Faculté des Sciences juridiques Economiques et Sociales – Marrakech Département des Masters de Sciences de Gestion

Mémoire de fin d’études présenté en vue de l’obtention d’un Master Spécialisé :

« MANAGEMENT FINANCIER DE L’ENTREPRISE »

Par FRIMPONG MANSO HANSON DAVID

Sous le Thème : LA GESTION DU RISQUE DE CREDIT DANS LE CADRE DE BALE II CAS DE LA BMCI, FILIALE DU GROUPE BNP PARIBAS

Directeur de recherche : Pr. Brahim EL MORCHID Soutenu devant le jury composé de : Directeur de recherche : Pr. Brahim EL MORCHID: Professeur à l’Université Cadi Ayyad Suffragants : Pr. Sidi Mohamed RIGAR : Professeur à l’Université Cadi Ayyad : Pr. Mustapha Ziky : Professeur à l’Université Cadi Ayyad

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2010/2011

Dédicace
Je dédie ce travail à ma famille et plus particulièrement, A mes chers parents, puisque rien au monde ne pourrait compenser les énormes sacrifices qu’ils ont déployés pour guider mes pas, et leurs encouragements continus, qui me poussaient à entreprendre ces années d’études avec sérénité et confiance. Hommage leur soit rendu par ce modeste travail, qu’ils l’acceptent comme gage de notre profond amour, toujours croissant et notre reconnaissance jamais interrompue. A mon frère et sœurs, qui m’ont toujours témoigné un profond respect et une grande affection. A mes amis et tous ceux qui me sont chers, pour leur soutien, leur compréhension et leur dévouement continu.

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Remerciements
Ma gratitude à MR. Brahim Morchid pour ses efforts d’encadrement et de conseil pour que le présent projet puisse arriver à son terme, Ma reconnaissance à l’ensemble du personnel et de tout le corps professionnel la FSJES-Marrakech qui a su mettre à notre disposition durant ses deux années de master une formation de qualité remarquable. Egalement, je tiens à remercier MR. OUAKRIM, mon encadrant professionnel qui n’a pas hésité à me prêter une oreille attentive tout au long de la préparation de ce mémoire et je le remercie pour ses conseils et sa générosité quant à la transmission de son savoir. Ma reconnaissance s’adresse aussi à M. Med Najib Bouli et Mlle. Asma Talbi (Analystes financier à la BMCI), qui m’ont beaucoup aidé et qui m’ont permis de passer mon stage dans les meilleures conditions, Je ne saurais oublier Mr. Chouari, Mr. A. Zeidane, Mme. Zineb EL Jebbassi et tous les collaborateurs de la succursale de la BMCI-Groupe BNP PARIBAS qui n’a épargné ni temps ni effort pour m’aider à améliorer mes connaissances, et qui n’a manqué à aucun moment à mes sollicitations afin de répondre à toutes mes questions, et m’assurer un entourage amical.

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entamé la rédaction du présent document en guise de mémoire professionnel. C'est ainsi que j’ai choisi d'effectuer mon stage au siège de la BMCI Groupe BNP PARIBAS à Marrakech et précisément à la direction d’octroi de crédit et de gestion de risque des crédits. du département de centre d’affaire. Le choix de cette banque comme lieu de stage a été motivé par le fait de sa longue expérience de l'international. de son dynamisme et de sa grande importance dans le paysage bancaire et financier Marocain. C'est donc au cours de cette période que j’ai. entre autres activités. Mais ce Mastère a la particularité d'être l'un des diplômes les plus professionnalisés en Afrique du fait de la qualité et de l'approche pratique de ses enseignements. Il porte sur << la Gestion de Risque de Crédit dans le cadre de Bale II cas BMCI Groupe BNP PARIBAS>>. 4 . Ce stage est sanctionné par un mémoire professionnel. Mon stage a duré quatre (4) mois et précisément du 1er Mars au 30 Juin 2011.Avant Propos Le Mastère professionnel en Management Financier de l‘entreprise (MFE) de la faculté sociale des sciences juridique et Sociale à Marrakech (FSJES-Marrakech) de l’Université cadi Ayyad est l'un des diplômes de troisième cycle de cette institution au Maroc. Le diplôme n'est délivré qu'après la phase des cours théoriques dans les trois premiers semestres et le stage en entreprise pour au moins trois moins (le dernier semestre).

................................................................................................ 38 CHAPITRE 2 : LES APPORTS DE BALE II ET BALE III DANS LA GESTION DES RISQUES DE CREDITS................................................................................................................................................... .............................................................. ................................ 93 Recommandations :......................................... Etude de Cas: ..................... 79 Section 3. Les différentes étapes dans le processus de mesure et d'analyse des risques de crédit : ......................................................... Les apports de BALE III suite à la crise de 2008................................................ 8 GENERALITES SUR LE SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN.............................. .......................................................................................................................................................... 41 Section 1 : L’essentiel de Bâle I: ........................ .............................................................................................................................................................................................................. 108 5 ................................................. 71 Section 2......................................................................................................................... 32 Section 3: Revue de littérature.................... 62 Chapitre 3 : TECHNIQUES DE MESURE DE RISQUE DE CREDIT AU SEIN DE LA BMCI GROUPE BNP PARIBAS................... ....................... ... 41 Section 2 : Les Dispositifs de Bâle II. 22 CHAPITRE 1 : LE CADRE CONCEPTUEL DES RISQUES DE CREDITS................. 70 Section 1...................... 44 Section 3..................... 10 PRESENTATION DE LA BMCI GROUPE BNP PARIBAS ET SES PRINCIPAUX INDICATEURS FINANCIERS. Les Bases de la Gestion :.................................................................................................................................. 104 Conclusion générale : ............................................ 31 Section 2 : Typologie des risques .... 31 Section 1: Eléments de définitions ................................................................................................................. ..............................Sommaire Introduction générale ....................................

CA : Chiffre d’affaire. IRBA: Internal rating based approach. GAB : Guichet automatique bancaire. IRB: Internal rating based. CEC : Comité d’établissement des crédits. EPC : Escompte papier commercial. GPBM : Groupement Professionnel des Banques du Maroc. CDG : Caisse de Dépôt et de Gestion. CGB : Contre Garantie Bancaire. BCP : Banque centrale populaire. FCP : Fond Commun de Placement. BNDE : Banque Nationale pour le Développement Economique. FEC : Fonds d'Equipement Communal. CEN : Caisse d'Epargne Nationale. CPM : Crédit populaire du Maroc.Abréviations. APSF : Association Professionnelle des Sociétés de Financement. 6 . BAM : Bank AL MAGHRIB. CAF : capacité d'autofinancement. BPR : Banque populaire régionale. CIH : Crédit Immobilier et Hôtelier CMT : Crédit à Moyen terme. GBP : Groupement des banques populaires. FC : Facilite de Caisse. CPC : compte de produit et charge. BMCI : Banque Marocaine de l’Investissement et d’industrie. BMCE : Banque Marocaine du Commerce Extérieur. CNCE: Conseil national du crédit et de l'épargne.

TRG : Taux de récupération Global 7 .A : Standard Approche. VAR : Valeur à risque. SICAV : Société d’Investissement à Capital Variable. PME : Petite et moyenne entreprise. MRE : Marocain Résident à l'Etranger. MCNE : Mobilisation des créances nées à l'étranger. PMI : Petit et Moyenne Industrie. S. MAD: Maroc Dirham. LTCM: Long Terms Capital Management. NFC : Nantissement de Fonds de Commerce OCD : Ouverture de Crédit Documentaire OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques. SIB : Solde intermédiaire de gestion.LMT : Crédit à Long terme.

bien que le risque qu’elles encourent soit également supérieur à la moyenne si les facteurs externes se révèlent moins favorables. Les banques et autres intermédiaires financiers tendent à occuper une place prépondérante dans les désordres financiers à l'échelle internationale du fait de l'élargissement de leur activité de gestion et de transfert des risques entre agents. L’expérience montre. En dehors du risque de crédit. La menace que les défaillances d'institutions bancaires font peser sur les systèmes financiers a contraint les autorités réglementaires à mettre en place des dispositifs de surveillance des risques dont l'efficacité a fait l'objet de nombreuses controverses. Le Comité de Bâle est d’avis qu’il importe que les responsables du contrôle bancaire envisagent l’application de mesures destinées à limiter l’exposition des banques à des formes concentrées de risque de crédit en général et à de grands emprunteurs en particulier. Dans notre travail de mémoire. souvent. sans comporter nécessairement un accroissement proportionnel des perspectives de profit. elle peut comporter. fortement encouragé les banques placées sous leur juridiction à éviter la concentration des risques. que les concentrations de crédits peuvent se traduire par des pertes considérables. La diversification du risque devient alors un précepte de base de l’activité bancaire. Les autorités du contrôle bancaire ont. par exemple. 8 . Celle-ci peut revêtir plusieurs formes. le fait que les banques soient spécialisées dans un domaine particulier peut signifier que la rentabilité de ce type d’activité se situe au-dessus de la moyenne. une surexposition aux risques de marché ou un risque de financement excessif lorsqu’une banque fait appel trop exclusivement à un compartiment déterminé du marché pour se procurer des ressources. par ailleurs. ont-elles mise en œuvre cette nouvelle réglementation dans leur gestion du risque. nous avons pour ambition d’appréhender la réglementation internationale de Bâle II en matière de risque. En outre. La question centrale est de comprendre comment les banques marocaines qui comptent parmi les plus dynamiques en Afrique. Certaines formes de concentration des risques ne se prêtent pas facilement à une mesure objective. Il s’agit pour nous de faire l’état des lieux de l’application de cette nouvelle règle prudentielle qui s’impose au secteur bancaire marocain. en dépit de leur importance considérable pour la surveillance de telle ou telle banque.Introduction générale Les performances macroéconomiques à la fin des années 90 ont été fortement influencées par l'instabilité persistante des marchés des capitaux et des systèmes financiers.

Et enfin.Est-ce que les banques marocaines se conforment –elles à Bâle II ? Comment procèdent-elles ? En d’autre terme. Le présent travail se compose de Cinq chapitres : le premier sera consacré à une présentation du système bancaire Marocain. Un 3ème chapitre portera sur le cadre conceptuel de risque de crédit. Le quatrième portera sur les apports de Bâle II et Bâle III dans la gestion des risques de crédits. 9 . La deuxième partie aura comme objet la présentation de la BMCI groupe BNP PARIBAS et ses filiales. Ce dernier chapitre nous emmènera à une étude pratique sur l'analyse et la gestion de risque de crédit dans cette banque. le dernier chapitre qu’est l’aspect pratique de ce mémoire se penchera sur les techniques de mesure de risque au sein de la BMCI Filiale du Groupe BNP PARIBAS. quelles sont les contraintes et aussi les avancées notoires qu’apporte cette règle prudentielle en matière de gestion de risque bancaire ? Prenons alors le cas de la BMCI filiale du Groupe BNPPARIBAS. Ces meilleures pratiques proposées par les autorités de contrôle bancaire devraient contribuer à la surveillance et le contrôle des risques de crédit.

en particulier en ce qui concerne la politique générale de crédit et le marché financier. Ces textes ont notamment dévolu au Directeur des Finances une compétence générale en matière de contrôle et de réglementation des conditions d'exercice de l'activité bancaire. de certaines caisses spécialisées dans le financement de l'agriculture. qui n'était régi par aucun texte particulier. à l'exception des Etats Unis. de la Caisse Centrale de Garantie. signé en 1906 par les délégués de douze pays européens. à Tanger. De même. L'exercice de l'activité bancaire. Les modalités d'application de ce dahir ont été fixées par l'arrêté du Directeur des Finances de la même date. que la zone 10 . suite à la promulgation du dahir du 31 mars relatif à la réglementation et à l'organisation de la profession bancaire.GENERALITES SUR LE SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN L’ouverture des premiers guichets bancaires au Maroc date de la deuxième moitié du 19ème siècle. Avec l'avènement du protectorat français en 1912. ont vu le jour des institutions financières marocaines remplissant des fonctions spécifiques et intervenant dans des domaines particuliers. Il s'agit notamment de la Caisse des Prêts Immobiliers du Maroc. puis modifiées et complétées par les arrêtés du 15 janvier 1954. en 1907 sous forme de Société Anonyme. L'Acte d'Algésiras. Le champ d'application des textes susvisés qui ne concernait. de la Caisse Marocaine des Marchés et du Crédit Populaire. la Banque d'Etat du Maroc disposait du privilège de l'émission de la monnaie fiduciaire sur tout le territoire du Royaume et assumait le rôle d'agent financier du gouvernement marocain. dont le capital était réparti entre les pays signataires. le Directeur des finances était assisté par le "Comité des banques". organe consultatif habilité à donner son avis au Directeur des finances. des Etats-Unis d'Amérique et du Maroc. Pour l'accomplissement de sa mission. Ce dispositif institutionnel fut complété. de banques d'affaires et de groupes financiers étrangers se sont installées au Maroc. ainsi que le pouvoir de sanction des manquements constatés. notamment françaises. par la mise en place du "Comité du Crédit et du Marché Financier". de nombreuses filiales de grandes banques commerciales européennes. du 17 janvier et du 16 avril 1955. Outre les opérations à caractère commercial. instance consultative chargée d'émettre des avis ou des propositions sur toutes questions qui intéresse la profession et appelant des mesures à caractère individuel ou général. a été organisé pour la première fois en 1943. a institué la Banque d'Etat du Maroc qui sera effectivement créée.

qui a succédé en 1967 à la Caisse de Prêts Immobiliers du Maroc. A partir de mars 1987. Créée sous forme d'établissement public doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière. la CEN. Enfin.territoriale sous protectorat français. cette institution s'est vue confier le privilège de l'émission de la monnaie fiduciaire. les bases d'un système bancaire national ont été mises en place. la Banque du Maroc a été instituée par le dahir n° 159-233 du 30 juin 1959 pour se substituer à la Banque d'Etat du Maroc et assurer la fonction de Banque Centrale. les prescriptions du titre III du décret portant loi susvisé. Ainsi furent créés. le FEC. dont les principaux apports consistent en une définition plus précise de l'activité des banques. La Caisse Nationale du Crédit Agricole. à financer d'autres secteurs d'activité liés notamment au milieu rural. la BNDE et la BMCE. le Crédit Immobilier et Hôtelier. L'année 1961 a vu la restructuration du Crédit Agricole et du Crédit Populaire. respectivement à la zone sous occupation espagnole. ainsi que la mission de veiller à la stabilité de la monnaie et de s'assurer du bon fonctionnement du système bancaire. 11 . par les arrêtés du 14 août 1958 et du 31 mars 1960. Ainsi. autorisés à recueillir des dépôts auprès du public. la délimitation des attributions des autorités de tutelle et de surveillance et l'institution d'une réglementation plus appropriée. puis à la province de Tanger qui disposait d'un statut particulier. a été étendu. relatives au contrôle du crédit et des banques. en 1959. par ailleurs.D'autre part et afin de répondre aux objectifs de développement et aux besoins de financement spécifiques à des secteurs économiques jugés prioritaires. En 1986. Au lendemain de l'indépendance du Maroc en 1956. La seconde étape importante de la mise en place et de la consolidation du système bancaire marocain a débuté avec la promulgation du décret royal n° 1-67-66 du 21 avril 1967 portant loi relatif à la profession bancaire et au crédit. l'Etat a procédé à la création d'organismes financiers spécialisés et à la restructuration de certaines institutions existantes. a été habilitée. La dénomination de " BAM " a été substituée à celle de " Banque du Maroc ". ont été étendues à la BNDE et au CIH qui ont été. a été réorganisé conformément aux dispositions du décret royal portant loi du 17 décembre 1968. la CDG. sous l'effet conjugué de la fusion et de la disparition de certains établissements. Les dispositions du décret susvisé furent étendues au Crédit Populaire en 1970. Cette période s'est caractérisée également par la réduction du nombre des banques qui a été ramené de 69 à 26 entre 1954 et 1961. en 1987. quant à elle.

La banque centrale se compose de diverses directions dont Dar Assikah (production de la monnaie Marocaine). Crédit Agricole. la Banque intervient sur le marché monétaire en utilisant les instruments appropriés parmi ceux prévus à l’article 25 ci-dessous. et le CDEC. Les acteurs qui assurent le fonctionnement d’un secteur bancaire sont presque les mêmes dans tous les pays grâce au décloisonnement des systèmes financiers et à l’internationalisation de l’activité économique.Enfin et en vue de promouvoir les projets d'investissement initiés par les marocains résidant à l'étranger. …) et 36 sociétés de financement. La Banque établit et publie les statistiques sur la monnaie et le crédit. les prêts consentis par la première entité. CEC. suivie d'Attijariwafa. le financement de projets d'intérêt public ainsi que des initiatives plus modestes. Article 7 : La Banque veille au bon fonctionnement du marché monétaire et assure son contrôle. il a été procédé. chargée en particulier d'octroyer des prêts participatifs ou subordonnés. Société Générale. Les Mission fondamentales de la BAM sont définies par les articles suivants dans la loi bancaire marocaine : Article 5 : La Banque exerce le privilège d’émission des billets de Banque et des pièces de monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume. Le système bancaire est composé de la Banque centrale. A cet effet. ainsi que la protection de la clientèle : CNCE. 12 . entre autres. la BMCE et des banques contrôlées principalement par des actionnaires étrangers. et de DAR ADDAMANE.G est extrêmement active dans l'immobilier et le tourisme. Sept banques contrôlent le marché et l'acteur principal est la Banque Populaire du réseau. à la création de Bank Al-AMAL. qui a pour objet de garantir.D. Sans préjudice de l’objectif de la stabilité des prix arrêté en concertation avec le ministre chargé des finances. La C. la Banque accomplit sa mission dans le cadre de la politique économique et financière du gouvernement. la Banque arrête et met en œuvre les instruments de politique monétaire définis à l’article 25 ci-dessous. seize (16) banques commerciales (appartenant en partie ou exerçant en partenariat avec des banques européennes telles que : BNP Paribas. On peut toujours citer les comités spécialement créés par les autorités Monétaire pour assurer la stabilité du secteur. y compris la BMCI (filiale de BNP-Paribas) et le Crédit du Maroc (une filiale du Crédit Lyonnais-Crédit Agricole Group). Article 6 : Dans le but d’assurer la stabilité des prix. en 1989. Le secteur bancaire au Maroc est relativement bien développé et moderne.

fixés par voie réglementaire. Article 10 : La Banque prend toutes mesures visant à faciliter le transfert des fonds et veille au bon fonctionnement et à la sécurité des systèmes de paiement. Elle peut participer aux négociations de prêts et emprunts extérieurs conclus pour le compte de l’Etat. d’une manière générale. de conversion et de remboursement des emprunts publics et des effets publics et. Article 12 : La Banque est l’agent du Trésor pour ses opérations de banque tant au Maroc qu’à l’étranger. Dans ce cadre. Article 14 : La Banque participe à la négociation des accords financiers internationaux et peut être chargée de leur exécution. Article 9 : La Banque s’assure du bon fonctionnement du système bancaire et veille à l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’exercice et au contrôle de l’activité des établissements de crédit et organismes assimilés. Quatre articles supplémentaires qui décrivent ces missions sont les suivantes : Article 11 : La Banque est le Conseiller financier du gouvernement. dans les conditions fixées par voie réglementaire. Autres Missions : La loi bancaire décrit et définie également d’autres missions que la banque centrale marocaine devrait assurer pour le bon fonctionnement du secteur bancaire et pour la stabilité du système financier du pays. Elle conclut toutes conventions utiles à l’exécution technique de ces accords. La Banque est chargée. la Banque détient et gère les réserves de change. Elle soumet au gouvernement tous avis et toutes suggestions relativement aux mêmes questions. du service financier des emprunts émis par l’Etat.Article 8 : La Banque détermine les rapports entre le dirham et les devises étrangères dans le cadre du régime de change et de la parité du dirham. Article 13 : La Banque peut représenter le gouvernement auprès des institutions financières et monétaires internationales créées en vue de promouvoir la coopération internationale dans les domaines monétaire et financier. 13 . L’exécution des accords et conventions visés à l’alinéa premier de cet article s’effectue pour le compte de l’Etat qui en assume les risques et les charges. sur toutes questions susceptibles d’affecter l’exercice des prérogatives et des fonctions de la Banque telles que celles-ci sont définies par la présente loi. notamment. des opérations d’émission. A cet effet. Celui-ci la consulte. elle veille à la sécurité des systèmes de compensation et de règlement.livraison des instruments financiers et s’assure de la sécurité des moyens de paiement et de la pertinence des normes qui leur sont applicables.

(ex. le cautionnement.5 MDH. On distingue ainsi :       les banques de détail (retail banking) les banques de dépôt. 14 . 3 Banques ayant des agences et filiales à l’étranger et/ou les banques dont les opérations vis-à-vis des nonrésidents. Les banques off-shore3 Désormais. les banques d'affaires..Actuellement. wholesale ou Merchant banking en anglais. Une grande diversité des activités bancaires : En réalité. Au Maroc. A partir d'un montant d'actifs financiers de 1. la BMCI Finance…) les banques d'investissement1. le comite de la réglementation bancaire est l’organisme comptant pour l’élaboration des textes réglementaires et il a été particulièrement actif ces dernières années : plus de 130 règlements adoptés entre 1984 et 1993. Pour quelle raisons l’activité bancaire est-elle réglementée. «BMCIBNP Paribas Banque Privée». les banques privées2. le système bancaire Marocaine est caractérisé par : 1. et quel est le contenu de cette réglementation? Quelles sont les questions qu’ils convient de poser? Telle est peut être la grande réponse pour les raisons pour lesquelles l’activité bancaire est réglementée : ―Au 1 2 Investment. la mutuelle. 2. la CDG. en collaboration avec BNP Paribas Wealth Management Networks. Dernièrement lancé chez la BMCI. la banque est assujettie à une réglementation abondante qui traite les différents aspects de son fonctionnement. les banques Marocaines proposent des services éloignés de leur métier initial.. Une forte règlementation du secteur bancaire marocain Dans tous les pays. Leurs services sont aussi variés tel que :     l’assurance l'assistance. les banques se spécialisent en fonction de leur métier principal et de leur clientèle.

les établissements de crédit sont tenus de respecter les règles prudentielles suivantes : 4 Sylvie de C. structure. La décision d'octroi de l'agrément prend en compte. Le capital minimum (ou dotation) des banques est fixé par l'arrêté du Ministre des Finances n° 934-89 du 4 kaâda 1409 (8 juin 1989) à 100 millions de dirhams. ii. marchés et gestion>>. Les règles et conditions réglementaires spécifiques relatives au système bancaire marocain visant à assurer son bon fonctionnement sont comme suit : i. Editions Dalloz page 29 15 . des agences ou des guichets. les crises économiques comprenaient fréquemment une dimension financière et bancaire4. Les établissements de crédit sont tenus d'adhérer à l'association professionnelle dont ils relèvent. Il varie entre 100.″ Les pouvoirs publics ont alors constaté le rôle de l’amplificateur joué par les crises bancaires sur la conjoncture économique générale. La réglementation bancaire trouve ici son fondement principal. Agrément des établissements de crédit : L'agrément est octroyé par le Ministre des Finances. exercer leur activité au Maroc via des succursales. Un nouvel agrément est requis dans le cas où des changements affectent la nationalité ou le contrôle d'un établissement de crédit. la sécurité du secteur bancaire. le lieu de son siège social et la nature des opérations qu'il effectue habituellement. en l'occurrence le GPBM ou l’APSF. Dispositif prudentiel Afin de préserver leur liquidité et leur solvabilité ainsi que l'équilibre de leur structure financière. [1994] << La banque. après avis conforme du Comité des Etablissements de Crédit.cours de la deuxième moitié du XIXème siècle. peuvent. entre autres. la qualité des fondateurs et des dirigeants ainsi que les moyens techniques et financiers qui seront mis à la disposition de la future entité et son plan d'action. après agrément du Ministre des Finances. Les établissements de crédit doivent disposer d'un capital minimum (ou d'une dotation) totalement libéré.000 DH et 20 millions de dirhams en fonction de la nature de l'activité de ces sociétés. même si à l’heure actuelle elle poursuit concurremment d’autres objectifs. Les établissements de crédit ayant leur siège social à l'étranger. Le capital minimum des sociétés de financement est régi par l'arrêté du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 2450-95 du 10 joumada I 1416 (6 octobre 1995).

tel que complété par l'arrêté n° 1439-00 du 6 octobre 2000.le coefficient maximum de division des risques régi par l'arrêté du Ministre des Finances n° 174-97 du 22 janvier 1997.les règles relatives à la classification des créances en souffrance et à leur couverture par les provisions : en vue de préserver la solvabilité des établissements bancaires 16 . de la Privatisation et du Tourisme n° 1440-00 du 6 octobre 2000.les coefficients maximums relatifs aux positions de change. telle que modifiée par la circulaire n°15/G/98 du 30 décembre 1998. En application de cette règle. à hauteur de 8 % au moins par leurs fonds propres nets. de leur degré d'exigibilité et de liquidité. à la fois. 3). Conformément aux dispositions de ces textes. dont les modalités d'application sont fixées par la circulaire de BAM n° 3/G/2001 du 15 janvier 2001. impose aux établissements de crédit de couvrir leurs risques pondérés. Les modalités d'application de cet arrêté sont fixées par la circulaire de BAM n° 9/G/96 du 29 mars 1996. 4). 5). Le calcul de ce ratio s'effectue aussi bien sur une base individuelle que consolidée. Les éléments de calcul de ce coefficient étant affectés de pondérations en fonction.le coefficient minimum de liquidité régi par l'arrêté du Ministre de l'Economie. ne doivent pas excéder 20 % des fonds propres nets de l'établissement de crédit. selon le cas. les risques pondérés encourus sur un même bénéficiaire (individu ou groupe de personnes liées) autre que l'Etat. Ils sont régis par l'arrêté du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n° 585-96 du 29 mars 1996 tel que modifié par l'arrêté n° 3168-98 du 8 décembre 1998. des Finances. dont les modalités d'application sont fixées par la circulaire de BAM n° 4/G/2001 du 15 janvier 2001. 2). Cette règle doit être respectée.1). Ce coefficient. sur une base individuelle et consolidée.le coefficient minimum de solvabilité régi par l'arrêté du Ministre des Finances n° 175-97 du 22 janvier 1997. à l'instar des normes internationales édictées en la matière par le Comité de Bâle. les exigibilités à vue et à court terme et les engagements par signature donnés par un établissement de crédit doivent être intégralement couvertes par les actifs disponibles et réalisables à court terme et les engagements par signature reçus. tel que complété par l'arrêté n° 1435-00 du 6 octobre 2000. En vertu de cette règle. la position de change longue ou courte dans chaque devise et le total des positions de change pour l'ensemble des devises ne doivent pas excéder respectivement 10 % et 20 % des fonds propres nets de l'établissement de crédit.

Cadre comptable : Eu égard aux particularités des activités bancaires et pour permettre aux autorités monétaires de disposer des informations nécessaires à l'accomplissement de leur mission de contrôle. la fiabilité des conditions de la collecte. le dahir portant loi n° 1-93-147 du 6 juillet 1993 a soumis les établissements de crédit à une réglementation comptable spécifique qui déroge aux obligations comptables des commerçants. par circulaire n° 6/G/2001 du 19 février 2001. pris après avis du Conseil National de la Comptabilité. douteuses et compromises. Ces dispositions ont fait l'objet d'une révision en 1995. les créances en souffrance sont classées. a fixé les modalités et les conditions minimales d'un système de contrôle interne. notamment :     la vérification des opérations et des procédures internes. ainsi qu'au cadre comptable et aux modalités de fonctionnement des comptes. BAM. aux états de synthèse individuels et consolidés. en fonction du degré du risque de non recouvrement. la maîtrise et la surveillance des risques. du traitement.BAM avait précisé en 1993. en trois catégories: pré-douteuses. Elles doivent. aux termes de la circulaire du 6 décembre 1995. Les dispositions du PCEC ont trait notamment aux normes et règles comptables et d'évaluation. donner lieu à la constitution de provisions représentant au minimum et de façon respective 20 %. le mode et les critères de classification des créances en souffrance et institué le régime de leur couverture par les provisions. la mesure. 6). 17 . selon une Instruction de BAM de la même date. l'efficacité des canaux de la circulation interne de la documentation et de l'information. 50 % et 100 % de leurs montants.Réglementation comptable 1).le système de contrôle interne :en vue de renforcer le dispositif prudentiel existant et permettre aux établissements de crédit de maîtriser davantage les risques qu'ils encourent. de la diffusion et de la conservation des données comptables et financières. l'arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances n° 1331-99 du 11 joumada I 1420 (23 août 1999). A cet effet. ainsi que de leur diffusion auprès des tiers. Le système de contrôle interne institué par cette circulaire consiste en un ensemble de mécanismes visant à assurer en permanence. a fixé le cadre comptable et le modèle des états de synthèse des établissements de crédit tels qu'ils figurent dans le Plan Comptable des Etablissements de Crédit. Les modalités d'application de cet arrêté ont été précisées par la circulaire de BAM n° 12/G/99 du 3 décembre 1999. C. Ainsi.

3. la banalisation des établissements de crédit.2). Une forte concurrence La Concurrence est particulièrement aigue au sein du secteur bancaire Marocain. les établissements de crédit sont tenus de publier. 3).Publication des états de synthèse. Plusieurs catégories d’entreprises sont attirées par les métiers de la banque et elles présentent en commun le trait de disposer de ressources importantes : 18 . dans un journal d'annonces légales et dans leur rapport de gestion. établis sous forme individuelle et consolidée. Elle revêt différents aspects.2.Informations devant être transmises à BAM. les états de synthèse et les états donnant certaines informations complémentaires.Les principaux documents financiers concernés par les dispositions réglementaires susvisées sont la situation comptable mensuelle. 3. 3. En vue d'assurer sa mission de supervision et de répondre aux besoins en matière de statistiques monétaires et financières. La concurrence avec des entreprises non bancaire. cet ensemble de mesures est souvent désigné par sa conséquence. Selon la circulaire de BAM n° 14/G/2000 du 5 octobre 2000. De nombreuses mesures ont eu comme objectif le renforcement de la concurrence entre banques. Les établissements de crédit qui reçoivent des fonds du public sont tenus de procéder à la publication de ces mêmes documents sur une base semestrielle. leurs états de synthèse annuels ainsi que certaines informations complémentaires. n° 4/DCEC/99 du 14 décembre 1999 et n° 14/G/2000 du 16 novembre 2000. Ces documents doivent être certifiés conformes aux écritures par deux commissaires aux comptes.1. Parachevé par la loi bancaire de 1993 qui institue l'unification du cadre juridique régissant les établissements de crédit. BAM impose aux établissements de crédit de lui communiquer certains documents et renseignements dont les modalités d'élaboration et de transmission sont fixées par les circulaire n° 13/G/99 du 3 décembre 1999. La concurrence au sein du secteur bancaire. prise en application des dispositions de l'arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances du 29 joumada I 1421 (30 août 2000).

voire même des cartes bancaires. les grands distributeurs disposent de ressources de trésorerie considérables ce qui les familiarisés avec les activités financières et les a incités à s’intéresser aux produits bancaires. 3. Tous ce qui concerne l’assurance de vie. La Concurrence Finance direct. notamment lorsque les taux d’intérêt sont élévés. retraite. De longues dates.  Les Sociétés d’assurance. La BMCI propose à tous ses clients les services d’assurances offerte par la compagnie d’assurance AXA ou SANAD sachant que AXA est une filiale de la BNP PARIBAS et une convention lie la BMCI à SANAD.il est vrai qu’un grand nombre d’OPCVM sont crées par les banques elles-mêmes mais l’attrait que leurs produits exercent sur la clientèle bancaire diminue les encours de dépôts à vue et d’épargne.ils proposent donc des cartes privatives auxquelles de nombreux services sont rattachés. assurance d’habitat. et. cartes privatives jumelées avec des crédits. Un bon exemple c’est Marjane qui offre des cartes de paiement à ses clients. Cette stratégie permet à la BMCI Groupe BNP PARIBAS de pénétrer le secteur de l’assurance. L’Attijariwafa banque est la première entité qui a manifesté son goût de pénétrer le marché d’assurance avec la création de WAFA ASSURANCE.Finance indirect : 19 . des relations institutionnelles se sont établies entre les deux professions. de même que les banques pénètrent le secteur de l’assurance. Ils concurrencent très vivement les banques pour la collecte de l’épargne liquide. les sociétés d’assurance s’intéressent aux produits bancaires : épargne.  Les entreprises de la grande distribution : En raison d’habitudes de paiements. La BMCI détient BMCI Gestion et presque toutes les banque sur le territoire Marocain détiennent des entités qui prennent la forme d’un OPCVM qui va leurs permet à subir la concurrence de et toujours réaliser des résultats intéressante.3. Organisme de placement collectif en valeurs mobilières Ces organismes sont composés de SICAV et FCP. Depuis quelques années ces relations ont pris une tournure beaucoup plus concurrentielle. assurance professionnel intervenant dans le processus garantie et octroi des crédits sont assurés par ces deux entités.

5. (Voir annexe 2).Avec l’extraordinaire développement des marchés de capitaux au cours des années quatre-vingts. Un bon exemple dans le processus de constitution des groupes c’est toujours Wafa Bank et Attijari qui ont fusionnées pour devenir Attijariwafa Bank. en Mauritanie. les entreprises ont dorénavant le choix entre le financement désintermédié sur les marchés et les financements intermediés5. BMCE Capital. solide et fiable.<< La banque. C’est un bon système. Le secteur bancaire Marocain est un des plus avancés et structurés de la région. Ces deux banques détiennent des filiales au Sénégal. ATTIJARI intermédiation. directement par l'implantation de filiales ou indirectement en paraphant des partenariats avec des géants internationaux de la finance. l’indicateur financier de la BMCE montre que la banque réussit en Afrique. Attijariwafa Bank et la BMCE affichent des bons résultats. Une ouverture sur l’extérieur : 2007 a été l'année des prestigieuses présences à l'international. Encore en 2010. Les principales banques y ont fait joué la <<proximité sans frontières>>. SOGE Capital. La BMCI à travers le Groupe BNP PARIBAS est présente au Cameroun et dan ces pays cités dessus. L’intensité de la concurrence entre la finance directe et la finance indirecte se mesure en général par le taux d’intermédiation financière. Les banques ont réalisées énormes investissement à l’étranger et précisément dans les pays Africaines. au Mali. structure marchés de gestion>>. 4. etc. La diminution des nombres peut être une stratégie qui permettrait aux banques de consolider leur part de marché et devenir plus compétitif sur les marchés internationaux. Le nombre des banques dans le pays actuellement est de seize (16) par rapport à vingt-Sept (27) dans d’autres pays comme le Ghana. Les banques marocaines ont crées aussi des <<sociétés de bourse6>> pour diversifier leurs activités. et déjà très concentré 5 6 De Coussergues S 1994). Les clients donnent les ordres d’achats et ventes des actifs financiers à la banque et ces informations seront transférer à la société de bourse pour traitement. Malgré la crise financière de 2007 et grâce à leur investissement en Afrique. Une concentration et constitution des groupes bancaires : Le secteur bancaire Marocain est plus concentré en termes de nombre de banques. 20 . p 23 BMCI Bourse. peu exposé aux risques internationaux. Editions Dalloz. en Cote d’Ivoire. CDG Capital.

Jouahri. à l’instar des autres grands pays. Il s’est beaucoup développé et modernisé ces dernières années grâce notamment à la politique menée par la banque centrale et son gouverneur.autour de sept à huit opérateurs qui font le marché. 21 . Un des axes majeurs d’amélioration serait. M. notamment l’instauration de ratios prudentiels forts montrent bien leur rôle efficace en termes de supervision et de contrôle du marché. toutes les banques de la place ont su contenir leurs taux finaux. Pour ce qui est de l'activité crédit. les banques marocaines ont pleinement joué leur rôle de financement de l'économie surtout dans l’année 2007. Malgré les contraintes commerciales et de liquidité à court terme ainsi que la hausse des taux interbancaires. profitant du non encadrement des crédits et d'un cadre libéralisé pour un grand ensemble d'intérêts débiteurs et créditeurs. le développement de l’épargne à long terme. Les mesures de régulation qui ont été prises.

En tant qu’une banque généraliste dans le pays. ses principaux indicateurs financiers qui justifient sa performance dans le pays ces derniers années et finalement révéler quelques piste stratégique de la banque. Place des Nations Unies. Casablanca (212) 022 46 10 00 Fax : (212) 022 22 46 04 Site web www. des grandes entreprises et des particuliers.PRESENTATION DE LA BMCI GROUPE BNP PARIBAS ET SES PRINCIPAUX INDICATEURS Depuis plusieurs années la banque Marocaine du commerce et de l’industrie joue un grand rôle dans le financement de l’économie marocaine.A à directoire et conseil de surveillance.ma Président du Conseil de Surveillance: Mourad CHERIF Président du Directoire: Commissaires aux Comptes Monsieur Jacques ARDANT Price Waterhouse Coopers & Ernst & Young Personne(s) à contacter par les actionnaires : Abdallah BENCHAMA 22 . La fiche technique : Raison sociale Statut juridique Capital Activité Date de création Siège social Tel Fax BMCI Groupe BNP PARIBAS S. elle détient un portefeuille de cliente des PMI /PME. 1 327 884 300 DH Banques 1 janvier 1964 26. Ce chapitre est réservé pour la présentation da la banque et ses filiales.bmci.

Autres : 16. avec une part de 66. Son bureau de représentation y a été très actif dans l'activité de « Banque d'Affaires ».67% du capital. Renseignements à caractère général La BNP a développé ses activités au Maroc depuis 1940. Le reste est réparti principalement entre :    Axa Assurance Maroc avec 9. 23 . lors du processus de marocanisation.41% et 5. BMCI SMS) et par internet (BMCI Net et BMCI Wap) . via sa filiale marocaine la BNCIA (Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie en Afrique). En novembre 2001.I. En plus des services bancaires de base. II. Grandes Entreprises (Groupes nationaux et firmes multinationales) . Professionnels . le groupe BNP fusionne avec le groupe Paribas qui était également présent au Maroc depuis le début du siècle. l'acquisition de l'ex ABN Amro Bank Maroc par la BMCI lui a permis de conforter sa position de banque de référence au service de ses clients. la BMCI offre à sa clientèle une gamme de produits qui répond aux besoins spécifiques des clients. Gestion de patrimoine . Packages de produits (divers service de produit en un seul contrat) .40%. Aujourd'hui. La BMCI (Banque Marocaine pour le Commerce et l'Industrie) a vu le jour en 1964. La Clientèle des Particuliers et des Professionnels bénéficient des Services de banque à domicile :       par téléphone (Allo SOLDE. Les compagnies d'Assurance Atlanta et Sanad avec respectivement 4. Petit et moyen entreprises – Industries (PME – PMI). Institutionnels et organismes financiers . Produits d'assurances et d'assistance .47% . Moyens de paiement électronique . La BMCI et sa clientèle La BMCI exerce une activité de banque universelle qui s'adresse à tout type de clientèle : Particuliers (y compris les marocains résidant à l'étranger) . le groupe BNP Paribas est l'actionnaire de référence de la BMCI. Formules de placement .05% . En 2000.

   Large gamme d'OPCVM . Une banque résolument tournée vers l'international. Gestion de titres de créances négociables . ce qui lui permet d'accompagner ses clients dans leurs opérations les plus complexes. la BMCI dispose d'une expertise reconnue. spécifiques à l'entreprise tel que Cash-Entreprise pour la gestion de la paie du personnel non-bancarisé et BMCI-COM.) et offre une gamme de produits complète qui comprend des crédits de fonctionnement et d'investissement à des conditions très concurrentielles. En effet. Services de banque à domicile : par fax (Audi FAX) et par internet (BMCI Net). tant à l'import qu'à l'export. Activités de bourse . III. etc. Activités de marché des capitaux . Produits de pointe dans le domaine de la monétique et de la télématique . véritable outil de communication avec la banque qui permet d'accéder aux états détaillés des comptes bancaires et les récupérer pour mieux les analyser par l'entreprise cliente. la BMCI accompagne sa clientèle d'entreprises pour la gestion et le financement de leurs opérations de commerce international. Activités de leasing . Partenaire de référence des grandes entreprises et des PME-PMI. La BMCI propose également des services de banque à distance à travers BMCI Net (virements de masse. 24 . téléchargement des dernières opérations sous un format Etebac ou Excel. la BMCI a développé des produits de pointe. Crédit à la consommation . Résolument tournée vers l'international.. Elle a été la première banque marocaine et d'Afrique et la première filiale de BNP Paribas à faire certifier ISO 9002 ses activités de crédits et de remises documentaires.. Crédit immobilier. La Clientèle des entreprises ont à leur disposition :         Crédits de fonctionnement et d'investissement . Opérations de Trade finance (orienter avec l’étranger) .

en mars 2001. A la pointe des nouvelles technologies. un ensemble de prestations pour servir au mieux les intérêts de leurs clients et développer ainsi leurs patrimoines. Un acteur majeur dans les marchés financiers La BMCI développe ses activités financières à travers plusieurs entités :  BMCI Gestion : qui gère 31 OPCVM (12 SICAV « grand public » et 19 Fonds Communs de Placements dédiés) . Cette structure offre à ses clients des solutions sur mesure ainsi qu'un conseil et un suivi personnalisé pour leurs opérations à l'international. une politique qui privilégie l'accueil. Relié au réseau mondial des Trade Centres BNP Paribas. le plus grand Trade Center du continent africain. En faisant de la proximité le fondement de sa démarche commerciale. la BMCI a créé.html" le Trade Center de BNP Paribas de Casablanca. la convivialité et favorise des relations personnalisées avec ses clients. elle exerce à travers « l'Espace Gestion de Patrimoine ». IV. les Gestionnaires Conseil en Patrimoine proposent. la BMCI a mis en place le concept de « Banque Assise ». depuis quelques années. En effet. Une stratégie offensive sur le marché des particuliers et professionnels.Par ailleurs. HYPERLINK "http://portail. la BMCI a été la première banque marocaine à lancer un site transactionnel (BMCI Net) et un service Wap (BMCI Wap). La BMCI porte également une attention particulière à la clientèle des Marocains Résidant à l'Etranger (MRE) via les bureaux de représentation de Paris et Amsterdam. La BMCI a également développé son parc monétique qui compte actuellement plus de 235 GAB et consolide ainsi sa politique de « Banque Multi canal ». Elle opère également dans le marché des changes pour exécuter les ordres de la clientèle dans les 25 .net/entreprises/commerce_international/trade_center_BNPP_Casablan ca. une stratégie offensive sur le marché des particuliers et professionnels notamment à travers une politique de fidélisation et de conquête de nouveaux clients.bmcinet. La BMCI mène. Enfin. dans le cadre de relations personnalisées. Elle a développée un réseau de plus de 270 agences installées dans 40 villes du Maroc. les activités de conseil pour la gestion de patrimoine à destination de la clientèle haut de gamme. Elle a développé une offre de produits spécifique à cette catégorie de clientèle. La salle des marchés intervient sur le marché des Titres de Créances Négociables et notamment celui des Bons du Trésor.

 BMCI Bourse : a pour mission l'exécution de transactions sur les valeurs mobilières pour le compte de sa clientèle. la BMCI est qualifiée la meilleur banque au niveau de qualité de service .meilleures conditions. Leader sur le marché des changes et le marché obligataire. Elle dispose aussi d’une équipe dédiée au financement de projets et financement du haut de bilan. BMCI pôle Factoring : opérations de rachat de créances commerciales par voie de subrogation conventionnelle (avec ou sans recours). L’expertise et le savoir faire de la BMCI lui permet de diversifier son activité et dans ce sens elle détient d’autre filiales et entités spécialisées tel que :    ARVAL : Location Longue Durée de véhicules (33. (Financement structuré). qui bénéficie de fortes synergies avec son actionnaire de référence BNP Paribas. La Salle des Marchés BMCI. Les clients BMCI profitent ainsi du savoir faire d’un grand groupe international ainsi que d’un large réseau d’affaires à travers le monde. la BMCI est également Intervenant en Valeurs du Trésor .Cette Notoriété bien sûr n’est pas acquise facilement mais grâce 26 .34%) BMCI Assurance : Courtage en assurance (100%) BMCI Banque Offshore : Opérations bancaires offshore et financements en devises (100%)    Cetelem et BMCI Crédit Conso : Crédit à la consommation (51%) BMCI Leasing : Crédit-bail mobilier et immobilier (72. Les grandes étapes de développement de la BMCI : Etant l’une des grande banque dans le pays . V.  BMCI Finance : intervient comme conseiller pour le montage et la conduite des opérations stratégiques mais également pour la prise de participation dans des entreprises à fort potentiel de développement et de croissance. met à la disposition de ses clients les derniers outils technologiques et son expertise de pointe afin de leur permettre de saisir en temps réel les meilleures opportunités des marchés financiers.03%). la réalisation des opérations de contrepartie et la participation au placement de titres .

Une politique de communication offensive. assainie dans sa réalité économique et sociale.2005 : « Cap 2005 » un plan de développement ambitieux : Afin de consolider sa position dans un environnement en mutation. faisant ainsi sa réapparition dans le paysage médiatique marocain. dotée de moyens technologiques modernes et offrant une gamme complète et diversifiée de produits. qui lui a permis de dynamiser ses équipes commerciales. la BMCI a lancé un plan ambitieux pour l'extension de son réseau d'agences et de GAB. L'offre produit a été enrichie de produits innovants destinés aussi bien à la clientèle des particuliers qu'à la clientèle des entreprises. de développer ses parts de marché et d'accroître sa rentabilité. la convivialité et favorise des relations personnalisées avec ses clients. la BMCI a mis en place le concept de « Banque Assise ». en 2003. L'étendue de son réseau. a permis à la banque de rajeunir et de dynamiser son image. dans un processus de restructuration qui a donné naissance à une nouvelle Banque. s'appuyant sur une démarche novatrice. le plan de développement « Horizon 2000 ».à des bonnes décisions et d’investissements qu’elle à fait au cours des années. un plan stratégique ambitieux fondé sur la satisfaction de ses clients et la rentabilité. La BMCI renoue ainsi avec la croissance et retrouve sa rentabilité en segmentant son portefeuille de clientèle. maîtrisant ses risques et limitant ses frais généraux. en 1998. notamment à travers des enquêtes de satisfaction. En faisant de la proximité le fondement de sa démarche commerciale. la BMCI a lancé. entre 1994 et 1997. Les objectifs fixés ont été globalement atteints en 2005 en termes de résultats mais également au niveau du développement du réseau d'agences puisque la Banque a ouvert en moyenne une quinzaine de nouveaux points de vente par an. qui privilégie l'accueil. De plus.  2003 . Les grandes étapes de développement de la BMCI GROUPE BNP PARIBAS dans les années est comme suivante :  1994 – 1997 : Une restructuration réussie : La BMCI s'est engagée. Par ailleurs. une Démarche Qualité a été mise en place.  1998 – 2000 : « Horizon 2000 » : un plan de développement offensif : Pour améliorer ses performances. qui compte 190 27 . Elle a permis à la banque de mieux identifier les attentes de sa clientèle et d'améliorer sa qualité de service. la BMCI a adopté.

La Direction des PME-PMI et du Commerce International . d'une nouvelle organisation qui favorise le Cross-selling ou la vente croisée.2009 : Plan Stratégique à l'horizon 2009 : Un nouveau plan stratégique à moyen terme. Communication et Publicité. les activités de support et de maîtrise des risques.la Banque Marocaine Pour le Commerce et L’industrie d’Aujourd’hui. VIII. la BMCI s'est dotée. en 2002. Le Cross-selling est un concept qui consiste à croiser les métiers de la banque pour proposer à un même client une gamme complète de produits et services et répondre ainsi à tous ses besoins. …). des Marchés et des Produits et Financements structurés. lui permet de se rapprocher de ses clients et de leur proposer des solutions adaptées à leurs besoins. La Direction des Risques . VII . La Direction des Grandes Entreprises. le groupe BMCI est organisé aujourd'hui autour de quatre types de structures :     Les lignes de clientèle La Direction des Particuliers et des Professionnels . pour le compte de l'ensemble des entités de la BMCI et de ses filiales. levier nécessaire au développement du Groupe BMCI. Stratégie et Qualité. a pour objectif de cadrer le développement de la Banque. à l'horizon 2009. 28 . Les fonctions de Groupe Les fonctions de Groupe assurent. Les fonctions directement rattachées à la Direction Générale (Inspection Générale. Elles comprennent:    Le Secrétariat Général .agences au 30 octobre 2006. Ainsi. Ce plan stratégique permettra à la BMCI de renforcer son positionnement au sein du paysage bancaire marocain et de poursuivre le développement de ses activités dans la rentabilité.  2005 . Afin d'accompagner le développement de ses activités.

pour s’établir à 303 millions de dirhams. Malgré une crise mondial en 2007. ou agences mixtes. Sur la même tendance haussière. Les centres d'affaires de Casablanca. situées en dehors de Casablanca. 1 : Tableau de bord de l’actionnaire (sur la base des comptes sociaux) au 31/12/2010.1 milliards de dirhams à fin 2007. on peut distinguer trois groupes d'agences spécialisées par type de clientèle :    Les agences spécialisées dans l'activité des particuliers et professionnels . une hausse de 24 %. 29 . le résultat net de la BMCI a atteint 666 millions de dirhams en 2007. spécialisés dans l'activité des entreprises . En milliers de DH Capital Social Fonds Propre Résultat net Evolution sur l’année Total Bilan Evolution sur l’année Capitalisation Financière 2008 1283 592 6217 252 728 675 9% 2009 1327 884 6893 885 806 985 11% 2010 1327 884 7061 833 818 302 1% 59448742 7% 57 624 106 -3% 1327 884 1% 11 809 046 12282 927 13677205 Source : Rapport BMCI : Chiffres Clés 2010. les dépôts de la clientèle ont marqué une progression de 36% pour s’établir à 48. Fig. (Voir annexe 1). Les succursales. Pour montrer un peu la performance de la BMCI on a choisir de présenter quelques chiffres clés du 2008 au 2010 de la banque dans les tableaux 1 et 2 ci-dessus.IX. le PNB global a progressé de 48 % par rapport à 2006. Le réseau d'agences Parmi les 270 agences.

2 : Fondamentaux Boursiers (en DH).21 750 1000 925 15. 30 .81 25 796 1158 920 16.62 531.7 484.77 519.71 Source : Rapport BMCI : Chiffres Clés 2010.16 50 2010 61.Fig. Indicateurs Bénéfice per action Actif net par action Dividende per action Plus bas Plus haut Derniers cours PER 2008 56.36 40 2009 60.22 820 1078 1030 16.

en France. Suite à l'accroissement de la concurrence dans le secteur d’activité bancaire des tous les pays et des défis de la mondialisation. L’excès de concentration par secteur peut aussi s’avérer catastrophique ainsi qu’en témoigne l’exemple du Crédit Lyonnais. la banque a un objectif de réaliser un profit qui est la condition de sa pérennité. associé à l’occurrence à un événement ou une série d’événements descriptibles. Section 1: Eléments de définitions Les effets d’un risque doivent être prise en considération dans toutes les décisions des différentes phases de vie de l’entreprise parce qu’à chaque fois qu’il se manifeste. dont on ne sait pas s’ils se produiront mais dont on sait 7 La lettre vernimen 2010 31 . Définition de Risque7 : Le risque désigne un danger bien identifié. Le même scénario s’est répété avec le Mexique en 1994 et les pays d’Asie du SudEst en 1997 et 1998. les années 80.Chapitre 1 : LE CADRE CONCEPTUEL DES RISQUES DE CREDITS Comme toute entreprise. Ces sont tous les risque qui rendent fragile le secteur bancaire et ont un effet sur sa rentabilité d’où l’existence des règles de Bâle pour gère au mieux ces risques dont celui du risque de crédit. Il convient d’analyser en détails. le risque de crédit qui reste de loin le plus important de l’activité bancaire. qui avait une exposition excessive dans le secteur immobilier quand celui-ci s’est effondré en 1992. La rentabilité d’une banque est étroitement liée à la maîtrise du risque qui sont infèrent à son secteur d’activité et à prise de décision. les risques auxquels s’attendent les institutions financières ne cessent d’accroître et de remettre en question la performance de ces dernières. les banques ont subi des pertes considérables du fait de leur surexposition aux risques. A titre d’exemple. la rentabilité et le service de l’entreprise peut être affectée. ce qui a conduit à des faillites retentissantes comme celle de la Continental Bank à Chicago. Sans occulter toutefois les autres risques qui eux aussi menacent la belle performance des banques.

on va mettre l’accent sur le risque de crédit. 10 On parle ici d’un risque de non remboursement total des fonds mise à la disposition de l’emprunteur. 1. Ses résultats commerciaux et financiers ainsi que l'intégrité des dirigeants et les garanties offertes peuvent lui permettre de demander un crédit à une banque. peut être destiné soit au financement du cycle d'exploitation de l'entreprise. le crédit comme un Prêt accordé par un particulier ou par un organisme bancaire contre promesse de remboursement dans un délai déterminé et paiement d'intérêts. Risque des crédits. soit à la réalisation de programmes d'investissement. Le taux de rémunération peut être fixe ou Variable et doit être souligner de la signature du contrat mais l’emprunteur peut avoir une capacité de négociation du taux même au cours du contrat. Section 2 : Typologie des risques Il existe plusieurs typologies de risque. Le crédit bancaire demandé. mais dans ce mémoire. Une entreprise ne possède pas toujours les capitaux suffisants pour atteindre ses objectifs. 32 . Le risque « potentiel » de l'opération que supporte le prêteur10. ainsi définie. risque opérationnel etc. le risque de crédit. Le temps consenti par le prêteur pour le remboursement du prêt . D'une façon générale. ne permet pas de décrire les situations d’incertitudes et de rendre compte de modalités de la prise de décision dans tels contextes. le crédit résulte de la combinaison des cinq éléments suivants :      La confiance du prêteur dans l'emprunteur . risque de marché. Selon L’encyclopédie Encarta8. La promesse de rembourser de l'emprunteur .que ils sont susceptibles de se produire dans une situation bien exposée. Il est aisé de comprendre pourquoi la notion de risque. 8 9 L’encyclopédie Encarta (2010). risque de liquidité. La rémunération9 du service intérêt que verse l'emprunteur au prêteur .

technologie avancée etc. Les facteurs liés à l'entreprise elle-même : Ce sont les paramètres propres à chaque entreprise. crédit à court terme (10jours -12 mois). au profil des dirigeants. Elle se doit par conséquent de les connaître. compte tenu du nombre élevé de paramètres desquels il dépend. Ces facteurs peuvent être internes à l'entreprise (liés à l’entreprise) comme ils peuvent faire partie de son environnement externe (conditions de marché). à la qualité des produits. aux procédés de fabrication. ils sont liés à des facteurs externes à l'entreprise et qui peuvent influencer négativement la bonne marche de ces activités. Les facteurs déterminants du risque de crédit12. les identifier le moment venu de la manière la plus rapide possible. investissements lourds. plusieurs facteurs entrent en jeu pour déterminer le degré de risque. crédit à moyen terme (2-7 ans). 11 12 Crédit à Long terme (plus de 7 ans). En effet. un secteur dont les barrières à l'entrée (barrières administratives. Les différents types de crédits qui peuvent être demandés par une entreprise et d’ailleurs offerts par la BMCI seront présentés avec plus de détail dans le cinquième chapitre du mémoire. et les anticiper au maximum. etc. ces facteurs sont liés à la gestion. il existe donc un risque pour la banque dès lors qu'elle se met en situation d'attendre une entrée de fonds de la part d'un client ou d'une contrepartie de marché. Le risque de crédit désigne alors <<Le risque que ce débiteur ou emprunteur fasse défaut ou que sa situation économique se dégrade au point de dévaluer la créance que l'établissement bancaire détient sur lui>>. 2. il convient également de sortir du crédit avec un minimum de pertes. Le cas échéant. à l'équilibre financier. Les analystes de crédit dans ses études de faisabilité d’un crédit au sein de la BMCI appliquent la méthode SWOT pour cerner ces facteurs déterminants. Le risque de défaut d'une entreprise est très difficile à cerner en totalité. Très prosaïquement.) ne sont pas suffisantes pour empêcher d'éventuels nouveaux entrants d'apparaître sur le marché est un secteur risqué. La banque doit faire face à tout type de risque de faillite pour les entreprises ou d'insolvabilité pour les particuliers et professionnels.Un crédit bancaire peut être classé par son caractère objectif ou sa durée11. 33 . qui donnent des indications sur la probabilité de défaillance pendant la durée de crédit. pour les facteurs qui sont liés à l'environnement de l'entreprise : Ces paramètres sont les plus difficiles à cerner et à prévoir.

entreprises : La relation entre la banque et ses clients peut dégénérer négativement dans les cas où le débiteur ne peut faire face à ses obligations dans les délais prévus (risque d'immobilisation des fonds prêtés) ou lorsqu'il refuse de rembourser. Les crises politiques peuvent entraîner des crises économiques comme les suspensions de paiement. 34 . les troubles sociaux peuvent 13 L’une des causes de la crise Financière de 2007 déclenché aux états unis d’Amériques puis propagé dans le reste du monde.. Catégories du risque des crédits : Le risque de crédit peut être classé dans des différentes catégories principales comme suit : a) Les risques résultants de la politique commerciale des banques. économique. les crises économiques peuvent provoquer l'asphyxie des entreprises financièrement fragiles par le ralentissement des échanges .3. avec une mauvaise prévision dans l'évolution de la distribution des crédits. sociale ou par des événements naturels graves. les suspensions de fourniture de matières de produits etc. cette concurrence peut devenir préjudiciable non seulement à la banque qui octroie le crédit mais aussi au client lui-même en lui causant de graves difficultés de remboursement. 3. Le risque général : Causé par la conjoncture politique. engendrer un déficit commercial (risque commercial) ou provoquer la pénalisation de la banque par les autorités monétaires (risque de pénalisation). Ce sont tous les risques liés à la concurrence bancaire et à l'importance de la distribution des crédits par une banque. il est difficile à prévoir. la banque peut. Les risques liés à la distribution du crédit : En recherchant l'accroissement du volume de ses concours avec ses possibilités de trésorerie. Les risques liés à la concurrence bancaire13 : Ce sont des risques courus par la banque en ayant pour objectif de faire face à une concurrence qui offre de meilleures conditions de crédit. 2. b) Les risques liés aux relations bancaires . 1. et l'obtention du maximum de profit.

etc. dans les cours des devises. etc. rotation des sortes. Le risque professionnel : Lié à l'activité de la clientèle. de l'adaptation de l'entreprise aux contraintes économiques : l'évolution des techniques. la rentabilité de l'affaire etc. de l'activité commerciale (dynamisme des ventes.). des événements naturels graves peuvent aussi frapper durement l'économie d'une ou plusieurs régions (tremblements de terre. dans la fourniture des matières premières. des produits finis etc. sécheresse etc. Le développement exponentiel des volumes traités sur les marchés traditionnels. Comme il a été dit dans l’introduction à ce chapitre. elles sont exposés <<au risque d’insolvabilité de l’émetteur du titre14>>. investissements. il peut apparaître lors des modifications brusques affectant les caractéristiques d'un secteur donné. suffisance du fonds de roulement. les délais accordés à la clientèle. Nous les présentons ci-après : Le risque de Marché : Le développement de l’activité de marchés a conduit les banques à détenir des titres pour des montants très élevés. la fermeture de marchés extérieurs. de la structure financière de l'affaire (structure d'endettement. Le risque particulier : Lié à l'activité de chaque entreprise à part. Et. Il peut s’agir aussi. leur surface. d’où la perte total ou partielle de créance.). comme pour le risque de crédit. et surtout sur nouveaux marchés de produits dérivés.). a considérablement amplifié les risques. 5. On inclut également dans le risque de 14 De Coussergues S (1994) << Bqnaue structures marches gestion>> 1994 édition Dalloz 35 . des pertes potentielles résultantes de la variation du prix des instruments financiers détenus dans le portefeuille de négociation ou dans le cadre d'une activité de marché dite aussi de trading ou de négoce.causer la paralysie de l'activité économique globale ou particulière à certains secteurs où entreprises. leur moralité. inondations. la banque est exposée à d’autres risques qui peuvent jouer sur sa rentabilité. par exemple les découvertes et les révolutions des techniques ou des procédés de production.) 4. amélioration des procédures etc. ou les variations importantes dans les prix mondiaux. ce risque est fonction de la personnalité des dirigeants (leur expérience.

au personnel. Le risque de liquidité17 : C’est le risque de ne pas disposer des fonds nécessaires pour faire face à ses engagements à leur échéance. les composantes habituelles d’un risque : catastrophe naturelle. Le risque de liquidité comporte deux origines :  Le risque de liquidité Immédiate : C’est la situation où la banque est dans l’incapacité de faire face à une demande massive et imprévue de retraits de la part de ses déposants. Fraude . Il recouvre. crise économique et particulièrement la crise politique qui caractérise la Cote d’Ivoire. dont les banques n'ont plus voulu se prêter entre elles. 93 % du PIB – 2010 du Portugal. En cas de crise systémique. Ces pays ont vue leur crédit score dégradé par les agences de notation Moody’s et S&P à cause de l’instabilité politique et du manque de transparence dans ces pays ces derniers temps. d’obligations et de crédits. Actuellement. Exemple :   Perte de données et de programmes en cas de dispositifs de sécurité inadéquats. 17 Une vraie caractéristique de la crise de 2007. 113 % du PIB de la grec. la banque s’expose elle-même `a un risque d’illiquidité car les dépôts sont exigibles à tout moment. une panique se manifeste et la banque n’est pas en mesure d’honorer son obligation de convertibilité. 36 .contrepartie sur les marchés le Risque de livraison15. appelé également risque souverain. tandis que les crédits sont illiquides et non fongibles. l’Espagne. Il ne faut pas aussi négliger le risque pays associé à la Grèce. Le risque Opérationnel : Se définit comme les risques de pertes résultant de carences ou de défaillances attribuables à des procédures. issue d’un désajustement dans le temps des transferts matérialisant une opération. aux systèmes d’information ou à des événements extérieurs. 169% du PIB en Espagne et 1100% du PIB en Irlande. 15 16 Le règlement et la livraison des titres financiers. Désormais. du fait des décalages de maturité entre les actifs et les passifs bancaires. tout d’abord. le Yémen et l’Égypt. Risque pays : Le risque-pays. vol De telles pertes et interruptions peuvent entraîner de graves difficultés pour un établissement. la Lybie. la Syrie. s’est considérément développé depuis les années quatre-vingts et il concerné les pays en voie de développement à dette extérieur élevée.  Le risque de transformation : Il résulte d’une modification progressive de terme des emplois qui s’allonge alors que celui des ressources demeure inchangé ou s’abrège. L’Ireland et le Portugal à cau se de la dette public16 très élevé et la mauvaise conjoncture économique dans ces pays. Il faut préciser que. ce risque est pris en considération par le Ratio Mc Donough (Bâle 2).

La place accrue des opérations sur les titres et des opérations en dévers dans les bilans bancaires.6 129.6 16. La banque a dans la semaine à venir. il faut rappeler que ça s’effectue l’aide de tableaux intitulés profils d’échéances qui classent les actifs et passifs d’une banque selon la durée restant à courir.2 25. Quant aux risque de taux de change et risque de Taux d’intérêt : Ces risques sont apparus plus récemment dans l’univers du banquier. Fig.3 par exemple. Période 1 semaine ou moins 8jours à 1 mois 1à 3 mois 3 à 6 mois 6 à 12 mois 1 an à 3 ans Plus de 3 ans Total Passifs en KDH 19.8 6. Le profil d’échéance indique à un moment donné la position de liquidité de la banque et il fait apparaître la réordonnance des échéances. En ce qui concerne la mesure de risque de liquidité. banques.En raison de modification des besoins des clients. leur manifestation étant liée à :   L’instabilité des taux d’intérêts et des taux de change plus grand que le passé .2 8 4 5. un déficit de liquidité de 2400 millions de dirham.6 129. petit à petit la structure par échéance du bilan se désajuste.6 1 2 .6 34. Le risque de taux d’intérêt est le risque de gains ou de perte encouru par une banque qui détient des créances et dettes dont les conditions de rémunérations.4 Actifs en KDH 16.8 20 2 1. 3: Profil d’échéances-liquidité. déposants et emprunteurs.6 13.4 Passifs nets en KDH 2.8 9. se matérialise par une moins value ou par un ressèment de la marge d’intérêts.4 5. taux fixe-taux variable différent. Selon le fig.6 21.4 -1. En cas d’une variation adverse des taux d’intérêts.4 23. 37 .6 -8 -16 0 Source : HARRINGTON (1987).

le risque bancaire connait une amplification et une diversification. le risque de marché et le risque opérationnel. à une hausse de niveau de risque correspond une hausse de niveau de fonds propres détenus et inversement. Une littérature importante s’intéresse à la notion de risque et de performance. Mais l’essentiel réside dans une évolution nécessaire et délicate de la culture du risque18. d’autres travaux confirment cette relation à savoir Kwan et Eisenbeis (1995) pour les banques Américaines. comme le reprendra Le Comité de Bale II. Section 3: Revue de littérature Qu’il soit de crédit. 18 Juvin 2001 38 . mettent en place une charte de contrôle pour chaque risque et clarifient les responsabilités. la culture bancaire traditionnelle s’essouffle. une croissance externe par fusion ou acquisition. En même tant qu’il résume ces risque en trois grande familles à savoir le risque de crédit ou de contrepartie. le risque politique. Le risque bancaire est. Pour y faire face. le risque juridique et fiscal. à tort. le risque informatique. Juvin (2001) dans son analyse distingue huit classes de risque : Le risque commercial. le refonte du système d'information. le lancement de nouvelles activités. Le risque stratégique : La stratégie adoptée par un établissement de crédit dans différents domaines engage des ressources toujours significatives. elle est exposée à un risque de taux de change qui se traduit par des gains ou pertes latents ou constatés qui influent sur le résultat. le risque opératoire. De même. Ainsi. Face à cette nomenclature explosive. la problématique du risque bancaire fait partie des thèmes récurrents de l’actualité. le risque d’environnement et le risque des ressources. le risque de concurrence. considérée comme bien identifié. Altunbas et al. En réalité. A titre d'exemple ces stratégies peuvent être : la pénétration d'un marché. de change ou de taux d’intérêt. Cette littérature découle de la modélisation de Shrieves et Dahl (1992) qui démontre une influence simultanée et positive entre évolution du niveau de capital et l’évolution du niveau de risque des banques Américaines. les établissements de crédits hiérarchisent les risques.Dès qu’une banque détient des créances et dettes libellées en devises. Un échec peut s'avérer lourd de conséquence car les ressources engagées deviennent sans valeur et la perte de substance significative.

Rime ( 2001) pour les banques suisses et Murinde et Yaseen (2004) pour les banques Africaines et du MoyenOrient trouvent une influence simultanée. Des exemples récents comme la faillite de Lehman Brothers19. (2004) pour les banques allemendes et Godlewski (2004) pour les banques des pays en développement. Dans les travaux de Shrieves et Dahl et ceux qui suivirent démontrent une influence positive et simultanée. Heids et al. Enfin. Ce résultat indique qu’une hausse du niveau de risque de la banque conduit à une baisse de la performance et réciproquement. l’indicateur retenu est le ratio fond propre sur total des actifs bancaires. les travaux de kwan et Eisenbeis (1995). van Roy (2003) pour les banques europeennes.des Caisses d’épargne « Savings and Loans » aux États-Unis. Il est maintenant bien établi que la corrélation entre différentes sources de risques comme le risque de marché. 21 Rachété par Bank of America pour un montant de 50 milliards de dollars. Cependant.(2004) pour les banques européennes. le risque de liquidité et le risque de crédit joue un rôle crucial. Ce résultat s’inscrit dans la filiation des préconisations du comité de Bale et souligne l’intérêt d’une réduction de la prise de risque en vue d’améliorer la performance de la banque. Bear Sterns20. qui interagit avec d’autres risques.75 milliard de dollars le 15 septembre 2008. acheté par JP Morgan Chase. mais négative entre le niveau de risque et la performance de la banque . Conclusion du troisième Chapitre La corrélation entre les différents risques de crédit ne constitue qu’une source de risques parmi d’autres. permettant ce dernier de devenir le numéro trois de la banque d'investissement aux États-Unis. Un bon d’achat qui a valorisé chaque titre Bear Stearns à seulement deux dollars. (2004) et Godlewski (2004) mettent en évidence une influence simultanée. Merill Lynch21. les pertes enregistrées par certaines contreparties sur des transactions de 19 La meilleure partie acheté par Barclays Bank pour 1. Altunbas et al. Aggarwal et Jacques (2001) pour les banques Américaines. 20 Sixième Bank d’affaire de Wall street en 2008. D’autres travaux arrivent aux mêmes conclusions sur le fonds que Shrieve et Dahl concernant la prise de risques mais il ya un point de distinction qui résident dans l’indicateur du niveau de capital qui est retenu dans ces études. les travaux de Jacques et Nigro (1997). 39 . mais négative entre le niveau de capital et le niveau de risque.

dès novembre 2007. Cela mettra en place des mesures pour accroître la stabilité et la confiance. doit entrer en vigueur au plus tôt en juillet 2012 et qui doit interdire aux banques de spéculer pour leur propre compte sur les marchés. les crises asiatiques de 1997 et 1998 ainsi que la débâcle de LTCM22. mon partage des idées des autres économistes et auteurs comme NOURIEL ROUBINI23 dans ses discours entretenus en 2009 après la crise sur le sujet du besoin à reformer le système financier internationale.produits dérivés. Je profite de cette occasion pour déclarer dans ce mémoire. est l’aboutissement d’une chaîne d’événements dont l’origine est le risque de marché accompagné d’une crise de liquidité. créé en 1994. 40 . C'est pourquoi l'appréhension de ces risques par les banques est un enjeu important. L'environnement bancaire en très forte évolution ces deux dernières décennies influence beaucoup ces risques qui ont tendance à évoluer en s'intensifiant. C’est suite à ces idées que l’Etats unis a adopté le VOLKER RULE24 et aussi l’adoption de Bale III par le comité de Bale. qui a conduit à la défaillance d’établissements bancaires. 22 23 Long Term Capital Management. un effondrement du crédit et un krach majeur du système financier. ainsi que l'entrée en récession de l'économie américaine. ancien président de la banque centrale (Fed). illustrent comment le risque de crédit. 24 Du nom de son inventeur Paul Volcker. Le premier économiste à prévoir.

appelé communément Bâle I. Les règles prudentielles sont alors édictées pour atteindre deux finalités à savoir la Stabilité du système financier et la protection des créanciers. le risque majeur demeure le risque de crédit. Ce comité a mis en place des normes internationales de supervision bancaire. Mais il est vrai qu’au fil des années les banques ont perfectionné l’analyse.Chapitre : LES APPORTS DE BALE II ET BALE III DANS LA GESTION DES RISQUES DE CREDITS Plus récemment. crée en 1974 à l’initiative des gouverneurs des banques centrales des pays du G10. a édicté un ensemble de règles prudentielles destinées à garantir la solidité et la stabilité du système bancaire international. il faut souligner que la réglementation du système financier est très importante pour un pays. à pour but de renforcer la stabilité du système bancaire et c’est dans cet accord. ville où se trouve son secrétariat permanent. les autorités internationales. où les banques sont tenues de les respecter pour garantir leur liquidité et leur solvabilité au regard de leur clientèle. Section 1 : L’essentiel de Bâle I C’est en 1988 que le Comité de Bâle25 sur le contrôle bancaire. Pour l’industrie bancaire. Parmi ces normes. figure le fameux Ratio Cooke. 41 . Ce comité n’a aucun pouvoir législatif ou réglementaire. La réglementation et la supervision conduisent à une solidité du secteur bancaire. on trouve le ratio « Cooke ». 25 Se réunit une fois par an à Basel au siège de la Banque des Règlements internationaux. ont pour finalité la stabilité du système financier et le développement économique. remplacé par le ratio « McDonough » et bientôt la mise en œuvre de BALE III. Dans cette perspective. en l’occurrence le Comité de Bâle. depuis que la banque moderne a commencé son évolution. à partir du XVIIe siècle. Andres & Vallelado (2008) confirment que la régulation doit assurer la stabilité au niveau microéconomique (la banque) et au niveau macroéconomique (tout le système financier). Le comité de Bâle ne manque pas d’approuver que la gouvernance bancaire est nécessaire pour assurer la solidité du système financier et par voie de conséquence l’éclosion du développement économique. la plupart des défaillances bancaires trouvent leur origine dans l’incapacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Face à la montée de ces risques bancaires. la mesure et la gestion de ce risque. Le comité de Bâle sur le contrôle bancaire.

28 Les années 1990 ont vu l’émergence d’un phénomène nouveau. en d’autre terme un engagement de 100 nous coûte un montant de 8 à immobiliser. à savoir la croissance explosive des dérivés et donc des risques ‘hors bilan’. un directeur de la Banque d'Angleterre qui avait été un des premiers à proposer la création du Comité de Bâle et fut son premier président entre 1977 et 1988. 27 Les fonds propres assument un rôle de garantie vis-à-vis des créanciers en montrant la capacité de la banque à faire face à ses engagements. Ratio Cooke. Ainsi couvrir un risque revient à allouer une quantité de fonds propres.  Fonds propres / ensemble des engagements >4%. Ceux-ci furent traités dans des recommandations additionnelles qui furent intégrés dans l’accord vers 1996 et qui imposaient un ratio de fonds propres distinct à la somme des engagements hors bilan. Principes : Le Ratio Cooke26 est un ratio prudentiel destiné à mesurer la solvabilité des banques et des établissements assimilés. Le ratio Cooke doit respecter deux exigences :  (Fonds propres + quasi fonds propres) / ensemble des engagements >8%.1. 42 . 26 Ce ratio tient ce nom de Peter Cooke. ils permettent le financement d’opérations de croissance interne et externe. Un taux de pondération est appliqué aux engagements figurant au bilan et en hors bilan28. Le calcul est effectué d’après le rapport entre les fonds propres27 (capital pur) et quasi fonds propres (réserves + provisions + titres) et ensemble des engagements pondérés selon la nature de l’emprunteur.

collectivité locale ou Etat.POLYFINANCE. 2. Le Ratio Cooke a donc une logique forfaitaire . ne tenant donc pas compte de la valeur et du risque intrinsèque de l’entreprise. il n’introduit aucune distinction fondée sur le risque de crédit de l’emprunteur. GROUP SEGEPEC .Fig. Le contenu informationnel du ratio se trouve biaisé puisqu’un prêt à un 43 . 4: Formule de ratio de cooke et coefficient de pondération des emprunteurs Ratio Cooke = Fonds propres Ensemble engagements pondérés Secteur Pond  8% Etat OC DE Banque OC DE Fonds propres Hypothécaire 0% 20% 50% Autres 100% Ratio Cooke = --------------------------------------------  8% Ensemble engagements pondérés Source : Abdellatif H (2008) : Gestion des risques bancaires et proposition d’implémentation et déploiement de Bâle II. mais uniquement sur son statut-entreprise. qui était une première approche. et ont mis en évidence une évolution rapide de la gestion du risque par le secteur bancaire. banque.  Limites liées au statut de l’emprunteur : Différents taux de pondération sont appliqués pour déterminer la charge de capital. Limites de Bâle I Les années 90 ont rapidement montré les limites de Bâle I.

Dans ce conteste. plus précis et plus proche 44 . le Comité s’est penché sur une réforme de ce dispositif.emprunteur risqué est pris en compte dans la même proportion qu’un prêt à un emprunteur présentant peu de risque.  Capital économique et capital réglementaire : entre le capital économique et le capital Le ratio Cooke entraîne une distorsion réglementaire. Section 2 : Les Dispositifs de Bâle II L’accord de Bâle I est venu répondre à une problématique importante au niveau des établissements de crédit quant à la maîtrise des risques globaux inhérents à leur activité. le risque est fonction de la structure de la contrepartie et non du risque des engagements pris par la banque. En effet.  Un mécanisme inactif : Le mécanisme peut avoir un effet pervers : afin d’augmenter sa rentabilité. dans la logique du ratio Cooke. Toutefois. Ce dernier peut être défini comme la mesure réelle du risque en fonction de la réalité économique d’un portefeuille donné. exiger un niveau de fonds propres inférieur à une contrepartie présentant un risque moindre. selon le ratio Cooke. Cette limite provient de la logique forfaitaire du ratio Cooke. capital déterminé par le ratio Cooke. d’où la naissance des accords de Bâle II. Le capital réglementaire. le besoin d’un nouvel accord. La logique forfaitaire ne permet donc pas de prendre en compte le risque du portefeuille. Une contrepartie peut. le dispositif mis en place a vite montré un certain nombre de limites et faiblesses remettant en cause son objectif essentiel. malgré l’importante avancée réalisée avec l’adoption de cet accord. diffère du capital économique dans la mesure où il ne prend pas en compte le risque réel du portefeuille. En raison des limites et faiblesses citées précédemment relatives aux accords de Bâle I. C’est le montant de fonds propres que la banque doit avoir pour faire face à une circonstance exceptionnelle en rapport avec son client (par exemple : effondrement économique du secteur d’activité). la banque souhaitant augmenter ses risques a intérêt à recomposer son portefeuille d’actifs en y incluant des actifs risqués générant une marge plus élevée que celle obtenue par la banque sur ses opérations «traditionnelles» tout en exigeant un même degré de couverture par les fonds propres.

Canada. Royaume-Uni. Suède et suisse. Le Comité été convaincu que l’amélioration. a veillé très tôt à prendre les mesures qui s’imposaient pour que. Belgique. ce qui représente la principale avancée de Bâle II. grâce à une meilleure communication financière sur les risques et les fonds propres. mais englobe également la surveillance prudentielle et la discipline de marché .McDonough été le président du comité de Bâle jusqu’en Avril 2003. Japon. Etats Unis. dont les grands principes sont désormais acquis. En atténuant les chocs et les à-coups dans la distribution du crédit. Les Trois piliers de BALE II Dans le cadre de la révision de l’accord de Bâle. C’est ainsi qu’est né Bâle II sous la présidence de l’américain Mc Donough29. en effet. en renforçant considérablement la sensibilité aux risques des normes de fonds propres. en développant une réglementation qui ne se limite pas aux exigences minimales de fonds propres. du dispositif d’adéquation des fonds propres pourrait se traduire sur le plan pratique par des avantages importants. Allemagne. Luxembourg. Le Comité estime que cet objectif pourrait être atteint en reliant étroitement les exigences de fonds propres aux méthodes modernes de gestion des risques en vigueur actuellement et en veillant à ce que cette attention accrue accordée au risque se concrétise progressivement dans les pratiques de contrôle et la discipline de marché. la réforme devrait contribuer ainsi à limiter les crises sectorielles ou macroéconomiques et améliorer la stabilité financière. Il faut noter que Bâle II accompagne et complète un mouvement initié par les plus grandes banques internationales il y a une dizaine d’année visant à mieux gérer leurs risques. Italie. permettront aux banques de recourir à leurs propres modèles de Notation de leurs clients. Le perfectionnement du dispositif vise à mettre particulièrement l’accent sur la gestion des risques et à favoriser la progression constante des capacités d’évaluation des risques dans les banques. tout en gardant un ratio sensible aux risques et à leur évolution — de façon qu’il puisse conserver son positionnement au cœur de la gestion du couple << 29 30 William J . est apparu incontournable. selon deux axes majeurs. Ce nouvelle accord a été fini en juin 2004 et adopté par les gouverneurs des banques centrales des pays du G1030. Le projet de réforme des ratios de solvabilité bancaires élaboré par le Bâle II vise à mettre en adéquation les fonds propres des banques avec les risques qu’elles prennent. 1. 45 . deuxièmement.du risque à couvrir. Premièrement. Ces nouvelles règles plus orientées vers la notion de risque réel. Pays Bas. Le Comité de Bâle. France.

Le nouveau ratio de solvabilité Bâle II 31 repose sur trois piliers : Fig.risque/rentabilité >> et donc être utilisable comme outil de pilotage —.org – une présentation générale du projet en français. les effets cycliques soient atténués. également sur le site de la Banque des règlements internationaux (BRI) – www. 46 . Total des Fonds Propres ____________________________________________ >= 8% Risques crédit + risques de marché + risque opérationnels Essayons maintenant de comprendre les propositions portant sur chacun des trois piliers après les avoir cité 31 Cf.bis. 5: Les trois Piliers de Bâle II Source : site Banque des Réglementations Internationaux (BRI).

il est aussi important de signaler que sur certains points. exposition sur un crédit à une entreprise ou sur un prêt hypothécaire au logement). relativement simple.1. la méthode notation interne fondation (FIRB). Ce pilier vise à améliorer le calcul des risques et leur couverture par des fonds propres . Elle établit des coefficients de pondération fixes correspondant à chaque catégorie prudentielle et prévoit l’utilisation d’évaluations externes du crédit pour accroître la sensibilité au risque par rapport à l’accord 47 . Le ratio de fonds propres obtenu ne peut être inférieur à 8 % . Ce nouveau ratio baptisé ratio McDonough ne change pas l'esprit de l'accord initial mais l'enrichit. plus << sophistiquée >>. la réglementation définissant le numérateur du ratio de fonds propres (autrement dit. une mesure des risques qu’elle encourt appelée actifs pondérés en fonction du risque. Aux termes du Nouvel accord. Approche standardisée à l’égard de fond propre L’approche standardisée est identique à celle de l’accord de bale I.1.1. la définition des fonds propres réglementaires) n’a pas changé et le ratio minimal requis reste fixé à 8 %. le montant de fonds propres dont une banque dispose et. dans le sens où les banques sont tenues de répartir leurs expositions de crédit en catégories prudentielles sur la base des caractéristiques apparentes des expositions (par exemple. au numérateur. 1. Si les dispositions de bale II diffèrent de celles de bale I. toutefois la modification qui à été faite à ce niveau se présent de façon que les règles servant à calculer cette pondération tient en compte le risque du crédit. basée sur les notations externes. à obtenir des ratios de fonds propres plus probants. la méthode notation interne avancée (AIRB). Les nouvelles approches du calcul de ces actifs visent à produire de meilleures évaluations du risque par les banques et. Les modifications portent donc sur la définition des actifs pondérés en fonction du risque. les éléments n’ont pas changé. assurer une meilleure stabilité micro-prudentielle avec un ratio mieux proportionné aux risques. Trois approches sont proposées pour l’évaluation de risque de crédit :    la méthode standard (SA). partant. au dénominateur. c’est-à-dire sur les méthodes utilisées pour mesurer les risques encourus par les banques.1. Le Pilier 1 : Exigence minimale de fonds propres. L’ancien accord été fondé sur le concept d’un ratio de fonds propres avec. risque de marché et du risque opérationnel.

actuel. de même que les autres expositions envers cette clientèle. Les pondérations des expositions sur les crédits hypothécaires au logement sont réduites par rapport à l’ancien accord dit Bâle I. Vis-à-vis des emprunteurs souverains. ce qui correspond à une exigence de fonds propres de 8 % comme dans l’accord actuel. Une innovation importante a été introduite pour les créances en souffrance. certains prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) peuvent bénéficier du traitement appliqué à la petite clientèle. à la plupart des catégories d’instruments financiers. l’éventail des garants admissibles est étendu et couvre dorénavant toutes les entreprises qui bénéficient au moins d’une certaine notation externe. Le recours aux notations externes pour l’évaluation des expositions vis-à-vis des entreprises est cependant considéré comme un élément optionnel du dispositif. Une autre évolution majeure réside dans l’élargissement de l’éventail des sûretés. Fitch etc. 48 . dans la plupart des cas. Moody’s. garanties dérivés de crédit qui peuvent être pris en compte par les banques. De même. L’approche standardisée prévoit également un traitement spécifique pour les expositions vis-à. banques et entreprises sont différenciées sur la base des évaluations externes du crédit. ces instruments sont collectivement désignés comme facteurs d’atténuation du risque de crédit. ces évaluations peuvent englober celles des organismes de crédit à l’exportation des pays de l’OCDE ainsi que celles publiées par des agences de notation privées32.vis de la petite clientèle. les autorités de contrôle doivent veiller à ce que l’exigence de fonds propres soit appropriée en regard des antécédents de défauts sur ce type d’exposition. tout en exposant plusieurs approches permettant d’évaluer l’importance de la diminution de fonds propres en fonction du risque de marché associé à la sûreté. En outre. 32 Standard and poor’s (S&P). Dans de tels cas. Dans Bâle II. L’approche standardisée élargit la gamme des sûretés admissibles. l’approche standardisée prévoit que. Les pondérations applicables aux expositions sur emprunteurs souverains. L’approche standardisée contient des recommandations à l’usage des autorités de contrôle nationales lorsqu’elles doivent déterminer si une source particulière de notation externe peut être utilisée par les banques. qui doivent être pondérées à hauteur de 150 %. un coefficient de pondération de 100 % soit appliqué. au-delà des émissions des emprunteurs souverains de l’OCDE. Si aucune notation externe n’est attribuée à une exposition. sauf si elles sont déjà couvertes par un montant minimal de provisions spécifiques constituées par la banque. qui reçoivent à présent un coefficient moins élevé que les expositions envers des entreprises non notées.

(Voir également l’annexe 4) Trois remarques : 1.6% 8% x 50% = 4% 8% x 100% = 8% 8% x 100% = 8% 8% x 150% = 12% 100% x 8% = 8% Source : Rapport BMCI : Chiffres Clés 2010. Les pourcentages de pondération sont fixés à partir des notes attribuées par les organismes de notation. Fig. 6: Tableau de pondération des Entreprises – méthode standard NOTATION AGENCE DE NOTATION AAA à AA A BBB BB B NON NOTE PONDERATION DU RISQUE ENTREPRISE 20% 50% 100% 100% 150% 100% QUOTA OU RATIO DE FONDS PROPRES BALE II PETITES ENTREPRISES ET PME CLASSEES « Banque de détail » Pondération : 75 % 8 % x 75 % = 6 % 8% x 20% = 1. 49 . 2.sous réserve de répondre à divers critères. Il est aussi important de signaler que l’approche standard devient une Méthode qui est retenue par les petites et moyennes banques. La méthode standard est la méthode retenue lorsque la méthode interne n’a pas été choisie.

Soit une « économie » manifeste de Fonds propres de 64 000 MAD. Si l’entreprise emprunte 1 000 000 MAD.Une banque prête à une entreprise cotée 5. commissaire aux comptes et Juge au tribunal de commerce de LONS LE SAUNIER. Dans BALE II. BALE I 80 000 MAD BALE II 16 000 MAD 64 000 MAD  2. Le capital à immobiliser par la Banque pour respecter le Ratio Fonds propre de BALE II sera de : 8 % x 20 % = 1. Soit. 6). sera de : 8 % x 150 % = 12 % du montant du prêt. Notons toutefois qu’une PME peut être classée dans la catégorie « banque de détail » ou dans le portefeuille « grandes entreprises » suivant que le montant du prêt excède ou non un million d’euros soit environ onze mi llions de dirham.   Le portefeuille grandes entreprises (Corporate) comprend celles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 000 000 DH Le portefeuille « PME » comprend celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 000 000 DH. Le capital à immobiliser par la banque pour respecter les règles de BALE II. Coefficient de pondération 150 % (voir fig. Dans BALE I. BALE II accorde aux PME incluses dans la catégorie « Banque de détail » un traitement favorable : Le taux de pondération est fixé à 75 % au lieu de 100 % dans BALE I. la banque aurait du immobiliser en capital : 1 000 000 MAD x 8 % = 80 000 MAD. Dans ce cas la banque devra immobiliser 33 Source : BÂLE II ET LES ENTREPRISES article redigé par Monsieur Michel DIMARTINO expert comptable. les entreprises sont classées en fonction de leur chiffre d’affaires et des montants des crédits accordés . la banque devra immobiliser : 1 000 000 MAD x 1. A fin de préserver le secteur économique des petites et moyennes entreprises.6).6 % du montant du prêt. Le pourcentage de pondération à appliquer à son prêt est de 20 % (voir fig. 50 .3. Exemples illustratif33:  Une banque prête à une entreprise cotée 3++. pour un emprunt d’un million d’euros : 1 000 000 € x 12 % = 120 000 euros.6 % = 16 000 MAD pour respecter le Ratio réglementaire BALE II.

La méthode par les notations internes fondation (IRB Fondation approche) dit la méthode simple : la banque estime elle-même la probabilité de défaillance. La banque recours à quatre paramètres prudentiels :     la probabilité de défaillance (PD). au montant de la facilité susceptible d’être tiré si un défaut survient . BALE II 120 000 MAD BALE I 80 000 MAD 40 000 MAD Une entreprise bénéficiant par sa notation d’une forte pondération. permettra à sa banque.1. qui mesure la probabilité de défaut d’un emprunteur sur une période donnée. mais celui-ci est désormais pondéré pour obtenir le pourcentage de Fonds propres réglementaires BALE II. de mobiliser un montant de fonds propres bien inférieur au montant à mobiliser pour une entreprise mal cotée. représentant la part de l’exposition perdue en cas de défaut . quelle que soit le risque de l’entreprise. La réforme de BALE II lie étroitement le niveau de fonds propres avec les risques réellement encourus par l’établissement prêteur.2. la durée résiduelle du crédit ou Échéance (E) qui quantifie l’échéance économique résiduelle de l’exposition. qui correspond. Les trois autres paramètres de calcul sont fournis par l’autorité nationale de surveillance.40 000 euros de capital de plus que dans BALE I. comme nous l’avons vu. Quelques Commentaires : Le seuil minimum de 8 % (Ratio COOKE) de BALE I est toujours maintenu. l’exposition en cas de défaillance (ECD). pour les engagements de prêts. 1. Par l’approche des notations Interne (<< Internal Ratings-Based>>) de la banque. la perte en cas de défaillance (PCD). La méthode notation interne fondation (FIRB) et la méthode notation interne avancée (AIRB). Dans BALE I. la pondération était toujours de 100 %. La méthode par les notations 51 .

52 . C’est pourquoi les coefficients de pondération et. Les échanges constants avec les acteurs du secteur bancaire ont confirmé que l’utilisation de ces méthodes représente une étape importante de l’élaboration d’une évaluation significative du risque dans les grosses organisations bancaires les plus complexes opérant actuellement sur le marché. Elle ne permet pas. Les formules. à partir d’un modèle qui leur sera propre. cependant. validé et « agrée » par la commission bancaire. ou fonctions de pondération en regard du risque. Comparativement à l’approche standardisée.internes avancées (IRB Advanced approche) : les quatre paramètres (qui doivent satisfaire à des impératifs prudentiels) sont évalués par la banque elle-même. elle accroît sensiblement la sensibilité au risque des exigences de fonds propres.) . Comme cette approche est fondée sur les évaluations internes des banques. Fiabilité des documents prévisionnels. Le reste de cette sous section souligne les différences que présentent les approches NI simple et complexe en fonction des portefeuilles : 1. etc. Les éléments qui permettent d’établir cette notation sont souvent les suivants :    34 Ratios d’analyse financière. partant. qui permettent de les évaluer de manière statistique et donc quantitative. Exposition vis-à-vis des Entreprises La plupart des banques appliquent une notation interne pour leurs entreprises clientes. l’approche NI34 présente des différences notables dans la mesure où les évaluations internes des principaux paramètres de risque faites par les banques constituent les données de base du calcul des fonds propres. Elles sont basées sur des techniques modernes de gestion des risques. aux établissements de déterminer tous les éléments qui leur sont nécessaires pour calculer euxmêmes ces exigences. Notation Interne des emprunteurs (entreprises. Les deux approches de NI couvrent un large éventail de portefeuilles et font intervenir des méthodes de calcul des fonds propres légèrement différentes selon les types d’expositions. institutions. clients privés de la banque. conduire à la cotation des dossiers de crédits. les exigences de fonds propres sont obtenus en combinant les données quantitatives fournies par les banques et les formules spécifiées par le Comité. Etude de la rentabilité. transposent les données d’un établissement en une exigence de fonds propres spécifique.

les emprunteurs souverains ou les banques est fondamentalement identique. Valeurs fournies par la banque sur la base de ses propres estimations. Garantie du crédit accordé Dans l’approche NI.7: Les différences entre NI simple et NI complexe Données de base Probabilité de défaut (PD) Approche NI simple Valeurs fournies par la banque sur la base de ses propres estimations. Pertes en cas de défaut (PCD) Valeurs prudentielles établies par le Comité. Approche NI complexe Valeurs fournies par la banque sur la base de ses propres estimations. La banque peut choisir la notation simple ou complexe pour déterminer leur exposition vis-à-vis de l’entreprise. Ces différences sont présentées dans le tableau suivant. Qualités du dirigeant. 53 . Valeurs fournies par la banque sur la base de ses propres estimations (en excluant éventuellement certaines expositions) Échéance (E) Source : Document soumis à consultation du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Organisation interne de l’Entreprise. Place de l’Entreprise sur le marché. Valeurs fournies par la banque sur la base de ses propres estimations. certaines étant fournies par la banque sur la base de ses propres estimations alors que d’autres sont spécifiées par l’autorité de contrôle.     Respect des échéances clients et fournisseurs. la méthode de calcul des actifs pondérés pour les expositions sur les entreprises. Exposition en cas de défaut (ECD) Valeurs prudentielles établies par le Comité. Fig. Avril 2003. fournies par la banque sur la base de ses propres estimations (en excluant éventuellement certaines expositions). Valeurs prudentielles établies par le Comité ou à la discrétion de l’autorité nationale. La notation Interne simple et complexe diffèrent essentiellement au niveau des données de base.

PCD et ECD. la deuxième catégorie recouvre les crédits renouvelables non garantis présentant des caractéristiques de pertes appropriées. 3. expositions renouvelables qualifiées autres expositions non adossées à des hypothèques. les établissements qui répondent aux critères minimaux requis pour l’estimation des données de base concernées peuvent simplement appliquer le dispositif NI relatif aux entreprises pour calculer les coefficients de ces expositions. En règle générale. dont nombre d’expositions sur cartes de crédit. Toutefois. qui doivent toutes être fournies par les banques sur la base de leurs propres estimations. À l’inverse de l’approche NI pour les expositions envers les entreprises. Les données entrant dans la formule de pondération sont PD. Tous les autres prêts à la consommation non assortis d’hypothèques relèvent de la troisième catégorie. sachant que la réalisation de ces critères pour cet ensemble d’expositions peut s’avérer plus difficile dans la pratique. III. Cette expression est associée au financement de projets individuels. II. Crédits spécialisés Bâle II différencie plusieurs sous-catégories de prêts à la grosse clientèle des autres formes de prêts aux entreprises et les qualifie de crédits spécialisés.2. le dispositif les répartit en trois grandes catégories : I. Étant donné que les expositions sur la petite clientèle portent sur une large gamme de produits présentant chacun des antécédents de pertes différents. y compris les expositions envers les petites entreprises. le document CP3 prévoit également une option supplémentaire nécessitant seulement qu’une banque soit capable de classer ces expositions en cinq niveaux de qualité distincts. Il précise un coefficient de pondération spécifique pour chacun de ces niveaux. expositions garanties par des hypothèques sur de l’immobilier résidentiel. Pour toutes les souscatégories de crédits spécialisés sauf une. ces valeurs ne sont pas estimées pour chaque exposition mais plutôt pour des groupes d’expositions similaires. Exposition vis-à-vis des petites clientèles Ces expositions relèvent uniquement de l’approche NI complexe et ne peuvent être soumises à l’approche NI simple. les banques utilisant l’approche NI appliqueront une formule de pondération séparée si elles sont en mesure d’estimer les 54 . Pour la sous-catégorie de crédits spécialisés « immobilier commercial à forte volatilité » (ICFV). dans lesquels le remboursement dépend pour beaucoup de la performance du groupe/de la sûreté sous-jacent.

1. les banques doivent mettre en place un dispositif permettant d’évaluer l’adéquation de leur capital économique à leur profil de risques et maintenir en permanence le niveau de capital jugé approprié. en fonction de ses conclusions.2. risque de concentration. 2) Les quatre principes essentiels de la surveillance prudentielle : 55 . Il vient compléter et renforcer le pilier 1. risque résiduel si l’efficacité des collatéraux est inférieure à celle escomptée). L’analyse doit porter sur l’ensemble des risques. Au-delà des risques pouvant être quantifiés (risque de taux du portefeuille bancaire. on peut atteindre une meilleure compréhension des attentes respectives des uns et des autres. Dans ce sens. Le contrôleur bancaire confronte sa propre analyse du profil de risque de la banque avec celle conduite par l’établissement lui-même et. De la richesse du dialogue qui doit s’établir dans ce cadre. il s’agit de ceux nécessitant une approche davantage qualitative (risque de réputation. Compte tenu des caractéristiques de ce type de prêts à l’égard du risque.données de base requises. C’est le processus d’évaluation du capital interne (ICAAP – internal capital adequacy assessment process). que ce soit par la fixation de fonds propres supérieurs aux exigences minimales ou par toute autre technique appropriée. cette formule est plus prudente que celle appliquée aux expositions envers les entreprises en général. Le Piliers 2 : surveillance prudentielle de l’adéquation des fonds propres 1) Cadre générale Le pilier 2 établit un processus de surveillance prudentielle. y compris ceux non couverts par le pilier 1. risque stratégique). Il s’agit du processus de surveillance et d’évaluation prudentielle (SREP – supervisory review and evaluation process). Les autorités de contrôle examinent qualitativement les procédures internes de mise en adéquation des fonds propres aux risques encourus. risque de transformation. peut engager des actions prudentielles. Le pilier 2 du dispositif de Bâle II est souvent présenté comme un simple élargissement du pouvoir des superviseurs. il permet surtout à ceux-ci de s’impliquer dans l’analyse des processus internes développés par les établissements pour le pilotage de leurs risques. En réalité.

L’examen périodique peut reposer sur :  Des examens sur place ou inspections. l’organe de direction doit tenir compte du stade du cycle économique dans lequel l’établissement opère. Surveillance et notification. 56 . devraient être effectuées pour déceler les éventuels événements ou changements des conditions du marché qui pourraient avoir des répercussions défavorables sur leur établissement. Principe 2 : Les autorités de contrôle doivent examiner régulièrement le processus d’évaluation par les banques de l’adéquation de leurs fonds propres.     Evaluation saine des fonds propres. En évaluant l’adéquation des fonds propres. De toute évidence. Evaluation exhaustive des risques. du niveau des fonds propres en résultant et de la qualité des fonds propres détenus. Cet examen doit tout particulièrement porter sur la qualité de la gestion du risque et du contrôle interne mis en œuvre par les banques et ne devrait pas aboutir à faire assumer aux autorités de contrôle le rôle de l’organe de direction. de caractère prospectif. Des simulations de crise rigoureuses. qui s’articulent autour des principes fondamentaux : Principe1: Les banques doivent être en mesure de démontrer que leurs objectifs internes de fonds propres sont justifiés et correspondent à leur profil de risque global ainsi qu’à leur cadre opérationnel. Les cinq caractéristiques essentielles d’un processus rigoureux sont les suivantes :  Surveillance par le Conseil d’Administration et la Direction Générale. de s’assurer que son établissement dispose d’un niveau de fonds propres suffisant pour couvrir les risques. en premier lieu. de leur exposition au risque. Analyse par le contrôle interne. il incombe à l’organe de direction.Le Comité a défini quatre principes essentiels de surveillance prudentielle. Elles doivent également examiner dans quelle mesure les banques disposent d’un processus interne satisfaisant pour évaluer l’adéquation des fonds propres. ils viennent compléter les recommandations prudentielles détaillées et élaborées par le Comité de Bâle.

tomber en dessous des exigences de fonds propres réglementaires minimales est grave. Des entretiens avec les dirigeants. Principe 3 : Les autorités de contrôle devraient attendre des banques qu’elles conduisent leur activité avec des fonds propres supérieurs aux ratios réglementaires minimaux et devraient pouvoir exiger qu’elles détiennent des fonds propres en plus de ces montants minimaux et ce pour diverses raisons :  la plupart des banques internationales. les banques pourraient donc choisir d’aller au-delà des exigences minimales requises par le premier pilier.  Dans le cours normal de l’activité d’une banque. Pour des raisons de concurrence.  Pour une banque. spécifiques à tel ou tel établissement ou propres à une économie dans son ensemble. Un examen des travaux effectués par des auditeurs externes (sous réserve qu’il soit convenablement centré sur les questions relatives à l’adéquation des fonds propres).   Une analyse sur pièces. Elle peut se trouver en infraction vis-à-vis de la loi et / ou provoquer des actions ou mesures correctives non discrétionnaires de la part des autorités de contrôle. préfèrent manifestement se voir attribuer une note élevée par les agences de notation reconnues sur le plan international.  Il peut être onéreux pour des banques de collecter des fonds propres supplémentaires. surtout si elles doivent le faire dans l’urgence ou lorsque les conditions du marché sont défavorables. Principe 4: Les autorités de contrôle devraient s’efforcer d’intervenir tôt pour éviter que les fonds propres ne deviennent inférieurs aux niveaux minimaux requis compte tenu des 57 . peuvent ne pas être pris en compte dans le premier pilier. de même que les exigences relatives aux différents risques. la nature et le volume de ses activités changent.  Certains risques. ce qui entraîne des fluctuations du ratio global de fonds propres. par exemple.

en leur imposant de communiquer les informations nécessaires pour permettre à des tiers d’apprécier l’adéquation de leurs fonds propres. différentes actions ou mesures pourront être envisagées. restreindre les versements de dividendes. Permettre une communication financière appropriée : Le Comité est conscient que les autorités de contrôle n’ont pas toutes les mêmes responsabilités en termes d’exigences de communication financière. de mesures correctives si le niveau de fonds propres n’est pas maintenu ou rétabli. En renforçant la discipline de marché grâce à une meilleure communication financière. à bref délai. le troisième pilier du nouveau dispositif de fonds propres peut apporter de grands avantages en aidant les banques et les autorités de contrôle à gérer les risques et à renforcer la stabilité. Le Piliers 3 : Discipline de Marché et la Transparence 1) Cadre général : La publication de l’information vise à améliorer la transparence financière des banques. parmi lesquelles: Une surveillance de la banque plus intense. Une meilleure discipline de marché en est espérée.3. elles devraient requérir la mise en œuvre.caractéristiques de risque d’une banque donnée. contraindre la banque à préparer et à mettre en œuvre un programme satisfaisant visant à rétablir un niveau adéquat de fonds propres. La discipline de marché est un élément particulièrement important puisque les établissements bénéficieront d’une plus grande latitude pour déterminer leurs exigences de fonds propres grâce à des méthodologies internes. afin de mettre en évidence le niveau de capitalisation d’un établissement. 2) Les quatre principes de la discipline de marché : a. Les autorités de contrôle ont toute latitude pour utiliser les outils les mieux adaptés aux circonstances et au cadre opérationnel de la banque. requérir la levée immédiate de fonds propres supplémentaires. La discipline de marché 58 . Elles peuvent notamment fixer des niveaux d’interventions et des niveaux objectifs ou définir plusieurs catégories au-delà du minimum (par exemple <<bon>> et <<adéquat>>). Si les autorités de contrôle s’inquiètent du non – respect par une banque des exigences précisées dans les principes prudentiels définis précédemment. 1.

car ceux – ci peuvent être sujets à des manipulations et sont. les informations contenues dans ces documents.peut contribuer à la sécurité et à la solidité du système bancaire. la personne utilisant une information financière. du système de notification et des définitions propres à une banque peuvent être communiquées chaque année. d’un autre coté. selon le principe de l’importance relative. b. en outre. c. ils varient d’un pays à l’autre et vont de la «dissuasion psychologique». elles peuvent leur imposer de diffuser des données financières. Certaines autorités de contrôle pourraient rendre publiques. en totalité ou en partie. De plus. et considère le critère d’utilisateur comme une référence utile pour s’assurer que la communication financière est suffisante. considérera tel ou tel élément comme important ou non (critère d’utilisateur). En raison de la sensibilité accrue au risque du dispositif révisé et de la tendance générale à des comptes rendus plus fréquents sur les marchés financiers. et les autorités de contrôle exigent des établissements qu’ils exercent leurs activités de manière sûre et saine. La nature des mesures exactes utilisées dépendra des pouvoirs juridiques de l’autorité de contrôle et de l’ampleur des défiances en termes de transparence de la banque. Les informations qualitatives qui donnent un aperçu général des objectifs et politiques de gestion des risques. Le Comité est conscient qu’un jugement qualitatif doit permettre de déterminer si. dans des circonstances particulières. Fréquence : Les informations précisées dans le troisième pilier doivent être publiées sur une base semestrielle. Dans un souci de sécurité et de solidité. elles sont habilitées à les contraindre de fournir des informations dans leurs notifications prudentielles. les grandes banques internationales et 59 . Le Comité n’établit pas de seuils spécifiques de communication financière. en passant par le dialogue avec les dirigeants les banques. Une information sera jugée importante (ou significative) si son omission ou son inexactitude est de nature à modifier ou à influencer l’appréciation ou la décision de son utilisateur. Cette définition est conforme aux normes comptables internationales et à de nombreux plans comptables nationaux. il existe divers mécanismes qui leur permettent de faire respecter ces exigences. Principe de l’importance relative : Chaque banque devrait définir les informations lui apparaissant pertinentes. difficiles à déterminer. aux injonctions ou aux sanctions financières. hormis les exceptions suivantes.

les banques doivent alors diffuser également des informations sur une base trimestrielle. d. Informations propres à l’établissement ou confidentielles : Les informations propres à l’établissement englobent celles (sur des produits ou des systèmes. si elles étaient portées à la connaissance de la concurrence. 60 . par exemples) qui. affecteraient la valeur de l’investissement réalisé dans ses produits ou systèmes et nuiraient ainsi à sa position concurrentielle.d’autres établissements relativement importants (de même que leurs grandes filiales bancaires) sont tenus de faire état de leurs ratios de fond propres de base et d’adéquation globale de Fonds Propre. Dans ces circonstances. Les informations concernant la clientèle sont souvent confidentielles. Cela a un impact sur ce que les banques sont en droit de révéler sur leur clientèle ainsi que sur le délai de leurs dispositifs internes. leurs données. etc. la banque n’est pas tenue de communiquer de tels éléments. elles doivent publier les informations importantes dès qu’elles sont en mesure de le faire et pas au – delà des délais prescrits dans la législation nationale. mais elle doit diffuser des informations plus générales ayant trait à l’exigence concernée. sont soit propres à l’établissement. tout en précisant que des éléments spécifiques n’ont pas été communiqués et les raisons de cette décision. sur une base trimestrielle. par nature. Dans des cas exceptionnels. Dans tous les cas. soit confidentielles. De plus. Cette dérogation limitée n’a pas vocation à s’opposer aux exigences de communication dédiée par les normes comptables. le Comité est d’avis que les exigences présentées ci-après concilient au mieux la nécessité de diffuser des informations significatives et la protection des informations propres à l’établissement ou confidentielles. tels que leurs méthodes utilisées. s’il s’agit d’informations qui. car elles sont fournies dans le cadre d’un accord juridique ou d’une relation de contrepartie. ainsi que de leurs divers composantes. si les informations concernant les expositions au risque ou d’autres éléments sont susceptibles d’évoluer rapidement. leurs estimations de paramètres. la divulgation de certains éléments requis par le troisième pilier pourrait porter un grave préjudice à la position de la banque.

Pour les banques appliquant l’approche NI investissant dans des expositions de titrisation bien notées. par sa nature même. le phénomène n’a pas été constaté (hors mis les écarts de taux déjà existants dans certaines PME…). qu’elles auraient dû détenir en regard du sous-jacent si elles n’avaient pas titrisé les expositions. la titrisation au lieu de servir comme une solution pour les banquiers à réduire les risque. elle devra déduire cette position de ses fonds propres. L’avis des experts 61 . première année d’application de BALE II pour la majorité des banques qui ont retenu la méthode de notations internes avancées. Si une banque appliquant l’approche NI conserve une position de titrisation la contraignant à absorber des pertes à hauteur d’un montant inférieur ou égal à KNI avant tout autre détenteur (position de première perte). Bâle II prévoit un régime spécifique pour la titrisation. Toutefois. 3. ces positions sont généralement destinées à absorber toutes les pertes associées au lot de créances sous-jacent à concurrence d’un niveau prédéterminé. elle été un moyen pour la propagation de la crise de 2007 à l’échelle mondial. Le Comité reconnaît que. elle constitue un important facteur de diversification des risques et sert à renforcer la stabilité financière. Dans une titrisation. D’ou on pose la question est ce que la titrisation est conseillé ou encore si c’est ne pas une autre source de risque pour le système financière internationale. Bâle et la Titrisation des crédits. Le Comité estime que cette règle se justifie par la nécessité d’inciter fortement les établissements cédants à se défaire des risques liés aux tranches de titrisation les plus subordonnées. un traitement a été élaboré sur la base d’une notation externe. Partant de ce constat. Pour l’année 2008. on pourra voir apparaître une différenciation de taux entre l’entreprise bien notée et celle mal notée… et des taux individualisés. désigné KNI. qui comportent les risques les plus importants. De ce fait. Bale II et la tarification des Crédits Bancaires. En France à titre d’exemple. Pour les banques utilisant l’approche NI cédant des créances titrisées. un élément clé du Dispositif est le calcul du montant de fonds propres. technique de gestion des risques qui n’est pas intégralement prise en compte dans l’accord de bale I. de la granularité du lot sous-jacent et de la consistance de l’exposition. la titrisation s’apparente à un transfert d’une banque à des tiers de la propriété et/ou des risques associés aux expositions de crédit.2.

La crise a révélé un certain nombre d’insuffisances en matière de gouvernance. des réformes structurelles sont mises graduellement en œuvre (loi Dodd-Frank. L’année 2010. le 15 septembre 2010. bien entendu. 62 . partie intégrante de ce puzzle>>35. de gestion des risques. Bâle III. Au niveau mondial. paquet de supervision financière européenne). d’éviter l’aléa moral (moral hazard) que représentent les établissements trop grands pour faire faillite. Sans oublier que les taux sont parfois plus dépendants de la concurrence entre les banques que de la notation de l’entreprise. Section 3 : Les apports de BALE III suite à la crise de 2008. les tensions sur les marchés actuellement montrent que les réformes doivent être plus larges et que les efforts doivent aussi porter sur la réduction des déficits publics structurels. Mais pour conforter un retour à la croissance encore fragile. auxquelles le secteur privé lui-même va devoir remédier. les actionnaires. La pondération très favorable appliquée à certaines PME peut se compenser avec celle plus pénalisante retenue pour d’autres PME. Et. après la crise de 2007. de procédures de vérification préalable et d’obligation de vigilance. le projet du Comité de Bâle pour une plus grande stabilité du secteur financier est sans doute le chantier le plus lourd et le plus structurant pour les années à venir. 1. le comité de Bale était parvenu à un accord sur la conception globale de la refonte de la réglementation des fonds 35 Discours d’Allocution de Jaime Caruana : Directeur Général de la Banque des Règlements Internationaux à e l’occasion de la 3 Conférence bancaire internationale Santander Madrid.est partagé : Le taux appliqué ne dépend pas que de l’entreprise mais également de l’opération à financer.. elle aussi. La discipline de marché est un autre élément de poids : << la crise a confirmé la nécessité de disposer d’un contrôle bancaire efficace. est celle des réformes du secteur financier afin de tirer les leçons de la crise. l’industrie financière – et par là j’entends les banques. Contenu de BALE III pour gérer les risques des crédits. etc. Après les interventions des États destinées à contenir la crise. Dès le mois de juillet 2010. à même de veiller à la pleine application des politiques prudentielles. les investisseurs et autres intervenants de marché –fait. permettant une mutualisation du risque et des coûts du crédit. On voit que des réformes pour le secteur financier sont indispensables. et d’encourager des pratiques rigoureuses en matière de gestion des risques et une bonne information du public.

1. ou T1 pour Tier 1)37 et.propres et de la liquidité. de fonds propres de base (dits « de niveau 1 ». autrement dit la composante la plus solide des fonds propres d’une banque. d’autres éléments de moindre capacité d’absorption des pertes. Bâle III vise à améliorer la qualité des fonds propres qui constituent l’exigence minimale. pour moitié au moins. De plus.. 63 . pour moitié. 3. Améliorer considérablement la qualité des fonds propres des banques . 37 Se compose notamment du capital social. du report à nouveau. pour le reste. Les nouvelles exigences de fonds propres mettent davantage l’accent sur les actions ordinaires. La nouvelle réglementation est dénommée « Bâle III »36 et son application dans la gestion de risque de crédit est prévu pour pou l’année 2013. aussi importante que le relèvement du niveau des fonds propres et a marqué une étape majeure du processus : d’ailleurs. Réduire le risque systémique . des résultats non encore distribués ou encore des intérêts minoritaires. Améliorer considérablement la qualité des fonds propres des banques : En tout premier lieu. les fonds propres réglementaires doivent être constitués. représentées par 44 banques centrales et autorités prudentielles. je précise dans ce mémoire que la mise en application de Bâle III va : 1. Bâle III va considérablement améliorer la qualité des fonds propres des établissements bancaires. La nouvelle définition des fonds propres est. des réserves. Prévoir un délai suffisant pour que le passage au nouveau régime s’opère sans heurts. (Annoncer les reformes) Abordons maintenant les points clés des nouvelles normes de fonds propres définies dans Bâle III. des actions ordinaires et. 2. Au risque de simplifier à outrance des questions plutôt complexes. et partant la robustesse des banques et donc leur aptitude à gérer des périodes de tensions. 4. …. en tous points. En donnant plus de poids à la composante actions ordinaires. 36 Ces normes réglementaires ont été élaborées par la communauté mondiale des 27 juridictions membres du Comité de Bâle. mais pas du niveau des actions ordinaires ni des bénéfices non distribués. pour le reste. des éléments certes de grande qualité par comparaison avec d’autres composantes du capital. Fortement relever le niveau de fonds propres exigé pour les banques . 1. les fonds propres T1 doivent être. En vertu de Bâle II. peut-on fixer le niveau d’une variable que l’on n’a pas pris le soin de définir au préalable ? Améliorer la qualité des fonds propres revient à améliorer la capacité d’absorption des pertes.

le ratio minimal de fonds propres T1 sera porté à 6 %. De même. le nouveau dispositif renforcera considérablement la capacité des banques à absorber des pertes. L’une des principales dispositions de Bâle III a fait passé à 4. lequel. pour faire face à de futures périodes de tensions. la définition de T1 a également été renforcée pour inclure les actions ordinaires et d’autres instruments financiers éligibles sur la base de critères stricts. soit bien plus que le ratio minimal de 2 % prévu par Bâle II.5 % les exigences minimales de fonds propres. Et. les banques seront tenues de disposer d’un volant dit « de conservation ». toutes choses étant égales par ailleurs. 1. ces ratios équivalent aujourd’hui à environ 1 % et 2 %. pour la banque moyenne. Aux termes de la nouvelle définition des fonds propres. alors qu’il n’est que de 4 % en application de Bâle II. puisqu’elles s’appliqueront directement à la composante actions ordinaires. équivaut davantage. C’est là un renforcement significatif de la définition de la composante la plus solide des fonds propres des banques. Bale III. la définition de la composante actions ordinaires – également appelée << noyau dur >> – est plus restrictive désormais. allant toujours dans le sens d’une plus grande rigueur. Selon SIA conseil38. En améliorant la qualité des fonds propres. comme nous venons de l’expliquer. plus restrictive. C’est ce à quoi tente de répondre le relèvement des exigences récemment convenu par l’organe de gouvernance du Comité de Bâle. l’amélioration des fonds propres aura << un impact direct sur le ratio de solvabilité >>. De plus.Par ailleurs. ces exclusions seront plus étendues encore. représentant 2. Ne pas remplir cette exigence aura des conséquences directes : plus les fonds propres d’une banque seront proches des exigences 38 Article de SIA conseil. les banques doivent relever le niveau de leur composante actions ordinaires pour satisfaire aux exigences minimales. Comme la crise financière l’a douloureusement illustré.cryptage de la reforme et impact (extrait) 2010. Fortement relever le niveau de fonds propres exigé pour les banques : Améliorer la qualité des fonds propres ne suffit pas.2. Avec Bâle III. pour la banque moyenne opérant à l’échelle internationale. 64 . certains types d’actifs de qualité discutable sont déjà exclus des fonds propres (T1 et T2). Dans le cadre du présent système.5 % des actions ordinaires. Les nouvelles règles font que. respectivement. à 1 % dès lors qu’on applique la nouvelle définition. Bâle II fixait les exigences minimales à 2 % pour les actions ordinaires et à 4 % pour T1. le secteur bancaire a besoin d’une quantité accrue de fonds propres.

de la conjoncture économique. Il a été convenu de tester un ratio de levier minimal de 3 % pour T1 – soit le ratio des fonds propres de base. Il importe cependant de ne pas perdre de vue les actifs en regard desquels les fonds propres sont mesurés. le niveau de fonds propres exigé des banques à l’échelle mondiale va considérablement augmenter dans les années à venir. les exigences totales pour la composante actions ordinaires seront effectivement portées à au moins 7 %. c’est-à-dire le risque que des perturbations au sein du système financier puissent 65 . plus cette banque sera limitée en matière de distribution de bénéfices (dividendes. Réduire le risque systémique Le troisième élément essentiel du nouveau cadre de réglementation des fonds propres est une « dimension macroprudentielle » qui vise à contrer le risque s’étendant à l’ensemble du système. Et à ce surcroît de fonds propres. déjà important. La possibilité. à savoir le numérateur des ratios. rachat d’actions et primes. calculé selon la nouvelle définition. Pour certains. En bref. leur modèle opérationnel. viendra s’ajouter un volant contra cyclique. compte tenu de leur profil de risque. ces exigences constituent un plancher. Comme auparavant. Ce test permettra au Comité de Bâle de suivre l’évolution du ratio de levier tout au long du cycle économique et d’étudier ainsi son impact sur les modèles opérationnels des banques et son interaction avec les exigences fondées sur le risque. sur lequel nous reviendrons dans un instant. Jusqu’ici. à ces exigences fondées sur le risque viendra s’ajouter un ratio indépendant du risque. pour les autorités nationales. il importe de veiller que les banques disposent de fonds propres suffisants au-delà des ratios minimaux. qui contribuera à limiter le recours abusif à l’effet de levier au sein du système et couvrira le risque de modélisation. etc.minimales. plus stricte. En 2009. en temps normal. jusqu’à ce qu’elle les reconstitue. Des progrès significatifs ont été réalisés sur ce plan. par exemple). d’exiger un niveau plus élevé de fonds propres au titre du deuxième pilier – de même qu’une mise en œuvre accélérée des normes – restera un aspect clé avec Bâle III. de Bâle III.3. 1. lesquelles entreront en vigueur au plus tard fin 2011. C’est ainsi que. le Comité de Bâle a relevé les exigences pour le portefeuille de négociation et les produits structurés complexes. Le volant lui permettra de continuer de disposer des fonds propres nécessaires pour soutenir ses opérations en période de tensions. par rapport à la somme des actifs totaux non pondérés d’une banque et de ses expositions de hors-bilan – durant une période préliminaire qui débutera en janvier 2013. nous n’avons abordé que le niveau des fonds propres. Enfin.

Pour simplifier. C’est dans cet esprit que les gouverneurs de banque centrale et responsables du contrôle bancaire ont annoncé. de même. Une vision semblable est développée par G. il faudra du temps pour transposer dans les différentes législations nationales ces nouvelles normes internationales. 1. Gorton (1988).4. deposit insurance. Craignant pour leurs dépôts. les autorités nationales peuvent et. et par cette prophétie autoréalisatrice provoquer l’insolvabilité réelle de la banque39. où c’est l’arrivée de mauvaises nouvelles. ainsi que les chefs d’État et de gouvernement du G 20 ont toujours souligné que les réformes seront mises en place de façon à ne pas entraver la reprise économique. si cela se justifie. protéger l’argent du contribuable et discipliner les banques. (40) 4. et les banques sont contraintes de liquider certains actifs de long terme et d’en assumer le coût. des déposants seront tentés de retirer leurs dépôts. 751-781. 39 Pour D. de fait. un train de mesures transitoires pour la mise en application desdites normes. elles sont tenues de déposer un pourcentage de leurs encours de dépôts en réserves obligatoires auprès de la banque centrale. and liquidity”. Dybvig (1983). Ces pertes peuvent alors affecter la rentabilité des banques. la réglementation et la surveillance microprudentielles sont destinées à prévenir les faillites bancaires. 66 . (91) 3. le Comité de Bâle. p. relever les normes si elles jugent que la situation locale ou la conjoncture économique l’impose . p. les banques de dépôt font face à un risque de liquidité. Prévoir un délai suffisant pour que le passage au nouveau régime s’opère sans heurts : Le renforcement de la définition des fonds propres. Diamond et P. Journal of Political Economy. Face à une menace d’insolvabilité. elles peuvent écourter la période de transition.déstabiliser la macroéconomie. exacerbées par les difficultés de coordination entre déposants et investisseurs. Oxford Economic Papers. devraient. Du fait de l’asymétrie des échéances entre les dépôts et les prêts (maturity mismatch). De plus. “Banking panics and business cycles”. Cependant. des prophéties autoréalisatrices induisent des équilibres multiples. 401-419. Dans le même temps. son organe de gouvernance. ces réserves peuvent se révéler insuffisantes. La première étape du dispositif prudentiel consiste à prévenir les faillites individuelles. le relèvement significatif des ratios minimaux ainsi que l’adjonction d’une dimension macroprudentielle ont été qualifiés par certains de refonte historique de la réglementation bancaire. qui déclenche les crises. Comme je l’ai dit. le 12 septembre. Il est donc nécessaire de compléter le dispositif. “Bank runs. ils vont accentuer la crise de liquidité. Afin de couvrir ce risque.

très liquides et peu impliquées dans les activités de marchés internationaux. dans la perspective de son intégration au premier pilier à partir du 1er janvier 2018. Il fera l’objet de tests (durant une période d’évaluation allant de 2013 à 2017).5 % et 6 %. après examen et calibrage appropriés. Les banques Marocaines trop petites et déconnectées des marchés sont peu concernées par le resserrement des normes prudentielles internationales. en 2014 . Elle atteindra enfin 4. entre le 1er janvier 2016 et le 1er janvier 2019. Bâle III compte aussi à modifier la politique de Rémunération des dirigeants et des opérateurs de marché plus encadrée .5 %. le ratio de levier sera. S’agissant des exigences minimales de fonds propres. respectivement. le niveau de rémunérations des investisseurs en capital pourraient être réduit (au moyen par exemple d’une suspension du paiement de dividendes) de façon à constituer une base de fonds propres réglementaire plus solide. sera mis en place progressivement. les injections de capitaux du secteur public déjà effectuées seront acceptées jusqu’à fin 2017. 67 . lui aussi. le relèvement des minima pour les actions ordinaires et T1 sera instauré progressivement à compter de 2013 et prendra effet début 2015. La marche vers la reconstruction d’une supervision bancaire mondiale ne les concerne pas et se fait sans eux. Les instruments de fonds propres qui ne répondent plus à la définition de T1 hors actions ordinaires ou de T2 seront supprimés graduellement sur une période de 10 ans à partir du 1er janvier 2013.5 % pour T1.La nouvelle définition des fonds propres sera instaurée graduellement sur une période de cinq ans (entre 2013 et 2017). Le calendrier de mise en oeuvre se présentera comme suit :     L’exigence minimale passera de 2 % (niveau actuel) à 3. qui s’ajoutera à l’exigence minimale de 4. De plus. respectivement. qui ne devraient pas éprouver de difficultés à consolider leurs équilibres. instauré graduellement. L’Implémentation de BALE III par les banques Marocaines. Bâle III aura peu d’impact sur les banques Marocaines. Elle sera ensuite portée à 4 % et 5.5 %). début 2013 . Le volant de conservation des fonds propres (égal à 2.5 % pour la composante actions ordinaires et de 4 % à 4.5 %. Enfin. en 2015. 2.

En effet.Une analyse coûts/bénéfices est nécessaire pour juger de l’opportunité d’un renforcement de la réglementation et de son application dans un pays en voie de développement comme le Maroc. même si le calcul n’est pas exactement identique. Conclusion du quatrième chapitre : Les accords de Bâle II donnent les principes et recommandations en matière de gouvernance. les mécanismes du calcul des fonds propres ont été largement revus. le « gel » de ressources impliqué par Bâle III affecterait l’offre de crédit. voire redéfinis. Les accords sont structurés en trois piliers.Les banques considèrent que le niveau de fonds propres est excessif et pourrait les amener à lever dans les deux ans à venir entre 800 et 500 milliards d’euros . d’analyse et de contrôle de la gestion des risques et des fonds propres d’une banque.Le Maroc. Parmi les 68 . dont la réglementation s’inspire de ce dispositif prudentiel ne devrait pas s’empresser de mettre en œuvre Bale III alors que toutes les banques n’ont pas encore « digéré » Bale II. d’organisation. s’évertue à en suivre les directives. Ainsi des exigences de fonds propres pour couvrir le risque opérationnel ont été introduites. BAM. c’est certainement le premier pilier. les banques Marocaines ont trainé du chemin à parcourir en la matière jusqu’a 2010. Les banques du royaume observent déjà les recommandations Bale II. de processus. Pour les méthodes de notation interne. Pour une meilleure application des règles de Bâle II. les banques Marocaines rencontrent plusieurs types de difficultés. Sur le plan économique selon les banquiers. Cela va mettre en danger les PME qui souffre déjà en matière d’accès au crédit bancaires et l’économie Marocaine entier aura du mal . D’autres pays sur le continent considèrent pour leur part que la taille de leur banques les rend très lointaines des règles de Bale III. qui se situe au centre du débat. Mais il convient de signaler que la mise en œuvre des accords de Bâle II est considérée comme un processus de plusieurs années impliquant dans de nombreux cas des refontes importantes du système d’information des banques. et qui aura les impacts les plus marquants sur le système bancaire. cet effort générerait une hausse pénalisante des taux d’intérêts. Le Maghreb est loin des marchés et ses banques sont loin d’atteindre la masse critique des « too big to fail ». La Banque Centrale marocaine impose déjà des règles strictes en matière de capitalisation : un ratio minimum de solvabilité de 10 % contre 7% pour Bâle III. voire 2011 pour quelques unes. problème central des régulateurs de Bâle. les banques trop importantes pour faire faillite.

Il est couramment admis que cette contrainte représente un coût que les banques sont amenées à répercuter sur leurs clients emprunteurs. Il est donc essentiel de comprendre l’origine de ce coût pour l’évaluer et déterminer s’il reste raisonnable en regard des avantages procurés par la stabilité systémique. L’adoption des normes prudentielles de Bâle II entraîne donc un cercle vertueux aux multiples retombés pour le pays : ce processus peut être lent.écueils rencontrés. on peut citer celui de la qualité des données qui fait entièrement défaut ainsi que la gouvernance au sein des banques. mais il est inexorable afin de se conformer aux standards internationaux. Plus ces ratios sont élevés. On réduit ainsi l’incertitude et les pertes de production. 69 . pénalisant in fine l’activité économique dans beaucoup de pays comme le Maroc si le nouvel accorde est appliqué dans ce pays. Les annonces de Bâle III ont essentiellement porté sur les ratios prudentiels. En revanche de forts ratios contraignent les banques à augmenter leurs fonds propres. plus ils permettent de prévenir les paniques bancaires et de limiter la survenue de crises.

Chapitre 3 : TECHNIQUES DE MESURE DE RISQUE DE CREDIT AU SEIN DE LA BMCI Groupe BNP PARIBAS
La Banque exerce ses activités de crédit principalement dans le cadre de segments de clientèle ou de produits spécifiques, subsidiairement dans toutes les régions de Maroc ainsi qu’à l’étranger Par ses activités de crédit, elle vise à contribuer au développement de toutes les branches de l’économie privée, au financement des besoins hypothécaires ainsi qu’à ceux des collectivités et corporations de droit public. La Banque part du principe que tout crédit doit pouvoir être intégralement remboursé à un terme donné, respectivement qu’elle pourra être déliée des engagements pris sur des contreparties, tout en obtenant une juste compensation pour les risques encourus et le travail effectué. Elle applique une politique de prix différenciée en fonction du degré de risque estimé. Lorsque des conditions de faveur sont demandées en raison d’un cadre plus large de relations d’affaires avec la contrepartie ou le groupe économique, il est fait état de la rentabilité globale de la relation. La Banque n’accorde pas de prêts sur gages ni de prêts basés sur la seule réputation du débiteur («name lending»). La solvabilité d’une contrepartie ou la capacité bénéficiaire d’un projet et les aptitudes du management sont déterminants dans l’octroi du crédit et priment sur la valeur des garanties ou la simple réputation. La Banque n’entend pas financer ou soutenir par le biais d’engagements de crédit des opérations illégales ou contraires aux bonnes moeurs. Elle veille à ne pas faciliter, par le biais de ses engagements de crédit, des opérations qui pourraient comporter un risque de blanchiment d’argent, de délit d’initié, de corruption ou qui contreviendraient en d’autres façons à la Convention relative à l’obligation de diligence des banques. Elle évite les opérations susceptibles d’être dommageables à sa réputation ou à son image. Dans ce sens on peut constater que la banque envisage des risques comme on l’a déjà dite dans le troisième chapitre. Le risque majeur demeure toujours et encore le risque de crédit. Il est important de garder à l’esprit que c’est l’absence de diversification et, pire encore, l’illusion de la diversification, qui sont à l’origine des problèmes éprouvés par les banques. Un certain nombre de mesures devraient permettre à l’avenir de minimiser l’impact des crises financières sur la stabilité des banques et d’éviter tout risque systémique, c’est-à-dire le risque de faillites en cascade :  tout d’abord, la réforme de la réglementation du capital qui fait l’objet d’une discussion entre les banques, les régulateurs et le Comité de Bâle;

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ensuite, les techniques modernes de mesure des risques comme l’approche «VaR»40 et les modèles de gestion du risque de crédit;

enfin, il y a les processus de contrôle et de suivi des risques mis en place dans les banques les plus sophistiquées tel que la BMCI au Maroc grace à son partenaire français la BNP PARIBAS.

Dans ce chapitre, nous allons entamer le coté pratique du mémoire et essayer de révéler comment la gestion de risques des crédits est assuré dans une banque. Les techniques de mesure et de gestion de risque appliqué par la BMCI sont des techniques efficaces et répondent aux exigences des nouvelles règles du comite de Bâle. , c’est-à-dire elles résident dans le cadre des règles internationales.

Section 1 : Les Bases de la Gestion du Risque de Crédit
La bonne gestion du risque de crédit oblige la mise en place d’une bonne équipe des collaborateurs qualifiés qui comprend le fonctionnement de chaque crédit offert par la banque et aussi capable de faire une bonne suivi des crédits.

1. Présentation de la direction d’octroi de crédit et de gestion du risque de crédit
Cette Direction comme son nome indique s’occupe de l’étude de faisabilité des crédits, le suivi des crédits et aussi le recouvrement des impayés. La direction d’octroi de crédit et de gestion du risque de crédit et le service étranger constituent le département qu’on appelle le centre d’affaire. A la succursale de Marrakech, la direction d’octroi de crédit et de gestion du risque de crédit il existe trois (3) analyste financiers qui s’occupe des PME /PMI, une analyste pour les Professionnels, Un Directeur des affaires de Grandes Entreprise ( corporate), un responsables des recouvrement et un responsable de la direction de risques qui control et signe tous le propositions des crédit avant d’être envoyer à Casablanca pour un accord éventuel.

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Utilisée généralement pour mesurer le risque de marché d’un portefeuille d’instruments financier. Elle corresponds au montant de pertes qui ne devrait être dépassé qu’avec une probabilité donnée sur un horizon temporel donné.

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2. Les différents Types de crédit Octroyés par la BMCI GROUP BNP PARIBAS.
La direction de crédit et de gestion de crédit détient dans son portefeuille un ensemble de différents types des crédits qui répondent bien aux besoins des entreprises et des particuliers.

I - Les crédits d’investissement
A- Les CMT et CLT :
Ils permettent le financement partiel d’un programme d’investissement destiné à la création ou à la modernisation d’une affaire donnée. Le projet doit être fiable et économiquement viable de sorte que son étude de faisabilité permettre de rassurer le banquier du remboursement de son crédit. En fait, la faisabilité du projet est le meilleur garant de la banque et les garanties détenues qu’elles soient réelles ou personnelles ne sont que des moyens de pression qui prémunissent la banque contre le risque de la mauvaise foi du débiteur ou, le cas échéant, de l’émergence d’évènements imprévus ou de forces majeures. B- Les Crédits à la Promotion Immobilière : Les CPI sont destinés aux personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères résidentes au Maroc pour parfaire le financement de la viabilisation de terrain destiné à la vente en lots nus ou la construction de logements et locaux commerciaux destinés à la location et/ou la vente. Cependant, le terrain doit être immatriculé à la conservation foncière ; Le programme d’investissement ne peut porter sur un terrain ayant fait l’objet d’un héritage ou d’une donation. Ce crédit permet au promoteur d’avoir éventuellement de l’agrément du ministère des finances afin de bénéficier des avantages fiscaux. Egalement, le promoteur ne trouve pas de difficultés dans la commercialisation des lots ou logements dans la mesure où les acquéreurs peuvent bénéficier de crédits immobiliers. A titre de précision, le promoteur doit avoir des références professionnelles dans le domaine. Le secteur de l’immobilier présente à ce jour des perspectives prometteuses et il est moins risqué que d’autres catégories de crédits.

II - Les crédits de fonctionnement

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73 . Une allure préoccupante dans le moment où le compte est constamment débiteur et accuse de fréquents dépassements ou lorsque le compte est gelé aggravé par les agios trimestriels. Les crédits par signature : où le banquier s'engage par sa signature sans décaissement effectif d'argent lors de l'octroi de crédit (diverses cautions). Une allure satisfaisante dans ce cas.)... (Ou du mouvement confié).. puisque le banquier peut être appelé à faire un décaissement effectif lorsque le risque pour lequel il s'est porté garant se réalise. le solde du compte subit des fluctuations sensibles et rapides sans plafonner autour de l’autorisation. Dans ce sens et pour préserver la liquidité du compte. le banquier doit intervenir auprès de la relation dont l’utilisation de cette facilité de caisse accuse une certaine lourdeur inhabituelle. des avances diverses.…. du découvert.Les crédits finançant la trésorerie A. L’utilisation de cette ligne peut suivre :    une allure créditrice lorsque le compte est constamment créditeur. 1.   Une allure lourde lorsque le compte enregistre un solde débiteur constamment près du maximum de l’autorisation. de l'escompte.Dans cette catégorie de crédits on pourra distinguer entre : Les crédits par décaissement : qui implique un décaissement effectif de l'argent (cas de la facilité de caisse.La facilité de caisse : La Facilité de Caisse est un concours bancaire destiné à remédier aux décalages temporaires de la trésorerie d’une entreprise. Une allure souple dans le cas où le compte est alternativement créditrice et débiteur. C’est le cas malheureusement de la quasi-totalité des clients de la banque. Le besoin théorique est déterminé en fonction de l’organisation commerciale de l’entreprise et de son chiffre d’affaires sans pour autant dépasser un mois de chiffre d’affaires. même si il est constamment débiteur. Il est à noter que la distinction entre les deux types de crédit n'est pas absolue. (Pallier aux besoins intermittents dans l’attente de recettes) Elle ne doit pas dépasser une vingtaine de jours par mois.

Les avances sur factures : C’est le cas des avances sur factures octroyées à certains clients à conditions que les factures en question soient d’un label commercial de grande renommée tel que l’OCP par exemple justement pour être sûr du règlement de la facture présentée. qualité papier…) Le besoin réel en cette ligne doit être minutieusement déterminé 74 . C. le crédit man doit prendre en compte l’existence ou non d’une facilité de caisse. l’escompte est un crédit qui permet à la fois de financer des créances et de soulager la trésorerie de l’affaire. (Documents comptables à l’appui) La ligne de la facilité de caisse est renouvelable généralement chaque année et toute décision de résiliation ou de réduction doit être notifiée par écrit et surtout doit être précédé par un délai de préavis de 60jours. (Taux d’impayé. C’est un crédit de soudure qui permet à une entreprise d’effectuer des dépenses en attendant des rentrées futures retardées par les délais de réalisation ou par des formalités… 2.L’escompte commercial : L’escompte est une sorte de mobilisation d’une créance commerciale afin de satisfaire un besoin de trésorerie. (Article 525 du code de commerce et article 63 de la loi bancaire du 06 juillet 1993). Le renouvellement ou la révision aussi bien à la hausse qu’à la baisse est fonction du niveau d’activité et de la situation financière de l’affaire. C’est pourquoi. B.Les crédits apparentés à la facilité de caisse : 1. La ligne escompte commercial est octroyée généralement aux clients commerçants en fonction de leur chiffre d’affaires et l’usance pratiquée. Le montant de l’avance peut constituer 80% de la facture.Le crédit relais : Comme son nom l’indique c’est un concours destiné à suppléer aux moyens de financement d’une entreprise pendant un certain temps en vue de couvrir des besoins immédiats par anticipation à des rentrées futures certaines.5%. le chargé d’étude peut effectuer toutes corrections jugées utiles dans la détermination des besoins en escompte tout en analysant l’utilisation de cette ligne durant l’exercice écoulé. En fait. Dans ce sens.Le taux appliqué est le taux de base bancaire + une marge bancaire de 0 à 4. Celle-ci est issue de son organisation commerciale.

En couverture de son engagement.Les crédits finançant les stocks : A. produits finis. L’avantage de cette ligne est le droit cambiaire qui prévoit la solidarité des signataires. Les marchandises en question doivent être nanties en faveur de la banque en sus de la délégation de l’assurance contre les sinistres éventuels (incendie.Le crédit de campagne : C’est un découvert destiné à financer les entreprises ayant une activité saisonnière. B . la banque exige souvent des contrôles inopinés des stocks gagés par un expert. La durée d’un crédit de campagne peut aller de 6 à 9 mois. le banquier peut exiger des sûretés réelles et/ou toutes garanties jugées utiles.Les Avances sur Marchandises : Ces avances procurent à l’entreprise les capitaux complémentaires nécessaires au financement partiel de leurs besoins en stockage (matière première.La lettre de garantie : C’est un document délivré par la banque en faveur d’un transporteur de marchandises importées pour : 75 . les ASM constituent 1 mois à 3 mois de chiffre d’affaires et elles ne sont accordées qu’aux entreprises structurées ayant une bonne gestion des stocks. Le nantissement sans dépossession est régi par les articles 378 et 392 du code de commerce. L’avance est faite directement sur le compte de l’entreprise. Ce qui rassure relativement le banquier. Le montant de ce crédit est déterminé en fonction des besoins de l’affaire et des caractéristiques de la campagne envisagée à financer. 2 . quantité et prix) et elles sont mobilisées par des billets à ordre BAO. Pour se prémunir contre les fausses déclarations. vol…) Les ASM sont réalisées et ajustées à l’appui des états des stocks mensuels établis par la relation (nature. produit-semi finis. Généralement. Le besoin en avances sur marchandises est appréhendé en tenant compte des besoins réels de l’entreprise et de la nature des marchandises.du fait qu’une autorisation large incite le client à escompter un mauvais papier commercial par contre une ligne étroite ne soulage pas la trésorerie de la relation. (La société des magasins généraux ou un responsable de la banque). Laquelle marchandise doit être facile à conserver non périssable et n’ayant pas un caractère spéculatif. C . Ce besoin en crédit n’est pas évident à estimer.

qui est une simple facilité permettant au redevable d’enlever ses marchandises aussitôt après vérification et avant liquidation et paiement des droits et taxes. Le déblocage se fait sur la base des factures dans la limite de 70 % du montant facturé ou 80% sur la base des droits constatés dûment signés par l’administration chargés du mandements des du marché. Le cautionnement soulage la trésorerie des entreprises du moment que les utilisations par 76 .Le préfinancement des marchés publics : Le préfinancement permet à l’entreprise de faire face aux dépenses engendrées pour financer une commande ferme ou un marché ou des travaux importants. C’est le cas des entreprises appelées à exécuter des marchés publics enlevés dont le dénouement nécessite des dépenses énormes au préalable. permettre au client de la banque de prendre possession de ses marchandises en l’absence de connaissement (document de transport maritime).Le crédit d’enlèvement : Pour remédier aux inconvénients de l'encombrement des marchandises importées dans les ports. D . 3 .  couvrir le transporteur contre le risque de non paiement par le client de la valeur de la marchandise délivrée en vertu de ladite lettre de garantie. Le nantissement est porté sur l’exemplaire unique pour s’assurer du remboursement de l’avance. B .Les avances sur marchés nantis : Les entreprises œuvrant dans le domaine des marchés publics peuvent solliciter des avances sur les marchés enlevés en contrepartie de leur nantissement en faveur de la banque afin de faire face aux gênes de leur trésorerie. C .Les cautions administratives : Une caution ce n’est rien d’autre que l’acte par lequel la banque s’engage envers un tiers à remplir l’obligation contractée par son client si ce dernier n’y satisfait pas lui . il a été institué le régime du crédit d’enlèvement.Les crédits finançant les marchés publics : A.même. Ce crédit peut constituer 10% du montant du marché enlevé. Le besoin en cette ligne est déterminé à travers l’état des marchés enlevés et les délais de mandatement des dits marchés. Le rôle de la banque dans ce type de crédit et de garantir à la douane le paiement des droits et taxes à l'échéance.

en principe.Les cautions provisoires : Elles garantissent que l’entrepreneur ne revient ni sur sa décision ou sur ses propositions au cas où le marché lui serait attribué. Le besoin en cette ligne dépend aussi bien du montant annuel moyen des marchés enlevés que du nombre d’utilisation de ces cautions. (Situation des marchés). Elles constituent 10% sur chaque décompte provisoire avec un maximum de 7% du montant du marché. l’administration effectue des prélèvements ou retenues sur chaque décompte. Elle est accessible à toute entreprise commerciale. La caution provisoire constitue 1. C’est pourquoi.caisse (garantie d’exécution d’un marché public. Elle représente 3% du montant du marché enlevé et doit être présentée dans les 20 jours qui suivent la notification de l’approbation. industrielle ou autre. Les mainlevées sont délivrées. a. le banquier identifie le besoin de sa relation en cette ligne. Sur cette lumière et sur la lumière du nombre de soumission annuelle du client ainsi que le montant moyen. Sa durée maximale est de 5 ans avec un plafond allant de 50 % à 100 % des redevances locatives. Les cautions administratives permettent aux soumissionnaires et titulaires de marchés de ne pas déposer en espèces les cautions prévues par les cahiers des charges.La caution pour retenue de garantie : Pour se prémunir contre une mauvaise exécution des obligations de l’adjudicataire. b. Les risques liés au cautionnement bancaire sont le résultat de la défaillance du débiteur. (Situation des marchés) c. tous les trois mois de la date de réception définitive des travaux. le titulaire du marché et en vue d’éviter des gênes de sa trésorerie..50%).5% du montant du marché.Caution crédit – Bail : Caution couvrant les redevances locatives auprès d’une société de leasing. d. il remplace ces prélèvements par des cautions de retenues de garanties.) sont coûteuses et les commissions appliquées sur les cautionnements sont sensiblement inférieures (2% l’an contre 11. 77 . Les soumissionnaires dont les offres n’ont pas été retenues récupèrent leurs cautions provisoires alors que le titulaire du marché remplace la caution provisoire par une caution définitive.Caution définitive : Il s’agit d’une caution qui assure la bonne fin et la bonne exécution du marché jusqu’à la réception définitive des travaux par l’administration.

Le chargé d’étude aura besoin d’un état des commandes fermes contractées. ou d’accepter et payer des effets de commerce tirés par le bénéficiaire Ou autorise une autre banque à effectuer ledit paiement ou à accepter le(s) dit(s) effets de commerce. Auparavant. le préfinancement export se déterminait sur la base du chiffre d’affaires réalisé à l’export durant l’exercice précèdent dans les limites suivantes :     si le chiffre d’affaires annuel réalisé à l’export est inférieur ou égal à 10 millions de dhs le montant de ce crédit serait de 20%. des prévisions commerciales et la répartition du chiffre d’affaires par pays.Le crédit documentaire: C’est l’engagement en vertu duquel une banque agissant à la demande et sur instructions d’un client ou pour son propre compte :   Est tenue d’effectuer un paiement à un tiers (bénéficiaire) ou à son ordre. Au-delà de 30 millions de dhs le préfinancement serait de 10%. L’ACNE est une avance faite par la banque au vu des documents justifiant l’exportation et ce en relais sur l’encaissement du produit de l’expédition. BANK AL MAGHRIB a fixé un quantum unique de 10% du chiffre d’affaires réalisé à l’export.Les crédits de préfinancement des exportations : En principe. Actuellement et à partir de 1992. ce crédit est destiné au financement des besoins de la trésorerie liés à l’activité exportatrice d’une firme afin de faire face à une commande spécifique. Cette ligne peut atteindre 80 à 90% de la créance en question. C .Les Avances sur Créances Nées à l’Etranger : Les Avances sur Créances Nées à l’Etranger (ACNE) viennent pour compléter le préfinancement de sorte que ce dernier permet de financer en amont la phase de production.4 . 78 . B . si le chiffre d’affaires annuel réalisé à l’export est inférieur ou égal à 30 millions de dhs le montant de ce crédit serait de 15%.Les crédits finançant les opérations internationales : A.

Concrètement. Les différentes étapes que la direction de crédit et risque emprunte dans le processus d’octroi de crédit et la gestion de risque de non remboursement sont les suivants : 79 . Le client acquitte les intérêts au moment du dédouanement et le principal reste sous forme d’obligations cautionnées. Il souscrit une obligation cautionnée en y apposant sa signature s’engageant ainsi à honorer à l’échéance . D .Contre remise des documents stipulés. ni annulé sans l’accord de la banque émettrice. Le banquier avalise l’obligation et fait parvenir l’original au receveur des douanes. C’est un crédit par signature qui peut à tout moment se convertir en un crédit par décaissement si le débiteur ne remplit pas ses obligations. dans la limitation et la division des engagements pris sur un même emprunteur et dans la recherche d’éventuelles garanties. l’opération se déroule comme suit :    l’importateur transmet à sa banque les coordonnées du transitaire chargé du dédouanement des marchandises . de la banque confirmant s’il y en a lieu et du bénéficiaire.Lignes obligations cautionnées : Cette ligne permet de différer le paiement des droits de douane dans la mesure où l’administration des douanes exige des obligations cautionnées. pour autant que les termes et conditions du crédit documentaires soient respectés :  Crédit révocable : Peut être amendé ou annulé par la banque émettrice à tout moment et sans que le bénéficiaire ne soit averti au préalable . Section 2 : Les différentes étapes dans le processus de mesure et d'analyse des risques de crédit L’une des solutions préconisées pour limiter la portée du risque crédit réside dans une bonne appréciation préalable de ce dernier.  Crédit irrévocable : ne peut être ni amendé.

une extension ou une demande de dérogation concernant le taux d’intérêt appliqué. L'impact d'une défaillance sur la banque est réparti sur des dizaines de milliers de clients particuliers que peuvent compter les grandes banques. la demande de crédit peut être un simple nouvellement. Examen du profil du client : Une nouvelle relations avec un emprunteur est conditionné par une étude du profil de ce dernier qu’il soit une PME /PMI. Pour les établissements bancaires. Les particuliers désignent les personnes individuelles qui peuvent demander un panier de produits.2. 80 . 1. Phase 1 : L'entrée en relation : 1. Le chargé d'affaire doit se tourner vers une cible de clients définit au préalable par la banque. important s'il se réalise globalement souvent et sur un grand nombre de clients. A ce niveau il faut noter qu’une bonne connaissance du client et de son profil est un gage de maitrise du risque.1. on peut citer le crédit à la consommation. crédit auto. Un client ne représente à lui seul qu'une part infime des crédits octroyés sur tout le secteur.1. un professionnel. à seule condition que les mensualités versées ne dépassent pas 45% du salaire. ne serait-ce que par les montants en jeu.1. Le risque est. La clientèle professionnelle : L'entrée en relation est légèrement différente sur la clientèle professionnelle notamment en ce qui concerne leurs revenus. On peut dire que le professionnel est dans une situation intermédiaire entre analyse du risque entreprise et analyse du risque sur particulier. le crédit habitat. par contre.1. 1. Parmi ces produits. Pour une relation déjà existante. Il convient notamment d'évaluer ses revenus tirés de son activité de professionnel et d'évaluer son revenu en tant que particulier (évaluation du patrimoine). Le portefeuille de produits aux particuliers a augmenté de taille ces dernières années suite à l’évolution de la demande.1. il convient d'avoir surtout une bonne stratégie de sélection des clients dans la procédure d'octroi de crédits aux particuliers. La clientèle des particuliers : Les risques sur la clientèle particulière sont quand même d'une importance moins conséquente pour la banque que pour le secteur des entreprises. un particuliers ou une grande entreprise pour pouvoir le connaitre et d’autre part déterminer son vrai besoin en matière de crédits.

1. et qui peut informer la banque sur son risque de défaillance· le dossier qui comporte tous ces informations est appelé un DOSSIER BANCAIRE41.3.2. une PME/PMI est une entreprise dont le chiffre d’affaire est supérieur à 10 million de Dirham. Les limitations géographiques. Pour ne pas courir un grand risque pays. touchant son environnement interne ou externe. 81 . l'immatriculation au registre de commerce. Phase 2 : L'analyse de crédit : 2. et d’autres établissements publics. 2.1. Pour les PME/PMI.1. le certificat de proposition des garantie hypothécaire. domicil iation de 41 Peut Contenir aussi le rapport de commissaire aux comptes. Les informations disponibles pour l'analyste : La décision d'octroi ou de rejet d'une demande de crédit ne peut être pertinente qu'avec la collecte de toute information concernant le client. l'adresse. la banque refus l’ouverture de compte pour des clients à l’origine des pays qui sont qualifiés très sensible. et même pour l’octroi des crédits à ces clients. Grandes Entreprises un bilan sur trois années est exigé en cas d’une nouvelle relation.4. La cotation interne. procès verbal de l’assemblée générale et le business plan pour les entreprises nouvellement crées. Ces informations seront déjà disponibles pour l’analyste dans le cas d’une relation déjà existante. 1. Le dossier bancaire rassemble un ensemble d'informations concernant chaque entreprise et constitue la mémoire permanente de la banque face à la mobilité de ses agents. la raison sociale. la date de création. Pour approuver la demande et aussi analyse le risque associé à l’octroi de crédit aux particuliers.1. les numéros de compte. l'objet social. La date d'entrée en relation. La clientèle de grands entreprises et Institutionnel : Les grandes entreprisses regroupent les entreprises dont le CA dépasse 150 millions de Dirham et les clients institutionnels sont l’état. l'appartenance à un groupe. 1. la banque telle que la BMCI demande une attestation d’emploi. Entreprise PME/PMI : Pour la BMCI. Dans ce dernier on peut avoir l'agence (l'unité opérationnelle qui est en rapport avec l’affaire). Professionnels.

Cette CAF est un élément essentiel pour les banquiers car elle montre la capacité de remboursement des emprunts à chaque exercice.  Le compte des Produits et Charges : L'analyste évalue la société à travers l'évolution de son activité et de sa rentabilité constatée dans le compte de résultat. Il évalue aussi la capacité de l'affaire à générer des bénéfices sur plusieurs années. 2. L'analyste au service d’octroi des crédits reçoit donc le plus souvent un dossier déjà constitué par le chargé de clientèle. 82 . Il confronte cette CAF avec les tombées financières à moins d'un an (Remboursements d'emprunt annuels : intérêts+ capital). …. l'existence de garanties suffisantes.salaire. Il regarde l'aptitude des dirigeants dans leur gestion et dans leur maîtrise des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG).  La phase d'étude du compte des Produits et Charges du bilan : L’'analyste de crédit examine la situation financière des clients pour évaluer la recevabilité de leur demande. Les relations avec l'extérieur (les clients) sont plutôt rares. ne doit pas forcément être commenté dans la note finale. qu'il faut toujours faire. Le travail de l'analyste est de chercher. Le but final n'étant pas de faire un commentaire descriptif et donner une succession de chiffres ou ratios mais de mettre en exergue les risques à partir de ces évolutions. autant que possible. Ce résultat permet ainsi de calculer la Capacité d'autofinancement. Ce travail. IL faut ajouter que la demande de ces pièces justificative qui prouve la capacité de remboursement dépend sur le type de crédit demandé. Il analyse les documents financiers en examinant l'évolution des comptes d'exploitation et en établissant un certain nombre de ratios à partir du bilan. chacune des causes ayant entraîné les grandes évolutions de SIG. financières et comptables de l'entreprise et une première analyse reposant sur toutes les informations vues précédemment. il effectue son expertise dans un service « engagements » ou « risques » du siège ou d'une agence importante. L'analyse de risque financier : Un élément très important qui est assuré au niveau de la direction de crédit par un analyste financière. leur solvabilité. les bulletins de paie pour les 3 derniers mois etc. Sur cette base.2. adresse permanent du client. comportant les informations commerciales.

l’analyste est appelé à étudier : 1) la politique du personnel. 11) La structure technique de l'entreprise .9) les changements d'implantation . le cash-flow. Ce suivi peut donner une idée des habitudes de paiement et d'encaissement et permettre d'apprécier le besoin en fonds de roulement et les solutions bancaires adéquates par rapport aux demandes. en cas d'endettement trop important. Le Fond de Roulement (FDR). 2. Il regarde le niveau d'endettement et le niveau de fonds propres afin d'évaluer si un nouvel endettement est raisonnable ou s'il existe encore une marge de manœuvre possible ou une marge de sécurité. Il convient ainsi de rapprocher la demande de crédit avec le niveau d'endettement. les ratios de rentabilité. Un diagnostic stratégique (SWOT) est aussi mené par l’analyste parce que l’appréciation des opportunités et des menaces de l'environnement ainsi que les forces et les faiblesses de 83 .8) l'évolution de la forme juridique et du contrôle du capital . le Besoin en Fonds de Roulement (BFR). Evaluation des risques économique : Au sein de la BMCI.  La trésorerie : Les problèmes de trésorerie sont des signes avant coureurs de problèmes au niveau de l'équilibre financier. d’exploitation etc. 2) le climat social . 6) la surface des associés .3. Ainsi. L’analyste à travers le logiciel va aussi dégager les engagements hors bilans. 7) les renseignements sur les principaux associés .3) Les capacités humaines . L'analyste fait un tour d'horizon de la trésorerie et une étude des mouvements du compte en banque.10) les modifications de l'objet social. L'étude patrimoniale doit évaluer le risque de défaillance. de solvabilité. 5) L'organigramme fonctionnel .4) La répartition des responsabilités. En cas de fonds propres très faibles. l’analyse du risque globale dépasse une simple analyse financière chiffré pour s’élargir à une analyse qualitative des informations sur l’entreprise cliente. la Trésorerie Nette (TN) sont des indicateurs de bases que l’analyste cherche à dégager. la société n'a plus aucune marge de sécurité avant une éventuelle mise en faillite si la situation ne s'améliore pas. Le bilan : L'analyste de crédit évalue également la structure financière à travers le bilan. certaines demandes ne posent pas de problèmes au regard de la société mais paraissent excessives ou inutiles par rapport à ses besoins. la société obère sa capacité d'investissement futur.

84 .ou une modification de la réglementation. Répond aux questions de risque de garantie. Notation de contrepartie La BMCI en collaboration avec la BNP PARIBAS dispose d’un processus interne de Notation qu’on peut juger assez fiable et respecte les conditions proposé par le comité de Bâle. L’analyse porte en outre sur les risques liés aux transactions et sur la rentabilité des engagements.   42 Appréciation du support éventuel pouvant émaner d’une tierce entité. l’augmentation ou le renouvellement de crédit sont limités à des débiteurs dont la solvabilité a été évaluée. L’octroi.5. Dans ce cadre. l’attribution de la note de Contrepartie par la BMCI résulte de la combinaison de la note Intrinsèque et d’un éventuel support. les sûretés de l’engagement sont identifiées et évaluées.4. ou d'une insuffisance des capacités de l'entreprise à faire face aux menaces de son environnement ou un changement technologique . Classées en 4 groupes: contreparties saines (catégories 1 à 6). L'étude des garanties42 La BMCI prend un risque de crédit suite à une analyse appropriée de la nature et la complexité des engagements. la nature et les motifs de l’opération de même que les relations entre les parties impliquées. Détermination de la Note de Contrepartie. en s’appuyant sur les méthodes internes adaptées à la nature de la transaction. contreparties difficiles (catégories 8 et 9) et contreparties compromises (catégories 10 à 12). Elle effectue une analyse en trois étapes :  Détermination de la Note Intrinsèque en évaluant la qualité de crédit propre à l’entreprise. Conformément à la politique Général de Notation. la Banque étudie l’arrière-plan économique. Elle respect une échelle de douze (12) points mais il faut signaler que la plus part des entreprises Marocaine sont coté à six (6) qui est la cotation imposé par la BAM. indépendamment de tout support apporté par une tierce entité juridique (exemple maison-mère). c’est-à-dire dont la classe de risque a été déterminée sur la base des méthodes établies. Pour toute affaire nouvelle ou existante. 2. contreparties sensibles (catégorie 7). 2.l'entreprise. s'avèrent indispensable pour anticiper des difficultés émanant par exemple d'une saturation du secteur d'activité.

 Très bonne adaptation de la stratégie aux objectifs définis.  Très faible sensibilité aux changements technologiques et conjoncturels. Capacité de remboursement  Capacité de remboursement très élevée. indépendamment du support apporté par un tiers.  Communication financière transparente selon les meilleurs standards comptables.  Bonne liquidité. Cette note s’apprécie en fonction des critères spécifiques.  Indicateurs de compétitivité nettement audessus des moyennes du secteur. en utilisant l’échelle de notation de la banque.  Intensité capitalistique relativement modérée. Définition des Catégories de Notes Intrinsèques Note Environnement – Secteur d’activité  Marchés en très forte croissance. Sources de financement  Accès aux marchés financiers et bancaires internationaux dans les meilleures conditions et en toutes circonstances. 1 2  Entreprise parmi les leaders sur ses marchés.  Accès à un nombre important de sources de financement dans de bonnes conditions.  Environnement macroéconomique.  Marchés en forte croissance.  Ratios financiers en constante et forte progression et parmi les meilleurs du secteur.  Indicateurs de compétitivité les meilleurs du secteur.  Communication financière transparente selon les meilleurs standards comptables.  Capacité de remboursement élevée.  Accès aux marchés financiers et bancaires internationaux dans de très bonnes conditions.  Très bonne expérience et efficacité des dirigeants.  Mix marchés / produits / clients / fournisseurs très diversifié et très cohérent.  Communication financière satisfaisante selon des standards comptables acceptables au plan international. macroéconomique.  Fortes barrières à l'entrée. en forte et constante progression. 85 .  Bonne adaptation de la stratégie aux objectifs définis.  Indifférence aux changements technologiques et conjoncturels.  Forte capacité de remboursement.Une Note Intrinsèque doit être déterminée pour chaque contrepartie considérée en tant que telle.  Très bonne expérience et efficacité des dirigeants.  Environnement macroéconomique. Voir fig.  Bonne expérience et efficacité des dirigeants.  Mix marchés / produits / clients / fournisseurs diversifié et cohérent. social et politique très favorable et peu volatile. tendant à progresser régulièrement à travers le cycle d'activité.  Ratios en progression régulière et nettement audessus des moyennes du secteur.  Les meilleurs ratios financiers du secteur. tendance positive bien que pouvant varier légèrement à travers le cycle d'activité. social et politique très favorable et peu volatile.  Intensité capitalistique modérée.  Importantes barrières à l’entrée. 3  Marchés en croissance.  Très bonne qualité.  Acteur très significatif sur ses marchés. 5 cidessous.  Mix marchés / produits / clients / fournisseurs très diversifié et très cohérent.  Faible sensibilité aux changements technologiques et conjoncturels.  Environnement .  Fortes barrières à l'entrée.  Excellente qualité.  Intensité capitalistique très modérée. liquidité et diversité des actifs. liquidité et diversité des actifs. qualité et diversité des actifs. social et politique favorable et relativement peu volatile.  Indicateurs de compétitivité parmi les meilleurs du secteur. en constante progression à travers le cycle d'activité.  Parfaite adaptation de la stratégie aux objectifs définis. Positionnement de l’entreprise Management  Entreprise leader sur ses marchés.

dont la progression n'est pas toujours régulière.  Communication financière satisfaisante selon des standards comptables acceptables au plan international.  Environnement macroéconomique.  Capacité de remboursement satisfaisante.  Médiocre efficacité et expérience des dirigeants  Communication financière comportant des éléments d'incertitude. mais diversité moyenne.  Mix marchés/ produits / clients / fournisseurs relativement diversifié et assez cohérent. financement dans présentant une des conditions certaine volatilité à acceptables travers le cycle d'activité.  Marchés matures.  Indicateurs de compétitivité un peu en dessous de la moyenne du secteur.  Indicateurs de compétitivité dans la moyenne du secteur.  Intensité capitalistique moyenne.  Capacité de remboursement présentant une certaine vulnérabilité sur le cycle d'activité. qualité des actifs acceptable.  Environnement macroéconomique.4  Marchés en croissance modérée.  Capacité de  Accès à plusieurs remboursement sources de moyenne. protégés par certaines barrières à l'entrée. tendance positive bien que pouvant varier à travers le cycle d'activité. dans des conditions strictement sécurisées. raison de ruptures concentrations  Communication technologiques marchés / produits / financière potentielles ou d'une clients / fournisseurs insuffisante.  Mix marchés / produits / clients / fournisseurs moyennement diversifié et cohérent. dans des conditions sécurisées. 6  Acteur de taille moyenne.  Sensibilité aux changements technologiques et conjoncturels certaine.  Ratios en progression et audessus des moyennes du secteur. cohérence.  Bonne expérience et efficacité des dirigeants. Qualité et diversité des actifs satisfaisante.  Acteur significatif sur ses marchés. 86 .  Communication financière moyenne selon des standards comptables acceptables au plan international. présentant une des positions plutôt  Faible expérience et vulnérabilité faibles.  Accès à un nombre important de sources de financement dans des conditions satisfaisantes.  Sensibilité aux changements technologiques et conjoncturels très significative. qualité des actifs médiocre. forte volatilité et très faible conjoncturelle.  Mix marchés / produits / clients / fournisseurs présentant certaines concentrations et une faible cohérence.  Liquidité des actifs satisfaisante bien que légèrement variable.  Médiocre adaptation de la stratégie aux objectifs définis. social et politique encore favorable bien que relativement' volatile. social et politique favorable et relativement peu volatile  Marchés matures.  Expérience et efficacité acceptables des dirigeants.  Sensibilisant aux changements technologiques et conjoncturels significative.  Barrières à l'entrée limitées. de façon irrégulière.  Liquidité. 7  Marchés matures ou  Acteur de taille  Stratégie mal en décroissance limitée.  Bonne adaptation de la stratégie aux objectifs définis.  Ratios en dessous des moyennes du  Accès limité aux marchés de capitaux financements bancaires encore diversifiés.  Intensité capitalistique assez Importante. 5  Acteur de taille moyenne.  Liquidité.  Ratios sont légèrement en dessous des moyennes du secteur et croissent faiblement.  Financements bancaires peu diversifiés. détenant adaptée.  Liquidité.  Capacité de remboursement acceptable bien que présentant une certaine volatilité à travers le cycle d'activité.  Environnement macroéconomique. qualité des actifs encore acceptable malgré certaines faiblesses potentielles.  Intensité capitalistique moyenne.  Adaptation correcte de la stratégie aux objectifs définis.  Quelques barrières à l'entrée. social et politique assez favorable et relativement peu volatile.  Ratios dans les moyennes du secteur. efficacité des significative en  De réelles dirigeants.  Indicateurs de compétitivité audessus des moyennes du secteur.

 Ratios en déclin et nettement en dessous des moyennes du secteur. déclin et nettement en dessous des moyennes du secteur. Capacité de remboursement altérée. la remontée anormale de dividendes ou de cash étaient observés.  Fortes contraintes de financement 9 10  Environnement sectoriel.  Liquidité. si des prix de transfert anormaux.  Communication  Indicateurs de financière compétitivité en insuffisante. Le support est négatif lorsque l’entité de support est susceptible de puiser exagérément dans les cash-flows de la contrepartie et d’entamer ainsi sa capacité de paiement. Très fortes contraintes de financement. Actifs de très mauvaise qualité. social et politique incertain. 87 .  Nécessite un suivi attentif du client.  Environnement sinistré. macroéconomique. Intensité capitalistique très Importante. Qualité du management et de la communication financière inacceptable. Acteur très vulnérable. Des critères sont proposés dans la grille de Note de Contrepartie pour faciliter l’appréciation du support.  Intensité capitalistique très importante. social et politique défavorable.  Nécessite un suivi attentif du client. stagnant ou décroissant légèrement. Qualité du management et de la communication financière très insuffisante. Absence totale de marge de manœuvre financière. une utilisation abusive de l’intégration fiscale.  Capacité de remboursement incertaine.  Environnement macroéconomique.  Indicateurs de compétitivité en dessous des moyennes du secteur.  Environnement macroéconomique. social et politique. la notation de support négatif pourrait être retenue. un niveau élevé de royalties. Par exemple. concentrations  Très faible marchés / produits / expérience et clients / fournisseurs efficacité des et très faible dirigeants. cohérence.  Stratégie mal  Fortes adaptée. 8  Acteur faible. Le support s’entend ici comme un concept positif ou négatif :   Le support est positif quant une assistance financière est anticipée de la part de l’entité de support. Capacité de remboursement très altérée.  Marchés présentant un réel risque de déclin ou de rupture technologique. de telle sorte que le défaut de la contrepartie soit évité . Actifs de mauvaise qualité. Acteur vulnérable. secteur. volatile. qualité des actifs Insuffisante.

 Exposition au risque environnemental. (marchés de stratégie. et part de social et politique marché. capitaux. technologiques.). Réalisation des  Capacité de banques. du pays. Fort Excelle Moyen Médiocre nt  Expérience et      Capacité de  Accès à des performance des l'entreprise à sources de dirigeants.. financières / Fonds propres). lignes postes clés.  Rentabilité. dépendance vis-à. Note Max du Pays : Note Intrinsèque proposée : Note Intrinsèque validée 2) Support : Nom de l’entité de support : Note de contrepartie de l’entité de support : Support Positif Support négatif Activité stratégique Dépendance pour l'entité de Économique support  Appartenance  Fournisseur  Comptes  Existence  Prix de transfert Liens financiers Historique de support 88 . l'entreprise à objectifs.  Cadre  Diversification et réglementaire. Note  Performance de Moyenne Pays : l'outil industriel. confirmées. clients d'évolution de la et zones demande. nature et intensité de la concurrence. Stratégie de vis des cycles développement économiques et des changements. générer des profits financement sur son cycle diversifiées Crédibilité de la d'activité. intensité capitalistique et besoin en fonds de roulement.. 6 : Grille de Notation spécifique pour les contreparties entreprises Nom de la Contrepartie : Nom du Groupe d’Affaires : 1) Note Intrinsèque : Environnement.Fig. volatilité des  Secteur : revenus par perspectives produits. géographiques. secteur d'activité Positionnement de l'entreprise Management Capacité de remboursement Sources de financement  Environnement  Chiffre d'affaires économique.  Rentabilité des fonds propres. Fiabilité des  Structure documents financière (Dettes financiers. assurer le service  Disponibilité de Rotation des de sa dette.  Qualité et liquidité des actifs.

de la d'une entité du courants.  Recapitalisation. A chaque facilité octroyée par la banque à une contrepartie doit être attribué un TRG reflétant la récupération espérée. l’entité de support dans groupe. en particulier. tout ou partie du nom du groupe.  Source de le capital et en  Part Importante débouchés droits de vote. Il permet aussi de déterminer le montant du fonds propres à mobiliser relatif à un crédit à accorder. support. Sa détermination requiert un effort d’abstraction dans la mesure où il convient de se projeter dans la situation où la contrepartie a fait défaut. du type de facilité et. Utilisation abusive de l'Intégration fiscale. sur les garanties personnelles et sur le débiteur. commercialisati  Utilisation par Ia on d'un produit contrepartie de stratégique. Le TRG doit par conséquent capter la récupération globalement escomptée sur les garanties réelles. Le Taux de Récupération Global dépend :  de la position de la banque (position senior ou position subordonnée) par rapport aux autres créanciers influencée entre autres facteurs par la séniorité juridique ou structurelle de la facilité . Royalties élevées.  localisation dans un pays stratégique pour le groupe. Niveau de dividendes exceptionnel. quelle que soit sa qualité de crédit à la date d’évaluation et quelle que soit la probabilité de défaut anticipée. 89    . Comptes courants inversés. management. Excelle nt Très fort Absolu Qualification du support positif :  Faible  Fort  Très fort  Absolu  Très Fort  Fort 3) Note de contrepartie : Source : support de la BMCI : processus d’octroi de crédit . de la structuration éventuelle de la facilité par des garanties réelles ou personnelles. de l’environnement juridique du pays (qui peut être plus ou moins favorable aux créanciers en général et aux banques en particulier). en cas de défaut de la contrepartie. chiffre d'affaires  Unité de du groupe. Un autre élément très important à savoir dans la gestion de risque crédit c’est le TRG.     ou de cession interne anormaux. dans les pour une entité  Soutien du résultats et le du groupe. d'engagements contrepartie à groupe pour un  Pourcentage moraux et un axe produit contractuels de de l'entité de stratégique du stratégique.

c’est-à-dire principalement de la volatilité de ces actifs. de la capacité des actifs détenus par la contrepartie à conserver leur valeur dans un scénario de défaut. 90 .

Garanties hypothécaires en 1er rang ou NFC et matériels. BDC. (3) .Contrgaranties bancaires à première demande émanant de banques de 1er ordre. .Caution personnelle solidaire avec remise d'un état patrimonial vérifié.CGB (2) FACILITES COUVERTES PAR DES Garanties Personnelles (3) FACILITES COUVERTES PAR Des Garanties Réelles (1) 4 35 35 40 50 40 40 50 40 40 75 35 45 50 50 50 35 35 45 45 45 45 40 40 40 40 40 30 30 5 6 25 25 30 40 30 30 40 30 30 60 25 35 40 40 40 25 25 35 35 35 35 30 30 30 30 30 20 20 7 20 20 25 35 25 25 35 25 25 55 20 30 35 35 35 20 20 30 30 30 30 25 25 25 25 25 15 15 8 15 15 20 30 20 20 30 20 20 50 15 25 30 30 30 15 15 25 25 25 25 20 20 20 20 20 10 10 9 10 10 15 20 15 15 20 10 15 40 10 15 20 20 20 10 10 20 20 20 20 10 10 10 10 10 5 5 4 5 6 7 8 9 CREDITS PAR CAISSE 60 60 70 75 70 60 70 60 70 75 60 70 75 70 70 65 60 75 75 75 75 70 70 70 70 70 60 60 50 50 60 65 60 50 60 50 60 60 50 60 65 60 60 55 50 65 65 65 65 60 60 60 60 60 50 50 45 45 55 60 55 45 55 45 55 55 45 55 60 55 55 50 45 60 60 60 60 55 55 55 55 55 45 45 40 40 50 55 50 40 50 40 50 50 40 50 55 50 50 45 40 55 55 55 55 50 50 50 50 50 40 40 30 30 40 45 40 40 40 30 40 40 30 40 45 40 40 35 35 45 45 45 45 40 40 40 40 40 30 30 4 5 6 7 8 9 4 45 45 50 60 50 60 50 50 50 80 45 45 55 55 55 40 40 50 50 50 50 45 45 45 45 45 35 35 5 6 30 30 35 45 35 45 40 35 35 60 30 35 45 45 45 30 30 40 40 40 40 35 35 35 35 35 25 25 7 25 25 30 40 30 40 35 30 30 55 25 30 40 40 40 25 25 35 35 35 35 30 30 30 30 30 20 20 8 20 20 25 35 25 35 30 25 25 50 20 25 35 35 35 20 20 30 30 30 30 25 25 25 25 25 15 15 9 15 15 20 30 20 30 25 20 20 45 15 20 25 25 25 15 15 25 25 25 25 15 15 15 15 15 10 10 80% à 100% CREDITS PAR SIGNATURE 80% à 100% OPERATIONS DOCUMENTAIRES 80% à 100% CREDITS D'INVESTISSEMENT 80% à 100% (1) .TABLE INDICATIVE DES FACILITES NON GARANTIES Notations de 4 à 9 Facilité de caisse / Découvert Préfinancement sur marché Escompte Papier Commercial Escompte chèque Crédit de compagne Avance sur marché Avance sur documents à l’export ASDP Avance à l’export non garantie AENG FACTORING AVANCES SUR MARCHE REFINANCEMENT Caution Droit de Douane Caution Enlèvement Douane Caution Admission Temporaire Caution Entrepôt Fictif Caution Devise AVAL Caution Provisoire Caution Définitive Caution Retenue de Garantie Caution Restitution Acompte Ouverture Crédit Documentaire Débiteur par Aval Débiteur par Acceptation Lettre de credit Lettre de Garantie Crédit à Moyen Terme Crédit à Lang Terme TRG ( en %) FACILITES COUVERTES PAR Nantissement Espèces.. Nantissement de titres cotés avec clause d'arrosage. avec expertises dans les deux cas. (2) .

La décision d'octroi de crédit est prise par plusieurs personnes après l'avis de l'analyste. sont des éléments qui doivent être repris dans la proposition de crédit. Le directeur général. note de contrepartie de la maison mère. à l'occasion des renouvellements des lignes courtes termes. Le directeur des risques. Cette unité composée de plusieurs personnes est appelée comité de crédit et se réunir deux fois par semaine à Casablanca. La présence de la note de contrepartie. Des .3. .1. 4. Le banquier est d'abord alerté avec les dépassements d'autorisation de découverts.2. Phase 3 : La décision : 3. du TRG du client. La prise de décision. La décision sur une demande de crédit est faite dans un delai de 48H. Le directeur commercial. 3. Toute proposition doit comporter l’avis du responsable de CAF pour PME.Proposition de crédit. Une société qui va mal verra sa situation financière et bancaire se dégrader alertant le banquier sur le risque de non paiement du crédit ou sur la solvabilité de la société. compte rendu commercial etc. Une proposition de crédit est faite au comité de crédit à Casa pour un accord au profit du client. Apres l’analyse financier qui ne fait qu’une partie du processus d’octroi de crédit. Phase 4 : Le suivi du crédit : Le crédit est suivi par un monitoring sur le compte en banque de la société. l'analyste reprendra le dossier et évaluera plusieurs paramètres comme le taux de sortie des emprunts c'est à dire la capacité d'autofinancement à pouvoir rembourser les annuités d'emprunts (capital+ intérêts et charges de crédit bail). La composition du comité de crédit requiert au moins trois personnes parmi cette liste :      Le président directeur général. plus périodiquement. Le responsable du département analyse crédit.

Cela permet d’analyse le risque et d’éviter tous imprévus. La demande de crédit s’agit d’un renouvellement d’une FC de 300 Kdhs. Voici les différentes analyses quantitatives et qualitatives menée par la direction d’octroi des crédits et gde gestion de risque crédit pour l’accord de crédit à la société XXX. Section 3 : Etude de Cas: Pour vérifier si la BMCI respecte les réglementations de Bâle en matière de risque de crédit. Soit une enveloppe de 2 400 Kdhs auprès de la banque. C’est dans l’intérêt de chercher tous les informations utile mais manquant dans le dossier de crédit. (Voir annexe pour la décomposition de bilan faite par l’analyste financier sur la société) Après l’analyse financière faite par l’analyste. nous occulterons son nom et celui de ses actionnaires. Cette société est en relation avec la BMCI depuis25/09/00. c’est à dire utilisation de la méthode de notation IRB permettant de déterminer le capital à immobiliser par la banque et aussi pour faciliter la compréhension de ce que nous venons de développer. Et le reste par Mlle XXX. nous nous proposons de présenter un cas pratique concernant une entreprise choisie parmi le portefeuille des clients de la banque. Soulignons que les données sont réelles. 90% du capital est détenu par MR XXX. EPC de 600 Kdhs et OCD de 1 500 Kdhs . La proposition de crédit sur forme d’un canevas qui contient toutes l’analyse faite par cette direction et contrôlé par le responsable du centre d’affaire avant d’être transmis à Casablanca est comme suit : 93 . une analyse qualitative est faite l’aide des informations disponibles dans le dossier de crédit.impasses de remboursements sont alors possibles et montrent une dégradation de la situation par rapport au moment de l'octroi de crédit. Trois bilans des années d’exercice se trouve dans son dossier de crédit avec les autre pièces justificatif nécessaire pour facilité l’étude de faisabilité de du crédit demandé. toutefois pour des raisons de confidentialité et de discrétion. Une SARL au capital actuel de 100 000 000 DH et qui opère dans l’activité de l’importation et commercialisation des divers matériels agricole.

XXXX DRE/CI IMPORTATION COMMERCIALISATION DIVERS MAT AGRICOLES Nom : ABCD No RMPM (ex N° Liens Int. 1 500 Kdhs. XXXX Nom DV Statut du dossier (*) Date (jj-mm-aa) 08/04/11 Visa 94 .) : Groupe d’affaires 2. XXXXX Date d’entrée en 25/09/00 Secteur d’activité principal : de l’emprunteur : Code IMPORTATION COMMERCIALISATION DIVERS MAT AGRICOLES Forme juridique : Principaux actionnaires : 90% 10% du groupe : Code Rentabilité de la relation n-1 (en € ou $ ) Rentabilité de la relation n (en € ou $ ) Conformité légale du dossier : Objet de la proposition : OUI NON RAROC Nous sommes sollicités pour le renouvellement pour ordre de l’enveloppe de crédit détaillée ci-après : FC EPC OCD de de de 300 Kdhs. 600 Kdhs. XXXX Mme.) : N° GE : Site pilote : Code Date de dernière revue du dossier Date d’échéance (dossier échu depuis le) Libellé Note de contrepartie approuvée (dernière revue) 15/02/10 28/02/11 7 Date de création : 31/07/00 relation : SARL M.4 M MAD Pouvoir : Proposé par Local X Paris Site : Pays du site : Chargé du dossier : Métier / Activité : Code Code MARKCH SUCCURSALE MA M. Visas et suivi de décision Fonction Analyste Crédit Mlle. Soit une enveloppe de 2 400 Kdhs.Proposition de Crédit Du : 08/04/11 Création Augmentation Modification Renouvellement Revue Annuelle X Destinataires : GRM-CRI / BDDI GE Autres (préciser) : DRE/CI Total des engagements proposés sur l’emprunteur Emprunteur Nom : XXX N° local : 01018 XXXXXX No RMPM (ex N° Liens Int.

XXXX DV DV 08/04/11 08/04/11 AT = Accord en totalité AP =Accord partiel R = Refusé ES = En Suspens Voir commentaires RISQUES SECTORIELS / PAYS / DE CONTREPARTIE RISQUE SECTORIEL Secteur(s) d’activité (s) de l’emprunteur Description IMPORTATION COMMERCIALISATION DIVERS MAT AGRICOLES Code % 100 Description Secteur(s) d’activité (s) du groupe Code % RISQUE PAYS Pays Emprunteur Code Pays Code Groupe Pays Siège social : Résidence fiscale : Pays de Risque : Validée Note du pays de risque de l’emprunteur : NOTE DE CONTREPARTIE 1-cotation intrinsèque 1 Environnement.CAE DR Responsable de Territoire Analyste Risques Paris SCO – Paris Comité – Paris Autres… (*) DV =Document validé M. XXXX M. et secteur d'activité Excellent Bon Moyen Mauvais Coefficient 1–2 3–4 5–6–7 8 – 9 – 10 1/10 7 Positionnement de l'entreprise Capacité de remboursement Sources de Financement Management 7 2/10 6 3/10 7 3/10 7 1/10 95 .

Proposée Note intrinsèque : 7

Validée

2-cotation du support éventuel
a) Entité de support :

2

Cotation de contrepartie du support :

b) Type de support Activité stratégique pour l’entité de support

SUPPORT POSITIF Dépendance économique Support Financier Historique de support

L’emprunteur représente une activité stratégique pour le support, une part essentielle de son CA ou de son résultat
Fort Très Fort X

L’emprunteur fournit des produits ou services indispensables à d'autres entités du groupe ou représente un débouché important pour le support
X

Appui financier du Engagement moral support ou contractuel du (recapitalisation, support démontré dette subordonnée, par le passé financements)
X X

SUPPORT FORT

SUPPORT TRES FORT

- Participation dans le Capital dépassant 50%. - Lettre d'intention. - lettre de confort. - Comptes Courants d'Associés stables.

- Participation dans le Capital à hauteur de 100%. - Comptes Courants Associés bloqués. - Dettes subordonnées. - Soutien irrévocable (caution maison mère)

SUPPORT NEGATIF Transfert de prix anormaux Royalties importantes Dividendes exceptionnels Financements accordés par l’emprunteur au support

Négatif c) Qualification du support Très Fort Fort X

96

3-cotation de la contrepartie
Proposé Note de contrepartie : Validé

Il est possible d’accorder différentes notations de crédit à différentes contreparties appartenant à un seul et même groupe, en se basant sur le concept que chaque contrepartie est notée sur son mérite spécifique. Par exemple, les sociétés opérant dans une structure de holding peuvent avoir une notation supérieure ou inférieure à celle de la maison mère. Une filiale qui est financée sur la base de la garantie d’un soutien irrévocable et inconditionnel de sa maison mère recevra la même notation que cette maison mère, sauf si la filiale peut prétendre à une notation supérieure sur la base de ses qualités intrinsèques. Dans ce cas, on peut lui accorder une notation supérieure à celle de sa maison mère.

PAGE DES COMMENTAIRES

Nom AC MLLE. XXXX

Date 08/04/11

Commentaires

Affaire qui a consolidé ses fonds propres en multipliant par 3 son capital. Affaire handicapée par l’importance du poste client qui représente 130% du CA. Client sensibilisé pour faire face dans les délais aux tombées OCD et à respecter scrupuleusement la ligne de la FC. Avis favorable pour une reconduction pure et simple de ce dossier. Affaire opérant dans le secteur agricole et subit en conséquence la longueur des campagnes, ce qui explique amplement les gênes de trésorerie manifestes. Ceci étant, M. XXX, client de notre Etablissement depuis une vingtaine d’années a toujours respecté ses engagements et honoré ses dettes. Avis favorable pour la reconduction pure et simple de nos concours.

CAE MR. XXX DR MR. XXX

08/04/11

08/04/11

Responsable local des Risques Responsable de territoire

97

GRM- CRI Paris

DECISION ET SIGNATURES DU COMITE PARIS EMPRUNTEUR : STE XXXX

Délégataire GRM Nom :
Commentaires du Comité compétent :

Nom :

Président du Comité Nom :

date :
Confirmation des données (*) : Cotation (*) : OUI NON

98

Facilité No .Facilité No OUI NON Exception à la règle du cap pays pour la (les) facilités suivantes (*) : Détail des facilités faisant exception .00 562.Néant.Facilité No .00 600.Facilité No Prochaine revue annuelle (si moins de 12 mois) : Risque Pays considéré ( si nécessaire) : OUI NON (*) cocher la case correspondante Date : 08/04/11 EMPRUNTEUR : STE XXX I.Demande Type de facilités FC EPC OCD devises MAD MAD MAD Autor.Taux de Récupération Global (*): Détail des TRG modifiés .Détail du plan de remboursement en cas de CMT .3 2 400.Facilité No . 99 .00 126.OBJET DETAILLE DE LA DEMANDE 1.00 1 500.2 1 364.00 222.00 222.00 1 500.2 2-Justification des lignes sollicitées et sources de remboursements Renouvellement pour ordre des lignes de crédit accordées à cette relation.Néant. en kdhs 300.Détail du syndicat en cas de crédit syndiqué (position BNPPB) .Facilité No .00 Utilisation au: en kdhs 471.00 Demande en kdhs 300. 3. 4.00 331.00 Échéances 31-mai-12 31-mai-12 31-mai-12 Total Cv Euro (€) MAD 2 400.00 600.

b) Structure juridique & actionnariat Cette entité est érigée sous forme de SARL au capital actuel de 100. capital détenu à hauteur de 90% par M XXX. 7.Principales conditions appliquées .STANDARDS 6.Garanties CHYP en 2ème rang S/TF N° 55 291/04 (bien expertisé à KMAD 27 000)* NFDC en 1er rang DPA Caution personnelle et solidaire de M AHMED MOBARKI 2 400 2 400 500 2 400 * Le premier rang est en faveur de la BMCI. son professionnalisme et son expérience dans le domaine ne sont plus à vérifier. son activité se situe à un niveau honorable et satisfaisant.5. c) Formation et moralité des dirigeants Le gérant bénéficie d’une bonne notoriété sur le marché.Données générales a) Activité(s) STE XXX est une affaire opérant dans l’importation et la commercialisation de fertilisants. matériel d’irrigation ainsi que tous autres matériaux à usage agricole.ANALYSE DE L’EMPRUNTEUR 1. 100 .Covenants II. d) Clients et Marché A l’instar de MR XXX. il couvre les lignes de fonctionnement de l’autre affaire du groupe à hauteur de 700 Kdhs. sa clientèle est de ce fait diversifiée et son portefeuille client riche et varié (principalement agriculteurs). cette affaire opère aussi bien en gros qu’en détail.

4%). le CA s’affiche un accroissement de 10%. en passant de 88j/CA à 148j/CA. Toutefois. ce qui ramène le RN retraité de 2010 de 632 Kdhs. ils sont réglés par OCD de 90 à 120 j. en enregistrant 5 753 Kdhs. à des traites et effets dépassant les six mois. L’amélioration de la rentabilité est liée à un tri sélectif du portefeuille client. à savoir : MC (+94. cette croissance exceptionnelle du RN est due essentiellement au RNC (402 Kdhs.000 Kdhs. ce qui a permis à STE XXX de l’assainir en 2010 (STE XXX souffrait avant d’un taux élevé d’impayés des traites). affichant alors une évolution positive et réelle du résultat de 140%. le client à généralement face à lui. en 2010 contre 5 226 Kdhs. à une augmentation de capital de 2. Cependant. ce qui engendre un décalage de trésorerie de 40j/CA et par conséquent. de part la nature de son activité (vente de matériaux à usage agricole). Il est à mentionner également que la rotation des stocks s’est aggravée en 2010. l’année précédente. A l’identique de l’autre affaire du promoteur. ce qui a permis de renforcer la structure financière de l’affaire. (par incorporation des CCA). tout en dégageant une trésorerie négative de 632 Kdhs.Analyse financière Mr XXX a procédé. le plus souvent. maintenant son BFR dans des niveaux au-dessous de la moyenne. une utilisation soutenue de la ligne FC et EPC. d’où l’amélioration des autres indicateurs financiers. des agriculteurs qui ne le remboursent qu’après la vente de leurs récoltes et pour lesquels il doit s’aligner et s’adapter à leurs besoins (pas forcément de mauvais payeurs).. à 230 Kdhs. STE XXX souffre d’un délai clients beaucoup plus long que celui des fournisseurs. EBE (+137%) et le RN (+558%). En ce qui concerne l’activité. en 2010. C’est pourquoi. 101 . A cet effet.) et non pas à l’activité de la relation. il a affaire.e) Fournisseurs Les fournisseurs de cette affaire sont situés principalement en Espagne et en Italie. 2. le FDR couvre plus de 86% du BFR et les FP représentent environ 39% du total bilan.

l’exercice précédent.).0 #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! 0. les flux confiés ont totalisé 2 828 Kdhs.0 0. Nous avons drainé sur l’exercice 2010.. justifiée notamment par l’encaissement des crédits clients (de l’exercice précédent).NC 102 . 5.0 0.0 0.0 #DIV/0! Utilisations Notre part en Mio 0. contre 5. 6) Rentabilité de la relation (en € ou $ 000) .0 Total 0.665 Kdhs.0 0.0 0.RELATIONS BANCAIRES 1) Pool bancaire 2) Centrale des Risques Type de facilités en € ou $ Mio au: en trésorerie dont CT dont MT par signatures dont LC et avals dont LG Total Autorisations Notre part Notre part en Mio en % 0.587 Kdhs.0 Total 0.0 #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! 0.NC 7) Objectifs poursuivis avec ce client . affichant une hausse significative par rapport au 1er trimestre de l’année précédente (1 127 Kdhs. Pour le 1er trimestre 2011.III.0 0.0 Notre part en % #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! #DIV/0! 3) Evolution historique de nos engagements globaux avec l’emprunteur NC 4) Utilisation des concours actuellement mis à disposition par le site Mini Moyen Maxi 5) Part de mouvement confié Nous captons la totalité des flux de cette affaire.

Lourde rotation de stock.0 413.0 73.0 0.0 (2) Inclure les concours bancaires Désignation / Années CA Résultat d’Exploitation Résultat Net CAF1 Fonds Propres FDR Dettes Financières2 Trésorerie Flux Confiés (1) Se référer à l’état de solde de gestion 12/2009 5 226.IV. Bonne situation financière.0 337.0 4 424. 2) Synthèse a) Forces Bonne expérience du promoteur. diplômé d’une école d’agronomie espagnole. 12/2008 3 833.0 383.0 12/2010 5 753. c) Opportunités Demande existante. Capitalisation satisfaisante de l’affaire.0 0.0 -74.0 4 067.0 96.0 1 357.0 1 357. La relève est assurée par le fils du promoteur.ANALYSE DES RISQUES 1) Principaux risques et atténuations a) Risque de performance / atténuations Cette affaire est dirigée par une gérance professionnelle.0 103 .0 632. b) Faiblesses L’importance des délais accordés aux clients.0 -330.0 0.0 -632. d) Menaces Concurrence. qui dispose d’une longue expérience dans le domaine.0 4 067. Elle se doit de chercher de plus en plus de débouchés pour ses produits et de mieux négocier ses délais clients.0 5 587. b) Risques de marché/ atténuations L’activité de cette affaire et totalement tournée vers le secteur de l’agriculture.0 5 666.

du renforcement de la structure financière et de la consistance de la garantie proposée. Structure financière équilibré. Suffisantes (exploitation agricole expertisée à 27 MDH en 2007). grâce à l’augmentation du capital opérée sur l’exercice 2009 Cette affaire nous confie la totalité de son CA.  Détermination du fonds propre à mobiliser pour dans cas : 104 .Points Faibles Produits et Marchés Activité Rentabilité Structure Financière Relations Bancaires Concours (Evolution Utilisations) Garanties Dirigeants Forte concurrence. avis favorable pour renouveler ce dossier à l’identique. secteur dépendant des aléas climatiques Points Forts Affaire bénéficiant de l’appui de sa consœur. Utilisation chronique et massive de la FC. Professionnels et expérimentés. avec des pics important en été. FDC LOCAUX COMPTE Nature : Néant Montant : Date : Mesures pour obtention des ML : Nature : Néant Montant : Date Mesures pour obtention des ML : Nature : Néant Montant : Date : Mesures pour obtention des ML : RAPPORT DU CAC (Année concernée) RESERVES RELEVEES MESURES ENTREPRISES PAR LA SOCIETE V RECOMMANDATION Compte tenu de la qualité des relations entretenues avec Mr XXX. En progression de +10% par rapport à l’exercice précédent Positive et en progression.

la note à attribuer à cette affaire se limitera à celle intrinsèque et qui est 7. Cette opération.000 DH Donc le montant à provisionner pour cette enveloppe de concours de 2.000).000*(1-50%)*8 % *1= 2. Partant de cette note et sachant que :   l’enveloppe de crédits dont bénéficie la société s’élève à 2. répartie entre une FC de 300 Kdhs. sera appliquée à tous les concours accordés aux clients pour déboucher sur le montant global des fonds propres qui devront être immobilisés. Les garanties concédées sont réelles et sont composées d’une hypothèque en 2ieme range sur le terrain et constructions de l’usine en plus d’hypothèques en 1er rang sur un nantissement de fond de commerce et une Caution personnelle et solidaire de M. 105 .000*0. EPC de 600 Kdhs et OCD de 1 500 Kdhs.400. bien évidemment.000 de dirhams est de quatre-vingt seize mille dirhams (96. XXXX Le capital à immobiliser peut être déterminé par la formule déjà annoncée.4 millions de dirhams. Acceptable. 43 Taux de defaut de 8% appliqué par la BMCI pour des contreparties notés entre 7-8.En l’absence du support et compte tenu des éléments d’appréciations ci-dessus énumérés. à savoir : CDR (Coût du risque) = PM (perte moyenne) = ECD (Expositio n) x LGD (1TRG) x PD (Taux de défaut) PM = 2 .0843*1= 96.400.400.5 *0.

Conseil à donner aux entreprises dans le contexte BALE est « de communiquer ». en vue de son acceptation ou de son rejet. Le chef d’entreprise devra donc :  Faire en sorte que son banquier comprenne son activité. ses produits. Au même temps Suivre le secteur d’activité des entreprises clientes et leur positionnement dans leurs secteurs d’activités respectifs. les banques exigeront de leurs clients des renseignements plus précis. Les conséquences d’une telle approche ont parfois été dramatiques.  Les Banques doivent organiser des visites périodiques afin de constater sur le terrain l’évolution des affaires financées et être à leur écoute. le prêt s’ajoute à la cohorte des prêts déjà consentis. Chaque crédit est évalué individuellement par un comité. c’est-à-dire le risque associé aux dépendances entre emprunteurs (risque de concentration géographique ou dans une industrie donnée) était souvent ignoré. En effet parallèlement à la production de documents comptables de qualité.Recommandations : Après quatre (4) mois de stage actif dans le centre d’affaire au siège de la BMCI à Marrakech. Une fois le crédit accepté. sa stratégie Privilégier les relations avec son conseiller clientèle et anticiper avec lui les difficultés 106 .  Une diversification du crédit afin d’éviter le risque de concentration de crédit « soit par zone géographique. Ce qui n’est pas toujours la panacée des chefs de petites et moyennes entreprises. et le pool reste statique. Le risque de corrélation. plus détaillés et transparents. La gestion demeure essentiellement passive : la banque collecte les coupons et les prêts s’amortissent naturellement. par industrie ou par client » puisque l’analyse traditionnelle du risque de crédit a une faiblesse fondamentale : elle apprécie chaque crédit au cas par cas. un ensemble des recommandations que je peux faire concernant la bonne gestion des risque de non remboursement c’est que :  L’analyse des informations sur le support papier est très importante mais pas suffisantes ainsi les banques devraient assurer le suivi des travaux du projet en question qui nécessite le crédit en parallèle avec le Déblocage des fonds qui devrait se faire par tranche suivant les travaux réalisés afin d’éviter tout détournement de ces fonds par le demandeur à d’autre fins. transaction par transaction.

travaillez avec deux ou trois banques plutôt qu’avec une seule. les nouveaux atouts (ceci ne signifie pas de passer sous silence les points faibles à améliorer). Surveiller les dépassements d’autorisation de découvert (avertir si besoins son conseiller dans les cas critiques) et ses incidents de paiements. Communiquer sur son développement. sur son environnement juridique etc… En clair.       Présenter régulièrement les forces de son entreprise. 107 . s’il y a lieu. bien présenter la mariée… Le banquier aime partager son risque.financières. La communication avec le chargé d’affaires de sa banque est dans ce cas nécessaire et impérative. sur les critères ayant permis d’établir sa notation interne. faîtes comme lui. Se renseigner auprès de son conseiller bancaire. les points positifs.

Conclusion générale : La gestion du risque crédit est devenue aujourd’hui l’une des préoccupations majeures. On peut dire que la mise en application de ces règles internationales par la banque centrale interpelle les entreprises dans la mesure où l'octroi de crédit va dépendre du risque représenté par le prêt envisagé. aussi bien pour les banques que pour tous les acteurs économiques puisqu’elle n’épargne aucun système. les banques à capitaux marocains ont entrepris un travail structurel important qui leur a permis de développer une expertise propre à leur organisation et au contexte marocain. la banque s’est spécialisée. Les réglementations de Bâle deviennent une opportunité pour les entreprises. << Le système bancaire et système financier en générale… >>. ainsi les entreprises ayant le meilleur rating bénéficient de conditions de crédit plus favorables. Mais si l’on prend en considération les principes bâlois dans leur ensemble. Chose qui est apparue claire lors de la dernière crise internationale due justement d’une mauvaise gestion du risque. Ainsi la gestion du risque crédit ne garantie pas à 100 % la non exposition à ce risque mais il permet de le maitriser et de le minimiser dans le but de tirer le maximum de profit. D’après certains banquiers. Les filiales françaises présentes au Maroc (la BMCI et la SG) ont bénéficiés de l’assistance de leur maison-mère pour adapter les règles du groupe à l’international aux conditions du pays. 108 . où l'information de qualité devient fondamentale. L’idée et la philosophie du Comité de Bâle II est que chaque pays applique rigoureusement les principes fondamentaux dont un bon contrôle interne et externe ce qui améliorerait grandement la stabilité financière au niveau national et international. C’est dans ce cadre que les banques marocaines se trouvent dans l’obligation de revoir leurs systèmes d’appréciation de risque et de notation des contreparties sous les directions de la BAM. Mais elle n’en est pas moins restée faillible. Avec le rapide développement des montages financiers complexes. Elle incite le tissu productif à se renforcer. en facilitant la relation avec les banques. justes et transparentes ce qui va renforcer la confiance et l’esprit de partenariat sur lesquels la relation d’affaires entre client et banque est fondée. En revanche. cela peut amener à penser que les banques marocaines sont encore à la traîne. se restructurer. sur la base d'un système de notation. et particulièrement pour les PME. Ce sont ces deux banques Marocaines qui ont avancé dans l’application de Bâle II.

L’éclatement de cette bulle mènera à une autre récession. La réalité est que dans un système à réserves fractionnaires soutenu par une banque centrale. Son application au Maroc sera difficile dans le cas où les banques Marocaines sont pas prêtent à emmètre des nouvelles actions pour augmenter leur capital ou encore augmenter les bénéfices non-répartis.Pour ce qui concerne Bâle III. L’augmentation de la qualité et de la quantité de capital des banques permettra certainement de réduire quelque peu leur vulnérabilité aux récessions et l’introduction d’un ratio de liquidité minimale permettra de réduire un peu la probabilité d’une crise financière. Toutes les banques devront modifier en profondeur leur stratégie. laquelle engendrera encore l’érosion du capital des banques et les ramènera possiblement dans une situation précaire. les banques vont éventuellement gonfler une autre bulle de crédit durant laquelle de mauvais investissements seront effectués. Ceci étant dit. 109 . cette nouvelle règlementation ne permettra pas de colmater les failles fondamentales du système bancaire mondial. leur structure de coût et leur politique de rémunération de leurs actionnaires et sauf les grosses banques ou encore des petites mais détiennent des partenaires sophistiquées vont réussir.

Novembre 2010. structure. << La Gestion du risque de crédit>> Edition l'auteur. Cazenave C (1998). 751-781. La banque. El ABDAILI M . Crouhy M . Gorton G.  Revues et Articles :  Bank for International settlements. Hull J. and liquidity>>. pages 244-258. (2002) <<Le Maroc.Bibliographie  Livre :         Bel kahia R et Oudad H. Oxford Economic Papers. 110 . (91) 3. <<Banking panics and business cycles>>. La Fitche Thématique du Capital Investissement <<Nouvelles réglementations Bâle 3>>. EDUARDO VIEGAS. <<Bank runs deposit insurance. (40) 4. et Mark R (2001). (1988). Journal of Political Economy. De Coussergues S. Merli M <<Gestion de Risques des Institution des Financieres>> 2e edition. 401-419. (1983). Mc Graw Hill. Janvier 2009.edition Pearson. p. p. PriceWaterHouse Coopers << The impact of Basel II >>. Diamond D.   Deloitte. et Dybvig P. marchés et gestion– Editions Dalloz. July 2004. pays émergents ? >> FSJES MARRAKECH . <<Proposed Enhancements to the Basel II Framework>>.Galai D. <<Risk Management>>. Godlewski C. Finance d’entreprise Tome 1: Analyse et Diagnostic Financiere. (1994).

cryptage de la reforme et impact (extrait) 2010. GROUP SEGEPEC . n°36/G/2003. Michel DIMARTINO expert comptable.  Rapports et Circulaires:     Rapport BMCI 2009. SIA conseil. Bale III.POLYFINANCE. mercredi 11 août 2010 14h14 : Bâle devrait fixer le ratio Core Tier 1 entre 4% et 6%. Philipp Halstrick et Steve Slater. commissaire aux comptes et Juge au tribunal de commerce de LONS LE SAUNIER : BÂLE II ET LES ENTREPRISES. Circulaire de Bank Al Maghrib n°81/dce/2003. Rapport BMCI: Chiffre clés 2010. Loi n° 34-03 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés promulguée par le dahir n° 1-05-178 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) 111 .    Mémoires :  Abdellatif H (2008) : Gestion des risques bancaires et proposition d’implémentation et déploiement de Bâle II. n°08/03/2005.

ANNEXE 112 .

Annexe 1

BMCI : Les indicateurs financiers sont au vert
En 2007, le résultat net de la BMCI a atteint 666 millions DH en progression de 24 %. En hausse de 36 %, les dépôts de la clientèle s’élèvent à 48,1 milliards de dirhams.

En hausse de 24 %, le résultat net de la BMCI a atteint 666 millions de dirhams en 2007. Sur la même tendance haussière, les dépôts de la clientèle ont marqué une progression de 36% pour s’établir à 48,1 milliards de dirhams à fin 2007. Pour les crédits par caisse clientèle, ils sont passés de 27,4 milliards de dirhams à 36,7 milliards de dirhams, soit une hausse de 34 %. «Cette progression est le résultat d’une évolution des crédits de trésorerie et de consommation de 18%, des crédits immobiliers de 62 % et des crédits à l’équipement de 40 %», a annoncé Joel Sibrac, président du directoire de la BMCI, lors d’une conférence de presse hier, mardi 8 avril, à Casablanca. Pour les engagements par signature, ils ont marqué une hausse de 20 % pour arriver à 17,2 milliards de dirhams. Idem pour le produit net bancaire qui a progressé de 15 %, passant ainsi de 1,826 milliard de dirhams en 2006 à 2,095 milliards de dirhams en 2007. En effet, les marges d’intérêt ont augmenté de 12 %, les marges sur commission de 26% et les opérations de change de 33 %. Durant l’exercice écoulé, les frais de gestion ont enregistré une croissance de 7% pour atteindre 862 millions de dirhams au lieu de 806 millions de dirhams en 2006. Dans ces frais de gestion, les charges de personnel ont connu une progression de 8 % et les frais de fonctionnement une hausse de 9 %. Pour sa part, le résultat courant s’est élevé à 1,043 milliard de dirhams, marquant un saut de 24 %. Le management de la BMCI souligne que le coefficient du risque a été de 5,6 % en 2007 contre 7,8 % en 2006. Le taux de couverture des créances en souffrance a atteint 90 % en 2007 au lieu de 80 % en 2006. À fin décembre 2007, la part de marché de la BCMI a été de 9,7 % pour les dépôts globaux, de 12,6 % pour les crédits globaux et de 17,1 % pour les engagements par signature. Lors de cette conférence de presse, le président du directoire de la BMCI a noté que Fitch
113

Ratings a confirmé les notes attribuées à la banque: F1+ à court terme et AAA à long terme. «Il s’agit des meilleurs ratings délivrés par Fitch au Maroc. Cela concerne la qualité des engagements et la capacité de les honorer, la gestion dynamique et la bonne maîtrise des risques ainsi que la solidarité financière et la capacité à se conformer aux standards internationaux», Ajouté M. Sibrac. Le président du directoire de la BMCI a mis également l’accent sur la bonne performance de toutes les filiales en 2007. Ainsi, le PNB global a progressé de 48 % par rapport à 2006, pour s’établir à 303 millions de dirhams. Pour sa part, le résultat net cumulé a atteint les 115 millions de dirhams, marquant une hausse de 32 % par rapport à l’exercice 2006. Par : Atika Haimoud . Edition Le 09-04-2008

Annexe 2 :

Édition N° 3499 du 2011/04/01 Résultats annuels: BMCE Bank toujours très bon en Afrique 877 millions de DH de profits au Maroc, soit 107% du total Difficile relance pour la filiale de Londres Mutualisation des implantations en Europe pour remonter la pente

114

BMCE Bank a fait forte impression en 2010. Le groupe renoue avec des performances probantes après un exercice 2009 un peu timide. Le produit net bancaire atteint 7,5 milliards de DH en progression de 17,7%. Le résultat brut d’exploitation marque pour sa part une hausse de 30,1% à 2,9 milliards de DH. L’entreprise améliore son coefficient d’exploitation de 3,7 points à 61,6% mais reste nettement au-dessus du niveau du secteur. Le niveau excessif de cet indicateur est dû, selon le management qui s’exprimait lors de la présentation des résultats annuels, à la politique agressive menée sur l’ouverture d’agences depuis quelques années. L’objectif affiché est de ramener le coefficient d’exploitation à 55% à fin 2012. Le groupe n’a par contre pas attendu longtemps pour améliorer son coût de risque. Il avait fortement pesé sur les résultats en 2009. Il enregistre une baisse de 28% à 819 millions de DH.

115

Concrètement. en 2010. avoue Driss Benjelloun. sous forme de provisions. Toujours est-il. Les mesures adoptées pour remettre BMCE Bank International Plc UK sur les rails n’ont semble-t-il pas abouti. La contribution des filiales étrangères est ressortie à -7%. souligne Benjelloun-Touimi. des profits de 819 millions de DH contre 385 millions de DH une année auparavant. «Le rapprochement entre les deux entités implique que BMCE Bank International soit profitable». Le management lui estime qu’elles ont permis d’atténuer la situation de la filiale. directeur général en charge du pôle risques et finances groupe. soit 107% dans le total. Du coup. la dépréciation de ce titre de participation du fait du cumul de déficits».Touimi. L’objectif est de «redresser définitivement les comptes de la filiale de Londres en 2012 et ne plus avoir à constater chaque année. «L’Europe a détruit la banque». le résultat net des activités en Europe est déficitaire de 261 millions de DH après un déficit de 81 millions de DH en 2009. les contre-performances de BMCE Bank International font de l’ombre aux réalisations de la filiale madrilène mais surtout à la hausse de 107% des profits enregistrés en Afrique 116 . administrateur directeur général en charge de la coordination du groupe.Le groupe d’Othmane Benjelloun a réalisé. Un plan sur l’optimisation de la présence de BMCE Bank en Europe sera dévoilé prochainement. la difficulté de la filiale londonienne remet en cause ou du moins retarde le rapprochement avec le groupe BOA. les réalisations à l’étranger pâtissent de la déroute de la filiale londonienne pour laquelle une provision de 290 millions de DH a été consentie et «une centaine d’autres millions de dirhams de provisions constituées sur d’autres participations». En attendant. l’activité du groupe au Maroc a été le seul contributeur à la progression du résultat net part de groupe. expliquait le management l’année dernière. relève Brahim Benjelloun. Par branche.

Elle a dû. «En cas de provisionnement.4 millions de DH à fin 2010. Le PNB progresse pour sa part de 24% à 2. il devrait représenter moins de 7% du résultat du groupe BOA». Le groupe BOA s’est élargi en 2010 après l’ouverture de BOA mer Rouge en Djibouti. relativise Bennani. suspendre provisoirement ses activités en attendant un retour au calme.1 milliards de DH. Les profits réalisés atteignent 508 millions de DH en croissance de 29%. au même niveau que l’année dernière. BMCE Bank qui détient 55. En 2010. La situation politique en Côte d’Ivoire laisse toutefois planer l’incertitude sur la filiale basée dans le pays. portant sa présence dans quatorze pays du continent. BOA a distribué 18 milliards de DH de crédits l’ann ée dernière et enregistré 29. Sa contribution au résultat net est estimée à 5% soit 25.3 milliards de DH au titre des dépôts.2 milliards de DH. La contribution des filiales africaines au RNPG représente 25% du total.subsaharienne pour atteindre 202 millions de DH. Annexe 3 : Taux de Défaut appliquée par la BMCI.77% de la BOA a pris la direction opérationnelle du groupe avec à sa tête Mohamed Bennani. Cela équivaut à une provision inférieure à 35 millions de DH. NOTE EN 2009 NBRE DES DEFAILLANTS 0 38 55 35 TOTAL DOSSIER TX DE DEFAUT 3-4 5-6 7-8 9 69 2247 727 199 0% 2% 8% 18% 117 . comme la filiale d’Attijariwafa bank et d’autres banques. BOA Côte d’Ivoire représente 10% du total bilan du groupe et 8% du PNB. Depuis janvier 2011. son total bilan s’est accru de 28% à 36.

118 .Annexe 4 : Notes attribuées à la contrepartie par les agences de notation.

119 . Figure 2 : Fondamentaux Boursiers (en DH). Figure 6: Tableau de pondération des Entreprises – méthode standard. Figure 3 : Profil d’échéances-Liquidité. Figure 4 : Formule de ratio de cooke et coefficient de pondération des emprunteurs. Figure 8: Définition des catégories de Notation Intrinsèque. Figure 9 : Grille de Notation Spécifique pour les contreparties entreprises. Figure 5 : Les trois Piliers de Bâle II.Liste des Figures. Figure 1 : Tableau de bord de l’actionnaire (sur la base des comptes sociaux) au 31/12/2010. Figure 7: Les différences entre NI simple et NI complexe.

72. 54. 38. 91 120 . 65. 85 crédit bancaire. 67. 101 O OPCVM. 76 F Factoring. 68. 89. 7. 70. 49. 56. 24. 72. 73. 13. 72. 73 assurance. 21. 26. 41. 93 T Titrisation. 85 autonomie financière. 67. 28. 65. 66. 76. 101. 96. 53. 75. 24. 106 Banque de détail. 73. 11. 65. 78. 68. 106 G Grandes Entreprises. 105 D discipline de marché. 95. 105 couverture. 57. 59. 9. 47. 58. 56. 77. 22. 72. 29. 5. 75 P Petite et moyenne entreprise. 73. 57. 79. 56. 56. 62. 20 comité de Bale. 52. 41 crise financière. 28. 54. 51. 91 H M B marché des capitaux. 29. 49. 57. 75. 51. 64. 61. 71. 36 faillite. 28. 67. 11 hypothécaire. 50. 2. 70. 79. 35 C capital minimum. 73 S stabilité. 58. 49. 44. 73 concentration. 8. 39. 44. 57. 105. 20. 93 fonds propres. 55. 50. 35. 18. 71. 53. 27. 20. 78.Index Alphabétique A aléa moral. 76. 68. 72. 1. 17. 71. 6 Proposition de crédit. 21. 50. 44. 51. 33. 74. 42. 48. 80 système financier. 32. 54. 94. 48. 79. 70. 77. 71. 59 banque universelle. 27. 64. 70. 47. 105 concurrence. 78. 95 R Risque Risque Operationnel. 12. 32 N notation Interne. 40. 56. 57. 74. 81. 60. 54. 70. 40. 13. 53. 7. 81 Bâle Bâle I. 33 bale. 39.

............. 10 PRESENTATION DE LA BMCI .............1....... ................ 31 Section 1: Eléments de définitions................................................................. 32 1.. ..................... 6 Introduction générale ........................................... ..............................................2...................................................... Les Trois piliers de BALE II : ..................................... 42 2.......GROUPE BNP PARIBAS ET SES PRINCIPAUX INDICATEURS FINANCIERS....... 38 Conclusion du troisième Chapitre.................1........................................ Le Piliers 2 : surveillance prudentielle de l’adéquation des fonds propres......................................................................................1.............................................. Le Piliers 3 : Discipline de Marché et la Transparence............................. Dédicace ................... 41 Section 1 : L’essentiel de Bâle I................................................ ..................................................................................58 121 ....................................................... Limites de Bâle I : .......... La méthode notation interne fondation (FIRB) et la méthode notation interne avancée (AIRB)........................................................ 22 CHAPITRE 1 : LE CADRE CONCEPTUEL DES RISQUES DE CREDITS...................................................33 3..................................................................................................................................45 1.................... ................................................................................... 39 CHAPITRE 2: LES APPORTS DE BALE II ET BALE III DANS LA GESTION DES RISQUES DE CREDITS......................... 8 GENERALITES SUR LE SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN................. 41 1.......Table des Matières...............47 1..............55 1.......... 2 Remerciements .................................................................. ............. ......... 4 Abréviations.................. 3 Avant Propos ......... Le Pilier 1 : Exigence minimale de fonds propres................................................3..2............47 1................................................... ....................................................... ................ ........1......................................................... Approche standardisée à l’égard de fond propre ................................................................ Catégories du risque des crédits........................... ...................... Risque des crédits.................................................34 Section 3: Revue de littérature.... Ratio Cooke : Principes :.................................51 1... .............................................. 31 Section 2 : Typologie des risques .................................. ................................................................................... .................................................................................... Les facteurs déterminants du risque de crédit..................................................................................................32 2..............................................................43 Section 2 : Les Dispositifs de Bâle II.................................................................. .............. 44 1....................................................................................................

......... Les informations disponibles pour l'analyste : ..................... .......................................................................................................1............................... Bâle II et la tarification des Crédits Bancaires..... 1..........71 2................................................................................................................................. Les limitations géographiques........................83 L'étude des garanties ........................................................................ 84 122 . 2........ Phase 1 : L'entrée en relation :..................... .................. Bâle et la Titrisation des crédits : ................................................. 1......................................... Phase 2 : L'analyse de crédit : .....65 1....63 1........................................................1........................79 1... ............ ...................80 La clientèle professionnelle : ...............................81 1.67 Conclusion du quatrième chapitre : .....................80 Entreprise PME/PMI : ..1.....................5............................................. L’Implémentation de BALE III par les banques Marocaines................................................81 2.................. 2..................... 1... .....................................81 L'analyse de risque financier : ..................... ...................Prévoir un délai suffisant pour que le passage au nouveau régime s’opère sans heurts..........................................................................2.............................. Améliorer considérablement la qualité des fonds propres des banques .................1................... Les apports de BALE III suite à la crise de 2008...........Contenu de BALE III pour gérer les risques des crédits...........................4......3........................... 1.........................................................2............................................ 68 Chapitre 3 : TECHNIQUES DE MESURE DE RISQUE DE CREDIT AU SEIN DE LA BMCI Groupe BNP PARIBAS..............................................2..............................61 3.......................1........... .................................................................................61 Section 3.................................2.......................... 79 1....80 La clientèle des particuliers : .............................................1..................................................... 71 1.........Fortement relever le niveau de fonds propres exigé pour les banques.72 Section 2 : Les différentes étapes dans le processus de mesure et d'analyse des risques de cré ..............80 La clientèle de grands entreprises et Institutionnel : ....................................4..... ..........1...... Examen du profil du client :..1.....................................................66 2.............3Réduire le risque systémique... 70 Section 1........4....... Les différents Types de crédit Octroyés par la BMCI GROUP BNP PARIBAS............. 2..................... .......... 62 1............................ ........64 1.......... ..........2.......81 2................ 2................... Les Bases de la Gestion............................................................................................. Présentation de la direction d’octroi de crédit et de gestion du risque de crédit........................ 84 Notation de contrepartie .........3...........82 Evaluation des risques économique : ...................62 1............................................

............................................................93 Recommandations :............................ Phase 4 : Le suivi du crédit : ................................................. ....................... 104 Conclusion générale : ...................... Proposition de crédit..................... 110 Annexe ..................................... Etude de Cas: ................................... 108 Bibliographie ........... ............................... Phase 3 : La décision : .......................................................................................... 992 Section 3.............. 3.................................................. 119 Index Alphabétique ..........................................................................................1.......................................................................................................................................................... 992 4..............2......................................................................................3........................................ 120 123 .............................94 3............................................................................................................................................................................................................................ 91 La prise de décision..................................................................... ................................................................. 112 Liste des Figures......

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