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Des Coûts Aux Bienfaits

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En affectation spéciale à la Fondation Trillium de l’Ontario, Daniel Bernhard explique pourquoi il est grand temps de tout raconter
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11/29/2012

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Jeudi 22 mars 2012

L
Directeur, db 3rd Sector Consultancy www.donorconfidenceindex.com

a contribution du secteur sans but lucratif au développement social et économique est mal comprise, en Ontario comme ailleurs. On considère généralement le secteur comme un fardeau pour les ressources productives, et non

comme un producteur de ces ressources. La couverture médiatique sur le secteur est orientée, de manière disproportionnée, vers les cas de fraude et de tromperie. En raison de cette attention négative, on examine de très près la manière dont les organismes sans but lucratif obtiennent et dépensent l’argent, mais on remarque à peine les prodigieux avantages produits avec cet argent. Devant l’argument des « grosses sommes », la riposte de « bonne cause » ne suffit pas toujours. En fait, la riposte de la « bonne cause » renforce la perception selon laquelle le secteur ne fait pas partie de la « vraie » économie de l’emploi et de la prospérité. L’image que s’est choisie notre secteur n’aide pas non plus. Les appels de fonds émotifs sont des outils efficaces pour lever des fonds, mais ils ne font rien pour contrecarrer l'image d'un secteur « mou » qui sape les rares ressources d’applications plus productives, quoique pour des raisons qui font chaud au cœur. Si vous lisez ceci, vous savez probablement que le secteur sans but lucratif est plus qu’un filet de sécurité pour les plus vulnérables : c’est un moteur important de la croissance et du développement économiques. L’impact social est notre principale préoccupation, mais en concrétisant les changements sociaux, notre secteur crée des biens et des services à valeur économique réelle. Nous dépensons de l’argent dans la vraie économie. Nous embauchons du personnel dans la vraie économie, et ils dépensent leurs salaires dans la vraie économie. Nous fournissons des biens et services essentiels et nous créons une valeur et une richesse exceptionnelles pour les gens qui les utilisent, sans compter les gens qui les paient. Nous ne sapons pas la richesse des secteurs productifs de l’économie : nous sommes un secteur productif de l’économie. Nous créons la prospérité et les conditions dans lesquelles on peut la partager et en profiter. Malheureusement, nous transmettons mal ce message. En ce moment, plus que jamais, nous devons exprimer clairement toute notre valeur. Les enjeux sont de taille. À la suite du rapport Drummond, on exerce de plus en plus de pression sur les politiciens pour qu’ils rationalisent les décisions d’investissement selon des critères relatifs aux coûts économiques et aux avantages. En outre, les donateurs particuliers orientent leurs investissements philanthropiques selon des calculs d’optimisation des ressources. Dans ce contexte exigeant, notre secteur est désavantagé, sur le plan concurrentiel, par rapport au secteur privé, où les gens savent généralement que l’argent dépensé correspond aux biens produits, donc à la valeur créée. Les fonds dépensés dans notre secteur se traduisent également en biens produits et en services fournis, et au bout du compte en valeur créée, mais si nous sommes incapables de l’expliquer nous-mêmes, qui le fera? Qu’est-ce que produit, concrètement, l’argent que nous dépensons? Hé bien, franchement, pas grand-chose. Si on nous donnait un million de dollars pour faire pousser des tomates et que nous devions rendre compte de nos progrès aux investisseurs, les témoignages de quelques clients satisfaits ne suffiraient pas. Ni les photos luisantes de la pizza et des pâtes que nous avons permis de créer. Le fait de montrer que nous avons dépensé le million de dollars n’impressionnerait pas outre mesure. Nous devons savoir combien de tomates nous produisons, pour poursuivre cette analogie, et expliquer pourquoi nos tomates sont un pivot précieux qui fait partie intégrante des sociétés et des économies où elles poussent et sont consommées. Ceci a l’air simple parce que c’est simple : nous pouvons parler de ce que nous coûtons, ou de ce que nous produisons avec cet argent. Le choix est assez simple, si vous voulez mon avis. La FTO peut jouer un rôle de premier plan pour aider le secteur sans but lucratif à démontrer toutes les répercussions productives de son travail. Tout d’abord, il faut aider les organismes à montrer le plus grand impact produit par l’argent qu’ils dépensent. La FTO pourrait facilement apprendre à calculer les avantages des achats du secteur pour les autres secteurs de l’économie. Elle pourrait donner aux autres bailleurs de fonds accès à cette information et les inviter à y contribuer. Nous pourrions partager des renseignements pour approfondir nos connaissances et diminuer le temps qu’il faut aux bénéficiaires pour présenter une demande de subvention. Imaginez un peu : moins de travail, plus de connaissances et de meilleurs résultats pour tous. Bien sûr, les biens que nous produisons ont une valeur bien plus grande que le coût de production. Un repas subventionné peut coûter deux dollars, mais sa véritable valeur est beaucoup plus grande. Il est beaucoup plus persuasif et exact de dire que nous avons créé une valeur de 10 $ pour les consommateurs avec seulement 2 $ que de dire que nous avons consacré 2 $ à des repas dont on avait besoin de toute urgence. Malheureusement, nous ne pouvons effectuer ce genre d’évaluation à moins d'avoir plus d’information sur ce que nous produisons. La FTO peut et doit diriger un passage général à des subventions et des rapports axés sur les résultats. Nous devons connaître la différence que chacun fait : les bailleurs de fonds cherchent à permettre des changements positifs, et les organismes essaient de faire en sorte que les activités produisent les effets voulus. Il est facile de donner une valeur à ces répercussions, mais nous ne pouvons pas le faire tant que nous ne connaissons pas toute leur portée. Nous avons une incidence. Nous créons une valeur, une prospérité et des possibilités. Racontons toute l’histoire.

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