Tables des matières

Introduction …………………………………………………………………………......…. 1 1. Importance du secteur laitier en Tunisie ……………………………………………… 2 2 .Présentation du secteur d’élevage en Tunisie ………………………………….……... 2 2.1. Systèmes d’élevages …………………………………………….…………………..….2 2.1.1 Systèmes extensifs ou traditionnels…………………………………..…………..…. 3 2.1.2 Systèmes semi-intégrés et systèmes intensifs “sans terre”………...…………..……4 2.1.3. Système intégré intensif ……………………………………………………………..4 3. Le Cheptel laitier en Tunisie ……………………………………………………………5 4. Evolution de la production laitière en Tunisie …………………………...……………6 4.1 .Situation de la production laitière intensive …………………………………………7 4.2 Cultures fourragères …………………………………………………………...………7 5. Facteurs de variation de la production laitière ………………………………………..8 5.1 Facteurs génétiques : race et potentiel génétique …………………………………….8 5.2 . Facteurs physiologiques ou non génétiques …………………………………………8 5.2.1. Stade et durée de lactation ………………………………………………….……….8 5.2.2. Effet du numéro de lactation ………………………………………………….…….9

5.2.3. Effet de l'âge de l'animal ……………………………………………………………9 5.2.4. Effet de l'âge au premier vêlage ……………………………………………………9 5.2.5. Effet de la reproduction …………………………………………………………….9 5.2.5.1. Effet de stade de gestation ……..…………………………………………………9 5.2.5.2. Effet de l’intervalle Vêlage- Vêlage ……………………………………………...9 5.3 .Facteurs extrinsèques ou effet du milieu ……………………………………………..9 5.3.1. Effet de la température ……………………………………………………………..10 5.3.2. Effet du mois et de la saison de vêlage …………………………………………10 5.3.3. Effet du troupeau ………………………………………………………………..10 5.3.4. Effet de l'alimentation …………………………………………………………..10 6. Possibilités d’améliorer le système intensif actuel d’alimentation des vaches laitières ……………………………………………………………………10 7 .Production laitière ovine …………………………………………………….………11 7.1. La situation en Tunisie…………………………………………………….……….11 7.2. System d’élevages …………………………………………………………………. 12 7.3. Facteurs influençant la production ………………………………………..………12 7.4. Difficultés du secteur ………………………………………………………...……..13 7.5. Amélioration du secteur ovin laitier ……………………………………………….14 Conclusion ………………………………………………………………………………..15 Références bibliographique ……………………………………………………………..16

Liste des tableaux

page Tableau 1 : Présentation simplifiée des principaux systèmes de production laitière. Tableau 2 : Evolution des effectifs des bovins en mille femelles. Tableau 3 : Variation de la production laitière en fonction de la race. 3 5 8

Liste des figures
Page

Figure 1 : Evolution de la production laitière en millions de litres. Figure 2 : Courbe de lactation en fonction de l’âge des brebis.

6 13

‫خالصة‬

‫يعتبر قطاع الحليب في تونس من القطاعات االستراتيجية في الفالحة واالقتصاد الوطني ونظراً لتزايد‬ ‫الطلب على منتجات الحلبيب شجعت الدولة على االستثمار في قطاع تربية البقر الحلوب وكنتيجة‬ ‫لذلك حققت تونس اكتفاءها الذاتي من الحليب سنة 1119 وهذا التطور الحاصل في القطاع ناتج بدرجة‬ ‫ٌ‬ ‫أولى إلى ارتفاع العدد الجملي للقطيع واستيراد سالالت ذات مردودية إنتاج مرتفعة .‬ ‫ولكن رغم هذا التطور الملحوظ فان المردودية العالية التي يمكن أن تقدمها هذه السالالت لم تبلغ أعلى‬ ‫مستوياتها وذلك راجع أساسا ً إلى نقص خبرة الفالحين ونقص تكوينهم خاصةً في مجال التغذية‬ ‫المالئمة لألبقار,‬ ‫ومن ناحية أخرى يشكو قطاع تربية الماشية الحلوب من تهميش وتناقص مستمر في االنتاج وحجم‬ ‫القطيع برغم من أهمية حليب المواشي خاصة في صناعة األجبان فالمربون نفروا من القطاع نظراً‬ ‫إلنتاجيته المحدودة وتدني سعره .‬ ‫حققت تونس اكتفاءها الذاتي من الحليب لكن المردودية والنوعية بقيت متدنية الشيء الذي يدعو إلى‬ ‫إعادة هيكلة هذا القطاع لتحقيق نتائج أفضل .‬

Résumé

Le secteur laitier en Tunisie l'économie nationale.

est l’un

les secteurs stratégiques de l'agriculture et

En fait, suite la demande croissante sur de produits laitiers, depuis les années 90 l'Etat a encouragé l'investissement dans l'élevage de vaches laitières .Et par conséquent, la Tunisie a atteint l'autosuffisance en lait depuis 1999. Cette progression enregistrée au niveau du secteur laitier est dû à l’augmentation du cheptel laitier et l’importation des races bovines assurant un rendement de production élevé. Malgré cette évolution remarquable de la production ; les rendements élevés qui

peuvent être fournis par ces races n’ont pas atteint ce qui est dû essentiellement à une manque d'expérience et de formations des éleveurs, en particulier dans le domaine de la nutrition adéquate pour les vaches. D'autres parts, le secteur d'élevage des ovins laitiers du souffle de la marginalisation et de la diminution continue de la production ainsi la taille du troupeau, en dépit de l'importance de bovins laitiers, en particulier dans la fabrication des fromages, les éleveurs ont abandonné secteur en raison de la productivité limitée et des prix bas. La Tunisie a atteint son autosuffisance laitière. Mais la rentabilité et la qualité restent faibles ce qui appelle à l’amélioration de ce secteur pour atteindre de meilleurs résultats.

Abstract

The milk sector is amongst the most strategic sectors of agriculture and national economy. Therefore, thanks to the increasing demand on milk products, since the 90s, the government has encouraged investment in the breeding of dairy cows. Consequently, Tunisia has reached self-efficiency in milk since 1999. This progression recorded in the milk sector is due to the increasing of the dairy cattle and the import of new bovine races ensuring a high level of production. Despite this significant evolution of production, the high yields that we could get from these races were not yet reached. This is due to the lack of experience and formation of the breeders especially in the field of adequate nutrition for the cows. From another hand, the dairy sheeps sector suffers from the marginalization and the permanent decrease of production and the size of the flock. In spite of the importance of the dairy cattles, especially in the cheese industry, the breeders have abandoned the field for the limited production with less prices. Tunisia has reached its self-efficiency but the profit and the quality are still weak which calls for the improvement of this sector for better results.

Introduction

Le secteur laitier est très important dans l’économie de la Tunisie. En fait l’élevage laitier dans le pays a connu une évolution remarquable suite aux encouragements des producteurs par l’Etat, d’où l’enregistrement d’une autosuffisance laitière pendant les dernières années. La production laitière est assuré essentiellement par l’élevage bovin laitier, plus moins par l’élevage ovin laitier. Les systèmes d’élevages diffèrent : extensif, semi-intensif et intensif .ce dernier assure une bonne partie de la production laitière totale du pays malgré plusieurs difficulté au sein du ce secteur. Pour atteindre des rendements élevés .Les modalités de la production laitière intensive peuvent être amélioré en agissent sur les facteurs de production. Ce rapport décrit la situation su secteur laitier en Tunisie ainsi que la production bovine et ovine, énumérant les difficultés de secteur et les améliorations possible. Au sein du rapport on va étudier de l’importance du secteur laitier en Tunisie, la

présentation de secteur élevage en Tunisie ainsi que les différents systèmes d’élevages. On donne une idée sur le cheptel laitier en Tunisie et par suite l’évolution de la production laitière bovine en insistant sur l’élevage intensif. Dans une autre partie une étude des facteurs de la variation de la production laitière tel que les facteurs génétiques, les facteurs physiologiques et les facteurs extrinsèques en vue de déterminer les possibilités d’améliorer le système intensif actuel des vaches laitières. En plus des bovins de même on analyse la production laitière ovine en Tunisie la situation, les systèmes d’élevages, les facteurs influençant la production, les difficultés du secteur et l’amélioration de secteur ovin laitier en Tunisie.

1. Importance du secteur laitier en Tunisie
Le secteur de l’élevage doit son importance à : -sa place dans l’économie du pays. -son rôle dans la sécurité alimentaire pour des produits stratégiques comme le lait et la viande. -sa place dans l’emploi. -son rôle dans la fixation des éleveurs dans les zones d’élevage ; ce rôle est d’autant plus important que l’élevage est détenu par des exploitations de petites tailles. Sur le plan économique, le secteur laitier contribue à hauteur de : -11% à la valeur totale de la production agricole. -24% de la production animale. -7% de la valeur de l’industrie agro-alimentaire (GIVL, 2007).

2 .Présentation du secteur d’élevage en Tunisie Depuis quelques années, la Tunisie a réalisé un progrès remarquable au niveau du secteur d’élevage bovin laitier. En effet, une autosuffisance en lait de boisson a été enregistrée en 1999. L’encouragement de l’Etat pour le secteur d’élevage, engendrait l’extension du cheptel, l’augmentation des exploitations et l’intensification des élevages. Cependant, cette intensification n’a pas été accompagnée par un développement fourrager. De ce fait, l’alimentation représente le handicap majeur de toute la filière de production. Les éleveurs trouvant la solution dans l’emploi massif d’aliments concentrés au niveau des rations distribuées souffrent aujourd’hui pour assurer la rentabilité de leurs élevages

2.1. Systèmes d’élevages Sur une superficie totale de 125 000 km2 , quelque 76 000 km2 sont considérés comme des terres agricoles, dont 47 000 km2 de terres cultivables, 28 000 km2 de pâturages et forêts, et 6000 km2 de jachères. L’élevage représente une part importante de la production agricole; il contribue à hauteur

de 40 pour cent environ au produit agricole total, ce qui est à l’évidence inférieur à la part des céréales et des oliviers, qui dominent traditionnellement le secteur. Les systèmes d’élevage pratiqués en Tunisie peuvent être résumés dans le tableau 1 :

Tableau 1 : Présentation simplifiée des principaux systèmes de production laitière (Kayouli, 1995) Extensif Localisation principale Race bovine Nord Locale-croisé Intensif Nord holstein- frisonne 0,25 ha – 0,75 Superficie fourragère >1 ha/vache ha/vache Taille du troupeau Rendement laitier <2000 (litre/vache /an) Alimentation principale parcours naturels fourrage/concentrés concentrés 1- 20 vaches 100 -1600 vaches 3000 – 6500 1- 20 vaches 0 – 0,20 ha Sans terre Centre (sahel) holstein- frisonne

3000 - 6500

2.1.1 Systèmes extensifs ou traditionnels Ces systèmes ont une productivité limitée, se trouvent pour la plupart sur les terres marginales et concernent le bétail de races moins productives, essentiellement des ovins, caprins et bovins locaux. Le problème principal réside dans la faible fertilité des animaux, due à leur mauvaise alimentation saisonnière et à leur forte mortalité. La production laitière est saisonnière et liée à la disponibilité du fourrage; elle concerne des troupeaux de taille modeste (1 à 5) et implique une main d’œuvre familiale. Deux tiers des ovins et des caprins se trouvent dans le centre de la Tunisie; ils jouent un rôle très important car, outre leur propre production, ils constituent pour les producteurs une forme d’épargne.

2.1.2 Systèmes semi-intégrés et systèmes intensifs “sans terre” Il s’agit essentiellement de producteurs laitiers familiaux concentrés dans les zones irriguées et péri-urbaine. La superficie cultivable est souvent limitée en regard du nombre d’animaux, de l’ordre de 0 à 0,3 ha / vache (Kayouli, 1995). La plupart de l’alimentation (fourrage et concentrés) est achetée. La main d’œuvre est familiale et les éleveurs ont souvent une autre source de revenu ; d’où les investissements sont réduits au minimum, avec des financements externes limités et un nombre d’animaux très variable, mais va généralement de 1 à 20 vaches. Ce système s’est développé de manière spectaculaire dans le Sahel (Sfax, Mahdia, Monastir, Sousse) et se rencontre fréquemment dans d’autres régions, notamment dans la zone péri-urbaine de Tunis et dans les régions horticoles (Bizerte, Cap Bon). Le mode d’alimentation du bétail dans le Sahel et à Sfax s’appuie sur la petite irrigation intensive et sur l’alimentation achetée; dans de nombreux endroits, ce type de conduite d’élevage peut être qualifié de “sans terre”. Les producteurs achètent de la paille et du foin dans le nord, des briques de luzerne et des concentrés commerciaux. On fournit souvent aux animaux des sous-produits, provenant notamment des plantations d’oliviers tels que grignon, feuilles et tiges ainsi que des résidus horticoles.

2.1.3. Système intégré intensif Ce système concerne principalement l’élevage laitier et les activités d’embouche intégrés au sein d’exploitations agricoles cultivant, exclusivement ou partiellement, du fourrage. La taille des exploitations varie, allant des exploitations familiales possédant 1 à 40 vaches, aux grandes exploitations commerciales détenant souvent plus de 100 vaches. Les fourrages sont cultivés en sec dans le nord, ou en irrigué. Une part importante du fourrage est cultivée, tandis que les concentrés sont achetés. On achète aussi un peu de foin et de paille. Le fourrage vert et l’ensilage constituent toutefois la plus grande part de la ration alimentaire, ce qui signifie que les pailles et les concentrés ont une grande importance.

Bien qu’il soit possible de cultiver du fourrage, les exploitations intégrées emploient de grandes quantités d’aliments concentrés. Cela est dû en partie à la mauvaise qualité du fourrage produit localement (Wafa A , 2010).

3. Le Cheptel laitier en Tunisie En Tunisie l'élevage bovin représente une composante importante dans la production agricole et dans l'économie nationale. Il été classé parmi les secteurs prioritaires du fait qu'il génère deux produits stratégiques (lait et viande). Le cheptel bovin compte au total en 2009 : 440 mille unités femelles, dont 220 mille de races pures (50%) et 220 mille de races locales ou croisées (50%). L’évolution des effectifs des bovins en Tunisie est donnée par le tableau 2 : Tableau 2 : Evolution des effectifs des bovins en mille femelles (Givlait, 2010)

Le taux de croissance annuel moyen de l'effectif de bovin entre (2002-2009) est négatif puisque l'effectif a passé de 485 mille têtes en 2002 à 440 mille têtes en 2009.

4. Evolution de la production laitière en Tunisie La figure 1 présente l’évolution de la production laitière en Tunisie :

1200

1000 production (en million de litre)

800

600

400

200

0 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Année

Figure 1 : Evolution de la production laitière en millions de litres (GIVLait, 2010)

La production laitière a connu une progression remarquable depuis 1992 jusqu’à 2007. Où elle est passée de 420 à 1004 million de litre (1030 en 2009). Cette production a connu par la suite une légère baisse qui a été rapidement restaurée pour atteindre une production de 970 millions de litre en 2006. L’évolution de la production suit exactement celle du cheptel ; ce qui explique les variations enregistrées au niveau de la production au cours des années. Entre 2002 et 2009 la production laitière a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 1.3%.

D’où cette augmentation est en fait due à l’extension du cheptel et non à l’amélioration des conditions d’élevage. 4.3 .Situation de la production laitière intensive La rentabilité de l’élevage demeure tributaire essentiellement, outre des différentes composantes, de l’alimentation mise à la disposition des espèces animales en termes de quantité mais aussi de qualité. En Tunisie, le problème majeur que rencontre la production laitière intensive et qui représente le maillon faible de toute la chaîne de production est celui de la pauvre ration de base qui est principalement due aux faibles valeurs nutritives des fourrages utilisés ainsi que le manque de diversité au niveau du calendrier fourrager chez la plupart des exploitations laitières. 4.4 Cultures fourragères Les fourrages annuels sont cultivés pour l’essentiel dans les zones de culture pluviale au nord et, dans un moindre degré, en irrigué. Les cultures principales sont les suivantes: -Avoine (Avena sativa): elle est cultivée seule ou mélangée à de la vesce; c’est une culture bien enracinée dans la tradition des petits exploitants. -Orge (fourragère), Hordeum vulgare. L’orge est une culture bien connue en Tunisie et dans toute l’Afrique du Nord, souvent produite dans de petites exploitations en zone de culture irriguée et pluviale. -Bersim (Trifolium alexandrinum). Il est extrêmement répandu dans les zones méditerranéennes. -Le sulla, Hedysarum coronarium, Outre qu’il s’agit d’une composante importante des pâturages naturels sur les marnes, est une plante qui a été largement utilisée, en particulier grâce aux encouragements du département des forêts; quand on la sème sur des sols où elle ne pousse pas naturellement, il est nécessaire d’inoculer sa bactérie spécifique -Ray-grass d’Italie (Lolium multiflorum). On la cultive en sec dans les zones humides et dans les zones irriguées.

-La luzerne, Medicago sativa, était un fourrage traditionnel des oasis qui pousse bien dans les sols bien drainés où les précipitations sont supérieures à 400 mm; il pousse aussi très bien dans les zones irriguées.

5. Facteurs de variation de la production laitière Les causes naturelles de la variation de la production laitière se scindent en deux catégories :
-

Les facteurs génétiques dépendant de la race et de l’individu, Les facteurs non génétiques Les facteurs extrinsèques liés à l’environnement et au milieu.

-

-

Ces trois ensembles de facteurs sont respectivement abordés dans les sections suivantes. 5.4 Facteurs génétiques : race et potentiel génétique La race représente un facteur important de variation de la production laitière. En effet, chaque race laitière a ses caractéristiques de production et réagit différemment vis à vis des différents facteurs du milieu. Ces résultats sont illustrés dans le tableau 3 : Tableau 3 : Variation de la production laitière en fonction de la race (Zitouni, 2002)

Race Rendement laitier

Ayrshire 11567

Gernisey 10601

Holstein 15594

Jersie 9798

Fsuisse 12814

5.5 . Facteurs physiologiques ou non génétiques La production laitière est le résultat du fonctionnement d’un organe cyclique dit ‘la glande mammaire’. La variation de la production laitière est conjointe au déroulement des phénomènes physiologiques que subit cet organe. 5.2.1. Stade et durée de lactation Les caractéristiques physiques du lait, notamment les taux de matière grasse (MG) et de matière azotée (MA), évoluent en sens inverse de la quantité de lait produite.

5.2.2. Effet du numéro de lactation Le numéro de lactation a une influence très nette sur l’évolution des quantités de lait et de matières grasses produites, notamment celles produites au cours des deux premiers mois du cycle. 5.2.3. Effet de l'âge de l'animal L’âge de l’animal influe sur la croissance, l’augmentation du poids ainsi que le développement du tissus mammaire, affectant ainsi la production laitière (Mohamed et Khaldi, 2006). 5.2.4. Effet de l'âge au premier vêlage La production des primipares reste stable et n’augmente plus au cours des lactations ultérieures, si l’âge au premier vêlage est de 32 mois d’âge.

5.2.5. Effet de la reproduction 5.2.5.1. Effet de stade de gestation une saillie ou insémination artificielle fécondante précoce réduit par la suite la durée de lactation. (Landais, 1986) appuient cette conclusion en précisant que l’effet de la gestation est plus marqué chez les faibles productrices que chez les fortes productrices. 5.2.5.2. Effet de l’intervalle Vêlage- Vêlage La sécrétion de lait, la gestation et la parturition interfèrent. Du reste, ces trois phénomènes font l’objet d’un même contrôle endocrinien. 5.6 .Facteurs extrinsèques ou effet du milieu Les facteurs extrinsèques dont varie la production laitière englobent 4 effets du troupeau, du mois et la saison de vêlage, des facteurs climatiques, de la qualité et de nombre de traite, du logement et principalement de la conduite alimentaire du troupeau. Effet des conditions climatiques : Le climat représente un des facteurs majeurs qui influencent la production laitière. Il se manifeste de deux manières complémentaires. Il influe directement sur les performances et la physiologie de la vache laitière à travers la température, la vitesse et le sens de vent, l’humidité, etc et indirectement par le biais de l’alimentation, en agissant sur la quantité et la qualité des aliments disponibles.

5.3.1. Effet de la température La température est un facteur, le plus important vraisemblablement. Chez les bovins, le stress thermique prolongé implique une diminution de l’appétit, engendrant une réduction de la consommation, ainsi qu’une réduction de la rumination, Le froid augmente la capacité d’ingestion. Cette dernière représente a lors un moyen de compensation des déperditions de chaleur. 5.3.2. Effet du mois et de la saison de vêlage L’effet de la saison de vêlage sur la production laitière est principalement notable durant les deux premiers mois de la lactation. Decean et Joumet estiment que juillet-août et marsavril représentent, respectivement, les saisons la plus défavorable et la plus favorable. Ce phénomène est souvent expliqué par des variations dans l’alimentation en terme de quantité et de qualité. 5.3.3. Effet du troupeau L’effet troupeau dit aussi variation inter-troupeau provoque des variations importantes aussi bien de l’évolution de la production laitière que la qualité du lait. L’effet du troupeau est évalué à 30 % et s’explique principalement par la différence de conduite notamment la conduite alimentaire, type et quantité d’aliment, la conduite sanitaire, l’hygiène, le logement, la topographie ainsi que la gestion proprement dite du troupeau. 5.3.4. Effet de l'alimentation L’alimentation est l’un des facteurs les plus importants à considérer dans la variation de la courbe de lactation. La conduite alimentaire conditionne l’état sanitaire de l’animal, l’intensité de l’expression de son potentiel génétique ainsi que sa fertilité. Par ailleurs, Pefficacité de la stratégie alimentaire adoptée au sein d’un élevage bovin laitier est jugée en se basant sur ces paramètres. 6. Possibilités d’améliorer le système intensif actuel d’alimentation des vaches laitières Le développement de l’élevage laitier bovin intensif en Tunisie doit passer par une véritable Révolution Fourragère. Dans les structures modernes d’élevage laitier, le coût de l’alimentation représente environ 70% du coût total de production. Toute amélioration dans ce domaine aura donc des

répercussions favorables sur le bilan global. Or, pour diminuer le coût des rations, il faut avoir recours si possible à un maximum de fourrages de bonne qualité produits à la ferme. Une première solution consiste à couper des fourrages à un stade précoce lorsque leur teneur en protéines est encore élevée et la plante est facilement digestible. L’association vesce-avoine qui est le fourrage traditionnel dans la zone céréalière ne constitue pas un mélange de choix; une diversification des espèces fourragères à exploiter serait bénéfique telle que la substitution de la vesce-avoine par l’orge associé ou non au pois. La diffusion de Ray-Gras permet d’obtenir un fourrage de bonne qualité. Dans les périmètres irrigués, le développement des cultures de maïs et de sorgho permettra aux vaches hautes productrices de mieux extérioriser leur potentiel laitier. Plusieurs exploitations laitières situées proches des complexes sucriers n’utilisent pas la pulpe fraîche de betterave dans leur système d’alimentation. Or la pulpe fraîche peut être ensilée très facilement et se conserve plusieurs mois, elle a une valeur énergétique très élevée et maintient les vaches en état et à haut niveau de production. En outre le prix de revient de la pulpe ensilée est minime, car elle est gratuite, seul le prix de transport est facturé. En matière de stratégie d’utilisation des aliments composés, celle-ci reste tributaire de la qualité de la ration de base. La distribution des rations de base très ingestibles permet de limiter l’emploi de concentré et le coût des_ rations. Dans le cas où l’apport de concentré est élevé (cas des vaches au début de lactation) l’emploi d’un concentré riche en protéines et le recours à des sources azotées de qualité (tourteaux) a un effect favorable sur la valeur laitière de la ration.(Kayouli, 1995)

7 .Production laitière ovine L’élevage ovin laitier en Tunisie est caractérisé principalement par sa faible productivité qui ne dépasse pas 72 litres de lait/brebis/lactation. Il a connu un sérieux déclin au cours des quinze dernières années qui s’est traduit par une diminution des effectifs de l’ordre de 90 %.

7.1. La situation en Tunisie Le cheptel ovin en Tunisie est principalement constitué par des troupeaux destinés à la production de viande. Le troupeau ovin laitier est constitué essentiellement de la race sicilo

sarde qui représente environ 0,7% du cheptel global .La race sicilo-sarde provient du croisement de deux races laitières italienne : la race Sarde et la race Comisana (race sicilienne) et a été introduite durant l’époque coloniale. Ces troupeaux ont été intégrés à la production céréalière afin de mieux valoriser les chaumes et les résidus de récolte. Cette intégration explique la concentration des élevages dans les plaines du Nord et du Nord-Ouest tunisien (Mateur, Béja) où la pluviométrie moyenne annuelle dépasse les 600 mm permettant des productions fourragères et herbagères. 7.2. System d’élevages Les troupeaux sont conduits en système semi intensif caractérisés par des rations alimentaires constituées de foin, chaumes, parcours naturels, résidus de récolte et dans certains cas de verdure. L’utilisation des aliments concentrés a lieu toute l’année.La production individuelle journalière moyenne est de 0,58 L. Cette production demeure encore faible d’où la nécessité d’un schéma de sélection approprié à cette race afin d’améliorer sa productivité. Le lait de ses brebis est destiné à la transformation industrielle et artisanale de fromage frais de type «ricotte» et «feta». 7.3. Facteurs influençant la production -la région -l’année -le troupeau - le mois d’agnelage -le sexe et mode de naissance -effets de l’âges de la brebis L’Age de la brebis est le facteur le plus important puisqu’il a une influence remarquable sur la production laitière La figure représente l’évolution de la production laitière en fonction de l’âge des brebis. Curieusement, au lieu d’augmenter, la production laitière diminue entre 2et 4 ans. Elle commence à augmenter à l’âge de 5 ans pour atteindre un maximum à l’âge de 10 ans (9°me lactation) avec une production totale de 100,40 Kg pendant une durée de traite de 149.

La figure 2 représente le courbe de lactation en fonction de l’âge des brebis :

102 100 98 96 94 92 90 88 86 84 0 2 4 6 Ages des brebis 8 10 12

Figure 2 : Courbe de lactation en fonction de l’âge des brebis (Salmi et al., 2007)

7.4. Difficultés du secteur Tel qu’elle est conduite par les éleveurs tunisiens, la race sicilo- sarde est plutôt exploitée comme une race mixte, tantôt pour la production de lait, tantôt pour la production de viande, selon la conjoncture. Elle se trouve de ce fait doublement concurrencée, d’une part par les races ovines à viande et d’autre part par la race bovine laitière. 11 en résulte qu’aujourd’hui seulement 50 000 imités de race sicilo- sarde font l’objet d’élevage réellement laitier avec une tendance inquiétante vers la diminution de ces effectifs. En effet, sur le plan de la production de lait, la productivité de la sicilo- sarde n’a jamais Atteint le niveau escompté, celui en particulier des deux races d’origine, la Sicilienne et la sarde qui peuvent produire dans leur milieu naturel plus 250 litres par brebis et par an. D’autant plus que le prix du lait ovin est resté relativement faible. S’agissant d’un élevage qui a pris naissance en Tunisie, devenu particulièrement adapté au milieu du Nord de la Tunisie, sa sauvegarde en tant que patrimoine national se présente aujourd’hui comme une priorité qui mérite un intérêt particulier pour les éleveurs et pour les responsables du secteur. D'autant plus qu’il s’agit de la seule race ovine laitière dans le pays

Prduction laitiere en kg

et qu’elle est dotée d’un potentiel important de productivité qui n’est pas entièrement exploité à présent. 7.5. Amélioration du secteur ovin laitier Les critères de performance restent à améliorer sensiblement en agissant sur les facteurs de conduite dont particulièrement l’harmonisation des dates de mise bas, le sevrage précoce des agneaux, la standardisation des réformes et la garantie d’une alimentation appropriée. Cependant une meilleure valorisation du lait produit reste aussi indispensable pour la sauvegarde de la sicilo- sarde et ce à travers une promotion conséquente de son fromage à la fois par la qualité et par le prix.

La race Sicilo-Sarde se trouve aujourd’hui sérieusement menacée de disparition (200000 Unités femelles en 1991 contre 19121 unités femelles en 2006 dont seulement 16407 de «race pure») à cause de sa faible productivité d’une part, et du manque de valorisation économique de son lait et de la spécificité de son fromage par rapport à celui des bovins. (Brahmi ,2008). C’est dans les régions les plus favorisées par les précipitations ainsi que dans les périmètres soumis à une spectaculaires irrigation pérenne que l’on peut s’attendre aux améliorations les plus

Conclusion
La production laitière intensive est localisée essentiellement dans des grandes unités dans le nord de la Tunisie à partir des vaches Frisonnes et Holstein importées d'Europe et des Etats-Unis. Les problèmes posés par la production laitière intensive en Tunisie sont nombreux. Eu égard au capital engagé, et pour que la rentabilité de l’élevage intensif laitier ne soit pas compromise, l’alimentation et la formation des gens qui soient de véritables éleveurs laitiers, métier particulièrement difficile et exigeant semble être la seule voie pour tirer profit de ces vaches à haut potentiel génétique. D’autres part, la production d’ovins(destinée fromages) pourrait être améliorée en agissant sur les aspects de reproduction et d’alimentation et de gestion raisonnée des ressources alimentaires disponibles localement. Les problèmes sont du la fragilité des systèmes d’élevage privés réside dans la faible technicité des éleveurs et la conduite inadaptée des troupeaux. Les performances du secteur organisé restent tributaires de la disponibilité de la main d’œuvre spécialisée et de l’adoption de nouvelles techniques appropriées. La spécialisation en « Produits de Terroirs » pourrait assurer la durabilité de cette activité et dynamiser l’ensemble de la filière. Le cout d’alimentation qui ne cesse d’augmenter peut influencer à moyen et long terme la durabilité du secteur. Pour faire face à cette situation, il est indispensable de trouver des solutions radicales et à long terme permettant d’assurer la durabilité du secteur.

Références bibliographiques

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