INTRODUCTION

L’acide phosphorique est l’un des dérivés phosphatés les plus répondus. Exporté en tant qu’acide clarifié ou utilisé pour la fabrication de différents types d’engrais, Il peut être fabriqué suivant deux procédés de base soit par voie thermique ou par voie humide. Omniprésente et indispensable dans la fabrication d’un produit conforme aux exigences des clients, la désulfatation est l’une des étapes essentielles dans la production de l’acide phosphorique. A l’heure actuelle, la désulfatation dans l’atelier phosphorique de MP1 s’effectue par un nouveau procédé qui consiste à ajouté le phosphate finement broyé après l’étape de filtration au lieu du premier qui consistait à ajouté le phosphate avant la filtration. Dans notre étude, nous avons essayés d’établir une comparaison entre ces deux

procédés de désulfatation afin de justifier le choix de l’un des deux en se basant sur des données expérimentales et des raisons convaincantes qui nous permettrons de montrer laquelle de ces deux possibilités est plus efficace.

Mon présent travail sera structuré comme suit :

Partie I : Présentation de l'entreprise. Partie II : Description du Procédé de fabrication de l’acide
phosphorique.

Partie III : Traitement de sujet.

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I. Présentation groupe OCP
A. Introduction
Le Groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP) est spécialisé dans l’extraction, la valorisation et la commercialisation de phosphate et de produits dérivés. Chaque année, plus de 23 millions de tonnes de minerais sont extraites du sous-sol marocain qui recèle les troisquarts des réserves mondiales. Principalement utilisé dans la fabrication des engrais, le phosphate provient des sites de Khouribga, Ben guérir, Youssoufia et Boucraâ-Laâyoune. Selon les cas, le minerai subit une ou plusieurs opérations de traitement (criblage, séchage, calcination, flottation, enrichissement à sec…). Une fois traité, il est exporté tel quel ou bien livré aux industries chimiques du Groupe, à Jorf Lasfar ou à Safi, pour être transformé en produits dérivés commercialisables : acide phosphorique de base, acide phosphorique purifié, engrais solides. Premier exportateur mondial de phosphate sous toutes ses formes, le Groupe OCP écoule 95% de sa production en dehors des frontières nationales. Opérateur international, il rayonne sur les cinq continents de la planète et réalise un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de dollars. Moteur de l’économie nationale, le Groupe OCP joue pleinement son rôle d’entreprise citoyenne. Cette volonté se traduit par la promotion de nombreuses initiatives, notamment en faveur du développement régional et de la création d’entreprise. Dans un contexte de concurrence accrue, le Groupe OCP poursuit la politique de consolidation de ses positions traditionnelles et développe de nouveaux débouchés. Avec une exigence sans cesse réaffirmée : améliorer la qualité de ses produits tout en maintenant un niveau élevé en matière de sécurité et de protection de l’environnement.

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B. Présentation de l’entreprise
Pour présenter l’entreprise il me parait opportun de faire un historique sur sa création pour bien mettre en évidence son importance. 1. A l’échelle nationale Le Groupe Office Chérifien des Phosphates opère dans le domaine de l’industrie des phosphates et de ses produits dérivés. En 1920, le 7 août exactement, l’État marocain crée l’Office Chérifien des Phosphates, établissement public doté de l’autonomie financière, et lui confie le monopole de l’exploitation des phosphates au Maroc. Le Directeur Général de l’Office est nommé par Dahir Royal et dirige l’entreprise sous le contrôle d’un Conseil d’Administration. Bien qu’établissement public, l’OCP est géré comme une société de droit privé. Il tient sa comptabilité selon les règles assignées aux sociétés et est assujetti aux impôts et taxes en vigueur. Quelques mois seulement après sa création, les travaux d’exploitation ont démarré le 1er mars 1921 à Boujniba, dans la région de Khouribga. Le premier bateau de phosphate marocain a quitté Casablanca le 23 juillet 1921. Grâce aux efforts menés par le personnel et l’encadrement de l’Office, la production a augmenté progressivement pour atteindre 5 millions de tonnes en 1954, à la veille de l’Indépendance du pays. Depuis, la production a continué à se développer à un rythme plus accéléré, dépassant pour la 1re fois, les seuils de 10 millions en 1964 et de 20 millions de tonnes en 1979. Les techniques d’exploitation mises en oeuvre ont évolué avec le temps, capitalisant le savoir-faire interne et intégrant les améliorations et innovations développées par ailleurs.

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Ainsi, les cinquante dernières années, depuis l’Indépendance du pays, ont enregistré des avancées techniques importantes en matière de méthodes d’extraction et de traitement du minerai de phosphate. L’investissement le plus important pendant cette période a été double. En effet, il a concerné à la fois l’équipement des gisements et le développement des compétences techniques et managériales du personnel et de l’encadrement. Sur le plan du fonctionnement interne, le Groupe OCP a accompagné l’évolution de la pratique managériale dans le monde des entreprises industrielles et commerciales, en adoptant des modes et des moyens de gestion parmi les plus avancés de chaque époque, notamment dans les domaines du développement des ressources humaines, des méthodes de gestion et de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Organigramme du groupe OCP

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2. A l’échelle régionale

Au début des années 1970, l’OCP connut un tournant dans son histoire avec le lancement des programmes de développement de la valorisation locale des phosphates, dans le cadre d’un plan d’expansion qui allait permettre de faire passer le potentiel de transformation de phosphate de quelques centaines de milliers de tonnes en 1965, au démarrage du complexe de Maroc Chimie à Safi. Safi, avec la création et les différentes expansions de la plate-forme des industries de transformation du phosphate, est devenu un pôle industriel parmi les plus importants du pays, dans le triple objectif de :  Promouvoir l’industrialisation du pays, à travers un grand projet qui valorise deux produits de mines nationales : le phosphate de Youssoufia et la pyrrothine de Kettara.  Contribuer à l’approvisionnement de l’agriculture nationale en engrais,  Renforcer Safi comme centre de développement régional, dont le port était déjà utilisé pour les exportations de phosphate de Youssoufia. L’année 1976 a vu le démarrage, à Safi, de :  Maroc Chimie II dont la capacité a permis de tripler le potentiel opérationnel global de Maroc Chimie en le portant à 360.000 tonnes P2O5 par an.  Maroc Phosphore I, avec des capacités installées de l’ordre de 455.000 tonnes P2O5 d’acide phosphorique et de plus de 355.000 tonnes d’engrais MAP par an.

Par ailleurs, le démarrage de Maroc Phosphore I a marqué l’entrée dans le marché international de l’acide phosphorique de l’OCP, devenu, en janvier 1975, après l’intégration des industries de transformation et d’autres métiers de support ou d’accompagnement, le Groupe Office Chérifien des Phosphates (Groupe OCP). Par la suite, l’année 1981 a vu l’entrée en exploitation, également à Safi, de Maroc Phosphore II construite pour transformer le phosphate de Benguérir, ce qui a permis au Maroc de disposer, sur ce site, de l’une des plus grandes plates-formes de fabrication d’acide phosphorique au monde pouvant valoriser plus de 5 millions de tonnes de phosphate et produire environ 1.400.000 tonnes d’acide phosphorique.
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dès 1987. de devenir.GP&MC 6 . le complexe emploie 2.752 personnes. mais chacune d’eux arrive a ces fin en utilisant différentesdémarches et en s’appuyant sur différentes processus de productions. Ainsi on remarque l’importance de cette entreprise non seulement au niveau national mais aussi dans le niveau internationale ce qui m’a incitée à vouloir y passer mon stage. MP1 et MP2.Concernant les ressources humaines. dont 120 ingénieurs. ENSAS . Organigramme pôle chimie Les parties constituant le pôle chimie de Safi effectuent des tâchessimilaires en générale. Ce potentiel de production a permis au Groupe OCP d’accompagner l’évolution du marché de l’acide phosphorique durant la première moitié des années 1980 et par la suite. Ce fait rend chacun du MC. le premier exportateur mondial de ce produit.

La mise en exploitation d’un nouveau gisement à YOUSSOUFIA dans la région de GANTOUR à 80Km de SAFI.290 tonnes). le phosphate a une teneur de 75% BPL (Bon Phosphate Lime). cela a permet à l’industrie des engrais les possibilités à 18% au lieu de 16%. la guerre éclate et les relations commerciales avec un grand nombre de pays sont rompues (en 1940 l’O.C. TUNISIE…). Après la guerre (1944-1945). la restriction du secteur agricole des pays européens exige des qualités croissantes d’engrais et les exploitations de l’O. En 1929. et de commercialisation des phosphates pour éviter que les richesses des phosphates ne tombent en main d’organismes privés.C.C.P fut crée par le Dahir du statut du 7 août 1920 qui réservait à l’état marocain les droits de recherche. En 1939. La prospection géologique qui a commencé vers 1908 a relevé les premiers indices de phosphate au Maroc en 1921 dans les régions de OULED ABDOUN à 120 km de la mer. Historique Le groupe O. L’exploitation effective du phosphate marocain fut entreprise à partir de février 1921 dans la région d’OUED ZEM sur le gisement d’OULED ABDOUN. Le premier Mars de la même année. en effet. Depuis ce temps l’O. elle est bien inférieure que le phosphate de KHOURIBGA mais elle reste supérieure à celle des gisements exploités dans les autres pays (USA.C. mais il a fallu attendre la fin de la première guerre mondiale 1919 pour que se soit une étude sérieuse des gisements en vue de leur mise en exploitation. ENSAS . ALGERIE.P repartent en flèche. la teneur du phosphate de ce gisement (70%).C. l’ouverture de la recette I de BOUJNIBA a eu lieu. et le premier train des phosphates a pris son chemin vers CASABLANCA le 30 Juin sur voie large de 1.P n’a pu exploiter que 714.GP&MC 7 . donc la demande pour le phosphate marocain fut très élevée.P n’a cessé de grandir.60 mètres. la demande du phosphate marocain connaît un brusque abaissement à cause de la crise économique qui va demeurer jusqu’à la seconde guerre mondiale. d’exploitation.

Il assure l’importation des matières premières et l’exportation des produits finis.  Atelier sulfurique Il a été mis en place pour produire l’acide sulfurique nécessaire à l’attaque du phosphate. la division Maroc Phosphore I s’engage à satisfaire les exigences de ses clients en termes de qualité.2 MW.  Station de pompage d’eau de mer d’une capacité de 18. Maroc Phosphore I (CIS/PP) Pour faire face à la concurrence mondiale.  Trois groupes turboalternateurs de puissance 43. Elle se compose de : deux ateliers sulfuriques. quantité et délais.GP&MC 8 . ENSAS . Infrastructure.(CIS) Premier site chimique du Groupe OCP. Description complexe industriel –SAFI.000 m3/h. est destinée à la valorisation des phosphates et la production de l’acide phosphorique et les engrais TSP. 1.000 m3/h. Il se compose de quatre unités : Maroc Chimie. le complexe de Safi a démarré en 1965 pour valoriser les phosphates de Gantour. 2. elle produit deux qualités d’acide phosphorique normales et désulfaté. Maroc Chimie (CIS/PC) La division Maroc Chimie. Il est constitué de :  Une unité de fusion et de filtration de soufre de capacité 536 t/h  Quatre lignes de production d’acide sulfurique de capacité unitaire 1. MPI comporte 4 ateliers principaux :  Atelier énergie et fluides  Cet atelier traite de l’eau douce de capacité de 1. Maroc Phosphore 1 et Maroc Phosphore 2.D. deux ateliers phosphoriques et trois unités d’engrais.500 t/j utilisant le procédé POLIMEX. créée en 1965.

 RHONE-POULENC (ligne F). B. B et D.  9 Unités de concentration d’acide phosphorique pour les lignes A. D et F dont le rôle est la production de l’acide phosphorique.I. Chaque ligne (A. Z et V) La division comporte aussi un parc de stockage d’acide phosphorique et d’une unité d’expédition du produit fini (trains). Y.1) : ENSAS . L’ensemble des ateliers de Maroc Phosphore I est schématiser dans la figure suivante (Fig. selon deux procédés différents:  NISSAN (Lignes A. D). B. La ligne F est constituée de :  Deux unités de broyage. Atelier phosphorique Il dispose de quatre lignes : A.  Unité de réaction et filtration.  4 Unités de concentration d’acide phosphorique pour LF (X.  Unité de réaction et filtration. B et D) est constituée de :  Unité de broyage du phosphate.GP&MC 9 .

1 : Schéma de Maroc Phosphore I 3.  Produit Exportés : L’acide phosphorique. Maroc Phosphore II (CIS/PM) Cette entité a pour rôle de valoriser le phosphate humide provenant de Ben Guérir. Pour cela. située au niveau du port. a pour activité le débarquement des matières premières et le chargement du phosphate et ses dérivés destinés à l’exportation.I. Infrastructure de Safi (CIS/PI) Cette division.GP&MC 10 . 4. de deux ateliers sulfurique et phosphorique ainsi que d’une centrale électrique avec les services annexes.Energie ONE Eau douce Traitement Des eaux Centrale Thermique Fuel Eau de mer Atelier Production soufre liquide et acide Sulfurique Soufre Stockage Acide Phosphorique Atelier Production Acide Phosphate Phosphorique Fig. les engrais TSP et le phosphate brut. il dispose d’une laverie de phosphate. ENSAS .  Matières Importées : soufre solide et Le chlorure de potassium.

L'attaque acide se fait généralement par l'acide sulfurique en raison de la facilité de séparation par filtration du sulfate de calcium et d'acide phosphorique. on fait intervenir les étapes suivantes :  Broyage. ENSAS .GP&MC 11 .hydrate et anhydre. A.  Stockage et double décantation d’Acide phosphorique.  Réaction-Filtration. Procédé NISSAN Dans le procédé NISSAN.  Concentration d’acide phosphorique (CAP).II. l’installation et l’état d’hydratation de CaSO4. qui suit trois façon de fabrication différentes: procédé dihydrate. Le procédé le plus adapté. vu son rendement intéressant est le procédé dihydrate qui se présente sous deux formes: le procédé NISSAN et le procédé RHONE POULENC qui se diffère par le temps de séjour. en oxydant le phosphore. Procédé de fabrication de l’acide phosphorique (H3PO4) La fabrication de l’acide phosphorique peut être effectuée suivant deux procédés de base à partir des phosphates naturels:  Le premier par voie thermique. semi . Ces deux procédés permettent de produire un acide phosphorique de qualité dont les utilités sont multiples et intéressantes.  Le second par voie humide en procédant par une attaque des phosphates avec l'acide. A Maroc Phosphore Safi le procédé utilisé est celui par voie humide en utilisant l'acide sulfurique comme acide d'attaque.

 Réaction/Désulfatation/Filtration  Réaction L’unité de réaction filtration d’acide phosphorique obtenu selon le procédé NISSAN de MP1. Les gaz dégagés au cours de la réaction sont évacués à l’aide d’un laveur korting. Le phosphate stocké dans le hall de stockage est acheminé vers le broyeur qui sert à le broyer en petit grain de taille inférieure à 147µm. A l’aide d’un ventilateur le phosphate broyé est transporté vers un séparateur dynamique effectuant la sélection suivant la taille désirée. est composée de trois lignes identiques qui sont conçues pour l’attaque du phosphate par l’acide sulfurique. La poussière est aspirée à l’aide d’un ventilateur vers le filtre à manches pour enlever l’excès d’air. le reste est recyclé vers le broyeur. Le phosphate récupéré est envoyé vers le silo. La production d’acide phosphorique est basée sur l’attaque du phosphate broyé de granulométrie entre 70 et 147 µm par l’acide sulfurique de 98% et l’acide phosphorique de 20% en P2O5 appelé acide de retour. ENSAS . Toutes les cuves de réaction sont disposées en cascade pour que le produit puisse s’écouler de l’une dans l’autre. Ces fines particules sont transportées vers le silo de stockage. La quantité sélectionnée est envoyée vers le cyclone qui sépare les fines particules des grosses. Il est à noter que l'unité de broyage est très coûteuse puisqu'elle consomme beaucoup d'énergie.GP&MC 12 .1. Description des étapes  Broyage Le broyage consiste à réduire la granulométrie du phosphate pour augmenter la surface d’attaque afin d’améliorer le rendement de la réaction.

Cette dernière consiste en la réduction de l’acide sulfurique libre dans l’acide phosphorique est obtenue par traitement de celuici à l’aide du phosphate broyé. selon la quantité d’acide produit et dans des conditions de température et de pression déterminées. l’intérêt de notre stage est de réaliser une comparaison entre ces deux possibilités et de montrer celle qui ne présentera pas de problèmes pour la suite du processus de production. En outre. N. Désulfatation Une certaine teneur en acide sulfurique libre dans la bouillie du phosphate est nécessaire pour le processus de cristallisation du gypse et d’hydratation des cristaux.  Concentration d’Acide Phosphorique (CAP) La concentration consiste à augmenter la teneur de l’acide en P2O5 de 30à 54% en faisant évaporer une quantité d’eau contenue dans l’acide phosphorique 30%.  Filtration Le paramètre le plus important lors de la filtration de la bouillie est la bonne géométrie des cristaux de gypse.GP&MC 13 . un lavage efficace des tourteaux de gypse est nécessaire afin de récupérer aussi largement que possible le P2O5 adhérant au gypse sur un filtre à vide « UCEGO » ce qui donne une meilleure efficacité d’extraction. La Concentration se fait par chauffage de l’acide jusqu’à évaporation d’une quantité d’eau contenue dans l’acide 30 %. une croissance parfaite des cristaux et un degré d’attaque important. une désulfatation est nécessaire. Du fait que la concentration du filtrat acide de 30% en P2O5 à 54% en P2O5 augmente forcément la teneur en acide sulfurique d’environ 6 à 7%.B : Il est à noter que la désulfatation peut se faire soit avant soit après la filtration. ENSAS . L’expérience montre qu’un excès en acide sulfurique libre de 3 à 4% dans le filtrat de la bouillie garantit une hydratation optimale.

 Une unité à vide. L'acide refroidi est stocké dans deux réservoirs froids.  Stockage La concentration entraîne un accroissement de la teneur en matière solide avant que l'acide ne soit introduit dans les réservoirs de stockage. chaque ligne est composée de 3 échelons:  Un échangeur de chaleur. et filtré au niveau de la Filtration est d’augmenter sa concentration en P2O5. L’unité de concentration est constituée de trois lignes identiques. un système de raclage et des pompes de circulation y empêchent un dépôt de matières solides. Ceci va permettre d'obtenir une densité assez importante qui facilitera la concentration de l'acide phosphorique. Le refroidissement de l'acide clarifié chaud est effectué dans deux échangeurs de chaleur installés en série et refroidis à l'eau de mer. Les matières solides qui se déposent sont transportées sous forme de boues qui sont ramenées vers la réaction. ENSAS . l’acide est concentré de 30 % en P2O5 à 54 % en P2O5 environ.Le but de cette opération produit dans la cuve d’attaque.  Stockage et double décantation d’acide phosphorique  Double décantation Un projet de double décantation est installé afin d'augmenter la teneur en P2O5 depuis la réaction filtration de 27% à 30%.GP&MC 14 . En générale.  Un bouilleur.

Cette bande transporte le phosphate et le transverse dans le broyeur avec un débit précis. Elle sert de réservoir du phosphate alimentant le broyeur. B et D.  Bande intégratrice: Le phosphate est acheminé vers le broyeur à l'appui d'une bascule intégratrice installée au dessous de la trémie. il alimente une trémie ayant une forme cylindrique à fond conique. Ensuite. ENSAS .GP&MC 15 . Le phosphate brut est repris du tube broyeur à l’aide de l’air de circulation produit par le ventilateur exhausteur et séparé en fonction de la granulométrie dans le séparateur dynamique. L’excès d’air du circuit de broyeur est dirigé vers les filtres à manches pour récupérer les fines particules ayant échappées au cyclonage.2. le phosphate est acheminé vers le broyeur. le phosphate broyé est extrait et acheminé vers l’élévateur à godets par des couloirs pneumatiques. Il est ensuite soutiré à travers trois tunnels pour être transporté par des bandes alimentant les lignes A. Par le biais d’une bascule intégratrice. Description des unités a) Unité broyage Le phosphate provenant de Youssoufia est stocké dans le hall de stockage. Le niveau de la trémie est contrôlé par un indicateur de niveau. Il se compose des éléments suivants :  Trémie de stockage: Cet appareil a une capacité de 90tonnes. A l’aide des suppresseurs installés au-dessous du silo.

Ce séparateur permet d’obtenir une granulométrie de 147 μm qui atteint les cyclones et une granulométrie supérieure à 147 μm qui est retournées vers le broyeur. De plus une grille en manganèse est fixée vers la sortie. ENSAS . Pendant ce trajet.  Ventilateur exhausteur: Le phosphate broyé est repris du tube broyeur à l’aide de l’air de circulation produit par le ventilateur (170 000 m3/h) vers le séparateur. L’appareil est muni d’une station de graissage pour le soulèvement du broyeur et lubrification des paliers de fixation. Broyeur à boulets: Le broyeur à boulets est l’appareil principal de l’installation caractérisée d’une virole de forme cylindrique et qui fait 15tr/mn.  Cyclones: L’air chargé en particules pénètre tangentiellement au sommet de la partie cylindrique du cyclone. A l’intérieur de cette carcasse sont fixées des plaques de blindage en acier ou manganèse destinés à le protéger contre l’usure. Dans la partie conique l’air change de direction et remonte vers la cheminée de sortie en tourbillonnant.GP&MC 16 . les particules sont soumises à l'accélération centrifuge produite par la rotation rapide de l’air dans le corps du cyclone et descend le long de la partie conique vers l'évacuation. il descend en spiral vers le bas. Il est composé d’une chambre extérieure qui permet aux particules grossières de chuter par gravité constituant le refus. Donc l’air évolue suivant deux mouvements : Un extérieur descendant durant lequel les particules vont sédimenter et un intérieur montant vers la sortie.  Séparateur dynamique: C’est un appareil de forme cylindrique muni d’un variateur de vitesse réglable selon le débit du phosphate et la finesse désirée. Ce ventilateur permet aussi l’aspiration de l’air poussiéreux de la partie haute des cyclones.

Afin d’acheminer le phosphate vers l’élévateur à godets.  Silo : Il a une forme cylindrique réalisé en béton armé pour le stockage du phosphate broyé sur une capacité de 1500 tonnes. réalisées pour récupérer les grains de l’air poussiéreux. Le phosphate coule par glissement vers la sortie du silo. un système de fluidisation est installé au dessous du silo. Fig.GP&MC 17 .II. L’évacuation de phosphate se fait à travers les couloirs pneumatiques de transport.1 : Schéma de l’unité broyage ENSAS . La fluidisation se fait via l’air à l’aide de deux compresseurs. Filtre à manche: Le filtre est constitué de compartiments comprenant chacun des manches de longueur de 3750 mm et de diamètre de 200 mm.

2H2O) H2SO4 3Ca (H2PO4)2 2H3PO4 + (CaSO4.b) Unité réaction / filtration (1) Réaction L’unité de réaction d’acide phosphorique selon le procédé NISSAN. quatre cristalliseurs et un laveur Korting.GP&MC 18 . deux digesteurs.  Prémélangeur: C'est un réacteur bien agité de capacité 10 m3 qui contient la bouillie composée du phosphate broyé.  Digesteurs : Ce sont deux cuves agitées et identiques de capacité 100 m3. 1/2H2O) + CO2 + H2O 2HF + SiF4 (CaSO4. 1/2H2O) + 3/2 H2O SO3 + H2O (CaSO4. Chaque ligne comporte les équipements suivants : deux pré mélangeur. de l'acide sulfurique à 98% et de l'acide de retour H3PO4 à 20% en P2O5. se déroulent les réactions suivantes : Les réactions principales sont : Ca3 (PO 4) + 4H3PO4 Ca (H2PO4)2 + H2SO4 + 1/2H2O Les réactions secondaires sont : CaCO3 + H2SO4 + ½ H2O H2SiF6 (CaSO4.1/2H2O) ENSAS . de Maroc Phosphore 1 est conçue pour l’attaque du phosphate par l’acide sulfurique par voie humide. Au niveau de ces deux cuves. Son rôle est de rendre le phosphate tricalcique en phosphate monocalcique selon la réaction suivante : Ca3 (PO4)2 + 4H3PO4 3 Ca (H2PO4)2 Durant cette réaction la température s'élève à 85°C.

disposées en série. ceux qui sont solubles dans l'eau sont rejetés dans la mer alors que ceux qui ne le sont pas sont saturés par l'eau et rejetés dans l'atmosphère. cette dernière diminue la température au niveau du premier cristalliseur et assure une bonne cristallisation. d'acide sulfurique et de gypse sous forme semi.hydratée (CaSO4. elle est de 95°C.Cristalliseur II : 60°C .La température de la bouillie dans le premier digesteur est de 90°C. Le temps de séjour de la bouillie dans les deux digesteurs est d’environ 50 min. A ce stade. La cristallisation se fait dans quatre cuves appelées cristalliseurs de capacité égale à 750 m3 chacune. Les températures dans les cristalliseurs sont : .GP&MC 19 . Les gaz aspirés subissent une douche par l'eau de mer.  Cristalliseurs: La bouillie qui sort du deuxième digesteur est composée essentiellement d'acide phosphorique. ½ H2O). cette dernière sert aussi au lavage de ces gaz et cela se fait dans le laveur Korting. s'effectue la transformation du semi-hydrate en dihydrate par refroidissement de la bouillie avec l'air apporté à l'aide d'un ventilateur. Une partie de la bouillie est recyclée du troisième cristalliseur vers le premier cristalliseur pour le refroidissement de la bouillie provenant du deuxième digesteur (à 95°C) et pour favoriser la germination. reliées par des rigoles et destinées à refroidir la bouillie pour favoriser la formation du gypse dihydrate.Cristalliseur I : 65°C .Cristalliseur III : 57°C . les cuves sont agitées.  Laveur Korting : Les gaz produits lors de la réaction sont exclus du digesteur grâce à une dépression créée par l'eau de mer.Cristalliseur IV : 55°C ENSAS . dans le second digesteur.

Fig.GP&MC 20 .2 : Schéma de l’unité réaction ENSAS .II.La bouillie passe environ 2h30min dans chacun des cristalliseurs.

(2) Filtration Le but de la filtration est la séparation entre la phase liquide (acide) et la phase solide (gypse ou gâteau).  Secteur acide moyen. Une partie de cette bouillie est utilisée pour la desulfatation et une autre est acheminée par gravité vers le filtre.  Extraction du gypse. ENSAS . Le filtre est constitué d'un plateau mobile qui renferme plusieurs tuyaux collecteurs pour les filtrats provenant de la table filtrante et d'un plateau fixe qui comprend des compartiments dans lesquels on recueille les différents filtrats.  Secteur acide fort.  Secteur acide faible.  Filtre UCEGO : C'est un filtre de forme ronde. il nous permet de savoir le rendement en P2O5. La table du filtre est constituée de six secteurs :  Pré secteur.GP&MC 21 . La bouillie sortie du quatrième cristalliseur est dirigée vers un distributeur à l'aide d'une pompe.  Lavage des toiles. il représente l'élément le plus important de l'installation.

II.Fig.3 : Schéma de l’unité filtration ENSAS .GP&MC 22 .

d’une pipe. pour le concentrer jusqu’à 54% on le fait passer dans le troisième échelon. la vapeur d’eau et les gaz sont aspirés par l’unité à vide. Les trois échelons constituent une ligne de concentration. La dépression créée par une unité à vide constituée principalement par des éjecteurs et des laveurs. ENSAS . Dans les deux premiers échelons. l’acide produit à une teneur de 46% en P2O5. la température d’ébullition d’eau devient seulement 80°C.c) Unité concentration La concentration consiste à augmenter la teneur de l’acide en P2O5 de 30% à 54% en faisant évaporer une quantité d’eau contenue dans l’acide 30%. d’un échangeur et de trois pompes : pompe de circulation. ils sont identiques et fonctionnent sous le même principe.GP&MC 23 . Sous une dépression de 80 mmHg.  Description du circuit acide dans un échelon : Une pompe de circulation refoule l’acide à travers une pipe vers l’échangeur pour le chauffer. Chaque échelon est équipé d’un bouilleur. puis il pénètre tangentiellement dans le bouilleur pour favoriser la séparation gaz liquide. L’ébullition se fait sous vide à 80 mmHg et à une température de 80°C. pompe à condensat et pompe transporteuse.

800 Cône supérieur Porte visite inclinée Garde hydraulique ACP produit 54 ou 58% Échangeur de chaleur Colonne 800 Entrée Vapeur 0.Incondensable Eau de mer Vapeur 4.II.4 : Schéma d’un échelon de concentration ENSAS .75 bar Sortie condensa t Cône inférieur Compensateur Appoint ACP 30 ou 52% DN 600 DN 800 Pompe de circulation Pipe Fig.5 bars Grand laveur (Condenseur) Coude DN 900 04 éjecteurs 02 petits laveurs Pot Bouilleur Conduites DN 100 Conduite 500 GAZ Colonne DN 900 Coude 800 Comp.GP&MC 24 .

et devenant condensat après usage. Le condensat est récupéré par le bas de l’échangeur dans une conduite équipée d’un conductimètre et d’une vanne à trois voies. Description du circuit vapeur-condensat : Le fluide caloporteur faisant l’échange thermique avec l’acide est de la vapeur. Cette dernière l’oriente soit vers le bac à condensat dans le cas normal. on récupère de la vapeur secondaire qui va être recyclée vers l’échangeur. ENSAS .75 bar.  D’une solution de phosphate trisodique pour lutter contre l’entartrage des tubes et des conduites. le condensat secondaire passe à travers un réchauffeur.GP&MC 25 . elle est introduite par le haut de l’échangeur à une température de 125°c et une pression de 0. Ensuite le condensat secondaire pénètre dans le transformateur par le bas. En haut du transformateur. soit vers les égouts s’il est pollué. puis dans un dégazeur qui est alimenté par :  De la vapeur secondaire : dégazage thermique. dite secondaire. A partir du bac à condensat. à contre courant avec le condensat primaire.5 bars. l’échange thermique se fait avec la vapeur primaire provenant de la central thermique à une pression de 4. circulant à l’extérieur des tubes.  D’une solution d’hydrate d’hydrazine pour lutter contre la corrosion des tubes du transporteur.

 Un pot: C’est une petite cuve dont le but est le lavage final et la diminution du bruit des gaz. qui ne sont pas lavés par le grand laveur. sont introduits par des éjecteurs.5 : Schéma du transformateur de vapeur  Description de l’unité à vide : Elle a pour but le lavage des gaz issus de la concentration et la création d’une dépression au niveau du bouilleur pour diminuer la température d’ébullition d’eau.II.  Deux petits laveurs : Les gaz.GP&MC 26 .Fig. L’eau de mer qui entre du haut du petit laveur va absorber une partie des gaz. Elle est constitué de:  Un grand laveur : Dans lequel l’eau de mer entre tangentiellement pour la création d’une dépression qui va aspirer les gaz au niveau du bouilleur. l’autre partie sera éjectée dans un pot pour le lavage final. ENSAS .

 Quatre éjecteurs : Leur but est d’augmenter la vitesse d’entraînement des gaz et de créer par conséquent une dépression très importante au niveau du bouilleur.GP&MC 27 .  Garde hydraulique: Elle rassemble l’eau de lavage issue des quatre appareils afin de la mélanger avec le gypse (résultat de la filtration) pour faciliter son écoulement vers la mer. ENSAS .

ACP 58% Clarifié vers Stockage final ACP 54% Clarifié Froid vers Stockage final U33 04DT03 5 000 m3 04BT03 5 000 m3 04AT03 5 000 m3 Arrivée boues des bacs Bac à boues Boues vers RF Bâtiment Administratif ACP 58% Froid Clarifié 03BT05 1 500 m3 03AT05 1 500 m3 ACP 54% Froid Clarifié 04AT02 1 500 m3 04BT02 1 500 m3 04DT02 1 500 m3 03DT03 1 500 m3 ACP 58% Froid Refroidisseurs ACP 58% Chaud 03DT05 1 500 m3 04DT01 1 500 m3 04AT01 1500 m3 Vue panoramique : 1500 m3 OCP SAFI 04BT01 03AT03 1 500 m3 03BT03 1 500 m3 Arrivée ACP 58% Produit par l'échelon de concentration ACP 52%Vers échelon produisant ACP 58% Arrivée ACP 52% Produit par l'échelon de concentration ACP 30% Vers les unités de concentration Arrivée ACP 30% Produit par les lignes Réaction Filtration Fig. un système de raclage et des pompes de circulation y empêchent un dépôt de matière solide. La station de clarification est composée de cinq séparateurs se débarrasse de ses matières solides. Les matières solides qui se déposent sont transportées sous forme de boue qui est ramenée vers la réaction.6 : Schéma du stockage de l’acide phosphorique ENSAS .GP&MC 28 . L'acide refroidi est stocké dans deux réservoirs froids. mais avec une grande consommation d'énergie. Ainsi le procédé NISSAN permet d'obtenir un meilleur rendement.d) Unité stockage La concentration entraîne un accroissement de la teneur en matière solide avant que l'acide ne soit introduit dans les réservoirs de stockage.5% par une clarification appropriée. Le refroidissement de l'acide clarifié chaud est effectué dans deux échangeurs de chaleur installés en série et refroidis à l'eau de mer.II. la teneur en matière solide doit être abaissée en dessous de 0.

II. Il y a 2-3 rames / poste. U33 04XT04 OU 04XT05 Rampe principale d'alimentation DN 400 Vanne à papillon DN 200 Débitmètre Vanne pneumatique Flexible Jupe LD Vanne à papillon DN 200 LD Vanne DN 50 de désaérage Vanne DN Trou 250 d'homme d'alimenta tion Vanne DN 200 Flexible raccordement citernes Vanne DN 50 de Jupe LB désaérage Jupe LA Machine Citerne Vanne de vidange DN 80 Fig. la rame se compose de 17 à 19 wagons. D. Le chargement se fait par gravite et à partir de MD et MC le chargement se fait par des pompes.GP&MC 29 . Wagons 45. B. Expédition acide phosphorique : Elle est composé de deux voies ferrées de chargement : la voie N°1 et la voie N°2. Chaque ligne est constituée d’une jupe de raccordement avec les sous rames.7 : Schéma de l’expédition de l’acide phosphorique ENSAS .50 T P2O5. Chaque voie est munie de 3 lignes A.

II. ENSAS . il est utilisé en dix unités dont deux à Safi et huit à JORF-Lasfar. Au Maroc.B.8: Schéma du procédé RHONE-POULENC Cette ligne dispose des unités suivantes :  Unité broyage.  Unité de Concentration d’ACP. Fig.GP&MC 30 .  Unité filtration. Maroc phosphore 1 dispose d’une ligne de production d’acide phosphorique selon ce procédé Rhône Poulenc. Procédé RHONE POULENC Le procédé RHONE-POULENC est reconnu mondialement (utilisé dans 26 pays).  Unité Réaction.

B : les débits de phosphate et d’acide sulfurique sont reliés par un proportionneur qui garde le rapport des deux débits constant : Débit massique du phosphate=2 x Débit massique d’acide sulfurique 2. Les produits résultants sont :    L’acide phosphorique à 30% de P2O5. ENSAS .  L’acide sulfurique à une concentration de 98%.GP&MC 31 . La réaction se fait dans une cuve d’attaque ayant une capacité de 950 m3. 1. et possédant sur sa partie supérieure des canots permettant d’amener l’air atmosphérique. N. Description d’une installation d’attaque a) Cuve d’attaque C’est là ou le mélange entre les trois réactifs précédents s’effectue. elle est revêtue intérieurement d’une couche en briques de carbone et elle est équipée de :    Un agitateur central à deux hélices Six agitateurs refroidisseurs de la bouillie Quatre agitateurs disperseurs d’acide sulfurique. l’acide sulfurique 98% et l’acide phosphorique à 18% de P2O5 (acide de retour). Principe de l’attaque du phosphate Il consiste à mettre une réaction entre trois réactifs :  Le phosphate ayant une granulométrie de 400 μm. Un mélange de gaz.  L’acide de retour à environ 18% de P2O5.La production d’acide phosphorique à 30% de P2O5 se fait par la réaction entre le phosphate broyé qui a une granulométrie bien déterminée. Le sulfate de calcium déshydraté.

d) Système d’assainissement Les gaz échappés de la cuve d’attaque sont aspirés par un aspirateur K6301 pour les soumettre après un lavage à l’eau épurée dans la tour. b) Cuve de passage Elle sert à augmenter le temps de séjour de l’attaque du phosphate et à diminuer la température de la bouillie. Remettre en suspension le gypse dans la cuve après un arrêt. Refroidissement de la bouillie. elle est aussi équipée d’un agitateur pour le maintien de la bouillie en agitation. ENSAS .GP&MC 32 . et comme la cuve d’attaque.L’excès retournera à la cuve de passage. elle est intérieurement revêtue d’une couche en briques de carbone. Les gaz qui n’y sont pas solubles vont se libérer dans l’atmosphère via une cheminée. et dont le rôle est de régler le débit de la bouillie qui sera livrée à la filtration . Provoquer une turbulence importante dans la zone d’introduction du phosphate. c) Pompe à bouillie Elle pompe la bouillie vers un lot dans lequel on ajoute du floculant. assurer un débit important dans la bouillie assurer un débit important de circulation de la bouillie dans la cuve.L’ensemble de ces agitateurs doit assurer les fonctions suivantes :       Introduire le phosphate dans la bouillie.

On désigne ce processus sous le nom de la désulfatation.  La désulfatation après filtration. Désulfatation avant filtration Fig.III.GP&MC 33 . actuellement. ENSAS . il y a la possibilité de réaliser cette tâche par 2 procédés différents :  La désulfatation avant filtration.III. une croissance parfaite des cristaux et finalement un degré d’attaque important. A. Traitement du sujet La désulfatation est une étape indispensable dans la fabrication d’un acide phosphorique conforme aux exigences des clients. Il est apparu qu’un excès en acide sulfurique libre de 3 à 4% dans le filtrat de la bouillie garantit une hydratation optimale. La réduction de l’acide sulfurique libre dans l’acide phosphorique est obtenue par traitement de celui-ci à l’aide du phosphate brut.1: Désulfatation avant filtration (ancienne désulfatation) Une certaine teneur en acide sulfurique libre dans la bouillie du phosphate est nécessaire pour le processus de cristallisation et d’hydratation.

GP&MC 34 . Désulfatation après filtration Fig.La bouillie de dihydrate en provenance du cristalliseur 03XD4 et alimente le distributeur 03XD11 plus haut.III. Le circuit de la bouillie désulfaté regagne le cristalliseur 03XD4 moyennant un dispositif des flexibles. ou il réagit avec le phosphate brut pour donner naissance au phosphate monocalcique selon la réaction suivante : Ca3(PO4)2F2 + 2H3PO4 3Ca(H2PO4)2 + 2HF Le phosphate naturel est acheminé vers le pot mélangeur à l’aide d’une vis sans fin qui est lui aussi alimenté via un sas alvéolaire. La bouillie s’écoule par gravité à l’aide d’un dispositif de tuyauteries en PVC vers un pot mélangeur.2: Désulfatation après filtration (nouvelle désulfatation ENSAS . B. Au niveau de ce distributeur se trouvent des chambres de séparation qui divisent le courant principal en trois courants. La bouillie désulfaté ou le phosphate monocalcique réagit avec l’excès d’acide sulfurique libre présent la bouillie de dihydrate en formant de l’acide phosphorique et de gypse.

B : Les courbes de couleur verte représentent le mois 5 de l’année 2010 et ceux en rouge le mois 5 de l’année 2011. N. La désulfatation s’effectue par l’ajout du phosphate dans un réacteur équipé d’un agitateur. (On prendra pour l’étude deux des quatres lignes à MP1). dans ce cadre en effectue une simple exploitation des prélèvements journaliers de ces paramètres pendant le mois de mai 2010 ( ancienne désulfatation) et mai 2011 (nouvelle désulfatation). Comparaison entre la désulfatation avant et après filtration 1. Le mélange de l’acide phosphorique et du phosphate finement broyé s’envoie vers un décanteur afin de séparer les boues de l’acide.GP&MC 35 . ENSAS . le choix de la meilleure désulfatation nécessite une comparaison de deux lignes de production afin d’étudier l’influence du changement de procédé sur les différents paramètres de marche. la variation des paramètres de marche peut donner une idée sur le bon déroulement de la production . Paramètres de marche Dans le cas de la présente étude. la quantité du phosphate ajouté est en fonction de la teneur du sulfate libre demandée. puis évacué par un sas alvéolaire qui alimente à son tour une vis sans fin. après avoir séparé l’acide phosphorique de la bouille par l’opération de filtration. qui entraîne le phosphate dans un réacteur alimenté tangentiellement par l’acide phosphorique arrivé du filtre. C. Le phosphate est dérivé de la trémie par une goulotte.Dans ce cas. « désulfatation de l’acide phosphorique » . Les paramètres qui représentent la base de cette comparaison sont détaillés dans ce qui suit. En effet.

on pouvait travailler à une cadence d’environ 63 m3/h.5 65 64.GP&MC 36 .5 0 10 20 Jours 30 40 Débit phosphate (ligne D) 80 Débit phosphate 60 40 20 0 0 10 20 Jours 30 40 Débit phosphate 80 60 40 20 0 Débit phosphate (ligne B) 0 10 20 Jours 30 40 Avec l’ancienne désulfatation. Le débit du phosphate Débit phosphate (ligne D) 80 Débit phosphate 60 40 20 0 0 10 20 Jours 30 40 Débit phosphate Débit phosphate (ligne B) 66.5 64 63.5 66 65. Alors que pour la nouvelle désulfatation on atteint un débit de 66 m3/h car la ligne est en usage normal et la désulfatation ne se fait qu’après filtration. ENSAS .

6 32. la cadence est plus élevée lorsque le procédé utilise la nouvelle désulfatation (33 m3/h) au lieu de 31 m3/h si on utilise l’ancienne désulfatation.GP&MC 37 .8 Débit H2SO4 (ligne B) 0 10 20 Jours 30 40 Débit H2SO4 (ligne D) 40 Débit H2SO4 Débit H2S04 30 20 10 0 0 10 20 Jours 30 40 40 30 20 10 0 0 Débit H2SO4 (ligne B) 10 20 Jours 30 40 De même pour le débit d’H2SO4.8 32. ENSAS .2 33 32.4 32.2 32 31. Le débit de H2SO4 Débit H2SO4 (ligne D) 40 Débit H2SO4 30 20 10 0 0 10 20 Jours 30 40 Débit H2S04 33.

D’après les courbes. Débit d’acide phosphorique de retour Acide phosphorique de retour (ligne D) Débit ACP retour Débit ACP retour 200 195 190 185 0 10 20 Jours 30 40 Acide phosphorique de retour (ligne B) 205 200 195 190 185 0 10 20 Jours 30 40 Acide phosphorique de retour (ligne D) 210 200 190 180 170 160 0 10 20 Jours 30 40 Débit ACP retour Débit ACP retour Acide phosphorique de retour (ligne B) 250 200 150 100 50 0 0 10 20 Jours 30 40 L’acide phosphorique de retour est l’image de la filtration.GP&MC 38 . ENSAS . plus le débit d’acide de retour est important. on remarque que le débit d’acide de retour en mai 2011 est supérieur à celui de mai 2010. plus la filtration est bonne. donc le filtration est meilleure dans le cas de la nouvelle désulfatation.

5 9 8.5 0 10 20 Jours 30 40 Pour la nouvelle et l’ancienne désulfatation.5 9 8. la teneur en H2SO4 après D2 sera la même car dans les deux cas on n’a toujours pas ajouté de phosphate pour la désulfatation.2 9 8.6 9.8 9.5 0 10 20 Jours 30 40 %H2SO4 %H2SO4 % H2SO4 après D2 (ligne B) 10 9. ENSAS .4 9. La teneur en acide sulfurique après D2 % H2SO4 après D2 (ligne D) 12 10 8 6 4 2 0 0 10 20 Jours 30 40 % H2SO4 après D2 (ligne B) 10 9.8 0 10 20 Jours 30 40 %H2SO4 % H2SO4 après D2 (ligne D) 10 %H2SO4 9.GP&MC 39 .

8 0 10 20 Jours 30 40 % H2SO4 après C1 (ligne D) 5 4 %H2SO4 3 2 1 0 0 10 20 Jours 30 40 %H2SO4 % H2SO4 après C1 (ligne B) 4.6 4.2 4 3. la teneur en H2SO4 sera semblable dans les deux cas.4 4.8 0 10 20 Jours 30 40 De même.GP&MC 40 .2 4 3.4 4. ENSAS .6 4. La teneur en acide sulfurique après C1 % H2SO4 après C1 (ligne D) 5 4 %H2SO4 3 2 1 0 0 10 20 Jours 30 40 %H2SO4 % H2SO4 après C1 (ligne B) 4.

GP&MC 41 .5 0 0 10 20 Jours 30 40 % H2SO4 après C4 (ligne B) 3 2.5 %H2SO4 2 1.5 1 0. la désulfatation se faisait dans C4.5 1 0. ce qui explique une teneur basse en H2SO4. au contraire de mai 2011 où la teneur est normale. ENSAS . La teneur en acide sulfurique après C4 % H2SO4 après C4 (ligne D) 3 %H2SO4 2.5 0 0 10 20 Jours 30 40 % H2SO4 après C4 (ligne D) 5 4 %H2SO4 3 2 1 0 0 10 20 Jours 30 40 %H2SO4 5 4 3 2 1 0 % H2SO4 après C4 (ligne B) 0 10 20 Jours 30 40 Pour mai 2010.5 2 1.

ou la germination se fait jusqu’à C4 donc on aura une meilleure germination avec une température plus basse. au contraire de la nouvelle désulfatation. dans l’ancienne désulfatation la germination des cristaux se fait jusqu'au cristaliseur C3 car la désulfatation se fait au niveau de C4.GP&MC 42 . ENSAS . La température de D2 Température de D2 (ligne D) 100 Température 96 94 92 90 0 10 20 Jours 30 40 Température 98 Température de D2 (ligne B) 98 96 94 92 90 88 0 10 20 Jours 30 40 Température de D2 (ligne D) 97 96 95 94 93 92 91 0 10 20 Jours 30 40 Température Température Température de D2 (ligne B) 98 96 94 92 90 88 0 10 20 Jours 30 40 En ce qui concerne les températures. et c’est ce que montre les courbes.

 La température de C1 Température de C1 (ligne D) 78 76 74 72 70 68 66 0 10 20 Jours 30 40 Température Température Température de C1 (ligne B) 80 60 40 20 0 0 10 20 Jours 30 40 Température de C1 (ligne D) 85 Température 80 75 70 65 0 10 20 Jours 30 40 Température Température de C1 (ligne B) 80 75 70 65 0 10 20 Jours 30 40 ENSAS .GP&MC 43 .

GP&MC 44 . La température de C4 Température de C4 (ligne D) 80 Température Température 60 40 20 0 0 10 20 Jours 30 40 Température de C4 (ligne B) 80 60 40 20 0 0 10 20 Jours 30 40 Température de C4 (ligne D) 80 Température 60 40 20 0 0 10 20 Jours 30 40 Température 80 60 40 20 0 Température de C4 (ligne B) 0 10 20 Jours 30 40 ENSAS .

ENSAS . meilleure sera la filtration. Débit de l’eau de lavage Débit eau de lavage (ligne D) 155 150 145 140 135 130 125 0 10 20 Jours 30 40 Débit eau de lavage (ligne B) 200 Température Température 150 100 50 0 0 10 20 Jours 30 40 Débit eau de lavage (ligne D) 175 170 165 160 155 150 145 0 10 20 Jours 30 40 Température Débit eau de lavage (ligne B) 175 170 165 160 155 150 145 0 10 20 Jours 30 40 Plus important est le débit d’eau de lavage.GP&MC Température 45 . D’après les courbes le débit d’eau de lavage en mai 2011 est plus important qu’on mai 2010.

 Densité d’acide faible Densité d'acide faible (ligne D) 1080 Température Température 1070 1060 1050 1040 1030 0 10 20 Jours 30 40 Densité d'acide faible (ligne B) 1070 1060 1050 1040 1030 0 10 20 Jours 30 40 Densité d'acide faible (ligne D) 1065 1060 1055 1050 1045 1040 1035 0 10 20 Jours 30 40 Température Température Densité d'acide faible (ligne B) 1065 1060 1055 1050 1045 1040 1035 0 10 20 Jours 30 40 ENSAS .GP&MC 46 .

 Nouvelle désulfatation :  Coincement du racleur par les boues (tous les deux mois).  Manque d’une pompe de réserve. ENSAS .GP&MC 47 .  Apparition de fuite au niveau des parois. cristaliseurs. Equipements de production (Matériel) Dans ce volet. par conséquent la cadence sera maximale.  Le processus impose la réduction de la cadence.  Nettoyage pénible des flexibles (chaque semaine).  Pollution à cause des fuites de phosphate au niveau des bacs. car une pompe assure l’alimentation de la filtration et le mélangeur.  Coût important de remplacement des flexibles abimés.…) en listant les inconvénients des deux désulfatation et l’avantage de l’une par rapport à l’autre. on s’intéressera aux équipements de production (pompes. l’autre pompe assure la germination.  Inconvénients  Ancienne désulfatation:  Isolement du cristaliseur C4. car la désulfatation se fait à ce niveau.2.  Avantages de la nouvelle désulfatation par rapport à l’ancienne  Marche normale de la ligne de production (c'est-à-dire que la désulfatation est indépendante de l’unité de production).  Désulfatation d’un volume important d’acide.

La possibilité de désulfater 2 lignes afin de réduire le taux de la sulfate libre dans le mélange des quarte n’est pas la seule . D et F. B. z. B .D et F A.GP&MC 48 . Calcul du taux de sulfate requis L’atelier de fabrication d’acide phosphorique dispose de quatre lignes : A. D et F x. B.notre mission consiste à chercher d’autres possibilités et prouver leur efficacité. L’opération de désulfatation ce fait seulement au niveau des deux lignes B et D par contre les deux autres restent normales. QB. QF : les débits massiques respectivement des lignes A.2 %. Les possibilités qu’on a choisis d’étudier sont les suivantes : Désulfatation d’une seule ligne : ( ( ( + (QD z)+(QF t)= QM ( ( ( 2.N : Pour une cadence de production de 1800 T/jours pour chaque lignes : QA=QB=QD=QF=1800 T /jours x =y =t= 3% Z<0 ENSAS . QD. B. y. D) et RHONE-POULENC (ligne F). selon les deux procédés : NISSAN (Lignes A. t : la fraction du sulfate dans les lignes A.3. Le mélange des quatre ligne peut avoir un taux de sulfate presque égal à 2.2 Avec : QM : le débit massique du mélange des 4 lignes de fabrication d’acide phosphorique QA.

l’une avec l’ancienne désulfatation et l’autre avec la nouvelle : Ligne B : On utilise la nouvelle désulfatation pour réduire le taux de sulfate jusqu’à 0.2% : ( ( ( +(QD z)+(QF t)= QM ( ( 2. on n’aura pas de problèmes au niveau de filtration. ENSAS . une apparition des problèmes déjà cités en premier temps. nous avons conclure que la désulfatation d’une seule ligne n’est pas suffisante pour réduire le taux de sulfate dans le mélange jusqu’à 2. l’utilisation de cette solution signifie qu’on est obligé d’ajouter le phosphates dans 2 niveau au lieu d’en ajouter dans un seul. La désulfatation de deux lignes.5% Z =2. Mais d’après la réalité des choses.2 ( QA=QB=QD=QF=1800 T /jours x = t= 3% y = 0. et deuxièmement.2%.5% et on calcule le taux nécessaire dans la ligne D on utilisant l’ancienne désulfatation pour avoir un taux de mélange égal à 2.3% D’après le calcul.D’après le résultat obtenu.GP&MC 49 . on constate qu’on n’a pas besoin de diminuer le taux de sulfate par l’ancienne désulfatation – l’ajout d’une petite quantité de phosphate est suffisant pour avoir le taux prévu – et par conséquent.

nous avons constaté que la désulfatation l’augmentation de la cadence de fabrication et la diminution du coût. les paramètres de marche et les observations réelles du procédé de fabrication d’une part ainsi que le déroulement de la production d’autre part. ENSAS . les attentes ainsi que les exigences des clients. après filtration est la meilleure grâce à ces nombreux avantages par rapport à l’autre.GP&MC 50 . D’après ce travail. Un taux de sulfate réduit est l’un des exigences les plus importantes pour les clients d’acide phosphorique qui exigent un produit à 54% P2O5 dont le teneur d’acide sulfurique libre ne dépasse pas 3% d’où la nécessité d’une opération de désulfatation. satisfaire les besoins.CONCLUSION Le groupe OCP vise à répondre. Parmi ces avantages en cite La seule chose à noter. on parle soit d’une désulfatation avant ou après filtration . et afin d’avoir une organisation ça sera bien de savoir la quantité nécessaire à ajouter par le sas alvéolaire. La désulfatation peut s’effectuer par 2 procédés différentes. c’est que l’ajout du phosphates au niveau du décanteur s’effectue d’une façon arbitraire et non organisée.dans notre travaille nous avons étudié la différence entre les deux procédé afin de prédire et prouver lequel est plus efficace en se basant sur les résultats expérimentales.

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