Molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I et II (système HLA) M.

BENLAZAR 2008

DEFINITIONS
Situées ainsi à l’origine de la réponse immunitaire spécifique. les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité confèrent à l’organisme une protection spécifique et adaptée contre les divers agents pathogènes . jouent un rôle essentiel dans l’immuno-surveillance, notamment lors de transformations malignes ou d’infections. Elles sont par ailleurs responsables des réactions allogéniques de rejet ou de réaction de greffon contre l’hôte lors des transplantations d’organes. Certains allèles du système HLA sont les marqueurs de la susceptibilité ou de la protection vis-à-vis de nombreuses maladies auto-immunes.

Organisation chromosomique
Localisé sur le bras court du chromosome 6 (en 6p21.3). le complexe majeur d’histocompatibilité occupe une région génomique d’environ 4 000Kb comportant un nombre considérable de gènes impliqués dans la fonction immunitaire

Ce système est classiquement divisé en 3 régions :
la plus centromérique, la région de classe II (constituée de 32 gènes, elle s’étend sur 900 Kb) . la région intermédiaire de classe III composée d’au moins 39 gènes) . la plus télomérique, la région de classe I (recouvrant 2 000 Kb, elle est constituée de 17 gènes).

Le C.M.H présent sur un chromosome est généralement transmis en bloc
On parle alors d’haplotype HLA. Chaque individu hérite de 2 haplotypes parentaux à expressions codominantes.

les gènes de classe I et II constituent un système polyallélique et polymorphique, Mais leurs produits ont la même structure générale

En revanche, les gènes de classe III codent pour des molécules différentes, comme certains composants du complément, le facteur de nécrose tumorale (tumor necrosis factor : TNF) et la protéine du choc thermique (HSP70).

Il n’y a ni similitude fonctionnelle ni homologie structurale entre les produits de classe III et ceux de classe I et II.

Gènes HLA de classe I
La région de classe I est constituée de gènes fonctionnels d’histocompatibilité classiques A, B, C et non classiques E, F, et G, dont la fonction n’est pas encore clairement définie. Cette région inclut aussi 3 pseudogènes H, J, K et des gènes tronqués. Les gènes HLA A, B, C, se composent de 8 exons. Ces gènes sont parmi les plus polymorphes décrits dans le génome humain: -on dénombre en effet 83 allèles pour le locus HLA-A, -186 pour HLA-B, - 42 pour HLA-C.

Molécules HLA de classe I
Les gènes de classe I codent des chaînes lourdes transmembranaires alpha de 44 kd, Ces chaînes alpha s’associent avec une chaîne légère extracellulaire de 12 kd (codée par un gène situé sur le chromosome 15), la bêta 2microglobuline forment des hétéro dimères glycoprotéines.

Gènes HLA de classe II
Trois principaux produits de classe II DR, DQ et DP sont décrits,

Ils sont codés au niveau de 3 loci distincts, comportant chacun plusieurs gènes : un gène A codant la chaîne alpha, au moins un gène bêta codant la chaîne b, et des pseudogènes non exprimés.

La région HLA de classe II comprend de nombreux autres gènes dont certains codent pour des molécules impliquées dans la présentation de l’antigène

Les gènes de classe II ont, comme les gènes de classe I, une structure exonique correspondant aux domaines moléculaires

Molécules HLA de classe II
Les molécules HLA de classe II sont des hétérodimères formés de l’association non covalente de la chaîne alpha et de la chaîne bêta, Leur organisation tridimensionnelle est semblable à celle des molécules HLA de classe I.

Molécules HLA de classe II (suite)
Les chaînes a et b sont des glycoprotéines formées d’une région extracellulaire organisée en 2 domaines en boucle (a1, a2, b1, b2) connectées par une courte séquence peptidique à une région transmembranaire et une région intra cytoplasmique, Ces domaines en boucle, sauf a1 sont stabilisés par des ponts disulfures. L’essentiel du polymorphisme des molécules de classe II s’observe dans les chaînes bêta des molécules HLA DR et DQ alors que les chaînes bêta de DP sont moins polymorphes. La chaîne DQ alpha est polymorphe alors qu’il n’existe que deux chaînes DR alpha.

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