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Edition 26 mars 2012

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ÉDITION DU LUNDI 26 MARS 2012 | VOLUME LXXIX NO°23 | LE JOURNAL INDÉPENDANT DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

LAST CALL AU NOSTALGICA
Actualités | pp.4 - 5

CHRONIQUES SUR LA HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ AU QUÉBEC PP. 15 ET 20 | CHRONIQUES PP. 9 ET 22

REVUE DE L’ANNÉE
Sports | p.16

DU RÉTRO À L’ÉLECTRO
Arts et culture | p.10

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WEB : www.larotonde.ca

80e anniversaire

SECTION

Actualités
Administration

Patrick Weldon Sarah Lanthier Mathieu Gauthier

actualites@larotonde.ca

« LE FINANCEMENT DES UNIVERSITÉS EN ONTARIO, AUJOURD’HUI, C’EST CLAIR QUE ÇA NE FONCTIONNE PAS. » — ALLAN ROCK

Crédits | Ayoub Ben Sessi

En entretien avec La Rotonde la semaine dernière, le recteur de l’U d’O, Allan Rock, discutait des défis de gestion du financement des institutions postsecondaires en Ontario.
Patrick Weldon | Chef de pupitre « Ce fut pour moi une année assez intéressante », a affirmé d’emblée M. Rock. Le Bureau des gouverneurs ayant adopté le plan « Destination 2020 », le recteur se dit satisfait des progrès réalisés jusqu’à présent : « Chaque année, on contribue à ces objectifs. C’est modeste, mais un pas dans la bonne direction. » Cependant, il précise que le défi résiderait du côté des finances de l’Université, en réponse aux développements du plan stratégique de l’U d’O. La Rotonde : Pensez vous que le Bureau des gouverneurs appliquera la hausse des frais jusqu’au plafond de 5 % proposé par le gouvernement libéral? Allan Rock : Je n’en ai aucune idée. C’est une chose pour le gouvernement de décider du cadre. Nous allons considérer toutes nos options pour le financement. J’ai rencontré le président du Bureau des gouverneurs hier et il m’a dit qu’il voudrait avoir la recommandation de l’administration concernant les droits de scolarité, étant donné la politique du gouvernement actuel au Bureau le 2 avril. La GSAED, la FEUO et la représentante du premier cycle au Bureau des gouverneurs [Anne-Marie Roy] auront la chance de répondre avec leur propre proposition. LR  : Comment gérez-vous le financement reçu du gouvernement de l’Ontario? AR : Il est clair que le financement des universités en Ontario, aujourd’hui, ne fonctionne pas. La seule façon d’augmen-

ter les revenus, à part augmenter les frais, c’est ajouter plus d’étudiants, mais, ça, ça aura des effets négatifs sur la qualité de l’éducation. C’est pour ça que nous avons décidé, dans le plan stratégique, de limiter le taux de croissance à 500 étudiants additionnels par année [en plus de remplacer la cohorte de finissants]. C’est difficile parce que pour qu’on puisse gérer plus de revenus, il faut accepter plus d’étudiants. C’est difficile, parce que si on veut plus de professeurs, plus de salles de classe, ça coûtera plus cher, mais on n’a pas cet argent. Le gouvernement n’est pas là pour subventionner les dépenses pour la qualité. Il subventionne seulement les étudiants additionnels. Le modèle de financement ne fonctionne pas très bien. LR  : Alors quelles seraient les solutions? AR : Il est primordial de changer la façon dont on fait le financement pour permettre, d’une certaine façon, la qualité. Par exemple, nous utilisons, comme université, des revenus des droits de scolarité, pour financer la recherche. La recherche à

des coûts institutionnels, des coûts reliés à l’infrastructure - jusqu’à 45 % de chaque dollar que je reçois va aux coûts institutionnels. Et on ne reçoit que 20 ou 21 % du gouvernement pour le financement de la recherche. Il faut alors combler cette lacune avec de l’argent des étudiants du premier cycle. Ce n’est pas juste pour les étudiants. C’est pour ça que j’ai demandé au gouvernement du Canada d’augmenter sa contribution aux coûts institutionnels. LR  : Comment percevez-vous la dette étudiante? AR : Nous sommes très sensibles à la nécessité de donner accès à l’éducation postsecondaire à tout le monde sur une base d’égalité. Les droits de scolarité sont un facteur d’accessibilité et nous sommes sensibles au fait qu’il faut limiter le niveau d’endettement des diplômés. La dette peut prendre des années à payer. Lorsque le Bureau des gouverneurs étudie la question des droits de scolarité, il considère tout cela; le besoin de l’Université d’avoir plus d’argent et la question de la capacité des étudiants à payer.

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Technologie

LES ORDINATEURS POURRAIENT ÊTRE BANNIS DES CLASSES
Patrick Weldon | Chef de pupitre Le 16 mars dernier, la Fédération étudiante de l’U d’O (FEUO) a publié un communiqué de presse en réponse à une nouvelle politique créée par l’administration qui pourrait avoir une incidence sur l’utilisation des appareils électroniques personnels (AEP) en classe. Le CEPC pourrait bannir les AEP Lors de sa réunion du 5 mars dernier, le Conseil des études de premier cycle (CEPC), un comité du Sénat, a présenté une politique qui risque d’interdire les AEP dans les salles de cours. Les lignes directrices du projet sont en élaboration depuis mars 2011. La vice-présidente aux affaires universitaires de la FEUO, Liz Kessler, représente les étudiants au comité. Elle admet que « beaucoup d’améliorations ont été faites depuis le premier brouillon », mais que la FEUO « s’y oppose toujours ». La responsable des relations médias de l’U d’O, Karine Proulx, indique toutefois que les « lignes directrices ont été approuvées à l’unanimité au CEPC ». Dans un communiqué publié le 16 mars dernier, la FEUO dénonçait la « tentative paternaliste de microgestion des étudiants » par l’admiqui utilisent la technologie pour leur travail ». « De plus, ajoute-t-elle, ça ne respecte pas la diversité des méthodes d’apprentissage. » La représentante de la FEUO espère que cette politique sera remplacée par une qui ne dérangerait pas autant les étudiants. « On pourrait, par exemple, mettre tout le monde avec des ordinateurs en avant pour ne pas déranger les autres », suggère-t-elle. Quelques précisions Mme Proulx précise que ces lignes directrices sont encore en cours d’approbation. Elle explique que cette politique vise à « permettre aux professeurs de faire une gestion efficace de ces appareils au sein de leur classe ». Selon la responsable des relations médias, plusieurs plaintes auraient été faites à l’égard des APE par des étudiants et des professeurs. Mme Kessler estime que les étudiants et les professeurs devraient avoir la chance de discuter plus longuement avec l’administration au sujet de la politique proposée. Mme Proulx rappelle qu’« à ce stade-ci, ce ne sont que des recommandations, [que] les lignes devront ensuite être approuvées par le comité exécutif du Sénat ».

Crédits | Ayoub Ben Sessi

Un comité du Sénat s’est penché sur la question de l’utilisation des appareils électroniques personnels en classe. Celui-ci recommande l’abolition de leur usage, ce à quoi la FEUO s’oppose vigoureusement.

nistration. Une politique de « gardiennage »? Mme Proulx explique que les lignes directrices proposées n’auraient pas comme objectif de bannir l’utilisation des AEP, mais

plutôt « de s’assurer que ces appareils sont utilisés à des fins éducatives en classe ». Selon Mme Kessler, cette politique « ne respecterait pas le choix des étudiants d’utiliser la technologie ou pas ». Elle estime que ce ne serait « pas juste pour les étudiants

@patweldonLR

Programme d’études autochtones

Des étudiants souhaitent être intégrés aux discussions
Le programme d’études autochtones dégage « une attitude coloniale » que certains étudiants du programme tentent de renverser
Sarah Lanthier | Journaliste Actualités L’Association des étudiants en études autochtones et études canadiennes ont tenu une assemblée générale pour déterminer les façons d’améliorer leur programme, le 20 mars dernier. Les étudiants s’accordent pour cibler la teneur colonialiste des cours, ainsi que le sous-financement et la faible disponibilité de ceux-ci. Une lutte étudiante Une quarantaine d’étudiants ont participé à l’assemblée générale organisée par certains de leurs collègues du programme d’études autochtones. « Ce n’est pas juste une petite flamme, a déclaré William Felepchuk, membre de l’Association des étudiants en études autochtones et canadiennes. On va continuer la lutte jusqu’à ce qu’on atteigne notre but de créer un meilleur programme pour nous et les futurs étudiants. » Du racisme et une « attitude colonialiste » « L’administration prônent les cours qui apprennent les traditions et la culture européenne et sous finance les études de la diversité des nations autochtones » précise M. Felepchuk. Cette situation s’explique par le manque de financement et le peu de choix de cours offerts aux étudiants du obtenir davantage. L’assemblée générale a également élu trois étudiants qui siègerait au comité consultatif des études autochtones pour donner leur avis par rapport au choix de cours de leur programme. Primordiale à l’actualité canadienne… « L’intérêt, au niveau universitaire, est de permettre une meilleure connaissance des besoins », souligne Mountaga Diagne, professeur de démographie à l’U d’O. « La volonté du gouvernement de faire des programmes témoigne encore d’un traitement discriminatoire vis-à-vis de l’intégration de la population [autochtone] ». « Il y a souvent une mauvaise conception de l’histoire autochtone qui entraîne beaucoup de racisme parce que cette histoire-là n’est pas enseignée à l’école », ajoute la responsable du Centre de ressources pour les Autochtones de l’U d’O, Patricia Lacroix.
Crédits | Ayoub Ben Sessi Des membres de l’Association étudiante en études autochtones et canadiennes dénoncent une attitude qu’ils jugent paternaliste de la part de l’administration de leur programme.

programme. La coordonnatrice intérimaire du programme d’études autochtones, Dalie Giroux, répond simplement que « [l’administration] ajoute des cours EAS au programme cette année ». Des changements à l’U d’O Le premier changement que l’Association souhaite apporter concerne le nom du programme. Au lieu du terme « aboriginal »

en anglais, les étudiants du programme juge que le terme « indigenous » serait plus approprié « pour refléter le mouvement global applicable à ces études. C’est une critique du colonialisme », souligne M. Felepchuk. Alors que d’autres universités ont déjà adopté cette appellation moderne, « l’U d’O demeure vieux jeu », dit-il. Le deuxième changement concerne l’actuel manque d’espace. Les étudiants souhaitent entrer en négociation pour en

« La richesse du Canada repose sur sa diversité, déclare M. Diagne. Il faut aller audelà de la conscientisation pour intégrer cette catégorie de population au quotidien. […] La question est actuellement déléguée à un ministère, mais si la question est intégrée à plusieurs secteurs, la stratégie deviendra collective. » Ce dernier précise que l’étude des peuples autochtones apportera cette nuance dans le traitement de la question.

@SarahLanthier

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Café Nostalgica

DATE DE TOMBÉE PRÉVUE 2 AVRIL 2012
Patrick Weldon | Chef de pupitre Le 23 mars dernier, la communauté du Café Nostalgica s’est réunie une dernière fois pour faire ses adieux au vieux bâtiment de briques rouges. Si la température le permet, c’est le 2 avril que sera entamée la démolition du Café. Les préparatifs La dernière journée d’ouverture du Café s’est déroulée dans une atmosphère festive et musicale. « On avait de la musique et un open mic pour la dernière journée », explique la commissaire à l’interne de l’Association des étudiants diplômés (GSAED) et co-gestionnaire du projet de la Maison des diplômés, Caitlin Campisi. En attendant que la Maison des diplômés remplace l’actuel Café Nostalgica, les bureaux de la GSAED, qui occupaient la deuxième moitié de l’édifice, ont déjà été transférés au Déjà-Vu, confirme Mme Campisi. Selon elle, « il faut juste finaliser le tout » avant d’aller de l’avant avec la démolition. « On jongle avec 1001 choses en même temps », soutient-elle. d’hiver 2013. La démolition, elle, devrait commencer le 2 avril, si la température le permet. « En dedans d’une semaine, on devrait commencer la construction »indique M. Wolfe. Conserver l’élément « que tout le monde adore » « Cet édifice représente beaucoup pour notre campus et plusieurs générations d’étudiants, confie M. Wolfe. Il est très triste de voir le bâtiment disparaître. » De son côté, Mme Campisi « comprend que c’est triste pour beaucoup de monde de la communauté », mais que les gestionnaires du projet de la Maison des diplômés « font beaucoup d’efforts pour garder l’espace dynamique du Café. C’est pour ça qu’on a travaillé si fort. » Ils espèrent conserver « l’élément que tout le monde adore [du Café] », résume la commissaire à l’interne. L’ex-commissaire aux affaires universitaires de la GSAED, Jonathan Duguay, souligne l’importance du Café Nostalgica au sein du campus : « Hier, le cœur culturel, manifestant, étudiant, culinaire, révolutionnaire et intellectuel de l’Université s’est arrêté de battre, mais il ne prend qu’une pause! » « Hier, la première chose que les gens me disaient, c’est qu’ils étaient tristes – tristes de perdre ce bel endroit, mais à travers leur réflexion, je pouvais sentir l’amour, l’amour pour le café, les gens qui le côtoient et ce que le café représente », poursuit-il en évoquant l’atmosphère qui régnait lors de la dernière soirée. C’est toutefois d’un ton enjoué que M. Duguay réaffirme sa passion pour la communauté du Café : « Amour, créativité, respect, engagement… voilà les mots qui décrivent le Café pour moi! »

« Hier, le cœur culturel, manifestant, étudiant, culinaire, révolutionnaire et intellectuel de l’Université s’est arrêté de battre, mais il ne prend qu’une pause! »
— Jonathan Duguay

Seamus Wolfe, co-gestionnaire du projet de la Maison des diplômés, explique que les négociations avec l’administration arrivent à terme et que la GSAED aura un bail de 70 ans pour le nouvel édifice. La fin du projet est prévue pour le début du semestre

@patweldonLR

Fermeture du Nostalgica

Ce n’est qu’un au revoir
Catherine Dib | Chef de pupitre Vendredi soir, le cœur vibrant du campus a fait ses adieux à la communauté estudiantine de l’U d’O, et ce, jusqu’aux petites heures du matin. Bière, danse et tam-tam étaient de la partie pour célébrer la bicoque aux murs de briques ensoleillée de souvenirs. Une clientèle familière Ouvert en 1995, le petit café de briques a accueilli étudiants et artistes pendant plusieurs années, les abreuvant d’alcool et de culture sur une base hebdomadaire et même, dans certains cas, quotidienne! « C’est mon deuxième chez-moi, les gens ici sont comme ma famille », dit Brianna Séjourné, cliente de la place depuis sept ans, arrivée en matinée pour savourer le Nostalgica une dernière fois et achevant un dernier pichet vers 21 h. « Dès qu’on a su que ça allait fermer, on a planifié de venir dès 9 h du matin pour y passer la journée », ajoute sa camarade Laura Malone, étudiante à la maîtrise en géologie. Une soirée mouvementée La scène d’adieu, quoique émouvante, n’était pas faite pour les larmes, mais pour la célébration. La soirée du 23 mars était en effet l’une des plus occupées de la vie du Nostalgica. Kate Gauvreau, gérante de la place, en témoigne : « On a fini la dernière bière en fût vers 23 h 30 et depuis, on fonctionne à l’alcool fort. » La bonne humeur était le mot d’ordre en préparation pour les temps posthumes du Nostalgica. Pascal Devette, étudiante au doctorat en sciences politiques, regrette déjà la place : « L’année prochaine sera difficile, puisqu’il n’y aura pas de regroupement non académique pour les étudiants, un endroit humain où créer des liens solides entre eux. » Place omnipotente Le rôle du Café est évidemment ouvert à interprétation, étant un exutoire artistique pour certains ou plus simplement un abreuvoir à deux pas des classes pour d’autres : « C’est un rite de passage que d’aller au Nostalgica. “Skipper” son cours de 17 h 30 parce qu’on a commencé à prendre du soleil avec une bière sur la terrasse du Nostalgica, ça fait partie de l’expérience de l’Université d’Ottawa », déclare avec justesse Caroline Bouchard, étudiante à la maîtrise en sciences politiques. Pour sa part, Jonathan Duguay, ancien commissaire aux affaires universitaires de l’Association des étudiants diplômés (GSAED), y voyait un centre culturel : « Cet endroit unique, non seulement sur le campus, mais dans la région, doit revivre. Sa raison d’être a été prouvée à de multiples reprises déjà et son existence ne peut que se perpétuer! » Par ailleurs, cette place a été la rampe de lancement de nombreux électoraux, le 23 mars dernier à 16 h, sur son site web. Tous les candidats aux postes exécutifs ont été élus. Il est à noter que chacun des candidats se présentait sans opposition. Au poste de commissaire aux finances, Douglas Webb a été élu avec 248 votes pour et 40 contre. Caitlin Campisi entamera un second mandat en tant que commissaire à l’interne, ayant obtenu 241 voix pour et 41 contre. Également élue pour un deuxième mandat, Taiva Tegler reprendra le poste de commissaire à l’externe, ayant obtenu 243 votes pour et 40 contre. Nouvelles au comité exécutif, Patricia de la Tremblaye a obtenu le poste de commissaire à la vie étudiante en récoltant 256 oui artistes, dont le Soul Jazz Orchestra et Orca Triangle, qui jouait à l’occasion de la dernière soirée. À la prochaine! Toutefois, M. Duguay met un bémol à ses propos dithyrambiques : « C’est très décevant de ne voir aucun commissaire de la GSAED ni aujourd’hui ni hier. L’image de l’Association étudiante est intimement liée au café. Ces gens-là sont supposés supporter le café », soutient-il. Guillaume Lemieux, ancien commissaire à la vie étudiante ayant entamé jeté les bases du projet de la nouvelle Maison des diplômés, n’y voit qu’une pause : « C’est un deuil pour la communauté étudiante, mais si on est capable, avec le projet, de reconstruire l’essence du Café dans une structure durable, ce sera un beau legs pour l’Université d’Ottawa. »

LES CONTRIBUTEURS DE LA SEMAINE :
Maxime Charlebois Émilie Deschamps Anthony Langlois Léa Papineau Robichaud Katherine Sullivan Shagana Uthayakumar

En bref

Les nouveaux membres exécutifs de la GSAED
Patrick Weldon | Chef de pupitre C’est en plein déménagement de ses bureaux que l’Association des étudiants diplômés (GSAED) a annoncé les résultats

et 27 non , tandis que Brenna Quigley a été élue commissaire aux affaires étudiants avec 255 oui et 28 non. Au Sénat, Andrei Stoica a été acclamé pour la section humanités avec 145 oui contre trois non. Matt Alteen a remporté le siège de la section sciences avec 47 voix, défaisant son adversaire, Joseph Hickey, qui en a reçu 45. Pour ce qui est du référendum sur le laissez-passer universel de transport en commun, le camp du oui l’a emporté sur le non à 212 voix contre 162.

DE LA PART DE TOUTE L ’ÉQUIPE : MERCI!

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Crédits | Ayoub Ben Sessi

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Transport en commun

OC TRANSPO À « L ’ÈRE DE L ’INFORMATION »
Patrick Weldon | Chef de pupitre Il est 7 h 30, Naïma* vient de s’habiller, de finir de déjeuner et de sortir les ordures. Aura-t-elle le temps de lire un dernier article de journal avant de prendre le bus? Il est maintenant plus aisé que jamais pour les usagers d’OC Transpo possédant un iPhone, un iPad ou un iPod de répondre à cette question. En effet, une nouvelle application GPS, « Mon transport », a été lancée le 21 mars dernier pour leur permettre de localiser leur autobus. Où est mon autobus? Offerte gratuitement, l’application a comme but d’informer instantanément les usagers quant aux trajets d’autobus, aux arrêts les plus proches et aux heures de passage estimées. Selon un communiqué de presse publié par OC Transpo la semaine dernière, le maire Jim Watson a annoncé la venue de la nouvelle application dans un « monde où les appareils mobiles sont rapidement en train de devenir l’intermédiaire de choix pour la communication et l’accès à l’information ». Jocelyn Turner, relationniste médias pour OC Transpo, ajoute, en entretien avec La Rotonde, « c’est un autre outil que les passagers pourront utiliser pour planifier leurs trajets ». À l’ère de l’information « On s’attend à ça, se mettre à l’ère numérique, ça fait partie du service public », explique Pierre C. Bélanger, professeur titulaire au Département de communications de l’U d’O. Selon lui, c’est un phénomène qui caractérise notre époque au sein de cette « société de l’information ». Ce seraient les « technologies de l’information et la communication qui rendent possible la mise en application de ces nouvelles pratiques de communication », rappelle Luc Bonneville, professeur agrégé au Département des communications de l’U d’O. M. Bonneville met l’accent sur la fascination que notre société a développée pour ces nouvelles pratiques. Pour M. Bélanger, ces outils nous permettraient de mieux gérer notre temps, « si on en fait un usage raisonnable », précise-t-il.

Selon M. Bonneville, notre « société de l’information » invite la généralisation d’une « logique de l’urgence, de la dictature du temps instantané, de la survalorisation de la vitesse, de la rapidité et de la réactivité ».
Survaloriser la vitesse Selon M. Bonneville, la « société de l’information » invite la généralisation d’une « logique de l’urgence, de la dictature du temps instantané, de la survalorisation de la vitesse, de la rapidité et de la réactivité » qui, selon lui, « fait désormais partie du lot quotidien d’un nombre grandissant d’individus hyperbranchés ». C’est dans ce cadre que s’inscrit une « temporalité réarticulée autour d’une perception purement individuelle des “choses qui passent.” » M. Bonneville poursuit en soulignant que selon plusieurs travaux, les gens, dans les sociétés capitalistes avancées, seraient de plus en plus impatients, disposeraient de moins en moins de temps et seraient en même temps très exigeants dans l’accomplissement de leurs activités quotidiennes. La performance étant un aspect très recherché, elle habiterait toute sphère de la vie sociale. « On doit pouvoir avoir le sentiment qu’il faut même avoir un certain contrôle sur nos déplacements en transport en commun », conclut le professeur. * Nom fictif

Crédits | Pascaline Lefebvre

Conseil d’administration de La Rotonde

Les publications La Rotonde Inc. est une organisation à but non lucratif gérée par un conseil d’administration (CA) de dix membres votants. Vous trouverez en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions du CA, des assemblées des membres ainsi que les Statuts et Règlements en vigueur qui régissent l’administration du journal. Pour communiquer avec les membres du conseil exécutif, veuillez vous référer aux adresses ci-dessous. Hamdi Souissi – Président president@larotonde.ca Éric Barrette – Trésorier tresoriere@larotonde.ca Philippe Dumas – Secrétaire secretaire@larotonde.ca Membres votants du Conseil d’administration Éric Barrette, Myriam Benzakour-Durand, Catherine Dib, Philippe Dumas, Maxime Goulet-Delorme, Louis Jacques, Véronique Laliberté, Jonatan Larochelle, Isabelle Larose, Hamdi Souissi. Membres non-votants du Conseil d’administration Anis Maaloul, Anaïs Elboujdaïni, Paige Galette (FEUO), Pierre St-Jacques (GSAÉD).

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Programme d’éducation à l’internationale

BIBLIOTHÉCAIRES SANS FRONTIÈRES DE PASSAGE À OTTAWA
Mathieu Gauthier | Journaliste Actualités

Dans le cadre des activités du groupe Bibliothécaires sans frontières (BSF), l’U d’O a invité deux conférencières à parler de leurs initiatives de développement académique à l’international, le 21 mars dernier. Des bureaux à l’U d’O C’est en septembre 2012 que l’organisme Bibliothécaires sans frontières (BSF) s’est construit un nid à l’U d’O. Depuis, un petit comité sur le campus organise des activités, des collectes de fonds et des conférences, et participe à l’exécution de programmes dans le but d’améliorer l’accessibilité des bibliothèques partout dans le monde. Isabelle Camiré, membre fondateur du groupe BSF sur le campus de l’U d’O, entame la présentation en discutant du projet

Asturias, qui prend place au Guatemala. Ce programme donne des opportunités d’apprentissage aux jeunes du pays par le biais de la construction d’une bibliothèque publique. Mme Camiré encourage les étudiants de l’U d’O à participer au programme, qui assure la coordination de la bibliothèque ainsi que la formation de bibliothécaires sur le terrain.

sentée au Royal Oak, où se tenait la conférence, pour discuter du programme de son organisme, qui consiste à distribuer des fournitures scolaires aux enfants d’Amérique Centrale. Mme Kay explique que le programme d’aide au développement scolaire Schoolbox est né en 2006 après avoir constaté l’impact qu’un simple cahier et crayon pouvait avoir sur le cheminement scolaire des jeunes défavorisés. La représentante de Schoolbox mentionne que le programme consiste encore à donner des fournitures scolaires de base, mais qu’il comprend aujourd’hui des projets de construction de mini bibliothèques, de salles de classe et de toilettes. Mme Kay affirme que « le programme de construction de salles de classe a par conséquent fait augmenter les inscriptions dans les écoles de 50 % ».

Des étagères garnies La seconde conférencière, Susan Mintz, est la fondatrice et coordonnatrice du programme « Village Link Tanzania », établi en avril 2009. Située dans le village d’Ikolo, en Tanzanie, la mission du programme consiste à renouveler l’espoir au sein de la population au moyen de différentes initiatives entourant l’instauration d’une bibliothèque publique. Par l’entremise de son organisme à but non lucratif, Mme Mintz tente de donner les outils nécessaires au village afin que les habitants puissent s’intégrer davantage au monde moderne. L’organisme parvient maintenant à remplir les étagères de la bibliothèque avec une multitude de livres écrits en swahili, langue la plus fréquemment employée dans la région.

« Le programme de construction de salles de classe a par conséquent fait augmenter les inscriptions dans les écoles de 50 %. »
— Michelle Kay

Plus que des fournitures de base Représentante de l’organisme à but non lucratif Schoolbox, Michelle Kay s’est pré-

Profil de professeur

Des reptiles en péril
Mathieu Gauthier | Journaliste Actualités

Gabriel Blouin-Demers est professeur titulaire en biologie et directeur du programme de sciences environnementales à l’U d’O. Depuis son arrivée à l’université en 2002, il poursuit des études approfondies au sujet des poissons, des oiseaux, des mammifères, des reptiles – bref, de la faune canadienne et encore plus. En effet, M. Blouin-Demers travaille avec des professeurs à l’étranger et mène conjointement des programmes en France, au Maroc, ainsi qu’en Arizona. Il investit beaucoup de son temps dans la conservation des espèces canadiennes en danger. Il souligne que « la recherche appliquée est importante, mais que la recherche fondamentale l’est aussi. Le financement de la recherche fondamentale accuse du retard et un jour, les enquêtes pratiques s’épuiseront ». Capture accidentelle d’espèces en danger En collaboration avec Steve Cook, professeur à l’Université Carleton, M. Blouin-Demers poursuit actuellement une recherche pratique dédiée à la protection des tortues de l’Ontario et du sud du Québec. Il explique que le projet a débuté après avoir constaté que la pêche commerciale se pratiquait en Ontario. « Je ne savais pas qu’il y avait de la pêche commerciale qui se faisait en Ontario, affirme M. Blouin-Demers. J’ai donc creusé davantage. » C’est ainsi qu’il a découvert que tous les lacs « assez gros » de l’Ontario se font dérober 50 % de leur biomasse annuellement et que de nombreuses captures accidentelles

Crédits | Maxime Charlebois

Le professeur de biologie Gabriel Blouin-Demers poursuit une recherche dédiée à mettre au point des dispositifs de protection des tortues dans les lacs de l’Ontario et du sud du Québec. En effet, la pêche commerciale dans les plus grands lacs ontariens causent la capture accidentelle des tortues, qui restent prises dans les filets.

mènent à la mort de tortues. L’équipe de M. Blouin-Demers travaille dorénavant à recueillir des données scientifiques pouvant inciter le ministère de l’Environnement à réglementer la pratique de la pêche commerciale dans le but de protéger les espèces déjà en danger. Ce groupe espère que des règlements seront adoptés, notamment pour limiter la saison

de la pêche commerciale et déterminer la fréquence à laquelle les filets doivent être vérifiés afin d’éviter de tuer la totalité des captures accidentelles, et que de nouveaux filets qui permettront d’épargner la plupart des tortues de nos lacs seront mis au point. Dispositif d’exclusion pour limiter les dégâts

Le directeur de programme s’est inspiré des dispositifs d’exclusion des tortues marines ajoutés aux filets de pêche océanique pour reproduire le même effet dans les lacs du Canada. En effet, il suffirait de poser un cylindre de cuivre moins malléable que le nylon des filets actuels à l’extrémité de l’entonnoir pour réduire le risque de capturer des reptiles en péril sans toutefois nuire à la capture des poissons.

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Manifestation étudiante

200 000 CARRÉMENT DANS LE ROUGE
Alors que le gouvernement libéral du Québec refuse de négocier avec les étudiants sur la hausse des frais de scolarité, de plus en plus d’établissements postsecondaires sont en grève. Le jeudi 22 mars dernier, La Rotonde s’est rendue à Montréal pour couvrir la plus grande manifestation de l’histoire de la province. Des manifestants de tous âges ont parcouru les rues de la métropole sans aucun débordement. La Rotonde a aussi interrogé le président de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois. Ce dernier a indiqué être « incroyablement enthousiaste », et que le gouvernement doit « ouvrir le dialogue pour sortir de ce cul-de-sac ». Crédits photo : Antoine Trépanier

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CHRONIQUE
Le réveil

« ON S’VOIT AU NOSTALG’ »
Patrick Weldon | Chef de pupitre Les premières cordes qui ouvraient mon cœur à l’inspiration furent pincées dans l’atmosphère artistique du Café Nostalgica. C’est là que j’ai écrit mes premiers poèmes, là où je suis tombé amoureux, là où j’ai rencontré les amis qui sont aujourd’hui mes frères et sœurs, et c’est là où j’ai découvert la joie d’être heureux et le désir ardent de vivre. Le pouvoir du Nostalgica, c’était qu’il rassemble. C’était un autre univers où on pouvait se perdre ensemble, une oasis d’art en plein centre du campus. Plus qu’un simple café, c’était l’école de l’esprit humain. Pourquoi allez au CNA quand le Café des rêveurs abrite gratuitement l’immensité du talent d’Ottawa, dans le petit coin de sa scène au bois franc? Avez-vous déjà assisté à un show de Marabou? Lorsque tout le monde danse comme des fous aux rythmes enjoués d’un folklore imaginatif, tassés entre le bar, le band et la fenêtre, les énergies pures de ses interlocuteurs, animés par l’unité du partage, là où la petitesse du Café restreint les mouvements, forçant les gens à interagir amicalement ensemble. Un manifeste de l’imprévisible sur lequel on pouvait toujours compter, le Nostalg’ rayonne à travers les moments les plus sombres par sa culture de reconnaissance, de libre expression, de respect et d’amour de l’inconnu. Des poèmes si honnêtes qu’ils donnent des frissons, des voix qui inspirent l’être, des mélodies qui font disparaître l’inconfort de vivre et du talent humble qui envahit l’air. Venez au Café vivre l’inspiration de la vie non commercialisée et le feeling de sincérité et de réel amour du partage. Le pouvoir qu’a l’humble ouverture de son cœur sur une scène vibre d’une authenticité incomparable qui connecte les gens, sans même qu’ils échangent des mots. Je sais que bien que triste, tout le monde qui est passé par le Nostalgica en sort l’âme enrichie. Vendredi dernier, je suis sorti par le portail que j’avais franchi 150 000 fois auparavant, sans regarder en arrière, car je savais que ce que j’emmenais avec moi ne se voyait pas avec les yeux. Je quittais avec le plus beau trésor du monde dans mon cœur : la joie de dépendre de l’imprévisible, la liberté d’esprit de savoir que peu importe où je suis dans le monde, ce serait le bon endroit.
Crédits | Maxime Charlebois

Sexualité et vie universitaire

IL ÉTAIT UNE FOIS
Anthony Langlois | Journaliste Oui à la hausse de la cotisation Le 5 février 1986, La Rotonde rapportait les résultats du référendum sur la hausse de 25 $ de la cotisation à la FEUO. Le oui l’emporta avec 1808 votes, soit 70,9 % des suffrages. Cette augmentation était devenue nécessaire pour régler les problèmes financiers de l’Association étudiante. La Caisse populaire Ste-Anne-Laurier, créancière principale de la FEUO, demandait la garantie d’une hausse des revenus pour porter la dette de 650 000 $ sur une échéance de cinq ans. Les différents organismes liés à la FEUO, dont les médias étudiants, étaient aussi censés profiter de cette nouvelle source de revenus, qui prenait effet au mois en septembre 1986, dont La Rotonde, qui devait recevoir aux alentours de 50 000 $ pour boucler son budget. Cela s’expliquait par le fait que, de cette nouvelle contribution de 25 $, le Fulcrum ainsi que La Rotonde recevraient chacun 3,50 $ et la radio CHUO, 5 $. Malheureusement, cela ne réglait pas les problèmes financiers de l’année en cours pour La Rotonde. Avec des recettes publicitaires incertaines, La Rotonde se retrouvait avec un compte en banque plutôt à sec. Pour remédier à la situation et pour assurer la survie du journal, l’animation communautaire des Services aux étudiants, sous la direction de Denise Chénier-Ferguson, avait décidé d’organiser une campagne de financement. Des dons seraient récoltés durant le Festival de la création étant donné que, selon l’organisatrice, « les journaux représentent le meilleur exemple de création sur le campus ».

L ’Université St-Paul contre les condoms distribués gratuitement
Au début de mars, l’administration de l’Université Saint-Paul a demandé à l’Association étudiante de l’Université Saint-Paul de cesser la distribution de condoms
Sarah Lanthier | Journaliste Actualités L’Association étudiante de l’Université Saint-Paul a rencontré l’administration de l’établissement après avoir reçu des directives lui interdisant de distribuer librement des condoms sur le campus le 14 mars dernier. Cette requête de l’administration de l’U Saint-Paul a fait réagir plusieurs étudiants de l’U d’O, qui se demandent si la sexualité est toujours un sujet tabou. Les médias en ajoutent À la suite de cette annonce, les médias ottaviens en ont conclu que l’U SaintPaul interdisait les condoms sur le campus. « Contrairement au titre employé dans l’article, l’Université n’a pas interdit les condoms à l’Université, déclare Sylvie Moisan, directrice du Service de recrutement et des communications. La direction a simplement demandé à l’Association étudiante de cesser la distribution de condoms de son bureau. » La tradition contre la modernité? Après la demande de l’administration, l’Association étudiante, indignée, a fait circuler une pétition pour manifester son désaccord envers la décision de la direction. L’administration s’est abstenue de justifier les raisons de sa décision et prévoit plusieurs rencontres pour favoriser la discussion entre elle et l’Association. Le 14 mars avait lieu la première rencontre. « C’est simplement une façon de contrôler ce que l’Association fera à l’avenir, déclare David Miller, étudiant à l’U Saint-Paul. L’histoire des condoms marque la différence de pensée entre l’administration et l’Association. L’administration demeure traditionnelle et l’Association souhaite peut-être entrer dans la modernité. » L ’U d’O réagit La distribution de condoms aurait été interprétée comme un encouragement à avoir des relations sexuelles. « Au contraire, la distribution de condoms favorise l’utilisation de ce moyen de contraception », explique Laetitia Angba, étudiante de l’U d’O et employée du Centre de ressources pour les femmes. « [La distribution] ne devrait pas avoir d’influence directe parce que le monde est assez informé sur la sexualité et les infections transmises sexuellement et par le sang », ajoute-t-elle. Naïka Mercier, étudiante de l’U d’O et employée du Centre de la fierté, précise qu’« il est important d’assurer une distribution gratuite des condoms étant donné le prix des boîtes en pharmacie ». La réaction de l’U Saint-Paul la laisse perplexe, car « l’administration [de l’U d’O] finance même l’achat de condoms », affirme Mme Mercier.

@SarahLanthier

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Arts et culture

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Crédits | Ayoub Ben Sessi

Musique

LE RETOUR DU « LONG JEU »
Catherine Dib | Chef de pupitre La nostalgie d’un temps qu’on n’a jamais connu imprègne notre consommation quotidienne de culture, notamment en matière musicale – non seulement la musique comme telle, mais également le support de celle-ci. En effet, à la veille de ses 65 ans, le 33 tours fait un retour tant dans le cœur des mélomanes que des plus branchés. Enquête sur cet engouement inattendu pour le vinyle et son rapport au numérique. Une augmentation imprévue Depuis l’apparition du disque compact en 1983, nul n’envisageait le retour du 33 tours, si on en juge par les réflexions du professeur de composition et de théorie du Département de musique de l’U d’O, Murray Dineen : « Je croyais que le vinyle était mort, mais ça fait un grand retour. » Le vinyle connaît effectivement une augmentation flagrante de popularité depuis les dernières années. Le propriétaire du Record Shaap, Matty McGovern, en sait quelque chose, ayant vu les ventes de vinyles augmenter d’année en année. Ayant beaucoup d’expérience dans le circuit des boutiques d’albums d’Ottawa, il a vu la section de vinyles prendre de plus en plus de place dans sa boutique. Le son perdu et retrouvé C’est en tout premier lieu une question de son. « C’est un débat qui a lieu depuis quelques années, celui de la qualité du son du vinyle versus celui du numérique », résume le propriétaire du Record Shaap. Le son plus chaleureux qui reste absent du fameux disque argenté permet au vinyle de gagner un capital de sympathie auprès des amateurs de musique. Étudiant de première année en musique, Fred Modayed estime que c’est une question d’authenticité lors de l’écoute de musique dans leur version originelle : « Pour le rock classique, par exemple, ça me permet de le comprendre tel qu’il avait été composé à l’époque. » Toutefois, il n’est pas seulement question des tons organiques du son, mais aussi de la présence intégrale de celui-ci. M. Dineen se réfère au débat entre l’analogique et le numérique : « Le vinyle n’a jamais été égalé en ce qui concerne l’analogique. Quand tu fais un CD, tu dois convertir le son en signal digital. Ça le compresse. Certaines informations sont coupées dans le processus, certaines longueurs d’onde sont filtrées. Les Beatles remastérisés, ce n’est simplement pas la même chose. » Le professeur emploi une métaphore pour faciliter la compréhension : « C’est comme si tu voyais un arc-en-ciel avec toutes ses couleurs et en portant des lunettes fumées, tu perds certains détails. C’est ça qui se passe avec le numérique. » Toutefois, petit bémol, car certaines souscultures restent indubitablement accrochées au disque compact. « Je ne sais pas ce qu’il y a avec la culture de la musique métal, mais tous mes clients achètent cette musique en format de CD! » ajoute Matty McGovern. M. Dineen corrobore ces propos en mentionnant aussi la musique électronique, qui a été créée pour l’écoute numérique. Beauté noire Le culte du passé est aussi de la partie : « Il y a évidemment une fascination pour les années 1960-1970 et la dimension esthétique d’une pochette de vinyle est incontournable », admet le professeur. Cette esthétique s’applique aussi au rituel, celui d’ouvrir délicatement la pochette, d’en retirer le disque et de déposer doucement l’aiguille du tourne-disque chez soi. M. McGovern y voit quant à lui un côté dépendant de la mode. Il précise qu’« il y a certainement un côté cool à écouter des vinyles, ça on ne peut pas le nier ». Mais au bout du compte, ce grand retour s’expliquerait peut-être par le besoin de concret qui pousse enfin les jeunes à quitter leur ordinateur pour se rendre chez le disquaire. Les jeunes exprimeraient-ils leur désarroi face à la dématérialisation constante de leur monde en consommant des biens culturels? « Le vinyle n’est pas parfait – on peut l’égratigner et c’est souvent encombrant –, mais le côté tangible de la chose permet de toucher et même de s’approprier une œuvre », conclut le professeurDineen.

@catherinedib

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Table ronde

TINTIN AU PAYS DES TITINOPHILES
Le 19 mars, tintinophiles de 7 à 77 ans et autres fanatiques des mille milliards de mille sabords du capitaine Haddock se sont pointés pour une table ronde sur Hergé et Tintin. Le professeur Martin Meunier comme animateur, les spécialistes Olivier Dard, Pierre Skilling et Yves Laberge ont présenté divers points de vue sur le petit reporter belge. Tintin, fils de la Belgique Historien et essayiste français, Olivier Dard, quoique ne respectant pas nécessairement le thème de la table ronde selon Martin Meunier, trace un portrait du père de Tintin, Hergé, de son vrai nom Georges Prosper Rémi. Misant sur les diverses personnalités importantes dans la vie du bédéiste, dont l’autoritaire abbé Norbert Wallez, l’analyse de M. Dard permet de comprendre des fragments des orientations religieuses et politiques d’Hergé. Sa vie parmi les scouts rappelle le héros sans défaut ni état d’âme qu’est Tintin. C’est par ailleurs à travers ce réseau que le jeune dessinateur est engagé par le journal catholique et ultranationaliste Vingtième Siècle. C’est dans ce même esprit consensuel à son cadre que Tintin incarne la Belgique de son époque, durant une période où l’abbé commande à Hergé Tintin chez les Soviets, un reporter belge contre l’horreur soviétique. au capitaine Haddock dans Le secret de la licorne trahissent aussi cette tendance européenne. Héros de chez nous? Le dernier intervenant était certainement le plus controversé. Acceptant de parler publiquement pour la première depuis la publication du livre, le créateur de Colocs en stock et sociologue de l’Université Laval, Yves Laberge, s’est livré au récit de la genèse de cette adaptation québécoise. Voyant Tintin comme étranger par rapport au Québec, l’auteur souhaitait le traduire dans le joual local, comme l’avaient déjà fait d’autres traducteurs. Quoique les avis aient été partagés quant à la nécessité d’une telle publication, le grand travail qu’avait entrepris M. Laberge transparaissait dans les extraits lus. « Castafiore du Saguenay » remplaçant la « Castafiolle », mais sans aucun blasphème. Ainsi, les trois points de vue étaient somme toute intéressants, mais l’incohérence entre les présentations limitait la vue d’ensemble de l’œuvre légendaire de la bédé belge qu’est Tintin. Pour conclure, tel que M. Skilling l’a souligné, la tradition du reporter dans la bédé a maintenant évolué vers le bédé-reportage, permettant d’apprécier la brèche que le parfait petit Tintin a permis d’ouvrir dans le monde de la création.

Crédits | Hergé

L ’Europe hier, l’Amérique aujourd’hui Auteur de Mort aux tyrans!, Pierre Skilling a pour sa part offert une lecture fort intéressante des questions actuelles qui titillent la tintinologie. En effet, l’avatar hollywoodien à haute technologie offre une nouvelle version de Tintin, la « vraie » version, et permet de redonner ce héros aux enfants d’aujourd’hui. La comparaison que ce dernier établit entre le héros à l’européenne qu’est Tintin et celui mijoté à l’américaine avait éveillé

l’intérêt de plusieurs, cette lecture permettant de saisir en quoi Tintin incarne non seulement la Belgique, mais aussi l’Europe. En effet, alors que le héros américain est créé dans une mentalité « démocratique » (pensons à Batman ou à Superman, messieurs-tout-le-monde qui deviennent super héros), Tintin existe dans une certaine aristocratie, n’ayant ni origine ni famille. Sa vie au château de Moulinsart, les personnages se vouvoyant sans cesse, ainsi que cette « noblesse » qui est octroyée

Exposition

Nous sommes. Vous êtes. Ils sont.
Shagana Uthayakumar | Bénévole « We are them » est une exposition présentée à la galerie de l’Alliance française. C’est une exposition de photographies prises par Asif Rehman. Le photographe Asif Rehman est un photographe de la région qui a récemment remporté le concours de photographie « Planète femmes » 2011 de l’Alliance française. Il est aussi gagnant au niveau du Canada et représentant à la concurrence mondiale. De nombreuses expositions des ses œuvres ont eu lieu dans différentes galeries d’art de Toronto, d’Ottawa, de Gatineau et de New York. Celle-ci est sa onzième exposition. L ’exposition Les photographies à saveur humaniste représentent des aspects de différentes cultures et traditions des pays orientaux, tels que les Philippines, le Pakistan, le Laos et beaucoup plus. En se rendant dans ces lieux, le photographe en vient à réaliser qu’outre les différences qui existent entre les peuples et les cultures, tous partagent les mêmes émotions et sont liés par des valeurs humanistes. Par le biais de ces œuvres, ils ouvrent des petites fenêtres dans le quotidien de la diversité. Le photographe croit que grâce à l’art de la photographie, il permet de partager le sentiment et l’humeur d’un moment. En fait, il part du fait que toutes les personnes passent par des expériences et des émotions communes et qu’elles peuvent commencer à briser les incompréhensions et les ignorances entre les différentes cultures afin d’être ensemble. Cette exposition est aussi une formidable opportunité pour de jeunes photographes de jeter un coup d’œil et de comprendre les différents points de vue d’un artiste d’expérience.
OÙ? À la galerie de l’Alliance française

d’Ottawa, 325, rue MacLaren QUAND? Jusqu’au 20 avril

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Crédits | Ayoub Ben Sessi

En bref

La Journée internationale de la Francophonie commémorée sur le campus
Shagana Uthayakumar | Bénévole Le 20 mars, de 11 h à 14 h, un évènement a été présenté par le Carrefour francophone en collaboration avec l’Institut des langues officielles et du bilinguisme, afin de célébrer la Journée internationale de la Francophonie. Histoire Chaque année depuis 1990, ce jour est célébré partout dans le monde pour rappeler le traité signe à Niamey (Niger) pour créer le premier organe intergouvernemental de la Francophonie, appelé l’Agence de coopération culturelle et technique. Depuis 2005, cette organisation est connue sous le nom d’Organisation internationale de la Francophonie. Aujourd’hui, cette organisation inclut 75 États membres d’Asie, d’Europe, d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Amérique du Nord et du Sud et du Pacifique. Un évènement coloré Même si les rideaux colorés évoquaient un évènement pacifique, en réalité, c’était une bataille à gagner. En effet, c’était un concours qui consistait à regarder des vidéos ou à lire des sites Web dans la langue française et à répondre aux questions qui leur sont liées. Le prix était une carte-cadeau de 300 $ à la boutique Apple. Comme l’un des évènements du Mois de la Francophonie, ces activités du concours avaient pour but, non seulement d’encourager à comprendre le français, mais aussi de célébrer la langue et la culture francophones avec d’autres étudiants. « C’est un grand évènement d’être ici, mais aussi de partager cela avec d’autres pays bilingues , souligne Johanne Albert, étudiante à l’U d’O et bénévole au Carrefour francophone. Ça vous fait penser où d’autres pourraient parler français, ailleurs qu’au Canada, au Québec, à Montréal et en France. » Tous les participants ont été invités à être présents le mercredi soir 21 mars, au bar 1848, au deuxième étage du Centre universitaire, pour connaître l’identité du gagnant. www.larotonde.ca

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Théâtre

LE BILINGUISME MIS EN SCÈNE
Catherine Dib | Chef de pupitre Situation propre aux particularités linguistiques de la région, la francophonie s’enchevêtrant à la majorité anglophone produit des contrastes. Ces derniers donnent lieu à des réflexions à tendance intersubjective. Pierre-Antoine Lafon Simard, ancien étudiant du Département de théâtre de l’U d’O et artiste très actif sur la scène locale, en sait quelque chose. En effet, comme francophone jouant le rôle de Hermann dans la pièce de théâtre anglophone East of Berlin (Hannah Moscovitch), il a pu comparer les deux expériences théâtrales. Accompagné de Joël Beddows, professeur et directeur du Département de théâtre de l’U d’O, qui fait la mise en scène de la pièce, M. Lafon Simard estime que l’expérience a valu le détour : « On est deux francophones dans un bateau anglophone. La plongée culturelle m’a vraiment permis de voir les similitudes et les différences dans l’entreprise artistique. » Différences de procédé « La différence principale est tout d’abord méthodologique, précise le jeune acteur. Le temps alloué et l’énergie concentrée sont orientés différemment. » Selon lui, les principales raisons justifiant ces différences sont historiques, le théâtre anglophone puisant ses racines dans la tradition shakespearienne : « C’est la mentalité de la compagnie de théâtre. Tu es un employé, donc tu travailles du matin au soir et c’est un projet continu. » Le théâtre francophone, quant à lui, se permet un cheminement plus sporadique, plus expérimental : « En français, ça varie selon les besoins, indique monsieur Lafon Simard. Par exemple, si la pièce est orientée vers la danse, on va aller vers le laboratoire corporel. Le temps est plus irrégulier et chaotique. » Le théâtre à la façon anglophone permet, selon lui, une véritable immersion : « Ça a ses avantages. On se plonge complètement dans un projet et on n’en ressort qu’à la dernière représentation. Dans ce cas, le thème est assez lourd, avec l’Holocauste. » Pierre-Antoine Lafon Simard y voit un contraste flagrant avec les autres pièces auxquelles il a pris part, telles que Taram!, où les répétitions étaient à coup de trois semaines entrecoupées de deux semaines de pause. Divergence linguistique, divergence hiérarchique Dans l’esprit de la compagnie de théâtre, chaque collaborateur étant un « employé », tous sont sur un pied d’égalité dans le cadre anglo-saxon. « En théâtre francophone, c’est le metteur en scène qui est le capitaine. Sans vouloir faire un cours d’histoire, c’est encore une question historique, car dans ce cas, c’est l’atmosphère scénique qui prévaut sur le jeu des personnages », précise Pierre-Antoine Lafon Simard. Ainsi, avec un metteur en scène à la française à bord, y a-t-il eu une collision des deux hiérarchies du théâtre? M. Lafon Simard ne voit que du positif dans cette confrontation : « Joël a eu le talent et la diplomatie de saupoudrer un peu de la mentalité francophone dans ce contexte. Il a une vision à défendre au niveau de ce que le texte a pu lui faire. »

« En théâtre francophone, c’est le metteur en scène qui est le capitaine. Sans vouloir faire un cours d’histoire, c’est encore une question historique, car dans ce cas, c’est l’atmosphère scénique qui prévaut sur le jeu des personnages. »
— Pierre-Antoine Lafon Simard Mais au bout du compte, l’artiste considère que malgré ces différences, l’aboutissement reste le noble but de l’art. « On veut tous le meilleur spectacle possible, ce partage d’une réflexion par le biais d’une œuvre », conclut-il.

Crédits | Ayoub Ben Sessi

Portrait d’artiste

Une bande francophone à part
Le 21 mars dernier, le groupe franco-ontarien Pandaléon, lauréat de quatre prix à la finale du concours Ontario Pop, est venu jouer au 1848 dans le cadre du Mois de la Francophonie. La Rotonde en a donc profité pour discuter avec le chanteur de la formation, Frédéric Levac.
Représentante des bénévoles
La Rotonde : Décris-moi Pandaléon en quelques mots. Frédéric Levac : Pandaléon, c’est un groupe folk rock alternatif. LR : À quoi ressemble votre processus de composition? Léa Papineau Robichaud FL : N’importe qui peut arriver avec une idée. De là, on jam, on essaie des affaires. Une fois que la musique est composée, les paroles sont écrites. En général, c’est ça, mais ce n’est pas notre formule constante. Des fois, ça change aussi. LR : Pourquoi avoir choisi de chanter en français? FL : Premièrement, en anglais, on ne serait pas à l’aise du tout. De l’endroit d’où on vient, ça ne parle pas anglais beaucoup et moi, je ne serais pas à l’aise de créer ou de chanter en anglais. On a choisi le français par instinct, mais aussi pour l’amour de la langue française. LR : Pensez-vous que le fait de chanter en français pourrait vous nuire plus tard dans votre carrière? FL : Ça peut autant nuire que nous avantager, je crois. En chantant en français, c’est sûr que c’est plus dur d’être connu internationalement, mais je pense que pour un groupe de musique, autant anglais que français, c’est difficile de devenir connu internationalement. Par contre, si on va jouer au South by Southwest, un festival qui reçoit des groupes de partout dans le monde où il y a beaucoup de producteurs, ça peut être un avantage. Le producteur qui voit plus de 3000 spectacles se souviendra peut-être du groupe qui chantait en français. Je crois que c’est une façon de se démarquer, de chanter en français. Ça a un certain charme, je trouve. Par contre, c’est sûr qu’en Ontario, ce sont beaucoup des chansons anglophones qui jouent à la radio, donc oui, on peut être désavantagé. LR : À quand vos prochains spectacles? FL : On a fait les demi-finales aux Francouvertes, à Montréal. Ce sera le 12 avril au Lion d’or. Sinon, on jouera en juin à Ottawa et à Sudbury, puis on va retourner au Festival de la chanson de Granby en septembre.

@LeaRobi

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Université d’Ottawa

sympOsiUm 2012 – Le jeUdi 29 mars

PIRPC

Venez découvrir les possibilités de recherche au 1er cycle!

plus de 250 étudiants présenteront leurs résultats lors du deuxième symposium du programme d’initiation à la recherche au premier cycle (pirpC).
Le jeudi 29 mars
12 h à 13 h 30 Présentations par affiche des facultés : • Arts • Sciences • Sciences de la santé 14 h 30 à 16 h Présentations par affiche des facultés : • • • • • • Droit (Common Law et Droit civil) Éducation École de gestion Génie Médecine Sciences sociales

Centre universitaire Jock Turcot 85, rue Université Promenade et terminus (1er et 2e étages)

Pour plus de renseignements, visitez le

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CALENDRIER
ARTS VISUELS Exposition en mémoire de John Sadler Quand? Vernissage le 31 mars à 16 h, exposition jusqu’au 4 avril Où? À Art Ottawa, 35, rue George Pat Durr Quand? Jusqu’au 3 juin Où? À la Galerie d’art d’Ottawa, 2, avenue Daly MUSIQUE The Cat Empire, Tinpan Orange Quand? Le 26 mars à 19 h Où? Au Centre Bronson, 211, avenue Bronson Les Moindres Quand? Le 28 mars à 19 h Où? Aux Brasseurs du temps, 170, rue Montcalm, Gatineau Orchestre de l’Université d’Ottawa Quand? Le 30 mars à 20 h Où? Au Centre Saint-Brigid pour les arts, 310, rue St. Patrick Random Recipe Quand? Le 31 mars à 21 h Où? Au Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau THÉÂTRE La séduction pour les nuls Quand? Jusqu’au 7 mars Où? Au Théâtre de l’Île, 1, rue Wellington, Gatineau II Quand? Jusqu’au 31 mars Où? À la Nouvelle Scène, 333, avenue King-Edward CAMPUS Fête de l’Europe de l’Est Quand? Le 31 mars à 21 h Où? Au 1848 (Centre universitaire) Broue de chez nous Quand? Le 30 mars à 18 h Où? Au 1848 (Centre universitaire) Atelier II : VéloLove Quand? Le 30 mars à 15 h 30 Où? À l’Agora (Centre universitaire) AUTRES LIEU (match spécial invités) Quand? Le 27 mars à 20 h Où? À la Cité collégiale Débats sur la ville 2 Quand? Le 29 mars à 19 h Où? À la Galerie SAW, 67, rue Nicholas

CHRONIQUE
Turlupinades

JE N’AI RIEN À AJOUTER
Catherine Dib | Chef de pupitre J’ai l’habitude de chercher le marginal quand vient le temps de rédiger ma chronique. Tout ignorer de ce qui fait les unes, le buzz internautique, la saveur du jour, quoi. J’aime bien trop faire l’underdog et vous jaser d’un truc pas possible complètement déconnecté du #tag Twitter du moment. Mais avec le débat qui me fait rugir depuis quelques semaines, celui sur la hausse, je ne pouvais m’en empêcher. Après tout, il est question ici d’appuyer le plus ardemment et ouvertement possible les étudiants québécois. Depuis les dernières semaines, les étudiants se retrouvent à jouer les situationnistes, les criminels, les badauds, les indignés, les artistes, les Francis Grenier, bref, à mettre tous les chapeaux possibles pour que le public leur prête l’oreille un tant soit peu. Certains prêtent bel et bien l’oreille, mais les commentaires qui en ressortent restent de surface. Je ne vais même pas commenter l’abstention regrettable de la Section de droit civil de l’Université d’Ottawa sur le sujet. L’amère saveur carriéro-individualiste que la décision me laisse sur le palais donne la nausée. Toutefois, cette attitude ne se limite pas à la Section, mais à l’étendue du campus. Inéluctablement soumis, nous sommes. La question de la grève reste lointaine pour la majorité des étudiants de notre université, même si ce n’est qu’une rivière qui nous sépare de l’UQO. Qui plus est, cette dernière est récemment tombée en grève. On paie après tout l’une des factures les plus faramineuses du pays en matière d’éducation supérieure. Pourtant, des étudiants des quatre coins du globe déclarent leur appui aux étudiants du Québec, alors pourquoi cette indifférence pour nos voisins? Serait-ce de l’envie? Après tous, nos manifestations « À bas les frais » rougissent face au déploiement des étudiants de la belle province. Il faut croire que la responsabilité financière nous ramollit la colonne. État d’esprit perpétuel où l’on porte sa croix tout seul. Collectivement, nous sommes plus forts que chacun dans son coin, non seulement au niveau de l’individu, mais aussi de la solidarité interuniversitaire. Et avec l’électricité qu’il y a dans l’air, j’ai espoir.

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Sports

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Vincent Rioux sports@larotonde.ca

ATHLÈTES DE L’ANNÉE
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Hannah
Sunley-Paisley

M

Simon Le Marquand

BASKETBALL FÉMININ
Vincent Rioux | Chef de pupitre Pour une troisième année consécutive, La Rotonde déclare HSP athlète féminine de l’année. Celle-ci vient de conclure une carrière universitaire exceptionnelle avec le Gris et Grenat, terminant au premier rang de l’histoire de l’équipe pour le nombre de points (1483) et pour le nombre de rebonds (993). La centre originaire de Toronto vient de connaître une saison étincelante, ayant remporté le titre de joueuse de l’année au pays et compilant une moyenne de 18,4 points par match, un sommet dans les Sports interuniversitaires de l’Ontario (SUO). Elle a aussi été la joueuse ayant marqué le plus de paniers au Canada (168) cette saison. Sunley-Paisley s’est maintenue parmi les meilleures au pays dans la bouteille toute la saison, comme en témoigne sa fiche de 4,3 rebonds offensifs par match, ce qui la place au premier rang du Sport interuniversitaire canadien (SIC) à ce chapitre. Hannah Sunley-Paisley verra son maillot honoré par le Service des sports pour souligner l’ensemble de sa carrière universitaire avec le Gris et Grenat. Mentions honorables  : Gillian Baggott (soccer), Eryn Weldon (natation), Bess Lennox (basketball), Karina KruegerSchwanke (volleyball) et Jennifer Perreault (athlétisme).

FOOTBALL MASCULIN
Vincent Rioux | Chef de pupitre Malgré l’élimination hâtive de l’équipe de football en première ronde contre les Lancers de Windsor, il y a tout de même un joueur qui s’est démarqué comme l’un des meilleurs au pays à sa position, chez les Gee-Gees. Le receveur de troisième année, Simon Le Marquand, a certainement été la cible de prédilection du quart-arrière Aaron Colbon, ayant amassé 867 verges par réception, ce qui le place deuxième au pays à ce chapitre. Le Marquand a aussi maintenu une moyenne de 108,4 verges par partie, ce qui le place aussi au deuxième rang canadien, derrière Michael Dicroce, en plus d’avoir marqué six touchés. C’est à la surprise de l’entraîneur des GeeGees, Jean-Philippe Asselin, que le footballeur s’est vu relégué à la deuxième équipe étoile des SUO et ignoré par l’équipe étoile canadienne. Asselin se dit « déçu » et croit que Le Marquand « méritait mieux », puisque celui-ci a été, statistiquement parlant, le deuxième meilleur receveur au Canada. Heureusement pour les partisans du Gris et Grenat, Le Marquand sera de retour avec l’équipe l’année prochaine puisqu’il n’est pas encore admissible au repêchage de la LCF. Mentions honorables  : Michael Robertson (athlétisme), Adam Best (natation) et Johnny Berhanemeskel (basketball).

Crédits photos | Archives La Rotonde

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Sports – sports@larotonde.ca

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ÉQUIPE DE L’ANNÉE
M

Athlétisme

F

Basketball
FICHE EN SAISON : 19-3

Vincent Rioux | Chef de pupitre Alors que la saison d’athlétisme vient de prendre fin, le programme ottavien n’a jamais aussi bien paru. De fait, l’équipe masculine a terminé la campagne 20112012 au cinquième rang au pays, une première pour le Double G. Il faut dire que l’entraîneur Andy McInnis a pu compter sur l’un des meilleurs coureurs au Canada, Michael Robertson, pour propulser son équipe vers des sommets encore jamais atteints par l’U d’O. Au championnat national, Robertson a mis la main sur la médaille d’argent au 300 mètres avec un chrono de 33,86, soit seulement 0,12 seconde derrière la médaille d’or. Toutefois, ses plus grands exploits sont assurément les deux médailles d’or décrochées aux relais 4 x 200 mètres et 4 x 4oo mètres, alors qu’il courait avec ses coéquipiers, les frères Toluwalope et Oluwasegun Makinde ainsi que le coureur de deuxième année Devin Biocchi. Les quatre coureurs ottaviens ont tellement bien fait qu’ils ont fracassé le record du SIC au relais 4 x 200 mètres, qui était détenu par l’Université de Sherbrooke depuis 2007. L’équipe d’athlétisme s’est aussi démarquée au 60 mètres haies, la recrue Sekou Kaba ayant battu un record de l’U d’O avec un chrono de 7,92 secondes. Cette performance a d’ailleurs valu à l’athlète une médaille d’or à cette épreuve. Mentions honorables : natation.

Vincent Rioux | Chef de pupitre

Les attentes étaient élevées pour la troupe d’Andy Sparks en début de saison. En plus de compter sur la redoutable Hannah Sunley-Paisley, Sparks a attiré deux joueuses en fin de parcours universitaire, Teddi Firmi et Bess Lennox, et a amené à Ottawa l’espoir féminin le plus convoité au pays, Kellie Ring. À ce quatuor s’ajoutent Jenna Gilbert et Sarah Nolette, deux tireuses d’élite qui ne manquent pas souvent leur chance à partir du centre-ville, la recrue Maddie Stephen et les Québécoises Émilie Cyr, Tatiana Hanlan et Ariane ScantlandLachance. Cette équipe a non seulement terminé au premier rang de la conférence de l’est des Sports universitaires de l’Ontario, mais elle a aussi décroché son premier championnat provincial depuis 2003-2004. Le Double G a aussi réussi à mettre la main sur une médaille de bronze aux nationaux. Somme toute, bien que Sparks ait pu compter sur plusieurs joueuses talentueuses, ce sont surtout les prouesses de l’équipe en zone défensive qui ont retenu l’attention. Ottawa figure au premier rang au pays pour la moyenne de points accordés par match (51) et au deuxième rang pour le nombre de rebonds accordés à l’équipe adverse (29,9). Mentions honorables  : soccer, athlétisme, natation et volleyball.

MATCH DE L’ANNÉE
F

Gee-Gees VS Martlets
OTTAWA (2) – MCGILL (0)
Léa Papineau Robichaud | Représentante des bénévoles

HOCKEY FÉMININ
Il reste près de trois minutes à la troisième période du premier match des séries éliminatoires entre les Gee-Gees et les Martlets de McGill. Fannie Desforges reçoit une passe de sa défenseuse, Valérie Watson, et descend à toute vitesse sur l’aile droite. Elle déjoue la brigade défensive des Martlets, puis repère sa coéquipière Élarie Leclair postée à la droite de la gardienne adverse. Leclair ne manque pas sa chance de marquer le but victorieux. Cette victoire du Double G est la première en six ans et 21 matchs contre McGill.

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Sports – sports@larotonde.ca

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RECRUES DE L’ANNÉE
F

Kellie Ring

M

Mike L ’Africain

Vincent Rioux | Chef de pupitre

Vincent Rioux | Chef de pupitre

BASKETBALL FÉMININ
Kellie Ring est une joueuse d’exception. Avant d’entrer dans la grande famille des Gee-Gees en septembre dernier, la basketteuse originaire d’Orléans a d’abord fait sa marque avec les Rebelles de Louis-Riel, de même qu’Équipe Canada à l’occasion de plusieurs tournois internationaux. Elle est donc arrivée à l’U d’O avec un CV déjà bien rempli. Tout au long de l’année, Ring a assuré le rôle de garde de pointe partante pour mener son équipe vers un championnat ontarien et une médaille de bronze aux nationaux. En plus d’avoir été nommée recrue de l’année dans la conférence de l’est des SUO, Ring a aussi été nommée parmi l’équipe étoile des recrues canadiennes.

BASKETBALL MASCULIN
Déjà monté sur un piédestal avant même qu’il ait pris part à un seul match avec les Gee-Gees, le nouveau venu à la pointe, Mike L’Africain, a connu une excellente première saison dans les SUO. Le garde torontois s’est taillé une place au sein des équipes étoiles de recrues des SUO et du Sport interuniversitaire canadien. « L’Africain est perçu comme l’un des meilleurs au pays à sa position et tout le monde veut jouer avec lui », indique l’entraîneur James Derouin à propos de son jeune protégé.

Mentions honorables : Valérie Watson
(hockey), Sherry Patel (natation), Cynthia Leblanc (soccer), Pilar Khoury (soccer) et Julia Francki (soccer).

Mentions honorables : Russel Abbott
(hockey), Alexandre Touchette (hockey) et Ian Stewart (football).

ENTRAINEUR DE L’ANNÉE
Steve Johnson
Vincent Rioux | Chef de pupitre

L’ENTRAÎNEUR LE PLUS COLÉRIQUE
Andy Sparks
Vincent Rioux | Chef de pupitre

SOCCER FÉMININ
Que ce soit pour son excellent recrutement ou son sens inouï de fin stratège, l’entraîneur qui vient de terminer sa 17e saison derrière le banc de l’équipe de soccer féminine de l’U d’O a joué un rôle important dans la saison extraordinaire que vient de connaître la formation des Gee-Gees. En plus de mener un travail acharné à la tête de l’équipe, Johnson a dû composer avec le décès de son père en milieu de saison et a été forcé de s’absenter durant une courte période. Selon son acolyte de longue date et entraîneur adjoint de l’équipe, Stuart Barbour, c’était la première fois en 17 ans que Johnson était absent d’un match. Encore cette année, le Gris et Grenat a connu une saison étincelante. Celui-ci a cumulé 12 victoires, trois défaites et une nulle cette saison en plus de décrocher une médaille de bronze aux provinciaux et une autre aux nationaux. Par-dessus tout, le plus grand apport de Johnson à l’édition 2011 a sûrement été le recrutement de trois joueuses de premier plan en la gardienne de but Cynthia Leblanc, la milieu de terrain Julia Francki et l’attaquante Pilar Khoury.

VICTIMES : ARBITRES DES SUO
L’entraîneur ottavien n’est pas de nature colérique. C’est tout d’abord un enseignant d’éducation physique qui figure parmi les meilleurs au pays dans sa discipline, si bien qu’il vient tout juste d’être nommé entraîneur en chef de l’équipe nationale féminine junior en plus d’être l’entraîneur de l’année dans la conférence de l’est de l’Ontario. Toutefois, Sparks n’hésite pas à dire sa façon de penser aux arbitres lorsque leurs décisions ne font pas son affaire. Même si sa voix rauque ne porte pas toujours aussi bien qu’il l’espèrerait, il s’assure de faire connaître son point de vue auprès des officiels. La Rotonde a remarqué que le coach a paru particulièrement sur les dents lors des récentes séries éliminatoires, s’en prenant verbalement aux arbitres à maintes reprises. Afin d’évacuer sa rage envers les arbitres, La Rotonde aimerait offrir à Andy Sparks une balle anti-stress.

Mentions honorables : Andy Sparks
(basketball féminin) et Claude-Yves Bertrand (natation).

(basketball masculin).

Mention honorable : James Derouin

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LEADERS DE L’ANNÉE
F

Claudia Séguin
Léa Papineau Robichaud

M

Matthieu Methot

Représentante des bénévoles

Julien Paquette | Journaliste

VOLLEYBALL FÉMININ
La co-capitaine de l’équipe de volleyball a bien su motiver ses coéquipières tout au long de sa carrière universitaire au sein de l’équipe de volleyball. Encore cette année, la Franco-Ontarienne a prêché par l’exemple. « Il n’y a pas de meilleur exemple d’une athlète qui se dévoue à son sport et à son équipe », disait son entraîneur, Lionel Woods, à La Rotonde plus tôt en saison. La libero des Gee-Gees a terminé parmi les meilleures au pays au chapitre des récupérations de balles à la défensive. Ses efforts ont porté fruit, puisque son équipe a remporté la médaille d’argent aux championnats des SUO.

HOCKEY MASCULIN
Il a été la figure emblématique du programme de hockey sur glace de l’U d’O pendant quatre ans. Celui qu’on surnomme Moose a marqué le programme et a contribué à instaurer une mentalité de gagnant dans l’équipe. Le courageux ailier gauche parfaitement bilingue a toujours été un modèle, tant sur la glace qu’en dehors. Le leader de l’équipe a encore prêché par l’exemple lors des récentes séries en revenant au jeu après une douloureuse blessure à la mâchoire. Son départ laissera un grand vide au sein de l’équipe de hockey masculine des Gee-Gees.

Mentions honorables : Jacob Gibson-

Bascombe (basketball) et Bernard Joosten (natation).

HÉROS DANS L’OMBRE
F

Chiara Quadri

M

Stephen Blunden

Vincent Rioux | Chef de pupitre

Julien Paquette | Journaliste

SOCCER FÉMININ
Cette saison, la brigade défensive du Gris et Grenat était bien garnie, comme l’indique sa surprenante fiche de seulement sept buts alloués en saison régulière, ce qui place cette équipe au premier rang des SUO à ce chapitre. La défenseuse Gillian Baggott et la gardienne de but Cynthia Leblanc ont, sans contredit, été les deux figures de proue en zone défensive. Toutefois, on ne peut passer sous silence le travail de la défenseuse de deuxième année sur le flanc gauche, Chiara Quadri. Celle-ci s’est révélée une défenseuse des plus fiables pour l’entraîneur Steve Johnson, qui n’a pas hésité à l’utiliser à profusion. L’arrière de la Colombie-Britannique a terminé la saison avec un but en 15 parties.

HOCKEY MASCULIN
Stephen Blunden est le même type de joueur que son frangin, Mike Blunden, qui joue pour les Canadiens de Montréal : un « plombier » infatigable qui donne son maximum à chaque présence sur la glace. Après avoir commencé la saison dans le troisième trio, son travail acharné lui a valu une place dans le premier, aux côtés de Luc-Olivier Blain et de Matthieu Methot. Cette décision de l’entraîneur Réal Paiement a donné un véritable élan au premier trio des Gee-Gees. Cette saison, le gaillard de 6’2” a récolté 22 points, dont 13 en 27 parties.

Mentions honorables : Ariane

Scantland-Lachance (basketball) et Stéphanie Mercier (hockey).

Mentions honorables : Christopher

Anderson (basketball) et Shavin Fernando (football).

Visitez conferencesans.wordpress.com
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Sports – sports@larotonde.ca

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PRIX DIACHYLON
CHRONIQUE
Hors l’aile

– L’athlète blessé ayant le plus manqué à son équipe

F

Érika Pouliot
Léa Papineau Robichaud

SOLUTION AU DÉBAT SUR LES FRAIS DE SCOLARITÉ
Vincent Rioux | Chef de pupitre L’annonce a finalement été faite samedi dernier. Régis Labeaume, flanqué de PKP et de la présidente du Conseil du Trésor, Michelle Courchesne, nous a annoncé que la construction de l’amphithéâtre de Québec commencerait en septembre 2012. Notre jambon national, le maire Labeaume, nous rassure : « Ça ne devrait pas dépasser les 400 M$. » Ah, et pour ceux qui se le demandaient, le gouvernement du Québec en paie toujours la moitié. Je ne m’oppose pas nécessairement à ce que le gouvernement investisse dans une infrastructure de l’ampleur de ce nouvel amphithéâtre. C’est important, j’en conviens. On en a besoin. Or, n’y a-t-il pas des besoins plus criants? La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, nous répète sans cesse que les universités québécoises doivent être mieux financées. J’ai une solution simple pour vous, Mme Beauchamp. Le retour des Nordiques à Québec, c’est enviable, mais cette « accessibilité des études » dont vous vous dites ardente défenseuse n’est-elle pas plus souhaitable que la construction du nouvel amphithéâtre? Parce qu’en ce moment, le gouvernement fait un choix clair : prioriser le retour des Nordiques au détriment de l’accessibilité des études postsecondaires. Dans ce débat de société je ne comprends pas l’argumentaire de certains. L’autre jour, j’écoutais un poste de radio jambon québécois qui se disait pour la hausse des frais de scolarité et pour la participation du gouvernement dans le dossier du colisée. La radio en question est reconnue pour condamner le gouvernement chaque fois qu’il impose ses citoyens. Or, quand on parle du retour des Nordiques, c’est une autre histoire. Charest peut fouiller allègrement dans les coffres de l’État pour augmenter sa popularité. J’ai un bon ami qui ne cesse de répéter que les sports servent à abrutir les masses. Je crois que le gouvernement Charest est clairement de cet avis : le message qui semble émerger, du côté des libéraux, c’est qu’on veut avoir plus de gens devant leur téléviseur à jouer les gérants d’estrade que d’étudiants sur les bancs d’école à délibérer sur l’avenir de notre société. www.larotonde.ca

Représentante des bénévoles

HOCKEY FÉMININ
La capitaine de l’équipe de hockey féminine de l’U d’O, Érika Pouliot, a raté la moitié de la saison cette année en raison de multiples blessures. Une blessure au dos et une entorse cervicale subies en début de saison l’ont tenue hors de la glace pour une longue période de temps. Bien qu’elle ait pu revenir au jeu après le temps des fêtes, elle n’était toutefois pas au meilleur de sa forme, s’étant déchiré le ligament croisé du genou durant l’été 2011.

Mentions honorables : Kelsie English
Crédits : Julien Paquette

(volleyball) et Esinam Agbeyaka (rugby).

M

Warren Ward

Vincent Rioux | Chef de pupitre

BASKETBALL MASCULIN
6 janvier 2012. La saison de basketball masculin des SUO reprend après la pause des fêtes. La carrière du joueur étoile des Gee-Gees, Warren Ward, bat son plein. Celui-ci vient de représenter Équipe Canada à deux reprises au cours des six derniers mois et siège au troisième rang des SUO pour la moyenne de points par match (21). En entrevue avec La Rotonde, le basketteur originaire de Toronto admet même qu’il espère un jour jouer dans la NBA. On le sent débordant de confiance et ça semble avoir un effet bénéfique sur le reste de l’équipe. Puis, dans une séquence qui paraît tout à fait anodine contre les Voyageurs de Laurentienne, Ward se déchire le ligament croisé antérieur. Résultat : le meilleur joueur du Double G est sur le carreau jusqu’au premier septembre 2012 et manque cruellement aux jeunes Gee-Gees durant la deuxième partie de la saison.

Crédits : Julien Paquette

Mention honorable : Steven Hughes
(football).

La Rotonde, c’est aussi une émission de radio! Syntonisez CHUO au 89,1 FM, tous les mercredis de 9 h à 10 h.

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LA ROTONDE
EMPLOIS

2012 • 2013
Nous sommes à la recherche de personnes dynamiques afin de combler tous les postes au sein de notre équipe de l’année 2012-2013.

Hâtez-vous et envoyez vos curriculum vitae et lettre de présentation à Anis Maaloul, directeur général, à direction@larotonde.ca. CANDIDATURES

DATES LIMITES POUR LES MISES EN CANDIDATURE
AV RIL
Rédacteur en chef Chef de pupitre Actualités Adjoints de la section Actualités Chef de pupitre Arts et culture Chef de pupitre Sports Chef de pupitre Web Directeur de la production Directeur artistique Photographe Secrétaire de rédaction 8 avril 15 avril 15 avril 15 avril 15 avril 15 avril 15 avril 15 avril 15 avril 15 avril

2012

EN RE C T

Z YE . VO .V

VO

portfolio requis portfolio requis portfolio requis

QUESTIONS ? direction@larotonde.ca

ANNONCE AUX MEMBRES
Les Publications La Rotonde inc. tiendront leur Assemblée générale ouverte à tous les membres le lundi 26 mars à 18 h, à la salle 152 du 90 Université (résidences devant le Centre universitaire).
– Pour toute information, communiquez avec Anis Maaloul, directeur général, à direction@larotonde.ca.

NOUS VOULONS VOUS LIRE!
La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non-publication. Nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez nous envoyer un courriel.

redaction@larotonde.ca

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Opinions – redaction@larotonde.ca

Opinions
Lettre aux étudiant.e.s québécois.e.s
Je suis un étudiant de l’Université d’Ottawa. Au cours de la dernière année, j’ai payé 4393 CAD de frais de scolarité. Avoir été étudiant à temps plein pendant toute cette période, j’aurais payé 6426 CAD. En principe, comme je paie les frais de scolarité parmi les plus élevés au pays, je devrais recevoir un enseignement de qualité, un excellent soutien pour la complétion de mes études, de bons services de mon université, tout cela en vue d’obtenir un diplôme qui a de la « valeur ». Et pourtant, il n’en est rien… Et pourtant, l’embauche des professeurs à temps plein est bien en deçà des attentes… Et pourtant, plus de la moitié des cours au premier cycle sont enseignés par des chargé.e.s de cours au statut très précaire… Et pourtant, l’Université d’Ottawa rechigne à l’idée d’offrir certains services, à traiter les étudiants comme toute entreprise cherche à bien traiter ses clients… Et pourtant, l’Université d’Ottawa « is open for business », où sa commercialisation à outrance, des services alimentaires à la vente des noms de ses pavillons, ne fait plus aucun doute… Et pourtant, je pourrais continuer sur cette veine… J’étais avec vous à Montréal le 22 mars dernier. Par solidarité, oui. Mais aussi pour vous dire ceci : ce modèle d’enseignement supérieur que le gouvernement Charest souhaite importer d’ailleurs a depuis longtemps cessé de travailler pour les étudiant.e.s. L’Université d’Ottawa ne cesse d’augmenter ses frais de scolarité. Pourtant, depuis 1999-2000, elle a dégagé plus de 537 millions CAD en surplus. En 2006-2007, année record, ce furent 103 millions CAD. En 2010-2011, c’est plus de 41 millions CAD qu’elle a ainsi engrangés. Et pourtant, le Bureau des Gouverneurs devra se pencher sur une énième hausse des frais de scolarité de près de 5 %, le maximum toléré par le gouvernement de l’Ontario… En regardant cela, je ne peux m’empêcher de me sentir comme le nigaud qui fait marcher son moulin, comme disait Félix. Un sentiment sans doute partagé par plusieurs de mes collègues ici à Ottawa. Des frais de scolarité qui augmentent sans de meilleurs services, un meilleur enseignement : quelle « valeur » cela donne-t-il à mon diplôme? Ne répondez pas, j’ai (trop) peur de la réponse… Et pourtant, je devrais avoir le sentiment de payer ma « juste part »… Olivier Desharnais-Roy Étudiant, maîtrise en science politique Président-élu du SCFP 2626

26 ⁄ 03 ⁄ 2012

Chronique des bénévoles Les médecins omnipraticiens contre Fabienne Larouche

Ingénieurs et sables bitumineux
Le 19 mars dernier, la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa accueillait Don Thompson, un vétéran haut placé de l’industrie des sables bitumineux et employé de Canadian Oilsands Limited. Il est en tournée depuis un certain temps au Canada et aux États-Unis pour tenter de convaincre des auditoires variés des bienfaits et de l’importance des sables bitumineux. Étant donné la controverse scientifique et politique entourant les sables bitumineux, je trouve dommage que la Faculté de génie, le doyen en tête, accueille ce conférencier sans contrepoids à sa position. La présentation de M. Thompson était monolithique et manquait de rigueur scientifique, mais ce n’est pas une surprise de la part de l’industrie pétrolière. Mais j’ai été content de voir que par la fin de la période de questions, M.Thompson a été fortement questionné et son argumentaire, affaibli considérablement par les ingénieurs présents dans la salle. Ça tombe bien puisque nous avons besoin que nos ingénieurs soient au devant de la transformation économique, sociale et énergétique qui doit s’opérer dans la décennie à venir pour régler la crise environnementale à laquelle nous faisons face. Daniel Cayley-Daoust Justice Climatique Ottawa B.Sc., sciences environnementales, U d’O

LA RÉPLIQUE SALÉE
Katherine Sullivan | Journaliste Marc Cassivi, journaliste à La Presse, s’est penché sur une polémique télévisuelle la semaine dernière. Fabienne Larouche, auteure de l’émission québécoise Trauma, a été accusée de véhiculer des préjugés sur la médecine familiale à travers une discussion entre deux de ses personnages. Le premier, directrice générale d’un hôpital, se moque ouvertement de sa fille, qui décide de lâcher des études en chirurgie afin de devenir médecin de famille. Le journaliste rapporte que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec a dénoncé des stéréotypes méprisants soulevés dans cette discussion. Larouche, pour sa part, s’est défendue en invoquant qu’il ne s’agissait que d’une émission et non « d’un éditorial ». Cette auteure, pour sa part, parle de faits actuels et reçoit des lettres encolérées. Je comprends que les médecins omnipraticiens n’aient peut-être pas la meilleure réputation au monde, mais de là à s’offenser d’une émission populaire… C’est comme si des musiciens envoyaient des courriels cruels à Hollywood en raison de tous les films où les musiciens sont clairement des acteurs à qui on a donné un violon en plastique dont ils ne savent pas se servir. La colère serait-elle fondée? Tout à fait! Ces mauvais acteurs dénigrent un art en le faisant à partir de préjugés et probablement à partir d’un article Wikipédia. Mais on apprend à laisser aller et à continuer à faire son travail sans se soucier de l’opinion du cinéma. Je respecte la communauté des médecins, mais je trouve que la réaction a été assez forte. Si on suit la série télévisée, on apprend à connaître les personnages, à aimer leurs qualités et à oublier leurs défauts. La plupart des téléspectateurs y ont donc probablement vu du feu – ce qui peut également être inquiétant du côté de la lucidité de ceux-ci –, mais bon, on revient à Trauma. Le personnage est reconnu pour son caractère sérieux, strict. Cette réplique sanglante était donc tout à fait dans ses cordes et explique un peu sa position. Enfin, j’espère fortement que l’auteure et la Fédération des médecins sauront s’entendre, à l’avenir, afin de ne pas censurer les artistes de peur de blesser des gens.

La Rotonde fait relâche pendant deux semaines!
De retour le 10 avril pour la dernière édition de l’année!

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Éditorial

Opinions – redaction@larotonde.ca

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26 mars 2012 • Vol. LXXIX No.23 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

RÉDACTION
Rédactrice en chef

Anaïs Elboujdaïni redaction@larotonde.ca
Secrétaire de rédaction

Joanie Demers revision@larotonde.ca Stéphanie Guérin (ajdointe) Jeanne Strasbourg (adjointe)
Actualités

Chef de pupitre Patrick Weldon actualites@larotonde.ca Sarah Lanthier (journaliste) Mathieu Gauthier (journaliste) nouvelles@larotonde.ca
Crédits : Maxime Charlebois Arts et culture

Catherine Dib culture@larotonde.ca
Sports

Vincent Rioux sports@larotonde.ca
Opinions

redaction@larotonde.ca
Web

Éditorial

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Journaliste multimédia

DESSINE-MOI UN OISEAU
Ah, la fin de l’année scolaire, où les feuilles qui renaissent donnent à tous les comptes Facebook des couleurs de coups de soleil, de paysages enneigés pour comparer la température actuelle à celle de l’année dernière. Le temps où certains cours migrent des quatre murs d’un building en béton vers l’herbe éparse et jeune, histoire de profiter du soleil et de taquiner la marmotte. Il y a aussi la tour des Sciences sociales qui attend un nom, branding du savoir, fait un peu d’ombre sur le Nostalgica entre deux rires. Tu ris de savoir que les frais augmenteront bientôt… Parlant du Nostalgica, qui sera mis K.-O. dès le début avril, parlant aussi de la tour des Sciences sociales en pleine érection, il s’agit maintenant de se poser la question de l’espace étudiant – « la question qui tue ». Cette semaine, en suivant le « printemps érable » québécois contre la hausse des frais de scolarité, plusieurs discussions ont émergé sur la marchandisation du savoir universitaire en réfléchissant aussi à celle de l’espace. À l’U d’O, le Café Nostalgica était l’un des seuls poumons où respirer était possible. Vous savez, où prendre un sandwich pour discuter, brasser des idées, même contempler des expositions mensuelles issues du talent de la communauté, permettait de tisser un sentiment d’appartenance. L’Amazonie déracinée, la faune universitaire devra penser ailleurs. Mais où exactement? Car ailleurs, c’est la jungle de béton armé et d’espaces claustrophobisants. C’est la jungle où il faut payer pour réserver un local, où on s’entasse un peu partout, porcs à l’abattoir. Où la bibliothèque se transforme en discothèque faute d’endroit où socialiser. En plus d’avoir été un lieu de brassage d’idées, le Nostalge, comme certains le surnomment, prêtait ses planches aux artistes émergents. Montrez-moi désormais où accueillir le talent local. Les futurs Soul Jazz Orchestra et Marabou de cette ville devront-ils débourser un montant pour monter sur scène ici? Ou bien le fardeau retombera-t-il sur les étudiants, à coup de 5 $ à la porte? Toute la communauté étudiante doit se rendre à l’évidence : malgré la construction de bâtiments, il manque cruellement d’espaces où innover et se rassembler pour faire d’aujourd’hui quelque chose de meilleur. Si nous pouvons applaudir les étudiants des cycles supérieurs qui cherchent à améliorer l’espace disponible sur le campus en aggrandissant le Café, il n’en est rien d’autre part du côté de l’administration et même de la FEUO, qui avait pourtant promis de se pencher sur la rénovation du Centre universitaire. Mettez-moi des Second Cup parmi Kant, Mendel et Aristophane, mais de grâce, étudiants et enseignants, ayez la pudeur de ne pas vouloir vous rassembler pour réfléchir! Ayez la décence de payer les locaux qui vous appartiennent, sans poser de questions! Voilà bien le discours d’un centre commercial… Aujourd’hui, il est grand temps de demander à être consultés pour que chaque nouveau bâtiment érigé sur nos terres contienne des espaces de rassemblement, des lieux où échanger, où manifester. Car la vie, plus elle se trouve réprimée, plus elle trouve la brèche, le lieu où jaillir. Et quand 40 000 cerveaux décident de jaillir, vaut mieux qu’il y ait une place où le faire!

Alexandre Baillairgé multimedia@larotonde.ca
Directrice de la production artistique

Pascaline Lefevbre production@larotonde.ca
Directeur artistique (photographie)

Ayoub Ben Sessi photographe@larotonde.ca
Photographe

Julien Paquette

ADMINISTRATION ET VENTES
Directeur général

Anis Maaloul direction@larotonde.ca
Publicité

Réseau Sélect 514-866-3131 poste 236 Prochaine parution : 10 avril 2012
La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde inc., et distribué à 2000 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FEUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

— Anaïs Elboujdaïni

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