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Situation Sociale d'Haiti

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Sections

  • Résumé explicatif
  • Liste des graphiques
  • Liste des Tableaux
  • INTRODUCTION
  • METHODOLOGIE DE L’ENQUETE
  • Cadre théorique et référentiel de l’enquête
  • Une enquête localisée pour un suivi citoyen national
  • Mise au point sur l’expression commune phare
  • Ce que l’on veut obtenir par cette enquête
  • L’enquête sur le suivi participatif
  • Sélection et taille de l’échantillon
  • Méthodologie de l’enquête
  • Ressources humaines
  • Saisie et traitement des données collectées
  • CHAPITRE I : CARACTERISTIQUES SOCIALES DES ENQUÊTÉS
  • I.1 Profil démographique
  • I.2 Situation matrimoniale
  • I.3 Niveau d’étude
  • CHAPITRE II : INSERTION ECONOMIQUE
  • II.1 Occupation et principale source de revenu des ménages
  • II.2 Activité et niveau d’étude
  • II.3 Niveau de revenus des ménages
  • II.3.1 Revenus et niveau d’étude
  • II.4 Les dépenses des ménages
  • CHAPITRE III: ACCЀS À L’EDUCATION FONDAMENTALE
  • III.1 Les enfants de moins de 18 ans
  • III.2 Scolarisation des enfants âgés entre 5 et 18 ans
  • III.3 L’offre scolaire
  • III.4 Temps utilisé pour atteindre le centre scolaire
  • III.5 Prix de l’écolage
  • CHAPITRE IV : ACCЀS AUX SERVICES DE SANTÉ
  • IV.1 Disponibilité des établissements de santé
  • IV.2 Coût d’une consultation
  • IV.3 Fréquentation des établissements de santé
  • IV.4 Accessibilité des établissements de santé
  • IV.5 La situation des femmes enceintes
  • IV.6 Disponibilité des médicaments dans les communes phares
  • IV.7 La prise en charge des maladies prioritaires
  • IV.8 Maladies récurrentes chez les femmes et les enfants
  • CHAPITRE V : ACCÈS À ALIMENTATION
  • V.1 Accès à la nourriture
  • CHAPITRE VI : ACCЀS À L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT
  • VI.1 Accès à l’eau
  • VI.2 Coût économique de l’eau
  • VI.3 Lieu d’aisance et traitement des ordures
  • CHAPITRE VII : ACCÈS AUX SERVICES ADMINISTRATIFS
  • VII.1 Accès aux services d’état civil
  • VII.2 Existence d’un poste de police dans la localité
  • VI.3 Accessibilité à la justice
  • ANNEXE

Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE

)
Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES)

RAPPORT FINAL ET RESULTATS D’ENQUÊTE PARTICIPATIVE

Les dix Communes Phares Majeures

Mr. Desgrottes Junior LICETTE, Consultant mandaté

Janvier 2010

Table des matières
Résumé explicatif............................................................................................................ 4 Liste des graphiques....................................................................................................... 6 Liste des Tableaux........................................................................................................... 6 INTRODUCTION........................................................................................................... 8 METHODOLOGIE DE L’ENQUETE .......................................................................... 9 Cadre théorique et référentiel de l’enquête........................................................... 9 Une enquête localisée pour un suivi citoyen national ...................................... 10 Mise au point sur l’expression commune phare ................................................. 10 Ce que l’on veut obtenir par cette enquête .......................................................... 13 L’enquête sur le suivi participatif.......................................................................... 14 Sélection et taille de l’échantillon ......................................................................... 14 Méthodologie de l’enquête ..................................................................................... 14 Ressources humaines ............................................................................................... 15 Saisie et traitement des données collectées ......................................................... 15 CHAPITRE I : CARACTERISTIQUES SOCIALES DES ENQUÊTÉS ............... 16 I.1 Profil démographique ........................................................................................ 16 I.2 Situation matrimoniale ...................................................................................... 16 I.3 Niveau d’étude..................................................................................................... 17 CHAPITRE II : INSERTION ECONOMIQUE........................................................ 18 II.1 Occupation et principale source de revenu des ménages .......................... 18 II.2 Activité et niveau d’étude ................................................................................ 18 II.3 Niveau de revenus des ménages ..................................................................... 19 II.3.1 Revenus et niveau d’étude ............................................................................ 21 II.4 Les dépenses des ménages ............................................................................... 22 CHAPITRE III: ACCЀS À L’EDUCATION FONDAMENTALE......................... 24 III.1 Les enfants de moins de 18 ans...................................................................... 24 III.2 Scolarisation des enfants âgés entre 5 et 18 ans ......................................... 25 III.3 L’offre scolaire .................................................................................................. 25 III.4 Temps utilisé pour atteindre le centre scolaire .......................................... 26 III.5 Prix de l’écolage ............................................................................................... 27 CHAPITRE IV : ACCЀS AUX SERVICES DE SANTÉ .......................................... 28 IV.1 Disponibilité des établissements de santé.................................................. 28 IV.2 Coût d’une consultation.................................................................................. 28 IV.3 Fréquentation des établissements de santé................................................. 29 IV.4 Accessibilité des établissements de santé ................................................... 30 1

IV.5 La situation des femmes enceintes ............................................................... 31 IV.6 Disponibilité des médicaments dans les communes phares ................... 32 IV.7 La prise en charge des maladies prioritaires............................................... 34 IV.8 Maladies récurrentes chez les femmes et les enfants................................ 34

CHAPITRE V : ACCÈS À ALIMENTATION.......................................................... 36 V.1 Accès à la nourriture.......................................................................................... 36 CHAPITRE VI : ACCЀS À L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT.............................. 38 VI.1 Accès à l’eau....................................................................................................... 38 VI.2 Coût économique de l’eau .............................................................................. 39 VI.3 Lieu d’aisance et traitement des ordures ..................................................... 40 CHAPITRE VII : ACCÈS AUX SERVICES ADMINISTRATIFS ........................ 42 VII.1 Accès aux services d’état civil....................................................................... 42 VII.2 Existence d’un poste de police dans la localité ......................................... 43 VI.3 Accessibilité à la justice .................................................................................. 43 ANNEXE ......................................................................................................................... 44

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Résumé explicatif
Ce document présente les principaux résultats de l’enquête portant sur le suivi-qualitatif participatif de la mise en œuvre et du suivi du DSNCRP. Deux périodes ont été pris en compte : l’avant DSNCRP donc avant 2007 et aujourd’hui (2009). Ce, dans le but d’avoir une idée de l’impact des actions réalisées dans le cadre de cette stratégie sur le bien-être de la population. Les résultats obtenus montrent que les programmes et projets exécutés jusqu’à date, ont peu contribué à l’amélioration des conditions de vie des habitants des communes dites « Phare ». Toutefois, en se basant sur les informations recueillies on voit qu’aujourd’hui peu de citoyens s’estiment satisfaits de leur situation économique et la proportion est le même au regard des services sociaux de base. Le tableau ci-dessous présente la répartition des ménages en fonction de leur niveau de satisfaction.
Niveau de satisfaction élevé Moyen 2,4 0,2 40,9 1,3 28,5 2 12,6 4,6 15,1 29,8 15,2 19,6 26,8 18,5

Secteur Economie Education Santé Alimentation Eau et Assainissement Services administratifs Moyenne

Faible 29,7 65,8 20,3 61,7 16,7 52,6 41,1

Très faible 63,3 18,9 9 21,9 35,2 18,6 27,8

La lecture du tableau permet de voir qu’en moyenne près de 69% des ménages (41,1 de niveau faible et 27,8 de niveau très faible) enquêtés se trouvent insatisfaits de leurs conditions de vie et que 13% estiment avoir constaté une amélioration nette de leur situation. Le reste considère comme acceptable leurs conditions de vie. Et lorsqu’on compare par secteur l’appréciation des enquêtés de leur situation d’avant 2007 et aujourd’hui on voit qu’entre les deux périodes : • • • • • • Leur situation économique s’est détériorée ; Leur accès à l’éducation fondamentale s’est amélioré ; Leur accès aux services de santé n’a pas changé ; Leur accès à l’eau et à l’assainissement s’est détérioré ; Leur accès à une alimentation suffisante et de qualité s’est détérioré ; Leur accès aux services administratifs s’est légèrement amélioré. 4

Autrement dit.Il est bon de préciser qu’il s’agit d’une enquête qualitative et que les enquêtés ont en mémoire les chocs récents tels les cyclones. Ike. Fay. ces données qualitatives prennent très peu en compte le temps d’observabilité de l’impact des actions réalisées. 5 . Hannah et Gustave et les émeutes de la faim d’avril 2008.

Liste des graphiques Graphique 1 : Répartition de la population par milieu de résidence selon le sexe Graphique 2 : Répartition de la population selon le statut matrimonial Graphique 3 : Répartition des actifs occupés par secteur d’activité selon le niveau d’étude Graphique 4 : Répartition des ménages par grandes catégories de dépenses Graphique 5 : Moyen de locomotion des enfants pour se rendre à l’école Graphique 6 : Évolution du coût moyen d’une consultation par commune Graphique 7 : Fréquentation des centres de santé par les femmes enceintes Graphique 8 : Lieu d’accouchement actuellement Graphique 9 : Lieu d’accouchement avant 2007 Graphique 10 : Les pourvoyeurs de médicaments gratuits Graphique 11 : La récurrence des aliments dans les repas domestiques Graphique 12 : Répartition des ménages en fonction de leur mode d’approvisionnement en eau potable Graphique 13 : Prise en charge des ordures Liste des Tableaux Tableaux 1 : Répartition des actifs occupés par sexe selon le milieu de résidence Tableaux 2 : Répartition des ménages en fonction de leurs revenus mensuels actuellement Tableaux 3 : Répartition des ménages en fonction de leurs revenus mensuels avant 2007 Tableaux 4 : Répartition des actifs occupés par milieu de résidence selon le niveau de satisfaction que leur procure l’agent gagné Tableaux 5 : Nombre moyen d’enfants de moins de 18 ans par commune Tableaux 6 : Taux de scolarisation des enfants de moins de 18 ans par commune Tableaux 7 : Répartition des ménages en fonction du temps mis par les enfants pour aller à l’école Tableaux 8 : Jugement du prix de l’écolage par les ménages Tableaux 9 : Offre d’établissement de santé en moyenne dans les communes Tableaux 10 : Préférence pour les établissements de santé Tableaux 11 : Temps mis pour atteindre l’établissement de santé le plus proche Tableaux 12 : Commune du même département où la demande en soins de santé par les habitants des « communes phares » est la plus fréquente Tableaux 13 : Disponibilité des médicaments Tableaux 14 : Pourcentage de personnes à avoir connaissance de la prise en charge de ces 6 .

maladies au niveau de leur commune Tableaux 15 : Maladies fréquentes chez les enfants et chez les femmes par commune Tableaux 16 : Accès à la nourriture Tableaux 17 : Temps dépensé pour aller chercher de l’eau Tableaux 18 : Coût moyen d’un seau d’eau par commune en gourde Tableaux 19 : Disponibilité de lieu d’aisance Tableaux 20 : Dépenses moyennes pour un acte de naissance par commune Tableaux 21 : Répartition des ménages en fonction de leur jugement de l’accès aux services de justice 7 .

Elle porte sur divers aspects relatifs aux conditions de vie de la population tels : l’éducation. En effet. des actions réalisées dans leur milieu de vie dans le cadre de la mise en œuvre du DSNCRP.INTRODUCTION L’enquête portant sur le suivi participatif est une opération dont l’objectif est d’évaluer via les informations recueillies l’appréhension de la population. l’économie. Par cette étude nous voulons apprécier l’impact des programmes et projets effectués dans ces communes en question au regard des conditions de vie des populations bénéficiaires. chacun des items évoqués précédemment fait l’objet d’un chapitre où sont présentés les principales informations et les tableaux de résultats. l’accès à certains services administratifs et l’accès à l’alimentation. depuis 2007 le gouvernement haïtien s’est lancé dans une démarche visant la création et le renforcement d’activités génératrices de croissance et la réduction de la pauvreté. l’enquête vise également la comparaison entre la période avant DSNCRP et aujourd’hui. la santé. A couverture nationale (chaque département étant représenté par son chef-lieu sauf le Nord-Est qui est représenté par Ouanaminthe). résidant dans les communes dites « Phares ». Cela. l’eau et l’assainissement. Après la présentation de la méthodologie de l’enquête. 8 . via l’évaluation faite par les ménages de l’évolution de leurs conditions de vie entre les deux périodes.

La démarche participative instaure ainsi de nouvelles relations entre l'Etat et la société civile ou la population. Le concept de suivi citoyen s’applique à l’insertion des populations dans la dynamique de suivi des actions réalisées dans le cadre de la politique publique de promotion de la croissance et de la réduction de la pauvreté. Les situations ci-après expliquent cette posture des pouvoirs publics : un chômage officiel de 66%. de 477us$. à la fois partie prenante et bénéficiaire. un accès extrêmement limité aux services sociaux de base1. Elle permet d’aller vers l’efficacité des projets de développement (efficacité sociale) et suscite l'adhésion de 1 Ces informations proviennent de différentes sources : IHSI. Pour améliorer cette situation. santé. les investissements en services sociaux de base (éducation. L’appréhension et l’appréciation de la population des actions rentrant dans cette démarche de lutte contre la pauvreté constituent le mobile de notre étude et font partie d’une nouvelle dynamique qu’on nomme le suivi-qualitatif participatif ou le suivi citoyen. Il s’agit d’approcher la population. Elle est considérée comme un moyen pouvant garantir l'efficacité de la stratégie de lutte contre la pauvreté. La démarche fournit aux populations un moyen d’expression.METHODOLOGIE DE L’ENQUETE Cadre théorique et référentiel de l’enquête L’amélioration des conditions de vie de la population reste évidemment la grande priorité de l’Etat haïtien. un PNB/hab. un IDH de 0. La démarche permet de prendre en compte les appréciations de ceux pour lesquels les programmes et projets sont mis en œuvre dans le cadre du DSNCRP.532. un ensemble de démarches et d’actions se réalisent dans le cadre du DSNCRP. PNUD et BRH 9 . eau et assainissement) sont appelés à augmenter de façon. dans ce cadre. afin de mesurer les bienfaits (ou méfaits) tirés des projets réalisés dans leur communauté au regard de leur condition de vie et leur niveau de bien-être. les corrections et les ajustements nécessaires des actions en cours. Il permet de solliciter à temps. une espérance de vie qui ne dépasse pas 52 ans. À travers la participation. Théoriquement. depuis bientôt deux ans. elle est donc inclusive. des instances de décisions. on introduit enfin l'ensemble des acteurs sociaux dans le domaine réservé de l'Etat : le suivi des projets de développement.

Cela permettra de jauger ou d’appréhender avec des données qualitatives (les appréciations des citoyens) le sens ou la profondeur de l’évolution des conditions de vie dans le milieu de vie et de production de la population. Cette dynamique nous permet de mettre en évidence une réalité : une concentration d’actions (de projets) dans certaines communes.l'ensemble de la population aux politiques publiques de développement. Là ou les populations bénéficiaires peuvent donner leur avis et surtout faire valoir leurs appréciations sur l’ensemble des actions réalisées. dans cette entité spatiale qu’est la commune. Mise au point sur l’expression commune phare L’expression Commune Phare traduit pour une commune la situation particulière dans laquelle évolue sa population par rapport aux programmes et projets inscrits dans la dynamique nationale de développement. d’une part. Cette information servira de modèle ou plutôt de guide pour intervenir dans d’autres régions ou d’autres communes du pays. La commune-phare se transforme. Elle renseigne sur la qualité et le niveau des impacts possibles des projets et des actions réalisés dans le cadre de politiques publiques de développement ou de politique de réduction de la pauvreté. Une enquête localisée pour un suivi citoyen national Le suivi citoyen se fait là ou les actions se passent. il épouse la géographie des projets réalisés ou en train de l’être. cette commune devient une référence pour l’ensemble de sa région. Ces dernières deviennent des Communes-Phares et c’est là ou se fait le véritable suivi citoyen. Cette démarche permet d’avoir une idée juste (à partir de comparaisons) sur l’impact réel des investissements. favorisant ainsi leur ‘’appropriation’’. par là même. en termes de changements sur le niveau de vie. en un point de repère qui peut éclairer ou du moins mettre en lumière l’évolution des conditions de vie des populations dans un espace spécifique. autrement dit. et pour l’ensemble du pays d’autre part. Dans ce contexte. La Commune Phare prend également en compte les performances d’une commune dans la carte de pauvreté au regard de son niveau d’accès au SSB (Services Sociaux de Base) 10 .

riches. sur la base d’une unité spatiale simple (la commune) la portée des projets sur le cadre et le niveau de vie d’une population donnée. urbains. La concentration de population est un élément important dans la mesure où elle facilite la présence de toutes les composantes sociales (pauvres. 11 . Toutefois la définition d’une Commune Phare s’établit à partir de deux critères fondamentaux : le gradient de population (les bénéficiaires) et la concentration de projets ou d’actions en cours de réalisation.et de sa place dans le classement régional (départemental) et national. La concentration des projets est une approche systémique et intersectorielle. marginaux et exclus). Si le gradient de population est trop faible dans une commune elle ne peut pas être une référence. Ce concept permet donc de passer de l’échelle spatiale communale à l’échelle territoriale nationale. il a pour champ l’ensemble des interventions réalisées dans le milieu de vie et de production des populations. Dans cette dynamique la commune-phare permet de comprendre et surtout d’appréhender quel ensemble de projets est à même de créer les conditions nécessaires permettant aux populations bénéficiaires d’apprécier l’atteinte des objectifs nationaux au niveau de sa commune. Elle rend intelligible les résultats et permet de mieux conduire les programmes et projets de développement sur l’ensemble du territoire. Car seule la synergie dégagée entre plusieurs projets est susceptible de générer des changements conséquents sur les conditions d’existence des habitants. Tenant compte de toutes ces considérations. La Commune Phare éclaire (ou met en lumière) et permet d’expliquer. Elle permet de regarder au delà des résultats directs d’un projet dans un secteur particulier pour embrasser un éventail d’impacts sur les moyens d’existence des bénéficiaires. ruraux. Notre enquête portera sur dix d’entres elles. En d’autres termes le Suivi-Qualitatif Participatif n’intègre pas seulement les niveaux de satisfaction ou des appréciations des populations bénéficiaires uniquement sur un projet. nous avons identifié au niveau du pays un total de vingt huit communes phares.

Sections Communales et Ménages) No Commune 1 Cap-Haïtien Nombre de ménages 43784 Population (1) 225740 2 Jérémie 22459 106606 3 Port-de-Paix 31063 115668 4 Ouanaminthe 17208 85806 5 Jacmel 33761 145984 Section Communale Bande du Nord Haut du Cap Petit Anse Basse Voldrogue Haute Voldrogue Basse Guinaudée Haute Guinaudée Ravine à Charles Iles Blanches Marfranc Fond rouge Torbeck Fond rouge Dahere Baudin La Pointe Aubert Mahotière Baie des moustiques La Corne Haux Maribahoux Acul des Pins Savane Longue Gens de Nantes Savane au lait Bas Cap Rouge Fond Melon Cochon Gras La Gosseline Marbial Montagne la Voute Grande rivière de Jacmel La Vanneau La Montagne Bas coq Chante Haut Coq Chante 12 .Liste des Communes Phares retenues (Population.

vers l’atteinte des objectifs fixés par le pays pour 2015 (DSNCRP.6 Miragoane 12128 49628 7 Cayes 25815 123857 8 Gonaives 55774 280149 9 Port-au-Prince 172798 801566 10 Hinche 21026 97795 Chalon Belle Rivière Dessources Saint-Michel Bourdet Fonfrède Laborde Laurent Mercy Boulmier Pont Tamarin Bassin P. de Bayonnais Poteaux La Branle Turgeau Morne L'hopital Martissant Juanaria Marmont Aguahedionde Total 435 816 2 032 799 1) Estimation 2005. Cette évaluation s’est fait par le revenu et le pouvoir d’achat. OMD. Inventaire des Ressources et Potentialités d’Haïti Ce que l’on veut obtenir par cette enquête Depuis au moins deux ans un ensemble d’actions est réalisé dans le pays dans le cadre de la politique publique de la promotion de la croissance et de la réduction de la pauvreté. Ainsi. à la scolarisation et à l’alphabétisation. c) et l’intégration sociopolitique. Il importe de voir le cheminement (évolution). Elle s’acquiert par l’accès à l’identité. b) l’entretien du capital physique des populations ciblées qui s’acquiert par la santé. à la justice. IHSI. Objectifs nationaux). cette enquête nous a permis d’avoir une idée de l’évolution de : a) l’insertion économique des populations ciblées (Communes-Phares). 13 . l’alimentation. ou du moins de faire un premier jugement de l’impact des programmes et projets.R. l’eau potable et l’assainissement. à la sécurité.

Les enquêtés ont dû répondre volontairement à un formulaire comportant une soixantaine de questions.L’enquête sur le suivi participatif Bien qu’on ait opté pour un dispositif devant permettre d’éviter la lourdeur habituelle constatée dans le cadre des grandes enquêtes. Elle facilite dans une certaine mesure les comparaisons temporelles. Et enfin. l’appréciation par la population des programmes et projets rentrant dans le cadre de la mise en œuvre du DSNCRP se partage à part égale (hypothèse forte donnant la taille maximale) et deuxièmement. Il est important de signaler que pour être éligible. La stratégie adoptée nous a permis d’interroger un échantillon de 1 769 ménages (valeur supérieure à la taille de l’échantillon déterminée théoriquement qui n’était que de 1 530 ménages). Voulant une représentativité parfaite des communes. Sélection et taille de l’échantillon Le champ de notre enquête est constitué par la population des dix « Communes Phares » retenues. le chef de ménage devrait être âgé de 18 ans et plus. La sélection des unités s’est fait selon la méthode d’échantillonnage systématique. le nombre de ménages à enquêter par commune a été réparti dans presque toutes ses sections et la ville. et donc la connaissance de la dynamique réelle de l’évolution des conditions de vie (et celle des indicateurs associés). Pour être plus précis. Premièrement. cette enquête vise les chefs de ménages résidents dans ces dites communes. Cela en tenant compte du poids démographique de ces entités. précises et à jour susceptibles de servir pour l’élaboration ou la réorientation des politiques publiques. pour un niveau d’incertitude de 0. Méthodologie de l’enquête L’enquête couvre dix communes pour un total de cinquante cinq sections communales.05 nous admettons une marge d’erreur de 4%. Au total 48 des 55 sections communales 14 . sa multiplication auprès des ménages au fil du suivi de la mise en œuvre du DSNCRP profitera au renforcement du Programme de Statistique Minimale. Vu les difficultés relatives à la détermination de la taille de l’échantillon nous avons dû faire deux hypothèses afin de déterminer le nombre de ménages à enquêter. Notre enquête a permis la disponibilité d’informations fiables.

logiciels spécialisés. ainsi que la production des rapports et des 15 . par un cadre de la direction départementale du MPCE appuyé par la Direction départementale et le coordonnateur de l’enquête qui lui était basé à Port-au-Prince. Les enquêteurs sont des membres de groupement et associations communautaire (GAC). Ils ont été choisis sur la base de la capacité organisationnelle de leur groupement et de leur connaissance du milieu dans lequel ils évoluent. La coordination générale était assurée par l’unité du Suivi-qualitatif participatif (SQP) de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES). Un total de 38 enquêteurs a été déployé sur le terrain (10 communes) pendant trois jours. • Le Statistical Package of the Social Sciences (SPSS). Ils ont suivi une formation sur les Enquêtes. pour la saisie et l’édition des données statistiques . pour la saisie des informations. sondages et management associatif dans le suivi du DSNCRP dans un premier et Les techniques d’enquête dans un second temps. pour chaque commune. Ressources humaines La supervision de l’enquête était assurée. Saisie et traitement des données collectées Le traitement informatique s’est fait à l’aide des logiciels : • Le Statistical Package of the Social Sciences (SPSS) Data Entry. • Excel pour les graphes et les tableaux. La sélection des chefs de ménages à interviewer s’est à l’aide d’un pas de sondage appliqué au premier individu choisi aléatoirement dans la population cible.ont pu être touché. Cette démarche permet de confirmer la place des GAC dans le suivi et la mise en œuvre du DSNCRP.

les femmes migrent davantage que les hommes qui ont plutôt tendance à émigrer vers les pays étrangers. Graphique 1: Répartition de la population par milieu de résidence selon le sexe La sur-représentation urbaine des femmes (65%) contre 57% dans le secteur rural peut être liée aux flux migratoires qu’a connus le pays pendant plus d’une dizaine d’années. Celles qui sont célibataires (19%) occupent la position suivante (3ème rang) dans l’ordre décroissant. I. car.CHAPITRE I : CARACTERISTIQUES SOCIALES DES ENQUÊTÉS I.1 Profil démographique Le profil démographique de la population d’un pays influe sur divers domaines (économie. C’est la composition par sexe et par âge de la population d’un pays qui délimite le volume de sa population active et son importance numérique influe à son tour sur la capacité productive de son économie. Parmi les 1 769 personnes enquêtées dans le cadre du suivi participatif. Les personnes dont le statut matrimonial est placé (29%) occupent le second rang. s’agissant des déplacements internes. il y a une grande domination des personnes du sexe féminin. La fonction de reproduction d’une société est conditionnée par la structure par âge et sexe de sa population. Le graphique suivant donne la répartition de la population selon le statut matrimonial 16 . santé. éducation. Cette tendance est aussi importante tant dans le milieu urbain que dans le milieu rural.2 Situation matrimoniale Les informations recueillies permettent de voir que les chefs de ménages sont majoritairement des gens mariés (38%). logement et transport) de l’existence humaine. soit une proportion de 59% à l’échelle nationale.

elles comptent pour 51% contre 49% d’hommes.Graphique 2: Répartition de la population selon le statut matrimonial I. seulement 10% ont atteint le niveau universitaire contre 72% ayant atteint les niveaux primaire et secondaire. Parmi les enquêtés.3 Niveau d’étude En Haïti. les femmes représentent 64% contre 26% d’hommes et pour le niveau secondaire. En effet. 17 . l’accès à un centre universitaire demeure un défi pour une grande partie de la population. en considérant les personnes ayant atteint le niveau primaire. Les femmes dominent en grande majorité les niveaux primaire et secondaire.

CHAPITRE II : INSERTION ECONOMIQUE II. Quant aux personnes de sexe féminin. 29% sont des agriculteurs. Tableau 1: Répartition des actifs occupés par sexe selon le milieu de résidence Source de revenu Agriculture Commerce Emploi Autres Activité la plus rentable Urbain 369 518 103 310 Rural 18 183 46 144 Masculin 210 144 82 238 Sexe Féminin 172 537 61 194 La principale source de revenu.1 Occupation et principale source de revenu des ménages L’occupation ou la profession fait référence au genre de travail exercé par une personne occupée au sein d’une entreprise ou dans une branche d’activité économique quelconque. En tenant compte des milieux de résidence la tendance reste la même. II. La tendance est presque la même selon le sexe avec une légère différence pour la gente masculine. Ceux qui se trouvent dans l’Agriculture comptent pour 20% et ceux qui travaillent comme Employés représentent seulement 7%. 36% des actifs occupés selon les données disponibles travaillent comme commerçants.2 Activité et niveau d’étude Tenant compte de la formation académique des chefs de ménages on peut voir. Parmi les personnes du sexe masculin exerçant une activité professionnelle durant l’enquête. qu’en Haïti les possibilités de valoriser les connaissances acquises sont particulièrement limitées. environ 72% des gens déclarent avoir au moins atteint le 18 . 52% sont des commerçants et 14% sont des agriculteurs et 6% sont des employés. Seulement 10% des personnes exerçant une activité économique ont atteint le niveau universitaire. malgré le rôle joué par le niveau d’instruction dans la hiérarchie des activités économiques. selon les mêmes données de l’enquête. Vient ensuite l’Agriculture dominée par les hommes. est le commerce qui est surtout dominé par les personnes de sexe féminin. 14% sont des commerçants et 10% sont des employés. Par contre.

Ceux qui ont gagné entre 1 000 et 2 000 gourdes. la hiérarchie salariale est toujours respectée. Seulement 4% des gens ont un revenu mensuel supérieur à 10 000 gourdes. Tenant compte des communes.3 Niveau de revenus des ménages A secteur institutionnel donné. Interrogés sur leur gain mensuel au moment de l’enquête. Cependant. Dans six des dix communes à l’étude plus de 50% des ménages ont moins de 1 000 gourdes comme revenu mensuel. Graphique 3: Répartition des actifs occupés par secteur d’activité selon le niveau d’étude II. Ceux qui y travaillent avec un niveau universitaire représentent environ 13%. La situation est très 19 . représentent 35% encore dominé par le commerce. 65% des personnes ayant le niveau d’étude primaire ou secondaire gagnent leur vie dans cette activité. l'existence d'une forte composante non salariale sur le marché du travail vient brouiller les cartes de cette hiérarchie. soit 47% ont répondu avoir gagné mensuellement des revenu de l’ordre de 500 à 1 000 gourdes et parmi ces ménages. 40% travaillent dans le secteur du commerce.niveau primaire. soient des proportions respectives de 37% pour le niveau primaire et 35% pour le niveau secondaire et ceux qui n’ont atteint aucun niveau ne représentent que 18%. on voit que le niveau de revenus des ménages actuellement est très faible. la majorité des ménages. des cadres supérieurs aux manœuvres. le commerce a pris une extension extraordinaire en représentant selon les données de l’enquête le grand pourvoyeur d’emplois. Le même constat se fait en analysant les secteurs d’activités.

6 24.0 5.9 3.0 4. Environ 46% des personnes dont 58% dans le secteur du commerce ont gagné entre 500 à 1 000 gourdes. Soulignons que ce sont dans les communes de Port-au-Prince et de Miragoane qu’on retrouve plus de gens avec un niveau de revenu supérieur à 5 000 gourdes par mois.7 Entre 1000 et 2000 gourdes 17.7 35.0 54.2 9.1 0.2 14. Tableau 13: Répartition des ménages en fonction de leurs revenus mensuels actuellement Entre 500 et 1000 gourdes Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port de Paix Port-au-Prince Ensemble 45.4 78.5 7.1 1.6 1.1 32. Pour les autres communes les petits changements observés sont en dessous de ce qu’il devrait être.0 1.6 64.0 0.7 29.1 26.8 68.0 10.5 17.1 60. 25% dont 67% dans le commerce ont gagné entre 1 000 à 2 000 gourdes.2 32.5 1.3 31.1 16. il représente 29% dont la majorité travaille dans le commerce. 20 .1 15.4 5. Cependant. lorsqu’on considère les communes de façon isolée.5 Plus de 10000 gourdes 4.5 22.4 35. on peut voir que dans les communes de Ouanaminthe et des Gonaïves il y a eu une certaine amélioration dans le niveau de revenus des ménages et que dans les communes de Jacmel et de Port-de-Paix il ya eu plutôt détérioration.3 11.1 8.0 20. soit environ 75%.2 4.0 13.2 70.0 0.1 12.1 Entre 5000 et 10000 gourdes 10.0 21.0 9.0 Comparé à la période d’avant 2007.5 46. on peut dire que globalement la tendance n’a pas changé car.0 8.critique à Jérémie où près de 80% de la population vit avec moins de 1 000 gourdes par mois.0 15. Pour ceux qui ont gagné beaucoup plus.2 20. c’est la précarité totale des gains moyens mensuels à travers tous les secteurs d’activité.5 0.1 19.0 0.2 8.6 4.8 Entre 2000 et 5000 gourdes 22.

8 Entre 2000 et 5000 gdes 20.4 5.0 1. Soit des proportions respectives de l’ordre de 43% pour les personnes de niveau primaire et 29% pour les personnes de niveau secondaire. La tendance n’était pas différente avant 2007.1 8. Près de 10% des gens ont été satisfaits de leur revenu avant 2007.2 13.5 7.2 2.Tableau 14: Répartition des ménages en fonction de leurs revenus mensuels avant 2007 Entre 500 et 1000 gdes Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port de Paix Port-au-Prince Ensemble 37.0 17. Parmi les personnes enquêtées.2 19.6 43.0 14. Les universitaires gagnant plus de 10 000 gourdes représentent seulement 16%.1 6. il est à souligner qu’en milieu urbain le nombre de personnes jugeant suffisant le revenu qu’elles gagnent de leur activité a cru de façon significative.3 71.6 18. environ 26 % gagnent en moyenne moins de 1 000 gourdes par mois.6 9.3 4. 21 .0 1. Toutefois. une classe de revenu qui est totalement dominée par les personnes de niveau primaire et de niveau secondaire.3 15.6 27.2 40.6 34.1 51.3 Entre 5000 et 10000 gdes 10.5 21. ce qui constitue une baisse plus ou moins considérable par rapport à 2007.3 14. 94% des universitaires ont gagné moins de 10 000 gourdes en moyenne par mois et seulement 6% ont gagné plus de 10 000 gourdes.1 Revenus et niveau d’étude Parmi les universitaires.0 9.7 24.4 31.0 2.2 0.2 9. Ceux qui déclarent que l’argent gagné de leur activité est insuffisant et très insuffisant représentent respectivement 64 % et 33% actuellement et 63% et 27% en 2007.1 8.0 19.0 0.1 0. seulement 3% sont satisfaits de l’argent qu’ils gagnent actuellement de leur activité.0 5.1 Plus de 10000 gdes 8.0 5.3.3 Entre 1000 et 2000 gdes 23.0 0.0 8.4 69.1 9.0 36. passant de 32 à 133 personnes.6 0.5 1. Car.5 II.3 47.3 17.5 24.3 47.2 81.9 5. Cette tendance est la même que l’on soit en milieu rural ou en milieu urbain.3 16.0 75.

64% des ménages consacrent la plus grande partie de leur revenu à l’alimentation et 29% à l’éducation . On observe presque la même chose quel que soit le sexe du chef de ménage. 33% des personnes du sexe masculin ont affirmé que la plus grande part de leur budget est utilisée pour l’éducation de leurs enfants contre 28% des personnes du sexe féminin et enfin seulement 5% des personnes du sexe masculin ont dit que la plus grande part de leur budget est destinée à la santé contre 4% des personnes du sexe féminin. 22 . En effet. la plus grande part du budget des ménages haïtiens est consacrée à l’alimentation et à l’éducation. Environ 60% des personnes du sexe masculin ont déclaré avoir consacré la plus grande part de leur budget à l’alimentation contre 67% pour les personnes du sexe féminin.Tableau 15: Répartition des actifs occupés par milieu de résidence selon le niveau de satisfaction que leur procure l’agent gagné L’argent gagné Milieu de résidence Urbain Rural Total Suffisant 133 20 153 Actuellement Insuffisant 775 238 1013 Très insuffisant 312 115 427 Suffisant 32 10 42 En 2007 Insuffisant 839 221 1060 Très insuffisant 398 152 550 II.4 Les dépenses des ménages Comme c’est le cas dans la plupart des pays pauvres. ceux consacrant une part importante de leur revenu à la santé ne représentent que 5%.

23 .Graphique 4: Répartition des ménages par grandes catégories de dépenses Il faut remarquer aussi que la tendance n’est pas différente du point de vue du milieu de résidence (rural/urbain).

III.92 2.92 enfant de moins de 18 ans. Tableau 5 : Nombre moyen d’enfants de moins de 18 ans par ménage selon la commune Commune Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port-de-Paix Port-au-Prince Ensemble Nbre moyen d'enfants de moins de 18 ans 2. seule l’éducation peut doter les individus des comportements.37.63 2.18 3.1 3. compétences et connaissances qui leur permettront de prendre des décisions éclairées pour eux-mêmes et les autres.99 2. et de traduire ces décisions en actes. Et le ménage ayant le plus d’enfants dans cette tranche d’âge en a 16.44 3.43 2.CHAPITRE III: ACCЀS À L’EDUCATION FONDAMENTALE L’un des facteurs clés de toute stratégie de développement d’un pays est la valorisation de son capital humain qui passe par l’éducation. Car.44 enfants par ménages et les ménages de Port-au-Prince en ont le plus faible effectif soit une moyenne de 1. Lorsqu’on regarde la situation par commune on voit que ce sont les ménages de la commune de Ouanaminthe qui ont le plus d’enfants de moins de 18 ans avec une moyenne de 3.49 2. Dans le cadre de cette étude on s’est intéressé à l’éducation des enfants âgés entre 5 à 18 ans.37 24 .16 1.1 Les enfants de moins de 18 ans Le nombre moyen d’enfants de moins de 18 ans au niveau des ménages est de 2.22 2. aujourd'hui et à l'avenir.

89 Gonaïves 0. En ce qui a trait à l’offre de formation académique. il est à remarquer que Gonaïves est la commune présentant le plus fort taux de scolarisation (98%) tandis que Port-de-Paix est la commune présentant le plus faible taux (75%). Secondaire) à leur disposition dans leur localité contre seulement 4. 14. De plus. Très peu de gens déclarent avoir une école maternelle publique à leur disposition dans leur localité.5% des ménages déclarent que leurs enfants étaient déjà à l’école avant 2007.94 De plus.5% ne disposant dans leur localité d’aucun type d’école.91 0. il est à souligner que la présence de l’Etat dans la formation académique des jeunes est beaucoup plus remarquée au niveau du primaire que du secondaire. Toutefois.77 Miragoane Ouanaminthe Port-de-Paix Port-au-Prince 0.2 Scolarisation des enfants âgés entre 5 et 18 ans Lorsqu’on considère.6% déclarent avoir tous les types d’écoles (Jardin d’enfants (maternelle).80 Cayes 0. 86. Tenant compte des communes. Primaire.94 0.93 Jérémie 0.III. III. Cependant.98 Hinche 0.75 0.4% des chefs de ménages déclarent avoir au moins une école de type jardin d’enfants dans leur localité .5% des ménages enquêtés ont eu des enfants à faire leur entrer dans le système éducatif après ou pendant l’année 2007. 39.7% disent avoir au moins une école primaire à leur disposition et 14. on voit que Port-au-Prince est la commune la mieux dotée 25 . ceux âgés entre 5 et 18 ans (qui représentent 72. Tableau 6 : Taux de scolarisation des enfants de moins de 18 ans par commune Commune Scolarisation Commune Scolarisation Cap-Haïtien 0. 3% déclarent avoir au moins une école secondaire au niveau de leur localité. parmi les enfants de moins de 18.5% des enfants de moins de 18 ans recensés au niveau des ménages) on voit que pour l’ensemble des communes 90.3 L’offre scolaire Parmi les ménages 43.90 Jacmel 0. seulement 13. les résultats ont permis de voir que l’Etat intervient de façon assez visible dans la formation académique des jeunes haïtiens. Donc.34 % de ces enfants fréquentent l’école.

1 Cependant.6 Plus d'une heure 7. 17% des parents 26 .3 Entre 15 et 30 minutes 31 Entre 30 et 60 minutes 28. particulièrement les motos pour emmener leurs enfants à l’école. Graphique 5 : Moyen de locomotion des enfants pour se rendre à l’école Bien que bon nombre de personnes déclarent avoir au moins une école dans leur localité. 82% des parents (chefs de ménages) déclarent que généralement leurs enfants vont à l’école à pieds. d’envoyer leurs enfants dans des écoles se trouvant dans les communes avoisinantes. III. 29% déclarent que leurs enfants doivent avoir entre 30 et 60 minutes et 7% estiment que leurs enfants mettent plus d’une heure pour atteindre leur école. aussi bien que les habitants de leur localité.en établissements scolaires publics cela tant au niveau de la maternelle. cela ne les empêchent pas. La commune des Gonaïves vient en 2e place en ce qui concerne l’éducation primaire public et Jacmel est en 2e place au niveau de l’offre d’éducation secondaire publique.4 Temps utilisé pour atteindre le centre scolaire En ce qui concerne le temps mis par les enfants pour atteindre leur école. Tableau 7 : Répartition des ménages en fonction du temps mis par les enfants pour aller à l’école Moins de 15 minutes 33. 14% y vont en voiture et 4% déclarent utiliser d’autres moyens. La commune de Miragoane paraît être la plus délaissée en ce qui concerne l’offre de formation académique publique. 33% des chefs de ménages estiment qu’en moyenne leurs enfants mettent moins de 15 minutes pour atteindre leur école. En effet. tous les écoliers n’utilisent pas le même moyen de locomotion pour se rendre à l’école. du primaire que du secondaire. 31% estiment qu’en moyenne leurs enfants nécessitent entre 15 et 30 minutes.

23 10.27 4. Tableau 8 : Appréciation du prix de l’écolage par les ménages Prix de l'écolage actuellement Elevé Abordable Bas Très bas 65.41 0.43 Prix de l'écolage avant 2007 41.5 Prix de l’écolage L’un des soucis majeurs des parents haïtiens est le coût de l’éducation de leurs enfants. Les résultats obtenus montrent qu’actuellement 66 % des parents estiment élevé le prix de l’écolage contre 41% qui l’estimait élevé avant 2007 .reconnaissent que les enfants de leur commune fréquentent les écoles des communes avoisinnantes. On comprend facilement que le prix de l’écolage devient au fil du temps inabordable pour la majorité des parents haïtiens.43 45. III.89 29.88 27 . Ce taux était de 45% avant 2007. Et moins de 5% des parents trouvent bas ou très bas le prix de l’écolage qu’ils payent actuellement tandis que 13% le trouvait ainsi avant 2007.47 2. 29% estiment qu’actuellement le prix de l’écolage est abordable. Dans notre étude nous nous intéressons au jugement ou à l’appréciation des parents du prix de l’écolage.

21 0.30 centre de santé sans lit .10 avant 2007. En effet. les résultats de ce paragraphe sont à apprécier avec modération. Le prix maximum payé actuellement pour une consultation est de 2 500 gourdes comme c’est le cas depuis avant 2007.10 IV. Cette situation n’est pas trop différente de celle constatée avant 2007. IV.27 0. on voit que le pays est faiblement doté en infrastructures sanitaires.20 0. 0. 0.32 1.1 Disponibilité des établissements de santé Ne s’agissant pas d’un recensement des établissements de santé.29 hôpital public. 0.21 centre de santé avec lit .30 0.29 1. En se basant sur le nombre d’établissement de santé déclaré par les enquêtés. Bien qu’elle soit la commune regroupant le plus 28 .2 Coût d’une consultation Les informations recueillies permettent de voir que le prix moyen d’une consultation est actuellement de 200 gourdes et qu’avant 2007 le prix moyen n’était que de 140 gourdes. Si l’accès à la santé n’est pas l’unique condition garantissant une espérance de vie élevée. soit 1.30 0.20 0.CHAPITRE IV : ACCЀS AUX SERVICES DE SANTÉ L’espérance de vie des habitants d’un pays est un indicateur indiquant son niveau de développement.2 hôpital privé et 0.08 actuellement contre un 1.20 0. Tableau 9 : Offre d’établissement de santé en moyenne dans les communes Etablissement de santé Centre de santé avec lit Centre de santé sans lit Dispensaire Hôpital privé Hôpital public Clinique privée Nbre moyen actuellement 0. il est tout au moins incontournable. on trouve en moyenne actuellement 0.29 dispensaire .29 0.08 Nbre moyen avant 2007 0. Et comme on peut le remarquer dans le tableau ci-dessous. ce sont seulement les cliniques privées qui accusent une présence moyenne au-dessus de l’unité.

Tableau 10 : Préférence pour les établissements de santé Etablissement Fréquentation Etablissement Fréquentation Centre de santé avec lit 44.d’établissements de santé.3% les cliniques privées . 30.8% les hôpitaux privés et seulement 2.3 Hôpital public 66. Les informations collectées permettent de voir que 67% des ménages ont l’habitude de fréquenter les hôpitaux publics .9 29 .8 Dispensaire 32. Jérémie est la commune où l’on paie le moins pour une consultation (41 gourdes actuellement contre 30 gourdes avant 2007).7% les centres de santé . Graphique 6 : Evolution du coût moyen d’une consultation par commune IV. 31.3 Fréquentation des établissements de santé Malgré le nombre restreint d’établissement de santé par rapport à la population et le choix limité des patients. Port-au-Prince est également la zone où l’on paie le plus cher pour une consultation (prix moyen de 314 gourdes actuellement contre 215 gourdes avant 2007).6 Autres 2. 44. 32.4 Clinique privée 31.4% les dispensaires .7 Hôpital privé 30. nous avons toutefois essayé de voir la préférence (pour chaque type d’établissement de santé) de ces derniers lorsqu’ils ont besoin de services de santé.9 % déclarent avoir l’habitude de fréquenter d’autres lieux outre que ceux mentionnés.

16 15. Nous avons également identifié. nous avons voulu également évaluer le temps moyen mis par la population pour atteindre l’établissement de santé qui leur est le plus proche.16% des ménages mettent en moyenne moins de 15 minutes pour accéder à l’établissement de santé qui leur est le plus proche . les communes d’attraits pour les soins de santé. 83. Les communes des Cayes et de Hinche répondent selon les données de l’enquête aux exigences en soins de santé de leur 30 .6% estiment qu’ils peuvent avoir de meilleurs services dans les autres communes et 57% déclarent fréquenter les établissements de santé des autres communes parce que sa commune ne dispose de médecins qualifiés pour son cas. La lecture du tableau ci-dessous permet de voir pour chaque « Commune Phare » voire chaque département. pour un même département.12% mettent entre 15 à 30 minutes .4 Accessibilité des établissements de santé Outre leur préférence pour un certain type d’établissement de santé. la commune qui satisfait le mieux les besoins en soins de santé de la population.43 23.64% mettent entre 30 à 60 minutes et 13% en mettent plus d’une heure.64 13.16 27. C’est ce qui explique le fait que 45% des ménages déclarent avoir l’habitude de fréquenter les établissements de santé se trouvant dans les autres communes. Tableau 11 : Temps mis pour atteindre l'établissement de santé le plus proche Actuellement Moins de 15 mns Entre 15 et 30 mns Entre 30 et 60 mns Plus d'1 heure 37. Ils expliquent leur comportement par plusieurs motifs.12 22.54 Retrouver dans un temps raisonnable un établissement de santé ne garantit pas l’accès aux soins requis.08 Avant 2007 34.IV. Les informations recueillies informent qu’actuellement 37. 43% avancent comme raison le moindre coût des services dans les autres communes . 22. 27. La situation d’avant 2007 n’est pas trop différente de celle d’aujourd’hui.86 26. De ces gens.

population car les habitants de ces communes se déplacent très peu pour se procurer les soins de santé qu’ils nécessitent. près de 35% des femmes vont de façon irrégulière ou pas du tout dans les centres de santé lorsqu’elles sont enceintes. En effet. 31 . en d’autres mots sa santé et celle de l’enfant qu’elle portait. Tableau 12 : Commune où la demande de soins de santé par les habitants des communes phares est plus fréquente Commune Phare Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port-de-Paix Port-au-Prince Commune d'attrait Milot Cayes Ennery Hinche Cayes Jacmel Moron Aquin Fort-Liberté St Louis du Nord Delmas. dans le but d’éviter et/ou de corriger tout ce qui pourrait nuire à l’évolution de sa grossesse. Le graphique suivant présente la fréquentation des centres de santé par les femmes enceintes. Carrefour IV. en témoigne les résultats de l’enquête.5 La situation des femmes enceintes Normalement une femme enceinte mérite une attention médicale particulière. Ce. Mais compte tenu de la situation économique précaire dont fait face la plus partie des ménages haïtiens faire suivre l’évolution de sa grossesse par un médecin est un luxe pour beaucoup d’haïtiennes.

Le reste accouchait dans d’autres lieux. Graphique 8 : Lieu d’accouchement actuellement Graphique 9 : Lieu d’accouchement avant 2007 Avant 2007. Toutefois un nombre considérable de femmes enceintes donnent naissance à leurs enfants dans des centres hospitaliers bien avant 2007 et ce nombre a augmenté avec la mise en œuvre du DSNCRP. le nombre de femmes à accoucher chez elle était de 39% et à l’hôpital 59.6 Disponibilité des médicaments dans les communes phares 32 .Graphique 7 : Fréquentation des centres de santé par les femmes enceintes L’accouchement en milieu hospitalier est rendu difficile pour certaines femmes enceintes au regard des frais à payer. IV. Actuellement 67% d’entres elles accouchent dans les hôpitaux contre 30% qui le font à la maison aider généralement par une sage-femme et 3% accouchent dans des lieux autres que ceux mentionnés ultérieurement.

soit par des Organisations Non Gouvernementales aux personnes les plus vulnérables. soit par l’Etat.72 18.74 19. 31% des gens déclarent qu’actuellement ils trouvent facilement les médicaments prescrits dans leur propre commune . près de 20% les trouvent rarement et 10% ont déclaré ne jamais trouver au sein de leur commune les médicaments prescrits par leurs médecins. 34% l’on reçu d’une organisation non gouvernementale et 21% l’ont eu d’une autre source.67 10. 21% les trouvent parfois .12 16.3% des gens déclarent avoir reçu des médicaments gratuitement parmi lesquelles 45% ont reçu leurs médicaments d’un organisme d’Etat . Dans le cas de notre étude.42 20. 18% les trouvent souvent . Dans le cas des communes à l’étude. La situation d’avant 2007 n’est pas trop différente de celle d’aujourd’hui car l’amélioration constatée est de faible ampleur (voir tableau ci-dessous).40 Avant 2007 30. la disponibilité des médicaments est aussi importante pour le bon fonctionnement du système sanitaire.48 Comme c’est le cas dans beaucoup de pays en développement. Tableau 13 : Disponibilité des médicaments Actuellement Facilement Souvent Parfois Rarement Jamais 30. Graphique 10 : Les pourvoyeurs de médicaments gratuits 33 .48 20.18 12.Outre un accès facile et rapide des établissements de santé. 14.79 20. certains médicaments sont distribués gratuitement.

le Sida et la typhoïde figurent parmi ces maladies. Tableau 14 : Pourcentage de personnes à avoir connaissance de la prise en charge de ces maladies au niveau de leur commune.30 32.80 44.10 28.8 Maladies récurrentes chez les femmes et les enfants Outre les maladies identifiées comme des risques de pandémie. Au niveau de la population à l’étude.IV. il y a des maladies qui sont prises en charge par l’Etat ou d’autres institutions caritatives. la diarrhée et la malaria. Actuellement Tuberculose Sida Typhoïde Aucune 44.90 IV. Cette démarche nous a permis de voir que les maladies les plus fréquentes chez les enfants sont : la fièvre.50 48. 48% le sida. 45% déclare qu’actuellement la tuberculose est prise en charge au niveau de leur commune. la tuberculose.7 La prise en charge des maladies prioritaires Dans presque tous les pays du monde. nous avons voulu identifier les maladies les plus récurrentes chez les enfants et les femmes. 34% reconnait que la typhoïde est prise en charge et 27% déclare qu’aucune de ces maladies n’est prise en charge au niveau de leur commune. Ces maladies constituent généralement un risque de pandémie pouvant entraver le bon fonctionnement d’un pays.00 33. Et les maladies les plus répétitives chez les femmes 34 .90 27.00 Avant 2007 42. Le constat fait par la population pour l’avant 2007 par rapport à la situation actuelle témoigne une légère amélioration de l’attention accordée aux personnes souffrant de ces maladies. Pour Haïti. la grippe.

il faut remarquer que la situation diffère selon les communes. Diarrhée Fièvre. Sida Infection. Grippe Fièvre Fièvre. Infection. Malaria 35 . Infection vaginale. Infection vaginale Infection. Infection. Typhoïde Fièvre. Malaria Grippe.sont : les infections en particulier l’infection vaginale. Fièvre Infection. Tableau 15 : Maladies fréquentes chez les enfants et chez les femmes par commune Chez les enfants Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port-de-Paix Port-au-Prince Fièvre. Malaria. Infection vaginale. Diarrhée. Grippe Fièvre. Grippe Fièvre. Grippe. Grippe. Sida Fièvre. Infection Grippe. Malaria. la fièvre et la grippe. Malaria. Grippe Fièvre. Grippe. Typhoïde. Malnutrition Chez les femmes Infection. Grippe. Grippe. Le tableau ci-dessous présente par ordre de priorité les maladies les plus fréquentes chez les femmes et les enfants au niveau de chacune des communes retenues. Grippe Fièvre. Grippe. Grippe Fièvre. Grippe Fièvre. Néanmoins. Grippe. Infection Fièvre. Grippe Fièvre. Fièvre.

La viande est quant à elle l’élément qui revient le plus rarement dans l’assiette de l’haïtien. Les informations recueillies permettent de voir qu’actuellement près de 84% des chefs de ménages déclarent avoir du mal à trouver de quoi manger ou de donner à manger à ses enfants et aux autres personnes habitant le ménage. satisfaisante et digne". ce droit n’est pas garanti. libre d'angoisse. tout individu a droit à une alimentation suffisante.59 54. correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur. Cependant.27 15. suffisante et de qualité fait défaut à bon nombre d’haïtiens. Seulement. En effet. soit au moyen d'achats monétaires. "Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier. permanent et libre. Ce taux n’était que de 74% pour la période d’avant 2007. individuelle et collective. 36 . 12.CHAPITRE V : ACCÈS À ALIMENTATION V. Tableau 16 : Accès à la nourriture Actuellement Très facilement Facilement Difficilement Très difficilement 1. et qui assure une vie psychique et physique. Avoir une nourriture saine.20 61. soit directement.90 L’aliment essentiel (qui apparaît presque toujours) dans le régime alimentaire de l’haïtien est le riz. 76% des gens déclarent que le riz est l’aliment qui revient toujours dans leur assiette.88 Avant 2007 3.66 21.86 22.65 18. à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante.7% de gens déclarent consommer de la viande de façon régulière. dans les pays en développement et particulièrement en Haïti.1 Accès à la nourriture Selon les Nations-Unies (voir les droits de l’homme).

dans 60% des ménages on se focalise d’abord sur la nutrition des enfants et dans 24% sur celle des pères. Les légumes viennent en 2ième position dans la liste des aliments que les ménages haïtiens consommeraient s’ils avaient plus de moyens financiers. 37 . Notre étude nous a permis de voir que la viande (en particulier celle du Poulet) est l’aliment que bon nombre d’haïtiens consommerait davantage s’ils avaient plus de moyens financiers.Graphique 11 : La récurrence des aliments dans les repas domestiques Dans de nombreux ménages tous les individus n’ont pas la même considération face à la nourriture préparée au niveau du ménage. En effet. Vu leur faible niveau de revenus. Il paraît que les femmes et les vieux sont les plus négligés car on les trouve en priorité dans la nourriture dans 5% des ménages. Notre étude nous a révélé que la priorité est accordée aux enfants et aux pères de famille. beaucoup d’haïtiens se contentent de consommer ce qui leurs sont accessibles non pas ce qu’ils aimeraient consommer.

Dans le cas d’Haïti. pour 38 . 16% s’approvisionnent au niveau d’une source. l’étude nous a permis de voir qu’actuellement c’est seulement 19% des ménages qui n’ont pas besoin de se déplacer. le système d’adduction existait bien avant 2007. Graphique 12: Répartition des ménages en fonction de leur mode d’approvisionnement en eau potable L’obtention de l’eau a généralement non seulement un coût économique mais aussi une dépense en temps. seulement 40% des enquêtés déclarent disposer d’un système d’adduction d’eau potable dans leur localité et dans 60% des cas. 10% consomment l’eau des puits. le problème de la disponibilité de l’eau se fait sentir dans presque toutes les communes du pays. En effet. 12% dans les fontaines publiques. Dans les communes phares. il existe plusieurs moyens de s’approvisionner en eau potable.1 Accès à l’eau L’accès à une eau de boisson de qualité (potable) et à un environnement sain sont des éléments pouvant contribuer à l’amélioration de la santé de la population. Notre étude nous a révélé que 29% des ménages achètent de l’eau traitée.CHAPITRE VI : ACCЀS À L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT VI. 4% utilisent l’eau des rivières et 4% achètent l’eau des camions ou utilisent une autre source d’approvisionnement. car beaucoup de personnes doivent se déplacer pour s’approvisionner en eau. 25% consomment l’eau du robinet. De plus. donc ne dépense pas de temps.

99 8. Cayes. leur appréciation de la qualité de l’eau reste critique. il est à souligner qu’il existe une grande disparité au niveau du prix de l’eau entre les différentes communes.81 9.63 En ce qui concerne la quantité d’eau consommer dans les ménages par jour.25 Avant 2007 19. 22% mettent entre 10 et 30 minutes . 28% en consomme entre 5 et 10 gallons puis le reste soit 37% en consomment plus de 10 gallons par jour. En effet. Toutefois. Tableau 16 : Temps dépensé pour aller chercher de l’eau Actuellement 0 Moins de 10 mns Entre 10 et 30 mns Entre 30 et 60 mns Plus d'une heure 19. 46% des ménages doivent au moins dépenser 10 minutes pour s’approvisionner en eau . entre les deux périodes considérées le prix d’un seau d’eau à évoluer de façon considérable dans certaines communes telles que Miragoane. les informations recueillies informent que 35% des ménages consomment moins de 5 gallons d’eau par jour .58 21. Au Cap-Haïtien et à Miragoane le prix moyen d’un seau d’eau est de 16 gourdes par contre à Jérémie il coûte en moyenne moins d’une gourdes. 54% des ménages jugent au moins bonne la qualité de l’eau qu’ils consomment actuellement contre 51% avant 2007. Comparer à la situation d’avant 2007 on peut constater une légère amélioration au niveau du temps mis par les ménages pour s’approvisionner en eau. Toutefois.2 Coût économique de l’eau Actuellement le prix moyen d’un seau d’eau est de 8 gourdes contre 7 gourdes avant 2007. VI.45 21. 8% mettent entre 30 et 60 minutes et 5% des mettent plus d’une heure pour s’approvisionner en eau. 39 .08 5. Ouanaminthe et Port-au-Prince. De plus.48 5.62 43.s’approvisionner en eau.10 45.

10 5.67 Avant 2007 64.06 11.63 7. Aujourd’hui. 12% ont un water closet et 7% ont à leur disposition une latrine publique.83 3.73 3.05 40 . Mais en Haïti.06 7.55 0.56 7. 63% des ménages disposent d’une latrine privée .48 0.3 Lieu d’aisance et traitement des ordures La gestion des ordures et la disponibilité au sein des ménages d’un lieu d’aisance sont des facteurs déterminants du degré d’assainissement. il n’est pas donné à tout ménage d’avoir son propre lieu d’aisance.03 2.18 18. près de 18% des enquêtés déclarent utiliser d’autres moyens (en particulier les sachets) pour satisfaire leur besoin .39 12.72 17.78 11.99 Coût moyen avant 2007 16.47 4.56 7. Tableau 19 : Disponibilité de lieu d’aisance Actuellement Latrine Privée Latrine Publique Water Closet Autres 63.78 9.33 4.22 10.85 10.25 6.52 2.84 3.90 VI.Tableau 18 : Coût moyen d’un seau d’eau par commune en gourdes Coût moyen actuellement Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port-de-Paix Port-au-Prince Ensemble 16.24 1.73 0.76 16.

Seulement 6% des ménages déclarent bénéficier du service de la mairie en ce qui a trait à l’évacuation de leurs ordures et 8% des ménages utilisent le service d’un particulier. Graphique 13: Prise en charge des ordures Les gens qui bénéficient du soutien de la mairie pour évacuer leurs déchets. 41 . elle est plutôt personnelle car notre étude révèle que 86% des ménages s’occupent eux-mêmes de l’évacuation de leurs ordures ménagères.Quant à la gestion des ordures. dans 74% des cas l’ont eu à partir de 2007.

la tendance n’a pas changé car. les parents doivent débourser en moyenne 103 gourdes pour avoir un acte de naissance contre 167 gourdes avant 2007. Comparé à la situation de 2007. Tableau 20 : Dépenses moyennes pour un acte de naissance par commune Actuellement Cap-Haïtien Cayes Gonaïves Hinche Jacmel Jérémie Miragoane Ouanaminthe Port-de-Paix Port-au-Prince Ensemble 117 106 91 53 68 56 73 51 183 120 103 Avant 2007 148 187 146 77 130 77 129 42 267 217 167 42 . Comme c’est le cas pour plusieurs biens et services. avoir accès à un service administratif de base n’est pas chose facile. selon les mêmes données. 43% l’ont obtenu facilement et 47% l’ont obtenu avec difficulté. quelle que soit la période considérée. on constate une disparité flagrante au niveau du coût d’acquisition d’un acte de naissance sur l’ensemble du territoire. seulement 10% des gens ont affirmé qu’avoir l’acte de naissance de leur progéniture auprès d’un officier d’état civil est très facile.CHAPITRE VII : ACCÈS AUX SERVICES ADMINISTRATIFS VII. le coût d’acquisition d’un acte de naissance est le plus élevé et Ouanaminthe est la commune où les parents déboursent le plus bas prix pour avoir un acte de naissance.1 Accès aux services d’état civil De nos jours. seulement 9% déclarent avoir leur acte de naissance très facilement. Ceux qui l’ont obtenu facilement représentent environ 43% et ceux qui éprouvent de difficulté pour l’obtenir comptent pour environ 47%. Actuellement. Port-de-Paix est la commune où. Selon les données de cette enquête.

Suivant les informations recueillies.9 31. seulement 23% ont répondu par l’affirmative.7 Avant 2007 4. la même considération a été faite. 77% des ménages du milieu urbain ont accédé à la justice avec difficulté contre 23% qui en ont accédé avec facilité et 76% dans le milieu rural ont accédé à la justice avec difficulté contre 24% avec facilité.2 20. la majorité des ménages enquêtés. ceux qui y ont accédé avec facilité représentent seulement 26%. 54% affirment que le poste de police dans leur localité existait bien avant 2007. Comparé à 2007. En effet. en effet : parmi les enquêtés. VI. Tableau 21 : Accès aux services de justice Actuellement Très facile Facile Difficile Très difficile 4.VII.9 42. 19% déclare qu’il est entre 1 heure et 2 heures et 16% ont répondu que le poste de police est à plus de 2 heures de temps de leur localité. soient environ 74% ont accédé à la justice avec difficulté.2 19.6 44. 36% des personnes ont déclaré que le poste de police le plus proche se trouve à moins de trente minutes de leur localité.3 43 . 18% déclare qu’il se trouve entre 1 heure et 2 heures et 16% ont répondu que le poste de police se trouve à plus de 2 heures de temps.2 32. 35% ont déclaré que le poste de police le plus proche se trouve à moins de trente minutes de leur localité. De ces gens.3 Accessibilité à la justice La justice demeure inaccessible pour les ménages haïtiens et cela malgré les efforts consentis par l’Etat haïtien. Il n’y a pas de différence en ce qui concerne les milieux de résidence car. Cette situation est aussi présente dans les localités puisqu’environ 75% des ménages ont accédé à la justice avec difficulté contre 25% l’accédant avec facilité.2 Existence d’un poste de police dans la localité Interrogés sur l’existence d’un poste de police dans la localité qu’ils habitent.

ANNEXE 44 .

...Tél (facultatif): _____________________________________ 4.Activité professionnelle : 1) Aucune 2) Agriculture 5) Artisan 3) Employé 6) Autres 1..Statut matrimonial : 1) Célibataire 2) Marié 3) Placé 4) Divorcé 5) Veuf 6) Autres 7. IDENTIFICATION DE L’ENQUETEUR Date : ____/____/_____ Nom de l’organisation : _______________________________________________________________________________________ Nom et prénom de l’enquêteur : __________________________________________ Département : _________________________________ Section Communale : __________________________________ Tél : _______________________________ Commune : ___________________________________________ heure de démarrage : __________ heure de fin : __________ IDENTIFICATION4) Commerçant DE L’ENQUETE 8..Adresse : ___________________________________________ 3.Age : ______ 6.Sexe : 1) Masculin 2) féminin 5.MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE) SECRETARIAT EXECUTIF DU COMITE-MINISTERIEL DE COORDINATION ET DE SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE DU DSNCRP Questionnaire d’enquête sur le suivi participatif Questionnaire No :………….Nom et Prénom : __________________________________________________________________________________________ 2....Niveau d’étude : 1) Aucun 2) Primaire 3) Secondaire 4) Universitaire 45 .

Hôpital Privée 5.Non Si oui...Combien d’établissement de santé dispose votre section communale ? Actuellement Centre de santé avec lit Centre de santé sans lit Dispensaire Hôpital public Hôpital privé Clinique Privée ______ ______ ______ ______ ______ ______ Avant 2007 Centre de santé avec lit ______ Centre de santé sans lit ______ Dispensaire ______ Hôpital public ______ Hôpital privé ______ Clinique Privée ______ S2....-Secondaire 4.Entre 15 à 30 mns 3..Plus d’une heure Et Combien sont scolarisés : a) Entre 5 et 10 ans _______ b) Entre 10 et 15 ans _______ c) Entre 15 et 18 ans _______ E4.Moins de 15 mns 2..Kindergaten 2.-Combien coûte une consultation dans votre section communale : Actuellement : _________ S3.Comment estimez-vous le prix de l’écolage dans votre localité ? Actuellement : 1.Combien sont du domaine public? 1.Non E5.Centre de santé 2.Primaire 3..à pieds 2...Kindergaten : _____ 2......-Tous les types E7..-Tous les types : _____ E8....Primaire : 3.Hôpital Public Avant 2007 : ____________ 4.....Combien d’enfants de moins de 18 ans habitent votre maison : _______ E2.Combien de temps mettez-vous pour atteindre l’établissement de santé le plus proche ? 46 ..Clinique Privée S4. quelle commune : ______________________ E7..-Bas MODULE 2 : SANTE S1.-Oui 2..-Bas 3.Oui 2.Combien d’écoles publiques y-a-t-il dans votre localité? Actuellement________ Avant 2007_________ E6..D’habitude vous fréquentez quel établissement de santé ? 1..Combien de temps mettent vos enfants pour aller à l’école ? 1.Moyen 2.Entre 30 à 60 mns 2.Ces enfants étaient-ils à l’école avant 2007? 1.1 Comment ils y vont ? 1.Dispensaire 3.-Secondaire : _____ _____ 4.Les enfants de votre commune fréquentent-ils les écoles des communes avoisinantes ? 1.Elevé 2..Quels types d’écoles disposent votre localité? 1......Elevé Avant 2007 : 1.en voiture E9.Moyen 3.Combien sont agés : a) Entre 5 et 10 ans _______ b) Entre 10 et 15 ans _______ c) Entre 15 et 18 ans _______ E3.MODULE 1 : EDUCATION E1.

.Rarement 5.Actuellement : _________ Avant 2007 : ____________ S5........Suffisant 2..Sida 3.Autres 3...Insuffisant Avant 2007 : 1... les femmes sont généralement atteintes de quelle maladie ? _________________________ MODULE 3 : INSERTION AU CORPS ECONOMIQUE ICE1....Très insuffisant 3.Meilleur prix 2.Lesquelles de ces maladies sont prises en charge dans votre commune par l’Etat ? Actuellement 1.Typhoïde 4.Non S10.Jamais S9..Toujours 2.Les femmes de votre ménage accouchent-elles où ? Actuellement 1..Jamais Avant 2007 1.Entre 1000 et 2000 3.Agriculture 2..Entre 2000 et 5000 Avant 2007 : 1....Dans votre localité.Entre 2000 et 5000 47 .Comment jugez-vous l’argent que vous procure votre activité ? Actuellement : 1.Parfois 4..Autres 3.Parfois 3.Oui 2.Entre 500 et 1000 2.Les femmes de votre ménage vont-elles au centre de santé lorsqu’elles sont enceintes ? 1.. pourquoi : 1....Tuberculose 2.Avez-vous l’habitude de fréquenter les établissements de santé des autres communes ? 1...-Hôpital 2...Jamais S7.Aucune S11.Insuffisant 4. dans votre commune.Souvent 3.-Hôpital 2.....Non disponibilité des médecins dans ma commune de résidence S5..Aucune Avant 2007 1..Non Si oui. les médicaments prescrits ? Actuellement 1.Tuberculose 2..Maison 3......Parfois 4..Oui 2..1 Et dans quelle autre commune avez-vous l’habitude d’aller ? ________________________________________ S6..Rarement 4..Quelle est votre principale source de revenu ? 1.Autres S8..Facilement 2.Très insuffisant IEC3.Souvent 3.Avez-vous déjà reçu des médicaments gratuitement ? 1.Suffisant 2...Sida 3.Commerce 3.Rarement 5..Typhoïde 4..Trouvez-vous. les enfants sont généralement atteints de quelle maladie ? __________________________ S12..Meilleur Service 3..Entre 500 et 1000 2.Maison Avant 2007 1..Dans votre localité.Combien gagnez-vous en moyenne par mois (en gourdes) ? Actuellement : 1....emploi IEC2.Facilement 2..Entre 1000 et 2000 3..

-Quelle quantité d’eau de boisson utilisez-vous en moyenne par jour ? 1...Entre 10 et 30 mns 4.Entre 5000 et 10000 5. depuis quand ? ____________ 48 .Qui prend en charge vos ordures ? 1..Autres EA8.Bonne 2......Water Closet 4...Fontaine Publique 5. depuis quand : ____________________ EA2..Mauvaise 3.Puits 7.Entre 30 et 60 mns 5.Alimentation 2.Rivière 6.Mauvaise 4....Plus de 10000 IEC4.....Achat par camion EA3.Plus d’1 heure 3...Oui 2....Un particulier Privé Avant 2007 : 1..Agriculture 2.Combien de temps dépensez-vous pour aller chercher l’eau ? Actuellement : 1.Achat d’eau traitée 8..Santé 4.0 2.....Entre 30 et 60 mns 5..Entre 10 et 30 mns 4......Très Mauvaise EA7.Latrine Privée 2..Water Closet 4.Plus d’1 heure Avant 2007 : 1..Très bonne Avant 2007 : 1.Vous-mêmes 3.existe-il un système d’adduction d’eau potable dans votre localité ? 1.-Combien coûte un seau d’eau dans votre localité ? Actuellement _________ EA6.Moins de 10mns 3.Moins de 10 mns 3..Robinet 2.Latrine Publique 3.Latrine Privée 2...0 2.Non Si oui.Autres ___________________ MODULE 4 : EAU ET ASSAINISSEMENT EA1.Latrine Publique 3..Bonne 3.Très Mauvaise 4..Plus de 10 gallons Avant 2007 _________ 4...Comment jugez-vous la qualité de l’eau que vous utilisez ? Actuellement : 1.Education 3.Plus de 10000 4....Très bonne 2.......L’eau que vous buvez provient d’où ? 1.4.Quel type de lieu d’aisance disposez-vous ? Actuellement : 1.Entre 5 et 10 gallons EA5.Source 3.commerce 3....Autres ______________ EA4.La plus grande part de votre budget est consacrée à quoi ? 1.Elevage IEC5.Autres Si mairie..-Autres ____________________ 4.La mairie 2.Quelle est l’activité la plus rentable dans votre localité ? 1.....Entre 5000 et 10000 5.Moins de 5 gallons 2.

Combien vous coûte un acte de naissance ? Actuellement en argent : _______________ Avant 2007 : en argent : _______________ en temps : __________________ en temps : __________________ ICS3..Millet 4.Très difficilement 4.Banane 5.Très difficile ICS2.....Entre 1 et 2 heures 4.difficile Avant 2007 1.Quels aliments arrivent dans votre assiette rarement ? (3 réponses au plus) 1.Très facile Avant 2007 1..Riz 3.Riz 3.Légume 6......difficile MODULE 6 : ENTRETIEN ET RENOUVELLEMENT DU CAPITAL PHYSIQUE ERCP1...Femme ERCP 5.Plus de 2 heures Avant 2007 1..Citez deux aliments que vous consommerez si vous avez plus d’argent ? 1) ________________________ 2) ________________________ 7.Non ICS4. était-il là depuis 2007 ? 1...Vieux 3...Oui 2....Moins de trente minutes 2..Comment jugez-vous l’accès à la Justice dans votre commune ? Actuellement 1.-Difficilement 3.Moins de trente minutes 2....Très difficilement ERCP 2.-Difficilement 4.-Facile 3...Facilement 2.Très facile 2.difficile 4.Très facilement 2...Entre 1 et 2 heures 4...difficile 3.-Facile 2...-Facile 3...Père 4.-Facile 3.Non Si oui.Enfants 2.Avoir un acte de naissance pour votre enfant c’est : Actuellement 1.Y-a-t-il un poste de police dans votre localité ? 1.Oui 2.Facilement 3.Entre 30 et 60 minutes 3..Très facile 2.MODULE 5 : INSERTION AU CORPS SOCIO-POLITIQUE ICS1.Quels aliments reviennent toujours dans votre assiette ? (3 réponses au plus) 1.Combien de temps mettez-vous pour atteindre le poste de police le plus proche ? Actuellement 1.Viande ERCP 4.....Viande 7.Très facilement Avant 2007 1...Entre 30 et 60 minutes 3...Très difficile 4.....Dans votre famille à qui donne-t-on la priorité dans la nourriture ? 1.Millet 4.autres ________________ ERCP 3...Trouvez-vous de quoi manger chaque jour ? Actuellement 1.Plus de 2 heures 4.Maïs 2..Très facile 2.Très difficile ICS5.Très difficile 4.Légume 6..Maïs 2.Banane 5.autres ________________ 49 .......

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