ces visites
mettra en évidence l’éventuel besoin de les rapprocher ou de les espacer.
C CC C Échéancier des visites : il constitue le plan de maintenance préventive de la machine, après avoir homogénéisé les
différentes fréquences.
C CC C Établissement des fiches de visites, relatives à une machine donnée.
© ©© © Exploitation de ces fiches, qui, complétées par les défaillances résiduelles portées sur l’historique de la machine,
permettra de faire évoluer la maintenance préventive vers une maintenance systématique simple à gérer, et vers une
maintenance conditionnelle pour les éléments qui s’y prêtent.



8 – MAINTENANCE PREVENTIVE ET GRAISSAGE

Le graissage et la lubrification sont trop souvent considérés, à tort, comme des opérations marginales en maintenance.
Ce sont en fait, des opérations fondamentales pour la mécanique et l'hydraulique.
Négliger le graissage et la lubrification conduit inéluctablement à plus de défaillances totales ou partielles, voire des casses de
matériel.
Le graissage et la lubrification doivent être rigoureusement bien faits :
→ en quantité : fréquences des appoints
→ en qualité :
- qualité des lubrifiants
- qualité des modes opératoires (par exemple, un roulement ne devrait pas être rempli de graisse à plus de 50 % de
son volume)

8.1. La lubrification
La fonction d'un lubrifiant est de favoriser le mouvement ou le glissement entre deux surfaces frottantes. D'une manière
générale, les lubrifiants :
- réduisent les frottements et l'usure;
- évitent le grippage;
- participent au refroidissement;
- évacuent les impuretés (poussières, débris d'usure...);
- protègent contre la corrosion;
- peuvent avoir une fonction nettoyante (détergente);
- participent parfois à l'étanchéité.

Chacune de ces fonctions peut être plus ou moins développée selon l'application. De tous les lubrifiants, enrichis ou non, les
huiles et les graisses minérales à base de pétrole sont les plus utilisés.
Les produits de synthèse occupent une place grandissante.
chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

page 30

a) Principaux lubrifiants

LIQUIDES PATEUX SOLIDES
Lubrifiants
minéraux
Huiles minérales
(parafine, naphte)
obtenues par distillation
du pétrole

- Graisses à base d'huile de pétrole
- Pâtes lubrifiantes
- Lanoline

- Graphite
- Bisulfure de molybdène
- Biséléniures
- Cires, résines
Lubrifiants
de synthèse
Huiles synthétiques
(polyglycols, esters…)
obtenues à partir de produits
simples issus de la
pétrochimie

Graisses de synthèse (silicone)

- Plastiques fluorés (PTFE...)
- Polyamides
- Vernis de glissement

Les graisses sont obtenues par dispersion d'un agent gélifiant dans une huile. L'agent gélifiant est un savon métallique obtenu
par la réaction d'un acide gras ou d'un corps gras sur une base. Les principaux savons sont à base de calcium, de sodium,
d'aluminium ou de lithium.
Des additifs permettent d'améliorer certaines propriétés déjà existantes ou d'octroyer des propriétés nouvelles à une huile ou une
graisse (anti-usure, antioxydants, nettoyants…).

b) Principales utilisations industrielles

Application Lubrifiant utilisé Qualités requises
Paliers lisses
Huile Vitesses rapides
Graisse
Charges excessives ; Vitesses lentes
Roulements
Huile
Températures élevées ; Vitesses élevées
Graisse
Entretien réduit ; Etanchéité ; Anticorrosif ; Anti-chocs
Engrenages
Huile Graissage par barbotage
Graisse Petits engrenages
Circuits hydrauliques Huile
Multigrade ; Anticorrosif ; Anti-usure
Turbines Huile
Anticorrosif ; Evacuation thermique
Compresseurs Huile
Antioxydant ; Fluidité
Usinage
Huile de coupe
Anticorrosif ; Fluidité ; Evacuation thermique
Huile soluble (à l'eau)
Fluidité ; Evacuation thermique
Transformateurs électriques Huile
Isolant électrique ; Evacuation thermique



8.2. Périodicité du graissage
A cours du fonctionnement, le lubrifiant s'use et se détériore, il doit donc être remplacé à intervalles de temps réguliers et bien
définis. L'apport est indispensable pour que la machine ait constamment du lubrifiant en quantité suffisante et en bon état.
La périodicité de graissage est déterminée en fonction :
- du type de matériel
- des conditions de fonctionnement
- des systèmes de lubrification


chap 4 - La maintenance préventive Stratégie de Maintenance

page 31

8.3. Plan de graissage
C'est la liste des points de graissage, avec la désignation des articles consommables, la fréquence et certaines consignes
d'exécution ou observations.
Il s'agit d'abord d'identifier les points de graissage ; sur plan, mais aussi (et obligatoirement) sur le terrain.
Il s'agit ensuite de déterminer le graissage à faire.

Le plan de graissage peut être établi sous forme de :
- tableaux
- schémas de machines ou parties de machines


Exemple de schéma de graissage

chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 32

Chapitre 5
LA SURETE DE FONCTIONNEMENT









1 – DÉFINITIONS


Fiabilité Maintenabilité Logistique
Sécurité
Sûreté de fonctionnement
Disponibilité



1.1. Sûreté de fonctionnement
Ensemble des propriétés qui décrivent la disponibilité et les facteurs qui la conditionnent : fiabilité, maintenabilité, et logistique
de maintenance. (norme NF EN 13306)

1.2. Disponibilité
Aptitude d’un bien à être en état d’accomplir une fonction requise dans des conditions données, à un instant donné ou durant un
intervalle de temps donné, en supposant que la fourniture des moyens extérieurs nécessaires est assurée. (norme NF EN 13306)

La disponibilité se calcule par la formule suivante :

Disponibilité = MTBF / (MTBF + MTTR)

Remarque : En anglais, MTTR correspond à "mean time to restoration" (norme X60-500), il serait donc plus rigoureux d'utiliser
MMTA dans le calcul de la disponibilité. Cependant, la grandeur de MTTR (ou MTTA) étant petite devant MTBF, l'erreur
engendrée par cette imprécision de traduction est tout de même acceptable.

1.3. Fiabilité
Aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise, dans des conditions données, durant un intervalle de temps donné.
(norme NF EN 13306)

1.4. Maintenabilité
Dans des conditions données d'utilisation, aptitude d’un bien à être maintenu ou rétabli dans un état où il peut accomplir une
fonction requise, lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions données, en utilisant des procédures et des moyens
prescrits. (norme NF EN 13306)

1.5. Logistique de maintenance
Ressources, services, et moyens de gestion nécessaire à l'exécution de la maintenance. (norme NF EN 13306)

(norme NF EN 60706-2 ou X60-503)
chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 33

2 – LE TAUX DE DEFAILLANCE

2.1. Définition
Le taux de défaillance est un indicateur de fiabilité qui représente :

- soit le nombre de défaillances par unité d'usage : c'est le taux de défaillance moyen :


- soit la fonction λ(t) qui représente la probabilité d'apparition d'une défaillance d'un équipement à l'instant t : c'est le taux
de défaillance instantané. Par conséquent, l'appareil considéré est encore en fonctionnement à l'instant t.

Le taux de défaillance s'exprime le plus souvent en pannes / heure.

2.2. La courbe en baignoire
L'allure générale des variations de la fonction λ(t) d'un équipement au long de sa durée de vie est une courbe en forme de
baignoire. Cette évolution est fréquemment vérifiée sur les systèmes industriels.









Evolution du taux de défaillance d'un équipement

La courbe met en évidence 3 périodes distinctes :
C la période de jeunesse, caractérisée par des défaillances précoces
C la période de maturité, caractérisée par des défaillances aléatoires et un taux de défaillance sensiblement constant
C la période de vieillesse, ou d'usure, caractérisée par un taux de défaillance croissant jusqu'à obsolescence

3 – ANALYSE FMD D'UN HISTORIQUE
Le concept de FMD correspond à la prise en compte et l'analyse des 3 indicateurs "fiabilité – maintenabilité – disponibilité".

3.1. Analyse de la non disponibilité
La non disponibilité (ou indisponibilité) d'un système est le résultat de la combinaison de deux facteurs : le nombre de
défaillances et la durée moyenne de réparation (ou de dépannage).
Si on note "n" le nombre de défaillances sur une période donnée et " t " le temps moyen des interventions sur cette période, on
peut caractériser le temps d'indisponibilité du système sur cette période en effectuant le produit t . n .

Graphe en n./t - Indicateur d'indisponibilité
0
1
2
3
4
5
6
C B F A E D G
Repères systèmes
T
e
m
p
s

t
o
t
a
l

d
'
a
r
r
ê
t

(
h
)


Ce type de graphique permet de déterminer quel système est à étudier prioritairement pour améliorer la disponibilité.

λ =
Nombre de défaillances
Durée d'usage
chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 34

3.2. Analyse de la non fiabilité
Un graphique en n permet de déterminer quel système est à étudier prioritairement pour améliorer la fiabilité.

Graphe en n - Indicateur de non fiabilité
0
5
10
15
20
25
30
35
40
C F A B D E G
Repères systèmes
N
o
m
b
r
e

d
e

d
é
f
a
i
l
l
a
n
c
e
s


3.3. Analyse de la non maintenabilité
Un graphique en t permet de déterminer quel système est à étudier prioritairement pour améliorer la maintenabilité.

Graphe en /t - Indicateur de non maintenabilité
0
5
10
15
20
25
30
35
40
C F A B D E G
Repères systèmes
T
e
m
p
s

m
o
y
e
n

d
'
i
n
t
e
r
v
e
n
t
i
o
n

(
h
)



4 – ETUDE DE LA FIABILITE

4.1. Intérêt de l'étude de la fiabilité
L'analyse de la fiabilité d'un système permet de modéliser et de prévoir sa durée de vie (dans le cas d'un système non réparable)
ou son temps de bon fonctionnement (dans le cas d'un système réparable).
La connaissance de la durée de vie d'un système ou d'un composant permet de déterminer par exemple les périodicités dans le
cas d'une maintenance préventive systématique.

4.2. Calcul de la fiabilité
La fiabilité R(t) représente la probabilité pour qu´une entité
accomplisse une fonction requise, dans des conditions données,
pendant un intervalle de temps donné.

Remarque : On peut être amené à utiliser aussi la fonction de
répartition F(t) qui est la fonction complémentaire de R(t) :

1 R(t) F(t) = +


Deux méthodes permettent de faire une étude de fiabilité :
- le modèle exponentiel
- le modèle de Weibull
0
0,5
1
0 1 2 3
t
R
(
t
)

chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 35

5 – LE MODELE EXPONENTIEL
Il s’applique lorsque le taux de défaillance λ est considéré constant. C’est le cas de la période de maturité. Les pannes sont peu
nombreuses et imprévisibles (aléatoires).
Les équations suivantes sont donc utilisables :

º ºº º Fiabilité :
λt
e R(t)

=

º ºº º MTBF :
λ
1
MTBF =

Remarque : Le modèle exponentiel ne fonctionne que si λ est considéré constant. Il ne pourra donc pas être utilisé dans les périodes
de jeunesse ni de vieillesse du matériel.


6 – LE MODELE DE WEIBULL
La loi de Weibull est un modèle couramment employé pour modéliser la durée vie d'un matériel.
Cela permet de déterminer par exemple les périodicités dans le cas d'une maintenance préventive systématique.
La loi de Weibull est très souple d'utilisation, ce qui lui permet de s'ajuster à un grand nombre d'échantillons prélevés au long de
la vie d'un équipement. Elle couvre les cas de taux de défaillance variables, décroissants (périodes de jeunesse), ou croissant
(période de vieillesse).
Elle permet d'ailleurs, à partir des résultats obtenus de déterminer dans quelle période de sa vie se trouve le système étudié.

6.1. Définitions des paramètres utilisés
º ºº º Paramètres de Weibull : β est le paramètre de forme.
η est le paramètre d'échelle.
γ est le paramètre de position.


º ºº º Fiabilité R(t) : ( )
(
(
¸
(

¸

|
|
¹
|

\
|
η
γ −
− =
β
t
exp t R



º ºº º Taux de défaillance λ λλ λ (t) : ( )
1 β
η
γ t
η
β
t λ

|
|
¹
|

\
| −
× =

º ºº º MTBF : γ η + × = A MTBF


6.2. Détermination graphique des paramètres de la loi de Weibull :
La courbe est tracée sur un papier spécial appelé papier de Weibull ou d'Allen Plait, ce qui permet de tracer une droite et de
simplifier les calculs.

a) Schématisation des axes

99,9 %
0,1 %
β
Axe
des β
Axe de l’unité d’usage
100
F(t) en %
ln (t)
t
t
Axe des η
1
1 100
4,6 0
0,1
0,1
-2,3
63,2 %
-1

exp = 2,71828
base du logarithme népérien
Le paramètre A est déterminé par la lecture des
tables de Weibull en fonction du paramètre β.
L'axe des abscisses est gradué en
logarithme décimal (log t) et l'axe des
ordonnées est gradué en logarithme
népérien de logarithme népérien
(ln (ln (1 / 1 - F(t))).
chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 36

b) Aspect du papier de Weibull



6.3. Méthodologie de Weibull

C CC C Consulter les historiques de pannes et dresser la liste des temps de bon fonctionnement entre deux défaillances.

C CC C Classer ces temps par ordre croissant.

C CC C Cumuler le nombre de défaillances (rang). Au premier temps il y a 1 avarie, au deuxième temps, il y en a 2, etc.

C CC C Calculer les fréquences des avaries F(i), en fonction de la taille N de l'échantillon :

N ≤ 20
méthode des rangs médians
N > 20 et N < 50
formule des rangs moyens
N ≥ 50
groupement par classes
0,4 N
0,3 - i
F(i)
+
=
1 N
i
F(i)
+
=
nombre de classes : N K ≈ avec XM = TBFmaxi, Xm = TBFmini

F(i) est alors calculé pour la limite supérieure de chacune des
classes, en utilisant les rangs moyens.



C CC C Reporter les points ainsi trouvés sur le papier de Weibull en plaçant les TBF en abscisse et les F(i) en ordonnée.

© ©© © Tracer la droite passant au mieux par les points obtenus.

Si les points sont alignés sur une droite, on a γ = 0.

C CC C Détermination des paramètres η et β :

- Le paramètre η est obtenu par l'intersection de la droite tracée avec l'axe des η lue sur ce dernier axe. L'échelle utilisée
pour la lecture devra être la même que celle choisie pour l'axe de t.
- Le paramètre β est obtenu en traçant une parallèle à la droite précédente et passant par la valeur 1 de l'axe des η. La
valeur de β se lit sur l'axe des β, à l'intersection avec la droite parallèle tracée ci-dessus.

® ®® ® Interpréter les résultats
chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 37

6.4. Exemple d'utilisation de Weibull

Problématique :
Soit une entreprise fabricant des systèmes de freinage automobiles. Une machine à commande numérique permet la fabrication de
cylindres de roues en aluminium.
Cette machine est en service depuis 1 an et demi. La machine est utilisée 7 jours sur 7 en 3 x 8.
On souhaite connaître la probabilité de fonctionnement sans défaillance sur une période de 2 semaines.
L'étude de l'historique de la machine a permis de relever les temps de bon fonctionnement (en heures) depuis sa mise en service :
1423 – 626 – 2296 – 4103 – 1709 – 2707

Classement des TBF par ordre croissant + Calcul du rang i + Calcul des fréquences des avaries F(i) :


Calcul de F(i) :
N = 6 => N ≤ 20 => méthode des rangs médians :
0,4 N
0,3 - i
F(i)
+
=






Report des valeurs sur le graphe de Weibull (après avoir
modifié l'échelle des abscisses) :


Tracé de la droite passant au mieux par les points obtenus :


Construction d'une droite parallèle passant par l'origine :



Détermination des paramètres η et β



Probabilité de fonctionnement sur une période de 2 semaines :

( )
(
(
¸
(

¸

|
|
¹
|

\
| −
− =
β
η
γ t
exp t R
avec : t = 2 semaines = 2 x 3 x 8 x 7 = 336 h
γ = 0
η = 2390 h
β = 0,75

Soit R(336) = 79,5 %
On a donc 79,5 % de chances que la machine fonctionne sans défaillance pendant 2 semaines.
TBF (h) rang i F(i)
626 1 10,9%
1423 2 26,6%
1709 3 42,2%
2296 4 57,8%
2707 5 73,4%
4103 6 89,1%
chap 5 - La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance

page 38


Formulaire - Loi de Weibull
Coefficients pour la détermination des données statistiques

Moyenne : Ecart-type :





β A B β A B β A B
0,2 120 1901 1,5 0,9027 0,613 4 0,9064 0,254
0,25 24 199 1,55 0,8994 0,593 4,1 0,9077 0,249
0,3 9,2605 50,08 1,6 0,8966 0,574 4,2 0,9089 0,244
0,35 5,0291 19,98 1,65 0,8942 0,556 4,3 0,9102 0,239
0,4 3,3234 10,44 1,7 0,8922 0,54 4,4 0,9114 0,235
0,45 2,4786 6,46 1,75 0,8906 0,525 4,5 0,9126 0,23
0,5 2 4,47 1,8 0,8893 0,511 4,6 0,9137 0,226
0,55 1,7024 3,35 1,85 0,8882 0,498 4,7 0,9149 0,222
0,6 1,5046 2,65 1,9 0,8874 0,486 4,8 0,916 0,218
0,65 1,3663 2,18 1,95 0,8867 0,474 4,9 0,9171 0,214
0,7 1,2638 1,85 2 0,8862 0,463 5 0,9182 0,21
0,75 1,1906 1,61 2,1 0,8857 0,443 5,1 0,9192 0,207
0,8 1,133 1,43 2,2 0,8856 0,425 5,2 0,9202 0,203
0,85 1,088 1,29 2,3 0,8859 0,409 5,3 0,9213 0,2
0,9 1,0522 1,77 2,4 0,8865 0,393 5,4 0,9222 0,197
0,95 1,0234 1,08 2,5 0,8873 0,38 5,5 0,9232 0,194
1 1 1 2,6 0,8882 0,367 5,6 0,9241 0,191
1,05 0,9803 0,934 2,7 0,8893 0,355 5,7 0,9251 0,186
1,1 0,9649 0,878 2,8 0,8905 0,344 5,8 0,926 0,185
1,15 0,9517 0,83 2,9 0,8917 0,334 5,9 0,9269 0,183
1,2 0,9407 0,787 3 0,893 0,325 6 0,9277 0,18
1,25 0,9314 0,75 3,1 0,8943 0,316 6,1 0,9286 0,177
1,3 0,9236 0,716 3,2 0,8957 0,307 6,2 0,9294 0,175
1,35 0,917 0,687 3,3 0,897 0,299 6,3 0,9302 0,172
1,4 0,9114 0,66 3,4 0,8984 0,292 6,4 0,931 0,17
1,45 0,9067 0,635 3,5 0,8997 0,285 6,5 0,9318 0,168
3,6 0,9011 0,278 6,6 0,9325 0,166
3,7 0,9025 0,272 6,7 0,9333 0,163
3,8 0,9038 0,266 6,8 0,934 0,161
3,9 0,9051 0,26 6,9 0,9347 0,16



γ + η × = A MTBF η × = σ B
|
|
¹
|

\
|
β
+ β
Γ =
1
A
|
|
¹
|

\
|
β
+ β
Γ −
|
|
¹
|

\
|
β
+ β
Γ =
1 2
B
2
chap 6 - Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance

page 39

Chapitre 6
LES COUTS ET INDICATEURS




1 – LES COÛTS LIES A LA MAINTENANCE

1.1. Introduction
Les conséquences d'une maintenance insuffisamment performante peuvent être particulièrement importantes dans le
fonctionnement d'une entreprise. Il est donc primordial de s'y intéresser afin de réduire au maximum les coûts de production.
Le problème majeur est celui de la justification à priori d'une politique de maintenance préventive puisqu'il n'est pas toujours
aisé de prévoir combien va coûter une défaillance d'équipement à l'entreprise.

Remarque : analogie avec le coût d'une action publicitaire
- On sait ce qu'elle coûte (coûts directs).
- On ignore ce qu'elle rapporte.
- Il est indispensable de mesurer son impact.
























1.2. Le coût de défaillance
Nous adopterons le modèle suivant :
C
d
= C
m
+ C
i

Avec :
C
d
: coût de défaillance d'un équipement
C
m
: coût direct de maintenance (pièces et main d'œuvre)
C
i
: coût indirect d'indisponibilité
chap 6 - Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance

page 40

Optimisation des coûts de défaillance C
d

C
m
et C
i
varient en sens inverse, dans la mesure où la réduction des temps d'indisponibilité est le résultat d'une maintenance
préventive plus efficace.


















1.3. Les coûts directs de maintenance (C
m
)
Ils peuvent se rapporter à une intervention corrective, préventive, ou externalisée.

Il est possible de regrouper les coûts de maintenance sous quatre rubriques :

C
m
= C
mo
+ C
f
+ C
c
+ C
e

Avec :
- C
mo
: dépenses de main d'œuvre (c'est le produit "TTR" x "taux horaire")

- C
f
: dépenses fixes du service maintenance (salaires, loyers, assurances, éclairage, reprographie, ...)
- C
c
: dépenses de consommables (coûts des pièces, frais de transport, de stockage, ...)
- C
e
: dépenses externalisées (c'est la facture du prestataire de service)

1.4. Les coûts indirects d'indisponibilité (C
i
)
Ils intègrent toutes les conséquences économiques induites par un arrêt propre d'un équipement. Ils sont parfois nommés coûts
de perte de production ou coûts de non-maintenance.

Les coûts d’indisponibilité prennent en compte :
- les coûts de pertes de production incluant les coûts de non-production (dépenses fixes non couvertes et dépenses
variables non réincorporées), et la non-qualité de production provoquée par la défaillance des équipements productifs (coûts des
rebuts et retouches),
- le surcoût de production (personnel, coûts des moyens de remplacement mis en œuvre, stock supplémentaire de pièces en
attente en cas de défaillance,
- le manque à gagner de production (mévente et baisse du chiffre d’affaires),
- les pénalités commerciales,
- et les conséquences sur l’image de marque de l’entreprise (non chiffrables directement).


2 – INVESTISSEMENT EN MAINTENANCE

2.1. Introduction
Des outils efficaces du suivi d'un équipement permettent de prendre une décision quant à l'opportunité de poursuivre
l'exploitation de l'équipement étudié ou de le remplacer :
- le coût moyen annuel de fonctionnement (Cmf);
- la courbe LCC (Life Cycle Cost);
- la durabilité.

chap 6 - Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance

page 41

2.2. Coût moyen annuel de fonctionnement (C
mf
)
2.2.1. Définition
A tout instant un équipement possède :
Va : une valeur d'investissement (étude + achat + transport + installation);
Cd : un cumul de ses coûts de défaillance Cd
i
;
Ce : un cumul des coûts d'exploitation (main d'œuvre, énergie, consommables...) Ce
i
;
Rv : une éventuelle valeur de revente.

2.2.2. Expression
Sur une durée T déterminée, l'expression du coût moyen annuel de fonctionnement est :

T
Rv Ce Cd Va
Cmf
− + +
=


2.2.3. Evolution du C
mf
dans le temps

Cmf
Rénovation
temps en années
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Période
économique
Période
économique
avec rénovation



2.3. Courbe LCC (Life Cycle Cost)
Le coût de cycle de vie d'un équipement (LCC) est le cumul de toutes les dépenses relatives à la possession d'un équipement
jusqu'à son démantèlement.


La courbe LCC (Life Cycle Cost)
chap 6 - Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance

page 42

Le coût de la Maintenance ne doit pas dépasser le bénéfice retiré par la disponibilité des moyens.
Les limites de rentabilité peuvent se présenter de la manière suivante :
· à T, l'étude de rentabilité est approuvée et déclenche les dépenses d'étude.
· à t0 l'achat est effectif
· à t1 l'installation est mise en service.
· à t2 l'amortissement du matériel est effectif
· à t3 c'est la période optimale où l'installation produit avec le maximum de rentabilité
· à t4 les frais de maintenance équilibrent la rentabilité de l'exploitation
· au delà de t4, l'acharnement thérapeutique peut conduire à des dépenses non rentables.

C'est dès t3 qu'il faut se poser la question d'un éventuel nouvel investissement en se demandant si un nouvel investissement ne
permettrait pas d'améliorer la rentabilité et quand, sachant que les gains cumulés vont désormais diminuer jusqu'à compromettre la
rentabilité de l'investissement initial à partir de t4.

2.4. Durabilité
Définition : Durée de vie ou durée de fonctionnement potentielle d'un bien pour la fonction qui lui a été assignée dans des
conditions d'utilisation et de maintenance données.

La durabilité est étudiée dès la conception (probabilité de qualité), puis au niveau de l'utilisation, dans l'objectif d'une durée
d'usage, enfin au niveau de la maintenance. Il faut donc rechercher la durée probable pendant laquelle il sera économique
d'appliquer une maintenance rationnelle.



3 – BUDGET DE MAINTENANCE

3.1. Le principe de base du budget
Il y a deux manières d’établir un budget en maintenance :
- budget de type historique : dans ce cas, les résultats de l’exercice précédent sont reconduits en les minorant ou majorant
selon divers éléments financiers ou techniques : on appelle cela travailler en utilisant « l’expérience » ;
- Budget de type planification et anticipation : dans ce second cas on détaille les besoins par équipement. Cette méthode
nécessite un travail important quand il faut l’initialiser. Ce type de budget est le seul qui soit réellement fiable, même s’il nécessite
un effort important pour être mis en œuvre.

3.2. L’absence de politique de maintenance
Afin d’accroître la fiabilité des équipements et réduire les coûts de maintenance, il est nécessaire de mettre en place des
méthodes et des moyens importants. L’absence d’une politique de maintenance entraîne une soumission aux aléas des pannes et aux
événements. Les conséquences de ce genre d’organisation sur les coûts sont les suivantes :
- non-identification des pannes répétitives noyées dans les préoccupations quotidiennes
- insensibilité aux signes annonciateurs des défaillances
- démotivation des techniciens
- pertes de production plus importantes
- vieillissement prématuré des équipements

Pour éviter ce type de situation, il faut mettre en place une politique de maintenance précise, qui permet un suivi plus précis des
coûts. Si l’on constate des écarts trop importants entre les coûts accumulés et le budget prévu, il est intéressant d’effectuer une
révision de la politique de maintenance ou du budget.

3.3. Coût horaire de la main d’œuvre (M.O.)
Une estimation précise du budget passe avant tout par la connaissance des équipements, mais aussi par la détermination du coût
horaire de la MO. Cette MO peut être interne (assurée par les techniciens propres à l’entreprise) ou externe (Service après vente des
équipements, sous-traitance). Généralement le coût de la MO externe est plus bas que le coût de la MO interne, car il est
négociable.
Le coût horaire ne comprend pas seulement le salaire des techniciens. Il doit comprendre : les salaires des techniciens, les
salaires de l’encadrement de maintenance, les coûts de documentation, de formation, les dépenses de fonctionnement (énergie,
consommables non imputés aux équipements), les salaires et les coûts de fonctionnement des administratifs au prorata du temps
qu’ils consacrent au service maintenance, les coûts de structure, d’outillage…
L’ensemble de ces coûts annuels est divisé par le nombre d’heures consacrées annuellement aux installations à maintenir. Ces
temps sont issus des comptes rendus d’intervention. On obtiendra ainsi le coût horaire standard de la maintenance qui peut être de
quelques dizaines d'euros. En France, pour un technicien de maintenance, le coût horaire de la main d’œuvre est compris entre 20 et
50 euros par heure.
chap 6 - Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance

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4 – LES INDICATEURS DE MAINTENANCE

4.1. Intérêt
Les indicateurs servent à :
- mesurer une réalité avec clarté
- contrôler la réalisation des objectifs fixés
- comparer des unités distinctes, entreprises ou secteurs d'activité
- prendre des décisions adaptées (politique d'investissement, politique de maintenance, gestion du personnel,…).

L'étude des indicateurs peut s'appréhender à différents niveaux :
- au niveau d'un secteur d'activité
- au niveau de l'entreprise face à son secteur d'activité
- de l'évolution de l'entreprise elle-même
- de la fonction maintenance au sein de l'entreprise
- de l'évolution de la fonction maintenance elle-même
- au niveau relations client-fournisseur pour mesurer les performances de ce dernier face aux obligations de résultats
définies contractuellement.

4.2. Exemples d'indicateurs (extraits de la norme NF X 60-020)

Efficacité de la maintenance



Activité du service maintenance



Coûts et budget de maintenance




5 – LE TABLEAU DE BORD

Le management de la maintenance nécessite, pour son responsable, la mise en œuvre de tableaux de bord appropriés construits à
partir d’indicateurs et de ratios pertinents. Ces tableaux de bord seront des outils :
- de mesure de l’efficacité technique et économique de la fonction ;
- de diagnostic de dysfonctionnements éventuels (organisation, fonctionnement, etc.) ;
- d’aide à la décision ;
- de communication à destination de la Direction (dans l’objectif de la sensibiliser et de l’impliquer dans la définition de la
politique de maintenance)
- de communication à destination des personnels de maintenance (pour leur communiquer les résultats de leurs actions et les
sensibiliser à l’aspect économique de leur activité)
chap 6 - Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance

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- de communication à destination des personnels de production (pour les inciter au respect des procédures d’exploitation et
d’auto maintenance et les sensibiliser aux nécessaires relations de coopération entre production et maintenance)

Le tableau de bord caractérise l'état et l'évolution des matériels et du service maintenance. Il doit pouvoir mesurer l'efficacité de
la politique de maintenance et justifie ainsi la mise en place de la maintenance préventive. C'est un outil de synthèse qui peut se
présenter sous plusieurs formes :





chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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Chapitre 7
ORGANISATION ET LOGISTIQUE DE MAINTENANCE











1 – INTRODUCTION
La complexité d'un service maintenance et l'extrême variété des tâches qui le caractérisent (en nature, en durée, en urgence, en
criticité) débouchent sur une organisation particulièrement rigoureuse.
Le service maintenance devra en particulier gérer les contraintes logistiques qui peuvent avoir des origines diverses.

Définition de la logistique de maintenance (norme NF EN 13306)
Ressources, services, et moyens de gestion nécessaire à l'exécution de la maintenance.
La logistique de maintenance peut inclure par exemple le personnel, les équipements d'essai, les ateliers, les pièces de rechange,
la documentation, les outils, etc.


Les contraintes logistiques en maintenance sont dépendantes de :
C La politique de maintenance
- Organisation des interventions
- Niveau de préventif/correctif
- Externalisation
- Stratégie d'approvisionnement
C La logistique de maintenance
- Documentation
- Personnel : compétences, formation
- Moyens matériels
- Pièces de rechange


2 – LA FONCTION DOCUMENTATION
En maintenance industrielle, aucune action technique de qualité ne peut se faire sans référence documentaire.

La documentation permet :
→ la préparation d'interventions plus efficaces et plus sûres
→ l'aide aux techniciens d'intervention
→ la traçabilité des activités de terrain, ce qui permet l'amélioration de l'organisation
→ l'analyse du comportement des matériels, ce qui permet des améliorations techniques et une optimisation économique

Tout système qualité implique la gestion de sa documentation suivant le principe :
"Ecrire ce que l'on va faire" → préparation du travail
"Faire ce que l'on a écrit" → intervention encadrée
"Ecrire ce que l'on a fait" → traçabilité

L’efficacité du travail du B.M. s’appuie sur une connaissance exhaustive du matériel et de sa "santé". Le dossier technique
d'équipement est la référence permettant la connaissance intime d’un équipement, son origine, ses technologies et ses performances.
La documentation relative à la connaissance "individualisée" d’une machine, de ses défaillances, de sa santé, est appelée
"dossier historique".
chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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2.1. Le dossier technique d'équipement DTE (appelé aussi dossier machine)
Le dossier technique d'équipement se compose généralement de trois dossiers : Dossier constructeur, Dossier interne, Plan de
maintenance.
- le dossier constructeur établi lors de l’étude et la réalisation des matériels, il est constitué des plans d’ensemble et de
définition, des schémas fonctionnels, des plans de montage et d’installations.
- le dossier interne qui permet l’utilisation du matériel, il est constitué de synoptique des modes de marche, des documents
d’utilisation, d’éléments de réglage, maintenance de 1
er
niveau.
- le plan de maintenance qui permet de maintenir, réparer, démonter, remonter tout ou partie du système. Il est constitué de
documents de maintenance, d’un catalogue de pièces détachées, des documents des modifications, des procédures spécifiques.

2.2. Le dossier historique
Le dossier historique est un document relatif à chaque machine inventoriée, décrivant chronologiquement toutes les
interventions correctives subies par la machine depuis sa mise en service. Il représente le "carnet de santé" de la machine,
complémentaire du dossier machine.

Ce dossier comprend tous les renseignements relatifs à la vie d’une machine :
- modifications incluant les améliorations en vue de facilité la maintenabilité.
- les commandes extérieures.
- les ordres de travaux.
- les rapports d’intervention en correctif.
- les relevés de surveillance.
- la fiche historique (document fondamental).


3 – ORDONNANCEMENT

3.1. Terminologie de l'ordonnancement
L'ordonnancement utilise un vocabulaire spécifique qu'il est indispensable de définir avant d'aborder les méthodes à utiliser pour
gérer les activités de maintenance.

Notions de charges et capacité




Capacité
Elle est illustrée par la notion de "contenant", estimée par le potentiel d'heures qu'une équipe représente, dans les horaires
normaux de travail. C'est une valeur facile à estimer et sensiblement constante.

Charge
C'est la notion de "contenu" matérialisée par le cumul des temps prévus affectés à une équipe (ou un technicien) pour une
période de temps de référence nommée "unité d'ordonnancement". Ce contenu est constitué de strates de travaux de natures
différentes que l'on peut gérer : c'est une des missions de l'ordonnancement d'arriver à équilibrer les charges et les capacités.

Surcharge
Elle se manifeste évidemment lorsque la charge est supérieure à la capacité, en supposant le temps "incompressible". Comme
1,5 litre ne rentre pas dans une bouteille d'un litre, il faut trouver des solutions après analyse des causes et estimation du
pourcentage de surcharge.

Connaissance d'un matériel
Dossier technique d'équipement
Dossier historique
chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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3.2. Les outils de l'ordonnancement

3.2.1. Le diagramme de Gantt
Le diagramme de Gantt est structuré à partir d'une échelle des temps nommée "unité d'ordonnancement" : jour décomposé en
heures, semaine décomposée en jours, année décomposée en semaines, etc. Chaque tâche est représentée par une barre de longueur
proportionnelle au temps prévu, et elle est positionnée à priori "au plus tôt".


Structure d'un diagramme de Gantt



3.2.2. Le réseau PERT
La maintenance doit parfois mettre en œuvre un certain nombre de "travaux lourds" caractérisés par le nombre et la durée des
opérations constitutives.
Les arrêts annuels d'unités, certaines révisions générales pluriannuelles, les projets de rénovation et de travaux neufs mobilisent
plusieurs équipes et entreprises extérieures sur des périodes allant d'une semaine à plusieurs mois. Se superposant aux activités
habituelles, ces travaux doivent être pilotés en ordonnancement avec des méthodes spécifiques déduites de la théorie des graphes.
En effet, les graphes de Gantt atteignent leurs limites au delà de N > 50. Ayant l'avantage d'être très visuels, ils seront malgré tout
édités en "sous-programmes" du PERT général.


Structure d'un réseau de PERT



4 – GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur)

4.1. Fonctionnalités d'un logiciel de GMAO
La mise sous informatique de la gestion d'un service maintenance de PME apparaît aujourd'hui incontournable dans la plupart
des secteurs d'activité.
Dès lors qu'un service maintenance est structuré et a fait la preuve de l'efficacité de son organisation, l'outil GMAO se révèle
indispensable par sa capacité de mise en mémoire, par ses possibilités de traitement d'informations, par ses interfaces et par sa
réactivité.
Il appartient à chaque service maintenance de déterminer ses besoins internes en matière d'informatisation, mais également ses
besoins de communication externes, présents et à venir.

Le choix d'un outil GMAO passe par son adéquation :
- à la stratégie globale du système informatique de l'entreprise (problème d'intégration)
- aux besoins exprimés par le service maintenance

4.2. Les différents modules fonctionnels d'une GMAO
Tous les logiciels de GMAO ont en commun la même structure modulaire proposant les mêmes fonctions. Mais, selon les
logiciels, les fonctions remplies sont diversement dénommées, diversement réparties et diversement organisées.
Dans les bureaux techniques d'une entreprise (méthodes, ordonnancement, logistique et travaux neufs), on pourra effectuer la
gestion par exploitation des 10 modules suivants :

C CC C Module "gestion des équipements"
Il s'agit de décrire et de coder l'arborescence du découpage allant de l'ensemble du parc à maintenir aux équipements identifiés
et caractérisés par leur DTE (dossier technique d'équipement) et leur historique, puis à leur propre découpage fonctionnel.

chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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C CC C Module "gestion du suivi opérationnel des équipements"
Ce module permettra de suivre les performances d'un équipement à partir des indicateurs de fiabilité, de maintenabilité, de
disponibilité.

C CC C Module "gestion des interventions"
Ce module doit permettre un enregistrement rapide de la durée, de la localisation, et de la nature d'une intervention.

C CC C Module "gestion du préventif"
Ce module doit permettre de gérer la maintenance systématique à travers un planning calendaire par équipement, les dates étant
prédéterminées ou déterminées à partir d'un relevé de compteur (ou d'une mesure dans le cas de la maintenance conditionnelle). Le
déclenchement sera automatique, par listing hebdomadaire des opérations prévues dans la semaine. Chaque opération sera prévue
par sa gamme préventive.

C CC C Module "gestion des stocks"
Le système repose sur le fichier des articles en magasin comprenant les "lots de maintenance" par équipement et sur les
mouvements entrées/sorties du magasin.

© ©© © Module "gestion des approvisionnements et des achats"
Caractéristiques de la fonction maintenance : beaucoup de références et de fournisseurs pour des quantités faibles et des délais
courts. Ce module doit permettre la gestion des achats.

C CC C Module "analyse des défaillances"
La base de ce module est constituée des historiques automatiquement alimentés par chaque saisie de BT (bons de travaux) ou
OT (ordre de travaux). Ce module doit permettre une analyse quantitative ou qualitative des défaillances.

® ®® ® Module "budget et suivi des dépenses"
L'objectif de ce module est le suivi de l'évolution des dépenses par activité dans un budget donné.

³ ³³ ³ Module "gestion des ressources humaines"
Spécifiquement adapté au service maintenance, ce module sera principalement une aide à l'ordonnancement.

1 11 1 Module "tableaux de bord et statistiques"
Les tableaux de bord concernent la mise e forme de tous les indicateurs techniques, économiques, et sociaux sélectionnés pour
assurer la gestion et le management du service maintenance.

4.3. La conduite d'un projet GMAO
Le projet GMAO est pour le service maintenance un projet "structurant" remettant en cause des habitudes de travail, donc
susceptible de modifier en profondeur l'état d'esprit et la motivation des acteurs. C'est une opportunité pour réorganiser un secteur,
pour optimiser des procédures, pour élever le niveau de sensibilité à la gestion de tous les acteurs, pour en promouvoir certains.
Il ne faut pas négliger ni sous-estimer le poids de la formation dans le coût du projet : l'acceptation de l'outil est la condition
incontournable de réussite du projet, son refus la cause majoritaire d'échec.

Les étapes d'un projet GMAO :

C CC C Etude de faisabilité
Elle passe par le dimensionnement du projet en termes de ressources matérielles, humaines et financières, menée à l'aide d'un
consultant expérimenté en GMAO.

C CC C Rédaction du cahier des charges de consultation
L'idée du "juste nécessaire" doit éviter d'investir dans des fonctions inutiles, inadaptées, superflues et coûteuses.

C CC C Choix de l'outil GMAO et de ses modules nécessaires
A partir d'un problème bien posé, la réponse est supposée aisée. Le choix du logiciel se fera après appel d'offre détaillé et essais
sur les produits sélectionnés.

C CC C Implantation, plan de formation et démarrage
Le moment de l'implantation doit être bien choisi, en dehors d'une période de forte activité, et doit être précédé d'une forte
information, la crainte "à priori de l'informatique" étant toujours forte. Cette information doit porter à la fois sur les objectifs
généraux de l'informatisation, sur les caractéristiques de l'outil sélectionné et sur le rôle de chaque secteur. Vient ensuite le moment
de la formation.

chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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5 – STOCKS

5.1. Définitions

Stock :
Un stock est une quantité d'articles gardée en réserve pour usage ultérieur. Il sert aussi à rendre indépendantes les opérations
successives dans le processus de fabrication ou dans la distribution de cet article vers le client. Les stocks peuvent être constitués de
produits finis prêts à la vente, mais aussi de pièces, d'articles intermédiaires, d'en-cours, ou de matières premières.

Gestion des stocks :
Activités et techniques destinées à maintenir le stock d'articles à un niveau souhaité, que ce soit des matières premières, des en-
cours ou des produits finis. Les stocks ne se traitent pas de façon indépendante des opérations de production. L'investissement que
représente la constitution d'un stock doit être traité en concurrence avec les autres investissements possibles. On a toujours intérêt à
gérer les stocks au plus bas niveau acceptable compte tenu des objectifs et des niveaux de maîtrise du processus. Il faudra
déterminer à quel moment et en quelle quantité un article devra être renouvelé. On cherchera le meilleur équilibre entre les coûts
entraînés par les stocks et les coûts de pénurie.

Gestion du stock de maintenance :
Le stock de maintenance est l'ensemble des biens stockés, nécessaires à la réalisation optimale de la maintenance en termes de
délais, de disponibilité, coûts, qualité, sécurité.
Il est constitué d'articles appartenant à la nomenclature des biens à maintenir et de matériels ou outils nécessaires à la réalisation
des actions de maintenance selon la politique et les niveaux de maintenance définis.
On peut classer les biens constituant le stock maintenance en cinq catégories :
- consommables
- pièces à remplacement programmé
- pièces à remplacement non programmé ;
- pièces à remplacement exceptionnel ;
- matériels et outillages dédiés à la maintenance.

5.2. Les coûts en gestion des stocks

Coût de passation de commande (ou coût d'acquisition) : Ca
Le coût de passation de commande comprend tous les frais inhérents à la préparation, au traitement et au paiement de la
commande. Ce coût varie beaucoup selon les articles. Dans le cas d'une commande interne, on désigne par coût de passation de
commande, le coût de préparation et de mise en route, c'est-à-dire l'ensemble des frais relatifs au réglage de l'équipement utilisé
pour produire le bien requis.

Coût de possession (ou coût de stockage) : Cp
Le coût de stockage comprend, lui, trois catégories de coûts : le coût de renonciation, le coût d'entreposage et le coût lié aux
pertes sur les stocks. Sur une année, le coût de stockage est substantiel : il peut représenter entre 20 % et 50 % du coût d'achat ou de
production selon les articles.

º Coût de renonciation : coût sur le capital emprunté ; taux de rendement sur les investissements autres que les stocks.
º Coût d'entreposage : taxes foncières ; assurances sur l'entrepôt ou le magasin ; énergies consommées ; manutention ;
réparations à l'entrepôt.
ºCoût de détention : assurances sur les stocks ; désuétude ; détérioration ; conditionnement ; feu, vol et bris.

5.3. La prévision pour la gestion des stocks
Connaissance de base pour une bonne gestion, la prévision de la consommation peut s'effectuer suivant plusieurs méthodes : à
partir de l'historique ou à partir de données extérieures (enquête).

Un grand nombre de méthodes sont applicables aux prévisions sur historique. Les modèles de consommation applicables sont
les suivants.


Consommation constante Consommation linéaire Consommation saisonnière

chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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5.4. Principes de gestion des stocks
L'investissement que représente la constitution d'un stock doit être traité en concurrence avec les autres investissements
possibles. D'une manière générale, les stocks doivent être gérés au plus bas niveau acceptable.

Les activités de la gestion des stocks consistent à répondre aux deux problèmes suivants :
- à quel moment commander un article ?
- en quelle quantité le commander ?

Représentation graphique du stock :

q
Quantité Q
maximale
t
Stock nul
Livraison. La quantité augmente
sur une durée très courte
Consommation linéaire de produit
Consommation linéaire de produit
plus faible que la précédente


Niveau de service :
Lorsque la demande est connue à l'avance, il en découle une certitude dans les prévisions et il n'y a généralement pas de
pénurie. Mais lorsqu'il y a des variations aléatoires dans la demande ou dans les délais de livraison ou les deux, on doit se prémunir
contre les risques de pénurie.

q
Q
t
Pénurie
Consommation prévue
Consommation réelle

q
Q
t
Pénurie
Livraison prévue
Retard de livraison


Il faut alors se demander, compte tenu de la distribution de probabilité de la demande, de la distribution de probabilité des délais
de livraison et du rapport entre coût de pénurie et coût de stockage, quel niveau de service on veut offrir, c'est-à-dire quelle
probabilité de pénurie on est prêt à tolérer. Un niveau de service à 95 % signifie que la demande sera satisfaite dans 95 % des cas.


5.5. Méthodes de gestion des stocks

5.5.1. Méthode dite des deux tiroirs
C'est une méthode empirique qui permet de gérer des stocks de consommables ayant un faible coût et une consommation très
régulière.

Soit Q la quantité totale en stock. On divise cette quantité en deux parties égales.

Q1 = Q / 2 Q2 = Q / 2
Q
A B
Stock
Consommation
courante

q
Q
t
etc.
Livraison
Délai de livraison
Q/2
commande


Quand Q2 = 0, alors on transfère Q1 dans B et on commande la quantité Q/2 que l'on replace dans A.

chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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5.5.2. Lot économique
La méthode du lot économique permet de déterminer quelle quantité il est économique de prévoir à chaque passation de
commande, si l'on veut minimiser le coût de gestion du stock (coûts de passation de commande et coûts de stockage). La quantité
ainsi obtenue est notée Qe (quantité économique à commander).
Pour présenter cette méthode, il faut partir du modèle de base, simplifié à l'extrême et qui sera par la suite complété de
conditions qui le rapprocheront des situations réelles (remises sur quantité, stock de sécurité, etc.).

a) Coût annuel de passation de commande
Il est lié aux frais administratifs engendrés par la passation d'une commande. Il augmente avec la fréquence des commandes
passées.

Q
K
Ca n Ca Cat × = × =
Cat Coût annuel de passation de commande
Ca Coût de passation d'une commande
n Nombre de commandes par an
K Consommation annuelle prévisionnelle
Q Quantité commandée
Q
t
q
n commandes sur 1 an
K = n × Q
Q/2


b) Coût de possession
Le coût total de stockage dépend du coût unitaire de stockage et de la quantité moyenne annuelle du stock.
En sachant que : Q = K / n, le stock moyen correspond à : Q / 2 ou K / 2n. Le coût de possession est donc :

i Pu
2
Q
= Cp × ×
Cp Coût de possession
Q Quantité commandée
Pu Prix unitaire
i Taux de possession

c) Coût de gestion de stock
Le coût de gestion de stock correspond à la somme des deux coûts précédents :

CT
min
Coût total CT
Coût de
stockage Cp
Coût de
commande
Cat
Quantité
commandée Q
Coût
annuel
Q
min

Coût de gestion de stock en fonction de la quantité commandée Q

d) Quantité économique - Formule de Wilson

i Pu
K Ca 2
e Q
×
× ×
=
Qe Quantité économique à commander
Ca Coût de passation d'une commande
K Consommation annuelle prévisionnelle
Pu Prix unitaire
i Taux de possession


i Pu
2
Q
Q
K
Ca Cp Cat CT × × + × = + =
chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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6 – TPM (Total Productive Maintenance)

6.1. Introduction à la TPM
Comme son nom l'indique, la Total Productive Maintenance est une activité de maintenance à participation globalisée inscrite
dans une dynamique productive.
Elle implique tous les acteurs et composantes de l'entreprise dans la recherche de la marche optimale des systèmes. La
maintenance détient donc un rôle déterminant puisqu'il ne peut y avoir de fonctionnement global optimal sans le souci constant d'un
outil de production dans un état irréprochable.
La disponibilité n'est pas, là, le critère de référence, c'est le rendement global qui devient l'objectif premier. Celui-ci implique la
chasse aux pertes et gaspillages dans tous les domaines : temps, énergies, matières d'œuvre, éléments de rechange ...

Ainsi, la fonction maintenance n'est plus physiquement concentrée et isolée en un seul service mais elle est l'affaire d'un plus
grand nombre, des utilisateurs aux responsables des investissements.
Dans ce cadre, pour motiver la participation et l'implication de tous les acteurs, le management se fait par cercles de réflexion
composés d'agents directement concernés par la notion de missions et par les orientations à prendre.
Pour ce qui concerne la maintenance en particulier, le caractère participatif de la TPM s'exprime de manière la plus visible par
la délégation des tâches les plus simples (niveaux I et II) vers les opérateurs de conduite des machines.

"En TPM, on cherche à aller vers une évolution, et non pas vers une révolution."

6.2. Conditions de mise en place de la TPM
L'adoption d'une politique de TPM crée un changement sensible dans les habitudes de travail, principalement dans les ateliers.
Un certain nombre de conditions sont donc nécessaires pour envisager la mise en place d'une TPM :
- Avoir un système de management participatif
- Le travail de groupe doit être très développé
- Les postes de travail doivent être stables
- Le parc de documentation doit être existant et utilisable facilement
- La communication entre la production et la maintenance doit être bonne
- Le personnel de fabrication doit être intéressé (et formé)

6.3. Les étapes de la TPM
1 Constitution des groupes de progrès (par machine)
2 Formation du personnel
3 Nettoyage, rangement (démarche 5S)
4 Mesures de TRS
5 Auto-inspection : c'est le début de l'automaintenance (l'opérateur prévient la maintenance)
6 Automaintenance

6.4. Les tâches de l'automaintenance
La délégation de certaines tâches vers les opérateurs se fait progressivement et l'organisation est bâtie collectivement, par
l'ensemble des acteurs, lors d'échanges au cours de ce que l'on peut nommer des cercles TPM :
º ºº º Le nettoyage
Il permet de repérer des anomalies dans tous les domaines :
- mécanique : desserrage, début de rupture, usure de pièces, blocage ou point dur, corrosion, fissure, rayures, ...
- électrique : fil desserré, isolant endommagé, surchauffe locale, ...
- pneumatique , hydraulique : fuite (huile ou air), pincement de tuyau, vérin endommagé, ...
º ºº º Le graissage
Pour les systèmes à dominante mécanique, un graissage convenablement pratiqué est une garantie de bon fonctionnement.
º ºº º Les resserrages
Jugés nécessaires lors d'inspections, de nettoyages ou en marche normale, ils sont effectués dès le constat. Les desserrages, par
les vibrations qu'ils permettent, sont souvent en cause dans des dérives de qualité ou l'apparition de défauts fortuits inexpliqués.
º ºº º Les inspections quotidiennes
Elles sont de préférence pratiquées, s'il y a lieu, avant la mise en œuvre. A partir d'une liste d'opérations précisément décrites,
l'opérateur procède à une série de contrôles visuels, manuels avec ou sans outillage ou appareillage. Leur but est de déceler
l'apparition d'un paramètre non conforme et donc potentiellement source d'incident.
chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

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6.5. Les indicateurs de la TPM : TRS, TRG, et TRE (norme NF E60-182)





















TRS = Taux de Rendement Synthétique
Le TRS est un outil qui permet d'évaluer la qualité de l'ensemble du processus de production. On montre, par le calcul de divers
indicateurs, les points à améliorer et leur influence sur le processus complet.

TRS = Tu / Tr avec Tu : Temps utile
Tr : Temps requis

ou

TRS = T
DO
× T
P
× T
Q
avec T
DO
= Taux de disponibilité opérationnelle (T
DO
= Tf / Tr)
T
P
= Taux de performance ( T
P
= Tn / Tf)
T
Q
= Taux de qualité (T
Q
= Tu / Tn)


TRG = Taux de Rendement Global
Le TRG est un indicateur de productivité de l'organisation industrielle.

TRG = Tu / To avec Tu : Temps utile
To : Temps d'ouverture

TRE = Taux de Rendement Economique
Le TRE est l'indicateur d'engagement des moyens de production et permet au dirigeant d'affiner la stratégie d 'organisation de
l 'entreprise.

TRE = Tu / Tt avec Tu : Temps utile
Tt : Temps total

6.6. Les 5 S : un outil de la TPM
a) Principe des 5 S
Un travail efficace et de qualité nécessite un environnement propre, de la sécurité, et de la rigueur. Les 5 S permettent de
construire un environnement de travail fonctionnel, régi par des règles simples, précises et efficaces.
Les 5 S sont la fondation sur laquelle bâtir une démarche de progrès, déployer les outils et méthodes du lean manufacturing et
sont un levier du management du changement.
Les 5 S, règles de base de l'ordre de la discipline, sont les préliminaires incontournables pour tout projet d'amélioration. Partant
du principe que Les pertes sont des bénéfices potentiels, éliminer les pertes constitue un gain. Il n'y a pas d'amélioration réelle de
productivité ou de qualité si par ailleurs subsistent des gaspillages.
Les cinq S représentent les cinq premières lettres des mots japonais :

Temps d'ouverture = To
Temps requis = Tr
Temps de fonctionnement = Tf
Temps net = Tn
Temps utile = Tu
Maintenance préventive
(arrêts programmés)
Réglages, pannes…
(arrêts non programmés)
Attente matière d'oeuvre, opérateur…
(temps logistiques)
Rebuts
Temps total = Tt
Fermeture
chap 7 - Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance

page 54


Traduction littérale Traduction "utile"
Seiri Ranger Supprimer l'inutile
Seiton Ordre, arrangement Situer les choses
Seiso Nettoyage Scintiller
Seiketsu Propre, net Standardiser
Shitsuke Education Suivre

b) Définition des 5 S
Seiri - Supprimer l'inutile
Trier, garder le strict nécessaire sur le poste et se débarrasser du reste. La manie d'accumuler et de garder "parce que cela peut
servir" ne favorise pas la propreté et l'efficacité d'une recherche. Le Seiri c'est trier, séparer l’utile de l’inutile, éliminer tout ce qui
est inutile sur le poste de travail et dans son environnement.
Seiton – Situer les choses
Arranger pour situer, c'est un moyen pour réduire les recherches inutiles.
L'exemple typique du Seiton est le panneau d'outils.
Disposer les objets utiles de manière fonctionnelle, s’astreindre à remettre en place les objets, donner un nom et une place bien
définie aux outils, réaliser des accessoires et supports permettant de trouver les outils rapidement et plus largement, définir les
règles de rangement.
"Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place".

Seiso – Scintiller
Le nettoyage régulier. Dans un environnement propre, une fuite ou toute autre anomalie se détecte plus facilement et plus
rapidement.
Après le premier grand nettoyage, étape obligée de l'introduction des 5 S, il faut en assurer la continuité.
Le nettoyage régulier est une forme d'inspection.

Seiketsu – Standardiser
Standardiser, respecter les 3 S précédents.
Les 3 premiers S sont des actions à mener. Elles sont le plus souvent exécutées sous la contrainte (hiérarchique).
Afin que le maintien de la propreté et l'élimination des causes de désordre deviennent normal, naturel, il est indispensable de les
inscrire comme des règles ordinaires, des standards.
Le Seiketsu aide à combattre la tendance naturelle au laisser-aller et le retour aux vieilles habitudes.

Shitsuke - Suivre (et faire évoluer)
Finalement, pour faire vivre les 4 premiers S, il faut surveiller régulièrement l'application des règles, les remettre en mémoire,
en corriger les dérives.
En instituant un système de suivi avec affichage d'indicateurs, les désormais 5 S sont assurés de continuer à vivre, mais aussi de
graduellement repousser leurs limites initiales, dans une démarche d'amélioration continue.
Shitsuke, le suivi, c'est aussi l'implication. Réaliser des autoévaluations, promouvoir l’esprit d’équipe, instituer des règles de
comportement, mettre en place une bonne communication et... valoriser les résultats obtenus, car chaque étape est une petite
victoire.

6.7. Lean maintenance et TPM

"lean" = mince, léger

La Lean Maintenance est une démarche TPM optimisée et axée sur la réduction, voire l’élimination du gaspillage relié aux
équipements et à leur utilisation.
Le but de la Lean Maintenance est d’obtenir le meilleur rendement des équipements, à moindre coût.

Quelques domaines d’améliorations de la Lean maintenance :
• Optimiser la gestion des pièces détachées afin qu’elles soient disponibles pour les maintenances préventives et
correctives
• Faciliter la maintenance préventive pour les activités et équipements critiques
• Mettre en place des formations polyvalentes des équipes
• Encourager et permettre à tous les intervenants d’avoir des initiatives d’améliorations
chap 8 - Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance

page 55

Chapitre 8
LES OUTILS DE CONTROLE


1 – ANALYSE VIBRATOIRE

1.1. Principe
Cette méthode s’applique à tous les matériaux. Elle consiste à analyser en fonction du temps les oscillations mécaniques d’un
système autour d’une position de référence au moyen d’un ou de plusieurs capteurs. Les oscillations ou vibrations mécaniques sont
produites soit par le système en fonctionnement (un moteur par exemple) soit sont induites par des sollicitations externes (par
impact ou en sollicitation forcée).

1.2. Les vibrations
Le suivi des paramètres vibratoires est particulièrement bien adapté aux machines tournantes. L’analyse vibratoire fournit un
nombre important de renseignements sur l'état de l'équipement.
Avantages de la méthode
- Détection de défauts à un stade précoce
- Possibilité de réaliser un diagnostic approfondi
- Autorise une surveillance continue
- Permet de surveiller l'équipement à distance
Inconvénients
- Spectres parfois difficiles à interpréter
- Dans le cas de surveillance continue, installations relativement coûteuses

Une vibration correspond à des variations périodiques d'un milieu matériel (gazeux, liquide ou solide) qui se transmettent de
proche en proche. On parle souvent de son lorsque la vibration a lieu dans l’air alors que dans un milieu solide, on parle simplement
de vibration.
Une onde sonore est caractérisée par une fréquence f (en Hz) et une période T (en s).
f
1
T =



Exemple de spectre obtenu par une mesure d'analyse vibratoire

1.3. Phénomènes mis en évidence par l'analyse vibratoire
a) Principe de mesure
Lorsque la machine est neuve, on réalise des mesures dont on enregistre les spectres. C’est la signature des vibrations.
Il suffit ensuite de comparer les mesures effectuées régulièrement à la signature d’origine.

T
t

chap 8 - Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance

page 56

b) Réalisation des mesures
Les capteurs utilisés pour mesurer les vibrations sont généralement des accéléromètres piézo-électriques.
On colle des embases aux endroits stratégiques, c’est-à-dire près des éléments à surveiller (paliers, turbines, rotors…).
L’accéléromètre est vissé sur l’embase au moment des mesures ou laissé à demeure en cas de mesures continues.
Le signal de mesure est enregistré sur un collecteur puis transféré sur ordinateur ou enregistré directement à travers une carte
d’acquisition.


Accéléromètre
Embase
Colle
Machine


Le diagnostic est réalisé après analyse spectrale et temporelle du signal à travers divers filtres.

c) Défauts obtenus à basse fréquence
Les défauts à basse fréquence caractérisent des phénomènes simples qui apparaissent à moins de 200 Hz. Il s’agit :
- du balourd :
Pour qu’une pièce tournante ne vibre pas trop, il faut qu’elle soit équilibrée, c’est-à-dire que son centre de gravité soit sur
l’axe de rotation. Les efforts dus à un balourd peuvent devenir très importants et amener une rupture.
- du délignage :
Le délignage s’observe lorsque deux lignes d’arbres ne sont pas bien alignées. A la rotation, des contraintes apparaissent dans
l’accouplement ou dans les paliers, accélérant les usures.
- du desserrage :
Le desserrage d’un élément engendre des chocs qui abîment les pièces et peut déboucher sur une casse.
- du frottement :
Le frottement produit une usure des pièces, de la poussière et augmente la température du mécanisme. Il est cependant souvent
difficile à diagnostiquer car il se confond avec les autres défauts BF.

d) Défauts obtenus à moyenne fréquence
Les phénomènes apparaissant entre 200 Hz et 2000 Hz correspondent à des modulations :
- fréquence de compression de pales, d’aubes ou d’ailettes :
Cette fréquence est due aux forces dynamiques induites par le passage des pales d’un ventilateur, d’une turbine ou des palettes
d’un compresseur.
- défauts d’engrènement :
Ce sont les défauts observables sur les engrenages.
- défauts de marquage de roulements :
Ce sont des défauts de marquage ou d’écaillage des pistes de roulement. Les fréquences sont données par le constructeur.

e) Défauts obtenus à haute fréquence
Ils concernent particulièrement les défauts généralisés des roulements lors d’usure, manque de lubrification…


2 – THERMOGRAPHIE

2.1. Généralités
Un corps chaud est caractérisé par sa température. La mesure évidente est celle par contact :
- dilatation de liquide ou de solide;
- thermocouple;
- cristaux liquides.
Mais l'inconvénient majeur est l'impossibilité de faire la mesure d'un grand nombre de points en temps réel. De plus, des
problèmes d'accessibilité, de potentiel électrique… peuvent se poser.
La seconde méthode, se fait par la mesure du rayonnement infrarouge. La thermographie infrarouge en temps réel se décompose
en deux domaines : l'imagerie (militaire, cinéma, médical) et la mesure (recherche, maintenance préventive conditionnelle).
L'étude de la signature thermique d'un système ou de ses composants permet de déterminer les zones d'échauffement qui sont
souvent caractéristiques de la dégradation du système.
chap 8 - Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance

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Avantages de cette méthode :
* rapidité de mise en œuvre des mesures;
* localisation des points chauds;
* mesures sans contact sur des objets :
- en mouvement;
- sous tension;
- inaccessibles;
- polluants;
* l'accès à des environnements sévères.
* Interprétation souvent immédiate des résultats

Inconvénients :
* Détection de défauts à un stade souvent moins précoce que l'analyse vibratoire
* Contrôle limité à ce que "voit" la caméra (échauffements de surface)
* Ne permet pas de réaliser un diagnostic approfondi

2.2. Principe
Chaque matériau émet naturellement un rayonnement électromagnétique de spectre normalement continu dont le niveau est
fonction de sa longueur d'onde et de sa température. L'essentiel de ce rayonnement est émis dans la gamme des infrarouges. Les
caméras thermographiques ont été conçues pour fournir une image, appelée thermogramme, de phénomènes statiques ou
dynamiques dans le domaine spectral de l'infrarouge.


Défaut source
de chaleur
Radiomètre
infrarouge
Calculateur
1
ère
analyse sur site :
thermogramme
Enregistreur
2
ème
analyse après
transfert de données :
- tendance;
- historique;
- diagnostic.


Une caméra infrarouge est un radiomètre ayant comme signal d'entrée une puissance de rayonnement (W/m²) et comme signal
de sortie une tension électrique proportionnelle au signal d'entrée. Cette tension est traduite en indications visuelles et numériques.

Spectre infrarouge


Le spectre électromagnétique est divisé plus ou moins arbitrairement en plages appelées bandes, principalement suivant les
méthodes d'émission ou de détection des rayonnements. Il n'y a pas de différence fondamentale entre les rayonnements des
différentes bandes du spectre électromagnétique. Ils respectent tous les mêmes lois, avec des nuances résultant des différences de
longueur d'onde. La relation entre la longueur d'onde et la fréquence ou la période est la suivante :


λ = × = c T
c
f

λ est la longueur d’onde en m.
c est la vitesse de propagation du rayonnement magnétique et de la lumière (3×10
8
m/s).
T est la période en s.
f est la fréquence en Hz.

La thermographie utilise la bande spectrale infrarouge.
Les longueurs d'ondes sont exprimées le plus souvent eu µm (micromètres) ou nm (nanomètre).

2.3. Applications de la thermographie
La thermographie infrarouge est un examen pratiqué à distance. Il trouve donc des applications intéressantes lorsque l'accès est
délicat ou dangereux. Il a aussi l'avantage de ne pas imposer d'arrêt de production et nécessite rarement un démontage.
La thermographie infrarouge trouve son utilisation dans les nombreux cas où une différence de température est le signe d'une
anomalie de fonctionnement.
chap 8 - Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance

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Ce phénomène se retrouve pour des éléments comme :
- des pièces tournantes ou de frottement
- des installations électriques sous tension
- des circuits imprimés complexes, composants électroniques
- des éléments réfractaires de fours, isolation d'enceintes thermiques
- des installations de chauffage par le sol
- des canalisations enterrées


Exemple : une image thermographique d'une connexion électrique défaillante



3 – ANALYSE D'HUILE

3.1. Principe de l'analyse des huiles en maintenance
Le suivi du niveau de pollution des huiles constitue une source de renseignements précieuse pour un service de maintenance. En
déterminant les causes de dégradation des lubrifiants, la maintenance dresse un diagnostic de fonctionnement des machines et peut
alors remédier aux problèmes avant que de véritables incidents ne conduisent à des arrêts coûteux. Ce suivi peut être effectué
pendant le fonctionnement de l'installation, ce qui en fait une technique de maintenance préventive conditionnelle. Ses avantages
principaux sont d'être facile à mettre en œuvre, peu coûteux et adaptable à tous les types de matériels.

Les facteurs responsables de l'évolution d'un lubrifiant en service et conduisant parfois à le remplacer par un fluide neuf afin de
protéger les mécanismes lubrifiés sont les suivants :

Pollution :
Un lubrifiant chargé en eau, en solvants, en particules diverses (poussières, matériaux plastiques, écailles de peinture, débris de
joints, fibres…) est le reflet du processus industriel dans lequel il est inséré. L'évolution de ces contaminants dépend de l'activité
effectuée et du soin apporté au fonctionnement des machines.

Particules métalliques :
Elles sont dues à l'usure ou à la corrosion. Ces particules proviennent des éléments du circuit parcouru au sein de la machine. Si
la quantité de particules s'accroît subitement bien après la période de rodage, c'est le signe de dysfonctionnement des pièces
mécaniques dont il faut rechercher la cause : déréglages, présence de produits corrosifs, fuites…

Oxydation :
La présence d'air, de particules métalliques et les élévations de température provoquent l'oxydation des huiles. Au-delà du
vieillissement normal d'un lubrifiant, une dégradation trop rapide est signe de conditions anormales de fonctionnement et l'on
recherchera notamment les pointes de température sur le circuit d'huile.

Avantages de la méthode :
- Détection d'une pollution anormale du lubrifiant, avant que celle-ci n'entraîne une usure ou un échauffement
- Possibilité de connaître l'origine de l'anomalie par analyse des particules

Inconvénients :
- Ne permet pas de localiser précisément le défaut
- Nécessite de prendre de nombreuses précautions dans le prélèvement de l'échantillon

chap 8 - Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance

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3.2. Fréquence de suivi
Afin de pouvoir dresser le diagnostic le plus précis possible sur une charge d'huile et sur le matériel qu'elle lubrifie, il convient
de suivre régulièrement les évolutions des caractéristiques de l'huile et de comparer les résultats obtenus à chaque analyse d'une fois
sur l'autre et par rapport aux caractéristiques de l'huile neuve. Il conviendra d'intervenir si l'on constate une évolution brutale des
caractéristiques ou si l'on s'éloigne trop des valeurs initiales. L'intervention se fera au niveau du matériel ou en changeant la charge
d'huile.

Application Fréquence conseillée
Compresseurs d'air chaque 500 h puis espacer à 1000 h si tout paraît correct
Compresseurs de gaz chaque 500 h puis espacer à 1000 h si tout paraît correct
Circuits hydrauliques 1000 h
Compresseurs frigorifiques de 1000 h à 2000 h
Turbines 2000 h
Réducteurs et engrenages 2000 h
Bains d'huiles de trempe 2000 h
Fluides isolants 5000 h
Huiles moteurs 15 000 km ou 250 h
Fluides de coupe aqueux 1 à 4 semaines
Fluides de coupe entiers 2 à 4 mois

3.3. Analyse
Les analyses sont soit visuelles (réalisées par les techniciens de maintenance), soit physico-chimiques (réalisées en laboratoire).
Ces analyses permettent de détecter les différentes altérations. Le couplage de plusieurs essais est souvent nécessaire pour un
diagnostic complet.

Dans le cas d'une analyse visuelle, l'aspect d'une huile (transparence, couleur, dépôts, odeur) peut renseigner sur le type
d'altération correspondant :

Caractéristique Hypothèse Conseil de maintenance
Aspect trouble mélange
Vérifier les possibilités d'introduction d'autres
fluides ou d'eau.
Vérifier les erreurs de fluides
eau
Aspect laiteux eau
désaération
Aspect brun-roux oxydation Examiner les points chauds du circuit



4 – ULTRA-SONS

4.1. Caractéristiques des ultra-sons
Les ondes ultrasonores se situent au-delà du seuil de perception de l’oreille humaine



4.2. Origine des ultra-sons

- Origine mécanique : Frictions de machines tournantes (roulements, engrenages, paliers)

- Origine pneumatique ou hydraulique : Turbulences dues aux fuites de pression ou de vide

- Origine électrique : Formations d’arcs, de cheminements électriques, d’effets de couronne, d’interférences radio/TV

4.3. Détection des ultra-sons
Pour les détecter, il faut un équipement ayant la capacité de recevoir les fréquences ultrasonores et les convertir en sons audibles.
chap 8 - Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance

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4.4. Applications en maintenance industrielle
L'analyse des ultra-sons est utilisée pour :

- La détection de fuites : installations d'air comprimé
L'air comprimé coûte cher (jusqu'à 0,03 € / m
3
) et les fuites ne sont pas nécessairement bruyantes.



- Le contrôle d’étanchéité : automobile, aéronautique, toits de bâtiments, citernes, réservoirs

- Le monitoring de Vibration Acoustique (AVM™)
Certains contrôleurs par ultra-sons permettent le contrôle mécanique et le suivi de roulements par mesure de l'énergie vibratoire.



- Le contrôle de graissage
L'excès de graisse peut créer des surchauffes de roulement.
L'analyse par ultra-sons associée à une mesure de température permet de contrôler la quantité de graisse à appliquer.

- Les inspections électriques : lignes HT, sous-stations, transformateurs





chap 9 - L'externalisation des travaux Stratégie de Maintenance

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Chapitre 9
L'EXTERNALISATION DES TRAVAUX










1 – DEFINITIONS
Depuis plusieurs années, les politiques industrielles tendent à un recentrage de leur activité sur leur métier de base. Dans ces
conditions, le recours à des entreprises extérieures spécialisées se développe, principalement pour des tâches considérées comme
satellites.
La maintenance sous-traitée, appelée également maintenance externalisée, vise à soulager, pour des raisons de politique interne,
l'activité du service maintenance en confiant des travaux à des personnels dépendant d'une autre entreprise.
Une telle délégation d'activité met en relation deux parties : le donneur d'ordre (le client) et le prestataire de service. Ils sont liés
par les termes d'un contrat précisant les droits et obligations de chacun.

Externalisation (norme FD X 60-008)
C'est le transfert total ou partiel d’une tâche ou d’une fonction de l’entreprise utilisatrice vers une entreprise extérieure

Sous-traitance (norme FD X 60-008)
C'est l'opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée
sous-traitant tout ou partie de l'exécution du contrat d'entreprise ou du marché public conclu avec le maître de l'ouvrage.


2 – POURQUOI EXTERNALISER ?
L'externalisation des travaux permet :
- de se recentrer sur le métier de base de l'entreprise en évitant la multiplication des activités, des compétences, des
équipements
- d'éviter au service maintenance la contrainte de surcharges de travail pénalisantes pour la production
- l'exécution de travaux de haute technicité par des spécialistes équipés de matériels performants et adaptés
- de faire l'économie d'investissements dans des équipements coûteux dont le besoin occasionnel ne peut justifier
l'acquisition, le stockage
- d'éviter une provision pléthorique de pièces de rechange à la gestion et au stockage coûteux et compliqué.

Les enjeux du donneur d’ordres
- Réduction des coûts indirects : Sûreté de fonctionnement, Disponibilité du patrimoine, Qualité des services procurés, Sécurité
(Biens, personnes, environnement)
- Réduction des coûts directs : Interventions "juste à temps", Méthodologies et réactivité adaptées, Productivité des moyens mis en
œuvre, "Juste coût"
- Réduction des coûts fixes
- Modulation des coûts variables : Flexibilité des moyens (sans précarité), Maintenance "juste à temps"

Les enjeux du prestataire
- Augmenter sa part de marché
- Augmenter sa marge = Frais généraux + Profit
- Améliorer son image de marque
chap 9 - L'externalisation des travaux Stratégie de Maintenance

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3 – LES TACHES A SOUS-TRAITER
De toute évidence, il faudra d'abord sous-traiter les tâches dont la réglementation impose l'intervention d'organismes agréés. Il
s'agit des contrôles et inspections périodiques que doivent subir les matériels tels que les ascenseurs, les monte-charge, les appareils
sous pression, les appareils présentant un risque particulier, ...

Les autres activités possibles à sous-traiter sont, prioritairement, les moins proches de l'outil de production :
- les travaux d'entretien général (bâtiments, réseaux d'énergie, éclairages, chauffages, ...)
- l'entretien des matériels périphériques (informatique, téléphonie, véhicules, ...)
- la formation du personnel
- les travaux nécessitant des matériels et outillages spécifiques
- l'exécution d'outillages et pièces spécifiques
- les travaux importants (arrêt annuel, rénovation, réorganisation, ...)



Evolution du marché de la maintenance industrielle (source : Observatoire BIPE / AFIM 2008)

Remarque : Selon une étude réalisée en 2005 en France, la maintenance est la fonction la plus sous-traitée dans l'industrie.


4 – LES FORMES DE SOUS-TRAITANCE
Les formes de sous-traitance de la maintenance sont nombreuses. Ce n'est pas la façon d'intervenir qui change, puisque le travail
du technicien reste le même, mais c'est le cadre juridique de l'intervention qui va définir la forme de sous-traitance. Aussi, nous
pouvons dissocier les interventions en les classant par modes de rémunération :
• Intervention rémunérée au temps passé : mission limitée dans le temps (régie, travail temporaire). La rémunération pourra
être de type dépense contrôlée
• Intervention sur devis
• Forfait (peut être partiel : limité à un nombre d'heures, le restant étant de la dépense contrôlée plafonnée ou non)



5 – LE CONTRAT DE MAINTENANCE

5.1. Définition
Un contrat de maintenance est un contrat par lequel un prestataire s'oblige contre rémunération à exécuter de manière
indépendante un travail déterminé par le maître de l'ouvrage.

5.2. Les clauses des contrats de maintenance
Les clauses sont des dispositions particulières précisant les termes du contrat sur les plans technique, juridique, financier,
d'hygiène et sécurité.
Sans former des parties distinctes, elles doivent figurer clairement dans les différents articles composant le contrat.

chap 9 - L'externalisation des travaux Stratégie de Maintenance

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Les clauses techniques
Elles définissent le contenu et les modalités de réalisation de l'intervention. Elles formalisent la définition des prestations en
indiquant :
- la nature et les limites de travaux
- les modalités d'exécution (jours, horaires, accès, ...)
- la durée des travaux
- la fourniture de pièces de rechange, consommables, lubrifiants, ...
- la fourniture de documentation
- les conditions de contrôle et de réception
- les contraintes environnementales
Les clauses juridiques
Elles présentent les conditions dans lesquelles doivent être conclus les contrats. Entre autres points, les clauses juridiques
précisent :
- les identifications des différentes parties
- l'objet du contrat
- la durée du contrat
- les assurances et responsabilités
- les modalités de réalisation du contrat
- les recours en cas de défaillance de l'une des parties
Les clauses financières
Elles présentent les modalités devant apparaître dans les contrats telles que :
- la méthode de calcul de prix
- la révision du prix
- les conditions de facturation et de paiement
- les pénalités de retard, les bonifications
- la prise en compte de l'évolution des taux d'intérêt
Les clauses d'hygiène et de sécurité
Ces clauses sont mentionnées dans un plan de sécurité qui, avec le plan de prévention des risques précise les risques et les
procédures à respecter par les deux parties :
- habilitations
- mesures de préventions (protections individuelles, collectives, ...)
- procédures
- identification des zones à risque
chap 10 - Qualité et maintenance Stratégie de Maintenance

page 64

Chapitre 10
QUALITE ET MAINTENANCE



1 – LES TERMES LIES A LA QUALITE

Qualité : C'est l'aptitude d'un produit ou d'un service à satisfaire les besoins des clients et/ou des utilisateurs, au meilleur coût.

Fournisseur : Organisme qui fournit un produit (ce peut être un producteur, un distributeur, ...).

Client : Destinataire (consommateur, utilisateur, ...) d'un produit fourni par le fournisseur.

Assurance qualité : Le fournisseur d'un produit ou d'un service apporte à son client la preuve que le processus complet
(maintenance incluse) d'élaboration du produit ou du service satisfera ses besoins en lui donnant l'assurance de la qualité.

Certification : Pour mettre en place l'assurance de la qualité, les entreprises s'appuient sur des normes ISO (International
Standard Organization). La certification de l'entreprise est la reconnaissance par un organisme tiers et indépendant de la mise en
œuvre d'un système qualité conforme aux normes.

Qualité totale (TQM : Total Quality Management) : La qualité totale vise à mobiliser toute l'entreprise pour obtenir une
meilleure satisfaction du client, au moindre coût, dans une démarche d'amélioration continue.


2 – LES CERTIFICATIONS ISO 9000

Dans l'union européenne, et en France notamment, les normes ISO 9000 font référence. Ces normes, qui concernent les
systèmes qualité et plus particulièrement l'assurance qualité, se sont affirmées comme une base d'échange et de communication
entre clients et fournisseurs du monde entier.

Normes Objet
ISO 9000 Décrit le système de normes et donne des lignes directrices pour leur sélection et leur utilisation
ISO 9003
Porte sur l'identification des exigences de qualité des clients et une organisation des contrôles permettant de
montrer de façon appropriée le respect de ces exigences (modèle pour l'assurance de la qualité en contrôle et
essais finaux)
ISO 9002
Porte sur la maîtrise des processus principaux permettant de satisfaire les exigences décrites par la norme ISO
9003 (modèle pour l'assurance de la qualité en production, installation et prestations associées)
ISO 9001
Porte sur la maîtrise de la préparation : conception du produit et organisation de la production (modèle pour
l'assurance de la qualité en conception, développement, production, installation et prestations associées)
ISO 9004
C'est un guide pour la mise en place et le management d'un système qualité : identification des besoins du client,
contrôles, maîtrise des processus, conception, organisation.


3 – LES CERTIFICATIONS ISO 14000

Les normes ISO 14000 sont similaires aux normes ISO 9000 mais se rapportent à la qualité de l'environnement du site
industriel. La protection de l'environnement est une obligation pour l'entreprise qui doit donc l'intégrer à son système de
management. La responsabilité de la gestion de l'environnement tombe naturellement dans le domaine des services techniques.
Suivant la structure de l'entreprise, elle concerne souvent le service maintenance.

chap 10 - Qualité et maintenance Stratégie de Maintenance

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4 – FONCTION MAINTENANCE ET QUALITE

Pour qu'une intervention de maintenance soit de "qualité", il faut :
- que l'intervention se fasse dans le respect des réglementations
- que l'intervention se fasse dans le respect des consignes de sécurité concernant le matériel, les personnes et
l'environnement
- que le système fonctionne avec les performances requises
- que le temps passé à l'intervention soit acceptable
- que les documents de suivi soient correctement renseignés

Pour qu'une maintenance soit de "qualité", il faut :
- qu'elle soit considérée comme une fonction de production à part entière
- qu'elle soit capable de gérer les équipements
- qu'elle soit capable de prévenir les défaillances plutôt que de les subir
- qu'elle sache gérer les stocks des pièces et des produits de maintenance
- qu'elle soit capable de gérer les travaux importants
- qu'elle établisse, pour chaque équipement, un historique correctement renseigné permettant de mettre en évidence :
disponibilité, MTBF, MTTR, fiabilité
- qu'elle soit capable de déterminer les coûts des interventions
- qu'elle possède une base de données : fournisseurs, délais, coûts
- que chaque acteur de la fonction maintenance connaisse les responsabilités qui lui incombent et les limites de son
champ d'intervention


5 – LA METHODE KAISEN

La méthode KAISEN signifie l'amélioration continue. Il ne peut pas se passer une journée sans qu'il y ait une amélioration
quelque part dans l'entreprise. Elle est constante. La réussite d'une entreprise dépend de la capacité à progresser plus vite que les
autres.
Le progrès peut résulter de 2 modes de changement qui sont soit l'amélioration continue, soit l'innovation. Cette dernière consiste
en des investissements importants qui génèrent des ruptures et qui nécessitent des adaptations difficiles voire longues à réaliser. Le
risque est important au niveau de l'innovation.
L'amélioration continue est peu coûteuse, et ne nécessite pas de grands plans d'investissement. Il n'y a pas trop de risques pris,
mais les gains peuvent être très importants. Cette orientation est préférée par son auteur IMAI.
Il considère que cela doit occuper 50% du temps. Cela implique le souci permanent de la standardisation dans tous les domaines
de l'entreprise. Elle doit être une véritable culture d'entreprise, un des éléments principaux de la culture.
La culture d'entreprise recouvre le droit à l'erreur, la primauté aux faits réels ou concrets, le travail systématique en groupe
transfonctionnel, pyramide inversée reposant sur le client, et primauté à l'étude des processus plutôt qu'à l'étude des résultats.
Il est à noter que ces valeurs étaient déjà présentes dans des entreprises de l'entre 2 guerres : FORD aux U.S.A., et MICHELIN en
France.


6 – LES 5 ZEROS

La méthode des 5 zéros est une méthode visant à la qualité totale de l'entreprise. Elle a la particularité d'intégrer la maintenance.

Le zéro défaut Tous les produits doivent être conformes aux spécifications requises
Le zéro délai Les produits sont livrés au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard
Le zéro stock On fabrique au bon moment ce dont le client a besoin
Le zéro panne Les machines sont disponibles chaque fois que l'on en a besoin et les produits fabriqués sont fiables
Le zéro papier On ne produit pas de "paperasse" inutile



7 – LE BENCHMARKING (ANALYSE COMPARATIVE)

Description : "Processus continu et systématique d'évaluation des produits, des services et des méthodes par rapport à ceux des
concurrents".
chap 10 - Qualité et maintenance Stratégie de Maintenance

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Le Benchmarking est une méthode qui a été développée au début des années 80 par la société Xerox pour une prise de décision
concernant un investissement lourd destiné à moderniser la gestion des stocks.
Xerox s’est intéressé alors aux "meilleures pratiques de la concurrence" mais également aux pratiques dans d’autres secteurs sur le
sujet étudié. La comparaison s’est finalement faite avec une firme de vente d’articles de sport par correspondance qui excellait pour la
gestion des commandes.
La méthode employée a été formalisée et reconnue par la suite.

Le Benchmarking consistera à "trouver, au niveau mondial, l’entreprise ou les entreprises qui réalisent de la manière la plus
performante un processus ou une tâche donnée, d’aller l’étudier ("benchmarker ces entreprises") et d’adapter ensuite ce processus
à sa propre entreprise".

Pour une entreprise, il s’agit de se comparer aux "Leaders" qui se positionnent sur le marché, de s'inspirer de leurs idées, de leurs
pratiques, de leurs fonctionnements et de leurs expériences afin que les pratiques en interne s'améliorent".


8 – LA DEMARCHE DE RESOLUTION DE PROBLEMES
Une partie importante du travail d'un service maintenance consiste à résoudre des problèmes. Certains d'entre eux sont difficiles à
cerner, les causes et les solutions ne sont donc pas toujours évidentes.
Pour arriver à de bons résultats, il est important d'utiliser une démarche structurée qui permet d'élaborer de meilleurs solutions
grâce au partage des idées émises ou des différents points de vue présentés ainsi qu'à l'expérience et aux connaissances de chaque
membres.


Les étapes d'une démarche de résolution de problèmes


9 – LA CONDUITE DE PROJET
Les étapes de la conduite d'un projet sont les suivantes :

1 Définir le besoin
2 Mesurer l'état actuel
3 Fixer un objectif
4 Définir les moyens (matériels, humains, financiers, temporels)
5 Planifier
6 Rassembler les moyens
7 Réaliser
8 Faire un bilan
Bibliographie Stratégie de Maintenance

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES



- Maintenance, méthodes et organisations - François Monchy - Dunod ; 08/2003

- Maintenance industrielle - Génie industriel, de l'entretien de base à l'optimisation de la sûreté - Jean-Marie Auberville -
Ellipses ; 05/2004

- Pratique de la maintenance préventive - Jean Heng - Dunod ; 09/2002

- Mémotech maintenance industrielle - Denis Cogniel Y. Gangloff François Castellazzi - Casteilla ; 08/1998

- Cours Méthodes de maintenance – Pierre Salgas – INSA - Lyon

- Association française des ingénieurs et responsables de maintenance
http://www.afim.asso.fr/

Sommaire

Stratégie de Maintenance

SOMMAIRE
pages

Chapitre 1 LA FONCTION MAINTENANCE
1 – INTRODUCTION A LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE 2 – LE SERVICE MAINTENANCE 3 – LES TYPES DE MAINTENANCE 4 – LES ACTIVITES DE LA MAINTENANCE 5 – LES TEMPS DE LA MAINTENANCE 6 – NIVEAUX ET ECHELONS DE MAINTENANCE

4 4 5 7 7 8 9

Chapitre 2 LES DEFAILLANCES
1 – DEFAILLANCES ET PANNES : QUELQUES DEFINITIONS 2 – CLASSIFICATION DES DEFAILLANCES 3 – EVOLUTION DES DEFAILLANCES 4 – MECANISMES DE DEFAILLANCE 5 – OUTILS D'ANALYSE DES DEFAILLANCES 6 – DIAGRAMME CAUSES-EFFET (ou ISHIKAWA ou en ARETE DE POISSON) 7 – Q-Q-O-Q-C-P 8 – GRAPHE DE PARETO ou METHODE ABC 9 – AMDEC

11 11 11 12 12 17 17 17 18 19

Chapitre 3 LA MAINTENANCE CORRECTIVE
1 – DEFINITION 2 – LES PHASES D'UNE INTERVENTION DE MAINTENANCE CORRECTIVE 3 – LES TYPES DE MAINTENANCE CORRECTIVE 4 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE CORRECTIVE 5 – DIAGNOSTIC APRES DEFAILLANCE 6 – OUTILS D'AIDE AU DIAGNOSTIC 7 – ORGANIGRAMME DE DIAGNOSTIC 8 – TABLEAU "EFFET-CAUSES-REMEDES" 9 – GAMME DE DEMONTAGE

20 20 20 21 21 22 22 23 23 24

Chapitre 4 LA MAINTENANCE PREVENTIVE
1 – DEFINITIONS 2 – LES AVANTAGES DE LA MAINTENANCE PREVENTIVE 3 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE SYSTEMATIQUE 4 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE CONDITIONNELLE OU PREVISIONNELLE 5 – LE PLAN DE MAINTENANCE PREVENTIVE 6 – LA COMPLEMENTARITE ENTRE MAINTENANCE PREVENTIVE ET MAINTENANCE CORRECTIVE 7 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE PREVENTIVE 8 – MAINTENANCE PREVENTIVE ET GRAISSAGE

25 25 25 25 26 27 28 29 29

Chapitre 5 LA SURETE DE FONCTIONNEMENT
1 – DÉFINITIONS 2 – LE TAUX DE DEFAILLANCE 3 – ANALYSE FMD D'UN HISTORIQUE 4 – ETUDE DE LA FIABILITE 5 – LE MODELE EXPONENTIEL 6 – LE MODELE DE WEIBULL

32 32 33 33 34 35 35

Chapitre 6 LES COUTS ET INDICATEURS
1 – LES COÛTS LIES A LA MAINTENANCE 2 – INVESTISSEMENT EN MAINTENANCE 3 – BUDGET DE MAINTENANCE 4 – LES INDICATEURS DE MAINTENANCE 5 – LE TABLEAU DE BORD
page 2

39 39 40 42 43 43

Sommaire

Stratégie de Maintenance

Chapitre 7 ORGANISATION ET LOGISTIQUE DE MAINTENANCE
1 – INTRODUCTION 2 – LA FONCTION DOCUMENTATION 3 – ORDONNANCEMENT 4 – GMAO 5 – STOCKS 6 – TPM

45 45 45 46 47 49 52

Chapitre 8 LES OUTILS DE CONTROLE
1 – ANALYSE VIBRATOIRE 2 – THERMOGRAPHIE 3 – ANALYSE D'HUILE 4 – ULTRA-SONS

55 55 56 58 59

Chapitre 9 L'EXTERNALISATION DES TRAVAUX
1 – DEFINITIONS 2 – POURQUOI EXTERNALISER ? 3 – LES TACHES A SOUS-TRAITER 4 – LES FORMES DE SOUS-TRAITANCE 5 – LE CONTRAT DE MAINTENANCE

61 61 61 62 62 62

Chapitre 10 QUALITE ET MAINTENANCE
1 – LES TERMES LIES A LA QUALITE 2 – LES CERTIFICATIONS ISO 9000 3 – LES CERTIFICATIONS ISO 14000 4 – FONCTION MAINTENANCE ET QUALITE 5 – LA METHODE KAISEN 6 – LES 5 ZEROS 7 – LE BENCHMARKING 8 – LA DEMARCHE DE RESOLUTION DE PROBLEMES 9 – LA CONDUITE DE PROJET

64 64 64 64 65 65 65 65 66 66

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

67

page 3

.élaborer et optimiser les gammes de maintenance . . Une fonction requise est une fonction. administratives et de management durant le cycle de vie d'un bien.2. gérer et optimiser les stocks de pièces de rechange et de consommables . La stratégie de maintenance (normes NF EN 13306 & FD X 60-000) "La stratégie de maintenance est une méthode de management utilisée en vue d'atteindre les objectifs de maintenance. .étudier l’impact économique (temps de retour sur investissement) de la modernisation ou de l’amélioration de l’outil de production en matière de productivité et de maintenabilité. systématique ou conditionnelle .l’optimisation des coûts de maintenance . La politique de maintenance conduit.définir. il se superpose progressivement à "l’entretien". .développer.internaliser et/ou externaliser partiellement ou totalement les tâches de maintenance . destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la fonction requise. . Historique et évolution de la maintenance a – Le terme "maintenance" a son origine dans le vocabulaire militaire.1. .chap 1 . . . 1. page 4 . adapter ou mettre en place des méthodes de maintenance .Maintenir c’est choisir des moyens de prévenir. b – Entretien ou Maintenance ? . les objectifs de la maintenance seront : . en particulier. Les objectifs de la maintenance (norme FD X 60-000) Selon la politique de maintenance de l'entreprise. .maintenance préventive et/ou corrective. .3. à faire des choix entre : .4.etc.organiser les équipes de maintenance . Définition de la maintenance (norme NF EN 13306) La maintenance est l'ensemble de toutes les actions techniques.la qualité des produits . Il est évident que les unités qui nous intéressent ici sont les unités de production. dans le sens maintien dans des unités de combat. 1.la sécurité des hommes et des biens . ou un ensemble de fonctions d'un bien considérées comme nécessaires pour fournir un service donné. Maintenir c’est maîtriser.maintenance internalisée et/ou externalisée." Les choix de stratégie de maintenance permettent d'atteindre un certain nombre d'objectifs de maintenance : . . L’apparition du terme "maintenance" dans l’industrie a eu lieu vers 1950 aux USA. suivant sa criticité économique afin d’optimiser le coût global de possession. En France. de l’effectif et du matériel à un niveau constant. .La fonction maintenance Stratégie de Maintenance Chapitre 1 LA FONCTION MAINTENANCE 1 – INTRODUCTION A LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE 1. et le combat est avant tout économique. de corriger ou de rénover le matériel.la protection de l’environnement . afin d’assurer la continuité de la production. Entretenir c’est subir. 1.Entretenir c’est dépanner et réparer un parc matériel.la disponibilité et la durée de vie du bien .

… • l’exécution et la réparation des pièces de rechanges. réparations et révisions.. de la productivité ou de la sécurité. dans l’optique de la qualité. mettre en péril la sécurité des personnes. Il sera donc répertorié et conservé sous réserve de mises à jour ultérieures. la gestion des ressources humaines. comme le service de sécurité. • les travaux concernant l’hygiène. Dans tous les cas ces détériorations engendrent des coûts directs ou indirects supplémentaires. elle donne lieu à l’établissement d’un dossier de préparation structuré qui. provoquer des rebuts ou diminuer la qualité. faisant partie intégrante de la documentation technique. Ordonnancement L'ordonnancement représente la fonction "chef d'orchestre". l'absence de chef d'orchestre débouche vite sur la cacophonie quel que soit le brio des solistes. Gestion La fonction gestion du service maintenance devra être capable d'assurer la gestion des équipements. les équipements.). • l’amélioration du matériel. Ce qui prouve le bien-fondé d’une formation polyvalente.chap 1 .. à l’installation et au démarrage des équipements nouveaux. la gestion des stocks. tendent à se détériorer dans le temps sous l'action de causes multiples : usures. Une telle préparation devra bien sûr s’inscrire dans le respect des objectifs généraux tels qu’ils sont définis par la politique de maintenance : coût. devient une interface entre toutes les entités qui composent l'entreprise. la préparation sera toujours présente. sécurité. des véhicules. définies et caractérisées. Le service maintenance. délai. Toutes les conditions nécessaires à la bonne réalisation d’une intervention de maintenance seront ainsi prévues. explicite (formalisée) : réalisée par un préparateur. atmosphériques. page 5 .. la gestion des interventions. Dans un service maintenance caractérisé par l'extrême variété des tâches en nature. diminuer la valeur marchande de ces moyens. en durée. • l’entretien général des bâtiments administratifs ou industriels. etc. des espaces verts. Réalisation La réalisation consiste à mettre en œuvre les moyens définis dans le dossier de préparation dans les règles de l'art. l’intervenant assurera lui-même. Place du service maintenance dans l'entreprise Les installations. déformations dues au fonctionnement. 2. action des agents corrosifs (agents chimiques. les conditions de travail. des rechanges. augmenter les coûts de fonctionnement (augmentation de la consommation d'énergie. l’environnement et la pollution.La fonction maintenance Stratégie de Maintenance 2 – LE SERVICE MAINTENANCE 2.… Quel que soit le type d’intervention à réaliser.1. Elle implique la mise en œuvre d'un plan de maintenance avec des objectifs chiffrés et des indicateurs mesurables. etc. Domaines d'action du service maintenance Voici la liste des différentes tâches dont un service maintenance peut avoir la responsabilité : • la maintenance des équipements : actions correctives et préventives. diminuer les capacités de production. Elle sera : implicite (non formalisée) : dans le cas de tâches simples. . sera utilisé chaque fois que l’intervention sera réalisée. Préparation La préparation des interventions de maintenance doit être considérée comme une fonction à part entière du processus maintenance. et la gestion du budget.3. • les travaux neufs : participation au choix. • l’approvisionnement et la gestion des outillages.. par expérience et de façon souvent automatique la préparation de ses actions .2. Les fonctions du service maintenance (norme FD X 60-000) Etude Les fonctions de la maintenance Préparation Ordonnancement Réalisation Gestion Etude Sa mission principale est l'analyse du travail à réaliser en fonction de la politique de maintenance choisie. qualité.). pour atteindre les résultats attendus dans les délais préconisés par l'ordonnancement. . en urgence et en criticité. la sécurité. 2. Ces détériorations peuvent provoquer l'arrêt de fonctionnement (panne). dépannages.

la qualification et l’habilitation du personnel en vue de : .s’assurer que les règles de sécurité sont connues et mises en œuvre . hydraulique. électrique. . La technologie des matériels actuels implique une compétence technique polyvalente. qui passe par la qualité des machines. le TRS (taux de rendement synthétique) est un indicateur de gestion qui prend en compte à la fois des performances de production et de maintenance.être conforme aux exigences réglementaires en matière d’habilitation . ne sont pas évidentes sur une machine compacte. Le technicien de maintenance Pour atteindre les objectifs de la maintenance. 2. Le profil du technicien de maintenance.. Les frontières entre les domaines mécanique. ainsi que la maîtrise des données techniques. formation Service financier Investissements Comptabilité Contrôle des dépenses La maintenance est de plus en plus concernée par la qualité des produits.A. est celui d’un homme de terrain. les entreprises ont besoin de techniciens ayant des compétences très fortes tant dans les domaines techniques que dans l'approche économique des problèmes et dans la capacité à manager les hommes. qui s’appuie sur sa formation initiale puis sur son expérience pour faire évoluer la prise en charge du matériel dont il a la responsabilité.chap 1 . congés.La fonction maintenance Stratégie de Maintenance Bureau méthodes Ordonnancement Qualité (contrôle) Production Distribution Sûreté de fonctionnement Achats Gestion des stocks Service relations extérieures Travaux neufs Location de matériel Contrats MAINTENANCE S.5. La TPM (Total Productive Maintenance) japonaise montre l’intérêt qu’il y a à confier à des conducteurs de machines les actions de maintenance de 1er et 2e niveaux. informatique . Une polyvalence au niveau de la gestion est aussi indispensable.V. pneumatique. Dans la même logique. . page 6 . Le management de la maintenance Le management de la maintenance est à la charge d’une (ou plusieurs) personne(s) désignée(s) dont les responsabilités et autorité doivent être définies. Gérer les ressources disponibles en interne dans cet esprit et en particulier de prendre des dispositions pour assurer la formation. (norme FD X 60-000) Il appartient au management et aux responsables de : Définir les profils d’emploi nécessaires à l’accomplissement de la mission de la fonction maintenance .lui permettre d’assurer les tâches de maintenance avec un optimum d’efficacité . .4. Organisation géographique du service maintenance : Deux types d'organisation peuvent être mis en place selon la spécificité et la taille de l'entreprise : ♦ Un service maintenance centralisé (atelier central) ♦ Des services maintenance décentralisés à proximité de chaque secteur d'activité 2. et en tenant compte d'un contexte de mondialisation visant à réduire les coûts pour assurer la compétitivité. interne Suivi du matériel Historiques Bureau d'études Amélioration de la fiabilité Ressources humaines Embauche. économiques et sociales.etc.. de contact et d’équipe.

chap 1 - La fonction maintenance

Stratégie de Maintenance

3 – LES TYPES DE MAINTENANCE (norme NF EN 13306)
MAINTENANCE

Maintenance préventive

Maintenance corrective

Maintenance préventive systématique

Maintenance préventive conditionnelle Défaillance

Echéancier

Selon état du bien Défaillance partielle Panne

Dépannage Inspection / Surveillance

Réparation

La maintenance corrective C'est la maintenance exécutée après détection d'une panne et destinée à remettre un bien dans un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise. La maintenance préventive C'est la maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien. La maintenance préventive systématique C'est la maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre défini d'unités d'usage mais sans contrôle préalable de l'état du bien. La maintenance préventive conditionnelle C'est la maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des paramètres significatifs de ce fonctionnement intégrant les actions qui en découlent. La maintenance préventive prévisionnelle C'est la maintenance préventive conditionnelle exécutée en suivant les prévisions extrapolées de l'analyse et de l'évaluation de paramètres significatifs de la dégradation du bien.

4 – LES ACTIVITES DE LA MAINTENANCE (norme NF EN 13306)
L'inspection C'est un contrôle de conformité réalisé en mesurant, observant, testant ou calibrant les caractéristiques significatives d'un bien. En général, l'inspection peut être réalisée avant, pendant ou après d'autres activités de maintenance.

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chap 1 - La fonction maintenance

Stratégie de Maintenance

La surveillance C'est l'activité exécutée manuellement ou automatiquement ayant pour objet d'observer l'état réel d'un bien La surveillance se distingue de l'inspection en ce qu'elle est utilisée pour évaluer l'évolution des paramètres du bien avec le temps. La réparation Ce sont les actions physiques exécutées pour rétablir la fonction requise d'un bien en panne. Le dépannage Ce sont les actions physiques exécutées pour permettre à un bien en panne d'accomplir sa fonction requise pendant une durée limitée jusqu'à ce que la réparation soit exécutée. L'amélioration Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion, destinées à améliorer la sûreté de fonctionnement d'un bien sans changer sa fonction requise. La modification Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion, destinées à changer la fonction d'un bien. La révision Ensemble complet d'examens et d'actions réalisés afin de maintenir le niveau requis de disponibilité et de sécurité. La reconstruction Action suivant le démontage d'un bien et la réparation ou le remplacement des composants qui approchent de la fin de leur durée de vie utile et/ou devraient être systématiquement remplacés. La reconstruction diffère de la révision en ce qu'elle peut inclure des modifications et/ou améliorations. L'objectif de la reconstruction est normalement de donner à un bien une vie utile qui peut être plus longue que celle du bien d'origine.

5 – LES TEMPS DE LA MAINTENANCE

Temps caractéristiques lors d'une intervention

5.1. La MTBF La MTBF est la moyenne des temps de bon fonctionnement (TBF). Un temps de bon fonctionnement est le temps compris entre deux défaillances. Remarque : En anglais, MTBF signifie mean time between failures (norme X60-500). 5.2. La MTTR La MTTR est la moyenne des temps techniques de réparation (TTR). Le TTR est le temps durant lequel on intervient physiquement sur le système défaillant. Il débute lors de la prise en charge de ce système jusqu'après les contrôles et essais avant la remise en service. Remarque : En anglais, MTTR signifie mean time to restoration (norme X60-500).
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chap 1 - La fonction maintenance

Stratégie de Maintenance

5.3. La MTTA La MTTA est la moyenne des temps techniques d'arrêt (TTA). Les temps techniques d'arrêt sont une partie des temps d'arrêt que peut connaître un système de production en exploitation. Ils ont pour cause une raison technique et, ce faisant, sont à distinguer des arrêts inhérents à la production (attente de pièce, de matière, d'énergie, changement de production, etc.).

6 – NIVEAUX ET ECHELONS DE MAINTENANCE
6.1. Les niveaux de maintenance (norme FD X 60-000) La maintenance et l’exploitation d’un bien s’exercent à travers de nombreuses opérations, parfois répétitives, parfois occasionnelles, communément définies jusqu’alors en cinq niveaux de maintenance. Le tableau de la page suivante définit les cinq niveaux de maintenance. 6.2. Les échelons de maintenance (norme FD X 60-000) Il est important de ne pas confondre les niveaux de maintenance avec la notion d’échelon de maintenance qui spécifie l’endroit où les interventions sont effectuées. On définit généralement trois échelons qui sont : — la maintenance sur site : l’intervention est directement réalisée sur le matériel en place ; — la maintenance en atelier : le matériel à réparer est transporté dans un endroit, sur site, approprié à l’intervention ; — la maintenance chez le constructeur ou une société spécialisée : le matériel est alors transporté pour que soient effectuées les opérations nécessitant des moyens spécifiques. Bien que les deux concepts de niveau et d’échelon de maintenance soient bien distincts, il existe souvent une corrélation entre le niveau et l’échelon. Les opérations de niveaux 1 à 3, par exemple, s’effectuant sur site, celles de niveau 4 en atelier, et celles de niveau 5 chez un spécialiste hors site (constructeur ou société spécialisée). Si cela se vérifie fréquemment (dans le domaine militaire par exemple), il convient cependant de ne pas en faire une généralité. On peut rencontrer en milieu industriel des tâches de niveau 5 effectuées directement sur site.

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La fonction maintenance Les cinq niveaux de maintenance (norme FD X 60-000) Stratégie de Maintenance Définition : Actions simples nécessaires à l’exploitation et réalisées sur des éléments facilement accessibles en toute sécurité à l’aide d’équipements de soutien intégrés au bien. Manœuvre manuelle d’organes mécaniques . Exemples en correctif : Remplacement de clapets de compresseur . . Intervenant : Technicien qualifié Exemples en préventif : Contrôle et réglages impliquant l’utilisation d’appareils de mesure externes aux biens . et est reconnu apte pour l’exécution des travaux qui lui sont confiés. remplacement d’éléments d’usure ou détériorés. Révision d’une pompe en atelier. Dépannage de moyens de production par usage de moyens de mesure et de diagnostics individuels. Analyse des lubrifiants . collecteur de données vibratoires) avec analyse des données . compte tenu de ses connaissances et de ses aptitudes. courroie. moteurs.…) . Relevés de valeurs d’état ou d’unités d’usage . Dépannage de moyens de production par usage de moyens de mesure ou de diagnostics collectifs et/ou de forte complexité (valise de programmation automate. .…). galet.chap 1 . Lecture de logigrammes de dépannage pour remise en cycle . etc. sans usage de moyens de soutien communs ou spécialisés (carte automate. à l’aide de moyens de mesure intégrés au bien . fusible. Reprise de clôture extérieure . de sécurité. Intervenant : Personnel qualifié Un personnel est qualifié lorsqu’il a reçu une formation lui permettant de travailler en sécurité sur un bien présentant certains risques potentiels. rouleaux. etc. Intervenant : Technicien ou équipe spécialisée Exemples en préventif : Révisions partielles ou générales ne nécessitant pas le démontage complet de la machine . Remplacement de composants individuels d’usure ou détériorés par échange standard (rail. Contrôle d’encrassement des filtres. Contrôle d’allumage et de combustion (chaudières) . thermique. Ce sont des opérations de rénovation. alignement pompe-moteur. Réparation d’une pompe sur site. Exemples en correctif : Diagnostic . etc. Niveau 5 Niveau 4 Niveau 3 Niveau 2 Niveau 1 page 10 . mensuelle) . fusibles). etc. Remplacement de tête de câble en BTA . Analyse vibratoire . suite à dépose préventive. Remplacement d’une porte et mise en peinture . Exemples en correctif : Remplacement des ampoules . Réglages simples (alignement de poulies. Ajustage. des processus et/ou des équipements de soutien industriels. disjoncteurs. Réparations de fissures et défauts d’étanchéité . Visite de maintenance préventive sur les équipements complexes . Exemples en correctif : Remplacement par échange standard de pièces : fusibles. glissière. Intervention de maintenance préventive intrusive . pompe. Réparations importantes réalisées par le constructeur ou le reconditionnement de ses biens . Diagnostic d’état avec usage d’équipements de soutien portatifs et individuels (pocket automate. Purge d’éléments filtrants .…). Définition : Opérations dont les procédures impliquent la maîtrise d’une technique ou technologie particulière et/ou la mise en œuvre d’équipements de soutien spécialisés. Remplacement de tresses. Contrôle des organes de coupure (capteurs. Détartrage de surface de ruissellement (tour aéroréfrigérante) . Reprise dimensionnelle et géométrique . d’utilisation ou de mise en œuvre complexes.…) . Remplacement de biens obsolètes ou en limite d’usure. Révision d’une pompe en atelier spécialisé suite à dépose préventive . filtres à air. engrenage. chaîne. Définition : Actions qui nécessitent des procédures simples et/ou des équipements de soutien (intégrés au bien ou extérieurs) d’utilisation ou de mise en œuvre simple. suite à une défaillance . Remplacement d’organes et de composants par échange standard de technicité générale. mécanique. Relevé de paramètres techniques d’état de biens à l’aide de mesures effectuées d’équipements de mesure individuels (prélèvement de fluides ou de matière.) . Exemples en préventif : Contrôle de paramètres sur équipements en fonctionnement. Reprise de fuite de toiture. Définition : Opérations qui nécessitent des procédures complexes et/ou des équipements de soutien portatifs.…) . faisant appel à des techniques ou technologies particulières. Relevé de paramètres techniques nécessitant des moyens de mesure collectifs (oscilloscope. de presse-étoupe. Remplacement de filtres difficiles d’accès. Thermographie infrarouge (installations électriques. Intervenant : Constructeur ou société spécialisée Exemples : Révisions générales avec le démontage complet de la machine . Graissage à faible périodicité (hebdomadaire. Définition : Opérations dont les procédures impliquent un savoir-faire. Réparation d’une fuite de fluide frigorigène (groupe de froid) . courroies. Intervenant : L’utilisateur du bien Exemples en préventif : Ronde de surveillance d’état . Graissages journaliers . Reprise de calorifuge . variateurs. sur des éléments ou composants simples et accessibles. vérin. multimètre) . roulement. système de régulation et de contrôle des commandes numériques. . reconstruction. etc. Test de lampes sur pupitre .

La panne État d'un bien inapte à accomplir une fonction requise. à la fabrication. excluant l'inaptitude due à la maintenance préventive ou à d'autres actions programmées ou à un manque de ressources extérieures. à l'installation.Les défaillances Stratégie de Maintenance Chapitre 2 LES DEFAILLANCES 1 – DEFAILLANCES ET PANNES : QUELQUES DEFINITIONS (norme NF EN 13306) La défaillance Cessation de l'aptitude d'un bien à accomplir une fonction requise. 2 – CLASSIFICATION DES DEFAILLANCES La classification d'une défaillance peut se faire en fonction des critères suivants (norme X60-500) : En fonction de la vitesse d'apparition Défaillance progressive Défaillance soudaine Défaillance en fonctionnement En fonction de l'instant d'apparition DEFAILLANCE Défaillance à l'arrêt Défaillance à la sollicitation En fonction du degré d'importance En fonction de la vitesse d'apparition et du degré d'importance Défaillance partielle Défaillance totale Défaillance par dégradation Défaillance catalectique Défaillance par faiblesse inhérente En fonction des causes Défaillance par emploi inapproprié Défaillance par fausse manoeuvre Défaillance par vieillissement Evolution dans le temps de certaines caractéristiques d'une entité Evolution quasi instantanée des caractéristiques d'une entité Se produit sur l'entité alors que la fonction requise est utilisée Se produit sur l'entité alors que la fonction requise n'est pas utilisée Se produit au moment où la fonction requise est sollicitée Entraîne l'inaptitude d'une entité à accomplir certaines fonctions requises Entraîne l'inaptitude totale d'une entité à accomplir la fonction requise Qui est à la fois progressive et partielle Qui est à la fois soudaine et complète Due à la conception ou à la fabrication de l'entité Les contraintes appliquées dépassent les possibilités de l'entité Opération incorrecte dans l'utilisation de l'entité Dégradation dans le temps des caractéristiques de l'entité page 11 . chimiques ou autres qui conduisent ou ont conduit à une défaillance. le bien est en panne. Remarque : L'emploi du terme "mode de défaillance" dans ce sens est déconseillé par la norme. à la maintenance. Les raisons peuvent résulter d'au moins un des facteurs suivants : défaillance due à la conception. Remarque : Après une défaillance. Le mécanisme de défaillance Le mécanisme de défaillance correspond aux processus physiques. Les modes de pannes Un mode de panne est la façon par laquelle est constatée l'incapacité d'un bien à remplir une fonction requise. Les causes de défaillance Ce sont les raisons de la défaillance.chap 2 . totale ou partielle. Une défaillance est un événement à distinguer d'une panne qui est un état. à un mauvais emploi. par fausse manœuvre.

… 1 Initiation 2 Propagation 3 Rupture La rupture intervient généralement de façon accélérée. biens.1 – Défaillance par usure Le mode de défaillance par usure est présent dès que deux surfaces en contact ont un mouvement relatif (plan/plan ou cylindre/cylindre). La propagation s'opère souvent par des modes de défaillance en fonctionnement. consécutive à la propagation dans le temps. Susceptible de causer des dommages (aux personnes.1. une cause extrinsèque (choc. de fabrication. 4 – MECANISMES DE DEFAILLANCE 4. Les défaillances mécaniques 4. l'usure.1. un défaut de conception. Processus d'évolution d'une défaillance mécanique A l'initiation se trouve souvent un défaut "santé-matière". surcharge).Les défaillances En fonction de son origine Défaillance interne à l'entité Défaillance externe à l'entité Défaillance critique DEFAILLANCE En fonction des conséquences Défaillance majeure Défaillance mineure Défaillance systématique En fonction de leur caractère Défaillance reproductible Défaillance non reproductible L'origine est attribuée à l'entité elle-même. page 12 . ou de façon soudaine.1. tels que la fatigue.chap 2 . environnement) Affecte une fonction majeure de l'entité N'affecte pas une fonction majeure de l'entité Liée d'une manière certaine à une cause Peut être provoquée à volonté en simulant ou reproduisant la cause La cause ne reproduit jamais la défaillance 3 – EVOLUTION DES DEFAILLANCES 3.2. Stratégie de Maintenance L'origine est attribuée à des facteurs externes à l'entité elle-même. Evolution de la défaillance dans le temps Deux modèles de défaillance peuvent être envisagés selon leur type d'apparition : 3.

oxydes métalliques. détection des seuils d'usure. nitruration.…) ou de leurs revêtements de surface (céramiques. d) Les lois d'usure Phase I : période de rodage → C'est l'abrasion des principales aspérités. Les pressions de contact entre aspérités et la chaleur dissipée créent des microsoudures instantanées constituées d'un composé dépendant de la nature des matériaux en contact.Les défaillances Remarque : Les usures mécaniques provoquent plus de 50% des coûts de maintenance. b) Mécanisme de l'usure La surface théorique de contact se limite en fait à de petites aires de contact entre les aspérités plastiquement déformées de chaque surface. fréquence des vidanges. Il y a adoucissement des aspérités (et augmentation de la zone de contact).…) importance du mode d'obtention des pièces (la rectification augmente l'écrouissage des sous-couches par exemple).… paramètres induits vibrations température taux de compression chute de pression perte de débit rendement. Stratégie de Maintenance a) Définition de l'usure L'usure est une conséquence du phénomène de frottement entraînant un échauffement puis une production de débris avec perte de dimensions. c) Différence entre usure et rodage Le rodage correspond au cas où les déformations de contact sont permanentes mais sans détachement de grains de matière. Phase II : usure stable → L'usure est linéaire et reportée principalement sur l'une des surfaces de contact.…) importance de l'expertise. de leurs traitements de surface (cémentation. pour trouver des solutions amélioratrices.… page 13 . c'est-à-dire de la compréhension des mécanismes de dégradation observés en exploitation industrielle. e) Prévention de l'usure : les paramètres à prendre en compte : importance du choix des matériaux (coefficients de frottement) importance des éléments de maintenabilité (report d'usure sur la pièce voulue. de leurs traitements thermiques. forme et poids. Phase III : usure catastrophique → Il y a émission de particules qui créent un "labourage" de la surface la plus tendre et une dégradation rapide. f) Paramètres d'usure : les paramètres mesurables significatifs permettant le tracé d'une courbe d'usure : paramètres directs dimensions (cotes) rugosité dureté superficielle masse. La force de "frottement" est la résultante des efforts de cisaillement qui rompent toutes ces liaisons avec transfert ou libération des particules du composé formé.…) importance des éléments de lubrification (choix des lubrifiants. pièces d'usure.chap 2 . L'usure correspond au cas où des grains se détachent.

elles constituent un risque de rupture ultérieure de nature catalectique. Une inspection à ce stade d'apparition d'une striction (zone de diminution de la section) peut prévenir le risque d'une rupture prochaine. suivant la sollicitation appliquée à l'éprouvette. donc dangereux. Zone I : Zone de la fatigue oligocyclique (ou plastique) → La contrainte est supérieure à la limite élastique Re et ne peut être appliquée qu'un nombre limité de cycles. b) Déformation plastique sous contrainte mécanique Ces déformations dues à un dépassement de la limite élastique Re (à cause d'un choc. C'est pourquoi. de par sa réversibilité. La courbe de Wöhler (ci-dessous) illustre les phénomènes de fatigue sous différentes contraintes. la mesure et l'enregistrement des paramètres induits ne nécessite pas l'arrêt de l'installation ou un démontage. puis plastique et non réversible. en maintenance préventive conditionnelle. page 14 . une zone de déformation élastique et réversible. 4.2 – Défaillances mécaniques par déformation plastique a) Les différentes déformations L'essai de traction met en évidence. ce qui n'est pas le cas des paramètres directs.1.chap 2 . puisque irréversibles. L'origine de la rupture est due à une fissuration progressive qui s'étend jusqu'à ce que la section transversale ne puisse plus supporter l'effort appliqué. La vitesse de fluage peut être rapide (contrainte forte à température faible) ou lente (contrainte faible à température forte). De plus. empreintes sur engrenage) ou étendues à un profil ou une section.3 – Défaillances mécaniques par fatigue On entend par fatigue. Zone II : Zone d'endurance limitée → La sollicitation est inférieure à la limite élastique et est répétée un certain nombre de cycles. soit à partir de 450°C pour les aciers. g) Exploitation des lois d'usure : Connaître une loi d'usure. il faudra : → Identifier et sélectionner un paramètre significatif (direct ou induit) → Déterminer expérimentalement ou en fonction de données constructeur une performance minimale admissible (seuil) → Effectuer des relevés (mesures) à des périodicités à définir → Tracer la loi d'usure à partir des valeurs relevées → Extrapoler la courbe pour déterminer la date d'intervention → Préparer et programmer l'intervention Remarque : Un retour d'expérience est souhaitable pour affiner les valeurs du seuil et des périodicités de visites. d'une surcharge) peuvent être locales (marquage. cycles dont la répétition conduit à la rupture des pièces constituées avec ces matériaux. Zone III : Zone de sécurité → Un nombre illimité de cycle peut être appliqué. la modification des propriétés des matériaux consécutive à l'application de cycles d'efforts.1. 4.4 Tf (température de fusion). on mesure souvent des paramètres induits. Pour s'approprier cette connaissance. c) Déformation plastique sous contrainte thermique : le fluage Le fluage est une déformation apparaissant sous contrainte mécanique associée à une température de service supérieure à 0. La déformation élastique sous contrainte de fonctionnement n'est pas une défaillance en soi. les déformations plastiques permanentes sont des défaillances en elles-mêmes. c'est pouvoir anticiper cette usure et donc mettre en place des solutions préventives. Par contre. Le phénomène de fatigue peut apparaître pour des contraintes inférieures à la limite élastique du matériau. sauf cas d'application particulier : un allongement peut par exemple créer une perte d'étanchéité.Les défaillances Stratégie de Maintenance Remarque : Dans de nombreux cas.

2. rayons ultraviolets. Les défaillances par corrosion La corrosion est l'ensemble des phénomènes chimiques et électrochimiques sur les matériaux métalliques résultant du milieu ambiant.Degré de salinité de l'air . généralement associées au sein des systèmes à des pièces métalliques. ont des modes de défaillance semblables : usure. atmosphère.1 – Rupture mécanique des plastiques Comme pour les métaux. Les contraintes mécaniques . rupture statique.… Par contre.…). 4.Degré hygrométrique de l'atmosphère.Un métal écroui est capable de céder des électrons plus facilement qu'un métal recristallisé.Les défaillances Stratégie de Maintenance 4.La corrosion se propage et pénètre plus facilement dans un métal sous tensions internes.Variations de la température et de la pression qui provoquent de la condensation . formés de réseaux tridimensionnels.Taux de produits chimiques en suspension dans l'atmosphère Les assemblages hétérogènes .2 – Protection contre la corrosion les matériaux inoxydables les revêtements non métalliques protection contre la corrosion les revêtements métalliques les traitements de surface 4. fluage.Vents transportant des matières abrasives .2. L'influence du milieu ambiant conduit un métal à passer de son état métallique à l'état de sels (oxydes. . donc peu déformables.En modifiant la structure d'un métal.3. La circulation de courants électriques . carbonates.En présence d'humidité. Les thermoplastiques. page 15 . précipitations . sulfures. l'initiation provient d'un défaut matière ou d'une zone faible à partir de laquelle une fissuration va se propager sous contrainte et sous influence de l'environnement. formés de chaînes macromoléculaires non liées. Il est à noter que la corrosion ne fait que conduire à l'état originel du métal. celui-ci existant dans la nature sous forme d'oxydes. évoluant vers une rupture plus ou moins ductile. un traitement thermique peut faire apparaître une dissymétrie entre les grains et leur voisinage immédiat. fatigue. et être à l'origine d'une corrosion intergranulaire localisée aux joints des grains. se déformeront. Les traitements thermiques . 4.2. de sulfures ou de carbonates (à l'exception de l'or ou du platine que l'on peut trouver à l'état métallique). Modes de défaillance des pièces plastiques et composites Les pièces à base de polymères. évoluent vers une rupture "fragile". Les thermodurcissables. la circulation de courant dans les assemblages conduit à des phénomènes d'oxydation. même non corrodables.3. elles sont plus sensibles à l'influence du milieu ambiant : température.chap 2 .le contact de deux matériaux différents. peut conduire à la corrosion électrolytique ou chimique.… 4.1 – Les causes de la corrosion Les facteurs climatiques et géographiques .

thermiques et surtout électromagnétiques de l'environnement.les décharges électrostatiques . chimiques.contacts soudés. La fiabilité des connecteurs (cosses. mais aussi les thyristors et les triacs pour les circuits de puissance.3.le fonctionnement à basse température d) Conducteurs et connexions La connectique est la source de bien des défaillances intermittentes ou fugitives qu'il faut suspecter et vérifier avant de chercher à localiser des défauts internes. 4. de logique ou d'attention (oublis).les chocs thermiques . photochimiques. b) Défaillances logicielles Les défaillances logicielles sont dues principalement à des erreurs humaines ayant pour cause un manque de rigueur (syntaxe).2 – Modes de défaillance relatifs à la logique programmée La logique programmée est par nature sensible aux perturbations énergétiques (surtension d'entrée). La fiabilité opérationnelle de la connectique est dépendante des conditions de l'environnement (corrosion et vibrations principalement). collés fermés.les surcharges . Il est caractérisé par une modification structurelle par rupture de chaînes de polymères. c) composants électroniques actifs Ce sont les transistors et les circuits intégrés. érodés. La localisation permet de situer le défaut au sein du composant. a) Défaillance des automates programmables Un automate est plus vulnérable par son intégration à son environnement et par son utilisation que par ses faiblesses intrinsèques. Les mécanismes de défaillance concernent surtout les jonctions électroniques (semi-conducteurs thermosensibles) et se manifestent par des collages à 0 ou à 1. ou en court-circuit . Il s'agit en général d'un vieillissement "combiné" sous des actions thermiques. Leur valeur peut être affectée par des variations thermiques. mais également des composants électroniques programmables. Les surcharges provoquent la rupture du diélectrique. De par l'intégration de plus en plus poussée des technologies SSI.4. se retrouvent les composants actifs et passifs précédents. LSI. Des tests de détection permettent de dire si le circuit est correct ou non. mécaniques.1 – Modes de défaillance relatifs à la logique câblée a) relais électromagnétiques Les modes de défaillance les plus fréquents sont : .3 – Modes de défaillance par incompatibilité électromagnétique La compatibilité électromagnétique est l'aptitude d'un équipement à bien fonctionner dans son environnement électromagnétique. la fiabilité d'un circuit est plus à considérer collectivement qu'au niveau du composant.4. atmosphériques. de fonction paramétrable et modifiable.) devrait être au moins de même valeur que celle des technologies associées.défaut d'isolement d'un contact avec la carcasse métallique b) composants électroniques passifs Les résistances ne s'usent pas. 90% des défaillances proviennent des cartes d'entrée-sortie et sont dues principalement à des surtensions en entrée.4.Les défaillances Stratégie de Maintenance 4. Dans un système programmable. Les perturbations se matérialisent sous forme de pannes fugitives ou de perte de mémoire. Exemple d'appareils perturbateurs : téléphones portables.armature mobile bloquée . et sans produire lui-même de perturbations à cet environnement (pollution électromagnétique). ou biologiques.chap 2 . Les causes potentielles de défaillance peuvent être : . corrodés ou "rebondissants" . 4. 4.. Modes de défaillance des parties commandes 4.2 – Vieillissement des composites Le vieillissement est l'altération des propriétés des matériaux au cours du temps. soudures. MSI..4.bobine de commande coupée. mais peuvent subir des surintensités qui créent des coupures ou des courts-circuits. Les condensateurs s'usent sous tension et ils sèchent hors tension (gare à l'allumage après arrêt prolongé). en logique câblée ou programmée. VLSI contenant des milliers de portes. radars page 16 ..

Les défaillances Stratégie de Maintenance 5 – OUTILS D'ANALYSE DES DEFAILLANCES Outil diagramme causes-effet = Ishikawa = arête de poisson Intérêt recherche des causes d'une défaillance Q-Q-O-Q-C-P & 5 Pourquoi analyse de défaillance graphe de Pareto ou méthode ABC mise en évidence des actions prioritaires AMDEC analyse prévisionnelle des défaillances 6 – DIAGRAMME CAUSES-EFFET (ou ISHIKAWA ou en ARETE DE POISSON) Il s'agit d'une représentation arborescente des liaisons significatives entre un résultat. page 17 . C'est la méthode des 5 M. Exemple : analyse du défaut de fonctionnement d'une pompe hydraulique Centrale hydraulique Pas d'huile Moteur Tuyauterie Bouchée Filtre colmaté Pompe HS Coupée Pas alimenté Bloqué Grillé Fuite interne Tige bloquée Vérin Clapet bloqué Fuite interne Pas de tension Percée Ecrasée Inversée Fuite interne Bouché Défaut de fonctionnement Distributeur Bobine HS Tiroir bloqué Tige flambée Déréglé Limiteur de pression Pas d'ordre de commande Dispositif de commande Remarque : En production. Quoi ? Pourquoi ? Qui ? Pourquoi ? Où ? Pourquoi ? Quand ? Pourquoi ? Comment ? Pourquoi ? La méthode des 5 pourquoi Les "5 pourquoi" postulent que la répétition de la question permet l'analyse exhaustive d'une situation jusqu'à conduire aux meilleurs choix de solutions. Main d'œuvre.chap 2 . La question est reposée jusqu'à ce que la réponse ne permette plus de relancer la recherche des causes. il est très courant de limiter les causes à 5 familles : Matière. la conduite d'une réunion. Milieu. l'effet. la logistique des flux. une procédure administrative. Méthode. d'organiser un poste de travail. 7 – Q-Q-O-Q-C-P Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ? et à chaque fois Pourquoi ? Qu'il s'agisse d'analyser une défaillance. Simplicité et rigueur sont des conditions essentielles à la réussite. Matériel. … l'emploi rigoureux de cette démarche contribue incontournablement à mettre en œuvre les conditions optimales de performance. et les multiples causes susceptibles d'en être à l'origine.

Solution : Les machines 1 et 3 sont donc responsables de 73% des défaillances sur l'ensemble du parc." "Ne pas utiliser une petite cuillère là où une louche est nécessaire. 1848-1923) on l’appelle aussi la règle des 80-20. de faire apparaître objectivement ce qui est confusément perçu. Les 2 règles d’or de Pareto : "Ne pas utiliser un éléphant pour écraser une mouche. Cette règle de répartition a été définie par Wilfredo PARETO (socio-économiste italien. mais de très faible importance par rapport au volume des autres travaux. La courbe ABC permet donc de distinguer de façon claire les éléments important de ceux qui le sont moins et ceci sous la forme d’une représentation graphique." Exemple : Soit une entreprise de sous-traitance de circuits électroniques. Une étude réalisée à partir de l'historique des défaillances de l'année passée permet d'établir le nombre de défaillances par machine : Le responsable du service maintenance vous demande de traduire ces chiffres en un graphe de Pareto.chap 2 . ceux qui doivent être abordés en priorité. page 18 . Un atelier d'assemblage de composants CMS comporte un parc de 10 machines.Les défaillances Stratégie de Maintenance 8 – GRAPHE DE PARETO ou METHODE ABC La méthode ABC permet de dégager l’important d’une masse d’informations. Intérêt de la méthode : Elle permet de ne pas se laisser influencer par des travaux certes utiles. Il s’agit d’une méthode de choix qui permet de déceler entre plusieurs problèmes.

G : gravité de la défaillance Calcul de criticité et hiérarchisation L'indice de criticité C est obtenu par : C = D × O × G.AMDEC de conception : Analyse prévisionnelle des défaillances .3. DE LEURS EFFETS ET DE LEUR CRITICITE) 9. Déduction des actions correctives à mener 9.chap 2 . Exemple d'AMDEC : ANALYSE DU SYSTEME "GASTON" → Amélioration de la conception Définition de la maintenance Amélioration de la maintenance Modification ponctuelle de la conception → page 19 .2. Méthodologie d'une AMDEC Constitution d'un groupe de travail Décomposition fonctionnelle du système Evaluation des défaillances potentielles Détermination des modes de défaillance.O : probabilité d'apparition ou d'occurrence de la cause de la défaillance . de leurs effets et de leurs causes Evaluation et notation de chaque cause de défaillance . Objectifs de l'AMDEC L'AMDEC est une procédure d'analyse des modes de défaillance et de leurs effets.D : probabilité de non détection de la cause de la défaillance .1. On distingue 2 types d'AMDEC : .AMDEC de maintenance : Analyse des défaillances observées 9.Les défaillances Stratégie de Maintenance 9 – AMDEC ( = ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE.

chap 3 . La figure ci-dessous montre les différentes phases d'une intervention type de maintenance corrective. Les phases d'une opération de maintenance corrective page 20 .La maintenance corrective Stratégie de Maintenance Chapitre 3 LA MAINTENANCE CORRECTIVE 1 – DEFINITION (norme NF EN 13306) La maintenance corrective est la maintenance exécutée après détection d'une panne et destinée à remettre un bien dans un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise. au moins provisoirement et/ou partiellement. niveau de performance performance optimale arrêt brusque arrêt fortuit suite à dégradation réparation TBF TA dépannage TBF TA TBF TA t Evolution du niveau de performance en maintenance corrective 2 – LES PHASES D'UNE INTERVENTION DE MAINTENANCE CORRECTIVE La maintenance corrective vise à rétablir le bien considéré dans l’état d’accomplir une fonction requise.

chap 3 . peut conduire à accepter la défaillance d’un équipement avant d’envisager des actions de maintenance. d’autre part parce que l'interruption non programmée du service ou de la production. b) Maintenance corrective «palliative» Action de maintenance corrective destinée à permettre à un bien d’accomplir provisoirement tout ou partie d’une fonction requise. pour une même intervention elle peut forcer à engager des moyens exceptionnels justifiés par la criticité de la défaillance. effectuée par un technicien qui connaît le terrain. imprévisible mais pas forcément imprévue : a) Maintenance corrective «acceptée» La recherche permanente du meilleur rapport. par définition. 3 – LES TYPES DE MAINTENANCE CORRECTIVE (norme FD X 60-000) La maintenance corrective n’est pas forcément celle qui est la moins coûteuse. la maintenance palliative est principalement constituée d’actions à caractère provisoire qui doivent être suivies d’actions curatives. usage/coût. Phase 6 : Opération de maintenance corrective (dépannage ou réparation) = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour remettre le système en état d'accomplir sa mission. Phase 5 : Rassemblement des moyens = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour se fournir en outillages et pièces de rechanges. Phase 2 : Appel à la maintenance = Temps utilisé pour informer le service maintenance avec un minimum de détails (localisation. analyse). démontages sans intérêt.La maintenance corrective Stratégie de Maintenance Phase 1 : Détection de la défaillance = Temps mis par l'utilisateur du système pour constater une dérive de fonctionnement.). à identifier les problèmes potentiels.. Qu'est ce qu'une bonne préparation ? C'est une préparation "minimale" en temps passé et en volume rédigé qui aura servi sur le terrain : → à assurer la sécurité des intervenants → à les guider sans ambiguïté lors des opérations successives → à anticiper leurs difficultés.. localisation. Appelée couramment «dépannage». déplacements inutiles. c) Maintenance corrective «curative» Action de maintenance corrective ayant pour objet de rétablir un bien dans un état spécifié pour lui permettre d’accomplir une fonction requise. . peut avoir des conséquences préjudiciables pour l’entreprise. …). La préparation d'une tâche corrective peut se faire avant la défaillance (cas d'une défaillance attendue avec préparation anticipée) ou après la défaillance (cas d'une défaillance non prévue avec préparation "à chaud"). premiers symptômes. page 21 . Phase 8 : Remise en service = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance éventuellement associés à l'utilisateur pour permettre au système d'atteindre sa cadence nominale. Phase 4 : Diagnostic = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour identifier la cause de la défaillance et organiser l'intervention (détection. Elle consiste à prévoir les paramètres d'exécution d'une tâche. 4 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE CORRECTIVE La préparation est une tâche d'anticipation des difficultés rencontrées sur le terrain. La maintenance corrective est. conséquences. à définir les besoins puis à rédiger les documents de préparation. Phase 3 : Déplacement des intervenants = Temps nécessaire aux techniciens pour se rendre sur le lieu de la défaillance. d’abord parce que. réduisant la part d'improvisation → à éviter la majorité des temps improductifs (attentes. Phase 7 : Essais et contrôles = Temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour valider la remise à niveau de compétence du système.

caractère perceptible ou observable lié à un état ou une évolution". Méthodologie du diagnostic La méthodologie suivante est celle présentée dans le programme officiel de BTS maintenance industrielle.2.1. préconisations …). Identifier la cause de défaillance . mesures et contrôles permettant de valider ou non les hypothèses . Proposer un plan d’action (remède immédiat. Identifier et répertorier les composants liés à la non réalisation de la fonction et susceptibles d’être défaillants . Démarche de localisation. Définir et réaliser les tests.".La maintenance corrective Stratégie de Maintenance 5 – DIAGNOSTIC APRES DEFAILLANCE 5. 6 – OUTILS D'AIDE AU DIAGNOSTIC Outil organigramme de diagnostic Intérêt aide à la mise en œuvre des tests et mesures tableau "effet-causes-remèdes" recherche des causes d'une défaillance + remède correspondant gamme de démontage aide à une intervention de démontage page 22 .chap 3 . Analyser le mécanisme de défaillance . Quelques définitions Diagnostic : " C'est la recherche de la cause de la défaillance à partir d'observations de symptômes et à l'aide d'un raisonnement logique. Identifier la fonction défaillante . Symptôme : "phénomène. Recherche des causes. Définir et hiérarchiser les hypothèses . 5. METHODOLOGIE DU DIAGNOSTIC Constater la défaillance . En déduire l’élément défaillant.

chap 3 .La maintenance corrective Stratégie de Maintenance 7 – ORGANIGRAMME DE DIAGNOSTIC L'organigramme de diagnostic permet la vérification des hypothèses émises pendant la démarche de localisation de la défaillance. Exemple de tableau effet-causes-remèdes pour un téléphone portable page 23 . 8 – TABLEAU "EFFET-CAUSES-REMEDES" Ce type de tableau présent régulièrement dans les notices de produits de grande consommation permet une première intervention de maintenance de l'utilisateur.

B : palier. 12 et 13. . 8. 11.C : chapeau et réglage du jeu avec 7. 36 et 37. elle fait apparaître l'ordre chronologique des opérations de démontage et les outillages nécessaires. malgré tout. Exemple : Remplacement d'un roulement Nature des travaux : Il s’agit de remplacer le roulement repère 5 du palier de broche (voir dessin d’ensemble cidessous).A : entraînement de la broche avec 9. Il est possible de considérer 3 sous-ensembles : . 6. page 24 . avec . 33 et 34. Elle permet de déterminer à l'avance l'emploi d'outillages spécifiques. par rapport à l’arbre 5. Identification des sous-ensembles. Pour le remontage. 10.chap 3 . 35.La maintenance corrective Stratégie de Maintenance 9 – GAMME DE DEMONTAGE La gamme de démontage permet de préparer l'intervention. Il est bon. de préciser les opérations de graissage et de réglage à réaliser pendant le remontage. . l'ordre des opérations est souvent l'inverse de celui du démontage.

Un bon programme d’entretien préventif sur les machines et les équipements dangereux pourrait permettre de détecter les anomalies avant l’accident afin de l’éviter ou d’en diminuer les conséquences. Ceci explique qu’elle n’inclut pas d’observation préalable de l’état du bien. remplacement des roulements. la description claire et précise du travail à effectuer (lubrification. La maintenance préventive systématique C'est la maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre défini d'unités d'usage mais sans contrôle préalable de l'état du bien. La maintenance préventive conditionnelle C'est la maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des paramètres significatifs de ce fonctionnement intégrant les actions qui en découlent.La maintenance préventive Stratégie de Maintenance Chapitre 4 LA MAINTENANCE PREVENTIVE 1 – DEFINITIONS (norme NF EN 13306) La maintenance préventive C'est la maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien. La maintenance préventive systématique se fera suivant un échéancier. La maintenance préventive prévisionnelle C'est la maintenance préventive conditionnelle exécutée en suivant les prévisions extrapolées de l'analyse et de l'évaluation de paramètres significatifs de la dégradation du bien. La maintenance préventive systématique s’applique à des mécanismes de dégradation dont l’évolution est globalement connue. 3 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE SYSTEMATIQUE La maintenance préventive systématique inclut les actions de maintenance requises par les dispositions légales et/ou réglementaires. 2 – LES AVANTAGES DE LA MAINTENANCE PREVENTIVE La mise ne place d'une pratique de maintenance préventive présente un certain nombre d'avantages : • Une amélioration de la productivité de l’entreprise • Un coût de réparation moins élevé • La diminution des stocks de production • La limitation des pièces de rechange • Une meilleure crédibilité du service maintenance • Une plus grande motivation du personnel de maintenance La maintenance préventive : une amélioration de la sécurité La première personne à subir les conséquences d’un bris ou d’une panne inopinée est le travailleur qui utilise l’équipement ou opère sur la machine. etc. page 25 . changement de filtres. Elle inclut au minimum la planification formelle. L’opérateur compense souvent pour les irrégularités de fonctionnement de la machine et il court ainsi de grands risques. Echéancier : C'est l’échelonnement à priori de l’ensemble des actions de maintenance des matériels et équipements d’un site.) et l’enregistrement du travail accompli. à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre d’unités d’usage prévu.chap 4 .

consommation de pièces en échange standard. → d’une analyse prévisionnelle de fiabilité. Elle repose sur l’extrapolation de mesures et courbes de tendance en fonction de l’usage du bien.MTBF). à partir de critères techniques et économiques. donc de coût de défaillance (arrêts fortuits). → de l’exploitation fiabiliste réalisée à partir d’un historique. basée sur la mesure objective de paramètres de la dégradation du bien. donc on augmente les coûts directs (main d’œuvre.La maintenance préventive Stratégie de Maintenance dégradation possible dégradation possible niveau de performance performance optimale dégradation prévue dégradation prévue seuil d’admissibilité arrêt programmé intervention systèmatique TBF TA Marge intervention corrective résiduelle possible t TBF prévu Evolution du niveau de performance en maintenance préventive systématique Détermination de la période d’intervention en maintenance préventive systématique Les périodes d’intervention T se déterminent à partir : → des préconisations du constructeur. niveau de performance performance optimale m1 mesure du paramètre ε t temps de réaction alarme m2 m3 seuil d’alarme arrêt intervention préventive conditionnelle TA TBF t seuil d’admissibilité intervention préventive prévisionnelle TBF Evolution du niveau de performance en maintenance préventive conditionnelle ou prévisionnelle page 26 . → du "niveau de préventif " déterminé. d’essais. ou des résultats fournis par des visites préventives initiales..chap 4 . Incidence économique du choix de k : Le plus souvent 0.. Plus on choisit k petit. → de l’expérience acquise lors d’un fonctionnement en "correctif ". on intervient plus souvent. par la politique de maintenance choisie pour l’ensemble concerné (choix de k pour T = k.) et le gaspillage de potentiel. moins il y a de correctif résiduel.5 < k < 1. Les courbes sont issues de mesures successives comparées à celle du retour d’expérience. Par contre. 4 – LA MAINTENANCE PREVENTIVE CONDITIONNELLE OU PREVISIONNELLE La maintenance conditionnelle ou prévisionnelle représente une démarche d’optimisation de la maintenance préventive systématique.

si elles existent. → quelles sont les interventions à prévoir . → quand et comment elles doivent être réalisées. Le regroupement de ces actions constitue le plan de maintenance. L’élaboration d’un plan de maintenance préventive a pour but de définir : → sur quel bien effectuer la maintenance . complétées des données de retour d’expérience du site ou d’autres sites utilisateurs de mêmes équipements.chap 4 . Exemple de plan de maintenance préventive page 27 . les recommandations des constructeurs. Il convient de prendre en considération.La maintenance préventive Méthodologie de mise en œuvre d’une maintenance préventive conditionnelle Sélection des défaillances à prévenir (à partir des historiques ou d’une AMDEC) Sélection d’un paramètre physique Choix des capteurs Choix du mode de collecte des informations (par ronde ou par télésurveillance) Détermination des seuils (seuil d’admissibilité + seuil d’alarme) Définition des procédures après alarme Organisation de l’intervention conditionnelle Stratégie de Maintenance 5 – LE PLAN DE MAINTENANCE PREVENTIVE Chaque matériel ou équipement est constitué d’un certain nombre d’éléments pour lesquels sont définis des actions de maintenance préventive systématique ou préventive conditionnelle à réaliser.

Aspect économique Coûts coût total coût total optimisé coût dû au correctif coût des actions préventives préventif correctif 0% 100% 30% 56% niveau optimal de préventif 60% 28% 90% 5% Répartition des heures Ce graphe montre l’existence d’un optimum économique du niveau préventif à mettre en œuvre. 6.2. ce n’est pas du préventif à tout prix.chap 4 . Les 5% de correctif dit résiduel sont inévitables. Il prouve surtout que faire de la maintenance. la part qu’il laissera à la maintenance corrective. 6. page 28 . La charge globale de travail décroît quand la part d’heures consacrées au préventif augmente.La maintenance préventive Stratégie de Maintenance 6 – LA COMPLEMENTARITE ENTRE MAINTENANCE PREVENTIVE ET MAINTENANCE CORRECTIVE Quoique l’on fasse il restera toujours des défaillances résiduelles et il est préférable de concevoir la maintenance corrective non pas comme un échec de la maintenance préventive mais comme un type d’intervention complémentaire. Influence sur la charge de travail charge de travail 100% 85% Charge optimisée 78% Correctif résiduel incompressible 5% Actions préventives préventif correctif 0% 100% 30% 56% 60% 28% 90% 5% répartition des heures Les valeurs ne sont données qu'à titre indicatif. autant que possible.1. Le responsable de maintenance doit choisir la maintenance préventive qu’il effectuera et.

peuvent avoir une fonction nettoyante (détergente).La maintenance préventive Stratégie de Maintenance 7 – PREPARATION DES ACTIONS DE MAINTENANCE PREVENTIVE La vocation de la maintenance préventive est évidemment de prévenir un certain nombre de défaillances. . D'une manière générale. 8 – MAINTENANCE PREVENTIVE ET GRAISSAGE Le graissage et la lubrification sont trop souvent considérés.réduisent les frottements et l'usure. d’expertises ou encore les historiques. Négliger le graissage et la lubrification conduit inéluctablement à plus de défaillances totales ou partielles. page 29 ..qualité des lubrifiants . .2. dans le cas d’une nouvelle politique de mise en œuvre de maintenance préventive. ou sensibles) de ces modules. . les huiles et les graisses minérales à base de pétrole sont les plus utilisés. Ces maintenances préventives sont prioritairement conditionnées par une bonne connaissance des matériels et de leur comportement. Il nous faut ensuite fixer pour chaque point clé une fréquence de visite à priori.évacuent les impuretés (poussières. qui intervient en marge de la production. la maintenance préventive.participent parfois à l'étanchéité.chap 4 .évitent le grippage. et vers une maintenance conditionnelle pour les éléments qui s’y prêtent.1. Démarche de la préparation Nous devons effectuer le choix des machines à visiter. à tort.. Exploitation de ces fiches. Le cumul des résultats de ces visites mettra en évidence l’éventuel besoin de les rapprocher ou de les espacer. des opérations fondamentales pour la mécanique et l'hydraulique. 7. après avoir homogénéisé les différentes fréquences. Établissement des fiches de visites. complétées par les défaillances résiduelles portées sur l’historique de la machine. d’inspection. voire des casses de matériel. permettra de faire évoluer la maintenance préventive vers une maintenance systématique simple à gérer. en fonction de leur criticité. Nous établirons ainsi une liste de priorités de prises en charge successives. La lubrification La fonction d'un lubrifiant est de favoriser le mouvement ou le glissement entre deux surfaces frottantes. qu’elle soit systématique. Nous décomposerons ensuite chaque machine en modules et nous chercherons quels sont les "points clés" (éléments supposés fragiles. Les visites préventives seront préparées dans ce double objectif. mais surtout d’apprendre à connaître le comportement d’une machine de façon à pouvoir lui appliquer à terme du systématique et/ou du conditionnel. . un roulement ne devrait pas être rempli de graisse à plus de 50 % de son volume) 8. De tous les lubrifiants. . Elle suppose aussi la participation des techniciens pour le renseignement des documents de suivi. enrichis ou non. conditionnelle.). Le graissage et la lubrification doivent être rigoureusement bien faits : → en quantité : fréquences des appoints → en qualité : . ou prévisionnelle travaille avec les utilisateurs des systèmes. Chacune de ces fonctions peut être plus ou moins développée selon l'application. relatives à une machine donnée. les lubrifiants : . débris d'usure. comme des opérations marginales en maintenance. Échéancier des visites : il constitue le plan de maintenance préventive de la machine. Conditions de mise en oeuvre A l’inverse de la maintenance corrective. Leur responsabilité accrue induit un niveau supérieur de compétence et de formation ainsi qu’une revalorisation de la tâche. de contrôle et pour les rapports d’intervention.protègent contre la corrosion. . qui.1.qualité des modes opératoires (par exemple. 7. Ce sont en fait. Les produits de synthèse occupent une place grandissante.participent au refroidissement.

Vitesses élevées Qualités requises Vitesses rapides 8. Les principaux savons sont à base de calcium..Plastiques fluorés (PTFE. Evacuation thermique Isolant électrique .La maintenance préventive a) Principaux lubrifiants LIQUIDES Huiles minérales (parafine.du type de matériel .Cires. Fluidité ..Vernis de glissement Lubrifiants minéraux Lubrifiants de synthèse Huiles synthétiques Graisses de synthèse (silicone) (polyglycols. de sodium. L'agent gélifiant est un savon métallique obtenu par la réaction d'un acide gras ou d'un corps gras sur une base. résines . Evacuation thermique Petits engrenages Multigrade . naphte) obtenues par distillation du pétrole PATEUX . Anti-usure Anticorrosif .Lanoline Stratégie de Maintenance SOLIDES . Périodicité du graissage A cours du fonctionnement. b) Principales utilisations industrielles Application Lubrifiant utilisé Huile Paliers lisses Graisse Huile Roulements Graisse Huile Engrenages Graisse Circuits hydrauliques Turbines Compresseurs Huile Huile Huile Huile de coupe Usinage Huile soluble (à l'eau) Transformateurs électriques Huile Fluidité . d'aluminium ou de lithium. Anticorrosif . Vitesses lentes Températures élevées . Etanchéité .chap 4 . Evacuation thermique Antioxydant .Graisses à base d'huile de pétrole .2. Fluidité Anticorrosif .des conditions de fonctionnement . esters…) obtenues à partir de produits simples issus de la pétrochimie Les graisses sont obtenues par dispersion d'un agent gélifiant dans une huile. Anticorrosif . Anti-chocs Graissage par barbotage Charges excessives .Biséléniures .Bisulfure de molybdène .Pâtes lubrifiantes . L'apport est indispensable pour que la machine ait constamment du lubrifiant en quantité suffisante et en bon état. Des additifs permettent d'améliorer certaines propriétés déjà existantes ou d'octroyer des propriétés nouvelles à une huile ou une graisse (anti-usure.des systèmes de lubrification page 30 .Graphite . antioxydants. il doit donc être remplacé à intervalles de temps réguliers et bien définis. le lubrifiant s'use et se détériore. nettoyants…). La périodicité de graissage est déterminée en fonction : .) . Evacuation thermique Entretien réduit .Polyamides .

avec la désignation des articles consommables.La maintenance préventive Stratégie de Maintenance 8. Le plan de graissage peut être établi sous forme de : . sur plan. la fréquence et certaines consignes d'exécution ou observations. Il s'agit d'abord d'identifier les points de graissage .schémas de machines ou parties de machines Exemple de schéma de graissage page 31 .tableaux . Il s'agit ensuite de déterminer le graissage à faire.chap 4 . mais aussi (et obligatoirement) sur le terrain. Plan de graissage C'est la liste des points de graissage.3.

Fiabilité Aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise. aptitude d’un bien à être maintenu ou rétabli dans un état où il peut accomplir une fonction requise. à un instant donné ou durant un intervalle de temps donné. durant un intervalle de temps donné. dans des conditions données. (norme NF EN 13306) 1.2. MTTR correspond à "mean time to restoration" (norme X60-500). lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions données. (norme NF EN 13306) La disponibilité se calcule par la formule suivante : Disponibilité = MTBF / (MTBF + MTTR) (norme NF EN 60706-2 ou X60-503) Remarque : En anglais.1. (norme NF EN 13306) 1. maintenabilité.3. il serait donc plus rigoureux d'utiliser MMTA dans le calcul de la disponibilité. Logistique de maintenance Ressources. (norme NF EN 13306) page 32 .4. Cependant. services. Sûreté de fonctionnement Ensemble des propriétés qui décrivent la disponibilité et les facteurs qui la conditionnent : fiabilité.5. en utilisant des procédures et des moyens prescrits. l'erreur engendrée par cette imprécision de traduction est tout de même acceptable.La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance Chapitre 5 LA SURETE DE FONCTIONNEMENT 1 – DÉFINITIONS Fiabilité Maintenabilité Logistique Disponibilité Sécurité Sûreté de fonctionnement 1. la grandeur de MTTR (ou MTTA) étant petite devant MTBF. (norme NF EN 13306) 1. et logistique de maintenance. en supposant que la fourniture des moyens extérieurs nécessaires est assurée. et moyens de gestion nécessaire à l'exécution de la maintenance. Disponibilité Aptitude d’un bien à être en état d’accomplir une fonction requise dans des conditions données. Maintenabilité Dans des conditions données d'utilisation.chap 5 . 1.

Analyse de la non disponibilité La non disponibilité (ou indisponibilité) d'un système est le résultat de la combinaison de deux facteurs : le nombre de défaillances et la durée moyenne de réparation (ou de dépannage). ou d'usure. Le taux de défaillance s'exprime le plus souvent en pannes / heure. l'appareil considéré est encore en fonctionnement à l'instant t. 3. Par conséquent.2./t .soit le nombre de défaillances par unité d'usage : c'est le taux de défaillance moyen : λ= Nombre de défaillances Durée d'usage . caractérisée par des défaillances précoces la période de maturité. 2. Graphe en n. on peut caractériser le temps d'indisponibilité du système sur cette période en effectuant le produit n. Evolution du taux de défaillance d'un équipement La courbe met en évidence 3 périodes distinctes : la période de jeunesse. La courbe en baignoire L'allure générale des variations de la fonction λ(t) d'un équipement au long de sa durée de vie est une courbe en forme de baignoire. caractérisée par des défaillances aléatoires et un taux de défaillance sensiblement constant la période de vieillesse.t . Cette évolution est fréquemment vérifiée sur les systèmes industriels. Définition Le taux de défaillance est un indicateur de fiabilité qui représente : .1.Indicateur d'indisponibilité 6 Temps total d'arrêt (h) 5 4 3 2 1 0 C B F A E D G Repères systèmes Ce type de graphique permet de déterminer quel système est à étudier prioritairement pour améliorer la disponibilité.1. caractérisée par un taux de défaillance croissant jusqu'à obsolescence 3 – ANALYSE FMD D'UN HISTORIQUE Le concept de FMD correspond à la prise en compte et l'analyse des 3 indicateurs "fiabilité – maintenabilité – disponibilité".La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance 2 – LE TAUX DE DEFAILLANCE 2. page 33 . Si on note "n" le nombre de défaillances sur une période donnée et " t " le temps moyen des interventions sur cette période.soit la fonction λ(t) qui représente la probabilité d'apparition d'une défaillance d'un équipement à l'instant t : c'est le taux de défaillance instantané.chap 5 .

chap 5 .3.2. Analyse de la non maintenabilité Un graphique en t permet de déterminer quel système est à étudier prioritairement pour améliorer la maintenabilité. Analyse de la non fiabilité Un graphique en n permet de déterminer quel système est à étudier prioritairement pour améliorer la fiabilité. Graphe en n .1. 4.le modèle exponentiel . Intérêt de l'étude de la fiabilité L'analyse de la fiabilité d'un système permet de modéliser et de prévoir sa durée de vie (dans le cas d'un système non réparable) ou son temps de bon fonctionnement (dans le cas d'un système réparable).5 F(t) + R(t) = 1 0 0 1 t 2 3 Deux méthodes permettent de faire une étude de fiabilité : . pendant un intervalle de temps donné. La connaissance de la durée de vie d'un système ou d'un composant permet de déterminer par exemple les périodicités dans le cas d'une maintenance préventive systématique.La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance 3. dans des conditions données.Indicateur de non maintenabilité Temps moyen d'intervention (h) 40 35 30 25 20 15 10 5 0 C F A B D E G Repères systèmes 4 – ETUDE DE LA FIABILITE 4. Calcul de la fiabilité La fiabilité R(t) représente la probabilité pour qu´une entité accomplisse une fonction requise.Indicateur de non fiabilité 40 Nombre de défaillances 35 30 25 20 15 10 5 0 C F A B D E G Repères systèmes 3.le modèle de Weibull page 34 . Graphe en /t . R(t) 1 Remarque : On peut être amené à utiliser aussi la fonction de répartition F(t) qui est la fonction complémentaire de R(t) : 0.2.

Les équations suivantes sont donc utilisables : Fiabilité : R(t) = e − λt 1 MTBF : MTBF = λ Remarque : Le modèle exponentiel ne fonctionne que si λ est considéré constant. C’est le cas de la période de maturité.1 Axe des β 1 100 4.1.71828 base du logarithme népérien   t − γ β    Fiabilité R(t) : R (t ) = exp −      η     β t−γ  Taux de défaillance λ (t) : λ (t ) = ×  η  η    MTBF : β −1 MTBF = η × A + γ Le paramètre A est déterminé par la lecture des tables de Weibull en fonction du paramètre β.9 % ln (t) -2. à partir des résultats obtenus de déterminer dans quelle période de sa vie se trouve le système étudié. γ est le paramètre de position.F(t))). ce qui lui permet de s'ajuster à un grand nombre d'échantillons prélevés au long de la vie d'un équipement.1 β 1 Axe de l’unité d’usage page 35 t 100 . ou croissant (période de vieillesse). Elle couvre les cas de taux de défaillance variables. Il ne pourra donc pas être utilisé dans les périodes de jeunesse ni de vieillesse du matériel. décroissants (périodes de jeunesse). La loi de Weibull est très souple d'utilisation.La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance 5 – LE MODELE EXPONENTIEL Il s’applique lorsque le taux de défaillance λ est considéré constant.2. Cela permet de déterminer par exemple les périodicités dans le cas d'une maintenance préventive systématique. ce qui permet de tracer une droite et de simplifier les calculs.1 % 0. 63. Définitions des paramètres utilisés Paramètres de Weibull : β est le paramètre de forme. Détermination graphique des paramètres de la loi de Weibull : La courbe est tracée sur un papier spécial appelé papier de Weibull ou d'Allen Plait. 6.2 % 0. a) Schématisation des axes F(t) en % 99. exp = 2. 6 – LE MODELE DE WEIBULL La loi de Weibull est un modèle couramment employé pour modéliser la durée vie d'un matériel. 6. η est le paramètre d'échelle.6 t L'axe des abscisses est gradué en logarithme décimal (log t) et l'axe des ordonnées est gradué en logarithme népérien de logarithme népérien (ln (ln (1 / 1 .chap 5 . Les pannes sont peu nombreuses et imprévisibles (aléatoires).3 -1 0 Axe des η 0. Elle permet d'ailleurs.

Si les points sont alignés sur une droite. etc.La sûreté de fonctionnement b) Aspect du papier de Weibull Stratégie de Maintenance 6.4 F(i) = i N +1 F(i) est alors calculé pour la limite supérieure de chacune des classes. Tracer la droite passant au mieux par les points obtenus.chap 5 . au deuxième temps. Classer ces temps par ordre croissant. à l'intersection avec la droite parallèle tracée ci-dessus. en utilisant les rangs moyens. . Calculer les fréquences des avaries F(i).Le paramètre β est obtenu en traçant une parallèle à la droite précédente et passant par la valeur 1 de l'axe des η. Reporter les points ainsi trouvés sur le papier de Weibull en plaçant les TBF en abscisse et les F(i) en ordonnée. Méthodologie de Weibull Consulter les historiques de pannes et dresser la liste des temps de bon fonctionnement entre deux défaillances. L'échelle utilisée pour la lecture devra être la même que celle choisie pour l'axe de t.Le paramètre η est obtenu par l'intersection de la droite tracée avec l'axe des η lue sur ce dernier axe.3 N + 0.3. Détermination des paramètres η et β : .0. Cumuler le nombre de défaillances (rang). on a γ = 0. La valeur de β se lit sur l'axe des β. Interpréter les résultats page 36 . en fonction de la taille N de l'échantillon : N ≤ 20 méthode des rangs médians N > 20 et N < 50 formule des rangs moyens N ≥ 50 groupement par classes nombre de classes : K ≈ N avec XM = TBFmaxi. Au premier temps il y a 1 avarie. il y en a 2. Xm = TBFmini F(i) = i .

9% 26. La machine est utilisée 7 jours sur 7 en 3 x 8.5 % On a donc 79.75 Soit R(336) = 79.4.8% 73.4 Report des valeurs sur le graphe de Weibull (après avoir modifié l'échelle des abscisses) : Construction d'une droite parallèle passant par l'origine : Tracé de la droite passant au mieux par les points obtenus : Détermination des paramètres η et β Probabilité de fonctionnement sur une période de 2 semaines :   t −γ R (t ) = exp −     η      β     avec : t = 2 semaines = 2 x 3 x 8 x 7 = 336 h γ=0 η = 2390 h β = 0.6% 42.1% i . L'étude de l'historique de la machine a permis de relever les temps de bon fonctionnement (en heures) depuis sa mise en service : 1423 – 626 – 2296 – 4103 – 1709 – 2707 Classement des TBF par ordre croissant + Calcul du rang i + Calcul des fréquences des avaries F(i) : TBF (h) 626 1423 1709 2296 2707 4103 rang i F(i) Calcul de F(i) : N = 6 => N ≤ 20 => méthode des rangs médians : F(i) = 1 2 3 4 5 6 10.3 N + 0. Exemple d'utilisation de Weibull Stratégie de Maintenance Problématique : Soit une entreprise fabricant des systèmes de freinage automobiles. page 37 . Une machine à commande numérique permet la fabrication de cylindres de roues en aluminium.La sûreté de fonctionnement 6.0.5 % de chances que la machine fonctionne sans défaillance pendant 2 semaines. On souhaite connaître la probabilité de fonctionnement sans défaillance sur une période de 2 semaines.chap 5 . Cette machine est en service depuis 1 an et demi.4% 89.2% 57.

1 1.9025 0.35 2.511 0.177 0.244 0.8984 0.0234 1 0.9064 0.593 0.Loi de Weibull Coefficients pour la détermination des données statistiques Moyenne : MTBF = A × η + γ Ecart-type : σ = B× η  β +1 A = Γ  β     B= β 1.55 0.9318 0.8859 0.chap 5 .8874 0.133 1.9 5 5.3 2.9803 0.235 0.9182 0.5 4.65 2.185 0.75 0.61 1.9192 0.163 0.194 0.9114 0.556 0.7 4.9 A 0.214 0.8966 0.25 1.316 0.226 0.716 0.8862 0.175 0.463 0.525 0.54 0.8893 0.8882 0.18 0.931 0.9294 0.9077 0.9213 0.2 3.197 0.8865 0.486 0.8922 0.367 0.La sûreté de fonctionnement Stratégie de Maintenance Formulaire .249 0.5046 1.8917 0.08 19.207 0.088 1.203 0.8906 0.16 β 0.77 1.8905 0.7 5.292 0.272 0.893 0.635 0.191 0.934 0.9236 0.2 4.1 5.29 1.65 0.934 0.95 2 2.7 6.38 0.45 A 120 24 9.8 4.7 2.08 1 0.45 0.4 1.9251 0.46 4.443 0.2 5.15 1.3 6.9089 0.344 0.2 6.222 0.8942 0.9 6 6.878 0.334 0.3234 2.498 0.9222 0.9137 0.85 0.85 1.7 1.8 2.8867 0.5 6.166 0.9 A β+ 2 2 β + 1 Γ  β −Γ  β         B 0.2605 5.9202 0.9232 0.474 0.183 0.0522 1.4 4.916 0.239 0.3 3.4 2.9286 0.7024 1.3 0.8 0.278 0.325 0.1 2.9149 0.4 6.3663 1.4 0.254 0.18 1.574 0.9407 0.6 4.2 2.75 0.2 1.9 0.8957 0.926 0.8 5.9325 0.5 5.17 0.8893 0.355 0.9011 0.3 5.65 1.66 0.4 5.218 0.613 0.2 0.1 6.5 0.1 4.9171 0.9302 0.3 1.55 1.266 0.787 0.7 0.897 0.6 3.9 1.9102 0.917 0.9114 0.307 0.75 1.25 0.299 0.47 3.83 0.8856 0.8857 0.4 3.21 0.1906 1.6 0.687 0.9126 0.9241 0.9 3 3.35 1.161 0.26 β 4 4.186 0.425 0.7 3.6 1.8873 0.1 3.8882 0.44 6.5 2.285 0.172 0.9517 0.9269 0.6 6.8 6.168 0.9333 0.409 0.2638 1.2 0.9067 B 1901 199 50.0291 3.8 1.5 1.23 0.6 2.43 1.9038 0.9347 B 0.9051 page 38 .8997 0.393 0.9649 0.9027 0.85 1.8943 0.4786 2 1.9277 0.95 1 1.05 1.8 3.6 5.35 0.5 3.9314 0.8994 0.98 10.3 4.

Il est indispensable de mesurer son impact.2.Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance Chapitre 6 LES COUTS ET INDICATEURS 1 – LES COÛTS LIES A LA MAINTENANCE 1.1. Le problème majeur est celui de la justification à priori d'une politique de maintenance préventive puisqu'il n'est pas toujours aisé de prévoir combien va coûter une défaillance d'équipement à l'entreprise.On sait ce qu'elle coûte (coûts directs). Introduction Les conséquences d'une maintenance insuffisamment performante peuvent être particulièrement importantes dans le fonctionnement d'une entreprise.On ignore ce qu'elle rapporte. . Remarque : analogie avec le coût d'une action publicitaire . Le coût de défaillance Nous adopterons le modèle suivant : Cd = Cm + Ci Avec : Cd : coût de défaillance d'un équipement Cm : coût direct de maintenance (pièces et main d'œuvre) Ci : coût indirect d'indisponibilité page 39 .chap 6 . . Il est donc primordial de s'y intéresser afin de réduire au maximum les coûts de production. 1.

ou externalisée. . Ils sont parfois nommés coûts de perte de production ou coûts de non-maintenance. assurances. .la courbe LCC (Life Cycle Cost).) .les coûts de pertes de production incluant les coûts de non-production (dépenses fixes non couvertes et dépenses variables non réincorporées).les pénalités commerciales. . Les coûts indirects d'indisponibilité (Ci) Ils intègrent toutes les conséquences économiques induites par un arrêt propre d'un équipement. loyers.. de stockage.Cf : dépenses fixes du service maintenance (salaires. Les coûts directs de maintenance (Cm) Ils peuvent se rapporter à une intervention corrective. . et la non-qualité de production provoquée par la défaillance des équipements productifs (coûts des rebuts et retouches).Cmo : dépenses de main d'œuvre (c'est le produit "TTR" x "taux horaire") . .. coûts des moyens de remplacement mis en œuvre.Cc : dépenses de consommables (coûts des pièces. éclairage.le coût moyen annuel de fonctionnement (Cmf). frais de transport. dans la mesure où la réduction des temps d'indisponibilité est le résultat d'une maintenance préventive plus efficace. Introduction Des outils efficaces du suivi d'un équipement permettent de prendre une décision quant à l'opportunité de poursuivre l'exploitation de l'équipement étudié ou de le remplacer : . page 40 .4. stock supplémentaire de pièces en attente en cas de défaillance.) .et les conséquences sur l’image de marque de l’entreprise (non chiffrables directement). Les coûts d’indisponibilité prennent en compte : .3. Il est possible de regrouper les coûts de maintenance sous quatre rubriques : Cm = Cmo + Cf + Cc + Ce Avec : . ..la durabilité. reprographie. préventive. 1.chap 6 .le surcoût de production (personnel.Ce : dépenses externalisées (c'est la facture du prestataire de service) 1.le manque à gagner de production (mévente et baisse du chiffre d’affaires).. . .Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance Optimisation des coûts de défaillance Cd Cm et Ci varient en sens inverse.1. 2 – INVESTISSEMENT EN MAINTENANCE 2.

Cd : un cumul de ses coûts de défaillance Cdi..3. La courbe LCC (Life Cycle Cost) page 41 .2. Ce : un cumul des coûts d'exploitation (main d'œuvre. Courbe LCC (Life Cycle Cost) Le coût de cycle de vie d'un équipement (LCC) est le cumul de toutes les dépenses relatives à la possession d'un équipement jusqu'à son démantèlement.2.. consommables. énergie.1. Définition A tout instant un équipement possède : Va : une valeur d'investissement (étude + achat + transport + installation).Les coûts et indicateurs 2. l'expression du coût moyen annuel de fonctionnement est : Stratégie de Maintenance Cmf = Va + Cd + Ce − Rv T 2.2.) Cei. Coût moyen annuel de fonctionnement (Cmf) 2.chap 6 .2. Evolution du Cmf dans le temps Cmf Rénovation temps en années 0 1 2 3 4 5 Période économique 6 7 8 9 10 Période économique avec rénovation 2. Expression Sur une durée T déterminée.2. Rv : une éventuelle valeur de revente.3. 2.

pour un technicien de maintenance. L’absence de politique de maintenance Afin d’accroître la fiabilité des équipements et réduire les coûts de maintenance. il est nécessaire de mettre en place des méthodes et des moyens importants.) Une estimation précise du budget passe avant tout par la connaissance des équipements. Ces temps sont issus des comptes rendus d’intervention. · à t2 l'amortissement du matériel est effectif · à t3 c'est la période optimale où l'installation produit avec le maximum de rentabilité · à t4 les frais de maintenance équilibrent la rentabilité de l'exploitation · au delà de t4. page 42 . les coûts de documentation.O.Les coûts et indicateurs Le coût de la Maintenance ne doit pas dépasser le bénéfice retiré par la disponibilité des moyens. Coût horaire de la main d’œuvre (M.démotivation des techniciens . l'étude de rentabilité est approuvée et déclenche les dépenses d'étude. il faut mettre en place une politique de maintenance précise. les coûts de structure.2. Généralement le coût de la MO externe est plus bas que le coût de la MO interne. il est intéressant d’effectuer une révision de la politique de maintenance ou du budget. Le principe de base du budget Il y a deux manières d’établir un budget en maintenance : . On obtiendra ainsi le coût horaire standard de la maintenance qui peut être de quelques dizaines d'euros. · à t0 l'achat est effectif · à t1 l'installation est mise en service.1. En France. consommables non imputés aux équipements). Les conséquences de ce genre d’organisation sur les coûts sont les suivantes : . car il est négociable. le coût horaire de la main d’œuvre est compris entre 20 et 50 euros par heure. les résultats de l’exercice précédent sont reconduits en les minorant ou majorant selon divers éléments financiers ou techniques : on appelle cela travailler en utilisant « l’expérience » .3. sachant que les gains cumulés vont désormais diminuer jusqu'à compromettre la rentabilité de l'investissement initial à partir de t4.insensibilité aux signes annonciateurs des défaillances . 3 – BUDGET DE MAINTENANCE 3.vieillissement prématuré des équipements Pour éviter ce type de situation. Durabilité Définition : Durée de vie ou durée de fonctionnement potentielle d'un bien pour la fonction qui lui a été assignée dans des conditions d'utilisation et de maintenance données. 3. Il faut donc rechercher la durée probable pendant laquelle il sera économique d'appliquer une maintenance rationnelle. Il doit comprendre : les salaires des techniciens. Cette MO peut être interne (assurée par les techniciens propres à l’entreprise) ou externe (Service après vente des équipements.pertes de production plus importantes . L’absence d’une politique de maintenance entraîne une soumission aux aléas des pannes et aux événements. Le coût horaire ne comprend pas seulement le salaire des techniciens. qui permet un suivi plus précis des coûts.budget de type historique : dans ce cas.non-identification des pannes répétitives noyées dans les préoccupations quotidiennes . Stratégie de Maintenance C'est dès t3 qu'il faut se poser la question d'un éventuel nouvel investissement en se demandant si un nouvel investissement ne permettrait pas d'améliorer la rentabilité et quand. Cette méthode nécessite un travail important quand il faut l’initialiser.chap 6 . Ce type de budget est le seul qui soit réellement fiable. les salaires et les coûts de fonctionnement des administratifs au prorata du temps qu’ils consacrent au service maintenance. 2. de formation. l'acharnement thérapeutique peut conduire à des dépenses non rentables. sous-traitance). . les dépenses de fonctionnement (énergie. même s’il nécessite un effort important pour être mis en œuvre. enfin au niveau de la maintenance. Les limites de rentabilité peuvent se présenter de la manière suivante : · à T. 3. Si l’on constate des écarts trop importants entre les coûts accumulés et le budget prévu. les salaires de l’encadrement de maintenance. d’outillage… L’ensemble de ces coûts annuels est divisé par le nombre d’heures consacrées annuellement aux installations à maintenir.4.Budget de type planification et anticipation : dans ce second cas on détaille les besoins par équipement. dans l'objectif d'une durée d'usage. mais aussi par la détermination du coût horaire de la MO. puis au niveau de l'utilisation. La durabilité est étudiée dès la conception (probabilité de qualité).

) .au niveau relations client-fournisseur pour mesurer les performances de ce dernier face aux obligations de résultats définies contractuellement. . entreprises ou secteurs d'activité .mesurer une réalité avec clarté .de communication à destination des personnels de maintenance (pour leur communiquer les résultats de leurs actions et les sensibiliser à l’aspect économique de leur activité) page 43 . 4.de diagnostic de dysfonctionnements éventuels (organisation. pour son responsable. politique de maintenance. L'étude des indicateurs peut s'appréhender à différents niveaux : .1. Intérêt Les indicateurs servent à : .contrôler la réalisation des objectifs fixés . fonctionnement.…). . la mise en œuvre de tableaux de bord appropriés construits à partir d’indicateurs et de ratios pertinents.comparer des unités distinctes.chap 6 . gestion du personnel.de communication à destination de la Direction (dans l’objectif de la sensibiliser et de l’impliquer dans la définition de la politique de maintenance) .de la fonction maintenance au sein de l'entreprise .2.au niveau de l'entreprise face à son secteur d'activité . Ces tableaux de bord seront des outils : . Exemples d'indicateurs (extraits de la norme NF X 60-020) Efficacité de la maintenance Activité du service maintenance Coûts et budget de maintenance 5 – LE TABLEAU DE BORD Le management de la maintenance nécessite. etc.de l'évolution de l'entreprise elle-même .de l'évolution de la fonction maintenance elle-même .prendre des décisions adaptées (politique d'investissement. .au niveau d'un secteur d'activité .de mesure de l’efficacité technique et économique de la fonction .Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance 4 – LES INDICATEURS DE MAINTENANCE 4.d’aide à la décision .

Les coûts et indicateurs Stratégie de Maintenance . Il doit pouvoir mesurer l'efficacité de la politique de maintenance et justifie ainsi la mise en place de la maintenance préventive.chap 6 .de communication à destination des personnels de production (pour les inciter au respect des procédures d’exploitation et d’auto maintenance et les sensibiliser aux nécessaires relations de coopération entre production et maintenance) Le tableau de bord caractérise l'état et l'évolution des matériels et du service maintenance. C'est un outil de synthèse qui peut se présenter sous plusieurs formes : page 44 .

Le service maintenance devra en particulier gérer les contraintes logistiques qui peuvent avoir des origines diverses. les pièces de rechange.chap 7 . les ateliers. formation . Les contraintes logistiques en maintenance sont dépendantes de : La politique de maintenance .Organisation des interventions . son origine. de sa santé. ses technologies et ses performances. en criticité) débouchent sur une organisation particulièrement rigoureuse. les équipements d'essai. est appelée "dossier historique". page 45 .Moyens matériels . en durée. services. la documentation.Documentation . de ses défaillances. Le dossier technique d'équipement est la référence permettant la connaissance intime d’un équipement. aucune action technique de qualité ne peut se faire sans référence documentaire. Définition de la logistique de maintenance (norme NF EN 13306) Ressources. et moyens de gestion nécessaire à l'exécution de la maintenance. s’appuie sur une connaissance exhaustive du matériel et de sa "santé".Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance Chapitre 7 ORGANISATION ET LOGISTIQUE DE MAINTENANCE 1 – INTRODUCTION La complexité d'un service maintenance et l'extrême variété des tâches qui le caractérisent (en nature. La documentation relative à la connaissance "individualisée" d’une machine. les outils. La logistique de maintenance peut inclure par exemple le personnel. en urgence.M. La documentation permet : → la préparation d'interventions plus efficaces et plus sûres → l'aide aux techniciens d'intervention → la traçabilité des activités de terrain. etc.Personnel : compétences.Externalisation . ce qui permet l'amélioration de l'organisation → l'analyse du comportement des matériels.Stratégie d'approvisionnement La logistique de maintenance .Niveau de préventif/correctif . ce qui permet des améliorations techniques et une optimisation économique Tout système qualité implique la gestion de sa documentation suivant le principe : "Ecrire ce que l'on va faire" → préparation du travail "Faire ce que l'on a écrit" → intervention encadrée "Ecrire ce que l'on a fait" → traçabilité L’efficacité du travail du B.Pièces de rechange 2 – LA FONCTION DOCUMENTATION En maintenance industrielle.

Notions de charges et capacité Capacité Elle est illustrée par la notion de "contenant". Il est constitué de documents de maintenance. complémentaire du dossier machine. .le dossier constructeur établi lors de l’étude et la réalisation des matériels.le dossier interne qui permet l’utilisation du matériel. . décrivant chronologiquement toutes les interventions correctives subies par la machine depuis sa mise en service. en supposant le temps "incompressible". C'est une valeur facile à estimer et sensiblement constante.5 litre ne rentre pas dans une bouteille d'un litre.la fiche historique (document fondamental). Terminologie de l'ordonnancement L'ordonnancement utilise un vocabulaire spécifique qu'il est indispensable de définir avant d'aborder les méthodes à utiliser pour gérer les activités de maintenance.les commandes extérieures. Dossier interne.les rapports d’intervention en correctif.1. . .2. Surcharge Elle se manifeste évidemment lorsque la charge est supérieure à la capacité.le plan de maintenance qui permet de maintenir. il faut trouver des solutions après analyse des causes et estimation du pourcentage de surcharge. Il représente le "carnet de santé" de la machine. d’éléments de réglage. . page 46 .1. des schémas fonctionnels.chap 7 . il est constitué des plans d’ensemble et de définition. remonter tout ou partie du système.les ordres de travaux. des plans de montage et d’installations. 3 – ORDONNANCEMENT 3. dans les horaires normaux de travail.les relevés de surveillance. démonter. Ce dossier comprend tous les renseignements relatifs à la vie d’une machine : . il est constitué de synoptique des modes de marche. Le dossier historique Le dossier historique est un document relatif à chaque machine inventoriée. maintenance de 1er niveau. Plan de maintenance. Ce contenu est constitué de strates de travaux de natures différentes que l'on peut gérer : c'est une des missions de l'ordonnancement d'arriver à équilibrer les charges et les capacités. des documents des modifications. Comme 1. . . réparer. estimée par le potentiel d'heures qu'une équipe représente. Charge C'est la notion de "contenu" matérialisée par le cumul des temps prévus affectés à une équipe (ou un technicien) pour une période de temps de référence nommée "unité d'ordonnancement". Le dossier technique d'équipement DTE (appelé aussi dossier machine) Le dossier technique d'équipement se compose généralement de trois dossiers : Dossier constructeur. 2. d’un catalogue de pièces détachées.modifications incluant les améliorations en vue de facilité la maintenabilité. .Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance Dossier technique d'équipement Connaissance d'un matériel Dossier historique 2. des documents d’utilisation. des procédures spécifiques.

etc. mais également ses besoins de communication externes. semaine décomposée en jours. Le choix d'un outil GMAO passe par son adéquation : . ordonnancement. Structure d'un diagramme de Gantt 3. page 47 . Les outils de l'ordonnancement Stratégie de Maintenance 3.2. les graphes de Gantt atteignent leurs limites au delà de N > 50. ils seront malgré tout édités en "sous-programmes" du PERT général. Le réseau PERT La maintenance doit parfois mettre en œuvre un certain nombre de "travaux lourds" caractérisés par le nombre et la durée des opérations constitutives. Dans les bureaux techniques d'une entreprise (méthodes.2. les fonctions remplies sont diversement dénommées. diversement réparties et diversement organisées. logistique et travaux neufs). puis à leur propre découpage fonctionnel. Chaque tâche est représentée par une barre de longueur proportionnelle au temps prévu. Les arrêts annuels d'unités. ces travaux doivent être pilotés en ordonnancement avec des méthodes spécifiques déduites de la théorie des graphes.1. Le diagramme de Gantt Le diagramme de Gantt est structuré à partir d'une échelle des temps nommée "unité d'ordonnancement" : jour décomposé en heures. et elle est positionnée à priori "au plus tôt".2. on pourra effectuer la gestion par exploitation des 10 modules suivants : Module "gestion des équipements" Il s'agit de décrire et de coder l'arborescence du découpage allant de l'ensemble du parc à maintenir aux équipements identifiés et caractérisés par leur DTE (dossier technique d'équipement) et leur historique. les projets de rénovation et de travaux neufs mobilisent plusieurs équipes et entreprises extérieures sur des périodes allant d'une semaine à plusieurs mois. Dès lors qu'un service maintenance est structuré et a fait la preuve de l'efficacité de son organisation.2. Les différents modules fonctionnels d'une GMAO Tous les logiciels de GMAO ont en commun la même structure modulaire proposant les mêmes fonctions.1. l'outil GMAO se révèle indispensable par sa capacité de mise en mémoire. année décomposée en semaines. Structure d'un réseau de PERT 4 – GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) 4. Se superposant aux activités habituelles. Fonctionnalités d'un logiciel de GMAO La mise sous informatique de la gestion d'un service maintenance de PME apparaît aujourd'hui incontournable dans la plupart des secteurs d'activité.Organisation et logistique de maintenance 3.aux besoins exprimés par le service maintenance 4. Il appartient à chaque service maintenance de déterminer ses besoins internes en matière d'informatisation. présents et à venir.2. par ses interfaces et par sa réactivité.à la stratégie globale du système informatique de l'entreprise (problème d'intégration) . Mais. par ses possibilités de traitement d'informations. Ayant l'avantage d'être très visuels. selon les logiciels. En effet. certaines révisions générales pluriannuelles.chap 7 .

menée à l'aide d'un consultant expérimenté en GMAO. superflues et coûteuses. Les étapes d'un projet GMAO : Etude de faisabilité Elle passe par le dimensionnement du projet en termes de ressources matérielles. économiques. pour optimiser des procédures. Le choix du logiciel se fera après appel d'offre détaillé et essais sur les produits sélectionnés. inadaptées. et de la nature d'une intervention. Module "gestion des approvisionnements et des achats" Caractéristiques de la fonction maintenance : beaucoup de références et de fournisseurs pour des quantités faibles et des délais courts. page 48 .3. de maintenabilité.Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance Module "gestion du suivi opérationnel des équipements" Ce module permettra de suivre les performances d'un équipement à partir des indicateurs de fiabilité. Le déclenchement sera automatique. la réponse est supposée aisée. C'est une opportunité pour réorganiser un secteur. ce module sera principalement une aide à l'ordonnancement. Module "gestion des interventions" Ce module doit permettre un enregistrement rapide de la durée. sur les caractéristiques de l'outil sélectionné et sur le rôle de chaque secteur. Module "budget et suivi des dépenses" L'objectif de ce module est le suivi de l'évolution des dépenses par activité dans un budget donné. de la localisation. son refus la cause majoritaire d'échec. et doit être précédé d'une forte information. Cette information doit porter à la fois sur les objectifs généraux de l'informatisation. Choix de l'outil GMAO et de ses modules nécessaires A partir d'un problème bien posé. pour élever le niveau de sensibilité à la gestion de tous les acteurs. en dehors d'une période de forte activité. 4. Chaque opération sera prévue par sa gamme préventive. plan de formation et démarrage Le moment de l'implantation doit être bien choisi. Module "gestion des stocks" Le système repose sur le fichier des articles en magasin comprenant les "lots de maintenance" par équipement et sur les mouvements entrées/sorties du magasin.chap 7 . Vient ensuite le moment de la formation. Ce module doit permettre la gestion des achats. et sociaux sélectionnés pour assurer la gestion et le management du service maintenance. Module "gestion du préventif" Ce module doit permettre de gérer la maintenance systématique à travers un planning calendaire par équipement. Module "tableaux de bord et statistiques" Les tableaux de bord concernent la mise e forme de tous les indicateurs techniques. Rédaction du cahier des charges de consultation L'idée du "juste nécessaire" doit éviter d'investir dans des fonctions inutiles. humaines et financières. Il ne faut pas négliger ni sous-estimer le poids de la formation dans le coût du projet : l'acceptation de l'outil est la condition incontournable de réussite du projet. les dates étant prédéterminées ou déterminées à partir d'un relevé de compteur (ou d'une mesure dans le cas de la maintenance conditionnelle). donc susceptible de modifier en profondeur l'état d'esprit et la motivation des acteurs. par listing hebdomadaire des opérations prévues dans la semaine. La conduite d'un projet GMAO Le projet GMAO est pour le service maintenance un projet "structurant" remettant en cause des habitudes de travail. Ce module doit permettre une analyse quantitative ou qualitative des défaillances. la crainte "à priori de l'informatique" étant toujours forte. pour en promouvoir certains. Implantation. de disponibilité. Module "gestion des ressources humaines" Spécifiquement adapté au service maintenance. Module "analyse des défaillances" La base de ce module est constituée des historiques automatiquement alimentés par chaque saisie de BT (bons de travaux) ou OT (ordre de travaux).

On a toujours intérêt à gérer les stocks au plus bas niveau acceptable compte tenu des objectifs et des niveaux de maîtrise du processus. de disponibilité. Il faudra déterminer à quel moment et en quelle quantité un article devra être renouvelé. réparations à l'entrepôt. La prévision pour la gestion des stocks Connaissance de base pour une bonne gestion. On cherchera le meilleur équilibre entre les coûts entraînés par les stocks et les coûts de pénurie. conditionnement .consommables . manutention . détérioration .pièces à remplacement non programmé . feu. qualité. désuétude . ou de matières premières. trois catégories de coûts : le coût de renonciation. c'est-à-dire l'ensemble des frais relatifs au réglage de l'équipement utilisé pour produire le bien requis. assurances sur l'entrepôt ou le magasin . que ce soit des matières premières. d'articles intermédiaires. L'investissement que représente la constitution d'un stock doit être traité en concurrence avec les autres investissements possibles. le coût de stockage est substantiel : il peut représenter entre 20 % et 50 % du coût d'achat ou de production selon les articles. Coût de possession (ou coût de stockage) : Cp Le coût de stockage comprend. Coût de détention : assurances sur les stocks . Les coûts en gestion des stocks Coût de passation de commande (ou coût d'acquisition) : Ca Le coût de passation de commande comprend tous les frais inhérents à la préparation. on désigne par coût de passation de commande.Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance 5 – STOCKS 5. 5. Les stocks ne se traitent pas de façon indépendante des opérations de production.chap 7 .3. Définitions Stock : Un stock est une quantité d'articles gardée en réserve pour usage ultérieur.pièces à remplacement programmé . coûts. des encours ou des produits finis. Gestion du stock de maintenance : Le stock de maintenance est l'ensemble des biens stockés. . sécurité. Un grand nombre de méthodes sont applicables aux prévisions sur historique. Les stocks peuvent être constitués de produits finis prêts à la vente. On peut classer les biens constituant le stock maintenance en cinq catégories : . vol et bris.pièces à remplacement exceptionnel . Gestion des stocks : Activités et techniques destinées à maintenir le stock d'articles à un niveau souhaité. Les modèles de consommation applicables sont les suivants. nécessaires à la réalisation optimale de la maintenance en termes de délais. 5. mais aussi de pièces.1. le coût d'entreposage et le coût lié aux pertes sur les stocks. lui. Ce coût varie beaucoup selon les articles. . d'en-cours. le coût de préparation et de mise en route.2. taux de rendement sur les investissements autres que les stocks. Il est constitué d'articles appartenant à la nomenclature des biens à maintenir et de matériels ou outils nécessaires à la réalisation des actions de maintenance selon la politique et les niveaux de maintenance définis. Dans le cas d'une commande interne. énergies consommées . Coût de renonciation : coût sur le capital emprunté .matériels et outillages dédiés à la maintenance. Sur une année. Coût d'entreposage : taxes foncières . Consommation constante Consommation linéaire Consommation saisonnière page 49 . Il sert aussi à rendre indépendantes les opérations successives dans le processus de fabrication ou dans la distribution de cet article vers le client. la prévision de la consommation peut s'effectuer suivant plusieurs méthodes : à partir de l'historique ou à partir de données extérieures (enquête). au traitement et au paiement de la commande.

Un niveau de service à 95 % signifie que la demande sera satisfaite dans 95 % des cas. Q q Q Livraison Q1 = Q / 2 Q2 = Q / 2 Q/2 etc. compte tenu de la distribution de probabilité de la demande. On divise cette quantité en deux parties égales. il en découle une certitude dans les prévisions et il n'y a généralement pas de pénurie. alors on transfère Q1 dans B et on commande la quantité Q/2 que l'on replace dans A. les stocks doivent être gérés au plus bas niveau acceptable. Méthodes de gestion des stocks 5.à quel moment commander un article ? . Les activités de la gestion des stocks consistent à répondre aux deux problèmes suivants : . quel niveau de service on veut offrir. Principes de gestion des stocks L'investissement que représente la constitution d'un stock doit être traité en concurrence avec les autres investissements possibles. page 50 . Méthode dite des deux tiroirs C'est une méthode empirique qui permet de gérer des stocks de consommables ayant un faible coût et une consommation très régulière.5. 5. Soit Q la quantité totale en stock. c'est-à-dire quelle probabilité de pénurie on est prêt à tolérer. de la distribution de probabilité des délais de livraison et du rapport entre coût de pénurie et coût de stockage. D'une manière générale. La quantité augmente sur une durée très courte q Quantité Q maximale Consommation linéaire de produit Consommation linéaire de produit plus faible que la précédente t Stock nul Niveau de service : Lorsque la demande est connue à l'avance.5.4. q Q Consommation réelle Consommation prévue q Q Livraison prévue Retard de livraison t Pénurie Pénurie t Il faut alors se demander.chap 7 .Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance 5.1. Mais lorsqu'il y a des variations aléatoires dans la demande ou dans les délais de livraison ou les deux. Stock A Consommation courante B commande Délai de livraison t Quand Q2 = 0. on doit se prémunir contre les risques de pénurie.en quelle quantité le commander ? Représentation graphique du stock : Livraison.

). Il augmente avec la fréquence des commandes passées.chap 7 .2. stock de sécurité. il faut partir du modèle de base. si l'on veut minimiser le coût de gestion du stock (coûts de passation de commande et coûts de stockage). Cat Ca n K Q Coût annuel de passation de commande Coût de passation d'une commande Nombre de commandes par an Consommation annuelle prévisionnelle Quantité commandée Cat = Ca × n = Ca × K Q q Q Q/2 n commandes sur 1 an t K=n×Q b) Coût de possession Le coût total de stockage dépend du coût unitaire de stockage et de la quantité moyenne annuelle du stock.5.Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance 5. Pour présenter cette méthode.Formule de Wilson Qe Ca K Pu i Quantité économique à commander Coût de passation d'une commande Consommation annuelle prévisionnelle Prix unitaire Taux de possession Qe = 2 × Ca × K Pu × i page 51 . Lot économique La méthode du lot économique permet de déterminer quelle quantité il est économique de prévoir à chaque passation de commande. le stock moyen correspond à : Q / 2 ou K / 2n. En sachant que : Q = K / n. simplifié à l'extrême et qui sera par la suite complété de conditions qui le rapprocheront des situations réelles (remises sur quantité. La quantité ainsi obtenue est notée Qe (quantité économique à commander). a) Coût annuel de passation de commande Il est lié aux frais administratifs engendrés par la passation d'une commande. etc. Le coût de possession est donc : Cp Q Pu i Coût de possession Quantité commandée Prix unitaire Taux de possession Q Cp = × Pu × i 2 c) Coût de gestion de stock Le coût de gestion de stock correspond à la somme des deux coûts précédents : CT = Cat + Cp = Ca × K Q + × Pu × i Q 2 Coût annuel Coût de commande Cat CTmin Coût total CT Coût de stockage Cp Quantité commandée Q Qmin Coût de gestion de stock en fonction de la quantité commandée Q d) Quantité économique .

éléments de rechange . des utilisateurs aux responsables des investissements. avant la mise en œuvre. isolant endommagé. là. Les tâches de l'automaintenance La délégation de certaines tâches vers les opérateurs se fait progressivement et l'organisation est bâtie collectivement. de nettoyages ou en marche normale.électrique : fil desserré. ils sont effectués dès le constat. la Total Productive Maintenance est une activité de maintenance à participation globalisée inscrite dans une dynamique productive. usure de pièces.chap 7 . Introduction à la TPM Comme son nom l'indique. Leur but est de déceler l'apparition d'un paramètre non conforme et donc potentiellement source d'incident. Dans ce cadre. . Les desserrages. par les vibrations qu'ils permettent.Avoir un système de management participatif .. "En TPM. on cherche à aller vers une évolution. rayures. blocage ou point dur.3..Le parc de documentation doit être existant et utilisable facilement . vérin endommagé. Le graissage Pour les systèmes à dominante mécanique. A partir d'une liste d'opérations précisément décrites. par l'ensemble des acteurs. sont souvent en cause dans des dérives de qualité ou l'apparition de défauts fortuits inexpliqués..La communication entre la production et la maintenance doit être bonne . lors d'échanges au cours de ce que l'on peut nommer des cercles TPM : Le nettoyage Il permet de repérer des anomalies dans tous les domaines : .mécanique : desserrage. Les inspections quotidiennes Elles sont de préférence pratiquées. matières d'œuvre. manuels avec ou sans outillage ou appareillage. s'il y a lieu.2.Le personnel de fabrication doit être intéressé (et formé) 6. Pour ce qui concerne la maintenance en particulier. . le critère de référence. hydraulique : fuite (huile ou air). un graissage convenablement pratiqué est une garantie de bon fonctionnement. Les resserrages Jugés nécessaires lors d'inspections. énergies.Le travail de groupe doit être très développé . corrosion. principalement dans les ateliers. début de rupture. Les étapes de la TPM 1 Constitution des groupes de progrès (par machine) 2 Formation du personnel 3 Nettoyage.. pour motiver la participation et l'implication de tous les acteurs. La maintenance détient donc un rôle déterminant puisqu'il ne peut y avoir de fonctionnement global optimal sans le souci constant d'un outil de production dans un état irréprochable. Conditions de mise en place de la TPM L'adoption d'une politique de TPM crée un changement sensible dans les habitudes de travail. c'est le rendement global qui devient l'objectif premier. . surchauffe locale.Les postes de travail doivent être stables . Ainsi... . Celui-ci implique la chasse aux pertes et gaspillages dans tous les domaines : temps.pneumatique . rangement (démarche 5S) 4 Mesures de TRS 5 Auto-inspection : c'est le début de l'automaintenance (l'opérateur prévient la maintenance) 6 Automaintenance 6.1.. . pincement de tuyau. la fonction maintenance n'est plus physiquement concentrée et isolée en un seul service mais elle est l'affaire d'un plus grand nombre.Organisation et logistique de maintenance Stratégie de Maintenance 6 – TPM (Total Productive Maintenance) 6. le caractère participatif de la TPM s'exprime de manière la plus visible par la délégation des tâches les plus simples (niveaux I et II) vers les opérateurs de conduite des machines." 6.. La disponibilité n'est pas. et non pas vers une révolution.4. Elle implique tous les acteurs et composantes de l'entreprise dans la recherche de la marche optimale des systèmes. fissure. le management se fait par cercles de réflexion composés d'agents directement concernés par la notion de missions et par les orientations à prendre. l'opérateur procède à une série de contrôles visuels. page 52 . Un certain nombre de conditions sont donc nécessaires pour envisager la mise en place d'une TPM : .

On montre. Les indicateurs de la TPM : TRS. et TRE (norme NF E60-182) Temps total = Tt Stratégie de Maintenance Temps d'ouverture = To Fermeture Temps requis = Tr Maintenance préventive (arrêts programmés) Réglages.chap 7 . Les 5 S : un outil de la TPM a) Principe des 5 S Un travail efficace et de qualité nécessite un environnement propre.6. Les cinq S représentent les cinq premières lettres des mots japonais : page 53 . par le calcul de divers indicateurs.5. les points à améliorer et leur influence sur le processus complet. règles de base de l'ordre de la discipline. Partant du principe que Les pertes sont des bénéfices potentiels. et de la rigueur. opérateur… (temps logistiques) Temps de fonctionnement = Tf Temps net = Tn Temps utile = Tu Rebuts TRS = Taux de Rendement Synthétique Le TRS est un outil qui permet d'évaluer la qualité de l'ensemble du processus de production. de la sécurité. régi par des règles simples. sont les préliminaires incontournables pour tout projet d'amélioration. TRE = Tu / Tt avec Tu : Temps utile Tt : Temps total 6. déployer les outils et méthodes du lean manufacturing et sont un levier du management du changement. Les 5 S sont la fondation sur laquelle bâtir une démarche de progrès. TRS = Tu / Tr avec Tu : Temps utile Tr : Temps requis ou TRS = TDO × TP × TQ avec TDO = Taux de disponibilité opérationnelle (TDO = Tf / Tr) TP = Taux de performance ( TP = Tn / Tf) TQ = Taux de qualité (TQ = Tu / Tn) TRG = Taux de Rendement Global Le TRG est un indicateur de productivité de l'organisation industrielle. précises et efficaces. pannes… (arrêts non programmés) Attente matière d'oeuvre. TRG = Tu / To avec Tu : Temps utile To : Temps d'ouverture TRE = Taux de Rendement Economique Le TRE est l'indicateur d'engagement des moyens de production et permet au dirigeant d'affiner la stratégie d 'organisation de l 'entreprise.Organisation et logistique de maintenance 6. Il n'y a pas d'amélioration réelle de productivité ou de qualité si par ailleurs subsistent des gaspillages. Les 5 S permettent de construire un environnement de travail fonctionnel. Les 5 S. éliminer les pertes constitue un gain. TRG.

pour faire vivre les 4 premiers S. Seiso – Scintiller Le nettoyage régulier. Disposer les objets utiles de manière fonctionnelle. Le Seiri c'est trier. car chaque étape est une petite victoire. Shitsuke . en corriger les dérives. c'est aussi l'implication. Les 3 premiers S sont des actions à mener. La manie d'accumuler et de garder "parce que cela peut servir" ne favorise pas la propreté et l'efficacité d'une recherche.. Seiton – Situer les choses Arranger pour situer. Le but de la Lean Maintenance est d’obtenir le meilleur rendement des équipements. Dans un environnement propre. En instituant un système de suivi avec affichage d'indicateurs. 6. le suivi. dans une démarche d'amélioration continue. léger La Lean Maintenance est une démarche TPM optimisée et axée sur la réduction. Après le premier grand nettoyage.Organisation et logistique de maintenance Traduction littérale Seiri Seiton Seiso Seiketsu Shitsuke Ranger Ordre. valoriser les résultats obtenus. arrangement Nettoyage Propre. réaliser des accessoires et supports permettant de trouver les outils rapidement et plus largement. garder le strict nécessaire sur le poste et se débarrasser du reste. s’astreindre à remettre en place les objets. net Education Traduction "utile" Supprimer l'inutile Situer les choses Scintiller Standardiser Suivre Stratégie de Maintenance b) Définition des 5 S Seiri . séparer l’utile de l’inutile. une fuite ou toute autre anomalie se détecte plus facilement et plus rapidement.Suivre (et faire évoluer) Finalement. il faut surveiller régulièrement l'application des règles.. "Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place". à moindre coût. promouvoir l’esprit d’équipe. éliminer tout ce qui est inutile sur le poste de travail et dans son environnement. il faut en assurer la continuité. des standards. Réaliser des autoévaluations. Le Seiketsu aide à combattre la tendance naturelle au laisser-aller et le retour aux vieilles habitudes. les désormais 5 S sont assurés de continuer à vivre. Quelques domaines d’améliorations de la Lean maintenance : • Optimiser la gestion des pièces détachées afin qu’elles soient disponibles pour les maintenances préventives et correctives • Faciliter la maintenance préventive pour les activités et équipements critiques • Mettre en place des formations polyvalentes des équipes • Encourager et permettre à tous les intervenants d’avoir des initiatives d’améliorations page 54 . Afin que le maintien de la propreté et l'élimination des causes de désordre deviennent normal. mais aussi de graduellement repousser leurs limites initiales.7. voire l’élimination du gaspillage relié aux équipements et à leur utilisation. Le nettoyage régulier est une forme d'inspection. Elles sont le plus souvent exécutées sous la contrainte (hiérarchique). définir les règles de rangement. L'exemple typique du Seiton est le panneau d'outils. naturel. les remettre en mémoire. étape obligée de l'introduction des 5 S.chap 7 . Seiketsu – Standardiser Standardiser.Supprimer l'inutile Trier. il est indispensable de les inscrire comme des règles ordinaires. donner un nom et une place bien définie aux outils. instituer des règles de comportement. respecter les 3 S précédents. mettre en place une bonne communication et. Lean maintenance et TPM "lean" = mince. Shitsuke. c'est un moyen pour réduire les recherches inutiles.

Phénomènes mis en évidence par l'analyse vibratoire a) Principe de mesure Lorsque la machine est neuve. 1 t Une onde sonore est caractérisée par une fréquence f (en Hz) et une période T (en s). On parle souvent de son lorsque la vibration a lieu dans l’air alors que dans un milieu solide. page 55 . 1.Spectres parfois difficiles à interpréter . C’est la signature des vibrations.Autorise une surveillance continue .Détection de défauts à un stade précoce . installations relativement coûteuses Une vibration correspond à des variations périodiques d'un milieu matériel (gazeux. Avantages de la méthode . Les oscillations ou vibrations mécaniques sont produites soit par le système en fonctionnement (un moteur par exemple) soit sont induites par des sollicitations externes (par impact ou en sollicitation forcée). L’analyse vibratoire fournit un nombre important de renseignements sur l'état de l'équipement. T = f T Exemple de spectre obtenu par une mesure d'analyse vibratoire 1.Permet de surveiller l'équipement à distance Inconvénients . Elle consiste à analyser en fonction du temps les oscillations mécaniques d’un système autour d’une position de référence au moyen d’un ou de plusieurs capteurs.2. Les vibrations Le suivi des paramètres vibratoires est particulièrement bien adapté aux machines tournantes.Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance Chapitre 8 LES OUTILS DE CONTROLE 1 – ANALYSE VIBRATOIRE 1. liquide ou solide) qui se transmettent de proche en proche.Possibilité de réaliser un diagnostic approfondi .chap 8 . on parle simplement de vibration. on réalise des mesures dont on enregistre les spectres. Principe Cette méthode s’applique à tous les matériaux.3. Il suffit ensuite de comparer les mesures effectuées régulièrement à la signature d’origine.1.Dans le cas de surveillance continue.

page 56 . Accéléromètre Embase Colle Machine Le diagnostic est réalisé après analyse spectrale et temporelle du signal à travers divers filtres. La seconde méthode. De plus. c) Défauts obtenus à basse fréquence Les défauts à basse fréquence caractérisent des phénomènes simples qui apparaissent à moins de 200 Hz. Généralités Un corps chaud est caractérisé par sa température. c’est-à-dire que son centre de gravité soit sur l’axe de rotation. . de la poussière et augmente la température du mécanisme. . Il s’agit : . Les fréquences sont données par le constructeur. A la rotation. La mesure évidente est celle par contact : . turbines. se fait par la mesure du rayonnement infrarouge.du desserrage : Le desserrage d’un élément engendre des chocs qui abîment les pièces et peut déboucher sur une casse.chap 8 . Le signal de mesure est enregistré sur un collecteur puis transféré sur ordinateur ou enregistré directement à travers une carte d’acquisition. d’aubes ou d’ailettes : Cette fréquence est due aux forces dynamiques induites par le passage des pales d’un ventilateur. . On colle des embases aux endroits stratégiques.1. Les efforts dus à un balourd peuvent devenir très importants et amener une rupture. .cristaux liquides. de potentiel électrique… peuvent se poser.Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance b) Réalisation des mesures Les capteurs utilisés pour mesurer les vibrations sont généralement des accéléromètres piézo-électriques. maintenance préventive conditionnelle). e) Défauts obtenus à haute fréquence Ils concernent particulièrement les défauts généralisés des roulements lors d’usure. des problèmes d'accessibilité. L’accéléromètre est vissé sur l’embase au moment des mesures ou laissé à demeure en cas de mesures continues.du délignage : Le délignage s’observe lorsque deux lignes d’arbres ne sont pas bien alignées. accélérant les usures. rotors…). c’est-à-dire près des éléments à surveiller (paliers. Mais l'inconvénient majeur est l'impossibilité de faire la mesure d'un grand nombre de points en temps réel.thermocouple. d) Défauts obtenus à moyenne fréquence Les phénomènes apparaissant entre 200 Hz et 2000 Hz correspondent à des modulations : . Il est cependant souvent difficile à diagnostiquer car il se confond avec les autres défauts BF. des contraintes apparaissent dans l’accouplement ou dans les paliers.défauts de marquage de roulements : Ce sont des défauts de marquage ou d’écaillage des pistes de roulement. .fréquence de compression de pales. manque de lubrification… 2 – THERMOGRAPHIE 2. L'étude de la signature thermique d'un système ou de ses composants permet de déterminer les zones d'échauffement qui sont souvent caractéristiques de la dégradation du système.du frottement : Le frottement produit une usure des pièces. d’une turbine ou des palettes d’un compresseur.du balourd : Pour qu’une pièce tournante ne vibre pas trop.dilatation de liquide ou de solide. cinéma. il faut qu’elle soit équilibrée. . La thermographie infrarouge en temps réel se décompose en deux domaines : l'imagerie (militaire.défauts d’engrènement : Ce sont les défauts observables sur les engrenages. . médical) et la mesure (recherche.

Il a aussi l'avantage de ne pas imposer d'arrêt de production et nécessite rarement un démontage. Il trouve donc des applications intéressantes lorsque l'accès est délicat ou dangereux. avec des nuances résultant des différences de longueur d'onde.polluants. Il n'y a pas de différence fondamentale entre les rayonnements des différentes bandes du spectre électromagnétique. f est la fréquence en Hz. * localisation des points chauds. T est la période en s.historique.diagnostic.2. c est la vitesse de propagation du rayonnement magnétique et de la lumière (3×108 m/s). Les longueurs d'ondes sont exprimées le plus souvent eu µm (micromètres) ou nm (nanomètre). La thermographie infrarouge trouve son utilisation dans les nombreux cas où une différence de température est le signe d'une anomalie de fonctionnement. page 57 . Défaut source de chaleur Calculateur Enregistreur Une caméra infrarouge est un radiomètre ayant comme signal d'entrée une puissance de rayonnement (W/m²) et comme signal de sortie une tension électrique proportionnelle au signal d'entrée.en mouvement. appelée thermogramme. L'essentiel de ce rayonnement est émis dans la gamme des infrarouges. * Interprétation souvent immédiate des résultats Inconvénients : * Détection de défauts à un stade souvent moins précoce que l'analyse vibratoire * Contrôle limité à ce que "voit" la caméra (échauffements de surface) * Ne permet pas de réaliser un diagnostic approfondi Stratégie de Maintenance 2. de phénomènes statiques ou dynamiques dans le domaine spectral de l'infrarouge. * l'accès à des environnements sévères. La relation entre la longueur d'onde et la fréquence ou la période est la suivante : c λ = c×T = f λ est la longueur d’onde en m. Cette tension est traduite en indications visuelles et numériques.3.inaccessibles. Applications de la thermographie La thermographie infrarouge est un examen pratiqué à distance.Les outils de contrôle Avantages de cette méthode : * rapidité de mise en œuvre des mesures. Les caméras thermographiques ont été conçues pour fournir une image. . . 2. Principe Chaque matériau émet naturellement un rayonnement électromagnétique de spectre normalement continu dont le niveau est fonction de sa longueur d'onde et de sa température.tendance. Spectre infrarouge Le spectre électromagnétique est divisé plus ou moins arbitrairement en plages appelées bandes. * mesures sans contact sur des objets : . principalement suivant les méthodes d'émission ou de détection des rayonnements. .sous tension. . . Ils respectent tous les mêmes lois.chap 8 . La thermographie utilise la bande spectrale infrarouge. Radiomètre infrarouge 1ère analyse sur site : thermogramme 2ème analyse après transfert de données : .

Si la quantité de particules s'accroît subitement bien après la période de rodage. L'évolution de ces contaminants dépend de l'activité effectuée et du soin apporté au fonctionnement des machines.des canalisations enterrées Stratégie de Maintenance Exemple : une image thermographique d'une connexion électrique défaillante 3 – ANALYSE D'HUILE 3. composants électroniques .1. Au-delà du vieillissement normal d'un lubrifiant. de particules métalliques et les élévations de température provoquent l'oxydation des huiles. écailles de peinture. en solvants. en particules diverses (poussières.des installations électriques sous tension . Ces particules proviennent des éléments du circuit parcouru au sein de la machine. présence de produits corrosifs. ce qui en fait une technique de maintenance préventive conditionnelle. Avantages de la méthode : . la maintenance dresse un diagnostic de fonctionnement des machines et peut alors remédier aux problèmes avant que de véritables incidents ne conduisent à des arrêts coûteux. Particules métalliques : Elles sont dues à l'usure ou à la corrosion.Ne permet pas de localiser précisément le défaut . peu coûteux et adaptable à tous les types de matériels. Ses avantages principaux sont d'être facile à mettre en œuvre.Nécessite de prendre de nombreuses précautions dans le prélèvement de l'échantillon page 58 .Les outils de contrôle Ce phénomène se retrouve pour des éléments comme : .chap 8 . avant que celle-ci n'entraîne une usure ou un échauffement .des pièces tournantes ou de frottement .des éléments réfractaires de fours. fuites… Oxydation : La présence d'air. une dégradation trop rapide est signe de conditions anormales de fonctionnement et l'on recherchera notamment les pointes de température sur le circuit d'huile.Détection d'une pollution anormale du lubrifiant. Ce suivi peut être effectué pendant le fonctionnement de l'installation.des installations de chauffage par le sol . En déterminant les causes de dégradation des lubrifiants. Les facteurs responsables de l'évolution d'un lubrifiant en service et conduisant parfois à le remplacer par un fluide neuf afin de protéger les mécanismes lubrifiés sont les suivants : Pollution : Un lubrifiant chargé en eau.Possibilité de connaître l'origine de l'anomalie par analyse des particules Inconvénients : . Principe de l'analyse des huiles en maintenance Le suivi du niveau de pollution des huiles constitue une source de renseignements précieuse pour un service de maintenance.des circuits imprimés complexes. fibres…) est le reflet du processus industriel dans lequel il est inséré. c'est le signe de dysfonctionnement des pièces mécaniques dont il faut rechercher la cause : déréglages. matériaux plastiques. débris de joints. isolation d'enceintes thermiques .

Origine pneumatique ou hydraulique : Turbulences dues aux fuites de pression ou de vide .2. engrenages. couleur. Détection des ultra-sons Pour les détecter. page 59 .chap 8 . paliers) . il convient de suivre régulièrement les évolutions des caractéristiques de l'huile et de comparer les résultats obtenus à chaque analyse d'une fois sur l'autre et par rapport aux caractéristiques de l'huile neuve. Application Compresseurs d'air Compresseurs de gaz Circuits hydrauliques Compresseurs frigorifiques Turbines Réducteurs et engrenages Bains d'huiles de trempe Fluides isolants Huiles moteurs Fluides de coupe aqueux Fluides de coupe entiers Fréquence conseillée chaque 500 h puis espacer à 1000 h si tout paraît correct chaque 500 h puis espacer à 1000 h si tout paraît correct 1000 h de 1000 h à 2000 h 2000 h 2000 h 2000 h 5000 h 15 000 km ou 250 h 1 à 4 semaines 2 à 4 mois 3. Analyse Les analyses sont soit visuelles (réalisées par les techniciens de maintenance).Origine mécanique : Frictions de machines tournantes (roulements. l'aspect d'une huile (transparence. de cheminements électriques. L'intervention se fera au niveau du matériel ou en changeant la charge d'huile. dépôts.3. Caractéristiques des ultra-sons Les ondes ultrasonores se situent au-delà du seuil de perception de l’oreille humaine 4. Le couplage de plusieurs essais est souvent nécessaire pour un diagnostic complet.Origine électrique : Formations d’arcs.3. Vérifier les erreurs de fluides Examiner les points chauds du circuit 4 – ULTRA-SONS 4. d’effets de couronne.2. d’interférences radio/TV 4. Fréquence de suivi Afin de pouvoir dresser le diagnostic le plus précis possible sur une charge d'huile et sur le matériel qu'elle lubrifie. soit physico-chimiques (réalisées en laboratoire). il faut un équipement ayant la capacité de recevoir les fréquences ultrasonores et les convertir en sons audibles.Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance 3. Origine des ultra-sons . Dans le cas d'une analyse visuelle. odeur) peut renseigner sur le type d'altération correspondant : Caractéristique Aspect trouble Aspect laiteux Aspect brun-roux Hypothèse mélange eau eau désaération oxydation Conseil de maintenance Vérifier les possibilités d'introduction d'autres fluides ou d'eau.1. Il conviendra d'intervenir si l'on constate une évolution brutale des caractéristiques ou si l'on s'éloigne trop des valeurs initiales. Ces analyses permettent de détecter les différentes altérations.

transformateurs page 60 . réservoirs . Applications en maintenance industrielle L'analyse des ultra-sons est utilisée pour : .chap 8 . citernes. . toits de bâtiments.4. sous-stations.Les inspections électriques : lignes HT.Le monitoring de Vibration Acoustique (AVM™) Certains contrôleurs par ultra-sons permettent le contrôle mécanique et le suivi de roulements par mesure de l'énergie vibratoire. .La détection de fuites : installations d'air comprimé L'air comprimé coûte cher (jusqu'à 0.03 € / m3) et les fuites ne sont pas nécessairement bruyantes.Les outils de contrôle Stratégie de Maintenance 4. L'analyse par ultra-sons associée à une mesure de température permet de contrôler la quantité de graisse à appliquer. aéronautique. .Le contrôle d’étanchéité : automobile.Le contrôle de graissage L'excès de graisse peut créer des surchauffes de roulement.

Modulation des coûts variables : Flexibilité des moyens (sans précarité). principalement pour des tâches considérées comme satellites. appelée également maintenance externalisée. personnes. 2 – POURQUOI EXTERNALISER ? L'externalisation des travaux permet : . La maintenance sous-traitée. le stockage .d'éviter au service maintenance la contrainte de surcharges de travail pénalisantes pour la production . Les enjeux du donneur d’ordres . des équipements . à une autre personne appelée sous-traitant tout ou partie de l'exécution du contrat d'entreprise ou du marché public conclu avec le maître de l'ouvrage.Augmenter sa part de marché .Réduction des coûts fixes .d'éviter une provision pléthorique de pièces de rechange à la gestion et au stockage coûteux et compliqué.de faire l'économie d'investissements dans des équipements coûteux dont le besoin occasionnel ne peut justifier l'acquisition. Maintenance "juste à temps" Les enjeux du prestataire . Productivité des moyens mis en œuvre.chap 9 . l'activité du service maintenance en confiant des travaux à des personnels dépendant d'une autre entreprise. Externalisation (norme FD X 60-008) C'est le transfert total ou partiel d’une tâche ou d’une fonction de l’entreprise utilisatrice vers une entreprise extérieure Sous-traitance (norme FD X 60-008) C'est l'opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité. Méthodologies et réactivité adaptées. Sécurité (Biens. environnement) . les politiques industrielles tendent à un recentrage de leur activité sur leur métier de base.Augmenter sa marge = Frais généraux + Profit . le recours à des entreprises extérieures spécialisées se développe.l'exécution de travaux de haute technicité par des spécialistes équipés de matériels performants et adaptés .de se recentrer sur le métier de base de l'entreprise en évitant la multiplication des activités.Améliorer son image de marque page 61 . Disponibilité du patrimoine. Une telle délégation d'activité met en relation deux parties : le donneur d'ordre (le client) et le prestataire de service.Réduction des coûts directs : Interventions "juste à temps". des compétences. vise à soulager. "Juste coût" . pour des raisons de politique interne. Dans ces conditions. Qualité des services procurés. Ils sont liés par les termes d'un contrat précisant les droits et obligations de chacun.L'externalisation des travaux Stratégie de Maintenance Chapitre 9 L'EXTERNALISATION DES TRAVAUX 1 – DEFINITIONS Depuis plusieurs années.Réduction des coûts indirects : Sûreté de fonctionnement. et sous sa responsabilité.

réseaux d'énergie.la formation du personnel .1. téléphonie...) . nous pouvons dissocier les interventions en les classant par modes de rémunération : • Intervention rémunérée au temps passé : mission limitée dans le temps (régie. d'hygiène et sécurité. Les autres activités possibles à sous-traiter sont. elles doivent figurer clairement dans les différents articles composant le contrat. . . prioritairement. Les clauses des contrats de maintenance Les clauses sont des dispositions particulières précisant les termes du contrat sur les plans technique.L'externalisation des travaux Stratégie de Maintenance 3 – LES TACHES A SOUS-TRAITER De toute évidence. les monte-charge. chauffages. 5. les appareils présentant un risque particulier. La rémunération pourra être de type dépense contrôlée • Intervention sur devis • Forfait (peut être partiel : limité à un nombre d'heures.les travaux nécessitant des matériels et outillages spécifiques .l'entretien des matériels périphériques (informatique. page 62 . les moins proches de l'outil de production : . . réorganisation.. éclairages. Aussi. Définition Un contrat de maintenance est un contrat par lequel un prestataire s'oblige contre rémunération à exécuter de manière indépendante un travail déterminé par le maître de l'ouvrage.. travail temporaire). juridique. . les appareils sous pression. Sans former des parties distinctes..) Evolution du marché de la maintenance industrielle (source : Observatoire BIPE / AFIM 2008) Remarque : Selon une étude réalisée en 2005 en France. rénovation. financier.les travaux d'entretien général (bâtiments. il faudra d'abord sous-traiter les tâches dont la réglementation impose l'intervention d'organismes agréés. puisque le travail du technicien reste le même.l'exécution d'outillages et pièces spécifiques . véhicules. 4 – LES FORMES DE SOUS-TRAITANCE Les formes de sous-traitance de la maintenance sont nombreuses..) . le restant étant de la dépense contrôlée plafonnée ou non) 5 – LE CONTRAT DE MAINTENANCE 5. mais c'est le cadre juridique de l'intervention qui va définir la forme de sous-traitance. Ce n'est pas la façon d'intervenir qui change.chap 9 ... la maintenance est la fonction la plus sous-traitée dans l'industrie. Il s'agit des contrôles et inspections périodiques que doivent subir les matériels tels que les ascenseurs.les travaux importants (arrêt annuel.2.

les bonifications .. lubrifiants.identification des zones à risque page 63 .la nature et les limites de travaux ..chap 9 .les identifications des différentes parties . .la méthode de calcul de prix .les pénalités de retard.les modalités de réalisation du contrat . . collectives.les assurances et responsabilités .) .la prise en compte de l'évolution des taux d'intérêt Les clauses d'hygiène et de sécurité Ces clauses sont mentionnées dans un plan de sécurité qui.la révision du prix .) . Elles formalisent la définition des prestations en indiquant : . consommables. .les modalités d'exécution (jours. les clauses juridiques précisent : .les contraintes environnementales Les clauses juridiques Elles présentent les conditions dans lesquelles doivent être conclus les contrats.les recours en cas de défaillance de l'une des parties Les clauses financières Elles présentent les modalités devant apparaître dans les contrats telles que : . accès..mesures de préventions (protections individuelles. horaires. avec le plan de prévention des risques précise les risques et les procédures à respecter par les deux parties : .l'objet du contrat . Entre autres points.la durée des travaux .la fourniture de documentation .. .la fourniture de pièces de rechange..les conditions de contrôle et de réception ..L'externalisation des travaux Stratégie de Maintenance Les clauses techniques Elles définissent le contenu et les modalités de réalisation de l'intervention.procédures .la durée du contrat .les conditions de facturation et de paiement .habilitations .

et en France notamment. contrôles. un distributeur. production. elle concerne souvent le service maintenance. organisation. qui concernent les systèmes qualité et plus particulièrement l'assurance qualité.). installation et prestations associées) Porte sur la maîtrise de la préparation : conception du produit et organisation de la production (modèle pour l'assurance de la qualité en conception. Certification : Pour mettre en place l'assurance de la qualité. .) d'un produit fourni par le fournisseur.. page 64 . au moindre coût. Client : Destinataire (consommateur. maîtrise des processus. installation et prestations associées) C'est un guide pour la mise en place et le management d'un système qualité : identification des besoins du client.chap 10 ..Qualité et maintenance Stratégie de Maintenance Chapitre 10 QUALITE ET MAINTENANCE 1 – LES TERMES LIES A LA QUALITE Qualité : C'est l'aptitude d'un produit ou d'un service à satisfaire les besoins des clients et/ou des utilisateurs. au meilleur coût. les normes ISO 9000 font référence. les entreprises s'appuient sur des normes ISO (International Standard Organization). dans une démarche d'amélioration continue. ISO 9002 ISO 9001 ISO 9004 3 – LES CERTIFICATIONS ISO 14000 Les normes ISO 14000 sont similaires aux normes ISO 9000 mais se rapportent à la qualité de l'environnement du site industriel. développement. Qualité totale (TQM : Total Quality Management) : La qualité totale vise à mobiliser toute l'entreprise pour obtenir une meilleure satisfaction du client.. . Suivant la structure de l'entreprise. La certification de l'entreprise est la reconnaissance par un organisme tiers et indépendant de la mise en œuvre d'un système qualité conforme aux normes. Assurance qualité : Le fournisseur d'un produit ou d'un service apporte à son client la preuve que le processus complet (maintenance incluse) d'élaboration du produit ou du service satisfera ses besoins en lui donnant l'assurance de la qualité. 2 – LES CERTIFICATIONS ISO 9000 Dans l'union européenne. La protection de l'environnement est une obligation pour l'entreprise qui doit donc l'intégrer à son système de management. utilisateur. La responsabilité de la gestion de l'environnement tombe naturellement dans le domaine des services techniques. Fournisseur : Organisme qui fournit un produit (ce peut être un producteur. Normes ISO 9000 ISO 9003 Objet Décrit le système de normes et donne des lignes directrices pour leur sélection et leur utilisation Porte sur l'identification des exigences de qualité des clients et une organisation des contrôles permettant de montrer de façon appropriée le respect de ces exigences (modèle pour l'assurance de la qualité en contrôle et essais finaux) Porte sur la maîtrise des processus principaux permettant de satisfaire les exigences décrites par la norme ISO 9003 (modèle pour l'assurance de la qualité en production. conception. se sont affirmées comme une base d'échange et de communication entre clients et fournisseurs du monde entier. Ces normes..

6 – LES 5 ZEROS La méthode des 5 zéros est une méthode visant à la qualité totale de l'entreprise. pyramide inversée reposant sur le client.qu'elle soit capable de déterminer les coûts des interventions . Il considère que cela doit occuper 50% du temps. MTBF. page 65 .qu'elle soit capable de prévenir les défaillances plutôt que de les subir . un des éléments principaux de la culture.Qualité et maintenance Stratégie de Maintenance 4 – FONCTION MAINTENANCE ET QUALITE Pour qu'une intervention de maintenance soit de "qualité".qu'elle soit considérée comme une fonction de production à part entière .que le temps passé à l'intervention soit acceptable . et ne nécessite pas de grands plans d'investissement.. Le zéro défaut Le zéro délai Le zéro stock Le zéro panne Le zéro papier Tous les produits doivent être conformes aux spécifications requises Les produits sont livrés au bon moment. mais les gains peuvent être très importants. Il ne peut pas se passer une journée sans qu'il y ait une amélioration quelque part dans l'entreprise. et primauté à l'étude des processus plutôt qu'à l'étude des résultats. ni trop tôt. il faut : . la primauté aux faits réels ou concrets. La culture d'entreprise recouvre le droit à l'erreur.chap 10 .qu'elle soit capable de gérer les équipements . le travail systématique en groupe transfonctionnel. Le progrès peut résulter de 2 modes de changement qui sont soit l'amélioration continue. Le risque est important au niveau de l'innovation. délais.qu'elle sache gérer les stocks des pièces et des produits de maintenance .que le système fonctionne avec les performances requises . Il est à noter que ces valeurs étaient déjà présentes dans des entreprises de l'entre 2 guerres : FORD aux U. coûts . Cela implique le souci permanent de la standardisation dans tous les domaines de l'entreprise. un historique correctement renseigné permettant de mettre en évidence : disponibilité. Cette orientation est préférée par son auteur IMAI.qu'elle établisse. fiabilité . Elle a la particularité d'intégrer la maintenance. ni trop tard On fabrique au bon moment ce dont le client a besoin Les machines sont disponibles chaque fois que l'on en a besoin et les produits fabriqués sont fiables On ne produit pas de "paperasse" inutile 7 – LE BENCHMARKING (ANALYSE COMPARATIVE) Description : "Processus continu et systématique d'évaluation des produits. Cette dernière consiste en des investissements importants qui génèrent des ruptures et qui nécessitent des adaptations difficiles voire longues à réaliser. Elle est constante.que les documents de suivi soient correctement renseignés Pour qu'une maintenance soit de "qualité". soit l'innovation.que chaque acteur de la fonction maintenance connaisse les responsabilités qui lui incombent et les limites de son champ d'intervention 5 – LA METHODE KAISEN La méthode KAISEN signifie l'amélioration continue. Elle doit être une véritable culture d'entreprise.qu'elle possède une base de données : fournisseurs.qu'elle soit capable de gérer les travaux importants .A. les personnes et l'environnement . La réussite d'une entreprise dépend de la capacité à progresser plus vite que les autres.S.que l'intervention se fasse dans le respect des consignes de sécurité concernant le matériel. pour chaque équipement. et MICHELIN en France.que l'intervention se fasse dans le respect des réglementations . L'amélioration continue est peu coûteuse. des services et des méthodes par rapport à ceux des concurrents". Il n'y a pas trop de risques pris. il faut : . MTTR.

Certains d'entre eux sont difficiles à cerner. de leurs fonctionnements et de leurs expériences afin que les pratiques en interne s'améliorent".chap 10 . Pour arriver à de bons résultats. humains. de leurs pratiques. Xerox s’est intéressé alors aux "meilleures pratiques de la concurrence" mais également aux pratiques dans d’autres secteurs sur le sujet étudié. 8 – LA DEMARCHE DE RESOLUTION DE PROBLEMES Une partie importante du travail d'un service maintenance consiste à résoudre des problèmes. il est important d'utiliser une démarche structurée qui permet d'élaborer de meilleurs solutions grâce au partage des idées émises ou des différents points de vue présentés ainsi qu'à l'expérience et aux connaissances de chaque membres. les causes et les solutions ne sont donc pas toujours évidentes. l’entreprise ou les entreprises qui réalisent de la manière la plus performante un processus ou une tâche donnée. La méthode employée a été formalisée et reconnue par la suite. de s'inspirer de leurs idées. Pour une entreprise. temporels) 5 Planifier 6 Rassembler les moyens 7 Réaliser 8 Faire un bilan page 66 . au niveau mondial. il s’agit de se comparer aux "Leaders" qui se positionnent sur le marché.Qualité et maintenance Stratégie de Maintenance Le Benchmarking est une méthode qui a été développée au début des années 80 par la société Xerox pour une prise de décision concernant un investissement lourd destiné à moderniser la gestion des stocks. Les étapes d'une démarche de résolution de problèmes 9 – LA CONDUITE DE PROJET Les étapes de la conduite d'un projet sont les suivantes : 1 Définir le besoin 2 Mesurer l'état actuel 3 Fixer un objectif 4 Définir les moyens (matériels. financiers. La comparaison s’est finalement faite avec une firme de vente d’articles de sport par correspondance qui excellait pour la gestion des commandes. d’aller l’étudier ("benchmarker ces entreprises") et d’adapter ensuite ce processus à sa propre entreprise". Le Benchmarking consistera à "trouver.

asso.Association française des ingénieurs et responsables de maintenance http://www.Jean Heng .François Monchy .Maintenance industrielle . 08/2003 . Gangloff François Castellazzi .Mémotech maintenance industrielle .Jean-Marie Auberville Ellipses .Denis Cogniel Y.afim.Dunod .Casteilla .Cours Méthodes de maintenance – Pierre Salgas – INSA . 09/2002 .fr/ page 67 . méthodes et organisations . 08/1998 .Pratique de la maintenance préventive .Bibliographie Stratégie de Maintenance REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES . 05/2004 .Lyon .Dunod .Génie industriel.Maintenance. de l'entretien de base à l'optimisation de la sûreté .

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