Accord arabo méditerranéen de libre échange

Travail réalisé par:
    Zineb BENNACERI Youssef ETTOUMI El Houcine LAGHRIB Reda MSTFA

Master échanges internationaux et OMC

Encadré par:
 Prof .Mr GUEDDARI

Année universitaire 2009 /2010

Les opportunités et les craintes de l’Accord 1. La déclaration d’Agadir 2. Les limites de l’accord Conclusion Accord arabo méditerranéen de libre échange 2 . la Structure de l’accord 3. La Présentation générale de l’accord 1. Les opportunités de l’accord 2. Les objectifs de l’accord II.Plan Introduction I. Les modalités de libération des échanges 4.

la Jordanie. le Maroc a conclu plusieurs accords commerciaux bilatéraux avec de nombreux Etats. dans la mesure où ces accords ont été signé non seulement avec des pays plus développés.Sud permettra au Maroc de réaliser ce qu’li n’a pas pu réaliser au niveau de la coopération Sud Ŕ Nord ? Mais avant de répondre à ces questions il s’avère d’une importance capitale de connaitre tout d’abord les objectifs et les avantages de cet accord d’une part. et la Tunisie ce sont réuni pour mettre la main dans la main et aller vers l’avant. L’objet de ce travail portera sur l’accord d’Agadir à travers lequel Le Maroc. Accord arabo méditerranéen de libre échange 3 . Deuxièmement les opportunité et limites de l’accord. nous avons opté pour un plan en deux parties : premièrement présentation générale de l’accord. la question qui s’avère donc pertinente est la suivante : Pourquoi le Maroc à t-il opter pour ce choix ? Est ce que cette coopération Sud .Introduction Dans sa stratégie d’intégration économique et d’ouverture sur le monde. l’Egypte. mais également avec des pays de même niveau de développement ou parfois même moindre. Dans ce cadre. dans ces accords le Maroc a adopté une politique de diversification. et les menaces et limites d’autre part. comme vous pouvez le constater cet réunis des pays qui ont a peu près le même niveau de développement.

Pour ces pays. La Présentation générale de l’accord Le choix du libre-échange a été fait par le monde arabe dès le début des années 50. paraissait être un outil essentiel pour répondre aux impératifs de la mondialisation et pour intensifier les transactions commerciales avec des pays ayant un niveau de développement similaire. au niveau bilatéral. le Maroc. qui porte essentiellement sur la levée des barrières commerciales à la circulation des marchandises. de nombreux pays arabes ont conclu entre eux des accords commerciaux bilatéraux. Dans le prolongement du programme de la GZALE. C’est ainsi que l’idée de l’instauration d’une zone de libre-échange a émergé en 1964 puisque le Marché Commun Arabe a prévu un programme de libéralisation commerciale sur la base d’une baisse graduelle des droits de Douanes et des taxes équivalentes. avec la signature de l’accord interarabe sur le commerce et le transit (Agreement on Trade Facilitation and Organisation Transit Trade) le 7 septembre 1953. la Jordanie et la Tunisie ont procédé à la négociation et la conclusion d’accords commerciaux bilatéraux dont le cadre est appelé à évoluer de l’approche préférentielle vers une optique de libre-échange.I. Dans ce contexte. a été signé l’accord de facilitation et du développement des échanges commerciaux entre les Etats arabes qui a servi de plate-forme pour la relance en 1997 de la grande zone Arabe de libre-échange (GZALE). la formulation d’un cadre réglementaire approprié. Ces pays sont signataires de la déclaration d’Agadir Notons que l’Accord d’Agadir constitue une étape majeure vers la création envisagée d’une zone euro-méditerranéenne de libre-échange à l’horizon 2010 comme le prévoyait la Accord arabo méditerranéen de libre échange 4 . En 1981. et consiste à la mise en œuvre d’un programme de Libéralisation progressive des droits de douanes et des taxes équivalentes sur une période de Dix ans à raison de 10% l’an à partir du 1er janvier 1998. l’Egypte. D’autres accords d’intégration régionale ont suivi et répondu à la nécessité de plus en plus partagée par les pays arabes de se fondre dans un ensemble régional de taille critique pour mieux s’insérer dans l’économie mondiale. en même temps que l’Europe et bien avant l’Amérique ou l’Asie.

et le Royaume du Maroc à la ville d'Agadir le 8/5/2001 instituant l'établissement de la zone de libre échange des pays arabes méditerranéens conformément aux résolutions du 13ème Sommet Arabe d'Amman.déclaration de Barcelone en 1995. aux ministres des Affaires étrangères. La Déclaration d’Agadir la "Déclaration d'Agadir" a été signé par le Royaume hachémite de Jordanie. dans les plus brefs délais.  Charger des groupes de travail formés d'experts des quatre pays membres de soutenir le cadre politique et de mettre en place les mécanismes nécessaires à l'instauration de cette zone  Tenir des réunions périodiques des groupes d'experts en vue de préparer le projet de convention pour la création de la zone élargie de libre-échange  Désigner une commission de hauts fonctionnaires pour évaluer les rapports des groupes d'experts en vue de présenter une conception globale à soumettre. Accord arabo méditerranéen de libre échange 5 . Par les 15 pays membres de l’Union européenne et 12 pays méditerranéens. le Liban. la Libye et la Palestine pourront rejoindre la ZLEA dès que leurs accords d'association avec l'Union Européenne seront signés. la République arabe d'Égypte. la République tunisienne. à travers de nouvelles formules adaptées aux orientations économiques modernes sur les scènes régionales et internationales. il a été décidé ce qui suit:  Œuvrer pour la création d'une zone élargie de libre-échange regroupant les pays arabes méditerranéens. la Mauritanie. Les six autres pays arabes présents lors de la signature de l'accord à Agadir. à savoir. la Syrie. tout en restant ouverte aux autres pays arabes. l'Algérie. En égard à l'importance de l'action pour la libéralisation des échanges économiques et du partenariat entre les pays arabes méditerranéens. Cet accord se présente comme un cadre ouvert aux adhésions futures des autres pays arabes ainsi qu’une étape vers la création d'un marché arabe commun. 1.

Les modalités de libération des échanges  Les biens manufacturiers Les biens manufacturiers échangés entre les États membres sont soumis à la suppression des frais douaniers et autres frais fiscaux ayant un effet similaire à l’importation de la manière suivante: -le commerce immédiat à l'entrée de l'accord en vigueur pour l’exemption complète des listes incluses à la libéralisation immédiate des échanges avec l'Union européenne . Commission des ministres du commerce extérieur chargée de l’application de l'accord et de La définition des moyens de développer la coopération et l'intégration entre les parties signataires. 3.Poursuite de la pratique des exemptions immédiates prévues dans les accords bilatéraux. Commission technique: Issue de la commission des ministres des AE. . L’unité technique: Traduire dans les faits les décisions prises par les deux premières commissions et Joue le rôle de conseil technique concernant les différentes questions relatives à l'accord.2.concernant les autres produits industriels soumis aux droits de douane qui ne sont pas libérés immédiatement. La Structure de l’accord d’Agadir Les Structures assurant la mise en œuvre de l’accord sont: Commission des ministres des affaires étrangères chargée de soutenir le cadre politique de l'accord et de définir les mesures politiques pour impulser et élargir cet instrument. la fin de la période de transition ne doit pas dépasser le 1/1/2006. et les produits seront libérés selon le calendrier suivant: Accord arabo méditerranéen de libre échange 6 . qui sera chargée du suivi de l'application de l'accord et de l'assistance pour le règlement des litiges. outre les questions qui lui seront soumises par la commission ministérielle.

La Commission examinera périodiquement les modifications possibles à ce protocole afin d'assurer l'application correcte des règles du montage.  Services commerciaux Les États membres se sont engagés à l'application des exigences prévues au programme de l’accord général sur les services commerciaux de l'Organisation mondiale du commerce relatives à la libération des services commerciaux et la diminution des limites du commerce des services de manière à inclure la création d'une cohérence dans les lois et les règlements qui s'y rapportent dans les États membres.  Règles d’originalité Les règles au sein des pays de l’origine des matériaux et marchandises produites doivent être en conformité avec le protocole paneuropéen et toutes ses modifications futures. La Commission ministérielle conduira des études périodiques des nouveaux faits survenus dans le commerce des services entre les États membres après la mise en œuvre de cet accord. sera un certificat de source auprès de l'organisme officiel responsable au sein du pays d'origine. A partir 1/1/2006: exonération complète de 100%. A partir 1/1/2005: Une réduction de 90% et 100% si la résolution 1418 du Conseil économique et social. Accord arabo méditerranéen de libre échange 7 . L’accompagnement des produits avec une base locale et une source. conformément aux règles spéciales de départ figurant dans cette convention. émis lors de la soixante-huitième session. A partir 1/1/2004: Une réduction de 80%. exportés de l'un des Etats membre à l'autre. reste valable.   A compter de la date d'application de l'accord: une réduction de 65%.   L’agriculture La libération des produits agricoles et produits agricoles transformés sera complétée en correspondance avec le programme de mise en œuvre de l'Accord « facilitation et développement des échanges commerciaux » entre les nations arabe pour le développement d'une plus grande zone de libre échange arabe. 9/12/2001.

dont les états membres utilisent fréquemment pour le contrôle des importations.  Traitement national Les marchandises commerciales produites et en provenance d'autres États membres bénéficient du traitement national. les nouveaux tarifs et taxes réduits remplaceront ceux décrits au paragraphe (1) du présent accord. échanger leurs documents portant sur la mise de "frais de douane et autres taxes et impôts relatifs aux douanes" à la date mentionnée au paragraphe (1). en accord avec le programme de démantèlement tarifaire visé au paragraphe (4) de l’accord. notamment des règlements et des mesures. à l’Accord facilitation et développement des échanges commerciaux entre les États arabes et aux arrangements de la zone arabe de libre échange  Tarifs douaniers Dans la fixation des taux de douane aux les marchandises commerciales importées les états membres adoptent les dispositions relatives à la valeur douanière dans l'Accord de l'Organisation mondiale du commerce. au moment ou après de l'entrée en vigueur de l'accord.En ce qui concerne les arrangements accompagnement de l'ouverture des marchés. Accord arabo méditerranéen de libre échange 8 . Il s’agit de Limiter les redevances douanières et les taxes et impôts relatifs aux douanes et leur calcul : -La non imposition de nouvelles taxes de douane ou d’impôts relatifs aux douanes aux produits échangés entre les États membres après l'entrée en vigueur de l’accord. administratives et techniques.  les restrictions non tarifaires Les États membres persistent sur l'élimination immédiate de toutes sortes de restrictions non tarifaires. financières. y compris les restrictions quantitatives. -Les États membres suivront le calendrier échelonné des tarifs douaniers (SH) dans la classification des matières premières échangées entre eux. Il n'est également pas autorisé à installer tous les nouvelles restrictions non tarifaires conformément à la jurisprudence spéciale de l’Organisation mondiale du commerce. -Les Etats membres au moment de la signature de cet accord. La réduction des taxes et impôts douaniers.

développer l’intégration économique à travers l’application des règles d’origine Pan Euro Med. l’Accord d’Agadir (concernant. promouvoir les investissements européens et internationaux dans l’espace Agadir qui compte plus de 120 millions de consommateurs. Jordanie. le Maroc et la Tunisie) pourrait faire de ce marché de plus de 120 millions de consommateurs le noyau d’un futur marché commun sud méditerranéen. 4. Maroc. la création de richesses. Les objectifs de l’accord d’Agadir : L’accord d’Agadir vise à :      stimuler le commerce entre les quatre pays membres (Egypte. la création d’emplois. Accord arabo méditerranéen de libre échange 9 . adopter un certificat de circulation Euro Med considéré comme étant «un véritable passeport des marchandises produites dans l’espace Agadir vers la zone Euro Med. rappelons-le. Créer une zone de libre échange Euro Med. Tunisie) et surtout entre eux et les pays de l’Union Européenne. Transactions financières Le règlement des transactions financières dans les échanges commerciaux entre les États membres se produiront dans l'une des monnaies libres en conformité avec les lois et réglementations des États membres. l’Egypte. la Jordanie. et sans rompre tous les accords ou arrangements en vigueur entre les États membres. A cet égard. en passant par la suppression des droits de douane sur les échanges entre les pays membres. et la contribution à la prospérité et la paix dans la zone Euro Med. Un Marché commun sud méditerranéen pourrait avoir pour avantages l’intégration régionale et le développement des échanges commerciaux.

même si des différences marquées persistent au sein de ce groupe de pays.8%). les limites de l’accord De prime abord. et donc de meilleures possibilités pour les producteurs de réaliser des économies d’échelle. Depuis les indicateurs économiques des PAA se sont globalement améliorés. Cet accord.II. Le développement de ces secteurs sera favorisé par l’application des règles échanges de ces pays avec l’Union européenne.2% en moyenne annuelle sur la période 2001-2005. Déjà. Les opportunités de l’accord Cet accord. les opportunités et les craintes de l’Accord 1. les pays signataires de l’Accord d’Agadir (PAA) ont entrepris plusieurs réformes visant la libération de leurs économies et le développement de leur secteur privé. l’électronique et l’automobile.2%) et de l’Egypte (3. on doit préciser qu’il ne s’agit pas d’un démantèlement subit. recèle d’importants potentiels devant permettre de lever une partie des obstacles structurels à l’élargissement du marché sud méditerranéen et contribuer à améliorer l’attractivité de la région pour les investisseurs internationaux. En effet. suivie de la Tunisie (4. les quatre pays membres de l’accord d’Agadir sont également membres de la grande zone de libre-échange arabe qui prévoit l’élimination de tous les droits et taxes pour tous les produits originaires des pays arabes au 1er janvier 2005.5%) du Maroc (4. dans la mesure où le Maroc est lié à chacun de ces 3 pays par un accord de libre-échange bilatéral qui a atteint une étape importante de démantèlement tarifaire. c’est la Jordanie qui a réalisé la meilleure performance. en termes de croissance économique. outre l’amélioration de l’accès de produits marocains au marché de l’Union européenne. 2. Accord arabo méditerranéen de libre échange 1 0 d’origine pan-euro-méditerranéenne aussi dans les échanges entre les quatre pays arabes que dans les . sans nul doute. ce cumul offrira des possibilités d’approvisionnement élargies en intrants et à moindre coût. notamment pour certains secteurs comme le textile. L’accord permettra l’ouverture de marchés de près de 100 millions de consommateurs et la promotion des flux d’investissement en provenance aussi bien des pays membres que des pays tiers. des retombées positives sur les économies des pays membres dont le Maroc. En effet. De plus. avec un accroissement de PIB de 6.

et de protection des industries locales. mais ces experts se trouvent alors confrontés à des problèmes innombrables.S’agissant des risques. en vertu de l’accord de la ligue arabe. L’absence de complémentarité entre les pays membres des accords Quadra car on sait qu’il a une relative similarité des dotations en facteurs et ressources des pays de la région (hydrocarbures. Il faut souligner que des mesures de sauvegarde générales et spéciales sont prévues par l’accord qui permettront de lutter contre toute importation (massive. D’ailleurs. ces accords reflètent une conception étroite et progressive du libre-échange. certains secteurs sensibles auront à faire face à la concurrence des autres partenaires. Les accords d’Agadir souffrent d’un manque de volante politique dans le contenu et leur mise en œuvre. avec ou sans l’accord d’Agadir. En effet. Accord arabo méditerranéen de libre échange 1 1 . et comme dans tout accord de libre-échange. résultant généralement d’un double souci de maîtrise des équilibres budgétaire face au manque à gagner sur les recettes douanières. agriculture méditerranéenne) s’ajoutant à cela l’insuffisance diversification des bases industrielles locales qui constitue les principales sources d’entrave au développement des échanges au regard des grands modèles classique d’analyse de commerce international. en dumping ou subventionnée) qui pourrait porter préjudice à la production nationale. tous les produits seront ouverts à la concurrence dès janvier 2005. puis appelle les experts technique à mettre la dernière main aux détails. Des détails techniques concernant les règles d’origine et la libération des échanges agricoles constituaient le principal obstacle à la mise en oeuvre de l’Accord de libre Echange d’Agadir qui prévoit un délai fixe pour la libération du commerce. L’importance des flux de contrebande régionale tend à diminuer du potentiel d’échange entre les pays signataires de ces accords. phosphate.

l’industrie. les quatre pays signataires ont réussi a surmonter leurs différents. l’Accord d’Agadir est un pas de plus a la création de la zone euro-méditerranéenne. les pays signataires se dotent d’un organe juridique. Cependant. Le retard pour l’entrée en vigueur était du au blocage engendré par le défaut d’harmonisation des clauses entre les pays. présente des limites pour ce dernier. ATU. comme les autres accords signé par le Maroc. a vouloir dynamiser leurs économies. Cet accord survole ainsi tous les aspects à savoir l’agriculture. mais aussi a vouloir réajuster ces dernières au niveau de l’UE. par la multitude d’accords. En effet. comme dit précédemment. bien qu’ils n’étaient pas moindres. l’accord a été ratifié en dernier par le Maroc le 11 Juillet 2006. Entré en vigueur en Mars 2007. qui a pour but de veiller au bon suivi de l’Accord. concrètement sur le volet agriculture. De même.Conclusion L’accord d’Agadir est la preuve des pays arabes et principalement des pays signataires. En effet. les services. Accord arabo méditerranéen de libre échange 1 2 . Paraphé le 8 Mai 2001 et signé le 25 Février 2004. la limite principale reste une plus vaste concurrence. cet accord.

org  www.gov.mce.org Accord arabo méditerranéen de libre échange 1 3 .org  www.agadiragreement.bilaterals.Références  www.agadiragreement-events.ma  www.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful