La Revue de la Vie Saine...

« VIVRE EN HARMONIE »
Le numéro : 9.00 F — Abonnement : 90.00 F par an.
Envoi gracieux d'un numéro spéci men sur simple demande aux Editions de la revue
«VIVRE EN HARMONIE», 5, rue Emile-Level, 75017 - Paris. C. C. P. 2115-50 B Paris
Dernier tirage, Janvier 1984.
Dépôt légal, 3
e
trimestre 1979, n° 528.
Imprimerie S.I.P.E., 32, rue de Ménilmontant, 75020 - Paris.
R A Y M O N D D E X T R E I T
La CURE
VÉGÉTALE
• •
Tout es l es pl ant es
po ur se gué r i r
140° M I L L E
E d i t i o n s d e l a Re v ue « V I V R E E N H A R M O N I E .
5, r ue Emi l e - L e v e l , 75017 - Pa r i s
Vertus des plantes
« On ne peut nier que la phytothérapie ne dispose d'une
gamme d'action suffisamment nuancée pour se plier
docilement à toutes les exigences de l'art de guérir,
à tous les épisodes de la pathologie, pour se faire
toute à tous en combattant avec un égal succès les
maux insignifiants qui, tels des moucherons, n'ont
qu'une existence éphémère et les maladies tragiques
qui menacent les vies humaines. »
(Dr H. Leclerc)
Il n' a pas été dans nos intentions de réaliser un traité
complet sur les plantes, mais d'en indiquer l'usage le plus
courant, après expérimentation.
Le report à un ouvrage de botanique sera évidemment pro-
fitable pour étudier les caractéristiques des plantes et apprendre
à les reconnaître.
La meilleure utilisation d'une plante serait celle qui en
préserverait toutes les propriétés tout en permettant l'extraction
et l'assimilation des principes actifs. A l'état frais, feuilles et
jeunes pousses peuvent s'adjoindre aux salades et plats de
crudités. Ensuite restent l'infusion et la décoction ou la macé-
ration. Avec infusion et décoction, la plupart des principes
sont convenablement dissous, mais certains sont détruits. La
macération à froid préserve ces principes, mais n'en permet pas
l'extraction intégrale.
C'est ainsi que certains phytothérapeutes préconisent les
poudres de plantes séchées. Mai s, là encore, il y a déperdition
d'une certaine forme d'énergie à la dessication et à la mouture.
Ne parlons que pour mémoire de la macération dans
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ISBN : 2-7155-0009-2
l'alcool qui, plus encore que la chaleur, détruit les ,éléments
vivants.
A chaque nom de plante est indiqué le mode de prépa-
ration nous ayant paru à la fois permettre l'extraction et la
protection de la plus grande partie des principes curatifs.
La même dose convient en général pour les plantes fraî-
ches ou sèches. Les plantes fraîches sont plus volumineuses
niais leurs principes sont plus actifs.
Une pincée correspond à 2-3 g, une cuillerée à dessert
à 5 g environ, une cuillerée à soupe à 10 g et une poignée à
30-40 g.
Les doses indiquées. sont celles qui conviennent aux
adultes.
Pour enfants : Préparer en conservant les mêmes prépa-
rations que pour adultes, puis couper d'eau.
Si, par exemple, on indique 30 g de plantes pour un
litre d'eau, en mettre 10 g pour 1/3 de litre. Puis prélever quel-
ques cuillerées à soupe, en ajoutant de l'eau.
Pour un enfant d'un an, on mettra une partie de tisane
et 4 d'eau: De 1 à 3 ans : 2 parties de tisane et 3 d'eau. De
3 à 5 ans, 3 parties de tisane et 2 d'eau. De 5 à 10 ans :
4 parties de tisane et 1 d'eau. Ensuite, ne plus couper mais
ne donner que de petites tasses.
Pour les adultes, il est parfois nécessaire de réduire aussi
lès doses selon la possibilité. En principe, il est préférable de
commencer par la demi-dose et d'augmenter ensuite selon la
tolérance individuelle.
Quand il est indiqué de bouillir, il est préféràble de met-·
tre les plantes à l'eau froide et d'amener ensuite jusqu'à
l'ébullition. S'il n'y a pas de temps indiqué, il faut juste faire
«donner un bouillon», retirer du feu et infuser ensuite selon
les indications.
En principe, on fait bouillir les racines, on donne un
bouillon pour la plante entière et les semences, on infuse
feuilles et fleurs.
Utiliser un récipient en porcelaine, une casserole émaillée
ou une bouilloire en acier inoxydable.
. Eviter de sucrer les tisanes ; à la rigueur, édulcorer avec
du miel.
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ABSINTHE. Artemisia absinthium.
Apéritive, tonique, . stimulante, digestive. Recommandée
dans la chloro-anémie, les pollutions nocturnes et dans l'insuf-
fisance menstruelle (par i n ~ r t i e utérine). Egalement en cas
d'ascaris et d'oxyures.
UsAGE INTERNE : Infusion des sommités; une petite cuillerée
à soupe par litre d'eau, infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses
par jour, avant ou après les repas, selon le cas.
UsAGE EXTERNE : Décoction, une bonne poignée par litre
d'eau. Bouillir cinq minutes. Pour lavages et fomentations sur
les plaies se cicatrisant mal et sur les ulcères.
ABSINTHE MARITIME. Artemisia maritima (Sanguenitte).
Comme vermifuge, remplace avantageusement le semen-
contra ·exotique. Apéritive et vulnéraire (cicatrisation des
plaies et ulcères internes).
DosE : Une cuillerée à dessert de semences et sommités
dans une tasse d'eau. Faire donner un bouillon et infuser
10 minutes.
Une tasse chaque matin, 3 jours de suite, une fois par
mois.
ACHE. Apium graveolens (céleri sauvage).
Feuilles et racines sont apéritives, toniques, digestives,
carminatives, . diurétiques et· ·cholagogues.
Les semences sont digestives et aident à l'élimination des
gaz.
La racine est un diurétique déchlorurant à conseiller
dans l'albuminurie.
UsAGE INTERNE : Racines coupées : décoction d'une poi-
gnée dans un litre d'eau. Bouillit cinq à dix minutes. Une
tasse avant chaque repas.
Infusion de feuilles : Une cuillerée à dessert dans une
tasse à thé, infuser dix minutes. Une tasse avant ou après
les repas.
Semences: Une demi-cuillerée à café dans une tasse d'eau.
Bouillir et infuser. Une tasse après chaque repas.
UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de feuilles fraîches pilées sur
contusions et ulcères .
ACHILLÉE. Voir MILLEFEUILLE.
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ACORE AROMATIQUE. Calamus aromaticus.
La racine est tonique et stimulante de l'estomac. Sa
décoction permet d'arrêter les vomissements. Elle est aussi
antihémorragique. On peut en adjoindre au vélar pour remédier
à l'enrouement et toutes les affections des cordes vocales. Ne
pas négliger non plus qu'elle peut diminuer le taux d'acide
urique du sang, contribuant à l'élimination de ce poison dans
les urines.
En mettre 2 ou 3 g dans une tasse d'eau bouillante;
laisser infuser. 2 à 4 tasses par jour selon nécessité.
AGAR-AGAR. Fucus spinosus.
Très utile contre la constipation et ·les troubles glan-
dulaires.
Par jour : une à deux cuillerées à café de lamelles fines
ou en poudre diluées dans le potage chaud ou fondues dans
très peu d'eau bouillante et ajoutées, après refroidissement,
à un jus de fruits ou de légumes.
AIGREMOINE. ·Agrimonia eupatoria.
Astringente, tonique, sédative, cette plante est utile pour
combattre les affections chroniques du foie, la dysenterie et
les crachements de sang (dans la tuberculose, etc.), les écoule-
ments involontaires d'urine, les pertes blanches et le diabète.
UsAGE INTERNE: Feuilles: Une cuillerée à dessert dans
une tasse d'eau. Boullir et infuser 10 minutes. Trois à cinq
fois par jour entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Feuilles: en fomentations et cataplasmes
(migraines, névrites, plaies torpides), lavements (diarrhée,
hémorroïdes), injections (pertes blanches). Trois poignées par
litre d'eau. Bouillir trois à quatre minutes. En ajoutant cent
grammes de miel à cette préparation, on a un bon gargarisme
pour les laryngites et pharyngites chroniques.
AIRELLE MYRTILLE. Vaccinium myrtillus.
L'extraordinaire pouvoir désinfectant des baies fait mer-
veille dans toutes les infections intestinales : entérite aiguë,
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typhoïde, diarrhées et dysenterie (même amibienne). Utiles
également dans la stomatite
Les feuilles sont indiquées contre le diabète,
UsAGE INTERNE: Baies: Une bonne cuillerée à soupe par
tasse d'eau. Bouillir cinq minutes, infuser quinze; passer en
pressant. Deux à six tasses par jour selon le cas.
Feuilles : Une bonne poignée par litre d'eau, 'bouillir cinq
minutes. Boire en 24 heures.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée de baies dans un
litre d'eau. Bouillir. pour réduire de moitié. Passer avec expres-
sion. Utiliser en, badigeonnages dans le traitement de l'eczéma,
en ou en compresses dans les flux sanguins hémorroï-
daires.
ALCHEMILLE ou ALCHIMILLE. Alchemillia vulgàris
(Pied de lion).
Stimulant l'estomac, cette plante étant hémostatique et
astringente est également recommandée contre les pertes blan-
ches et dans le cas de règles trop abondantes ou d'hémorragies
utérines.
A l'encontre de la sauge, riche en hormones végétales
proches de la folliculine, l'alchemille en renferme dont l'orien-
tation est opposée (ou complémentaire) et qui s'apparenteraient
plutôt à la testostérone.
Dans les déficiences endocriniennes,. on peut en faire
l'essai, sans aucune crainte de contrepartie fâcheuse.
UsAGE INTERNE : · Une bonne poignée de plante coùpée par
litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Trois petites tasses
par jour entre ou avant les repas.
UsAGE EXTERNE : Trois poignées par litre d'eau. Bouillir
5 minutes. En ,lavages chauds comme calmant de
sons vulvaire.
ALISIER. Cratœgus terminalis.
Astringents, les fruits s'emploient contre la diarrhée, la
dysenterie.
Même préparation que pour l'airelle.
ALGUES. Voir. : AGAR-AGAR, CARRAGAHEEN, MOUSSE
DE CORSE, VARECH VESICULEUX.
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ALKEKENGE. Physales alkékengi (Coqueret).
Les fruits sont rafraîchissants, diurétiques, fébrifuges, anti-
rhumatismaux ; on les emploie dans l'hydropisie, la jaunisse,
les néphrites et calculs rénaux, la rétention d'urine.
UsAGE INTERNE : Fruits : Deux poignées environ par litre
d'eau, Bouillir doucement pendant cinq minutes. Boire par
tasse en 24 heures.
UsAGE EXTERNE : Plante entière : Deux à quatre poignées
par litre d'eau. Bouillir cinq minutes. Lotions, fomentations
et injections calmantes.
AMANDIER. Amygdalus communis.
Les feuilles sont calmantes de la toux et facilitent les
fonctions du foie. Les coques sont pectorales et calmantes ;
très indiquées contre la caqueluche. L'huile d'amandes dou-
ces peut être donnée au nouveau-né comme laxatif. Elle est
recommandée pour la forme sèche de l'eczéma. La pâte
d'amandes amères remplace le savon dans l'eczéma des mains.
Elle fait disparaître les taches de rousseur et est un désodo-
risant des pieds et aisselles.
DosEs : Feuilles : Une petite cuillerée à soupe par tasse.
Infuser 10 minutes. Deux tasses par jour, avant les repas (foie),
ou quatre tasses par jour, entre les repas (toux).
Coques : Deux poignées environ par litre d'eau. Bouillir
20 minutes. Faire prendre par petites tasses, dans la journée.
ANETH. Anethum graveolen.
Ressemble beaucoup au fenouil dant il a . certaines pro-
priétés, la principale étant d'aider à l'évacuation des gaz
intestinaux. Utilisé en cuisine, c'est un bon condiment contribuant
à la digestion des légumineuses auxquelles on l'incorpore.
DosE : Une cuillerée à café de ·semences dans une tasse
d'eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser. Une tasse
après chaque repas.
ANGELIQUE. Angelica archangelica.
Tonique, emménagogue, antispasmodique et stimulante
des organes digestifs dont èlle chasse les gaz. Efficace contre
les migraines et vertiges ainsi que contre l'aérophagie, l'angé-
lique favorise l'expectoration des bronches, facilite et calme
les menstruations difficiles.
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Recommandée dans l'asthme nerveux.
Associée à l'anis et à l'aneth, elle active la sécrétion
lactée.
DosE : Plante Une cuillerée à dessert par tasse d'eau.
Infuser 10 minutes. Une tasse après chaque repas.
ANIS VERT. Pimpinella anisum.
Les graines sont digestives, diurétiques, expectorantes.
Elles calment les spasmes de l'estomac, l'asthme et l'aéro-
phagie, favorisent la circulation et les menstruations difficiles
soulagent les coliques venteuses. Elles remédient aux
lances cérébrales et activent la lactation
. .
. A utiliser aussi en cas d'éréthisme cardia-vasculaire (palpi-
tations, fausse angine de poitrine).
DosE : Une cuillerée à café par tasse d'eau. Bouillir et
infuser dix minutes. Une tasse après chaque repas.
ANSERINE ANTHELMINTHIQUE.
et feuilles sont vermifuges, contre les lombrics
et le trema. ·
, UsAGE : Une bonne cuillerée à soupe par tasse
d .. Infuser dtx mmutes. Une tasse le matin à jeun, pendant
trots JOUrs. ·
UsAGE EXTERNE : Trois, poignées par litre ;d'eau. Bouillir
dix minutes. En fomentations sur le ventre contre les vers.
ARGENTINE. Potentilla anserina (Patte-d'oie).
Astringentes, les feuilles remédient à la flaccidité des
tissus. On les emploie en infusions et injecUons contre pertes
blanches, diarrhées et certaines hémorragies. En cataplasmes
contre les enflures (chevilles surtout):
UsAGE INTERNE : Une petite poignée par litre d'eau. Faire
donner un bouillon et infuser dix minutes. Trois ou quatre
tasses par jour, entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Deux poignées par litre. Bouillir quinze
minutes, pour lavages et injections. Pour cataplasmes, mêler
cette décoction avec · une quantité suffisante de son de blé.
Chauffer le tout, garder deux heures environ.
ARISTOLOCHE. Aristolochia clematis (Sarrazine).
Les feuilles sont fortifiantes et vulnéraires, astringentes et
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emménagogues. On les utilise dans l'asthme, le rhumatisme
et l'atonie stomacale.
UsAGE INTERNE : Une bonne pincée par tasse. Infuser
quinze minutes. Trois tasses par jour, entre les repas.
ARMOISE. Artemisia vulgaris (Herbe de Saint-Jean).
On l'emploie dans les troubles de la menstruation et de
la formation. Mélangée en parties égales avec la bourse-à-
pasteur, elle calme les règles douloureuses et trop abondantes.
C'est un tonique de l'appareil digestif. Recommandé aussi
dans l'hydropisie et l'épilepsie.
DosEs : Feuilles: Une poignée par litre d'eau. Infuser
quinze minutes. Trois ou quatre tasses par jour, entre les
repas.
Racine : 50 gr. de racine pulvérisée. Mélanger à 50 gr.
de miel. Prendre 4 ou 5 cuillerées à café par jour, en cas
d'épilepsie.
ARNICA. Arnica montana (Plantain des Alpes).
La racine est employée contre la coqueluche et certaines
paralysies.
UsAGE INTERNE : 0 gr. 50 par tasse d'eau. Bouillir et infuser
10 minutes. Deux tasses par jour entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Fleurs : Deux cuillerées à soupe par
250 gr. d'eau. Bouillir 15 minutes. En compresses chaudes
contre contusions et ecchymoses.
ARTICHAUT. Cyrana scolymus.
On peut utiliser le. bouillon résultant de la cuisson de
la partie destinée à l'alimentation, mais la partie vraiment
efficace de l'artichaut est la grande feuille dentée qui garnit
la tige.
Cholagogue et diurétique, elle tonifie les cellules du foie
et le stimule. Elle peut faire diminuer urée et cholestérol
du sang. On l'emploie aussi contre la fièvre et le rhumatisme.
Elle est donc recommandée dans les affections hépato-biliaires
et hépato-rénales, l'hyperazotémie et les états pléthoriques.
DosE : Feuilles coupées : Une. cuillerée à dessert par
tasse d'eau. Bouillir ~ t infuser dix minutes. Une tasse avant
chaque repas.
ASPERGE. Asparagus officinalis.
Diurétique déchlorurante et sédative du cœur dont elle
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tempère les· battements, elle est également conseillée dans les
troubles du foie et l'hydropisie.
DosE : Deux poignées de racine coupée par litre d'eau.
Bouillir 15 minutes. Boire en 24 heures.
ASPERULE ODORANTE. Asperula odorata (Reine des bois).
Somnifère et calmante des nerfs, elle est aussi diurétique
et digestive par stimulation du foie. ·
En injectipns chaudes, elle est indiquée contre les pertes
blanches.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleu-
ries par tasse d'eau. Infuser 10 minutes. Trois ou quatre tasses
par jour.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau.
Bouillir 15 minutes. En injections. Contre les engorgements
du foie, faire un cataplasme avec cette décoction mêlée à
du son de blé.
AUBEPINE. Cratœgus oxyacantha. .
Régularise les mouvements du cœur et agit favorablement
sur la circulation du sang et le système nerveux.
On peut l'utiliser contre palpitations, névrose du pneumo-
gastrique, tachycardie, bouffées de chaleur, insomnies, angois-
ses, vertiges et hypertension.
C'est un modérateur du cœur et un remède ·de l'angine
de poitrine. Elle calme les nerfs influencés par les troubles
congestifs de la ménopause. Additionnée de miel, la tisane
d'aubépine cicatrise les ulcérations de la gorge.
DosE : Fleurs : Une bonne cuillerée à soupe par tasse.
Infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par jour. ·
AUBTRR DE TILLEUL.
. voir pages 63 ou 72 (Rhumatismes - Calculs)
AULNE ou AUNE. Alnus glutinosa.
La décoction de son· écorce (20 g dans un litre d'eau,
bouillir quelques minutes) peut être utilisée en gargarismes
contre les maux de gorge, en bains de bouche lorsqu'il y a
déchaussement des gencives (pyorrhée) ou en injections en cas
de pertes blanches.
AUNEE. lnula helenium (Œil de cheval).
La racine est tonique et expectorante dans les affections
des poumons et des bronches dont elle assèche les muqueuses.
Elle stimule l'estomac et contribue à régulariser les menstrues.
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Recommandée aussi contre l'anémie, la fatigue, les pertes
blanches et l'engorgement des ganglions lymphatiques.. Elle
favorise l'élimination de l'urée et des chlorures. Précieuse aussi
dans l'entérite et les catarrhes de la vessie.
DosE : Racine concassée : Une bonne poignée . par litre
d'eau. Bouillir et infuser 15 minutes. Ùne tasse avant chaque
repas.
A UR ONE MALE. Artemisia abromatum (citronnelle).
Tonique amer, vermifuge ; la plante est employée ·aussi
dans les menstruations difficiles et les digestions laborieuses.
UsAGE INTERNE :. Une cuillerée à café par tasse. Infuser
10 minutes. Comme vermifuge : une tasse, 15 à 20 minutes
avant le petit déjeuner, trois matins de suite. Comme stoma-
chique : une tasse après chaque repas. ,
UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir
10 minutes, ajouter deux cuillerées à soupe de sel marin.
Pour lavage des plaies infectées ou gangrenées et des ulcères.
BAGUENAUDIER. Colutea arborescens (séné d'Europe).
Comme la rhubarbe . et le séné, ses feuilles agissent par
excitation des fibres nerveuses de;) l'intestin.
DosE : Une cuillerée (à café, à dessert ou à soupe selon
l'âge ou le cas) dans une tasse d'eau bouillante. Laisser infuser.
Prendre au coucher.
BALSAMITE ODORANTE. Tanacetum balsamita (menthe
coq). ·
Vulnéraire, antispasmodique et vermifuge. On l'emploie
contre les catarrhres bronchiques avec toux spasmodique. Elle
favorise les menstrues et la digestion. Les feuilles macérées
dans l'huile cicatrisent les brûlures.
DosE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau. Infuser
10 minutes .. ·. Comme vermifuge : une tasse le matin à jeun,
pendant trois jours. Autres usages : une tasse après chaque
repas (deux ou trois par jour).
BARDANE. Arctium Zappa (herbe aux teigneux).
La racine exerce une action favorable sur le rhumatisme,
l'eczéma, le diabète, la furonculose, les maladies de peau et
troubles du sang. Elle est dépurative, diurétique et tonique.
A l'extérieur; on emploie les feuilles fraîches écrasées contre
les morsures de serpents.
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Les feuilles fraîches peuvent être appliquées sur toutes
les parties douloureuses (rhumatismes, etc.). Macérées dans
l'huile d'olive, elles guérissent la croûte laiteuse, les ulcères
variqueux.
UsAGE INTERNE : Racines : Deux poignées par Utre d'eau.
Bouillir 10 Boire en trois jours.
UsAGE EXTERNE : Racines : Trois poignées par litre d'eau,.
bouillir 20 minutes. En lotion de la tête et massage du .cuir
chevelu contre la chute des cheveux.
BASILIC. Ocym_um basilicum (Orange des savetiers).
C'est un antispasmodique recommandé contre les vertiges,
migraines nerveuses, spasnies de l'estomac. Vulnéraire, on
l'emploie aussi contre les aphtes et même l'épilepsie. Il" facilite
les digestions. Utile dans les insomnies nerveuses et l'asthénie
nerveuse avec angoisse.
DosE : Une cuillerée à dessert de plante coupée par tasse
d'eau. Infuser 10 minutes. Une tasse après chaque repas.
BENOITE. Geum urbanum (Herbe de Saint-Benoît). ·
Carminative contre les coliques venteuses, la racine est
aussi employée contre les pertes séminales, les hémorragies
et l'hémoptysie. Elle est tonique, amère et fébrifuge. On l'utilise
dans l'entérite chronique avec diarrhée.
DosE : Racine : Une poignée par litre d'eau. Bouillir et
infuser 10 minutes. Boire en deux jours, entre les repas.
BERBERIS. Berberis vulgaris (Epine-vinette) ..
Racine et écorce stimulent foie et rate. Elles sont laxa-
tives et toniques de l'estomac ; également diurétiques.
Les feuilles et fruits, recommandés pour les · affections
de la gorge; le sont aussi en cas de. diarrhée ou de. typhoïde.
DosE : Racine, écorce, feuilles ou fruits : une bonne poi-
gnée par litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Utiliser
comme boisson. Trois ou quatre tasses par jour. ,
BERCE. Heracleum sphondylium.
· Les fruits sont employés contre ra. ô1ennorrhagie ; ils
sont antispasmodiques. Racines . et feuilles sont digestives . et
calmantes.
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DosE : Fruits ou feuilles : une cuillerée à dessert dans une
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois tasses par
jour, entre les repas.
BETOINE. Betonica ofjicinalis.
La racine est employée contre les vertiges, l'hydropisie,
la jaunisse, la paralysie. Elle est expectorante, amère, stoma-
chique, vulnéraire, antiputride et purgative. Doit être employée
avec prudence car elle peut provoquer des vomissements.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à café par tasse. Bouillir
et infuser 10 minutes. Deux tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Trois poignées par litre d'eau. Bouillir
20 minutes. En lavages et compresses sur les ulcères variqueux
et plaies infectées.
BISTORTE. Polygonum bistorta (Renouée bistorte).
Astringent très puissant, est recommandée aux tuber-
culeux pour son tanin. On l'utilise aussi avec succès dans
la dysenterie, les aphtes, la stomatite, les pertes blanches et
les hémorroïdes.
UsAGE INTERNE : Racine : une poignée par litre d'eau.
Bouillir 5 minutes. Quatre ou cinq tasses par jour.
Pour la dysenterie : une bonne poignée en macération
de 6 heures dans un litre d'eau tiède. Boire dans la journée.
UsAGE EXTERNE : Deux poignées par litre. Bouillir 15
minutes. En injection contre les pertes blanches, en lavement
contre les fissures anales, les diarrhées et les hémorroïdes, en
compresses comme antiseptique et cicatrisant.
BLEUET. Centaurea cyanus (Casse-lunettes).
Antirhumatismal, diurétique et fébrifuge.
UsAGE INTERNE : Plante coupée : deux pincées par tasse
d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Trois tasses par jour,
entre ou avant les repas.
UsAGE EXTERNE : Une cuillerée à dessert pour une grande
tasse d'eau. Bouillir 5 minutes à feu doux, En ·lavages et bains
d'yeux contre la conjonctivite, l'ophtalmie et l'inflammation
des paupières.
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BOLDO. Boldea fragans.
Est très actif sur nombre d'affections du foie : conges-
tion, cirrhose, gonflement, hépatite chronique, cachexie palu-
déenne, calculs biliaires. C'est un stimulant général, particu-
lièrement de la digestion gastrique. On l'emploie aussi contre
les affections catarrhales des voies urinaires. Il est également
utilisé comme somnifère.
DosE : Feuilles : deux cuillerées à soupe par litre d'eau.
Bouillir et infuser 10 minutes. Trois tasses par jour, avant
les repas.
BOUILLON-BLANC. Verbascum thapsus (Herbe de Saint-
Fiacre).
Ses fleurs sont émollientes, adoucissantes, diurétiques et
pectorales. Elles constituent un bon remède pour les bronches
et un calmant pour l'asthme, les trachéites et les douleurs
intestinales.
UsAGE INTERNE : Une bonne pincée par tasse. Infuser
10 minutes. Passer à travers du coton hydrophile pour retenir
les poils recouvrant les pétales. 3 ou 4 tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Deux poignées de feuilles et fleurs dans
un litre d'eau. Bouillir 10 minutes. En lotions et fomentations
contre prurit. dartreux, brûlures et ulcères douloureux. Une
poignée dans une tasse. de lait. Cuire 10 minutes. Utiliser comme
calmant des hémorroïdes et engelures.
BOULEAU. Betula alba.
L'écorce est dépurative et digestive. Les feuilles, diuré-
tiques, sont utiles dans l'hydropisie et les œdèmes des cardia-
ques. Egalement dans la goutte et le rhumatisme. Les bour-
geons sont employés en cas d'engorgement des ganglions
lymphatiques.
UsAGE INTERNE : Ecorce : Une cuillerée à café par tasse
d'eau. Bouillir 5 minutes. 3 tasses par jour, avant les repas.
- Feuilles : Une cuillerée à dessert par tasse. Bouillir et
infuser 10 minutes. 3 tasses par jour, entre les repas. -
Bourgeons : Une bonne cuillerée à soupe par tasse. Bouillir
doucement pendant 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
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UsAGE EXTERNE : Deux poignées de feuilles dans un litre
d'eau. Bouillir 10 à 15 minutes. En lavages et compresses
dans les maladies de la peau et les ganglions enflammés.
BOURDAINE. Rhamnus. frangula.
Un · des meilleurs remèdes de la constipation, pouvant
être utilisé même par les femmes enceintes. A recommander
aussi dans l'insuffisance biliaire.
UsAGE INTERNE : Une ou deux cuillerées à café d'écorce
par bol d'eau. Bouillir 15 minutes à feu doux. Une tasse
avant chaque repas ·ou une le matin à jeun et une le soir
au coucher. Il est prudent d'ajouter une pincée d'anis vert
par tasse, pour éviter la formation de gaz. ·
UsAGE EXTERNE : Deux ou trois poignées dans un litre
d'eau. Bouillir 15 minutes. Contre les dartres rebelles, les
ulcères, la gale.
BOURRACHE. Borrago officinalis.
Dépuratives du sang, précieuses dans l'herpès et les
fièvres éruptives, les fleurs sont également utilisées dans les
affections des voies respiratoires. Elles sont sudorifiques, faci-
litent l'évacuation de l'urine et stimulent le fonctionnement
des:, émonctoires. · · ·
···oosE : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 Ininutes. 3 ou 4 tasses par jour, entre les repas.
BOURSE-A-PASTEUR. Thlaspi bursa pastoris (Capselle).
Tonique et stimulante du système vaso-moteur, elle est
précieuse contre la plupart des saignements (hémoptysie,
règles trop abondantes, saignements de nez, sang dans l'urine
ou les crachats, hémorragies des porteuses de fibromes, etc.).
On peut l'utiliser aussi en cas de diarrhée, blennorragie,
pollutions nocturnes, tension artérielle.
Associée à l'armoise, à parties égales, elle calme les
règles abondantes et .douloureuses et relève le tonus du muscle
utérin. ·
DosE· : Une bonne poignée de plante coupée par litre
d'eau. Bouillir et infuser 15 minutes. 3 ou 4 tasses par jour;
entre les repas.
16
BRUYERE. Erica vulgaris.
Remède de choix des voies urmaues dont elle peut
même dissoudre les calculs. Antirhumatismale, antiseptique et
diurétique, on l'utilise heureusement dans la cystite, même avec
muco-pus.
UsAGE INTERNE : Une poignée de sommités f l e u r i e ~ par
litre d'eau. Bouillir et infuser 10 Ininutès. Boire en 24 heures.
UsAGE EXTERNE : 500 gr. de toute la plante. Bouillir dans
quelques litres d'eau et ajouter à un bain complet chaud,
pour relever le tonus musculaire. Utiliser aussi en bains de
vapeur locaux en cas d'atonie muscùlaire.
BUGRANE. Ononis Spinosa (Herbe aux ânes, arrête-bœuf).
La racine est diurétique et sudorifique. On l'emploie dans
les affections de la vessie, la cystite, les calculs urinaires, le
rhumatisme, également en gargarismes contre l'angine.
· UsAGE INTERNE : Une poignée de raCines pour un litre
d'eau. Faire bouillir 5 minutes avec menthe ou anis, pour
aromatiser. Boire en 24 heures.
BUIS. Buxus semper virens.
Les feuilles sont sudorifiques et antiseptiques. Ecorces
et feuilles, dépuratives, sont conseillées dans les rhumatismes,
la goutte, les maladies de la peau, les affections. syphilitiques
et les infections des voies biliaires. On utilise encore les feuilles
dans les troubles nerveux (épilepsie, etc.).
La décoction de feuilles est un extraordinaire désinfectant,
jugulant les infections et accélérant la reconstitution des tissus
sains, à utiliser aussi bien en usage interne qu'externe.
C'est le plus actif antiviral et anti-infectieux, que l'on a
souvent intérêt à faire alterner avec le sureau (voir page 62).
UsAGE INTERNE : 40 gr. de feuilles sèches ou 100 gr. de
feuilles fraîches dans un litre d'eau. Bouîllir 10 à 15 minutes.
Boire à volonté, froid ou chaud.
UsAGE EXTERNE : Avec la décoction de feuilles préparée
comme il est dit ci-dessus, on fera lavages, pansements et bains
des ulcères et toutes plaies gangrenées.
17
BUSSEROLE. Arbutus uva ursi (Raisin d'ours).
Indispensable. pour le traitement des graves affections
rénales. C'est un antiseptique puissant que l'on utilise aussi
bien dans l'urétrite blennorragique que pour les hémorragies uté-
rines, la rétention ou l'incontinence d'urine, la cystite, même
avec muco-pus. Egalement conseillée dans la bronchite chro-
nique, en cas de ·pertes blanches, contre l'urée, la dysenterie
et l'hypertrophie prostatique.
DosE : Feuilles : Une bonne poignée par litre d'eau.
Donner un bouillon et infuser 15 minutes. Boire en 24 heures.
CAitLE-LAIT. Gallium verum (Gaillet, herbe de la St'-Jean).
C'est un calmant, utilisé même dans les douleurs du
cancer.
Diurétique recommandé dans les maladies de la vessie et
aussi contre l'incontinence d'urine. Contribue encore à dissoudre
et éliminer les calculs urinaires.
Agit bien sur le foie et, pouvant faire transpirer, sur le sang
qu'il dépure. Utile dans l'épilepsie et contre toutes les affections
nerveuses.
On peut mettre des cataplasmes de feuilles crues pilées sur
les ulcères.
DosE : Une cuillerée à dessert de plante coupée par tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque
repas.
CALAMENT. Mélissa calamintha.
On l'emploie contre le hoquet, les gaz, les maux de ventre ;
en cas de digestion difficile et de règles insuffisantes.
Il est aromatique et tonique de l'estomac.
DosE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse après
chaque repas.
CAMOMILLE ALLEMANDE. Matricaria Chamomilla
(Camomille ordinaire).
Possède à peu près les propriétés· de la camomille romaine,
mais est plus particulièrement indiquée contre les diarrhées
des enfants et constitue l'élément essentiel de lavements
émollients.
Recommandée contre les gaz et les maux de tête.
18
UsAGES INTERNE ET EXTERNE : Comme la camomille
romaine.
La décoction est conseillée pour le rinçage des cheveux
blonds. En mettre 70 gr. environ dans un sachet de mousseline.
Plonger dans un litre d'eau. Bouillir 20 minutes.
CAMOMILLE ROMAINE. Anthemis nobilis (Camomille
officinale).
Ses fleurs ont de nombreuses vertus qui justifient son
emploi dans les troubles digestifs, les engorgements du foie
et de la rate, les dépressions et crises nerveuses, les maux
de tête accompagnant la grippe.
On en recommande également l'usage comme vermifuge,
vulnéraire (ulcérations ou irritations intestinales), dans le man-
que d'appétit, contre les gaz et en cas de fièvre. Favorise les
menstruations.
UsAGE INTERNE : 2 pincées de fleurs par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Prendre un peu avant les repas
ou assez longtemps après.
Comme vermifuge : Une cuillerée · à soupe de plante
coupée dans une tasse d'eau. Bouillir ·et infuser 10 minutes.
Une tasse le matin à jeun et une 30 minutes avant chaque
repas.
UsAGE EXTERNE : Une cuillerée à soupe de fleurs par
tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 miimtes.
Pour lavages et bains d'yeux en cas de conjonctivite ou
d'inflammation des paupières.
En fumigations contre maux de tête et douleurs rhuma-
tismales.
CANNE DE PROVENCE. Arundo donax (Roseau à que-
nouille).
La racine est utilisée pour faire tarir la sécrétion lactée
des nourrices.
C'est un dépuratif et un diurétique.
DosE : Une bonne poignée par litre d'eau. Bouillir 10 à
15 minutes. Boire en 24 heures.
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CAPILLAIRE. Adiantum capillus veneris (Capillaire de
Montpellier).
A ·utiliser dans les affections pulmonaires, rhumes, catar-
rhes, grippe et trachéite.
Il est adoucissant et aide à expectorer.
DosE : Une cuillerée à dessert de feuilles par tasse. Bouil-
lir et infuser 10 minutes. 3 tasses par jour, entre les repas.
CAPUCINE. Tropœlum majus.
Recommandée dans la bronchite chronique, l'emphysème,
le lymphatisme et la tuberculose.
Elle aide à la menstruation et est diurétique.
Ses fruits sont purgatifs.
UsAGE INTERNE : Feuilles : Une bonne pincée par tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 2 ou 3 tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée de feuilles, fleurs
et graines, dans un litre d'eau. Bouillir 10 à 15 minutes. En
lotion du cuir chevelu, pour entraver la chute des cheveux
et en activer la repousse.
CAREX. Carex Arenaria (Laiche des sables).
Contre rhumatismes, goutte et maladies de la peau. Dépu-
ratif et diurétique. Favorise la transpiration.
DosE : Une poignée de plante coupée par litre d'eau.
Bouillir 5 minutes à feu doux. Boire en deux jours, entre les
repas.
CARRAGAHEEN. Fucus Crispus (Mousse perlée, Algue
commune).
Précieux pour les bronches et le tube digestif, est éga-
lement recommandé dans les insuffisances glandulaires.
Contribue au bon fonctionnement de l'intestin et adoucit les
voies respiratoires.
On peut l'utiliser à l'état naturel, dans la salade (après
trempage des algues sèches), mais plutôt pour confectionner
des entremets, potages ou gelées alimentaires.
:QosE : 2 à 3 cuillerées à soupe par litre d'eau ou autre
liquide Gus, bouillon, etc.). Bouillir doucement jusqu'à· consis-
tance de gelée. ·
20
CARVI. Carum Carvi (Cumin des prés).
Aromatiques, les semences sont également stimulantes,
diurétiques et vermifuges. Elles facilitent les menstruations et
l'évacuation des gaz ; galactogènes, elles sont précieuses aux
femmes qui allaitent. Conseillées .contre les spasmes de
l'estomac. ·
DosE : Une bonne cuillerée à café par tasse d'eau.
Bouillir et infuser 10 minutes. Une tasse après chaque repas.
Utiliser aussi les semences comme aromate.
CASCARA SAGRADA. Rhamnus pershiana (Ecorce sacrée).
Cette variété de bourdaine stimule la contractabilité de
l'intestin. Est utilisée aussi dans les cures d'amaigrissement.
UTILISATION : Une cuillerée à café dans une tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse le soir, au coucher.
CASSE. Cassia fistula.
Laxatif.
UTILISATON : Faire bouillir pendant 10 minutes, 40 à
60 gr. de toute la gousse (broyée) dans 1/2 litre d'eau.
Une tasse le soir au coucher et, si besoin, une autre le
matin, à jeun.
Sucer les rondelles de pulpe est très agréable et donne
un effet laxatif doux.
CASSIS. Ribes nigrum.
Dissolvant l'acide urique, les feuilles sont utilisées dans
le rhumatisme chronique, l'arthritisme et la goutte. Conseil-
lées aussi dans les troubles circulatoires et de la ménopause,
le lymphatisme. Agissant sur le foie, elles contribuent à amé-
liorer l'assimilation. Elles sont toniques, astringentes, diuré-
tiques et sudorifiques.
Les fruits sont à èonseiller dans les angines. Les racines
sont vermifuges, les tiges sont diurétiques.
UsAGE INTERNE : Feuilles : Une cuillerée à soupe dans
une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 3 ou 4 tasses
par jour. - Racines et tiges : Une cuillerée à dessért par
tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. 3 tasses par jour.
· UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de feuilles sur furoncles,
21
panaris, etc. En cas de piqûre d'insecte, froisser les feuilles
pour en faire sortir le suc. Frotter sur l'endroit piqué.
CATAIRE. Nepeta cataria (Herbe aux chats).
Antispasmodique à utiliser dans la coqueluche, les troubles
de l'hystérie et le hoquet persistant.
Favorise les menstruations et des gaz.
DosE : Deux cuillerées à soupe par tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes.
4 à 6 tasses par jour, entre les repas.
CENTAUREE (GRANDE). Centaurea Centaurium (Grande
centaurée).
On utilise la racine, qui est apéritive, tonique, sudori-
fique et dépurative, dans les affections du foie, le r.achitisme
et les maladies de la peau.
DosE : Une bonne poignée de racines coupées dans un
litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Une tasse avant
chaque repas.
CENTAUREE (PETITE). Erythrœa Centaurium (Herbe du
Centaure).
Fébrifuge utilisé contre la fièvre intermittente. Employé
aussi contre l'obstruction du foie, la paresse du tube digestif,
l'anémie, la faiblesse générale et les flatulences.
UsAGE INTERNE : Une petite poignée de sommités fleu-
ries dans un litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Une
tasse avant chaque repas (3 fois par jour).
UsAGE EXTERNE : Contre ulcères ou plaies atones ou gan-
grenée et la chute des cheveux : deux poignées par litre d'eau.
Bouillir 10 minutes. Pour lotions et compresses.
CERFEUIL. Cerefolium sativum.
Résolutif de l'ictère et des engorgements lymphatiques.
C'est un diurétique et un stimulant. Facilite. les menstruations
et cicatrise les plaies internes. Le suc obtenu par pression de
la plante fraîche et mis dans les yeux combat l'ophtalmie (même
22
purulente) et cicatrise les ulcérations de la gorge. Compléter
avec des catasplames de toute la plante crue. Même utilisation
contre les piqûres d'insectes.
UsAGE INTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau.
Infuser 10 minutes. Trois tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Même infusion employée en compresses
dans l'ophtalmie, en ablutions pour les peaux grasses ou ridées.
CHARDON BENIT. Cnicus benedictus (Centaurée bénite).
Dépuratif du sang et diurétique, c'est aussi un sudorifique
et un stimulant des voies digestives.
Egalement tonique et anticancéreux.
Précieux contre les vomissements de la grossesse.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de la plante
hachée dans une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes.
Une tasse avant chaque repas.
UsAGE EXTERNE : Feuilles : Une bonne poignée par litre
d'eau. Bouillir 10 minutes. En pansements des ulcères et plaies
atones.
CHARDONNETTE. Cyrana cardunculus (Cardon).
La fleur est utilisée pour faire cailler le lait. En mettre
une forte pincée dans un sachet de toile fine. Ajouter au lait,
faire tiédir le tout et laisser reposer la nuit.
CHARDON ROLAND. Eryngium campestre (Chardon d'âne).
Diurétiques, les feuilles et racines sont employées dans
l'hydropisie et les engorgements du foie et des reins.
DosE : Une poignée pour un litre d'eau. Bouillir 5 minu-
tes. Boire en deux jours, entre les repas.
CHELIDOINE. Chelidonium majus (Herbe aux verrues).
Employée dans l'hydropisie, les affections syphilitiques,
l'asthme, l'angine de poitrine, cette plante, associée au hou-
blon, calme les douleurs du cancer de l'estomac et restreint
son extension.
23
UsAGE INTERNE (bien observer les doses) : 15 gr. de
feuilles sèches par litre d'eau. Infuser 10 minutes. Trois tasses
par jour entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Lorsque l'on· casse la tige, un suc s'en
écoule. Utiliser sur verrues et cors.
CHENE ROUVRE. Quercus robur (Chêne commun).
UsAGE INTERNE : Feuilles. (pour les pertes blanches)
une poignée .par litre d'eau. Bouillir 10 minutes. 3 tasses par
jour. - Ecorce (tuberculose) : 5 à 10 gr. par litre. Bouillir
10 minutes. 3 tasses par jour, entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Ecorce concassée (injections pour pertes
blanches, métrite), (lavements et compresses pour hémorroïdes
et fissures), (lavage et pansements de toutes plaies). Deux poi-
gnées par litre d'eau. Bouillir 15 minutes. ·
CHICOREE SAUVAGE. Cichorium intybus (Chicorée amère).
Racines et feuilles sont dépuratives, apéritives et stoma-
chiques, elles agissent sur le foie et les voies digestives qu'elles
stimulent.
Recommandées contre les maladies de la peau, les engor-
gements des viscères (notamment l'obstruction intestinale) et
l'insuffisance biliaire.
DosE : Une cuillerée à soupe. de feuilles ou de racines
coupées dans une tasse d'eau. Bouillir 5 minutes. Une tasse
avant chaque repas.
,CHIENDENT. Triticum repens.
Bien connu comme diurétique, est aussi urt émollient pré-
cieux en cas d'inflammation de l'estomac, d'ulcère de la vessie
et d'infection des voies urinaires. Il a, en outre, la propriété
de dissoudre les calculs biliaires .. On l'utilisera donc dans les
affections du foie, des reins et de la vessie.
DosE : Une poignée de racines coupées dans un litre
d'eau. Bouillir 1/4 d'heure. Boire à volonté.
(On peut ajouter un peu de réglisse pour parfumer).
24
CITROUILLE. Cucurbita pepo (Courge, Potiron).
. . .
Les semences sont inégalables pour l'expulsion du ver
solitaire. Il y a plu.sieurs méthodes pour · les utiliser ; toutes
ont leur valeur. Par exemple : chaque matin, pendant une
semaine, prendre 15 à 20 gr. de semences, avec du miel. A
la fin de la semaine, prendre une décoction de bourdaine :
une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau; bouillir quelques
minutes.
Les semences mondées se mangent à la dose d'une cuil-
lerée à soupe par jour, en cas de toute inflammation des voies
urinaires et de la prostate.
L'huile de pépins de citrouille (ou courge) est recalci-
fiante. En prendre une cuillerée à café, le matin à jeun, un
mois durant.
COCHLEARIA. Cochlearia officinalis (Herbe au scorbut).
Cet antiscorbutique est également utilisé dans les engor-
gements ganglionnaires, l'asthme, les catarrhes pulmonaires et
même la tuberculose. Prescrit aussi en cas de calculs urinaires
ou biliaires.
DosE : Feuilles : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
COGNASSIER. Pyrus cydonia.
Astringent à employer contre les diarrhées et dysenteries,
l'hémoptysie, les pertes blanches et la tuberculose.
UsAGE INTERNE : Fruits desséchés: 40 gr. par litre d'eau;
bouillir 10 minutes. Boire à volonté. .
Semences : Une cuillerée à café par tasse. Bouillir 2 minu-
tes. 2 ou 3 tasses par jour.
Feuilles : Une poignée par litre d'eau bouillante. Infuser
10 minutes. Boire à volonté.
UsAGE EXTERNE : Fruits desséchés : Comme indiqué ci-
dessus, pour gargarismes et bains de bouche dans les irritations.
Egalement. en injections contre les relâchements du vagin et
de l'utérus. .
Faire macérer une cuillerée à soupe de semences dans
une tasse d'eau pour obtenir un mélange émollient à utiliser
dans n'importe quel cas d'irritation.
25
COMBRETUM. · Combretum Rambaultie (kinkeliba).
Cholagogue puissant, surtout conseillé en cas d'hépatite
avec hématurie. Antipaludéen, actif aussi contre la fièvre, jaune.
. DosE : 20 gr. de feuilles dans un litre d'eau. Bouillir
quelques minutes.
A prendre en une heure, environ, en recommençant le
lendemain si nécessaire.
CONDURANGO. Gonobolus condurango.
Employé dans toutes les maladies de l'estomac, c'est un
calmant des douleurs du cancer et de l'ulcère de l'estomac.
DosE : · 15 gr. de racines coupées dans 300 gr. d'eau.
Bouillir pour réduire à 180 gr.
Passer à chaud avec expression. Deux ou trois cuillerées
à soupe par jour.
CONSOUDE. Symphytum officinale (Herbe aux coupures) ..
Sa racine est adoucissante, cicatrisante et astringente. Son
emploi se justifie dans l'hémoptysie; le sang dans les urines,
les hémorragies légères et aussi dans le cancer de l'estomac
dont elle apaise les douleurs. .
On la recommande encore dans les diarrhées des tuber-
culeux et l'ulcère gastrique.
UsAGE INTERNE : 3 à 4 poignées par litre d'eau. Bouillir
et macérer toute la nuit. Boire en 24 heures.
UsAGE EXTERNE : Cette même macération plus concen-
trée (bouillir 1/4 d'heure) s'utilise pour les ulcères variqueux,
les gerçures du sein et -les fissures anales, en lavages et
compresses.
COQUELICOT. Papaver rheas.
C'est un calmant à utiliser dans les toux nerveuses,·
l'asthme, la coqueluche, les insomnies.
Egalement adoucissant et sudorifique, très bon pour
angines et bronchites.
UsAGE INTERNE : Une bonne pincée de fleurs dans une
petite tasse d'eau bouillante : infuser 10 minutes, 3 tasses
en 24
UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de fleurs en cas d'abcès
dentaire ou d'inflanlm.ation des yeux.
26
CORIANDRE. Coriandrum Sativum.
On utilise les semences qui sont toniques de l'estomac,
diurétiques. Elles favorisent l'expulsion des gaz intestinaux.
DosE : Une cuillerée à café dans une petite tasse d'eau ..
Bouillir et infuser 10 minutes.
Une tasse après chaque repas.
CUMIN. Cuminum cyminum.
Favorise la lactation. Expulsy les gaz intestinaux. Facilite
les Tonifie l'estomac.
DosE : Une cuillerée à café de semences par tasse d'eau.
Bouillir et infuser 10 minutes. Une tasse après chaque repas.
S'utilise aussi comme condiment pour la cuisine.
CYPRES. Cupressus Sempervirens.
Hémostatique et astringente, la décoction de sa noix est
indiquée en cas de varices, hémorroïdes, incontinence d'urine
et tous relâchements.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à café de cônes brisés
dans une grande tasse d'eau. Bouillir quelques minutes. A
prendre un quart d'heure avant les repas.
UsAGE EXTERNE : Dose double, en application sur hémor-
roïdes ou varices dilatées.
DICTAME. Origanum dictamnus (Origàn Dictame).
Ses sommités fleuries sont antispasmodiques. Elles tem-
pèrent les battements dans les artères et calment certaines
douleurs rhumatismales.
DosE : Une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante.
Infuser. Une à trois tasses par jour, selon nécessité.
DOUCE-AMBRE. Solanum dulcamara.
Sudorifique et dépurative du sang recommandée pour le
traitement des maladies .de la peau, le rhumatisme, la syphilis,
le sang épais.
UsAGE INTERNE : Tiges coupées : Une. poignée dans un
litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. 2 tasses par jour
entre les repas.
27
UsAGE EXTERNE : Une poignée de baies dans un litre d'eau.
Bouillir 10 minutes. En lotion sur les dartres, l'herpès et en
compresses sur les entorses et les hémorroïdes sans plaies.
EGLANTINE. Rosa canina (Cynorrhodon).
Les fleurs sont laxatives ; mélangées avec les feuilles, elles
servent à préparer une infusion très agréable. Le fruit est
astringent et vermifuge (ascaris).
DosE : Fleurs ou feuilles coupées : Une cuillerée à dessert
par tasse. Infuser 10 minutes. Plusieurs tasses par jour. Baies :
5 à 10 par tasse. Bouillir 2 minutes. 3 ou 4 tasses par jour.
EPINE-VINETIE. Voir BERBERIS.
ESTRAGON. Artemisia dracunculus.
Apéritif et stimulant du tube digestif, contribue à l'éva-
cuation des gaz.
DosE : Une bonne cuillerée à café par tasse. Infuser
10 minutes. Une tasse après chaque· repas.
EUCALYPTUS. Eucalyptus globulus.
Son emploi est commun dans toutes les affections des
bronches. Il peut être recommandé aussi dans les catarrhes
de la vessie, de l'urètre et du vagin, la blennorragie.
C'est un fébrifuge, un apéritif, un. digestif et un remède
du diabète.
UsAGE INTERNE : 3 ou 4 feuilles par tasse ou une cuillerée
à soupe de feuilles sèches coupées dans une tasse d'eau bouil-
lante. Infuser 10 minutes. 3 à 5 tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une petite poignée de feuilles pour un
litre d'eau. Bouillir 10 minutes. En inhalations et pour lavage
des plaies et les injections.
Pour purifier l'air d'une pièce, faire bouillir, sans couvrir,
des fruits dans un récipient d'eau.
EUPATOIRE. Eupatorium Canabinum.
La racine est utilisée dans l'engorgement du foie et la
constipation occasionnée surtout par la ptôse abdominale et
l'insuffisance hépatique. Elle est apéritive et tonique.
Les feuilles ont les mêmes propriétés, atténuées.
UsAGE INTERNE : Racines coupées : Une bonne cuillerée
28
à café par tasse d'eau. Bouillir 2 minutes. Une tasse avant
chaque repas.
Feuilles : Une poignée par litre d'eau. Bouillir et infuser
10 minutes. Boire en 2 jours, entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Racines coupées : Une poignée par
litre d'eau. Bouillir 1/4 d'heure. Fomentations et lotions chau-
des des ulcères de l'anus, du rectum ou du vagin. ·
EUPHORBE. Euphorbe. epurge.
USAGE EXTERNE SEULEMENT : En cas de sCiatique, rhu-
matisme, bronchite, etc.J. on peut provoquer une révulsion
en frictionnant énergiquement la peau avec une poignée de
feuilles.
Le suc qui s'écoule quand on casse la tige est à utiliser
contre les verrues.
EUPHRAISE. Euphrasia officinalis (Brise-lunettes).
A employer contre la toux et le rhume ·de cerveau.
On utilise la plante coupée avec les sommités. fleurieS.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau.
Infuser 10 minutes. Trois tasses par jour entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir
10 minutes. En lavages d'yeux pour l'ophtalmie, la blépha-
rite, la conjonctivite. En lavages de nez dans le rhume de
cerveau.
FENOUIL. Anethum fœniculum.
Les semences sont toniques de l'estomac et de l'intestin.
Elles aident à la digestion, à l'élimination des gaz et aux
menstruations. Favorisent la lactation.
DosE : Une bonne cuillerée à café de semences par tasse
d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Une tasse après chaque
repas.
FENUGREC. Trigonella fœnum grœcum (Sénégré).
Stimulant du pancréas, il contribue à remédier aux trou-
bles de la nutrition. C'est un des meilleurs remèdes du diabète:
Recommandé aussi dans la tuberculose et l'amaigrissement.
Remplace très avantageusement l'huile de foie de morue, sans
.en Erésenter les dangers. . . . · ·
29
UsAGE INTERNE : Une bonne cuillerée à soupe de semen-
ces dans deux tasses d'eau. Bouillir pour réduire à une tasse.
Prendre le matin à jeun, une semaine sur deux.
UsAGE EXTERNE : Semences pulvérisées en cataplasmes
maturatifs sur abcès, tumeurs, panaris, etc.
Egalement comme résolutifs contre la cellulite.
FEVE. Faba vulgaris (Fève des Marais). . .
Ses fleurs sont toujours bienfaisantes pour les reins, ausst
bien en cas de calculs que de coliques néphrétiques, ou même
de sciatique.
DosE : Infusion de 5 gr. par tasse d'eau bouillante. Trois
tasses par jour, .entre les repas.
FICAIRE. Ranunculus ficaria (Petite éclaire).
La décoction des racines décongestionne et réduit· les
hémorroïdes et les varices dilatées.
DosE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau.
Bouillir quelques minutes. Trois tasses par jour, entre les
repas.
FOUGERE MALE. Polystichum filix mas. ,
Vermifuge (ténia et lombrics). La plante est .employee
pour faire des matelas pour les enfants et les rhumatisants.
DosE : 15 ·à 50 gr. de rhizome pour un litre d'eau.
Bouillir pour réduire de moitié. Prendre le matin . à j:un_.
Une heure après, boire l'infusion suivante : a
soupe de bourdaine dans une tasse m.mutes,
ajouter une cuillerée à soupe de folhcules de sene ; mfuser
10 minutes.
FRAGON. Voir PETIT HOUX.
FRAISIER. Fragaria vesca.
Astringentes, racines et feuilles sont recommandées
les affections des voies urinaires, la diarrhée. et la blennorragie.
Les racines sont dépuratives et diurétiques, recomman-
dées en cas de calculs urinaires.
UsAGE INTERNE : Feuilles et racines coupées: Une poignée
par litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes.· Boire à volonté.
Mettre des feuilles dans les soupes.
30
UsAGE EXTERNE : Mêmes doses que ci-dessus. Bouillir
1/4 d'heure. Gargarismes et injections. ·
FRAMBOISIER. Rubus idœus.
Renfermant du tanin, les feuilles sont astringentes. Recom- ·
mandées pour la gorge et les bronches.
Egalement laxatives et diurétiques.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse
d'eau. Infuser 10 minutes. 3 ou 4 tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une poignée pour un litre d'eau.
Bouillir 10 minutes. Gargarismes dans les maux de gorge.
FRENE. Fraxinux excelsior.
Les feuilles sont diurétiques; sudorifiques, détersives et
légèrement laxatives. L',écorce est tonique, apéritive, fébrifuge
et expectorante. On utilise feuilles et écorce dans le rhuma-
tisme, la goutte et les maux de reins.
UsAGE INTERNE : Ecorce : Une poignée par litre d'eau.
Bouillir 5 minutes ; trcis tasses par jour, avant les repas.
Feuilles: mêmes doses. Bouillir et infuser 10 minutes. Boire
à volonté.
UsAGE EXTERNE : Mêmes doses. Bouillir 1/4 d'heure.
Lavements, fomentations.
FUMETERRE. Fumaria officinalis.
Cette plante est apéritive et tonique pendant les dix
premiers jours d'utilisation. En en prolongeant l'usage, elle
deviènt calmante et somnifère. Si l'on désire un effet tonique,
il faut l'utiliser une semaine sur deux. Pour un effet calmant,
prolonger l'usage.
C'est un décongestionnant; un dépuratif du sang, un drai-
neur du foie. Elle assouplit les artères.
DosE : Une cuillerée à dessert de plante coupée dans
une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 2 ou 3 tasses
par jour, avant les repas, ou une au coucher.
GALEGA. Galega officinalis.
Favorise les assimilations et augmente la sécrétion
lactée.
31'
En cas de diabète, agit. un peu comme l'insuline, sans en
présenter les inconvénients.
UsAGE INTERNE : Trois cuillerées à soupe de plante coupée
dan& un demi-litre d'eau bouillante; infuser 10 Ininutes. Boire
à volonté, à n'importe quel moment.
GARANCE. Rubia tinctorium.
La racine est préconisée comme stimulant du foie et
diurétique. Excellent remède de l'albuminurie, de l'urée san-
guine, du rachitisme. Elle facilite l'accouchement. Utilisée
aussi dans la constipation.
DosE : Une cuillerée à café de racine écrasée dans une
tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 Ininutes. 2 tasses par jour
entre les repas.
GENEPI. Artemisia spicata (Absinthe des Alpes).
Elle agit très efficacement en cas de refroidissement.
C'est un stimulant de l'estomac, un tonique .et un fébrifuge.
Elle cicatrise les plaies et ulcères internes et facilite ·les mens-
truations.
DosE : 2 pincées de plante fleurie par tasse d'eau bouil-
lante. Infuser 10 Ininutes ; 2 à 4 tasses par jour.
GENET. Sorathamnus scoparius (genêt à balai).
Diurétique recommandé dans la goutte, le rhumatisme,
l'albuminurie, l'hydropisie, la néphrite, les hémorragies et
l'hémophilie. Conseillé pour activer les mouvements du cœur
et de la respiration ; diurétique déchlorurant.
Attention, à ne pas confondre avec le genêt d'Espagne
dont l'action est trop violente.
DosE : Fleurs : Une cuillerée à café dans une tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. La première fois, ne prendre
qu'une tasse par jour, en plusieurs fois. Si bien supportée, on
peut prendre jusqu'à trois tasses par jour de cette infusion.
GENEVRIER. Juniperus communis.
On utilise surtout les baies qui sont diurétiques, toniques,
sudorifiques. Elles sont recommandées dans la blennorragie,
l'inflammation de la vessie, l'hydropisie, les calculs, le rhuma-
tisme. Egalement en cas de pertes blanches, de menstruations
difficiles ou de gaz intestinaux.
32
UsAGE INTERNE : On peut manger les baies. Les utiliser
en cuisine (choucroute) ou en faire des infusions : une bonne
cuillerée à café par tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes.
3 tasses par jour. .
UsAGE EXTERNE : Une poignée de baies dans un litre
d'eau. Bouillir et utiliser en fuinigations contre les douleurs
rhumatismales.
La décoction de sommités peut être utilisée en pansement
des ulcères variqueux. Celle de baies en lotion sur les éruptions
de l'acné (la faire assez concentrée).
En faisant griller doucement ces baies, on désinfecte les
habitations.
GENTIANE. Gentiana lutea.
Tonique des voies digestives et la racine est
conseillée dans l'atonie des voies digestives, l'anéinie, les fièvres
éruptives, le paludisme. Elle est apéritive et contribue à accroî-
tre les fonctions défensives (leucocytogène).
UsAGE INTERNE : Une petite poignée de racine coupée dans
1 litre d'eau. Bouillir 2 minutes et infuser toute la nuit. 2 ou
3 tasses par jour, avant les repas.
UsAGE INTERNE : Une petite poignée de racine coupée dans
10 à 15 minutes. En lavements contre les oxyures du rectum.
GERANIUM ROBERT. Geranium Robertianum (Herbe à
Robert). ·
Tonique, astringent et hémostatique à utiliser en cas de
diarrhée ou d'hémorragies , utérines. Il diininue la glycosurie
et est précieux dans le diabète. On le préconise aussi contre
la stérilité et le cancer de l'utérus.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleu-
ries par tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 3 tasses par
jour, entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir
10 minutes. En gargarismes contre le gonflement des amyg-
dales et l'angine herpétique; .
33
GERMANDREE. Teucriuni Chamœdrys (Petit Chêne).
Utilisée contre le rhumatisme, la bronchite chronique, la
diarrhée, la paresse du tube digestif, les adénopathies et les
maladies dites « infectieuses ».
DosE : Une. cuillerée à dessert de sommités fleuries par
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 3 ou 4 tasses par
jour.
GERMANDREE AQUATIQUE. Teucrium Scordium.
Stimulante et antispasmodique, elle est favorable à l'appa-
reil digestif.
DosE : Une bonne pincée de plante coupée dans une tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse après le repas.
GIROFLIER. Caryophyllus Aromaticus.
Son bouton floral, le clou de girofle, n'est pas seulement
un agréable autant qu'utile aromate, mais c'est aussi un anti-
septique et un analgésique des maux dentaires.
DosE : Faire bouillir une dizaine de clous dans une petite
tasse d'eau pendant 5 à 10 minutes. A utiliser en bains de
bouche prolongés, en cas d'abcès ou autre incident à la gencive,
avant ou .après l'intervention du dentiste.
Dans les mêmes circonstances, on peut également mâcher
un de ces clous, .en le maintenant près de la dent affectée.
GRATIOLE. Gratiola officinalis (séné des prés).
Laxative, diurétique et vermifuge, la plante est recom-
mandée dans la cirrhose du foie, la péritonite tuberculeuse,
l'hydropisie, la congestion, l'urémie et les maladies chroniques
de la peau. Calme l'excitation des affections nerveuses.
UsAGE INTERNE : Une à trois cuillerées à soupe de feuil-
les coupées dans 1 litre d'eau bouillante. Infuser 10 minutes.
Une tasse par jour, matin à jeun ou soir au coucher.
UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes. En lavements, contre la constipation, les
vers intestinaux et les affections cérébrales (action révulsive).
GRATTERON .. Gallium .aparine (Gaillet).
Utile dans les troubles circulatoires, l'hydropisie, la jau-
nisse et la pleurésie. C'est un diurétique, un sudorifique et
un apéritif.
34
, : Une cuillerée à ?essert de piante coupée par tasse
d eau bomllante. Infuser 10 mmutes. 2 ou 3 tasses par jour.
GREMIL. Lithospermum officinal (Herbe aux Perles).
. dans les inflammations des voies urinaires.
et dtssolvant des calculs. Stimulant des fonctions
hepattques. ·
. UsAGE INTERNE : Deux ou trois poignées d'écorce dans
1 Ittre .d'e.au ; bouillir quelques minutes. Prendre avant les
deux pnnctpaux repas. ·
GRENADIER. Punic_a granatum.
L'écorce vermifuge, surtout celle de la racine. Les
sont astnngentes et donnent de bons résultats en cas
de diarrhée ou d'hémorragies internes. ·
, INTERNE : Deux ou trois poignées d'écorce cou-
pee. par .Ittre d'eau. Bouillir pour réduire aux 2/3. Boire le
ma tm à Jeun, . en fois, à une demi-heure d'intervalle. Une
,et ?emte apres, prendre une tisane préparée avec une
cuilleree a soupe de bourdaine et ùne de follicules de séné
par tasse. Ceci pour ténia et lombrics. '
. Fleurs : Une petite poignée par litre· d'eau. Bouillir et
10 minutes. Une tasse toutes les heures · en cas de
dtarrhee. ·
. UsAGE EXTERNE : Une poignée d'écorce coupée dans un
litre d'eau. Réduire aux 2/3. En lavements contre les vers.
. Fleurs : Deux poignées dans un litre d'eau; bouillir 10
En lotions, bains ou compresses contre l'œdème des
extrenutes.
GUI. Viscum algum.
, .Recommandé en cas de crises nerveuses, contre la tension
l'asthme, l'artériosclérose, les hémorragies et pertes
utermes.
Il est très utile aussi dans l'albuminurie les troubles de
la ménopause, l'épilepsie et les hémoptysies. '
, UsAGE INTERNE : Une ou deux pincées de feuilles cou-
pees dans tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Deux
tasses par JOur, entre les repas.
35
UsAGE EXTERNE : Une poignée de feuilles dans un litre
d'eau. Bouillir 1/4 d'heure. Eri injections contre les pertes
blanches.
Le cataplasme de feuilles et fruits calme bien les douleurs
rhumatismales et celles des névrites et sciatiques.
GUIMAUVE. Althea officinalis.
Connues de tout le monde, ses propriétés émollientes la
rendent chaque fois qu'il faut calmer irritations et
inflammations.
Fleurs et racines sont utilisées dans les catarrhes vésicaux,
bronchiques, intestinaux, etc.
En cas d'entérite avec constipation, on les adjoint aux
tisanes habituelles de bourdaine, réglisse, etc.
UsAGE INTERNE : Fleurs ou racines coupées : Une cuille·
rée à dessert par tasse. Bouillir 2 ·à 5 minutes. Trois tasses
par jour.
. UsAGE EXTERNE : Racines coupées : Une bonne poignée
par litre d'eau. Bouillir 10 minutes. Pour gargarismes, lavages,
injections, lavements, compresses (angines, abcès, etc.).
Feuilles : Deux poignées par litre d'eau. Bouillir 10 mi·
nutes. Lavages et bains de siège adoucissants. En cas de dou·
leurs provoquées par l'entérite, appliquer, sur le ventre, des
cataplasmes chauds de son et feuilles de guimauve. Les enfants
peuvent mâcher la racine pour faciliter la dentition.
HAMAMELIS. Hamamelis virginica (Noisetier de la sorcière).
Les feuilles décongestionnent. Elles régularisent la circu·
lation et rétablissent l'équilibre entre les circulations artérielle
et veineuse. Précieuses dans toutes les affections des veines,
les varices, hémorroïdes, phlébites et ulcères. Utilisées contre
les congestions utérines ou ovariennes et les hémorragies.
DosE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau.
Bouillir 2 minutes. Deux tasses par jour.
HARICOT. Phascolis vulgaris (Haricot vulgaire).
Les cosses exercent une action bienfaisante en cas d'albu·
minurie avec œdème et aussi dans le diabète.
DosE : Une poignée de cosses sèches ou deux de fraî·
ches, dans un litre d'eau. Bouillir 2 minutes et macérer toute
la nuit. Prendre à volonté, comme boisson.
36
HOUBLON. Humulus lupulus • .
.cônes, so.nt de l'estomac dont ils diminuent
la secretwn d actde s1 celle-ci est exagérée. Recommandés
dans le lymphatisme, lesïmpuretés du sang, le cancer de l'esto·
C'est un sédatif génital à employer en cas de pertes
semmales et de blennorragie. ·
. DosE : Une. poignée de cônes par litre d'eau. Bouillir
et 10 . mmutes. Une tasse avant les repas, deux ou
trots fms par JOUr.
HOUX. /lex aquifolium.
feuilles sont recommandées· contre le rhumatisme et
les. d'estomac. Elles sont sudorifiques et calment les
cohques. L ecorce est un calmant à employer en cas d'épilepsie.
. DosE : Feuilles : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau
bouillante. Deux ou trois tasses par jour entre ou avant les
repas.
: Une poignée par litre d'eau bouillante. Infuser
toute la nmt. Deux ou trois tasses par jour, entre les repas.
HYSOPE. Hyssopus officinalis.
Pectorale, expectorante, sudorifique et stimulante utilisée
dans les affections des voies respiratoires : todx bron-
chite, oppression, asthme. '
On utilise les feuilles et les sommités fleuries, en mélange.
. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau
bomllante. Infuser 10 nlinutes. Trois tasses par jour entre
les repas. '
.l!sAGE EX!ERNE : Une bonne poignée par litre d'eau.
Boullhr 10 mmutes. En gargarismes, dans les affections de
la gorge, et en compresses chaudes sur les entorses foulures
etc. ' '
IRIS COMMUN. Iris germanica (Iris des jardins).
. La racine fraîche est purgative ; sèche, elle est diurétique
et expectorante.
Dans deux cas, elle . active la circulation, épure le
sang et prevtent les fermentations putrides.
P?ur, la l'employer surtout au printemps.
. Sechee et placee dans les armoires, cette racine parfume
le hnge.
DosE : La râper et en saupoudrer les aliments.
37
JOUBARDE GRANDE. Sempervivum tectorum.
Astringente et résolutive.
UsAGE EXTERNE : On utilise la feuille contre les cors
aux pieds. Exprimer le suc de la plante et appliquer la feuille
sur le cor. Maintenir en place.
Cataplasmes de feuilles fraîches sur hémorroïdes, tumeurs,
dartres ..
KINKELIBA. Voir COMBRETUM.
LAMIER BLANC. Lamium album (Ortie blanche).
Les feuilles ont leur utilisation dans l'insuffisance hépa-
tique et surtout contre les pertes utérines des jeunes filles
anémiées aux règles trop abondantes. Egalement en cas de
diarrhée persistante.
Hémostatique employé en cas d'hémoptysie et d'hémorra-
gies. Les feuilles sont toniques, astringentes et vulnéraires.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse
d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par
jour, entre ou avant les repas.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée de la plante entière
coupée, dans un litre d'eau. Bouillir 10 minutes. En injections
contre les pertes.
LAURIER D'APOLLON. Laurus nobilis (Laurier-sauce).
Facilite la digestion et l'évacuation des gaz. On peut
l'utiliser aussi en cas de grippe, bronchite chronique.
DosE : Quelques feuilles dans une tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes: Deux ou trois tasses par jour, après les
repas ou dans la journée.
LAURIER-CERISE. Prunus laurocerasus.
Antispasmodique à employer dans la toux nerveuse, les
spasmes de l'estomac et de l'intestin, les palpitations et l'in-
somnie; les vomissements de la grossesse. Sédatif de la douleur.
U$AGE EXTERNE : Une poignée de feuilles dans un l i t ~ e
d'eau ; bouillir 3-4 minutes. Utiliser en compresses, sur la p01-
.trine, l'estomac, l'intestin ou le front, selon le cas.
LA V ANDE. Lavandula vera.
Antiseptique des bronches précieux dans toutes les affec-
tions des voies respiratoires, l'asthme, la coqueluche, la grippe.
38
Diurétique, sudorifique et antispasmodique. Tonique
conseillé en cas de vertiges, maux de tête, pertes et hystérie.
UsAGE INTERNE : Fleurs : Une cuillerée à dessert dans
une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois ou quatre
tasses par jour, entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Une poignée dans un litre d'eau · bouillir
10 minutes. En fumigations en cas de rhume. '
Ajouter le même volume d'eau et utiliser en injections
contre les pertes blanches.
Mettre une poignée de plante coupée dans un demi-litre
d'huile d'olive. Placer au bain-marie bien chaud et laisser
ams1 deux heures. Macérer ensuite toute une nuit. Passer à
travers un linge et utiliser en onctions sur l'eczéma sec.
LICHEN D'ISLANDE. Cetraria Islandica (Mousse d'Islande).
Contre la toux, l'irritation du larynx, la coqueluche la
bronchite, les diarrhées. '
Utilisé en cas de tuberculose, de vomissements pendant
la grossesse , ~ u survenant chez les malades du foie ou de la
vésicule biliaire.
DosE : En jeter une poignée dans deux litres d'eau
bouillante. Faire bouillir quelques minutes. Boire par tasses
dans la journée. En cas de diarrhée, faire bouillir plus long-
temps pour obtenir une gelée assez consistante.
Avec cette gelée, de la gomme arabique et du miel, on
fait une pâte excellente contre la toux.
LIERRE GRIMPANT. Hedera helix.
Les feuilles facilitent les menstruations et calment les
douleurs de la cellulite.
. On les utilise également en applications contre le rhuma-
tisme, la névrite et la sciatique, et aussi pour résoudre certains
fibromes.
UsAGE INTERNE : Trois cuillerées à soupe de feuilles cou-
pées dans un litre d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois
ou quatre tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une poignée de feuilles par litre d'eau.
Bouillir 10 à 15 minutes. En compresses contre les douleurs
de la cellulite, de la névrite, du rhumatisme.
39
Pour les fibromes et les amas :
chaque soir un cataplasme chaud de son ou fanne de lm et
feuilles de lierre hachées.
Les feuilles fraîches, appliquées sur les brûlures, en cal-
ment la douleur.
LIERRE TERRESTRE. Glechoma hederacea (Herbe de
Saint-Jean). .
Stimulant des bronches, de l'estomac. Tonique, diurétique,
employé dans les maladies des voies urinaires.
DosE : Une cuil1erée à dessert de plante co'!pée par tasse.
Infuser 10 minutes. Trois ou quatre tasses par JOUr, entre les
repas.
LILAS. Syringa vulgaris.
Les feuilles sont fébrifuges et précieuses pour les foies
surmenés, engorgés.
UsAGE INTERNE : 6 feuilles par tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
UsAGE EXTERNE : ·Mettre deux · poignées de feuilles fraî-
ches dans un demi-1itre d'huile d'olive. Laisser macérer pen-
dant 15 jours en exposant le plus possible ou. soleil.
Utiliser en applicatiqns contre le rhumatisme.
LIN. Linum usitatissiinum.
Emollient et laxatif doux, diurétique et est
conseillé dans toutes les inflammations des votes dtgestlves et
urinaires.
UsAGE INTERNE : Mettre trois cuillerées à soupe de grai-
nes dans un litre d'eau chaude, Macérer toute la nuit. Prendre
3 ou 4 tasses dans le courant de la journée.
. UsAGE EXTERNE : 50 gr. de graines dans. ';ln d'eau.
Bouillir 2 minutes. En lavement contre la .
Le cataplasme de farine de lin est adoucissant et maturatlf.
LISERON DES HAIES. Convolvulus sepium (Grand liseron).
Laxatif recommandé dans l'insuffisance hépatique ou l'en-
gorgement du foie. Utilisé aussi dans l'asystolie, l'urémie et
les cirrhoses.
40
Le liseron des champs est égalemeilt laxatif.
DosE : Deux ou trois pincées de feuilles par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
Diminuer ou augmenter la dose selon le cas.
LOTIER CORNICUL:É. Lotus corniculatus.
Sa fleur est un bon calmant de la plupart des excitations
nerveuses, tempérant aussi l'agitation nocturne et l'angoisse.
DosE : Une cuillerée à soupe de fleurs dans une tasse d'eau
bouillante ; donner un bouillon ; laisser infuser. Une à trois tasses
par jour, dont une au coucher.
!viAIS. Zea maïs.
Diurétiques, les stigmates sont employés dans tous les
troubles des reins et de la vessie, et les maladies du cœur où
il faut augmenter la sécrétion urinaire. Sédatifs des voies
urinaires.
DosE : Une poignée de stigmates dans un litre d'eau.
Bouillir 10 minutes; Boire à volonté.
MARJOLAINE. Origanum majorana (Origan).
Calmante, antispasmodique, cette plante est bonne pour
combattre les insomnies, contre la migraine, le rhume de cer-
veau et les tics de la face. ·
Vulnéraire, aromatique et expectorante, elle est utilisée
dans les troubles des voies respiratoires.
Stimulante de l'estomac, facilite la digestion.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de plante cou-
pée dans une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Deux
ou trois tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Mettre 100 gr. de plante coupée dans
un demi-litre d'huile d'olive. Placer le tout au bain-marie
bouillant pendant une heure ou deux. Passer à travers un
linge. Utiliser en frictions contre les douleurs du rhumatisme
ou de la sciatique.
MARRONNIER D'INDE. JEsculus hippocastanum.
L'écorce des jeunes branches récoltées au moment du
bourgeonnement possède la propriété de faciliter l'émission
d'urine chez les prostatiques.
Le marron lui-même peut être ajouté aux mélanges pour
la circulation du sang et le traitement des varices et hémor-
roïdes.
41
DosE: 3 g en décoction dans une tasse d'eau. Prendre une
ou deux tasses par jour, entre les ,
En raison ·de son goût peu agreable, on le melangera,
de préférence, avec d'autres plantes.
MARRUBE BLANC. Marrubium vulgare.
Désinfectant et aseptisant des poull!ons, du cœu_r,
fait cesser l'arythmie. Agit les qu !1 :rres
actif en cas de troubles hépatiques. Apentlf, dmretlque, dtges-
tif et dépuratif. Calme les douleurs des névrites et de la scia-
tique. ,
Utilisé aussi dans le .rhumatisme .et les lourdeurs d estomac.
DosE : Une poignée par litre d'eau bouillante (ou une
cuillerée à soupe par. tasse). Infuser 15 minutes. Une tasse
avant les repas, trois fois par jour.
MA TRI CAIRE. Matricaria chamomilla. .
Recommandée en cas de névralgies faciales des anémt-
ques, elle possède également le pouvoir de faciliter la mens-
truation et d'en calmer les douleurs.
Elle est encore digestive, tonique et vermifuge.
DosE : Une cuillerée à soupe de fleurs par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Passer avec expression. Une tasse
avant chaque repas.
MAUVE. Malva sylvestris. A
Très émollientes, fleurs et feuilles sont précieuses, grace
à leur mucilage, contre les inflammations de la gorge,
bronches et des voies digestives. . . .
Recommandées particulièrement dans la const1pat10n des
enfants et des malades fragiles de l'intestin.
UsAGE INTERNE : Une poignée de fleurs ou de feuilles
(ou mélangées) dans ,un litre d'eau. Bouillir et infuser 10 mi-
nutes. Boire à volonte.
UsAGE EXTERNE : Les feuilles en cataplasmes adoucis-
sants (avec son ou farine de lin). Pour lavages d'yeux, inj.ec-
tions ou lavements : une poignée de feuilles dans un litre
d'eau. Bouillir doucement 1/4 d'heure.
MELILOT. Melilotus officinalis (Trèfle de cheval).
Parfume les urines et augmente la sécrétion. Antiseptique
des voies urinaires, est employé aussi en cas de dysenterie et
42
d'inflammation intestinale. C'est un somnifère, un calmant de
l'excitation nerveuse, un sédatif des névralgies. A utiliser contre
la toux spasmodique et les gaz intestinaux.
Précieux aussi pour remplacer les anticoagulants dont il
possède certaines propriétés sans leurs inconvénients, le mélilot
peut intervenir dans toute situation de . stase sanguine et de
ralentissement de la circulation.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités
fleuries dans une. tasse d'eau bouillante. Infuser. Deux tasses
par jour, entre ou avant les repas.
UsAGE EXTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. En lavages et bains d'yeux,
contre les inflammations (conjonctivite, orgelets, etc.). Com-
presses chaudes en cas de douleurs abdmninales, pleurétiques
ou rhumatismales, névrites et névralgies.
MELISSE. Melissa officinalis (Citronnelle).
Digestive et carminative, facilite les digestions et l'expul-
sion des gaz. Antispasmodique, tonique, sédative, elle est utile
aussi dans le cas de vertiges, bourdonnements d'oreille, palpi-
tations, indigestions, migraines, émotivité excessive et crises
de nerfs.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités
fleuries par tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois
tasses par jour, dans le courant de la journée.
UsAGE EXTERNE : Deux bonnes cuillerées à soupe dans
une tasse d'eau. Bouillir 10 minutes. Quelques gouttes de cette
décoction, une fois refroidie et passée, trois fois par jour dans
les yeux· touchés par la cataracte. ·
MENTHE. Mentha piperata ou
Stimulante de l'estomac;. elle favorise l'évacuation des
calme les vomissements et la toux spasmodique.
Précieuse en cas de coliques et d'indigestions.
DosE : Une cuillerée.à dessert par tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes. Une · tasse après chaque repas ou trois
tasses par entre les repas .•
43
MENTHE POULIOT. Voir POULIOT.
MENYANTHE. Menyanthes trifoliata (Trèfle d'eau).
Dépuratif, tonique et stomachique. Facilite les menstrua-
tions, est vermifuge et stimulant de l'estomac.
On l'utilise aussi contre l'hydropisie, le rhumatisme, les
vices du sang et les maladies de la peau.
DosE : Une cuillerée à dessert de feuilles par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
Deux ou trois fois par jour.
MILLEFEUILLE. Achillea millefolium (Herbe aux coupures).
Vulnéraire, antihémorragique, tonique et cicatrisante.
Recommandée dans les troubles de la ménopause, les
convulsions, les névroses, les spasmes de l'estomac et de l'uté-
rus, en cas de varices, hémorroïdes et de douleurs rhu.ma-
tismales. Utilisée aussi pour calmer et réduire les menstruations
et dans les cas de perte interne de sang (hémoptysies, vomis-
sements de sang, etc.).
UsAGE INTERNE : Plante coupée : Une cuillerée à dessert
par tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Trois tasses
par jour, entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Feuilles fraîches appliquées sur bles-
sures, ulcères, etc.
Pour lavage et pansement des plaies purulentes, des ulcè-
res variqueux, des gerçures du mamelon et des hémorroïdes
fluentes : une poignée de plante coupée dans un litre d'eau.
Bouillir 10 minutes.
MILLEPERTUIS. Hypericum perforatum (Herbe aux piqûres).
C'est un très bon remède des affections des bronches
(pour plus d'efficacité, associer en parties égales avec du lierre
terrestre et de la racine d'aunée). On emploie aussi le mille-
pertuis dans l'hydropisie et les maladies de la vessie.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités
fleuries dans une tasse d'eau bouillante. Infuser 10
Trois tasses par jour, avant ou entre les repas.
44
UsAGE EXTERNE : Mettre une poignée de plante coupée
dans un demi-litre d'huile d'olive. Placer au bain-marie bouil-
lant. Laisser ainsi 2 heures, puis encore 2 ou 3 jours à froid.
Passer à travers un linge. Utiliser sur blessures brûlures et
ulcères. · · '
MOUSSE DE CORSE. Helminthochorton ..
Utilisée comme vermifuge, efficace surtout contre les
ascaris lombricoïdes. Agit sur la glande thyroïde grâce à sa
richesse en iode. . .
UsAGE INTERNE : Une poignée (pour action sur les
des) ou deux (vermifuge) dans un litre d'eau bouillante.
Macérer heures au moins. Une tasse le matin à jeun,
Une tasse avant les repas, trois fois par
JOur, pour act10n sur les glandes. ·
UsAGE EXTERNE : Cataplasmes chauds de son et
de Corse sur les engorgements . glandulaires et le goître.
MOUTARDES. Sinapis nigra, Sinapis alba, Sinapis arvensis.
Bien que la graine de la moutarde blanche puisse être
absorbée en vue d'une action laxative, les graines des diverses
variétés de moutarde sont ··surtout utilisées pour la confection
de cataplasmes, sinapismes et L'emploi de la farine de
moutarde (en cataplames ou sinapismes) est recommandé en
cas de congestion ·pulmonaire, bronchite, douleurs rhumatis-
males .. Les complets sont préconisés dans la paralysie,
les bams de p1eds contre la congestion de la tête.
UsAGE EXTERNE : Sinapisme : Tremper une mousseline
dans l'eau tiède (l'eau chaude· à plus de 40• entrave la for-
mation du principe actif) ; tordre ; étaler sur une table · sau-
poudrer de farine de moutarde ; replier et mettre en place
garder une dizaine de minutes, à partir du moment où
ress.en.t une sensation de picotements (en tout un quart d'heure
envuon).
. Bains de pieds sinapisés : 20 à 30 grammes de farine
de moutarde par litre d'eau tiède. ·
Bain complet : mettre un kilo de farine de moutarde dans
un sachet de toile. Ajouter au bain tiède.
45
MUGUET. Convallaria Maïalis.
Fleurs et feuilles tonifient le cœur tout en calmant les
palpitations. Antispasmodiques, elles constituent un bon remède
du « cœur nerveux ». Elles contribuent au rétablissement de
l'équilibre nerveux. Elles sont aussi diurétiques. Recomman-
dées en cas de goutte, de convulsions, d'insuffisance valvulaire
et d'hydropisie cardiaque; dans la maladie de Basedow, l'an-
gine de poitrine et les néphrites chroniques.
DosE : Une cuillerée .à café de feuilles coupées dans une
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Boire en plusieurs
fois dans la journée.
Fleurs : Une ou deux pincées dans une tasse d'eau bouil-
lante. Infuser 10 minutes. Une tasse le matin, à jeun, ou le
soir, au coucher.
MYRTILLE. Voir AIRELLE.
NARCISSE DES PRES. Narcissus pseudo-narcissus.
Les flimrs sont laxatives et cordiales, également anti-
spasmodiques, à utiliser contre l'asthme, la coqueluche et les
troubles nerveux.
DosE : Une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes. Prendre par cuillerées à soupe dans le
courant de la journée.
NENUPHAR. Nymphea alba.
Les fleurs sont calmantes de l'excitation nerveuse en
général et sexuelle en particulier. Elles combattent l'insomnie
et les pollutions nocturnes.
DosE : Une cuillerée à café de fleurs dans une tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par
jour, entre les repas (ùne au coucher).
NERPRUN. Rhamnus catharticus.
L'écorce possède les mêmes propriétés que celles de la
bourdaine, mais est mieùx supportée par les intestins fragiles.
46
NOYER. Juglans regza.
Dépuratives, stimulantes et astringentes, les feuilles sont
recommandées dans le traitement de la tuberculose, du rachi-
tisme, du lymphatisme, des maladies des os, de l'ictère.
UsAGE INTERNE : Une poignée par litre d'eau bouillante.
Infuser 1/4 d'heure. Boire à volonté.
UsAGE EXTERNE : Une ou deux poignées dans deux litres
d'eau. Bouillir 1/4 d'heure. En injections en cas de pert<!.;
blanches. En lavages et compresses dans l'ophtalmie, l'irritation
des paupières, l'eczéma et les ulcères.
OLIVIER. Olea europea.
Les feuilles facilitent les fonctions du foie et contribuent
à faire baisser la tension trop élevée. ·Diurétiques.
L'huile d'olive est efficace contre la constipation; elle
facilite l'évacuation des calculs biliaires.
UsAGE INTERNE : Feuilles : Une poignée dans un litre
d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Boire à volonté.
Huile : Une cuillerée à soupe le matin à jeun, seule ou
avec le jus d'une orange ou d'un demi-citron.
Lavements : une petite poire d'huile d'olive.
Massage des gencives en cas de dechaussement des dents,
pyorrhée, etc.
En friction sur poitrine et dos en cas d'affections pulmo-
naires (tuberculose comprise), de la région du foie si douleurs
hépatiques, et de tout le corps des enfants déficients.
ORANGER. Citrus vulgaris (Bigaradier).
Fleurs et feuilles sont calmantes des troubles nerveux tels
que palpitations, hystérie, épilepsie, spasmes de l'estomac,
insomnies, angine de poitrine. Elles facilitent la digestion et
sont vermifuges et sudorifiques.
L'écorce d'orange amère est le remède de l'acidité stoma-
cale, c'est un tonique de l'estomac et un apéritif.
DosE : Fleurs : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau
bouillante, infuser 10 ·minutes. 2 ou 3 tasses par jour.
47
Feuilles : 3 ou 4 feuilles par tasse d'eau bouillante. Infuser
'15 minutes. 2 ou 3 tasses par jour.
Ecorce : Une cuillerée à café d'écorce coupée dans une
tasse d'eau. Bouillir, puis infuser 20 à 30 minutes .. Une tasse
avant chaque repas.
Cuire une orange au four, la couper en deux et appliquer
sur les ulcères pour les cicatriser.
ORIGAN. Origanum vulgare (Grande marjolaine).
Tonique de l'estomac, combat l'aérophagie. ·Expectorant
et calmant, recommandé dans la bronchite, l'asthme et la
tuberculose. Facilite l'évacuation des gaz. Utile aussi en cas
de menstruations difficiles et de rhumatisme aigu ou chronique,
dans les inflammations intestinales.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités
fleuries dans une tasse d ' e ~ u bouillante. Infuser 10 à 15
minutes. Une tasse avant, pendant ou après chaque repas.
UsAGE EXTERNE : Sur endroits touchés par douleurs mus-
culaires, rhumatismales ou nerveuses : cataplasmes de plantes
fraîches pilées ou sèches détrempées. Recouvrir avec un cata-
plasme chaud de son ou de farine de lin.
ORME. V/mus campestris (Orme pyramidal).
Diurétique, sudorifique et dépurative, l'écorce est effi·
cace contre · l'hydropisie, le rhumatisme, les maladies de la
peau (eczéma surtout), les pertes blanches.
. .
UsAGE INTERNE : 30 gr. d'écorce concassée dans 1.250 gr.
d'eau. Bouillir pour réduire à 1.000 gr. Passer avec expres-
sion. Trois tasses par jour, avant o.u entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Injection astringente : même prépa-
ration que pour l'usage interne. ·
Huile pour l'eczéma sec: 30 gr. d'écorce concassée dans
100 gr. d'huile d'amandes douces. Mettre au bain-marie bouillant
pendant une heure ou deux. Laisser encore quelques heures
à froid. ·
ORTIE. Vrtica dioïca (Ortie piquante).
Stimulante de l'estomac et dépurative du sang. Utilisée aussi
dans l'entérite muco-membraneuse et la diarrhée, en particulier
48
celle des tuberculeux, les règles trop abondantes et les hémo-
ptysies.
UsAGE INTERNE : Racine coupée : une poignée par litre
d'eau. Bouillir 10 minutes. Boire en deux jours, entre les
repas.
Feuilles : Une cuillerée à dessert de feuilles coupées dans
une tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Une tasse
avant chaque repas.
Le suc obtenu en écrasant la plante est un remède contre
les hémoptysies et autres saignements internes. En prendre
50 à 100 gr. par jour.
Très revitalisantes, mélanger des feuilles coupées fin dans
la salade et les crudités. Se servir des feuilles séchées et réduites
en poudre pour saupoudrer les plats pendant la mauvaise saison.
Cueillir en remontant de bas en haut pour ne pas se piquer.
UsAGE EXTERNE : Les frictions et flagellations avec toute
la plante provoquent une révulsion utile en cas de douleurs
rhumatismales.·
ORTIE BLANCHE. Voir LAMIER BLANC.
PAQUERETTE. Bellis perennis.
Employée dans le rhumatisme, la pleurite, l'hydropisie.
Elle est diurétique et sudorifique.
DosE : Fleurs et feuilles : Une cuillerée à dessert par
tasse. Bouillir et infuser 10 minutes. Trois tasses par jour,
entre les repas.
PARIETAIRE. Parietaria ojficinalis (Herbe des murailles).
Est utilisée dans les affections des voies urinaires, la
cystite, la néphrite, les calculs biliaires, la blennorragie, les
lithiases urinaires.
UsAGE INTERNE : Une poignée de plante coupée dans un
litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Boire en deux jours,
entre les repas. · ·
UsAGE EXTERNE : Pour calmer les hémorroïdes doulou-
reuses. Cataplasmes de feuilles cuites ou compresses chau-
des avec la décoction indiquée pour l'usage interne. Bouillir
quelques minutes de plus.
49
PASSIFLORE : Passiflora incarnata (Fleur de la passion).
Favorise le sommeil en calmant l'excitation cérébrale.
Sédatif du système nerveux et des troubles de la ménopause ..
DosE : Une cuillerée à dessert de fleurs par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par jour,
entre les repas (une au coucher).
PATIENCE. Rumex patientia.
Dépurative du sang, la patience est utilisée dans les
maladies chroniques de la peau et du foie, les vices du sang,
1( syphilis. Elle est légèrement laxative. Stimulante du tube
digestif. Egalement employée dans le rhumatisme chronique,
le diabète, les anémies et la tuberculose.
UsAGE INTERNE : 20 gr. de racine coupée dans un litre
d'eau. Bouillir 2 minutes, infuser 10. Boire en deux jours.
UsAGE EXTERNE : La pulpe de la racine fraîche s'emploie
pour les ulcères. Cataplasmes de fleurs et feuilles sur dartres,
abcès, gale, etc.
PECHER. Amygdalus persica.
Les fleurs permettent la préparation d'un dépuratif-laxatif
très doux pour les enfants. Feuilles et fleurs sont calmantes,
vermifuges et diurétiques. On les utilise dans la néphrite.
DosEs : Pour adultes : Une cuillerée à dessert de feuilles
ou fleurs dans une tasse d'eau. Bouillir légèrement. Trois tasses
par jour.
Pour enfants : Deux poignées de fleurs (50 gr. environ)
dans 1/2 litre d'eau. Bouillir légèrement. Passer avec expression,
ajouter le même poids de miel ou de sucre de canne. Cuire au
bain-marie jusqu'à consistance de sirop. Donner par cuillerées.
PENSEE SAUVAGE. Viola tricolor.
Utilisée contre l'impétigo, la croûte de lait des enfants,
les affections cutanées, l'eczéma, l'herpès, l'acné, le psoriasis.
du sang, diurétique et légèrement laxative. Elle
est employée aussi contre le rhumatisme et les troubles du sang.
DosE : Une cuillerée à dessert de fleurs bu de plante
coupée dans une tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes.
Trois tasses par jour, entre les repas.
50
PERSICAIRE. Polygonum hydropiper (Poivre d'eau).
Est utilisée dans le traitement des 'fibromes utérins, des
varicocèles, des hémorragies consécutives à un fibrome, de
la blennorragie, des varices, des hémorroïdes, de l'hémoptysie.
Contre les hémorragies de l'estomac, des intestins, de la
vessie, l'hydropisie, les calculs urinaires. C'est un dépuratif et
un coagulateur du sang.
UsAGE INTERNE : Une ou deux pincées de plante coupée
dans une tasse d'eau bouillante, infuser 10 minutes. Prendre
dans la journée par cuillerée à
UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de feuilles bouillies fraî-
ches sur les ulcères.
PERVENCHE. Vinca minor.
Ses principes actifs sont à la base de divers médicaments
conseillés pour améliorer la circulation sanguine intracrânienne.
La pervenche fait encore baisser la tension excessive.
On peut aussi bénéficier de ses propriétés astringentes en
cas de pertes blanches, . hémorragies légères et ulcérations de
bouche, soit par voie interpe, soit en injections ou bains de
bouche. Egalement en gargarismes en cas de maux de gorge.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de feuilles dans
une tasse d'eau ; porter à ébullition ; laisser infuser. Trois tasses
par jour (ou plus en cas de pertes sanguines).
UsAGE EXTERNE : Une poignée dans un litre d'eau·; bouillir
,quelques minutes et laisser refroidir avant de passer.
PETIT HOUX. Ruscus aculeatus (Fragon).
Sa racine est apéritive, diurétique. Elle agit bien dans
les cas d'hydropisie, de calculs et toutes maladies des voies
urinaires, de goutte et ictère.
DosE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir 2 minutes,
infuser 10. Boire à volonté ..
PEUPLIER. Populus nigra.
Les bourgeons sont employés dans. les catarrhes pulmo-
naires, les maladies de la peau et de la vessie, les rhuma-
51
tismes et les névralgies. Ils sont expectorants, sudorifiques et
digestifs. Antiseptiques des bronches, utiles dans la tuberculose.
UsAGE INTERNE : 2 cuillerées à soupe dans 1/2 litre d'eau
bouillante. Infuser 1/4 d'heure. Trois tasses, par jour.
UsAGE EXTERNE : Une poignée de bourgeons dans un
demi-litre d'huile d'olive. Mettre au bain-marie bouillant.
Laisser une heure ou deux. Utiliser en frictions dans les douleurs
rhumatismales et les névrites et en onctions contre les gerçures
du mamelon, les fissures ou crevasses aux mains, à l'anus, aux
lèvres.
PILOSELLE. Hieracium pilosella (Epervière).·
Diurétique conseillé surtout en cas d'œdème des mem-
bres inférieurs. Peut aussi faire baisser le taux de l'urée
sanguine.
DosE : Une cuillerée à dessert de feuilles .dans une tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois tasses par jour, entre
les repas.
PISSENLIT. Taraxacum dens leonis (Dent de lion).
Recommandé dans les maladies de la peau, du foie et
de la rate, les rhumatismes, la constipation. Diurétique, tonique
de l'estomac et dépuratif du sang. Décongestionne le foie,
dissout les calculs biliaires. ·
DosE : Racines et ··feuilles coupées : Une poignée par
litre d'eau. Bouillir 2 minutes, infuser 10. Une tasse avant
chaque repas trois fois par jour.
PLANTAIN. Plantago major et psyllium.
C'est un astringent par le tanin, l'aucubine et la pec-
tine qu'il renferme. Il augmente le degré de coagulabilité du
sang. Utilisé en cas d'hémophilie, de tuberculose, pharyngite,
laryngite, diarrhée, néphrite avec sang dans les urines, pertes
blanches, cystite, tout écoulement et relâchement.
Le plaintain est riche en substances antibiotiques.
A conseiller aussi pour bains d'yeux et · lotions contre
conjonctivite et blépharite. ·
UsAGE INTERNE : 20 gr. de feuilles dans un litre d'eau,
porter à ébullition et laisser macérer toute la nuit. Boire en
24 heures.
52
Ou, pour les semences de psyllium : Faire bouillir une
cuillerée à soupe dans 200 gr. d'eau, pour les soins des yeux.
Mettre des jeunes feuilles dans les salades:
En cas de constipation, prendre en cours de repas, une ou
deux cuillerées à café de plantain psyllium, avec un peu d'eau.
UsAGE EXTERNE : Ajouter du miel à la préparation précé-
dente, pour gargarismes et bains de bouche.
Froisser des feuilles fraîches et appliquer sur toutes blessu-
res, piqûres d'insectes, etc.
Mettre des feuilles fraîches sur les varices. Garder la nuit.
POLYPODE. Polypodium vulgare.
Le rhizome est un bon laxatif· pour les enfants, de même
que pour les adultes dont les fonctions hépatiques doivent être
stimulée.
DosE : Une poignée dans un litre d'eau. Bouillir 2 minu-
tes, infuser 1 O. Aromatiser avec de la racine de réglisse. Boire
en 2 jours.
POULIOT. Mentha pulegium (Herbe de Saint-Laurent).
Employé dans les affections des voies respiratoires, il
facilite les expectorations. Tonique de l'estomac, il aide à
l'évacuation des gaz. Il stimule les fonctions biliàires et les
menstruations.
DosE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par jour, entre, avant
ou après les repas, selon convenance ou tolérance. · ·
PRELE. Equisetum arvense (Queue de cheval).
. Employée contre les saignements internes, l'hématurie, les
hémoptysies, les métrorragies, les calculs urinaires, l'albuminurie,
l'hydropisie, les diarrhées persistantes. Elle constitue un puissant
reminéralisateur à conseiller notamment dans la tuberculose.
De plus, elle facilite les menstruations.
. .
. UsAGE INTERNE : Manger les jeunes pousses en salade.
Plante coupée : Une ou deux poignées par litre d'eau. Bouillir
2 minutes. Infuser 10. Boire à volonté.
Us,\GE EXTERNE : Trois poignées par litre d'eau. Bouillir
1/4 d'heure. En lavage des plaies et ulcères variqueux.
53
PRIMEVERE. Primula· officinalis (Coucou).
Sédative de la douleur dans les maux de tête, les contrac-
. tians nerveuses de l'estomac, etc. Elle facilite le sommeil et est
recommandée dans le cas de vertiges, hystérie, apoplexie.
Les racines· sont surtoùt bonnes pour les bronches, elles
favorisent· i'expectoration. Elles sont également diuJétiques,
recommandées dans les calculs et maladies urinaires. ,.Aug-
mentent la s.écrétion salivaire.
DosE : Fleurs ou plante coupée : Une cuillerée à dessert
par tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse après
chaque repas.
Racines coupées : Même dose. Bouillir 2 minutes, infuser
10. Trois tasses par jour, entre .les repas.
PRUNELLIER. Prunus spinos'a.
Les fruits sont à recommander pour juguler la diarrhée.
Les fleurs sont laxatives, diurétiques et dépuratives. On emploie
l'écorce et les feuilles contre le diabète, l'asthme et l'hydropisie.
DosE : Une poignée de fruits séchés ou frais dans un
litre d'eau. Bouillir quelques minutes. Boire à volonté.
Fleu;s, .racine ou écorce : . Une . cuillerée à dessert par
tasse d'eau. Bouillir 2 minutes, infuser 10. Deux tasses par
jour, entre les repas.
PSYLLIUM. Voir PLANTAIN.
PULMONAlRE DE CHENE. Sticta pu/monacia (Lichen pul- .
.monaire).
Utilisé dans les affections pulmonaires. Pectoral et adou-
cissant, contient beaucoup de tanin.
DosE : 30 gr. de feuilles dans un litre d'eau. Bouillir
doucement jusqu'à réduction de ·moitié. Prendre par tasse, en
24 heures.
RAIFORT. Cochlearia armorica.
ronique et expectorant, précieux dans. les affections. des
voies respiratoires, l'asthme et la tuberculose à forme torpide,
l'anémie. li agit sur les reins et dans la nutrition.
Recommandé en cas de rhumatisme, goutte, paralysie,
hydropisie. Tonifie l'estomac et excite les sécrétions ·.
54
UsAGE INTERNE : 15 à 30 gr. de racine par litre d'eau.
Bouillir 5 minutes. Macérer 12 heures. Deux tasses par jour
entre les repas .
i
UsAGE EXTERNE : La racine râpée peut remplacer la farine
de moutarde. En mâcher pour remédier au déchaussement des
dents et ·raffermir les gencives.
REGLISSE. Glycyrrhisa glabra.
. racine est légèrement laxative, digestive, pectorale,
dmréhque. Elle contribue à la cicatrisation des ulcères gastri-
ques et agit sur les glandes surrénales.
On l'utilise dans les affections de la gorge et des bronches
les spasmes intestinaux. · '
UsAGE INTERNE : 50 gr. par litre d'eau. Bouillir 5 ininutes.
Macérer 12 heures. Boire à volonté.
UsAGE EXTERNE : 200 gr. par litre d'eau. Bouillir pour
réduire aux 3/4. En bains de bouche lorsque la langue est
rouge écarlate, tachéè et fissurée. En compresses et bains contre
conjonctivite et blépharite.
REINE-DES-PRES. Voir ULMAIRE.
RENOUEE. Polygonum aviculare.
Conseillée dans le diabète, l'albuminurie, la rétention d'uri-
les et les crachements de sang. C'est un astringent
tres doux dont on peut prolonger l'emploi. Utilisée aussi en
cas d'hémorroïdes, tuberculose, pertes blanches et inflammation
de l'uretère. ·
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de plante coupée
par tasse d'eau bouillante. Infuser 20 minutes. 2 à 4 tasses par
JOUr.
UsAGE EXTERNE : Applications de sommités fraîches ou
sèches (détrempées) sur plaies ouvertes pour arrêter l'hémorragie.
RHAPONTIC .. Rheum rhaponticum (Rhubarbe des Moines).
Tonique de l'intestin, est utile dans l'atonie des voies
digestives et la constipation par insuffisance glandulaire.
DosE : Une cuillerée à. dessert dans une tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
55
RHUBARBE OFFICINALE. Rheum officinalis.
Purgative avec action sur la sécrétion biliaire. Tonique
et vermifuge. Utiliser la racine.
DosE : Pour action sur le foie, l'estomàc : 2 à 3 gr.
pat tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 2 tasses par
jour.
Comme purgatif : 10 à 12 gr. pour 1/4 de litre d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Prendre une seule fois, un
matin à jeun.
ROBINIER. Robinia pseudo-acacia (Acacia).
Les fleurs sont toniques, émollientes et calmantes. Les
feuilles stimulent le foie.
DosE : Fleurs : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas.
Feuilles : Une cuillerée à soupe dans un bol d'eau bouil-
lante. Infuser 10 minutes. Boire le matin, à jeun.
ROMARIN. Rosmarinus officinalis.
On utilise feuilles et fleurs dans l'asthme, les troubles
gastriques avec gaz, la coqueluche, les règles difficiles, l'insom-
nie, la faiblesse générale ou nerveuse, la migraine. Elles augmen-
tent la sécrétion biliaire et sont efficaces dans les engorgements
des viscères abdominaux et du foie, les ictères par obstruction.
UsAGE INTERNE : Feuilles ou fleurs : Une cuillerée à
dessert par tasse d'eau bouillante; infuser 10 minutes. Une
tasse avant ou après chaque repas.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau.
Bouillir 10 minutes. En compresses très chaudes dans les
rhumatismes articulaires.
Bains fortifiants surtout pour les enfants.
. RONCE. Rubus iructicosus (Mûrier des haies).
Les fruits sont astringents, recommandés dans les maux
de gorge, la diarrhée et l'entérite.
Les feuilles ont la même propriété et sont, de plus,
conseillées en cas d'hématurie et de pertes blanches, de rhu-
matisme goutteux, d'acide urique, de cystite et de fièvre éruptive.
UsAGE INTERNE : Feuilles ou fruits : 1 cuillerée à soupe
par tasse. Bouillir 2 minutes, infuser 10 ; trois tasses par
jour entre les repas. ·
56
UsAGE EXTERNE : Une poignée de feuilles dans un litre
d'eau. Bouillir 15 minutes. Laisser refroidir. Ajouter 2 ou
3 cuillerées à soupe de miel. Pour gargarismes et bains (je
bouche.
ROSE ROUGE. Rosa gallica (Rose de Provins).
Cette rose ·rouge, absorbée en grande quantité, contribue
à guérir la tuberculose pulmonaire avec lésions. Elle est encore
recommandée en cas d'hémorragies, de diarrhée et de pertes
blanches ou sanguines.
UsAGE INTERNE : 8 à 15 gr. de fleurs pour un litre d'eau
bouillante. Infuser quelques minutes. Une tasse avant les repas,
3 fois par jour. Pour une action plus efficace, manger directe-
ment les pétales écrasés, avec du miel.
UsAGE EXTERNE : 2 ou 3 pincées de pétales dans une
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. ·
En lavage des yeux, lavements dans la diarrhée, injec-
tions contre les pertes, lotions et compresses sur les ulcères.
Ajouter du miel et utiliser en bains de bouche, en cas
ou inflammations de la bouche et de la gorge. On utthse les
pétales frais sur les yeux. Mettre le soir, garder la nuit.
SALICAIRE. Lythrum salicaria.
Employée contre l'inflammation de l'estomac et de l'intes-
tin, la dysenterie bacillaire, les pertes blanches, les crachements
de sang. Utilisée aussi en cas de prurit .. de la vulve, d'ulcères
variqueux, d'eczéma. Resserre les tissus.
UsAGE INTERNE : Une poignée de sommités fleuries par
litre d'eau bouillante. Infuser 20 minutes. Boire en deux jours,
entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Même dose. Bouillir 2 minutes, infu-
ser 20.·
En injections, lavages et lavements.
SALSEPAREILLE. Smilax (Liseron piquant).
Dépurative, diurétique et sudorifique. dans le
cas de maladies du sang ou de. la peau, de rhumatismes.
DosE ; Une ou deux poignées par litre. Bouillir 2 minu-
tes infuser 10. Une tasse avant chaque repas, 3 fois par jour.
' En cas d'eczéma prendre, en plus, le matin, une cuillerée
à café de racine moulue, mélangée avec du miel.
57
SANICLE. Sanicula europœa (Herbe de Saint-Laurent).
Employée contre les hémorragies internes, l'hématurie, la
diarrhée, les pertes blanches. Elle est tonique, astringente et
sudorifique.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois tasses par jour,
entre les repas ..
UsAGE EXTERNE 10 gr. par litre d'eau. Bouillir 10
tes. En injections dans la métrite.
SANTOLINÈ. Santolina chamœ cyparissus (Aurone Jemelle).
Sa semence est vermifuge (lombrics, oxyures). Onll'emploie
généralement en mélange avec d'autres plantes (mousse de
Corse, tanaisie, etc.), mais elle peut être utilisée isolément.
DosE :Une pincée dans une tasse d'eau bouillante. Infuser
10 minutes. Prendre le matin, à jeun, pendant 8-10 jours.
SAPIN. Abies pectinata.
Les bourgeons sont utilisés dans les affections des bronches
ainsi que dans celles . de la vessie.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau.
bouillante. Infuser 10 minutes. Trois ou quatre tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau.
Bouillir. En inhalations, gargarismes, injections, lavages.
SAPONAIRE. Saponaria officinalis (Herbe à foulon).
C'est un détersif très actif, à utiliser dans les arthrites,
le rhumatisme chronique, la syphilis. Recommandée aussi en
cas de maladie de la peau, dans la lèpre, les dartres, les ulcères
persistants, le lymphatisme. Agit sur le foie et la rate et est
vermifuge.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de feuilles ou
racines coupées dans une tasse d'eau bouillante. Bouillir encore
2 minutes. Passer immédiatement. Une tasse avant chaque
repas, trois fois par jour.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau.
Bouillir 10 minutes. En gargarismes dans toutes les angines.
Les sommités fleuries s'appliquent sur les dartres et
tians eczémateuses, le zona, l'herpès et peuvent être utilisées
comme savon.
58
SAUGE. Salvia officinalis.
Les feuilles et les fleurs sont diurétiques, apéritives et
toniques. Recommandées en cas de névralgies, de troubles
gastriques, nerveux ou circulatoires, de stérilité, de neurasthénie,
et surtout dans les troubles glandulaires, notamment ceux
se traduisant par bouffées de chaleur, bourdonnements d'oreille,
etc.
A conseiller contre les sueurs profuses des tuberculeux.
En d'autres cas, elles sont sudorifiques. Stimulent les fonctions
rénales et réduisent les troubles de la ménopause. Prises régu-
lièrement un mois avant l'accouchement, en réduisent consi-
dérablement les douleurs. Ces derniers effets s'expliquent par la
présence, dans la sauge, d'une grande quantité d'hormones
femelles.
Aussi bien dans les déficiences valvulaires (varices) que
dans l'acné, donc chaque fois que peut être soupçonné un
trouble hormonal, il est justifié de recourir à la sauge.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir
10 minutes. En bains de bouche pour cicatriser les ulcérations
de la bouche et des gencives ainsi que les aphtes. En ·injections
contre les pertes blanches. En compresses sur les ulcères
variqueux ou les éruptions de l'acné.
SAULE BLANC. Salix alba.
Feuilles et chatons sont calmants des organes génitaux
et aident à résoudre les calculs biliaires. On les emploie en
cas de douleurs des organes génitaux, d'excitation, d'insomnie,
d'angoisse.
L'écorce est recommandée dans le rhumatisme, l'hyper-
chlorhydrie et la faiblesse intestinale.
DosE : Chatons ou feuilles : une cuillerée à dessert par
tasse d'eau bouillante, infuser 10 minutes.
Ecorce : même dose. Bouillir 2 minutes, infuser 10.
Pour le tout : trois tasses par jour,. entre ou avant les
repas.
SCABIEUSE. succisa.
Fleurs et feuilles sont utilisées en cas de maladies de la
59
peau,. de pertes blanches ou c?mme
au début des affections des voies respiratoires, dans la gnppe.
Augmentent les sécrétions salivaires.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Trois tasses par jour, entre les
repas.
UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau,
bouillir 10 minutes.
En compresses, lavages ·en cas de maladies de la peau
(gale, teigne, etc.).
SCEAU DE SALOMON. Polygonatum vu/gari.
Résolutif, détersif.
UsAGE EXTERNE : La racine, cuite sans eau et réduite
en pâte, fait mûrir panaris, abcès, anthrax, .etc.
Cataplasmes de feuilles sur les hernies pour les réduire.
SCOLOPENDRE. Scolopendrium officinalis. .
Utile pour traiter le foie et la rate, et soigner les
tismes.
DosE : Infusion légère de deux cuillerées à soupe dans un
litre d'eau bouillante, à utiliser en boisson de table.
SEMEN-CONTRA. Artemisia süichmanuiana.
Les semences sont utilisées comme vermifuge.
DosE : Une cuillerée à café dan!' une tasse d'eau. Amener
à ébullition. Une tasse le matin à jeun, trois jours de suite.
SENE. Cassia acutifolia.
Laxatif, allant des effets les plus doux (follicules) aux
plus actifs (folioles). Ne jamais faire bouillir afin d'éviter
les coliques.
UsAGE INTERNE : Pour les enfants, un follicule par année
d'âge (augmenter la dose, si effet insuffisant) dans une
d'eau froide ; laisser macérer la nuit et donner le lendemam
matin, après avoir tiédi. Pour les adultes, cinq, dix (ou plus)
follicules, si les intestins sont fragiles. Dans les autres cas,
employer les folioles à la dose moyenne d'une cuillerée à café
par tasse, seuls ou en incorporation à un mélange laxatif (les
folioles étant ajoutés lorsque la préparation est retirée du feu
et ne bout plus).
60
SENEÇON JACOBEE. Senecio jacobea.
Fait revenir les règles arrêtées à la suite d'un
ment. Favorise toujours la menstruation et en calme les
leurs. Calme l'excitation nerveuse.
C'est un expectorant, utile dans la bronchite et les rhumes.
S'emploie aussi en cas de diarrhée, dys·enterie.
On utilise, soit la racine, soit la plante.
UsAGE INTERNE · : Associé avec les graines de persil, le
séneçon est encore plus astif. Dans un litre d'eau, 25 gr.
de séneçon jacobée et 10 gr. de semences de commun.
Bouillir quelques minutes. 2 ou 3 tasses par JOur,. entre les
repas.
UsAGE EXTERNE : Même dose (sans semences de persil)
comme gargarisme dans les maux de gorge.
SERPOLET : Voir THYM.
SOLIDAGO Solidago virga aurea (Verge d'or).
La est employée dans toutes les affectio?s ?es
voies urinaires la cystite, la colibacillose, les calculs, la nephnte.
Egalement en' cas d'hydropisie, albuminurie, entérite
membraneuse, entérocolite, diarrh.::e des tuberculeux et entente
des nourrissons au cours de la dentition. .
UsAGE INTERNE : Adultes : Une· poignée ·de plante
pée dans un litre d'eau. Bouillir 2 minutes, infuser Boire
en un ou deux jours. - Enfants : 50 gr. de sommites .
ries, 1/2 litre d'eau, 750 gr. de sucre de ca?ne. Bouillir la
plante dans l'eau pendant 10 minutes. 12 heures.
Passer et ajouter le sucre. Donner par cmllerées.
SOUCI. Calendula officinalis.
Agit contre l'engorgement du foie et est utpe cas de
menstruations difficiles ou douloureuses avec depression
veuse et anémie. Il est dépuratif du sang, sudorifique .et, à la
fois, calmant et stimulant. Augmente le volume des unnes.
UsAGE INTERNE. : Une cuillerée à dessert de fleurs dans
une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse
avant chaque repas. Concentrer un peu plus pour l'utilisation
en cas de maladies nerveuses.
UsAGE EXTERNE : Une ou deux poignées de fleurs dans
un litre d'eau. Bouillir 10 minutes. Bains et compresses pour
plaies, brûlures, engelures ulcérées.
61
SUREAU. Sambucus nigra.
1
Purgatives, les baies sont utilisées aussi dans le rhuma-
tisme et les névralgies. ·
La seconde écorce (partie interne de l'écorce), diurétique
et légèrement laxative, est recommandée. en cas de goutte,
rhumatisme, hydropisie, néphrite.
Sudorifiques et diurétiques, les fleurs agissent activement
lors de rhumes, bronchites, rhumatisme, rougeole, scarlatine et
toutes fièvres éruptives ; elles accroissent la sécrétion lactée. En
cure prolongée, c'est le remède « spécifique » de toutes les
formes de tuberculose et des états prétuberculeux.
L'infusion de fleurs de sureau prise en quantités assez
importantes .(un litre en un ou deux jours) -et en cures suffi-
samment prolongées (un à trois mois) peut guérir une coli-
bacillose urinaire.
Comme anti-infectieux, c'est le meilleur auxiliaire du buis
(voir page 17).
· UsAGE INTERNE : Presser les fruits pour en extraire le
suc. En prendre 20 à 30 gr. dans la matinée.
Seconde écorce : 2 poignées par litre d'eau. Bouillir pour
réduire de moitié. Boire dans la journée.
Fleurs : 40 gr. par litre d'eau bouillante. Infuser 10 mi-
nutes. Boire à volonté.
UsAGE EXTERNE : Deux poignées de fleurs fraîches, ou
20 gr. de sèches, dans un litre d'eau bouillante; infuser 10 mi-
nutes. En compresses adoucissantes. En bains chauds en cas
d'engelures. Egalement en bains d'yeux, pour seconder l'action
de la mélisse, en cas de cataracte, et aussi de conjonctivite et
dè toute inflammation oculaire;
TANAISIE. Tanacetum vulgare (Herbe aux vers).
Les sommités fleuries sont employées en cas de vers (sur-
tout oxyures et ascaris), de pertes blanches, de langueur générale.
Elles sont toniques et facilitent les menstruations.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Une tasse le matin à
jeun.
UsAGE EXTERNE : Une poignée dans un litre d'eau salée
(4 cuillerées à soupe de sel marin). Bouillir et infuser 10 mi-
nutes.
62
THUY A. Tuya officinalis.
Diurétique léger et sédatif urinaire rendant l'urine moins
irritante. Recommandé dans l'hypertrophie de la prostate, la
cystite et dans l'incontinence d'urine .avec congestion du bas-
ventre.
DosE : 3 gr. de bourgeons ou de jeunes feuilles dans un
bol d'eau bouillante. Infuser. Prendre à n'importe quel moment.
Répéter trois jours de suite, pas plus.
THYM. Thymus vulgaris.
Le meilleur remède du rhume de cerveau. En boire, alors,
5 ou 6 tasses par jour. On peut aussi en faire des lavages du
nez. En cas de toux, ajouter une pincée d'agar-agar par tasse
(bouillir un peu).
Le thym est également un tonique des voies digestives ;
il en chasse les gaz et empêche les fermentations putrides.
La décoction concentrée de thym est excellente pour le
cuir chevelu, elle le tonifie, met entrave à la chute des c h e ~
veux et leur redonne de la couleur.
L'infusion de thym remplace avantageusement café et
thé aux petits déjeuners et goûters. Elle est d'un goût très
agréable.
Il faut une branche par tasse d'eau ; faire donner un
bouillon, puis infuser 10 minutes. Sucrer au miel, de préférence.
TILLEUL. Tilia europœa.
Calmant des affections nerveuses, du cœur, de la tête,
de l'estomac:-' Utile aussi dans l'artériosclérose, l'insomnie, les
spasmes et l'indigèstion. Fluidifie le sang. Ceci pour les fleurs ;
quant à son aubier (partie se trouvant entre le bois dur et
l'écorce), il participe à la solubilisation et au drainage des
cristaux d'acide urique et de certains calculs. On le conseille
en cas de rhumatisme, de lithiase urinaire ou de goutte, bien
qu'il soit un peu irritant.
DosE : Une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse
d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Deux à quatre tasses
par jour.
Pour l'aubier, en mettre 30 à 40 g. dans un litre d'eau
à faire bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts. Prendre cette
quantité en un ou deux jours, par cures de dix jours dans le
mois, à renouveler selon I_a situation.
63
TORMENTILLE. Tormentilla erecta.
Remède de la tuberculose grâce à son tanin. Conseillée
dans la faiblesse des tissus, les écoulements muqueux, les pertes
blanches ou sanguines, les diarrhées rebelles de la dysenterie,
les néphrites, les métrites.
UsAGE INTERNE : 15 à 30 gr. de racine par litre d'eau
bouillante. Infuser 10 minutes. Boire en deux jours.
UsAGE EXTERNE : Une ou deux poignées dans un litre
d'eau. Bouillir 10 minutes. En compresses, injections contre
les pertes, lavements en cas de diarrhée,
TUSSILAGE. Tussilago farfara (Pas d'âne).
Pectorales, les fleurs sont utilisées dans les affections respi-
ratoires, le rhume, la bronchite, les suites de. grippe, l'asthme.
Racines et feuilles sont sudorifiques et résolutives.
UsAGE INTERNE : Fleurs : Une cuillerée à dessert par
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. 3 ou 4 tasses par
jour, entre les repas.
Feuilles et racines coupées : 20 à 30 gr. par litre d'eau.
Bouillir 2 minutes, infuser 10. Trois tasses par jour entre
les repas.
UsAGE EXTERNE : Faire brûler feuilles et fleurs dans la
pièce où il y a un asthmatique, en période de crise.
ULMAIRE. Spinœa ulmaria (Reine-des-prés).
Diurétique non irritant, est bien indiqué dans les
de' liquide d'origine cardiaque, les rhumatismes, les calculs un-
naires. C'est aussi un tonique cardiaque . et gastrique et un
calmant des douleurs névralgiques.
Le plus étonnant de son action vient sans doute de ·sa
teneur en salicylates, ce qui implique quelques précautions pour
sa préparation. Elle a ainsi certaines propriétés anti-inflamma-
toires de l'aspirine sans en présenter les inconvénients. C'est
donc un sédatif, un ru:itirhumatismal et, chose curieuse apparue
à l'expérimentation, un euphorisant et un antimigraineux.
Selon le compte rendu des travaux d'une équipe médicale
de Chicago, les salicylates seraient même actifs contre les virus,
ce qui conférerait une action virulicide à la reine-des-prés.
UsAGE INTERNE : 50 à 60 gr. clans un récipient pouvant
être bien clos. Ajouter un litre d'eau à peine bouillante. Laisser
64
infuser jusqu'au refroidissement. Boire à volonté à n'importe
quel moment. ·
UsAGE EXTERNE : Mettre des feuilles fraîches sur les cou-
pures, brûlures, ulcérations. Même préparation que ci-dessus pour
des compresses chaudes à appliquer en cas de douleurs rhuma-
tismales ou sur des plaies et ulcères.
V V aleriana officinalis (Herbe aux chats).
La racme est calmante, on l'emploie dans les états ner-
veux, les palpitations, l'asthme nerveux, les spasmes de l'esto-
mac, l'hystérie et l'épilepsie, les insomnies, la neurasthénie et
la tachycardie. Utilisée dans le diabète maigre et la désintoxi-
cation au tabac.
UsAGE INTERNE : Mettre 100 gr. de racine dans un litre
d'eau tiède. Macérer 12 heures. Deux ou trois tasses par jour,
entre les repas.
UsAGE EXTERNE : Même dose et préparation. Eii com-
presses, injections et lavements calmants. ·
VARECH. VESICULEUX. Fucus vesiculosus.
. de · résultant d'un déséquilibre glandu-
laire, utilise dans 1 ademte, Je goître, la cellulite la goutte le
lymphatisme. · ' · '
UsAGE INTERNE Une cuille.rée à café par tasse. Bouillir
5 minutes. Deux à quatre tasses par jour, avant ou entre
les repas.
Dans le cas d'obésité ajouter, à chaque tasse, une cuillerée
à café de bourdaine et une pincée d'anis vert.
USAGE EXTERNE : Cataplasme de son et fucus sur les
amas graisseux ou cellulitiques, le goître, les enflures gan•
glionnaires. -
Macérer à l'eau tiède pour bains des enfants rachitiqpes
ou en cas d'insuffisance glandulaire.
VELAR. Erysimum officinal {:Herbe aux chantres).
. Utilisé dans tous les maux de gorge, l'enrouement, l'inflam-
mation du larynx, la sécheresse de la gorge. Calmimt des
douleurs et des coliques hépatiques. Tonique et expectorant.
65
DosE : Sommités fleuries : Une cuillerée à dessert par
tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Trois à cinq tasses
par jour, entre les repas.
Sirop : Une poignée de fleurs, une de feuilles, 10 gr. de
réglisse, un litre d'eau. Bouillir pour aux 2/3; Passer
et laisser refroidir. Ajouter 200 gr. de mtel oq. 250 gr. de
sucre de canne. Mettre au bain-marie bouillant pour réduire
jusqu'à consistance de sirop.
Prendre par cuillerées dans la journée.
VERGERETTE DU CANADA. Erigeron Canadensis (Fausse
camomille).
Employée dans le rhumatisme, le lumbago, . l'hydropisie,
la cystite, l'albuminurie, la diarrhée et la dysentene, les pertes
blanches ou sanguines, les néphrites.
DosE : Une cuillerée à dessert de la plante coupée dans
une tasse d'eau. Bouillir 2 minutes, infuser 10. Trois tasses
par jour entre les repas.
VERONIQUE. Veronica officinalis (Thé d'Europe).
Elle est tonique, digestive, expectorante et légèrement
tique. Recommandée en cas de troubles ou en?orgement f?te,
d'affections pulmonaires (tubercul?se compnse), de mtg,ra!ne,
d'indigestion, de sang dans les urmes ou les crachats, d aero-
phagie.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleu-
ries par tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Deux ou
trois tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Urie bonne poignée dans un litre d'eau.
Bouillir 10 minutes. Lavages et pansements des ulcères, dartres,
plaies, etc.
VERVEINE. Verbena officinalis.
Ses propriétés sont multiples et on peut l'employer dans
tous les cas sans qu'il en résulte de désagréments.
Amère, digestive pour l'estomac. Expectorante pour les
bronches. Résolutive dans la cellulite dont elle calme les dou-
leurs. Elle est encore antirhumatismale et antispasmodique. Un
peu astringente aussi.
66
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités
fleuries par tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. 2 ou 3
tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir
10 minutes. En compresses chaudes sur coups, foulures, entor-
ses, douleurs névralgiques, points de côté.
VIGNE ROUGE. Vitis vinifera.
Les feuilles de la vigne rouge, de la variété dite « tein-
turier», constituent le remède courant des troubles de la méno-
pause. Elles agissent efficacement sur la circulation du nang
et peuvent même maîtriser les hémorragies utérines.
Associées à la bourdaine et au varech vésiculeux (parties
égales) elles sont efficaces contre l'obésité et la cellulite.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau.
Bouillir et infuser 10 minutes. Deux à quatre tasses par jour.
UsAGE EXTERNE : Deux poignées dans un litre d'eau.
Bouillir 1/4 d'heure et. ajouter à l'eau d'un bain de pieds ou
de mains. Bains de 10 à 15 minutes, en cas de mauvaise
circulation ou de tension artérielle (pour dégager la tête), et
pour activer ou favoriser la menstruation.
VIOLETTE. Viola odorata.
On utilise les fleurs 'dans les rhumes et bronchites grip-
pales. Elles sont recommandées pour hâter la cicatrisation des
ulcères gastriques ou duodénaux. Sudorifiques et légèrement
laxatives, elles sont encore calmantes et émollientes.
UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau.
Bouillir. Infuser 10 minutes. Deux à quatre tasses par jour
entre les repas.
67
Quelques formules de tisanes
composées et recettes diverses
·Le Seigneur a fait surgir de la terre les remèdes.
EMBARRAS GASTRIQUE
Bourdaine, écorce ............ .
Angélique, racine ............ .
Sauge, feuilles ............... .
Mauve, fleurs ............... .
Lin, graines ................. .
Ecclésiaste.
20 gr.
25 gr.
25 gr.
25 gr.
25 gr.
Bien mélanger les plantes. Une bonne cuillerée à soupe
du mélange par tasse. Bouillir 3 minutes et infuser 10. Si
l'on veut sucrer, le faire avec du miel. Boire une ou deux
tasses par j ~ u r , à jeun ou au coucher.
CONSTIPATION
Ortie piquante, racine ......... .
Douce-amère, tige ............ .
Mauve, fleurs ............... .
Cassis, feuilles ............... .
Tilleul, fleurs ............... .
Bourdaine, écorce ............. .
Chicorée sauvage, feuilles ..... .
Rhubarbe, rhizome ....... · .... .
Hacher les racines très finement.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
25 gr.
20 gr.
10 gr.
Bien mélanger le tout. Une bonne cuillerée à soupe par
tasse. Faire bouillir 2 minutes. Ensuite, ajouter une cuillerée à
69
café de séné, ou 5 à 10 follicules de séné (en cas d'intestins
fragiles).
Laisser le tout infuser 10 minutes. Boire une bonne·
tasse le soir en se couchant. On peut ajouter du miel.
FOIE (INSUFFISANCE)
Aspérule odorante, som. fl. ..... .
Romarin, sommités fleuries ..... .
Caille-lait, som. fl. ........... .
Prêle ............... · · · · · · · · ·
Réglisse, racine . . . . . . . . . . . . .. .
Souci, som. fl. ............... .
Menthe, feuilles ............. .
30 gr.
30 gr.
30 gr.
30 gr.
30 gr.
20 gr.
20 gr.
2 cuillerées à soupe par tasse, en infusion, 20 minutes.
Une tasse après les repas de midi et du soir. Sucrer au miel.
3 semaines par mois.
REINS - VESSIE
Busserole, feuilles ........... .
Prêle, plante . . . . . . . . . . . . . . . . ..
Pariétaire, plant'e ............. .
Frêne, feuilles ............... .
Cassis, feuilles ............... .
Réglisse, racine ............... .
Menthe, feuilles ............. .
40 gr.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
20 gr.
Bien mélanger le tout. 3 cuillerées à soupe du
dans 1/2 litre d'eau. Faire bouillir pendant quelques mmu-
tes et laisser infuser 10. Boire pendant les repas ou à volonté
dans le courant de la journée.
DIGESTION DIFFICILE - BALLONNEMENTS
Fenouil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Carvi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Angélique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Anis vert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Cumin ... ; . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 gr.
Mélanger le tout. 1 cuillerée à café pour une tasse. Faire
bouillir 2 minutes et infuser 10. Une tasse après les repas du
midi et du soir. Sucrer avec du miel.
70
FOIE (ENGORGEMENT)
Centaurée, sommités fleuries . . . . 10 gr.
. . . . . . . . . . . . 30
Reglisse, racme . . . . . . . . . . . . . . . . 30 gr.
Artichaut, feuilles ....... . . . . . . 20 gr.
Souci, fleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Cassis, feuilles . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Prêle, plante . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Busserole, feuilles . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Romarin, som. fi. . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Caille-lait, som. fi. . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Bien mélanger le tout. Une bonne cuillerée à soupe pour
une tasse. Faire bouillir pendant 2 minutes et infuser 10 minutes.
Boire une tasse 1/4 d'heure avant chaque repas.
CIRCULATION DU SANG
Vigne rouge, feuilles ........ , . 60 gr.
Ptêle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Noyer, feuilles . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Réglisse, racine . . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Bourdaine, écorce . . . . . . . . . . . . 25 gr.
Chiendent, rhizome . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Hysope, som. fi. . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Bien mélanger le tout. Mettre 2 à 3 cuillerées à soupe
pour un demi-litre d'eau. Faire bouillir pendant quelques
minutes. Boire à volonté dans la journée ou aux repas.
DEPURATION DU SANG
Bourdaine, écorce . . . . . . . . . . . . 30 gr.
Millepertuis, sommités . . . . . . . . . . 20 gr.
Saponaire ............... , . . . . 20 gr.
Garance, racine . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Réglisse, racine . . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Salsepareille . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Prêle, plante . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Serpolet, som. . . . . . • . . . . . . . . . . . 10 gr.
Séné, folioles . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Bourrache, feuilles . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Bien mélanger le tout. Mettre de 1 à 2 cuillerées. à soupe
pour 1 tasse. Faire bouillir pendant 5 minutes et infuser 15.
Boire 1 tasse, 1/4 d'heure avant les 2 repas principaux.
71
TROUBLES GLANDULAIRES
Millefeuille, sommités fleuries . . . . 30 gr.
Balsamite odorante, som. fi. . . . . . . 20 gr.
Ache, racine coupée . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Acore, racine coupée . . . . . . . . . . 10 gr.
Angélique, semences . . . . . . . . . . . 10 gr.
Absinthe, feuilles . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Armoise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Bourdaine concassée . . . . . . . . . . . . 30 gr.
Cataire, som. fl. . . . . . . . . . . . . . . . 20 gr.
Souci, fleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
2 cuillerées à soupe du mélange pour une tasse d'eau.
Faire infuser dans l'eau bouillante pendant 15 minutes. Boire
2 tasses à thé par jour, entre les repas.
RHUMATISMES - CALCULS
Mettre 30 gr. d'Aubier de tilleul sauvage dans 11itre d'eau.
Faire bouillir jusqu'à réduction aux 3/4.
Boire en 1 ou 2 jours au moment des crises et pendant
10 jours. On peut répéter la cure pendant 10 jours les. mois
suivants.
NERVOSITE - INSOMNIE
Aspérule odorante, sommités . . . . 20 gr.
Calament, plante .. ; . . . . . . . . . . . 20 gr.
Menthe poivrée, feuilles . . . . . . . . . 20 gr.
Mélisse, feuilles . . . . . . . . . . . . . . . 20 gr.
Serr:o!et .... : . . . . . . . . . . . . . . . . 20 gr.
Valenane, racme . . . . . . . . . . . . . . 20 gr.
Aubépine, fleurs . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Passiflore, feuilles . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Deux cuillerées à soupe par tasse d'eau. Bouillir 2 minutes,
infuser 5. Deux tasses dans la journée entre les repas et le
soir au coucher, penc1ant 8 jours consécutifs, ou un jour
sur deux (ceci, en cas d'état dépressif).
DIABETE - AMAIGRISSEMENT
Faire bouillir à feu lent, une bonne cuillerée à soupe de
semences de fenugrec dans deux tasses d'eau. Réduire à une
tasse.
72
. Prendre le matin . à jeun pendant sept jours ; arrêter sept
JOurs ; reprendre pendant sept jours, et ainsi de suite pendant
deux ou trois mois.
ANEMIE- DEMINERALISATION
Germandrée, sommités fleuries ..
Lavande .................... .
Lamier blanc ................ .
Centaurée petite, som. fi. . ...... .
Romarin, som. fi. . ............ .
Ache, racine concassée ......... .
Aunée ................ , .... .
Houblon, cônes · ....... : ....... .
Prêle ..... · .............. , ... .
15 gr.
20 gr.
25 gr.
25 gr,
25 gr.
20 gr.
20 gr.
15 gr.
25. gr.
Bien mélanger le tout. Prendre une bonne cuillerée à
soupe par tasse à thé d'eau bouillante, laisser bouillir 5
minutes. Une tasse au cours de chaque repas ou un peu
avant.
POUR LA TOUX
Dans un récipient creux, ou mieux, sur une gaze ten-
due au-dessus d'un récipient creux, placer une couche de
rondelles de ou de radis noir, une couche de sucre
de canne, pms une autre couche de rondelles · et une de
sucre. Recueillir le sirop qui s'écoule et prendre ou
prendre par cuillerées, à volonté. A défaut de raifort ou
radis, on utilisera navets et oignons.
TOUX NERVEUSE- COQUELUCHE
Absinthe marine ............. .
Arnica, fleurs ............... .
Coquelicot, fleurs . . . . . . . . . . .. .
Douce-amère coupée .......... .
Gui ...................... .
Narcisse, fleurs . . . . . . . . . . . . . . ..
Pêcher, fleurs ................ .
Pivoine, pétales .............. .
Solidago, somm. fleuries ....... .
Valériane, racine . . . . . . . . . . . . . .
Une petite tasse toutes les trois heures.
· 5 gr.
· 5 gr.
15 gr.
15 gr.
15 gr.
15 gr.
15 gr.
10 gr ..
15 gr.
15 gr.
73
2 à 5 ans: une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante.
Infuser 5 minutes.
5 à 1 0 ans : une cuillerée à dessert par tasse.
Adultes : une cuillerée à soupe par tasse.
ASTHME
coupée ......... .
Aunee, racmes ............ , .. .
Genêt fleuri ................. .
Pariétaire, feuilles . . . • . . . . . . . . ..
Solidago, som. fl. . ............ .
Verveine odorante, feuilles ..... .
Valériane, racine coupée ....... .
30 gr.
30 gr.
10 gr.
30 gr.
5 gr.
15 gr.
15 gr.
Une cuillerée à soupe pour une tasse à thé. Faire bouil-
lir et infuser. Deux ou trois tasses loin des repas.
CŒUR FAIBLE- ANGINE DE POITRINE
Vigne rouge, feuilles ......... .
Bourse-à-pasteur .............. .
Gui, feuilles ................. .
Pissenlit, rac. coup. . .......... .
Epine-vinette, écorce ........... .
Germandrée, som. fl. ......... .
Aubépine, fleurs ............. .
Muguet ..................... .
25 gr.
20 gr.
20 gr.
15 gr.
15 gr.
10 gr.
5 gr.
5 gr.
finement racines et herbes, bien mélanger le
tout. Trois cuillerées à soupe pour 1/2 litre d'eau. Faire
chauffer jusqu'à ébullition quelques minutes, laisser macére.r
toute la nuit. Le matin passer, boire dans la journée; on pe11t
ajouter du miel.
74
POUR DIGERER ET BIEN DORMIR "
Oranger, feuilles ............. .
Anis vert ................... .
Mélisse, feuilles . . . . . . . . . . . . . . .
Menthe sauvage .............. .
Oranger, boutons ............. .
Tilleul, fleurs .... · ........•.....
20 gr.
15 gr.
15 gr.
15 gr.
· 5 gr.
10 gr.
Bien mélanger le tout. Prendre 2 cuillerées à soupe par
tasse. Amener à ébullition et laisser infuser 10 minutes. Une
tasse après le repas du soir. ·
DIARRHEE - DYSENTERIE
Aire11es, baies . . . . . . . . . . . . . . . . 30 gr.
Benoîte, somm. fleuries . . . . . . . . 30 gr.
Coing, pépins ......... · .. .. . .. 15 gr.
Menthe, somme. fi. . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Mélisse, feuilles . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Renouée, racine ...... .-.. ·...... 30. gr.
Salicaire, sommités . . . . . . . . . . . . 30 gr.
Faire bouillir le tout dans 1 litre 1/2 d'eau, ou 2 cuille-
rées à soupe par tasse, pendant 10 minutes à feu doux.
Laisser infuser, passer en pressant. Prendre 1 tasse toutes
les trois heures ou 2 ou 3 tasses par jour selon le cas.
HYPERTENSION
Sauge, feuilles . . . . . . . . . . . . . . . . 25 gr.
Chiendent, rhizome . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Réglisse, racine . . . . . . . . . . . . . . 15 gr.
Bourdaine, écorce . . . . . . . . . . . . 25 gr.
Vigne rouge, feuilles ........... , 35 gr.
Prêle, plante . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Olivier, feuilles ................ · 10 gr.
Hysope, somm. fi. . . . . . . . . . . . . 10 gr.
. à trois cuillerées .à soupe du mélange pour un
detüijlttre d'eau. .
Faire bouillir pendant quelques minutes et laisser infuser
15 minutes. Prendre à volonté dans la journée et pendant les
repas.
MALADIES
Angélique, semences .......... .
Oranger, feuilles ............. .
Aubépine, fleurs ............. .
Balsamite, sommités fi. ......... ·
Narcisse des prés, fleurs ........ ·.
Origan marjolaine, som. fi. ..... .
Valériane, racine coupée ....... .
10 gr.
10 gr.
10 gr.
10 gr.
10 gr.
10 gr.
30 gr.
75
Hacher finement et bien mélanger le tout.
Adultes : 3 cuillerées à soupe par tasse à thé.
Enfants (de 5 à 10 ans) : 1 cuillerée à soupe par tasse à thé.
Infuser 5 minutes, sucrer avec du miel. Trois tasses par
jour entre les repas.
TISANE AMAIGRISSANTE
Dans un litre d'eau, bouillir 5 minutes :
10 gr. de Fucus vesiculosus,
20 gr. de Cascara Sagrada ou de Bourdaine,
5 gr. de semences d'anis vert.
Boire en deux jours. Une fois par semaine.
ANGINE- AMYGDALITE- LARYNGITE
TISANE
Aigremoine, somm. fleuries
Bouillon-blanc, fleurs , ........ .
Coquelicot, fleurs . . . . . . . . . . .. .
Vélar, .. somm .................. .
Lierre terrestre · ............... .
Mauve, fleurs ............... .
Tussilage, fleurs .............•
30 gr.
10 gr.
10 gr.
30 gr.
30 gr.
10 gr.
10 gr.
30 gr. par litre d'eau bouillante ; infuser 5 minutes ;
sucrer avec miel. Prendre par tasse dans la journée.
GARGARISME
Aigremoine ................. .
Cassis, feuilles . . . . . . . . . . . . . . . .
Guimauve, racine ............. .
Eucalyptus, feuilles ........... .
Ronces, boutons ou feuilles ..... .
Vélar, somm ................. .
Vigne rouge, feuilles .......... .
Une poignée par litre d'eau bouillante,
et passer.
76
10 gr.
10 gr.
30 gr.
10 gr.
10 gr.
30 gr.
30 gr.
infuser 5 minutes
REMEDES DIVERS
AMELIORANT DE LA CIRCULATION DU SANG.
(Egalement vermifuge.) · ·
Chaque soir mettre 1/2 à 3 gousses d'ail râpées dans un
demi-verre d'eau chaude ; laisser macérer toute la nuit.
Au matin, passer et boire l'eau aillée.
Avec du lait, cela est plus efficace contre les oxyures.
REMEDE CONTRE LES VERS (Ténia, ascaride lombricoïde).
Piler 30 à 50 gr. de semences de èourges; mêler avec
du miel ; . avaler en trois fois, toutes les demi-heures, le matin
à jeun. Une heure après prendre la préparation suivante : une
cuillerée à soupe de bourdaine (écorce) et une de séné (folli-
cules) dans une tasse d'eau; bouillir et infuser 10 minutes.
Se présenter sur un vase contenant de l'eau tiède jusqu'aux
trois quarts. Si la tête n'est pas venue, attendre· 2 mois avant
de recommencer, en remplaÇant semences de courge et miel
par 50 à 60 gr; d'écorce de grenadier bouillie dans 150 gr.
d'eau. Réduire à 500 gr.
CONTRE LES VERS (Oxyures, ascaris).
Mousse de Corse ............. .
Anis vert .................... .
Menthe, feuilles ...... : ....... .
Thym·, som. fleuries ... , ..... .
Tanaisie, fleurs . . . . . . . . . . ..... .
Absinthe, som. fleuries ......... .
Fougère mâle; rhizome ..... ; ... .
Santoline, semences ........... .
10 gr.
20 gr.
20 gr.
10 gr.
10 gr.
10 gr.
10 gr.
2 gr.
Bien mélanger. 1 cuillerée à café par tasse à thé en infusion
de 10 minutes. ·
Enfants : 1 tasse le soir au coucher, sucrée ou non.
Adultes : 1 tasse matin et soir.
8 jours nouvelle lune et repos.
8 jours pleine lune et repos.
77
VERMIFUGE SIROP.
Tanaisie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 gr.
Absinthe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 gr.
Camomille sauvage, semences :. . . 5 gr.
Semen-contra . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 gr.
Mettre dans un d'eau bouillante, macérer 12 ·
heures. Passer sur un linge fin et mélanger à 500 gr. de miel.
Une cuillerée à café, à dessert ou à soupe, selon l'âge, matin
et soir.
PETIT DEJEUNER LAXATIF.
Faire bouillir pendant quelques· minutes une cuillerée à
café de bourdaine dans 1/4 de litre d'eau. Laisser refroidir
un peu. Passer. Dans cette décoction faire tremper, toute
une nuit, une vingtaine de pruneaux. Le lendemain matin,
manger les pruneaux, boire le jus.
POUR ENTRETENIR LA SOUPLESSE DES ARTERES.
Feuilles de noyer .. .. . . .. .. .. .. 50 gr.
Une cuillerée à soupe par tasse une demi-heure avant
le repas.
Ulmaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 gr.
Une cuillerée à soupe par tasse après le repas.
LOTION, PARTRES, ACNE.
Argentine, feuilles . . . . . . . . . . . . . 50 gr.
Chêne, écorce . . . . . . . . . . . . . . . . 50 ·gr.
Camomille, fleurs ........... •· . . 50 gr.
Scabieuse, somm. fleuries . . . . . . . 50 gr.
Sauge, somm. fleuries . . . . . . . . . . 50 gr.
Verveine offic., somm. fleuries . . 50 gr.
Trois poignées pour un litre d'eau ; . bouillir un quart
d'heure, lotionner chaque soir avant l'application d'argile ou
d'eau boueuse.
CHUTE DES CHEVEUX.
Lotion avec racine de bardane, semences de capucine
et thym. Une poignée de chaque dans un litre d'eau. Bouil-
lir l/4 d'heure.
Saupoudrage d'argile, si le cuir chevelu est gras (séborrhée)
avant cette lotion.
78
CATAPLASMES ET COMPRESSES
COLIQUES . (au moment des règles).
Feuilles de bouillon-blanc cuites dans du lait. Appli-
quer bien chaud.
FIBROME (pour résoudre, s'il est non sanguin).
. 'f!ne ou deux poignées de feuilles de lierre grimpant, deux
pmgnees de son. AJouter un peu d'eau. Cuire quelques minutes.
chaud. Garder toute la nuit. Renouveler chaque
JOUI.
CATAPLASME ANTISPASMODIQUE
ET DECONGESTIONNANT.
Prendre une certaine quantité de son (3 à 5 poignées)
selon l'étendue à recouvrir par le cataplasme.
Hacher 2 ·bonnes poignées de feuilles de lierre grim-
pant. Ajouter de l'eau et mêler le tout dàns un récipient ·
allant au feu. Faire cuire en remuant jusqu'à élimination totàle
de l'eau (5 à 10 minutes). Sur une mousseline étaler une
couche de 2 cm d'épaisseur, bien plus large que la partie
Replier . la mousseline et appliquer bien chaud, mais
non brûlant. Bander et laisser en place 2 heures ou plus. ·
SINAPISME
Tremper une mousseline dans de l'eau tiède. Essorer un
peu et étaler sur une table. Saupoudrer de farine de moutarde
sur une étendue correspondant à la surface à couvrir (pour un
« enveloppement » il faut entourer tout le thorax). Replier la
mousseline et mettre en place. Garder une dizaine de minutes
à partir du moment où est ressentie une sensation de . picote-
ments (15 minutes au total, environ).
FRICTION REVULSIVE (Rhumatismes, névrites, lumbago,
bronchite, etc.).
Deux parties d'huile (camphrée ou non) ou d'eau argi-
leuse et une partie d'ail râpé finement. Bien mélanger.
79
CELLULITE, GOITRE
Cataplasmes de varech vésiculeux et son. Cuire quelques
minutes dans de l'eau salée (sel marin). Laisser en place
plusieurs heures.
CONGESTION CEREBRALE, MENINGITE.
Casque de feuilles .de chou cru et placer les pieds jus-
qu'à la cheville dans 1 kg 500 d'oignons crus, hachés. Laisser
10 heures en place. .
ABCES, FURONCLES, PANARIS.
Cataplasmes d'oignon cuit au four ou dans une casserole,
avec très peu d'huile. Ecraser. Appliquer très chaud. Renouveler
toutes les deux heures.
ABCES DENTAIRES.
Cataplasmes chauds avec des moitiés de figues cuites dans
du lait. Appliquer sur la gencive. Garder une heure ou deux.
Renouveler.
TOUTES DOULEURS.
Prendre une certaine quantité de son (2 à 5 poignées),
selon l'étendue à recouvrir par le cataplasme.
Hacher 2 ou 3 feuilles de chou (rouge ou vert) et 2
gros oignons. Ajouter de l'eau et mêler le tout dans un récipient
allant au feu.
Faire cuire en remuant jusqu'à élimination totale de l'eau
(5 à 10 minutes).
Sur une mousseline, étaler une couche de 2 cm d'épaisseur,
bien plus large que la partie malade. Replier la
et appliquer bien chaud, mais·· non brûlant. Bander et latsser
en place 2 heures ou plus. Peut être appliqué à n'importe quel
moment. Ne sert qu'une fois.
- COLIQUES HEPATIQUES (mettre à la ceinture).
- COLIQUES NEPHRETIQUES (mettre sur les reins).
80
RHUMATISMES, ARTHRITE, NEVRITES, SCIATIQUE.
Appliquer des feuilles de chou graissées à l'huile d'olive.
Ou encore des feuilles de chou crues ou chauffées au-dessus
d'une source vive de chaleur. Avant l'emploi des feuilles de
chou, couper la grosse côte et écraser au rouleau à pâtis-
serie.
ULCERES.
Feuilles de chou cru macerees 4 à 5 heures dans un
mélange à parties égales d'eau et de jus de citron.
Lorsque les ulcères sont particulièrement douloureux, appli-
quer des feuilles de chou macérées dans l'huile, ou préalablement
ébouillantées.
FOIE.
Avec de l'huile d'olive, masser toute la région du foie,
doucement mais fermement, dans le sens des aiguilles d'une
montre. Après quelques minutes de massage, appliquer des
compresses humides bien chaudes (serviette trempée dans l'eau
bouillante, puis essorée) pendant 20 à 30 minutes. Procéder
ainsi 2 ou 3 fois par jour.
REINS ET VESSIE. Compresses chaudes.
Mauve, feuilles
Sauge, feuilles
Verveine odorante.
Une forte poignée de chaque.
Bouillir dans un litre d'eau.
DARTRES ET ACNE. (Compresses).
Bardane, feuilles ............. .
Bouleau, écorces ... : . ........ .
Mauve, feuilles .............. .
Sureau, grappes .............. .
50 gr.
50 gr.
50 gr.
50 gr.
3 poignées pour un litre d'eau ; bouillir un quart d'heure ;
compresses chaudes 10 minutes par jour avant lotions d'eau
argileuse.
81
LAVEMENTS
ENTERITE SECHE.
300 gr. de décoction de guimauve. Ajouter 50 gr. de
miel et 50 gr. d'huile d'olive.
EMBARRAS GASTRIQUE.
Bouillon-blanc . . . . . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Guimauve, racine . . . . . . . . . . . . . ~ 0 gr.
Verveine concassée . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Le tout dans un litre d'eau ; bouillir 10 minutes. Prendre
tiède et conserver quelques minutes.
CONSTIPATION.
Eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 gr.
Racine de guimauve . . . . . . . . . . . . 10 gr.
Bouillir 15 minutes; ajouter 50 gr. de miel.
INJECTIONS (san& pression)
PERTES.
- 4 cuillerées à soupe d'argile en poudre. 1 litre d'eau
fraîche.
- 60 gr. d'écorce de chêne. Un litre d'eau bouillante.
Infuser 2 heures. Utiliser tiède.
- Une poignée de feuilles de noyer ou de plantain (plante
entière). Deux litres d'eau. Bouillir un quart d'heure. Utiliser
tiède.
LAVAGES DE NEZ
RHUME DE CERVEAU, SINUSITE.
U n e ~ o u deux fois par jour respirer de l'eau argileuse (une
cuillerée à café d'argile ·en poudre dans une petite tasse d'eau
préparée à l'avance). Alterner avec une décoction de thym ou
de l'eau salée (2 cuillerées à soupe de sel marin par demi-litre
d'eau).
Plonger le nez dans la tasse, une narine maintenue fermée
82
avec le doigt Aspirer doucement pour faire monter l'eau qui '
peut redescendre un peu par la gorge. Répéter 5 ou 6 fois par
narine, alternativement.
Une ou deux fois par. jour, mettre quelques gouttes dans
chaque narine : moitié jus de citron, moitié huile de table.
BAINS
BAIN COMPLET CHAUD (nervosité, faiblesse).
Mettre 1 kilo de son et 200 gr. de feuilles de noyer dans
un sachet de mousseline. Faire bouillir le tout un quart d'heure
dans 4 à 5 litres d'eau et ajouter à l'eau du bain.
Ce bain peut durer de 15 à 20 minutes et être suivi, si
possible, d'un bain de siège de 5 minutes à 18".
BAIN DE PIEDS OU DE MAINS (mauvaise circulation, règles
insuffisantes).
Faire bouillir trois bonnes· poignées de feuilles de vigne
rouge dans 2 ou 3 litres d'eau, pendant 1/4 d'heure.
Ajouter ensuite de l'eau froide jusqu'à ce que la tempé-
rature de l'eau soit supportable.
Bain chaud de 10 à 15 minutes. Peut servir deux fois.
Bain tiède en cas de varices.
BAIN DE MAINS OU DE PIEDS (nervosité, faiblesse,
engelures).
Faire bouillir pendant 15 minutes à feu doux dans 2 ou
3 litres d'eau, 2 ou 3 poignées de son et 1 ou 2 poignées de
feuilles de noyer. Tremper les pieds, les mains, tant que l'eau
est chaude, 10 à 15 m. environ. Peut servir deux fois.
OBESITE, INSUFFISANCE GLANDULAIRE, RACHITISME
Macérer 500 gr. de varech vésiculeux dans quelques litres
d'eau chaude. Ajouter à l'eau du bain avec 500 gr. de sel marin.
PARALYSIE, FAIBLESSE MUSCULAIRE.
Bouillir 500 gr. de bruyère, ; ajouter à l'eau du bain.
83
RACHITISME, DEBILITE, FAIBLESSE OSSEUSE.
300 gr. de feuilles de noyer, bouillir un quart d'heure
dans deux litres d'eau, ajouter à l'eau du bain dans laquelle
on aura fait dissoudre deux kilos de sel marin.
OBESITE.
Bruyère, fleurs .............. .
Genièvre, baies . . . . .......... .
Saule, écorce ................. .
Ulmaire ..................... .
Serpolet, somm. fleuries ....... .
50 gr.
50 gr.
50 gr.
50 gr.
50 gr.
Mettre 4 à 5 poignées du mélange dans un sachet ; bouillir
dans deux litres d'eau, ajouter à l'eau du bain tiède. Deux bains
par semaine.
ADENITE, RACHITISME, LYMPHATISME.
500 gr. de sauge bouillie un quart d'heure dans deux
litres d'eau, ajouter à l'eau du bain complet chaud.
ANEMIE, ASTHENIE ..
Fleurs de sureau . . . . . . . . . . . . . . 50 gr.
Romarin ........ ; . . . . . . . . . . . . 50 gr.
Sauge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 gr.
Verveine ....... · .... ;......... 50 gr.
Bouillir 30 minutes dans quelques litres· d'eau, ajouter à
l'eau du bain avec 200 gr. de sel marin.
BAIN CALMANT.
Tilleul, fleurs ................ .
Calament .................... .
Menthe, feuilles .............. .
Origan ..................... .
50 gr.
50 gr.
50 gr.
50 gr.
Mettre 4 à 5 poignées du mélange dans un sac en éta-
mine et plonger dans deux .litres d'eau bouillante ; bouillir un
quart d'heure ; ajouter à l'eau du bain.
RHUMATISMES.
200 gr. de chacune des plantes : sauge, thym, menthe.
Mettre dans un sachet et bouillir un quart d'heure, ajouter
la décoction à l'eau du bain.
84
Pren?re ce bain à la température de 35-40 degrés afin
de transptrer ; en sortant, faire une friction énergique avec les
plantes. Ne pas s'essuyer, mettre un peignoir de bain ou s'enve-
lopper dans une couverture et se reposer un quart d'heure.
ARTHRITE, RHUMATISME.
20? gr. de sauge, 200 gr. de serpolet, 200 gr.
Une pOignée de chaque, bouillir un quart d'heure dans deux
litres d'eau, ajouter à l'eau du bain.
ECZEMA SUINTANT.
. Lotions avec une infusion d'absinthe et géranium Robert.
Qumze grammes de chaque plante dans un litre d'eau bouillante.
Infuser 10 minutes.
FUMIGATIONS
NEVRITE, MAUX DE TETE.
Aspérule odorante, somm. fl. . . . . 50 gr.
Menthe, sommités . . . . . . . . . . . . . . . 50 gr.
Thym, somm .............. ; . . . 50 gr.
Verveine odorante, .feuilles . . . . . . 50 gr.
Une forte poignée qu'on laissera bouillir dans la
gation. Durée: 1/4 d'heure.
TOUX, BRONCHITE.
fumi-
Eucalyptus (feuilles), menthe, origan, marjolaine et thym :
30 gr. de chaque espèce. . · ·
Une forte poignée du mélange pour un litre d'eau bouil-
lante. .
Bouillir cinq minutes.
85
1
POUR VIVRE EN PAIX
.AVEC LES INSECTES
Ce qui les éloigne:
FOURMIS : Frotter les pieds des meubles ou le bas des troncs
d'arbres avec de la craie blanche de façon à former up
anneau que n'osent franchir des fourmis.
Mettre des citrons moisis dans les placards.
Les fourmis n'aiment pas non plus l'ail; et reculent devant
un « cordon » d'ail pilé.
GUEPES et ABEILLES : Eviter les piqûres en se frottant les
parties à protéger avec des feuilles de noyer, de raifort, de
plantain ou de tomate.
· MITES : Lavande, menthe, sarriette.
MOUSTIQUES: Feuilles de tomates (en suspendre quelques
chapelets).
Plante de basilic, pour protéger la pièce contre l'intrusion
des insectes.
Pendre un bouquet de lavande à la tête du lit pour éloigner
les moustiques.
POUX: Lotions avec une décoction de fleurs d'arnica (5 à
10 gr. par litre d'eau. Bouillir 10 minutes). Poudre de
semences de fusain.
PUCES : Tanaisie dans matelas et niches des chiens.
PUNAISES : Feuilles de haricots (disséminer dans la literie).
En cas de piqûres :
GUEPES, ABEILLES, INSECTES : Frotter la piqûre avec. des
feuilles de persil, de plantain ou de poireau é.crasées.
86
Les maladies ou troubles divers
et leurs remèdes
Relever la nomenclature des plantes indiquées pour chaque cas,
puis se reporter au chapitre consacré à chacune de ces plantes!
Choisir celles qui semblent Je mieux convenir en tenant compte de
leurs diverses propriétés. Les utiliser, soit isolément, soit en mélanges.
Pour les doses, noter ce qui est précisé à chaque chapitre, et établir
une dose moyenne s'il s'agit d'un mélange.
ABCÈS (Voir aussi à «Dépuratif du sang») : Bouillon-
blanc. Sceau de Salomon. Cataplasmes d'oignon.
Oignon: de: Jis. Feuilles de chou ou de bardane.
ABCÈS AUX GENCIVES : Une figue sèche cuite. dans du
lait; Couper en deux et appliquer bien chaud. Giroflier.
ABEILLES (Pour se protéger) : Frotter les parties décou-
vertes avec des feuilles de noyer, de raifort, de
tomate, de plantain.
ACIËTONIËMIE (Voir à « Foie » ).
ACCOUCHEMENT (Pour réduire les douleurs) Sauge.
Garance.
ACIDE URIQUE : Ronce. Acore aromatique.
ACIDITIË STOMACALE : Acore. Aunée. Gentiane. Hou-
blon. Globulaire. Lichen d'Islande. Saule.
ACNIË : Pensée sauvage. Sauge. Alchemille. (Voir auss.i à
«Dépuratif du sang»}.
ADIËNITE ET ADIËNOPATHIES: Varech vésiculeux. Ger-
mandrée. Sauge, Fenugrec.
ADIPOSE (Voir «Obésité))),
AIËROCOLIE (Voir «Fermentations Intestinales»).
AIËROPHAGIE : Véronique. Origan .. Angélique.
87
i.
1
1
ALBUMINE : Aubier de Tilleul sauvage. Cosse de Haricots.
Genêt. Groseiller. Maïs. Ache. Herniaire. Prêle. Re-
nouée. Solidago. Piloselle. Vergerette du Canada.
Garance.
ALCOOLISME : Passiflore.
ALLAITEMENT (Voir «Lactation»).
(Voir à «Cheveux»).
AMAIGRISSEMENT : Fenugrec.
(Voir à «Règles»).
AMIBES : Myrtilles.
(Voir à «Asthénie nerveuse»).
AMYGDALITE AlGUE : Géranium Robert.
AMYOTROPHIE (voir '' Faiblesse musculaire ,, ).
ANASARQUE (Voir «Hydropisie>>).
: Houblon. Lamier blanc. Gentiane. Petite Cen-
taurée. Aunée. Absinthe. Ményanthe. Ronce.
DES TUBERCULEUX : Patience. Prêle.
ANGINE: Ronce. Bugrane. Berbéris. Coquelicot. Guimauve.
ANGINE : Géranium Robert. Saponaire ..
ANGINE DE POITRINE (Voir aussi à« Cœur>>}: Aubépine.
Muguet.
ANGOISSES : Lotier corniculé. Saule. Aubépine.
ANNEXITE (Voir à «Métrite»}.
ANOREXIE : Lavande. Aunée. Houblon. Hysope. Bouleau.
Saule.
ANTHRAX (Voir «Abcès ,, et « Dépuratifs du Sang ,, }.
ANTI-ABORTIF (Pour éviter l'avortement} : Viburnum.
ANURIE (Voir à «Rétention d'urine,, et «Diurétique>>).
: Benoîte. Absinthe. Pissenlit. Houblon. Mar-
rube.
APHONIE : Vélar.
APHONIE (d'origine nerveuse} : Va!'ériane.
APHTES : Rose de Provins. Néflier. Pépins de coings.
Ronce. Basilic. Sauge. Troêne; Bistorte.
88
: Aubépine, Tilleul. Ulmaire. Gui.
Fumeterre.
ARTERITE (Voir à «Artériosclérose ,, et « Dépuratifs du
sang>>}.
ARTHRITE (Voir à «Rhumatisme>>).
ARYTHMIE : Marrube. Ulmaire. Liseron des haies. Infu-
sion de « fils ,, de Haricots verts.
ASCARIS, ASCARIDES LOMBRICOIDES et ASCARIDES
VERMICULAIRES (Voir à «Vers>>}.
ASCITE (Voir. à «Hydropisie>>).
NERVEUSE : SaUge. Thym. Basilic. Serpolet.
ASTHME : Narcisse des prés. Coquelicot. Gui. Hysope.
Aristoloche. Millepertuis. Lavande. Romarin. Origan.
Cochléaria.
ASTHME HUMIDE : Serpolet. Marrube. Mélisse.
ASTHME NERVEUX : Valériane. Anis. Angélique. Sarriette
des jardins.
ASYSTOLIE (Voir à «Cœur>>).
(Voir à «Artériosclérose,, et «Circulation du
sang>>}.
(Voir «Urémie>>).
BASEDOW (Maladie de}: Muguet.
BLENNORRAGIE : Eucalyptus. Genièvre .. Fraisier. Berce.
Boldo .. Bourse-à-pasteur. Persicaire. Bruyère. Pin.
Busserole. Buis.
: Plantain. Mélilot.· Bleuet.
BLESSURE : Plantain. Buis. Chêne. ·
(Voir à «Vers>>).
BOUCHE (Irritation) : Cognassier. Rose rouge.
BOUCHE (Ulcérations) : Menthe. Ronce. Sauge.
de CHALEUR : Aubépine.
BOURDONNEMENTS D'OREILLE : Aubépine. Mélisse.
Ca lament.
BRADYCARDIE (Voir à «Cœur>>).
89
Il
BRONCHES: Mauve. Aunée. Serpolet. Hysope. Lichen.
d'Islande. Thym .. Coquelicot. Angélique.· Tussilage.
Scabieuse. Violette. Véronique. Laurier d'Apollon.
Sureau.
BRONCHES (Catarrhe) : Lierre terrestre. Bourgeons pin
et sapin. Séneçon Jacobée.
BRONCHITE CHRONIQUE : Capucine. Carragaheen. Lau.:.
rier d'Apollon. Hysope. Lavande. Mélilot. Busserole.
· Chardon Roland. Coquelicot. Eucalyptus. Cochléaria.
Germandrée. Primevère.
BRULURES : Sureau. Balsamite odorante. Bouillon-blanc.
Millepertuis. Souci. Cognassier.
CACHEXIE (Voir à « Chlorose » et « Anémie » ).
CALCULS (Reins, Vessie) :Aubier de Tilleul sauvage. Mais.
Ulmaire. Solidago. Gratteron. Alkékenge. Caille-lait.
Bugrane. Chiendent. Bruyère. Petit Houx. Véronique.
Cochléaria.
CALCULS BILIAIRES : Boldo. Pissenlit. Grémil. Chiendent.
Cochléaria. Saule. Huile d'olive, Aubier de tilleul
sauvage.
CANCER ESTOMAC : Houblon. Chélidoine. Consoude.
CANCER ESTOMAC (calmant): Condurango. Caille-lait.
CANCER UT!::RUS : Géranium Robert.
CATARACTE: Mélisse. Sureau.
CATARRHES PULMONAIRES ET BRONCHIQUES: Pin
et Sapin. Coquelicot. Mauve. Marrube. Cochléaria de
Bretagne. Origan. Vergerette du Canada. Scolopendre.
Mélisse. Menthe. Thym. Lavande. Lierre terrestre.
Romarin. Sureau; Tussilage. Vélar. Pulmonaire.
CELLULITE ET CELLULALGIES: Lierre grimpant. UIIJlaire.
Varech vésiculeux. Verveine.
C!::PHAL!::E : Camomille allemande. Lavande. Oranger.
Ci::PHAL!::E aux DIGESTIONS : Ményanthe.
CHEVEUX (Chute) : Bardane. Thym. Buis. Ortie. Capu-
cine. Serpolet. Laurier.
CHEVEUX (Entretien) : Camomille. Petite Centaurée.
CHLOROSE (Voir aussi Gentiane. Lavande.
Origan. Serpolet. Tanaisie.
90
CHLORUR!::MIE (Voir à «Reins»}.
CHOL!::CYSTITE (Voir à «Foie»}.
CHOLEST!::ROL : Artichaut.
CHOR!::E : Valériane.
CIRCULATION DU SANG (troubles): Vigne rouge. Cassis.
Gratteron. Sauge. Anis vert. Hamamélis. Mélilot.
CIRRHOSE (Voir «Foie»).
CŒUR : Passiflore. Aubépine. Saule. Maïs. Genêt. Sureau.
Anis vert.
CŒUR NERVEUX : A1,.1bépine. Muguet. Réglisse. Asperge.
COLIBACILLOSE (Voir aussi à « Intestins» «Vessie» ou
" Reins ») : Airelle. Sureau. '
COLIQUES DES Bi::B!::S : Coquelicot.
COLIQUES HePATIQUES (Voir aussi à «Foie»):. Vélar.
COLIQUES N!::PHR!::TIQUES (Voir aussi à « Reins ») :
Chiendent. Maïs.
COLIQUES VENTEUSES (Voir « Fermentations intesti-
nales»). .
· COLITE (Voir à «Intestins»}.
CONGESTION ceReBRALE: Gratiole. Nerprun.
CONJONCTIVITE : Plantain. Bleuet. Mélilot. Camomille
romaine. Cognassier. Sureau.
Bourdaine. Casse. Nerprun. Guimauve.
Lm. Eglantine. Liseron des haies. Mou-
tarde. Sené. Agar-agar.
CONSTIPATION DES ENFANTS :Mauve. Séné.
CONSTIPA!ION a.vec INSUFFISANCE BILIAIRE: Pissenlit.
Plantam-psylhum. Polypode. Rhubarbe. Eupatoire.
CONTUSIONS : Bardane. Ache. Hysope. Sceau de Salo-
mon. Verveine. Tanaisie.
CONVULSIONS: Armoise. Tilleul. Valériane.
COQUELUCHE. ET TOUX NERVEUSE.: Coquelicot. Serpo-
let. Romann. Lavande . .Narcisse des prés. Cataire.
CORS : Chélidoine. Joubarbe. Euphorbe. Lierre. Ail.
CORYSA (Voir «Rhume de cerveau>>}.
91
COUP DE CHALEUR (Voir à «Congestion cérébrale»).
COUPURE : Plantain. Millepertuis.
COUPS (Voir à «Contusions»).
CRACHEMENTS DE SANG : Salicaire. Aigremoine. Lamier
blanc. Renouée. Bourse-à-pasteur. Scolopendre.
CRAMPES GASTRIQUES DES NERVEUX : Millefeuille.
Sarriette des jardins. Valériane.
CREVASSES : Bouillon-blanc.
CREVASSES DU MAMELON : Millefeuille.
CROUTES de LAIT : Bardane. Pensée sauvage.
CYSTITE : Bruyère. Fraisier. Maïs. Plantain. Ronce. Parié-
taire. Busserole. Bugrane. Vergerette du Canada.
DANSE D.E 'sAINT-GUY (Voir à «Chorée»).
DARTRES : Ortie. Saponaire. Douce-amère. Fumeterre.
Pensée sauvage. Joubarbe.
DeMANGEAISONS (Voir aussi à «Dépuratifs du sang>>):
Aunée. Saponaire. Bardane.
DeMINeRALISATION: Prêle. Citrouille.
DENTS (Déchaussement) : Cochléaria de Bretagne.
DENTS (Maux de) : Giroflier. Romarin. Thym.
DePRESSION NERVEUSE : Serpolet. Sauge. Aspérule odo-
rante.
DePURATIFS du SANG : Ortie. Salsepareille. Houblon.
Ményanthe. Mousse de Corse.
Douce-amère. Persicaire. Chardon bemt. Fumeterre.
Pensée sauvage. Saponaire. Carex. Bourrache. Pa-
tience. Buglosse.
DERMATITE ET DERMATOSE (Voir à «Peau>>).
DIABÈTE SUCRe : Géranium Robert. Noyer. Eucalyptus.
Fenugrec. Airelle. Renouée. Valériane. Haricot. Aigre-
moine. Alchimille.
DIARRHeE ET DYSENTERIE : Consoude. Aigremoine. Bus-
serole. Airelle. Fraisier. Cognassier .. Bistorte. Verge-
rette du Canada. Géranium Robert. Grenadier. Bouil-
lon-blanc. Argentine. Berbéris. Ulmaire. Renouée.
Ronce. Scolopendre. Rose rouge. Salicaire. Séneçon
Jacobée. Mélilot. Germandrée. Prunellier.
92
DIARRHeE DES ENFANTS : Camomille allemande. Soli-
dago.
DIARRHeE seREUSE : Carvi.
DIARRHeE des TUBERCULEUX : Lichen d'Islande. Ortie.
Solidago. ·
DIGESTIF (Voir à «Estomac»).
DIGESTION AVEC cePHALeEs: Ményanthe.
DIGESTION AVEC SENSATION DE VERTIGE ET D'AN·
GOISSE : Menthe.
DIUReTIQUES : Bugrane. Chiendent. Maïs. Frêne. Salse-
pareille. Alkékenge. Berbéris. Gratteron. Bouleau.
Carex. Bruyère. Queues de cerises. Chardon bénit.
Sureau. Gui. Grémil. Bourse-à-Pasteur. Houblon. Mille-
pertuis. Lavande .. Petit Houx. Laurier d'Apollon. Gra-
tiole. Genièvre. Busserole. Genêt. Aspérule odorante.
Chardon Marie. Piloselle.
DOULEURS D'ESTOMAC (Voir aussi à «Estomac>>): Sali-
caire.
DOULEURS MUSCULAIRES : Thym. Bardane, Origan.
Ulmaire. Vergerette du Canada. · ·
DOULEURS PELVIENNES: Saule. Séneçon Jacobée.
Bouillon-blanc.
DURILLONS (Voir à «Cors»).
DYSENTERIE (Voir à «Diarrhée»).
DYSENTERIE AMIBIENNE : Airelle.
DYSMeNORRHeE (Voir à «Règles»).
DYSPNeE (Voir à «Asthme»).
DYSPEPSIE (Voir aussi à« Estomac»): Oranger. Romarin.
Thym. Gentiane.
ECCHYMOSE (Voir à « Contusions » ).
eCOULEMENTS MUQUEUX CHRONIQUES : Rose rouge.
Tormentille.
ECZeMA : Salsepareille. Orme pyramidal. Bardane. Pen-
sée sauvage. Douce-amère. Saponaire. Airelle. Sali-
caire. Lavande. Amandier.
EMMeNAGOGUES (Voir à « Règles » ).
93
(Voir à « Asthme », « Bronchite )> ).
1
ENFLURE des JAMBES : Argentine.
ENGELURES : Bouillon-blanc. Sureau.
ENGELURES ULCÉRÉES : Souci.
ENGORGEMENT GANGLIONNAIRE : Saponaire. Mousse
de Corse. Houblon. Varech vésiculeux. Aunée. Co-
chléaria. Bouleau.
ENGORGEMENT LAITEUX : Fenouil. Géranium Robert.
Cumin. Douce-amère.
ENROUEMENT : Vélar. Rose rouge. Acore. Pouliot.
ENTÉRITE (avec entérospasmes) : Réglisse. Carragaheen.
Guimauve.
ENTÉRITE avec DIARRHÉE (Voir aussi à «Diarrhée»):
Benoîte.
ENTÉRITE MUCO-MEMBRANEUSE : Ortie. Au née. Soli-
daga.
ENTÉRITE Guimauve.
ENTÉRITE DES TUBERCULEUX :
ENTÉROCOLITE (Voir à «Intestins», «Entérite»).
ENTORSES (Voir «Contusions»).
ÉPANCHEMENTS de SYNOVIE : Sauge.
ÉPILEPSIE: Valériane. Houx. Buis. Oranger. Caille-lait.
Séneçon.
ÉPISTAXIS (Voir à «Saignement de nez»).
ÉRECTIONS NOCTURNES : Nénuphar.
ÉRÉTHISME GÉNITAL (Voir à «Excitation sexuelle»).
ÉRUCTATIONS: Calament.
ÉRUPTIONS (Voir à « Abcès », « Peau » ).
ESCARRES (Voir à «Plaies atoniques»).
ESTOMAC (Dyspepsie atonique) : Mélisse. Houblon. Thym.
Carvi. Camomille romaine. Germandrée. Houx. Men-
the. Pouliot. Verveine. Ortie. Fumeterre. Origan. Gé-
népi. Sauge. Ményanthe. Patience. Centaurée (petite).
ESTOMAC (Spasmes) : Oranger. Thym. Valériane. Basilic.
Anis. Verveine.
94
ESTOMAC IRRITÉ : Lin. Carragaheen. Chiendent.
EXCITATION SEXUELLE: Saule. Nénuphar.
EXTINCTION DE VOIX (Voir à «Enrouement»).
FAIBLESSE GÉNÉRALE: Centauréè (petite).
FAIBLESSE MUSCULAIRE : Bruyère.
FAIBLESSE OSSEUSE : Noyer.
FÉBRIFUGES : Saule. Olivier. Houx. Germandrée. Laurier
d'Apollon. Ményanthe. Génépi. Verveine. Tanaisiè.
FERMENTATIONS INTESTINALES: Fenouil. Anis. Carvi.
Coriandre. Cumin. Mélisse. Genièvre. Aneth. Benoîte.
Camomille allemande. Pouliot. Serpolet.
FIBROME UTÉRIN : Lierre grimpant. Chêne. Persicaire.
ÉRUPTIVES (Rougeole, Scarlatine, Variole, etc.) :
Coquelicot. Bourrache. Ronce. Sureau. Violette.
INTERMITTENTE (Voir à «Fébrifuges»).
PALUDÉENNE .(Voir à «Paludisme'').
PERSISTANTE : Eucalyptus. Génépi. Sureau.
FISSURES DE L'ANUS : Chêne. Bistorte.
FLUEURS BLANCHES (Voir à «Pertes blanches>>).
FOIE Engorgement, Insuffisance) : Souci.
Artichaut. Asperge. Buis. Aspérule odorante. Lilas.
Eupatoire. Fumeterre. Centaurée. Boldo. Pouliot. Oli-
vier. Bourse-à-pasteur. Gratteron. Romarin. Pissenlit.
Marrube. Camomille romaine. Rhubarbe. Liseron des
haies. Chardon Roland. Hépatique des fontaines.
Aigremoine. Scolopendre. Saponaire. Combretum.
FOIE (Vomissements) : Lichen d'Islande. Laurier-cerise.
FORTIFIANTS (Voir « Anémie >> ).
FOULURES (Voir «Contusions>>).
FURONCULOSE (Voir aussi« Abcès») :Bardane. Bouillon-
blanc.
GALACTOGèNES (Voir à «Lactation>>).
GALE : Scabieuse.·
95
GANGRÈNE : Buis. Aurone mâle.
GASTRALGIE ET GASTRITE (Voir à «Estomac»).
GASTROPATHIE NERVEUSE: Houblon.
GASTRORRAGIE (Voir à «Hémorragie»).
GAZ (Voir « Fermentalions intestinales » ).
_GENCIVES (Déchaussement et · Ulcérations) : Ronce.
Cochléaria de Bretagne. Sauge. Aulne.
GERÇURES DU SEIN : Consoude. Cognassier.
GINGIVITE (Voir à «Gencives»).
GLANDES (Troubles) : Carragheen. Varech vésiculeux.
GLOSSITE (Voir à «Bouche»).
GLYCOSURIE (Voir à «Diabète>>).
GOITRE : Varech vésiculeux.
GORGE (Maux)" : Vélar. Ronce. Rose rouge. Hysope. Mau-
ve. Réglisse. Pin et Sapin. Troène. Séneçon Jacobée.
GORGE (Ulcérations) : Aubépine.
GOURME : Noyer.
GOUTTE RHUMATISMALE: Cassis, Petit houx. Ményan-.
the. Sureau. Bardane. Salsepareille. Saponaire. Persi-
caire. Buis. Germandrée. Douce-amère. Bouleau. Ca-
rex. Saponaire. Chicorée sauvage. Séneçon. Muguet.
Gui. Gratiole. Pin. Ulmaire. Véronique. Genêt. Frêne.
GRAVELLE (Voir «Calculs»).
GRIPPE : Buis. Lavande. Laurier d'Apollon. Génépi. Bour-
rache. ·
GRIPPE (avec affection des bronches) : Pouliot.
GUePES (Pour se protéger) : Frotter les parties découver-
tes avec des feuilles de noyer, de plantain, de rai-
fort, de tomate.
GUePES (Piqûres) : Feuilles de plantain, de tomate, persil.
HeMATOME (Voir «Contusion»).
HeMATURIE : Bourse-à-pasteur. Scolopendre. Véronique.
Plantain. Consoude. Prêle. Busserole. Ronce. Sanicle.
HeMOPHILIE : Plantain. Prêle. Persicaire. Ortie.
HeMOPTYSIE : Gui. Véronique. · Carragaheen. Benoîte.
Bourse-à-pasteur. Consoude. Millefeuille.
HeMORRAGIES : Fraisier. Acore. Benoîte. Prêle. Rose rou-
ge. Persicaire. Lamier blanc. Grenadier; Alchemille.
96
HeMORRAGIES ·STOMACALES: Condurango. Persicaire.
HeMORRAGIES UTeRINES : Géranium Robert. Vigne
- rouge. Vergerette du Canada. Busserole. Bourse-à-
pasteur. Consoude. Persicaire.
HeMORROIDES: Hamamélis. Marronnier. Petit Houx. Mille-
feuille. Joubarbe. Chêne. Pariétaire. Prêle. Cyprès.
Ficaire.
HeMORROIDES ENFLAMMeES : Cognassier, Bouillon-
blanc. Bardane. Ficaire.
HeMORROIDES SAIGNANTES : Airelle. Persicaire. Chêne.
Millefeuille. Bistorte.
HePATITE: Alkékenge. Artichaut. Asperge. Bétoine. Boldo.
Buis. Gratteron. Noyer. Petit Houx. Pissenlit. Romarin.
HERNIE : Plantain. Sceau-de-Salomon. Chêne.
HERPÈS : Bourrache. DoUce-amère. Saponaire.
HOQUET : Calament. Cataire. Origan. Carvi. Fenouil.
Cumin.
HYDROPISIE : Ményanthe. Genêt. Ulmaire. Vergerette du
Canada. Solidago. Sureau. Gratiole. Alkékenge. Ber-
béris. Gratteron. Bouleau. Romarin. Millepertuis. Prêle.
Chardon Roland. Genièvre. Orme. Petit Houx.
HYDROPISIE (provenant des Reins) : Cochléaria de Bre-
tagne.
H_YDROPISIE CARDIAQUE : Muguet.
HYPERTENSION : Bourse-à-pasteur. Aubépine. Gui. Cas-
sis. Olivier. Pervenche.
HYPOTENSION : Chardon-Marie. Genêt.
HYSTeRIE : Caille-lait. Valériane. Oranger. Chardon bénit.
Cataire. Romarin. Souci. Tanaisie. Passiflore. Lavande.
ICTÈRE (Voir aussi à « Foie ») : Chiendent. Chicorée_ sau·
vage. Gratteron. Petit Houx. Souel. Caille-lait.:-Sapo-
naire. Berbéris. Chardon Roland: Véronique.
IMPeTIGO : Pensée -_sauvage.
IMPeTIGO DU CUIR CHEVELU : Souci.
IMPUISSANCE : Menthe. Romarin.
97
INCONTINENCE D'URINE : Bourse-à-pasteur. Busserole.
Caille-lait. Aigremoine. Persicaire.
INCONTINENCE D'URINE {avec congestion du bas-ven-
: Thuya.
INDIGESTION : VéroniqUe.
INFECTION DES. VOIES URINAIRÈS: Bugrane. Aunée.
Solidago. Cumin. Chiendent. Cerisier. Busserole.
Bruyère. Maïs. Airelle. Buis. Sureau.
INSOMNIE : Aubépine. Tilleul. Coquelicot. Saule. Passi-
flore. Basilic. Lotier corniculé. Marjo-
laine. Fumeterre. Houblon. Aspérüle odorante. Bouil-
lon-blanc. Mélilot. Boldo; Primevère.
INSUFFISANCE GLANDULAIRE {Voir «Glandes»).
INSUFFISANCE {Voir aussi à "Foie»): Bour-
daine. Liseron des haies. Pissenlit. Polypode. Rhu-
barbe. Buis. Chicorée. Boldo. Aunée. Artichaut.
INSUFFISANCE DES NERVEUX: Ulmatre.
Séneçon Jacobée.
INTERTRIGO : Salicaire.
INTESTINS {Irritations) : Mauve. Camomilt'e. Mélilot.
JAMBES {Enflures) : Argentine.
JAUNISSE {Voir à «Ictère»).
{Voir à «Yeux»).
LACTATION {Pour favoriser) : Fenouil. Cumin. Anis. Carvi.
Lamier blanc. Houblon. Angélique.
LACTATION {Pour arrêter) : Persil.
LANGUE ROUGE ET : Réglisse.
: Vélar. Lichen d'Islande. Plantain. Pin et
Sapin.
LARYNGITE STRIDULEUSE : Lavande.
LAXATIFS {Voir aussi à « Constipation ») : Frêne. Lin. Li-
seron des haies. Eglantine. Violette. Casse. Plantain.
Psyllium. Séné.
LAXATIFS pour les ENFANTS: Mauve. Pêcher. Amandier.
{Voir à «Pertes blanches»).
98
LC:VRES {Gerçures) : Cognassier.
LITHIASE BILIAIRE {Voir à « Calculs biliaires»).
LITHIASE URINAIRE {Voir à «Calculs»).
LOMBRIC {Voir à «Vers»).
LUMBAGO {Voir aussi à« Reins»): Vergerette du Canada.
LYMPHANGITE {Voir à c< Adénite»).
LYMPHATISME: Houblon. Noyer. Cassis. Capucine.
MAL DE BRIGHT: Plantain. Sureau. Ache. Tormentille.
Gui. Muguet.
MALARIA: Lilas.
MAL BLANC {Voir «Abcès»).
MAUX DE VENTRE {Voir « Douleurs · pelviennes », « Rè-
gles douloureuses» ou « Intestins "• « Entérite»).
: Vigne rouge. Aubépine. Passiflore. Persi-
caire. Gui. Cassis. Sauge.
{Voir à «Fermentations Intestinales»).
: Sanicle. Tormentille. Chêne.
{Voir à «Hémorragie utérine»).
MIGRAINE Nerveuse : Marjolaine. Menthe. Basilic. Camo-
milles romaine et allemande. Véronique.
MITES {Pour éloigner) : Menthe. Sarriette. Lavande,
MORSURE DE SERPENT : Bardane. Plantain.
MOUSTIQUES {Pour éloigner) : Basilic. Lavande.
MOUSTIQUES {Piqûres) : Plantain. Persil. Poireau. To-
mate.
MYALGIE {Voir à « Douleurs musculaires»).
{Voir aussi à« Reins») :Vergerette du Canada.
Tormentille. Persicaire. Genêt. Pariétaire. Prêle. Soli-
daga. Plantain. Sureau. Pêcher .. Muguet.
NERFS {Crises de) : Gui. Valériane. Mélisse. Camomille
romaine. Tilleul. Calament. Origan. Menthe.
NERFS (Troubles des) : Marrube. Bourse-à-pasteur.
NERVOSISME : Aubépine. Mélilot. Séneçon Jacobée. As·
pérule odorante. Narcisse des prés. Tilleul, Lotier.
{Voir aussi à « Asthénie nerveusé »,
« Dépression nerveuse ») : Passiflore. Valériane. Sauge.
99
ET SCIATIQUES: Mélilot. Origan. Ulmairè.
Lierre grimpant. Camomille romaine. Serpolet.
FACIALES : Menthe. Matricaire.
NeVRALGIES DU TRIJUMEAU : Verveine.
:. Verveine. Thym. Menthe. Aspérule odorante.
NUTRITION (Troubles de la) : Cassis; Cochléaria. Fenugrec.
: Varech · .vésicu.leux. Cochléaria. rouge.
Bourdaine.
(avec règles insuffisantes) : Marrube.
CEDf:ME (Voir à cc Cœur », << Albumine ,,, « Reins », « Né-
phrite>>) ..
ŒDf:ME (Cardio-rénal) : Genêt. Bouleau.
CEDf:ME (des jambes) : Argentine.
OLIGURIE (Voir à cc Diurétiques >>).
OPHTALMIE : Plantain. Mélilot. Bleuet. Euphraise. Géra-
nium Robert., Noyer. Rose rouge.
OS (Voir à "Rachitisme>>). ·
OXYURES (Voir à cc Vers » ).
. PALPITATIONS (Voir aussi à cc Cœur»): Aubépine.
Muguet. Menthe. Laurier.:cerise. Oranger.
PALPITATIONS NOCTURNES: Mélisse.
PALUDISME : Combretum. Buis.
PANARIS (Voir à cc Abcès»).
PARALYSIE : Cochléaria. Bruyère.
PARALYSIE Romarin. Arnica. Valériane •.
PAUPif:RES (Inflammation des) : Mélilot. Plantain. Bleuet.
Noyer. Camomille romaine.
PEAU · (Maladies de) : Saponaire. Buis. Douce-amère.
Cochléaria;' Chicorée sauvage. Orme. Bourrache. Cen-
taurée: Fumeterre. Ményanthe. Salsepareille. Patience.
Carex. Gratiole. Pensée sauvage. Peuplier. Pissenlit.
Scrofulaire. Bouleau. ,
: Genêt. Genévrier. Bouleau. Artichaut.
Maïs. Sureau.
TUBERCULEUSE : Gratiole.
100
PERTES BLANCHES : Noyer. Lamier· blanc. Eucalyptus.
Alchemille. Chêne. Aspérule Genévrier. Gui.
Romarin. Ronce. Troène. Aigremoine. Tanaisie. Plan-
tain. Millepertuis. Grenadier. Ros.e rouge. Salicaire.
Bistorte. Tormentille. Scabieuse. Argentine.
PERTES ROUGES : Salicaire. Busserolle. Gui. Scabieuse.
Lamier blanc. Chêne. Persicaire.
PERTES : Houblon.
PESANTEUR de l'ESTOMAC : Verveine.
PHARYNGITE. ÇHRONIQUE : Aigremoine. Plantain.
: Hamamélis. Consoude. Mélilot.
PHLEGMON (Voir à cc Abcès»).
PHTISIE (Voir à «Tuberculose pulmonaire»).
PIQURES D'ABEILLE ou d'INSECTE : Plantain. Persil.
Tomate. Oseille. Poireau. Cassis. ·
PISSEMENT DE SANG (Voir à «Hématurie»).
PLAIE (Voir à «Blessure»).
PLAIES ATONIQUES ou Buis. Chardon
bénit. Lierre. Millefeuille. Plantain. Sanicle. Milleper•
tuis. Solidago. Serpolet. Renouée. Souci.
ET PLEURITE : Hysope. Douce-amère. Pâque-
rette. Gratteron.
PNEUMONIE : Primevère. Douce-amère.
POLLUTIONS NOCTURNES : Bourse-à-pasteur. Absinthe.
POUMONS (Catarrhe). , Voir à « Catarrhe . pulmo-
naire », «Tuberculose», « » et Pleurite :
Marrube. Véronique.
PROSTATITE: Bruyère. Thuya. Busserole. Marronnier
d'Inde. Citrouille.
PRURIGO (Voir à « Peau » ).
PRURIT (Voir à « Peau >>).
PRURIT ANAL ET VULVAIRE: Alchemille. Salicaire. Bouil-
lon-blanc: · ·
PSORIASIS : Pensée sauvage. Bouleau.
PUCES et PUNAISES (Pour éloigner) : PoÙiiot. Tanaisie.
Feuilles de Haricots. ·
101
PURGATIFS (Voir à «Constipation»).
PYéLONéPHRITE (Voir à «Reins» et «Vessie»).
PYORRHÉE : Cochléaria. Aulne.
PYROSIS (Voir à « Estomac » et « Foie » ).
RACHITISME : Ményanthe. Thym. Noyer. Romarin. Ga·
rance.
RATE (Engorgement) : Saponaire. Camomille romaine.
Pissenlit. Scolopendre.
REFROIDISSEMENT : Génépi. Laurier d'Apqllon.
ABONDANTES ET DOULOUREUSES : Armoise.
Bourse-à-pasteur. Millefeuille.
DIFFICILES ET DOULOUREUSES : Vergerette du
Canada. Angélique. Anis. Matricaire. Cumin. Séneçon
Jacobée. Genévrier. Aurone mâle. Vigne rouge. Gé-
népi. Ményanthe. ·
INSUFFISANTES : Armoise. Séneçon Jacobée.
Aunée. Persil. Capucine. Souci. ·
REINS (Douleurs de) (Voir aussi à « Néphrite ») : Solldago.
Persicaire. Chiendent.
RÉTENTION D'URINE (Voir aussi à «Diurétiques»):
Renouée. Bussèrole. Garance.
RÉTINITE (Voir à «Yeux»).
D'AGE (Voir à «Ménopause»).
RHINITE (Voir à «Rhume de cèrveau 11).
RHUMATISME : Bardane. Pissenlit. Genévrier. Buis. Cas-
.. sis .. Carex. Ulmaire. Romarin. Pensée sauvage. Ronce.
·Séneçon. Aristoloche. Genêt. Douce-amère. Artichaut.
Alkékenge. Peuplier. Saponaire. Pin. Saule. Sureau.
Germandrée. Fumeterre. Houx. Ményanthe. Scolopen-
dre. Origan. Frêne. Patience. Ortie. Orme. Aubier de
tilleul sauvage.
RHUME (Toux) (Voir aussi à «Bronches 1>) : Pulmonaire
de chê.ne. Euphraise.
RHUME DE CERVEAU : Thym. Euphraise. Sureau. Marjo-
laine.
ROUGEOLE (Voir à «Fièvres éruptives»).
SAIGNEMENT DE NEZ : Bourse-à-pasteur. Prêle. Salicaire.
102
SALPINGITE : Sanicle. Chêne. Tormentille.
SANG (Crachement) (Voir à « Crachements de sang >1 ).
SANG VICié (Voir à « Dépuratifs du sang 11).
SCARLATINE (Voir à «Fièvres éruptives>>).
SCARLATINE (Suites de) : Solidago.
SCIATIQUE (Voir à « Névralgies et Sciatiques » et à
« Névrite »).
SCROFULE (Voir à «Anémie»).
SéBORRHéE (Voir à «Cheveux 1>).
SéCRéTION SALIVAIRE INSUFFISANTE: Cochléaria.
Scabieuse. Primevère. Gentiane.
SEIN (Gerçure) (Voir à «Gerçure du sein 11).
SERPENT (Morsure) : Bardane. Plantain.
SINUSITE : Thym.
SOMMEIL (Manque de) (Voir à
SPASMES : Mélilot. Lavande. Mélisse.
SPASMES DE L'ESTOMAC et DE L'INTESTIN : Laurier-
cerise.
SPASMES DES ORGANES GéNITAUX: Millefeuille.
SPERMATORRHéE (Voir à «Pertes séminales»).
STéRILITé : Géranium Robert.. Sauge.
STOMATITE: Bistorte. Troène.
STOMATITE ULCéRO-MEMBRANEUSE: Airelle ..
STRONGLES (Voir à cc Vers >> ).
SUDORIFIQUES : Buis. Genévrier. Salsepareille. Sureau.
Lavande. Aunée. Carex. Bourrache. Frêne. Douce-
amère. Gratteron. Sauge. Bardane.
SUEURS : Sauge.
SYNCOPES : Camomille romaine.
SYPHILIS : Douce-amère. Salsepareille. Lierre. Patience.
Chélidoine. Buis. Saponaire. Bardane.
TEIGNE : Scabi_euse.
TéNIA (Voir à cc Vers 11).
TENSION ARTéRIELLE (Voir 'à ·cc Hypertension 11 et cc Hy-
potension >> ).
103
THYROIDES (Troubles oe la) (Voir aussi à «Goitre») :
Varech vésiculeux. Mousse de Corse.
TICS de la FACE : Marjolaine.
TOUX (Voir aussi. à « Bronches », « Coqueluche »,
«Rhume») : Pin et Sapin. Menthe pouliot. Mauve.
Mélilot. Violette. Pulmonaire de chêne. Eucalyptus.
Origan. Hysope. Euphraise.
TOUX avec SPASMES : Balsamite odorante. Anis. Capil-
laire. Eucalyptùs. Carragaheen.
TRACHe:ITE : Vélar. Tussiiage. Origan. Bouillon-blanc. Pin.
Capillaire de Montpellier.
TRANSPIRATION MORBIDE: Sauge.
TRICOCe:PHALES (Voir à « Vers » ).
TROUBLES DE LA CIRCULATION DU SANG (Voir « Cir-
culation du sang»).
TROUBLES DIGESTIFS (Voir aussi à « Estomac ») : Mar-
rube. ·
TROUBLES DE LA Me:NOPAUSE (Voir à «Ménopause»),
TUBERCULOSE A FORME TORPIDE : Cochléaria de Bre:-
tagne.
TUBERCULOSE DU Pe:RITOINE: Gratiole.
TUBERCULOSE PULMONAIRE : Sureau. Aigremoine.
Renouée. Rose rouge. Plantain. Capucine. Chêne.
Tormentille. Eucalyptus, Aunée. Fenugrec. Busserole.
Prêle. Bouillon-blanc. Bistorte. Tussilage.
TUMEUR : Joubarbe. Mélilot.
TUMEUR DU FONDEMENT : Eupatoire.
TYPHOIDE: Airelle.
ATONIQUE: Rose rouge. Tanaisie. Thym. Char-
don bénit. Sauge. ·
D'ESTOMAC (Voir aussi à « Estomac ») : Con-
soude. Condurango. Réglisse. Violette. Hêtre. Génépi.
PURULENT : Buis. Saponaire. Marrube.
VARIQUEUX: Bardane. Plantain. Aurone. Lierre
terrestre. Millefeuille. Ache. Houblon. Bourse..:à-pas-
teur. Salicaire. Bouillon-blanc. Fraisier. Serpolet. Pin
104
et Sapin, Millepertuis. Prêle. Gratteron; Amandier.
Noyer. Chêne. Sauge. Solidago. Consoude. Ulmaire.
Hamamélis.
URe:E : Alkékenge. Artichaut. Aunée. Bussèrolle, Garance.
Piloselle.
URe:MIE : Busserole. Liseron des haies. Aunée. Artichaut.
Gratiole. Garance.
(lnfl&mmation de l') : Renouée.
(Ecoulements) : Eucalyptus.
(Catarrhe de l') : Guimauve.
URETRITE : Busserole.
UTe:RUS (relâchement) : Cognassier.
VAGIN (relâchement) : Cognassier.
VAGINITE : Salicaire. Eucalyptus. Mauve.
VARICES: Plantain. Hamamélis. Persicaire. Millefeuille.
Ficaire. Cyprès.
Persicaire.
VARIOLE (Voir à «Fièvres éruptives»).
VERRUES : Euphorbe. Chélidoine. Souci.
VERS (Ascarides lombricoïdes) : Mousse de Corse.
VERS (Ascarides vermiculaires) : Gratiole. Grenadier.
VERS (Ascaris, Strongles et Bothriocéphales) : Grenadier.
VERS (Lombrics et Ténia) : Ansérine. Eglantier. Fougère
mâle. Grenadier.
VERS (Oxyures) : Aurone. Gentiane. Thym. Tanaisie. Bal-
samite. Gratiole. Absinthe maritime.
VERS (Tricocéphales) : Tanaisie. Matricaire.
VERTIGES: Lavande. Basilic. Mélisse. Primevère.
ve:SICULE BILIAIRE (V. à «Foie» ou «Calculs bilia:ires »).
VESSIE (Maladies de la) : Solidago. Bugrane. Asperge.
Chiendent. Peuplier. Millepertuis. Caille-lait. Sureau.
VESSIE (Catarrhe) : Genévrier. Pin et Sapin. Maïs. Aunée.
Guimauve. Eucalyptus. Persicaire.
VOIES RESPIRATOIRES (Irritation) : Bourrache. Eucalyp-
tus.
105
VOIES URINAIRES (Catarrhe, irritation) : Petit Houx, Euca-
lyptus. Fraisier. Grémil. Mélilot. Lierre terrestre. Lin.
Pariétaire. Lavande. Plantain psyllium. Citrouille.
VOMISSEMENTS: Menthe. Lichen d'Islande. Renouée.
Aneth. Laurier-cerise.
VOMISSEMENTS DE LA GROSSESSE . : Laurier-cerise.
Chardon bénit. Lichen d'Islande.
Voir aussi à « Estomac ».
VOMISSEMENTS NERVEUX : Sauge.
VOMITIFS : Violette. Pensée sauvage.
YEUX (Irritations) : Bleuet. Mélilot. Plantain. Mauve.
Aigremoine.
ZONA : Saponaire.
106
EN COMPLEMENT ...
Articles parus dans la revue • VIVRE EN HARMONIE.
LES PLANTES QUI FAVORISENT
LES ÉVACUATIONS
C'est une nécessité, même quand toutes les fonctions s'accomplissent
-ou semblent s'accomplir, ce qui est souvent le cas - normalement,
d'accélérer un peu les processus d'élimination par les émonctoires
prévus à cet effet.
Combien qui pensaient avoir des évacuations normales, et qui sont
surpris lors d'un • nettoyage., favorisé par des ·pruneaux, une compote
de rhubarbe, une cure de fruits .... Alors que tout semble bien fonc·
tionner, il y a quand même intérêt à inciter, périodiquement, intestins,
reins et vessie à faire un effort exceptionnel. Le résultat est toujours
étonnant.
Ne serait-ce que trois ou quatre fois par an, a moins de besoins
plus pressants, on peut prendre, pendant quelques jours, une plante
agissant sur le processus intestinal, ou un mélange permettant une
action conjuguée sur tous les processus d'évacuation.
LES PLANTES QUI STIMULENT LES INTESTINS
Les médecins du temps de Molière étaient caricaturisés parce que
l'essentiel de leur action consistait en purges et lavements (en sai·
gnées, aussi). Cela se justifiait pourtant, leurs clients étant généralement
de gros mangeurs, obèses et apoplectiques. Sans doute ne les guéris·
saient-ils pas; mais n'était-ce pas que ces malades n'envisageaient
nullement de ne pas renouveler leurs excès (de table, et autres)?
La médecine est marquée par le ridicule associé à cette période
de son histoire. Le médecin de nos jours condescend rarement à
s'intéresser au fonctionnement intestinal de son patient. Et c'est
pourtant par là qu'il importerait généralement de commencer.
Les laxatifs pharmaceutiques sont souvent assez irritants, et rare·
ment propices au rétablissement de fonctions normales. Quant awc
plantes, bien peu de médecins se résignent à y recourir. Il y a donc
bien là une carence à combler, en insistant sur le rôle irremplaçable
des tisanes.
Le choix dépend, à la fois, du résultat recherché, compte tenu de
la situation présente, et de l'état des intestins. Il en est qui supportent
une tisane assez active, alors que d'autres doivent être traités avec
ménagement. ·
Les plantes sont donc choisies en fonction de ces préalables.
Toutefois, quand les intestins sont encore assez fragiles, il est possible
107
de recourir à une plante efficace, en association avec une autre indiquée
comme émolliente, adoucissante.
Ainsi peut-on ajouter à la bourdaine, laxatif complet, agissant à la
fois sur foie et intestin, de la mauve, riche en mucilage, ou même
de la guimauve. ·
Quand l'effet d'une tisane se révèle encore insuffisant, malgré le
choix et l'association de plusieurs plantes à effet énergique, reste
alors. le. recours .au séné, qui est ajouté après ébullition, comme cela
sera précisé plus loin.
Les cholégogues sont également des laxatifs et des diurétiques
puisqu'ils agissent sur le foie, lequel, à son tour, stimule les fonctions
intestinales et urinaires.
Agar-Agar. Se présentant sous forme de poudre ou de paillettes, ce
produit est obtenu par le traitement de certaines algues dès mers
d'Extrême-Orient.
On possède assez pim de précisions sur les procédés de traitement,
aussi ne doit-on recourir à l'agar-agar qu'occasionnellement. C'est un
laxatif très doux, convenant aux intestins particulièrement fragiles.
Son rôle est surtout de lubrifier les parois et de faciliter l'achemine·
ment des déchets, auxquels il donrie de la consistance par le gonfle-
ment de ses mucilages au contact des liquides.
Mettre une cuillerée à café de poudre ou de lamelles dans une
grande tasse d'eau ; cuire doucement jusqu'à dissolution, puis ajouter
une plante aromatique (menthe, thym, anis, etc.).
Prendre le soir au coucher. Et en plus, le matin à jeun, si l'effet
est insuffisant après la tisane du soir.
Bourdaine. Comme il. a été indiqué précédemment, ce laxatif est
précieux de par son action conjuguée sur l'intestin et les voies
biliaires. A petite dose; on utilise même la bourdaine uniquement
contre l'insuffisance hépatique.
Cette plante est particulièrement indiquée en cas de spasmes
intestinaux, qu'elle contribue à réduire. · ·
Selon l'effet recherché et la résistance intestinale, on . emploie la
bourdaine à la dose de une ou deux cuillerées à soupe par tasse à
thé d'eau. Bouillir doucement pendant une dizaine de minutes. Par
précaution, ajouter une bonne pincée d'anis vert; pour éviter la
formation de gaz.
Prendre une tasse de cette préparation le soir, au coucher.
En cas d'effet insuffisant (ce qui est assez peu fréquent), il est
préférable d'en prendre une autre tasse, le matin, plutôt que/ de
trop concentrer la tisane du soir.
Casse. On connaît cette grosse gousse contenant des petites
• pastilles •, qu'il suffit de sucer afin d'encourager les exonérations.
108
,.
. 1
Pour un effet plus complet, il faut faire bouillir 40 à 60 gr de toute
la gousse concassée, dans un demi-litre d'eau, pendant une dizaine
de minutes.
Prendre une tasse de cette préparation, soit le soir au. coucher,
soit le matin, soit matin et soir, si besoin.
Genévrier. A la fois désinfectantes et toniques, les baies de genévrier
peuvent être avantageusement ajoutées à d'autres plantes laxatives ou
diurétiques. Cela contribue ainsi au rétablissement et au maintien
de la salubrité.
Guimauve. A ajouter à d'autres plantes plus spécialement laxatives,
quand les intestins (ou les reins, ou la vessie) sont irrités; mais peut.
être prise seule, pour un effet doux.
Une cuillerée à dessert par tasse; bouillir de deux à cinq minutes;
deux ou trois tasses par jour.
Iris. En cas d'urgence; à défaut d'autres moyens, on peut aller au
jardin chercher une racine d'iris, et en faire bouillir quelques copeaux.
C'est souvent efficace, mais la quantité à utiliser doit être déterminée
selon le premier résultat obtenu car cela dépend des variétés, de la
composition du sol, etc.
Lin. La bonne vieille graine de lin est bien connue pour ses effets
doublement laxatifs et adoucissants. On peut l'utiliser aussi bien en
cas d'inflammation de l'intestin que. de la vessie.
Ces graines peuvent être prises sans autre préparation qu'un gonflage
préalable dans l'eau. On les mélange ensuite à du miel, de la confiture,
une compote, etc.
Pour préparation en tisane, mettre trois cuillerées à soupe de graines
dans un litre d'eau froide ; porter à ébullition et laisser macérer
toute la nuit. Prendre deux à quatre tasses par jour.
Liseron des haies. Comme l'iris, peut convenir pour un • dépannage •
quand on se trouve à la campagne. Cela est d'ailleurs intéressant, en
raison des influences de cette plante en cas d'insuffisance hépatique
ou d'engorgement du foie.
Mettre deux ou trois pincées de feuilles dans une tasse d'eau
bouillante; laisser infuser jusqu'à refroidissement, puis passer. Une
tasse avant chaque repas. ·
Le liseron des champs est aussi légèrement laxatif.
Mauve. Etant donné ses effets peut-être plus émollients que laxatifs
(encore que le rôle de son mucilage ne soit nullement à dédaigner),
on l'ajoute à des. mélanges d'autres . plantes dont elle tempère la
relative agressivité.
Ajouter quelques fleurs dans la tisane bouillante, et laisser infuser.
109
Moutarde. la graine de moutarde blanche est laxative et s'utilise
comme la graine ete lin.
Pêcher. Quand les pêchers sont en fleurs, ramasser, chaque jour,
les fleurs tombées, et les faire sécher, à l'omble. C'est un laxatif
doux, qui convient bien aux enfants; surtout à ceux dont la constipation
a des répercussions (ou des origines) nerveuses.
Trente grammes de ces fleurs (une poignée) dans un demi-litre d'eau
bouillante. Infuser jusqu'à refroidissement (ou, mieux, laisser macérer
quelques heures); passer et donner par petites tasses (une par jour
puis plus si nécessaire). · '
Pruneaux. On sait quelle réputation ont les pruneaux de faciliter
les intestinales. Il suffit de les faire tremper et de les
pr;ndre ams1 en dessert au repas du soir. Parfois, cuits, ils agissent
m1eux. Il faut essayer les deux façons.
Leur heureuse action est encore accrue quand on les fait préala·
blement dans une décoction de bourdaine, et que l'on absorbe
le tout, le matm, à jeun.
Psyllium. C'est la semence du Plantain psyllium qui est utilisée.
Cela ressemble un peu à des puces. L'utilisation en est très commode
- et cela est particulièrement apprécié en voyage - puisqu'il n'est"
que d,'en avaler une ou deux cuillerées à café, au cours du repas
du so1r, avec un peu d'eau ou de bouillon.
Très riches en mucilage (lequel quadruple leur volume au contact
du liquide), elles exercent une action mécanique, par lubrification des
parois intestinales.
Séné. C'est le roi des laxatifs, et il faut des intestins bien récalcitrants
pour rester sans réactions. Il a, toutefois, la .fâcheuse réputation de se
montrer irritant ; mais cela est très atténué si l'on évite soigneusement
de le faire bouillir. Alors l'ajoute-t-on à une tisane, déjà composée
de quelques plantes laxatives, mais une fois retirée du feu.
En principe, il suffit d'une cuillerée à café de ses folioles soit
seules, soit ajoutées à une tisane, pour obtenir un effet satisfa'isant.
Toutefois, le plus grand intérêt du séné n'est pas dans ses folioles ·
mais dans ses follicules (gousses séchées, avec leurs graines).
être utilisés pour de jeunes enfants, et le dosage
est puisqu'on en met un par année d'âge.
Cela JUsqu à d1x ans; ensUite, on commence par cinq à dix follicules
et l'on augmente selon nécessité. , '
Il n'est que de mettre ces follicules, le soir, dans une petite tasse
d'eau froide, et de laisser ainsi toute la nuit. Le lendemain matin
le.s follicules, puis tiédir si on le désire; prendre, enfin, soit
ams1, so1t avec un peu de miel. .
Rien n'est donc plus simple, commode et efficace.
110
Ces plantes peuvent être utilisées isolées ou en mélanges, tels ceux
figurant page 69, avec indication • Embarras gastrique •, pour consti-
pation légère ou intestins particulièrement délicats, ou • Constipation •
pour encombrement persistant.
LES PLANTES QUI STIMULENT REINS ET VESSIE
Le Dr Leclerc rappelait qu'un examinateur, interrogeant un candidat
sur les propriétés d'une plante médicinale, et le voyant dans l'embarras,
lui soufflait: • Dites toujours qu'elle est diurétique, vous avez 95
chances sur lOO de tomber juste ••
Parce que,· en effet, presque toutes les plantes à tisanes s·ont
diurétiques. A cet usage; on connaît surtout la queue de cerise et
la racine de chiendent (celle-ci pourtant plus émolliente que diuréti-
que) ; parfois, aussi, les stigmates de maïs, et cela ne va guère plus
loin, alors qu'est si grande la variété des plantes stimulant reins et
vessie.
Comme il a été dit pour celles qui agissent sur les intestins, il en
est dont l'effet est indirect puisqu'elles influencent d'abord le foie,
lequel, ensuite, stimule toutes les fonctions d'évacuation.
Ache. C'est le céleri sauvage des marais. On peut le faire pousser
dans un coin frais et ombragé du jardin. C'est intéressant pour
l'utilisation comme aromate. C'est également dans ces seules conditions
que l'on peut demander à l'ache de contribuer aux fonctions vésicales,
, car seulement la plante fraîche assure ce service.
Deux feuilles (environ) dans une tasse d'eau ; amener à ébullition,
puis laisser infuser quelques minutes. Prendre avant ou après les repas.
La racine de cette plante est un diurétique • déchlorurant., à
prendre en cas d'albuminurie ou de rétention d'urine.
Alkékenge. Ce diurétique est particulièrement indiqué en cas de
calculs, de rhumatisme, de rétention de liquides. Mettre deux poignées
de fruits dans un litre d'eau. Faire bouillir quelques minutes. Prendre
en 24 heures.
Asperge. Les jeunes pousses de cet estimable végétal exercent déjà
une influence sur l'appareil urinaire, ne serait-ce qu'en communiquant
une odeur caractéristique aux émissions.
Si l'asperge est déjà par elle-même légèrement diurétique, c'est
surtout sa racine qui possède cette propriété, et c'est cette partie
qui entre dans la composition des tisanes.
Comme on la dit un peu irritante, mieux vaut l'employer en associa·
tion avec d'autres plantes.
Egalement sédative du cœur, l'asperge est tout spécialement
conseillée quand il y a rétention de liquides.
Mettre deux poignées de racine dans un litre d'eau ; bouillir dix à
quinze minutes ; passer et boire en 24 heures.
111
Aspérule odorante. Diurétique et calmante, cette plante est utilisée
à la dose d'une cuillerée à dessert pour une 'tasse d'eau bouillante;
infuser dix minutes. Prendre trois ou quatre tasses dans la journée.
Berberis. A la fois diurétique et légèrement laxatif. lJne poignée de
racine ou d'écorce dans un litre Porter à ébullition, puis laisser
infuser. Trois ou quatre tasses par jour. ·
Bouleau. Diurétique convenant bien aux goutte1,1x, rhumati.sants et
cellulitiques. Recommandé en · cas d'œ.dème des cardiaques. Une
cuillerée à dessert de feuilles dans une tasse à .thé d'eau; amener
à ébullition, puis laisser infuser une dizaine. de minutes. Trois tasses
par jour, entre les repas. . .
Bourse-à.pasteur. Très utile si la vessie est affectée par une maladie;
et aussi bien en cas de rétention que d'incontinence d'urine (effet
régulateur). Dissout et draine les calculs.
Trente à cinquante gr. dans un litre d'eau; porter à ébullition et
laisser bouillir quelques minutes. Quantité à prendre en deux jours,
entre les repas.
Bruyère. Diurétique particulièrement indiqué dans la cystite des
prostatiques. Aide également à la dissolution des calculs et à la
neutralisation des fermentations putrides.
Une poignée de sommités dans un litre d'eau ; porter à ébullition
et laisser infuser; prendre en 24 heures.
Le miel de bruyère est également favorable aux voies urinaires.
Bugrane. A la fois diurétique et sudorifique, la bugrane augmente
le volume des urines et réduit l'importance des. troubles inflammatoires
et infectieux. Ses propriétés sont précieuses en cas de cystite ou de
néphrite calculeuse.
Une poignée de racines coupées dans un litre d'eau; laisser bouillir
quelques minutes; prendre en 24 heures. Il est recommandé d'aroma·
tiser avec menthe, anis, etc.
Busserole. Ses grappes de baies rouges sont à l'origine de son nom
latin d'uva-ursi (raisin d'ours); Pourtant, ce ne sont pas ses baies que
l'on utilise, mais ses feuilles.
. La busserole calme les douleurs néphrétiques tout en favorisant le
drainage du sable et des mucosités. C'est également un puissant
désinfectant que le Dr Leclerc même en cas de blennorragie.
Une poignée de feuilles dans un litre d'eau; amener à ébullition
et laisser infuser. une quinzaine de minutes; prendre en 24 heures.
Carex. Spécialement indiqué en cas de goutte ou de cellulite. Une
poignée dans un litre d'eau; bouillir quelques minutes; boire en deux
jours, entre les repas.
112
Cassis. Diurétique aidant à dissoudre et drainer l'acide urique.
Aussi, de tout temps a-t-il été prescrit dans le traitement de la goutte,
de l'hypertension, de la congestion viscérale. De nos jours, on peut
placer la cellulite dans son champ d'action.
Une cuillerée à soupe de feuilles dans une tasse à thé d'eau
bouillal')te; laisser infuser. Trois ou quatre tasses par jour, à n'importe
quel moment. ·
Cerisier •. On connaît l'influence heureuse de la queue de cerise
sur la diurèse, et aussi ses propriétés de tempérer l'inflammation des
voies urinaires. · ·
Si la décoction des queues (pédoncules) est jetée sur des cerises
fraîches, ou, à défaut, des pommes coupées en rondelles, il en ressort,
à ·la fois, agrément et efficacité accrue. Passer en exprimant.
Trente grammes de queues de cerises par litre d'eau. Porter à
ébullition; laisser bouillir quelques minutes, et macérer toute la n!Jit
si possible. Boire à volonté, à n'importe quel moment. ·
Chardon bénit. On emploie la plante (hachée) à la dose d'une
cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Laisser infuser
dix minutes. Une tasse avant chaque repas.
Chardon Roland. Une poignée .de feuilles et racines, dans un litre
d'eau. Bouillir quelques mil')utes. Prendre en deux jours, entre les repas.
Chiendent. Diurétique doux, émollient, qui aide à' dissoudre les
calculs.
Le Dr Leclerc conseillait de faire bouillir ses racines (30 gr dans
un peu d'eau), pendant une minute, de jeter. cette première eau à
saveur âcre et amère, d'écraser le chiendent ainsi traité, afin d'en
briser l'écorce ligneuse, puis de le faire bouillir de nouveau dans
1.250 gr. d'eau, jusqu'à réduction à 1.000 gr. environ.
On peut ajouter de la réglisse ou des zestes de citron, en fin
d'ébullition. Boire à volonté.
' .
Gratiole. Diurétique et calmant, se prend à la dose d'une cuillerée
à café par tasse d'eau bouillante; infuser, puis passer. Une tasse le
matin, et une le soir.
Grémil. Mentionné • pour mémoire ., car il n'est pas toujours dispo-
nible en herboristerie. Aide à dissoudre des calculs .
Deux ou trois poignées d'écorce dans un litre d'eau; bouillir douce-
ment quelques minutes. Deux tasses par jour, avant les repas. ·
Gui. Calmant, ce diurétique est aussi un hypotenseur.
Une ou deux poignées de feuilles coupées dans une tasse d'eau
bouillante; laisser bouillir un peu, et infuser. Deux tasses par jour,
entre les repas.
Haricot. Utile surtout en cas d'albuminurie (et aussi de diabète).
Une poignée de cosses sèches, ou deux de fraîches, dans un litre
113
d'eau froide. Amener à ébullition et laisser macérer toute la nuit.
Boire à volonté, à n'importe quel moment.
Houblon. Diurétique également sédatif génital, recommandé en cas
de congestion pelvienne.
Une poignée de cônes dans un litre d'eau bouillante; laisser bouillir
un peu, puis infuser jusqu'à refroidissement. Deux tasses par jour,
avant les repas.
Laurier d'Apollon. C'est le laurier-sauce que l'on emploie en c;uisine.
Mettre quelques feuilles dans une tasse d'eau bouillante; .laisser
infuser quelques minutes. Prendre deux ou trois tasses par jour,
à n'importe quel moment.
Lavande. Un peu diurétique, mais surtout antiseptique (précieux
en cas d'infection).
Une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse d'eaù bouillante;
infuser quelques minutes. Trois ou quatre tasses par jour, entre
les repas.
Lierre terrestre. C'est l' • herbe de St-Jean ., à ne pas confondre
avec le lierre grimpant (lequel d'ailleurs, court parfois sur le sol). Son
effet principal est d'adoucir en cas d'irritation.
Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante; infuser quelques
minutes. Trois ou quatre tasses par jour, entre les repas.
Lin. La graine, déjà mentionnée pour lutter contre la constipation,
est légèrement diurétique, et surtout adoucissante, ce qui justifie son
intervention lorsqu'il y a inflammation des voies urinaires.
Trois ou quatre cuillerées à soupe dans un litre d'eau bouillante;
laisser macérer toute la nuit. Trois ou quatre tasses par jour, entre
les repas.
Maïs. Action décongestionnante et sédative, utile notamment en
cas de cystite. Prévient aussi la formation des calculs rénaux, en
activant le drainage du sable. Egalement très favorable au cœur.
Une poignée de stigmates par litre d'eau froide; amener à ébullition;
laisser refroidir et passer. Boire à volonté, à n'importe quel moment.
Mar.rube blanc. Diurétique, à la fois tonique et calmant du cœur
(fait cesser l'arythmie).
Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante; infuser quelques
minutes. Deux tasses par jour, avant les repas.
Mélilot. Cet antiseptique des voies urinaires parfume les urines
et est sédatif des douleurs vésicales.
Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante; infuser.
Deux ou trois tasses par jour, entre les repas.
Millepertuis. Recommandé en cas d'inflammation vésicale.
Une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une tasse d'eau
bouillante; infuser. Trois tasses par jour, entre les repas.
114
Muguet. Diurétique, régulateur des fonctions cardiaques. Cet anti-
spasmodique est conseillé en cas de • cœur nerveux., de goutte, de
néphrite, et de rétention de liquides. ·
Soit: une cuillerée à café de feuilles dans une tasse d'eau bouillante;
infuser, puis boire cette tasse dans la journée, en plusieurs fois;
Soit: une ou deux pincées de fleurs dans une tasse d'eau bouillante;
infuser. Une ou deux tasses par jour.
Oignon. Pour rhumatisants, goutteux, cellulitiques: mettre un oignon,
non épluché, coupé en quatre, dans deux tasses d'eau ; réduire de
moitié. Prendre le matin à jeun, trois ou quatre jours par mois.
Olivier. Déjà connue pour son action hypotensive, la feuille d'olivier
est également diurétique.
Une poignée dans un litre d'eau froide; porter à ébullition; laisser
infuser jusqu'au refroidissement. Boire à volonté.
Orme pyramidal. Trente gr. d'écorce dans 1.250 gr. d'eau ; bouillir
jusqu'à réduction à 1.000 gr. ; passer en pressant. Trois tasses par
jour, entre ou avant les repas.
Pariétaire. Son mucilage et son nitre .sont à l'origine de ses possi-
bilités diurétiques et anti-inflammatoires ..
40 gr. par litre d'eau infuser jusqu'au refroidissement.
Prendre cette quantité en un ou deux jours.
Il est recommanc;lé d'aromatiser avec des zestes de citron pour
atténuer la fadeur. ·
Persil. Si le feuillage jouit d'une solide réputation d'emménagogue,
la racine (fraiche) est un excellent diurétique, à la dose de 100 .gr.
par litre d'eau; bouillir quelques minutes. Boire à volonté.
Petit houx. Diurétique spécialement conseillé aux goutteux et
calculeux.
Une poignée dans un litre d'eau bouillante; laisser bouillir un peu,
puis infuser. Boire à volonté.
Pissenlit. Racine et feuilles contribuent à dissoudre les calculs.
Une poignée dans un litre d'eau; laisser donner un bouillon; infuser
quelques minutes. Trois tasses par jour, avant les repas.
Prêle. Surtout en cas de calculs, d'albuminurie, de rétention de
liquides. La prêle est aussi reminéralisante.
Une ou deux poignées dans un litre d'eau froide; amener à ébullition.
Boire à volonté.
Réglisse. Légèrement diurétique, est surtout utilisée en mélange
avec d'autres plantes dont elle atténue la fadeur.
Renouée. Bien conseillée contre l'albuminurie. Une cuillerée à dessert
par tasse d'eau bouillante; infuser. Deux à quatre tasses par jour.
115
Salsepareille. Recommandée aux rhumatisants ..
Une ou deux poignées par litre d'eau; bouillir un peu, .et infuser.
Trois tasses par jour, avant les repas.
Solidago. C'est un diurétique et un calmant, à prendre, notarnment,
en cas de calculs ou d'albuminurie. ·
Une poignée de plante coupée, dans un litre d'eau ; bouillir deux
minutes, puis infuser. Prendre en un ou deux jours.
Sureau. On connaît bien, chez les harmonistes, les si intéressantes
propriétés anti-infectieuses de la fleur de sureau. Cela est très
précieux, entre autres en. cas de colibacillose urinaire. 20 gr dans
un litre d'eau bouillante; infuser. Floire à volonté.
Fenouil. les racines d'asperge, de petit houx, d'ache; de persil
et de fenouq, se prépare le • sirop des cinq racines., vieux et
excellent remède, diurétique et alcalinisant. · .
Le reste de la plante est également diurétique, et il suffit d'en
mâcher de la tige, ou de consommer crus des bourgeons de fenouil
doux.
La racine de fenouil • officinal • peut être bouillie (30 gr dans un
litre d'eau) pendant quelques minutes, mais il est bon d'aromatiser
avec une cuillerée à soupe de semences de .la même plante. Prendre
trois ou quatre tasses par jour.
Fraisier. Comme c'est la racine qui est efficace, il est aisé de s'en
procurer, en toute saison, en cas d'urgence (rétention crise
de cystite, etc.). Sa décoction est décongestionnante, tout en favorisant
la dissolution et l'évacuation des calculs.
Une poignée de racines dans un litre d'eau froide; amener à
ébullition et laisser infuser jusqu'à refroidissement; passer et boire
à volonté. ·
Framboisier. Une poignée de feuilles dans un litre d'eau bouillante;
laisser infuser jusqu'à refroidissement; boire à volonté, à .n'importe
quel moment.
Frêne. Sa feuille a bonne réputation dans le traitement du rhumatisme
goutteux, car il active la résolution des engorgements articulaires.
Une bonne poignée de feuilles dans un litre d'eau bouillante; laisser
infuser jusqu'au refroidissement ; boire à volonté.
Genêt. N'utiliser que le genêt • à balai., celui • d'Espagne. ayant
une action trop violente.
C'est un diurétique • déchlorurant., à utiliser en 'cas d'œdème par
rétention de liquide, à la dose d'une cuillerée à café de fleurs dans
une tasse à thé d'eau bouillante; infuser quelques minutes. Prendre
une tasse par jour, puis deux et ensuite trois si cela est bien supporté.
Genévrier. Une cuillerée à café de baies, dans une tasse d'eau;
porter à ébullition; laisser refroidir et passer. Trois tasses par jour,
entre les . repas.
116
Gratteron. Recommandé en cas. de rétention. Une cuillerée à dessert
par tasse d'eau· bouillante; infu.ser quelques minutes. Deux ou trois
tasses par jour, entre les repas.
Exactement, ce sont les fleurs qui sont désinfectantes, tandis que
c'est la seconde écorce ·qui est diurétique. On peut alors mélanger
écorce et fleurs, pour obtenir un. effet conjointement diurétique et
antiseptique.
Ecorce: deux poignées dans un litre d'eau; bouillir pour réduire
de moitié.
Fleurs: 20 gr par litre d'eau bouillante; infuser.
Mélange: une poignée d'écorce dans uri litre d'eau ; faire bouillir
pour réduire, puis ajouter 10 gr de fleurs, et laisser infuser.
Tout se prend à volonté, à n'importe quel moment.
Tilleul. C'est son aubier qui a une action diurétique, précieuse en
cas de calculs ou de rhumatismes.
30 gr dans un litre d'eau; bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts.
Boire en un ou deux jours, et pendant dix jours. On peut répéter
la cure plusieurs mois de suite.
Thuya. C'est surtout un solide désinfectant des voies urinaires, qui
convient dans toute infection, dans la cystite·, et aussi dans l'hypertro-
phie de la prostate. Egalement en cas de congestion pelvienne ou de
relâchement vésical.
Trois grammes de bourgeons ou de jeunes feuilles dans un bol
d'eau bouillante; infuser. Prendre en plusieurs fois dans la journée,
trois jours de suite (pas plus). On peut recommencer, si nécessité,
deux semaines plus tard.
Ulmaire. C'est la • reine-des-prés ., que l'on emploie à la dose de
50 à 100 gr de sommités fleuries pour un litre d'eau, versée à peine
bouillante (90• environ) ; le tout laissé à macérer dans un récipient bien
clos. Passer après refroidissement, et prendre en deux jours. Faire
une cure de trois semaines, à renouveler plusieurs fois chaque année,
selon nécessité.
Un mélange de plantes diurétiques figure page 70, avec indication
• Reins-Vessie.. Un mélange plus efficace encore peut être ainsi
réalisé: ·
Bugrane, racine coupée : 15 gr; bourse-à-pasteur : 15 gr; chardon
roland, racine : 15· gr; bruyère, fleurs : 15 gr; ortie piquante, racine:
15 gr ; cerises, queues : 15 gr; chiendent, racine : 25 gr; busserole,
feuilles : 25 gr; ulma.ire : 30 gr.
Trente grammes du mélange · dans un litre d'eau ; donner un
bouillon et laisser infuser. Prendre en un ou deux jours.
Ce diurétique est . très favorable aux arthritiques et aux goutteux;
également aux cardiaques et néphrétiques.
117
LES PLANTES ANTIRHUMATISMALES
(et aussi antigoutteuses et antiarthritiques)
Ce sont toutes celles qui sont • résolutives,;, c'est-à-dire capables
de résoudre et drainer toutes les concrétions (uratiques, oxaliques et
autres), tous les dépôts de substances résiduaires encombrant les
articulations ou stagnant dans :J'intimité des tissus (rhumatisme des
tissus mous, cellulite) ..
Certaines plantes sont plus particulièrement connues et appréciées
pour cet usage (reine des prés, aubier de tilleul sauvage, écorce
d'orme pyramidal...), mais il en est de nombreuses dont l'intervention
peut se révéler particulièrement bienfaisante. Alors n'est-il que de
choisir et d'expérimenter parmi les éléments de cette assez longue
énumération.
Alkékenge. On utilise les fruits à raison de deux poignées par litre.
Bouillir quelques minutes. A boire dans la journée.
Aristoloche. Une bonne pincée par tasse d'eau bouillante; infuser.
Trois tasses par jour, entre les repas. ·
Artichaut. Draine reins et foie. Une cuillerée à dessert de feuilles
coupées dans une tasse d'eau; bouillir un peu et infuser. Une tasse
avant chaque repas.
Asperge. Action .diurétique et déchlorurante. Deux poignées de racine
par litre d'eau; bouillir. Boire dans la journée.
Bardane. C'est la racine qui est active contre le rhumatisme. Deux
poignées par litre d'eau; bien bouillir. Boire en deux ou trois jours.
Bouleau. Ce sont les feuilles qui sont utilisées, à la dose d'une
cuillerée à dessert par tasse; porter à ébullition et laisser infuser.
Trois tasses par jour, entre les repas.
Carex. C'est la laiche des sables, dont on met une poignée dans un
litre d'eau; faire bouillir quelques minutes à feu doux. Boire en deux
jours, entre les repas.
Cassis. Les feuilles sont un bon dissolvant de l'acide urique. Les
utiliser à raison d'une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouil·
Jante; infuser dix minutes. Prendre trois ou quatre tasses par jour.
Chicorée sauvage. Bons draineurs, les feuilles et la racine sont à
utilîser à la dose d'une cuillerée à soupe pour une tasse d'eau;
amener à ébullition et laisser bouillir un peu. Une tasse avant chaque
repas.
Cochléaria de Bretagne. Elimine bien les liquides en excédent, ainsi
que leurs floculats. Trente grammes dans un litre d'eau ; amener à
ébullition, puis laisser macérer la nuit. Boire en un ou deux jours.
Frêne. Feuilles, semences et écorce donnent d'excellents résultats
dans le rhumatisme, la goutte et la cellulite. Pour les feuilles, en
118
mettre 30 gr dans un litre d'eau bouillante et laisser infuser jusqu'à
refroidissement. Pour les semences, il en faut un peu plus, mais la
préparation est la même. Pour l'écorce, c'est 40 à 60 gr pour un litre
d'eau, mais il faut laisser bouillir un peu. Pour les unes ou les
autres, prendre le litre en un ou deux jours, entre les repas.
Germandrée. Sous son autre appellation de • Petit Chêne •, elle a
été conseillée comme tisane amaigrissante, sans doute parce qu'elle
est antirhumatismale et antigoutteuse. Une cuillerée à dessert par
tasse d'eau bouillante; infuser. Trois ou quatre tasses par jour.
Houx. Les feuilles s'utilisent contre le rhumatisme, à la dose d'une
cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante; laisser infuser et passer.
Deux ou trois tasses par jour, entre ou avant les repas.
Lavande. En mélange à parties égales avec cassis et reine-des-
prés, peut donner de bons résultats dans le
40 gr de ce mélange dans un litre d'eau boUillante; couvm auss1
hermétiquement que possible et laisser infuser jusqu'à refroidissement.
Boire entre les repas, en un ou deux jours.
Orme pyramidal. L'écorce permet de réaliser un bon détergent,
draineur des éléments encrassants. En mettre 30 gr dans 1.250 gr
d'eau ; bouillir doucement jusqu'à réduction à 1.000 gr environ; passer
en pressant bien. Prendre en un ou deux jours, entre les repas.
Patience. La racine est conseillée dans la cure du rhumatisme
chronique, à raison de 20 gr dans un litre d'eau; porter à ébullition
et laisser bouillir un peu. Boire en un ou deux jours, entre les repas.
Persicaire douce. Si la persicaire âcre est un bon hémostatique, la
• douce. est un détergent à utiliser en cas de goutte ou de rhuma-
tisme. Une cuillerée à dessert dans une grande tasse d'eau; bouillir
un peu. A boire dans le courant de la journée, en plusieurs fois.
Pin maritime. Comme ceux du pin sylvestre ou du sapin, les bour-
geons sont employés dans le rhumatisme, la goutte et la cellulite. Une
cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante; laisser infuser
jusqu'à refroidissement. Trois tasses par jour.
Reine-des-prés. C'est certainement un des plus efficaces
matismaux. 50 à 100 gr de sommités fleuries dans un litre d'eau à
peine bouillante (90• environ). Couvrir aussi hermétiquement que pos-
sible pour éviter l'évaporation qui provoquerait une déperdition de
l'acide salicylique, principal agent antirhumatismal de la plante;
laisser macérer la nuit. Prendre en un ou deux jours.
Salsepareille d'Europe. Est bien indiquée contre le rhumatisme,
à la dose de 50 à 60 gr dans un litre d'eau ; faire bouillir quelques
minutes, puis laisser infuser. Prendre entre les repas, en un ou deux
jours.
Saponaire. Détersif efficace dans tous les encombrements et inflam·
mations (goutte, arthrite, cellulite, rhumatisme). Une cuillerée de
feuilles ou de racine coupée (ou du mélange des deux) dans une
119
tasse d'eau; porter à ébullition et laisser infuser. Une tasse avant
chaque repas, deux ou trois fois par jour.
Saule blanc. 'L'écorce est antirhumatismale. Eh mettre une cuillerée
à dessert dans une tasse d'eau; porter à ébullition et laisser infuser.
Trois tasses par jour, entre ou .avant les repas.
Séneçon. C'est le séneçon des oiseaux ·qui· est employé· contre la
goutte et le rhumatisme, à la dose d'une cuillerée à· dessert pour une
tasse d'eau; porter à ébullition et. laisser infuser. Deux tasses par
jour, entre ou avant les repas. . .
Sureau. Les fieurs sont résolutives, et la seconde écorce diurétique.
L'ensemble est donc bien indiqué en cas de rhumatisme ou autres
manifestations inflammatoires, comme la goutte ou la cellulite. On
peut. al.ors recourir aux fleurs et à la seconde écorce, mais préparées
séparément, l'écorce devant bouillir pour faire réduire de moitié
(60 gr dans un litre d'eau), tandis que les fleurs doivent seulement
infuser (20 gr pour un litre d'eau bouillante). Boire à volonté.
On bien la valeur de l'aubier de tilleul sauvage,
appréctable, ausst bten pour résoudre des calculs urinaires que toutes
.concrétions uratiques ou autres. En mettre 30 à 40 gr ètans un litre
d'eau; bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts. Boire im ·un ou
deux jours. Faire une cure de 10 jours, à répéter plusieurs mois de
suite, si nécessité. · · ·
A part cette décoction d'aubier de tilleul, la plupart des autres
plantes s'utilisent, isolées ou en mélanges, dans des cures de trois
semaines, ,Qu'il e.st possible de répéter tous les trois
'*
**
En dehors de ces plantes à tisanes, le règne végétal offre encore
d'autres possibilités aux rhumatisants, arthritiques (ou arthrosiques)
goutteux et cellulitiques, avec les cures de fruits, de légumes
et deux décoctions se montrant très efficaces pour .la résolution
et le drainage des concrétions diverses. Ainsi pourra-t-on préparer
un bon. bouillon de poireau, à prendre, légèrement salé, à longueur
de journée; ou encore faire bouillir trois oignons, coupés en morceaux
mais non pelés, pendant un quart d'heure, dans un litre d'eau·
refroidir; passer; prendre un verre le matin à jeun et un le' soir au
coucher. . ·
120
LES PLANTES QUI FONT BAISSER
LA TENSION
Contrairement à certains remèdes, dont il faut surveiller l'action,
de crainte qu'ils ne provoquent une baisse de la tension au-dessous
du seuil considéré comme normal, les plantes exercent une action
équilibrante, ne faisant descendre la tension que si celle-ci est trop
élevée; ensuite, cela se maintient autour du taux convenable.
Avant la nomenclature des plantes hypotensives, on ne peut manquer
de porter l'attention sur un remède souvent très efficace. Il s'agit
de l'ail et de la façon particulière de l'utiliser à ces fins: râper une
demi-gousse d'ail dans une petite tasse d'eau chaude; laisser macérer
toute la nuit. Au matin, passer et boire. Les jours suivants augmenter
progressivement la quantité d'ail, pour arriver à trois ou quatre
gousses. Faire ainsi un mois durant. Ceux qui ont l'habitude de consom-
mer couramment de l'ail penseront peut-être pouvoir utiliser plusieurs
gousses dès le départ; ils s'exposent à un malaise, peu grave, mais
évitable avec un peu de modération.
Quelques plantes compléteront l'action de l'ail, ou le remplaceront
si cette eau aillée est trop mal supportée.
Aubépine. Surtout très efficace dans la tension nerveuse. Elle régu·
larise les mouvements du cœur tout en améliorant la circulation. Une
bonne cuillerée à soupe de fleurs dans une tasse d'eau bouillante;
laisser infuser. Deux ou trois tasses par jour, entre les repas.
Bourse-à-pasteur. Agit sur le système vaso-moteur, à la dose de
40 gr par litre d'eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser. Trois
ou quatre tasses par jour, entre les repas.
Cassis. Améliorant la circulation sanguine, les feuilles agissent
favorablement sur la tension. Une cuillerée à soupe dans une tasse
d'eau bouillante; infuser. Trois ou quatre tasses par jour, entre ou
pendant les repas.
Gui. Combat l'artériosclérose et réduit la tension artérielle. Une ou
deux pincées de fleurs coupées. dans une tasse d'eau. Amener à
ébullition, puis laisser infuser. Deux tasses par jour, entre les repas.
Olivier. Toutes les formules de tisanes indiquées pour réduire la
tension renferment des feuilles d'olivier. En mettre une bonne poignée
dans un litre d'eau; bouillir, puis laisser infuser. Boire à volonté, en
un ou deux jours.
121
LES PLANTES QUI STIMULENT LE FOIE
ET LE
A vrai dire, toutes les plantes ont une action favorable sur les
fonctions hépatiques. Il en est dont l'influence est plus évidente,
tout en limitant l'importance des réactions. En effet, ce qu'il faut
rechercher,. à la fois, c'est l'action accomplie avec suffisamment de
douceur pour ne pas décourager l'expérimentateur devant des réactions
trop bru ta les.
Les plantes qui suivent peuvent être utilisées isolément, ou en
mélange de trois ou quatre, auquel on ajoute parfois une tisane stimu·
lant l'intestin, et une autre agissant sur reins et vessie.
On les prépare à la dose çfe une ou deux cuillerées à soupe par
tasse d'eau bouillante. Donner un bouillon et laisser infuser. Prendre
froid ou chaud, miellé ou non, avant les deux repas.
Aigremoine. Contre les affections chroniques du foie.
Alkékenge. Les bajes sont à utiliser dans les hépatites.
Artichaut. Tonifie et stimule les cellules du foie. Abaisse le taux
de l'urée et du cholestérol.
Asperge. Est aussi diurétique.
Aspérule odorante. Stimulante.
Berberis. Stimule foie et rate.
Boldo. Contre congestion, cirrhose et calculs biliaires.
Buis. Contre les infections des voies biliaires.
Centaurée (Grande). La racine est utilisée dans les affections du
: foie.
Chardon Roland. En cas d'engorgement.
Chicorée. Racine et feuilles stimulent les fonctions hépatiques.
Combretum. Les feuilles sont utilisées dans les • fièvres bilieuses ••
Eupatoire. La racine peut intervenir utilement dans .l'insuffisance
hépatique.
Fumeterre. Draineur du foie.
122
Garance. La racine est un stimulant du foie.
Gratteron. Surtout contre l'ictère.
Gratiole. Particulièrement recommandée contre la cirrhose.
Hépatique des Fontaines. Son nom viendrait de ce que les Anciens
l'utilisaient déjà pour le traitement du foie. ·
Marrube blanc. Très actif dans tous les troubles hépatiques.
Menthe Pouliot. Facilite la sécrétion biliaire.
Olivier. Les feuilles stimulent les fonctions du foie.
Pissenlit. La racine décongestionne le foie, aide à dissoudre .les
calculs biliaires et stimule la rate.
123
LES PLANTES QUI FONT MAIGRIR
Il serait certainement présomptueux et sûrement erroné d'indiquer
des remèdes à l'embonpoint quelle qu'en soit l'origine.
Déjà si l'alimentation est trop copieuse ou mal conçue, si elle
des aliments encrassants_ si même_.
ne subvient pas aux besoins réels, 11 s ensu1t un état de déséquilibre
et de pléthore apparente.
C'est donc après cette première remise en ordre qu'il est opportun
de faire intervenir quelques plantes, en tenant compte de la situation
générale. · ·
On peut alors commencer par une tisane laxative, propre à rétablir les
fonctions intestinales et à éliminer les déchets; poursuivre par une
tisane diurétique, assurant le même service sur d'autres émonctoires. ·
De nombreux remèdes pharmaceutiques contre l'obésité sont des
diurétiques violents, toujours dangereux. La tisane diurétique ne
présente jamais les mêmes inconvénients, si _son i.ntervention est
vraiment justifiée, le volume des urines étant msuff1sant.
Parfois, il faut recourir à un dépuratif du sang, mobilisant et drainant
les impuretés éventuellement présentes dans le sang; ou encore
à des stimulants du foie ou de la circulation.
C'est seulement après toutes ces interventions, précédemment indi·
quées, qu'il sera fait appel à d'autres plantes agissant plus élective·
ment sur le système endocri·nien ou exerçant une action détergente
et résolutive. Ainsi pourra-t-on faire confiance aux antirhumatismaux
(voir l'article qui leur est· réservé) et aux plantes suivantes, ayant
incontestablement des propriétés pour favoriser l'amaigrissement, si
celui-ci est justifié. En effet, les plantes, comme tout remède naturel,
agissent dans le sens d'un retour à l'équilibre. Celles qui • font grossir •
n'agissent ainsi que lors. d'un poids ou d'un gabarit inférieur à ce qu'il
devrait être selon la structure normale du corps, les tendances familia-
lés ou ethniques, les grandes lignes du tempérament. De même, celles
qui • font maigrir., n'auront cette influence qu'en cas d'excédents
divers. Il est d'ailleurs remarquable que la diminution du gabarit ne
s'accompagne pas toujours de celle du poids, des tissus graisseux ou
de surcharge faisant place à des tissus plus nobles et compacts.
On connaît l'action • fondante • du varech vésiculeux, aussi trouve-
t-on cette algue dans la plupart des produits amaigrissa.nts (médica·
ments ou aliments spéciaux). Elle exerce une incontestable et bien-
faisante influence sur tout le système glandulaire.
Le cochlearia (officinalis) agit à peu près dans le même sens,
124
tout en favorisant le fonctionnement urinaire et en résorbant tous les
• engorgements •• C'est un antipléthorique, comme la fumeterre, qui
est aussi dépurative et cholagogue.
A ces trois plantes amaigrissantes, on peut encore ajouter le marrube,
surtout lorsque les règles sont Leur association sera
possible dans les proportions suivantes : varech vésiculeux, 20 gr;
cochlearia, 30 gr; fumeterre, 30 gr; marrube blanc, 40 gr.
Il sera judicieux d'ajouter encore 30 gr de sauge (pour action sur
les glandes endocrines), 30 gr de reine-des-prés (pour action spécifique
sur la cellulite), 30 gr de bourdaine (pour activer le fonctionnement
intestinal) et 20 gr de chiendent (pour augmenter le. volume des
excrétions urinaires).
Ces huit plantes (auxquelles on peut ajouter des feuilles de menthe
ou de la racine de réglisse pour parfumer) étant associées, mettre 40 gr
de leur mélange dans un litre d'eau bouillante; laisser macérer toute
la nuit et prendre dans le courant de la journée qui suit.
Après une cure de trois semaines de la tisane précédente, et une
semaine de repos, on peut passer au mélange suivant, lequel, contenant
·de la vigne rouge, exercera en même temps une heureuse influence
sur la circulation sanguine: busserole, menthe, réglise, 15 gr de
chaque ; romarin, origan marjolaine, prêle, 20 gr de chaque; varech
vésiculeux, bourdaine, vigne rouge, 35 gr de chaque.
Mettre deux cuillerées à soupe du mélange dans une tasse d'eau;
p.orter à ébullition; laisser infuser. Prendre deux ou trois tasses par
jour, entre les repas. ·
Une autre formule est bien indiquée lorsque l'état pléthorique
s'accompagne d'élévation de la tension artérielle :
Frêne, prêle, pariétaire, reine-des-prés, valériane, 30 gr de chaque.
Cinq à six cuillerées à soupe du mélange dans un litre d'eau; laisser
bouillir quelques minutes et passer après refroidissement. Boire aux
repas ou dans le courant de la journée.
En recourant à la saponaire, qui est à la fois sudorifique, • fondante
et détersive ., à la pariétaire, qui dissout certaines concrétions et
en favorise l'expulsion, aux feuilles de frêne, qui complètent l'action
de la précédente, au romarin, qui stimule le mécanisme hépatique, .à la
bourdaine, qui est favora!::lle aussi au foie et aux intestins, à la VIgne
rouge et au varech vésiculeux, dont les propriétés ont été précédem·
ment signalées, on obtient encore un "!élange. efficace,
compléter ceux qui précèdent, aux quant1tés su1vantes: sapona1re,
20 gr; vigne rouge, 15 gr; feuilles de frêne, 10 gr ; pariétaire, romarin,
bourdaine, varech vésiculeux, 20 gr de chaque. 30 gr du mélange dans
un litre d'eau bouillante; laisser infuser jusqu'à refroidissement, passer.
Prendre en· un ou deux jours, entre les repas.
Reste encore à indiquer une formule de tisane plus spécialement
indiquée lorsque la cellulite se fait envahissante: écorce de saule
125
blanc, 40 gr; feuilles de buis, romarin, feuilles de busserole, 30 gr de
chaque ; deuxième écorce de sureau, sommités fleuries de bruyère,
25 gr de chaque.
Mettre 30 gr de ce mélange dans un litre d'eau; amener à ébullition
et laisser bouillir doucement 10 à 15 minutes. Prendre dans le cours
de. la journée.
Toutes ces tisanes peuvent être utilisées en cures de trois semaines,
avec possibilité de renouvellement tous les trois mois.
Lorsque plusieurs mélanges sont expérimentés; prendre chacun
durant trois semaines, puis ménager une semaine de repos avant de
passer au suivant.
126
LES DÉPURATIFS DE PRINTEMPS ·
'
Avec une alimentation aussi naturelle que possible, les besoins de
dépuration du sang sont évidemment moins. fréquents que chez ceux
qui ajoutent aux diverses pollutions celle de la nourriture.
Pourtant, certains aiment bien - et cela se conçoit étant donné les
lourdes séquelles de l'hérédité - se • nettoyer • un peu les humeurs
au printemps et à l'automne.
Cette opération de • décapage • n'est d'ailleurs jamais inutile.
Toujours, il reste quelques déchets à éliminer. Cela. ne doit d'ailleurs
pas tourner à l'obsession et ne pas faire perdre de vue un autre impé·
ratif, celui de veiller aux assimilations, ce qui sera envisagé e n s u i t e ~
Les plantes dépuratives ne manquent pas. Elles le sont d'ailleurs
un peu toutes, plus ou moins. Certaines sont plus indiquées, et il n'est ·
que de les reconnaître. En .voici donc une sélection. Les cures se ·font
en général durant trois semaines. ·
Le plus actif et le plus polyvalent des dépuratifs est évidemment
le buis, efficace en toutes ·occasions; mais il est maintenant assez
connu des utilisateurs pour qu'il n'y ait pas à insister, sinon en préci·
sant qu'on le prépare à la dose de 40 gr (une bonne p<;>ignée) de feuilles
fraîches ou sèches, dans un litre d'eau, en laissant bouillir doucement
pendant une dizaine de minutes. Boire à volonté. ·
Le sureau est bien connu aussi, surtout pour son action anti·
infectieuse dans les affections pulmonaires, même les plus sérieuses;
et aussi dans celles des voies urinaires, notamment la colibacillose.
Il faut en boire beaucoup, si possible un litre par jour, après avoir fait
infuser, jusqu'à refroidissement, 20 gr de fleurs dans un litre d'eau
bouillante.
'
Une plante bien connue à la campagne, où les enfants jouent avec
ses fruits hérissés de piquants, qui adhèrent aux vêtements, est la
bardane. Quand il y a encore des terrains vagues ou des chemins de
terre, il n'est pas rare de rencontrer cette • herbe aux teigneux ., et
quand les filles ont encore des cheveux longs, il est assez fréquent
que le soir il leur faille en extirper ces accrocheuses • teignes •
lancées par les garçons.
La bardane jouissait d'une si haute réputation de dépurative qu'on
lui attribuait la guérison de la syphilis d'un roi de France. Le bon
docteur Leclerc faisait état aussi d'heureux effets obtenus avec de
larges feuilles de bardane, écrasées et -élppliquées sur des morsures
de vipère, certains de leurs composants modifiant les principes consti·
tulifs du venin. •
Pour un bon effet dépuratif, faire bouillir 60 gr de racine de bardane
dans un litre d'eau ; en prendre trois tasses par jour, entre les repas.
Chaque fois que l'on peut se procurer de la racine fraîche, l'effet est
meilleur, la dessication en réduisant un peu les propriétés.
127
La salsepareille fut longtemps très prisée comme dépuratif, actif,
aussi bien dans les maladies de la peau que dans les • vices du sang.
(on la recommandait même dans la syphilis). Elle est utile a.ussi en cas
de rhumatisme.
En faire bouillir, pendant quelques minutes, 50 à 60 gr dans un litre
d'eau, et prendre trois tasses par jour de cette décoction, entre les
repas.
Dépurative, la fumeterre est également amaigrissante (d'ailleurs,
faisant éliminer, tous les dépuratifs font toujours plus ou moins
maigrir). On la prépare à la dose d'une cuillerée à dessert ou à soupe
par tasse d'eau Infuser et prendre deux ou trois tasses par
jour. ·
La racine de patience avait aussi la réputation de pouvoir guérir
la syphilis; c'est dire que ses vertus dépuratives sont évidentes. Elles
s'affirment surtout, en cas de rhumatisme, d'impuretés sanguines et de
manifestations cutanées.
Faire bouillir 20 gr de la racine dans un litre d'eau, et prendre cette
décoction en deux jours.
On connaît les propriétés calmantes, et toniques à la fois, des cônes
de houblon, mais cela ile doit pas faire oublier que la racine de cette
plante est dépurative; à la dose d'une cuillerée à café par tasse; faire
un peu bouillir, et prendre trois tasses par jour, avant les repas.
Dans un jardin, quelques pieds de bourrache sont décoratifs. Il suffit
d'en avoir un; ensuite cela se propage (un peu trop, parfois). Une
feuille hachée dans un plat de crudités ·lui confère un léger goût de
marée, que certains apprécient. _
On connaît bien la bourrache comme sudorifique. Autrefois, avec
cresson et pissenlit, ses feuilles fraîches étaient utilisées pour obtenir
un jus d'herbes dépuratif.
Ses propriétés dépuratives se manifestent aussi par le truchement
d'une infusion de feuilles ou de fleurs (ou les deux ensemble) à raison
de 10 à 15 gr par tasse d'eau bouillante. En prendre autant qu'on veut.
Connue pour ses vertus amaigrissantes, la mousse de Corse est aussi
dépurative, à la· dose de 50 gr pour un litre d'eau bouillante (laisser
macérer quelques heures). Prendre trois tasses par jour de cette
décoction.
Dans bien des dermatoses, d'excellents résultats péuvent être. espérés
avec trois tasses par jour, entre les repas, d'une infusion de 30 gr pour
un litre d'eau bouillante, de pensée sauvage. Cela est surtout actif dans
toutes les mani.festations cutanées de la • diathèse • arthritique.
Dans les plus graves maladies du derme, les anciens .(et célèbres)
médecins arabes recouraient à la saponaire, connue également pour
ses propriétés sudorifiques. Faire bouillir 50 gr de feuillés ou racine
(ou les deux ensemble) dans un litre d'eau, et passer de suite, les
feuilles ne devant pas macérer dans l'eau. Prendre trois tasses par
jour de cette préparation, avant les repas.
128
Mentionnons encore la buglosse, utile dans des manifestations cuta-
à .la dose .de 5 gr de feuilles par tasse d'eau bouillante, à prendre
tro1s fo1s par JOUr, avant les repas; la douce-amère, avec décoction
de 30 gr de .tige dans un litre également trois tasses par jour;
le dans le rhumatisme et les maladies de la peau, dont
on fa1t boUillir 40 gr dans un litre d'eau, à prendre en deux jours.
l'écorce d'orme, dont la décoction (15 minutes) de 30 gr pour un
d'eau prend trois. fois jour; 1:ortie, en décoction de 30 à 40 gr
de racme un litre d eau, à b01re en deux jours ; la ményanthe,
contr.e ma!ad1es de la peau et rhumatisme, en doses de 15 à 20 gr
par l1tre d eau, à prendre en deux jours.
LES PLANTES QUI FONT BAISSER L'URÉE
Ceux qui en ont fait l'expérience savent qu'il suffit souvent de
réformer l'alimentation, en éliminant les éléments toxiques et les
aliments adultérés, pour obtenir la réduction du taux de l'urée aussi
bien sanguine qu'urinaire. '
Le recours à la cure de citron · et aux tisanes permet souvent
d'obtenir plus rapidement le résultat recherché.
!outes les dépuratives, laxatives, diurétiques; celles qui
ag1 ..ssent sur le !o1e! comme les antirhumatismales, peuvent agir
efficacement; ma1s 11 en est dont . l'action est plus
dirigée vers l'élimination des excès d'urée. Ce sont:
Alkékenge. Ori utilise les fruits à raison de 60 gr par litre d'eau.
amener à .ébullition et faire bouillir un peu. Si le temps n'est
mesuré, la1sser macérer encore toute la nuit. Prendre cette quantité
en un ou deux jours, durant trois semaines.
Artichaut. Nettoie bien les cellules viscères et draine les impu-
retés. Mettre une cuillerée à dessert de feuilles coupées dans une
tasse d'eau; amener à ébullition, puis laisser infuser. Une tasse
avant chaque repas.
Aunée. La racine favorise l'élimination de l'urée et des chlorures.
bonne poignée par litre d'eau ; faire légèrement bouillir, et ensuite
mfuser. Prendre une tasse avant chaque repas.
Busserole. C'est un actif antitoxique, à utiliser à la dose de 40 gr
par litre d'eau; donner un bouillon et laisser infuser. Boire en un
ou deux jours.
Garance. Bon draineur et réducteur. de l'urée. Employer la racine
écrasée, à raison d'une. cuillerée à. café pour une tasse d'eau· amener
à ébullition et laisser infuser. Deux tasses par jour, entre repas.
· Piloselle; Remède actif de l'urée sanguine. Une cuillerée à dessert
dans une tasse d'eau bouillante; infuser. Trois tasses par jour, entre
les repas.
129
LES PLANTES QUI ·sTIMULENT
L'ASSIMILATION
La stimulation des fonctions d'assimilation se rép7rcute sur des
perturbations diverses (anémie, déminéralisation, fat1g,u:
épuisement, amaigrissement, perte de forces), et y remedie génerale-
ment. ·
Assimiler ne se confond pas toujours avec engraisser, si. le gabar.it
est déjà normal; ainsi, le fenugrec a la de gross1_r,
et ceux qui ne tiennent. pas à prendre de l'embonpom! hés1tent par!o1s
à y recourir en cas de fatigue anormale ou de symptomes de
ralisation. Pourtant, le fenugrec n'incite à s'étoffer que ceux qu1 en
ont besoin.
11 faut parfois un traitement prolongé pour voir . les
résultats espérés, les plantes - surtout dans ;--
généralement assez lentement, pour autant qu 11 s ag1sse dune act1on
en profondeur.
Comme, dans ces cas, un premier e;t un élément ras.surant,
très utile lorsque te climat mental est vers la dépressiOn, o_n
peut conseiller avec insistance un remède qu1 n'est pas vé_gétal,
tout aussi naturel. C'est l'œuf dans le citron, que b1en
nombre d'harmonistes. Une remarque faite. à son
intervention est sa rapidité d'action. Dans tes JOurs qu1 sUivent l_e
de la cure . des résultats tangibles apparaissent (cela est particulière-
ment et non subjectif lorsqu'il s'agit d'un effet sur la
dentition d'un jeune enfant). . .
11 suffit de rappeler brièvement qu'un œuf entier, dans, sa
intacte et bien nettoyée, est placé dans une tass:, 1 on f1n1.t
remplir avec du jus de citron. La nuit se passe ams1, et! le matm, 11
n'est que de transvaser ce liquide et de le à Jeun. .
De longue date, une variante de ce système ét_a1t connue et pratiquée,
mais avec la seule coquille, une fois l'intérieur Or: les
étaient très loin de ceux que l'on ob,tient en utilisant 1 œuf
alors que t'intérieur est employé en cuisine, bien après l'absorption de
la macération.
Revenant aux plantes, on remarquera que celles _uti)isées pour
l'assimilation sont généralement très chargées en pnnc1pes an:'e.rs.
Aussi est-il préférable de lés utiliser en mélange.s auxque!s on
des éléments aromatiques : anis, menthe, cumm, angélique, conan-
dra, etc.· . .
L'adjonction de miel ou de sucre de canne pas toujours
ta saveur, mais quand ces tisanes amères sont refrOidies, elles sont
plus acceptables, même sans édulcorants.
130
Ce sont ces principes amers qui agissent favorablement sur les
fonctions digestives et hépatiques, et, par répercussion, sur celles qui
suivent. C'est donc une véritable .remise en état qui est ainsi entreprise,
sans analogie avec le recours à un simple palliatif. D'où, la lenteur
d'action; mais aussi la valeur et la persistance du résultat.
Parallèlement à la cure de tisane, l'intervention de certains jus
frais est souhaitable. On connaît la valeur de celui de carotte; il ne
doit pas faire omettre l'intérêt du navet, du chou, de la betterave
rouge, que l'on peut prendre, soit isolé, soit en mélange avec celui
de carotte. Stimulant la rate, et aidant à l'assimilation des sucres, le
jus frais de cresson est intéressant aussi.
Un postulat à ne pas perc;lre de vue, toutefois, est que la désassimi-
lation précède l'assimilation; aussi est-il sage de commencer toute
cure par une période de nettoyage,· en recourant aux dépuratifs indiqués
précédemment. Ceci fait, on peut passer à la stimulation des
fonctions de digestion et. de ce qui suit. ·
En médecine courélnte, on connaît les • fortifiants., qui apportent
à l'organisme les substances dont la carence est la plus criante. Avec
les plantes, il en va tout autrement, et, s'il est parfois quelque produit
de substitution qu'elles apportent, ce n'est qu'en attente de la remise
en état des fonctions, grâce aux divers éléments agissant sur tout
le processus de la digestion et des assimilations.
Germandrée. Autrefois, on disait que c'était un • antiscrofuleux .,
parce qu'elle était utilisée dans les adénopathies.
On utilise les sommités fleuries, à raison d'une cuillerée à dessert
par tasse d'eau bouillante. Laisser infuser dix minutes environ ;
prendre 3 ou 4 tasses par jour, entre les repas.
Houblon. En raison, sans doute, de leur principe amer, les cônes
de houblon tonifient l'estomac et favorisent la digestion, préludant
ainsi à une action en prolongement vers l'assimilation. Ils sont, à la
fois, calmants et toniques.
Une poignée de cônes (15 à 30 gr) dans un litre d'eau; faire bouillir
un peu, puis laisser infuser. Une tasse avant les repas, deux ou trois
fois par jour.
Aunée. Elle a toujours été réputée pour son efficacité dans le
traitement de la • chlorose., de l'anémie, de la leucorrhée, et aussi
dans les bronchites, catarrhes ou toux avec expectoration succédant
à la grippe.
Mettre une bonne poignée de racine concassée d'aunée dans un litre
d'eau; faire un peu bouillir, puis laisser infuser. A prendre avant
chaque repas.
Ache. Chaque partie de la plante a une valeur particulière. Pour ce
qui intéresse ici, c'est la racine qui est à· utiliser en décoction d'une
poignée (30 gr environ) dans un litre d'eau. Laisser bouillir quelques
minutes. Une tasse avant chaque repas.
131
Lavande. Ce tonique est utilisé dans bien des cas, en usage interne
ou externe. En tisane, son arôme est assez tenace, et ne plaît pas à tous.
D'autres l'appréciant, c'est simple question de convenance personneUe.
Mettre une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse d'eau
bouillante; laisser infuser quelques minutes. Deux ou trois tasses par
jour, avant les repas.
Lamier blanc. On nomme aussi • Ortie blanche. cette plante utilisée
depuis longtemps dans .nombre de troubles attribués à une déficience
organique. On disait qu'elle était • antiscrofuleuse. et pouvait être
conseillée aux • jeunes filles anémiques.. Même avec une autre
terminologie, le lamier blanc conserve sa valeur.
Une cuillerée à dessert de feuilles, dans une tasse d'eau bouillante;
infuser quelques minutes. Deux ou trois tasses par jour.
Petite centaurée. Est-ce de la grande ou de la petite que l'Ecole
de Salerne disait qu'elle était • Bonne pour la poitrine et les nerfs
irrités.? Les deux, bien que n'appartenant pas à la même famille
botanique, ont été longtemps conseillées contre le rachitisme. Ce
sont des amers, qui stimulent bien le foie et sont toniques de
l'estomac.
Alors que l'on utilise la racine de la grande, ce sont les sommités
fleuries de la petite que l'on met; à la dose d'une petite poignée,
dans un litre d'eau. Amener à ébullition, puis laisser refroidir. Passer.
Trois tasses par jour.
Romarin. On raconte que sa· distillation donnait l'eau de la • Reine
de Hongrie., qui permit à une princesse âgée et infirme de retrouver
assez de grâce et de jeunesse pour être épousée par un roi de Pologne!
Comme à la base de toute légende il y a souvent la transposition de
faits réels, on peut imaginer que celle du romarin repose sur des bases
solides. A Salerne, ne disait-on pas du romarin qu'il • conforte l'es-
tomac, ranime et rend joyeux • ?
Alors, n'hésitons pas à le prendre en infusion au petit déjeuner, en
alternant avec le thym, Edulcoré au miel, c'est vraiment agréable.
Prêle. Sa grande richesse en silice en fait un reminéralisant de
premier ordre; actif auxiliaire de la fixation du calcium. On conseille
d'en manger les jeunes pousses, crues, en salade.
Comme. il n'est pas toujours facile de s'en procurer en cet état, se
contenter de faire bouillir doucement, pendant deux minutes, une ou
deux poignées de. plante coupée, dans un litre d'eau. Laisser refroidir.
Passer. Boire à volonté, à n'importe quel moment
Le:; neuf plantes précédentes, qui peuvent être prises isolées,
entrent dans la composition de la tisane indiquée, page 73; pour
• Anémie - Déminéralisation ••
Cassis. Chaque partie de la plante (racine, tige, feuilles, fruit) a des
propriétés distinctes. Pour un effet tonique et stimulant de l'assimi-
132
lation, ce sont les feuilles qui sont employées, à raison d'une cuillerée
à s.oupe dans une tasse d'eau bouillante; infuser quelques minutes.
Tro1s ou quatre tasses par jour.
. Géraniu_m Robert.. R_éduisant glycosurie, il entre dans la composi-
de ant1d1abète et JOuit d'une bonne et vieille réputation
d'etre tomque.
Une à des_sert dans une tasse d'.eau bouillante; infuser
quelques mmutes. Tro1s tasses par jour, entre les repas.
Serpo!et. le thym sauvage. Comme la variété cultivée, il agit
su_r la c1;culat10n et les centres nerveux, avec relèvement de la tonicité
st1mulat1on des fonctions digestives et accélération des oxydations. '
Le pour que l'infusion soit agréable au goût, après édulcoration
avec m1el ou sucre de canne.
Ces trois (cassis, géranium Robert, serpolet), avec deux autres
et déjà mentionnés, entrent dans la préparation
dun: indiqué; dans le diabète et les états
caractensés par la denutrition, la fatigue anormale
1 ama1gnssement avec perte de la vitalité, la soif excessive. '
, alors cinq ou à soupe du mélange dans un litre
d e_au, amener à ébullition et la1sser infuser jusqu'à refroidissement
Bo1re à volonté, à n'importe quel moment. . •
Basilic. C'est le • pistou • qui aromatise les sauces et la
s_on nom. Son utJiisat1on dans les déficiences de l'assimi-
latiOn se JUStifie avec sa propriété de calmer les spasmes gastriques
et, par cela même, de favoriser le processus digestif. '
On une infusion agréable, à la dose d'une cuillerée à dessert
par tasse d eau bouillante, à prendre après les repas.
, Chardon On le autrefois contre la • scrofule. et
1. • hypocondne •· Les prmc1pes amers de sa racine stimulent la diges-
tiOn et action tonique. En mettre environ 5 gr dans
100 gr d eau; boUJIIJr un peu. Trois tasses par jour avant les repas.
Sa racine employée en remplacement de celle de
qUJnqu!na, dont aura1t quelques propriétés. C'est un tonique amer
et astnngent, eff1cace contre l'atonie des voies digestives ét dans les
relâchements (hémorragies et pertes diverses).
Mettre une à gr de racine dans un litre d'eau);
amener à. ébullitiOn et la1sser Infuser jusqu'à refroidissement. Prendre
en deux jours, entre les repas.
Acore. C'est le • Roseau aromatique. originaire d'Asie, mais accli-
maté e.n Europe. S?n rhizome, qui fut autrefois prescrit contre les
est un stimulant des fonctions sécréta-motrices de l'appareil
digestif .
En faire infuser 3 ou 4 gr dans 100 gr d'eau bouillante, à prendre
trois fois par jour.
133
Les cinq plantes précédentes (basilic, bouleau, chardon bénit,
benoîte, acore), à raison de 10 gr chaque, associées à 30 gr de cassis
et de lamier blanc, constituent un mélange bien indiqué pour pertes
blanches, lorsque celles-ci sont liées à une déficience générale.
Une cuillerée à soupe de ce mélange dans une tasse d'eau; amener
à ébullition, et laisser infuser. Prendre deux tasses entre les repas.
Fenugrec. Incontestablement, c'est le premier élément de toute
cure entreprise pour améliorer l'assimilation. Il agit à la fois sur le
pancréas, le foie, et peut-être d'autres organes. Son pouvqir de péné·
tration est très grand, et son absorption rapide. Peu de temps après
en avoir bu la décoction, les urines et la sueur révèlent sa présence.
C'est pourquoi ou en évite la cure pendant les saisons trop chaudes,
où l'on transpire facilement.
Il y a longtemps que l'on utilise le fenugrec contre la malnutrition,
car déjà, Avicenne ·1e recommandait contre le diabète.
On peut ajouter le fenugrec à un mélange d'autres plantes, mais
le plus simple - et peut-être le plus efficace - est d'en faire bouillir
une cuillerée à soupe dans deux tasses d'eau, en laissant réduire à
une tasse, à prendre le matin à jeun. L'odeur dégagée à la cuisson
n'étant pas toujours appréciée de l'utilisateur, il convient mieux de
faire la préparation le soir, pour le lendemain matin. Ne pas laisser
les graines dans la tisane car elles continueraient d'absorber ce qui
reste du liquide.
Noyer. Depuis plus d'un siècle ses feuilles ont manifesté d'évidentes
propriétés contre les maladies de carences. Dans ces feuilles, on a
trouvé de l'inosite, -stimulant de la fibre musculaire. Son efficacité
se manifeste même dans le traitement de la tuberculose chronique,
du rachitisme et des caries osseuses.
Si les bains de feuilles de noyer sont bien connus, l'usage interne
de ces feuilles est moins courant. Pourtant, on peut très bien les
utiliser, à la dose d'une poignée par litre d'eau bouillante. Boire à
volonté à n'importe quel moment.
Sarriette. Exerçant une action modératrice sur le péristaltisme
intestinal, elle ré!lentit donc ce transit lorsqu'il est trop rapide pour
que l'absorption des éléments nutritifs soit correcte.
En faire infuser 5 gr dans une tasse d'eau; en prendre deux ou trois
fois par jour.
Avec fenugrec, noyer, lavande et sarriette, on réalise un intéressant
mélange (à parties égales) favorable à la bonne utilisation des éléments
nutritifs, utile en p.;;rticulier quand le fenugrec n'est pas bien accepté
pris isolément.
Mettre une ou deux cuillerées à soupe du mélange dans une tasse
d'eau; amener à ébullition. Prendre deux tasses par jour, entre ou
avant les repas.
134
Patience. Il en est deux variétés principales: la patience commune
patientia) et la patience crépue (rumex crispus). Cette dernière
mieux encore que l'autre, posséderait la propriété de fixer le fer
sol. Dans les deux variétés on a signalé l'existence de ferrosum
(combinaison phosphorique du fer). On peut donc en espérer une
augmentation du nombre des hématies et du taux de l'hémoglobine.
L'action de plante s'exerce en plusieurs directions. Elle a,
notamment, une très he_ureuse sur le foie, et particuliè-
la vésicule biliaire. Aussi, avec les suivantes dont il va être
fait mention, elle entre dans la préparation d'une formule très efficace
lorsque la malnutrition vient d'une atonie de ces organes.
Isolément, la racine de patience peut être mise à bouillir à la dose
de 20 gr dans un litre d'eau. Quantité à prendre en deux jours.
Elle était autrefois prescrite dans le traitement du
rachitisme et de la • scrofule. (lymphatisme, prétuberculose).
. On emploie feuilles et fleurs à raiso-n d'une cuillerée à dessert
par tasse d'eau bouillante. Laisser infuser et prendre avant les repas
deux ou trois fois par jour. '
Marrube blanc. C'est non seulement un tonique amer mais aussi
un cardio-tonique par influence sur la fibre 11 stimule
l'appétit et la digestion.
Mettre une poignée de sommités fleuries dans un litre d'eau
bouillante; laisser infuser. Une tasse avant chaque repas, deux ou
trois fois par jour.
Pervenche. Chez les anémiques, elle participe à l'utilisation du fer
et incite ainsi à l'enrichissement en hématies. Ses feuilles et
jeunes tiges ont aussi la propriété de freiner les saignements et autres
écoulements.
En faire bouillir un peu une cuillerée à dessert dans une tasse
d'eau. Deux ou trois tasses par jour.
Menthe. Bien que son emploi soit particulièrement indiqué dans des
mélanges où figurent des plantes à saveur peu agréable, qu'elle rend
p!us acceptables, _la menthe peut être conseillée pour d'autres motifs.
C est un bon tom que, utile dans la plupart des cas de débilité et
dans l'atonie du tube digestif. '
Quand on dispose de plante fraîche, l'arôme est plus agréable
encore. On met alors deux ou trois feuilles à infuser (ou une cuillerée
à café de feuilles sèches coupées) par tasse d'eau .bouillante.
Varech vésiculeux. Si on l'ajoute souvent dans les mélanges dont
17 de ':lai?rir, le varech est également utile lorsqu'il
s agit d aider 1 assimilatiOn, pour autant que son action sur les
glandes favorise l'équilibre des sécrétions.
Pris isolément, ce n'est pas très agréable, mais on peut en ajouter
un peu à une infusion ·de serpolet, de lavande ou de menthe ou
encore à un mélange de plusieurs plantes. '
135
Sauge. Entre autres propriétés (et elle n'en manque pas !), on lul
reconnaît d'être cordiale, stimulante. de l'estomac . et du système
nerveux tonique des convalescents. Quand, par SUite de faiblesse
apparaissent des sueurs qui accentp:nt encore cet état
déficient, l'usage prolongé de la sauge (sudonf1que à court terme)
s'oppose à ces sueurs, et finit même par les arrêter.
On l;utilise à la dose de 40 gr de feuilles et fleurs dans uil litre
d'eau bouillante. Laisser refroidir. Passer et boire à volonté.
Gentiane. Com;,e tous les • toniques amers., la gentiane, non seule-
ment stimule l'appétit et prélude à la digestion, mais aussi favorise
la nutrition et tonifie l'organisme en favorisant ses réactions de défen-
se. Alors peut-on introduire ces toniques amers, telle la gentiane,
dans des mélanges de plantes, à utiliser aussi bien avant que pendant
ou après les repas. Avant, c'est l'appétit pe.ndant,
c'est la digestion qui est amorcée; après, c est 1 ass1milat10n qUI cam·
menee.
Evidemment, il y a un léger inconvénient: l'amertume, que l'on peut
tempérer en mêlant la gentiane avec d'autres plantes. Seule, on
l'emploie à la dose de 30 à 40 gr racine pour un litre d'ea.u
bouillante. Laisser macérer toute la nUit. En prendre deux ou tro1s
tasses par jour.
Epine-Vinette. Appelée aussi Berbéris, facilite. fonctions
de la rate. Comme la gentiane, elle est nche en pnnc1pes amers,
et on l'utilise de même façon. .
Fumeterre. C'est encore un tonique amer; mais tonique, elle ne
l'est que lors d'un usage consécutif d'une dizaine de jours. Ensuite,
elle aurait plutôt l'effet contraire, en ralentissant les échanges.
11 faut donc procéder par cures de dix jours par mois, avèc l'infu·
sion d'une cuillerée à dessert de plante coupée dans une tasse
d'eau bouillante; laisser infuser et prendre une tasse deux ou trois
fois par jour.
Arnica. Ses fleurs sont toniques, mais à petites doses, qu'il faut
éviter de dépasser car, modérateur-réflexe de la moelle, l'arnica .d?it
se limiter au freinage du transit digestif, lorsque la trop grande rap1d1té
de celui-ci s'oppose à Une bonne absorption des substances
Ne mettre donc qu'une demi-cuillerée à café de fleurs dans 100 gr
d'eau bouillante, et faire infuser. Prendre deux tasses par jour, entre
les repas.
verveine. 11 y a la variété • officinale., assez amère, et la variété
• odorante., dont l'agréable parfum atténue l'amertume ou l'âcreté
des autres plantes auxquelles on associe la verveine, dans certains
mélanges.
Comme, par ailleurs, elle agit favorablement sur fonctions diges-
tives, on peut y recourir dans de nombreuses occasions.
Une cuillerée à dessert de feuil lès dans une tasse d'eau bouillante;
infuser et prendre après les repas.
136
Absinthe. Elle a mauvaise réputation de par l'usage qu'en font
les fabricants d'apéritifs. C'est bien regrettable car elle constitue
un énergique stimulant des voies digestives. Tonique, on la conseillait
dans là • chlora-anémie., les pollutions nocturnes et l'insuffisance
menstruelle par inertie.
Elle est assez amère pour que l'on préfère l'incorporer dans des
mélanges, mais les courageux peuvent préparer une infusion en jetant
une cuillerée à soupe de sommités dans un litre d'eau bouillante;
laisser infuser, et prendre avant, pendant ou après les repas (2 tasses
par jour).
Aigremoine. Etant donné ce qu'en disait l'Ecole de Salerne: • Elle
guérit la goutte et les humeurs des yeux, et ramollit du coup les replis
scrofuleux., on voit que, déjà au Xl" siècle, on la prescrivait dans
les états lymphatiques et prétuberculeux.
C'est un bon tonique et stimulant, dont on utilise les fleurs à raison
d'une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. Donner un bouillon
et laisser infuser. Prendre plusieurs tasses par jour, entre les repas.
Pissenlit. Comme c'est la racine que l'on utilise, on peut éviter
la lugubre ptaisanterie de tirer les pissenlits par la racine, en arguant
que l'on fait une cure de Taraxacum, ce qui est évidemment plus
distingué.
Comme la patience, à laquelle on va l'associer dans un mélange,
il a la propriété de dissoudre les calculs biliaires, de fluidifier la bile,
et de stimuler .les fonctions hépatiques, toutes choses justifiant son
emploi dans tout état anémique, déficient ou dépressif.
On peut associer racine et feuilles, à raison d'une poignée pour
un litre d'eau; laisser bouillir un peu, puis infuser. Trois tasses par
jour, avant les repas.
Ronce. Les boutons, les feuilles et les tiges tendres sont toniques.
On en prépare une décoction à la dose. de 40 gr par litre d'eau. Boire
à volonté.
Origan. Plante aromatique et stimulante que l'on prescrivait contre
l'anémie. Elle est aussi tonique de l'estomac.
Mettre une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une
tasse d'eau bouillante. Laisser infuser. Une tasse avant, pendant ou
après chaque repas.
Renouée. Son utilisation en cas de diabète est justifiée par le rôle
qu'elle peut jouer dans les métabolismes.
On l'emploie à la dose de 5 gr pour 100 gr d'eau bouillante, en
infusion prolongée, à prendre plusieurs. fois par jour.
Airelle (ou myrtille). Si la baie est remarquable pour réduire les
dérangements intestinaux, sa feuille est également efficace dans la
malnutrition et le diabète.
137
Mettre donc une poignée de feuilles dans un litre d'eau; bouillir
quelques minutes. Boire à volonté.
,Yalériane. Elle est parfois utilisée dans le diabète maigre, mais sa
principale indication reste l'excitation nerveuse.
Haricots, Les cosses de haricots donnent souvent de bons résultats
dans certains diabètes et autres troubles de malnutrition.
Une poignée de cosses sèches, ou deux de fraîches dans un litre
d'eau. Légère ébullition, puis macération toute la nuit. Prendre à
volonté.
Garance. Déjà, Raspail la prescrivait lors d'affections osseuses liées
à la • scrofule. (rachitisme, anémie).
On utilise la racine (écrasée) à raison d'une cuillerée à café pour
une tasse d'eau. Bouillir rapidement et laisser infuser. Deux tasses
par jour, entre les repas. '
Thym. Notre bon thym, si utile en de nombreuses occasions, qui
atténue la saveur parfois désagréable de certaines plantes mises
dans un mélange, est aussi un tonique des voies digestives, et, à ce
titre, favorise digestion et assimilation.
Deux brins ou une cuillerée à café de fleurs pour une tasse d'eau.
LES CALMANTS
Quand quelqu'un se noie, ne sachant· pas nager, le moment n'est
pas venu de lUi donner des leçons de natation, mais plutôt de lui
tendre une perche. Par la suite, évidemment, le rescapé aura grand
intérêt à se familiariser avec l'eau, afin de ne pas se trouver à nouveau
dans une aussi périlleuse situation.
Quand quelqu'un souffre ou ne dort pas, il n'est pas opportun de si·
gnaler que de plus judicieuses conditions de. vie auraient peut-être
évité ces ennuis. Sans doute faudra-t-il rechercher les causes de cette
situation et trouver les remèdes de fond; mais, dans l'immédiat, rien
n'interdit de recourir à quelques remèdes naturels pouvant aider à
trouver le sommeil ou à tempérer la douleur.
Un pénible excès de nervosité peut inspirer les mêmes. réflexions,
et nécessiter les mêmes remèdes. Certaines plantes sont à la fois
apaisantes, sédatives et somnifères. D'autres possèdent ces trois
vertus, mais sont plus spécialement efficaces dans un seul des
domaines évoqués.
Des surprises sont possibles lorsqu'un effet calmant est recherché
avec une plante, et que celle-ci, le tilleul par exemple, semble plutôt
se révéler légèrement excitante. Cela est assez rare, mais ne peut
être exclu; aussi doit-on commencer avec des doses réduites _pour
138
toutes les plantes encore non expérimentées. Parfois, l'effet semble
au départ, puis s'affirme ensuite, ce qui permet d'assurer
faut poursuivre un peu l'expérimentation, avant de conclure, et,
eventuellement, d'abandonner. •
Des déceptions peuvent être enregistrées par ceux qui usent habituel-
lement de sédatifs et calmants médicamenteux, l'effet avec les plantes
ne pouvant être aussi soudain et important. Dans ces cas, il est
généralement conseillé de concentrer davantage les tisanes soit en
augmentant les doses, soit en prolongeant le temps ou
d'ébullition douce.
nature . que. faire du •. fait scientifique., selon lequel les
!'"ernes cond1t1ons do1vent aboutir aux mêmes résultats. On ne peut
Jamais savoir avec précision quelle plante peut être la plus active
dans un cas déterminé; pour autant que, s'il y a les principes actifs
de on aussi tenir compte de l'utilisation qui en
sera fa1te 1 organ1sme. Le recours aux remèdes naturels implique
donc un prealable de discernement et d'initiàtive personnelle.
Dans la nomenclature des plantes pouvant être utiles en cas de
nervosité, d'insomnie ou de douleur, à chacun de faire son choix et
d'expérimenter .. De toute façon, aucun risque n'étant à encourir rien
ne s'oppose à un essai, bien souvent des plus heureux. '
En principe, prévoir une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante
pour commencer. Ensuite, réduire ou augmenter selon l'effet produit.
PRINCIPALES PLANTES REPUTEES
COMME DE LA DOULEUR
Si la liste est assez longue des plantes qui tempèrent l'excitation
nerveuse ou aident à trouver le sommeil, la nomenclature des sédatifs
de la douleur est assez restreinte. Presque tous les remèdes naturels
exerçant une en d.irection des troubles organiques, on comprend
que la douleur n est vraiment calmée que lorsque sa cause disparaît.
Par ailleurs, si des plantes sont analgésiques, c'est dans un secteur
assez délimité. Ainsi, le clou de girofle peut être calmant des douleurs
dentaires, soit que l'on en introduise un directement dans la cavité
d'une dent cariée, soit que l'on en prépare une décoction bien concen-
trée (dix clous de girofle dans une petite tasse d'eau · bouillir douce-
ment cinq minutes, et laisser ces • clous. dans en attente
d'utilisation); cette décoction est à utiliser en bains' de bouche
prolongés, pouvant calmer des douleurs d'origines diverses. En cas
d'abcès, cela peut compléter l'action de la figue sèche cuite dans
du lait.
Après quelques autres, le docteur H. Leclerc avait expérimenté avec
succès des infusions • très concentrées • de camomille romaine ou de
matricaire, lors d'assez violentes migraines chez certains de ses
malades. Peut-être, écrivait-il, cela ne sidérait pas complètement la
139
douleur mais l'émoussait dans de fortes proportions. C'est bien là une
des de la sagesse des remèdes naturels, qui n'étouffent
jamais entièrement le brUit de la sonnette d'alarme qu'est la douleur.
Pour cet effet sédatif, la camomille ou la matricaire (le Dr Leclerc
marquait une légère préférence pour cette dernière), doivent être
utilisées à la dose d'une cuillerée à soupe de fleurs pour 100 gr
d'eau bouillante;. il faut laisser macérer une heure, puis passer en
pressant bien les fleurs.
Cette mixture, que l'on peut absorber en plusieurs fois, a une
saveur généralement assez peu appréciée. Mais quand l'efficacité est
au bout ...
Quand on aura signalé que les feuilles de lierre permettent, en mé-
lange avec du son, et après cuisson, de réaliser un cataplasme applica-
ble sur le siège de toute douleur externe, et d'en espérer un résultat
favorable, on aura fait le tour des possibilités naturelles en matière
de sédation immédiate de la douleur. A plus longue échéance, le
résultat espéré survient avec la régression de l'affection responsable.
Reste encore, toutefois, à expérimenter les plantes indiquées contre
la nervosité et l'insomnie, lesquelles peuvent se révéler également
sédatives.
PLANTES TEMPERANT L'IRRITABILITE NERVEUSE
ET FACILITANT LE SOMMEIL
(ET, ACCESSOIREMENT, CALMANT LES DOULEURS)
La fleur la plus utilisée dans ce but est incontestablement celle
de tilleul, que ce soit en infusions, en bains ou en lotions. Ainsi
qu'il a été remarqué précédemment, le tilleul se révèle parfois comme
un excitant chez certains nerveux, mais c'est assez exceptionnel.
On connaît bien l'oranger aussi ; cependant, c'est surtout la fleur qui
a la réputation d'être un doux et bon calmant, alors que la feuille est
plus active encore, surtout s'il s'agit de retrouver le Une
utilisation conjointe est possible, en faisant légèrement boUillir quelques
feuilles (ou une bonne pincée de feuilles coupées) et en ajoutant
ensuite, pour simple infusion, une pincée 'de fleurs. Ce serait un
raffinement profitable d'édulcorer avec du miel d'oranger. ·
La passiflore, à la saveur agréable, peut provoquer le sommeil sans
contrepartie dépressive ni obnubilation des sens ou de l'esprit. Le
calme est parfait, et le réveil agréable.
Modeste légumineuse des champs, le lotier corniculé est à la fois
un efficace calmant des troubles nerveux, un modérateur de l'angoisse;
un antidépressif et un adversaire de l'insomnie.
Autre légumineuse, le mélilot, que l'on connaît bien pour son utilisa-
tion en bains d'yeux, est un antispasmodique efficace et un hypnotique
calmant. Il est donc utile dans les névralgies, l'excitation nerveuse,
le manque de sommeil.
140
Modérateur de la suractivlté cérébrale et de l'excitabilité réflexe,
l'aspérule odorante peut, être conseillée dans toute insomnie, même
celle de l'enfant et de tous ceux dont le sympathique est perturbé.
Calmante et somnifère, la marjolaine peut se. révéler efficace dans
certaines migraines. .
Assez connu pour son action sur les fonctions biliaires, le boldo
l'est moins pour le rôle qu'il peut jouer en cas d'insomnie. Peut-être
est-ce simplement parce qu'il soulage le foie que le sommeil survient?
L'intérêt de son intervention est dans 1!3 simultanéité des résultats
enregistrés sur la digestion et le sommeil.
Quant au. bouillon-blanc, on l'apprécie surtout, lui, pour son action
heureuse sur les bronches; ses fleurs, légèrement narcotiques, seront
doublement utiles au bronchiteux et à l'asthmatique, en tempérant
à la fois, la toux et l'insomnie. , '
Calmant du système génital, s'opposant à l'angoisse, le houblon
passe pour être également somnifère sous deux formes: en infusion
du lupulin (poussière résineuse en provenance des cônes) et en
rembourrage d'oreiller avec des cônes. '
On fait entrer le coquelicot (à défaut du pavot qui peut être toxique)
dans la composition de tisanes pour toux nerveuse. C'est là également
une aide pour trouver le sommeil et procurer la détente.
Deux labiées, la mélisse (ou citronnelle) et la mélitte (ou mélisse des
bois) peuvent intervenir efficacement lors de spasmes nerveux de
vertiges, d'angoisse, d'insomnie. · ' ·
L'infusion de fleurs de primevère est sédative; elle calme la douleur
et procure le sommeil. Ce que fait à peu près aussi celle de narcisse
des prés. .
Le calament est antispasmodique, de même que le seneçon Jacobée
très utile dans l'exagération nerveuse. '
. chez certains, la menthe peut calmer la toux et les palpi·
· tatwns nerveuses chez d'autres. Elle est aussi légèrement anesthésique.
Hypnotique et sédative, la fumeterre ne l'est qu'après deux semaines
d'intervention. Durant ces deux premières semaines elle est surtout
tonique et apéritive. '
. Parmi les .de la sauge, on peut relever celles qui
mtéressent ICI, s01t antmévralg1ques et antispasmodiques.
Un peu plus loin dans l'ordre alphabétique, on peut trouver le saule,
dont les chatons exercent une action sédâtiye sur les organes génitaux,
calment les douleurs pelviennes, le:o insomnies et l'angoisse tandis
que les feuilles sont antispasmodiques. '
L'action de la racine de valériane est connue et appréciée;
se surtout dans les états nerveux, les palpitations et les
msommes qu1 en découlent.
Le lotier corniculé présente des propriétés assez semblables.
141
Utilisée surtout comme cardiotonique, l'aubépine calme les palpi-
tations, tempère l'insomnie et l'irritabilité, Très précieuse en cas de
cœur c nerveux ., d'angoisse, de vertiges.
Et ce bon pistou, si apprécié dans la soupe provençale? C'est le
basilic, conseillé dans les migraines nerveuses, les spasmes gastri-
ques, les. vertiges.
Un autre condiment, le safran, est aussi un antispasmodique et un
narcotique léger.
On ne saurait clore cette liste, sans doute incomplète, sans men-
tionner le simple jus de laitue, dont l'hyociamine et le lactucarium
sont calmants et somnifères ; et aussi la pomme, pour son brome.
LES VERMIFUGES
Nos contemporains sont plus ou moins la proie des vers qu'ils
hébergent, soit que leurs évacuations s'opèrent d'une manière insuffi·
sante ou irrégulière, soit que leur foie sécrète insuffisamment de bile
pour rendre impossible la présence de tels parasites, soit que leur
transit intestinal s'opère trop rapidement ou trop lentement, soit encpre
pour une autre cause: méga ou dolicho-côlon, ptôses, replis intes-
tinaux, etc.
L'examen des selles est généralement révélateur et donne suffisam-
ment d'indications sur d'éventuels parasites hébergés dans le canal
intestinal. Si les selles ne contiennent ni fragments de ténia, ni
oxyures ou autres vers, la présence de parasites intestinaux peut se
révéler par l'observation de certains symptômes dont nous indiquons
les principaux.
C'est d'abord la langue qui est blanche ou recouverte d'un enduit ;
la salive est épaisse et sécrétée plus abondamment qu'à l'état habituel.
Fétide ou fade, l'haleine est celle qui résulte d'un accès fiévreux.
L'état des selles a été évoqué ; elles peuvent receler, en dehors
de vers ou portions de vers, des matières glaireuses quelquefois
mêlées à du sang, à ete• la bile {vert jaunâtre). Le ventre est souvent
ballonné, assez dur et douloureux.
On peut remarquer aussi une sensation de reptation dans le bas·
ventre ou le long de l'œsophage, de picotements vers la gorge.
Tous ces phénomènes sont généralement accompagnés de nausées,
suivies ou non de vomissements de matières glaireuses. Des coliques
parfois sourdes, parfois aiguës, sont ressenties vers la région ombi-
licale, de même que des picotements et sensations de gargouillements
et de morsure dans l'intestin.
On peut aussi constater un malaise général, des troubles nerveux
pouvant aboutir aux convulsions chez les enfants et, chez les adultes,
142
crises d'hystérie. L'apparition des est généralement
md1quée par la dilatation ou le resserrement des pupilles.
La_ présence d'asca!ides lombricoïdes détermine un amaigrissement
toux seche le matin au lever ou avant les repas, des
demangeaisons_ au bord des, narines. Le visage devient très pâle,
have_, les_ paup1ères sont cernees, les pupilles dilatées souvent d'une
mamère mégale.
Pour procéder à l'expulsion du ver solitaire ou d'un lombric le
système suivant s'est toujours montré d'une grande efficacité: '
Piler 30 à 50 gr de semences de courges; mêler avec du miel •
absorber le tout en trois fois, toutes les demi-heures. Une
après, prendre une tisane préparée avec une cuillerée à dessert
ou à soupe d'écorce de bourdaine que l'on fait bouillir dans une
tasse d'eau pendant deux à trois minutes ; ajouter alors une
cu11lerée à dessert de folioles de séné, infuser dix minutes.
Contrairement à certains remèdes, qui s'avèrent parfois pires que
le mal par les troubles qu'ils engendrent {au foie surtout) cette
éprouvée est à la fois sûre et non violente. Pour les
11 Y a_l!eu de réduire la dose selon l'âge. On peut conserver la même
9uant1te de semences de courges, mais leur faire prendre en plusieurs
JOurs, avant la purge de bourdaine et folioles de séné. Quand le besoin
fait sentir, se présenter sur un vase contenant de l'eau tiède
JUsqu'aux trois quarts, afin d'éviter la rupture du ver.
Pour les_ et ascarides, on prendra, huit jours à la nouvelle
lune et hUit JOurs à la pleine lune, matin et soir pour les adultes, soir
se_ulement pour les enfants, une tisane préparée en faisant infuser dix
mmutes, dans tasse à thé d'eau bouillante, une cuillerée à café
du mélange su1vant:
Mousse gr; Anis vert: 20 gr; Menthe, feuilles: 20 gr;
som1:111tes fie unes: 10 gr; Tanaisie, fleurs: 10 gr; Absinthe, som-
mités fleunes: 10 gr; Fougère mâle, rhizome: 10 gr; Santoline, semen-
ces: 2 gr.
Au où le; enfants ":lanifesteraient quelque répugnance pour
cette t1sane, preparer un s1rop avec: tanaisie, absinthe, camomille,
se_men-contra: 5 gr de chaque dans un demi-litre d'eau bouillante;
la1sse_r macérer 12 heures; passer sur un linge fin et mélanger à 500 gr
de m1el. En donner une cuillerée à café, à dessert ou à soupe selon
l'âge, matin et soir. '
Il est évident que le même remède n'agit pas également pour tous
les tempéraments. Certains remèdes peuvent se montrer plus efficaces
que d'autres. Aussi peut-on indiquer encore:
, Ai!. à quatre {commencer par une demie) dans une tasse
d ea_u bou_111ante. La1sser macérer toute la nuit. Boire le lendemain
matm, à Jeun, pendant trois semaines. En cas d'échec, reprendre en
remplaçant l'eau par du lait.
143
Absinthe. (Pour lombrics et oxyures). Une cuillerée à soupe de
sommités par litre d'eau bouillante; infuser dix à quinze minutes. Deux
ou trois tasses par jour, entre ou après les repas.
Absinthe maritime. (Lombrics et oxyures). Une cuillerée à café de
semences et sommités par tasse d'eau; bouillir deux minutes, infuser
dix. Une tasse le matin à jeun, pendant trois jours.
Ansérine. (Lombrics et oxyures). Une cuillerée à café de semences
ou une cuillerée à soupe de feuilles pour une tasse d'eau bouillante;
infuser dix minutes (faire bouillir un· peu les semences). Une tasse
le matin à jeun pendant trois jours. On fait également des compresses
humides chaudes, au bas-ventre, en trempant un linge dans une décoc·
tion de feuilles d'ansérine (trois poignées par litre d'eau; bouillir
dix minutes).
Armoise blanche. (Lombrics et oxyures). Faire infuser dix minutes à
raison de 3 gr de sommités pour 40 gr d'eau. Donner en deux fois,
matin et soir, la moitié de la dose journalière, qui est de 15 gr par
année d'âge. (Au-dessus de 18 ans, s'arrêter à· 300 gr par jour). Prendre
pendant trois ou quatre jours.
Aurone mâle. (Lombrics et oxyures). Une cuillerée à café par tasse
d'eau bouillante; infuser dix minutes. Une tasse le matin à jeun, trois
jours de suite.
Aurone femelle ou Santoline (Lombrics). Une cuillerée à dessert
par tasse d'eau bouillante; infuser dix minutes. Une tasse chaque
matin.
Balsamite odorante. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau
bouillante. Infuser une dizaine de minutes. Une tasse le matin à jeun,
trois fois par jour. Recommencer si encore nécessaire.
Camomille romaine. Une cuillerée à soupe de plante coupée par
tasse d'eau. Bouillir deux minutes et .infuser dix. Une tasse le matin
à jeune et une trentaine de minutes avant les deux principaux repas.
Cassis. Une cuillerée à dessert de racine, par tasse d'eau. Bouillir
quelques minutes. Trois tasses par jour, avant les repas.
Cynorrhodon. (Lombrics et ascaris). Cinq à dix fruits .(d'églantier)
par tasse d'eau. Bouillir deux minutes. Trois ou quatre tasses par jour
à n'importe quel moment.
Fougère mâle. (Ténia et lombrics). 15 à 50 gr de rhizome par litre
d'eau. Bouillir jusqu;à réduction de moitié. Boire le matin à jeun, en
deux ou trois fois aussi proches que possible. Une heure après, prendre
la tisane de bourdaine et follicules de séné indiquée avec le système
des semences de courge. ·
Genépi. - Trois à cinq grammes (une bonne pincée) par tasse d'eau
bouillante; infuser 10 minutes. Une tasse le matin à jeun.
Gentiane. (Oxyures du rectum). Pour lavements : mettre une poignée
144
de racine dans un litre d'eau; bouillir deux minutes, macérer la
nuit.
Gratiole. (Ascaris). Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau
bo.uillante. _Infuser minutes. Une tasse matin à jeun, et une le
so1r ?u coucher. Ma1s surtout lavement: une poignée de plante dans
un l1.tre infuser dix minutes. Faire une fois par
semame, plus1eurs semames de suite, selon nécessité.
Grenadier. (Ténia et lombrics). Dans un litre d'eau mettre deux ou
trois poignées (100 gr) d'écorce (de la racine de prÙérence). Bouillir
pour réduire aux deux tiers. Bciire à jeun en trois fois à une demi·
heure d'intervalle. Une heure après prendre la bourdaine.
séné indiquée avec le système des de courge. La même
décoction d'écorce de grenadier peut être utilisée en lavements.
. Houblon. Une poignée de cônes dans. un litre d'eau. Porter à ébullition.
Retirer du feu. Trois tasses dans la journée, trois jours de suite.
Lupin (Oxyures). Lavement avec décoction de graines.
Mousse de Corse (Lombrics). Une poignée dans un litre d'eau bouil·
!ante. Macérer au moins trois heures. Une tasse chaque matin, à jeun.
Myrtilles (Dysenterie amibienne). Une cuillerée à soupe dans une tasse
d'eau. Bouillir doucement pendant un quart d'heure. Passer en pressant.
Une à six tasses par jour, selon nécessité. ·
Noyer. L'huile de noix a Un bon effet vermifuge. En ajouter aux assai·
sonnements.
Santoline. Deux à cinq grammes dans une tasse d'eau.bouillante, infu.
ser dix minutes. Une tasse à jeun, trois jours de suite. Recommencer le
mois suivant, si encore nécessaire.
Tanaisie (Oxyures et lombrics). Une cuillerée à dessert dans une tasse
d'eau bouillante; infuser dix minutes. Une tasse le matin, à jeun.

Les remèdes .indiqués pour le ténia et le lombric sont valables pour
tous les gros vers ; ceux se rapportant aux oxyures sont à retenir pour
le traitement des autres petits vers.
Pour les gros vers, il est nécessaire de terminer la cure de plantes
vermifuges par une légère purge de. bourdaine. Ne jamais recourir à
l'huile de ricin qui, devant subir un traitement chimique, perturbe les
fonctions hépatiques. Pour les petits vers,' il est parfois nécessaire de
compléter les tisanes par des lavements préparés, de préférence, avec
la même plante. · ·
Les vers s'accommodent très· mal, également, du citron, .surtout avec
sa peau. Le jus de citron est un antiseptique puissant qui nettoie les
intestins. Bouilli avec pulpe, peau, pépins, le citron permet la prépara-
tion d'une excellente boisson vermifuge. On y ajoutera du jus de citron
frais, après refroidissement.
Il est bon également de râper de la peau de citron (non traité) dans
les plats de crudités, les salades, etc.
145
LES PLANTES ANTICALCULS
La lithiase, on le sait, est caractérisée par la formation de calculs
dans le bassinet rénal, la vessie, la vésicule et les voies biliaires
ou danli d'autres organes.
Ces calculs résultent de la précipitation de substances habituelle-
ment dissoutes: phosphates calciques ou ammoniaco·magnésiens,
oxalates, urates ou acide urique; plus rarement, cystine, xanthine ou
carbonate de calcium.
Les calculs biliaires ont surtout pour origine des dépôts de choles-
térol, lequel peut être englobé de carbonate de calcium (calcul unique),
ou de bilirubinate de calcium (calculs multiples), ou encore des deux
substances et de sels organiques (calculs mixtes).
Des calculs peuvent se retrouver aussi dans les articulations ou
leur voisinage (calcul arthritique), dans les bronches, dans la cavité
cardiaque (cardiolithe), à l'intérieur de la paroi ou au niveau d'une
valvule cardiaque, au sein de la substance cérébrale (masse calcifiée
du calcul cérébral), dans un canal excréteur des glandes mammaires
(calcification de son produit de sécrétion ou d'un exsudat), dans !e
canal · pancréatique ou l'une de ses branches, ou encore dans le
canal d'une glande salivaire (dépôt de sels de calcium).
Les calculs sont identifiés selon le siège (calcul hépatique ou
biliaire, panqtéatique, articulaire, amygdalien, cardiaque, cérébral,
vésical, rénai ou ovarien), la composition (calcul bilirubinique, calcaire,
cholestérinique, colloïdal, cystinique, hématique, oxalique, phospha-
tique ou uratique), la forme (calcul coralliforme, cylindrique, mûri-
forme ... ).
Médicalement, le remède doit être adapté non seulement à la
localisation du calcul, mais aussi à sa nature et à sa composition. Le
plus souvent, le traitement tourne court, et l'intéressé se retrouve
sur la table d'opération. Et comme, en général, il ne modifie ensuite
aucune des conditions l'ayant conduit à cette extrémité, le problème
reste posé, avec toutes les perspectives de récidive.
Le recours a\JX remèdes naturels n'exclut d'ailleurs pas ces perspec-
tives, si le traitement ne comporte pas l'abandon des pratiques ayant
préludé à l'anomalie. Prendre des tisanes, c'est bien, mais réformer
l'alimentation est peut-être mieux encore.
Si des remèdes naturels sont plus spécialement indiqués selon
les localisations, la plupart peuvent intervenir dans tous les cas.
les uns et les autres vont être mentionnés.
146
Contre les calculs biliaires, on connaît l'activité de l'huile d'olive,
prise le matin à jeun. Pour la faire mieux supporter par l'estomac
encore vide, il est utile de lui adjoindre du jus de citron, lequel
sera d'ailleurs un utile appoint pour la dissolution des calculs. La
dose moyenne est d'une cuillerée à dessert d'huile, avec le jus
d'un demi-citron. Pratiquer ainsi trois semaines par mois, pendant
trois mois.
Les remèdes doivent être plus orientés vers la dissolution des
calculs que l'incitation à la migration, laquelle est à l'origine des
si pénibles coliques hépatiques ou néphrétiques. L'huile d'olive, par
son pouvoir lubrifiant, peut alors faciliter l'évacuation du calcul
lorsque la réduction suffisante de son volume le permet.
Encore dans le cas particulier de calculs biliaires, voici une liste
de plantes particulièrement indiquées pour leur résorption.
Boldo. 10 g pour un litre d'eau; amener à ébullition; 3 ou 4 tasses
par jour, entre les repas.
Chicorée sauvage. Une cuillerée à soupe de feuilles ou de racines
coupées dans une tasse d'eau ; bouillir 5 minutes; une tasse avant .
chaque repas.
Herniaire. 30 g pour 100 cc d'eau; faire bouillir un peu; boire en
24 heures.
Patience. Très amère, se prend surtout en. mélange avec d'autres
plantes. 20 g de la racine dans un litre d'eau; bouillir quelques
minutes; boire en deux jours.
Petit houx. 30 ,g de racine dans un litre d'eau; bouillir quelques
minutes; boire à volonté.
Romarin. On l'ajoute aux autres plantes, dont il atténue l'amertume.
Véronique. 5 g pour 100 cc d'eau; amener à ébullition; trois tasses
par jour,· entre ou avant les repas.
•••
Bien que les remèdes naturels conseillés pour une forme, une
nature ou une localisation de calculs puissent convenir dans toutes
les situations, l'intervention de certains peut être plus efficace dans
des cas particuliers. Ainsi, pour les calculs urinaires (reins ou vessie),
on recourra plus particulièrement aux plantes suivantes:
Alkékenge. 60 g de baies dans un litre d'eau; bouillir 10 minutes;
boire en un ou deux· jours.
Arrête-bœuf (Bugrane). 30 g de racine dans un litre d'eau; bouillir
quelques minutes; ajouter de la menthe, du thym, de l'anis, ou
autre, pour aromatiser; boire en un ou deux jours.
Bourrache. Est émolliente et aide ainsi à l'évacuation des particules
sableuses. Egalement sédative et hémostatique, ce qui justifie son
introduction dans les mélanges de plantes.
147
Bruyère. Désinfectant des voies urinaires, est également utile dans
les mélanges, cette plante ayant la réputation de • briser • les calculs.
Cassis. Ses feuilles éliminent purines et acide urique. 30 g par litre
d'eau; amener à ébullition; boire à volonté. ·
Citrouille. L'action émolliente des semences en justifie l'intervention
dans un mélange.
Genévr'ier. 5 g de baies dans 100 cc d'eau ; amener à ébullition;
trois tasses par jour, entre lès repas.
Gratteron. Avec .la plante, même. quantité, préparation et dose.
Guimauve. Encore un émollient à associer à d'autres plantes contre
les calculs. ·
Grémil. Considéré comme un bon dissolvant des calculs, n'est mal-
heureusement pas toujours disponible en herboristerie. 4 g de la
plante dans 100 cc d'eau ; infuser; une ou deux tasses par jour, entre
les repas. ·
Pariétaire. 40 g de plante dans un litre d'eau; bouillir 10 minutes;
boire en deux jours, entre ·les repas.
Piloselle. 5 g de la plante dans 100 cc d'eau; amener à ébullition;
trois ou quatre tasses entre les repas.
Prêle. 50 Cl de plante dans un litre d'eau; bouillir quelques minutes;
boire en 24 heures.
Reine des prés. 5 g dans 100 cc d'eau bouillante; infuser en main-
tenant bien couvert; trois à cinq tasses par jour.
Saxifrage. 40 g de racine dans un litre d'eau; bouillir quelques
minutes; trois ou quatre tasses par jour.
Solidago (verge d'or). 3 à 5 g de plante dans 100 cc d'eau; amener
à ébullition; trois à cinq tasses par jour.
* * *
Certaines plantes sont indiquées, aussi bien pour la dissolution des
calculs urinaires qu'en cas de localisation dans les voies biliaires.
Ainsi, l'aubier de tilleul sauvage, que l'on utilise à la dose de 40 g
dans un litre d'eau ; bouillir pour réduire aux trois quarts; boire en
un ou deux jours. Cures de 10 jours par mois, trois mois de suite.
Le chiendent offre également ces possibilités de polyvalence. Verser
une tasse d'eau bouillante sur 30 g de racine coupée menue, puis
égoutter. A' cette racine lavée, ajouter 1.2.50 g d'eau, et faire bouillir
20 minutes. On peut agrémenter avec thym, réglisse, citron, miel.
148
Drainant le rein et • essorrant l'éponge hépatique ., le bouillon de
poireaux est un remède simple et efficace .contre toute lithiase, de
même que le jus fraîchement exprimé de radis noir ou de poire.
Comme d'ailleurs, celui de çitron.
•••
Tenant compte des indications concernant les plantes mentionnées,
on peut concevoir ainsi un mélange à utiliser en cas de calculs des
voies urinaires.
Réunir les éléments suivants: fleurs de bourrache, sommités fieu·
ries de bruyère, feuilles de cassis, semences de citrouille, baies de
genièvre, racine de chiendent, plante de prêle. Mettre une cuillerée
à soupe de chaque dans un litre d'eau; porter à ébullition ; laisser
macérer jusqu'au refroidissement; boire à volonté, en un ou deux
jours, pendant trois semaines. ·
Plus spécialement pour les calculs de la vésicule biliaire, recourir
au mélange qui suit, ayant donné souvent de remarquables résultats:
feuilles de patience, sommités fleuries de centaurée, fleurs d'arnica,
verveine, sommités fleuries d'absinthe, feuilles d'aigremoine, racine de
pissenlit, racine d'aunée, 20 g de chaque. Mettre une cuillerée à
soupe du mélange dans une tasse d'eau; amener à ébullition et laisser
infuser; deux ou trois tasses par jour, loin des repas.
149
LES PLANTES POUR LE CŒUR
ET LA CIRCULATION
On ne peut demander aux plantes plus qu'elles ne peuvent donner.
Aussi' intéressante et incontestable soit leur action, elles ne referont
pas un cœur ou des vaisseaux neufs; mais elles apporteront leur
contribution, soit pour une réfection ou une remise en état, si celle-ci
est encore possible, soit pour la recherche d'une substitution ou
d'une compensation, que la nature peut toujours réaliser quand on
se place dans sa ligne générale.
Du cœur fatigué au cœur réellement atteint, l'itinéraire est long
et sinueux. Que de cœurs conduits à l'épuisement par une maladie,
ou par les remèdes ! Déjà, peut-on envisager un soutien dans les ·
situations intermédiaires. Durant une maladie, et surtout son traite-
ment, les plantes parviennent à soulager le cœur, en contribuant à
la fonction hépatique. Alors peut-on être assuré d'exercer une heureuse
influence sur le cœur en recourant à une tisane pour le foie.
On peut aussi - toujours avec l'aide des plantes - stimuler
doucement la circulation artérielle, régulariser la tension (souvent
trop élevée) et le rythme de pulsations, freiner l'éréthisme cardiaque,
tonifier le muscle ou modérer la fibre, produire un effet diurétique,
éliminateur de l'urée, des chlorures ...
La relève des médicaments par les plantes doit être évidemment
très progressive, prudente (et, si possible, contrôlée), dans le cadre
d'une remise en ordre globale, compte tenu que les directions sont
souvent divergentes.
Palliatif avant toute chose, le remède médicamenteux aide à
s'accommoder d'une morbidité persistante: en dilatant artificiellement
les vaisseaux obturés en partie, en limitant leurs spasmes (parfois
défensifs), en mettant entrave à la coagulatjon du sang (aussi bien
celle qui est normale et protectrice que l'anormale), en calmant
les douleurs (pénibles, mais annonciatrices des dangers).
Les plantes agissent évidemment tout autrement. Si elles fluidifient
le sang, elles ne mettent pas entrave à sa coagulation s'il jaillit
accidentellement hors des vaisseaux; si elles tempèrent les spasmes,
ce n'est que dans la mesure où ils deviennent excessifs; si elles
favorisent le transit sanguin, ce n'est pas au prix d'un effort de
dilatation (passagère), mais par le drainage et l'assouplissement;
si elles calment les douleurs, ce n'est que par la réduction de leurs
causes.
150
1'
(
PLANTES POUR LE CŒUR ET LES ARTERES
Adonis (vernalis) ou Adonide de printemps. - Malheureusement
inscrite au tableau C, dont la vente est réservée aux pharmaciens,
cette plante peut souvent remplacer la digitale, et être ainsi une
acceptable solution terme entre le remède médicamenteux et les
plantes d'herboristerie. Certains mélanges de plantes, vendus (sans
ordonnance) en pharmacie, en contiennent parfois (ainsi, la tisane
Boribel, n• 3).
Comme la digitale (digitaline), l'adonis stimule le systènie accélé-
rateur et inhibiteur du cœur, avec effets modérateurs sur la fibre
cardiaque. Corollaire: le cœur ralentit ses mouvements, diminue de
volume et renforce son tonus.
Des effets diurétiques incitent à l'élimination des chlorures, de
l'urée et autres produits de désassimilation. Ainsi, l'œdème peut se
résorber, le pouls s'améliorer, la diurèse se rétablir.
On emploie l'adonis isolé à la dose de 4 g pour 200 g d'eau bouillante
(infuser quelques minutes),· à prendre en trois fois dans le courant
de la journée.
Muguet. - Contenant un des glucosides les plus puissants, est
particulièrement indiqué dans les névroses cardiaques dues à l'exci-
tation du sympathique. A la fois modérateur et tonique, il est aussi
diurétique. Peut être utile en cas de palpitations et d'insuffisance
valvulaire.
Faire infuser 3 à 5 g de fleurs dans 200 cc d'eau, pendant quelques
minutes, et prendre en plusieurs fois dans la journée.
Genêt. - On le conseille surtout dans les cardiopathies à symptô-
mes rénaux; mais il faut s'assurer qu'il s'agit bien du genêt • à balai.,
car les autres variétés peuvent se montrer toxiques. Tonicardiaque et
diurétique, le genêt régularise aussi les pulsations;
On utilise les fleurs, à raison d'une cuillerée à café pour une tasse
à thé d'eau bouillante. Infuser et prendre une tasse par jour en
plusieurs fois. Si cela est bien supporté, passer ensuite à deux ou
trois tasses par 24 heures.
Aubépine. - On la connaît bien comme antispasmodique, recours
justifié pour autant qu'elle réduit les battements dans les vaisseaux
et établit un équilibre entre la tension et l'impulsion cardiaque. Ses
effets étant encore toniques et hypotenseurs, elle peut être indiquée
dans l'angine de poitrine et les névroses cardiaques.
Mettre une bonne cuillerée à soupe de fleurs (ou deux du mélange
fleurs et feuilles) dans une tasse d'eau bouillante. Laisser infuser
quelques minutes. Prendre deux ou trois tasses par jour.
Gui. - C'est aussi un antispasmodique précieux, diurétique et
hypotenseur. Peut exercer une influence vasodilatatrice sur les
vaisseaux des membres inférieurs.
Dans une tasse d'eau, mettre une ou deux pincées de feuilles
'
151
coupées; amener à l'ébullition et laisser infuser. Une ou deux tasses
par jour, entre les repas.
Reine-des-prés ou Ulmaire. - Elle agit indirectement sur le cœur,
grâce à ses effets toniques et diurétiques. Complète l'action d'autres
plantes en combattant efficacement hydropisie et œdèmes.
Mettre des sommités flellries (ou, à la rigueur, des feuilles coupées),
à la dose d'une cuillerée à dessert pour une tasse ou de 50 à 100 g
pour un litre, dans un récipient pouvant être tenu bien clos. Jeter
l'eau bouillante dessus, et fermer le plus hermétiquement possible.
Prendre deux à cinq tasses par jour, selon nécessité et effet produit.
Olivier. - Seule, ou en mélange avec d'autres plantes, sa feuille
est particulièrement utile lorsque la tension est trop élevée.
Pour un emploi isolé, en mettre 40 g dans un litre d'eau. Amener
à ébullition et laisser infuser jusqu'au refroidissement. Boire à
volonté, en un ou deux jours.
Asperge. - Sédatif du cœur, c'est aussi un diurétique, à faire
intervenir en cas d'hydropisie d'origine cardiaque.
Mettre 40 à 60 g de racine dans un litre d'eau. Amener à ébullition
et lai?ser bouillir dix à quinze minutes. Prendre tout en 24 heures.
Marrube blanc. - C'est un cardiotonique, conseillé aussi en cas
d'arythmie.
La dose est de 40 g de plante coupée dans un litre d'eau.· Porter
à ébullition et prendre en deux jours, avant ou entre les repas.
Cassis. - L'action de l'infusion de feuilles est bien connue pour
régulariser la circulation. Il est donc utile d'en ajouter aux mélanges
d'autres plantes conseillées pour le cœur et la circulation.
On jette une cuillerée à soupe de feuilles coupées, dans une tasse
d'eau bouillante, et on laisse. infuser. Trois ou quatre tasses par jour,
à n'importe quel moment.
Bourse-à-pasteur. - C'est surtout un hypotenseur.
La plante coupée s'utilise à raison de 40 g pour un litre d'eau.
Amener à ébullition et laisser infuser. Trois ou quatre tasses par
jour, entre les repas.
Pervenche. - Ce vasodilatateur accroît l'irrigation circulatoire, céré-
brale surtout.
Mettre trois à cinq grammes de fleurs dans 100 cc d'eau (une tasse
à thé); Porter à ébullition et laisser infuser. Trois tasses par jour.
152
PLANTES POUR LA CIRCULATION VEINEUSE
S'il est relativement aisé d'améliorer les problèmes circulatoires
par l' • allègement ., la fluidification du sang, la neutralisation et
l'évacuation des substances résiduaires, il l'esvmoins d'agir sur les
canaux veineux.
Pourtant de plus sombre pronostic, l'athérosclérose peut parfois
régresser, devant les remèdes naturels, bien plus sûrement que la
déficience valvulaire des veines, affection gênante et disgracieuse,
mais ne présentant aucun caractère de gravité.
Par suite d'une carence ou de pléthore - en tous cas, d'un désé-
quilibre - dans la production hormonale, et cela en conséquences
.d'un acheminement à point de départ congénital, les valvules peuvent
aller s'atrophiant, lentement, mais souvent inexorablement.
Il ne saurait être toutefois question de renoncer, l'amélioration de
n'importe quelle situation restant toujours possible. Puisque les parois
veineuses sont distendues, l'orientation se fera vers des plantes
pouvant exercer une action vasoconstrictive, décongestive et réduc-
trice. D'autres complèteront en régularisant la circulation et en toni-
fiant les muscles qui agissent sur les veines elles-mêmes.
Cyprès. - Ce vasoconstricteur des veines est le remède de choix
des varices et hémorroïdes.
On le prépare à la dose d'une cuillerée à café de cônes. brisés
pour 100 cc d'eau. Bouillir quelques minutes. Prendre avant les
deux principaux repas.
. Hamamélis. - Sa réputation est ancienne, solide et ... justifiée.
Décongestive, la décoction de sa feuille régularise la circulation et
rétablit l'équilibre entre la circulation artérielle et la circulation
veineuse.
Dans une tasse d'eau, mettre une cuillerée à dessert de feuilles
coupées; bouillir 2 à. 3 minutes. Deux tasses par jour, entre les
repas.
Ficaire. - Contribuant à la réduction des veines dilatées, tient bien
sa place dans les compositions de tisanes pour varices, hémorroïdes,
varicocèles, phlébites et autres troubles affectant les v e i n e s ~
Une cuillerée à dessert de racine coupée dans une tasse d'eau;
bouillir quelques minutes. Deux ou trois tasses par jour, entre les
repas.
Petit Houx (Fragon). - Du rhizome oo extrait les hétérosides stéro-
liques, principes actifs phlébotropes,· à la base de médicaments, les-
quels, malheureusement, contiennent aussi des produits de synthèse,
en plus de l'acide citrique et de la vitamine C (acide ascorbique).
Egalement diurétique, le petit houx contribue à éliminer des veines
les liquides excédentaires. Il exerce aussi d'intéressants effets cons-
trictifs des parois Usses de la paroi veineue.
C'est la racine qui est utilisée, à la dose de 40 g par litre d'eau,
après deux minutes d'ébullition, et infusion jusqu'au refroidissement
153
(ou, mieux encore, macération toute la nuit). Boire à volonté. On peut
ajouter du jus de citron, pour enrichissement en vitamine C.
Marron d'Inde. - La décoction de l'enveloppe concassée des fruits
est conseillée en cas de varices, hémorroïdes ·et varicocèle, et aussi
lors de congestion et d'hypertrophie de la prostate.
Trois ou quatre grammes dans 100 cc d'eau ; bouillir quelques minu-
tes. Une ou deux tasses par jour, en plusieurs fois, entre les repas.
Sauge. - Ce reniède polyvalent est utile aussi pour stimuler et
régulariser l'appareil circulatoire.
Ses fleurs ou ses feuilles, ou leur mélange, sont utilisées à raison
d'une cuillerée à dessert, en infusion de dix minutes, dans une tasse
d'eau bouillante. Prendre deux ou trois tasses par jour, à n'importe
quel moment.
Millefeuille. - Cet antispasmodique peut être ajouté aux mélanges
ou utilisé seul, à la dose d'une cuillerée à dessert de plante coupée
dans une tasse .d'eau. Porter à ébullition et laisser infuser. Trois
tasses par jour, entre les repas.
Vigne rouge. - Peu utilisée seule, car e1·1e se digère assez mal,
on en adjoint aux mélanges et, surtout, on l'utilise à l'extérieur, en
bains .locaux (pieds, mains) ou en compresses.
Faire bouillir deux poignées de feuilles dans deux ou trois litres
d'eau, pour des bains pas trop chauds (sinon cela dilaterait les
veines) ou des compresses tièdes.
*
**
Des incidences d'origine endocrinienne n'étant pas à exclure, on
notera que deux plantes peuvent agir de façon non négligeable,
qu'il faille intensifier ou réduire certaines élaborations glandulaires.
Il est notoire que la sauge est très riche en hormones féminisantes,
alors que pour l'alchimille, ce serait l'opposé, son influence pouvant
ressembler à celle de la testostérone.
La difficulté est évidemment de déterminer quelle sécrétion est
déficitaire ; mais, avec ces hormones végétales, il n'en va jamais
comme celles qui sont d'origine animale ou même de synthèse,
lesquelles se substituant aux sécrétions normales, contribuent
ainsi à en atténuer encore -sinon, en tarir - le débit. Les hormones
végétales, par contre, ne se présentent pas comme des produits
de remplacement, mais plutôt en précurseurs et stimulants des
sécrétions organiques.
Les plantes qui les renferment ont par ailleurs des propriétés
souvent assez variées, si bien qu'elles peuvent être employées
pour des motifs sans rapport avec une déficience hormonale.
Rien ne s'oppose donc à faire des périodes d'essai de trois semaines
154
par mois de sauge, puis d'alchimille, les deux se préparant à la
même dose (voir plus haut à propos de la sauge).
Pour une femme, le choix peut se faire d'après la marche des
règles : si celles-ci sont insuffisantes ou trop espacées, c'est la
sauge qui convient; en cas contraire, c'est l'alchimille. Si les règles
sont normales, faire alors l'essai, successivement des deux plantes.
On peut également signaler que, dans ce domaine des relations
entre le fonctionnement ovarien et la dégénérescence valvulaire, avec
son corollaire les varices, l'armoise (mêmes doses et utilisation que
la sauge et l'alchimille) intervient utilement quand les insuffisances
ovariennes et valvulaires vont de pair.·
Aussi bien en cas de varices que d'hémorroïdes, deux mélanges
de plantes peuvent intervenir, en alternant chaque semaine, à raison
de deux ou trois tasses dans le courant de la journée.
Première tisane : aubépine, matricaire, 10 g de chaque ; bourse-
à-pastem•, gui, hamamélis, hysope, millefeuille, vigne rouge, 20 g de
chaque. Cinq ou six cuillerées à soupe du mélange dans un litre
d'eau ; porter à ébullition et laisser macérer jusqu'au refroidissement.
· Seconde tisane : persicaire, noyer, menthe, 10 g de chaque ;
noisetier, 20 g ; romarin, prêle, 30 g de chaque ; marron d'Inde, 50 g ;
alchimille, 60 g. Cette dernière plante pour le cas où les règles sont
assez abondantes ; dans la situation contraire, remplacer par la
sauge. Même préparation que pour la première tisane, mais avec
seulement quatre ou cinq cuillerées à soupe du mélange.
*
**
D'autres mélanges peuvent être réalisés, en tenant compte des pro-
priétés particulières de chaque plante et de la situation du moment.
Ces mélanges sont généralement très efficaces, les plantes se dyna-
misant réciproquement.
Se souvenir encore que les feuilles de chou (crues et simplement
écrasées) contribuent bien à calmer et décongestionner localement.
En mettre trois ou quatre épaisseurs, bander et laisser en place
quelques heures (même toute la nuit}.
De même, toutes les plantes indiquées précédemment peuvent être
utilisées pour des compresses tièdes, à appliquer sur varices, hémor-
roïdes, veines douloureuses.
155
LES SUDORIFIQUES
La bonne, la saine, l'utile transpiration est celle qui survient sponta-
nément, sans l'aide d'autres auxiliaires qu'une boisson chaude favori-
sante, des couvertures et une source de chalëur (couverture chauffante,
bouillote, fer à repasser, etc.). ·
Cette transpiration est exceptionnelle et à encourager seulement
dans certaines circonstances (fièvre intense et persistante, crise dou-
loureuse : rhumatisme, lumbago ... ).
Les éliminations normales doivent se faire par le canal des émonc-
toires prévus à cet effet (intestins, reins, vessie). Des • sorties de se-
cours • peuvent être exceptionnellement ouvertes (narines, gorge,
oreilles, pores de la peau ... ). Ces voies ne doivent jamais devenir cou-
rantes, et le recours répété à des appareils ou installations pouvant
provoquer la forcée est assez rarement justifié. Leur in-
tervention peut même, à l'usagé, devenir vraiment défavorable, pour
autant qu'ils créent un conditionnement favorable à l'élimination cuta-
née, laquelle se substitue alors en partie aux autres émonctoires, pour-
tant plus physiologiquement normaux.
Il est seulement de ces rares états, alors, par exemple, que la fièvre
commence à paraître inquiétante et que la respiration est gênée, où
une bonne et abondante transpiration viendra libérer l'intéressé.
On associe alors tisane et enveloppement humide du thorax. Tremper
une grande serviette (ou éventuellement un petit drap) dans de l'eau
froide (ou légèrement tiédie) et l'essorer. En entourer le thorax et re-
couvrir d'un linge sec et épais (tissu-éponge, lainage ou autre).
Une tisane bien chaude ayant déjà été prise, le reste de la quantité
prévue sera terminé alors que l'enveloppement est en place.
Rabattre draps et couvertures après avoir placé des bouillottes aux
côtés de l'intéressé, à moins qu'une couverture chauffante ne recouvre
le lit.
Si la transpiration doit survenir, cela se fait généralement assez rapi-
dement, mais attendre tout de même deux ou trois heures avant de
renoncer en cas d'échecs.
· En général, la tête transpirant autant que le corps, il est de
contrôler la séance et d'intervenir rapidement, après une bonne suée,
pour retirer les couvertures, découvrir l'intéressé et le lotionner rapi-
dement avec un linge trempé dans de l'eau. fraîche. Le placer ensuite
dans du linge sec et le laisser reposer au moins deux heures avant de
reprendre IElS applications d'argile, les bains de siège froids ou d'au-
tres interventions à intention curative.
Il n'est pas facile de préciser par avance et pour tous quelles plantes
sont les plus propices à déclencher la transpiration, les réactions
étant parfois très différentes d'un sujet à l'autre. L'un, qui transpirera
après avoir absorbé un bol de bourrache, pourra rester insensible
156
après un litre de sureau. Ainsi devrait-on se tester soi-même, alors
même que rien n'incite à la transpiration, simplement pour, le cas
échéant, ne pas avoir à hésiter ou à se livrer à une expérience.
A vrai dire, les plantes sudorifiques étant toujours dépuratives, le
bénéfice est certain, même si la transpiraHon ne vient pas ou est
insuffisante.
La nomenclature qui suit commence par les plantes généralement
les plus actives, et les doses et quantités indiquées sont des moyennes
qu'il est possible de dépasser si cela semble bien supporté. Plus les
tisanes sont prises chaudes et en abondance, plus grandes sont les
chances de bien transpirer. · ·
PLANTES SUDORIFIQUES (OU DIAPHORETJQUES)
Bourrache. C'est le sudorifique traditionnel, et bien mal considérés
sont ceux qui se permettent de ne pas se mettre à transpirer consécu-
tivement à l'absorption d'un grand bol de cette bonne tisane. Pourtant,
il est des réfractaires !
La bourrache a heureusement d'autres propriétés et son intervention
sera finalement positive, même si elle ne fait pas transpirer (mais .elle
le fait assez souvent tout de même).
On utilise les feuilles fraîches ou mais pour l'usage envi-
sagé ici, les sèches seraient peut-être plus indiquées. En mettre une
poignée (40 g environ) dans un litre d'eau bouillante; maintenir à feu
très doux pendant une dizaine de minutes. Prendre en plusieurs fois,
dans l'espace de une à deux heures.
Buis. Toujours dans le peloton de tête des tisanes anti-infectieuses ;
fait également bien transpirer.,. certains. En préparer un litre, en fai-
sant bouillir 40 g de feuilles pendant dix bonnes minutes. Prendre en
plusieurs fois dans l'heure.
Douce-amère. Comme la plupart des sudorifiques, est un bon dépu-
ratif, aussi peut-on y recourir également en cas de furonculose, de
rhumatisme, de goutte, de dermatoses diverses.
Pour un effet sudorifique, en faire bouillir une bonne poignée dans
un litre d'eau pendant quelques minutes et laisser infuser à feu doux
(pour maintenir suffisamment chaud). Prendre à plusieurs reprises
en une ou deux heures.
Sauge. C'est une plante aux effets assez étonnants. Si elle est pres-
crite en usage prolongé pour faire cesser les transpirations morbides
et persistantes, elle parvient, par contre, à faire transpirer lorsqu'on
en prend une assez grande quantité dans un espace de temps assez
court. C'est d'ailleurs toujours de cette manière que doivent être
lisés les sudorifiques : généralement ce qui reste du litre après décoc-
tion ou infusion, bien chaud, en l'espace de une à deux heures.
157
Mettre donc 40 g de sauge (feuilles et fleurs) dans un litre d'eau
bouillante; laisser infuser au chaud dix à quinze minutes. Boire en
une ou deux heures.
Sureau. Quand l'affection à traiter par la transpiration s'accompagne
de complications respiratoires, le sureau est particulièrement indiqué.
Après la période de transpiration, on pourra continuer alors de l'utili·
ser, mais en grande abondance. ·
On met à infuser 30 g de fleurs dans un litre d'eau bouillante, et l'on
maintient ainsi au chaud pendant quinze minutes. Prendre dans
l'heure, en plusieurs fois.
Lavande. C'est la dernière plante de la nomenclature des sudorifi-
ques, les suivantes ne l'étant qu'occasionnellement.
Mettre une cuillerée à soupe de fleurs dans une tasse d'eau bouil·
Jante. Infuser à ch1,1ud pendant dix à quinze minutes. Une tasse par
heure pendant trois heures.
Tilleul. Il en est que le tilleul fait bien transpirer, s'il est pris en
assez grande abondance et si les conditions accessoires requises pour
la transpiration sont bien réalisées.
Dans une tasse d'e;:Ju bouillante, mettre une bonne cuillerée à soupe
de fleurs, et laisser infuser à feu doux. Prendre une tasse toutes les
heures, trois fois de suite. ·
Genévrier. Peut faire transpirer, et surtout désinfecter. Une cuillerée
à café de baies séchées par tasse. Infuser en maintenant au chaud
pendant dix à quinze minutes. Une tasse par heure, pendant trois
heurt;!s. ·
Salsepareille. 40 g par litre d'eau; bouillir deux minutes; infuser dix.
Boire le tout en deux ou trois heures. ·
Comme le tilleul, c'est aussi un calmant, encore que le
·tilleul parfois énerve certains au lieu de les calmer; mais l'essentiel
ici est que cela fasse transpirer, et le coquelicot y incite à la dose d'une
cuillerée à café de fleurs séchées pour une petite tasse d'eau bouil·
lante. Infuser à chaud et prendre chaque heure, trois fois de suite.
Frêne. Comme pour une action diurétique, mettre une poignée de
feuilles dans un litre d'eau froide; porter à ébullition et maintenir au
chaud une dizaine de minutes. Tandis que pour la recherche d'un effet
diurétique, cette quantité se boit en un ou deux jours, pour espérer la
transpiration il faut tout avaler en une ou deux heures.
Chardon bénit. Mettre une cuillerée à soupe de la plante hachée
dans une tasse d'eau bouillante. Laisser infuser à chaud et prendre
chaque heure, trois fois de suite.
158
Tussilage. Feuilles et racine s'utilisent à la dose de 30 g
par litre d'eau froide; porter à ébulition et garder sur feu doux une
dizaine de minutes. Boire le tout en l'espace de deux ou trois heures.
Cela aide aussi aux expectorations.
Gratteron. Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. Infuser
à chaud pe.ndant dix bonnes minutes. Une tasse par heure pendant
trois heures. '
Carex. Une poignée dans un litre d'eau froide. Amener à ébulition.
Boire en une ou deux heures.
Oranger. Cette bonne feuille d'oranger, si précieuse pour les hyper-
ou les diabétiques, peut faire transpirer ceux qui ont des dis-
positions. En mettre alors 30 à 40 feuilles dans un litre d'eau bouil-
lante. Maintenir au chaud pendant un quart d'heure, puis prendre ·le
tout en l'espace d'une heure. ·
Citron. Il en est certainement qui, après avoir lu ce qui précède,
penseront que tout cela est bjen compliqué, alors qu'il leur suffit géné-
ralement d'une bonne. citronnade chaude, bien corsée, dans laquelle
aura bouilli un peu d'écorce de citron, pour provoquer la sudation,
avec, toutefois l'aide des couvertures et des bouillottes.
Alors est-il possible de commencer l'expérimentation par le citron
et de la poursuivre ensuite, en cas de résistance, avec les plantes
cédemment présentées.
LES PLANTES A FAIRE INTERVENIR
EN CAS DE TOUX
Tous ceux qui ont quelques connaissances - et surtout une sérieuse
expérience - en thérapeutique naturelle savent qu'à ses débuts un
incident de santé est souvent la traduction d'un effort libératoire de
l'organisme; lequel effor.t, ·il convient plus de l'encourager que d'y
porter entrave.
Une des tendances actuelles est de craindre toute réaction organi-
que et d'agir pour la contrarier s'il en survient une. Il semble que ce
ne soit pas le mal qui gêne vraiment, mais sa manifestation apparente.
surtout si elle est douloureuse ou gênante. Ainsi étouffe-t-on générale-
ment dans l'œuf toute velléité protectrice ou défensive, ce rôle étant
dévolu aux remèdes faisant dévier les réactions naturelles, leur retirant
ainsi leur signification.
Il est normal qu'à la suite d'un phénomène congestif ou inflamma-
toire, les organes et tissus affectés se prémunissent contre les éven-
tuelles conséquences de cet état par des sécrétions, spasmes et autres
réactions dépendant des réserves vitales et des possibilités immuno-
159
logiques, surtout si une infection s'est installée sur ce terrain épiso·
diquement favorable.
Ces remarques peuvent être inspirées par bien des alors
que tes manifestations surviennent souvent dans des cond1t10ns et des
endroits très différents. A part quelques situations particulières où il
importe de dégager un endroit menacé (cas de congestion, par exem·
pte), on doit s'évertuer d'abord à encourager la réaction, tout en s'ef·
forçant toutefois de la rendre supportable.
Dans Je cas présent, il ne saurait être question de faire intervenir de_s
remèdes pour arrêter la toux, alors qu'elle survient su.rtout pour parti·
ciper à l'excrétion des sécrétions muqueuses, celle-cl ne devant pas
non plus être gênée.
Ce n'est que lorsque la toux ou tes expectorations persistent trop,
ou encore que ces dernières sont au les
voies respiratoires semblent encombrees, qu 11 y a J1eu de fa1re mter-
venir les plantes, selon leurs propriétés respectives. .
Au début d;un rhume,. il suffit de pratiquer quelq_ues révulsions
(par cataplasmes, sinapismes, frictions) . et aux ,
susceptibles de prévenir une éventuelle (ou. dY remedier SI
elle est déjà installée). Interviendront alors les mfus1ons de thym et
tes citronnades chaudes avec, en plus, par précaution, de la tisane de
sureau (contre les phénomènes infectieux les plus fréquents dans les
voies respiratoires) ou de feuilles de buis, s'agit,
d'une grippe (laquelle, d'ailleurs, aura déJa 1mpose 1 mtervent1on du
buis).
Ensuite selon les phénomènes pouvant se manifester, il y aura lieu
de recou;ir aux différentes plantes. béchiques, c'est-à-dire propres à
calmer la toux et aussi, par extension, à remédier à l'affection, elle·
même. Ainsi seront utilisés : les béchiques émollients, pour attenuer
J'irritation causée par les sécrétions trachéales et bronchiques; les
béchiques balsamiques, pour modifier les sécrétions en les fluidifiant
et en neutralisant leur agressivité; les béchiques expectorants, pour
encourager les excrétions, par excitation des cils vibratiles et des mus-
cles lisses des canaux. · ' _
Une remarque importante à faire est. gu'il agir sur la toux seu-
lement après certitude que des mucos1tes ne plus les
bronches ou leurs annexes car c'est surtout grace à la. qu 11 est
possible de les excréter. Très eHicace et adoucissant, le tuss1tage peut
alors y participer activement.
Parfois ces mucosités tardent à apparaître, l'aridité des muqueuses
se par une toux sèche d'irritati?n., de racine
de primevère peuvent alors stimuler les secretions bronchiques et en
hâter J'expectoration.
Toujours en cas de toux sèche, des émollie.nts comm_e le lichen d'ls·
lande, Je capillaire de Montpellier ou la racme de gu1mauve, peuvent
160
être ajoutés à d'autres plantes balsamiques et bactéricides, tels le
thym, les bourgeons de pin ou de sapin, l'eucalyptus.
Le plus souvent, la gêne naît des difficultés à expectorer, les muco·
sités restant trop compactes et adhérentes aux parois. C'est dans ce
cas assez courant que le tussilage intervient avec bonheur. Les Anciens
le connaissaient bien, qui faissaient brûler ses feuilles pour permettre
l'inhalation de la fumée aux asthmatiques. L'infusion de sa fleur calme
la toux et facilite l'expectoration, surtout au stade où les sécrétions
deviennent importantes. Elle peut être utilisée encore en cas de tra-
chéite persistante.
Le Bouillon-blanc, s'il aide à expectorer, est aussi un modérateur
de la toux excessive grâce à une légère action narcotique. Il faut
prendre la précaution de le passer à travers un linge pour arrêter les
poils tapissant ses feuilles.
La racine de Réglisse, qui atténue l'éventuelle âcreté ou amertume
de certaines plantes utilisées dans les mélanges, a aussi la propriété
de fluidifier les sécrétions bronchiques et d'en réduire l'effèt irritant
S'il est important de faciliter les expectorations, c'est-à-dire l'expul·
sion des mucosités (défensives) sécrétées, il faut parfois liquéfier préa·
lablement celles-ci, leur compacité pouvant être un obstacle à la
migration. Cela est prévu par la nature car la plupart des plantes
expectorantes sont également liquéfiantes. Ainsi de la racine d'Aunée
qui libère la muqueuse suivant ce processus, tout en calmant les
éventuels spasmes des· voies respiratoires.
Il en va un peu de même avec l'Hysope qui, de plus, diminue
l'oppression; également avec les feuilles de Lierre terrestre (herbe
de St-Jean), qu'il ne faut pas confondre avec le lierre grimpant (qui
parfois court à terre s'il n'a pas de support pour grimper) auquel il
ne ressemble d'ailleurs pas.
La racine de Scabieuse est également un bon expectorant, de même
que la Primevère, les fleurs de ces deux plantes étant sédatives; si
bien que l'on peut commencer avec la racine pour expectorer et
continuer. avec la fleur pour arrêter une toux qui persisterait.
Il est toujours assez étonnant pour celui qui en est à la conception
de la médication spécifique de voir conseiller des plantes dont les
propriétés semblent parfois se contrarier. Comment, en effet admettre
qu'un remède végétal puisse, à la fois, encourager les
et la toux,, celle-ci survenant, justement, pour participer au
prem1er de ces phenomènes ? C'est que, grâce à une influence sur la
paroi muqueuse, la sécrétion, la fluidification, la libération et le glis-
sement, des mucosités s?nt stimulés et régularisés, tandis qu'est
tempéree la toux excess1ve, celle qui résulte plus d'une irritation
que d'un besoin libératoire.
Alors peut-on s'en remettre aux plantes pour ces actions à la fois
stimulantes et régulatrices. Dans ce lot des plantes qui peuvent faci-
161
liter les expectorations et modérer la toux, on trouve encore l'Anis,
le Carragahen (fucus crispus), l'Angélique, la Menthe pouliot, l'Origan,
le bourgeon de Peuplier, la Capucine, la Germandrée et la fleur de
Violette.
Certaines autres plantes, comme le Thym, le Marrube blanc, la Busse-
role, ont en particulier une influence aseptique, prémunisante contre
une éventuelle complication infectieuse.
La Lavande est un très bon antiseptique et aussi un intéressant anti·
spasmodique. On peut utiliser les sommités fleuries en infusions,
mais pour un effet plus rapide, il n'est que de recourir à son essence,
dont on prendra quatre ou cinq gouttes, le soir au coucher, dans un
peu d'eau ou sur un morceau de sucre (système particulièrement pra·
tique lors de déplacements). C'est très efficace.
Si la toux est consécutive à un état catarrhal (inflammation des
muqueuses et hypersécrétion des glandes de la région affectée), la
Balsamite odorante sera plus spécialement indiquée, de même que
le Cochlearia, tandis que le Velar pourra intervenir heureusement en
cas d'inflammation du larynx et de sécheresse de la gorge entrainant
l'enrouement.
Toujours contre l'enrouement, l'inflammation et la sécheresse du
pharynx - et aussi contre la toux spasmodique - il est justifié de
faire intervenir I'Erysimum, mais seulement s'il est possible de se
procurer la plante fraiche, celle qui est séchée ayant perdu une notable
partie de ses propriétés.
Lorsque, après un rhume, subsiste une toux d'irritation, la fleur
de Coquelicot peut la faire cesser, surtout si l'on y adjoint du Mélilot
et des semences d'Anis.
On peut encore mentionner, dans le lot des béchiques,. la Pulmo-
naire de chêne, l'Euphraise, la Mauve (surtout en .cas d'irritation), la
Véronique, le taurier d'Apollon et la traditionnelle tisane dite • des
4 Fleurs • bien qu'elle comprenne sept composants (mauve, violette,
bouillon-blanc, coquelicot, guimauve, tussilage, pieds de chat). La
dernière de ces plantes n'est plus guère utilisée et il parait qu'elle
n'avait été introduite dans le mélange que pour des raisons mineures
(elle ne coûtait pas cher, elle • faisait bien ., etc.).
Plus sérieux sont les motifs ayant présidé à la composition du
mélange qui suit, à utiliser quand la toux a résisté aux plantes
employées isolément : fleurs d'arnica, absinthe marine, 5 gr. de cha·
que ; pétales de pivoine, 10 gr. ; . fleurs de coquelicot, douce-amère,
gui, fleurs de· narcisse, fleurs de pêcher, sommités fleuries de solidago,
racine de valériane, 15 gr. de chaque. Pour enfants de 2 à 5 ans : une
cuillerée à dessert; adulte : une cuillerée à soupe; dans· une tasse
d'eau bouillante, infuser quelques minutes en récipient clos; une
petite tasse toutes les trois ou quatre heures.
Ces plantes n'ont pas toutes été précédemment mentionnées, n'étant
162

Il est encore à évoquer c t · .
rhumes et bronchites C'est er ames Circonstances particulières des
. persistantes, les séc;étions' lorsque, très abondantes et
muqueuse se cicatrisant mal. Alors catarrhal, la
Consoude ou à la Persicaire les uell e à la
caces en cas d'hémorragie légère q P esl également effi·
tité assez massive de lante (3 'ou our a re, Il faut une quan-
bouillir puis laisser refroidir. boire litre d'eau,
la seconde,. il suffit d'une pincée d s' . an IS que pour
à laisser infuser jusqu'à tassâ d'eau
rees dans le courant de la journée. e a pren re par CUille.
Toutes ces tisanes· conviennent a · b · 1 , • •
que d'une manifestation aiguë ltn hors .dun passager
seconde éventualité (bronchite chroniq a c romque, mals dans cette
par. un traitement. prolongé en c',est sur!out
vraiment un résultat satisfaisant 1 u foie que 1 on obtient
n'étant qu'épisodique. ' e recours aux plantes béchiques
Dans cette abondance de plante b" f .
difficile. Il est certain que des le ;hoix peut être
plus favdorables dans une
one pas e se placer dans une ·r ·
quant au choix à déterminer mais d d" posl lon e.mbarrassante
dont on peut disposer sont parmi les plantes
dent, peuvent interven'· f s. qUI, au moment de l'inci-
d'approvisionnement et des possibilités
promenades. e Jar
10
ou au hasard des
des rhumes et bronchites à sa
suffirait de faire intervenir le remèdes il
les deux en alternant), ensuite le ' e ureau .ou le BUIS (ou
enfin l'Anis, le Coquelicot et le e pour mieux. :xpectorer,
toux. n anc pour en fm1r avec la
Ce n'est qu'en cas d'effet insuffisant d 1 "
que les autres auront à intervenir. De t .maltresses ,..
complexes, et notamment chez ceux ui c r alns cas plus
réformer leur alimentation et leur façonq de seulement à
163
LES PLANTES QUI AIDENT
AUX FONCTIONS DIGESTIVES
Deux perspectives sont à envisager lors ·du recours aux remèdes
naturels, parallèlement à l'intervention .d'autres moyens curatifs
(notamment ingestion et applications d'argile, ·etc.), que le trouble
se manifeste à un endroit ou à un autre:
1. Atténuer la douleur ou d'autres désagréments;
2. Participer à l'action générale pour rétablir . l'intégralité des
fonctions.·
Généralement, la stimulation des fonctions hépatiques entre bien
dans le cadre de la seconde perspective (d'ailleurs la principale)
et, de toute façon, une action en ce sens peut être menée tout en
recourant aux digestifs, antispasmodiques, carminatifs, cicatrisants,
etc.
La nomenclature des plantes actives pour chaque circonstance
est établie selon l'ordre alphabétique, le coefficient d'activité étant
assez différent parfois selon les sujets ou les particularités.
Comme, par ailleurs,. il ne saurait être envisagé d'acquérir toutes
celles qui sont indiquées pour chaque situation particulière, il
faut expérimenter et bien noter quels résultats ont pu être attribués
à l'une ou à l'autre.
Eventuellement, il est toujours possible - et souvent plus
- d'associer différentes plantes (par exemple, fleurs de l'une, feuilles
de l'autre et semences d'une troisième).
Selon les difficultés du moment, on peut alors recourir à certains
éléments de la nomenclature qui suit.
PLANTES AMELIORANT LES FONCTIONS DIGESTIVES ET ATIE·
NUANT LES CONSEQUENCES DE LEUR PERTURBATION. .
Absinthe (sommités), ache (fleurs et semences), acore (racine),
anis vert (semences) aspérule odorante (sommités), aunée (racine),
aurone mâle (fleurs et feuilles), camomille (fleurs, à petites doses),
gentiane (racine), houblon (cônes), marjolaine (plante), marrube
blanc (plante), matricaire (fleurs), mélisse (feuille.s .et sommités
ries), orange amère (écorce), sauge (fleur; feuilles),
et chatons), sureau (fleurs et écorce), veronique (sommites fleunes),
verveine (sommités). ·
Parfois, il est utile, en pareille circonstance, qe faire intervenir le
mélange " Foie • Insuffisance • mentionné page 70.
PLANTES CALMANTES, AGISSANT BIEN EN CAS DE SPASMES
ET CONTRACTIONS.
Coquelicot (fleurs), houblon (cônes), mélilot (tige fleurie), mille-
feuille (plante), oranger (feuilles et fleurs), passiflore (fleurs en bouton),
tilleul (fleurs), valériane (racine).
164
Une formule composée agit très favorablement c'est celle indiquée
page 74 (Pour digérer et bien dormir). ' ·
PLANTES AUXQUELLES ON PEUT RECOURIR EN CAS DE FOR-
MATIONS GAZEUSES ET EN PRESENCE DE POCHES D'AIR GENANTES
(et aussi compléter les plantes calmantes, lorsque ce ne sont
pas les memes). ·
A.nis vert (semences), calament (sommités fleuries), camomille ro-
(une ou deux ou pincées de fleurs), carvi (semences),
launer d'Apollon (feuilles), mélilot (sommités
melisse. (somm. fleuries et feuilles), menthe (feuilles), origan
(som!flltes, fleunes ou non), pouliot (feuilles), romarin (sommités
fleunes ou non). · '
aider à une bonne évacuation des gaz, il suffire de
faire mfuser une ou deux pincées ou autant de fleurs de camomille
ou quelques feuilles de sauge, ou une petite cuillerée à café
vert dans une décoction d'écorce de citron, à prendre en fin de
repas.
Dans les cas rebelles, recourir à la formule .. Digestion difficile _..:.
Ballonnements .. indiquée page 70.
PLANTES STIMULANT EFFICACEMENT LES FONCTIONS DIGES·
TIVES.
aneth (semences). angélique (jeunes tiges),
aunée bas1llc (p!ante), centauree petite (sommités fleuries),
chardon bemt (plante), ch1corée sauvage (racine et feuilles), coriandre
germandrée (sommités fleuries), marjolaine (sommités'
fleuries), menthe (feuilles), ményanthe (feuilles) véronique (sommi·
tés fleuries). '
Prise en cours de repas et ainsi mélée aux aliments, une tisane
composée peut contribuer à l'amélioration des fonctions digestives,
par son effet tonique sur l'intestin. Elle est formulée page 73 sous
l'indication "Anémie - Déminéralisation •• '
PLANTES EXERÇANT UNE ACTION TONIFIANTE ET POUVANT
DONC COMPLETER CELLES QUI PRECEDENT.
• Alchimille (plante), aristoloche (feuilles), armoise (feuilles), frêne
fumeterre (plante), gentiane (racine), houblon (cônes), pissen-
lit (racme et feuilles), romarin (sommités), thym (sommités fleuries
ou non), ulmaire - reine des prés (plante). '
PLANTES STIMULANT L'APPETIT LORSQUE CELUI-Cl DEMEURE
PAR TROP DEFICIENT.
Absinthe maritime (semences et sommités), ache (feuilles et racine),
centaurée grande (racine), fumeterre (plante coupée), gratteron
(plante).
Un mélange est très efficace : centaurée petite (sommités fleuries),
165
15 g ;. gentiane (racine), absinthe (sommités fleuries), orange amère
(écorce), 30 g de chaque. Une cuillerée à café par tasse; porter à
ébullition, puis laisser infuser jusqu'au refroidissement ; prendre un
moment avant les repas.
On peut rendre cette tisane plus active encore en ajoutant 30 g
de noix de cola et autant de coques de cacao, mais cela risque de
la rendre un peu excitante.
PLANTES A UTILISER EN CAS D'INFLAMMATION DE L'ESTOMAC
OU DU . DUODENUM.
Carragaheen ou fucus crispus (frais ou sec dans des tisanes ou à
l'état naturel dans salades et potages), chiendent (racine); lin (graines),
mauve (fleurs et feuilles), psyllium (graines, dans une tisane ou prises
à raison d'une ou de deux cuillerées à café, avec un peu de liquide,
au cours du repas du soir), salicaire (sommités fleuries).
La formule " Reins-Vessie "• indiquée page 70 est intéressante à
utiliser dans de telles situations car elle tempère l'inflammation
tout en produisant un effet doucement laxatif.
Indépendamment de celui-ci, une composition donne très vite les
résultats souhaités en cas d'inflammation avec sensation de brûlure :
bouillon blanc (fleurs), guimauve (fleurs), 10 g de chaque ; grande
consoude (racine), fraisier (racine), bistorte (rhizome), tormentille (ra-
cine), 25 g de chaque ; tilleul (fleurs), 30 g. Une ou deux cuillerées
à soupe dans une tasse d'eau ; amener à ébullition et laisser encore
un peu à feu doux ; prendre deux ou trois tasses par jour, assez
loin des repas.
PLANTES A FAIRE INTERVENIR LORSQUE L'INFLAMMATION
SE COMPLIQUE D'ULCERATIONS.
Réglisse (racine), violette (fleurs).
Une formule est assez efficace pour contribuer à la cicatrisation
d'un ulcère interne : absinthe (sommités) calament (sommités fleuries),
hysope (feuilles et sommités fleuries), origan (sommités fleuries),
bétoine (racine), germandrée (sommités fleuries), lierre terrestre
(plante), pervenche (feuilles), sauge (fleurs et feuilles), germandrée
aquatique (plante), 10 g de chaque. Une ou deux cuillerées à soupe
du mélange dans une tasse d'eaù ; amener à ébullition et laisser
infuser 10 à 15 ·minutes. Prendre une tasse le matin à jeun et une
autre dans la journée en cas de douleurs.
PLANTES SUSCEPTIBLES D'ETRE UTILES LORSQUE L'INCIDENT
DIGESTIF SE COMPLIQUE D'INFECTION (colibacillose notamment).
Airelle-myrtille (baies), sureau (fleurs).
166
T
POUR LE RETABLISSEMENT ET L'ENTRETIEN DE. BONNES FONC-
IONS DIGESTIVES.
Une formule intervient alor h
cidents, notamment le eureusement dans la plupart des in-
pren?re, elle peut être comme. elle es! agréable à
souci (fleurs), genêt (fleurs) s es apres le repas :
pissenlit (racine) 10 g de (rhizome), asperge (racine),
cine), aspérule o'dorante drèle (plante), réglisse (ra-
à soupe par tasse d'eau bouillant' _g f e chaque. Deux cuillerées
maintenant au chaud . une t e ; , '" user quelques minutes en
• asse apres le repas.
Il peut arriver que les digestions soi t
ment par insuffisance de sécrétion _un trop lentes, simple-
que l'infusion de fleurs et feuilles d IValreb. n se souviendra alors
cuillerée à dessert par tasse d'eau et •euse, à la dose d'une
• peu s •muler cette sécrétion.
Une remarque est à faire à o . .
mentionnée et à propos de de la as_sez
de provenance médicale concern aur? pu lire des Informations
vorable sur la tension artériell une influence défa-
ont bien été constatés mais à 1 e. .:s d?as de la tension
bonbons à la réglfsse, ceci a le Importante consommation
COides prescrits contre la maladie remplacer des corti-
Da_ns l'utilisation modérée, en tisanes .
pareil effet puisse se produire Il n'a d'ai'lle•l pas que
· urs Jamais été constaté.
, Avant d'en terminer avec ce su'et d . .
a évoquer les doses auquelles on \T ennuis digestifs, il reste
le meilleur effet. On peut évide u 1 es plantes en obtenir
partie de l'ouvrage mais 'd," ' ,se reporter a la première
doses peuvent varier d'un' ca:Ja, Id' est re,marquer combien ces
de s'en tenir à des notions SUJet ? un autre. Plutôt que
en prenant pour base ue la p precises, mieux vaut expérimenter
une cuil'lerée à café pir tasse pour est d'environ
d'une cuillerée à dessert et 'o e pour. es racmes et les fleurs,
fleuries, d'une cuillerée à les feuilles, plantes et sommités
Toujours en général, on fait bouillir l' è .
un peu plus graines et racines . eg feuilles et plantes
et les sommités fleuries. ' mals seu ement infuser les
Parfois, il n'est pas beso;n d h
semences de psyllium qu'il suffit laleur, notamment les
en cours de repas, pour obtenir des va er, av;c un. de l!quide,
e! doucement laxatifs. D'autres pla t a la fo1s .
pissenlit, de chicorée sauva e d n es eurs de souci, feuilles de
ajoutées aux salades et menthe ... ) peuvent être simplement
167
LES PLANTES CONTRE DIABÈTE
ET MALNUTRITION
Dans le petit ouvrage • Diabète et malnutrition • cela a été remar·
qué : à un quelconque moment de la vie, chacun peut se trouver dans
· la situation d'un diabétique, qu'il s'agisse d'une manifestation pro-
longée de malnutrition ou d'un effort d'accommodation de l'organisme
à une situation exceptionnelle.
S'il est incontestable que les conditions trop faciles de vie, l'abon-
dance alimentaire et les aberrations qui en découlent, l'insatisfaction
des gens poussant à chercher les compensations dans les excès -
ou même seulement les inconséquences ---' de table contribuent à
grossir le lot des diabétiques, si l'abandon des aliments traditionnels,
de production locale, parallèlement à l'adoption de produits dénaturés,
ainsi que c'est notamment le cas dans de nombreux pays africains
où maintenant • prospère • le di:Jbète, on ne peut oublier que des
traces de ce déséquilibre des fonctions nutritives ont été relevées
dans des vestiges de la plus haute antiquité. Sans doute ce diabète
préhistorique était-il déjà la • conséquence de l'inconséquence • des
classes aisées; toutefois, on le remarque également là où les incar·
tades alimentaires sont limitées, mais les périodes d'insuffisance assez
fréquentes.
Dans certaines situations, le diabète est donc bien une manifes-
tation dégénérative, tandis que dans d'autres il représente un effort
d'accommodement à une situation exceptionnelle et de survie. Ce
diabète de circonstances ne présente guère d'inconvénients qu'épiso-
diquement, la situation se normalisant spontanément dès le retour à
des conditions plus normales. Mais si celles-ci - qu'il s'agisse de
carences ou d'excédents -. se prolongent, les circuits nerveux sont
trop profondément influencés par cette programmation exceptionnelle
pour retrouver l'originale, et le déséquilibre maintenant compensé
devient permanent et difficile ment réductible.
L'intérêt majeur des médications naturelles étant ·leur absence de
nocivité et une influence généralement polyvalente et bienfaisante,
il n'est pas de nécessité absolue de se livrer à de nombreux, fastidieux
et coûteux examens, avant d'entreprendre un traitement justifié seule-
ment par des présomptions. Une fatigue ou une soif inhabituelle, un
embonpoint ou un amaigrissement important, des difficultés dans la
cicatrisation des plaies, et même d'autres anomalies mineures telles
que des crevasses aux commissures des lèvres, doivent inciter à faire
intervenir des plantes antidiabétiques.
Déjà, dans l'alimentation est-il bien avisé de donner une assez
grande place à l'artichaut et une très grande au topinambour. Quel
dommage, soit dit en passant, que ce tubercule ne jouisse pas d'une
plus grande considération et ne soit pas plus généralement apprécié,
non seulement en raison de sa teneur en inuline, sucre • inverti •
168
pouvant passer de l'influence pancréatique pour être assimilé, mais
de sa fac1l1t.é Il suffit d'en planter une fois, et ensuite,
chaque annee, 11 _n est plus que de recolter, le seul inconvénient
cultural étant de limiter l'extension de ce robuste et prolifique topi-
nambour.
Le salsifis et l'artichaut présentent également des avantages sem-
blables quant. à leurs possibilités d'être facilement assimilés. Stimu·
lant 1? fonctiOn pancréatique, l'ail, l'oignon, les diverses chicorées
ne· doivent. pas être négligés. En période de déficience, leur donner
une place Importante dans les menus, de même qu'à l'asperge à la
betterave rouge, à la fraise, à l'abricot et à la pêche. '
L'épisode a_limentaire n'étant que secondaire dans cette chronique
reste à ment1onner les plantes propices à faire régresser le diabète'
guand il est trop ancien ou profond, ou à
liberer dun 1nconvement passager.
:-:pans !:ordre alphabétique, sa présence en tête de liste
sera1t InJUStifiee, ma1s en tenant compte des propriétés respectives
d,e chacune des plantes, c'est certainement le fenugrec qui vient en
Le ces petites graines que les Yéménites diabétiques
VIvant en Israel appellent • chilbe • et adjoignent à leur alimentation.
On s'attardera d'ailleurs un peu sur le mode d'utilisation du fenu-
grec. De les expériences prolongées et répétées, il résulte que
la plus efficace recette consiste à mettre une cuillerée à soupe de
ses dans deux tasses d'eau et de porter au feu pour réduire
de mo1t1e. Comme le fumet qui se dégage lors de cette cuisson n'est
pas toujours apprécié mieux vaut faire la préparation le soir et ne
prendre le liquide subsistant que le lendemain matin. Froid, c'est
nettement plus acceptable. Il faut toutefois remarquer qu'il est des
d_e fenugrec chaud, mais ce n'est pas la généralité. Une
a ne p_as _négliger est de passer le fenugrec sitôt terminée
la du _llqu!de car, si on laisse ce dernier en présence des
cel_les-cl f1mront par l'absorber entièrement. Peut·être faut-il
auss1 ment1onner que les graines cuites ne se consomment pas à
moins d'un appétit assez particulier? '
Pour en revenir au mode de préparation, on se doit de mentionner
to.utes .les autr?s façons d'accommoder ou d'absorber le fenugrec
n jam?IS abou,tl aux mêmes résultats. On dit du fenugrec qu'il
fa1t grossir; n est pas tout à fait exact, le fenugrec ne faisant
du po1ds qu'à ceux qui en manquent. Plus exactement il
favonse - et. grandement - l'assimilation. Aussi son intervenÙon
peut .se tradUire seulement un retour des forces, si la forme et
le du corp_s n ont _pas été affectés par l'état déficient. Parfois
auss1, graisseuses font place à l'accroissement du tissu
ce qUI se traduit par un amincissement sans perte de
po1ds. Phénomène ne laissant d'ailleurs pas d'étonner les intéressés.
Pour que le fenugrec induise un véritable engraissement, il faut
169
l'utiliser comme autrefois - et peut-être encore de nos jours dans
certains groupes humains - de façon massive, en introduisant les
graines, préalablement trempées ou moulues, dans presque _tous les
plats cuisinés. Ainsi, des jeunes femmes orientales pouvaient-elles
trouver plus aisément un mari, lequel versait à la famille un dédom-
magement d'autant plus important que la future épouse était replète
et pesante.
Ce n'est donc pas nécessairement dans cette direction qu'il faille
s'orienter pour un effet antidiabétique. Et il peut en être de même
avec tous les autres modes de présentation du fenugrec, qu'il s'agisse
de poudre ou de cachets en contenant. Ce n'est qu'assez rarement
que l'effet sera aussi évident, à quelques exceptions près, avec l'usage
de la décoction. C'est peut-être dommage, certains manifestant quel-
que répulsion devant cette tisane, pourtant pas tellement désagréable
quand elle est refroidie. Plutôt que de se diriger vers d'autres modes
d'utilisation, mieux vaudrait chercher quelques moyens termes pour
l'acceptation (commencer· par de petites quantités, édulcorer avec
réglisse, citron, menthe, etc.).
La décoction de fenugrec se prenant généralement le matin à jeun
(une semaine sur deux, des mois durant), certains pensent pouvoir
mieux la tolérer à un autre moment de la journée. Ce serait sans
doute encore efficace, mais seulement en partie car il faut bien recon-
naître que ce qui est pris le matin à jeun a une tout autre valeur.
On peut manger beaucoup d'ail, et pourtant être perturbé par une
tasse d'eau aillée trop corsée prise le matin, et cette eau aillée mati-
nale aura une action bien plus favorable et efficace sur la tension
que tout l'ail pouvant être pris dans la journée, sans que pour autant
il soit inutile.
Mais ceci est une autre histoire et il faut revenir au fenugrec, ne
serait-ce que pour une dernière remarque : passant très rapidement
dans les liquides organiques, ses pigments les odorisent assez forte-
ment. Non seulement l'urine est vite imprégnée, mais aussi les exsu-
dations. Alors mène-t-on de préférence la cure pendant les saisons
où l'on a moins tendance à transpirer. Ce n'est évidemment là qu'une
incidence mineure, mais dont il faut tenir compte devant les exigences
de la vie en société.
Haricot. - Oui, l'humble et simple cosse de haricot (celui qui est
à écosser, évidemment) que l'on jette négligemment à la poubelle
ou au tas de compost, cette cosse est un robuste antidiabétique. En
mettre une ou deux poignées (on pourrait en mettre dix sans dom-
mages, mais il ne resterait plus assez de liquide) fraîches ou sèches
(en général, on en met plus de fraîches que de sèches) dans un litre
d'eau; amener à ébullition et laisser au feu quelques minutes; atten-
dre le refroidissement, puis passer. Boire entre les repas en un ou
deux jours et recommencer.
Olivier. - Renfermant un principe qui abaisse le taux du sucre
sanguin, la feuille d'olivier est doublement utile au diabétique en
170
raison ·de l'action favorable qu'elle exerce aussi sur la tension arté-
rielle lorsque celle-ci est trop élevée. C'est souvent que le diabète
s'accompagne de troubles circulatoires, aussi l'intervention de l'olivier
est-elle particulièrement indiquée. En mettre une poignée dans un litre
d'eau et procéder comme avec les cosses de haricots.
Myrtille (ou airelle). - Si les baies sont utilement utilisées en cas
de troubles èlysentériques, les feuilles, elles, possèdent quelques pro-
priétés hypoglycémiantes. La tisane qu'elles permettent de préparer
est un bon complément de toute cure contre le diabète. Procéder
comme avec les plantes précédentes.
Géranium Robert. - Il contribue à réduire la glycosurie, se préparant
à la dose d'une cuillerée à dessert pour une tasse d'eau bouillante;
infuser et passer. En prendre trois tasses par jour, entre les repas.
Renouée. - Complète bien l'action de la précédente, se prépare et
se prend de même façon.
Valériane. - Elle est indiquée surtout en cas de diabète maigre et
serait assez active dans ce cas si elle ne perdait malheureusement une
partie de ses propriétés en vieillissant. L'utiliser à la dose de 100 gr.
de racines pour un litre d'eau tiède; laisser macérer une douzaine
d'heures, prendre entre les repas, à raison de deux ou trois tasses
par jour.
Eucalyptus. - Plus connu pour ses propriétés béchiques, l'euca-
lyptus est non seulement un robuste désinfectant, mais aussi un anti-
diabétique à utiliser à la dose de trois ou quatre feuilles - ou une
cuillerée à soupe de feuilles coupées - dans une tasse d'eau bouil-
lante; infuser et passer. Trois à cinq tasses par jour.
Galéga. - Surtout réputé (et à juste raison) pour son action galac-
togène, le galéga peut également rendre des services en cas de diabète,
à la dose de trois cuillerées à soupe dans un demi-litre d'eau bouil-
lante; infuser et boire à volonté, à n'importe quel moment.
Bardane. - Avec la racine de la bonne vieille • herbe aux teigneux •
on peut préparer une tisane à effet hypoglycémiant. Mettre deux poi-
gnées de cette racine coupée dans un litre d'eau. Faire bouillir une
dizaine de minutes; laisser refroidir; passer; boire tout en deux ou
trois jours.
Alchimille. - On utilise toute la plante, à la dose d'une bonne
poignée par litre d'eau; bouillir et infuser dix minutes; trois tasses
par jour, entre les repas.
Herniaire. - Bien que peu usitée, mérite d'être essayée en décoc-
tions (légère ébullition) de 30 gr. dans un litre d'eau à prendre dans
le courant de la journée.

••
Il est bien d'autres plantes hypoglycémiantes dans le monde, mais
elles restent à être expérimentées par d'autres, tel ce • maluah •
171
(Atriplex halimus) ou • buisson salé • dont se régale le rat des sables,
lequel meure de diabète lorsqu'il ne dispose plus de cette plante.
Plus réaliste est la mention du copaltra, plante exotique vendue uni·
quement en pharmacie, et qui est très efficace pour réduire le sucre
quand celui-ci est en trop grande abondance dans les urines (glyco-
surie}.
Dans le même but, il paraît que les Bédouins utilisent depuis fort
longtemps des décoctions de • ptérium ., plante du désert qu'ils pré-
parent dès le matin, laissent mijoter doucement toute la journée et
avalent avant le repas du soir.
Il est probable que la liste des plantes antiglycémiantes et éqliili·
brantes du métabolisme peut être considérablement allongée. Cela
se fera, mais pas aussi rapidement que si l'attention des médecins
et pharmaciens était plus spécialement portée sur les remèdes naturels.
LES PLANTES POUR L'INTESTIN
Celles qui peuvent : restreindre, relâcher, cicatriser, décongestionner,
désinfecter, calmer, adoucir, libérer. des gaz ou des parasites.
incommodités majeures sont surtout fréquentes avec un mau-
vais fonctionnement intestinal : la constipation et la diarrhée; mais
il est bien rare que les anomalies en restent à cette schématisation
et ne se compliquent pas d'irritation, de spasmes, d'infection, de
formations gazeuses, de douleurs, de parasitoses, etc.
Pour l'avoir maintes fois constaté, on admet que l'itinéraire de la
guérison des troubles intestinaux passe par la stimulation des fonctions
hépatiques, pour autant qu'une bile insuffisante ou incomplète est
un élément de déséquilibre intestinal.
Parallèlement à cette action menée en direction du foie avec des
tisanes hépatiques, il faut envisager l'intervention de plantes à effets
spécifiques (laxatives, adoucissantes, astringentes, calmantes, etc.).
Parfois même, assez longtemps encore après la réforme de l'alimen-
tation et la mise en route d'un traitement de base, des ennuis intes-
tinaux résultant d'une prédisposition familiale, de fâcheux antécédents
alimentaires ou d'interventions médicamenteuses à effets délabrants,
justifient le recours à des remèdes plus précisément adaptés à cer·
taines situations particulières. Le domaine des plantes actives, tout en
étant inoffensives, est assez vaste pour faire face à la plupart des
situatibns.
Constipation. - Ainsi qu'il avait été indiqué dans un précédent
chapitre, tout tourne autour de deux plantes maîtresses : bourdaine et
séné, à utiliser isolément ou en complément d'un mélange. La pre-
mière est particulièrement intéressante en raison de son action stimu-
latrice du foie, tandis que la seconde est d'une remarquable souplesse
172
d'emploi, selon que l'on recourt aux follicules, d'effet très doux puis·
qu'on peut même en. faire prendre la macération à de très jeunes
enfants (un follicule par année d'âge, mettre le soir dans une tasse
d'eau froide et faire prendre le lendemain matin}, ou aux folioles
(une cuillerée à café dans une tasse d'eau ou de tisane chaude), pour
un effet plus prononcé. Une précaution à prendre avec le séné est de
ne jamais le faire bouillir afin qu'il ne devienne pas irritant. La
bourdaine, elle, s'accommode bien d'une légère ébullition, nécessaire
même pour l'extraction de ses principes actifs. ·
D'autres plantes à effets laxatifs ne sont pas à négliger, surtout
lorsque la bourdaine ou le séné ne sont pas bien supportés, ou qu'après
une trop longue période d'utilisation, ils deviennent irritants ou
inopérants. ·
Ainsi, peut-on recourir à la casse, soit l'on utilise les rondelles
de pulpe comme des pastilles, soit que l'on fasse tout bouillir, conte-
nant et contenu, aux graines de lin, qui peuvent s'utiliser en décoction
ou moulues, être ajoutées aux aliments, au liseron des haies commode
si l'on se trouve pris de court à la campagne, à la farine moutarde
blanche, en décoction, aux fleurs de pêcher (celles qui tombent spon-
tané:-'ent}, aux semences de plantain psyllium, à prendre telles quelles,
à ra1son d'une ou de deux cuillerées à café avec un peu d'eau ou
de potage, en cours de repas, à la décoction de racine de rhubarbe
(à .utiliser plutôt da,ns les mélanges}, ou tout simplement aux pruneaux,
pns tels ou trempes, crus ou cuits, ou encore, dans les cas rebelles
macérés dans une décoction de bourdaine. '
Il est toujours possible de mélanger plusieurs plantes à vertus exoné-
rantes, et même d'ajouter après coup, une fois retiré du feu une
cuillerée à café de folioles de séné. '
Voici donc pour ce qui concerne la constipation, laquelle. peut d'ail-
leurs céder devant le moyen simple que représente la prise . le matin
à jeun, d'une cuillerée à café, à dessert ou à soupe âge, cas
ou tolérance) d'huile d'olive avec le jus d'un demi-citron.
Il n'y a pas que la constipation comme difficultés intestinales à
surmonter et il peut être avisé d'adjoindre des baies de genièvre à
toute tisane composée, qu'elle soit à des fins laxatives ou, au contraire,
contre des gaz, une débâcle, une irritation, et cela pour prévenir toute
éventualité d'infection. ·
En cas d'irritation de la muqueuse intestinale recourir à la racine
d? guimauve, graines Jin, la mauve, au psyllium, ce qui adou-
Cira tout en fac1l1tant les evacuatiOns. On peut utiliser aussi le mélilot
s'il n'y à aucune trace de sang dans les selles.
1mtat1on etant généralement douloureuse, ajouter de la verveine à la
plante ou au mélange choisi.
Il est parfois opportun aussi de compléter avec plantes encou-
rageant l'expulsion des gaz, et elles sont assez nombreuses : anis,
173
carvi, coriandre, cumin, fenouil, angélique, mélisse, genièvre, aneth,
benoite, pouliot, serpolet, origan, véronique, camomille allemande.
Les inconvénients ne s'arrêtent pas toujours au stade de la simple
irritation et peuvent consister en une inflammation plus ou moins
importante. C'est la colite, que l'écrivain ex-médecin, Axel Munthe, se
vantait d'avoir inventée en remplacement de l'entérite, laquelle s'ac-
compagne parfois de spasmes justifiant le recours au carragahen, à
la guimauve ou à la réglisse.
Dans la plupart de ces situations, il est bien entendu d'autres soins
naturels (argile buccale, cataplasmes divers, jus de carotte, de chou,
etc.) mais il n'est que de se reporter aux livres • Les Troubles diges-
tifs : ou • La Méthode Harmoniste • pour le traitement de fond, tandis
que, dans l'immédiat, il conviendra de se tourner vers
faisant J'objet de cette rubrique et notamment vers celles qu1 sUivent,
très efficaces en cas de diarrhées ou de dysenterie (situation assez
exceptionnelle).
On insiste parfois sur les propriétés astringentes de ces plantes,
mais ce n'est pas exactement de cela qu'il s'agit et, en prenant pour
exemple la plus remarquable d'entre elles - toi.Jt au moins par rapport
avec J'éventualité présentement envisagée -, et il s'agit de la myrtille
ou airelle, on s'aperçoit que la décoction de ses baies peut arrêter une
importante diarrhée - et même une dysenterie - sans pour au.tant
déterminer de constipation. C'est que, comme la plupart des remedes
naturels, l'action de la myrtille n'est pas à sens unique. Si elle met
entrave à des dérèglements - certains très sévères, parfois - ce n'est
pas tellement parce qu'elle est astringente, mais parce que son action
est désinfectante et équilibrante. Il est donc peu probable que son
intervention entraîne une réelle constipation. ·
Bien des plantes peuvent être d'un utile secours en cas de relâche-
ment intestinal, soit qu'il y ait accoutumance à la myrtille, soit qu'il
faille en compléter l'action, soit encore que l'on ne puisse en disposer,
Je moment venu. Alors peut-on se tourner vers : consoude, aigremoine,
busserole, fraisier, cognassier, bistorte, vergerette du Canada, géranium
Robert, grenadier, bouillon-blanc, argentine, berbéris, reine-des-prés
(ulmaire), renouée, ronce, scolopendre, rose rouge, salicaire, seneçon
Jacobée, germandrée, prunellier et aussi le mélilot, sauf, pour cette
dernière plante, s'il y a tendance aux hémorragies, même légères.
Les difficultés au niveau des intestins peuvent se compliquer de
parasitose. Heureusement, il est assez de vermifuges végétaux pour
remédier à ces éventuels inconvénients. En cas de présence ou de
soupçon d'ascarides lombricoïdes, faire .intervenir la mou$se d.e
et la gratiole ou le grenadier si les ascandes sont du verm1cula1re,
ou encore la dernière de ces plantes pour les ascans. Contre les
lombrics et ténia, penser à l'ansérine, à l'églantine, à la fougère mâle
et encore au grenadier. Pour les oxyures, la nomenclature des plantes
ayant fait la preuve de leur efficacité est assez importante; on peut
174
noter l'aurone, la gentiane, le thym, la tanaisie, la balsamite, la gratiole,
l'absinthe maritime et, naturellement, l'ail.
Une parasitose particulièrement dangereuse et tenace peut être le
fait d'amibes. Il est possible de s'en débarrasser avec une cure pro-
longée (3 mois) de décoction de buis, à boire en abondance.
Si, parfois, se présentait du sang dans les selles, préparer une
infusion de persicaire (une bonne pincée dans une tasse d'eau bouil-
lante, laisser infuser, boire en plusieurs fois, dans le courant de la
journée).
Des hémorroïdes peuvent parfois survenir aussi. Alors recourir aux
plantes favorisant la circulation veineuse : · cyprès, hamamélis, petit
houx (fragon), ficaire, sauge, millefeuille, marron d'Inde (pour ce der-
nier, il peut être plus efficace, en cas de crise aiguë, de se procurer
l'extrait en flacon).
Ainsi qu'il est toujours possible de le constater à l'expér.ience, dans
diverses situations, on peut toujours ramener à ·quelques plantes de
base le matériel d'intervention contre les ennuis intestinaux. Pour la
constipation : bourdaine ou séné ; contre le relâchement : myrtilles;
en cas d'hémorragie légère : persicaire; s'il y a irritation ou inflam-
mation : mauve ; trop de gaz : anis vert ; des parasites : ail.
Bien entendu, il est des cas rebelles et des accoutumances. C'est
alors qu'il est utile de connaître tous les autres moyens curatifs
végétaux. Souvent aussi pour aider les autres à se sortir de ces assez
pénibles situations.
LES PLANTES ASTRINGENTES

Ces plantes ont la propriété de provoquer une contraction des tissus,
de resserrer les orifices, de réduire les sécrétions diverses, grâce à
la présence de tanin, pectines et autres corps pas toujours identifiés.
Leur .intervention peut s'avérer particulièrement utile dans certains
incidents consécutifs à une flaccidité des tissus, à un excès de fluidité
ou à un défaut de coagùlation des liquides organiques, et à tous
relâchements. Ainsi, sont-elles de précieux auxiliaires du traitement
naturel des poussées inflammatoires, des hypersécrétions bronchiques,
vésicales, des relâchements intestinaux, des saignements intempestifs,
etc. On les fait donc, intervenir en cas de règles. trop abonda rites, de
saignements entre les règles ou de pertes blanches, de diarrhée ou
de dysenterie, même sanguinolente, de saignement de nez ou d'héma-
turie, de varices dilatées, de varicocèle et d'hémorroïdes, d'inconti-
nence d'urine, de prolapsus utérin ou anal, d'hémoptysie et d'hémor-
ragies légères, de hernie hiatale, de saignement des gencives, d'hyper-
trophie de la prostate, d'hémophilie.
Il est opportun de commencer la nomenclature des plantes astrin·
gentes par la persicaire, qu'il serait bon d'avoir toujours à disposition,
175
en raison de son influence rapide sur tout saignement inopiné. Il en
est deux variétés, la persicaire douce et la persicaire âcre, ou poivre
d'eau; c'est cette seconde variété qui est la plus efficace. En cas
d'hémoptysie, d'épistaxis, de métrorragie, de poussée hémorroïdaire
sanglante, de dysménorrhée et de tout épanchement sanguin, m ~ t t r e
une bonne pincée de persicaire dans une tasse d'eau bouillante, la1sser
infuser et prendre par cuillerées, dans le courant de la journée. Si
besoin est, augmenter un peu la concentration et la cadence d'absorp-
tion. Cela peut rendre également de bons services lorsque des veines
sont dilatées, que persistent des pertes utérines ou tout incident
précédemment signalé.
Exerçant une influence sur le resserrement fibrillaire des tissus
organiques, la bistorte est recommandable lors de métrorragie, d'épis-
taxis ou d'hémorragie intestinale.
La salicaire peut intervenir avec succès lors de dysenterie ou de
métrorragie, tandis que l'achillée millefeuille tempère le flux hémor-
roïdaire ou les métrorragies et calme la douleur des hémorroïdes.
Le lamier blanc est bien connu pour son action en cas de métrorragie
ou de leucorrhée, alors que la bourse-à-pasteur convient plus spécia-
lement en cas d'hémophilie.
Les feuilles d'aigremoine peuvent être utilisées pour des décoctions
à usage interne (une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau; bouillir
quelques minutes; deux à cinq tasses par jour, selon la situation)
lors de dysenterie, de crachements de sang, de pertes blanches ou
urinaires, ou, plus concentrées (deux poignées dans un litre d'eau ;
bouillir).
Que le cyprès soit souvent consacré à la • décoration • des cime-
tières semble avoir nui à sa réputation d'arbre particulièrement utile,
en ce qui concerne l'usage que l'on peut faire de son fruit; mais si
les Anciens· en réservaient le feuillage pour le culte des morts, on
retrouvait aussi la représentation du cyprès dans les monuments évo-
quant l'art de guérir.
La noix de cyprès est un remarquable vaso-constricteur, très efficace
sur le système nerveux, notamment lorsqu'il convient d'intervenir
quand les veines sont relâchées, avec ce que cela suppose d'incon-
vénients (varices dilatées, hémorroïdes}. On peut également utiliser
la décoction de noix de cyprès (une noix ou une cuillerée à café de
cônes brisés dans une grande tasse d'eau; bouillir quelques minutes;
prendre deux tasses par jour, avant ou entre les repas} en cas de
règles trop abondantes ou d'incontinence d'urine. Le Dr H. Leclerc la
prescrivait aussi contre l'énurésie.
Avec une décoction plus concentrée et en ajoutant du beurre de
cacao, on obtient une pommade à utiliser en cas d'hémorroïdes ou
de varices douloureuses.
176
La pimprenelle, dont la représentation a donné un personnage
moderne de la mythologie enfantine (Nicolas et Pimprenelle} et qui
permet de décoratives bordures dans les jardins, a d'intéressantes
propriétés hémostatiques.
Qu'on l'adjoigne aux crudités qu'elle agrémente ou que l'on en
prépare une décoction (une poignée dans un litre d'eau; laisser bouillir
doucement une dizaine de minutes; boire à volonté}. Cela peut inter·
venir efficacement en cas de diarrhée, hématurie, métrorragie, crache-
ment de sang et toutes hémorragies légères.
Si l'on n'a pas d'argile à portée de la main, lorsque survient un
accident (brûlure ou blessure avec plaie saignante}, froisser une poi-
gnée de pimprenelle et appliquer directement. Cela calme les douleurs
et contribue à la cicatrisation.
Egalement riches en tanin, tormentille et potentille peuvent être
indifféremment employées en cas de relâchement intestinal, de pertes
blanches, en décoction de 20 à 30 gr. de rgcine concassée dans un
litre d'eau, à prendre en deux jours. /
En doublant la dose de plantes, on obtient une préparation pour
l'usage externe (compresses, lavements, injections, gargarismes).
L'écorce de .chêne est bien pourvue aussi en tanin, mais elle est
assez difficilement acceptable pour l'usage interne. Aussi l'utilise-t-on
surtout en décoction (200 gr. dans 2 litres d'eau; bouillir 1/4 d'heure}
pour des petits bains de siège tièdes de 20 à 30 minutes, lorsque des
hémorroïdes saignent ou font souffrir. Cette même décoction peut être
consacrée à des compresses humides intervenant sur des varices dila-
tées, comme on le fait parfois aussi avec le sceau de Salomon.
En ajoutant du miel et du jus de citron à la décoction d'écorce de
chêne, celle-ci devient buvable, en petites quantités, et peut intervenir,
à défaut d'autre remède disponible, dans tous les incidents de conges-
tion, relâchement et hyper-sécrétion.
Dans les milieux harmonistes, on connaît bien les propriétés multi-
ples de la myrtille, et notamment ses possibilités de faire rapidement
cesser une diarrhée ou même une dysenterie, et ceci sans engendrer
de constipation, comme le font assez souvent les astringents.
En même usage interne ou en compresses et en lavements, la décoc-
tion de myrtille (une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau; bouillir
5 minutes; passer en pressant} est utile également dans le traitement
des hémorroïdes.
Quand on évoque les hémorroïdes, Îl est impossible de ne pas y
associer la mention du marron d'Inde qui est la providence des victi-
mes de cet inconvénient. Pour faire cesser une crise douloureuse,
rien n'est plus efficace. De même si ce .sont de simples varices dont
l'inflammation se traduit par de la douleur, ou encore en cas de
varicocèle, d'hypertrophie de la prostate, d'hémorragie par varices
internes, de prolapsus utérin. ·
171
Etant donné l'âpreté de la décoction, on adjoint généralement le
marron d'Inde à un mélange, avec d'autres plantes susceptibles d'atté-
nuer un peu ce que sa saveur peut présenter de désagréable. Pourtant,
celui qui est tenaillé par une crise douloureuse ou autre nécessité
pressante n'hésitera pas devant la • dégustation • de deux tasses par
jour (avant ou entre les repas) d'une décoction préparée en faisant
bouillir pendant quelques minutes un marron broyé (ou son équivalent)
dans une tasse d'eau.
Il est un· moyen moins héroïque d'utiliser le marron d'Inde, c'est
de se procurer en pharmacie de l'lntrait (liquide), à prendre dans un
peu d'eau, selon la posologie indiquée sur le flacon. Cela est surtout
opportun en cas de r.rise hémorroïdaire .violente et subite.
La racine de ficaire présente un peu les mêmes perspectives, mais
sa décoction est utilisée surtout en compresses sur les hémorroïdes
et en général sur tout emplacement de veines dilatées dont elle facilite
la réduction.
Par ses facultés à précipiter l'albumine, la grande consoude se
révèle active dans la plupart des hémorragies (nasales, utérines, rec-
tales, vésicales) et de la dysenterie.
La renouée est souvent utilisée avec bonheur quand survient un
saignement de nez ou une diarrhée sanguinolente pour lavements ou
injections.
Tonique, la feuille de noyer peut être utile dans certaines situations,
en usage interne ou externe. En infusion d'une bonne cuillerée à
soupe dans une tasse d'eau bouillante, à raison de deux ou trois
tasses par jour, elle contribue à l'arrêt de la lactation, le moment
venu.
La feuille de ronce (mOrier des haies), l'alchemille et la benoîte
peuvent être utilisées, faute de mieux, en cas de leucorrhée ou de
règles profuses.
Conseillées par le Dr H. Leclerc, contre la tuberculose, les pétales
de rose rouge se révèlent parfois efficaces dans les hémoptysies.
Quelques autres végétaux doivent également être mentionnés en
raison de leurs propriétés toniques et astringentes. Ainsi, la nèfle,
consommée telle qu'on la cueille en début d'hiver, ou mise en confi-
ture, donne des résultats souvent satisfaisants lors de dysenterie, en
agissant comme régulateur intestinal, donc sans contrepartie de
constipation.
Le coing, en gelée ou en sirop (ou nature pour ceux qui peuvent
l'apprécier ainsi, chose assez difficile), agit un peu comme_ la nèfle.
L'artichaut cru, on le remarque quand on s'en régale et qu'ensuite
il semble que la bouche se rétrécisse, est un bon astringent.
Pour ceux qui ont besoin de raffermir leurs gencives, il convient enfin
de mâcher souvent du cresson, et même de faire des badigeons de
gencives ou des bains de bouche avec le jus.
178'
On voit ainsi qu'une fois de plus la nature ne manque pas de res-
sources pour aider à surmonter les • incidents de parcours • signalés
en début d'article. Bien entendu, si chaque plante mentionnée est
efficace· par elle-même, il est possible qu'elle le soit encore plus en
association avec d'autres, les effets des unes et des autres s'addi-
tionnant, et parfois se multipliant.
LES PLANTES EN GYNÉCOLOGIE
les misères siégeant aux régions génitales peuvent revêtir plusieurs
formes et traduire différents déséquilibres. Une émission de sérosités,
parfois purulentes et même sanguinolentes, fait inévitablement penser
à une infection résultant d'un état· latent d'intoxication et de désé-
quilibre. Il importe alors de neutraliser, d'éliminer, puis de régénérer
conjointement aux autres soins naturels (bain de siège, cataplasmes
d'argile, argile par voie buccale, cures de citron et autres fruits, etc.).
Les plantes sont appelées à jouer un. rôle assez important pour
l'usage interne et, éventuellemnt, pour la préparation d'injections
quand la situation tarde à évoluer assez favorablement.
Cela a été dit et redit, les deux principaux anti-infectieux végétaux
sont le sureau et le buis. Actif dans la plupart des invasions bacil-
laires, le sureau sera pris en assez grandes quantités (dans un litre
d'eau bouillante, faire infuser 20 gr de sureau, cette quantité pouvant
être absorbée chaque 24 heures), pendant un bon mois. Ensuite, si le
résultat est insuffisant, recourir au buis, lequel est un énergique
remède contre les virus (ce qui est un grand privilège de la méthode
harmoniste car la médecine allopathique ne dispose de rien qui soit
vraiment efficace sans nocivité). Comme pour le sureau, essayer de
prendre le litre en un ou deux jours (40 gr de feuilles de buis dans
un litre d'eau, bouillir 10 minutes).
Ces mêmes préparations de sureau ou de buis pourront être utilisées
en injections (tièdes, sans pression, une ou deux fois par semaine)
en cas de persistance des pertes.
Toujours dans cette éventualité des pertes, il faut penser également
à celles qui résultent d'une faiblesse organique. Autrefois, on parlait
de la • chlorose des jeunes filles •. Maintenant, on évoquera plus
souvent la déminéralisation, et plus précisément, la décalcification.
Alors, en plus de la prise, dix jours consécutifs par mois, le matin
à jeun, de la préparation œuf-citron indiquée par ailleurs pour les ostéo-
pathies, il conviendra d'ajouter la tisane reminéralisante figurant éga-
lement dans le traitement des ostéopathies. Entre les repas, prendre
abondamment du jus de carotte (on peut y joindre du navet), de chou,
de betterave rouge (avec du citron) et penser au blé germé.
Lorsque les règles sont trop fréquentes ou abondantes, ou encore
rares et tardives, ne pas manquer de se souvenir que le foie est le
179
c chef d'orchestre • des glandes endocrines et le régulateur de la
sécrétion des hormones œstrogènes. C'est donc tout d'abord en sa
direction qu'il faut agir, toujours conjointement avec le bain de siège,
l'argile interne et externe, auxquels on adjoint une solide tisane hépa-
tique (busserole, prêle, souci, cassis, romarin, centaurée, caille-lait,
10 g de chaque; artichaut, réglisse, aspérule odorante, 30 g de chaque;
une bonne cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouillante, infuser,
prendre avant chaque repas).
C'est seulement ensuite que sera recherché, si la nécessité persiste,
le concours d'une tisane à effet spécifique. Ainsi, en cas de règles
insuffisantes ou douloureuses (ou les deux inconvénients à la fois),
se souvenir que le viburnum est sédatif, que le séneçon est emmé-
nagogue et sédatif, que les effèts de la sauge sont comparés à ceux
produits par la folliculine.
Le persil agit également efficacement sur la fonction ovarienne. On
commence par utiliser des décoctions de ses feuilles ou de ses semen-
ces. Si cela se révèle insuffisant, recourir alors au jus extrait de la
plante fraîche; mais il en faut beaucoup (100 à 150 g par jour), et
c'est là l'inconvénient du système.
Le souci est un emménagogue utile aux névropathes et anémiques.
Prévoir son intervention au moins une semaine avant la date présumée
des règles, car il peut en rétablir le cours si celui-ci est perturbé,
atténuer les éventuelles douleurs et régulariser le flux menstruel.
Bien que jouissant d'une assez solide réputation dans ce domaine,
l'armoise est utile surtout en accompagnement d'autres plantes en
mélanges, son activité isolée n'étant pas toujours suffisamment con-
vaincante.
Particulièrement remarqué pour son action dans les dérèglements
accompagnés de douleurs, le safran se comporte comme un tonique
en stimulant la contractibilité du muscle utérin. ·
Exerçant une action sédative sur les organes génitaux, le saule blanc
atténue les douleurs ayant pour siège l'ovaire ou l'utérus, tout en
faisant régresser les troubles nerveux pouvant en dépendre.
Le docteur H. Lèclerc recommandait l'épiaire contre les douleurs
survenant au milieu de chaque espace intermenstruel. ·
Les feuilles de framboisier peuvent être utilisées en infusion, autant
pour calmer les douleurs des règles difficiles que pour tempérer celles
de l'accouchement.
Lorsque les règles sont trop abondantes ou douloureuses, de même
qu'en cas de congestion du bassin, faire intervenir l'épine-vinette
(berbéris).
On connaît maintenant les possibilités de la vigne rouge de fairè
apparaître les règles tardives ou de stimuler les réticences, du fait
de son action sur la circulation du sang. L'utiliser en bains de pieds
180
chauds après avoir fait bouillir deux bonnes poignées dans quelques
litres d'eau.
Encore en cas de règles insuffisantes et douloureuses, on peut men-
tionner, pour l'usage externe, le cataplasme de son et feuilles de lierre
grimpant, à placer, bien chaud, sur le bas-ventre, ce qui suffit très
souvent à ·calmer les douleurs et intensifier le flux.
Quand, au contraire de règles insuffisantes, celles-ci sont trop abon-
dantes, certaines plantes ont la propriété de réduire le flux intempestif.
En tout premier lieu, c'est la persicaire, dont on met une bonne
pincée dans une tasse d'eau bouillante, pour faire infuser et prendre
en plusieurs fois dans le courant de la journée.
Curieusement, cette même vigne rouge, précédemment signalée pour
favoriser l'écoulement sanguin, quand on l'utilise pour les bains de
pieds chauds, peut le freiner si elle est utilisee à l'intérieur, de préfé-
rence en adjonction à un mélange d'autres plantes car elle est assez
peu digestè.
Il est encore, pour ce rôle de frein, le géranium Robert, la vergerette
du Canada, la busserole (également antiseptique), la bourse-à-pasteur,
la consoude. Lesquelles plantes sont également efficaces en cas de
pertes blanches persistantes ou récidivantes.
En cas de gêne provoquée par des spasmes des organes génitaux,
recourir'au millefeuille, généralement efficace dans de telles situations.
Il est certainement d'autres plantes, encore inexpérimentées ou dont
l'usage s'est perdu, qui présentent des propriétés intéressantes, mais
déjà. avec ce qui est connu les perspectives sont assez vastes pour
éviter le plus souvent le recours aux moyens offensifs de la médecine
courante.
LES PLANTES QUI PRÉPARENT
ET AIDENT A UNE BONNE MÉNOPAUSE
Un préambule n'est pas inutile pour bien clarifier la situation,
notamment lorsqu'il s'agit d'exercer une action en direction des glandes
endocrines car, avant de tenter d'exercer une influence directe, con-
vient-il d'abord de stimuler le foie, lequel participe au contrôle de la
production des hormones œstrogènes.
Tout traitement préventif ou curatif devra donc comprendre d'abord
une cure de tisane hépatique, et i! en est plusieurs formules dans
ce livre.
Puis, ce sera le remède polyvalent de la circulation du sang et du
fonctionnement ovarien, la sauge, laquelle, on le sait, contient énor-
mément d'hormones femelles. Hormones végétales, bien entendu, ayant
181
pour destination, non de se substitUE;r sécrétions
humaines mais de les favoriser en les eqUilibrant. En toute s1tuat1on,
sauf durant les huit premiers mois de la grossesse, il est possible et
souhaitable de faire un large usage de sauge.
Comme l'af1proche de la ménopause se signale souvent par des
troubles circ et que la pleine ménopause elle-même n'est pas
dépourvue dè telles' difficultés, lesquelles subsistent parfois encore
à la postménopause, on ne peut manquer signaler !ormule
de tisane qui agit conjointement sur le fonctionnement hepat1que et
la circulation du sang. En voici la composition : souci, genêt, polypode,
asperge, pissenlit, 10 g de chaque; grémil, prêle, réglisse, aspérule
odorante, 20 g de chaque. Deux cuillerées à soupe du mélange dans
une tasse d'eau bouillante; infuser quelques minutes; prendre après
chaque repas.
A propos des de il que de
celles-ci manquent parfois, par sUite de d1ff1cultes d approviSionnement.
Demander alors à l'herboriste de remplacer la plante manquante par
une autre aux propriétés sensiblement équivalentes.
Toujours - et plus précisément - pour la circulation sanguine, il
peut être opportun de faire intervenir la tisane indiquée page 69 pour
la circulation du sang.
Si la vigne rouge, assez indigeste, ne peut guère être utilisée que
dans un mélange (ce qui, d'ailleurs, n'atténue en rien ses remarquables
propriétés), elle peut par contre être, empl?yée, ?es
bains de pieds, à la dose de ?eux a bou.•llir une_d1za1ne
de minutes dans quelques litres d eau. Ce bam de p1eds act1ve très
heureusement la circulation du sang et stimule l'ar.rivée des règles
lorsque celles-ci se font attendre.
Dans cette perspective de règles absentes ou même simplement
insuffisantes, des plantes à utiliser isolément ou en mélange de
ques-unes, peuvent avoir la meilleure influence : semences _de persil,
racine de fenouil, sauge, déjà mentionnée, fleurs de souc1, menthe
Pouliot armoise, absinthe, aurone mâle, safran, aunée, santoline, anis
odorante, matricaire, génépi, capucine, séneçon Jacobée.
Si les règles apparaissent, normales en volume, mais à intervalles
irréguliers, trop espacés surtout, faire alors intervenir une ou
de ces plantes (il faut faire des essais pour trouver cel!e qUI peut
être la plus efficace selori le tempérament) : thym, romann, fleu.rs et
feuilles d'ache, cumin, angélique, calament, semences de persil ou
de laitue, tanaisie, tilleul.
En cas de présence de caillots (situation assez normale quand. !es
règles sont trop abondantes), recourir à des plantes ayant la propneté
de freiner la coagulation trop rapide du sang : aspérule odorante,
hamamélis, et surtout mélilot, lequel peut être précieux en prévision
d'une éventuelle périphlébite.
182
Lorsque les écoulements sanguins des règles sont par trop abon·
dants, tournant même parfois à l'hémorragie, il faut sans plus tarder
introduire dans le traitement (bains de siège froids, cataplasme d'argile
au bas-ventre, sauf pendant les 4 ou 5 jours de règles normales) des
infusions de persicaire âcre. En raison de ses propriétés antihémor-
ragiques, il serait d'ailleufs opportun d'avoir toujours un petit paquet
de cette plante à sa disposition. D'autres plantes ont également des
vertus dans ce sens, bien que moins marquées : consoude, géranium
Robert, salicaire, renouée, prêle, bourse-à-pasteur, ronce, busserole,
vergerette du Canada, lamier blanc, gui, prêle, millefeuille, véronique,
acore, alchemille.
Si les plantes isolées se montraient insuffisantes, ou encore que
l'organisme s'y soit habitué, il ne faut pas hésiter à en appeler au
mélange suivant : bistorte, ortie piquante, pervenche, 10 g de chaque;
aigremoine, bourse-à-pasteur, busserole, cyprès, gui, millefeuille, sani-
cle, 20 g de chaque. Deux cuillerées par tasse du mélange; bouillir un
peu et laisser infuser; une à six tasses par jour, selon nécessité.
Lorsque surviennent des complications nerveuses, de l'agitation, des·
angoisses, même, bien des plantes peuvent être secourables : valériane,
tilleul, mélisse, berce, houblon, marjolaine, passiflore, narcisse, mélilot,
séneçon Jacobée, a.spérule odorante, narcisse des prés, aubépine,
armoise, balsarilite.
Si le nervosisme gagne le cœur et que surviennent des palpitations,
alors voici des plantes susceptibles d'agir favorablement : aubépine,
mélisse, muguet, oranger, menthe, asperge, bouillon de laitue.
En cas de sueurs, prendre de la sauge et de la prêle et, si survient
une période dépressive, se souvenir que la reine-des-prés (ulmaire) est
un remarquable euphorisant et que le serpolet, la sauge (toujours!)
le romarin et l'aspérule odorante agissent dans le même sens.
Un ennui parfois assez tenace résulte des bouffées de chaleur que
l'on peut espérer maîtriser avec l'aubépine et la noix de cyprès, mais
surtout avec le mélange qui suit : armoise, aunée, millefeuille, bourse·
à-pasteur, gui, millepertuis, verveine, 25 g de chaque; menthe, 30 g;
romarin, 50 g. Quatre cuillerées à soupe du mélange dans un demi-litre
d'eau bouillante; laisser macérer jusqu'au refroidissement; passer et
prendre dans la journée, pendant 10 jours ; reprendre après 2 jours
de repos, aussi longtemps que nécessaire.
Reste· encore à signaler deux mélanges à prendre un mois chaque,
l'un après l'autre, soit en cure de deux mois, en cas de tout dérègle-
ment glandulaire supposé (même s'il y a erreur dans le diagnostic,
il n'y a que des avantages à faire cette cure).
Premier mois : aubépine, 10 g; fucus vésiculeux, 20 g ; ulmaire, busse-
role, prêle, 30 g de chaque ; bourdaine, vigne rouge, 50 g de chaque.
Deuxième mois : genêt, caille-lait, bruyère, 10 g de chaque; maïs,
20 g; pariétaire, aspérule odorante, 30 g de chaque; bourdaine, 50 g.
183
Deux cuillerées à soupe du mélange pour une tasse d'eau bouillante;
infuser; prendre deux tasses par jour, avant ou entre les repas. Cette
cure peut souvent se montrer efficace en cas de menace d'obésité.
LES PLANTES POUR LES YEUX
Envisageant- les soins à porter aux yeux, deux éventualités sont à
considérer : les maladies de l'œil et les troubles de la vue. Ces deux
aspects étant évoqués dans le livre • Santé des yeux ., avec mention
des soins particuliers et du traitement global, il n'est donc pas question
de reproduire ce qui est déjà publié, mais de compléter en s'arrêtant
plus précisément sur les plantes à faire intllrvenir.
Pour ce qui concerne particulièrement les troubles de la vue, le
tour d'horizon sera limité à la mise en évidence des qualités respec-
tives de la carotte (bien qu'elle ne soit pas une • plante à tisane •>
et de la myrtille (que l'on peut égalèment utiliser autrement qu'en
tisane) aux propriétés si précieuses et divers!%. On a calculé qu'il faut
six à sept dixièmes de seconde pour que les bâtonnets récupèrent
après un éblouissement, soit le temps, à 120 km/h, de parcourir 200
à 250 m. Les pigments--de la myrtille (et du cassis, dont les propriétés
ne seraient pas négligeables), ainsi que le carotène de la carotte,
permettraient d'écourter de 10 à 15 % ce temps de récupération.
On peut remarquer aussi la présence, dans la carotte, d'un important
coefficient de carotène, ou provitamine A, qui s'oppose au durcissement
et à l'opacité de la cornée, tout en favorisant la vision, notamment
à la tombée du jour.
Les propriétés de la myrtille complètent celles de la carotte, ses
pigments améliorant également la vision nocturne.
L'utilisation de la carotte ne pose pas de problèmes particuliers·
car on la consomme déjà largement, râpée, aux repas. Cependant, pour
un usage thérapeutique, cela n'étant pas toujours suffisant, le recours
au jus fraîchement exprimé permet une ingestion plus importante.
Alors que l'on absorbe facilement, entre les repas, les deux grands
verres de jus extraits de deux kilos de cette même carotte, il n'en
irait pas de même si cette quantité était présentée dans l'assiette. Il
importe d'ailleurs d'utiliser la carotte râpée, parallèlement au jus,
certains éléments utiles pouvant se trouver encore dans la pulpe après
extraction.
La myrtille présente plus de variétés dans l'utilisation puisque l'on
peut aussi bien consommer les baies fraîchement récoltées, le jus
que l'on en extrait, la décoction des baies séchées ou la confiture
dont elle est la base.
La solution idéale serait certainement la cure des baies à la récolte;
mais encore faut-il se trouver là où elles mûrissent. On le sait, les
184
myrtilles se plaisent bien à une altitude moyenne, sur les • montagnes
à vaches • de la Savoie, du Massif Central, de l'Alsace, du Jura, du
Morvan, etc. C'est généralement à la fin de l'été qu'elles mOrissent1
. Des. industriels_ les et utilisent pour la préparation de
m1s e.n bouteJII_es n ayant sans doute pas la même valeur que les
ba1es fra1ches, ma1s donnant tout de même d'appréciables résultats
dans diverses circonstances, allant de la déficience visuelle au dérè.
glement intestinal. Ces jus peuvent donc être utilisés pour des cures
de trois semaines renouvelées tous les trois mois à raison d'une
bouteille par semaine. '
Une solution plus économique est l'utilisation des baies séchées
?n dé_coction, mais cela semble plus efficace pour les dérèglements
mtestmaux que pour les déficiences visuelles, à moins de cures pro-
longées. Les baies sont mises à bouillir doucement pendant une dizaine
de à raison d'une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau;
enswte, on _Passe en pressant afin de bien exprimer le liquide absorbé
par les frUJts. On peut prendre chaque jour deux ou trois· tasses de
cette décoction.
La confiture présente certainement des avantages en raison de la
présence des myrtilles, mais aussi quelques inconvénients inhérents
à la concentration de sucre. Elle ne saurait donc être utilisée qu'en
complément. ·
Pour les soins locaux à apporter aux yeux en diverses circonstances
il n'est que l'embarras du choix. Sans doute suffirait-il, comme pou;
cas, trois ou quatre plantes, à partir desquelles
11 est. possible d env1sager d'heureux résultats dans la plupart des
maladies des yeux, mais on se doit de tenir compte des possibilités
d'approvisionnement et aussi des cas particuliers (tolérances et into-
lérances). Alors n'est-ce pas inutile de faire mention de toutes les
plantes susceptibles d'être de quelque utilité en cas d'incident ayant
l'œil pour siège.
Ainsi qu'il est souvent mentionné dans les conseils harmonistes
on dispose de deux principaux agents anti-infectieux : le sureau et
le buis. Le premier est également un anti-inflammatoire, à faire inter-
dans tout ennui affectant l'œil. Ensuite, si cela ne suffit pas,
11. teJ'!'lps de à d'autres plantes, notamment pour le cas
ou 1 mfect10n sera1t le fa1t d'un virus. Il faudrait alors soit remplacer
le par le buis, soit utiliser les deux plantes en' alternant, pour
des lot10ns, compresses, bains locaux.
Parfois, lors d'une suppuration, notamment, la paupière reste collée
au réveil; il peut suffire de deux ou trois gouttes de citron dans le
coin externe le l'œil, pour rétablir la situation très de
même que s'il s'agit de libérer le canal lacrymal obstrué. Dans ce' cas
précis, il faut alors mettre le citron dans Pangle interne de l'œil.
Le sureau peut être utilisé conjointement avec le citron, surtout si
185
l'œil est irrité ou la paupière enflarr.mée. Dans cette situation, il peut
parfois être nécessaire de· recourir à de petits cataplasmes chauds,
préparés avec une cuillerée à soupe de fleurs de sureau et deux de
farine (mélanger, mouiller, cuire en remuant, mettre dans un linge fin).
Ces solutions (infusion ou cataplasme de sureau) peuvent être accep-
tables dans diverses situations : conjonctivite, iritis, kératite, rétinite ...
Pour les irritations de l'œil, le docteur H. Leclerc préconisait une
infusion préparée avec une pincée de chacune de ces plantes : bleuet,
mélilot, plantain, lesquelles peuvent être également utilisées isolément,
en raison de leurs propriétés particuières.
Le bleuet peut intervenir, en lotions ou bains, lors de toute affection
inflammatoire, d'irritation ou de rougeur des paupières, d'orgelet.
Le mélilot est utile à peu près dans les mêmes circonstances, de
même qu'en cas de larmoiement.
Si le plantain agit bien lorsque survient une blépharite, il est surtout
indiqué lorsque monte la tension oculaire et qu'il y a menace de
glaucome. Les lotions, bains et gouttes (4 ou 5, 2 ou 3 fois par jour)
contribuent à faire régresser cette tension locale trop élevée.
A ces soins locaux, il est prudent d'ajouter un traitement interne
comprenant des tisanes pour la circulation, et notamment la myrtille
déjà évoquée contre les troubles de la vision. En effet, la décoction
ou le jus de myrtille agit efficacement contre les troubles de la vision,
les troubles circulatoires rétiniens et les incidences· vasculaires du
glaucome.
Avant de quitter la myrtille, on ne peut manquer de souligner l'effi-
cacité de sa décoction concentrée en badigeons contre l'eczéma des
paupières.
Ceux qui ont un jardin ou peuvent s'approvisionner en cerfeuil, en
extrairont le jus ou feront des cataplasmes de la plante fraîche, pilée
ou hachée, à utiliser en cas d'irritation de l'œil ou d'inflammation des
paupières. Eventuellement, en pareille situation, il est possible aussi
d'utiliser le bouillon de cerfeuil pour des compresses humides.
Pour la laitue, il n'est pas indispensable de posséder un jardin car
c'est la décoction de la graine qui peut être employée en cas d'ophtal-
mie aiguë.
Lorsqu'une congestion des yeux survient, il faut évidemment envi-
sager des troubles aussi l'infusion d'hamamélis peut-elle
rendre des services, en usage interne et en lotions, bains ou compresses.
On connaît le surnom de • casse-lunettes • donné à l'euphraise,
ce qui suggère une bonne réputation de plante favorable aux yeux.
On l'emploie lors de blépharite, conjonctivite, larmoiement, toujours
en lotions, bains ou compresses.
186
.
La camomille romaine, le coquelicot peuvent être utilisés également
contre les inflammations et irritations des yeux et des paupières, de
même que la feuille de noyer dont la décoction donne aussi de bons
résultats en cas d'eczéma des paupières.
La mauve, le myosotis, les semences de coing présentent quelque
utilité quand sévit une irritation et l'on ne saurait mieux faire que
de terminer cette nomenclature par une mention spéciale concernant
les pétales de la rose rouge. Ou bien l'infusion des fleurs est utilisée
en lotions et compresses, ou bien les pétales frais sont directement
placés sur les paupières, et maintenus ainsi toute la nuit lorsque sévit
une fatigue oculaire. ·
Une affection oculaire harcelante est la cataracte contre laquelle
on préconise surtout l'extraction chirurgicale du cristallin. Or, des
résultats satisfaisants ont été signalés consécutivement à l'intervention
de la mélisse. Deux ou trois fois par jour, les intéressés mettaient dans
l'œil atteint quelques gouttes d'une décoction concentrée de mélisse
(2 cuillerées à soupe pour une tasse d'eau; bouillir 5 à 10 minutes).
Il n'est de miracles que ceux de la nature, que l'on ne commande
pas et que l'on ne reconnaît pas toujours. Ainsi des résultats étonnants
sont-ils obtenus dans certaines situations, alors que dans d'autres
,cela est moins évident. Il est, certes, assez peu fréquent qu'une
amélioration plus ou moins substantielle ne puisse être espérée, mais
trop de facteurs entrent en ligne (hérédité, profondeur et ancienneté
de l'atteinte et de la dégradation, potentiel défensif, etc.) pour que
la guérison, même partielle, puisse être assurée. Mais comme à essayer
les risques sont nuls, alors que les chances de dominer le mal sont
toujours intactes, pourquoi n'essaierait-on pas?
LES ANTICOAGULANTS NATURELS
Le vocabulaire médical est trop souvent imprécis, manquant des
nuances permettant de discerner· ce qui va à l'encontre des phéno-
mènes naturels de ce qui ne vient que les seconder. Il n'est donc
pas inutile de préciser dans quel sens peut être employé un terme
pouvant n'avoir qu'un rapport assez lointain avec ce qu'il suggère ou
représente selon l'optique médicale.
Dans certaines situations morbides, il peut se former des caillots
dans les vaisseaux sanguins. C'est la thrombose, l'hypercoagulabilité
sanguine entraînant la formation du caillot. Pourtant, il est mainte-
nant bien connu que cette coagulation suppose une lésion patholo-
gique des cellules tapissant la paroi interne de l'artère ou de la veine.
Ce sont d'ailleurs les plaquettes, éléments normaux de réparation de
l'endothélium accidenté qui peuvent aussi bien assurer la reconsti-
tution de cette paroi que former un dépôt conr:luisant parfois à la
187
coagulation et à la formation de caillot quand la paroi est atteinte,
non par une lésion mécanique mais pathologique.
L'hypercoagulabilité sanguine est donc d'abord une maladie des
vaisseaux avant d'en être une de ce tissu mobile qu'est le sang.
Parfois, c'est la présence d'un élément artificiel, telle une prothèse
de plastique, qui incite à la coagulation dans les entraî-
nant le porteur de cette prothèse vers un recours mmterrompu aux
anticoagulants.
Ainsi qu'on le verra plus loin, il peut être opportun, parfois, de
faire -intervenir préventivement un produit naturel susceptible d'en-
traver ce phénomène de coagulation interne, sans entraîner d'effets
secondaires fâcheux, comme il en va généralement avec les anticoa-
gulants pharmaceutiques.
Pour discerner ces nuances, il importe de savoir comment agissent
les anticoagulants, lesquels, comme leur nom l'indique, agissent sur
la coagulation du sang, en la retardant ou en l'entravant Et ceci,
soit en détruisant la prothrombine produite par le foie dans le but
de provoquer la coagulation du sang quand celui-ci sort des vaisseaux,
soit en s'attaquant à la vitamine K, autre élément favorisant la
coagulation dans les mêmes circonstances. C'est d'ailleurs cette vita-
mine qui, par une activité catalytique, permet la synthèse et l'élabo-
ration de la prothrombine. Donc, le médicament anticoagulant peut
exercer son action destructrice sur le précurseur ou sur le produit
élaboré.
Il est évident qu'une fois détruite là vitamine K et la prothrombine,
et ainsi dépourvu de son facteur coagulant, le sang peut se répandre
hors des vaisseaux, au cours d'hémorragies internes ou externes. Dans
ce dernier cas, il peut être relativement facile d'intervenir
ment, mais quand l'écoulement est interne, des effets catastrophiques
peuvent s'ensuivre, selon le lieu de l'épanchement (intracrânien,
notamment}. ·
Le seul anticoagulant acceptable est donc le fluidifiant s'opposant
aux éventuelles thromboses et à leurs conséquences (notamment lors
de menace de phlébite}, mais ne détruisant pas des éléments de coa-
gulation pouvant intervenir en cas d'hémorragie.
Diverses substances ont été identifiées, comme pouvant répondre à
ces préoccupations. Ainsi le citrate, sel de l'acide citrique, présent
dans le citron et divers autres végétaux, les oxalates, sels de l'acide
oxalique que l'on trouve également dans des végétaux (oseille, épinard,
etc.}, la citrine, .substance isolée de l'extrait de citron pour le traite-
ment de la fragilité des capillaires et pour réduire le temps de saigne-
ment, en combinaison avec la vitamine C, laquelle d'ailleurs, se trouve
également dans le citron, incomparable fluidifiant du sang, propriété
encore démontrée avec les citroflavonoïdes, mélanges de flavones à
action vitaminique P, extraites, comme la citrine, de l'écorce du citron.
Plus précisément selon l'objet de cette chronique, il sera remarqué
188
le rôle important, dans l'opposition· à la coagulation excessive, de la
coumarine, laquelle existe dans le mélilot, l'aspérule odorante, la
mélitte des bois et la fève tonka (coumaron} qui lui a donné son nom.
C'est vers 1920 qu'un incident révéla quelles perspectives théra-
peutiques pouvaient découler de l'utilisation du mélilot. Des accidents
hémorragiques étant survenus aux Etats-Unis dans des élevages de
bovins, on s'aperçut que ces derniers avaient été nourris avec des
légumineuses, dont le mélilot, séchées et conservées dans de si mau-
vaises conditions que des moisissures s'étaient développées, provo-
quant la transformation d'un composant de la plante la coumarine
en un nouveau composé, le dicoumarol. ' '
C'est donc ce dicoumarol qui est à la base de nombreux produits
pharmaceutiques utilisés comme anticoagulants, tandis que la couma-
rine, normalement présente dans la plante saine, peut contribuer à
la fluidification du· sang, sans présenter les sérieux inconvénients du
dicoumarol.
Cette action fluidifiante peut d'ailleurs s'exercer sur d'autres liqui-
des organiques que le sang, ceci pouvant être notamment d'un heureux
effet sur l'urine. Toutefois, c'est avec la fluidification du sang que
le mélilot, l'aspérule odorante et la mélitte pourront le plus utilement
intervenir en cas de menaces de phlébite, péri-phlébite infarctus
pleura-pulmonaire, embolie. . '
Il est sans doute une autre plante non encore expérimentée pour cet
usage, la reine-des-prés (ulmaire}, que sa teneur en salicylates peut
rendre comparable à l'aspirine. Or, celle-ci se serait révélée un actif
anticoagulant et fluidifiant du sang, en s'opposant à la synthèse des
prostaglandines, sans laquelle la libération par les plaquettes san-
guines du facteur d'initiation à la coagulation ne peut se faire.
Ceci, tout comme ce qui dépend du domaine médical, peut sembler
bien complexe, mais il n'en ressort pas moins que les utilisateurs
de remèdes naturels disposent de produits sans nocivité ni effets
secondaires inopportuns, pouvant prendre le relais des médicaments
ou en rendre inutile l'intervention.
C'est, bien entendu, le citron qui vient en tête des fluidifiants
du sang et des. liquides organiques, avec, pour faire face à des
situations particulières, le mélilot, lequel contient plus de coumarine,
puis l'aspérule odorante, la mélitte et la reine-des-près. La faible
concentration des éléments actifs impose évidemment une utilisation
assez massive pour répondre aux s.ituations particulières, mais aucun
danger ne pouvant résulter d'une consommation importante, rien
n'incite à hésiter.
En cas d'incident suscitant une intervention rapide, il est possible
de se procurer en pharmacie un extrait de mélilot, l' • Esberiven .,
qui peut être utile s'il n'est pas à proximité une herboristerie où
189
se procurer la plante à· tisane. Mais ce n'est évidemment qu'une
solution d'attente, à moins qu'il ne s'agisse de prendre le relai d'un
anticoagulant médicamenteux.
CUEILLETTE ET CONSERVATION
DES PLANTES A TISANES
Un aspect séduisant de l'herborisation est la récolte des plantes
à. tisanes· en s'en tenant aux variétés courantes, elle n'implique pas
de connaï'ssances très. étendues. Pour un élargissement vers d'autres
variétés, le recours à un ouvrage de botanique, bien illustré et très
explicite, est nécessaire, car il ne suffit pas de quelques
isolées pour reconnaître une plante. D'autres conditions sont à remplir,
l'ensemble des fleurs, des feuilles et de la tige étant souvent néces·
saire à l'identification
A défaut de connaissances ou de documentation, prélever des
échantillons des plantes repérées, aux fins d'examen par quelque
• connaisseur •. Ainsi parvient-on assez bien à retrouver les plantes
les plus intéressantes.
Si les plantes sauvages sont souvent préférables, parce qu'elles sont
vraiment à la place assignée par la nature, il ne faut pas pour autant
négliger les variétés cultivées, surtout si l'on peut faire de
quelques essais. Ainsi, peut-on semer ou planter dans differents
endroits du jardin, en ne conservant ensuite que les variétés semblant
bien acclimatées à chacun de ces endroits.
On peut alors cultiver des plantes à tisanes, des plantes condimen-
taires et mellifères, ce qui n'est pas négligeable avec la possession
d'un rucher.
Dans la nomenclature des plantes groupant (en tout ou en partie)
ces trois qualités, on peut relever: thym, romarin; tilleul, anis, sauge,
angélique, hysope, mélisse, 'verveine, lavande, marjolaine, solidage,
violette, noisetier, bruyère.
CUEILLETTE
Elle se fait de préférence le matin assez tôt pour les plantes à
utiliser fraîches, mais pour celles que l'on veut conserver, il faut
attendre que la rosée soit dissipée. En effet, si une plante (ou une
de ses parties) est cueillie par temps humide, des moisissures sont
à craindre par la suite. Par contre, il faut éviter de cueillir pendant
la partie chaude de la journée, alors que la plante est flétrie.
Eviter de prélever les parties abimées, défraîchies, décolorées.
Prendre les fleurs délicatement pour ne pas les froisser. Pour les
inflorescences (reine des prés, sureau, aubépine), il ne faut pas que
les fleurs qui les composent soient complètement épanouies car on
devra les détacher du pédoncule.
190
Ne froisser ni tasser les fleurs. Les transporter dans un engin rigide
(panier, de préférence à un sac) et les étaler le plus rapidement
possible sur une claie (recouverte d'un linge fin, si les fleurs risquent
de passer à travers). Les sommités fleuries sont mises en petites
bottes à suspendre.
Comme il ne faut pas laver les plantes, ne prendre que les parties
propres, non poussiéreuses, en veillant qu'il n'y ait pas, à proximité,
des terrains et des cultures traités avec engrais et pesticides.
FLEURS
On les cueille quand elles commencent à s'épanouir, si possible
avant la fécondation, donc alors que les étamines retiennent encore
Je pollen. Si l'on attend trop, leurs couleurs s'altèrent, leur arôme
s'atténue et elles perdent de leurs propriétés.
Exceptionnellement, il est des fleurs, telles les violettes, qu'on ne
cueille qu'après complet épanouissement. Par contre, d'autres fleurs
se récoltent alors qu'elles ne sont encore qu'en boutons (rose de
Provins, armoise, aubépine, camomille, etc.).
Pour certaines plantes (thym, romarin, hysope, basilic, etc.), on
prend toute la sommité fleurie, c'est-à-dire la partie supérieure de la
tige, avec feuilles et fleurs (celles-ci, toujours en début d'éclosion).
PLANTES ENTJERES
Les récolter un peu avant l'apparition des fleurs, à moins que celles-
ci doivent être utilisées aussi. En réalité, ce sont les tiges que l'on
prend, en ne les coupant pas trop près du sol (ne serait-ce que pour
ne pas détruire le sujet donneur).
BOURGEONS
En principe, on les cueille dès leur formation; mais faire attention
car, dans le domaine public, l.eur récolte est réglementée (à moins
qu'elle ne. soit très réduite).
FEUILLES
Les prélever, sur les plantes annuelles, quand elles sont bien char-
nues et colorées, si possible au moment de la pleine végétation, juste
avant la floraison. Et surtout ava·nt fructification, celle-ci drainant vers
les fruits les réserves de la plante.
P?ur les plantes vivaces (frêne, cassis, ronce, noyer, etc.), les
fewlles sont récoltées entre la floraison et la maturité des fruits,
mais avant le moment de la chute naturelle.
RACINES
En tout temps, mais plutôt à l'automne. Il n'est évidemment pas
d'autres solutions que l'arrachage avec un outil approprié, en laissant
une partie de cette racine en terre, pour la reproduction. Poùr certai-
nes plantes (raifort, par exemple), il y a assez de racines que l'on
191
ne parvient pas à extirper pour que l'on n'ait pas à se soucier
de la reproduction.
SECHAGE
Ainsi qu'il a été dit, les parties cueillies de la plante sont
sur des claies ou suspendues à une poutre. Le local, sec et ensoleille "
extérieurement, doit être très bien aéré, ventilé même, afin que le
séchage soit assez rapide. Il est préférable que l'éclairage soit atténué
pour la conservation des teintes (pour cela, il est même recommandé
de couvrir les plantes avec un papier opaque). En saison, ou en région
humide, il y a intérêt à prévoir une proche source de chaleur .(radia-
teur ou autre). A défaut de disposer d'un hangar ou d'un gremer, on
fait un abri en toile épaisse ou en planches.
Si les fleurs, feuilles et tiges sont simplement mises au séchage sans
être lavées, il n'en va pas de même avec les racines, qu'il faut
débarrasser de la terre y adhérant encore, en les lavant ou les bros-
sant, puis les essuyant avant de les couper en rondelles ou en lanières
(sans peler).
D'ailleurs, les racines, de même que les fruits, les les tiges
.et les écorces, peuvent sécher au soleil, ou dans. un four très doux.
Conservation. - Une fois séchées, les plantes sont mises dans des
boîtes ou, mieux, des bocaux, fermant bien, avec indication de la
variété et de la date de cueillette.
CALENDRIER DES RECOLTES
Janvier: Noix de cyprès; bourgeons divers (pin, sapin, etc.); feuilles
de gui.
Février: Encore bourgéons, cônes et noix; feuilles de gui ; fleurs
de violette; racine . de gentiane.
Mars: Fleurs d'aubépine, de tussilage, de violette, de pêcher, de
genêt; racine d'asperge, de bistorte, de benoite, de pensée sauvage.
Avril : Fumeterre, ortie blanche, bourse à pasteur, lierre terrestre ;
fleurs de tussilage, de violette; feuilles de plantain, de busserole,
de buglosse, d'airelle ; racine d'asperge, de benoîte.
Mal : Géranium Robert, pensée sauvage, bourse-à-pasteur, lierre
terrestre lichen d'Islande, eupatoire, rose de Provins; fleurs et
feuilles 'de muguet; feuilles d'absinthe, de benoite, de cochléaria,
de ményanthe, de pulmonaire, de fraisier, de bouleau, de plantain,
de busserole, de ronce, de bourrache, de frêne, de mélisse, de sauge,
de tussilage; sommités fleuries de romarin; fleurs de coquelicot,
de lamier blanc.
Juin : Angélique, argentine, ansérine, fumeterre, aspérule odorante,
chardon bénit, gratteron, grémil, marrube blanc, prêle, reine-des-prés
(ulmaire), séneçon, véronique, verveine, bourse-à-pasteur, hysope,
lichen d'Islande, lierre terrestre, mélisse, millefeuille, millepertuis,
192
sauge, serpolet ; fleurs de bourrache, de buglosse, de camomille, de
coquelicot, de pensée sauvage, de souci, de sureau, de mauve, de
tilleul, de bleuet, de lavande, de rose; feuilles d'ache, d'argentine,
d'armoise, de bardane, de bétoine, d'épine-vinette, de fenouil, de
géranium Robert, de germandrée, de gratiole, de guimauve, de laurier-
sauce, de mauve, de chicorée, de pariétaire, de ronce, de bouleau,
de myrtille, de noyer, d'olivier, de pulmonaire, de menthe, de tussilage,
d'oranger, de busserole ; sommités fleuries de chardon bénit, de
vélar.
Juillet : Caille-lait, calament, menthe, reine-des-prés (ulmaire),
persicaire, renouée, sauge, thym, serpolet, germandrée, romarin, angé-
lique, absinthe, chardon bénit, hysope, lavande, lichen d'Islande,
marrube, mauve, mélilot, mélisse, bourrache, millepertuis, millefeuille,
origan, plantain, prêle, solidago; fleurs de bouillon-blanc, de guimau-
ve, de mauve, de mélilot, de camomille, de sureau, de tilleul; feuilles
d'absinthe, de bouleau, de tussilage, d'épine-vinette, ,de busserole, de
myrtille, de noyer, de ronce; sommités fleuries de centaurée.
Août: Barbe de maYs, salicaire, germandrée, alchemille, chardon
bénit, hysope, lichen d'Islande, marrube, mélisse,· millepertuis, mille-
feuille, myrtille, origan, plaintain, prêle; fleurs de bouillon blanc,
de houblor; de bourrache, d'eupatoire, de maùve; baies d'alkékenge;
feuilles de cassis, de consoude, de noyer; d'airelle, de guimauve,· de
ronce, de ; semences d'angélique, d'anis vert, de coriandre;
fleurs et feUIII(3s de balsamite.
Septembre: Racine d'ache, d'angélique, d'aristoloche, de benoite,
de bugrane, de chardon Roland, de chardon bénit, de chicorée sauva-
ge, de chiendent, de fenouil, de fraisier, de nénuphar, de patienée,
de pissenlit, de tormentille, de saponaire; de gentiane, de guimauve;
fruits de myrtille, de genièvre, d'églantier (cynorrhodon), de berbéris;
semences de fenugrec; sommités fleuries de bruyère; feuilles de
buis; racine et feuilles de petit houx.
Octobre: Racine d'aunée, de bourrache, de consoude, de rhubarbe,
de d'angélique, de bardane, de guimauve, de pissenlit, de
valénane; semences de courge; pépins de coing; baies de nerprun;
Novembre et décembre: Racine de valériane, de consoude, de bar-
dane, de bùgrane; fruits de genièvre; pépins de coing.
Le lierre grimpant, le buis, le thuya peuvent être cueillis en toute
saison, de même que le thym, le romarin, la sauge, l'hysope l'ache
1 è
' 1 '
e cypr s, 1 eucalyptus, le raifort, comme toutes les feuilles et tiges
des plantes vivaces à feuillage persistant, les racines ou les cônes.
193
TISANES-BOISSONS
Que ce soit pour remplacer l'affreux café au lait matinal, le thé de
quatre heures, ou la boisson à. prétention digestive d'après-repas, le
thym réunit le plus de suffrages, de par sa saveur agréable et le
bien-être qu'il suscite.
Chacun a ses habitudes en ce domaine, et si, dans des familles, on
s'en tient à ce précieux thym, dans d'autres on essaie diverses plantes,
ne serait-ce que pour apporter un peu de fantaisie, pour rechercher
d'autres valeurs curatives ou pour satisfaire le goût versatile des en-
fants. Parfois aussi, c'est une citronnade chaude, une infusion de roma-
rin, de tilleul, de menthe.
Dans ces tisanes, ne sont guère recherchées, comme vertus, que
d'être agréables à prendre; mais si, en même temps, les plantes utili·
sées possèdent quelques propriétés part:culières, ce n'est pas négli-
geable.
L'agrément est aussi, quand on dispose d'un jardin, même exigu, de
pouvoir y récolter les éléments à tisanes, parfois juste au moment de
la préparation. Tout ne prospère pas dans n'importe quel sol. Des ter-
rains sont plus favorables au thym et au romarin, d'autres à la menthe
ou à la verveine, alors qu'ailleurs ce sera la camomille ou la marjolaine.
Avec l'aubépine et l'églantier, ce sont les haies qui peuvent être mises
à contribution.
En principe, les plantes aromatiques et à tisanes ne nécessitent guère
de soins particuliers, pour autant que l'état • sauvage leur convienne
généralement bien. Il suffit de les implanter, puis de les récolter. Si les
feuilles peuvent être conservées sur place, par contre les fleurs et les
sommités fleuries doivent être ramassées en pleine époque de florai-
son; puis, mises à sécher à l'air et à l'ombre, bien étalées. Le stockage
se fait sous forme de bouquets suspendus (enveloppés dans un linge
pour tenir à l'abri. des parasites), ou en bocaux, après froissage dans
les mains.
En dehors de la période de floraison, des jeunes tiges feuillues peu-
vent toujours être prélevées sur le thym, le romarin, la sauge, la menthe,
la mélisse, etc. Toutes les feuilles se conservent également dans les
mêmes conditions que les fleurs.
La liste reste maintenant à établir des plantes à l'arôme agréable,
pouvant être utilisées pendant ou après le repas, en raison de leur heu-
reuse influence sur le processus digestif.
194
ANIS VERT
nom viendrait d'un terme grec signifiant • faire jaillir ., ce qui
la1sse supposer que son action évacuatrice des gaz intestinaux était
d.éjà connue des Anciens. L'anis vert a eu aussi la réputation de favo-
nser le sommeil. Déjà, l'euphorie digestive qu'il peut amorcer permet
de dormir plus calmement. Mais il n'y a pas que cela car l'anis exerce
une incontestable action antispasmodique, évidente cas d'éréthisme
cardia-vasculaire ou de spasmes d'estomac.
Pour son arôme agréable, son action apaisante, l'anis peut être utilisé
comme infusion d'après repas, à la dose d'une cuillerée à café par tasse
d'eau; porter à ébullition, puis passer.
AUBEPINE
pas la savellr de l'infusion préparée avec la fleur d'au-
s_01t unammement appréciée, ni que son influence sur les diges-
tions s01t nette":lent marquée, "'!ais son action apaisante permet aux
nerveux de se libérer des ango1sses ou de l'anxiété pouvant mettre
entrave auprocessus digestif. De même, les cœurs • nerveux • peuvent
retrouver le calme propice à la digestion, puis au sommeil.
De préférence, utiliser les fleurs seules, à raison d'une cuillerée à
par tasse d'eau bouillante; infuser jusqu'au moment de l'utilisa-
tiOn. En cas de trop fortes palpitations, on peut doubler cette dose.
BASILIC
D.epuis lon_gtemps déjà, le basilic possède la solide réputation d'être
de se_ montrer utile en cas de spasmes d'es-
tomac. Il reuss1t b1en auss1 dans les migraines nerveuses et les vertiges.
C'est une plante méridionale (le pistou) et, au nord de la Loire il doit
être semé sous châssis, avant d'être repiqué en pleine terre
à la belle saison. Le plus simple est de se procurér un dans un
pot, est placé derrière une surface vitrée, au dehors, à bonne
et seulement s'il ne gèle plus. On prélève une tige à mesure
de.s besoms, your la cuisine ou les infusions. Ce qui subsiste en fin de
sa1son est m1s à sécher.
Sec, le basilic s'emploie à la dose d'une cuillerée à dessert pour une
tasse d'eau bouillante.
Très odorante, cette plante peut éviter l'approche des moustiques et
des mouches.
CAMOMILLE
. A dire vrai, la surtout en raison de son insipi·
pour les gos1ers habitués a 1 alcool, est plus indiquée comme apé·
nt1t que comme digestif. Pourtant, à dose légère (une ou deux têtes,
195
ou - selon la présentation --- une pincée de fleurs par ta$se d'eau
bouillante) cela convient bien comme digestif, surtout si l'on ajoute un
peu de jus de citron. ·
De bons résultats ont été obtenus, dans des cas de ballonnements,
en faisant macérer toute une nuit les écorces (jes citrons utilisés dans
la journée, et sur lesquelles on a jeté de l'eau bouillante. Puis, en utili-
sant cette macération pour préparer la tisane de camomille aux doses
précédemment indiquées. ·
A forte dose (aussi importante qu'on peut la supporter), la camomille
a un effet sédatif sur certaines névralgies et migraines, sans aucun des
inconvénients présentés par les sédatifs médicamenteux.
CYNORRHODON
Pour les amateurs de thé, ce fruit de l'églantier rappellera les saveurs
d'une boisson qu'il vaut mieux abandonner, en raison de la présence
d'un alcaloïde assez dangereux pour la cellule nerveuse, la théine. Par
contre, le cynorrhodon a beaucoup de vertus, et pas de défauts reconnus.
En Suisse, on l'utilise largement dans les milieux végétariens ou pro-
végétariens, en insistant sur sa richesse en vitamine C.
Avec un peu de patience (la vertu, pas la plante), i! est possible de
se procurer ces baies d'églantier, à l'automne. Les ramasser, les ouvrir
pour retirer le duvet urticant (poil à gratter), et les faire sécher. On
peut les utiliser à l'état frais, mais leur saveur est bien moins accentuée
que lorsqu'elles sont sèches.·
Et quand elles sont sèches, ces baies peuvent encore donner des sa-
veurs légèrement différentes, selon qu'on les fait macérer ou non avant
cuisson. · ·
Pour retrouver un peu la saveur du thé, mettresimplement les baies
(5 à 10 par tasse) dans l'eau bouillante, et laisser infuser jusqu'au mo-
ment de la consommation.
En faisant préalablement macérer plusieurs heures (une nuit, par
exemple) ces baies, avant de les faire bouillir, le goût est plus prononcé,
et la préparation ainsi obtenue est astringente et vermifuge.
FENOUIL
Bien que faisant partie, comme l'anis vert, des • quatre semences
chaudes ., n'en a pas les vertus apaisantes, son action générale étant
surtout de donner du tonus à l'estomac et à l'intestin, ce qui peut par-
fois présenter' un grand intérêt.
Toutefois, le fenouil a ceci de commun avec l'anis, qu'il aide à l'éli-
mination des gaz.
Une cuillerée à café de semences dans une tasse d'eau; porter à
ébullition, et passer au moment de l'utilisation.
196
LAURIER
Décid?ment, les .gaz doiven! occuper une grande place dans les pré-
occupatiOns humames, à en JUger par le nombre de plantes dont ont
été surtout remarquées leurs propriétés pour aider à tes évacuer.
Le laurier, pa.r ailleurs, stimulant des estomacs atoniques, agit
rablement auss1 sur les ballonnements, qu'il contribue à résorber.
Quelques feuillesde laurier Apollon (oU laurier-sauce) dans une tasse
à ébullition et retirer du feu. Voilà qui contribue à ta salu-
bnté mtest1nale, toutes les plantes aromatiques y étant propices.
MARJOLAINE
Son parfum est dO à la présence d'un mélange de camphre et de bor-
Elle passe pour qissiper les fumées· de l'ivresse; mais ce n'est
év1demment pas cette propriété que l'on peut rechercher ici. Simple-
.est stimulante. de l'estomac et . qu'elle
la d1gest1on. Sa vanete sauvage, l'origan, présente à peu près
les memes avantages. De plus, la marjolaine fait dormir et calme les tics.
On emploie la plante coupée, à la dose d'une cuillerée à dessert par
tasse d'eau bouillante. Infuser dix minutes.
MELISSE
une essence qui contient du citral et du citronellal,
la melisse a donc une saveur légèrement citronnée. Elle rejoint ainsi
le groupe des plantes que, selon les régions, on appelle • citronnelle •
En. France, la est ainsi désignée, et, en Afrique, est
• Citronnelle • qu1 remplace avantageusement la quinine pour prévenir·
le Mais cette citronnelle-là ne ressemble pas du tout à
la mél1sse ..
Les Anciens reconnaissaient à la mélisse la propriété de • réjouir
le cœur ... , fortifier les esprits vitaux et chasser les vapeurs mélan-
coliques ..... .
Dans. bien des pharmacies familiales, il y avait naguère un flacon
d'eau de mélisse des Carmes déchaussés, qui était un alcoolat de
ce.tte plante. ·
toutes les plantes ayant quelques propriétés digestives, la
mélisse s'oppose à ·la formation des gaz et participe à l'expulsion de
ceux qu'elle n'a pu réduire.
Quand i.l Y quelques pieds de mélisse dans un jardin, ramasser
les somm1tés JUSte au moment de la floraison, sinon, cueillies plus
tard, elles prennent une saveur désagréable.
Mettre une cuillerée à dessert de ces sommités fleuries di:ms
une tasse d'eau bouillante et laisser infuser jusqu'au moment de
l'utilisation.
197
MENTHE
Elle est stimulante (parfois un peu trop, chez certains), elle neutra-
lise les fermentations (à ce titre, les Orientaux ·en ajoutent à certaines
préparations culinaires) et facilite la digestion. En Afrique du Nord,
elle est ajoutée au thé.
Une infusion préparée avec deux ou trois feuilles de menthe
fraîchement cueillies est vraiment délicieuse. A défaut, remplacer par
une cuillerée à dessert de plante séchée. C'est encore très agréable.
ORANGER
Les propriétés calmantes de la fleur d'oranger sont bien connues;
pourtant celles de la feuille sont plus prononcées encore. Leur
saveur est évidemment moins flatteuse, et l'eau (hydrolat) de fleurs
d'oranger est particulièrement appréciée par les bébés, et aussi par
les mères .qui gagnent par ce moyen quelques instants de tranquillité.
Calmantes et ·sédatives, les feuilles d'oranger, tout en agissant
favorablement sur la digestion, préparent la 'venue du sommeil, calment
certains troubles nerveux, et particulièrement les spasmes d'estomac.
Mettre trois ou quatre feuiltes, fraîches ou sèches, dans une tasse
d'eau bouillante, puis laisser infuser jusqu'à l'utilisation.
REGLISSE
Ne serait-ce qu'avec l'aide qu'elle apporte aux fumeurs. soucieux de
se débarrasser du tabac, et qui s'efforcent de remplacer la cigarette
par un petit bâton de sa racine, la réglisse aurait déjà droit à un titre
de reconnaissance. Mais elle a bien d'autres propriétés, et est, entre
autres, cicatrisante des ulcérations gastriques. Elle stimule aussi les
surrénales, et, ce qui est surtout intéressant pour le rôle de tisane-
boisson, elle est digestive.
Des expériences médicales ·auraient mis en évidence l'influence
hypertensive de la réglisse; mais aucune précision n'est donnée en
ce qui concerne le genre de vie et le mode d'alimentation des sujets
étudiés.
On peut donc utiliser sans crainte ·Cette boisson naturelle, se
préparant à la dose de 50 gr par litre d'eau. Porter à ébullition;
laisser bouillir doucement 5 minutes, puis macérer 12 heures.
ROMARIN
Quand le terrain .lui convient, le romarin forme de beaux et odorants
buissons. S'il en est un à proximité de la maison, en toute saison il
est loisible d'aller ramasser lès quelques extrémités de tiges pour le
• café. matinal, alors que l'eau est déjà en train de chauffer.
198
S'i.l n'aidait pas .à la résorption ou à l'élimination des gaz, le romarin
sera1t une exception. Heureusement, il possède bien ces vertus d&
même qu'il favorise une bonne digestion et prélude à un bon
Accessoirement, il peut effacer une migraine. '
. Ceux qui n'ont pas le privilège d'avoir le pied de romarin à portée
de· .main mettront une cuillerée à dessert de feuilles et fleurs
sé.chées dans une tasse d'eau bouillante, et attendront quelques
mmutes avant d'apprécier cette excellente infusion. .
Comme il existe également du miel de romarin l'ensemble s'accorde
particulièrement bien. '
SAUGE
c.ette est douée d'une si importante collection de vertus,
qu'il suffit de se souvenir de ses possibilités pour tonifier l'estomac et
réduire les troubles gastriques.
Il est certainement intéressant de savoir qu'elle donne de bons
en cas de troubles glandulaires, nerveux ou circulatoires· de
sténllté, de neurasthénie; qu'elle stimule les fonctions et
!es trou.bles de la ménopause; mais c.e n'est pas tout cela
qUI m1llte spécialement en faveur de son introduction en usage courant
et généralisée.
Sa .saveur ,pas appréciée par tous, ce qui est dommage,
en ra1son de 1 mtéret quelle comporte. Alors, il n'est que de l'associer
au thym, au romarin, ou à une autre plante à la saveur appréciée.
Quand la sauge est en fleurs, on utilise celles-ci· sinon c'est
la feuille. Donc, soit un bouquet floral, soit deux oU 'trois feuilles
tasse. Séchées, fleurs et feuilles s'emploient à la dose d'une
CUillerée à .dessert par tasse d'eau bouillante.
THYM
. Qui. n.e connaît pas. le thym comme petit déjeuner,
mfus1on. d1gest1ve: t1sane contre la grippe, le rhume et tout ce qui
P,eut arnver facheux? C'est un puissant antiseptique, capable de
s opposer au developpement de germes pathogènes, tout en respectant
la !lore commensale. C'est aussi un tonique des voies digestives.
Tomque sans excitation, ce qui fait que le thym se révèle être aussi
un antispasmodique polyvalent.
Bien sOr, il neùtralise gaz et toutes fermentations putrides ·C'est
pourquoi d'ailleurs il est si précieux pour la cuisine. ·
Pour une tasse d'eau, on met une .brindille fraîche ou une cuillerée
à café de plante sèche. Certains mettent à l'eau bouillante et font
infuser. Il est possible aussi de mettre à l'eau froide et d'amener
à ébullition en vase clos. Cela suffit.
199
TILLEUL
En général, Je tilleul est calmant; mais •. pour assez. il
est vrai - il est excitant. Aussi doit-on fa1re une expénence préllmma1re
avec une dose réduite.
Dans la majorité des cas, il tempère les spasmes gastriques et
facilite la digestion; tout en préparant au sommeil.
On peut ajouter la précision non que. le tilleul, selon .le
Dr Leclerc, remédie à la • triple dyscrasie sangume • (polyglobulie,
hyperviscosité, · hypercoagulabi 1 ité).
Une cuillerée à dessert de fleurs sont mises dans une tasse d'eau
bouillante, pour une infusion de quelques minutes (jusqu'au moment
de servir).
VERVEINE
La verveine officinale jouit d'une grand.e réputation, mais sa saveur
n'est pas agréable. C'est donc vers la ve_rve!ne odorante que .l'on se
tournera. Elle aussi est parfois appelée • citronnelle •, en ra1son de
sa teneur _en citronnellol. · .
Elle est stomachique, comme on dit dans les ouvrages de phyto·
thérapie, et aussi digestive et carminative. Elle s'oppose aux pesanteurs
d'estomac, aux digestions pénibles, aux palpitations et. aux contrac·
tians nerveuses de l'estomac.
S'emploiA en infusion à la dose d'une cuillerée à dessert ou à soupe
pour une tasse d'eau bouillante.
Après Je repas, il est conseillé de prendre une boisson chaude,
c'est ce qui convient le mieux pour la digestion.
Certains se satisfont de l'arôme de la plante utilisée, mais d'autres
voudront édulcorer un peu. Utiliser à cet effet un bon miel de mon-
tagne (ou de régions où l'on n'emploie pas trop de produits chimiques);
à fa rigueur un peu de sucre de canne non raffiné. Parfois, quelques
gouttes de citron relèvent agréablement la saveur d'une infusion.
Parfois aussi il suffit du jus d'un demi-citron dans une. tasse d'eau
chaude, miellée, pour remplir heureusement le rôle de digestif. A
chacun son choix.
200
A PROPOS DES ESSENCES
ET EXTRAITS DE PLANTES
Nombreux sont encore ceux qui attribuent plus de valeur à un
extrait. isolé qu'au recours à la. simple infusion de fleurs, feui lies, tiges
ou
Or, on ne saurait manquer de rappeler qu'une molécule extraite d'une
plante n'a pas toujours la même activité que la même molécule
mélangée aux autres substances présentes dans cette· plante.
L'action des plantes est due_à quelques constituants élaborés par la
plante. O_u_tr.e__ces .... cpri-!1çipes actifs., il existe d'autres éléments consi-
dérés comme non actifs, mais qui agissent comme coadjuvants {dyna-
miseurs, activateurs ... ) du principe actif, soutenant son activité thé-
rapeutique ou neutralisant un éventuel effet toxique.
En exemple, on peut évoquer l'artichaut qui contient sept consti-
tuants chimiquement définis, alors qu'aucun n'est actif isolément et
qu'il faut au moins associer trois d'entre eux pour obtenir un effet.
Il a ,ét.é .constaté que, parallèlement à la substance active, des
tes med1cmales contenaient d'autres composants biologiques, certains
agissant sur la biosynthèse .des protéines, stimulant la synthèse d'anti-
corps et l'immunité de l'organisme.
On ne saurait omettre non plus que des substances isolées sont
incontestablement moins actives qu'un édifice moléculaire vivant pou-
vant transformer un potentiel magnétiqu.e en énergie _à haute tension.
C'est donc bien souvent une illusion d'imaginer qu'un principe isolé
puisse être plus actif que s'il était resté associé à l'ensemble des
autres composants du végétal. Par contre, certains extraits peuvent
manifester une toxicité que n'a pas la plante utlisée intégralement.
L'exemple le plus saillant est celui du buis que nombre d'ouvrages
de phythothérapie présentent comme plante toxique. Pourquoi ? Sim-
plement parce que, lors d'expérienées de laboratoire, ont été provoqués
sur des grenouilles certains incidents tels q·u'affaiblissement de la
motilité, excitabilité réflexe, tétanie ou paralysie. Ceci consécutivement
à l'administration d'extraits de buis {buxine).
Alors que le thym était très peu usité en temps que boisson il fut
conseillé pour cet usage dès le début des activités harmonistes' {1952).
Ce un tollé de mises en garde .• Vous n'y pensez pas, mais le thym
contient du thymol, lequel a entraîné des accidents ! • On a passé
outre à ces • avertissements •, et la suite a confirmé que _la voie
était bonne, le thym étant maintenant bien_ admis ... et apprécié.
Depuis des années que les publications harmonistes ont révélé le
buis et ses propriétés restées jusqu'alors inconnues. {seuls, le Dr
Leclerc et quelques-uns de ses disciples l'admettaient comme sudo-
rifique), des mlliers de. personnes, tout jeunes. enfants compris, ont
201
avalé d'énormes quantités de buis, et rien d'autre n'a été constaté
qu'une surprenante et bienfaisante activité contre les phénomènes
infectieux. Et il est probable que d'autres bienfaits ne tarderont pas
à se révéler.
Un autre remède végétal, la racine de réglisse, est l'objet de suspi-
cion consécutivement à l'uti 1 isation assez intensive de pasti Iles de
régli'sse. Déjà peut-on noter que, là encore, il s'agit de recours à un
extrait, avec beaucoup de sucre, mais que les phénomènes constatés
d'hypertension, associés à un déficit provoqué en potassium, ont cessé
avec l'arrêt de l'utilisation des pastilles. Et surtout, ce que l'on ne
saurait omettre c'est que le bienfait était supérieur à l'inconvénient
car, ainsi une personne atteinte de maladie d'Addison avait réussi à
remplacer les corticoïdes par des bonbons de réglisse (ce malade en
suçait environ 300 par jour ). Et c'est seulement dans des conditions
à peu près semblables qu'ont été relevés des cas d'élévation de la
tension artérielle, mais jamais lorsque la racine de réglisse est intro-
duite dans un mélange pour tisane ou sucée par le fumeur en voie ·de
libération du tabac.
Non seulement le traitement préalable, l'isolement des divers élé-
ments constitutifs, modifient les propriétés (bonnes ou mauvaises),
mais le mode d'ingestion ou de préparation d'un quelconque produit
peut avoir une influence déterminante. Inoculés, lecurare ou le venin
de serpent peuvent être mortels; avalés, ils sont inoffensifs. Une fois
séchée, la ciguë perd toute toxicité ..•
Depuis pour ainsi dire toujours, des harmonistes recourent à l'huile
camphrée lors d'incidents pulmonaires ou musculaires, en usage
externe. Cela est conseillé aussi en frictions douces de la région du
cœur, en cas de faiblesse de cet organe. Tout cela sans que jamais
rien ne survienne pouvant sembler suspect. Pourtant, des avertisse-
ments sont lancés dans des publications médicales contre des dangers
résultant de certaines utilisations particulières du camphre, par voie
interne, notamment sous forme d'essence.
Les essences sont, certes, naturelles, et il arrive que des harmo-
nistes recourent à celle de lavande, dans certaines circonstances peu
courantes (voyages, toux d'irritation, etc.), en doses très réduites.
Par contre, il semble que nombreux sont ceux qui, en quête d'une
médecine moins offensive, utilisent les essences en lieu et place
des médicaments, ce qui est déjà un progrès en soi, mais en con-
servant le caractère palliatif du remède, la vrai solution étant la
découverte de conditions de vie excluant en grande partie la maladie.
En réalité, ces situations où l'essence est prépondérante sont
exceptionnelles, et le recoUrs aux extraits se justifie assez rarement, se
limitant à l'intrait de valériane pour la nervosité excessive ou à celui
de marrons d'Inde en cas de violente crise hémorroïdaire.
Peut-être pourrait-on ajouter l'eau de fleur d'oranger, donnée aux
bébés nerveux pour les aider à s'endormir, le passinévryl, présenté
20L.
en comprimés d'extrajts de plantes (passiflore, aubépine, etc.), .. com-
mode en voyage ou pour les personnes encore habituées aux médi-
. caments mais souhaitant un calmant et somnifère inoffensif, ou Je
Vitbil, extrait de l'aubier de tilleul sauvage, le Difrarel, extrait de ia
myrtille, I'Esbériven, extrait du mélilot, et quelques autres assez
intéressantes réalisations dans ce domaine.
Les essences sont obtenues par distillation, les principes actifs
étant entraînés par la vapeur d'eau, puis séparés ensuite, tandis que
certaines de ces essences (celles de fleurs très fragiles) résultent
d'une dissolution insoluble dans l'alcool froid. Le traitement par
l'alcool se fait ensuite. ·
L'extrait est un produit d'évaporation de solutions résultant d'un
traitement par l'eau, l'alcool, l'éther, alors que l'intrait est un extrait
de végétaux frais stabilisé par traitement à la vapeur d'alcool.
Généralement inoffensives à petites doses, les essences peuvent
présenter des dangers passé un certain seuil (qu'il faudrait pouvoir
déterminer pour chaque utilisateur).
Ces inconvénients sont généralement inconnus avec les tisanes,
sauf peut-être lors d'un surdosage de plantes à effets laxatifs· mais
cela ne ·va pas loin et ne saurait être comparé à une
toxicité.
Par ailleurs, il est certain que les infusions et décoctions contien-
nent sûrement l'ensemble des principes actifs ...:.... à quelques
exceptions prés - que les essences et extraits.
encor:,= pour obtenir et il faut que les plantes
SOient traitees avec un appareillage les denaturant en partie. Si,
dans la nature, on peut se procurer directement des fruits, des
légumes, des plantes à tisanes, de l'argile, il n'en va pas de même
avec les essences, pour lesquelles on ne connaît pas tous les pro-
cédés d'extraction et de conservation.
• A. base • de produits naturels n'est pas un critère intégral de
garantie. Il faudrait que soient précisés les procédés d'extraction et
de conservation. Aussi, à part les quelques exceptions précédem-
ment évoquées, mieux vaut limiter à l'usage externe le recours aux
essences. Ou encore pour sortir de situations n'ayant pas pu être
résolues avec des moyens intégralement naturels.
Ainsi, contre les vers rebelles peut-on essayer les essences de
santoline, chénopode ou semen-contra. En cas de nervosité excessive
il est possible de recourir à une eau concentrée de fleurs d'orange(
à partir d'essence de néroli, laquelle est obtenue par la
des fleurs fraîches de l'oranger amer. D'autre part, l'essence de théré-
bentine peut contribuer à la fluidification des sécrétions bronchiques
et même à dissoudre certains calculs biliaires, tandis que celle de
bouleau blanc est un bon antirhumatismal.
Irremplaçable pour le traitement des mycoses, notamment celles
des ongles, l'essence de lavande est également antispasmodique, cal-
203
mante (5 gouttes sur un petit morceau. de sucre suffisent calmer
une crise de suffocation, une toux nerveuse, et passer une nwt calme),
antipiuasitaire. On la dit même efficace contre les morsures de
vipère.
Antiseptique non irritant, l'essence de pin peut, comme celle de
lavande, être appliquée directement sur la peau, notamment en cas
de mycose.
Egaiement en usage externe, il est possible de retenir
de moutarde. que l'on ajoute à de l'huile en vue de massages
à pratiquer en cas de congestion des bronches ou de rhumatisme ;
l'essence de pyrèthre qui. est un insecticide non dangereux pour
l'homme; celle d'eucalyptus que l'on ajoute à des inhalations ou à
de l'huile pour mettre dans un nez enchiffrené ; celle de citronnelle
que l'on pulvérise pour éloigner les moustiques.
Les essenèes sont également utiles, en raison de leurs
antiseptiques, pour la bonne conservation des lotions et pommades.
S'ils ne sont donc pas à dédaigner systématiquement, les essences
et extraits de plantes ne présentent qu'un intérêt assez relatif, n'ayant
pas .la souplesse d'utilisation et l'innocuit?. totale des tisanes:
sans véritable danger que l'on peut expenmenter des assoc1at10ns
de plantes, alors qu'il n'en irait pas toujours de même avec les
produits traités.
Pour conclure : priorité aux plantes dans l'état le plus naturel
possible, mais recours possible aux essences . et e.xtraits dans des
situations exceptionnelles car, tout compte fa1t, m1eux vaut encore
cela qu'un médicament offensif.
204
COMMENT UTILISER LES PLANTES
·Selon qu'une plante est fra1che ou séchée, que la partie utilisée
soit la fleur, la baie, la sommité fleurie; la feuille, la tige,' l'écorce,
la barbe, le cône, le bourgeon, la racine ou la plante entière, le traite-
ment à lui imposer pour en tirer le maximum d'effets peut être
assez différent.
Ne mentionnant que pour mémoire .les essences, les alcoolats, les
extraits et intraits ·et toutes les différentes préparations nécessitant
un matériel spécial, on retiendra surtout les procédés courants, tels
que décoction, infusion,. macération, digestion.
Pour l'infusion, la plante est jetée dans l'eau bouillante et celle-ci
est retirée du feu, le récipient étant maintenu aussi clos que possible
pour retenir divers principes, à la fois utiles et volatiles. Ainsi, pour
certaines plantes, telle la reine des prés, dont il faut préserver les
précieux salicylates, le récipient doit être fermé hermétiquement. On
laisse alors quelques minutes lorsque la tisane doit être prise chaude
(par exemple, après un repas), ou jusqu'au refroidissement s'il s'agit
d'une tisane-boisson à prendre da'ns le courant de la journée.
La décoction peut se réaliser selon deux techniques: ou bien la
plante est mise à l'eau froide, puis le récipient étant placé sur la
source de chaleur, on l'y laisse jusqu'à ce' que le mélange ait un
peu bouilli; ou bien la plante est mise à l'eàu bouillante, l'ensemble
étant laissé quelques minutes sur le· feu. Souvent, il suffit de deux
c.iu trois minutes mais, parfois, il faut laisser bien bouillir (pour· les
feùilles de buis, ' par exemple).
Avec. la inacéra'tion, la plante est mise, soit à l'eau froide (et alors,
il s'agira plutôt d'une • digestion.) ou à l'eau bouillante, l'ensemble
étant conservé ainsi plusieurs heures (en général, préparé le soir et
laissé toute la nuit). Il est parfois nécessaire de faire bien bouillir
et aussi de maintenir au chaud durant quelques heures. Cette
macération se fait généralement avec de l'eau, mais il se peut aussi
que l'huile la remplace (notamment, pour la préparation d'une huile
de massage). Dans ce cas, toute l'opération (ébullition et macération
à chaud) se fait au bain-marie (le récipient contenant l'huile est
placé dans une ·bassine d'eau, et. c'est celle-ci qui est en . contact
avec la source de chaleur}. Il est possible encore de tenir au bain·
marie bouillant durant une demi-heure (car il faut le temps que la
chaleur de l'eau gagne l'huile et son récipient) à une heure, puis
de placer sur un radiateur de chauffage centr.al pendant une nuit.
En règle générale, les fleurs et sommités fleuries sont seulement
utilisées en infusions; les tiges, barbes, feuilles, cônes, bourgeons
ou plantes entières, en décoction ·légère (soit mettre à l'eau froide,
porter à ébullition, puis retirer du feu; soit mettre à l'eau bouillante
205
et laisser ainsi deux ou trois minutes) ; les racines et écorces seront
soumises à une ébullition un peu prolongée (cinq à dix minutes);
mais cela peut dépendre des plantes et de l'usage que l'on veut
en faire. ·
La perplexité peut être de mise lorsqu'il s'agit d'utiliser un mélange
dans lequel se trouvent des fleurs, des feuilles, des baies, des racines,
etc. La meilleure solution serait de faire bouillir d'abord les racines,
puis d'ajouter les baies, ensuite les feuilles, puis les fleurs au
moment de retirer du feu. ·
Etant donné les très petites quantités de chaque plante, cela ne
s'avère guère réalisable et l'on se contente le plus souvent de ne pas
trop maltraiter les mélanges par une chaleur excessive ou prolongée.
Dans la préparation de ces tisanes à base de mélanges de plantes,
un des meilleurs procédés est de placer la quantité requise de plantes
dans l'eau froide, de porter à ébullition, puis de retirer aussitôt; ou
encore d.e jeter à l'eau bouillante et de laisser donner un bouillon.
Si toutefois l'ensemble doit comporter une plante très fragile ou que
l'ébullition rendrait agressive (le séné, par exemple), il importe
de ne pas l'incorporer au mélange et de ne l'ajouter à la préparation
que lorsque celle-ci a cessé de bouillir.
On ne peut exclure quelques expériences destinées, non seulement
à trouver le moyen d'extraire le plus complètement possible les
principes utiles de la plante, mais aussi d'en obtenir l'assimilation
optimale.
Le hasard ou une interprétation p·articulière conduit parfois vers
d'intéressantes découvertes. Prenant connaissance d'un article énu-
mérant les propriétés de la feuille d'olivier, un lecteur croit compren-
dre que celle-ci devait être consommée intégralement. Il en moulut
alors et les absorba à raison d'une cuillerée à café, dans un peu
d'eau, trois ou quatre fois par jour, obtenant un effet diurétique
que rien d'autre (médicaments allopathiques et homéopathiques,
tisanes, etc.) n'avait pu lui assurer auparavant.
Alors de se demander s'il ne vaudrait pas mieux procéder toujours
ainsi. Cela semble exclu, certains principes de certaines plantes
ne pouvant être extraits que par le traitement à l'eau et à .la chaleur.
Il en va comme de savoir s'il serait préférable de recourir à la plante
fraîche ou à celle qui a été séchée. Non seulement, cela restreindrait
considérablement le champ des possibilités, des plantes fraîches ne
se trouvant pas toujours en toutes régions et en toutes saisons, mais
encore, s'il est des plantes qui sont plus actives fraîches (dans la
valériane, un· principe utile est progressivement détruit au séchage),
il en est d'autres ayant besoin du vieillissement, soit pour qu'il
fasse disparaître un principe nocif, comme cela se passe avec la
bourdaine dans laquelle la dessication entraîne la destruction d'un
ferment pouvant provoquer coliques, nausées ou vomissements, soit
que, comme avec l'églantier, la dessication fasse ressortir une saveur
206
plus prononcée et agréable, ce qui confère au cynorrhodon séché,
utilisé en tisane, un arôme rappelant le thé.
Quant à savoir si, cuite ou crue, une plante est plus active, cela
ne peut se déterminer que par l'expérimentation. On connaît, par
exemple, les propriétés sudorifiques de la bourrache alors que
l'on peut absorber (mêlée à la salade) une assez quantité
de cette plante à l'état frais et cru sans que s'ensuive aucune ébauche
de transpiration.
Par ailleurs, ce complexe naturel et organisé qu'est la plante
présente des différences de propriétés selon le mode et le lieu de
production ou de récolte. Ainsi, la digitale des plaines est à peu
près inoffensive alors que celle de la montagne peut être très
toxique.
Il n'a été précédemment question que de l'utilisation des plantes
en usage interne, alors qu'il est bien d'autres utilisations possibles
de ces préparations galéniques, que ce soit avec les bains (généraux
ou locaux) ou les fumigations, les compresses ou les fomentations,
les lavements ou les injections, les cataplasmes ou les lotions, sans
exclure les sinapismes (avec la farine de graines de moutarde).
Là encore, l'expérimentation permet de discerner en quel état
(frais ou sec) la plante peut être la plus active. Si l'on utilise
indifféremment des feuilles fraîches ou sèches de lierre pour les
cataplasmes, sans constater de différence, on n'obtiendra de bons
résultats, en cas de piqûres d'insectes que si l'on peut disposer d'une
quelconque feuille verte (tomate, oseille, etc.) fraîche, les feuilles
sèches ayant perdu leur sève, laquelle semble seule efficace dans
ces situations.
De même, encore à propos des feuilles de lierre, si l'on désire
en faire macérer dans l'huile, pour utilisation en massages contre
la cellulite, il faut qu'elles soient fraîches, l'huile ne pouvant extraire
bien que l'eau les principes actifs. Si, par exemple, on ne
disposait que de feuilles sèches, il faudrait d'abord les faire bouillir
pour ?btenir une décoction très concentrée à ajouter à l'huile, laquelle
devra1t demeurer assez longtemps au bain-marie pour l'évacuation de
1 eau.
Pour les lavements, injections, fumigations, lotions, il faut géné-
ralement recourir à la décoction, en tenant compte que les plantes
aromatiques (on en compte 18 familles) contiennent du terpène et des
associations de linalol, géraniol, citronellelol, bornéo!, menthol, etc.,
donnant naissance à des produits odorants et volatils (comme le
salicylate de la reine-des-prés, du bourgeon de peuplier ou de l'écorce
de saule blanc), il importe de préparer en vase bien clos et de ne
découvrir qu'au moment précis de l'utilisation.
Il serait bien dommage que pour quelque négligence dans une
préparati?n, on puisse perdre une partie de ce que la plante peut
apporter.
207
PROPRIETES PARFOIS NEGLIGEES
DE PLANTES COMMUNES
Les principales propriétés des plantes sont si souvent bien définies
que l'on peut méconnaître des. utilisations possibles et justifiées dans
des directions parfois fort différentes ..
Si l'on connaît et apprécie les principes carminatifs de l'anis,
cela ne doit pas pour autant faire négliger ses heureux effets en
cas de palpitations ou son action stimulante dans certaines défail-
lances cérébrales.
Souvent utilisé dans nombre d'affections banales du foie, le
boldo se ·révèle parfois comme un non négligeable somnifère.
Si la racine de bardane est un connu depuis longtemps
puisqu'un roi de France y aurait recouru pour atténuer les consé-
quences de mœurs assez dissolues, par contre on ignore parfois que
les feuilles fraîches, écrasées et appliquées sur les morsures de
serpent passent pour en àtténuer les conséquences du fait de modi-
·fication des principes constitUtifs du venin. ·
Racine et écorce de berbéris stimulent foie et rate, mais aussi favo-
risent les sécrétions salivaires.
Surtout utilisé pour les affections des bronches, l'eucalyptùs n'est
pas moins efficace pour les inconvénients survenant dans les voies
urinaires, en raison de ses propriétés désinfectantes et décongestion-
nantes. · ·
Utilisé comme· laxatif ·et émollient, le psyllium (graines du
tain psyllium) peut aussi permettre la réalisation d'un collyre (en
simple décoction) . efficace en cas d'irritation des paupières.
Considéré à juste titre comme propice à favo'riser les fonctions
hépatiques, le romarin est aussi un stimulant général, très effiCace en
cas de déficience passagère: ·
Le plus souvent calmant, le tilleul accélère l'évolûtion et la guéri•
son des maladies éruptives infantiles (rougeole, etc.).
Utile aussi bien en cas de diarrhée que de constipation, le Car·
ragahen peut également aider à la reprise de poids lorsque celui-ci
est insuffisant. C'est aussi un bon pectoral, aidant aux expectorations.
208
La sauge, si riche en hormones végétales qu'on la recommande·
très utilement dans de nombreuses déficiences glandulaires, qui
donne de bons résultats en cas de névralgie, de troubles nerveux
et circulatoires, et qui peut réduire les difficultés de la ménopause,
est en plus de cela un très bon antiseptique à utiliser lors de grippe,
rhume, infections diverses.
Des l:>ains de bouche prolongés avec une décoction assez concentrée
de sauge, peuvent calmer des douleurs dentaires.
En cas d'acné, on appliquera des masques chauds d'argile. et
de sauge.
Reminéralisarite, riche en silice, remède des aphtes ·et accessoire-
ment diurétique, la prèle, du fait de la coexistence dans sa constitution
d'un principe anticoagulant (sans doute fluidifiant) et d'un principe
opposé, donc coagulant, peut aussi bien être utilisée lors· d'hémo-
ptysie que de flux hémorroïdaire, d'épistaxis ou de métrorragie que
de stase sanguine. · ·
C'est encore la prèle qui peut faire baisser les taux d'acide urique,
de cholestérol, de lipides, de triglycérides.
Notoires sont les propriétés de la feuille d'olivier de diminuer la
tension artérielle sans effet dépresseur sur le cœur, mais on ignore
souvent que c'est un actif vaso-dilatateur. Une action immédiate est
attribuée à son oléoside, tandis qu'une action secondaire serait due
à l'acide glycolique.
'
C'est encore un bon diurétique hépato-rénal, surtout si l'on peut
disposer de la plante fraîche qui serait plus active pour cet usage.
Utilisé assez couramment contre la toux ou l'irritation du larynx ou
des intestins, le lichen d'Islande peut rendre également des services
comme antiémétique, à faire intervenir contre les vomissements
incoercibles de certains états : mal de mer, de voiture, grossesse.
crise de toux... Pour profiter de ces propriétés, il faut éviter de
faire bouillir la plante, mais infuser longuement.
Si la verveine peut intervenir comma il est une autre
plante bien connue pour avoir cette propriété et qui est également
utile en cas de certains diabètes, c'est le galega.
D'ailleùrs, en ce qui concerne le diabète, on trouve de plus en
plus de plantes pouvant en limiter les inconvénients. C'est notamment,
l'avoine (qui contient de la saponine), les styles de maïs, le cresson,
les feuifles de myrtille.
Ces dernières auraient révélé en plus .des propriétés antifungiques,
ce qui justifierait leur intervention quand se manifestent. des mycoses,
209
tandis que les baies de la même plante, astringentes et désinfec-
tantes, peuvent aussi intervenir en cas d'hémorroïdes.
Les plantes renfermant de la coumarine (mélitte, mélilot, aspérule
odorante) combattent les stases sanguines et s'opposent à la forma-
tion de caillots dans les vaisseaux, mais elles sont également anti·
convulsivantes, hypnotiques et hypothermisantes.
Aseptisant les poumons, tonifiant le cœur et stimulant le fonction·
nement ovarien, le marrube blanc, de par sa richesse en fer, est
également un remède des anémies ferriprives et, de plus, en doses
assez concentrées (150°/ oo), est susceptible d'arrêter une crise de
fièvre paludéenne, laquelle peut également être combattue avec
du jus fraîchement exprimé d'oseille.
Antispasmodique conseillé dans la coqueluche et autres troubles
nerveux, la cataire, comme son nom vernaculaire (herbe aux chats)
le suggère, attire les chats tandis qu'elle éloignerait les rats. Peut
aussi exercer une action sédative lors de névralgies dentaires;
pour cela, il faut en mâcher des feuilles fraîches.
La piloselle, qui augmente le volume de l'urine et favorise l'élimi-
nation des chlorures et de l'urée, serait efficace également contre
la fièvre de Malte.
En passant, il n'est pas superflu de signaler que pour cette élimi-
nation des chlorures et de l'urée, les pois chiches apportent souvent
une aide efficace.
Les bourgeons de pin, bien connus comme antiseptiques des voies
respiratoires, le sont également pour les voies urinaires, et de plus
se comportent en stimulants de la cortico-surrénale, donc par réper-
cution sur les grands 'métabolismes de l'organisme.
Selon la dose, une plante peut manifester des propriétés assez
différentes. Expectorante à la dose de 4 ou 5 g pour 300 g d'eau, la
racine de violette odorante exerce une action vomitive, parfois salu·
taire, à la dose de 15 à 20 g, toujours pour 300 g d'eau.
Pourquoi l'euphorbe, que l'on emploie pour faire disparaître les
verrues, est-elle aussi dénommée • réveil-matin • ? Parce que, appli·
qué sur les paupières, son suc peut entraîner l'apparition de déman-
geaisons empêchant de dormir !
Puisque sont évoqués ainsi les ennuis dermatologiques, on ne peut
manquer d'y intégrer l'eczéma, lequel devient de plus en plus enva-
hissant. Si l'on sait quelle conduite tenir pour le traitement de
fond (réforme de l'alimentation, recours à l'argile buccale, aux tisanes,
etc.), par contre l'incertitude règne parfois quant à savoir ce qui
pourrait en atténuer les manifestations cutanées, et notamment les
210
démangeaisons. On peut alors essayer des bains locaux ou des
lotions avec une décoction concentrée de baies de myrtille, de
feuilles de noyer, de baies de genièvre; ceci étant valable égale·
ment pour l'acné et le psoriasis, de même que le suc de joubarbe
mêlé à de l'argile en poudre.
En cas d'engelures, en dehors des bains de son et de feuilles
de noyer, assez connus, il est possible d'utiliser pour ces bains
locaux, aussi bien du céleri-rave que du céleri-branches.
Bien des parents voudront essayer la tartine de pain enduite
d'huile de noix, à prendre le soir après dîner, lorsque sévit l'énurésie
chez un ou plusieurs des enfants.
Passant de l'huile de noix à l'huile d'olive, on signalera au passag<;
qu'en Russie, autrefois et peut-être maintenant encore, on utilisait
des feuilles fraîches de lilas, mises à macérer pendant 15 jours, avec
exposition au soleil, pour utilisation en frictions contre les douleurs
rhumatismales.
On notera au passage qu'un mélange à parties égales de jus de
concombre, de laitue, de citron et d'huile d'olive est efficace contre
les coups de soleil.
Tout en étant des amis des bêtes, on peut trouver les insectes
parfois envahissants, aussi en terminera-t-on avec le rappel de quel·
ques moyens simples et parfois efficaces contre les poux qui semblent
revenir en force : de l'essence de lavande ou une décoction de
sceau de Salomon, tandis que le sarcopte de la gale semble peu
apprécier la décoction concentrée de sarriette ou la macération de
tabac, celle-ci étant efficace contre nombre d'insectes. La menthe
pouliot serait peu estimée par les puces, et nombre d'insectes sup-
portent mal une décoction de linaire ou de fruits de coloquinte,
pas plus que la poudre de feuilles et de graines d'euphorbe épurge,
ou encore de rhizome de laiche des sables (carex arenaria).
7.11
LA RUE
En règle générale, pour ce qui concerne les plantes à tisanes, on. ne
mentionne ici que celles qu'il est possible de se procurer en herbo-
risterie.
Il en est d'autres, telles l'adonis vernalis ou cette rue faisant l'objet
de la présente chronique, dont on regrette qu'il ne soit pas plus
facile de se les procurer, leurs vertus n'étant pas négligeables, alors
qu'il est tant de produits nocifs (à commencer par l'alcool et le tabac)
dont la vente est libre, et même encouragée par la publicité.
La commercialisation de la rue est restreinte en raison de ses
• propriétés abortives ., ce qui semble un peu désuet à une époque
où ces pratiques sont libéralisées.
La rue, ou ruta, du grec reo, ce qui évoquerait son influence sur
la circulation sanguine, ne doit pas être confondue avec la rue des
chèvres (le galega), ni àvec la rue des murailles (asplénium ruta-
muraria, expectorant et diurétique) ou la rue des prés (thalictrum
flavum ou pigamon jaune dont le rhizome est purgatif). Connue (et
appréciée) depuis longtemps, elle ·entrait (et entre sans doute encore)
dans la composition du • Vinaigre des quatre voleurs ., lequel pro-
tégeait de· la contagion les quatre larrons qui détroussaient les
cadavres de pestiférés, lors de l'épidémie de Toulouse qui fit plus
de 50.000 victimes, de 1628 à 1631.
Cette rue . est . une plante vivàce, croissant sur les décombres, les
sols arides ; haute de 40 à 70 ems, mais pouvant atteindre 1 mètre.
Sur des tiges rameuses, les feuilles sont alternes, à pourtour trian-
gulaire et les fleurs sont jaunes, régulières, pédonculées, apparais-
sant de mai à juillet. Si l'on peut s'en procurer des graines, les
semer sur le terrain sec, même rocailleux.
Des naturopathes allemands utilisaient assez largement la rue
autrefois (et peut-être encore de nos jours) pour • fortifier • le
sang et les nerfs, contre les congestions sanguines de la tête, les
vertiges, les crises d'étouffement, les palpitations.
En association avec la sauge, elle était prescrite en cas de phéno-
mènes spasmodiques et d'affaiblissement (général ou partiel).
C'est de la rue que les laboratoires pharmaceutiques extraient les
rutosides (rutine) étant à la base de médicaments pour tonifier le
système capillaire.
212
Comme antispasmodique, antihystérique et euphorisant, la rua
peut être associée à la valériane et à la mélisse. Pour favoriser la
circulation intra-crânienne, on l'associera heureusement à la per-
venche. ''
Toutefois, la principale et plus. intéressante propriété de la rua
est d'exercer sur l'utérus une action sécréta-motrice, propice au
retour des règles, si celles-ci sont brusquement interrompues, ou
à leur apparition quand elles tardent trop.· L'usage doit être passager
car la rue peut entraîner congestion et hémorragie, ce qui justifie
Ja réglementation, ses propriétés ocytociques la rendant abortive.
Chose curieuse, ce puissant emménagogue peut se révéler anti·
hémo-rragique s'il est utilisé à dose plus élevée, la normale étant
d'une pincée par tasse d'eau bouillante, à faire infuser et à prendre
à raison de d.eux tasses par jour. En général, ce sont les sommités
fleuries qui sont utilisées, mais il est préférable d'y ajouter un peu
de tige (en Allemagne, o'n utilise aussi les feuilles, et en Suède,
les graines). Cette infusion donnerait encore de ·bons résultats dans
les névroses (hystérie, épilepsie).
En lavements, elle est vermifuge (contre les ascarides), tandis que
le cataplasme de plante fraîche broyée est utilisé en cas de catarrhe
pulmonaire et de divers engorgements, de fatigue musculaire des
yeux, d.e lésions tissulaires.
Pour dès frictions, lors de névrite, rhumatisme, douleurs diverses,
on prépare ainsi une .. huile de rue • : mettre 100 g de sommités
et 1.000 g d'huile d'olive dans un récipient, et laisser cuire au
bain-marie pendant deux heures, en agitant de temps à autre.
Passer ensuite avec expression.
213
L'ARNICA ET LA VALERIANE
DANS LA DESINTOXICATION DU TABAC
On sait que l'abandon du tabac entraîne parfois des troubles ner-
veux durant deux ou trois semaines, se manifestant par des insom-
nies, du. nervosisme, la . modification du caractère dans le sens de
l'excitation ou de la dépression.
Or, certains des esters de la valériane, ayant un pouvoir narcotique,
contribuent à rétablir le sommeil chez les sujets nerveux, tout en
réduisant l'excitabilité de la moelle épinière et du cerVeau. D'autres
de ces esters agissent comme sédatifs du système nerveux.
Efficace dans les états nerveux, les palpitations, les spasmes de
l'estomac, l'asthme nerveux, l'hystérie, l'épilepsie, l'insomnie, la
neurasthénie, la tachicardie, certaines névroses et l'éréthisme cardia-
vasculaire, la valériane est une très efficace médication anti-spas-
modique, frénatrice de l'éréthisme nerveux et anticonvulsiviante.
Elle peut aussi agir utilement en cas de diabète maigre, de certains
prurits et.de calculs vésicaux et biliaires, mais là n'est pas le présent
propos.
Ce modérateur du système cérébrospinal s'utilise à la dose de
100 g de racine dans un litre d'eau chaude, à faire macérer pendant
au moins 12 heures. Prendre deux ou trois tasses par jour de cette
macération, entre les repas. En cas de besoin urgent, il est possible
de se procurer en pharmacie de l'intrait de valériane, prêt à l'emploi.
Passant de la valériane à l'arnica, on observera que celui-ci est
aussi un sédatif nerveux, agissant bien lors de spasmes dus à
l'artériosclérose (artériospasmie) et contre l'hyperémotivité.
Rien que cela justifierait son association avec la valériane pour
la désintoxication tabagique, mais il est un autre élément très inté-
ressant militant en ce sens, c'est qu'il a été constaté que les effets
de l'arnica se rapprochaient de ceux de la nicotine. Ainsi serait dé-
passée la seule intervention heureuse sur l'état nerveux, un effet de
substitution pouvant contribuer à la libération du fumeur. Il est
facile ensuite d'abandonner l'arnica dont l'effet n'est pas aussi assu-
jettissant que celui du tabac.
Seulement, il faut faire bien attention pour les doses car, si à
petite dose, les fleurs de l'arnica sont inoffensives, en trop grande
214
quantité, elles peuvent exercer une action inhibitrice trop importante
des centres vasomoteurs.
Il .suffit donc de mettre une demi-cuillerée à café de fleurs
dans une tasse à thé d'eau bouillante, à prendre deux fois
par JOur, entre les repas, en plus de la macération de valériane
(donc, en tout, quatre à cinq tasses de tisane chaque jour).
On .ne saurait. en terminer l'arnica sans mentionner que c'est
un stimulant utile contre certames paralysies et pouvant également
faciliter l'assimilation lorsque celle-ci est troublée par suite d'un
trop rapide. On connaît bien aussi la propriété de
1 .de disperser les amas de sang coagulé, ce qui s'obtient par
appl1cat1on de compresses chaudes, d'une décoction de deux cuille-
rées à soupe de fleurs dans un litre d'eau (bouillir 15 minutes)
Reste maintenant, pour ce qui est de la désintoxication au tabac
de passer à l'expérimentation de ces deux plantes, ce qui est
danger et peut se révéler très efficace.
215
COMMENT ENTREPRENDRE
LES CURES DE PLANTES
Pour qui envisage un recours aux remèdes végétaux dans une
situation bien déterminée (constipation, rhume, crise rhumatismale,
etc.), le discernement est relativement aisé tant que l'on s'en tient
aux moyens spécifiques, symptomatiques.
La difficulté commence lorsque, dans un état de chronicité, aux
manifestations diverses, est prise. la détermination, ou de ne plus
recourir· qu'aux moyens naturels, ou, dans des circonstances particu-
lièrement délicates, notamment à la suite de graves incidents
(infarctus, embolie, hémorragie, etc.), de les associer aux remèdes et
procédés médicaux.
L'intervention des plantes est toujours opportune et à conseiller dans
l'ensemble des cas, el') agissant avec discernement dans l'association
ou substitution progressive. Utilisées conjointemênt avec les moyens
médicaux, les plantes permettent de les mieux supporter, puis de les
réduire et même, par la suite,. de les· rendre inutiles.
Dans les cas les plus fréquents, c'est lors d'un incident précis que
plantes sont appelées intervenir. Ce sera donc le remède • spéci-
fique • recherché : le relachant en cas de resserrement, l'astringent
devant un relâchement, l'antitussif si le rhume sévit, l'émollient contre
une irritation, le diurétique si les émission urinaires sont à stimuler,
etc. Cette attitude est justifiée par la situation du moment, mais
ensuite l'intéressé, souhaitant remonter· à la source de ses malaises,
douleurs ou autres incommodités, afin de parvenir à une guérison qui
ne se confond pas toujours avec la disparition des symptômes, pour-
suivra ses efforts dans un sens plus général.
Supposant que surviennent des perturbations dans le cycle des
règles, une tisane peut intervenir, que ce soit pour en augmenter le
volume, en réduire un éve.ntuel retard, en limiter l'intensité ou en ·
atténuer les douleurs toujours anormales; mais ensuite, sachant que
les fonctions œstrogéniques sont sous le contrôle du· foie, c'est en
cette direction que seront poursuivis les efforts.
Il en sera d'ailleurs de même avec bien d'autres incidents, l'irré-
gularité ou le dérèglement des fonctions hépatiques ayant la plus
défavorable influence sur nombre d'autres fonctions organiques.
La solution la plus sage est souvent d'associer une plante réputée
comme pouvant stimuler le foie à celle dont les propriétés conviennent
à l'anomalie constatée. On peut ainsi associer une plante hépatique
à une carminative, une laxative, une diurétique.
216
Mieux, même : dans un mélange de plantes devant assurer un meil-
leur sommeil, l'adjonction d'une ou de deux plantes réputées comme
favorables au foie en augmentera l'efficacité.
D'autre part, il peut être judicieux, en cas d'inflammation ou d'ulcé-
ration interne, d'associer des plantes stimulantes des sécrétions diges-
tives à celles devant aider à la cicatrisation.
Bien des mélanges peuvent être ainsi conçus, autant pour influer
sur le rétablissement global des fonctions et la réparation d'éventuels
dégâts, que pour agir dans plusieurs directions, selon l'état du moment
L'association, à un diurétique ou à un laxatif, d'une plante à
émollientes relève de la plus élémentaire sagesse.
Où la perplexité peut être grande, c'est lorsque la conviction est
acquise que les incidents survenus peuvent aussi bien avoir pour
un qu'un déficit. Cela se rencontre, notamment,
1 ou souvent accompagnée de décalcification.
R1en n est alors plus fac1le- que d'associer des plantes ayant des pro-
priétés différentes mais jamais antagonistes. Il sera tout à fait possible
de. u.n avec une une qui
so1t ellmmatnce (par mfluence sur l'mtestm ou les voies urinaires)
et une ou deux choisies parmi celles qui sont réputées pour leur action
favo.rable dans la reminéralisation.
A moins encore que, préférant recourir à des plantes isolées on
fasse se succéder une plante pour le foie, une pour reins-vessie 'une
pour assimilation, etc. Il y a là matière à expérimentation, sans 'autre
éventuel danger qu'une passagère et très légère indisposition liée aux
possibles intolérances individuelles.
Les réactions désagréables sont assez peu fréquentes avec les remè-
des mais il faut toujours envisager des situations d'hyper-
sensibilité. Des adultes corpulents peuvent parfois ne pas supporter
une tisane qu'accepte très bien un jeune enfant. Ce n'est pas courant
mais possible. Aussi, ceux qui sont handicapés par une telle fragilité,
soit sectorielle, soit généralisée, doivent procéder par tâtonnements,
avec des doses très réduites, sans jamais se décourager car il suffit
bien souvent de réduire doses et fréquences des prises d'une tisane
pour parvenir graduellement à une meilleure tolérance.
Lorsqu'un organe ou une région est électivement fragile ou sujet à
des incidents renouvelés, il est prudent, au cours du traitement de
fond, de prévoir un recours. intermittent aux plantes à effets spéci-
fiques. On remarque ainsi qu'une bronchite chronique ne se guérit
vraiment la suite d'une action prolongée sur les fonctions hépa·
t1ques, ma1s au cours de ces cures de plantes pour le foie et ses
annexes, il peut être judicieux d'introduire de temps à autre la ou
les plantes ayant fait preuve d'une influence favorable lors des mani-
festations aiguës. ·
Il sera procédé de même lors du traitement de fond destiné à la
régularisation des fonctions intestinales, urinaires, etc., les plantes
217
ayant une action élective devant périodiquement intervenir, même sans
besoins apparents ou immédiats.
Bien que des indications soient généralement données pour le
dosage des plantes et le moment le plus favorable pour prendre une
tisane il convient, là encore, de tenir compte des convenances et
individuelles, de même que des nécessités professionnelles,
familiales ou autres. Il importe, par ailleurs, de se pénétrer que ce ne
sont pas toujours les dosages les plus concentrés qui aboutissent aux
remèdes ·les plus actifs. Et ce ne sont pas non plus les plus fortes
doses qui sont à l'origine des plus importantes manifestations d'éven-
tuelle intolérance.
Les plantes ne constituent pas des remèdes qu'il ne faut prendre
que dans des circonstances bien déterminées à des doses à ne pas
dépasser ni réduire. Même une erreur dans le dosage ou le moment
choisi pour l'intervention ne peut entraîner de grandes conséquences.
Ce sont souvent les conditions de la vie courante qui imposent celles
des soins curatifs. Qui doit user d'une tisane laxative la prendra le
soir au· coucher si le lendemain ses occupations ne lui laissent pas
la latitude de répondre aux sollicitations intestinales, mais pour jouir
d'une nuit paisible, .la dsponibilité de la journée étant assurée, ce
sera le matin à jeun qu'il conviendra de prendre le remède à la consti-
pation. Et il en ira de même avec des plantes à effets diurétiques.
Par contre, il peut être opportun de prendre préventivement aux. occu-
pations professionnelles ou au obligations sociales une tisane carmi-
native, une antitussive, etc., tout étant fonction de discernement.
Reste à préciser comment mener des cures de tisanes, et cela est
encore dépendant des circonstances.
1. Selon les résultats obtenus en cas de manifestations aiguës; en
principe, la cure est continuée aussi longtemps que cela s'avère
nécessaire.
11. Lors d'un traitement pour anomalies résultant d'une tendance
héréditaire, de maladies chroniques, des cures de trois semaines, à
renouveler tous les trimestres, peuvent être prévues, des mois ou même
des années durant, avec plantes isolées ou mélanges adéquats.
Ill. Aux deux grands mouvements saisonniers, printemps et automne,
Il peut être judicieux de prévoir des cures de plantes stimulantes
des éliminations, ne serait-ce que pour mieux supporter des conditions
de vie pas toujours aussi favorables qu'il conviendrait.
Que ce soit avec des plantes isolées ou avec des mélanges, des
résultats favorables peuvent toujours être attendus du recours aux
tisanes, mais il importe de se souvenir que l'on n'efface pas si aisé-
ment les traces des déprédations organiques, la persévérance étant
à inclure dans les conditions de traitement.
Tous les expérimentateurs et utilisateurs de remèdes naturels auront
évidemment intérêt à associer l'argile aux remèdes végétaux; donc,
à consulter le livre • L'argile qui guérit • dans lequel ils trouveront
des informations précises et circonstanciées à cet effet.
218
COMMENT CULTIVER LES PLANTES
A TISANES ET A CONDIMENTS
A l'âge du béton, durant l'ère des autoroutes et des grands ensembles,
la disposition d'un jardin, même de dimensions réduites, est un· bien-
fait du ciel. Ne serait-ce que pour reprendre contact avec le sol et
pouvoir marcher pieds nus sans risques de patauger dans la graisse
de moteur, substitut moderne du crottin.
Utile aussi et à bien d'autres égards cette petite pièce de terre
pour y aménager, entre autres, quelques emplacements pour les plantes
condimentaires et médicinales.
Si la dessication et. la conservation par trop prolongée (une année
semble un maximum, 'même en vase clos, sauf pour la bourdaine qui
doit avoir 2 ou 3 ans, le tilleul 3 ans et le laurier qui doit être bien
sec} n'atténuent que modérément le parfum, la saveur et la propriété
des plantes, c'est une grande satisfaction que de préparer une tisane
avec des parties de plante prélevées juste au moment de l'utilisation.
On choisit, on prend le sécateur et l'on cueille durant que l'eau s'ap-
prête à bouillir. Encore quelques minutes et l'odorat est flatté par
les sentelJrs, qui se qégagent de la tisanière (théière désaffectée et
reconvertie} ou de la 'tasse Le miel aidant, c'est ensuite au
goût de trouver sa pleine satisfaction. Quel plaisir de savourer • sa •
tisane, en· plaignant les gens • de la ville • exclus de ces satisfactions,
sauf à l'occasion d'une visite aux parents ou amis plus avantagés.
Les règles de culture des plantes à tisanes et à condiments sont
assez peu précises, pour quelques variétés exceptées, tant il importe
de se rapprocher le plus possible des conditions de vie sauvage,
notamment en ce qui concerne le voisinage des espèces. Aussi est-il
avisé de semer ou planter un peu pêle-mêle jusqu'à ce que se dégagent
les affinités et les répulsions. Les associations spontanées peuvent
présenter un intérêt. particulier pour une défense solidaire contre
d'éventuels parasites. De même, la phytosociabilité développe les
qualités intrinsèques de chacun des commensaux.
Toutes les fois que l'espace le permet, laisser libre une parcelle
pour l'acclimatation spontanée, en aménageant un coin de rocaille avec
terrain sableux, un endroit ombragé (sous-bois} avec terre de bruyère,
etc. Simplement, retirer à mesure de leur apparition les plantes que
l'on ne souhaite pas entretenir. Ainsi faisant, on arrive à disposer de
certaines plantes comme l'euphorbe ou la chélidoine dont la sève
fraîche est si utile contre les verrues, la bardane, le mélilot, le plan-
tain, la bourrache, la mauve, le bouillon blanc, la patience et autres
plantes dont la culture est peu facile et l'acclimatation assez
hasardeuse.
EventUellement, il est toujours possible de donner un coup de pouce
à la nature en décoùvrant des plantes dans leur milieu habituel et
219
en les transplantant avec la motte et un peu de terre destinée
à faciliter la reprise. Laisser ensuite les plantes à de leur
choix ou à celui que l'on a choisi pour elles. ri e.n est
le chiendent) de plus faciles à acclimater qu'à neutraliser, ri convrent
de se montrer prudent en ne se laissant pas déborder par leur
prolifératï'on. ·
Autant· en ce qui concerne plantes que, celles. à
tisanes (ce qui se confond d'ar lieurs assez ri faut tenrr,
tout au moins pour les débuts, à quelques varrétés essentrelles, les
plus couramment utilisées.
Dans les graineteries (éventuellement sur commande), il est
de trouver du plant d'assez nombreuses variétés plantes
et médicinales. Parfois aussi, ce sont des amrs ou des vorsrns qur
pourront donner quelques éclats de touffes ou de souches, quelques
boutures ou marcottes; S'efforcer toujours de transporter avec une
large motte, ainsi que précédemment conseillé, ce qui facilite bien
la reprise et l'acclimatation.
11 est possible qu'une plante perde une partie de ses propriétés lors-
qu'elle est cultivée, mais il en reste suffisamment pour en
l'intérêt ce qui a été largement démontré. Par contre, en ce qur
par exemple la myrtille, l'expérimentation ne ;semble pas
e.ncore avoir été faite avec les fruits des espèces cultrvées, assez
différentes de la plante sauvage, laquelle ne croît bien que sur les
montagnes • à vaches ., à une altitude moyenne.
La liste des plantes ne croissant qu'à l'état trop lon-
gue, mieux vaut essayer de dresser celle des varrétés cultrvables.
Admettant que l'espace le permet, on fera déjà mention des arbres
dont les fleurs, le feuillage ou les fruits sont d'utilisations aussi cou-
rantes qu'utiles. N'y aurait-il. de place que pour un arbre
qu'fi faudrait planter un burs, çlont le plant est vendu en pépmrère.
Ensuite, un sureau, et là c'est particulièrement facile car il suffit
souvent de s'en procurer une branchette et de la planter. S'il y a
une partie racinée, c'est évidemment préférable.
Dans un baquet à fleurs, on mettra un plant de laurier-sauce,
de pouvoir le mettre à l'abri en cas de risque de fortes gel.ées. Cee!,
bien entendu, dans la partie nord de la France .. Dans les mér!·
dionales, où le laurier peut être placé en plerne terre, ri est relati-
vement facile de cultiver aussi l'olivier et le citronnier, toujours pour
s'en tenir aux plantes à tisanes ou à condiments. Il est intéressant
également de mettre quelques pieds de vigne rouge, m.ais ce n'est
guère que près d'un viticulteur l'ayant incorporée à ses vrgnobles que
l'on peut se procurer les boutures ou marcottes.
Partout, ou presque, on peut mettre un tilleul, _un noyer,
vrier, un cyprès, un pin ou un sapin, quelques preds de cassrs,. une
haie d'aubépine. De quoi faire des tisanes agréables et parfumées.
220
1.1 est des plantes dites • annuelles • ou • bisannuelles. qui, comme
leur appellation le suggère, ne vivent qu'une année ou deux, et qu'il
faut donc renouveler par le semis, encore que nombre d'entre elles
se reproduisent spontanément, comme le fait, entre autres, la bour-
rache, laquelle se plaît assez en exposition ensoleillée, mais sur sol
humide.
Dans cette on trouve l'anis vert; l'absinthe, que l'on
peut aussi reproduire par éclats de vieux pieds, comme la mauve ou
le fenouil; l'aspérule odorante; le basilic, qu'il faut semer sous châssis
ou en serre et n'exposer à l'air libre qu'en belle saison (toujours pour
les régions au-dessus de la Loire); le souci ; la citrouille ou la courge
(dont on utilise les pépins contre les vers intestinaux ou pour aider
à la reminéralisation).
Au printemps, ou à l'automne en un endroit bien abrité, on peut
semer ou planter : ail, cerfeuil, chicorée sauvage (les feuilles pour
la salade, la racine pour les tisanes), ciboulette, cresson, fenouil,
marjolaine, moutarde, oseille (les feuilles pour la cuisine, la racine
pour une tisane hépatique), sarriette annuelle.
Il est des plantes que l'on peut seiner, mais dont le plant est préfé·
rable, car la croissance, et peut-être aussi l'acclimation, sont alors
plus rapides et assurées. Il en va ainsi de la ciboulette, de la sarriette,
de l'èstragon, du thym, du bouillon blanc, de l'hysope, de la rhubarbe,
de la lavande, de la sauge.
Le raifort semé n'est pas le même que celui qui est obtenu par
plantation de racine et il en va de même avec le céleri, dont il
existe une variété vivace dont on trouve des pieds dans les pépinières.
Le radis noir, lui, doit être semé (en été) car il n'est pas de variété
vivace.
Parmi les plantes dont les semences se trouvent facilement dans le
commerce, il convient de mentionner encore : absinthe, ache, aneth,
anis vert, bourrache, carvi, coriandre, marrube blanc, mélisse, muguet.
Les plantes vivaces sont évidemment de culture plus séduisante
car, une fois mises en place, il n'y a plus à s'en occuper. Ainsi sera-t-il
possible de planter (pieds, éclats, boutures ou marcottes) : absinthe,
angélique, camomille romaine, lavande et lavandin, marjolaine, menthe
poivrée, raifort, rhubarbe, romarin, sarriette, sauge, thym, verveine.
Dans les plants de fleurs, on peut trouver reine des prés, solidage,
tussilage, valériane, etc. En ce qui concerne certaines plantes, comme
le lierre grimpant (à mettre à la base d'une clôture pour qu'il puisse
s'accrocher), il est relativement facile de s'en procurer quelques éclats
le long d'un mur ou dans un bois.
Ainsi qu'il a été noté, la première condition à respecter pour la
réussite des cultures est de se rapprocher le plus possible des condi·
tions de la vie sauvage, de la croissance spontanée. On remarque alors
que : l'angélique a une prédilection pour les lieux frais; l'anis aime
221
la chaleur, le soleil ; le bouillon blanc croit le plus souvent dans les
endroits pierreux, bien secs; la bourrache préfère les sols légers, de
même que la' camomille qui vient bien dans les terres fraîches ou
souvent arrosées, mais exposées au midi ; l'hysope prospère dans les
régions calcaires, un peu acides, assez arides, accid_entées et ensoleil·
fées· c'est une plante très attirante pour les abeilles; la lavande n'est
pas sur la qualité de la terre, mais il lui faut du soleil ; la
mauve aime assez bien l'alternance de la fraîcheur ave·c l'ensoleille·
ment; le mélilot, la mélisse, le millepertuis se plaisent au bord des che-
mins, talus et haies; la menthe poivrée préfère un sol frais, pas trop
ensoleillé; la pariétaire croît le plus souvent dans les décombres ou les
tentes des murailles; la persicaire âcre se trouve au bord des cours
d'eau et fossés humides, dans les marais; la reine-des-prés aime
aussi les lieux frais et humides, le bord des ruisseaux, les prairies
fraîches j le romarin se plaît bien dans les sols calcaires, les terres
assez maigres; la sauge préfère les sols légers, chauds, bien exposés;
le thym, on le sait, est amateur de soleil, peu exigeant sur la nature
du sol, tout en le préférant assez léger et même rocailleux; le tussi·
lage se plaît dans les terres humides, argileuses; la valériane se trouve
le plus souvent dans les sous-bois humides.
C'est 'une passionnante aventure que de se lancer dans la culture
ét .l'acclimatation de ces plantes amies de la liberté mais aussi de
l'homme lorsque celui-ci sait les apprécier et leur rendre en estime
cé qu'elles lui apportent en bienfaits.
222
DIVERS PRODUITS
D'ORIGINE VEGETALE
A côté des plantes courall)ment utilisées pour les tisanes, lotions,
injections, cataplasmes, etc., il est d'autres plantes ou des produits
d'origine végétale dont il est peu question ici, soit qu'ils ne pré·
sentent d'utilité que dans des situations assez exceptionnelles,
soit que des difficultés se rencontrent parfois dans leur emploi,
soit que les doses à employer soient encore mal définies par insuf-
fisance d'expérimentation, soit qu'on ne puisse se les procurer facile-
ment.
Néanmoins, comme leur utilité peut se révéler lors de circonstances
particulières, un tour d'horizon est susceptible d'ouvrir des perspec-
tives non négligeables.
Les • baumes • sont généralement des résines suintant après in-
cision de l'écorce d'un arbre ou d'un arbuste. Ils sont souvent com-
mercialisés dans l'état où ils ont été collectés ou après décantation
et épuration sommaire.
Le plus utilisé est certainement le baume du Pérou (myrospermum
peruiferum), oléorésine s'écoulant d'un arbre (Myroxylon Pereirce) de
l'Amérique Centrale (Guatémala et Mexique). C'est un très bon antisep-
tique et bactéricide, très largement utilisé autrefois dans les pom-
mades et autres produits dermatologiques. Comme c'est maintenant
moins onéreux de recourir à des antiseptiques chimiques qui ne lui
ressemblent que d'assez loin, il n'est plus guère employé en cosmé-
tologie courante, mais seulement dans quelques préparations plus
proches de la nature ou dans des pommades où sa présence est
signalée.
Dans certaines pharmacies ou herboristeries, on peut se procurer
du baume du Pérou, mais comme c'est d'un prix élevé, n'en acquérir
qu'une petite quantité en vue de l'expérimentation, qu'on veuille
l'utiliser soit isolément, soit en mélange avec d'autres produits
adoucissants ou anticongestifs (beurre de cacao, huile d'amande
douce, agar-agar ou autre gélifiant naturel, etc.).
De l'aliboufier benzoin s'écoule un baume, le benjoin (de Sumatra
ou de Siam), que l'on peut faire brûler pour masquer d'éventuellec;
mauvaises odeurs, et aussi pour remédier à l'enrouement.
Le styrax est un· baume obtenu en faisant bouillir dans de l'eau
de mer l'écorce du liquidambar d'Orient.
223
Comme tous les balsamiques, il accrott le volume des urines et
aussi la quantité d'acide hippurique ainsi éliminé. Il peut encore
modifier et réduire les sécrétions bronchiques. On l'utilise également
en usage externe, pour · le traitement des ulcères persistants ou
récidivants.
Le baume de tolu (toluifera balsamune), récolté en Amérique méri·
dionale, au Pérou, tiendrait à la fois du benjoin et du baume du
Pérou. Il peut entrer dans la composition de pastilles et de sirops
à utiliser en cas de catarrhe bronchique et aussi d'inflammation ou
d'infection des voies génito-urinaires. ·
La myrrhe, suc gommo-résineux s'écoulant du baumier porte-myrrhe
(balsamodendron cehrenbergianum), est stimulant des fonctions di-
gestives et aussi de la plupart des autres fonctions organiques.
L'oléo-résine du pin maritime, ou thérébentine brute (à ne pas
confondre avec l'essence de thérébentine obtenue par distillation
de cette oléorésine) est un bon topique et régénérant des plaies
dites • torpides • (ulcères persistants). En usage interne, elle dimi-
nue ou tarit les sécrétions catarrhales des organes génito-urinaires
ou respiratoires.
Le baume de copahu, suc oléo-résineux du copayer officinal (co-
paifera officinalis) est utilisable contre des dermatoses, notamment
le psoriasis.
En distillant le bois de laurier camphrier (laurus camphora), qui
croît en Chine, en Inde et au Japon, on obtient le camphre, huile
végétale solide que l'on fait dissoudre (après râpage) dans de l'huile
(d'olive, si possible) pour obtenir l'huile camphrée bien connue en
raison de ses propriétés anesthésiques, antiseptiques et parasiticides.
Le beurre de cacao, extrait des graines torrifiées du cacaoyer, est
utilisé pour la fabrication du chocolat, mais plus utilement pour la
confection de pommades efficaces contre de nombreuses atteintes
du derme. Au bain-marie, en faire fondre 50 g (demander du beurre de
cacao en copeaux), mélangé à 75 g d'hùile d'amande douce, pour
obtenir un onguent très efficace contre les engelures et autres ennuis
de ce genre.
Obtenue par distillation du bois de génévrier oxycèdre (juniperus
oxycedrus), on obtient l'huile de cade qui s'utilise contre la gale,
l'acné, le psoriasis, certains eczémas et lupus.
L'huile de croton (croton cathartique) est, elle, un révulsif puissant,
à utiliser en cas de congestion bronchique, de douleurs rhumatismales
ou ·névralgiques.
Pour la préparation d'huiles à bronzer, on peut utiliser la poudre
224
de rhizome du cucurma tinctorial, qui sert en pharmacie à colorer des
onguents ou des huiles.
Le rhizome de l'hydrastis canadensis sert pour teindre en jaune,
la décoction d'écorce d'aulne en noir, tandis que les fleurs de lysi·
maque peuvent colorer la laine en jaune et les· cheveux en blond,
et la décoction de la racine de cette même plante, en brun. La
décoction de baies de sureau permet aussi de préparer des teintures
pour cheveux et la lampourde les teint en blond. Même la fleur de
pomme de terre peut colorer la laine et les tissus en jaune brillant.
En faisant bouillir pendant 10 à 15 minutes, 60 g de bois de
Panama dans un litre d'eau, on réalise. une lotion qui donne du
brillant aux cheveux. Pour.· les shampooings de cheveux fragiles,
utiliser les macérations de fleurs de saponaire, et, pour procurer
des reflets aux cheveux, .procéder à des lotions ou rinçages avec des
décoctions de l'une de ces plantes : prêle, fleurs de camomille, som-
m1tés fleuries de thym ou de romarin, feuilles d'ortie, de bouleau,
de noyer.
Pour .revenir aux propriétés curatives de ces végétaux peu utilisés,
il convient de mentionner la cannelle ou laurier cannelier (taurus
cinnamomum), tonique digestif et carminatif qui, associé aux amers,
en corrige la saveur, et, aux purgatifs, en atténue les coliques qu'ils
pourraient provoquer. On l'adjoint aussi aux dentifrices.
La décoction de feuilles de laurier-cerise (cerasus lauro-cerasus),
ou le cataplasme que l'on peut. préparer avec ces feuilles et de la
farine, catine assez souvent la douleur des ulcères variqueux. Des
maux de tête peuvent être . calmés en inhalant la fumée de baies
de génévrier que l'on fait griller.
Contenant de la pilocarpine, laquelle entre dans la préparation de
gouttes que l'on met dans les yeux afin de faire baisser la tension
oculaire excessive, le pilocarpe à feuilles pennées ou jaborandi peut
être utilisé à la dose de 4 g pour 200 g d'eau bouillante (laisser
macérer 12 heures) en sudorifique (énergique) et pour provoquer une
importante sécrétion salivaire et bronchique.
Le suc extrait des feuilles de l'aloès,· à la dose de 5 à 10 cg,
stimule les fonctions digestives et, à celle de 1 à 5 dg, est un pur-
gatif. assez énergique. Il provoque aussi l'évacuation de oJa bile et
exerce une action cérébrale décongestive. Cependant, il ne faut pas
manquer de mentionner une action irritante sur les intestins fragiles.
Allant peut-être à l'encontre de· ce que l'on · pourrait supposer,
le· piment de Cayenne, ajouté aux aliments, est un bon remède du
début dés hémorroïdes, tandis que sa décoction peut intervenir dans
l'atonie· par fatique des cordes vocales. ·
225
Reste maintenant à mentionner des végétaux que l'on peut mettre
à contribution quand certaines espèces animales deviennent enva-
hissantes ou même simplement gênantes.
Contre le ténia ou autres parasites de ce genre, il y a déjà les
semences de courge ou de gre!'Jadier, ainsi que maintès plantes,
mais en cas de résistance à ces remèdes peut intervenir le cousso,
fleur du coussotier d'Abyssinie. C'est un trenifuge énergique, utilisé
en lavements, fatals pour le ver solitaire et le botriocéphale, et effi·
caces contre l'ascaride lombricoïde ou l'oxyure vermiculaire.
Puisque les poux semblent faire un retour en force, on peut leur
opposer les graines de dauphinelle stœphisaigre, dont on saupoudre
la tête après les avoir moulues. En décoction, ces mêmes graines
passent pour être efficaces, utilisées en cas de gale.
On se protègerait des moustiques en se passant sur la peau une
décoction de racine de quassia amara. Cette décoction peut être
employée en pulvérisations des arbres fruitiers lors d'attaques de
certains insectes.
L'huile de noix de cèdre éloignerait aussi les insectes, tandis que
la menthe pouliot serait plus spécialement un répulsif des puces.
En Europe orientale, pour se débarrasser des mouches, des paysans
préparent un insecticide avec un mélange de lait, de sucre et des
morcea'ux d'amanite.
Contre les vers du bois, il est conseillé d'injecter de l'essence de
clou de girofle avec une seringÙe médicale, et, en cas
ment d'un tapis par des insectes, de passer une éponge imprégnée
d'une décoction de graines de coloquinte (100 g dans un litre d'eau ;
bouillir).
Encore contre les poux, on a conseillé des semences pulvérisées de
pied d'alouette ou des lotions avec une décoction de sceau de
Salomon.
Extraite d'une plante originaire de Malaisie (derris elleptica}, la
roténone est le nom commercial d'un produit très efficace contre
beaucoup d'insectes, et notamment les puces.
Associée au cubé (lonchocarpus nicou), dans un produit appelé
• Cubérol simple ., vendu dans .des magasins de diététique. et des
graineteries, la· roténone assure une bonne protection des arbres ·
fruitiers contre la plupart des parasites et des pommes de terre
contre le doryphore.
La poudre de racine de certaines de camomille pyrèthre
(pyrethrum caucasicum, pyrethrum roseum, pyrethrum carneum) est
toxique pour les insectes en général et les punaises en particulier.
226
On lui reconnaît une incontestable efficacité pour mettre entrave
à la prolifération des limaces, chenilles, pucerons, doryphores et
puces.
Placés dans les armoires et penderies, les bouquets séchés de
lavande ou de mélilot en éloignent les mites.
En Afrique tropicale, le scircus-supinus, de la même famille que
le jonc des chaisiers, est un antidote des piqûres de scorpion.
Voici donc, en vrac, une moisson de remèdes divers, peu usités
ou oubliés, peut-être pas toujours faciles à trouver et dont les doses
sont souvent à déterminer après expérimentation. Ce sera l'occasion,
pour beaucoup, de se lancer dans une exploration souvent fructueuse.
227
MAIS QU'ETAIT DONC LA THERIAQUE
DE NOS ANCETRES ?
Au début (?) des temps, l'homme n'établissait sans doute pas
de relations entre les maux dont il souffrait et une éventuelle inter-
vention curative.
On peut alors imaginer que, tombé dans une boue d'argile alors
qu'il était blessé, il constata ensuite une plus rapide guérison que
pour une blessure précédente. La relation a dO s'établir entre les
deux faits : la plaie laissée à elle-même et celle qui fut enduite
d'argile.
D'autres événements fortuits, d'autres coïncidences purent être rele-
vées par ces êtres encore • neufs • devant l'incident corporel et
certaines interventions fortuites ou intentionnelles.
Il est possible encore d'imaginer que la première forme de médecine
découla de l'observation du comportement d'animaux dont certains
c savaient • se soigner. Et le plus souvent, c'était tout simplement
en s'enduisant de boue argileuse.
Alors est-il permis de supposer que le premier remède reconnu
fut l'argile.
Peut-être qu'ensuite - ou parallèlement - la recherche d'aliments
végétaux et leur absorption s'accompagna d'observations sur leurs
effets respectifs lors d'incidents organiques (après, cela se pour-
suivit en direction du psychisme). Certaines plantes furent reconnue!
et admises comme remèdes dans des circonstances se précisant à
travers les temps.
Ainsi naquit la phytothérapie, laquelle alla en s'enrichissant avec
l'expérience et la progression des connaissances.
De la plante isolée, on passa aux mélanges, aux préparations plus
élaborées, et aussi à l'extension vers le minéral et ... , moins heureuse-
ment, à l'animal.
Ainsi parVint-on à l'élaboration de cette Thériaque, attribuée à
Mithridate, et qui contenait de 45 à 50 composants d'origine végétale
et minérale, et deux tirés des animaux.
Le fait d'avoir réuni dans une seule préparation la presque totalité
des remèdes alors identifiés démontrait l'intention des • inventeurs •
228
de réaliser la panacée, le remède universel et, dirait-on maintenant,
pluri ou multidirectionnel.
On sait que le roi-tyran Mithridate (VI), craignant la vengeance des
parents et amis de ses nombreuses victimes, pouvant se manifester
par des poisons, se familiarisa progressivement avec ceux-ci, jusqu'à
en supporter des doses assez importantes pour qu'il lui devienne
impossible de s'empoisonner lui-même lorsqu'il décida de mourir lors
de sa chute du trône.
Parallèlement, donc, à cette • mithridatisation • (immunité acquise
par accoutumance progressive), il poursuivait - ou faisait poursuivre
- des recherches en vue de la réalisation du remède • total •
devant le mettre à l'abri de toutes les atteintes (sauf la révolte qui
le terrassa).
Plus vraisemblablement, Mithridate n'aurait fait que reprendre une
formule. composée par Andromaque, médecin de Néron, .et reprise
plus tard par Galien, lequel la prescrivait volontiers, y ajoutant par-
fois de la • terre sigillée ., variété d'argile utilisée pour la céramique,
ou encore de la chair de vipère (notamment contre
La solution de base cor:nportait de l'eau, de l'huile, un peu de sel,
du poireau et de l'aneth. Dans d'autres formules, il ajoutait la menthe
· et l'anis.
Il semble bien qu'à l'origine, la Thériaque était surtout employée
contre la morsure des serpents et autres animaux à venin, ce terme
venant du grec • théria ., ·bête venimeuse. Selon le docteur Pierre
Theil, la formule était celle-ci : gingembre, 60 g ; iris de Florence,
60 g ; valériane, 80 g ; acore aromatique, 30 g ; rhubarbe, 30 g ;
quintefeuille (potentille .rampante), 30 g ; racine d'aristoloche, 10 g ;
racine d'asarum (asaret), 10 g ; racine de gentiane, 20 g ; racine cte
meum (aneth sauvage), 20 g ; bois d'aloès, 10 g ; écorce de cannelle,
100 g ; bulb!:} de scille, 60 g ; dictame de Crète, 30 g ; feuilles de
laurier, 30 g ; feuilles de sorbium (sorbier), 60 g ; sommités de cala-
ment, 30 g ; sommités de marrube blanc, 30 g ; sommités de pouliot,
30 g ; sommités de chamaèdrys (germandrée), 20 g ; sommités de
chamaepitys (ivette), 20 g ; sommités de millepertuis, 20 g ; sommités
de centaurée, 10 g ; pétales de roses, 60 g ; safran, 40 g.; fleurs de
stoechas (lavande stéchas), 30 g.
Ces ingrédients étaient pilés et passés au tamis, puis mélangés
à (pour 1.000 g de poudre thériacale) 50 g de thérébentine de Chio,
3.500 g de miel blanc et 250 g de vin de Grenache.
A travers les temps, la formule s'est simplifiée, et l'on en trouverait
de nombreuses et différentes compositions dans les traités. La
dernière, qui figurait encore au Codex français de 1895 était ainsi
composée : écorce de citron, 60 g ; poivre long, 120 g ; poivre noir,
229
60 g ; fruits de persil, 30 g ; fruits d'ammi, 20 g ; fruits de fenouil,
20 g ; fruits d'anis, 50 g ; fruits de séséli, 20 g ; fruits daucus, 10 g ;
semence d'ers, 200 g ; semence de navet, 60 g ; semence de carda·
mone, 80 g ; agaric blanc, 60 g ; opium officinal, 120 g ; suc de ré·
glisse, 60 g ; cachou, 40 g ; gomme arabique, 20 g ; myrrhe, 40 g ;
oliban (encens), 30 g ; galbanum (gomme résine), 30 g ; opopanax,
10 g; benjoin, 20 g; castoreum, 10 g; mie de pain, 60 g; terre sigillée
(argile), 20 g ; sulfate de fer, 20 g ; bitume de Judée, 10 g.
Il n'est évidemment pas question de réaliser cette formule, laquelle
est indiquée ici à titre purement anecdotique, certains composants
étant maintenant introuvables, d'autres inacceptables, tel ce casto·
reum, drogue constituée par la sécrétion des glandes préputiales
des castors, ou, l'opium, le sulfate de fer, etc.
Simplement est-il intéressant de noter que l'on peut faire des
mélanges très poussés de plantes à tisanes et même y ajoüter des
semences de légumes (celles d'ers sont tout simplement des len·
tilles), de la mie de pain, de l'argile (terre sigillée), du miel, etc.
De tels mélanges furent toujours préparés à l'intention des malades,
certains de ces remèdes ayant eu mauvaise réputation, du fait qu'ils
étaient vendus par des bateleurs de foire. Ainsi était conçu l'Orvietan,
électuaire composé par Ferrante (d'Orvieto), qui connut une grande
vogue à Paris au milieu du XVII" siècle. C'était une variante de la
thériaque, qui donna lieu, lui-même, à d'autres remèdes plus ou
moins sérieux vendus sur la place publique.
L'électuaire est une préparation pharmaceutique de consistance
molle, formée de poudres mélangées à du sirop, du miel, des poudres
végétales. ·
L'Opiat est un électuaire opiacé, tandis que le diatessaron en est
un, composé de quatre médicaments : racine de gentiane et d'aristo-
loche, de baies de laurier, de myrrhe. On incorpàre dans le tout
du miel et de l'extrait de genièvre. C'etait appelé aussi thériaque
diatessaron, recommandé contre les piqûres et morsures d'animaux
venimeux et comme emménagogue (ainsi, ce n'est donc pas s e u l e ~
ment de notre temps que les femmes ont connu des perturbations
du fonctionnement ovarien !).
TABLE DES CHAPITRES
Vertus des plantes ........ , . , ............ , . , . , ..... , 3 à
67
Quelques formules de tisanes composées et recettes
diverses ....... , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 à 76
Remèdes divers
... ·································
77 à 78
Cataplasmes et compresses .............. , , ....... , 79 à
81
Lavements ............................. ~ ........... .
82
Injections
··········································
82
Lavages de nez ............... , ............... , . , , , , 82
Bains .... , , , .................. , ..•. , , ..... , ... , , , , , ,
83 à 85
Fumigations ..................................... · ...
85
Pour vivre en paix avec les insectes . , . , ....... , . . . • 86
Les maladies ou troubles divers· et leurs remèdes . . 87 à 106
En complément
..................................... ·.
107
Les plantes qui favorisent les évacuations ....... , . • . 107
230 231
- Les plantes qui stimulent les intestins ......... . 107
Les plantes contre diabète et malnutrition .........• 168
- Les plantes qui stimulent reins et vessie , ......• 111
Les plantes pour l'intestin ........................... . 172
Les plantes antirhumatismales ..................... . 118
Les plantes astringentes .........•...................• 175
Les plantes qui font baisser la tension ............. . 121
Les plantes en gynécologie .......•.•................. 179
Les plantes qui stimulent le foie et réduisent lé cho-
lestérol ...........................................• 122
Les plantes qui préparent et aident à une bonne méno-
pause .............................................. . 181
Les plantes qui font maigrir ....................... ~ .. 124
Les plantes pour les yeux .•...•.•..... , ••••.•••.••••• 184
Les dépuratifs de printemps ......... ,.,, .............. . 127
Les anticoagulants naturels .......................• 187
Les plantes qui font baisser l'urée ................... . 129
CÙeillette et conservation des plantes à tisanes ....•• 190
Les plantes qui stimulent l'assimilation ............. . 130
Tisanes-boissons .............•..............•.•....• 194
Les calmants .......•................................
138.
A propos des essences et extraits de plantes ....... . 201
- Principales plantes réputées comme sédatives de la
douleur ..................................•....... 139
Comment utiliser les plantes ...................... ..
Propriétés parfois négligées de plantes commùnes . • 208
205
- Plantes tempérant l'irritabilité nerveuse et facili·
tant le sommeil ............................... . . 140 La rue ........................ - ~ .................... . 212
Les vermifuges ...................................... . 142 L'arnica et la valériane dans la désintoxiCation du
tabac ·
•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• •, ~ ••• 1 214
Les plantes anticalculs ............................. . 146
Comment entreprendre les cures de plantes ......... . 216
· Les plantes pour le cœur et la circulation .........• · 150
Comment cultiver les plantes à tisanes et à condiments 219
.-.Plantes pour le _cœur et les artères 151
223 Divers produits d'origine végétale ............•....•
- Plantes pour la circulation veineuse 153
Mais qu'était donc la thériaque de nos ancêtres ? . . 228
Les sudorifiques ....................................... . 156
Les plantes à faire intervenir en cas de toux .......• 159
Les plantes qui aident aux fonctions digestives .••• 164
232
233

RAYMOND

DEXTREIT

La

Revue

de

la

Vie

Saine...

« VIVRE EN HARMONIE »
Le numéro : 9.00 F — Abonnement : 90.00 F par an.
Envoi gracieux d'un numéro spécimen sur simple demande aux Editions de la revue « V I V R E EN H A R M O N I E » , 5, rue Emile-Level, 75017 - Paris. C . C . P . 2115-50 B Paris

La CURE VÉGÉTALE
• •

Toutes les plantes p o u r se guérir
140° M I L L E

Dernier tirage, Janvier 1984. Dépôt légal, 3e trimestre 1979, n° 528.
Imprimerie S.I.P.E., 32, rue de Ménilmontant, 75020 - Paris.

Editions

de 5,

la rue

Revue

«VIVRE

EN

HARMONIE.

Emile-Level,

75017 - P a r i s

Vertus des plantes
« On ne peut nier que la phytothérapie ne dispose d'une gamme d'action suffisamment nuancée pour se plier docilement à toutes les exigences de l'art de guérir, à tous les épisodes de la pathologie, pour se faire toute à tous en combattant avec un égal succès les maux insignifiants qui, tels des moucherons, n'ont qu'une existence éphémère et les maladies tragiques qui menacent les vies humaines. »
(Dr H. Leclerc)

Il n'a pas été dans nos intentions de réaliser un traité complet sur les plantes, mais d'en indiquer l'usage le plus courant, après expérimentation. Le report à un ouvrage de botanique sera évidemment profitable pour étudier les caractéristiques des plantes et apprendre à les reconnaître. La meilleure utilisation d'une plante serait celle qui en préserverait toutes les propriétés tout en permettant l'extraction et l'assimilation des principes actifs. A l'état frais, feuilles et jeunes pousses peuvent s'adjoindre aux salades et plats de crudités. Ensuite restent l'infusion et la décoction ou la macération. Avec infusion et décoction, la plupart des principes sont convenablement dissous, mais certains sont détruits. La macération à froid préserve ces principes, mais n'en permet pas l'extraction intégrale. C'est ainsi que certains phytothérapeutes préconisent les poudres de plantes séchées. Mais, là encore, il y a déperdition d'une certaine forme d'énergie à la dessication et à la mouture.
ISBN : 2-7155-0009-2

Ne parlons que pour mémoire de la macération dans 3

l'alcool qui, plus encore que la chaleur, détruit les ,éléments vivants. A chaque nom de plante est indiqué le mode de préparation nous ayant paru à la fois permettre l'extraction et la protection de la plus grande partie des principes curatifs. La même dose convient en général pour les plantes fraîches ou sèches. Les plantes fraîches sont plus volumineuses niais leurs principes sont plus actifs. Une pincée correspond à 2-3 g, une cuillerée à dessert à 5 g environ, une cuillerée à soupe à 10 g et une poignée à 30-40 g. Les doses indiquées. sont celles qui conviennent aux adultes. Pour enfants : Préparer en conservant les mêmes préparations que pour adultes, puis couper d'eau. Si, par exemple, on indique 30 g de plantes pour un litre d'eau, en mettre 10 g pour 1/3 de litre. Puis prélever quelques cuillerées à soupe, en ajoutant de l'eau. Pour un enfant d'un an, on mettra une partie de tisane et 4 d'eau: De 1 à 3 ans : 2 parties de tisane et 3 d'eau. De 3 à 5 ans, 3 parties de tisane et 2 d'eau. De 5 à 10 ans : 4 parties de tisane et 1 d'eau. Ensuite, ne plus couper mais ne donner que de petites tasses. Pour les adultes, il est parfois nécessaire de réduire aussi lès doses selon la possibilité. En principe, il est préférable de commencer par la demi-dose et d'augmenter ensuite selon la tolérance individuelle. Quand il est indiqué de bouillir, il est préféràble de met-· tre les plantes à l'eau froide et d'amener ensuite jusqu'à l'ébullition. S'il n'y a pas de temps indiqué, il faut juste faire «donner un bouillon», retirer du feu et infuser ensuite selon les indications. En principe, on fait bouillir les racines, on donne un bouillon pour la plante entière et les semences, on infuse feuilles et fleurs. Utiliser un récipient en porcelaine, une casserole émaillée ou une bouilloire en acier inoxydable. .Eviter de sucrer les tisanes ; à la rigueur, édulcorer avec du miel.

ABSINTHE. Artemisia absinthium. Apéritive, tonique, . stimulante, digestive. Recommandée dans la chloro-anémie, les pollutions nocturnes et dans l'insuffisance menstruelle (par in~rtie utérine). Egalement en cas d'ascaris et d'oxyures. UsAGE INTERNE : Infusion des sommités; une petite cuillerée à soupe par litre d'eau, infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par jour, avant ou après les repas, selon le cas. UsAGE EXTERNE : Décoction, une bonne poignée par litre d'eau. Bouillir cinq minutes. Pour lavages et fomentations sur les plaies se cicatrisant mal et sur les ulcères. ABSINTHE MARITIME. Artemisia maritima (Sanguenitte). Comme vermifuge, remplace avantageusement le semencontra ·exotique. Apéritive et vulnéraire (cicatrisation des plaies et ulcères internes). DosE : Une cuillerée à dessert de semences et sommités dans une tasse d'eau. Faire donner un bouillon et infuser 10 minutes. Une tasse chaque matin, 3 jours de suite, une fois par mois. ACHE. Apium graveolens (céleri sauvage). Feuilles et racines sont apéritives, toniques, digestives, carminatives, .diurétiques et· ·cholagogues. Les semences sont digestives et aident à l'élimination des gaz. La racine est un diurétique déchlorurant à conseiller dans l'albuminurie. UsAGE INTERNE : Racines coupées : décoction d'une poignée dans un litre d'eau. Bouillit cinq à dix minutes. Une tasse avant chaque repas. Infusion de feuilles : Une cuillerée à dessert dans une tasse à thé, infuser dix minutes. Une tasse avant ou après les repas. Semences: Une demi-cuillerée à café dans une tasse d'eau. Bouillir et infuser. Une tasse après chaque repas. UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de feuilles fraîches pilées sur contusions et ulcères . ACHILLÉE. Voir MILLEFEUILLE.

4

5

ACORE AROMATIQUE. Calamus aromaticus. La racine est tonique et stimulante de l'estomac. Sa décoction permet d'arrêter les vomissements. Elle est aussi antihémorragique. On peut en adjoindre au vélar pour remédier à l'enrouement et toutes les affections des cordes vocales. Ne pas négliger non plus qu'elle peut diminuer le taux d'acide urique du sang, contribuant à l'élimination de ce poison dans les urines. En mettre 2 ou 3 g dans une tasse d'eau bouillante; laisser infuser. 2 à 4 tasses par jour selon nécessité. AGAR-AGAR. Fucus spinosus. Très utile contre la constipation et ·les troubles glandulaires. Par jour : une à deux cuillerées à café de lamelles fines ou en poudre diluées dans le potage chaud ou fondues dans très peu d'eau bouillante et ajoutées, après refroidissement, à un jus de fruits ou de légumes. AIGREMOINE. ·Agrimonia eupatoria. Astringente, tonique, sédative, cette plante est utile pour combattre les affections chroniques du foie, la dysenterie et les crachements de sang (dans la tuberculose, etc.), les écoulements involontaires d'urine, les pertes blanches et le diabète. UsAGE INTERNE: Feuilles: Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. Boullir et infuser 10 minutes. Trois à cinq fois par jour entre les repas. UsAGE EXTERNE : Feuilles: en fomentations et cataplasmes (migraines, névrites, plaies torpides), lavements (diarrhée, hémorroïdes), injections (pertes blanches). Trois poignées par litre d'eau. Bouillir trois à quatre minutes. En ajoutant cent grammes de miel à cette préparation, on a un bon gargarisme pour les laryngites et pharyngites chroniques. AIRELLE MYRTILLE. Vaccinium myrtillus. L'extraordinaire pouvoir désinfectant des baies fait merveille dans toutes les infections intestinales : entérite aiguë, 6

typhoïde, diarrhées et dysenterie (même amibienne). Utiles également dans la stomatite ulcéro~membraneuse. Les feuilles sont indiquées contre le diabète, UsAGE INTERNE: Baies: Une bonne cuillerée à soupe par tasse d'eau. Bouillir cinq minutes, infuser quinze; passer en pressant. Deux à six tasses par jour selon le cas. Feuilles : Une bonne poignée par litre d'eau, 'bouillir cinq minutes. Boire en 24 heures. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée de baies dans un litre d'eau. Bouillir. pour réduire de moitié. Passer avec expression. Utiliser en, badigeonnages dans le traitement de l'eczéma, en lav~ments ou en compresses dans les flux sanguins hémorroïdaires. ALCHEMILLE ou ALCHIMILLE. Alchemillia vulgàris (Pied de lion). Stimulant l'estomac, cette plante étant hémostatique et astringente est également recommandée contre les pertes blanches et dans le cas de règles trop abondantes ou d'hémorragies utérines. A l'encontre de la sauge, riche en hormones végétales proches de la folliculine, l'alchemille en renferme dont l'orientation est opposée (ou complémentaire) et qui s'apparenteraient plutôt à la testostérone. Dans les déficiences endocriniennes,. on peut en faire l'essai, sans aucune crainte de contrepartie fâcheuse. UsAGE INTERNE : · Une bonne poignée de plante coùpée par litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Trois petites tasses par jour entre ou avant les repas. UsAGE EXTERNE : Trois poignées par litre d'eau. Bouillir 5 minutes. En ,lavages chauds comme calmant de démangeai~ sons vulvaire. ALISIER. Cratœgus terminalis. Astringents, les fruits s'emploient contre la diarrhée, la dysenterie. Même préparation que pour l'airelle. ALGUES. Voir. : AGAR-AGAR, CARRAGAHEEN, MOUSSE DE CORSE, VARECH VESICULEUX.

7

ALKEKENGE. Physales alkékengi (Coqueret). Les fruits sont rafraîchissants, diurétiques, fébrifuges, antirhumatismaux ; on les emploie dans l'hydropisie, la jaunisse, les néphrites et calculs rénaux, la rétention d'urine. UsAGE INTERNE : Fruits : Deux poignées environ par litre d'eau, Bouillir doucement pendant cinq minutes. Boire par tasse en 24 heures. UsAGE EXTERNE : Plante entière : Deux à quatre poignées par litre d'eau. Bouillir cinq minutes. Lotions, fomentations et injections calmantes. AMANDIER. Amygdalus communis. Les feuilles sont calmantes de la toux et facilitent les fonctions du foie. Les coques sont pectorales et calmantes ; très indiquées contre la caqueluche. L'huile d'amandes douces peut être donnée au nouveau-né comme laxatif. Elle est recommandée pour la forme sèche de l'eczéma. La pâte d'amandes amères remplace le savon dans l'eczéma des mains. Elle fait disparaître les taches de rousseur et est un désodorisant des pieds et aisselles. DosEs : Feuilles : Une petite cuillerée à soupe par tasse. Infuser 10 minutes. Deux tasses par jour, avant les repas (foie), ou quatre tasses par jour, entre les repas (toux). Coques : Deux poignées environ par litre d'eau. Bouillir 20 minutes. Faire prendre par petites tasses, dans la journée.
ANETH. Anethum graveolen. Ressemble beaucoup au fenouil dant il a .certaines propriétés, la principale étant d'aider à l'évacuation des gaz intestinaux. Utilisé en cuisine, c'est un bon condiment contribuant à la digestion des légumineuses auxquelles on l'incorpore. DosE : Une cuillerée à café de ·semences dans une tasse d'eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser. Une tasse après chaque repas.

Recommandée dans l'asthme nerveux. Associée à l'anis et à l'aneth, elle active la sécrétion lactée. DosE : Plante ~· Une cuillerée à dessert par tasse d'eau. Infuser 10 minutes. Une tasse après chaque repas. ANIS VERT. Pimpinella anisum. Les graines sont digestives, diurétiques, expectorantes. Elles calment les spasmes de l'estomac, l'asthme et l'aérophagie, favorisent la circulation et les menstruations difficiles soulagent les coliques venteuses. Elles remédient aux défail~ lances cérébrales et activent la lactation.

.

. A utiliser aussi en cas d'éréthisme cardia-vasculaire (palpitations, fausse angine de poitrine). DosE : Une cuillerée à café par tasse d'eau. Bouillir et infuser dix minutes. Une tasse après chaque repas. ANSERINE ANTHELMINTHIQUE. Sem~nces et feuilles sont vermifuges, contre les lombrics et le trema. · , UsAGE INT~RNE. : Une bonne cuillerée à soupe par tasse d e~u .. Infuser dtx mmutes. Une tasse le matin à jeun, pendant · trots JOUrs. UsAGE EXTERNE : Trois, poignées par litre ;d'eau. Bouillir dix minutes. En fomentations sur le ventre contre les vers. ARGENTINE. Potentilla anserina (Patte-d'oie). Astringentes, les feuilles remédient à la flaccidité des tissus. On les emploie en infusions et injecUons contre pertes blanches, diarrhées et certaines hémorragies. En cataplasmes contre les enflures (chevilles surtout): UsAGE INTERNE : Une petite poignée par litre d'eau. Faire donner un bouillon et infuser dix minutes. Trois ou quatre tasses par jour, entre les repas. UsAGE EXTERNE : Deux poignées par litre. Bouillir quinze minutes, pour lavages et injections. Pour cataplasmes, mêler cette décoction avec · une quantité suffisante de son de blé. Chauffer le tout, garder deux heures environ. ARISTOLOCHE. Aristolochia clematis (Sarrazine). Les feuilles sont fortifiantes et vulnéraires, astringentes et 9

ANGELIQUE. Angelica archangelica. Tonique, emménagogue, antispasmodique et stimulante des organes digestifs dont èlle chasse les gaz. Efficace contre les migraines et vertiges ainsi que contre l'aérophagie, l'angélique favorise l'expectoration des bronches, facilite et calme les menstruations difficiles.

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50 par tasse d'eau. de miel. Diurétique déchlorurante et sédative du cœur dont elle tempère les· battements. en bains de bouche lorsqu'il y a déchaussement des gencives (pyorrhée) ou en injections en cas de pertes blanches. DosE : Fleurs : Une bonne cuillerée à soupe par tasse. La décoction de son· écorce (20 g dans un litre d'eau. Mélanger à 50 gr. On l'emploie dans les troubles de la menstruation et de la formation. Bouillir 15 minutes. bouillon résultant de la cuisson de la partie destinée à l'alimentation. Asparagus officinalis. voir pages 63 ou 72 (Rhumatismes . Régularise les mouvements du cœur et agit favorablement sur la circulation du sang et le système nerveux. Contre les engorgements du foie. vertiges et hypertension. . 10 11 .Calculs) AULNE ou AUNE. Une tasse avant chaque repas. la tisane d'aubépine cicatrise les ulcérations de la gorge. Cholagogue et diurétique. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. bouillir quelques minutes) peut être utilisée en gargarismes contre les maux de gorge. tachycardie. Boire en 24 heures. Mélangée en parties égales avec la bourse-àpasteur. névrose du pneumogastrique. Bouillir ~t infuser dix minutes. Additionnée de miel. Elle peut faire diminuer urée et cholestérol du sang. Elle calme les nerfs influencés par les troubles congestifs de la ménopause. en cas d'épilepsie. Recommandé aussi dans l'hydropisie et l'épilepsie. DosE : Feuilles coupées : Une. insomnies. faire un cataplasme avec cette décoction mêlée à du son de blé. mais la partie vraiment efficace de l'artichaut est la grande feuille dentée qui garnit la tige. La racine est tonique et expectorante dans les affections des poumons et des bronches dont elle assèche les muqueuses. entre les repas. Elle est donc recommandée dans les affections hépato-biliaires et hépato-rénales. On peut utiliser le. . UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau. Infuser 10 minutes. On peut l'utiliser contre palpitations. Asperula odorata (Reine des bois). La racine est employée contre la coqueluche et certaines paralysies. elle tonifie les cellules du foie et le stimule. AUBEPINE. cuillerée à dessert par tasse d'eau. elle calme les règles douloureuses et trop abondantes. UsAGE INTERNE : 0 gr. ASPERULE ODORANTE. l'hyperazotémie et les états pléthoriques. Infuser quinze minutes. Infuser 10 minutes. En compresses chaudes contre contusions et ecchymoses. angoisses. Bouillir 15 minutes. AUNEE. Deux tasses par jour entre les repas. entre les repas. ARTICHAUT. Bouillir et infuser 10 minutes.emménagogues. DosEs : Feuilles: Une poignée par litre d'eau. Elle stimule l'estomac et contribue à régulariser les menstrues. Infuser quinze minutes. Racine : 50 gr. d'eau. On l'emploie aussi contre la fièvre et le rhumatisme. · AUBTRR DE TILLEUL. Trois tasses par jour. C'est un tonique de l'appareil digestif. Alnus glutinosa. Deux ou trois tasses par jour. Trois ou quatre tasses par jour. Cratœgus oxyacantha. elle est indiquée contre les pertes blanches. elle est également conseillée dans les troubles du foie et l'hydropisie. de racine pulvérisée. ASPERGE. Trois ou quatre tasses par jour. Cyrana scolymus. On les utilise dans l'asthme. Bouillir 15 minutes. bouffées de chaleur. UsAGE EXTERNE : Fleurs : Deux cuillerées à soupe par 250 gr. Artemisia vulgaris (Herbe de Saint-Jean). lnula helenium (Œil de cheval). · En injectipns chaudes. le rhumatisme et l'atonie stomacale. ARMOISE. DosE : Deux poignées de racine coupée par litre d'eau. C'est un modérateur du cœur et un remède ·de l'angine de poitrine. Somnifère et calmante des nerfs. elle est aussi diurétique et digestive par stimulation du foie. Prendre 4 ou 5 cuillerées à café par jour. ARNICA. Arnica montana (Plantain des Alpes). En injections. UsAGE INTERNE : Une bonne pincée par tasse.

typhoïde. Autres usages : une tasse après chaque repas (deux ou trois par jour). Elle est dépurative. DosE : Une cuillerée (à café. AURONE MALE. Racine et écorce stimulent foie et rate. Tanacetum balsamita (menthe coq). Une tasse après chaque repas. BASILIC. amère et fébrifuge. Bouillir 10 minutes. Colutea arborescens (séné d'Europe). la plante est employée ·aussi dans les menstruations difficiles et les digestions laborieuses. Bouillir et infuser 15 minutes. Ocym_um basilicum (Orange des savetiers). BAGUENAUDIER. UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. On l'emploie contre les catarrhres bronchiques avec toux spasmodique. Infuser 10 minutes . feuilles ou fruits : une bonne poignée par litre d'eau. Utile dans les insomnies nerveuses et l'asthénie nerveuse avec angoisse. Infuser 10 minutes. Elles sont laxatives et toniques de l'estomac . spasnies de l'estomac. on emploie les feuilles fraîches écrasées contre les morsures de serpents. Infuser 10 minutes. migraines nerveuses. Les feuilles et fruits.) l'intestin. ajouter deux cuillerées à soupe de sel marin. DosE : Racine. Racines . Ùne tasse avant chaque repas. Comme la rhubarbe . vermifuge . · Les fruits sont employés contre ra. BERCE. ses feuilles agissent par excitation des fibres nerveuses de. On l'utilise dans l'entérite chronique avec diarrhée. Macérées dans l'huile d'olive. UsAGE INTERNE :. Artemisia abromatum (citronnelle). Utiliser comme boisson. 15 à 20 minutes avant le petit déjeuner. entre les repas. Boire en deux jours. les hémorragies et l'hémoptysie. Elle est tonique. 12 Les feuilles fraîches peuvent être appliquées sur toutes les parties douloureuses (rhumatismes..). également diurétiques.et calmantes.·. Elle favorise les menstrues et la digestion. elles guérissent la croûte laiteuse. on l'emploie aussi contre les aphtes et même l'épilepsie. Tonique amer.par litre d'eau. Comme vermifuge : une tasse. En lotion de la tête et massage du . diarrhée ou de. la racine est aussi employée contre les pertes séminales. BALSAMITE ODORANTE. Une cuillerée à café par tasse. C'est un antispasmodique recommandé contre les vertiges. DosE : Racine : Une poignée par litre d'eau. l'eczéma. les ulcères variqueux. UsAGE INTERNE : Racines : Deux poignées par Utre d'eau. Heracleum sphondylium.cuir chevelu contre la chute des cheveux. Bouillir 10 minutes~ Boire en trois jours. Trois ou quatre tasses par jour. Comme stomachique : une tasse après chaque repas. DosE : Racine concassée : Une bonne poignée .Recommandée aussi contre l'anémie. le diabète. recommandés pour les · affections de la gorge. DosE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau. bouillir 20 minutes. Comme vermifuge : une tasse le matin à jeun. La racine exerce une action favorable sur le rhumatisme. écorce.et le séné.. Précieuse aussi dans l'entérite et les catarrhes de la vessie.. Les feuilles macérées dans l'huile cicatrisent les brûlures. BERBERIS. Elle favorise l'élimination de l'urée et des chlorures. trois matins de suite. DosE : Une cuillerée à dessert de plante coupée par tasse d'eau.et feuilles sont digestives . ô1ennorrhagie . Prendre au coucher. BARDANE. 13 . Il" facilite les digestions. BENOITE. ils sont antispasmodiques. Arctium Zappa (herbe aux teigneux). les pertes blanches et l'engorgement des ganglions lymphatiques. etc. à dessert ou à soupe selon l'âge ou le cas) dans une tasse d'eau bouillante. . Bouillir et infuser 10 minutes. pendant trois jours. Geum urbanum (Herbe de Saint-Benoît). Vulnéraire. les maladies de peau et troubles du sang. la fatigue. diurétique et tonique. Berberis vulgaris (Epine-vinette) . · Vulnéraire. . A l'extérieur.. la furonculose. UsAGE EXTERNE : Racines : Trois poignées par litre d'eau. Pour lavage des plaies infectées ou gangrenées et des ulcères. antispasmodique et vermifuge. Bouillir et infuser 10 minutes. · Carminative contre les coliques venteuses. le sont aussi en cas de. Laisser infuser.

la stomatite. La racine est employée contre les vertiges. diurétiques et pectorales. avant les repas. stomachique. En lavages et compresses sur les ulcères variqueux et plaies infectées. Quatre ou cinq tasses par jour. On l'utilise aussi avec succès dans la dysenterie. Trois tasses par jour. Boire dans la journée. adoucissantes. On l'emploie aussi contre les affections catarrhales des voies urinaires. BISTORTE. Passer à travers du coton hydrophile pour retenir les poils recouvrant les pétales. UsAGE INTERNE : Une bonne pincée par tasse. en lavement contre les fissures anales. UsAGE EXTERNE : Deux poignées de feuilles et fleurs dans un litre d'eau. Trois tasses par jour. Une tasse avant chaque repas. Bouillir et infuser 10 minutes. hépatite chronique. amère. C'est un stimulant général. Ses fleurs sont émollientes. entre les repas. Bouillir 5 minutes à feu doux. la jaunisse. Elle est expectorante. Trois tasses par jour. BOUILLON-BLANC. diurétique et fébrifuge. UsAGE INTERNE : Ecorce : Une cuillerée à café par tasse d'eau. UsAGE INTERNE : Racine : une poignée par litre d'eau. 3 tasses par jour. les aphtes. Pour la dysenterie : une bonne poignée en macération de 6 heures dans un litre d'eau tiède. la paralysie.Feuilles : Une cuillerée à dessert par tasse. Bourgeons : Une bonne cuillerée à soupe par tasse. Les feuilles. Une poignée dans une tasse. Les bourgeons sont employés en cas d'engorgement des ganglions lymphatiques. calculs biliaires. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à café par tasse. 14 15 . BETOINE. Bouillir 15 minutes. Bouillir 5 minutes. Centaurea cyanus (Casse-lunettes). vulnéraire. Bouillir et infuser 10 minutes. UsAGE EXTERNE : Trois poignées par litre d'eau. UsAGE EXTERNE : Une cuillerée à dessert pour une grande tasse d'eau. Doit être employée avec prudence car elle peut provoquer des vomissements. Betonica ofjicinalis. cirrhose. En ·lavages et bains d'yeux contre la conjonctivite. En injection contre les pertes blanches. particulièrement de la digestion gastrique. en compresses comme antiseptique et cicatrisant. sont utiles dans l'hydropisie et les œdèmes des cardiaques. Bouillir 5 minutes. Infuser 10 minutes. Cuire 10 minutes. Polygonum bistorta (Renouée bistorte). l'hydropisie. Bouillir et infuser 10 minutes. UsAGE EXTERNE : Deux poignées par litre. Verbascum thapsus (Herbe de SaintFiacre). UsAGE INTERNE : Plante coupée : deux pincées par tasse d'eau. Deux tasses par jour. Boldea fragans. L'écorce est dépurative et digestive. entre ou avant les repas. diurétiques. Elles constituent un bon remède pour les bronches et un calmant pour l'asthme. Astringent très puissant. Betula alba.DosE : Fruits ou feuilles : une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Est très actif sur nombre d'affections du foie : congestion. Il est également utilisé comme somnifère. antiputride et purgative. 3 ou 4 tasses par jour. DosE : Feuilles : deux cuillerées à soupe par litre d'eau. BOLDO. BLEUET. avant les repas. Infuser 10 minutes. Bouillir doucement pendant 10 minutes. les trachéites et les douleurs intestinales. 3 tasses par jour. l'ophtalmie et l'inflammation des paupières. les pertes blanches et les hémorroïdes. Bouillir 20 minutes. Bouillir 10 minutes. . entre les repas. dartreux. En lotions et fomentations contre prurit. cachexie paludéenne. les diarrhées et les hémorroïdes. gonflement. brûlures et ulcères douloureux. est recommandée aux tuberculeux pour son tanin. Utiliser comme calmant des hémorroïdes et engelures. Bouillir et infuser 10 minutes. BOULEAU. Antirhumatismal. de lait. Egalement dans la goutte et le rhumatisme.

Antirhumatismale. Bouîllir 10 à 15 minutes. émonctoires. UsAGE INTERNE : Une poignée de sommités fleurie~ par litre d'eau. Erica vulgaris. pour relever le tonus musculaire. entre les repas. La racine est diurétique et sudorifique. elle est précieuse contre la plupart des saignements (hémoptysie. on fera lavages. 16 17 . les affections. BOURDAINE. Bouillir 15 minutes. etc. à utiliser aussi bien en usage interne qu'externe. Utiliser aussi en bains de vapeur locaux en cas d'atonie muscùlaire. Boire en 24 heures. Les feuilles sont sudorifiques et antiseptiques.UsAGE EXTERNE : Deux poignées de feuilles dans un litre d'eau. A recommander aussi dans l'insuffisance biliaire. UsAGE INTERNE : Une ou deux cuillerées à café d'écorce par bol d'eau. · DosE· : Une bonne poignée de plante coupée par litre d'eau. de feuilles fraîches dans un litre d'eau. Dépuratives du sang. précieuses dans l'herpès et les fièvres éruptives.). Boire à volonté. Ononis Spinosa (Herbe aux ânes. Bouillir et infuser 10 Ininutès. pouvant être utilisé même par les femmes enceintes. frangula. facilitent l'évacuation de l'urine et stimulent le fonctionnement des:. les maladies de la peau. Bouillir et infuser 15 minutes. Bouillir dans quelques litres d'eau et ajouter à un bain complet chaud. Infuser 10 Ininutes. UsAGE EXTERNE : 500 gr. Thlaspi bursa pastoris (Capselle). 3 ou 4 tasses par jour. saignements de nez. entre les repas. la cystite. Ecorces et feuilles. les calculs urinaires. on l'utilise heureusement dans la cystite. sont conseillées dans les rhumatismes. à parties égales. BUIS. UsAGE EXTERNE : Avec la décoction de feuilles préparée comme il est dit ci-dessus. En lavages et compresses dans les maladies de la peau et les ganglions enflammés. · · · ···oosE : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. que l'on a souvent intérêt à faire alterner avec le sureau (voir page 62). 3 ou 4 tasses par jour. On peut l'utiliser aussi en cas de diarrhée. pollutions nocturnes. elle calme les règles abondantes et . la goutte. On utilise encore les feuilles dans les troubles nerveux (épilepsie. également en gargarismes contre l'angine. de toute la plante. de feuilles sèches ou 100 gr. Faire bouillir 5 minutes avec menthe ou anis. Une tasse avant chaque repas ·ou une le matin à jeun et une le soir au coucher. sang dans l'urine ou les crachats. les ulcères.douloureuses et relève le tonus du muscle utérin. tension artérielle. pour aromatiser. BOURSE-A-PASTEUR. blennorragie. Contre les dartres rebelles. syphilitiques et les infections des voies biliaires. hémorragies des porteuses de fibromes. Bouillir 15 minutes à feu doux. Rhamnus. jugulant les infections et accélérant la reconstitution des tissus sains. etc. Associée à l'armoise. UsAGE INTERNE : 40 gr. BRUYERE. les fleurs sont également utilisées dans les affections des voies respiratoires. Elles sont sudorifiques. froid ou chaud. BUGRANE. UsAGE EXTERNE : Deux ou trois poignées dans un litre d'eau. C'est le plus actif antiviral et anti-infectieux. le rhumatisme. Borrago officinalis. · UsAGE INTERNE : Une poignée de raCines pour un litre d'eau. antiseptique et diurétique. pansements et bains des ulcères et toutes plaies gangrenées. la gale. Buxus semper virens. même avec muco-pus. Boire en 24 heures. Il est prudent d'ajouter une pincée d'anis vert · par tasse. Bouillir 10 à 15 minutes. On l'emploie dans les affections de la vessie.). Tonique et stimulante du système vaso-moteur. règles trop abondantes. BOURRACHE. dépuratives. La décoction de feuilles est un extraordinaire désinfectant. pour éviter la formation de gaz. Un · des meilleurs remèdes de la constipation. Remède de choix des voies urmaues dont elle peut même dissoudre les calculs. arrête-bœuf).

Matricaria Chamomilla (Camomille ordinaire). Infuser 10 minutes. CAitLE-LAIT. les maux de ventre . Recommandée contre les gaz et les maux de tête. vulnéraire (ulcérations ou irritations intestinales). environ dans un sachet de mousseline. 18 19 . en cas de ·pertes blanches. les gaz. utilisé même dans les douleurs du cancer. On l'emploie contre le hoquet. pouvant faire transpirer. Une tasse après chaque repas. mais est plus particulièrement indiquée contre les diarrhées des enfants et constitue l'élément essentiel de lavements émollients. Infuser 10 minutes. CANNE DE PROVENCE. On peut mettre des cataplasmes de feuilles crues pilées sur les ulcères. Indispensable. Contribue encore à dissoudre et éliminer les calculs urinaires. sur le sang qu'il dépure. Egalement conseillée dans la bronchite chronique. les dépressions et crises nerveuses. pour le traitement des graves affections rénales. CAMOMILLE ROMAINE. les maux de tête accompagnant la grippe. Donner un bouillon et infuser 15 minutes. La décoction est conseillée pour le rinçage des cheveux blonds. Plonger dans un litre d'eau. Comme vermifuge : Une cuillerée · à soupe de plante coupée dans une tasse d'eau. Diurétique recommandé dans les maladies de la vessie et aussi contre l'incontinence d'urine. Arundo donax (Roseau à quenouille). C'est un calmant. contre les gaz et en cas de fièvre. On en recommande également l'usage comme vermifuge. UsAGE EXTERNE : Une cuillerée à soupe de fleurs par tasse d'eau. Bouillir ·et infuser 10 minutes. C'est un dépuratif et un diurétique. Agit bien sur le foie et. DosE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau bouillante. Mélissa calamintha. En mettre 70 gr. CALAMENT. Arbutus uva ursi (Raisin d'ours). Possède à peu près les propriétés· de la camomille romaine. les engorgements du foie et de la rate. DosE : Feuilles : Une bonne poignée par litre d'eau. Une tasse le matin à jeun et une 30 minutes avant chaque repas. Gallium verum (Gaillet. Il est aromatique et tonique de l'estomac. Infuser 10 minutes. Bouillir 10 à 15 minutes. Une tasse avant chaque repas. DosE : Une bonne poignée par litre d'eau. même avec muco-pus. UsAGE INTERNE : 2 pincées de fleurs par tasse d'eau bouillante. en cas de digestion difficile et de règles insuffisantes. Utile dans l'épilepsie et contre toutes les affections nerveuses. la dysenterie et l'hypertrophie prostatique. dans le manque d'appétit. Prendre un peu avant les repas ou assez longtemps après. la rétention ou l'incontinence d'urine. contre l'urée. herbe de la St'-Jean). Anthemis nobilis (Camomille Ses fleurs ont de nombreuses vertus qui justifient son emploi dans les troubles digestifs. DosE : Une cuillerée à dessert de plante coupée par tasse d'eau bouillante. Bouillir 20 minutes. la cystite.BUSSEROLE. officinale). CAMOMILLE ALLEMANDE. Favorise les menstruations. Bouillir et infuser 10 miimtes. Boire en 24 heures. En fumigations contre maux de tête et douleurs rhumatismales. C'est un antiseptique puissant que l'on utilise aussi bien dans l'urétrite blennorragique que pour les hémorragies utérines. Pour lavages et bains d'yeux en cas de conjonctivite ou d'inflammation des paupières. La racine est utilisée pour faire tarir la sécrétion lactée des nourrices. Boire en 24 heures. UsAGES INTERNE ET EXTERNE : Comme la camomille romaine.

le lymphatisme. 2 ou 3 tasses par jour. Adiantum capillus veneris (Capillaire de Montpellier). UTILISATON : Faire bouillir pendant 10 minutes. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée de feuilles. A ·utiliser dans les affections pulmonaires. etc. On peut l'utiliser à l'état naturel. Une tasse le soir au coucher et. En lotion du cuir chevelu. Infuser 10 minutes. Dépuratif et diurétique. Tropœlum majus. Carex Arenaria (Laiche des sables). Agissant sur le foie. CASSE. Boire en deux jours. Cassia fistula. UsAGE INTERNE : Feuilles : Une bonne pincée par tasse d'eau bouillante. CASSIS. catarrhes. Infuser 10 minutes. bouillon. Bouillir et infuser 10 minutes. CARRAGAHEEN. 3 tasses par jour. le lymphatisme et la tuberculose. une autre le matin. Est utilisée aussi dans les cures d'amaigrissement. dans la salade (après trempage des algues sèches). . rhumes. astringentes. Laxatif. Sucer les rondelles de pulpe est très agréable et donne un effet laxatif doux. Contribue au bon fonctionnement de l'intestin et adoucit les voies respiratoires. 3 ou 4 tasses par jour. Rhamnus pershiana (Ecorce sacrée). Bouillir et infuser 10 minutes. Bouillir et infuser 10 minutes. goutte et maladies de la peau. Bouillir 5 minutes à feu doux. fleurs et graines. Précieux pour les bronches et le tube digestif. Conseillées . Elles sont toniques. Bouillir 10 à 15 minutes. galactogènes. Fucus Crispus (Mousse perlée. entre les repas. Les fruits sont à èonseiller dans les angines. Conseillées aussi dans les troubles circulatoires et de la ménopause. Ses fruits sont purgatifs. de toute la gousse (broyée) dans 1/2 litre d'eau. Cette variété de bourdaine stimule la contractabilité de l'intestin. Carum Carvi (Cumin des prés). potages ou gelées alimentaires. Recommandée dans la bronchite chronique.contre les spasmes de · l'estomac. mais plutôt pour confectionner des entremets. grippe et trachéite. si besoin. Dissolvant l'acide urique. Ribes nigrum. diurétiques et sudorifiques. Aromatiques. diurétiques et vermifuges. :QosE : 2 à 3 cuillerées à soupe par litre d'eau ou autre liquide Gus. 21 . Elle aide à la menstruation et est diurétique. dans un litre d'eau. · 20 CARVI. les tiges sont diurétiques. l'arthritisme et la goutte. entre les repas. DosE : Une cuillerée à dessert de feuilles par tasse. UsAGE INTERNE : Feuilles : Une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouillante. au coucher. est également recommandé dans les insuffisances glandulaires. les semences sont également stimulantes. Une tasse après chaque repas. Algue commune). 40 à 60 gr. CAREX. Utiliser aussi les semences comme aromate. DosE : Une poignée de plante coupée par litre d'eau. Favorise la transpiration. elles contribuent à améliorer l'assimilation.CAPILLAIRE. 3 tasses par jour. Infuser 10 minutes. à jeun. CASCARA SAGRADA. Contre rhumatismes. CAPUCINE. Elles facilitent les menstruations et l'évacuation des gaz . Une tasse le soir.Racines et tiges : Une cuillerée à dessért par tasse d'eau. Les racines sont vermifuges. Bouillir doucement jusqu'à· consistance de gelée. · UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de feuilles sur furoncles. UTILISATION : Une cuillerée à café dans une tasse d'eau bouillante. l'emphysème.). elles sont précieuses aux femmes qui allaitent. DosE : Une bonne cuillerée à café par tasse d'eau. les feuilles sont utilisées dans le rhumatisme chronique. Il est adoucissant et aide à expectorer. pour entraver la chute des cheveux et en activer la repousse.

c'est aussi un sudorifique et un stimulant des voies digestives. Bouillir 10 minutes. Cnicus benedictus (Centaurée bénite). UsAGE INTERNE : Une petite poignée de sommités fleuries dans un litre d'eau. Egalement tonique et anticancéreux. Centaurea Centaurium centaurée). En cas de piqûre d'insecte. Infuser 10 minutes. Fébrifuge utilisé contre la fièvre intermittente. 4 à 6 tasses par jour. Bouillir et infuser 10 minutes. entre les repas. CHELIDOINE. qui est apéritive. Erythrœa Centaurium (Herbe du Centaure). le r. associée au houblon. les menstruations et cicatrise les plaies internes. C'est un diurétique et un stimulant. Nepeta cataria (Herbe aux chats). CENTAUREE (GRANDE). CHARDON BENIT. UsAGE INTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. Bouillir 10 minutes. Bouillir 5 minutes. Cerefolium sativum. la paresse du tube digestif. faire tiédir le tout et laisser reposer la nuit. Dépuratif du sang et diurétique. La fleur est utilisée pour faire cailler le lait. DosE : Une bonne poignée de racines coupées dans un litre d'eau. dans les affections du foie. (Grande purulente) et cicatrise les ulcérations de la gorge. sudorifique et dépurative. les troubles de l'hystérie et le hoquet persistant. Une tasse avant chaque repas. Pour lotions et compresses. Chelidonium majus (Herbe aux verrues). froisser les feuilles pour en faire sortir le suc. Une tasse avant chaque repas (3 fois par jour). UsAGE EXTERNE : Même infusion employée en compresses dans l'ophtalmie. CATAIRE. CENTAUREE (PETITE).achitisme et les maladies de la peau. etc.panaris. Infuser 10 minutes. Antispasmodique à utiliser dans la coqueluche. Infuser 10 minutes. l'anémie. DosE : Deux cuillerées à soupe par tasse d'eau bouillante. 23 On utilise la racine. UsAGE EXTERNE : Contre ulcères ou plaies atones ou gangrenée et la chute des cheveux : deux poignées par litre d'eau. Eryngium campestre (Chardon d'âne). Cyrana cardunculus (Cardon). l'angine de poitrine. entre les repas. Trois tasses par jour. Employée dans l'hydropisie. Même utilisation contre les piqûres d'insectes. En mettre une forte pincée dans un sachet de toile fine. Précieux contre les vomissements de la grossesse. l'asthme. Facilite. en ablutions pour les peaux grasses ou ridées. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de la plante hachée dans une tasse d'eau bouillante. CHARDONNETTE. UsAGE EXTERNE : Feuilles : Une bonne poignée par litre d'eau. Employé aussi contre l'obstruction du foie. Le suc obtenu par pression de la plante fraîche et mis dans les yeux combat l'ophtalmie (même 22 . Résolutif de l'ictère et des engorgements lymphatiques. CHARDON ROLAND. tonique. DosE : Une poignée pour un litre d'eau. CERFEUIL. calme les douleurs du cancer de l'estomac et restreint son extension. la faiblesse générale et les flatulences. Favorise les menstruations et l'éva~uation des gaz. Compléter avec des catasplames de toute la plante crue. Diurétiques. Frotter sur l'endroit piqué. Bouillir et infuser 10 minutes. En pansements des ulcères et plaies atones. les affections syphilitiques. Une tasse avant chaque repas. cette plante. Ajouter au lait. les feuilles et racines sont employées dans l'hydropisie et les engorgements du foie et des reins. Boire en deux jours.

CHIENDENT. Infuser 10 minutes. Prescrit aussi en cas de calculs urinaires ou biliaires. Une tasse avant chaque repas. (pour les pertes blanches) une poignée . Cet antiscorbutique est également utilisé dans les engorgements ganglionnaires. Il y a plu. Cucurbita pepo (Courge. CHENE ROUVRE. DosE : Une cuillerée à soupe. Utiliser sur verrues et cors. UsAGE EXTERNE : Fruits desséchés : Comme indiqué cidessus. Pyrus cydonia. Boire à volonté. .UsAGE INTERNE (bien observer les doses) : 15 gr.Ecorce (tuberculose) : 5 à 10 gr. pendant une semaine. Infuser 10 minutes. . DosE : Feuilles : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. . par litre d'eau. Boire à volonté. . Les semences sont inégalables pour l'expulsion du ver solitaire. les catarrhes pulmonaires et même la tuberculose. Faire macérer une cuillerée à soupe de semences dans une tasse d'eau pour obtenir un mélange émollient à utiliser dans n'importe quel cas d'irritation. l'hémoptysie. les engorgements des viscères (notamment l'obstruction intestinale) et l'insuffisance biliaire. (On peut ajouter un peu de réglisse pour parfumer). d'ulcère de la vessie et d'infection des voies urinaires. elles agissent sur le foie et les voies digestives qu'elles stimulent. Une tasse avant chaque repas. . 24 CITROUILLE. Les semences mondées se mangent à la dose d'une cuillerée à soupe par jour. L'huile de pépins de citrouille (ou courge) est recalcifiante. un mois durant. Semences : Une cuillerée à café par tasse. 25 . de semences. Bien connu comme diurétique. Par exemple : chaque matin. Quercus robur (Chêne commun). métrite). . Feuilles : Une poignée par litre d'eau bouillante. A la fin de la semaine. 3 tasses par jour. l'asthme. (lavage et pansements de toutes plaies). le matin à jeun. DosE : Une poignée de racines coupées dans un litre d'eau. de feuilles sèches par litre d'eau. CHICOREE SAUVAGE. Astringent à employer contre les diarrhées et dysenteries. Bouillir 5 minutes. de feuilles ou de racines coupées dans une tasse d'eau. . Triticum repens. Deux poi· gnées par litre d'eau. Trois tasses par jour entre les repas. en cas de toute inflammation des voies urinaires et de la prostate. COCHLEARIA. Bouillir 2 minutes. Potiron). En prendre une cuillerée à café. Bouillir 1/4 d'heure. UsAGE INTERNE : Feuilles. entre les repas. Racines et feuilles sont dépuratives. Egalement. UsAGE INTERNE : Fruits desséchés: 40 gr. bouillir 10 minutes. en outre.. Infuser 10 minutes. avec du miel. prendre 15 à 20 gr. On l'utilisera donc dans les affections du foie. les pertes blanches et la tuberculose. la propriété de dissoudre les calculs biliaires . toutes ont leur valeur. Recommandées contre les maladies de la peau. des reins et de la vessie.par litre d'eau. (lavements et compresses pour hémorroïdes et fissures). 3 tasses par jour. Cochlearia officinalis (Herbe au scorbut). en injections contre les relâchements du vagin et de l'utérus. bouillir quelques minutes. 2 ou 3 tasses par jour. est aussi urt émollient précieux en cas d'inflammation de l'estomac. Boire à volonté. par litre. pour gargarismes et bains de bouche dans les irritations. un suc s'en écoule. Bouillir 10 minutes. Bouillir 10 minutes. COGNASSIER. Bouillir 15 minutes. UsAGE EXTERNE : Ecorce concassée (injections pour pertes blanches. UsAGE EXTERNE : Lorsque l'on· casse la tige. prendre une décoction de bourdaine : une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau. Il a.sieurs méthodes pour · les utiliser . apéritives et stomachiques. Cichorium intybus (Chicorée amère).

c'est un calmant des douleurs du cancer et de l'ulcère de l'estomac. UsAGE EXTERNE : Cette même macération plus concentrée (bouillir 1/4 d'heure) s'utilise pour les ulcères variqueux. Ses sommités fleuries sont antispasmodiques. très bon pour angines et bronchites. · Combretum Rambaultie (kinkeliba). Bouillir et infuser 10 minutes. Deux ou trois cuillerées à soupe par jour. Solanum dulcamara. Favorise la lactation. COQUELICOT.ation des yeux. 2 tasses par jour entre les repas. Coriandrum Sativum. Sudorifique et dépurative du sang recommandée pour le traitement des maladies . d'eau. diurétiques. A prendre en une heure. S'utilise aussi comme condiment pour la cuisine. les gerçures du sein et -les fissures anales. en application sur hémorroïdes ou varices dilatées. Infuser. Boire en 24 heures. Bouillir et infuser 10 minutes. UsAGE INTERNE : 3 à 4 poignées par litre d'eau. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à café de cônes brisés dans une grande tasse d'eau. Antipaludéen. Papaver rheas. cicatrisante et astringente. surtout conseillé en cas d'hépatite avec hématurie. On utilise les semences qui sont toniques de l'estomac. DosE : Une cuillerée à café dans une petite tasse d'eau . DosE : Une cuillerée à café de semences par tasse d'eau. Facilite les menstruations~ Tonifie l'estomac. Une à trois tasses par jour. jaune.COMBRETUM. UsAGE EXTERNE : Dose double. le rhumatisme. de feuilles dans un litre d'eau. en recommençant le lendemain si nécessaire. de racines coupées dans 300 gr. CONSOUDE. On la recommande encore dans les diarrhées des tuberculeux et l'ulcère gastrique. Expulsy les gaz intestinaux. Employé dans toutes les maladies de l'estomac. selon nécessité. Cuminum cyminum. DOUCE-AMBRE.. DICTAME. le sang épais. Une tasse après chaque repas. Symphytum officinale (Herbe aux coupures). en lavages et compresses. la coqueluche. Elles tempèrent les battements dans les artères et calment certaines douleurs rhumatismales. Cholagogue puissant. Bouillir pour réduire à 180 gr. Son emploi se justifie dans l'hémoptysie. UsAGE INTERNE : Une bonne pincée de fleurs dans une petite tasse d'eau bouillante : infuser 10 minutes. actif aussi contre la fièvre. A prendre un quart d'heure avant les repas. la décoction de sa noix est indiquée en cas de varices. incontinence d'urine et tous relâchements. Egalement adoucissant et sudorifique. UsAGE INTERNE : Tiges coupées : Une. les hémorragies légères et aussi dans le cancer de l'estomac dont elle apaise les douleurs. CORIANDRE. Bouillir quelques minutes. C'est un calmant à utiliser dans les toux nerveuses. Une tasse après chaque repas. Gonobolus condurango. 3 tasses en 24 heure~. Elles favorisent l'expulsion des gaz intestinaux. Bouillir quelques minutes. Hémostatique et astringente. environ. Bouillir et infuser 10 minutes. DosE : Une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante.de la peau. le sang dans les urines. Bouillir et macérer toute la nuit. Passer à chaud avec expression. hémorroïdes. Sa racine est adoucissante. CUMIN. les insomnies. DosE : · 15 gr. poignée dans un litre d'eau. CYPRES. 27 26 . Cupressus Sempervirens. . la syphilis. . CONDURANGO. Origanum dictamnus (Origàn Dictame). DosE : 20 gr.· l'asthme. UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de fleurs en cas d'abcès dentaire ou d'inflanlm..

elles servent à préparer une infusion très agréable. Bouillir 10 minutes. EPINE-VINETIE. Bouillir 10 minutes.UsAGE EXTERNE : Une poignée de baies dans un litre d'eau. La racine est utilisée dans l'engorgement du foie et la constipation occasionnée surtout par la ptôse abdominale et l'insuffisance hépatique. rhumatisme. Trois tasses par jour entre les repas. 3 à 5 tasses par jour. DosE : Une bonne cuillerée à café par tasse. Favorisent la lactation. EUPATOIRE. 3 ou 4 tasses par jour. sans couvrir. Elle est apéritive et tonique. du rectum ou du vagin. bronchite. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas. Eucalyptus globulus. · EUPHORBE. Les semences sont toniques de l'estomac et de l'intestin. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau. Euphorbe. contribue à l'évacuation des gaz. de l'urètre et du vagin. Bouillir 2 minutes. mélangées avec les feuilles. Infuser 10 minutes. Apéritif et stimulant du tube digestif. On utilise la plante coupée avec les sommités. Son emploi est commun dans toutes les affections des bronches. EUCALYPTUS. UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Voir BERBERIS. Bouillir 10 minutes. Plusieurs tasses par jour. Euphrasia officinalis (Brise-lunettes). Bouillir 2 minutes. UsAGE EXTERNE : Une petite poignée de feuilles pour un litre d'eau. Une tasse après chaque· repas. C'est un des meilleurs remèdes du diabète: Recommandé aussi dans la tuberculose et l'amaigrissement. Elles aident à la digestion. des fruits dans un récipient d'eau. Fomentations et lotions chaudes des ulcères de l'anus. Il peut être recommandé aussi dans les catarrhes de la vessie. A employer contre la toux et le rhume ·de cerveau. EGLANTINE. fleurieS. Pour purifier l'air d'une pièce. Remplace très avantageusement l'huile de foie de morue. etc. . En lotion sur les dartres. USAGE EXTERNE SEULEMENT : En cas de sCiatique. Les feuilles ont les mêmes propriétés. Boire en 2 jours. Stimulant du pancréas. Les fleurs sont laxatives . Infuser 10 minutes. FENOUIL. Eupatorium Canabinum. la conjonctivite. En lavages d'yeux pour l'ophtalmie. l'herpès et en compresses sur les entorses et les hémorroïdes sans plaies. Artemisia dracunculus. un. . epurge. à l'élimination des gaz et aux menstruations. FENUGREC. Rosa canina (Cynorrhodon). sans . DosE : Une bonne cuillerée à café de semences par tasse d'eau. · · 29 . . DosE : Fleurs ou feuilles coupées : Une cuillerée à dessert par tasse.J. un apéritif. Trigonella fœnum grœcum (Sénégré). atténuées. Feuilles : Une poignée par litre d'eau. il contribue à remédier aux troubles de la nutrition. entre les repas. Baies : 5 à 10 par tasse. Le suc qui s'écoule quand on casse la tige est à utiliser contre les verrues. UsAGE INTERNE : 3 ou 4 feuilles par tasse ou une cuillerée à soupe de feuilles sèches coupées dans une tasse d'eau bouillante. EUPHRAISE. Une tasse après chaque repas. Le fruit est astringent et vermifuge (ascaris). on peut provoquer une révulsion en frictionnant énergiquement la peau avec une poignée de feuilles. la blennorragie. la blépharite. ESTRAGON. digestif et un remède du diabète. En inhalations et pour lavage des plaies et les injections. UsAGE EXTERNE : Racines coupées : Une poignée par litre d'eau. En lavages de nez dans le rhume de cerveau. UsAGE INTERNE : Racines coupées : Une bonne cuillerée 28 à café par tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. Infuser 10 minutes. Bouillir et infuser 10 minutes. faire bouillir. C'est un fébrifuge. Anethum fœniculum.en Erésenter les dangers. Bouillir 1/4 d'heure.

UsAGE EXTERNE : Semences pulvérisées en cataplasmes maturatifs sur abcès. les feuilles sont astringentes. sudorifiques. . la diarrhée. ou une au coucher. UsAGE EXTERNE : Mêmes doses que ci-dessus. Trois tasses par jour. Galega officinalis. Feuilles: mêmes doses. Prendre le matin à jeun. DosE : 15 ·à 50 gr. GALEGA. FOUGERE MALE. de rhizome pour un litre d'eau. Fraxinux excelsior.employee pour faire des matelas pour les enfants et les rhumatisants. prolonger l'usage. Boire à volonté. Fragaria vesca. Ses fleurs sont toujours bienfaisantes pour les reins. détersives et légèrement laxatives. 3 ou 4 tasses par jour. FUMETERRE. Une heure après. C'est un décongestionnant. Voir PETIT HOUX. . et augmente la sécrétion 30 31' .mutes. On utilise feuilles et écorce dans le rhumatisme.écorce est tonique. apéritive.· Boire à volonté. à j:un_. entre les repas. Renfermant du tanin. UsAGE EXTERNE : Mêmes doses. Bouillir et infuser 10 minutes. FRAISIER. En en prolongeant l'usage. Les racines sont dépuratives et diurétiques. Mettre des feuilles dans les soupes. Bouillir pour réduire à une tasse. . un draineur du foie. ausst bien en cas de calculs que de coliques néphrétiques. fomentations. 2 ou 3 tasses par jour. trcis tasses par jour. Gargarismes dans les maux de gorge. boire l'infusion suivante : l!n~ cmll~ree a soupe de bourdaine dans une tasse d'~au. DosE : Infusion de 5 gr. Fumaria officinalis. Les feuilles sont diurétiques. panaris. DosE : Une cuillerée à dessert de plante coupée dans une tasse d'eau bouillante. Rubus idœus. UsAGE INTERNE : Feuilles et racines coupées: Une poignée par litre d'eau. Bouillir 1/4 d'heure. tumeurs. FICAIRE. fébrifuge et expectorante. DosE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. FRENE. L'. avant les repas. Astringentes.entre les repas. mfuser 10 minutes. Ranunculus ficaria (Petite éclaire).UsAGE INTERNE : Une bonne cuillerée à soupe de semences dans deux tasses d'eau. Egalement comme résolutifs contre la cellulite. bomlh~ ~ m. Infuser 10 minutes. ajouter une cuillerée à soupe de folhcules de sene . Bouillir pour réduire de moitié. Prendre le matin . Bouillir 5 minutes . Recom. · FRAMBOISIER.· mandées pour la gorge et les bronches. la goutte et les maux de reins. Lavements. Pour un effet calmant. il faut l'utiliser une semaine sur deux. Bouillir quelques minutes. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes. . recommandées en cas de calculs urinaires. Faba vulgaris (Fève des Marais). Polystichum filix mas. Favorise les assimilations lactée. Cette plante est apéritive et tonique pendant les dix premiers jours d'utilisation. Infuser 10 minutes. ou même de sciatique. UsAGE INTERNE : Ecorce : Une poignée par litre d'eau. Si l'on désire un effet tonique. et la blennorragie. Elle assouplit les artères. une semaine sur deux. FRAGON. un dépuratif du sang. Bouillir 1/4 d'heure. etc. La décoction des racines décongestionne et réduit· les hémorroïdes et les varices dilatées. Bouillir 10 minutes. Gargarismes et injections. UsAGE EXTERNE : Une poignée pour un litre d'eau. Egalement laxatives et diurétiques. Vermifuge (ténia et lombrics). elle deviènt calmante et somnifère. FEVE. par tasse d'eau bouillante. La plante est . avant les repas. racines et feuilles sont recommandées da~s les affections des voies urinaires. Trois tasses par jour.

toniques. Bouillir et infuser 10 Ininutes.En cas de diabète. astringent et hémostatique à utiliser en cas de diarrhée ou d'hémorragies . UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. avant les repas. Elles sont recommandées dans la blennorragie. l'inflammation de la vessie. agit. DosE : Une cuillerée à café de racine écrasée dans une tasse d'eau. GENET. Les utiliser en cuisine (choucroute) ou en faire des infusions : une bonne cuillerée à café par tasse d'eau bouillante. sans en présenter les inconvénients. à n'importe quel moment. GENEVRIER. la racine est conseillée dans l'atonie des voies digestives. . Bouillir et utiliser en fuinigations contre les douleurs rhumatismales. on peut prendre jusqu'à trois tasses par jour de cette infusion. Gentiana lutea. Si bien supportée. le rhumatisme. du rachitisme. sudorifiques.utérines. Attention. ne prendre qu'une tasse par jour. La racine est préconisée comme stimulant du foie et diurétique. entre les repas. La première fois. Geranium Robertianum (Herbe à Robert). on désinfecte les habitations. Juniperus communis. GERANIUM ROBERT. 3 tasses par jour. Conseillé pour activer les mouvements du cœur et de la respiration . Utilisée aussi dans la constipation. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau bouillante. DosE : Fleurs : Une cuillerée à café dans une tasse d'eau bouillante. un tonique . 33 32 . les fièvres éruptives. l'hydropisie. La décoction de sommités peut être utilisée en pansement des ulcères variqueux. UsAGE INTERNE : Une petite poignée de racine coupée dans 10 à 15 minutes. Infuser 10 Ininutes . . UsAGE EXTERNE : Une poignée de baies dans un litre d'eau. l'hydropisie. l'albuminurie. diurétique déchlorurant. Infuser 10 minutes. Tonique des voies digestives et fébrifug~. UsAGE INTERNE : On peut manger les baies. En gargarismes contre le gonflement des amygdales et l'angine herpétique. en plusieurs fois. Bouillir 10 minutes. UsAGE INTERNE : Une petite poignée de racine coupée dans 1 litre d'eau. On utilise surtout les baies qui sont diurétiques. de menstruations difficiles ou de gaz intestinaux. GENTIANE. Rubia tinctorium. · Tonique. Infuser 10 minutes. En lavements contre les oxyures du rectum. de l'urée sanguine. Elle facilite l'accouchement. Bouillir 2 minutes et infuser toute la nuit. Elle est apéritive et contribue à accroître les fonctions défensives (leucocytogène). Sorathamnus scoparius (genêt à balai). DosE : 2 pincées de plante fleurie par tasse d'eau bouillante. 2 ou 3 tasses par jour. On le préconise aussi contre la stérilité et le cancer de l'utérus. En faisant griller doucement ces baies. un peu comme l'insuline. à ne pas confondre avec le genêt d'Espagne dont l'action est trop violente.et un fébrifuge. Excellent remède de l'albuminurie. 2 à 4 tasses par jour. Egalement en cas de pertes blanches. Diurétique recommandé dans la goutte. UsAGE INTERNE : Trois cuillerées à soupe de plante coupée dan& un demi-litre d'eau bouillante. Elle agit très efficacement en cas de refroidissement. les hémorragies et l'hémophilie. l'anéinie. 2 tasses par jour entre les repas. GENEPI. infuser 10 Ininutes. Boire à volonté. la néphrite. C'est un stimulant de l'estomac. Elle cicatrise les plaies et ulcères internes et facilite ·les menstruations. Il diininue la glycosurie et est précieux dans le diabète. les calculs. Infuser 10 minutes. GARANCE. 3 tasses par jour. Artemisia spicata (Absinthe des Alpes). le paludisme. Celle de baies en lotion sur les éruptions de l'acné (la faire assez concentrée). le rhumatisme.

l'asthme. Calme l'excitation des affections nerveuses. A utiliser en bains de bouche prolongés. UsAGE INTERNE : Une à trois cuillerées à soupe de feuilles coupées dans 1 litre d'eau bouillante. · . on peut également mâcher un de ces clous. mm"!te~. UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau bouillante. diurétique et vermifuge. utermes. Fleurs : Une petite poignée par litre· d'eau. UsAGE INTERNE : Une ou deux pincées de feuilles coupees dans ~ne tasse d'eau. avant ou . GUI. · . la péritonite tuberculeuse. ' . . la paresse du tube digestif. Viscum algum. DosE : Une. n'est pas seulement un agréable autant qu'utile aromate. bouillir 10 extrenutes. · . Stimulante et antispasmodique. entre les repas. Réduire aux 2/3. DosE : Faire bouillir une dizaine de clous dans une petite tasse d'eau pendant 5 à 10 minutes. Une tasse après le repas. L'écorce e~t vermifuge. Teucrium Scordium. elle est favorable à l'appareil digestif. à une demi-heure d'intervalle. Une tasse toutes les heures · en cas de dtarrhee. Infuser 10 minutes. GRATTERON. 34 . GRENADIER. cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau bouillante. la jaunisse et la pleurésie. Ceci pour ténia et lombrics.aparine (Gaillet). 2 ou 3 tasses par jour. Punic_a granatum. un sudorifique et un apéritif. GRATIOLE. Gratiola officinalis (séné des prés). Bouillir et infuser 10 minutes.GERMANDREE. Une he~ue . bains ou compresses contre l'œdème des .Recommandé en cas de crises nerveuses. la diarrhée. les hémorragies et pertes . Infuser 10 minutes. . l'épilepsie et les hémoptysies. contre la tension . 35 ar!e~telle. la bronchite chronique. Stimulant des fonctions hepattques.Ittre d'eau. Infuser 10 minutes.. en cas d'abcès ou autre incident à la gencive. l'hydropisie. Gallium . Boire le matm à Jeun. bouillir quelques minutes. les vers intestinaux et les affections cérébrales (action révulsive). UsAG~ INTERNE : Deux ou trois poignées d'écorce coupee. les adénopathies et les maladies dites « infectieuses ». Teucriuni Chamœdrys (Petit Chêne).en le maintenant près de la dent affectée. Laxative. Bouillir pour réduire aux 2/3.d'e. l'hydropisie. Utile dans les troubles circulatoires. Une tasse par jour.après l'intervention du dentiste. Dos~ : Une cuillerée à ?essert de piante coupée par tasse d eau bomllante. GERMANDREE AQUATIQUE. Prendre avant les · deux pnnctpaux repas. surtout celle de la racine. En lavements. Deux tasses par JOur. Utilisée contre le rhumatisme. Son bouton floral. le clou de girofle. Fleurs : Deux poignées dans un litre d'eau. . contre la constipation..en tr~is fois. UsAGE INTERNE : Deux ou trois poignées d'écorce dans 1 Ittre . Infuser 10 mmutes. GIROFLIER. 3 ou 4 tasses par jour. Il est très utile aussi dans l'albuminurie les troubles de la ménopause. la congestion. matin à jeun ou soir au coucher. D!ure~tque et dtssolvant des calculs. UsAGE EXTERNE : Une poignée d'écorce coupée dans un litre d'eau. DosE : Une bonne pincée de plante coupée dans une tasse d'eau bouillante. la plante est recommandée dans la cirrhose du foie. Les fleur~ sont astnngentes et donnent de bons résultats en cas de diarrhée ou d'hémorragies internes. GREMIL. En lotions. prendre une tisane préparée avec une cuilleree a soupe de bourdaine et ùne de follicules de séné par tasse. Infuser 10 minutes. l'artériosclérose. C'est un diurétique. ' . l'urémie et les maladies chroniques de la peau. Dans les mêmes circonstances. par .au . Bouillir et I~fuse~ 10 minutes. . Caryophyllus Aromaticus.et ?emte apres. ~doucissan~ dans les inflammations des voies urinaires. En lavements contre les vers. Lithospermum officinal (Herbe aux Perles). mais c'est aussi un antiseptique et un analgésique des maux dentaires.

l!sAGE EX!ERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. comme boisson. . Boullhr 10 mmutes. appliquer. les varices. Sechee et placee dans les armoires. expectorante. !-e~ . et en compresses chaudes sur les entorses foulures etc. . HAMAMELIS. Trois tasses par jour entre les repas. injections. la dépur~tion. Les cosses exercent une action bienfaisante en cas d'albu· minurie avec œdème et aussi dans le diabète. Recommandés dans le lymphatisme. Eri injections contre les pertes blanches. Pour gargarismes. Bouillir 2 ·à 5 minutes. entre les repas. deux ou trots fms par JOUr. Dans }e~ deux cas. HYSOPE. En cas de dou· leurs provoquées par l'entérite. épure le sang et prevtent les fermentations putrides. lesïmpuretés du sang. ' On utilise les feuilles et les sommités fleuries. 36 HOUBLON. La racine fraîche est purgative . DosE : La râper et en saupoudrer les aliments. oppression. 37 . Althea officinalis. l'employer surtout au printemps. etc. Bouillir 1/4 d'heure. Lavages et bains de siège adoucissants. Elles sont sudorifiques et calment les cohques. sur le ventre. Prendre à volonté. ' . Infuser 10 nlinutes. en mélange. . /lex aquifolium. Bouillir 2 minutes et macérer toute la nuit. lavements. Bouillir 2 minutes. DosE : Une. UsAGE EXTERNE : Racines coupées : Une bonne poignée par litre d'eau. DosE : Une poignée de cosses sèches ou deux de fraî· ches. des cataplasmes chauds de son et feuilles de guimauve. Fleurs et racines sont utilisées dans les catarrhes vésicaux. fatbless~~ d'estomac. GUIMAUVE. Pectorale. lavages. . ses propriétés émollientes la rendent précieu~e chaque fois qu'il faut calmer irritations et inflammations. compresses (angines. En cas d'entérite avec constipation. HARICOT. HOUX.mfu~er 10 . Deux ou trois tasses par jour entre ou avant les repas. . asthme. Feuilles : Deux poignées par litre d'eau. sèche. intestinaux. Trois tasses par jour. phlébites et ulcères. DosE : Feuilles : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. Hyssopus officinalis. Une tasse avant les repas. le cancer de l'esto· ~a~. Le cataplasme de feuilles et fruits calme bien les douleurs rhumatismales et celles des névrites et sciatiques. réglisse. Hamamelis virginica (Noisetier de la sorcière). poignée de cônes par litre d'eau. bronchiques. mmutes. Elles régularisent la circu· lation et rétablissent l'équilibre entre les circulations artérielle et veineuse. etc. Les feuilles décongestionnent. C'est un sédatif génital à employer en cas de pertes · semmales et de blennorragie. Bouillir 10 minutes. Bouillir et . Bouillir 10 mi· nutes. elle .UsAGE EXTERNE : Une poignée de feuilles dans un litre d'eau. ~es feuilles sont recommandées· contre le rhumatisme et les. . Précieuses dans toutes les affections des veines. Humulus lupulus• . dans les affections de la gorge. Infuser toute la nmt. Deux tasses par jour. DosE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. elle est diurétique et expectorante. on les adjoint aux tisanes habituelles de bourdaine.). P?ur. Phascolis vulgaris (Haricot vulgaire). Iris germanica (Iris des jardins). sudorifique et stimulante utilisée su~tout dans les affections des voies respiratoires : todx bronchite. etc. cette racine parfume le hnge.active la circulation. Deux ou trois tasses par jour.nt to~liques de l'estomac dont ils diminuent la secretwn d actde s1 celle-ci est exagérée. abcès. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bomllante.cônes. dans un litre d'eau. Ecorc~ : Une poignée par litre d'eau bouillante. so. ' ' IRIS COMMUN. Les enfants peuvent mâcher la racine pour faciliter la dentition. L ecorce est un calmant à employer en cas d'épilepsie. Utilisées contre les congestions utérines ou ovariennes et les hémorragies. En gargarismes. Connues de tout le monde. UsAGE INTERNE : Fleurs ou racines coupées : Une cuille· rée à dessert par tasse. hémorroïdes.

Les feuilles sont toniques. Infuser 10 minutes. . dartres . bouillir 3-4 minutes. Maintenir en place. Egalement en cas de diarrhée persistante. UsAGE INTERNE : Fleurs : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Placer au bain-marie bien chaud et laisser ams1 deux heures. l'estomac. bronchite chronique. entre ou avant les repas. l'intestin ou le front.~u survenant chez les malades du foie ou de la vésicule biliaire. Contre la toux. du rhumatisme. Sempervivum tectorum. DosE : En jeter une poignée dans deux litres d'eau bouillante. Voir COMBRETUM. Infuser 10 minutes: Deux ou trois tasses par jour. Infuser 10 minutes. de la névrite. Bouillir 10 à 15 minutes. Trois ou quatre tasses par jour. ' Ajouter le même volume d'eau et utiliser en injections contre les pertes blanches. Mettre une poignée de plante coupée dans un demi-litre d'huile d'olive. LIERRE GRIMPANT. les diarrhées. l'asthme. Antispasmodique à employer dans la toux nerveuse. on fait une pâte excellente contre la toux. sudorifique et antispasmodique. dans un litre d'eau. la coqueluche la bronchite. 39 . Facilite la digestion et l'évacuation des gaz. U$AGE EXTERNE : Une poignée de feuilles dans un lit~e d'eau . maux de tête. Antiseptique des bronches précieux dans toutes les affections des voies respiratoires. Tonique conseillé en cas de vertiges. On les utilise également en applications contre le rhumatisme. Lavandula vera. Avec cette gelée. sur la p01. la névrite et la sciatique. UsAGE EXTERNE : On utilise la feuille contre les cors aux pieds. LAVANDE. l'irritation du larynx. la coqueluche.JOUBARDE GRANDE. Boire par tasses dans la journée. Utiliser en compresses. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. selon le cas. En cas de diarrhée. Les feuilles ont leur utilisation dans l'insuffisance hépatique et surtout contre les pertes utérines des jeunes filles anémiées aux règles trop abondantes. LAURIER D'APOLLON. Cetraria Islandica (Mousse d'Islande). 38 Diurétique. LAURIER-CERISE. astringentes et vulnéraires. KINKELIBA. après les repas ou dans la journée. Bouillir 10 minutes. les vomissements de la grossesse. UsAGE EXTERNE : Une poignée dans un litre d'eau · bouillir 10 minutes. LAMIER BLANC. Hedera helix. pertes et hystérie. faire bouillir plus longtemps pour obtenir une gelée assez consistante. Trois ou quatre tasses par jour. On peut l'utiliser aussi en cas de grippe. En fumigations en cas de rhume. les palpitations et l'insomnie. Cataplasmes de feuilles fraîches sur hémorroïdes. En injections contre les pertes. Hémostatique employé en cas d'hémoptysie et d'hémorragies.trine. UsAGE INTERNE : Trois cuillerées à soupe de feuilles coupées dans un litre d'eau bouillante. Laurus nobilis (Laurier-sauce). UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée de la plante entière coupée. de vomissements pendant la grossesse . Les feuilles facilitent les menstruations et calment les douleurs de la cellulite. DosE : Quelques feuilles dans une tasse d'eau bouillante. LICHEN D'ISLANDE. Faire bouillir quelques minutes. entre les repas. ' Utilisé en cas de tuberculose. Bouillir et infuser 10 minutes. les spasmes de l'estomac et de l'intestin. Astringente et résolutive. Deux ou trois tasses par jour. Passer à travers un linge et utiliser en onctions sur l'eczéma sec.. Exprimer le suc de la plante et appliquer la feuille sur le cor. Lamium album (Ortie blanche). Macérer ensuite toute une nuit. tumeurs. la grippe. et aussi pour résoudre certains fibromes. Prunus laurocerasus. Sédatif de la douleur. UsAGE EXTERNE : Une poignée de feuilles par litre d'eau. En compresses contre les douleurs de la cellulite. de la gomme arabique et du miel.

donner un bouillon . Infuser 10 minutes. Deux ou trois tasses par jour. !viAIS. UsAGE EXTERNE : ·Mettre deux · poignées de feuilles fraîches dans un demi-1itre d'huile d'olive. laisser infuser. En lavement contre la c~mstlpatlon. Laisser macérer pendant 15 jours en exposant le plus possible ou. contre la migraine. Glechoma hederacea (Herbe de Saint-Jean). MARRONNIER D'INDE. et les maladies du cœur où il faut augmenter la sécrétion urinaire. Une tasse avant chaque repas. Laxatif recommandé dans l'insuffisance hépatique ou l'engorgement du foie. aromatique et expectorante. les stigmates sont employés dans tous les troubles des reins et de la vessie. tempérant aussi l'agitation nocturne et l'angoisse. Le marron lui-même peut être ajouté aux mélanges pour la circulation du sang et le traitement des varices et hémorroïdes. Utilisé aussi dans l'asystolie. Sédatifs des voies urinaires. MARJOLAINE.Pour les fibromes et les amas cellulitique~ : appl~quer chaque soir un cataplasme chaud de son ou fanne de lm et feuilles de lierre hachées. dont une au coucher. diurétique. Les feuilles fraîches. UsAGE INTERNE : 6 feuilles par tasse d'eau bouillante. DosE : Deux ou trois pincées de feuilles par tasse d'eau bouillante. Utiliser en frictions contre les douleurs du rhumatisme ou de la sciatique. soleil. . UsAGE INTERNE : Mettre trois cuillerées à soupe de graines dans un litre d'eau chaude. Stimulante de l'estomac. Infuser 10 minutes. de plante coupée dans un demi-litre d'huile d'olive.adou~issa~t. Prendre 3 ou 4 tasses dans le courant de la journée. LISERON DES HAIES. employé dans les maladies des voies urinaires. en calment la douleur. JEsculus hippocastanum. '. · Vulnéraire. entre les repas. cette plante est bonne pour combattre les insomnies. de graines dans. UsAGE EXTERNE : 50 gr. diurétique et . Le cataplasme de farine de lin est adoucissant et maturatlf. est conseillé dans toutes les inflammations des votes dtgestlves et urinaires. Origanum majorana (Origan). Emollient et laxatif doux. UsAGE EXTERNE : Mettre 100 gr. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de plante coupée dans une tasse d'eau bouillante. . Zea maïs. Utiliser en applicatiqns contre le rhumatisme. Passer à travers un linge. Diminuer ou augmenter la dose selon le cas. Macérer toute la nuit. l'urémie et les cirrhoses. Linum usitatissiinum. Bouillir 2 minutes. Stimulant des bronches. elle est utilisée dans les troubles des voies respiratoires. LILAS. Infuser 10 minutes. Les feuilles sont fébrifuges et précieuses pour les foies surmenés. LIN. Diurétiques. le rhume de cerveau et les tics de la face. Convolvulus sepium (Grand liseron). LIERRE TERRESTRE. L'écorce des jeunes branches récoltées au moment du bourgeonnement possède la propriété de faciliter l'émission d'urine chez les prostatiques. Une tasse avant chaque repas. Syringa vulgaris. Sa fleur est un bon calmant de la plupart des excitations nerveuses.ln ~itre d'eau. appliquées sur les brûlures. de l'estomac. 41 . antispasmodique. . Placer le tout au bain-marie bouillant pendant une heure ou deux. Lotus corniculatus. 40 Le liseron des champs est égalemeilt laxatif. Calmante. Bouillir 10 minutes. DosE : Une cuillerée à soupe de fleurs dans une tasse d'eau bouillante . engorgés. Tonique. Infuser 10 minutes. DosE : Une poignée de stigmates dans un litre d'eau. Une à trois tasses par jour. facilite la digestion. DosE : Une cuil1erée à dessert de plante co'!pée par tasse. Boire à volonté. Trois ou quatre tasses par JOUr. LOTIER CORNICUL:É.

Elle est encore digestive. Infuser 10 minutes. Matricaria chamomilla. Boire à volonte. Désinfectant et aseptisant des poull!ons. DosE : Une poignée par litre d'eau bouillante (ou une cuillerée à soupe par. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une. on le melangera. t?. Infuser. MATRICAIRE. Mentha piperata ou ~iridis.ections ou lavements : une poignée de feuilles dans un litre d'eau. tasse). trois fois par jour dans les yeux· touchés par la cataracte. pleurétiques ou rhumatismales. elle est utile aussi dans le cas de vertiges. Melissa officinalis (Citronnelle). Passer avec expression. Bouillir 10 minutes. orgelets. dans le courant de la journée. En raison ·de son goût peu agreable. facilite les digestions et l'expulsion des gaz. Infuser 15 minutes. g~. Malva sylvestris. Agit s~r les ova~r~s. . de~ bronches et des voies digestives. Apentlf. indigestions. Trois tasses par jour. UsAGE EXTERNE : Les feuilles en cataplasmes adoucissants (avec son ou farine de lin). Précieuse en cas de coliques et d'indigestions. C'est un somnifère. est employé aussi en cas de dysenterie et 42 DosE : Une cuillerée. sédative. Précieux aussi pour remplacer les anticoagulants dont il possède certaines propriétés sans leurs inconvénients. Recommandées particulièrement dans la const1pat10n des enfants et des malades fragiles de l'intestin. de préférence. Une · tasse après chaque repas ou trois tasses par jou~. névrites et névralgies. dtgestif et dépuratif. émotivité excessive et crises de nerfs.à dessert par tasse d'eau bouillante. trois fois par jour. migraines. Une tasse avant les repas. Deux tasses par jour. Infuser 10 minutes. Une tasse avant chaque repas. A utiliser contre la toux spasmodique et les gaz intestinaux. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau bouillante. dmretlque. Recommandée en cas de névralgies faciales des anémtques. tonique et vermifuge. Parfume les urines et augmente la sécrétion. Infuser 10 minutes. Très émollientes. elle possède également le pouvoir de faciliter la menstruation et d'en calmer les douleurs. · MENTHE. Antispasmodique. :rres actif en cas de troubles hépatiques.un litre d'eau. un sédatif des névralgies. UsAGE EXTERNE : Deux bonnes cuillerées à soupe dans une tasse d'eau. DosE : Une cuillerée à soupe de fleurs par tasse d'eau bouillante. contre les inflammations (conjonctivite. Calme les douleurs des névrites et de la sciatique. Quelques gouttes de cette décoction. Pour lavages d'yeux. Antiseptique des voies urinaires. Compresses chaudes en cas de douleurs abdmninales.DosE: 3 g en décoction dans une tasse d'eau.et les lourdeurs d estomac. elle favorise l'évacuation des calme les vomissements et la toux spasmodique. grace à leur mucilage. entre ou avant les repas. inj. MAUVE. Marrubium vulgare.niq~e du cœu_r.). etc. tasse d'eau bouillante. contre les inflammations de la gorge. Bouillir doucement 1/4 d'heure. tonique. . . entre les rep~s. MELISSE. fait cesser l'arythmie. bourdonnements d'oreille. Stimulante de l'estomac. palpitations. . MELILOT.• 43 .stase sanguine et de ralentissement de la circulation. A d'inflammation intestinale.rhumatisme . avec d'autres plantes. Melilotus officinalis (Trèfle de cheval). qu !1 ~t~ule. . Utilisé aussi dans le . le mélilot peut intervenir dans toute situation de . entre les repas . Infuser 10 minutes. UsAGE EXTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Bouillir et infuser 10 minutes. Prendre une ou deux tasses par jour. une fois refroidie et passée. Digestive et carminative.. . En lavages et bains d'yeux. MARRUBE BLANC. un calmant de l'excitation nerveuse. UsAGE INTERNE : Une poignée de fleurs ou de feuilles (ou mélangées) dans . fleurs et feuilles sont précieuses.

Une tasse le matin à jeun. Infuser 10 minutes. bronchite. MENYANTHE. Bien que la graine de la moutarde blanche puisse être absorbée en vue d'une action laxative. 45 . Hypericum perforatum (Herbe aux piqûres). Les ba~ns complets sont préconisés dans la paralysie. · UsAGE EXTERNE : Cataplasmes chauds de son et mouss~ de Corse sur les engorgements . en cas de varices. replier et mettre en place garder une dizaine de minutes. Infuser 10 minutes~ Trois tasses par jour. MILLEFEUILLE. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une tasse d'eau bouillante. UsAGE EXTERNE : Sinapisme : Tremper une mousseline dans l'eau tiède (l'eau chaude· à plus de 40• entrave la formation du principe actif) . Deux ou trois fois par jour. Une tasse avant chaque repas.t une sensation de picotements (en tout un quart d'heure envuon). les bams de p1eds contre la congestion de la tête. les vices du sang et les maladies de la peau. pour act10n sur les glandes. sinapismes et bains~ L'emploi de la farine de moutarde (en cataplames ou sinapismes) est recommandé en cas de congestion ·pulmonaire. puis encore 2 ou 3 jours à froid. douleurs rhumatismales .MENTHE POULIOT. Placer au bain-marie bouillant. 44 UsAGE EXTERNE : Mettre une poignée de plante coupée dans un demi-litre d'huile d'olive. Achillea millefolium (Herbe aux coupures).. On emploie aussi le millepertuis dans l'hydropisie et les maladies de la vessie. UsAGE INTERNE : Une poignée (pour action sur les glan~ des) ou deux (vermifuge) dans un litre d'eau bouillante. tordre . On l'utilise aussi contre l'hydropisie. . Macérer troi~ heures au moins. MILLEPERTUIS.). les névroses. Utilisée aussi pour calmer et réduire les menstruations et dans les cas de perte interne de sang (hémoptysies.matismales. étaler sur une table · saupoudrer de farine de moutarde . Sinapis nigra. Sinapis alba. Pour lavage et pansement des plaies purulentes. antihémorragique. à partir du moment où l'o~ ress. vomissements de sang.. Dépuratif. Utilisée comme vermifuge. des gerçures du mamelon et des hémorroïdes fluentes : une poignée de plante coupée dans un litre d'eau.. Recommandée dans les troubles de la ménopause. Bains de pieds sinapisés : 20 à 30 grammes de farine · de moutarde par litre d'eau tiède. Voir POULIOT. Facilite les menstruations. Trois tasses par jour. ulcères. Sinapis arvensis. C'est un très bon remède des affections des bronches (pour plus d'efficacité. les convulsions. est vermifuge et stimulant de l'estomac. tonique et stomachique.en. · · ' MOUSSE DE CORSE. associer en parties égales avec du lierre terrestre et de la racine d'aunée). avant ou entre les repas. Agit sur la glande thyroïde grâce à sa . des ulcères variqueux. Menyanthes trifoliata (Trèfle d'eau). richesse en iode. Utiliser sur blessures brûlures et ulcères. DosE : Une cuillerée à dessert de feuilles par tasse d'eau bouillante. etc. Laisser ainsi 2 heures. Une tasse avant les repas. hémorroïdes et de douleurs rhu. UsAGE EXTERNE : Feuilles fraîches appliquées sur blessures. les spasmes de l'estomac et de l'utérus. glandulaires et le goître. etc. le rhumatisme. Helminthochorton . ~omme verm1~uge. les graines des diverses variétés de moutarde sont ··surtout utilisées pour la confection de cataplasmes. Passer à travers un linge. Bouillir 10 minutes. trois fois par JOur. efficace surtout contre les ascaris lombricoïdes. tonique et cicatrisante. Vulnéraire. Ajouter au bain tiède. Bouillir et infuser 10 minutes. entre les repas. MOUTARDES. Bain complet : mettre un kilo de farine de moutarde dans un sachet de toile. UsAGE INTERNE : Plante coupée : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau.

de la région du foie si douleurs hépatiques. ou le soir.à café de feuilles coupées dans une tasse d'eau bouillante. dans la maladie de Basedow. Recommandées en cas de goutte. du rachitisme. Les flimrs sont laxatives et cordiales. Boire à volonté. Dépuratives. les feuilles sont recommandées dans le traitement de la tuberculose. pyorrhée. Citrus vulgaris (Bigaradier). NARCISSE DES PRES. En injections en cas de pert<!. Nymphea alba. la coqueluche et les troubles nerveux. NENUPHAR. du lymphatisme. En friction sur poitrine et dos en cas d'affections pulmonaires (tuberculose comprise). UsAGE EXTERNE : Une ou deux poignées dans deux litres d'eau. également antispasmodiques. DosE : Une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante. Elles contribuent au rétablissement de l'équilibre nerveux. Convallaria Maïalis. Infuser 10 minutes. de l'ictère. l'angine de poitrine et les néphrites chroniques. l'eczéma et les ulcères. Boire en plusieurs fois dans la journée. des maladies des os. d'insuffisance valvulaire et d'hydropisie cardiaque. UsAGE INTERNE : Une poignée par litre d'eau bouillante. spasmes de l'estomac. mais est mieùx supportée par les intestins fragiles. NOYER. Fleurs et feuilles sont calmantes des troubles nerveux tels que palpitations. ORANGER. blanches. de convulsions. Infuser 10 minutes. DosE : Une cuillerée à café de fleurs dans une tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. Bouillir et infuser 10 minutes. NERPRUN. à utiliser contre l'asthme. DosE : Une cuillerée . Narcissus pseudo-narcissus. insomnies. DosE : Fleurs : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. épilepsie. OLIVIER. elles constituent un bon remède du « cœur nerveux ». au coucher. Deux ou trois tasses par jour. L'huile d'olive est efficace contre la constipation. seule ou avec le jus d'une orange ou d'un demi-citron.. c'est un tonique de l'estomac et un apéritif. L'écorce possède les mêmes propriétés que celles de la bourdaine. angine de poitrine. L'écorce d'orange amère est le remède de l'acidité stomacale. Lavements : une petite poire d'huile d'olive. Bouillir 1/4 d'heure. hystérie. Infuser 1/4 d'heure. Les fleurs sont calmantes de l'excitation nerveuse en général et sexuelle en particulier. elle facilite l'évacuation des calculs biliaires. infuser 10 ·minutes. Rhamnus catharticus. Massage des gencives en cas de dechaussement des dents. 46 47 . ·Diurétiques. Olea europea. En lavages et compresses dans l'ophtalmie. etc. Boire à volonté. Elles facilitent la digestion et sont vermifuges et sudorifiques. Juglans regza. Fleurs et feuilles tonifient le cœur tout en calmant les palpitations. MYRTILLE.MUGUET. Les feuilles facilitent les fonctions du foie et contribuent à faire baisser la tension trop élevée. Elles combattent l'insomnie et les pollutions nocturnes. UsAGE INTERNE : Feuilles : Une poignée dans un litre d'eau. 2 ou 3 tasses par jour. et de tout le corps des enfants déficients. Infuser 10 minutes. Elles sont aussi diurétiques. entre les repas (ùne au coucher). à jeun. Une tasse le matin. stimulantes et astringentes. Voir AIRELLE. Prendre par cuillerées à soupe dans le courant de la journée. Antispasmodiques. l'irritation des paupières. Huile : Une cuillerée à soupe le matin à jeun. Fleurs : Une ou deux pincées dans une tasse d'eau bouillante.

rhumatismales ou nerveuses : cataplasmes de plantes fraîches pilées ou sèches détrempées. PARIETAIRE. Cataplasmes de feuilles cuites ou compresses chaudes avec la décoction indiquée pour l'usage interne. Feuilles : Une cuillerée à dessert de feuilles coupées dans une tasse d'eau. la blennorragie. Stimulante de l'estomac et dépurative du sang. Utilisée aussi dans l'entérite muco-membraneuse et la diarrhée. Une tasse avant chaque repas. Trois tasses par jour. Origanum vulgare (Grande marjolaine). Voir LAMIER BLANC. les règles trop abondantes et les hémoptysies. UsAGE INTERNE : Racine coupée : une poignée par litre d'eau. Bouillir et infuser 10 minutes.· ORTIE BLANCHE. les lithiases urinaires. UsAGE EXTERNE : Les frictions et flagellations avec toute la plante provoquent une révulsion utile en cas de douleurs rhumatismales.250 gr. mélanger des feuilles coupées fin dans la salade et les crudités. Infuser '15 minutes. Utile aussi en cas de menstruations difficiles et de rhumatisme aigu ou chronique. recommandé dans la bronchite.Feuilles : 3 ou 4 feuilles par tasse d'eau bouillante.. Boire en deux jours. ORME. Bouillir. Trois tasses par jour. l'écorce est effi· cace contre · l'hydropisie. le rhumatisme. en particulier 48 . Bouillir pour réduire à 1.000 gr. Bouillir et infuser 10 minutes. Est utilisée dans les affections des voies urinaires. Recouvrir avec un cataplasme chaud de son ou de farine de lin. Laisser encore quelques heures · à froid. entre les repas. d'huile d'amandes douces. 49 UsAGE INTERNE : 30 gr. Une tasse avant. combat l'aérophagie. Cuire une orange au four. Tonique de l'estomac. . Boire en deux jours. Ecorce : Une cuillerée à café d'écorce coupée dans une tasse d'eau. PAQUERETTE. Elle est diurétique et sudorifique. Employée dans le rhumatisme. la néphrite. Bouillir quelques minutes de plus. entre les repas. Une tasse avant chaque repas. sudorifique et dépurative. Bouillir et infuser 10 minutes. Facilite l'évacuation des gaz. V/mus campestris (Orme pyramidal). Bellis perennis. puis infuser 20 à 30 minutes . par jour. avant o. les calculs biliaires. Vrtica dioïca (Ortie piquante). la cystite. UsAGE EXTERNE : Injection astringente : même prépa· ration que pour l'usage interne. l'hydropisie. Cueillir en remontant de bas en haut pour ne pas se piquer. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une tasse d'e~u bouillante. DosE : Fleurs et feuilles : Une cuillerée à dessert par tasse. UsAGE INTERNE : Une poignée de plante coupée dans un litre d'eau. Bouillir 10 minutes. la pleurite. . Passer avec expression. d'eau. Le suc obtenu en écrasant la plante est un remède contre les hémoptysies et autres saignements internes. ORTIE. celle des tuberculeux. pendant ou après chaque repas. Huile pour l'eczéma sec: 30 gr. les maladies de la peau (eczéma surtout). Mettre au bain-marie bouillant pendant une heure ou deux. ORIGAN. 2 ou 3 tasses par jour. UsAGE EXTERNE : Pour calmer les hémorroïdes douloureuses. Parietaria ojficinalis (Herbe des murailles). ·Expectorant et calmant. Diurétique. d'écorce concassée dans 1. les pertes blanches. UsAGE EXTERNE : Sur endroits touchés par douleurs musculaires. la couper en deux et appliquer sur les ulcères pour les cicatriser. l'asthme et la tuberculose. Se servir des feuilles séchées et réduites en poudre pour saupoudrer les plats pendant la mauvaise saison. d'écorce concassée dans 100 gr. En prendre 50 à 100 gr. Très revitalisantes. · · entre les repas. Infuser 10 à 15 minutes. dans les inflammations intestinales.u entre les repas.

entre les repas. de l'hémoptysie. Les bourgeons sont employés dans. l'herpès. des varicocèles. les rhuma51 . Boire en deux jours. UsAGE INTERNE : 20 gr. Ruscus aculeatus (Fragon). PETIT HOUX. des hémorragies consécutives à un fibrome. l'eczéma. Egalement employée dans le rhumatisme chronique. bouillir . Sédatif du système nerveux et des troubles de la ménopause. la patience est utilisée dans les maladies chroniques de la peau et du foie. PECHER. des intestins. 50 PERSICAIRE.. . vermifuges et diurétiques. Stimulante du tube digestif. La pervenche fait encore baisser la tension excessive. laisser infuser. Boire à volonté. les vices du sang. les calculs urinaires. environ) dans 1/2 litre d'eau. etc.hémorragies légères et ulcérations de ~a bouche. Vinca minor. le psoriasis. Bouillir légèrement. Contre les hémorragies de l'estomac. diurétique et légèrement laxative. infuser 10. Elle agit bien dans les cas d'hydropisie. DosEs : Pour adultes : Une cuillerée à dessert de feuilles ou fleurs dans une tasse d'eau. Bouillir 2 minutes. Populus nigra. Trois tasses par jour. PENSEE SAUVAGE. soit en injections ou bains de bouche. les anémies et la tuberculose. Bouillir légèrement. Feuilles et fleurs sont calmantes. gale. Bouillir et infuser 10 minutes. Cuire au bain-marie jusqu'à consistance de sirop. C'est un dépuratif et un coagulateur du sang. DosE : Une poignée par litre d'eau. Viola tricolor. Rumex patientia. Est utilisée dans le traitement des 'fibromes utérins. Bouillir 2 minutes. l'hydropisie. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de feuilles dans une tasse d'eau . des hémorroïdes.PASSIFLORE : Passiflora incarnata (Fleur de la passion). de racine coupée dans un litre d'eau. UsAGE EXTERNE : Une poignée dans un litre d'eau·. 1( syphilis. DosE : Une cuillerée à dessert de fleurs par tasse d'eau bouillante. Pour enfants : Deux poignées de fleurs (50 gr. UsAGE EXTERNE : Cataplasmes de feuilles bouillies fraîches sur les ulcères. PERVENCHE. Passer avec expression. infuser 10. l'acné. Elle est employée aussi contre le rhumatisme et les troubles du sang. On les utilise dans la néphrite. des varices. Sa racine est apéritive. Donner par cuillerées. Egalement en gargarismes en cas de maux de gorge. de calculs et toutes maladies des voies urinaires. Trois tasses par jour. Dépurativ~ du sang. de la blennorragie. PEUPLIER. UsAGE EXTERNE : La pulpe de la racine fraîche s'emploie pour les ulcères. UsAGE INTERNE : Une ou deux pincées de plante coupée dans une tasse d'eau bouillante. soit par voie interpe.. les maladies de la peau et de la vessie. Infuser 10 minutes. PATIENCE. Amygdalus persica. de la vessie. Ses principes actifs sont à la base de divers médicaments conseillés pour améliorer la circulation sanguine intracrânienne. de goutte et ictère. entre les repas (une au coucher).quelques minutes et laisser refroidir avant de passer. DosE : Une cuillerée à dessert de fleurs bu de plante coupée dans une tasse d'eau. les catarrhes pulmonaires. le diabète. diurétique. Prendre dans la journée par cuillerée à soup~. Elle est légèrement laxative. porter à ébullition . Les fleurs permettent la préparation d'un dépuratif-laxatif très doux pour les enfants. Polygonum hydropiper (Poivre d'eau). infuser 10 minutes. abcès. Utilisée contre l'impétigo. Trois tasses par jour (ou plus en cas de pertes sanguines). Favorise le sommeil en calmant l'excitation cérébrale. Dépurative du sang. On peut aussi bénéficier de ses propriétés astringentes en cas de pertes blanches. Deux ou trois tasses par jour. ajouter le même poids de miel ou de sucre de canne. la croûte de lait des enfants. Cataplasmes de fleurs et feuilles sur dartres. les affections cutanées.

Recommandé dans les maladies de la peau. les fissures ou crevasses aux mains. · · PRELE. Peut aussi faire baisser le taux de l'urée sanguine. Deux ou trois tasses par jour. il facilite les expectorations. UsAGE EXTERNE : Ajouter du miel à la préparation précédente. Equisetum arvense (Queue de cheval). · UsAGE INTERNE : 20 gr. entre les repas. tout écoulement et relâchement. les métrorragies. entre.dans une tasse d'eau bouillante. Us. du foie et de la rate. PLANTAIN. pour les soins des yeux. de même que pour les adultes dont les fonctions hépatiques doivent être stimulée. DosE : Racines et ··feuilles coupées : Une poignée par litre d'eau. Boire en 24 heures. Il augmente le degré de coagulabilité du sang. Garder la nuit. les calculs urinaires. Taraxacum dens leonis (Dent de lion). Ils sont expectorants. avant ou après les repas. Utiliser en frictions dans les douleurs rhumatismales et les névrites et en onctions contre les gerçures du mamelon. Infuser 1/4 d'heure. pertes blanches. pour gargarismes et bains de bouche. de tuberculose. les hémoptysies. A conseiller aussi pour bains d'yeux et · lotions contre conjonctivite et blépharite. Il stimule les fonctions biliàires et les menstruations. De plus. piqûres d'insectes. de feuilles dans un litre d'eau. Plante coupée : Une ou deux poignées par litre d'eau. utiles dans la tuberculose.· Diurétique conseillé surtout en cas d'œdème des membres inférieurs. . Antiseptiques des bronches. Boire en 2 jours. Boire à volonté. Bouillir 2 minutes. Aromatiser avec de la racine de réglisse. porter à ébullition et laisser macérer toute la nuit. pour les semences de psyllium : Faire bouillir une cuillerée à soupe dans 200 gr. infuser 1O. aux lèvres. 53 . Polypodium vulgare. Infuser 10 minutes. Laisser une heure ou deux. C'est un astringent par le tanin. Bouillir 1/4 d'heure.Employée contre les saignements internes. les diarrhées persistantes. PILOSELLE. l'aucubine et la pectine qu'il renferme. Trois tasses par jour. Bouillir 2 minutes. UsAGE INTERNE : 2 cuillerées à soupe dans 1/2 litre d'eau bouillante. En lavage des plaies et ulcères variqueux. diarrhée. Décongestionne le foie. DosE : Une cuillerée à dessert de feuilles . Une tasse avant chaque repas trois fois par jour. POULIOT. Diurétique. à l'anus. tonique de l'estomac et dépuratif du sang. néphrite avec sang dans les urines. . Mentha pulegium (Herbe de Saint-Laurent). Le plaintain est riche en substances antibiotiques. Infuser 10. PISSENLIT. etc. l'albuminurie. selon convenance ou tolérance. Elle constitue un puissant reminéralisateur à conseiller notamment dans la tuberculose. Trois tasses. Plantago major et psyllium. Tonique de l'estomac. sudorifiques et digestifs. Infuser 10 minutes. les rhumatismes. 52 Ou. par jour. laryngite. DosE : Une poignée dans un litre d'eau. Le rhizome est un bon laxatif· pour les enfants. Mettre des feuilles fraîches sur les varices.tismes et les névralgies. Froisser des feuilles fraîches et appliquer sur toutes blessures. Employé dans les affections des voies respiratoires. infuser 10. la constipation. · dissout les calculs biliaires. POLYPODE. il aide à l'évacuation des gaz. Utilisé en cas d'hémophilie. une ou deux cuillerées à café de plantain psyllium. d'eau. prendre en cours de repas. UsAGE EXTERNE : Une poignée de bourgeons dans un demi-litre d'huile d'olive. avec un peu d'eau. . . cystite. DosE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Mettre au bain-marie bouillant. UsAGE INTERNE : Manger les jeunes pousses en salade. Hieracium pilosella (Epervière). Mettre des jeunes feuilles dans les salades: En cas de constipation. Bouillir 2 minutes. l'hydropisie. pharyngite.\GE EXTERNE : Trois poignées par litre d'eau. l'hématurie. elle facilite les menstruations.

ronique et expectorant. 55 . REINE-DES-PRES. DosE : 30 gr. · ' UsAGE INTERNE : 50 gr. PRUNELLIER. Primula· officinalis (Coucou). Bouillir 2 minutes. est utile dans l'atonie des voies digestives et la constipation par insuffisance glandulaire. PULMONAlRE DE CHENE. En mâcher pour remédier au déchaussement des dents et ·raffermir les gencives. Tonifie l'estomac et excite les sécrétions gastriqu~s. Recommandé en cas de rhumatisme. 54 UsAGE INTERNE : 15 à 30 gr. entre . Elle facilite le sommeil et est recommandée dans le cas de vertiges.monaire).les repas. Utilisé dans les affections pulmonaires. UsAGE EXTERNE : 200 gr. Cochlearia armorica.écrétion salivaire. Infuser 10 minutes. Une .. de feuilles dans un litre d'eau. C'est un astringent tres doux dont on peut prolonger l'emploi. Bouillir 5 ininutes. Conseillée dans le diabète. . Racines coupées : Même dose. diurétiques et dépuratives. l'asthme et l'hydropisie. paralysie. Bouillir doucement jusqu'à réduction de ·moitié. apoplexie.racine ou écorce : . Infuser 10 minutes. 2 à 4 tasses par JOUr. de racine par litre d'eau. DosE : Une cuillerée à. Sticta pu/monacia (Lichen pul. RHAPONTIC. en 24 heures. Les fruits sont à recommander pour juguler la diarrhée. Bouillir 5 minutes. par litre d'eau. . Macérer 12 heures. En compresses et bains contre conjonctivite et blépharite. Boire à volonté. REGLISSE.PRIMEVERE. Deux tasses par jour. tachéè et fissurée. pertes blanches et inflammation de l'uretère. ~a racine est légèrement laxative. DosE : Fleurs ou plante coupée : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. On l'utilise dans les affections de la gorge et des bronches les spasmes intestinaux. Pectoral et adoucissant. tuberculose. elles favorisent· i'expectoration. infuser 10. DosE : Une poignée de fruits séchés ou frais dans un litre d'eau..tians nerveuses de l'estomac. Deux tasses par jour entre les repas .s. Elles sont également diuJétiques. Rheum rhaponticum (Rhubarbe des Moines). Bouillir quelques minutes. Une tasse après chaque repas. des voies respiratoires. par litre d'eau. Bouillir pour réduire aux 3/4. hydropisie. · UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de plante coupée par tasse d'eau bouillante. Bouillir 2 minutes. Tonique de l'intestin. . dessert dans une tasse d'eau bouillante. En bains de bouche lorsque la langue est rouge écarlate. contient beaucoup de tanin. Fleu. i UsAGE EXTERNE : La racine râpée peut remplacer la farine de moutarde. Utilisée aussi en cas d'hémorroïdes. li agit sur les reins et dans la nutrition. hystérie. etc. Polygonum aviculare. les affections. UsAGE EXTERNE : Applications de sommités fraîches ou sèches (détrempées) sur plaies ouvertes pour arrêter l'hémorragie. la rétention d'urin~. l'albuminurie. RAIFORT.. Macérer 12 heures. . Glycyrrhisa glabra. Prunus spinos'a. entre les repas. Infuser 20 minutes. infuser 10. On emploie l'écorce et les feuilles contre le diabète. digestive. Une tasse avant chaque repas. l'anémie. Les racines· sont surtoùt bonnes pour les bronches. goutte. Trois tasses par jour. précieux dans. Elle contribue à la cicatrisation des ulcères gastriques et agit sur les glandes surrénales. les contrac. dmréhque. cuillerée à dessert par tasse d'eau. Prendre par tasse. PSYLLIUM. recommandées dans les calculs et maladies urinaires. les di~rrhées et les crachements de sang. ·.Augmentent la s. pectorale. RENOUEE. Voir PLANTAIN. l'asthme et la tuberculose à forme torpide. Voir ULMAIRE. Les fleurs sont laxatives. Sédative de la douleur dans les maux de tête. Boire à volonté.

la dysenterie bacillaire. émollientes et calmantes. Infuser quelques minutes. Les feuilles ont la même propriété et sont. Laisser refroidir. 56 57 . UsAGE INTERNE : 8 à 15 gr. UsAGE INTERNE : Une poignée de sommités fleuries par litre d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. la peau. Conseill~e dans le cas de maladies du sang ou de. infuser 10 . En compresses très chaudes dans les rhumatismes articulaires. de diarrhée et de pertes blanches ou sanguines. Les fleurs sont toniques. de plus.RHUBARBE OFFICINALE. Cette rose ·rouge. Bouillir 2 minutes.. le matin. les règles difficiles. Infuser 10 minutes. Rheum officinalis. Elles augmentent la sécrétion biliaire et sont efficaces dans les engorgements des viscères abdominaux et du foie. Infuser 10 minutes. en plus.· En injections. Une tasse avant les repas. 2 tasses par jour. lotions et compresses sur les ulcères. On utthse les pétales frais sur les yeux. DosE : Pour action sur le foie. pour 1/4 de litre d'eau bouillante. de cystite et de fièvre éruptive. ROMARIN. Rosmarinus officinalis. les pertes blanches. en cas ~'.aphtes ou inflammations de la bouche et de la gorge. infuser 20. Bouillir 2 minutes. Une ou deux poignées par litre. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. UsAGE INTERNE : Feuilles ou fruits : 1 cuillerée à soupe par tasse. Resserre les tissus. ' En cas d'eczéma prendre. les crachements de sang. d'acide urique. Boire en deux jours. SALSEPAREILLE. la faiblesse générale ou nerveuse. pat tasse d'eau bouillante. injections contre les pertes. à jeun. Purgative avec action sur la sécrétion biliaire. avec du miel. de rhumatismes. Utiliser la racine. En lavage des yeux. l'insomnie. Utilisée aussi en cas de prurit . contribue à guérir la tuberculose pulmonaire avec lésions. Dépurative. un matin à jeun. lavages et lavements. . Pour une action plus efficace. Bains fortifiants surtout pour les enfants. DosE : Fleurs : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Bouillir 2 minutes infuser 10. Robinia pseudo-acacia (Acacia). recommandés dans les maux de gorge. Ajouter du miel et utiliser en bains de bouche. Une tasse avant chaque repas. Mettre le soir. SALICAIRE. la coqueluche. 3 fois par jour. d'ulcères variqueux. mélangée avec du miel. Tonique et vermifuge.de la vulve. d'eczéma. l'estomàc : 2 à 3 gr. de fleurs pour un litre d'eau bouillante. de rhumatisme goutteux. Rubus iructicosus (Mûrier des haies). DosE . garder la nuit. Feuilles : Une cuillerée à soupe dans un bol d'eau bouillante. Les fruits sont astringents. Bouillir 15 minutes. infuser 10 minutes. Bouillir 10 minutes. les ictères par obstruction. UsAGE EXTERNE : 2 ou 3 pincées de pétales dans une · tasse d'eau bouillante. Infuser 10 minutes. une cuillerée à café de racine moulue. la migraine. conseillées en cas d'hématurie et de pertes blanches. Infuser 20 minutes. 3 fois par jour. entre les repas. Boire le matin. lavements dans la diarrhée. ROSE ROUGE. Infuser 10 minutes. Elle est encore recommandée en cas d'hémorragies. diurétique et sudorifique. RONCE. Ajouter 2 ou 3 cuillerées à soupe de miel. On utilise feuilles et fleurs dans l'asthme. Lythrum salicaria. Comme purgatif : 10 à 12 gr. manger directement les pétales écrasés. Pour gargarismes et bains (je bouche. UsAGE EXTERNE : Même dose. · UsAGE EXTERNE : Une poignée de feuilles dans un litre d'eau. les troubles gastriques avec gaz. Une tasse avant ou après chaque repas. Une tasse avant chaque repas. Employée contre l'inflammation de l'estomac et de l'intestin. Les feuilles stimulent le foie. ROBINIER. trois tasses par jour entre les repas. Rosa gallica (Rose de Provins). Smilax (Liseron piquant). absorbée en grande quantité. Prendre une seule fois. la diarrhée et l'entérite. UsAGE INTERNE : Feuilles ou fleurs : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante.

Recommandée aussi en cas de maladie de la peau. apéritives et toniques. Infuser 10 minutes. bouillante. Prendre le matin. les ulcères persistants. Elle est tonique. en réduisent considérablement les douleurs. Les sommités fleuries s'appliquent sur les dartres et affec~ tians eczémateuses. Abies pectinata. nerveux ou circulatoires. etc. il est justifié de recourir à la sauge. notamment ceux se traduisant par bouffées de chaleur. tanaisie. d'une grande quantité d'hormones femelles. gargarismes. dans la lèpre. etc. le zona. SAULE BLANC. les dartres. l'hématurie. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. C'est un détersif très actif. lavages. En gargarismes dans toutes les angines. Agit sur le foie et la rate et est vermifuge. En ·injections contre les pertes blanches. les pertes blanches. Recommandées en cas de névralgies. SAPONAIRE. d'excitation. A conseiller contre les sueurs profuses des tuberculeux. UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir 10 minutes. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Ces derniers effets s'expliquent par la présence. Trois ou quatre tasses par jour. Passer immédiatement. En d'autres cas. Saponaria officinalis (Herbe à foulon). Scabios~ succisa. mais elle peut être utilisée isolément.. En injections dans la métrite. On les emploie en cas de douleurs des organes génitaux. Bouillir. SANTOLINÈ. donc chaque fois que peut être soupçonné un trouble hormonal. infuser 10 minutes. par litre d'eau. l'herpès et peuvent être utilisées comme savon. de la vessie. Les feuilles et les fleurs sont diurétiques. Les bourgeons sont utilisés dans les affections des bronches ainsi que dans celles . Salvia officinalis. Bouillir 10 minutes. elles sont sudorifiques. Employée contre les hémorragies internes. le rhumatisme chronique. de stérilité. Trois tasses par jour. Feuilles et chatons sont calmants des organes génitaux et aident à résoudre les calculs biliaires. de neurasthénie. DosE : Chatons ou feuilles : une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. injections. pendant 8-10 jours. Infuser 10 minutes. trois fois par jour. l'hyperchlorhydrie et la faiblesse intestinale. Une tasse avant chaque repas. L'écorce est recommandée dans le rhumatisme. le lymphatisme. Sa semence est vermifuge (lombrics. la diarrhée.). Stimulent les fonctions rénales et réduisent les troubles de la ménopause. entre les repas . En inhalations. 58 SAUGE. En compresses sur les ulcères variqueux ou les éruptions de l'acné. entre ou avant les repas. DosE :Une pincée dans une tasse d'eau bouillante. astringente et sudorifique. oxyures). UsAGE EXTERNE 10 gr. Bouillir 10 minu~ tes. Deux ou trois tasses par jour. et surtout dans les troubles glandulaires. d'angoisse. Ecorce : même dose. d'insomnie. bourdonnements d'oreille. à utiliser dans les arthrites. Pour le tout : trois tasses par jour.. Infuser 10 minutes. Fleurs et feuilles sont utilisées en cas de maladies de la 59 . de troubles gastriques. Bouillir 2 minutes. SCABIEUSE. Salix alba. Santolina chamœ cyparissus (Aurone Jemelle). Bouillir encore 2 minutes. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. SAPIN. infuser 10. Aussi bien dans les déficiences valvulaires (varices) que dans l'acné. En bains de bouche pour cicatriser les ulcérations de la bouche et des gencives ainsi que les aphtes. dans la sauge. la syphilis. Sanicula europœa (Herbe de Saint-Laurent). Prises régulièrement un mois avant l'accouchement.SANICLE. à jeun. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. Infuser 10 minutes. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de feuilles ou racines coupées dans une tasse d'eau bouillante. Onll'emploie généralement en mélange avec d'autres plantes (mousse de Corse. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau.

Augmentent les sécrétions salivaires. Une tasse avant chaque repas. 2 ou 3 tasses par JOur. allant des effets les plus doux (follicules) aux plus actifs (folioles). C'est un expectorant. commun. On utilise. Calendula officinalis. UsAGE INTERNE · : Associé avec les graines de persil. SCOLOPENDRE. Bouillir 2 minutes. teigne. : Une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse d'eau bouillante.fleu~ ries. anthrax. à utiliser en boisson de table. UsAGE INTERNE : Pour les enfants. la colibacillose. UsAGE EXTERNE : Une ou deux poignées de fleurs dans un litre d'eau. soit la plante. Scolopendrium officinalis. UsAGE EXTERNE : Même dose (sans semences de persil) comme gargarisme dans les maux de gorge. Infuser 10 minutes. utile dans la bronchite et les rhumes. Bouillir la plante dans l'eau pendant 10 minutes. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. DosE : Infusion légère de deux cuillerées à soupe dans un litre d'eau bouillante. Artemisia süichmanuiana. Dans les autres cas.. de séneçon jacobée et 10 gr. entérocolite. de semences de ~ersil. Calme l'excitation nerveuse. seuls ou en incorporation à un mélange laxatif (les folioles étant ajoutés lorsque la préparation est retirée du feu et ne bout plus). dys·enterie. des nourrissons au cours de la dentition. 1/2 litre d'eau. Fait revenir les règles arrêtées à la suite d'un refroidisse~ ment. Bains et compresses pour plaies. soit la racine. et soigner les rhuma~ tismes. SENEÇON JACOBEE. 750 gr. à la fois. . Egalement en' cas d'hydropisie. Les semences sont utilisées comme vermifuge. engelures ulcérées. de sommites . etc. c?mme expector~ntes au début des affections des voies respiratoires. SENE. calmant et stimulant. Une tasse le matin à jeun. ~acerer 12 heures. Augmente le volume des unnes. Donner par cmllerées. un follicule par année d'âge (augmenter la dose. de pertes blanches ou ~anguin~s. employer les folioles à la dose moyenne d'une cuillerée à café par tasse.et. UsAGE INTERNE : Adultes : Une· poignée ·de plante cou~ pée dans un litre d'eau. le séneçon est encore plus astif. brûlures. entre les repas. lavages ·en cas de maladies de la peau (gale. Agit contre l'engorgement du foie et est utpe e~ cas de menstruations difficiles ou douloureuses avec depression ner~ veuse et anémie. Ne jamais faire bouillir afin d'éviter les coliques. Dans un litre d'eau. Bouillir 10 minutes. sudorifique . dix (ou plus) follicules. infuser ~0.. abcès. la nephnte. En compresses.peau. trois jours de suite. Trois tasses par jour. entre les repas. Laxatif. UsAGE EXTERNE : Une bonne poignée par litre d'eau. UsAGE EXTERNE : La racine. . UsAGE INTERNE. . La pla~te est employée dans toutes les affectio?s ?es voies urinaires la cystite. dans la gnppe. les calculs. SEMEN-CONTRA. après avoir tiédi.). fait mûrir panaris. Pour les adultes. cuite sans eau et réduite en pâte. SCEAU DE SALOMON. de sucre de ca?ne. Passer et ajouter le sucre. Infuser 10 minutes. Polygonatum vu/gari. si effet insuffisant) dans une tas~e d'eau froide . 60 61 . détersif.Enfants : 50 gr.::e des tuberculeux et entente . Résolutif. S'emploie aussi en cas de diarrhée. bouillir 10 minutes. m~ttre 25 gr. SOLIDAGO Solidago virga aurea (Verge d'or). Favorise toujours la menstruation et en calme les dou~ leurs. Concentrer un peu plus pour l'utilisation en cas de maladies nerveuses. Boire en un ou deux jours. SERPOLET : Voir THYM. si les intestins sont fragiles. SOUCI.etc. albuminurie. Cataplasmes de feuilles sur les hernies pour les réduire. Utile pour traiter le foie et la rate. DosE : Une cuillerée à café dan!' une tasse d'eau. Il est dépuratif du sang. laisser macérer la nuit et donner le lendemam matin. Amener à ébullition. entérite m~~o~ membraneuse. Senecio jacobea. diarrh. cinq. Bouillir quelques minutes. Cassia acutifolia.

par cures de dix jours dans le mois. On le conseille en cas de rhumatisme. de pertes blanches. de langueur générale. alors. Sambucus nigra. Boire dans la journée. En cas de toux.avec congestion du basventre. Infuser 10 minutes. Infuser 10 minutes. rhumatisme. il en chasse les gaz et empêche les fermentations putrides. rougeole. de l'estomac:-' Utile aussi dans l'artériosclérose. ajouter une pincée d'agar-agar par tasse (bouillir un peu). Tanacetum vulgare (Herbe aux vers). UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante.SUREAU. pas plus. dans la matinée. En bains chauds en cas d'engelures. dans un litre d'eau bouillante. Prendre cette quantité en un ou deux jours. hydropisie. de préférence. Thymus vulgaris. 1 Purgatives. Répéter trois jours de suite. Infuser. La décoction concentrée de thym est excellente pour le cuir chevelu. en cas de cataracte. THUYA. DosE : 3 gr. c'est le meilleur auxiliaire du buis (voir page 17). la cystite et dans l'incontinence d'urine . · La seconde écorce (partie interne de l'écorce). Seconde écorce : 2 poignées par litre d'eau. En prendre 20 à 30 gr. Elle est d'un goût très agréable. TILLEUL. en cas de goutte. En boire. bien qu'il soit un peu irritant. les fleurs agissent activement lors de rhumes. L'infusion de thym remplace avantageusement café et thé aux petits déjeuners et goûters. et aussi de conjonctivite et dè toute inflammation oculaire. à renouveler selon I_a situation. il participe à la solubilisation et au drainage des cristaux d'acide urique et de certains calculs. Le thym est également un tonique des voies digestives . Sudorifiques et diurétiques. Le meilleur remède du rhume de cerveau. néphrite. Infuser 10 minutes. Les sommités fleuries sont employées en cas de vers (surtout oxyures et ascaris). les spasmes et l'indigèstion. dans un litre d'eau à faire bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts. elles accroissent la sécrétion lactée. du cœur. Deux à quatre tasses par jour. en mettre 30 à 40 g. En compresses adoucissantes. L'infusion de fleurs de sureau prise en quantités assez importantes . elle le tonifie. Recommandé dans l'hypertrophie de la prostate. quant à son aubier (partie se trouvant entre le bois dur et l'écorce).(un litre en un ou deux jours) -et en cures suffisamment prolongées (un à trois mois) peut guérir une colibacillose urinaire. de sèches. pour seconder l'action de la mélisse. est recommandée. Diurétique léger et sédatif urinaire rendant l'urine moins irritante. Tilia europœa. puis infuser 10 minutes. de lithiase urinaire ou de goutte. de la tête. UsAGE EXTERNE : Une poignée dans un litre d'eau salée (4 cuillerées à soupe de sel marin). c'est le remède « spécifique » de toutes les formes de tuberculose et des états prétuberculeux. Ceci pour les fleurs . Bouillir pour réduire de moitié. TANAISIE. Il faut une branche par tasse d'eau . Boire à volonté. les baies sont utilisées aussi dans le rhumatisme et les névralgies. UsAGE EXTERNE : Deux poignées de fleurs fraîches. par litre d'eau bouillante. Une tasse le matin à jeun. l'insomnie. Fleurs : 40 gr. On peut aussi en faire des lavages du nez. Prendre à n'importe quel moment. de bourgeons ou de jeunes feuilles dans un bol d'eau bouillante. En cure prolongée. 63 62 . infuser 10 minutes. Bouillir et infuser 10 minutes. 5 ou 6 tasses par jour. Fluidifie le sang. ou 20 gr. bronchites. Sucrer au miel. diurétique et légèrement laxative. Egalement en bains d'yeux. THYM. DosE : Une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse d'eau bouillante. Pour l'aubier. met entrave à la chute des che~ veux et leur redonne de la couleur. Tuya officinalis. · UsAGE INTERNE : Presser les fruits pour en extraire le suc. rhumatisme. Calmant des affections nerveuses. Elles sont toniques et facilitent les menstruations. Comme anti-infectieux. faire donner un bouillon. scarlatine et toutes fièvres éruptives .

Utilisé dans tous les maux de gorge. Bouillir 10 minutes. à volonté à n'importe · gr. infuser jusqu'au refroidissement. VALERIA~E. les pertes blanches ou sanguines. 65 . Calmimt des douleurs et des coliques hépatiques. les néphrites. et gastrique et un calmant des douleurs névralgiques. entre les repas. les calculs unnaires. le goître. les insomnies. Elle a ainsi certaines propriétés anti-inflammatoires de l'aspirine sans en présenter les inconvénients. ce qui conférerait une action virulicide à la reine-des-prés. Macérer à l'eau tiède pour bains des enfants rachitiqpes ou en cas d'insuffisance glandulaire. Trois tasses par jour entre les repas. Diurétique non irritant. de racine dans un litre d'eau tiède. Tussilago farfara (Pas d'âne). Macérer 12 heures. La racme est calmante. UsAGE EXTERNE : Faire brûler feuilles et fleurs dans la pièce où il y a un asthmatique. les palpitations. Bouillir TUSSILAGE. Tonique et expectorant. les diarrhées rebelles de la dysenterie. Eii compresses. Laisser 64 5 minutes. par litre d'eau. Pectorales. Bouillir 2 minutes. les enflures gan• glionnaires. les fleurs sont utilisées dans les affections respiratoires. les spasmes de l'estomac. les suites de. UsAGE INTERNE : Fleurs : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. les métrites. UsAGE INTERNE : 50 à 60 gr.TORMENTILLE. Je goître. C'est aussi un tonique cardiaque . V aleriana officinalis (Herbe aux chats). UsAGE EXTERNE : Mettre des feuilles fraîches sur les coupures. ce qui implique quelques précautions pour sa préparation. clans un récipient pouvant être bien clos. Même préparation que ci-dessus pour des compresses chaudes à appliquer en cas de douleurs rhumatismales ou sur des plaies et ulcères. les écoulements muqueux. infuser 10. les rhumatismes. ulcérations. injections contre les pertes. Conseillée dans la faiblesse des tissus.rée à café par tasse. est bien indiqué dans les rétentio~s de' liquide d'origine cardiaque. lavements en cas de diarrhée. Remède de la tuberculose grâce à son tanin. l'asthme. la cellulite la goutte le lymphatisme. · VARECH. . . la sécheresse de la gorge. UsAGE INTERNE : 15 à 30 de racine par litre d'eau bouillante. injections et lavements calmants. à chaque tasse. Tormentilla erecta. l'asthme nerveux. Boire en deux jours. UsAGE INTERNE : Mettre 100 gr. 3 ou 4 tasses par jour. Boire quel moment. Erysimum officinal {:Herbe aux chantres). la neurasthénie et la tachycardie. on l'emploie dans les états nerveux. une cuillerée à café de bourdaine et une pincée d'anis vert. Feuilles et racines coupées : 20 à 30 gr. chose curieuse apparue à l'expérimentation. UsAGE EXTERNE : Une ou deux poignées dans un litre d'eau. Selon le compte rendu des travaux d'une équipe médicale de Chicago. Deux à quatre tasses par jour. Spinœa ulmaria (Reine-des-prés). · ' · ' UsAGE INTERNE les repas. En compresses. en période de crise. Une cuille. le rhume. Utilisée dans le diabète maigre et la désintoxication au tabac. les salicylates seraient même actifs contre les virus. VESICULEUX. Ret?~~e de 1'?bé~i~é · résultant d'un déséquilibre glandulaire. C'est donc un sédatif. Ajouter un litre d'eau à peine bouillante. grippe. ULMAIRE. Infuser 10 minutes. l'inflammation du larynx. VELAR. brûlures. Deux ou trois tasses par jour. Infuser 10 minutes. l'enrouement. Racines et feuilles sont sudorifiques et résolutives. un euphorisant et un antimigraineux. utilise dans 1 ademte. la bronchite. un ru:itirhumatismal et. avant ou entre Dans le cas d'obésité ajouter. USAGE EXTERNE : Cataplasme de son et fucus sur les amas graisseux ou cellulitiques. UsAGE EXTERNE : Même dose et préparation. Le plus étonnant de son action vient sans doute de ·sa teneur en salicylates. Fucus vesiculosus. entre les repas. l'hystérie et l'épilepsie.

Un peu astringente aussi. Verbena officinalis. Infuser 10 minutes. Bouillir 10 minutes. Erigeron Canadensis (Fausse camomille). Elle est tonique. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau. une de feuilles. entorses. de réglisse. Associées à la bourdaine et au varech vésiculeux (parties égales) elles sont efficaces contre l'obésité et la cellulite. Bouillir. 250 gr.DosE : Sommités fleuries : Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Bouillir et infuser 10 minutes. Prendre par cuillerées dans la journée. Les feuilles de la vigne rouge. En compresses chaudes sur coups. d'indigestion. .ra!ne. Vitis vinifera. Bains de 10 à 15 minutes. On utilise les fleurs 'dans les rhumes et bronchites grippales. le lumbago. Employée dans le rhumatisme. Deux à quatre tasses par jour entre les repas. Deux à quatre tasses par jour. dartres. un litre d'eau. VERGERETTE DU CANADA. Ses propriétés sont multiples et on peut l'employer dans tous les cas sans qu'il en résulte de désagréments. Recommandée en cas de troubles ou en?orgement ~u f?te. en cas de mauvaise circulation ou de tension artérielle (pour dégager la tête). digestive pour l'estomac. Sirop : Une poignée de fleurs. VERONIQUE. Infuser 10 minutes. l'hydropisie. Expectorante pour les bronches. ajouter à l'eau d'un bain de pieds ou de mains. de sang dans les urmes ou les crachats. Lavages et pansements des ulcères. et pour activer ou favoriser la menstruation. la cystite. Viola odorata. VIGNE ROUGE. foulures. Passer et laisser refroidir. Bouillir et infuser 10 minutes. points de côté. la diarrhée et la dysentene. de mtel oq. Elles agissent efficacement sur la circulation du nang et peuvent même maîtriser les hémorragies utérines. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau. constituent le remède courant des troubles de la ménopause. VERVEINE. entre les repas. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à soupe par tasse d'eau. Elles sont recommandées pour hâter la cicatrisation des ulcères gastriques ou duodénaux. Bouillir 10 minutes. 10 gr. Trois à cinq tasses par jour. douleurs névralgiques. d aerophagie. Bouillir et infuser 10 minutes. expectorante et légèrement diu~é­ tique. Trois tasses par jour entre les repas. les pertes blanches ou sanguines. elles sont encore calmantes et émollientes. DosE : Une cuillerée à dessert de la plante coupée dans une tasse d'eau. les néphrites. UsAGE EXTERNE : Deux poignées dans un litre d'eau. Sudorifiques et légèrement laxatives. d'affections pulmonaires (tubercul?se compnse). Amère. VIOLETTE. 2 ou 3 tasses par jour. plaies. de la variété dite « teinturier». de mtg. etc. UsAGE INTERNE : Une cuillerée à dessert de sommités fleuries par tasse d'eau. de sucre de canne. Ajouter 200 gr. infuser 10. Bouillir 2 minutes. Veronica officinalis (Thé d'Europe). Elle est encore antirhumatismale et antispasmodique. Deux ou trois tasses par jour. l'albuminurie. Résolutive dans la cellulite dont elle calme les douleurs. Bouillir 1/4 d'heure et. UsAGE EXTERNE : Une poignée par litre d'eau. Bouillir pour rédui~e aux 2/3. 66 67 . digestive. Mettre au bain-marie bouillant pour réduire jusqu'à consistance de sirop. UsAGE EXTERNE : Urie bonne poignée dans un litre d'eau.

. fleurs ..... ... . gr. gr...... 20 25 25 25 25 gr...... feuilles .. Cassis... ..... ... gr. gr... .. Une bonne cuillerée à soupe du mélange par tasse...... fleurs . Chicorée sauvage........ Bouillir 3 minutes et infuser 10. .... ·.. . Boire une ou deux tasses par j~ur. . gr.... gr... Ecclésiaste.. racine .. Mauve..... racine .......... Sauge.. Tilleul...... fleurs . Angélique.... .. 20 20 20 20 20 25 20 10 gr.. . gr.. CONSTIPATION Ortie piquante. Bien mélanger les plantes...... feuilles .. gr... le faire avec du miel. Faire bouillir 2 minutes. tige . Bien mélanger le tout.Quelques formules de tisanes composées et recettes diverses ·Le Seigneur a fait surgir de la terre les remèdes. Douce-amère.. graines ... feuilles ... gr.. Ensuite. EMBARRAS GASTRIQUE Bourdaine...... gr....... rhizome .. .. Bourdaine... à jeun ou au coucher. Hacher les racines très finement.... écorce . gr............ Lin.... Rhubarbe........... Mauve... ajouter une cuillerée à 69 . ... Une bonne cuillerée à soupe par tasse......... ... Si l'on veut sucrer.. écorce .....

. som. . .. .. 3 cuillerées à soupe du mél~nge dans 1/2 litre d'eau. · · · · · · · · · Réglisse. . . .. . .... . . folioles . . Romarin. . som. . gr.. . . .. . . feuilles . . . plant'e . Une tasse après les repas du midi et du soir... . . 15 gr.. 10 gr. . . . . . 15 gr. . à soupe pour 1 tasse. . . . .. . . . . . . . . .. . . . som. . 20 gr. . .. . ... Faire bouillir pendant quelques mmutes et laisser infuser 10. racine . . Faire bouillir 2 minutes et infuser 10.. . .. feuilles . 10 gr. . Sucrer avec du miel. . . .... Menthe. racine . . .. Frêne.. . . . ... . . . . . Bien mélanger le tout. . Boire une tasse 1/4 d'heure avant chaque repas. . .. en infusion. Sucrer au miel. . Faire bouillir pendant quelques minutes. . . . . ... . . . . . . . . . .. . . .. . . . . .. Une tasse après les repas de midi et du soir. . .. .. . 10 gr... .. . . .. Laisser le tout infuser 10 minutes. . .. . . Cumin . Artichaut. . . . . . .... . . plante . . feuilles .. ... . . . som.. . Souci... . gr. .. . . . . 10 gr. . 15 gr.. . . . . . .. . . Angélique . .. Boire pendant les repas ou à volonté dans le courant de la journée. gr. rhizome ... . 30 gr. .. . . . . . . . . . Mettre 2 à 3 cuillerées à soupe pour un demi-litre d'eau. . . ... . ... . . 10 gr. Bourdaine. . 10 gr. . 3 semaines par mois. . . . .. . . . . . Anis vert .. . . . . . 10 gr. . . . .. . Réglisse. . . .. . .. . . . .. . . . Bien mélanger le tout. feuilles . CIRCULATION DU SANG Vigne rouge. . . .. . . . 60 gr. .. .. feuilles . racine . . . FOIE (INSUFFISANCE) Aspérule odorante.. . . Saponaire .. . . Boire une bonne· tasse le soir en se couchant. . ... gr. .. . . . . Salsepareille . feuilles . . sommités fleuries . . . . Cassis. . . .. . Bien mélanger le tout.. . . . . . . . . . .. gr. . DIGESTION DIFFICILE BALLONNEMENTS Fenouil . .. . . .. . . . . Prêle.. 70 gr. .. . . .. Carvi . 10 gr. . . .. Cassis. . .. .. 10 gr.. ... .. .. . ou 5 à 10 follicules de séné (en cas d'intestins fragiles). . . fi. . .. .. . Garance. . .. fl. REINS VESSIE 40 20 20 20 20 20 20 gr. .. . . . Une bonne cuillerée à soupe pour une tasse. . . . . . . 1 cuillerée à café pour une tasse. . . . . . . ... . . Faire bouillir pendant 5 minutes et infuser 15. . . . . . . Mélanger le tout. . . . 15 gr. . .. sommités . 70 71 . . . Chiendent.. fl.. . som. .. . .. . . . . Bourrache. fl.. . . .. . . sommités fleuries . 15 gr. . .... . . Noyer. fleurs .. . Pariétaire. .. . . . . . .. . . . . écorce . .. . 30 gr.. . . ... Caille-lait. . Romarin. .. . . Réglisse. . . Réglisse. . 2 cuillerées à soupe par tasse. . gr. . 20 gr.. Prêle. . . . . . .. 10 gr. .. . ... fi. . .. . Busserole. . . . .. . . .. . . . . .. . . écorce .. feuilles .. . . . . 30 30 30 30 30 20 20 gr. . . 15 gr. ... . .. . feuilles . .café de séné. A~p~rule o~orante . .. . . 10 gr.. .. . . .. . . . . . . .. . 15 gr. . . . Boire 1 tasse. plante . . . . .. Souci. . . racine . gr.. . fi. .. .. . . . .. Ptêle . gr. . .. . Mettre de 1 à 2 cuillerées.. . .. . . . ~ . On peut ajouter du miel. Busserole. .. . ... Hysope. . .. . .. . . . . feuilles .. .. Prêle . 10 gr. . . . Bien mélanger le tout.. 30 gr~ Reglisse. gr. FOIE (ENGORGEMENT) Centaurée. . . feuilles . . 20 minutes. 10 gr. Caille-lait. . . . . .. racme . . . . . . DEPURATION DU SANG Bourdaine. . .. . . plante . . .. . Millepertuis.. Serpolet.. . . ... 10 gr. 10 gr. . som. . ... . . . . . . racine . . 10 gr. . . . . . . Prêle. • . feuilles . . . . .. Menthe. . som. . Boire à volonté dans la journée ou aux repas. . .. . .... .. 1/4 d'heure avant les 2 repas principaux. 20 gr. . . . .. 25 gr.. Faire bouillir pendant 2 minutes et infuser 10 minutes.. . gr. . gr. Séné. gr. . .

.. . 15 gr.. ANEMIE. . .. .. . ..... .. . . . pms une autre couche de rondelles · et une de sucre. . . . . . sommités . infuser 5. penc1ant 8 jours consécutifs.DEMINERALISATION Germandrée. . 25. Aubépine. . . 20 gr. . . Ache. som.. Coquelicot. .. . Souci. .. . . 10 gr... . . . Douce-amère coupée ... 15 gr. 20 gr... 20 gr.. ....... 20 gr. . . . placer une couche de rondelles de ~aifort ou de radis noir. . . . . .... feuilles . .. . somm. .. . .. racme .. . 10 gr. . . . 10 gr. .. 15 gr. 20 gr. . fleurs .... Menthe poivrée. .. . . . . . . .. · 5 gr.. DIABETE AMAIGRISSEMENT Faire bouillir à feu lent.. Lavande . ... . ... . . ... ... 10 gr..... . . ou mieux. . . . . 73 Aspérule odorante.. Faire infuser dans l'eau bouillante pendant 15 minutes........ .. . : . ... ... 20 gr... .. . ... ..... som. gr. .. RHUMATISMES CALCULS . .. fi. ..... Mettre 30 gr. on utilisera navets et oignons. . : . . . . . Réduire à une tasse.. . . . . .. .. Boire 2 tasses à thé par jour. . 10 gr. . à volonté. ... Calament. . Prêle . . . . fleuries .. Pivoine.. plante .. . . ... . . Faire bouillir jusqu'à réduction aux 3/4... ... à jeun pendant sept jours . 20 gr... . .. 15 gr. .. en cas d'état dépressif). .. racine . . d'Aubier de tilleul sauvage dans 11itre d'eau. 2 cuillerées à soupe du mélange pour une tasse d'eau. . .. . TOUX NERVEUSE.. .. . . .. . . . POUR LA TOUX Dans un récipient creux. ... .. . . . 20 gr. cônes ·. Valenane. . Houblon. 15 gr.. .. .. . . ..TROUBLES GLANDULAIRES Millefeuille.. . . . fleurs . Ache. semences .. Une tasse au cours de chaque repas ou un peu avant. Balsamite odorante. . ... . . . . · 5 gr.. . . . . . racine coupée . . . . feuilles .. .. . . 20 gr.. . ... . . Recueillir le sirop qui s'écoule et prendre ou fai~e prendre par cuillerées. 15 gr. . fleurs . . Boire en 1 ou 2 jours au moment des crises et pendant 10 jours. . . . ... 10 gr.. .. ... 30 gr~ Bourdaine concassée ... . ...COQUELUCHE Absinthe marine . . . . . 15 gr... 10 gr.. .. Mélisse.. Angélique. .. feuilles . ·.. Bouillir 2 minutes.. . Prendre une bonne cuillerée à soupe par tasse à thé d'eau bouillante. . Narcisse. . .. Passiflore.. .. racine concassée . ..... . .. fi. sur une gaze tendue au-dessus d'un récipient creux. . .. . . Aunée . .. . Centaurée petite... sommités fleuries . Prendre le matin . fleurs . Deux tasses dans la journée entre les repas et le soir au coucher. . ... mois suivants. . 15 gr. ... arrêter sept JOurs . 25 gr. . Valériane.. .. Romarin.. .. entre les repas. . . som. . fleurs . . . ... ... . Gui ~ . Pêcher... 25 gr. Armoise ... . .. . . fl.. . .. . . .. .. . . 72 .. . 15 gr. et ainsi de suite pendant deux ou trois mois. . . . Serr:o!et .. . ... . . ... Cataire.. . .. . . som. Solidago. .. . ou un jour sur deux (ceci. . On peut répéter la cure pendant 10 jours les.. 30 gr. feuilles . .. A défaut de raifort ou radis.. 30 gr. . Acore. sommités fleuries . . fi.. . Une petite tasse toutes les trois heures. . .. 25 gr. .. 20 gr. . . Arnica. .. une couche de sucre de canne.. . . . . .. .. . fleurs . .. . . .. . . . NERVOSITE INSOMNIE Bien mélanger le tout. .... . . .. . .. . 10 gr. . . une bonne cuillerée à soupe de semences de fenugrec dans deux tasses d'eau. . . ... 20 gr.. laisser bouillir 5 minutes.. . racine coupée ... reprendre pendant sept jours. Lamier blanc ... Absinthe. pétales . Deux cuillerées à soupe par tasse d'eau. . . .

. . . . fleurs .. fl. 30 gr..... .. .. Muguet . Pariétaire. . detüijlttre d'eau.. . feuilles . . ... . feuilles .. feuilles . .à soupe du mélange pour un . Oranger.. . Trois cuillerées à soupe pour 1/2 litre d'eau. .. . . gr. .. . ... Valériane.... écorce . · DIARRHEE DYSENTERIE 30 30 10 30 5 15 15 gr. 75 74 . . feuilles . . ...... .... Pissenlit.. CŒUR FAIBLE.. . Bien mélanger le tout. .... Hach~r finement racines et herbes. Aire11es.. .. .. gr... .. pépins .. .. . . Faire chauffer jusqu'à ébullition quelques minutes.. Mélisse. .. . . . . 30 gr. boutons . plante . gr. semences . boire dans la journée.....ANGINE DE POITRINE Vigne rouge. Menthe. .. . .. ... .. . .... ... Germandrée.. . 20 Anis vert . 10 gr. . . .. gr. feuilles ...r toute la nuit.. . Faire bouillir le tout dans 1 litre 1/2 d'eau. feuilles . .. racine coupée .. . Verveine odorante.. .. .. .. feuilles . ..... Prendre 2 cuillerées à soupe par tasse.2 à 5 ans: une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante.. gr... . . .. Amener à ébullition et laisser infuser 10 minutes.... gr.... . fleurs . ... .. Faire bouillir et infuser.. . . .. fi... som. Renouée. 15 Menthe sauvage . baies . . gr. ... .. Angélique. . .. Balsamite. . Réglisse... . . . écorce .. . feuilles .. ... Coing. . 15 gr. coup.... Faire bouillir pendant quelques minutes et laisser infuser 15 minutes. 15 gr. ... somm..... ... 5 gr. rac~ne coupée .. .. .. gr. ... . 5 à 10 ans : une cuillerée à dessert par tasse. • . racine . .. ... 25 gr... ... ... .... ·. .. 10 gr... laisser macére... . .. . ... ....... Aunee... .. . . HYPERTENSION Sauge. gr. .. Benoîte....... fi.. 15 gr.... 30 gr. · ... .... Infuser 5 minutes. . ... . feuilles . . Epine-vinette.. 35 gr.. ... . ... . Vigne rouge... ~e!lX à trois cuillerées . Gui..... ... .. ..... 10 gr. Prêle.. rac.. . . .. gr. . fleurs . feuilles .... . ... .. Hysope... .. . . . . . .. . 15 Mélisse. ........ .. .. ..... . . . . Bourdaine. ... gr.. Chiendent. Aubépine.. . .... .... fi..... . rhizome . fleurs . 15 gr. . ... . gr. racine coupée ... .. · Narcisse des prés.... 20 gr.... .. 10 gr... gr...... . 25 gr. som. . Olivier. . somme... . . . gr. gr. .. . ..... . 15 Oranger. . .. .. .. . 30.. Bourse-à-pasteur .. .... . Le matin passer. MALADIES NERVEUS~S POUR DIGERER ET BIEN DORMIR " Oranger. ...... . . 10 10 10 10 10 10 30 gr.•.... . Aubépine. .. ...-. . . Genêt fleuri . Laisser infuser... Origan marjolaine. . Adultes : une cuillerée à soupe par tasse. . ou 2 cuillerées à soupe par tasse. .... Prendre 1 tasse toutes les trois heures ou 2 ou 3 tasses par jour selon le cas. · 10 gr.. .. Deux ou trois tasses loin des repas. gr. racine .. Prendre à volonté dans la journée et pendant les repas. .... . ·... gr.. . ...... . ... . ..... ... . passer en pressant.. fl. 5 gr.... ·. 10 gr.... .. Salicaire.. . .. . sommités fi. gr.. Une cuillerée à soupe pour une tasse à thé. 25 gr. Solidago. Une tasse après le repas du soir.. on pe11t ajouter du miel. . 15 gr. feuilles ..... bien mélanger le tout. ASTHME Care~. . . 10 gr. somm. ... fleuries ... som. .. ... .. . . pendant 10 minutes à feu doux.... ..... . . sommités .. 20 gr.. .. Valériane. . racmes ... · 5 Tilleul.

Tanaisie. Tussilage. . .... gr.... . .. .... Adultes : 1 tasse matin et soir.... avaler en trois fois..... Se présenter sur un vase contenant de l'eau tiède jusqu'aux trois quarts.. en remplaÇant semences de courge et miel par 50 à 60 gr.......• 30 10 10 30 30 10 10 gr... GARGARISME Aigremoine ... ... . . Mousse de Corse ..... . feuilles . infuser 5 minutes ... . Au matin. .. 1 cuillerée à café par tasse à thé en infusion de 10 minutes. Anis vert . . somm ... REMEDE CONTRE LES VERS (Ténia.. Piler 30 à 50 gr... le matin à jeun.. de semences de èourges.... 77 ... gr. 20 gr... bouillir et infuser 10 minutes. . . sucrer avec miel... mêler avec du miel .. fleurs . . . .. Absinthe. .... gr.. ... . Infuser 5 minutes.... fleurs . passer et boire l'eau aillée... . ANGINE..... Thym·.. .. Enfants (de 5 à 10 ans) : 1 cuillerée à soupe par tasse à thé.. ... 20 gr. gr. .. 10 gr. Guimauve.. . gr. . ... .. gr. ... 2 gr. cela est plus efficace contre les oxyures. ascaride lombricoïde).. Une fois par semaine. Vigne rouge....... sucrée ou non. infuser 5 minutes et passer. . ... CONTRE LES VERS (Oxyures. toutes les demi-heures..Hacher finement et bien mélanger le tout. fleurs . . . gr.. feuilles . (Egalement vermifuge.. . . . 10 10 30 10 10 30 30 gr.LARYNGITE TISANE Aigremoine. 10 gr... feuilles ..... Lierre terrestre ·.. 30 gr.. Vélar...... som. Prendre par tasse dans la journée... . 5 gr. par litre d'eau bouillante . .... Avec du lait.. de semences d'anis vert.. . ... · Enfants : 1 tasse le soir au coucher.. Mauve. bouillir 5 minutes : REMEDES DIVERS AMELIORANT DE LA CIRCULATION DU SANG.... d'eau.... Réduire à 500 gr.. fleurs . ascaris). somm. ... som...... . gr.. Coquelicot. fleuries .... rhizome .. 10 gr.. somm... .. attendre· 2 mois avant de recommencer. .... .... gr... Vélar. . Menthe. fleurs . Trois tasses par jour entre les repas.. gr. Ronces. Cassis... boutons ou feuilles .. . 10 gr. 8 jours pleine lune et repos...) · · Chaque soir mettre 1/2 à 3 gousses d'ail râpées dans un demi-verre d'eau chaude ... . .. 10 gr.. .. feuilles . Si la tête n'est pas venue.. Santoline... de Fucus vesiculosus. gr.. laisser macérer toute la nuit.. .. d'écorce de grenadier bouillie dans 150 gr. .. 8 jours nouvelle lune et repos.. .. Adultes : 3 cuillerées à soupe par tasse à thé. . . TISANE AMAIGRISSANTE Dans un litre d'eau.... ... semences ... fleuries . Boire en deux jours.... ... . de Cascara Sagrada ou de Bourdaine.... : ....... Eucalyptus. sucrer avec du miel.. fleuries Bouillon-blanc. 76 Bien mélanger. ... Une poignée par litre d'eau bouillante..AMYGDALITE. ... 10 gr.. Fougère mâle...... .. racine .. Une heure après prendre la préparation suivante : une cuillerée à soupe de bourdaine (écorce) et une de séné (follicules) dans une tasse d'eau. 20 gr... gr.....

50 gr. matin et soir. . . . 50 gr. . 'f!ne ou deux poignées de feuilles de lierre grimpant. ~ppliquer chaud. .. Camomille. Saupoudrage d'argile. . . Ulmaire . . Appliquer bien chaud. . . 50 gr. Une poignée de chaque dans un litre d'eau. 50 gr. . Une cuillerée à soupe par tasse après le repas. . · SINAPISME Tremper une mousseline dans de l'eau tiède. Passer. Dans cette décoction faire tremper. bien plus large que la partie malade~ Replier .. . une vingtaine de pruneaux. écorce . Faire cuire en remuant jusqu'à élimination totàle de l'eau (5 à 10 minutes). •· . Hacher 2 ·bonnes poignées de feuilles de lierre grimpant. . Laisser refroidir un peu. Le lendemain matin. mais non brûlant. . . . selon l'âge. 78 CATAPLASMES ET COMPRESSES COLIQUES . . somm. lumbago.(au moment des règles). lotionner chaque soir avant l'application d'argile ou d'eau boueuse. PARTRES. . .. s'il est non sanguin).. fleuries . . 50 gr. Une cuillerée à café.. PETIT DEJEUNER LAXATIF. . . . Passer sur un linge fin et mélanger à 500 gr. . . Bien mélanger. CHUTE DES CHEVEUX. Sauge. Bander et laisser en place 2 heures ou plus. .. . Absinthe .VERMIFUGE SIROP. .. . . . Argentine. Replier la mousseline et mettre en place.. etc. .). . AJouter un peu d'eau. . . . Essorer un peu et étaler sur une table. . . . . . à dessert ou à soupe. . . . . . fleuries . . . . . Chêne.la mousseline et appliquer bien chaud. Renouveler chaque JOUI. . .. Tanaisie . 5 gr. Camomille sauvage. Lotion avec racine de bardane. . . semences :. 50 ·gr. . deux pmgnees de son. . . . . . . .. . . fleurs . . si le cuir chevelu est gras (séborrhée) avant cette lotion. 5 gr.. . névrites. Feuilles de bouillon-blanc cuites dans du lait. . . . . de miel. CATAPLASME ANTISPASMODIQUE ET DECONGESTIONNANT. .picotements (15 minutes au total. Saupoudrer de farine de moutarde sur une étendue correspondant à la surface à couvrir (pour un « enveloppement » il faut entourer tout le thorax). Verveine offic. . .. 79 . semences de capucine et thym. . somm. . . . . 5 gr. Deux parties d'huile (camphrée ou non) ou d'eau argileuse et une partie d'ail râpé finement. . Mettre dans un demi~litre d'eau bouillante. . . .. Scabieuse. . . . toute une nuit. environ).. Bouillir l/4 d'heure. . . . manger les pruneaux. 50 gr. FIBROME (pour résoudre. Semen-contra .. Ajouter de l'eau et mêler le tout dàns un récipient · allant au feu.bouillir un quart d'heure. . . . . Cuire quelques minutes. . . . . 5 gr. . . . . Feuilles de noyer . Trois poignées pour un litre d'eau . macérer 12 · heures. . . . . . somm. . 50 gr. . . Une cuillerée à soupe par tasse une demi-heure avant le repas. .. . .. Faire bouillir pendant quelques· minutes une cuillerée à café de bourdaine dans 1/4 de litre d'eau. . . . POUR ENTRETENIR LA SOUPLESSE DES ARTERES. . . . . ACNE. . Prendre une certaine quantité de son (3 à 5 poignées) selon l'étendue à recouvrir par le cataplasme. . . fleuries . FRICTION REVULSIVE (Rhumatismes. Garder une dizaine de minutes à partir du moment où est ressentie une sensation de . . . . feuilles . . bronchite. boire le jus. Garder toute la nuit. . . Sur une mousseline étaler une couche de 2 cm d'épaisseur. . LOTION. .

Faire cuire en remuant jusqu'à élimination totale de l'eau (5 à 10 minutes). ARTHRITE.... 50 50 50 50 gr. hachés. CONGESTION CEREBRALE. appliquer des feuilles de chou macérées dans l'huile. doucement mais fermement. Hacher 2 ou 3 feuilles de chou (rouge ou vert) et 2 gros oignons. 80 81 .. masser toute la région du foie. Mauve. feuilles Sauge. MENINGITE. Mauve.. . FURONCLES. CELLULITE. Peut être appliqué à n'importe quel moment.. ABCES.. Feuilles de chou cru macerees 4 à 5 heures dans un mélange à parties égales d'eau et de jus de citron..... couper la grosse côte et écraser au rouleau à pâtisserie.de chou cru et placer les pieds jusqu'à la cheville dans 1 kg 500 d'oignons crus. Bardane.. Casque de feuilles . bien plus large que la partie malade. TOUTES DOULEURS. REINS ET VESSIE. Bander et latsser en place 2 heures ou plus. Appliquer des feuilles de chou graissées à l'huile d'olive. COLIQUES NEPHRETIQUES (mettre sur les reins). Garder une heure ou deux.. appliquer des compresses humides bien chaudes (serviette trempée dans l'eau bouillante. Bouleau. mais·· non brûlant. . Prendre une certaine quantité de son (2 à 5 poignées). grappes .. Cataplasmes d'oignon cuit au four ou dans une casserole. feuilles . Renouveler. Ajouter de l'eau et mêler le tout dans un récipient allant au feu. (Compresses). Ou encore des feuilles de chou crues ou chauffées au-dessus d'une source vive de chaleur.. gr. puis essorée) pendant 20 à 30 minutes. ULCERES. Sureau. Laisser 10 heures en place. Laisser en place plusieurs heures... dans le sens des aiguilles d'une montre. Avec de l'huile d'olive. : . Une forte poignée de chaque. Après quelques minutes de massage. Bouillir dans un litre d'eau.. gr.. .. feuilles ... écorces . bouillir un quart d'heure . feuilles Verveine odorante. . Cataplasmes chauds avec des moitiés de figues cuites dans du lait. ABCES DENTAIRES. Replier la mouss~line et appliquer bien chaud... Lorsque les ulcères sont particulièrement douloureux... Appliquer très chaud.. Renouveler toutes les deux heures.. NEVRITES. Appliquer sur la gencive.. Ne sert qu'une fois... GOITRE RHUMATISMES.. FOIE. avec très peu d'huile. Sur une mousseline. Cataplasmes de varech vésiculeux et son. Procéder ainsi 2 ou 3 fois par jour...... . SCIATIQUE. gr.OBE~ITE........ Compresses chaudes. Avant l'emploi des feuilles de chou. 3 poignées pour un litre d'eau . DARTRES ET ACNE. ou préalablement ébouillantées. compresses chaudes 10 minutes par jour avant lotions d'eau argileuse. COLIQUES HEPATIQUES (mettre à la ceinture). étaler une couche de 2 cm d'épaisseur.. Ecraser.. PANARIS.. selon l'étendue à recouvrir par le cataplasme. Cuire quelques minutes dans de l'eau salée (sel marin). .

Peut servir deux fois. Bain tiède en cas de varices. tant que l'eau est chaude. d'huile d'olive. . . de miel et 50 gr. . Le tout dans un litre d'eau .ajouter à l'eau du bain. racine . . mettre quelques gouttes dans chaque narine : moitié jus de citron. BAINS BAIN COMPLET CHAUD (nervosité. . INSUFFISANCE GLANDULAIRE. de feuilles de noyer dans un sachet de mousseline. Plonger le nez dans la tasse. . . . . SINUSITE. bouillir 10 minutes. Deux litres d'eau. FAIBLESSE MUSCULAIRE. Ajouter ensuite de l'eau froide jusqu'à ce que la température de l'eau soit supportable. . . de sel marin. 2 ou 3 poignées de son et 1 ou 2 poignées de feuilles de noyer. . . . . . de bruyère. Infuser 2 heures. faiblesse. environ. Répéter 5 ou 6 fois par narine. . . . . . . LAVAGES DE NEZ RHUME DE CERVEAU. . Ce bain peut durer de 15 à 20 minutes et être suivi. les mains. Prendre tiède et conserver quelques minutes. . . Racine de guimauve . . . règles insuffisantes). . . . Bouillon-blanc . Bouillir 15 minutes. Alterner avec une décoction de thym ou de l'eau salée (2 cuillerées à soupe de sel marin par demi-litre d'eau). . de varech vésiculeux dans quelques litres d'eau chaude. . . .LAVEMENTS ENTERITE SECHE. . d'écorce de chêne. . . de miel. pendant 1/4 d'heure. si possible. . 10 à 15 m. . . . 10 gr. 30 gr. . . . . Bain chaud de 10 à 15 minutes. . PARALYSIE. Ajouter à l'eau du bain avec 500 gr. BAIN DE MAINS OU DE PIEDS (nervosité. de décoction de guimauve. d'un bain de siège de 5 minutes à 18". Faire bouillir trois bonnes· poignées de feuilles de vigne rouge dans 2 ou 3 litres d'eau. . une narine maintenue fermée 82 Une~ou . . . Bouillir un quart d'heure. engelures). . Faire bouillir pendant 15 minutes à feu doux dans 2 ou 3 litres d'eau. . 1 litre d'eau fraîche. Utiliser tiède. . 10 gr.60 gr. . . . deux fois par jour respirer de l'eau argileuse (une cuillerée à café d'argile ·en poudre dans une petite tasse d'eau préparée à l'avance). . alternativement. . CONSTIPATION. 83 INJECTIONS (san& pression) PERTES. faiblesse). .4 cuillerées à soupe d'argile en poudre. Eau . . ajouter 50 gr. RACHITISME Macérer 500 gr. OBESITE. . BAIN DE PIEDS OU DE MAINS (mauvaise circulation. . Mettre 1 kilo de son et 200 gr. jour. . . Utiliser tiède. ~0 gr. . 300 gr. Une ou deux fois par. Guimauve. . . Faire bouillir le tout un quart d'heure dans 4 à 5 litres d'eau et ajouter à l'eau du bain. Un litre d'eau bouillante. . EMBARRAS GASTRIQUE. Ajouter 50 gr. moitié huile de table. avec le doigt Aspirer doucement pour faire monter l'eau qui ' peut redescendre un peu par la gorge. Bouillir 500 gr. . . .Une poignée de feuilles de noyer ou de plantain (plante entière). . Peut servir deux fois. . . Verveine concassée . Tremper les pieds. . . 10 gr. .

Ulmaire . . . .. Qumze grammes de chaque plante dans un litre d'eau bouillante. 50 gr. menthe. ajouter à l'eau du bain. 20? gr. .. 50 gr. .. . . Saule... de serpolet.. de feuilles de noyer.. somm... . . de chacune des plantes : sauge.RACHITISME.. Origan . .... . . fleurs . . . 50 gr. .... LYMPHATISME.. ajouter à l'eau du bain tiède.. 300 gr.. .. Bruyère. . 50 gr. 200 gr. Une forte poignée qu'on laissera bouillir dans la fumigation. 84 85 .. . · · Une forte poignée du mélange pour un litre d'eau bouillante.. . somm . .. DEBILITE. Romarin . ... . bouillir dans deux litres d'eau. . ... Ne pas s'essuyer. · Bouillir 30 minutes dans quelques litres· l'eau du bain avec 200 gr... . . Eucalyptus (feuilles). 50 gr. . ..... RHUMATISME... .. .. somm. fleuries . Thym. OBESITE. 50 gr.. bouillir un quart d'heure dans deux litres d'eau.... sommités . . 50 gr. ...... ... Sauge .. .. Calament . Durée: 1/4 d'heure.. 50 gr... .. fl.. . .. . . ajouter à l'eau du bain complet chaud.. .. . ... Infuser 10 minutes. ...... Mettre 4 à 5 poignées du mélange dans un sachet ... .. .. 500 gr.. de sauge.... 50 gr. Verveine . ADENITE.. ... . feuilles . 50 gr... ... . menthe... ... de sauge bouillie un quart d'heure dans deux litres d'eau.. Bouillir cinq minutes. bouillir un quart d'heure dans deux litres d'eau. . ajouter la décoction à l'eau du bain.. d'origan~ Une pOignée de chaque.... marjolaine et thym : 30 gr. .. ... .... FAIBLESSE OSSEUSE. d'eau. MAUX DE TETE. . ajouter à Aspérule odorante. . écorce .. BRONCHITE... Verveine odorante... RACHITISME. ECZEMA SUINTANT. . . ajouter à l'eau du bain.... . 50 gr. .. 50 gr... . . ..... .. . Pren?re ce bain à la température de 35-40 degrés afin de transptrer . . ajouter à l'eau du bain dans laquelle on aura fait dissoudre deux kilos de sel marin. ASTHENIE .. . .... Menthe. FUMIGATIONS NEVRITE.. . 50 gr. Genièvre.. thym. RHUMATISMES... en sortant.. TOUX...litres d'eau bouillante . ... 50 gr. .. Deux bains par semaine... Menthe.. .. . . 200 gr... Mettre 4 à 5 poignées du mélange dans un sac en étamine et plonger dans deux ... ARTHRITE.. .. ... ANEMIE.. . . .. mettre un peignoir de bain ou s'envelopper dans une couverture et se reposer un quart d'heure. ... .. Fleurs de sureau .... . 1 BAIN CALMANT. ..... baies .... . .. de sel marin. . 50 gr. ... .. ... 50 gr.feuilles .. Tilleul. de chaque espèce. . ... fleurs . . ...... Mettre dans un sachet et bouillir un quart d'heure. 200 gr.. Serpolet. faire une friction énergique avec les plantes.. . Lotions avec une infusion d'absinthe et géranium Robert. 50 gr. origan. bouillir un quart d'heure ...

ACCOUCHEMENT (Pour réduire les douleurs) Sauge. de raifort. Acore aromatique. Giroflier. i. Pour les doses. Origan . de tomate. Poudre de semences de fusain. de plantain ou de poireau é. Germandrée. Fenugrec. ADIPOSE (Voir «Obésité))). Lichen d'Islande. et établir une dose moyenne s'il s'agit d'un mélange. (Voir auss. ACIDE URIQUE : Ronce. Angélique. Garance. ABCÈS AUX GENCIVES : Une figue sèche cuite. Houblon. GUEPES et ABEILLES : Eviter les piqûres en se frottant les parties à protéger avec des feuilles de noyer. de plantain ou de tomate. de plantain. Cataplasmes d'oignon. Feuilles de chou ou de bardane. 1 1 86 87 .crasées. Les utiliser. Les maladies ou troubles divers et leurs remèdes Relever la nomenclature des plantes indiquées pour chaque cas. de raifort. ABCÈS (Voir aussi à «Dépuratif du sang») : Bouillon- blanc. ACNIË : Pensée sauvage. noter ce qui est précisé à chaque chapitre. ACIDITIË STOMACALE : Acore. dans du lait. et reculent devant un « cordon » d'ail pilé. par litre d'eau. Sauge. ABEILLES. INSECTES : Frotter la piqûre avec. soit isolément. POUX: Lotions avec une décoction de fleurs d'arnica (5 à 10 gr. Saule. AIËROPHAGIE : Véronique. des feuilles de persil. AIËROCOLIE (Voir «Fermentations Intestinales»). puis se reporter au chapitre consacré à chacune de ces plantes! Choisir celles qui semblent Je mieux convenir en tenant compte de leurs diverses propriétés.POUR VIVRE EN PAIX . Aunée. Gentiane. menthe. sarriette. ADIËNITE ET ADIËNOPATHIES: Varech vésiculeux. pour protéger la pièce contre l'intrusion des insectes. Sceau de Salomon. PUNAISES : Feuilles de haricots (disséminer dans la literie). Bouillir 10 minutes). PUCES : Tanaisie dans matelas et niches des chiens. En cas de piqûres : GUEPES. Plante de basilic. Couper en deux et appliquer bien chaud. Alchemille. Oignon: de: Jis. Les fourmis n'aiment pas non plus l'ail. Mettre des citrons moisis dans les placards. soit en mélanges. ABEILLES (Pour se protéger) : Frotter les parties découvertes avec des feuilles de noyer.AVEC LES INSECTES Ce qui les éloigne: FOURMIS : Frotter les pieds des meubles ou le bas des troncs d'arbres avec de la craie blanche de façon à former up anneau que n'osent franchir des fourmis. Pendre un bouquet de lavande à la tête du lit pour éloigner les moustiques.. Sauge. MOUSTIQUES: Feuilles de tomates (en suspendre quelques chapelets). · MITES : Lavande. Globulaire.i à «Dépuratif du sang»}. ACIËTONIËMIE (Voir à « Foie »).

APHONIE : Vélar. Aunée. Genêt. Ca lament. Mélisse. Prêle. Lavande. BOUCHE (Ulcérations) : Menthe. Tilleul. Guimauve. ANNEXITE (Voir à «Métrite»}. Mélisse. Absinthe. }.. Buis. ALLAITEMENT (Voir «Lactation»). BOUFF~ES de CHALEUR : Aubépine. Gentiane. ALCOOLISME : Passiflore. ARYTHMIE : Marrube. ART~RIOSCL~ROSE : (Voir à «Cheveux»). Coquelicot. Houblon. Basilic. BOUCHE (Irritation) : Cognassier. Ulmaire. Ronce. AN~MIE : Houblon. Garance. à «Hydropisie>>). Marrube. Mélilot. ATH~ROME (Voir à «Artériosclérose. · BOTHRIOC~PHALE (Voir à «Vers>>).. AMYGDALITE AlGUE : Géranium Robert. Berbéris. Liseron des haies.. et « Dépuratifs du Sang . ANGINE: Ronce. et « Dépuratifs du sang>>}. Saponaire. Lamier blanc. Saule. BASEDOW (Maladie de}: Muguet. Ronce. Saule. 88 89 . Petite Centaurée. Serpolet. Groseiller. Néflier. ANGOISSES : Lotier corniculé. AP~RITIFS : Benoîte. ). ANASARQUE (Voir «Hydropisie>>). ANGINE HERP~TIQUE : Géranium Robert. Houblon. Millepertuis. APHONIE (d'origine nerveuse} : Va!'ériane. Bugrane.. Fraisier. et «Circulation du sang>>}.. AMIBES : Myrtilles. ASYSTOLIE (Voir à «Cœur>>). Ache. Herniaire. Il Boldo. Solidago. ANGINE DE POITRINE (Voir aussi à« Cœur>>}: Aubépine. Persicaire. Bourse-à-pasteur. ASTHME : Narcisse des prés. ASCARIS. ANTHRAX (Voir «Abcès . de Haricots verts. AN~MIE DES TUBERCULEUX : Patience. Rose rouge. Pissenlit.. Chêne. ASCITE (Voir. Busserole. Gui. Romarin. Sarriette des jardins. AMYOTROPHIE (voir '' Faiblesse musculaire . Angélique. Berce. Sauge. ALOP~CIE Aubépine. Hysope. Ronce. AMAIGRISSEMENT : Fenugrec. Gui. Bistorte. Hysope. Thym. Basilic. BLESSURE : Plantain. Pépins de coings. Aubépine. ARTERITE (Voir à «Artériosclérose . Aristoloche. Anis.ALBUMINE : Aubier de Tilleul sauvage.· Bleuet. BOURDONNEMENTS D'OREILLE : Aubépine. Bruyère. ARTHRITE (Voir à «Rhumatisme>>).. Cochléaria. Maïs. BL~PHARITE : Plantain. ASCARIDES LOMBRICOIDES et ASCARIDES VERMICULAIRES (Voir à «Vers>>}.. Muguet. Aunée. AMN~SIE (Voir à «Asthénie nerveuse»). Marrube. Pin. Prêle. Renouée. Sauge. BLENNORRAGIE : Eucalyptus. ASTHME NERVEUX : Valériane. Genièvre . ANURIE (Voir à «Rétention d'urine.. Coquelicot. Ulmaire. ASTH~NIE NERVEUSE : SaUge. Bouleau. AZOT~MIE (Voir «Urémie>>). Troêne. BRADYCARDIE (Voir à «Cœur>>). AM~NORRH~E (Voir à «Règles»). Cosse de Haricots.. Infusion de « fils . ANTI-ABORTIF (Pour éviter l'avortement} : Viburnum. ANOREXIE : Lavande. et «Diurétique>>). Buis. Origan. Absinthe. Vergerette du Canada. ASTHME HUMIDE : Serpolet. Piloselle. APHTES : Rose de Provins. Ményanthe. Fumeterre.

Mais. Pissenlit. CONJONCTIVITE : Plantain. Ci::PHAL!::E aux DIGESTIONS : Ményanthe. Maïs. Serpolet. Coquelicot. CORYSA (Voir «Rhume de cerveau>>}. Bruyère. Mauve. Polypode. Cognassier. Cochléaria. Sureau. Primevère.. Réglisse. Tussilage. Caille-lait. Nerprun. Coquelicot. Verveine. CIRCULATION DU SANG (troubles): Vigne rouge. BRONCHITE CHRONIQUE : Capucine. Mélilot. Vélar. Lavande. Camomille romaine. Tilleul. Aunée. Menthe. Aubier de tilleul sauvage. CONTUSIONS : Bardane. · Chardon Roland. Chélidoine. CANCER UT!::RUS : Géranium Robert. Romann. Anis vert. Ache. Chiendent. CŒUR : Passiflore. Lichen. CHLOROSE (Voir aussi ·~Anémie»}: Gentiane. Germandrée. Petit Houx. Bleuet. Ulmaire. Laurier. Chiendent. Ail. Solidago. Grémil. CHEVEUX (Entretien) : Camomille. Hysope. Lavande. Eucalyptus. Ortie. Violette. Pulmonaire. CON~TIPATI~N ~ Bourdaine. Hysope. Mélilot. ET TOUX NERVEUSE. Lavande. (Voir « Fermentations intesti. Cochléaria de Bretagne. Cataire. CELLULITE ET CELLULALGIES: Lierre grimpant. Mélisse.: Coquelicot. Sauge. Sureau. Cochléaria. CHOR!::E : Valériane. Mélilot. Serpolet. Tanaisie. Saule. CONSTIPA!ION a. Thym. Eglantine. Séneçon Jacobée. Hysope. Tanaisie. CHLORUR!::MIE (Voir à «Reins»}. Nerprun. Plantam-psylhum. · COLITE (Voir à «Intestins»}. Angélique. Valériane. COQUELUCHE.Narcisse des prés. Marrube. Oranger. COLIQUES N!::PHR!::TIQUES (Voir aussi à « Reins ») : Chiendent. Cassis. Gratteron. Casse. Thym. CHOLEST!::ROL : Artichaut. BRONCHES (Catarrhe) : Lierre terrestre. Liseron des haies. Consoude. COLIQUES HePATIQUES (Voir aussi à «Foie»):. Origan. Lierre terrestre. Carragaheen. Vélar.vec INSUFFISANCE BILIAIRE: Pissenlit.1bépine. CORS : Chélidoine. CONSTIPATION DES ENFANTS :Mauve. Laurier d'Apollon. Serpolet. Petite Centaurée. Cognassier. Serpolet. Scolopendre. Souci. CIRRHOSE (Voir «Foie»).BRONCHES: Mauve. Alkékenge. Romarin. Anis vert.. CATARACTE: Mélisse. Coquelicot. Lavande.· Tussilage. CONVULSIONS: Armoise. Balsamite odorante. CALCULS (Reins. Sureau. Busserole. Asperge. COLIQUES VENTEUSES nales»). Véronique. Capucine. CACHEXIE (Voir à « Chlorose » et « Anémie »). Huile d'olive. Bourgeons pin et sapin. Verveine. Thym . CŒUR NERVEUX : A1. Millepertuis. C!::PHAL!::E : Camomille allemande. Muguet. Genêt. ' COLIQUES DES Bi::B!::S : Coquelicot. CALCULS BILIAIRES : Boldo. . Lm. Sureau.:. Eupatoire. Origan. Cochléaria. UIIJlaire. Lierre. Agar-agar. Maïs. CHOL!::CYSTITE (Voir à «Foie»}. Scabieuse. Vergerette du Canada. Lavande . CANCER ESTOMAC : Houblon. Saule. Buis. CONGESTION ceReBRALE: Gratiole. Hamamélis. 90 91 . Véronique. Caille-lait. Guimauve. CANCER ESTOMAC (calmant): Condurango. Varech vésiculeux. CHEVEUX (Chute) : Bardane. Sureau. Bouillon-blanc. rier d'Apollon. CATARRHES PULMONAIRES ET BRONCHIQUES: Pin et Sapin. COLIBACILLOSE (Voir aussi à « Intestins» «Vessie» ou " Reins ») : Airelle. Ge~evner. Gratteron. Bugrane. Rhubarbe. Lau. Sené. Joubarbe. Vessie) :Aubier de Tilleul sauvage. Euphorbe. Sureau. d'Islande. Séné. Sceau de Salomon. Moutarde. Mugu~t. BRULURES : Sureau. Aubépine.

Persicaire. Sauge. Grenadier. Chardon bénit. Ortie. Ményanthe. Busserole. CROUTES de LAIT : Bardane. Mousse de Corse. blanc. Gratteron. Fumeterre. Fumeterre. Saponaire. Ulmaire.. Patience.E 'sAINT-GUY (Voir à «Chorée»). Busserole. Chardon bemt. B~u~se-à-pasteur. Bistorte. Bouillon-blanc. Géranium Robert. Pensée sauvage. Ronce. Saponaire. Douce-amère. Salicaire. COUPS (Voir à «Contusions»). Millepertuis. DENTS (Maux de) : Giroflier. Germandrée. Bourse-à-pasteur. Thym. DIARRHeE ET DYSENTERIE : Consoude. Bardane. Airelle. Valériane. Romarin. Salicaire. DENTS (Déchaussement) : Cochléaria de Bretagne. Amandier. Petit Houx. DERMATITE ET DERMATOSE (Voir à «Peau>>). Fraisier. Bourse-à-Pasteur. Pariétaire. Renouée. DIABÈTE SUCRe : Géranium Robert. EMMeNAGOGUES (Voir à « Règles »). Mélilot. DePURATIFS du SANG : Ortie. Origan. Bardane. Thym. Berbéris. Salse- pareille. ECCHYMOSE (Voir à « Contusions »). Citrouille. DYSENTERIE (Voir à «Diarrhée»). DIGESTION AVEC cePHALeEs: Ményanthe. Genièvre. Airelle. Vergerette du Canada. CRAMPES GASTRIQUES DES NERVEUX : Millefeuille. Piloselle. Bardane. Scolopendre. CREVASSES : Bouillon-blanc. DIUReTIQUES : Bugrane. Houblon. Lavande. Berbéris. Vergerette du Canada. Bouillon-blanc. Aspérule odorante. Sureau. DARTRES : Ortie. DeMINeRALISATION: Prêle. DOULEURS D'ESTOMAC (Voir aussi à «Estomac>>): Sali- caire. Carex. Fenugrec. Vergerette du Canada. Solidago. Genêt. Saponaire. Fraisier. Frêne. DOULEURS DOULEURS MUSCULAIRES : Thym. Séneçon Jacobée. DIGESTION AVEC SENSATION DE VERTIGE ET D'AN· GOISSE : Menthe. DIARRHeE des TUBERCULEUX : Lichen d'Islande. Aigremoine. DURILLONS (Voir à «Cors»). Bouleau. Aigremoine. Soli- dago. DYSMeNORRHeE (Voir à «Règles»). Airelle. Scolopendre. CYSTITE : Bruyère. DYSENTERIE AMIBIENNE : Airelle. COUPURE : Plantain. 92 93 . Gui. Joubarbe. Rose rouge.. Cognassier.COUP DE CHALEUR (Voir à «Congestion cérébrale»). Gratiole. Pensée sauvage. eCOULEMENTS MUQUEUX CHRONIQUES : Rose rouge. Queues de cerises. Alchimille. Argentine. Tormentille. Haricot. Grémil. Maïs. Saponaire. Bugrane. Aspérule odorante. Renouée. DePRESSION NERVEUSE : Serpolet. Noyer. Bruyère. Carex. · DIGESTIF (Voir à «Estomac»). Alkékenge. CRACHEMENTS DE SANG : Salicaire. Eucalyptus. Lavande. Chardon Marie. Séneçon Jacobée. Douce-amère. DeMANGEAISONS (Voir aussi à «Dépuratifs du sang>>): Aunée. Chiendent. · · PELVIENNES: Saule. Pen- sée sauvage. Renouée. Lamier DIARRHeE DES ENFANTS : Camomille allemande. Valériane. Aigremoine. DYSPNeE (Voir à «Asthme»). Busserole. Ronce. Plantain. Ulmaire. Prunellier. Millepertuis. Laurier d'Apollon. Pensée sauvage. Houblon. Gentiane. CREVASSES DU MAMELON : Millefeuille. Salsepareille. Sarriette des jardins. Romarin. Buglosse. ECZeMA : Salsepareille. DANSE D. Douce-amère. Maïs. Bourrache. DYSPEPSIE (Voir aussi à« Estomac»): Oranger. Orme pyramidal. DIARRHeE seREUSE : Carvi.

ÉPISTAXIS (Voir à «Saignement de nez»). ÉRUCTATIONS: Calament. Violette. Fumeterre. Carragaheen. Verveine. ÉPILEPSIE: Valériane. Acore. ENTÉROCOLITE (Voir à «Intestins». « Peau »). ESCARRES (Voir à «Plaies atoniques»). Pissenlit. EXTINCTION DE VOIX (Voir à «Enrouement»). ENTÉRITE DES TUBERCULEUX : Con~oude. Douce-amère. Basilic. Germandrée. Pouliot. FISSURES DE L'ANUS : Chêne. Houx. FI~VRE PERSISTANTE : Eucalyptus. Menthe. Bouillonblanc. Olivier. Mousse de Corse. Aspérule odorante. Pouliot. etc. Gratteron. FOIE (Vomissements) : Lichen d'Islande. Laurier-cerise. Bourse-à-pasteur. Patience. « Bronchite )> ). Séneçon. Rose rouge. ENGORGEMENT GANGLIONNAIRE : Saponaire. ENTÉRITE (avec entérospasmes) : Réglisse. Valériane. Aigremoine. ENTÉRITE avec DIARRHÉE (Voir aussi à «Diarrhée»): Benoîte. Asperge. Variole. ESTOMAC (Spasmes) : Oranger. ENROUEMENT : Vélar. Chiendent. Centaurée (petite). FOIE (~ongestion. Fumeterre. Nénuphar. ENTÉRITE MUCO-MEMBRANEUSE : Ortie. ÉPANCHEMENTS de SYNOVIE : Sauge. Saponaire. Olivier. Romarin. Hépatique des fontaines. Tanaisiè. Sureau.) : Coquelicot. FI~VRES ÉRUPTIVES (Rougeole. Boldo. ÉRUPTIONS (Voir à « Abcès ». FERMENTATIONS INTESTINALES: Fenouil. «Entérite»). Buis. ENGELURES : Bouillon-blanc. ÉRECTIONS NOCTURNES : Nénuphar. Lilas. Serpolet. Rhubarbe. Oranger. Pouliot. Camomille romaine. Ményanthe. Carvi. GALE : Scabieuse. Cumin. Varech vésiculeux. Chêne. Houx. Coriandre. Combretum. ÉRÉTHISME GÉNITAL (Voir à «Excitation sexuelle»). Marrube.(Voir à «Paludisme''). Scolopendre. ENGORGEMENT LAITEUX : Fenouil. Carragaheen. FAIBLESSE MUSCULAIRE : Bruyère. Liseron des haies. Anis. Laurier d'Apollon. Sauge. Sureau. FI~VRE INTERMITTENTE (Voir à «Fébrifuges»). Artichaut. Sureau. FURONCULOSE (Voir aussi« Abcès») :Bardane. Houx. FOULURES (Voir «Contusions>>). Bouleau.EMPHVS~ME (Voir à « Asthme ». Génépi. Mélisse. FIBROME UTÉRIN : Lierre grimpant. Camomille allemande. ESTOMAC IRRITÉ : Lin. Centaurée. Houblon. FORTIFIANTS (Voir « Anémie >> ). Caille-lait. Insuffisance) : Souci. GALACTOGèNES (Voir à «Lactation>>). Anis. FAIBLESSE OSSEUSE : Noyer. Verveine. Bistorte. Buis. Thym. 1 ENFLURE des JAMBES : Argentine. Carvi. Benoîte. Eupatoire. Ortie. Persicaire. Houblon. Ronce. Verveine. ENTORSES (Voir «Contusions»). Géranium Robert. Solidaga. Origan. FLUEURS BLANCHES (Voir à «Pertes blanches>>). Ményanthe. FAIBLESSE GÉNÉRALE: Centauréè (petite). FÉBRIFUGES : Saule. Chardon Roland. FI~VRE PALUDÉENNE . Genièvre. Germandrée. Engorgement. Cumin. Aunée. Pouliot. Camomille romaine. ENTÉRITE S~CHE: Guimauve. Aneth. ESTOMAC (Dyspepsie atonique) : Mélisse. Scarlatine. EXCITATION SEXUELLE: Saule. ENGELURES ULCÉRÉES : Souci. Cochléaria. Génépi. Thym. Génépi. Guimauve. Bourrache. Au née.· 94 95 .

Gratiole. Romarin. Acore. GUePES (Piqûres) : Feuilles de plantain. HeMORROIDES ENFLAMMeES : Cognassier. HYSTeRIE : Caille-lait. GLYCOSURIE (Voir à «Diabète>>). Bouleau. Séneçon Jacobée. Bardane. Ulmaire. Prêle. Romarin. Chicorée sauvage. Berbéris. persil. Berbéris. de tomate. Hysope. Persicaire. Alchemille. Chardon Roland. Millepertuis. Asperge. Bourse-à-pasteur. Lavande. Vergerette du Canada. Lavande. Joubarbe. Artichaut. Romarin. Sceau-de-Salomon. GOURME : Noyer. Véronique. Genêt. IMPeTIGO DU CUIR CHEVELU : Souci. Olivier. Prêle. DoUce-amère. Prêle. Bourrache. GLANDES (Troubles) : Carragheen. IMPUISSANCE : Menthe. HeMORRAGIES ·STOMACALES: Condurango. Grenadier. HeMORRAGIES : Fraisier. Rose rouge. Ulmaire. Ortie. Chardon Roland: Véronique. Caille-lait. HYDROPISIE (provenant des Reins) : Cochléaria de Bretagne. HYDROPISIE : Ményanthe. GINGIVITE (Voir à «Gencives»). Ményan-. Petit Houx. Vergerette du the. HYPOTENSION : Chardon-Marie. Saponaire. Petit Houx. Genièvre.GANGRÈNE : Buis. Passiflore. GASTRALGIE ET GASTRITE (Voir à «Estomac»). HePATITE: Alkékenge. Persicaire. Ficaire. Aubépine. Cyprès. Pin et Sapin. Busserole. Valériane. Cochléaria de Bretagne. Vigne . Douce-amère. HeMORROIDES: Hamamélis. Buis. Persicaire. Muguet. Consoude. Réglisse. Cataire. _GENCIVES (Déchaussement et · Ulcérations) : Ronce. Millefeuille. Gratteron. UTeRINES : Géranium Robert. Lamier blanc. Consoude. Saponaire. de plantain. Oranger. Bistorte. Saponaire. Sanicle. Cataire. Ficaire. Chêne. HERNIE : Plantain. GORGE (Ulcérations) : Aubépine. Gratteron. Fenouil. Bétoine. Ronce. Petit Houx. Génépi. Salsepareille. GRIPPE : Buis. Benoîte. Aurone mâle. Aulne. Genêt. Sauge. Orme. Chêne.rouge. IMPeTIGO : Pensée -_sauvage. GOUTTE RHUMATISMALE: Cassis. Consoude. Laurier d'Apollon. HeMORRAGIES HeMORROIDES SAIGNANTES : Airelle. Chicorée_ sau· vage. HERPÈS : Bourrache. Canada. Véronique. Buis. HYPERTENSION : Bourse-à-pasteur. Souci. GERÇURES DU SEIN : Consoude. Boldo. Cognassier. Gratiole. Scolopendre. Plantain. Gui. Persicaire. Noyer. Frêne. Séneçon. Persicaire. GRAVELLE (Voir «Calculs»). Germandrée. de tomate. Pariétaire. Gui. Ronce. Mau- Millefeuille. Bouleau. Bourse-àpasteur. Origan. Bardane. Tanaisie. Busserole. Pin. Petit houx. HeMOPHILIE : Plantain. HOQUET : Calament. Benoîte. Varech vésiculeux. Petit Houx. GAZ (Voir « Fermentalions intestinales »). Prêle. H_YDROPISIE CARDIAQUE : Muguet. Gratteron. Véronique. Millefeuille. Pissenlit. GUePES (Pour se protéger) : Frotter les parties découvertes avec des feuilles de noyer. Rose rouge. Marronnier. · GRIPPE (avec affection des bronches) : Pouliot. Carvi. Genêt. GOITRE : Varech vésiculeux. Cumin. de raifort. GASTRORRAGIE (Voir à «Hémorragie»). Carex. Cassis. ICTÈRE (Voir aussi à « Foie ») : Chiendent. · Carragaheen. Chardon bénit. HeMOPTYSIE : Gui. GASTROPATHIE NERVEUSE: Houblon.:-Saponaire. Souel. Bouillonblanc. ve. Sureau. HeMATURIE : Bourse-à-pasteur. Solidago. Troène. Chêne. 96 97 . Romarin. GLOSSITE (Voir à «Bouche»). Prêle. Pervenche. GORGE (Maux)" : Vélar. Alkékenge. Sureau. Persicaire. HeMATOME (Voir «Contusion»).

INCONTINENCE D'URINE : Bourse-à-pasteur. Busserole. Caille-lait. Aigremoine. Persicaire. INCONTINENCE D'URINE {avec congestion du bas-vent~e) : Thuya. INDIGESTION : VéroniqUe. INFECTION DES. VOIES URINAIRÈS: Bugrane. Aunée. Solidago. Cumin. Chiendent. Cerisier. Busserole. Bruyère. Maïs. Airelle. Buis. Sureau. INSOMNIE : Aubépine. Tilleul. Coquelicot. Saule. Passiflore. Basilic. Lotier corniculé. Laurier~ccùise. Marjolaine. Fumeterre. Houblon. Aspérüle odorante. Bouillon-blanc. Mélilot. Boldo; Primevère. INSUFFISANCE GLANDULAIRE {Voir «Glandes»). INSUFFISANCE H~PATIQUE {Voir aussi à "Foie»): Bourdaine. Liseron des haies. Pissenlit. Polypode. Rhubarbe. Buis. Chicorée. Boldo. Aunée. Artichaut. INSUFFISANCE H~PATIQljE DES NERVEUX: Ulmatre. Séneçon Jacobée. INTERTRIGO : Salicaire. INTESTINS {Irritations) : Mauve. Camomilt'e. Mélilot. JAMBES {Enflures) : Argentine. JAUNISSE {Voir à «Ictère»). K~RATITE {Voir à «Yeux»). LACTATION {Pour favoriser) : Fenouil. Cumin. Anis. Carvi. Lamier blanc. Houblon. Angélique. LACTATION {Pour arrêter) : Persil. LANGUE ROUGE ET FISSUR~E : Réglisse.

Vélar. Lichen d'Islande. Plantain. Pin et Sapin. LARYNGITE STRIDULEUSE : Lavande. LAXATIFS {Voir aussi à « Constipation ») : Frêne. Lin. Liseron des haies. Eglantine. Violette. Casse. Plantain. Psyllium. Séné. LAXATIFS pour les ENFANTS: Mauve. Pêcher. Amandier. LEUCORRH~E {Voir à «Pertes blanches»).

LARY~NGITE :

LC:VRES {Gerçures) : Cognassier. LITHIASE BILIAIRE {Voir à « Calculs biliaires»). LITHIASE URINAIRE {Voir à «Calculs»). LOMBRIC {Voir à «Vers»). LUMBAGO {Voir aussi à« Reins»): Vergerette du Canada. LYMPHANGITE {Voir à c< Adénite»). LYMPHATISME: Houblon. Noyer. Cassis. Capucine. MAL DE BRIGHT: Plantain. Sureau. Ache. Tormentille. Gui. Muguet. MALARIA: Lilas. MAL BLANC {Voir «Abcès»). MAUX DE VENTRE {Voir « Douleurs · pelviennes », « Règles douloureuses» ou « Intestins "• « Entérite»). M~NOPAUSE : Vigne rouge. Aubépine. Passiflore. Persicaire. Gui. Cassis. Sauge. M~T~ORISME {Voir à «Fermentations Intestinales»). M~TRITE : Sanicle. Tormentille. Chêne. M~TRORRAGIE {Voir à «Hémorragie utérine»). MIGRAINE Nerveuse : Marjolaine. Menthe. Basilic. Camomilles romaine et allemande. Véronique. MITES {Pour éloigner) : Menthe. Sarriette. Lavande, MORSURE DE SERPENT : Bardane. Plantain. MOUSTIQUES {Pour éloigner) : Basilic. Lavande. Tomate~ MOUSTIQUES {Piqûres) : Plantain. Persil. Poireau. Tomate. MYALGIE {Voir à « Douleurs musculaires»). N~PHRITE {Voir aussi à« Reins») :Vergerette du Canada. Tormentille. Persicaire. Genêt. Pariétaire. Prêle. Solidaga. Plantain. Sureau. Pêcher.. Muguet. NERFS {Crises de) : Gui. Valériane. Mélisse. Camomille romaine. Tilleul. Calament. Origan. Menthe. NERFS (Troubles des) : Marrube. Bourse-à-pasteur. NERVOSISME : Aubépine. Mélilot. Séneçon Jacobée. As· pérule odorante. Narcisse des prés. Tilleul, Lotier. NEURASTH~NIE {Voir aussi à « Asthénie nerveusé », « Dépression nerveuse ») : Passiflore. Valériane. Sauge.

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ET SCIATIQUES: Mélilot. Origan. Ulmairè. Lierre grimpant. Camomille romaine. Serpolet. N~VRALGIES FACIALES : Menthe. Matricaire. NeVRALGIES DU TRIJUMEAU : Verveine. N~VRITES :. Verveine. Thym. Menthe. Aspérule odorante. NUTRITION (Troubles de la) : Cassis; Cochléaria. Fenugrec. OB~SIT~ : Varech ·.vésicu.leux. Cochléaria. Vign~ rouge. Bourdaine. OB~SiT~ (avec règles insuffisantes) : Marrube. CEDf:ME (Voir à cc Cœur », << Albumine ,,, « Reins », « Néphrite>>) .. ŒDf:ME (Cardio-rénal) : Genêt. Bouleau. CEDf:ME (des jambes) : Argentine. OLIGURIE (Voir à cc Diurétiques >>). OPHTALMIE : Plantain. Mélilot. Bleuet. Euphraise. Géranium Robert., Noyer. Rose rouge. OS (Voir à "Rachitisme>>). · OXYURES (Voir à cc Vers » ). . PALPITATIONS (Voir aussi à cc Cœur»): Aubépine. Muguet. Menthe. Laurier.:cerise. Oranger. PALPITATIONS NOCTURNES: Mélisse. PALUDISME : Combretum. Buis. PANARIS (Voir à cc Abcès»). PARALYSIE : Cochléaria. Bruyère. PARALYSIE AGITA~TE: Romarin. Arnica. Valériane •. PAUPif:RES (Inflammation des) : Mélilot. Plantain. Bleuet. Noyer. Camomille romaine. PEAU · (Maladies de) : Saponaire. Buis. Douce-amère. Cochléaria;' Chicorée sauvage. Orme. Bourrache. Centaurée: Fumeterre. Ményanthe. Salsepareille. Patience. Carex. Gratiole. Pensée sauvage. Peuplier. Pissenlit. Scabie~~e. Scrofulaire. Bouleau. , P~RICARDITE : Genêt. Genévrier. Bouleau. Artichaut. Maïs. Sureau. P~RITONITE TUBERCULEUSE : Gratiole.

N~VRALGIES

PERTES BLANCHES : Noyer. Lamier· blanc. Eucalyptus.

Alchemille. Chêne. Aspérule odorante~ Genévrier. Gui. Romarin. Ronce. Troène. Aigremoine. Tanaisie. Plantain. Millepertuis. Grenadier. Ros.e rouge. Salicaire. Bistorte. Tormentille. Scabieuse. Argentine. PERTES ROUGES : Salicaire. Busserolle. Gui. Scabieuse. Lamier blanc. Chêne. Persicaire. PERTES S~MINALES : Benoîte.~ Houblon. PESANTEUR de l'ESTOMAC : Verveine. PHARYNGITE. ÇHRONIQUE : Aigremoine. Plantain. PHL~BITE : Hamamélis. Consoude. Mélilot. PHLEGMON (Voir à cc Abcès»). PHTISIE (Voir à «Tuberculose pulmonaire»). PIQURES D'ABEILLE ou d'INSECTE : Plantain. Persil. Tomate. Oseille. Poireau. Cassis. · PISSEMENT DE SANG (Voir à «Hématurie»). PLAIE (Voir à «Blessure»).
PLAIES ATONIQUES ou GANGREN~ES: Buis. Chardon

bénit. Lierre. Millefeuille. Plantain. Sanicle. Milleper• tuis. Solidago. Serpolet. Renouée. Souci. PLEUR~SIE ET PLEURITE : Hysope. Douce-amère. Pâquerette. Gratteron. PNEUMONIE : Primevère. Douce-amère. POLLUTIONS NOCTURNES : Bourse-à-pasteur. Absinthe. POUMONS (Catarrhe). , Voir ~ussi à « Catarrhe . pulmonaire », «Tuberculose», « Pleurési~ » et Pleurite : Marrube. Véronique. PROSTATITE: Bruyère. Thuya. Busserole. Marronnier d'Inde. Citrouille. PRURIGO (Voir à « Peau » ). PRURIT (Voir à « Peau >>). PRURIT ANAL ET VULVAIRE: Alchemille. Salicaire. Bouillon-blanc: · · PSORIASIS : Pensée sauvage. Bouleau. PUCES et PUNAISES (Pour éloigner) : PoÙiiot. Tanaisie. Feuilles de Haricots. ·

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PURGATIFS (Voir à «Constipation»). PYéLONéPHRITE (Voir à «Reins» et «Vessie»). PYORRHÉE : Cochléaria. Aulne. PYROSIS (Voir à « Estomac » et « Foie »). RACHITISME : Ményanthe. Thym. Noyer. Romarin. Ga· rance. RATE (Engorgement) : Saponaire. Camomille romaine. Pissenlit. Scolopendre. REFROIDISSEMENT : Génépi. Laurier d'Apqllon. R~GLES ABONDANTES ET DOULOUREUSES : Armoise. Bourse-à-pasteur. Millefeuille. R~GLES DIFFICILES ET DOULOUREUSES : Vergerette du Canada. Angélique. Anis. Matricaire. Cumin. Séneçon Jacobée. Genévrier. Aurone mâle. Vigne rouge. Génépi. Ményanthe. · R~GLES INSUFFISANTES : Armoise. Séneçon Jacobée. Aunée. Persil. Capucine. Souci. · REINS (Douleurs de) (Voir aussi à « Néphrite ») : Solldago. Persicaire. Chiendent. RÉTENTION D'URINE (Voir aussi à «Diurétiques»): Renouée. Bussèrole. Garance. RÉTINITE (Voir à «Yeux»). RETOU~ D'AGE (Voir à «Ménopause»). RHINITE (Voir à «Rhume de cèrveau 11). RHUMATISME : Bardane. Pissenlit. Genévrier. Buis. Cas.. sis ..Carex. Ulmaire. Romarin. Pensée sauvage. Ronce. ·Séneçon. Aristoloche. Genêt. Douce-amère. Artichaut. Alkékenge. Peuplier. Saponaire. Pin. Saule. Sureau. Germandrée. Fumeterre. Houx. Ményanthe. Scolopendre. Origan. Frêne. Patience. Ortie. Orme. Aubier de tilleul sauvage. RHUME (Toux) (Voir aussi à «Bronches 1>) : Pulmonaire de chê.ne. Euphraise. Guim~uve. RHUME DE CERVEAU : Thym. Euphraise. Sureau. Marjolaine. ROUGEOLE (Voir à «Fièvres éruptives»). SAIGNEMENT DE NEZ : Bourse-à-pasteur. Prêle. Salicaire.

SALPINGITE : Sanicle. Chêne. Tormentille. SANG (Crachement) (Voir à « Crachements de sang >1 ). SANG VICié (Voir à « Dépuratifs du sang 11). SCARLATINE (Voir à «Fièvres éruptives>>). SCARLATINE (Suites de) : Solidago. SCIATIQUE (Voir à « Névralgies et Sciatiques » et à « Névrite »). SCROFULE (Voir à «Anémie»). SéBORRHéE (Voir à «Cheveux 1>). SéCRéTION SALIVAIRE INSUFFISANTE: Cochléaria. Scabieuse. Primevère. Gentiane. SEIN (Gerçure) (Voir à «Gerçure du sein 11). SERPENT (Morsure) : Bardane. Plantain. SINUSITE : Thym. SOMMEIL (Manque de) (Voir à «Insomnie~>). SPASMES : Mélilot. Lavande. Mélisse. SPASMES DE L'ESTOMAC et DE L'INTESTIN : Lauriercerise. SPASMES DES ORGANES GéNITAUX: Millefeuille. SPERMATORRHéE (Voir à «Pertes séminales»). STéRILITé : Géranium Robert.. Sauge. STOMATITE: Bistorte. Troène. STOMATITE ULCéRO-MEMBRANEUSE: Airelle .. STRONGLES (Voir à cc Vers >> ). SUDORIFIQUES : Buis. Genévrier. Salsepareille. Sureau. Lavande. Aunée. Carex. Bourrache. Frêne. Douceamère. Gratteron. Sauge. Bardane. SUEURS : Sauge. SYNCOPES : Camomille romaine. SYPHILIS : Douce-amère. Salsepareille. Lierre. Patience. Chélidoine. Buis. Saponaire. Bardane. TEIGNE : Scabi_euse. TéNIA (Voir à cc Vers 11). TENSION ARTéRIELLE (Voir 'à ·cc Hypertension 11 et cc Hypotension >> ).

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VARICOC~LE: Persicaire. Guimauve. Artichaut. Caille-lait. TYPHOIDE: Airelle. UR~TRE (Catarrhe de l') : Guimauve. Tanaisie. VERS (Oxyures) : Aurone. Eucalyptùs. Réglisse. TOUX avec SPASMES : Balsamite odorante. Capucine. Menthe pouliot. Génépi. Pin Gratiole. Tussiiage. Millefeuille. TOUX (Voir aussi. TRICOCe:PHALES (Voir à « Vers »). TUMEUR : Joubarbe. Serpolet. Strongles et Bothriocéphales) : Grenadier. à «Foie» ou «Calculs bilia:ires »). ULC~RE ATONIQUE: et Sapin. Carragaheen. TUBERCULOSE PULMONAIRE : Sureau. Ulmaire. Hamamélis. à « Bronches ». ULC~RE D'ESTOMAC (Voir aussi à « Estomac ») : Consoude. ve:SICULE BILIAIRE (V. Basilic. Fraisier. Origan. Amandier. TICS de la FACE : Marjolaine. VOIES RESPIRATOIRES (Irritation) : Bourrache. Bugrane. Millefeuille. VESSIE (Catarrhe) : Genévrier. Maïs. Euphraise. Tanaisie. VERS (Tricocéphales) : Tanaisie. Hamamélis. Aunée. Gratiole. Grenadier. Aigremoine. VERRUES : Euphorbe. TUMEUR DU FONDEMENT : Eupatoire. Plantain. Persicaire.THYROIDES (Troubles oe la) (Voir aussi à «Goitre») : Varech vésiculeux. Bouillon-blanc. Gentiane. ULC~RE PURULENT : Buis. TRANSPIRATION MORBIDE: Sauge. «Rhume») : Pin et Sapin. Salicaire. Millepertuis. VARIOLE (Voir à «Fièvres éruptives»). VESSIE (Maladies de la) : Solidago. Eucalyptus. Mousse de Corse. VERTIGES: Lavande. Fougère mâle. Bistorte. Mauve. Artichaut. Aunée. Aunée. Souci. Millepertuis. VERS (Ascarides vermiculaires) : Gratiole. Sauge. Chêne. Absinthe maritime. Capillaire. Chêne. Eucalyptus. ULC~RE VARIQUEUX: Bardane. Piloselle. · TROUBLES DE LA Me:NOPAUSE (Voir à «Ménopause»). VERS (Lombrics et Ténia) : Ansérine. Sureau. Aunée. VERS (Ascaris. TROUBLES DIGESTIFS (Voir aussi à « Estomac ») : Marrube. Renouée. Plantain. Pin et Sapin. Prêle. Bouillon-blanc. TRACHe:ITE : Vélar. Ficaire. Thym.. TUBERCULOSE A FORME TORPIDE : Cochléaria de Bre:tagne. URETRITE : Busserole. Hysope. Violette. Persicaire. Grenadier.:à-pasteur. Mélilot. Hêtre. Chiendent. Garance. Rose rouge. Lierre terrestre. Tormentille. VAGIN (relâchement) : Cognassier. Prêle. Thym. Peuplier. Capillaire de Montpellier. Origan. Eucalyptus. Balsamite. Mélisse. UTe:RUS (relâchement) : Cognassier. Fenugrec. Condurango. TROUBLES DE LA CIRCULATION DU SANG (Voir « Circulation du sang»). Matricaire. URe:MIE : Busserole. Bussèrolle. « Coqueluche ». Ache. Liseron des haies. Asperge. Cyprès. Anis. Aurone. Garance. Chélidoine. Eucalyptus. Violette. VAGINITE : Salicaire. Saponaire. Mélilot. VERS (Ascarides lombricoïdes) : Mousse de Corse. Sauge. Gratteron. Eucalyptus. Tussilage. Marrube. Noyer. VARICES: Plantain. URe:E : Alkékenge. Eglantier. 104 105 . URET~RE (lnfl&mmation de l') : Renouée. Pin. Rose rouge. TUBERCULOSE DU Pe:RITOINE: Gratiole. Houblon. Busserole. Pulmonaire de chêne. Primevère. Char· don bénit. Bouillon-blanc. UR~TRE (Ecoulements) : Eucalyptus. Mauve. Consoude. Bourse. Solidago.

EN COMPLEMENT. reins et vessie à faire un effort exceptionnel.. Mélilot. a LES PLANTES QUI STIMULENT LES INTESTINS Les médecins du temps de Molière étaient caricaturisés parce que l'essentiel de leur action consistait en purges et lavements (en sai· gnées. Mélilot. Plantain psyllium. on peut prendre. Voir aussi à « Estomac ». même quand toutes les fonctions s'accomplissent -ou semblent s'accomplir. et rare· ment propices au rétablissement de fonctions normales. ou un mélange permettant une action conjuguée sur tous les processus d'évacuation. Ne serait-ce que trois ou quatre fois par an. du résultat recherché. Cela se justifiait pourtant. Le résultat est toujours étonnant. mais n'était-ce pas que ces malades n'envisageaient nullement de ne pas renouveler leurs excès (de table.. une cure de fruits . irritation) : Petit Houx. moins de besoins plus pressants. Sans doute ne les guéris· saient-ils pas. Pensée sauvage. VOMISSEMENTS: Menthe. Lierre terrestre. : Laurier-cerise. Lin. à la fois. Chardon bénit. VOMITIFS : Violette. leurs clients étant généralement de gros mangeurs. Les laxatifs pharmaceutiques sont souvent assez irritants. en insistant sur le rôle irremplaçable des tisanes... ZONA : Saponaire. obèses et apoplectiques. Lavande. Lichen d'Islande. YEUX (Irritations) : Aigremoine. quand les intestins sont encore assez fragiles. Le choix dépend. pendant quelques jours. Eucalyptus. il y a quand même intérêt à inciter. Alors que tout semble bien fonc· tionner. alors que d'autres doivent être traités avec ménagement. Il y a donc bien là une carence à combler. il est possible 106 107 .normalement.VOIES URINAIRES (Catarrhe. aussi). une compote de rhubarbe. Il en est qui supportent une tisane assez active. Plantain. Renouée. favorisé par des ·pruneaux. périodiquement. · Les plantes sont donc choisies en fonction de ces préalables. Combien qui pensaient avoir des évacuations normales. Pariétaire. Quant awc plantes. LES PLANTES QUI FAVORISENT LES ÉVACUATIONS C'est une nécessité. compte tenu de la situation présente. Et c'est pourtant par là qu'il importerait généralement de commencer. Le médecin de nos jours condescend rarement à s'intéresser au fonctionnement intestinal de son patient. Laurier-cerise. Lichen d'Islande. Toutefois. et de l'état des intestins. Citrouille. une plante agissant sur le processus intestinal. et qui sont surpris lors d'un • nettoyage. Grémil. Fraisier.. Bleuet. VOMISSEMENTS DE LA GROSSESSE . Articles parus dans la revue • VIVRE EN HARMONIE. bien peu de médecins se résignent à y recourir. Aneth. ce qui est souvent le cas . Mauve. VOMISSEMENTS NERVEUX : Sauge. intestins.. d'accélérer un peu les processus d'élimination par les émonctoires prévus à cet effet. et autres)? La médecine est marquée par le ridicule associé à cette période de son histoire.

anis. a été indiqué précédemment. être prise seule. On connaît cette grosse gousse contenant des petites • pastilles •. le matin. de la composition du sol. malgré le choix et l'association de plusieurs plantes à effet énergique. lequel. si besoin. on utilise même la bourdaine uniquement contre l'insuffisance hépatique. · Le liseron des champs est aussi légèrement laxatif. stimule les fonctions intestinales et urinaires. Une tasse avant chaque repas. on peut aller au jardin chercher une racine d'iris. de la confiture. bouillir de deux à cinq minutes. laxatif complet. en association avec une autre indiquée comme émolliente. convenant aux intestins particulièrement fragiles. La bonne vieille graine de lin est bien connue pour ses effets doublement laxatifs et adoucissants. 1 . au coucher. coucher. soit le soir au. comme cela sera précisé plus loin. 108 109 . A la fois désinfectantes et toniques. Par précaution. · · Selon l'effet recherché et la résistance intestinale. recours . à son tour. riche en mucilage. Mettre une cuillerée à café de poudre ou de lamelles dans une grande tasse d'eau . Casse. Prendre une tasse de cette préparation. Ainsi peut-on ajouter à la bourdaine. Genévrier. le. Ces graines peuvent être prises sans autre préparation qu'un gonflage préalable dans l'eau. pour éviter la formation de gaz. Bouillir doucement pendant une dizaine de minutes. agissant à la fois sur foie et intestin. auxquels il donrie de la consistance par le gonflement de ses mucilages au contact des liquides. ajouter une bonne pincée d'anis vert. Se présentant sous forme de poudre ou de paillettes. cuire doucement jusqu'à dissolution. quand les intestins (ou les reins. En cas d'urgence. plutôt que/ de trop concentrer la tisane du soir. mélanges d'autres . une compote. Les cholégogues sont également des laxatifs et des diurétiques puisqu'ils agissent sur le foie. Une cuillerée à dessert par tasse. en raison des influences de cette plante en cas d'insuffisance hépatique ou d'engorgement du foie. mais peut. mettre trois cuillerées à soupe de graines dans un litre d'eau froide . de la vessie. Cette plante est particulièrement indiquée en cas de spasmes intestinaux. peut convenir pour un • dépannage • quand on se trouve à la campagne. Comme il. Son rôle est surtout de lubrifier les parois et de faciliter l'achemine· ment des déchets. il faut faire bouillir 40 à 60 gr de toute la gousse concassée. Etant donné ses effets peut-être plus émollients que laxatifs (encore que le rôle de son mucilage ne soit nullement à dédaigner). C'est souvent efficace. pendant une dizaine de minutes.de recourir à une plante efficace. emploie la bourdaine à la dose de une ou deux cuillerées à soupe par tasse à thé d'eau. Liseron des haies. . pour un effet doux. Prendre le soir au coucher. ce laxatif est précieux de par son action conjuguée sur l'intestin et les voies biliaires. etc. En cas d'effet insuffisant (ce qui est assez peu fréquent). on l'ajoute à des. à défaut d'autres moyens. qui est ajouté après ébullition.). porter à ébullition et laisser macérer toute la nuit. C'est un laxatif très doux. puis passer. ou même de la guimauve. ou la vessie) sont irrités. Et en plus. aussi ne doit-on recourir à l'agar-agar qu'occasionnellement. mais la quantité à utiliser doit être déterminée selon le premier résultat obtenu car cela dépend des variétés. Pour préparation en tisane. il est préférable d'en prendre une autre tasse. Comme l'iris. thym. ce produit est obtenu par le traitement de certaines algues dès mers d'Extrême-Orient. on . qu'elle contribue à réduire. Prendre deux à quatre tasses par jour. le matin à jeun. soit le matin. Prendre une tasse de cette préparation le soir. On les mélange ensuite à du miel. Ajouter quelques fleurs dans la tisane bouillante. Iris. puis ajouter une plante aromatique (menthe. plantes dont elle tempère la relative agressivité. On peut l'utiliser aussi bien en cas d'inflammation de l'intestin que. si l'effet est insuffisant après la tisane du soir. Pour un effet plus complet. Guimauve. deux ou trois tasses par jour. adoucissante. laisser infuser jusqu'à refroidissement. dans un demi-litre d'eau. qu'il suffit de sucer afin d'encourager les exonérations. Agar-Agar. Bourdaine. etc. A ajouter à d'autres plantes plus spécialement laxatives. les baies de genévrier peuvent être avantageusement ajoutées à d'autres plantes laxatives ou diurétiques. Cela contribue ainsi au rétablissement et au maintien de la salubrité. Mettre deux ou trois pincées de feuilles dans une tasse d'eau bouillante.au séné. On possède assez pim de précisions sur les procédés de traitement. soit matin et soir. · Quand l'effet d'une tisane se révèle encore insuffisant. Mauve. de la mauve. et en faire bouillir quelques copeaux. A petite dose. Lin.. et laisser infuser. etc. Cela est d'ailleurs intéressant. reste alors.

Le lendemain matin r~tir~r le. En principe. ensuite. C'est intéressant pour l'utilisation comme aromate. mais cela est très atténué si l'on évite soigneusement de le faire bouillir. on commence par cinq à dix follicules et l'on augmente selon nécessité. presque toutes les plantes à tisanes s·ont diurétiques. Prendre avant ou après les repas.et cela est particulièrement apprécié en voyage . bouillir dix à quinze minutes . Ces plantes peuvent être utilisées isolées ou en mélanges. cuits. interrogeant un candidat sur les propriétés d'une plante médicinale. Ce~ follicule~ p~mvent être utilisés pour de jeunes enfants. à prendre en cas d'albuminurie ou de rétention d'urine. Il a. Deux feuilles (environ) dans une tasse d'eau . à l'omble. amener à ébullition. . le matm. Leur heureuse action est encore accrue quand on les fait préala· blement trempe~ dans une décoction de bourdaine. et le dosage est p~rtlcu. C'est le céleri sauvage des marais. Quand les pêchers sont en fleurs. A cet usage. Ce diurétique est particulièrement indiqué en cas de calculs. et les faire sécher. C'est le roi des laxatifs. . vous avez 95 chances sur lOO de tomber juste •• Parce que. par lubrification des parois intestinales. Rien n'est donc plus simple. on connaît surtout la queue de cerise et la racine de chiendent (celle-ci pourtant plus émolliente que diurétique) . Il faut essayer les deux façons. avec un peu d'eau ou de bouillon. On peut le faire pousser dans un coin frais et ombragé du jardin. Comme il a été dit pour celles qui agissent sur les intestins.'en avaler une ou deux cuillerées à café. Parfois. chaque jour. la graine de moutarde blanche est laxative et s'utilise comme la graine ete lin. alors qu'est si grande la variété des plantes stimulant reins et vessie. déjà composée de quelques plantes laxatives. so1t avec un peu de miel. aussi. Mettre deux poignées de fruits dans un litre d'eau.Moutarde. ne serait-ce qu'en communiquant une odeur caractéristique aux émissions.llèr~ment comm~de. C'est un laxatif doux. il suffit d'une cuillerée à café de ses folioles soit seules. passer et donner par petites tasses (une par jour puis plus si nécessaire). stimule toutes les fonctions d'évacuation. dans une petite tasse d'eau froide. car seulement la plante fraîche assure ce service.· en effet. Prendre en 24 heures. et il faut des intestins bien récalcitrants pour rester sans réactions. il en est dont l'effet est indirect puisqu'elles influencent d'abord le foie. avec indication • Embarras gastrique •. et le voyant dans l'embarras. Asperge. l'asperge est tout spécialement conseillée quand il y a rétention de liquides. qui convient bien aux enfants. pour constipation légère ou intestins particulièrement délicats. ou • Constipation • pour encombrement persistant. la . On sait quelle réputation ont les pruneaux de faciliter les foncti?n~ intestinales. Alkékenge. le plus grand intérêt du séné n'est pas dans ses folioles · mais dans ses follicules (gousses séchées. pour obtenir un effet satisfa'isant. Alors l'ajoute-t-on à une tisane. C'est la semence du Plantain psyllium qui est utilisée. de rhumatisme. Il suffit de les faire tremper et de les pr. et de laisser ainsi toute la nuit. de rétention de liquides. ils agissent m1eux. ensUite. le soir. L'utilisation en est très commode . puisqu'on en met un par année d'âge. Toutefois. ' Il n'est que de mettre ces follicules. et cela ne va guère plus loin. laisser macérer quelques heures). Faire bouillir quelques minutes. La racine de cette plante est un diurétique • déchlorurant. Egalement sédative du cœur. Comme on la dit un peu irritante. 110 111 . et que l'on absorbe le tout. Les jeunes pousses de cet estimable végétal exercent déjà une influence sur l'appareil urinaire. C'est également dans ces seules conditions que l'on peut demander à l'ache de contribuer aux fonctions vésicales. passer et boire en 24 heures. puis laisser infuser quelques minutes.. c'est surtout sa racine qui possède cette propriété. Séné.fâcheuse réputation de se montrer irritant . LES PLANTES QUI STIMULENT REINS ET VESSIE Le Dr Leclerc rappelait qu'un examinateur. mieux vaut l'employer en associa· tion avec d'autres plantes. et c'est cette partie qui entre dans la composition des tisanes.s follicules. lequel. Si l'asperge est déjà par elle-même légèrement diurétique.puisqu'il n'est" que d. enfin. prendre. parfois. soit ajoutées à une tisane. Cela ressemble un peu à des puces. les fleurs tombées. au cours du repas du so1r. Ache. Très riches en mucilage (lequel quadruple leur volume au contact du liquide). tels ceux figurant page 69. puis tiédir si on le désire. les stigmates de maïs. Infuser jusqu'à refroidissement (ou. Mettre deux poignées de racine dans un litre d'eau . Trente grammes de ces fleurs (une poignée) dans un demi-litre d'eau bouillante. Cela JUsqu à d1x ans. mieux. Psyllium. Pêcher. toutefois. soit ams1. elles exercent une action mécanique. surtout à ceux dont la constipation a des répercussions (ou des origines) nerveuses. . · ' Pruneaux. ramasser. commode et efficace. lui soufflait: • Dites toujours qu'elle est diurétique. à jeun.ndre ams1 en dessert au repas du soir. avec leurs graines). mais une fois retirée du feu.

agrément et efficacité accrue. des pommes coupées en rondelles. Trois ou quatre tasses par jour. avant les repas. entre les repas. il en ressort. Une cuillerée à dessert de feuilles dans une tasse à . rhumati. . Recommandé en · cas d'œ. Deux tasses par jour. A la fois diurétique et sudorifique. bouillir quelques minutes. Prendre trois ou quatre tasses dans la journée. Aide également à la dissolution des calculs et à la neutralisation des fermentations putrides. une quinzaine de minutes. Aussi. infuser. .~it même en cas de blennorragie.de feuilles et racines. Une poignée . Aide à dissoudre des calculs. puis laisser infuser une dizaine. amener à ébullition. Une poignée dans un litre d'eau. Cassis. Trois tasses par jour. à défaut. en fin d'ébullition. · Gui. Bourse-à. Gratiole. amener à ébullition et laisser infuser. Quantité à prendre en deux jours.000 gr.. . Ses grappes de baies rouges sont à l'origine de son nom latin d'uva-ursi (raisin d'ours). Diurétique aidant à dissoudre et drainer l'acide urique.pasteur. Une tasse le matin. infuser dix minutes. troubles inflammatoires et infectieux. et aussi bien en cas de rétention que d'incontinence d'urine (effet régulateur). Grémil. Boire à volonté. dans un litre d'eau. Calmant. Ses propriétés sont précieuses en cas de cystite ou de néphrite calculeuse. environ. Laisser infuser dix minutes. puis passer. Une cuillerée à soupe de feuilles dans une tasse à thé d'eau bouillal')te.Aspérule odorante. à n'importe · quel moment.250 gr. Une ou deux poignées de feuilles coupées dans une tasse d'eau bouillante. Trente à cinquante gr. ou deux de fraîches. de la congestion viscérale. Diurétique particulièrement indiqué dans la cystite des prostatiques. Passer en exprimant. Berberis. Haricot. Une poignée de sommités dans un litre d'eau . Trois ou quatre tasses par jour. Très utile si la vessie est affectée par une maladie. entre les repas. etc.La busserole calme les douleurs néphrétiques tout en favorisant le drainage du sable et des mucosités. à n'importe quel moment. de tout temps a-t-il été prescrit dans le traitement de la goutte. laisser bouillir quelques minutes. Bouleau. porter à ébullition et laisser bouillir quelques minutes. entre les repas. boire en deux jours. bouillir doucement quelques minutes. lJne poignée de racine ou d'écorce dans un litre d~eau. mais ses feuilles. laisser bouillir quelques minutes.thé d'eau. Porter à ébullition. d'écraser le chiendent ainsi traité. Bruyère. entre les repas. Deux tasses par jour. de minutes. entre les repas. laisser bouillir un peu.1x. à ·la fois. Pourtant. puis de le faire bouillir de nouveau dans 1. Diurétique convenant bien aux goutte1.sants et cellulitiques. on peut placer la cellulite dans son champ d'action. On connaît l'influence heureuse de la queue de cerise sur la diurèse. A la fois diurétique et légèrement laxatif. Une tasse avant chaque repas. car il n'est pas toujours disponible en herboristerie. Une poignée de cosses sèches. On peut ajouter de la réglisse ou des zestes de citron. ' . anis. Chardon Roland. afin d'en briser l'écorce ligneuse. cette plante est utilisée à la dose d'une cuillerée à dessert pour une 'tasse d'eau bouillante. ce diurétique est aussi un hypotenseur. · · Si la décoction des queues (pédoncules) est jetée sur des cerises fraîches. de l'hypertension. · Chardon bénit. C'est également un puissant désinfectant que le Dr Leclerc prescriv. Il est recommandé d'aroma· tiser avec menthe. ce ne sont pas ses baies que l'on utilise. Dissout et draine les calculs. et aussi ses propriétés de tempérer l'inflammation des voies urinaires. Le Dr Leclerc conseillait de faire bouillir ses racines (30 gr dans un peu d'eau). Une poignée de racines coupées dans un litre d'eau. Deux ou trois poignées d'écorce dans un litre d'eau. Prendre en deux jours.. d'eau. qui aide à' dissoudre les calculs. Chiendent. Porter à ébullition. De nos jours. se prend à la dose d'une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante. et une le soir. Mentionné • pour mémoire . Le miel de bruyère est également favorable aux voies urinaires. Bugrane. la bugrane augmente le volume des urines et réduit l'importance des. puis laisser · infuser. Boire à volonté. émollient. Utile surtout en cas d'albuminurie (et aussi de diabète). Busserole. Trente grammes de queues de cerises par litre d'eau. porter à ébullition et laisser infuser. Diurétique doux. Carex. dans un litre 112 113 . Spécialement indiqué en cas de goutte ou de cellulite. Cerisier•. prendre en 24 heures. Bouillir quelques mil')utes.dème des cardiaques. pendant une minute. et infuser. prendre en 24 heures. jusqu'à réduction à 1. laisser infuser. Une poignée de feuilles dans un litre d'eau. prendre en 24 heures. ou. cette première eau à saveur âcre et amère. On emploie la plante (hachée) à la dose d'une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. et macérer toute la n!Jit si possible. de jeter. Diurétique et calmante. Diurétique et calmant. dans un litre d'eau.

entre les repas. Si le feuillage jouit d'une solide réputation d'emménagogue. d'eau .lé d'aromatiser avec des zestes de citron pour atténuer la fadeur. à n'importe quel moment. Pariétaire. puis boire cette tasse dans la journée. Trois tasses par jour. est surtout utilisée en mélange avec d'autres plantes dont elle atténue la fadeur. Petit houx. Boire à volonté. Millepertuis. Laurier d'Apollon. goutteux. Cet antiseptique des voies urinaires parfume les urines et est sédatif des douleurs vésicales. Trois ou quatre tasses par jour. Prendre deux ou trois tasses par jour. Une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse d'eaù bouillante. Lavande.. · Persil.uisine. Mélilot. Olivier. 114 115 . Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. Muguet. Lin. laisser bouillir un peu. Boire à volonté. Une poignée dans un litre d'eau. entre les repas. Une poignée dans un litre d'eau bouillante. puis infuser jusqu'à refroidissement. infuser. Orme pyramidal. Trois tasses par jour. Action décongestionnante et sédative. et de rétention de liquides. à la dose de 100 . entre les repas. ce qui justifie son intervention lorsqu'il y a inflammation des voies urinaires. Diurétique. Renouée. amener à ébullition. réduire de moitié. utile notamment en cas de cystite. Prendre le matin à jeun. Mettre quelques feuilles dans une tasse d'eau bouillante. de néphrite. laisser infuser jusqu'au refroidissement. d'écorce dans 1. court parfois sur le sol). Pissenlit. infuser. avant les repas. Amener à ébullition et laisser macérer toute la nuit. en plusieurs fois. infuser quelques minutes. infuser quelques minutes. Boire à volonté. est légèrement diurétique. de rétention de liquides. Prendre cette quantité en un ou deux jours. laisser donner un bouillon. avant les repas. passer en pressant. Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. La prêle est aussi reminéralisante. Diurétique également sédatif génital..laisser infuser quelques minutes. trois ou quatre jours par mois. Pour rhumatisants. Houblon. par litre d'eau bouillant~. Bien conseillée contre l'albuminurie. à ne pas confondre avec le lierre grimpant (lequel d'ailleurs. Lierre terrestre. Un peu diurétique. C'est le laurier-sauce que l'on emploie en c. Mar. laisser refroidir et passer. . Trente gr. Son effet principal est d'adoucir en cas d'irritation. puis infuser. Une ou deux tasses par jour. entre ou avant les repas. amener à ébullition. laisser macérer toute la nuit. Cet antispasmodique est conseillé en cas de • cœur nerveux.sont à l'origine de ses possibilités diurétiques et anti-inflammatoires . non épluché. Trois ou quatre cuillerées à soupe dans un litre d'eau bouillante. à n'importe quel moment. laisser bouillir un peu. Une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une tasse d'eau bouillante. Déjà connue pour son action hypotensive. Trois tasses par jour. . Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Prêle. porter à ébullition.. cellulitiques: mettre un oignon. Trois ou quatre tasses par jour. Une ou deux poignées dans un litre d'eau froide. Il est recommanc. à n'importe quel moment. infuser.gr. de goutte. la feuille d'olivier est également diurétique. bouillir jusqu'à réduction à 1. coupé en quatre. C'est l' • herbe de St-Jean . mais surtout antiseptique (précieux en cas d'infection). 40 gr. Boire à volonté. Prévient aussi la formation des calculs rénaux. entre les repas. infuser quelques minutes. Egalement très favorable au cœur. Une poignée de stigmates par litre d'eau froide.rube blanc. à la fois tonique et calmant du cœur (fait cesser l'arythmie). régulateur des fonctions cardiaques. avant les repas.d'eau froide.000 gr.250 gr. Deux tasses par jour. par litre d'eau. Deux à quatre tasses par jour. entre les repas. Soit: une ou deux pincées de fleurs dans une tasse d'eau bouillante. recommandé en cas de congestion pelvienne. · Soit: une cuillerée à café de feuilles dans une tasse d'eau bouillante. Oignon. Réglisse. dans deux tasses d'eau . Diurétique spécialement conseillé aux goutteux et calculeux. Légèrement diurétique. Une poignée de cônes dans un litre d'eau bouillante. infuser jusqu'au refroidissement. en activant le drainage du sable. et surtout adoucissante. Son mucilage et son nitre . Boire à volonté. infuser. Recommandé en cas d'inflammation vésicale. Boire à volonté. Deux tasses par jour. d'albuminurie. Surtout en cas de calculs. la racine (fraiche) est un excellent diurétique. Racine et feuilles contribuent à dissoudre les calculs. bouillir quelques minutes. Une poignée dans un litre d'eau froide. La graine. Diurétique. déjà mentionnée pour lutter contre la constipation. Deux ou trois tasses par jour. infuser. infuser quelques minutes. Maïs. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Trois ou quatre tasses par jour.

avant les repas. celui • d'Espagne. Trois grammes de bourgeons ou de jeunes feuilles dans un bol d'eau bouillante. racine coupée : 15 gr. selon nécessité. bruyère. porter à ébullition. diurétique et alcalinisant. Faire une cure de trois semaines. Fraisier. Une poignée de racines dans un litre d'eau froide. à n'importe quel moment. puis ajouter 10 gr de fleurs. à la dose d'une cuillerée à café de fleurs dans une tasse à thé d'eau bouillante. Exactement. Prendre trois ou quatre tasses par jour. laisser refroidir et passer. Tilleul.. dans la cystite·. Le reste de la plante est également diurétique. Recommandée aux rhumatisants . Fleurs: 20 gr par litre d'eau bouillante. infuser. Deux ou trois tasses par jour. Passer après refroidissement. Mélange: une poignée d'écorce dans uri litre d'eau ... entre autres en. Genévrier. Solidago. notarnment. donner un bouillon et laisser infuser. busserole. effet conjointement diurétique et antiseptique. Ulmaire.la même plante. Gratteron. dans un litre d'eau .ire : 30 gr. et prendre en deux jours. etc. et il suffit d'en mâcher de la tige. si nécessité. queues : 15 gr. Trois tasses par jour. d'ache. dans une tasse d'eau. à renouveler plusieurs fois chaque année. se prépare le • sirop des cinq racines. pour obtenir un. On peut recommencer. que l'on emploie à la dose de 50 à 100 gr de sommités fleuries pour un litre d'eau. Une bonne poignée de feuilles dans un litre d'eau bouillante. C'est la • reine-des-prés . bouillir deux minutes. bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts. tandis que c'est la seconde écorce ·qui est diurétique. Trente grammes du mélange · dans un litre d'eau . et pendant dix jours. chardon roland. et aussi dans l'hypertrophie de la prostate. infu.et infuser. · Une poignée de plante coupée. racine : 25 gr. mais il est bon d'aromatiser avec une cuillerée à soupe de semences de . Comme c'est la racine qui est efficace. Ecorce: deux poignées dans un litre d'eau. 30 gr dans un litre d'eau.Salsepareille. ayant une action trop violente. 20 gr dans un litre d'eau bouillante. ortie piquante. · Framboisier. Une cuillerée à café de baies. racine: 15 gr . et laisser infuser. avec indication • Reins-Vessie. infuser quelques minutes. passer et boire à volonté. ce sont les fleurs qui sont désinfectantes.repas. Cela est très précieux. boire à volonté. entre les . Prendre en un ou deux jours. Une cuillerée à dessert par tasse d'eau· bouillante. · . La racine de fenouil • officinal • peut être bouillie (30 gr dans un litre d'eau) pendant quelques minutes. vieux et excellent remède. il est aisé de s'en procurer. bouillir pour réduire de moitié. Genêt. également aux cardiaques et néphrétiques. le tout laissé à macérer dans un récipient bien clos. à utiliser en 'cas d'œdème par rétention de liquide. tout en favorisant la dissolution et l'évacuation des calculs. . Frêne. bouillir un peu. faire bouillir pour réduire. Av~c les racines d'asperge. à prendre. N'utiliser que le genêt • à balai... amener à ébullition et laisser infuser jusqu'à refroidissement. C'est un diurétique et un calmant. laisser infuser jusqu'à refroidissement. puis deux et ensuite trois si cela est bien supporté. de rétention. cas de colibacillose urinaire. cerises. C'est son aubier qui a une action diurétique. infuser. de petit houx. feuilles : 25 gr. racine : 15· gr. puis infuser. chiendent. Un mélange plus efficace encore peut être ainsi · réalisé: Bugrane. à . Fenouil. Sureau. en cas de calculs ou d'albuminurie. Une poignée de feuilles dans un litre d'eau bouillante. On connaît bien. Ce diurétique est . fleurs : 15 gr. Une ou deux poignées par litre d'eau. en cas d'urgence (rétention d'urine~ crise de cystite. entre les repas. Prendre en plusieurs fois dans la journée. trois jours de suite (pas plus). ulma. Egalement en cas de congestion pelvienne ou de relâchement vésical. versée à peine bouillante (90• environ) . ou de consommer crus des bourgeons de fenouil doux. Thuya. Sa feuille a bonne réputation dans le traitement du rhumatisme goutteux. C'est surtout un solide désinfectant des voies urinaires.très favorable aux arthritiques et aux goutteux. On peut alors mélanger écorce et fleurs. qui convient dans toute infection.ser quelques minutes. Sa décoction est décongestionnante. 116 117 .n'importe quel moment. Trois tasses par jour. C'est un diurétique • déchlorurant. chez les harmonistes. On peut répéter la cure plusieurs mois de suite. Un mélange de plantes diurétiques figure page 70. Tout se prend à volonté. Recommandé en cas. précieuse en cas de calculs ou de rhumatismes. boire à volonté. laisser infuser jusqu'au refroidissement . car il active la résolution des engorgements articulaires. en toute saison. Boire en un ou deux jours. Floire à volonté. bourse-à-pasteur : 15 gr. les si intéressantes propriétés anti-infectieuses de la fleur de sureau. deux semaines plus tard. Prendre en un ou deux jours.). Prendre une tasse par jour. infuser. de persil et de fenouq.

cellulite. draineur des éléments encrassants. c'est 40 à 60 gr pour un litre d'eau. la goutte et la cellulite. · Trois tasses par jour. entre les repas. Houx. Est bien indiquée contre le rhumatisme. Ce sont les feuilles qui sont utilisées. bouillir un peu. Boire dans la journée. Pour les semences. Pour l'écorce. infuser dix minutes. bouillir. Carex. L'écorce permet de réaliser un bon détergent. infuser. Elimine bien les liquides en excédent. Trente grammes dans un litre d'eau . Certaines plantes sont plus particulièrement connues et appréciées pour cet usage (reine des prés. en plusieurs fois.. Une tasse avant chaque repas. Action . laisser infuser et passer..diurétique et déchlorurante. Bouleau. la goutte et la cellulite. rhumatisme). Boire entre les repas. bien bouillir. entre ou avant les repas. entre les repas.LES PLANTES ANTIRHUMATISMALES (et aussi antigoutteuses et antiarthritiques) Ce sont toutes celles qui sont • résolutives. infuser. Une tasse avant chaque repas. en mettre 30 gr dans un litre d'eau bouillante et laisser infuser jusqu'à refroidissement. Reine-des-prés. entre les repas. Détersif efficace dans tous les encombrements et inflam· mations (goutte. passer en pressant bien. à la dose d'une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. mais la préparation est la même. Draine reins et foie. Deux poignées par litre d'eau. Alkékenge. dont on met une poignée dans un litre d'eau. Boire en deux jours.). Pin maritime. Orme pyramidal. Artichaut. Pour les unes ou les autres. Cochléaria de Bretagne. elle a été conseillée comme tisane amaigrissante. Aristoloche. Une cuillerée à dessert dans une grande tasse d'eau. Alors n'est-il que de choisir et d'expérimenter parmi les éléments de cette assez longue énumération. Patience. On utilise les fruits à raison de deux poignées par litre. Bons draineurs. amener à ébullition. Si la persicaire âcre est un bon hémostatique. Trois tasses par jour. couvm auss1 hermétiquement que possible et laisser infuser jusqu'à refroidissement. Trois tasses par jour. Bouillir quelques minutes. C'est certainement un des plus efficaces antirhu~ matismaux. C'est la laiche des sables. Salsepareille d'Europe. arthrite. mais il faut laisser bouillir un peu. Les utiliser à raison d'une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouil· Jante. les feuilles et la racine sont à utilîser à la dose d'une cuillerée à soupe pour une tasse d'eau.. à la dose d'une cuillerée à dessert par tasse. entre les repas. Bardane.250 gr d'eau . Prendre en un ou deux jours. prendre le litre en un ou deux jours.. oxaliques et autres). en un ou deux jours. A boire dans la journée. Prendre trois ou quatre tasses par jour. faire bouillir quelques minutes. Persicaire douce. Boire en un ou deux jours. Deux ou trois tasses par jour. ainsi que leurs floculats. Boire en deux ou trois jours. Chicorée sauvage. Une cuillerée de feuilles ou de racine coupée (ou du mélange des deux) dans une 118 119 . Une bonne pincée par tasse d'eau bouillante. entre les repas. Prendre en un ou deux jours. Frêne. cellulite) . Deux poignées de racine par litre d'eau. peut donner de bons résultats dans le r~umatisme ch~onique: 40 gr de ce mélange dans un litre d'eau boUillante. les bourgeons sont employés dans le rhumatisme. Couvrir aussi hermétiquement que possible pour éviter l'évaporation qui provoquerait une déperdition de l'acide salicylique. écorce d'orme pyramidal. à la dose de 50 à 60 gr dans un litre d'eau . Germandrée. Comme ceux du pin sylvestre ou du sapin. Une cuillerée à dessert de feuilles coupées dans une tasse d'eau. A boire dans le courant de la journée. Sous son autre appellation de • Petit Chêne •. Lavande. bouillir un peu et infuser. en un ou deux jours. tous les dépôts de substances résiduaires encombrant les articulations ou stagnant dans :J'intimité des tissus (rhumatisme des tissus mous. laisser infuser jusqu'à refroidissement. à raison de 20 gr dans un litre d'eau. Pour les feuilles. la • douce. porter à ébullition et laisser infuser. c'est-à-dire capables de résoudre et drainer toutes les concrétions (uratiques. C'est la racine qui est active contre le rhumatisme. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. principal agent antirhumatismal de la plante. bouillir doucement jusqu'à réduction à 1. En mettre 30 gr dans 1. Saponaire. puis laisser infuser. En mélange à parties égales avec cassis et reine-després. laisser macérer la nuit. La racine est conseillée dans la cure du rhumatisme chronique. Asperge. est un détergent à utiliser en cas de goutte ou de rhumatisme. Trois ou quatre tasses par jour. Les feuilles s'utilisent contre le rhumatisme. aubier de tilleul sauvage. mais il en est de nombreuses dont l'intervention peut se révéler particulièrement bienfaisante. Feuilles. il en faut un peu plus. Boire en un ou deux jours. faire bouillir quelques minutes à feu doux. Prendre entre les repas.000 gr environ. Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. semences et écorce donnent d'excellents résultats dans le rhumatisme. Les feuilles sont un bon dissolvant de l'acide urique. amener à ébullition et laisser bouillir un peu. sans doute parce qu'elle est antirhumatismale et antigoutteuse. Cassis. porter à ébullition et laisser bouillir un peu.. puis laisser macérer la nuit. entre les repas. 50 à 100 gr de sommités fleuries dans un litre d'eau à peine bouillante (90• environ).

Deux tasses par jour. Combat l'artériosclérose et réduit la tension artérielle. Trois ou quatre tasses par jour. · 120 121 . Ainsi pourra-t-on préparer un bon. isolées ou en mélanges. Bourse-à-pasteur. Gui. Trois ou quatre tasses par jour. Boire à volonté. mais préparées séparément. Une ou deux pincées de fleurs coupées. laisser infuser. Avant la nomenclature des plantes hypotensives. entre ou . Au matin. et la seconde écorce diurétique. à longueur de journée. bouillir. entre les repas. . puis laisser infuser. arthritiques (ou arthrosiques) goutteux et cellulitiques. les plantes exercent une action équilibrante. Quelques plantes compléteront l'action de l'ail. laisser macérer toute la nuit. cela se maintient autour du taux convenable. dans un litre d'eau· laisse~ refroidir. On co~na!t bien la valeur de l'aubier de tilleul sauvage. Faire ainsi un mois durant. à la dose d'une cuillerée à· dessert pour une tasse d'eau. prendre un verre le matin à jeun et un le' soir au coucher. passer. tandis que les fleurs doivent seulement infuser (20 gr pour un litre d'eau bouillante). Cassis. on ne peut manquer de porter l'attention sur un remède souvent très efficace. à répéter plusieurs mois de suite. C'est le séneçon des oiseaux ·qui· est employé· contre la goutte et le rhumatisme. porter à ébullition et. avec les cures de fruits. ils s'exposent à un malaise. porter à ébullition et laisser infuser. Agit sur le système vaso-moteur. la plupart des autres plantes s'utilisent. Les fieurs sont résolutives. de légumes cru~ et deux décoctions se montrant très efficaces pour . entre les repas.ors recourir aux fleurs et à la seconde écorce.la résolution et le drainage des concrétions diverses. Une tasse avant chaque repas. puis laisser infuser. 'L'écorce est antirhumatismale. Faire une cure de 10 jours. Aubépine. Deux ou trois tasses par jour. A part cette décoction d'aubier de tilleul. · · · LES PLANTES QUI FONT BAISSER LA TENSION Contrairement à certains remèdes. infuser. le règne végétal offre encore d'autres possibilités aux rhumatisants. L'ensemble est donc bien indiqué en cas de rhumatisme ou autres manifestations inflammatoires. Améliorant la circulation sanguine. . Eh mettre une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. Olivier. pour arriver à trois ou quatre gousses.tasse d'eau.concrétions uratiques ou autres.avant les repas. passer et boire. si nécessité. de crainte qu'ils ne provoquent une baisse de la tension au-dessous du seuil considéré comme normal. Amener à ébullition. Boire à volonté.st possible de répéter tous les trois mois~ '* ** En dehors de ces plantes à tisanes. Surtout très efficace dans la tension nerveuse. pendant un quart d'heure. ensuite. dans une tasse d'eau. Sureau. Séneçon. à prendre.Qu'il e. Boire im ·un ou deux jours. Toutes les formules de tisanes indiquées pour réduire la tension renferment des feuilles d'olivier. appréctable. dont il faut surveiller l'action. ne faisant descendre la tension que si celle-ci est trop élevée. en un ou deux jours. Saule blanc. Ceux qui ont l'habitude de consommer couramment de l'ail penseront peut-être pouvoir utiliser plusieurs gousses dès le départ. deux ou trois fois par jour. entre ou avant les repas. . peu grave. Une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouillante. Trois tasses par jour. Tille~l. dans des cures de trois semaines. Deux tasses par jour. les feuilles agissent favorablement sur la tension. puis laisser infuser. En mettre 30 à 40 gr ètans un litre d'eau. entre les repas. entre ou pendant les repas. à la dose de 40 gr par litre d'eau. porter à ébullition et laisser infuser. al. ou le remplaceront si cette eau aillée est trop mal supportée. En mettre une bonne poignée dans un litre d'eau. bouillir jusqu'à réduction aux trois quarts. coupés en morceaux mais non pelés. bouillon de poireau. Il s'agit de l'ail et de la façon particulière de l'utiliser à ces fins: râper une demi-gousse d'ail dans une petite tasse d'eau chaude. ou encore faire bouillir trois oignons. laisser infuser. légèrement salé. Une bonne cuillerée à soupe de fleurs dans une tasse d'eau bouillante. . Elle régu· larise les mouvements du cœur tout en améliorant la circulation. ausst bten pour résoudre des calculs urinaires que toutes . mais évitable avec un peu de modération. Amener à ébullition. l'écorce devant bouillir pour faire réduire de moitié (60 gr dans un litre d'eau). Les jours suivants augmenter progressivement la quantité d'ail. On peut. comme la goutte ou la cellulite.

auquel on ajoute parfois une tisane stimu· lant l'intestin. Est aussi diurétique. La racine est utilisée dans les affections du : foie. Alkékenge. Menthe Pouliot. Contre les infections des voies biliaires. à la fois. Hépatique des Fontaines. cirrhose et calculs biliaires. Racine et feuilles stimulent les fonctions hépatiques. Les bajes sont à utiliser dans les hépatites. Facilite la sécrétion biliaire. Il en est dont l'influence est plus évidente. Chardon Roland. Gratteron. En effet. Berberis. Prendre froid ou chaud. aide à dissoudre . Boldo. Très actif dans tous les troubles hépatiques. Les feuilles stimulent les fonctions du foie. Olivier. Combretum. La racine peut intervenir utilement dans . Draineur du foie. Les plantes qui suivent peuvent être utilisées isolément. Asperge. Artichaut. On les prépare à la dose çfe une ou deux cuillerées à soupe par tasse d'eau bouillante. Buis. LES PLANTES QUI STIMULENT LE FOIE ET R~DUISENT LE CHOLEST~ROL A vrai dire. toutes les plantes ont une action favorable sur les fonctions hépatiques. La racine est un stimulant du foie. miellé ou non. Stimulante. Aigremoine. Les feuilles sont utilisées dans les • fièvres bilieuses •• Eupatoire. Centaurée (Grande). ce qu'il faut rechercher. c'est l'action accomplie avec suffisamment de douceur pour ne pas décourager l'expérimentateur devant des réactions trop bru ta les. Fumeterre.. Marrube blanc. Stimule foie et rate. Chicorée. tout en limitant l'importance des réactions. Donner un bouillon et laisser infuser. et une autre agissant sur reins et vessie. La racine décongestionne le foie. 122 123 . Son nom viendrait de ce que les Anciens · l'utilisaient déjà pour le traitement du foie. Pissenlit. Contre congestion. Tonifie et stimule les cellules du foie. Abaisse le taux de l'urée et du cholestérol. Aspérule odorante. En cas d'engorgement. Contre les affections chroniques du foie.l'insuffisance hépatique.Garance. Gratiole. ou en mélange de trois ou quatre.les calculs biliaires et stimule la rate. Surtout contre l'ictère. avant les deux repas. Particulièrement recommandée contre la cirrhose.

mobilisant et drainant les impuretés éventuellement présentes dans le sang. laisser infuser. contenant ·de la vigne rouge.. 11 s ensu1t un état de déséquilibre et de pléthore apparente. Déjà si l'alimentation est trop copieuse ou mal conçue. A ces trois plantes amaigrissantes. 20 gr. on obtient encore un "!élange. De même. efficace. La tisane diurétique ne présente jamais les mêmes inconvénients. reine-des-prés. 20 gr de chaque. 20 gr. au romarin. exercera en même temps une heureuse influence sur la circulation sanguine: busserole. et une semaine de repos. n'auront cette influence qu'en cas d'excédents divers. les grandes lignes du tempérament. si même_. qui est favora!::lle aussi au foie et aux intestins. qui dissout certaines concrétions et en favorise l'expulsion. · De nombreux remèdes pharmaceutiques contre l'obésité sont des diurétiques violents. toujours dangereux. vigne rouge. varech vésiculeux. surtout lorsque les règles sont insuffisantes~ Leur association sera possible dans les proportions suivantes : varech vésiculeux. qui stimule le mécanisme hépatique. pariétaire. • fondante et détersive . si celui-ci est justifié. C'est donc après cette première remise en ordre qu'il est opportun de faire intervenir quelques plantes. précédemment indi· quées. les plantes. 15 gr de chaque . Il sera judicieux d'ajouter encore 30 gr de sauge (pour action sur les glandes endocrines). Parfois. Cinq à six cuillerées à soupe du mélange dans un litre d'eau. bourdaine. poursuivre par une tisane diurétique. 30 gr. ~lie ne subvient pas aux besoins réels. prêle. assurant le même service sur d'autres émonctoires. aux feuilles de frêne. 30 gr de bourdaine (pour activer le fonctionnement intestinal) et 20 gr de chiendent (pour augmenter le. C'est seulement après toutes ces interventions. volume des excrétions urinaires). si _son i. p. 30 gr. celles qui • font maigrir. 15 gr. 40 gr. Prendre en· un ou deux jours. menthe. 30 gr de chaque. comme la fumeterre.à la bourdaine. vigne rouge. varech vésiculeux.LES PLANTES QUI FONT MAIGRIR Il serait certainement présomptueux et sûrement erroné d'indiquer des remèdes à l'embonpoint quelle qu'en soit l'origine. aussi trouvet-on cette algue dans la plupart des produits amaigrissa.ntervention est vraiment justifiée. Mettre deux cuillerées à soupe du mélange dans une tasse d'eau. qui est à la fois sudorifique. cochlearia. Elle exerce une incontestable et bienfaisante influence sur tout le système glandulaire. Après une cure de trois semaines de la tisane précédente. bourdaine. pouv~nt compléter ceux qui précèdent. comme tout remède naturel. fumeterre. 10 gr .. pariétaire. Ces huit plantes (auxquelles on peut ajouter des feuilles de menthe ou de la racine de réglisse pour parfumer) étant associées. 35 gr de chaque. · Une autre formule est bien indiquée lorsque l'état pléthorique s'accompagne d'élévation de la tension artérielle : Frêne. marrube blanc. aux quant1tés su1vantes: sapona1re. laisser macérer toute la nuit et prendre dans le courant de la journée qui suit. à la pariétaire. d'un poids ou d'un gabarit inférieur à ce qu'il devrait être selon la structure normale du corps. Le cochlearia (officinalis) agit à peu près dans le même sens. des tissus graisseux ou de surcharge faisant place à des tissus plus nobles et compacts. 30 gr du mélange dans un litre d'eau bouillante. romarin. en tenant compte de la situation générale. 30 gr de reine-des-prés (pour action spécifique sur la cellulite). prêle. passer. ayant incontestablement des propriétés pour favoriser l'amaigrissement. le volume des urines étant msuff1sant. si elle compo~te des aliments encrassants_ o~ dé~équilibrés. agissent dans le sens d'un retour à l'équilibre. qui est aussi dépurative et cholagogue. valériane. En effet. mettre 40 gr de leur mélange dans un litre d'eau bouillante. Prendre deux ou trois tasses par jour. à la VIgne rouge et au varech vésiculeux. Celles qui • font grossir • n'agissent ainsi que lors. feuilles de frêne. Reste encore à indiquer une formule de tisane plus spécialement indiquée lorsque la cellulite se fait envahissante: écorce de saule 124 125 . les tendances familialés ou ethniques. entre les repas. lequel. on peut encore ajouter le marrube. on peut passer au mélange suivant. On connaît l'action • fondante • du varech vésiculeux. En recourant à la saponaire.orter à ébullition. romarin. qui complètent l'action de la précédente. qu'il sera fait appel à d'autres plantes agissant plus élective· ment sur le système endocri·nien ou exerçant une action détergente et résolutive. Boire aux repas ou dans le courant de la journée. dont les propriétés ont été précédem· ment signalées. Ainsi pourra-t-on faire confiance aux antirhumatismaux (voir l'article qui leur est· réservé) et aux plantes suivantes. entre les repas. · · On peut alors commencer par une tisane laxative. laisser infuser jusqu'à refroidissement. réglise. . propre à rétablir les fonctions intestinales et à éliminer les déchets. origan marjolaine. Il est d'ailleurs remarquable que la diminution du gabarit ne s'accompagne pas toujours de celle du poids. ou encore à des stimulants du foie ou de la circulation. 20 gr de chaque. tout en favorisant le fonctionnement urinaire et en résorbant tous les • engorgements •• C'est un antipléthorique. laisser bouillir quelques minutes et passer après refroidissement.nts (médica· ments ou aliments spéciaux). il faut recourir à un dépuratif du sang.

certains de leurs composants modifiant les principes consti· tulifs du venin. Pourtant.et cela se conçoit étant donné les lourdes séquelles de l'hérédité . et il n'est · que de les reconnaître. Toutes ces tisanes peuvent être utilisées en cures de trois semaines. où les enfants jouent avec ses fruits hérissés de piquants. en laissant bouillir doucement · pendant une dizaine de minutes. 20 gr de fleurs dans un litre d'eau bouillante. 30 gr de chaque .voici donc une sélection.>ignée) de feuilles fraîches ou sèches. plus ou moins. Toujours. si possible un litre par jour. ' Une plante bien connue à la campagne. notamment la colibacillose. celui de veiller aux assimilations. jusqu'à refroidissement. ne doit d'ailleurs pas tourner à l'obsession et ne pas faire perdre de vue un autre impé· ratif. et quand les filles ont encore des cheveux longs. ce qui sera envisagé ensuite~ Les plantes dépuratives ne manquent pas. prendre chacun durant trois semaines. Le sureau est bien connu aussi. mais il est maintenant assez connu des utilisateurs pour qu'il n'y ait pas à insister.. feuilles de busserole. l'effet est meilleur. deuxième écorce de sureau. les besoins de dépuration du sang sont évidemment moins. et aussi dans celles des voies urinaires. Boire à volonté. fréquents que chez ceux qui ajoutent aux diverses pollutions celle de la nourriture. 40 gr. surtout pour son action anti· infectieuse dans les affections pulmonaires. faire bouillir 60 gr de racine de bardane dans un litre d'eau . feuilles de buis. La bardane jouissait d'une si haute réputation de dépurative qu'on lui attribuait la guérison de la syphilis d'un roi de France.se • nettoyer • un peu les humeurs au printemps et à l'automne. en prendre trois tasses par jour. • Pour un bon effet dépuratif. Cette opération de • décapage • n'est d'ailleurs jamais inutile. 25 gr de chaque. ' 126 127 . dans un litre d'eau. puis ménager une semaine de repos avant de passer au suivant. sinon en préci· sant qu'on le prépare à la dose de 40 gr (une bonne p<. amener à ébullition et laisser bouillir doucement 10 à 15 minutes. · Le plus actif et le plus polyvalent des dépuratifs est évidemment le buis. il reste quelques déchets à éliminer. Mettre 30 gr de ce mélange dans un litre d'eau. est la bardane. Certaines sont plus indiquées. Il faut en boire beaucoup. qui adhèrent aux vêtements. après avoir fait infuser. Cela.blanc. Chaque fois que l'on peut se procurer de la racine fraîche. même les plus sérieuses. écrasées et -élppliquées sur des morsures de vipère. avec possibilité de renouvellement tous les trois mois. Le bon docteur Leclerc faisait état aussi d'heureux effets obtenus avec de larges feuilles de bardane. entre les repas. il n'est pas rare de rencontrer cette • herbe aux teigneux . Lorsque plusieurs mélanges sont expérimentés. la dessication en réduisant un peu les propriétés. la journée. Les cures se ·font en général durant trois semaines. Quand il y a encore des terrains vagues ou des chemins de terre. il est assez fréquent que le soir il leur faille en extirper ces accrocheuses • teignes • lancées par les garçons. romarin. Prendre dans le cours de. efficace en toutes ·occasions. En . Elles le sont d'ailleurs un peu toutes. sommités fleuries de bruyère. certains aiment bien . LES DÉPURATIFS DE PRINTEMPS · Avec une alimentation aussi naturelle que possible.

(et célèbres) médecins arabes recouraient à la saponaire. la1sser macérer encore toute la nuit. Remède actif de l'urée sanguine. avant les repas. Il suffit d'en avoir un. entre les repas. Une feuille hachée dans un plat de crudités ·lui confère un léger goût de marée. !outes les plant~s dépuratives. Une tasse avant chaque repas. On connaît les propriétés calmantes. Dépurative. café pour une tasse d'eau· amener à ébullition et laisser infuser. avec cresson et pissenlit.tige dans un litre d'~au. dont la décoction (15 minutes) de 30 gr pour un litr~ d'eau ~e prend trois. faire légèrement bouillir. à b01re en deux jours . diurétiques. c'est dire que ses vertus dépuratives sont évidentes. Mettre une cuillerée à dessert de feuilles coupées dans une tasse d'eau.e ma!ad1es de la peau et rhumatisme. aussi bien dans les maladies de la peau que dans les • vices du sang. en éliminant les éléments toxiques et les aliments adultérés. tous les dépuratifs font toujours plus ou moins maigrir). · La racine de patience avait aussi la réputation de pouvoir guérir la syphilis. En prendre autant qu'on veut. fois ~ar jour. Faire bouillir 50 gr de feuillés ou racine (ou les deux ensemble) dans un litre d'eau. Prendre trois tasses par jour de cette décoction.festations cutanées de la • diathèse • arthritique. des cônes de houblon. 50 à 60 gr dans un litre d'eau. pendant quelques minutes. · Piloselle. contr. LES PLANTES QUI FONT BAISSER L'URÉE Ceux qui en ont fait l'expérience savent qu'il suffit souvent de réformer l'alimentation. d'impuretés sanguines et de manifestations cutanées. Nettoie bien les cellules d~s viscères et draine les impuretés. ses feuilles fraîches étaient utilisées pour obtenir un jus d'herbes dépuratif. _ On connaît bien la bourrache comme sudorifique. la fumeterre est également amaigrissante (d'ailleurs. et prendre trois tasses par jour. Employer la racine écrasée. les anciens . également trois tasses par jour. Elle est utile a. dont on fa1t boUillir 40 gr dans un litre d'eau. actif. Ses propriétés dépuratives se manifestent aussi par le truchement d'une infusion de feuilles ou de fleurs (ou les deux ensemble) à raison de 10 à 15 gr par tasse d'eau bouillante.La salsepareille fut longtemps très prisée comme dépuratif. à prendre en deux jours. avec décoction de 30 gr de . et ensuite mfuser. entre l~s repas. Dans bien des dermatoses. Mentionnons encore la buglosse. entre les repas. La racine favorise l'élimination de l'urée et des chlorures. quelques pieds de bourrache sont décoratifs. donner un bouillon et laisser infuser. entre les repas. à la· dose de 50 gr pour un litre d'eau bouillante (laisser macérer quelques heures). avant les repas. Garance.de 5 gr de feuilles par tasse d'eau bouillante. amener à . la douce-amère. et prendre cette décoction en deux jours. 1:ortie. à la dose d'une cuillerée à café par tasse. et passer de suite. Boire en un ou deux jours. celles qui ag1.ébullition et faire bouillir un peu. Faire bouillir 20 gr de la racine dans un litre d'eau. en cas de rhumatisme. Prendre trois tasses par jour de cette préparation. infuser. les feuilles ne devant pas macérer dans l'eau. Connue pour ses vertus amaigrissantes. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. ma1s 11 en est dont . peuvent agir efficacement. à utiliser à la dose de 40 gr par litre d'eau. en doses de 15 à 20 gr par l1tre d eau. amener à ébullition. utile dans des manifestations cutané~s. faisant éliminer. Dans les plus graves maladies du derme.ssent sur le !o1e! comme les antirhumatismales. Busserole. Trois tasses par jour. Si le temps n'est pa~ mesuré. On la prépare à la dose d'une cuillerée à dessert ou à soupe par tasse d'eau bouillante~ Infuser et prendre deux ou trois tasses par jour. laxatives. Elles s'affirment surtout. durant trois semaines. de l'urée. puis laisser infuser. Prendre cette quantité en un ou deux jours. Aunée. avant les repas. en décoction de 30 à 40 gr de racme da~s un litre d eau. pour obtenir la réduction du taux de l'urée aussi bien sanguine qu'urinaire. l'écorce d'orme. de pensée sauvage. cuillerée à. à . C'est un actif antitoxique. le car~x. eff~c~ce dans le rhumatisme et les maladies de la peau. d'une infusion de 30 gr pour un litre d'eau bouillante. parfois). mais cela ile doit pas faire oublier que la racine de cette plante est dépurative. connue également pour ses propriétés sudorifiques. faire un peu bouillir. à prendre en deux jours. à raison d'une. 128 129 .la dose . Bon draineur et réducteur. Cela est surtout actif dans toutes les mani. et toniques à la fois. que certains apprécient. Ori utilise les fruits à raison de 60 gr par litre d'eau. l'action est plus spécia~ement dirigée vers l'élimination des excès d'urée.ussi en cas de rhumatisme. à prendre tro1s fo1s par JOUr. d'excellents résultats péuvent être. et prendre trois tasses par jour de cette décoction. ~ne bonne poignée par litre d'eau . ensuite cela se propage (un peu trop. Autrefois. (on la recommandait même dans la syphilis). la ményanthe. Dans un jardin. Prendre une tasse avant chaque repas. ' Le recours à la cure de citron · et aux tisanes permet souvent d'obtenir plus rapidement le résultat recherché. Artichaut. espérés avec trois tasses par jour. Deux tasses par jour. la mousse de Corse est aussi dépurative. En faire bouillir. Ce sont: Alkékenge.

épuisement. cumm. grâce aux divers éléments agissant sur tout le processus de la digestion et des assimilations. conandra. parce qu'elle était utilisée dans les adénopathies. faire bouillir un peu. Une poignée de cônes (15 à 30 gr) dans un litre d'eau.l~vé. calmants et toniques. apparaîtr~ les résultats espérés. deux ou trois fois par jour.. alors que t'intérieur est employé en cuisine. soit en mélange avec celui de carotte. 130 131 . mais quand ces tisanes amères sont refrOidies. de la leucorrhée. mais aussi la valeur et la persistance du résultat. dans ces cas. par répercussion. bien après l'absorption de la macération. et! le matm. pour autant qu 11 s ag1sse dune act1on en profondeur. . est que la désassimilation précède l'assimilation. à raison d'une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Laisser infuser dix minutes environ . Comme. Ce sont ces principes amers qui agissent favorablement sur les fonctions digestives et hépatiques. un premier résult~ü e. de leur principe amer. Aussi est-il préférable de lés utiliser en mélange. menthe. D'où. qui apportent à l'organisme les substances dont la carence est la plus criante. Stimulant la rate.s auxque!s on adJ~Int des éléments aromatiques : anis. préludant ainsi à une action en prolongement vers l'assimilation. que l'on peut prendre. de ce qui suit. A prendre avant chaque repas. Autrefois. Ache. puis laisser infuser. Revenant aux plantes. sans doute. s'il est parfois quelque produit de substitution qu'elles apportent. puis laisser infuser.t un élément ras.remise en état qui est ainsi entreprise. De longue date.o~UIIIe intacte et bien nettoyée.rs. etc.tient en utilisant 1œuf m~égral. il ne doit pas faire omettre l'intérêt du navet.t d~ remplir avec du jus de citron. conséc~t1v:ment à son intervention est sa rapidité d'action. mais avec la seule coquille. o_n peut conseiller avec insistance un remède qu1 n'est pas vé_gétal..· en recourant aux dépuratifs indiqués précédemment. on disait que c'était un • antiscrofuleux . Chaque partie de la plante a une valeur particulière. Une tasse avant chaque repas. les plantes . Elle a toujours été réputée pour son efficacité dans le traitement de la • chlorose. entre les repas. et aussi dans les bronchites. il en va tout autrement. le gabar.ag1ss~nt généralement assez lentement.u: anor~ale. si. et y remedie géneralement. Avec les plantes. ce n'est qu'en attente de la remise en état des fonctions. à la fois.surtout dans ~e ~on:'ame . m~1s tout aussi naturel. déminéralisation. ainsi.. pas à prendre de l'embonpom! hés1tent par!o1s à y recourir en cas de fatigue anormale ou de symptomes de dé~mé­ ralisation. Ceci fait. Ils sont. et aidant à l'assimilation des sucres. ~ue 1on f1n1. · Assimiler ne se confond pas toujours avec engraisser. Parallèlement à la cure de tisane.. de la betterave rouge. L'adjonction de miel ou de sucre de canne n'amél1~r~ pas toujours ta saveur. des résultats tangibles apparaissent (cela est particulièrement inco~testable et non subjectif lorsqu'il s'agit d'un effet sur la dentition d'un jeune enfant). perte de forces). c'est la racine qui est à· utiliser en décoction d'une poignée (30 gr environ) dans un litre d'eau. faire un peu bouillir. une fois l'intérieur .LES PLANTES QUI ·sTIMULENT L'ASSIMILATION La stimulation des fonctions d'assimilation se rép7rcute sur des perturbations diverses (anémie. une variante de ce système ét_a1t connue et pratiquée. catarrhes ou toux avec expectoration succédant à la grippe. dans. Un postulat à ne pas perc. Laisser bouillir quelques minutes. sans analogie avec le recours à un simple palliatif. soit isolé. 11 n'est que de transvaser ce liquide et de le pr~ndre à Jeun. Mettre une bonne poignée de racine concassée d'aunée dans un litre d'eau. C'est l'œuf dans le citron. même sans édulcorants. fat1g. on connaît les • fortifiants. le jus frais de cresson est intéressant aussi. Pourtant. sa c. toutefois. En raison.-. on remarquera que celles _uti)isées pour l'assimilation sont généralement très chargées en pnnc1pes an:'e. C'est donc une véritable . amaigrissement. Une tasse avant les repas. du chou. angélique.· . et. très utile lorsque te climat mental est onent~ vers la dépressiOn. le fenugrec a la réputatio~ de f~1re gross1_r. et. Aunée. 11 faut parfois un traitement prolongé pour voir . Une remarque faite. La nuit se passe ams1. on peut passer à la stimulation des fonctions de digestion et. Or: les r~sultats étaient très loin de ceux que l'on ob. Germandrée. aussi est-il sage de commencer toute cure par une période de nettoyage. elles sont plus acceptables. Dans tes JOurs qu1 sUivent l_e d~but de la cure .it est déjà normal. · En médecine courélnte. que c~nna1ssent b1en nombre d'harmonistes. la lenteur d'action. On utilise les sommités fleuries. Houblon.surant.pré. est placé dans une tass:. prendre 3 ou 4 tasses par jour. les cônes de houblon tonifient l'estomac et favorisent la digestion. . le fenugrec n'incite à s'étoffer que ceux qu1 en ont besoin. sur celles qui suivent.lre de vue. l'intervention de certains jus frais est souhaitable. de l'anémie. Pour ce qui intéresse ici. On connaît la valeur de celui de carotte. . 11 suffit de rappeler brièvement qu'un œuf entier. et ceux qui ne tiennent.

S?n rhizome. Lamier blanc. Deux ou trois tasses par jour. à n'importe quel moment Le:. boUJIIJr un peu. Une cuillerée à dessert de feuilles. Passer. puis laisser refroidir. à prendre après les repas. son arôme est assez tenace. eff1cace contre l'atonie des voies digestives ét dans les relâchements (hémorragies et pertes diverses). géranium Robert. ' On prépar~ une infusion agréable. Prêle. dont ~lie aura1t quelques propriétés. Tro1s ou quatre tasses par jour. En tisane. dans le diabète et les états ~réd1~b~t1ques. entrent dans la composition de la tisane indiquée. Alors que l'on utilise la racine de la grande. avant les repas. entrent dans la préparation dun: t1s~ne part1culi~r~ment indiqué. et 1. Son utJiisat1on dans les déficiences de l'assimilatiOn se JUStifie avec sa propriété de calmer les spasmes gastriques et. mais acclimaté e.x cuiller~es à soupe du mélange dans un litre d e_au. la soif excessive. à n'importe quel moment.e action tonique. ce sont les feuilles qui sont employées. c'est simple question de convenance personneUe. .. page 73. Chardon tiOn et Basilic. Romarin. il agit su_r la c1. une ou deux poignées de. Passer. Acore. Trois tasses par jour avant les repas. On conseille d'en manger les jeunes pousses. On nomme aussi • Ortie blanche. le lamier blanc conserve sa valeur. Sa grande richesse en silice en fait un reminéralisant de premier ordre. actif auxiliaire de la fixation du calcium. à la dose d'une petite poignée. Mettre une cuillerée à dessert de fleurs dans une tasse d'eau bouillante. Ce sont des amers. ' . en alternant avec le thym. 132 133 . Géraniu_m Robert. D'autres l'appréciant. entre les repas. C'est le • Roseau aromatique. En mettre environ 5 gr dans 100 gr d eau. amener à ébullition et la1sser infuser jusqu'à refroidissement Bo1re à volonté. • (~oublo~ et lam1e~ bl~nc) déjà mentionnés. C'est un tonique amer et astnngent. Deux ou trois tasses par jour. qui peuvent être prises isolées. s_on nom. pendant deux minutes. et pouvait être conseillée aux • jeunes filles anémiques. à raison d'une cuillerée à s. Prendre en deux jours. en usage interne ou externe. serpolet). feuilles. à la dose d'une cuillerée à dessert par tasse d eau bouillante. c'est vraiment agréable. Met~re alors cinq ou ~i. C'~st le thym sauvage. avec deux autres so~pe por~ant. qui fut autrefois prescrit contre les p~raly~1es.Lavande. 1ama1gnssement avec perte de la vitalité. on peut imaginer que celle du romarin repose sur des bases solides. Comme. dans un litre d'eau. plante coupée. Est-ce de la grande ou de la petite que l'Ecole de Salerne disait qu'elle était • Bonne pour la poitrine et les nerfs irrités. ~eno!te. infuser quelques minutes. originaire d'Asie. et ne plaît pas à tous. caractensés par la denutrition. ébullitiOn et la1sser Infuser jusqu'à refroidissement. Laisser refroidir. On raconte que sa· distillation donnait l'eau de la • Reine de Hongrie. neuf plantes précédentes. ' Le do~er pour que l'infusion soit agréable au goût. Amener à ébullition. entre les repas. Comme la variété cultivée.culat10n et les centres nerveux. la fatigue anormale Ces trois plan~es (cassis. .n Europe.. Mettre une ~~ignée (3~ à ~0 gr de racine dans un litre d'eau). Sa racine fu~ employée en remplacement de celle de qUJnqu!na. infuser quelques minutes. qui permit à une princesse âgée et infirme de retrouver assez de grâce et de jeunesse pour être épousée par un roi de Pologne! Comme à la base de toute légende il y a souvent la transposition de faits réels. il entre dans la compositl~n de t1~anes ant1d1abète et JOuit d'une bonne et vieille réputation d'etre tomque. R_éduisant 1~ glycosurie.oupe dans une tasse d'eau bouillante. n'hésitons pas à le prendre en infusion au petit déjeuner. Ce tonique est utilisé dans bien des cas. avec relèvement de la tonicité st1mulat1on des fonctions digestives et accélération des oxydations. On disait qu'elle était • antiscrofuleuse.eau bouillante. En faire infuser 3 ou 4 gr dans 100 gr d'eau bouillante. crues. ne disait-on pas du romarin qu'il • conforte l'estomac. il n'est pas toujours facile de s'en procurer en cet état. à prendre trois fois par jour. en salade. On le _pr~scrivait autrefois contre la • scrofule. Même avec une autre terminologie. • hypocondne •· Les prmc1pes amers de sa racine stimulent la diges- ~xercent ~n. Serpo!et. infuser quelques mmutes. ce sont les sommités fleuries de la petite que l'on met. de favoriser le processus digestif. se contenter de faire bouillir doucement. Trois tasses par jour.. ranime et rend joyeux • ? Alors. C'est le • pistou • p. qui aromatise les sauces et la bé~it. bien que n'appartenant pas à la même famille botanique. cette plante utilisée depuis longtemps dans . fruit) a des propriétés distinctes. pour • Anémie . après édulcoration avec m1el ou sucre de canne. Chaque partie de la plante (racine. dans un litre d'eau. . tige.~ven_çal.? Les deux. Une cuill~rée à des_sert dans une tasse d'. A Salerne. Petite centaurée. Boire à volonté. Edulcoré au miel. est un stimulant des fonctions sécréta-motrices de l'appareil digestif. laisser infuser quelques minutes. qui stimulent bien le foie et sont toniques de l'estomac. amener à. Pour un effet tonique et stimulant de l'assimi- lation. dans une tasse d'eau bouillante.nombre de troubles attribués à une déficience organique. ont été longtemps conseillées contre le rachitisme. Tro1s tasses par jour. par cela même.Déminéralisation •• Cassis.

Sarriette. car déjà. Laisser infuser et prendre avant les repas deux ou trois fois par jour. Isolément. ce n'est pas très agréable. pour autant que son action sur les glandes favorise l'équilibre des sécrétions. de lavande ou de menthe ou encore à un mélange de plusieurs plantes. posséderait la propriété de fixer le fer d~ sol. L'odeur dégagée à la cuisson n'étant pas toujours appréciée de l'utilisateur. Aussi. amener à ébullition. Une cuillerée à soupe de ce mélange dans une tasse d'eau. une . très he_ureuse sur le foie. Si les bains de feuilles de noyer sont bien connus. Pris isolément. Noyer. et particulière~ent s~r la vésicule biliaire. benoîte. C est un bon tom que. ' Marrube blanc. où l'on transpire facilement. Il en est deux variétés principales: la patience commune patientia) et la patience crépue (rumex crispus). on peut très bien les utiliser. mais le plus simple . Pervenche. il convient mieux de faire la préparation le soir. On met alors deux ou trois feuilles à infuser (ou une cuillerée à café de feuilles sèches coupées) par tasse d'eau . Son efficacité se manifeste même dans le traitement de la tuberculose chronique. utile dans la plupart des cas de débilité et dans l'atonie du tube digestif. Mettre une poignée de sommités fleuries dans un litre d'eau bouillante. Deux ou trois tasses par jour. elle ré!lentit donc ce transit lorsqu'il est trop rapide pour que l'absorption des éléments nutritifs soit correcte.et peut-être le plus efficace . Ne pas laisser les graines dans la tisane car elles continueraient d'absorber ce qui reste du liquide. le varech est également utile lorsqu'il s agit d aider 1assimilatiOn. On peut donc en espérer une augmentation du nombre des hématies et du taux de l'hémoglobine. Prendre deux tasses entre les repas. on réalise un intéressant mélange (à parties égales) favorable à la bonne utilisation des éléments nutritifs. Il y a longtemps que l'on utilise le fenugrec contre la malnutrition. à prendre le matin à jeun. acore). Boire à volonté à n'importe quel moment. Chez les anémiques. Depuis plus d'un siècle ses feuilles ont manifesté d'évidentes propriétés contre les maladies de carences. et son absorption rapide. Il agit à la fois sur le pancréas. Son pouvqir de péné· tration est très grand. Avicenne ·1e recommandait contre le diabète. On emploie feuilles et fleurs à raiso-n d'une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. du rachitisme et des caries osseuses. Dans les deux variétés on a signalé l'existence de ferrosum (combinaison phosphorique du fer). l'arôme est plus agréable encore. Quantité à prendre en deux jours. l'usage interne de ces feuilles est moins courant. mais on peut en ajouter un peu à une infusion ·de serpolet. noyer. Menthe. pour le lendemain matin. lorsque celles-ci sont liées à une déficience générale. elle entre dans la préparation d'une formule très efficace lorsque la malnutrition vient d'une atonie de ces organes. On peut ajouter le fenugrec à un mélange d'autres plantes. bouleau. Peu de temps après en avoir bu la décoction.est d'en faire bouillir une cuillerée à soupe dans deux tasses d'eau. associées à 30 gr de cassis et de lamier blanc. à raison de 10 gr chaque. les urines et la sueur révèlent sa présence. Si on l'ajoute souvent dans les mélanges dont ~ut ~s~ de :air~ ':lai?rir. Dans ces feuilles. la racine de patience peut être mise à bouillir à la dose de 20 gr dans un litre d'eau. En faire bouillir un peu une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau.e.mflue~c.bouillante. Mettre une ou deux cuillerées à soupe du mélange dans une tasse d'eau. elle participe à l'utilisation du fer et incite ainsi à l'enrichissement en hématies. C'est non seulement un tonique amer mais aussi un cardio-tonique par influence sur la fibre cardiaqu~. _la menthe peut être conseillée pour d'autres motifs. Une tasse avant chaque repas. amener à ébullition.rticulier quand le fenugrec n'est pas bien accepté pris isolément. avec les suivantes dont il va être fait mention. en laissant réduire à une tasse.yanthe. ' 17 134 135 . utile en p. Varech vésiculeux. En faire infuser 5 gr dans une tasse d'eau. Incontestablement. (r~mex M~n. prétuberculose). lavande et sarriette. Fenugrec. (lymphatisme.Les cinq plantes précédentes (basilic. Prendre deux tasses par jour.. entre ou avant les repas. deux ou trois fois par jour. . en prendre deux ou trois fois par jour. Bien que son emploi soit particulièrement indiqué dans des mélanges où figurent des plantes à saveur peu agréable. laisser infuser.. et laisser infuser. Exerçant une action modératrice sur le péristaltisme intestinal. Elle a. Patience. C'est pourquoi ou en évite la cure pendant les saisons trop chaudes. c'est le premier élément de toute cure entreprise pour améliorer l'assimilation. Ses feuilles et se~ jeunes tiges ont aussi la propriété de freiner les saignements et autres écoulements. on a trouvé de l'inosite. notamment. à la dose d'une poignée par litre d'eau bouillante. Cette dernière mieux encore que l'autre. ' Quand on dispose de plante fraîche. le foie. Avec fenugrec. Elle était autrefois prescrite dans le traitement du rachitisme et de la • scrofule. -stimulant de la fibre musculaire. 11 stimule l'appétit et la digestion. qu'elle rend p!us acceptables. constituent un mélange bien indiqué pour pertes blanches. chardon bénit. L'action de cet~e plante s'exerce en plusieurs directions. et peut-être d'autres organes. Pourtant.

et ramollit du coup les replis scrofuleux. Pissenlit. et prendre avant. On l. Comme. 11 y a la variété • officinale. Prendre plusieurs tasses par jour. elle aurait plutôt l'effet contraire.. c est 1ass1milat10n qUI cam· menee. mais tonique. dans certains mélanges. mais les courageux peuvent préparer une infusion en jetant une cuillerée à soupe de sommités dans un litre d'eau bouillante.. Comme la patience. le~ fonctions de la rate. à prendre plusieurs. Si la baie est remarquable pour réduire les dérangements intestinaux. dont l'agréable parfum atténue l'amertume ou l'âcreté des autres plantes auxquelles on associe la verveine. toutes choses justifiant son emploi dans tout état anémique.. Laisser macérer toute la nUit. on voit que.u bouillante. Plante aromatique et stimulante que l'on prescrivait contre l'anémie. il a la propriété de dissoudre les calculs biliaires. C'est un bon tonique et stimulant. e~le facilite. on l'emploie à la dose de 30 à 40 gr d~ racine pour un litre d'ea. Donner un bouillon et laisser infuser.e tous les • toniques amers. assez amère. l'usage prolongé de la sauge (sudonf1que à court terme) s'oppose à ces sueurs. telle la gentiane. 136 137 . Airelle (ou myrtille). Quand. apparaissent des sueurs qui accentp:nt encore cet état déficient. Elle est assez amère pour que l'on préfère l'incorporer dans des mélanges. Absinthe. par ailleurs. entre les repas. Tonique. Comme c'est la racine que l'on utilise. avèc l'infu· sion d'une cuillerée à dessert de plante coupée dans une tasse d'eau bouillante. Fumeterre. Seule. et de stimuler .d?it se limiter au freinage du transit digestif. Gentiane.. elle ne l'est que lors d'un usage consécutif d'une dizaine de jours. Ses fleurs sont toniques. laisser infuser. pendant ou après chaque repas. 11 faut donc procéder par cures de dix jours par mois. Etant donné ce qu'en disait l'Ecole de Salerne: • Elle guérit la goutte et les humeurs des yeux. Laisser refroidir.. à laquelle on va l'associer dans un mélange. non seulement stimule l'appétit et prélude à la digestion. verveine. qu'il faut éviter de dépasser car. laisser infuser et prendre une tasse deux ou trois fois par jour.. après. entre les repas. mais à petites doses. Passer et boire à volonté. Elle est aussi tonique de l'estomac. puis infuser. Aigremoine. on peut y recourir dans de nombreuses occasions. . on la conseillait dans là • chlora-anémie. On peut associer racine et feuilles. avant les repas. la gentiane. déficient ou dépressif. Une cuillerée à dessert de feuil lès dans une tasse d'eau bouillante. Arnica. et faire infuser. sa feuille est également efficace dans la malnutrition et le diabète. par SUite de faiblesse général~. On en prépare une décoction à la dose.Sauge. fois par jour. pendant ou après les repas (2 tasses par jour). de 40 gr par litre d'eau. on lul reconnaît d'être cordiale. Mettre une cuillerée à dessert de sommités fleuries dans une tasse d'eau bouillante. et du système nerveux tonique des convalescents. Evidemment. Avant. modérateur-réflexe de la moelle. en ralentissant les échanges. et finit même par les arrêter. les pollutions nocturnes et l'insuffisance menstruelle par inertie. dont on utilise les fleurs à raison d'une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. c'est la digestion qui est amorcée. On l'emploie à la dose de 5 gr pour 100 gr d'eau bouillante.ndant. on la prescrivait dans les états lymphatiques et prétuberculeux. laisser bouillir un peu. Ronce. Trois tasses par jour. Renouée. mais aussi favorise la nutrition et tonifie l'organisme en favorisant ses réactions de défense. Origan. l'arnica . Epine-Vinette. et la variété • odorante. c'est l'appétit ~ui ~st ~ti_mu~é. Les boutons. que l'on peut tempérer en mêlant la gentiane avec d'autres plantes. il y a un léger inconvénient: l'amertume.utilise à la dose de 40 gr de feuilles et fleurs dans uil litre d'eau bouillante. Com. les feuilles et les tiges tendres sont toniques. Prendre deux tasses par jour. déjà au Xl" siècle. et on l'utilise de même façon. Elle a mauvaise réputation de par l'usage qu'en font les fabricants d'apéritifs. à raison d'une poignée pour un litre d'eau. dans des mélanges de plantes. Une tasse avant. Comme la gentiane. En prendre deux ou tro1s tasses par jour. infuser et prendre après les repas. Son utilisation en cas de diabète est justifiée par le rôle qu'elle peut jouer dans les métabolismes. en arguant que l'on fait une cure de Taraxacum. Laisser infuser. elle agit favorablement sur le~ fonctions digestives. elle est nche en pnnc1pes amers. stimulante. Alors peut-on introduire ces toniques amers. ce qui est évidemment plus distingué. Ensuite. C'est bien regrettable car elle constitue un énergique stimulant des voies digestives. C'est encore un tonique amer. de fluidifier la bile. Entre autres propriétés (et elle n'en manque pas !). Appelée aussi Berbéris. en infusion prolongée. Boire à volonté. à utiliser aussi bien avant que pendant ou après les repas. de l'estomac . pe. on peut éviter la lugubre ptaisanterie de tirer les pissenlits par la racine. lorsque la trop grande rap1d1té de celui-ci s'oppose à Une bonne absorption des substances utiles~ Ne mettre donc qu'une demi-cuillerée à café de fleurs dans 100 gr d'eau bouillante.les fonctions hépatiques.

haricots donnent souvent de bons résultats autres troubles de malnutrition. afin de ne pas se trouver à nouveau dans une aussi périlleuse situation. pour autant que. écrivait-il. mais plutôt de lui tendre une perche. sèches. ~a nature . ou deux de fraîches dans un litre puis macération toute la nuit. Dans la nomenclature des plantes pouvant être utiles en cas de nervosité. Deux brins ou une cuillerée à café de fleurs pour une tasse d'eau. le clou de girofle peut être calmant des douleurs dentaires. et nécessiter les mêmes remèdes. et laisser ces • clous. soit en prolongeant le temps d'inf~sion ou d'ébullition douce. Par ailleurs. prévoir une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante pour commencer. De toute façon. Légère ébullition. anémie). Deux tasses par jour. bouillir quelques minutes. Le recours aux remèdes naturels implique donc un prealable de discernement et d'initiàtive personnelle. Garance. ce qui permet d'assurer ~u'1l faut poursuivre un peu l'expérimentation. l'effet semble co~traire au départ. LES CALMANTS Quand quelqu'un se noie. bien souvent des plus heureux. Elle est parfois utilisée dans le diabète maigre. . Haricots. et. D'autres possèdent ces trois vertus. sédatives et somnifères. Ainsi. Déjà. ~·a que. il n'est pas opportun de si· gnaler que de plus judicieuses conditions de. ne sachant· pas nager. dans l'~au en attente d'utilisation). mais ne peut être exclu. Par la suite. (rachitisme. s'il y a les principes actifs de cet~e plant~. Des surprises sont possibles lorsqu'un effet calmant est recherché avec une plante. Boire à volonté. • Des déceptions peuvent être enregistrées par ceux qui usent habituellement de sédatifs et calmants médicamenteux. d'insomnie ou de douleur. Parfois. à ce titre. aucun risque n'étant à encourir rien ne s'oppose à un essai. le docteur H. soit que l'on en prépare une décoction bien concentrée (dix clous de girofle dans une petite tasse d'eau · bouillir doucement cinq minutes. on comprend que la douleur n est vraiment calmée que lorsque sa cause disparaît. Après quelques autres. Certaines plantes sont à la fois apaisantes. Raspail la prescrivait lors d'affections osseuses liées à la • scrofule. vie auraient peut-être évité ces ennuis. cela peut compléter l'action de la figue sèche cuite dans du lait. aussi doit-on commencer avec des doses réduites _pour PRINCIPALES PLANTES REPUTEES COMME SED~TIVES DE LA DOULEUR Si la liste est assez longue des plantes qui tempèrent l'excitation nerveuse ou aident à trouver le sommeil. favorise digestion et assimilation. Bouillir rapidement et laisser infuser.Mettre donc une poignée de feuilles dans un litre d'eau. Ensuite. réflexions. cela ne sidérait pas complètement la 138 139 . le tilleul par exemple. Presque tous les remèdes naturels exerçant une acti~n en d.irection des troubles organiques. avant de conclure. et. si utile en de nombreuses occasions. eventuellement. Prendre à toutes les plantes encore non expérimentées. cette décoction est à utiliser en bains' de bouche prolongés. Leclerc avait expérimenté avec succès des infusions • très concentrées • de camomille romaine ou de matricaire. si des plantes sont analgésiques.Yalériane. lors d'assez violentes migraines chez certains de ses malades. à chacun de faire son choix et d'expérimenter. dans l'immédiat. rien n'interdit de recourir à quelques remèdes naturels pouvant aider à trouver le sommeil ou à tempérer la douleur. Un pénible excès de nervosité peut inspirer les mêmes. il est généralement conseillé de concentrer davantage les tisanes soit en augmentant les doses. mais sont plus spécialement efficaces dans un seul des domaines évoqués. faire du •. En cas d'abcès. Sans doute faudra-t-il rechercher les causes de cette situation et trouver les remèdes de fond. et que celle-ci. Les cosses de dans certains diabètes et Une poignée de cosses d'eau. c'est dans un secteur assez délimité. le moment n'est pas venu de lUi donner des leçons de natation. entre les repas. Peut-être. la nomenclature des sédatifs de la douleur est assez restreinte. mais. qui atténue la saveur parfois désagréable de certaines plantes mises dans un mélange. le rescapé aura grand intérêt à se familiariser avec l'eau. Quand quelqu'un souffre ou ne dort pas.. selon lequel les !'"ernes cond1t1ons do1vent aboutir aux mêmes résultats. l'effet avec les plantes ne pouvant être aussi soudain et important. Dans ces cas. puis s'affirme ensuite. soit que l'on en introduise un directement dans la cavité d'une dent cariée. ' En principe. est aussi un tonique des voies digestives. pouvant calmer des douleurs d'origines diverses. fait scientifique. On utilise la racine (écrasée) à raison d'une cuillerée à café pour une tasse d'eau. Cela est assez rare. réduire ou augmenter selon l'effet produit. Notre bon thym. volonté. ' Thym. évidemment. on ~oit aussi tenir compte de l'utilisation qui en sera fa1te p~r 1 organ1sme. On ne peut Jamais savoir avec précision quelle plante peut être la plus active dans un cas déterminé.. d'abandonner. semble plutôt se révéler légèrement excitante. mais sa principale indication reste l'excitation nerveuse.

le résultat espéré survient avec la régression de l'affection responsable. Le lotier corniculé présente des propriétés assez semblables. C'est là également une aide pour trouver le sommeil et procurer la détente. cependant. les palpitations et les msommes qu1 en découlent. toutefois. la marjolaine peut se. et le réveil agréable. CALMANT LES DOULEURS) Modérateur de la suractivlté cérébrale et de l'excitabilité réflexe. ~xcitante chez certains. elle calme la douleur et procure le sommeil. que l'on peut absorber en plusieurs fois. que l'on connaît bien pour son utilisation en bains d'yeux. Quand on aura signalé que les feuilles de lierre permettent. lui. le:o insomnies et l'angoisse tandis que les feuilles sont antispasmodiques. un modérateur de l'angoisse. · La passiflore. le tilleul se révèle parfois comme un excitant chez certains nerveux. PLANTES TEMPERANT L'IRRITABILITE NERVEUSE ET FACILITANT LE SOMMEIL (ET. Pour cet effet sédatif. le mélilot. bouillon-blanc. Parmi les ~~ltipl. Hypnotique et sédative. peut provoquer le sommeil sans contrepartie dépressive ni obnubilation des sens ou de l'esprit. surtout s'il s'agit de retrouver le s?~meil. la camomille ou la matricaire (le Dr Leclerc marquait une légère préférence pour cette dernière). le lotier corniculé est à la fois un efficace calmant des troubles nerveux. Ainsi qu'il a été remarqué précédemment.douleur mais l'émoussait dans de fortes proportions. La fleur la plus utilisée dans ce but est incontestablement celle de tilleul. ' Calmant du système génital. · ' · L'infusion de fleurs de primevère est sédative. à la saveur agréable.. . il faut laisser macérer une heure. le manque de sommeil.mamf~ste surtout dans les états nerveux. Le calme est parfait. est un antispasmodique efficace et un hypnotique calmant. Deux labiées.es pr~priétés . l'excitation nerveuse.. Une utilisation conjointe est possible. un antidépressif et un adversaire de l'insomnie. on l'apprécie surtout. On connaît bien l'oranger aussi . . d'angoisse. alors que la feuille est plus active encore. ~lie se . et d'en espérer un résultat favorable. en bains ou en lotions. Elle est aussi légèrement anesthésique. Le calament est antispasmodique. être conseillée dans toute insomnie. calment les douleurs pelviennes. même celle de l'enfant et de tous ceux dont le sympathique est perturbé. révéler efficace dans certaines migraines. en mélange avec du son. ' L'action c~lmante de la racine de valériane est connue et appréciée. mais c'est assez exceptionnel. Durant ces deux premières semaines elle est surtout tonique et apéritive. d'insomnie. en tempérant à la fois. la toux et l'insomnie. puis passer en pressant bien les fleurs. lesquelles peuvent se révéler également sédatives. à expérimenter les plantes indiquées contre la nervosité et l'insomnie. doivent être utilisées à la dose d'une cuillerée à soupe de fleurs pour 100 gr d'eau bouillante. dont les chatons exercent une action sédâtiye sur les organes génitaux. . Assez connu pour son action sur les fonctions biliaires. seront doublement utiles au bronchiteux et à l'asthmatique. ' . pour son action heureuse sur les bronches. de réaliser un cataplasme applicable sur le siège de toute douleur externe. on aura fait le tour des possibilités naturelles en matière de sédation immédiate de la douleur. ' On fait entrer le coquelicot (à défaut du pavot qui peut être toxique) dans la composition de tisanes pour toux nerveuse. Il est donc utile dans les névralgies. on peut relever celles qui mtéressent ICI. le boldo l'est moins pour le rôle qu'il peut jouer en cas d'insomnie. la menthe peut calmer la toux et les palpi· · tatwns nerveuses chez d'autres. Quant au. Autre légumineuse. Peut-être est-ce simplement parce qu'il soulage le foie que le sommeil survient? L'intérêt de son intervention est dans 1!3 simultanéité des résultats enregistrés sur la digestion et le sommeil. Ce que fait à peu près aussi celle de narcisse des prés.. qui n'étouffent jamais entièrement le brUit de la sonnette d'alarme qu'est la douleur. Ce serait un raffinement profitable d'édulcorer avec du miel d'oranger. A plus longue échéance. en faisant légèrement boUillir quelques feuilles (ou une bonne pincée de feuilles coupées) et en ajoutant ensuite. Un peu plus loin dans l'ordre alphabétique. ' . Reste encore. de même que le seneçon Jacobée très utile dans l'exagération nerveuse. a une saveur généralement assez peu appréciée. s'opposant à l'angoisse. Cette mixture. légèrement narcotiques. on peut trouver le saule. l'aspérule odorante peut. 140 141 . s01t antmévralg1ques et antispasmodiques. Calmante et somnifère. Mais quand l'efficacité est au bout . et après cuisson. le houblon passe pour être également somnifère sous deux formes: en infusion du lupulin (poussière résineuse en provenance des cônes) et en rembourrage d'oreiller avec des cônes. ses fleurs.de la sauge. Modeste légumineuse des champs. la mélisse (ou citronnelle) et la mélitte (ou mélisse des bois) peuvent intervenir efficacement lors de spasmes nerveux de vertiges. ACCESSOIREMENT. que ce soit en infusions. C'est bien là une des ma~ifestations de la sagesse des remèdes naturels. c'est surtout la fleur qui a la réputation d'être un doux et bon calmant. une pincée 'de fleurs. pour simple infusion. la fumeterre ne l'est qu'après deux semaines d'intervention.

La_ présence d'asca!ides lombricoïdes détermine un amaigrissement s~ns1ble. soir se_ulement pour les enfants. Le ventre est souvent ballonné. Santoline. dont l'hyociamine et le lactucarium sont calmants et somnifères . Menthe. Pour les ~nfants 11 Y a_l!eu de réduire la dose selon l'âge. infuser dix minutes. on prendra. ajouter alors une cu11lerée à dessert de folioles de séné. La1sser macérer toute la nuit. C'est d'abord la langue qui est blanche ou recouverte d'un enduit . une tisane préparée en faisant infuser dix mmutes. passer sur un linge fin et mélanger à 500 gr de m1el. Fétide ou fade. En cas d'échec. dans ~ne tasse à thé d'eau bouillante. Boire le lendemain matm. des troubles nerveux pouvant aboutir aux convulsions chez les enfants et. Et ce bon pistou. les_ paup1ères sont cernees. semences: 2 gr. Certains remèdes peuvent se montrer plus efficaces que d'autres. se_men-contra: 5 gr de chaque dans un demi-litre d'eau bouillante. soit encpre pour une autre cause: méga ou dolicho-côlon. de même que des picotements et sensations de gargouillements et de morsure dans l'intestin. Ai!. Fougère mâle. ~ne toux seche le matin au lever ou avant les repas. soit que leur foie sécrète insuffisamment de bile pour rendre impossible la présence de tels parasites. parfois aiguës. Très précieuse en cas de cœur c nerveux . soit que leur transit intestinal s'opère trop rapidement ou trop lentement. absinthe. matin et soir pour les adultes. et aussi la pomme. Absinthe. On peut conserver la même 9uant1te de semences de courges. de vertiges. vertiges. la présence de parasites intestinaux peut se révéler par l'observation de certains symptômes dont nous indiquons les principaux. est aussi un antispasmodique et un narcotique léger. camomille. des matières glaireuses quelquefois mêlées à du sang. LES VERMIFUGES Nos contemporains sont plus ou moins la proie des vers qu'ils hébergent. conseillé dans les migraines nerveuses. assez dur et douloureux. les pupilles dilatées souvent d'une mamère mégale. rhizome: 10 gr. avant la purge de bourdaine et folioles de séné. le safran. mêler avec du miel • absorber le tout en trois fois. ptôses. les. la1sse_r macérer 12 heures. som1:111tes fie unes: 10 gr. des demangeaisons_ au bord des. Anis vert: 20 gr. sommités fleunes: 10 gr. l'haleine est celle qui résulte d'un accès fiévreux. en dehors de vers ou portions de vers. L'état des selles a été évoqué . 142 143 . Aussi peut-on indiquer encore: . Tous ces phénomènes sont généralement accompagnés de nausées. se présenter sur un vase contenant de l'eau tiède JUsqu'aux trois quarts. afin d'éviter la rupture du ver. de picotements vers la gorge. à ete• la bile {vert jaunâtre).Utilisée surtout comme cardiotonique. On peut aussi constater un malaise général. à dessert ou à soupe selon l'âge. En donner une cuillerée à café.. Tanaisie. chez les adultes. les spasmes gastriques. reprendre en remplaçant l'eau par du lait. replis intestinaux. Quand le besoin ~·en fait sentir. On ne saurait clore cette liste. Pour les_ o~yures et ascarides. huit jours à la nouvelle lune et hUit JOurs à la pleine lune. have_. fleurs: 10 gr. feuilles: 20 gr. pendant trois semaines. prendre une tisane préparée avec une cuillerée à dessert ou à soupe d'écorce de bourdaine que l'on fait bouillir dans une gr~nde tasse d'eau pendant deux à trois minutes . T~ym. L'examen des selles est généralement révélateur et donne suffisamment d'indications sur d'éventuels parasites hébergés dans le canal intestinal. sans doute incomplète. mais leur faire prendre en plusieurs JOurs. Le visage devient très pâle. Si les selles ne contiennent ni fragments de ténia. sont ressenties vers la région ombilicale. Un autre condiment. sans mentionner le simple jus de laitue. si apprécié dans la soupe provençale? C'est le basilic. l'aubépine calme les palpitations. Pour procéder à l'expulsion du ver solitaire ou d'un lombric le système suivant s'est toujours montré d'une grande efficacité: ' Piler 30 à 50 gr de semences de courges. d'angoisse. qui s'avèrent parfois pires que le mal par les troubles qu'ils engendrent {au foie surtout) cette !f1éthod~ éprouvée est à la fois sûre et non violente. etc. Au c~s où le. tempère l'insomnie et l'irritabilité. On peut remarquer aussi une sensation de reptation dans le bas· ventre ou le long de l'œsophage. enfants ":lanifesteraient quelque répugnance pour cette t1sane. elles peuvent receler. ni oxyures ou autres vers. ~ ~es crises d'hystérie. à Jeun. la salive est épaisse et sécrétée plus abondamment qu'à l'état habituel. suivies ou non de vomissements de matières glaireuses. L'apparition des névro~es est généralement md1quée par la dilatation ou le resserrement des pupilles. une cuillerée à café du mélange su1vant: Mousse d~ ~orse: ~0 gr. matin et soir. preparer un s1rop avec: tanaisie. Contrairement à certains remèdes. narines. pour son brome. Troi~ à quatre ~eusses {commencer par une demie) dans une tasse d ea_u bou_111ante. ' Il est évident que le même remède n'agit pas également pour tous les tempéraments. Des coliques parfois sourdes. soit que leurs évacuations s'opèrent d'une manière insuffi· sante ou irrégulière. Une heur~ après. toutes les demi-heures.

Trois tasses par jour. infuser dix. Une cuillerée à café de semences et sommités par tasse d'eau. Une cuillerée à dessert de racine. Houblon. infu. (Pour lombrics et oxyures). Deux à cinq grammes dans une tasse d'eau. Une tasse le matin à jeun. 144 145 . Une cuillerée à soupe de sommités par litre d'eau bouillante. Une à six tasses par jour. selon nécessité. matin et soir. (Lombrics et oxyures). (Ténia et lombrics). Gentiane. Porter à ébullition. pépins. infuser dix minutes. (Lombrics et ascaris). Bouillir pour réduire aux deux tiers. (Ascaris). _Infuser ~ix minutes. selon nécessité. · · Les vers s'accommodent très· mal. du citron. Une tasse le matin à jeun pendant trois jours. Bouillir jusqu. Armoise blanche. Ma1s surtout lavement: une poignée de plante dans un l1. On y ajoutera du jus de citron frais. ~** Les remèdes . entre ou après les repas. bouillir deux minutes. si encore nécessaire. Cassis. Une tasse chaque matin. perturbe les fonctions hépatiques. (Oxyures du rectum). . 15 à 50 gr de rhizome par litre d'eau. Infuser une dizaine de minutes. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante. trois fois par jour. Cinq à dix fruits . infuser dix à quinze minutes. Tanaisie (Oxyures et lombrics). s'arrêter à· 300 gr par jour). peau. Une tasse le matin à jeun. en trempant un linge dans une décoc· tion de feuilles d'ansérine (trois poignées par litre d'eau. un litre d'eau. Bouillir doucement pendant un quart d'heure.surtout avec sa peau. Pour lavements : mettre une poignée de racine dans un litre d'eau. En ajouter aux assai· sonnements. Une tasse matin à jeun.' il est parfois nécessaire de compléter les tisanes par des lavements préparés. Lupin (Oxyures). Balsamite odorante. · Noyer. Absinthe maritime. .tre d'ea~ bouillant~. Donner en deux fois. à jeun. (Lombrics et oxyures). Aurone mâle. la moitié de la dose journalière. Faire une fois par semame.(d'églantier) par tasse d'eau. (Lombrics et oxyures). Une tasse chaque matin. Lavement avec décoction de graines. Une tasse le matin.infuser dix. infuser dix minutes (faire bouillir un· peu les semences). pendant trois jours. Dans un litre d'eau mettre deux ou trois poignées (100 gr) d'écorce (de la racine de prÙérence). Recommencer le mois suivant. avec la même plante. Ansérine. de préférence. Gratiole.à réduction de moitié. et une le so1r ?u coucher. Une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau. au bas-ventre. Boire le matin à jeun. Une tasse le matin à jeun. infuser dix minutes. Camomille romaine. trois jours de suite. les salades. Le jus de citron est un antiseptique puissant qui nettoie les intestins. Santoline. . Passer en pressant.Absinthe. qui est de 15 gr par année d'âge. Il est bon également de râper de la peau de citron (non traité) dans les plats de crudités. avant les repas. également. Bciire à jeun en trois fois à une demi· heure d'intervalle. ser dix minutes. bouillir dix minutes). infuser 10 minutes. La même décoction d'écorce de grenadier peut être utilisée en lavements. infuser dix minutes. Une cuillerée à café de semences ou une cuillerée à soupe de feuilles pour une tasse d'eau bouillante.indiqués pour le ténia et le lombric sont valables pour tous les gros vers . Ne jamais recourir à l'huile de ricin qui. Deux ou trois tasses par jour.bouillante. Fougère mâle. Macérer au moins trois heures. Une tasse à jeun. le citron permet la préparation d'une excellente boisson vermifuge. On fait également des compresses humides chaudes.Trois à cinq grammes (une bonne pincée) par tasse d'eau bouillante. trois jours de suite. Une heure après prendre la tisa~e bourdaine. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Mousse de Corse (Lombrics). etc. Bouillir deux minutes. Une poignée de cônes dans. à jeun. prendre la tisane de bourdaine et follicules de séné indiquée avec le système des semences de courge. devant subir un traitement chimique. Bouillir deux minutes et . Une heure après. infuser dix minutes. (Au-dessus de 18 ans. macérer la nuit. séné indiquée avec le système des ~emanees de courge. Cynorrhodon. · Genépi. Une cuillerée à dessert par tasse d'eau bouillante. Faire infuser dix minutes à raison de 3 gr de sommités pour 40 gr d'eau. Aurone femelle ou Santoline (Lombrics). après refroidissement. Prendre pendant trois ou quatre jours. (Lombrics et oxyures). il est nécessaire de terminer la cure de plantes vermifuges par une légère purge de. Grenadier. Une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bo. Myrtilles (Dysenterie amibienne). Une cuillerée à soupe de plante coupée par tasse d'eau. Trois ou quatre tasses par jour à n'importe quel moment. bouillir deux minutes. Recommencer si encore nécessaire. L'huile de noix a Un bon effet vermifuge. Bouillir quelques minutes. ceux se rapportant aux oxyures sont à retenir pour le traitement des autres petits vers. bourdaine.uillante. (Ténia et lombrics). Bouilli avec pulpe. Pour les gros vers. trois jours de suite. Trois tasses dans la journée. en deux ou trois fois aussi proches que possible. par tasse d'eau. plus1eurs semames de suite. Une tasse le matin à jeune et une trentaine de minutes avant les deux principaux repas. Une tasse le matin à jeun. Retirer du feu. Une poignée dans un litre d'eau bouil· !ante. Pour les petits vers.

une nature ou une localisation de calculs puissent convenir dans toutes les situations. bouillir quelques minutes. cylindrique. On l'ajoute aux autres plantes. vésical. lequel peut être englobé de carbonate de calcium (calcul unique).. Les remèdes doivent être plus orientés vers la dissolution des calculs que l'incitation à la migration. dans un canal excréteur des glandes mammaires (calcification de son produit de sécrétion ou d'un exsudat). L'huile d'olive. mais réformer l'alimentation est peut-être mieux encore. boire en deux jours. de l'anis. Encore dans le cas particulier de calculs biliaires.g de racine dans un litre d'eau. panqtéatique. c'est bien. lequel sera d'ailleurs un utile appoint pour la dissolution des calculs. Egalement sédative et hémostatique. bouillir 5 minutes. amygdalien. 3 ou 4 tasses par jour. boire en 24 heures. Pour la faire mieux supporter par l'estomac encore vide. boire à volonté. rénai ou ovarien). cystine. voici une liste de plantes particulièrement indiquées pour leur résorption. ••• Bien que les remèdes naturels conseillés pour une forme. l'intervention de certains peut être plus efficace dans des cas particuliers. articulaire. le traitement tourne court. au sein de la substance cérébrale (masse calcifiée du calcul cérébral). dans les bronches.). mûriforme . mais aussi à sa nature et à sa composition. Véronique. 10 g pour un litre d'eau. Boldo. la plupart peuvent intervenir dans tous les cas. on recourra plus particulièrement aux plantes suivantes: Alkékenge. trois tasses par jour. Le plus souvent. bouillir quelques minutes. Et comme. Chicorée sauvage. on le sait. dans la cavité cardiaque (cardiolithe). la vessie. Romarin. à l'intérieur de la paroi ou au niveau d'une valvule cardiaque. Les calculs biliaires ont surtout pour origine des dépôts de cholestérol. avec toutes les perspectives de récidive. la vésicule et les voies biliaires ou danli d'autres organes. cystinique. Le recours a\JX remèdes naturels n'exclut d'ailleurs pas ces perspectives. hématique. laquelle est à l'origine des si pénibles coliques hépatiques ou néphrétiques. chaque repas. cardiaque. Les calculs sont identifiés selon le siège (calcul hépatique ou biliaire. il est utile de lui adjoindre du jus de citron. la forme (calcul coralliforme. pour les calculs urinaires (reins ou vessie). 20 g de la racine dans un litre d'eau. xanthine ou carbonate de calcium. Bourrache. 146 147 . Une cuillerée à soupe de feuilles ou de racines coupées dans une tasse d'eau . ou encore dans le canal d'une glande salivaire (dépôt de sels de calcium). ou de bilirubinate de calcium (calculs multiples). et l'intéressé se retrouve sur la table d'opération. Est émolliente et aide ainsi à l'évacuation des particules sableuses. 30 . oxalique. boire en un ou deux jours. cérébral. La dose moyenne est d'une cuillerée à dessert d'huile.. bouillir 10 minutes. Prendre des tisanes. avec le jus d'un demi-citron. pour aromatiser. 60 g de baies dans un litre d'eau. Patience. une tasse avant . entre les repas. Si des remèdes naturels sont plus spécialement indiqués selon les localisations. la composition (calcul bilirubinique. dans !e canal · pancréatique ou l'une de ses branches. amener à ébullition. peut alors faciliter l'évacuation du calcul lorsque la réduction suffisante de son volume le permet. phosphatique ou uratique). le problème reste posé. Pratiquer ainsi trois semaines par mois. ou autre. si le traitement ne comporte pas l'abandon des pratiques ayant préludé à l'anomalie. boire en un ou deux· jours. cholestérinique.· entre ou avant les repas. 30 g pour 100 cc d'eau. Herniaire. le remède doit être adapté non seulement à la localisation du calcul. Des calculs peuvent se retrouver aussi dans les articulations ou leur voisinage (calcul arthritique). Médicalement. les uns et les autres vont être mentionnés. il ne modifie ensuite aucune des conditions l'ayant conduit à cette extrémité.LES PLANTES ANTICALCULS La lithiase. pendant trois mois. bouillir quelques minutes. par son pouvoir lubrifiant. oxalates. amener à ébullition. faire bouillir un peu. calcaire. Arrête-bœuf (Bugrane). du thym. 30 g de racine dans un litre d'eau. Ainsi. en général. 5 g pour 100 cc d'eau. prise le matin à jeun. dont il atténue l'amertume. on connaît l'activité de l'huile d'olive. plus rarement. Très amère. ajouter de la menthe. ou encore des deux substances et de sels organiques (calculs mixtes). urates ou acide urique. Ces calculs résultent de la précipitation de substances habituellement dissoutes: phosphates calciques ou ammoniaco·magnésiens. ce qui justifie son introduction dans les mélanges de plantes. colloïdal. Contre les calculs biliaires. mélange avec d'autres plantes. Petit houx. se prend surtout en. est caractérisée par la formation de calculs dans le bassinet rénal.

4 g de la plante dans 100 cc d'eau . Gratteron. Réunir les éléments suivants: fleurs de bourrache. 30 g par litre d'eau. fleurs d'arnica. 40 g de racine dans un litre d'eau. de même que le jus fraîchement exprimé de radis noir ou de poire. trois à cinq tasses par jour. citron. quantité. ajouter 1. baies de genièvre. porter à ébullition . entre ·les repas.2. racine d'aunée. boire en 24 heures. 20 g de chaque. feuilles d'aigremoine. est également utile dans les mélanges. · Citrouille. le bouillon de poireaux est un remède simple et efficace . · Grémil. cette plante ayant la réputation de • briser • les calculs. puis égoutter. bouillir quelques minutes.. infuser en maintenant bien couvert. réglisse.50 g d'eau. Prêle. pendant trois semaines.la plante. Désinfectant des voies urinaires. semences de citrouille. amener à ébullition. 5 g de baies dans 100 cc d'eau . trois ou quatre tasses entre les repas. entre lès repas. racine de chiendent. et faire bouillir 20 minutes. l'aubier de tilleul sauvage. Saxifrage. Ses feuilles éliminent purines et acide urique. Le chiendent offre également ces possibilités de polyvalence. Piloselle. aussi bien pour la dissolution des calculs urinaires qu'en cas de localisation dans les voies biliaires. boire en deux jours. 148 149 . A' cette racine lavée. trois à cinq tasses par jour. infuser. 5 g dans 100 cc d'eau bouillante. préparation et dose. loin des repas. trois ou quatre tasses par jour.contre toute lithiase. amener à ébullition et laisser infuser. Drainant le rein et • essorrant l'éponge hépatique . celui de çitron. 50 Cl de plante dans un litre d'eau. bouillir 10 minutes. Cassis. ••• Tenant compte des indications concernant les plantes mentionnées. amener à ébullition. 5 g de la plante dans 100 cc d'eau. sommités fieu· ries de bruyère. Mettre une cuillerée à soupe de chaque dans un litre d'eau. entre les repas. Considéré comme un bon dissolvant des calculs. trois tasses par jour. Reine des prés. · Plus spécialement pour les calculs de la vésicule biliaire. une ou deux tasses par jour. Ainsi. Genévr'ier. Solidago (verge d'or). même. n'est malheureusement pas toujours disponible en herboristerie. trois mois de suite. deux ou trois tasses par jour. Guimauve. plante de prêle. *** Certaines plantes sont indiquées. · Pariétaire. Cures de 10 jours par mois. laisser macérer jusqu'au refroidissement. on peut concevoir ainsi un mélange à utiliser en cas de calculs des voies urinaires. feuilles de cassis. Comme d'ailleurs. sommités fleuries de centaurée. miel. bouillir quelques minutes. amener à ébullition. en un ou deux jours. L'action émolliente des semences en justifie l'intervention dans un mélange. 40 g de plante dans un litre d'eau. boire à volonté. Mettre une cuillerée à soupe du mélange dans une tasse d'eau. racine de pissenlit. Verser une tasse d'eau bouillante sur 30 g de racine coupée menue. Avec . verveine. Encore un émollient à associer à d'autres plantes contre les calculs. boire à volonté. ayant donné souvent de remarquables résultats: feuilles de patience. sommités fleuries d'absinthe. amener à ébullition. boire en un ou deux jours. On peut agrémenter avec thym. que l'on utilise à la dose de 40 g dans un litre d'eau . bouillir pour réduire aux trois quarts. 3 à 5 g de plante dans 100 cc d'eau. recourir au mélange qui suit.Bruyère.

Mettre une bonne cuillerée à soupe de fleurs (ou deux du mélange fleurs et feuilles) dans une tasse d'eau bouillante. prudente (et.On la connaît bien comme antispasmodique. Les plantes agissent évidemment tout autrement. en contiennent parfois (ainsi. l'itinéraire est long et sinueux. On peut aussi . de l'urée et autres produits de désassimilation. Des effets diurétiques incitent à l'élimination des chlorures. avec effets modérateurs sur la fibre cardiaque. Comme la digitale (digitaline). . l'œdème peut se résorber. diurétique et hypotenseur.PLANTES POUR LE CŒUR ET LES ARTERES Adonis (vernalis) ou Adonide de printemps. le remède médicamenteux aide à s'accommoder d'une morbidité persistante: en dilatant artificiellement les vaisseaux obturés en partie. Du cœur fatigué au cœur réellement atteint. mais annonciatrices des dangers). est particulièrement indiqué dans les névroses cardiaques dues à l'excitation du sympathique. n• 3). régulariser la tension (souvent trop élevée) et le rythme de pulsations. Si elles fluidifient le sang. passer ensuite à deux ou trois tasses par 24 heures. vendus (sans ordonnance) en pharmacie. Durant une maladie. Genêt. car les autres variétés peuvent se montrer toxiques. Peut être utile en cas de palpitations et d'insuffisance valvulaire. en contribuant à la fonction hépatique. . Ses effets étant encore toniques et hypotenseurs. elle peut être indiquée dans l'angine de poitrine et les névroses cardiaques. ce n'est que par la réduction de leurs causes. . On utilise les fleurs. peut-on envisager un soutien dans les · situations intermédiaires. On emploie l'adonis isolé à la dose de 4 g pour 200 g d'eau bouillante (infuser quelques minutes). si elles favorisent le transit sanguin. Gui. compte tenu que les directions sont souvent divergentes. La relève des médicaments par les plantes doit être évidemment très progressive.. diminue de volume et renforce son tonus.· à prendre en trois fois dans le courant de la journée. si possible. ou par les remèdes ! Déjà. mettre une ou deux pincées de feuilles LES PLANTES POUR LE CŒUR ET LA CIRCULATION On ne peut demander aux plantes plus qu'elles ne peuvent donner. il est aussi diurétique. cette plante peut souvent remplacer la digitale. Infuser et prendre une tasse par jour en plusieurs fois. éliminateur de l'urée. Aubépine. Aussi' intéressante et incontestable soit leur action.. tonifier le muscle ou modérer la fibre. produire un effet diurétique.On le conseille surtout dans les cardiopathies à symptômes rénaux. Corollaire: le cœur ralentit ses mouvements.Contenant un des glucosides les plus puissants. l'adonis stimule le systènie accélérateur et inhibiteur du cœur. et surtout son traitement. mais elles apporteront leur contribution. à raison d'une cuillerée à café pour une tasse à thé d'eau bouillante. soit pour une réfection ou une remise en état. les plantes parviennent à soulager le cœur. la diurèse se rétablir. le pouls s'améliorer. pendant quelques minutes. Certains mélanges de plantes. Ainsi. en limitant leurs spasmes (parfois défensifs). . si celle-ci est encore possible. elles ne mettent pas entrave à sa coagulation s'il jaillit accidentellement hors des vaisseaux. ce n'est pas au prix d'un effort de dilatation (passagère). que la nature peut toujours réaliser quand on se place dans sa ligne générale. la tisane Boribel. en calmant les douleurs (pénibles. elles ne referont pas un cœur ou des vaisseaux neufs. mais par le drainage et l'assouplissement. dont la vente est réservée aux pharmaciens. le genêt régularise aussi les pulsations. mais il faut s'assurer qu'il s'agit bien du genêt • à balai.toujours avec l'aide des plantes . Dans une tasse d'eau. contrôlée). Alors peut-on être assuré d'exercer une heureuse influence sur le cœur en recourant à une tisane pour le foie. Tonicardiaque et diurétique.stimuler doucement la circulation artérielle. Que de cœurs conduits à l'épuisement par une maladie. . recours justifié pour autant qu'elle réduit les battements dans les vaisseaux et établit un équilibre entre la tension et l'impulsion cardiaque. des chlorures . et prendre en plusieurs fois dans la journée. A la fois modérateur et tonique. Laisser infuser quelques minutes. Peut exercer une influence vasodilatatrice sur les vaisseaux des membres inférieurs. Muguet. si elles tempèrent les spasmes. si elles calment les douleurs. 1' ( ' 150 151 . Faire infuser 3 à 5 g de fleurs dans 200 cc d'eau. Prendre deux ou trois tasses par jour. et être ainsi une acceptable solution terme entre le remède médicamenteux et les plantes d'herboristerie. freiner l'éréthisme cardiaque.C'est aussi un antispasmodique précieux. Si cela est bien supporté. soit pour la recherche d'une substitution ou d'une compensation.Malheureusement inscrite au tableau C.. ce n'est que dans la mesure où ils deviennent excessifs. dans le cadre d'une remise en ordre globale. en mettant entrave à la coagulatjon du sang (aussi bien celle qui est normale et protectrice que l'anormale). Palliatif avant toute chose.

la décoction de sa feuille régularise la circulation et rétablit l'équilibre entre la circulation artérielle et la circulation veineuse. Complète l'action d'autres plantes en combattant efficacement hydropisie et œdèmes. c'est aussi un diurétique. solide et . en un ou deux jours.· Porter à ébullition et prendre en deux jours. en mettre 40 g dans un litre d'eau. phlébites et autres troubles affectant les veines~ Une cuillerée à dessert de racine coupée dans une tasse d'eau.L'action de l'infusion de feuilles est bien connue pour régulariser la circulation. . Porter à ébullition et laisser infuser. la neutralisation et l'évacuation des substances résiduaires. et cela en conséquences . Mettre 40 à 60 g de racine dans un litre d'eau. cérébrale surtout. Bouillir quelques minutes.. entre les repas.dans la production hormonale. Marrube blanc. entre les repas. à la dose de 40 g par litre d'eau. Boire à volonté. à faire intervenir en cas d'hydropisie d'origine cardiaque. Olivier. en plus de l'acide citrique et de la vitamine C (acide ascorbique). Jeter l'eau bouillante dessus. . il l'esvmoins d'agir sur les canaux veineux. après deux minutes d'ébullition. dans une tasse d'eau bouillante. le petit houx contribue à éliminer des veines les liquides excédentaires. Trois ou quatre tasses par jour.en tous cas. infuser. Il ne saurait être toutefois question de renoncer. à la dose d'une cuillerée à dessert pour une tasse ou de 50 à 100 g pour un litre. Pervenche. affection gênante et disgracieuse. principes actifs phlébotropes. tient bien sa place dans les compositions de tisanes pour varices. Asperge. les valvules peuvent aller s'atrophiant. 3 minutes. sa feuille est particulièrement utile lorsque la tension est trop élevée. Bourse-à-pasteur.Contribuant à la réduction des veines dilatées. dans un récipient pouvant être tenu bien clos. . Amener à ébullition et lai?ser bouillir dix à quinze minutes. Ficaire. bien plus sûrement que la déficience valvulaire des veines. Dans une tasse d'eau. Pour un emploi isolé. Deux ou trois tasses par jour. La plante coupée s'utilise à raison de 40 g pour un litre d'eau. Prendre avant les deux principaux repas. conseillé aussi en cas d'arythmie. et fermer le plus hermétiquement possible.Du rhizome oo extrait les hétérosides stéroliques. PLANTES POUR LA CIRCULATION VEINEUSE S'il est relativement aisé d'améliorer les problèmes circulatoires par l' • allègement . entre les repas. . et on laisse. Amener à ébullition et laisser infuser. des feuilles coupées).C'est un cardiotonique. Cassis. . mais ne présentant aucun caractère de gravité. brisés pour 100 cc d'eau. d'un déséquilibre .d'un acheminement à point de départ congénital. Egalement diurétique.. contiennent aussi des produits de synthèse. Deux tasses par jour. entre les repas. On jette une cuillerée à soupe de feuilles coupées. l'amélioration de n'importe quelle situation restant toujours possible. l'orientation se fera vers des plantes pouvant exercer une action vasoconstrictive. devant les remèdes naturels. La dose est de 40 g de plante coupée dans un litre d'eau. selon nécessité et effet produit.Ce vasodilatateur accroît l'irrigation circulatoire. Il exerce aussi d'intéressants effets constrictifs des parois Usses de la paroi veineue. à n'importe quel moment. bouillir 2 à.coupées. la fluidification du sang.· à la base de médicaments. varicocèles. Il est donc utile d'en ajouter aux mélanges d'autres plantes conseillées pour le cœur et la circulation. avant ou entre les repas. l'athérosclérose peut parfois régresser. On le prépare à la dose d'une cuillerée à café de cônes.Elle agit indirectement sur le cœur. . Puisque les parois veineuses sont distendues. Par suite d'une carence ou de pléthore . hémorroïdes. Décongestive. à la rigueur. . ou en mélange avec d'autres plantes. . Petit Houx (Fragon). . Mettre trois à cinq grammes de fleurs dans 100 cc d'eau (une tasse à thé). Amener à ébullition et laisser infuser jusqu'au refroidissement.Seule.Ce vasoconstricteur des veines est le remède de choix des varices et hémorroïdes. D'autres complèteront en régularisant la circulation et en tonifiant les muscles qui agissent sur les veines elles-mêmes. amener à l'ébullition et laisser infuser. malheureusement. . bouillir quelques minutes. Mettre des sommités flellries (ou. Reine-des-prés ou Ulmaire. justifiée. décongestive et réductrice. Prendre deux à cinq tasses par jour. grâce à ses effets toniques et diurétiques. et infusion jusqu'au refroidissement 152 153 . . Trois tasses par jour.Hamamélis. Une ou deux tasses par jour.C'est surtout un hypotenseur.Sa réputation est ancienne. lesquels. mettre une cuillerée à dessert de feuilles coupées. C'est la racine qui est utilisée.. mais souvent inexorablement. Prendre tout en 24 heures. .Sédatif du cœur. Trois ou quatre tasses par jour. Cyprès. lentement. Pourtant de plus sombre pronostic.

on en adjoint aux mélanges et. surtout. les deux se préparant à la même dose (voir plus haut à propos de la sauge). en tenant compte des propriétés particulières de chaque plante et de la situation du moment. noyer. Les hormones végétales. hémorroïdes ·et varicocèle. bouillir quelques minutes. 50 g . à la dose d'une cuillerée à dessert de plante coupée dans une tasse . 20 g . règles : si celles-ci sauge qui convient. Trois tasses par jour.(ou. prêle. remplacer par la sauge. Boire à volonté. Se souvenir encore que les feuilles de chou (crues et simplement écrasées) contribuent bien à calmer et décongestionner localement.La décoction de l'enveloppe concassée des fruits est conseillée en cas de varices. en bains . 154 155 . romarin. les plantes se dynamisant réciproquement. par contre. vigne rouge. Marron d'Inde. bander et laisser en place quelques heures (même toute la nuit}. .· Aussi bien en cas de varices que d'hémorroïdes. 60 g. sont utilisées à raison d'une cuillerée à dessert.locaux (pieds. Millefeuille. Des incidences d'origine endocrinienne n'étant pas à exclure. mieux encore. dans ce domaine des relations entre le fonctionnement ovarien et la dégénérescence valvulaire. ce serait l'opposé. mais avec seulement quatre ou cinq cuillerées à soupe du mélange. à appliquer sur varices. . et aussi lors de congestion et d'hypertrophie de la prostate. Porter à ébullition et laisser infuser. Cinq ou six cuillerées à soupe du mélange dans un litre d'eau . Trois ou quatre grammes dans 100 cc d'eau . noisetier. Cette dernière plante pour le cas où les règles sont assez abondantes . c'est la en cas contraire. Les plantes qui les renferment ont par ailleurs des propriétés souvent assez variées. Sauge. Même préparation que pour la première tisane. macération toute la nuit). Il est notoire que la sauge est très riche en hormones féminisantes.d'eau. . * ** * ** D'autres mélanges peuvent être réalisés. lesquelles se substituant aux sécrétions normales. Faire bouillir deux poignées de feuilles dans deux ou trois litres d'eau. hamamélis. puis d'alchimille. On peut ajouter du jus de citron. si bien qu'elles peuvent être employées pour des motifs sans rapport avec une déficience hormonale. En mettre trois ou quatre épaisseurs. Pour une femme. sont normales. porter à ébullition et laisser macérer jusqu'au refroidissement. On peut également signaler que. Première tisane : aubépine. avec son corollaire les varices. · Seconde tisane : persicaire.Peu utilisée seule. menthe. car e1·1e se digère assez mal. hémorroïdes. pour des bains pas trop chauds (sinon cela dilaterait les veines) ou des compresses tièdes. entre les repas. l'armoise (mêmes doses et utilisation que la sauge et l'alchimille) intervient utilement quand les insuffisances ovariennes et valvulaires vont de pair. entre les repas. gui. successivement des deux plantes. mais plutôt en précurseurs et stimulants des sécrétions organiques. faire le choix peut se faire d'après la marche des sont insuffisantes ou trop espacées. avec ces hormones végétales. mains) ou en compresses. ne se présentent pas comme des produits de remplacement. en plusieurs fois. on notera que deux plantes peuvent agir de façon non négligeable. hysope. matricaire. Rien ne s'oppose donc à faire des périodes d'essai de trois semaines par mois de sauge. c'est l'alchimille. millefeuille. marron d'Inde. à raison de deux ou trois tasses dans le courant de la journée. deux mélanges de plantes peuvent intervenir. qu'il faille intensifier ou réduire certaines élaborations glandulaires. Ses fleurs ou ses feuilles. 20 g de chaque. 10 g de chaque .Cet antispasmodique peut être ajouté aux mélanges ou utilisé seul. à n'importe quel moment. veines douloureuses. en infusion de dix minutes. dans la situation contraire. La difficulté est évidemment de déterminer quelle sécrétion est déficitaire .Ce reniède polyvalent est utile aussi pour stimuler et régulariser l'appareil circulatoire. contribuent ainsi à en atténuer encore -sinon.le débit. ou leur mélange. bourseà-pastem•. on l'utilise à l'extérieur. Prendre deux ou trois tasses par jour. alors que pour l'alchimille. dans une tasse d'eau bouillante. en tarir . Une ou deux tasses par jour. il n'en va jamais comme celles qui sont d'origine animale ou même de synthèse. mais. Ces mélanges sont généralement très efficaces. en alternant chaque semaine. 30 g de chaque . alchimille. Si les règles alors l'essai. 10 g de chaque . pour enrichissement en vitamine C. Vigne rouge. De même. son influence pouvant ressembler à celle de la testostérone. toutes les plantes indiquées précédemment peuvent être utilisées pour des compresses tièdes. .

lainage ou autre). Rabattre draps et couvertures après avoir placé des bouillottes aux côtés de l'intéressé. ). pourra rester insensible après un litre de sureau.elle le fait assez souvent tout de même). sans l'aide d'autres auxiliaires qu'une boisson chaude favorisante. La nomenclature qui suit commence par les plantes généralement les plus actives.. que la fièvre commence à paraître inquiétante et que la respiration est gênée. Pour un effet sudorifique. Ces voies ne doivent jamais devenir courantes. est un bon dépuratif. pour retirer les couvertures. découvrir l'intéressé et le lotionner rapidement avec un linge trempé dans de l'eau. qui transpirera après avoir absorbé un bol de bourrache. crise douloureuse : rhumatisme.. alors.. Sauge. Plus les tisanes sont prises chaudes et en abondance. Il est seulement de ces rares états. et les doses et quantités indiquées sont des moyennes qu'il est possible de dépasser si cela semble bien supporté. des couvertures et une source de chalëur (couverture chauffante. fraîche. les réactions étant parfois très différentes d'un sujet à l'autre. Tremper une grande serviette (ou éventuellement un petit drap) dans de l'eau froide (ou légèrement tiédie) et l'essorer. après une bonne suée. pores de la peau . laquelle se substitue alors en partie aux autres émonctoires.LES SUDORIFIQUES La bonne. Douce-amère. Prendre à plusieurs reprises en une ou deux heures. même si la transpiraHon ne vient pas ou est insuffisante. par exemple. pour autant qu'ils créent un conditionnement favorable à l'élimination cutanée. ). où une bonne et abondante transpiration viendra libérer l'intéressé. cela se fait généralement assez rapidement. Prendre en plusieurs fois. fait également bien transpirer. lumbago . Pourtant. et bien mal considérés sont ceux qui se permettent de ne pas se mettre à transpirer consécutivement à l'absorption d'un grand bol de cette bonne tisane. 156 157 . · Cette transpiration est exceptionnelle et à encourager seulement dans certaines circonstances (fièvre intense et persistante. Les éliminations normales doivent se faire par le canal des émonctoires prévus à cet effet (intestins. bouillote. les sèches seraient peut-être plus indiquées. la saine. C'est une plante aux effets assez étonnants. à faire transpirer lorsqu'on en prend une assez grande quantité dans un espace de temps assez court. et le recours répété à des appareils ou installations pouvant provoquer la tran~piration forcée est assez rarement justifié. alors même que rien n'incite à la transpiration. aussi peut-on y recourir également en cas de furonculose. à moins qu'une couverture chauffante ne recouvre le lit. l'utile transpiration est celle qui survient spontanément. C'est le sudorifique traditionnel. les plantes sudorifiques étant toujours dépuratives. en faire bouillir une bonne poignée dans un litre d'eau pendant quelques minutes et laisser infuser à feu doux (pour maintenir suffisamment chaud). etc. On associe alors tisane et enveloppement humide du thorax. C'est d'ailleurs toujours de cette manière que doivent être uti~ lisés les sudorifiques : généralement ce qui reste du litre après décoction ou infusion. mais pour l'usage envisagé ici. par contre. certains. même si elle ne fait pas transpirer (mais . Leur intervention peut même. En mettre une poignée (40 g environ) dans un litre d'eau bouillante. Une tisane bien chaude ayant déjà été prise. Ainsi devrait-on se tester soi-même. Il n'est pas facile de préciser par avance et pour tous quelles plantes sont les plus propices à déclencher la transpiration. vessie). il est f~cile de contrôler la séance et d'intervenir rapidement. dans l'espace de une à deux heures. · En général. oreilles. A vrai dire. il est des réfractaires ! La bourrache a heureusement d'autres propriétés et son intervention sera finalement positive. le reste de la quantité prévue sera terminé alors que l'enveloppement est en place. bien chaud. Le placer ensuite dans du linge sec et le laisser reposer au moins deux heures avant de reprendre IElS applications d'argile. mais attendre tout de même deux ou trois heures avant de renoncer en cas d'échecs. Des • sorties de secours • peuvent être exceptionnellement ouvertes (narines. On utilise les feuilles fraîches ou s~ches.. en faisant bouillir 40 g de feuilles pendant dix bonnes minutes. ne pas avoir à hésiter ou à se livrer à une expérience. maintenir à feu très doux pendant une dizaine de minutes. L'un. de dermatoses diverses. le bénéfice est certain. Si la transpiration doit survenir. en l'espace de une à deux heures. devenir vraiment défavorable. de rhumatisme.. le cas échéant. Buis. Toujours dans le peloton de tête des tisanes anti-infectieuses . simplement pour. pourtant plus physiologiquement normaux. à l'usagé. la tête transpirant autant que le corps. gorge. En entourer le thorax et recouvrir d'un linge sec et épais (tissu-éponge.). En préparer un litre. Prendre en plusieurs fois dans l'heure.. Si elle est prescrite en usage prolongé pour faire cesser les transpirations morbides et persistantes. reins. fer à repasser. · · PLANTES SUDORIFIQUES (OU DIAPHORETJQUES) Bourrache. Comme la plupart des sudorifiques. elle parvient. plus grandes sont les chances de bien transpirer. de goutte. les bains de siège froids ou d'autres interventions à intention curative.

leur retirant ainsi leur signification. Comme le tilleul. infuser dix. Infuser à chaud pe. Une poignée dans un litre d'eau froide. après avoir lu ce qui précède. bouillir deux minutes. Peut faire transpirer. En mettre alors 30 à 40 feuilles dans un litre d'eau bouillante. pour espérer la transpiration il faut tout avaler en une ou deux heures. Oranger. pendant trois heurt. ·il convient plus de l'encourager que d'y porter entrave. Dans une tasse d'e. · On met à infuser 30 g de fleurs dans un litre d'eau bouillante. Mettre une cuillerée à soupe de la plante hachée dans une tasse d'eau bouillante. Feuilles et racine co~:~pées s'utilisent à la dose de 30 g par litre d'eau froide. Ainsi étouffe-t-on généralement dans l'œuf toute velléité protectrice ou défensive. trois fois de suite. on pourra continuer alors de l'utili· ser. C'est la dernière plante de la nomenclature des sudorifiques. Une tasse par heure pendant trois heures.:Ju bouillante. bien corsée.en thérapeutique naturelle savent qu'à ses débuts un incident de santé est souvent la traduction d'un effort libératoire de l'organisme. Tussilage. LES PLANTES A FAIRE INTERVENIR EN CAS DE TOUX Tous ceux qui ont quelques connaissances . Infuser à ch1.ndant dix bonnes minutes.Mettre donc 40 g de sauge (feuilles et fleurs) dans un litre d'eau bouillante. Chardon bénit. Quand l'affection à traiter par la transpiration s'accompagne de complications respiratoires. les suivantes ne l'étant qu'occasionnellement. Une tasse par heure. · Salsepareille. avec les plantes pré~ cédemment présentées. laisser infuser au chaud dix à quinze minutes. Il semble que ce ne soit pas le mal qui gêne vraiment. en cas de résistance.t. Boire en une ou deux heures. peut faire transpirer ceux qui ont des dis- positions. Après la période de transpiration. lequel effor. Laisser infuser à chaud et prendre chaque heure. Alors est-il possible de commencer l'expérimentation par le citron et de la poursuivre ensuite.et surtout une sérieuse expérience . penseront que tout cela est bjen compliqué. surtout si elle est douloureuse ou gênante. trois fois de suite. Une cuillerée à soupe par tasse d'eau bouillante. Une des tendances actuelles est de craindre toute réaction organique et d'agir pour la contrarier s'il en survient une. Lavande. toutefois l'aide des couvertures et des bouillottes. cette quantité se boit en un ou deux jours. Il en est certainement qui. et laisser infuser à feu doux. Amener à ébulition. en plusieurs fois. c'est aussi un calmant. · Coqu~licot. Gratteron. Une tasse par heure pendant trois heures. si précieuse pour les hyperten?~s ou les diabétiques. · Genévrier. encore que le ·tilleul parfois énerve certains au lieu de les calmer. Boire en une ou deux heures. puis prendre ·le tout en l'espace d'une heure.1ud pendant dix à quinze minutes. · Citron. Tandis que pour la recherche d'un effet diurétique. et l'on maintient ainsi au chaud pendant quinze minutes. pour provoquer la sudation. Boire le tout en l'espace de deux ou trois heures. Prendre une tasse toutes les heures. Prendre dans l'heure.!s. Maintenir au chaud pendant un quart d'heure. Cette bonne feuille d'oranger. mettre une poignée de feuilles dans un litre d'eau froide. le sureau est particulièrement indiqué. ce rôle étant dévolu aux remèdes faisant dévier les réactions naturelles. dans laquelle aura bouilli un peu d'écorce de citron. Tilleul. Il est normal qu'à la suite d'un phénomène congestif ou inflammatoire. spasmes et autres réactions dépendant des réserves vitales et des possibilités immuno- Frêne. et surtout désinfecter. avec. 158 159 . porter à ébullition et maintenir au chaud une dizaine de minutes. 40 g par litre d'eau. Comme pour une action diurétique. mais en main~ grande abondance. mais sa manifestation apparente. s'il est pris en assez grande abondance et si les conditions accessoires requises pour la transpiration sont bien réalisées. Sureau. ' Carex. mettre une bonne cuillerée à soupe de fleurs. les organes et tissus affectés se prémunissent contre les éventuelles conséquences de cet état par des sécrétions. Infuser en maintenant au chaud pendant dix à quinze minutes. Cela aide aussi aux expectorations. Mettre une cuillerée à soupe de fleurs dans une tasse d'eau bouil· Jante. Il en est que le tilleul fait bien transpirer. Une cuillerée à café de baies séchées par tasse. citronnade chaude. Boire le tout en deux ou trois heures. mais l'essentiel ici est que cela fasse transpirer. et le coquelicot y incite à la dose d'une cuillerée à café de fleurs séchées pour une petite tasse d'eau bouil· lante. alors qu'il leur suffit généralement d'une bonne. trois fois de suite. Infuser à chaud et prendre chaque heure. porter à ébulition et garder sur feu doux une dizaine de minutes.

logiques. ~es infusion~ de racine de primevère peuvent alors stimuler les secretions bronchiques et en hâter J'expectoration. dY remedier SI elle est déjà installée). de plus. Toujours en cas de toux sèche. pour encourager les excrétions.un rhume. surtout au stade où les sécrétions deviennent importantes. Très eHicace et adoucissant. en plus.rtout pour parti· ciper à l'excrétion des sécrétions muqueuses. qui faissaient brûler ses feuilles pour permettre l'inhalation de la fumée aux asthmatiques. Au début d. selon leurs propriétés respectives.. La racine de Réglisse. les muco· sités restant trop compactes et adhérentes aux parois. les bourgeons de pin ou de sapin. qui atténue l'éventuelle âcreté ou amertume de certaines plantes utilisées dans les mélanges. d'ailleurs. pour attenuer J'irritation causée par les sécrétions trachéales et bronchiques. Ces remarques peuvent être inspirées par bien des situ_a~ions. grâce à une influence sur la paroi muqueuse. tels le thym. à remédier à l'affection. tandis qu'est tempéree la toux excess1ve.. la gêne naît des difficultés à expectorer. Ce n'est que lorsque la toux ou tes expectorations persistent trop. Ainsi seront utilisés : les béchiques émollients. le tuss1tage peut alors y participer activement. les fleurs de ces deux plantes étant sédatives. des émollie. tout en calmant les éventuels spasmes des· voies respiratoires. Ainsi de la racine d'Aunée qui libère la muqueuse suivant ce processus. Le plus souvent. c'est-à-dire l'expul· sion des mucosités (défensives) sécrétées. ou encore que ces dernières sont ins~ffisant~s au d~but alor~ qu~ les voies respiratoires semblent encombrees. C'est dans ce cas assez courant que le tussilage intervient avec bonheur. pour participer au prem1er de ces phenomènes ? C'est que. d~~ conséq~ences d'une grippe (laquelle. leur compacité pouvant être un obstacle à la migration. par précaution. il y aura lieu de recou. en effet admettre qu'un remède végétal puisse. les béchiques balsamiques. sinapismes. justement. et d~ recoun~ aux pl~nte~ . celle qui résulte plus d'une irritation que d'un besoin libératoire. de la tisane de sureau (contre les phénomènes infectieux les plus fréquents dans les voies respiratoires) ou de feuilles de buis. Comment. susceptibles de prévenir une éventuelle mfect1o~ (ou. elle· même. Parfois ces mucosités tardent à apparaître. diminue l'oppression.. . Je capillaire de Montpellier ou la racme de gu1mauve. Il est toujours assez étonnant pour celui qui en est à la conception de la médication spécifique de voir conseiller des plantes dont les propriétés semblent parfois se contrarier. à la fois. la libération et le glissement. L'infusion de sa fleur calme la toux et facilite l'expectoration. Alors peut-on s'en remettre aux plantes pour ces actions à la fois stimulantes et régulatrices. l'aridité des muqueuses se tradui~ant par une toux sèche d'irritati?n. alors qu'elle survient su. encourager les exp~ctorations et c~lmer la toux. il faut parfois liquéfier préa· lablement celles-ci. Dans Je cas présent. Dans ce lot des plantes qui peuvent faci- 160 161 . surtout si une infection s'est installée sur ce terrain épiso· diquement favorable. c'est-à-dire propres à calmer la toux et aussi. aura déJa 1mpose 1mtervent1on du buis).nts comm_e le lichen d'ls· lande. La racine de Scabieuse est également un bon expectorant. Le Bouillon-blanc. Elle peut être utilisée encore en cas de trachéite persistante. ~:il. Il en va un peu de même avec l'Hysope qui. de même que la Primevère. par excitation des cils vibratiles et des muscles lisses des canaux. alors que tes manifestations surviennent souvent dans des cond1t10ns et des endroits très différents. par exem· pte). on doit s'évertuer d'abord à encourager la réaction. a aussi la propriété de fluidifier les sécrétions bronchiques et d'en réduire l'effèt irritant S'il est important de faciliter les expectorations. par extension. il suffit de pratiquer quelq_ues révulsions (par cataplasmes. A part quelques situations particulières où il importe de dégager un endroit menacé (cas de congestion. frictions) . peuvent être ajoutés à d'autres plantes balsamiques et bactéricides. l'eucalyptus. des mucosités s?nt stimulés et régularisés. Les Anciens le connaissaient bien. qu'il ne faut pas confondre avec le lierre grimpant (qui parfois court à terre s'il n'a pas de support pour grimper) auquel il ne ressemble d'ailleurs pas. avec la fleur pour arrêter une toux qui persisterait. la sécrétion. tout en s'ef· forçant toutefois de la rendre supportable. Interviendront alors les mfus1ons de thym et tes citronnades chaudes avec. pour modifier les sécrétions en les fluidifiant et en neutralisant leur agressivité. s'agit. béchiques. ·' _ Une remarque importante à faire est. celle-cl ne devant pas non plus être gênée. également avec les feuilles de Lierre terrestre (herbe de St-Jean). celle-ci survenant. les béchiques expectorants. Cela est prévu par la nature car la plupart des plantes expectorantes sont également liquéfiantes. si bien que l'on peut commencer avec la racine pour expectorer et continuer. qu 11 y a J1eu de fa1re mtervenir les plantes.ir aux différentes plantes. s'il aide à expectorer. Il faut prendre la précaution de le passer à travers un linge pour arrêter les poils tapissant ses feuilles. la fluidification. Ensuite selon les phénomènes pouvant se manifester. tou~ qu 11 est possible de les excréter. gu'il fa~~ agir sur la toux seulement après certitude que des mucos1tes ne s~ournent plus da~s les bronches ou leurs annexes car c'est surtout grace à la. est aussi un modérateur de la toux excessive grâce à une légère action narcotique. il ne saurait être question de faire intervenir de_s remèdes pour arrêter la toux.

~:sl!bagl e pour mieux. peuvent interven'· f s. e a pren re par CUille. violette.. mais seulement s'il est possible de se procurer la plante fraiche. l'Origan. dans· une tasse d'eau bouillante. n'étant ~: ~~~~:r~:~r!~~~i~:::~. une petite tasse toutes les trois ou quatre heures.Pr~ml re.est sur!out vraiment un résultat satisfaisant 1 u foie que 1on obtient n'étant qu'épisodique. après un rhume. les séc. la fleur de Coquelicot peut la faire cesser. l'Angélique. prolongé en direct~~~ p~r ex~mple).~ remèdes inter~es. dans un peu d'eau ou sur un morceau de sucre (système particulièrement pra· tique lors de déplacements). à utiliser quand la toux a résisté aux plantes employées isolément : fleurs d'arnica. il les deux en alternant). etc.a~~es~tg~ondt plus favdorables dans une csi~~~~~~~~u:~~~s àu~~na~~.liter les expectorations et modérer la toux. de même que le Cochlearia. à laisser infuser jusqu'à refroidissem:~: ~n. e Jar 10 ou au hasard des :. gui. Alors s~~f-~se. le soir au coucher.hoix peut être one pas e se placer dans une ·r · quant au choix à déterminer mais d d" posl lon e. et notamment chez ceux ui c r alns cas plus réformer leur alimentation et leur façonq de ~~ms~~nce~~t seulement à pl~~ !'~pl~~~~~!~s~~n t~~a~:utiq_ue t 162 163 . douce-amère. lorsque.te~ . le Marrube blanc.mbarrassante dont on peut disposer quelle~ sont ce~le lsce~ner.. un traitement. ont en particulier une influence aseptique. bouillon-blanc. fleurs de· narcisse. celle qui est séchée ayant perdu une notable partie de ses propriétés. absinthe marine.:. 5 gr. adulte : une cuillerée à soupe. au moment de l'incid'approvisionnement deav~~fr~~~~e~~~sc~m~ted!enu des possibilités promenades. Pour enfants de 2 à 5 ans : une cuillerée à dessert. surtout si l'on y adjoint du Mélilot et des semences d'Anis.). Il faut une quanbouillir puis laisser refroidir. la Balsamite odorante sera plus spécialement indiquée. ensuite le ' pu~s e ureau . Il est certain que des pla~te~enoal~antes. la Menthe pouliot. mais pour un effet plus rapide. elle • faisait bien .. . c'. le taurier d'Apollon et la traditionnelle tisane dite • des 4 Fleurs • bien qu'elle comprenne sept composants (mauve. De m~~~s da~. dont on prendra quatre ou cinq gouttes.:~red~n~ u~. Certaines autres plantes. Si la toux est consécutive à un état catarrhal (inflammation des muqueuses et hypersécrétion des glandes de la région affectée). :xpectorer. • • que d'une manifestation aiguë d'uu~s~t ltn hors . tussilage. la Consoude ou à la Persicaire les uell e recour~r à la caces en cas d'hémorragie légère q P esl plante~è son~ également effi· tité assez massive de lante (3 'ouour a .cas d'irritation). On peut utiliser les sommités fleuries en infusions. boire !np~~n. On peut encore mentionner.étions' ~~~!::Tent. Ces plantes n'ont pas toutes été précédemment mentionnées. le Carragahen (fucus crispus). coquelicot. on trouve encore l'Anis. très abondantes et muqueuse se cicatrisant mal.::~y.maltresses . an IS que pour l~nte. la Pulmonaire de chêne. le Coquelicot et le Bou. difficile. parmi les plantes dent. Plus sérieux sont les motifs ayant présidé à la composition du mélange qui suit. . l'inflammation et la sécheresse du pharynx . la Germandrée et la fleur de Violette.dun mcl~ent passager seconde éventualité (bronchite chroniq a c romque. litre d'eau. guimauve.~~~~~~~m~~: Il est encore à évoquer c t · .~·:~::. subsiste une toux d'irritation. comme le Thym. Toutes ces tisanes· conviennent a · b· 1 . la Véronique. la Capucine. tandis que le Velar pourra intervenir heureusement en cas d'inflammation du larynx et de sécheresse de la gorge entrainant l'enrouement. de chaque. le . La dernière de ces plantes n'est plus guère utilisée et il parait qu'elle n'avait été introduite dans le mélange que pour des raisons mineures (elle ne coûtait pas cher. qUI. la Mauve (surtout en .il est justifié de faire intervenir I'Erysimum. il suffit d'une bo~ne pincée d s' . sommités fleuries de solidago.persistantes. infuser quelques minutes en récipient clos. la seconde. le bourgeon de Peuplier. Lorsque.et aussi contre la toux spasmodique . mals dans cette par.vi~~ ~tat catarrhal. complexes. pieds de chat).fleurs de coquelicot. la Busserole.. La Lavande est un très bon antiseptique et aussi un intéressant anti· spasmodique. il n'est que de recourir à son essence. 15 gr.e tassâ d'eau b~uil· rees dans le courant de la journée. fleurs de pêcher. ' e recours aux plantes béchiques Dans cette abondance de plante b" f . pétales de pivoine. et des rhumes et bronchites à sa suffirait de faire intervenir le i~~~onc~rn~ ~.. Toujours contre l'enrouement. rhumes et bronchites C'est er ames Circonstances particulières des . prémunisante contre une éventuelle complication infectieuse. de cha· que . l'Euphraise. dans le lot des béchiques. n anc pour en fm1r avec la Ce n'est qu'en cas d'effet insuffisant d 1 " que les autres auront à intervenir. racine de valériane.ou le BUIS (ou enfin l'Anis. 10 gr. toux. C'est très efficace.·i.

d'autres moyens curatifs (notamment ingestion et applications d'argile. passiflore (fleurs en bouton). ' · LES PLANTES QUI AIDENT AUX FONCTIONS DIGESTIVES Deux perspectives sont à envisager lors ·du recours aux remèdes naturels. ' Prise en cours de repas et ainsi mélée aux aliments. en pareille circonstance. PLANTES STIMULANT EFFICACEMENT LES FONCTIONS DIGES· TIVES. (somm. coriandre (~emences). la stimulation des fonctions hépatiques entre bien dans le cadre de la seconde perspective (d'ailleurs la principale) et. indiquée page 70. veronique (sommites fleunes). frêne fumeterre (plante).:. ache (fleurs et semences). aunée (racine).Déminéralisation •• ' PLANTES EXERÇANT UNE ACTION TONIFIANTE ET POUVANT DONC COMPLETER CELLES QUI PRECEDENT. il p~ut faire mfuser une ou deux pincées ou autant de fleurs de ou quelques feuilles de sauge. Eventuellement. fleuries et feuilles).reine des prés (plante). Absinthe (sommités).). PLANTES CALMANTES. ·etc. parallèlement à l'intervention . une tisane composée peut contribuer à l'amélioration des fonctions digestives. par ailleurs.Une formule composée agit très favorablement c'est celle indiquée page 74 (Pour digérer et bien dormir). · A. valériane (racine). houblon (cônes). .s .e). antispasmodiques. e~ feuilles). houblon (cônes). carminatifs. origan (som!flltes. fleunes ou non). AGISSANT BIEN EN CAS DE SPASMES ET CONTRACTIONS. calament (sommités fleuries). marjolaine (sommités' fleuries). thym (sommités fleuries ou non). millefeuille (plante). il ne saurait être envisagé d'acquérir toutes celles qui sont indiquées pour chaque situation particulière. il faut expérimenter et bien noter quels résultats ont pu être attribués à l'une ou à l'autre. gratteron (plante). feuilles de l'autre et semences d'une troisième). sureau (fleurs et écorce). tilleul (fleurs). il est toujours possible . acore (racine). suffire de camomille café d'ani~ en fin de difficile _. launer d'Apollon (feuilles). Alchimill~ (plant~)! aneth (semences).nis vert (semences).d'associer différentes plantes (par exemple. Dans les cas rebelles. par son effet tonique sur l'intestin. à prendre repas. oranger (feuilles et fleurs). 165 164 . gentiane (racine). Absinthe maritime (semences et sommités). centauree petite (sommités fleuries). PLANTES AUXQUELLES ON PEUT RECOURIR EN CAS DE FORMATIONS GAZEUSES ET EN PRESENCE DE POCHES D'AIR GENANTES (et aussi ~our compléter les plantes calmantes. mélilot (tige fleurie). Atténuer la douleur ou d'autres désagréments. romarin (sommités fleunes ou non). camomille romam~ (une ou deux fle~rs ou pincées de fleurs). camomille (fleurs. menthe (feuilles). Un mélange est très efficace : centaurée petite (sommités fleuries). il est utile. chardon bemt (plante). à petites doses). anis vert (semences) aspérule odorante (sommités).nces). PLANTES STIMULANT L'APPETIT LORSQUE CELUI-Cl DEMEURE PAR TROP DEFICIENT. fumeterre (plante coupée). ményanthe (feuilles) véronique (sommi· tés fleuries). germandrée (sommités fleuries). ' (?cerce~. Participer à l'action générale pour rétablir ... · Parfois. Coquelicot (fleurs). ch1corée sauvage (racine et feuilles). ~~le (feu~lles et chatons). de toute façon. La nomenclature des plantes actives pour chaque circonstance est établie selon l'ordre alphabétique. ache (feuilles et racine). une action en ce sens peut être menée tout en recourant aux digestifs. le coefficient d'activité étant assez différent parfois selon les sujets ou les particularités. romarin (sommités). · ' :ou~ aider à une bonne évacuation des gaz. menthe (feuilles). ulmaire . l'intégralité des fonctions. que le trouble se manifeste à un endroit ou à un autre: 1.et souvent plus effi~ace .et sommités ~leu­ ries). matricaire (fleurs). aurone mâle (fleurs et feuilles). Selon les difficultés du moment. • Alchimille (plante). gentiane (racine). recourir à la formule . Digestion Ballonnements . aristoloche (feuilles). qe faire intervenir le mélange " Foie • Insuffisance • mentionné page 70.. fleurs de l'une.· Généralement. houblon (cônes). cicatrisants. armoise (feuilles). centaurée grande (racine). ou une petite cuillerée à vert dans une décoction d'écorce de citron. etc. mélilot (sommités fleune~)~ melisse.. marjolaine (plante). aunée (ra~m. sauge (fleur. on peut alors recourir à certains éléments de la nomenclature qui suit. lorsque ce ne sont pas les memes). PLANTES AMELIORANT LES FONCTIONS DIGESTIVES ET ATIE· NUANT LES CONSEQUENCES DE LEUR PERTURBATION. pouliot (feuilles). angélique (jeunes tiges). feno~1l (se~. Comme. Elle est formulée page 73 sous l'indication "Anémie . orange amère (écorce). bas1llc (p!ante). pissenlit (racme et feuilles). marrube blanc (plante). carvi (semences). mélisse (feuille. verveine (sommités). 2.

BONNES FONCT IONS DIGESTIVES. eg r~ment feuilles et plantes et les sommités fleuries. on fait bouillir l' è un peu plus graines et racines . assez loin des repas. lierre terrestre (plante). Réglisse (racine). ) peuvent être simplement 166 167 . chiendent (racine)." ~men ' .. D'autres pla t e~~~ts a la fo1s .n~uell_e influence défaont bien été constatés mais à 1 e. au cours du repas du soir). LORSQUE L'INFLAMMATION \T . Prendre une tasse le matin à jeun et une autre dans la journée en cas de douleurs. fraisier (racine). sauge (fleurs et feuilles).n d h semences de psyllium qu'il suffit ~·ac laleur. puis laisser infuser jusqu'au refroidissement . avec un peu de liquide. mentionnée et à propos de laqu~r~:~~ de la reg~lsse. apres le repas : pissenlit (racine) 10 g de ch~ ~o~ypo~e. pervenche (feuilles). PLANTES A FAIRE INTERVENIR SE COMPLIQUE D'ULCERATIONS. Avant d'en terminer avec ce su'et d . fleuries. en tisanes . asperge (racine). bonbons à la réglfsse. germandrée aquatique (plante). PLANTES SUSCEPTIBLES D'ETRE UTILES LORSQUE L'INCIDENT DIGESTIF SE COMPLIQUE D'INFECTION (colibacillose notamment).se reporter a la première doses peuvent varier d'un' ca:Ja. av. drèle (plante).c un. salicaire (sommités fleuries). amener à ébullition et laisser infuser 10 à 15 ·minutes. psyllium (graines. Une ou deux cuillerées à soupe dans une tasse d'eau .15 g . orange amère (écorce). Une formule est assez efficace pour contribuer à la cicatrisation d'un ulcère interne : absinthe (sommités) calament (sommités fleuries). '" user quelques minutes en maintenant au chaud . réglisse (raà soupe par tasse d'eau bouillant' _g f e chaque.:s d?as ~elevation de la tension d~. Plutôt que en prenant pour base ue la p precises. amener à ébullition et laisser encore un peu à feu doux . pour obtenir des va er. de chicorée sauva e d n es eurs de souci. notamment le rosi~ eureusement dans la plupart des inpren?re. cine). prendre deux ou trois tasses par jour. pareil effet puisse se produire Il n'a d'ai'lle•l n~ s~mble pas que · urs Jamais été constaté. 30 g de chaque. as_sez sou~ent de provenance médicale concern aur? pu lire des Informations vorable sur la tension artériell a~t une ev?. bistorte (rhizome). d'une cuillerée à so~:e. Indépendamment de celui-ci. Il peut arriver que les digestions soi t ment par insuffisance de sécrétion sa~·n _un ~eu trop lentes. tormentille (racine). elle peut être :r~sentéeD: t~~us. violette (fleurs). DUODENUM. absinthe (sommités fleuries). aspérule o'dorante (som~it:~) g~~mll. POUR LE RETABLISSEMENT ET L'ENTRETIEN DE. lin (graines). .marquer combien ces de s'en tenir à des notions tr~u ~n. Carragaheen ou fucus crispus (frais ou sec dans des tisanes ou à l'état naturel dans salades et potages). feuilles de ajoutées aux salades et crJdï'tés~ menthe . La formule " Reins-Vessie "• indiquée page 70 est intéressante à utiliser dans de telles situations car elle tempère l'inflammation tout en produisant un effet doucement laxatif. guimauve (fleurs). hysope (feuilles et sommités fleuries). . ~eu de l!quide. mauve (fleurs et feuilles). genêt (fleurs) s es ~onvlves. ceci a dsau~se le u~e Importante consommation COides prescrits contre la maladie d'Add~~n~e remplacer des cortiDa_ns l'utilisation modérée. porter à ébullition. 10 g de chaque . adou~1ssants pissenlit. sureau (fleurs). Une ou deux cuillerées à soupe du mélange dans une tasse d'eaù . e! doucement laxatifs. simpleque l'infusion de fleurs et feuilles d IValreb. Deux cuillerées e . (rhizome). es racmes et les fleurs. On peut évide u 1 IS~ es plantes p~ur en obtenir partie de l'ouvrage mais 'd.. plantes et sommités On peut rendre cette tisane plus active encore en ajoutant 30 g de noix de cola et autant de coques de cacao. elle es! agréable à souci (fleurs). dans une tisane ou prises à raison d'une ou de deux cuillerées à café. . mais cela risque de la rendre un peu excitante. PLANTES A UTILISER EN CAS D'INFLAMMATION DE L'ESTOMAC OU DU . notamment po~r les en cours de repas. Une formule intervient alor h cidents. 30 g.l comme.ur les feuilles.. n se souviendra alors cuillerée à dessert par tasse d'eau et set~ •euse. à la dose d'une • peu s •muler cette sécrétion. Airelle-myrtille (baies). tilleul (fleurs). Toujours en général. mieux vaut expérimenter une cuil'lerée à café pir tasse do~:ll pour le~ seme~ces est d'environ d'une cuillerée à dessert et 'o e pour. a évoquer les doses auquelles on e~ ennuis digestifs. SUJet ? un autre. ' mals seu ement infuser les fleur~ Parfois. une t • asse apres le repas. Id' est ~ re. il reste le meilleur effet. une composition donne très vite les résultats souhaités en cas d'inflammation avec sensation de brûlure : bouillon blanc (fleurs). 25 g de chaque . grande consoude (racine). Une cuillerée à café par tasse. gentiane (racine). il n'est pas beso. prendre un moment avant les repas. germandrée (sommités fleuries). Une remarque est à faire à o . 10 g de chaque. bétoine (racine). . . origan (sommités fleuries).

Fe_nu~r~c.e. c~ n est pas tout à fait exact. qu'il s'agisse d'une manifestation prolongée de malnutrition ou d'un effort d'accommodation de l'organisme à une situation exceptionnelle. dans l'alimentation est-il bien avisé de donner une assez grande place à l'artichaut et une très grande au topinambour. fastidieux et coûteux examens. toutefois. l'ail. les diverses chicorées ne· doivent. ma1s en tenant compte des propriétés respectives d. si on laisse ce dernier en présence des gra1~es. si la forme et le P~lds du corp_s n ont _pas été affectés par l'état déficient.nces dans deux tasses d'eau et de porter au feu pour réduire de mo1t1e. sa présence en tête de liste sera1t InJUStifiee. à l'abricot et à la pêche. guand il est trop ancien ou profond. l'oignon. il résulte que la plus efficace recette consiste à mettre une cuillerée à soupe de ses se~. un embonpoint ou un amaigrissement important. on ne peut oublier que des traces de ce déséquilibre des fonctions nutritives ont été relevées dans des vestiges de la plus haute antiquité. avant d'entreprendre un traitement justifié seulement par des présomptions. Le fenu~_rec. doivent inciter à faire intervenir des plantes antidiabétiques. à leurs possibilités d'être facilement assimilés. Quel dommage. pas être négligés. de production locale. mais ce n'est pas la généralité. Phénomène ne laissant d'ailleurs pas d'étonner les intéressés. Sans doute ce diabète préhistorique était-il déjà la • conséquence de l'inconséquence • des classes aisées. soit dit en passant. et même d'autres anomalies mineures telles que des crevasses aux commissures des lèvres. On s'attardera d'ailleurs un peu sur le mode d'utilisation du fenugrec. S'il est incontestable que les conditions trop faciles de vie. on se doit de mentionner q~e to. De to~tes les expériences prolongées et répétées. ou à s~ liberer dun 1nconvement passager.et. Pour que le fenugrec induise un véritable engraissement.utes . Une prec~ut10~ a ne p_as _négliger est de passer le fenugrec sitôt terminée la ~educt10n du _llqu!de car. _n est plus que de recolter. Froid. l'abondance alimentaire et les aberrations qui en découlent. à la fraise. l'insatisfaction des gens poussant à chercher les compensations dans les excès ou même seulement les inconséquences ---' de table contribuent à grossir le lot des diabétiques.se tradUire pa~ seulement un retour des forces. se prolongent. mais c~lture. sucre • inverti • pouvant s~ passer de sa fac1l1t. Déjà.e chacune des plantes. Il suffit d'en planter une fois. Mais si celles-ci . parallèlement à l'adoption de produits dénaturés. Stimu· lant 1? fonctiOn pancréatique.é d~ chaque annee. ces petites graines que les Yéménites diabétiques VIvant en Israel appellent • chilbe • et adjoignent à leur alimentation. de l'influence pancréatique pour être assimilé. L'intérêt majeur des médications naturelles étant ·leur absence de nocivité et une influence généralement polyvalente et bienfaisante. le seul inconvénient limiter l'extension de ce robuste et prolifique topi- Le salsifis et l'artichaut présentent également des avantages semblables quant. Dans certaines situations. tandis que dans d'autres il représente un effort d'accommodement à une situation exceptionnelle et de survie.les autr?s façons d'accommoder ou d'absorber le fenugrec n ~nt jam?IS abou. ainsi que c'est notamment le cas dans de nombreux pays africains où maintenant • prospère • le di:Jbète. Peut·être faut-il auss1 ment1onner que les graines cuites ne se consomment pas à ' moins d'un appétit assez particulier? Pour en revenir au mode de préparation. 11 cultural étant de nambour. En période de déficience. Une fatigue ou une soif inhabituelle. ' L'épisode a_limentaire n'étant que secondaire dans cette chronique reste à ment1onner les plantes propices à faire régresser le diabète' ~ ~·en a~con:moder. et le déséquilibre maintenant compensé devient permanent et difficile ment réductible. le fenugrec ne faisant pren~re du po1ds qu'à ceux qui en manquent. :-:pans !:ordre alphabétique. Comme le fumet qui se dégage lors de cette cuisson n'est pas toujours apprécié mieux vaut faire la préparation le soir et ne prendre le liquide subsistant que le lendemain matin. c'est certainement le fenugrec qui vient en t~te. la situation se normalisant spontanément dès le retour à des conditions plus normales. Ce diabète de circonstances ne présente guère d'inconvénients qu'épisodiquement. On dit du fenugrec qu'il fa1t grossir. Il faut toutefois remarquer qu'il est des an:ateu~s d_e fenugrec chaud.l'assimilation. non seulement en raison de sa teneur en inuline. chacun peut se trouver dans · la situation d'un diabétique.tl aux mêmes résultats. Aussi son intervenÙon peut . mais les périodes d'insuffisance assez fréquentes. Parfois auss1. et ensuite. leur donner une place Importante dans les menus. des difficultés dans la cicatrisation des plaies. cel_les-cl f1mront par l'absorber entièrement. d~s format10~s graisseuses font place à l'accroissement du tissu m~scula1re. que ce tubercule ne jouisse pas d'une plus grande considération et ne soit pas plus généralement apprécié. le diabète est donc bien une manifestation dégénérative. ce qUI se traduit par un amincissement sans perte de po1ds. si l'abandon des aliments traditionnels. il faut 168 169 . c'est nettement plus acceptable. les circuits nerveux sont trop profondément influencés par cette programmation exceptionnelle pour retrouver l'originale.LES PLANTES CONTRE DIABÈTE ET MALNUTRITION Dans le petit ouvrage • Diabète et malnutrition • cela a été remar· qué : à un quelconque moment de la vie. il n'est pas de nécessité absolue de se livrer à de nombreux. grandement . de même qu'à l'asperge à la betterave rouge. on le remarque également là où les incar· tades alimentaires sont limitées. Plus exactement il favonse .qu'il s'agisse de carences ou d'excédents -.

Elle est indiquée surtout en cas de diabète maigre et serait assez active dans ce cas si elle ne perdait malheureusement une partie de ses propriétés en vieillissant. On peut manger beaucoup d'ail. mais il ne resterait plus assez de liquide) fraîches ou sèches (en général. .ou une cuillerée à soupe de feuilles coupées . certains pensent pouvoir mieux la tolérer à un autre moment de la journée.Renfermant un principe qui abaisse le taux du sucre sanguin.On utilise toute la plante. ne serait-ce que pour une dernière remarque : passant très rapidement dans les liquides organiques. Géranium Robert. Alchimille. . mais seulement en partie car il faut bien reconnaître que ce qui est pris le matin à jeun a une tout autre valeur. mieux vaudrait chercher quelques moyens termes pour l'acceptation (commencer· par de petites quantités. à n'importe quel moment. possèdent quelques propriétés hypoglycémiantes. et pourtant être perturbé par une tasse d'eau aillée trop corsée prise le matin. qu'il s'agisse de poudre ou de cachets en contenant. le galéga peut également rendre des services en cas de diabète. puis passer. des mois durant). Galéga. l'eucalyptus est non seulement un robuste désinfectant. lequel versait à la famille un dédommagement d'autant plus important que la future épouse était replète et pesante.). édulcorer avec réglisse. la feuille d'olivier est doublement utile au diabétique en raison ·de l'action favorable qu'elle exerce aussi sur la tension artérielle lorsque celle-ci est trop élevée. elles. menthe. trois tasses par jour. Ce serait sans doute encore efficace. certains manifestant quelque répulsion devant cette tisane. . Boire entre les repas en un ou deux jours et recommencer. Ce n'est donc pas nécessairement dans cette direction qu'il faille s'orienter pour un effet antidiabétique. l'humble et simple cosse de haricot (celui qui est à écosser.Si les baies sont utilement utilisées en cas de troubles èlysentériques. En mettre une ou deux poignées (on pourrait en mettre dix sans dommages.Bien que peu usitée. . Valériane. les feuilles. Et il peut en être de même avec tous les autres modes de présentation du fenugrec. .Avec la racine de la bonne vieille • herbe aux teigneux • on peut préparer une tisane à effet hypoglycémiant. La tisane qu'elles permettent de préparer est un bon complément de toute cure contre le diabète. amener à ébullition et laisser au feu quelques minutes. Plutôt que de se diriger vers d'autres modes d'utilisation. et cette eau aillée matinale aura une action bien plus favorable et efficace sur la tension que tout l'ail pouvant être pris dans la journée. passer. dans presque _tous les plats cuisinés. Non seulement l'urine est vite imprégnée. Trois à cinq tasses par jour. avec l'usage de la décoction. de racines pour un litre d'eau tiède.Il contribue à réduire la glycosurie. En mettre une poignée dans un litre d'eau et procéder comme avec les cosses de haricots. bouillir et infuser dix minutes.Plus connu pour ses propriétés béchiques. des jeunes femmes orientales pouvaient-elles trouver plus aisément un mari. entre les repas. Renouée. préalablement trempées ou moulues.de façon massive. Ce n'est qu'assez rarement que l'effet sera aussi évident.dans une tasse d'eau bouillante. . prendre entre les repas. Alors mène-t-on de préférence la cure pendant les saisons où l'on a moins tendance à transpirer. Faire bouillir une dizaine de minutes. Mettre deux poignées de cette racine coupée dans un litre d'eau. à la dose de trois cuillerées à soupe dans un demi-litre d'eau bouillante. Il est bien d'autres plantes hypoglycémiantes dans le monde. . boire tout en deux ou trois jours. laisser refroidir.Complète bien l'action de la précédente. entre les repas. C'est souvent que le diabète s'accompagne de troubles circulatoires. à quelques exceptions près. mais elles restent ~!Juvent à être expérimentées par d'autres. L'utiliser à la dose de 100 gr. etc. Myrtille (ou airelle). Mais ceci est une autre histoire et il faut revenir au fenugrec. . Ainsi. pourtant pas tellement désagréable quand elle est refroidie. dans un litre d'eau à prendre dans le courant de la journée. citron. aussi l'intervention de l'olivier est-elle particulièrement indiquée.et peut-être encore de nos jours dans certains groupes humains . attendre le refroidissement. La décoction de fenugrec se prenant généralement le matin à jeun (une semaine sur deux. infuser et boire à volonté. mais aussi les exsudations. à raison de deux ou trois tasses par jour. se préparant à la dose d'une cuillerée à dessert pour une tasse d'eau bouillante. laisser macérer une douzaine d'heures. à la dose d'une bonne poignée par litre d'eau. ses pigments les odorisent assez fortement. Olivier. se prépare et se prend de même façon. on en met plus de fraîches que de sèches) dans un litre d'eau. Bardane. .l'utiliser comme autrefois . en introduisant les graines. Eucalyptus. C'est peut-être dommage. Herniaire. tel ce • maluah • • •• 170 171 . Haricot. sans que pour autant il soit inutile.Surtout réputé (et à juste raison) pour son action galactogène. . Procéder comme avec les plantes précédentes. infuser et passer. infuser et passer.Oui. mérite d'être essayée en décoctions (légère ébullition) de 30 gr. évidemment) que l'on jette négligemment à la poubelle ou au tas de compost. mais dont il faut tenir compte devant les exigences de la vie en société. En prendre trois tasses par jour. . Ce n'est évidemment là qu'une incidence mineure. cette cosse est un robuste antidiabétique. mais aussi un antidiabétique à utiliser à la dose de trois ou quatre feuilles .

pns tels ou trempes. ajouter de la verveine à la plante ou au mélange choisi. décongestionner. et elles sont assez nombreuses : anis. à dessert ou à soupe (selo~ âge.utiliser plutôt da. adoucissantes. Il est parfois opportun aussi de compléter avec de~ plantes encourageant l'expulsion des gaz. ou tout simplement aux pruneaux. a~x. de douleurs. des ennuis intestinaux résultant d'une prédisposition familiale. soit que l'on fasse tout bouillir. Pour l'avoir maintes fois constaté. libérer. cicatriser.(Atriplex halimus) ou • buisson salé • dont se régale le rat des sables.). tout en étant inoffensives. à la décoction de racine de rhubarbe (à . cas ou tolérance) d'huile d'olive avec le jus d'un demi-citron. soit qu~ l'on utilise les rondelles de pulpe comme des pastilles. on admet que l'itinéraire de la guérison des troubles intestinaux passe par la stimulation des fonctions hépatiques. surtout lorsque la bourdaine ou le séné ne sont pas bien supportés. graines ~e Jin. laquelle. LES PLANTES POUR L'INTESTIN Celles qui peuvent : restreindre. Plus réaliste est la mention du copaltra. tandis que la seconde est d'une remarquable souplesse 172 173 . au contraire. elle. etc. On peut utiliser aussi le mélilot !ll~is ~eulr:ment s'il n'y à aucune trace de sang dans les selles. Deu~ incommodités majeures sont surtout fréquentes avec un mauvais fonctionnement intestinal : la constipation et la diarrhée. d'effet très doux puis· qu'on peut même en. d'emploi. selon que l'on recourt aux follicules. ou encore. Une précaution à prendre avec le séné est de ne jamais le faire bouillir afin qu'il ne devienne pas irritant. Parallèlement à cette action menée en direction du foie avec des tisanes hépatiques. ' Il est toujours possible de mélanger plusieurs plantes à vertus exonérantes. faire prendre la macération à de très jeunes enfants (un follicule par année d'âge. à la farine d~ moutarde blanche. assez longtemps encore après la réforme de l'alimentation et la mise en route d'un traitement de base. Cela se fera. ~ la mauve. qui peuvent s'utiliser en décoction ou moulues. d'une cuillerée à café. de parasitoses. Constipation. pour un effet plus prononcé. . à ra1son d'une ou de deux cuillerées à café avec un peu d'eau ou de potage. ' Voici donc pour ce qui concerne la constipation. plante du désert qu'ils préparent dès le matin. etc. le matin à jeun. · D'autres plantes à effets laxatifs ne sont pas à négliger. calmantes. mais pas aussi rapidement que si l'attention des médecins et pharmaciens était plus spécialement portée sur les remèdes naturels. nécessaire même pour l'extraction de ses principes actifs. Tout~ 1mtat1on etant généralement douloureuse. lequel meure de diabète lorsqu'il ne dispose plus de cette plante. aux graines de lin. ce qui adouCira tout en fac1l1tant les evacuatiOns. il faut envisager l'intervention de plantes à effets spécifiques (laxatives.ns les mélanges}. de formations gazeuses. qu'elle soit à des fins laxatives ou. et qui est très efficace pour réduire le sucre quand celui-ci est en trop grande abondance dans les urines (glycosurie}. calmer. contre des gaz. il paraît que les Bédouins utilisent depuis fort longtemps des décoctions de • ptérium . s'accommode bien d'une légère ébullition. La bourdaine. au liseron des haies commode si l'on se trouve pris de court à la campagne. désinfecter. est assez vaste pour faire face à la plupart des situatibns. ou aux folioles (une cuillerée à café dans une tasse d'eau ou de tisane chaude). astringentes. à prendre telles quelles. en décoction. à utiliser isolément ou en complément d'un mélange. d'infection. Le domaine des plantes actives. relâcher. ils deviennent irritants ou inopérants.. La première est particulièrement intéressante en raison de son action stimulatrice du foie. Parfois même. contenant et contenu. Il est probable que la liste des plantes antiglycémiantes et éqliili· brantes du métabolisme peut être considérablement allongée. être ajoutées aux aliments. En cas d'irritation de la muqueuse intestinale recourir à la racine d? guimauve. une débâcle. tout tourne autour de deux plantes maîtresses : bourdaine et séné. · Ainsi. des gaz ou des parasites. ou qu'après une trop longue période d'utilisation. crus ou cuits. en cours de repas. de fâcheux antécédents alimentaires ou d'interventions médicamenteuses à effets délabrants. aux fleurs de pêcher (celles qui tombent spontané:-'ent}. de spasmes. une fois retiré du feu une cuillerée à café de folioles de séné. mettre le soir dans une tasse d'eau froide et faire prendre le lendemain matin}. une irritation. laissent mijoter doucement toute la journée et avalent avant le repas du soir. mais il est bien rare que les anomalies en restent à cette schématisation et ne se compliquent pas d'irritation. et même d'ajouter après coup.Ainsi qu'il avait été indiqué dans un précédent chapitre. pour autant qu'une bile insuffisante ou incomplète est un élément de déséquilibre intestinal. justifient le recours à des remèdes plus précisément adaptés à cer· taines situations particulières. Il n'y a pas que la constipation comme difficultés intestinales à surmonter et il peut être avisé d'adjoindre des baies de genièvre à toute tisane composée. aux semences de plantain psyllium. peut-on recourir à la casse. et cela pour prévenir toute · éventualité d'infection. au psyllium. dans les cas rebelles macérés dans une décoction de bourdaine. plante exotique vendue uni· quement en pharmacie. Dans le même but. adoucir. peut d'ailleurs céder devant le moyen simple que représente la prise .

pour cette dernière plante. germandrée. mélisse. il conviendra de se tourner vers le~ pl~ntes faisant J'objet de cette rubrique et notamment vers celles qu1 sUivent. cumin. busserole. parfois . berbéris. des parasites : ail. aneth. Dans la plupart de ces situations. · Bien des plantes peuvent être d'un utile secours en cas de relâchement intestinal. laisser infuser. à la fougère mâle et encore au grenadier. grâce à la présence de tanin. Je moment venu.Jt au moins par rapport avec J'éventualité présentement envisagée -. mais parce que son action est désinfectante et équilibrante. la nomenclature des plantes ayant fait la preuve de leur efficacité est assez importante.intervenir la mou$se d. coriandre. C'est la colite. dans le courant de la journée). l'ail. Une parasitose particulièrement dangereuse et tenace peut être le fait d'amibes. se vantait d'avoir inventée en remplacement de l'entérite. seneçon Jacobée. scolopendre. vergerette du Canada. de réduire les sécrétions diverses. pouliot. de chou. même légères. marron d'Inde (pour ce dernier. géranium Robert. le thym. etc. Heureusement. de saignement des gencives. ronce. Ainsi. s'il y a irritation ou inflammation : mauve . d'incontinence d'urine. En cas de présence ou de soupçon d'ascarides lombricoïdes.carvi. C'est que. Il est donc peu probable que son intervention entraîne une réelle constipation.toi. s'il y a tendance aux hémorragies. l'absinthe maritime et. de se procurer l'extrait en flacon). et il s'agit de la myrtille ou airelle. très efficaces en cas de diarrhées ou de dysenterie (situation assez exceptionnelle). Alors peut-on se tourner vers : consoude. on peut toujours ramener à ·quelques plantes de base le matériel d'intervention contre les ennuis intestinaux. véronique. benoite. boire en plusieurs fois. de varices dilatées. soit encore que l'on ne puisse en disposer.certains très sévères. hamamélis. grenadier. de resserrer les orifices. on peut noter l'aurone. contre le relâchement : myrtilles. à un excès de fluidité ou à un défaut de coagùlation des liquides organiques. Si elle met entrave à des dérèglements . on s'aperçoit que la décoction de ses baies peut arrêter une importante diarrhée . pectines et autres corps pas toujours identifiés. soit qu'il y ait accoutumance à la myrtille. se présentait du sang dans les selles. il peut être plus efficace. bouillon-blanc. bistorte. dans l'immédiat. Des hémorroïdes peuvent parfois survenir aussi. la gratiole. de hernie hiatale. de prolapsus utérin ou anal. angélique. en cas d'hémorragie légère : persicaire. genièvre. Axel Munthe.intervention peut s'avérer particulièrement utile dans certains incidents consécutifs à une flaccidité des tissus. cataplasmes divers. sont-elles de précieux auxiliaires du traitement naturel des poussées inflammatoires. des relâchements intestinaux.ience. camomille allemande. il est des cas rebelles et des accoutumances. Bien entendu. d'hypertrophie de la prostate. millefeuille. penser à l'ansérine. laquelle s'accompagne parfois de spasmes justifiant le recours au carragahen. Alors recourir aux plantes favorisant la circulation veineuse : · cyprès. tandis que. la gentiane. cognassier. Les difficultés au niveau des intestins peuvent se compliquer de parasitose. dans diverses situations.et même une dysenterie . fraisier. jus de carotte. ou encore la dernière de ces plantes pour les ascans. reine-des-prés (ulmaire). trop de gaz : anis vert . argentine. prunellier et aussi le mélilot. Ces plantes ont la propriété de provoquer une contraction des tissus. trop abonda rites. naturellement. à l'églantine. intervenir en cas de règles. mais ce n'est pas exactement de cela qu'il s'agit et. sauge. comme la plupart des remedes naturels. renouée. Il est possible de s'en débarrasser avec une cure prolongée (3 mois) de décoction de buis. il est assez de vermifuges végétaux pour remédier à ces éventuels inconvénients. petit houx (fragon). l'action de la myrtille n'est pas à sens unique. d'hémophilie. aigremoine.) mais il n'est que de se reporter aux livres • Les Troubles digestifs : ou • La Méthode Harmoniste • pour le traitement de fond. sauf. Il est opportun de commencer la nomenclature des plantes astrin· gentes par la persicaire. salicaire. et à tous relâchements. Si. Pour les oxyures. en cas de crise aiguë. la balsamite. des hypersécrétions bronchiques. faire . même sanguinolente. serpolet. que l'écrivain ex-médecin. d'hémoptysie et d'hémorragies légères.ce n'est pas tellement parce qu'elle est astringente. soit qu'il faille en compléter l'action. ficaire. de varicocèle et d'hémorroïdes. LES PLANTES ASTRINGENTES ~' 174 175 . en prenant pour exemple la plus remarquable d'entre elles . Leur . On insiste parfois sur les propriétés astringentes de ces plantes. Ainsi qu'il est toujours possible de le constater à l'expér. des saignements intempestifs. origan. à la guimauve ou à la réglisse. parfois. de saignements entre les règles ou de pertes blanches. Souvent aussi pour aider les autres à se sortir de ces assez pénibles situations. etc. de diarrhée ou de dysenterie. à boire en abondance. fenouil. qu'il serait bon d'avoir toujours à disposition. de saignement de nez ou d'hématurie. rose rouge. la tanaisie. il est bien entendu d'autres soins naturels (argile buccale.tant déterminer de constipation. Pour la constipation : bourdaine ou séné .sans pour au. préparer une infusion de persicaire (une bonne pincée dans une tasse d'eau bouillante. Contre les lombrics et ténia. On les fait donc. C'est alors qu'il est utile de connaître tous les autres moyens curatifs végétaux. Les inconvénients ne s'arrêtent pas toujours au stade de la simple irritation et peuvent consister en une inflammation plus ou moins importante. vésicales.e Co~se et la gratiole ou le grenadier si les ascandes sont du typ~ verm1cula1re.

avec ce que cela suppose d'inconvénients (varices dilatées. d'hémorragie par varices internes. tandis que l'achillée millefeuille tempère le flux hémorroïdaire ou les métrorragies et calme la douleur des hémorroïdes. Si besoin est. la1sser infuser et prendre par cuillerées. plus concentrées (deux poignées dans un litre d'eau . En même usage interne ou en compresses et en lavements. crachement de sang et toutes hémorragies légères. Exerçant une influence sur le resserrement fibrillaire des tissus organiques. Aussi l'utilise-t-on surtout en décoction (200 gr. notamment lorsqu'il convient d'intervenir quand les veines sont relâchées. passer en pressant} est utile également dans le traitement des hémorroïdes. alors que la bourse-à-pasteur convient plus spécialement en cas d'hémophilie. En ajoutant du miel et du jus de citron à la décoction d'écorce de chêne. Qu'on l'adjoigne aux crudités qu'elle agrémente ou que l'on en prépare une décoction (une poignée dans un litre d'eau. dans tous les incidents de congestion. / En doublant la dose de plantes. Cela peut rendre également de bons services lorsque des veines sont dilatées. à défaut d'autre remède disponible. Si l'on n'a pas d'argile à portée de la main. lorsque survient un accident (brûlure ou blessure avec plaie saignante}. très efficace sur le système nerveux. à prendre en deux jours. Pour faire cesser une crise douloureuse. gargarismes).en raison de son influence rapide sur tout saignement inopiné. tormentille et potentille peuvent être indifféremment employées en cas de relâchement intestinal. avant ou entre les repas} en cas de règles trop abondantes ou d'incontinence d'urine. de pertes blanches ou urinaires. de dysménorrhée et de tout épanchement sanguin. d'épistaxis ou d'hémorragie intestinale. de prolapsus utérin. Les feuilles d'aigremoine peuvent être utilisées pour des décoctions La pimprenelle. hématurie. en décoction de 20 à 30 gr. selon la situation) lors de dysenterie. Cette même décoction peut être consacrée à des compresses humides intervenant sur des varices dilatées. Quand on évoque les hémorroïdes. augmenter un peu la concentration et la cadence d'absorption. d'hypertrophie de la prostate. L'écorce de . ou poivre d'eau. Il en est deux variétés. on retrouvait aussi la représentation du cyprès dans les monuments évoquant l'art de guérir. comme on le fait parfois aussi avec le sceau de Salomon. Que le cyprès soit souvent consacré à la • décoration • des cimetières semble avoir nui à sa réputation d'arbre particulièrement utile. bouillir quelques minutes. injections. ou.sont de simples varices dont l'inflammation se traduit par de la douleur. bouillir). Cela calme les douleurs et contribue à la cicatrisation. dans 2 litres d'eau. et peut intervenir. Cela peut inter· venir efficacement en cas de diarrhée. Leclerc la prescrivait aussi contre l'énurésie. la bistorte est recommandable lors de métrorragie. bouillir quelques minutes. Dans les milieux harmonistes. On peut également utiliser la décoction de noix de cyprès (une noix ou une cuillerée à café de cônes brisés dans une grande tasse d'eau. froisser une poignée de pimprenelle et appliquer directement. deux à cinq tasses par jour. dont la représentation a donné un personnage moderne de la mythologie enfantine (Nicolas et Pimprenelle} et qui permet de décoratives bordures dans les jardins. boire à volonté}. · à usage interne (une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau. de crachements de sang. Egalement riches en tanin. mais si les Anciens· en réservaient le feuillage pour le culte des morts. c'est cette seconde variété qui est la plus efficace. bouillir 1/4 d'heure} pour des petits bains de siège tièdes de 20 à 30 minutes. et ceci sans engendrer de constipation. bouillir 5 minutes. 176 171 . que persistent des pertes utérines ou tout incident précédemment signalé. mais elle est assez difficilement acceptable pour l'usage interne. La noix de cyprès est un remarquable vaso-constricteur. m~ttre une bonne pincée de persicaire dans une tasse d'eau bouillante. la persicaire douce et la persicaire âcre. en ce qui concerne l'usage que l'on peut faire de son fruit. Îl est impossible de ne pas y associer la mention du marron d'Inde qui est la providence des victimes de cet inconvénient. la décoction de myrtille (une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau.chêne est bien pourvue aussi en tanin. lorsque des hémorroïdes saignent ou font souffrir. lavements. de pertes blanches. De même si ce . en petites quantités. et notamment ses possibilités de faire rapidement cesser une diarrhée ou même une dysenterie. ou encore en cas de varicocèle. Le lamier blanc est bien connu pour son action en cas de métrorragie ou de leucorrhée. a d'intéressantes propriétés hémostatiques. dans le courant de la journée. Avec une décoction plus concentrée et en ajoutant du beurre de cacao. on obtient une pommade à utiliser en cas d'hémorroïdes ou de varices douloureuses. on obtient une préparation pour l'usage externe (compresses. de rgcine concassée dans un litre d'eau. on connaît bien les propriétés multiples de la myrtille. prendre deux tasses par jour. d'épistaxis. Le Dr H. comme le font assez souvent les astringents. laisser bouillir doucement une dizaine de minutes. relâchement et hyper-sécrétion. La salicaire peut intervenir avec succès lors de dysenterie ou de métrorragie. En cas d'hémoptysie. métrorragie. hémorroïdes}. de poussée hémorroïdaire sanglante. celle-ci devient buvable. de métrorragie. rien n'est plus efficace.

Etant donné l'âpreté de la décoction. Autrefois. et parfois se multipliant. vésicales) et de la dysenterie. cataplasmes d'argile. Une émission de sérosités. cures de citron et autres fruits. rectales. La racine de ficaire présente un peu les mêmes perspectives. parfois purulentes et même sanguinolentes. Les plantes sont appelées à jouer un. il conviendra d'ajouter la tisane reminéralisante figurant également dans le traitement des ostéopathies. éventuellemnt. recourir au buis. il faut penser également à celles qui résultent d'une faiblesse organique.violente et subite. de chou. c'est de se procurer en pharmacie de l'lntrait (liquide). On voit ainsi qu'une fois de plus la nature ne manque pas de ressources pour aider à surmonter les • incidents de parcours • signalés en début d'article. Cela est surtout opportun en cas de r. Il importe alors de neutraliser. en agissant comme régulateur intestinal. une ou deux fois par semaine) en cas de persistance des pertes. donne des résultats souvent satisfaisants lors de dysenterie. de la préparation œuf-citron indiquée par ailleurs pour les ostéopathies. Par ses facultés à précipiter l'albumine. contre la tuberculose. la décalcification. en cas de leucorrhée ou de règles profuses. on adjoint généralement le marron d'Inde à un mélange. Comme pour le sureau. Actif dans la plupart des invasions bacillaires. en usage interne ou externe. l'alchemille et la benoîte peuvent être utilisées. la grande consoude se révèle active dans la plupart des hémorragies (nasales. ou mise en confiture.). Bien entendu. pendant un bon mois. les pétales de rose rouge se révèlent parfois efficaces dans les hémoptysies. Pourtant. donc sans contrepartie de constipation. à prendre dans un peu d'eau. mais sa décoction est utilisée surtout en compresses sur les hémorroïdes et en général sur tout emplacement de veines dilatées dont elle facilite la réduction. il convient enfin de mâcher souvent du cresson. prendre abondamment du jus de carotte (on peut y joindre du navet). Leclerc. LES PLANTES EN GYNÉCOLOGIE les misères siégeant aux régions génitales peuvent revêtir plusieurs formes et traduire différents déséquilibres. les deux principaux anti-infectieux végétaux sont le sureau et le buis. Ces mêmes préparations de sureau ou de buis pourront être utilisées en injections (tièdes. à raison de deux ou trois tasses par jour. Il est un· moyen moins héroïque d'utiliser le marron d'Inde. fait inévitablement penser à une infection résultant d'un état· latent d'intoxication et de déséquilibre. essayer de prendre le litre en un ou deux jours (40 gr de feuilles de buis dans un litre d'eau. puis de régénérer conjointement aux autres soins naturels (bain de siège. L'artichaut cru. Pour ceux qui ont besoin de raffermir leurs gencives. si le résultat est insuffisant. ne pas manquer de se souvenir que le foie est le 178' 179 . faute de mieux. sans pression. Lorsque les règles sont trop fréquentes ou abondantes. la nèfle.rise hémorroïdaire . en plus de la prise. d'éliminer. bouillir 10 minutes). Tonique. Maintenant. faire infuser 20 gr de sureau. la feuille de noyer peut être utile dans certaines situations. le sureau sera pris en assez grandes quantités (dans un litre d'eau bouillante. utérines. si chaque plante mentionnée est efficace· par elle-même. Entre les repas. on le remarque quand on s'en régale et qu'ensuite il semble que la bouche se rétrécisse. dix jours consécutifs par mois. selon la posologie indiquée sur le flacon. et plus précisément. on parlait de la • chlorose des jeunes filles •. En infusion d'une bonne cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouillante. argile par voie buccale. Cela a été dit et redit. celui qui est tenaillé par une crise douloureuse ou autre nécessité pressante n'hésitera pas devant la • dégustation • de deux tasses par jour (avant ou entre les repas) d'une décoction préparée en faisant bouillir pendant quelques minutes un marron broyé (ou son équivalent) dans une tasse d'eau. etc. elle contribue à l'arrêt de la lactation. lequel est un énergique remède contre les virus (ce qui est un grand privilège de la méthode harmoniste car la médecine allopathique ne dispose de rien qui soit vraiment efficace sans nocivité). le matin à jeun. ou encore rares et tardives. le moment venu. rôle assez important pour l'usage interne et. Quelques autres végétaux doivent également être mentionnés en raison de leurs propriétés toniques et astringentes. est un bon astringent. il est possible qu'elle le soit encore plus en association avec d'autres. cette quantité pouvant être absorbée chaque 24 heures). avec d'autres plantes susceptibles d'atténuer un peu ce que sa saveur peut présenter de désagréable. agit un peu comme_ la nèfle. Le coing. pour la préparation d'injections quand la situation tarde à évoluer assez favorablement. Conseillées par le Dr H. et même de faire des badigeons de gencives ou des bains de bouche avec le jus. les effets des unes et des autres s'additionnant. Ensuite. consommée telle qu'on la cueille en début d'hiver. La feuille de ronce (mOrier des haies). chose assez difficile). en gelée ou en sirop (ou nature pour ceux qui peuvent l'apprécier ainsi. La renouée est souvent utilisée avec bonheur quand survient un saignement de nez ou une diarrhée sanguinolente pour lavements ou injections. Toujours dans cette éventualité des pertes. de betterave rouge (avec du citron) et penser au blé germé. on évoquera plus souvent la déminéralisation. Ainsi. Alors.

le safran se comporte comme un tonique en stimulant la contractibilité du muscle utérin. sur le bas-ventre. précédemment signalée pour favoriser l'écoulement sanguin. En tout premier lieu. centaurée. Tout traitement préventif ou curatif devra donc comprendre d'abord une cure de tisane hépatique. Il est certainement d'autres plantes. convient-il d'abord de stimuler le foie. bien entendu. la sauge. Curieusement. recourir'au millefeuille. Si cela se révèle insuffisant. et i! en est plusieurs formules dans ce livre. L'utiliser en bains de pieds LES PLANTES QUI PRÉPARENT ET AIDENT A UNE BONNE MÉNOPAUSE Un préambule n'est pas inutile pour bien clarifier la situation. encore inexpérimentées ou dont l'usage s'est perdu. en cas de règles insuffisantes ou douloureuses (ou les deux inconvénients à la fois). la vergerette du Canada. souci. que le séneçon est emménagogue et sédatif. Le souci est un emménagogue utile aux névropathes et anémiques. une bonne cuillerée à soupe dans une tasse d'eau bouillante. recourir alors au jus extrait de la plante fraîche. Hormones végétales. Particulièrement remarqué pour son action dans les dérèglements accompagnés de douleurs. la busserole (également antiseptique). lequel participe au contrôle de la production des hormones œstrogènes. quand on l'utilise pour les bains de pieds chauds. bien chaud. Prévoir son intervention au moins une semaine avant la date présumée des règles. C'est donc tout d'abord en sa direction qu'il faut agir. ayant 180 181 . chauds après avoir fait bouillir deux bonnes poignées dans quelques litres d'eau.c chef d'orchestre • des glandes endocrines et le régulateur de la sécrétion des hormones œstrogènes. Encore en cas de règles insuffisantes et douloureuses. dont on met une bonne pincée dans une tasse d'eau bouillante. le concours d'une tisane à effet spécifique. On commence par utiliser des décoctions de ses feuilles ou de ses semences. mais il en faut beaucoup (100 à 150 g par jour). infuser. Ainsi. du fait de son action sur la circulation du sang. l'armoise est utile surtout en accompagnement d'autres plantes en mélanges. Lorsque les règles sont trop abondantes ou douloureuses. que les effèts de la sauge sont comparés à ceux produits par la folliculine. le saule blanc atténue les douleurs ayant pour siège l'ovaire ou l'utérus. et c'est là l'inconvénient du système. l'argile interne et externe. le géranium Robert. cassis. se souvenir que le viburnum est sédatif. tout en faisant régresser les troubles nerveux pouvant en dépendre. Puis. avec ce qui est connu les perspectives sont assez vastes pour éviter le plus souvent le recours aux moyens offensifs de la médecine courante. à placer. généralement efficace dans de telles situations. celles-ci sont trop abondantes. auxquels on adjoint une solide tisane hépatique (busserole. En cas de gêne provoquée par des spasmes des organes génitaux. Il est encore. Quand. son activité isolée n'étant pas toujours suffisamment convaincante. la bourse-à-pasteur. certaines plantes ont la propriété de réduire le flux intempestif. on le sait. la consoude. Bien que jouissant d'une assez solide réputation dans ce domaine. faire intervenir l'épine-vinette (berbéris). laquelle. Les feuilles de framboisier peuvent être utilisées en infusion. toujours conjointement avec le bain de siège. C'est seulement ensuite que sera recherché. · Exerçant une action sédative sur les organes génitaux. caille-lait. avant de tenter d'exercer une influence directe. de préférence en adjonction à un mélange d'autres plantes car elle est assez peu digestè. c'est la persicaire. le cataplasme de son et feuilles de lierre grimpant. on peut mentionner. romarin. pour l'usage externe. contient énormément d'hormones femelles. Lèclerc recommandait l'épiaire contre les douleurs · survenant au milieu de chaque espace intermenstruel. peut le freiner si elle est utilisee à l'intérieur. Lesquelles plantes sont également efficaces en cas de pertes blanches persistantes ou récidivantes. prêle. notamment lorsqu'il s'agit d'exercer une action en direction des glandes endocrines car. atténuer les éventuelles douleurs et régulariser le flux menstruel. prendre avant chaque repas). au contraire de règles insuffisantes. cette même vigne rouge. réglisse. artichaut. de même qu'en cas de congestion du bassin. pour faire infuser et prendre en plusieurs fois dans le courant de la journée. 30 g de chaque. ce sera le remède polyvalent de la circulation du sang et du fonctionnement ovarien. Le persil agit également efficacement sur la fonction ovarienne. aspérule odorante. 10 g de chaque. On connaît maintenant les possibilités de la vigne rouge de fairè apparaître les règles tardives ou de stimuler les réticences. ce qui suffit très souvent à ·calmer les douleurs et intensifier le flux. car il peut en rétablir le cours si celui-ci est perturbé. Le docteur H. autant pour calmer les douleurs des règles difficiles que pour tempérer celles de l'accouchement. qui présentent des propriétés intéressantes. si la nécessité persiste. pour ce rôle de frein. mais déjà.

armoise. séneçon Jacobée. il ~s~ po~sibl. bourse· à-pasteur. reprendre après 2 jours de repos. Un ennui parfois assez tenace résulte des bouffées de chaleur que l'on peut espérer maîtriser avec l'aubépine et la noix de cyprès. sanicle. recourir à des plantes ayant la propneté de freiner la coagulation trop rapide du sang : aspérule odorante. absinthe.rivée des règles lorsque celles-ci se font attendre. tilleul. En cas de présence de caillots (situation assez normale quand. fleu. l'un après l'autre. bruyère.•llir une_d1za1ne de minutes dans quelques litres d eau. 20 g de chaque. passiflore. busserole. ou encore que l'organisme s'y soit habitué. aigremoine. Lorsque les écoulements sanguins des règles sont par trop abon· dants. 182 183 . semences de persil ou de laitue. salicaire. Demander alors à l'herboriste de remplacer la plante manquante par une autre aux propriétés sensiblement équivalentes. des plantes à utiliser isolément ou en mélange de qu~l­ ques-unes. selon nécessité. sauf pendant les 4 ou 5 jours de règles normales) des infusions de persicaire âcre. mélisse. bouillon de laitue. cyprès. aspérule odorante. et surtout mélilot. marjolaine. elle peut par contre être. alors voici des plantes susceptibles d'agir favorablement : aubépine. angélique. 30 g de chaque . génépi. pissenlit. caille-lait. laisser macérer jusqu'au refroidissement. n'atténue en rien ses remarquables propriétés). il serait d'ailleufs opportun d'avoir toujours un petit paquet de cette plante à sa disposition. berce. en cas de tout dérèglement glandulaire supposé (même s'il y a erreur dans le diagnostic. se souvenir que la reine-des-prés (ulmaire) est un remarquable euphorisant et que le serpolet. muguet. à la dose de ?eux p~ignees m1s~s a bou. bouillir un peu et laisser infuser. prêle. !es règles sont trop abondantes). vergerette du Canada. 30 g de chaque. gui. pendant 10 jours . asperge. isolé_m~nt pou~ ?es bains de pieds. millefeuille. Si les règles apparaissent. a. trop espacés surtout. Deuxième mois : genêt. par sUite de d1ff1cultes d approviSionnement. capucine. En cas de sueurs. si survient une période dépressive. prendre après chaque repas. empl?yée. safran.r ~~x sécrétions hor~on~les humaines mais de les favoriser en les eqUilibrant. déjà mentionnée. Si le nervosisme gagne le cœur et que surviennent des palpitations.b~lsamite odorante. mais à intervalles irréguliers. busserole. que ?~rtaines de celles-ci manquent parfois. cataplasme d'argile au bas-ventre. lequel peut être précieux en prévision d'une éventuelle périphlébite. il peut être opportun de faire intervenir la tisane indiquée page 69 pour la circulation du sang. prêle. 50 g. prendre de la sauge et de la prêle et. Premier mois : aubépine. la sauge (toujours!) le romarin et l'aspérule odorante agissent dans le même sens.spérule odorante. sauf durant les huit premiers mois de la grossesse. 10 g de chaque. calament. lesquelles subsistent parfois encore à la postménopause. pervenche. maïs. assez indigeste. Si la vigne rouge. menthe. acore. anis vert. même. Deux cuillerées à soupe du mélange dans une tasse d'eau bouillante. balsarilite. lamier blanc. busserole. menthe Pouliot armoise. gui. millefeuille. géranium Robert. En raison de ses propriétés antihémorragiques. alchemille. 10 g de chaque. 10 g. ulmaire. santoline. millepertuis. bourse-à-pasteur. gui. narcisse des prés. bourdaine. En toute s1tuat1on. d'ailleurs. 25 g de chaque. polypode. ne peut guère être utilisée que dans un mélange (ce qui. 50 g de chaque. aspérule odorante. 50 g. Toujours . millefeuille.pour destination. bien que moins marquées : consoude. tanaisie. romann. fucus vésiculeux. réglisse. 30 g. oranger.rs et feuilles d'ache. il ne faut pas hésiter à en appeler au mélange suivant : bistorte. aurone mâle. Deux cuillerées par tasse du mélange. 20 g de chaque. ortie piquante. Ce bam de p1eds act1ve très heureusement la circulation du sang et stimule l'ar. prêle. aunée. Si les plantes isolées se montraient insuffisantes. faire alors intervenir une ou pl~sieurs de ces plantes (il faut faire des essais pour trouver cel!e qUI peut être la plus efficace selori le tempérament) : thym. Lorsque surviennent des complications nerveuses. on ne peut manquer d~ signaler u~e !ormule de tisane qui agit conjointement sur le fonctionnement hepat1que et la circulation du sang. matricaire. renouée. bien des plantes peuvent être secourables : valériane. il faut sans plus tarder introduire dans le traitement (bains de siège froids. mais surtout avec le mélange qui suit : armoise. D'autres plantes ont également des vertus dans ce sens. 10 g de chaque. genêt. Quatre cuillerées à soupe du mélange dans un demi-litre d'eau bouillante. cumin.et plus précisément . houblon. normales en volume.pour la circulation sanguine. 20 g. non de se substitUE. pariétaire. de l'agitation. verveine. tournant même parfois à l'hémorragie. infuser quelques minutes. des· angoisses. En voici la composition : souci. vigne rouge. bourse-à-pasteur. fleurs de souc1. A propos des mélange~ de pla~tes. Reste· encore à signaler deux mélanges à prendre un mois chaque. aussi longtemps que nécessaire. 20 g . peuvent avoir la meilleure influence : semences _de persil. aunée. Comme l'af1proche de la ménopause se signale souvent par des troubles circ ~atoires et que la pleine ménopause elle-même n'est pas dépourvue dè telles' difficultés. asperge. séneçon Jacobée. ronce. il est possible et souhaitable de faire un large usage de sauge. racine de fenouil. Dans cette perspective de règles absentes ou même simplement insuffisantes. bourdaine. aubépine. narcisse. mélilot. romarin. tilleul. soit en cure de deux mois. véronique. une à six tasses par jour. sauge. menthe. mélisse. hamamélis. passer et prendre dans la journée. grémil. il n'y a que des avantages à faire cette cure). prêle.

à raison d'une cuillerée à soupe dans une tasse d'eau. On le sait. notamment. ses pigments améliorant également la vision nocturne. parallèlement au jus. Dans ce' cas précis. lors d'une suppuration. bains locaux. à partir desquelles 11 est. notamment à la tombée du jour. Il importe d'ailleurs d'utiliser la carotte râpée. à 120 km/h. Alors n'est-ce pas inutile de faire mention de toutes les plantes susceptibles d'être de quelque utilité en cas d'incident ayant l'œil pour siège. mais de compléter en s'arrêtant plus précisément sur les plantes à faire intllrvenir. avant ou entre les repas. infuser. Cependant. soit le temps. pour un usage thérapeutique.Deux cuillerées à soupe du mélange pour une tasse d'eau bouillante. permettraient d'écourter de 10 à 15 % ce temps de récupération. industriels_ les ~ollectent et utilisent pour la préparation de LES PLANTES POUR LES YEUX Envisageant. il n'en irait pas de même si cette quantité était présentée dans l'assiette. La solution idéale serait certainement la cure des baies à la récolte. ou provitamine A. mais cela semble plus efficace pour les dérèglements mtestmaux que pour les déficiences visuelles. On peut remarquer aussi la présence. Ces jus peuvent donc être utilisés pour des cures de trois semaines renouvelées tous les trois mois à raison d'une bouteille par semaine. Le premier est également un anti-inflammatoire. La myrtille présente plus de variétés dans l'utilisation puisque l'on peut aussi bien consommer les baies fraîchement récoltées. Pour ce qui concerne particulièrement les troubles de la vue. tout en favorisant la vision. du Morvan. ~'in?iquer trois ou quatre plantes. à faire inter~enir dans tout ennui affectant l'œil. le jus que l'on en extrait. Il faudrait alors soit remplacer le sure~u par le buis. prendre deux tasses par jour. glement intestinal. entre les repas. cela n'étant pas toujours suffisant.n bouteJII_es n ayant sans doute pas la même valeur que les . à moins de cures prolongées. On a calculé qu'il faut six à sept dixièmes de seconde pour que les bâtonnets récupèrent après un éblouissement. Les baies sont mises à bouillir doucement pendant une dizaine de ~inutes. notamment pour le cas ou 1mfect10n sera1t le fa1t d'un virus. mais aussi quelques inconvénients inhérents à la concentration de sucre. Les pigments--de la myrtille (et du cassis. 11. Ensuite. Pour les soins locaux à apporter aux yeux en diverses circonstances il n'est que l'embarras du choix. râpée. sur les • montagnes à vaches • de la Savoie. surtout si 184 185 . On peut prendre chaque jour deux ou trois· tasses de cette décoction. d'un important coefficient de carotène. Ces deux aspects étant évoqués dans le livre • Santé des yeux . la paupière reste collée au réveil. le recours au jus fraîchement exprimé permet une ingestion plus importante. ~ien d'autre~ cas. deux éventualités sont à considérer : les maladies de l'œil et les troubles de la vue. si cela ne suffit pas. La confiture présente certainement des avantages en raison de la présence des myrtilles. du Massif Central. les ba1es fra1ches. du Jura. Sans doute suffirait-il. dans la carotte. C'est généralement à la fin de l'été qu'elles mOrissent1 JU~ m1s e. allant de la déficience visuelle au dérè. Cette cure peut souvent se montrer efficace en cas de menace d'obésité. certains éléments utiles pouvant se trouver encore dans la pulpe après extraction. Le sureau peut être utilisé conjointement avec le citron. le tour d'horizon sera limité à la mise en évidence des qualités respectives de la carotte (bien qu'elle ne soit pas une • plante à tisane •> et de la myrtille (que l'on peut égalèment utiliser autrement qu'en tisane) aux propriétés si précieuses et divers!%. ainsi que le carotène de la carotte. s~~a teJ'!'lps de ~ecouri~ à d'autres plantes. etc.les soins à porter aux yeux. ' Une solution plus économique est l'utilisation des baies séchées ?n dé_coction. Ainsi qu'il est souvent mentionné dans les conseils harmonistes on dispose de deux principaux agents anti-infectieux : le sureau et le buis. ma1s donnant tout de même d'appréciables résultats dans diverses circonstances.. il peut suffire de deux ou trois gouttes de citron dans le coin externe le l'œil. on _Passe en pressant afin de bien exprimer le liquide absorbé par les frUJts. de l'Alsace. Elle ne saurait donc être utilisée qu'en · complément. comme pou. enswte. les deux grands verres de jus extraits de deux kilos de cette même carotte. pour des lot10ns. soit utiliser les deux plantes en' alternant. mais on se doit de tenir compte des possibilités d'approvisionnement et aussi des cas particuliers (tolérances et intolérances). L'utilisation de la carotte ne pose pas de problèmes particuliers· car on la consomme déjà largement. il n'est donc pas question de reproduire ce qui est déjà publié. Les propriétés de la myrtille complètent celles de la carotte. myrtilles se plaisent bien à une altitude moyenne. avec mention des soins particuliers et du traitement global. aux repas. Alors que l'on absorbe facilement. mais encore faut-il se trouver là où elles mûrissent. Des. qui s'oppose au durcissement et à l'opacité de la cornée. de parcourir 200 à 250 m. possible d env1sager d'heureux résultats dans la plupart des maladies des yeux. la décoction des baies séchées ou la confiture dont elle est la base. compresses. il faut alors mettre le citron dans Pangle interne de l'œil. Parfois. pour rétablir la situation très rapide~ent de même que s'il s'agit de libérer le canal lacrymal obstrué. dont les propriétés ne seraient pas négligeables).

Mais comme à essayer les risques sont nuls. Le mélilot est utile à peu près dans les mêmes circonstances. Pourtant. il peut se former des caillots dans les vaisseaux sanguins. C'est la thrombose. d'orgelet. en usage interne et en lotions. alors que les chances de dominer le mal sont toujours intactes. La camomille romaine. manquant des nuances permettant de discerner· ce qui va à l'encontre des phénomènes naturels de ce qui ne vient que les seconder. La mauve.l'œil est irrité ou la paupière enflarr. Ceux qui ont un jardin ou peuvent s'approvisionner en cerfeuil. la décoction ou le jus de myrtille agit efficacement contre les troubles de la vision. des résultats satisfaisants ont été signalés consécutivement à l'intervention de la mélisse. Leclerc préconisait une infusion préparée avec une pincée de chacune de ces plantes : bleuet. ou bien les pétales frais sont directement placés sur les paupières. bains et gouttes (4 ou 5. iritis.. Les lotions. préparés avec une cuillerée à soupe de fleurs de sureau et deux de farine (mélanger. lesquelles peuvent être également utilisées isolément. mais trop de facteurs entrent en ligne (hérédité. Ou bien l'infusion des fleurs est utilisée en lotions et compresses. puisse être assurée. mouiller. il n'est pas indispensable de posséder un jardin car c'est la décoction de la graine qui peut être employée en cas d'ophtalmie aiguë. · Une affection oculaire harcelante est la cataracte contre laquelle on préconise surtout l'extraction chirurgicale du cristallin. de même qu'en cas de larmoiement. profondeur et ancienneté de l'atteinte et de la dégradation. il est maintenant bien connu que cette coagulation suppose une lésion pathologique des cellules tapissant la paroi interne de l'artère ou de la veine. Pour la laitue. toujours en lotions. mettre dans un linge fin). de même que la feuille de noyer dont la décoction donne aussi de bons résultats en cas d'eczéma des paupières. kératite. Avant de quitter la myrtille. il peut parfois être nécessaire de· recourir à de petits cataplasmes chauds. il est surtout indiqué lorsque monte la tension oculaire et qu'il y a menace de glaucome.. bains ou compresses. à utiliser en cas d'irritation de l'œil ou d'inflammation des paupières. etc. Le bleuet peut intervenir. On l'emploie lors de blépharite. en raison de leurs propriétés particuières. alors que dans d'autres . d'irritation ou de rougeur des paupières. Dans cette situation. le docteur H. Ce sont d'ailleurs les plaquettes. on ne peut manquer de souligner l'efficacité de sa décoction concentrée en badigeons contre l'eczéma des paupières. cuire en remuant. les semences de coing présentent quelque utilité quand sévit une irritation et l'on ne saurait mieux faire que de terminer cette nomenclature par une mention spéciale concernant les pétales de la rose rouge. Lorsqu'une congestion des yeux survient. les troubles circulatoires rétiniens et les incidences· vasculaires du glaucome. l'hypercoagulabilité sanguine entraînant la formation du caillot.cela est moins évident. Il n'est de miracles que ceux de la nature. conjonctivite. mélilot. bains ou compresses. assez peu fréquent qu'une amélioration plus ou moins substantielle ne puisse être espérée. Si le plantain agit bien lorsque survient une blépharite. même partielle. Eventuellement. le coquelicot peuvent être utilisés également contre les inflammations et irritations des yeux et des paupières. Ainsi des résultats étonnants sont-ils obtenus dans certaines situations. aussi l'infusion d'hamamélis peut-elle rendre des services. 2 ou 3 fois par jour) contribuent à faire régresser cette tension locale trop élevée. il faut évidemment envisager des troubles cir~ulatoires. en lotions ou bains. éléments normaux de réparation de l'endothélium accidenté qui peuvent aussi bien assurer la reconstitution de cette paroi que former un dépôt conr:luisant parfois à la 186 187 . ce qui suggère une bonne réputation de plante favorable aux yeux. bouillir 5 à 10 minutes). certes. en pareille situation.) pour que la guérison. A ces soins locaux. que l'on ne commande pas et que l'on ne reconnaît pas toujours. potentiel défensif. Or.mée. larmoiement. Il n'est donc pas inutile de préciser dans quel sens peut être employé un terme pouvant n'avoir qu'un rapport assez lointain avec ce qu'il suggère ou représente selon l'optique médicale. pourquoi n'essaierait-on pas? . Dans certaines situations morbides. LES ANTICOAGULANTS NATURELS Le vocabulaire médical est trop souvent imprécis. et notamment la myrtille déjà évoquée contre les troubles de la vision. lors de toute affection inflammatoire. en extrairont le jus ou feront des cataplasmes de la plante fraîche. il est possible aussi d'utiliser le bouillon de cerfeuil pour des compresses humides. rétinite . et maintenus ainsi toute la nuit lorsque sévit une fatigue oculaire. pilée ou hachée. il est prudent d'ajouter un traitement interne comprenant des tisanes pour la circulation. En effet. Deux ou trois fois par jour. le myosotis. Pour les irritations de l'œil. On connaît le surnom de • casse-lunettes • donné à l'euphraise. Ces solutions (infusion ou cataplasme de sureau) peuvent être acceptables dans diverses situations : conjonctivite. plantain. les intéressés mettaient dans l'œil atteint quelques gouttes d'une décoction concentrée de mélisse (2 cuillerées à soupe pour une tasse d'eau. Il est.

l'aspérule odorante et la mélitte pourront le plus utilement intervenir en cas de menaces de phlébite. des effets catastrophiques peuvent s'ensuivre. présent dans le citron et divers autres végétaux. Diverses substances ont été identifiées. rien n'incite à hésiter. pouvant prendre le relais des médicaments ou en rendre inutile l'intervention. Dans ce dernier cas.. propriété encore démontrée avec les citroflavonoïdes. liquides organiques. La faible concentration des éléments actifs impose évidemment une utilisation assez massive pour répondre aux s. mais ne détruisant pas des éléments de coagulation pouvant intervenir en cas d'hémorragie. mais quand l'écoulement est interne. Des accidents hémorragiques étant survenus aux Etats-Unis dans des élevages de bovins. le mélilot. les oxalates. L'hypercoagulabilité sanguine est donc d'abord une maladie des vaisseaux avant d'en être une de ce tissu mobile qu'est le sang. autre élément favorisant la coagulation dans les mêmes circonstances. Donc. la reine-des-prés (ulmaire}. ' pleura-pulmonaire. peut contribuer à la fluidification du· sang. il est possible de se procurer en pharmacie un extrait de mélilot. et ainsi dépourvu de son facteur coagulant. laquelle existe dans le mélilot. mélanges de flavones à action vitaminique P. en s'opposant à la synthèse des prostaglandines. parfois. la mélitte et la reine-des-près. selon le lieu de l'épanchement (intracrânien. mais il n'en ressort pas moins que les utilisateurs de remèdes naturels disposent de produits sans nocivité ni effets secondaires inopportuns.coagulation et à la formation de caillot quand la paroi est atteinte. provoquant la transformation d'un composant de la plante la coumarine en un nouveau composé. lesquels. sel de l'acide citrique. le médicament anticoagulant peut exercer son action destructrice sur le précurseur ou sur le produit élaboré. entraînant le porteur de cette prothèse vers un recours mmterrompu aux anticoagulants. se trouve également dans le citron. la citrine. laquelle d'ailleurs. le dicoumarol. telle une prothèse de plastique. Il est évident qu'une fois détruite là vitamine K et la prothrombine.}. le sang peut se répandre hors des vaisseaux. dans l'opposition· à la coagulation excessive. de faire -intervenir préventivement un produit naturel susceptible d'entraver ce phénomène de coagulation interne. En cas d'incident suscitant une intervention rapide. en combinaison avec la vitamine C. soit en détruisant la prothrombine produite par le foie dans le but de provoquer la coagulation du sang quand celui-ci sort des vaisseaux. . le citron qui vient en tête des fluidifiants du sang et des.ituations particulières.substance isolée de l'extrait de citron pour le traitement de la fragilité des capillaires et pour réduire le temps de saignement. l'aspérule odorante. Le seul anticoagulant acceptable est donc le fluidifiant s'opposant aux éventuelles thromboses et à leurs conséquences (notamment lors de menace de phlébite}. Pour discerner ces nuances. Plus précisément selon l'objet de cette chronique. comme il en va généralement avec les anticoagulants pharmaceutiques. Toutefois. lequel contient plus de coumarine. sans entraîner d'effets second