Michelet, Jules (1798-1874). Histoire de France. 1-5, [Livres 1-5, 1-1461]. 1833.

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HISTOIRE

DE

FRANCE.

PARIS, IMPRIMERIEDE DUCESSOIS , Quai desAugustius, 55.

HISTOIRE

DE

FRANCE

PAR

M.

MICHELET,

PROFESSEUR SUPPLEANTLA FACULTÉ ES LETTRES, A PROFESSEUR D A L'ÉCOLE ORMALE, DELASECTIONISTORIQUE CHEF N H AUX DUROYAUME. ARCHIVES

TOME PREMIER.

PARIS. LIBRAIRIE CLASSIQUE DE L. HACHETTE, RUEPIERRE-SARRAZIN , 12. 1855

JE dédie et à ceux Je l'offre mes.

ce livre qui

à mes maîtres, ne sont plus. élèves devenus à mes surtout

à ceux

qui

vivent

à mes

maîtres

eux-mêà ceux qui

Je l'offre bien au »

critiques,

voudront le mettre science. scientia.

le corriger niveau des

le refaire, , l'améliorer, de la ultérieurs progrès et multiplex erit

« Plurimi

pertransibunt,

Mon livre est sorti tout

(la critique entier

la plus

sévère

en conviendra) Cependant

des sources

je dois beaucoup rains. C'est un bonheur

à quelques-uns moi devoir pour ou

originales. de nos

contempoc'est un de le dire,

leur ami pour mer les hommes auxquels le plus étroit, la parenté nion histoire de la pensée. de notre

de nomdisciple, il se sent uni par le lien la commuintellectuelle, leur la consciencieuse Sismondi, les beaux

L'immense, vénérable

VI récils m'ont vantage faits, avant sociaux obligations des deux Thierry, voilà les ouvrages qui ne dadois encore l'histoire des point faits mes serait jamais intérêt

Toutefois jamais quitté. à ceux de M. Guizot il a vu l'histoire son Cours une et intellectuels. envers des telle

je 1. Sous

idées.

Il n'existait

des grands analyse énumérer Si je voulais historien, la liste

l'illustre

Il en est une que je ne reconnaîtrai longue. du bienveillant selon mon coeur; je parle pris à mes travaux. qu'il a toujours Pour quoi cédé visage expliquer en des dire quoi deux sous je me écoles rapproche, qui m'ont

en pré-

je m'éloigne , il faudrait la méthode

historique.

de vue j'enquel point de Mais pour traiter

1 Je parle ici des écrivains qui ont embrassé l'histoire de France dans son ensemble. Je reconnaîtrai en temps et lieu mes obligations envers ceux qui ont traité avec un mérite supérieur, quelque partie de notre histoire politique ou littéraire. Je dois nommer entre autres les savans continuateurs des Bénédictins, et mes collègues de la société des Antiquaires de Normandie. J'aurai aussi occasion de dire tout ce que je dois à plusieurs savans étrangers , J. Grimm , Gans, etc. Le Manuel de M. Gieseler m'a été de la plus grande utilité pour l'histoire ecclésiastique. Je parlerai des deux autres et de quelques-uns de leurs compatriotes en tète de mon troisième volume. — Pour n'oublier aucune de mes obligations, j'en mentionnerai une de nature différente. Plusieurs de mes élèves m'ont habilement secondé, particulièrement MM. Monin, Duruy, Ravaisson. Le dernier m'a aidé avec autant d'intelligence que de zèle dans les notes , éclaircissemenset tables des deux premiers volumes. Voyezà la fin du deuxième volume les circonstances personnelles qui ont décidé cette publication.

sur l'ordre les races. général Elles romain. histoire finit et l'idéal avec du . dans l'emparler sa méthode. . les provinces. moyen-âge. origi- étrangères. le grand jusqu'à de l'ordre chie. par les victoires politique. Un mot il faut Qu'il avoir dise autorité. leur : sont unies. l'histoire . puis. Détermination VIII. commence de la papauté Philippe-le-Bel. Au second. Cette pé1300. moderne L'âge avec l'abaissement de Boniface Au troisième leurs nalité. Je laisserai s'il peut. consommé dans lentement par l'Europe la le progrès siècle le quatorzième de l'égalité et ouvrage volumes. aux institutions française. l'empire seulement Au premier volume. proclamé parte.VII la méthode. leur tendance vers l'unité riode avec féodale saint de notre la fin géographie monarchique. préparé par la Monarcouronné et de Bona- République. Aux quatrième et cinquième de cette nationalité depuis nos jours. avec le soufflet leur volume. avant Louis. dans mais non mêlées pire carlovingien. Je viens de résumer l'histoire civil. emprunts de la nationalité les institutions. mon livre.

C'est l'unité dont croissante la et la matière. la chaîne moins l'idéal 1ernovembre 1833. et de la religion. l'espace et la pensée. considérée et de provinces. . L'effort pas. Mais. national. par celle de la philosophie par l'histoire du droit et de la littérature. sa diversité de races formule tension loppement du drame est géographique. d'autre part dans un tissu dont du d'une dans part dans son exson dévetrame est le que dans chronologique. elle est éclaircie intérieure. dans mon livre. Tel est temps nous avons poursuivi. une pas moins qu'un de la France.VIII extérieure. si l'oeuvre ne l'est Ce est grand. récit et un système n'est .

CHAPITRE PREMIER. les irrite. où quand les motifs . s'informer d'autre et l'attaquent de front. les peu attire combat on veut. prompte et sans malignité. « LE caractère commun de toute la race gallile philosophe d'après que. I. ils sont touimportent 1 au . — IBÈRES. bout . PREMIER. — ROMAINS. par la ruse. Aussi. Si on au combat. on l'on veut.HISTOIRE DE FRANCE. c'est qu'elle est irritable et folle de guerre. LIVRE CELTES. du reste simple ils marchent ensemble droit à l'ennemi. dit Strabon Posidonius. sans à on en vient aisément chose. Celteset Ibères.

1 ..Klof.. rien encore rencontré eux. TolcrSs <7t/. semble. «Tel est main la cause de celui qu'on opprime de la philosophie sur la plus le premier regard et la plus des races huperfectible sympathique maines.arme d'autre n'eussent-ils que leur prêts. Peuple ils courent le monde à la main. w. par avidité que par un vague et vain désir brisant.oi. de ces Galls ou Celtes n'est d'abord Le génie autre chose que mouvement. attaque c'est par la guerre et se rapprochent que se mêlent les nations de guerre et de bruit. Forts de leur haute téraire.—Appian. lib. aux choses utiles .d\iypoi.. lib. vains. et conquête. faute de pouvoir encore.or. 462 : i„He j'Spûloç x«i a<r9p. n'ayant qui tînt devant Ils voulurent aller voir ce que c'était cet que ce conquérant de l'Asie. jours Toutefois et leur audace. mous. Alexandre. ce l'épée moins. corps blancs et blonds et d'ha. de voir. . V:. Sic. antiques. simples en et spontanés.. force par la persuasion. apud Scriptores rerum Francicarum. IV. è%z). Strab.y. de savoir. détruisant.vovloruyjtiiç. Ce sont les produire du monde enfans de grands naissant. 211. jovialité féroce. peu de force leine 9 . aisément en grande ils s'assemblent foule. I .i\ivy. Diodor. devant la face 2uv«7«vax1oûv1cf roîç àStxsîa-flai Soxoûaiv «e2 TWVcrWiov. de l'élan. volontiers sont prenant qu'ils 1.p%l. d'agir. amener sans peine ils se laissent litet d'instruction de culture ils sont susceptibles taille et de leur nombre. espoir immense.

ayant aperçu tout à coup celle d'Alexandre. c. il tonnait 3.otç SicàoipncàzrrJ i fzsvoi . 5 AElian. Long-temps même après la mort d'Alexandre .). ap. pour un peu de vin. Aucune un toit embrasé nation ne faisait meilleur marché de sa vie.aëovhj àpyvpwv r) ^puciov . y. .OT:lzi.: Â'). l. 3 Aristot. Strab.0i S'ÈV Qzàlpoi î.. VII. 6 Posidon. in Alex.v[ial«.. c. des flèches lui lançaient l'Océan même se débordait (3) s'évanouissaient l'homme il n'en ne les d'effroi 7. Athen. xv. sur une estrade rir. ciel ne tombe. npotjîiovl. XXIII.. et tendaient Leurs ne se terminaient banquets guère sur sans ils effrayait guère. ils ne et marchaient à lui l'épée à 1 Plut.avloïç ZTzminoi. ils montaient . . 96. se promenait un jour à Delphes . III. C'était d'honneur à rester souvent sous mais reculer .. il en fut tellement saisi qu'il frissonna de tout son corps . l. 1 : Ot Kûloi zspb. rai m<r1w<7Kp. Cassandre.Sovlz. ibid. à mous'engageaient argent.iroîç àvayxaiot.... On en voyait pour quelque qui. Que craiterrible ? Que le eut pas d'autre ré- refusaient pas le combat. leur point de ne jaà la main 4.£Voi Simv . quand et venait à eux. v. oi ùè otvov xspapuwv ùpiOp-ov rtva .v.. c. . III. XII. 13. 4 AElian.les rois duquel leur demanda gnez-vous.. Le ciel lui-même ponse. ils s'obstinaient 5.. c. Çiaujxai T« oopalci. l.. éV/a K7rav7w<7i Iv. distribuaient amis le vin ou l'argent. I'uy. dirent-ils 5. leurs boucliers. l. l. l.và ru. devenu roi de Macédoine. fù. UTTIIOI-/la()hl*. se couchaient leurs la gorge 6. Si . èni Ovp:wv xsîvlaf uapurrlàç oé riç |ty:t TOV luip-ôv àizo?. 10. Eudemior. et fut frappé d'un étourdissement.Et fzyjiïpu à ovpevoç. IV . de Morib. Aristot. et examinait les statues . .

— Caesar. bell.. y.ûdaç fipuyyloyoi . ment. des avec eux.Soyiy. Sic. IV. et chacun de voulait la presse des . p. R.ç ôp. — Je ne puis quitter ce sujet sans remarquer combien les anciens ont été frappés de l'instinct rhéteur et du caractère bruyant dès Gaulois. qu'un de commander le silence à marchât chargé l'épée la main sur l'interrupteur somma. ment 1 Posid. trab. IV. apud. Liv. V. l. Nata in vanos tumultus gens ( Tit. ut et viatores etiam invitos consistere cogant . IV. l. ils faisaient des marchés et des routes. bon d'entourer de le faire asseoir gré l'étranger.ai aiiiyuàriai y. lib.ai CT«VTe). Athen. de lui faire dire les histoires malgré insatiableCes barbares étaient terres lointaines.alà Se rà. y. l. c'était gutturale blées la parole à l'orateur au mique de maintenir lieu des Il fallait homme interruptions.wf rpxyyyoivoi' y. I. abondans ribles...« Se léyoïfleç h virepëolatç.au plus appartenait Leur être le plus brave..Si. c. IIoW. çwvatj fiapxinyoi. Scr. 2 Diod. Sicul. . à la troisième tion . brave 1. 0<7ov S iïypwtilov jnomaai TOIOIKOV. à la prise de Rome Les crieurs ). fr. IV. et burlesquement dans leur prononciation graves une affaire dans leurs assem3. Eial xai raï.ai Ta çroM. c'était plus grand plaisir. Gall.. infatigables. les avocats étaient souvent Gaulois. il lui coupait un bon morceau de son vêtede façon qu'il ne pût porter le reste 4.. 4 . publics. et mercatores in oppidis vulgus circumsistat. 30. 306... Eux-mêmes terparleurs solennels en figures. lib. . après celui de se battre. Diodor. et les forçaient de parler 2. Insuber.à KsvillopEVot avviy. id avides et curieux (4) la bête . 13.. les trompettes. La cuisse bataille. les enlevaient étrangers. ap. 5 : Est autem hoc gallicae consuetudinis. c..

durcis par la froissés. agriculteur. xat àvalaliy. lorsque. l'attaque. III. mineur. . laborieux. Àirêùiflai. 2 Il ne faut pas confondre les Ibères avec leurs voisins les Cantabres. du midi et du nord. de bonne race. Ces Ibères. La tyrannie des Romains a pu une fois guerre. virtutem bellicam et argutè loqui ( Cato in Charisio ? Je cite de mémoire). Pyrénées par les conquérans se trouvant eux gardiens des défilés . l. Voyez les Eclaircissemens. par des peuples plus puissans.oi . c. Voyez aussi tout le discours pro Fonteio. à côté des Galls . et même avant eux. pas avoir comme le goût des expéditions lointaines eux. — Caesar. génie attaché à la terre.(5) celle des Ibères. — Pleraque Gallia duas res industriosissimè persequitur. l. contrà Pisonem). comme Les Ibères ne semblent eu. et le blé 1..ai rt\paywZ-np-hoi. 20. dans les pousser un désespoir . mais géhéroïque a été celui néralement leur de la résiscourage tance le courage des Gaulois celui de 2. dont le type et la se sont conservés dans les montagnes des langue étaient un peuple d'un médiocre. Les Galls et les Ibères formaient un parfait conUne autre dans est. or. Gall. M. Sic lib. Basques. y. W. fragm. bell. poussées grèrent. mercator et proeco ( Cicer. paraît heure le midi de la Gaule. ils ont malgré été tant de fois traversés. Rien n'indique pour en tirer les métaux aient été aussi qu'ils primitivement belliqueux foulés dans les qu'ils ont pu le devenir. des émiaventureuses. . de Humboldt a établi cette distinction dans son admirable petit livre sur la langue des Basques. Diodor. 1 Strab. . IV. Des tribus ibériennes guerres mais malgré elles. IV.

.Tlrip. parleurs. 2 Diodor. V. rieurs.tvQtotçtjoïvavBéai y. Aureacaesaries llis. Les Ibères étaient chaînes dit Straen petites tribus montagnardes. I . ypâpaai TTCCVIOiïaizoîç SoivOto-fisvouf. . y. l.. Scr. Les Galls.rvïiovç ùÇioXoyovç.. 4 dans des plaisirs infâmes de l'ivro( la brutalité 1 Tpiyjvaç elloxiai y.. .ouç oeuyjîç ôloypvaovç . Sicul. 4 Diodor.ca ç>opoûo-f CTîpi Si TOÙJ avyjva.voïç $uùnu. — Athen. au hasard. Virgil. 7r). VIII : Virgatis lucent sagulis. VIII.îSaçDiodor. l. Sicul.u. chargeant membres blanches et leurs gigantesques poitrines dide massives d'or 3. comme gaëls leurs l'Ecosse 2. V :.aç. atque aurea vestis o . ap. l. l.ai roiiç fipayLo'Jaç if/i). qui. . AEneid. tùm lacteacolla Auro innectuntur. Xilâw. —Strab..apirovç y.ç p. l.l.évou. gers. AEn. Sicul. au cons'associaient volontiers en grandes traire. voyantes de le plaid des modernes et variées. orateurs avec tous et en tout. Virgil..). . — J'ai recueilli ailleurs d'autres passagesanalogues. se mêlant à l'aveugle par légèreté . entre bon . V : riepi rovç y.(6) de poil noir vêtemens avec leurs Ceux-ci.yovç paSûoilovç. 310. .h ^anlovç .. dissolus . Diod. guère par un excès de confiance dans leurs forces. ne se liguent elles. en grands dans de grandes campant villages plaines tout se liant volontiers avec les étranouvertes. . y.. visés familiers avec les inconnus.piy. IV.ai mvy. se roulant . 1 les coubottes de cheveux tissues et leurs Galls. hordes. xczi àvaÇuptuiv èmjtopirovvTeç Si <rà. êki Se ypvcov. . amis des couleurs verts de tissus éclatans.ai Oay. traste. Sùpay. fr. ou bien à peu près nus.

leur reprochent l'inceste. p. St. — Nous trouvons plus tard .-LIV. chirent les Alpes sous le nom d'Ambra(vaillans 3). fdem appartient TIT. 742. en Gaule pagne franCeux-ci en Espagne. frangere. Usser. 394. I. comme on disait au moyen-âge. 95. aux vaincus. 3 Voy. pagnons. — Voy. de Humboldt. epist.(7) gnerie aux Germains) les plutôt . 2 Ibériens des montagnes. La parole n'avait eux rien de sérieux. — Lanfranc . Malach. —Plin. c. Ils promettaient.. Il ne fallait se fier à ces joyeux compas trop Ils ont aimé de bonne heure à gaber. les Eclaircissemens. XIII. 1932. Le docteur Leland.) Les Ibères les pas de refouler ils franchirent ces monPyrénées. 713. noms de Celtibériens et de Lusitaniens les tribus Alors . sqq. Voy. l. I . et le pape Adrien dans son fameuxbref à Henri II . l. jusqu'aux sud-ouest et aux deux angles tagnes . Am. 94. Galls ne se contentèrent l. V. Hist des Gaulois . S. Anselme. » O'Halloran . 8. (Ridendo riaient. t. chez les Celtes de l'Irlande et de l'Angleterre . comme et en Italie. s'établirent nom . dit que les Irlandais regardaient l'adultère comme « une galanterie pardonnable. pour puis et tout était dit. — St. 2 d'Esdes Sicanes et des Li-gor ibériennes passèrent mais en Italie . toutes d'une qualités.Thierry. . sympathie tous les vices rapide. ou peut-être antérieurement.. Bernard. quelque trace des moeurs dissoluesde la Gaule antique. 14 . les Galls les attaquèrent. 10. syl. III. 3. c. Girald. 70. 1 Diodor. ils prirent se mêlant 1. Sicul. IX. l. Cambr. . W. in vit.. — Isidori originum l. de la péninsule sous leur propre nord-ouest les au centre.

qu'en Dans côte les montagneuse Sicanes jus- les Celtes les deux péninsules. étaient une idée sociale. aux Pyrénées extrémités. le corail des îles il s'informa des mines d'Hières. et poussèrent du Rhône Calabre et jusqu'en Sicile. aux tandis vaincus se maintenaient que les Ibères en Ligurie et en Sicile. précieuses que recélaient alors à fleur de terre les Pyrénées. par de nouvelles émigrations celtiques. d'Italie occuLes Galls-Ambra toute la vallée du Pô. la Macra. et dans la Bétique. par les Rasena dont l'empire fut plus tard resserré entre Etrusques. à la tête de la civilisation les Grecs et les Phéniantiquité. les Deux peuples dans cette haute ciens. principe de stabilité. il fallait qu'un ment venu du dehors. gallique. point nat fin de la côte des Gaules.(8). lui apportât un nouveau. il eût roulé long-temps dans le digènes. Tel était l'aspect du monde Cet élément. vainqueurs se mêlèrent des plaines avec les habitans centrales. achetant. dans paient et s'étendaient la péninsule l'embouchure du Ils Tibre. le Tibre et l'Apennin. heure. jusqu'à furent dans la suite. de Tyr allait alors les par toutes à chaque enlevant contrée ses mers. flux et le reflux de la barbarie élé. mou fut de bonne en et flottant. Italie et en Espagne. jeune. L'Hercule . altéré des inpar le mélange En Gaule . les Ligures sur la resserrèrent à l'Arno. ou soumis. Il ne négligea le greplus précieux produits.

tua dans (Nîmes ). elle rencontrait les déterre sans combat. montagne. élevé. — Gor. comme ailleurs. et conduisait d'Italie en Espagne sur ces premières . et des Carthaginois. Ces pierres en Provence. c'est par la Gaule et la Via Aurélia assises bâtirent que les Romains la Domitia. que Les Doriens de Rhodes la route aux Grecs.( 9 ) Cévennes et les Alpes 1. en basque. il aurait gnard suppléé ses flèches épuisées par une pluie de pierres. . frayer eux-mêmes succédèrent aux Phéniciens . ville . flottes des Etrusques grandes sur les côtes le plus sanguinaire qui avaient organisé en Sardaigne. entourée de puissantes tribus et ligugauloises riennes un pouce pas prendre qui ne lui laissaient Sur mer. Grèce. ne firent les Phéniciens Ici. 3 Alb . IV. III. traversait le Col de Tende. et finit Alpar s'établir. . Attaqué bion et Ligur mots monta( ces deux signifient 2 succombé si Jupiter n'eût ). il fonda la voie qui d'Autun). fonda Le Dieu vainqueur Nemausus le Rhône et la Saône. jetée si loin de la Cette subsista elle était Sur terre. et furent Ceux-ci fonde Phocée. remonta le brigand les son repaire Tauriske qui infestait Alesia sur le territoire Eduen et bâtit routes. l'étranger monopole qui commerçait 1 Strabon . de Humboldt. supplantés par les Ioniens dèrent Marseille. W. Il vint et revint. l. par miracle. par les fils de Neptune. dans la langue gaélique. la plaine couvrent encore de la Crau. (pays Avant son départ.

un tel rôle à l'humble reprendre à un peuple d'un une cité sans territoire. XVII : — Kapyji^oviovç Se xalaTrOvToùv. cap jusqu'au carthacolonies c'est-à-dire premières jusqu'aux Ils fondèrent Antibes Monaco . dans Am. Telle conduite fut toutefois la bonne étendirent leurs des Massaliotes persévérance qu'ils établissemens le long de la Méditerranée . 2apSà uupaiù. t. quelques Pendant du littoral la sienne celtique la civilisation commençait que la Grèce la Gaule du nord recevait méridional.( 10) aux Marseillais être noyé 1. Carthage. 1 . C'est une des parties les plus remarquables de cet excellent ouvrage. qui. Une nouvelle tribu . l'intéressante histoire de Massilie. Nice. et de B. sans tirer l'épée. commerçans Marimmense laissa une place en tombant. si riç xùv tévwv si. p. p. annulés états Carthage. par Rome.fjGiiiv . génie honnête et économe. celle des Kymry 3. Thierry.. II. 625). pas de à alliée de Rome. 3 Appien (Illyr. -r)èni çr)). j'ai essayé de montrer plus loin combienelle avait été exagérée. fut toujours et la eux.aç. . Agde . et Diodorc . civ. et Saint-Gilles. que mais il n'appartenait seille eût bien enviée. autres villes 2. Eaube. avec en guerre barbares du voisinage. vint s'a( Cimmerii?) Strab. . Ampurias. . depuis les Alpes maritimes Saint-Martin . des Celtes eux-mêmes. mais plus mercantile que poles au lieu de gagner et s'adjoindre litique. 1196. puis l'Etrurie. eurent détruite en une bataille par les Syracuétrusque tous les la Sicile. Denia. ginoises. — Quant à l'influencedes colonies grecques sur la civilisation de la Gaule. sains. 2 Voy. c. I. ils la marine la joie de voir. Tout réussit devait . l.

Les nouveaux jouter venus. Archaiol. disent que les Celtes étaient Cimmériens. principalement sur la Seine et la Loire. religion loin de la sans encore . V. Ils rattachent les Cimbresà la race germanique. pouvons que nous Galls. 309 ). Celle des Druides à traautant l'entrevoir ques. p.) — Les Cimbres juraient par un taureau. La religion sacerdotale. 80 . » Le mot argel veut dire souterrain. avaient une tendance morale l'imbeaucoup plus élevée . 1 Voy. — Plutarque ( in Mario ) fait entendre la même chose. V. race Toutefois le génie de cette était trop matérialiste pour que de telles doctrines leur fruit de bonne heure. 375 ). le prinl'influence des chefs militaires subcipe matériel. p. et dans les traditions fort moaltérées des Kymry dernes du pays de Galles . habitent des souterrains qu'ils appellentargillas. et ceux-ci des Kymry. avaient. était doute vers les sèches anciens indications des auteurs . dans les poésies des Kymry de Galles (W. moins indisils étaient ciplinables. qui s'établirent au centre de la France. . p. ce semble. — Plusieurs critiques allemands distinguent toutefois les Cimmériens des Cimbres. I. ils enseignaient mortalité de l'âme. — « Les Cimmériens. Les Druides y portassent ne purent la faire sortir de la vie de clan . des primitive vint remplacer kimrique que le druidisme une de la nature . et bien grossière forme systématique dans la suite put prendre qu'elle chez les gaëls d'Irlande kimri1. gouvernés par une corporation celle des Druides. dit Ephore ( apud Strab.(11 ) à celle des Galls. 152. . ( lib. Les armes de Galles sont deux vaches. plus de sérieux et de suite dans les idées . les Eclaircissemens.

l. c.( 12) La Gaule sacerdotale. goûter au pays de la vigne 1. Edues. p. se font un établissement l'Ouragan aux dépens Brixia et Vérone. étrusque. — Is-OMBRIABasse-Ombrie. 2 Is. viennent appelé des 5. et CharCarnutes et Cénomans Aulerces. sista à côté de la domination La ne fut qu'imparfaitement organisée. bas. assujétis.. Galls en Germanie le dont ils observaient autre guide que les oiseaux c'est un mari une autre vol. le nom de Is-Ambra 2. ios . Ces et ils le suivirent bon. I. — Plutarch. et. (peuples galliques les Etrusen Lombardie s'établissent malgré Berry). kimrique ne le fut pas du tout : elle échappa Gaule gallique elle aux Druides . Ambigat. V. inférieur. neveux voyages les conduit des Bituriges. . pour qui. par le Rhin. 31. d'Auvergne. (Manceaux sous un chef trains ensuite ).-Liv. c. et fondent Etrusques les Kymry. is-omques . de Vénétie. qui auraient sans Ils allèrent. Enfin jaloux 1 Tit. des conquêtes des Galls. Umbriens. insubriens. 43. — Tit. in Camillo. et prennent le de Galls . et Bituriges Arvernes . synonyme nom de ces anciens Galls ou Ambra. 35. à cette époque et de Sigovèse . fait Le vin leur parut du vin aux barbares. et en Italie. Thierry. V . Dans jatradition. 3 Selon l'interprétation d'Am. se venger. premiers émigrans de de Bourgogne. c'était briens. que les les Etrusques avaient Leurs frères. un aruns loux.. Liv. sur le monde. par les Alpes. déborda C'est les l'histoire place que du roi Bellovèse .

comme est le en présence dans ce la tribu a l'avantage. en attendant geaient majestueusement 1 Quelques savans ont même douté que leurs oppida. la cité D'abord ou Senagallia. mais la passent dans la vallée du Pô . . que les Etrusétaient étrandes mesurée. ques avaient gers à l'idée de la cité. champ dans l'Etrurie sont resserrés les Etrusques propreet les Gaulois les y suivent meat Ils bientôt. Voilà la tribu et clos de l'Italie. passent moustaches leurs colliers d'or sur leurs fauves. fussentautre chose que des lieux de refuge. de Ils furent Gaulois. gallique étrusco-romain. leurs l'Apennin. avec leurs bleus yeux . notions et religieuses n'étaient villages que de grands Mediolanum ( Milan ). il faut qu'ils ils fondent et l'Adriatique. ils viennent défiler blanches devant les épaules. dit Tite-Live. encore plus étonnés les vieillards voir aux portes des maisons qui siéla mort . Bologne ils s'établissent dans les villes plutôt Les Galls déjà fondées. dite. On sait qu'en les Etrusques leurs anciens enintervinrent pour nemis terreur livra Rome aux . Clusium Ils arrivent devant des . ouverts. et demandent cette occasion les Romains terres. celui de la cité. des Etrusques murailles cyclopéennes épouvantés. Le monde 1 le monde monde de la tribu . au temps de César. figurée d'après Leurs villes astronomiques.( 13 ) place aillent est prise jusqu'à les Alpes à leur tour. de trouver la ville déserte. et qu'une panique bien étonnés.

Romaine. assure la tradition la plus promoins Tite-Live ont préféré l'autre.. c. 21. pitole. ut tùm omnibus promissa erat.. on Long-temps après c'était sur le bouclier une en. de ces fiers resser la barbe d'un sénateurs. 1 Tit. 3 Aulus Gell. Manlius à l'insolent défié les Romains. dix-sept : arcem à la porte de Rome. dans mon Hist. V. Ce qui est plus sûr. à Tibur tèrent ans dans le Latium. c. imposé qui leur avaient de cadans sa jovialité un. Ce fut le signal de bâton répondit par un coup du massacre. . sa patrie par une vicvengea que Camille et massacra sur les ruines les Gaulois toire. 10.-Liv. M. 3. I. Les C'est du Romains (14) familiarisèrent dans cet intervalle belli. (torquis) qui avait une image populaire . C'est qu'auraient gallici de Valérius Corvus et eu lieu les duels héroïques des géans de Manlius contre gaulois.d'eux barbare. l. Torquatus : un corbeau Les dieux s'en mêlèrent sacré donna la victoire à Valérius arracha le collier . devenu voyait cimbrique la figure du barbare seigne de boutique. qui gonflait les joues et tirait la langue 5.. c. l. iram movisse dicitur. . même. IX. qu'ils c'est qu'ils resavaient faites. Papirius Gallo barbam suam. scipione eburneo in caput incusso. VII. s'avisa. qui 1. permulcenti.—Tit. liv. 1 Polybe et Suétone. 3. l.peu à peu avec ces d'abord . Tite-Live Tibur appelle 2. le Cadans enfermée La jeunesse. qui s'était et finit résista par payer temps. 1er vol. quelque se Gaulois immobiles figures les rançon bable.-Liv.

devait l'Italie sur l'emporter chassés du Latium.ixlop. c.alà xslàloç. heurtant à grand bruit de leurs chars de armés..ap. façon pas un des fils de ceux qui se qu'il ne resta vantaient d'avoir brûlé Rome 2. XXII. foëipùlalov èçi CTKV Talaliy.alà p.bvçû). et par suite celle Rome la domination et brutale du monde. Liv. l. nuèrent au mercenaires Ils prirent avec les Etrusservice de l'Etrurie.iiu. .ai y.i y. ils Romains. aï TEp\àyo. «TTÔ ra-ilrjç ivQiuç «7ro|uç-po0v7a( y.alafopàv y.. 1 . les masses des légions. pttàv é'yoxi(jtptèv upùlr/V y.ai-SE ptav . 167. I. la pénétrèrent reprirent du Capitole. 13. Toi? $vu. Gladii.ôy. fr. 1 Tit.ipo. guerre impénétrables opposant au terrible sabres qui ployaient pilum de mauvais au premier de l'histoire commune coup 1.oîç y.. r. — Polyb. part. à ces terribles et les Samnites.épaiov rt. 2 Flor. à leur tour chez les Gaulois. contimais comme les guerres. Les Gaulois. Il fallut de grands toutefois efforts aux rigèrent. de batailles ques et du lac Vadimon Sentinum à . C'est toutes Jamais ils ne se corles batailles gauloises... l II. Ils y montrèrent leur vaine tout nus contre combattant des gens bien audace. Gallis praelongi ac sine mucronibus. qui assurèrent de l'Italie. la Gaule.. apud Script.ov. vrai symbole de la race gaélique. et placèrent une colonie dans rançon à Séna sur le bourg des Sénonais vaincus principal Toute cette tribu fut exterminée. êwj av ur...i.alà zrtv TO crpÛTiîV lyoSov.( La cité 15) sur la tribu. et le dévouement de Décius. lib. . A la fin.oç y. de l'Adriatique.

Enfin saint Jérôme nous apprend qne l'idiôme des Tectosages était le même que celui de Trèves . Ausone ( de clar. 1 Voy. la promptitude et la mobilité des résolutions caractérisent également les Bolg d'Irlande. de la Belgileurs descendans Irlandais 2. quelques Kymry établis . midi. plus bas 2 La fougue. . Toulouse. indifféremment Volgoe ou Volcoe. Thierry. sont désignés par 5 le nom de Fir-Bholg. 131. de la mythologie la incessamment la vie1 . elle recevait par torrens du aux nations barbarie du nord. Notre où bout et déborde galloise. et ceux du midi de la France . elle Après l'invasion druidique ou Bolg. . urb. de Belgique et de Picardie (Bellovaci. jusqu'à et s'étaient jusqu'au en Languedoc sous les noms d'ArécomiC'est de là qu'ils ques et de Tectosages. ville capitale de la Belgique. gration ce vase Gaule était comme l'Asie (an 281). midi. prirent vers une leur chemin nouvelle. Narbo. pour la verser des Kymry. ). I . malgré les mélanges divers de races. Am.(16) doivent d'Italie des Gaulois Ces revers peutdans la part que leurs leur explication être trouver mià la grande auraient meilleurs prise guerriers et vers la Grèce des Gaulois Transalpins. ) témoigne que le nom primitif des Tectosages était Bolg : « Tectosagos primaevo nomine Bolgas. Bolci. Les manuscrits de César portent. dans les anciennes traditions irlandaises . à travers et les les Galls leur route percé que. etc. Belgae. Galls conquête Germains descendirent même.» Cicéron leur donne celui de Belgoe : « Belgarum Allobrogumque testimoniis credere non timetis ? » ( Pro Man. les les plus impétueux Ceux-ci. Les Belges . Bolgae. Fonteïo ). Kymry. avaient. Volci. des Belges l'invasion avait subi guerrière comme des Celtes.

puis entre pyles et l'Isthme. X. l. Cette nuée alla s'abattre sur la Macédoine. si serrée de nature. puis en Thessalie. Rome. mais les Kimro2 I. ou nourris d'un meilleur la t . Le dieu défendit il suffit d'un son temple. leur retraite. car le nouveau brenn fit égorger dix mille hommes qui ne pouvaient soutenir la marche . Grèce La n'y entrait qu'on guère impunément. —S'il y avait des enfans qui parussent plus gras que les autres.. mais il conserva la plus grande partie des bagages. et orage. brenn.—Après le combat. de vin pour mettre Gorgés et de nourriture. — Diod. buvaient leur sang et se rassasiaient de leur chair. qui se fortifiait s'était brisé en Grèce Alexandre. de brûler leurs chariots pour faciliter leurs dix et d'égorger mille blessés'. p. et vinrent passèrent la roche sacrée échouer contre de Delphes. Pausanias. envahirent avec succès la Thrace Les barbares et la Macédoine . Puis il 1 Ses derniers avis furent suivis pour ce qui regardait les blessés. . ils étaient déjà vaincus par leurs excès. entrer et vous trouver Vous pouvez pris en Macéles Thermodoine. les Gaulois. Le monde de la cité anen Italie par les progrès de. est faite comme un piége à trois fonds. dans l'invasion de Grèce . y firent d'épouvantables . 650. Sic. les Grecs donnèrent la sépulture à leurs morts . Leur ou chef. leur recommanda. de villes et de moneux tagnes. ravages les Thermopyles encore . des quartiers de roches les assiégés que roulèrent les Gaulois en déroute. 870. Une terreur les saisit dans propres panique la nuit.( 17) avec la vallée du Danube. tique. depuis cette petite Toutefois Grèce était si forte d'art et si dense. XXII.

Bosphore et dans les montagnes de Troie. 648. à Delphes : « Locupletes Deos largiri hominibus oportere.. 1 aux à piller et à rançonner mineure . ils jetèrent au vent les cendres des rois de Macédoine. D'autres Gaulois de eurent Trocmes et Tolistoboïes. et attaqua les défilés. . il se porta en avant d'Héraclée . l. dans Ils se jetèrent du Bosphore. Le roi de Bithynie Nicomède. plus sages. de l'Asie-Mineure.l. 619. à défaut de ceux-ci. ex. — « A Egée.. X . XXXVIII. les Tectomêlés de Germains. 16. non loin du les voilà établis sur les ruines Cimmérien. Diod. XXIV. au lever du soleil. et de se tirer de tant de montagnes jamais purent d'une difficiles au milieu population passages acharnée. achetèrent on le secours intéressé et funeste. remarque un écrivain ancien . —Lorsque le brenn eut connu . ni..( 18) les siens ne Mais et se poignarda.. aucun prêtre de sa nation. succès au-delà des sucdes querelles cette grande Asie. p. aux Tolistoboïes. Voilà nos Gaulois Egée. plein de mépris pour elles . « sans avoir consulté sur le succès futur de la bataille . ou qu'ils servissent de pâture aux bêtes fauves et aux vautours. Trocmes. avec peine et les villes grecques qui se soutenaient le secours des contre les Séleucides. Plut. l.. Thierry. dès le lendemain. XIII. eos nullis opibus egere . le dénombrement des troupes grecques . comme Gaulois. c. par les rapports des transfuges . 1 Tit. au milieu cesseurs d'Alexandre. ut qui eas largiri hominibus soleant. le midi. Ces hôtes terribles se partagèrent l'Asie vit bientôt. au berceau retournés des Kymry.-Liv. » Justin. — Le brenn dit. aux Tectosages. passim. Pausan. Val. les côtes de la mer l'Hellespont. Pyrrh. s'inquiétant peu qu'ils fussent enterrés.— Strabon. Am. 6. X. p. aucun devin grec » Pausan. l.. but d'autant Galls n'envoyèrent aucun héraut redemander les leurs ..

II. aussi liv. — La vigueur des Liguriens faisait dire proverbialement : Le plus fort Gaulois est abattu par le plus maigre Ligurien. de Louis-le-Jeune.. scutum ligusticum. comme on sait 1. qui travaillaient aux carrières . et ils eurent à mal. races agiles 2. l'homme des surtout. 2. Voy. Liv. Le gaulois guerre Autarite fut un des chefs révoltés. Pyrrhus et des succès aventures avortés. Strabon. cherchant fortune. Les Romains leur empruntèrent l'usage des boucliers oblongs. 3. et Qui veut un courage aveugle du sang à bon marché. Voy. Rome des embarras de Carthage et de profita des deux l'entr'acte accaguerres puniques pour bler les Ligures et les Gaulois d'Italie. Ragon. IV. cachés au pied des Alpes. peuples moins guerriers que brigands. grande part cette horrible des Mercenaires. Pendant se gorgent et s'engraisque ces Gaulois sent dans la molle Asie. qui mettaient 1 Elle en livra quatre mille aux Romains. 35. 16. « Les Liguriens. Diod. dans des lieux hérissés de buissons sauvages à trouver . étaient plus difficiles qu'à d'hommes et infatigables vaincre . qui suffit à tant mées et de guerres. trad. prolid'arfique et belliqueuse nation. Tous les successeurs d'Alexandre ont des Gaulois. l. XLIV. s'écartaient . les autres vont partout. XXXIX. 2 Florus. de M. entre le Var et la Macra. en a aussi Carthage dans la première Elle les paya guerre punique. Diodore de Sicile et Frontin. V. Leurs femmes . achète des Gaulois. III.( 19) où les Français mèneront la croisade tant de siècles sous le drapeau de Godefroi de Bouillon et après. 39.

1er vol. IV. Thierry. III. leur laissant les désarma. le peuple de avaient essayé d'armer pour s'emparer d'Ariminum la colonie romaine . contemporain de Varron . » quae sunt et vera minùs meminêre. Diod. Leur mécontentement fut porté au comble par une proun instant quand les douleurs de l'enfantement leur prenaient. surtout celui des armes. de ce terrible le souvenir le peuple événement ne s'était effacé chez les Gaulois. Polyb. commerce avec eux. de leurs profondeur Décéates . . Les Liguriens conservaient fidèlement leurs anciennes coutumes . par exemple. parle dansle mêmesens. Histoire des Gaulois.. » Nigidius Figulus. point At et Gall 1. Deux rois des Boïes (pays de Bologne). On les appelait Capillati. Pluen guerre tôt que d'entrer contre les Boïes Rome. . et après l'accouchement. — Caton dit dans Servius : « Ipsi undè oriundi sint. Ingaunes. des mouvemens lieu Rome. Voy. mendaces. II. et Posthumius plaine. » un demi-siècle que Rome avait exterminé Depuis des Sénons. Améd. la dans les fit descendre Bébius leurs repaires. dans les historiens grecs et latins. Euburiates . elles revenaient au travail. . ils avaient appelé des Alpes des Gaulois d'au-delà mercenaires. illiterati. les deux chefs et massacrèrent tuèrent leurs alliés. 1 Atiset Galatus. celle de porter de longs cheveux. incendia Fulvius Enfin le consul armes domaines. leurs à peine labourer du fer pour (238champs 233 avant J. inquiète qui avaient chez les les irrita en défendant tout Gaulois. Strabon . exactâ memoriâ. Salyens montagnards aux long-temps échappèrent Oxibiens. C).( 20) et la fuite de leur confiance dans la vitesse leur Tous ces farouches retraites.

21 ) du tribun Flaminius. aux au milieu même de Rome. pas pris l'offensive . Gaulois. les Ligures étaient dans la ligue. ( . peuple des Gaulois. qui se mettaient volontiers à la solde des riches tribus de l'Italie. Mais les Venètes. tous les peuples menacés se croyaient par une effroyable également boeufs. Les Romains. les Gaulois avaient pris se trouvait du sol de Rome. Il demanda position que les terres sur les Sénons conquises depuis cinquante ans fussent enfin colonisées et partagées au peuple. les livres sibyllins. s'alarmèrent de cette Le sénat fit consulter ligue. les Céépuisés. hommes armés de gais ou épieux. des Gaisda. On crut détourner en enterrant ce malheur tout vifs deux un homme et une femme. Les Boïes et les Insubres et Milan) restés seuls. accompli contrée de cette l'Italie entière . et l'on y lut avec effroi que deux fois les Gaulois devaient de prendre possession Rome. instruits de tout par les Cénomans. qui savaient d'Ariminum par la fondation tout ce qu'il en coûtait d'avoir les Romains pour se repentirent de n'avoir voisins. furent (Bologne des Alpes. et voulurent former une ligue entre toutes les nations du nord de l'Italie. dans le marché De cette manière. d'au-delà des Gésates obligés d'appeler . On entraîna à force gauloises d'argent et de promesses leurs chefs Anéroeste et Concolitan. Les Boïes. nomans secrètement vendus aux Romains. ennemis refusèrent d'entrer slave. et l'oracle possession La terreur de Rome avait gagné ou éludé.

Les Gésates. se tinrent s'il le fallait. qui se trouvèrent face des deux côtés à la fois. les auraient si la seconde armée ne se fût détruits. le passagede Polybe dans le chap. Les chefs gaulois invasion d'or qu'ils aprelevés les drapeaux de leurs temples solennelleils avaient les immobiles. mille soldats1 prêts à suivre. garder les passages des en conduisent Apennins qui Mais déjà les Gaulois Etrurie. Ils firent 1 Voy. et à trois journées de Rome Crai(225). laboureurs garrottés troupeaux ils emportaient sous le fouet. Ils entraînaient faisaient . réunie à la première. juré pelaient ne détasoldats à leurs ment et fait jurer qu'ils montés avant d'être cheraient pas leurs baudriers tout sur leur passage. d'être entre enfermés la ville et l'armée. marcher jusqu'aux de l'Italie la population Toute des maisons. étaient au coeur de ce pays. débarqua près du camp des Gaulois. déjà ils s'étaient tirés jusqu'à la hauteur du cap Télamone. une troisième maine . meubles se leva spontanément centrale et méridionale pour et sept cent soixante-dix un pareil arrêter fléau. V du second livre de mon Histoire romaine.(22) lire avaient de Barbares. . au Capitole. lorsque. tuèrent six mille hommes aux Romains et ils qui les poursuivaient. les gnant Barbares revinrent sur leurs pas . Ils s'éloignèrent alors pour mettre leur butin en sûreté re. qui revenait de la Sardaigne. Des trois armées devait l'une romaines. enfermés. hasard armée ropar un étonnant . qu'ils . les aigles de Rome.

Les Boïes ayant été soumis par suite de cette victoire . le l'avantage ne frappait sabre gaulois et il était de que de taille. alors qu'il ouvrit victoire C'est signalée. Le fois. II. n'en voyait aucun de chaînes. t. 1 Polyb. . et du tumulte dés du bizarre spectacle que présen« Outre tait l'armée barbare. Il y avait encore chose pousser quelque dans la contenance et les gestes de ces d'effrayant aux premiers corps gigantesques qui se montraient sans autres vêtemens on rangs. Thierry. qui ne cessaient de hurlemens. liv. se placèpar bravade. et entrèrent s'il n'eût fougueux péri. une foule de cors et il s'éleva de trompettes de sonner. tout à coup un tel concert que non seulement les hommes et les instrumens. 243.( 23 ) mirent bas tout vêtement. le pont vaincre gale. et leurs rent nus au premier rang avec leurs armes Les Romains un instant furent intimiboucliers. qui ne l'aimait était illépas et qui prétendait que sa nomination ou mourir. p. Flaminius y aurait trompé ce qu'il se troules Barbares par un traité. . jusqu'à vât en forces. il voulut rompit derrière sur les Insubriens une lui et remporta les lettres. mais la à l'envi terre même et les lieux d'alentour semblaient des cris. si mauvaise au premier trempe. I. des donna armes gauloises aux Romains. — Am. de qui ne fût paré » L'infériorité colliers et de bracelets d'or. les légions le Pô pour la première passèrent dans le pays des Insubriens. qu'il pliait coup 1. Rappelé par le sénat. que leurs armes.

sous elle les Gaucroit tenir Tandis que Rome arrive et voilà lois d'Italie terrassés. et le brenn Virdumar. initio. malgré. que de se soumettre les débris de leurs cent douze tribus se levèrent en masse et allèrent s'établir sur les bords du Danube. fallut trente ans de guerre et la trahi(201-170). à Cannes. romaine. Il tua en combat à Jupiter consacra opimes réduits dit sur était un brave soldat. isolé d'eux il ne peut plus se mouvoir. 2 Ibidem. son des Cenomans. singulier Férétrien les secondes dépouilles furent Les Insubriens Romulus). Ils ne s'en battent poussent l'épée à Trasymène.(24 où le sénat dieux. parti. les revers elle remue encore d'Hannibal. bien Hannibal pas moins avec le sang des Gaubatailles gagne ces grandes lois 2. consommer la ruine des pour Boïes et des Insubriens et Milan). Son lui présageait ) une défaite de la part des successeur. les marais d'Etrurie : les Numides les gré. qu'Hannibal en tira bon Le rusé Carthaginois les relève. . dans les reins i. Il les place au premier leur fait passer bon rang. toute l'Italie Alpes. Il Hasdrubal. se trouve lorsqu'il dans le midi de l'Italie. jusqu'aux Marcellus. qu'après sous sous Magon. (depuis s'étendes Romains et la domination (222). Cette Gaule italienne était si vivace. 1 Voy. sous Hamilcar. Une fois qu'ils lui manquent. II. Encore (Bologne les Boïes émigrèrent-ils plutôt . mon Hist.

tandis Philippe que. il tiendrait la foule qui veil traita venant . les obscures des Boïes et des Insubriens. Les Gapeuple qui eût pu y renouveler un siècle. pensée contre eux que la moindre pas qu'elle n'employait de ses forces. Ils voisins ils levaient des sur lesquels entassé les dépouilles avaient de l'Asie-Mineure dans leurs retraites du mont Un fait caOlympe. années de suite. et non-seulement mais il nait des villes et des campagnes voisines. le seul Avant de sortir de l'Asie. s'y depuis étaient enrichis aux de tous les peuples dépens tribus. Rome dé- clara solennellement était aux que l'Italie fermée Gaulois. et le faste de ces barbares. il lui suffit les successeurs de toucher du doigt d'Alexandre pour les faire tomber. ce arrêter et retenir les voyageurs faisait jusqu'à se fussent assis à sa table. Ce fut assez de deux partie légions renverser et Antiochus pour . on envoya les pendant plusieurs deux contre les deux armées consulaires consuls. Un ractérise l'opulence de leurs chefs ou tétrarques publia que . pendant à tout table ouverte une année entière . dernière et terrible Cette lutte eut lieu les guerres de Rome contre et pendant Philippe Antiochus. elle abattit la guerre. qu'ils eussent les Galates la plupart d'entre Quoique . établis en Phrygie lates.au confluent (25) de ce fleuve et de la Save. Les Grecs alors s'imaginaient qu'ils la grande étaient ils ne savaient de Rome. peuplades Rome roidit ses bras contre la Gaule et l'Espagne.

. avec le sabre habitués à combattre Manlius des cailloux. autres où Sextius fonda la colonie Sextiae. avec des armes de trait. guerre Rome avait besoin maîtresse de l'entrée ocd'être cidentale de l'Italie les Ligures du qu'occupaient côté de la mer. c. 1 . vainCe n'était fussent pas assez que les Gaulois si les Rocus dans leurs colonies d'Italie et d'Asie. leurs trois tribus Tolistoboïes. ne se puis celles dont Marseille la terre aux Marseillais. Ils y furent appelés en les Grecs de Marseille. — Tit. Thierry. III. . l. toujours avec les Gaulois et les Ligures du voisinage. partageaient d'une les Edues. LX. n'opposaient guère que alliés de enlevées aux leur fit rendre les terres et au brigandage. ce foyer des mains la Gaule. (Trocmes. epitom. auxquels et la lance. Elle donna et garda les postes celui d'Aix entre militaires. 2. Am.-Liv.( 26 refusé de ) Manlius le préteur secourir Antiochus. Deux vastes confédérations ce pays. — Florus. Elle attaqua les tribus dont Marseille se plaignait. l. par leurs alliés. ne pénétraient dans d'abord invasions barbares. nous verrons part peuple que uni avec les tribus des Carplus loin étroitement Voy. les Gaulois. 164. II. d'Aquae De là elle regarda dans les Gaules. plaignait pas 1. leur imposa l'alliance d'Eumène qui devait les contenir. attaqua leurs dans et les força montagnes Tectosages). de renoncer les obligea Rome.

part. les autres. Marseille titre d'alliés romain. Les Edues virent avec plaisir le Les Marseillais et leur obtinrent s'entremirent. etc. 169. soumis à l'influence de la civilile parti sacerdotale. . des Senones. Ursin. sation et de l'Auvergne . attachement Les clans alors réunis sous étaient d'Auvergne un chef ou roi nommé se Bituit. trale. à son côté se tenait pourpre chantant la gloire du roi . les Arvernes et les Allobroges. Thierry. . était environné l'ambassadeur. et amis du peuple avait introduit dans le midi des Gaules. autrefois resserrés dans les montagnes l'invasion par kimrique.( 27) des Parisii. Les premiers semblent être. sont les anciens Galls . montagnards des Alpes. main. l'invasion romaine. 1 Am. . les Romains cenles Édues leur ouvrirent la Celtique ou Gaule et plus tard les Remi la Belgique. vêtu. II. d'autre nutes. Ces montagnards invincibles. par intervalles celle de la nation arverne de l'amet les exploits bassadeur i. Fulv. mais redevenus barbarie prépondérans par leur même et leur à la vie de clan. Bituit aux généraux croyaient envoya romains une solennelle réclamer ambassade pour la liberté d'un des chefs prisonniers : on y voyait sa meute tirés d'énormes royale dogues composée à grands frais de la Belgique et de la Bretagne . Appian. superbement d'une de jeunes éclatans d'or et de cavaliers troupe la rotte en un barde. les gens de la plaine. les Kymry.

paisiblement Paul. sufficereposse jactaret. Les Arvernes pourtant mais ils furent cent mille. ne lui servirent sa meute de combat pas de granddeux étaient seuls chose. ses sujets. des Alpes. Les consuls qui suivirent rent qu'à pousser entre Marseille vers le couchant. adèo cum parvo exercitu occurrit. ut Bituitus paucitatem Romanorum vix ad escam canibus. Les Romains ne voulaient dans plus que leur influence les Gaules de leur ancienne alliée. dépendît Ils s'établissaient dans ces contrées. Narbo-Martius.. en avait dit avant Bituit des Romains. Oros. Narbonne. Fabius. quos in agmine habebat. et les Arvernes Ils s'acheminèrent (années 120-118). à l'entrée et fondèrent presque de l'Espagne une puissante colonie. amphithéâtre. à l'imitation de la métropole. Le proconsul Domitius restaura n'euet l'appela domitia. voyant de mes gions : « Il n'y en a pas là pour un repas chiens 1. Ce fut la seconde colonie romaine hors de l'Italie (la première à Carthage). effrayés par les éléphans la bataille. l. . avait été envoyée Jointe à la mer par de prodigieux elle eut. en léresserrée la petite armée romaine. vers les Pyrénées.. son Ce fut la sénat. s'assurant ainsi de la porte la voie phénicienne.. travaux. V. son capitole. et la rivale de Marseille. son ses thermes.. Rome gauloise.(28) avec la précide Rome se hâtèrent Les ennemis sur vaincus et furent séparément gallique pitation et de Bituit Le char d'argent les bords du Rhône. » les déclara Rome mit la main sur les Allobroges.

faillit tout et l'Italie clysme emporter. pénétrèrent de trois cent mille guerriers au nombre . et leur laissèrent. Ils Baltique. In oppida compulsi. 77. ils retrouvèrent Au nord de la Gaule. parvenus leur 1 Caesar. Mais la une partie en dépôt dit-on. des chariots.. un général romain leur interdire l'Italie.(29 ) comme un cataévénement imprévu. grossirent Tigurins (Zurich) dans la Gaule. milles . affamée sur fut dévastée. Bell. se mirent à descendre vers le midi. Tous ensemble horde. les principales populations. et tourné Ombriens ou Ambrons. libr. Les Barde chair de se nourrir essaya au bord du Rhône. centrale Gaule brûlée. lorsqu'un du globe. il existait pourtant. ac inopiâ subacti. dit-on. c. de la fuyant. vieillards. aux portes avaient toute de battu. eorum corporibus qui aetate inutiles ad bellum videbantur. Ce monde barbare Rome avait que rembarré dans le nord d'une si rude main. Gall. leurs fasuivaient dans femmes et enfans. le tordans les villes pour laisser passer réfugièrent à une telle réduites et furent disette. humaine 1. Gaulois et Allemands. qui voulait les Alpes par l'Helvétie dont le Norique. qu'on rent. VII. ils avaient des frères dans la Bologne Germanie. vitam toleraverunt. tribus d'anciennes cimbriques. de leur butin. et Tughènes leur (Zug). elle-même. des campagnes Les populations se passage. Ces Kymry avait exterminés à qu'elle et Senagallia. ravagé l'Illyrie. et TeuKymry un débordement devant tons. . apprirent que bares.

et ajournèrent le passage des Alpes. Sa réponse hardie les mit en fureur. Dans leurs ils s'avisèrent débats. et l'armée son lieutenant. et l'un d'eux le perça de son épée. Les Gaulois unis aux CimTectosages de Tolosa. tué . Les Barbares voulaient franchir Ils agitaient seulement si les Romains les Alpes. Servilius dans la ville et la saccagea. bruyans d'interroger Scaurus. celui des mines des Pyrénées. de l'autre l'Empire les frontières romain. non loin du lac de passa sous le joug des Helvètes. bres par une origine les appelaient concommune. vices. défendre fut Cassius. des terres. Scaurus. Lés paroles de Scaurus furent le salut de peut-être l'Italie. ou exterminés. au magistrat ils dirent germanique. La marche des Cimbres fut trop lente. d'un du midi les frappa du grand respect Empire foi de la race avec cette simple bonne superstitieux. qui vint ensuite fut pris. pillage celui que la piété des Gaulois clouait dans un tem- ( 30 . passa le Rhône. ils Toutefois. en Illyrie. dont ils avaient déjà rencontré L'immensité en Macédoine. Silanus. Cépion pénétra L'or et l'argent du rapporté jadis par les Tectosages de Delphes. réfléchirent. Silanus se battraient volontiers répondit pour sern'avait fièrement que faire de leurs que Rome Le consul et se fit battre. Le consul C. leur prisonnier. tre les Romains dont ils avaient secoué le joug. de la province. ils M. la province. que si Rome leur donnait elle.) c'était encore côté du fleuve. P. enhardis Genève. en Thrace. seraient réduits en esclavage.

Il insulte les députés rément. c. pesant cent mille d'argent. que celle de Cannes. il n'échappa. . que dix hommes. Tous ceux qui avaient finirent et quand funeste on voulait misérablement. tira. Cédit-on. à lui. 16. collègue et combattre veut camper sépapar la naissance. Aurum argentumque in flumen abjectum. et camps même l'or et l'argent. Oros. l. les Cimbres se répandirent sur toute l'Espa1 Paul. ramassèrent les armes. mille mille esclaves ou valets de quarante d'arsoldats. en Cépion cent dix mille livres d'or et dit-on. Il dirigea ce trésor sur quinze et le fit enlever sur la route par des gens Marseille. avaient fait ple de la ville. De quatre-vingt tombera entre leurs mains. voyaient solennellement aux dieux tout ce qui dévouent reur. on disait D'abord d'un inférieur jaloux Cépion. un homme dévoué à une fatalité désigner implaca: Il a de l'or de Tolosa. Les Barbares ils tuèrent dans les deux ment leur serment. dans la Province De là.. V. Ce brigandage ne touché cette proie profita pas. les chevaux dans le jetèrent Rhône 1. à l'autre bouillans de fuCeux-ci. ou jetait de Tolosa la plus riche ville des Gaules. aussi terrible Cette journée. enque les Barbares consul. tinrent religieusepion fut des dix.(31 ) dans un lac voisin.. tout être vivant. ble. leur ouvrait l'Italie. mée. qui massacrèrent l'escorte. La fortune de Rome les arrêta et les détourna vers les Pyrénées.. cqui ipsi gurgitibus immersi.

passer en Italie les Alpes Marius. pas moins que l'homme un des en qui tous les Italiens voyaient d'Arpinum. pour Rome. le peuple. à nommer un autre consul ne put se décider que Arrivée dans la Province. En même il accablait les Tectosages temps. le seul à leurs pays de l'Occident qui eût encore échappé Mais la difficulté de nourrir une si grande ravages. les Ambrons et les Teutons. il endurcit d'aMarius. Pendant qu'ils contre les briser (32) le reste des Barbares les attendait . contre presqu'aussi comme farouche terrible aux siens qu'à l'ennemi. pour rassurer Ce dur soldat.et vont se ainsi le temps perdent et l'opiniâtre courage montagnes Maavait appelé Rome épouvantée des Celtibériens. Les Cimbres et les Tigurins tournèrent et le Norique par l'Helvétie . barré par les sables. et l'armer unanimement l'Italie leurs. bord ses soldats travaux. tandis dans la Gaule. par un chemin plus devaient sur le ventre aux légions de direct. maripénétrer par que gne. ans que l'on atPendant un dieu sauveur. et permettait aux navires d'éviter l'embouchure du Rhône. qu'il allait combattre. les Cimbres fut. Il leur par de prodigieux la Fossa mariana. ni même tendit les Barbares. fit creuser ses comqui facilitait munications avec la mer. quatre le sénat. Enfin ceux-ci se dirigèrent vers l'Italie. Il ne fallait rius de l'Afrique. et s'assurait de la fidélité de la Province avant que les Barbares se remissent en mouvement. multitude les obligea de se séparer. les Barbares.

et cependant ce qui se passait dans leur camp le jeune Sertorius. avec leur taille leurs farouénorme. pour faire plus vivement taille à ses soldats. il n'avait pondre que. l'impatience envoya il savait des siens . 1 Florus. défiaient les Romains : par mille outrages rien à dire à vos femmes? N'avez-vous disaient-ils. . pendre. un de auprès vint jusqu'aux ces géans du nord du camp portes lui-même. souhaiter la baMarius. Un jour. l. gauchemens. habituer les siens à voir ces Barbares . retranché d'abord d'Arles. avait placé son camp sur une un fleuve. qu'à le Teuton et comme il lui s'aller insistait. Leur ches. III. par qui paret se mêlait à eux sous l'habit lait leur langue. Marius leur refusa obstinément la Il voulait bataille. Rex Teutobochus. yeux leurs armes et leurs vêtemens bizarres.( 33 times et ) aux bords du Pô. Le général lui fit réMarius provoquer s'il était las de la vie. défilant devant les retrantrophées. il était plus haut que les Les Barbares. roi Teutobochus franchissait d'un saut et quatre même six chevaux mis de front 1 . lois. quand il fut conduit en triomphe à Rome. quaternos senosque equos transilire solitus. Ainsi il arrêtait un gladiateur. près puis sous les murs d'Aquae Sextiae (Aix). 3 I. Vous êtes colline sans eau qui dominait vous aurez de l'eau pour des hommes. retrouver les Cimbres Dans le camp d'où il les observait. nous serons bientôt d'elles. leur dit-il.

Un corps de trois mille Romains les prit par derrière. le brûla en l'honneur des dieux. répétés dans l'âme même des fleuve. de leur sang. champ la putréfaction. un temple à la Victoire. leurs vignes des os de morts. par leur courage. l'armée le donna Quant à Marius tout entier un sacrifice solenqui.(34) en effet bientôt aux du sang. emportés rivière et furent écrasés dans son lit. elles s'armèrent pour déet elles et leurs enfans. Les Ambrons. et décida leur défaite. au butin. l'épouvante portaient Le surlendemain. Marius les attira vainqueurs. devint célèbre engraissée Les habitans du pays n'enfermaient. les femmes des Ambrons . d'amis Toute la nuit les Barbares leurs morts avec des hurlemens pleurèrent sauvages des montagnes et du par les échos qui. Romains repar leurs cris de guerre qu'ils faisaient : un mugissement dans leur bouclier tentir comme ! Les Romains Ambrons ! Ambrons vainquirent du camp par ils furent mais repoussés pourtant. Les Ambrotraversèrent la Teutons. L'église . le nombre des Barbares pris ou tués fut de cent mille. Une pyramide fut élevée à Marius. après nel . La vallée. par sa fertilité. Le n'étayaient qu'avec de Pourrières encore le village rappelle aujourd'hui nom donné à la plaine : Campi de putridi. fendre leur liberté frapdu haut de leurs sans distinction chariots paient ni d'ennemis. par à une sa cavalerie nouvelle action. Selon l'évaluation la plus modérée . Le combat s'engagea du fleuve. seuls bords qui étaient d'abord étonnèrent les dans cette première action.

Thierry.. In Venetiâ . contrée. la belle et molle vaincre aux douceurs laissèrent tout était nouveau le pain. La pyramide subsista siècle . ne les voyaient de Catulus Les soldats qu'avec terau milieu des glaces. Le vin. et paschers. pour du midi sous le soleil ces Barbares 3.. Hi jàm (quis crederet ?) per hiemem. ayant dans passé les Alpes Nola vallée de l'Adige. ils fondaient 1 Am. Ils entassèrent des romis s'amuseraient toute une forêt par-dessus. et jusqu'au quinzième Pourrières avait armoiries le triomphe pris pour sur un des bas-reliefs de Marius dont ce représenté monument était orné 1. Tridentinis jugis in Italiam provoluti ruinâ descenderant. reur se jouer. Les Cimbres pas que derrière des TeuEn attendant l'arrivée à les poursuivre. à travers les précipices Alpes général se croyait en sûreté derrière méthodique. 3 Ibid. quo ferè tractu Italia mollissima est. qui remplaça reçut une procession anfrançaise ne s'était jamais interrompu. quae altiùs Alpes levat. Toùf Bupsoùç rsXaiûç CmoliBévlsç roîç cùuamv. Plut. III c. ne songeaient le Pô. p. Il pensait couvert que les ennepar un petit à le forcer. jetèrent et ne s'arrêtèrent s'enfuirent Les Romains sèrent.22. la Révolution jusqu'à dont nuelle. c. l'usage de le temple. nus. et se du ciel et du sol italiens. des Gaul. ils jouirent tons. Catulus. 2 Florus. presque sur leurs boucliers du haut des et se laisser glisser 2. de. les Cimbres. ipsâ soli coeli- . Cependant étaient descendus riques. 3. l. 2e v. Hist. l'Adige fort.(35) Sainte-Victoire. 226.

dit-il. forte de quinze Leur mille cavalerie. Qnpiuv yoëipàv yào-p. pas bien de partir Les Cimbres demandé les captifs. Ad hoc panis usu carnisque coctaeet dulcedine vini mitigatos. Il son collègue..enet sous l'action plus énervante core. Marius. Au commencement. hommes. gner du temps — Laisles Teutons. de joindre Marius eut le temps des Cimbres. pour troisième près de Verceil. donné qu'ils les Cimbres éternelgarderont de le menaçaient (36) de la civilisation : Ils sont ici. disaient-ils... Plut. . la poussière et les rayons l'ennemi ardens d'un soleil de juillet. L'infanterie des Cimbres formait un énorme dont les premiers carré. l'aile où se tenait cru voir fuir la cavalerie Marius. répondit Nous leur en avons Et comme lement. sez là vos frères. était effrayante avec ses casques de à. c.. à tourner de manière Marius s'était contre placé le vent. Le camp et l'armée barbare occupaient une lieue en longueur. ayant quel jour et en quel lieu il voulait combattre pour savoir à qui il leur donna rendez-vous le serait l'Italie.. res pour nous et pour nos frères ils ont des terres. d'oiseaux 1.aci. des députés gareçut qui voulaient des ter: Donnez-nous. loyotç urspuloïç. rangs liés tous ensemble étaient avec des chaînes de fer. ayant que clementiâ robur elanguit.. 37.voir. jour dans un champ.. chargés muffles d'animaux et surmontés d'ailes sauvages. des Teutons l'arrivée il ne serait et il fit amener sans les saluer.

. l. vitam sibi reservarent. plagas 1 Florus.). présens symboliques attelés de guerre . dérision. —Florus. voyant reçue avec ennemie. in Mar.. ut si inviolata castitate virginibus sacris ac diis serviendum esset. blable aux vagues d'une mer venait se immense. que l'infanterie . c. elles supplièrent qu'on et qu'on les donnât aux prêtresses ropour esclaves maines du feu 2 (le culte des élémens existait dans la Germanie). y. avjayoïvio-aaBai roîç Ptapafoi? TÔy. poussière. les femmes et les enfans Restait le camp barbare. vivendum. anla comassez à la vierge devenait nonçaient qu'elle des périls de l'homme. ( 37 ) à sa poursuite. 27. leur promît de les respecter. Tacit. Oros. étaient unis pagne qu'ils à la vie et à la mort (sic dans une même destinée.et s'égara dans la semennemie.a. V. nec referunt Elle les aut exigere illoe numerare pavent). 2 Paul. C'est à son épouse sic pereundum.. le coursier ..ai r'o-i nîiov. et alors tout se perdit dans une nuée de poudre. 16. Consuluerunt consulem. àtrli7ou. III. III.avp. 3. revêtues d'habits de deuil. ses blessures après la barapportait que le guerrier vulnera taille ( ad matres et conjuges . c. leur prière Puis. Kovtoploû àpBhlo. Le mariage Les des les boeufs noces. —Plut. chez ces peuples était chose sérieuse. D'abord. missâ ad Marium legatione. libertatem ac sacerdotium non impetrassent. s'élança tandis elles pourvurent elles-mêmes à leur liberté. Quùm . l. briser sur le centre où se tenaient Catulus et Sylla. des vaincus. les armes . La poussière et le soleil méritèrent le principal hon1 neur de la victoire (101). c. l. .

gladiateurs. qui devaient elle crut à son éternité. il fallut les exterminer leurs cadavres. à Rome image populaire dès le temps de Torquatus. elles les étranglèchirent leurs enfans par la mort. aux cornes coulant de la horde Les chiens suite pour se faire écraser. comme en l'honneur de Bacchus ou de Jupiter.(38) car la mort ne desans pâlir. Cimbris caesis.. affrandes Cimbres les femmes D'abord Siegfrid. chariots. c. vait Ainsi. cimbrique synonyme le génie Toutefois Rome point ne sentit héroïque de ces nations. Ainsi s'évanouit cette terrible apparition Le mot dans l'Italie. Romulus et après Camille. défendirent 1. la détruire un jour . les sondait comptait. furent distribués aux villes comme esclaves ou dévoués aux combats de publics. fit ciseler Marius sur son bouclier la figure d'un Gaulois tirant la langue. Canesdefendêre. qui avait jeté tant d'épouvante resta de fort et de terrible. domus corum plaustris impositas. par un noeud enet les piquaient des boeufs. Le peuple le l'appela troisième fondateur de Rome. VIII. des sous les roues ou les jetèrent rent s'attachaient Puis elles se pendaient. l. Les prisonniers put qu'on faire sur les Cimbres. point de se brûle sur le corps Brunhild scandinaves. On faisait des libations au nom de Marius. 40. enivré de sa victoire sur les Barbares Lui-même. . les poèmes dans les séparer. à coups de flèches du nord. Plin.

u. l. etc. populus Romanus accepit per ipsos. II. 7.( 39 ) du nord et du midi. — Plut. 1 Valer... sur la Germanie et sur les Indes à plus que dans cette Africaines . 12 : Videtur meruisse. — Vell. c. in Mario. III. — Florus.. III. Deos. Paterc. l. ËuSoûpicVot u. — Sallust. 3 : Tàm laetum tamque felicem liberatae Italiae assertique imperii nuntium. Jug.. bu après sa victoire des Indes 1.ai 1 roïs 6ïoîf . ne buvait coupe deux Bacchus avait anses. p.ai yuvaixûv ly. 421 : oî croW. xai Mapiu Szi-xvavy.ai ^otêÂs àn-hpyo-flo. : Ex eâ tempestate spes atque opes civitatis in illo sitae.tlà craiSwv y. olxov. selon la tradition. l. si credere fas est. ad calc.<fioiy. ne ejus nati rempublicam poeniteret..oi yliclnv TE Pwur/f rpiio-i ÈXEtvov ri tùqyôpEuov . où. Max. ccpiK . c. c. B.

théâtre.( 40 ) CHAPITRE II. Elle devait avoir atteint tout son toute sa maturité dans le siècle développement. Thierry. . dique qui commença l'invasion et fraya la voie au romaine. Examinons avec quelque détail cette druireligion la culture morale de la Gaule. — Druidisme. C ]. Etat de la Gaule dans le siècle qui précède la conquête. qui en fut le principal Les Kymry-Teutons étaient barbares trop pour avec les tribus s'incorporer gauloises que le druidisme avait déjà tirées de leur grossièreté primitive. de l'invasion CE grand événement Cimbrique fort indirecte sur les destiinfluence n'eut qu'une nées de la Gaule. 1 Les détails suivans sur la religion druidique sont tirés textuellement de l'excellent ouvrage d'Am. prépara christianisme. — Conquête de César [58-51 avant J.

— P. 24. déesse Génie Bibracte. Ce culte grossier le temps.. . Spon. les forces de la nature. Tertull. c. des Ardennes. et cité des des Arvernes. confess. Grut. p. esprit du tonnerre déification des Vosges . lieux et des tribus. ces phénoeurent leurs génies. Grut. . pierres. c.Pen2. II. . c. les plantes Heus ou Hesus à la guerre 3. l. le dieu Tarann. . . —GENIOARVERNORUM. . Apolog. — VOSÈGE. il en fut de même des mènes. V. p. avec particulier Kirk 1. 5. élevé et généralisé. 16. 2 TARANIS. en fontaines. XXI. Strab.Inscr. —NEMAUSUS. p. 169. — ARDOINNE. fr. aient d'abord adoré des que les Galls des phénomènes. Scr. 94. Inscrip. chez les Helvètes . De là.. ap. le nin. le terrible fut. De là. Aventia. l'influence politique avait du moins diminué. l. le moteur du monde.. 111. arbres. 38. l.. 3 Dans un bas-relief trouvé sous l'église de Notre-Dame de Paris. rer. Tarann devint et l'arbitre le Dieu du ciel. Le soleil. Grut. Vosège. de Glor. c.. Lucan. vents. 110. des agens de la objets matériels. c. —BIBRACTE.Posidon. l. p. 5. fit naître salutaires et présida à la médecine. Oros. chez les Arécomikes. Serm. Quaest. celle de l'âme humaine et générales de la société furent aussi déifiées. nat.. carm. — BELENUS. 17.. Auson. l. Greg. Inscript. Arduinne. sous le nom de Bel ou Belen. des Alpes. — Senec. Ces êtres.. V. ap. en ..qui précéda penchait-elle des Druides Il semble (41) la conquête de César. Turon. même peut-être vers son déclin . — PENNIN. nature : lacs. Édues . append.. — AVENTIA.. 18. IV. Grut. Nemausus (Nîmes) etc. I. Reines. I. 24. Teutatès au commerce 1 Maxim. Tyr. Par un degré d'abstraction de plus. etc.

c. —Caesar. Val. à demi-nu . O'Halloran. une cognée à la main . . VI. soumise à la domination romaines. Diodor.( 42 ) euet la poésie même et à l'industrie. l. l'éloquence Herrent leur symbole dans Ogmius 1. d'or et d'ambre qui sortaient c'était différences de légères On voit qu'avec 2. et 2 Voy. voy. . Marc. l. Tolland. blance se changea en identité. . A ce dernier et de peines souse dogme de récomest 1711. 1 L'écriture sacrée des Irlandais s'appelait Ogham. ràç ipu^àf xac TÔV y. c. cruellement son sacerdoce. lie. Strab. II. 197. 306.. et favorisé honoré Alors le polythéisme par gaulois. après à des chaînes lui des hommes attachés par l'oreille de sa bouche. Gall. c. l. l. p. et le genou gauche appuyé sur un arbre qu'il coupe. on voit Hésus couronné de feuillages. c. 3 Caes. et l'esLes Druides que la matière enseignaient de l'univers sont prit éternels. Max. 9. Mela. 2. etc. 14. l. III. kfBàplo-oç \iyovat. l. Amm. Bell. tandis que le druidisme. qu'enfin à la métempsycose rattachait l'idée morale l'âme humaine 4. l'eau mise et du feu 3. XV. VI. lorsque eut subi quelques de Rome. .ai û§wp. c. V. que la substance variation des reste inaltérable sous la perpétuelle de où domine tour à tour l'influence phénomènes.ai roûp y. Val. La ressemet des Romains des Grecs l'Olympe la Gaule. Max. II. Caesar. p. des idées années l'influence seulement. dans celui de l'Itales empereurs. dans les Collectanca de rebus Hibernicis. . trine. furent proscrits. IV. c. I. 14. VI. et Vallancey Beaufort. l. armé comme et entraînant cule de la massue et de l'arc. 17. l. 9. finit par se fondre sa docses mystères.oa/iov èirtxpalr]atiii 8s croîs y.

VI. 2. l. . 44. III. c. elles portent un caractère profondément indigène. Plin.. infernale de ce peuple.. 2. l.. l. . c. XVI. La médecine du dieu Pluton sur la magie. Aux funérailles. Mela. Le mythe du castor et du lac a bien l'air d'être né à l'époque où nos contrées occidentales étaient encore couvertes de forêts et de marécages. Il fallait fondée que était uniquement cueillir le Samolus à jeun et de la main gauche.. Leur sorciers astronomes médecins. d'épreuve L'âme de bonheur. un monde y ses habitudes. toutes récentes qu'elles peuvent paraître. ils étaient deux notions vie future d'une combinées de la métempsycose du système la base faisaient ne se bornait leur science pas Mais de plus métaphysiciens . l. 2 Diod. . III. 2. Val. l. ses passions. c. là . les éclaircissemenssur les traditions religieuses des Gallois et des Irlandais. 1 Lucan. c. conservait son identité. aux Romains mesuraient le temps que les Gaulois cet et non ils expliquaient par nuits par jours. c. Max. l. Voy. Mela. on brûlait des lettres que le mort devait à d'autres morts 2. V. et sa usage par l'origine druididescendance 5. p. c..(43) de transmigrails considéraient les degrés penses. 13. 4 Caes. l. l. humaine comme des tion à la condition inférieurs Ils avaient même états et de châtiment. I. Ces et des Druides. c. à la fin du volume. 18. 306. Souvent lire ou remettre dans à rembourser même ils prêtaient de l'argent l'autre vie 3. VI. physiciens 4. 5 Caes. et surtout se composait ce qui fit dire année de lunaisons. II. 9. 3 Mela .. un autre monde 1. III. l. J'ai rapporté ces traditions.

. Qualesoletsilvisbrumalifrigoreviscum Fronde virere novâ. un vivant du symbole de l'immortalité. 44. vie. la plante est le lorsque et que ses longs rameaux ses plus visible. XVI. . comme la plante. les Druides le fameux 3. On le cueillait en hiver. le sans on l'arrachait jamais employer gauche. VI.l. dogme à l'époque de la floraison. Plin. universel. XVI. Et croceofoetuteretescircumdareramos. c. . c. habillé qu'on partait nu-pieds. 11. feuilles et les touffes de ses fleurs. l'arracher allaient où les bestiaux dans même les réservoirs 1. d'un linge qui ne devait fer. enlacés jaunes à l'arbre seuls de la dépouillé. c. Autre cérémonial pour qu'une la panacée. on se baissait avait aperçu par son bras sous droite et glissant la main hasard. comme Mais le remède veine. l. 44. AEn. Ils semé sur le chêne le croyaient par une main divine. puis on l'enveloppait la verservir fois 2... au milieu C'était le sixième de la lune jour que le gui de-1 Plin. de leur arbre sacré avec dans l'union et trouvaient la verdure éternelle du gui. — 2 Ibid. VIRG. c'était de la sélage à la récolte On se préparait par des de pain et de vin . XXIV . 3 Omnia sanantem appelantes. leurs maladies contre un préservatif boire . quod nousuaseminatarbor.(44) de et le jeter de terre sans le regarder. c'était l'appelaient gui. on offrande ablutions et une sitôt de blanc. l. verts. 4 Plin. présentent l'image d'une nature morte et stérile 4. l. .

Cet oeuf prétendu parait n'avoir été autre chose qu'une échinite. aposté à cet effet. 2 Plin.. et s'éloigne à toute bride . on l'éprouvait en le plongeant dans l'eau . l. Il fallait l'enlever à une certaine époque de la lune . l. times. saute sur un cheval qui l'attend. XXLX. vent à leur Mais nul ta2. et avec leur salive . car il ne fallait touchât la terre 1. c'est alors qu'il faut s'en emparer avant qu'il ait touché la terre. car les serpens le poursuivent jusqu'à ce qu'il ait mis une rivière entre eux et lui. et tranla racine de la plante chait d'autres Druides que recevaient dans une saie blanche. mythologies rénovation dont le serpent était l'emet l'éternelle blème.) un en robe blanche vait être coupé.. c. Durant l'été. ils l'élèvent et le soutiennent en l'air par leurs sifflemens. et d'ouvrir un libre ( 45 Druide . des vicIls fabriquaient aussi des talismans. Un homme . quoiqu'entouré d'un cercle d'or. monune serpe d'or à la main. pour la première l'avenir Les Druides le vol prédisaient d'après et l'inspection des entrailles des oiseaux. on voit se rassembler dans certaines cavernes de la Gaule des serpens sans nombre qui se mêlent. ou pétrification d'oursin de mer. jointe à l'écume qui suinte de leur peau. reçoit l'oeuf dans un linge. comme d'ambre les chapelets que les guerriers portaient sur eux dans les batailles. 44. s'il surnageait. XVI. c. produisent cette espèce d'oeuf. tait sur l'arbre. retrouve souet qu'on côté dans les tombeaux. il avait la vertu de faire gagner les procès . s'entrelacent. Alors on immolait pas qu'elle blancs dont les cornes deux taureaux étaient liées fois. s'élance . Lorsqu'il est parfait. 44. Ces idées lisman d'oeuf n'égalait l'oeuf de serpent l'oeuf cosmogonique et de serpent des rappellent ainsi que la métempsycose orientales. 1 Plin. dit Pline.

. imposait ne ici la prêtresse lois bizarres et contradictoires. La dre. l'avenir dévoiler qui l'avait pouvait qu'à l'homme à une virginité là elle se vouait perpéprofanée. A Séna (Sein) était l'oracle célèbre des neuf vierges terribles apSènes du nom de leur île 2. et le vendaient à très-haut prix. ailleurs. l. liées à l'ordre leur des Leur institut les prérogatives. c'étaient des époques venaient visiter leurs maprescrites. de leur demeure elles qui. Les Druides le portaient au col. l. 2 Galli Senas vocant. XIV. 2. 1 Plin. de l'archipel des tempêtes armoricain. Pour avoir le pelées droit de les consulter. s'agitant. les cheveux en désornues. teint de noir. . fussent nul homme n'osait Quoiqu'elles mariées. c. elles prédisaient vaient assister le corps des Nannetes à l'embouchure de prêtresses la Loire.(46) étaient affiet des prophétesses Des magiciennes en partager sans mais des Druides.. 5. Annal.. richement enchâssé. frénétiques habitaient des écueils au milieu plupart sauvages. elles guérissaient incurables et faisaient la tem. il fallait être marin et encore avoir fait le trajet dans ce seul but 5 . dans des transports 1. a de longs Quelquefois toutes à des sacrifices nocturnes. Mela. à approcher . Tacit. tuelle. l. — 3 Ibid. habitaient un des îlots de ce fleuve. III. Les accès auprès des rois. pête. elle était astreinte mariée. XXII. Ces vierges connaissaient l'avenir les maux . quoique ces femmes decélibats. c.

et de la couleur de l'abondance de son membres. couronnées de lierre et de vert feuilet reconstruire abattre le toit de leur temple. Dionys. ris sur le continent. s'arrachant des bras de commençait elles à leurs leurs couraient et époux. lage. et sqq. quelque ses compagnes se précipitaient sur elle perdue. 2. p. ils assimilèrent aussi aux orgies de Samothrace d'autres orgies célébrées dans une île voidruidiques sine de la Bretagne les navigateurs enten3. l. des convulsions de ses dans laquelle elle tombait. 198. nacelles. dans l'intervalle d'une année. p.—Dionys. 1 Strab.. (47) Parties . les recevoir. . avec d'horribles la déchiraient. . 198. Chaleur solitude regagnaient elles devaient. d'où des cris furieux daient avec effroi de la pleine mer. des cymbales barbares. sur de légères conduisaient ellesbarques qu'elles la nuit elles passaient dans des cabanes mêmes. perieg.de l'île à la nuit close. et le bruit La religion avait sinon du institué. v. Les Grecs crurent çà et là ses chairs sanglantes dans ces rites retrouver le culte de Bacchus. 565. et semaient cris. 2 Ibid. à force de rames 1. IV. l. d'elles laissait Si l'une tomber à terre par malheur chose de ces matériaux elle était sacrés. perieget. druidique et maintenu les sacrifices moins humains. adopté la victime au-dessus du diaLes prêtres perçaient leurs et tiraient de la pose pronostics phragme. peripl. que nuit à l'autre. 3 Fest. —Strab. mais dès que l'aube pour préparées à paraître. IV. Avien.

308. l. jusqu'à dards 1. l. L'ordre inférieur était celui des distincts. . 3 Ainsià Toulouse. Interprètes des Druides nomie. puis exploits venait le sacerdoce des dit.ai yvcrioloyot. dans quelquefois l'intérieur sur elle. dans clouaient Elle comprenait trois Un mot sur la hiérarchie. 5 Derw (cymrique). pleuvoir et de une nuée de flèches la mort. spécialement à la religion. Ces horribles flamme Ils jetaient souvent par des dons votifs. Strab. p. p. IV.Marc l. ou hommes des chênes 5. c. 198. V. Ovates chargés du culte et de la célébration extérieure de la partie Ils étudiaient les sciendes sacrifices.— Diod. et de dans des flots de fumée bientôt disparaissait étaient sans doute offrandes 2. étaient le 1 Strab. l. ou les d'or et d'argent des lingots les temples 3. VI. XV. . ibid. Souvent d'hommes vion le remplissait osier ou en foin. remplacées dans les lacs . V. acte civil ou religieux ne pouvait aucun s'accom4. . p.. colosse élevait un en aussi on la divination. Diod.. l. 16. Dair (gaëlique ) : chêne. 308. c. Deru ( armoricain ).plus haut. IV. proprement composé Les Ovates étaient et des Druides. ces naturelles l'astroappliquées (48) à des poteaux ils la crucifiaient ou faisaient des temples. plir sans leur ministère Les Druides. 197. et tout une torche un prêtre allumée. 2 Caes. Voy. y jetait vans. l.sang. p. 4 Ovàrziç hpoiroiol y. etc. . 9. ordres dans leur mémoire les géBardes qui conservaient et chantaient des clans. Amm. Strab. sur la rotte les néalogies nationales des chefs et les traditions .

siégeaient Là sans doute et rendaient leurs jugemens. on y accourait de toute des provinces les plus éloignées.. Les Gaulois dispersés 1 Diod. dans un lieu consacré le point qui passait pour central la Gaule . 2 CES . IV. Ce n'était ici comme en pas d'ailleurs une population sur une étroite Egypte agglomérée étaient dans les forêts. quelquefois il fallait apprendre de mémoire toute science sacercar ils n'écrivaient du moins dotale. jusqu'à où ils purent se servir des caractères l'époque grecs 2. En eux résidaient Théologie.. p. morale. rien. mêlée de sévères au fond des bois épreuves. 308. ou des cavernes. part des membres à agir devait le rendre peu propre puissamment sur le peuple. l. l. et la science.. de l'ordre semblent s'être voués. VI. c. Marc. XV. des Druides était électif. Les Druides sortaient au milieu alors de leurs du solitudes. p. c. durait vingt années. légistoute était haute connaissance leur privilation. 9. 4 . V. l. 197. Anim. L'ordre tion . 1 4. L'initialège 1. ligne.couronnnement la puissance (49) de la hiérarchie. L'assemblée la plus solennelle des Druides se tenait une fois l'an sur le territoire des Carnutes. n'eût pas été affaibli même le druidisme Quand la vie solitaire à laquelle la plupar ces divisions. Il n'était veiller au maintien pas de ce chef rare excitât la guerre que l'élection civile. Strab. peuple le Druide ils choisissaient suprême. l. qui devait de l'institution.

que les députés des Allobroges furent au moment d'engager leur patrie dans la conjuration de Catilina. Le druidisme lui échapElles isolées. Une grande partie de l'Aquitaine suivit l'exemple de l'Espagne. espèces milieu de cette vie de guerre. que Cicéron trouva le moyen de faire absoudre ( Voy. 1 Sur les révolutions de la province romaine. deux ordres en Gaule. Autun). seulement vigueur comprimer. c'est Saint-Bertrand de Comminges. etc. qui couvraient et guervie barbare d'une des hasards au milieu n'eut pas assez de prise sur ces rière. populations heure. à Narbonne (an 75 ). les Druides et les que Les Druides étaient Cavaliers les plus (equites). disséminées. Voy. Am. Le principal agent des violences du parti de Sylla en Gaule avait été un Fonteïus. Ainsi lorsque César envahit blait convaincue s'organiser pour d'impuissance Le vieil esprit de clan. Rheims. le druidisme que la avait . nones des Édues. L'Aquitaine fut réduite par Pompée. Mais tous les cultivateurs étaient et César pouvait dire : Il n'y a serfs. comme les Carnutes des Rhèmes. voy. certaines clientes les Sedes autres. mon Histoire romaine. et réunit tous les bannis qui infestaient les Pyrénées dans sa nouvelleville de Convenoe ( réunion d'hommes rassemblés de tous pays). de bonne pèrent elle semla Gaule1. à Biterrae ( Béziers). et se déclara pour Sertorius .(50) leur sauvage dans les marais pays. c'est de la Gaule que Lépidus envahit l'Italie. Il y fonda des colonies militaires à Toulouse . . repris sorte de différence des forces avait établi une étaient hiérarchie entre les tribus . Sens. La Gaule romaine eut tant à souffrir. d'asiles Des villes s'étaient au formées.. Thierry. ( Chartres. Mais le parti de Sylla l'emporta. l'indisciplinabidevoir semblait lité guerrière. le Pro Fonteio ). elle-même. entre Marius et César.

Au midi. 2 Id. 25. remuant Rome du fond de la Belgique. De toutes pour les tribus alors l'étranparts. et toutes les Arvernes secrétaires à la fois. Le druidisme les deux Bretagnes. à s'exiler maître» pour revenir L'Italie était il épuisée. marchant à la tête des légions nos fleuves Gaule. passim. peuple druidique . Ce chaos barbare et belliqueux de la Gaule était une superbe matière un tel génie. un (51) Druide des Édues qui appela les J'ai parlé ailleurs de ce prodigieux et des César. gauloises appelaient dans affaibli semble avoir dominé ger. 45. in J. suit si nibil aliud ageret. septenas. fanée avant l'âge licat de Rome. Cas. traversant à la nage. . étaient dans la clientelle . Plut.faibles. 4 LesCarnutes ( Chartres ). c. epistolas tantarum rerum quaternas pariter librariis dictare ... ibid. ou bien à cheval entre les litières où ses étaient dictant six lettres portés. Sublimitatem omnium capacem quaecoelo continentur. 1 Sueton. exterminant sur son chemin deux millions d'homla Gaule. et domptant et l'Océan du nord (58-49). l'Espagne indisciplinable. en dix années le Rhin mes 3.. fallait la Gaule asservir le monde. VII. motifs décidé à quitter si long-temps qui l'avaient Rome pour la Gaule. cet homme dépar les débauches et épileptique sous les pluies de la 2. 3 Suet. sed proprium vigorem celeritatemque quodam igne volucrem.. Onze cent quatre-vingtdouzemille hommes avant les guerres civiles. de la Seine et dans les bassins les et de la Loire 4. J'aurais pour voulu voir cette blanche et pâle figure 1.. Comitiali quoque morbo bis inter res gerendas correptus est. quatre. — Plin. Fuissetraditur colore candido. .. C'est Romains.

Ainsi dès-lors les Séquanes. VII . du peuet des chefs ou des Druides temporaires se trouvaient ple des villes 1. non solùm magistratus creari vetarent. c. comme électifs. . 1 Caes. Legibus AEduorumiis qui summum magistratum obtinerent. liés avec les Carnutes et le Parisii. excedere ex finibus non liceret. ibériennes gépopulations à leurs chefs héréditaires. I. 1 . la favorisant de clan . des clans. VI.. appelèrent de grand des tribus la Germanie au druidisme. ou des chefs dité.. VI.. qui creatur annuus et vitae necisque in suos habet potestatem. A la tête de la seconde à la tête de la première. 33. quàm se in multitudine.. p. vivo utroque. liv.( 52 ) étaient de l'Aquitaine. sed etiam in senatu esse prohiberent.i^ovlai. quùm leges duo ex unâ familiâ.àlliçai rapiyjïai râv ùiiwv P y. celle de l'hérépartageaient celle de l'élection. et arrêtaient les Edues qui leur fermaient commerce leur de porcs 2. opprimés ). B. étrangères de Rhèmes ( Rheims ) Les Senones ( Sens ). Caes. — L. 2 Strab. qu'en résister au vieil esprit libre dans les grandes d'une formation population du moins étaient les chefs ou patrons dont villes.r. 7. tous les états gaulois . l. commençait l'opposition de ta Bourgogne ( Edues ) et de la FrancheComté . Vergobretum ( ver-go-breith.. Gall. ut non minùs haberet juris in se ( regulum? ) multitudo . c. Esse ejus modi imperia . fidèles restés néralement n'avaient les Druides Dans la Celtique pu même.. avaient été vassaux ou cliens des Edues ( Autun ). gaël.op. Les Séquanes par ( Sequanes la Saône. et passim... c. homme pour le jugement ). lib. V. les Arvernes et les Edues.v y. comme peut-être aussi les Bituriges (Berry ).psûv kç TIJV i>p. deux factions Ainsi les Druides. et passim.. . 192. 16. c. — L. dôïv ai y.alay.

qui était avec celui de divitiac blement identique que César chercha son lui donne comme nom propre. l'assistance du sénat 1. enrichi Dumnorix. s'était le monopole à la tyrannie au petit des villes et aspirait . pays à Rome. mais ils traitèrent mal encore les Séquanes les plus qui avaient le tiers de leurs . le sénat à s'unir Helvètes obligeait probablement avec Arioviste. I. les Edues. peuple il se lia avec les Gaulois une helvétiens. avaient fait depuis trois ans de . par puissans parmi il se faisait donner dont et les péages les impôts rendu cher de gré ou de force . Ces qu'on barbares ne demandaient Ils passèrent pas mieux.(53) du nom nommait commun de Suèves. . Edues et SéAlors. épousa à quitter et engagea ce peuple ses Helvétienne. pour Il se rendit moins des libérateurs barbares. l'usage germains. vallées stériles pour les riches plaines titre vraisemblaL'autre Druide. Mais le chef des Suèves envoya et trouva le moyen de se faire donner aussi le des L'invasion imminente titre d'ami de Rome. et leur imposèrent un tribut. le Rhin. cherchèrent quanes. De divin. battirent les Edues. rapprochés par le malheur. ils leur prirent appelés selon des conquérans et terres. qui et implora avait appelé les Edues et amis du peuple roparens de son côté. de la Gaule. frère. . sous la conduite d'un Arioviste. d'autres secours Deux frères étaient toutétrangers. ils en voulaient encore autant. Ces montagnards 1 Cic. main.

de au nombre ils étaient femmes et les enfans. leur fallut donc vallées du s'engager par les âpres le pays des Séquanes. les En comptant Romains. à l'occident. entre des ennemis et des alliés César. qu'en grand et se combattre venaient se rencontrer laquelle Cimde l'ancien les nations toutes Galls. rent qu'il et le poursuivirent à leur tour. César qui leur barra le chemin. trois cent soixante-dix-huit de la prole chemin barrassant leur faisait préférer à l'entrée. emCe cortége mille.( 54 ) voulaient bien qu'ils voyait qu'on préparatifs. la Saône. à jamais s'interdire cents et leurs douze villes . Ils y trouvèrent vers Gevince romaine. bres. et les amusa nève . vaise de vivres par la mauet l'extermina. attaqua tres. César les atteignit comme ils passaient le la tribu des Tigurins isolée des aufleuve. leurs villages quatre et les provisions détruit les meubles qu'ils ne pouvoulaient On disait vaient percer qu'ils emporter. Manquant volonté de l'édue et du parti Dumnorix. les Helvètes. par une victoire . brûlé Ils avaient le retour. Teutons. et s'établir à travers la Gaule. fuyait. dans le pays des Santones (Saintes). du ils espéraient trouver plus de repos sur les bords tels autour de leur rude Océan Helvétie. élever du lac au Jura un assez long-temps pour Il mur de dix mille pas et de seize pieds de haut. toute Sans doute. monde. traverser et remonter Jura. il fut obligé de se appelé qui avait vers Bibracte Les Helvètes détourner cru(Autun). Suèves. placé ainsi se lira d'affaire sanmalveillans.

l. reductas in hostium numero habuit.. valerie et . Caesar. obligés dans à retourner leur et de s'engager pays.(55). I. — César rassure ses soldats ( c. » Ces trop paroles que 1 Cas. y les guerres . si vous me laissez en repos. l. congrederetur . la nuit pour Six mille d'entre eux. intellecturum quid invicti Germani. de nouveau atteints dans leur Les Helvètes. par la caéchapper en ennemis 1. Les migrations les Suèves envahissaient : déjà cent vingt mille guerriers étaient continuelles étaient La Gaule allait devenir Germanie. . c. le titre roil s'étonna d'être main. 40 ). d'explorer de César lui-même Le chef des Suèves avait obtenu d'allié du peuple dans son consulat. céder aux prières des Séquanes César parut et des Le même Edues Druide opprimés par les Barbares.. les secours Céguida qui avait sollicité sar vers Arioviste et se chargea le chemin. en leur rappelant que dans la guerre de Spartacus ils ont déjà battu le Germains. mes. Quùm vellet. 2 Caes. traités Ce n'était les Helvètes rien d'avoir . que ne faisaient d'imtoit 2.. virtute possent. drez. passés. qui inter annos XIV tectum non subiissent. attaqué à moi. vous avez disait le barbare. romaine. si repoussé la Gaule. de rendre furent les arfuite vers le Rhin. 1. qui s'enfuirent ramenés à cette furent honte. 28. .. dit César. est ma Gaule la vôtre vous . exercitatissimi in armis. glante.. par lui : « Ceci. sans peine Ignorez-vous sont les Germains? voilà hommes quels plus de nous n'avons ans dormi sous un quatorze. je ferai toutes gagnerez que vous vouni péril pour vous. de Rome. 36. c.

lib. quoiqu'ils : presque bataille et les détruit dans une furieuse tout ce qui échappa périt dans le Rhin. et autres. ces tribus appelé 1 Caes. I. Gaules. VI . camp jusqu'au pénètre sançon. dit César. jugèrent. II. dans Il emmenait comme pénétrer et interprète des Edues 2 . . Belges avaient non sans vraisemblance. 3. 21. il était le divitiac guide anciens des Edues. Les Gaulois disent au siége de Genabum : Quibus viribus praesertim homines tantulae staturae.. ( NequeDruides habent. vassaux par les Sénons. c.. j'irai à Beensuite Il les mène fit de la dixième légion.. pour la Belgique. ) Ils étaient. in principio. l. l. 41.. hommes les petits nord. et César saisit ce prétexte une vaste coalition. c. — Les Germains n'ont pas de Druides . 1 . neque sacrificiis student. . suzerains du pays druidique des par les Rhèmes. tanti oneris turrim collocare confiderent ? 2 C'est déjà ce divitiac qui a exploré le chemin quand César marchait contre les Suèves . c 30. 3 Caes. les force de combattre. Vraisemblablement Carnutes vouées. VI . la nouvelle voulu eussent attendre lune. Barbares non loin du Rhin. et lib. que si les Romains leur succéchassé les Suèves. des s'en empare.. Les Gaulois du nord.. toujours m'abandonnez. épouvantait le camp que gens qui faisaient On ne voyait dans : Si vous leur en fit honte leur testament. ce n'était que pour Ils formèrent der dans la domination des Gaules. César : il me sufdit-il. II. à ce qui semble . c.. les protecteurs du parti anti-druidique dans les. l.(56) ce qu'on : tout sur l'armée romaine rappression du de ces géans de la taille et de la férocité portait du midi 1.

général que perspective pour dans les cette guerre dans les plaines bourbeuses. la hache de se frayer une route obligé de jeter des ponts sur les marais avec . l'ami des Druides. AEduorumautoritatem apud omnes Belgasamplificaturum .au druidisme. de ou à la nage. . avec voyaient ou du ( 57 ) moins au arriver aux Belges septentrionaux. sustentare consuerint. tantôt tantôt sur terre ferme. à coup la guerre sûr. si qua bella. nous voyons le divitiac des Edues accompagner partout César. II . Les Belges les arbres entrelaçaient leurs forêts. et comptaient l'opposer siècles C'est ainsi leurs féroces voisins. qui sans doute leur faisait croire qu'il rétablirait dans la Belgique l'influence du parti éduen . 14. César à la main. quorum auxibis atque opibus. Quod si fecerit. — L. vierges était souvent les conquérans de l'Amérique. et qu'était-ce que les Péruet colériques viens en comparaison de ces dures et des Nerviens des Bellovaques (Pipopulations cardie. faisaient avec une telle supériorité Cortez. Comme forêts de la Seine et de la Meuse. le sont nacomme ceux de l'Amérique Mais les Bizarre et les par les lianes. par cent Hainault-Flandre). inciderint . c'est-à-dire druidique et populaire. une sombre et décourageante pourtant un moins hardi. que. turellement parti populaire. qui venaient mille attaquer César ? Les Bellovaques et les Suessions s'accommodèrent du divitiac par l'entremise 1 Jusqu'à l'expédition de Bretagne . d'avancer à gué ses légions. c. catholique et les Bourles Visigoths vasion des Francs contre plaisir guignons C'était ariens. cinq l'infavorisa des Gaules le clergé après. d'armes.

cinquante-trois la Ne cachant de soumettre plus alors le projet il entreprit la réduction de toutes les tribus Gaule. ne pouvaient être assiégés ni Evreux. Boulogne). par l'armée Atrebates et les Veromandui. Mais les Nerviens.. summamque scientiam rei militaris habere existimabantur. au et se crurent la profondeur de leurs forêts. surprirent dans de la Sambre. le jeune Crassus. les Barbares eussent conquit l'Aquitaine. (Namur?) occupaient qui leur entourait César dont des ouvrages effrayés une partie de se rendre. III . Duces ii deliguntur qui unà cum Q. ni sur les eaux : leurs forts.i Lisieux). Eburoviens . César lui-même les Vénètes. romaine au bord en marche. César en vendit attaquèrent esclaves mille. l. avant: ce brave peuple alliés. des rivages. dans des presqu'îles et abandonnées . amphibie n'habitait ni sur la terre. . Sertorio omnes annos fuerant. Il perça des les forêts et les marécages et des Morins et Gueldre. Unelles et Lexoviens . Aduat les Cimbres. comme les Romains. Caes. ( Coutances un autre. inondées tour à tour par le flux. jetèrent feignirent de leurs armes et avec le reste du haut des murs. Gand. Ménapes (Zélande les un de ses lieutenans soumit Bruges. c 23. quoique les vieux compagnons de Sertoappelé d'Espagne rius ]. en lui-même sir une se porter et de enseigne Leurs fut exterminé.(58) les soutenus des Édues 1. ville. de saifut obligé César moment de la détruire. et autres attaqua tribus de notre Ce peuple Bretagne.

César les arrêta. tous. et les massacra il alla aux Germains. Les Vénètes communiquaient par terre. La Gaule entre la trepris avec et la Germanie. être ne pouvait ple dur . il fallait être maître Pour les réduire. de Il fit des vaisseaux. il fit des matelots. et les Atrebates les Parisii gaulois existaient aussi en Bretagne. était triple. il par leur jeunesse.( 59 ) ni par mer. était en rapport Bretagne l'une et l'autre. aucune près desquels . pour celui des chefs de clans. les Helvètes l'avaient venaient de passer aussi dans la Gaule (55). dans les Les Cimbri se trouvaient trois pays . Dans les discordes de la avoir été pour le parti les Bretons semblent Gaule. enLe monde barbare de l'Occident qu'il avait de dompter. pendant il avait été attaqué parlers. au nord par les incursions fatigués des Suèves comme été au midi. Rien ne rebutait César. à fixer les navires leur apprit bretons en les accrochant de fer et avec des mains ce peufauchant Il traita durement leurs cordages. la mer. fondit sur eux à l'improviste. et les Tenctères. les pouret sous prétexte que. et au-dedans César frappa les deux partis et au-dehors . comme les Germains druidique. César résolut d'y passer. Deux les Usipiens tribus grandes germaniques. secours. les Helvii et les Boii dans la Germanie et dans la Gaule. et en tiraient des sans cesse avec l'autre Bretagne. Pour inspirer plus de terreur chercher ces terribles Suèves. il passa le Rhin. mais la petite Bretagne vaincue que dans la grande. il passa l'Océan .

coup d'eau et ne pouvaient approcher fallait se précipitât dans mer cette que le soldat et qu'il se formât en bataille au milieu profonde. la largeur non loin de Cologne. qui connaissait de le ramener le fit poursuivre avec ordre remuant. Quod religiombus sese c. ils lui laissèrent D'abord les difficultés Les hauts du débarquement. malgré avoir immense. un cri d'admiration effrayante rapidité. . 2 Cas. déclara L'édue Dumnorix ment sur l'île sacrée. sur le Rhin. de supplications décréta vingt jours disait de César. 6. La malveillance être funeste à des Gaulois faillit César dans cette expédition. Marius. et la même toute traversa Rhin. à apprit Lorsqu'on pour la Bretagne. s'embarqua étonnantes Rome ces marches plus prodigieuses.. et l'impétuosité de ce fleuve Après le il repassa des Suèves. ignorer navires sur l'Océan tiraient beauqu'on employait Il du rivage. il essaya la religion lui défendait de suivre son génie de s'enfuir. consularibus : Ille ipse C. duceretimpediri. mais le Romain. d'audace et une si des victoires.(60 ) il jeta un pont n'osait en dix jours nation habiter. Au aux dieux. encore tant que On s'éleva. mort ou vif. Cicéron. l. . que César 2 . non ipsc ad corum urbes sedesque penetravit. V. . il fut tué en se défendant. qu'a fait prix des exploits ? Marius1 Bredans la grande César voulut passer Lorsque aucun renseigneil ne put obtenir des Gaulois tagne. De provinc.. 1 Cicer. fouillé en vain les forêts année la Gaule.

avaient étonnement donné des qui dans le premier de surprendre son camp. essayèrent ils offrirent encore de Vigoureusement repoussés. presque en Illyrie. du pays qui avait en Bretagne par un chef fugitif son secours. 47 : Britanniam petiisse spe margaritarum. une grêle de pierres Cependant l'équila pleine noxe approchait. ne jours de plus. à Trèves et en Bretagne. et nettoyèrent vinrent au secours..(61 ) des flots. et y envoya avait imposé un tribut en grande quantité les perles de peu de valeur qu'on recueillait sur les côtes 1. la saison leur réponse. ou mise hors de service.. dont la grève était Les Barbares couverte avaient Mais les machines de siége trop d'avantage. Depuis 1 Sueton. c'était le moment lune. lui eût guère permis L'année nous le voyons en suivante. Il ne se retira pas sans avoir imploré le roi Caswallawn mis en fuite les Bretons. in J.. Caesare. c. assiégé où il avait rassemblé dans l'enceinte marécageuse ses hommes et ses bestiaux. César cette invasion dans l'île sacrée. mais ses vaisseaux otages étaient il partit la même nuit sans attendre réparés. Il écrivit à Rome qu'il à la Bretagne. En une nuit la flotte romaine fut brisée. des grandes marées. le rivage par et de traits. Les Barbares. ôtages à César. multi prodiderunt. même Il temps de nos vieilles légendes n'y a que les esprits qui Cette fois. de livrer se soumettre. César leur ordonna des deux fois plus nombreux. il était conduit aient jamais voyagé ainsi. . Quelques le retour.

. par la mort leur fait solennellement d'Acco. avec huit mille celle-ci. la le calme et la culture dont cher l'union. Mais les Nerviens et les Trévires. César. pour un Selon les plus violentes. qu'il à mort. suivante. payait domination romaine devait lui faire connaître les bienfaits. il dépouillait historien. aux mesures quérant des mettait les lieux sacrés. il frappe à la fois Puis. en chassant leur in1 Saepiùsob praedam quàm ob delictum. pes. les Sénonais et les Carnutes les attaque César n'y paraissent pas. juger et mettre parti barbare et ami des Germains. 54.La nécessité Gaulois. 1. il accable les Éburons. parti druidique (?). c. les deux partis la Gaule. hommes à travers soixante L'année il assemble à Lutèce les états de la Gaule. et les accable tous. d'amis n'eut plus de gorger des Gaules. il effraie les qui divisaient et populaire Sénonais. Il passe une seconde séparément fois le Rhin. aux dépens Rome d'acheter le comfait continuer lui avaient tant d'amis qui le conavait poussé mandement cinq années. une en assiégent une autre. les Germains pour intimider qui voudraient venir au secours. Parmérité l'eussent sans qu'elles villes au pillage aux Romains des chefs dévoués tout il établissait . Ibid. (62) les chez . pour délivrer passe mille Gaulois. chef. ses trouCésar de disperser La disette obligeant éclate Les Eburons l'insurrection partout. massacrent légion. La Gaule le gouvernement et renversait populaire.

Nàm . .. mains. Les légions fermaient part ce malheureux et empêchaient pays. homme et toujours repoussa dans les assemblées. dans les fêtes reline cessa. autrefois du parti druidique et poennemis Le vercingétorix ses alliés. royauté. comme à la coupable d'aspirer Héritier de sa vaste le jeune clientelle. de Genabum. aujourd'hui fut un en chef) de la confédération. (général et ardent. la première fois. que personne pût échapper. jeune intrépide père. c. Son Arverne. et Ambiorix dans toute trépide gauloises les livrant tous aux tribus qui connaissaient dans les bois et les marais. Il appela aux armes serfs des jusqu'aux seraient brûlés et déclara campagnes. Ces barbaries toute la Gaule contre réconcilièrent des clans se César Les Druides et les chefs (52). secrètement. clamore per agros regionesquesignificant. ubi major. ses compatriotes contre les Rod'animer gieuses. 3. et mieux leurs retraites avec une lâche avidité.(63) la forêt d'Ardenne. hunc alii deinceps excipiunt et proximis tradunt. VII. le plus puissant avait été brûlé. Les trouvèrent d'accord pour Edues même contre au moins étaient. les avances de César. vernes .. Le signal de la terre druipartit des Carnutes. par des Répété dique cris à travers les champs et les villages 1. que les lâches 1 Caes.. prendre part à qui vinrent de toute cette curée. pulaire. incidit res . leur ancien ami. l'homme des Gaules dans son temps. l. il parvint le soir même à cent cinquante chez les Armilles.

c'est pour assister le vercingétorix déclare aux siens qu'il n'y a point de salut s'ils ne parviennent à affamer l'armée romaine. des oreilles de la perte à la Le plan du général était d'attaquer gaulois des au midi. tout dans Genabum. la Saône. du vercingétorix. 4. à travers les Cévennes six pieds de neige. auribus desectis. l. Igni. se faire les frontières des connaître. le seul moyen pour cela est de brûler eux-mêmes leurs villes. prélégions.( 64 ) être moins devaient punies graves vifs. necat leviore de . assura la Province. domum remittit. au nord fois la Province les quartiers devina César. c. rejoint que croit l'attirer en assiégeant le vercingétorix la ville de Gergovie éduenne César massacre (Moulins). tout à coup Le chef et apparut le nord. sous prétexte son armée. les fautes ou d'un oeil 1.. Ils accomplissent héroïquement cette cruelle résolution.. cités des BiVingt furent brûlées leurs habitans.. causâ. Il passa les Alpes. et le supplièrent de ne pas rui1 Caes. VII. ses compatriotes C'était tout ce que voulait leurs familles. defossisoculis. fut contraint de déjà parti pour gaulois. à la prise de Noviodunum. avaient hâte dé défendre revenir . vint tout. Mais turiges par en vinrent ils à la grande quand Agendicum les habitans embrassèrent les genoux (Bourges). Alors chez sans . par et rallie ses légions. tout. il César. qui était en Italie. Les Gaulois et accourent. franchit chez les Arvernes. de faire des levées quitte les Allobroges. remonte le Rhône. Pendant Edues.

quae et praesidio et ornamento sit civitati. avec de prodigieux César. L'armée des Gaulois gagner le poursuivit et l'atteignit. 15. VII.. pour les remplacer. César (entre au siége échoua de Gergovie des Arallaient Ses affaires si mal. qui la prit les Edues s'étaient déclarés contre Cependant se trouvant sans cavalerie leur César. Ils avaient juré de ne leur maison revoir leurs . . et décida Gaulois.(65) ner la mens mais par efforts. victoire Lutèce et Melun). lieutenant de César. des ennemis. entre les mains de la cavalerie vement germaine sar jeta une terreur panique la victoire. VII. plus firent belle ville des Gaules 1. c.. Ne ad liberos . 2 Caes. qu'il voulait la province romaine. Pulcherrimam propè totius Galliae urbem . ne ad parentes. tombèrent mobiles Ces esprits découragement. eût été accablé dans le nord. César resta il fut presque pris . ne ad uxorem reditum habeat. Le comdeux fois traversé ennemies fut obligé de payer de sa bat fut terrible . n'eussent au moins qu'ils les lignes 2. alors Caes. c. point femmes et leurs enfans. l. Labiénus. qui. leur famille. La ville périt de même. par fut obligé de faire venir des Germains défection. qui non bis per hostium agmen perequitârit. que leur chef sous les se retranchant qu'en 1 un mouCependant de Céau service les rangs des dans dans un tel ne put les rassurer ville murs d'Alésia. 66. Ces ménageleur malheur. et son épée personne. l. s'il ne s'était dégagé par une lui-même vernes. 5 I.

petits et couvert de branchages et de feuilles. conservant seul une âme ferme au milieu du désesse désigna et se livra comme l'aupoir des siens. des assiégés à une horrible réduits famine. entrelaçant rangs branches. Le vercingétorix. assiégés leurs tournés de alliés. huit rangs de dont le fond était hérissé de pieux fossés. teur de toute la guerre. cela fut terminé en moins Tout de quinze et par moins de soixante mille semaines. revêtit sa plus riche et après armure.(66) au haut d'une forte située montagne (dans l'Auxois). César. Les efforts défondeur. dans un circuit et prolongés de milles. chacun . désespoir par la cavalerie s'enfuir et se disperser. La Gaule entière vint s'y briser. Il entoura grande trois fossés. En effet. ses cavaliers. deux cent mille Gaulois. d'abord d'ouvrages prodigieux de quinze de proou vingt pieds de large et d'autant un rempart de douze pieds. Il monta sur son cheval de bataille. attaquaient échouèrent Les virent avec également. des palissades de cinq d'arbres leurs . il renvoya Bientôt atteint par César. pour trente jours à son secours tous ceux qui pouvaient porter les arcette mes. cinquante qui les Romains du côté de la campagne. les chargea de répandre par toute la Gaule qu'il avait des vivres et d'amener seulement. cinq hommes. César n'hésita point d'assiéger la ville et le camp gaulois armée. sespérés ceux de . avoir tourné en cercle autour du tribunal de César. Ces ouvrages étaient du côté de répétés la campagne.

que trop souvent le poing à tous les donné . fr. J. 2 Sueton. c. l. — Dio.h GU5ÈVcjEtrùv Se èç yovu. le Quercy?) arrêta César. 24. les forces de l'ennemi d'user n'avaient qu'ils pu La seule Uxellodunum vaincre. à l'éde conduite Dès ce moment . Unam ex transalpinis conscriptam ( legionem) voca- . une chose atroce . in C. r. dont pour effrayer n'avaient du reste. EITTS p. portaient légion et qu'on sur leur alouette appelait pour casque. Sous cette raison l'alauda 1 Plut. devant des mois entiers bicoque. In singulos annos stipendii nomen imposuit. in Coes. sans dire un seul mot 1. ap Scr. Caes. dans (Cap-de-Nac. encore de résister et essayèrent partiellement. 513 . 3 Id.. chaque les Gaulois. son javelot et son casque aux pieds du Romain. . il était perdu Il fit alors.. il changea : il fit montre envers eux d'une gard des Gaulois les tributs douceur extrême . il n'avait pas de temps à chaque Gaule .(67) il jeta son épée. les Romains... il en composa dont les soldats une toute entière. Le la jalousie au point d'exciter de sous le nom honorable fut même tribut déguisé à tout prix leurs meilIl engagea solde militaire2. L'année tous les peuples de la Gaule suivante. XL... I. . . une dans ses légions leurs guerriers .. long-temps L'exemple à perdre était dangereux en . tout nacet emblême 3. il fit couper l'exemple prisonniers. ibid. il les ménagea pour de la Province. c 25. la guerre civile pouvait commencer s'il fallait consumer instant en Italie .

. poursuivirent de Pompée. y.et. Plutarch. posteà universam civitate donavit. àvy. L'alouette prit Rome (68) matinale bulo quoque Gallico (alauda cnim appellabatur ).ai rûv yO. S SsanàfiEVoç a-jloç vçzpov. lu. conduite par l'aigle gauloise aux fois .de la vigilance tional et de la vive gaîté.. triomphes garda consolation de sa liberté .y. . uàucV. romains voulaient l'arracher du temple où les Gaulois l'avaient : Laissez-la.zvovloiv .û. La Gaule .wv X«9E). tepov rtyoviïiazn. en dit César suspendue elle est sacrée 1. défis les taciturnes bruyans légions romaine. .EÏV ptEVOf... en chances intrépides les Alpes soldats passèrent de leurs et jusqu'à tant. et s'associa la seconde pour de la guerre civile. l'épée pour que César avait perdue dans la dernière Les soldats guerre. souriant. in Caes. SirfiSiov . Pharsale.

De tels hommes n'ont de patrie. qui 2. Augustin ( de Civit. et de périr de la main aimés. Sa famille fut exterminée en peu d'années. César n'avait la liberté pas détruit (elle avait péri mais la compromis depuis plutôt long-temps). avaient vu avec nationalité romaine. Dei. 2 Les Romains. dit S. pleurés des leurs 1. c'étaient les vaincus Dans la réalité. lib. Si César eût vécu. — Décadence de l'Empire. point ils appartiennent au monde. 10). La Gaule sous l'Empire.(69) CHAPITRE III. V. Les Romains et douleur une armée sous honte les gauloise entre des sénateurs Cicéron gaulois siégeant aigles. n'ont nui aux vaincus que par le sang qu'ils ont versé. le profit de la victoire avaient 1 Si l'on veut qu'Alexandre n'ait pas péri par le poison . et Brutus. c. on ne peut mer du moins qu'il fut peu regretté des Macédoniens. — Gaule chrétienne ALEXANDRE et César ont eu cela de commun d'être des vaincus. Ils vivaient sous les lo .

taires. quel avantage ont-ils tiré de tant de guerres Leurs terres ne payent-elles pas tribut ? Ont-ils quelque privilége d'apprendre ce que d'autres ne pourraient apprendre ? N'y a-t-il pas dans les autres contrées des sénateurs qui n'ont pas même vu Rome ? » 1 C'est lui qui conseilla à César de rester assis quand le sénat. et prit. mon Histoire romaine. colonia Decumanorum. de nom etc. Apt. — Sous Auguste. Aix. fr. plusieurs à Orange.— Bibracte. Julia Paterna . augmenta tributs une Rome. Julia Bibracte. en corps. l'ambre et le verre. . Pr. Déjà il avait pris une un de était Balbus et l'espagnol 1. Juliennes qu'ils imposaient aux autres. Tous les sujets de l'Empire sont devenus citoyens . etc. Julia Paterna Arelate. de la Gaule 2. Julia Biterra. Biterrae. Il chassa les Gaulois du sénat. Fréjus.(70) toutes les nations les armées rempli garde espagnole. Scr. 2 Il établit. se présenta devant lui. Némausus joignit à son nom celui d'Augusta . et les moeurs le costume adopta lui se déclarant contre tave ne prévalut qu'en de la nationalité l'homme le vengeur de la patrie. . Carpentras. a vécu aux frais du public Sauf la vaine gloire. de Il entreprit César. le siége à Alexandrie transporter Ocdes vaincus. de l'Hist. le petit peuple qui n'avait point de terres. qui prit alors les surnoms de Julia . au mépris devenues sous César 3. Voy. d'imiter essaya il de l'empire. du Languedoc —Arles. 1 César établit des vétérans de la 10e légion à Narbonne . Strabon. des douanes sur l'ivoire.Inscript. au détroit de la Manche . Il y fonda Valentia un des noms de la ville mystérieux ( c'était miliIl y conduisit colonies éternelle). Enfin. ap. 135. les violée. comme étaient et de priviléges plusieurs Augustales. ses principaux conseillers Antoine eussent barbares probablement et le sénat. Une foule de villes devinrent Vienne. I.

Circinus est synonyme de Boreas. 17. c.. et dès sa naissance. pays. etc. Thierry. adossée aux Alpes. située au confluent de la Saône et du Rhône. 1 Senec. presque voisine de la mer par l'impétuosité de son fleuve qui tout d'un trait. Hésus et Néhalénia mit au . — Augusto-Nemetum devint la capitale des Arvernes. nemie de sa mère. il en fut de même d'Alba Augusta chez les Helves. La vieille religion gallivolontiers au paganisme romain. Am. le titre de colonie romaine . V. r. a la pointe de la Saône et du Rhône. natur. Rome Belen-Apollon nombre des dieux indigètes. encolonie Lyon. d'Augusta. Diane-Arduinna. Gall. c. du les divinités Auguste prit place parmi D'autres autels lui furent dressés à Saintes. etc. à Narbonne. à Aisnay. Auque s'associa au dieu Kirk 1. d'Augustodunum. surveillait la Narbonnaise et y porte la Celtique. . C'est . si favorablement Cette ville. il désigna pour la ville toute de récente siége de l'administration. ( Scr. fr. II. cités gauloises élevèrent que soixante l'autel sous les yeux de son beau-fils d'Auguste. 22. —Dans le Moine de St. l. à Arles. Drusus. personguste avait bâti un temple la violent dans nification de ce vent qui souffle et sur un même autel on lut dans Narbonnaise. et semblait un oeil de l'Italie ouvert sur toutes les Gaules. Quaest. V. de Vienne. 132).(71) de tant de cités illustres et antiques. Aulu-Gelle. à Lyon. Mars-Camul. une double les noms des divinités inscription gauloises et romaines. 281. — Noviodunum prit le nom d'Augusta . III. Bibracte. chez les Tricastins. voisine de la Loire. l.

et Sa- 1 Mela . dont les plus . Annal. sang 1. La lutte du druidisme des Gaules. étaient. Dans de secrètes où ils conférences. fatiguées des dettes une rébellion. un Edue. c 2 : Ut ab ultimis caedibus abstinent. cause pour était Le chef de la révolte l'usure. deux d'une naissance . essaya Auguste hules sacrifices Il défendit sanguinaire. III. Florus 2. essayèrent ardens les Trévires. religion de libations de légères seulement et toléra mains. Julius tous Sacrovir. Jufurent. druicomme je l'ai dit.(72) à résista le druidisme long-temps Cependant des la nationalité là se réfugia l'influence romaine. Les Belges furent aussi entraduction de druide. III. et le nom de sacrovir n'est peut-être qu'une dique. chez les Edues. traînés par Julius « Les cités Gauloises de l'énormité . l. J'emprunte ici l'excellente traduction de M. au ne put être étrangère l'hissous Tibère. réunissent les plus audacieux et ceux à qui l'indigence faisait un besoin de plices viennent que Florus soulèvera de leurs compatriotes. . l. 2 Tacite . et issus distinguée d'ayeux à qui leurs belles avaient valu le droit actions de cité romaine. cette de modifier du moins Gaules. c. Julius les Sacrovir. ils conla Belgique. delibant. ou la crainte des supl'insurrection . promoteurs parmi lius Florus. Burnouf. 40. quoique le poids des impôts. un peuple soulèvement toire lui donne par augmentés vraisemblablement Edues. ità nihilominùs ubi devotos altaribus admovêre.

arriarmées vant par des chemins le leur fermèrent opposés. Le lieu(Anjou Touraine) tenant Acilius Aviola fit marcher une cohorte qui à Lyon. Mais la foule des débiteurs et des dans de Florus cliens prit les armes . et ils cherchaient à gagner la forêt des légions d'Ardenne. mais raient à l'abri des traits. consulté. prisa cet avis. compatriote de Florus. disait-il.(73) de la sienne. sa haine dus . dissipa nobles . Le plus grand nombre le devoir. Les Andecaves et les Turoniens éclatèrent les premiers. poursuivant aile de cavalerie levée à Trètente la fidélité d'une à notre et l'engage à ves et disciplinée manière. montrer son courage les prisonniers assu.. qu'il avait voulu se mettre en se faisant reconnaître. passage. nourrit l'incendie. tenait et réduisit les Andecaves. lorsque des deux de Visellius et de C. Il y les cités plus voisines où ne fussent semés les germes eut peu de cantons de cette révolte. Silius. et que pour ce chef animait à nous bien servir. la tête découverte. ies Romains. Florus. gouverneur crovir de joignirent leur défection ainsi gaulois. Détaché avec une troupe Julius Ind'élite. reçut gionnaires que le même et auquel se de la basse Germanie. de afin. qui cachaient se déclarer dans un moment pour On vit même Sacrovir se battre pour plus favorable. et son irrésolution » Cependant ses desseins.. garnison furent défaits de léLes Turoniens par un corps Aviola de Visellius. méTibère. la guerre des Romains commencer par le massacre resta établis dans le pays.

à réprimer difficile des Edues fut plus . était plus puissante . et d'autres des coutelas instrude chasse. » Celle . : le reste était armé comme nos légionnaires quième avait mens des épieux. des armes en secret. et par personnes la mésintelligence de nos deux généraux. et que dans ce pays on nomme de fer les couvre Une armure crupellaires. Enfin.( 74 ) à une cette multitude ne ressemblait pas encore qui de retraites à la faveur armée. Bientôt il fut à la fabriquées tête de quarante mille dont le cinhommes. qui. échappa temps quelque son asile . où les enfans : c'étaient des étudiaient les arts libéraux gauloise faà sa fortune leurs attacher otages qui pouvaient milles et leurs aux habitans Il distribua proches. tout entiers. il se la vue des soldats qui assiégeaient des Ainsi finit la révolte tua de sa propre main. et nos parce que cette nation avec des cohortes forces Sacrovir. et les rend impénétrables aux coups. plus éloignées. venaient . sans attendre cités se déclaque leurs rassent offrir leurs . emparé d'Augustodunum tun ) . leur capitale de la noblesse . à aux vainqueurs. Florus. qui se la conduite de cette guerre. disputaient » Pendant ce temps Silius s'avançait avec deux légions. Ces forces étaient accrues le concours des autres Gaupar lois . inconnues. précédées d'un corps d'auxiliaires. et Trévires. Il y joignit les esclaves destinés au métier de gladiateur. s'était ( Aurégulières. si elle les gêne pour frapper eux-mêmes.

Sacrovir se retira d'abord à Augustodunum d'être .. Les hommes de fer. il se tua de sa propre main : les autres s'ôtèrent mutuellement la vie. César. à une maison de campagne voisine. (Franche-Comté qui. Alors le soldat romain. et par derrière à les bandes moitié armées. tout Néron une marche opposée. ses copremière ligne hortes sur les flancs.( 75 ravageait les dernières ) des bourgades Séquanes voisines et alliées des ). compromise par les les provinciaux. administrateurs. gisantes sans force pour se relever. tinrent seuls instans. ils avaient mis le feu. avaient en l'unité de l'Empire. livré. Caligula. renversent ces masses inertes . craignant il se rendit. avaient pris les armes il marche à grandes sur Augustodunum. journées A douze milles de cette ville. avec corps qu'elle enveloppe viers ou des fourches. adoptèrent Ils . Bientôt . avec les plus fidèles de ses amis. Leurs successeurs. comme s'il voulait faire brèche à une muraille l'armure et le . leur servit à tous de bûcher. Edues avec eux. » et sévères et Tibère. du éloignant gouvernement et Claude barbares. dont l'armure était à l'épreuve de l'épée et du javelot. d'autres . qui restaient comme des cadavres.. fend des le. Là. Auguste resserré sorte en quelque vrais Romains. ensuite. quelques saisissant la hache et la cognée. on découvrit dans une plaine les troupes de Sacrovir : il avait mis en ses hommes bardés de fer. à laquelle et la maison.

comme Epoux il n'attendit l'Orient. Germanicus. regulos quosdam barbam posuisse . à Trèves. l. le père suivirent l'exemple de l'imiter. diétait à mon ayeul Antoine. dit Suétone.. quod apud Parthos justitii instar est. monter bien au-delà de leur prix : « Ce vase. Auguste 1 A sa mort. en ceci lui reprochèrent . ad judicium maximi luctûs . fr. des armées de Germanie pour des folies Une partie Rome un mépris incroyable. 5. . et se le mit du lui-même 2. velut in domestico communique moerore. abdiquant et prostituant leurs souvenirs. Il affubla son cheval des ornemens consulat. apud. de ses soeurs. s'était dieu. in Calig. ce n'était qu'un cordonnier. Lui-même voulut à l'office et de vendeur remplir d'huissier-priseur faisant valoir et les faisant l'encan. 521. .a ) : l'Empereur ne le fit pas punir. Que vois-tu donc en moi? lui dit Caligula. déjà . 2 Un Gauloisle contemplait en silence. . XLIX . montra et de Syrie1. Script... et uxorum capila rasisse.iyu ^apal-itpnp. il se fit dieu dès son vivant son hé. élevé au milieu selon Pline. de leur ayeul . le consait-il. Barbaros ferunt. c. r. Dion Cass. son règne ce qu'on avait une dérision. avait affecté de Caligula. — Un magnifique radotage ( p. trouve que les Romains fut et furieux violent son explication.(76) ils de l'ami des barbares. regum etiam regem et exercitatione venandiet convictu Megistanum (?) abstinuisse. Il vendit à Lyon à pièce tous les pièce meubles de sa famille ainsi ses ayeux . 1. descendaient d'Antoine. Alexandre. Sueton. . Il arros . Caligula. de tout une parodie les rois de révéré. chaque objet. d'être fils d'un contenté racha le diadême au Jupiter Romain . pas sa mort pour être adoré. consensisse ad inducias . né.

Claude les plus Afer ) . 656. Les Cimbres ainsi tous vainqueurs dans les camps de Cépion ceux trouvèrent qu'ils encore et de Manlius. » Puis. . 5. Jales soldats malgré lorsque les Romains ne choqua et mais prince davantage ne s'éloigna plus de leurs goûts et de leurs habitudes . son bégaiement barbare . quelque que et des Germains des Gaulois de prél'usage hommes les vaincus comme et victimes. d'Actium à il institua quit à la bataille l'autel d'Auguste des jeux burlesques et terribles 2. et la culture des lettres la solitude vieilli dans . 2 Son voyage dans la Gaule fut signalé d'une manière plus honorable . renouvelés c'était rite Nous savons antique. in Claud. 3 Sueton. élevé et Tibère. Ser. ou se laisser jeter Sans doute. la tradition Aujourd'hui le pont du d'où les taureaux Rhône. 667. le proclamèrent lui. désigne étaient précipités. ap. les Gaulois et Domitius Né à Lyon de . I. LIX . loin des affaires qui se dépar Auguste il avait fiaient de ses singulières distractions. de morte Claudii. dans les temps modernes . l. des combats devait ef. ou le vaincu d'éloquence avec la langue ses écrits facer . dont ils tourOn observait en tirer des présages de l'avebillonnaient. de lui avait près Caligula Asiaticus illustres ( Valerius était Gaulois lui-même. 2. On a cru. Senec.(77) 1. ces jeux étaient dans le Rhône. . en démêler quelques restes. sa préférence pour 1 Dio Cassius. cipiter la manière chevaux. c. fr. il fit construire le phare qui éclairait le passage entre la Gauleet la Bretagne. pour traitèrent nir.

l'enceinte . Dio. les palais des grands de Rome. LX. c. Ces esclaves fort bien. celle des Etrusques. pouvaient de régner dise Tacite. 37. les Bretons domptés Caligula 2. c. le port d'Ostie Les plans de Rome reculée fut creusé 1. c. l'aqueduc entrepris continué en seize . les procurateurs dont gens était d'autant la responsabilité et dont les plus sûre. XII.. ..( 78 ) citations d'Hoses continuelles la langue grecque. de rien. in Claud. de Tyr et Carthage vaincues. aussi t-il l'Empire aux mains des affranchis qui l'entouavec tant de soin dans élevés raient. 3. 3 Graecas scripsit historias . ainsi la longue de Rome. de César furent suivis . laissamère . on opposa vinces préteurs du prince. lib. Claude humain. qui régnaient comme ou proconsuls. le desdu lac Fucin de sèchement . ils gouvernèrent n'en allèrent leur tour. 20. l. Il insréparant injustice lire annuellement titua ces histoires un lecpour 1 Sueton. être plus dignes quoi qu'en fut une de Claude maîtres. tyrannique de Rome dans les prodes grands . A l'autorité et leur roi pardonné jours. etc. fut le gouvernement Tel des affranchis sous moins national était qu'il plus ne cachait sa prédilection point Il écrivit l'histoire des races pour les provinciaux. Tyrrhenicon viginti . : d'autant Lui-même . Sueton. être plus aisément excès pouvaient réprimés. tout en lui leur prêtait à rire . Annal. et les choses pas plus mal. Le règne leurs que à sorte de réaction des esclaves . . in Claud. Carchedoniacon octo. 2 Tacit. 42.

du monde 2. 2 Voy. quàm exponere. Annal. quels qu'aient dans ses dernières son abrutissement même. pour teur et une chaire sauver dans l'île du Tibre 1. Tacit. et essaya d'empêcher qu'on mourir de faim.l. ils durent se réfugier en Bretagne . aux Bretons et aux Gaulois. quod si quis necare mallet quem . omnes qui exponerentur. 1 Suet. blesse. il eût. in Claud. 24 . d'abord aux Edues. 25 : Cum quidam aegra et affecta mancipia in insulam AEsculapiiaediomedendi exponerent. à et laissèrent bassin de la Tamise. Il rouvrit le sénat à ceux-ci. donné la cité à tout l'Occident. liberos t esse sanxit. . X. caediscrimine teneri. défendit ne maîtres de les tuer. comme Le discours en cette et occasion. d'être été son incurie. dans cette grande initiation il poursuivait En même le culte sanguitemps. si convaluissent . prononça qu'il à Lyon encore sur des tables de que l'on conserve bronze est le premier monument de authentique notre histoire le titre de notre admission nationale. ses lieutenans même dans ce dernier déclarèrent romaine les pays le qui forment province dans l'ouest. nec redire in ditionem domini. il alla les forcer luiasile . à celui qui l'histoire années. aux Grecs. ne il essayait ces peuples. et mon Histoire romaine. dans la Gaule. avait fait César. Si Claude eût vécu. c. les exposât vieux et malades. dit Suétone. aux Espagnols. sa faimieux traitée . . beaucoup pardonnera des esclaves aux se déclara le protecteur . d'en plus pouvant La sienne eût mérité sauver la mémoire.( 79) au Musée d'Alexandrie . naire Proscrits des druides. c..

avait tant derrière les Bretons s'étaient soulevés Cependant la fameuse l'armée romaine . Annal. Suetonius île de Mona l'y suivit. vaux.. la civilisation de la Bretagne. entre tout ce qui tomba égorgea et se fit jour dans ces fosoldats. avançaient toujours légions et sous les vieilles les autels.. mença 1 Tacit. Agricola. des flambeaux et secouant 2. Druidaeque circùm . crinibus dejectis. le passage. Les renversant à l'ouest. fundentes. et com.Camulodunum une (80) nombreuse colonie militaire. leur reine.. ils rage des Barbares rêts où le sang humain soixante-dix mille mais il les égorgèrent hommes.. à l'aveugle les alliés de Rome . avait à venger d'intolérables ouBoadicée. écrasa en bataille il tua jusqu'aux cherangée. nius revint sur ses pas et rassembla froidement son abandonnant la défense des villes et livrant armée. in modum furiarum. XIV. en habits comme des furies. le beau-père de Tacite acheva la réduction. 20 :. dans la petite acculé se trouva Néron le druidisme en Paullinus 1. il força druises mains.. Après lui. ils avaient lodunum et toute l'infanterie d'une Suétolégion. sur le rivage sacrées accouraient vain les vierges de deuil. . Cérialis et Frontinus poursuivirent la conquête du nord. Annal. c. l. preces diras. 2 Tacit. 29. détruisant forêts.. Sous Domitien. des. échevelées. qui exterminé les vétérans de Camutrages . de fois coulé. XIV. l. c. faces proeferebant. prêtresses. quaeveste ferali. Intercursantibus feminis. sublatis ad coelummanibus. à leur tête.

c. Un Gaule vit avec douleur Anninommé chef Batave. 694. et . le proà la Méditerranée l'Océan par un canal jet d'unir été tiré de la Moselle à la Saône 1. l. c. I. XIII.éya evloluoç. encore de GermaVitellius . se composaient de Germains.) (81 il conçut Néron fut favorable à la Gaule. 2 Tacit. Rien si la Bataves et de Gaulois d'étonnant la victoire de Vespasien. Il était Velléda. Le principal de alors procette révolution fut l'aquitain Vindex. Il souqui aurait incendié sous son règne. sa chute. Histor. comme Civilis. que lorsqu'il et vit un instant tous les Batadats de Vitellius. l. Outragé sa barbe et ses cheveux. Cet homme. 61. IIpôç o«v Êpyov p. général gagna Virginius des Germanie. « plein d'audace de la Gaule. II. 53. s'attaquèrent La Gaule Vindex se tua de désespoir. 6 I. c. 2 Dio Cass. les légions parti pour nie avec lesquelles il vainquit Othon et prit Rome. prit carnage. Aussi dans lagea Lyon. 69.. il saisit cette occasion. les guerres civiles qui accompagnèrent auteur cette ville lui resta fidèle. LXIII. Mais avant que cet accord fût connu un grand deux avec elles armées. — L.. 57. se déclarer pour lui. tous les Belges . ves.. Annal. borgne bal comme eux ennemi de Rome . par les Romains. préteur 2 » les grandes choses Galba en . l. Sertorius. que révéraient encouragé par la fameuse ou plutôt des dieux. avait juré de ne couper Il tailla en pièces les solserait vengé. de en grande partie 3. excita pour des légions de Espagne. comme les Germains inspirée 1 Tacit.

.. l. Ils avaient Ils proclacivile. la force du lien qui unissait crut des Romains ces peuples que l'ennemi d'abord les troupes de Vitellius plus sûr d'attaquer Le chef des Gaulois. de dix ans. et possessionemrerum humanarum Transalpinis gentibus portendi. Sabinus. sécutés. César. que l'empire céder 1. Telle était pourtant à Rome. ils y élevèrent des enfans. envoya entre son arbitrage si long-temps de la Gaule. Histor. Aussi ne fallut-il et se faisait appeler pas une armée romaine même ce parti pour détruire il suffit des Gaulois restés fidèles. On sait le dévoueles Edues. IV. ment Elle s'enEponine.( 82 comme si elle eût été un elle qu'on clamèrent ) dieu les captifs. ouï dire que le Capitole rent au peuple. inconséquent. c 54 : Fatali nunc igne signum caelestis ira datum . réet les Romains D'autre eux et Civilis. famille infortunée de cette le jour pour qui voyait 1 Tacit. Julius au nom de Vespasien. à C'est elle-même. se disait fils du conquérant des Gaules. superstitione vanâ Druidaecanebant. ils furent enfin bout découverts . le souterrain avec lui dans ferma où il s'était réils y eurent. la vertueuse de sa femme. les Druides perpart et se montrède leurs sortirent retraites. des Séquanes se réveilla La vieille jalousie contre Ils défirent Sabinus. Au fugié. la guerre dans avait été brûlé avait péri avec ce gage romain mèrent l'empire que allait lui sucdes Gaules d'éternité. elle devant se présenta entourée l'empereur Vespasien.

La cruelle pour Vespasien. 520 : « AugustedEfendit aux sénateurs de sortir de l'Italie sans son autorisation . I. . finit la et Civilis. r. Aucune était déjà province. La guerre fut plus sérieuse dans la Belgique et la la Belgique Batavie. I.. Les Roprécipités les écoles mains de Marseille. ap.u. fr. plus petite que 1 Elle lui dit: « Tavla. ou en Narbonnaise.. ne fit que montrer Cette guerre combien romaine. VIII.ai èyévjT. ap.ai ha zVpz-fya. Scr. avidement. Annal. Scr. conditione parendi meliore. l. y. que se revoir l'un vers Ils s'étaient l'autre. fr. Batavie résista Le général romain Cérialis. defessamtot adversis praeliisGalliam . II. les deux peuples.. guerre tendit contre deux fois surpris. l. deux fois vainqueur.» Dio Cass. LXVI. » 3 Strab. Vitellius. dans ses marais. ap. avaient semblé moins se connaître et se retrouver. — Dio C l. p. l. LII. en gagnant Velléda Celui-ci prén'avoir les armes pas pris originairement mais seulement contre et Rome. nullum breviore spatio quàm adversus Gallos confectum : continua indè ac firma pax. ce uXùovzç iy. facilè in pace continuit. cette fréquentaient Grèce sobre et plus modeste 3.ca h rû u. IV : « Rome soumit les Gaulois bien plus aisément que les Espagnols.zlzvo-biptev.iia y. » — Discours de Claude. plus reçu 2..vr.la première de l'Empereur politique fut inexorable. l. n'avait plus promptement. — Hirtius ad Caes. 49 : Caesar. Toutefois se soumit la encore.. Tacit. les deux contrées. aucun sénateur ne peut voyager si ce n'est en Sicile. Kafcap . Dès le premier des vainqueurs l'influence aspect. ce qui s'observe encore aujourd'hui. c 14 : Si cuncta bella recenseas. IV. 2 Strab. 9 : « Cette ville avait rendu les Gaulois . la Gaule en effet (83) fois 1. c.

— Les écoles les plus célèbres étaient celles de Marseille. epist. des sophistes et des médecins. . de Toulouse. — On trouve dans Athénée. des genres plus Troguetoujours. un proverbe qui semble contredire ces autorités ( Tsle-ùaaiç si. Aix.ai rà o-uptSoXaiaE'M. . comme rhéteurs. tellement philhellènes. ûçz y. »— Les villes payaient sur les revenus publics. d'Autun. 4 : Arcebat eum ( Agricolam) ab inlecebris peccantium.. peu de philosophes. intrigans. Ce fut dans cette dernière que persista le plus long-temps l'enseignement du grec. c. ibid. pellier. ils réussissaient dans Cependant sérieux. faire fortune et comme beaux : ils donnèrent à Rome mimes et comme parleurs son Roscius. l'un d'eux. » —Tacit. Un Gaulois. Macaaliav ). vifs. C'est déjà le génie de Montdecins 2. et aujourd'hui y elle a persuadé aux Romains les plus distingués de faire le voyage de Massalie au lieu du voyage d'Athènes. l'autre 1. etc. toute toute positive. praeter ipsius bonam integramque naturam. et non seulement passaient mémais comme César sous les aigles des légions. au premier siècle. . c. pratique de ceux du midi ( il ne peut s'agir encore Ces Gaulois tels que nous les voyons du nord). 5. on n'en peut mettre plus de cinq à un habit. « Chez les Marseillais .( 84 ) Les Gaulois à leur porte. Juvénal : « De conducendo loquitur jam rhetore Thule. VII. qu'ils écrivaient en grec jusqu'aux formules des contrats (. 1 Strab. XII .>jveç-tpayent).ai aoitfpadvnç rûv Ma<7<raÀiwpour l'ornement d'or . ri). lirirnro. tendance de Bordeaux. Agricol. et autant y. donna un million pour réparer les fortifications de sa ville natale. on ne voit point de dot au-dessus de cent pièces d'or .. l. vit. » — Martial (l. de Bordeaux. et qui se trouvait avec les Alpes en foule. devaient . locum Graecâ comitate et provinciali parcimoniâ mixtum ac benè compositum. 87) se félicite de ce qu'à Vienne les femmes même et les enfans lisent ses poésies. Toulouse. 1û« où* i\àyiçov rtypripiov. de Lyon . 2 Pline en cite trois qui eurent une vogue prodigieuse .. quod statim parvulus sedem ac magistram studiorum Massiliam habuerit.

D'autres rivalisent avec les plus grands de Rome. à Alexandrie. Rome même. langue.(85) la première histoire universelle . Apollinar. Virg Eclog. negetquiscarminaGallo ? Gallo cujus amor tantùmmihi crescitin horas. la carrière livra d'autant Mais plus à son génie. carmen XXIII. . . et Cornélius Gallus. ami de Virgile 4. Pétronius du Arbiter 2. aux jours déclamant de marqu'en publiquement dans la maison même ché. 10. XLIII.. 3 Il reste de ce Varro un quatrain remarquable. esclave Abandonné (M. l. CredimusesseDeos ? Pompeins 4 Paucameo Gallo . c. natif de Fréjus. Carminasunt dicenda. sed quae legat ipsa Lycoris. rhéteur à Rome. nommons seulementVarro Atapoètes des environs de Carcassonne cinus. at Cato parvo... 1. le génie oratoire. Antonius). à un malheude l'éloquence était fermée politique Il ne put exercer reux son talent affranchi gaulois. 3. 5 : Trogus majores suos à Vocontiis originem ducere. Le vrai génie de la France. dicit 2 Né près de Marseille. Sidon. il se affranchi. crée le genre roman. Il établit sa chaire de 1 Justin. dépouillé par Sylla. fut le gaulois Gnipho premier à sa naissance. éclatait en même Cette jeune de la parole temps.. puissance elledès sa naissance gauloise domina. MarmoreoLicinustumulojacet. nullo. écrit Pompée un Gaulois. Les Romains volontiers des Gaulois prirent dans leur propre Le même pour maîtres.

espérait acte d'accusation contre et il Domitius. de Nîmes. pour amis. où il pièce. Le Gaulois.(86) les deux à l'éloquence César 1. dans d'entrer politique. multisque et validis propinquitatibus subnixus. Tacit. sous . orateurs et pour la liberté Caligula. qui ouvrit et de parler en leur propre nom. comme coupable poDoambitieuse dans les Gaules 3. mitius Afer. XI. par contre et périt sous Claude lui. pularité éloCaligula. adhùc pueri. turbare gentiles nationes promptum haberet. 7 : In domo divi Julii. comme celle de Néron le fut à Lucain. Annal. l. s'être surpassé n'était rien moins lui-même. 1. leur permit la carrière Nous voyons. corrompu. éloGaulois eut deux d'éloquence. c.. grands céron 2. par les conspirer d'une artifices de Messaline. avait failli lui être funeste. L'un. ibid. fougueux quent. homme. un jour un disL'Empereur apporte cours au sénat. mourut accusateur. Vienne. Il y forma Jules et CiCésar lui-même orateurs du temps. aux GauRome La victoire de César. . qui se piquait natif de Valérius Asiaticus. c. grammat. Quando genitus Viennae. L'autre. lois. des au premier les Montanus sous Tibère. Il s'avoua déclara quence vaincu. consul 1 Suet. 2 Id. rang et pour le génie. qu'un concluait à la mort. moins de son de l'éloparut frappé danger que de l'Empereur. deillustr. quens finit honnête selon Tacite. . La capricieuse émulation de Caligula d'indigestion. sans se troubler. cette fort travaillée.

). élancer plus de l'Italie l'art et la littérature. comme fut redisaient les anciens. — Plin. Primus).(87) la bouche n'oserait un tel qu'il plus ouvrir après à Caligula 1. Ainsi une du mont Albano qu'on voyait main gauloise à l'art donnait cet essor vers le gide l'infini. le fit venir pour sa statue haute de cent vingt pieds. — Bek ( Armor. pita Néron. Gob (Gaël. in Nerone. l. elle avait donné sous Caligula. 3 Suet. 2 . Big. Cette tendance dans ses premiers essais. 2 Suet. ( Cymr. 18 : Cui Tolosacnato cognomen in pueritia Becco fuerat. d'impétueux. cette ambition devait qui gantesque. c 31. Vindex L'aquitain précile toulousain Bec 3 (Anéleva Galba. t. LIX. ). et poëte tonius ami de Martial lui-même . un consul. ). chose de tragique. il lui suffisait sa mort. .. III. sous Claude. Celui-ci et éleva une statue discours. le prodiqui aimait à Rome élever au pied du gieux . éleva du Merdans la ville des Arvernes le. 7. 417. in Vitell. que d'exagéré. Id valet gallinacei rostrum. il y eut queldès sa naissance. c. colosse cure gaulois. la Egale pour Gaule ne tarda pas à influer d'une manière plus directe sur les destinées de l'Empire. Le gaulois Zémarquable nodore à sculpter de petites qui se plaisait figures et des vases avec la plus minutieuse délicatesse. Am. Néron le grand . cette Çapitole statue 2. c.. . . l. XXXIV. Sous César. Dans l'art gaulois. tard les voûtes de nos cathédrales. de son sin'exigea plus lence. Thierry. 1 Dion Cass. des sénateurs à Rome . .

Favorinus. . le provençal Agricola l'empire famille la Bretagne à Domitien soumit .. 21. Cassan . présente liaisons avec cordant de races et d'idées l'Emmélange qu'offrait En un même la foupire à cette époque. Syrien par sa mère. des deux successeur Espade l'Espagnol et Adrien. qui y a joint d'excellentes notes sur l'histoire de la littérature latine. excerpt. Cornelius leur corFronto 3. 4 Lugduni genitus. — Dio Cass. c. c'est un monstre. sa correspondance avec son élève dans l'élégante traduction de M. cet homme dont le sexe est resté un bizarre Gelle. 1 Leurs familles. qui écrivit Epictète. enfin d'une de Nîmes sortit le meilleur que Rome ait empereur eu . 4. . Aurelii Victor. du moins. l. l. un panégyrique de la fièvre éloge 2. au moins autant qu'à ami avait la Grèce. Le principal maître de Marc-Aurèle fut le quarte Gaulois M. Le caractère Marc-Aurèle sophistique à leurs et rhéteurs tient Empereurs philosophes donna leur la Gaule. LXIX. d'après l'avoir bien au-delà de respondance. in Apollon. Africain Caracalla ce dispar son père. la bizarrerie des gue du nord. une Chicroyances orientales. ad ann. Epitome. gnols Trajan père adoptif de tous ces 1. 3 Voy. l'âge où l'on suit les leçons Gaulois par sa naissance 4. le pieux Antonin. de la laideur.-C. homme. J. Adrien pour prédilection pour le sophiste le maître d'Aulud'Arles. —Dio Cass. V. c. 69. un un livre contre problème. étaient originaires d'Espagne. Thyan. la férocité du midi. paraît dirigé des rhéteurs.(88) à Vespasien . qui. 3 Philostratus.

ces deux héros. des Antonins. elle avait fourni des emau troisième elle essaya de se sépereurs gaulois. surprenant pour et Syriens. la penpensée s'était sée de César et d'Antoine ce mauréveillée. qui sous Gallien la pourpre dans la Gaule. 260 : Posthumius. tant d'Empereurs. Commode. la Gaule avait fait au second des empereurs. . vais rêve qui jeta dans le délire et Caligula. et Néron. de n'avait rien de vue grec et occidental. Pollio . de l'Empire de former un emparer qui s'écroulait. Ainsi les califes et les Fatemites. Caligula. ils pouvaient dieux après fort bien l'être de leur vivant. Les généraux pire gallo-romain. nir d'Alexandre et d'Hercule. I. fut surnommé le restaurateur des Gaules 1. Si les Empereurs devenaient Egyptiens leur mort. l. du jeune souvedés. et sophistique philosophique Après l'époque la grande de l'Orient. Cette si ridicule au idée. — P. Lamas du Thibet se sont révérés euxmodernes mêmes comme dieux. Gallias ab omnibus circumfluentibus barbaris validissimè vindicavit. semblent s'être crus des incarnations de Caracalla. et la gouvernèprirent rent avec gloire. multo quidem reipublicaecommodo. ad ann. supérieurs. l. quod submotis omnibus Germanicis gentibus.. — Nimiusamor ergà Posthumium omnium erat in Gallicà gente populorum . Posthumius. VII : Invasit tyrannidem. romanum in pristinam secu- . — Trebell. Il avait 1 Zozim. avoir été presque tous paraissent des hommes Le premier. et Commode . point les sujets orientaux de l'Empire..(89) mère.. tous possédans la vieillesse du monde. Au premier siècle de l'Empire. Oros.

les Probus. 33. — On lit sur une médaillede Posthumius : RESTITUTORI GALLIAE Script. 3 Voy. Oros. — Aurel. (90) en grande 1. Il fut furent encore. — P. Et cependant l'Empire plus grands s'écroulait dans leurs mains. qu'Aurélien 3. 2 Eutrope. 538. 1 Aurel. comme tyrans. c. Les plus comme ne furent coupables. de ces La plupart de ces empereurs provinciaux. 260 : Quùm multis auxiliis Posthumius juvaretur Cellicis ac Francicis. la MÈRE DES LÉGIONS. l. furent de grands on les appelait. . dans la Biographie universelle de Michaud. Ce n'est pas que celles du temps même aux vices des princes qu'il faut s'en prendre. blirent les Aurélien. l. fr. mon article Zénobie . Victor. VII. Pollio ..son armée composé et franciques gauloises refusé pour leur avoir s'était contre révoltée toire de ses successeurs. l'unité de l'empire. Ab omni exercitu et ab omnibus Gallis Posthumius gratanter acceptus talem se praebuit per annos septem . ad ann. Ce ne sont pas les Barbares en faut l'invasion des accuser. et qui rétaceux qui leur succédèrent hommes. IX. Je donne de de l'armurier Marius. Quoique rière son char avec la reine de Palmyre ils aient eu la Gaule ces événemens théâtre. Souvent les provinces pas les plus odieux. hommes. l. c. qu'il Cimbres la République sous avait été plus formidable de l'Empire. Victorinus et Victoria. 33. ut Gallias instauraverit. enfin de derde traîner eut la gloire Tétricus. pour moins à l'histoire du pays qu'à celle appartiennent des armées qui l'occupaient. de troupes partie tué par ses soldats de Mayence le pillage qui l'hisailleurs lui 2. Victor. — Treb. . respi- ritatem revocasset imperium.

33. —Ludorum ac numerum impensas corripuit. c. — Praesidibusonerandas tributo provincias suadentibus. Quin etiam Vologesus. religionis et noxaede quâ cognoscerent. . Et si queni reorum elabi gratiâ rumor esset. 47. quae usquàm erant.praestitit. et ad utilitates publicas proniorem. l. si debitor populo in duplum praediis cavisset. cruels à flots qui versaient le sang des grands de Rome. Tibère se déclara pour les accusateurs. 2 Non defuerunt qui per longum tempus vernis aestivisquefloribus tumulum ejus ornarent. qui . c. » Annal.. l. hoc etiam magnoperè oravit . judicesque. paribusque gladiatorum ad certum numerum redactis. « tulit opem Caesar. 34.. quasi viventis . Néron lui-même fut regretté du 3 et pendant son tombeau était peuple. un faux Néron dans la Grèce et l'Asie. —Neque spectacula omninô edidit.» Suéton.. Sic refecta fides. — Principem. missis ad senatum legalis de instaurandâ societate . etsi varium. etc. — Accusatores. ac modo imagines praetextatas in Rostris praeferrent. rescripsit : « Boni pastoris esse tondere pecus. factâque mutuandi copiâ sine usuris per triennium. mercedibus scenicorum rescissis. Parthorum Rex . et brevi magno inimicorum malo reversuri. c. 37.. L'administration de Tibère fut sage et économe douce 1. adhibendum supellectili modum censuit. Annonamque macelli. c. — Abolevit et jus moremque asylorum. c.. l. commodiorem tamen saepius.. subitus aderat. corrigenda suscepit. in Tiber. VI. Le titre Hélagaqui porta 1 Dans l'affaire de Serenus . Annal. etc.. VI. 30. 17. disposito per mensas milliessestertio. ac latrociniis seditionumque licentiâ. senatûs arbitratu. IV. long-temps couronné de fleurs nouvelles 2. ne quid perperam fieret. Deniquè cùm post viginti annos exstitisset conditionis incertae. Ac primo eatenus interveniebat. — Et parcimoniam publicam exemplo quoque juvit.. poenis afficiebantur. si lacultas incideret. contrà morem suum. 35. modo edicta. quotannis temperandam . c. Sous Vestoujours fut suivi avec enthousiasme pasien . non deglubere. c.( 91 ) rèrent sous ces princes. celle de Claude et indulgente. ut Neronis memoria coleretur. curam habuit. — In primis tuendae pacis à grassaturis . admonebat : atque etiam si qua in publicis moribus desidiâ aut malâ consuetudine labarent. — Les biens d'un grand nombre d'usuriers ayant été vendus au profit du fisc. 30. c. Tacite.

ut vehementer adjutus. comme d'ailleurs se Neronem esse jactaret. . à de supérieur veut être jugé par Tibère. Les Empereurs rendaient la eux-mêmes Dans Tacite. connaître. Suétone en de Tibère. eurent sa surveillance. hommes et responsables envers à craindre prince. créatures du . et fils de Caracalla.(92) de Septime fut d'être cru petit-fils bal à l'empire. dit-il celles-ci sont soûles et gorgées. d'un maître qui ne demandait pas mieux que d'être sévère par avidité. tient de faire sa main. Les procurateurs de rien. innovacette de gouverneurs. dit expressément Mais Josèphe qu'il » En effet. aller jouir pour On sait la fable du renard dont les mouches sucent le sang. impaplus. Sévère n'eurent Sous les Empereurs. . Dion fait remonter la négligence en accuse tion à Auguste. la cruauté c'était tenter S'enrichir. qui modéraient un fermier comme sous la République. un accusé les préjustice. d'humanité. les peuples. tels il pensait bruits. il refuse l'offre du hérisson l'en qui veut délivrer viendraient affamées . et vix redditus sit. par y former quelques Ce ne fut la tyrannie. les provinces plus. in Nerone. 57. d'autres . . lui. qui craint jugés populaires. soulager agit ainsi « pour finissait celui qui restait dans une province par la liens d'affection. à Rome. les ans à changer tous comme sous la République. tàm favorabile nomen ejus apud Parthos fuit. c. Suet. Ce maître était un juge pour les grands et pour les petits.

66. 5. s'étant associés pour perdre Quintilius Varus. Adrien.. judice ab uno facilius discerni : odium et invidiam apud multos valere Paucis familiarium adhibitis.. c. échappent condamnation 2.mieux le vrai 1. Annal. XII. senatores. studia populi et patrum metuens : contra . Sueton. in Dom. et Calpurnius. et P. — Deux délateurs puissans. Tacit. IV. sed ordinarii juris esse .. integramque causam ad senatum remittit. . veraque. appellato principe instantem damnationem frustrati. l. negantemquecognitionis rem. à primoribus civitatis revincebatur : iisque instantibus ad imperatorem provocavit. agere causam confestim apud se coegit. — Vulcatius Tullinus. « restitit tamen senatus et opperiendum imperatorem censuit.. 3 Aliuminterpellatum ab adversariis de propriâ lite. des accusés à la Tibère. Sous qu'un juge unique sous Claude. 8. qu'il montrer dans sa propre combien il pour cause. par un appel à l'Empereur de juger dans une affaire où son intérêt pressé était déclare compromis. eques romanus. personne doute n'aurait osé décider contre l'intérêt de l'Empereur. Tacit. proprio negotio documentum daturum. par l'intrigue sur les causes soumises à son 1 Petitum est à principe cognitionem exciperet : quôd ne reus quidem abnuebat. c. souvent suspects consultait la justice avec assiduité. et hinc preces audit. Claude. c. ac Marcellus.. Annal. l.. et inil cassait les sentences des cend'être influencés 4. (93) discerne rendait . in Claudio. 2 Messalinus. serait dans celle sans juste d'autrui 3. 4 Jus diligenter et industriè dixit.. 28. Tiberium spernendis rumoribus validum. 5. c. III. Suet. plerumque et in foro pro tribunali extra ordinem ambitiosascentumvirorum sententias recidit.. VI.. Ibid. 10. Ibid. Dolabella. c.. quàm aequusjudex in alieno negotio futurus esset. c. Domitien telligence tumvirs. minas accusantium. Domitius Afer. jugera lui-même. quod unum urgentium malorum suffugium in tempus erat. I..

civil prit toujours d'heureux Le développemens. — Libanius . II. 26. fut jurisprudence et Ulpien fleurirent au temps de CaraPapinien calla et d'Hélagabal. c. orat. . 10. Brutus et le fondateur de l'école stoïcienne de le conseiller de Tibère 3. l'Hôpital. l'équité conséquent commun des nations le plus fort lien de . lui-même. in consilio habuit. continuus principis. c. sed jurisconsultes. XXII. jugement. ) . non ses amis. l. civile balanCe zèle des empereurs pour la justice il dedes maux de l'empire. orat. Spartian. Brisson. Marcellin. d'abus finité généraux. — S. l.. Annal. 3 Tacit. solùm. .. IV.(94) mais les jurisconsultes'. le droit Même sous les plus mauvais empereurs. VI. les fonctions à remplir pour son assiduité de juge 2. cité est de même Julien minutieux des affaires. 3 Amm. çait une grande partie salutaire aux magistrats vait inspirer une terreur dans le détail à une inet remédier oppresseurs. et entrait villa. de l'empereur de ce Nerva. c. 1 . omnis divini humaniquejuris sciens. Le droit civil se rapprochant de plus en plus de et par du sens naturelle. Greg. Septime de sa et dans le repos de ce devoir. non amicos suos.. ne se ce farouche Sévère soldat. comme Dumoulin. Cocceius Nerva. de Naz. parent. devint Quùm judicaret (Adrianus). jurisconsulte ayeul du républicain nom (disciple l'ami de Labéon. 90. sous Henri Charles IX et Henri III. 91. dispensa pas dans le détail volontiers il jugeait.

tant y empereurs un mal social. de proscription en proscripen guerre. Tous les auteurs nous tions le monantiques. avant la conquête en Gaule trent romaine. Mais c'était et rien ne pouvarpen ciété nouvelle à moins tarir là source. pas la cause prinLe mal réel de la ruine de l'Empire. tion. soqu'une ne vînt remplacer la société antique. la fiscalité dévopire . au moins pour rante . l'exigence croissante du gouvernetoujours ment militaire. cipale qui le minait ne tenait ni à l'admini au gouvernement. L'esclaqu'une un résultat n'était du gouvernement point vage le trouvons Nous chez les napartout impérial. celle des magistrats des princes. romaine que l'époque nous est mieux connue que celles qui précèdent. antique la conquête de l'homme est (l'industrie de la nature). de nature nistration. un effet direct ou indirect. Tel peuple de fin à une dépopulation effroyable. guerre vers la aboutir de servitude en servitude. suite . eussent remédié. les autres la plupart. Cette tyrannie n'était bien autrement onéreuse. S'il eût été simplement administrative de grands et bons . comme on va le voir. et la compensation ) * de la tyrannie po- litique. l'antiquité sur guerre. ce système de devait. étant fondé le système sur la Ensuite. maux de l'EmCe mal était l'esclavage . d'Améces sauvages comme pouvait.( 95 l'Empire. n'en étaient. S'il nous terrible et plus désastreux plus apparaît c'est d'abord dans l'Empire. la conquête .

ayant les grands qui peu à peu propriétaires disparu. Je ne connais rien de plus tragique que cette inscription dans sa brièveté .. y suppléèrent par les esclaves.Tique. leur succédèrent. » Ce pauvre enfant est évidemment un de ces esclavesqu'on élevait pour les louer à grand prix aux entrepreneurs de spectacles. Carnations civilisées de l'antiquité. Syriens. . J'ai (96) se vanter d'avoir cinquante mangé Histoire mon dans déjà indiqué nations. ils disparurent qu'on aux en grande partie Appartenant tôt à leur tour. » Pas un regret. romaine comment la classe des petits cultivateurs. des Ces esclaves s'usaient par la rigueur rapidement bienleur imposait travaux . âgé de douze ans. M. qui parut deuxjours au théâtre d'Antibes. « Parut deux jours au théâtre d'Antibes. Maisles Romains en élevaient souvent à leurs joujoux brisés. dansa et plut. Grecs. cultivé les arts pour leurs maî. dansa et plut. » . et qui périssaient victimes d'une éducation barbare.. N'est-ce pas là en effet une destinée bien remplie ! Nulle mention de parens . PVERI EPTENTRI S ONISANNOR QVI XII ANTIPOLI N THEATRO I BIDVOSALTAVIT PLA ET CVIT » Auxmânesdel'enfant Septentrion. ils avaient thaginois tres. C'est encore une singularitéqu'on lui ait élevé un tombeau. rien qui fassemieux sentir la dureté du monde romain. qu'on au plus tout Thraces. l'esclave était sans famille. Néron bâtit un monument « aux mânesd'un vasede cristal. Germains. purent Scythes imiter grossièrement les modèles que les premiers 1 On a trouvé à Antibes l'inscription suivante : D. Les nouveaux esclaves leur substitua 1.

révolutions les obtenir? On a beaucoup pour déclamé contre la violence et l'avidité des soldats. cinquante chaussure ne defrancs. Tableau du prix moyen des denrées . 33 fr. les produits de leur travail en plus rares. payer avaient 1 Voy. Moreau de Jonnès . etc. qu'il armes. le litre . plus grossière vingt-deux vait-il de réclamer sans cesse de noupas être tenté et de faire des veaux adoucissemens à sa misère. des princes qui le pays au profit du soldat. par jour notre et notre vie. de porc. leur solde. . I. pour saient les empereurs. 60 c. . tous les devinquelque industrie. cruelles de Caracalla. 3 fr. . 13 fr. . Mais a-t-on épuisaient de tous les objets songé au prix excessif qu'il était d'acheter sur une solde bien ? Les obligé modique révoltés disent dans Tacite : « On eslégionnaires time à dix as. 50 c. proportion chaque vaient les salaires de tous ceux qu'emaugmenter soldat la livre de l'état. objets qui demandaient Les hommes rent de plus en plus grossiers. d'après l'édit de Dioclétien retrouvé à Stratonicé : Une paire de caligoe ( la plus grossière chaussure ) coûtait 22 fr. 45 fr. laissés. un lièvre . le vin de dernière qualité. enchérirent Dans la même dejour. un cent d'huitres. un poulet. capase trouvant aussi de plus bles de les confectionner. 1 fr. 50 c . la livre de viande de boeufou de mouton . 7 (97) D'imitations . 22 fr. sang C'est là-dessus faut avoir des habits. 80 c. . M. une oie grasse . des qu'il des tentes faut les congés . 2 fr. Le pauvre qui payait ployait viande sols 1 de notre et la monnaie.en imitations. faisaient et défaiaugmenter qui. a accusé les exactions On de Sévère.

adminisle pouvoir ou du moins créa. Jusqu'à Il souvent confondus. I. qui la cultivaient. l'Empire déjà ruiné. (98) racheter . Lamprid. LIII. un pouvoir trop judiciaire. n'en fut pas si nécessaire Cette institution tratif. que les forces aux laboureurs. à la terre. ne renouvelait rente de la nôtre. un pouvoir lui il existait civils. Je ne sais combien et geaient d'emplois 1 Tacit. . était devenue la multitude de ceux qui regrande cevaient en comparaison du nombre de ceux qui devaient telle l'énormité des impôts. eut Dioclétien Ce fut bien pis encore. « Tellement mourir. les champs manquaient devenaient déserts les cultures se chan. Voy.. et en forêts. militaire. 17. intolérable à sa naissance une charge moins pour bien difféLa société antique. — L'Empereur finit par être obligé d'habiller et nourrir le soldat. habiles.. qu'on etc. lorsque des fonctionnaires celle créé une autre armée.du de la barbarie et se obtient. compléta. pas incessamment et la richesse Consumant toujours par l'industrie inne produisant plus. 1 » centurion. et les elle demandait toujours davantage cette mains devenaient terre. depuis que les générations été détruites dustrieuses avaient par l'esclavage. mais non payer. Sev. payer. chaque jour plus rares et moins Rien de plus terrible que le tableau que nous a laissé Lactance de cette lutte meurtrière entre le et la population impuissante fisc affamé qui pouvait souffrir.. in Alex. Ann.

vicaires Rationales. exactions. mais blaient ceux-ci ne trouvant rien. toujours. on en ôtait aux vieillards de deuil et . la femme fidèle était torturé contre son maître. les infirmes. toujours doutres pour trouver et les charges davantage. que exaccondamnations. chaque Magistri. au hasard. Tous ces gens-là préfets. tout était plein de consternation. Point la vieillesse ou la maladie. On n'entendait bêtes. Encore ne s'en rapportait-on pas à ces premiers d'auon en envoyait agens. portait l'âge de chacun. pas fréquentes. On inscrivait on enregistrait les hommes. que les fouets. on apd'excuse pour les malades On estimait . non mais perpétuelles. on compmesurait les champs de terre. ne pas paraître ajoutant pour les hommes les animaux diminuaient.d'employés fondirent (99) sur ville. son père. pas dit. le fléau du cens ayant été lancé dans les quand et les villes. invasion de témoignage. inutiles. et quand par la on écrivait ce qu'ils n'avaient douleur. les censiteurs se répandiprovinces rent tout : vous auriez dit On une une ville prise d'assaut. l'esclave les cris de la torture. le fils contre partout. ennemie. publique. ne connaissaient sur des . et tions. dans les exactions d'intolérables Mais outrages la calamité le deuil ce fut universel. Cependant bouleversèrent chaque province. on ajoutait des années aux enfans. par mottes les tait les arbres. et faute contre son mari. vaincus . on les torturait contre pour déposer eux-mêmes ils cédaient. lès pieds de vigne. proscriptions.

. 7.ov t y. les misère Leur les agens accablaient impériaux. quae factioni suas Bacaudarum nomen indiderat. quos Bagaudas incolaevocant.oOv TUDKVVOUÇ ÈntyjMtpiovç. os èv Tà)Xoiç TOÛ àypoiy. persecut. BAGAUDAE.iy.et l'on mouraient. leg. 15 . dont les exactions toutes daient tous les outrages.. v. — Caeterum Baogandas . et hominum collectionem ? — Catholicum Armoricum : « Bagat. . Marc. c. sou Bao- . esclaves. quid si à Bagat.—Ducange. XI. troupeau. » Bayzvziv est vagari apud Suidam. vel bagad. à l'époque dont furent au comble et leur désespoir le tableau. Gall. Alors tous de nous tracer vient Lactance les armes sous le nom les serfs des Gaules prirent maîtres ils furent 2. l. multitude de gens. proinde veteribus Gallis . qui rusticorum multiudine oppressa . « Erubescit apud eos. in Chronic.. pour les morts 1. lib. . tit. » Sur qui retombaient ( 100 ) n'en payait pas moins l'impôt et de vexad'insultes tant Sur les libres? les hommes tions endurées par ou cultivateurs sur les colons dépendans.ai Baxaùuaj zaloîtvlaç roù. : Ex l.. 9 . et Eutrop. 2 Prosper Aquit. » Paeanius Eutropii interpres Gr. quae vox Armoricis et Wallis . c. 3a. in Comment. « llaaiàçovlo. pacem Gallis reddit. Theod. 7. « Diocletianus consortem regni Herculium Maximianum assumit. in corpore vibices ostendat. avvy. si quis non infi— ciando tributa. turmam sonat. etc. Adeô major esse coeperat numerus Filii adversùs parentes suspendebantur accipientium quàm dantium — Une sorte de guerre s'établit entre le fisc et la population. de voisin devenait l'état dont jour plus chaque renC'est à eux que les propriétaires l'esclavage. ovou. Cod. » Victor Scotti : « Per Galliam excita manu agrestium ac latronum . Ammian. Oros. At cum Gallicam vocem esse indicet Aurelius Victor. Omnia penè Galliarum servitia in Bagaudam conspiravêre. En un instant de Bagaudes 1 Lactant. entre la torture et l'obstination du silence.a Si êali TOÛ1O Sij). Hieronymus in Chronico Euseb. assemblée. 7. de m.polnBhla. 23. BACAUDAE Paul.

villes. is warlike. in Irish . tradition.Voy. plusieurs et exercèrent de ravages plus que n'auraient pu Ils s'étaient choisi faire les Barbares. Comment sont-ils » devenus si ce n'est par notre tyranbagaudes.(101) brûlèrent de toutes les campagnes. Voy. pas étonnant que de l'homme naturels cette réclamation des droits de l'égainspirée par la doctrine partie Maximien accabla ces lité chrétienne. in Welsh. S. — Baugaredos vocat liber n de castro Ambasiae. 8. dans un de ses Panégynous parle des Bagaudes 2. of A. qui. Salvien des de l'Espagne surtout leur déplore : « Dépouillés infortune de sang. I. 2 Eumen. hiist. ils par des juges » avaient les droits de la liberté romaine . selon une AElianus et Amandus. Vit. t. ait été en . — Non desunt. deux chefs . Bagach. in Diocletiano. de Schol. Bagach . instaurat. is fighting. = Turner. perdu » ils ont perdu le nom de Romains. nous » nom que nous leur avons fait. 1 mais encore Eumène victoire . um. = Saint-Maur-des-Fossés . L'empereur La colonne de Cussy en multitudes indisciplinées. in Erse. tanquam à primis Bagaudis ortum duxerint. près Paris. an. s'appelait le château des Bagaudes. is multitude. long-temps après. dans le midi de la France. Idace mentionne fois les Bagauplusieurs riques 3. Idacius in Chronico . qui Parisienses vulgô Badauts per ludibrium appellant. Bagad. 1530. Baboleni. Baccharidas. 1 Millin. I. avoir été le monument de sa semble Bourgogne. gaudas habet prima Salviani editio . 3 Sous les rois Rechila et Théodoric. Il ne serait étaient chrétiens. Nous leur im» putons leur malheur leur reprochons ce .

Aurel. Francs avec une flotte les pirates d'arrêter qui pasmais il les arrêtait. De vero jud. le nourrisson le nombre Après la mort de son père . il était l'enfant et de la Gaule. il réduisit. Hist. L'armée avec laquelle cinq mille à dix-huit il vainquit Maxence en grande . rer. ap. Imputamus nomen quod ipsi fecimus. . saient Découvert butin. I. in Caesar. Voy. Victor. ibid. fut une ère de joie et d'espérance. I. de ceux qui payaient la capitation en Gaule de vingtmille 4. de leur au retour. 1741 in-4°. » nie. 4 Eumen. 2. fr. comme son père. l. sans cesse en Bretagne.. et du détroit province et du christianisme de Constantin L'avènement Né en Bretagne. Scr. par la perversité 1? » » criptions et leurs rapines sans Ces fugitifs contribuèrent par doute leurs pros- à fortifier de la Bretagne. et profitait en Breil se déclara indépendant par Maximien. nisi iniquitatibus nostris 2 Sext. et provid. Panegyric. 720. Bâle. dans son Carausius usurpation été chargé avait Ce Ménapien (né près d'Anvers). Rom.. Constance Chlore 3. devait appartenir à cette dernière partie province. . Scrip. — Eutrop. 572. ap. l. Une grande partie du territoire d'Autun était sans culture. 566. franc. Quibus enim rebus aliis Bagaudaefacti sunt. 3 Schaepflin adopte cependant une autre opinion. sa dissertation : Constantinus rnagnus non fuit Britannus. de cette ans maître et resta pendant sept tagne. lois de Constantin Les sont celles d'un chef de 1 Salvian. V.( 102 ) des juges. IX. de la Bretagne .

(Voy. quàm possessori reliqua indulgemus : ita ut quae in istis viginti annis sive in speciebus .. cogantur eorum adversarii examini nostro sui copiam facere. peuvent en instruire les présidens des provinces. judiciumnostrae serenitatis oraverint. debentur . ipse audiam omnia . leg. Si ceux-ci à tous d'anous dissimulent. tàm curiis. ordinis. les fassions » expier par les supplices qu'ils méritent. 16a. interpellet me . aliquid manifeste probareposse confidit. . tit. s'écrie-t-il. nihil utrumque nostrum aerarium. vel palatinorum meorum. lib. IX. et dignitatibus et rebus augebo. s'il est dans le voiafin qu'instruits de tels brigandages. nous sinage. — A sextâ indictione ad undecimam nuper transactam . qui hoc prodiderit. lib. dignitatis. XI. leg. Ces paroles La vue seule ranimèrent l'Empire. — Quinque annorum reliqua nobis remisisti. 2a. 1 . Theod. aliique fortunae injuriâ miserabiles . I. leg. sive pecuniâ.28. Theod . leg. Cod. in Comm. atque justè gessisse videatur . comitum. 28. lib. lib. .) . amicorum . Ex lege Constantini. (Ex lege Constantini in Cod. Marc. tit. XI. 1 Cessent jam nunc rapaces officialium manus Lex Constantin. de la croix consolait triomphante déjà les coeurs. nihil arca amplissimaeprafecturae. tit. I . 4a). 1a.( 103 ) à l'Empire comme un libéraparti qui se présente : « Loin! un sauveur loin du teur. intrepidus et securus acsi probaverit. tit. dit Eumène à Constantin. 1 ! tous ! les mains des agens fiscaux rapaces peuple ceux qui ont souffert de leurs concussions. ipse cedat. qui se in quemcumque judicum. 7. 1a. Theod. permettons dresser leurs plaintes à tous les comtes de provinces ou au préfet du prétoire... praesertim cùm alicujus potentiam perhorrescant. —Si quis est cujuscumque loci. et comprobaverit. Theod. in Cod. me vindicabo de eo. qui me usque ad hoc tempus simulatâ integritate deceperit. Illum autem . vel viduae. nomine reliquorum omnibus concedantur : nihil de bis viginti annis speret publicorum cumulus horreorum . Ammian. quod non integrè . lib. — Si pupilli. ut dixi. in Cod. tit. eg. Constantin.

leg. lib.. 2 Apud quemcumque colonus juris alieni fuerit inventus is non solùm . merito servilis condemnationis compellantur implere. priùs reddito quod superexactione perpetratâ noscitur extorsisse. Ex lege Hon. Tous les essais qui furent faits. repetitus est. quàm antè consueverat et quàm in anterioribus temporibus exactum est. 1a. Les souffrances empemieux reurs chrétiens remédièrent n'y pas que leurs prédécesseurs.donnait une vague Ce signe de l'égalité arrivée la et immense Tous croyaient espérance. lib.. V. et facinus comprobet : ut ille qui convincitur ampliùs postulare . vel à quo fortè possidetur. tit. )—Si quis colonus originalis. vrait au propriétaire. adeat judicem. antè triginta annos de possessione discessit neque ad solum génitale. dans l'esclavage l'enfonçait 2. rien aux ne pouvait le christianisme Cependant matérielles de la société. et vocem pegamus . in servilem conditionem ferro ligari conveniet.. l.. lib. — In causis civilibus hujusmodi hominum generi adversùs dominos. 10. Justinian.... Theod. fin de leurs maux. ( exceptis superexactionibus in quibus retro principes facultatem ( 104 ) universelle . sinon tourner dans un cercle sans issue? Tantôt elle s'effrayait de la dépopulation. eumdem origini suae restituat. qui fugam meditantur . in Cod. hoc facere in posterum prohibeatur. in Cod. définitive n'aboutirent montrer l'impuissance qu'à de la loi. ipsos etiam colonos. le lil'impôt. . 1 Quisquis colonus plus à domino exigitur. vel inquilinus.. 9a. et le propriétaire criait ne pouvait qu'il plus payer tantôt elle abandonnait le colon. quàm accipere consueverat. vel patronos aditum intercludimus.. I... Que pouvait-elle en effet. leg. 49. omnis ab ipso.. et Theod.. ut officia quae liberis congruunt. . ( Ex lege Constantini. V. in Cod. elle essayait d'adoucir le sort du de le protéger contre le propriétaire colon. XI . 1. Theod. tit.. calumnia penitùs excludatur . Constant..

« Que les Colons soient liés par le droit de leur origine . ) Arc et Hon. Just.. XI. et bien que. et juga germanica captiva praebent nostris colla cultoribus. duas auri libras ei cogatur exsolvere . Just. pire que celle des esclaves . par leur condition . de Savignypense que leur condition était. in Cod. Justin. ils paraissent des ingénus . même la morale tinax avait assuré la propriété et l'immunité des dix ans à ceux qui occuperaient les impôts pour terres désertes et chez en Italie. . et la terre heureux mourait devenait Dès le temps la grandeur du déserte. 47. XI. Theod. — Cod. et Arc. 51. qu'ils soient tenus pour serfs de la terre sur laquelle ils sont nés.. le Coelebsne peut rien recevoir d'un étranger . leg. 51 . La loi finit par identifier le colon à l'esclave : « Le colon changede maître avec la terre vendue. retinendumve crediderit. cujus agros transfugâ cultore vacuaverit : ita ut eumdem cum omni peculio suo et agnitione restituat... tit. fut obligé Probus de transplanter de la Germanie et des hommes des boeufs pour cultiver la Gaule 3. in Cod. in Cod. en un sens. « Si un colon se cache ou s'efforce de se séparer de la terre où il habite. in Vopisc. Aurélien l'imita. le Cours de Guizot. ni de la plupart de ses affines. ainsi que l'esclave fugitif. qu'il soit considéré comme ayant voulu se dérober frauduleusementà son patron. » — Cod. Il y fit replanter eis super hoc interpellandi praebuerunt. leg. 49. tit.. Justin. Perl'intérêt de la population. tit.( 105 ) à la terre . dans les provinces les rois alliés 2. — Si quis alienum colonum suscipiendum. — M. d'Auguste. lib. 3 Probi epist. XI. et Valent. tit. 49. t. à son avis. mais le malde l'enraciner s'efforçait ou fuyait. tit. car il n'y avait. Justin. ad senatum. . IV. lib. Arantur Gallicana rura barbaris bobus. mal avait provoqué des lois qui sacrifiaient tout à 1.. 2a. excepté celui qui prend « concubinam.. Valent. liberorum quaerendorumcausâ. lib. 1 Par la loi Julia. » 2 Voyez Hérodien. 1a. aucun affranchissement pour les colons. » Voy. Theod.

3 Au moins vingt-sept jugera. in Domit. Vict. — Euseb. 2 Eumen. etc. nutu Nerviorum et Treverorum arva jacentia letus postliminio restitutus .( et 1. d'administrer de répartir à leurs et périls ce qui l'impôt . Aurel. in Caesar. de Langres du pays ... dans dant la dépopulation augmentait de cessaient dans les campagnes. les serfs de la chose publique. IX.— Vopisc ad ann. cepenles villes... Maximiane Auguste. sur lui.. Si l'on veut se donner d'une le spectacle agonie de peuple. Ils ont l'honneur la cité. l'appauvrissement déclarés les esclaves. Constanti Caesar invicte. 4 Aussine disposent-ils pas librement de leur bien. Maximien les vignes arrachées et Francs des Constance Chlore transportèrent du Hainault. payer 1 Voy. l. : Sicut tuo . quidquid infrequens Ambiano et Bellovaco et Tricassino solo Lingonicoque restabat. 7. Ils ont l'honneur de manque à l'Empereur Ils sont l'aurum coronarium. Ils ne peuvent vendre 106) par Domitien . —Eutrop. les derniers encore un qui eussent 3 dans sont patrimoine général.. et receptus in leges Francus excoluit : ità nunc per victorias tuas. tout risques est sur leur compte 4. d'autres Germains dans les solitudes 2 et de la Picardie. citoyens Quelques d'au: ceux qui restaient payaient payer l'impôt s'en prenait tant plus. aux magistrats déficit cipaux. Le fisc affamé et impitoyable munide tout aux curiales. barbaro cultore revirescit. Panegyr.. il faut parcourir code par l'effroyable dans la le citoyen de retenir l'Empire lequel essaye cité qui l'écrase. Chronic — Sueton. Constant. Les malheuqui s'écroule reux curiales. c.. 281.

précautions pour pour la curie.. tit. .. (Interpellet judicem. Theodos. de se faire soldats de se faire dans les entrer . l. rus habitandi causâ. « Ce n'est point une tache pour l'ordre. insinuato judici desiderio. — Cette disposition désarmait tous les propriétaires. cujus causâimpios se . cader magistrats que la loi est Étranges à vue pour ainsi dire. VIII. ni aux bâtards. eoque rare esse carituros. 3 Ibid. 2.. l. d'habiter 3. 31. Le léqu'ils est obligé d'inventer les jours tous des gislateur nouvelles barrifermer. qu'en qui veuille bien être curiale à leur La loi ne place. nous ne les libérerons leur mépriseront qu'autant qu'ils sans autorisation. Elle leur interdit la campagne 4. demonstrârint. 18. X. t. proficiscendi licentiam consequatur.. ne peut disposer par testament que du quart de ses biens.. tit. t. et d'attacher de garder obligée à leur de s'absenchaise curule. ) Le curiale qui n'a pas d'enfans . 1. l. si cohortalis 30 . 4. XII. L . exponat. l. sans cherchent cesse à y échapper. 33. Theod. Cod. Les trois autres quarts appartiennent à la curie... L. Spurios 2 Cod. les ménage et palâches hommes pas : « Certains resseux désertent les devoirs de citoyens. ils ne peuvent prêtres à quelqu'un laissant leur bien ordres. omnesque causas sigillatim quibus strangulatur. generaliter 3 . ter 2. Non antè discedat quàm . D. Theod. — etc. tit. 4 L. Theod. § 2 . Si quis ex bis ausus fuerit affectare militiam ad conditionem propriam retrahatur. l. etc.( 107 ) sénat de la cité. X. Curiales omnes jubemus interminatione moneri ne civitates fugiant a t deserant.. Cod. XII. l. t. Juifs. vitando patriam . » Cod. 1 Toutefois la loi est bonne et généreuse elle ne ferme la curie ni aux . . Toutefois ils sentent si peu leur bonheur. parce qu'il lui importe d'être toujours au complet. l'ordre de très-illustre l'amplissime la curie 1. fundum quem civitati praetulerint scientes fisco esse sociandum .

. quidam 63 .. de somme se couche Convient-il des En vain les Empereurs se relever. cum immunitate triennii. Rien n'y abandonné le cultivateur sur son champ Au commenfit. lib. 2 Constantin. XI. l.. 1.. ( Arc et Hon.. Justin. Le peuple dans tout le corps par la bête comme de lassitude et de désespoir. la meilleure de tout l'Emreuse Campanie. in Cod. captant soliL. iisdem provincialibus concessimus. aliquot jugerum velut desertorum et squallidorum. in desertis et squalidis locis babere dignoscitur. par essayèrent. Theod. Quippè animos divinâ observatione devinctos non decet patrimomorum desideriis occupari. Sa charge même ses fils. terre de et refuse sous les coups. . et lui lui engendre se marie. liberamus. de rappeler des offres d'immunités. Le désert s'étendit jour. curiales 104. d'exemptions. exige qu'il qu'il de alors tombèrent Les âmes élève des victimes. desertis civitatum muneribus. l. 58 . lex. l. chaque il y avait dans l'heucement du cinquième siècle. » ment pour leurs biens1 d'én'a pas même L'infortuné curiale l'espoir La loi poursuit à la servitude. Quingena viginti octo millia quadraginta duo jugera . juxta inspectorum relationem et veterum monumenla chartarum. quae Campania provincia. XI. nisi contemptis patrimoniis. et chartas superfluae descriptionis cremari censemus. 3 Honorii indulgentiâ Campanioetributa. chapper par la mort La loi est héréditaire.. ?. 28. in Cod.) . tit. pire. 1. Praedia deserta decurionibus loci cui subsunt assignari debent. t.. II. 2. Theod. XII. cinq cent vingt-huit 1 Quidam ignaviaesectatores. de l'attacheconservent la contemplation divine. ibid. Cod. province mille arpens en friche 3.. — Nec tudines ac secreta enim eos aliter. se répandit mortelle Une inertie découragement. t. L. se coucha social.( 108) de occupés esprits que patrimoine.

judicum nomine a nefariis latronibus obtincbantur. Raynouard . nemo ab inut jam barbari desiderarentur. 199. quas à vastitate barbaricâ terrarum intervalla distulerant. t. Honorius essaya d'organiser la Gaule 2. — III. — VI. liberté. — P. se trouvent retenus par leurs fonctions. qu'ils essayèrent moyen Us se hasardèrent à prononcer le mot de péré. du Droit municipal en France. selon la coutume.. . — II. Elle se tient aux Ides d'août. ses Déjà il avait tourné d'un autre côté. . L'assembléeest annuelle. — V. . La peine contre les absens sera de cinq livres d'or pour les magistrats . qui sont éloignées. Ingenua indignis cruciatibus corpora ( lacerabantur ) .. Hist. Juliani : Aliae. Gratien à former exhorta les provinces des celles de assemblées 1. in Panegyr. Il ne s'inquiétait regards plus d'un le bien comme empereur impuissant pour pour le mal. 12. des menaça. soit que chaque province veuille s'assembler en particulier.( 109 Tel fut l'effroi des ) à l'aspect de cette d'un désesdésolation. Elle est composée des honorés . pria. I. Tout fut inutile. « Ils Empereurs 1 En 382 . l. des possesseurs et des magistrats de chaque province. ces provinces. 3 Voiciles principales dispositions de la loi de 418 : — I. il engagea. :. Theod. une loi porta : « Soit que toutes les provinces réunies délibè rent en commun. Voy. 3 Mamertin. — IV. Ibid. enverront des députés. Cod. et de trois pour les honorés et les curiales. quàm inter Romanos tributariam servi- . ut praeoptaretur à miseris forjuriâ liber tuna captorum. Le devoir de l'assemblée est de délibérer sagement sur les intérêts publies. Il n'implorait-plus tout au moins que la mort. prononça amendes contre ceux qui ne s'y rendraient pas. » L. qui malint inter Barbaros pauperem libertatem. rien ne réveilla le peuple sous engourdi la pesanteur de ses maux. que l'autorité d'aucun magistrat ne mette ni obstacle ni retard à des discussions qu'exige l'intérêt public. sive integra 9. Si les magistrats de la Novempopulanie et de l'Aquitaine . 192. XII. p. Oros. Ut inveniantur quidam Romani. la mort de l'Empire et l'invasion des Barbares 3.

les auteurs disent l'ennemi. quia transferre illuc. quâ non faciunt. .. nos relinquunt .. est condamnée.. quàm sub specie libertatis esse captivi nomen civium romanorum aliquando nunc ultro repudiatur. appellent Nos frères la captivité. que tout cela se soit cette dévorante Rome ne envain.. ils ambitionnent qui se bien de revese gardent trouvent chez les Barbares. de la dépopulation. quod hoc non omnes omnino faciunt tributarii pauperes.. non voto : animo desiderant libertatem. » habitations. avec eux leurs petites emporter donc les Barbares. ad hostes fugiunt. nam cùm plerique corum agellos ac tabernacula sua deserant. La société Viennent antique Le long ouvrage de la conquête.. est près de son de l'esclavage. ut liceat eis vitam. fundos majorum expetunt. Una et consentiens illic romanae plebis oratio . l'histoire d'un Grec réfugié près d'Attila.. ut vim exactionis evadant— Nonnulli eorum.. et coloni divitum fiunt.. Est-ce à dire pourtant terme. quàm exactores sunt. Malunt enim sub specie captivitatis vivere liberi. de provid. et res ipsa hoc indicat . l. et l'on que tous les pauvres ne peuvent mais c'est fassent qu'ils pas autant. Levioreshis hostes. accompli que elle va se retirien sur le sol gaulois d'où laisse d'elle est en effet immense. sed ut ad eos confugiant. tutem. — Sic magno aestimatum sunt quasi captivi jugo hostium pressi : tolerant supplicium necessitate. ut vim exactionis evadant.(110) du temps. habitatiunculas familiasque non possunt . V. qui fugati ab exactoribus deserunt. nisi quod una causa tantum est. aussi dans Priscus . agere cum barbaris Non solum transfugere ab eis ad nos fratres nostri omnino nolunt. — Salvian. .. ils nous quitteraient plutôt pour aller les joinn'en est étonné dre.. rer ? Ce qui y reste l'administration. et quidem mirari satis non possunt .. nir. sed summam sustinent servitutem. — Voy. Elle y Elle y laisse l'organisation..

Le qui ne lui manquera titre aux romain évêques. si opposée au principe un monarque. qu'ils ils courberont la tête. Partout à côté romaine de la magistrature qui va et délaisser la société en péril. qui doit le recueillir ver pendant la tempête de l'invasion barbare. poson chemin elle fera pulaire. malgré eux. Il leur faudra. Elle nous amènera peu à peu à l'anéantissement de l'aristocratie. la religion s'éclipser. symbole fondée la justification lisation de par les Romains. Ce vainqueurs qu'ils sont.( 111 ) la Gaule n'avait la cité. et recevront tout encore. Ces théâtres. à des temps modernes. qu'alors que la vie paalors raîtra sems'en éloigner. ces voies ces cirques. bon gré malgré. nom cette idée de l'égalité sous grand d'Empire. dans la tradition Cultivée accueillie par l'église. a fondé auparavant que tout au plus des villes. de defensor civitatis Dans la division va partout des diocèses passer ecclé- . que les Barbares ils la subiront bleront près de la détruire. en a placé une autre pas. Mais à côté de cet ordre et le sauun autre s'est établi. la loi de Rome vaincue. vont en faire leur profit. des villages. de la Gaule. que nous adsont le durable de la civimirons encore. Telle est la force leur conquête de même cette organisation. Les rois Barbares terre. ces aqueducs. l'équité Voilà pour l'ordre civil. par Charlemagne et par saint Louis. aristocratiRome l'a déposée sur cette que de la Germanie. à l'égalité. habiter sous ces voûtes invincibles ne peuvent ébranler.

n..Èali. tout se place ou se modèle. —Epist. ad sedem apostolicam. Joan. ut (id officium) in B. in Amos 6. 108. (Concil. . Serm.. l. ancien..ttpaïii rûv UTtosloïot'J .ioivriiç mitrlza. 97 ). invoquant la coutume et les décisions d'un synode' ( Epist.. actio III : OùSevi àpytgoXév. etc. 431 . ut quidquid. Id.. .wçrrig y. (Augustin.. adv. b y. on voit peu à peu tomber l'opposition . ô z\apypç y. Benoît surtout dans les moines. ô OcU.aBo). impériale et de Rome salité La primatie apparaît. I.)—Enfin Léon le Grand prit le titre de chef de l'Eglise universelle ( Leonis I epist.12. etc. 124... Jlélpoç.ai ci) . ut veritas per apostolicam tubam in salutem universitatis exiret. siastiques mais l'univerL'universalité est détruite. 103 . — Leonis I epist.. 1 Au commencementdu cinquième siècle. saint Grégoire de Nysse .. 2 : Si majores causae in medium fuerint devolutae. Petri principaliter collocaret. . L'ordre de saint le donne au monde usé par l'esclavage.. non priùs ducerent finiendum. etc. in Evang.ai àzi h roîç «uïoû oiaSoypiç y.iy. les Papes et leurs partisans élèvent plus haut la voix. saint Ambroise . et saint Augustin et saint Jérôme ne l'interprétaient pas en faveur de l'évêché de Rome. Jovin. 29 : Patres non humanâ sed divinâ decrevêre sententiâ. reconnaissent les droits de saint Pierre et de ses successeurs. oli.ai y. — Epist.aÇst. ocliç 'éaç ro\t vûv y. tract. — On disputait beaucoup sur le sens de ce célèbre passage de l'Evangile : Petrus es. . cadre sur lequel et la vie intérieure. Le monde se maintiendra est un naissante nera .rjiaçm.ai ôV/.subsiste impériaux.. Ephes. y. Innocent Ier avance quelques timides prétentions. 12 : Curam quam universis ecclesiis principaliter ex divinâ institutione debemus. 10 : Divinae cultum religionis ità Dominus insti uit. etc. catholique et confuse de saint Pierre commence à poindre et s'ordonobscure 1. iy. ann. sicut synodus statuit et beata consuetudo exigit. Celle-ci est l'ordre extérieur. quamvis de disjunctis remotisqne provinciis ageretur.. de divers.. saint Chrysostôme . Amesure qu'on avance dans le cinquième siècle. — Hieronym. sa hiérarchie par l'Eglise A elle. 112 ) ( diocèses celle des .é). nisi ad hujus sedis notitiam pervenirent ).yXr. . Id. post judiciura episcopale referantur. ) Mais saint Hilaire.

à de saintes lectures. 2 Né. à l'obéissance . il ajoute : « Et si la pauvreté du lieu . L'indépendance des cénobites asiatiques fut remplacée par une organisation régulière. L'idée même de la personnalité libre. aux Ascètesde l'Orient. libres 1. elle se soumit. dans la quiétude du . La liberté s'était anéantie en Orient. à certaines heures . ordonné au commencement du monde dans l'arrêt Cette innovation du travail porté sur Adam. dans d'autres . la nécessité ou la récolte des fruits tient les frères constamment oc cupés. aux Stylites. qui rejetaient la loi. de la philosophie la loi suivie celtique. c. selon d'autres . plus dans sa doctrine elle éclate disme. à la loi. Il se souvient terre du travail. au travail des mains . qu'ils ne s'en affligent point. Le breton Pélage pose la loi . succédèrenten Occident de sages communautésattachées au sol par le travail. et s'abandonnaient à tous les écarts d'un mysticisme effréné.(113) du travail exemple premier accompli par des mains le citoyen humilié fois. ainsi qu'ont fait nos pères et les apôtres. dans notre Bretagne. seuls sur leur colonne. au travail. 8 . » Ainsi. mysticisme elle se disciplina en Occident. aux Eu^trat errans. 2 au cinquième siècle. grande libre et volontaire sera la base de l'existence moderne. . Il suffit qu'il ait appartenu à la race celtique. ce qui du reste ne change rien à la question. à la règle. 48 : Otiositas inimica est animae « L'oisiveté est ennemie de l'âme : aussi les frères doivent être occcupés. pour se racheter. d'immortalité. car ils sont vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs mains . Pour la première abaisse les regards sur cette par la ruine de la cité. par Jean 1 Regula S. la règle ne fut plus un recueil de conseils. priant solitairement au fond de la Thébaïde. I. qu'il avait méprisée. qui nous confuse dans la barbarie apparaissait guerrière des clans distincte dans le druigalliques. » — Après avoir réglé les heures du travail. invariable . selon les uns. dans les îles britanniques. Bened. mais un code.

qui sans du druidisme 1. ressuspour plaire Niger. la grande communauté craindre on pouvait du monde.(114 ) Abailard fut. quâdam in cauponâ moraretur. Une autre promit . que devenait grecs. le breton comment la Gaule. quissant dans introduite la Gaule. Sous ces temples en effet cherché on aurait sous ces basiliques romaines. par Rome Depuis que avait pris part des nations. amené et le brece grand esqu'en (l'irlandais). et l'originalité vers le nord. dans ces vastes surtout en s'avançant la nacontrées où les villes devenaient plus rares. et cum Druide quâdam muliere rationem convictûs sui quotidiani faceret. in Numeriano : Cùm apud Tungros in Galliâ . quelle qu'elle Dans les villes gauloises Italie. in Pescenn. s'était dans les campagnes. non serio . Post quod verbum Druias dixisse fertur : Diocletiane . cùm imperator fuero. lorsque l'Empire Alexandre Sévère une nouvelle préparait attaque 1 AElianusSpartianus . dit-on. cùm Aprum occideris. Diocletianum respondisse fertur : Tunc ero largus. mystères. tionalité subsistait encore. nimiùm avarus. à la vie générale ne devînt ne s'oubliât elle-même. consensu publico celebranda suscepit. du pays ? Cependant hors des villes . at illa diceret : Diocletiane. joco . — Id. Nigro : Pescennius sacra quaedam in Galliâ quae castissimisdecernuntur. de vieux doute cita. nimiùm parcus es . Voyons événement. sciscitantem utrùm apud ejus posteros imperium per- . toute toute Grèce. jocari noli : nam imperator cris . réfugié Pescennius aux Gaulois. Le druidisme proscrit dans le peuple. l'Érigène ton Descartes. in Diocletiano: Dicebat ( Diocletianus) quodam tempore Aurelianum Gallicanas consuluisse Druidas. 2 Vopisc. Une étaient ceux femme druide à Dioclétien 2. Nous ne pouvons l'expliquer du christianisme l'histoire gaulois.

1 AEl. gauloise la victoire. fatigué voluptés les joies du martyre. et à la place de des sens dont l'ancien culte avait les sérieuses de l'âme et l'humanité.Lamprid. sembla la reconnaître et retrouavidement. nationales n'avaient donc pas péri. maneret : tùm illas respondisse dixit : Nullius clarius in republicâ nomen quàm Claudiiposterorum futurum. des aussi se précipitèrent-ils dans le ChrisAussi ces peuples Nulle part il ne compta tianisme. reçut La place du druidisme était chaude ver son bien. accueillit la peuple chaque nouvelle selon son La Gaule la croyance génie. (CTOSEIVO?. nec victoriam speres. du plus mystique disciple désir?). plus de martyrs. Les Druique la croyance avoir enseigné semblent un médiateur. : Va. nec militi tuo credas. celui-ci Quand tua au Dieu-nature la triste ivresse au monde.(115) l'île druidique. des apôtres. il substiparut quand le Dieu-homme. 2 C'est à cette époque . que l'on . mais n'espère et ne te fie point à point La langue et la religion tes soldats'. . sous le règne de Marc-Aurèle. vers 177 . in Alex. la Bretagne. : Mulier Druias eunti exclamavit gallico sermone : Vadas . nisme. Elles dormaient silencieuses en attendant sous la culture le Christiaromaine. : ce n'était nouvelle en Gaule encore pas chose à l'immortalité de l'âme. relifonda la mystique église métropole 2. se présenta contre sur et lui cria en langue son passage. Sever. On y montre encore les catades Gaules gieuse le sang des dix-huit où monta et la hauteur combes. de Lyon. l'homme du saint Pothin Le grec d'Asie.

dix-huitmille ) personnes de tout sexe et de tout âge. Tolosae Saturninus. baiser et lécher place les premières conversions et les premiers martyrs de la Gaule. sacra. une esclave une femme. mille martyrs. — Avecsaint Pothin moururent quarante-six martyrs. I. L'espagnol qui pour ne de Bretons. 1 Quels temples? Je serais porté à croire qu'il s'agit ici de temples na tionaux . Hist. — Un demisiècle après lui. Dans sa auprès elle alvénération idolâtrique pour le saint homme. puis successeurde saint Pothin . fr. Passio S. les Eclaircissemens. d'abord évêque de Vienne. .. Scr. I. . en si peu de temps. — Le pape Zozime réclame la primatie pour Arles. martyr. le nord.(116) fut le plus glorieux De ces martyrs. de glor. sous Sévère . I. c. 573 : Sub Aurelio. ap. Ailleurs ramasser et manger lait jusqu'à dont il avait visité le monastère. Sulp. Parisiacis Dionysius. persecutio quinta agitata ac tùm primùm intrà Gallias martyria visa. Narbonae Paulus. Tur. Turonicis Gatianus. Maxime. I... 49. on voit des vierges la place où il avait posé les mains. Lemovicinis Martialis destinatus episcopus.. souffrit le martyre avec neuf mille ( selon d'autres. saint Saturnin et ses compagnonsauraient fondé sept autres évêchés . Voy. et des temples des peuplades entières. Arelatensibus Trophimus . — En 202 . Greg. l. Sever. Martini. Les Romains qui pénétrèrent dans le nord . Blandine). vita S. . ses miettes. (sainte dans se répandit Le christianisme plus lentement Au quatrième dans les campagnes.. Gall. ad Episc. Epist. viri episcopi ad praedicandum in Gallias missi sunt . 28 : Decii tempore. l.. Arvernis Stremonius .. ap. L'impératrice le servit à table.. de religions locales. Gregor. avec une armée la Gaule conquis saint Martin s'affermir crut pouvoir appelant qu'en de lui. Sev. un Dieu comme devint missionnaire Cet ardent avait le peuple. surtout à convertir saint Martin siècle encore. saint Irenée . c. Sulpic. Turonens. avoir inspiré aux indigènes un tel attachement pour leurs dieux. ne peuvent. y trouvait à renverser. Saturn.

qui se trouvait en même temps à Trèves . ap. versait son sang le elle avec laquelle deur pour dans les controverses elle la porta christianisme. peut à ce titre compter On sait avec quelle pour Gaulois.( 117 ) était Sa route partout marquée par des miracles. loco citato. . c. côté les sectes et maleur sein. 573. pour faire accepter à saint Martin l'évêché de Tours. dont saint Ambroise occupa bientôt le siége. il mentit. I. se joignit à lui ( Ambros. Il fallut aussi employer la ruse . 31. d'où le christiaet la Grèce. naissons pour de à côté de saint Martin Plaçons l'archevêque et qu'on saint Ambroise. Voy. s'efforçaient nisme était à dans et de le faire rentrer si je puis dire. Sev. l. (Greg. de le ramener sorti . l. dose. 31. nous. Tur. Les pieuses fraudes ne des évêques sanguinaire il comprolui coûtèrent il trompa. Saint Martin avait fondé un couvent à Milan. ) On sait quelle résistance Ambroise opposa aux Milanais qui l'appelaient pour évêque. eux..)Ces coïncidences sont curieuses dans la destinée de deux hommes ega ement distingués par leur ardente et courageuse charité. de Tours. c. . après le massacre ne s'honora pas moins par la gauloise L'église La même arscience que par le zèle et la charité. epist. L'Orient religieuses. cette mit sa réputa tion de sainteté. aussi Grég. fr. à Théohauteur ce prêtre ferma l'église intrépide de Thessalonique. X . ibid. ce qui recommande Mais fit les derniers efforts sauver les c'est qu'il pour voulait sacrifier au zèle Maxime hérétiques que 1. pour nous le reconcharité est le signe auquel héroïque un saint. à jamais sa mémoire.. né à Trèves. 26 ). Scr. Milan. ( Sulp. X . — Saint Ambroise. D'un gnostiques 1 Id. et presque la violence. rien. 24. .

vernement du monde. du père. de deux arbres. leurs et les ariens. La polémique va descendre à l'homme même. elles rédu monde le gouvernement dans clamaient part le et voulaient Ahriman ou Satan. Saint Jérôme n'a pas assez d'élosaint Hilaire. : De l'unité du goucontre les gnostiques écrivit saint Hilaire de Au quatrième. celle de l'arianisme est celle du Christ. inférieur. » « L'église l'appelle dit-il encore. suit le mouvement de Jusque-là l'église gauloise elle s'y associe. philoreligion les attaquèLes pères de l'église gauloise sophie. de l'hommeDieu. plusieurs à Trèves se réfugiait tandis gie. dans la Phryannées et languit Athanase. saint Irénée Au troisième rent siècle. Maximin. . obliger pour du mal. dans le fils un être dépendant voyaient une fait du christianisme auraient Les manichéens les ariens une pure tout orientale. Il trouve en lui la grâce helges pour et « la hauteur du cothurne ». l'église manichéisme est celle de Dieu et du monde . Il lénique gaulois « le Rhône de la langue latine. De l'auavec le principe à composer Christ du monde faisaient les platoniciens l'ouvrage tre.(118) du Parsisme le rapprochaient nichéennes . La question' du universelle. près qu'Athanase et natif de saint de cette ville. a grandi et cru à l'ombre chrétienne. également. évêque aussi de Poitiers. d'un dieu disciples. saint Hilaire et saint Cyprien » ( la Gaule et l'Afrique). du fils et Poitiers soutint pour la consubstantialité du père souffrit l'exil comme une lutte héroïque.

nroy Trupà -zoîç aipsaiwlaiç tyitriy. Elle prononce par la bouche sphère humaine ce grand nom de la Liberté de Pélage que ne doit plus oublier. d'Adam. eccl. pour tion. ibid. c.u0pv'Û. Cette solution ne satisfît les qu'incomplètement de l'école d'Alexandrie. iidem retractus implicantur . Le male point de départ de cette dispute alors que nichéisme c'est-à-dire : Le mal est un dieu. 37 . Le grand logiciens Origène voen souffrit cruellement. oriental répond un principe inconnu.uy. I. haeret. Ilo). C'est ne rien et donner son ignorance explicarépondre. Le christianisme : Le mal est sorti répond de la liberté non pas de l'homme en géhumaine. On sait que ce martyr lontaire.. de praescr. 139. undè malum et quare ? et unde homo et quomodô ? .et c'est la parole en son prendra où elle vient à même de donner A l'époque nom. Gieseler's Kirchengeschichte. néral. mais de tel homme. dis-je. époque. hist. l'Occident Voilà du mal au monde? y a-t-il Pourquoi 2. ne sachant comment échapper à la cor- (119) la Gaule 1 Voy. les Éclaircissemens. ap. 7 . où l'Auvergne Rome Avitus. . qui vont déjà établis la Gaule à cette venir du nord. 2 Euseb. auvergnat l'empereur 1 semble vouet les Apollinaires sous les Ferreols entre les loir former une puissance indépendante Goths et les Francs au midi. V.a. TOGTOSEV v. Ï? . dans la réclame aussi une existence indépendante de la pensée.ict — Tertullian. que Dieu punit dans l'humanité qui en est sortie. : Eaedemmateriae apud haereticos et philosophos volutantur.

inter rationales creaturas in coelestibuscommoratae sunt. ainsi dans de rentrer avaient mieux péché supposer que les âmes dans et que les hommes une existence antérieure. la chair que de mutiler dans ceux faute dure à croire qui résigner qu'une accuser ne voulant ne l'ont point pas commise. qu'il lui ôte tout caractère historique ( quod sic Paradisum allegoriset ut historiae auferat veritatem . ce je ne lui envie rien en cela. quod in hoc corpore quasi in carcere sunt animae relegatae.. de sa chute. totamque Paradisi continentiam tropologicâ interpretatione subvertat ). ruption de mutiler Il est plus facile au fer et se mutila. viendraient à résipiscence. est homme étaient des anges tombés 1. . dore de Mopsueste. : In libro Ilepi àpy^ûv loquitur :. 1 S. qu'il par « Que Christ soit disait le disciple devenu Dieu. Il en nie la nécessité. pro arboribus angelos . en donnant une autre explication de l'origine du mal. l'audacieux le maître de Pélage. remonte rédemption. il restait toujours à expliquer commentle mal avait commencédans une vie antérieure. craignant il aima le manichéisme. toute stoïcienne. Origène rend inutile . ad Pammach. Si chaque s'il est l'auteur de sa pour lui-même. puis la réalité. Hieronym. pro fluminibus virtutes coelestes intelligens. — Saint Jérôme lui reproche ensuite d'allégoriser tellement le Paradis . mais la terrible question revenait toute entière . anges tombés comme les hommes . à Dieu la vertu.( 120 ) eut recours innée de la nature humaine. Ainsi. — Il disait aussi que les démons. s'efforçait d'établir une exacte proportion entre la faute et la peine . et en même temps il en détruit l'histoire. le dogme du péché originel. et antequàm homo fieret in Paradiso . se' Ne pouvant la volonté. du mal. responsable il faut qu'il le soit de son expiation. Théod'Origène.. elle rendait l'homme seul responsable . et auteur de le trouver Dieu. Ainsicette doctrine. et seraient heureux avec les saints ( et cum sanctis ultimo tempore regnaturos ).

3 S. l'indépendance est connu que par le surnom grec de Pelagios ( l'arl'homme des rivages de la c'est-à-dire moricain. mer2). qui calcibus magis possit saevire quàm dentibus.. praef. il lui attribue les épaules 5. L'homme au nom de cette église qui proclama ne nous de la moralité humaine. mer. L'église par ainsi d'Ircelle d'Irlande. » Cette grec et je puis le devenir par les forces de l'héroïsme toute doctrine. que lande et d'Ecosse n'eut pendant pas d'autre langue Jean le Scot ou l'Irlandais renouvela long-temps. grandem et corpulentum . l. Le génie de celtique qui est celui avec le l'individualité. sympathise profondément les de Lyon fut fondée génie grec. Diss. Ainsi Pélage recueille l'héritage d'Origène. les doctrines alexandrines au temps de Charles-leChauve. — Il avait eu pour maître l'origéniste Rufin . de ma nature 1. dans les langues celtiques). dans l'Occident où elle fût née sans doute peine d'elle-même. XII. saint de ce champion nemi. 3 On l'appelait aussi Morgan (môr. haer. 1 Augustin. Pelagianae. Gieseler . Jérôme. . — Ipse ( Rufinus) mutus latrat per Albinum canem ( Pelagium) . Hieronym. comme un géant. qui traduisit Origène en latin ( Anastasii epist. de l'église Nous suivrons ailleurs l'histoire celtique. ap. empreinte de l'énergie s'introduisit sans stoïcienne. représente la liberté la taille.de primis auct. : Tu qui Milonis humeris intumescis. II. . Il de Milon le Crotoniate la force. On avoue Son enque sa vie était irréprochable.(121) qu'il est devenu. I. et publia pour sa défense une véhémente invective contre saint Jérôme. . in Jerem. 372 ). t. On ne sait si c'était un laïque ou un moine. Le clergé Grecs.

ajoutait-il. chrétienne. disait Pélage . homin. il y enseigna dans l'Orient. 49. non est . Du moins on le lui reprochait. le christianisme qui supprimait la liberté à soutenir avait sa vie jusque-là passé le reste en employa contre le fatalisme manichéen.) Donc. qui devait de fois au moyen-âge. si voluntatis. ce africain dans contre ses écrits fonda. jusqu'à par Luther. 128. potest. Voy le traité: De naturâ et gratiâ. 47. 1 Il ne peut y avoir de péché héréditaire . par le en niant Dans la réalité. vitari potest. de pecc. t. Saint Augustin. Si debet. et la rédemption inutile 2. tant fatalisme se reproduire mystique. pro Origen. Pélage. Obligé par l'invasion et ses doctrines.. fugier et Jérôme saint ses anciens fut attaqué amis.X. Voy. Pamphylus in apol. il fut proclamé et tant Tauler. » ( Ibidem. avait pensé que l'incarnation était une pure allégorie. Pélage. ce qu'il vainquît d'autres. origin. c'est le mot de Théodore de Mopsueste. ( Augustin. . XII. (Id. 14. XII. ( Id. Ce n'était pas sans raison que le grand évêque le chef de l'église luttait d'Hippone. ) — Origène aussi ne demandait pour la perfection que « la liberté aidée de la loi et de la doctrine. Si praeceptum est. saint Augustin. peccatum voluntatis an necessitatis est ? Si necessitatis est peccatum. au risque de l'anéantir. Pelag. ) 3 Origène. 1a. parlait de se rédes barbares sante 1.( 122 avec ) était puissa parole et pourtant peine. où surtout dans l'Allemagne. ) — Saint Augustinsentit bien la nécessité de cette conséquence. car c'est la volonté seule qui constitue le péché. p. « Quaerendum utrùm debeat homo sine peccato esse ? Procul dubio debet. par Gotteschalk. potest. 1 Saint Augustin. « Quaerendum est. rendait péché originel 3. ibid. sous à briser à combattre la liberté. de perfectione justifia. l'homme peut être sans péché . de primis auctor. l'orgueilleuse Le docteur la grâce divine. diss. t. qui avait aussi nié le péché originel. her.

unique l'Empire. nisme à n'être le frapper philosophie. ) Il dédia un de ses livres a saint Honorat qui . par le pape de Rome. il ne la crut pas comme saint Augustin. mais seulement efficace. lorsque qui s'était vains'en allait à son tour avec les nations nel. avec Aussi le pélagianisme. Pour adoucir. illuminat eam confestim atque confortat. de Dieu. XIII. C'était son espoir et son l'ample dit éterasile. Malgré 1 Le premier qui tenta celte conciliation difficile . toute-puissance pour cette ce n'était barbarie. (Collat. pas dompter fougueuse de toute la puissance et poétique trop religieuse du christianisme. vaincu En vain il fit des concessions. accueilli d'abord et même fut bientôt faveur. Il avança que le premier mouvement vers le bien partait du libre arbitre. c. et qui plaida près du Pape pour le tirer d'exil. perficere autem bonum non invenio. 8 : Qui (Deus ) cùm in nobis ortum quemdam bonae voluntatis inspexerit. qu'une c'était et lui enlever de mort. servi le sec Qu'eût des Pélagiens. l'avenir. gratuite et prévenante . ce fut le moine Jean Cassien. à l'approche rationalisme de l'inva? ce n'était sion germanique pas cette fière théorie de la liberté aux conquérans de qu'il fallait prêcher mais la dépendance de l'homme et la l'Empire. cues. — Apostolus testis est. et que la grâce venait ensuite l'éclairer et le soutenir .(123) contre si violemment Réduire le christiaPélage. dicens : Velle adjacet mihi. et incitat ad salutem. d'insLe monde romain sentait tinct lui faudrait bientôt se réfugier qu'il pour sein de la religion. la liberté essayant humaine et de faire concourir d'accorder la et la grâce divine 1. et prit en Provence la forme adoucie du semi-pélagianisme. par la grâce. disciple de saint Jean Chrysostôme.

et qui fonda Lérins. qui soutint comme lui les opinions de Cassien. 1189. visité la Grèce (Gallia Christ. sur cette controverse les excellentes leçons de M. Fausti. Apoll. et qui écrivit. aussi Eucher. III. Leontii. saint Héros. du breton sainteté Faustus 1. enfin en 1516. à la fin du quatrième siècle. etc. au neuvième siècle. II).. Honorat de Marseille . Gennadius écrivit. comme Cassien. — Lérins avait de grands rapports avec Saint-Victor de Marseille.( 124 ) malde Riez. dans le diocèse d'Antibes . comme lui. et ce Faustus qui soutint contre Mamert Claudien la matérialité de l'âme.. — En 447 . et saint Césaire.. évêque et la gloire de cet des évêques d'Arles. Hist. Lérins fut fondé par saint Honorat. Ennodius du Tésin . Le peuple d'Arles chassa son évêque. gré le renom à l'église illustre de Lerins monastère 2. à saint Honorat succède saint Hilaire . qui donna avait. runt. disent les auteurs de la GalliaChristiana ( en 1725 ). ceux de Fréjus et de Riez. etc. fondé par Cassien. et fut comme lui enterré à Lérins. Arleset Marseilleinclinaient au semi-pélagianisme. qui poursuivait Pélage. XX. littéraire de France. Il fut soumis à Cluny . Christ. puisa Saint-Victor de Marseille en 1366.. « Aujourd'hui. etc. Sid. Saint Hilaire d'Arles . on suivait à Saint-Victor les pratiques des moines d'Egypte (Gall. d'où devaient sortir les plus illustres défenseurs du semi-pélagianisme. et tous deux s'étaient associés pour le combattre. Lérins leur opposa Vincent. in Eucharist. . ) Innocent fit réformer ce monastère. Faustus de Riez. au Mont-Cassin. dont trois septuagénaires. ». ad Hilar. epist. vers 410. Caesariusin Hom. Guizot. son parent. et choisit après lui saint Honorat . il n'y reste que six religieux . Apollin. saint Hilaire d'Arles l'oblige de s'asseoir. la terre des miracles. appellent Lérins l'île bienheureuse. ( Voy.— Voy. entre deux saints évêques. La question n'est posée nulle part avec plus de précision. I). 1 Sidon. 2 Gallia Christ. Selon un contemporain . quoique simple prêtre. etc. la demeure de ceux qui vivent en Christ. I. 540. Saint Prosper d'Aquitaine avait dénoncé à saint Augustinles écrits de Cassien . ) : « Haec ( Lerina) nunc habet senes illos qui divisis cellulis AEgyptiospatres Galliis nostris intule« — Les deux couvons furent une pépinière de libres penseurs. ad Basil : Sacratissimorum pontificum. Sidonius de Clermont. contre Nestorius. et Ennodius dit de Lérins ( de laude Eremi ad Hilar. l'île des Saints ( on donna aussi ce nom à l'Irlande ). l'histoire du semipélagianisme. La lutte s'engagea bientôt.

barbares. C'était de foi. les disputes les écoles se fercessèrent. et plus de cent évêques.( 125 ) douze douze archevêques. temps. . triompha. mèrent et se turent. Mais le patience que le monde son il devait dans était fructifier germe déposé. le mysticisme A l'approche des martyrs. de avait alors besoin. de simplicité.

Le développer. — Destinée de la rare celtique. de se contre. d'évaluer jusqu'à les races diverses établies quel point sur le sol gaulois. lutter ainsi de se justifier. c'est celui religieuse de la personnalité libre. — Systèmes divers. avaient le génie pripu modifier Mais . j'ai besoin de revenir sur tout ce qui précède. des races étrangères. et d'assister à ce nouveau mélange.( 126) CHAPITRE III. l'obliger de dégager tout ce qui est en lui. Récapitulation. — Sources celtiques et latines de la langue française. — Influence des races indigènes . de nature toute va venir différente. germanique. est la lutte. L'élément indépendant. avant d'amener les Allemands sur le sol de la Gaule. le temps moderne est la moyen-âge victoire. LE génie s'est révélé par Pélage helléno-celtique dans la philosophie du moi .

térieur moins D'autres peut-être. langue une dégranotre droit une corruption du latin. gène sous tant d'élémens Divers ont été appliqués aux origines de systèmes : la France Les uns nient l'influence . combien cespour dans avaient contribué l'ensemble. esprits. dévergne. aux lois des peuples conqui l'ont s'il ne tenait on reQue dis-je? qu'à eux. Latour-d'Aule premier de la république. . Les historiens l'abbé Dubos ne veut point audacieux. Cependant soit une de Clovis . Le Brigant humain. cherchent et systématique. ils voudraient lui conquérir le et les légistes sont moins monde. française eux. intrépides il ne leur suffit pas d'affranet patriotes critiques. ils ne veuétrangère lent point doive rien à la langue. que la conquête conquête Droit Coutumier est anaffirme Grosley que notre à César. quelle été la mise de chacune d'elles dans cette com- ce qui pouvait rester d'indimunauté. quise. trouverait dans nos origines les origines du genre et son disciple. à que la France la littérature. nos traou germanique. grenadier rivent toutes les langues du Bas-Breton . chimériques de vue exclusif dans un point de même mais placés tout dans la tradition.mitif races avait ( 127 ) de chercher de la contrée. chir la France. d'apprécier étrangers. ou de du commerce diverses dans les importations est notre Pour la conquête. romain dation du droit ditions un simple écho des traditions étrangères.

peuples Apparemment c'était une tant dont l'antiquité. . eux. Tous les Français du Nord d'allemand des Allemands. Il est évident que les Français ne sont on chercherait plus les Gaulois. La Gaule a péri. Des deux l'histoire et le bon côtés. par le médisparu ou des bandes romaines. ils n'échapperont pas aux traits le tombeau. qu'on tuât des chaires de langue « pour celtique qu'on à se moquer » des Celtes. Pinkerton ne les laisse pas reposer acharné sur Ils n'ont eu. de la nature. fureur. race si abandonnée . Ils donnent à réclamer n'a rien aux Romains l'autre . sens résistent. sans laisser aura disparu qu'elle et contre César. qui arma cinq cent mille hommes elle a si peuplée sous encore l'Empire. c'est un vrai Saxon sur l'Irlande. aucun dit-il. comme l'Angleterre rien en propre. apprît Nous ne sommes où l'on pouvait plus au temps choisir entre les deux systèmes. extérieures. gentlemen ou des Scythes. corps comme l'Atlantide. paraît qui elle s'est fondue toute entière. . et se déclarer partisan exclusif du génie ou des influences indigène. Cette Gaule.même. envain nous parmi tique dans moderne. si déshéritée trace. c'est pour lui la même Il chose). elle ces grands d'elle . et s'il de la crien reste. dans son amusante instivoudrait. Tous les Celtes ont péri. y ait si peu quoiqu'il et biens. dans leur langue. parle celtiques. légions lange de quelques descendent de Clovis. tous les génie original descendent des Goths ( ou des Saxons.(128) à l'Allemagne la moitié de la France .

La mobilité et fortifiée. Il faut et légère. nouvelles. D'autre qui s'amusèrent part . bruyante. puis les colonies phéniciennes tagnard les Sarrasins. c'est cette jeune. avide de prompte Voilà l'élément l'élément primitif. . mais bien moins qu'ailleurs. le génie français est profondément distinct du génie romain . prendre. la mollesse durcie il faut que à l'instinct. 9 à de tels . Ils ont eu des écoles à Montpellier. long-temps . ces corps géans enfans Rome. fectible. il est vrai. ils sont impuissans ou germanique pour l'expliquer. la raison s'ajoute les Ibères et des de Ligurie Au midi apparaissent monavec la dureté et la ruse de l'esprit Pyrénées. nul doute que notre patrie à l'influence Toutes les races du coup étrangère. sera fixée. sensuelle prompte à dédaigner. ont contribué cette Pandore. reçu. enfans à apchoses per- 129 ) blancs et à brûler des précepteurs sévères. molle et mobile race des accepté. à l'élan la réflexion. orientales chez eux 1. I. et dans plusieurs autres villes de Languedoc et de Provence. Le midi de la France après viendront heure le génie mercantil des nade bonne prend Les juifs du moyen-âge tions s'y sont sémitiques.( ces grands mous . monde doter pour La base celle qui a tout tout originaire. Gaëls. Ils en recevront et du midi et du nord. Les doctrines trouvés comme 1 Ils y ont été souvent maltraités . ne prétendons des faits inconNous pas rejeter testables ne doive beau.

. conquêtes est convaincue d'impuissance pour l'acquisition de La société et naturelle pour l'organisation. La Gaule quité. fondé sur le d'une vraie ou fictive principe parenté . rudes alignemens essais de tradition que la pospierres. l'hiver le gui. est la plus 1 Voy. passer les aiguilles de Loc maria mens . porte traverse ragan . les Galls suivent. comme la vie qui encore. et muettes de Carnac et les . l'oula Gaule. ne veulent Ceux-ci Gallois point d'Angleterre. plus bas. dans comme moral barbare. ils dressent ker. Mais l'impuissociale de l'Irlande et de la Belgique sance est déjà visible dans l'histoire des Gallo-Belges de l'antiLeurs sont sans résultat. une sève exubérante. des Albigeois à l'époque ont pris pied sans peine y les opiheure Du nord. la Grèce. perçant témoigne pendant sommeille. mais il ne peut pas même décélé le il aura seulement la vie présente. du clan sur la société élective guerrière prévaut et sacerdotale du druidisme. Les Gallo-Belges ont l'emporqui coule et se répand. l'Allemagne. germe qui est en l'homme la neige. descendent de bonne et des de nos Bretons ancêtres niâtres Kymry. et la puissance tement des Bolg guerrier prolifique modernes de Belgique et d'Irlande. par le monde. Leur l'ordre fonder mortalité . impuissans druidisme n'entendra térité parle de l'impas. Le clan .( 130) 1. il leur faut des monuen vain sur la terre. la Gaule déborde . Le génie l'emguerrier Les Bolg descendent du nord. l'Asie-Mineure C'est une vie.

à portes et la fait entrer. craignez la Gaule Toutefois n'aura conscience de soi éveillée. de Narbonne. ter selon leurs rites les colonies antiques. l'union en un chef. Ainsi prendront naissanceles dévoués des Gallset des Aquitains. un homme société Il faut qu'une où l'homme se commence. III. mort ) . qui voilà qui priment leurs et enseignent le maîtres.bv) é^a. d'Aix. le sang. non plus à l'homme. idée d'ordre Les agrimensores romains viendront derrière les légions orienmesurer. arpenter. juristes. 13 :.. se résume .. quelques-uns se voueront à cet homme qui les nourrit. mori recusaret. Ce grand la Gaule entre César.22 : Devoti. AâtoJojxov TÔV K 2«mKvûv pK<7i)i« (É'ÛvoçSe TOOTO:lTWV Tir. légions Rome et dans le sénat. quos illi soldurios appellant Neque adhùc repertus est quisquam qui. latin à Rome elle-même. Ils y apprennent. Voilà les Gaulois-Romains deviennent Les orateurs. Ne déjà oublient pas qu'ils jamais. ils apprennent l'égalité ce qu'ils avaient dans leur génie niveleur. D'abord.y.. civil. ÈWvjviç-irJ^oAif/Ktoy?. qu'ils aiment. mais à une idée. dans la cité. . Antonin grec l'aura qu'après que l'esprit 1 Indépendamment de ce lien commun. oif -/. cujus se amicitiae devovisset. rhéteurs. cheval . voue. eux. après la Gaule par cinquante avoir désarmé batailles et la de quelques millions lui ouvre les d'hommes.ouio\iç É'%£ivloyàSaç zsepi «ulov . c. l. eo interfecto . — Zaldi ou Saldi.aXtïaOai ÙTTÔ reûalwv lùoiïovpovç . — Athenaeus l. dans la langue Basque. dans renversées. de Lyon.( 131 des associations la chair en est grossière du clan le lien . en 1.—Caesar. civile sous un chef militaire. VI. c. Gall. La cité entre dans la Gaule. B.

( 132 ) Rome a dit : là Cité. la liberté avant ne soit assise. le chap. . conde ils sont à elle. le monde. en de s'endormir de se reposer. fatigué au jour de la cène. La Grèce le Pieux est de Nîmes. 1 Mitis Sicamber. elle a pour héritier du grec Origène. à l'église. Ils vont rester mille 1 ans enchantés. organe Pélage. à Lyon le verbe Pathmos. comme Christ Dieu. Mais posa la tête sur le sein de celui qu'il aimait. Voy. ils derefaire qui vont mands viennent. dit par les Antonins stoïcienne encore le dit bien mieux La Grèce chrétienne par et de de Smyrne saint Pothin et saint Irénée. qui propose mystique. l'église. Il lui suffit de génération. Il faut que la société de plus dociles auxiliaires à la religion. dé Christ. il y a dans le génie Kimrique. dur Occidans notre chose le mysticisme. qui semblaient prêts à tout écraser. les toucher. Ces barbares. : la Cité du monde. pas plus qu'il n'a que le Christianisme voulu subir le Dieu-nature des anciennes religions. dent. qui. Si ces raisonneurs ils fonderaient triomphaient. doux Sicambre Le Celte indocile n'a pas voulu la courber. Courbe la tête. Cette réclamation obstinée du moi. lui-même. qui Il faut les Alleque les maux de l'inquels que soient ils seconderont bientôt Dès la sevasion. quelque qui repousse contre la douce et absorbante parole. suivant. qui se roidit l'homme ne veut point se perdre au sein du Dieu moral lui apporte. apportent à Verbe verbe d'amour. les voilà vaincus.

a-t-on dit la France? tout presque est à dire La France encore. qui en a tiré notre qui en a fait un corps. Races sur races. Cela dit. Les principes tout n'est donnés. part Ibères. transfidénaturé ces élémens. le génie rebelle de l'Occident. gurés. notre va se transsuccessives. ces modifications vailler. comme quand une nation. instrumens bras pour ciété et de Charles le ou non.viennent. Le marteau de Thor germanique Martel (133) sachent va servir à marteler. encore. Rome la Grèce Celtes y ont fait sans doute. niers. qui les a transmués. sur peuples. Combien en tenir compte. Ne nous exagérons donc ni l'élément du primitif ni les additions Les génie étrangères. Mais qui a uni. formant. reste pas donné propre et spéciale. Telle a été l'accumulation des races dans notre Gaule. La France intéFrance? elle-même. le mystère de l'existence . Galls. par ce travail mêlé de néenfantement rieur. Romains. discipliner. aussi. encore. celtique. Bolg. Elle emploiera leurs jeunes le lien d'acier la soforger qui va unir moderne. s'est faite elle-même de ces élémens tout dont autre mélange pouvait résulter. par ce mystérieux . peuples d'autre d'autre Kymry. dompter. plus doit-on il s'agit d'un mélange vivant et actif. les dociles qu'ils de l'église. Les mêmes principes composent chimiques l'huile et le sucre. par lesquels patrie c'est le sujet de l'histoire de France. les Germains fondu. d'un de se tramélange susceptible de se modifier? Ce travail. aussi. les Germains viennent les derGrecs.

qui s'est cul! tivé. fr. Cours d'Antiq.. — Naguère encore l'église de Lyon suivait les rites de l'église grecque. ap. qu'à l'influence des communications.— Tout cela ne me semble pas suffisant pour conclure que l'influence grecque ait modifié profondément. les Grecs différaient des trop ils leur étaient et de race et de langue. Champollion Figeac en a reconnu jusque dans le Dauphiné. et seulement les besoins avec défiance pour pays de leur commerce. gland primitif qui en est sorti. Scr. I. 9 ). . mais le génie hellénique sur eux des barbares trop dédaigneux pour gagner le traversant une influence Peu nombreux. IV. le génie gaulois. Je crois plutôt à l'analogie primitive des deux races. trop pour supérieurs à Il en était d'eux comme des Anglo-Américains des sauvages leurs voisins s'enfon. . . Caumont. — On retrouve à Marseille. la tradition de la reconnaissance d'Ulysse et de Pénélope. plus haut le passage de Strabon ( l. . monument. I. intimement. est-ce qu'on On s'est des Gaules? ter la civilisation primitive Elle de Marseille. l'histoire est peu doit de compte. du chêne gigantesque comparaison vivant le chêne Qu'il s'enorgueillisse. ( 134 dont ). l'influence évidemment exagéré rendre chose en dans l'idiome mots introduire grecs put quelques 1 les Gaulois d'écriture nationale.. Gaulois. réelle. ceux-ci l'égard et disparaissent cent dans les terres peu à peu. — Il parait que les médailles celtiques . sous forme chevaleresque. offrent une grande ressemblance avec les monnaies macédoines. antérieures à la conquête romaine. 219. 2 Voy. 1 M. qui s'est fait et se fait lui-même veut rapporaux Grecs Et d'abord. faute celtique dans les occasions emprunter purent solennelles était les caractères grecs 2.cessité et de Le liberté. s'unir intimement avec eux.

et il a fallu des siècles pour que la Gaule ressuscitée se souvînt de la Grèce. et surtout par la philosophie. ne Graecisunquam nisi'latinè responsa darent. l. voulaient s'il existait d'autre langue que pas savoir en la leur. a Val. Leurs aux Grecs magistrats répondaient a. t. lllud quoque magnâ cum perseverantiâ custodiebant. inter caetera obtinendae gravitatis indicia . Max. 3 L. bares sont venus. de Civ. elle a laissé dans le droit une trace plus forte dans les moeurs. 7. August. leur langue dans la Gaule. At enim opera data est ut imperiosa civitas non solùm jugum. à formuler mais seulement ce les BarPuis. C'est assez tard . 2: Magistratus vero prisci. que les prédoivent les lois 3. que la Grèce Elle a aidé Pélage. l. per interpretem loqui cogebant . quod . quo scilicet latinae vocis honos per omnes gentes venerabilior diffunderetur. XLII . . Quin etiam ipsâ linguaevolubilitate. non in urbe tantùm nostrà . imponeret. quâ plurimum valent . par la religion. teurs interpréter 1 S. II. la langue. qui était déjà dans le génie national. en même Les Romains ne temps que leurs Dieux. c. quantopere suam populique romani majestatem retinentes se gesserint.. Dei. Decreta. c. a influé sur la Gaule. C'est encore une opinion et dans populatine. verum etiam linguam suam domilis gentibus. 1 : Decreta à praetoribus latinè interpon Si nous L'influence 135) civilisation les pénétrer . sed etiam in Graeciâ et Asiâ. excussà. prévalut Les vaincus étaient censés avoir perdu leur langue. hinc cognosci potest. D.( sans dont participer on avait à cette voulu disproportionnée. encore de Rome est plus directe. latin dit le Digeste. per pacem socielalis . 1. laire est toute N'y a-t-il langue que notre ? une étrange pas ici pourtant exagération en croyons les Romains. C'est en latin. tout d'un coup. comme dans tout l'Empire 1. XIX.

debent. — Tibère s'excusa auprès du Sénat. n'entendant que plus et les basidans les tribunaux. une place à un homme éminente..Slnp. LX. des des mes sourires 4. priùs veniam postulàrit quod sibi verbo peregrino utendum esset . . et des jeux donné . de cette était ordiparaît que l'acquisition langue nairement autrement saint plus pénible. commutandam censuit vocem. 2 Suet. il se trouva ne savait pas que le citoyen la langue de la Cité 1. p. d'employer le mot grec de monopole. pour demander grâce. la chose n'était donc adopté pas si commune. c. Splendidum virum. . l. . s'imaginèrent ce que l'on cus. 16. p. in Claud. qui ne savait Strabon de la Bétique.. ayant envoyé langue un des leurs qui était citoyen romain. cùm i'p. Reymar. Adeo ut monopolium nominaturus . 11. verùm latini sermonis ignarum.. Oson. avaient la langue latine 5 . les prétoires langue des vainavoir éteint l'idiome liques. sans quer. Graeciaeque provinciae principem. 202 . 4 Confess. l.( Ainsi 136 ) leur les Romains. éd. Augustin n'en ferait pas la remarque. 2V58. Suet. l. 955. Claude s'aperçut qu'il avait le gouvernement si de la Grèce .. III . I. éd. 3 Strab. au milieu des caresses. in Tiber. atque etiam in quodam decreto patrum . 1 Dio Cass. de la remarla peine prend puisqu'il « J'ai appris le latin.. c. 1. p. dit saint Augustin. c. 71. Toutefois faits indiquent plusieurs de la doit universalité de cette prétendue penser Les Lyciens rebelles latine.x recitaretur . » C'est nourrices la méthode dont se félicite Il justement Montaigne. IV. remarque que les tribus que la plupart de celles de la Gaule méridionale. pas le latin 2. crainte ni châtiment.

Sulpice recommande à sa belle-mère aux . uniquement c'est que les surtout dans Vienne. l. Lyon. Abel nous apprennent une langue Rémusat. Romains aient envahi la Gaule du supposer en assez l'idiôme abandonner nombre pour lui faire grand national. qui les hommes les campagnes. parlaient à la masse surtout du peuple. Voy. parmi aux le langage de ces faux Romains qui parvinrent 1 Martial. Les règles judicieuses. Sévère Hilaire et saint Avitus à leurs soeurs. occupe doide leurs légions. epist. que Sidonius femmes la lecture de saint Augustin 9. VII. On peut même dans le cas particulier qui ajouter. 87. Roquefort. même des villes. gens distingués comme les colonies romaines.(137) de ce qu'à Vienne se félicite Que Martial tout le les mains1 . 2 Sid. Quant des Gaulois que les du midi des Gaules. II. Parmi dans dispersés dans les gens distingués. l. posées par M. Apoll. ep. tout cela prouve ce dont personne n'est tenté de douter. les villes ou dans les quartiers avec les cultivateurs vent avoir eu peu de rapports étaient avec les colons demi-serfs esclaves. 9. le latin de préférence. je parle de il est difficile nord. . particulièrement sur telle question le savant ouvrage de M. Glossaire de la langue Romane . qu'en général en proporse mêle à la langue étrangère indigène tion du nombre de ceux qui l'apportent dans le pays. Narbonne. dans enfermés nous ici. t.. I. que saint monde avait son livre dans en latin à des dames saint Jérôme écrive gauloises. que les Romains. 1808. Raynouard .

vet. des cantiques mêlés de latin et de roman. en latin non-seulement seront admis. III.( 138 ) des traces de de l'Empire. Septime que les fidéi-commis et en grec. vers 960. orat. Au neuvième siècle. S. 0. Un Italien a pu écrire. On lit dans la vie de saint Columban ( ActaSS. 1 . un évêque prêche en gaulois ( gallicè. sec. 18 . Quintilien la vicdont ce toulousain che 1. l. . Grégoire de Tours (l. qu'en celtiques. c'est enfin dans cette langue qu'est conçu le fameux serment de Louis le Germanique à Charles-le-Chauve. .. le mariage des deux langues gauloise et latine paraît avoir donné lieu à la formation de la langue romane. ( Acta SS. dans des proportions très différentes. V. c. Hardouin. Concil. in Vitell. tandis qu'au contraire ceux de Tours . 847 ). II. un Espagnol se fait entendre d'un Italien. l. p. distingue nettement la langue latine de la langue vulgaire. p. 3. en racontant l'entrée de Contran à Orléans . c. 2 Suet.. à Vespasien. p. — Le latin et le gaulois durent . y entrer. tit. ordonnent de traduire les prières et les homélies . mais rien ne nous dit qu'il en fût de mêmede la langue vulgaire du milieu et du nord de la Gaule.) Le Moinede saint Gall donne le mot veltres ( levriers ) pour un mot de la langue gauloise ( gallica lingua ). quam vulgô . ordonne Sévère 230. En ainsi les dialectes français. Nous avons vu plus mais aussi linguâ gallicanâ 1 Institut. casnar le mot gaulois consul et préteur. 5. 17 ) : ferusculam. 2a. Scr. VIII). ord. VI. Dès le huitième siècle . 3 Digest. ce qui explique pourquoi la langue vulgaire provençale était commune à une partie de l'Espagne et de l'Italie . employait lui en fait rèpropour assectator puelloe . Antonius Primus. toire valut l'empire originais'appelait dans tous mot gaulois rement qui se retrouve Bec2. ad calcem. Ben. 258. sans aucun doute . En 995.) C'est dans cette langue romane rustique que le concile d'Auxerre défend de faire chanter par des jeunes filles . de Reims et de Mayence(813. . I. sec. nous trouvons dignités Gallus Cornélius l'idiôme Le provençal national. init. 298). « vulgaris nostra Iingua quae latinitati vicina est » (Martene. P. 731. premier monument de notre idiôme national. XXXII. suivant les localités .

1 Quôd sermonis celtici squamam depositura nobilitas. d'où : Apennins. Druidheacht. On retrouve le goesum (javelot gaulois ) des auteurs classiques . trois.iaia) . Scr. fr. Les mots derwidd bardd.( 139 haut pereur mont. Bec. (souargel trimarkisia 2. rer. p. irlandais analogue gallois On serait et écossais? tenté de le penser. Armstrong's gael dict. s'y retrouvent aujourd'hui gement. nunc etiam camoenalibusmodis imbuebatur. aujourd'hui encore en Irlande. pic. XV. penn. I. d'où : Alpes. epist.apy. l. ap. à la une druidesse parler Sévère. I . etc. lib. III. armé . verres des Druides. c'est ce qu'ils appellent dans leur langue Trimarkisia ( Tptp. Le cateia . Owen's welsch dictionn. 48). p. Bardi. — Trimarkisia . 790. de tri. nunc oratorio stylo. V. Dans le pays de Galles. — liardd. Albanie. une foule terrain). Alp. une note du chap. —Derwydd ( Voy. et marc... frère. Sidon. (druide). 58.Marc. du mot celtique marca. dans les auteurs classiindiqués encore sans chanques . Il est curieux de voir poindre ainsi peu à peu . Drui signifie magicien . homines squirium vocant ( un écureuil ). la rudesse noblesse Arverne du langage cel1. dira-t-on. 409 ) est suivi de deux serviteurs qui lui donnent au besoin leurs chevaux . X. langue vulgaire des Gaulois? Y a-t-il lieu de croire ait été qu'elle aux dialectes et breton . dit Pausanias ( l. 3 Alb. l. l. dans un patois méprisé . bravoure . » — A ces exemples on en pourrait joindre beaucoup d'autres. Tolland's letters. le puissant de ce qu'il a fait déposer Ecdicius. (trois cavaliers) de noms de lieux. Strab. 3 . Apollin. dans les mots galliques : gaisde . ap. . « Chaque cavalier gaulois . Alexandre de Clerl'évêque Sidonius remercie son beauApollinaris. et Diod. magie. notre langue française. Amm. dans en langue gauloise à l'emEn 473. Alpespennines. BàpSoiap. cheval. fr. IV. Scr. on appelle les amulettes de verre : gleini na Droedh . précédent. gaisg . ) tique cette Quelle était. etc. ap.

se trouvent être purement gallois et irlandais 1. VII. . le fiat lux en grecque. etc. ab oris. ou chrotta ( Fortunat. c'est Uu caractère de ces langues. .ai agg ac y èyîvïlo genneth genid fà. dans l'Armoric sae.aç. La rotta . latin et en grec. gieuse de ment et leur haine à leurs traditions anciennes Ces blable l'étranger. pheor. lur agg feet fet. o or. a lluch a feithied. dans le gaelique cruit. le cymrique crwdd . etc.Arm agg fer can GALLOIS. — Le sagum. On serait ces anatenté d'expliquer gath-teth ( prononcez ga-té ). L'induction Bretagne. 8 ). janvier 1822. fawdd. qui ne comprenne : Arma virumque (ac) cano Trojae qui primus pi pim GAELIQ.( 140) vraisemrendre suffisent pour exemples et l'anala perpétuité des langues celtiques ceux avec dialectes que logie des anciens gaulois et de Galles les populations modernes parlent ne semd'Ecosse et Irlande. remarquable et leur latine avec les langues frappante analogie Le premier vers de l'Enéide. la prodiblera à ceux qui connaissent pas légère leur attacheobstination de ces peuples.oç pheor fawdd /. Fiat lux Feet lur Tydded lluch et (ac) lux facta fuit. Nord. est la roite du moyen-âge. » Cambro-Briton . fra or. Arvau ac gwr canwyv Troiau cw priv ruvïîlijOw G'ennet Ganed fà. 1 Il n'y a pas un homme illétré en Irlande Galleset Ecosse du .

à la faveur de leur physionomie ont été raplatine. domhainu : ar. avon ( cymr. ( Adelung. ). ). dans des situations géoet politiques très diverses. ). et av . par exemple. ). — : rhed . — BATAVIA : : bat. idiômes obscurs et méplutôt qu'aux des peuples vaincus. et de même GENEVE) ( cen. et den (cymr. à la langue à la langue du droit et savante. et lath ( gaël.—MORINI ( le Boulonnais ): mûr.( 141 ) l'influence si elles ne par ecclésiastique. eau. et RHODANUS welsch. profond . eau.). pointe. si analogue a pu fournir à Une langue au latin la nôtre un nombre considérable de mots. ( gaël. ). ).an . dans des pays à peu près sans communication graphiques chez nos insulaires. — AVENIOabhainn ( gaël. ). profond. mais vous les rencontrez dans également ceux qui se rapportent aux affections intimes ou aux circonstances de l'existence locale 1. eau. eau rapide. Diet. don (bas-bret. — ARELATE sur. Bretons continentaux et chez les Irlandais et placés . On les retrouve en même chez des peuples temps qui ont fort inégalement des vainqueurs éprouvé l'influence et celle de l'église. logies ou relatifs portaient que sur les mots scientifiques au culte . La langue a française prisés aimé se recommander de ses liaisons avec mieux romaine cette noble avec langue que de sa parenté brillantes. mer. l'origine mot n'est plus rapproché pas encore que le même 1 ARDENNAE : l'article ar.an . qui. gaël. — GENABUMOrléans . : marais. rhod . et av. llaeth ( cymr. Toutefois des soeurs moins pour affirmer il faut pouvoir assurer latine d'un mot. portés de l'Eglise. etc.

probable frère du breton. Latin. à la rigueur. seuar. Haleine. ( 142 ) 1. Un mot français dans ces qui se retrouve et le 1 On peut citer les exemples suivans : Breton. ceir. manè.. dens. quand siter entre et l'autre les l'une . car apparemment Gaulois ont été plus nombreux en Gaule que les héRomains Je veux bien leurs vainqueurs. . soror. lac. pris.. glaif. qu'on site encore. Bras.des dialectes devrait-on préceltiques férer cette dernière il y a lieu d'hésource. madin' . Soeur. brachium. laeth. matutinus. Bâton. Dent . . quand il est très . cera. braich. alan. Lait Malin. Gallois. currus. pretium. baculus. Carriole. quand temps dialectes de la haute Ecosse et de l'Irgaéliques lande. . batta. carr. Prix . presque ce mot existe en même dans les tude. Chambre.. lactis. est qu'il et que le français l'a reçu du vieux celindigène. catena. Glaive . . . Cire. .. gladius. laith. .. La probabilité devient une certitique. du latin. . dant. caddan. halitus. carr. Mais l'avoir français reçu peuvent ce mot se retrouve dans le dialecte gallois. . Peut-être Irlandais. . chariot Chaîne . mintin. chadden. . . . cambr.. le mot français se trouve en lorsque le breton latin et en breton seulement . choar. . pris.. camera. halan.

trouvent leur démonstration complète et invincible dans le grand ouvrage que M. pour a persisté dans la langue.( 143 ) et maintenant lointaines si isolées de la contrées à une époque où la Gaule. Enfin il a cherché un nouveau principe de classification dans le langage . . que l'élément dans notre Or la langue est la repréprès. Après avoir pris d'abord son sujet du point de vue extérieur ( Influence des agens physiques sur l'homme ) . 1 Ces idées que je hasarde ici.Bretagne et l'Irlande étaient la Grande encore où elles avaient une population. Edwards va publier sur les langues de l'occident de l'Europe. 3 Bien entendu (je m'en suis déjà expliqué) que les germes primitifs sont peu de chose en comparaison de tous les développemens qu'en a tirés le travail spontané de la liberté humaine. sentation de leur génie des peuples. il l'a considéré dansson principe de classification ( Lettre sur les races humaines ). langue. qu'il moeurs comme dans le langage. pas rompue celtique De tout ce qui précède. Puisque j'ai rencontré le nom de mon illustre ami. l'expression la révélation de leur existence caractère. analogues. dans l'action comme dans la pensée. et il a entrepris de tirer du rapprochement des langues les lois philosophiques de la parole humaine. J'ai parlé de la tenacité ailleurs Qu'on celtique. Verbe. fidèle du . leur ainsi dire. n'était encore 1. doit remonter France. C'est avoir saisi le point par où se confondent l'existence extérieure de l'homme et sa vie intime. une langue où l'union du monde gion. une relisoeurs. il faut qu'il ait celtique duré ailleurs ait survécu dans les encore 2. je ne puis m'empêcher d'exprimer mon admiration sur la méthode vraiment scientifique qu'il suit depuis vingt ans dans ses recherches sur l'histoire na turelle de l'homme. il suit nécessairement romain n'est à beaucoup pas tout. Si l'élément intime.

Nous comprenl'opiniâtre génie fortedrons mieux la France si nous caractérisons ment le point mixtes d'où elle est partie. Qu'on germanique me permette de m'arrêter et de dresser une pierre où les peuples frères vont se séparer au carrefour des routes' si diverses et suivre une pour prendre destinée si opposée. l'Asie. leurs . Tandis subissant que la France. de ne pas dire ici Il me coûterait d'ailleurs landais. restent à la poétique fidèles de la vie barindépendance ce que la tyrannie vienne bare. et douloureuses les longues initiations de l'invasion et de la féodalité. permette d'y revenir de ces peuples. s'expliquent par qu'on appelle et IrBretons et Gallois. accablées. de puissance sous l'outrage. Mais il y a une telle vertu dans le génie celtique. Ecossais les Celtes purs.( 144 me ) d'insister sur encore. à ces populations. qu'elles moeurs une telle durent et leur langue. jusqu'à étrangère les y surprendre. comme la vague brise à fatigablement la pointe de Bretagne ou de Cornouailles. les vage à la liberté vieilles assises aux roches populations celtiques. Elle frappe insur elles. va marcher du sergermanique et de la honte à la gloire. vie et en ces gardent races. paet dans la solitude ternelles de leurs îles. Les Celtes en partie Français. Voilà des siècles que l'Angleterre les y a en effet surprises. dont l'invaun adieu solennel doit isoler notre sion France. La triste et patiente Judée ses âges par ses qui comptait n'a pas été plus durement de battue servitudes.

10 I. déplacé par l'impiété se troumonumentale d'Ossian (clachan Ossian). Les highlander est représentée par un monceau vous disent en signe d'amitié : J'ajouterai une à votre cairn (monument 5. dit Turner( Hist. t. II. et il peut alors porter un bonnet. dans les déserts Race (145) 1. de larges la cornemuse dans un cercle du d'un au sommet roc. 354. Wade la fit enlever dessous des restes . 1831 . Recherchessur la langue des Basques. et la mettre sur une autre d'environ de haut. anglaise. et de bâtir un petit dolmen à l'imitation 5. Un jeune homme qui est capable de le faire est quatre pieds désormais compté pour un homme. c'est lever une grosse pierre du FIR poids de deux cents livres environ. Au derpierre funèbre) nier siècle. gnards indignés quatre-vingts. immuable 1 Telle terre. dans leur paradis de pierres. Logan. 371. émigre chaque 4. 308 : CLACH CUID . 313) ravissait les Kymry dansleur sauvagepays de Galles . « Les Gaëls remarquent soigneusement que ceux qui ont porté la main sur les pierres druidiques n'ont jamais prospéré. II . . 2 J. ils ont encore rétabli le tombeau d'Os« La pierre sian. — Ne semble-t-il pas que les cromlehs soient les jeux des géans ? 4 W.de pierre comme leurs rudes monumens encore 2. L'idée de la délivrance. » 3 Logan. the scotish Gaël. or Celtic manners . II. telle race. année. of the Anglo-Saxons. au son de pierres. Les montaau nombre d'environ vinrent. on trouva humains avec douze fers de flèches. Le druidiques. Le galicien des dolmens antiques qui et sa vie laisse une pierre. selon l'expression de Taliesin. l. p. stony Wales. as preserved among the Highlanders. 5 Logan. et ils les emportèrent les recueillir. le général vant dans la ligne d'une route militaire. jeu des montagnards roche sur la roche. qu'ils révèrent c'est de soulever la d'Ecosse. von Humboldt.

Glen-Amon autres quatre garde le nom 1. nombreux est la ténacité de quelle qui prouvent Breton. par sa persistance Le contraire est arrivé. plus cette race s'est isolée. — En 1380. les Eclaircissemens. La pierre. Partout où le christianisme ne détruisit pas les cercles druidiques'. 3 Logan. 4 Voy. l'esprit Il semble race qui ne changeait qu'une pas lorsautour eût dû vaincre d'elle. aujourd'hui. Rester primitive. Pour notre traditions Bretagne. des rois de l'île de descendant d'Athol. je rapporterai du second des faits au commencement volume. I. — Un canon de l'église écossaise défend de tenir des cours de justice dans les églises. II . » rondelle Le duc ( 146 ) entourée de occidental. Alexandre lord de Stewart Badenach. tourné le visage encore Man. tint cour aux pierres debout ( the Standing Stones ) du conseil de Kingusie. 3 Logan.. sur le tertre Naguère 5. ils continuèrent à servir de cours de justice. . étrangère. c'est demeurer incompousser aussi ce qui a fait tout à la fois Voilà plet et faible. se préserver de l'influence reoriginal. 208. et d'une d'enclos. vers le levant 2. siége du Tynwald. les idées des autres. aussi mon IIIe volume. 325. dans peuples 4. La en Irlande de tribunaux servaient les églises chez ces du culte du feu se trouve trace partout les croyances et les dans la langue. 373. — Voy. changeait que tout et finir par imposer son seule. son originalité plus elle a conservé et plus elle a tombé et déchu. espèce plus petites de l'hile cairn de cairn na huseoig. génie au monde. 1 Ibid.

Ces 2. Brit. J'ai parlé chez ces peuples. Gall. et même davantage. à la nature. au plaisir. ailleurs grande place et de l'Irlande des moeurs des Gaëls antiques. fort et borné. ils ont chacun dix femmes. ap. à la sensualité. l. consanguineas . et maximèfratres cum fratribus et parentes cum liberis. 52 : Sorores suas. et celle du concile de Savonnières aux Bretons (859). Nigellus . III. Glossarium : On disait : un Breton pour un soldat. 88. ne craigens de guerre qui se louaient partout 1 Guillelm. c. » — Le comte de Nantes dit à Louis le Débonnaire : . ibid. je parle surtout et aussi fortement incliné à la est fort et fécond. VII . Pictav. d'ailleurs fort étendu . C'était chose commune au moyen-âge en Bretagne d'avoir une douzaine de femmes 1. Sed si qui sunt ex his nati. des Gaëls.. car il faut savoir que dans ce pays . neptes . nations. Scr. nec non et hominum. ap. Scr. « La confiancede Conan II était entretenue par le nombre incroyable de gens de guerre que son pays lui fournissait .. Coeunt frater et ipsa soror . ibid. et refuse Le génie de nos Celtes. V. l'a donnée aux idée. fr. fr. interfectores grande Bretagne : Uxores habent deni duodenique inter se communes. Bell. 584. ap. à l'individualité obstinée qui veut être à Il n'a mais resté eu n'a lui. XI. l. VII. Scr. ennemi Malheur soi seule. presque et humilié. d'entrer dans la communauté du monde. — Voy. affranchi des lois de l'honnêteté et de la religion . — Hist. eorum habentur liberi. la France en tient est le .. 14. Armoricae. 504 . Ermold.( 147 ) et la faiblesse la grandeur du peuple juif. un seul guerrier en engendre cinquante . et le plaisir de la génération tiennent génération. atque alienas mulieres adulterantes . . La matière. etc. à quibus primùm virgines quaequeductaesunt. 2 Ducange. indestructible du genre humain et son esclave éternel. un rou- . fr. VI. parce que . qu'une rien il est toujours reçu d'elles. quod pediabolici viri — César disait des Bretons de la jus est. le Vert galant beaucoup roi national. aussi la lettre du synode de Paris à Nomenoé (849).. . 52.

ap. 1 Elle est esclave chezles Germains même. chefs de clan.. et le produit du tout était pour le survivant. — Les lois galloises limitent à trois cas le droit qu'a le mari de battre sa femme ( lui avoir souhaité malheur à sa barbe. tier . — On disait aussi Breton . fr. avoir tenté de le tuer. Guibert. apud Low. Hist. et ses Bretons porte sen escu devant lui. c. Supplément au Glossairede Ducange. 7. Celtiques. Mariae. dans le pays le plus corrompu de l'Inde. comme ne semble de volupté. comme objet rois. . Malmsbur. qu'ils changeaient de femme une fois ou deux par an . si dederis . Les Gaulois . 13 : Est illud genus hominum egens in patriâ . — O'Connor dit que la polygamie était permise chez eux . pas gnaient même nations les bâtards succédaient. detrectans praelia. p. ou commis adultère). et amoverunt quatuor jumenta. — Les Pictes d'Ecosse prenaient leurs rois de préférence dans la ligne féminine ( Fordun. — Charta ann. 10. — Strabon. apportaient une portion égale à celle de la femme. Britones et pillardi. C'est la loi commune des âges.( 148 de faire ) chez les Partout des soldats. comme chezles Celtes. — Cependant l'idée de l'égalité apparaît de bonne heure dans le mariage celtique. dans Tacite. pas simple jouet la même avoir eu chez ces peuples dignité que chez les nations germaniques 1. dit César ( B. pour : conseiller de celui qui se bat en duel. l'homme et la femme pouvaient également demander le divorce. du plaisir. Gall.. Derrick. 1395 : Per illas partes transierunt gentes armorum . Dion . un brigand. les femmes partagent l'existence nuageuse des héros. de laude B. et doit aler cius ki a apelet devant.. Enfin dans les poésies ossianiques . la propriété était divisée par moitié. VI. sed pro quantitate nummorum ad quascumque voles partes obnoxium. » Carpentier . la descendance maternelle semblant seule certaine. En cas de séparation . . où règne sans partage la brutalité de la force. Au contraire . la ligne féminine est préférée . plus haut. Campion . ellessont exclues du Wahalla scandinave. 17). nec civilia. lib.. — C'est peut-être comme mères des rois que Boudicea et Cartismandua sont reines des Bretons. saint Jérôme s'accordent sur la licence des moeurs celtiques. 6. La femme. Solin . XIII. Edit de Philippe-le-Bel : « . aliasque externo aere laboriosae vitae mercatur stipendia. bien modifiées il est vrai par l'esprit moderne. sine respectu juris et cognationis. Dans les lois de Galles. of Scotland ) : de même chez les Naïrs du Malabar. Voy. Cette limitation même indique la brutalité des maris. Scr. — (Breton ? bretteur ? bretailleur ?) — Willelm. qu'ils se mariaient pour un an et un jour.

p. Le voyageur français . et nourrir . au bannissement des cadets. De là. Ce droit n'est autre originairement que l'indivisibila perpétuité du dieu paternel1. et ne passent pas exclusivement à l'aîné?» Réponse unanime : « Non. Voy. 2 l'aîné ses frères. 475 . ( . le wargus germanique. ils mettent aux voix entre eux les questionssuivantes : « Est-il bon que les ouvriers aient des terres ? » Réponse unanime : « Oui. comme frères. devient ainsi un principe fécond de colonies. causant avec des ouvriers mineurs. » « Est-il bon que ces terres soient partagées . à qui passe cette terre?—Elle est partagée également entre leurs enfans. 4 Voy. le Nord y reste plus long-temps fidèle. lité du foyer sacré. DEIVEIPARENTES. de Staël. mon IIIe vol. Le droit d'aînesse qui équivaut souvent à la proscription . sur4. si je ne me trompe ) une anecdote fort caractéristique. loi de succession Cette le égale qu'ils appellent ont pris d'eux.149) matérialiste n'a pas permis aux Celtes Ce génie aux droits de céder aisément qui ne se fondent que Le droit d'aînesse leur est odieux. 3 ausg. « Mais quand ils meurent. Grimm . Grundsatze des deutschen Privatrechts . 730. et les ouvrages de Somner. Germanique pourra ils se tiendront leur petite contens de garder place à la table et au foyer fraternel 3. les étonna fort en leur apprenant que beaucoup d'ouvriers français avaient un peu de terre qu'ils cultivaient dans les intervalles de leurs travaux. Robinson . p. sur une idée. » Nouvel étonnement des Anglais. Palgrave . » 5 Ou bien ils émigrent. 1827. CaïusGracchus. Le dimanche suivant. longues également aisément Vous ne leur feriez pas entendre qu'un seul doive Cela est plus aisé chez la race posséder. entre les sont Chez nos Celtes. la lettre de Cornélie à Voy. les parts égales sont leurs épées. et Mittermaier. le ver sacrum des nations italiques. 2 Le partage égal tombe de bonne heure en désuétude dans l'Allemagne. Alterthümer. — J'ai lu dans un voyage ( de M. et que les Saxons gabail-cine 1 Dans l'Italie antique .

et de disputes. que des agrégations par les Dalrymple. tions barbares de troubles. Les terres soumises. 1 Suivant Turner (Hist. nécessité une chaque génération de la propriété. les Collectanea de rebus Hibernicis. Sullivan . cette de l'égalité. Il en cite deux exemplesremarquables d'après deux Vies de Saints. améliorer. Tandis que les familles germas'immobilisaient. . ici plus nettement encore. l'occasion d'une infinité de haines dans une loi de succession Ainsi cette égale qui. I. fait aujourd'hui la force de notre chez les populac'était France. 233). est aussi Le partage c'est encore à recommencer. une cause continuelle révolution une un obstacle invincible au progrès. divise. niques que les biens s'y perpése formaient tuaient. restées long-temps c'est une gloire été les résultats. Elle Pélage . of the Anglo-Saxons. sont éternelle. commençait Lorsque et la mort l'emporte. à chaque instant l'aspect change à bâtir. la beauté et société mûre et assise. réclamation du moi nous avons vigoureuse que dans signalée déjà dans la philosophie religieuse. etc. le possesseur cultiver. et les Usances de Rohan . elle reparaît nous donne en grande le secret des destinées partie des races Celtiques. bouleverse. qui subdivisait incessammentles héritages des chefs en plus petites tyrannies. ce qui livra la Bretagne aux Saxons. qui y étaient à demi incultes et en pâturages 1. ce fut la coutume du gavelkind. Brouerec. Hasted. Price . Logan . Quels qu'aient la loi posé dans l'Occident pour nos Celtes d'avoir Ce sentiment du droit personnel. et de partage.( tout dans 150 ) à le pays de Kent impose (gavelkind). Low . Blackstone n'y a rien compris.

Qu'elle soit leur gloire aussi. visant. GlosLESFACTEURS. Tout le clan s'insurgea . dans le IIIe vol. se rattachât l'équité volontaire. une note sur l'important article de Laurière . Cette coutume tendait évidemment à resserrer les liens de parenté. — En général. qui en droit isolait les hommes. ( Voy. de se lier à rien d'étranger . quels elles ont de si bonne Cette tendance à l'égalité. tenait à l'égalité. Cette faiblesse. deur. Par là nous sommes une nation. Un proverbe celtique dit : « Plus forts que le laird sont ses vassaux. s'est incapable admettre au dehors. II. les dix mille hommes du clan des Campbell ont tous été cousins du chef 2. l'esprit de clan a été plus fort en Bretagne qu'on ne l'imagine. . à l'équité des parprincipalement Cette loi d'équité a fait la ruine de tages. venant prendre possession . se sont tous appelés 1 On sait qu'en Bretagne on donne le titre d'oncle au cousin qui est superieur d'un degré. tandis que les Celtes purs en sont restés au clan. formée d'une par le lien grossier parenté réelle ou fictive trouvée de rien 1. et voyant la quantité de bêtes qu'on avait tuées pour célébrer son arrivée. remarqua que quelquespoules auraient suffi.( 151 ) les familles s'en allaient se dihéritages. leur qu'elle vaille au moins la pitié et le respect des peuples auxheure montré un tel idéal. La petite société du clan. » Logan. par à lui par un lien de la loi. au nivellement. saire du Droit français : FORJURER ) 2 Aussil'obéissancede ces cousins n'est-elle pas sans indépendance et sans fierté. celtiques se subdivisant. précoce ces races. 187 : — Le jeune chef de clan Rannald . bien qu'il domine moins chez les Kymry que chez les Gaëls. C'est ce qui s'est vu à la longue dans notre et c'est là ce qui explique sa granFrance. aurait eu besoin d'être balancée par une vive sympathie qui les rapprochât. s'affaiblissant. de sorte affranchi de l'homme que l'homme.

Kant parrez . pas a si bien pris au ciment. livrèrent un combat sanglant où ils furent défaits et le chef tué. se lier. nous voyons qui arrivent s'ébranler de l'Occident. 1 Proverbe breton : Cent pays. On ne peut guère impropre 1 au conne s'y marie des caillous. ) rien .( 152 au-delà connaître et n'ont voulu . Devenues les populations chrétiennes. Ecossais. la brique romaine traire. de l'Irlande. Les Frasers qui avaient élevé le jeune chef. cent paroisses . Proverbe gallois : Deux Welchesne resteront pas en bon accord. kant kis. dent. cent églises: San! brot. Il n'en a pas été ainsi. 192. étaient à peine se sont-ils souvenus qu'ils à jamais Ce petit et sec noyau du clan s'est trouvé avec bâtir à s'agréger. mais ce fut pour reçues y mourir. Campbell. ensemble et brique forment ciment qu'aujourd'hui un bloc inun seul morceau. Féconde participé on eût dit qu'elle allait envahir l'Occid'abord. le ciment . Rien de plus bizarrement de ces poétique que les barbares odyssées saints de ces oiseaux aventuriers. Id. I. devaient. cent modes . se rapprocher. celtiques ce semble. Les doctrines avaient été avidepélagiennes ment en Provence. voyageurs qui et déclara qu'il ne voulait rien avoir à faire avec un chef de poules. dans les monumens destructible. l'église celtique et ardens abordent aniD'intrépides missionnaires. Plus tard au milieu des invasions encore. allemandes de l'Orient. kant ilis. més de dialectique et de poésie. a L'église celtique de la nature et ardente du clan. s'amollir.

d'après Geofcéder saint avant. sur la Gaule. 8. romaines. licité européenne. après l'élan est immense. indépendans clans douze à douze en petits 1. . les Saxons avaient une prophétie selon laquelle ils devaient ravager la Bretagne cent cinquante ans . I . Nous rapporterons aussi la fameuseprophétie de Myrdhin. le Rhin. réunis mariés. le résultat petit. songe les Allemands le feront eux-mêmes. 312. ecclésiastiques doivent à l'influence des moines anglo-saxons. Ce que les Celtes ne font pas.( 153) viennent s'abattre Colomban. et d'aller convertir les Suèves . L'étincelle du déluge ban . p. 2 Suivant Gildas. elle se refuse à se perdre dans la cathohumblement s'agréger. tombe envain sur ce monde tout trempé de la barbarie Saint Colomgermanique. p. et la posséder cent cinquante ( interpolation cambrienne ? ) A serpent with chains Toweringand plundering With armedwings From Germania Taliesin . Les Cambriens et les Loégriens 1 Voy. L'anglo-Saxon a désaint Boniface convertira ceux que Colomban mais c'est pour Colomban daignés. s'isole de l'église combattre le pape. essayé. passe en Italie. le livre suivant. disciplinés par les missions a comme l'état L'église périra celtique celtique Ils avaient les en effet déjà péri. d'Irlande Les culdées sous la règle même. 94 . de former une de république 2. L'église celtique : elle résiste à l'unité à universelle . un passer l'en empêcha. p. et d'Ecosse. quand Romains sorte sortirent de l'île. dit le biographe eut l'idée de contemporain. et apud Turner .

Surviendra le géant de l'iniquité. » Ce qui précède est emprunté à la traduction qu'en a donnée M.. et elle s'écriera par une voix humaine : « Arrive . le roi demande à Myrdhin ce que cela signifie?. Cambrie. le détroit des Gaules sera resserré. froi de Monmouth.. Trois oeufsseront couvés dans le nid. Viendra le lion de la justice.. dont le regard glacera le monde d'effroi.. deux cents Arthur. par un bruit inoui. Il sera célèbre dans la bouche des peuples. Les pierres parleront. Les îles de l'Océan lui seront soumises . Cambriens. Mais Wortiguern. Les six autres rameaux seront changés en cornes de bouviers. ceins Cornouaillesà ton côté. et il possédera les ravins des Gaules. — « Le sanglier de Cornouailles foulera leurs cols sous ses pieds. l'un blanc et l'autre rouge. l. » Le rouge chasse le blanc . . les trois îles de Bretagne. Quinet E dans son Rapport sur les épopéesfrançaises du douzièmesiècle. et ses actions seront la nourriture de ceux qui les diront. » Galfrid. Viendra le bouc aux cornes d'or. d'où sortiront renard. fut obligé qui. à son rugissement trembleront les tours des Gaules et les dragons des iles. IV. Monemutensis. renferméesautrefois dans les livres d'exaltation. la Cambrie sera remplie de joie . le blanc c'est le Breton. Le cerf aux dix rameaux portera quatre diadèmes d'or. le fameux résista sous la Cambrie grie conquise. ours et loup. Les fontaines de l'Armorique bondiront. qui ébranleront. d'appeler La Loéennemis. Voicila suite : « Alors il y aura massacre des étrangers. Les flammesdu bûcher se changeront en cygnes qui nageront sur la terre comme dans un fleuve. s'unirent (Galles et aux Pictes résister Loégrien pour Wortiguern.. et tous leurs pas seront remplis d'orgueil. Scots les Saxons. des mal secondé du nord. bientôt devinrent d'auxiliaires. les chênes de Cornouaillesverdiront.( 154 ) sous le un instant et Angleterre). dg. le rouge c'est le Saxon. Le souffle de ses narines sera si fort qu'il couvrira de vapeurs toute la surface de l'île. qui nous a transmis les traditions religieuses de la Bre tagne. deux dragons en sortirent . et dis à Guintonhi : La terre t'engloutira. à la barbe d'argent. Les femmes auront la démarche des serpens . comme disaient les Latins (libri exaltationis) : « Wortigern étant assis sur la rive d'un lac épuisé. La forêt en frémira . Saxons Les ans. Myrdhin pleure. Elle lutta en une seule baêtre soumis eux-mêmes devaient tant la race germataille par Guillaume le Bâtard..

brunswic. L'inarmes. ils se trompent. enchanté 1. sont cette grande race 5. En attendant chante et pleure. de Otiisimperialibus. se coucha de lui-même pour son tombeau 2. Ses chants comme ceux des juifs aux fleuves. qu'elle dans lui complaire. p.( 155 ) est moins à la résistance ! Les Francs. . 3 Voici la plus populaire des chansons galloises. qu'Arthur thur vit et attend. 1 GervasinsTilburiensis. Les Saoson (Saxons. elle voulut Vyvyan éprouver manda au sage le mot fatal qui pouvait l'enchaîner. par l'influence ecclésiastique. 5 C'est l'histoire d'Adamet Eve. Milton) domptable espérance (inconquerable a été le génie de ces peuples.. quelque sous une pierre la forêt. — Thierry. IV. devait en faire. pleins elle le jour de sa résurrection. rer. établis dans la Gaule. Le sage des sages. dans les langues d'Ecosse et de Galles ) Anglais. transformés dès la seconde génération. Conquête de l'Angleterre. 25. sous l'Etna Il dort druide est aussi Myrdhyn part. elle est mêlée d'anglais et de Gallois. 721. de larmes. Arcroient est mort. t. Les Cambriens ont résisté deux cents ans par les et plus de mille ans par l'espérance. de Samson et Dalila . c'est la faute de sa dans sa puissance. 2e éd.apud script. propre nique ont de même été subjugués. n'ignorait pas non plus l'usage Il le lui dit pourtant. mais la légende celtique est la plus touchante.. d'Hercule et Omphale . lui qui savait tout. et. et de. p. Ar hyd y Nôs ( toute la nuit ) . will. en SiDes pélerins l'ont trouvé le cile . Douxestle chantdu joyeux barde .

si l'élection était bonne (Voy. Et pour les coeurs de oppressés chagrin. . ils dans de paroles leur tristes.( 156 ) Le peu de fragmens de Babylone. de dessus mon trépassé. » Logan 197. Les Ecossaisconservent l'oracle suivant : « Le peuple libre de l'Ecosse fleurira . Il y a trêve jusqu'au matin. Tolland. aux causes Les chouans ont soutenu les Bourbons. » « La terre. les highlander les Stuarts. tout La Bretagne se sont tourné contre eux. a été placée à Westminster 1. qui ossianiques de ce caractère sont réellement antiques portent malheureux mélancolie. sous le siége du couronnement. pleins : « Je ne avec la mort avec la nuit. que je ne meure : » Et à celui qui passe sur une tombe mort amère. sympathisent de dors jamais. perdues. Nos Bretons moins sont. ) 2 On couronnait le roi d'Irlande sur une pierre noirâtre. Edouard Ier la fit placer. il prévaudra par le droit du ciel. comme dans . Ar hyd y Nos. pour Ils n'ont a d'être pas grand sujet gais . à Westminster. Mais la puissance de faire des rois s'est retirée des peuples depuis celtiques d'Irlande que la mystérieuse pierre. « Retirez-vous » est trop vieille disent-ils encore. p. et l'Ecosse attachées volontiers aux partis faibles . (Cambro-Briton. novembre 1819. Elle rendait un son clair . jadis apportée en Ecosse . en 4300. — En Danemarck et en Suède. D'Iona elle fut transportée dans le comté d'Argyle. 138 ). I. produire. Ar hyd y Nôs . Obligésd'emprunter le masquede la joie. si cet oracle n'est point menteur : partout où sera la pierre fatale . langage. Doux le repos des pastenrs fatigués. appelée la Pierre du Destin. dit leur proverbe. puis à Scone où l'on inaugurait les rois d'Ecosse.

que l'Angleterre préluda 1. 198. kymry admis à parsous leurs Tudors Henri VIII). — Voy. aussi le IIIe vol. 241.. de l'Anglet.( 157 toutes est la moins De ) les populations . et des populations de Galles. la France long-temps — Les ont été. gens comme ans . où siégeait Wallacepour conférer avec ses chefs. de cette histoire. Je parle des highlander de l'Ecosse. 305. Bizarre destinée du monde De ses deux celtique. de l'Angleterre. pas plus que la harpe irlandaise. l'une. mais les farouches léopards ne les ont pas admis sur le pied de l'égalité. que les Stuarts ont ensuite orné du triste chardon de l'Ecosse . Toutefois tager les droits des Bardes des torrens de sang. Sur une belle colline verte. est une pierre creusée de main d'homme. s'efface. l'Irlande et l'Ecosse. (depuis c'est dans de l'Angleterre. 2 Mémoires de la Société des Antiquaires de Londres. c'est par le massacre à cette heureuse fraternité. Thierry. elle a été associée depuis est un pays humain à l'égalité . — Elle est peut-être réelle plus apparente que le Pérou si long-temps Que dire de la Cornouaille. IV. aux environs de Lanark . son costume et son caractère. perd sa langue. soit la moins malheumoitiés. . en elle que ses mines ? qui ne voyait : « Nous ne sommes Elle a fini par perdre sa langue la langue du ou cinq plus que quatre qui parlons de disait un vieillard en 1776. la Bretagne celtiques à plaindre. II. et ce sont pays.. Conq. de Galles encore et généreux. périt. 1 Les Tudor ont mis le dragon gallois dans les armes de l'Angleterre. tout ce qui est jeune n'en sait plus un mot 2. — Id. c'était sur une pierre qu'on faisait l'inauguration des chefs. p. vieilles de soixante à quatre-vingts moi. quoiqu'elle ou du moins reuse.

plein de en dépit et croît sève indomptable. En 1711 . qu'un meurtrier fut acquitté parce que sa victime portait la tartane.( 158) sérieux l'élément et Bretagne 1. archevêque de Cashel. n'en connaissent point la grammaire . 29) reprocha à l'Irlande de ne pas compter parmi ses saints un seul martyr. l'effroi de comme hommes l'herbe.) — On lit dans un journal écossais. mourant et moral de la race. plus aisément que les Highlander d'Ecosse. d'une d'une et bientôt éteint. pour poussent dire : Ils à qui chaque on vient jour l'Angleterre. 1 Voy. Hiberniae. de Berkeley. multiplie bien que je parle de l'Irlande. le gallois. Irlande. sont encore de Jean l'Érigène. surtout dans le nord. Aussi les enfans le parlent incorrectement. 1821. et sont incapables de l'écrire. le pays de Galles avait soixante-dix ouvrages imprimés dans sa langue : il en a aujourd'hui plus de dix mille. L'autre. — Cambro-Briton. Dans les principales écoles galloises. « Non fuit qui faceret hoc bonum : non fuit usque ad unum ! » Moritz. — Plusieurs lois défendaientanx Irlandais de parler le celtique. l'émeoù les féconde la toute raude des mers. III. Logan. Mais il semble que les langues celtiques se soient réfugiées dans les académies. un million de plus ! la patrie des poètes. the Scotish Gaël. Il semble vie . de 1750. des penseurs hardis. C'est Cornouaille de tristesse. des Saints les flots !L'Ile défendre à travers 2. FUD). qui ne peut la que. si loin de la France. a été depuis plusieurs années défendu sous peine sévère. c. le Parlement défendit de paraître aux assembléesen habit irlandais. Mais peut- . tout. — Le costume n'a pas été moins persécuté que la langue. décemb. et de même aux Gallois. En 1585 . le Cambro-Briton (avec cette épigraphe : KYMRY KYMRY FU. vers 1700. 2 Giraldus Cambrensis ( Topograph. répondit que l'Irlande pouvait du moins se vanter d'un grand nombre de personnages dont la science avait éclairé l'Europe. 1831. On entend de la race celtivieille L'Irlande! aînée pauvre sa soeur. ( Toutefois les Irlandais ont quitté leur costume au milieu du dixseptième siècle. loin d'être encouragé.

maison cette harpe qui reçoit qui demande en vain secours. celle du 7 septembre 1660. le roi d'Angleterre. qu'ils pour C'est donc en vain que quatre cent mille Irlandais ont combattu en moins de deux siècles dans nos armées 3. Il faut que nous assistions sans mot dire ronach landaise sur être. Dans les cantons éloignés d'Irlande. et on lui reproche d'être mort. depuis Mirabeau. Pleurons de ne pouvoir ont versé leur rendre le sang nous. quoiqu'il eût une bonne femme. pauvre à Paris. C'est une improvisation en vers sur les vertus du mort. Irlande. of Ireland. et que la France Pleurez. 177. 288. p. Louis XIV écrivit plusieurs fois de sa main à Charles II. 283 . nous pourrons ajouter des martyrs à la liste de nos saints. entre autres lettres. Chezles montagnards d'Ecosse. Dublin . 3 Logan II. I. to the hist. 1803.( 159 ) la patrie de Moore. introduct. lient la monarchie entre ses mains . 383. 3 O'Halloran. lui recommander les Irlandais. pleure vos enfans. en voyant sur la porte de la aussi. Voy. d'après les re- . et sa suffisance de pommes de terre. d'O'Connel 1 ! Peuple de parole éclatante et d'épée rapide.. dérision. — O'Halloran. peuvent rire/ ils entendent dans quelque obscure maison quand de leurs villes. le 5 février 1833. encore dans cette vieillesse du monde qui conserve la puissance Les Anglais poétique. la patrie de Tolland. 1 Je ne crois pas que. aujourd'hui que votre maître. on s'adresse au mort. le chant du Coronach est maintenant peu à peu remplacé par les cornemuses. aucuneassembléeait entendu rien de supérieur au discours improvisé par O'Connel. pour. de beaux enfans. A la fin de chaque stance . O'Halloran prétend que. ajouta-t-il. 380. une vache à lait. pleurer c'est chez eux un mot de (to weep irish). Ibid. la veuve irlandaise le coimproviser le corps de son époux1 à l'ir. un choeur de femmes pousse un cri plaintif.

. 3 Logan . beaucoup de fermiers qui tenaient la terre à titre de domaine congc'able. dépouillés comme seigneurs féodaux.. carrés. ibid. milles a quatre-vingt-seize terre 2. seront plus que large 3. par la misère. gistres du ministère de la guerre. Le piobrach peut sonner . Les hautes du monde tout à l'heure auront disparu Les tous les jours. Plin. aux souffrances nos les Ecossais. 56. 'Logan. » 2 Latifundia perdidère Italiam. sont devenus propriétaires . reviendrons Jamais. II. tartane entendre ne fait plus qu'un . 56. puis long-temps d'Ecosse les montagnards alliés. d'émigrer . les anciens propriétaires ont été. dans l'histoire la on voit à Edimburgh les portes passer quand ils émiIls disparaissent. Peut-être ceci doit-il s'entendre de tons les Irlandais entrés dans nos armées jusqu'en 1789. 75. ils ont converti leur suzeraineté en propriété. les terres se changent partout en pâturages . . les régimens peuvent à peine s'y lever. — En Ecosse. les lairds se sont approprié les terres de leurs clans . la cornemuse grent 4: air dans les montagnes « Cha till. Cependant anciens 1. terres se dépeuplent grandes dévoré ont aussi Rome. « Aujourd'hui les montagnards d'Ecosse sont obligés. Les Highlander On se met sur et dans Walter-Scot. qui perdirent propriétés. 4 Id . et la claymore.—En Bretagne. au contraire. depuis l'an 1691 jusqu'à l'an 1745 inclusivement. XVIII. Telle l'Ecosse de long sur trois de une autre vingt milles bientôt ne. cha till.( 160 ) deAinsi nous avons de l'Irlande. quatre cent cinquante mille Irlandais se sont enrôlés sous les drapeaux de la France. cha till. sin tuile « reviendrons Nous ne reviendrons. les guerriers n'y répondront pas. II. oublié négligé.

Monde germanique. La fronla Pologne. ibérienne et DERRIÈRE la vieille celtique. l'Allemagne Russie. a été slave de l'Allemagne A l'orient. puis si volontiers ce fleuve capricieux l'Oder. flotte vers nous dans la Lorraine. dans la Belgique. s'étendait tout sules et vague. comme sur l'Elbe. Europe dans ses péninsi sévèrement dessinée romaine. par la nature. Ce monde du nord. —Mérovingiens. autrement vaste mal déterminé et slave. est toujours dans la d'indécision caractère frappant même. II . ALLEMANDS. de la population tière allemande. qui change i.( 161 ) LIVRE LES II. CHAPITRE PREMIER. la frontière et indécise sur l'Oder. germanique Néanmoins ce l'a été par les révolutions politiques. de la langue. —Invasion. un autre monde et ses îles.

s'éclaircissent qu'elles nous Tacite les forêts. continuent là. s'épaississant puis habitations et cultures dispersées. ne sont res. ici. gisent sous les ceux que la comme des villages. des villes. mer engloutit pays n'est élémens. ses rivages. vers la à la fois. Pologne. le laboureur étendre la culture disent-ils. pas rapprochées. par la Silésie. Ce dernier en Hollande. des marches. demeucapricieusement quelques dit Tacite. ils s'arrêtent source . une la mer est à peine barbare.( 162 ) allemanPar la Prusse. selon ou moins étendues. Terre indécise. année sur une terre nouvelle. plus et reculent devant l'homme. là près d'un près d'une bouquet d'arbres. Des dans sa Germania. déterminer la marche. passage des premiers essais de la culture. précises. de la Poméranie les sables barrière précise. peut-il dans la marche? aussi loin qu'il peut jeter son mar» Le marteau teau. » Limiter. conquête pacifique sur la nature. terres des migrations. eaux. plus le fond de la Baltique. transportées chaque les représente des forêts. théâtre vagues et communes. les deux de bataille pour champ qu'un du moins Telles races flottantes. où se groupent « Leurs cabanes. des et slaves plonge l'Allemagne vers l'infini c'est-à-dire vers la Russie. Les ligrande mitations ne sont pas bien « Jusqu'où. peu étendues. marais. vastes clairières. dans les lieux qu'il abandonne. Entre . de Thor est le signe de la prol'instrument de cette priété. Du côté du nord. la c'est affaire des prud'hommes forestiers.

Nous ne remarpopulations d'aventure pas en elles cet esprit quons qui a promené les Celtes les Tartares modernes antiques. Les moeurs aussi bien des premiers qu'à leurs habitans ce semble. de ces mutations de demeures. implacable. à travers et l'Asie. restent à la terre fidèles qui. La guerre et la faim. poussaient Tacite. comme leur étant propres. que celles de tant de nations vives coubarbares 1. depuis usages. souvent les tribus les unes sur les autres. Toutefois pas les confondre de ou les chasseurs avec les pasteurs Tartares. elles s'y sont tenues les Frisons. . le besoin d'une terre plus fertile. l'Europe Les sont premières migrations germaniques à des causes généralement rapportées précises. jeu et des boissons tant d'autres attribués donnée aux femmes. que ces aient été nomades. entraînant avec eux tant de peuples. traits. . de la Germanie. L'invasion de l'Océan décida les Cimbres à fuir vers le midi. . Les peuplades l'Amérique. le IIIe vol. plusrapde leurs aïeux. de quelques leurs qu'il ait plu à Tacite de les parer : l'hospitala vengeance l'amour effréné du lité. de la Germanie n'étaient pas autres. I Vov. aux Germains. par des Barécrivains d'autres guère qui ne connaissaient il ne faudrait bares. comme on le voit dans Mais lorsqu'elles ont trouvé un sol fertile et défendu la napar ture . témoins tant de siècles.( 163 ) Il ne faudrait de cette culpourtant pas inférer ture mobile. la culture abanfermentées.

. celui des arbres la déesse et des fontaines 2. Germania. Gennan. le fer est enfermé. garde encore n'est pas formée la confédération . où Tacite A l'époque prend Cimbres et Teutons pâlisIstsevons). du mys(erd. Ben. nommés. Bonif. vages que barbares. l'avantsont à peine les Angli. saxonne. etc.. à l'occident sent et s'effacent . alii lignis et fontibus clanculo. c'est une fête pour tous les lieux qu'elle daigne visiter et honorer de sa présence. Ils croient qu'elle intervient dans les affaires des hommes. le seul où ils aiment la paix et le repos . S. Tacit. le même prêtre la rende à son temple. alii autem apertè sacrificabant. I Majorem enim Germania:partent obtinent. Tous les ans. des espaces saumoins rudes . et il la suit avec tous les respects de la religion... francique 1. on ne prend point les armes . Les guerres sont suspendues. sortait sur un char voilé. III. Quoique des Suèves c'est le règne (Hermions) aient chez diverses locales pu exister religions tout porte à croire tribus. et ) moins . dispersées prochées à nous avec se présentent moins vastes. Mère. Le prêtre seul a le droit d'y toucher . et qu'elle se promène quelquefois au milieu des nations. Cesont alors des jours d'allégresse. c.. il connaît le moment où la déesse est présente dans ce sanctuaire . elle part traînée par des vaches. SS. (Ingsevons. elles semblent des traits moins féroces moins que grossières. les la Germanie. 3 Tacit. c. les Goths et les Lomà poindre vers l'orient bards commencent . 2 Lorsque saint Bonifacealla convertir les Hessois. 40 : « Ils adorent ERTHA c'est-à-dire la Terre. Alors le char. Dans une île de l'Océan est un bois consacré. 38. in S. saec. plusieurs que le culte dominant était celui des élémens. ord. Hertha la terre). et dans ce bois un char couvert dédié à la déesse. la déesse étant rassasiée du commerce des mortels . Ce temps est le seuloù ces barbares connaissent. il dure jusqu'à ce que. dans une térieux où elle avait son sanctuaire bocage île de l'Océan du nord 3.( 164 et suide la vie agricole.

d'une vie plus noble. d'une moralité plus profonde. de là les noms de: Wisigoths. p. et le IIIe vol. Ponlanus la décrit en 1630. of the Angto-Saxons. encore fût loin sans doute d'avoir système odinique les développemens et surtout tard. Acta SS. prit plus qu'il dans il apportait les élémens dès-lors l'Islande. etc. et des Saxons 1. Bened. engagé vint se poser une Allemagne avons vu la Gaule druidique sur cette religions. Voy. a presque détruit Heiligland en 1649. à l'embouchure de l'Elbe . S. et s'asseoir ensuite au banquet du les voiles qui le couvrent. maisla mer. berceau de leurs ayeux(ellea pour armes un vaisseau voguant à pleines voiles). ord. Vov. Les marins la révéraient encore au onzième siècle. un Wahalla. hist. burgundes). gépides. Des esclaves s'acquittent de cet office. Quoique le lombards. 25 ). gallique par l'invasion une civilisation un mouques reçurent plus haute.Par-dessus (165) ces races et ces première Allemagne. . la divinité elle même. De là une religieuse terreur . Les Celtes . 2 Le Castum nemus de Tacite ne serait-il pas VileSainte des Saxons. et aussitôt après le lac les engloutit. monde indécise. comme nous nouvelle. et une sainte ignorance sur cet objet mystérieux qu'on ne peut voir sans périr. » I Ceux-ci avaient égard à la position astronomique des lieux . dans la Gaule établie Les tribus suévides Kymry.appellata. sont baignés dans un lac solitaire. et si on les en croit. Ostrogoths. où ils pourraient tout le jour se tailler en pièces. vague. un paradis. — Les Anglais possèdent depuis 1814 cette île danoise. Turner . pâle. Elle est formée de deux rocs. selon Adamde Brème. landt est. au contraire. 4. 125. appelée aussi Vosetesland . Heiligland. Essex. du nom de l'idole qu'on y adorait ( à nomine dei sui falsi FOSETE Fosctes. des adorateurs des Goths d'Odin. II promettait l'immortalité aux braves. comme le Monl-Saint-Michel elle rocher de Delphes. Wessex. par l'invasion plus héroïque. l'adoration de la nature. vement plus hardi. le Ier chapitre du premier livre. Sussex. I . qui a anéanti North-Strandt en 1634 . sec. (jutes. encore dans enfant.

L'esprit de la bande Amali. différence essentielle. aperçu déjà par Tacite était tout puissant chez ces peumiers Germains. Ampère. c. Lombards Chez les Goths. entre les princes. l'un des Ases ou . Détrompés . Cette leurs courses chercher dans par le monde sur les miinfluence quelque croyance put exercer de la ville la recherche barbares . dit demi-dieux. l'ouvrage de M. sur le culte d'Odin en Allemagne. celle taires qui les menaient des Balti 2. de Provence et de Naples . Gibbon. — Dans le Saga de Itegnar Lodbrog . et qu'elles 1. soir. OUBOLD hardi. La familledes Baux . peut-être grations une autre comme sainte n'y fut-elle pas étrangère. ( le même auteur. dans les predu comitatus. Asgard. ils arrivent à Luna .un mémoire intéressant de M. . prévalait des aux combats. « Le rôle n'a rien de compagnon dont on ples. Entre les compagnons. Il a ses rangs. V. se disait issue des Balti. brave ) . 13. ses degrés. ce qui les décourage. c'est premier auprès I A'oy.( 166 ) d'une ville sainte. dont on leur a vanté les richesseset la gloire . mais que celte ville est si loin qu'il a déjà usé une pareille paire de souliers. fut plus tard le but des croisades. 14) a donné la généalogie de Théodoric. 2 Jornandes ( c. ville sainte nous remarquons une Entre les tribus odiniques. Léo. « origo mirifica » . Sur la terre. le prince en rougisse. — BALTHA. c'est à qui sera le du prince. 29. sur la Littérature du nord. il leur parlait et de lieu de bonheur cité des Ases. la prennent pour Rome et la pillent. les Normands vont à la recherche de Rome. Voy. il leur dit qu'il va à Rome . 430. — Voy. C'est à cette race illustre qu'appartenait Alaric. d'une d'où les races sacrée germaniques sainteté. milil'autorité des chefs et Burgundes. ils rencontrent un vieillard qui marche avec des souliers de fer . décide. le quatorzième rejeton de la race des AMALI depuis Gapl. guerrière. patrie devaient avaient été chassées jadis .

prince. German. il est honteux guerre. J'ai suivi. entouré d'une dans la paix. à sa gloire ce qu'on fait rapporter soi-même de beau. vrir de son corps. premier Les princes combattent les compour la victoire. voilà la solde. qui revient sans le coului du combat. c. de bataille. Burnouf . de la jeunesse la guerre vont chercher chez quelhait le re. voilà leur serment. il est honteux surpassé à la bande de ne pas égaler le courage de son A jamais celui qui lui survit. 13. Celui des et la bravoure par le nombre devient et renommé. qu'ils framée. Si la cité qui les vit naître pagnons pour le prince. I Tacit. et l'on a besoin du règne de la force et des armes entretenir de nombreux compapour demandent C'est au prince ce cheval gnons. dans l'oisiveté d'une ces chefs languit longue paix. glorieux dans sa patrie. infâme. un rempart dans la guerre. 14. plus facilement les hasards. avec de légères modifications. Lé défendre. Sur le champ de bataille. » guerre y fournit. l'excellente traduction de M. et sanglante cette victorieuse Sa table. non-seulement siens. qui se distingue de compagnons et les plus ardens. souvent son nom seul fait le succès d'une présens. c'est la puissance d'être toujours bande c'est un ornement d'élite. au prince d'être en courage . tant cette nation que peuple étranger on s'illustre dans pos ! D'ailleurs. On mais encore dans les cités voisines. La et le pillage 1.à qui aura le plus C'est la dignité. ici comme plus haut. le recherche on lui envoie des par des ambassades. . abondante et grossière.

de les suivre. envers l'homme de l'orprincipe de bonne heure Les odiniques. fils des Sacae. c. de cette religion le l'homme. VI. 1. guerrière des Dieux. 11 ) . enfans à leurs chefs qu'autant n'obéissent parque ceux-ci lent au nom du ciel. Asi. entre les Francs et les quand pressés se mirent à courir et se jetèrent Slaves. Arii? — Turner. sur l'Angleterre. conquérais de la Bactriane. 2 Je regrette dene pouvoir retrouver dans quel auteur j'ai lu ce fait important. 657 1. 776-8 ). 115. Saxones. que les chefs militaires prévalurent. e. et pop. . p. qu'avec Il semble saxonnes une fois que les populations ' Saxones. On trouve des Saxoi sur l'Euxin ( Slephan. leurs alliés admettaient les Saxons. Ce ne fur que bien tard. . sous les Ases. 1. XI. Sakai-suna . Sacae. — Pline dit que les Sakai établis en Arménie s'appelaient Saccassani ( 1. l'Océan. cette province d'Arménie s'appela Saccasena ( Strab. les LomQuand long-temps bards la plupart envahirent des Saxons l'Italie. de urb. Répartis en est peut-être identique trois peuplades et douze ils repoussèrent tribus. qui plus tard devint ne paraît féodale. i. ganisation pas chez tribus des l'autre branche ce dévouechef. Le nom de Saxons lui-même à celui d'Ases 2. et que la division des hundreds chez s'introduisit eux. Saxen. toute autre division. p. Quelques uns veulent n'ait commencé qu'elle Alfred. Plolcmée appelle Saxons un peuple scythique sorti des Sakai. ne voulant refusèrent pas s'assujétir à la division des dixaines et centaines militaire que 2. hiérarchie Saxons semblent d'abord cette ignorer Tous égaux de la bande dont parle Tacite. ils sous les Dieux.( 168 ) à un Ce principe d'attachement ment personnel.

sous laquelle jeune au vieux accidentellement race germanique apparut 1 Voy. Ceci est encore un trait à tous les peuples commun barbares. sur la Baltique. 396. Dans la Lules jeunes dans la vieille Italie. 1. exercèrent sur que les peuples à toutes les tribus celles-ci obligea germaniques. de l'Allemagne au nord Les la vie sédentaire. et de la loi dans la guerre ces le monde. parti de guerres et d'aventures. 2 Jacob Grimm. sitanie. 1828. .( 169 établies ) aient Goths long-temps ou Jutes au préféré aux contraire se livrèrent lointaines. se mettre en mouvement. le compasous des chefs hérégnonage guerrier. Ces bansabelliennes. migrations dans la Scandinavie. de toutes les nations la La forme et héroïque. dans lancés de la patrie nis. . (ouilaivs). gens étaient L'exil d'une de la aux montagnes. Ces courses immenses ne purent avoir lieu qu'autant tout entière que la population ' devint une bande. Les plus jeunes et les plus hardis prirent des et commencèrent une vie sous chefs. soit pour faire place aux dans leurs nouveaux soit pour les suivre venus. p. forment la partie aventureuse anciennes. ou bandits (banditi). Deulscheredits alterlhiimer . le dans comme on les appelait loups (ivargr). courses. chez les tribus population régularisé sous le nom de ver sacrum 1. 2e édit. dans le DaneNous les voyons et presque en même temps sur le Danube et mark. s'y organisa La pression ditaires. envoyés partie était consacré. 58. et poétique Nord 2. et que le comitatus. mon Histoire romaine.

pour le génie et dont l'opide cette race.( 170 ) invariable on l'a prise monde latin. mais les vaincus n'oublièrent aucune exagération pour ajouter eux-mêmes à leur effroi. ) Au premier contact des races. germains. les bandes aventureuses des barbares qui descendirent au midi. ni habitudes communes. Les uns et les autres commirent d'affreux ravages. les pirates effrénés qui. l'Allemagne. . pas prévenus des Derniers caractères. de sorte ont caractérisé siècles. d'indépendance. senté les mêmes leur n'auraient-ils les Germains pas prêté barbares. ont dit que haute nion est pour moi d'une autorité. Des historiens graves. gloméraient des chefs qui les familles chement héréditaire pour en un mot. dans tous les qui. personnel et à la disciplinabilité. lorsqu'il n'y avait encore ni langues . la fin de ce vol. barbare de tous les âges ? Ne pournom au génie contre leurs succès rait-on même dire pas que ils s'agavec laquelle tinrent à la facilité l'Empire à leur attaen grands corps militaires. puis de la Baltique pour piller l'Angleterre et la France. premièrement. deuxièmement. que ce qu'on a présenté comme l'indomptable prouvant la forte individualité des guerriers génie. éminemment soau contraire l'esprit marquerait 1? cial . arrêtés à l'ouest par les Francs. docile. sortirent d'abord de l'Elbe. les races. et entrèrent dans l'Empire comme conquérais et comme soldats mercenaires . en ce monde les Germains avaient l'esprit importé de la libre le génie personnalité. les maux furent grands sans doute . si toutes à examiner Resterait pourtant n'ont dans des circonstances semblables. ( Voy. flexible de la race germanique Cette mâle et juvénile de l'homme allégresse qui 1 Distinguons soigneusement de la Germanie primitive deux formes sous lesquelles elle s'est produite à l'extérieur . au dévouement les conduisaient. plus tard.

ne donnent point du tout l'idée de la férocité barbare . mais plutôt . avecleur forêt de cheveux incultes . elle est dans le pirate danois l'océan. tant que dure cette ivresse de sang. Ce caractère est souvent déguisépar la force sanguine. à des rivages sur une mer qui le porte cet élan du cheval sur les inconnus. efCe génie de l'orgueil libre. de la personnalité fréné du moi. bien inférieures il est vrai . dans la philoson'est-il pas éminent dans Pelage. indompté et les pampas. Luis de Calderon. tandis et l'idéalisme ont fait le que le mysticisme invariable de la philosophie et caractère presque 1? de la théologie allemandes I J'ai parlé dans un autre ouvrage de la profonde impersonnalité du génie germanique. mon Introduction à l'Histoire uniververselle ). quand traîne aux portes de Rome . qui est très-remarquable dans la jeunesse allemande . et j'y reviendrai ailleurs. Abailard et Descartes. et les statues polychromes. Les Daces du Vatican . elle est sans doute dans steppes il jure qu'une inconnue l'enforce Alaric. prendre Delphes. dans leurs proportions énormes. phie celtique. Mais ne la trouvezdans le guérillas de Galice. il y a beaucoup d'élan et de fougue. L'impersonnalité est toutefois le caractère fondamental (Voy. l' ennemi de la loi? Est-elle dans ces joyeux Cémoindre Gaulois qui suivirent sar sous le signe de l'alouette. qui chevauche orgueilleusement elle est sous la feuillée où Robin Hood sa aiguise bonne flèche contre le shériff. les bornes. qui sont dans le Bracchio Nuovo du Vatican. témoins les bustes colossaux des captifs Daces. qu'on voit dans le vestibule de notre Musée. en qui s'en allaient chantant ou Jérusalem? Rome. C'est ce qui a été admirablement saisi par la sculpture antique .(170 se sent fort et libre dans un monde qu'il s'approdans les forêts dont il ne sait pas prie en espérance. le vous pas tout autant D.

87. Celte indécision du regard m'a souvent frappé dans les hommes les plus éminensd8 l'Allemagne. champ. Byzantinoe. selon la belle formule germanique. où. p. Mais par la force tant loué des Grecs. est maudit. Ils voient. 3 Durch sincsLibcsStereheer rcit in menegiuLamt. bien des conici l'homme dans le perà la face Hagen monstrueux rusé. oeil. le Siegl'idéal le Sigurd Scandinave. qui est au Musée de Lyon. Achille trées la force et l'instinct héroïque et Ulysse : Siegfried parcourut de son bras 3. à peu près comme la statue du Nil dans la même salle du Vatican . le monde! C'est de cet état d'immense que sortit poésie. qu'il laisse aller la plume au vent 1. in Corp. Cornélius ait eu sous les yeux les Nibelungen allemands plus que l'Edda et les Sagas scandinaves.( 172 ) le Du jour où. comme du boeuf et de l'éléphant. a jeté la poussière wargus lancé l'herbe son épaule. dans ses admirables compositions. et sur tous ses parens. qu'il délibère à lui 2: à lui l'espoir. s'appuyant par-dessus de son enceinte sur son bâton. s'il attaquera comme l'empire Attila. germanique. dans le nain celle d'ime grande force brute. Der NibelungenNot. . Dans ou le Dietrich von Bern de l'Allemagne. 40. Il semble que. avec quelque chose de singulièrement indécis et vague. Histor. I Voyez les formules d'initiations du compagnonage allemand. et la charmante Seine de Vietti. fried a ce que la Grèce cette figure colossale est réuni divisé. que j'ai traduites dans les notes de mon Introduction à l'histoire universelle. sans avoir l'air de regarder. Il y a lieu de le regretter. meurtrier n'a qu'un voyageur. fide Hagen. pâleet qui de Siegfrid. il a sauté la petite alors. 5 Priscus. ou celui d'Occident d'Orient.

immense rotonde dont le avoir été posé là par dôme d'une seule pierre semble la main le seul monudes géans. C'est l'or. cet or fatal qui I Voy. le bel article inséré par M. les Francs y combattirent campagnes les tribus Attila. Voilà peut-être ment Il aujourd'hui. ( 1830. et qui ne veut que le mal 1. La silencieuse à côté du tombeau de Dante. dans la Revue des deux mondes . que Sigurd lui-même et qui doit le perdre . de l'Etrurie des Germains à travers Les courses aventureuses à la solde des Roet leur vie mercenaire l'Empire. le Voyage. les armèrent plus d'une Stilicon défit à Florence Le vandale les autres. qui sait tout. de Chàlons . d'Edgar Quinet. fois les uns contre mains . La conquête c'est Dietrich c'est Sigurd . Ampère.173 les entrailles de la terre. gothique qui reste au monde n'a rien dans sa masse fasse à cette penser qui hardie et légère architecture. ) ( . tombeau de Théodoric. gen. Il faudrait du christianisme au moyen-âge. 1er août 1833. plutôt le comparer aux pesantes constructions pélasgiques des tombeaux et de l'Argolide 2. appelle gothiqu'on et qui n'exprime en effet que l'élan mystique que. ses dans la grande armée barbare de Rhocompatriotes Le scythe Aétius défit les Scythes dans les dogast. disons plutôt l'épopée. von Bern de Vérone ville de (Théodoric ?). qui a fouillé du Nord. celle du midi. Ravehne le garde. ' Voy. Geret contre Qui entraîne pour c'est cette dans ces guerres parricides? maniques l'Edda et les Nibelunfatalité dont parlent terrible enlève au dragon Fafnir.

il faut que. 1. Attila. la bataille qui pour 1 Voy. German. — Salvian. de Provident. Gothorum gens perfida. sa taille sa force. qui cueille..( 174 ) au banles faire périr pour passe à ses meurtriers. la walkirie et terrible. elle devient guerrière à son destin unie dans dans la vie. charmante bats. à bout de Brunhild. de la femme. cherchait Harold ou cette courageuse après Anglaise. sed pudica est. nihil agens. sic pereundum.).. elle ait de ses fortes mains fait jaillirle La femme. l'âme du guerrier Elle expirant. le commencementdu Nialsaga. c'est Elevée ( admirable par un guerrier par un homme. voilà l'objet But héroïque but des courses . pour venir que ait lancé le javelot contre elle. l'effort . comme une fleur. sed castitate mirandi. l'amour ici n'a rien d'amollissant . vierge Il faut. Fortissimus quisque. mort Elle (sic vivendum. col de cygne d'Hastings. delegatâ domûs et penatium et agrorum cura feminis senibusque. et infirmissimocuique ex familiâ. VII. la l'homme. Saxones crudelitate efferi. elle l'enpas du champ elle y préside. Siegfried dans la lutte amoureuse. c. elle grandit la compagne des dangers de ... comme héroïques. ne s'éloigne de bataille. . la grâce colossale.. et la femme. sang des doigts du héros dans la Germanie était encore courbée primitive.. quet de l'avare le L'or des guerres. le cherche sur la plaine comme Edith au funèbre. armes. elle devient la fée des comvisage. Tacit. 1 ! la manie les froideur du sang germanique ). 2 Tacit. 15.. sur la terre qu'elle cultivait dans la vie 2.

I. c.û. de l'Empire. ils étaient cultiver. comme possible. 35 . furent effectivement empereurs 3.( 175 retrouver de Waterloo.cà. Script. fr. y. Les Francs dans cet prévalu comme les Goths dans l'autre.. avaient d'abord cident. Jusqu'en Barbares dans l'Empire 375.aioipoç TOV pcaù. y. IV. I. Arbogast nien revêtit II.iv. VII . empire.où. I Nous attendons avec impatience le grand ouvrage d'Augustin Thierry. —/Zïjoè G7Û097ÎZÔVT«Ç èdôx. I. chron.o y. ils ravagèrent la mer vinces entre Noire et l'Adriatique.. s'x£tv . Achetés à tout prix par ils lui gagnèrent deux fois l'empire d'OcThéodose. ap.vzrj. de la fatigués toute culture cavalerie imHunnique qui rendait obtinrent de passer le Danube. sous ValentiMellobaud sous Gratien. puis sous le rhéteur Eugène qu'il de la pourpre. Leurs chefs. Oros. son jeune époux. Ad rebellionem fame coacti sunt. coaovzoç «jv. 584 : Ap?oyaç"oç. il n'y avait A eu que des incursions. des invasions partielles.. déjà un peu adoucis par le commerce des agens impériaux les ayant L'avidité jetés dans la famine et le désespoir les pro2.ït.. des Romains. mais même ils s'humanisèrent dans ces courses encore. voulaient soldats et défendre qu'ils Convertis au christianisme. Je donne aussi le tableau de ces invasions dans mon Histoire de l'Empire romain. Paul.a. u-ùrâi. 3 Zozim. sur les invasions barbares. ) retourna tous les morts des On sait l'occasion de la première migration 1.iijtja p. Gsupp/ifjià&ijQui. 2 Hieron. des courses cette époque les Goths. WOTÔ y. et par les jouissances du luxe et par leur mélange avec les familles des vaincus.

— Suivant Turner ( Hist. par Probert. il y eut sans doute de toute antiquité. p. son frère. ap. II. Aquitan. c. I. repudiare . Paul.. il fut élu malgré lui. entre la Grande-Bretagne et l'Armorique . vel armis civilibus abstinere licuisset. et Cynan . 1. etc. où ils formèrent une communauté. comme premier désigne sous leur Armorique Murdoch ou plutôt . dialog. Geticis. 640. 1. Oros. ann. Dans cet affaissement les vieilles aux Barbares. chef. 381. IV. passa à Saint-Malo et son franc Celui-ci de Gratien. chron. mais ils pour le soutenir contre les Romains restèrent là et dans Ystre Gyvaelwg. seigneur de Meiriadog. fut élevé espagnol Il de Bretagne les légions à l'empire (an 383). Marcellin. 34. 394. legitque hominem . et aucun d'eux ne revint. on voit au concile de Tours un évêque des Bretons. et établit à Bourges douze mille Bretons. Prosper. Mellobaud ( tons furent conan ou qu'on établis dans notre Mériadec. c. lui-même se livrait qui et de la Gaule les indigènes celtiques. et défit les troupes BreLes auxiliaires furent mis à mort. — Claudien (IV consul. ipse acturus imperium. c. Scr. trad. Maxime. — En 468 . de Bretagne comte Eugenium tyrannum creare ausus est. — Sulpic. fr. » — En 462 .. 2... of the Anglo-Sax. les Bretons ne s'établirent dans l'Armorique qu'en 532.176 ) de l'empire d'Occident. « La troisième expédition combinée fut conduite hors de cette ile par Ellen. 74 ) dit dédaigneusement: Huac sibi Germanusfamulumdelegeratexul. motivé par le commerce et surtout par la . I Zozime. 2 Triades de l'île de Bretagne. un dus et refluxcontinuel d'émigrations . 282 ). v. p. — Au resté . 47. — Socrat.. cui titulum imperatoris imponeret. par avec une multitude d'insulaires. populations des et se donnèrent se relevèrent de la Bretagne comme Théodose chefs. VII. 7 : vir omni vitae merito etiam praedicandus. où ils obtinrent terres . puissant dans les combats. en l'Armorique . — Suivant quelques auteurs . Sever. comme le dit la Chronique du Mont-Saint-Michel. si ei. Anlhemiusappelle de la Bretagne . pouvoir et souveraineté de l'empereur Maxime. IV. 15. de reb. vel diadema.. Jornandes. Honor.

p. s'en défit et régna trois ans sous le C'est nom du rhéteur encore en grande Eugène. 1 C'est par les Germains que Théodose prévalut sur Maxime . d'Occident. beau-frère en partie Ainsi une armée. qui avait commandé en Espagne pendant l'absence du fils de Constantin. Arcadius. V. . IX. ap. d'Honorius. Sozomen. et peut-être religion ( Voy. 1. 586. Scr. son armée. de s'y établir. cet usurpateur la rivalité Sous Honorius.. tandis que le Franc une diversion du opérait par la vallée Arbogast resta Danube. César ). l'empereur nommé Maître d'Orient. la Gaule et l'Espagne redevinrent La révolte sous le breton Constantin. . envahit l'Italie 2. Ibid. aux Goths dut sa victoire sur partie que Théodose 3. du goth Alaric et du dix ans l'Italie. composée principalement de Goths. t. sous un embretonne. 4 Gérontius. avait réuni tout l'Occident. I Maximeloua aussi des soldats germains. Pendant ce temps. par l'empereur sollicitait en vain d'Honode la province d'Illyrie. pereur espagnol. Cet sous Arbogast tout-puissant Valentinien II. On ne peut disputer que sur l'époque d'une colonisation conquérante. 289. Gibbon. 2 Ibid. 605. 294. Zozim.( 177 se soumit L'Espagne et ce prince habile au jeune Valentinien volontiers ne tarda ) à l'espagnol Maxime. II. par Théodose avait en ses mains Le Goth. I. ib. dépendantes de cet empereur d'un des généraux 4. 325. . fr. I. Le vandale Stilicon ensanglanta tuteur nommé Vandale. 12 I. rius la permission inla Bretagne. VI. 3 Ils eurent le poste d'honneur à la bataille. l'Italie pas à enlever de Théodose.

Mais cet empire de en Gaule . On peut en juger par les mémorables par oies d'Ataulph qui nousont été conservées. Placidie. établit et son successeur. qu'il se retirait. les Goths s'étenA mesure mourir. au comme milice fédérée à Toulouse. de ces Goths ne furent. sage ( 178 ) et de la Gaule. Fempereur Théodose. ils n'avaient l'Empire pu voir voyage et respect étonnement ce prodigieux ouqu'avec de la civilisation faible et prêt à romaine. Walliq. vrage crouler sans doute. l'Italie dans et se concentrait pour y Bretagne. simples des vaincus. il abandonnait de milice besoin plus fait la il avait comme cette lui-même province. et des d'Honorius la réconciliation sommée par frère Goths. dit un auteur du cinquième d'avoir à Bethléem entendu le bienheureux siècle. . et d'ailleurs religieux. ils s'étaient et dociles. épousa Ataulph. élevé à de hautes fonctions sous sion. Leurs chefs n'avaient discipline pas ambitionné de plus beau titre que celui de restaurateurs de l'Empire.de l'Espagne la rivalité préparèrent Elle fut condu nouvel la ruine empire gaulois. soeur d'Honorius. et toute toute l'Aquitaine ils occupèrent l'Espagne. d'un demi-siècle et dans l'espace dirent peu à peu. « Je me souviens. d'Alaric. Dans leur long moins pour qu'hostiles à travers . Jérôme raconter vu un certain habitant qu'il avait de Narbonne. sous la mis. rien Les dispositions la Gaule. ses bandes n'avait service de l'Empire (an 41 1). mais encore debout et dans sa la première brutalité de l'invaAprès splendeur.

chez le Romain geaient I P. 1. . et mangeaient à sa table. la gloire en consacrant les forces des chercher à augmenter dans son intégrité. d'hôtes. cité et traduit par Thierry . à leur avaient long-temps Depuis sous le titre losolde des Barbares. VII. lettres sur l'Histoire de France. avait coutume de dire esprit. qu'il toucher aux lois sans lesquelles la république point cessait d'être il avait pris le parti dé république.( 179 ) de la et grave. VI. c. Oros. sorte tout ce qui pour parler que. 43 . Goths à rétablir même la puissance du nom afin romain. joui dans sa ville natale qui avait Il répétait souvent familiarité d'Ataulph. pas un fait nouveau les Empereurs. mais qu'après s'être assuré étaient par expérience que les Goths à cause d'obéissance aux lois. de leur incapables ne fallait barbarie jugeant indisciplinable. » soigneusement Le cantonnement romaines ne fut des Goths dans les provinces et étrange. que son ambition avait d'abord été d'anéantir la plus ardente le nom et de faire de toute l'étendue des terres romain de romaines un nouvel empire appelé Gothique. était ROMANIE devint GOTHIE.. vulgairement. que le roi homme de grand coeur et de grand des Goths. qui. et qu'Ataulph joua le même rôle qu'autrefois César Auguste. de la guerre et cherchait cette vue il s'abstenait la paix 1. qu'au le regardât comme le restauramoins la postérité teur de l'Empire Dans qu'il ne pouvait transporter.

réduit par et retiré à Marsuite de l'établissement d'Ataulph. désorganisation le plus grand peu à peu. . Le poète Paulin. de Fr. peut-être plus « Il paraît que cette bonhomie qui est l'un des caractères actuels de la race germanique. scrupules les propriétaires dédommagé qu'ils aient quelquefois à la pauvreté romains.. possesseur Les Burgundes. se montra de bonne heure chez ce peuple. ils étaient tous gens de mépresque des I Les Hérules et les Lombards se contentèrent du tiers. Avant leur entrée dans l'Empire. où ils s'étadeux tiers des terres 1 dans les cantons Mais il y avait tant de terres incultes blirent. in Eucharist. des maux de l'Empire à l'administration locale désormais bornés riales. des s'emparèrent. Les de la tyrannie impériale. . soulagés le gouvernement central les accales charges dont blait. 564-581 éd. taine. v. un jour avec étonnement le prix seille. Il semble que les Barbares sur ces acquisitions et violentes. Les Barbares il est vrai. II. agens du fisc se retirant Les Cucessa de lui-même. y reçut d'une de ses terres le nouveau que lui envoyait 2. hit.( 180 ) venus eut même nouveaux des L'établissement la ce fut d'achever d'abord un immense avantage. . à l'ouest du Jura. que être peu onéreuse cession dut généralement cette aient conçu aux Romains. aussi l'Hist. 1681 in-8°. de toutes se trouvèrent des municipalités. —Voy. 363-369. qui s'établirent vers la même dans époque que les Goths l'Aquiavaient encore de douceur. 2 Paulinus.

fr. de grand matin 2. ) en charpente ou en menuiserie. 604 : Quippè omnes ferè sunt. 1. co-propriétaires. ap. 30 .( 181 ouvriers leur gagnaient tier. l'expression germanique. 3 Aug. mais point ceux-ci comme incommodes un hymne : « A qui demandes-tu du tout méchans A celui les la joyeuse Vénus? qu'obsèdent pour à celui qui endure le à la longue bandes chevelure. d'embarras de parvenus. VI. pouvant y jouer de maîtres. c. ce à la moitié de tout. Il représente romaine par occupée et grossiers. ayant gaulois. » Le poète Sipour aller le saluer nous a laissé le curieux tableau d'une maison donius les Barbares. . mais comme leur égal en droits dans l'enceinte de ce qui lui restait. ils qui probablement équivalait se faisaient de rien usurper au-delà. Ils dans les intervalles vie à ce travail de à ce double ainsi étrangers et étaient orgueil paix. ou pris. Scr. jargon germanique. Ils ne scrupule le Romain comme leur colon. ils faisaient ce qu'ils voyaient faire aux cliens romains de leur noble et se réunissaient hôte. fabri lignarii. Thierry. Cantonnés militairement dans une grande le rôle maison. . les deux tiers des terres et le tiers des esclaves. L VII. lettres sur l'hist. qui grimace un triste sourire I Socrates . oisif qui nourrissait et du propriétaire du guerrier 1 des autres barbares l'insolence conquérans sur les domaines des propriétaires Impatronisés à titre d'hospitalité. regardaient point comme leur selon lite. de Fr. et ex hâc acte mercedem capientes semetipsos alunt. reçu. Ils éprouvaient même devant les leurs riches une sorte sénateurs.

Homme rance. resprimitive tée plus près du génie de l'Asie. — Paul. Si on allait y voir une vers.? Les Germains établis dans .. virum« die nec orto . ou leur père nourricier. grand'père assez de Mais c'est ne pourrait çinoûs y suffire. non quasi cum subjectis . taisons-nous. 2 Procope oppose les Goths aux nations germaniques.. c.. déchiré sous ses deux formes. Infuadensacidocomambutyro. Ser. 1. fr. Scr. Oros.. ap. pas tranquilles. Voilà le monde barbare. déjà établie sur le sol de la Gaule. La bande. dans la possession des terres qu'ils avaient occupées. Blandè. fr. carmen XII. ap. I'. quelques du consenl'Empire ne restèrent tement de l'Empereur. les autres entraînèrent Germains demeurés et tous ensemen Germanie. suit par troupeaux I Sidon. mansuetè. III. l'adopte.. sed cum fratribus. Scr. et de plus en plus gagnée à la civilisation l'imite et la romaine 2. défend. Ces mêmes forcé les avaient Huns. De Bello Gothico. beurre ses cheveux d'un graisse cette armée le jour heureux! tu ne vois pas avant comme leur vous de géans saluer. » satire1. 811 : Laudantemtetricosubindèvultu. repu. 41. qui autrefois Goths de passer le Danube. forme et antique. Quem non ut velulumpatrisparentem. I. Apollin. ap.( 182 aux chants ) il chante. fr. II. 33.. Quad Burgundiocantat esculentus. qui viennent La cuisine d'Al-. La tribu. ble ils passèrent le Rhin. et du Burgunde lui. Nutricisque Tôt tautitque petunt simul gigantes. innocenterque vivunt.

Vater . du Don. rien d'humain. — Mais il y a un sens plus profond et plus large. au huitième. Athila . avide comme indifférent. particulièrement le Wolga. Grimm .1. à ses enfans dans l'Empire qui l'ont oubliée. est Ediko. histor. Ethela. Son vrai nom une chose puissante oriental. AltdeutscheWälder . roi. Etzel 1.( 183 ) et vient la cavalerie demander une part asiatique. Il aurait ainsi un rapport intime avec I'ATLAS mythes grecs. signifie une montagne. Le chef de l'invasion le fameux Attila dans les tradiapparaît hunnique. père.. Atti. in Corp.. Byzantinae. ou le feu. etvaste. Atzel. à la première les Francs victoire. et surtout en Asie . d'une montagne de la province d'Einsiedeln. chef. d'Atalrich . immoral comme la nature. le nom général d'un mont ou d'un fleuve. — Atta. historique. » Jac. 72:. que comme un mythe vague et terrible. Tel ce fleuve immense l'Asie de l'Europe. Eticho . — Genséric le détermine. les Grecs et les Romains l'apaiser souvent par des présens (Priscus. qui sépare les Nibelungen. un fleuve. il est resté une grande Malheureusement obscurité sur ces deux événemens. aussi paraît Attila dans puissant. T 'ÏTï'hyfiy ™ CT). d'Attalus de Pergame. aient été repouset celle des Sarasins sées en France. Les Goths eurent la part principale à la seconde. moins comme un personnage tions. du maure Attala.Ï)9ÎI ÛVdwpav. formidable.6. par des pré- . mais indécis et vague. Athela . du scylhe Atheas. siècle. Aetti. juge . signifient dans presque toutes les langues. ATTILA le nom du Volga . et sousymbole venir d'une destruction immense. absorbant I «Etzel. dans C'est une particularité notre remarquable invasions de l'Asie histoire grandes que les deux celle des Huns au cinquième en Europe. I. — C'est le radical des noms du roi marcoman Attalus . des 2 On voit dans Priscus et Jornandès. les élémens comme l'eau 2.

3 Jornandes. le front large et percé de deux trous ardens 2. 1. I. c'est par l'espoir d'un trésor que Chriemhild le décide à faire venir ses frères dans son palais. cani's aspersus . etc. il exige une augmentation de tribut. siéger les tristes plades empereurs les mimes 1. — Jornandes. aussi elle est terEt dans l'histoire table d'Attila. — Pour réparation d'un attentat à sa vie. Marcel. ) — Dans le Wilkina-saga. c.orrginissuaesignareferens. rible cette table.ii Bepiypv zjapà 2-/06atc iuyeyovoToç àvSpo. qu'il ne s'accorsiècle tous les auteurs du cinquième disait avec daient si Priscus ne nous là-dessus. comme n'y trouve quoiqu'on les funérailles de toute une dansies Nibelungen. barbares. après ambassadeurs des barbares. Ils sont là ces. qu'il passe dans les cheveux de son jeune fils. Species pavendâ nigredine . . roule de sombres tandis la main pensées. pas . minutis oculis.. pandi. lato pectore. ut bipedes existimes bestias . c. à la un grand race. Byzantinse.. CTpoza9=(rSévTOî hp. 66 : AeUTspav Se TCCÇIII TÎJV Èuûvyuov . ralui.. rarus barbà . à envahir la Gaule. in Corp. .. I. le nez écrasé. la et ne nous décrivait terreur qu'il l'a vu en face. 226 : Forma brevis. 24. et d'Orient et les farceurs ( 184 ) eût existé sens. Pendant d'Occident que la joie et le rire excitent des guerriers sérieux et grave. habensque magis puncta quàm lumina. teter colore. massé dans sa taille courte et forte. sed veluti qusedam ( si dici fas est ) offa. Grecs lui dresqui viennent jusqu'au gîte du lion. Mais c'est d'y voir spectacle dernière les chefs des dernières peuplace. 1 Priscus.— Amm. ap. non facies . de rébus Getic. Hunni.si comme On douterait homme. simo naso. vel quales in commarginandis pontibus effigiati stipites dolantur incompti. capite grandiori. Duchesne. 87. èv vj sruy%«vofiîV ô'vTïf .XXXI. Histor. il est appelé le plus avide des hommes ..

C'est de là qu'il tour prairie tous les ans avec son immense cavalerie. Il ne daignait se venger. 734. fr. gré malgré. sauf quelpas autrement milliers d'onces d'or qu'il de plus. Les en Afrique établi le vende Genséric. va te esclaves ton maître et le mien. gagné. il est devenu dresse des embûches à tila. qu'y eût-il Il eût étouffé dans ces cités mul'Empire? quérir dans ces palais de marbre. ques exigeait S'il y avait retard dans le paiement il lui du tribut. il le sait. mais à l'Empereur la bourse avec laquelle on a renvoyer cru acheter sa mort. » à conce Tartare.. des Allec'était l'ennemi allié. ap. ayant tourné de la Germanie par l'EspaI Chronic. . I. en payant est tribut. Du reste. Attilam muftis muneribus ad Wesegotharumbella praecipitat . Il aimait bien rées. 3 Jornandes. . de faire dire à l'Empereur Suffisait par un de ses : « Attila. son l'Allemagne 2. p. venir voir . peint aux mille kiosques. aux cent couleurs . et tout aula verte du Danube. Mais Théodose. Alexandrin. » comme un esclave méchant. Scr. mieux son village de bois . il t'ordonne de lui préparer un palais dans Rome 1. tout et tapissé . il n'est pas juste qu'il son maître. 22: Gizericus.( 185 ) ser des embûches il lui suffit de . Vendes. déchu de sa noblesse l'esclave d'At. mands.. etc. et de lui adresser ces paroles : « Attila et Théodose sont fils de pères accablantes très nobles. partait bon avec les bandes germaniques qui le suivaient il se servait de Ennemi de l'Allemagne..

de l'Empire. père d'Auguslule. 1. la relation de Priscus. ap. 1. Idace (hisl'historien contemporain. l'empire qui voulait et les Huns par les Goths. Bibl. — Jornandes dit ( ap. disait-on . ap. Scr. qui conquit l'Italie. le dernier empereur d'Occident. 22 ) : Fortissimorum Moesiorum stirpe progenitus. Phol. in Dorostenâ civitate. de ce Dieu tira saint Servat monde lui épargner de voir la la douleur pour ruine de Tongres.. 1039. ). eût été apAttila il est vrai). 2 L'invasion d'Attila en Italie n'y avait pas laissé une impression moins profonde. Tur. cit. Troyes dut son salut aux mérites de saint Loup. le midi ranée . peu grave de Aétius 1. étaient Oreste. torien Selon foule villes. qu'Attila dans le goth Alaric vende Stilicon contre reparait les Goths de Toulouse celle contre de Genséric . en désolait dant. tout. ils infestaient pendu La haine le nord. et le Hun Edecon . fr. d'Attila fut marqué de Metz et d'une par la ruine Gaule. Voy. Dans une bataille qu'il livra aux Romains . Tur. loc. général pelé aussi par son compatriote les Goths détruire d'Occident. Scr. aux portes même de Rome. Aëtii pater. trois jours et trois puits. fr. 163 : Gaudentius. I. avait péri des deux côtés. la fille il avait demandé. « Mais les âmes des morts se relevèrent et combattirent avec une infatigable fureur . II.( 186 ) la Méditeravaient la Baltique pour changé gne. La multitude des légendes qui se de l'imà cette époque. Paris fut sauvé par les prières I Greg. de .. mutilé cruellement puis dans la eux Attila II appela contre de leur roi. rapportent peut faire juger laissa dans la événement pression que ce terrible mémoire des peuples 2. » Damascius. Scythiae provincial primoris Ioci. — Parmi les ambassadeurs d'Attila .. p. — Aétius avait été otage chez les Huns ( Greg. père d'Odoacre. Le passage par les Huns.

Les deux armées donne 5. Aspicite iterùm. Aspicite de muro civitatis. 462. 1. dans sa retraite. également qui craignait la nuit Attila. Scr. d'Idace aux fables . tua près d'Orgravement qu'Attila mille Goths avec leur roi Théodoric. lui trône. à la troisième. mais chez manque pas d'ajouter Idace assure léans deux cent 1 Attila. On a regardé comme suspects. que. deévêque. les onze mille vierges de Cologne. en prières . 7. ap. Pendant le bélier courageusement que le saint battait les murs. Tur. fils de Théodoric. va trouver triomphe et lui dit : Vous n'avez détruit partie que la moindre des Goths. les extraits de Fredégaire. et lui en dit il lui fait craindre d'ailleurs s'il ne se autant. Deux fois on lui dit que rien n'apparaissait.( 187 ) 1.. II. 3 Idatius. ' Gregor. Thorismond. si Dei miseratic. on lui un faible à l'hoannonça qu'on distinguait nuage rizon : c'étaient et les Romains les Goths qui accouraient au secours 2. selon la légende. hâte de revenir à Toulouse. . son frère n'usurpe le bon avis . mais le prudent le Aétius. II. jàm sucurrat. fr.. Fredeg.. un aussi Thorismond. L'évêque de sainte Geneviève Anianus défendit Orléans. voulait le venger. si l'on ne voyait mandait rien venir. qui écrit un siècle après.. Puis reconnaissant lui donne Aétius va trouver le goth Thorismond. demain il en viendra une si grande à échapper. des deux partis. massacre. multitude Attila que vous aurez peine dix mille pièces d'or. pour s'éaussi dix mille solidi. l'une de l'autre loignent rapidement ne Le goth Jornandes. c. etc.

C'est une épouvanbarie du nord et de l'orient le monde romain. germanique.( 188 ) Dans son récit. d'après Jornandes. 3 Jornand. cantonnés en Rhétie . d'Alains d'Orléans ou de Valence. et de Leti. de Ripuaires qui étaient aussi de la race des Francs . . camp. Il emmène dans la Gaule Théodoric 2. fr. . qui emploie fidie. qui. 36 . Francs contrepour la plupart I Jornandes. se serait composée de Francs que les modernes ont supposés être Saliens et sujets de Mérovée. ou de vétérans barbares. I. « Laplus grande partie de l'armée qu'Aétius avait réunie dans les Gaules. apud Scr.» Sismondi. la permais Attila ce n'est pas Aétius. c. 23. 2 Voy. 36 . de. seseque. 36. d'Armoriques . Chriemhild fait mettre le feu aux quatre coins de la salle où se trouvent ses frères. forcé dans son menacé de se voir Attila. de Tayfales du Poitou. Bréons . c. ne peut guère en doute révoquer c'étaient des frères . de Sarmates qui avaient passé dans les Gaules lors de la grande invasion des Barbares en 406 . Scr. : Equinis sellis construxisse pyram. et qu'on II y a une chose terrible dans ce récit. Le roi des Huns n'en veut qu'au roi des Goths. fr. bûcher de selles de cheélève un immense formé à la main. -.Dans les Niebelungen . asiatique. tout prêt à y vaux. peut-être soldats des provinces qui avaient secouéle joug. si adversarii irrumperent. 156. de Saxons qui avaient un établissement à Bayeux. 40. après avoir servi l'Empire. II. : des deux côtés. Hist. Il y reste près de trois cent mille morts. en avaient reçu en récompense des terres qu'ils s'étaient engagés à défendre. Jornandes. flammis injicere voluisse. de tout . c. ap. s'y place la torche table bataille mettre le feu 3. et les notes des éditeurs. des Français. la Bartoute 1. c. de Bourguignons qui depuis quarante ans avaient fondé leur monarchie près du lac de Genève. lui toute la gloire est pour les Goths.

Francs. Si j'osais te l'offrir devantChriemhilâ. « J'ai ouï dire qu'un jour au milieu des combattans. mais le fils ne reconnaît le père. Après une si ces tribus se retrouvaient longue séparation. quand de grosses et qu'en combattant larmes. soldestuin füren Der NibelungenNot. et celui-ci se voit dans la nécessité point de périr ou de tuer son fils 5. N'importe!prends-le. gut ! Tors? ich dir'n bietenvor Chrieinhilde Docknimdu in.1. séparés bien des années. 888-893. pour se combattre et pour C'est ce que les s'égorger. Un Ostrogoth tua Théodoric. qu'il aime.. Gley (Langue des Francs. Ampère ( Études hist. Ostrogoths I Du côté des Romains étaient les Wisigoths et leur roi Théodoric . se rendepuis contrent au bout du monde . les Burgundes il verse d'Attila. de Chateaubriand ).. J'essaie ici d'en donner une traduction nouvelle. 2 Wiegerne ichdir woere mit minemSchilde . jusqu'àla terre des Burgundes! 3 Le chant d'Hildebrand et Hadubrand a été retrouvé et publié en 1812 par les frères Grimm. et porle-le à ton bras. les Ostrogoths et les Gépides. Hagcneunt trag'en an derliant : heimin der Burgundentant ! Hei . ont chants d'une manière germaniques exprimé bien touchante dans les Nibelungen.hin. 1814) et par M. Il a été traduit par M. le bon quand obéir à l'épouse markgraf Rüdiger pour attaque. il lui prête son bouclier 2. du côté des Huns. Ils le croyent du huitième siècle. Plus pathétique encore est le chant : le père d'Hildebrand et Hadubrand et le fils. Je ne puis m'empêcher de reproduire ce vénérable monument de la primitive littérature germanique. se défièrent Hildi-< ( 189 ) Contre Wisigoths . Hagen. Je le donneraisvolontiersmon bouclier. Ah I puisses-tule porterjusquechezvous . Hagen .

dit-il. ne permets point le combat entre ceux qui sont ainsi parens ! Il détache alors de son bras une chaîne travaillée en bracelet que lui donna le roi. Un jour il s'en alla vers l'Orient. — Hathubraht. tu me trompes avec tes paroles. répondit : Les hommes vieux et sages qui étaient jadis . seigneur des hommes. ce semble. lui. l'empereur eut Italie. en paroles brèves : Qui est ton père entre les hommes dii peuple. un fils enfant.1 ( 190 ) ne pouvait et l'Empire Attila s'éloignait. et il alla vers l'Orient. pouvaient manquer à rester s'obstinaient telles l'Auvergne. — Dieu du ciel. une armure sans maître. grand et roi des Ostrogoths ministre le déclamateur de adoptif établis en Cassio- braht et Hathubraht. le père et le fils Ils arrangeaient leurs armures. et mettait sa joie aux combats. indigne espion. Le malheur croissant pour mon cousin Dietrich. Je connais toute race d'hommes. je me nomme Hathubraht. et pointe contre pointe ! Vieux Hun . Dans un moment je te lance mon . et grand nombre de ses serviteurs. qui. Le noble et sage Hildibrabt demande à l'autre . Le Zenon pour fils Théodoric. et tous l'abandonnant. et se homme du plus habile écrites admirât des lettres félicitait l'élégance qu'on en son nom. fils d'HUdibraht. que eux-mêmes n'étaient-ils romaines. bouclaient leurs épées . profiter Aux la Gaule? A qui devait rester de sa retraite. ne Ces peuples et Burgundes. Il laissa au pays une jeune épouse assise dans sa maison . fuyant la colère d'Othachr ( Odoacre ? ). le faire ici ce don ! — Hathubraht répondit : C'est avec le javelot que je puis recevoir . se ceignaient. Je ne crois pas qu'il vive encore. il était toujours à la tête du peuple . seigneur des Huns. Goths d'envahir les contrées centrales. Laissemoi . je te donne une armure à trois fils. ils marchaient l'un sur l'autre. Mais les Goths leurs mi? Leurs rois choisissaient pas romains II employait les vaincus. moi. me disaient que Hildibraht était mon père . dit alors Hildibraht. il alla avec Théotbrich ( Théodoric?). Théodoric nistres parmi la plume des Gaules. se couvraient de leurs cottes d'armes . et de quelle race es-tu ? Si tu veux me l'apprendre .

Hélas ! quelle destinée est la mienne ! J'erre depuis soixante étés . Les Goths n'avaient que trop taurer L'administration l'Empire. lequel va disposer des deux armures. celui qui te détournerait du combat que tu désires. que tu enlèves à un homme de coeur son armure. si ton bras est fort. frappant à grands coups les blancs boucliers. la savante indore. rapporté à une le christianisme cette doctrine qui réduisait à et qui soumettait sorte de philosophie. bien réussi impériale à resavait entraîet avec elle tous les abus qu'elle reparu. si tu en as le droit. expatrié . Vieil homme. l'église du clergé des Gaules. Détestés javelot.. me fende de sa hache. Toujours on me remarquait dans la foule des combattans . fils d'Heeribraht : Je vois trop bien à ton armure que tu n'es point un noble chef. Imbus dans l'intérêt des propriétaires des en Orient. les haches de pierres sonnaient. et qu'il soit le plus infâme des hommes de l'Est. puis ils en vinrent aux mains . que tu n'as pas encore vaincu. les javelots aigus volèrent et s'enfoncèrent dans les boucliers .. que tu pilles son cadavre . jamais ennemi ne me traîna. ils le soupl'état. banni. Et maintenant. philosophe. il peut se faire. qui la fit périr. soixante hivers . ne m'enchaîna dans son fort. Sans doute . grec . été maintenu sévèrement nait. il faut que mon filschéri me perce de son glaive . et son cousin différemment affectait le langage d'un Théodat. ceux qui naviguaient vers l'ouest. avait L'esclavage romains. dans leur long séjour idées byzantines les Goths en avaient l'arianisme. non leurs jambe? » toutefois . ou que moi je deVienne son meurtrier.( 191 ) Sa fille. Braves compagnons. fils d'Heeribrath. espérais-tu donc m'abuser ? Ils m'ont dit. qu'il y eut une grande bataille où périt Hildibraht. parlait le latin et le grec. Leurs membres en furent quelque peu ébranlés. — Là dessus. sur la mer des Vendes. jugez dans votre courage lequel aujourd'hui sait le mieux lancer le javelot. — Alors reprit Hildibraht. faisle. Amalasonte.

II. ibique. in eo obiit. Dicebant enim ei : « quia desiderium tuum est. Quod cùm viro dei nuntiatum fuisset. ap. 1.. 3 En254.. suspicio attigit. sous Gallien... bénigne susceptus est. -ut Quintianus Ruthenorum episcopus. chaque jour a tiré des procédures impéque la loi gothique 2. — Multi jam tune ex Galliis habere Franeos dominos summo desiderio cupiebant. et ob hanc causam hic pontifex suspectus habitus à Gotthis . ( Zozime.. et percé à travers l'Espagnejusqu'en Mauritanie. 31... Victor. Esprit des Lois. 1 Cùm jam terror Francorum resonaret in his partibus... du nord. demissus. pro niemoratoe causa: zelo suspectus habitus à Gotthis in exilium deduetus vitam finivit.( 192 ) les Francs. p. et omnes eos amore desiderabili cuperent regnare . Aurel. Ce n'était pas un peuple. partageaient que les le gouvernement rendaient craintes.. Gotthos qui in hâc urbe morabantur. Greg. ut Francorum dominatio teneat terram hanc ». c. Orto inter eum et cives scandalo. Cùmque odium de die in diem cresceret. lib. ab urbe depelleretur....X. de nocte consurgens . c.. datus est episcopus.. cogitaverunt eum perfodere gladio. jussum est ut clàm gladio feriretur.. 1. modèle de l'inquisition riales le premier était d'autant des Francs La domination plus ne se rendait désirée que personne compte peut-être de ce qu'ils étaient 3. 26 et vit. aussi c. SeptimusTuronum episcopusVolusianus. 36. I. 33. I.. cùm hase Theodorico régi nuntiata fuissent. exprobrantibus civibus . non sans raison 1.. Arvernos advenit. 1. nocte à CastroDivionensi. 1 Montesquieu. III. etoctavus Verus. les Barbares les mêmes Goths lérans . XXVIII. p. consilioque accepto. fr.) . t. Tur. c. decedente ab hoc mundo Apollinari. intomoins Les Burgundes. 646. apud urbem Tholosam exilio condemnatus . quod velit se Francorum ditionibus subjugare. jussit inibi sanctum Quintianum constitui.. ab urbe Ruthenâ egrediens . sanctus AprunculusLingonicaecivitatis episcopus apud Burgundiones coepit haberi suspectus. c.Voy.. dicens : Hic ob nostri amoris zelum ab urbe sua ejeclus est... lesFrancs avaient envahila Gaule... Undè factum est.. Quo ad eum perlato nuntio .. Ibique à sancto Eufrasio episcopo. — Hujus tempore jam Chlodovechus regnabat in aliquibus urbibus in Galliis. patr.. 23. Arvernis advenit. Ces défiances On sait plus dur et plus tyrannique. d'appeler Donnaient. 408.. Scr. quod se Francorum ditionibus subdere vellet.

Les chefs qui l'entouraient étaient chaussés de fourrures. — Agathiasdit. et d'Arbogast. ad ann. son teint et sa peau. ceileurs flancscouverts d'une rhénone. pillant sur la route les côtes de l'Asie. Leurs casaquesélevées . 1. ' Par exemple des années de Constantin... et les mangarrées ches ne couvraient que le haut du bras.talons. elle dut l'être au puissante. On sait le hardi voyagede ces pirates qui partirent . et primùm quidem litora Rheni amnis incoluisse : dehinc transacto Rheno . il marchait à pied. et vinrent aborder tranquillement dans la Frise ou la Batavie ( Zozime. Tur. avec ces trois couleurs s'accordaient sa chevelure. peu après. Julien repoussa les Chamaves au-delà du Rhin . = Greg. bide diverses couleurs. Les jambes et les genoux étaient nus. descendaient à peine aux jarrets . Probus les battit deux fois sur le Rhin. 1. 1. dit Sidonius Apollinaris.Lorsque l'empereur Anastaseenvoya plus tard à Clovis les insignes du consulat. de toute race composaient sous le nom mains de 1 des armées Francs les meilleurs corps impériales 9. de la Grèce et de la Sicile. jusqu'aux . II . 1 Amm. quorum eâ tempestate in Palatio multitudo florebat. — Ce n'est pas à dire que ce costume fût dépourvu d'élégance.( 193 mais selon une fédération était qu'elle moins . 95. — Clovis ( ou mieux Hlodwig). — En 358. XV. Thoringiam transmeasse. à la fin du quatemps de Mellobaud Alors les Francs avaient trième siècle. IV. 355 :. II. Marcellin . Franci... certainement des terres considérables dans Des Gerl'Empire. et qu'ils ne diffèrent des Romains que par la langue et le costume. Cette population etla garde même de l'Empereur EH277. Constance transporta dans la Gaule une colonie franque.. marchait précédé ou suivi de chevaux couverts de pierreries étincelantes . Zozime. étroites . que les Francs sont les plus civilisés des barbares. pour aller revoir leur Rhin . ardent de pourpre . —. Leurs armes étaient encore une pagnait 13 I ) ou . paré d'une soie de lait. et soumit les Saliens . les titres romains étaient déjà familiers auxchefs des Francs. 666. plus nombreuse. battit Syagrius en 486. et en établit un grand nombre sur lesbords de la mer Noire. ennuyés de leur exil. Leurs saies vertes étaient bordées d'une bande écarlate. L'épée. 9 : Tradunt multi eosdem de Pannonià fuisse digressos.. « Le jeune chef Sigismer. pendant de l'épaule à un long baudrier. 1. brillant d'or . c. etc. Gibbon. ) — En 296 .

Le rationalisme peut suivre la civilisation. Tous appartenaient semLes Francs distincte. Fredeg. . Plus Attila.. mixte. et rapporte leur origine à un Francion... dans la vie indécise indifférens et sans doute qu'ils fails devaient sur la frontière.. fils de Priam.. population à être restés flottans sur la frontière. Europam média ex ipsis pars cum Francione eorum rege ingressa fuit. entre la Germanie flottante Barbares contre les autres qui vegénéralement Ils s'opposèla Gaule. combattirent tard. seuls. Etudes historiques. on trouva autour de la figure du Roi son nom écrit en lettres romaines . — Saint Jérôme ( dans Frédegaire ) croit les Francs. . religion. Il n'y a rien dans tout cela de trop barbare. Scr. scripsit quod priùs. a De Francorum verô regibus. naient derrière elle envahir des Bourguignons. — On sait combien celte tradition a été vivement accueillie au moven-âge. multis post temporibus . . les Allemands. découvert en 1653 à Tournai. 2.. I. . Priamum habuisse regcm. epist. un stylet avec des tablettes.. influence. étaient à cette Barbares autres époque à une nationalité à une race. près de Cologne. un globe de cristal. le passage et leur fermer encore... beaucoup Suèves et Vandales.. — « Dans le tombeau de Childéric Ier .. 20. ap..( 194 ) se déclara et l'Empire. Tous du clergé la religion cilement ariens. Apollih. qui jam oiim fuerant. comme les Romains . c. Païens du Rhin. 793. IV. fr. cùm Troja capcretur. Vocati suntFranci . cum uxoribus et liberis Rheni ripam ocrupârunt. battre sous Clovis. » Châteaubriant. seuls le christianisme latine. invasion rent en vain à la grande d'entr'eux en 4o6 . III.. 1. beatus Hieronymus. reçurent par l'église c'est-à-dire dans sa forme dans sa haute complète. blaient prêts à toute à toute Eux toute idée. cum ducibusexternas dominaliones semper negantes. poésie.. menaient accepter les des Gaules. descéndans des Troyens . 212.» Sidon. nous les verrons. rure. des médailles de plusieurs empereurs.

.. Ils s'associèrent chure de la Somme l'a les soldats de l'Empire . mais il ne ferait que dessécher en tarir la Placés au nord de la la frapper sève. maîtres de l'Aquitaine et de l'Espagne. — Ainsi les Francs s'associent contre les Ariens tous les catholique. royaume sous le général Romain à Soissons semblait Egidius. GUT: è.. ap. £7TKVÏJÇOUO-IV zyovTiç. les Wisigoths venus de la Germanie. fr.ôf/.anoi. Bell. â Sri kpSopvypi OUTI àv.£vo(... où pïiv OUT:irpayoïpûi) Apîiavoiç oiiai TOÎJCTOÏEp. II . Mais jamais leurs faibles bandes . 30 : Tzpp.mort d'Egidius I Dans le long séjour qu'ils firent en Belgique. ferme et contre derniers tinrent les Saxons païens..o\i<:uii iviSiynmo. les Francs France. Ce n'est de la divinité de le nom pas sans raison que nos rois ont porté fils aînés de l'église. restés sans chef après 5. de la Gaule. au coin nord-ouest de l'Europe. XptoTtKVoiyè àu. devoir resserrer les Francs dans la forêt Carbonaria entre Tournai et le Rhin 1. ils durent nécessairement se mêler aux indigènes . 12 . Scr. Ils s'associèrent les Arceux qui occupaient l'embou. et contre enfin contre les Sarrasins. ApSopxiypiç TE /. Pwpîv OTZUÇ. : Kc.. et n'arrivèrent sans doute en Gaule que lorsqu'ils étaient devenus en partie Belges. du moins moriques et de la Seine 2.. des Francs. 2 Procop. hvyy^avov.ai Teppamtç tàoauv. ennemis de Jésus-Christ.i crpKTIWTKISe l'upaî&ni. d'impuissance. ibid. Izaipi^iufiai TE ii|£ouv'. la formation des confédérations celle d'un armoriques. la grandeur des Goths. Goth. L'établissement fit la fortune L'église des Bourguignons. uifâç.( 193 ) la barbarie.f6xzpoi OVTSC 3 Id. tous également ariens. . c.ioiç /3ou).

ayant des espions dans la ville de Cambrai. nous par exemple. de la Loire. qui leur gagna d'avance leur marche. qu'alors fut roi dans son pays. II.. dans Chlogion. éclaira ) les Bourguihumilié Goths. Nous voyons en effet Egidius. 9 . les populations. qu'on présente comme fils de Mérovée. un ardent le clergé auxiliaire. 1. habitaient au-delà qui coule auprès de la ville de Lyon. le pays était Au-delà jusqu'à à la aux Goths. II. Chlogion. 166. avaient eu père de Clovis. s'empara Après y être demeuré quelif conquit le pays la Somme. fr. qui eut pour fils Childéric. et distingué homme puissant sur la frontière des Francs . jusqu'à Quelques-uns prétendent que le roi Mérovéë. attachés aussi Les Burgundes. ils n'eussi partout les Allemands. défit les Romains et de cette ville. c. un général un partisan de l'empereur Maromain. Tur. » Il est probable des chefs des Francs que plusieurs ce Childéric. que temps. et envoyé fait examiner tout le pays. occupaient la Loire. Scr. du Rhône secte des Ariens. ap. était né de sa race 1.( 196 n'auraient détruit les gnons. Les Romains du pays des Thuringiens vers le midi c'est-à-dire aussi ces pays. Grémodestes termes d'abord en quels Voyons de Tours des premiers pas des Francs parle goire « On rapporte la Gaule. repoussé sent trouvé dans les guida. des titres comme au siècle précédent Melromains. . 2 Greg. il habitait Dispargum. de Tongres. lobaud et Arbogast..

LIII) : « Il n'y a rien .. hahitans des Gaules aient été dépouillés d'une partie de leurs terres pour. — Enfin . comme l'abbé Dubos . Ier vol. quilelivrent [an 486]. 174. momentanément chassé Francs. préqui-lui vaut aussi sur le patrice fils d'Egidius. d'Egidius. que la royauté des-Francs n'avait rien de germanique . etc.commandait encore la petite qu'à tribu des Francs de Tournai. ni dans l'histoire. des terres comme soldats romains. I . les Francs avaient tenté vainement de défendre les frontières contre la grande invasion des Barbares. Sismondi. et à plusieurs reprises ils avaient obtenu. lorsque plusieurs bandes sous le nom d'All-men désignées Suéviques ou tout à fait hommes).. Voy. dernier. r. 1832 . fr. Upon the Commonealth of the England . à Soissons vaincu se réfugie chez les Syagrius à Clovis est Goths. c'est comme milice Childéric.Celui-ci revêtu du consulat plus tard des insignes par l'emde Constantinople. prirent I Plusieurs critiques anglais et allemands pensent maintenant. Arverne succéder au chef des l'empereur Avitus.(197 ) un ennemi des Goths. pereur Clovis ne. parmi après et son fils Clovis. dont on puisse inférer que les.impériaux. » . Syagrius. — En 406. Childéric. proesides.. les Bénédictins disent dans leur préface ( Scr. Ce n'est en qualité de chef pas sans doute héréditaire et national maître de la 1 . I . succède. Anastase. par les siens. fiinncr des terres saliques aux Francs. menacèrent (tous hommes de passer Les Francs les armes. mais qu'elle était une simple imitation des gouverneurs. ni dans les lois des Francs . le Rhin. s'est retiré chez les Thuringiens dont il enlève la il retourne la mort les Francs reine. Palgrave. et de leur créature jorien. Ce impériale qu'Egidius remplace accusé d'avoir violé des vierges libres .

eut . recueillis par M. laisserons là et nous marcherons avec eux. III . .aux le passage à l'ordinaire.1. — Sigebert et Chilpéric n'épousent Brunehault et Galsuinthe qu'après leur avoir fait abjurer l'arianisme. cas. nous te. — « Ne vous obstinez pas à aller à celte guerre où vous vous perdrez . mirent en pièces sa tente. Essais . .. Clovis s'unissaient sous le chef le plus brave Il embrassa ainsi l'honneur de la victoire commune. fermer comme pour les tribus toutes En pareil nouveaux venus. c. 103 . et résolurent de le tuer s'il refusait de partir avec eux. disent les Francs à Théodoric . pas à lui sujet écrire : « Quand tu combats. Ingundis . si vous voulez y aller je ne vous suivrai pas. . II. lib. IV. l'en arrachèrent de force . » Greg Tur. évêque de sa délivrance. dit d'une armée du grand Théodoric : » Il y rivait tant de rois dans cette armée. Clotaire. Guizot. Il avait fait voeu. l'espoir qui plaça dès-lors et de Vienne. Tur. Saint Avitus. Ce fut une grande tèrent joie dans dans les Francs Gaules. d'adorer l'imimille de ses guerriers était trois vainqueur. lib. pens'il de Clotilde. 1. c. des le clergé 2. de la Gaule romaine. alla avec eux malgré lui. n'hésitait des Bourguignons ariens. l'accablèrent d'injures. 31. 11. montrent à quel point ils étaient indépendans de leurs rois : « Si tu ne veux pas aller en Bourgogi avec tes frères. évêque de Paris. c'est à nous qu'est I Les passages suivans. voyant cela . disait-il. occasion le culte en cette nièce du roi C'était celui de sa femme Clotilde. Ennodius . fille de Clotaire Ier. le dieu dant la bataille. que leur nombre était au moins égal à celui des soldats qu'on pouvait nourrir avec les subsistances exigées des habitaiis du district où elle campait. — Chlolsinde. c. femme d'Ermengild. fcninic du roi de Kent. p. 14. convertirent leurs maris. » Mais alors les guerriers se jetèrent sur lui. Berthe. » 2 Greg. des Bourguignons. leur dit ClotaireIer . — Le titre de roi était primitivement de nulle conséquence chez les barbares. — Ailleursles Francs veulent marcher contre les Saxons qui demandent la paix. » Ibid.

. 3 Id. Sicamber : adora quod incendisti . vincimus. c. ibid. . gagner de bonnes île de la Loire. Il amusa les évêques par la promesse de se faire catholique. » . Tur. 1 Mitis depone colla. Tur. II. in append. Francs. Il accorda aux Romains une loi plus douce avait encore barbare n'en qu'aucun peuple accordé il se soumit à payer aux vaincus. S. Il avait de profiter d'une entre déjà essayé guerre leurs rois . c. Godegisile et Gondebaud. Il avait pour contre celui-ci et son arianisme et la mort prétexte du père de Clotilde avait tué . allons sèdent la meilleure partie eux avec l'aide de Dieu. brûle ce ce que lu as brûlé 2. Cette union de Clovis avec le clergé des Gaules semblait devoir être fatale aux Bourguignons. 34. nul que Gondebaud doute Gondequ'il ne fût appelé par les évêques. craintes. » ( 199 ) Ce mot fut I Cùm pugnatis .commenté éloRémi au baptême de Clovis : quemment par saint « Sicambre. Enfin un tribut à Clovis. les mêmes roi des Wisigoths.. Greg. après « Il me déplaît. ad Greg. et chassons-les . partageant voulut et le vit dans une Clovis. dit-il. Celui-ci lui donna pail convoque ses mais immédiatement roles. 31. AlaricII. baud s'humilia. baisse docilement la tête. inrendc quod adorasti. posque ces Ariens sur des Gaules . Il leur confia ses enfans à élever 3. et adore que tu as adoré Ainsi l'église solennellement des prenait possession Barbares. 1. soumet- » la victoire 1. Aviti epist.

s'avança jusqu'en I Gesta regum francorum . Thierry . ibid. 5 Greg. Peu ses bandes en revue. » il sembla aucun obstacle. Conquête de l'Anglet. 1. Une la Vienne un gué dans biche lui indiqua sur la. sur un guerrier refusa au roi un vase Syagrius. lui fend la tête de sa hache: « Souviens-toi du vase de Soissons 6. 5 Id. ibid. du foin sur le territoire épée un soldat qui enlevait de saint de cette ville consacrée par le tombeau « Où est. ibid : « Et ubi erit spes Victoriae. dit-il. . passant arrache au soldat sa francisque. de son il avait frappé de Poitiers. [an 507] 1. II . pas d'où autour de piller lui venait Il défendit le secours. et pendant qu'il la ramasse. II envoya cathédrale de Poitiers sorts à Saint-Martin de Tours 4. Près de Tours. . 553. II. fr. 3 Id. I. . pouvoir. Tur. c. Il vainquit en pour effet Alaric. si l'espoir » Après sa victoire nous offensons saint Martin5?. — « Id. » Un si zélé défenseur des biens de l'église devait en elle trouver de puissans secours la victoire. et ils lui furent il ne méconnut favorables. De son côté. si beatus Martinus offenditur ? » 6 Greg. après. Scr. ap. 43. la nuit.( 200 tons leur terre à notre car elle est très-bonne Loin de rencontrer ) ferons nous bien. Une main fût conduit mystérieuse. 28. à Vouglé près Poitiers. à l'église duquel il appartenait. c. colonne de feu s'éleva pour le guider les consulter 5. Martin. qu'il par une 2. II. 37. Clovis. sacré qu'il demandait dans son partage pour le remettre à saint Remi. Tur. de la victoire. I .

Une bande caux. tantôt s'établissait part. ou pour mieux dire. mille hommes. étaient des événemens essentiellement lopartiels. en général momentanés. ont fondé des royaumes. arrivait. pour qu'ajouter moment à la désorganisation. petit-fils. si ardemment souhaitée par les chefs de la population je veux gallo-romaine. Elle parcourait dépassait pas soixante un territoire un disétroit. Guizot. médiats d'une révolution si variée. roi des Ostrogoths et beau-père doric. (T. brûlées. dire ne put le par les évêques. quelque Nous savons de ne pas trop se disperser. 297. quelle Des événemens et disparaissent. attaquait son butin. et tantôt trict. promptitude. très-peu la bande de Clovis. la Provence et l'Espagne d'Alaric couvert II. ravageait rapidement emse retirait une ville. s'accomplissent des maisons sont des champs dévastés. Nulle et anaces résultats n'ont été devinés part le Cours de de bonheur lysés avec plus que dans M. n'eût et sauvé ce qui restait au fils enfant par une armée. L'invasion des Francs. d'Italie.et aurait si le grand ThécLanguedoc. par à six mille n'étaient exemple. les invasions. guère que de cinq la nation ne entière des Bourguignons hommes. soigneuse de pareils avec quelle facilité. Ier p. Nous avons bien peu de renseignemens imsur les résultats historiques si complexe. de ce prince. sa mère. menant ( 201 ) été plus loin .) « L'invasion. se trouvait son par qui. celles qui nombreuse. les plus puissantes.

concevoir. en apparence au cinen Gaule les choses Ainsi se passaient siècle. si elle n'était Barbares n'auraient l'impression que pas produit Pendant les documens de l'époque. et points non seulement dans celles qu'il a contractées. longpeignent et des hommes le nombre des lieux temps qui en au nombre de ceux fut bien inférieur souffraient. : tout ce mal fait. état. elle se répand qu'il a contractées sur les différens du territoire . gères .( 202 ) ou emmenés tués des hommes récoltes enlevées. tre. l'homme vit sur mille où il points n'habite mille momens pas . étroites limites de son existence matérielle et actuelle. dans l'espace et la société n'est le temps. s'il est forcé de s'enfermer les dans retranché. la vie . cette société qu'on appelle et passaisolées d'existences simple juxta-position des les invasions rien de plus. homme n'est point concentrée dans l'espace matériel qui en est le théâtre et dans le moment qui s'endans toutes les relations suit . mais l'avenir. sociale de s'isoler est mutilée. Mais la vie sociale de chaque qui leur échappaient. renla société frances individuelles sont oubliées. au bout de quelques jours captifs les soufle sillon les flots se referment. quième » Mais nous savons aussi que la société humaine. n'est pas une un peuple. plus. dans qui ne sont pas et si ce développement de sa vie lui est encore. s'efface. dans son ancien du moins. mais aussi dans celles qu'il peut contracter ou seulement elle embrasse non seulement le présent.

le sang ne circulait plus ment ni sûrement dans les veines. tantôt : une ville sur l'autre était pillée. chaque En beaucoup de lieux. et mais sans cesse renaissantes. partout pos: imminentes. pendant le même . par lesquels à unir entre elles les diverses d'administra. II n'en resta que ce se maintenir. de routes. courtes bandes barbares. correspondance régulière. 2° toute parties toute d'avenir : elles brisaient sécurité. un chemin rendu un pont impraticable. du monde parties de tion. . jour entravées. d'impôts. toujours I° toute fahabituelle. l'harmonie organique. perspective les liens entre eux les habitans d'un qui unissent elles même les momens d'une même vie. ne jouaient libreplus . rompu. recrutement.» ritions C'était des ( 203 ) là l'effet des invasions. la telle ou telle communication cessait. beaucoup journées. pays. et pour homme. culture des terres devenait dans tel ou impossible tel district : en un mot. l'activité du corps social étaient générale chaque la dissolutroublées. » Tous ces liens après tant d'efforts. Elles détruisaient sibles. chaque jour tion et la paralysie faisaient nouveau proquelque grès. ne put Rome était parvenue. ce grand système de travaux publics. du pays put rester d'années. l'aspect mais l'organisation les memsociale était attaquée. bornées. cile entre diverses du territoire . de ces appail est vrai. les isolaient les hommes. bres ne tenaient les muscles plus les uns aux autres. le mal éclatait tantôt sur un point.

employés. leur évêque.. sans sans réalité.. pouvait qui habitans les débris du régime à-dire. sont les gouverneurs de provinces. de l'histoire. dont Grégoire de Tours Gontran. sont des comtes de villes. évidemque des administrateurs ment les gouverneurs n'ont des provinces plus la. auxquels les rois barbares de l'adminisd'hériter s'efforcent tration de. de Théodebert. isolément. presque . municipal. La ville. désordre .( 204 ) c'estsubsister localement. même ne jouent le même rôle. dans le VIe siècle. à se régir à peu près comme ils l'avaient institutions. par les mêmes concentration cette Mille circonstances prouvent a en voici une les cités.Les se renfermèrent dans les villes . des ducs. établis dans l'intérieur de leurs à côté de murs. avec les mêmes droits. avec grand ducs sont des. leur nom devient beaucoup plus rare : on voit bien des comtes. raconte les exactions. leurs plutôt chefs militaires . encore des provinces est confié le gouvernement . les présidens. plus ce sont les gouverneurs de villes qui remplissent la plupart de ces comtes de Chilpéric. de garder les mêmes romaine. mais ils n'y réussissent que fort incomplétement. Il y aurait de l'exagération à dire que la province a disparu. qui occupent la scènce. consistance. mais elle est désorganisée. les correcteurs. faire couler leur pouvoir dans les mêmes canaux . importance. et reviennent sans cesse dans les lois et l'histoire. là ils continuèrent fait jadis. de la société dans qu'on : ce romaine sous l'administration peu remarquée les consulaires.

Il anciens. Eux morts .1» Lui l'ayant fait et s'étant tout-à-fait baissé. et mettez-vous sous ma protection. après quoi tu les posséderas tous. convoqua le peuple.. Sigebert le Boiteux : « Ton père vieillit. l'éleva sur le pavois. Venez à moi. et lui brisa le crâne. Je ne suis nullement complice de ces choses. — Toutefois . rée : Clovis fit périr tous les petits rois des Francs 1. je vous donnerai un conseil. l'élément primitif seule à sa ruine. et leurs trésors et leur peuple. je te rendrais son royaume avec mon amitié » Chlodéric envoya des assassins contre son père. » Chlodéric leur dit : « C'est dans ce coffre que mon père amassait ses pièces d'or. et boite de son pied malade. L'Eglise. il repoussera et reverdira bien vite.survit presque romain.. prendrait place fallait des siècles nouveau. « Ils lui dirent : « Plonge ta main jusqu'au fond pour trouver tout.Mais puisque tout cela est arrivé . fonder cet ordre pour furent l'âge de Clovis deux choses de loin. Plût à Dieu que périt aussi vite celui qui a fait tout cela ! » Ce mot vint aux oreilles de Clovis.. Et Clovis lui fit dire : « Je rends grâces à ta bonne volonté . S'il mourait. plus l'unique où la campagne. son fils lui dit : « C'est sur une tige verte que ce feuillagea été coupé. » C'est nouvelle allait organisation qu'une peu à dont la ville ne serait peu se former... et les fit tondre tous les deux. voyez s'il peut vous plaire. Car je ne puis répandre le sang de mes parens : cela est déTendu. vint dans cette ville. espérant obtenir son royaume. il acquit leur royaume. dès ( 205 du monde ) . le fit prisonnier avec son fils . et dit : « . élément. etle prit pour roi. et je te prie de montrer tes trésors à mes envoyés.. comptée pour rien dans les temps à son tour. accomplies qui le préparaient D'une l'unité de l'armée barbare fut assupart. un des envoyés leva sa hache.. — Il marchaensuite contre Chararic. Il leur fit à tous deux couper la tête. et le fit tuer.. — Clovis ayant appris la mort de Sigebert et de son fils. par une suite de perfidies préoccupée I « II envoya secrètement dire au filsda roi de Cologne. » Le peupleapplaudit avec grand bruit de voix et de boucliers. CommeChararic pleurait.

resté comme un vovageur parmi des étrangers ... guerre réunit et remains. » Greg. afin de le tuer. sous une même main à la Narde la Batavie ) à leur bonnaise. 42. il ne parlait ainsi que par ruse. eô quod ambularet recto corde conim eo. 1. il n'eût pas été enchaîné. il la lui planta dans la tête. les donna aux Leudes de Ragnacaire pour les exciter contre lui Ragnacaire fut battu et fait prisonnier avec son fils Richaire. et faceret quae placita erant in oculis ejus. lib. applaudit dit Grégoire de Tours . Ayant tué de même beaucoup d'autres rois et ses plus proches parens. Clovis ayant fait faire des bracelets et des baudriers de faux or ( car ce n'était que du cuivre doré ).( 206 de l'idée « Tout lui mort. il lui dit : « Si tu avais secouru ton frère. 1 Greg. saint Avitus. » C'est ainsi que chait le coeur droit devant Gonavait félicité de Vienne. l'Eglise A une d'asile et de protection. c. Celle des chefs francs. 40... évêque la de son frère debaud de la mort qui terminait civile de Bourgogne. Tur. il parla ainsi de ses parens qu'il avait lui-même fait périr... II. et qui n'ai plus de parens pour me secourir si l'adversité venait ! « Mais ce n'était pas qu'il s'affligeât de leur mort . wosigoths toute la Gaule occidentale. » Et levant sa hache . époque ordre d'un de reconnaître le pouvoir qui coup Ragnacaire était alors roi à Cambrai. Enfin. « Malheureux que je suis . » Et il le tua de même d'un coup de hache. d'unité. Tur. . Ctovis lui dit : « Pourquoi as-tu fait honte à notre familleen te laissant enchaîner ? Mieux valait mourir. il étendit son royaume sur toutes les Gaules. — Ces paroles sanguinaires étonnent dans la bouche d'un historien qui montre partout ailleurs beaucoup de douceur et d'humanité. et pour découvrir s'il avait encore quelque parent. parce qu'il marréussissait. Prosternebat enim quotidie Deus hostes ejus sub manu ipsius et augebal regnum ejus. c. ayant un jour assembléles siens. — Rignomer fut tué par son ordre dans la ville du Mans. II. droit le plus illimité c'était beauoù la loi ne protégeait plus. Puis se tournant vers Richaire. dans le reconnut D'autre Clovis part. Dieu 1.

toujours à la brutalité. dit-on. De ceteris quidem captivis laïcis. Gall. Il vivre temples. nous apprend était insuffisante. lence. d'Attale. voyez le savant mémoire de M.. Epist. bares que de les L'aventure comme enlevé faire respecter. durent étendre son principal conseiller. comme esclave délivré puis combien la protection 2. parque Clovis assura à celle de Reims. par A la mort de Clovis [an 511]. selon des Barbares. l'usage I Qui cum illis in domo ipsonim consistere videbantur. — Cette lettre fut écrite par Clovis. III. à l'occasion de sa guerre contre les Goths. 2 Voy. dans ses Lettres sur l'histoire de France. fr. il était plus facile au chef des BarSans doute d'accorder ces privilèges à l'Eglise. 54. apud Ser. — Cette histoire a été traduite par Aug. Clodovaei ad epise. infiniment de l'Eglise. à la barbarie. si loin de son pays. C'était du moins ecclésiastique chose qu'elle fût reconnue en droit. fils se ses quatre trouvèrent tous rois. 15. Les quelque biens immenses aux églises... cette salutaire influence ecclésiasbien mît dans les mains Quelque qu'on à la vioc'était cela de soustrait tiques. Sur l'Etat des personnes en Gaule sous les rois de la première race . pour qu'il lui fût aussitôt captif. ticulièrement dont l'évêque était. suffisait réclamât avec serment un qu'un évêque rendu. couvrir et protéger. Naudet.( 207 ) la tutelle et la garantie des vainen main prenait ne pouvaient mêmes être enlevés cus. Les esclaves Les maisons des des églises où ils se réfugiaient. miracle . Grégoire de Tours.. comme les devaient prêtres ceux qui paraîtraient avec eux 1. c. 1. Thierry . IV.

et durent passer en grand nombre celui dont le courage et suivre leur promettaient Ainsi l'habileté plus de butin. III. de Clovis. 7. dont on connaisconquête sait mal les causes tant d'éclat sur les .: ( 208. à Orléans. Les races les plus ennemies de les Germains du midi et ceux du l'Allemagne. furent accablés 1. petit-fils lorsque il est prol'Italie à la tête de cent mille hommes. jetait des tribus barbares avaient Francs. I. l'on ce ne fut pas la terre Dans la réalité. ils avaient écartelé ou écrasé sous les roues de leurs chariots plus de deux . La rapide de Clovis. Les Bourguignons de la Gaule I Greg. Ce genre de partage partagea. : les Bavarois les Francs en firent autant. que presque et que bien d'autres barbares s'étaient mêlés à eux. ) milides lignes d'eux resta à la tête d'une Chacun foravaient des Francs taires que les campemens à Metz. être que fort inégal. ses résidait Theuderic mées sur la Gaule. envahit Theudebert. Turon. Clodomir à Paris. Les Thuau milieu de ces nations. comme autrefois celles qui suivirent Attila. c.. que la plupart voulu s'attacher à eux. ou orientale établis dans la France furent guerriers résida à Clotaire et dans Ostrasie. les cités de en outre Ces trois frères se partagèrent l'Aquitaine. Les guerriers barbares pouvait souvent d'un chef à un autre. les Suèves et les Saxons. l'Auvergne. tous les Francs l'avaient bable suivi. se fédérèrent avec nord. Childebert Soissons. résistèrent. que ne mais l'armée. — Dans la liesse et la Franconie. et ringiens.

que nous les cheveux. « Tandis habitait Paris . Clodomir et Clotaire le défirent et le jetèrent dans un puits de pierres. le Discours de Theuderic aux siens . et. également » Fort réentre nous le royaume de notre frère. ses enfans sans défense. et lui fit dire : « Notre mère garde avec elle les fils de notre frère et veut leur donner le royaume . 14 alors ( 209 en plus ) état de . ibid. savoir. — Voy. reine. par la faveur ils n'eussent il envoya au royaume. de conçut de la l'envie. cents jeunes fi les . avait fait périr celui de Clotilde leur mère. voyant que sa mère son affection sur les fils de Clodomir. part secrètement vers son frère le roi Clotaire.semblaient résister qu'au de Clovis . promptement que tu viennes ce réunis tous deux en conseil. tué lui-même il laissa dans la bataille. Clotilde que la reine avait porté toute Childebert. il faut à Paris. les ayant nous partagerons tués. nous déterminions devons faire si on leur d'eux. Les fils de Clovis se souvinrent que. et que . coupera ou si. ans le père de Sigismond quarante auparavant. Avitus. Mais la vicque l'on combla toire de Clodomir fut pour sa famille une cause de ruine . Sigisélève de saint était orthodoxe et mond. et en avaient ensuite distribué les membres à leurs chiens et à leurs oiseaux de chasse. craignant que . Le prétexte d'arianisme n'existait plus. aimé de Son clergé. comme au reste du peuple . leur nouveau saint temps roi.

s'inquiétant peu de sa douleur. reine. et ne cherchant pas à péet d'un côté les serviteurs. trône. donc. ou qu'ils coupés » Consternée à ce message. émue d'une colère en voyant cette temps grande elle se laissa transporter épée nue et ces ciseaux. Childeles deux le peuple que ces enfans au élever étaient d'accord pour Ils envoyèrent au nom de tous deux. mieux les j'aime voir morts » Mais Arcadius. et ne sachant. qui demeurait les enfans. dent que tu leur fasses savoir ta volonté sur la manière dont il faut traiter ces enfans : ordonne vivent les cheveux soient qu'ils . dans la même et lui à là reine ville. et ne savions au trône. de l'autre les enfans. de joie. : « Si imprudemment on ne les élève pas sur le trône. que tondus. si je vous vois n'avoir croirai pas perdu à son royaume.( 210 joui bert rois de ces paroles. par son indignation. et en même égorgés. dans sa douleur. » Elle. remplie avoir fait boire leur artifice. . Alors Childebert et Clotaire dont nous avons Arcadius. nos seigneurs. et séparés de leurs ils furent serviteurs pris aussitôt à part. manger mon fils . portant des ciseaux et une épée nue. Clotaire avait déjà répandu dans ) vint à Paris. : « Envoie-nous dirent que nous les éle-. et on les enferma envoyèrent à la reine déjà parlé. et chant après pas en disant : « Je les envoya. ô très glorieuse attenfils. » Les enfans mais succéder allèrent. les enfans. et de leurs nourriciers . il fut arrivé Quand il les lui montra. disant : « Tes près de la reine. ce qu'elle elle répondit disait.

et après qu'ils à cheval. le tua cruellement. et tu es si prompt l'enà ces paroles. larmes afin mon très bon père. et le jeta à Clotaire. avec beaucoup de chants . certainement mourras à reprendre excité à cette chose. avec Childebert. l'avoir accablé tu voudras. » Alors mon frère. Clotaire. son couteau fonça les serensuite il avait fait son frère. ces petits La reine. repoussa lui enle recevant. et si tu ne veux générosité ce que pas le tuer. son couteau dans l'aisselle. morts. et se rendit. de ses neveux. en diligence enprès de ceux qui l'avaient et leur dit : « Vous continuer avec voyé. Ils tuèrent furent viteurs et les nourriciers . pouvez ce que vous avez comde la reine l'approbation car elle veut votre mencé. et le tua comme dans le côté. s'en alla sans montant Clotaire. de m'accorder sa vie. ou tu . et lui saisissant les genoux. : « Secours-moi. lui dit : « Repoussed'injures c'est toi qui m'as à sa place. qui. mon très cher aie la frère. le visage Childebert. que je ne meure pas comme dit à Clocouvert de larmes. ta foi ! » Childebert. taire : « Je te prie. corps sur un ayant fait poser fant brancard .(211) nétrer revint ce qu'elle ensuite penserait plus réellement. accomplissiez que vous » Aussitôt projet. lui disait avec debert. je te donnerai pour le racheter » Mais Clotaire. et lui enfonçant le jeta à terre. du meurtre aucunement se troubler dans les faubourgs. les conduisit. A ses son frère se prosterne aux pieds de Chilcris. par le bras prenant l'aîné des enfans. après le loin de toi.

trad. de l'argent autant pays où vous trouverez que vous en pouvez où vous prendrez en abondance désirer. 2 Ubi aurum et argentum accipiatis . évêque et ennemi des Apollinaires. de M. pour les Goths Mais là. . ment sentirent à l'approche des Francs au perdraient qu'ils ils combattirent à Vouglé 5. Greg. . Guizot. 1. III . elle se goupuis des Francs.( 212 ) de Saintet un deuil à l'église immense. III. etc. personnel semble avoir livré le château. Franc.. » Theuderic. manière. « Je de Bourgogne. troisième fils de Clodomir échappa. » des troupeaux. pas pris part à l'expédition qui n'avait mena les siens en Auvergne. ment Saint de Quintien pour les Francs. 2. de qua pecora . pieux de la même deux où on les enterra tous Pierre. ou saint Cloud. vernait elle-même. 11. I Greg. . avait-il dit à ses soldats. qui avaient défendu ce pays contre les Goths. change. lib. Tur. échappé général Tributaire des Goths. Clermont. . Les anciens chefs des tribus les Apollinaires vaillamArvernes. C'est saint Clodoald. Tur. quantum vestra potest desiderare cupiditas .. des esclaves et des vêtemens C'est effet cette avait qu'en province jusque-là seule au ravage de l'Occident.. les Francs tuèrent au pied même de l'autel un prêtre dont l'évêque avait à se plaindre. Tur. 1. c. 1 7. comme le clergé était généraleailleurs. c. Un. et se réfugia dans un couvent. 3 Greg. Gesta reg. dans un vous conduirai.III. L'un des deux avait dix ans et l'autre sept 1.

et . tout barbares des Slaves et . Les Grecs et les Goths espérèrent également se servir des Francs auxicomme pouvoir liaires. noutant de butin. bert. plus qu'ils ne gagnèrent. 25. goth. ils coururent d'un la Sicile. le soleil dans les champs noyés qui bornombre Ceux qui le Pô. c. ce qu'apprenant les Lombards . sous dans le désert avaient fait. quels hommes A la descente de Theudebert en Italie. Toute la politique des Byzantins était d'opposer aux aux barbares des barbares restés Goths. Ils ignoraient ils appelaient. c'est avec des Maures. En 584 « le roi Childebert alla en Italie. Il. 2 L'expédition de Theudebert ne fut pas la dernière des Francs en Italie. Les barpour eux. et sont également villes de la Lombares les plus belles changèrent bardie en un monceau de cendres. chef des Francs de l'Est. fut Theudéfils de Theuderic. l'époque où les Grecs et les Goths se disputaient l'Italie. . des Huns que Bélisaire et Narsès remportèrent leurs victoires. de Bell. languissant qu'ils du midi. revinrent qu'une rapportèrent la conduite velle peu aprèssous expédition partit l'Italie Franc et d'un Suève . I. les Goths vont à sa rencontre amis et alliés . Theudemais le climat fit justice de ces barbares 1 Procop.(213) Le plus brave de ces rois Francs. de ceux qui se recrutaient incessamment de tous les Wargi des tribus C'était germaniques. jusqu'à gâtèrent 2. il fond comme alors sur eux et les massacre. Les Grecs le croyent massacrés 1. romanisés. dent Un grand y périt. détruisirent toute et se virent affamés eux-mêmes provision.

des progrès par L'Italie. Du côté de l'Espagne unene tardèrent pas à rompre jours 5. Tur. lui firent beaucoup de présens. d'Italie dition qui suivit envahie bientôt des Francs. l'Empire et la désastreuse La mort de Theudebert.p. qui l'exigeait. c. il redemanda son argent. gothico . l'année précédente. 3 La première fois qu'ils l'envahirent. tribus germaniques craignant d'être défaits par son armée. Elle avait envoyé à ses frères un mouchoir teint de son sang. Les Saxons de cinq le tribut sans profit. 2 Procop. ils se soumirent à sa domination.. t. de Bell. . Cependant il s'arrêta. Ainsi les plus fut battu puissantes par eux. I. Childebert et Clotaire prétendaient venger leur soeurmaltraitée par son mari Amalaric. Cloqu'ils avaient taire. d'envahir l'empire de tant son allié. 1. I. cinquante mille sols d'or pour chasser les Lombards de l'Italie. ' Blessé par un taureau sauvage. Gesta Dagoberti. 1. III . se confiant en ses forces . 4 Quingentas vaccas mferendales annis singulis à Chlolario seniore censiti reddebant. r. 10. et promirent de lui demeurer fidèles et soumis. c. Turon. touils échouèrent vasions. la vallée il méditait descendre était pourJustinien d'Orient. 39. maisle roi. roi des Wisigoths. et du Danube. et refusèrent alliance cents vaches bien voulu payer 4. à leurs indès-lors fermée se trouva les Lombards. L'empereur Maurice lui avait donné . Ayant appris qu'il avait fait la paix avec eux . c. apud. ayant obtenu d'eux ce qu'il désirait. VI. Scr. et ordonna de mettre en mouvement une armée qu'il fit marcher un Espagne. Greg. 42.( 214 bert était mort de aussi dans ) où au moment la Gaule. selon Agathias. III. fr. il lui avait cédé tous les droits sur la Gaule du midi 2. Le roi. retourna dans les Gaules. c. ne voulut pas seulement lui répondre là-dessus. » Greg. 50. expéle terme furent de près. qui voulait la convertir à l'arianisme. . 33.

III. Il était naturel devinssent que les vrais Germains livré à l'influence hostiles romaine. Paternus en 507 ( Greg. des vaincus 2. II. CarmenVIII: piratamSaxonatractus Quin et Aremoricas Sperabat. et s'entremet pour le meurtre des enfans de Clodomir ( id. V. Ses succesen grande ses rapides conquêtes. 33). Tur. Il envoie un Claudiuspour tuer Eberulf dans Saint-Martin de Tours (I. solumtimere. Apollin. et fortifieront leurs colonies d'Angleterre. Tur. c. Et il devait 1 Sidon. — Arcadius. c. c. 1. du nord. 13 ) . tandis qu'ils sont poussés à l'orient se tourneront vers par les Slaves. VII. sénateur arverne. c. Là commence échappèrent cette opposition des Francs et des Saxons. c. — Un ambassadeurde Gontran se nomme Félix (Greg. son référendaire. partie de bonne heure aux conseils seurs s'abandonnèrent en être des Romains.. 9 : Istic ( à Bordeaux) Saxonaca»rulum videmusassuetum antè salo. « tous deux sages et habiles dans les lettres et la rhétorique . ils courront les côtes de France hommes 1. 46 ). 1. Flavius (1. 3 Clovis lui-même choisit des Romains pour les envoyer en ambassade. qui devait s'accroître et constituer toujours pendant tant la grande de siècles lutte des Barbares.à l'alliance Francs. c. Les les Francs ferment la désormais Saxons. Aurelianusen 481 . — Asteriolus et Secundinus. 18). cnipellesalumsulcareBritannum Ludus. On rencontre une foule de noms romains autour de tous les rois germains : un Aridius est le conseiller assidu de Gondebaud( Greg. epist. c. vers le nord . Tur. 1 8 r 25 ). 29 ). » avaient beaucoup de crédit ( en 547) auprès de Theudebert (ibid. appelle Childebert Ier dans l'Auvergne. epist. 1. et assutoglaucummare finderelembo. associés de plus en plus aux l'océan. 9. (215) des . 1. 32 ). auxquels terre du côté de l'occident. VIII. VIII. pour un peuple avait dû C'est à l'église que Clovis ecclésiastique.

plus bas. Vopiscus. c. 19 ). 28 ). c. IV. pour de Clermont. — Sigebertus erat elegans et versutus. 1 Id. S. Salvian. 1 Greg. fils de Un autre de Clovis. — Un autre Claudius est chancelier de Childebert II ( Greg. plus bas . — Sans doute plus d'un roi Mérovingien perdit dans ce contact avec les vaincus la rudesse barbare . (Gesta Dagoberti. passim )— etc. Sipejeret Francus. fort lettré et agréable conteur » ( Fredegar.. Qualis esin propriâdoctosermonieoquelâ l Qui nos Romanovincisin cloquio. 36. le ministre romain Parthenius. eux seuls étaient capables et d'adidées d'ordre pirer à leurs maîtres quelques ministration . 1. et qui est massacré imposer par eux à la mort de ce roi 1. Dagobert a pour ambassadeurs Servatus et Paternus. 1. Martini. c. 1. A son favori Protadius ( voy. . quid novi faceret . 1 69.( 216 ) bien plus souples. l'évêque des Francs . de mirac. 14. Flav. — Les Francs semblent avoir eu de bonne heure la perfidie byzantine : Franci mendaces. p. pour généraux Abundantius et Venerandus . quibus familiare est ridendo fidem frangera.. IX . in Proculo. . de substituer peu à peu un gouvernela de la force. Tur. etc. IV). Salvianusl. Léon 2. petit-fils avait pour le poitevin confident Clotaire. ainsi. qui perjurium ipsum sermonis genus esse putat. IV. c. VII. 41. III. — Franci. c. sans compter qu'ils étaient d'insbien plus flatteurs. sed hospitales (sociables?). chez lesami. succède « le romain Claudius. — Sur Chilpéric. Chramne. et d'élever ment régulier aux caprices de la monarchie imbarbare sur le modèle royauté Nous voyons déjà sous Theudebert. 1. — Un domestique de Brunehault se nomme Flavius ( Greg. créaCantin.. voy. note 2 ). non criminis. etc. petit-fils périale. I. de Clovis. les Bretons. qui veut des tributs aux Francs. Tur. p. pour ture ennemi. 218. et voulut apprendre avec/ses favoris l'élégance latine : Fortunat écrit à Charibert : Floret in eloqui lingua Latina tuo.

merce des barbares. ou. goths mots sont alors presque Dans le comsynonymes. robuste de bras. dans dans ses paroles. devint si avide qu'il les églispolia fréquemment enetc.( 217 ) il se relira. ont pris quelque les vaincus chose de leur énergie. pour I Greg. comme eut les campemens les chroniqueurs. généralement ministres Ces trois ou romains. gaulois. il fut poursuivi par son père. exercé dans la lecture du droit. 24. IV. Tur. par la mort de ses trois frères. goire de Tours. L'influence romaine fut plus forte encore sous ces à des Nous les voyons livrés princes. 1. ques. dit Gréhonora du patriciat homme Celsus. plein d'emphase d'à-propos il ses répliques. à Metz : rapproché ainsi des tribus germaniil dont plusieurs restaient alliées des Francs. Le malheureux se réfugia avec toute sa famille. « Le roi Gontran. tôt ou tard prévaloir eut la Neustrie. [558-561]. et fut appelé roi de SoisChilpéric sons. 1 » Sigebert choisit un Arverne ses. . Sigebert de l'est. virum procerum statu . il le royaume d'Ostrasie. Gontran eut la Bourgogne. lacerto robusparlent résida . in scapulis validum . une échoué dans quels lorsqu'ayant tentative de révolte. Rex Guntchramnus Celsum patriciatûs honore donavit. laissait en mourant quatre fils. semblait devoir sur ses frères. où son père le fit brûler seul roi de la Gaule Clotaire. sa capitale fut de Châlons-sur-Saône. qui réunissait mort de ce roi répartit ses états entre ses frères. élevé de taille. dans une cabane. c. Pour le bizarre royaume la Charibert Paris et l'Aquitaine. fort d'épaules.

juris lectione peritum . pourvu seu- . Mummole. Fisco nimiùm tribuens. puis les deux tiers . les force d'acheter tour d'Italie en Allemagne. ils trouvèrent la place prise : « Au temps du passaged'Alboin en Italie . mais eux leur offrirent la troisième partie des terres. c. et de payer tout ce qu'ils sur la route 3. nous les voyons rapporter avec éclat. in responsis opportunum. ibid. et favori de Brunehaut : « . in verbis tumidum . les Suèves leur offrirent toutes les terres et tous les troupeaux . disant : « Nous pouvons vivre ensemble sans nous combattre. ne gardant pour eux que la troisième partie. prendre bat les du roi de Bourgogne. cui tanta deinceps habendi cupiditas extitit. 1. 3 Lorsque les Saxons rentrèrent dans leur pays. général leur reSaxons et les Lombards.. 2 Fredegaire parle de la tyrannie fiscale d'un Protadius . ceux qui avaient accompagnéAlboin . » Les autres . 47. figurer est battu Ainsi tandis par les que le roi d'Ostrasie le romain et se laisse Avares. ne voulaient aucunement entendre à la paix... 39. par eux. des Suèves et d'autres nations . sous Theuderic. irrités parce qu'ils avaient auparavant possédé ce pays . étant revenus du temps de Sigebert. prennent tum . ut saepiusecclesiarum res auferens I Id. » et l'art des calculs attribuer C'est à ces Romains qu'il faut désormais ce qui se fait de bien et de mal en grande partie doit à eux qu'on C'est des Francs. Les Suèves leur offrirent alors la moitié des terres . « C 27.( 218 ) ses trouvons à Conslantinople. Les autres le refusant. serviteurs dans le code Théodosien dans les oeuvres de Virgile. de rebus personarum ingeniosè fiseum vellens implere. maire du palais en 605. sous les rois la fiscalité renaissante 2. Clotaire et Sigebert avaient placé dans le lieu qu'il quittait. Nous parmi voyé instruit « parfaitement un Andarchius. et souvent dans la guerre même. et voulurent les chasser et les faire disparaître du pays . s'élevèrent contre eux .

dans comte l'île de naquît nommé en Poitou. et demandèrent le combat. car le combat ayant été livré. pour lement qu'ils renonçassent à combattre . contraire. Léocade. avec des imprécations. 1. de ne se couper ni la barbe ni les cheveux jusqu'à ce qu'ils se fussent vengés de leurs ennemis . on le fit passer du pilon de la pâte ferse plaire au travail parût Quoiqu'il il prit la fuite et quitta le service.( 219 ) de ces ministres des rois Francs gaulois L'origine était souvent très basse. sur vingt-six mille Saxons. les obligea de tourner ailleurs leurs pensées . d'un serviteur Rhé. marqué d'un covèfe. De gestis Langobardorum . On le fit venir chargé pour le de la service et il fut placé dans les cuisines royal. mais ils n'y consentirent pas. et ne pouvant l'empêcher de s'enfuir. et . de cacher d'infamie dont il avait été le signe pable il s'enfuit chez la reine Maren son corps. et des Suèves qui étaient six mille quatre cents. mais la miséricorde de Dieu qui agit selon sa justice . V. c. des vignes du fisc. Tur. » Greg. amour avait appelée à son lit à la place elle. mais comme les yeux chassieux. I. Avant de le livrer . et ce fut ainsi que la guerre cessa. Voy. ap. et les autres obtinrent la victoire. Rien ne les fait mieux connaître l'histoire du serf Leudaste que qui devint « Leudaste de Tours. quatre-vingts seulementfurent abattus . vingt mille furent tués . ils éprouvèrent encore une plus grande défaite . mais ayant recommencé le combat. on le condamna à avoir une oreille cail n'était aucun crédit comme alors. et de celle qu'aurait chacun après la défaite de leurs ennemis qu'ils regardaient déjà comme morts . il avait dans sa jeunesse reine . aussi Paul Diacre . Muratori . . coupée. On le mentée. ils traitèrent entre eux du partage des femmesdes Suèves . Ceux desSaxons qui étaient demeurés après la défaite. grand épris que le roi" Charibert. de la fumée leur était que l'àcreté au pétrin. jurèrent. ramena deux ou trois fois. 15.

engraissé du roi de butin. Après d'occuper des péchés en punition mêmes fonctions. Elle le reçut volontiers. Là. quid nunc ad te . s'assembla en grand et le roi se contenta nombre. il s'enorgueillit fierté encore se montra au insolente. et. et par son activité à semer la discorde et à tère. dit-il.. obtenue. de le perdre en le faisant accuser d'avoir. fonctions de gardien de ses meilleurs il brigua à l'orgueil. souillé d'adulpillage. Charibert . Tur. lib. vanité. de Gréconnaissons. chevaux. . que par les récits de Tours. e. décote et d'autre dans ses affaires. sur trois qui dit la messe autels. Greg. de il méprisa le monde. mal parlé de la reine Mais le peuple Frédégonde. Tourmenté et livré de vanité et l'ayant la place de comte des écuries. Les évêques assemblés même le menaçaient roi de le priver de la communion 1. favori cupidité. 50. V. inquit. il amassa des accusations des porter calomnieuses. accumulés il fut nommé comte de du peuple. ego nisi audita narravi. du serment de l'évêque.( 220 ) aux et l'éleva de sa soeur. il obtint par auprès ses présens. de lui les . sa mort. Les grands les noms populaires de cette noms. Leudaste fut tué quelque temps après par les gens de Frédégonde. il s'entremit de sa maîtresse. nisi ut. ne que nous il est vrai. de sa dignité avec une Tours. 1 O rex . essaya.. communione priveris? — At ille : Non . son ennemi goire personnel. âpre plus hautain dans les disputes. trésors » Cet intrigant considérables. ensuite. s'enfla tout et dédaigna à la s'abandonna se livra à la dissolution.

. étrangler légitime. qui. VIII. belle et homicide. gonde. 115. se réfugie auprès de Frédégonde. Tur. éternelle. tourée de superstitions païennes 5. ses beaux-fils Brunehaut. 1 Greg. riche.. de sa femme 1. de son vironnée d'hommes dévoués qu'elle fascinait dont la raison elle troublait par génie meurtrier. ) 3 Une affranchie. puis puis son beau-frère Cette femme enterrible. et non sont des rois . génie tout barbare. et de D. y passèrent. 44. qui dut aux crimes le nom de Néron de la France. par son mariage dans la sauvage dans cette Germanie bert. ceux des reines. dégonde. Elle lui fit d'abord soeur de sa femme Galswinthe. — . au contraire. Sigebert. praefatio. l'éditeur de Grégoire de Tours : « . Id.. frappait par eux ses ennebreuvages de l'Aquitaine et de la mis. les sectateurs Germanie. s'empara de l'esprit du pauvre roi de Neustrie. ( Medificatos potione direxit. esprit culture femme de grâce et d'insiromaine. c. Les dévoués antiques sur des Hassassins.( 221 ) restés dans la mémoire ceux qui sont des époque.. pleine avec Sigenuation .. fut appelée. lib. Frédégonde donne un breuvage à deux clercs pour qu'ils aillent assassiner Childebert. c. tuer et allaient en aveugles un signe de leur chef. vêtue d'habits magnifiques. VII. Ostrasie. tout enElle-même. Frédéd'une invasion théâtre gauloise. fr II.p. nous apparaît 1 C'est l'opinion de Valois. de Fréles serviteurs se retrouvent dans mourir. 1. possédée de l'esprit de Python. d'enivrans 2. 29. » Script. La seconde et de Brunehaut. hommes. ceux de Frédégonde imbu de la fille du roi des Goths d'Espagne.. Ruinart. . roi grammairien et théologien. Uxorius magis quàm crudelis.

raconte comment il a renversé (en 585 ). auspicia intendere coepit. 1. et quarante évêques. II. soient d'abord doucement admonestés et avertis de quitter ieurs anciennes erreurs . 15). on décide : « Que ceux qui suivent les augures et autres cérémonies païennes.. ou qui font des repas superstitieux avec des païens. atque in tali loco projiciantur. et les Capitulaires de Charlemagne. dit saint Ouen à son ami Ebroin défen. ut consuetudo est barbarorum. c.. — La prédominance appartint d'abord à la Neustrie. Conc. Dans un concile où assistèrent Sonnât. la Diane du lieu et les autres idoles. I De Frédégonde te souvienne. » Frodoard. Omnibusqueinterà dicatur ut nullus candelam vel aliquod munus alibisdiferat nisi ad acclesiam Domino Deosuo. — Les conciles de Latran . en 452 . ubi et vota vovent et deferunt. ermite de Trêves. seur de la Neustrie contre l'Ostrasie. quatre rois ont réuni toute la monarchie ( 222 ) Scandinave. — Dans Grégoire de Tours ( 1. d'Arles. et le prime l'audace de fuse et d'asrivaux une guerre fit à ses puissans de la Gaule l'occident sassinats et sauva peut-être . que s'ils négligent de le faire . à la faiblesse . en 658 : Summo decertare debent studio episcope et eorum ministri. Simulque interrogare multos si virtus beati Martini de praesenti manifestaretur in perfidis. Voy. . c. 29. radicitùs exscidantur atque comburantur. Sirmund. t. des arbres et des fontaines. meurtrier de Chilpéric. ils soient soumis à une pénitence proportionnée à leur faute. On lit dans les canons du concile de Nantes . dans la basilique de Tours : « et cùm iter ageret. sous les maires du Palais. 5. 769. ann. et se mêlent aux idolâtres et à tous ceux qui sacrifient aux idoles. ut arbores daemonibuscosecratae quas vulgus colit et in tantâ veneratione habet ut nec ramum nec surculum indè audeat amputare. Lapides quoque quos in ruinosis locis et silvestribus daemonum ludificationibus decepti venerantur. 1. Le paganisme est encore très-fort à cette époque. et avant le complet anéantissement de l'autorité royale . » c. défendent le culte des pierres . des Barbares invasion d'une nouvelle Claudius promet à Frédégonde et à Gontran de tuer Eberulf.Elle suppléa par une Walkirie comme de la Neustrie. Depuis Clovis . aussi le vingldeuxiènie canon du Concile de Tours. funditùs cffodiantur . en 402 . ubi manquàm cultoribus suisinveniri possint. Gallioe. III. en 567. saint Wulfilaïc. évêque de Reims. VIII.

avait en effet appelé les Germains 1. monta à cheval. ultra Rhenum hahentur. 558-561. avec la tribu alors prépondérante. 50 : Sigebertus rex gentes illas qua. — L'Ostrasie était en proie aux fluctuations continuelles de l'émigration germanique. . IV.. lui reprochant de s'être soustrait au combat . plein d'intrépidité. p.( 223 ) de Brunehaut. 613-628. — La Neustrie était plus centrale . IV. mais il ne pouvait contenir la fureur des peuples venus de l'autre bord du Rhin. » L.. — Dagobert Ier.. I Greg. « Les bourgs situés aux environs de Paris furent entièrement consumés par la flamme. incendiant emmenant tout qu'à Paris. dit Grégoire de Tours . L'époux Sigebert. deux hommes de lorsque armés de couteaux sorFrédégonde.— En effet. ibid. de France.. jusqu'à ce qu'il pût revenir dans son pays. et emmena même les habitans en captivité. Elles se répandirent put tenir contre justout village. Chilpéric ne ces bandes. quos vulgo scramasaxos vocant. el contra fratrem suum Chilpericumire destinat. Duo pueri cum cultris validis . empoisonnés. et ensuite en fit lapider un grand nombre. Guizot. Quelques-uns de ces païens se soulevèrent contre lui. 52. Essais sur l'Hist. 631-638. Tur. c. roi d'Ostrasie. 3 Id. — Clovis II. 655-656. c. 73. Il supportait donc tout avec patience . plus romaine. homme en captivité. . Sigebert conjurait qu'on n'en fit rien . c. mais lui. c'était en Neustrie que s'était établi Clovis. — Clotaire II. plus ecclésiastique. les apaisa par des paroles de douceur. et déjà se faisait nai. 50. 1. l'ennemi détruisit les maisons comme tout le reste. franque : ce sont des rois de Neustrie : — Clotaire Ier. maleficali à Fredegunde regina . lui-même ne savait Sigebert comment contenir ses terribles auxiliaires. qui ne lui auraient sur quoi pas laissé régner 2. 3 tent de la foule et le poignardent Ses mi[575]. commovet. se présenta devant eux. Il était à resserrer dans Tourcependant parvenu Chilpéric roi de Neustrie. infectis veneno . il se croyait élever sur le pavois. utraque ei latera feriunt.

la c'était au point Brunehaut. qu'elle nistres 1 furent ( 224) à l'instant massacrés par le de toute puiset de Chilpéric où son fils enl'Ostrasie. fils de Chilà Mérovée. 1. Son père le fit tuer. 1.. . c. Brunehaut. temps d'échapper leur supériorité sur la Gaule romaine de Bourgogne. le seul d'enLupus. : Ibi et Sigila. plus dans tard Frédégonde s'en goths peuple. L'évêque et léger qui avait eu homme Prétextat. Elle pourtant Frédégonde. épouser d'épouser de Rouen. sante était. et la relégua elle-mêmeà Rouen . barbares dans le midi. régnait ne voulurent grands plus obéir à l'influence gothique et romaine. Childebert nominalement. 1. Mais les fant. V. 2 Id. qui lui laissèrent à l'ale moyen trouva ensuite grâce d'échapper. Id. imprudent d'abord l'audace de les marier. 4. mort. Greg. Tur. multupi laceratus est. c. et promettaient troupes Plusieurs des grands de la Bourpart à Chilpéric. fut protégé par les de scrupules débarrassa. 3. . Brunehaut Chilpéric rentra . qui quondam ex Gotthià venerat. ibid. VI. tre eux qui fût dévoué à Brunehaut. Elle se jeta au et lui donna milieu des bataillons ainsi le armés. Chilpéric vint à Paris prendre les trésors de Brunehaut. Les grands sentant d'Ostrasie. et ses filles à Meaux. avait inspiré mour qu'elle sa passion fut aveuglé Le malheureux par péric.de victorieuse. Ils étaient même sur le point de tuer le romain duc de Champagne. II. où régnait voulaient descendre avec leurs Gontran. devint captive la vie 2.

que le royaume riche de Bourgogne. 18. d'une manière dide se les concilier plus essayé contre il Dans encore. la Neustrie le pouvoir royal Moins belliqueuse paraît se fortifier. . sur les Saxons et les Lombards avaient le royaume de déjà protégé Gontran. 15 et .D'autre libres d'Ostrasie. pour au contraire. VI. . contre les Bretons milices 1. Tur. Apud Suessionas atque Tarisios circos aedificare praecepit . 1. . de Bourgogne se soient secrètement se délivrer des rois Mérovingiens. c. part. 27. c'est. in eis populo spectaculum praebiturus. de trahir le jeune roi. il donnait il faisait Lui-même des vers en ceux des Romains. V. 1 Id. c. 1. Chilpéric malgré que. V. recte Gontran. 1 Id. des armes même confie sa férocité eût naturelle. tua un des siens point le pillage qui n'arrêtait il bâtissait des cirques à Soissons En même temps à l'exemple de des spectacles et à Paris 5. les hommes les grands. l'on la chute Il semblerait aux vaincus. d'Ostrasie . 1.( 225 ) les appelaient. la main . c. cette Il semble en effet les grands qu'à époque. gogne Chilpéric y donnait mais ses troupes furent battues par le vaillant padont les succès trice Mommulus. une guerre 2. moins que celui la Neustrie ne pouvait subsister qu'autant que les à côté vaincus des vainplace y reprendraient Aussi voyons-nous des Chilpéric employer queurs. depuis gauloises d'Ostrasie entendus Dans la première fois que de l'Empire. à l'instigation soulevés contre peut-être les accusaient de Brunehaut. 31. s Greg.

et medicus. nulli penitùs metricae conveniunt rationi. Et pater. dit Grégoire de Tours. III . Et sic rex ab hàc intentione quievit. ore bealus. dans Grég. comme les empereurs Il essaya. Carnetenettumulum. 45. gemmasuperna mical. Crevitadhùc poliusjustuspost funera . nam morsquem tulit ipsa timet. Tur. celui de Chilpéric. Reddituset caecis raedicat re dies.. 22 sa clémence envers un ). o p Nuncvir apostolicus rapiensde carnetrophaeum . a ApudAimoin. d'imposer de la disDieu sans faire mention l'on nommerait Le premier des trois tinction évêque personnes. 1. il passait d'enfer en paradis. Jure triumphaliconsidet rce throni. 46 ) : Nullum plus odio habens quàm ecclesias. c. 2 Ut si chartam potuisset adtingere. V . aiebat enim plerùmqué : « Ecce pauper remansit fis- . 1. planati pumice rescriberentur. nam qui Fictilevas fuerat . s . ara reorum. — Cependant. Il ajouta des lettres à l'alphabet.. il montra auquel déchirée s'il eût été plus près du prince 2.( 226 ) et des prières. fide.. et misit epistolas in universas eivitates regni sui. Greg. qu'en passant du royaume de Gontran dans . surtout langue Zenon et Anastase. entre autres injures. Hujusopemet merilummulis data verba loquuntur. 1. ailleurs il se plaint amèrement des évêques ( Ibid. ménageait La indique assez combien il Sed versiculi illi. 10. mentishonore polum. corde . Id. où aux évêques un CREDO de sa façon. de Tours (1. c. 45.. c. des hymnes latine 1. ibid.. astor amorquegregis. Vir cui duranihil noeucruntfata sepuleri: Vivit enim. 3 Voy. VI. évêque qui avait dit. . p Germanus virtule.. cette pièce la rejeta avec mépris. ut sic puen docerentur. ac libri anliquitùs scripti. 1. VI. — Cependant la tradition lui attribue l'épitaphe suivante sur Saint-Germain-des-Prés : Ecclesiaepeculum patrisevigor . V. . et l'aurait de celui-ci patience l'église 5. c. in frusta discerperet.

qui n'était le plus jeune convalescence. cause .. épidémie que les qu'une avaient attiré sur eux la codu pauvre malédictions par lère du ciel. n'en parurent pas moins une si longue C'est tolérables. .. 1. Sed et alioefunctionesinfligebantur mullce. 29 : Descriptiones novas et graves in omni regno Ceri jussit.. amphoram redderet. et transiit ad episcopos civitatum. à son tour. Chilpéric une sorte de cadastre dit Grégoire de i. leur enleva leurs enfans. moire lorseux-mêmes. peut-être rible que la Neustrie des Barbares condée Ces demi-arpent. l'eau ni le Saint-Esprit.. nulli penitùs . que le nom est resté exécrable dans la méet de Frédégonde Ils crurent du peuple. » Greg. dans la lutte terinévitables soutenait contre l'Ostrasie sein... ni soli episcopi regnant : periit honor noster. quam de mancipiis. statutum enim fuerat. une amphore Tours. tàm de reliquis terris.. malade tomba Peu de temps on le lava dans les eaux du baptême. id est semi-jugerem continentem 120 pedes. Tur.( 227 ) Ces grossiers essais de résurrection du gouvernement entraînèrent le renouvellement impérial de la fiscalité fit faire qui avait ruiné l'Empire. V. grièveà entrer en ment malade . exigeant. tout autant sans doute cette pour que pour dont Grégoire de Tours ies meurtres nous a transmis les horribles de Chilpéric détails. par régénéré pas encore Le voyant à l'extrémité. de vin eus noster ecce divitiaenostrae ad ecclesias sunt translatae. c. et lorsqu'il commençait de ses fils. le roi Chilpéric tomba « En ces jours-là. après interruption. ut possessor de proprià terrâ unam vini per anpennem . exactions.

larmes des pauvres 1 les gémissemens la mort des orphelins vont causer de les soupirs ' d'amaset il ne nous reste plus l'espérance ceux-ci. nommé Chlodebert. Nos trésors de rapine et de malénués de possesseurs. éju'il nous registres notre de ce qui suffisait à ton suffise. des fils. une foule de colons royaux. Il fit enlever comme esclaves. la reine se fit donner les poitrine ' On peut juger de la violence de ce gouvernement par la manière dont Chilpéric dota sa fille Rigunthe. fisc. pour la suivre en Espagne. frappés et nous ne nous sommes et autres pas amenmaux. fut de mort. longnos maudivine la miséricorde supporte temps que de fièvres elle nous a souvent vaises actions. demeureront désavons plus pour qui. Nos celliers ne regorgaient-ils pas de vin? Le froment ne remplissait-il ? Nos pas nos greniers trésors n'étaient-ils de d'or. en danger le voyant Frédégonde. ( 228 . les dés. Maintenant. et nous ne ser pour personne . après Sa mère fut pris de la maladie. un grand nombre se donnèrent la mort. mieux. Il faut voir dans Grégoire de Tours cette tragédie. pas combles de colliers et d'autres ornemens pierres précieuses.) frère son mais il se trouva aîné. d'argent. L. c. VI. en se frappant la de ses poings. pleins diction. » Après avoir dit ces paroles. 45. pour » le roi Clotaire. nous thésaurisons. Voilà déjà perdu que nous avons des veuves. père. Et voilà que nous ce que nous perdons impériaux? avions de plus beau. et le cortège partit en chargeant le roi de malédictions. si tu consens. et dit au roi : « Voilà saisie de contrition. viens et brûlons ces injustes .

enfans mourut accablé d'une Ils grande langueur. tourna vers le roi et lui dit : « Qui t'arrête ? fais ce afin que. . défendre à l'avenir d'en faire de envoya partout semblables. et manquant il rendit l'esprit d'haleine. touché de repentir. 1. le plus jeune de leurs petits Après cela. jeta au feu tous les registres de l'impôt. et me préparais chez moi. Ils le présentèrent au saint tombeau. à Soissons. et firent un voeu pour lui. 35. elle se appartenaient. chers enfans. de les porter aux funérailles de elles ont coutume maris. mais. nous échappions du moins aux peines éternelles.( 229 ) des cités qui lui registres que Marc lui avait apportés Les ayant jetés dans le feu. à la basilique de Saint-Médard. » dons aux églises et aux pauvres dont j'ai parlé. si nous perdons nos que tu me vois faire. la basilique de Saint-Denis. c. mais ne voulant pas m'en aller sans avoir 1 Greg. dans la basiet Saint-Crépinien. Tur. Le roi Chilpéric fit ensuite de grands leurs 1. et les ayant brûlés. « . le portèrent avec de douleur de leur beaucoup maison et le firent ensevelir dans de Braine à Paris. lique de Saint-Crépin Il y eut un grand dans tout le peuple : gémissement suivirent ses obsèques en deuil. » Le roi. On arrangea Chlodeet on le conduisit bert sur un brancard. et les hommes couvertes de vêtemens les femmes comme lugubres. V . martyrs. déjà épuisé Ils l'ensevelirent au milieu de la nuit. Après le synode j'avais déjà à m'en retourner dit adieu au roi.

les deux moururent.dit adieu chercher.. par un amant d'autres de Brunehaut par les émissaires qui aurait voulu ses deux époux. ibid. sur cette tiré et suspendu divine glaive de la colère de l'évêque » Et véritablement les paroles maison. de Chilpéric. On ne lui reprochait que deux ou trois meurtres. [an 584]. je lui dis que un peu pour causer. vingt jours pas menteuses. et Mérovée venger Sigebert La veuve son fils enfant. j'ajoutai: parlait par manière » Et lui. ( 230) à Salvius et l'avoir dans et le trouvai le embrassé. du roi 1. en effet le meilleur le bon Gontran. lui dis-je. . et des et tous les ennemis de l'Ostrasie se tournèrent vers le roi de Bourgogne. pas autre — Rien » Supposant autre chose . assassiné Chilpéric périt selon selon les uns. capite ultinio. barbares. au plaisir . » bientôt lui-même . qu'il « Si tu ainsi de jeu. après. moi. son de Braine . J'y que j'y aperçois? auélever fait timent le roi a dernièrement que chose? » et il dit : « N'y vois-tu dessus. et nous étant moi. fils comme nous l'avons dit. éloignés de ce toit ce au-dessus il me dit : « Ne vois-tu pas — un petit bâvois. Livré aux femmes. Celui-ci était de tous ces mérovingiens. lui dis-je. de Frédégonde. et l'église. j'allai de la maila cour chez retourner j'allais . vois quelque chose de plus dis-le me dit : « Je vois le un profond poussant soupir. il semblait adouci des Ropar le commerce 1 Id. ne furent car.

VII . c. 1. » dégaire prêtre Gontran se déclara le protecteur de Frédégonde et de son fils Clotaire II 2. coup de déférence pour un les prêtres comme entre 1. dit : « Je vous conjure. car il m'arrive. » . car il savait qu'il n'y avait que quatre mois qu'elle avait mis un fils au monde : il lui permit cependant de se retirer. La mort de tous ses frères jouait semble avoir vivement son imagination. selon la coutume des femmes. le pour qu'on roi s'étant tourné vers le peuple. cesser cette » mauvaise coutume de tuer les rois. II. Frédégonde lui jura. c. dit Fréceux-ci. 3. 3 Patrocinio suofovebat. 7. frappé fit serment de poursuivre le meurtrier de Chilla neuvième « pour faire péric jusqu'à génération.. en lui donnant de l'eau où elle avait fait infuser une frange du manteau de Gontran. I Guntchramnus rex. seigneur . 1. II. 1. Scr. hommes et femmes qui êtes ici présens . 7. Fredeg. Tur. c. Un certain jour qu'ils étaient ensemble . » Elle lui dit : « Permettez-moi. ap. en lui disant : « Prenez encore quelque chose. et lui fit jurer Francs. » Ces paroles le rendirent stupéfait. et dit adieu au roi. — Une femme guérit son fils de la fièvre quarte. Greg. IX.( 231 mains du midi et des ) il avait beaugens d'église: « il était. t. « Gontran protégeait Frédégonde et l'invitait souvent à des repas . la reine se leva. Tur.. entendît la messe. p. 3 Greg. Il se croyait « Il arriva lui-même en péril. fr. Greg. après que le diacre silence au peuple. qu'il faut que je me lève pour enfanter. 414. qu'un certain eut fait faire dimanche. Frédégonde de sa simplicité. je vous en prie.. Ce bon homme semble de la partie dans le drame chargé comique terrible de l'histoire se mérovingienne. lui promettant qu'il serait pour elle un solide appui. ATI. par douze guerriers que Clotaire était bien fils de Chilpéric. . qui la retint. Tur. r. cum sacerdotibus utique sacerdotis ad instar se ostendebat.

représentée par deux enfans. trop éloigné pour lui être à charge. Lui seul pour qu'il lui plût de conserver en effet pouvait la Bourgogne et la Neusprotéger trie contre la Gaule la Germanie. Tur. 8. rivale de Tours. gardez-moi mes frères . ils Aquitains crurent l'affaiblissement de la famille que . Tout le peuple adressa des prières Gontran. point Elle aima mieux reconnaître le roi impulsion. petits puisqu'il 1.se disait sang 1 Greg. Pould'Ostrasie. ies hommes du midi.( 232 ) et ne me tuez une fidélité inviolable. . ils pourraient se faire un roi qui déd'eux. L'évêque de Tours se déclara Gontran : hautement pour « Nous fîmes dire (c'est lui-même Grégoire qui à l'évêque et aux citoyens de Poitiers. . et Provençaux. 13. » royaume. dans un vieillard et mérovingienne. avec ces ma mort vous ne périssiez nel ! qu'après de notre fane resterait enfans. e. parle) que Gontran était maintenant fils de Sipère des deux et de Chilpéric. ne suivit son Poitiers. VII. détourner le Dieu éterce que veuille qu'il n'arrive. vous avez tué dernièrement pas comme ans élever trois au moins pendant que je puisse de peur mes neveux que j'ai faits mes fils adoptifs. la civilisation contre les barbares. c. et qu'il tout le Sigebert possédait comme son père Clotaire autrefois 2. ibid. » mille aucun homme fort pour vous défendre au Seigneur. Ils appelèrent de Constantinople pendrait un Gondovald issu du des rois qui . 2 Id. l'église. . contre l'Ostrasie. 1.

au L'histoire de cette ) donnée tout tentative. qui lui dit : « Voilà ton neveu. : «Il n'est disant pas né de moi. des rois de ce pays. le roi Charibert Après mais Sigebert fait venir. » Son frère le lui envoya sans relui coupât tard. » le rela mort de Clotaire. avec les Grecs et les Allemands d'Osbyzantins trasie. les boucles de ses cheportait veux flottantes sur ses épaules.( 233 Francs. « Gondovald. instruit dans les lettres. Cette nouvelle au roi été annoncée ayant il envoya des messagers à son frère pour Clotaire. le fils du roi Clotaire : comme son père le hait. qui se disait fils du roi Clotaire. du midi de la Gaule. appelée . çut. Clotaire vu ordonna l'ayant qu'on la chevelure. pine. coupa de noul'ayant veau sa chevelure et l'envoya dans la ville d'AgripSes cheveux maintenant Cologne. il fut présenté au roi Childebert par sa mère. il avait été élevé avec origine. et selon la coutume soin. Barbares. moitié voques d'origine moitié et leurs liaisons avec Romains. » prends-le Celui-ci et le garda pas de fils le prit qui n'avait avec lui. les Gontran-Boson. gens équiet doubles et de politique. car il est de ta chair. avec toi. fait admirableTours. était arrivé à Marseille venant de Constantinople Il faut ici exposer en peu de mots quelle était son Né dans les Gaules. les ennemis de la Bourgogne et de la Neustrie. de long par Grégoire ment connaître les grands les Mummole. : « Envoie lui dire ce jeune homme pour qu'il vienne vers moi.

( 234 étant revenus. « Gondovald se réfugia dans une île de la mer. occupait cité d'Avignon. et emporta. dans soules Gaules. près a des fils et se rendit prit une femme. et de vouloir par ce moyen mettre le royaume des Francs à la domination de Théodore une lettre dit-on. et beaucoup d'autres. « Le roi Childepartie bert envoya vers le roi Gontran l'évêque Egidius. engendra il fut De là. envoya la restitution Gontran des villes. et des grands signée il dit : « Je n'ai rien fait par moi-même. Constantinople à revenir invité par long-temps après quelqu'un il fut dans les Gaules. mais seulement ce qui nous a été commandé par nos maîtres et seigneurs. Gontran-Boson. à ce qu'on rapporte. de la main du roi Childebert.. l'Empereur. alors. » . quantité et d'autres » choses. à Marseille. vaux. Sigewald . produisit. Mais à cause de cela le duc Gontran-Boson se saisit de l'évêque et le fit Théodore l'accusant d'avoir introduit un étranger garder. qui le prétenà son oncle avaient fait ) de du patrimoine de Sigebert. d'argent de se décider Avant ou contre pour le roi d'Ostrasie demander dant. de Narsès il s'échappa qui gouvernait ce lieu et se rendit Là il alors l'Italie. la mole comme nous l'avons dit. d'or. et débarquant des cheThéodore reçu par l'évêque qui lui donna Mumet il alla rejoindre le duc Mummole. avec lui en Auvergne une immense dit-on. Le duc Gontran-Boson avec un des ducs du partagea roi Gontran les trésors de Gondovald. pour y attendre l'événement.

partout. que nos traités les rendre. toi. dont l'astuce et qui te conduis non en évêque. je ne le crois pas vrai. pour lui rappeler quelque vele bruit s'était comme répandu que" Gondovald ses d'être nait Gontran. prévenant proclamé Le roi . en son pouvoir. roi. qui a fait périr nombre de rois. toi qui n'as jamais à aucun faest partout homme. à celui-ci : « Je vous ai déjà dit Gontran répondit me confèrent c'est pources villes. accomplir car on ne t'en doit aucune à toi qui. as fait incendier l'année tenu ta foi passée tous mes états . mais en ennemi de notre ! » A ces paroles royaume de colère. : « Elle ne pourra lui répondit être remise a un fils qui est roi . de son oncle et de ses cousins. Un des députés l'évêque. l'évêque Lorsqu'ils entrés dons grâce au Dieu tout-puissant.( 235 ) dit : « Nous renô roi très pieux. se tut. il t'a remis en posde ton royaume. par tes perfides conseils et tes parjures. au Seigneur des seigneurs dont la miséricorde a daigné ces choses . » actions de dignes furent . » Ensuite Gontran-Boson s'approcha du roi comme chose. » Un autre député quoi je ne veux point lui dit : « Ton neveu te prie de lui faire remettre un cette sorcière de Frédégonde. outré de lui faire dit : « Ton neveu Childebert te supplié » rendre les cités dont son père était en possession. parce qu'elle contre mais tout ce que vous dites elle. meuse. sur elle la pour qu'il venge grand » mort de son père. et. de ce qu'après bien des fatigues session des pays qui dépendent Le roi lui dit : « On doit rendre de grâces au Roi des rois.

ô roi. que la hache qui a tranché la tête à tes frères. autre dit : « Nous te disons ô roi. tu es assis sur lui répondit : « Toi. très pieux Pour roi. adieu. pour » Et. lorsqu'il qu'il décide. au jugement de Dieu. gardait tous les guerroi dit : « Cette affaire doit exciter un étranger. député tu ne veux pas rendre les cités de ton nepuisque nous savons est entière veu. riers à repousser de nos frontières dire vrai. publiquement pute en secret qu'il vienne le et qu'il parle. qui m'imégal à moi.( 236 lui dit : « Ennemi ) de notre pays et de notre paroles. comme tout le monde paroles. je soutiens que je suis innocent affaire. ce crime. un des députés répondit ce reproche donc cet du roi : « Tu prétends que homme a eu deux pères. qui précédemment un Ballomer trône sur notre (le roi pour placer homme ainsi Gondovald). dont le père a tourné et. de cette que tu dis. puisse excitaient le rire d'un grand un paroles nombre. si ce n'est en matière avoir » Comme deux pères. ces spirituelle. la laine. de parler si mal. S'il y a quelqu'un. Cesse. la carde son père a manié et peigné homme ait à se puisse faire bien quoiqu'il qu'un à la fois ces deux métiers. un cardeur et un meunier. seigneur à ce n'a osé répondre le trône et personne royal. clos. remets toi. » A ces vus combattre en champ aura le le silence. perfide toujours appelait ! » Boson et qui ne tiens rien de ce que tu promets et roi. car on n'a point ouï dire qu'un seul homme. la meule. es allé en Orient exprès trône. elle te fera bientôt sautout nous .

enflammé donna leur jetât à la tête qu'on retiraient du fumier de cheval. et retire-toi.orpendant qu'ils se des herbes pouret la boue puante Couverts les députés se red'ordures. et.(237) ter la cervelle . et que lorsqu'il était dans la nécessitéde repousser ses ennemis . I « Comme Gondovald cherchait de tous côtés des secours. de la ville. aux Aquitains Les grands du midi l'accueillirent il fit 1. du foin pourri ries. qui. car. qu'il haissait. il lui suffisaitd'élever le bras avec confiance . se . par le pouvoir du martyr . Euphron lui offrit deux cents pièces d'or . il a vu s'opérer plusieurs miracles . pour le faire clerc. Euphron s'y refusa. mais il n'obtint point à ce prix . parce qu'avide de ses biens. » Aussitôt Mummolecourut promptement avec l'évêque Bertrand à la maison du Syrien . mais. y pénétra de force . et revint lorsque ses cheveux eurent repoussé. nommé Euphron . y a placé les reliques de ce saint . cette maison. et malgré lui. L'évêque dit donc : « Il y a ici un certain Syrien. l'armée ennemie . mais Euphron passa dans une autre ville. et ne commets pas d'outrages envers un saint . mais reçois ces cent pièces d'or. L'évêque Bertrand lui désignaun certain négociant nommé Euphron. comme accablée de la puissance du martyr. et lui ordonna de montrer les saintes reliques . et sous leur conduite. il dit : « Ne tourmente pas un vieillard. pensant qu'on lui tendait des embûches par méchanceté. l'avait implanté dans son bras droit. ayant enlevé le pouce du martyr saint Serge. dans le temps que la ville de Bordeaux était en proie à un violent incendie . " et ils se retirèrent dale. Gondovald s'informa avec empressement s'il y avait quelqu'un en cet endroit qui eût été jugé digne de recevoir quelques reliques de saint Serge. quelqu'un lui raconta qu'un certain roi d'Orient. en fut préservée. » et d'outrages. A ces mots le roi. ainsi avec scande colère. il l'avait fait raser autrefois. entourée de flammes. mettait en déroute. de la paille. ayant transformé sa maison en une église . jures de Gontran réunit les Ostrasiens Cette réponse en faveur de Gondovald. » Mummole insistant. non sans essuyer un grand nombre d'intirèrent.

Les extraits de Grégoire de Tours qui précèdent et qui suivent sont empruntés presque littéralement à la traduction de M. Celui-ci. le serment des au nom du roi d'Ostrasiè Il recevait Le danger à Sigebert. qu'un évoque ayant insulté le prétendant à table. de traiter était tentée elle-même gonde dans son était secrètement de Reims l'évêque que ouvertement. il l'emporta. et ordonna au diacre d'y monter. et ne craignit pas de le frapper d'un couteau. de Périgueux. Scr. grands Frédéfavorisaient d'Ostrasie Gondovald. comme la suite le montra bien. Guizot. louse. qu'on crut qu'il ne pourrait descendre vivant. Cependant. ayant pris la châsse attachée à la muraille . de se rapproGontran cru si sûr. étant donc monté au moyen de l'échelle . VII . Alors Mummole fît dresser une échelle contre la muraille ( les reliques étaient cachées dans une châsse au haut de la muraille. ap. l'os. t. les ducs Mummoleet Didier l'accablèrent de coups. villes qui avaient appartenu Il roi de Bourgogne. le vieux devenait pour grand Childebert et les Brunehaut. ceux du midi y étaient .. de Bordeaux. Il avait placé un couteau sur la relique. lib. 302. . que sa soeur cinq des principales savait que qu'ils se retirassent sans avoir vu les reliques. disparut soudainement. coupé en trois parties . il s'était obligea son neveu il adopta Childedes Ostrasiens. et le nomma à Brunehaut de lui laisser et promit qu'il réclamait. p. r. cités d'Aquitaine. bert .( 238 ) maître de TouIl se vit bientôt de rapides progrès. d'Angoulême. On voit un peu plus loin. fut saisi d'un tel tremblement lorsqu'il prit la châsse. et frappait dessus avec un autre.. que avec lui. Mummole. cher lui rendit tout ce son héritier. Tur. Après bien des coups qui eurent grand'peine à le briser. l'ayant examinée. y trouva l'os du doigt du saint. contre l'autel ). Greg. » — Ces Romains du midi respectaient les choses saintes et les prêtres bien moins que les hommes du nord. tous parti dont romain du parti La défection ecclésiastique. La chose ne fut pasagréable au martyr. II . fr.

dans le temps du roi Clotaire. La réconciliation des rois de Bourgogne et d'Ostrasie le parti de Gondovald.(239) comme avait apportées en dot. entendant ces ceux qui t'ont appelé. dis-le tes yeux. » Gondovald. barbouillait dans les les murs et les voûtes ? Es-tu oratoires celui que les habitans des Gaules avaient coutume du d'appeler Es-tu celui qui. déclare-nous piter. . Les Aquidécouragea tains montrèrent autant à l'aband'empressement donner en avaient mis à l'accueillir. qui t'a conduit extraordinaire l'audace d'approcher qui t'a donné de nos seigneurs et rois ? Si quelqu'un des frontières voix. à haute Voilà la mort prét'a appelé. il s'enfuit pas même trésors de Gondovald. à cause de ses nom de Ballomer? a si souvent été tondu et exilé par les prétentions. L'un d'eux n'attendit l'occasion avec les . ancienne possession des Goths. « Un grand nombre montaient sur la colline. de s'enfermer dans obligé avec les grands le plus qui s'étaient compromis. ô le plus mien ces lieux? sérable des hommes. de la porte : et disait du haut s'approchait paroles. voilà la fosse que tu as chersente devant et dans laquelle tu viens te précichée long-temps. Ceux-ci le moment épiaient de livrer le malheureux. lui prodiguant parlaient : « Es-tu les injures et lui disant ce peintre qui. et de faire leur paix à ses dépens. ? dis-nous rois des Francs au moins. II fut qu'ils la ville de Comminges. tes satellites Dénombre-nous . et souvent avec Gondovald.

dans douze je reçus son serment lieux afin de venir ensuite avec sécurité saints. étaient morts fils du roi Chilpéric avec lui. parce que tu es appelé par m'invita en disant du royaume de Childebert. lettres du royaume des principaux de mon neveu . Je vins à Marseille où l'évêque me reçut avec une extrême car il avait des bonté. et perun mot contre toi. avec empressement. des affaires m'informai et je sus que notre famille de mes frères. Ma femme deux morte. exactement Boson. à pour gouverner moins que tu ne viennes. tous les principaux sonne n'ose dire . fait de grands Ayant présens à Gontran-Boson. étant à Constantinople. après m'avoir exposé ces choses. « Que mon père Clotaire ce que personne . Childebert n'était Alors Gontranpas très brave. était fort diminuée. que les. et j'allai avec moi mes enfans j'ai accueilli ce temps. C'est ce motif qui m'a fait retirer et enlà j'ai pris femme du préfet auprès Narsès . qu'un petit que mon Gontran n'avait et que mon neveu pas d'enfant. vécu jusqu'à par les Empereurs Il y a quelques années de bonté. lui et ensuite par en Italie de tous. fils de mon frère. et qu'il n'avait laissé frère enfant. car nous savons tous que tu es fils de Clotaire . : Viens. et il n'est resté personne dans les Gaules ce royaume. avec beaucoup . que j'aie été tondu par n'ignore c'est ce qui est connu mes frères. venu Gontran-Boson je à lui.( 240 ) c'est m'ait eu en aversion. et Gontran mon frère . je pris gendré à Constantinople. dans ce royaume. étant fils. et qu'il n'en restait que Childebert.

dans ces Gaules. » Pendant un grand acnombre ainsi. de votre leur comprenant : « C'est sur leur dit tout baigné de larmes artifice. qu'il parlait son discours avec des injures cueillait et des ouet Waddon s'él'évêque Sagittaire : « Tu de Gondovald. » Mais Gondovald. pas ton appui. et présente-toi tu l'as demandé. parce qu'il est resté peu d'hommes perdre race. m'enleva mes trésors et les retint en son pouvoir. faire . cependant votre est enflammé d'une si grande esprit haine. à Poitiers et Ingiltrude à Tours . du patrice je m'avançai auprès Mummole. trages « Mummole. Nous avons souvent avec ces déjà parlé et ils ont dit que le roi ne voulait hommes. éloigne-toi à ton frère comme cette ville.( 241 ) de là vers Avignon. Reconnaissez donc que je suis roi comme mon frère Gontran si . à présent Écoute un conseil de salutaire. violant son serment et sa promesse. fasse ce qu'il pour qu'il voudra. Je m'en irai sans que vous sachiez aucun tort à personne. et s'il me reconnaît son frère. votre invitation que je suis venu imdes sommes De mes trésors qui comprenaient et différens une d'or et d'argent. Si vous ne voulez pas même cela. Pour interque ce que je dis est vrai. menses objets. tant rendus lui dirent auprès sais quels sermens de fidélité nous t'avons prêtés. 16 I. Mais Gontran-Boson. me conduise au moins vers votre qu'on roi. qu'il me soit permis de m'en retourner là d'où je suis venu. Radegonde rogez la vérité elles vous affirmeront de mes paroles.

ne pas paraître drier d'or pour avec orgueil. ferma la porte très solidement. plaçant.( 242 ) - a été une partie est dans la ville d'Avignon. en vous. je te te priant de me venger promptede ceux qui ont livré un innocent ment. » A ces paroles ma cause. et dit : « Juge éternel. et par Boson. Se voyant livré à ses ennemis. lui-même juge qu'il : « Nous ne te disons rien de Mummole répondit mais voilà de braves guerriers mensonger. Ayant passé fut reçu par Ollon. ruse ni aucune méchanceté. confie . ton épée et rendsmarcher prends » Gondovald moi la mienne. avec ses satellites. étant rentré dans la ville Mummole. tout mon espoir après le secours et j'ai toujours à vos conseils. donc la porte. partie à moi. de Dieu. il s'en alla avec les hommes ci-dessus nommés. Gondovald leva les mains et les yeux au ciel. entre les de ses ennemis. ayant fait le signe de la croix. c'est que tu me dépouilles de ce que j'ai reçu et porté toi. mains » Après ces paroles. et m'avez auprès répondez-en trompé. Défais maintenant mon tendent dont tu es ceint. ne réside aucune ma cause. Dieu de qui toute vengeur à qui le mensonge en qui déplaît. qui t'atbauà la porte. Quant pillée par Gontran-Boson. je me suis confié si vous de régner souhaité Maintenant. véritable des innocens. de Dieu. lui dit : « Ce que je vois dans ces paroles. Gondovald comte de Bourges. par vous. » par amitié pour affirmait avec serment Mais Mummole ne qu'on lui ferait aucun mal. ils se furent Quand de éloignés justice procède.

Lui ayant arraché les chele laissèrent sans sépulture dans veux et labafbe. ) au-dessous . il aussitôt et mourut.» — De même. et de Landeric.ils où ils l'avaient l'endroit tué. » de Gondovald. l'ayant c'était contre l'armée bile s'avancer neuseux. ils qui succès de Frédégonde Ce fut le dernier son amant. après la bataille d'Hastings.. la Bourgogne au roi Cet événement. les Ostrasiens cependant de voir une forêt mos'étonnèrent envahi. Toute la multitude acde leurs ils lui . le fit tomber Ollon l'ayant poussé : « Voilà votre Ballomer en s'écriant qui se dit frère et fils de roi. l'armée des hommes de Kent qui marcha contre Guillaume-le-Conquérant. tomba courut lièrent la mort.( 243 la vallée comme la porte. rassuré Gontran. de la ville descend rapidement. les pieds avec une Corde. " Ayant lancé son javelot. repoussée par les cercles de la cuirasse. Boson lui brisa la tête d'une pierre . qu'elle s'enfuirent. quand tout à coup il m'a semblé que la forêt se mettait en mouvement. mais l'arme. par la mort fait aux aurait lui payer évêques l'appui qu'ils été lui-même s'il n'eût avaient prévenu par prêté... Comme Gonne lui fit aucun et s'efforçait dovald s'était relevé de remonter sur la hauteur.. « Je regardais du coté de Birnham.. qui ouvrit encore la semblait d'Ostrasie. et l'ayant percé lances. et le traînèrent tout à l'entour du camp. Elle résista . acte V. par suite lui livrer Nteustrie. disait-on. de branchages s'était trienne chargée 1. avait. Ainsidans Shakespeare. Macbeth . il voulut l'en percer. mal.

c.. Schol. un pays livré dans à l'influence roBourgogne. II et Theuderic fils Theudebert II. bien qui l'avait 1 son amant lui substitua Protadius reçue. la Seine aux ce qui était entre gnons les pays entre la Seine. Gaule temps la Toute ) Elle mort mourut avant à Chilpéric. enlevèrent au . l'Oise et l'OsOstrasiens des vainqueurs trasie. de pour remplaçant après. et Clotaire II. royaume la Champagne. Elle fit et défit '. Les Ostrasiens le Turgaw. en l'enivrant debert. et ravagèrent tout ce qui l'Alsace. Ce gouvernement fut d'abord sans gloire. s'étend entre les lacs de Genève et de Neufchâtel. Mais les dissensions devaient •bientôt lui rendre plus qu'il n'avait perdu. Celui-ci de céder deux autres. elle eut encore peuple ayant mis en pièces le crédit d'élever au pouvoir un certain Claudius. tua Bertoald. bien faible contre était les de Chilpéric. les maires du palais. 24. puis le ce favori. une jeune fut bientôt esclave par gouverné qui chassa Brunehaut. en Réfugiée près de Theuderic. La vieille avait cru régner Brunehaut sous Theuson petit-fils. était Childebert les mains dans de se trouva trois les deux fils de Childebert. Il fut contraint aux Bourguiet la Loire. et les Germains de Bourgogne leurs alliés le Sundgaw. . L'effroi de ces invasions avoir réuni les popuparaît lations du midi. par les plaisirs. elle y eut plus d'ascendant.. maine. Elle n'y réussit Le prince imbécille que trop bien. Fredegar. appelés enfans.( 244 donné peu elle.

car ton utilité tu poursuives et recherexige que ches la cause du mal. 128. peuvent si vous n'avez point d'amis. raconte Une fable rustique étant un jour monté sur la montagne. deric le suivait Un homme de Mayence. Léonisius. dit Frédégaire. Theudebert avec l'armée des Ostrasiens.La dix-septième au mois règne. . étant venu à sa renLà. Theudebert paravec " ( 245 année ) de son Fredegarii Schol. les Francs une multiperdirent tude d'hommes vaillans. ils se livrécontre. évêque aimant la vaillance et haïssant la de Theuderic. donc ce n'est quelques-uns de votre espèce. que vous les. toujours fuyant de près avec son armée. de mars. » " Theuderic. vint au-devant et lui dit : « Achève ce que tu as commencé. vint à Tolbiac traversé les Ardennes. traversa le territoire de Metz. cap. Scr. ap. de Theusottise de Theudebert. p. et arriva TheuVosges. ayant le dos. que le loup ses fils commençaient il les comme déjà à chasser. une armée de toutes les provinces de son royaume. et renversa l'emporta Dans ce combat. Theuderic sur Theudebert son armée. II . Achevez ce que vous avez commencé 1. tourniez. deric. à lui sur cette montagne et leur dit : Aussi appela de quelque côté loin que vos yeux voir. après avoir pris le château de Nez. 33. il s'achemina vers la ville de Toul. fr. rent bataille la plaine dans de Toul. ayant avec son armée. le roi Theuderic rassemble à Langres. les passa à Cologne. saint et apostolique. et la dirigeant par Andelot. tourné Theudebert.

quit encore fut moissonnée de Theudebert par lui. au-delà du de Theudebert. livré de encore n'avaient autre nation d'autrefois... 429. ordonner elle le fit périr. Rhin.. de ses et le présenta dépouillé gnit accorda à Berthaire ses habits Theuderic royaux.. contre la pierre ce que son cerveau frappa jusqu'à sortît de sa tête brisée'. jusqu'à l'épée depuis la entièrement couvraient les morts tains lieux. qui fuyait poursuite Il l'atteide peu de personnes. semblaient Fredegarii Schol. marcha avait rassembler. le fit d'abord porte que Brunehaut. d'outre-Rhin pu qu'il bataille nouvelle et lui livra une Theuderic contre ni aucune à Tolbiac. » L'Ostrasie et la Bourgogne sous . Theumena- . un soldat saisit par le pied un fils de Theudebert encore et le enfant. à mais Theudebert. Cependant avec marchait car Dieu Theudebert. réunies deric ou plutôt sous Brunehaut. p. après que bientôt « D'après l'ordre de Theuderic. royal il envoya de chaînes. parvint jour Theuderic de Theuet il y trouva tous les trésors Cologne. 38 . cap. à Le même face de la terre. Berthaire. et son cheval . Il envoya debert. tout son équipage dépouilles. vainTheuderic combat si acharné. à la son chambellan.( 246 ) des nations et le reste les Thuringiens les Saxons. prêtre. et l'armée cerDans Tolbiac Cologne. chargé » La chronique Châlons. On assure que ni les Francs. accompagné à Theuderic. de sainte Bénigne rapson ayeule.

Colomban. Mais l'Ostrasie était honteuse et irritée de sa défaite récente. appartenant aux Romains ( ces deux mots étaient synopresque et le peuple avaient en horreur . avec la même liberté. Franci vel Galli defecissent. p. l'incontinence et du crime. Tout abandonna Brunehaut. les fils de et refusa de bénir dit-il. S. les gagner à tout prix.. Pour être sûr de ce parti. gogne tait plus pour Brunehaut. il fallait avoir pour soi les ecclésiastiques. V. Chassé de Luxeuil et de l'Ostrasie. ne changeaient si les ennemis rien à cette situation. En Bourle parti romain et ecclésiastique n'émême. La mort de et l'avénement de ses trois fils enfans Theuderic. fr. et cer la . parla à Theuderic ses fils : Ce sont. Iib. ipsique reges Gallorum vel Francorum propter interfectionem S. II. qui avait voulu ramener femme et éloigner de lui les maîtresses légitime.. Desiderii Viennensis episcopi. de Clotaire eussent été unis. r. il se réfugia chez Clotaire II. dont sa grand'mère..(247) d'une Neustrie ruine certaine. Gall. ap. et régner avec eux. l'entourait. Jusque Monach. . assassiner évêque à sa Theuderic devienne. les prêtres nymes) de la persécutrice là ennemie des saints . . 122 : Cùm à regno Romauorum. L'irlandais saint le restaurateur de la vie monastique. ce missionnaire hardi les rois comme qui réformait les peuples. et sembla légitimer la cause de la Neustrie par sa présence sacrée.. Les grands d'Ostracomme aux Goths. Brunehaut les mit contre elle en faisant saint Didier.. sie la haïssaient. t. Scr.

à l'idée de l'ancien le monde irréconciliable rendait avaient de reEmpire. Leur fille Brunehaut avait suivi leurs traces. arraché au peuple tant d'odieux par ne fut pas sans gloire et sans grandeur. des Germains. du secours contre Clotaire puyer et de Metz. voilà ce qui la prééminence de l'astuce sur la force. les autres battre. Elle avait fondé une foule d'églises. Elle avait. des Barbares. on lui compta de Frédégonde. Le ceux crimes. La fiscalité. de monastères . d'un cheval indompté qui la mit en pièces. et furent se firent la bataille. favorisé les missions chez les que le pape envoyait de la Grande-Bretagne. qu'il sa vie. la mort de dix rois . cxpulsionemsanctissimorum advenarum .( 248 ) de s'apelle fut obligée l'influence germanique. La vieille cette charge conserverait pendant de de tant mère. ayeule Brunehaut. Ils étaient mollement gagnés par Clotaire. les formes juridiques. un pied et par un bras. moyens. Columbani videlicet et Galli. on la lia rois. aux yeux des barbares. soeur. avec une atroce barbarie fut traitée .. de Anglo-Saxons L'emploi cet argent.. les monastères alors étaient des écoles. à la les cheveux. c'était doute l'administrasous quelque rapport . fille. poursuivis avait stipulé Warnachaire Le maire d'avance. retro labi coepissent. que les rois goths essayé lever. Arnolph Déjà l'évêque avant à Clotaire son frère Pépin passèrent (Pipin). par par queue On lui reprocha ses par dessus plus grand sans restauré d'avoir tion impériale.

siastique un homme ou même un esclave. libre. un château de Bourges de Bruprès à Etampes. dressent aristocraties. laïque une constitution Plusieurs articles d'une perpétuelle. Ils de toute la Gaule au nombre de soixanteC'est l'intronisation de l'Eglise. tour de Brunehaut la pierre le fort de Brunehaut près de Tournay. l'entendre. victoire des vieilles des Gaulois-romains et des prêtres. sous son Victoire si l'on veut. . victoire de la faiblesse. de Brunehaut près La et dans le nord Belgique chaussées de Brunehaut. Des fragmens qui paraissent de la France. dont ils ont été dépouillés dans les guerres — L'élection au peuple. L'année même de Clotaire (614). ne devait condes Ostrasiens qu'elle qu'à la haine tre Brunehaut. encore en sont appelés de Cahors.— des évêques est assurée y viennent dix-neuf.( 249 Telle fut ). Neustrie résista sous Frédégonde . libéralité la main eccléremarquable indiquent sans : Défense aux juges de condamner. du long règne de Brunehaut l'impression semble en avoir été affaiblie que celle de l'Empire fit honneur le peuple dans le nord des Gaules. nominale. à la fameuse d'une foule de moreine d'Ostrasie de voies romaines numens romains. elle vainquit. viole la paix publique. On montrait une nehaut. Les deux et ecclésiastique. qui suit la victoire les évêques sont appelés à l'assemblée des Leudes. races. dans rentrent civiles. fils. doit être puni —Quiconque — Les Leudes les biens de mort.

Entouré au neustrien de ministres saint Eloi et du de l'orfèvre romains. 3 Gesta Dagob. place Ega. Nous de Clotaire II. à s'effacer. — Les tributs et ses frères. ses palais de belles peuple 1 Capitul. d'Ostrasie du vivant de son père. IV. t. son frère.. DagoSage. 4 Vov. p.. r. établis Chilpéric depuis sont abolis '. ne fait taire II cette domination de l'Eglise qui et qui sous les Carlovingiens. davanet justicier. t. plus que personne.17. fr.( 250 ) Les évêques sont les seuls juges des ecclésiastiques. furent chevêque puis Pépin et firent éloignés.le IIIe volume. des fait ornemens d'édes couvens. 2) . p. . fabriquer la première écrivent fois glises 5. I. 118. devenus progrands profiter priétaires. sqq. référendaire saint de fonder il s'occupe Ouen. que se consolider de Charles n'a d'autre entracte que la tyrannie Martel. long-temps après deux hommes ardu pays. C. savons peu de chose de Metz. 2 Voy. commencent Le Salomon des Francs. et apud Scr. Roi des rois barbares états. le IIIe volume. juste bert commence son règne par faire le tour de ses selon la coutume 2. . Baluz. Ses scribes pour 4 on écrit les lois barbares les lois alors qu'elles . tage de Dagobert. comme celui des Juifs. Les évêques. il ne garda pas Les lui ses ministres ostrasiens. . principaux Arnolph. — Ainsi avec Clocommence de cette abolition. devaient.

. elle a exigé un roi particulier. reginas. c. se dispar les Francs à Dagobert les cinq de livrer pensent pourtant cents vaches tous les ans. dit-on. — Chron. d'apercevoir faiblesse se cache sous ces apparences. r. maxime et plurimas concubinas. ad instar Salomonis. Nomina concubinarum . eo quôd plures fuissent. Dès le vivant de Clotaire. Clotbarius tùnr praecipuè illud memorabile suas potentiae posteris reliquit indicium. qucd rebel- . particulier. 6511 3 Gesta Dagob. fr. une somme une fois payée pour Les Saxons. ap. qu'ils payaient jusque-là Les Vendes. . Scr. la précoce décadence des Francs d'une est encore entourée sorte d'éclat.. marchand guerrier qu'ils prirent pour Fredegar. l'Ostrasie réclame encore un gouvernement et se fait donner roi le fils du roi.( femmes. II. pour le jeune II a remis le tribut Clotaire Sigebert. pacifique Allié de l'empereur il intervient dans les Héraclius. I . Scr. il est facile de combien Toutefois. l'Ostrasie a repris les provinces qui lui avaient été enlevées.. 5. ap. caenobii. n'y a été de effectivement instrument entre les mains qu'un et d'Arnolph. affranchis des Avares par le Franc Samo. Dans cette vieillesse de tous les peuples barbares . Ce prince est l'ami naturel des Grecs. et Dagobert. défaits. 2 Fredegar. 45. 60 : Luxuriae suprà modum deditus . c.. Moissiac. c. Son père devient roi de NeusPépin trie . fr. II. et se partage 251 entre ) ses concubines et ses prêtres.. tres habebat . 580. aux Lombards 2. affaires des Lombards et des Visigoths. . roi de ce pays à quinze ans. increvit huic chronicaeinseri.

C'est qu'alors en effet le vrai roi. . Bavarois et les Lombards eux-mêmes Avares fugitifs ( 252 défont unis s'éta- ne s'en et Dagobert blissent de force en Bavière. invasions de Au milieu même de ces bruyantes détruire de tout .. . 72 : Cùm dispersi per domos Bajoariorum ad hyemandum fuissent. Homo quidam. Winidi cementes utilitatem Samonis. les contre eux. cooperantbellare. repoussent les Francs. barbares. nomine Samo ..chef. 1 Fredegar. c. plures secum negoliantes adscivit . 78. taire : ils rendent moins aux guerriers hommage Judisaint et le duc des Bretons.. industrieuse. du roi pour à la table de manger refuse caël. peremerit. Winidi vero pugnabant. Les ) et le joug de Dagobert. l'Eglise patiente. quem tùm forte gerebat. Quant à la soumission défait que par une perfidie volondes Bretons elle semble et des Gascons. elle avait en quelque sorte lantibus adversùs se Saxonibus . . ità eos armis perdomuit. ad exercendum negotium in Sclavos.. perrexit. Fredegar.. Chuni pro castris adunato illorum exercitu stabant .. cognomento Winidos. natione Francus . c.. c'est le prêtre. etc Chuni ad hiemandum annis singulis in Sclavos veniebant : uxores Sclavorum et filias eorum stratu sumebant. avait fait son chemin à petit Forte. 48. c. longitudinem excesserint.. Cùm Chuni in exercitu contra gentem quamlibet adgrediebant. près qui semblaient bruit. qu'aux prêtres. Duodecimuxores ex genere Winidorum hahebat. ut omnes virilis sexûs ejusdem terrae incolas . prendre place à celle de saint Ouen 5. consilio Francorum Dagobertus Bajoariis jubet ut Bulgares illoscum uxoribus et liberis unusquisque in domo suâ in unâ nocte Bajoarii interficerent : quod protinùs à Bajoariis est impletum. Sclavi jam contra Avaros. qui gladii. de pago Sennonago. 2. 3 Fredegar. eum super se eligunt regem. cognomento Chunos.

la grande diesse du pélagianisme. ils Asile pour cultiver la terre. et sacerdotes villarum. pour se précipiles serfs des Romains . les amener pour conquérans étreint sous le joug de la civilisation et de l'Eglise. 33. arbitre entre eux et les vaincus. le Glossaire de Ducange. c. l'Eglise à l'approche elle était sortie des murs des Barbares. elle s'arrêta dans les camFille de la cité. les Romains asile. s'était portée pour Et une fois hors des murs. Asile pour . on les nomme : « Episcopi villani.oiïoi. plus d'une de leur en fermer les portes . les serfs pour fois on fut obligé tèrent dans l'église . contre leurs passions. — Dans les Capitulaires de Charlemagne. . » — Hincmar. Ce n'était . t. leurs violences.(253) toute la société de manière à la nouvelle. De bonne heure elle avait abandonné la pénétrer. elle avait repoussé la harspéculation pour l'action. pas de liberté aux sauvages mais de soumission qu'il fallait parler à plier de l'Empire. des Chorévêques 1. 16 « vicani. elle comprit pagnes. protecteur les vaincus. elle créa des évêques dans des et des bourgades. que tout n'était pas la cité . Elle devint un immense de la tonsure. pour de la contre le tumulte se réfugièrent dans l'Église vie barbare. il n'y eût eu personne les vainqueurs. ajourné question de la liberté humaine. II. — Voy. opusc. » Canones Arabici NicaenaeSynodi : Chorepiscopus est loco Episcopi super villas et monasteria. Sa champs à tous : ceux même salutaire s'étendit protection elle les couvrit n'ordonna du signe qu'elle point. Toû /«pou iviav. Héritière du gouvernement municipal.

donnèrent ( 354 ) Ainsi les vaincus. les fils des rois. avaient ce qu'ils pris . et les : les petits à l'épiscopat En même en Jésus-Christ. de Lyon même et de Bourges. comme Et il devait en être ainsi . descendirent se rencontrèrent grands d'immenses temps. comme asile. de leur influence. aimé de Clotaire pour avoir souvent caché ses espions du vivant de Childebert. allait en récompense être élevé au siège d'Avignon. VI. Clotaire le fit évêque du Mans. c. Greg. Les évêques perdent par excelles vrais patriarches de la France sont ceux lence. autant que à la prêtrise . Turon. de Reims et de Tours. agissent peu sur les hommes race. se fît chair ces hommes pour gagner même sur l'enfant que le prophète qui se couchait pour le ressusciter. Les évêques du l'Église midi. se fit petite pour couver et rhéteurs civilisés. Il fallait que l'Église à elle . d'Arles. Mais il supplie le roi : Ne permitteret simplicitatem illius inter senatores sophisticos ac judices philosophicos fatigari. . trop de la raisonneurs 1. l'Église en devaient marcher de pair avec les grands pour matérielle devînt être écoutés. qu'elle et barbare les barbares élever pour De de chair. Les anciens première sièges métropolitains de Vienne. Les évêques d'être avait besoin école. riche. ce jeune monde. ils se avoir vaincu trouvèrent pour l'Église. la terre enlevaient donations dot des la en faire pour serfs. 1. . Les des des pauvres. 9. aux usages profanes hommes Barbares pacifiques.dont ils souffraient les serfs montèrent des ducs. Saint Martin est de Tours Saint Domnole.

tendent crime rois dans des trasie. l'oracle était pour la Grèce. son Chilpéric. à lui apporter les clercs s'ils tardent du qui frappe vin. . fr. 2. l'ombilicus Martin C'est saint les traités. donation nouvelle. II. leurs crimes. malheureux un papier sur le dépose de saint savoir tombeau Martin s'il lui est pour de tirer le suppliant de la basilique. l'ouSap ûpovpvç. et non gens farouches. sqq. plians. avec lui réfugiées la basilique. sont Tours. pier resta la plupart. rer. Les possessions de Reims s'éd'impôts exemptes dans l'Osdans les pays les plus éloignés. scandalisent tout le clergé en curieusement les peintures sacrées regardant qui 1.(255 ) ce que Delphes des Barbares. poursuivant fils Mérovée. c. p. ils quelquefois l'évêque de l'asile deviennent les tyrans Il qui les protège.. Ces supblanc. Tur. dans Les servantes du barbare. en décoraient les parois et toutes leurs dépendances. pour moins violens emque ceux qui les poursuivent. 1. 21 . 81 même sur . c'est une sorte 1 Greg. 2 Script. barbares vaut à L'Église quelque le ? Tout Et qui pourrait ces donations blâmer monde désire être donné à l'église . Chaque l'Aquitaine. Reims. Les qui garantit à chaque instant rois le consultent sur leurs affaires.. faut voir dans le livre du bon de Tours évêque l'histoire de cet Eberulf tuer qui veut Grégoire. VII. barrassent terriblement . terrarum. Le papermis dit Grégoire de Tours.

des gens du pays les soutiendra. 2 Vita S. dans la comà Gesta Dagob. . Celui-ci donne Pépin-le-Bref à l'abbaye de Saintseule fois vingt-sept bourgades de GemDenis 1. 5 . à Clovis. blours. tran. sous Dagobert briquée « Clovis avait établi trouvait un prince et les entretiens pagnie le saint homme n'avait ville d'autre habitation Ce : sa demeure grand plaisir de saint Rémi. dit l'honnête Sigebert à saint fonda douze et donna monastères. de ses remords. que cette ont été jadis donnés par le bon Gonpar Clovis. sous les concessions remontent Dagobert en une à Dagobert. ap. évêque douze lieues de large dans la forêt d'Ardenne 2. Tous. lieues de long. I . Chaque que par une violence devait des prêtres et du peuple jour la connivence et profiter ainsi enlever chose au barbare. c. Sigeberti Austras. mais comme dans le voisinage de la bien qu'un petit qui avait Soissons. . ou plus probablement reproduite . au besoin. Son fils.. évêques de provoquer. de Tongres. c.. d'étendre par des fraudes scrupule Le témoignage les concessions des rois. n'en à l'évêché au monastère.. quelque Sous de sa crédulité. voisin.. de sa dévotion. fa. La plus curieuse concession est celle de Clovis à saint Rémi. attesteront terre. 35 : In archivo ipsi ecclesiae viginti et septem villarumnomina. ce village.( 256 ) ne se font nul Les d'affranchissement. 601 : Tradidi ci ex ipsa forestâ duodecimleucas in latitudine. pieuses s'il le faut. Scr. fr. douze Rémacle. totidem in longitudine. lequel a été dépouillé impie.

tant que le bois a observé par la volonté et contigu. répondit se déroba ni à toi. saint homme son moulin . possédions que nous Celui-ci refusé de nouveau. auprès ceux à qui il appartenait l'empêchaient petit bois. — Non. quoiqu'il I. depuis que jamais été un moulin. fût renfermé dans lui dit avec douceur l'homme de Dieu. repoussa marqua. fût tout-à-fait joignant duré. » Ce qui a été en effet de ce bois dans mon de Dieu. et possédons ensemble serviteur Viens. d'exactions et contributions. et l'on voit encore aujourd'hui les traces et les limites de. ne trouve pas mauvais ensemble » ce moulin. surchargés mieux à l'église cette raison. l'enceinte. : « Eh bien ! dans son domaine de le comprendre ne tombe feuille ne vole ni branche dit-il. lors le meusaint Rémi et de s'écrier : de courir nier après de Dieu. aimaient payer pour de Reims roi. que jamais clos. ne voulant pas que « Mon ami. Le bienheureux saint Rémi se qu'au mit donc en chemin. son passage qu'il Chemin un meunier le faisant. aussitôt la roue l'ayant se mit à tourner à rebours du moulin . » La terre aussitôt. d'y établir possible le saint passant d'un » De même encore. ce moulin. il n'a et un tel abîme s'ouvrit. il ne sera le saint.( 257 ) autrefois été donné à saint Nicaise. la demande des habitans d'être qui se plaignaient et qui. 17 . ni à moi. le roi offrit à saint tout le terrain Rémi de lui donner qu'il pourrait ferait sa mériparcourir pendant que lui-même en cela à la prière cédant de la reine et à dienne.

A la fin. contre le roi Clovis. qu'il voulut vignon. et tantôt Tantôt tans l'en empêchèrent. ne parce qu'il n'y pouvait plus rester. à son généreux offrit . vendît tous ses biens et en distribuât aux l'argent . au déshonneur de sa maison. en toute patron propriété. vaincu du crime de lèse-majesté à l'intercession de saint Rémi. Euloge. aujourd'hui très puissant. il donna méridienne. méritant plus de vivre que par la clémence royale. les meilleurs : et. que. par rescrit tout le terrain son autorité qu'il avait enroyale. « De là. et demeurez encore aujourd'hui. il conseil. de ces biens. continuant mais les habiaussi enclore. Quand de à saint Rémi. de ce service. repoussé il marmais toujours revenant. sont jouit Luilly encore paisiblement. il lui donna un sage lui disant s'il voulait être parfait. con» Un homme nommé Euloge. comme Mais voyant couvert de confusion et décidé à se retirer Euloge du monde. égal et paisible.(258) à Chail arriva son chemin. existent repoussé touon rapporte à-fait. telles les limites chait traçant qu'elles toujours se voyant toutencore. pauvres jours. eut un jour recours lui obtint et le saint homme de la vie et de grâce en récompense ses biens. clos en marchant dont l'église de Reims et Cocy. par la vertu et puissance complit se fut levé après sa le roi Clovis de sa parole. qu'il leur dit : Travaillez Ce qui s'acet souffrans. : le bienheureux son village ne d'Épernay évêque voulut une rétribution point accepter temporelle salaire de son intervention.

et prenant dans le trésor ecclésiastique il les donna mille livres à Euloge) d'argent. elle avait toujours été libre et exempte et charge de toute servitude Le roi donc. ou renouveler ce privilège voulant ratifier de l'avis la même forme de ses grands. et dans que les rois ordonna ses prédécesseurs.(259) suivre Jésus-Christ. Touraine. par depuis lui baptisé. que tous biens. fixant . la valeur. cinq à l'église la propriété et acquit de ses biens. appartenant de saint situés ou demeuou à la basilique Rémi. mais bien au contraire. villages à la sainte Église de Reims et hommes. ni accepter d'une en sarécompense temporelle. bourgs qu'en de Marseille. dans la ville ou les fauBourde Reims. Poitou. tout ailleurs dans exempts perpétuité seraient à ses pays et royaumes. gogne. de toute charge . Rouergue.. Neustrie. le sein de l'Église dans ou entre se jeter les bras de Dieu. Laissant ainsi à tous évêques et prêtres ce bon exemple ils intercèdent quand pour ceux qui viennent que. pour pauvres Ensuite. publique. et qu'ils des serviteurs leur rendent quelils ne le doivent faire en vue jamais que service. d'immunité lui remontrant tres pour tous les rois francs sous ses prédécesseurs . laire des biens . Ostrasie. et parLimousin. pays Gévaudan. rien comme » Saint Rigobert obtint du roi Dagobert des letson église. rant tant en Champagne . qu'aucun jugé . passagers ' du Seigneur.. Auvergne. le temps de saint Rémi et du roi Clovis. selon le commandement donner pour ils ont reçu pour rien. que.

d'alentour que tous . c'est que depuis la concession faite au saint évêque. au village de Gernicourt. qu'il venait et pour indice mémorable du chemin qu'il a suivi. et ayant apséjournait demeure lui plaisait. on y voit en toute saison l'herbe plus riche et plus verte qu'en aucun autre lieu d'alentour. qu'elles et privià toujours les immunités conserveraient les rois ses à elles concédés prédépar lèges cesseurs amifut en fort grande » Ce vénérable évêque il avait maire du palais. Pépin signe de bénédiction. suireposerait qu'il Rigobert. vant donc l'exemple de saint Rémi. se mit en route et fit poser de distance en distance les limites qui se voient encore et traça ainsi l'enaujourd'hui. Or. ou lever aucune aucun jugement taxe. ceinte obvier à toute contestation. il pris de l'évêque que cette la lui offrit. Pépin. II est encore un autre miracle non moins d'attention digne se plaît à opérer sur ces terres. enfin. que le Seigneur sans en vue des mérites doute de son serviteur. auquel en des eulogies. A son répour veil . lui donnerait en outre ajoutant qu'il tout le terrain dont il pourrait faire le tour tandis à l'heure de midi.( 260 ) de ces deux entrer sur les terres n'oserait public saintes y rendre églises de Dieu pour y faire séjour. tié avec Pépin. ni grêle ne fait dommage en son jamais tempête et tandis les lieux domaine. le trouvant de retour. coutume d'envoyer fréquemment en ce moment. lui confirma la donation de tout le terrain d'enclore .

14. l'orage oser les franchir 1. l'esprit avec la puissance. comme l'avait l'église. J'ai reproduit presque textuellelement la traduction de M. de Vienne. I. améliorait tout ce qu'elle L'église recevait du dehors. mais elle ne pouvait le faire. c. seulement dans la première du huitième. l'église mieux Les monastères et d'Ecosse. L'état fut un asile pour monastique été pour la société. Romains par l'église. d'Autun. serfs et libres. ciles devenaient de plus en plus rares : cinquanteau sixième quatre siècle. c. sans jamais Ainsi tout favorisait de la société l'absorption tout y entrait. » . d'Auxerre. monastiques de Saint-Maixent. H. la dissimulation. 1. rins. d'Irlande préune rétentèrent servés du mélange germanique. prêtres gardaient vices de serfs. Un esprit de violence et de grossièreté envahissait de LeLes écoles l'église. barbares.( 261 sont battus de l'Église ) et ravagés s'arrête aux limites . perdu épiscopales de Bourges. de Poitiers. 1. de Reomé. Les fils des Barbares devenus restaient souvent évêques. la lâcheté. et Barbares. tout se réfugiait au sein maternel. avaient leur les écoles éclat. sans se détériorer d'autant elle-même. . Les consubsistaient silencieusement. de l'île Barbe. I Frodoard . moitié Le génie spiritualiste de l'église se réfugia dans les moines. Avec les richesses du monde entrait dans le clergé. Guizol. sept vingt au septième. la barbarie qui en était alors inLes serfs devenus les séparable. II. hommes et terres.

au septième défend aussi contre Colomban. Saint grecs. puis. il y a deux places appelées encore le Cercle de l'Astronome . Rowland. coerrig-bruydn. coer-edris. poètes toutefois dans leur ecclésiashistoire présentent un caractère commun. Gaules. diverses. Faustus. sont meilleurs astronomes dit-il. qui affirma que la terre et que nous avions des antipodes. Low. et la Cité des Astronomes . le pape de Rome la pâque : l'usage grec de célébrer « Les Irlandais. p.(262 formation de l'église. Au second glorieuse âge. » Ce fut un Irlandais. Ils s'endance. l'étincelle avait allumé le breton Pélage le breton tout l'Occident . Romains 1. saint la. Hist. malgré tant de misères des relations révolutions. avec les églises de Constantinople et d'Alexandrie. Les Un mot . Toutes I Dans l'ile d'Anglesey. de Bretagne et de Galles. entreprit qui sur l'église celtique. évêque le premier était Saltzburg. ) du clergé Ainsi au premier âge gaulois. Virgile. rationaKymry les Gaëls et mystiques. et adopte le panthéisme alexandrin. ronde. d'Irlande. siècle. encore mais fois un cette Irlandais. et gardèrent tant de . 84. qui éclaira modéré les mêmes ouvrit la dans doctrines. of Scotl. Mona antiqua . plus ce fut école de Lerins. listes. . un que vous autres de saint de disciple Colomban. l'esprit d'indépentique et l'opposition contre Rome. cents Quatre Déjà Pelage ans l'irlandais Scot traduit les Pères plus tard. un Cette. p. réforme des Colomban. est un vrai fils d'Origène. malgré long-temps l'éloignement. 277. tendaient mieux avec les Grecs .

surveillant. sur les presque ruines des écoles druidiques. qui domi baptizabantur. Le célibat ne paétymologique. abbas Petroburg. preuves II. II. —D. preuves I . ont des racines analogues dans les langues latine et celtique. t. ( On plongeait trois fois les enfans dans de l'eau.. Paenitentiali. t. culdées de 1.( 263 ) les sciences étaient alors cultivées avec éclat dans les monastères d'Écosse et d'Irlande. l'évêque conformément au sens par n'était. 26. Ces moines. » — On voyait souvent en Irlande des évêques mariés.. aux décisionsde l'église de Rome. 318. Elle se distinguait par la forme particulière de la tonsure. Morice . le Concile de Càshel ( 11 71 ) ordonna de baptiser à l'église. ne connaissaient appelés guère plus hiérarchie d'Eque les modernes presbytériens cosse. p. leur ordonna de se conformer en cela . discimus infantem posse baptizari inclusumin utero materno. comme en tout. ou dans du lait si les parens étaient riches . comme fondé. Ils vivaient douze à douze. testis est Bened. 4 Carpentier. — Au neuvième siècle. et quelques autres singularités. Low . O'Halloran. 228. 315. tous. Lobineau. les Bretons se rapprochaient par la liturgie et la discipline. qu'un raît pas avoir été régulièrement observé dans cette encore église 3. cujus haecsunt verba : « Praegnans mulier baptizetur. Suppl. p. la sépulture de Iona. III. 3 Les femmeset les enfans des Culdées réclamaient une part dans les dons faits à l'autel. sous un abbé élu eux 2 . D. Louis-le-Débonnaire remarquant que les religieux de l'abbaye de Landévenec portaient la tonsure dans la forme usitée chez les Bretons insulaires. )— Ex Concil. au Gloss. En Irlande on baptisait avec du lait 4. et postea infans. p. — Low. de l'église bretonne-anglaise. Le plus célèbre de ces établissemens des culdées est celui d'Iona. Neocesariensi in vet. Cella . de Ducange : In Hybernià lac adhibitum fuisse ad baptizandos divitum fîlios . . Deus et Celare . 2 Ducange. 30. I. I Solitaires de Dieu.

De retour à Auxerre . dès le souvent opposa elle envoie du cinquième siècle. les fables de l'Irlande. le Iltutus. — Saint Germain. puis. il se livrait tout entier à la chasse . grecque des Grecs . étaient les deux saints les plus populaires de la France. et élevait des trophées en mémoire des succès qu'il y obtenait. fut moineà Lerins. et l'ordonna prêtre malgré lui. épousa la soeur de saint Hilaire . Il eut pour disciples sainte Geneviève et saint Patrice. d'après AEneas . le chasseur et le soldat. évêque d'Arles . envoyés. . et Irlan- ) la mère A cette Rome d'esprit. l'en chassa. le convertit. 2 Low . Saint Germain et saint Martin . la ville des morts. la continuèrent contre Pélage. platonicien bientôt mais de Palladios les doctrines parurent Des aussi peu orthodoxes que celles qu'il attaquait. saint furent hommes sûrs Loup. C'était en Egypte. Germain. fut d'abord duc des troupes de la marche Armorique et Nervicane. contre l'hérésie Écossaise l'église et de langue toute église. d'Alexandrie 2. Saint Jerôme. évêque de la ville. la plus I Britannia. Mais saint Hubert succéda à saint Germain dans le patronage des chasseurs. puis évêque de Troyes. ad ann. siècles les derniers dans tagne papes contre daise. et huitième au septième l'oracle de l'Occident Arles dans comme siècles. les Gaules. soixante-dix rois d'Ecosse. et trois disciples et saint Patrice. Saint Amator. celtique. 3 Saint Loup naquit à Tout. 451 . plus de saint saint Germain d'Auxerre 3. Dubricius.( 264 des moines. fertilis provincia tyrannorum. né à Auxerre. On sait toutes grand apôtre indont on a orné la vie de ce dernier . et Thèbes contre soutinrent La guerre que les Empereurs de la Breles nombreux qui sortirent usurpateurs les de l'Empire. Gazaeus in Theophrasto. commencement contre eux Palladios.

barjona. cipes de l'Église La chute des enfans de Sigebert et de Brunehaut . Du monasqui devait tère d'Iona. Les races dans la population et romaine. Ce missionnaire ardent et rattacha un instant la Gaule aux prinimpétueux irlandaise. Les envoyés Augustin. gauloise la Neustrie avait reforce. L'invasion saxonne fit trêve aux reliquerelles furent définitivegieuses . à la même fondé précisément époque saint sortit son célèbre par Colomba. Saxons auprès d'Angleterre .( 265 ) c'est n'ait trouvé nulle connaiscroyable. . dans une tout le midi des Gaules.. Ce prince et sous Clotaire. 28. disciple. les traces de l'invasion les Germains fondus s'étaient comme disparaissant. Dans la Neustrie. et commencèrent cette conquête spirituelle avoir de si grands résultats. et fournissant des missionnaires à tout l'Occident. se l'était son fils Dagoêtre devaient et 1 Saint Colomban explique lui-même le rapport mystique de son nom avec les mots jona. Bibl. 31. saint nous avons vu le zèle Colombanus 1. max. dont hardi contre Brunehaut. III. qu'il sance de l'écriture dans un pays que nous voyons en si peu d'années tout couvert de monastères. de l'ordre de saint Benoît. la réunion à la Neustrie. Francs moins que Romains. mais dès que les Saxons ment le pape envoya en Bretagne le moine établis. l'Ostrasie sous Frédégonde. qui signifientcolombe dans leslivres saints. reprenaient antiques poussé réunie bert. PP. de Rome réussirent des. était de l'Ostrasie occasion favorable.

ut mihi liceat cum vestrà pace et charitate in his sylvis silere et vivere juxtà ossa nostrorum fratrum decem et septem defunctorum. sicutusque nunc licuit nobis inter vos vixisse duodecim annis. Reconduit par la I Acta SS. quos capiet regnum coelorum. deprecor vos per communem dominum qui judieaturum. au carachonte les moeurs fesaient et les lumières tère barbare pris celle des Gaules.. — Vita S. tèresque dans s'établir nous l'avons vu d'abord Colomban. ac pro Christo salvatore communi domino ac Deo in has terras peregrinus processerim. il reçut les enfans de tous bientôt Là.. ab auctore fere aequali : Invenitque castrum. circonstance du les fondations dans toutes biographe remarque les saint. III. La liberté prêtait il parla déterà Theuderic et Brunehaut. . 12. oro.. Max.. Mais la jalousie grands de cette partie des rites des évêques vint l'y troubler.( 266 ) dont favorables aux progrès de l'Église celtique. Capiat nos simul. quas cultu miserabili rituque profano vetusta paganorum tempora honorabant. monasles nombreux les avoir suivis pour peupler Pour saint fondèrent ces premiers apôtres. ordin. laquelle mina son expulsion de Luxeuil. Bened.. sur les les plus profondes des Vosges. quod plus credo traditioni patriaemeae. Ibi imaginum lapidearum densitas vicina saltûs densabat. II . La singularité avec irlandais à leurs attaques 5. si boni simus meriti.. Gallia... » . 2 Ibid Ibi nobilium liberi undique concurrere nitebantur.. Confitcor conscientiaemeai secreta . 3 Nous avons son éloquente réponse à un concile assemblé contre lui.. S. 2. qu'avait en Gaule d'abord avait Saint Colomban passé semblent Une foule d'autres avec douze compagnons.. ad patres cujusdam gallicanaesuper qusestionespaschae congregata: : « Unum deposco à vestrâ sanctitate ut quia hujus diversitatis author non sim . de la Gaule 2. Columb.... — Biblioth. Patrum . solitudes ruines d'un temple que son payen 1. Luxovium. epist.

saints Magne et Théoabbés et Fuessen de Kempten dore. 21. S. la race ostrasienne tous s'unir étroitement avec le pape. écoles de Luxeuil : saint sortaient les fondateurs d'une foule d'abbaïes Gall. ciple . tagées par Clotaire nous ces princes toute la voyons multiplier par France les monastères de saint Colomban.( 267 ) il y rentra Lôire^ hors des Gaules. Il y parle au nom du roi et de la reine des Lombards. . ce prince un immense pour avantage d'apparaître des peuples aux yeux comme le protecteur des saints. p. à Bobbio. près premiers Rosaint saint Attale de Bobbio. c'est. monastère de ce nom . Lombards et y une retraite . Peut-être qu'il exprime la supériorité de l'église d'Irlande étaient-elles paret Dagobert son fils. en Suisse. ord. d'Augsbourg. des églises quentes pour la réunion landaise et romaine. Au contraire doit des Carlovingiens . puis. dont nous avons parlé . à leur prière dit-il. I ActaSS. Du moins. II. fonda le fameux il se fixa en Italie près du bavarois roi des Agilulfe. Ben. de là qu'il au pape ses lettres éloC'est écrivit iret bizarres. où saint son dispassa Gall. Des grandes et de Bobbio. et assujétir les monastères à la règle de saint Benoît. il s'y bâtit resta sa mort. instances jusqu'à quelques que lui fit Clotaire de revenir de lui 1. auprès vainqueur. sur les opinions qu'il écrit. lomban De là Coque ses ennemis persécutaient. . qui le reçut avec honneur. par les états de Clotaire Ce fut en effet II.

— Sancti Eligii vita . Hanc mihi. Ben. domine mi Rex. de celles de Poitiers Sans parler ses écrivit celle de Maubeuge où sainte Aldegonde abbesse de Nivelle. per quam mercamur ad coelestiaregna uterque conscendere. . foule de était si célèbre qu'une des deux sexes affluaient autour d'elle de disciples toute la Gaule et de la Grande-Bretagne 4. fr. III. que son fils fût baptisé de Dagobert. macle. en ouvrir de leur d'autres aux personnes de et d'Arles.585. sainte Gertrude. avait été étudier en Irlande 5. serenitas tua concedat . III. c. Ben. S. dit un Il avait le grand de Liège. Acta SS. Wandrille. ord. Acta SS. abbesse de Chelles. quo possim et mihi et tibi scalam construere. II. » savantes A côté de ces écoles. 25. marie Omer. doit être à son tour la métropole à l'épisAmand saint Ce fut Clotaire II qui éleva et Dagobert voulut copat. 465. ces trois apôtres de fondateur des Carlovingiens. ibid. 17. révélations 2. 21. saint Amand. . saint saint de la Flandre..( 268 ) saint de Remiremont Berlin. ap. évêque ce don. nous monterons au ciel 1. la grande de Fontenelle école qui de tant d'autres. 2 Ce livre est perdu. sqq. jour à Dagobert pour par où vous et moi que j'en fasse une échelle. le ministre Saint Éloi. 664 . par ce saint. S. p. . saint Red'où sortira fonde en Limousin Solignac. sainte Bertille. . ord. Scr. était la règle nouvelle à laquelle tant de Quelle I Gesta Dagoberti. parent en Normandie. 552-556. on vit des vierges sexe. 11. accordez-moi : « Seigneur.

1 ne ? Les Bénédictins demandent mieux de nous pas persuader qu'elle n'est autre et les textes que celle de saint Benoît. qu'il fera pour des règles de saint Césaire rapprochement d'Arles. En général. Aussi la plupart des livres de saint Colomban ont péri. mêmes évidemment le qu'ils allèguent. praefat. en fit autant d'autres Ces jectus pour religieuses. pour qui a failli avec une monastères s'étaient I Acta SS. Ben. mais elle ne laisse de même l'obéissance. dit-on. Quelques-uns se trouvaient encore au seizièmesiècle à Besançon et à Bobbio . elle ne porte empreinte pas cette d'esprit positif qui à un si haut l'autre Elle prescrit distingue degré. de saint de saint Colomban. Par exemple.. scandalisent le lecteur moderne. pas l'oblid'un travail elle assujétit le moine gation régulier. II . ord. pénal. — L'église de Rome était fortement intéressée à supprimer les écrits d'un ennemi. ( 269 soumis ) . des choses bien le moine « Un an de pénitence pour qui a perdu le moine une hostie. prouvent contraire. d'où ils furent. de saint Colomban . saint ProBenoît. n'étaient donc pas les mêmes. règles La règle de saint en ceci Colomban. à un nombre énorme de prières. pas les à l'arbitraire de l'abbé . des religieuses obtiennent de saint Donat. S. dedisciple venu évêque de Besançon elles un . portés aux bibliothèques de Rome et de Milan. qui avait pourtant laissé dans la mémoire des peuples une si grande réputation de sainteté. elle les indique d'apeines délit et vance avec une minutieuse pour chaque Dans cet étrange code bizarre précision. opposée à la règle de saint ne prescrit Benoît.

XII. ou sur la lanterne allumée par un plus jeune frère. » femme. — Qui laisse le pain consacrédevenir rouge. deux jours faute. remarquable avec le réveil des races son éclat.. . dix jours. » ce fût une » seulement s'il ignorait que le législateur est mystique. vingt jours. qui n'aura pas fait le signe de la croix sur sa cuillère ( qui non signaverit cochlear quo lambit ). et quid prodest virgo corpore . En général. —Cinquante à celui qui ne s'est pas courbé pour prier. etc. a plus égard aux pensées qu'aux s'estime chasteté du moine. quia Christus usquè ad mortem obedivit patri pro nobis. sera mis au pain et à l'eau pour un jour ( pour que l'on ne réveille pas en soi les tentations passées? ) — « Si quis monachus dormierit in unâ domo cum muliere . — Celui qui raconte un péché déjà expié. six mois. aura pour punition . qui a toussé en entonnant le psaume . ou qui s'amuse à conter des histoires. si non sit virgo mente ? » . et par sa liaison de était loin pourtant les Gaules. vingt jours . ou qui a répandu de la bière. quarante jours. — Dix coups à celui qui a frappé la table de son couteau . la tendance — « La actes. par ses pende corps. qui aura parlé en mangeant. d'élans mystiques qu'il ( 270 ) au pain I Bibl. Ce n'était aux vrais besoins satisfaire pas de pratiques pieuses. duos dies in pane et aquâ .. — Qui la laisse manger aux vers. qui n'a pas bien chanté. unum diem. — Castitas vera monachi in cogitationibus judicatur. pour celui qui n'aura pas répondu amen au benedicite. qui a souri pendant l'oraison. douze psaumes à réciter.un jour et à l'eau.. si nescivit quod non debet. — Cent coups à celui qui fait un ouvrage à part. vaincues dans du monde. dit-il. que sert qu'il soit vierge 1? » l'est d'esprit et par doublement Cette réforme. — Six coups . La base de la discipline est l'obéissance absolue jusqu'à la mort. — par maladie. p. « Obedientia usquè ad quem modum definitur ? Usque ad mortem certè. PP. s'il ne sées . » — Quelle est la mesurede la prière : « Est vera orandi traditio . — Qui le jette dans l'eau par mépris .. un an de pénitence. » Celui qui perd l'hostie. ut possibilitas ad hoc destinati sine fastidio voti praevaleat. — Qui le vomit par faiblesse d'estomac. douze coups . max. 2.

disciple refusa de le suivre en Italie. dans un songe. tamen hoc discessurusdenuntio. — Un ours vint servir saint Gall dans sa solitude. humble. au lieu de regarder monde vers fini. il eut un instant l'idée d'entreprendre des la conversion Suèves . s'agissait. lorsque pesait invasion et qu'une était immitoujours nente sur le Rhin. le principal de saint Colomban. pour fricher des Barbares. viae longioris detractare laborem. dicit ei : Scio . Mais l'Église autour animée d'un irlandaise. Saint Benoît avait mieux comà une telle époque un monachisme pris qu'il fallait défricher la laborieux. plus celle des tard. missam celebrare praesumas. ne . » Poétique symbole de" l'alliance de l'homme et de la nature vivante dans la solitude. déterre. saint Gall prétendait avoir la fièvre Ille verò existimans eum pro laboribus ibi consummandis amore loci detentum. Loin de se mettre en l'esprit avec Rome. et lui apporter du bois pour entretenir son feu. il fallait se serrer d'elle. la Germanie. Slaves. c'était vers le vers le passé. l'arias'occupa se tourner nisme des Orientaux.si lourdement. ( 271 la barbarie nouvelle ) . Saint Colomban. resta en Suisse. d'individualité et d'opposition. indomptable esprit n'était d'accord ni avec Rome. ni avec elle-même. jam tibi onerosum esse tantis pro me laboribus fatigari . centre naturel de la civiliopposition sation romaine et ecclésiastique. Un ange l'en détourna et lui I Pour se dispenser de suivre Columban en Italie . vivente me in corpore . plus plus pour inculte devenue toute et sauvage. Saint Gall. travailla pour pasde combattre sant alors en Italie. vers l'avenir. et y son compte 1. Saint Gall lui donna un pain : « Hoc pacto montes et colles circompositos habeto communes. Comme il était encore sur le Rhin. frater.

avoir suivi les traditions de l'ancien doivent gouvernement neustrien dans sa lutte contre l'Ostrasie. entouré. terminos adiret. d'une avec le secours soumis de Rome. traçant les Germains. c'est-à-dire contre le pays des Barbares et de I Acta SS.( 272 ) l'Italie 1. se retrouve dans la monarchie d'unité. L'ordre de saint Benoit devait prévaloir : 1° sur le RATIONALISME Pélades de giens . velut in paginali soient stylo orbis describere circulum . Bened. ord. etc. moisson. quiet Slavi dicuntur. cueillir que l'Irlande n'a pu. il lui désigna une image du monde. est et de l'Eglise Colomban de saint condamnation Les missionnaires disciples anglo-saxons. 2° sur le MYSTICISME saint Colomban.dont l'absence était la grande plaie de l'Empire mourant. Ce défaut de sympathie pour pour la conversion de leur les travaux obscurs . S. que l'influence fut supérieure à celle des ecclésiastique Les prêtres dont nous le voyons grands. . C'est l'opposition de la loi et de la grâce. sec. celtique. il est probable Sous lui. vont. La époque dissolution définitive semble commencer avec la mort de Dagobert. dycette dans l'Allemagne recueillir nastie ostrasienne. 2.. qui à cette dominait nominalement toute la Gaule. parvoque ambitu. II : Cogitatio in mentem irruit ut Venetiorom. ou n'a pas voulu de l'Église son défaut L'impuissance celtique. mundi compagemmonstravit. — Par lui commence le TRAVAIL LIBRE. — AngelusDomini ei per visum apparuit. 2 Les Bollandistes disent très-bien qu'il y a entre la règle de saint Columban et celle de saint Benoit la même différence qu'entre les règles des Franciscains et des Dominicains.

ingeniosus ut erat. etc. c. I. l'arrêtèrent et l'envoyèrent à Paris. Il était secondé par Dido. s'appuyant remplirent i Gesta reg. Pendant la minorité le même fils de Clovis. au roi de Neustrie Clovis II. fils de Dagobert. Lorsque demander conseil à l'évêque de Ebroin. bert répondit sans hésiter : De Frédegonde te sou1! vienne Les d'abord leur en grands manquèrent coup sous Sigebert Ostrasie. que trois On se débarrassa saris peine de cet enfant. Scr. 611. 45. Les trois se trouvèrent ainsi réunis royaumes sous Clovis sous Erchinoald. qui le fit mourir avec son fils. 3 VitaeS. fr. 18 . intellexit. puis le fameux du la même Ebroin. . 1. ap. Ad beatum Audoenumdirexit. charge. — Fredegar. Erchinoald. maire II.. II.. fr. III. Mais les hommes libres d'Ostrasie tendirent des embûches à Grimoald. 450. c. le fameux maire du palais. à la mort de Sigebert. ibid. ait : De Fredegunde tibi subveniat in memoriam. Pépin avait été maire. Ouen. ou plutôt des trois du palais de Neustrie. oncle du fameux saint évêque Léger. L'oncle et le neveu étaient les chefs des grands dans le midi 2.(273) l'aristocratie. Le vrai roi n'avait ans. Leodegarii. sqq. interrogaturus. At ille . avait de faire roi un essayé de ses propres enfans. quid ei consilii daret. fils de Dagobert. tin. Dido le conduisit en Irlande. envoya saint le vieux ministre de DagoRouen. de Poitiers. . At ille per internuntios hoc solùm scripto dirigens . et celui-ci puis son fils Grimoald.

pour la prod'Aracomme le justiza des hommes tection libres. Gesta reg. été eût Cette de tribun et de juge gon. 2. — 656. rer.... et ils avaient élu pour roi Clotaire III ). Defuncto Erconaldo. fr.Defuncto Gundoaldo. 449. 2 In infantiâ Sigiberti omnes Austrasïi. Clotarius II. faiblissement doute qu'il jusqu'à du n'ait Mais nul aussi.. 42 . n'ait été souvent et même doute élu. si vellent mortuo jàm warnachario alium in ejus honoris gradum sublimare. Tur. cùm eos sollicitâsset. ennemis fait reine 1 . Franci in incertum vacillantes . — An. II. Ille respuens... avait roi. de Sismondi que lé Il y un officier maire ait été originairement royal... epitom. 58.. Nul de l'ancien du palais Comte charge impérial...(274) veuve du dernier nom et de la sainteté de Bathilde. Greg. une aux yeux des peuples avec avantage opposaient esclave et une sainte. Sed omnes unanimiter denegantes se nequaquàm . que le maire de bonne aux époques de minorité ou d'afheure. des maires cette charge était précisément Quelle croire ne peut du palais? M. appelé juge du meurtre.. c.. c. cum proceribus et Leudis BurgundiaeTrecassis conjungitur... avec confondus lemands auraient été facilement assimilée à la ceux de major et la mairie domûs. royal. fr. espèce alCes mots mord-dom.. Ces maires. Quiconque connaît de la l'esprit Dagobert I Script. 45.. pouvoir été choisi au moins par le roi. Tune Gogonemeligunt. — 626. . 628. Dagobertus rex Erconaldum virum illustrera in majorem-domûs statuit. institué voit un magistrat populaire. cùm eligerent Chrodinum majorein domûs. praefinito consilio Ebruino hujus honoris altitudine Majorera domo in aulâ régis statuunt ( Dagobert était mort. C'était saxonne une esclave que Clovis leur des grands.

) — Rector aulx. Id. ibid. Fredegar. Major domûs in regnum Burgundiae. c. — 641. le maître les Niebelungen. — Voy. ap. — M. — Gubernator palatii. Scr. pas de trouver famille un officier du palais. des cuisines. à Nantichilde reginâ in hune gradum honoris nobiliter stabilitur. — Nutritor et bajulus régis? (Fredeg. est grand est grand dans quiconque du palais devait le peuple. quae cum Chlotario filio Francorum regebat palatium. II. — Dux palatii. Aux fesles électeurs tins du couronnement teimpérial.. Chez ces nations. — Praspositus palatii. electione pontificum et cunctorum ducum. —Prasfectus domûs regiae. gouverner le palais. — Ainsi le maire devient presque le roi. dans son ouvrage intitulé : Geschichteder Merowingischen Hausmeier(1819). 86. imò totius regni. d'apporter et de mettre les plats sur la table. est un des principaux chefs des guerriers. être le premier leur la paix. 54. Rumolt. — Princeps domûs. sont réputées chez celles du nord. . . — Subregulus. c. c. fr. Flaochatus. régis gratiam obnixè petentes cum regetransigere. domûs in palatio .. mon IIIe volume. domûs palatii. à une époque juge dans avaient intérêt à être sous la prohommes libres Majorem domûs eligere. 89 . — Praefectus aulae. palatii. domûs regalis . leur chef dans la guerre. — Princeps palatii. — Senior domûs. « Bathilda regina . honorables elles sont rehaussées Dans par le dévouement personnel. domûs . Pertz . et en réalité. Toutes les fonctions mille.— Praefectus palatii. naient à honneur le boisseau d'avoine. genere Francus. dans le palais. — Rector palatii. et réciproquement gouverner le royaume s'exprima par . 435. dans le maire Dans cette fala domesticité ennoblit. où les Or. a réuni tous les noms par lesquels on désignait les maires du palais : — Major domûs regiae. serviles chez les nations du midi.ne s'étonnera germanique. in aulâ. 447. — Moderator palatii. Custos palatii et tutor regni. Le plus grand (major) des leudes.

particulier. avoir dans leurs Ebroin paraît les lois. les usages divers des essayé de rapprocher nations des Francs 2. tection royale. avait Le maire Ebroin l'impossible. dut peu à peu se troule juge des leudes et leudes. 613. évêque de Dido . elle un maire. . ut talia daret decreta per tria quae obtinuerat regna . les grands d'Ostrasie et de Bourgogne. un gouvernement exigea un roi. qui composaient l'empire cette tentative sembla et elle l'était tyrannique. fut de choisir dans une autre où ils avaient province que celle 1 cliens leurs leurs esclaves leurs . possessions. sicut antiqui judices conservavêre. évêque de Poitiers deux étaient ( tous amis des Pépins5). entrepris à la dispersion. c. Aussi l'Ostrasie d'abord à Ebroin échappa . marchent contre au Ebroin I Vita S. II. lorsque se fortifiaient les grands la royauté.. . 1 VitaeS. ver le juge du peuple. Leodeg. tout tendait établir l'unité. Puis. entre autres saint neveu Léger. ils auraient été les simples hommes du roi. fr. fonder quand Les deux moyens de toutes parts.( 276 ) antrustions à devenir in truste regiâ. 1 . étaient parvenir les ducs et les grands Le premier. d'Autun. en effet à cette époque. Leodegarii. Scr.passum. . qu'il prit pour y utiles si on eût pu les employer. ap. ut uniuscujusque patrias legem vel consuetudinem observaret. 2 Ibid. rer. de puisisolés ainsi de leurs moyens personnels sance . Intereà Hilderico régi expetunt universi. En outre. et n'auraient rendu les charges héréditaires pas familles.

et contre lui les évêques de Valence et de Châlons ( c. une haine de villes. Vita 1a S. eux nommé Ce châtiun d'entre de verges 1 La querelle de saint Léger et d'Ebroin enveloppait aussi une querelle nationale . 5. 9 ). entraîné eut à peine resI'ostrasien Childéric Cependant piré l'air de la Neustrie. Ils voulaient chasser aussi l'évêque de Lyon . Hiclor vocatus noniine . Les grands du nord inspirèrent au roi une défiance naturelle le chef des grands contre fut enfermé à Luxeuil du midi. de cond'aspirer souverain de Victor. qui avait conIl fut acn'en profita guère. Leodeg. pour auprès qui était de Childéric 2.. au trône . Saint Léger . 10). ad Hildericum regem Mendacem fabulant de Leodegario et pro quàdam causa advenerat Hiclore confingunt. patrice une affaire venu Marseille. évêque d'Autun . II. Vir quidam nobilis. les deux capitales de la Bourgogne. 8. quasi ideô insimul fuissent conjuneti ut regiam dominationcm everterent. mais les Lyonnais s'armèrent pour les défendre ( c. 2 Vita S. cert avec le romain ) 1. 11 ) . . . il fit battre Bodilo. et polestalis jura sibimet usurparent. qu'il devint lui aussi ennemi Dans un accès de fureur des grands... c. est enfermé Saint Léger. — Lorsque saint Léger se fut livré volontairement à ses ennemis . Les villes prennent évidemment une part active à la querelle. Ces deux villes faisaient ainsi la guerre à leurs rivales. 11 ). Ebroin. cusé à tort ou à droit. tribué à la révolution.. qui tune regebat in fascibus Palriciatum Massilire. c. et saint Léger avec ce même Ebroin lui-même. qu'il y avait enfermé Sous les L'adoucissement des moeurs est ici visible. eût infailliun tel soupçon premiers Mérovingiens blement la mort. Autun n'en fut pas moins obligé de se racheter ( c. avait pour lui l'évêque de Lyon ( Voy. Leodeg. roi d'Ostrasie au Neustriens .( 277 nom du jeune Childéric abandonné des grands monastère de Luxeuil.

Ebroin. 45. un autre Mérovingien était tué en Ostrasie par les amis de saint Léger. firent évêque condamner un conseil et poignarder par Dagobert c'est-à-dire du II. phaient par la mort de Childéric. petits-fils de Metz. et neveux de Grimoald. 16. triomphant où il fit dégrader..( 278 ) II fut assassiné ment servile les irrite tous. Lui-même fut tué de peu après par un noble franc qu'il avait menacé la mort 2. saint tuer Léger. Vita 1a S. Pépin d'Arnulf. de s'y asseoir Les trône. comme d'avoir la mort conseillé de Chilcoupable déric II. Au moment même . Gesta reg. c. fr. s'opérer : pendant triomchangés que les grands avec saint Léger en Neustrie. le roi des hommes libres. que la famille du des Pépins avait autrefois éloigné dans l'espoir elle-même. Leodeg. Ebroin comme parti allié d'Ebroin. hommes libres d'Ostrasie formèrent une armée à le ramenèrent en Neustrie. Childéric dans la forêt de Chelles. aveugler. d'Ostrasiè avaient les hommes libres fait revenir d'Irlande cet enfant (Dagobert II). les assassins n'épargnèrent '. Il attira Martin à une vengé conférence et l'y fit assassiner. Cuidam optimal!. mais ils se séparèrent de des deux révolutions pour profiter qui venaient Les rôles en Ostrasie et en Neustrie. . c. et son fils enfant sa femme enceinte pas même réconEbroin de Luxeuil et saint Léger sortirent bientôt ciliés en apparence. qui tune funclionem fisétaient . vengea Dagobert il avait Childéric II. Les deux et Martin.

ils cesseront bientôt signe d'être même comme instrumens. — Chnonic. Désormais le nom des princes ne sera plus atmérovingiens testé comme de parti . de Sismondi ne semble pas avoir traduit exactement ce passage: ' Annal. — Conlin.( 279 Cet homme ) comme Frédéavait. Pépin adopta Ebroin et ses successeurs avaient combattu. Moissiac. Sa mort leur livra la Neustrie. à Testry. fr. c. Germanique sembla de entraîner un changement pas d'abord le roi même au nom duquel dynastie. des S'étant servante. et ce que tu auchés : Abstenons-nous. traîne le titre de roi encore porte que cette famille dans l'obscurité de quelque monastère. « elle enlevé la femme du roi de Thuringe. inventa occasione . Scr. la cour du palais. calem ministravit. Metenses. défendu gonde et retardé années le triomphe des grands vingt Ses sucostrasiens. Fredeg.. 690. lève-toi. II . On la bataille de Testry considérer peut cependant comme la chute Peu imde la famille de Clovis. levé. . tu le diras à ta ras vu dans il vit comme des lions . donec penè auferret omne ejus praedium: insuper minabatur etiam mortis periculum. Saint-Quentin Cette victoire sur le parti populaire.. Le deremployés nier terme de la décadence est arrivé. — M. cesseurs furent défaits entre par Pépin et Péronne 1. remarquable avec succès la France de l'ouest. . 653. des grands de la Gaule ne sur la Gaule Romaine. ap. eo usque intulit spolium . coului dit la première comme ils étaient nuit. Selon une vieille le père de Clovis ayant légende. adann. 100. Basine.

) II reet des léopards Ecornes qui se promenaient. vint et dit ce qu'il avait vu. La femme lui dit alors : Va voir de nouveau, et reviens dire à ta servante. Il sortit et vit cette fois des ours et des loups. A la et d'autres bêtes il vit des chiens troisième fois, la nuit chastement, et quand chétives. Ils passèrent Basine fui dit : Ce que tu as vu des ils se levèrent, Il nous naîtra en vérité. un lion ; est fondé yeux, ses fils courageux ont pour symboles des ours la licorne. D'eux naîtront et la voracité. Les le courage pour sont les chiens, et la foule des petites le peuple mal que ceux qui vexeront ses rois '. » La dégénération est en effet rapide et le léopard et des loups, derniers rois bêtes indidéfendu par chez ces Mé-

( 28a

Des fils de Clovis, un seuly rovingiens. quatre laisse postérité. Des quatre fils de Clotaire, Clotaire, un seul a des enfans. Ceux meurent qui suivent tous adolescens. Il semble presque que ce soit une d'hommes Tout espèce particulière. Mérovingien est père à quinze à trente. La pluans, caduque part n'atteignent à vingt-cinq ans à vingt-trois six, pas cet âge. ; Sigebert II, ; Childéric II meurt Charibert Clovis II, à vingtII à vingt-quatre ;

Greg. Tur. epitom. , ap. Scr. fr., Il, 397. — Basine a le don de seconde vue , comme la Brunhild de l'Edda. Comme Brunhild , elle se livre au plus vaillant : « Novi ulilitatem tuarm, quôd sis valdè strenuus, ideôque veni ut habitera tecum : nam noveris si in transmarinis partibus aliquem cognovissemutiliorem le, expetissem utique cohabitationem ejus. » Greg. Tur. ap. Script, fr. II, 168.

( 281 III Clotaire ou vingt-sept,

)

à dix-huit II à vingt - six ; Dagobert etc. Le symbole de cette ce race, sont les énervés de Jumiège, ces jeunes à princes les articulations, et qui s'en vont qui l'on a coupé sur un bateau au cours du fleuve qui les porte à l'Océan ils sont recueillis dans un mo; mais nastère. leurs nerfs, et brisé leurs os, à ces Qui a coupé enfans des rois barbares ? c'est l'entrée de précoce leurs pères dans la richesse et les délices du monde romain ont envahi. La civilisation donne qu'ils aux hommes des lumières et des jouissances. Les lumières de la vie intellec, les préoccupations balancent cultivés ce que les chez les esprits tuelle, ont d'énervant. Mais les barbares jouissances qui se à coup placés dans une civilisation trouvent tout n'en les jouisdisproportionnée, prennent que sances. Il ne faut s'ils s'y absorbent pas s'étonner la neige deet y fondent, ainsi dire, comme pour vant un brasier. bien Le pauvre vieil historien exprime Frédégaire cet affaissetristement dans son langage barbare ment du monde mérovingien. Après avoir annoncé : de Tours de continuer essaiera Grégoire qu'il « J'aurais me fût échu en dit-il, souhaité, qu'il faconde une telle , que je pusse quelque partage à Mais l'on puise difficilement peu lui ressembler. le Désormais dont les eaux tarissent. une source s'éde la sagacité la pointe se fait vieux, monde de ce temps ne homme Aucun en nous. mousse

ressembler peut aucun n'oserait

( 282 ) des aux orateurs 1. » y prétendre

âges

précédens,

' Fredegarius, ap. Scr. r. fr. II, 414 : Optaveram et ego ut mihi succumberet talis dicendi facundia, ut vel paululum esset ad instar. Sed cariùs hauritur, ubi non est perennitas aquae. Mundus jàm seneseit, ideoque prudentia; acumen in nobis tepescit, nec quisquam potest hujus temporis, nec praeuniit oratoribus praeccdentibusesse consimilis.

(283)

CHAPITRE

II.

Carlovingiens. — VIII°, IX° et X° siècles.

été (saint Colomban) ayant bas lui conseilla de mettre et la présomption, de se faire clerc, l'arrogance à la d'entrer dans le sein de l'Eglise, se soumettant sainte la perte de peur religion, par dessus que, du royaume celle il n'encourût encore temporel, de la vie éternelle. Cela excita le rire du roi et de tous les assistans n'aen effet ; ils disaient qu'ils vaient ouï dire élevé à jamais Mérovingien, qu'un la royauté Tout clerc volontairement. , fût devenu le monde abominant Colomban cette parole, : Il dédaigne d'être l'honneur clerc; eh bien ! ajouta il le sera malgré lui 1. » ' Aiebantenim numquàm se audiisse Merovingum, in regno sublimatum , voluntarium clericum fuisse.Detestanlibusergo omnibus... « Vita S. Columb. in actis ord. S. Ben., saec. II, p. 27.

« L'HOMME de Dieu trouvé Theudebert,

des princil'une nous Ce passage et la la première différences pales que présentent l'édans entrent seconde race. Les Mérovingiens volontairement. eux, les Carlovingiens glise malgré de est l'évêque famille La tige de cette dernière pour succesArnulf, Metz, qui a son fils Chlodulf est abbé de Le frère d'Arnulf seur dans cet évêché. Toute Wandrille. est saint son petit-fils Bobbio; unie avec saint Léger. cette famille est étroitement le bref, Carloman Le frère de Pépin , se fait moine frères sont archevêque au mont Cassin ; ses autres Les cousins de de Rouen de Saint-Denis. , abbé Wala , Bernard, sont , Adalhard, Charlemagne moines. Un frère de Louis le débonnaire, , Drogon de ses frères sont est évêque de Metz, trois autres saint du midi, saint moines ou clercs. Le grand du fils Guillaume de Toulouse, est cousin et tuteur aîné de Charlemagne. Ce caractère ecclésiastique des Carlovingiens union assez leur étroite explique avec le pape, et leur prédilection de l'ordre pour saint Benoît. Arnulf était d'un et né, dit-on, père Aquitain d'une mère Suève 1. Cet aquitain, nommé Ansbert, Acta SS. ord. S. Ben. , saec.II. — Dans une vie de saint Arnoul, par un certain Umno , qui prétend écrire par ordre de Charlemagne , il est dit : Carolus— cui fuerat trilavus Arnolfus. — regem Chlotarium, cujus liliam , Bhlithildem nomine, Ansbertus, vir aquitanicus praepotens divitiis et génère, in matrimonium accepit, de quâ Burtgisum genuit, patrem B. hujus Arnulli. — El plus loin : natus est B. Arnulfus aquitanico pâtre ; Suevià maire in Castro Lacensi ( à Lay, diocèse de Tulle ), in comilalu Calvimuntensi.

( 284) rend sensible

aurait à des et appartenu Ferreoli, eût été gendre de Clotaire Ier. Cette généalogie semble avoir été fabriquée les Carpour rattacher d'un côté à la dynastie lovingiens mérovingienne, de l'autre à la maison la plus illustre de la Gaule romaine 1. Quoi eu soit, aiséqu'il je croirais les fréquens ment, d'après ostrasiennes et aquitaniques ont pu en effet sortir giens races. Cette maison épiscopale des familles mariages 2, que les Carlovind'un de ces mélange de Metz 5 réunissait

( 285 ) la famille

' Voy. Lefebvre, Disquisit., et Valois , rerum. fr. lib. VIII et XVII. On trouve dans l'ancienne vie de saint Ferreol. : Sanctus Ferreolus natione Narbonensis à nobilissimisparentibus originem duxit : hujus genitor Anspertus, ex magno senatorum génère prosapiam nôbilitalis deducens, accepit Chlotarii régis Francorùm filiam, vocabulo Blitil. — Le moine AEgidius,dans ses additions à l'histoire des évêques d'Utrecht, composée par l'abbé Harigère , dit que Bodegisile ou Boggis , fils d'Anspert, possédait cinq duchés en Aquitaine. D'après cette généalogie, les guerres de CharlesMarte et Eudes , de Pépin et d'Hunald , auraient été des guerres de parens. 2 Voy. l'importante charte de 845 (Hist. duLang. I , preuves , p. 85, et notes , p. 688). Les ducs d'Aquitaine, Boggis et Bertrand , épousèrent les ostrasiennes Ode et Bhigberte. Eudes, fils de Boggis, épousa l'ostrasienne Waltrude. Ces mariages donnèrent occasion à saint Hubert, frère d'Eudes , de s'établir en Ostrasie, sous la protection de Pépin, et d'y fonder l'évêché de Liège. 3 La maison Carlovingienne donne trois évêques de Metz en un siècle et demi, Arnulf, Chrodulf et Dragon. Les évêques étant souvent mariés avant d'entrer dans les ordres , transmettaient sans peine leur siège à leurs fils ou petits-fils. Ainsi les Apollinaircsprétendaient héréditairement à l'évêché de Clermont. Grégoire de Tours dit au sujet d'un homme qui voulait le supplanter : « Il ne savait pas , le misérable, qu'excepté cinq, tous les évêquesqui avaient occupé le siège de Tours, étaient alliés de parenté à notre fa" mille. » ( L. V. c. 50, ap. Scr. fr. II, 264. )

( 286 ) la royauté. lui assurer deux avantages qui devaient à l'église ; de D'une elle tenait étroitement part, la plus elle était établie dans la contrée l'autre, la favoriTout de la Gaule. d'ailleurs germanique était réduite à rien, les hommes sait. La royauté de nombre Les libres diminuaient jour. chaque se fortifiaient leudes et évêques, et seuls, grands à celui Le pouvoir devait s'affermissaient. passer de grand les caractères propriétaire qui réunirait Il fallait de plus que tout cela et de chef des leudes. dans une grande se rencontrât famille épiscopale, dans une famille c'est-à-dire amie de ostrasienne, amie des barbares. L'église l'église, qui avait appelé les Francs de Clovis contre les Goths devait favola Neustrie, riser les Ostrasiens contre lorsque celle-ci, laïque, sous un Ebroin, rival de celui du organisait clergé. un pouvoir

La bataille de Testry, cette victoire des grands sur l'autorité ou du moins sur le nom du royale, la disroi, ne fit qu'achever, proclamer, légitimer solution. Toutes les nations durent y voir un jugement de Dieu contre l'unité de l'Empire. Le midi, et Bourgogne, cessa d'être et Aquitaine France, nous bientôt ces contrées sous voyons désignées, Charles comme il pénétra, Martel, pays romains; disent les chroniques, A l'est jusqu'en Bourgogne. et au nord, les ducs les Frisons, les allemands, Saxons, Suèves, Bavarois, se soumettre au duc des n'avaient Ostrasiens nulle qui raison peut-être de

(287) sans eux. Par sa victoire même pas vaincu se trouva seul. Il se hâta de se rattacher au Pépin avait abattu , au parti parti qu'il d'Ebroin, qui n'était autre de la Gaule ; il fit que celui de l'unité à son fils une matrone veuve épouser puissante, du dernier et chère au parti des hommes maire, libres. 4. Au dehors, il essaya de ramener à la domination des Francs les tribus germaniques qui s'en étaient les Frisons au nord, au affranchies, midi les Suèves. Mais ses tentatives étaient loin de rétablir l'unité. Ce fut bien pis à sa mort; pouvoir son successeur dans la mairie fut son petit-fils sous sa veuve Plectrude. Le roi DagoThéobald, bert III, encore se trouva soumis à un maire enfant, et tous deux à une femme. Les Neustriens enfant-, s'affranchirent sans peine. Ce fut à qui attaquerait : les Frisons, l'Ostrasie ainsi désarmée les Neustriens la ravagèrent, les Saxons coururent toutes ses possessions en Allemagne. Les Ostrasiens, foulés les nations, par toutes laissèrent là Plectrude de et son fils. Ils tirèrent un vaillant bâtard de Pépin, surCari, prison n'avait laissé à celuinommé Marteau. rien Pépin odieuse à l'église, ci. C'était une branche maudite, Saint souillée du d'un Lambert, martyr. sang à la table de Liège, avait un jour royale évêque la mère de Cari, son mépris pour Alpaïde, exprimé la concubine de Pépin força la ; le frère d'Alpaïde Grien prières. maison et tua l'évêque épiscopale, Annal. Met., apud Script, fr. II, 681. n'eût

. ( 288 ) allé en pèfils et héritier de Pépin , étant moald, il y fut tué, au tombeau de saint Lambert, lerinage Cari lui-même sans doute par les amis d'Alpaïde. ennemi de l'église. Son surnom se signala comme douter s'il me ferait volontiers de Marteau, payen On sait que le marteau est l'attribut était chrétien. de l'association celui de Thor, le signe payenne, 1. Cette cirde la conquête barbare de la propriété, comment un empire, constance épuisé expliquerait fournit sous les règnes tout à coup tant précédens, et contre les Saxons et contre les Sarrade soldats attirés dans les armées sins. Ces mêmes hommes, de ' des biens de l'église Carl par l'appât qu'il leur proà peu la croyance de purent adopter peu digua, leur nouvelle et préparèrent une patrie, génération de soldats et Charlemagne. pour Pépin-le-Bref Dans cette famille toute ecclésiastique des Carlovinle proscrit ou Charles MarCari, giens , le bâtard, tel , offre une physionomie à part et très-peu chré2. tienne D'abord les Neustriens, battus par lui à Vincy à leur aide les Aquiprès de Cambrai, appelèrent 1 Voy. le IIIe volume. * A en croire quelques auteurs, la France, à cette époque, eût pensé devenir païenne. —Bonifac., epist. 32 , ann. 742 : Franci enim , ut seniores dicunt, plus quàm per tempus LXXX annorum synodum non fecerunt, tiec archiepiscopumhabuerunt, nec ecclesia;canonica jura alicubi fundabant vel renovabant. — Hincmar, epist. 6, c. 19. Tempore Caroli principis... -in Germaniciset Belgicisac Gallicanis provinciis omnis religio Christianitatis qenè fuit abolita , ità ut....; multi jàm in orienlalibus regionibus idola adorarent et sine baplismo manerent.

tains de l'empire des Francs redoutable. Eudes, -leur s'unit aux duc, s'avança Soissons, jusqu'à Neustriens Peutqui n'en furent pas moins vaincus. être eût-il la guerre continué avec avantage, mais i1 avait alors un ennemi derrière lui. Les Sarramaîtres de l'Espagne, s'étaient du sins, emparés De la ville romaine et gothique de Languedoc. Narbonne, cavalerie leur innombrable eux, occupée par se lançait audacieusement vers le Nord, Poitou, jusqu'en jusqu'en, Bourgogne 1 , confiante dans sa légèreté, et dans la vigueur de infatigable ses chevaux Africains. La célérité de prodigieuse ces brigands, semblait partout, qui voltigeaient les multiplier à passer en plus ; ils commençaient nombre : on Graignait grand que, selon leur usage, avoir fait un désert d'une des conpartie du Midi, ils ne finissent par s'y établir. défait aux Francs Eudes, une fois par eux, s'adressa eux-mêmes rencontre eut lieu près de Poi; une entre les rapides cavaliers et les tiers de l'Afrique des Francs Les premiers bataillons lourds , [782]. après trées ne pouvaient rien contre avoir éprouvé qu'ils après et sa masse, se redoutable un ennemi par sa force les Arabes la nuit. retirèrent Quelle perte pendant ne saurait dire. c'est ce qu'on purent-ils éprouver, 1 En 725, ils prirent Garcassone, reçurent Nimes à composition , et détruisirent Autun (Chronic. Moissiac., ap. Scr. fr. II, 655. ). En 731 , ils brûlèrent l'église de Saint-Hilairede Poitiers (Fredegarii contin. , ibid .454. — Gesta reg. fr., ibid. 574 ). i. 19

( 209 ) la dissolution qui, depuis formaient une puissance

ils ont supposé un lieu immense races n'avait qu'avec pu avoir Lan1.. ou plutôt en assonances. rer. On distingue encore avait changées sur les murs la trace de l'incendie. II. fr. guedoc. les Saxons. les Arènes de brûler et essaya dans Nîmes qu'on en forteresse. — Isidore de Béjà a raconté cette guerre Vingt-deux ans après la bataille .du Nord hommes rencontre Cette 1 des chroniqueurs et du Midi a frappé l'imagination de l'époque que ce choc de deux . mais tout porte 1 Selon Paul Diacre (I. composée vers 924 ) : Abdirramanniultiludincreplçtam Sui exercitùs t prospicienserram . Avec quels soldats faire put-il ces expéditions? Nous l'ignorons. dans un latin barbare. ap. Mais les Frisons. VI). Une partie de son récit est en rimes. Pacensis . étaient les Allemands vers le Rhin toujours appelés de la Gaule et par le souvenir de par la richesse leurs anciennes ce ne fut que par une invasions. ( 290 solennelle ) des . Mais ce n'est pas du côté du Midi qu'il dut avoir le plus d'affaires était bien . 72(. Scr. étaient et bientôt leurs divisions les y retinrent. suite d'expéditions longue que Charles-Martel parvint à les refouler. MontanaVaceorum dipccaira. l'invasion Germanique celle des Sarrasins. Et fretosaet planapercalcans . les Sarrasins perdirent trois cent soixantequinze mille hommes. Trans Francorumintus eiperditat Isidor. (On retrouve l'assonance dans la chanson des habitans de Modène . Charles Martel massacre poussa jusqu'en entra il assiégea inutilement Narbonne. Ceux-ci plus à craindre que établis dans l'Espagne.

celui-ci répondit que. par un juste jugement.. qui l'avait tenu sur les saints fonts de baptême . En effet. Mais tous les maux qu'il avait faits à ce saint personnage et aux autres églises de Jésus-Christ. pour avoir envahi leurs biens. et à Fulrad . Aususest etiam . il chassa de son siège le pieux Rigobert. et eas commilitonibus illis tradere. et absorbé dans la méditation des choses célestes. non tributa provinciarum. III.. que saint Euchère. . tanta dedit militibus. etc. comme on le lit dans les Annales des rois francs . ceux-ci étant allés au lieu de la sépulture de Charles. né du concubinage d'une esclave. et premier chapelain du roi Pépin . à des laïques et à des comtes . fut ravi dans l'autre vie . ap. car on lit dans les écrits des Pères . vit Charles tourmenté au plus bas des enfers. au futur jugement . s'étant mis un jour en prières . Pour emChronic. fr. tiendront la balance avec le Seigneur. que le Saint-Siège avait délégué en France pour y rétablir la discipline canonique . De retour en ce monde . à croire ses armées en Germanie. Scr. non depracdatio urbium.( 291 ).II. X. quos soldarios vocari mos obtinuit ( soldarii. et donna l'évêché de Reims à un nommé Milon .. 364. saint Euchère s'empressa de raconter ce qu'il avait vu . soldurii ? on a vu que les dévoués de l'Aquitaine s'appelaient ainsi ). terras ecclesiarum diripere. Virdun. non exspoliatio ecclesiarum et monasteriorum . jadis évêque d'Orléans . que . Ce Charles-Martel... Tantâ enim profusione thesaurum totius serarii publici dilapidatus est. et là . — Frodoard . ubi baec defecerunt. le Seigneur les fit retomber sur sa tête . ils n'y trouveraient point son corps. son parrain. abbé de Saint-Denis. à saint Boniface. Comme il en demandait la cause à l'ange qui le conduisait. en sorte qu'il ôta tout pouvoir aux évêques sur les biens et les affairesde l'église. simple tonsuré. c.. il était condamné aux peines éternelles. qui l'avait suivi à la guerre. leur donnant pour preuve de la vérité de ce qu'il rapportait sur Charles-Martel. ut non ei snffecerit thésaurus regni . par révélation du Seigneur . plus audacieux-que tous les rois ses prédécesseurs.. donna nonseulement l'évêché de Reims.. par la sentence des saints qui. dont le corps est déposé au monastère de Saint-Trudon.. Il qu'il recrutait lui était facile d'attirer à lui des guerriers auxquels il distribuait les dépouilles des évêques et des abbés de la Neustrie et de la Bourgogne 1. s'ils allaient à son tombeau . 12 : « Quand Charles-Martel eut défait ses ennemis . et ayant ouvert 1 .. mais encore beaucoup d'autres du royaume de France.

romaine 1. Roiuaeordinatus . pas comme une soeur. Justus et Honorius.. judicabat et gubernabat. d'esprit son tombeau. Augustinus. L'instmment saint Boniface. en langue grecque et latine . de cette fut révolutiongrande de l'Allemagne. avait été envoyé pour remplir le siège de Kenterbury . né en Afrique. . Le Pape Zacharie écrit à saint Boniface : Provincia in quâ natus et nutritus es. n'était Anglo-Saxonne. pallio sublimatus. » 1 Acta SS. Il était conduit par Adrien. il était fort savant en astronomie. vers la fin devint Charles comment qui explique les Lomsoutien contre et leur l'ami des papes. entre une sur le sol tandis que aux armées dut se trouver partagée peuplade chaque obstinément payenne qui resta partie à l'état de tribu. en musique. dans la créèrent bards. — CeThéodore . ( Usquè hodiè supersunt de eorum dis- Charlemagne. c'était égale fille des papes. Ben. arte philosophus et Athenis eruditus.. non moins savant. saec. Laurentius. . S. celle d'Irlande. quam et in gentem Anglorum et Saxonumin Britanniâ insulâ primi praedicatoresab apostolicâ sede missi. et noirci comme si le feu y avait pris. ad Britanniam praefatamtransmissus. moine grec de Tarse en Cilicie. par le pape Vitalien. et le tombeau fut trouvé vide. ex graeco latinus .(292 ) les Germains contre ces mêmes Germains ployer C'est ce chrétiens. III. Les missions pontificales amie chrétienne des une Germanie population et Francs. en métrique. une de celle de Rome la . ord. et qui avait été deux fois en France. novissimè verô tuis temporibus Theodorus . moine napolitain. de Gaule ou d'Espagne.. il en sortit un serpent . il apporta un Homère et un saint Chrysostôme. l'apôtre L'église à laquelle il appartient. de la patrie primitif la partie chrétienne fournit des bandes de Charles de Pépin et de Martel. Par cette église. leurs il fallut les faire frères.

Malmesburyle qualifie : « Ex acumina Groecum. un esprit d'individualité. selon l'architecture romaine . que le génie ' donnât elle-même au monde de la soul'exemple cipulis . et secouèrent les premiers le joug de Rome à la voix de Luther. selon Camden . Il fallait l'Alleplissait pour convertir désintéressé de l'Allemagne magne.Colomban de prêcher les Suèves. avait dédaigné Saint. pour attirer au christianisme les derniers venus des barbares. transplantés dans la Bretagne. Wiremuth. ). pour suivre des chefs militaires . élément plus liant. de division. Un principe de rationalisme anti-hiérarchique. Un maître chanteur avait été appelé de Saint-Pierre de Rome. et s'était encore une conquête tentante pour ces nouveaux chrétiens. Les celtes. hist. '•«inversionde leur ancienne pair . » Varton .( 293 ) de langue. Guill. of learning into England . fit venir des artistes de ' France. et bâtit dans le Northumberland le monastère de Weremouth . — Théodore et Adrien eurent pour élèves Alcuinet Aldhelm. parent du roi Ina. le premier Saxon qui ait écrit en latin. CXXII. le moine northumbrien . sur le sol germanique . ne pouvaient être les instrumens de sa conversion. ex nitore Romanum . dans leur dur esprit d'opposition à la race germanique. Il fallait leur parler du Christ au 1 nom de Rome. ce nom qui. Benedict Biscop. Rome eut prise sur la Gergermanique manie. remgrand depuis leur oreille. ex pompa Anglum. ) Sous eux. Mais ces Saxons . qui. les nécessités de leurs expéditions lointaines . avaient cessé d'obéir aux descendans des Ases. Diss. que la. qui latinam graecamquelinguani aequè ut propriam norunt. I. 1 On pourrait s'étonner que l'exemple ait été donné par les Saxons. et de vitres apportées de France. (Beda. dominait Il fallait un l'église celtique. les nouveautés de la conquête en avaient fait d'autres hommes. les murs étaient ornés de peintures achetées à Rome . il chantait lui-même ses Canciones Saxonicae dans les rues . repoussèrent si long-temps le christianisme . on the introd. abbat. plus sympathique. à la populace. tant de générations.

. fois à la centralisation pour . vernement avait créé. epist. le Rhin. allemand. Il à travers les populations barbares. sous leurs de se lança dans ce vaste monde payen auspices. la lumière de l'Occident. l'Amérique Il éleva sur le Rhin la métropole du christianisme de Mayence. l'Allemagne le Colomb et le Cortez de ce monde inconnu. Cologne . La jeune école de Fulde. les Alpes. » Cette soumission Bonifac. « qui seul doit donner le pallium aux évêques '. Cet homme pide héroïque. arme où il pénétrait sans autre que sa foi intréet le nom de Rome. l'église l'église et plus des reliques. c'est par lui que les Francs s'entendirent avec Rome. l'église cité sainte des Pays-Bas. et lui apprit mission romaine. de l'Empire. par la religion. par la civiniques attacha et au sol ces tribus lisation. devint ses maîtres. mobiles. comme cle ouvrirent à celles de Charles-Quint. tant de fois la mer. c'est lui qui. 105 : Decrevimus in nostro synodali convcntu et .1a seconde de Bonifaee). la loin. il se voue lui et ses successeurs au prince des apôtres. à son insu la route aux armées de Charleprépara les missionnaires du seizième sièmagne . Winfried (c'est le nom germanique se donna aux papes. et . fut passant le lien des nations. Premier de archevêque c'est du pape qu'il voulut tenir le goude ce nouveau monde chrétien qu'il Par son serment.( 294 ) à se résigner à la hiérarchie. fondée lui au plus de la barbarie par profond fut germanique enseigna Mayence. sans réserve et. avec les tribus Germa.

quibus tribuimus pallia. saec. praecepta Pétri canonice sequi desiderare. ut inter oves sibi commendatas numeremur. troublent Adalbert érige des oratoires et des croix des fontaines aux près ( peut-être anciens autels et ) . soec. carissime frater. amavit. de servile.fidem catholicam et unjatem ... pape. ce sont les SCOTS (nom commun objet et Mandais). au payennes que le peuple scandale des Allemands.. nutrivit. . Mais le principal grand de sa haine. le peuple druidiques y court les églises 5. III. Il condamne des Ecossais leur principe . Ben.. quasi nos corruptores simus canonum et patrum rescindere traditiones studeamus : ac per hoc ( quod absit ) cum nostris clericis in simoniacam haeresimincidamus . docuit. tantôt évêque nommé Samson le baptême. 295 ) Le. expetentes et accipientes ab illis praemia. tantôt le fameux de Saltzburg un Virgile. et tombe dans le péché de si1 il à faire monie cesser les cérémonies . 1 Le Pape écrit à Boniface: Talia nobis à te referuntur. prêtre qui supprime autre Irlandais Clément. C'est celui qui affirma le premier que la terre était ronde. dans sa simplicité. . fine tenus vitas nostrae. ut nobis deinceps taie aliquid minime scribas Acla SS. cet Adalbert déserte est si révéré qu'on confessi sumus. l'engage célèbre encore à Rome. demande au s'il est vrai que lui pape. S. et subjectionem Romanaeecclesiae. 2. ord. Il dénonce au pape.(.III. Metropolitanos pallia ab illâ sede quasrere : et per omnia . Sed hortamur. 308-309 : Protnlitin lacemqaem mater Hiberniaprïmùm. Ben. bon Winfried n'a rien. ord. velle servare : sancto Petro et vicario ejus velle subjici. * ActaSS. S. Ins il il. aussi l'église. il viole les canons. et le gaulois Adalbert. 75. du mariage des prêtres. 3 Saint Boniface écrit au pape Zacharie : Maximus mihi labor fuit ad- .

obtient celtique Adalbert. 135.. — Fecit quoque (Adelbert) cruciculaset oratoriola in campis . fois. .III : Eginhard. fr. la mort de Dagobert.. 1 Acta SS. ap.. il sait d'avance n'écoute Winfried. 197. rer.. Il réparait les spoliations de Charles Martel . V.. était au moins et farouche zèle âpre et tant de monasneuf évêchés Après avoir fondé à l'âge de soixantede sa gloire.. et à depuis versus duos haereticos pessimos. ungulas quoque et capillos dédit ad honorificandumet portandum cum reliquiis S. au comble tères. il résigna et retourna missionnaire Lulle. implacapas leur confession. il avait sacré roiQuatre au nom du pape de Rome. ses ongles comme des reliques se dispute a reçue de cheveux. unus qui dicitur Adelbert. il était l'unique du appui les Lombards. génère Scotus. les Martel. et ad fontes .( 296 ) et ses. enfermer Ce man et Pépin qu'ils fassent désintéressé. à son l'archevêché de Mayence treize ans. Autorisé qu'il par une lettre des anges dont le nom est il invoque Jésus-Christ. de Carlode l'église ble ennemi .. et par la fuite de l'autre r était le bien-aimé de l'Eglise. natione Gallus. et les péchés des hommes inconnu . et transporté la Pépin à une nouvelle couronne Ce fils de Chardynastie. simple disciple de la Frise payenne dans les bois et les marais ... Script. Il y trouva ans avant sa mort (75 r). Tout cela l'enhardit à pape contre faire cesser la longue les maicomédie que jouaient res du palais. Petri principis apostolorum. Epist. seul maire d'un de ses par la retraite frères au Mont Cassin. . saec. annal.. alter qui dicitur Clemens. où la première ans auparavant il avait quarante prêché le martyre 1.

89. Scr. quod bubus junctis. ils cendans d'une Mais la peine des excès de leurs pères. . Silentuaire. jeunesse de la l'idée au peuple cence dut inspirer profonde du droit du roi. barba submissâ quocumque eundum eral . Souvent . trahebatur. char attelé de boeufs. fr. ce roi chevelu . derniers race énervée. obligés de la royauté lentement traîné sur le ). mieux. 1 . qu'on montrait au peuple son roi.. . Ils passaient au cloître la différence. Voj. faibles et frêles.( 297 ) lui-même le titre de roi. vainqueurs. Ce de la royauté n'était à l'ouverture du guère qu'au printemps. Le roi lui apparut sainteté royale. aussi mon IIIe volume. vainqui se fesaient du palais cus. a Crine profuso. Généralement figurait desces pauvres rois ne vivaient guère . même. un être comme heure de bonne irréprochable. ap. les insignes quel que fût l'âge du prince. conservaient une vaine. V . tirait l'idole de son sancChamp-de-Mars . Eginhard. sans remarquer même le maire son roi pour le vainqueur quittait si celui-ci roi vaincu. paraissait. c. portaient cette innocette cette inaction. carpenlo bat. vita Karoli Magni. ' C'était comme le pontife-roi à Rome . Parmi de révolutions tant au nom de ces rois. Il y avait prendre pour enfermés dans près de cent ans que les Mérovingiens leur villa de Maumagne pu dans quelque monastère. qu'on cieux et grave. ombre 1. bubulco rustico more ageute . barbu ( c'étaient. le Calife à Bagdad dans la décadence . comme celui germanique. de la déesse Hertha 2. leur sort changeait peu. ou le Daïro au Japon.

c. Dans plusieurs garder croit contrées le peuple encore. il Quand frère (par exemple Grifon frère de y a un troisième il est exclu du partage. II ne fit qu'une en Saxe. Carloman et Charlemagne. ensemble régnent Pépin et Carloman. Le descendant de l'évêque le parent de tant d'évêques et de saints. Et le silence même semdiminuait Cet être taciturne pas le respect. eâ conditione proemissâut totum . .(298) comme un compagnon de ses misères . fondée royauté par les prêtres. donna influence aux prélats. grande Partout les ennemis des Francs se trouvaient être ceux de l'église. facto solenniter generali conventu . V. Pépin-le-Bref). Arnulf. les Francs Après les Mérovingiens. guerre tre l'Aquitaine. fr. vita Karoli M.. campagne la liberté obtenant de prédication pour les mission' Franci. se constituèrent deux rois 1. peut-être il ne manquait pour en être auquel que le pouvoir ne de l'imbécillité le réparateur.. que chose de divin dans dans fois les payens la divinité les reconnaissaient bêtes. Eginhard. ap. dit Eginhard. Cette de Pépin. Lombards persécuteurs du pape. cette dualité se retrouve au commencement de presque partout la dynastie Ordinairement deux Carlovingienne. des biens Aquitains spoliateurs La grande de Pépin fut conecclésiastiques. Scr. Saxons payens. blait le secret de l'avenir. fut dévouée aux prêtres. ambos sibi reges constiluunt. 90. En effet. 3. y a quelqu'il comme autreles idiots. frères : Pépin et Martin.regni corpus ex oequo partirenlur.

atque à S. de Rome. Script. ap. Le cheval était la principale victime qu'immolaient les Perses et les Germains. V . Met. agriculteur avait été long-temps serré dans gand par position. . Anastas. implorer Pépin força les Alpes. sans doute comme viande de sacrifice. grec. Les puis par les Goths. — Hinc guerre pour de receptis civitatibus à B.Deux campa1. bride goût et de génie. Ce fut une bien autre guerre que celle d'Aquitaine : un mot en expliquera la durée. Ce peuple. un tribut de trois cents chevaux. qu'occupaient et qu'occupent encore les anciens VasIbériens. ses roches par les Romains. Le Pape Zacharie (epist. naires ( 299 ) faire au temps.. Biblioth. V. de la Pentapole et du duché venne. 3. 1 De plus. 1 II répondit aux réclamations de l'Empereur . Ce pays. Francs chassèrent mais ne les remplacèrent ceux-ci. incessamment sa population parmi ces montagnards.. . et les Grecs II. 336. adossé aux Pyrénées occidentales.. Petro. pour que Pépin ces provinces en sûreté dans les mains désarmées d'un prêtre. fr. recommande à Boniface d'empêcher qu'on ne mange de chair de cheval. et laissant contre le pape Etienne gnes suffirent était venu lui-même le secours des Francs. ap. qu'il avait entrepris cette l'amour de saint Pierre et la rémission de ses péchés. recrutait ou Basques ques. Guasques (Eusken). mais à saint Pierre et au pape 2. fr. les Lombards. Scr. vel ab omsedis possidendis misit in scriplis.. fallait que les Lombards fussent bien crût peu à craindre. força Pavie et exigea du Lombard Astolph non pas à l'Empire qu'il rendît. Romanâ ecclesiâ. 142). les villes de Rade l'Emilie. nibus in perpetuum pontificibus Apostolicae donationcm. Annal.

la Gascogne. se serait fortifié dans ces contrées. tendit la France.( 300 ) les Vasfois contre plusieurs pas. fort peu certaines. jusqu'à jusqu'à Loire. comme le prétend Fredegaire . Aînés de l'ancien monde. trasie par les nouvelles immigrations germaniques. Celle-ci avança jusqu'à la Garonne. 1 Fredegar. sous les faibles enfans de Brunehaut.' femmes. hommes. 21. ques et chargèrent 1. Je doute fort que les Francs. les Basques Il aurait donné sa fille par les Francs. vers l'an 628. le nord s'appela le midi la Vasconia. surpateurs qui s'étaient la et Germains. 2 La taille des Basques est très haute . Ils échouèrent un sans doute un duc Genialis. s'avançant ils venaient vaste chemin. le nom le peuple. se dissolution de l'empire neustrien. avec lui. un instant la l'Adour. les landes peaux. et s'éDes deux suivit côtés. l'Aquitaine l'Ostrouva comme renouvelée par les Vasques. . les petits hommes peu à peu parmi de l'aet chaussés leurs rouges. Galls. Selon des traditions l'aquitain Amandus. Scholast. réclamer sur tant d'uleur part des belles plaines Romains succédés. de les observer romain 600) (vers d'Aquitaine. . sont un vers le Nord . leur aient imposé un tribut. qui furent battus par eux dans la jeunesse de leur empire. grosses capes troubarca de crins. enfans. c. battant les Francs et par les Basques. Ainsi. Alors eut lieu le choc. surtout en comparaison de ccl!e des Béarnais. 2 descendaient les géans de la montagne Cependant dans du Béarn. au septième dans siècle.

de Liège. Celui-ci où répassa dans dans l'Ostrasie. l'apparition à quitter le siècle pour entrer miraculeux le décida Il fut disciple et successeur dans l'Eglise. I. dynasties nous le verrons fut comme tard.le depuis patron jusqu'au Son Rhin. voyons peu après. près de Pépin. bert. maître de la de l'Aquitaine jusqu'à II qu'il avait dans Neustrie au nom du roi Chilpéric des diverses Mais le sort de ses mains. qui le menaçaient des SarVainqueur Chilpéric. ' Voy. la Picardie des chasseurs. gén. le mariage de Charibert n'est-il Peut-être rattacher fable inventée les qu'une plus tard pour familles à la première race.(301) ' à Charibert. alors le maire Ebroin. frère de Dagobert . il aurait défendu au nom l'Aquitaine. du Languedoc. et Hubert. par Charles crainte des Sarrasins à lui livrer le décida par derrière. les Gaules . l'Hist. C'est.roi la Loire. des Ardennes l'immensité d'un cerf . . grandes d'Aquitaine nous les ducs aquiToutefois. de ses petits-fils contre leur oncle Dagoorphelins. maître de toutes se crut un instant. Martel. épouser Les arrière-petits-fils d'Amandus furent Eudes la Neustrie. de saint et fonda l'évêché Lambert à Maestricht. frère Eudes eut une bien autre il carrière. 688. Toulouse. gnait puis Il s'y fixa et de sa grand'mère. pays de sa tante Grand il courait avec eux chasseur. après la mort de son gendre. tains trois princesses ostrasiennes. plus et la France entre l'Espagne d'être écrasées toujours et la Eudes fut battu du nord.

médiocrement le pays occupé d'Henri de Montesquieu et de Montaigne IV. et Charles Martel l'aida à les repousser à Poitiers (732). rituel. . n'est pas un pays de dévots. ad suos libitus inclinandam. le héros de cette Hunald. Le fils d'Eudes. 721 : Filiam suam Eudo. . trop de celles de l'autre. Cette alliance et impie tourna fort politique mal. ad persecutionem Arabum differendam jàm olim tradiderat. fut envoyée au Française sérail du calife de Damas. fr. La pauvre d'un rocher. convaincue se trouva L'Aquitaine. peuple spihabile dans les choses de ce monde. causa loederisei in conjugium copulandam. Munuza. Il se précipita du haut captivité que par la mort.( 302 ) devant mais alors menacé rasins Toulouse. au nord de l'Espagne. Scr. il n'y Cette dont avait alliance. II.. Eudes s'unit sa fille 1. Munuza fut resserré dans une forteresse par lieutenant du calife. Les Arabes franchirent les Pyrénées fut battu comme son gendre. dans une sorte de dépendance à l'égard des Francs. par les L'émir il traita avec les infidèles. et n'évita la Abder-Rahman. Francs. étrange pas caractérise de bonne heure l'indifféd'exemples. Eudes Mais les Francs eux-mêmes se réunirent à lui. ap. rendu indépendant qui s'était du calife dans se trouvait des lieutenans à l'égard la même à Charles par rapport position qu'Eudes à l'émir et lui donna Martel. . ne put s'y résigner. d'impuissance.. mobile. race. Il commença contre Pépin-le* Isidorus Pacensis. rence dont la Gascogne et la Guienne religieuse nous donnent tant de preuves.

( 303 ) une lutte désespérée Bref et Carloman à la(740). Mais la guerre dans le frère d'Hunald. Ligerim transiens. Scr. il alla jusqu'en clarés ou secrets Saxef chercher des alliés '. In monasterium quod Radis insulâ situm est . brûle Berry. lui-même puis s'enferma pour faire pénitence dans un couvent de l'île de Rhé 2. qui sous lui le Poitou. il entreprit d'intéresser tous les ennemis dé* quelle des Francs .. ap. ut unusquisque eorum . rejetèrent derrière la Loire. Met. (745) trouva comme Pépin en avait trouvé un jeune frère de Pépin. tournèrent lèrent l'Auvergne. passa aurait-il eu de plus grands succès . intravit. Hunaldus. Bajoarii conductos in adjutorium Saxoneset Alamannoset Sclavos secum habuerunt.. qui invicem foedus inierunt . alter alteri snbsidiumdebuissent. Son un auxiliaire fils Guaifer dans Grifon. retranché y relevait Ceux de la Septimanie des Goths. Alfonse le catholique. des malheurs la rivalité de et de Toulouse. fr. inruentibus Francis. Les Francs en Bavière. Voilà déjà la cause gouvernait futurs de l'Aquitaine. haec autem fecit per suggestionem Ogdilonisducis. II. Poitiers mais se vengea Hunald de son frère . califat venait la monarchie dans les Asturies. . * Ibid.. Hunald à son tour et incendia la Loire Chartres. où le eut vaincu l'époque de se diviser. s'agitèrent * Annal. du midi ne sérieusement commença 759. lorsque qu'en Pépin C'était les Lombards. mais peut-être il semble avoir été trahi par son frère Hatton.. il lui céda. fit crever les yeux. recouvrer aussi moins pour Toulouse). Carnotis igne cremavit . (le Languedoc. 687. Hunald et furent rappelés par les incursions des Saxons et des Allemands.

Scr. désormais tourqu'il pouvait « Après de l'Est. ( 304) ) Les Sarrasins qui occupaient de s'enfermer bientôt obligés s'était fait rechef des Goths il recommença avec la guerre Alors avantage contre les Aquitains.. -Ils appelèrent les Francs inhabiles dans l'art des sièges. Maguelonne. fr. justice qu'il son pouvoir ceux des hommes de Pépin qui s'étaient enfuis du royaume des Francs dans l'Aqui' Chronic. le prix de la vie de certains qu'il avait tués contre toute remît en . chises du pays 1. . et ouvrir de respecter les lois et franPépin jura portes. habitans chrétiens n'eussent fini par main faire basse sur les Sarrasins eux-mêmes leurs . de rendre lui demander aux églises de son pour les biens en Aquiroyaume qu'elles possédaient taine. Dato sacramento Gothis qui ibi erant. 68. ut si civitatem partibus traderent Pipini régis Francorum. 1. V. Mais et Béziérs les Goths n'étaient Agde pas assez forts pour reprendre Narbonne. . permitterent eos legem suam habere. ceux-ci. ap. des députés envoya prince d'Aquitaine. 69.leur indépendance. cette contrée furent dans Narbonne. enfin. la selon assurées. ner du côté se fut que le pays deux ans.. jadis que ce prince Goths loi. Moissiac.. le roi Pépin de guerres reposé pendant à Guaifer. Il voulait de leurs que ces églises jouissent terres avec toutes les immunités qui leur étaient lui payât. Un connaître seigneur pour par Nîmes. seraient restés à jamais devant cette si les place. r. 2 Ibid.

les vignes qui fesaient « Le prince Guaifer. Fredeg. s'enfonçant dans l'Auvergne. désespéra les les murs de toutes et fit abattre désormais. r. sur ( 305 ) avec dédain repoussa les lieux 1 Contin. V. : en Aquitaine. Lemodicas.. d'une fois. fr. savoir villes qui lui appartenaient Poitiers. à l'aide avait pris le fort de Clerde l'Aquitaine. » et beaucoup se retira Le malheureux Périgueux. qui ultra Garonnam commorantur. — Spondet se ecclesiis sua jura redditurum . omnes uiuins ceruin in terrain prosl ravit — I. Scr. nolnisset. ennemis. coupant la richesse de l'Aquitaine. 3 Contin. . Fredeg. pénétrèrent Autun. dans des courses hardies. r. mal à leurs Ils brûlèrent tout le Berry. Pectavis. et cela plus arbres et maisons. 5 . Saintes. ibid. Guaifer ces detoutes mandes 1. Equolisma. 6. dont ils prirent ils brûlèrent ils traversèrent. lente. —Voy. ap. ainsi mont. capitale que Bourges. » La guerre fut destructrice.. qui antiquitùs vocati sunt Vaceti— 1 Ibid. fr. aussi Eginhard ... Annal. sanglante. Puis. mieux organisés et qu'à Chàlons. d'autres 3. etc. Limoges. Sanlonis .. Scr. avec ils brûlèrent le Quercy. 20 . ap. 4. jusqu'à jusMais les Francs. de ses machines. voyant que le roi des Francs. très de lui résister et ville fortifiée. forts. reddere. Petrcrors. dans Angoulème. V. 199 : Cùm res quae ad ecclesias pertinebant.. et cliquas quàm pluras rivitates et caslella . Puis les forts. firent bien plus de s'avançant par grandes masses. le Limousin. 7 : Waifarius cum cxen-ilu magno et plurimorum Wasconorum. C . fois les Aquitains Plusieurs et Basques 2.. la même régularité.laine.

Son oncle de Tours Rémistan Saint-Martin qui de nouveau.. portant celles entre autres 2.(306 ) année lui enles montagnes Mais chaque sauvages. ibid. tàm ipse quàm optimales ab ipso elerli.. puis soutenu Guaifer lui-même fut pris et pendu par les Francs. fr. fut l'avait abandonné. Germani Pratens. dum Turonicam infestatam proedaret.Lui-même solennelles. Austrcmonii translatio. proe gaudio omnem illanï insignem vestem lacrymis perfundebat. tout-puissant l'église par l'amitié il transféra et des évêques auxquels prespapes Sa réforme de l'él'autorité législative. . que toute les soins de saint les nomBoniface. . : Cornes Pictavensis. V . de Poitiers fut tué en Touraine par les hommes 1. ahhominibus Vulfardi abbatis monasterii B. donc enfin dans l'Italie des Lompar l'humiliation puissant dans des bards . oblitâ regali purpura . Pépin. 1 Secunda S. son des siens. glise par il dépouilla translations de reliques dont breuses la France. 433. se vit triomphant espoir. de saint Austremon et de saint 1 Ibid. Rex . lui firent l'Italie enrichir un honpour neur infini. — Translat. par la perfidie. Il perdit comte levait quelqu'un son comte de d'Auvergne qui périt en combattant. ap.. la mobilité les siens. rer. Germain-des-Prés dans les cérémonies paraissait les reliques sur ses épaulés. Scr. ipsiusque sacratissima membra propriis humeris evehebat. 428 mittentes. Martini interfectus est. ad instar David régis .. Erat autemhiems. S. et antè sancti martyris exequias exultabat. seul maître de toutes toutles Gaules.. dont se enfin assassiné par mais sans lassait sans doute d'une guerre glorieuse. manus ad feretrum .

I.( 307 Charles ) de Pépin se 1. man. comme son aïeul. par la retraite du Carloman. soleil. le surnon de Grand. Les deux frères portaient donc . . Il appelle Carloman : K. 322. Le vieil Hunald. fr. Nomenqui nommeduvit De Magni Magnus. elles-mêmes Challes et Challemaines. Epitaph. Charles son gendre avait outrageusement renvoyé sa fille. soutenait les neveux de par représailles de faire valoir leurs droits.apov). le même nom — Au dixième siècle. ap. comme l'avaient été Pépinl'Ancien et Pépin-le-Bref par celle de Martin. C'est ainsi que les Grecs se sont trompés sur le nom d'Elagabal dont ils ont fait bon gré malgré Héliogabal. corruption française de mann . Challemainessi vaut autant comme grant Challes. . ) On trouve dans la chronique de Théophane un texte plus positif encore. essaya de venger son fils et d'affranchir son pays. du grec Hélios. Charles-le-Chauvegagna aussi à l'ignorance dés moines latins. » (Chron.) — Charlemagne n'est qu'une corruption de Carlo— l'homme fort. c. 1 On dit communément que CHARLEMAGNE traduction de CAROLUH est la « MAGNUS. V . Les deux frères premier avaient étouffé sans la guerre peine qui se rallumait en Aquitaine. 187.16u. 4. VII. Le et menaçait Charles. de CaroliCarolus.. fr. pour Charles et Carloman ( maine . fils et successeur [7G8]. seul maître trouva bientôt de l'empire par la mort de son frère Carloman. Didier. Les chroniques de saint Denys disent. Cet homme indomptable ne céda pas encore. 1. Scr. Didier. comme lana . de saint Denys. laine .ayvoç Scr. Il fut livré lui-même il avait par un fils de ce frère auquel fait jadis crever les yeux. il parvint à se retirer en Italie chez roi des à qui Lombards. KARL-MANN. . sorti de son couvent au bout de vingt-trois en vain ans. etc.

de Naples. Ces derniers devaient vaincre unis .Le fils de Didier à Constantise réfugia lapidé ne conservèrent le et les Lombards nople. Ibique non melto post lapidibus obrutus malè periit. n'était les rien. . l'année même où Pépin se fit roi. Dans la première. capricieux mieux . tout autrement redoutables. jamais bien repris. Vérone. Les Saxons. Charles prit le titre des Francs était vieux et fatiL'empire déjà il tomba aux mains de Charlemagué. ap. rasins. perdirent l'unité de leur s'isola de l'Afri. quand les nations mais toutes environnantes s'égne. et se trouva par le schisme le califat. V . fougueux. s'était jeté Hunald. Scr. divisés pas grand'chose quelque temps Milan et Bénévent. avaient royaume de roi des Lombards. plus moins moins que les Saxons. . ce dernier événement rasqui divisait du côté des Pyrénées. fr. faibles de toutes. mais les moins faibles. . plus Lombards . La Neustrie taient affaiblies. étaient Les Sarpris à dos par les Slaves. l'Espagne empire elle-même affaiblie que . que de Bénévent. qui empêcha les habitans de se rendre ce qu'ils l'eussent jusqu'à 1. il est vrai. ils étaient que les Aquitains disciplinés que ' Sigeberti chronic. Ces deux villes résistèrent long-temps. surait Ainsi deux l'Aquitaine nations restaient debout dans cet affaissement commun de l'Occident.( 308 ) Pavie et roi des Francs et assiégea passa en Italie. 376. les Aquitains et les Francs d'Ostrasie. C'était la partie centrale du duché les Grecs les ports. ils n'avaient entre Pavie.

267). poétique les règnes de Pépin et guerres qui remplissent de Charlemagne. un fort sur la Lippe (p. Franc. Ehresbiirg . c'est d'une celui Roncevaux. Ce qui favorisa encore l'établissement de ce monde c'est la longueur du règne de Péflottant.( 309 ) « Il semble. fr. ceux dont le génie était le moins individuelle moins 1. Allerthümer. H. la stabilité. les uns et les autres. Voy. ils faisaient. t. 29). ils élevaient et dans ces déserts quelque place forte 2. au moins de lassitude. ennemis ne les domptaient. Grimm.. Le souvenir le plus populaire qui soit resté de ces guerres. conservé avaient p. annal. où leurs ayeux n C'éavaient servi si long-temps. . . ibid. ap. offrent mais des peu de victoires. taient en effet les plus disciplinables des barbares. N'importe. p. 201 ) . la ville que les chroniques désignent sous le nom de Urbs Karoli ( Annal. . de Sismondi. sevait. déserts. V. ils usaient leurs ravages réguliers. Scr. ils cherchaient le monde s'asminé. et en Saxe . dit M. défaite. 2 Fronsac (Francicum ou Frontiacum ) en Aquitaine ( Eginh. 14 ). deux 1 Ceci est très frappant dans leur jurisprudence. des vaincus. Les soixante le moins ans de original. et ils poussaient plus loin . Après il en vient mouraient à quinze et vingt ans. ils briplutôt qu'ils saient à la longue leur fougue et leur élan. que les Francs chose des habitudes de la milice romaine quelque . passim. vainqueurs. car on commenLes Barbares avaient bien assez cheçait à bâtir. périodiques. tous ces rois qui pin et de Charlemagne. Ils adoptent presque indifféremment la plupart des symboles donl chacun est propre à chaque tribu germanique. etc.

Trois chefs d'école. Grimm. persés Il en advint tout ce qui précédait.. Jac. ce fut favorable bare. neveu. et ques. Ils héritèrent des âges précédens. ni unusrmisque suam deri- . grand commême Les tribus fut rapporté. 779. il disposa des des abbayes. L'heureux de tout. doc saint Benoît d'Aniane. monde s'éteignant. Toute nation paya ainsi son tribut encore le lombard Paul War. tout data à Charlemagne comme tout lui nationale. les donna même à des laïévêchés. et firent oublier du à Louis XIV . citons le Goth italien nefrid. Mais il confirma l'institution de la dîme 2. Institutions. De decimis. ' Voy. que la race germanique barla décadence du monde la vieillesse même. Dans la réalité ciennes . Ils disles élémens ensemble recueillirent et mirent de tout.c. que sa famille protégé contre les Grecs et les Lombards. EnCharlemagne profita touré de ces prêtres la lumière étrangers qui étaient de l'église. Théodulfe. de l'Irlande passager des Anglo-Saxons de la Gothie ou LangueAlcuin. un mouvement . réformateurs des lettres y créèrent vint Clément. V. petit-fils sûr du pape avait saints. battu. à la gloire de ce règne . 1. illustres de toute contrée affluèrent à Les hommes la cour du roi des Francs. toute vie se réfugia au coeur. ils bâtir et fonder purent (74.( 310 remplissant ) de leurs un siècle règnes presque qui à loisir. trois ou des moeurs.1-814). 7. 1. Deutsche Reclus Alterthümer . gloire règne. l'espagnol Agobart. des évêques et des fils. 1 Capilubre ami. qui l'avaient andes lois aussi leurs lui attribuent lois.

ann. celle de Charles les Saxons. nous l'avons contre est. que cette dernière comme on a semblé le croire. Cf.. Volumus primo. se trouva cè Salomon David. 1334. c. de personis suis ad publica vel ad secularia judicia trahantur vel distringantur . ann. atque per jussionem pontificis dispensetur. Ducange. on trouve mention de la dime dans une lettre pastorale des évêques de Touraine . Sans doute il y avait eu constamment par le Rhin une immigration des peuples germaniques. 801. contre Rien n'indique ait été motivée. anu. .. neque subdiaconi. Franeoford. sed à suis episcopis judicati justitiam faciant. ut episcopi justifias faciant in suas parochias. ad leg. en 588.(311) affranchit de da juridiction séculière 1. tàm uobiles quàm ingenui. c. v. 37. Ces recrues et renouvelaient sans fortifiaient cesse les armées Mais pour des invasions de tribus endes Francs. ne furent dans les des-Lombards. plus prêtre que les prêtres. d'une par la crainte invasion. 4: Statutum est à domino rege et S. Capitul. 1. add. aussi Capitul.. 794. c. similiter et liti. —Voy. Francoford. 794 . Aquisgr. ' Capitul. une constitution de Clotaire.. la prescrivent expressément. II. qu'épisodiques de Pépin et de Charlemagne. 791 . vu. Undecunque censùs aliquid ad (iscunipervenerit. . La grande règnes du premier. 16 : . — Dès l'an 567 . ann. — Capitulatio de Saxon. c.. et fut ainsi leur roi. décima pars ecclesiis et sacerdotibus reddatur. neque quislibet de clero . Ils passaient en grand trouver fornombre pour tune dans la riche contrée de l'Ouest. neque presbyteri neque diaconi. Langob. 789. ut neque abbates. Synodo. C. guerre les Aquitains. 23. 17: Omnes decimam partem substantia. c.. —Capitul. et laboris sui dent... mam donet.. et les actes du Concile de Mâcon. Comités quoque nostri veniant ad judicium Episcoporum. Ce l'église des Francs.. la chute même du royaume Les guerres d'Italie. DECIME. ann.

leur génie dans leurs marches . des deux peuples devenait trop forte pour que la Les derniers fusion des Francs pût s'opérer. progrès dans la civilisation avaient été trop rapides. dans les profondes clairières de ces forêts. ne connaissant. antide la guerre fut la violente Le vrai motif des races franque et saxonne. d'après leur serait soumise et peu à peu que l'Allemagne la différence Mais gagnée par les missionnaires. avaient horreur des terres limitées . comme s'appelaient fièrement les Saxons. que les Francs venaient surtout plus romains. depuis qu'ifs recevaient nouvelle sous la main tout une organisation des Carlovingiens. 536. 2 de des mansi Les Scandinaves et Charlemagne. et Grimm . faire rien ne peut niers temps de l'empire romain. Les hommes de la terre Rouge 1. Ceux-ci avaient ecclésiastique le succès de saint Boniface. Deutsche Rechts Allerthümei-. selon la liberté de dispersés. Grimm. de renouvelé à l'avènement elle-même de le voir Charlemagne. sept lieues ne voulant d'autres barrières que la vague limitation de leur gau. où l'écureuil courait les arbres sans descendre. comme les Romains. p. qui pathie antipathie decroissait à mesure chaque jour. le III° volume. orientaient et 1 Voy. l'éléfait ait accompagné soupçonner pareil qu'un fût menacée vation de la seconde ni qu'elle race.comme lieu dans les dercelles tiéres. (312) qui eurent . ' Voy. d'abord espéré. les Lombards.

Sismondi. Annalesde Fulde . II. p. Scr. fr. Ceux-ci. fut trouvé mort dans la même attitude . ap. et un Saxon. d'administration et de tyrannie. Ces tribus. d'hommes. 3 Ibid. qui prononça saxons. les joues encore enflées de son souffle. et . moyens étaient redoutés des Saxons. l'imprudence 2. souhaitaient un Daventer qui peut-être ' Grimm . Partagés par les Ases eux-mêmes en trois peuples et douze tribus. Mais dans l'Allemagne divisaient même. § 5. fières et libres. Mais des vieillards pièces sans l'intercession ils n'empêchèrent point que les jeunes gens ne brûavaient construite à lassent l'église que les Francs 5. ' S.( 313 ) les champs. 518. L'élangues ne doit pas se faire tranger qui passe dans la marche. . traîner sur sa charrue la terre. dans la Hesse. la prairie. Libuini vita apud Pagi. Saint armes du menacer des grand Empire eût été mis en cette parole. 772 . d'ordre. il doit respecter soulever le soc. il n'y a pas trace de telle chose. qui s'était agenouillé pour soufflerle feu . crit. eurent de les ceux-ci les fatiguaient. Libuin. 231. V . voulaient Leurs marches n'épas d'autre des terres taient vaines et vagues. c'était leur cité. — Ils essayèrent de brûler une église que saint Bonifaceavait construite à Fritzlar. 328. Les divisions de les dénombremens tous ces territoire. pas absolument ville et prairie sont dans les vieilles synonymes du Nord 1 . s'attachèrent à leurs vieilles et la jalousie croyances par la haine que les Francs leur Les missionnaires dont inspiraient. Mais le saint avait prophétisé en la bâtissant qu'elle ne périrait jamais par le feu : deux anges vêtus de blanc \inrent la défendre . ils ne division.

Tout près de là est Feldrom. Arminius dans la Biogr. six ans après la défaite de Varus . mystérieux ou du monde où l'on pouvait voir l'image symbole. tue. le Herminsberg . qui rappelle ces ossemenstrouvés . » . L'Herman-saül nirs de la Germanie. Le champ qui est au pied du Teutberg s'appelle encore Wintfeld. voyait à d'autres à ses pieds un champ mandant animaux. couvert des ruines d'un château qui porte le nom de Harminsbourg . ou Ruisseau de sang . les lieux voisins étaient Tous sacrés de la grande vicet première par le souvenir toire des Germains 2. ou statue de la Germanie. on trouve Varenholz . ou Ruisseau des os . 3 Stapfer. ou Champ de la Victoire . le bois de Varus. ils auraient germanique respecté le violèrent. cette stade la patrie. dieu de la main armée de pied en cap. consemé de fleurs. art. dans les environs de Pyrmont. par les soldats de Gernianicus venus pour leur rendre les derniers honneurs. d'un ou d'un héros. facile victoire fut sanctifiée un miracle. le champ des Romains . et le Knochenbach. dans le même comté de la Lippe . sur l'Empire Si les Francs eu souvenir de leur origine eussent ce lieu saint. ou d'Arminius. des Saxons. au lieu où se trousanctuaire principal la principale souve-^ vaient et les plus chers idole. Ils . et sur les bords du Weser . un peu plus loin. ils brisèrent Cette le symbole national. gauche bouclier un lion comsur son une rose. Une par source les soldats de abreuver jaillit exprès pour ' Colonne. univers : « Les lieux voisins de Dethmold sont encore pleins de souvenirs de ce mémorable événement. 1. ou mont d'Arminius . portait où se de la droite un drapeau une balance. il est traversé par le Rodenbeck . pour brusquer par les armes droit au sion de leurs voisins marchèrent barbares.( 314 ) la converprétexte.

d'après de perfidie. ainsi qu'une partie Angariens à châtier les des Westphaliens. dans les marais. propè montera qui castris erat contiguus tanta vis aquarum in concavitate cujusdam torrentis eruperit. 2. Franc. qui rappelaient l'assemblée ou concile de Worms.1. bâtit dans thermales. . ceux qui cédaient attachée au sol par sa néralement la population réLes jeunes. — Poeta. ut exercitui cuncto suffîceret. les cantons du nord. les eaux d'ailleurs dont il aimait le la Saxe même et fortifia. dans dans les montagnes. la Hesse. 328. Eresburgum reaedilicat. d'autres ce fait et tant On aurait tort si. Aussi Charles fixa sa résidence à Aix-la-Chapelle. ap. du même genre.1. les vieillards.. 2 Annal. V. les Saxons on accusait de la mobilité propre d'esprit Indépendamment être gédevaient aux barbares. . château d'Ehresbourg Les L'année il passa le Weser. 201. fr. revenaient et recommençaient.dans leurs fo1. cùm juxtà morem tempore meridiano cuncti quiescerent. fugiés. jura printemps. Annal. et basilicam ibidem construxit. divinitùs factum creditur ut quâdam die. se la guerre de poursuivre ce que les Saxons jusqu'à les Carlovinfussent convertis. Saxonici annal. L'hiver fut employé Au ducs lombards le fils de Didier. Saxons se soumirent. On sait que sous ' Eginhard. faiblesse. d'eux. suivante 775. . 27. douze Mais donnèrent rêts. otages. . les femmes. .—Reaedificavit ipsum castellum. ibid. Script. annal. ibid.. Fuld. Les surpris Charlemagne un par tribu. (315) Saxons . Ne diutiùs siti confectus laboraret exercitus . ils se ravisèrent et ravagèrent bientôt. restant au milieu On ne pouvait les contenir qu'en sur le Rhin.

ibid. 134. les hommes n'était en foule. II. et les autres à la porte . fr. V . ap.. se Grent baptiser en foule pour s'asseoir aussi à la table . la difficulté se faisaient baptiser assez d'habits blancs . et toujours habillé de beau lin blanc comme neige. les évêques et de la Lippe. — Les Avares . .dans ces assemblées. . Scr. 29 : Et fecit castellum super fluviuni Lyppia. et dit à l'Empereur : « J'ai déjà été lavé ici vin . 29 . fois apparaissent en face des (316) dominaient 1 Annal. cérémonie. gnance moins à tenaient fières peut-être que fanatiques. 2 Un jour que Ton baptisait des Northmans. trois habits fait baptiser trois fois pour gagner croit tout Aussi pendant fini. et baptise les Saxons le par milliers chef wesphalien Witikind revient avec ses guerriers dans le nord. ne l'a cru d'après leur résistance. réfugiés qui pour la première avec ceux mêmes du nord . n'ayant plus mes habits et refusant les tiens . leur religion qu'on du nord Sous Louis-le-Débonnaire. Les Saxons parurent dans leurs Tous ceux qu'on trouva reçurent foyers dont Cette sans difficulté le baptême. giens. je te laisserais là ton manteau et ton Christ. tel s'était que de trouver 2. Franc. Galli. Charles sources pénétra jusqu'aux se soumettre. on manqua d'habits de lin. » Monachus S. Il la regarda quelque temps avec indignation . voyant qu'il faisait manger dans la salle leurs compatriotes chrétiens. un pareil sac est-il fait pour un guerrier. y bâtit un fort 1. que Charlemagne à Paderborn. ou pour un «ardeur de pourceaux ? Si je ne rougissais d'aller tout nu . et on donna à l'un d'eux une mauvaisechemise mal cousue. c.t fois. ne le sens. à peine ils comprenaient sans doute de répusemble beaucoup inspiré pas avoir jamais Ces populations aux Barbares plus payens. 1. alliésde Charlemagne.

d'arrière-garde. à la file. ils avaient et l'Ebre. Du côté oriental. Wilikind chez les Danois rentre pour dans revenir l'année de 778. pied.L'affaiblissement des Sarrasins. poussé jusqu'à leurs campemens en Espagne une nouappelaient velle province. à écraser d'elles-mêmes et semblent nent. Cependant ' Sismondile confond avec Lope . Au retour les Francs. mondes La défaite affaire qu'une de Roncevaux ne fut. les prières des émirs révoltés du nord de l'Espagne. homme soit à que l'on monte les roches vous domisoit à dos de mulet. vieux soldats d'Hunald et de Guaifer rois de Navarre . par les Goths . perdirent dans ces gigantesques ces pors difficiles. Ie' du 2e volume.Francs. assure-t-on Eginhard . l'amitié des petits rois chrétiens. C'était précisément ( 317 ) la Hesse. les etdes Asturies . tout gne et marche allait les Francs étaient soutenus bien. prêtes limite solennelle des deux cette ceux qui violent 2. les Basques. avaient favorisé les progrès des Francs. escaliers à homme. où les armes recevaient un échec si mémorable à Charlemagne Roncevaux. . mains des Francs. s'étaient fils de Guaifer 1. ' Voy. Défait dans ses forêts et retourne bientôt. Gisd'Hatlon . le chap. qui voyaient Charlemagne prendre du pays et mettre tous les forts entre les possession armés sous Lope. attaqués par ces de monde dans beaucoup montagnards. mais à l'Occident. sous les noms de marche de Gascode Gothie. 261.

. sa dubrisé sement. il entra les trouva réunis à Buckholz. c. Fauriel. — Voy. la défaite commencée rasins aidèrent-ils . l'insouciant et le Charlemagne traître Ganelon de Mayence. I. comme on sait. de les Francs beaucoup y perdirent que chefs les plus de leurs entre autres plusieurs monde. Le traître.(318). Monin . ibid.1. ap.. — Poet. de Roland.le Cours de M. voyez. pourrait ou Saragosse. ce que les veines de son randal. — Sur les poèmes Carlovingiens. jusqu'à col en rompissent. . limite des Saxons et des Slaves. 1832. aussi Eginhard. 1. vita Karoli . 6. du fameux Roland Le nom se aux montagnes.1. 1 43. V. défit. distingués. annal. les SarPeut-être et le fameux Roland. et l'excellente thèse de M. poëme national. 93. il s'occupa d'établir l'ordre dans le pays mense qui ouvre et d'où * Eginhard . peut-être fut-elle achevée par les Basques par eux sur l'Ebre. fr. Sax. Parvenu ainsi sur l'Elbe. lequel dit le poète. sans autre explication : Rottrouve dans Eginhard brilannici limitis 1. Scr. ibid. professeur à la faculté de Toulouse : Sur le roman tic Roncevaux. son choix Toulouse n'est autre chose.. et les y soulevés. . — Chroniques de saint Denys. ce dans éminemment est un Allemand. — Les autres Chroniques ne parlent point de celte déroule. 203. La brèche imlandus proefectus avoue les Pyrénées sous les tours de un oeil perçant voir à Marboré. lorsqu'ayant il appela. L'année suivante fut plus glorieuse (779) pour le roi des Francs chez les Saxons encore . Son qu'un coup d'épée à Blaye cor fut pendant sur la gardé long-temps il soufflait ce cor dans si furieuGaronne.

dit le biographe de Louis-le-Débonnaire. prendraient leurs frères élevés par ' Il prit pour otages quinze des plus illustres. contre pour exécuter Des tribunaux les ordres des évêques. ap. Franc.. Karolus.. Une armée de prêtres vint après l'armée gieuse des soldats. Vulfar avait été précédemment revêtu des fonctions de MissusDominicus en Champagne. II. — Item Chron. et les remit à la garde de l'archevêque de Reims. auquel il accordait la plus grande conGance. V. V. Scr. Scr. « Le très-sage et très-habile Charles . Brème Verdun. savait s'attacher les évêques. vita Ludov. . Scr. fr. fr. Tune pars maxima beato Sturmio populi et terra. VI... et chargea l'abbé de Fulde d'établir un système de conversion reli. Huit partagé et puissans évêchés furent successivement grands créés : Minden et Halberstadt. Hildesheim et Paderborn Munster. 447. fr. de conquête régulier 1. il leur confia le soin du royaume . Vulfar. .Hist. de la race des Francs . Pii.. et beaucoup d'autres encore . Frodoard. Charlemagneécrit à un abbé de Saxe de venir avec des hommes bien armés et des vivres pour trois mois. ap.(319) avoir conquis de «nouveau les . » Astronom. 18. Remens.. ut in eis baptizarent et pnedicarent. Tout le pays . illiusad procurandum committitur. — Les abbés remplissent ici des fonctions militaires. Annal. 633. . . sermèns des Saxons les baptisa par milliers . fr. Il établit par tonte l'Aquitaine des comtes et des abbés. il reçut qu'il croyait à Ohrheim. 3. . Moissiac. totam illam assumptis universis sacerdotibus . . abbat. Sturmii. 1. ibid. 26. . Divisitque ipsam patriam inter presbytères et episcopos seu et abbates. fut entre les abbés et les évêques 2. 21 . presbyteris provinciam in parochias episcopales divisit. V. le litre de comtes. . Osnabruck : fondations à la fois ecclésiastiques et [780-802] où les chefs les plus dociles militaires. ap. qu'on nomme des Tassi . la défense des frontières . et le gouvernement des fermes royales. 71. c. ap.. Scr. c. disent les chroniques . 88. Caroli M. abbatibus. epist. Fuld. s Vita S. ..

bravaient les vieilles lois de la contrée.le de ces procédures aura-t-il terrible rappelé dans l'imagination les medes peuples.(320) les relaps. Nous et le quinzième déjà vu que volontiers remonfesaient les nations germaniques Peut-être à Charlemagne. si l'on ayeux par les prêtres voir dans les cours un veut reste Weimiques. et la contrée durent toute poursuivre la gravité de à leurs leur faire comprendre dépens si souvent. qui l'appelait Pendant convertissent que les prêtres régnent. institutions ter leurs . dieux. gine le treizième blement ne se constituèrent qu'entre avons siècles 1. secret . traîtres au parti de l'étranger. et violaient faisaient ces voeux qu'ils l'oriC'est à ces tribunaux que l'on fait remonter véritacours des fameuses Weimiques qui. vaguement sures contre leurs employées jadis inquisitoriales de Charlemagne . avec sécurité pendant qu'ils poursuivent ï 1 Grimm . Deutsche Rechts Alterthümer. et plus pâlissait il voyait cloué à sa porte le signe funèbre quand à comparaître au tribunal invisible. qui passaient qui leur patrie lui sacrifiaient et leurs et qui. d'anciennes institutions il est germaniques plus d'hommes libres probable que ces tribunaux qui dans l'ombre un fort frappaient coupable plus eurent but de punir les pour premier que la loi. . sous son patronage. et jugent. ou. Mais ils ne bravaient la flèche pas qui à leurs sifflait oreilles main sem. sans qu'aucune la guider blât d'un au malin .

du nord pour Il en restait mille disparu. 21 I. par à inondations . usque ad MMMMD jussu régis omnes unâ die decollati sunt. pourtant. morem gerentes. Met. Le vainqueur. livrés. Caeterorum. Hujusmodi vindictâ perpetratâ. . Alors plus de pendant poursuivre durcis les marais le proscrit. Ils ne visité . s'opiniâtra profondes la guerre l'hiver. Cette Une foule défait les lieutenans de Charleintrépide du Soleil ). tantùm facinus peregerunt. ann. en un jour à Vermille cinq cents furent décapités derl 1. et près de Sonnethal ( Vallée la lourde vient au secours. Les quatre lèze-majesté. Ceux qui essayèrent de les venger. le soldat par la glace ne le défendent Eginh. persuasioni ejus Vilikindi traditi. feuilles qui dérobent l'atteint. les boues . arrêté fois plus d'une dans ces contrées les pluies. p. ne purent dans sa retraite Le roi des Francs brûla. qui peut-être cinq cents d'entre Une famille à nourrir suivre Witikind . jusqu'à de Charlemagne d'éseillers étaient des hommes imbus des idées de l'Empire. sans intelligence rent ces captifs de coupables que des criminels et leur appliquèrent la loi. 344. — Annal. Les conce qu'ils lui fussent ravagea. d'Osnabruck. qui. Fuld. armée des Francs (321 meurtrière une fois ) des barbares. p. 329. les humides. furent massacrés à Dethmold et près eux-mêmes défaits. Rex in hiberna concessit. Annal. dans .. 206. rapide. glise. . prêtre du génie barbare. froidement sans générocruel. V.cette éducation descend encore verser. plus . bande magne quand ils ont Witikind tout rende Saxons se joint à lui. quatre avaient en Saxe eux. gouvernement et juriste.

dit-on. Scr. annal. monasterio S. ipse ob merilum fidei servals. Kar. V. 97. pas pour manquèrent. ibid. isolé dans sa cabane. ap. huit ans. Nazar. WitiLa Saxe resta tranquille pendant kind s'était rendu. jétir une encore provoqua qui nous sont peu connues. à l'occasion tirèrent contre les Francs l'épée qui. et ideirco in ambabus ( conjuralionibus) conlrà Regem conspiratum est. Le souverain débonnaire lointains posa pour toute peine quelques pèlerinages aux tombeaux des saints. les assudu mariage d'un de leurs chefs .( 322 ) entre au foyer domestique. dépendantes les Thuringiens Dans le palais ce semble. Ils dédes grands contre Charlemagne. — Eginh. c. qui se crudelitatem Fastradae régime ferre non possc asseverabant quoe cùm per Fardulfimi Langobardum detecta fuisset.. conjurationum Fastradae crudelitas causa et origo extitisse creditur. quante eut l'audace couverts .. quia uxoris crudelitati consentiens à suac naturae benignitate ac solifâ mansuctudine immaniter exorbitasse videbalur. conjuration et la cruauté de testaient surtout. la bêle fauve tapie comme sa femme et ses enfans. M. jamais passé leur imvivant. fr. Annal. 210 : Facta est contra regemconjuratio)à Glio suo majore. Cette et d'autres cause. ne nièrent pas . nomine Pipino . Mais les Francs ne lui-même Les nations cela d'ennemis. Dionvsii donalus est. au gîte et couvant ses petits. 20 . l'un d'eux : Si l'on m'eût tu n'aurais cru. et quibusdam Francis. voulaient aux lois saliques 1. mais il les fit tuer sur les 1 secundum legem Francorum. de dire le Rhin . 2 Eginh. l'orgueil 2 à sa jeune Fastrade de cinépouse qui un mari Les conjurés déans ne savait rien refuser. n'étaient rien moins que résignées. Harum . même. 11. ibid.

comme un criminel ordinaire. Nazar. condamné à mort . temps une fille de Didier. Scr.. ex concubinâ Himildrudâ . périt comme Le royaume il en avait des Lombards péri aussi. que les Grecs 1 Annal. en opposant qu'il affaiblit au fils de Didier ramenaient. 10. de Bérestait dans les montagnes du midi le duché ne put jamais mais forcer. c. Celui-ci s'entendait avec les Grecs. convaincu. V.( 313 ) routes 1. fr. avait épousé et qu'il soeur de celle que Charlemagne épousa à son père. que Charlemagne un concurrent et troubla. . vaincu il fut accusé de trahison dans l'assemblée de Ingelheim . 786) et Brittones qui. Autre naturel de renverser entre au dehors les princes conjuration et les Lombards tributaires. Franc. . Mais les Francs cernèrent Tassillon avec trois armées sans combat.. ap. . Tassillon les Slaves et les Avaappelait res. ibid.. duc Tassillon. Domuit (an. de Bavière une . puis rasé et enfermé au monastère de Jumièges. 2 Annal. Tassillon se renvoya outrageusement trouvait ainsi beau-frère du duc Lombard de Bénévent. 65. M. maîtres de la mer . névent. Les premiers peuples longdonné des rois aux seconds. cum aliquibus comitibus Francorum consihatur— 3 Eginh. Kar. La Bavière nation. dicto oudientes non erant. Quelques années un fils après s'associa aux grands pour Charlemagne son père . Les mouvemens des Bretons et des Sarrasins les encourageaient 3. . 12. Les Bavarois étaient deux avaient frères.. Filius régis Pippinus.

et à leur choix sur les Slaves qui de là fondaient sur l'empire . similiter usque ad nonuin .. Leur dormir ils allaient de bois ou ring .. Terra Hunorum novem circulis cingebatur— Tàm latus fuit unus circutus quantum est spatium de Castro Turonico ad Constantiam. cavaliers inles Avares. quamvis ipsi circuli alius alio multô contrac- . porte. S. aurait aux bizarre musée de briganun vieux soldat de Charleou quinze lieues de tour 1. viginti milliaria Teutonica. de haies toute une province . l?Oder. Tous les hivers avec les femmes des Slaves. 2. Ce camp . entassement les plus des objets les plus brillans. c. ' Monach. était un prodigieux village camp.. eut un tributaire Charlemagne Il en était de même en Allemagne. et de seobligé contre les Wiltzi les Abodrites conder ( ou Weledes otages. plus il s'était vu en face des Slaves. . ut de aliis ad alias vox humana posset audiri.. parvenu leurs querelles dans d'intervenir . toujours toujours. non satis latae erant constitutae. inter inexpugnables illos muros . donnèrent tabi ). Galli. sur l'Elbe. s'étendant et ceux de l'Adriales Slaves de la Baltique Entre la Bavière devenue derrière simple province. il y avait là les rapines sieurs les dépouilles des Byzantins siècles. étrange inutiles barbares. Item de secundo circulo . qui similiter ut primus erat exstructus . d'après dage. ad terlium usque tendebantur . dit l'historien grec. ) et de de plus. 1.( 324. rencontrait Charlemagne dans les marais de la Hongrie.. Ità vici et villae erant locatae. Contra eadem quoque asdificia. II. tique. . eu douze magne . retranchés fatigables. quae sunt quadraginta Italica. fermé qui couvrait de plud'arbres entrelacés . Les Slaves L'empire l'Elbe et tout ce qui est entre avoir gagné parut s'affaiblissant. une guerre.

les des Francs fleuves débordés. V. lib. Sax. C'était tiores fuerunt Ad has ergo munitiones per ducentos et eo ampliùs annos. fr. rien de lui-même. ch. alors en Frise. qualescumque omnium occidentalium divitias congregantes— orbem occiduum penè vacuum dimiserunt. Scr. dans Celui des Avares. les marais . ) le génie seul camp . Nous disons toujours. Theophilact. ce peuple des Francs est le vaisseau il n'a à pièce.p. de Thésée. 17. le reste visita le chagan des Turcs au sixième le barbare sur un trône qui siégeait du désert. 46. Ninive ou Babylone : Le peuple uni en un en pâturages déserts. . brûlant le peu d'habijusqu'au tations aux rencontrait . II. rencontrait Mais ce qu'on partout. L'armée y laissa tous ses chevaux 9. mais qu'il qu'importait Avares l'incendie de ces cabanes? la Cependant ces déserts cavalerie de Charlemagne s'usait dans un insaisissable ennemi ne savait contre . Renouvelé plus pièce presque en Saxe. bois. c'étaient les plaines humides .— Gibbon. Charlemagne et s'avança Raab . ' Exe. 106-164..( 325 comme tel est les villes dé l'Orient. devenus voisins des Francs . qu'on où rencontrer. mais l'armée des Francs. ap. des Tartares. III. les attaqua avec trois armées . 42. pereur Ces barbares. Celui qui trouva siècle. auraient levé des tributs eux comme sur sur les Grecs. d'or au milieu son village de massif par l'em- se faisait des lits d'or donner de Constantinople 1. Menandri. 3 Poet. 16. 155. c.

leurs ennemis . du Languedoc. comte de Toulouse. chasbrûlèrent sèrent ou égorgèrent les prêtres . et chargés dépouilles. prêtres. mourussent pour eux. mieux chez eux. brûla les faubourgs de Narbonne les troupes . envoyés à trois ou quatre cents lieues contre les Sarrasins de l'Espagne. C'est sur ces peuples que des Francs. Ce tombaient effectivement les revers chez eux le joug des n'était de porter pas assez il fallait. et régent ils . vainquissent. les églises. Moissiac. Car ils ne revoyaient guère leur pays . quittant se perdre dans les bade leurs pères . c.( 326 ) les tout autant Ostrasie. au lieu de fournir une armée contre eux. les moeurs. l'armée du calife Hixêm. d'Aquitaine la route emmenant tout un reprirent d'Espagne de captifs de riches peuple . — Hist. ils allassent taillons des Francs . Ils firent cause commune avec les Avares . IX. puis. garnie passa ches et les Pyrénées. chose intolérable aux barbares. ou les Lombards de Bénévent. franchit les Marl'Ebre. 74. et défit avec un grand carnage rassemblées Guillaume au Courtqu'avait Nez. Tout s'armait contre la naCharlemagne. trouvant dél'Aquitaine de troupes. le costume la langue . qu'en que se recrutaient armées de Charlemagne. La même année. 1. V. Pour les Saxons aimèrent périr. que. ' Chronic. et retournèrent avec passion au culte de leurs anciens dieux. — . Ils massacrèrent les lieutepérir nans de Charlemagne. 26. dont le calife orna la magnifique de Cormosquée doue 1.

tué beaucoup de Francs. p. la défense de l'empire. mais en vain .. autant les ouvriers avaient tiré de terre pendant le jour . puisqu'il ne pouentreprit vait la dompter» Il s'établit avec une armée sur le et peut-être les Saxons Weser. parce que l'une de ces rivières se jette dans leDanube . « On avait persuadé au roi. ad ann. bateliers tous ces revers . Charlemagne Malgré reprit bientôt l'ascendant sur des ennemis Il dispersés. et l'autre dans le Mein. t. annal. Il pluies . Aussitôt il vint dans ce lieu avec toute sa cour. Pendant ce travail. Mais l'humidité de la terre et la continuité des l'exécution de ce travail 1. empêchèrent en fut comme du grand pont de Mayence qui assurait le passage de France et d'Allemagne. autant il en ntombait pendant la nuit. de dépeupler la Saxe . 793.(327) ces nouvelles désastreuses Lorsque lui parvinrent. par les. Le canalfut donc creusé sur deux mille pas de longueur. 264. et inondée par des pluies continuelles . y réunit une grande multitude . un canal assez grand pour contenir des vaisseaux. le château comme Heerstall. » ture . I de la trad. pour presser travaux d'un canal qui eût joint le Rhin au Danube.. et ils étaient rentrés chez eux victorieux. il était en Souabe les. pour-convaincre ne lâcherait son camp il appela qu'il pas prise. en cas d'invasion. Histoire (traduite de l'arabe en espagnol) de la domination des Arabes et des Maures en Espagne . franc. et employa à cette oeuvretoute la saisonde l'automne. et trois cents pieds de largeur. engage un combat avec les comtes et les gardes de cette frontière. l'entreprise ne put s'achever . on lui apporta deux nouvelles fort déplaisantes : les Saxons s'étaient révoltés de tous côtés . Coude. à la même place. les Sarrasins avaient envahi la Septimanic. que si l'on creusait entre le Reduitz et l'Altmul. Eginh. s'appelait patrimonial elle-même. on pourrait naviguer facilementdu Rhin au Danube. et facilité. et qui fut brûlé des deux rives. car au milieu d'une terre marécageusedéjà imprégnée d'eau par sa nature .

la Theiss. 403. il passa enfin la main sur ce précieux où dormaient ring tant de richesses. Quelques années pour les convertir après . Ainsi. En même un fils de Charlemagne.( 328 ) De là. Ceux d'entre eux qui restent dans des plats de . mangent payens bois avec les chiens à la porte des évêques envoyés 1. p. entrait guerre eux par le midi avec une armée et de de Bavarois Lombards le Danube. Sismondi. Ces canton. jusque vages du Pont-Euxin. 804 . fitant d'une civile des Avares chez . lonies de Francs et de Frisons sur les ri. Il semble paraison que ce peuple thésauriseur ait perdu son âme avec l'or qu'il comme le dragon des poésies couvait. il se fesait livrer tiers des habitans. différente. dit l'annaliste. . nous les voyons demander humblement à Charlemagne ' Pagi critica ad ann. II. protemps. Ainsi Probus des coavait transplanté Persique. dans de tous côtés ses incursions . les rois et de langue chrétiennes. étendant des Carlovingiens sur la Meuse. établis toutes toutes res au milieu de populations hostiles. 238. des Babyloniens les et des Perses transportaient au bord du golfe les Chalcidiens juifs sur le Tigre. vers l'ouest. Le Chagan se fait chrétien. Il tombe dès-lors dans une extrême faiblesse. plus d'un jusqu'au vers étaient ensuite chassés de captifs troupeaux tersur de nouvelles le midi. les Francs étaient en comqu'auparavant pauvres de ce qu'ils furent dès-lors. Le butin fut tel. Scandinaves. et mit .

les lettres d'Adrien à Charlemagne( Scr. aux Slaves dominaient qu'ils .). Pour rétablir tablir le pape pendant lui met 1 II avait aussi une vive affection pour le prédécesseur de Léon. il se sa domination. 215.. commença Charlemagne A en juger par l'étendue de pérer un peu de repos. ecclésiastiques sous prétexte de rése rend à Rome Charlemagne Aux fêtes de qui en avait été chasséJ. « II alla quatre fois à Rome pour accomplir des voeuxet faire ses prières. quàm ut urbs Roma suâ operâ suoque labore veteri polleret auctoritate. pape et s'afs'étonne le proclame Auguste. sinon réelles. Quôd primo in tantùm aversatus est. — Eginh.. M. quamvis praecipua festivitas esset. par ses forces alors le plus grand souverain du monde. ecclesiam non intraturum fuisse. résister auparavant. etc. 1 9 : Nuntiato Adriani obitu. annal. ibid. vit. 17 : Nec ille tolo regni sui tempore quicquam duxit antiquius .une retraite disentils . » — Voy. le pape Adrien. quem amicumpraecipuum habebat. trouvait n'aurait-il ce que Théodoric pas accompli Pourquoi ? n'avait la résurrection de l'empire romain pu faire. fr. si pontificis consilium pracscirepotuisset. ils ne peuvent plus. dans la prière. sic flevit. c. devait de tous ces conseillers Telle être la pensée dont il était environné. 546 . . 2 Eginb. le est absorbé Noël. V. Coràm altari. ut affirmaret se eo die . c. ac si fratrem aut carissimumfiliumamisisset. 100.. l'Empereur fardeau humblement lui impose un flige qu'on à ses forces 2. Leo Papa coronam capiti ejus imposuit. (329) en Bavière . qu'il sur la tête la couronne et impériale. L'an 800 . 403 . qu'il démentit au reste en adoptant les titres et le cérél'Emmonial de la cour de Byzance. 544 . 545 . Kar. Kar. M. ubi ad orationem se inclinaverat. hypocrisie supérieur puérile. Eginh. Pour cette à esfois. p.

il fut rétabli dans son royaume. V. lui exposa la cause de son voyage.ptaïKpwi -/.i àv-niv TM ïvapovAÏa vîp'oç yv. fr. M. Eginh.pù JLapovXïov Anoy. iovroç CJOCIÇ A •njv Eipv)Vr. . dans les forêts le suivaient jusque ses secours contre le calife de Cordoue. EyQaov. et les ofau pillage qu'il avait prises frait à l'Empereur. alors à Nimègue.( 330 ) marier le vieux à Consrégnait la fils. Tous dans la politesse des Francs naient se former dans leurs états rétablis deux furent par Charleduc des Basques. annal. 2 Un proverbe grec disait : Ayez le Franc pour ami . Scr. . qui se il ne fallait plus qu'une chose..v aî-ovp. Lope. 57. mais non celle pensée un maître garda bien de se donner Une foule du roi de petits et pâle des Francs. à la vieille Irène qui Charlemagne avoir fait tuer son tantinople après du pape 1 . « Le roi des Northumbres . de l'ile de Bretagne. et l'aidaient roi Le jeune de l'Empire. Les Édrissites de Fez lui envoyèrent aussi une ambassade. représentation veroi de Northumberland. tapisseries de Lisbonne. A son retour de Rome . Theophanis. 189. Les rois chrétiens et les émirs d'Espagne de la Bavière.ovî'yjiç . chassé de sa patrie et de son royaume . Tôv ^pày/. par l'entremise des légats du pontife romain et de l'empereur. se rendit près de l'empereur . in Kar.ai TOÛTic/.zvzzçzjcr. c. qui crut devoir entretenir quelques rela1 Chronogr. à sa cour. Eardulf. V. ap.u. calife de que celle d'Haroun Bagdad. et partit pour Rome. 3 Eginh. fr. Egbert.v 5/' ol KTTOOTK"l.0T>. 1 6. mais non pas pour voisin. était' aussi élevé magne. la cour rois ornaient cette faible à donner .izv. implorant roi de Galice. ysirovK oùx fyjig.svot %i\>yBrrjc/. pire. > 2. C'était d'Irène. nommé Eardulf. Scr. de Sussex. ap. étalait de riches Alfonse.ov yO. Mais aucune ne fut aussi éclatante al Raschid. 3.

22. c. dit Eginhard . présent des Francs ne pouvait abuser.( 331 lions avec l'ennemi de son Il fit. Actif dans orner sa Rome précieux pour de Pise. ses gardes . C'est 1 « Ce que le poète disait impossible : Aut ArarimParlhus biLet. II. Dans leur misère. Il passait l'automne à chasser. » Eginh. matique d'Espagne. 2 Il choisit Aix pour bâtir son y palais. M. En témoignage de ce fait. II ne tient qu'à nous de croire que le à Aix-la-Chapelle cor gigantesque que l'on montre — est une dent de cet éléphant. Ce restaurateur de l'empire d'Occident lemagne avait Ravenne de ses marbres les plus dépouillé barbare. 1. et y venait fréquemment nager. pour le rachat des Chrétiens qui habitaient la Terre-Sainte. Une horloge sonnante. Sangall. » Monach. Il y invitait les grands. et de votre aïeul Louis. fut coutrainte de payer un denier par chaque tête de boeuf. il y étudiait sous Pierre la rhétorique. j'appellerai toute la Germanie. et par chaque manse dépendant du domaine royal. « Il aimait celte douce chaleur. On répandit que le chef des infidèles à Charlemagne avait transmis la souveraineté de Jérusalem. d'Aix qu'il fallait voir Chardans son palais 2. aat Geronanica Tigrim . étonnèrent fort les hommes de l'Ouest 1. le calife schisoffrir à Charledît-on. la grammaire. ) ennemi. sous le saxon Alcuin. c. dit le Moine de Saint-Gall. qui du temps de votre glorieux père Louis ( il s'adresse à Charles-le-Chauve). un éléphant. son repos même. c. à cause des relations de Charles avec Haroun. et quelquefois plus de cent personnesse baignaient avec lui. . ils imploraient leur délivrance de votre père . à cause de ses eaux thermales. . un singe. entre autres les clefs du Saint-Séchoses. 14. parut alors. une chose toute simple . ses amis. fort honorable dont certes le roi pulcre. comme anciens sujets de votre bisaïeul Charles .. magne. in Kar. 30.

M.. tous savaient si bien ce qu'ils avaient à lire. Script. et de race Saxonne : homme d'une science universelle. mais surtout à l'astronomie. les clercs qui s'acquitimpitoyablement remarquait du encore taient mal de cet office 2. 7 . il ne fut besoin de désigner à chacun le passage qu'il devait lire. et sous la direction duquel il donna beaucoup de temps et de travail à la rhétorique et à la dialectique. rer. Engolism. c. . bien que tous ne comprissent pas. ibid. ) 2 Eginh. Il s'essayait aussi à écrire. Lui-même. ) Aussi l'ensevelit-on avec un évangile d'or à la main. ou envoyait quelqu'un aux clercs assis loin de lui. — Il envoya aussi. 1. I. 7. ou même avant le repos . et portait d'habitude sous son chevet des tablettes. « II apprit la grammaire sous le diacre Pierre de Pise. que tous attendaient en suspens . au lutrin. de gestis Ludov. également diacre . quoiqu'il ne lût jamais lui-même en public. et étudiait le cours des astres. in Karol M. En sorte que. . V . 76. personne ne reprenait trop haut ou trop bas . in Kar. Scr. le pape Adrien . ) » . et qu'il ne chantât qu'à demi-voix et en choeur. un Psautier en latin . dans ses momens de loisir. il levait le doigt ou un bâton . 186. il ne fit plus que s'occuper de prières et d'aumônes et corriger des livres. La veille de sa mort. surnommé Alcuin. ni d'en marquer la fin avec de la cire ou avec l'ongle . M. Il trouvait ' Eginh. et avec une dédicace en vers. VI. de saint Luc et de saint Jean. avec des Grecs et des Syriens . » — « Dans les dernières années de sa vie . les évangiles de saint Mathieu. dans la basilique du docte Charles. ap. avec une curieuse et ardente sagacité. mais ce travail ne réussit guère . pour désigner celui qu'il voulait faire lire. il l'avait commencé trop tard. t. » — Mon. c. Albinus. car il s'y entendait admirablement. Il apprenait aussi le calcul. afin de pouvoir . Pii. « Il perfectionna soigneusementla lecture et le chant sacrés. et eut pour maître dans ses autres études. quelqu'étrange commencementque cela put faire. écrit en lettres d'or . c. ( Monach. « Jamais . de saint Marc. tellement que soit qu'il fit signe après la fin d'un sens . 402. que si on leur disait à l'improviste de commencer.. ( Ap. fr. « à son meilleur ami ( Eginh. Franc. il avait soigneusementcorrigé. et chanter Il se piquait de bien alors. s'exercer la main à tracer des lettres . » Thegan.) il apprenait à écrire 1 chose fort rare l'astronomie . né en Bretagne . 25. 26. jamais il ne les trouvait en faute. c. Sangall. p. in Kar. ou à un repos au milieude la phrase. Il marquait la fin par un son guttural. c'était dans son palais que ( 332 .

M. comme un jeune homme.. minus corporis forma. 26. et ignorant que le clerc fût parent de l'empereur . venterque projeclior qua. — Mon. dimittere . c. et nequaquàm tamen ab oculis acutissimi Caroli valerent abscondi. sed Cervix obesa et brevior . I. quoad eum valetudo permiserat. Sangall. in Kar. impigrè frequentabat. I. nez long. vel gelu. » — C. Corpore fuit amplo atque robusto . c. quoeeumqueab intrantibus vel exeuntibus quasi latenter fièrent. .. ut ipse per cancellos solari sui cuncta posset videre. dont il tomba foudroyé. » ' Mon. il se d'Aix-la-Chapelle. prenant cela pour une plaisanterie . 32. Galli. 1. tel est le portrait de Charles voix. Quae( mansiones) ità circà palatium péritissimiCaroli ejus dispositione constructae sunt. l'empereur lui lança un regard terrible . Des jalousies impériale à cet effet dans les galeries avaient été pratiquées élevées du palais La nuit. chantait fort bien Alléluia.. 1.. levait fort régulièrement les matines 2. notre clerc ! « L'autre sot. apice corporis rotundo. 22. et nul n'osa entrer parmi ses choristes ( fût-il même connu d'ailleurs ). 3 Eginh. quôd ei in cibis assas quibus assuetus erat. 2 Eginh.. gros col.( 333 ) observer ceux ou qui temps pour qui entraient sortaient de la demeure 1. conveniret. c. petite s. ventre un taille. répondit : Les rustres en chantent autant à leurs boeufs. ut sub eis non solùm militum milites et eorum servitores. qua. peu fort. naso paululùm mediocritatem excedente— Voce clarâ quidem. sed omne genus hominum ab injuriis imbrium vel nivium. qui ne sût bien lire et bien chanter. — Medicos penè exosos habebat. oculis praegrandibus ac vegetis. 33 : Gloriossimus Carolus ad nocturnas laudes pendulo et profundissimo pallio utebatur. — Pendant tout le carême . S. staturâ eminenti. tamen justam non excederet. c. il jeûnait jusqu'à la huitième heure du jour. M. caminis possent defendi. le roi dit à un évêque qui se trouvait là : « Il a bien chanté. et elixis adsuescere . in Kar. Ecclesiam mane et vespere . item nocturnis horis et sacrifiai tempore . A cette impertinente réponse. Haute pour tête ronde. 21 : « A une certaine fête. dans l'historien sa contemporain se trouvaient les meilleurs lecteurs. Au contraire. parent du roi. Sed et ità omnia procerum habitacula à terra erant in sublime suspensa .

qui s'élevèrent iils du comte de Maguelone. malignitatem expertus est. ensuite. M. plaisir jamais cavalcader derrière lui dans ses guerres 2. Ar propter hoc . dicens se earum contubernio carerc non posse. adversa. et qu'il portait un homme armé debout sur la main. quatre désormais 1. . . — Permis aux grandes Chroniques de Saint-Denis. aliàs felix . Post cujus ( Luitgardis ) mortem. l'école modèle de toutes les autres dèrent palatine. concubines des lomon fort belles et ne fort. On a proportionné l'Empereur à l'Empire. Fastrade avait une femme Hildegarde sur lui une domination exerçait qu'il épousa ensuite et fut des maîtresses. Sed omnes secum usquè ad obitum suum in domo suâ retinuit. bien virile. 19 : . dit. in Kar. mais à la mort et se choisit ne se remaria plus. Le goth Benoît d'Aniane. 2 Id. de les voir et dans ses suadebant. réforma les monasen détruisant les diversités introduites tères. par saint Colomban et les missionnaires Irlandais du il femme. fortuna.. . Nunquàm iter sine illis faceret. et conclu que celui qui régnait de l'Elbe à l'Ebre devait être un géant. écrites si long-temps après . 18.. c. Adequitabant ei Quae cùm pulcherrima: essent et ab eo filii. Francs On assure et fort légères. vel fama dispersa fuisset. Il eut pourtant de sa cinquième marié cinq fois . ibid. mirum dictu quod nullam earum cuiquam aut suorum aut exterorum miptum dare voluit. Le Sadont il se contenta celles-ci eut six fils et huit filles. 1 Eginh. c. Quod tamen ità dissimulavit. voyages littéraire du règne de et religieuse La gloire nous l'avons lient. filiaeverô ponè sequebantur plurimùm diligerentur. quatuor habuit concubinas. de dire qu'il fendait un chevalier d'un coup d'épée .( 334 ) voix forte . ae si de eis nunquàni alicujus probri suspicio evorta . à trois étranCharlemagne Le saxon Alcuin et l'écossais Clément fongers. qu'il les aimait C'était voulut les marier.

entre beaucoup il avait beau la dissonance tant de langues. fr. « Voyant avec douleur que le chant était divers selon les diverses provinces. Il imposa à tous les moines septième de la règle de saint Benoît 1. c'est la volonté . I. Non moins et pédantesque inféconde fut la tentative de réforme littéraire surtout . V. ord. Malgré ces noms pompeux. . 194 : Ex Getarum genere. S. 3 Voy. quelques de Lyon. IV. d'établir partout la liturgie romaine et le chant coûta grégorien tant de peuples à Charlemagne et . partibus Pater ejus comitatum Magdalonensem tenuit.. il demanda au Pape douze clercs instruits dans la psalmodie. — Mon Sangall.) siècle. p. Mais. — Gotioe.sec. ils se mirent à enseigner ( 335 . Homère. Combien l'Empire cette réforme minutieuse et pédantesque fut inférieure à l'institution c'est ce que M. 2 Vingt-sixièmeleçon. dirigeait ' Acta SS. lui-même reur. c. pour qu'il faut c'est l'effort de rétablir l'unité de l'enseignelouer. 42. t. les autres s'appelaient etc. 445 . p. 1. aussi la vie de Charlemagne. par un moine d'Angoulême(ap. 5. par malice. du goth italien poésies quelques Théodulfe. évêque lettres de Leidrade. a très bien montré 2. Scr. Bened. Guizot première. on sait que les princidirigée par Alcuin conseillers de Charlemagne avaient formé paux une sorte où il siégeait lui-même d'académie. Drogon. lorsqu'on les eut dispersés de côté et d'autre. 20e leçon. sous le nom du roi David. 1 85 ). un passage curieux d'une vie de saint Grégoire. arched'Orléans. La seule tentative ment dans l'Empire. sqq. faire. Horace. méritent seules peut-être vêque quelque attention le reste. oriundus fuit Voy. 10. — Voy. aussi Guizot ( 1829). V . p. frère de l'empereparaissait toujours l'école de Metz. dis Scriptores rerum Francicarum.

deux Scots d'Hibernie. plein de joie. il ne faut pas s'étonner ditions que Charaimé à s'entourer et son fils Louis aient lemagne de basse de lettrés condition.. » . on ne peut se passer . la nourriture l'habit. nait pour la reçoive. Enfin ils crièrent vons à vendre. lui tous des méthodes différentes . Ils dirent : Nous l'avons. ils réponmandait : Un lieu dirent des créatures incommode. les garda d'abord avec lui quelque de temps. Il les fit amateur toujours passionné et leur demanda s'il était en toute venir hâte. au nom du Seigneur. ou les prenant les gens étonnés. Il adde Gaule avec des vint qu'au rivage débarquèrent hommes marchands bretons. des expéditions il ordonna à prendre militaires. pour que du roi Charles. Et comme il leur dedignement. d'étrangers. eussent nous la donnons à ceux et. et ce dont telligentes pour le pèlerinage d'ici-bas et accomplir . forcé d'entrepeu Puis. la chose aux oreilles firent parvenir de la sagesse. ". et le Pape les mit en prison. Charles indigné se plaignit au Pape. la renommée le lui avait appris. qu'ils avec eux la sagesse. fous.. qui la cherchent ce qu'ils voulaient en retour. et qu'il nous l'aqu'il vienne si long-temps. dans les écritures d'une science incomparable proIls n'étalaient aucune fanes et sacrées. Le roi. comme vrai.( 336 ) et pour les traAvec ce goût pour la littérature de Rome. l'un d'eux nommé Clément de rester en Gaule. à nous. marchandise. à crier et se mirent chaque jour à la foule qui ve: Si quelqu'un acheter veut la sagesse.

pour y de la nation des Angles. vient s'établir dans notre pays avecunesuite nombreusede philosophas. « Albinum. ouvrir école. Héricus dit : Presque toute la nation des Scots . 16) que Charlemagnedonnait les honneurs et les magistratures à des Scots. Charles. de Mailros. (Jean disciple il l'envoya en Italie. du saAlbinus. et que les rois d'Ecosse lui étaient fort dévoués. fondateur de la grande école de Fulde. sence du roi. et une habitaselon ner des alimens leur besoin L'autre tion commode. dédiée à Charlemagne.) nastère de Saint-Augustin. vie.. item diaconum . Charles lui donna de Saintl'abbaye afin qu'en l'abMartin. de Britannià. voyant quel bon des rois. I. disciple accueil le vant Bède. — Appelé en France . in Kar. — Dans sa vie de saint Césaire. près de la ville de Pa— Sur ces nouvelles. méprisant les dangers de la mer. Sa science pour l'entendre qui accourraient porta de tels fruits... et qu'a recueillis mon maître Ecbert . et lui donna le moBède. cognomento Alcuinum. c. s'embarqua plus religieux et vint à lui.un assez grand d'enfans de haute t confia et leur fit donde moyenne et de basse condition. et je vous enverrai de mes jeunes gens qui porteront en France les fleurs de Bretagne . — Eginhard dit (c. faisait aux sages. il devint le maitre du scot Rabanus Maurus . Gaulois ou Francs que les modernes ou les Athéniens pour égaler les Romains passèrent de l'antiquité. en sorte qu'il n'y ait plus seulementun jardin enclos à Torck. 25. mais qu'à Tours aussi puissent germer quelques rejetons du paradis. Saxonici generis hominem.u I. M. 22 ( 337 ) nombre . » Epist. » Alcuin écrivait à Charlemagne: « Envoyez-moi de France quelques savans traités aussi excellens qne ceux dont j'ai soin ici ( à la bibliothèque d'Yorck ). près de la ville de Tours. « Lorsqu'après une longue absence le victorieux 1 Eginh. il pût s'y reposer et y enseigner ceux 1. estimant leur fidélité et leur valeur .

Ensuite il jours tourna vers ceux de gauche un front et irrité. d'autres aient que si vous ne . qu'ils qu'il Ceux de vers. pour vous. montrassent leurs lettres et leurs des condition et de basse présentèrent moyenne dans confites de toute espérance. les nobles. délicats et jolis nobles. troublant leurs consciences d'un flamregard il leur lança avec ironie. vous serez honorables à mes yeux. cette terrible : Vous qu'il apostrophe autres vous fils des grands. il se fit amener Charles revint lui et voulut avait confiés à Clément. vous avez négligé mes ordres. selon de tout votre à travailler pouvoir appliqués mes ordres et pour votre bien. levant vers le ciel Après sa tête auguste et son bras il fulmina invincible. tonnant boyant. son serment ordinaire : Par le roi des ci eux . et leur parla qui avaient vous êtes mes fils. oeuvres au-dessus tous les assaisonnemens de la sagesse . je ne me soucie de votre noblesse et de votre guère admiration beauté. plutôt ne parlait. fiers de votre naissance et de vos rimignons. que dit. ou à de frivoles exercices. sottises. Alors d'insipides fit passer à sa droite ceux du Juge éternel. et votre chesses. des lettres. ce préambule. et je vous donnerai de magnifiques et touévêchés et des abbayes. justice : en ces termes bien fait. au jeu et à la paresse. de ce que vous Mille grâces. quelque et tenez ceci pour.( 338 ) les enfans en Gaule . imitant la le sage roi. Maintenant efforcezvous d'atteindre à la perfection. vous vous êtes livrés à gloire et l'étude la mollesse.

pas plus de deux messager répondit » notre jeune livres clerc soupira. quelque ses biens et du fruit de ses travaux. il laissa contenir dans son sein sa vivacité. la pour cette longue provisions à des raisins à ces paroles comme de béante bouche d'eux -mêmes. malgré tion : « Pauvre viatique. fut par lui placé dans la Chadonnent pelle . après lui dit : « Qu'en penses-tu? réfléchi instans. pouvant devant le roi. dessus . vous n'obtiendrez rien de Charles. tous s'efforcèrent. Et comme le : « Seigneur . làje m'en remets Et de Dieu et à votre pouvoir. propre au prudent Charles la mort de jour. ou de la mort d'autrui.) votre négligence réparez par un zèle vigilant passée. tu vas entendre de la mort de En effet . à la nouvelle tecteurs. annonça qu'on certain il demanda si le prélat avait envoyé évêque. se jeta à qui lui tombaient primeur : Seigneur. devant chose de lui. et ne d'argent. à cause de la chape de saint Martin. c'est le nom que les rois des Francs à leur oratoire. ses pieds et s'écria . jamais « Un de ces pauvres dont j'ai parlé. ferais-tu grandes route ? » Le clerc. constamment au combat qu'ils portaient pour leur — Un défense et la défaite de l'ennemi. à l'affût des les gens du palais . malheurs ( 339 . dans l'autre monde. quelques de plus Si tu avais cet évêché . cette exclamalui échapper. fort habile à dicter et à écrire. à la volonté là sous le rideau le roi lui dit : Tiens-toi qui pend tu as de procombien derrière moi. toujours l'évêque. pour un si long voyage! » avoir des hommes. le plus modéré Charles.

à tout le monde. et lui dit : Reçois cet évêché . par ses minauderies. pereur. mon ma gloire et mon appui. sa grosse sa colère. que vous le donseigneur. quer du royaume. pas de tromper elles veules femmes fit comme font toutes quand maris. Alors ce courageux ami de la vérité lui ordonna de se montrer. de parole Enfin. pourquoi perdre doux Je vous en supplie très de cet enfant? . et aie bien soin d'envoyer. au- . ferme dans sa résolution. sa demande qu'il ne mais qu'il ne lui rien refuser. impatiens de l'emnir pour eux la place par les familiers refusait Mais lui. adoucissant Dissimulant l'âme elle s'efforçait de fléchir.( 340) d'obteet envieux les uns des autres. et devant moi et devant toidans l'autre même. vôtre serviteur fidèle. près de son siège. embrassant lui-même avec le rideau. afin elle-même trouver puis vint il accueillit clerc. à mon clerc. la volonté de leurs lent plier à leur caprice voix . pour les supplians tations de tous le roi . : Cher prince. seigneur pas de tes mains la puissance arracher que Dieu t'a confiée. disant pas manqu'il ne voulait la reine à ce jeune homme. d'abord les grands envoya Hildegarde d'avoir le Roi. de l'Empereur. ni ne pouvait voulait elle le jeune se pardonnerait clerc. niez plutôt Alors le jeune homme avait placé derrière le que Charles écouter les sollicirideau. Comme l'évêché pour son propre disant de l'air le plus gracieux. et ne laisse ferme. s'écria d'un ton lamentable : Tiens roi . de plus grandes monde. lui disant inébranlable l'évêché aux mains mon seigneur.

à cheval. 2 Eginh.. I.. ) . même . I8I3. 3 « Quand les Francs qui combattaientau milieu des Gaulois. que fût la préférence quelle les étrangers. memoriaequemandavit. je ne puis m'en couvrir . les lettrés de pour lemagne pour condition il avait trop besoin des hommes servile. avant le temps de Charlemagne. et commencèrentà prendre celui de ces peuples. » de CharToutefois. Sangall. c. vendre ces petits manteaux écourtés aussi cher qu'autrefois on vendait les grands . mais. in Kar. Il parlait toupour se faire tout romain. ne se retrouvant à son réveil. quibus veterum reguui actus ac bella canebantur. je pense nique Monach. s'est magne plus cherchée dans les Nibelungen. Barbara et antiquissimacarmina. Guizot. 2. M. . épris de l'amour de la nouveauté. disait-il. et fit recueillir les vieux chants nationaux de l'Allemagne 2. Le sévère Empereur. ne s'opposa point à ce changement. dans ses interminables guerres. que de très longs et larges manteaux. aussi au chapitre'5. virent ceuxci revêtus de saies brillantes et de diverses couleurs. comme jours Chilpéric. l'amusante histoire d'un pauvre semblablement élevé par Charles à un riche evêché. c. mois de boue. ils ne me défendentni de la pluie ni du vent. 14). sqq. Charlemagne donna aux mois des noms significatifs dans la langue allemande ( mois d'hiver. de race germanique. 1. abusant de cette facilité. Suchoavit et grammaticam patrii sermonis. scripsit. on les trouve en usage chez différenspeuples germains. et quand je. presque II voulut allemand. — Voy. Cependant. 29. au prix ordinaire.( 341 ) mènes et un meilleur pour ce long voyage viatique dont on ne revient pas 1. « A quoi peuvent servir. Le costume germa3 fut toujours celui de Charlemagne . —Suivant Eginhard ( c. ces petits manteaux? au lit. Peutêtre y cherchait-il un moyen de ranimer le patrioc'est ainsi qu'en l'Alletisme de ses soldats. selon la remarque de M. qui trouvait ce dernier habit plus commode pour la guerre. il ordonna de ne leur acheter. ils quittèrent leur vêtement habituel. faire une grammaire de cette langue. dès qu'il vit les Frisons. etc.

est Nec Groeçoe prorsùsnesciusextîterat. délibérait. . les satisfaisaux besoinsde la nature. Latinam ità didicit. in Kar. ap. par le roi. Sangall. les messagers prompts et fidèles qui. ' Eginh. petit plaisant ).( 342 n'eût autrepas été politique qu'il ment aux soldats. parcourant sans cesse tout l'Empire. étaient les yeux de l'empereur. M. s'éclairer. que dis-je. 1. c. jurés Au-dessous encore existaient d'autres : assemblées celles des vicaires.. fr.ci sous la présidence dominici. Telle était sa faconde qu'il en ressemblait à un pédagogue ( ut didasculus appareret . 26. 1. les comtes les assemblées inprésidaient où ils rendaient la justice. alibi dicaculus. jouant la hiéla langue souvent latine 1. génélaissé. boni homines. . les assemblées provinciales des missi Ceux . puis. proposées laïques avec un ils conféraient réunis. de son mieux Le voilà donc l'Empire. 176 : Solitus linguà saepc orare latina . choisis entre les propriétaires. graecamvero meliùs intelligere quàm pronunciarc poterat. régulièrement d'une les ecclésiastiques part. deux fois tenue rale de la nation. c. —Poeta Saxon. ut aequè illâ ac patriâ linguâ orare essetsolitus . ) de se présenter . assistés des férieures. j'ai les jambes gelées. tout abus. des centeniers les . » Monach. formant parlant celle des ministres de ses officiers rarchie d'après nous a Dans le tableau qu'Hincmar impériaux. dénonçaient des missi. V. sur les matières de l'autre. Scr. I. 25. maître Quatre qui ne demandait qu'à se tenaient fois par an. Au-dessous réformaient. V. L'assemblée rien n'est plus imposant. par an.

à Rome les trente comme licteurs Francs.l'ordre apparent rer . royales. fr. ne laisse ici rien à désiCertes. Savigny. par un présidés. qui auraient toute leur vie de l'Ebre galopé à l'Elbe. comitia aux assemblées des comtes. ils ont plutôt vieux Germains jugeant l'air de pauvres décurions. d'Italie. Conf. des plaids tenaient comme les comtes. 2. Ou l'armée. — Hinemar. 206 . on ne peut supposer pas générales que les missi. Ce ne sont comte peut plus là les leurs pairs . 810. les Pyrénées. ap. notables bien quelques les grands. il n'y avait là que des popude Bavière.. dirigés ' Capitul. 681. ex Adalardi libro ( edit. Dans les marais de la Saxe. avec le consentement du peuple : le par les comtes les déplacer. il signifie n'est pas ici un mensonge. les formes ne manquent pas . dans les marches d'Espagne. encore bien moins. tantôt législateurs équestres . et Grimm.. Cependant est visible n'étaient que les assemblées générales . Scr. courussent deux fois par an après l'empereur dans les lointaines expéditions d'où il date ses capifulaires. tantôt qu'ils gravissent les Alpes.( 343 ) moindres les intendans des fermes bénéficiers. ann. le IIIe vol. c. représentaient évêques. représentaient les trente curies aux curiata. les boni homines. 1645 ) p. . V. lations vaincues Si le nom du peuple ou ennemies. 224. on ne comprend il pas un gouvernement plus régulier. Le peuple. Quant les scabini sont élus (schoeffen 2) qui les composent. les qui suivaient la grande des nation etc. les évêques. 2 Voy. les comtes.

La désolation de l'empire est la même ici. ' Praf. à se faire soldats. trop des cités . proimpose. leur propriété. Maisc'est à tort qu'il renvoie aux canons du concile de Francfort. Fleury. c. et ces hérimans le défenseur que rappelle leur bien pour se d'armée). Hist. L'es-rdique il est vrai. prêtres. rapidement. Oui. comment et que la loi ne savait retenir. II. J'adopte ces évaluations sur la foi de l'exact et consciencieux historien. —douze sous. Six boeufs. le servage est un asile où l'homme corps libre se réfugie chaque jour. ou trente boisseaux. Le du blé. ad Elipand.( 344 ) romain La triste image de l'empire agent impérial. ou une cuirasse. priétaires qui trouvaient à fuir. 17. qui laissent (hommes aux accablantes leur soustraire obligations qu'il les curiales ils reproduisent romains 1. rapide Charlemagne ' Le Curiale devait avoir au moins vingt-cinq arpens de terre .. leur salut à quitter libres. 1. l'Hériman. XLV. du Moyen-Age. — dix sous. caducité de l'empire dans celte se reproduit jeune est restauré. Aucun n'eût la société génie législatif pu arrêter sur la pente où elle descendait. Ecclés. ou une robe simple . le bas prix des bestiaux inprix énorme assez que la terre en pâturage reste 2. a Un boeuf. Epist. 37. M. son maître Alcuin Charlemagne gratifie d'une ferme de vingt mille esclaves 3. . de trente-six à quarante-huit. Hist. ou trente-six boisseaux. . il ne l'est que barbare.. Cinq boeufs. Chaque jour les grands forcent les pauvres à se donner à eux et biens . ou six boisseaux de froment valaient deux sous. adouci s'étend et gagne clavage. l'Empire l'évê: le comte tient la place des duumvirs. ap. Desmiehels.

que Brunehaut . cette conjecture c'est celle La partie des capitulaires. une partie assez législative à remplir ces ladestinée considérable. 29. Frédégonde 2. . 3 Voy. et discrepantia unire. qui frappe 5. legibus addidit. Ebroin . On y trouve. des ordonnances il est vrai. M. La discordance du langage et des formes à fortifier tend dans les capitulaires. qui portent ils que reproduire des anciens rois les capitulaires Francs. c. l'idée de remplir les lacunes les que présentaient de l'accord lois . il eut eut pris le nom d'empereur. et ea imperfecta. . ne fonttous le nom de Charlemagne. Mais il ne fit qu'y ajouter quelques 1. quàm quod pauca capitula. aient laissé si peu de capiClotaire tulaires . le Recueil de Baluze. et d'y mettre et de l'harmonie. ' Voy. Il est peu probable . originale 1 Eginh. de les corriger. Sed de his nihil aliud ab eo factum est. Il en sera advenu n'en aient laissé point pour si ce qui serait arrivé à Justinien. . prava quoque ac perperàm prolata corrigere. que que les Pépin II et Dagobert. Charlemagne du droit romain antérieurs tous les monumens avaient Le compilateur eût passé pour légispéri. le IIIe volume. cogitavit quaedeerant addere . Post susceptum impériale nomen. ne fit que confirmer dit Eginhard. . in Kar. imparfaits Les capitulaires des lois adminissont en général tratives civiles et ecclésiastiques. qui semble Mais peut-être ces actes cunes dont parle Eginhard.( 345 ) « Lorsqu'il les lois barbares. cùm adverteret multa legibus populi sui déesse ( nam Franei duas habent leges plurimis in locis valdè diversas ). lateur. » et encore articles.

que les en tout cela. Cupiditas in bonam partent potest accipi et in malam. en leur ont prêtres le reconnaît droit de poursuivre les leur diocèse. par les évêques. 21° leçon. — Avaritia est aliénas res appetere. etc. donna aux évêques un pouvoir attribuant le inquisitorial . désordre immense pour dont unité dans un ensemble hétérogène. toutes les parties tendaient La place l'autre. ibid. c'est le religieux. quelque et se à l'isolement. qui faisaient senbesoins divers que les circonstances. V. le dans mettre un peu d'ordre faisait effort pour retenir d'un tel empire. Guizot. ap. Capitul. Quelques crimes dans l'enceinte de des Capitulaires passages ' Voy. Placuit ut unusquisqueex propriâ personâ se in sancto Dei servitio secundùm Dei praeceptum et secundùm sponsionem suam pleniter conservare studeat secundùm intellectum et vires suas . et adeptas nulli Iargiri. 659. Et juxtà apostolum . ainsi dire l'une fuyaient pour faitsenla législation énorme canonique1. anni 806 . On eu la part principale et aux conseils moraux mieux encore dont cette législation est semée . 2 On pourrait multiplier les exemples. fr. . Charlemagne comme les rois des Wisigoths.( 346 ) aux celle qui répond touche l'administration. haecest radix omnium malorum. de ce gouvernement qui impuissante. . tir.Capitul. 677. wisigothiques. anni 802. il est vrai. Turpe lucrum exercent qui per varias circumventiones Iucrandi causa inhoncstè res qnaslibet congregarederertant. 2 des lois ton faites. quand pas du reste. In bonam juxtà aposlolum. Scr. pédantesque comme on sait. Il est impossible de n'y pas admirer l'activité. qu'occupe nous ne le saurions tir. quia ipse domnus Imperator non omnibus singulariter necessariam potest exhibere curarn.

images Le pape. qui formait de pédanterie Cet esprit et gothique byzantine dans les Capitulaires.( 347 ) les abus de l'autorité qui condamnent . titre. n'osa pas cependant l'opinion la même Il montra contre Charlemagne. avec l'église . Ils ont pu être puissance dictés par les prêtres de cour. en son nom une à l'hérétique Félix d'Urgel. ceux de l'Orient. que Jésus d'Espagne homme était simplement fils adoptif de Dieu. dans relativement Il fit écrire aux affaires de dogme. lettre longue qui soutenait comme . . solus adorandus. Solus igitur Deus colendus . libri. 21. tant d'autres l'épiscopat que pour qui rie prirent accorder à ce clergé sans dut retraite. Trois cents évêques contre condamnèrent à Francfort ce que trois cent cinà Nicée. devaient réprouver payenne les honorer. beaucoup son conseil habituel. en haine . . et entouré de prêtres comme Leidrade et Rome. Les venaient d'approuver évêques quante de l'Occident dans le nord hommes qui luttaient les contre l'idolâtrie . de quo per prophetam dicitur : exallalum est nomen ejus solus . ami de puissance Charlemagne. En son nom. s'expliquer 1 Carol. solus glorificandus est. des Orientaux . par les chapelains . qui partageait des Arabes qui les brisaient. par jaloux locale des évêques. le clergé naturellement de la central. II. c. éclata que nous remarquions la conduite de Charlemagne. parurent encore les fameux livres Carolins l'adoration des images 1. etc. épiscopale ne suffisent de la toute pas pour nous faire douter du clergé sous ce règne.

. fidelibussuis tradidit eas in possessiones sempiternas. l'examen des Capitulaires . Pii. c'est-à-dire grands. donné. En de même. son père lui en fit un reproche . ut villas regias quae erant et avi et tritavi (Pepin et Charles Martel). Ce domaine avait dû se former de toutes les violences de la conquête. mais il ne fit qu'accomlieu de soice qui déjà avait plir volontairement natuse défesait de la conquête même. c.. reculé de avec les Slaves. Fecit enim hoc diù tempore. Le caractère scrupuleux de Louis . aux aux évêques surtout . la domination des Francs dans son royaume Le jeune fils de Charlemagne. gie . procède disserte sur la théoloPendant que Charlemagne la grammaire. et étudie Romain. fr. rêve l'empire croule tout doucement. et partagé Et en 1 Je crois qu'il faut entendre ainsi cette dilapidation du domaine. ut antea nec in antiquis libris nec in modernis temporibus audilum est. les hommes échappaient aux se donner au pouvoir pour peu à peu royal. ayant. . Theganus. que le Saint-Esprit ) de France . ou justice.. il avait Italie. de gestis Ludov. lorsque de celle d'Espagne. ap. l'Oder à l'Elbe. 78. Voici le texte de l'historien contemporain : In tantùm Iargus . par faiblesse d'Aquitaine. que Charlemagnereprocha à son fils. VI. Au dehors . faiblissait l'empire en vain contre heurté Bénévent. Scr. et les réparations qu'il fit plus tard à d'autres nations maltraitées par les Francs. aussi du Fils (Filioquè). à l'imitation l'église au symbole ajouta de Nicée. 19. -' Voy. autorisent à interpréter ainsi sa conduite en Aquitaine. au IIIe volume. il avait en Germanie. de Pépin restitué toutes les spoliations 1. contre Venise.(348 prudence. la république locaux qui allaient constituer pouvoirs féodale. L'ouvrage 2 rellement et les terres .

image du monde du nord. toujours toujours contre de nouveaux ennemis ? Derrière les Saxons et les Bavarois. derrière et l'Ebre. Comme l'interroger. . dit le s'étant l'empereur à la fenêtre et l'Orient. dans le port. : « Ce ne à la légèreté de leurs bâtimens reconnut mais de cruels sont pas là des marchands. crut qu'il et qu'il rompit elle se doubla. le visage inondé de lardemeura très-long-temps il dit n'osait mes. comment combattre. se d'abord. alors avec les flottes daapparut. l'Empire. compte Germains et bâtards. croyaient que c'étaient les bretons d'autres disaient . mais Charles cains. Les uns vinrent dinaves pirater jusque afrides marchands juifs. et fantastique cette mobile noises. se mit. levé de table. personne : « Savez-vous. dit-il. » Poursuivis. avait trouvé les SlaCharlemagne ves .( 349 ) lutter effet. puis les Avares . derrière les Lombards. les Ceux-ci. les Grecs . Cette ceinture de barbares. s'appellent était arrêté dans une Un jour que Charlemagne Scandes barques ville de la Gaule narbonnaise. le califat de l'Aquitaine Cordoue. je je pleure fidèles. avait oublié. Mais ennemis. simple devant lui . ils s'évanouirent. mes aux grands qui l'entouraient amèrement? Certes. qui regardait chroniqueur. trop qu'on demander aux vrais viennent Germains. qui se sont faits Romains. et quand les bras lui tombaient tripla de lassitude. pourquoi ne crains par ces misérables pas qu'ils me nuisent de ce mais je m'afflige profondément pirateries.

Cedisparaissent. Nuntium accepit classera ce navium de Nortmannia Frisiam appulisse Missis in omnes circumquaque regiones ad congregandum exercitum nuntiis. quid tantoperè ploraverim ? Non hoc timeo quod isti nugis mihi aliquid nocere proevaleant : sed nimiùm contristor quod .. les flottes et Sarrasines le vau.. Autre invasion : « l'empereur pour « assemble en Gaule. Scr. Sangall.. Grecques un cadavre. déjà il les avait taires . ad ann. V. des hommes en Germanie 2». 1 Mon. dans la Frise la ville d'Esselfeld. et maximo dolore torqueor . ausi sunt littus istud utlingerc . Athlète et bâtit il porte lentement la main à ses blesmalheureux. quia proevideoquanta mala posteris mcis et corum sint facturi subjectis. violente et je suis tourmenté d'une douleur. 810. Scitis. me vivente. — Ibid. « Le roi des Northmans. 809. 1.. pour parer les coups déjà reçus.( 35o ) ce riils ont été près de toucher que moi vivant. 59. ap. vage. Cùmque ad hoc per Galliam atque Germaniamhommes congregasset . fr. Franc.. ad ann. sur le mourant tour plane qui promet sur la armées fondent Une fois deux cents barques se remplissent de butin.. » Ainsi rôdent de l'empire déjà autour . ce qu'ils de maux à tout feront quand je prévois mes neveux et à leurs peuples 1. se prometGodfried. « assemblait » des hommes Charlemagne pendant les repousser. 22. comme Danoises. c. La Frise et la Saxe. 2 Annal.. comme Les Obotrites ses soumis et rendus tribuvoisins. sures . tait l'empire de la Germanie. il se vantait même bientôt qu'il arriverait avec des troupes nombreuses Aix-la-Chajusqu'à Frise. ô fideles niei. II. il les regardait à lui.

ut totius sibi Germania. faible et immense aux mains empire pacifiques d'un saint. les défendre de ses fils . aussi Annal. 14. mais comles rivages? ment fortifier tous Celui même qui a est obligé. .. ' Eginh. on n'y refusait légères que toute . Franc.où le roi vaines et pelle Quelque fussent ces menaces. 57. rêvé l'unité. Charlemagne aînés et il faut qu'il laisse ses deux ce meurent. Hermann. in Kar.. — Voy. Scr. l'un tager ses états pour l'Italie . etc. M. fr. hasardé s'il quelque n'avait été prévenu 1. des barques armées ferment l'embouchure des fleuves . ibid. V. Contract. le dernier gardera l'Allemagne Mais tout tourne contre : l'Aquitaine. promitteret potestatem. comme de parDioclétien. Godefridusadeô vanâ spe inflatus erat. ap. ( 351 ) tenait sa cour. 366. c. » par une mort prématurée Le vieil empire se met en garde. l'autre . on pensait pas cependant croyance qu'il aurait chose de ce genre.

— Dissolution de l'Empire Carlovingien. qui faisait sentir sur la Loire les revers de l'Ostrasie le . . c'était effort d'une centralisation tyrannique prématurée. la solidarité resd'une guerre immense. Suite du Chapitre II. pas du moins entrepris diverses et hostiles étaient à cette qu'elles encore. Toutes Le mal. c'était souffraient d'être ensemble. intolérable unité » d'abord administrative unité. Ils n'avaient de les ramener. . traC'EST SOUS Louis-le-Débonnaire . duire plus fidèlement le déchirement et le divorce des que devait s'opérer dont se composait parties hétérogènes l'Empire.( 352 ) CHAPITRE III. Plus Charlemagne s'en était approché. avaient durement battu les nations. mais Charlemagne méditait celle de la législation. plus il avait Sans doute et son père au marteau pesé. Pépin. ou pour son nom. sous saint Louis . de forge.

. moyens ce fut le parricide. digitis rectis. leurs noms les nations diverses s'arqui voulaient racher de l'Empire. c'est de continuer un ordre crime. Charles Ier. comme celation d'un monde social. Le plus pur de la race en porte les fautes. Sa capourtant toujours exempt s'il était toucherait au-dessus de moins tastrophe l'homme. tibiis longis et ad mensuram gracilibus. Ses enfans couvrirent de naire. saint. sang comme faisant le mal. c'est un homme de chair et de Non. Son l'innocent à l'innocent. et s'expie se ferme par un ( 353 ) l'unité religieuse réformateur des tous un en nommant de saint monastères à la règle. c'est de couvrir de sa vertu une vieille A travers la injustice qui pèse au monde.. pe 23 I. et vendu par les siens. d'un homme.Louis. vertu sociale est frappée. et sans le bien. est puni.. nous. voulant parfois livré à ce qui l'entoure. mesure dans le repentir. un esprit faiune âme douce.de monde ' Il a une singulière ressemblance entre les portraits que l'histoire nous y a laissés de Louis-le-Débonnaire et de saint. C'est une loi de l'histoire. ble. Le saint Louis du neuvième siècle 1. l'injustice Les sont contre Louis-le-Débonodieux. Son fils consomma Benoît d'Aniane et les ramenant l'Empire. de tout reproche.. manibus longis . XVI.qui finit. condamné à périr. Benoît.. « Imperator erat. sa vie à cette immoL'infortuné qui vient prêter Louis-les'appelle qu'il ou Louis n'est pas Débonnaire.

( 354 ) de la fut nourri dans les pensées lui du treizième. Tune cceperunt deponi ab episcopis et clericis cingula balleis aureis et gemmeis cultris onrrata . par le toulousain de Castille. plusieurs et leur les Sarrasins contre d'Espagne. plus bénédictine elle-même qui trouvait que la règle avait été donnée les faibles et les pour pour dibus longis. » Salimbeni. ibid. ap. — Sur la gravité de saint Louis. Ludov. fr. le IIe vol. 302 . Scr. c. Jeune encore. la ferveur du midi dans la religion il eut de même Les prêtres du nord. Réforme des leurs éperons leurs chevaux. « Nunquàm in risu Imperator exaltavit vocem suam . voy. péditions un siège ville de Barcelonne la grande après reprit Guilsaint Élevé de deux ans. 19. . : Louis les soumit à l'inquisition du monastères saint Benoît sévère des moines. ille nunquàm vel dentés candidos suos in risu ostendit. Pii. plus prêtre ses maîtres. sed et calraria talos onerantia relinqui. VI. 101. et la candeur qui l'avaient ne voulaient formé firent . exil conduisit croisade. et faeiem graliosani. nec quandô in festivitatibus ad laétitiampopuli procedebant themelici. IV. » Thegan. scurraj et mirai cum choraulis et citharistis ad niensamcoràm eo : tune ad mensuram Coràm eo ridebat populus. Réil commença vertu. Raumer. rxqniMtaeque vestes . 273. et son horreur pour les baladins et les musiciens. de gest. —L'un et l'autre se gardait soigneusement de rire aux éclats. c. par reformer : il leur fallut des leurs forme quitter évêques 1. 78. » Theganus. d'Aniane. comme saint Louis par Blanche laume. macilentus. Geschichteder Hohenstaufen. — « Ludovicus ( saint Louis ) erat subtilis et gracilis . VI. ' Astronomi vita Lud. Scr. fr. convenienter et longus . Pii. habens vultum anglicum ( angelicum? ). ap. — Enfin les deux saints ont montré le même désir de réparer par des restitutions les injustices de leurs pères. ap. armes. 28. leur élève se plus qu'ils et dans son intraitable trouva qu'eux.

ibid.. qui per omniamonachorum euntes redeuntesque monasteria. pulsus praesentibus bonis. et cum eo monachos strenuae vitae per omnia . 21 : Timebatur quàm maxime Wala. Sororum autem quaeque in sua... tàm viris quam feminis . qui. p. 21 : Moverat ejus animum jamdudùm. reos majeslatis cautè ad adventum usque suum adservarent. ord. concessit. aliquos stupri immanitate et superbiae fastu. —Acta SS.. rent en son fils un juge à décider intègre. palatio excludi judicavit proeter paucissimas. Regulam B.qui permaximus erat.. et les amans de ses soeurs. summi apud Carolum imperatorem habitus loci.—p. saec. quanquàm naturâ " illud quod à sororibus illius in contubernio exercebatur pamitissimum. Un jour il dit à Louis-le-Débonnaire : Velim.— C 23 : Omnemccelumfemineum. 492. Misit. c. ne forte aliquid sinistri contra imperatorem moliretur. dicas nobis tuis quid est quod tantùm propriis interdùm rehclis officiis. ad divina te transmittis. exilium tulit. trouvèopprimés par Charlemagne. Bened. petits-fils qui dans les dernières années avaient gouverné Charlemagne. Scr. habiles.. quo solo domus paterna inurebatur narvo. 464 : Wala cujus Augustus. IV. S.. reverendissime imperator Auguste .. misit qui transcribi facerent itidemque constituit Benedictum abbatem . 28 . efficaciamauspicatus ingenii . c.. p. — Astronom. vivendi secundùm regulam S. fecit componi ordinarique librum . S. ap. Bened. Ce nouveau roi renvoya dans leur couvent Adalhard et Wala 2... patrui ejus filius. . terno. 3 Astronom. . VI . ad beati Basilii dicta necnon Pacbomii regulam scandere nitens. Les peuples. cujuslibet instinctu . Benedicti incommutabilem morem. Adhalardi vita. vulgi existimatione foedatus. tironibus seu infirmis positam fore contestans .... — Astronom. quae à pâtre acceperat. IV.. Invidiâ. dignitate exutus . deux moines et intrigans de Charles-Martel... et redigi inter infimos. decrevit humilïari. Et le palais eut aussi sa réforme : Louis impérial chassa les concubines de son père. et ses soeurs elles-mêmes 3. Benedicti. ord. 277. c.licet consobrinus ipsius esset. fr. 195. prêt * Acta SS. uniformem cunctis traderent monasteriis .. sec. canonicaevitae nor100 : Ludovicus mam gestantem . 1 S.( 355 ) enfans 1..

fr. et les lieutenans étaient par les grands dépouillés des terres leur avait que Charlemagne impériaux rendit un édit confirmait attribuées . un nouveau séjour devait le recevoir pour le quatrième hiver . chrétiens réfugiés d'Espagne. qu'on appelle vulgairement foderum. Saxonibus atque Frisonibus jus paternoehaereditatis. au roi son père. et la perdition des uns et des autres . « Le roi Louis donna bientôt une preuve de sa sagesse. 5 Astronom.( 356 ). et la cruauté de ceux qui la percevaient . 7. la puissance aux gouverneurs tyrannique à qui ils voulaient. 3 Diplomata Ludov. Après cette sage disposition. il avait accueilli lui-même. dit l'historien. ces habitations étaient Doué. que de laisser subsister un impôt si dur pour ses sujets. quand son tour revenait. Chasseneuil. 487 .c easdem gentes seraper sibi devotissimas habuit. après trois ans écoulés. il écouta de succéder ainsi aux évêques.. 81 6.Tout cela plul tellement. contre réduit à et s'était les réclamations des Aquitains. Les de faire passer les héritages dans les Marches. Imperat. Srr.quod sub patre ob perfidiam legalitcr perdiderant. » — Voy. il défendit qu'à l'avenir on exigeât du peuple les approvisionnemens militaires. et ordonna encore beaucoup d'autres réformes . qu'il ne pouvait 1. et fit voir la tendresse de miséricorde qui lui était naturelle. Audiacet Ebreuil. Louis qui 3. des Saxons. dit-on. VI. Il régla qu'il passerait les hivers dans quatre lieux différens . mais cet homme de miséricorde . ann. félicitant son fils de ses heureux progrès. ap. 486 . Ainsi chacune . et leur renles plaintes reur. c. c 24. ôtant des pays. de gestis . Il respecta le principe des élections leurs droits " Astronom. pouvait suffireà la dépense du service royal. une telle pauvreté.. aussi Thegan. aima mieux entretenir ses hommes sur son bien . Roi d'Aquitaine. imperatorià restituit clementiâ— Post ha. dit le droit 2.Les gens de guerre furent mécontens . qu'à son exemple il supprima en France l'impôt des approvisionnement militaires .. A la même époque sa libéralité déchargea les Albigeois d'une contribution de vin et de blé.. Empeà peine sa bénédiction plus rien donner.. considérant et la misère de ceux qui payaient cette taxe. etc..

comme Il allait facile et confiant. Scr. 77 Baronii annal.. sub quali convenientiâ atque conditione acceperunt. laissa les Romains sans son autorisation. c. etc. roi d'Italie. Charlemagne n'importe. l'Italie réclama aussi. avait fait un prince franc.. 1 77. et se aut comilibus aut vassis nostris aut paribus suis se commendaverunt. et suae posteritati derelinquant. les élire. tali eas in futurum et ipsi possideant . est le premier essai de l'Italie pour se délivrer des Darbares. hoc quod ipsi cum suis hominibus de deserto excoluerunt. qui vel nostrum vel domni et genitoris nostri praeceptum accipere meruerunt. ce jour de restitution. Hi verô qui posteà venerunt. les peuples se liguèrent . il semblait restituant. (357) constamment . qu'il eût volontiers l'empire. quibus in Italiam intratur. aussi Eginh. positis obicibus et cuslodiis obserârunt. 29. qui se soumettaient à son reconnaissaient sa sainteté 2. . 26. c. VI. Annal. . Thegan. 3 La tentative de Bernard contre son oncle . e. papes cet héritage de conquêtes et de violences Ainsi. ap. le fils de son aîné Pépin. fr. 18. Bernard. ap. arbitrage un père lageant. sed et omnes aditus .fr. — — Voy. « Omnes civitates regni it principes Ualiaein haecverba conjuraverunt. et décida en faveur d'IIarold. sous villes. Etienne IV et Pascal Ier 1. Il siégeait au milieu des peuples. et ab eis terras ad habitandum acceperunt. — Aslronom. était tombé aux mains homme d'un et juste simple à tout Les barbares qui voulait prix réparer. . per nostram concessionemhabeant. p. 2 II fut pris pour arbitre entre plusieurs chefs Danois qui se disputaient l'héritage de Godfried.violé par son père : il épiscopales. Les Elle ne voulait rien moins que la liberté les évêques. Scr. 650. restitué Dans jubemus uthi. souréparant. Astron. s. VI .

interrogans omnes à maximo usquè ad minimum. qui lui offrait médiation. comme on disait alors... d'ailles barbares sur celui du neveu 1. sa de l'impératrice Hermengarde. si eis placuisset ut nomen suum. ) et . ord. d'une abandonné Aussi. 2 Thegan. episcopis . élève d'Adalhard Wala. ait : Habebis Ludovicum humilem successorem eximium.me successorem? At ille vultum in Ludovicum dirigens. 156. ducibus. est utile. Charlemagne les consulté Louis .. abbatibus . grands nard lui-même avait reconnu son oncle 3. IV.'p. Il se livra lui-même à Châlons-sur-Saône.. partie grande aux promesses fut obligé de s'en remettre des siens. Celui-ci enfin la volonté de son père. sec. croyait par eux dans sa royauté gouverné fils de l'aîné. long-temps d'Italie. id est Imperatoris. comitibus. . novissimum i lorum . avait pour lui l'usage. Illi omnes responderunt Dei esse admonitionem illius rei. habere . . avait et dénonça tous ses complices. sed humilitate clarissimum .c.( 358 Bernard.. S.. et obtenu un à un. — Il avait aussi consulté Alcuin au tombeau de saint Martin de Tours : « Quo in loco tenens manum Albini. et fidelitatem ei cum juramento promisil. loco-positis. 6. l'élection. Cùm intellexisset appropinquare sibi diem obitûs sui.. ait secrète : Domine magister. un desquels 1 Ils veulent pour roi un homme plutôt qu'un enfant. long-temps avant le neveu. Acta SS. avoir droit à l'empire comme chez du frère puîné le droit prévaut Cependant. et ordinairement l'oncle est homme. vocavit filiumsuum Ludowicum ad se cum omni exercitu . il avait leurs avait désigné Berleurs voix 2. Bened. c 12 : Venit Bernhardus. 3 Thegan. filio suo Ludowico tradidisset. Enfin. quem de his filiis meis videtur tibi in isto honore quem indigno quanquam dédit mihi Deus . ob quam à multis despicabi is notabatur . Bernard.

. Scr. fr. niagno cum dolore flevit mullo tempore. 177. Judicium mortale Imperator exercere noluit . luminibus orbari consensit.. Scr. Eginh. ap. ne remua L'Italie toutes les nations pas seule. cujus maternus avus Hardradus olim in Germaniâ cum muftis ex eâ provinciâ nobilibus contra Karolum imperatorem conjuravit. ap. les Slaves vaincus contre les Danois : un aidèrent roi de ces derniers même le christianisme. Bernhardus obiit.. tributaires avaient Les Slaves du pris. 2. Annal. peut-être pour furent et les Sarrasins défaits. Hermen-r obtint du moins Bernard de la garde qu'on privât vue .. de Reims 4. sed consiliarii Bernhardum luminibus privârunt. c. VI. 4 S... Thegan. c. ibid. 3 Astron.. complètela première ment fois . ceux de la pour appui Pannonie sur les Bulgares . 305. 30. VI. Tous fureut comptaient Les Bretons virent leur pays réprimés. Hujus conjurationis principes. 37. de l'archevêque dépendant ' Eginh. In civitate Hammaburg sedeni constituit . Annal.. embrassa L'archevêché fut fondé .. licet multis obnitentibus . la Suède eut d'Hambourg un évêque. Cùm lege judicioque Francorum deberent capitali invectione feriri. 185. mais elle s'y prit de façon au qu'il en mourut bout de trois jours. nord avaient les Danois . les Basques comptaient 3 les de la Navarre tendaient la main aux Sarrasins . et Reginharius Meginharii comitis filius. tous les autres L'Empereur ne pouvait consentir à l'exécution.. Basques repoussés . Bretons sur eux-mêmes. suppressâ tristiori sententiâ. Quod audiens Imperator. et animadverti in eos totâ severitate legalicupientibus.. fr. et Bernard jadis conspiré furent condamnés à mort. ibid.(359) la mort de CharlemagneT. les armes. 3 Astron. les envahi. 79. Anscharii vita.

. 268 : Organa dulcisonopercorrit pectineJudith. et nomen virginis Judith . O si Sappholorjuai. Les étendu de l'empire. allié des Lombards. il faut le dire.( 36o ) du chrisII est vrai que ces premières conquêtes des Danois ne tinrent tianisme pas : le roi chrétien fut chassé par les siens. son père. plus haut. Script. qui erat de nobilissimâ stirpe Bavarorum. ibid. .. Celui-ci lui écrit : In divinis et liberalibus studiis . 26. Au milieu de ces prospérités. Savante appelés 3. c. 2 Voy. Accepit filiam Welfi ducis . VI. ils avaient été alliés de l'aquitain Hunald. 355. Welf. ' Astron. fille du comte en elle le sang unissait Judith. quas visus vel auditus nostrae parvitatis comperit reginas.. et choisit la plus belle 1. . archiepiscopalem. pulchritudine superas omnes . quae erat ex parte matris nobilissimi generis Saxonici. 356. fr. — Ebo (archiep. le règne de Louis était. des nations les plus odieuses aux Francs . vel nos inviscretHolda . paraître filles des grands de ses états. de ce Welf. eamque reginam contituit. l'intégrité sa et vénéraient ses armes Barbares craignaient l'âme du sainteté. Judith —Thegan. saint mollit. éclatant de force son influence. 80. il fit. 355. . Jusqu'ici Il avait maintenu et de justice. ut tuae eruditionis cognovi facundiam. pontificali insignitum honore . Walafridi versus. et se souvint de l'humanité. Remensis) quemdam. sa mère était de Saxe. devant lui les dit-on. VI. En outre. 3 Voy. etc. l'évêque Friculfe. les épitres dédicatoires du célèbre Raban de Fulde et de . Erat enim pulchra valdè. 306. de Bavière. ad partes direxit Sueonum. fr. Scr. i— L'évêque Friculfe lui écrit : Si agitur de venustale corporis . — Ibid. c. obstupui. et par qui les Slaves et peuple les Avares furent dans l'empire 2. Sa femme étant morte. Undecumque adductas procerum filias inspiciens.

et plus n'eût qu'il son mari à l'influence des hommes du midi. contentent Ladere jam pedibus Quidqnidccimtibimelsexûssubtraxitegestas. plus homme ouvrit son sensible. son époux. plus faible. elle perdit Eve. contenté de renvoyer aux dequ'il s'était pourtant voirs de leur ordre. Il lui fallut soulager son coeur. plus Belle et dangereuse elle dégrada. ibid. dit l'histoire. Bernard.( 361 ) fallu. aux craintes. Il demanda. Louis . aux scrupules. coeur fils de son andevint Toulouse. se après les plus grands de fonder La pénitence de des couvens. cien son saint de Guillaume tuteur. Théodose ce grand de l'huspectacle qu'on voyait volontaire Les miliation d'un homme tout puissant. Keddiditingeniisculla alqae exercitavita. Il commença à minué. il obtint d'être soumis à une péniC'était la première tence fois depuis publique. Louis était déjà favorable chez qui il avait été élevé. . cette chute . de l'impératrice. 212. Annal. Met. se repentir de sa sévérité à l'égard de son neveu à l'égard Wala et Adalhard des moines Bernard. Il se sentait diune vertu était sortie de lui 1. parce Depuis avait cessé d'être et plus qu'il pur. elle livra et polis élégans aux Aquitains. crimes . . ' Quand la femme de l'Evangile touche le Christ qui la guérit d'une perte de sang. rois Mérovingiens. Pulchra nimis et sapientiae floribus optimè instructa. et encore celui favori. parce qu'il n'était plus saint.

189 : Quo nuncio commotus. ils étaient de l'unité de l'Empire impatiens . Ainsi s'accumula le mécontentement Les grands. treize vaisseaux normands trois coururent cents lieues de cptes. Bernard central les gênait . fr. Annal. ' Astronom. barques étaient si redoutables.de la conscience. ibid. qu'elle dele front leur sembla que celui qui avait baissé commander aux vant le prêtre.. ' Eginh. guerriers. et jussit ut summa festinatione tota populi sui multitudo in Saxoniam veniret. . ap. Les premiers malheurs qui commencèrent à la faiune dissolution inévitable furent imputés d'un roi pénitent. l'armée des Francs la Navarre. ils accusaient l'Empereur. le pouvoir l'aquitain . Scr. et n'envahissent par terre. on craidont les moindres gnit que ces Normands. ayant envahi fut battue à Roncevaux. VI. de l'humble temps rougit pour Il faisait de sa faiblesse et de son humanité. les évêques le fomenpublic. regiones . ils voulaient chacun chez soi. L'empire désarmé. de tant et se remplirent de butin. Annal. comme En 829. régner ' Mais il fallait des chefs contre ce l'empereur. blesse En 820. Eginh. taient ils accusaient . dégradé. ne pouvait plus lui aussi. c. avaient les captifs obligés qu'ils de relâcher En 824. furent qu'ils faits *. les peuples à marordre de se tenir prêts reçurent cher en masse 2. en parut. . est Louis l'avènement Toutefois comme ( 362 ) l'ère nouvelle de la moralité. 33. misit in omnes Francia.. de ce des hommes brutal l'orgueil aveu la royauté. 180.

refusèrent de faire marcher Ceux-ci grands. alterum Aquitains. travaillèrent Les moines. Franc . réprimer L'empereur de naissance seul . avec la royauté Louis eut un fils de Judith. ibid. Emdisposés mieux Louis. se crut déjà empereur enferma . parmi des de Cordelia. deLothaire. . à Pépin les dre. nommé Charles . cette Lothaire. pauvre jeta ne trouva vieux Lear. ni du midi. i 77. l'Aquitaine. avec le titre de roi. Les Francs que s'aperçurent des enfans de Louis leur ôtait l'Empire le triomphe . . leur liberté les Saxons. à se soumettre à lui. * Chronic. mais gouverné par un ni du nord .( 363 ) fils. ses propres de son règne. il ne fut soutenu Aquitain. . ses enfans. le tenaient captif. position équivoque. point qui. Quand . son père dans un monastère Judith. qui à son rétablissement. ils aimaient pereur pour empereur. dont Louis vouhommes contre les Bretons leurs se trouva lait les ravages. L'aîné. qui lui devaient Cependant thaire n'étaient . Cette concession rien à leurs aux possessions des princes. Dès le commencement furent. le titre de roi d'Alamanie (Souabe ne changeait et Suisse). vait être empereur d'Italie. deux frontières à gouverner et à défenprovinces à Louis la Bavière. mais beaucoup Ils prêtèrent leur nom à la conjuration espérances. nous avons vu Brunehaut succomber dans déjà Le fils aîné. il leur avait donné. il donna à cet enfant. Unum Bajoarise. Moissiac. deux barrières de l'Empire '. ni les ni les frères de Logrands. les Frisons. il chassa Bernard.

vitam conccssit. nouveau. Une diète fut assemblée au milieu des peuples Nimègue qui le soutenaient. Le matin abandonné d'une se voyant l'empereur. On saisit les mutins. » Lothaire seul se trouva tous et à la discrétion de son père . tour. Lothaire amène avec lui l'italien Grétous ceux qui n'obéiront goire IV. » — Voy. Astronom. font Ceux-ci parler pape . le peuple. « Toute la Germanie secours y accourut pour porter à l'empereur à son 1. 45. furent Le bon empereur 2. 42. Imperator autem clanculô obnitebatur. » Louis se réconcilie avec son fils . la guerre dans le midi .condamnés à mort. tanquam reos mojestatis. 46. Mi infusi lacrvmis recedcbant ab co. dit aux autres partie de meure moi 5. c. 493. c. se rencontrent le en Alsace.( 364 s'intéressèrent ) à pour lui. . Obtinuit tamen-senbentia imperatoris ut in Neomago populi convenirent Omnisque Germania eo confluxit. Le théâtre que personne pour 1 Astron. imperatori auxilio futura. alicubi in Franciâ conventum fieri generalem volebant. aussi Annal. parle de ses libérateurs. ils font agir la nuit je ne sais quels moyens. Diceus : Ite ad filios meos. l'un moine Gondebaud. Cunctis dijudicatis ad mortem . les épargnât voulut qu'on d'ans Bernard.. ' Thegan. Cependant supplanté l'aquitain la faveur de Louis.. . ibid. cùm omnes juris censores filiique imperatoris judicio legali. Wala. nulluni ex eis permisit occidi. rallume il anime de Les trois frères s'entendent Pépin. Hi. menace de massacrer et l'Empereur et Lothaire. qui imperatori contraria sentiebant. — « Quos posteà ad judicium adductos. . les chefs de la faction. Nolo ut ullus propter me ùlani aut mcmbra dimiltat. Bertinian. décernèrent capitali sententiâ feriri. diffidens quidem Francis j magisque se credens Germanis. : Je ne veux point des siens. furieux.. qui excommunie et des fils Les armées du père pas au roi d'Italie. c.

sixièmement. un frère de Bernard et répugnait pas : il fit égorger f la Saône sa soeur dans il craignait . puis d'avoir permis mort) d'avoir . et achever son Louis. septièmement. fr. le septième est grave. posant pénitence publique relever. — De tous ces griefs . en excipillages d'avoir excité tant la guerre civile . exposé justifier par sermens l'état aux meurtres. c. qui veut désormais suivre le mouvement matériel .. 2 Acta exauctorationis Lud.cette honteuse ( 365 scène fut ) appelé le Champ du Mensonge. puis les (il en était innocent) parjures nouvelles il avait exposé le peuple auxquels par de divisions de l'empire fait la . ap. 52. D'abord. voulut en finir une fois. civiles arbitraires de ces guerres par des divisions l'état déruiné . une et si humiliante. mais jeter s'il portait sur Louis des mains l'exécration publique Il imagina de le dégrader en lui imparricides. Il révèle la pensée du temps. 245. VI. . et sacrilèges. Les évêques ne s'en pût jamais de qu'il au prisonnier Lothaire une liste de présentèrent crimes dont il devait s'avouer coupable. puis d'avoir guerre à la les partisans de ses fils (il les avait soustraits à Judith et autres de se . Pii. puis d'avoir été trop sévère pour en carême . et projicere in (lumen Ararim. redevenu maître de la personne de Lothaire. enfin d'avoir qu'il devait l'empire 2. Jussit in vase vinatico claudere. C'est la réclamation de l'esprit local. à qui le sang ne Ce Lothaire était un homme père. Scr.. la mort de Bernard . fendre ' Id.

et qui dans toute division purement politique ne voit que violence et tyrannie. 44. comment poussière tait enquis de son père. ainsi. qu'on la pénitence et demanda ble. Scr. qui erat ex originalium servornm stirpe O qualem rcninnerationem retldidisti ci. militaire. dans la de l'empire. des contrées . pour vieil avec horreur comment On raconta empereur. Il déposa les scandales réparer qu'il et son fils son baudrier le cilice. 3 Thegan. l'un de ces fils de serfs qu'il aimait lui avait arraché le baudrier tant 3. Hebo Remensis episcopus. qui et fatal des races . comqui livrait paternelle ment il avait dressé sa confession confes. des péchés nouveau Cham à la risée la nudité . Vestivit te pur- . 2 Chron. fait où Charlemagne lui avait même ville jadis 2. fr. . pleura pour publique avait causés 1. 83. trois fois coupase confessa autant voulut. prit dans l'emmena humilié. Le parricide avoir Mais une croyait Ce peuple.( 366 ) absurde dans on eut lu cette confession Quand le pauvre de Saint-Médard de Soissons. quam peccando scandalizaverat. ' Ibid. quatinùs Ecclesiae. à l'autel et balayant le fils l'avait tenu la pleurant blancs il s'éde ses cheveux . . l'église s'humilia Louis ne contesta il signa tout. lui-même la couronne sur l'autel prendre tué Louis. 246. dégradé. rien. (Moissiac. la capitale à Aix-la-Chapelle. pitié s'éleva malheureux trouva des larmes son lui-même. V. quelle sion ! toute de calomnies et de mensonges. condisciple et son frère de lait.. poenitendosatisfaceret. c. des langues . misérable. immense dans si l'empire. Poenitentiam publicam expeliit. pleine C'était de Louis l'archevêque Ebbon.ap.

et le javelot à la main. leur donna des vicaires . — Mon. Il donna un jour tous les habits qu'il portait à un serf vitrier du couvent de Saint-Gall. Jamdudum illa pessima consuetado erat. S.. — Plusieurs faits témoignent de la prédilection de Louis pour les serfs. ad cale. et revêtu de l'habit gascon. et se trouvant absent. légales servi ejus erant ac patrum suorum. c. » . quoique totalement infirme . c. . prescrivit les restitutions de vols . comme pie peuple Et son histoire n'était autre homme. II. « Le jeune Louis. obéissant aux ordres de son père. l'amputation des membres . et jusqu'au supplice de la potence. Qui beato Job insultabant. nobles.. et remplit avec fermeté la tâche qui lui était confiée. Mon. 4. pour les pauvres. et tu euni induisti cilicio.. Patres tui fuerunt pastores caprarum . qui. ou si l'on l'homme biblique l'une de ces filles des Géans dans la Geveut. ut ex vilissimisservis summi pontifices fièrent. 31 : « De plus . comme saint et comme . — Omnes enim episcopi molesti fuerunt ei. paraissait doué de plus d'énergie et d'intelligence que les autres . de tout son coeuret de tout son pouvoir. Gall. il avait dans sa jeunesse porté le costume de ces derniers. la ceinture en lui ôtant le costume et l'épée. pour les vaincus. des tyrans et ils l'avaient fait apparaître des au peu-. lib.. Astronom. . Sangall. —Id. c. c'est-à-dire portant le petit surtout rond. et prononçât même . la perte de la tête. — On a vu son affection pour les Saxons et les Aquitains. le roi Louis voulut que les procès des pauvres fussent réglés de manière que l'un d'eux qui. les éperons lacés sur les bottines. dans les cas plus graves . suivi d'une troupe de jeunes gens de son âge. Tel avait été le plaisir et la volonté du roi. cum his qui ex barbaris nationibus ad hoc fastigium perdueti sunt. Cet homme établit des ducs T des tribuns et des centurions . 20.. non consiliarii principum !. la peine du talion pour les injures et les voies de fait.. et maxime hi quos ex servili conditione honorates habebat. reges fuisse leguntur 5 qui istum verô affligebant.( 367 ) Mais en lui enlevant et mis le. vint le trouvera Paderborn. la chemise à manches longues et pendantes jusqu'au genou. et hoc non prohibuit.. purâ et pallio. Sed tentalio piissimi principis sicut et patientia beati Job. cilice.. que celle de : son Eve l'avait perdu . Puis vient une longue invective contre les parvenus. connût de leurs délits .

eo quod Imperatorem bis reliquerant.Tous les peuples revenaient à Louis : « Gregatim populi tàm Francise quàm Burgundiae necnon Aquitaniae sed et Germania. cette fois séduire pouvant il vit en Italie. c. Scr. les partisans de son père 1. de son parti. relevé se trouva Ainsi le vieil empereur par son du : tout le monde même abaissement s'éloigna et ne des grands Abandonné [834-5]. l'absinthe. dans ) D'autre séduisent les enfans de Dieu. d'un été [836] mourir tous les chefs dans le cours les évêques d'Amiens et de Troyes. Ebbon. ad defectionem impelli dedignati sunt.ou plutôt ni ni le vinaigre. Wala reste de sa vie dans se retira au monastère de Bobbio. les comtes et Lamson beau-père Matfried Hugues. 2 Astronom. sans doute par mécontentement contre Lothaire . Gotfrid bert. -T. de Perche et son fils. même contre l'Empereur. près du tom' Nithardi historiée . quod bis Imperatorem dimiserant. c'est-à-dire pour l'Aquitaine. c'est-à-dire contre l'unité de l'empire. mais pour Pépin. — C. etc. fr.. rien n'y avait manqué. . Agimbert de ses chasses.( 368 nèse. 5 : Franci. calamitotis querelis de imperatoris infortunio querebantur. etc. 49. veur . une foule d'auBorgarit. Non post multum et ipse moritur. s'enfuit Malade Lothaire lui-même. 56. I. Quanta lues mortalis populum qui Lotharium secutus est. nissant du Sauune image la patience de Job.. injurié. Occurrebat universae plebi verecundia et poenitudo. poenitudine correpti. I. Bernard semble pour l'Empereur contre ses fils . . 4 . VII. part. c. coeuntes. Astronom. préfet tres 2. on croyait reconnaître tous les outrages. du siège de Reims. invaseril . . ap. et de de souffrance ce merveilleux exemple et bédans cet homme conspué. déposé passa le l'obscurité et dans l'exil. c. parricide. niirabilc est dictu. 12. — Tous se trouvaient d'accord. patience.

Gralianus . 198. 837. S. l'avaient querelle. Wala s'appelle Arsenius . c. Cependant par les mêmes faisait ce qu'il fallait renouveler la conseils. avait été abbé de ce monastère. qui écrivait sous Louis-le-Débonnaireet sous son fils Charlesle-Chauve. auteur de la vie de Wala. Vov. Nasa et. Judith . aussi c. passim. l'autre.. fermé dans un monastère. Honorlus : Louis-le-Germanique. fr. 4853 Annal. — Un moine ayant voulu quitter son couvent pour échapper à une punition . 4 . Bened. Louis-le-Débonnaire. et presque roi d'Italie sous Pépin et eut le malheur d'associer un nom. ap. par Charlemagne puis son conseiller. Bernard. Adhalard . Justifia . ardent. mait les grands de rendre aux églises les biens 3 de il diminuait avaient la . jussans aux révoltes des fils tache. — Astronom. : Pourquoi instant né un homme de chaque suis-je 1? Ce. rcs ecclcsiasticasreslilui. sec. politique. ann. p. Amisariiis. il est vrai. Bertiniani. Il y mourut l'année même où périrent tant d'hommes de son s'écriant à parti. 56. Melanius . p.. Antonius . Bernard de Septimanie. un frère de Metz . 53. Pépin. ord. Lothaire . VI. l'aïeul des Carlovingiens. que-là parricides de Louis. dur 2. cet homme enfactieux. petit-fils de discorde ce saint ce moine Martel. dominé le Débonnaire. — Paschase Radbert. Wala fit placer des soldats aux portes. crut prudent de déguiser ses personnages sous des noms supposés. qui. de Charles un homme ' Acta SS. 453 : Virum rixae viruruque discordia»se progenitum fréquenter ingemuerit.( 369 ) beau de saint de saint Arnulf Colomban . Mandavit Pippino 24 . ' Ibid. révolte et tomber part. Justinianus . Scr. pour D'une il somde nouveau. usurpés qu'ils bien part de ses fils aînés. passionné.

si tu veux choisir. 1. » L'empereur de l'Empire. regnum omne coràm te est : divide illud prout libuerit.. I . mais qu'il dit-il. tout le royaume partage. le père lui la pour et le fils l'Allemagne. Louis de Bavière armait l'Occident.et dotait le fils de son choix. 64. nisi solâ ignorantià regionum . était réduit Louis-le-Germanique Le entre Lothaire et Charles. Scr. lui qui. consensit. ut promiseram . devait et Charles Lothaire tagerons1. Pépin qui venait. fili. de Les enfans le fils de Judith. ut Carolo conferretur . id peragere diflerret. I. 7.. à la Bavière. « Ecce. pêcher cette fois avait tion étrange. — Wandalbertus in Mar. prit l'Orient. Mais le vieux Louis France. c. — 3 Astronom. partium electio Caroli erit. mérité. étaient dépouillés. ap. 71. pour emet par une mutal'exécution de ce traité. mon vieil empereur aurait et tes yeux. » Quod idem cùm per triduum dividere vellet. Occiduam verô . 1. songe à lui-même. similiter partium electio tua erit. au centre de l'Empire avec lui. Josippum atque Richardum ad patrem direxit. 2 blancs a conduit au tombeau les cheveux de son mourut à Ingelheim dans une île père. du Rhin près Mayence et 3. nouvelle. ou. Charles-le-Chauve. 8. — Astronom..fr. (37o ) à leurs dépens . sed minime posset. méprisant la loi de Dieu. . Quodsi tu diviseris. 3 Nithard. . regnum omne absque Bajoariâ cum suis divisit : et à Mosâ partem Australem Lodharius cum suis elegit. VI. nous parCharles choisira. tyrol. c. Tout était partagé dit au premier : Voilà. ut aegriùsvaluit. . 64. l'unité mourut avoir ' Nithard. Quamobrem pater. partiumque electio sibi concederetur alià. de mourir. deprecans ut ille et sui regnum divideTestati quod pro nullâ re rent. Si autem nos illud diviserimus. devant fils. c. au chagrin et aux fatigues de cette guerre succomba « Je pardonne à Louis.

1 Nithard. qui se joignit par opposition Chauve l'armée amenait pour contingent d'Aquitaine . ils consentaient à lui armes . au nom imposait de l'église et des orphede la paix. et d'empereur. d'avoir et le pape pour tout aussi Rome cela soi. des pauvres les rois de Germanie et de Neustrie lins. » la entreprise que d'en tenter le fit Lothaire. les hommes de langue latine midi. jusqu'au qu'aux toute la France en porsait encore . magne. s'il refuArdennes. si souvent défaite et Charpar Pépin-le-Bref ! c'étaient Chose bizarre les hommes du lemagne. si mal défendu Didier contre BerCharlemagne. ils diviseraient Lothaire et lui laisseraient le choix. à Fontenai ou Fontenaille près d'Auxerre « Ils lui offrirent en don tout ce qu'ils avaient dans à l'exception des chevaux et des leur armée. s'il ne voulait pas. forces ? Avec l'Italie. les vaincus.( 370 C'était une vaine ) comme résurrection.. « Memor sit Dei omnipotentis. nard contre Louis-le-Débonnaire. du royaume. Ce fut donc humblement. Le jeune Pépin à Charles-leà lui. tions égales. encore. ce nom de fils aîné des fils de CharleToutefois ce titre de roi d'Italie. c. 9. que à Lothaire s'adressèrent les armées furent en quand : présence. II. 1. et concédât par cem fratribus suis universaequeecclesiaeDei. l'un chacun une portion céder jusl'autre Rhin . Et avec quelles avec les Lombards qui avaient . 1. daient que l'indépendance. qui de l'Empire voulaient soutenir l'unité contre la Les Germains ne demanGermanie et la Neustrie.

. VII. . se précipitaient les uns sur les autres d'une courserapide. reg. 1. ut nec ad tuendos proprios fines in posterum sufficerent. dit une autre chronique écrite au temps de Philippe Auguste. et envoyant par ses messagers il leur manda alors Drogon. ap. 259. et Héribert. répondit.( 372 ) selon sa coutume... . avec toute la jeunesse . lançant leurs chevaux . qu'il leur ferait savoir ce qui lui plairait . jusqu'à ce qu'enfin les deux rois . les Ostrasiens et les Bretons de l'un et de l'autre parti. Si l'on en croyait taquèrent la bataille aurait été acharnée et sanglante riens. milisi sanglante la population eût épuisé qu'elle aux et l'eût laissé sans défense taire de l'Empire. 184. 3 On en peut juger par la modération extraordinaire des jeux militaires donnés à Worms par Charles et Louis. de l'Italie. ravages à croire en tout temps. ils se mettaient à poursuivre ceux qu'ils venaient de fuir. » l'attendre Le lendemain. et d'abord . Hugues de tel. de l'Allemagne. et brandissant leurs lances . Met. les deux frères l'ateux-mêmes indiqués les bistoet le défirent. 2. . 2 Annal. faisant volte face. 1 Nithard.. Un pareil des Barbares difficile massacre. les Saxons . c.. de l'Aquitaine . et qu'il voulait avoir du temps poiir voulait au fait Pépin et Lothaire n'était pas arrivé. II. jetant un grand cri. 1. . Franc. au jour et à l'heure qu'ils avaient à Lothaire. à cette époque l'est surtout 3 et d'influence d'amollissement Nous ecclésiastique. » Hist. Scr. comme s'ils voulaient se faire mutuellement la guerre. mais. et feignant de vouloir échapper à la poursuite de l'ennemi . de la Bourgogne se tuèrent mutuellement. Les hommes de l'un des deux partis prenaient la fuite en se couvrant de leurs boucliers. en nombre égal. presque tous les guerriers de la France. rien proposé ils ne lui avaient qu'auparavant Mais réfléchir. — « Dans cette bataille . In quà pugnâ ità Francorum vires altenuatas sunt. « La multitude se tenait tout autour. 10. les Gascons. fr.

on ne vit pas même ce qui se voit souvent entre gens peu nombreux. . et qui se connaissent.Dans une telle multitude . tantôt les uns . lors employer jura en langue germanique. ce fut lui au conpoursuivre traire à la campagne de près serra suivante. mais le jusque usité en Gaule et en Germanie. à rehausser aimaient la gloire par des fables aussi Il était d'ailleurs patriotiques qu'insipides. 1. r. celui des Français (nous pouvons ce nom). là dans les traités et les conciles. » Nithard.( 373 ) avons mieux déjà vu. en toujours à Strasbourg. impossible aux hommes de cet âge d'expliquer par des la dépopulation de l'Occident causes et politiques de l'esprit Il était militaire. l'affaiblissement plus facile et plus poétique à la fois de supposer qu'en une bataille les vaillans tous seule avaient péri. et parmi tant de gens de diverse origine . seule en Usage lant. que le règne et de ses premiers de Charlemagne sucdes temps déplocesseurs devint pour les hommes rables une époque dont ils qui suivirent. il n'était resté que les lâches. La bataille fut si peu décisive que les vainqueurs ne purent Lothaire . 6. tantôt les autres. qui. Charles et Louis. ou française dès . héroïque. III. Charles-le-Chauve. et à cause de la modération qui y régnait. formèrent une nouvelle alliance péril. Ces paroles solennelles prononcées au bord du vinssent charger et poursuivre dans leur fuite. populaire. nul n'osait en blesser ou en injurier quelque autre. . et essayèrent les peuples en leur pard'y intéresser non la langue de l'église. C'était un beau spectacle à cause de toute celle grande noblesse. et nous verrons encore.. langage Le roi des Allemands fit serment en langue romane.

cosa. gehaltnissi. comet nostro » amur.. Rhin. Deus in quant » mun salvamento. par aide et en toute chose. avec Lother. thaz » Lutheren zhe kleinnin ne geganga inno thing 1. Et jamais. 27. c. comme il est juste qu'on soutienne son frère. Aug. je soutiendrai mon frère Karle ici présent. Le latin devait se trouver mêlé selon des proportions différentes dans les langues naissantes de l'Europe. Thierry (Lettres sur l'Histoire de France ). inthiu indi mit er mig soso ma duo. et tant que Dieu me donnera de savoir et de pouvoir . ) « Pour l'amour de Dieuet pour le peuple chrétien. » . 1. vol cist meo fra» numquam qui meon prindrai. « Pro Don comme Louis. in o salvar » si cùm om per dreit son fradre dist. en la même chose fait ce serment. dist di in avant. 35. (Voy. III. « In Godes langue » christianes ind unser bedhero folches. 5. jura le premier. ap. VII. so hald ih tesan » Got gevvizei indi madh furgibit » minan sinan brader bruodher soso man mit rehtu » seal. so fram so mir » fon thesemo dage frammordes. je ne ferai aucun accord qui de ma volonté soit au détriment de mon frère. et in cadhuna » fradre Karlo et in adjudha. Charles jura minna ind um tes allemande . Il est trop hasardeux de changer les mots latins qui se rencontrent dansles monumensd'une époque semblable. et notre commun salut. » Lorsque » dre Karle. cist meon si salvareio » savir et podir me dunat.( 374 ) sont le presur la limite des deux peuples. de ce jour en avant. Mais je n'ai pas cru devoir adopter ses restitutions. —J'emprunte la traduction de M. fr. » Le vverhen » minan vvillon imo ce scadhen ' Nithard. et pro Christian poblo. mier monument de leur nationalité. Louis eut in damno sit. tant qu'il fera de même pour moi. Scr. le chant barbare composé sur la captivité de Louis II. aux Eclaircissemens . l'aîné. nul plaid Et ab Ludher » quid il mi altre si fazet.

que les deux peuples cun sa propre est ainsi dans en 'conçu langue.. » ind Luduwig thener min herro imo gesuor for» brihchit.( 375 ) serment chaprononcèrent. : « Si Lodhuvigs romane langue sagrament que son » fradre et Karlus Karlo meos conservat. e. de son côté ne le tient pas . » : « Oba Karl then eid then En langue allemande " er sineno bruodher Ludhuwige gesuor geleistit. pouvoir les évêselon sa volonté. IV . III. ajoute prononcèrent. ih es irrwenden noh hein then » mag. ils se gouverneet à leur connaissance. jurat. 5. de suo part non » non oui eo returnar lint pois. en changeant seulement l'ordre des noms. mon seigneur. je ne lui donnerai nul aide contre Lodewig. trôné ou selon en leur qu'autant que Dieu le mettrait répondu. ob ina ih nes irrwenden ne mag. 1. ' Id. 1. et transmis dignes. eux et leurs sujets raient de l'autorité Au nom dirent: divine. vvindhar Karle imo ce follusti ne wirdhit. prenez ques ' « Si Lodewig garde le serment qu'il a prêté à son frère Karle. » 2 Nithard « Les évêques . ni moi ni aucun autre. Nithard. . avait de Dieu Lole juste rejeté jugement que le royaume aux plus thaire . et si Karle. ne io ne nuels » int pois. nah » ih. à prendre Louis et Charles Mais ils n'autorisèrent demandé s'ils vouleur avoir possession qu'après de leur frère déles exemples laient régner d'après Les rois ayant la volonté de Dieu. » sendra si io returnar los tanit. in nulla adjudha contra nun Lodhuwig » lin iver 1. si je ne puis l'y ramener. r. » — Les Allemands répétèrent la même chose dans leur langue. nah thero.

Herenfried. envoyèrent des messagersà Charles ( 840) . « Tous les peuples qui habitaient «ntre la Meuse et la Seine . et tous les évêchés.( 376 ) de la volonté et le gouvernez le royaume selon vous y exnous Dieu . Charles . nous vous le conseillons. Les deux frères et vous le commandons. et lui accordèrent députés et plus à pardemandait. Quant à ceux qui habitaient au-delà de cette forêt . du nomdouze des leurs (j'étais choisirent chacun eux le entre et s'en référèrent. hortons. . pour partager bre). la source de la Saône. et lui promettant d'attendre son arrivée. et Louis. manquèrent à la fidélité qu'ils avaient jurée. se hâte de se mettre en route. II. le de là jusqu'à de la Saône son confluent avec le long jusqu'à la mer. . il y reçut avec bienveillance les gens qui vinrent à lui de la forêt des Ardennes et des pays situés au-dessous. jusqu'à à Lothaire le tiers offert comme du royaume. et le long du Rhône serait Rhône. royaume. Gislebert. sans en exercer du titre d'empereur tentât « Les évêques tous été d'avis que la paix réayant les venir les rois firent les trois frères. lui demandant de venir vers eux avant que Lothaire occupât leur pays . à Charles la supériorité Ce qui assura de s'apet Pépin c'est que Lothaire essayé ayant se déet les Sarrasins. » Nithard. » à leur décision. l'église puyer sur les Saxons se conclara contre eux. Bovon et d'autres. que tout le pays la source situé entre le Rhin et la Meuse 1. accompagné d'un petit nombre de gens. 1. toutes les abqu'il posséderait 1 Les pays qu'arrose la Meuse s'étaient ouvertement déclarés pour Charles. c. 2. et arriva d'Aquitaine à Quiersy . séduits par Odulf. Ils passèrent jours quatre enfin On arrêta tager le royaume. Il fallut bien que Lothaire l'autorité. jusqu'à de la Meuse. gnât entre ce qu'il de Lothaire.

« Il envoya des messagersen Saxe. 1. trouva Comme on n'en aucun on demanda qui pût répondre. pourquoi. c. » évêques L'odieux aux payens avait secours que Lothaire son allié 3. dont le nombre est immense. commença à vivre sous la loi qui lui plaisait.. 1. bayes. dans le temps ils n'avaient qui s'était déjà écoulé. cette question On remit 2.. c.» [ Traité de Verdun. et on que c'était de partager leur dit qu'il était impossible également ne connaissait une chose pas. leur avait soumis quelquestribus . il leur rendrait les lois dont leurs ancêtres avaient joui au temps où ils adoraient les idoles. 2. c. se liguèrent. et chacun . et dont plus tard demandé Pépin fit ' Nithard. 4. 3 Nithard. IV. IV..frilingi et lazzi ). 3 Id. royaux de ces régions en deçà des Alpes. que. 843 ]. s'ils se rangeaient de son parti. à l'exception de «. Lothaire avait de plus appelé les Northmans à son secours. 3. avides de ce retour .(377) et tous les domaines tous les comtés. de messagers toutes les pas envoyé pour parcourir le tableau. se donnèrent le nouveau nom de Stellinga. promettant aux hommes libres et aux serfs (. Les Saxons. ibid. selon l'ancienne coutume.. également ne le conils savaient quand que nul d'entr'eux des à la décision naissait. On examina qu'on alors s'ils avaient le serment pu prêter loyalement le royaume de partager et de leur mieux. et en dresser On découvrit provinces Lothaire qui ne l'avait pas voulu . demanda si quelqu'un d'eux avait une connaissance claire de tout le royaume.. « Les commissaires de Louis et de Charles ayant fait diverses sur le partage on leur plaintes projeté. chassèrent presque du pays leurs seigneurs.

Scr. Lothaire rien fonder. an 842 . . fondèrent de chrétiens . 248. * Thegan. appuyés et de Charlemagne. ibid. le nom mes. fr. dixerunt Judith reginam violatam esse à duce Bernhardo. les Annales de Fulde . —Vita venerab. VII. alliés à Lothaire... Scr. qui.. 66. Apolog. an 841 . l'institution au moins royale. Waloe. aussi les Annales de saint Bertin. à cause de la parenté. 229. et Louis-leCharles-le-Chauve de leurs des évêques royauGermanique. Scr. Nortmanni. ap. etc. temps éclipsée ne purent et Pépin devenir si puissante. naturâ adulterium maternum prodenle. c. qu'ils n'envahissent ses Etats. 353. ap. —Translal. l'Aquitaine. Impii.. — Chronic. Benigni Divion. 36. le grand l'homme d'Hincmar. à et de Judith. Scr. à Pippino conducti . archedes évêques. et n'y abolissent la religion chrétienne. fr. 232. à appeler les Sarn'avait pas hésité 2 dans Nous avons les Normands rasins. ap. VI. dirigé par les conseils fils de Bernard. ibid. Voy. perpétuèrent aussi heur dans usage à sa famille. Bertin. et qui ressemblait le-Débonnaire toute Bernard avoir eu en effet l'adresse ^ paraît c'est l'homme D'abord méridionale de ce dernier. et leur avait même permis de piller le reste du peuple de Christ. au nom de de Reims : c'est en quelque sorte vêque à Pépin. mercinminiis pariter cum co ad obsidendam Tolosam adventaveranl. l'église qu'il fait la guerre des payens. fr. Ce Charles-le-Chauve..(378) malsembla porter l'Aquitaine. S.. Vincent. —Ariberti narratio . VII. S. la Chronique d'Hermann Contract. — Agobardi. longun jour devait sous la féodalité. aux Saxons qui avaient pris le nom de Stellinga .. Louis craignit que les Northmans ainsi que les Esclavons ne se réunissent . fr. VII. * Annal. ap. 289. eroyait qu'on de Louisfils du languedocien le favori Bernard.. 286 : Et os ejus miré ferebat. d'un Celui-ci.

que l'anarchie. II et Charles. des gens du midi ne s'effrayait que le christianisme avec les mécréans. prisonnier. harcelé des Lombards. la communion et y reçut à vint se justifier d'Ades mains . roi de Lorraine entre Meuse et Rhin). sans doute puis avoua. nia long-temps.':!. Il avait-chassé suprématie sa femme vivre avec la soeur de Teutberge pour nièce de celui de Trêves. p. de Cologne. fut (855). (provinces Charles mourut bientôt. l'archevêque Elle d'adultère et d'inceste. Mansi. d'abord. Louis. XV. s'était adressée Le Nicolas Ier. et roi de Provence. prisonnier Pour fut toujours son courage. malheureux.(379) de la fille d'Eudes vu par le mariage avec un émir. et lui imputèrent leurs ravages. Lothaire empereur. Livré à Charles-le-Chauve par le chef des Gascons. ap. Tes Normands Toulouse. et il accusait Teutberge intimidée. ' Nicolai I episl. son règne des papes sur les rois 1. Louis II. A sa mort son aîné. On dit qu'il en vint prirent renier le Christ. ne fut guère La famille de Lothaire plus heureuse. les deux autres. Les Sarrasins pas de ces alliances la Septimanie au nom de Pépin envahirent . Lothaire de la reprendre. à qui elle pape Il força Lorefusa de croire à cet aveu. malgré de la Lothaire semble l'avènement II. par les Sarrasins. et jura sur un cheval au jusqu'à nom de Woden. souvent il n'établit souvent fugitif. 37. Mais de tels secours devaient lui : les peuples être plus funestes détestèrent qu'utiles l'ami des barbares. thaire Rome.

les premiers Depuis que temps. abbés. — L'abbaye de saint Riquier possédait la ville de ce nom. il semble ne présentait guère que qu'elle des esclaves immenses et à moiépars sur les terres tié incultes des grands des du pays . de Châteaubriant.' Les villes n'étaient les cités rien. mais . treize autres villes. c'étaient les évêques grands. Scr. n'y balançaient plus son pouvoir. des siens thaire la plupart mourut dans la semaine. s'étendait une ville. nacé. Lode la punition s'il ne changeait. n'était autre chose que la demeured'un riche patricien romain. Charles-le-Chauve de ce jugement de Dieu . la Neustrie n'avait depuis de force et de vie que dans son clergé. avec les villes et les villages de leur dépendance. l'église nique. Les Germains. due par les étrangers. ou au moins une bourgade ' Annal. dans l'année et Louis-le-Ger1. long-temps Du reste. un nombre infini de métairies. Met. Mais celui-ci l'avait drien temps du ciel. les première et les les plus riches. a Une abbaye . excepté de chaque autour . semblent avoir tenu de place plus que les Neustriens à la cour carlovingienne. ap. Le Père Abbé était le Maître. leslettres et les arts. cultivaient les sciences. les Aquitains. à l'influence cette contrée avait germaéchappé les séculiers seule y était puissante. VII. avec les diverses classes d'esclaves et d'ouvriers attachés au service de la propriété et du propriétaire . dit fort bien M. comme les affranchis de ce Maître. 196. partagèrent dans au contraire Le roi de France fut. le. Les . ils se manique profitèrent les états de Lothaire.( 38o ) meen même II. épiscopales abbaye 2. au moins l'homme de l'église. fr. . moines. défenGouvernée. des Irlandais même et des Lombards. trente villages.

c. à Paris dans à côté de s'établir les Carlovingiens comme avaient Saint-Denis. III. la grande métropole de Reims. III. dominait. les derniers de défendre triste honneur carlovinIl fallut des Normands fusgiens. moins riche . . au milieu et des ravages. sous les Mérovingiens. Saint-Martin de Tours. sessions dans les provinces les plus lointaines. épiscopale fut la ville royale. Bcned. 18 j lib. Reims des guerres succéda à leur influence sous la seconde étendant ses posrace. . ActaSS. — Le monastère de saint Martin d'Autun . SaintHilaire de Poitiers étaient bien déchues. hist.( 381 ) Les plus riches étaient Saint-Médard de Soissons. aussi dans le nord. par excellence. se hasardassent et vinssent l'île de la Cité. dans il se tenai. possédait cependant. IV. de Dagobert. que les ravages sent passés. pour dernier asile. tombe de nos rois. après la bataille ses négociations avec Lothaire. Et par dessus toute monarchie. race pour que nos rois de la troisième à descendre en plaine. c. Rem. 104. jusqu'en Aquitaine que la ville sur son Laon. ne fut d'abord Charles-le-Chauve que l'humble de Fonclient des évêques. 271 . inaccessible et eut le sommet. par la dignité par la doctrine et par les miracles. . 1 Frodoard. sqq. p.. lib. choisi Laon à côté de Reims. 26. ne respecte de ce que celui-ci surtout pas plaint offrandes en argent faites au tombeau de saint Riquier. grande que Lyon l'était dans le midi. S. Avant. II. s'élevaient seules par an à près de deux millions de notre monnaie. jus1 elle fut dans les Vosges. sec. ord. fondation berceau de la Saint-Denis. eccles. la contrée. du siège. . — Etudes historiques . cent mille manses.

combattu et la justice. 1. Respondentibus se velle. consentant. » 5 Id.!. . vi. 3 Nithard. Après déclarent et Louis que Charles ques s'assemblent. Quibus cùm undique ut pax inter illos fieret melius videretur. et oront pour l'équité de trois jours 6. III. IV.. — « Les Francs un jeûne donnent dit son les Aquitains. le petit nombre de ceux qui méprisèrent de Saint-Médard Mais les moines Charles. 1. aiunt : « Et auctoritate divinâ ul illud suscipiatis. le culte divin 5 . c. Les moines. Percontari si respublica ei restitueretur . IV..( 382 l'église arrive ) 1. Aussi Dieu le protège.. III. " Nithard. Louis-lelui avaient demandé s'il voulait rétablir Débonnaire. 3. et le prièrent sons vinrent suivaient de Soisde porter ' Cesset à persecutione sanctoe Dei ecclesiae misereatur pauperum . Palàm illos percontati sunt an secundùm Dei Voluntatem regere vomissent. 3. 3. an eam erigere ac fovere vellet. à sa rencontre. Lothaire Lorsque sur la Seine avec son armée barbare et les Saxons faisaient . 1. I. . . I.. c. duarum . hortamur atque praecipimus. Sequana. mirabile dictu !. Plus tard puis leur confèrent nique. sont d'avis les évêques que la paix règne entre les la bataille de Fontenai les évêtrois frères 5. postulata concedunt. c. 2 Nithard. Solilo more ad episcopos sacerdotesque rem referunt. 1. maximèque cultum divinum. les évêques et soutenir interrogent et Louis-le-GermaCharles-le-Chauve de même le royaume 4. legatos convocant. III. c. repente aere sereno tumescereccepit. comme partisan Nithard. 4 Nithard. c.. 1. i. et secundùm Dei voluntatem illud rcgatis monemus . Nithard. 3. dont . c. orfanorumque. le payenne partie fleuve enfle miraculeusement et couvre Charles-leavant de délivrer Chauve 2.

fr. et pour faire poursuivre ceux qui fuiraient l'excommunication des évêques d'un royaume à l'autre .. 20. mittatis ann. 2. la plus grande Rien transférer partie eux seuls savaient et pouvaient n'était plus juste. En 854 . « Traité d'alliance et de secours mutuel entre les trois fils de Louis-le-Débonnaire. * C'est par erreur qu'un historien récent a dit que ce pouvoir avait été transféré aux évêques exclusivement.. Créature des évêques du pouvoir. 31 . pour remettre dans les châsses d'argent qu'ils avaient emportées . le partage confirme des attribu(846) d'Epernay 2 entre tions des commissaires les évêques royaux et confère et les laïques aux . VII. ap.( 383 sur ses quinze nouvelle les épaules saints autres basilique. 846.. fr. » ) épaules Reims il dut leur et des moines. . Cette toute faiteurs législation ecclésiastique remède aux troubles et aux briganprescrit pour le royaume des sermens sur dages qui désolaient les hommes libres et les les reliques que prêteront ' Nithard.. art. en toute *. II. Missesex utroque ordine 3 Capitul. Capitul. ou emmèneraient une parente incestueuse. Bertin. ordre dans le désordre mettre abencore quelque Ainsi le capitulaire solu où se trouvait le pays. c. Si se emendare noluerint.. t. Scr. p. une femme mariée. Calvi . une religieuse. Car. L III. les corps de saint Aubin et de saint Lézin. 11 7. ap. VII. 630. etc. et eos extra ecclesiam faciat. » de saint Médard et de reliques dans leur que l'on transportait Il les porta en effet sur ses il se rendit à vénération. puis . ad episcopi praesentiamperducantur. celui de Kiersy (857). Annal. — Avant de quitter Angers ( 873). Charles-lcChauve voulut assister aux cérémonies que firent les Angevinsà leur rentrée dans la ville. Scr. Sparnac. Baluz.. Ut unusquisque presbjtcr imbreviet in suâ parrochiâ omnes malefactores . contre tous les malcurés un droit d'inquisition 3.

si je vous ai offensés de vouloir en aucune bien me le pardonner. épiscopales. plus d'autorité années. le 4 juin et cile. Les maîtres du pays étaient était le fameux vrai roi. Le donc les évêques. Hincmar.. de saint Guillaume dont on croyait était favori de-Judith. parent d'origine. chose. frère. et en l'exposant aux ravages de son armée. C'est Hincmar nom dans les premières qui. dirent roi Louis. ensuite en sûreté avec pour que je puisse parler ' Ibid. à la tête du clergé de France. tructions et les menace. que Charles ne contribua à l'élévale fils. ecclesiasticoanathemate feriatur. de l'excommunide les frapper du glaive spirituel cation 1. le péché proportionnée.aux insElle les brigands centeniers. archevêque mais aquitain nord de la Gaule. Il était né dans le de Reims.. s'ils persistent. le vrai pape de la France. de Toulouse et de ce Bernard. il nous dit : Je veux vous prier. Personne davantage et n'exerça en son tion de Charles. offrir l'indulgence pourvu qu'il rachetât. à la tête de cette Hincmar était « Le députation. (384) recommande . semble avoir empêché de s'établir dans la Neustrie Louis-le-Germanique où les grands et dans l'Aquitaine Louis l'appelaient. les évêques à leur retour au connous donna audience à Worms. — Voy. par une pénitence qu'il en envahissant le royaume avait de son commis. Si quis hoc transgressus fuerit. le ayant de Metz lui envoya trois députés concile lui pour de l'église. le royaume de Charles envahi en 859. aussila note précédente.

l'indulgence et rien de plus. et Théodoric lui dit : quelques — Faites ce dont le seigneur roi vous prie . et l'évêque Théodoric fait pelain ayant à Hincmar il reprit : Vous observation. conseillé dont nous étions l'écrit .. mais il nous réporteurs de son trône. car nous venons vous offrir justement le pardon chaque vous nous demandez. : Notre affaire sera donc bienrépondit tôt terminée. je et je vous pardonne.. ce répondit — A quoi Hincmar qui ne regarde que moi et ma propre personne. vous ai pardonné Mais quant contre aux offenses et commise.) vous. à qui était placé le premier sa gauche. — Tous nos : Certainement il dit bien. les évêques solution. frères et ne s'en étant jamais ce fut toute départis. tendions conseil sur le salut qui qu'il nous demandât et alors nous l'aurions selon lui était offert. car nous atqui lui fut accordée. du roi. s'écrièrent s'étant trouvés unanimes à cet égard. point de qu'il ne s'occuperait pondit » de s'être cet écrit avant consulté avec ses évêques. en obteniez l'abpour que vous -— Alors si vous le voulez. et vous offrir le ner secours de Dieu. i. l'église qui m'est mon peuple. par: Pour donnez-lui. contre seulement vous donje puis officieusement mes conseils. s'il en était autrede l'autel ment. Grimold. 25 ( 385 . et les et Salomon Théodoric adressèrent encore évêques mots à Hincmar. quelque n'avez rien fait contre moi qui ait laissé dans mon condamnable coeur une rancune . A cela Hincmar. je n'oserais m'approcher pour — Grimold offrir le sacrifice au Seigneur.

en présence clésiastique archevêques des évêques du saint-chrême. par leurs acclamations. monter sur le trône. royaume. et toutes : « D'après -son manque de foi. qui exprimaient leur consentement Wénilon. fait archevêque embrasser le parti de Louis-Ie-Germapour est remardu roi des Français La plainte nique. m'a consacré roi selon la tradition ecd'Orléans.( 386 ) concile un autre Peu de temps plus nonvr après. j'ai été consacré desquels comme roi. ou supplanté par permoins sans avoir été entendu et jugé par les ministère parle évêques. avoir récapar son ton d'humilité. Après cette consécration je ne être repoussé devais du trône. Ce sont eux qui sont nommés les trônes de la divinité sur eux. Dans tous les temps j'ai été à me soumettre à leurs corrections prompt patersonne. entre les rois rétablir la paix pour ce de s'adressa aux Charles-le-Chauve pères leur demander concile justice [ en 85g ] . il m'a oint donné le diadème et le sceptre et il m'a fait royal. qu'il l'avait et qui cependant de Sens. et par eux il . fut assemblé à Savonnières. dans son propre à l'église de Sainte-Croix diocèse. du . des autres et . kreux près des Francs. il ajoute sa propre quitté élection et celle des autres et des fidèles évêques de notre leur volonté. il m'a . personnels de son ingratitude les preuves et de ci. Après quable les bienfaits accordés à tous avait qu'il pitulé tous les engagemens de celuiWénilon. Dieu repose rend ses jugemens. pour avait clerc de sa chapelle. de Toul. contre Wénilon.

dit l'historien de l'église de Reims . Sed et de populo in hostem convocando— les choses de la . les évêques et les sur l'ordre convoquait comtes 3. Hincmari ad Ludov.cum collegis meis et ceeteris-Deiac progenitorum vestrprum fidehbus . fr.. encore Le ils gouvernaient celles de la paix. ( ap. 865 . toujours cette et aussitôt lui qu'il donnait mission. à présent 1 " de Neustrie était réellement une royaume Les évêques république théocratique. ecclésiastiques. daient Baluz. comme guerre de saint «Charles. ap. II. magistrats C'est dire assez que l'épisà ce triple titre. 3 Frodoard.ils mettaient de lever des soldats leurs hommes. ques . Capitul. p. * Annal. vos elegi ad regimen regni.(387) à leurs jugemens et je le suis castigatoires. 198 ) : Ego . — Hincmar dit plus tard expressément qu'il a élu Louis III. Eccles. III epist. du roi. parmi nelles. celui-ci. 859 . soutenaient ce roi qu'ils avaient lui perfait. quand contre lever le peuple c'était à l'ennemi.. ann.. qu'il Louis avec une armée telle qu'il avait pu la raslevée en grande sembler. Scr. ann. opp. sub conditione débitas leges servandi. dit l'annaliste avait annoncé irait au secours de Bertin. Des évêet grands commanpropriétaires.. ibid. . nourrissaient. 214. 127. VII. Hincm. Hincmar de toutes les afchargeait l'archevêque faires et-de il fallait plus. Bertin.» a Le roi . » et le pouvoir se trouspirituel temporel Le pouvoir vaient donc réunis dans les mêmes mains. partie par les évêques2. Remensis. Hist..

scholastique fut celle de l'Eucharistie La première . l'inl'esprit fini dans l'atome. Ratbert . ne fut qu'au neuvième à la veille des dersiècle. obligèrent les de l'autre. se fonda. réclama humain s'endormir. mais le temps n'était Ce pas venu. de Wala. cher et goûter. Arius précède Pelage. humaine. querelle : d'aet de la liberté la seconde. irlandaise eut beau réclaL'église mer au nom de la logique. le dogme triomphant n'en poursuivit pas moins sa route à travers le moyen-âge. l'état et léthargique ce faible événemens brisèrent goueût pu le monde sous lequel fatigué vernement. le pays. ni défendu. celle de la grâce la question bord divine. dans la matière.et que et politique. puis la question nécessaire. d'une manière qui. c'est l'ordre Ainsi. épreuves que Dieu descendre confirmer le genre humain daigna pour dans ses extrêmes et se laissa voir. toumisères. siècle le l'abbé de Corbie. Ce fut au neuvième et Bérenger Abailard. La féodalité de défendre pables fut au moins la philosophie préparée. Les anciens avaient entrevu pères cette doctrine. de le despotisme en sens divers contre spirituel l'église. D'une l'esprit part. Pascase panégyriste le premier. nières de l'invasion barbare. allait devenir copat Deux ne serait ni gouverné. enseigna merveilleuse cette d'un Dieu enexplicite poésie fermé dans un pain. les évêques incursions à résigner. à des temporel des Northmans en au moins camains plus ( 388 mondain ) le pouvoir partie.

comme lui.de fut l'occasion d'une question Un moine un plus vive controverse. Violent et tyrannique défenseur il fit saisir Gotteschalk de la liberté. fustiger. s'éleva un D'abord dé Hincmar. II. ce fatalisme relila liberté à la prescience humaine gieux qui immole divine. et n'en Luther. Kirchengeschichte. dans un pays Contre le nouveau nouveau Pelage. l'aquitain archevêque réclama en faveur du libre arbitre et de là Reims. — Dans sa profession de foi. d'huile . il y fut mal Réfugié Les doctrines allemandes ne pouvaient être reçu. Gotteschalk demanda à prouver sa doctrine en passant par quatre tonneaux d'eau bouillante. saxon Gotteschalk le saxon Luther. Ainsi de l'Allemagne acceptait l'héritage saint entrait dans du la carrière . allemand. sur cette affaire les textes qu'a réunis Gieseler. bien accueillies l'Allemagne. toucondamner. qui s'était. et d'ailleurs rivale de Reims sur mystique. fugié dans son diocèse. et en traversant un grand feu. présageait Comme Gotteschalk alla à Rome. sqq. de Dieu) avait professé saxon 1. Lyon prit parti pour métropole 1 Voy. qui se séparait prédestinianisme de La (389) la liberté . Gotteschalk (gloire la doctrine de la prédestination. morale en péril. revint il fit annuler pas plus docile . de poix. elle Augustin d'où elle n'est guère sortie Le mysticisme. depuis. 101 .réle fit juger par un concile. ses voeux monastiques. Mais Lyon. dans la France du nord. jours valoir eût voulu faire son titre de elle laquelle Gotdes Gaules. enfermer.

on disait. avait teschalk avait été moine. hommes éminens. Palais avait sous Charleété confiée à de près l'école comme Colomban. Son influence nué. et après quelques autres plaisanteries. » . répondit Jean . renvoyant l'injure à son auteur. de Ferrières. Raban Hincmar hésitant. Low. s'adressa à un Irlandais Pascase qui avait combattu et qui était Ratbert sur la question de l'Eucharistie. depuis fait prévaloir partout celle magne de saint même. auraient été Scots. justifier. que de le son maître. Il y eut des saints contre contre Hincmar. Gotsavant abbé de Fulde 1. la de l'Occident.(39o) des Des dans teschalk. l'école du 1 Selon quelques-uns. et de l'autre côté de la table. Les mets ayant disparu. évêque de Corbie. Raban et son maître Alcuin.. 404. et qui le premier dénoncé ses erreurs. p. favorable. moine Ratramne. Gotteschalk essayèrent appelait manière ses paroles d'une en interprétant des des saints. Charles-le-Chauve. des conciles. conciles alors en grand crédit L'Irlande était toujours mère des moines. Vile des avait dimisur le continent avaient que les Carlovingiens Benoît la règle de saint sur Cependant. et comme les coupes circulaient. l'église abbé de Troyes. Guillaumede Malmesbury rapporte l'anecdote suivante ( traduction de Guizot ) : « Jean était assis à table en face du roi. Loup. le tança doucement en lui disant : Quelle distance y a-t-il entre un sot et un scot? (Quid distat inter sottum et scotum ?) —Rien que la table . chez lequel Raban. Prudence. qui n'avait le secours du d'abord demanda pas prévu cet orage. Gaules. Charles. et Saints. voyant Jean faire quelque chose qui choquait la politesse gauloise . il est vrai. le front gai.

Judith. Origène. l'hébreu. mais comme elle-même. à Jean-l'irlandais dit Je Scot. l'aréopal'ouvrage dont et l'on se plaisait à saint Paul. Erig. 1. pour. et réciproquement la vraie reli- l'irlandais ( 39I ) avec lui étaient . Virgile. plus l'École Ce Jean. mieux accueillis encore. ami des sa mère confia comme l'école du lettres. lui. II est vrai le même sont et la philosophie ' J. Pelage. l'autorité moins il attesta que la "raison commun. c. (Guizot. furent Ce prince. dont l'objet Alexandrin avec le du néoplatonisme conciliation étaient du Denis christianisme. mais le Palais du Palais. l'écriture est simPour cement de la science. saint les Irlandais Sous Charles-le-Chauve. et lui accordait l'Êrigène). parle gite ce Denis avec l'apôtre de la Gaule.. est la écrits .avoir de Charles-le-Chauve. où l'archevêque mais il ne resta pas dans les limites Comme le retenir. confondre Il Hincmar. de Div. qui savait le grec et peut-être était célèbre à la prière -alors traduit. sans doute de Reims eût voulu leur maître comme dont il relève. un texte livré à l'interprétation .. commenil admit la foi.. l'empereur le manuscrit d'envoyer On s'imaginait que ces les écrits de Denis l'aréopade Constantinople venait en présent au roi de France.venus Dungal et Clément. de l'École. le privilège On ne disait d'une extrême familiarité. Palais ou (autrement Il assistait à ses leçons.. la religion plement mot 1. " La vraie philosophie est la vraie religion. praedestin. vingt-neuvième leçon ). dont gite. L'Irlandais fit ce que demandait de la liberté en faveur écrivit contre Gotteschalk .

dans le panthéisme Toutefois. ardéfendue . 164. de termes détournés et figurés . besoin de mains plus fortes et plus guerrières. le mysticisme contre génie celtique ainsi moment où la philosophie Au même essayait du despotisme le goude s'affranchir théologique.. (392) la liberté . perdre Jean-le*Rome la violence avec attaqua laquelle sa doctrine assez combien effraya l'auScot. par. » Dans le Traité TlEp'c <p-j<jib>ç .. 1. elle avait d'impuissance. >i—De nat. etc. j/. ). et cependant nistrée. et élève . paraît sans valeur. elle use de similitudes. divis. pour faire pénétrer en nous la nature divine . prouve du du breton torité.oû l'autorité est dérivée de la raison .spi<7f/. nos esprits encore grossiers et enantins. vernement des évêques était convaincu temporel La France leur échappait. des prêtres rivaient . nullement la raisbn de l'autorité. condescend à notre faiblesse. bien sauvages que ceux dont elle était délivrée. marque du libre et la rénovation de la philosophie naissance de l'Allemagne. gion est la vraie philosophie. par tous ses rivages d'autres Germains autrement . . Voy. c. Apeine débarrassée des Allemands qui l'avaient si long-temps elle se trouvait admiinhabile. Il ne faut pas croire que . Disciple à la fois la recet Irlandais breton Abailard. prédécesseur Pélagé. faible.le prédestiniacontre ne défendait qu'il et la l'absorber de Gotteschalk nisme que pour Alexandrin. étaient fort différentes dés grandes mimen). ibid. Les incursions de ces brigands du nord (North-. Guizot. sqq... 66 ( ibid. par tous ses fleuves. par un enseignement simple . gouvernée. pour la défendre des nouvelles invasions barbares. la sainte Ecriture se serve toujours des mots et des signes propres et précis . Toute autorité qui n'est pas avouée par la raison. I.

ou qui s'établirent y ont laissé leur langue. parce que la terre 2 chassés du avait furieux. leur race et de leur langue. c. 1. Les pirates de l'époque où nous sommes semblent avoir été le parvenus.) eu lieu du quagrations germaniques qui avaient trième au sixième siècle. — Un Saga irlandais dit que les parens faisaient brûler avec eux leur or. leur manquait. les Northmen des neuvième et dixième siècles la langue ont adopté des peuples chez lesils s'établissent. Normann. Loups que la famine et . loup. Dodo. point duit dans leur patrie nouvelle l'idiome germanique. 438.. qui eurent des familles.sans faseuls gîte paternel 3. Rhin en Angleterre. VI. des bannis. le second volume. banni. Rollon). 2 Wargr. . 1. ap. Scr. Duc. moins mêlés aux vaincus par des ils purent la pureté de mieux conserver mariages.. etc. de mor. . des exilés . 4. Barth.. quels et de France n'ont intro(Ru-Rik. 318. pour forcer leurs enfans d'aller chercher fortune sur mer. 3 La faimfut le génie de ces rois de la mer. leur argent. I. « Olivier Barnakall.. fr. Vatzdéela. Cette différence essentielle entre les deux époques des invasions me porterait. Gemetic. 5. La petite colonie des saxons de a gardé la sienne au moins Bayeux cinq cents ans 1. Leurs de Russie rois. Grimm. plus souvent qui se firent rois de la mer. Odo Cluniae. Une famine qui désola le Jutland fit établir une loi qui condamnait tous les cinq ans à l'exil les fils puînés. wargus . Rou. Les Barbares de cette la rive gauche du première qui occupèrent époque. suivis de leurs femmes par des guerriers et de leurs enfans . défendit le premier à ses com- ( 393 . à croire que les prefaites par lieu par terre. Voy. furent mières. ap. I. intrépide pirate. Guill. ils abordèrent ' Voy. Au contraire.

a Rad. La place du Bersekir était la proue. 345. fr. fous furieux). nommé Hastings. sans peine Pour moi. fugitif. » Bartliolin.— « Furore bersekico si quis grassetur. Mais dans le Vaetzdaela-Saga. Hist. Il en reçut le nom de Darnakall. le nom de Bersekir devient un reproche. de la plus basse classe des paysans . Scr. et qu'ils avaient rarement des femmes avec eux. nécessaire^ il arrive comme et les enfans. ils prenaient le nom de Bersehir ( insensés. Ces fugitifs de- pagnons de se jeter les enfans les uns aux autres sur la pointe des lances c'était leur habitude. sqq. et qui deordinairement rates. un homme. Expéditions des. Turner . serf fut reçu tout bandit. relegatione puniatur. — Lorsque l'enthousiasme guerrier des compagnons du chef s'exaltait jusqu'à la frénésie.. p. ap. et plusieurs Sagas de Snorro ). et lorsqu'ils ils se furent force de revenir annuellement. Hastings. 9. par ces picourageux. 457. I. à trois milles de . Depping. Les anciens Sagas l'ont de ce titre un honneur pour leurs héros ( Voy. je croirais que nonIemagne. « Dans la suite des temps naquit. la langue ment ? parlèrent de leurs Quelêtre purent ques-uns conjecturent que ces bandes de Charau temps fortifiées par les Saxons fugitifs. 463 . près de Troyes. X. Barthol. Normands. comleurs bandes d'un vaient volontiers fortifier.. 5 . c. l'Edda Saemundar. Glaber. plus terrible ginairement un paysan de Troyes 2. KristniSaga. sauveur des enfans. mères. — Voy. tout mais que tout seulement les Saxons. 1. . Il était d'un village appelé Tranquille.( 394 mille 1 ) lorsfurent soûls de pillage. 1 La forme poétique de la tradition qui leur donne pour compagnes les Vierges au bouclier. qu'à il falfait une patrie de la terre ravagaient. l'Hervarar-Saga . 1. que le pagnon fut orides rois de la mer. peu nombreux. qu'ils ils prirent lut des Sabines à ces nouveaux Romulus. » Ann. indique assez que ce fut une exception. of the Anglo-Saxons. La tradition veut robuste et hardi. femmes.

saccagèrent pillèrent Bayonne et d'autres villes au pied des Pyrénées. Bertin. Depuis que. Ils réussirent mieux dans le Nord. ad ann. dans sa jeunesse. 33..successeurs les appelèrent barbares et les prirent auxiliaires. VI. L'orgueil lui inspira . et d'un esprit pervers. fr. — Annal. et que l'on appelait la flotte ( flotta ) ». 2 Thegan. trois fois Bordeaux 1. c. vengeance Loin de continuer l'armement des barques que à l'embouleur opposer avait voulu Charlemagne chure des fleuves. 855. que par la inspirées. ad ann. Armorie. du mépris pour la pauvreté de ses parens . ap. il s'exila volontairement de son pays. s'assurer en adorant de leurs secours dit-on.. les torrens du Midi les décourade bonne heure Les fleuves gèrent [ depuis 864].. ap. * Fragtn. dieux. 848. ils vinrent baptême province pour [826] Pépin crut.. Toutefois les montagnes. Il parvint à s'enfuir chez les Normands.. Scr. [Quem Imperator elevavil de s'en . 843. dans la Seine. VII. ibid. ses. eut obtenu roi Harold du pieux Louis leur une un 2.. par le fanatisme odinique du serf et la rage de l'apostat. 8o. et cédant à son ambition. leurs la ville . la fureur Souvent des Northpeut-rêtre mans de leurs ravages et l'atrocité moins . ne leur permettaient d'Aquitaine pas de remonter aisément comme ils le faisaient dans la Loire. furent . il était robuste de corps . Scr. dans l'Escaut et dans l'Elbe. Le jeune pour servit contre et Charles-le-Chauve..(395) valent leur être précieux comme et cominterprètes me guides. Ils prirent les faubourgs de Toulouse. il commença par se mettre au service de ceux qui se vouaient à un brigandage continuel pour procurer des vivres au reste de la nation. fr. Là. hist. .

p.. el nequaquam de suo timidiis esset. le chef normand.. leurs Dès que leurs dragons.. Tubam eburneam tonitrumn nuncupatam dédit monacho. . 107. ils se conduisirent de même qu'auparavant.. ajoutant que.. d'autant plus furieux. lorsque les siens débarqueraient pour le pillage. car il Il donna au professait.refusa qu'on ils se montrèrent dont ils se faisaient un jeu lucratif. et appliqua ses lèvres sur ses lèvres . et qu'il ne craignit rien pour son avoir aussi loin que le son pourrait être entendu des pirates. amenés pour cela à l'empereur. orique illius os suum coepit imponere. — Eginh. après le baptême. Hastensetn ad Normannorum ducem. ubicumque à praedaloribus audiri posstl. drakars. appelé le Cor des tonnerres . Morice. * Le cor d'ivoire joue un grand rôle dans les légendes relatives aux Normands . par Hugues .. tellement quellement le christianisme moine un cor d'ivoire . 1 sillonnaient les fleuves . Tum Guallo monaclius apûd S. Bertin.. qui résidait encore à Nantes Lorsque le chef le vit venir à lui avec des présens. par exemple dans la légende bretonne de Saint-Florent : « Le moine Guallon fut envoyé à Saint-Florent Lorsqu'il fut entré dans le couvent. d'ivoire personne fonte baptisinatis Tune magnam partem Frisonum dédit ei. adhùc morantem in urbe Namneticâ Quem ut dux ad se cum donis agnovit advenisse. ils s'en retournèrent vers les leurs . Astronom. 40. ibid. . 187. — Annal.. » D. A mesure leur. abbé et marquis : ayant reçu des présens. « Cependant furent baptisés quelques Normands . Morice. Florentium dirigitùr.. c. ut suis in praxlam exeunlibus eâ buccinaret. ver assez les néophites tous qui se présenpour le sacrement taient.. 870. illius cryptas tàm silvaticis scrofis quàm illarum foetibus plenas evacuavit.. . Dein. 119. en Normands et comme des païens. Ensuite il alla trouver Hastings. . Etenim utcumque Christianus dicitur fuisse. de Bretagne. dit-on... p. ibid. il se leva aussitôt et quitta son siège. il sonnât de ce cor. dès que le cor serpens 2 retentissait ne sur les rives. de Bret.(396) ils se faisaient tous à cette pâture. il chassa des cryptes les laies sauvages qui s'y étaient établies avec leurs petits. 119. » ' Ils appelaient ainsi leurs barques. Annal. snekhars.. ann. et. hoecilli addens . D. protinùs surgit relictâ sede .. Preuves de l'Hist. D'abord baptitrouser ^ pour On n'en pouvait avoir des habits.. Preuves de l'Hist. postquam monasterium subintravit.

la rançon de l'abbé de saint Denis pour 1 Annal. Les forêts s'épaissila Seine rent entre et la Loire. ann. ils mêmes. Tout au plus. 3 Note des Editeurs des Historiens de France. les évêques empordes saints. de livres ils voudraient combien d'argent. Ils semblaient au contraire acharnés à violer les sanctuaires les plus révérés. Une bande de trois cents loups * courut sans que personne l'Aquitaine. prendre de la France. surveiller néavec mais de loin. 73. les abbés. à Chàrles-le-Chauve. leur demander eux. captif. ils envoyaient direction. Vils troupeaux euxpeine sans force. —Le cou- . Les bêtes fauves semblaient pût l'arrêter. p. trée . pour ou rendre tel abbé telle province. Bertin. Mais les reliques n'arrêtaient pas les barbares. sans unité. sans direction. serfs armés pour quelques la marche timidement des barbares. . qu'on mes mêler la terre à la farine. VII. à voisine.( 397 ) derrière soi. possession les souverains de la conQue faisaient cependant ? Ils fuyaient. gocier. L'effroi était si n'osait On vit les homgrand plus récolter. sans sans asile. se* blottissaient sous aux autels les reliques des saints. à regardait chassant vite les troupeaux. Ils forcèrent SaintMartin de Tours à Paris. Tous fuyaient à la ville. quitter et demi un million de notre monnaie On paya 2. 846. tant les ossemens comme impuissans ils abandonnaient les peuples leurs reliques. Saint-Germain-des-Prés une foule d'autres monastères. . t. l'abbaye en prenait-on le temps.

men . principales Sicile. telle au osé s'écarter ainsi de la mer. n'ont été énumérées et décrites avec plus de science et de talent que dans l'Hisïoire du Moyen-Age. . appelé textes des annales de saint Bertin -sufQuelques faire connaître l'audace des firont Northpour et l'humiliation du roi et -des . Les stations celle des établissemens stations. et s'établir avaient où se croisent les sein même des Alpes. Chronic. désolèrent que des Sarrasins le midi ". t. et finit par être réduit en cendres. celles ( la Garde en Provence. je ne donnerai infestaient pas H me ici la monotone histoire de leurs incursions. : les trois périodes suffit d'en distinguer principales celle -des celle des incursions dites. par adopter le christianisme sur plusieurs . ibid. Nortmanniae . ' Nulle part les incursions des Sarrasins dans le midi de la France . plus disciplinables. de M. il fut convenu que tous les serfs pris "ventse racheta lui-même plusieurs fois .7-2. ou pour les opposer (( En $66. ibid. 53.(398) tandis Ces barbares le Nord. Bertin. Desmirhels .. aux défilés Les Sarrasins n'euroutes de l'Europe. les Uns aux autres. Annal. dans des îles à des Northmen étaient généralement et de la de l'Escaut. Normandie. de la Seine l'embouchure des Sarrasins à Fraxinet Loire . proprement fixes. et s'établirent dans le pays de la France. l'impuissance tentatives leurs vaines combattre pour évêques. Les rent d'établissemens importans qu'en finirent Northmans. et à Saint-Maurice-enFraisnet) de ces pirates était l'audace qu'ils Valais . II (1831 ). ces barbares. points particulièrement de leur nom .

. royaume. » or qu'argent. pasil se rendit à Méhun-sur-Lpiré. par desquels Charles avait reçu Robert. pour avec une quantité consicinq mille livres d'argent. de bestiaux dérable et de grains. leurs ou rachetés . les Danois dernièrement qui avaient incendié la cité de Térouanne. et se joignirent tives. ver. au leur et que si quelqu'un des. et assiègent les Northmans dans le château avaient consqu'ils truit en l'île dite d'Oissel.(399) viendraient à s'enfuir de par les Normands. et se joignent tant livres. leur seraient rendus. puis. et la plus par la faim aux assiégeans six mille donnent affreuse misère. Les assiégés. l'abandonnèrent cepeneux avec leurs compagnons. Seine avec plus de deux cents navires. Louis. à eux. reçut le comte et le conseil Guntfrid Gozfrid. selon l'inconsdant. sant la Seine. et y avec les honneurs Robert convenus. on payerait une somme pour le prix de sa vie. entra Un autre avec par la Seine parti de Danois dans la rivière soixante navires arriva de d'Hières. se prenant à faire la guerre arec les Saxons contre . qui mains .du pays des Angles. prix plairait. Wéland. «En B69. roi de Germanie. le château là vers ceux qui assiégeaient et se joignit vaincus à eux. os « En 861. sous leur revenant. à prendre sur son afin qu'il ne fût pas dévasté . ordinaire tance de leur race et leurs habitudes naà Salomon duc des Bretons. Charles ordonna de leles donner aux assiégeans à titre de loyer. chef remontent la . qu'il Normands était tué. fils de Louis.

y tuèrent plus de trois cents barqués conduit dans leur fut pris. une grand remporta de là. truite déLes Sarrasins. apprenant l'arrivée des Sarrasins. Les Sarrasins avaient habilement accéléré son rachat. du navire à terre. seulement une forteresse port. ce qui fut fait : et les Sarrasins. des biens sont la plupart coutume d'avoir un avaient les Sarrasins laquelle et consde terre. Sur ces encompter trefaites mourut sur les vais. grandes épées cinquante ce qui se donna de gré à gré. tout reçu. et lui-même Auxdits Sarrasins et enchaîné. Camargue. mais ceux quand qui l'avaient racheté voulurent lui parler et le féliciter. il fallait long-temps. et dans de cette abbaye. pas les mains qui (non archevêque Louis et d'Ingelberge de l'empereur obtenu avait éleva dans l'île de la de Saint-Césaire. pris. carnage vides). il y entra assez imprudemment. En revenant des deux partis. des siens. Roland. cinquante cinquante et cent sans esclaves. comme par honneur. ceux qui le rachetaient donnassent que promptement sa rançon. à ce château. assirent dans une chaise. dans le pays les Wenèdes qui sont avec un sorte de victoire. l'abbaye où extrêmement de tous côtés riche.. ayant l'évêque vêtu de ses habits sacerdotaux dans ils lesquels l'avaient le portèrent et. ils trou- . furent navire doncent les racheter livres d'arnés pour cinquante cent cent manteaux. ce même évêque seaux. à la hâte . disant demeurer qu'il né pouvait plus et que si on voulait le ravoir.( 400 ) des Saxons. gent. d'Arles.

qui n'étaient jamais accordés qu'à des clercs. VII. qu'il avait donnée déraisonnablement à son fils 26 I. Le pouvoir local des évêques. fr. Ainsi fut démontrée avec un l'emportèrent le 22 septembre l'ensevelirent fait s'était luipréparer qu'il l'impuissance et gouverner pouvoir la France. des et soudaines incursions tre les fréquentes » payens1. 802 : L'abbave de Saint-Martin . de quelques humilier les évêques 2. charger de vos prières. graves qui n'est rien sans l'église Il peut ne sera que plus faible en s'en séparant. le peuple <( Voici élève contre les plaintes que de notre : Cessez de vous nous défense.. de si loin. Scr. . ( 401 mort. sicut volumus de vestris orationibus habere adjutorium ... En de l'archevêque ce pénible aveu : du épiscopal pour défendre le chef de l'église 870. ann. ap.. central le pouvoir ces du roi se trouvent condamnés par également Ce roi. et nostram defensionemnolite quoerere. et si vultis ad defensionem habere noslrum auxilium. évêchés. et petite ut non praecipiat nobis habere regem qui nos in domnum Apostolicum. paroles. — Ann. « Charles distribua aux laïques certains monastères. ' Annal. 540. contentez-vous aider si vous d'y la défense Commune Voulez notre secours pour de ne pas nous impoPriez le seigneur apostolique nous aider conser un roi qui ne peut. Bertin. etc. vèrent qu'il était et deuil. disposer 1 Et vos ergô solis orationibus vestris regnum contra Normannos et alios impetentes defendite. 859. Ils ) grand dans le sépulcre » même. Epist. nolite quaîrere nostrum dispendium . longinquis partibus adjuvare non possit contra subitaneos et fréquentes paganorum incursus . Hincm. gallicane.. . au pape écrivait Hinemar Reims.

» Pendant long-temps il avait laissé vacante la place d'abbé. les transfuges qui passaient dans son parti. il en avait fait autant des abbayes de Saint-Quentin et de Saint-Waast. Annal. il n'en royaume il deest au comble fort. les sceaux des archevêques. On lui reprochait aussi ses violences à l'égard de son neveu Hincmar . il s'était compromis dans l'affaire de Gotteschalk . — Dansses expéditions militaires. Louis Hludowic.( 402 ) de Reims. envoyait a» pape le compte-rendu de ses délibérations. etc. en donnant la primatie à celui de Sens. fbid. ann. c. D'une part il avait succédé à l'archevêque Ebbon. . il avait exigé des évêques et des abbés un état de leurs possessions .. avant que la cause eût été jugée. Dix ans après . qui avait désapprouvé la nomination de Vulfade. ainsi que la l'Italie vacante. en leur donnant des abbayes. jeune et savant prélat. ipso quoque non nescio. Charles exigea que la lettre lui fût remise. If le pape de Rome au pape opposer se faire couronner de vains titres. etc. 1. En 861 . —Hincmar avait plusieurs côtés faibles et vulnérables. — On alla jusqu'à douter de la pureté de sa foi ( Lotharius adversùs Karolum occasione suspectae fidei queritur Multa catholicae Cdei contraria in regno Karii. sa conduite dure et hautaine envers les évêques assemblés au concile de Ponthion. — Voy. il se fit peu de scrupule de piller les églises. qu'il ne trouvait pas assez soumis à la primatie de Reims. concitantur. — En 867 . Le Synode de Troyes. II. Il récompensait. aussi dans les Annales de saint Bertin . 17. Nous le voyons même humilier l'archevêque de Reims auquel il devait tout. et l'avait gardée à son profit. Vulfade à l'archevêché de Bourges. « Il nomma de sa pleine autorité. 865. vient empereur. évêque de Laon. pour la lire. et par son alliance avec Jean Scot. Sa faiblesse quand plus la mort de son autre neEn 875. II. dont plusieurs désapprouvaient la déposition. 876. et brisa. — Frodoard. —Ann. Bertin. etc. 851. ann. an 876 . Ibid. . et par des procédés illégaux envers l'hérétique . afin de savoir combien il pouvait en exiger de serfs pour les employer à des constructions. — Ann. . 855). il fit contribuer tout le clergé pour le paiement d'un'tribut aux Normands. laissait veu. De l'autre. il la donna sans plus de raison à Hubert clerc marié. peut accumuler le avec les Allemands roi de Lorraine et partager est pas Lothaire de son neveu II.

et baltheo desuper accinctus pendente usque ad pedes. lui aussi dans le triomphe s'ende Charles . 27. Fuldens. Louis-le-Bègue. Scr. Sous l'un d'eux. —Suivant l'annaliste de saint Bertin ( ibid.. Louis-le-Germanique. le pauvre empereur propre palais d'un de ses neveux. L'Italie. point parler il est obligé Dans le nord même de la France.. Quanta potuit velocitate Romam profectus est. il fut empoisonné par un médecin juif.. la Bretagne. solebat 3 Annal. meurt de maladie ne peut même conserSon fils. Scr. fr. 181. necnon capite involuto serico velamine. ac diademate desuper imposito . à Rome les fils de prévient les gagne de vitesse 1 et déle titre Mais le d'empereur. Il vit peu. Bertin. De Italià in Galliamrediens.. dans Rome sous il triomphe maître un ins2.(4o3) Il dignité impériale. ne veulent entendre cogne. Scr. fr. ap. qu'il ne tient la couronne 4. son frère. . Ego Ludovicus misericordià Domini Dei nostri et electione populi rex constituais polliccor servaturum leges et statuta populo . VIII. de lui. aussi les Annalesde Metz . novos et insolentes habitus assumpsisse perhibetur : nàm talari dalmaticà indutus . la GasChauve. VII. ibid. 124) . eue Charles-lever l'ombre de puissance qu'avait la Lorraine. Fuld. 4 Annal. 203. fr. 3 Ibid. dire robe pour ainsi de Noël où jour même la dalmatique grecque tant de la Neustrie. dominicis et festis diebus ad ecclesiam procédure Graecasglorias optimas arbitrabatur. ap. d'avouer aux prélats et aux grands. 183. Voy.. jette parole qui la France était descennous fait mesurer jusqu'où 1 Annald. VII. etc. le jeune l'anLouis. et à l'approche fuit d'Italie dans un village des Alpes [877] 5. ap. naliste en passant cette terrible. ses fils enque de l'élection core moins.

au coeur même de l'Empire.. fr. fr.. Marianus Scotus. quod magis ad munimen paganorum quàm ad auxilium christianorum factum fuit. Scr. perdirent patience sassinèrent. didue ne donnait Coblentz sait-il. qui faisait la guerre pour Louis. Mais ce revers que chef Gotfried terribles.. Charles-Ie-Gros. se fit céder le nouveau roi de Germanie. quoniam invenire non potuit cui illud castellum ad custodiendum committere posset.. Leur Gizla. mais il servit les chréà fortifier les payens plutôt qu'à défendre à qui car ledit roi ne put trouver tiens. soit de Annal. Scr. etc. 99 : Einen Kuningweizich . » en 881. ( 4o4 château ) de . 35. ann. n'ont su comLes historiens thmans de l'Escaut. ibid.: « II bâtit. plus épousa la Frise. Un cnroniquenr. il lui fallait et Andernach. en langue un chant qui fut composé germanique ne les rendit à cette occasion 2. il voulut un établissement encore sur le Rhin . Il eut une entrevue avec l'Empereur dans une île du Rhin. un bois . un succès sur les NorLouis eut pourtant. La Frise . Castellum materià Kgneâ. tua aux Normands cent mille hommes. Bertin. encore Il existe ment célébrer ce rare événement.frère prétentions Les impériaux et l'asHugues.. Heisseter Lndwig Der gemeGott dienet. postérieur de deux siècles . 881. ap. IX. Là il élevait de nouvelles au nom de son beau . Soit pour venger ce meurtre. pas de vin. personne en remettre la garde 1. fille de Lothaire et quand II. ne craint pas d'affirmer qu'Eudes. y eut consenti. VIII.

l'évêque ne se fussent et ne l'eussent Prés. l'humiliation n'est pas complète l'ajusqu'à du prince allemand vènement réunit [884]. et les détermina d'observer à laisser la Bourgogne Paris. alors. Eudes. aïeul Pépin coupa . des places fortes. Il est empereur. de Saint-Germain-deset l'abbé Gozlin. Cette lâche et déshonorait connivence Charles-le-Gros. et aux Northmans Siegfried envahit la France du Nord. Sous les Northmans ne se contentent lui. roi de Germanie. dérid'Italie.( 4o5 concert ) avec le nouveau chef Charles-le-Gros. mais il se contenta les barbares. n'avait été prise. Il lui conte coûtent que son la tête à un lion d'un seul coup . mal qui reconnaissait le joug du roi de Germanie. Magnifique sion. jetés défendue avec un grand Eudes osa même courage. pour ravager qui méconnaisson autorité sait encore [ 885-886 ]. Paris avec s'emparer Ils assiègent un prodigieux acharnement. Ils commencent à vouloir plus de ravager l'Empire. de France. perfide à la fois triste et comique. plusieurs fois attaquée. L'Empereur vint en effet. C'est une chose de du moine de saint Gall pour voir les efforts ranimer le courage de l'Empereur. dedans. Elle l'eût été jamais si le comte fils de Robert-Ie-Fort. venu roi de France de la branche par l'extinction française Mais des Carlovingiens. Les exagérations ne rien au bon moine. alla s'unir de la Seine. deCharles-le-Gros. en sortir le secours de Charles-lepour implorer Gros.Celui-ci tout l'empire de Charlemagne. Cette ville .

( 406 ) CTotaire II). Pour Son monastère quelle Mais je ne le dirai cela n'est cause. c.. c. Is cùm Behemanos. c. Sangall. et in avicularum modum de hastili suspendent.. lorsqu'accusant 1 Mon.. de petits oiseaux 3.. hue illucque portare solebam. Il l'engage se conduire à ne pas en homme. père. vel certè novem de illis hastâ meâ perforâtes et nescio quid murmurantes . à à imiter ses pères. » de l'EmCe petit Bernard passait pour fils naturel la chose rendait Charles lui-même pourtant pereur. 1. à mon grands ménageries conayant envoyé fait moine.. . 19. II . ibid. Quam anteà non solvam . étonnait de sa force les envoyés se jouait à briser leurs épées dans ses mains 2. sur la les grands. on le : mauvaises herbes ce que vous m'avez dit-il. fut détruit. 20. 28. c. que le débonnaire et des Northmans. Wilzos et Avaros in modum prati secaret. . sulter un de ses fils qui s'était il fallait traiter manière dont et de arrachant des orties trouva Rapportez vu faire. etc. ibid.. On sait l'histoire de l'arc d'Ulysse dans l'Odyssée . 17. C'est ainsi qu'Haroun Al Raschid met en pièces les armes que lui apportent les ambassadeurs de Constantinople. 3 Id.. 2 Id. « Charlemagne et les évêques... aiebat : « Quid mihi ranunculi isti ? Septem vel octo . pas douteux. ceint d'une petit Bernard pas que je n'aie vu votre épée 4. » 4 Id. qu'il portait comme à sa lance neuf barbares embrochés huit. la diète devant sa femme douteuse. Il fait dire à un soldat de Charlemagne sept. ibid. quàm Bernardulum vestruni spatâ fémur accinctum conspiciam. de l'arc du roi d'Ethiopie dans Hérodote. que Charlemagne (comme auparavant haut que tua en Saxe tout ce qui se trouvait plus fils de Charlemagne son épée 1 . .

magistrats jusque-là devinrent des souverains héréditaires amovibles. Les comtes.. lui fût unie dix ans en légitime quoiqu'elle depuis 1. fr. Scr. fr. les comtés. Desmichels ( t. royaumes qui composaient de Charlemagne. il assurait « qu'il n'avait connu point l'impératrice. . ap. Les divers Tribur. . la France d'obéir à la branche aldédaigne plus long-temps lemande. la mort prématurée fécondité de six rois 2. » Il n'y avait : mariage que trop d'apparence était impuissant comme L'inl'Empereur l'Empire. — Gesta reg. Metens. impuissant . française . Charles-le-Gros est déposé à la diète de en 888. et non-seulement séparés bientôt les duchés. comme celle des MérovinLa branche est éteinte giens. avait signé l'hérédité Chauve des comtés 2 . II. Franc. par la force avait au contraire d'aCharles-le-Chauve défendu de bâtir des châteaux. mais . ann. p. chacun dans le pays administraient. Je ne puis trop louer toute cette partie de son livre. Cette qu'ils concession fut amenée des choses. L'année même de sa mort Charles-le[877]. 47. 887 . défense bord aux seigneurs au milieu des ravages des Northvaine et coupable 1 Annal. de huit reines. VIII. IX. sont de nouveau l'empire les royaumes. ap.(407) il semblait se proclamer de 887. les simples seigneuries. 372 ). celle des fiefs existait déjà. Scr. 2 Je trouve cette observation dans l'histoire du moyen-âge de M. prouve assez la dégénération de cette race : elle finit d'épuisement.

sur tout ceci. lors même qu'il est encore enfant à la mort du père. fr. — Il assure l'héritage au fils. les barbares. 877. est ici la désignation commune des Charlemagne Carlovingiens. 4 71. et ront leurs forts. contre qui de en temps aura la tentation de ressaisir le temps à regret. ap. seigneurs à sa comtes.( 408 ) il reconnut. est le beau-frère même de Charlesle titre de roi de Prole-Chauve. Mais les peuples pouvoir qu'il abandonne n'ont plus que haine et mépris un roi qui ne pour de sait Ils se serrent autour les défendre. Le premier et le plus puissant de ces fondateurs de la féodalité. le prince disposera du comté. la méprise desAuteurs de l'Art de vérifier les dates. V. VII. Les comtes. de Charles-le-Chauve. Il finit par céder à la nécessité: mans. les défilés. ' 1 c'était la l'hérédité des comtés résigner . Le souvenir confus de cette popularité est resté dans les romans où Gérard de Roussillon. ils s'y maintiendront à la fois. et contre le prince. souveraineté. véritables héritiers Déjà il a à vaillans d'entre aux plus marié ses filles eux. — Voy. ann. . ceux de Bretagne et de Flandre. Ces libérateurs du pays occuperont ils y dressedes montagnes. S'il n'y a point de fils. Rien de plus populaire que la féodalité naissance. où Renaud et les autres fils d'Aymon soutiennent une lutte héroïque contre Le nom de Charlemagne. point des des leurs autour et défenseurs. Scr. les passes des fleuves. [877] voilà les les seigneurs. qui prend ' Capitul. Boson. Caroli Calvi. Si cornes de isto regno obierit filium illius de honoribus illius honoremus. 705.

Dans l'Aquitaine. Voy. . etc. l'Agénois. le Quiercy. Scr. Presque Rodolf Welf occupe la Bourtemps [888]. Ce serait le testament de l'ancienne dynastie aquitanique. la charte de 845 . ap. fr. I. même sillon. IX. par laquelle Charles-le-Chauve refuse de confisquer les dons prodigieux que le comte des Gascons Vandregisile et sa famille (comtes de Bigorre. . tout ce qu'ils avaient eu de propriétés et de droits dans le Toulousan . s'élèvent les puissantes familles de Gothie Rous(Narbonne. contre le célèbre Boson. 85 des preuves. 304. vence. regemque se appellavit. le duché de Gascogne est rétabli d'Hunald et de Guaifer par cette famille 5. Met. 3 Voy. si maltraitée le par les Carlovingiens. sur sur lesquelles il n'avait pas grand chose à prétendre. le Périgueuac . le pays d'Arles. VIII1. de saint vainqueur ou Bourgogne 1 1 Il fut élu au Concile de Mantaille par vingt-trois évêques du midi et de l'orient de la Gaule. contre de Grenoble et l'évêque le vicomte de Marseille. les actes du Concile. qui lui durent désastre de Roncevaux. 688. et p. le Toulouse. gogne Transjurane la barrière au sud-est.(409) en Cisjurane [879].) avaient faits à l'église d'Alahon (diocèse d'Urgel). dont il fait aussi un royaume 2. le don est réduit par Charles-le-Chauveà quelques t. — Il ne donnait pas moins que tout l'ancien patrimoine de ses ayeux en France. Au pied des Pyrénées. note p. la Saintonge et le Poitou. Du tiers de la France. Les deux premières le grand Guillaume. de Poitiers et de veulent descendre saint du midi.nes en Espagne. Les bénédictins ne trouvent dans l'état matériel et la forme de cette pièce aucun motif d'en suspecter l'authenticité. réfugiée chez les Basques. Barcelone). Hist. héros de romans. 3 Annal. Scr. léguant à l'église espagnoletout ce qu'elle a jamais possédé en France. 68. Provinciam inter Juram et Alpes penninas occupât. Voilà de la France Les Sarrasins des combats à rendre contre y auront Gérard de Roussillon. du Lang. fr. ap.

. . (410) ainsi que . et quand l'un de ses successeurs [987]. ap. Britann. alliés. bat Charles-le-Chauve. les forestiers de 1 et les comtes Flandre de Vermandois. à leur reprendre parvient Nantes. VII. fils du roi de Germanie. ainsi que les comtes d'Anjou. 49. Voy. 1 Les comtes de Flandre portèrent d'abord ce nom. 2. . au féroce Swentebold. A l'est. faciliter per hoc ad regiani diguitatem ascenderct. plus Mais la grande lutte est à l'ouest. les Northmans reviennent en royaume le pays n'est plus qu'un désert . descendent magne de la Grèce.. l'héroïque Allan Barbetorte. restera le Remier-Renard des de la ruse avec luttant type et le nom populaire la brutalité contre de la force. avantage Au nord. et si sic fieri posscl . Le breton Nomenoé se met à la tête du peuple. Après lui. Aleuades Bacchides de Corinthe. rois de Ma-que les familles héroïques de Thessalie cédoine et de Sparte . la France double défense prend pour contre les Belges et les Allemands. disputera la Lorraine aux Allemands. plus grand nombre. annuellement Là. le comte de Hainaut. descendaient d'Hercule.. C'est tous les rois d'Alleet d'Italie et de Charlemagne.Sarrasins. aliquà scduclione à sedibus suis expellerct. Reinier. et parens ou moins fidèles . et alios ooncessione suâ conslilulos in locis illoruin subrogarct . bat les défend contre de Tours Northmans. Scr. plus bas. fr. l'indépendance et veut faire de la Bretagne un l'église bretonne.. des Carlovingiens. In corde suo cogitavit ut se regcm faceret— Reperit ut Episcopos lolius suae regionis manu Francorum regià faclos . 2 Histor. vers la Normandie et la Bretagne. débarquent les hommes du Nord.

ap. Il sort de la ville. Berlin. accurrerunt ei ante porlam Turris . sed ille. perce qu'il l'épée main à travers les ronces. et le roi finit par reconnaître que tout serf réfugié devient en Bretagne par cela seul homme libre 1 En 859. . à potentioribus nostris facile interficiuntur. Hist. I. 885.(411) à la cathédrale il faut. ejus reditum prascientes . rivitatem ingressus. Peu d'années et une foule s'écoulent. le roi de Arnulf force leur camp. fr. de châteaux les seigneurs se sont élevés . Vedast. fortiter resistit. 85 : Nortmanni. 2 Annal. Robert-le-Fort a péri en combattant les Northmans à Brisserte [866].. les seigneurs avaient le peuple empêché de s'armer contre les Northmans 2. de Bretagne. En 864. cette fois. est délivré les Allemands. Sed quia incautè suscepta est eorum conjuratio . partout arment leurs hommes. plus heureux. le pays Mais. omisso equo . En 933 et 955. et vont encore échouer sous les murs de Sens. il y rentre à travers le camp des Northmans 5.. sont repoussés par le roi contre également. arriver où il va repour son chemin mercier à la Dieu. les auteurs cités par Daru . Allan assemble la première fois les pour états du comté. Germanie près de Louet les précipite dans la Dyle. Scr. ap. 1 Voy. VII. vain. Ils lèvent le siège. fr. inter se conjurans adversùs Danos in Sequanâ consistentes . 3 Annal. Charlesle-Chauve avait défendu aux d'élever seigneurs des châteaux. . à rlextris et sinistris adversarios roedens. Scr. les Northmans. Son fils contre eux en défend Paris Eudes. En 891 . VIII. commencent à Les barbares rencontrer des obstacles. 74 : Vulgus promiscuum inter Sequanam et Ligerim . appelés la Bretagne.

reçut non en personne. meuses de Mersebourg victoires les chasse Izarn Vers la même l'évêque époque. si terribles sous le vieil Hastings qui les mena jussont repoussés par le Toscane. France. mais par un des siens. empereurs leurs fasur les Hongrois le-Grand. ou le Sot. Leur chef Théobald. c. la Provence en délivre 972].( 412 les ) et OthonHenri-l'Oiseleur. . au repos. d'Angleterre qu'en roi Alfred. et fit hommage. et de leur pourtant donner l'onéreuse suzeraineté de la Bretagne. ' Guillelm. Les Northmans demandent des terres. Tours et Blois. en mieux s'établir de vipères. saxons. Ils renoncent résignent de la Loire.enielic. la Loire ferme tout-à-l'heure vasions nouvelles . Ils possèdent Chartres. ne se soucient Ils d'y mourir. Il n'était Charles-le-Simple pas si sot de s'attacher ces Northmans. de Marseille. il le jeta prit de manière qu'en baisant à la renverse 1. ils se et au brigandage. 1. Guillaume. Rollon le baptême. sur laquelle il va fermer s'établit du consentement du roi de France. comme Holf ou Rollon la Seine . 17. [911]. et le vicomte Sarrazins du Dauphiné. [965. Ils aiment neau sur la belle Loire. point un tondans comme leur héros Regnar Lodbrog. Rad. Telle était l'insolence de ces barbares. . remportent et d'Augsbourg. Il. tige de la maiaux inson de Blois et Champagne.T. se découragent Peu à peu les barbares . celui-ci s'y le pied du roi. qui devait user Bretons et Northmans les uns par les autres.

est longchef de l'église gallicane. La France Les indigènes se fortifient. Elle retrouve féodales. et formeront de nouveau un corps ? Si l'idée de l'unité c'est dans les grands subsiste. comme s'élèvent autant de tours.Mais le pouvoir partout à Soisféodal limite celui des évêques. consisprend et se ferme peu à peu. A Cambrai et sur le prélat. Châlons-sur-Marne. Tours est un centre sur la Loire . Ceux de Laon . Sur toutes ses frontance. que de Reims. . le morcellement dans la destruction de l'Empire. servent la seigneurie . du royaume deviennent . chasse le comte. Mais quoi! cette grande de l'unité.( 413 Les Northmans ) se fixent donc et s'établissent. guère que dans ou conobtiennent domaine du roi que les évêques de leur cité. sécuseigneuries quelque rité dans la formation des puissances dans locales. A Troyes. romain et franont du moins donné nous l'image. Beauvais. n'y acique t—il pas espoir revienne un jour ? Avonsqu'elle décidément comme nous péri nation ? N'y a-t-il au milieu de la France force cenpoint quelque de croire tralisante que tous les memqui permette bres se rapprocheront. sons le comte l'emporte Ce n'est le à Lyon il y a partage. la prétention sièges ecclésiastiques qui conservent de la primatie. et noble unité dont le gouvernement de la patrie. il en est de même pairs Le premier de Sens et de Reims. de grandes tières. Langres Noyon. des métropolitains L'archevêle second lui résiste. Reims en est un dans le nord.

1. res et des ravages à à quelqu'un des chefs qui ont commencé passer des proIl faut que ce chef sorte armer le peuple. tiges des Capets des rois de France et d'Angleterre. c'est-à-dire dans Loire. en 953 . Le centre du monde avait été l'éMérovingien Celui des guerres glise de Tours. — Louis d'Outremer confirma . sur la Marche de Bretagne. deux familles et des Plantages'élèvent. . est aussi sur la mais plus à l'Occident. par les Othons. hors l'archevêque de Reims . par prise et défendue mieux l'inCette unité leur est odieuse .( 414 ) 1. aucun ne vint à son ordre. sous la tutelle des évêques. 14. ils aiment dépendance. l'Anjou. breton chronique. La seconde veut remonter à un Torthulf ou Tertulle. des guerla France. IV . Carlovingiennes contre les Northmans et les Bretons. c. le nomma " Charles-le-Chauve ' Lorsque Charles-le-SimpIeappela ses vassaux contre les Hongrois . Toutes nets. Frodoard . semble s'intéresser encore nastie. « simple dit la paysan. Au milieu ne peut plus rallier le titre de roi doit des Barbares. et plus tard . L'idée de l'unité ne peut être recentrales. Cette vieille dynastie. vait dans de Rennes. qui lui amena quinze cents hommes d'armes. tous les anciens privilèges de l'église de Reims . deux sortent de chefs obscurs qui s'illustrèrent en défendant le pays. vivant de sa chasse et de ce qu'il troules forêts. Hérivée . vinces les hommes de la frontière. Là. ils furent confirmés de nouveau par Lotliaire en 955 . Lui seul fidèle des Carlovingiens temps l'appui à la dyà la monarchie. en 919 .

qui provenaient d'origine saxonne. Scr. p. . 285. fr. auteur d'une vie de Louis VIII : « Le royaume passa de la race de Charles à celle des comtes de Paris . 2 .. c. avait deux fils . Gesta consulum Andegav. 3 Aimoin de saint Fleury . a Le premier Forestier de Flandre s'appelle Ingelram. il faut peut-être lire Saxohiâ? ) — Quelques historiens font naître Robert en Neustrie . ord. P. Scr. le prince Eudes et Robert frère d'Eudes.. » Item . « L'auguste famille de Robert. Acta SS. établis dans l'And'abord Les Capets sont aussi au des chefs Saxons Il semble que ce soient jou. ap. le premier à donner cette généalogie. II. etc. 357. Les noms de Sérz . etc. Torseu Tortulfus. à leur pre5. Ingelger petit-fils et des ennemis terribles furent pour la Normandie la Bretagne.. 1 . commel'a cru M. Tout le rivage s'appelait litlus Saxonicum. Voy. — Helgald.. Il eut pour fils Eudes et Rotbert. ap. ses descendans. ex copia silvestri et quatus venatico exercitio victilans . . dit formellement Rotbert homme de race Saxonne. Chron. de la rivière de See .( 415 ) de Nid-de-Merle forestier de la forêt 1. la préface du tome X des Historiens de France. n'a donc pas été. c. comitum Andegavensium. vie de Robert. Robert-le-Fort. qui écrivit en 1005. homme de race Saxonne . aussi (ibid. » Ibid. marquis de la race des Saxons Mais les historiens ne nous apprennent rien de plus sur cette race.. Sismondi. comme lui-même l'assurait en saintes et . de Saisseau. IV. les uns à Seez (Saxia. humbles paroles. 1. 256.. comte d'Anjou . en admettant que Robert-le-Fort descendait des Saxons établis en Neustrie et particulièrement à Bayeux.. X. Voy. 278. 2. de orig. et les Foulques. civitas Saxonum). fr. qui écrivit deux siècles plus tard.. Albéric des Trois-Fontaines. — Guillaume de Jumièges : « Robert. sec.. Pactius Lochiensis . ont évidemment la même origine. avait sa souche en Ausonie. S. — Un anonyme. » ( Ausonià. 1. Bened. de Strozzi. ). les autres à Saisseau(Saxiacum ). « Les rois Robert et Eudes furent fils de Robert-le-Fort. habitator rusticanus fuit. VII. Toutes ces opinions se concilient et se confirment par leur divergence même. Son fils du le titre de sénéchal Son même nom reçut d'Anjou. Il confie service de Charles-le-Chauve la défense du mier ancêtre connu.

heureux Son fils Eudes. la déposition France [888]. fr. dans de cette longue lutte qui. Ce étranger le premier notre histoire devrait donroi. de la macorrespond la plus précise. est Ode. de sagaa suivi avec beaucoup toire de France. la prononciaou. Eudes. Il m'est impossible emprunter de ce beau récit 2. les replus Hastings. nière un mouvement d'un autre un homme entièregenre. pousse de 1. Élu au déd'Anjou triment d'un héritier de légitime . . . qui commençait fils du comte Robert-le-Fort. auquel ner le titre de roi de France aux par opposition rois des Franks. qui se qualifiait fut le candidat Eudes national de la population 1 Abbonisversus de Bellis Paris. VIII. La question n'y quelques pages de vue. à prévaloir . selon tion romaine. cité les alternatives fit prévaloir la nouvelle d'un siècle. sur eux et remporte au siège de Paris [885]. A l'époque à Montfaucon victoire une grande il est élu roi de de Charles-le-Gros. Augustin Thierry. Je me suis permis seulement de changer l'orthographe allemande que M.) ( 4i6 se fait tuer Robert la Seine et la Loire. Le caractère germanique est presque entièrement effacéchez les derniers Carlovingiens . dyl'espace de ne pas nastie. 24. dans ses Lettres sur l'hisM. Thierry adopte pour tous les noms propres. ap. Scr. entre pays à Brisserte le chef des Northmans en combattant . mais avec une est traitée que sous un point : netteté singulière « A la révolution de 888. qui élève sur le trône ment à la famille des Carlovingiens.

4: Carolum Hebetem cognominatum. 27 . que les seigneurs mais attachés à l'intérêt du pays. ironicè dictus. .. ap. ap. id est Stolidus . à la famille rent le serment prêté par leurs aïeux sacrer à Compiègne. Carolum Simplicem.. Une assemblée publique fut convoquée » Ce ne fut 1 Chronic. et son règne marque l'ouverture d'une seconde série de guerres civiles. Scr. En effet. 1.. Glaber . S. ibid. Chrome. point Arnulf. homme de descendance saxonne. du roi la protection alla réclamer. ibid. après un siècle. Rad. violèd'origine. fr. en se mettant sous le patronage dit un « Ne pouvant roi de Germanie. 11 9 : Fuit in occiduispartibus quidam rex ab incolis Karl Sot. cette race toute se rattachant. définiterminées. ne pouvait un obstacle à la sépapar les Français que comme ration sur laquelle venait de se fonder leur existence indépendante. aux pays de la langue être regardée tudesque. surnommé Charles. fr.. 22 : Karolus Simplexsive Stultus. par l'exclusion tive de la race de Charles-le-Grand. 273 :.( 417 ) mixte ans pour forqui avait combattu cinquante mer un état par elle-même. I. —Chron. Scr. par le lien germanique. IX . tenir. Pictav. Richard. un de Pépin. du Nord de la Gaule. historien. 8 : KarolusFollus. c. ne tarda pas à justifier d'Ardu trône. Ditmari. son exclusion ple ou le sot 1. Maxent. et firent roi. 1. des souvenirs et les affections de parenté. I. Strozzian. nulf. X. mais par politipar caprice. ibid. en suppliant. Francs que. il la puissance ancien contre d'Eudes. L'héritier déposle Simsédé par cette élection.

mais fut bientôt forcé de battre en retraite devant l'armée du roi Eudes. prêter fût couronné . à au voisinage grâce cependant. les Welskes ou Wallons comme les qui regardait naturels des fils des Francs. territoire en l'année français 895. II fut plusur le parti qu'on français. la Meuse et la entre obtenir puissance quelque Un reste de la vieille Seine. Cette grande tentative ayant ainsi échoué . mais rien de pour qu'il y royaume. légitime.et. dont il avait pris le tivesti par lui de la royauté et aux évêques aux comtes fut donné tre. II parvint jusavec une armée de Lorrains qu'à Laon composée d'Alsaciens et de Flamands. peut nommer avec son chef qui. des limites Charles-le-Simple parvint de l'Allemagne. Sous prétexte de soutenir les droits de la royauté Swintibald . aux environs résidaient qui son dans rentrer et de le faire secours. par l'inter à l'emporter ne réussit vention point germanique. avoir offert de grands présens. soutenu » Le parti des Carlovingiens. opinion germanique. L'ordre de lui de la Moselle. après fois battu sieurs chaque la Meuse. contribuait à sujets cette guerre de dynastie dans tous rendre populaire les pays voisins du Rhin. hors en sûreté derrière se mettait défaite. après dans la ville de Worms s'y rendit. cela ne lui profita. Charles . il fut inà Arnulf. envahit le d'Arnulf. fils naturel et roi de Lorraine. il se fit à la cour de Germanie une sorte de réaction polien faveur de celui qu'on avait jusque-là tique quatout ) (418 . du royaume.

à flanquer le ché de Normandie servit plus tard les attaques de l'empire de France contre royaume lorrains ou flaet de ses vassaux germanique au traité duc fut fidèle mands. Seine. C'est un chef de partisans qu'on voit combattre tour à tour le nord et le midi. mais à la mort du roi que son adversaire le changement de dynastie fut reEudes. élu . d'alliance qu'il assez faiblement et le soutint . quoique du roi Eudes Rodbert ou Robert . C'est dans cet espace de temps ses abandonna au chef normand Rolf tous qu'il voisin de l'embouchure de la droits sur le territoire Le duet lui conféra le titre de duc [912]. pour lui contre ' Il ne faut pas se représenter cet Eudes comme assis dans de paisibles possessions. la Flandre et l'Aquitaine. parti pour le descendant » Charles-le-Simple. frère d'asuivit Son fils. ou empereur. . ou plutôt qu'une armée. reconnu roi en 898.(419) lifié d'usurpateur. Il n'avait qu'un royaume flottant. prit de nouveau des rois Francs. lorsque mis en question. il se et emprisonné eut été déposé ditaire beau-frère Radulfou déclara Raoul. à Laon. le Keisar. et l'on à l'avenir de ne plus donner aucun secours promit au prétendant. Mais le premier avait fait avec Charles-le-Simple. roi Ier. Eudes fut reconnu roi 1. Guillaume en 922. par une grande à de ceux qui avaient travaillé partie d'abord ans sans aul'exclure. n'obtint rien tant Charles vécut . le roi héréet lorsque la même bord politique. ainsi que le furent après lui Hugues-le-Grandet HuguesCapet. régna vingt-deux cune opposition. En effet. contre .

et. premier le prince le plus puissant et le plus amGermanie. Hugues-le-Grand. Dès que Grand. alliance mécontenta vibitieux de l'époque. joua contre Louis-d'Outremer le même rôle qu'Eudes et Raoul avaient . Normandie. était Hugues. qui avaient sion pour l'influence Le représentant teutonique. auquel aucun soit par prudence.1 de Robert. soit le parti français. procurerait du fils de Charles. Louis. n'opposa par fatigue. les défiances mutuelles se furent accrues au point en 940. poussé par un penchant haine contracta une du Rhin. puissant comte de Paris. » Le nouveau roi. premier d'enlever à la faction du duc de opposée l'appui il y réussit. qui depuis cinquante ne prît point présence. en d'années nastie Mais peu . une nouvelle entre les d'amener. et l'homme le plus de cette nationale. à héréditaire compétiteur. roi de étroite avec Othon. et fit alliance Ie-Simple lui à ses premiers erremens retour espérant qu'un mail appuya d'une plus d'avantages. Cette une grande avervement les seigneurs. des amis au-delà du nom. avec le roi Raoul. la restauration nière énergique surnommé d'Outremer. on donnait le surnom de auquel à cause de ses immenses domaines. guerre deux ans étaient en partis. opinion entre la Seine et la Loire. élu roi. de Charlesla cause il abandonna geant de parti. chanaprès franque.de Iady. grâce à l'intervention chercher alliance ( 420 et couronné ) . quoiqu'il le titre de roi. En 936. Robert joué contre Son soin fut Charles-le-Simple.

s'avança jusqu'à qui tede roi à sa et n'avait nait un roi en prison point autour de lui des forces sufflne put rallier tête. (421 .) à neutraliser les effets de l'innormande. Othon disent les historiens deux légions. d'où il ne sortit être livré aux chefs du parti national que pour qui à Laon. . Hugues-le-Grand de donner sa fille en mariage à leur duc. rer. qui agrandirait de France '. Reims. p. enfermé dans la tour de Rouen. en réunissant ce duché à la couronne de mande. parvint fluence Toutes les forces du roi Louis germanique. de la guerre Le prétexte devait être le roi Louis de sa prison. conduite par le roi royaume eut lieu en 946. et du parti franc se brisèrent. dont les principales étaient et le alors le roi Othon comte de Flandre. L'invasion. Francic. A la tête de trentede Germanie. promit Mais cette confédération des deux puissances gauloises les plus voisines de la Germanie attira contre elles une coalition des puissances teutoniques. VIII . de tirer mais les d'un coalisés se promettaient des résultats autre la puissance Leur but était d'anéantir norgenre. en 945. l'emprisonnèrent » Pour rendre la nouvelle alliance plus durable de ce parti avec les Normands. du roi leur allié : en France. du temps. Le parti national. après la restauration ils devaient recevoir cession de terriretour une aux dépens leurs états du toire. contre le duché de Normandie. 1 Script. Le roi. 226. t. vaincu en bapetit taille fut pris avec seize de ses comtes et rangée.

Franc. Au contraire.( 422 ) Le roi Louis les étrangers. sacré et couronné par le voeu et aux acclamations de tous les chefs et de l'armée de France. veaux secours « En l'année de la Germanie s'as948. enfin. le parti de contre Louis d'Outremer. meil fois déposé.entière. Mais peu de temps le comte s'est emparé de après. après que le légat du pape du synode. rer. pour traiter. je n'ai obtenu Inghelheim. n'eut pas plus d'amis qu'auparavant. les évêques à en concile. semblèrent du roi Othon. VIII. rôle de solliciteur cette assemblée étrandevant gère. Assis à côté du roi de Germanie. vint jouer le Le roi des Français Hugues-le-Grand. Hugues moi par trahison. les malheurs on lui imputa et. . aucun résultat n'eut brillante pagne et le roi délivré resta Normandie indépendante. de griefs 1 Script. m'a déposé et emprisonné durant une année ma déli. cam: mais cette de Rouen sous les murs jusque La décisif. 203. m'invitant à rentrer dans le royaume J'ai été qui était mon héritage paternel. santés pour repousser s'avancèrent et les coalisés fut remis en liberté. par ordre des entre autres affaires. p. de l'invasion. la seconde d'être nacé bientôt pour de nouau-delà du Rhin retourna implorer pour 1. eut annoncé l'objet il se leva et parla en ces termes : « Personne de vous n'ignore du comte que des messagers Hugues et des autres de France sontvenus me trouseigneurs ver au pays d'outre-mer. t.

son de Louis-d'Outremer . les instances de Leudulf. présenta. que mes fidèles encore. laissant qui portait du comté de Paris. naturel de comme au défenseur duc de Normandie. et le concile. dont l'aîné. jusqu'à à résipiscence. comte du roi Louis . comme on pouvait ni avocat. ni champion de la partie adverse . singulier. ennemi . ) son . pour soumettre un différent national au jugement de l'empereur à Trêves. du et délégué chapelain : « En vertu César . le comte Hugues apparente. le trois fils . rut. transféré sur d'outre-Rhin. en l'année lui succéda fils Lothaire sans opposition mouDeux ans après . soit par un combat » Il ne se présent. Tous ces malheurs ont occupassent qui fondusur moi depuis mon avènement. je suis prêt à me défendre soit par le jugement du synode et du roi ici tion. » A la mort 954.( 423 vrancè remettant en la ville de qu'en pouvoir la seule ville de la couronne Laon. prononça la sentence suivante de l'autorité nous excommunions le apostolique. appelait ou Richard. il devra Que s'il refuse pontife. ledit comte vienne et donne que satisfaction devant le légat du souverain pleine de se soumettre. l'avait recommandé à Rikard de mourir. hérita qu'on avant aussi le duché de France. le croire. à cause Hugues des maux de tout genre ce qu'il lui a fait. son absor faire le voyage de Rome pour recevoir » lution. même nom que lui. Son père. s'il y a quelme sont arrivés qu'un qui soutienne qu'ils par ma de cette accusafaute.

Chron. 124. Ce parti sembla l'année ler jusqu'en 980. Ce roi de Germanie du saxon soeurs Othon. de la gloire d'Othon. Font. Scr. p. justifiequeur ' Richardo duci filiuni nomine Hugonemcommendare studuit. 267. toutes deux de leurs mères Hedwige 2. fr. IX. Tr. prit pour femme l'autre soeur. néglige que M. Thierry germanique remarque Il était naturel dans les derniers Carlovingiens. et de contrebalancer le crédit que Louis avait obtenu auprès d'Othon.( 424 ) sommeilsa famille et de son parti 1. chronic. De ces deux soeurssortirent la race impériale de Germanie. en 965 . Thierry du roi Lother chose ne fut autre que la minorité sous la tutelle et du duc de France Capet. . VIII. Brunonis. et il rétablit la paix entre ses neveux. et les races royales de France et d'Angleterre. parLa prépondérance lassent la langue allemande. inimicorumfraudibus non caperetur. la semble alors avoir gouverné monarque puissant arde son frère. Vita S. ) 1 Alberic. ap. par l'intermédiaire et des de Cologne. . afin de lui rendre coup pour coup. fr. » 3 Hedwigeet Gerberge se mirent ensemble sous la protection de Bruno . rer. et jamais . élevé Louis-d'Outremer. » Ce sommeil. Scr. 54. ap. France Bruno. et duc de Lorraine chevêque 5. « Louis d'Outremer épousa Gerberge . fr. tom. Francic. le duc Hugues-le-Grand voyant cela . —Les deux soeurs vinrent rendre visite à Othon. 66. Scr. Hugues et Gerberge. que chez les Anglo-Saxons. Hedwige. Scr. soeurde l'empereur Othon . ap. VIII. ils ne ressentirent pareillejoie. vainl'Allemagne des Hongrois et maître de l'Italie. d'expliquer. . dit la chronique. IX. ut ejus patrocinio tutus. lorsqu'il vint à Aix. (Script. fr. Turon. ap. Frodoard. à cette époque. 211. IX . Ces relations suffisamment expliquent Pays-Bays le caractère que M. princesse que Lothaire. fils d'une Saxonne.

in loco qui dicitur Mons Martyrum in tantum elatis vocibus decantari pracipit. Pour être parens des Othons. Hugues Capet. Mais l'archevêque le récit de M.. mille. qui s'étaient de guerroyer contre les évêques. son fils Robert. qu'à amener au nombre de soixante Germains. jusque teurs de Montmartre. Allemands. sur les hauLorrains. s'abandonnant à l'impulsion de l'esprit français. reprenons « le roi Lothaire. ap. qui flattait la vanité ne servit les française. alléluia te martyrum. voués à l'église. 157. fr. peu de scrupule nommément contre de Reims 1. avec les puissances et tenta rompit germaniques. ne rappelprinces lent guère le caractère aventureux de Robert-leFort et d'Eudes. Scr. IV. leurs fait si aïeux. les derniers les premiers Carlovingiens. Scr. où cette grande armée chanta en choeur un des versets du Te Deum 2. raient . Capétiens. fr. qui la conduisait. Après la mort d'Othon-le-Grand. Il entra à l'improviste et sur les terres de l'empire. innumeras etiam coedeset depredationes exercuerit. 2 Accitis quàm pluribus clericis.. VIII. Flamands et Saxons. ut attonitis auribus ipse Hugo et oninis Parisiorum plebs miraretur. etc. de reculer jusqu'au Rhin la frontière de son royaume. . pelle. que dans la re1 Frodoard.. VIII. il arrive dans l'invasion souvent. 232. et res ecclesiaeRemensis suis satellitibus dederit.. en vainqueur dans le palais d'Aix-la-Chaséjourna Mais cette expédition aventureuse.(425) la prédilection de ces princes d'ailleurs pour la langue du grand roi. hujus ecclesiaeinsistens rapinis. n'en furent et pas plus belliqueux. Quod Odocivitatem Remensem obsederit. comme Othon. 1. L'empereur fut plus heureux. Thierry.

Si Louis-le-Bègue fut surnommé Nihil-fecit. Thierry.) de l'Aisne. — Louis III et Carloman remportèrent une victoire sur les Northmans [879]. plus habile et plus actif que ses deux prédécesseurs 2. ne tombèrent pas si bas que les Mérovingiens. que les Carlovingiens. » Néanmoins. de France. de sa ( 426 . plus rien la dynastie à moins contre entreprendre régnante. — Charles-le-Sot lit avec eux un traité fort utile [91 I]. un nouveau ou plutôt fournit relle des deux partis. Le roi Lothaire . à des ressentimens n'avaient point prétexte qui cessé d'exister 1. t. à l'occasion de cette observation de M. la queranima contre le gré de l'armée française. fratris sui . VIII. Il battit son rivalle roi Robert. Il fit remise cour impériale et de en Lorraine. p. Remis civitale . si l'on en 1 Pacificatus est Lotharius rex cum Othone rege. par les adversaires de la race des Carlovingiens implacables Lother tourna les yeux du côté du Rhin pour obà la tenir un appui en cas de détresse.. et le tua . comme son père et son aïeul. conclu. de ses conquêtes toutes les prétentions sur une partie de la France « Cette chose contrista de ce royaume. 224. Francic. Battu par les Français au passage traite. put regagner qu'il à ce que les chroniques disent . éclater ils ne firent point leur Inmécontentement d'une manière hostile. avec le ce ne fut qu'au d'une trêve conclue moyen Ce roi Lothaire sa frontière. d'être sûrs de réussir. dit-on. struit faites le mauvais des tentatives succès par ils ne voulaient depuis près de cent ans. dit un auteur le coeur des seigneurs contemporain. » Menacé. (Script. rer. ) ' Nous remarquerons. grandement. contra voluntatem Hugonis et Hainrici. et contra voluntatem exercitûs sui. et les Annales de Metz vantent sa douceur et son équité. dans leur dégéneration. traité. il faut se souvenir qu'il ne régna que dix-huit mois .

un compte exact juge par sa conduite. — Enfin . — Louis-d'Outremer montra un courage et une activité quin'auraient pas dû lui attirer cette satire : « Dominusin convivio. En 983. t. et d'Anjou. « Lothaire n'est roi que de nom. jusqu'à rébellion déclarée ne s'éleva contre lui. rer. S. p. . apud Script. et ne négligeait cun moyen de les vaincre. Bened. suivant l'observation de D. Vaissette. 140). et la valeur dont il fit preuve au siègede Reims. 987. rex in cubiculo» (Mirac. dire. du prétendant armée au secours aucune ( 427 ) se rendait main (Chron. ibid. fr. IX. Tur.. des personécrivait dans l'un une de ses lettres siècle . restauration quatrième ils ne firent les princes d'Allemagne. qui se retirait passa pour entière aux mains du fils de Hugues-le-Grand. la brièveté de son règne. une effrayèrent marcher des Carlovingiens. Hugues du dixième nages les plus distingués n'en porte mais il l'est en fait et en pas le titre. Mais chaque allait en décroissant. la fin du règne de Lothaire. l'Empire. 51). ap. profitant de la mort d'Othon de son fils . X. oeuvres 1. IX. il Il et de la minorité subitement la paix qu'il avait conclue avec rompit et envahit de rechef la Lorraine. la jeunesse de Loms-le-Fainéanb lui-même. » en Les difficultés de tout genre que présentait. qu'on fransurnommait dans la langue Capet ou Chapet. aucune Aussi. çaise du temps. . Scr. 387. agression qui devait lui rendre un peu de popularité. des difficultés de sa position au. l'autorité . ne méritaient pas ce surnom des derniers Mérovingiens. Franc. jour son pouvoir ainsi tout de lui. 1 Gerberti epistolae. comte de l'Ile-de-France Hugues..

notre histoire d'une bien autre nationale. parenté nastie de son origine même l'obscurité impériale. importance à proprement que celui de la seconde. Ses deux et Charles. où se conservait à leur et de l'ancienne égard sympathie d'origine parenté. le même . suit qu'on qui surL'iden- . où il fut moment jusqu'au trahi le et livré par l'un des siens. » L'avènement dans de la troisième race est. tion d'une royauté nationale au gouvernement fondé notre devient histoire par la conquête. Dès-lors. la fin du règne des Franks et la substituparler. c'est toujours simple peuple. après la mort trouvèrent un asile en Allemagne. fils Louis nés en prison et bannis de France de leur père.( 428 ) et duc de frère de l'avant-dernier roi. « Quoique famille roi fût issu d'une le nouveau avec la dyl'absence de toute germanique. assistance Charles de la ville de ne réussit qu'à s'emparer à cause Laon . dont on ne retrouvait après plus de trace certaine la troisième cancomme le désignaient génération. et qu'on reconnaît les changement malgré viennent dans les moeurs et la civilisation. la faible de ses partisans de l'intérieur. didat à la race indigène dont la restauration s'opérait en quelque sorte le démembrement de depuis l'Empire. rut. de la force de la place. Hugues-Capet fit emprisonner où il moudans la tour d'Orléans. c'est. Charles. où il se maintint en état de blocus. à Réduit Lorraine sous la suzeraineté de l'Empire.

557. fr. ap. n'approuvant point le changement de dynastie. Sithiens. c. p.. Di me sonnati i Filippi i Luigi . Le bruit courut qu'en saint Valeri. Cette . ap. parce qu'en remontant plus haut. fr. I. gens de condition que mille régnante sortait de la classe . lui était apparu en songe et lui avait dit : A cause de ce vous serez rois que tu as fait. » pétuité est répétée les légende populaire par tous sans même chroniqueurs exception. « L. à sa cause 3. contre son seigneur et de révolte contre les décrets de l'église 2. S. tant de siècles. et plébéienne cette opinion.. de Paris. Dante a reproduit l'orpinion populaire qui faisait descendre les Capets d'un boucher de Paris. a Acta SS. Un sindepuis de cette longue succession de gulier pressentiment rois paraît avoir saisi l'esprit du peuple à l'avénement de la troisième race. se contente de dire : « HuguesCapet était fils d'Hugues-le-Grand. ord. V . Scr. Bened. » nuisible fut point 1 Chron. 3 Raoul Glaber. et petit-fils de Robert-le-Fort . X. Capet. mort en 1048 . X. disent de Hugues que la cause est une mauvaise et l'accusent de trahison cause. C'était une opinion répandue parmi les la nouvelle fainférieure. par le petit nombre de ceux qui. dont Hugues alors comte 981. è Percuinovellamente Franciaretta. mais j'ai différé de rapporter son origine. Scr. l'unité de dynastie.(429) tité nationale est le fondement sur lequel repose. sec. elle est fort obscure. 1. moine de Cluny. venait de faire transférer les reliques. 2 . 298. toi et tes descendans la septième c'est-à-dire à perjusqu'à génération. ne qui se conserva plusieurs siècles.

182 ) : Regnare Francis rex Robertus ferebatur. et raffermit sa royauté chancelante. Purgatorio. ). IX.) — Louis-d'Outremer fit la guerre à Héribert avec l'archevêque Ar- . Scr. 3 . qui portait ou Hugues Charles Seine le titre de roi. tait aux seigneurs de Gascogne. « Non solum de rébus ecclesiasticis ( Frodard. que par les yeux d'Hincmar. Frodoard. Qu'impordans les provinces éloignées remarqué de de Languedoc.. liv. VII. 72. fr. 132 3. en 920. — Le duc d'Aquitaine. 15. fr. ne voyait etc. dit dans sa chronique (ap. 2 Déjà Charles-le-Chauve. s'appelait Capet ? le roi n'aura Pendant plus guère long-temps ordinaire. Scr. Frodoard. (Chron. Tur. l'égal des grands que la royauté de la de la montagne de Laon. la Chronique de Ditmar . contre l'invasion des Hongrois. ap. et le fit enfin roi en 898. IX. — Après lui. X. 1. c. 18.. c. episl. ) Seul il vint le défendre avec ses hommes.( 430 ) fut à peine nouvelle L'avènement d'une dynastie 1. Scr. — Son successeur Foulques fut le protecteur de Charles-le-Simple en bas âge.. Scr. c. 254). 1. ses vassaux révoltés. fr. XX . X . et sortie cendue tutelle de l'archevêque de Reims 2. et qui fit roi Louis III. Voy. II le couronna en 893.. c. IV. 1. la vers si celui de savoir Provence. comte duc ou un d'importance qu'un soit au moins C'est quelque chose cependant qu'il soit desvassaux. 5. C. traita pour lui avec l'Empereur Arnould et avec Eudes . c'était alors ( 101 6) Guillaume de Poitiers. ap. comme il s'en vantait lui-même (Voy. dans la première époque de son règne. Scr. fr. Tutti fuor ch'un renduto in panni bigi. c.. v. 1. ) Ce fut encore Hincmar qui dirigea Louis-leBègue(Hincm. Dante . IV. 11. fr. IV. ap. (Chron. à l'âge de quatorze ans. Quandoli régi antichivenuermenu. 50. III. » . IX . reconnaissait le roi d'Arles pour suzerain. Sithiense. (Frodoard. Les derniers Figliuol fui d'un beccaio di Parigi. plus haut). Herivée ramena à Charles-le-Simple. ap. 49 1 Un moine de Maillezais (Poitou).

Scr. amis de l'église. 1. époque attendait la fin du monde. sqq. 26. un droit viil est vrai . ( Alberic. nous nous arrêter devons un moment. ap. Ils ont réuni comtés dans plusieurs mains. rançon pour dédompour de la couronne bien ne qu'ils voulaient magement encore. et de Lothaire Louis IV le duché le titre de duc d'Aquitaine. en temps vant. Portons noul. mais qui. Les Capets sont de sans de faire tête par seigneurs. la terre et voilà les bases la sur lesquelles Dieu. pour revivre Parvenus au terme de la domination des Alleà l'avènement de la nationalité mands. La propriété et l'église. ) . 66. Frodoard. mence avec la troisième avec la serace. y finit. fr. nouveau. comme de grands conde. française. éteint. L'an 1000 la grande et solennelle où le approche. par une famille propriétaires. IV. c'est une espérance. férée aux Capets.( 431 ) conpuisleurs Poileurs avaient souvent lutté avec peine Carlovingiens tre les moindres barons. profondes doit se replacer monarchie et refleurir. capables au comte d'Anjou. qui sommeille. En effet un moyen-âge monde La nos regards en arrière. A chaque avènement ils ont acquis un titre de la royauté. plus qu'un un souvenir bien près d'être transnom. La royauté recomutile. IX. au comte de forces propres tiers. où l'avaient Dans l'abaissement réduite les derla royauté niers n'était Carlovingiens. obtient de Hugues-le-Grand pas prendre de Bourgogne.. va peu à peu se réveiller. et lui accorda le droit de battre monnaie.

enfin Romains. l'attachement à remplir. obtenus pourquoi qu'il était cachait le d'élémens force. instinctives. se déposer les races sont venues Dans le premier. l'unité. la fixité tel monde suppose à la propriété. ont été. de leurs le sol gaulois et féconder l'une sur l'autre. plus ou moins « Mortua reproduite par Charlemagne. et la société cherche mais l'organisation d'un un monde devenir social. Didéfaut de ( 432 ) deux parcouru mutuelle. de langues et d'esprits. tout extérieur. etiam tormenti quin jungebat vivis. cet-ordre a-t-il été si peu durable? c'est tout matériel. les se sont placés les Celtes. venus les derniers les Germains. ce semble. L'ordre. que par la féodalité. ment communication. cette condiau sol. migrations elle ne le sera complètesous les Carlovingiens. corpora geai us. Par-dessus alluvions. ignorance antipathies voilà ce que cachait cette magnifique et unité de l'administration trompeuse romaine. parles par Charlemagne. La fixité. et l'ordre. c'est qu'il désordre la discorde obstinée profond.sa vie de France-a âges dans déjà nation. unis par hétérogènes qui se trouvaient versité de races. la fusion La France voudrait à s'asseoir. de la société. Mais Romains. » C'était une torture que cet accouplement . Voilà les élémens. vivans les matériaux du monde. tant que durent les imtion impossible elle de races l'est à peine nouvelles. commence des races Au second âge.

Comme et pour tout dire. essentiellement divisible. l'église l'église. " 28 ( 433 ) hostiles. gien. un non-sens. pour L'aristocratie même doit devenir une. devienne. Unité est matérielle. à la discorde. vers les quatre à l'atome. qu'elle la hiérarchie. Alors dans la dispersion matérielle. par Mais donner ellel'unité. et des volontés. veut veut l'ul'esprit nité. et que Dieu ait En attendant vienne. intelligences. épiscopale a échoué du monde dans carlovinl'organisation Il faut cette aristocratie s'humilie. que l'esprit la matière s'en va et se dissipe d'en haut. chrétienne : L'unité bien la métaphysique implique la Puissance. sous l'apparence une féodal contiendra. l'a dit si brasse. apparaîtra l'unité l'invisible unité des réelle. Ils de sable le grain aspire subdivise. qu'elle accepte qu'elle la monarchie être efficace. il em. c'est une tyrannie. d'unir il comprend. qu'elle à connaître la suapprenne impuissante. l'Amour et l'Esprit. aspire à la désunion. La matière. pontifipour cale. recommencer L'unité devait par l'esprit. s'efforcèrent peuples La matière la dispersion. soufflé La division se vents du monde. . tandis réelle et forte. . seul.de natures en juge par Qu'on lyrannique la promptitude avec laquelle et la violence tous ces de s'arracher de l'Empire. prit seul a droit il aime. Alors le monde celle des esprits du chaos. L'esEn politique. harmonie que le pompeux ne contenait de l'unité que impériale mensonge l'anarchie. bordination .

derrière de ne sait bientôt au-delà plus s'il existe un monde il s'inde sa vallée. ceux de la Meuse. les montagnes réclament contre l'unité.ils plus se s'abjurent frères? mes Ils connaître. royaumes de Provence. il se juradicibus hoeret. de Bourgogne. elle s'essaie.(434) ne veulent et se maudissent. « Pes . en s'isolant. modo à la terre. personnelle. tam velox. l'homme s'est fait terre . Chacun dit : Qui sont se fixent Celui-ci avec l'aigle.. la nature se charge de régler A cette époque. et sur l'Empire D'abord. du voilà quatre Il n'y manque Rhône. les royaumes à grands dessine traits. mais elle fait les partages. de la Saône. il se classait. Ils combattent. plus si vous voulez. La jurisprudence devient une affaire de géographie. se diset suivre sur tous les points où elles aussi. un royaume. de l'espace revient La vallée que point indépendant. à sa race. pigris corpore » Naguère. On croit les réunir. royaumes. de France. devient la montagne un royaume. Essayons de . la loi Aujourd'hui est territoriale. vous les appellerez. les affaires des hommes. perche L'homme l'autre se retranche le torrent. que les noms . L'histoire devrait obéir à ce mouvement. Les bassins de Seine et Loire. était la loi était L'homme une personne. lombarde bourguignonne gothique. ils se divisent encore. racine. . ou bavageait par la loi propre salique ou roise. et loin de là. perser s'élèvent toutes les dynasties féodales. de Lorraine. La division chatriomphe. Il prend son canton. Les rivières.

( 435 ) _ de ce vaste lé débrouilleraient en préparer sujet. alors les fatalités cales sont toutes la simple puissantes. manière le caractère d'une oriprécise marquant des provinces où ces dynasties ont surgi. ginal Chacune d'elles obéit visiblement dans son dévelopà l'influence diverse de sol et de pement historique climat. géographie est une histoire. La liberté est forte aux âges civilisés. la nature dans les temps barbares lo. .

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M. s'accordent ( au moins en partie ) avec les mots basques. Dans son livre. 1821]. de Humboldt les applique à la méthode suivante : 1° chercher s'il y a d'anciens noms ibériens qui. usités aujourd'hui . Prüfungder untersuchungen überdie urbewohner vermittelst der Waskischen sprache Hispaniens. sont aussi arrêtés par la difficulté de rendre dans leur langue la prononciation barbare. M. comparer l'impression que ces anciens noms 1 Voyezpage 5. et avant d'entrer dans l'examen spécial. Pline déclare rapporter seulement les noms qu'il peut exprimer en latin : « Ex his digna memoratu aut latiali sermone distu facilia. W. Quelques mots transmis littéralement sur les monnaies ont la plus grande importance Après avoir posé les principes de l'étymologie. de Humboldt a cherche' à établir. [Berlin. l'identité' des Basques et des Ibères. Encore nous sont-ils parvenus bien défigurés. Ces débris ne sont autre chose que les noms de lieux et les noms d'hommes qui nous ont été transmis par les auteurs anciens. pour le son et la signification. SUR LES IBÈRESOU BASQUES1.( 437 ) ECLAIRCISSEMENS. etc. . 2° dans tout le cours de ces recherches. Ainsi les anciens ont dû omettre précisément les noms les plus originaux. » Mela. par la comparaison des débris de l'ancienne langue ibérique avec la langue basque actuelle. intitule. Strabon.

Celtes mêlés aux Ibères. paraissent d'origine celtique.' dans l'intérieur des terres. où l'on parle le basque aujourd'hui. noms de lieux des provinces. rameaux détachés d'une tige qui restât derrière eux. Mais vraisemblablement ce n'étaient point des peuples de pure souche gallique. les Ibères étaient répandus dans toutes les parties de cette contrée. Peut-être furent-ils établis dans les Gaules. d'où proviennent les anciens noms de lieux de la Gaule et de la Bretagne. par les Celtes. tel que les Romains nous l'ont fait connaître. pour le langage. par conséquent. identique. et. c'était le caractère ibérien qui prévalait. les mêmes noms pour différens lieux. au défaut de témoignage historique. que des circonstances analogues ont tira d'une langue. Les deux races étaient mêlées. Pyrénées. tres noms de lieux qui. 5° examiner si ces anciens noms s'accorderaient avec les. » 2° Les noms de lieux basques se trouvent sur toute la Péninsule sans exception. la diversité de caractère et d'institution témoigne assez qu'il n'en est pas ainsi. ainsi que les langues encore vivantes en France et en Angleterre. Cet accord peut montrer. » 3° Mais dans la géographie de l'ancienne Espagne. » 5° Les Celtes ibériens se rapportaient.( 438 ) sur l'oreille. dans leur mélange avec les Ibères. il y a d'au-. montre que cette langue était celle des Ibères. lors même qu'on ne trouverait pas le sens du nom. sont des expressions synonymes. » 4° Les Ibères non mêlés de Celtes habitaient seulement vers les. aux Celtes. et comme ce peuple paraît n'avoir eu qu'une langue . Il a été conduit aux résultats suivans : « 1° Le rapprochement des anciens noms de lieux de la péninsule ibérienne avec la langue basque. En tous cas. les établissemens des. et dans la plus grande. . rapprochés de ceux des contrées habitées. et ces noms nous indiquent . ou du moins ils y étaient établis bien avant ( avant les Gaulois?). dans la Lusitanie. et non le caractère gaulois. à une époque anté-historique. partie des côtes du Nord. et sur la côte méridionale. avec le caractère harmonique de la langue produisent basque. peuples ibères et peuples parlant le basque.

54). et leur langue euscara. ils occupaient ces établissemens de tout temps ou bien ils y vinrent de l'Orient. tels que nous connaissons ces derniers par le témoignage des Grecs et des Romains. — Les Basques s'appellent (non Basocoac. ara. Nous reproduirons d'abord les étymologies des noms : Basques. appartenant aux forêts ). duna. pays de forêt. rattacheraient les ( 439) vers le Nord. » 9° Les Ibères sont différens des Celtes. Basoa. Erria. » 8° Les Ibères appartenaient-ils aussi aux peuples primitifs de l'Italie continentale? la chose est incertaine. bocage. Cette étymologie donnée par Astallos n'est pas bonne. dû moins exclusivement. non à l'ibérienne. » Nous n'extrairons de ce travail que ce qui se rapporte directement à la Gaule et à l'Italie. on ne trouve pas trace des Ibères. » 7° Vers le sud. leur pays Euscalerria . ] Aldunac vient i'aldea. escuara. ils n'y étaient pas venus. les Ibères étaient établis dans lès trois grandes îles de la Méditerranée . Les Calédoniens nommément appartenaient à la race celtique. rapport. Basi. cependant on y trouve plusieurs noms de lieux d'origine basque. de conséquence. bastetani. d'une chose à une autre. bastitani ( bas eta. excepté toutefois l'Aquitaine ibérique. de l'Ibérie ou de la Gaule.» 6° Hors de l'Espagne. ainsi ara-uz. et une partie de la côte de la Méditerranée. ne sont que des syllabes auxiliaires. les témoignages historiques et l'origine basque des noms de lieux s'accordent pour le prouver. et c. [ La terminaison ara indique le rapport de suite. laquelle en a été démembrée de bonne heure. basti. ce qui tendrait à fonder cette conjecture. Biscaye. . partie . et par ce qui nous reste de leurs langues. basitani. Ibérie(p.côté. Cependant il n'y a aucun sujet de nier toute parenté entre les deux nations. marque du pluriel 1. règle. ara-ua. terminaison de l'adjectif. broussailles. Eusquererria. mais ) Euscaldunac. Espagne. Toutefois. La racine est EUSKEN. du midi de la France . conformément. Èusk-ara veut donc dire à la manière basque. era. bascontum ( comme baso-coa. oc. eusquera. il y aurait même plutôt lieu de croire que les Ibères sont une dépendance des Celtes. forêt. 1 Ainsi les terminaisons ac.

imprimé à Salamanque). — Garoceli Aus(Caesar. parler ? d'otsa . conformément au génie des génies pélasgiques. exprimé nettement dans l'italien moderne . terre ainsi ' erdaldunac .1. Etosca ( Etrusca ? ) . les Auscii d'Aquitaine avec leur capitale — Le nom ( Illiberris. — Bigorra. ils disent er-d-al-dim-ac . aboyer . dit le dictionnaire de Laramandi ( édition de 1743. de gora. montagne ). haut. Wasco. Casères en Comminges. entre la Garonne et la Dordogne — Iluro . de eusken . forêt. qui parle la langue du pays . du pied des Pyrénées à Oléron. En opposition à euscaldunac. 10. 1. signifie homme . et la Vescitania. promontoire près duquel le bassin d'Arcachon s'enfonce dans les terres). 91 ) : : AQUITAINE Calagorris. de arra . d'eusi. — Oscard. D'où les villes Vesci. De même le diocèse de Basas. sous ce titre pompeux: El impossible vincido . erria . Menosca ( Mendia. bruit ? Chaque peuple barbare se considéraitcomme pariant seul un vrai langage d'homme. haut. —Osquidates . de Basoa. — Curianum (cap de Buch. Les sommes oscense mentionnées par Tite-Live ne peuénormes d'argentum vent guère avoir été frappées dans une des petites villes appelées Osca.( 440 ) ESREN1 . Voy. . de bi. de Bell. croit que la ressemblance de l'ancien alphabet ibérien avec celui des Osques italiens peut avoir donné lieu à ce nom. Gall. cii . où se trouvait la ville d'Osca. même racine. de gur. nom des Basques ( leur ville est Elimberrum comme Illiberri). esken . où les noms d'homme sont des pluriels : Alighieri. vallée d'Ossau. pays de Gavre. comme la ville des Cosetans ( Oleron). ' Osca . ) noms d'hommes et de lieux a un pluriel. Virovesca . et gora. arte délia lingua Bascongada. — (Le rivage Corense en Bétique. deux. etc. — Garites. Vasco. . aussi Laboulinière . Ousche. les Biseayensles Castillans. 235. courbé. ville neuve ) . et Ileosca . en langue basque. — Vasates et Basabocates. Voyagedans les Pyrénées françaises. et non Graioceli). Fieschi. Noms basques qui se retrouvent en Gaule ( p. Florez. Vescelia. Osquidates ? Elimberrum d'Oser doit se rapporter à tout le peuple des Ibères. vesci ( osci ? ). deux autres Osca chez les Turduli et en Boeturie. les Basques français appellent ainsi les Français.

VIII. anles Basques. Calarfunum peut signifier en basque. Arvii. même racine. Biscarosse. Gers.Sritannia 1 Toutefois. Carasa. Côte méridionale de la -Gaule : Illiberis Bebryciorum. chez les vrais Aquitains. Montesquiou. Cadurci. Gironde. Celtes des Hautes-Alpes . 254). pagus Redensis on Radensis> comme Redon . plein d'angoisses. Roedae.) — Bercorcates. goisse. Batz . Carcaso ( et Ardyes dans le Valais . chez les Grecs. les Bituriges. Corbilo (Coiron sur Loire). Cependant le scholiaste de Juvénal dit ce mot celtique (Sat. Gard. frontières de Buch. Salduba. ont un nom toutà-fait basque . etc. — Montesquieu. ver. Ces analogies avec le basque sont probablement fortuites. un Montauban du côté de Rennes. Lugdunum apud Convenas. Morlaix. Chose remarquable : le seul peuple que Strabon nous désigne comme étranger dans l'Aquitaine. excepté Bituriges 2. a On peut cependant citer encore Mauléon en Gascogne et en Poitou ( Maulin en basque ). de Eusken ? ( 441 . On ne les trouve pas. Le mot même de . viceseibriga (p. comme l'indique Convenoe. Vasio Vocontiorum ( Vaison ) en Narbonnaise. Garonne. plein de vers. De erstura. 96). Carocotinum Carpentoracte (Carpentras). selon lui. Corsici. i. avec l'article ) est une terminaison communede l'adjectif basque. ar-duna. Occitanie. bourg du district de Born. don ( duna. De arra. v. (On trouve dans les Pyrénées : Basez. Cependant Qelduba. Morlaas. Caracates. erstura-dun-a . magus. contrée riche en joncs. et signifiant terre. et peut-être Allo-Broges ( Etienne de Byzance écrit Allobryges . Bebryces rappelle briges. Segodunum apud Rutenos. Allobryges). Carsis ou Cas(Crotoy). — Les terminaisons celtiques sont dunum. non plus que briga. Alet. semblent aussi d'origine basque. La terminaison en riges paraît commune aux Celtes et aux Basques. appartient plus à la Narbonnaise qu'à l'Aquitaine. Carnutes . comme Corduba. Arverni. contrée. ) — Les mots Auch. on rencontre peu de noms analogues au basque. Turones ?). — On trouve encore en Bretagne un Auvergnac. est mixte. on trouve le plus souvent. sis. Comminges. Redonas . — En Bretagne : Rennes . ce sont des établissemens primitivement ibériens. Dans le reste de la Gaule. Eusc-al-dun-ac. de même les Caturiges.

Verurium. Osca. Lluyd). les Eburones sur la rive gauche du Rhin. De même en Gaule Brigantium et le port Brivates. en Lucanie . Les Segobriges sur la côte sud de la Gaule. (V. p. Eburo&rcW. Recherches de noms celtiques dans des noms de lieux ibériens (p. les Latoirigï et Latobrogi. Bregetium. Aulerci Eburovices en Normandie . et Ripepora en bétique. en Gaule. Edetani. Le mont Solorius. Noms basques en Italie : Iria apud Taurinos. En Bretagne. les Brigantes. Segobrigü (?). En Bretagne : Le fleuve lias. Ocelum chez les Callaïci. Urbate et le fleuve Urpanus. Sur le Danube. Segodunum. Astura et le fleuve Carpis. saint ? Page 106. en Bretagne. entre Auxerre et Troyes. Nemausus. Esurir. — En le même nom. en Hongrie. Carpetani. SeNertiegeslica. Bontobrice et ad Magetobria. Bretagne. Brigoecium en Asturie. Eboracam. 102. en Auvergne. Isurum. Eburum . les Segobriges . Baudobrica. sur le lac de Constance. 100) : Ebura ou Ebora. — Briganiium. en Pannonie. Eburobritium chez les Lusitani . Nemetacupi. brigantes ?. Artobriga (Ratisbonne). les Eburini ? le gaulois Eporedorix. Ebura. Lusitani. de l'irlandais Naomhlha. entre le Norique et la Pannonie. dans l'Allemagne celtique. en Gaule Eburobrica. dans l'Aquitaine propre. sur la côte sud. En Gaule. villes espagnoles des Celtibériens / Segontia. Eburacùm . Segobriga.( 442 ) ne dériverail-il pas de cette racine féconde ? prydain. en Bretagne. Weirietocenna. sur le Danube. en Suisse. Eburodunum sur la côte méridionale. sacré. Recherches de noms basques dans les noms de lieux celtiques. au-dessus de Coblentz. entre Rhin et Moselle. comme Iria Flavia . Nîmes. et leur ville Isubrigantam. de peuple se trouve en Irlande. — Augustonemelum. Eburodunum . Isca. Segedunum. les Nitiobriges (Agen). tates. en Autriche. en Bétique et chez les Turduli. Brigantium en Espagne chez les Gallaïci. et les Nemètes dans la Germanie supérieure. — En Espagne . Durobrivoe et Ourobrivoe . Samarobriva (Amiens). Le promontoire Ocelum ou Ocellum. Nemetobriga. dans César? Noms celtiques en Espagne : Ebora. — En Espagne : Ula. en Hongrie.

urvum aratri . en basque. labourer\ âpa.. Cependant il se lie avec AurunciArsiai en Istrie . — L'allemand ort est encore de cette.. Argiria en Espagne. courbe.. analogue à l'espagnol Ausa et Ausetani.Osci ne se rapporte pas à osca. selon Pausanias. comme Urce Bastetanorum. — Les Basques et les Romains seraient rattachés l'un à des Etrusques..Agurium. 5'. 1 L'aruspicine et la flûte des Vascons étaient célèbres . . —. Lambriaca et Flavià lambris Callaïcorum. Aujourd'hui ils n'ont pas d'autre instrument ( commeles bighlanders écossais la cornemuse )'. Urcinium de Corse. — d'Ura. en Boeturie. émigrer. même racine que urbs . 1. àpia. . des Ilergètes. III. eau : Urba Salaria Picenorum. .( 443 ) Callaicorum (iria. XI'AEn. c. Arsa. famille. etc. comme Urium Turdulorum. — Basta en Calabre. Sever. comme celle des Étrusques et Lydiens Lamprid.. — Le Lambrus . Curianum en Aquitaine. et Astd Turdetanorum. Troyens ? Cependant d'habit et de moeurs lybiens . xuplôîjjjen gur.Urgo. comme Urso. vare. comme les Suessetani Gurulis en Sardaigne. — Curenses Sabinorum. — Guria. curvus.. urallemand aëren. labourer. ville). et apud auctorem veteris glossarii latino-graei. — Uria . Murgis. en Apulie. fleuve et île près d'Antium. qui se jette dans le Pô. Urbinum. — Servius. — Basterbini Salentinorum.. Asta en Ligurie. 122. montagne. il est contracté d'opici. — Vasca tibia dans Solin . -ville. roche. et de erbestatu. Basti apud Bastetanos. ne serait-il pas une extension de osci? ) — Ausones .Murgantia. « Je ne dis pas pour l'autre par l'intermédiaire » cela que les Étrusques soient pères des Ibères. — D'asta. ni leurs fils 1?. — Hispellum en Ombrie. île entre Corse et Etrurie. changer de pays ( erria ). en Espagne . comme Urgao en Bétique. — Biturgia en Etrurie. PAG. . ôpo. comme le littus Corense en Bétique. Strâbon'. Bituris chez les Basques. — C'est à tort que les Français et Espagnols con-. en Espagne. . ville barbare en Sicile. labourer). . Alex.. ara-tu. opci (mais pourquoi opici. — Astura. de basoa. Sues sa et Suessula-. etc. et le prom. urvus . Ursao en Bétique.Ilienses.Ursentini en Lucanie. uriat iria. en Sardaigne . en Sicile.

Vallancey. Le monde Ibérien est antérieur au monde Celtique On n'en connaît que la décadence. —Les noms basques se représentent surtout chez les Turduli et Turdetani dé la Bétique. par confiance en soi (Strab.. les Basques aussi. Y. Ils ne fesaient pas de'ligues avec d'autres.IV. — Atzean signifié derrière. It. depuis un temps immémorial. 127. 149.5). et Atzea l'étranger . I. II. seuleaussi. effarouchés par l'état de guerre permanent en Espagne. Niebuhr pense de même contre l'opinion de Bujlet. XV. mes infiniment variées de la langue basque seraient inexplicables. les Cantabres en étaient séparés par les Autrigons. avec une population croissante. Au lieu de faire des expéditions. si ce peuple n'avait été formé de tribus très nombreuses. 17. ils furent repoussés du Rhône à l'Ouest. 2. par la fréquente stérilité des pays de montagnes. Les Ibères étaient plus pacifiques. Enfermés dans leurs montagnes. et les tribus peu guerrières des Caristii et Varduli. — Les Celtes et les Bières sont deux races différentes (Strab. 189). 197. point de grandes entreprises ( Florus. en effet. 54) faisaient . il n'y avait aucune contrée de la Péninsule où les noms de lieux n'indiquassent un peuple Les forparlant et prononçant comme les Basques d'aujourd'hui. PAG. 158). etc. 93-110). (444) fondent les Cantabres et les Basques (Oihenart les distingue). c. mais surtout les Cellibères . que je ne trouve point chez les Basques. 252 ). Les Vaccécns (Diod. opiniâtres contre les Romains. obligés d'éloigner d'eux annuellement une partie des hommes en âge de porter les armes . sous les Romains. IX. I. 4. sauf la guerre désespérée de Calagurris ( Juven. et même ils se vantaient de ne pas porter de casques (Sil. p. ment de petits brigandages . et dispersées autrefois sur un vaste territoire. Turdetani. 358. III. pag. ils n'eurent point de guerres contre les Romains . Chez les Cantabres. ainsi ce peuple pensait primitivement que l'étranger n'était que derrière lui : ceci fait croire que. les Turduli. 176. commence cemélange de noms de lieux. PAG. poussés par la tyrannie des préteurs. pag. Ceci prouve cependant qu'ils avaient plus rarement la guerre. Ainsi. Les Cantabres sont essentiellement guerriers . III. en arrière. ils sont établis au bout de l'Europe. V.

et non les Ibères. Aussi point d'union politique ( les Druides avaient un chef unique). etc. ( Diod. 40 ). 48 ). Cependant id. bruyans. 157 ). I. vains. au contraire. Les Bisont la jambe serrée de bandes de laine . moins de régularité dans la langue basque. Les Celtibères avaient ( sans doute d'après les Ibères ) des bottes tissues de cheveux (Diodore : Tpi%Lvugiù. avaient conservé le bouclier gaulois . l'agilité. et mettaient les fruits en commun . caractère des Ibères ( Strab. Les Gaulois . qu'on retrouve en Biscaye et provinces voisines ( et dans plusieurs parties de la Bretagne. Les Celtibères mangeaient beaucoup de viande . qui donnaient leur vie pour quelqu'argent ou quelques verres de vin ( Athen. Nous ne trouvons pas chez les Ibères l'institut des Druides et Bardes. mais avec moins de légèreté que les Gaulois. etc. 31. Chez les Ibères et les Celtes ( Aquitaine ? ) hommes qui dévouent . Diod. pour revenir des dérivés aux racines. les Ibères méprisent la mort. On accuse les Gaulois. Les uns et les autres semblent avoir déployé dans la guerre la ruse.o\iai zvupîSaç). 79. les Celtibères de l'hydromèle. comme à Ouessant).( 445 ) chaque année un partage de leurs terres . 52) . qui cayens d'aujourd'hui vont joindre l'abarca. V. III ). Les montagnards vivaient deux tiers de l'année d'un pain de gland (nourriture des Pelages. les Ibères buvaient une boisson d'orge fermentée . Diodore assimile les Celtibères aux Lusitaniens. liv.. V. signe d'une société bien antique. Juv. III. les Ibères préfèrent l'honneur et la chasteté à la vie (Strab. 4. 10). Dodone. de B. 59. p. et cetratae ulterioris Hispaniae cohortes . 1 . force et endurcissement de celles-ci. Les ressemblances entre les Ibères et les Celtibères sont nombreuses . pag. ils. Caes. et non les Ibères. 164 ). sorte de sandale. de pédérastie ( Athen. Aussi. XIII. IV. les Lusitaniens en portaient un moins long ( Scutatae citerioris provinciae. glandem ructante marito. Mais les Celtibères craignaient moins les batailles rangées . VI. exemple : tout soin domestique abandonné aux femmes .

ques : exemple. Nemetobriga). refusent aux Galliciens toute foi dans les dieux. leurs femmes des voiles noirs. 585. 14. fr. dit expressément que ces dévouemens étaient particuliers aux Ibères. (Un voyageur anglais en Espagne dit qu'aux frontières de Gallice on rencontre de grands tas de pierres. la coutume étant que tout Gallicien qui émigre pour trouver du travail . Arist.( 446 ) leur vie à un homme (Plut. remarque que dans les médailles de la Bétique (et non des autres provinces ). des Gallois. I). I. etc. les Ibères. Livius. II. les portaient noirs de grosse laine connue des cheveux. Florez (Medallas. 46). —Strab. (III. même les Celtibères. Val. le taureau est toujours accompagné d'un croissant (le croissant est phénicien et druidique. Gall. 164). sauf une exception : Quelques-uns. —Les Gaulois aimaient les habits bariolés et voyans . ). XXII. Plusieurs auteurs familles. Nulle mention de temple.). 4.. par exemple à Cannes (Polyb. dit Strabon (III. 2. VII j 6. et par-dessus habits rayés de pourpre (c'est un milieu entre le bariolé gaulois et la simplicité ibérienne). VII. se trouvent trois ou quatre ensemble. 11 . Dans les autres provinces. 1. Max.6: Sur la tombe du guerrier ibérien autant de lances (ôëe). parle de certaines pierres qui. III. on trouve le taureau. En guerre. ext. dans plusieurs lieux. Max. la vache est dans les armes des Basques. (dont Humboldt semble adopter le sentiment) croient voir un croissant et des étoiles sur les monnaies de l'ancienne Espagne. p. Val. mais non le croissant. si ce n'est dans les provinces en rapport avec les peuples méridionaux ( cependant quelques noms celti-. et qui ont rapport à des usages religieux (trad. III. p.t<7xovf qu'il a tué d'ennemis. 114. y mette une pierre au départ et au retour. de B. Sertor. dans un passage obscur où il donne les opinions opposées d'Artemidore et d'Ephore sur le prétendu temple d'Hercule au promontoire Guneus. Ce qu'on sait de la religion des Ibères s'applique aussi aux Celtes . 4. 158. 35 — Caes. PAG. 158). polit. et disent qu'aux nuits de pleine lune les Celtibères et leur s voisins du nord font des danses et une fête devant leurs portes avec leurs en l'honneur d'un dieu sans nom. vê* temens de lin blanc. ) . 6. 5).

dans beaucoup d'autres mots. c. qu'ils ne dérivent pas des Celtes que nous connaissons dans la Gaule. Espérons . quoique Tacite (Agric.. comme un présent des dieux. — On peut dire des Ibères ce que dit Mannert des Ligures.. que la charrue y soulève souvent de l'or . mais que pourtant ils pourraient être une branche soeur d'une tige orientale plus ancienne. même au temps d'Appien. sans autre garde que la religion. Au temple d'Hercule à Cadix. avec beaucoup de sagacité. 165. XLIV. il y avait des offrandes que César fit respecter après la défaite des fils de Pompée ( Dio. de Humboldt. mais le culte de ce temple était encore phénicien.. 55.(447) Nous ne trouvons pas chez les Ibères. Nous n'avons pas cru qu'on pût nous blâmer de donner un extrait de cet admirable petit livre qui n'est pas encore traduit. VI. 59 ) . ils ont une montagne sacrée qu'il est défendu de violer par le fer . — Parenté fort douteuse du basque et des langues américaines. qu'Ahlwardt nous fera connaître ses travaux. —Les anciennes langues celtiques ne peuvent avoir différé du breton et gallois actuel . ajoute M. comme chez les Gaulois. — Pour les noms de lieux. mais si la foudre y tombe. 43 . point de trace des Ibères dans la Gaule non aquitanique. dans leurs cheveux frisés et leur position géographique. 166. 175. » Voilà bien l'or propriété des dieux. . l'usage de jeter de l'or dans les lacs ou de le placer dans les lieux sacrés. (Mannert croit les trouver en Calédonie. ni dans la Bretagne [ cependant voyez plus haut ] . 3 : « La terre est si riche chez les Galliciens . 173. — Justin.) Il faut attendre qu'on ait comparé le basque avec les langues celtiques. PAG. II) croie les reconnaître dans le teint des Silures. la preuve en est dans les noms de lieux et de personnes. PAG. on peut y recueillir l'or qu'elle a pu découvrir. 2. dans l'impossibilité de supposer une troisième langue qui eût entièrement péri. PAG. PAG.

Diana). Baal se retrouve également comme Dieu suprême en Phénicie et en Irlande. tout puissant. iauna.AEsar. Axcearas. lune. des écrivains grecs et romains. — En irlandais .. les traditions irlandaises et galloises qui nous sont parvenues sous une forme. Le feu allumé. Coismaol. d'interpolations encore par les explications chimériques des critiques modernes. — Lere. Plusieurs traits. L'Axire irlandais . par le plus impur mélange de fables alexandrines . sans doute. sont profondément indigènes et portent le caractère d'une haute antiquité : ainsi.. en quelque défiance qu'on doive être . Axiokersos . Toutefois. Le peu que nous savons des vieilles religions de l'Irlande. nuit. signifie feu.(448 ) DE L'IRLANDE ET DU PAYSDE SUR LES TRADITIONSRELIGIEUSES GALLES. tout détail sur les religions celtiques qui ne fut tiré des sources antiques. ou bien une famille ( ?). la terre. c'est Moloch. etc. s'appelle en même temps Ith (prononcez Iz comme Isis). moins pure. eau. etc. nous est arrivé altéré. dans le texte. etc. Casmilos. Cabeiros ). page 11 ). Anu. en celtique. Nous nous sommes sévèrement interdit. . etc. c'est en irlandais le dieu qui allume le feu 1. le mythe du castor et du grand lac. . § 1er. Cabur) avec les Cabires de Phénicie et de Samothrace ( Axieros . —Joun. Toutefois. ( Voy. et peut-être dénaturé rabiniques. peuvent jeter un jour indirect sur les anciennes religions de la Gaule. Anu 1 Suivant Bullet. il est impossible de repousser l'étonnante analogie que présentent les noms des dieux de l'Irlande (Axire. terre. En vieil irlandais il signifie le sol d'une maison. d'ailleurs. L'analogie n'est pas moins frappante avec plusieurs des dieux égyptiens et étrusques. Lar. le culte du feu. en basque Dieu ( Janus . dieu en étrusque (d'où Cassar). Ana ( d'où Jona ? ) mère des Dieux .

puissances primitives. commencement d'une série ou progression ascendante qui s'élève jusqu'au Dieu suprême. d'AXIOKERSOS. et fait apparaître ce qui est invisible. l'exposition de la magie universelle . est supérieur au monde réel. de la théurgie permanente qui manifeste sans cesse ce qui. 29 . de sa nature.. Ops et Cybèle ). dieu-déesse de la guerre. était un système qui s'élevait des divinités inférieures. d'AXCEARAS. tel est le résumé de tout notre travail. dans son sens le plus profond . viennent toutes se réunir dans une unité suprême comme en leur principe essentiel. la nature non-fécondee : après une suite de transformations. que comme des analogies curieuses. comme l'ont été par l'hébreu les noms d'AXIEROS. non pas comme des preuves. Jusqu'ici c'est la nature potentielle . et je n'ai rapporté les étymologies et les faits présentés par Schelling. Beal. représentant les puissances de la nature . de CASMILOSet de KABEIROS. etc. « D'une dualité primitive. C'est donc l'opposé direct d'un système d'émanation.Qui ne reconnaîtrait là une connexion évidente? » D'ailleurs. elle devient. Les noms d'AXIRE . » Cette presque identité est d'autant plus frappante que les résultats ont été obtenus par deux voies diverses. par laquelle la vie se développe dans une progression successive. de la sagesse et de l'intelligence. comme en Egypte. qui. Tel est. Ops et Sibhol ( comme Magna Mater. Adolphe Pictet établit pour base de la religion primitive dé l'Irlande le culte des Cabires. après s'être croisées par une transition mutuelle. . Partout je me suis appuyé sur la langue et les traditions irlandaises. dit-il. M. Strabon parle expressément de l'analogie du culte I. de COISMAOLet de CABUR se sont . » et dans un autre endroit : « La doctrine des Cabires. expliqués par l'irlandais. était l'exposition de la marche ascendante.( 449 ) Mathar. » Cette conclusion est presque identique à celle qu'a obtenue Schelling à la suite de ses recherches sur les Cabires de Samothrace. jusqu'à un Dieu supra-mondain qui les dominait toutes. le caractère distinctif de la doctrine mythologique des anciens Irlandais. constituant la force fondamentale de l'univers. NeithNath. en peu de mots. « La doctrine des Cabires. s'élève une double progression de puissances cosmiques.

. Le système Cabirique irlandais trouvait encore un symbole dans l'harmonie des révolutions célestes. rime. Rimmin. les Basques appelaient les sept planètes Capirioa (?) Le nom des constellations signifiait en même temps intelligence et musique. la magie de Samhan. mélodie. Selon Bullet. » Il semble que la hiérarchie des Druides eux-mêmes composait une véritable association cabirique.(450) de Saniothrace avec celui de l'Irlande. rimham veut dire compter. etc.aSÏ i)V bp. ) On cite encore un passage de Denys le Periegète . C'était la veille du 1er novembre qu'il jugeait les âmes de ceux qui étaient morts dans l'année : ce jour s'appelle encore aujourd'hui la nuit de Samhan ( Beaufort et Vallancey. p. t. ou le Camillus des Étrusques. indiquent l'union en une foule de langues ). p. H dit. Creuzer. 157. Casaubon. » Le chef des Druides était appelé Coibhi '. c. Samhan est donc le centre d'association des Cabires ( sam.nombre(en grec.i) mpl ~rf &r>u. d'après Artémidore qui écrivait cent ans avant notre ère : oit faah iî. II. Eccl. IV. Les astres étaient appelés Cabara. ). p\>0u. c'est-à-dire . (Ed. mais plus vague et peu concluant ( v. Chaberim. rinmin. lune. On lit dans un ancien Glossaire irlandais : «. h ïap. les Consentes étrusques ( de même encore Kibir. vrjcrovirpoç TA B/>s11avtXïj. eadhon Cabur. Kbir signifie Diable dans le dialecte maltais. cum.06pkv. comme en hébreu .ola. Symbolique. et il ajoute pour explication : « Association mutuelle ». signifie en irlandais serviteur ). — C'est le Cadmilos ou Kasmilos de Samothrace. Il est le maître de la mort ( Bal-Sab ). . qui les punit en les renvoyant sur la terre. II. v.. 13 : Cui primus pontificum ipsius Coifi continuo . c'est SAMHANle mauvais esprit ( Satan ).. étoiles. sum. avaient le sens de soleil. ou en les envoyant en enfer. 565 ).o. IV. » Celui en qui ce système trouve son unité. zoï. Collectanea de rebus hibernicis . eu français. CABUR» . image de leur système religieux. qui s'est ' Bed. 83 ). cadmaol. associé. Samhandraoic. l'image du soleil ( littéralement Sam-han ). Hist.1. Ce nom. Cabur. le serviteur ( coismaol.ri6pK-> xoù Tijv Kijsiîv hpoiroïîfia. rimh. débris de la langue punique. 286-8 ). le juge des âmes.

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conservé dans quelques expressions proverbiales des Gaëls de l'Ecosse, se lie encore à celui de Cabire. Chez lés Gallois, les Druides étaient nommés Cowydd, associés a. Celui qui recevait l'initiation, prenait le titre de Caw, associé, cabire,, et Bardd caw signifiait un barde gradué (Davies, myth., 165. Owen, Welsli dict. ). Parmi les iles de Scilly, celle de Trescaw portait autrefois le nom d'Innis Caw, île de l'association, et on y trouve des restes de monumens druidiques ( Davies ). A Samothrace, l'initié était aussi reçu comme Cabire dans l'association des dieux supérieurs , et il devenait lui-même un anneau de la chaîne magique (Schelling , Samothr. Gottesd., p. 40). » La danse mystique des Druides avait certainement quelque rapport à la doctrine cabirique, et au système des nombres. Un pascité par Davies, sage curieux d'un poète gallois, Cynddelw, p. 16, d'après l'Archéologie de Galles, nous montre Druides et Bardes se mouvant rapidement en cercle et en nombres impairs, comme les astres dans leur course, en célébrant le conducteur. Cette expression de nombres impairs nous montre que les danses druidiques étaient, comme le temple circulaire , un symbole de la •doctrine fondamentale , et que le même système de nombres y était observé. En effet, le poète gallois, dans un autre endroit, donne au monument druidique le nom de Sanctuaire du nombre impair. » Peut-être chaque divinité de la chaîne cabirique avait-elle, parmi les Druides, son prêtre et son représentant. Nous avons vu déjà, chez les Irlandais , le prêtre adopter le nom du dieu qu'il respondit ( premier prêtre d'Edwin, roi de Northumbrie, converti par Paulinus au commencement du septième siècle. Macpherson., Dissert, on the celt. antiq.) — Coibhi-draoi, Druide coibhi, est une expression usitée en Ecosse , pour désigner une personne de grand mérite ( Voy. Mac Intosh's gaelic proverbs, p. 34. — Haddleton, notes on Tolland, p. 279 ). Un proverbe gaélique dit : La pierre ne presse pas la terre de plus près que l'assistance de Coibhi (bienfaisance , attribut du chef des Druides ? ). * Davies Mythol. , p. 271 , 277. Ammian. Marcell. , liv. XV : Druidae ingeniis celsiores, ut authoritas Pythagorae decrevit, sodalitiis astricti consortiis, quastionibus occultarum rerum allarunique erecli sunt, etc.

. ( 452 ) servait ; et, chez les Gallois, le chef des Druides semble avoir été considéré comme le représentant du Dieu suprême .( Jamieson, Hist. of the Culdees, p. 29 ). La hiérarchie druidique aurait été ainsi une image microcosmique de la hiérarchie de l'univers, comme dans les mystères de Samothrace et d'Eleusis... » Nous savons que les Caburs étaient adorés dans les cavernes et l'obscurité, tandis que les feux,en l'honneur de Beal étaient allumés sur le sommet des montagnes. Cet usage s'explique par la doctrine abstraite : » Le monde cabirique, en effet, dans son isolement du grand principe de lumière, n'est plus que la force ténébreuse, que l'obscure matière de toute réalité. Il constitue comme la base ou la racine de l'univers, par opposition à la suprême intelligence, qui en est comme le sommet. C'était sans doute par suite d'une manière de voir analogue, que les cérémonies du culte des Cabires, à Samothrace , n'étaient célébrées que pendant la nuit. » On peut ajouter à ces inductions de M. Pictet que, suivant une tradition des montagnards d'Ecosse, les Druides travaillaient la nuit et se reposaient le jour (Logan , II, 351). Le culte de Beal, au contraire, se célébrait par des feux allumés sur les montagnes. Ce culte a laissé des traces profondes dans les traditions populaires (Tolland, XIe lettre , p. 101 ). Les Druides allumaient des feux sur les cairn, la veille du 1er mai, en l'honneur de Beal, Bealan (le soleil). Ce jour garde encore aujourd'hui en Irlande le nom de la Bealteine, c'est-à-dire le jour du feu de Beal. Près de Londonderry un cairn placé en face d'un autre cairn, s'appelle Bealteine. —Logan, II, 526. Ce ne fut qu'en 1220 que l'archevêque de Dublin éteignit le feu perpétuel qui était entretenu dans une petite chapelle près de l'église de Kildare, mais il fut rallumé bientôt et continua de brûler jusqu'à la suppression des monastères ( Archdall's mon. Hib. apud Anth. Hib., III , 240). Ce feu était entretenu par des vierges, souvent de qualité, appelées filles du feu (inghean an dagha), ou ce qui les a fait confondre avec gardiennes du feu (breochuidh), les nonnes de sainte Brigitte.

( 453 ) Un rédacteur du Gentleman s magasine , 1795, dit : Que se trouvant en Irlande la veille de la saint Jean, on lui dit qu'il verrait à minuit allumer les feux en l'honneur du soleil. Riches décrit ainsi les préparatifs de la fête : " What watching, what vattling, what tinkling upon pannes and candlesticks, what strewing of hearbes, what clamors, and other cérémonies are used. » Spenser dit qu'en allumant le feu, l'Irlandais fait toujours une prière. A Newcastle les cuisiniers allument les feux de joie à la saint Jean. A Londres et ailleurs, les ramoneurs font des danses et des processions en habits grotesques. Les montagnards d'Ecosse passaient par le feu en l'honneur de Beal, et croyaient un devoir religieux de marcher en portant du feu autour de leurs troupeaux et de leurs champs — Logan, II, 564. Encore aujourd'hui les montagnards écossais font passer l'enfant au-dessus du feu, quelquefois dans une sorte de poche, où ils ont mis du pain et du fromage. ( On dit que dans les montagnes on baptisait quelquefois un enfant sur une large épée. De même en Irlande, la mère faisait baiser à son enfant nouveau-né la pointe d'une épée. Logan, I, 122.) — Id. f, 215. Les Calédoniens brûlaient les criminels entre deux feux; de là le proverbe : « Il est entre les deux flammes de Bheil.» —Ibid., 140. L'usage de faire courir la croix de feu subsistait encore en 1745; elle parcourut dans un canton trente-six milles en trois heures. Le chef tuait une chèvre de sa propre épée, trempait dans le sang les bouts d'une croix de bois demi-brûlée, et la donnait avec l'indication du lieu de ralliement à un homme du clan qui courait la passer à un autre. Ce symbole menaçait du fer et du feu ceux qui n'iraient pas au rendez-vous. — Caumont, I, 154 : Suivant' une tradition, on allumait autrefois dans certaines circonstances , des feux sur les lumuli, près de Jobourg ( départ, de la Manche ). — Logan, II, 64. Pour détruire les sortilèges qui frappent les animaux, les personnes qui ont le pouvoir de les détruire sont chargées d'allumer le Needfire ; dans une île ou sur une petite rivière ou lac, on élève une cabane circulaire de pierres ou de gazon, sur laquelle on place un soliveau de bouleau; au centre est un poteau engagé par le haut dans cette pièce de bouleau;

(454) ce poteau perpendiculaire est tourné dans un bois horizontal au moyen de quatre bras de bois. Des hommes, qui ont soin de ne porter sur eux aucun métal, tournent le poteau, tandis que d'autres, au moyen de coins, le serrent contre le bois horizontal qui porte les bras, de manière qu'il s'enflamme par le frottement ; alors on éteint tout autre feu. Ceux qu'on a obtenus de cette manière passent pour sacrés, et on en approche successivement les bestiaux. $II. Dans la religion Galloise (Voyez Davies, Myth. and rites of theBritish druids, et le même, Celtic researches ), le dieu suprême , c'est le dieu inconnu, DIANA (dianaff inconnu, en breton; diana en léonais, dianan dans le dialecte de Vannes). Son représentant sur la terre c'est Hu le grand, ou Ar-bras, autrement CADWALCADER,le premier des Druides. Le castor noir perce la digue qui soutient le grand lac, le monde est inondé ; tout périt, excepté DOUYMANet DOUYMEC'H ( man, mec'h, homme, fille ), sauvés dans un vaisseau sans voiles, avec un couple de chaque espèce d'animaux. Hu attèle deux boeufs à la terre pour la tirer de l'abîme. Tous deux périssent dans l'effort ; les yeux de l'un sortent de leur orbite, l'autre refuse de manger et se laisse mourir. Son char Cependant Hu donne des lois et enseigne l'agriculture. est composé des rayons du soleil, conduit par cinq génies ; il a pour ceinture l'arc-en-ciel. Il est le dieu de la guerre, le vainqueur des géans et des ténèbres, le soutien du laboureur, le roi des bardes, le régulateur des eaux. Une vache sainte le suit partout. Hu a pour épouse'une enchanteresse, Ked ou Ceridguen, dans son domaine de Penlynn ou Penleen, à l'extrémité du lac où il habite. Ked a trois enfans : Mor-vran (le corbeau de mer, guide des navigateurs ), la belle Creiz-viou ( le milieu de l'oeuf, le symbole de la vie), et le hideux Avagciu ou Avank-du (le castor noir).

( 455 ) Ked voulut préparer à Avagdu, selon, les rites mystérieux du 1livre de Pherylt, l'eau du vase Azeuladour (sacrifice), l'eau de l'inspiration et de la science. Elle se rendit donc dans la terre du repos, où se trouvait la cité du juste, et, s'adressant au petit Gouyon , le fils du héraut de Lanvair, le gardien du temple, elle le chargea de surveiller la préparation du breuvage. L'aveugle Morda fut chargé de faire bouillir la liqueur sans interruption pendant un an et un jour. Durant l'opération, Ked ou Ceridguen étudiait les livres astronomiques et observait les astres. L'année allait expirer, lorsque delà liqueur bouillonnante s'échappèrent trois gouttes qui tombèrent sur le doigt du petit Gouyon; se sentant brûlé, il porta le doigt à sa bouche..-. Aussitôt l'avenir se découvrit à lui ; il vit qu'il avait à redouter les embûches de Ceridguen, et prit la fuite. A l'exception de ces trois gouttes, toute la liqueur était empoisonnée : le vase se renversa de lui-même et se brisa... Cependant Ceridguen furieusepoursuivait le petit Gouyon. Gouyon, pour fuir plus vite, se change en lièvre. Ceridguen devient levrette et le, chasse vigoureusement jusqu'au bord d'une rivière. Le petit Gouyon prend la forme d'un poisson ; Ceridguen devient loutre, et le serre de si près , qu'il est forcé de se métamophoser en oiseau et de s'enfuir à tired'ailes. Mais Ceridguen planait déjà au-dessus de sa tête sous la forme d'un épervier... Gouyon, tout tremblant, se laissa tomber sur un tas de froment, et se changea en grain de blé ; Ceridguen se changea en poule noire , et avala le pauvre Gouyon. Aussitôt elle devint enceinte, et Hu-Ar-Bras jura de mettre à mort l'enfant qui en naîtrait ; mais au bout de neuf mois, elle mit au monde un si-bel enfant, qu'elle ne put se résoudre à le faire périr. Hu-Ar-Bras lui conseilla de le mettre dans un berceau couvert de peau et de le lancer à la mer. Ceridguen l'abandonna donc aux flots le 29 avril. En ce temps-là, Gouydno avait près du rivage un réservoir qui donnait chaque année, le soir du 1er mai, pour cent livres de poisson. Gouydno n'avait qu'un fils, nommé Elfin, le plus malheureux des hommes, à qui rien n'avait jamais réussi ; son père le croyait

( 456 ) né à une heure fatale. Les conseillers de Gouydno l'engagèrent à confier à son fils l'épuisement du réservoir. Elfin n'y trouva rien ; et comme il revenait tristement, il aperçut Un des garun berceau couvert d'une peau , arrêté sur l'écluse diens souleva cette peau, et s'écria en se tournant vers Elfin : « Regarde, Thaliessin ! (quel front radieux ! ) « Front radieux sera son nom, répondit Elfin. » Il prit l'enfant et le plaça sur son cheval. Tout-à-coup l'enfant entonna un poème de consolation et d'éloge pour Elfin, et lui prophétisa sa renommée. On apporta l'enfant à Gouydno. Gouydno demanda si c'était un être matériel ou un es-prit. L'enfant répondit par une chanson où il déclarait avoir vécu dans tous les âges, et où il s'identifiait avec le soleil. Gouydno, étonné, demanda une autre chanson ; l'enfant reprit : « L'eau donne le bonheur. Il faut songer à son Dieu ; il faut prier son Dieu, Je parce qu'on ne saurait compter les bienfaits qui en découlent suis né trois fois. Je sais comment il faut étudier pour arriver au savoir. Il est triste que les hommes ne veuillent pas se donner la peine de chercher toutes les sciences dont la source est dans mon sein ; car je sais tout ce qui a été et tout ce qui doit être. » Cette allégorie se rapportait au soleil, dont le nom, Thaliessin (front radieux), devenait celui de son grand-prêtre. La première duraient un an. Le barde alors initiation, les études, l'instruction, s'abreuvait de l'eau d'inspiration, recevait les leçons sacrées. Il était soumis ensuite aux épreuves ; on examinait avec soin ses moeurs, sa constance, son activité, son savoir. Il entrait alors dans le sein de la déesse, dans la cellule mystique, où il était assujéti à une nouvelle discipline. Il en sortait enfin, et semblait naître de nouveau ; mais , cette fois , orné de toutes les connaissances qui devaient le faire briller et le rendre un objet de vénération pour les peuples. On connaît encore les lacs de l'Adoration , de la Consécration , du bosquet d'Ior (surnom de Diana ). Ils offraient, près du lac, des vêtemens de laine blanche, delà toile, des alimens. La fête des lacs durait trois jours. Près Landélorn (Landerneau), le 1er mai, la porte d'un roc

( 457 ) s'ouvrait sur un lac, au-dessus duquel aucun oiseau ne volait. Dans une île chantaient des fées avec la chanteuse des mers : qui y pénétrait était bien reçu, mais il ne fallait rien emporter. Un visiteur emporte une fleur qui devait empêcher de vieillir; la fleur s'évanouit. Désormais plus de passage ; un brave essaie, mais un fantôme menace de détruire la contrée... Selon Davies (Myth. and rites ), on trouve une tradition presque semblable dans le Brecnockshire. Il y a aussi un lac dans ce comté, qui couvre une ville. Le roi envoie un serviteur on lui refuse l'hospitalité. Il entre dans une maison déserte, y trouve un enfant pleurant au berceau, y oublie son gant ; le lendemain, il retrouve le gant et l'enfant qui flottaient. La ville avait disparu. SUR LES PIERRES CELTIQUES( Voy. page 145 ). La pierre fut sans doute à la fois l'autel et le symbole de la Divinité. Le nom même de Cromleach (ou dolmen) signifie pierre de Crom, le Dieu suprême (Pictet, p. 129). On ornait souvent le Cromleach de lames d'or, d'argent ou de cuivre, par exemple le Crum-cruach d'Irlande, dans le district de Bresin, comté de Cavan (Tolland's letters, p. 133). — Le nombre de pierres qui composent les enceintes druidiques est toujours un nombre mystérieux et sacré : jamais moins de douze , quelquefois dix-neuf, trente , soixante. Ces nombres coïncident avec ceux des dieux. Au milieu du cercle, quelquefois au-dehors, s'élève une pierre plus grande , qui a pu représenter le Dieu suprême (Pictet, p. 154). — Enfin, à ces pierres étaient attachées des vertus magiques, comme on le voit par le fameux passage de Geoffroy de Montmouth (1. V). Aurelius consulte Merlin sur le monument qu'il faut donner à ceux qui ont péri par la trahison d'Hengist ?... —« Choream gigantum * Sur le bord de la Seine , près de Duclair, est une roche très élevée, counue sons le nom de Chaisede Gargantua ; près d'Orches , à deuxlieues de Blois , la Chaise de César; près de Tancarville, la Pierre-Gante, ou pierre du géant.

(458) ex Hiberniâ adduci jubeas... Ne moveas, domine rex , vanum risum. Mystici sunt lapides, et ad diversa medicaniina salubres , gigantesque olim asportàverunt eos ex ultimis finibus Africae... Erat autem causa ut balnea intrà illos conficerent, cùm infirmitale gravarentur. Lavabant namque lapides et intrà balnea diffundebant, undè oegroti curabantur ; miscebant etiani cuin herbarum infectionibus , undè vulnerati sanabantur. Non est ibi lapis qui medicamento careat. » Après un combat, les pierres sont enlevées par Merlin. Lorsqu'on cherche partout Merlin, on ne le trouve que "ad fontem Galabas, quem solitus fuerat frequentare. » Il semble lui-même un de ces géans médecins. On a cru trouver sur les monumens celtiques quelques traces de lettres ou de signes magiques. A Saint-Sulpice-sur-Rille, près de l'Aigle, on remarque, sur l'un des supports de la table d'un dol=men, trois petits croissans gravés en creux et disposés en triangle. il existe un dolmen dont la table est couPrès de Lok-Maria-Ker, d'excavations rondes disposées verte, à sa surface intérieure, symétriquement en cerclés: Une "autre pierre porte trois signes assez semblables à des spirales. Dans la caverne de New-Grange comté de Meath, voy. les Collect. de reb. (près Drogheda, Hib. II, p. 161, etc.), se trouvent des caractères symboliques et leur explication en ogham. Le symbole est une ligne spirale répétée trois fois. L'inscription en ogham se traduit par A È , c'est-àdire le Lui, c'est-à-dire le Dieu sans nom, l'être ineffable (?). Dans la caverne il y a trois autels (Pictet, p. 152). En Ecosse , ontrouve un assez grand nombre de pierres ainsi couvertes de ciselures diverses. Quelques traditions enfin doivent appeler l'attention sur ces hiéroglyphes grossiers et à peu près inintelligibles : les Triades disent que sur les pierres de Gwiddon-Ganhebon « on pouvait lire les arts et les sciences du monde ; » l'astronome Gwydion ap Don fut enterré à Caernarvon « sous une pierre d'énigmes ». Dans le pays de Galles on trouve sur les pierres certains signes qui semblent représenter tantôt une petite figure d'animal, tantôt des arbres entrelacés. Cette dernière circonstance semblerait rattacher le culle des pierres à celui des arbres. D'ailleurs l'Ogham ou Ogum,

( 459 ) alphabet secret des Druides, consistait en rameaux de divers arbres et assez analogues aux caractères runiques. Telles sont les inscriptions placées sur un monument mentionné dans les chroniques d'Ecosse, comme étant dans le bocage d'Aongus, sur une pierre du Cairn du vicaire, en Armagh, sur un monument de l'île d'Arran, et sur beaucoup d'autres en Ecosse. — On a vu plus haut que les pierres servaient quelquefois à la divination. Nous rapporterons à ce sujet un passage important de Talliesin. (N'ayant pas sous les yeux le texte gallois, je rapporte la traduction anglaise. ) « I know the intent of the trees, I know winch was decreed praise vor disgrâce, by the intention of the mémorial trees of the sages, » and célébrâtes a the engagement of the sprigs of the trees, or of devices, and their battle with the learned. » He could « delineate the elementary trees and reeds , » and tells us when the sprigs « were marked in the small tablet of devices they uttered their voice. » (Logan, II, 588). Les arbres sont employés encore symboliquement par les Welsh' et les Gaëls; par exemple, le noisetier indique l'amour trahi. Le calédonien Merlin (Talliesin est Cambrien) se plaint que « l'autorité des rameaux commence à être dédaignée ». Le mot irlandais aos, qui d'abord signifiait un arbre, s'appliquait à une personne lettrée ; feadha, bois ou arbres, devint la désignation des prophètes, ou hommes sages. De même, en sanskrit, bôd'hi signifie le figuier indien, et le bouddiste , le sage. Les monumens celtiques semblent n'avoir pas été consacrés exclusivement au culte. C'était sur une pierre qu'on élisait le chef de clan (Voy. plus haut p. 156, note 1 ). Les enceintes de pierres servaient de cours de justice. On a en trouvé des traces en Ecosse, en Irlande, dans les îles du Nord ( King , 1, 147 ; Martin's Descr. of the Western isles ), mais surtout en Suède et en Norwège (Voy. mon IIIe volume). Les anciens poèmes erses nous apprennent en effet que les rites druidiques existaient parmi les Scandinaves, et que les druides bretons en obtinrent du secours dans le danger .(Ossian's Cathlin , II, p. 216, not. edit. 1765, t. II; Warton, t. I).

(460) Le plus vaste cercle druidique était celui d'Avebury ou Abtiry, dans le Wiltshire. Il embrassait vingt-huit acres de terre entourés d'un fossé profond et d'un rempart de soixante-dix pieds. Un cercle extérieur, formé de cent pierres, enfermait deux autres cercles doubles extérieurs l'un à l'autre. Dans ceux-ci, la rangée extérieure contenait trente pierres, l'intérieure douze. Au centre de l'un des cercles étaient trois pierres, dans l'autre une pierre isolée; deux avenues de pierres conduisaient à tout le monument. ( Voy., O'Higgin's , Celtic druids). Stonehenge, moins étendu , indiquait plus d'art. D'après Waltire, qui y campa plusieurs mois pour l'étudier (on a perdu les papiers de cet antiquaire enthousiaste, mais plein, de sagacité et de profondeur ), la rangée extérieure était de trente pierres droites ; le tput en y comprenant l'autel et les impostes, se montait à cent trente-neuf pierres. Les impostes étaient assurés par des tenons. Il n'y a pas d'autre exemple dans les pays celtiques du style trilithe ( sauf deux à Holmstad et à Drenthiem ). Le monument de Classerness, dans l'île de Lewis, forme, au moyen de quatre avenues de pierres, une sorte de croix dont la t ête est au sud, la rencontre des quatre branches est un petit cercle. dont Quelques-uns croient y reconnaître le temple hyperboréen parlent les anciens. Ératosthènes dit qu'Apollon cacha sa flèche là où se trouvait un temple ailé. Je parlerai plus loin des alignemens de Camac et de Lok-Maria-Ker (t. II, p. 16. Voyez aussi le Cours de M. de Caumont, I, p. 105). Il est resté en France des traces nombreuses du culte des pierres, soit dans les noms de lieux, soit dans les traditions populaires : 1 ° On sait qu'on appelait pierre fiche ou fichée ( en celtique , menhir, pierre longue, peulvan, pilier de pierre), ces pierres brutes que l'on trouve plantées simplement dans la terre comme des bornes. Plusieurs bourgs de France portent ce nom. PierresFiche , à cinq lieues N. E. de Mendes, en Gévaudan. — PierreFiques , en Normandie, à une lieue de l'Océan, à trois de Montivillicrs. — Pierrefitte, à près Pont-1'Évêque. — Pierrefitte,

et tous les soirs ses hôtes lui dressaient un lit sur la roche. — Idem. à cinq de Sully. d'Argentan. puis sauter de haut en bas. en Forest. à une demi-lieue N. concernant les hommes et les faits fameux qui furent en Bretagne.( 461 ) deux lieues N. elles viennent déposer dans les fentes de la pierre des flocons de laine rose liés avec du clinquant. etc. ont apporté ces rocs dans leur tablier. poursuivie par son père. à trois lieues de Mirecourt. dans la Marche. près en Limousin. — Pierrefitte. dans la Marche.. En Irlande. Qui sont des triades de choses mémorables. d'Orléans. Au Croisic.briens à plusieurs époques ( traduites par Probert. —Idem. — Idem. A Guérande. page 154). E. O. — Idem. en Sologne. de Saint-Denis. en Berry. Guérct. descendant des montagnes en filant. près Bourganeuf. à quatre lieues de Bar. de souvenirs et de sciences. en Beauvoisis. en Lorraine. etc. En Anjou. et concernant les circonstances et infortunes qui ont désolé la nation des Cam. à deux lieues N. plusieurs dolmen sont encore appelés les lits des amans : la fille d'un roi s'était enfuie avec son amant. diocèse de Narbonne. en Languedoc. y déposer une pièce de monnaie. — Voy. ce sont les fées qui. à neuf lieues S. TRIADES DE L'ÎLE DE BRETAGNE . à deux lieues et demie de Limoux. elle errait de village en village . Voici les trois noms donnés à l'île de Bretagne. on l'appelait le Vert Espace entouré des eaux de . —Idem. les femmes ont long-temps célébré des danses autour d'une pierre druidique. — Idem. diocèse de Chartres . — Idem. les jeunes filles qui désirent se marier doivent monter sur la pierre-levée. à quatre lieues de Roanne. — Pierrefitte. près Paris. à trois lieues de'Falaise. O. en Lorraine. — Idem. de Mortagne. —Idem. à six lieues S. dans le Perche. — Idem. diocèse de Lyon. de Beauvais. à trois lieues de Gien. —Avant qu'elle fût habitée. à six lieues de Brives. etc. — Idem. 2° A Colombiers.

Le premier fut Hu-lePuissant. Lloégrie et Alban. qui le premier organisa l'état social et la souveraineté en Bretagne. Voici les trois tribus sociales de l'île de Bretagne. de crocodiles et de bisons. fils d'Aedd-le-Grand. sous la voix de la contrée . Prydain. ni aucune loi excepté celle de la force. qui est appelée Defrobani (Constantinople ?). Car avant ce temps il n'y avait de justice que ce qui était fait par faveur. et ils vinrent de la contrée de l'été. Et à cause de ces raisons. la royauté et la judicature d'après les établissemens de Prydain. cou-tûmes et privilèges relatifs au pays et à la tribu. fils d'Aeddle-Grand. car il fit le premier des réglemens concernant les lois . selon le rang et le droit primordial. Voici les trois principales divisions de l'île de Bretagne. c'est pourquoi il y a ce proverbe : Une nation est plus puissante qu'un chef. qui amena la nation le premier dans l'île de Bretagne . elle fut appelée île de Miel . et à la nation des Cambriens appartient le droit d'établir la monarchie selon la voix de la contrée et du peuple. et le rang de souveraineté appartient à chacun d'eux. maximes. mais elle était pleine d'ours. fils d'Aedd-le-Grand. — La voix de la contrée. Et personne n'a droit sur elle que la tribu des Cambriens. Voici les trois piliers de la nation dans l'île de Bretagne. Le troisième fut Dyvnwal Moelmud . Et sous la protection de cette règle. où ils se fixèrent. et toute royauté doit être sous la protection de la voix de la contrée .( 462 ) l'Océan ( the Seagirt Green Space ) . Et sous une monarchie. après qu'elle fut habitée. Le second fut Prydain. et après que le peuple eut été formé en soelle fut appelée l'île de ciété par Prydain . il n'y eut aucun homme vivant. fils d'Aedd-le-Grand. et ils vinrent par la nier Hazy (du nord) dans l'île de Bretagne et dans l'Armorique. la royauté doit exister dans chaque contrée de l'île de Bretagne. de loups. ils furent appelés les trois piliers de la nation des Cambriens. qui vint de l'île de Bretagne avec Hu- . — Cambrie. —La première fut la tribu des Cambriens. car les premiers ils en prirent possession . ils sont gouvernés selon les établissemens de Prydain. et avant ce temps-là.

. Le troisième fut Madog. qui venaient de la Gascogne . le barde d'Emrys ( Ambrosius. qui allèrent en mer dans une maison de verre . les Irlandais rouges en Alban. vaincu par Caswallon. Les trois envahisseurs tricheurs . qui étaient descendus de la tribu primitive des Cambriens. les Irlandais Pietés. mais par justice et tranquillité. la place où ils allèrent est inconnue. et par eux l'île de Prydain fut repeuplée.était inondé. Les troisièmes furent les Brython. fils d'Owain. Irlandais. le peuple de Galedin. parce qu'elles vinrent d'un accord mutuel. qui alla en mer avec trois cents personnes dans dix vaisseaux . et les Césariens. Voici les trois événemens terribles de l'île de Bretagne : le predu lac du débordement avec inondation sur mier fut l'irruption tout le pays jusqu'à ce que toutes personnes fussent détruites. Voici les trois disparitions de l'île de Bretagne : la première est celle de Gavran et ses hommes qui allèrent à la recherche des îles vertes des inondations on n'entendit jamais parler d'eux. Les trois tribus réfugiées : Calédoniens. La seconde fut Merddin. La seconde fut la tribu des Lloegriens. la place où ils allèrent est inconnue. les Saxons. Ganwall l'irlandais (conquête de 29 ans). excepté Dwyvan et Dwyvach qui échappèrent dans un vaisseau ouvert. ils' descendaient de la tribu primitive des Cambriens. Les trois envahisseurs sédentaires : les Coraniens. et ses neuf bardes. les Scandinaves. Les trois envahisseurs passagers : les Scandinaves . lorsque leur pays . et ces tribus avaient toutes trois la même parole et la même langue. successeur de Vortigern ? ). Le second fut le tremblement d'un torrent de feu jusqu'à ce que la terre fût déchirée jusqu'à l'abîme. parce qu'ils ne voulaient pas posséder un pays par combat et conquête. et que la plus grande partie de toute vie fût . qui vinrent dans des vaisseaux nus en l'île de Wight. Ces tribus étaient appelées les pacifiques tribus. et les Saxons. roi des Galles du nord.( 463 ) le-Puissant. il fut stipulé qu'ils n'auraient le rang de Cambriens qu'au neuvième degré de leur descendance.

où . le puissant guerrier « the de Scandinavie (ou peut-être le vainqueur des Scandinaves. le fils d'Erin le puissant guerrier. et petit-fils de Manogan. qui descendaient de la première race des Cambriens. Et aucun d'eux. le fils de Beli. bellipotent of Scandinavia » ) . et leur nombre était de soixante-un mille. et des tribus combinées des Boulognèse. les fils de Lliaws. ne pouvant obtenir dans toute l'île un plus grand nombre d'hommes capables d'aller à la guerre : les enfans et les vieillards restèrent seuls dans l'île. vers le pays des Gaulois de l'Armorique. Ce fut par inadvertance que la tribu des Cambriens lui donna cette permission stipulée irrévocablement. car ils se fixèrent dans la Gascogne parmi les Césariens. après les Césarieris. et sont devenus Grecs. vers. fille. Ils descendaient de l'extrémité de la pente de Galedin et Siluria. Ur. et obtint secours à condition qu'il ne tirerait de chaque principale forteresse plus d'hommes qu'il n'y présenterait.( 464 ) détruite. et que beaucoup de gens et d'animaux . La seconde expédition combinée fut conduite par Caswallawn. Il emmena soixante-trois mille hommes. jusqu'à ce qu'enfin le nombre ne pût être fourni par toute l'île. diverses espèces d'oiseaux. fils d'Erin. aucun de leurs fils ne retourna dans cette île. fils de Nwyvre et Arianrod . fut le plus habile recruteur qui eût jamais existé. aucun de leurs fils ni de leurs descendans. Aucun des hommes qui partirent ne retourna. Les Coraniens saisirent cette occasion d'envahir l'île sans difficulté. leur mère. seize de la suivante. huit de la troisième. quand les arbres et les plantes prirent feu par la chaleur brûlante du soleil. et par Gwenwynwyn et Gwanar. Ils marchèrent avec leur oncle Caswallawn. et ainsi de toutes en proportion. et s'y fixant dans les pays de Galas et d'Avène ( Galatia ?). fils d'Erin. Voici les trois expéditions combinées qui partirent de l'île de Bretagne : la première partit avec Ur.de Beli. A la première il vint seul avec son valet Mathata Vawr . arbres et plantes furent entièrement détruits. il vint en cette île du temps de Gadial. Ils firent voile pour une expédition belliqueuse jusque dans la mer de la Grèce. il en obtint deux hommes. ils y sont restés jusqu'à ce jour. quatre de la seconde. Le troisième fut l'été chaud.

tournèrent leurs armes perfidement contre eux. où ils obtinrent terres. savoir : l'invasion des Coralliens. outre ce qu'elles acquirent par droit et par consentement.( 465 ) ils sont à présent. parce qu'elles emportèrent de l'Ile tout l'or et l'argent qu'elles purent obtenir par la fraude. et celle des Saxons. La troisième expédition combinée fut conduite hors de cette île par Ellen. celle des Césariens. Voici les trois perfides rencontres qui eurent lieu dans l'île de le fils de Bretagne. La sur la seconde fut celle des Cambriens nobles et des Saxons plaine de Salisbury . par la trahison de Vortigern. les hommes armés de la tribu des Cambriens diminuèrent tellement que les Pietés irlandais les envahirent. pour le soutenir contre les Romains Et aucun d'eux ne revint . où ils formèrent une communauté. mais ils restèrent là et dans Ystre Gyvaelwg . pouvoir et souveraineté de l'empereur Maxime. Ces trois expéditions combinées sont nommées les trois grandes Présomptions de la tribu des Cambriens. seigneur de Meiriadog en Armorique. La troisième fut l'entrevue de Medrawd et d'iddawg Corn où ils conspirèrent conPrydain avec leurs hommes à Nanhwynain . vu qu'elles affaiblirent l'île au point de donner occasion. et de ceux qui trahirent avec lui. car c'est par son conseil qu'à l'aide des Saxons presque tous les notables des Cambriens furent massacrés. Les Saxons. et Cynan son frère.aux trois grandes invasions. Lludd. Il n'en fallut pas davantage aux Romains pour gagner toute l'île. Elles furent aussi nommées. voyant la faiblesse des Cambriens. Pietés irlandais et à d'autres traîtres. par l'artifice et par l'injustice. Voilà pourquoi Vortigern fut forcé d'appeler les Saxons pour repousser cette invasion. puissant dans les combats. ils prirent possession du pays des Cambriens ainsi que de leurs privilèges et de leur couronne. les trois Arméniens irréfléchis. où fut trame le complot des Longs-Couteaux. c'était pour se venger de cette expédition que les Césariens vinrent la première fois dans cette île. — La première fut celle de Mandubratius. et s'alliant aux. rien de plus. et aussi les trois Armées d'argent . Par suite de cette expédition. Il fixa aux Romains une place sur l'étroite extrémité verte pour y aborder.

la fille d'Hengist. leur rang et leur couronne en Lloegrie. lorsque Arthur marcha contre l'empereur de Rome. ils n'étaient pas capables de repousser l'invasion et la conquête. c'est pourquoi les Bretons furent si faibles . qui massacra Constantin-le-Saint. qui. invitant Jules César et les Romains à venir en cette île. par Vortigern. C'est ainsi que les Cambriens perdirent. C'est ainsi que les Cambriens perdirent la couronne de _ Lloegrie et la souveraineté de l'île de Bretagne. leurs terres . qui mirent les Saxons à même d'enlever la couronne de l'île de Bretagne aux Cambriens. Medrawd ôta la couronne à Arthur par usurpation et séduction . marchèrent en Italie et ne laissèrent en arrière que les femmes et les petits enfans . De là. l'île par la violence et par l'injustice. fils de Cynvarch : car . Le second traître fut saisit la couronne de Vortigern . qui. y prit goût au point ( 466 ) et par ces moyens fortifièrent les Saxons dans l'île de . roi des Saxons. fils de Beli-le-Grand qui. et pour se l'assurer . Bretagne. Les Romains. laissant le gouvernement de l'île à ses soins . épousa Alis Rowen . par défaut d'hommes et de force.ire Arthur. que. C'est pourquoi les habitans de cette île furent contraints de payer en tribut annuel. — Le premier était Gwrgi Garwlwgd.000 pièces d'argent jusqu'au fils de Maxime . de l'île de Bretagne. 5. Sous prétexte de satisfaction. invita les Saxons de venir en l'île comme auxiliaires. Lui et ses hommes se firent les guides des Romains. qui étaient en Bretagne. et en d'autres contrées lointaines d'où ils ne sont jamais revenus. la plupart des hommes capables de porter les armes et les conduisirent en Aravie ( Arabie ) . il s'allia aux Saxons. les rois de Londres sont nommés enfans d'Alis. causa l'invasion des Romains. Le troisième était Médrawd. aux Romains . Mandubratius . fils de Llud . Les trois traîtres méprisables. et donna la couronne de Bretagne au fils qu'il eut d'elle et dont le nom était Gotta. le premier. Les trois insignes traîtres de l'île de Bretagne. après avoir goûté la chair humaine dans la cour d'Edelfled. desquels ils reçurent annuellement une quantité d'or et d'argent. temps d'Orvain. les Romains emmenèrent. fils de Llew. qui refusa de payer le tribut. — Le premier .

il fit des incursions secrètes contre les Cambriens .( 467 ) de ne plus vouloir d'autre viande. homme et fille. qui. et qui dévoraient chaque jour deux corps des Cambriens. Sans de telles trahisons . un chevreuil et un vanneau. — Le premier fut Gall . et obtinrent bonne part dans le butin fait sur les naturels de l'île. lesquelles lui valurent chaque jour un garçon et une fille qu'il mangeait. qui avait épousé la soeur Dysgywedawg. pour pouvoir . Et ces trois personnes. étaient Bardes. se soumit aux Saxons. Le troisième. qui avaient un joug d'or autour d'eux. pour s'assurer le royaume contre Arthur. Le second. et les violait. Et toutes les mauvaises gens d'entre les Cambriens vinrent à lui et aux Saxons. qui prenait chaque nuit deux nobles filles de la nation cambrienne. soixante-onze mille hommes périrent dans cette bataille. causée par une chienne.. fils de tua Gwrgi Garwlwyd.. Le second fut Medrad . puis chaque matin. et les dévorait . le traître du Nord. Difedcl. causée par un nid d'oiseau . Les trois Bardes qui commirent les trois assassinats bienfaisan de l'île de Bretagne. quatre-vingt mille Cambriens y périrent. qui tua les deux oiseaux fauves (les fils ) de Gwenddolen. avec ses hommes. fils de Dysgywedawg . fils de Ceidiaw. qui exécutèrent ces trois meurtres bienfaisans. les tuait et les dévorait. les Saxons n'auraient jamais gagné l'île sur les Cambriens. s'unit avec ses hommes aux Saxons. et un à leur souper. cette trahison fut cause qu'un grand nombre des Llogriens devinrent Saxons. Ysgawnell. C'est pourquoi lui et ses gens s'unirent à Edelfled. roi des Saxons . tua Edelfled. Le second fut la bataille d'Arderydd . Le . Les trois causes frivoles de combat dans l'île de Bretagne. — La première fut la bataille de Godden. et le samedi il tuait deux hommes et deux filles afin de ne pas tuer le dimanche. Cambriens. et qui commit des trahisons et des meurtres sur les d'Edelfled. roi de Llogrie. fils de Dysgywedawg. sous leur protection. qui. de concert avec Edelfled. Ces trois traîtres firent perdre aux Cambriens leurs terres et leur couronne en Lloegrie. un à leur dîner. se soutenir par l'anarchie et le pillage. Et ce Gwrgi tuait chaque jour deux Cambriens. Le troisième fut Aeddan.

Prydain. et Rhitta Gawr. — Gwrnerthle-1ion-tireur. qui furent enterrés dans les principaux ports de l'île.( 468 ) troisième fut la bataille de Camlan . fille d'Hengist-le-Saxon. à la trahison de Gwrgi Garwlwyd et à la fraude de Eiddilic-le-Nain. qui tuait avec une flèche de paille le plus grand . parce qu'il dédaignait de garder l'île Bran-le-Saint. laquelle Owain. et tandis qu'ils y restaient. qui se fit faire une robe avec les barbes des rois qu'il avait faits prisonniers . Les trois énergies dominatrices de l'île de Bretagne. Après cela. les Saxons otèrent aux Cambriens la contrée de Lloegrie. il révéla les ossemens de Gyrthewyn-lc-Saint. parce que les Cambriens n'avaient plus un nombre suffisant de guerriers pour s'opposer aux Saxons. en punition de leur oppression et de leur injustice. fils de Beli. aucun accident fâcheux ne put arriver à cette île. où Arthur périt avec cent mille hommes d'élite des Cambriens. cachés par Lludd . L'infortune devait tomber sur l'heure et sur l'homme qui les décèlerait. Vortigern révéla les dragons. fils d'Aedd-leGrand. par amour pour Et Arthur découvrit la tête de Rowen . fils de Llyr. autrement que par sa valeur. avait cachée dans la colline blanche de Londres. dans la forteresse de Pharaon parmi les rochers de Snowdon. — Le premier fut la tète de Bran-le-Saint. aucun inconvénient ne put arriver à cette île. fils d'Ambrosius. Le second furent les ossemens de Gwrthcwynle-Saint. qui organisa la nation et établit un jury sur File de Bretagne. entre Arthur et Medrod. les envahisseurs gagnèrent la supériorité sur la nation cambrienne. qui amena la nation cambrienne de la contrée de l'été. pour se venger parlà de l'opposition des Cambriens contre lui. Ces trois choses saintes étant décelées. et il appela les Saxons sous prétexte de combattre avec lui les Pietés irlandais. (ils de Llyr. Par suite de ces trois folles batailles. Les trois hommes vigoureux de l'île de Bretagne. Et ces trois recèlemens furent mis sous la protection de Dieu et des attributs divins. Les trois recèlemens et décèlemens de l'île de Bretagne. et tant qu'elle demeura en cet état. — Hu-lePuissant. nommée Defrobani. en l'île de Bretagne. Le troisième furent les dragons.

Pâques et Pentecôte. et il l'emmena et tua six mille Césarions. épris de Morvydd. — Cadawg. et Eidiol-le-Puissant. la délivrance des prisonniers. de Cacrvorgorn . épris d'Essylt. fille de Mygnach-lenain. fille de Henyn . Les trois premières maîtresses d'Arthur. — L'accueil des étrangers. pour se venger. — Caciilion sur l'Usk en Cambrie . Les trois chevaliers de la cour d'Arthur qui gardaient le Grcal. de sorte que le lac ne déborda plus . Le troisième fut Cynon. il marcha pour elle contre les Romains jusque dans la Gas cogne. de Radnorshine. dans le complot de Stonehenge. son oncle. fils d'Evrawg. et la pierre de Gwyddon-Ganhebon . fils de Tallwch. fille d'Eutaw . Les trois hommes amoureux de l'île de'Bretagne. Gwyl. les Romains envahirent celte île. fils de Gwynlliw. Les trois faits qui causèrent la réduction de la Llocgric et l'arrachèrent aux Cambriens. et Percdur. les boeufs aux larges cornes. fille de Mardi. qui apporta dans l'île le mâle et la femelle de toutes les créatures vivantes. tua avec une bûche de cormier six cent soixante Saxons. fille d'Avarwyle-Haut. Ce sont les trois cours où il fêtait les trois grandes fêtes : Noël. — La première fut Garwen . qui roulait la pierre de Macnarch de la vallée au sommet de la montagne : il fallait soixante boeufs pour l'y traîner . qui. épris de Flur . et Indcg . Celliwig en Cornwall. Les trois principales cours d'Arthur. et d'Ystrad Tywy . de Hu-le-puissant. et le présent de l'homme chauve (César ? ou saint Augustin? Ce dernier excita les Saxons à massacrer les moines et à porter la guerre dans le pays de Galles ). Les trois premiers ouvrages extraordinaires de l'île de Bretagne. fille de Urien Piheged. dans laquelle sont gravés tous les arts et toutes les sciences du monde. Gwgawn-à-la-main-puissante. — Le premier fut Caswallawn .( 469 ) ours qu'on eût jamais vu. le chevalier canonisé. — Le vaisseau de Nwydd-Nav-Neivion . et Edimbourg au Nord. Le second fut Trystan. qui tirèrent le crocodile du lac sur la terre. fils de Beli. . entre le coucher du soleil et la nuit. lorsque le lac de l'inondation déborda . de Tegyrn Gwyr. Ylltud. fils de Meirchion.

et ses ordres sont impératifs pour eux. quand il alla avec Gwydiori. Le second Manawydan. les Saxons. the Scotish Gaël ). dix dans une chambre couchés a plat ventre sur la paille et leurs livres sous le nez. — foxsouper . fille de Mygnach-le-nain. — Le premier est Dinevor. dit Campion. avait été emmenée clandestinement pour l'empereur César . —Caswallawn. Il est le chef de la loi et des anciens dans chaque réunion générale et dans chaque mouvement du pays et de la tribu. et quelques triades sont restées dans la tradition irlandaise sous le nom de Fingal. Dans chacun de ces trois domaines. dans leurs écoles. et le troisième Mathravael. fils de Llyr Llediaith . ) SUR LES BARDES( Voy. lorsqu'il alla en Gaslaquelle y cogne pour obtenir Flur. il y a un prince ceint d'un diadème . dit Giraldus Cambrensis. Nous avons déjà parlé de la trimarkisia. le second Aberfraw. les highlanders d'Ecosse sur trois de profondeur. Les deux autres doivent obéir à ses ordres . Les Bardes étudiaient pendant seize ou vingt ans. Llew Llaw Gyfes . Les Irlandais marchaient au combat trois par trois .( 47o ) Voici les trois hornmes qui portaient des souliers d'or dans l'île de Bretagne. les Gallois servent un panier de végétaux devant chaque triade de convives. c'est-à-dire roi de toute la Cambrie. par un homme nommé Mwrchan-le-voleur . fils de Don. page 157 ). écrivit en 260 de Triadibus . fils de Beli. roi de cette contrée et ami de Jules-César . imposer des restrictions. Rowena. Les trois royaux domaines qui furent établis par Rhadri-le-Grand en Cambrie. doit être souverain . 1-Un roi d'Irlande . les traîtres à la nation 1. quand il alla aussi loin que Dyved . » — Brompton dit que les leçons des Bardes en Irlande se donnaient secrètement. chercher un nom et un projet de sa mère Riannon. quel qu'il soit. ils ne se mettent jamais deux à deux ( Logan . nommé Cormac. « Je les ai vus. et le plus vieux de ces trois princes . (Malédictions continuelles contre Vortigern. et Caswallawn la ramena dans l'île de Bretagne. . Le troisième.

y convoqua les musiciens des deux contrées. IV. rapporte qu'ils refusèrent de manger parce qu'il avait mis leurs bardes et principaux serviteurs à une table au-dessous de la leur ( Ibid. fils du druide de Beal. Au temps de Giraldus Cambrensis. et étabbt vingt-quatre règles pour la réfomie de la musique ( Powel. de O'duine . d'Oscar . — Le joueur de cornemuse . of Cambria ). . de Fillon . d'un médecin . II. d'un barde.. 215 ). qui fut chargé par Richard II d'initier les quatre rois d'Irlande aux moeurs anglaises. Giraldus Cambrensis dit pourtant que l'Ecosse surpassait l'Irlande dans la science musicale. t. de Diarmid. 138). Lorsque Pépin fonda l'abbaye de Neville . en octaves et à l'unisson. comme celui de harpe . ceux du Cumberland chantent en parties . chez les Welsh chacun fait sa partie . A table. s'adressant à une vieille harpe.(471 ) et n'étaient confiées qu'à la mémoire ( Logan . il y fit venir des musiciens et des choristes écossais ( Logan . — Il y avait trois sortes de poètes : panégyristes des grands .. 268). ils se passaient la harpe de main en main ( Bcde. bouffons satiriques des paysans ( Tolland's letters). ayant été élevé en Irlande. et qu'on venait s'y perfectionner. — Buchanan prétend que les joueurs de harpe en Ecosse étaient tous Irlandais. the Scotish Gaël. Et . Lorsque le Christianisme se répandit dans l'Ecosse et l'Irlande . de Gaul. rapporta ses instrumens dans son pays. 251 ). 24 ). hist. où le poète . poètes plaisans du peuple . — Giraldus compare la lente modulation des Bretons avec les accens rapides des Irlandais . selon lui. p. les prêtres chrétiens adoptèrent leur goût pour la musique. Les Bardes. Sir Richard Cristecd . lui demande ce qu'est devenu son premier lustre ? Elle répond qu'elle a appartenu à un roi d'Irlande et assisté à maint royal banquet. II. les évêques faisaient toujours porter avec eux une harpe — Gunn dit dans son Enquiry : Je possède un ancien poème gallique . étaient eux-mêmes fort respectés. et enfin d'un prêtre . bien qu'attachés à la personne des chefs.— Vers 1000 . qu'elle a ensuite été successivement dans la possession de Dargo. le welsh Gryffith ap Cynan . qui dans un coin retiré méditait sur un livre blanc (Logan.

. Macdonald.. qui vous aurait chanté? » (Ibid. 277-279 ). la porte de la salle était ouverte. Cette légende du saint le plus populaire de la France nous semble mériter d'être rapportée presque entièrement. 247. 298). ) — La cornemuse du clan Chattan .( 472 ) occupait celte charge par droit héréditaire dans la maison du chef .. chevaux. que Walter-Scott mentionne comme éta:. Un grand seigneur le fait venir un jour pour jouer pendant le dîner.t tombée des nuages pendant une bataille en 1596. il contemplait la bataille du haut du château de ce nom. et qui ne l'a rendue qu'en 1822 ( ibid. — La dernière école bardique d'Irlande . il le foule aux pieds . avait serviteurs. un joueur de cornemuse . etc. fut empruntée par un clan vaincu. avait des terres et un-serviteur qui portait son instrument. . Il s'y présente et dit en buvant : « A votre santé et à celle de votre compagnie. comme étant l'une des plus anciennes.. un piobrach qui est resté célèbre. — En 1745 . 215 ). » Puis jetant de l'argent sur la table. qui préparait un bel air .. monsieur. reçoit une balle dans son instrument. Filean school. un joueur de cornemuse composa. sous Charles Ier (ibid. page DE 116 ). il dit au laquais : « Il y a deux schellings pour la bouteille . SUR LA LÉGENDE SAINTMARTIN( Voy. On lui place une table et une chaise dans l'antichambre avec une bouteille de vin et un domestique derrière sa chaise . se tint à Tipperary . et se jette au milieu de l'ennemi ou il se fait tuer ( ? ibid. et six pences pour toi. — L'un des derniers bardes accompagnait Montrose . de plus écrite par un contemporain. pendant la bataille de Falkirk . tire sa claymore. Montrose lui reprochant de ne pas y avoir pris part : « Si j'avais combattu.. » Et il remonta à cheval (ibid.. et pendant sa victoire d'luverlochy. qui espérait en recevoir l'inspiration du courage.. — A la bataille de Waterloo. mon garçon. 273-276 ). ajoutez qu'elle a servi de type à un et oule d'autres. Le fameux joueur de cornemuse irlandais des derniers temps .

je ne puis plus combattre Si l'on pense que ce n'est pas foi. Quelques-uns des assistans se mirent à rire de le voir ainsi demi-vêtu et comme écourté Mais la nuit suivante. il avait donné tout le reste : il prend son épée . il fut enlevé. je pénétrerai sans crainte dans les bataillons ennemis. suivit la carrière des armes. dit-il à César. chargé de chaînes. » Pendant un hiver plus rude que d'ordinaire. contre son gré. mais lâcheté. et le lavait de ses propres mains... mon Seigneur. le coupe en deux et en donne la moitié au pauvre. et il eût accompli son voeu. Il se contenta pour sa suite d'un seul esclave. l'empereur Julien rassembla son armée et fit distribuer le donativum Quand ce fut le tour de Martin : « Jusqu'ici. mais pourtant payens. il est vrai. Martin n'avait que son manteau . je t'ai servi . et engagé dans le serment militaire. Martini : « Saint Martin naquit à Sabaria en Pannonie. et qui faisait mourir beaucoup de monde. Jésus-Christ lui apparut couvert de cette moitié de manteau dont il avait revêtu le pauvre. permets-moi de servir Dieu . Son père fut d'abord soldat. il rencontre à la porte d'Amiens un pauvre tout nu . et tous se détournaient. qu'on le regardait déjà. le misérable suppliait tous les passans. si la faiblesse de l'enfance le lui eût permis Un édit impérial ordonna d'enrôler les fils de vétérans . je viendrai demain sans armes au premier rang . mais il fut élevé en Italie.dans sa jeunesse. Lui-même. protégé par le signe de la croix. près du Tésin .( 473 ) Ex Sulpicii Severi vild B. je suis soldat du Christ. leur table était commune. et souvent c'était le maître qui servait . puis tribun. mais comme un moine. qu'il voulait déjà mener la vie du désert. et au nom de Jésus .. » Le lendemain l'ennemi en- . non comme un soldat.Telle était sa tempérance. » Lorsque les Barbares envahirent la Gaule . il lui déliait sa chaussure. son père le livra . et se fit admettre parmi les catéchumènes . ses parens n'étaient pas des derniers selon le monde. il n'avait que douze ans. car dès l'âge de dix ans il se réfugia dans l'église.

et c'est de lui que je tiens cette histoire. se déclarant indigne. et lui demanda où il allait. et comme Martin lui répondit qu'il allait où l'appelait le Seigneur. Un catéchumène se joignit à lui Pendant l'absence de saint Martin il vint à mourir.. le diable se jettera à la traverse.( 474 ) voie demander la paix. Martin continuant sa route. où il vécut long-temps de racines. prédit à ses frères qu'il éprouverait bien des traverses. je ne craindrai pas ce que l'homme peut faire. Dans les Alpes. dit-on. l'hérésie arienne s'étant propagée par tout le monde.. évêque de Poitiers. par charité religieuse. se couche sur les mem- . qui fut ainsi dispensé d'aller sans armes au combat ? » En quittant les drapeaux. et si subitement. en suivant des sentiers écartés. — Chassé par Auxentius.. qu'il quitta ce monde sans baptême. — Ensuite. il le suivit. il lui dit : Partout où tu iras. et après avoir. » Lorsque saint Hilaire revint de l'exil. il se réfugia dans l'île Gallinaria. Aussitôt l'ennemi s'évanouit de sa présence. et souffrit mille tourmens ( il fut frappé de verges et chassé de la ville) Enfin il se retira à Milan. et le voleur eut foi : depuis il mena une vie religieuse. comme il passait près de Milan. et l'évêque voyant qu'il fallait lui donner des le fit exorciste Peu de fonctions qui parussent humiliantes. il rencontra des voleurs L'un d'eux l'emmena les mains liées derrière le dos mais il lui prêcha la parole de Dieu. et saint sa patrie et ses parens. se livrant corps et biens. le diable s'offrit à lui sous forme humaine. Martin répondit ces paroles prophétiques : Dieu est mon appui. Qui pourrait douter que ce fût là une victoire du saint. et se bâtit un monastère près de la ville. il fut averti en songe de visiter. et quelque chose que tu entreprennes. mais triste. — Il fait sortir tout le monde. et s'y bâtit un monastère. — Il fit abjurer à sa mère l'erreur du paganisme. encore plongés dans l'idolâtrie. et surtout en Illyrie. en le suppliant avec larmes de revenir. qui voulut le faire diacre mais Martin refusa. il alla trouver saint Hilaire. temps après. il combattit seul avec courage la perfidie des prêtres. Hilaire voulut qu'il partît. Il partit donc. son père persévéra dans le mal. le chef des ariens. Saint Martin accourt pleurant et gémissant.

parce que c'était la coutume des paysans gaulois de pro- . Aussitôt un cri s'élève parmi le peuple. Un petit nombre cependant. s'arrête au premier verset qu'il rencontre : c'était le psaume : Ex ore infantium et lactentium perfecisti laudem. mais comme on ne pouvait l'arracher de son monastère. Il vécut encore plusieurs années. » Non loin de la ville était un lieu consacré par une fausse opinion comme une sépulture de martyrs. Martin. Au milieu de groupes d'habitans disposés sur la route. feignant que sa femme était malade. et ses mérites. Il lui ordonne de parler : elle s'avoue pour l'ombre d'un voleur mis à mort pour ses crimes. il crut qu'on allait accomplir les profanes cérémonies des sacrifices . indigne de l'épiscopat.. » On le demandait alors pour le siège épiscopal de Tours . ut destruas inimicum et defensorem. en l'absence du lecteur . vint se jeter aux pieds du saint. et de pauvre figure. debout près du tombeau . et obtint qu'il sortît de sa cellule. et qui n'a rien de commun avec un martyr. et que les linges jetés sur le corps voltigeaient agités par le vent. un des assistans prenant le psautier. Martin fit détruire l'autel. avec ses habits misérables et ses cheveux en désordre. et les ennemis du saint sont confondus. pria Dieu de lui révéler quel était le martyr . il en était éloigné de près de cinq cents pas. et palpiter ses paupières rouvertes à la lumière. refusaient Martin avec une obstination impie : « C'était un homme de rien. et quelques-uns des évêques. Une foule innombrable était venue des villes d'alentour pour donner son suffrage. » Le principal adversaire de Martin s'appelait précisément Defensor. Les évêques précédens y avaient même élevé un autel. il vit le mort agiter peu à peu tous ses membres. comme il voyait une troupe de paysans.. » Mais. on le conduisit sous escorte jusqu'à la ville. à peine deux heures s'étaient écoulées. Alors il vit à sa gauche une ombre affreuse et terrible. » Un jour il rencontra le corps d'un gentil qu'on portait au tombeau avec tout l'appareil de funérailles superstitieuses . Cependant. un des habitans.( 475 ) bres inanimés de son frère Lorsqu'il eut prié quelque temps. et ne pouvait guère distinguer ce qu'il apercevait.

au moment où il tombait et se précipitait sur lui. était traînée de même. nous couperons nous-mêmes cet arbre. saint Simplicius voit de loin promener par la campagne. sur un char traîné par des boeufs. on y amena le saint. fr. dans le village de Leprosum (le Loroux). une statue de Cybèle. Scr. Puis . Mais le saint homme s'étant aperçu que ce cortège s'était réuni pour des funérailles et non pour un sacrifice . 467). et là. et commande à la troupe de s'arrêter et de déposer son fardeau. pendant trois jours. lui oppose le signe du salut. ils tournaient ridiculement sur eux-mêmes. et leur permit de s'en aller et d'enlever le corps. reçois-le dans sa chute . enfin.(476) mener à travers les campagnes. Mais Martin. tu en réchapperas tellement d'un côté qu'on ne pouvait douter à quel endroit il tomberait . L'arbre se releva comme si un vent impétueux le repoussait .. par une déplorable folie . . éleva de nouveau la main. O prodige ! vous eussiez vu les misérables demeurer d'abord raides comme la pierre. si bien qu'il faillit écraser la foule qui s'était crue à l'abri de tout péril. Tacit. et le repoussa avec outrage.. German. lui dirent-ils. les prêtres du lieu et le reste des payens s'y opposèrent. Il se retira donc dans le voisinage. et si ton Seigneur est comme tu le » Comme donc le pin penchait dis. II. les moines regardaient de loin et pâlissaient. » Comme il avait détruit dans un village un temple très antique . Il élève donc le signe de la croix. quelque confiance en ton Dieu. Ertha .. et se regardent les uns les autres. une multitude de gentils s'y opposa. lorsque l'arbre avait déjà craqué. « Si tu as. ils déposent leur fardeau. accablés par le poids du cadavre. consternés. et qu'il voulait couper un pin qui en était voisin. ne pouvant faire un pas. et se demandant à euxmêmes ce qui leur arrivait. sous ' Dans Grégoire de Tours (ap. » Comme il voulait renverser un temple rempli de toutes les superstitions payennes. avec toi. Déjà le pin commençait à chanceler et à menacer ruine .. intrépide. La Cybèle germanique . et alla tomber de l'autre côté. comme ils s'efforçaient pour avancer.. garrotté. les images des démons couvertes de voiles blancs 1.

( 477 ) le cilice et la-cendre. » Le saint . ditil où est donc ta vertu ? Je viens de tuer un des tiens. Comme celui-ci était convaincu qu'il ne pouvait lui échapper. Un jour. C'est en effet ce que nous avons vu. s'abstint d'y aller. homme d'un caractère violent. et empêcher personne de s'opposer à la destruction du temple. qu'il le voyait sous toutes les formes. défendre Martin. il supplia le Seigneur que. « On sait aussi qu'il reçut très souvent la visite des anges qui venaient converser devant lui. Il avait le diable si fréquemment sons les yeux. et à la vue des payens immobiles . persuadé sans doute que personne ne méritait davantage de boire après lui. Mais Martin. puisque la main d'un homme ne pouvait renverser ce temple. il se précipita avec fracas vers sa cellule. avec la lance et le bouclier. souvent invité à sa table. ne pouvant réussir à l'embarrasser dans ses pièges. mais que bientôt après il périrait. Au milieu du festin. Il revient. » Plusieurs évêques s'étaient réunis de divers endroits auprès de l'empereur Maxime. pour y faire la guerre à Valentinien.. Martin. il l'accablait souvent d'injures . la vertu divine vînt le détruire. l'autre de la vie. comme des soldats de la milice céleste. lorsqu'il eut bu. passa la coupe à son prêtre. ils se disent envoyés de Dieu pour dissiper les paysans ameutés. il se rendit à son invitation. il réduit en poussière les autels et les idoles. disant qu'il ne pouvait être le convive de celui qui avait dépouillé deux empereurs. Presque tous crurent en Jésus-Christ. tenant à la main une corne de boeuf ensanglantée. un esclave présenta la coupe à l'empereur. et lui montrant son bras dégouttant de sang et se glorifiant d'un crime qu'il venait de commettre : « Martin . qu'ils virent avec plaisir cette action même.. par laquelle le saint paraissait les dédaigner. Alors deux anges s'offrirent à lui. selon son désir. Martin prédit long-temps avant à Maxime que s'il allait en Italie . selon la coutume. toujours jeûnant et priant. l'un de son trône. il serait vainqueur dans la première rencontre. Celui-ci la fit offrir au saint évêque. afin de se procurer le bonheur de la recevoir de sa main. Cette préférence excita tellement l'admiration de l'empereur et des convives. Cédant enfin aux raisons que donna Maxime ou à ses instances réitérées.

tantôt ceux de Mercure. Dans cette parure. Pour moi. s'armait du signe de la croix et du secours de la prière. Avant de descendre sur la terre.( 478 ) homme réunit ses frères. reconnais celui qui est devant toi. » Le diable lui apparaissait souvent sous les formes les plus diverses. était gisant auprès de la forêt. Martin fut consterné. — Jamais. portant sur son corps les stigmates de la croix. On trouve non loin du monastère ce paysan à demi mort. » Martin se tut et ne fit aucune réponse. Un jour. d'autres fois aussi ceux de Vénus et de Minerve. Il envoie à sa rencontre. » Car sur le bruit de sa religion. qu'on avait chargé de voiturer du bois. si je ne le vois tel qu'il fut dans sa Passion. Bientôt après il cessa de vivre. Un boeuf l'avait percé d'un coup de corne dans l'aine. Il ne nous a entre- . Je tiens ce récit de la bouche même de Martin . ainsi que personne ne le prenne pour une fable. le front ceint d'un diadème d'or et de pierreries. et ils gardèrent tous les deux un long silence. nous avons entrepris. Le diable reprit audacieusement : « Martin. mais qu'un malheureux mercenaire. et aussi d'écrire son histoire. le démon parut précédé et environné lui-même d'une lumière éclatante. je ne croirai pas à la venue du Christ. qui n'indiquait rien moins que le diable. il vint se placer dans la cellule du saint pendant qu'il était en prière. toujours ferme. Le diable le rompit le premier : « Martin. pour l'aller trouver. brûlant du désir de le voir. réreprit Martin. » A ces mots. Tantôt il prenait les traits de Jupiter . sa chaussure brodée d'or. leur raconte ce que le diable lui a appris. laissant la cellule remplie d'une affreuse puanteur. le visage serein et plein de gaîté. leur ordonne de chercher dans toutes les cellules afin de découvrir la victime. un voyage qui nous a été très agréable. Je suis le Christ. Martin. notre Seigneur Jésus-Christ n'a prédit qu'il viendrait avec la pourpre et le diadème. Au premier aspect. j'ai d'abord voulu me manifester à toi. dit-il. afin de le tromper plus aisément par cette splendeur empruntée : il était revêtu d'un manteau royal. On vint lui dire qu'il ne manquait personne parmi les moines. pourquoi hésites-tu à croire lorsque tu vois? Je suis le Christ. le diable se dissipe tout à coup comme de la fumée.

sans pour cela leur ôter leurs places ou les exclure de sa charité. toujours le même. j'ai la conscience d'avoir été guidé dans ce récit par ma conviction et par l'amour de Jésus-Christ. à ne laisser dans sa vie aucun instant qui ne fût employé à l'oeuvre de Dieu . celte puissance de veille et de prière. ces nuits passées comme les jours. personne ne le vit s'affliger. bien qu'il occupât le plus haut rang dans la hiérarchie. il n'avait dans le coeur que la piété. le blessaient de leur venin et de leur langue de vipère. et portant sur son visage une joie céleste. il s'était armé contre toutes les injures d'une telle patience. la miséricorde. que. personne ne le vit rire. cette constance à ne rien accorder au repos ni aux affaires. en quelque sorte. dans la solitude de sa retraite. il se laissait outrager impunément par les moindres clercs. ne condamnant personne. Le plus souvent même . la paix. et le rhéteur Helpidus. quelle dignité il y avait dans ses paroles et dans sa conversation ! Quelle force. quelle facilité merveilleuse pour résoudre les questions qui touchent les divines Ecritures ! Jamais le langage ne peindra cette persévérance et cette rigueur dans le jeûne et dans l'abstinence. O homme vraiment bienheureux. Priscillien . Il : <cUn certain Marcus de Memphis apporta d'Egypte en Espagne la pernicieuse hérésie des gnostiques. ne jugeant personne. libr. Il n'avait à la bouche que le nom du Christ.(479) tenus que de l'abandon qu'il fallait faire des séductions de ce monde. personne ne le vit troublé. si simple de coeur. ne rendant à personne le mal pour le mal ! Et en effet. » Ex Sulpicii Severi Historid sacra. Il eut pour disciples une femme de haut rang. Je puis me rendre ce témoignage que j'ai rapporté des faits notoires et que j'ai dit la vérité. Personne ne le vit jamais irrité . et du fardeau du siècle pour suivre d'un pas libre et léger notre Seigneur Jésus-Christ. et qui. « Pour moi. à peine même consacrait-il aux repas et au sommeil le temps que la nature exigeait. Oh ! quelle gravité. Agape. il semblait supérieur à la nature humaine. il avait coutume de pleurer pour les péchés de ceux qui le calomniaient.

. et fut entré vainqueur à Trêves . Idace obtient de l'empereur Gratien un rescrit qui bannit de toute terre les hérétiques. Cet Ithacius était plein d'audace et de vaines paroles. Enfin .. et on ju- . l'empereur Maxime avait décrété que des tribuns seraient envoyés en armes dans l'Espagne . de supplier Maxime qu'il ne répandît point le sang de ces infortunés : c'était assez que la sentence épiscopale chassât de leurs sièges les hérétiques. Les accusateurs Idace et Ithacius les suivirent... Le misérable osa accuser du crime d'hérésie l'évêque Martin . se trouvant alors à Trêves.) reçut leurs leçons. effronté. Plusieurs évêques 'en furent même atteints. avec les laïques Helpidus et Priscillien. il arracha à Maxime la promesse qu'on ne prendrait contre les accusés aucune mesure sanglante.. et leur ôter la vie et leurs biens. car on s'en rapportait aux yeux. évoque de la ville de Merida.. Après de longs et tristes débats. un nouvel apôtre ! Car Martin . L'évêque de Cordoue les dénonça à Idace... on ajourna le procès. entre autres Instantiuset Salvianus. Nul doute que cette tempête n'eût enveloppé aussi une multitude d'hommes pieux. livré aux plaisirs de la table.. fastueux. » Ex Sulpicii Severi Dialogo III: (48o « Sur l'avis des évêques assemblés à Trêves. et lorsqu'il fut sur le point de partir. les évêques Instantius et Salvianus. ne cessait de poursuivre Ithacius pour •qu'il abandonnât l'accusation .. il le pressa de prières et de dénonciations contre Priscillien et ses complices : l'Empereur ordonna d'amener au synode de Bordeaux tous ceux qu'avait infectés l'hérésie. avec de pleins pouvoirs pour rechercher les hérétiques.. Un synode fut assemblé à Sarragosse. Lorsque Maxime eut pris la pourpre. et ce serait un crime étrange et inoui qu'un juge séculier jugeât la cause de l'Eglise. quoique absens.. Ithacius fut chargé de la promulgation de la sentence. et on y condamna. Ainsi furent amenés Instantius et Priscillien (Salvianus était mort ). Peu à peu le venin de cette erreur gagna la plus grande partie de l'Espagne. tant que Martin fut à Trêves. la distinction n'étant pas facile à faire. J'avoue que les accusateurs me sont plus odieux pour leurs violences que les coupables eux-mêmes.

« Tu as raison. ils obtinrent de l'Empereur l'ordre de lui interdire l'approche de la ville s'il ne promettait de s'y tenir en paix avec les évêques.. Du reste.) geait d'un hérétique sur sa pâleur ou son habit. roulant dans son esprit. Il promet que si on fait grâce. Martin se présenta à la communion.. il se plaignait à nous avec larmes. mais ton salut. Aussitôt Maxime accorda tout.toi le coeur. ayant appris qu'il arrivait. Martin.-C. mais tu ne pouvais t'en tirer autrement. » Depuis ce jour . il sortit de la ville. Le lendemain. et il s'en allait le long de la route . Dès que Martin l'apprit. Le jour suivant. ils ne purent l'obtenir. le suppliant avec larmes de ne pas se laisser entraîner à l'influence d'un seul homme. ( 48i . que. Il éluda adroitement cette demande. comme il guérissait les possédés plus rarement qu'autrefois. Les évêques se jettent aux genoux de l'Empereur.. il laissa ses compagnons marcher quelques pas en avant. il se garda bien de se mêler à la communion des partisans d'Ithacius. par nécessité et non de son propre mouvement. et se rendit à l'église pour prier. Cependant les évêques eurent beau faire tous leurs efforts pour. Il entra de nuit.. .. raffermis . justifiant et blâmant tour à tour le motif de sa douleur et de sa conduite. L'Empereur chassa Martin de sa présence. il communiera avec les évêques. lui dit-il. Et bientôt il envoya des assassins tuer ceux pour qui le saint homme avait intercédé. c'était la nuit. où la vaste solitude des forêts offre des retraites ignorées . et avec moins de puissance . il court au palais. pourvu qu'on rappelle les tribuns déjà expédiés pour la destruction des églises d'Espagne. et s'assit. Il vé3i i. aimant mieux céder à l'heure qu'il était. ne vas pas risquer maintenant non plus seulement ta gloire. que d'exposer ceux dont la tête était sous le glaive. qu'il signât cette communion. triste et gémissant de ce qu'il s'était mêlé un instant à une communion coupable : non loin du bourg qu'on appelle Andethanna.Reprends courage. Tout à coup lui apparut un ange. de t'affliger et de te frapper la poitrine.. plutôt que sur sa foi. le lendemain il vient au palais. il sentait languir sa vertu. et promit de venir en paix avec J. par la souillure de cette communion à laquelle il s'était mêlé un seul instant. Les évêques sentaient que cette mesure ne plairait pas à Martin.

MM. by the Rev. » EXTRAIT DE L'OUVRAGEDE M. T. et qu'une fois sorti de l'adolescence il ne prît l'Empire. Toutefois . Il n'a su trouver à l'appui de son point de vue biblique que des hypothèses matérialistes. il nous dit : Néron et l'Antichrist viendront après . conçu de l'esprit malin . page 129). en se donnant lui-même pour le Christ . Price adopte celle de leur mutabilité. par lui la ville et le temple seront réparés. M. SUR LES RACES DE L'ANGLETERRE (Voy. et exercera la persécution jusqu'à faire adorer les idoles des gentils. Ex Sulpicii Severi Dialogo II: « Comme nous lui faisions quelques questions sur la fin du monde. Mais l'Antichrist s'emparera de l'empire d'Orient . n'alla plus à aucun synode. Jérusalem . de son royaume et pour capitale. ce sera de faire renier Jésus-Christ notre Seigneur. d'assister à aucune assemblée d'évêques. et de forcer tous les hommes de se faire circoncire selon la loi.( 482 ) et s'interdit eut encore seize ans. La persécution qu'il exercera. ajoutait-il. que l'Antichrist. Thierry et Edwards ont adopté l'opinion de la persistance des races . 1829 ). . Moi-même et il réduira sous sa puissance enfin je serai tué par l'Antichrist. nous extrairons de son ouvrage quelques résultais intéressans ( An essay on the physiognomy and physiology of the présent inhabitants of Britain. PRICE . with référence to their origin. Néron régnera en Occident sur dix rois vaincus . Price. On ne saurait douter . Mais il devait être franchement spiritualiste et expliquer les modifications qu'elles subissent par l'action de la liberté travaillant la matière. il aura pour siège. as Goths and Celts . London. tout l'univers et toutes les nations : jusqu'à ce que l'arrivée du Christ écrase l'impie. ne fût maintenant enfant.

une colonie gaélique de race Scot-Irlandaise est appelée : Les rouges gaëls d'Irlande. Camper remarque que déjà les Anglo-Américains ont la face longue et étroite.arovvraç za yloiauri. » Dans les triades bretonnes . comme on le voit dans les animaux transportés dans de plus riches pâturages ( par exemple de Bretagne en Normandie ). Le climat et les habitudes changent les races . hoc est.. et les autres Celtes. ye learned yellow-haired hosts ! Aujourd'hui le brun est la couleur dominante chez les montagnards.Rutiloe Caledoniam habitan tium coma». magni artus germanicam originem asseverant. » Mais Strabon dit qu'ils parlaient la langue des Gaulois . L'oeil devient sombre dans le voisinage des mines de charbon . West ajoute qu'ils ont le teint moins fleuri que les Anglais. et partout où l'on en brûle (?). dit : Morimarusam à Cimbris vocari. Les noms des villes belges en Angleterre sont bretons.. Il ne faut pas croire que les hommes distingués soientd'origine Gothique. PleCésar attribue aux. Les CIMBRES Celtes . » La chronique saxonne parle d'Hengist qui « engagea les Welsh de Kent et Sussex. parlant de la Baltique .( 483 ) Tout ce que les anciens disent des yeux bleui et cheveux blonds des Germains. La diversité de nourriture explique la différence.BELGESune origine germanique : « rosque à Germanis ortos. Tacite : «. parce étaient des qu'il y avait des Celtes dans la Germanie. Dans le vieux gaélique Duan qui fut récité par le barde de Malcolm III en 1057.. fitxpov è^wM. ne désigne pas plus les Goths que les Celtes . l'oeil serre. O ye learned Albanians ail. L'auteur pense qu'il y a eu un changement des cheveux. Pline . et citant Philémon . mortuum mare ( en Welche Môrmarw ). » Ces Welsh étaient des Belges selon Pinkerton. on voit que les montagnards avaient alors les cheveux jaunes : A Eolcha Alban nile A Shluag'hfela foltbhuidle. du roux au jaune et du jaune au brun. .

généralement cheveux bruns . mais fortement bâtis . I. ni même diminuer de beaucoup leur nombre. V. * On voit. e Entre . mais bien faits . — Les NORMANDSconquérans étaient un peuple mêlé de Gaulois. qui ont perdu leur langue plus tôt que ceux de Cornouailles ) n'ont rien qui les distingue des Anglais du Midi. galliculà suà quia pileum non habuit. PAYS DE GALLES. Scandinaves. Il serait ridicule de chercher les traces en Angleterre d'une population aussi mêlée que l'armée de Guillaume. Il paraît que dès-lors les cheveux roux étaient rares. Guillaumele-Roux 1. beauté classique . hommes de moyenne taille . un pauvre qui a honte d'être roux : « Pauperculo valdè rufo. les traits durs et la proéminence des os des joues ne sont pas particuliers à l'Ecosse. dans le Moine de saint Gall . l'oeil bleu prévaut dans le comté de Lancastre. Chez les paysans. les Anglais sont plus grands. Dans le Nord. Les hommes du nord n'avaient pu exterminer les habitans de la Normandie . Vers York et Lancastre . etc. et de colore suo niniium erubuit. les mal-nourris. où l'influence des habitudes manufacturières ne se fait pas sentir. fr. caput induto » Lib. Francs. deux classes seulement. moins de vivacité qu'en Irlande . mais plus lourds que dans le Sud .. Quoi qu'on dise des établissemens des Norwégiens dans l'Ouest. Bretons.) On ne trouve pas en Angleterre de trace de sang Danois. population plus variée. c'est la même langue et la même physionomie que dans les montagnes d'Ecosse.1'ECOSSAISt l'Anglais il y a une différence indéfinissable. aujourd'hui étonnante uniformité de caractère morale et physique . Scr. ( 484 . taille moins haute . Les hommes du Cumberland ( ce sont des Cymry. Flamands . variété infinie. puisqu'on 160 ans ils perdirent leur langue Scandinave pour adopter celle des vaincus. L'IRLANDE plus mêlée que la Grande-Bretagne. mais traits petits. ap. puisque c'était l'objet d'un surnom. taille plus haute . nez romain très fréquent. on dit que la milice de Coemarthenshire demande plus de place pour former ses lignes que celle d'aucun autre comté. les bien-nourris. Les montagnards sont rarement grands .

actifs . charmans et bien fendus. Bouche ouverte . grande taille généralement. les yeux noircir. ALLEMANDS yeux gris . avec un éclat qui ne plaît pas toujours . encore plus qu'en France. luisans et bouclés. SUISSES. Alias: Le Jeu d'Adam. en ANGLETERRE oval. Espagnols au sud de l'Irlande depuis Elizabeth. Bienque l'oeil verd toute la Franceadore. face longue. GNE . ( Le Mariage. en ALLEMA. sourcils bas. — Ni en Normandie ni en Bourgogne . . oeil d'un parfait bleu de Prusse. le Bossu d'Arras. Ses yeux. I. mais l'oeil toujours gris ou bleu 1. cheveux bruns ou blond . 1 Moi . — Legrand d'Aussy. c'est-à-dire prendre le caractère d'une vie plus intense. nez rarement aquilin . je les trouvais bleus . plus foncé autour de l'iris . un orateur. noirs surtout dans une partie du Sud. Ode à Jacques Lepeletier. ceci est moins vrai depuis quarante ans.( 485 ) cheveux bruns ou noirs. un philosophe. ) . mais bas à la racine. BELGES. oeil gris. che. hommes plus grands . mâchoire très carrée . je veuill'oeil et brun le teint . cheveux bruns. ) ( RONSARD. SAVOYARDS petits . En FRANCE visage rond . nez petit tendant à relever . Tout mendiant est un bel esprit. veux noirs . surtout au Sud. 369 : Les cheveux de ma femme qui. épais. choire angulaire. même mâchoire . visage plus long qu'en Allemagne. extraordinaire facilité de langage qui contraste avec leurs haillons. Allemands Palatins des bords du Rhin. grande étendue entre les yeux. sourcils bas. les cheveux ont pu brunir. oeil bleu-ciel . Les yeux plus proéminens sur le continent qu'en Angleterre. mâ. épais et noirs.pâle . qui me semblent petits . il n'y a trace des des hommes du nord ( excepté vers Bayeux et Vire ). Je croirais volontiers ( ce que ne dit pas l'auteur ) que par l'action du temps et de la civilisation . carré. me semblaient alors blonds . par suite de la misère dans plusieurs parties . ce qui leur donne un air stupide . aujourd'hui me paraissent noirs et pendans. tous hommes bien faits .

rer. vel luxuriante juvenco. 1. quod industrius quisque quô plus fréquentât .. Sidonius Apollin. p. III.. SUR L'AUVERGNEAU CINQUIÈME Au cinquième siècle. entre les Goths. venatoribus voluptuosum : quod montium cingunt dorsa pascuis. » — Carmen VII. opaca lustris . in quo sine periculo quasstuosa. multis patrioe oblivionem saepè persuadeat. » (Greg. 1. aperta culturis. t. 21 (ap. oculis cernere ! » Theuderic disait aux siens : « Ad Arvernus me sequimini.) Les barbares alliés de Rome n'épargnaient pas non plus l'Auvergne dans leur passage. l'Auvergne se trouva placée entre les invasions du midi et du nord. fructuosum aratoribus. hoc minus naufragat . saxosa castellis. Sa richesse et sa fertilité étaient pour les barbares un puissant attrait. les Burgundes et les Francs. Scr. primo qui vix proscissus aralro Seuiina tarda sitit. la . terrena villis.( 486 ) SIÈCLE(Voy. franc. viatoribus molle. p. 804 : Foecundusab urbe Pollet ager. c'est colle de la dernière province romaine. 9. de quâ vestimenta in almndantiam adsumatis..11. I. fluctuant in segetibus undoe . Childebcrt disait [ en 531 ] : Quand verrai-je cette belle Liquae tantas jocunditatis magne ! « Velim Arvernam Lemanem. Son histoire présente alors un vif intérêt. epist. abrupta fluminibus : quod deniquè hujusmodi est. concava fontibus. de quâ pecora. auxiliaires de Litorius . taceo illud aequor agrorum . c. de quâ mancipia. page 190 ). IV. Arcanam exponit piceà pinguedine glebam. et ego vos inducam in patriani ubi aurum et argentum accipiatis quantum vestra potest desiderare cupiditas . ut semel visum advenis. gratiâ refulgere dicitur. latera vinetis. Les Huns. Tur. 795) : « Taceo territorii (il parle de la Limagne) peculiarem jocunditatem .

III. isolée sur sa haute montagne ( Tepyovïa-j.. epist. Aussi les Apollinaires occupaient-ils dès long-temps les plus hautes magistratures de la Gaule ( 1. te duce. C'était la maison d'Avitus avec ses deux alliées. Circumjectarum verô spatium tractumque regionum jampridem regni minacis importuna devoravit impressio. VI. XL). quasi quemdam sui limitis oppositi obicem. » Ainsi livrée à elle-même. p. Huic semper irruptioni nos miseri Arverni janua suinus. » — L.. en 455. toutes trois cherchèrent à sauver leur pays . — Mais.) L'avènement d'un empereur auvergnat. 805. 1. suspecti Burgundionibus. Dio Cass. solam sub ope Christi moram de noslro tantùm obice patiuntur. 1. Apollin. en unissant étroitement sa cause à celle de l'Empire. quia. l'Auvergne se défendit héroïquement. sous le patronage d'une puissante aristocratie. : « Rumor est Gothos in Romanum solum castra movissa. magis- . 116. Romoe sum. 4 [ann. à la mort de Majorien [461] . surnagea seule. abandonnée des faibles successeurs de Majorien. proavus proefecturis urbanis prastorianisque . —Quae posita in altissimo monte omnes aditus difficiles habebat (Cassar. 56. Sidon. amicus. epist. Aviti . sûccr. 810 : . Principe te. p. lui laissa quelques années de relâche.( 487 ) traversèrent en 457 pour aller combattre les Wisigoths. quôd necdùm terminos suos ab Oceano in Rhodanum Ligeris alveo limitaverunt. c. Théodoric II se déclara l'ami et le soldat de Rome (Ibid. VII. vers. avus . Avitus fit la paix avec les Wisigoths. 1. il rompit le traité et prit Narbonne. ad Mamert. I. 1. l'Auvergne vit arriver et monter rapidement le flot de la conquête barbare.. 1. et bientôt [474] la cité des Arvernes (Clermont). proximi Gothis. Strabon . . l'antique Gergovie. Panegyr. miles). circumfusarum nobis gentium arma terrificant. dès-lors. nec impugnantûm ira nec propugnantûm caremus invidiâ. et la mirent à feu et à sang (Sidon. VI . . Namque odiis inimicorum bine peculiaria fomenta subministramus. IV). 474]: « Oppidum nostruni. ètj>'tyvilov ô'pau? xEiftiv^v. les familles des Apollinaires et des Ferrcols . Sic asmulorum sibi in medio posili lacrymabilis prasda populorum. 5 ) : « Pater . Paulin.

( 488 ) teriis palatinis militarjbusque micuerunt. Sidonius dénonça et fit punir [471] Scronatus. 1. Tonanpar les impôts et la tyrannie des gouverneurs. qui entretenait des — Sidon..Prastermisiï slylus nosfer Gallias tibi administratas tune quùm maxime incoium s erant propterque prudentiam tantam providentiamque . une fille de l'empereur Avitus . L. VII. II. avait été députe par l'Auvergne à Honorais. et fut préfet de Rome sous Anthemius ( Scr. interceptuas litteras. Theodoricianasque proponens veteresque culpas. . Thaumastus quoque et Petronius. Tous ils employèrent leur puissance à soulager leur pays accablé — En 469 . XII : « . qui opprimait l'Auvergne et la trahissait comme Arvandus. ep. ep. dans sa jeunesse. Britannos super ligerim sitos oppugnari oportere demonstrans. nova tributa perquirit. altaria reis. currum tuum provinciales cum plausuum maximo accentu spontaneis subiisse cervicibus .même épousa . « Te expectat palpitantium civium extrema libertas. ainsi que Tonantius Ferréol. proevium Arvandum publico nomine accusaluri cum gestis decretalibus insequunlur. vers 207). Sid. Afranii Syagrii consulis è filia nepos. 1. colludensque numerariis : leges Theodosianas calcans . illudens proefectis . ep. verborumque scientià praediti . VII : Legati prointelligences avec les Gotlis. Aviti. au puissant Ecdicius. ut possessor exhaustus tributario jugo relevaretur. incide. quia sic habenas Galliarum moderabere. Qui inter castera quae sibi provinciales agenda Haec ad régent inandavcrant. » Ces derniers mots s'adressent au fils d'Avitus . » — Avitus. 783 ). et quicquid illud est quod te retentat. cum Burgundionibus jure gentium Gallias dividi debere confirmans. — Proindè moras tuas citus explida. I. pour obtenir une réduction d'impôts ( Pancgyr.. vincial Gallioe Tonantius Ferreolus proetorius. carceres clericis : exultans Gothis . I : Ipse Gatilina soeculi nostri— implet quotidiè sylvas fugientibus ... tius Ferréol fit condamner le préfet Arvandus. villas liospitibus . deferebant Gothorum charta videbatur emitti . insultansque Romanis . » — Ferréol avait lui-même administre' la Gaule et diminue'les impôts. pacem cum graeco imperatore (Anthemio) dissuadens . et inter principalia patrias nostrae décora ponendi. » Sidonius lui . fr. I.

. et combattit contre les Goths avec une valeur presque fabuleuse : il leur opposait les Burgundes. Taceo deinceps collegisse te privatis vipetus congerebatur . Si nulLs à republicâ vires. et quidem multiplicibus ex causis. gaudiorum . cunctos pauperes quotquot invenire potuerunt. Fuereque .. » Ecdicius. fletuum. 1. III. III : « Si quandô . Ibique eos per omne tempus sterilitatis pascens. il la nourrit pendant une famine . plausuum. Illud in te affectum principaliter universitatis accendit.Hic licet multi complexibus tuorum tripuin te maximus tamen laetitia. vox ad eum è coelis lapsa pervenit : « Ecdici. Gregor. ejus. 24 : « Tempore Sidonii episcopi magna Burgundiam famés oppressit. et attachait la noblesse Arverne à la cause de l'Empire.. barbaros deinceps esse vetuisti. ut eos qui hâc inopiâ vexabantur . . te aliquot supcrvenientibus cu- . ut multi aiunt .. quod sermonis Celtici squamam depositura nobilitas. adduxêre ad domum.. Hinc jam per otium in urbem reduci. ampliùs quàm quatuor millia Post quorum discessum . fieri te medio . quàm verba reserare— Dùm alii osculis pulverem tuum rapiunt. nunc etiam camoenalibus modis imbuebatur. alii sanguine ac spumispinguia lupata suscipiunt. en effet. ab interitu famis exemit.. popularis imdiantes'adhaerescerent. te praesule placet. » — Sidon. quodquos olim Latinos fieri exegeras. sit pueros suos cum equis et plaustris per vicinas sibi civitates. nunc maxime. nulla praesidia. epist. sibi adducerent. II... c. leva une armée à ses frais. At illi euntes... seu capillos.. nunc oratorio stylo. Turon. si nulloe.(4*9) Quicquid sperandum. quicquid desperandum est. Anthemii principis opes : statuit te auctore nobilitas seu patriam dimittere. 1. Mitto ist'ic ob gratiam pueritias tuas undique gentium confluxisse studia litterarum.. en l'encourageant à la culture des lettres latines. quia fecisti rem hanc . Ecdici. Cumque populi per diversas remiEcdicius quidam ex senatoribus giones dispergerentur. etc ribus publici cxcrcitûs speciem. quibus dilectio tui immanè dominatur . tuaeque personoe debitum . ma gis tentant vota conjicere. tibi et semini tuo panis non deerit in sempiternum. quid tibi obviàm processerit officiorum. fut le héros de l'Auvergne . Arvernis meis desideraris. quantum rumor est.

ep. cit. A vit. Sidonius s'en plaignit amèrement (1. se commiserunt). le roi des Goths. » ( 490 ) è numéro tuoruni vix binis ternisve post En 472. 5). proli dolor! servitus. ne voyant plus d'espoir. Rogationum palpamur auxilio. ) On a vu qu'Ecdicius repoussa les Goths . relictis montanis acutissimis castellis.. 7).. quia peroptimè erat munita. les Auvergnats abandonnèrent les châteaux pour se réfugier dans leur petite. selon la tradition . XII. ep. affectu certè non impari. etsi non effectu pari. praelium desideratis. et sanTellus guine ab Iliaco populos computare (et ailleurs : quas Latio se sanguine tollit alumnam. s'était retiré auprès de l'Em- . : Praesidio civitatis. Facta est servitus nostra pretium securitatis aliénas. et ob hoc circumfusis necdùm dat terga terroribus. (L. avait conquis toute l'Aquitaine. Euric. 55 : Alvernorum difficiles aditus et obviantia castella). aut propugnacula vigilum trita pectoribus confidimus opitulatura : solo tamen invectarum te ( Mamerte ) auctore. mais imprenable cité ( loc. ferrum. à l'exception de Bourges et de Clermont (Sidon.. et se contenta d'en faire le tour. n'osa entrer dans l'Auvergne. quibus inchoandis instituendisque populus Arvernus. III. . si prisca replicarentur . fr. Sidonius en était alors évoque . Arvernorum. ep. aut putrem sudium cratem. l'hiver les força de lever le siège (Sidon. VII. pestilentia . audebant se quondam fratres Latio dicere. qui. ccepit. 159). pour repousser ces Ariens. des prières publiques : « Non nos aut ambustam murorum faciem. l'empereur Nepos fit la paix avec Euric. v. .neos mactâsse turmales. flamma. Sans doute. VII. melior fuit sub bello quàm sub pace conditio. 7 ) : « Nostri hic nunc est infelicis anguli status. et macri jejuniis proeliatores ! » Ecdicius. cujus. ut fama confirmat. Ecdicius put prolonger quelque temps une guerre de partisans dans les montagnes et les gorges de l'Auvergne (Scr. pingues credibus gladii. 1. et lui céda Clermont. comme plus tard au temps de Louis-le-Gros. ad Mamert. Hoccine merucrunt inopia. » initiari. il instituait. — Renaud. Panegyr. VII. 1. Mais en 475 . ep.

Le fils de Sidonius fut évêque de Clermont après saint Quintien . Jornandes. VIII . et fut rétabli dans le siège de Clermont (Sidon. 1.. Tur. IV. qui cum venerat. qui rogat suos ut eum in ecclesiam ferrent. Tur. Hase et bis similia populis cum magno ftetu dicentibus. à la prière d'un Romain.. pastor bone. 1. ep. Un Apollinaire fut évêque de Reims. » Apollinare (Greg. les Arvernes durent jouir d'une certaine indépendance. — Alaric. » ( Greg. VIII. 23. c. 1. l'année même de la bataille de Vouglé. c. Les grandes familles de Clermont conservèrent aussi sans doute une partie de leur influence. Burgundes et Goths . et primi qui erant ex senatoribus.) — Euric relégua Sidoine dans le châep. il est vrai. ep. les enrôle dans sa milice pour combattre à Vouglé [507] . secrétaire du roi des Goths. et fut très-populaire (Fortu1. 1. 16. fr. ce fut un deuil public. 23 ). III. deux victimes des soupçons des Ariens. teau de Livia.. 45. 1. — nat. c. et saint Quintien en 507 .. » (Scr. : « Factum est post haec. vel cuinos quasi orphanos derelinquis ? Numquid erit nobis post transitum tuum vita ?. Cumque illuc inlatus fuisset.. 8 ). conveniebat ad eum multitudo virorum ac mulierum. V. 57. Tur. 1. II. dont Sidoine mourant avait prédit la venue ( Greg. II. mais on les voit pourtant élire successivement pour évêques deux amis des Francs. en 484. carm.. à douze milles de Carcassonne. c. Malgré la conquête d'Euric. 220.. Un autre Avitus est évêque de Vienne. qui fut élu par « l'assemblée de tous les Arvernes. ' Apruncule. ut accedente febre oegrotare coepisset . simulque etiam et infantium plangentium atque dicentium : « Cur nos deseris. 7. 26). mais il recouvra la liberté en 478. 1. (Sidon. on pourrait induire cette famille avait été originairement à la tête des clans Arque verncs : . Lorsqu'il mourut [484] . On trouve parmi les-évêques de Clermont un Avitus « non infimis nobilium natalibus ortus. » Greg. II.( 491 ) pereur avec le titre de Patrice. II. note).) De ce passage et de quelques autres encore. conrucrunt. c. Tur. c'était lui qui avait commandé les Arvernes à Vouglé : « Ibi tune Arvernorum populus. 55).

Sidonius lui écrit (1.(492 Greg. quotidianum mihi victum praestet ecclesia. semble entouré de dévoués. Scr. aliquot millia Gothorum. . fr. X. elegisset. Un capitulairè de Charlemagne (ap. inquiunt. transisti. contient des dispositions favorables à un Apollinaire. III. praestabo. — Peut-être les Arvernes eurentils grande part à l'influence que les Aquitains exercèrent sur les Carlovingiens. fr. du barbare roi de Metz ( Greg. évêque de Riez ( Riez même s'appelait Reii Apollinares ).) Ecdicius. sqq. les mêmes moeurs et les mêmes idées (1. Sidonius en donne une longue et pomCarmen XVIII. appela en Auvergne Childebert au préjudice de Theuderic [550] .. narilocum hujus honoris adipisci inquit. Tur.» Cùm tibi non daret tot pugna socios. III. pietas tua servo tuo Apolli» Quibus ille : « Quidego. le fils d'Avitus.. Scr. domine. cujus potestati nihil est subditum : sufficit enim ut oralioni vacans . 1.. le sénateur Arcadius. II. — Le petit-fils de Sidonius. Permutat.) Un Ferréol était évêque de Limoges en 585 (Scr. III s op. 9. Tur.. On sait que la généalogie des Carlovingiens les rattache aux Ferréols. V. ad sanctum Quintianum venientes. Raoul Glaber attribue aux Aquitains et aux Arvernes le même costume. 3 ) : « Vix duodeviginti equitum sodalitate comitatus. qui de Rutheno ejectus fuerat. fr.uxor sororque Apollinaris. III. 744). » — Les Avitus semblent n'avoir été pas moins puissans. » — Le nom même d'Apollinaire indique peut-être une famille originairement sacerdotale. Leur terre portait leur nom (Avitacum. 1. quot solet mensa convivas.. 42). 296 ). c. 2 : « Cùm populus (Arvernorum) sanctum Quintianum. peuse description. c. sencctuti tuae quôd es épis copus ordinatus. préférant sans doute sa domination à celle de l'ami de saint Quintien. ep. Un Ferréol occupa le siège d'Autun avant saint Léger.. dicunt : « Sufficiat. Alchima et Placidina.

Beneventani se adunârunt ad unum consilium . rectum est moriad. Sanguine veni vindicare quod super terram fusus est. ratum atque nomine Cororum imperii sibi in caput pronet et dicebat populo : Ecce sumus imperator. Plures mala nobis fecit. Et ipse sancte pius incipiebat dicere : Tanquam ad latronem venistis cum gladiis et fustibus Fuit jam namque tempus vos allevavit in omnibus . Leto animo habebat de illo quo fecerat .Lhuduicum comprenderunt. Adalferio loquebatur et dicebant principi : Si nos eum vivum dimittemus . et alium requirere. . Ille Tero gaude visum tanquam ad martyrium. possidere civitas. Exierunt multx turmae videre mirabilia. sancto pio Auguste). page 579 ) Audite omnes fines terre orrore cum tristiiia . ad terram ceciderat. Neseio pro quid causamvultis me occidere. A demonio vexatur . Generacio crudelis veni interficere. Super Salerno pervenerunt.( 493 ) SUR LA CAPTIVITÉ DE LOUIS II ( Voy. Regnum nostrum nobis tollit. Juratum est ad Surete Dei reliquie Ipse regnum defendendum. Exierunt Sado et Saducto. Quale scelus fuit factum Benevento civitas. Celus magnum preparavit in istam provintiam. Deposuerunt sancto pio de suo palatio . Adalferioillum ducebat usque ad pretorium . nos habet pro nihilum. Eclesieque sanctis Dei venio diligere. . possuni vobis regero. MagnusDominus Jésus Christus judicavit judicium : Multa gens paganorum exit in Calabria. certe nos peribimus. invocabant imperio . Kalidus ille temtador . Modo vero surresistis adversus me consilium .

Et ce saint.( 494 ) « Écoutez. Les Bénéventins se sont assemblés en conseil. Adalfieri parlait. quel crime a été commis dans la ville de Bénévent. lui-même il disait au peuple : Vous venez à moi comme au-devant d'un voleur avec des épées et des bâtons . Ils ont arrêté Louis. écoutez avec horreur. et je ne sais pourquoi vous voulez me tuer : je suis venu pour détruire la race des infidèles . et ils ont dit au prince : Si nous le renvoyons en vie. Adalfieri l'a conduit au prétoire . ce pieux monarque . Sado et Sadueto sont sortis en invoquant les droits de l'Empire . ils l'ont fait sortir de son palais . Il a préparé de cruelles vengeances contre cette province : il nous enlève notre royaume. un temps était où je vous ai soulagés. le pieux Auguste. et la foule est sortie pour être témoin du miracle. Le grand-maître Jésus-Christ a prononcé son jugement : la foule des païens a envahi la Calabre . il paraissait se réjouir de sa persécution comme un saint dans le martyre. mais à présent vous avez comploté contre moi. il nous estime comme rien . » . je suis venu pour venger le sang qui avait été répandu sur la terre. le saint. elle est parvenue à Salerne pour posséder cette cité : mais nous jurons sur les saintes reliques de Dieu de défendre ce royaume et d'en conquérir un autre. Le tentateur a osé mettre sur sa tête la couronne de l'Empire . mais le démon le tourmente et l'a renversé par terre. avec tristesse. et lui. et il s'est réjoui de son ouvrage . sans doute nous périrons tous. nous pouvons vous gouverner. il nous a accablés de maux : il est bien juste qu'il périsse. limites de la terre. je suis venu pour rendre un culte à l'Église et aux saints de Dieu . il a dit au peuple : Nous sommes empereur.

55). Ducange dérive le mot Collibert de cum et de libertus. C'est surtout dans le Poitou . S. dit-il. Cenoman. II. Enfin un auteur dit: Libertate carens Colibertus dicitur esse . Tabul. qu'à des conjectures contradictoires. ann. 1105. et poteram eum vendere vel ardere. n° 85. Albini Andegav. fr. VI. Lud. jusqu'à ce jour. Ducange). X. que les Colliberts n'étaient ni tout-à-fait esclaves. tanquam terram Coliberti mei (Charta Juelli de Meduana. gloss. Vid. S. On retrouve dans l'ouest et le midi de la France quelques débris d'une population opprimée. ibid. Supplem. — « Iratus graviter contra eum. et dans une situation peu différente de celle des homines de capite. 21. On les voit souvent sujets à des redevances : « De Colibertis S. mais peu décisives. t. De servo factus liber. . dont nos anciens monumens font souvent mention. les vendre ou les donner. Libertus. . ( Voy. Tabul. et que poursuivent encore une horreur et un dégoût traditionnels. Leur maître pouvait. affranchissait de la même manière que les esclaves (vid. I. IIe volume ). Acta pontifie. ap. etc. et terram suam cuicumque vellem dare. et confisquer leur terre. qui unoquoque anno solvere debent de capite très denarios « (Liber chart.. Ducange). le Maine. page 51. l'Aunis. Burgul. ni tout-à-fait libres. « Il semble. il est vrai. Scr. 1. Le Domesday Book les appelle colons.. . 585. 27. Chart. plus ou moins plausibles. Cyrici Nivern. qu'on . Carpentier. la loi des Lombards compte les Colliberts parmi les libres (-L.. tit. Cyrici. l'Anjou.. (Ebrardus Betun.) » On les. ap. d'un autre côté. dixi ei quod meus Colibertus erat.( 495 ) SUR LES COLLIBERTSCAGOTS CAQUEUX GESITAINS etc. ap.) Mais. . . Ils étaient sans doute en général serfs sous condition. ap. Les savans qui ont cherché à en découvrir l'origine ne sont arrivés. 29.

On lit dans un ancien registre qu'ils ne pouvaient voyager dans le duché que vêtus de rouge (D. En 1460. 71). IV. — « In extremis quoque insulaa. 75). les Marrons. » Il ajoute que les Normands en détruisirent une grande quantité et qu'on chante encore cet événement : « Deleta cantatur maxima multitudo. fut modifiée en 1477 par le duc François. Marten. chiens goths. Ce se1 Le chef suprême des Truands s'appelait dans leur langage coërse. Anecdot. et qu'ils portassent sur leurs habits leur ancienne marque d'un pied d'oie ou de canard. les Cagots. 1142).1550. p. Mais cette disposition. et ses principaux officiers cagoux . suprà Separis alveum quoddam genus hominum. et donne de leur nom une étymologie singulière. quod à majoribus Collibertorum vocabulum contraxerat. piscando quseritans victum. de paraître en public autrement que chaussés et habillés de rouge (comme en Bretagne).. L'auteur d'une histoire de l'île de Maillesais les représente comme une peuplade de pêcheurs qui s'était établie snr la Sèvre. sous peine du fouet. c'étaient les Caqueux. chez les Basques et les Béarnais . p. ou arehi-suppôls. Le parlement de Rennes fut obligé d'intervenir pour leur faire accorder la sépulture II leur était défendu de cultiver d'autres champs que leurs jardins. En 1606. Caevas. » Dans la Bretagne.( 496 ) trouve le mot de Colliberts. il fallait la déposition de sept Cagots ou Crétins. Agots. II. Caffos. qui réduisait ceux qui n'avaient pas de terre à mourir de faim. Ils avaient une porte et un bénitier à part. Agolas. Marca dérive le mot Cagots de caas goths. .. pour valoir un témoignage ( Marca. c'étaient les Cahets . les états du Béarn demandèrent à Gaston qu'il leur fût défendu de marcher pieds nus dans les rues sous peine d'avoir les pieds percés d'un fer. et un arrêt du parlement de Bordeaux leur défendit. Cacous1. Crétins. les états de Soule leur interdisent l'état de meuniers (Marca. Lobineau. dans l'Auvergne.. Béarn. à l'église. dans la Gascogne et le Bigorre. Capots. En Guyenne. Caquins. D'après l'ancien for de Béarn. nonmilla tuguria confecerat. Collibertus à cultu imbrium descendere putatur. Le prince ne répondit pas à cette demande.

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raient alors des Goths. Cependant le nom de Cagots ne se trouve que dans la nouvelle coutume de Béarn, réformée en 1551, tandis que les anciens fors manuscrits donnent celui de Chrestiaas, ou chrétiens ; dans l'usage on les appelle plus souvent Chrétiens que Cagots. Le lieu où ils habitent s'appelle le quartier des Chrétiens. Oihenart conjecture que les Cagots étaient autrefois appelés Chrétiens (crétins) par les Basques, lorsque ceux-ci étaient encore payens. Oc les appelait aussi pelluti et comati ; cependant les Aquitains laissaient également croître leurs cheveux. Ce qui pourrait encore les faire considérer comme les débris d'une race germanique, c'est que les familles agotes, chez les Basques , sont généralement blondes et belles. Selon M. Barraut, médecin , les Cagots de sa ville sont de beaux hommes blonds ( Laboulinière, I, 89). Marca pense que ce sont des descendans des Sarrazins, restés après la retraite des infidèles, surnommés peut-être Caas-Goths, par dérision, dans le sens de chasseurs des Goths. On les aurait appelés Chrétiens en qualité de nouveaux convertis. L'isolement où ils vivent semble rappeler la retraite des catéchumènes. Il est dit dans les actes du concile de Mayence, chapitre V : « Les catéchumènes ne doivent point manger avec les baptisés ni les baiser; encore moins les gentils. » Et d'un autre côté, une lettre de Benoît XII, adressée en janvier 1540 à Pierre IV d'Aragon, prouve que les habitations des Sarrazins, comme celles des Cagots, étaient situées dans des lieux écartés. « Nous avons appris, dit le pape, par le rapport de plusieurs fidèles habitans de vos états, que les Sarrasins, qui y sont en grand nombre, avaient dans les villes et les autres lieux de leur demeure, des habitations séparées et enfermées de murailles, pour être éloignés du trop grand commerce avec les chrétiens et de leur familiarité dangereuse ; mais à présent ces infidèles étendent leur quartier ou le quittent entièrement, et logent pêle-mêle avec les chrétiens, et quelquefois dans les mêmes maisons. Ils cuisent aux mêmes feux, se servent des mêmes bancs, et ont une communication scaridaleuse et dangereuse. » (Voy. Laboulinière, I, 82.) 3* I.

( 498 ) Le mot de Crétin, selon Fodéré (ap. Dralet, t. I), vient de Chrétien, bon Chrétien, Chrétien par excellence, litre qu'on donne à ces idiots, parce que, dit-on, ils sont incapables de commettre et aucun péché. On leur donne encore le nom de Bienheureux, après leur mort, on conserve avec soin leurs béquilles et leurs vêtemens. Dans une requête qu'ils adressèrent en 1514 à Léon X, sur ce que les prêtres refusaient de les ouïr en confession, ils disent euxmêmes que leur ancêtres étaient Albigeois. Cependant dès l'an 1000, les Cagots sont appelés Chrétiens dans le Cartulaire de l'abbaye de Luc et l'ancien for de Navarre. Mais ce qui vient a l'appui de leur témoignage c'est que, dans le Dauphiné et les Alpes, les descendans des Albigeois sont encore appelés Caignards, corruption de canards, parce qu'on les obligeait de porter sur leurs habits le pied de canard dont il est parlé dans l'histoire des Cagots de Béarn, Rabelais, pour la même raison, appelle Canards de Savoie les Vaudois Savoyards 1. Les descendans des Sarrasins, continue Marca, auraient été aussi nommés Gésitains, comme ladres, du nom du syrien Giézi, frappé de la lèpre pour son avarice. Les Juifs et les Agaréniens ou Sarrasins croyaient, selon les écrivains du moyen-âge, échapper à la puanteur inhérente à leur race, en se soumettant au baptême chrétien, ou en buvant le sang des enfans chrétiens. —Le père Grégoire de Rostrenen (Dictionnaire Celt.) dit que caccod en celtique signifie lépreux. En espagnol : gafo, lépreux ; gafi, lèpre. L'ancien for de Navarre, compilé vers 1074, du temps du roi Sanche Ramircz, parle des Gaffos et les traite comme ladres. Le for de Béarn 1 Bullet croit trouver dans ce fait un rapport avec l'histoire de Berthe, la reine pédauque (pes aucoe, pied d'oie. Voy. mon IIe volume , pag. 151). Un passage de Rabelais indique qu'on voyait une image de la reine Pédauque à Toulouse. Les contes d'Eutrapel nous apprennent qu'on jurait à Toulouse parla que nouille de la reine Pédauque. Cette locution rappelle le proverbe : Du temps que la reine Berthe filait ( Bullet, Mythologie française ).

( 499 ) distingue pourtant les Cagots des lépreux ; le port d'armes leur est défendu, et il est permis aux ladres. De Bosquet, lieutenant-général au siège de Narbonne, dans ses notes sur les lettres d'Innocent III, croit reconnaître les Capots dans certains marchands juifs, désignés dans les capitulaires de Charles-le-Chauve par le nom de Capi (Capit. ann. 877, c. 51 ). Dralet pense que ce furent des goitreux qui formèrent ces races. Les premiers habitans , dit-il, durent être plus sujets aux goîtres, parce que le climat dut être alors plus froid et plus humide. En effet, on trouve peu de goitreux sur le versant espagnol ; les nuits y sont moins froides, il y a moins de glaciers et de neiges, et le vent du sud y adoucit le climat. Selon M. Boussingault cette maladie vient de ce qu'on boit les eaux descendues des hautes montagnes, où elles sont soumises à une très faible pression atmosphérique et ne peuvent s'imprégner d'air. (De même on voit beaucoup de goitres à Chantilly, parce qu'on y boit l'eau de conduits souterrains où la pression de l'air a peu d'action Annal, de Chimie, février 1852). Au reste, peut-être doit-on admettre à la fois les opinions diverses que nous avons rapportées; tous ces élémens entrèrent sans doute successivement dans ces races maudites, qui semblent les Parias de l'Occident.

FIN DU TOMEPREMIER.

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TABLE DES MATIERES.

LIVRE

I. — CELTES. — IBÈRES.— ROMAINS. 1 ibid. 5 7 8 ibid. 9 10 ibid.

. . , CHAPITREIer. Celtes et Ibères. Race Gauloise ou Celtique ; génie sympathique; tendance à l'action ; ostentation et rhétorique . Bace Ibérienne ; génie moins sociable; esprit-de résistance Les Galls refoulent les Ibères, et les suivent audelà des Pyrénées et des Alpes Colonies dans le midi de la Gaule 1 ° Établissemens des Phéniciens 2° Établissemens des Ioniens de Phocée. Marseille. Invasions celtiques dans le nord de la Gaule. ... 1 ° Invasion et établissement des Kymry. Supériorité morale des Kymry sur les Galls. Druidisme. Passage des Galls, puis des Kymry, en Italie. Guerre contre les Étrusques. Lutte de la Tribu contre la Cité Intervention des Romains. Prise de Rome, 388 Revers des Gaulois; victoires de la Cité sur la Tribu 2° Invasion des Belges ou Bolg. Leurs établissemens dans le Languedoc . Expédition des Gaulois en Grèce et en Asie . . Gaulois mercenaires . . . Insurrection des Gaulois d'Italie, Boies et Insubres. 222. Rome accable les Boies, puis les Insubres. . :

12 15 15 16 ibid. 19 20 22

( 501 ) Hannibal relève les Gaulois ........ 23 201-170. Ruine des Boies et Insubres. L'Italie fermée aux Gaulois. . 24 Rome accable les Gaulois d'Asie ou Galates . . 2l Première expédition des Romains dans la Gaule . 26 112. Invasion des Cimbres et Teutons. Défaites des Romains 28 102-101. Marius. Extermination des Teutons et des Cimbres. 52 CHAPITRELT. Etat de la Gaule dans le siècle qui précède la conquête. — Druidisme. —. Conquête de César 40 Première religion des Galls. Culte de la nature . 41 Religion des Kymry, ou druidisme. Dogme moral de l'immortalité de l'âme, des peines et des ré...... 42 compenses Science druidique. Astrologie, médecine. Samolus, 45 gui, oeuf de serpent Prêtresses et prophétesses. Vierges de Sein. Sacrifices humains 46 Hiérarchie sacerdotale. Druides, Ovates, Bardes. 48 Assemblées des Druides dans le pays des Carnutes. 49 Impuissance du druidisme pour fonder une société. La Gaule lui échappe. Triomphe de l'esprit de clan ibid. César. — État intérieur de la Gaule. Deux partis : 1° le parti gallique ou des chefs de clans (Arvernes et Séquanes ) ; 2° le parti kimrique ou du 52 druidisme (Édues, etc.); l'hérédité et l'élection. Les Séquanes appellent contre les Edues les Suèves, ibid. qui oppriment les uns et les autres .... 53 Un Edue, Dumnorix, appelle les Helvètes. Un Druide, frère de Dumnorix, appelle les Roibid. mains 54 58. César repousse les Helvètes 55 et chasse les Suèves

(502) Les Gaulois du nord se coalisent contre César ap56 pelé par les Edues, les Sénons et les Rhèmes 57. Guerre pénible de César contre les peuples de la 57 Belgique. 58 56. Il réduit les tribus des rivages et l'Armorique. 55. Il fallait frapper les deux partis qui divisaient la Gaule, dans la Germanie et dans la Bretagne. 59 1° César passe le Rhin. 60 2° Il passe en Bretagne . 62 54-55. L'insurrection éclate en Gaule de toutes parts. . ibid. Soulèvement et extermination des Éburons. 52. Soulèvement des deux partis , kimrique et galli65 que (Carnutes, Arvernes, etc.) César accourt de l'Italie, prend Genabum et Noviodunum 64 Soulèvement des Edues 65 César assiège dans Alésia le vercingétorix. 66 51. Il la prend et réduit rapidement la Gaule . . . ibid. CHAPITREIII. La Gaule sous l'Empire. — Décadence de 69 l'Empire. — Gaule chrétienne César, génie cosmopolite, favorable aux vaincus, fait entrer les Gaulois dans la Cité .... ibid. Antoine, imitateur de César. Réaction d'Octave ; il repousse les Gaulois de la Cité, et impose à la Gaule la forme romaine 70 Association du paganisme romain à la religion gal71 lique Persécution du druidisme. La Gaule soulevée par les Trévires et les Edues 72 Caligula, Claude, Néron, descendans d'Antoine, favorables aux vaincus 75 Caligula, né à Trêves , institue les jeux du Rhône à Lyon 77 Claude né à Lyon ; il rouvre la Cité aux Gaulois. 78 Persécution des Druides. Réduction de la Bretagne. 79

(503) Néron. La Gaule prend parti pour Galba et pour Vitellius Révoltes de Civilis et de Sabinus contre Vespasien, Relations de Rome et de la Gaule. Action réciproque. Influence de la Gaule sur les destinées de l'Empire. 81 ibid. 85

87 Empereurs gaulois. Essai d'un empire gallo-romain. Posthumius, etc. 89 Décadence de l'Empire. La faute n'en est point ... 90 aux empereurs ni à l'administration. Le mal incurable de la société antique était l'Escla93 vage Substitution des esclaves aux petits cultivateurs. Extinction graduelle et nécessaire de la popu96 lation esclave Point d'industrie. La société absorbe et ne produit 97 point. Misère universelle, fiscalité intolérable. 100 Révolte des Bagaudes 102 Constantin. Espoir de l'Empire 104 Dépopulation croissante. Misère des Curialcs. 110 Condamnation de la société antique Toutefois Rome laisse en Gaule l'ordre civil, la ibid. Cite . 111 Le Christianisme y a mis l'ordre ecclésiastique Les moines de Saint-Benoît commencent le travail 112 libre La nationalité gauloise se réveille dans le chris114 tianisme 115 Un Grec fonde la mystique église de Lyon. Saint Irénée, saint Hilaire, saint Ambroise, saint 116 Martin Idée de la personnalité libre, loi de la philosophie . . . 118 celtique, posée par le breton Pelage. Les Pélagiens, disciples d'Origène. Sympathie du 119 . . . . génie grec et du génie gaulois Lutte de saint Augustin contre les Pélagiens . . 122

(504) 125 de la Provence Semi-pélagianisme 125 Le rationalisme des Pélagiens était prématuré. CHAPITREIV. Récapitulation ; — Systèmes divers. — Influence des races indigènes, des races étrangères. —Sources celtiques et latines de la langue — Destinée de la race celtique. 126 française. Systèmes divers. Les uns rapportent tout le développement de la nationalité française à l'élément 127 indigène, les autres à l'influence étrangère 128 Défaut commun de ces deux systèmes exclusifs. Récapitulation. Gaëls, Ibères, Kymry, Bolgs, 129 Grecs, Romains La France résulte du travail de la liberté sur ces 135 élémens . . 154 N'a-t-on pas exagéré l'influence grecque ? 155 et l'influence romaine ? Est-il vrai que la langue latine ait été universelle ? ibid. De la langue vulgaire gauloise et de l'analogie qu'elle a pu présenter avec les modernes dialec157 tes celtiques Ténacité des races celtiques ...... 145 Destinée malheureuse des races restées pures. 144 Galles et Bretagne, Irlande et Highland d'Ecosse, ibid. LIVRE II. — LES ALLEMANDS. CHAPITREIer. Monde germanique. — Invasion. — Méro161 vingiens Monde germanique, flottant et vague .... ibid. Première Allemagne, ou Allemagne suévique. . 164 L'invasion des tribus odiniques ( Goths, Lombards, Burgundes; — Saxons), y apporte une civilisation plus haute 165. 166 Goths, Lombards et Burgundes ; chefs militaires. Saxons ; Ases, descendans des dieux . . . . 168

375. 585. 412. 413. 451.

( 505 ) Génie impersonnel de la race germanique. . . L'héroïsme commun aux barbares n'a-t-il pas été pris à tort pour le caractère propre des Germains ? . Esprit d'aventure des temps héroïques. Sigurd. But des courses héroïques : l'Or et la Femme. Brunhild . . Première migration des Barbares dans l'Empire. Invasion des Goths Soulèvement des populations celtiques de Gaule et Bretagne; Maxime, Constantin Établissement des Goths dans l'Aquitaine. Désorganisation de la tyrannie impériale .... Établissement des Burgundes à l'ouest du Jura . Invasion des Huns dans la Gaule. Attila . . . Résistance des Goths. Bataille de Châlons. Combat fratricide des tribus germaniques. Retraite des Huns Civilisation romaine des Goths. Résurrection de la tyrannie impériale Le elergé appelle les Francs dans la Gaule. . L'Église soutient les Francs catholiques contre les Goths et Burgundes ariens Commencement de l'invasion Franque. Syagrius vaincu Clovis. Il repousse les tribus Suéviques ( Allemands), et embrasse le christianisme. . . . Victoire des Francs sur les Goths L'invasion franque achève la dissolution de l'organisation romaine Les fils de Clovis (Theuderic, Clotaire, Childebert, Clodomir ) se partagent les conquêtes, ou plutôt l'armée Guerres contre les Thuringiens et les Burgundes. Mort de Clodomir. Meurtre de ses enfans . . . . . . Expédition de Theuderic en Auvergne.

169 170 172 175 175 176 178 180 182

186 190 192 194 196 197 198 201

486. 496. 507.

511.

525-554.

207 208 209 212

559.

558-561. 561.

584.

615.

615-658.

( 506 ) de Theudebert en Italie. — Revers Expédition des Francs Les tribus germaniques se soulèvent contre les . Francs Réunion sous Clotaire I Partage entre les quatre fils de Clotaire ( Sigebert, Chilpéric, Gontran, Charibert) Les Francs livrés à l'influence romaine et ecclésiastique Frédégonde, femme de Chilpéric, roi de Neustrie. Brunehaut, femme de Sigebert, roi d'Ostrasie. Sigebert appelle les Germains contre Chilpéric; meurt assassiné. En Neustrie, essai de résurrection du gouvernement . impérial. Fiscalité oppressive. . . Meurtre de Chilpéric. Gontran, roi de Bourgogne , protège Frédégonde et son fils Clotaire II, contre l'Ostrasie. . . . La Gaule méridionale essaie de se donner un roi, Gondovald ........... soutient Gondovald roi d'Ostrasie, Childebert, contre Gontran. Gontran se réconcilie avec Childebert. Abandon et mort de Gondovald Mort de Gontran, de Frédégonde et de Childebert. Theudebert II en Ostrasie, Theuderic II en Bourgogne , Clotaire II en Neustrie Victoires de Theuderic II sur Theudebert II. L'Ostrasie réunie à la Bourgogne. Puissance de Brunehaut . . . . . . . Abandon, défaite et mort de Brunehaut Victoire de la Neustrie, c'est-à-dire des Gaulois. . . . Romains Clotaire II. Dagobert. — Faiblesse réelle de la Neustrie

215 214 217 ibid. ibid. 221 225 225 250 251 252 254. 258 245 244

246 247 249 250

( 507

)

Règne de l'Église. L'Église, asile des races vain253 ....... cues 254 Centres ecclésiastiques de la Gaule, Reims et Tours. L'Église absorbe tout, se matérialise, et devient 261 barbare . . ibid. Le spiritualisme se réfugie dans les moines. La réforme vient.de l'église celtique, éclairée et . . . 262 florissante . . 266 Arrivée de saint Colomban Règle de saint Colomban (mort en 615) . . . 269 . 27 Impuissance de cette réforme . . . 272 Dissolution de la monarchie neustrienne Clovis II réunit les trois royaumes. Minorité de ses trois fils. Puissance des maires du palais, 275 Erchinoald et Ebroin 660-681. Lutte d'Ébroin contre l'Ostrasie et la Bourgogne. 276 Mort de saint Léger, 678. ...... 687. Victoire des grands d'Ostrasie sur la Neustrie et le 278 parti populaire. Bataille de Testry .... Dégénération des Mérovingiens . . . . . . 279 — VIIIe, IXe et Xe siècles. . 285 . . . 284 Origine ecclésiastique des Carlovingiens La bataille de Testry achève et légit'me la dissolution . . . 286 287 Impuissance de Pépin et de l'Ostrasie .... 715-741. Carl Martel. Physionomie païenne de ce chef des . ibid. Francs 288 Il bat les Neustriens, les Aquitains, les Sarrasins. 752. Bataille de Poitiers . 289 290 Il refoule les Frisons, les Saxons, les Allemands. 291 Il dépouille le clergé. . Puis il se réconcilie avec l'Église. Mission de saint 292 Boniface dans la Germanie 296 751. Saint Boniface sacre roi Pépin au nom du pape CHAPITREII. Carlovingiens.

741. 745. 759. 768.

772. 775-777.

778. 779.

782.

787.

( 508 ) Guerres de Pépin contre les ennemis de l'Église, 298 Saxons, Lombards, Aquitains ..... 299 Situation de l'Aquitaine. Progrès des Basques. Amandus, 628. Puissance de son arrière-petit-fils 300 Eudes est battu par CharEudes s'allie aux Sarrasins, 502 les Martel ibid. Arrestation et défaite d'Hunald. 503 . . . Guaifer, fils d'Hunald 504 Pépin défait Guaifer et ravage le midi de la Gaule. 306 Puissance de Pépin, fondée sur l'appui de l'Église. Charlemagne et Carloman. Révolte d'Hunald. . . . . 507 Charlemagne, roi des Lombards. La faiblesse des nations environnantes , la vieillesse du monde barbare, la longueur des règnes de Pépin et de son fils , n'ont-elles pas fait illusion sur la grandeur réelle de Charles ? . . . 508 La grande guerre fut contre les Saxons. La cause fut-elle l'imminence d'une invasion ? . . . 511 Première expédition en Saxe. Charles fixe sa résidence à Aix-la-Chapelle 515 Passage du Weser. Soumission des Saxons Angariens. Charlemagne baptise les vaincus à Paderborn 315 Guerre d'Aquitaine et d'Espagne. Défaite de Roncevaux .... 517 518 Reprise de la guerre de Saxe. Victoire de Buckkolz. Organisation ecclésiastique de la Saxe. Fondation de huit évêchés. Tribunaux d'inquisiteurs . . 379 Witikind descend du Nord, et défait les Francs à Sonnethal 520 Massacre de Verden. Victoires de Dethmold et d'Osnabruck. Soumission de Witikind. . . 521 522 Conjuration contre Charlemagne .... 525 Ligue des Bavarois et des Lombards

( 509 ) Guerre contre les Slaves ; l'empire Franc s'étend et s'affaiblit. Guerre contre les Avares. . . 791. Révolte des Saxons. Invasion des Sarrazins . . 796-797. Charlemagne entreprend la dépopulation do la Saxe. 800. Voyage de Charlemagne à Rome. Le pape le proclame empereur Pâle représentation de l'Empire. — Ambassade d'Haroun-al-Raschid . . . Zèle de Charlemagne pour la culture des lettres latines et les cérémonies du culte Ses femmes et ses filles Réforme des moines par saint Benoit d'Aniane . Littérature pédantesque et vide Préférence de Charlemagne pour les étrangers et les gens de basse condition Apparences d'administration Misère de l'Empire Que penser de la gloire législative de Charlemagne ? Caractère ecclésiastique des Capitulaires . . . Intervention de Charlemagne dans les affaires de . . . dogme La domination des Francs s'écroule. .... Premières apparitions des pirates du Nord. . . . . . L'Empire se met vainement en défense. CHAPITREIII. Dissolution de l'empire Carlovingien . . L'empire Franc aspire à se diviser 814. Louis réforme les évêques, les monastères, le palais impérial Il se montre favorable aux vaincus, veut réparer et restituer Insurrection de l'Italie sous Bernard, neveu de Louis. Supplice de Bernard Soulèvement des Slaves, des Basques, des Bretons. Mariage de Louis avec Judith 822. Il veut faire une pénitence publique

324 326 328 529 330 331 334 ibid. 555 356 542 544 545 546 347 548 549 551 552 ibid. 354 355 357 359 360 361

(510) 362 820-829. Incursions des Northmans 830. Conjuration des grands et des fils de l'Empereur, ibid. Lothaire, Louis, Pépin . . 565 Lothaire enferme Louis dans un monastère. ibid. Les Germains le délivrent 564 855. Lothaire redevient maître de son père .... .... 565 et lui impose une pénitence publique . . . 568 Indignation et soulèvement de l'Empire. ibid. 854-855. Lothaire abandonné s'enfuit en Italie .... 859. L'empereur partage ses états entre ses fils. . .. 569 Il meurt, et avec lui l'unité de l'Empire . . . 570 841. Pépin et l'Aquitaine se joignent à Lothaire contre les rois de Germanie et de Neustrie. Défaite de Lothaire à Fontenaille 571 . . . 575 842. Alliance et serment de Charles et Louis. Les évêques leur confèrent le droit de régner . . 575 845. Partage de l'Empire. Traité de Verdun . . . 576 L'appui de l'Église fait prévaloir Charles et Louis sur Lothaire et Pépin 577 Puissance de l'Église dans la Neustrie. Reims, la ville épiscopale sous la seconde race. Laon, la ville royale 580 Charles-le-Chauve remet la plus grande partie du 585 pouvoir à l'Église Le vrai roi est l'archevêque de Reims, Hincmar. 584 Le royaume de Neustrie était une république théo587 cratique Deux événemens brisent ce gouvernement spirituel et temporel : 1° les hérésies ; 2° les incursions des Northmans 588 Question de l'Eucharistie ibid. Question de la Prédestination. L'allemand Gotteschalk 589 Hincmar défend le libre arbitre , et appelle à son aide Jean le Scol ibid.

. Charles-le-Gros réunit tout l'empire de Charle405 magne ibid. 401 875-877. Caractère de leurs incursions. grands centres ecclésiastiques 415 Les deux familles des Capets et des Plantagenets. 402 . Hugues-Capet. . Minorité de Lothaire et d'Hugues-Capet. Il se fait empereur et meurt en Italie . soutenu par les Normands ibid.. Siége de Paris par les Normands Faiblesse et lâcheté de Louis-le-Gros . . est que plus faible. Avènement de la troisième race 427 . Othon 420 Opposition d'Hugues-le-Grand ... féodalité ibid. Louis d'Outremer s'allie au roi de Germanie . 405 Louis-le-Bègue et ses fils. 414 La famille populaire et nationale des Capets succède aux Carlovingiens 415 Charlcs-le-Simple se met sous la protection du roi de Germanie 417 Le parti carlovingien l'emporte 418 898. Prépondérance de la Germanie 425 987.( 511 ) Les Northmans.. Extinction de la 888. Charles-le-Simple reconnu roi 419 956. 407 dynastie carlovingienne Fondation des diverses dominations locales . Déposition de Louis-le-Gros. 884... 592 398 Impuissance du roi et des évêques Charles-le-Chauve s'éloigne des évêques et n'en . Les fondateurs de la féodalité ferment la France aux incursions barbares 408 Les Northmans renoncent au brigandage et s'établissent en France (Normandie) 412 Au milieu du morcellement de l'Empire . 954. ibid.

Sur les Ibères et les Basques Sur les traditions religieuses de l'Irlande et du . sur les races de l'Angleterre L'Auvergne au cinquième siècle Sur la captivité de Louis II Sur les Colliberts. Cagots. . . .( 512 ) ÉCLAIRCISSEMENS. . . . Price. . . . Gésitains. Caqueux. Sur les pierres celtiques . Triades de l'île de Bretagne Sur les Bardes Sur la légende de Saint-Martin Extrait de l'ouvrage de M. pays de Galles. 457 448 457 461 470 472 482 486 495 495 FIN DE LA TABLEDU TOME PREMIER.

330. ligne 76 . lig. 134. lisez : échappé. 3 . 20 . 1 . lisez : ces peuples. lig. 169 . judicium. ligne 226 . 6. lisez : elles-mêmes. échappée. elle-même. lisez: patrie. Si. patr. 210 . lisez : macédoniennes. lisez : irrita 278 . ligne 7 . les peuples. note \ . lisez tributs. note. . ligne 293 . macédoines. lig. d'enfer en paradis. 1 . 3 . lisez : Se. Page 25 . irrite. ligne 21 . lisez : de paradis en enfer. 10 . 335 . ligne 29. note . lig. note 3 .( 513 ) ERRATA. lisez : indicium. tribus.

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né à Trèves. et impose à la Gaule la forme romaine Association du paganisme romain à la religion gallique Persécution du druidisme. Marseille Invasions celtiques dans le nord de la Gaule 1° Invasion et établissement des Kymry. saint Martin Idée de la personnalité libre. etc. Défaites des Romains 102-101.CELTES.Conquête de César Première religion des Galls. . La faute n'en est point aux empereurs ni à l'administration Le mal incurable de la société antique était l'Esclavage Substitution des esclaves aux petits cultivateurs. appelle les Helvètes Un Druide. Sacrifices humains Hiérarchie sacerdotale. Ovates. Extinction graduelle et nécessaire de la population esclave Point d'industrie. imitateur de César. Lutte de la Tribu contre la Cité Intervention des Romains. . ostentation et rhétorique Race Ibérienne. des peines et des récompenses Science druidique. La société absorbe et ne produit point. Empereurs gaulois Essai d'un empire gallo-romain. esprit de résistance Les Galls refoulent les Ibères. . posée par le breton Pélage Les Pélagiens. Supériorité morale des Kymry sur les Galls. Réduction de la Bretagne Néron. l'hérédité et l'élection Les Séquanes appellent contre les Edues les Suèves.Sources celtiques et latines de la langue française. fiscalité intolérable. Décadence de l'Empire. . Misère universelle. ou druidisme. Prise de Rome. des races étrangères. loi de la philosophie celtique.Etat intérieur de la Gaule.LIVRE I. victoires de la Cité sur la Tribu 2° Invasion des Belges ou Bolg.Influence des races indigènes. Récapitulation. . .ROMAINS. appelé par les Edues. Espoir de l'Empire Dépopulation croissante. descendans d'Antoine. disciples d'Origène. La Gaule sous l'Empire. Samolus. Misère des Curiales Condamnation de la société antique Toutefois Rome laisse en Gaule l'ordre civil. Claude. Sympathie du génie grec et du génie gaulois Lutte de saint Augustin contre les Pélagiens Semi-pélagianisme de la Provence Le rationalisme des Pélagiens était prématuré CHAPITRE IV. Dogme moral de l'immortalité de l'âme.). Action réciproque Influence de la Gaule sur les destinées de l'Empire. Etat de la Gaule dans le siècle qui précède la conquête. Boies et Insubres 222. Les uns rapportent tout le développement de la nationalité française à l'élément indigène. . génie sympathique. oeuf de serpent Prêtresses et prophétesses. les Sénons et les Rhèmes 57.Gaule chrétienne César. Extermination des Teutons et des Cimbres CHAPITRE II. . Astrologie. dans la Germanie et dans la Bretagne. prend Genabum et Noviodunum Soulèvement des Edues César assiége dans Alésia le vercingétorix 51. Ibères. Deux partis: 1° le parti gallique ou des chefs de clans (Arvernes et Séquanes). Ruine des Boies et Insubres. Revers des Gaulois. etc. frère de Dumnorix.Systèmes divers. Bardes Assemblées des Druides dans le pays des Carnutes Impuissance du druidisme pour fonder une société. Celtes et Ibères Race Gauloise ou Celtique. Réaction d'Octave. Posthumius. Néron. . tendance à l'action. 2° Il passe en Bretagne 54-53. César repousse les Helvètes et chasse les Suèves Les Gaulois du nord se coalisent contre César. puis les Insubres Hannibal relève les Gaulois 201-170. Vierges de Sein. favorables aux vaincus Caligula. Marius. en Italie. La Gaule prend parti pour Galba et pour Vitellius Révoltes de Civilis et de Sabinus contre Vespasien Relations de Rome et de la Gaule. . il repousse les Gaulois de la Cité. Invasion des Cimbres et Teutons. Romains . Kymry. L'insurrection éclate en Gaule de toutes parts. . CHAPITRE Ier. etc. Rome accable les Boies. 2° le parti kimrique ou du druidisme (Edues. Druidisme Passage des Galls. Guerre contre les Etrusques. kimrique et gallique (Carnutes. Grecs. . Il la prend et réduit rapidement la Gaule CHAPITRE III.Destinée de la race celtique Systèmes divers. Guerre pénible de César contre les peuples de la Belgique 56.) César accourt de l'Italie. La Gaule lui échappe. Soulèvement et extermination des Eburons 52. la Cité Le Christianisme y a mis l'ordre ecclésiastique Les moines de Saint-Benoît commencent le travail libre La nationalité gauloise se réveille dans le christianisme Un Grec fonde la mystique église de Lyon Saint Irénée. qui oppriment les uns et les autres Un Edue. fait entrer les Gaulois dans la Cité Antoine. Dumnorix. Il réduit les tribus des rivages et l'Armorique 55. il rouvre la Cité aux Gaulois Persécution des Druides. L'Italie fermée aux Gaulois Rome accable les Gaulois d'Asie ou Galates Première expédition des Romains dans la Gaule 112. saint Ambroise.IBERES. 1° César passe le Rhin. génie moins sociable. Culte de la nature Religion des Kymry. puis des Kymry. et les suivent au-delà des Pyrénées et des Alpes Colonies dans le midi de la Gaule 1° Etablissemens des Phéniciens 2° Etablissemens des Ioniens de Phocée. Arvernes. appelle les Romains 58. Triomphe de l'esprit de clan César. Soulèvement des deux partis. génie cosmopolite.Décadence de l'Empire. gui. les autres à l'influence étrangère Défaut commun de ces deux systèmes exclusifs Récapitulation. Il fallait frapper les deux partis qui divisaient la Gaule. Bolgs. La Gaule soulevée par les Trévires et les Edues Caligula. Druides. médecine. Leurs établissemens dans le Languedoc Expédition des Gaulois en Grèce et en Asie Gaulois mercenaires Insurrection des Gaulois d'Italie. saint Hilaire. Révolte des Bagaudes Constantin. institue les jeux du Rhône à Lyon Claude né à Lyon. Gaëls. favorable aux vaincus.Druidisme.

essai de résurrection du gouvernement impérial. Pépin défait Guaifer et ravage le midi de la Gaule Puissance de Pépin. Partage entre les quatre fils de Clotaire (Sigebert. IXe et Xe siècles Origine ecclésiastique des Carlovingiens La bataille de Testry achève et légitime la dissolution Impuissance de Pépin et de l'Ostrasie 715-741. Commencement de l'invasion Franque. Gondovald Childebert. asile des races vaincues Centres ecclésiastiques de la Gaule. contre l'Ostrasie La Gaule méridionale essaie de se donner un roi. Puissance de Brunehaut 613. Réunion sous Clotaire I 561. Clotaire II en Neustrie Victoires de Theuderic II sur Theudebert II. se matérialise. Désorganisation de la tyrannie impériale 413. Saint Boniface sacre roi Pépin au nom du pape Guerres de Pépin contre les ennemis de l'Eglise. Bataille de Testry Dégénération des Mérovingiens CHAPITRE II. Reims et Tours L'Eglise absorbe tout. Irlande et Highland d'Ecosse LIVRE II. Abandon et mort de Gondovald Mort de Gontran. ou plutôt l'armée 523-534. Attila Résistance des Goths. Charlemagne. Clodomir) se partagent les conquêtes. défaite et mort de Brunehaut Victoire de la Neustrie. Monde germanique. 628. les Sarrasins 732. Fiscalité oppressive 584. les Saxons. roi d'Ostrasie. Clotaire. flottant et vague Première Allemagne. les Aquitains. 678 687. Victoire des Francs sur les Goths L'invasion franque achève la dissolution de l'organisation romaine 511. fondée sur l'appui de l'Eglise 768.Saxons). Dagobert.Mérovingiens Monde germanique. roi de Bourgogne. Arrestation et défaite d'Hunald 745. .Invasion. . femme de Sigebert. femme de Chilpéric. L'Ostrasie réunie à la Bourgogne. Puissance des maires du palais. Expédition de Theudebert en Italie. Mort de saint Léger.VIIIe. éclairée et florissante Arrivée de saint Colomban Règle de saint Colomban (mort en 615) Impuissance de cette réforme Dissolution de la monarchie neustrienne Clovis II réunit les trois royaumes. Résurrection de la tyrannie impériale Le clergé appelle les Francs dans la Gaule L'Eglise soutient les Francs catholiques contre les Goths et Burgundes ariens 486. Invasion des Huns dans la Gaule. Retraite des Huns Civilisation romaine des Goths. Sigurd But des courses héroïques: l'Or et la Femme. Abandon. Saxons. . Carl Martel. Etablissement des Burgundes à l'ouest du Jura 451. Constantin 412. L'Eglise. est battu par Charles Martel 741. ou Allemagne suévique L'invasion des tribus odiniques (Goths. Charlemagne et Carloman. Ases. chefs militaires Saxons. Clotaire II. Lombards et Burgundes. Il repousse les tribus Suéviques (Allemands). Burgundes. descendans des dieux Génie impersonnel de la race germanique L'héroïsme commun aux barbares n'a-t-il pas été pris à tort pour le caractère propre des Germains? Esprit d'aventure des temps héroïques. Les fils de Clovis (Theuderic. Etablissement des Goths dans l'Aquitaine. la longueur des règnes de Pépin et de son fils. Physionomie païenne de ce chef des Francs Il bat les Neustriens. et devient barbare Le spiritualisme se réfugie dans les moines La réforme vient de l'église celtique. Révolte d'Hunald. . Première migration des Barbares dans l'Empire. . y apporte une civilisation plus haute Goths. Puissance de son arrière-petit-fils Eudes Eudes s'allie aux Sarrasins.Revers des Francs Les tribus germaniques se soulèvent contre les Francs 558-561. Meurtre de Chilpéric Gontran. Gontran. Bataille de Poitiers Il refoule les Frisons. Victoire des grands d'Ostrasie sur la Neustrie et le parti populaire. Progrès des Basques Amandus. Brunhild 375. Combat fratricide des tribus germaniques. n'ont-elles pas fait illusion sur la grandeur réelle de Charles? . Mission de saint Boniface dans la Germanie 751.LES ALLEMANDS. Aquitains Situation de l'Aquitaine. de Frédégonde et de Childebert Theudebert II en Ostrasie. la vieillesse du monde barbare.La France résulte du travail de la liberté sur ces élémens N'a-t-on pas exagéré l'influence grecque? et l'influence romaine? Est-il vrai que la langue latine ait été universelle? De la langue vulgaire gauloise et de l'analogie qu'elle a pu présenter avec les modernes dialectes celtiques Tenacité des races celtiques Destinée malheureuse des races restées pures Galles et Bretagne. Erchinoald et Ebroin 660-681. les Allemands Il dépouille le clergé Puis il se réconcilie avec l'Eglise. CHAPITRE Ier. Syagrius vaincu 496. Charibert) Les Francs livrés à l'influence romaine et ecclésiastique Frédégonde. Lutte d'Ebroin contre l'Ostrasie et la Bourgogne. Guerres contre les Thuringiens et les Burgundes Mort de Clodomir. roi des Lombards La faiblesse des nations environnantes. Invasion des Goths 383. Chilpéric. soutient Gondovald contre Gontran Gontran se réconcilie avec Childebert. Brunehaut. Carlovingiens. et embrasse le christianisme 507. . Lombards. . Guaifer. Maxime. fils d'Hunald 759. roi d'Ostrasie Sigebert appelle les Germains contre Chilpéric. Bataille de Châlons. Minorité de ses trois fils. c'est-à-dire des Gaulois-Romains 613-638. Clovis. Soulèvement des populations celtiques de Gaule et Bretagne.Faiblesse réelle de la Neustrie Règne de l'Eglise. roi de Neustrie. Meurtre de ses enfans Expédition de Theuderic en Auvergne 539. Lombards. protège Frédégonde et son fils Clotaire II. Childebert. Theuderic II en Bourgogne. meurt assassiné En Neustrie.

830. Passage du Weser.La grande guerre fut contre les Saxons. et défait les Francs à Sonnethal Massacre de Verden. Louis d'Outremer s'allie au roi de Germanie. Le royaume de Neustrie était une république théocratique Deux événemens brisent ce gouvernement spirituel et temporel: 1° les hérésies. Louis réforme les évêques. Minorité de Lothaire et d'Hugues-Capet. Les Germains le délivrent 833. Supplice de Bernard Soulèvement des Slaves. des Bretons Mariage de Louis avec Judith 822. . Caractère de leurs incursions Impuissance du roi et des évêques Charles-le-Chauve s'éloigne des évêques et n'en est que plus faible 875-877. neveu de Louis. La cause fut-elle l'imminence d'une invasion? 772. Invasion des Sarrazins 796-797. l'empire Franc s'étend et s'affaiblit. Traité de Verdun L'appui de l'Eglise fait prévaloir Charles et Louis sur Lothaire et Pépin Puissance de l'Eglise dans la Neustrie. Laon. veut réparer et restituer Insurrection de l'Italie sous Bernard. Extinction de la dynastie carlovingienne Fondation des diverses dominations locales. Hugues-Capet. le palais impérial Il se montre favorable aux vaincus. Guerre d'Aquitaine et d'Espagne. Reims. Charles fixe sa résidence à Aix-la-Chapelle 775-777. Il veut faire une pénitence publique 820-829. Incursions des Northmans. Partage de l'Empire. Défaite de Lothaire à Fontenaille 842. L'empereur partage ses états entre ses fils Il meurt. Othon Opposition d'Hugues-le-Grand. Ligue des Bavarois et des Lombards Guerre contre les Slaves. Fondation de huit évêchés.Ambassade d'Haroun-al-Raschid Zèle de Charlemagne pour la culture des lettres latines et les cérémonies du culte Ses femmes et ses filles Réforme des moines par saint Benoît d'Aniane Littérature pédantesque et vide Préférence de Charlemagne pour les étrangers et les gens de basse condition Apparences d'administration Misère de l'Empire Que penser de la gloire législative de Charlemagne? Caractère ecclésiastique des Capitulaires Intervention de Charlemagne dans les affaires de dogme La domination des Francs s'écroule Premières apparitions des pirates du Nord L'Empire se met vainement en défense CHAPITRE III. Voyage de Charlemagne à Rome. Prépondérance de la Germanie 987. Pépin Lothaire enferme Louis dans un monastère. féodalité Les fondateurs de la féodalité ferment la France aux incursions barbares Les Northmans renoncent au brigandage et s'établissent en France (Normandie) Au milieu du morcellement de l'Empire. Sur les Ibères et les Basques Sur les traditions religieuses de l'Irlande et du pays de Galles Sur les pierres celtiques Triades de l'île de Bretagne Sur les Bardes Sur la légende de Saint-Martin Extrait de l'ouvrage de M. Pépin et l'Aquitaine se joignent à Lothaire contre les rois de Germanie et de Neustrie. Tribunaux d'inquisiteurs 782. Charles-le-Gros réunit tout l'empire de Charlemagne Siége de Paris par les Normands Faiblesse et lâcheté de Louis-le-Gros 888. Guerre contre les Avares 791. Victoire de Buckholz Organisation ecclésiastique de la Saxe. la ville royale Charles-le-Chauve remet la plus grande partie du pouvoir à l'Eglise Le vrai roi est l'archevêque de Reims. la ville épiscopale sous la seconde race. Le pape le proclame empereur Pâle représentation de l'Empire. La famille populaire et nationale des Capets succède aux Carlovingiens Charles-le-Simple se met sous la protection du roi de Germanie Le parti carlovingien l'emporte 898. Soumission des Saxons Angariens. Soumission de Witikind Conjuration contre Charlemagne 787. Reprise de la guerre de Saxe. Dissolution de l'empire Carlovingien L'empire Franc aspire à se diviser 814. Première expédition en Saxe. Alliance et serment de Charles et Louis Les évêques leur confèrent le droit de régner 843. Conjuration des grands et des fils de l'Empereur. Charlemagne baptise les vaincus à Paderborn 778. Witikind descend du Nord. sur les races de l'Angleterre L'Auvergne au cinquième siècle . Charles-le-Simple reconnu roi 936. Louis. les monastères. Déposition de Louis-le-Gros. Price. Lothaire redevient maître de son père et lui impose une pénitence publique Indignation et soulèvement de l'Empire 834-835. et appelle à son aide Jean le Scot Les Northmans. Avènement de la troisième race ECLAIRCISSEMENS. Il se fait empereur et meurt en Italie Louis-le-Bègue et ses fils 884. soutenu par les Normands 954. des Basques. Défaite de Roncevaux 779. grands centres ecclésiastiques Les deux familles des Capets et des Plantagenets. Lothaire. L'allemand Gotteschalk Hincmar défend le libre arbitre. Charlemagne entreprend la dépopulation de la Saxe 800. Lothaire abandonné s'enfuit en Italie 839. 2° les incursions des Northmans Question de l'Eucharistie Question de la Prédestination. Hincmar. et avec lui l'unité de l'Empire 841. Révolte des Saxons. Victoires de Dethmold et d'Osnabruck.

Sur la captivité de Louis II Sur les Colliberts. Cagots. Caqueux. Gésitains FIN DE LA TABLE DU TOME PREMIER. .

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