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Institut des Télécommunications
Abdelhafid BOUSSOUF Oran

Département commutation

DESCRIPTION GENERALE DU SYSTEME AXE

Juin 1999
Par R. HACHEMANI

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CHAPITRE 1

STRUCTURE FONCTIONNELLE DU SYSTEME AXE

SOMMAIRE: 1. GENERALITES 2. DECOUPAGE FONCTIONNEL 3. SOUS SYSTEMES DE L'APT 4. SOUS SYSTEMES DE L'APZ 5. STRUCTURE D'UN BLOC FONCTIONNEL 6. LES APPLICATIONS DE L'AXE

REFERENCES: [1] Getting to know AXE L.M.Ericsson 1987 EN/LZT 101 548 RA2 [2] AXE10, Description générale du système L.M.Ericsson

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1. GENERALITES
L'AXE est un système de commutation à commande par programme enregistré (SPC) développé par la société L.M.Ericsson (Suède). Le premier central a été installé en 1978 près de STOCKHOLM. En Algérie, les premiers centraux mis en service l'ont été en 1989. Les versions actuelles du système sont entièrement numériques et intègrent les fonctions RNIS (Réseaux Numérique à Intégration des Services). L'AXE 10 offre un système pour toutes les applications et peut être utilisé pour des centraux locaux, de transit (CTN, CTI) avec ou sans opératrices (OPS) et combinés (CCLT). Le système peut comporter des unités de raccordement d'abonnés éloignés (RSS). L'AXE peut être utilisé aussi pour le trafic des abonnés mobiles ou réseau cellulaire (GSM) ou comme centraux de transit internationnaux avec opératrices.

2. STRUCTURE FONCTIONNELLE
Le système AXE est décomposé logiquement en deux parties: la partie commutation téléphonique appelée APT et la partie commande appelée APZ.

Abonnés

Partie Téléphonique APT

Circuits vers autres centres

Partie Commande APZ

Communication Avec l’extérieur

Figure 1: L'AXE est constitué de 2 parties APT et APZ

La partie APT est constituée d'une partie matérielle: les équipements de traitement des signaux téléphoniques, et d'une partie logicielle: les programmes et données associées qui contrôlent les équipements. Ces logiciels sont supportés par des calculateurs (d'où le nom SPC). Pour modifier une fonction il suffit de modifier les données ou programmes contenus dans la mémoire du calculateur. La partie APZ est constituée aussi d'une partie matérielle constituée par les calculateurs et d'une partie logicielle constituée par les programmes systèmes. L'APZ constitue le support informatique, l'APT constitue l'application. De plus l'APZ supporte toutes les fonctions relatives aux entrées/ sorties. La mémoire du calculateur contient donc un grand nombre d'instructions et d'informations qui lui permettent de savoir ce qu'il faut faire dans chaque situation particulière. Pour bien comprendre la décomposition APT, APZ faisons une comparaison entre un central AXE et un standard manuel avec une opératrice. L'opératrice est chargée de répondre aux appels des abonnés, prendre note de leur demande et établir la communication ou satisfaire leur demande. Dans un central AXE, l'opératrice a été remplacée par un puissant calculateur auquel on a appris à faire le travail grâce à des logiciels. Chaque partie APT, APZ se subdivise en sous systèmes qui constituent les grandes fonctions du système.

4 Abonnés o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o Circuits dicorde Opératrice Figure 2: Similitudes entre centre manuel et centre AXE AXE Niveau système 1 APT APZ Niveau système 2 GSS TSS °°° CPS °°° Niveau sous système GS NS Niveau Bloc fonctionnel Hw Sw Hw Sw Sw Niveau unité fonctionnelle Figure 3: Décomposition fonctionnelle à plusieurs niveaux Chaque sous système est décomposé en un certain nombre de blocs fonctionnels. Un bloc fonctionnel est décomposé en unités fonctionnelles. LES SOUS SYSTEMES DE L'APT L'APT peut comporter les sous systèmes suivants: SSS Subscriber switching subsystem SUS Subscriber services subsystem GSS Group switching subsystem TSS Trunk and signalling subsystem TCS Trafic control subsystem CHS Charging subsystem OMS Operation and maintenance subsystem NMS Network management Subsystem CCS Common channel signalling OPS Operator subsystem MTS Mobile telephone subsystem Sous système de commutation d'abonnés Sous système des services d’abonnés Sous système de commutation de groupe Sous système de jonctions et signalisation Sous système de traitement d'appel Sous système de taxation Sous système d'exploitation et maintenance Sous système de gestion du réseau Sous système de signalisation par voie commune Sous système d'opératrices Sous système de téléphonie mobile . la fonction élémentaire est soit réalisée en matériel soit en logiciel. 3. A ce niveau.

MTS : Sous système de téléphonie mobile Lorsque des abonnés mobiles doivent être gérés par le centre AXE. 3. la signalisation d'abonné et l'accès vers la sélection de groupe.3.5 Abonnés fixes SSS GSS TSS Circuits mobiles MTS OPS Opératrices SUS TCS CCS OMS CHS NMS Figure 4: Les sous systèmes de l'APT 3.1. SSS: Sous système de commutation d'abonnés Le sous système SSS constitue l'étage de commutation d'abonnés ou de sélection de lignes. le sous système MTS s'occupe de cette fonction. Il assure également la fonction de synchronisation interne et externe ainsi que la possibilité de faire des connexions multiples (ou conférence).2.. réveil automatique. Les principales fonctions réalisées sont celles associées à l'équipement d'abonné (ou joncteur d'abonné). 3. appel enregistré. ** Dans les nouvelles version un sous système (BGS : Business Group Subsystem) a été ajouté pour s’occuper des abonnés d’affaires ou PABX. Il comporte des équipements spécialisés qui relient une station de base (BS: Base Station) ou station radio à des circuits vers la selection de groupe GS. . 3. SUS: Sous système des services d'abonnés Tous les services ou facilités offertes aux abonnés telles que numérotation abrégée.5. le commutateur qui concentre le trafic. TSS : Sous système de jonctions et signalisation Le sous système TSS réalise deux grandes fonctions: le raccordement des circuits analogiques et numériques ainsi que le traitement de la signalisation entre centraux de type voie par voie: signaux de ligne et signaux d'enregistreur grâce à des équipements tels que les envoyeurs/récepteurs MF (Multi-Fréquence).. 3. L'étage d'abonnés peut être installé localement ou à distance (LSS/RSS: Local/Remote subscriber switch). transfert d'appel.4. sont réalisées par des programmes dont l'ensemble constitue le sous système SUS. etc. Chaque service est confié à un bloc fonctionnel séparé. GSS: Sous système de commutation de groupe Le sous système GSS réalise les fonctions de commutation de groupe ou sélection de groupe grâce à un réseau de connexion de type numérique TST (Temporel-Spatial-Temporel).

LES SOUS SYSTEMES DE L'APZ Les tâches que doit réaliser la partie commande vis à vis de la partie téléphonique peuvent être classées en deux grandes catégories suivant leur complexité et leur fréquence. la sauvegarde.10. CHS: Sous système de taxation Le sous système CHS réalise toutes les fonctions relatives à la taxation telles que l'analyse de taxation (en relation avec TCS). le routage des messages. à la collecte de statistiques et à la gestion. la supervision et la correction suivant les recommandations du CCITT. à la relève des dérangements. aux essais et mesures. de traducteur ou analyse.6 3.Statistiques de trafic et qualité de service (STS : Statistics and Traffic measurement ) 3. la production et la distribution des impulsions. Ces tâches sont confiées à des processeurs simples mais en grand nombre pour pouvoir gérer tous les équipements du central.7. des circuits et des opératrices. OPS coopère avec OTS (Operator Terminal System) constituant les terminaux ou positions d'opératrices. Il comporte les fonctions d'enregistreur. OMS a été décomposé en deux sous systèmes: . 3. Il est réalisé entièrement par logiciel. OPS: Sous système d'opératrices Le sous système OPS comporte toutes les fonctions nécessaires pour faire intervenir des opératrices dans le traitement des communications et des services offerts aux abonnés. 3. l'enregistrement.8. la gestion des compteurs. Matériel (Hardware) SSS GSS TSS MTS OPS CCS Logiciel (Software) SSS GSS TSS TCS SUS MTS OPS CHS CCS NMS Figure 5: Constitution des différents sous systèmes de l'APT 4.11.9. a).6. 3. Les fonctions de CHS sont réalisées entièrement par programmes. CCS: Sous système de signalisation par voie commune Lorsque la signalisation entre centraux numériques est réalisée par voie commune ou CCITT N°7. de routage ou acheminement. le sous système CCS comporte toutes les fonctions nécessaires à cette signalisation à savoir: la formation des messages. . OMS: Sous système d'exploitation et maintenance Ce sous système est réalisé principalement en logiciel. Il travail avec les autres sous systèmes pour établir. NMS: Sous système de gestion du réseau NMS comporte les fonctions de supervision de l'écoulement du trafic dans le réseau ainsi que la possibilité de modification du routage.Exploitation et maintenance (OMS) .Les tâches d'exploration des équipements afin de détecter les changements d'état ainsi que la commande directe des équipements. superviser et libérer les communications. Ce sont des tâches simples mais très répétitives qui demandent donc une grande capacité de traitement. le renvoi et le contrôle. NB : Dans les nouvelles versions. Il assure un grand nombre de fonctions et de procédures destinées à la supervision. les statistiques de taxation. TCS: Sous système de traitement d'appels Le sous système TCS comporte les fonctions de traitement des appels des abonnés fixes ou mobiles. 3. Ils sont appelés RP (Regional Processor) ou EMRP (pour les étages d'abonnés). à la localisation ou diagnostic.

.. Les sous CPS RPS MAS SPS MCS FMS DCS systèmes de l'APZ sont au nombre de sept: Central Processor Subsystem Regional Processor Subsystem MAintenance Subsystem Support Processor Subsystem Man-machine Communication Subsystem File Management Subsystem Data Communication Subsystem Sous système de processeur central Sous système de processeur régional Sous système de Maintenance Sous système de processeur de support Sous système de Comm.7 b). et d'une façon générale toute prise de décision. CP : --> tâches complexes et de décision. CPS : Central Processor Subsystem CP: Central Processor Figure 7: La commande est à deux niveaux RP et CP Du point de vue matériel. . le sous système CPS est constitué par deux calculateurs temps réel qui travaillent en microsynchronisme pour des raisons de sûreté de fonctionnement ainsi que d'autres fonctions telles les modifications. l'acheminement.Les tâches complexes mais relativement peu répétitives comme l'analyse de chiffres. communication de données dont le bas niveau est confié à un autre processeur spécialisé (SP: Support Processor) pour décharger le Processeur Central. Homme-Machine Sous système de gestion de fichiers Sous système de communication de données Abonnés Equipements de la Partie Téléphonique APT circuits Vers autres centres RP: Regional Processor RP RP RP CP 4. la maintenance.. Fréquence x exploration filtrage x analyse de chiffres x Diagnostic de faute x complexité Figure 6: RP : --> tâches simples et répétitives.1. gestion de fichiers. Les programmes systèmes font également partie de CPS. etc. Le calculateur qui réalise ces tâches est le CP (Central Processor). De plus il y a toutes les tâches annexes de gestion des entrées/sorties: communication homme-machine.

4. MAS : MAintenance Subsystem Le sous système MAS est constitué par des programmes qui prennent en compte les fonctions de surveillance ou supervision. Il réalise donc la commande directe et l'exploration des organes de l'APT.5. 4. les imprimantes. Matériel (Hardware) Logiciel (Software) CPS RPS SPS FMS MCS CPS RPS MAS SPS FMS DCS MCS Figure 8: Constitution des différents sous systèmes de l'APZ 5. en nombre plus grand. FMS : File Management Subsystem FMS comporte les fonctions de gestion de fichiers sur les mémoires de masse tels les disques durs. FMS.3. -Un logiciel régional (implanté au niveau des RP) pour la commande directe de l'équipement (programme + données). fonction de l'importance des équipements à commander. -Un logiciel central (implanté au niveau du CP) pour réaliser les tâches complexes et la communication avec les autres programmes (ou blocs fonctionnels). DCS et MCS.4. DCS sont regroupés sous le vocable d'IOG. MCS : Man-machine Communication Subsystem Le sous système MCS réalise les fonctions de communications entre le système et les terminaux alphanumériques tels que les terminaux de visualisation (VDU) ou PC. La communication Homme-Machine utilise un langage dérivé de celui proposé par le CCITT (Langage CHILL). reconfiguration du système en cas de panne logicielle ou matérielle. Exemple: bloc LI . 4. SPS : Support Processor Subsystem Le SPS est constitué par des processeurs spécialisés pour la gestion des Entrées/Sorties. Les sous systèmes s'occupant des entrées/sorties à savoir SPS. STRUCTURE D'UN BLOC FONCTIONNEL Un bloc fonctionnel de l’APT est typiquement composé de 3 parties: -Une partie matérielle qui représente l'équipement à commander et regroupé par module d'extension (EM). les panneaux d'alarmes. localisation. RPS : Regional Processor Subsystem Le sous système RPS est constitué matériellement des calculateurs RP. bandes magnétiques qui servent à mémoriser toute sorte d’information. 4.6. disques souples.7. MCS. 4. Il supporte les fonctions de bas niveau relatives aux sous systèmes FMS.8 4.2. DCS : Data Communication Subsystem Le sous système DCS gère les fonctions de communication de données entre les terminaux et le système ou transmission de données à distance.

CTN). LES APPLICATIONS DE L'AXE L'AXE a été conçu pour assurer toutes les applications du réseau: centre locaux d'abonnés. TSS.9 Equipements (Hardware) (LIC) Liaisons physiques Logiciel Régional (LIR) Signaux Logiciels Logiciel Central (LIU) vers autres blocs bloc logiciel Figure 9: Structure d'un bloc fonctionnel Lorsque le bloc fonctionnel concerne une fonction réalisée entièrement en logiciel. OMS. centre de transit (CTI. avec opératrices (OPS) ou abonnés mobiles (MTS). national ou internationnal ou combinés. l'AXE a élargit son champ d'application aux réseaux locaux d'entreprise intégrés et aux RNIS (Réseau Numérique à Intégration des Services). Le coeur du système est composé des sous-systèmes TCS. on ne trouve plus que la partie "logiciel central". la structure logicielle de l'unité de commande a été conçue dès l'origine pour supporter cette organisation. 6. En outre. GSS. Afin d'assurer un haut niveau de sécurité logicielle et de facilité d'utilisation et de modification. obligatoires GSS TCS OMS TSS CHS SSS SUS NMS MTS OPS CCS Optionnels Un centre urbain comporte typiquement les sous-systèmes suivants : Hardware RSS GSS LSS CCS TSS Software SSS TCS GSS TSS CCS SUS CHS NMS OMS .

10 Dans un centre de transit on trouve les sous-systèmes suivants: Hardware TSS GSS CCS Software TCS GSS TSS CCS CHS NMS OMS .

LE BUS TSB (TIME SWITCH BUS) 4. Module B . FONCTIONS REALISEES PAR LES LIC 3.11 CHAPITRE 2 LE SOUS SYSTEME SSS PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT SOMMAIRE: 1. COMMANDE DE L'ETAGE D'ABONNES 6. STRUCTURE DES RSM 5.Ericsson 1987 EN/LZT 101 554 [2] Getting to know AXE L. LES EQUIPEMENTS SPECIAUX REFERENCES: [1] Operation and Maintenance: The digital Subscriber Switch SSS-D L.Ericsson 1987 EN/LZT 101 548 R2A [3] Documentation des centraux AXE. GENERALITES 2.M.M.

Ces LSM comportent les parties suivantes: -Les joncteurs d'abonnés ou équipements individuels d'abonnés au nombre de 128 par LSM. détection de boucle. un adaptateur de bus RPBC et le bus RPB.12 1. On trouve 8 ou 4 équipements d'abonnés ou LIC sur une carte électronique. Ce circuit peut traiter jusqu'à 8 communications simultanées. pour la commande des différents circuits du LSM. GENERALITES Le sous système SSS ( ubscriber switching Subsystem) ou sous système de raccordement d'abonnés. Cet EMRP est relié à la partie commande centrale via le bus EMRPB.. -Un équipement SLCT chargé de tester l'équipement d'abonné ou de faire des mesures sur la ligne.. Les commutateurs EMTS sont raccordés entre eux par un bus d'entraide TSB. FONCTIONS RÉALISÉES PAR LES LIC Les LIC ou joncteurs d'abonnés réalisent un certain nombre de fonctions qui sont: -Alimentation du poste téléphonique -Détection de l'état de boucle (ouverte/fermée) -Réception de la numérotation décimale ou cadran -Protection des équipements contre les surtensions -Envoi du courant de sonnerie et arrêt au décrochage -Renvoi de la ligne et de l'équipement vers les équipements d'essais et mesures . -Le bus de parole TSB assure la connexion entre les différents commutateurs EMTS pour l'entraide.) -La concentration du trafic des abonnés et le raccordement vers la sélection de groupe grâce à un commutateur temporel. . chargé de décoder les combinaisons de fréquences émises par les claviers MF des postes d'abonnés. -Une interface de connexion d'une liaison MIC avec la sélection de groupe ou les TSM. 2. -La réception de la numérotation cadran ou clavier MF (multifréquence) -L'envoi de tonalités vers les abonnés -Essais et mesures sur les lignes et équipements d'abonnés LIC 000 KRC (8) MDF LIC 127 EMTS JTC/ ETB MIC 32 IT vers GS TSB Figure 1: Structure matérielle de SSS : Circuit de parole Les équipements d'abonnés sont regroupés par modules d'extension appelés LSM (Line Switch Module). Cette interface existe en deux types soit JTC s'il s'agit d'une connexion locale avec GS soit ETB s'il s'agit d'une connexion éloignée dans le cas d'un RSS. S réalise un certain nombre de fonctions telles que: -Fonctions réalisées par l'équipement individuel d'abonné (Alimentation. -Un processeur régional EMRP. -Un module de commutation EMTS qui constitue un commutateur temporel chargé de raccorder les abonnés vers la sélection de groupe ou un récepteur de code KRC. -Un circuit KRC (Key set receiver Circuit) ou récepteur de code clavier.

bouton R de rappel d'enregistreur). amplification-atténuation. Un générateur ou onduleur alimenté à partir du 48v fournie cette tension. e).13 -Conversion Analogique/Numérique et Numérique/Analogique ainsi que les problèmes liés à ces opérations (Passage 2 fils-4 fils. On trouve aussi le passage 2 fils / 4 fils ainsi que le filtrage et l'amplification du signal. Cette fonction est réalisée par le bloc fonctionnel SLCT. Annuleur d'écho. . b). Un circuit électronique détecte la réponse ou décrochage de l'abonné et arrête immédiatement l'envoi du courant de sonnerie. -au niveau du répartiteur grâce à des parafoudres qui doivent être utilisés obligatoirement dans le cas de lignes d'abonnés aériennes. Equilibrage.48 v) pour faire fonctionner le microphone à charbon et pour la signalisation de boucle.. Cette alimentation et réalisée grâce à un pont d'alimentation pour éviter le mélange des conversations par la batterie centrale. c). a Vers poste d'abonné b LIC côté ligne côté équipement vers bus de test et équipement d’essai et mesure Figure 2: Renvoi de la ligne et de l'équipement d'abonné g). échantillonnage.. Envoi du courant de sonnerie et arrêt au décrochage L'envoi du courant de sonnerie (80v 25Hz) se fait localement à partir du LIC puisque les commutateurs électroniques ne peuvent pas transmettre ce genre de signal. Filtrage. raccrochage. numérotation cadran.) a). f). L'échange de signaux avec l'abonné se fait grâce à l'état de cette boucle (décrochage. Alimentation du poste d'abonné Le poste d'abonné est alimenté normalement à partir de la batterie centrale (. Détection de l’état de boucle Un circuit couplé à l'alimentation permet de détecter l'état de la boucle d'abonné. d). Renvoi vers les essais et mesures Un relais dit de test permet le renvoi de la ligne et de l'équipement d'abonné vers un bus de test connecté à un équipement SLCT pour réaliser les différents essais et mesures côté ligne d'abonné ou côté équipement. Numérisation du signal Le passage Analogique/Numérique et Numérique/Analogique est réalisé au niveau des LIC avec des CODEC monovoie. Inversion de polarité Cette inversion est utilisée par les cabines téléphoniques pour démarrer la taxation à la réponse du demandé. Protection des équipements La protection des équipements contre les surtensions est réalisée à deux niveaux: -au niveau du LIC pour les petites surtensions.

Arrêt de la sonnerie au décrochage . passage à l'état de veille pour avoir une consommation réduite. . L'équipement commun aux 8 abonnés d'une carte LIC est constitué par un DP (Device Processor ou microcontrôleur) et des circuits d'interface (I/O) avec les bus de commande DEVCB (DEVice Control Bus) et de parole DEVSB (DEVice Speech Bus)..Détection de l'état de boucle . La conversion analogique/numérique et numérique/analogique est réalisée par le circuit intégré SLAC. Le bus DEVCB relie la carte d'abonnés avec l'EMRP et le bus DEVSB constitue le chemin de parole vers le commutateur temporel EMTS.14 vers REU (générateur de courant de sonnerie) a 1 b 2 3 I/O SLIC SLAC Partie commune à 8 (ou 4) abonnés commande Bus de test Partie individuelle DP I/O DEVCB DEVSB TESTBUS (1) Relais de test (2) Relais de sonnerie (3) Protection DP : Device Processor SLAC : Sub. Ce multiplex comporte 32 intervalles de temps comme le MIC normal à la fréquence de 8 kHz. Chaque abonné a donc un accès permanent à un intervalle de temps sur le bus. En d'autres termes. etc. Line Interface Circuit RG : Ringing Generator DEVSB: DEVice Speech Bus DEVCB: DEVice Contrôle Bus Figure 3: Constitution des cartes LIC Le relais de sonnerie commandé par le microcontrôleur connecte la ligne d'abonné vers le générateur de sonnerie REU. Le circuit d'interface SLIC assure les fonctions suivantes: .Inversion de polarité Le processeur audio SLAC réalise les fonctions suivantes: .Passage 2 fils .Conversion Analogique/Numérique .Fonctions programmables telles que filtrage. Il exécute aussi les ordres de l'EMRP qui consistent en l'activation de points de commande ou de relais.Réception des impulsions cadran . C'est le microcontrôleur DP qui explore l'état des LIC et informe l'EMRP de tout changement d'état. à chaque abonné est alloué d'une façon permanente un intervalle de temps sur le multiplex DEVSB. En sortie sur le bus DEVSB sont multiplexés dans le temps. les échantillons de parole provenant de chacun des circuits SLAC (Subcriber Line Audio Circuit).4 fils . Line Audio Circuit I/O : Input/output SLIC : Sub.Alimentation du poste d'abonné .

en moyenne. C'est ainsi qu'à chaque fois qu'il n'y a pas de voie directe on peut transiter via le bus TSB pour atteindre une voie libre vers GS.. en cas de coupure avec le centre de rattachement une fonction de secours (ATL : Autonomous Trafic Link ) permet l'établissement de communications internes au RSS avec des facilités réduites.. Pour avoir une meilleure fiabilité ou sécurité de fonctionnement.15 (16) MDF LIC DP (8) vers SLCT (1) SLCT DP DP vers ACCSD SULTD EMRP (1) vers STR ou RPBC Figure 4: Constitution d'un LSM : Commande vers autres LSM EMTS (1) KRC DP (32) RT/JT vers GS DP T16R vers STR EMRPB-A/B vers ETC (8) TSB-A/B 3. Dans ce dernier cas les communications ne seront pas taxées contrairement au cas normal où le sous système TCS intervient. .entre un abonné et un KRC appartenant à un autre LSM. Tous les LSM d'un EMG n'ont pas forcément de liaison MIC avec l'étage de sélection de groupe. Dans l'état normal l'un est EXECUTIF et l'autre STANDBY. un KRC.entre un abonné et GS en utilisant une jonction JTC/ETB vers GS d'un autre LSM. Si. Le trafic entre les abonnés d'une même unité RSS est commuté d'une manière interne et ne passe pas par l'étage de groupe GS. Un EMG peut être constitué au maximum de 16 modules LSM interconnectés par le bus TSB. un abonné a un trafic de 0. etc.01 Erlang en départ et 0. . Ceci permet une économie au niveau des liaisons MIC avec le centre de rattachement. Le bus TSB est utilisé dans les connexions suivantes: .01 en arrivée et si la probabilité de perte est de 0. Le nombre de liaisons est calculé en fonction du trafic des abonnés. le bus TSB comporte deux plans A et B.005 on trouve 56 organes si on considère une accessibilité totale entre les abonnés et les voies. .Connexion directe entre deux abonnés du même RSS. LE BUS TSB (TIME SWITCH BUS) Le bus TSB réalise l'entraide entre les différents commutateurs EMTS d'un même EMG. De plus.

un EMG local ou directement sur GS en particulier pour les PBX (Figure 6). KRC JTC TSB 4. ETCC 00 RSM 29 RSS ETCC GS-D RSM PABX ETCC EMG Figure 6: RSM: (Remote Subscriber multiplexer) . STRUCTURE DES RSM (REMOTE SUBSCRIBER MULTIPLEXOR) Lorsque le nombre d'abonnés est assez réduit dans une zone éloignée du central. on peut utiliser un multiplexeur RSM qui peut être raccordé à son tours sur un RSS.16 LSM-00 LIC KRC EMTS LIC JTC GSS LSM 14 LIC EMTS LIC KRC JTC TSB LSM 15 LIC EMTS LIC Figure 5: Le bus temporel TSB.

le SLCT. la connexion des EMRP avec le CP est réalisée grâce à un équipement d'adaptation appelé RPBC (RP bus Converter).. en particulier dans le cas où les lignes appartiennent à un PBX (BL : Bothway line). Ces deux équipements sont reliés par une voie de données à 64 kb/s. Chaque carte d'abonnés LIB comporte un DP. COMMANDE DE L'ETAGE D'ABONNES La commande des modules LSM est réalisée par un processeur appelé EMRP ( Extension Module Regional Processor) (figure 7). En fait on utilise l'IT-16 des liaisons MIC reliant le RSS au centre de rattachement. Les 8 KRC sont commandés par un DP ainsi que l'EMTS. la commande des équipements. Les RSM peuvent être aussi raccordés directement à GS comme le montre la figure 6. Cas d'un étage d'abonnés éloigné (RSS) Dans le cas d'un RSS (Figure 8). b). Les informations transférées sont relatives à l'état des organes. des informations de maintenance. etc. le chargement de données et programmes dans les EMRP. Il y a deux ensembles STR/STC pour un EMG pour des raisons de fiabilité. On utilise un équipement STR (Signalling Terminal Remote) côté RSS et un autre côté central STC ( Signalling Terminal Central). Tous les DP d'un LSM sont connectés à l'EMRP par un bus de commande appelé DEVCB (Device Control Bus). Les procédures d'échange s'apparentent à celles utilisées dans le CCITT N°7.. l'EMTS. . ETB/JTC le SLCT sont commandés directement par des microcontrôleurs DP du fait de la complexité des opérations à réaliser et pour décharger l'EMRP. Chaque EMRP est donc connecté à deux bus EMRPB-A et EMRPB-B pour des raisons de fiabilité. Le RPBC est en fait un STR et un STC connectés directement ensemble. Chaque organe ou équipement du LSM tels que les LIC. on trouve deux cas suivant que l'EMG est local ou distant. les KRC. Cas d'un étage d'abonnés local Dans le cas où l'EMG est local (Figure 9). la connexion à distance obéit à d'autres impératifs. Pour les liaisons avec l'unité centrale ou CP. la carte ETB ou JTC.17 Le multiplexeur réalise le multiplexage/démultiplexage MIC avec les voies de parole provenant des 30 abonnés et l'IT-16 qui est utilisé comme liaison de transmission de données pour la commande du RSM. 5. la prolongation du bus RPB jusqu'au RSS est impossible. MDF LIC 000 DP LIC 127 DP SLCT DP DP DP Bus TSB EMTS DP ETB vers GS KRC Bus de test EMRP bus de commande EMRPB Figure 7: Commande des organes des LSM a). Les voies de données IT-16 sont appelées voies de commande (CLC: Control Signalling Link ) et sont utilisées pour le transfert d'information entre l'unité centrale CP et les EMRP.

18 LSM-00 KRC LIC E M T S Liaison MIC ETB ETCC GSS TSB EMRP LSM-01 KRC LIC E M T S ETB IT-16 TSB EMRP LSM-15 KRC LIC E M T S ETB ETCC ETCC IT-16 T16R T16C SLCT SLCT SLCT EMRP TSB ACCSD SULTD EMRP SEPRM EMRP EMRPB STR STC RPB-B RPB-A -B CP-A .

19 Figure 8: Structure d'un EMG éloigné (RSS) LSM-00 E M T S Liaison MIC JTC TSB LIC GSS SLCT EMRP LSM-01 KRC LIC E M T S JTC SLCT EMRP LSM-15 TSB KRC LIC E M T S JTC SLCT EMRP TSB ACCSD SULTD EMRP SEPRM EMRP EMRPB RPBC RP RPB-B RPB-A CP-A -B .

20 Figure 9: Structure d'un EMG local (LSS) 6. -Un équipement de connexion d'entrées/sorties IOIM (IO Interface Magazine) qui permet le raccordement d'alarmes externes et d'un terminal alphanumérique pour le dialogue HommeMachine. LES EQUIPEMENTS SPECIAUX Au niveau de l'étage d'abonnés se trouve un certain nombre d'équipements auxiliaires (Figure 10) tels que: -Les équipements spéciaux à connecter sur les lignes d'abonnés tels que les SE-PRM ( rivate P Meter) pour la télétaxe. -L'équipement d'essai et mesure des lignes et équipements d'abonnés SULTD ou robot d'appels. Cet équipement est installé uniquement dans les RSS. Cet équipement est commun aux abonnés de plusieurs EMG. La figure 10 montre la connexion de ces équipements avec le bus EMRPB ainsi que la connexion des SEPRM sur les lignes d'abonnés au niveau du répartiteur MDF (Main Distribution Frame). MDF E LIC M T S EMRP SEPRM EMRP KRC vers GS ETB TSB vers bus de test Alarmes externes SULTD EMRP EMRPB IOIM EMRP TW Terminal STR Figure 10: Les équipements spéciaux STR .

EN/LZT 101 555 A1 .M.Ericsson [3] GSS: Operation and maintenance L. DESCRIPTION GENERALE 3.Ericsson 1987.M. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT REFERENCES: [1] Getting to know AXE L. Description générale du système. INTRODUCTION 2.21 CHAPITRE 3 LE SOUS SYSTEME GSS (GROUP SWITCH SUBSYSTEM) PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT SOMMAIRE: 1.M.Ericsson EN/LZT 101 548 R2A [2] AXE10. L.

à chaque voie de sortie est affectée d'une manière fixe une adresse mémoire dans SSB.22 1. Il n'y a donc pas de concentration ni d'expansion du point de vue écoulement du trafic.048 Mbits/s. . Comme pour les voies d'entrée. le sous système GSS inter-agit avec plusieurs autres sous systèmes (figure 1). GSS connecte la voie d'entrée côté abonné demandeur (A) avec une voie de sortie vers une jonction de la route sortante côté abonné demandé (B). DESCRIPTION GENERALE Pour assurer une flexibilité maximale. les échantillons d'une voie sont toujours stockés à la même adresse.Le sous système GSS interfonctionne avec OMS pour la connexion des équipements d'essai et mesure. A chaque voie d'entrée est affectée une position fixe dans SSA. de l'autre une station de base du réseau de téléphonie mobile.Interfonctionnement avec le sous système SSS et TSS pour les communications sortantes et entrantes. la sélection de groupe a été conçue et structurée en modules appelés TSM ( ime Switch Module) et SPM ( pace switch Module) ce qui permet de dimensionner le réseau de T S connexion en fonction de l'importance du central.Interfonctionnement avec SSS et MTS: Le commutateur de groupe connecte d'un côté SSS l'intervalle de temps de l'abonné A. . Abonnés fixes SSS GSS TSS Circuits OMS CCS Abonnés mobiles MTS OPS Opératrices Figure 1: Rôle de GSS 2. les 512 voies sont connectées à la mémoire SSB ( peech Store B avec donc 512 S ) positions. En d'autres termes. . Côté sortie du TSM. INTRODUCTION Pour réaliser les différentes connexions numériques. Chaque TSM possède 512 voies d'entrée et 512 voies de sortie appelés MUP (Multiple points) et correspondant à 16 liaisons MIC à 2. . Les échantillons qui arrivent sur les voies d'entrée sont mémorisés dans la mémoire SSA ( Speech Store A) avec 512 positions.

23 SSA 0 1 2 Voies D’entrée SSB 0 1 2 Voies de Sortie 511 511 SPM Figure 2. On peut donc connecter jusqu'à 32 TSM sur un module SPM. aucune connexion ne peut être réalisée directement entre les voies d'entrée et de sortie. 00 TSM 000 15 SPM 1-0 SPM 1-1 SPM 1-2 SPM 1-3 00 31 SPM 0-0 SPM 0-1 SPM 0-2 SPM 0-3 SPM 2-0 2032 TSM 127 2047 00 31 SPM 3-0 SPM 2-1 SPM 2-2 SPM 2-3 SPM 3-1 SPM 3-2 SPM 3-3 127 Figure 3. . . Les échantillons de parole arrivant dans SSA sont transférés vers le module de commutation spatiale SPM.128 Modules TSM. Structure d'un Module Temporel (TSM) A l'intérieur d'un même TSM. Module de commutation Spatiale (SPM) Un module SPM possède 32 entrées et 32 sorties avec une accessibilité totale.16 modules SPM. soit 128x16x32=65536 voies de parole. Un réseau de connexion entièrement équipé aura donc: .

Chemin de parole Chaque communication entre deux abonnés nécessite donc une double connexion au niveau de GS.9 SPM soit 96 TSM. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT 3.. 2048 liaisons MIC et 64 k voies 0 1 2 Entrées & 31 Commande Verticale 00 Commande Sorties 0 .1 SPM soit 32 TSM. R A E GS R E B 0 12 31 GS A 12 0 3 31 B 3 .1. 31 Figure 4: Constitution d'un module SPM 31 Horizontale 3. 1536 liaisons MIC et 48 k voies .4 SPM soit 64 TSM..16 SPM soit 128 TSM. 512 liaisons MIC et 16 k voies .24 Les 4 pas d'extension sont: . 1024 liaisons MIC et 32 k voies .

ce qui donne une fréquence de F=1/T = 4. . Chaque IT des liaisons MIC est affecté à une position fixe dans la mémoire SSA. SSB: Speech Store B. CSC: Control Store C Figure 7: Transfert entre SSA et SSB via le SPM La connexion ou le transfert d'échantillons entre les mémoires SSA et les mémoires SSB se fait grâce au bus multiplexé et à des connexions dans le module SPM pendant des intervalles de temps internes bien déterminés. A chaque période de temps élémentaire (ou trame: 125 µs) il y a transfert des échantillons des mémoires SSA vers les mémoires SSB. TSM SSA A Liaison MIC 03 12 SSB 03 12 B Liaison MIC Figure 6: Mémoires de parole SSA et SSB Si l'abonné B est connecté à l'intervalle de temps IT-3 sur la liaison MIC située sur le SNTP-11.096 Mhz. il faudra donc transférer 512 échantillons en 125 µs soit un temps de cycle de T=125/512=244 ns. L'abonné B est lui connecté à GS à travers l'IT-3 sur le TSM-1.25 Figure 5: Connexion à GS Dans l'exemple de la figure 5. Pour un TSM. l'abonné A est connecté à GS à travers l'intervalle de temps IT-12 au niveau de l'ETC vers le TSM-0. TSM SSA A Liaison MIC 00 01 12 511 SSB 00 01 12 B Liaison MIC 511 CSC 00 01 SPM 511 SSA: Speech Store A. les échantillons correspondants seront à l'adresse 11*32+3= 355 dans la mémoire SSA et SSB. Et chaque IT sortant de GS est affectée à une position mémoire fixe dans SSB.

La fréquence du transfert interne est donc de 4 096 000 échantillons par seconde. Cet astuce permet d’utiliser la même mémoire CSAB pour commander SSA en lecture et SSB en écriture. 10 bits sont utilisés dont 8 pour l'échantillon de parole. A l'instant k il y a connexion dans le sens avant entre SSA de TSM-0 et SSB de TSM-1. 1 bit de parité et 1 bit de sélection de plan. 00 SSA 000 000 001 002 01 127 SSA 127 127 127 000 SSB 127 CSC 000 CSC 127 SSB 000 . Commande des commutateurs SPM Les commutateurs SPM sont constitués donc de matrice de commutation où les points de croisement entre les horizontales (connectées aux mémoires SSA) et les verticales (connectées aux mémoires SSB) sont commandés par une mémoire de commande CSC (Control Store C). le transfert inverse se fait à l'instant k+256 (modulo 512). C'est la partie commande qui décide de l'intervalle de temps à utiliser en fonction des disponibilités à chaque instant. c'est aussi la fréquence de transfert sur un fil en bits/seconde. soit 256 temps élémentaires plus tard.2.26 Ce transfert est réalisé sur un bus en parallèle. TSM-0 TSM-1 SSA 0 IT-12 SNTP-0 Voie d'entrée 355 511 CSC k Mémoire de commande du module SPM k+256 511 Figure 8: Mémoire de commande CSC 511 12 SPM-0-0 Voie de Sortie SSB 0 3. Si le transfert de l'échantillon de l'abonné A vers B se fait à un instant k. Cette règle est connue sous le terme d'antiphase.

Géographiquement la mémoire CSC est située dans le module TSM correspondant (ayant le même numéro). Commande des commutateurs TSM La commande des mémoires SSA et SSB est réalisée par une seule mémoire de commande dite CSAB (Control store A and B). les dix fils ou bits du bus sont prolongés et la connexion entre la mémoire SSA et SSB est réalisée. En d'autres termes. C'est le processeur central qui détermine à quel moment il faut établir les connexions. On a besoin de 7 bits pour pouvoir adresser les 128 horizontales (au maximum). Bien sûr. à l'adresse 279 on inscrit 355 3). le contenu de CSC indique le numéro de l'horizontale avec laquelle il faut réaliser la connexion. c'est le processeur central qui détermine ce qu'il faut inscrire dans les mémoires de commandes CSAB et CSC. à chaque instant ou intervalle de temps interne. 1). Dans CSAB-0. A l'intervalle de temps 23 correspond l'intervalle en sens inverse 23+256=279 et inversement. à l'adresse 23 on inscrit 0 .3. à l'adresse 23 on inscrit 12 2). 3. Dans CSC-1 . Tous les points de connexion situés sur une même verticale sont commandés par la même mémoire CSC.27 Figure 9: Commande d'un module SPM A chaque verticale est associée une mémoire de commande CSC qui indique à chaque intervalle de temps interne la connexion qu'il faut réaliser. TSM SSA 0 SPM CSAB 0 511 SSB 0 511 CSC 511 0 511 Figure 10: Constitution d'un module TSM Exemple de connexion: Soit à connecter le MUP-12 du TSM-0 avec le MUP-355 du TSM-1 en utilisant l'intervalle de temps interne IT23 (figure 11). Dans CSAB-1. Ceci a été possible puisqu'il y a une symétrie entre les deux sens de transmission ou transfert d'échantillons entre SSA et SSB pour une communication bidirectionnelle. Il y a 512 intervalles de temps internes et à chaque intervalle on peut réaliser une connexion différente. une horizontale est normalement connectée à une seule verticale. Lorsqu'un point de croisement est réalisé entre une horizontale et une verticale. En d'autres termes. La capacité de CSC est donc de 512 mots de 7 bits.

à l'adresse 279 on inscrit 1 Les transferts d'échantillon se font à l'instant 23 et l'instant 279 pour cette communication particulière. Dans CSC-0 . SSA 0 TSM-0 X 12 CSAB 0 SSB 511 0 12 23 511 Y 12 511 0 1 0 SPM 0-0 SSA 0 TSM-1 0 0 0 23 Y 355 CSAB 0 511 511 0 355 279 511 CSC TSM-0 CSC TSM-1 511 1 279 SSB X 355 511 .28 4).

4. La figure 12 montre un exemple de connexion. Le bit de sélection de plan est introduit au départ dans l'ETC et il est commuté au même titre que l'échantillon correspondant. l'échantillon pris en compte est donc celui qui arrive du plan A. . Il comporte deux plans notés A et B.Lecture de l'échantillon de la mémoire SSB à l'adresse indiquée par un compteur (lecture cyclique) et sortie sur liaison MIC externe. Chaque connexion au niveau de GS est établie simultanément dans les deux plans A et B.Connexion dans SPM entre la verticale du TSM et une horizontale dont le numéro est donné par la mémoire CSC à l'adresse k. La selection de plan Le réseau de connexion GS est entièrement doublé pour des raisons de fiabilité. . En sortie de SSB. 3. TSM-A-0 SPM-A-0-0 SSA SSB ETC TSM-B-0 Sélection de plan SSA SPM-B-0-0 SSB Figure 12: Sélection de plan Au niveau de l'ETC les échantillons sont dupliqués et envoyés simultanément vers le plan A et B. . Ils sont commutés d'une manière identique. c'est le plan A qui est utilisé.Lecture de l'échantillon de parole dans SSA à l'adresse donnée par CSAB à l'adresse k: SSA[CSAB[k]] . Il est utilisé dans l'ETC d'arrivée où il commute soit sur le plan A ou le plan B en fonction de sa valeur (0 ou 1).29 Figure 11: Réseau de connexion T S T Le fonctionnement d'un TSM peut être résumé de la manière suivante: A chaque intervalle de temps interne k on réalise les opérations suivantes: . ils arrivent dans l'ETC où un choix doit être effectué par le bit de sélection de plan. Dans l'état normal.Mémorisation de l'échantillon qui arrive de la liaison MIC dans la mémoire SSA à l'adresse indiquée par un compteur et l'ETC. Dès qu'une anomalie est constatée sur une connexion (avec par exemple le bit de parité) un changement immédiat de plan s'opère et c'est les échantillons qui arrivent du plan B qui sont pris en compte.Ecriture de l'échantillon qui arrive de SPM dans la mémoire SSB à l'adresse donnée par CSAB à l'adresse (k+256) modulo 512: SSB[CSAB[k+256]] . Ce changement ne cause pratiquement aucune perte d'information.

. L'équipement qui réalise cette fonction s'appelle MJC (Multijonctor Circuit) ou CCD (Dans les nouvelles versions). des équipements externes doivent être ajoutés pour réaliser des connexions multiples ou conférences. GS A MJC B1 B2 Figure 13: Circuit de conférence Chaque liaison MIC vers MJC (30 voies) permet d'établir 10 conférences à 3 simultannément.30 Les mémoires SSA et SSB mémorisent donc les 8 bits des échantillons de parole mais aussi le bit de sélection de plan et un bit de parité qui permettra de détecter des anomalies de transmission entre les différents modules et cartes électroniques. Pour réaliser une conférence à 3 on relie les 3 abonnés à travers GS vers un circuit MJC qui va réaliser le mixage et la redistribution des 3 signaux de parole des 3 abonnés.5 Circuit de conférence Comme le réseau de connexion a été conçu pour établir une communication entre deux entrées du réseau seulement. 3.

SYNCHRONISATION INTERNE 2. . Plan de synchronisation 4.V.Ericsson [3] Network Synchronization Philips' Telecommunicatie Industrie B.M. Nécessité de la synchronisation 2. Performances d'une Horloge 3. Les méthodes de synchronisation 5.Ericsson 1987 EN/LZT 101 548 R2A [2] AXE 10.31 CHAPITRE 4 LA SYNCHRONISATION DANS LES CENTRAUX AXE SOMMAIRE : 1. SYNCHRONISATION DU RESEAU 1.M. Synchronisation au niveau de l'AXE REFERENCES: [1] Getting to know AXE L. Description générale du système L.

SYNCHRONISATION DU RESEAU Dans les réseaux numériques les bits ou échantillons de parole sont envoyés d'un central à un autre. Pour des raisons de fiabilité. Une des fréquences utilisées et qui est fondamentale. Le réseau de connexion a en effet un cycle de fonctionnement de 1/Fe = 1/8000 = 125 µs. il est nécessaire de disposer d'horloges qui fournissent les différentes fréquences ou rythmes utiles. SPM et autres équipements de transmission MIC.576 MHz et qui est commandé par tension (VCXO) -Un micro-contrôleur qui supervise le fonctionnement du CLM et qui commande l'oscillateur par l'intermédiaire du convertisseur CNA. Un module d'horloge est constitué des parties suivantes: -Un oscillateur à quartz délivrant une fréquence de 24. il y a 3 CLM au niveau d'un centre AXE. est la fréquence d'échantillonnage F=8000 Hz. SYNCHRONISATION INTERNE Pour assurer le fonctionnement correct des commutateurs TS. En effet l'absence d'horloge rend tout le central complètement inopérant. -Le convertisseur numérique analogique (CNA) transforme la valeur de commande numérique fournie par le calculateur en une tension de commande analogique. 2. le DP agit sur l'oscillateur de façon à rattraper la différence. Dès que la fréquence ou la phase de l'oscillateur dévie. Nécessité de la synchronisation . Les horloges de synchronisation fournies par ces 3 CLM sont envoyées à chaque TSM. TSM et SPM ainsi que certains autres équipements MIC. La fréquence du centre émetteur détermine la vitesse en bits/seconde. A l'arrivée les bits ou échantillons sont resynchonisés sur l'horloge du centre d'arrivée avant d'être commutés. Référence autres CLM Mesure de déphasage VCXO CNA DP Oscillateur commandé Convertisseur Numérique/Analogique Micro-contrôleur Commande par programme RP Commande par programme CP Figure 1: Principe d'un module d'horloge: CLM Le micro-contrôleur (DP: Device processor) supervise continuellement le fonctionnement de l'oscillateur.1. 2. -Une logique de mesure de différence de phase entre celle du CLM et celle de la fréquence de référence externe sur laquelle il faut synchroniser le CLM. Dans les centraux AXE la synchronisation est assurée par des modules d'horloge appelés CLM (Clock Module). Il peut y avoir une légère différence entre la fréquence et la phase des horloges des deux centraux.32 1.

par exemple).2. si l'arrivée des échantillons se fait au rythme du centre émetteur. il peut arriver qu'un échantillon soit écrit dans le buffer alors que l'échantillon précédent n'a pas encore été lu. Les échantillons qui arrivent sont mémorisés dans le tampon au rythme de leur arrivée (Horloge du centre de départ). Le nombre de glissements par unités de temps (ou taux de glissement) doit être en dessous d'une valeur limite fixée (moins de 5 glissements par 24h. plan qui doit être ajouté au différents plans existants tels que plan d'acheminement. En effet.. il y a donc duplication d'un échantillon. Ils sont lus et transférés vers le central numérique pour traitement et acheminement au rythme de l'horloge du central d'arrivée. Glissement au niveau trame En pratique le buffer de synchronisation est organisé de façon qu'en cas de glissement tous les bits d'une trame MIC sont soit perdus soit répétés deux fois.La diminution du nombre de glissements par unité de temps est avantageux pour les communications de données. Ces erreurs ne sont pas très gênantes pour une conversation téléphonique si leur nombre n'est pas assez grand. Performances d'une Horloge . Pour réduire ou éviter ces erreurs les horloges des différents centraux doivent être synchronisées.Si la fréquence d'arrivée des échantillons est plus faible. On parle alors de plan de synchronisation d'un réseau. Si les deux rythmes réception et émission sont différents.Le maintient de l'intégrité des intervalles de temps ou IT à l'intérieur de la trame. Cette intégrité permet d'éviter de placer en sortie sur une même trame. Le résultat est qu'un échantillon a été lu deux fois. 2. Ceci risque une désynchronisation de la trame.. à un moment donné. MIC Ecriture Buffer Lecture Central Numérique Arrivée des échantillons Horloge Locale Figure 2: Buffer de synchronisation Cette synchronisation se passe au niveau de l'équipement de ligne (ETC) grâce à un buffer ou mémoire tampon. Les avantages d'un glissement de trame par rapport au glissement d'échantillon sont: . Mais il peut être très gênant dans une transmission de données. . de transmission. Le résultat c'est que l'échantillon a été perdu. On lira alors l'ancien échantillon. Le buffer qui est utilisé ici est appelé "buffer élastique".33 Pour assurer un fonctionnement correct il faut que les deux rythmes soient les mêmes: on parle alors de synchronisation des centraux entre eux.Si la fréquence d'arrivée est plus grande que la fréquence de départ. deux morceaux de deux trames différentes. des erreurs vont se produire: . . ils doivent être mémorisés et commutés avec le rythme du centre local. de taxation. Ce phénomène est appelé glissement ( Slip). etc. il arrivera à un moment donné qu'une lecture doit être faite alors que l'échantillon n'est pas encore arrivé.

Sa précision .3. Fréquence d fc fr Stabilité à court terme temps t0 t1 Avec: fr : La fréquence de référence. à long terme c'est une modification systématique de la fréquence.811 du CCITT indique une précision de 1 sur 10-11 ce qui correspond à un glissement d'une trame tous les 70 jours. Il est important de distinguer entre la stabilité à court terme et à long terme. La recommandation G.Sa stabilité .Son prix . Les horloges précises et stables sont très chères et doivent être souvent dupliquées ou tripliquées pour des raisons de fiabilité. 1/(t1-t0) Figure 3: Définition de la précision et de la stabilité d'une horloge avec variation linéaire négative de la fréquence Coût unitaire 1000 Cesium 100 Rubidium 10 1 Montre poignet 10-13 10-12 10-11 10-10 10-9 10-8 10-7 Stabilité à long terme : ∆f/fr par jour Figure 4: Variation du coût en fonction de la stabilité pour une horloge 2. d : La déviation en fréquence au temps t1 La précision au temps t1 est A = d/fr La stabilité à long terme est : S = d/fr .34 Une horloge peut être caractérisée par: . fc : la fréquence de sortie de l'horloge. La figure 3 représente la précision et la stabilité d'une horloge. A court terme c'est une variation aléatoire. Plan de synchronisation .Sa fiabilité La précision A (Accuracy) mesure l'aptitude avec laquelle la fréquence de l'horloge se rapproche d'un standard primaire considéré comme le plus précis. La stabilité S (Stability) est l'aptitude avec laquelle une horloge peut produire une même fréquence pendant une période de temps lorsque l'horloge fonctionne d'une manière continue.

Maître-exclave ou despotique. Priorité 1 Priorité 3- Priorité 2 . Si l'horloge maîtresse tombe en panne. Avec un seul maître Toutes les horloges sont synchronisées par une seule horloge de référence maîtresse. On peut utiliser des horloges moins stables et à moindre coût.4. Synchronisation maître-esclave a1).Mutuelle. et ainsi de suite. Maître-esclave avec priorité Dans cette méthode. malgré un surcroît d'équipements reste la plus avantageuse. 2. R1 R2 R2 Esclaves a3. on choisi une autre en fonction d'une priorité.Plésiochrone: un réseau plésiochrone est un réseau ou les horloges des différents centraux sont indépendantes entres elles. .35 Pour réduire le taux de glissement deux principes peuvent être utilisées: . lorsqu'une horloge maîtresse est défaillante. a. Cette méthode nécessite des horloges très stables donc coûteuses. Référence Esclaves a2). Si le niveau 1 tombe en panne les horloges du niveau 2 deviennent maîtresses. Les méthodes de synchronisation Pour synchroniser deux horloges entre elles deux principes peuvent être utilisés: . chaque horloge continue à fonctionner à son propre rythme. Maître-esclave hiérarchique Les centraux du réseau sont organisés en niveaux hiérarchiques avec des horloges maîtresses.Synchrone: dans un réseau synchrone les horloges des différents centres sont asservies ou synchronisées les unes par les autres. Leurs fréquences sont ainsi asservies ensembles pour avoir une seule fréquence sur tout le réseau. Le choix entre ces deux politiques est une question économique. La deuxième solution. .

Une distinction peut être faite entre: -La synchronisation mutuelle démocratique où les horloges sont synchronisées sur la moyenne non pondérée des différentes fréquences. Synchronisation mutuelle: Les horloges de 2 ou plusieurs centraux sont synchronisées sur leur fréquence moyenne. SPM et autres équipements utilisant les horloges. La fréquence du réseau sera alors une moyenne pondérée des fréquences de toutes les horloges.36 b. Synchronisation Oligarchique: Cette méthode est une combinaison de la synchronisation maitre-esclave et mutuelle. La figure ci-dessous donne un exemple de réseau utilisant une combinaison des deux méthodes maîtreesclave et mutuelle. Synchronisation au niveau de l'AXE Dans les centraux AXE. Distribution vers les TSM. R1 R2 c. CCF CLM-0 CLM-1 CLM-2 Priorité 1 (ETC) Priorité 2 (ETC) Priorité 3 RCM RCF Figure 6: Synchronisation des 3 CLM sur les références .La synchronisation mutuelle hiérarchique où certaines horloges ont plus de poids.5. La fréquence du réseau est déterminée par quelques horloges qui sont mutuellement synchronisées. la synchronisation est assurée par des Horloges de référence RCM installées localement ou par des rythmes externes récupérés à partir des liaisons MIC ou circuits ETC suivant une priorité qui doit être définie au préalable. . Les autres horloges sont contrôlées par celles-ci par la méthode maître-esclave. Niveau 1 R Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Mutuelle maître-esclave Figure 5: Exemple de plan de synchronisation 2.

Les oscillateurs sont ainsi verrouillés en phase à l'horloge de référence locale. En mode synchronisation mutuelle: Le programme commande les oscillateurs des 3 CLM sur la base des mesures de phase des oscillateurs eux-mêmes et de tous les systèmes MIC entrant au central. L'horloge RCM de référence locale n'est plus nécessaire mais elle peut être avantageuse pour des raisons de fiabilité. c).37 La synchronisation est réalisée par programme. Plusieurs modes peuvent être réalisés (3): a). En mode maître-Esclave: Le programme commande les oscillateurs des 3 CLM sur la base des mesures de phase des oscillateurs eux-mêmes et du système MIC arrivant au central en provenance du central maître. b). . En mode plésiochrone: Le programme commande les oscillateurs des 3 CLM sur la base des mesures de phase des oscillateurs eux-mêmes et d'horloges de référence locales (RCM) de précision et de stabilité convenable. Il est également possible d'obtenir des formes plus évoluées de synchronisation.

M. EN/LZT 101 548 R2A [2] AXE 10.M.M. LA SIGNALISATION PAR VOIE COMMUNE REFERENCES: [1] Getting to know AXE L.Ericsson 1987. LES ANNONCES PARLEES 6. Common Channel Signalling CCITT N°7 Operation and maintenance L. Description générale du système L.38 CHAPITRE 5 LE SOUS SYSTEME TSS (TRUNK AND SIGNALLING SUBSYSTEM) ET CCS (COMMON CHANNEL SIGNALLING) SOMMAIRE: 1. SIGNALISATION VOIE PAR VOIE 4. RACCORDEMENT DES CIRCUITS 3. INTRODUCTION 2. EN/LZT 101 780 R1 .Ericsson 1987.Ericsson [3] AXE 10. QUALITE DE TRANSMISSION 5.

39 1. INTRODUCTION TSS SSS GSS BT1 DDF Liaisons BT3 analogiques BT1 CCS ST7 APT APZ RPBC RP RP RP CSR A/N GAS MDF Liaison numérique CP-A -B SSS : Subscriber switching subsystem: sous système de commutation d'abonnés GSS : Group switching subsystem: Sous système de commutation de groupe BT1 : Both way trunk : circuit bidirectionnel CSR : Code sender/receiver : Envoyeur/récepteur ST7 : Signaling Terminal for CCITT n°7 : Terminal de signalisation A/D : Analog/Digital conversion: conversion analogique/numérique CP : Central Processor : Processeur central RP : Regional Processor : Processeur régional Figure 1: Diagramme général d'un centre AXE .

des signaux circuits analogiques interface de commande vers la commande (RP -> CP) MUX GAS circuits Conversion adapt. 2.40 Le sous système TSS (Trunk and signalling subsystem) ou sous système de jonctions et signalisation réalise un certain nombre de fonctions dont les principales sont: -le raccordement des circuits analogiques et numériques. Au niveau des équipements terminaux (ETCA) les signaux sont extraits ou introduits sous les ordres de l'unité de commande. et multi. l'IT-16 de 16 trames successives sont utilisés et forment une multitrame. C'est ainsi qu'on trouve plusieurs types d'équipements pour le raccordement des circuits. -Passage Binaire -> HDB3 dans le sens émission. -Interfaçage avec la partie commande pour la supervision de la liaison et l'extraction/ injection de la signalisation de ligne. détection. 2.des plexage signaux analogiques MIC ETC interface IT16 vers la commande (RP -> CP) MIC ETC Circuits numériques interface vers unité de commande Figure 2: Raccordement des circuits analogiques et numériques Dans le cas de la signalisation voie par voie. les signaux de ligne sont véhiculés par l'intervalle de temps IT-16 sur la liaison numérique. . Lorsque la signalisation est effectuée par canal sémaphore c'est le sous système CCS qui s'en occupe. -la signalisation voie par voie entre centraux. Raccordement des circuits numériques Les équipements qui réalisent le raccordement des circuits numériques sont les ETC (Exchange Terminal Circuit) qui réalisent les fonctions de: -Réception du signal numérique HDB3 (récupération d'horloge. RACCORDEMENT DES CIRCUITS Les centraux AXE peuvent être raccordés à d'autres centraux analogiques (comme les centraux PC ou ARF et ARM) ou les centraux numériques (AXE. Pour faire la signalisation des 30 voies de parole. et passage HDB3 -> binaire. E10 ou EWSD). -Interfaçage avec la sélection de groupe.2. MIC GS multi plexage CAN et CNA adapt. resynchronisation sur l'horloge locale). -La connexion à des messages parlés en cas d'anomalies.

41 Lorsque la signalisation se fait par voie commune (ETCC), l'IT-16 est utilisé comme voie de transmission de données et est connecté à un Terminal de Signalisation (ST7) CCITT N°7 à travers la sélection de groupe (cette connexion est dite semi-permanente : SEBU). 2.2. Raccordement des circuits analogiques Les problèmes posés par le raccordement des circuits analogiques sont de deux types. On trouve: a. Côté traitement du signal de parole: -la conversion analogique/ numérique et numérique/ analogique avec tous les problèmes liés à cette fonction comme le passage 2 fils/4 fils pour les circuits 2 fils, le filtrage, atténuation, etc... -Le multiplexage/démultiplexage temporel de la trame MIC. b. Côté signalisation: On trouve des équipements qui permettent l'extraction/ injection des signaux de ligne et leur transposition sur l'IT-16 ou leur transmission vers l'unité de commande. liaisons numériques ETC centraux ETC MUX GAS analogiques

PCD

IT (joncteur d'arrivée) OT (joncteur départ)

GSS

CSR

Envoyeurs/Récepteurs Numériques (CSR1 ->MFA; CSR2->MFC) Messages Parlés

DAM

ETC : CS/CR: PCD : DAM : IT/OT: MUX :

(Exchange Terminal Circuit) (Code Sender/Receiver) (Pulse code modulation Device) (Digital Announcing Machine) (Incoming/outgoing Trunk) Multiplexeur/démultiplexeur MIC Figure 3: Le sous système TSS

Dans tous les cas les signaux de ligne sont extraits ou séparés du signal de parole et envoyés vers l'unité de commande. Le signal de parole, lui, est envoyé, sous forme d'échantillons, vers GS où il sera commuté.

3. SIGNALISATION ENTRE CENTRAUX
Pour établir une communication entre deux abonnés reliés à deux centraux de commutation différents, un échange d'informations ou signaux est nécessaire. Ils ont comme rôles: -La supervision de l'état du circuit, engagement ou prise, réponse, blocage et libération; -L'information sur le numéro du demandé et les catégories des deux abonnés ou le résultat des sélections. 3.1. Signalisation de ligne Le premier groupe de signaux sont échangés entre joncteurs ou unités de raccordement de circuits (sans intervention de l'enregistreur). Ces signaux sont appelés signaux de ligne.

42 On trouve différents types de signaux de ligne: - à impulsions (sur fils TRON/RON : Transmission/Réception) - boucle de courant (polarités/résistance forte/faible) - à changement d'état (sur fils e/m : Ear/Mouth) ou TRON/RON - numérique (sur IT-16 des liaisons MIC) 3.2. Signalisation d'enregistreur Le deuxième groupe permet l'échange d'informations entre unités de commande ou enregistreurs. Ces signaux sont appelés signaux d'enregistreur. Les systèmes de signalisation d'enregistreur utilisés dans le réseau national sont basés sur l'échanges de codes sous forme de 2 fréquences parmi 5 dans la bande téléphonique.

ETCA

ETCA circuits

CS

GSS

GSS

CR

RP

RP

CP Figure 4: Signalisation d'enregistreur

CP

Des équipements spécialisés de génération et de détection des fréquences sont utilisés pour l'échange des signaux. En phase de signalisation pour une communication, un envoyeur (CS) est choisi et connecté à travers GS sur la voie de conversation dans le centre de départ. Dans le centre d'arrivée, dès la réception du signal de prise un récepteur (CR) est choisi et connecté à travers GS au circuit appelant et l'échange de signaux a lieu sous le contrôle des unités de commande.

4. LES PROBLÈMES DE TRANSMISSION
Les problèmes posés au niveau des réseaux numériques sont essentiellement : - Le taux d'erreurs, - le temps de transmission ou retard du signal, - La gigue, - Les glissements, - La distorsion de quantification. Un paramètre important est constitué par le temps de traversée du central. La recommandation Q507 du CCITT exige que la valeur moyenne du temps absolu de traversée ne dépasse pas 900 microsecondes. La principale contribution à ce temps de transmission provient du réseau de connexion. Le temps de transmission à travers le réseau de connexion de l'AXE 10 ne dépassera pas 375 microsecondes (3 trames ou 3 étages T). Il faut maintenir ce retard le plus faible possible étant donné qu'il s'ajoute au temps de propagation aller et retour du trajet d'écho de la personne qui parle. Une valeur de retard trop élevée exigerait un affaiblissement additionnel ou l'insertion d'un supresseur d'écho. Pour les circuits analogiques, les réglages de niveau sont réalisés à partir des équipements de conversion analogique/ numérique ou PCD et MUX.

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5. LES ANNONCES PARLÉES
Dans certaines situations particulières telles que encombrements, erreur de numéro ou numéro non utilisé, etc...il est interessant de connecter l'abonné à une des annonces parlées pour le renseigner sur les causes du non aboutissement de son appel, ce qui permet de réduire la répétition d'appel. Pour réaliser cette opération des machines numériques connectées sur la sélection de groupe pour l'accessibilité à tous les abonnés du central, génèrent des messages parlés à partir d'échantillons de parole stockés en mémoire PROM. Il suffit de relier l'abonné en question vers cette machine à travers GS pour qu'il puisse écouter le message. Plusieurs messages différents peuvent être émis ainsi que diverses tonalités. SSS GSS Digital Announcing Machine

DAM

Figure 8: Connexion aux annonces parlées

6. LA SIGNALISATION PAR VOIE COMMUNE
6.1. Introduction La signalisation par canal sémaphore utilise un échange d'informations de commande sur une liaison de transmission de données commune à plusieurs circuits. Ce système est conçu pour un environnement numérique (liaisons à 64 Kbits/s).

A

RCX

voies de parole

RCX

B

UC

ST voie de signalisation

ST

UC

RCX: Réseau de connexion, UC: Unité de Commande, ST : Terminal de Signalisation. Figure 5. Voie de parole et voie de signalisation

La signalisation par canal sémaphore est née des évolutions de la commutation (commande à programme enregistré), de la transmission de données (norme HDLC, modèle en couches OSI) et des nouveaux services offerts aux abonnés et du RNIS (Réseau Numérique à Intégration des Services). Le système de signalisation par canal sémaphore CCITT N°7 est constitué de parties distinctes qui agissent indépendamment les unes des autres, à savoir: - des sous systèmes utilisateurs (SSU), - un sous système transport de messages (SSTM) commun. Le réseau sémaphore a été conçu pour qu'il soit unique, universel et indépendant et qui puisse être utilisé : -Pour transporter de la signalisation de plusieurs services utilisateurs (non seulement de la signalisation pour l'établissement et la rupture des communications mais aussi des dialogues de bout en bout, des dialogues avec des banques de données...) -Pour transporter d'autres informations autre que la signalisation pure comme par exemple: informations d'exploitation, de maintenance, etc...

Ils sont raccordés sur l'étage de commutation de groupe à travers un équipement de multiplexage numérique appelé PCD-D. le système de signalisation CCITT N°7 utilise des voies spécialisées pour l'échange de messages entre unités de commande des centraux numériques.2.DUP : Données (Data User Part) . les fonctions nécessaires sont réalisées par un équipement appelé Terminal Sémaphore (ST7). ETCC circuits ETCC ST7 GSS GSS ST7 RP ST7: Signalling Terminal RP CP Figure 7: Le CCITT N°7 au niveau de l'AXE CP Du point de vue hardware. Ce sont en général les IT-16 des liaisons MIC qui sont utilisés comme voies sémaphores à 64 kbits/s. Dans ce réseau on distingue deux types de noeuds : . Plusieurs ST7 peuvent être utilisés pour des raisons de trafic et de fiabilité. .TUP : Téléphonie (Telephone User Part) .les points sémaphores (PS): ou UP (User Part). .44 Commutateur A circuits _ _ _ _ voies de conversation Commutateur B SSU SSU Sous système de transport de messages (SSTM) Figure 6: Sous systèmes Utilisateur et Transport de Messages Actuellement plusieurs sous systèmes utilisateurs (SSU) sont définis dont: .les Points de Transfert Sémaphores(PTS): ou MTP (Message Transfert Part). Le réseau sémaphore constitue un vrai réseau de transmission de données. (Pulse Code modulation Device-Digital) Des connexions dites semi-permanentes au niveau de GS permettent de connecter le ST7 vers n'importe quelle voie ou circuit (en général IT-16) des liaisons MIC. Le CCITT N°7 dans l'AXE Au niveau de l'AXE. 6.ISUP: Exploitation et Maintenance () Au niveau d'un centre AXE l'utilisateur TUP est représenté par le sous système TSS.

Ericsson . LE SOUS SYSTEME CHS 3.M.45 CHAPITRE 6 LES SOUS SYSTEMES : TCS: TRAFIC CONTROL SUBSYSTEM CHS: CHARGING SUBSYSTEM SUS: SUBSCRIBER SERVICES SUBSYSTEM SOMMAIRE: 1.Ericsson 1987 EN/LZT 101 548 R2A [2] AXE10. LE SOUS SYSTEME SUS 4. ETABLISSEMENT D'APPEL REFERENCES: [1] Getting to know AXE L.M. LE SOUS SYSTEME TCS 2. Description générale du système L.

en particulier les circuits associés. Il reçoit les chiffres de l'abonné. routes et acheminement.46 1.4. 1. les donne pour analyse au bloc DA qui détermine l'acheminement et la taxation. Le bloc RE : (Register) La fonction "enregistreur" constitue le coeur ou coordonnateur au niveau de TCS. Il comporte également les caractéristiques des différentes routes. 1. L'enregistreur est pris pour toute communication venant des abonnés ou des circuits ou services d'abonnés.. de l'origine de l'appel et des différentes alternatives autorisées. analyse des chiffres et catégories d'abonnés. Le sous système TCS est constitué entièrement en logiciel et est en relation avec tous les autres blocs de l'APT pour le traitement des différents types de communications. Le bloc RA : (Route Analysis) Le bloc RA (Analyse de Route) s'occupe de déterminer la route sortante à prendre en fonction de l'acheminement. 1. . Le bloc DA : (Digit analysis) Ce bloc analyse un par un les chiffres reçus par l'enregistreur pour déterminer l'acheminement ou routage. Il détermine si la communication est autorisée ou non en fonction de la classe de restriction de l'abonné.3. Dès que la connexion entre les abonnés A et B est établie la supervision est confiée au bloc CL. LE SOUS SYSTEME TCS Le sous système TCS constitue la partie centrale du point de vue du traitement des appels et réalise les fonctions telles que: enregistrement des chiffres. supervision des appels. le nombre de chiffres à recevoir..1.2. Le bloc CL reçoit les signaux de raccrochage et libère les éléments pris par les communications. L'enregistreur est pris seulement à l'établissement de la communication. Le bloc SC : (Subscriber classes) Le bloc SC comporte les informations relatives aux classes ou catégories des abonnés. etc. 1.3. Abonnés Circuits A SSS GSS TSS MTS OPS Opératrices SUS TCS CCS OMS CHS NMS Figure 1: Le sous système TCS Le sous système TCS est constitué des principaux blocs fonctionnels suivants: 1. le cas de taxation à appliquer. Le bloc CL: (Call supervision) Le bloc CL prend en charge la supervision des communications dès que l'enregistreur a terminé son travail. L'enregistreur consulte ce bloc pour avoir les classes de l'abonné demandeur ou demandé.

. La taxation par impulsions périodiques permet de faire varier le taux ou tarif de taxation en fonction de la période des impulsions. On trouve les fonctions principales suivantes: .par impulsions périodiques (Pulse metering: PM) . durée. Le compteur de taxation d'un abonné est en général placé dans le centre où l'abonné est raccordé. La taxation par ticket Dans la taxation par ticket.La taxation par ticket et l'enregistrement (TT.etc.. Dans le cas des centraux analogiques (Penta. l'heure. ARF) le compteur de taxation est un compteur électromécanique qui avance d'un pas à chaque impulsion appliquée. Son incrémentation est réalisée par une instruction arithmétique qui fait partie d'un programme. Dans le cas des centraux numériques le compteur de taxation est en fait une case mémoire au niveau du calculateur CP.1. .) .La sortie des compteurs sur fichier (MR) . le N° du demandé ou son préfixe. Compteur +1 t période ou tarif Figure 2: Impulsions périodiques Dans la taxation par impulsions périodiques... des services offerts etc. La taxation par impulsions périodiques Cette méthode est basée sur le fait que chaque abonné possède un compteur qui est incrémenté par des impulsions. CDR) .2.. nombre d'impulsions par communication. Les fichiers peuvent par la suite être transférés sur bande magnétique ou vers un service centralisé de comptabilité. Analyse de taxation impulsions périodiques . destination ou préfixe demandé... Les impulsions de taxation peuvent être générées soit par le centre local soit par le centre supérieur ou de transit. Chaque impulsion dite taxe de base est ensuite traduite en monnaie en fixant sa valeur (1. b).Les statistiques de taxation (CHAS) ..La sauvegarde périodique des compteurs () . LE SOUS SYSTEME DE TAXATION (CHS) Les fonctions relatives à la taxation sont toutes réalisées exclusivement par programme.30 DA actuellement).47 2.Génération des impulsions de taxation (MP) . le nombre de taxes de base.L'analyse de taxation (CA) . On trouve les fonctions de taxation des communications ordinaires. la date.Le contrôle de taxation (CHAC) . Ces informations sont collectées par le bloc CDR (Charging Data Recording) et sont enregistrées sur disque ou bande à la fin de la communication.Gestion des compteurs de taxation (PD) . à chaque communication un ticket est établi qui peut comprendre entre autres informations: le N° du demandeur.La gestion de comptes internationaux (ACA.par ticket ou détaillée (toll ticketing: TT) a). 2. la durée. Cette période est fonction de la distance entre les deux abonnés en communication. etc. 2.. la facture présentée à l'abonné ne contient aucune information relative aux appels telle que date.. Méthodes de taxation Il existe deux méthodes de taxation : . etc. Dans ce dernier cas ces impulsions sont retransmises vers le centre local par des signaux de ligne.

le prix d'une communication dépend de la distance entre les deux abonnés et de la durée de la communication.48 L'analyse de taxation permet de déterminer qui sera taxé (A ou B ou personne). la date. les informations de taxation sont sauvegardées tout d'abord dans un fichier au niveau local puis la collecte et le transfert de tous les fichiers des différents centres peut être faite par un service centralisé à partir de l'AOM. Dans le système AXE un tarif est défini par : -le nombre d'impulsions à ajouter au compteur à la réponse du demandé et -le rythme ou périodicité des impulsions durant la communication. Sauvegarde des compteurs et facturation Pour éviter la perte des informations de taxation en cas de réinitialisation des calculateurs. . La détermination du tarif est effectué en tenant compte: .l'établissement des comptes nationaux. L'analyse de taxation consiste à déterminer le tarif à appliquer en fonction des paramètres définis ci-dessus. Elle est réalisée par le centre de transit primaire ou international pour les communications nationales ou internationales. Les informations enregistrées sont: Le numéro de l'abonné A. . un ticket sera établit pour chaque communication à condition d'avoir le numéro de l'abonné A. Dans ce dernier cas les impulsions sont soit retransmises jusqu'au centre de l'abonné A soit. comment taxer (méthode. cette fonction permet l'enregistrement des informations nécessaires à des fins de rénumération entre les administrations.5.de la zone de taxation du demandeur. férié Dans le système de taxation généralement utilisé.du type de jour: normal. les compteurs de taxation sont sauvegardés périodiquement et automatiquement sur support magnétique (disque ou bande). le préfixe de l'abonné B. dans lequel la rénumération est basée soit sur des unités de trafic comme dans les décomptes internationaux.3. . Plusieurs tarifs sont définis en fonction de la distance et du taux réduit ou non en fonction de l'heure de la journée et des jours de semaine ou jours fériés. Pour établir les factures d'abonnés. 2. On enregistre dans un fichier tous les éléments de taxation des communications sortantes des abonnés qui demandent à bénéficier de ce service. la fonction taxation peut être réalisée au niveau du centre de l'abonné A où est situé son compteur. quel est le centre taxeur. D'autre part les impulsions peuvent être envoyées vers l'abonné s'il possède un compteur à domicile.. . Abonné A Centre local Centre de transit B impulsions de taxation Figure 3: Retransmission de la taxation 2. tarif).. L'AXE permet dans ce cas: . Contrôle de taxation Le contrôle de taxation permet de donner un justificatif de la taxation en cas de réclamation de l'abonné.du numéro du demandé.de la catégorie du demandeur. soit sur le nombre cumulé d'impulsions de comptage.de l'origine de la route entrante. Gestion de comptes internationaux Lorsqu'un centre AXE est utilisé comme centre de transit international ou national. le nombre de taxes de base. .de l'heure de la journée . l'heure.4.l'établissement des comptes internationaux d'après la "méthode de rénumération en fonction d'unités de trafic" (communication de 20s). Dans un réseau téléphonique. veille de jour férié. 2. La période de sauvegarde est fixée par commande (toutes les 3 heures par exemple). .

. Chaque service est identifié par un numéro à 2 chiffres.Transfert d'appels sur occupation (Call transfert on busy : TRB) .Réveil automatique (Automatic Alarm Call : AAC) . LE SOUS SYSTEME SUS Le sous système SUS comporte les fonctions associées aux différentes facilités offertes aux abonnés telles que: ..) # -Annulation.) # -vérification...Identification d'appels malveillants (Malicious Call tracing : MCT) . répétition du dernier numéro.Appel direct (Hot line : HLI) . Les services: -Numérotation abrégée (ADI).) # Exemple: *55*0730# *#55*0700# #55# *51*1*464001# **1 *** Active le réveil automatique à 07 h 30 Vérifie la programmation Annule le réveil automatique Programme un numéro abrégé Pour appeler le numéro abrégé Pour rappeler le numéro enregistré De nos jours beaucoup de postes téléphoniques électroniques actuels proposent localement plusieurs services tels que numérotation abrégée. #) ou l'opérateur (par commande)... chaque bloc fonctionnel s'occupant d'un service particulier... Les différentes opérations suivantes sont initiées en respectant la syntaxe: -Programmation et activation * nn (* . appel sans numérotation.etc. interrogation *# nn (* .. Toutes ces fonctions sont réalisées entièrement en logiciel. -Appel sans numérotation (HLI). etc.Transfert d'appels sur non réponse (Call transfert on no reply : TRN) . Une programmation préalable est nécessaire qui peut être faite par l'abonné (touches *. La programmation à partir du poste d'abonné utilise les touches * et # en particulier. permettent de simplifier la numérotation et la formulation de l'appel.Transfert d'appels direct (Call transfert : CTR) . -Appel enregistré (RCL).Appel enregistré (Registered Call : RCL) .49 3. .Numérotation abrégée (Abreviated Dialing : ADI) . désactivation # nn (* .

50 Réception d’appel 2 1 Connexion d’un enregistreur 4 3 Réception et analyse de la numérotation 6 5 Analyse des catégories de L’abonné B et prise de B 10 9 Analyse de route et prise d’un circuit 12 11 8 7 Recherche d’un chemin dans GS 14 13 Envoi des chiffres 17 16 Fin de selection appel ordinaire 15 23 19 18 Interconnexion dans GS Fin de Selection Appel non ordinaire 21 24 25 26 22 20 Supervision de la communication Libération Figure 4. Principales phases dans l’établissement d’une communication .

Abonné EMTS LIC KRC CLM matériel logiciel SSS GSS TSS CS JTC TSM SPM TSM ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 4: L'abonné décroche son combiné L'abonné A décroche son combiné pour faire un appel. l'exécution d'un programme qui va démarrer une suite d'opérations pour prendre en compte l'appel. Au niveau du LIC cet état de boucle fermée est détecté par le DP qui transmet l'information à l'EMRP. Le bloc CJ demande au bloc JT (ou RT) de choisir et réserver une voie de parole en sortie de l'EMTS pour la liaison vers GSS. Le bloc CJ envoi un signal au bloc RE qui va commencer par réserver un enregistrement au nouvel appel. RE consulte le bloc SC pour connaître ses catégories ainsi que l'EMG origine et les catégories associées. Le bloc LI envoie un signal au bloc CJ qui va coordonner les activités au niveau de SSS. Le bloc RE récupère les informations relatives à l'origine de l'appel. . En particulier on identifie le numéro de l'abonné associé au LIC qui a décroché.51 4. ETABLISSEMENT D'UNE COMMUNICATION Les figures suivantes présentent d'une façon très simplifiée les différentes phases d'établissement d'une communication sortante. A son tour l'EMRP envoie un signal au CP (bloc LI). Ce message déclenche au niveau du bloc LI.

Pour signifier à l'abonné que le centre AXE est prêt à recevoir la numérotation il faut lui envoyer la tonalité continue d'invitation à numéroter. Les chiffres reçus sont retransmis au bloc RE qui les enregistre puis les donne pour analyse au bloc DA. . Cette tonalité est envoyée à partir du commutateur EMTS où se trouve un générateur de tonalités numérique en mémoire ROM. Un récepteur de code KRC sera choisi en faisant appel au bloc KR et sa connexion à l'abonné A sera réalisée avec l'aide du bloc TS. La réception de la numérotation est faite au niveau du KRC qui reçoit et décode les fréquences.52 Abonné EMTS LIC A matériel logiciel KRC CLM SSS GSS TSS CS JTC TSM SPM TSM ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 5: Connexion d'un KRC La connaissance des caractéristiques de l'origine de l'appel permet de déclencher en particulier la connexion d'un KRC pour les abonnés à clavier.

L'analyse peut dépendre des catégories des abonnés ou des circuits (ou d'une façon générale de l'origine de l'appel). -Indication d'appel local. -Etc. Les résultats de l'analyse peuvent être: -Le cas de taxation à appliquer -Le cas d'acheminement ou routage. -La modification du numéro et le renvoi pour analyse dans une autre table. . -L'indication d'un code de fin de sélection en cas d'anomalie. de test. -Le code destination utilisé pour la discrimination d'appel. -Le nombre de chiffres attendus de l'abonné A. ou de fin de numérotation.. ou de la priorité de l'appel.53 Abonné EMTS LIC A matériel logiciel KRC CLM SSS GSS TSS CS JTC TSM SPM TSM ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 6: Réception et analyse de la numérotation Les chiffres sont reçus au niveau du KRC et retransmis vers CJ puis l'enregistreur où ils sont tout d'abord mémorisés.. Chaque chiffre reçu est donné au bloc DA pour analyse.

etc.Le routage peut prendre en compte jusqu'à 25 programmes et chaque programme jusqu'à 8 alternatives. la possibilité de retransmission de la taxation. de commutateurs softwares. Parmi les résultats de l'analyse de route on trouve la route à prendre. etc. Le code d'acheminement qui est donné est retransmis au bloc RA pour analyse en fonction de l'origine de l'appel. . de la priorité. Le choix d'un circuit appartenant à la route indiquée peut être fait une fois que les caractéristiques de la route sont connues ainsi que le bloc fonctionnel qui gère ces circuits. D'autres informations peuvent être obtenues en particulier concernant la signalisation.. Le bloc RE envoie alors un signal au bloc BT1 par exemple pour réaliser ce choix.. Le cas de taxation obtenu après analyse dans DA sera transmis au bloc CA pour analyse plus détaillée où en fin de compte on obtient tous les renseignements sur la façon de faire la taxation.. Une route est définie comme un ensemble de circuits ou voies ou encore organes matériels ou logiciels ayant les mêmes caractéristiques..54 Abonné EMTS LIC A matériel logiciel KRC CLM SSS GSS TSS CS JTC TSM SPM TSM ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 7: Routes et acheminements Si l'analyse de chiffres donne comme résultat un cas d'acheminement cela veut dire que le chemin que doit emprunter la communication est connu.

. Au centre de départ. un envoyeur adéquat (utilisant le même système de signalisation que le centre distant) est choisi et connecté à travers GS au circuit choisi. D'autre part le KRC sera libéré dès la fin de la numérotation.55 Abonné EMTS LIC A matériel logiciel KRC CLM SSS GSS TSS CS JTC TSM SPM TSM ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 8: Phase de signalisation Le joncteur pris envoie au centre distant un signal de prise pour lui indiquer qu'un appel se présente. L'abonné sera connecté à une tonalité d'acheminement en attendant la fin des sélections. Le centre distant connecte un CR ou récepteur de code à travers GS vers le joncteur d'arrivée pour faire la signalisation d'enregistreur. Pendant la phase de signalisation se fait l'envoi des chiffres de l'abonnés B. On reçoit ensuite le résultat des sélections effectuées dans le centre distant.

56 Abonné EMTS LIC KRC CLM matériel logiciel SSS GSS TSS JTC TSM SPM TSM CS ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 9: Mise en communication et supervision A la fin des sélections. Le signal de réponse qui est envoyé par le centre d'arrivée permet de démarrer la taxation dans le centre de départ. une tonalité de retour d'appel est envoyée vers l'abonné A pendant que le courant de sonnerie est envoyée vers l'abonné B. Pour informer les abonnés de la situation. Les connexions sont établies au niveau de l'EMTS et GS pour la continuité du chemin de parole et le KRC et CS seront libérés. . Les deux abonnés sont alors mis en communication dès que l'abonné B répond. le bloc RE saisi le bloc PD pour mettre en place la taxation et le bloc CL pour préparer la supervision de la communication et la libération de l'enregistreur.

la libération est immédiate et un signal de libération sera envoyé vers le centre distant pour libérer les organes pris. Dans le cas où c'est le demandeur qui raccroche le premier.57 Abonné EMTS LIC KRC CLM matériel logiciel SSS GSS TSS JTC TSM SPM TSM CS ETC circuit LI TS KR JT GS BT CJ SSS GSS CS TSS MP CA RE PD CHS CL DA RA SC TCS SUS Figure 10: Libération de la communication La libération de la communication est initiée par le raccrochage des abonnés. La taxation est ainsi arrêtée. BT1 seront concernés. La libération consiste à rendre tous les organes pris par la communication dans l'état libre ou de repos. PD. Les blocs GS. CL. Une tonalité d'occupation sera envoyée à l'abonné B s'il n'a pas raccroché. Si c'est l'abonné B qui raccroche le premier. TS. CJ. . une temporisation de 90 secondes est initiée avant l'envoi du signal de libération.

58 .

59 CHAPITRE 7 LES SOUS SYSTEMES: OMS :OPERATION AND MAINTENANCE NMS: NETWORK MANAGEMENT SOMMAIRE 1. Introduction 2. EN/LZT 101 540 R1A . Les fonctions de maintenance 2.M. Mesures et observations de trafic 4. LE SOUS SYSTEME OMS 1.Ericsson 1985. LE SOUS SYSTEME NMS REFERENCES [1] Documentation and MML Man Machine Language L. Fonctions d'exploitation 3.

. les services utilisés.définir les périodes et heures de mesure. . C'est à partir des terminaux installés localement ou à distance que sont gérés: -les abonnés simples ou PBX. la détection d'erreurs. de départ. les routes ou directions. Au niveau des centraux AXE. Opérations d'exploitation Les fonctions d'exploitation au niveau de l'APT sont nombreuses au niveau d'un centre.. LE SOUS SYSTEME OMS 1. d'appels. le trafic local.) ou localement dans les centraux AXE. on parle de programmes de mesure où il est possible de: . les caractéristiques des appels. Les observations de trafic peuvent porter sur les abonnés.. Mesures et observations de trafic Les opérations de mesures de trafic sont réalisées entièrement par programme. .définir la sortie des résultats.3. Cette fonction collecte et traite les informations stockées dans des compteurs tels que compteurs de prises. . Introduction Le sous système OMS (exploitation et maintenance) est constitué essentiellement de programmes pour la supervision. d'arrivée. de transit.. Les travaux de maintenance et d'exploitation sont réalisés essentiellement par commande. VDU.60 1. les circuits. les services -les routes et acheminements -la taxation -les extensions-modifications 1.1. ou communication Homme-Machine par utilisation d'un langage (MML:Man-Machine Language) à partir des "centres de maintenance centralisée" (OMC:Operation and Maintenance Centre) grâce à des terminaux (Télétype. 1. .définir le type de mesures à effectuer. etc. charge du réseau de connexion. la maintenance des équipements et fonctions de l'APT..2.définir les objets ou groupes d'objets sur lesquels porteront les mesures. la collection de statistiques de trafic et qualité de service. Les résultats des mesures peuvent être affichées sur écran ou imprimante à la fin de la période d'observation ou enregistré sur fichier pour un traitement ultérieur ou leur transmission vers un service centralisé. la taxation.

etc.61 EXPLOITATION GESTION DU CENTRAL AXE MAINTENANCE APZ APT o o o o ALARMES A1 A2 o o SERVICES OFFERTS AUX ABONNES LOCALISATION DE FAUTES REPARATION STATISTIQUES INSPECTION RECLAMATIONS AUTRES INFO. corrections .Mise en service. de taxation.. . Supervision et relance du système. -Les opérations de surveillance du trafic et de l'environnement de l'autocommutateur. ESSAIS.sauvegarde des logiciels (programmes et données). La gestion du système de commutation comprend: -Gestion des données internes de configuration matérielle et logicielle (extensions matérielle. gestion du système de commutation sans perturbation du trafic. . TESTS TRAITEMENT DU TRAFIC ---------------------SUPERVISION ---------------------MESURES SUR LE SYSTEME Figure 1: Activités d'exploitation et maintenance 2... LES ACTIVITES D'EXPLOITATION ET DE GESTION La fonction d'exploitation comprend : -Les tâches d'adaptation de l'autocommutateur à son environnement: modification des données d'abonnés. les données de trafic. 2. -Le prélèvement des informations destinées par exemple à la facturation. modifications.). d'acheminement. . logicielle..1.

).). 4. .). modifications. La réparation des cartes électroniques en faute est confiée à un centre spécialisé qui dispose des moyens adéquats (banc de mesure et d'essai. Avec un traitement statistique continu des informations relatives au trafic écoulé.Les essais des lignes et postes d'abonnés automatiquement ou à la demande. On parle de "maintenance corrective contrôlée".gestion des périphériques d'exploitation et maintenance 2. . La réparation est réalisée par le changement ou remplacement de l'unité ou carte défaillante.3. . .. acheminement.La supervision de l'état des circuits. Après quoi. des informations de qualité de service et de performance des différentes unités sont produites par le système.4. EXPLOITATION ET MAINTENANCE CENTRALISEE La grande majorité des travaux d'exploitation et maintenance est réalisée à partir de terminaux ou unités d'entrée/sortie. que la qualité de service est maintenue dans des limites acceptables et alerte le personnel en cas d'anomalie.La détection des anomalies et la supervision du fonctionnement . réparation). Toutes ces opérations sont en générale réalisées sans perturber le trafic grâce à la redondance et la duplication des organes communs. le nombre d'interventions des techniciens peut être adapté à la qualité de service (QS) et ressources disponibles. Ces unités peuvent être disposées localement dans la salle de contrôle près du central.2. LES ACTIVITES DE MAINTENANCE Les activités de maintenance ont pour but de maintenir le système dans un état de fonctionnement correct conformément à des normes fixées.Gestion des données de taxation (compteurs. Comme ces limites sont fixées par commande..Les statistiques et contrôle de la taxation. La détection de fautes par les fonctions de supervision permet d'affiner la localisation et l'identification de la faute (diagnostics).62 . catégories et services). La maintenance des centraux AXE est basée sur une surveillance continue du fonctionnement du système et du traitement des appels. de taxation.. .. circuits.. ou bien placées dans un centre éloigné et connectées au central AXE par des liaisons de transmission de données. . 3.. automatiquement.La gestion des données d'analyses. La gestion des abonnés comprend: . Les fonctions de maintenance comprennent: . reconfiguration. La gestion des acheminements et des circuits comprend: . L'opérateur peut lancer des commandes de diagnostic ou faire des essais pour localiser la carte en faute. 2. signalisation. . Le diagnostic indique la carte ou la liste de cartes suspectes dans un ordre de priorité ou avec une probabilité.La maintenance préventive (essais automatiques ou manuels des organes) . . prise. etc. résiliation. Le système vérifie. Le personnel de maintenance est alerté par des alarmes visuelles (ampoules) et auditives (sonnerie).gestion des données relatives au abonnés (création. blocage.Sécurité de la taxation (sauvegarde périodique). 2. La gestion de la taxation comprend: . composants.La maintenance corrective (localisation.Les essais automatiques ou manuels des circuits.La supervision de l'état des lignes à des fins de maintenance (Faux Appels. Ces opérations peuvent être réalisées à partir d'un centre de maintenance centralisée (OMC). on refait un diagnostic pour vérifier et contrôler le bon fonctionnement après la remise en service.

Après réparation l'agent vérifie par des essais et des mesures que la faute est bien réparée. de défaillances majeures. Le personnel de maintenance du réseau de lignes d'abonnés (CECLI) reçoit les réclamations des abonnés et fait des mesures et essais sur la ligne en question. Le personnel de maintenance n'a besoin d'accéder aux équipements que lorsqu'il y a intervention manuelle pour remplacement de cartes par exemple. Ce centre étudie aussi le comportement des abonnés au téléphone par des observations et traite les statistiques correspondantes. Lorsqu'un commutateur AXE 10 est équipé du sous système NMS il peut superviser en temps réel le réseau environnant et gérer l'écoulement du trafic au moyen de commandes données par le personnel ou par voie . coupures. Un autre service qui est l'Agence Commerciale des Télécom. ce centre traite les données de planification à court et long terme du réseau.63 Centre de Maintenance Centralisée CRMC Maintenance des lignes d'abonnés CECLI Agence Commerciale des Télécom ACTEL Centre de trafic (NMC) Centre de planification AOM 101 AXE AXE AXE AXE RESEAU Figure 2: exploitation et maintenance centralisée AXE Les travaux sont réalisés à partir des centres éloignés où le personnel est regroupé en fonction des tâches à assurer. etc.. et des mesures à prendre. NMS permet d'intervenir en cas de surchages. pour modifier l'acheminement grâce à des commutateurs logiciels contrôlés par des commandes opérateurs ou des commutations au niveau des centres de transmission. On utilise normalement un équipement AOM pour le centre d'exploitation et maintenance centralisée (OMC) pour l'interfonctionnement entre les centraux et la collecte d'informations et données. un réparateur se déplacera à l'extérieur pour des travaux sur place. La planification du réseau est faite dans un autre centre. résiliation. changement de catégorie et service. Si nécessaire. etc. blocage. Ces services couvrent tous les centraux d'une zone de maintenance. En se basant sur les observations et mesures de trafic. 2. Ils sont responsables aussi en cas de surcharge. Cette supervision comporte les mesures de charges et la supervision de blocage sur les routes. LE SOUS SYSTEME NMS NMS est un sous système qui regroupe un certain nombre de fonctions destinées à superviser l'état du réseau et l'écoulement du trafic... (ACTEL) reçoit des demandes de raccordement.

Très fort trafic.64 automatique. défaillances majeures surcharges Poste de Surveillance et commande NMC Figure 3 : Principe de gestion du réseau par la supervision et la commande de l'écoulement du trafic . Cela permet d'assurer une utilisation maximale de la capacité du réseau dans toutes les situations et par conséquent une très bonne rentabilité des équipements installés.

SOUS SYSTEME DE PROCESSEUR CENTRAL (CPS) 3. LES SOUS SYSTEMES DE L'IOG (SPS. SOUS SYSTEME DE PROCESSEUR REGIONAL (RPS) 4. MMS) REFERENCES [1] Getting to know AXE L. FMS. SOUS SYSTEME DE MAINTENANCE (MAS) 5.Ericsson EN/LZT 101 540 R2A [2] AXE 10. DCS. INTRODUCTION 2.M.65 CHAPITRE 8 LE SYSTEME DE COMMANDE APZ SOMMAIRE 1.M.Ericsson . Description générale du système L.

c). On trouve actuellement: -L'APZ 211 avec une capacité de 150. La capacité de traitement des calculateurs en commutation est évaluée en nombre de Tentatives d'Appels à l'Heure Chargée (TAHC) que le calculateur peut traiter (En anglais: BHCA : Busy hour Call Attempt).000 TAHC pour les grands centraux.L'Unité de Maintenance Automatique (AMU) fait partie de CPS et gère les situations de faute et reconfiguration du système. le sous système CPS est constitué de deux calculateurs travaillant en microsynchronisme. INTRODUCTION La commande des équipements de l'APT est réalisée à deux niveaux comprenant une commande centrale (CP) et un certain nombre de petits processeurs régionaux (RP) qui assurent toutes les fonctions simples et spécialisées demandant une grande capacité de traitement en temps réel telles que l'exploration de points de test et la commande directe des organes. Il existe plusieurs versions de l'APZ toutes basées sur le mode de fonctionnement en microsynchronisme et ayant la même structure logicielle. b). 2. la logique de contrôle d'interruption.La mémoire centrale MS (Main Store) de type RAM dynamique. mémorise programmes et données du central. les registres de travail.Le Contrôleur d'accès au bus (BAC: Bus Access Controler) gère l'allocation du bus CPB entre le CPU et les RPH.Le ou les gestionnaire(s) des RP (RPH: RP Handler) gère les échanges d'information entre le CP et les RP. Les calculateurs ont été spécialement conçus pour supporter la structure fonctionnelle et logicielle de l'AXE. les extensions se font d'une manière modulaire par l'adjonction de nouveaux RP qui s'occuperont des nouveaux équipements regroupés en modules d'extension ou EM. SOUS SYSTEME DE PROCESSEUR CENTRAL (CPS) 2.Le CPU (Central Processor Unit) forme le coeur du processeur et comporte le séquenceur microprogrammé. e). C'est dans cette unité que se fait la comparaison pour la détection d'erreurs. f).1. Introduction Du point de vue matériel. l'unité arithmétique et logique. Avec cette structure. . La structure de l'APZ 211 est donnée par la figure 1 où on trouve les blocs suivants: a).66 1. Toutes les tâches complexes d'analyse et de décision sont réalisées au niveau du CP où les différents blocs fonctionnels peuvent communiquer entre eux avec des signaux logiciels et grâce à la structure du CP qui supporte cette architecture.L'Unité de mise à jour et comparaison (UPM: Updating and Match unit) permet la mise à jour d'un CP à partir de l'autre en cas d'arrêt ou redémarrage. -L'APZ 212 avec une capacité de 800. d).000 TAHC pour les centraux moyens (jusqu'à environ 30000 lignes).

. RP RPB CPS CP-A IRPHB RPH PH CP-B RPA SPS RPA SPS ICB CPU CPU HD HD FMS BCL FD BAC UMB AT UPM MCS CPB AMU AML-B MODEM DCS MODEM ALD AT AT FD MS MS BAC UPM CPB AML-A AMU : Automatic Maintenance Unit AML : Automatic Maintenance Link BCL : Bus Access controler Link CPB : Central processor Bus HD/FD: Hard Disk/ Floppy Disk IRPHB: Inter RPH Bus ICB : Inter Computer Bus RPA : Regional Processor Adapter RPBC : Regional Processor Bus Converter STC/STR:Signaling Terminal Central/Remote UMB : Updating and Match Bus Figure 1: Structure de l'APZ 211 . . EM EMRP EMB STR EMB RPS RPBC STC RP ..67 Eloignés Etages d'abonnés.. EM EM .. EMRP Equipements ou EM EMRP Locaux EMRP EM .. .

-Le processeur IPU a trois routes d'accès distinctes vers les trois mémoires physiques PS. Le SPU gère la signalisation entre blocs du CP et vers RPB. Pendant que l'IPU éxécute un travail. L'IPU a été optimisé exclusivement dans l'éxécution d'instructions. Le SPU fournit des travaux à l'IPU.68 2.2. processor de signal et processeur d'instructions. -La taille d'un bloc peut aller jusqu'à 32 K mots. le SPU prépare le suivant. . RS pour un accès plus rapide en parallèle. DS. -Nombre de signaux d'entrée par bloc jusqu'à 4080. -L'APZ 212 est une machine à 32 bits qui peut adresser: 32 M mots de 16 bits pour PS 64 M mots de 16 bits pour DS 1 M mots de 40 bits pour RS Autres caractéristiques de l'APZ 212: -Peut gérer jusqu'à 1023 blocs. -Jusqu'à 32 RPBus * 32 = 1024 RP. Caractéristiques de l'APZ 212: -L'APZ 212 est constitué de deux processeurs SPU et IPU.

EM Locaux EMRP EMRP EMB STR EMB RPS RPBC STC RP ... côté central Figure 2: Structure de l'APZ 212 . RP RPB CPS CP-A RPH UMB-S SPU UMB-I IPU IPU FD PS DS RS RS DS PS AT MCS SPU HD FMS RPH SPS SPS CP-B RPA RPA IOG ICB HD FD AT ALD MAU CPT MODEM DCS AT MODEM HD/FD: Disque dur. ... . convertisseur de bus MAU : Unité de maintenance automatique SP : Processeur de signaux STC : Terminal de Signalisation. EM EM . adaptateur RPBC : Processeur régional. disque souple IRPHB: Bus inter RPH IP : Processeur d'instructions PS/DS/RS: Mémoire de Programmes/Données /Référence RPA : Processeur régional.69 Etages d'abonnés éloignés EMRP Equipements ou EM EMRP EM .

Structure logicielle au niveau des CP La mémoire MS est physiquement organisée en mots de 16 bits et peut avoir une capacité jusqu'à 16 Méga mots. E/S) Comparateur Calculateur CP-A C Calculateur CP-B EXECUTIF Arbitre STANDBY Figure 3: fonctionnement en microsynchronisme Les deux calculateurs CP-A et CP-B font exactement le même travail et comparent systématiquement leurs résultats. Lorsqu'une erreur se produit suite à une faute matérielle dans un des calculateurs. L'autre calculateur est en STANDBY. En effet les programmes sont obligatoirement les mêmes dans les 2 calculateurs et une faute logicielle influe sur les deux CP. d'autre part par l'éxécution simultannée dans les deux mémoires des ordres d'écriture du calculateur actif. En microsynchronisme. Le synchronisme à l'avantage de permettre la détection quasi immédiate d'un défaut interne matériel dans un calculateur (avant toute contamination). Mode de fonctionnement en microsynchronisme: principe ENVIRONNEMENT (Partie téléphonique. La mise à jour se fait d'une part par transferts systématiques entre mémoires. elle se traduit par un désaccord détecté immédiatement par le comparateur C. Celui qui est en panne sera retiré du service pour dépannage. le fonctionnement normal ne peut reprendre que lorsque les mémoires de travail et de données du calculateur à mettre en service. elle est partagée en plusieurs zones dont: -La mémoire de référence RS qui contient toutes les références ou adresses pour retrouver programmes et données correspondant à chaque bloc fonctionnel. . ont exactement le même contenu que celles de l'autre. -La mémoire de programme PS contient la partie programme des blocs fonctionnels.3. Par contre si la faute est dans le programme c'est le système tout entier qui sera perturbé. un seul calculateur est désigné comme "actif" ou EXECUTIF et donnera les ordres à l'environnement. L'autre calculateur prendra la relève immédiatement puisqu'il est constamment maintenu à jour. Ils reçoivent les mêmes données de l'environnement et réagissent de la même manière en éxécutant les mêmes instructions.4. -La mémoire de données DS contient toutes les informations ou variables des programmes. Logiquement. 2. Des programmes de test sont alors lancés pour déterminer lequel est en faute. Ce dernier fait la même chose que l'éxécutif sauf que ses ordres ne seront pas pris en compte.70 2. Ceci permet de réagir immédiatement pour limiter l'effet de la panne et détecter l'origine de la faute. A un moment donné.

Les calculs d'adresses sont effectués par des circuits spécialisés et non par programme. Il comporte les informations suivantes: . -Une zone réservée à la correction de programme... . .Un numéro de bloc (BN) ou bloc destination. -La taille et la structure de la variable -Le type de la variable (à effacer. ce qui simplifie considérablement la programmation. -BS : L'état du bloc (Actif/Passif). . à recharger. des circuits de contrôle évite toute tentative d'adressage en dehors de la zone autorisée.) -un bit d'état pour le dépistage (tracing). . D'autre part.Un numéro de signal (SN). -BSA: L'adresse d'une table de description des variables. Au niveau de la mémoire RS une table de référence décrit chaque bloc fonctionnel avec entre autres informations: -PSA: l'adresse de départ du bloc dans PS. Un bloc fonctionnel comporte plusieurs parties: -Une table SDT ( Signal Distribution Table) qui permet d'avoir l'adresse relative de l'unité logicielle correspondante.71 Bloc Number Signal Nr Data Signal logiciel BN PS PSA RS BSA DS PSA SDT BSA BSA SST PSA WA WA WA variable j Programmes variable i Figure 4: Principe d'adressage Un signal logiciel correspond typiquement à une tâche à exécuter par le système. -Une zone contenant les instructions du programme. etc .Des données associées au signal. en particulier: -WA : L'adresse de départ de la variable... -Une Table SST (Signal Sending Table) utilisée pour l'envoi de signaux vers les autres blocs. La table des variables ou table de base contient tous les éléments nécessaires à la gestion des structures de données dans DS et relatives au bloc.

(Error Interrupt) Error Handling Program Trace Interrupt Tracing Handling Clock Job Table Job Buffer A Traffic Handling Program Job Buffer B Job Buffer C Exploita tion et Mtce Job Buffer D Operation and Mtce From/to RP Job buffer R .. Lorsqu'on dit qu'un bloc i envoi un signal à un autre bloc j. Cette structure logicielle possède les avantages suivants: -Toutes les données contenues dans DS sont complètement translatables et peuvent être placées dans une zone libre quelconque. Chaque bloc est en effet compilé indépendemment des autres et ne communique avec les autres que par des signaux logiciels bien définis. les signaux sont transmis d'une manière simple. Une variable peut être déplacée lors d'une extension par exemple.. Grâce à des instructions microprogrammées. en réalité le signal est tout d'abord inséré dans un buffer de travaux (JBA. 2. Les buffers sont manipulés de façon à respecter l'ordre d'entrée des signaux (FIFO).. -Le programme d'un bloc fonctionnel forme une zone continue dans PS.5. Moniteur de travaux La tâche principale du moniteur de travaux (JOB) est d'organiser les travaux du CP. JBD) en fonction de sa priorité. Il sera retiré du buffer pour éxécution lorsque son tour viendra. .72 Un drapeau de dépistage ( tracing) associé à chaque variable permet d'enregistrer et afficher toute tentative d'accès à cette variable pour un suivi ou test de programme. Il sert à transférer des signaux entre des blocs fonctionnels et entre des unités fonctionnelles réalisées en logiciel régional et central. Les instructions machines n'utilisent qu'un adressage relatif interne à cette zone de sorte que le bloc soit complètement translatable (on peut le placer à n'importe quel endroit de la mémoire PS). Les signaux sont classés dans des buffers par ordre de priorité.

sans perturbation du trafic. Après chargement des nouveaux blocs dans les CP. Dans un changement fonctionnel important. on déclenche la mise à jour et le fonctionnement en parallèle de l'autre CP. est sauvegardée manuellement par commande sur disque dur avec transfert éventuel sur disquettes pour archivage. b). La file absolue contient les travaux à éxécuter à une date et heure déterminée. Sauvegarde et rechargement automatique Pour éviter de perdre des informations importantes en cas de pannes. l'heure et minutes. de corrections de programme dans un bloc fonctionnel d'un autocommutateur en service. sur place. La file relative contient des compteurs de temps pour les travaux à éxécuter à intervalles réguliers ou dans un temps donné. Chargement initial Le support de chargement initial est normalement un disque souple. b. 2. Un fichier de sauvegarde sera ensuite produit sur disque dur pour les rechargements automatiques en cas de faute. le jour. on sépare les deux côtés du CP et on active les nouveaux blocs par commande dans le côté éxécutif. Elle est scrutée toutes les minutes et le travail sera donné pour éxécution dès que l'horloge du système coincidera avec l'heure enregistrée. c). Il y a deux files principales: a.6. les nouveaux blocs sont d'abord introduits dans un des CP pendant que l'autre continue à écouler le trafic. d). La première partie du chargement initial est un "amorçage" microprogrammé du système de chargement lui-même. une sauvegarde périodique des données est automatiquement réalisée aux instants programmés. Trois types de compteurs existent qui sont décrémentés: .toutes les secondes . La partie programme. Correction de programme Les blocs qui permettent la correction de programme contiennent des fonctions. Les corrections sont déclenchées au . En cas de problème on revient rapidement sur l'ancienne situation.toutes les 100 ms . On peut alors procéder à des changements de matériel et au chargement d'un nouveau système logiciel. Trois versions du logiciel sont disponibles au niveau du disque dur pour des raisons de sécurité. Modification fonctionnelle Modifier. Ce nouveau système est mis en service en rendant exécutif le CP correspondant.toutes les minutes Le travail à éxécuter sera inséré dans le buffer de travaux lorsque le compteur correspondant arrivera à la valeur zéro. Si l'essai est probant. Elle mémorise donc le mois. où les modifications sont plus rares. ajouter. grâce à la structure logicielle du système AXE. enlever des blocs fonctionnels sont des opérations facilement réalisables. Autres fonctions de CPS a).73 Figure 5a: Priorités et gestion des travaux Files d'attente Relatives Temporelles toutes les: absolue mm jj hh mn compteurs -> 100ms -> 1s -> 1mn Figure 5b: Moniteur de travaux et files d’attente temporelles D'autre part le moniteur de travaux gère les files d'attente des travaux programmés en fonction du temps. Après cela les autres blocs peuvent être chargés dans un ordre convenable quelconque.

Modification de taille Une modification de taille ou capacité de fichiers de données est effectuée par exemple lors d'une extension de l'autocommutateur. h). La fonction de modification est déclenchée par une commande et ne provoque aucune perturbation du fonctionnement du central.. On peut introduire des corrections de programme dans les RP et les EMRP. Fonctions de superviseur pour les RP et EMRP Les changements fonctionnels au niveau des RP et EMRP sont également pris en charge par le logiciel central. Les instructions ajoutées sont mémorisées dans une zone spéciale appelée zone de correction où l'accès se fait grace à une instruction de saut spéciale. 3. SOUS SYSTEME DE PROCESSEURS REGIONAUX (RPS) Le sous système de processeurs régionaux comprend à la fois du matériel et du logiciel. L'échange d'informations avec le processeur central sous la forme de signaux qui sont temporairement stockés dans le tampon de travaux (job table) en attendant leur traitement. Statistiques de charge des calculateurs Cette fonction permet de fournir des informations statistiques sur l'occupation des processeurs. e).. En cas de panne de l'un. La modification peut aussi concerner une réduction de la taille. L'ajout de nouveaux équipements nécessite l'agrandissement des variables correspondantes pour leur prise en charge par le logiciel. etc. f). les corrections non confirmées sont désactivées en cas de redémarrage. . les sorties sur imprimante. Les logiciels des RP et EMRP peuvent être testés et les défauts peuvent être dépistés au moyen de commandes de dépistage (test system). La partie régionale du logiciel de l'APT est stockée dans les RP (ou EMRP) et constitue leurs programmes d'application. Le CP peut adresser jusqu'à 512 RP sur les bus RPB. Il sera alors chargé et une modification fonctionnelle est effectuée en remplacement de l'ancienne version. Pour protéger le système. (Un centre de 10 000 lignes comporte entre 45 et 50 RP environ). Les blocs de test fonctionnent sous la commande du moniteur de travaux et utilisent des routines normales dans le superviseur pour l'analyse des commandes. g). Il est possible de mesurer la longueur des files d'attente et la charge par niveau de priorité ou par bloc fonctionnel. La méthode normale de correction d'erreur consiste à changer le code source et à insérer les nouvelles instructions au moyen d'un changement fonctionnel. et le dépistage de données à l'intérieur d'un bloc fonctionnel. Il exécute des fonctions simples et répétitives associées au matériel commandé telles que l'exploration des points de test. la traduction de signaux et la commande de points d'opération. Test du système et dépistage Les blocs de test constituent un système de test et de localisation des pannes dans un autocommutateur en cours de mise en service. ou dans les conditions d'exploitation normales. Les équipements de l'APT sont regroupés en unités ou modules d'extension (EM) et leur commande est confiée à des paires de RP qui travaillent en partage de charge (chaque RP commande la moitiée des EM).74 moyen de commande et sont rédigées en code d'assemblage. Chaque paire de RP peut commander jusqu'à 16 EM au maximum. Le système de test est géré par un certain nombre de commandes qui permettent le dépistage de signaux envoyés ou reçu par un bloc donné. Ces logiciels sont chargés à partir de la mémoire du CP au démarrage en fonction du type de matériel commandé. l'autre prend tous les EM à sa charge. On effectue des corrections permanentes en recompilant le bloc fonctionnel en question.

75 EMB PRO MEU RPBU RPBU RPB-A RPB-B Figure 6: Structure d'un processeur régional (RP) Typiquement. Il supervise le bon fonctionnement de l'APZ et prend les mesures appropriées en cas de pannes. -surveillance pour la détection de dérangements. un RP comporte: -Une carte PRO (processor) à base d'un séquenceur microprogrammé. c'est à dire la remise en état du matériel et du logiciel. -Les 2 cartes RPBU (RP Buffer Unit) gèrent les échanges et l'accès aux 2 bus RPB-A/-B vers les CP. -Une carte MEU (Memory Unit) comprenant la mémoire principale et les circuits d'interface vers le bus EMB et RPB. SOUS SYSTEME DE MAINTENANCE (MAS) Le sous système MAS est constitué uniquement de logiciel. EM 15 EM 01 EMB EM 00 EMB RP Pair de RP RP RPB-A RPB-B CP-A CP-B AMU Figure 6: Les RP travaillent en partage de charge 4. . -tâches consécutives à le détection d'une faute qui s'est produite pour: -limiter ses effets et pour localiser.

. RPB-A RPB-B CPS CP-A CP-B RPA RPA CP-A CP-B SPS SPS ICB HD AMU FD ICB: HD : FD : AT : ALD: Inter computer bus Hard disk Floppy disk Alphanumerical Terminal Alarm Display FMS HD FD ALD MCS DCS AT MODEM MODEM Figure 7: Les sous systèmes de l'IOG . Le sous système SPS Le sous système de processeurs de support SPS est spécialement adapté pour toutes les applications d'entrée/sortie. etc.2. séquentiel. Une interface utilisateur avec le FMS est assurée par logiciel au niveau du CP. LES SOUS SYSTEMES DE L'IOG (SPS. . -Les limites d'adressage. composés).La communication de données (DCS) avec les terminaux ou à distance. 5. -Les contrôles d'index pour les variables fichiers. Il peut être constitué de plusieurs processeurs (2 le plus souvent) de type universel.76 -Les réparations. par clés.La communication homme-machine (MCS ou MMS) 5. bande magnétique.. suppression. La partie matérielle comporte des disques durs. DCS. -Les temporisations et chiens de garde. MMS) 5. -Les codes détecteurs et correcteurs d'erreurs pour les mémoires (MS.. disque dur. au niveau de FMS. transfert. On trouve. -La parité. Le sous système FMS Le sous système FMS est mis en oeuvre par un logiciel implanté au niveau du SP et du CP. Parmi les techniques utilisées pour la détection d'erreurs on peut citer: -La comparaison (entre deux processeurs ). toutes les possibilités liées à la gestion des fichiers (création. fichiers simples.) -Les sommes de contrôle (pour les mémoires). des dérouleurs de bande magnétique. -Le remplissage des buffers de travaux. copie... d'un système d'exploitation et d'une unité destinée à la communication entre SP et CP (le RPA). .1. des lecteurs de disquettes.) de différents types (accès direct.la gestion de fichiers FMS sur disquette. FMS. -support de l'extension matérielle du CP. Le SPS supporte toutes les fonctions relatives à: . y compris les méthodes et les aides permettant d'éxécuter ces réparations avec un minimum de perturbations dans le système en service et de contrôler que ces réparations ont été concluentes.

De nouvelles facilités permettent à l'opérateur de travailler à un niveau plus élevé où chaque procédure d'exploitation ou travail est constituée d'un jeu de masques de saisie. MMS comprend aussi des fonctions de gestion des alarmes. imprimante) et panneaux d'alarmes. le MMS permet leur acheminement sur un terminal spécifique.). portes. en totalité ou en partie.. le message de sortie peut être enregistré dans un fichier sur disque dur.77 5. On peut utiliser des liaisons de données de débit jusqu'à 64 kbits/s.. Des signaux d'alarmes externes (au niveau local ou RSS) peuvent y être inclus tels que pannes de l'atelier d'énergie. ) DCS est mis en oeuvre dans un logiciel implanté dans le SP. S'il n'y a pas de terminal disponible.. Plusieurs aides sont proposés comme la consultation de la documentation (syntaxe des commandes. Le sous système DCS Le sous système DCS fournit diverses facilités de communication de données à l'exploitation et à la maintenance. liste d'alarmes. PC. incendie. etc. climatisation. Le langage de commande utilisé est conforme aux recommandations du CCITT. Les terminaux peuvent être placés localement ou raccordés à distance par l'intermédiaire de modems ou liaisons de données. dans un journal des évènements (Event Log) en vue d'une consultation ultérieure.4. gestion du panneaux d'alarmes. On peut préparer une liste de commandes dans un fichier avec un éditeur simple et lancer leur éxécution immédiatement ou à une heure déterminée. . température. L'opérateur est invité à remplir certaines zones. d'enregistrement automatique de messages (etc. Ils peuvent être aussi raccordés sur les unités de raccordement d'abonnés éloignées (RSS).. Dans ce dernier cas. Il peut demander l'aide à tout moment et des messages d'erreur explicites sont affichés en cas d'anomalies. 5. Les microordinateurs de type PC sont de plus en plus utilisés comme terminaux intelligents pour simplifier au maximum le dialogue opérateur. Les commandes sont regroupées par catégorie et l'accès est règlementé pour les différents groupes de terminaux et d'utilisateurs. Il est structuré conformément au modèle OSI à 7 couches de l'ISO. sur plusieurs terminaux en parallèle ou sur un terminal de secours si le terminal normal est hors service. Le sous système MCS La communication Homme-Machine se fait par l'intermédiaire de terminaux alphanumériques (VDU. affichage sur imprimante ou terminal. Pour la sortie des résultats de travaux. Plusieurs protocoles sont proposés tels que X25 et SNA.3. Avant l'éxécution d'une commande le système vérifie l'habileté du périphérique et celle de l'opérateur avec son code d'accès ou mot de passe.. etc. au tranfert de données. L'accès au système est règlementé à plusieurs niveaux. interprétation des affichages et codes de fautes. c'est la voie normale de signalisation à 64 kbits/s (IT-16) qui est utilisée pour véhiculer aussi les informations de commandes. Les transactions des opérateurs peuvent être mémorisées.