COMPRENDRE

L'ISLAM

MGsV
ABUL A'LA par MAUDOUDI

Avant-propos
L'époque dans laquelle nous vivons est une époque de douleurs et dângoisses, En effet I'homme d'aujourd'hui recherche la sécurité, la tranquillité et la stâbilité mais en vain. Malgré que I'homme ait fait des progrès en technologie, qu'il ait volé dans le ciel et découvert certains secrèts de I'univers, malgré tout cela, I'humanité n'a pas cessé de gémir; elle est au bord d'une eouffre dônt il lui sera ilifncle de sortir. t'humanité ne retrouvera pas sa sécurité et sa stâbilité qu'en revenant vers le c-réateurde I'univers, et la religion que Dieu lui a voulu : L'Islam, la relieion ile séCurité et de Paix. Auiourd'hui les ennémis de I'humanité qui ne veuleni pas que les gens sachent la vérité, et qu'ils trouvent la clé de la paix et de la sécurité, Ils ont donc lancé de fausses âccusations contre I'Islam. C'est pourquoi il est devenu nécessaire de multiplier les efforts afin d'éclaircir aux gens la vdrité sur I'Islam, et I'importance de se5enseignements.Il faut apporter la preuve évidente à I'humanité qu'elle a besoin de ï'Islam. Nous sommes très heureux de présenter aux lecteurs francophones ce livre précieux écrit par l'éminentABU AL A'LA AL MAOUDOUDI (que Dieu lui fasse misèricorde) un notable penseurs musulmans aux 20ème siècle. Ii a joué un giand rôle dans l'éveil Islamique, et il aété I'un des plus brillants p-armisles d+gqants de son époque. Ce livre traduit dans quasiment-toutes les langues,est considérécomme I'un des ouvragesplus les importants de son oeuvre . Il fait partie des livres

il Islamiques plus lus de notreépoque; a reçu un les rem-arquable. asrémehtgénéral un succès et v Ce livre explique les bases'de la religion islamique. dansun style simpleet facile;il donneaux fondamentaux sensune rmase sénérîledesprinciDes dà ét les règles- I'Islam de' manière intéresserle lecteur. Grâce à Allah; et suite à la lecture de ce livre; des milliers des gens de musulmanset de nonmusulmans trouvé le chemin de I'Islam,et avec ont lui, un obiectif. que les WAIUY espère ce livre éclairera lecteurs francophone cheminde la guidéeet de la raison,et le leur môntera clairement vëritéde I'Islam. la Et c'est Dieu (Allah) qui guide vers le droit chemin. Dr. ManehBin H. Al-Djohrni Le Secrétaire Général de \ryAMY

AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR Au nom de Dieu le Très Miséricordieux,le Tout Miséricordieux. COMPRENDREL'ISLAM est la version française de mon livre ourdou Risa/a- diniyat, redige a I'origine en 1932 al mais qui a été bien révisé pour la orésente traduction. De I ' o u r d o u ,c ' e s t M . K h u r S h i dA h m a d q u i I ' a r e n d u e n a n g l a i s , et son travail a connu plusieurs éditions, sous le titre Towards Understanding lslam. La version française se b a s e s u r l a t r a d u c t i o n a n g l a i s e ,m a i s j ' e s p è r e q u e m a l g r é ce travail de seconde main, la penséeorigineflene sera pas trahie. Mon but, en préparant ce petit livre, a été de procurer à t o u s c e u x , m u s u f m a n s u n o n - m u s u l m a n sq u i d é s i r e r a i e n t , o connaître le vrai lslam mais qui n'ont pas l'accès aux s o u r c e s f o n d a m e n t a l e s e l ' l s l a m e n a r a b e ,u n e x p o s é b r e f d m a i s c l a i r d e I ' e n s e m b l ed e l ' l s l a m . C ' e s t p o u r q u o i i ' a i é v i t é l a d i s c u s s i o n d e s m i n u t i e s , e t j ' a i v o u fu p e i n d r e u n t a b l e a u c o m p l e t d e l ' l s l a m s e l o n l a p e r s p e c t i v em o d e r n e . En outre, ie ne me suis pas limitéà exposerce que nous, M u s u l m a n s ,c r o y o n s e t c e à q u o i n o u s t e n o n s , m a i s j ' a i e s s a y é a u s s i d ' e x p l i q u e rs u c c i n t e m e n tl e s b a s e s i n t e l l e c t u e l l e se t s p i r i t u e l l e s e n o s c r o y a n c e s .D e m è m e , j ' a i n o n d s e u l e m e n tp r é s e n t él e s m o d e s c u l t u e f se t l e s l i g n e s g é n é r a l e s d e l a c o n c e p t i o n i s l a m i q u ed e l a v i e , m a i s a u s s i j ' a i i u g é b o n d e p r e n d r e e n c o n s i d é r a t i o nl ' a s p e c t r a t i o n n e f . J'espère que ce manuel powra satisfaire dans un€ large mesure aux besoins de la jeunessemusulmanede notre é p o q u e ,e t a i d e r a a u s s i l e s n o n - m u s u l m a n s c o m p r e n d r e à fa foi et la religion islamiques. Abul A'la Maudoudi Lahore, janvier 1973

PRÊFACE DE L'ÉDITEUR Notre âge est celui de I'angoisse et du trouble. Un changement imperceptible semble gagner le monde. Le vieil ordre est en train de se désintégrer, mais le nouveau se fait encore attendre. L'histoire nous dit gue de tels âges d'inquiétude ont eu comme conséquence des périodes de naissances de mouvements nouveaux et de Cultures nouvelles. Le monde est aux prises avec la tension, et attend une renaissanCede I'homme du 20' Siècle. Un trait significatif du siècle présent est un vaste courant de renouveau islamique. Après une période d'immobilisme relatif, le monde musulman a commencé à se réaffirmer aussi bien du point de vue spirituel que cul' turel et politique. Un nouveau réveil se fait voir sur l'horizon, et une nouvelle vie est insufflée dans la communauté de l'lslam. Ce courant est visibfe dans tous les pays et dans tous les lieux, et semble être en puissance de devenir le signe avant-coureurd'un nouvel âge. Mais cette tendance à faire revivre peut trayer le c h e m i n p o u r u n n o u v e lâ g e à c o n d i t i o nq u ' e l l e s o i t a c c o m pagnée d'une révofution rnentale,d'une appréCiationCOmplète de I'héritage intellectuel, spirituel et culturel de f ' l s l a m , e t d ' u n e r é é v a l u a t i o nc r i t i q u e , d a n s l e l a n g a g e moderne, des problèmes de notre époque face au message islamique.Le problème fondamentalde notre âge est 'qu'il perdu l ' é q u i l i b r ee n t r e l ' a s p e c t s p i r i t u e l e t I ' a s p e c t a i n t e l l e c t u e ld e l a v i e . L e g i g a n t e s q u ep r o g r è s s c i e n t i f i q u e n ' e s t a c c o m p a g n éq u e d ' a u t a n t d e p a u v r e t é s p i r i t u e l l e ' e t d'équivoque morale. Le nouvel homme et la nouvelle société dont a besoin notre temps, doivent représenter I'amalgameet la synthèse du spirituel et du matériel, pour fournir un équilibre nouv€aù et supérieur. C'eSt dans I'instauration de ce nouvel équilibre que l'lslam a mission de

jouer un rôfe significatif et créateur. L'importance de Muhammad lqbât et de sayyid Abul A' la Maudoudi réslde précisément dans f'action qu'ils ont menée pour susciter le nouveau réveil intellectuel et moral qui se trouve actueflernent au sein du monde musulman en générat, et dans le sous-continent indo-pakistanaisen particulier. Maudoudi est un des penseurs les pfus remarqués du monde musulrnan contemporain. ses écrits ont exercé, et continuent d'exercer leur influence sur I'intelligentsiadu monde isfamique tout entier. En plus de son érudition, Maudoudi s'est distingué par I'intégrité de son caractè re, paf I'appfication acharnée au travail, par un record de services désintéressés à la cause de son idéal, par fa fermeté de ses convictions, qar son refus de tout compromis sur les principes, et par la témérité à dire ce qu'il considère être la vérité, tout en restant prêt à payer fe prix de cetté témérité. Le Pakistan est un pays qu'on a fondé avec I'intention d'y établir un Etat islamique.ce but n,a cependant pas été réalisé jusqu'à maintenant.Mafgré maints obstactes, Maudoudi à réussi à développer un système isfamiquecomplet et très solide. Dans plusieurs de ses ouvrages if a montré q u ' e n l s l a m i l y a n o n s e u l e m e n tu n a s p e c t l e fi g i e u x , spirituef et éthique, mais aussi juridique,constitutiônnel, olip tique, économique et culturel, et que sur la base de ces aspects if est possible pratiquement, désirabfe idéologique_ ment, d'établir un Etat istamiQue parfaitementviable même dans fes temps modernes. En développant ce système, if ne trouva poini nécessaired'empruntei quoi que ce soit à d'autres sphères idéologiques. Le pouvoir àynamique de l'æuvre de Maudoudi réside dans f'attachement raisonné aux principes éternels de I'lsfam tefs qu'its sont parvenusà f'humanité,il y a quelque 1400 ans, par I'interm é d i a i r e d e M u h a m m a d ,m e s s a g e rd e l ' l s l a m , b é n i s o i t - i l . L'auteur les appfique rationnellementpour résoudre tes problèmes de notre âge. c'est par cette tâche d'appliquer l'lslam aux problèmes d'aujourd'hui que Maudoudi est devenu le plus grand théoricien de l'fslarn de t'époque contemporaine. I

En écrivain sérieux et acharné, il a produit beaucoup. On rgconnut sa câpacité pour la première fois €n 1928, quand if publia son ouvrage ourdou at-Jihâd lTl-lslâm (sur le droit international chez les musulmans), alprs qu'il n'avalt gue 29 ans. C'est un ouvrage monumental gui démontre f;humanisme de l'lslam même dans la guerre, bien en avance sur les codes internationaux modernes traitant de ce sujet. Quatre ans plus tard il rédigea le livre que nous présentons aulourd'hui au public francais. Sa traduction, avec commentaire, du Coran a débuté en 19€ ; la profondeur de sa pensée et la pénétration de ses études dans cette (Euvre sont reconnues partout. Un outre ouvrage ourdou La loi et la constitutionen lslam est une contribution singulière au droit constitutionnEl en lslam.son ouvrage le plus recenten ourdou, Du caliphata la monarchie,est un résumé brillant et une critique obiective des {vènements qui ont introduit I'autocratiedans le corps politique musulman. ll a publié plus de 80 titres sur les divers aspects de l'lslam. On peut trouver bon nombre de ses ouvrages en malayaarabe, turc, persan, bengalais, hindi, indOnéSien, lam, tamoul,swahili, et anglais. i L ' i n fl u e n c e e x e r c é e p a r l e s c e u v r e s d e M a u d o u d s ur à r I'intelligentsianusutmane lravers le monde est considér a b l e . S a c o n n a l s s a n c ed e l ' l s l a m e t d e l a p h i l o s o p h i e moderne lui a permis de traiter les suiets les plus comp l e x e s a v e c c l a r t é e t s i m p l i c i t é .S a n s s o u l e v e r d e p o l é m i i q u e n i d e s a p o l o g i e s , l e s t l u c i d e , l o g i q u ee t c o n v a i n c a n t . N é e n 1 9 0 3 ,i l d é b u t a c o m m e d i r e c t e u r d u q u o t i d i e n ' 1 7a n s ; Tâi de Jubbalpuren Inde,alors qu'il n'avaitque d e t p l u s t a r d l e d i r e c t e u rd u g r a nd a l ' J a m ' i y a t e D e l h i -l d é a . fi s t e p r a t i q u e ,i l f o n d a l e J a m â ' a t / s / â m ie n 1 9 4 1 l l s ' a g i t d ' u n m o u v e m e n td e r e n o u v e a ul e m i e u x o r g a n i s éd e l ' l s l a m m o d e r n e e t , s o U Sl a d i r e c t i o n d e M a u d o u d i ,l u t t e p o u r l ' é t a b l i s s e m e nd u g e n r e d e v i e i s l a m i q u eq u i r e p r é s e n t a t I ' i d é o l o g i e l a p l u s c o n s t r u c t i v ee t l a p l u s r é v o l u t i o n n a i r e de notre éPoque.

Au cours de sa longue et courageuse rutte pour la réalisation de son concept d'un Etat lslamigue, f influence de Maudoudi apparut si considérable et si * dangereuse r aux yeux des cercles gouvernementaux du Pakistan, qu'il fut pfusieurs fois emprisonné sans jugenent. fl fit quatre séjours en prison totalisant cinq ans de réclusion. ll fut même condamné à mort en 1953 pour avoir écrit un r pârîphlet sur lê problème.( Qâdiyâni ',. Sous fa pres" sion de I'opinion publique à travers tout le monde islamique qui prit passicnnément cause pour Maudoudi, les responsables durent céder et commuer la peine, et finalement une décision de la Haute Cour ordonna sa mise en liberté. En dépit de son âge et de sa santé chancelante, il n'a jamais cessé de multipfier ses efforts pour f'établissement d'un ordre des choses conforme à l'fslam. Le présent livre est l'un de ses importants ouvrages. C'est une étude élémentaire de l'lslam, une interprétation s i m p l e e t c f a i r e d e l a r e l i g i o n , d e s t i n é ea u x j e u n e s . E l l e n'est pas rédigée dans le style compassé de certains ouvrages théologiques qui perdent le lecteur dans un l a b y r i n t h ed ' a r g u t i e sf é g a l e se t l ' e m p ê c h e n td a n s b i e n d e s cas de saisir I'essenceet le rnessagevéritable de la religion. Cet ouvrageest un simple exposé de l'lslam : de sa conception de la vie, de ses dogmes, de ses rites et prières, et de la société gue l'lslam veut établir. La m é t h o d e u t i l i s é ed a n s c e f i v r e e s t p l u s o u m o i n s l a m ê m e q u e c e l l e u t i l i s é ed a n s l e C o r a n . D a n s c e l i v r e , I ' a u t e u ra e s s a y é d e r e s t i t u e r I ' e s s e n t i e l d e s e n s e i g n e m e n t si s f a miques. Et comme le livre est destiné, avant tout, aux j e u n e s e t a u x é t u d i a n t s ,l a d i s c u s s i o n a é t é m a i n t e n u e e a u s s i s i m p l e , r a t i o n n e l l e t c l a i r e q u e p o s s i b l e .L ' a u t e u r a refusé d'encombrerle cerveau du lecteur de raisonnet ments philosophiques rop ardus. C e l i v r e f u t d ' a b o r d r e d i g ee n o u r d o u e n 1 9 3 2 ,c o m m e u n m a n u e l d e s t i n é a u x é i è v e s d e l ' e n s e i g n e m e n ts e c o n d a i r e e t a u l a ï c c u l t i v é .l l r é p o n d i tà u n b e s o i n u r g e n t ,e t d e v i n t r a p i d e m e n tu n o u v r a g e d e b a s e s u r l ' l s l a m L a p l u p a r t d e s é c o l e s e t d e s c o l l è g e s d u s o u s - c o n t i n e n ti n d o - p a k i s 10

tanais l'ont adopté comme manuel de religion islamique et l'ont inclus danS les matières du programme. ll a été traduit en arabe, hindi, guirati, sindhi. tamoul, swahili, turc. japonais et alfemand. Ma première t'rafuction anglaise apparut en 1940, et i'ai préparé une traduction entièrement neuve en 1959 qui lut basée sur la seizième edition revisee du texte oudou. Certains articles de I'auteur ont également été incorporés à cette nouvelle traduction que I'auteur a pafcourus personnellement et à laquelle if a apporté plusieurs modilications. L'éditeur a également ajouté quelques notes explicatives au texte. La traduction française, basée sur le texle anglais, a été elfectué par Mlle M. Rayon. anciennement lectrice de français à I'universitéde Leicesteir.Qu'elle reçoive ici nos chaleureux remsrciements. La version française de ce fivre est publiée sous le patronage de la Fondation lslamique de Londres. La Fondation voudrait ici expnmer sa gratitude à Son Excelfence Hasan Sharbatli, dont l'aide financière a permis la large dilfùsion de cette édition. L'enthousiasme et le dévouement des membres de l'Association des Etudiants lslamiques en France méritent d'être cités ici, car Ce sOnt eux qui ont veillé sur llimpressionet la réalisationde cette édition.

Khurshid Ahmad juin Angleterre, 1972. Leicester,

DE PRÉFAcE r'ÉDrrEUR
à ta 2ème impression ll est à la mode, de nos jours, de parler du déti que pose la civilisationsêculièreà la foi et à la religion, mais on no parle guère du défi que la religion- l'lslam en particulier- lance à la cu lture matérialiste contemporaine. Au cours des derniers siècles, lâ refigion dans le monde occidental s'est repliéè sur la déf ensive, souvent apologêtique, prête à faire des concessions et des compromissions, vis-à-vis d'une conception de la vie totalementêtrangère à ses valeûrs et à ses idéaux. Le monde musulman a, lui aussi, subi les assauts de la- civilisation occidentale,en particulier de son bras politico-économique, I'impârialisme, gui I'a souvent meurtri et dénaturd. La conception religieuse de la vie avec ses problèmes a âtd rejetée,et la religion a perdu toute influence dans le domaine Sur le plan conceptuel et opérationnel,la socio-économique. foi et la rétigiondes peuplessoumis à ta domination coloniale, à et des musulmans en particulier,furent reléguéres I'arrièreplan, sinon totalementignorées.Mais la situation est en train de de changer. La rnaÉee l'impârialismea reculé. Le monde musufman, ayant obtenu son indépendance politique, a maintenant engagé une lutte idéologique poûr redécouvrir sa personnalité culturelle. En retournant à s€s sources spirituelleset historiques, il s'efforce d'adopter des attitudes neuves pour restructurer sa propre société et pour instaurer monde un ordre mondial nouveau.Ce dynamismenouveaudu 'lslam. de musulmansymboliseie mouvementde renaissance f Les musulmans ressentent la crise du vingtième siècle comme une Crise des valeurS,et sont Convainçus que C€ problème humain ne peut être résolu gue par I'instauration 13

d'un ordre social nouveeu.Le remèoeréel ne r6side pas en quefquesconcgssionsdissriminées, en modifications de ni I'infrastructure institutionneffo, mais plutôt on uno remigeen question rigoureusedes fondementsmômesde l'éditice de notresociété,et des idéauxeuxquelsnous aspirons.La crise des refationséc.onomiques pofitiquesest fa conseqr"na" et directe des idéaux, des vafeurs, et des institutions qui caractérisent notrecivifisation moderne. L'lslamatfirmedonc queseuleunevisionnouvelle I'homme de la sociétépeut de et aider I'humanitéà mettre de I'ordre dans sa maison. Ceci implique un changemsnt radicaf dans la conception de f'homme. seulesune comprôhension profondedes vafeurg et desidéaux sociauxde la religion, une évaluation et réaliste de fa. situation socio-économique ses ressourcgs, seg probfèmes, ses limites peuventaider les communautés profondémentreligieusesà résoudre avec imaginationet ingéniosité probfèrnes I'humanité les de dbujourdhui. ,cette ligne d'attaque doit ôtre idôo|ogique. L'objectif véritabfedes musulmensn'est pæ une slrià Oe mesureg économiques politiques, une réforme I'infrastructure et ni de économique, mais l'édification d'un ordre mondiafnouyeeu, âvec son ossature d'idéaux, de valeurs, st de principes fondamentaux. Le mondeoccidentaf toujourscru qu'un changement a de I'environnement pouvait aboutirà une rélormeradièafe. C'est pourquoi parlea'ujourd'hui rdformedesstructu'res. on de Mais cette mêthoden'e pas produitbe râsultats satisfaisants. Elle netientpascompte fanècessité roformsr âtreshumains de de les de I'intârieur, se cantonnejusqu'àpréoentdans ta rétormà et du mondeaxtérieur. qu'il nour faut,.eu ce contreire, c'estun changement radical- du cæur des hommes commede laur rnilieu social.Le probfème n'ostpesuniquement problàme un de structure, bien que certains réajustements s'imposent. 'essence Maisf de cette réformerésidedans fes coeurset les âmesde la racehumaine, danssa perception la réalitii, de de sa propreplaceet de sa vocation.La réformede la société, tellequ'ef estenvisagée r'fsram, le par tientcomptede tous ces aspects.
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ISLAM êSt un mot arabe. ll derivé Oe deux racines : SALM, qui veut dire : paix, et SILM qui veut dire soumission. lslam signifie "engagement à soumettre sa volonté à la Volonté de Dieu" et donc harmonie avec le Crèateur et avec Sa creation. Cest en nous soumettant a la Volonté Divine que nous trouvons la paix. L'harmonisationde la volonté humaine avec la Volonté Divine produit une harmonisation des diverses lacettesde la vie en un idéal universal.Le découpage de la vie en compartimèntsêtanches- la religion et le siècfe, le sacré et le profane,I'esprilet la matière - n'a aucun SenS.La vie eSt une, de même que la source de nos directives. De môme qus Dieu est Un et Indivisible, de même notre vie et notre personnalité humaine. Chague aspect de notre vie est lid indissolublement aux autres.La religion et le siècle ne sont pas deux zones autonomes; ce sOnt leS deux faCeS d'une même médaille.Chacune de nos actions est refiéeà Dieu et à Toute activitéhumainepossèdeune dimension Ses directives. elle fait partie du sacré, elle est dotée d'un transcendentale; s e n se t d ' u n b u t . L ' l s l a me s t u n e c o n c e p t i o nd u m o n d e . e td e l a v i e . l l r e p O s e sur notre acceptatronde I'unicitd du créateur et sur notre à s o u m i s s r o n S a v o l o n t é .L e S e u l D i e u e s t I ' o r i g i n ed e t o u t , e t c'est à Lui gue tous les êtres humains doivent rendre des a d c o m p t e s .A i n s i ,I ' u n i c i t é u C r é a t e u r p o u r c o r o l l a i r eI ' u n i c i t é f L d e S a c r é a t i o n . e sd i s t i n c t i o n s o n d é e ss u r l a r a c e ,l a c o u l e u r , s l a c a s t e , l a r i c h e s s eo u l a p u i s s a n c e , o n t a i n S id é n u é e s d e sens; nos rapports avec notre pro'chain sont de complète é g a l i t é p ui s qu e n o u s a v o n s u n c o m mu n C r é a t e u r . Dbrénavant, notre vocation nous appelle à servir notre v e C r e a t e u r a L ' a d o r e r t à L u i o b é i rt o u t a u l o n g d e n O t r e i e . . Le Créateurne nous a pas laissésdans les ténèbresquant à l a c o n d u i t e d e n o t r e v i e . D è s I ' o r i g i n ed e l a C r é a t i o n , l l a suscité des Prophètes qui ont transmis Son message a I ' h u m a n i t e .l l s c o n s t i t u e n t l a s o u r c e o ù p u i s e r l a V o l o n t e , D i v i n e .N o u s a v o n sa i n s i l a l o n g u e fi g n é e d e s P r o p h e t e sd o n t l e p r e m i e rf u t A d a m ( l a p a i x s o i t a v e c l u i ; , e t q u i s e t e r m i n a a v e cM u h a m m a d( l a p a i xs o i t a v e c l u i ) . A b r a h a m ,M o i s e ,N o e ,
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Jean, Zacharie et Jdsirs (la paix soit avec eux tous) sont tous des maillons de cette chaîne bienheureuse. Les prophètes David, Moi'se, Jeisus Muhammad (la paix soit avec eux tous) et reçurent ta révélation de livres de directives sacrés. Le Quran, fe Livre révétéau Prophete Muhammad (la paix soit avec lui) est fe dernier de ces livresrévélés. Le Quran est la parole de Dieu. ll contient fa révélation divine, pure de toute interpolationhumaine, inaltéreéet sans écrits apocryphes. ll représente I'essence des révétations précédentes.Nous y trouvons le cadre des instructions pour guider notre comportement dans toutes les phasesde fa vie. ll fournit les critèresbien Oéfinis bien et du mal, les principes du éthiques individuefs et coflectifs. ll dénorice fes folies humainesdu passé.tf lance un avertissement l'humanatd à et garantit un soutien sans défaif lance à ceux qui recherchent I'aide ivine. d Le Quran trace une voie, re Droit Chemin (al-Sirat alMoustaqim) qui, si nous le suivons, bouleverse notre vie complètement.lltransforme notre caractèreet nous galvanise à agir. Cette action consisteà purifier notre être, puis à lutter sans relâche pour instaurersur terre fe royaume de Dieu, un ordre nouveaufondd sur la vérrté, justice,fa vertuet le bien. la Les êtres humains jouent un rôle déterminant dans l ' é t a b l i s s e m e nd e c e m o n d e n o u v e a u .l l s s o n t l e s l i e u t e n a n t s t de Dieu (Khufafa), Ses représentants sur terre. lls sont rnorafement prêts à assumer ce rôle. Le succàs consiste à jouer ce rôle convenablement, encourageant fe bien et en en rejetant fe mal, êfi libérant I'homme de f'esclavagede son prochain,en prouvantqu'une société saine et sereine ne peut exister que si nous soumettons notre vofontd à la Volonté Divine. Rechercher à plaire au Créateur, traiter toutes les créaturessur un pied d'égalité,êleverfa notion de bonheur du simpleassouvissement des fonctions animalesà la recherche de la perfectiondans ce monde comme dans I'Au-delâ,telles doiventêtre lesseulesaspirations notre vie. de 16

C'est ainsi qu'on peut décrire la conception islamigue du monde, de I'homme et de sa destinée. L'lslam n'eSt pas une religion au sens occidental du terme. c'est tout à la lois un moàe de vie et une foi, une religion et un ordre social, une doctrine et une étnique, une série de valeurs et de principes qui sont aussi actuels auiourd'hui que dans le passé. Le messagede l'lslam est intemporel et ses prinCipessont d'une le. applicationun iversel Dans notre quète d'un ordre mOndial nOuveAU,l'lslam rndiquegue nous devons chercher à étantir un systèmede vie comàtètementneul qui nous aidera à aborder les problèmes humâins sous un angle différent. Nous ne devons pa$ cantonner nos perspectives au seuf intérèt national ou régional, mais considérer ce qui est iuste ou iniuste, et par quels moyens instaurerun ordre mondial iuste et humain, aux drvers niveaux de nOtre existence, individuel, natiOnal, rnternational. personne ne doute que le monde actuel est dominé par . l ' i n j u s t i c ee t I ' e x p l o i t a t i o nM a i s l ' l s l a m s u g E à r eq u e l ' é t a t d e choses actuel est un échec, parce qu'il est fOndé Sur un concept erroné de I'homme et de ses rapports avec sgn procharn,avec la société,la nature,le monde. Si nous voulons InStaurer un Ordre nouveau, nous devOnS adOpter une conception entièrementdifférentede I'homme et de sa place dans le monde. Les religions du monde, et l'lslam en p a r t i c u l i e r d o i v e n tr é v i s e rl e u r c o n c e p t i o nd e I ' h o m m ee t d e l a , sociêté, tenter de provoquer un changement au niveau de la conscience humaine, deS valeurS, qui entraînera une c t r a n s f o r m a t i o n u l t ur e ll e . actuelle Tel est le concept qui est à la base de la renaissance l'lslam. C'est dans le cadre de ces paramètres que les de m u s u l m a n s s ' é v e i l l e n ta u ; o u r d ' h u ià u n r ô l e n o u v e a u s u r l a scàne mondiale. Confrontés à des problèmes de modernrsation,ils mettent en question les concepts Êt les institutions séculières de I'ordre etabli, ils purifient leur pensée et leur société des influences occidentales, et ,'17

coniuguent leurs ressourcespour instaurer chez eux un ordre 'servir nouveau gui puisse de modèle islamique à toute I'humanité. L'un des principaux architectes de cette renaissance islamique lut Maufana Sayyid Abuf A.la Maudoudi. Né en 1903 de l'ère chrétienne, Maudoudi commenca sa carrière pubfique dès 1918. Editeur, savant érudit, penseur religieux,chei d'un mouvement,rl écrivit pfus d'une centaine de livres et prononça plus de mille discours. Sa mort en septembre1979marque la fin d'une époque. ll tit ses débuts dans la vie intellectuelledu sous-continent rndo-pakistanais 1927,à l'âge de 24 ans: son volumineux en ouvrage érudit, AL-JIHAD Ft AL-|SLAM (Le Jihad dans l'lslam),d'abord publié en plusieursépisodesdans une revue, puis sous forme de fivre en 1930,fit immédiatementsensatioô. Dès fe début des années 39, if êtait une personnalité de premierplan, éminenteet intrépide,sur la scène inteftectuelfe du sous-continent.Le mensuel TARJUMAN AL-QURAN, dont il était l'éditeur depuis 1993, exerça une inf luence considérable sur les intellectuels musulmans du souscontinent. A partir des années40, quand les écrits de Maulana Maudoudi parurent en traduction, notamment en arabe et en anglals, ses idées toucnàrent un auditoire toujours croissant qui déborda fargement les frontrères du sous-continent. On peut affirmer sans exagérationqu'à l'époquede sa mort, il etait devenu I'ecrivainmusulman le plus fu de son epoque, et gu'if eut un impact considérablesur la renaissancecontemporaine des idées,des sentiments et de I'activitéislamique à rravers fe monde entier. Cependant,Maulana Maudoudi ne considéra jamais l'lslam comme une préoccupation purement intellectuelle.fl s'efforça consciemmentde vivre l'lsfam,et de vivre pour l'fsfam.Alors gu'il n'avait guère plus de vingt ans, if avait déià résolu non seulement de consacrer toute son énergie à propager les enseignements l'lslam,maisencore de faire tout ce qui était de en son pouvoir pour traduire dans la pratique Ja doctrine 1E

affirmâittoufoursquo l'lslamno islamique. MaulanaMaudoudi of, consiste pas seufementon doctrinos métaphysiquer, uns sôriede rituefsou de règlesôthiqusspononnsllo3.Lilslamest Divlne, au contraireun mode de yie , fondô sur la Révélation imprégné de la connabsance ds Dieu, orienté wrg de I'accomplissement la Volonté Divine et vers la miso sn pratiquedes notions de bien et de iusticc. Tout musulman I'ongago à s€ conlormer à cla mOde de Yie, à en port€r à dans s€s parolesot dansses acteE, le-rrépandrg témàighago à sur cette terrs. C'sst pourquoi, paraflèlement son activitÔ intellectuelle, Maulana Maudoudi fonda en 1941 un mouvementconnu. sous le nom de JAMA'AT-I ISLAMI (L'Organisation lslamiquo). ll en fut fe chef depuis sa Mômeaprèscette date,quand il dut fondationjusgu'en'1972. se démettre de ses fonctions officielles pour deg raigongde du tous les membrec santé,il continuade guideret d'lnspirer JAMA'AT-I lSLAMl, et même un grand nombre de gom à Un pas trawrs le mondequi n'appadiennent à ce mouvoment. en publictoujoursplus nombreux, particulierde musulmanE epprÔcie Maudoudi,et s'indentlfieà sa de la ieunegénération, de visionlucideet précisa I'lglam. MaulanaMaudoudln'était donc pas un simple théoricien. Ce fut aussiun hommed'action,engagÉdans la lutte pour la Au pratiquede la vigionislamique. courc de cette réalisation de lutt€,il eut I'occasion démontrerles noblecqualit& ds son et caractàre,en particuliersa gÉnérosité sa tolôrance.Son action pratiqu€,surtout à partir de 1948,fe fit porsécuterpar peE qui lesautoritôsdu Pakistan ne saigissaient les motifget le caractère réel de gon mouvoment. ll fut souvant menacé comm€ quelquss-ungdes grande hérOg d'emprisonnemont, Ahmadibn Hanbal,lbn Taymiyah' de l'lslam- AbouHanifah, ShaykhAhmad Sirhindi, Sayyid Qutb à notre épogue, pour Etl n'afrciter qu€ quelqu€s-uns. 1953,ll échappade pou à la En . potencs,et en 1963aux ballesd'un assassin. bravantaingi les perSécutionspour le soutien de 8â causâ, Maulana Maudoudifit preuvsd'une dignit6 serelneet d'une lntrépiditd hêroiquequi lui valurentI'admirationconstanteet le rerpect commede sesamis. de sos€nnomis

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ll est remarquable de noter gu'en dépit de sa lourde tâche à fa tête d'un grand mouvement, Maufana Maudoudi fut un écrivain profilique dont I'oeuvreest impressionnante,tant par sa qualité que par sa guantité. son magnum opus bien sûr demeure sa traduction et exégèse (tafsir) du saint euran, uo précis de son style littéraire étégant, de son érudition, de la clarté et du briflant de sa pensée. L'une des qualités principales de Maulana Maudoudi est sa capacité de démontrer comment l'lslam s'appliquequx problémes et aux inquiétudes de I'homme d'auiourdhui. C'est qu'il possédait, outre sa profondeconnaissance l'lsfam, un seÀsaiiu et une de réceptivité aux tendances inteffectuelleset aux probfémes pratiques de I'homme contemporain. Dans sa confrontation avec le défi de fa modernité,Maulana Maudoudi ne s'abrita pas derrière une rigidité ultra-conservatrice, se laissa pas non ne pfus influencer gar les idées et les institutions de l;époque simplement parce qu'elfesêtaienten vogue, ou respecteespar les puissances qui dominaient fe monde de l'époque. Maudoudi souhaitait gue les musufmans sélectionnent créativement les éféments sains et benéfiques du trésor de I'expériencehumaine, et qu'ils les utilisent pour satisfaire les aspirations vitales élevCes incarnées dans la tradition islamique.C'est cet aspect de la penséede MaufanaMaudoudi q'ri est si intéressant,mais qui heurte aussi beaucoup de gens, des ultra-conservateursiusqu'aux éléments pro-occidentaux de fa sociétémusulmane. coMPRENDRE L'fSLAM est I'un de ses ouvrages importants. C'est ïrne êtude élémentaire des concepts et des principes fondamentaux de l'lslam. lf oxpose de manière simple, compréhensible et non sophistiquée le sens et le message de l'lslam au grand public, et aux jeunes en particulier.lf êvite le style prétentieuxdes livres de théofogie, remplis de mots savants et de finasseries,mais qui n'aidlnt guère le fecteurà saisir I'espritde la foi. COfiIPRENDREL'ISLAM est un texte religieux différent des autres. lf expose avec simplicité le message de l'lelam; sa conception de ûa vie, les dogmes de la foi, f'adoration, fes 20

pnères, ]e mode de vie qu'il préconise.Sa méthodologie suit de près la traditron corantque. f t presente sous iorme de concentrée I'essentrel la doCtrine isfamique.Et cOmme le livre s'adresseavant tout au lecteur non initié et aux ôtèves,il n'encombre pas I'esprit du lecteur de difficiles dissertations philosophiques. ll est écrit dans un style clair, direct et rationnel. Le livre, êcrit en ourdou, en 1932 sous le titre RISALAH DINIYAT fut concu comme un manuel pour les étèves des classesterminales,et pour le grand public. lf répondait à un besoin importantet devint un ouvrage islamiquepopulaire.ll fut choisi comme manuel de théologie qar la plupart des et écoles et des collègesdu sous-continentindo-pakistanais incorporéau programmescofaire.lf a été oepuis traduit en de , l . n o m b r e u s e s a n g u e s a n g l a i S a r a b e ,h i n d i , p e r s a n ,a l l e m a n d , j, , f r a n ç a i s i t a l i e n ,t u r c , p o r t u g a i s s w a h i l i ,i n d O n é S i e na p O n a i S , , m a l a i st,a m o ul , p o u c h t o ,b e n g a l a i sg u fe r a t ie t s i n d h i . , envers Je voudrais rappeler ici la dette immense contracttire M a u l a n a M a u d o u d i : I ' i n f l u e n c eq u e s e s i d é e s e t s o n n o b l e exemple ont eu Sur ma vie, au Cours de toutes Ses phaseS, jusqu'à present Combienie me sens âppauvri par son départ vers la vie eternelle.Qu'Allah hÉnisseson âme et permette à p j s e s h é r r t i e r s p i r i t u e l sa u s q u e l s e s u i s f i e r d ' a p p a r t e n i r a r m i s , t a n t d ' a u t r e s ,d e p o u r s u i v r eS a m i S s i o n . C O M P R E N D R E L'ISLAM est un livre qut a changé la vie de beaucoup d ' h o m r n e se t l e s a c o n d u i t s s u r l a v o i e d e l ' l s l a m . P l u s d ' u n s m i l l i o nd ' e x e m p l a i r e d e c e l i v r eo n t é t é p u b l i é sd a n s d i v e r s e s l a n g u e s .C ' e s t u n p r i v i l è g e u n i q u e q u e d e p a r t i c i p e r à l a p r o d u c t i o n e c e t t en o u v e l l e d i t i o n . é d A Khurshid hmad

P I n s t i t u td ' E t u d e s o li t i q u e s l s l a m a b a dP a k i s t a n ,

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I CHAPITRE La signilication mot ' lslamr... La naturgde I'lslafft... du La nature du Kulr... Les désavantages t... Les du Kuf avantagêsde f'lslam. POUROUOI L'ISLAT EST AI]IISI APPELÊ 1. Toutes les religions du monde tirent leur nom de leur fondateurou du peupfe où elles ont pris naissanca. Par exemple, le christianismeest ainsi appelé du nom de celui qui f'e prêché,le Christ; le bouddhismo, son ds londateur Bouddha; le zoroastrianisme, Zoroagtro de ; le fudaisme,la refigiondes Juifs, du nom de la tribu de Juda (de la contrée de Judée) où elle prit naissgnce.Et ayoc l'fslam ainsi de suite. Mais il en est tout autrement qui jouit de la particularitéunigue de n'être asgocié à aucun homme ou peuple particulier.Le mot . lslem, n'implique pas de relation de cs g€nre - c8r il n'oEt le propre d'aucune p€rsonne, d'aucun peuple ou pays particuliers. n'egtpas le produltd'un esprfthumaln, ne lf ll so limite pas à une communautéparticulière.C'est une refigion universellequi e pour but de susclter et de cultiveren I'hommela qualité et I'attitudede l'ltlem. 2. L'lslam en fait est un attribut.Cefui qul le Pogsàde est Mugulman,de quelque race, communauté,peyt ou clan qu'il vienne. Selon fe Coran (le livro gacré deg il Musulmans), s'ast trouvé de tous temps et parml tous les peuplesdes hommesbons et vertuouxqul poasâdalent cet attribut; ils étaient, of sont de bons Musulmens. à 3. Ceci nous amène tout natureflement possr cette qu'un question: que signilie le mot . lglam, ? Clu'63t-ce ? Musulman 23

SIGNIFICATION DU MOT ( lSLAlf e

4. lslam est un mot arabe gui signifie soumission, obéissance. En tant que religion, l'lslam prêche la 'obéissance soumission et f totales à Allah. C'est pourquoi on I'apf .rê l'lslam.

1â NATURE DE L'ISI..AII 5. Tout le monde peut se rendre compte que notre univers est un univers d'ordre, où toutes choses sont régies par des lois et des règles. Tout a sa place fixée dans un ensemble grandiose qui fonctionne admirablement. Le soleil, la lune, les étoiles, tous les corps célestes appartiennent à un même système et poursuivent une course invariable en vertu de lois immuables. La terre lourne sur son axe et ses révolutions autour du soleil suivent une trajectoire déterminée. De I'infime électron à I'impressionnante nébuleuse,tout ainsi dans I'univers obéit à ses lois propres en vertu desquelles la matière, l'énergie et la vie apparaissent,se modifient ou disparaissent.ll en est de même pour I'homme. La naissance, la croissance, la vie, la subsistance de I'homme dans la nature sont toutes régies par un système de lois biologiques. Ce sont elles qui gouvernent le fonctionnement de tous ses organes, des cellules les plus petites au cæur et au cerveau. Bref, notre univers est un univsrs sournis à una loi, et tout ce qui en fait partie suit le cours qui lui a été prescrit. 6. Cet ordre cosmique qui gouverne f'univers de la particule aux galaxies, est la loi de Dieu, l€ Gréateur et le Maître de I'univers. Puisque la création toutq entière obéit aux lois divines, or peut dire que tout I'univers suit littéralement ta religion de l'lslam * car lslam ne signifie rien d'autre que la soumission et l'obéissance à Allah, le Seigneur de I'univers. Le soleil, la lune, la terre, et tous mAnS,, tOut les autres corps célestes sont donC * FIUSUf comme l'air, I'eau, la chal€ur, les minéraux, la végétation, 21

les animaux. Tout 'dans l'univers est musulman car tout obéit aux lois qui lui ont été assignées par Dieu. Sa langue même qui, gar ignorance nie I'existence de Dieu, ou adore de nombreuses divinités, est par nature musulmane. sa tête, gu'if courbe devant d'autres qu'Allah, est instinctivement musulmane. Son cæur, qui par manque de réelle connaissance, aime et révère d'autres dieux, est instinctivement musulman, car ils sont tous soumis à la loi divine, leurs fonctions et leurs mouyements sont gouvernés par cette loi unique. 7, voici donc en bref la véritable position de I'hommo et de I'univers, Examinons maintenant le problème sous un angfe différent. L'homme possède une double nature, sa vie se déroule sur deux pfans différents. D'une part, comme toutes les autres créatures, il est complètement dépcndant des lois naturelles et ne p€ut s'y soustrairs. Mais d'un autre côté, I'homme est pourvu de raison et d'intelligence. ll a le pouvoir de p€nser et de juger, de choisir ou de rejeter, d'approuver et de désapprouyer. ll est libre de choisir sa religion, son genre de vie, et d'orienter son existence en fonction des idéologies de son choix. ll peut tracer son propre code de conduite, ou en accepter un formulé par autrui. fl a été doté du libre arbitre et peut décider de son propre comportement. Sur ce deuxième plan, à I'inverse des autres créatures, il a reçu la liberté de penséÊ,d'opinion et d'action. Ges deux aspecls coexistent distinctement dans la vie de l'homme. L Dans le premier cas, comme toutes les autros créatures, I'homme est né et restera musulrnan, €t suit automatiquement les injonctions de Dieu. Dans le deuxième, il a la liberté de choisir, d'être ou de ne pas être musulman, et c'est la façon dont on exêrce cette liberté qui divise I'humanité en deux groupes : les croyants et Ies incroyants. Celui gui choisit de reconnaître son Créateur, I'accepte pour Maitre unique, so soumet scrupuleusement à Ses commandements, suit la Loi qu'll a révélée à f'homme pour sa vie individuslle et gocials, devient ainsi un parfait musulman. ll a réussi à atteindro

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un lslam complet, eî décidant volontairement d'obéir à Dieu sur le pfan où il ôtait doté de la liberté de choisir. Maintenantsa vie entiàre est une yie de soumission à Dieu et il n'y a pas de conllit dans sa personnalité. est lf un parfait mugulman et son lsfam est totaf car la soumissionde son être entier à la volonté d'Aflah est lgfam, purement lslam. 9. ll g'asl maintenantvolontairement soumis à Celui auquel il obéissaitdéià inconsciemment. connaissance Se est maintenantréelle, car il a reconnu I'Etre qui lui a donné la laculté d'apprendreet de connaître: sa raison et son jugementsont harmonieusement équilibréscar il a jusiement décidâ d'obéir à l'Etre qui lui a confQré la faculté de penseret de juger. Sa langueaussi exprime la véfité car efle loue le Seigneurqui fui a donné la laculté de parler. Maintenant son existence toute entière est I'incarnation la vérité,cer ses deux natures, de son instinct et sa volonté, obéissent aux lois du même Dieu unigue - le Seigneur de I'univors. ll est en harmonie avoc I'univorgtout ontier, car if adore Celui que tout I'univgrg adore. Un tel homme est le Lieutenantde Dieu sur terro. Le monde lui appartiontet il appartientà Dieu. LA IfATURE DU . KUFF r 10. Par opposltion avec I'hommeque nous venonr de décrire,ll y a I'hommequi, bien que par neture mugulman ct fc dcmeurant inconrciemment toute 3e vio, n'oxcrco pæ rcr facult6cde raigon,d'intelligence d'intuition pour et reconnaltrc ron Seigneurat Créateur,et n'utiliga sa llbertô dc choir gue pour choisir de nier Son existence. Un tel homme rct un lncroyant- dans lc langagede l'lslam un . l(lflr ,. 11. . Kutr, rignifie littâralement r couvlir ., . disslmulcr'. L'hommoqui nic Dieu ert appelÔKâfir, . dlEsimuhtcur' cer, per lon incrédulit6, il cacho co qui ott Inhôrent à sr nature et à ton âme - puisque sa naturc 20

æt lnatlnctfwmcnt orlcntôc vlrr l'fllatn. Son corpc tout cnticr, chequc mcmbrc, che4r ffbrc dc cc oorpû, crt rotr mls à crt lrutlncù Toutc pertlculc dc l'crlrlcncc - anlmÔc ou inanimâe - lcoomplit !a bnctfon en accord evcc la loi de l'lglam et rcmplit tc rôfc gui lui a ôtô d6yofu. Malr la vue de cet homme a ôt6 obscurcil, lon egprit !'ctt égaré et il ed incapable de voir l'évidclrcc. fl ne pcut dfgcsrner sa propre neture, ct s€E actsc ct rcs penrôcl sont en d6saccord total ayuc efle. Lr r6allté lul devlent étrangàre et il tâtonne dans les ténèbret. Voilà la naturc du Kufr. 12. Le Kulr egt une forme d'ignorenc{t,ou plutôt c'ost I'ignorancoper exoeflenc€. e-t-ll en effet de plus grande Y ignorancequ9 d'ignorer Dieu, le Cr6eteur,le Seigncur do I'univers? Voilà un hommequi observefe vaste panorema de la naturc, gon mêcanisme superbe et immuable, la conceptiongrandiosequi éclate dans toug les arpects de la création ; al observe cette giganterguo machine, maig ignorequi I'a faite, la dirige. ll examin€son propre corps, cet organismemerveilleuxqui fonctionned'une maniàre et si stupéfiante, I'en sort pour paryenirà ses propr€gfing, mais il est incapablede discernerla Force qui I'a suscitô, f'lngénieur qui a conçu et produit cette machine, fe Créaieurgui a fait cet âtre unique: I'homtro, à partir de : matériauxinanimôs carbono,calcium,sodium...ll roconnait la conception subllme de I'univers,mais no peut distinguerCelui qui l'a conçue. ll on admire le fonctionnement hormonieuxsans on voir le Créateur.ll peut voir dans f'univers tout autour de lui les plus éclatantes démonstrations maitrisedans la scienco,le philosophie, dE ou les mathématiques la technique,mais il reste aveugfe à I'Etre qui est à I'originede cet universinfini et famair totalement expligué. Commenl un homme incapable de distinguer cette réalité déterminantepourrait-il atteindre les véritablesporspsctivesdo la connaissenco Comment ? un homme gui a pris un mauvais chemln pourrait-ll atteindrela bonne destination ll ns pourra famalsoxpli? guer la Réalité,la Vraie Routc lui oera toufours fsrm6e, ct guoi qu'il entrepronne dane le domaine de la sci€nce ou 27

de la pensée, il ne pourra jamais jouir des lumières de la vérité et de la sagssse. lf continuera de tâtonner et de trébucher dans les ténèbres de I'ignoranco. 13. Bien pire : le Kufr est une tyrannie, et même la pire qui soit. Qu'est-ce que la tyrannie, sinon une utilisation injuste et cruelle d'une force ou d'un pouvoir. Si I'on force quefque chose ou quelqu'un à agir contrairement à la justice ou à sa nature et sa volonté propres, cela s'appefle tyrannie. 14. Nous yenons de voir que tout dans I'univers est soumis à Dieu son Créateur. Ge qui est naturel, c'est d'obéir, de vivre en conformité avec Sa volonté et Sa loi (plus précisémsnt d'être musulman). Dieu a donné à I'homme un pouvoir sur toute la création dont la naturs même exige qu'elfe soit utilisée pour le seul accomplissement de Sa volonté, et excfusivement pour cela. Celui qui désobéit à Disu, celui qui est Kâfir, se rend coupable de I'injustice fa plus grave en utilisant toutes les facultés de son corps et de son esprit à l'encontre des tendances de la nature, et devient ainsi I'instrument involontaire du ll drame de la désobéissance. contraint sa tête à s'incliner devant d'autres dieux que le vrai Dieu, nourrit en son 'amour, le respect et la crainte pour une autre c(Eur f Autorité, ceci en contradiction totale avec les instincts naturelsde ces organes. ll utilise le pouvoir dont il dispose contre la Volontô explicite de Dieu, et fait ainsi régner la tyrannie. Peut-il exister de tyrannie, de cruauté, d'injustice plus grandes gue celle de cet homme qui exploite fa création st la contraint impudemment à suivre un cours contraire à la nature et à la justice ? 15. Le Kutr n'ost pas simplement tyrannie, il est, à tout le moins, pure rébellion, ingratitude, infidélité. Après tout, qu'est-ce que I'homme en réalité ? De quel pouvoir, de quelle autorité dispose-t-il ? A-t-il créé son cerveau, son cæur, son âme, son propre corps - ou bien plutôt n'sst-ce pas Dieu qui les a créés ? Est-cs lui, ou Dieu, qui a créé f'univem ? Qui a plié toutes les forces de la nature au 2C

Service de I'hOmmg- l'fiomme ou Dieu ? Si toutes chos€s ont ,6té créées par Dieu, et par Lui seul, à qui donc appartiennent-elles ? Qui en est fe iuste souverain ? Dieu, et Dleu seuf. Et 3i Dieu est le Créateur, le Maître, le y SOuverain, a-t-il alors de plus grand rebelle que I'homme qui se sert de la Création de Dieu contre Ses décrets, qui tourne son esprit et son cæur contre Dieu, et utilise toutes ses lacultés contre la Volonté du Seigneur. Le serviteur qui trahit son maÎtre, I'officier qui se tourne c o n t r e s o n p a y s , c e l u i q u i d u p e s o n b i e n f a i t e u r ,s o n t tous des traîtres. Mais que dire de la traîtrise, de l'ingra*titude de I'incroyant, du Râtir ? Après tout, qui est la source véritable de toute autorité ? Qui a élevé I'homme à une position élevée ? Tout ce que I'homme possède et tout ce dont il se sert au bénéfice des autres lui a été dOnné par Dieu.' C'eSt envers ses parents que I'homme a sur cette terre fes pfus grandes obligations. Mais qui a miS dans le cæur das parents cet amour de leurs enfants, et leur inspire de faire tout ce gui est en leur pouvoir pour le biendtre de ces enfants ? D'où vient que la mère a la désir inné et la possibilité de nourrir ses enfants ? lt est évident que c'est Dieu qui est le plus grand bienfaiteur de I'homme. ll est son Créateur, Celui qui le nOurrit et le falt vlvre, aussi bien quo son Seigneur et Maître. Telle est la posltlon de Dieu vis-à-vis de I'homme, et il n'y a pas de trahison et d'ingratitudeplus grande quo la Kufr qui amène I'homme à renier son v6ritable Seignour. 1e. lf sarait ridicule de penser qu'en adoptant I'attitude du Kufr, I'homme fait du tort eu Dieu Tout-Puissant.'Pas le moins du monde. Quel tort pourrait bien faire I'homme, c€ grain de poussière insigniliant à la surface d'une planète ' minuscule roulant dans cet unlvers infini, au Maltre du monde, dont le royaume est si vaste gue l'aide des plus pulssants télescopos ne nous permet mâme pas de dovlner sss limites ? Dont la puissance commande la Course célegte de la Terre, de la luno, du sOlail, st des myrlades d'étoltes. Qul pourvoit à tous leurs basoins, ;nais n'A besOln dO psrsonno pour pourvoir aux slens ? La fébelllon de I'homme contre Diarr n8 peut l-ui faire aucuft ?t

tort, eu contraire cette désobéissancene lait guo précipiter I'hommesur le chemin de la ruins et de la disgrâce. 17, La conséqusnco inéluctable de cette révorte et de co refus de la Réafité est l'échec dans fes idéaux ultimes de ta vie. Un rebefle ne lrouvera jamais fa voie de la vraie connaissance. Car ls savoir gui est incapable de découvrirson propre Créateurn€ paut découvriraucune vérité. L'esprit et la raison d'un tel homme s'égareront toujours. Comment la raison qui ne peut reconnaltreson Gréateur,pourrait-elleélucider les mystèresde la vie ? Un tel homme n€ subira que des échecs dans tous les domain€s.Sa vie morale, civique, sociale, familiale, sa lutte pour assurer sa subsistance,tout en sera affecté. que confusionet désordresur la terre. Sans ll ne répandra I'ombred'un remordsil vers€rale sang, violera fes droits de s6s sembf abfes, sera cruel enyers eux, suscitera le désordreet la destructiondans le monde.Ses pensôeset sos ambitions perverses,son absence de discernemsnt, son sens des valeurs faussé,ses activités mafignesseront nélasles pour lui commo pour son entourage. Un tel homme peut ruiner la paix et l'équilibre de fa yie sur terre. Et dans la vie ultérieure, ssra tenu pour coupable il des crimes qu'il a commis snyeîll lui-même.Son corps tout gntior, son cervgau, s€s yeux, son noz, s€s mains, sos pieds so pfaindrontdu mauvaisusage qu'il en aura fait. Chaquecellule de son corps fe bfâmeradevant Dieu qui, véritablesource de justice, lui appliguerala ssntence qu'if mérite. Telle est I'infâmanteconséquonce du Kulr. ll conduit à l'échec total, dans cette vie comme dans la vio ultérisure. LES BIE}IFAITS DE L'ISI.IT 18. Apràs avoir examiné les terribles conséquencesdu Kulr, voyons rnaintenantco quo nous pouvens gagn€r on adoptant f'attitudedc l'lslam. 19. Dans le monde qui youg entoura, cornme en yougt rrtmo, your powez vpir d'innombrablosmanifestationsdu 30

pouvoir divin. Cot univers grandiose, qul fonctlonne de toute éternité dans un ordre incomparabfesefon une loi immuabfe, témoignepar fui-même que Celui qui l'a conçu est un Etre Tout-Puissant, doué de puissancg,de connaissance infinies, d€ ressourcesilfimitées, dont fa sagesse est parfaite, €t Auquaf nuf n'ose désobéir. c'est dans fa nature même de I'homme,comme de toutes choses dans que de Lui obéir. En fait, I'hommeobéit inconsI'univers, ciemmentà Sa loi, jour après jour, car sn désobéissant il s'expon€ la mort et à I'anéantissement. à C'esl fa loi de la nature gue nous devons observer constamment. æ. Dieu a donné à I'homme la possibifitéde s'instruire, de psnssr et de méditer, et la connaissancsdu bien et du maf ; mais ll lui a conféréen outre uno relative liberté de volonté €t d'action. C'sst dans I'exercice de cette libertéque I'hommeest mis à l'épreuye son sayoir, : sa sagesse,son discernement, fiberté de volonté et sa d'actionsont tous éprouvés. cele, l'hommgn'a pas été En obfigé d'adopterpne voie particulière, cotte obfigation car fausserait le sens même de cette mise à l'épr€uve.Si pendant un examen,vous êtes obligé de donner une réponsedonnéeà une questiondonnée,l'6xamendevient inutile. Votre mérite ne peut être convonablement iugé gue si vous pouvez répondre librement aux questions, p€rsonselon votre connaissance votre compréhension et nelfes.Si votre réponseest correcte,vous aurez r6usgi, et vous pourrezcontinuerà progress€r. votre réponse Si votre échec vous empêchera progross€r est mauyaise, do ; la de même, ce gui concerne situation l'homme etr de dans le monde. Dieu lui a donné la fiberté de volonté et d'action,de sorte qu'il puissechoisir librementlc mode l'lslam ou lg Kufr. de vis qu'il estimeêtre le bon qui 21. On trouvedonc d'un côté I'homme ns comprond ni sa proprenature,ni celle de f'univers. ignorequi sst ff véritable,et quels sont Ses attributs,et utilise son MaTtre maf sa libertééen prenantle cheminde fa d6sob6issance et de la rébellion. tel hommea échouéà I'sxamen de Un sa connaissance, son intelfigsncoGt de son sens du de
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dsvoir,et ne mérite pas un sort meilleurque celui discuté plus haut. 22. De l'autre côté, on peut trouver celui qui sort vainqueurde cette mise à f'épreuve.En utifisant correctement son savoir et son esprit, il reconnaîtson Créateur, a foi sn Lui, et sâns y être aucunementcontraint choisit le de Lui obéir.fl sait distinguer Bien du Mal, et bien qu'if libre de ne pas le faire, if chosit fe Bion. soit entièrement comprend sa propre nature, se conforme à seg lois et 11 à sas réalités, of bien qu'il ait toute latitude de suivre nrimportequelle voie, il adopte celle de f'obéissence et de la foyauté enverc Dieu, son Créateur. fl a surmonlâ l'épreuve,câr if a convenablement utifisé son esprit ot toutes sos lacultés : ses yeux pour discerner ]a Réalitê, sss oroilles pour écouter la Vérité,son esprit pour concevoir de saines opinions,of il met tout son ccauret toute son âme à suivre la juste voie qu'il a ainsi choisie. ?I.3.ll choisit la vérité,voit la réalité,se soumetde son plein gré à son Seigneur et Maïtre. C'est un homme intefligent,sincère, qui a fe sens du devoir, qui a opté pour la lumière plutôt que les ténèbres,et apràs avoir distinguéla réafité,a répondu à son appef avoc enthousiasme.Sa conduite prouvs ainsi que non seulementil recherche fa vérité, mais qu'il sait fa reconnaltreet la chérir"Cet homme réussiradans ce monde comme dans le rnonde à vanir car il a pris ls Droit Chemin et no de cssserade le suivredans tous les domaines la connaissanc€et de I'action.Celuiqui connaitDieuet Ses attributs, ité. ll ne pourra connait l'alpha et I'oméga de fa Réaf s'égarercer son premier pas est sur fa bonne route at il du est sûr de la destination voyagede fa yio. il 24. Dansle domainede la philosophie, méditera sur les sgcrets de I'univ€rset essayorede sonder s6s mystères,mais à I'inverse philosophe du infldèle(Kâfir)it no pas du s'êgarara dans le labyrinthe douteat du septicisme. La Vision Divine êclair€re sa route et dirigera sâs pas dans la bonns direction. s2

25. Dans le domaine de la science, il tentera de connaître les lols de la nature, de découvrir les trésors cachés de la terre, et de diriger toutes les forces jusque-là ignorées de I'esprit et de la matière - tout cela pour le mieux-être de I'humanité.ll essayera d'explorer touteg les avenues du savoir et de la puissance, et de soumettre tout ce gui existe sur terre €t dans les cieux au profit de I'hommg. 26. A chaque stade de $a recherche, sa conscience de Dieu I'empêchera de faire un usage mauvais et destructif de la scienee et des méthodes scientifiques. 27, ll ne songera même pas à se vanter d'être le maltre de ces forces, le conquérant de la nature, s'arrogeant ainsi des prérogativesdivines ; ni à nourrir des ambitions subversives sur I'univers, soumettant le genre humain et établissant sa suprématie sur tous sans reculer devant les moyens les plus vils. Une telle attitude de rébellion et de défi ne saurait être celle d'un rnusulman æ seul un savant kâfir peut être la proie de telles illusions et, en y succombant, exposer le genre humain tout entier aux d a n g e r s d e l a d e s t r u c t i o nt o t a l e e t d e l ' a n é a n t i s s e m e n(t1 ) . U n s a v a n t m u s u f m a n ,â u c o n t r a i r e , s e c o m p o r t e r a t o u t à f a i t d i f f é r e m m e n tP l u s i l v e r r a c l a i r d a n s l e d o m a i n e d e l a . science, plus sa foi en Dieu en sera renforcée.fl courbera l a t ê t e d e v a n t L u i a v e c g r a t i t u d e .P u i s q u e s o n M a î t r e l * a béni en lui accordant un pouvoir et une science plus
(1) La situatron âst la même de nos jours. Le Dr Joad dit ; r Lf s c i e n c e n o u s a d o n n é u n o puissance pr ssqus divin6, mâig Faur nous s e r v i r d ' o l l e , n o u s n ' a v o n s q u o l a m e n t a l i t é d ' é c g l i e r g o u d e s â u v a g a sr . Lo philosophe Bertrand Russell écrit : r D'une manière génêrala, nou$ n o u s t r o u vo n s mô l é s à u n o cour so ontr e l' habileté humaino Dn tant qut moyons, et la folie humaine tn tant guo buts: Touts augmonTâtidn e d f ' h a b i l a t é re q u i se p o u r y p ar vanir esl or iantée vor s le mal. LE gënr g h u m a i n n 'a su rvé cu j u sq u 'à m ainlenant quo gr âce à l' ignor ânçe gt à I ' i n c o m p é to n ca .Ma i s si fe sa voir et la com pétence sê com bingnt â la lol i a, i l n e p e ut p l u s y a vo i r d e ce rtitudeda sur vie. La connaissanco un pouv oi r , ogt m a i s c ' o st u n p o u vo i r d e b i en autant qu€ de mal fair e. Par conséqù enl , à m o i n s q u e l 'h o mmr n 'a u g mgnte en $ag6gso autant qu' ân connaissa nç o. I ' a u g m e n t a t i o nd e l a s c i g n c a n o f o r a q u ' a c c r o l t r e n o s t r i b u l a t i o n s r ( Bo r t r a n d Ru sse i , l mp rcl o f Sclr nco on Soclcty, p. læ- Atl. Un autr e b r i l l a n t p o n so u r a e xp ri mé l e m êmc par adoxe en cgs lor m os. : .' gn n ous a p p r e n d à vo l e r co mm6 l e s oiseaux, et à nager comm e les poissons, m ai s n o u s i g no ro n s to u j o u rs co mment vivr e sur la ter r e . { citÉ par Joacl d ans Counlrr Attrck from thr Ersl, p. 28).

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grands, il devra æuvrer pour son propre bien et celui de I'humanité. Au lieu d'être arrogant, il sera humbfe, âU lieu de se griser de sa propre puissance, il réalisera de pour le bien commun. ll ne s'abandonnera grandes ChOseS pas à une fiberté effrénée. ll sera guidé par les principes de la moralité et de la Révélation Divine. Ainsi la science enire SeS mains, au lieu de devenir un instrument de destruction,deviendra un agent du bien-être des hOmmes et de la régénération morale. Et c'est de cette manière qu'il exprimera sa gratitude à son MaÎtre pour les dons e t l e s b é n é d i c t i o n sq u ' l l a r é p a n d u s s u r I ' h o m m e . 28. De même dans le domaine de l'histoire, de l'économie, de la politique, du droit, et de toutes les autres branches des arts et des sciences : un musulman ns se laisserapas distancer par un kâfir dans la rechgrcho, mais leurs points de vue, et par conséquent leurs ' fnodus operandi ", dilléreront largement. Un musulman étudiera chaque brÊnchede la connaissancedans sa iuste perspective, s'effôrcera d'atteindre un iuste obiectif et arrivera à de justes et saines conclusions. En histoire, il tirera des feçons correctes des expériences passées, et découvrira les causes véritables de la grandeur et de la décadenco des civilisations.ll essaiera de tirer profit de lout ce qui fut bon et juste dans le passé, et évitera soigneusnment tout ce qui avait conduit au déclin et à l'écroulement des nations. En politique, son seul obiectif sera I'instauralion d'un régime de paix, de iustice, de fraternité et de bien, où I'homme est un frère pour I'homme et respecte sa qualité d'homme, où ne règne aucune forme d'exploitation ou d'esclavage,où les droits de I'individu sont respectés, et où le pouùoir de f'Etat est considéré comme un dépôt sacré de Dieu, qui doit ètre utilisé pour le bien-être esSaigra commun. En ce qui concerne le droit, le muSulman d'en faire I'instrumentréel de la iustice, pour la protection des droits de tous - particuliàrementdes faibles. ll veillera à ce que chacun reçoive la part qui lui ost due, et gu'aucune injustice ou oppression ne soit infligôe- à quiconque. ll respectera fà loi, la fera respecter et veillera à.ce que la iustice soit rendue équitablsmsnt. 34

æ. La vie morale d'un musulman sera toujours empreinte de piété, de dévotion, de droiture. lf vivra dans fe monde avec la conviction que Dieu seul est notre Maitre à tous, que tout ce que lui-même et les autres peuvent posséder leur a étê donné par Dieu, que les pouvoirs dont il dispose ne sont gu'un dépôt de Dieu, gue fa fiberté qui fui a été conférée doit ètre utilisée avec discernement et qu'il est de son propre intérêt de s'en servir selon la Vofonté Divine. ll gardera toujours présent à I'esprit qu'il doit un jour retourner au Seigneur et lui rendre compte de toute sa vie. Le sentiment de responsabilité restera toujours fermement implanté dans son esprit et il n€ se conduira jamais en irresponsabf et en e insouciant. 30. Songez à f'excellence morale de I'homme qui vit dans de tefles dispositions.Sa vie sera une vie de pureté, de piété, d'amour, d'altruisme. ll sera une bénédiction pour I'humanité.Son esprit ne sera pas troublé par des pensées mauvaises et des ambitions perverses. ll s'abstiendra de voir, d'€ntendre et de faire le mal. ll maîtrisera sa langue, et ne profèrerajamais de mensonge.ll gagnera sa vie de manière iuste et honnête et préfèrera la faim à u n s n o u r r i t u r e a c q u i s e p a r I ' e x p l o i t a ! i o no u I ' i n j u s t i c e .l l o n6 sarâ jamais complicede I'oppression u de la violation d e l a v i e h u m a i n e e t d e I ' h o n n e u r ,q u e l l e q u ' e n s o i t f a forma. ll n€ cèdera jamais au mal, quel que soit le prix qu'il ait à payer pour cela. ll sera la bonté et la noblesse mêm€, et'défendra le droit et la vérité même au prix de sa proprevie. ll aura en horreurtoutes les formes d'injustice, e t s ' é r i g e r a 6 n d é f e n s e u rd e l a v é r i t é , q u e l e s a d v e r s i t é s n€ pourront abattre.Un tel homme sera un pouvoir avec fequel il faut compter.Lui seul peut réussircar rien au m o n d e n e p o u r r a I ' a r r ê t e ro u e n t r a v e r s a r o u t e . 3 1. l l s e r a I ' h o m m e l e p l u s h o n o r é e t l e p l u s r e s p e c t é et personne ne pourra le surpasser dans ce domaine. C o m m e n t I ' h u m i l i a t i o np o u r r a i t - e l l ea t t e i n d r e u n h o m m e g u i , p o u r q u é m a n d e ru n e f a v e u r , n e t e n d p a s l a m a i n , n i nê courbe la tête devant quiconque excepté Dieu ToutPr.rissant. souverain du monde ? le 35

32. ll seraI'homme pfuspuissant fe plus efficace. le et que lui - car il ne Personne peut être plus puissant ne craint personne sauf Dieu,et ne recherche des bénédictions de personneque de Lui. Quel pouvoirpourraitfe détournerdu Droit Chemin Quelle richesse pourrait ? acheter sa foi ? Quelle force pourrait ronger sa conscience? Quel pouvoir pourrait influencer ? son attitude eu le 3.3. ll sera ,l'homme plus riche, Personne monde que ne peutêtre plus richeou plus indépendant lul - car ll de il vivra une vie d'austérité, contetnplation. nê sêra pas sensuel, faible,ou cupide,ll se conientera co de ou qu'il gagne honnêtement, même si clesmonceaux de et richessesmal ecquisessont placéesdevant lui, il les avec mépris.ll aura la paix et le Contentement repoussera du cæur - y a-t-ilde richeseplus grandeque celle'là? 34. ll serâ I'hommele plus révéré,le plus aimê, le plus populaire. ne Personne peut être plus digne d'amour que lui car il vit unè vie de charitéet de bonté. ll hOnnêtefOnCtiOnS rendrajustice à tous, acoômplirâ'sês pbur le blen de tous, ll sincèrgment ment et travaillera le toui naturellement cæurdes gens,leUrârnoufet attirera et Tout le mondeI'honorera lui fera confiance. leur estime. n'en est plus digne que'lui - Caril n'êStpas Personne fidèleà pariure, mais au contraire modèlede droiture, un ll dansseSactions. serabon et iuste sa paroleet honnête car il sait que DieUest omni' dans ioutes ses affaires, motspour décrire présent, ll toujours vigitant. n'y a pas-de quelqu'unpourComment tout le mérited'un tel hOmme. la ? tait-il ne pas fui faire confiance Telle est'. vie d'un musulman. véritable 35. Si vous avez compris la véritable nature d'un qU'ilne pgut vivredanS convaincu vous Serez mUsulman, ll ou f'asservissement la soumission. est I'humiliation, terrestre et destinéà devenirle maître, aucunepuissance l r r n e p e u tl e d o m i n eo u l e s u b i u g u eC.a r l ' l s l a mu i i n c u l q u e être écfipséesPar aucun les qualités qui ne sauraient c h a r m en i a u c u n ei l l u s i o n . 36

3 6 . E t a p r è s a v o i r v é c u u n e v i e r e s p e c t a b l ee t h o n o rable Sur Cette terre, il relournera à son Créateur, qui r é p a n d r as u r l u i S e s b é n é d i c t i o n s c a r i l a a c c o m p l i s o n d e v o i r h o n o r a b l e m e n t ,r e m p l i s a m i s S i o n a v e c S u c c è s e t t r i o m p h é d e l a m i s e à l ' é p r e u v e .l l a r é u s s i d a n s s a v i e d e t e r r e S t r e . t C O n n a î t r a a n S l a v i e u l t é r i e u r e ,l a p a i x , l a joie, la félicité éternelles. 9 7 . V o i l à l ' l s l a m ,l a r e l i g i o n n a t u r e l l ed e I ' h o m m e ,l a r e l i g i o n q u i n ' e s t a s s o c i é e à a u c u n e p e r s o n n e ,p e u p l e . p é r i o d e o u e n d r o i t .C ' e s t l a v o i e d e l a n a t u r e , l a r e l i g i o n . d e l ' h O m m eD e t o u s t e m p S ,e n t o u s l i e u x ,e t d a n S t O u Sl e S p e u p l e s , t o u s c e u x q u i r e c o n n u r e n tD i e u e t a i m è r e n t l a ' v é r i i é o n t c r u e n c e t i e r e l i gi o n e t s ' y s Ô n t c o n fo r m é s . l l s q furent touS des musutmans, u'ilSaient appelé ce mode de vie lslamou pas.Quef qu'en fût le nom. il signifiait l s l a m ,e t l s l a m u n i q u e m e n t .

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CHAPITRE II Iâ FOI ET L'OBÉISSANCE

38. fslam signifie obéissance à Dieu. ll va sans dire que cette obéissance ne peut être totale que si I'homme connaît certains faits essentiets et en est lermemenr convaincu. Quels sont les principes qu'un homme doit connaitre pour diriger sa vie sefon ted Oirectivesdivines ? c'esl ce que nous nous proposons de discuter dans ce chaprtre. 39. D'abord, il faut avoir une loi inébranlable dans 'existence f de Dieu. L'homme pourrait-il Lui être obéissant, s ' i l n ' e s t p a s i n t i m e m e n tp e r s u a d é d e s o n e x i s t e n c e? 40. Ënsuite, it faut connaître les attributs de Dieu. C'est la connaissance de ces attributs qui permet à I'homme de cultiver en lui-même les qualités les plus nobles et de mener une vie de verlu et de bonté. Si on ignore que Dieu existe, qu'lr est I'unique Créateur et Seigneur de I'univers, et qu'lr ne partage avec aucune a u t r e d i v i n i t é l a p l u s i n f i m e p a r c e l t ed e S o n p o u v o i r e t d e Son autorité, alors on peut devenir la proie des faux dieux, et leur rendre hommage pour obtenir leurs grâces. Mais s i o n c o n n a î t f' a t t r i b u t d i v i n * t a w h î d , ( u n i c i t é d e D i e u ) , o n n e r i s q u e p a s d e s u c c o m b e rà c e t t e i l f u s i o n .D e m ê m s , s i I ' h o m m e s a i t q u e D i e u e s t o m n i p r é s e n te t o m n i s c i g n t , qu'll voit, entend et sait tout ce que nous faisons en public et en privé et jusqu'à nos pensées non exprimées ! alors comment pourra*t-ir se permettre de désobéir à Dieu ? f l se rendra compte qu'il est observé continuellement et se comportera convenablement.Mais c e l u i g u i i g n o r e c e s a t t r i b u t sd e D i e u p e u t s ' é g a r e r s u r l a voie de la désobéissance. 38

4 1 . l l e n e s t d e m ê m e p o u r t o u s l e s a t t r i b u t sd e D i e u . Le fait est que les qualités et les attributsqu'un homme d o i t p o s s é d e rs ' i l v e u t s u i v r e l a v o i e d e l ' l s l a m , n e p e u v e n t ètre cultivés et développés que grâce à une prolonde connaissancedes attributs de Dieu. C'est la connaissance d e C e sa i t r i b u t sq u i p u r i f i e I ' e s p r i te t l ' â m e d e I ' h o m m e ,s e s croyanCeS,Sa mOrale, SeS aCtiOnS.Une COnnaiSSanCe s u p e r f i c i e l l eo u p u r e m e n t t h é o r i q u e d e c e s a t t r i b u t s n e il doit posséder suffit pas pour la tâche gui I'attend , u n e c o n v i c t i o n i n é b r a n l a b l e f e r m e m e n te n r a c i n é e d a n s l e 'esprit, pour être à l'abri des doutes insiC æ U re t d a n s f dieux et des déviations. 4 2 . D e p l u s , i l f a u t c o n n a Î t r ee n d é t a i f l e g e n r e d e v i e gui peut pfaire à Dieu.Si I'hommeignore ce que Dieu a i m e O U n ' a i m e p a s , C o m m e n t p e u t - i l C h O i S i rl ' U n e t r e i e t e r I ' a u t r e? S ' i l n ' a a u c u n e c o n n a i s s a n c e d e l a l O i d i v i n e , c o m m e n t p e u t - i l l a s u i v r e? D o n c , l a c o n n a i s s a n c e d e l a L o i D i v i n e e t d u C o d e R é v é f ée s t é g a l e m e n te s s e n tielleà cet égard. n 43. Mais là non plus, la simple connaissance 'est pas S u f f i s a n t e L ' h o m m e d o i t a v o i r u n e c o n f i a n c e ,u n e c o n v i c . t i o n p l e i n e s e t e n t r è r e sq u e c ' e s t b i e n l a l o i d i v i n e e t q u e son salut dépend entièrement de I'observance de ce c o d e C a r l a c o n n a i s s a n c es a n s l a c o n v i c t i o n n ' a r r i v e r a p a s à a i g u i l l o n n e rI ' h o m m e v e r s l e D r o i t C h e m i n , e t i l r i s q u e d e s e p e r d r e d a n s l ' l m p a s s ed e l a d é s o b é i s s a n c e . M . E n f i n , i l f a u t a u s s i c o n n a î t r e l e s c o n s é q u e n c e sd e e e l'obéissance t de la foi, et cellesde I'incrédulité t de la d é s o b é i s s a n c eL ' h o m m e d o i t s a v o i r q u e l l e s b é n é d i c t i o n s . s e r o n t r é p a n d u e ss u r l u i s ' i l c h o i s i t l a v o i e d e D i e u e t e . m è n e u n e v i e p u r e , v e r t u e u s e ! s O u m i s eE t i l d o i t a u s s i n c o n n a î t r e q u e l l e s s e r o n t l e s c o n s é q u e n c e s é f a s t e sd ' u n e et vie de désobéissance de rébellion,Ainsi la connaissance de la vie ultérieure qui nous attend après la mort est a b S O l u m e n e s s e n t i e l l e .L ' h o m m e d o i t a v o i r u n e f o i i n é t b r a n l a b l ed a n s l e f a i t q u e f a m o r t n e s i g n i f i e p a s l a f i n d e , l a v i e ; q u ' i l y a u r a l a r é s u r r e c t i o nq u ' i l p a s s e r ad e v a n t l e 39

t r i b u n a l s u p r ê m e p r é s i d é p a r D i e u l u i - m ê m e; q u ' a u j o u r d u j u g e m e n t ,l a j u s t i c e p r é v a u d r a; q u e l e s b o n n e s a c t i o n s seront récompensées et les mauvaises punies. chacun a u r a c e q u ' i l m é r i t e ,e t i l n ' y a u r a p a s m o y e n d ' y é c h a p p e r . t C e l a d o i t o b l i g a t o i r e m e n a r r i v e r . C e s e n t i m e n td e r e s p o n sabilité est tout à fait essentielpour une obéissance incond i t i o n n e l l eà l a L o i d e D i e u . 45. un homme qui n'a aucune idée du monde à venir peut considérer qu'obéissance et désobéissançe sont s a n s i m p o r t a n c e .l l p e u t . c r o i r e g u e c e l u i q u i o b é i t c o m m e celui qui désobêit auront tous les deux tra même fin : après la mort, ils retourneront tous les deux à la poussière. Avec une telle mentaf ité, comment peut-on s'attendre à ce qu'il se soumette à iouç les inçonvénients et les restrictions qui déeoulent inêvitablçment d'une vie d'obêissance acttve, et evite ces péchés dont I'accomplissement ne lui apporte apparemment aucune perte mcrale ou maiérielle dans ce mqnde ? Avec cette mentalité, un homme ne peut accepter' de se soumettre à Ia loi de Dieu. Pas pfus qu'un homme qui n'est pas fermement c o n v a i n c ud e l ' e x i s t e n c ed e l a v i e u f t é r i e u r ee t d u t r i b u n a l .divin ne restera ferme et résolu dans les eaux agitées de la vie, au milieu de toutes les séductionsdu péché, du crime, du mal ; car le doute et I'hésitationprivent l'homme de sa vofonté d'agir. on ne peut rester ferme dans sa conduite gue si on est ferme dans ses convictions ; on ne peut suivre cetie voie de tout son cæur que si I'on est certain d'avoir intérêt à le faire et si I'on sait quels désavantages s'ensuivront en cas de désobéissance. Ainnsi, pour mener sa vie dans la voie de I'obéissance à Dieu, il faut une connaissance approfondie des conséquences de la foi ou de f incrédulité,ainsi que de la vie uliérieurê" 46, Tefs sont donc les faits essentiels qup I'on dait connaître si I'on veut vivre lqvie d'obéissance,c'est-à-dira l'lslam.

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1â FOI : OU'EST-CE OUE CELA SIGNIFIE ? 47. La foi est ce que nous avons appelé dans la . q d i S C u S i O n u i p r é c è d e * c O î r â i s s a n c e, ' , " C o h V i C t i g'n Le mot arabe .. imân ", que nous traduisons par foi, veut c d i r e l i t t é r a l e m e n t" C o o n a î t r e , r o i r e , ê t r e c o n v a i n c u S a n s d o u t e p o s s i b l e' . L a f o i e s t d o n c u n e f e r m e c o n v i c t i o n L née de la connaissance. 'homme qui sait. et est fermem e n t c o n v a i n c u d e I ' u n i c i t é d e D i e u , d e S e s a t t r i b u t s ,d e Sa loi révélée, du code divin de la récompenseet du c h â t i m e n t ,c e t h o m m e d o n c e s t a p p e l é u M u ' m i n u ( f i d è l e ) . t C e t t e f O i m è n e i n v a r i a b l e m e nI ' h o m m eà u n e v i e d ' o b é i s à s a n c e e t d e s o u m i s s i o n l a v o l o n t éd e D i e u . E t c e l u i q u i m è n e c e t t e v i e d e s o u m i s s i o ne s t a p p e l é m u s u l m a n . 4 8 . C e c i d e v r a i t c l a i r e m e n t d é m o n t r e rq u e s a n s l a f o i C ( i m â n ) p e r s o n n en e p e u t ê t r e u n v r a i m u s u l m a n . ' e s t u n p o i n t e s s e n t i e l; o u p l u t Ô t c ' e s t l e p o i n t d e d é p a r t . L e r a p p o r t e n t r e I ' i s l a me t I ' i m â n e s t c e l u i d ' u n a r b r e a v e c s a g r a i n e .D e m ê m e q u ' u n a r b r e n e p e u t c r o î t r es a n s u n e g r a i n e , d e m ê m e i l n ' e s t p a s p o s s i b l eà I ' h o m m eq u i n l a C p a s l a f o i a u d é p a r t d e d e v e n i ru n m u s u l m a n . e p e n d a n t , de même qu'on trouve parfois un arbre qui malgré la grgine semée ne poussepas,et cela pour des quantités de raisons, ou même s'il pousse, sa croissance est cgmpromise ou retardée, de même on peut trOuver un h o m m e q u i a t a f o i , m a i s à c a u s e d e c e r t a i n e sf a i b l e s s e s , . p e u t n e p a s d e v e n i ru n m u s u l m a nf e r m e e t v é r i t a b l e D o n c nous voyons que la foi est le point de départ,etconduit à I ' h o m m eà l a v i e d e s o u m i s s i o n D i e u ,e t q u e n u l n e p e u t , d e v e n i r m u s u l m a nS a n S l a f o i , A u c O n t r a i r e u n h o m m e p e u t a v o i r l a f o i , m a i s e n r a i s o n d e l a f a i b l e s s ed e s a v O l O n t é ,d ' U n e m a u v a i s e é d u C a t i o n ,o u d e m a u v a i s e s i compagnies,l peut ne pas mener la vie d'un vrai musulm a n . D u p o i n t d e v u e d e I ' i s l a m e t d e I ' i m â n ,t o u s l e s h o m m e s p e u v e n t ê t r e c l a s s é s e n q u a t r e c a t é g o r i e s: a) Ceuxqui ont une foi inébranlable une foi qui les f a i t s e s o u m e t t r eà D i e u d e t o u t c æ u r e t s a n s r e s t r i c t i o n s . d l l s s u i v e n tl e c h e r n i nd u b i e n e t s e c o n s a c r e n t e t o u t l e u r
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cæur, de toute leur âme à plaire à Disu, en faisant tout ce qu'fl aime, et en évitant tout ce qu'il n'aime pas. Dans leur dévoiion, ils sont encore ptus fervents que n,est I'homme ordinaire à fa poursuite de la richesse et de. fa gfoire. De tefs hommes sont de vrais musulmans. b) ceux cfui ont la foi, qui croient en Dieu, en sa loi, au iugement dernier, mais dont la foi n,est pas assez forte et profonde pour fes rendre totafement soumis à Dieu. l fs s o n t b i e n e n d e s s o u s d u r a n g d e v r a i m u s u l m a n , m é r i i e n t d ' ê t r e p u n i s p o u r l e u r s m a n q u e m e n t se t l e u r s f a u t e s , m a i s i l s s o n t t o u t d e m ê m e m u s u l m a n s .l l s s o n t fautifs d'être coupables, mais non pas rebelles. lls reconnaissent le Seigneur et Sa loi, et bien qu'ils la transgressent, ifs ne se sont pas rebellés contre Lui. lfs a d m e t i e n t S a s u p r é m a t i ee t l e u r p r o p r e c u l p a b i l i t é .D o n c ils sont coupables et méritent un châtiment,mais ils restentmusulmans. c) ceux qui n'ont pas du tout la foi. ces hommes r e f u s e n t d e r e c o n r l a Î t r el a s o u v e r a i n e i éd e D i e u e t s o n t d e s r e b e l l e s .M ê m e s i l e u r c o n d u i t e n ' e s t p a s m a u v a i s e e t s ' i l s n e r é p a n d e n tp a s l a c o r r u p t i o ne t l a v i o f e n c e ,i i s r e s t e n t d e s r e b e l l e se t l e u r s a c t i o n s b o n n e s e n a p p a r e n c e sont de peu de valeur. De tels hommessont comme les h o r s - l a - l o i .M ê m e s i u n h o r s - l a - f o ic o m m e t c e r t a i n s a c t e s g u i s o n t e n c o n f o r m i t éa v e c l a f o i d u p a y s , i l n ' e n d e v i e n t p a s p o u r c e l a u n c i t o y e n l o y a l e t o b é i s s a n t ,d e m ê m e l e b r e n a p p a r e n t d e c e u x g u i s e r e b e l l e n tc o n t r e D i e u n e p e u t c o m p e n s e r l a g r a v i t é d u m a l r é e l , l a r é b e l l i o ne t f a d é s o b és s a n c e . i d ) c e u x q u i n e p o s s è d e n tp a s l a f o i e t n e f o n t p a s n o n p l u s d e b o n n e s a c t i o n s ,f fs r é p a n d e n tl e d é s or d r e dans le m o n d e e t p e r p è t r e n tt o u i e s s o r t e s d e v i o l e n c e se t d ' o p p r e s s i o n ,l l s s o n t l e s c r é a t u r e s l e s p l u s a b o m i n a b l e s car i l s s o n t d e s r e b e l l e s , e s m é c h a n t se t d e c r i m i n e l s , d 4 9 , C e t t ec l a s s i f i c a t i o n e I ' h u m a n i t é o n t r ec l a i r e m e n t d m q u e l e v é r i t a b l es u c c è s e t l e s a l u t d e I ' h o m m ed é p e n d e n t 42

d e l ' î m â n ( l a f o i ) . L a v i e d ' o b ê i s s a n c e i s r a m )n a î t d e l a ( g r a i n e d e l ' î m â n .C e t i s l a m p e u : ê t r e p a r f a i t o u i m p a r f a i t . M a i s s a n s î m â n i l n ' y a p â s d ' i s t a r n .L à o u i l n ' y a p a s d'isfam il y a kufr. Sa forrne êt sâ nâture peuvent varier, mais de toute façon, ce serâ lë kufr. et pas autre chose. 5 0 . c e l a s o u l i g n e l ' i m p o r t a n c e e t ' î m â n v i s - à - v i sd e d l a v i e d e s o u m i s s i o nt o t a l e e t v É r i t a b l eà D i e u . COMMENT ACOUÉRIR LA CONNAISSANCE DE DIEU ? 5 1 . L a q u e s t i o ns e p o s e m a i n t e n a n:t c o m m e n ta c q u é r i r l a c o n n a i s s a n c e t l a f o i e n D i e u , e n S e s a t t r i b u t s .S a e l c i e t l e j u g e m e n td e r ni e r 2 52, Nous avons déja fart allusionaux innombrables m a n i f e s t a t i o nd e D i e u a u t o u rd e n o u s e t e n n o u s - m ê m e s . s E l l e sa t t e s t e n q u . i ly a u n C r é a t e u re t u n C r é a t e u r n i q u e , t , u et que c'est Lui qui contrôle et drrige cet univers Ces t e m o i g n a g e sr e f l è t e n t l e s d i v i n s a t t r i b u t s d r r C r é a t e u r : Sa grande sagesse.Sa science universelle, on omniS p o t e n c e ,S a m i s é r i c o r d eS a f o r c e , b r e f. t o u s S e s a t t r i b u t s , s o n t p a r t o u t v i s i b l e sd a n s S e s æ u v r e s .M a i s I ' e s p r i te t l e s f a c u l t é sd e l ' h o m m e s e s o n t é g a r é s à f o r c e d ' o b s e r v e re t d ' a s s i m i l e r e s c h o s e sq u i s o n t p o u r t a n tc l a i r e s e t m a n i c T e s t e sb i e n q u e s e s y e u x f u s s e n to u v e r t sp o u r l i r e c e q u i , e s t ê c r i t d a n s l a C r é a t i o n .M a i s c ' e s t l à q u e l e s h o m m e s s e s o n t é g a r é s .C e r t a i n so n t d i t q u ' i l e x i s t e d e u x D i e u x , d'autres ont commencéà croire à la trinité,et d'autres . e n c o r e s o n t t o m b é s d a n s l e p o l y t h é i s m eC e r t a i n ss e s o n t mis à adorer les forces de la nature, et d'autres ont d i v i s é l a p e r s o n n ed i v i n e e n d e m u l t i p f e sd é i t é s : d i e u x d e l a p l u i e , d e I ' a i r , d u f e u , d e l a v i e , d e l a m o r t . . .B i e n que les manifestations e Dieu fussentparfaitement vid é d e n t e s , l a r a i s o n h u m a i n ea t r é b u c h éb i e n d e s f o i s e t n ' a p a s r é u s s i à v o i r l a r é a l i t é d a n s s a v r a i e p e r s p e c t i v e .E l l e a r e n c o n t r éd é c e p t i o ns u r d é c e p t i o n e t n ' a a b o u t i q u ' à u n e c o n f u s i o n s p i r i t u e l l e .N o u s n ' a v o n s g u è r e b e s o i n d e nous étendresur ces erreursdu jugementhumain. 43

53, De même en ce qui concerne la vie après la mort, les hommes ont avancé bien des théories erronnées, par exemple qu'après la mort I'homme retourne à la poussière e t n e r e v i è n d r aj a m a i s p l u s à l a v i e i o u q u e I ' h o m m e e s t sujet à tout un processus de régénérationscontinuelles d a n s c e m o n d e e t q u ' i l e s t p u n i o u r é c o m p e n s éd a n s l e s cycfes de la vie à venir. 5 4 . L a d i f f i c u f t ée s t e n c o r e p l u s g r a n d e q u a n d o n e n vient à fa question du mode de vie. Formuler un code i complet et équifbré qui puisse plaire à Dieu uniquement avec notre raison humaine, est une tâche extrêmement difficile. Même si un homme est pourvu des plus hautes facultés de raison et d'esprit et s'il possèdeune sagesse i n c o m p a r a b l e e t I ' e x p é r i e n c e d e n o m b r e u s e sa n n é e s d e r é f l e x i o n ,s e s c h a n c e s d e f o r m u l e r d e s v u e s p a r f a i t e m e n t j u s t e s s u r l a v i e s o n t f o r t r é d u i t e s .E t m ê m e s i a p r è s d e s années de réflexion il y parvient,il ne sera jamais sûr d ' a v o i r r ê e l l e m e n td é c o u v e r t l a v é r i t é e t a d o p t é l a b o n n e voie. 5 5 . B i e n q u e l ' é p r e u v el a p l u s j u s t e e t l a p l u s c o m plète de la sagesse humaine,de sa raison, et de sa c o n n a i s s a n c ee u s s e n t é t é d ' a b a n d o n n e rl ' h o m m e à s e s p r o p r e s r e s s o u r c e ss a n s a u c u n e d r r e c t i v ee x t é r i e u r e , f i n a gu'if découvreseul le juste mode de vie gu'il convient d ' a d o p t e rs u r c e t t e t e r r e , e t q u e c e u x q u i p a r l e u r s e s s a i s e t e x p é r i e n c e sp e r s o n n e l sa ur a i e n t p u d é c o u v r i r l a v é r i t é et la vertu awaient gagné leur salut tandis que les autres t s e s e r a i e n p e r d u s ; D i e u a c e p e n d a n é v i t éà S e s c r é a t u r e s t h u m a i n e su n e é p r e u v e a u s s i d i f f i c i l e .P a r S a g r â c e e t S a d f b i e n v e i l l a n c el a s u s c i t ép o u r I ' h u m a n i t é e s h o m m e sé l u s d ' e n t r e l e s h o m m e s a u x q u e l sl l a r é v é l é S e s a t t r i b u t s ,S a loi et le Juste Code cie Vie. leur a fait connaÎtre la s i g n i f i c a t i o ne t l e b u t d e c e t t e v i e a i n s i g u e d e l a v i e u l t é r i e u r e ,e t l e u r a a i n s i m o n t r é l a r o u t e q u i m è n e a u C s u c c è s e t à l a f é l i c i t éé t e r n e l l e . e s h o m m e s é l u s s o n t l e s M e s s a g e r sd e D i e u - S e s P r o p h è t e s .D i e u l e u r a c o m m u n i q u é l a c o n n a i s s a n c ee t l a s a g e s s e p a r l e m o y e n d u W a h y ( l a r é v é l a t i o n )e t l e l i v r e c o n t e n a n t l e s c o m m u n i 44

cations divines est appelé le livre de Dieu, ou la Parole d e D i e u .L ' é p r e u v ed e l a s a g e s s ee t d e l ' e s p r i td e I ' h g m m e o réside donc en cela : aprèJ avoir soigneusement bservé de p sa vie pure et pieuse et ses enseignements leins reconnaîlre le Messager de Dieu ? noblesse, Saura-t-il Celui qui possède du bon sens et une saine sagesse par le r e c o n n a î t r a l a v é r a c i t é d e s i n s t r u c t i o n sd i c t é e s M e s s a g e rd e D i e u e t s e s e n s e i M e s s a g e r; S ' i l r e i e t t e l e g n e m e n t s c e r e f u s i n d i q u r a q u ' i l e s t c o m p l è t e m e n ti n c a p a b l e d e d é c o u v r i rl a v é i i t e e t l a j u s t i c e ,e t q u ' i l a é c h o u é à c e t t e é p r e u v e .U n t e l h o m m e n e S e r a i a m a i s c a p a b l e la d e d é c o u v r i rl a v é r i t é s u r D i e u e t s u r S a l o i o u S u r vie ultérieure. FOI DANS L'INCONNU vous q q 5 6 . C ' e s tu n e e x p é r i e n c e u o t i d i e n n e u e l o r s q u e queln e c o n n a i s s e zp a s q u e l q u e c h o s e , v o u s c h e r c h e z v q u ' u n q u i l a C g n n a î t , o u s v o u s l i e z à S O na v i s , e t v O u S pguvez l e c r o y e z .S i v o u s t o m b e z m a l a d e e t q u e v o u s n e ' v g u S - m ê m ev O u Sc h e r c 'h e zU n m é d e C i n v O u S , VOUS gigner S sans discuter'Pouracceptezet suivez ses instructions q u o i ? P a r c eq u ' i l e s t q u a l i f i ép o u r d o n n e ru n a v i s m é d i c a l ' , q u ' i l a d e l ' e x p é r i e n c ee t a s o i g n é e t g u é r i u n c e r t a i n v , P n o m b r e d e m a l a d e s . a r c o n s é q u e n tv O u S o u s c c n f o r m e z de avis, voUSfaites tout ce qu'il vous conseille à SOn qu'il vous interdit' De même en faire, et évitez tout ce avocat' matière de procès,vous faites confianceen votre issez Selon ses directives. De mên'*' en matière et ag désirez d ' é d u c a t i o n a v e c v o t r e p r o f e s s e u r 'Q u a n d v o u s vous rendre à un endroit,et que vous n'en ConnaisSeZ et p a s l e c h e m i n ,v o u s d e m a n d e zà q u e l q u ' u nq u i l e s a i t q u ' i l v o u s i n d i q u e .B r e f , I ' a t t i t u d e v o u s s u i v e zl a d i r e c t i o n vie à q r a i s o n n a b l e u e v o u s a d o p t e zt o u t a u l o n g d e v o t r e e que vous ignorez, st que vousconsultez p r o p o sd e c h o s e s q u e l g u ' u n q u i e s t a u c o u r a n t ,v o u s a c c e p t e z s o n c o n s e i l propre connaisC et agissezen conséquence. omme votre vous cherchez soigneusement sance est insuffisante, Vous e q u e l q u ' u nd e m i e u x r e n s e i g n é t a c c e p t e zS e s d i r e s ' personne prenez le plus grand soin pour choisir la
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c o m p é t e n t e m a i s u n e f o i s q u e v o u s l ' a v e z c h o i s i e ,v o u s ; acceptez ses conseifs sans discuter. ceci s'appefle o fa foi ên l'inconnu'. Car ici, vous avez fait conliance à q u e l q u ' u nq u i s a i t s u r d e s m a t i è r e sg u e v o u s n e c o n n a i s s e z p a s . C ' e s t p r é c i s é m e n tl ' î m â n - b i l - g h a i b . 5 7 . L ' î m â n - b i l - g h a i bs i g n i f i e g u e v o u s a r r i v e z à l a c o n n a i s s a n c ed e c e q u e v o u s i g n o r i e z p a r I ' i n t e r m é d i a i r e q de quefqu'un ui sait.Vous ne connaissez as Dieu et ses p v é r i t a b l e sa t t r i b u t s .V o u s i g n o r e z q u e S e s a n g e s d i r i g e n t l e m é c a n i s m ed e I ' u n i v e r ss e l o n s e s C I r d r e se t q u ' i l s v o u s , e n t o u r e n td e t o u t e s p a r l s . v o u s n e s a v e z p a s e x a c t e m e n t quel mode de vie est susceptible de plaire à votre Créateur ; et vous êtes dans I'ignorance en ce qui c o n c e r n el a v i e u l t é r i e u r e L a c o n n a i s s a n c e u r t o u t e s c e s . s m a t i è r e sv o u s s e r a d o n n é e p a r l e s p r o p h è t e s q u i o n t é t é en contactdirect avec l'Etredivin et ont reÇula connaissance correcte. lls sont sincères, intègres, dignes de c o n f i a n c e ,p i e u x , e t l e u r v i e d e p u r e t é a b s o l u e e s t u n t é m o i n i r r é v o c a b l ed e l a v i v a c i t é d e t e u r s d i r e s . E t p a r d e s s u s t o u t , l a s a g e s s ee t l a f o r c e d e l e u r m e s s a g e v o u s obligent à admettre qu'ils disent la vérité, et gue tout c e q u ' i l s p r ê c h e n tm é r i t e d ' ê t r e c r u e t s u i v i . C e t t e c o n v i c t i o n q u i e s t l a v Ô t r ee s t I ' i m â n - b i l - g h a i b . n e t e l l e a t t i t u d e U c a p a b l e d e d i s c e r n e r l a v é r i t ê e t d e l a r e c o n n a î t r e( c ' e s t à - d i r e l ' î m â n - b i l - g h a i b )s t e s s e n t i e l l e o u r I ' o b é i s s a n c e p e à Dieu, et pour agir en accord avec son bon plaisir, car v o u s n ' . a v e zp a s d ' a u t r e i n t e r m é d i a i r eq u e l e M e s s a g e r d e D i e u p o u r a t t e i n d r e l a v r a i e c o n n a i s s a n c e ,e t s a n s c o n n a i s s a n c e é r i t a b l ev o u s n e p o u r r e z a v a n c e r s û r e m e n t v sur le cheminde l'islam.

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I CHAPITRE II

L'APOSTOLAT 58. Notre discussion a mis en évidence les points suivants: à l - l l e s t j u s t e q u e I ' h o m m ev i v e u n e v i e d ' o b é i s s a n c e D i e u , e t p o u r c e l a , l a c o n n a i s s a n c ee t l a f o i S o n t a b s o l u ment nécessaires connaissance de Dieu et de Ses ; a t t r i b u t s ,d e c e q u ' l l a i m e e t d e c e g u ' l l n ' a i m e p a s , d e sa voie et du Jour du Jugement Dernier; et une foi e i n é b r a n l a b l e n l a v é r a c i t éd e c e t t e c o n n a i s s a n c e c e c i est l'lmân. l l - D i e u a b i e n v o u l u é p a r g n e rà I ' h o m m ed ' a v o i r à e C o n q u é r i c e t t e C o n n a i s s a n ca u p r i x d ' u n e l f o r t p e r s o n n e l . r ll n'a pas placé l'homme devant cette épreuve difficile, a m a i s l l a r é v é l éc e t t e c o n n a i s s a n c e u x P r o p h è t e sc h o i s i s p a r m i l e s h o m m e s , l e u r o r d o n n a n t d e t r a n s m e t t r eS a v o l o n t é a u x a u t r e s c r é a t u r e sh u m a i n e se t d e l e u r m o n t r e r fe Droit Chemin. Cela â évité à I'homme de teribles calamités. l l l - E n fi n , l e d e v o i r d e t o u s , h o m m e se t f e m m e s , e s t u d e r e c g n n a î t r e n p r o p h è t e ,e t a p r è s s ' ê t r e a s s u r é q u ' i l e s t v é r i t a b l e m e n lt' e n v c y éd e D i e u , d ' a v o i r f o i e n l u t e t e , e n S o n e n S e i g n e m e n td ' o b é i r S c r u p u l e u s e m e n tt d e marcher dans ses pas Ceci est la voie du salut , s n 5 9 . D a n sc e c h a p i t r e o u s d i s c u t e r o nd e l a n a t u r e d e I ' h i s t o i r ee t d e s a u t r e s a s p e c t s d e I ' a p o s t o l a t .
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I . SA NATURË ET SA NÉCESSITÉ 60. Vous pouvez voir que Dieu a très gracieusement fourni à I'homme tout ce dont il a besoin dans cet univers. Le nouveau-névient au monde avec des yeux pour voir, d e s o r e i l l e s p o u r e n t e n d r e ,u n n e z p o u r s e n t i r e t r e s p i r e r , d e s m a i n s p o u r t o u c h e r , d e s p i e d s p o u r m a r c h e r ,ë t u n esprit pour penser et réfréchir.Toutes fes facultés et p o " u v o i r sd o n t i l p o u r r a a v o i r b e s o i n q u a n d i l s e r a un h o m m e , o n t é t é m e r v e i l l e u s e m e n to g é s d a n s s o n p e t i t l corps. Les moindres besoinsont été prévus, rien n'a été oublié. 6 1. l l e n e s t d e m ê m e d a n s l ' u n i v e r s o ù i l , v i t . T o u t ce qu i est essentiel à son ex istence y est fourni en a b o n d a n c e- a i r , l u m i è r e ,c h a l e u r ,e a u , e t c . D u j o u r o ù i l o u v r e l e s y e u x , f ' e n f a n tt r o u v e s a n o u r r i t u r e d a n s l e s e i n d e s a m è r e . s e s p a r e n t s t ' a i m e n t i n s t i n c t i v e m e n te t d a n s , l e u r c æ ur a é t é i m p l a n t é I ' i n s t i n c t p r o t e c t e u r q u i t e s i n c i t e à l ' é l e v e re t à s a c r i f i e r l e u r b i e n - ê t r ep o u r l e s i e n p r o p r e . A i n s i , a f f e c t u e u s e m e np r o t é g é , I ' e n f a n t a t t e i n t l a t m a t u r i t ée t à c h a q u e s t a g e d e s a v i e t r o u v e d a n s l a n a i u r e t o u t c e d o n t i l a b e s o i n .T o u t e s l e s c o n d i t i o n sm a t é r i e l l e s d e s u r v i e e t d e c r o i s s a n c el u i s o n t f o u r n i e se t i l p e u t s e r e n d r e c o m p t e q u e I ' u n r v e r s ' , o ue n t i e r e s t à s o n s e r v i c e t et le sert à chaque instant. 62. Bien plus, l'homme a la chance de disposer de tous les pouvoirs et facultés p h y s i q u e s ,m e n t a u x e t moraux d o n t i l a b e s o i n d a n s s a l u t t e p o ur l a v i e . A c e p r o p o s ,D i e u a p r i s d e s d i s p o s i t i o n s e r v e i l l e u s e s l:l m n ' a p a s r é p a r l i f e s d o n s s t r i c t e m e n té g a l e m e n te n t r e l e s h o m m e s .s ' i l I ' a v a i t f a i t , c e l a a u r a i t r e n d u l e s h o r n m e s t o t a l e m e n t i n d é p e n d a n t sl e s u n s d e s a u t r e s e t a u r a i t a i n s i n u i à l a c o n c e p t i o nd e c o o p é r a t i o ne t d ' e n t r a i d e . D o n c , b i e n q u e I ' h u m a n i t é a n s s o n e n s e m b t ed i s p o s ed e d t o u t c e d o n t e l l e a b e s o i n ,e n t r e l e s h o m m e s c e p e n d a n t l e s f a c t r l t é ss o n t d i s t r i b u é e si n é g a l e m e n te t a v e c p a r c i m o n i e . C e r t a i n so n t u n e g r a n d e f o r c e p h y s i q u e ,d ' a u t r e s s e d i s t i n g u e n ip a r l e u r s c a p a c i t é si n t e l f e c t u e l l e s . e r t a i n s C 4B

sont nés avec une grande aptitude pour les arts, la poésie,la philologie,d'autresont des talents d'orateur, o u l e s e n s d e l a s t r a t é g i e ,d e s d o n s p o u r l e c o m m e r c e , I ' e s p r i t m a t h é m a : i q u e ,l a c u r i o s i t é s c i e n t i f i q u e ,I ' o b s e r v a t i o n l i t t é r a i r e , u n p e n c h a n t p o u r l a p h i l o s o p h i e . . .C e s a p t i t u d e s p a r t i c u l i è r e sd i s t i n g u e n t c h a q u e h o m m e , e t l u i perrnet'.ent saisir les subtilités qui échappent au com' de m u n d e s m o r t e l s . C e s i n s t i t u t i o n s ,c e s a p t i t u d e s e t c e s talentssont des dons de Dieu. lls sont dans la natu'e de 'les ceux que Dieu a deslinés à être ainsi distingués par I'entraîn, tnt d o n Ss O n ti n n é s e t n e p e u v e n ts ' a c q u é r i r ou l'éducation. 6 3 . S i I ' o n s o n g e à c e t t e r é p a r t i t i o nd e s d o n s d i v i n s , o n s ' a p e r ç o i t q u ' e l l e a e t é m e r v e i l l e u s e m e n tf a i t e . L e s p c a p a c i t é sq u i s o n t e s s e n t i e l l e s o u r l a s u r v i e d e l â c u l t u r e humaine ont été données à I'hommemoyen,tandis que l e s t a l e n t s e x t r a o r d i n a i r e sq u i n e s o n t n é c e s s a i r e s q u e d a n S u n e m e s u r e m o i n d r e , o n t é t é d o n n é s s e u l e m e n tà un petit groupe de gens. ll Y a un grand nombre de ; s o l d a t s ,d e p a y s a n s ,d ' a r t i s a n s ,d ' O u v r i e r S m a i s l e S e h e f s m i l i t a i r e s ,l e s s a v a n t s ,l e s h o m m e s d ' é t a t e t l e s i n t e l l e c t u e l s s o n t r e l a t i v e m e n tp e u n o m b r e u x . l l e n e s t d e r n ê m e d a n s t o u s l e s d o m a i n e s .L a r è g l e g é n é r a l e s e m b l e ê t r e l a , s u i v a n t e : p l u s u n e f a c u l t é e s t d é v e l o p p é ep l u s l e g é n i e e s t g r a n d , m o i n s i l y a d e g e n s q u i l e p o s s è d e n t .L e s g r a n d s g é n i e s q u i l a i s s e n t u n e e m p r e i n t e i n e f f a ç a b l eS u r I ' h i s t o i r eh u m a i n e e t d o n t l e s e x p f o i t s o u v r e n t l a v o i e à I ' h u m a n i t ép e n d a n t d e s s i è c l e s , s o n t e n c o r e b i e n m o i n ç nombreux. 6 4 . l c i s e p o s e u n e a u t r e q u e s t i o n: I ' h u m a n i t éa - t - e l l e b e s o i n d ' e x p e r t s e t d e s p é c i a l i s t e su n i q u e m e n td a n s l e domaine du droit, de la politique, de la science, des m a t h é m a t i q u e s d e l a t e c h n i q u e , d e l a m é c a n i q u e ,d e s , , f i n a n c e S d e l ' é c o n o m i e o u b i e n a - t - e l l eé g a l e m e n tb e s o i n , la d ' h o m m e sq u i p u i s s e n tl u i i n d i q u e rl e D r o i t C h e m i n v o i e d e D i e u e t d u s a l u t ? D ' a u t r e se x p e r t s f o n t c o n n a î t r e à I ' h o m m e t o u t c e q u i e x i s t e d a n s l ' u n i v e r s ,a i n s i q u e l e s m o y e n se t l e s m é t h o d e sp o u r l e s u t i l i s e r .S a n s d o u t e f a u t - l l 49

q u e fq u ' u n p o u r e x p l i q u e r à ' l ' h o m m e q u e l e s t l e b u t suprème de cette création et la signification de la vie, q u ' e s t - c e q u e l ' h o m m e f u i - m ê m e ,p o u r q u o i i l a é t é c r é é qui fui à fourni fes pouvoirs et les ressources dont il dispose,et pourquoi, quel est I'idéal ultime de la vie et comment y parvenir, quelles sont les valeurs réelles et c o m m e n t l e s a t t e i n d r e .V o i l à q u e l e s t l e b e s o i n p r i m o r d i a l de I'homme et s'il ignore cela, il ne trouvera jamais de b a s e s o l i d e s n i n e r é u s s i r ad a n s c e t t e v i e c o m m e d a n s l a vie future. 6 5 . N o t r e r a i s o n s e r e fu s e à c r o i r e q u e D i e u g u i a tout prévu pour I'homme, iusqu'au plus banal de ses b e s o i n s ,a i t p u o m e t t r e d e p o u r v o i r à c e b e s o i n , l e p l u s grand et le plus vital d'entre tous. fl ne peut en être a i n s i . E t i l n ' e n e s t p a s a i n s i .D i e u a p r o d u i t d e s h o m m e s éminents dans les arts et dans les sciences,mais il a également suscité des hommes à I'intuition profonde, c l a i r v o y a n t s t a p t e s à c o n n a î t r ee t a s s i m i l e r .C ' e s t à e u x e q u ' l l a l u i - m ê m er é v é l é l e c h e m i n d e l a p i é t é e t d e l a vertu. ll leur a expliquéles buts de la vie et les valeurs m o r a l e s ,e t l e u r a c o n f i é l a m i s s i o n d e c o m m u n i q u e rl a Divine Révélation aux autres êtres humains et de leur m o n t r e r l e D r o i t C h e m i n . C e s h o m r n e ss o n t l e s P r o p h è t e s , les Messagers de Dieu. 66. Les Prophètes se distinguent dans la société h u m a i n e p a r l e u r s a p t i t u d e s s p é c i a l e s ,l e u r s e x t r a o r d i n a i r e s c a p a c i t é se t l e u r s a p t i t u d e sn a t u r e l l e s L e g é n i e n e . s e r é c l a m eq u e d e l u i - m ê m ee t c o n v a i n ca u t o m a t i q u e r n e n t l e s a u t r e s .P a r e x e m p l e , q u a n do n é c o u t e u n v r a i p o è t e , o n r e c o n n a î td e s u i t e s o n g é n i e e x t r a o r d i n a i r ec e u x q u i , ne possèdent pas naturellementce talent n'arriveront j a m a i s à a t t e i n d r ec e t t e e x c e l l e n c em ê m e e n e s s a y a n td e toutes leurs forces. De même pour les orateurs, les é c r i v a i n s ,l e s c h e f s , l e s i n v e n t e u r sn é s . C h a c u n d e c e s t a l e n t s s e r e m a r q u e p a r s o n . a m p l e u r e t s e s r é s ul t a t s e x t r a o r d i n a i r e sL e s a u t r e s n e p e u v e n ts o u t e n i rl a c o m p a . r a i s o n .D e m ê m e a v e c l e p r o p h è t e .S o n e s p r i t s a i s i t d e s p r o b l è m e s u i é c h a p p e n a u x a u t r e sc e r v e a u x ; i l e x p l i q u e q t 50

lessujetsquepersonnenepeutaborder;sonintuition é c l a i r e d e s q u e s t i o n ss i s u b t i l e s e t s i c o m p l i q u é e sq u e p e r s o n n e n e r é u s s i r a i tà c o m p r e n d r e , m ê m e a p r è s d e s a n n é e s d e r é fl e x i o n e t d e m é di t a t i o n s p r o f c ' n d e s . L a r a i s o n a p p r o u v et o u t c e q u ' i l d i t ; l e c c e u r s e n t q u e c e l a d e est vrai : I'expérience t les observations es phénOmènes d u m o n ( e a t t e s t e n tt o u t e s l a v é r a c i t éd e s e s p a r o l e s .M a i s S i n o u s e s s a y o n sn o u s ' m ê m e Sd ' e n f a i r e a u t a n t , C ' e S tu n é c h e c . L a n a t ur e e t l e s d i s p o s i t i o n sd u p r o p h è t e s o n t s i b o n n e s e t s i p u r e s q u e s o n a t t i t u d ee s t t o u j o u r s d i g n e d e h c o n f i a n c e , o n n è ' e e t n o b l e . l l n e C o m m e tp a s d e m a l , n i n e p r o f è r e d e m a u v a i s e sp a r o l e s "l l i n : u l q u e t o u j o u r s l a v e r t u e t p r a t i q u el u i - m ê m ec e q u ' i l p r ê c h e a u x a u t r e s .E n a u c u n C a s s a v i e n ' e s t e n d é s a c c O r da v e c S e Si d é a u x . N i ses paroles ni ses actes ne sont dictés par I'intérêt p e r s o n n e l l. l s o u f f r ep o u r l e b i e n d e s a u t r e s ,s a n s a t t e n p r e d e r é c i p r o q u e .S a v i e i o u t e e n t i è r e e s t u n e x e m p l e d e d v é r i t é .d e n o b l e s s e , e p u r e t é d e n a t u r e ,d e p e n s é eé l e v é e , S d e l a f o r m e t a p l u s e x a l t é ed ' h u m a n i t é . o n c a r a c t è r ee s t . e i r r é p r o c h a b l e t s a v i e e s t e x e m p t ed e f a i b l e s s e sT o u s c e s f a r t s ,t o u s c e s a t t r i b us p r o u v e n tq u ' i l e s t l e p r o p h è t e d e D i e u e t q u ' o n P e u ta v o i r f o i e n l u i . 67 Q u a n d i l d e v i e n t é v i d e n t q u e t e l l e p e r s o n n ee s t l e v é r i t a b l ep r o p h è t e e n v o y é d e D i e u , i l e s t p a r l à m ê m e l o g i q u e d ' é c o u t e rS e Sp a r o l e s ,d e S u i v r eS e S i n S t r u C t i O n S , d ' e x é c u t e rs e s o r d r e s " l l s e r a i t t o u t à f a i t i l l o g i q u e d e r e 3 o n n a î t r e n h o m m e c o m m e v r a i p r o p h è t ed e D i e u , e t u ensuitede ne pas croire en ce qu'il dit ou de ne pas n S u t v r ec e q u ' i l O r d o n n e ; C a r f ' a c c e p t a t i O m ê m e d e C e t h o m m e c o m m e u n p r o p h è t ee n v o y éd e D i e u s i g n i f i eq u e I'on adnret que ses parolesviennentde Dieu, et gUe t o u t e s s e s a c t i o n s s o n t e n c o n f o r m i t éa v e c l a v o l o n t é e t c l e P l a i s i rd e D r e u .L u i d é s o b é i r , ' e s t d é s o b é i rà D i e u , e t C d e s o b é i r à D i e u n ' a m è n eq u e r u i n e e t d é s o l a t i o n . ' e s t p o L j r q u o rl a r e c o n n a i s s a n c em ê m e d u p r o p h è t e v O u S o b l i g e à v o u s i n c l i ' n e r d e v a n t S e s i n s t r u c t i o n se t f e s a c c e p t e r s a n s m u r m u r e r q u e l l e s q u ' e l l e s s O i e n t .P e u t p ê t r s n e p o u r r e z - v o u s a s s a i s i r . l a s a g e s s eo u I ' u t i l i i é d e tel ou tel ordre, mais le fait même gU'uneinStruCtiOn
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émane du prophète est une garantie suffisante de sa véracité, et il ne saurait y avoir la place pour le doute ou la suspicion. Si vous ne le comprenez pas cela ne veut pas dire qu'il a fait une erreur, car la compréhension de I'homme ordinaire n'est pas parfaite. Elle a ses limitations gui ne peuvent être ignorées. ll est évident que celui qui ne connaît par un art à fond, rê peut en saisir les s u b t i l i t é s ,m a i s i l s e r a i t s t u p i d e d e r e i e t e r c e q u e d i t u n expert simplement parce qu'on ne comprend pas parfaitement son jugement ! ll faut noter que dans toutes les affaires importantesde ce monde, on a besoin des conseils d'un expert, et lOrSquevous vous adressez à lui, vous lui faites confiance. Vous prêiérez ne pas iuger par vousm ê m e m a i s s u i v r e S e s c o n s e i l s .T o u t l e m o n d e n e p e u t exceller dans tous les arts et les métiers.LesrQêrs ordinaires font de leur mieux, et pour les choses qu'ils i g n o r e n t ,e m p l o i e n t t o u t e l e u r s a g e s s e e t l e u r s a g a c i t é à trouver I'homme qualilié qui pourra les guider et les a i d e r ; u n e f o i s q u ' i l s I ' o n t t r o u v é , i l s a c c e p t e n te t s u i v e n t s e s c o n s e i l s .Q u a n d v o u s ê t e s p e r s u a d éq u e t e l l e p e r s o n n e est l'homme le plus qualilié pour le problème qui vous o c c u p e , v o u s s o l l i c i t e zS e s c o n s e i l s e t d i r e c t i v e se t v o u s l u i f a i t e s c o n f i a n c e . L ' i n t e r r o m p r eà c h a q u e i n s t a n t p o u r i d i r e : " E x p l i q u e z - m oc e l a a v a n t d ' a l l e r p l u s l o i n " , s e r a i t évidemmentridicule.Quand vous engagez un homme de l o i p o u r u n l i t i g e ,v o u s n e v o u s m ê l e z p a s d e c e q u ' i l f a i t à chaque nouvelle procédure. ll vaut mieux lui faire c o n f i a n c e e t s u i v r e s e s c o n s e i l s .P o u r u n t r a i t e m e n tm é d i cAl, voUSallez consulter le médecin, et vous vous conformez à s e S i n s t r u c t i o n s .V o u s n ' i n t e r v e n e zp a s d a n s l e s q u e s t i o n s m é d i c a l e se t v o u s n ' e x e r c e zp a s v o s d o n s d e l o g i c i e n à argumenter avec le médecin. C'est la conduite qu'il c o n v i e n t d ' a d o p t e r d a n s l a v i e . fl d o i t e n ê t r e d e m ê m e en matière de religion. Vous avez besoin de connaître D i e u , e t d e t r o u v e rl e m o d e d e v i e q u i p e u t L u i p l a i r e ; e t vous n'avez pas de moyens d'acquérir cette cOnnaissance. ll vous incombe par conséquentde chercher un vrai prophète de Dieu; et il vous faudra user de soin i n ï i n i , d e d i s c e r n e m e n te t d e s a g a c i t é d a n s c e t t e r e c h e r che, car Si vous choisissez quelqu'un qui n'est pas un 52

v r a i p r o p h è t e , i l v o u s e n t r a î n e r as u r l a m a u v a i s ev o i e . S i , cependant, après avoir mûrement pesé et réfléchi, vous l i n i s s e z p a r d é c i d e r q u e t e l l e p e r s o n n e e s t ? é e l f e m e n tl e prophète envoyé de Dieu, alors vous devez fui faire entièrement confiance et obéir fidèlement à toutes sgs instructions. 68. Maintenantil est clair gue le Droit Chemin est celui, et celui seul que le prophèle décfare venir de D i e u . O n c o m p r e 4 d r a a i s é m e n tq u e l a f o i e t f ' o b é i s s a n c e a u p r o p h è t e s o n t a b s o l u m e n tv i t a l e s p o u r t o u t l e m o n d e , e t q u ' u n h o m m e q u i r e j e t t e l e s i n s t r u c t i o n sd u p r o p h è t e e t e s s a i e d e s e l r a y e r l u i - m ê m eu n e r o u t e , d é v i e d u D r o i t Chemin,et est sûr de s'égarer. 6 9 . E n c e t t e m a l i è r e ,l e s h o m m e s s e s o n t r e n d u s c o u pables d'étrangqs erreurs. Certains ont admis que le p r o p h è t eé t a i t i n t è g r ee t d i g n e d e c o n f i a n c e ,m a i s n ' a v a i e n t p a s l ' î m â n ( l a f o i e n l u i ) n i n e s u i v a i e n ts e s c o n s e i l sp o u r d i r i g e r l e u r v i e . l l s s o n t n o n s e u l e m e n td e s k â f i r s m a i s aussi se comportent d'une manière très imprudente et illogique: car ne pas écouter le prophèteaprès I'avoir r e c o n n u c o m m e t e l , s i g n i f i e q u e I ' o n s ' e n g a g ev o l o n t a i r e m e n t d a n s l ' e r r e u r .P e u t - i ly a v o i r d e p l u s g r a n d e f o l i e I 70. D'autresont déclarê: ,i Nous n'avons pas besoin de prophète pour nous guider et nous pouvons trouver l n o u s - r n è m e se c h e m i n d e l a v é r i t é ' . C e c i e s t é g a l e m e n t une vue erronnée. Vous avez probablement étudié la g é o m é t r i e ,e t v o u s s a v e z q u ' e n t r e d e u x p o i n t s i l n e p e u t y a v o i r q u ' u n e l i g n e d r o i t e ,e t u n e s e u l e , e t q u e t o u t e s J e s autres lignes sont courbes ou alors ne touchent pas leS deux points à la fois. C'est la même chose pour le chemin de la vérité, qui dans le langage de l'lslam n s'appelle " sirât-i-multaeîm (la route droite). Ce chemin p a r t d e I ' h o m m ee t v a d r o i t à D i e u , e t i l n ' e n e x i s t e q u ' u n seul et unique; tous les autres chemins sont des aberr a t i o n s .C e t t e r o u t e d r o i t e a é t é t r a c é e p a r l e p r o p h è t e e t i l n e p e u t y e n a v o i r d ' a u t r e .L ' h o m m e q u i d é d a i g n e c e c h e m i n e t c h e r c h ed ' a u t r e sv o i e s e s t v i c t i m e d e s a p r o p r e l i m a g i n a t i o n . l c h o i s i t u n e v o i e e t s ' i m a g i n eq u e c ' e s t l a 53

bonne, mais il se perd bientôt dans les méandres et le l a b y r i n t h e d e s o n i m a g i n a t i o n .Q u e p o u v e z - v o u sp e n s e r d e q u e l q u ' u nq u i s ' e s t é g a r é ,q u a n d u n e p e r s o n n e s e c o u rable fui montre la route à suivre,ignore complètement l e c o n s e i le t d é c l a r e : . , J ê n ' a i q u e f a i r e d e v o s d i r e c t i v e s et ne prendrai pas le chemin que vous m'avez indiqué, m a i s j e v a i s m o i - m ê m ep a r t i r a u h a s a r d d a n s c e t t e r é g i o n inoonnue et essaye d'atteindre ma destination à ma r m a n i è r ê- ? C e t t e m a n i è r e d ' a g i r s e r a i t v r a i m e n t s t u p i d e quand on dispose des directives lumineuses des prop h è t e s .S i t o u t l e m o n d e e s s a i e d e r e p a r t i r d e z é r o , c e l a s e r a u n e é n o r m e p e r t e d e t e m p s e t d ' é n e r g i e .N o u s n e f a i s o n sj a m a i s c e i a d a n s l e d o m a i n ed e l a s c i e n c e o u d e s a r t s ; p o u r q u o i l e f a i r e d a n s l e d o m a i n ed e l a r e l i g i o n? 7 1 , C ' e s t u n e a i l i t u d e a s s e zc o m m u n ee t e n r é f l é c h i s s a n t u n p e u , o n v o i t c o m b i e n e f l e e s t e r r o n n é ee t d é f e c t u e u s e .M a i s s i I ' o n y p e n s e u n p e u p l u s p r o f o n d é m e n to n , q r e r n a r g u e u e c e l u i q u i r e f u s e d e f a i r e c o n f i a n c ea u v r a i prophète ne découvrira pas le droit chemin, direct ou n o n , q u l m è n e à D i e u .C e l a ,p a r c e g u e c e l u i q u i r e f u s ed e suivre les conseilsd'un hcmme épris de vérité, adopte p a r l à m ê m e u n e a t t i t u d es i p e r v e r s eq u e l e s p e r s p e c t i v e s d e i a v é r i t é l u i r e s t e r o n t é t r a n g è r e se t q u ' i l d e v i e n t l a v i c t i m e d e s a p r o p r e o b s t i n a t i o n ,d e s o n a r r o g a n c e , d e s e s p r é v e n t i o n se t d e s a p e r v e r s i t é . C e r e f u s p r o v i e n t s o u v e n td ' u n a m o u r - p r c p r e a l p l a c é , d ' u n c o n s e r v a t i s m e m a v e u g l e ,e t d ' u n e a d h é s i o no b s t i n é ea u x t r a d i t i o n sa n c e s t r a l e s ,o u d ' u n a b a n d o n a u x b a s i n s t i n c t sd o n t t ' a s s o u v i s s e m e n t d e v i e n t i m p o s s i b l es i I ' o n s e s o u m e t a u x e n s e i g n e m e n t sd e s p r o p h è t e s . i u n h o m m e s e t r o û v e d a n s u n S t e f é t a t d ' e s p r i t ,l e c h e m i n d e l a v é r i t é l u i r e s t e r a f e r m é . T e l u n m a l a d e d e l a j a u n i s s e ,i l n e p e u t v o i r l e s c h o s e s a v e c l e s c o u l e u r s d e l a r é a l i t é .l l n e d é c o u v r i r a a u c u n a route vers le salut. Mais d'autre part, si un hornme est s i n c è r e ,a i m e l a v é r i t é , e t s ' i l n ' e s t I ' e s c l a v ed ' a u c u n d e s complexes que nous venons de citer, la route de la r é a l i t é s ' o u v r i r a d e v a n t l ui , e t i I n ' a a u c un e r a i s o n d e r e j e t e r l e s p a r o l e s d u p r o p h è t e .A u c o n t r a i r e , i l d é c o u v r e dans les enseignements u prophètel'êcho même de sa d 54

propre âme, et se découvre en découvrant le prophète. 72. Et par dessus tout, le vrai prophète est suscité p a r D i e u l u i - m ê m e .C ' e s t L u i q u i I ' a e n v O y év e r s I ' h u m a nité pour transmettre Son message à Son peuple. Dieu t u i - m ê m en o u s o r d o n n e d ' a v o i r f o i e n l e p r o p h è t e e t d e l ' é c o u t e r .D o n c c e l u i q u i r e f u s e d e c r o i r e e n l u i r e f u s e e n d fait de suivre les commandements e Dieu et devient un g r e b e l l e .f l e s t i n c o n t e s t a b l e u e c e l u i q u i r e f u s e d e r e c o n naître I'autorité du représentant du souverain, refuse en f f a i t c e l l e d u s o u v e r a i nl u i - m ê m e .C e t t e d é s o b é i s s a n c e a i t , d e l u i u n r e b e l l e .D i e u e s t l e S e i g n e u rd e I ' u n i v e r s l e v r a i S o u v e r a i n ,l e R o i d e s R o i s , e t c ' e s t l e d e v o i r l e p l u s s t r i c t d e t o u t h o m m e d e r e c o n n a î t r eI ' a u t o r i t éd e S e s m e s s a g e r s , e t d e S e s a p Ô t r e se t d e ' l e u r o b é i r c o m m e à s e s p r o p h è t e s a c c r é d i t é s ,C e l u i q u i s e d é t o u r n e d u p r o p h è t ed e D i e u e s t s û r e m e n tu n k â f i r ,q u ' i l s o i t c r o y a n te n D i e u o u i n c r o y a n t .

BREF HISTORIOUE 7 9 . E x a m i n o n s m a i n t e n a n t I ' h i s t o i r ed e I ' a p o s t o l a t . V o y o n sq u e l s l u r e n t l e s p r e m i e r sm a i l l o n sd e c e t t e l o n g u e c h a î n e d e p r o p h è t e sq u i a b o u t i t à I ' a p o s t o l a td u d e r n i e r d e s p r o p h è t e s ,M u h a m m a d( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) . 74 La race humaine est issue d'Un seul hOmme: Adam. C'est à partir de lui et de sa postéritéque la f a r n i l l e h u m a i n e s ' e s t a g r a n d i e e t m u l t i p l i é e .T o u s l e s ê t r e s h u m a r n se n c e m o n d e s o n t l e s d e s c e n d a n t sd e C e c o u p l e o r i g i n e l: A d a m e t E v e . L ' h i s t o i r ee t l a r e l i g i o n sont d'accord sur ce point (1) Des investigationscientid f i q u e ss u r I ' o r i g i n e e I ' h o m m en ' o n t f a m a i s p u d é m O n t r e r q u ' à l ' o r i g i n e a i e n t a p p a r u d i f f é r e n t sh o m m e s , s i m u l t a n é m e n t o u à d e s m o m e n t s d i f fé r e n t s , d a n s d i f fé r e n t e s
rmportrntc. Sa confÔ' {1) C ost un6 concÊptron révolutionnairc très,. qurnco togrque est t'uniié de tihumanitô ct l'égalit6 cntrc loul las âtrcr notionl Ëùmains ii àst stuprde de laire uns discrimrnatiôn fondéc sur dcs lc nftiodc ctassÊ, d6 coulaur, de race ou dc territoire. A unc époquc Ou ic rrgsrna ôtrort, ct l'ànti3émitismc sanglant dôchirlnt lc mondc À À fi i r o unc rÔconfortrntr lulur i'humanité cal on I'unrté de cctte croyenco d'esporr Pour lc futur

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parties du globe. La plupart des savants supposent qu'un premier homme aurait d'abord existé, et que fa race humaine toute entière serait issue de ce même homme. 75. Adam, le premier homme sur la terre, fut égafement le premier prophèle de Dieu qui lui révéla Sa religion - l'lslam - et lui ordonna de la transmettreà ses descendants: de leur enseigner qu'Allah est Un, le C r é a t e u r ,l e S o u t i e n d u m o n d e ; q u ' l l e s t l e S e i g n e u r d e f'Univers, et Lui seul doit être adoré et obéi ; que c'est v e r s L u i q u ' i l s d e v r o n t r e i o u r n e ru n j o u r ; q u ' à L u i s e u l i l s doivent demander de les secourir,qu'ils devraientmener u n e v i e p i e u s ee t h o n n ê t e ,q u i p l a i s e à D i e u . S ' i l s v i v a i e n t ainsi, ils seraient bénis par Dieu et' récompensés comme i f s l e m é r i t e n t , m a i s s ' i l s s e d é t o u r n a i e n td e L u i , e t L u i d é s o b é i s s a i e n ti,l s s e r a i e n tp e r d a n t sd a n s c e t t e v i e c o m m e d a n s I ' a u t r e ,e t s é v è r e m e n tp u n i s p o u r c e t t e i n c r é d u l i t ée t cette désobéissance. 7 6 . L e s m e i l l e u r sp a r m i l e s d e s c e n d a n t sd ' A d a m s u i virent le droit chemin indiqué par leur père mais les e m é c h a n t sa b a n d o n n è r e n s e s e n s e i g n e m e n t s t d é r i v è r e n t t g r a d u e l l e m e n td a n s d e s d i r e c t i o n se r r o n n é e s .C e r t a i n s s e m i r e n tà a d o r e r l e s o l e i l ,l a l u n e , l e s é t o i l e s ; d ' a u t r e s ,l e s a r b r e s , l e s a n i m a u x e t l e s f l e u v e s .C e r t a i n s c r u r e n t q u e a l ' a i r , I ' e a u ,l e f e u , l a s a n t é ,t o u s l e s b i e n f i t s e t l e s f o r c e s d e l a N a t u r e é t a i e n t l e s a t t r i b u t sd e d i e u x d i v e r s e t q u ' i l f a l l a i t t o u s l e s a d o r e r p o u r s e c o n c i l i e r- l e u r s g r â c e s . D e p f c e t t e m a n i è r e ,I ' i g n o r a n c e r o d u i s i td e n o m b r e u s e s o r m e s e , d e c h i r k o u p o l y t h é i s m e t d ' i d o l â t r i e e t l e s r e l i g i o n ss e m u l t i p l i è r e n tC ' é t a i t l ' é p o q u e o ù l a d e s c e n d a n c ed ' A d a m . s ' é t a i t l a r g e m e n t r é p a n d u eà l a s ur fa c e d u g l o b e e t a v a i t f o r m é p l u s i e u r s r a c e s e t n a t i o n s .C h a q u e n a t i o n s ' é t a i t constituésa propre religion,avec Ses cultes et Ses rites p r o p r e s .D i e u - l e s e u l S e i g n e u re t C r é a t e u rd e I ' h u m a n i t é t e t d e I ' u n i v e r s é i a i t c o m p l è t e m e no u b l i é .B i e n p i s , l e s d d e s c e n d a n t s ' A d a m o ub l i è r e n tj u s qu ' a u g e nr e d e v i e q ui l e u r a v a i t é t é p r e s c r i tp a r D i e u e t q u e l e u r g r a n d a n c ê t r e l e u r a v a i t e n s e i g n é .l l s a v a i e n t s u i v i l e u r s p r o p r e s t e n s e d a n c e s .L e s p r a t i q u e sm a u v a i s e s t l e s i d é e s e r r o n n é e s e 56

m u l t i p f è r e n t . L e s h o m m e s c o m m e n c è r e n tà n e p l u s s a v o i r i distinguer le bien du mal ; beaucoup de mauvaiseschoses furent considéréescomme bonnes,et beaucoup de-bonnes choses étaient non seulement ignorées mais considérées c o m m e m a u v a i s e s( 1 ) . 77. A ce stade, Dieu commença à susciter des prop h è t e s p a r m i c h a q u e n a t i o n , q u i p r è c h è r e n t l ' l s fa m . C h a c u n r a p p e f a à s o n p e u p l e f a l e ç o n q u ' i l a v a i t o u b l i é e .l f s l e u r e n s e i g n è r e n tI ' a d o r a t i o nd e D i e u , m i r e n t f i n à l ' i d o l â t r i e e t à l a p r a t i q u e d u S h i r k ( a s s o c i e rd ' a u t r e s d i v i n i t é s à Dieu) se débarrassèrentde toutes les coutumes issues d e I ' i g n o r a n c e , l e u r i n c ul q u è r e n t fe m o d e d e v i e q u ' i l c o n v i e n td e p r a t i q u e rp o u r p l a i r e à D i e u , e t l e u r d o n n è r e n t des codes de lois pour vivre en société. Les prophètes de Dieu furent suscités dans tous les pays, parmi tous les p e u p l e s .f l s p r o f e s s a i e n t o u s l a m ê m e r e l i g i o n- I ' l s l a m ( 2 ) . 78. Sans doute, les méthodes d'enseignementet les codes de lois des divers prophètes différaient sefon fes besoins et le niveau de culture du peupfe auquel ils étaient destinés.Les enseignementspaticuliers de chaque prophète étaient déterminés par les rnaux auxquels ils devaient être confrontés 6t qu'ils gssayaient d'extirp6r. Les méthodes de réforme ditféraientaussi pour être mieux à même de combattre telle ou telfe idée. Si une nation
(1). Cfttù conËGptiçn Éia l'hrstoira dos ruligions â!t diamétralrtnant oBoosét à la conûÇptrcn appelée évolutionniste iJc la roligion, qui considèro l'adoretrun d* fa nalura commÈ to promrar stagc; cas pcrtonnot s'arrétsnt aux manrfestatrons da I'adoration do fa naturb dans Icr sociôtâr prirnitives, mals no tentent pas d'explorar les formcs oncoro plus ancicnntl clont catts adoration n'ost gu€ la forms corrompue et pcrvcrtic. Des étudcr rcienlifiqucs plus récantcs confirmrni I'idéc que le Tawhld (adoration d'un rcul dicu) tul la forme la plus ancionne d'adoratron et que toutcl lcs autrlt formcs ront dos dêviations olus larclrves de cottc rcligion univcrscllc. Crux qui dâsirant approlondir cc sulet, peuvsnt consultlr lc remarquablo traitl clu Profcrreur w s c h m r d t . _T h e o r r g r n a n d G r o p r h of hcf igionr r. (tracluclron anglarse de H.-J. Rose, Lon-don, Mcthucn). (2) ll cxists unâ conccption très erronés, répandua lurtout parml lcr ôcrivains occidentaux, selon laquollo I'lglam doit ron originà âu prophàtr M u h a - m m a d ( l a p a i x s o i t a v e g l u i ) t t c o r t a i n s v o n t m û m ç * j uL 'q r ' 'l à m i ' a j p l l c r ' r lu a .lâ fondateur dc I'lslam -. C'est un travcsti de la vérité. a ôit fr rcfigion ds tous les prophàtes dc Ditu, ct tous ont apportrl lc mômc mâssage. Lcr prophètcs n'ont pas étô lcg londatcurl dr l'lrlam: ilc cn ont été lcs mlrsâgtrs. L'lslam ost la Révélatlon Divine tranlmill t ['humanltt prr lcr vrlir prophàtæ.

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n'avait atteint qu'un stade encore assez primitif de sa civilisation et de son développementintellectuel, les lois et les principes des prophètes étaient simples; ils se e m o d i f i a i e n te t s ' a m é l i o r a i e n t n f o n c t i o n d e l ' é v o l u t i o ne t de fa progressionde la société. Ces différencescependant L sont purement formelles et superficielles. es enseignements fondamentaux de toutes les religions étaient les mêmes: croyance en I'unicité de Dieu, vie pieuse, vertueuse et paisible,croyance en une vie après la mort avec son juste système de récompense et de châtiment. 7 9 . L ' a t t i t u d e d e I ' h o m m e e n v e r s fe s v r a i s p r o p h è t e s d e D i e u a é t é b r e n é t r a n g e . D ' a b o r d , i l l e s m a l t r a i t a ,e t . e r e f u s ad ' é c O u t e r t d e s u i v : ' el e u r Se n s e i g n e m e n t sC e r t a i n s p r o p h è t e sf u r e n t e x i l é s ,d ' a u t r e sa s s a s s i n é s d ' a u t r e s f a c e ; d à I ' i n d i f f é r e n c e u p e u p l e , c o n t i n u è r e n tà p r ê c h e r t O u t e lqur vie, pour ne gagner qu'une poignée de disciples. , A u m i l i e u d e I ' o p p o s i t i o nd e l a d é r i s i o n ,d e s h u m i l i a t i o n s l a s s a n t e s a u x q u e l l e s i l s é t a i e n t p e r p é t u e l l e m e n ts u i e t s , c e s a p ô t r e s d e D i e u c e p e n d a n t n ' a b a n d o n n è r e n tp a s l a prédication. Leur détermination patiente triompha fina. lement : leur enseignementne resta pas sans effet. D'importants groupes de peuples et de nations acceptèrent leur message et se convertirentà leurs idées. Les erreurs n é e s d e s i è c l e s d e d é v i a t i o n ,d ' i g n o r a n c ee t d e p r a t i q u e s mauvaises prirent alors une autre forme : tant que les p r o p h è t e sf u r e n t e n v i e , l e u r s e n s e i g n e m e n t s u r e n t s u i v i s f et acceptés, mais après leur mort, les nations réintroduisirent leurs vieilles erreurs dans leurs religions et aftlérèrentles directives des prophètes.lls adoptèrent des f o r m e s n o u v e l l e sd ' a d o r a t i o n; c e r t a i n s s e m i r e n t m ê m e à adorer leur prophète, en firent tantôt les incarnations de D i e u , t a n t ô t f e s f i l s d e D i e u ; c e r t a i n s a s s o c i è r e n tm ê m e leurs prophètes avec Dieu dans la divinité. Bref, les d i v e r s e s a t t i t u d e sq u ' a d o p t a I ' h o m m e à c e t é g a r d é t a i e n t u n t r a v e s t i d e s a r a i s o n e t u n e d é r i s i o n; i l i d o l â t r a l e s personnes même dont la mission sacrée avait été de d é t r u i r e l e s i d o l e s . E n m é l a n g e a n tl a r e l i g i o n , l a c o u t u m e et les rites de f ignOrance,les anecdotes fausses eJ sans fondement et des lois inventées par eux-mêmes, les

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h o m m e s c h a n g è r e n te t p e r v e r t i r e n tà u n t e l p o i n t I ' i d é o fo g i e d e s p r o p h è t e s ,q u ' a p r è s p l u s i e u r s s i è c l e s , e l l e é t a i t d e v e n u e u n m é l a n g e d e r é e l e t d e fi c t i o n , e t l e s e n s e i g n e m e n t sd e s p r o p h è t e sd i s p a r u r e n td a n s u n c o n g l o m é r a t d e p e r v e r s i o n s t d e f i c t i o n ,a u p o i n t g u ' i l é t a i t i m p o s s i b l e e de distinguer le grain de la balle. Et, non contents de c o r r o m p r e l e s e n s e i g n e m e n t s e s p r o p h è t e s ,i l s i n t r o d u i d sirent des anecdotes inventées et des traditions apoc r y p h e s a u x v i e s d e l e u r s p r o p h è t e s ,e t d é f i g u r è r e n tà u n t e l p o i n t l e u r s b i o g r a p h i e sq u ' i l d e v i n t i m p o s s i b l e d ' e n faire un rapport exact et digne de foi. En dépit de ces c o r r u p t i o n s u l t é r i e u r e s , fe t r a v a i l d e s p r o p h è t e s n e f u t pas complètement inutile. Parmi toutes les nations, en dépit de toutesles interpolations t altérations,l est resté i e q u e l q u e st r a c e s d e l a V é r i t é . L ' i d é e d e D i e u e t d e l a v i e q u i s u i t l a m o r t , q u e l q u e sp r i n c i p e s d e b o n t é e t d e m o r a l i t é , o n t é t é d é f i n i t i v e m e n t d o p t é s e t a s s i m i l é ss c u s u n e a forme ou une autre par tous les peupfes. Les prophètes o n t d o n c p r é p a r é m o r a l e m e n t l e u r s p e u p l e s r e s p e c t i f sà recevoir une religion universelle une religion en harm o n i e p a r f a i t e a v e c l a n a t u r e h u m a i n e ,q u i f ù t l a s o m m e d e t o u t c e q u ' i l y a v a i t d e b o n d a n s l e s c r o y a n c e se t l e s sociétés antérieures, et communément acceptable par l ' h u m a n i t ét o u t e e n t i è r e . 8 0 . C o m m e n o u s I ' a v o n sd é j à d i t , a u c o m m e n c e m e n t d e s p r o p h è t e ; d i f f é r e n t sa p p a r u r e n t d a n s c h a q u e n a t i o n , e t l e u r e n sa i g n e m e n t é t a i t c o n ç u s p é c i a l e m e n t p s t J r convenir à chaque peuple. La raison en était qu'à ce s t a d e d e I ' h i s t o i r e ,l e s n a t i o n s v i v a i e n t s é p a r é e s e t t e l f e rnFnt isofées les unes des autres que chacune restait * r n é eà I ' i n t é r i e u rd e s e s l i m i t e s g é o g r a p h i q u e se t q u e r e s p o s s i b i l i t é s d ' é c h a n g e é t a i e n t p r a t i q u e r n e n ti n e x i s t a n t e s . D a n s d e t e l l e s c i r c o n s t a n c e s ,i l é t a i t e x t r ê m e m e n t difficile de propager une Foi Mondiale commune avec u n s y s t è m ec o m m u n d e l o i s e t d e r è g l e s p o u r l a v i e s u r c e t t e t e r r e . D ' a i l l e u r s ,l s s c o n d i t i o n sg é n é r a l e sd e s n a t i o n s de I'Antiquité variaient énormémententre elles. L'ignor a n c e é t a i t i m m e n s ee t a v a i t p r o d u i t s e l o n l e s p e u p l e s d e s formes différentes d'aberrations morales et de corruption de fa foi. ll était donc nécessaireque différents prophètes 59

fussent suscités pour leur prêcher la Vérité et les gagner à la voie du Seigneur ; pour éliminer progressivementles maux et les aberrations,les arracher à feur ignorance, leur enseigner à pratiquer les nobfes principes d'une vie simple, pieuse et honnête, et aussi les éduquer dans res arts et les métiers de la vie. Dieu seuf sait combien de s i è c l e s s ' é c o u l è r e n ta i n s i à é d u q u e r I ' h o m m e e t à l e f a i r e progresser mentalement, moralement et spirituellement. De toute façon, I'homme ne cessa de progresser, et finalement if arriva le temps où il quitta le stade de I'enfance, et atteignit la maturité. 81. Avec le progrès et le développementdu commerco, de l'industrie et des arts, des relations s'établiront entre les nations.De la Chine et du Japon, des lointaines terres d'Europe et d'Afrique, des itinéraires réguliers furent ouverts sur terre comm€ sur mer. Beaucoup de gens a p p r i r e n t à l i r e e t à é c r i r e : I ' i n s t r u c t i o na u g m e n t a . L e s idées et le savoir commencèrent à se communiquer de pays à pays. De grands conquérants apparurent: ils étendirent feurs conquêtes, constituèrent de vastes empires et réunirentsous la même domination des nations très ditférentes. Ainsi, les peuples se rapprochèrent et les différences s'estompèrent. 82. Les conditions se trouvaient ainsi réunies pour qu'une loi unique préconisant un mode de vie universel, répondant à tous les besoins humains, moraux, spirituels, sociaux, culturels, politiques, économiques et autres des hommes,et comprenantà la fois des éféments religieux et séculiers,fût envoyée par Dieu à I'hunamité toute entière. l l y a p l u s d e d e u x m i l l e a n s , I ' h u m a n i t éa v a i t u n s t a d e d e développement mental qui aspirait à une religion universelle. Le Bouddhisme, qui ne comprenait gue quelques principes moraux, mais n'était pas un système de vie complet, prit naissance en Inde, s'étendit jusqu'au Japon et la Mongolie d'une part, et à I'Afghanistanet à Bakhara d'autre part. Ses missionnaires parcoururent le rnonde. Quelques siècles plus tard, le christianisme apparut. Bien que la religion enseignée per Jésus-Christ (la paix soit 60

avec lui) ne fût autre que f'lslam, ses disciples et partisans l a r é d u i s i r e n tà u n m é l a n g e a p p e l é c h r i s t i a n i s m e e t c e t t e , r e l i g i o n , m a n i l e s t e m e n td e s t i n é e a u x s e u l s l s r a é l i t e s ,f u t répandue dans les contrées reculées de la Perse et de I'Asie Mineure, d'Europe et d'Afrique. Ces évènements prouvent clairement que les conditions de cette époque e x i g e a i e n t u n ê r e l i g i o n c o m m u n e à t o u t e I ' h u m a n i t é ,e t lê besoin s'én faisait sêntir si fort, qu'à défaut de relilion véritable et complète les hommes commencèrent à embrasser les religions existantès, tôutes imparfaites qu'elles fussent.

q 8 3 . A u n s t a d ea u s s iê r u c i a ld e . l a c i v i l i s a t i o n ,u a n d l'êsprithumainlui-même exigeaitune refigionmondiale, fut un prophète suscitéên Arabie pour le rnondeentier qu'il fut chargéde Lâ et pour tôutesles nations. retigion prôpagerétait à nouveâu l'lsfam,mais cettë fois sous lâ. fornred'urt système complet,achevé, s'âppliquant tous à de les aspects la vie matérielle individuelle I'homme. et de de ll fut lait prophète toutêfa race humainê, sâ rnission êt au C'estMuhammad, prophète le s'étendait mondeentier. (la dê f'fslern paix soit avec lui). L'APOSTOLAT DE MUHAi/|MAD Nous 84. Jetonsùn coup d'æilsur la cartedu monde. qu'il nousapêrçêvons n'y avaitpas de paysplusapproprié que I'Arabiepour cette religionuniverselle devenuesi L'Arabieest située entre I'Asie et I'Afrique, nécessaire. p a s ' t r o pl o i n d e I ' E u r o p eA f' é p o q u e e M u h a m m a d a . d l, pertiê méridionale de l'Ëurope était habitée par des : et développées ainsi, nations civilisées culturellement et à se ces peuples trouvaient distance peu près égalede à que les peuples l'lnde.Ceci donnait I'Arabie à I'Arabie de une positioncentrale. de 85. Si vous étudiezI'histoire cette époque,vous verrez égalementqu'aucun autre peuple n'était plus -que les Arabes. appropriépour recevoirI'apostolat
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86. Les grandes nations du monde avaient combattu sans merci pour la suprématie mondiale, et dans cette longue et incessante lutte, avaient épuisé toutes fours ressources et feur vitalité. Les Arabes étaient un peuple neuf et viril. Le soi'disant progrès social avait produit de mauvaises habitudes parmi les nations dévefoppées tandis que parmi les Arabes, il n'existait pas de telle organisation sociale, lls étaient par conséquent dénués de la par€sse, de f'avilissement,et des vices nés du luxe et de la satiété sensuelle. Les Arabes paiens du Vll' siècle n'avaient pes été affectés par les mauvaises influences des systàmes sociaux et de la civifisation artificielle des grandes nations du monde. lls possédaient toutes les qualités humaines saines d'un peuple non atteint par le r progràs social " du temps. lls étaient courageux, généreux, fidèles à la parole donnée, épris de liberté, politiquement indépendants, libres de toute hfuémonie. lfs vivaient une vie frugale, sans connaître le luxe ou la licence. Sans dout€, il y avait bien des aspects répréhensibles dans lour vie également, comme nous le verrons pfus loin, mais la raison en était que depuis des millénaires aucun prophàte ne s'était manifesté parmi eux, aucun réformateur pour les civiliser et expurger leur vie morale de toutes sos impuretés. Des siècles de vie libre et indépndante, dans des déserts de sable, les avaient rendus extrêmement ignorants. lls étaint par conséquent si endurcit et ancrés dans leur tradition d'ignorance, gue les humaniser n'état pas la tâche d'un homme ordinaire. Mais d'un autre côté, si quelqu'un doté de pouvoirs extraordinairesallait les inviter à s€ réformer, et leur donnait un noble idéal at un programme complet, ils étaient prêts à écouter son appel, et à æuvrer avec bonne vOlOntévers un tel but, sans reCUler devant aucun sacrifice pour cette cause. lls étaient prêts à faire face, sans le moindre regret, à l'hostilité du monde entier pour la caus€ de leur mission. Ët en vérité, c'était bien un tel peuple, jêune, plein de force, viril, qui était nécessaire pour répandre les enseignementsdu prophàte u n i v e r s e f: M u h a m m a d ( l a p a i x s o i t a v € c l u i ) . 87. Considêrez ensuite la langue arabe : si voug 62

l'étudiez, si vous étudiez la littérature arabe, vous serez convaincu qu'il n'y avait pas de langue plus appropriée pour exprimer des idéaux élevés, pour expliquer les problèmes les plus subtils et les plus délicats de fa connaissance divine, pour toucher le cæur de I'homme et f incliner à la soumission à Dieu. Des phrases courtes suflisent à exprimer tout un monde d'idées et en même temps à imprimer une telle marquê dans le c(tur quo 'extase. leur simple son vous amène aux larmes et à f q Ell$ssont douces comme fe miel, si harmonieuses u'elles f o n t v i b r e r d e fe u r m u s i q u e t o u t e s l e s f i b r e s d u c o r p s h u m a i n .C ' e s t u n e t e l l e l a n g u e s i r i c h e e t s i p u i s s a n t eq u i é t a i t n é c e s s a i r ep o u r l e C o r a n , l a S a i n t e P a r o f e d e D i e u .

8 8 . C ' e s t d o n c u n e m a n i f e s t a t i o ns u p p l é m e n t a i r ed e la grande sagesse divine que d'avoir choisi la terre d ' A r a b i e c o m m e l i e u d e n a i s s a n c ed u p r o p h è t e u n i v e r s e l . V o y o n s m a i n t e n a n tc o m b i e n é t a i t u n i q u e e t e x t r a o r d i n a i r e f a p e r s o n n aift é b é n i e q u e D i e u c h o i s i t p o u r c e t t e m i s s i o n de prophète universel. 89. Si I'on pouvait fermer les yeux et se reporter dans le monde d'il y a mille quatre cents ans, on verrait q u e c ' é t a i t u n m o n d e c o m p l è t e m e n td i f f é r e n t d u n ô t r e , n ' o f f r a n t p a s l a m o i n d r e r e s s e m b l a n c ea v e c l e c h a o s q u i n o u s e n t o u r e . L e s o c c a s i o n sd ' é c h a n g e rd e s i d é e s é t a i e n t r a r e s , l e s m o y e n s d e c o m m u n i c a t i o n sp r i m i t i f s e t i n s u f f i s a n t s , l a c o n n a i s s a n c eh u m a i n e , r é d u i t e e t é t r o i t e d a n s s a c o n c e p t i o n , b a i g n a i t d a n s u n e a t m o s p h è r ed e s u p e r s tition et d'idéesfolleset perverties.

90. Les ténèbres régnaient.La somme des connaiss a n c e s d e l ' é p o q u e n ' é . a i t p a s s u f f i s a n t ep o u r i l l u m i n e r I'horizon de I'esprit humain. ll n'y avait ni radio, ni n t é l é p h o n e ,n i t é l é v i s i o n , i c i n é m a . L e s t r a i n s , l e s v o i t u r e s et les avions n'étaient même pas concevables,et I'on i g n o r a i tt o u t d e I ' i m p r i m e r i e t d e l ' é d i t i o n .D e s m a n u s c r i t s , e 63

æuvresdes copistes,fournissaient seuls le raro matériel littéraire à transmettred'une générationà I'autre"L'instruction était un luxe, réservé aux pfus fortunôs, et lee rares.La sommedes connaigécole$ôtaientextrêmement sancoshumaihes était peu importante. L'hommeavait une conceptionétroite et ses idées sur lui-mâme et sur la crdationse bornaient son horizonlimité.Mâmeun savant à de cette époque était dépourvu, à certains êgards, du savoir possédé par le commun des mortels aufourd'hui. Et les gsns les plus cultivés étaient moins raffinés que I'homme de la rue maintenant. f était plongéedans I'ignorance 91. Vraiment'humanité qui La et la superstition. faible lueur de connaissance existait alors semblait livrer un combat perdu d'avanca contre les ténàbresqui triomphaientalentour.Ce qui est comme un niveaumoyend'instrucconsidéré aujourd'hui tion, pouvait difficilementêtre atteint €n c€s ternps-là, mâmo apràs des annéss de recherche et de réflexign patientss, des Les gens entreprenaient voyageshasardeux toute leur vie à acquérirle peu d'instruction et passaient gui est aujourd'huiI'apanage tous. Les chosesgu'on de étaientà catte mytheset superstitions appellemaintenant épogue des vérités indiscutées.Les actes considérés et auf ourd'hui comme haîssables barbaresétaient alOrs odieusesà notre actuel D€s méthodes tout à fait normaux. sens de la morale, constituaientla base mâme de la moralité,et on ne pouvait imagineren ce temps-làqu'il avait pris de pût existerd'auiregenrede vie. L'incrédulit6 telles proportionset s'était tellement étendue qus les comme élevé et sublime quo le gsns ne considéraient le et surnaturel,f'extraordinaire, mystêrieux môme l'fnexe d'infériorité, sonsé. lls" avaient acquis un tel compf qu'ils n€ pouvaientimaginer qu'un être humain pOt posséder uns âme divine,ou gu'un saint ftt fait-hommê, L'ARABIE T ABITE DES TËHËBRES il'y S2" Dans ceita ère d'obscurantisrne avait un psys 64

où las ténèbres étaient encore plus épaisses qu'ailleurs. Les pays voisins, la Perse, Byzance, I'Egypte, étaient plus civifisées et cultivées, mais I'Arabie n'était nulfement inffuenc6e par leur cufture. Efle ôtait isolée par de yastos océans de sables. Les marchands arabes qui entreprenaient de longs périples de plusieurs mois, commgrçaient avec ces pays, mais ils ne pouvaient acquérir de savoir pendant ces voyages. Dans leur pays, il n'y avait ni école, ni bibliothèque, p€rsonne ne semblait s'intéresser au développement de la science. Les rares personnes qui savaient lire at écrire n'étaient pas assez instruites*pours'intélgss€r aux arts et aux sciences existants. lls possédaient bien un tangage très développé, capabler d'exprimer les plus subtiles nuances de la pensée humain€, et un goût littéraire raffiné, mais l'étude des vestiges de leur littérature montrs combien leur savoir était limité, leur niveau de civilisation bas, et combien leurs étaient imprégnés de superstitions,feurs pensées et coutumes barbares et féroces, leurs concepiions morales rudes et avilies. 93. C'était un pays sans gouvernement.Chaque tribu réclamait fa souveraineté et se considérait comm€ indépendante. ll n'y avait pas d'autre loi que celle de le j u n g fe . L e b u t i n , I ' i n c e n d i e , l e m e u r t r e d u f a i b l e e t d e I ' i n n o c e n t é t a i e n t à f' o r d r e d u i o u r . L a v i e h u m a i n e , l a propriété et l'honneur étaient constamment menacés. Lss différentes tribus étaient à couteaux tirés sntre elles. Le plus banal incident suffisait à susciter une querelle qui dég6nérait en combat furieux ou parfois même en conflit à l ' é c h e l l e d ' u n p a y s , q u i d u r a i t d e s d i z a i n e sd ' a n n é e s .U n Bédouin ne voyait pas la nécessité É'épargner un membre d ' u n e a u t r e t r i b u q u e , p e n s a i t - i l , i l a v a i t p a r f a i t e m e n tl e droit de tuer et de piller (1),

( 1 ) L c pro fcl scu r Jo n p h Hcll âcr it dans Thr Anb Clvlllr r tion. pr oc 10 : . . . . C c ! c o n f l i t r d ô t r u i r i r u n tl c r c n t i m s . n t ' u n i t â n a t i o n a l c c t d é v c l o p - p à r r n t d u n p r r t i c u frri rmc i n cu ra b fr ; chaqur tr ibu ôtent ainsi vouéc ù sc r uffir c I l l l c - m Û mr. ct co n ri d ô ra n t l e r autr r s comm c r er légitim cr victim or pour l r m l u r t r t r t l r p i l l e g r ..

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94. Toutes les notions de morale, de culture, de civilisation qu'ils pouvaient avoir, étaient primitives et g r o s s i è r e s .l l s d i s t i n g u a i e n td i f f i c i l e m e n tl e p u r d e I ' i m p u r , le fégal de I'illégal,le civil de I'incivil. lls avaient une vie rude, des mæurs barbares, se complaisaient dans I ' a d u f t è r e ,l e i e u e t l a b o i s s o n . L e b u t i n e t l e p i l l a g e étaient leur devise, le meurtre et la rapine chose quotidienne et banale. lls se montraient nus en public sans la moindre pudeur. Même fes femmes venaient nues à la p r o c e s s i o na u t o u r d e l a K a a b a . P o u r d e s t u p i d e s ' n o t i o n s de prestige, ils enterraientvives leurs filles, afin de ne pas avoir de beau-fils. lls épousaient leur belle-mère après la mort de leur père. lls ignoraient jusqu'aux d r u d i m e n t s d e f a r o u t i n e q u o t i d i e n n ed e I ' a l i m e n t a t i o n , e , I'habillemenet de I'hygiène. t 95. En ce qui concerne leurs croyances religieuses ils souffraient des mêmes maux qui frappaient le reste du m o n d e . l l s a d o r a i e n t l e s p i e r r e s ,l e s a r b r e s , l e s i d o l e s , f e s esprits, bref tout ce qu'on peut imaginer, sauf Dieu. lls ne savaient rien des enseignements des prophètesanciens. lls se rappelaientvaguement qu'Abraham et lsmaël étaient leurs ancêtres, mais ils ne savaient pratiquement rien de ce qu'ils avaient prêchè, ni du Dieu qu'ils avaient adoré. Les histoires de Aad et de Thamoud se trouvaient bien d a n s l e u r f o l k l o r e , m a i s e l l e s n e c o n t e n a i e n tn u l l e t r a c e des enseignementsdes prophètes Houd et Sâlih. Les Juifs et les Chrétiens leur avaient transmis certaines légendes folkloriques se rapportant aux prophètes israél i t e s , q u i d o n n a i e n t u n e i m a g e l a m e n t a b l ed e c e s n o b l e s â m e s . L a f i c t i o n d e l e u r p r o p r e i m a g i n a t i o na v a i t a d u l t é r é leurs enseignementset brossé un sombre tableau de leurs vies. Aujourd'hui encore, or peut avoir une idée des c o n c e p t i o n s r e l i gi e u s e s C e c e s g e n s e n j e t a n t u n c o u p d ' æ i l s u r c e s t r a d i t i o n s i s r a é l i t e sq u e l e s c o m m e n t a t e u r s m u s u l m a n sd u C o r a n n o u s o n t t r a n s m i s e s .L e t a b l e a u q u i y est fait de I'apostolat et du caractère des prophètes israélites est f'antithèse même de tout ce en quoi cos nobles défenseurs de la vérité avaient cru. 66

LE SAUYEUR EST NÉ 96. C'est à cette époque et dans ce pays si in-ulte gu'alorc nalt un homme. Ses parents meurent quand il 'est €ncore tOut enfant, et quelques années pluS tet{, son grand-père décède à son tour. De ce fait, il ost privé du peu d'instruction et d'éducation que pouvait recevoir un enfant arabe de cette époque. Pendant son enfancs, il garde des troupeaux de moutons et de chèvres avec d'autres petits Bédouins. Quand il devient adulte, il entre dans le iommerco, ll n'a de rapports qu'avec lEs Arabes, dont nous venons de décrire fa condition. ll n'est absofument pas instruit, complètement illetré. ll n'a iamais la possibilité d'être en la compagnie de gens instruits, car de tels hommes n'existaient pas en Arabie. ll a bien quelques occasions de sortir de son pays, mais ces voyages s6 bornent à la Syrie, et ne sont qu€ d'ordinaires voyages commerciaux entrepris par les caravenes arab€sS'il r€ncontre das gsns instruits là-bas, ou S'il a l'occAsion d'y observer divers asp'ects de la civilisation, ces rencontres et cês observations fortuites ns jouent certainement sucun rôle dans la formation de sa porsonnalité. Car des incidents si fragmentaires n'auraient iamais pu avoir sur quiconque une influence profonde au point de le de faire quitter son environnement, le transformor cOmplèt e m e n t , s t d e l ' é t e v e r à d e t e l l e s h a u t e u r sd ' o r i g i n a l i t ée t de gloire gu'il ne reste plus aucune affinité entra lui et la société dont il est issu. Ces observations ne peuvent pas non plus être à la base de I'immense connaissancesuffisante pour transformer un Bédouin illetré en un chef, non seulement de son propre pays, mais du monde entier et pour tous les âges à venir. Quefle que soit I'influance culturelle et intellectuelle que t'on puisse prêter à Gos voyagss, il n'en demeure pas moinS qu'ils ne pOuvaienten aucun cas lui suggérer c€s conceptions et cos principes de morale retigieuso, de culture et de civilisation totalement inexistants dans le monde de cetto époque, ni créer ce modèle sublime et parfait de caractàre humain, introuvable alors. 67

UN DIAiIANT

DANS UN TAS DE PIERRES

97. Considérons maintenant la vie et l'@uyre de cet homme remarquable, non seulement dans le contexte de la société arabe, mais aussi dans celui du monde entier tel qu'il était alors. 98. Cet homme est complètement différent des gons parmi lesquels il est né, ei avec qui il passe sa jeunesse et ses premières années d'homme adulte. 99. ll ne rnent jamais. Son peuple tout entier est unanlme à témoigner de sa loyauté. Même ses pires ennemis ne I'accusent jamais d'avoir proféré un spul mensonge de sa vie. ll parle courtoisement et n'emploie jamais un langage obscène ou injurieux. ll a une personnalité et des manières charmeuses et conquérantes qui captivent le c@ur de ceux gui le rencontrent. Dans ses rapports avec ses semblables, il suit toujours les principes de la justice. ll fait du commerce pendant des années mais ne f it jamais une seule transaction malhonnête. Ceux clui ont affaire avec lui, ont toute confiance on son intégrité. La nation toute entière l'appelle * Al-Amfn ' (le sincère et Digne de Confiance). Même ses ennemlB déposent leurs biens les plus précieux chez lui en sûreté, et il ss montre digne de leur confiance. ll esr le symbole même de la modestie au milieu d'une société qui est fondamen'.alement immodeste. Né et élevé parmi un peuple qui considère I'ivrognerie et le jeu comm6 des vertus, il ne boit jamais, ni ne se laisse aller à jouer. Son peuple est brutal, inculte et sals, mais il p€rsonnille ên lui-même la culture la plus haute et I'apparence la plus raffinée. Environné de gens cru€ls, il a lui-môme un cæur qui déborde de tendresse humaine. ll aide la veuve et I'orphelin, il est hospitalier pour les voyageurs. ll ne fait , de tort à personna, mais il soutfre plutôt' pour les autres. Vivant parmi des gens pour qui la guerre est le pain quotidien, il est tellement épris de paix que son cæur saigne pour oux quand ils prennent les armes et s'égorgent. ll reste au-dessus des querelles de tribu, et ost 68

toujours le premier à proposer la réconcillation. Elevé dans une race idolâtre, il a un esprit si clairvoyant et une âme si pure qu'il sait que rien dans les cieux ni sur la terre n'est digne d'adoration, sauf le Seul et Vrai Dieu. ll ne s'incline devant aucune créature, ne partiCipe PAs aux offrandes faites aux idoles, ceci depuis sa plus tendre enfance. f l haïl instinctivementtoute forme d'adoration qui ne s'appligue pas à Dieu. Bref, la personnalitébrillante et extraordinaire de cet homme apparait au milieu d'un entourage si obs:ur comme un phare illuminant la nuit épaisse, ou un diamant étincelant sur un tas de cailloux.

UNE RÊVOLUTION SE PRODUIT une vie si chaste, 100. Après qu'il eut vécu long'.emps si pure et civilisée, son existence est soudainement bou' leversée. ll se sent lassé des ténèbres et de I'ignorance gui I'entourent. ll veut échapper à ces abîmes de corrupt i o n , d ' i m m o r a l i t é ,d ' i d o l â t r i e , d e d é s o r d r e q u i l e c e r n A n t de îoutes parts. Tout, autour de fui, heurte son âme. fl 3e retire dærs les collines, loin du tumulte des habitations. ll passe des jours et des nuits à méditer dans la plus complète solitude. ll jeûne pour que son âme et son c æ u r d e v i e n n e n te n c o r e p l u s p u r s e t p l u s n o b l e s . 101. ll erre et médite profondémeni. ll est à la recherche d'une lumière gui puisse dissiper les ténèbres environnantes.ll veut la capter pour neutraliser le monde corrompu et sans ordre de son temps, et poser les fondations d'un nouveau monde meilleur. 102. Voifà qu'une remarquablerévolution so produit €n lui. Soudain, son cæur est illuminé par la lumière divine, qui lui donne le pouvoir qu'if avait rêvé de posséder. ll quiite la solitude de sa grotle, retourne vers le peuple, et s'adresse à gux en ces termes : 10i1. .. Les idoles qus vous adorez sont un€ pure supercherie, cessez de les adoror. Aucun être humain, 69

aucune étoile, aucun arbre, aucune pierre, aucun esprit, ne mérite de recevoir un culte. Ne courbez pas vos têtes d e v a n t e u x . L ' u n i v e r st o u t e n t i e r , e t t o u t c e q u ' i l c o n t i e n t . a p p a r t i e n t a u s e u l D i e u T o u t - P u i s s a n tL u i s e u l e s t v o t r e Créateur, vore Nourricier, et par conséqu.ent,votre vérit a b l e S o u v e r a i n .C ' e s t d e v a n t L u i q u e v o u s d e v e z v o u s i n c l i n e r , p r i e r e t f a i r e a c t e d ' o b é i s s a n c e .D o n c , n ' a d o r e z qW Lui et n'obéissez qu'à Ses seuls commandements. L c b u t i n , l e p i l l a g e , l e m e u r t r e , l a r a p ; n e , I ' i n j u s t i c ee t fa c r u a u t é , t o u s l e s v i c e s q u e v o u s p r a t i qu e z s o n t d e s crimes au,\ yeux de Dieu. Abandonnez vos manières i n i q u e s .D i e u l e s a e n h o r r e u r .D i t e s l a v é r i t é , s o y e z j u s t e s , n e t u e z p a s , n e v o l e z p a s , p r e n e z s e u l e m e n tl a p a r t q u i vous revient. Donnez ce qui est dû aux autres avec justice, vous êtes des êtres humains et tous les êtres h u m a i n s s o n t é g a u x a u x y e u x d e D i e u . P e r s o n n en ' e s t n é , m a r q u é d ' a v a n c e d u s c e a u d e I ' i n f â m i eo u d e fa f r o b l e s s e . Seul est noble et honorable celui qui craint Dieu, est pieux, sincère dans ses paroles comme dans ses actes. L e s d i s t i n c t i o n sd e n a i s s a n : e s , d e g l o i r e e t d e r a c e , n e s o n t p a s d e s c r i t è r e s d e g r a n d e u re t d ' h o n n e u r .C e l u i q u i c r a i n t D , e u e t f a i t d e j u s t e sa c t i o n se s t l e p l u s n o b l e d e s h o m m e s .C e l u i q u i e s t d é p o u r v u d ' a m o u r p o u r D i e u , q u i e s t e n d u r c i d a n s s e s m a u v a i s e sm a n i è r e s , e s t m a u d i t . l l y a un jour fixé après votre mort où vous aurez à paraitre d e v a n t v o t r e S e i g n e u r .V o u s s e r e z a p p e l é à r e n d r e c o m p t e d e t o u t e s v o s a c t i o n s , b o n n e s e t m a u v a i s e s ,e t v o u s n e pourrez rien cacher. Toute I'histoire de votre vie sera c o m m e u n l i v r e o u v e r t d e v a n t L u i . V o t r e s o r t d é p e n d r ad e vos actions,bonnes ou rnauvaises. evant le tribunal du D Vrai Juge- le Dieu Omniscient il ne sera pas question d e r e c o m m a n d a t i o ne t d e f a v o r i t i s m e .V o u s n e p o ur r e z pas Le soudoyer. ll ne sera pas tenu compie de votre l i g n a g e n i d e v o s a n c ê t r e s .S e u l e s l a f o i v é r i t a b l e e t l e s b o n n e s a c t i o n s s e r o n t c o n s i d é r é e sà c e m o m e n t - l à .C e l u i clui en sera bien pourvu prendra sa pla:e dans le ciel d u b o n h e u ré t e r n e l ,t a n d i s q u e c e l u i q u i e n s e r a d é p o u r v u sera précipité dans les llammes de I'enfer* " 104. Tel est le message qu'il apporte. La nation 70

ignorante se tourne contre lui, les insultes et les pierres. vôlent vers son auguste personne. ll endure toutes sortes de torture et de cruautés, et ceci sans arrêt, non pas pendant un jour ou deux seulement, mais pendant treize iongues années. Finalement il est exilé. Mais même là, on ne lui accorde pas de répit. ll est tourmenté de multiples façons dans son refuge. Toute I'Arabie est soulevÔe contre lui. fl est persécuté et traqué sans arrêt pendant huit années pleines. ll endure tout cela sans que sa poSition ne varie d'un pouce. ff est résolu, ferme et inflexible dans sa conviction.

POUROUOI TOUTE CETTE HOSTILITÊ ? 105. On est autorisé à se demander: pourquoi son peupfe est-il ainsi devenu son ennemi iuré ? S'étaient-ils disputés à propos d'or, d'argent ou d'autrgs richesses teriestres ? Etait-ce dû a quelque lutte de sang ? Est-ce qu'il réclamait quelque chose d'eux ? NON. Toute cette hostilité venait du seul fait qu'il leur avait demandé d'adorer le €eUl et Vrai Dieu, et de mener une vie de droiture, de piété et de bonté. ll avait prêché contre l ' i d o l â t r i e ,a v a i t d é n o n c é l e u r m o d e d e v i e i n i q u e . l l a v a i t sapé I'autorité du clergé. ll avait f u lminé contre toutes les 'distinctions d'infériorité ou de supériorité entre les êtres humains, et avait condamné les préiugés de clan et' de race comme étant les signes d'un esprit ignorant ; et il voutait changer la structure cornplète de là société, qui datait des temps immémoriaux.A leur tour, ses compatriotes lui dirent que les principes de sa mission étaient contraires à lsurs traditions ancestrales ot lui demandèrent d'y renoncer, sous peine des pires conséquences 106. On peut demander: pourquoi endura-t-iltoutes ces difficultés ? Sa nation offrit de le prendre pour roi et de déposer à ses pieds toutes les richesses du pays, à condition qu'il abandonnât sa prédication et son mesT1

sage (1). 107. Mais il choisit de refuser toutes les offres les plus tentantes, et de souffrir pour sa cause. Pourquoi ? Avait-il un prolit à voir ces gens devenir pieux et intègres? 108. Pourquoi ne se souciait-il pas des richesses? Du luxe, de la royauté, de la gloire, de la fortune ? Est-ce qu'il cherchait des biens maiériels tellementélevés, que ces propositions paraissaient insignifiantes en comparaison? Est-ce que ces gains étaient si alléchants qu'il pouvait choisir de supir le feu, l'épée,de supporteravec équanimité les tortures du corps et de l'âme pendant d e s a n n é e s? l l f a u t l o n g u e m e n t m é d i t e r l à - d e s s u s p o u r trouver une réponse. 109. Peut-on irnaginer un plus haut exemple de sacritice de soi, de sympathie, de générosité de cæur p o u r s e s s e m b l a b l e s ,q u e c e l u i d e c e t h o m m e q u i g â c h e son propre bonheur pour le bien des autres, tandis que c e s g e n s m ê m e l e l a p i d e n t , I ' i n s u l t p n t ,l e b a n n i s s e n t ,n e fui font pas grâce même dans son exil, et que malgré tout, il refuse d'arrêter de lutter pour leur bien-être?
(1) Ls prophète Muhamnrad {la paix soit evec lui} oul à rubir dct ll supportc toutos foi tempêtss d'adversrté sur le chernin do la'vérité. oppositions €t les persêculrons ls souriro aux lèvrcs. lf rcsta fcrml ot inébranlé gat fe critrque ou la violenca. Quand los indigëno.r comprircnt quo les rnenacos n'eflrayaient pas c€t homms of quc lct plur sévàrtr tribulalions ne le farsaient pas changer d'un poucc, ni lui ni scr dirciplll, ils essayèrent un autre stratagèmg qur devait échousr tui aursi. Une délôgation des principaux Ouraish se rendil devant fe saint prophètc ct esraya dc le corrompre en lui olfrant touto la glorre tcrrestrc qu'on peut imagincr. eutlnt lls diront ; . Si tu veux posséder la rrchesse, nous t'tn rpportrronc euç tu en désire;: si tu aspires aux honnourg et à la puissancc, nout prêts à te lur6r obéissance comm6 à notrc arigpcur tt rol. 8i sommot tu aimcs la boautê. tu auras la main cles pfus bclfcs vicrgcs ôo ton cholx '. Mais ils voulaisnt eu'rl abandonnât sâ mission. Lar propositionr étrlont qucl pour n'importc âtrc humain. Mrlr cllll alléchantcs extrêmement du prophàtc. Sa rÔponsc tombs comma n'avaicnt pâs de sÇns aux'ycux loudrc sur la délégation des chols arabos. ll3 croyaicnt avoir jouô lcur ta atout msitrc. mais ils furent déçus. Lc saint prophètr dit i r Ja nt ùcux ni richesse ni puissance. J'ai été désign6 par Oicu pour svertir l'humanltâ. 'mossago. vous aurcz ioir ct Si vous I'accçplrt Ja vous trangmst Son félrcité sur cettc terrs ot le bonhcur étarnel danl l'autrr vic" Si vou! parolc do Dicu. Diau décidera cntre vous ct moi '. Unl autrc rarctoz lt fois. il dat à son oncle qui sou! la prcssion das chcfs arebcr, lrlayait dc lc pcrsuadcr dc ranoncor à $a mission : . O mon onclc, mâml" l'l|l plaçairnt lc soleil dans ma main droitc, ot la lune dans me main gaucht. prr, iusqu'à cc qu'il plelr n'ebandonnorai I c n .iD i c u c r c n o n c c r a i p â J . J t da feirc qur ie triomphc, ou clu. jc péris$ fn csrayent ,. Trl ôtelt lc prophàtr dr l'lrlem.

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1 1 0 . S ' i l a v a i t é t é d e m a u v a i s ef o i , a u r a i t - i lp u e n d u r e r tant de souffrances pour une cause inconsisiante? Est-ce q u ' u n s p é c u l a t e u ro u u n v i s i o n n a i r em â l h o n n ê t ea u r a i t p u faire preuve d'une telle fermeté,s'accrocher à Son idéal jusqu'au bOut, rester serein et déterminéface à tous les d a n g e r s e t t O r t u r e s i m a g i n a b l e s ,a l o r s g u ' u n p a y s t O u t entier se dressait en armes contre lui ? Cette foi, cette p e r s é v é r a n c e , e t t e r é s o l u i i o n a v e c l e s q u e l l e si l c o n d u i s i t c s o n m o u v e m e n t a u s u c c è s f i n a l , s o n t p a r c o n s é q u e n td e s preuves éloquentesde la véracité suprême de sa cause' S'il y avait eu la moindretrace de doute et d'incertitude danS SOn cceur,il n'aurait jamais pu braver la tempête q u i s e d é c h a î n a p e n d a n t v i n g t - e t - t t n el o n g u e s a n n é e s 1 1 1 . C e c i e s t l ' u n d e s a s p e c t s d e l a r é v o l u t i o nq u i s ' o p é r a e n l u i . L ' a u t r ea s p e c t e s t e n c o r e p l u s m e r v e i l l e u x . UT{ HOITI]IIETRANSFORMÊ A OUARANTE ANS. POURQUOI ? 1 1 2 . P e n d a n tq u a r a n i e a n s , i l v é c u t c o m m e u n A r a b e p a r m i l e s A r a b e s .P e n d a n tc e t t e p é r i o d e , i l n e s e d i s t i n g u a n i c o m m e c h e f d ' é t a t , n i c o m m e p r é d i c a t e u r ,n i c o m m e orateur. Personne ne I'avait entendu proférer des perles d e S a g e s s ee t d e c o n n a i s s a n c ec o m m e i l c o m m e n Ç aà l e f a i r e p a r l a s u i t e . O n n e I ' a v a i tj a m a i s v u d i s c o u r a n t s u r , l e S p r i n c i p e s d e m é l a p h y s i q u ed ' é t h i q u e ,d e d r o i t , d ' é c o n o m i e e t d e s o c i o l o g i e .N o n s e u l e m e n ti l n ' é t a i t p a s u n g r a n d g é n é r a l ,m a i s i l n ' é t a i t m ê m e p a s u n s i m p l e s o l d a t . ll n'auàitjamais dit une parole SUr Dieu, les angès, les livres révélés, les prophètes anciens, les nations dispar u e s , l e j o u r d u j u g e m ê n t ,l a v i e a p r è s l a m o r t ' l e c i e l e t I ' e n f e r .f l e s t v r a i q u ' i l p o s s é d a i tu n e x c e l l e n t c a r a c t è r e e t des manières charmantes, il était hautement cultivé, c e p e n d a n t a l n ' y a v a i t r i e n e n l u i d e r e m a r q u a b l eq u i e u t pu laisser présager quelque chose de grand et de révoi u t i o n n a i r ed e s a p a r t d a n s l e f u t u r . l l é t a i t c o n n u p a r m i SeS cOnnaissanCgSComme Un citoyen S6bre, Calme, a i m a b l e , r e s p e c l u e u xd e s l o i s 8 t b i e n d i s p o s é . Q u a n d i l 73

revint de la grotte avec un nouveau message, il était complètement transformé. 113. Quand il se mit à prêcher son message, toute l'Arabie fut stupéfaite, étonnée par sa merveilleuse éloq u e n c e e t s e s t a l e n t s d ' o r a t e u r .C ' é t a i t s i i m p r e s s i o n n a n t e t c a p t i v a n t q u e s e s p i r e s e n n e m i s r e d o u t a i e n td e I ' e n t e n d r e , d e p e u r q u ' i l n e t o u c h â t p r o f o n d é m e n tr e u r c æ u r , q u e c e l a n e l e s t r a n s p o r t â te t l e u r f î t a b a n d o n n e r l e u r s v i e i l l e s r e fi g i c i n se t l e u r s v i e i l l e s c o n c e p t i o n s .C ' é t a i t s i i n c o m p a rable que personne parmi les poètes, les prédicateurs et fe s o r a t e ur s a r a b e s d e l a p l u s h a u t e v o l é e , n ' a r r i v a à produire quelque chose approchant la beauté de son l a n g a g e ,e t l a s p l e n d e u rd e s a d i c t i o n , l o r s q u ' i l m i t s e s a d v e r s a i r e sa u d é f i d e p r o d u i r e , m ê m e e n s e g r o u p a n t , l e m o i n d r e v e r s c o m p a r a b l eà c e q u ' i l r é c i t a i t .

SON MESSAGE UNIVERSEL 114. Outre cela, il apparut alors devant son peuple c o m m e u n p h i l o s o p h eu n i q u e ,u n r é f o r m a t e u r e m a r q u a b l e r qui imprima sa marque dans la culture et la civilisation, u n p o l i t i c i e n i l l u s t r e .u n g r a n d c h e f , u r r j u g e d e l a p l u s h a u t e é m i n e n c e ,e t u n i n c o m p a r a b l e é n é r a.f C e B é d o u i n g i l l e t t r é ,c e t h a b i t a n t d u d é s e r t , p a r l a i t a v e c u n e c o n n a i s s a n c e e t u n e s a g e s s ec o m m e o n n ' e n a v a i t j a m a i s v u e s a u p a r a v a n t ,e t q u ' o n n e d e v a i t p a s é g a l e r p a r i a s u i t e . f l e x p o s a d e d é l i c a t s p r o b l è m e s d e m é t a p h y s i q u ee t d e t h é o l o g i e ,p r o n o n Ç ad e s d i s c o u r s s u r l e s p r i n c i p e s d e l a c h u t e e t d u d é c l i n d e s n a t i o n s e t d e s e m p i r e s ,c i t a n t à l ' a p p u i d e s e s t h è s e s l e s d o n n é e s h i s t o r i q u e sd u p a s s é . l l e x a m i n a l e s c e u v r e sd e s a n c i e n s r é f o r m a t e u r s , u g e a j l e s d i v e r s e sr e l i g i o n sd u m o n d e , r e n d i t d e s j u g e m e n t ss û r l e s d i f f é r e n d se t l e s q u e r e l l e se n t r e l e s n a t i o n s .t l é d i c t a d e s c a n o n s é t hi q u e s e t c u l t ur e l s . l l f o r m u l a d e s l o i s s o c i a l e s , é c o n o m i q u e s ,s u r l a c o n d u i t e d e g r o u p e , t e s r e l a t i o n si n t e r n a t i o n a l e s ,i s a g e s q u e m ê m e l e s p e n s e u r s s e t s a v a n t sé m i n e q t sn e p e u v e n t l e s a p p r é c i e rà l e u r j u s t e v a l e u rq u ' a p r è sa v o i r f a i t d e l o n g u e sr e c h e r c h e s t a c q u i s e 74

une vaste expérience des hommes et des choses. Les beautés de ce message n'apparaissent que progressivem e n t à m e s u r e q u e l e c h e r c h e u ra v a n c e d a n s l a c o n n a i s s a n c e t h é o r i q u e e t I ' e x p é r i e n c ep r a t i q u e . 1 1 5 . C e m a r c h a n ds i l e n c i e u xe t a m o u r e u xd e l a p a i x qUi auparavant n'avait jamais manié l'épée, qui n'avait a u c u n e f o r m a t i o n m i l i t a i r e ,q u i n ' a v a i t g u ' u n e f O i s p a r t i , c i p é à u n e b a t a i l l e ,e t s e u l e m e n te n S p e c t a t e u rS e t r a n s f o r m a s o u d a i n e n u n s o l d a t s i c o u r a g e u xq u ' i l n e r e c u l a j a m a i s m ê m e a u c æ u r d e s b a t a i l i e s l e s p l u s a c h a r n é e s; i l d e v i n t u n s i g r a n d g é n é r a l c i u ' i l c o n q u i t I ' A r a b i et o u t e entière en neuf ans, à une époque où les armes étaient p r i m i t i v e s e t l e s m o y e n s d e c o m m u n i c a t i o n sd e s p l u s , I r e s t r e i n t sS a p e r s p i c a c i t és o n e f f i c a c i t é , ' e s p r i tc o m b a t t i l . m c l u ' t li n f u s a i tà s e s h o m m e s ,e t l a f o r m a t i O n i l i t a i r eq u ' i l donna à une troupe bariolée d'Arabes sans équipement d i g n e d e c e n o m , a c c o m p l i r e n td e t e l s p r o d i g e s q u ' e n q u e l q u e sa n n é e si l s r e n v e r s è r e nlte s d e u x p l u s f o r m i d a b l e s l p u i s s a n c e s i l i t a i r e s e l ' é p o q u e ,e t d e v i n r e n t e s m a Î t r e s m d de la plus grande partiedu monde alors connu. 116. Cet hornme tranquilleet réservéqui pendant q u a r a n t ea n n é e s n e m o n t r a j a m a i s s i g n e d ' a u c u n i n t é r ê t , o u a c t i v i t ép o l r t i q u e sa p p a r u ts o u d a i ns u r l a s c è n e m o n r d i a l e c o m m e u n r é f o r m a t e u p o l i t i q u ee t u n h o m m e d ' é t a t r e m a r q u a b l e s a n s I ' a i d e d e l a r a d i o o u d e l a p r e s s e ,i l : é d u n i t l e s h a b i t a n t s p a r p i l l é s ' u n d é s e r td e d e u x m i l l i o n s un peuple qui était batailleur, d e k i l o m è t r e sc a r r é s i i g n o r a n t ,i n d i s c i p l i n é ,n c u l t e e t p l o n g é d a n s u n é t a t u p e r m a n e n d e g u e r r ei n t ê s t i n e S o u S n e m ê m e b a n n i è r e , t u n e m ê r n e l o i , u n e m è m e r e l i g i o n ,u n e c u l t u r e , u n e u e c i v i l i s a t i o n t u n e f o r m e d e g o u v e r n e m e n t n i q u e s( 1 ) .
(1) Sir Wrllram Muir, lermo adversarre de l'lslam, admat dans son l a p r e n r r e r e p a r t r c u l a r r t éq u l a ' r t r r en o t r g Irvre * Life of MuhSmmad " :,, a t t e n t r o ne s t l a d r v r s r o n d e s A r a b e s e n q r o r J p e sI n n o m b r a b l e s , r n d é p e n d a n t s ! e s u n s d e s a u l r e s . t u r b i . l l e n t se t s o u v e n t s n g u e r r e l Ê s u n s c o n t r a l e s autres et même s rls sont unrs p6p dos irans de sang ou d'lntérèt, toulours préts pour une rarson rnsrgnrfrante sa séparer et à céder à uns hostiltté a d irnolacable Donc.a lepoqle de llslam, la retrospectrva e lhrstoire arabe monlr6 commo dans un kalérdoscope un état toulours rnstable d'attirance a t d e r é p u l s r o n q u I a v a r t J U s q u e l a f a i t a v o r t ê r t o u t B t g n t a t r v e C ,u n l O n générale' ll r:start a trouver par quelle lorce cos trrbus pourrarôntêtre iou-ises ou attrrées vsrs un centre commun;at cc problàms lut rlrolu prr Muhernmtd ,.

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117. ll changea leurs modes de pensée, reurs habitudes et même leur morale. lf translorma des barbaros en gens civilisés, des méchanis en gens pieux, droits et craignant Dieu. Leur nature indisciplinéeet fière apprit I ' o b é i s s a n c ee t l a s o u m i s s i o n à f a l o i e t à I ' o r d r e . U n e nation gui n'avait pas vu naître un seul grand homme digne de ce nom depuis des siècles, vit apparaître grâce à I ' i n f l u e n c e d e M u h a r n m a dd e s m i l l i e r s d e n o b l e s â m e s gui partirent dans les coins les plus recurésdu monde prêcher et enseigner les principes de la religion, de fa moraleet de lâ civilisation 1). ( 118. Muhammad accompft tout cela sans employer i n i r u s e , n i v i o l e n c e ,n i c r u a u t é , m a i s g r â c e à s e s m a n i è r e s captivantes, sa personnalité morale attachante, et la c o n v i c l i o n d e s o n e n s e , g n e m e n t .S a c o n d u i t e n o b l e e t d i g n e l u i a t t i r a m ê m e I ' a m i t i éd e s e s e n n e m i s .l l a t t i r a i t tous les cæurs par sa sympathie infinie,et le lait de la t e n d r e s s eh u m a i n e .l l g o u v e r n a a v e c j u s t i c e . l l n e s ' é c a r t a j a m a i s d e l a v é r i t é n i d e l a d r o i t u r e .l f n ' o p p r i m a p e r s o n n e , même pas ses ennemis moriels gui avaient attenté à sa v i e , q u i I ' a v a i e n tl a p i d é ,c h a s s é d e s o n p a y s n a t a l , a v a i e n t excité contre lui I'Arabietoute entière - non, même pas ceux qui avaient mâché le foie de son oncle mort daps ( un délirede vengeance 2).
{1} ll serait rntéressant de s€ rapporter ici à un discours important cle Ja'lar lbn Abi Talrb. Ouand la persécution des musulmans ds La Mocquc atteignit son paroxysm€, to prophète Muhammad conseilla à cerlainr d'émtgror danS le ternlorr€ vorsin d Abyssrnie. Un groupe de muSulmanl y partit donc. Mars les Ourarch qui p:rpêtrarenl toutes sorteg do pcrrâculrons sur les musulmans, ng s en trfir€nt pâs là. lls les pou13uivircnt et dsmandèrent au Négus clAbyssrnre d'extrader ces immigrants. Au tribunal du NéguS, Ja'lar fit un drscours ou rl exposa la révolution qUC lC saint prophète avait apportée. Voici un extrait de ce discours . ,r O Roi I Noul étions un peuple ignorant et idolâtrr. Nous avions I'habitude clo mahgor même fes cadavres d'animaux morts, et de faire loutes sortes de choscs abominabl:s. Nous étions rngrats €nvers nos paronts, st meuvaig pour no! vorsins. Les plus forts s'6nrrchissaient aux dépens des plus faiblcr, ,u3qu'à ca que frnalsmont Dieu ait suscrté un prophète pour nbus rêforrncr. Son origine, son intégrité, sa drorture et sa piété sonl connuc3 de tOus. ll nous s exorlé à adorer Oieu, et à abandonner I'idolâtrie et I'adoration dgs picrres. ll nous a ordonnés do dire la vérité, rlc nous montrcr toujourr drgnes ds confrance, do respoctsr lcs oblrgations lamiliales, d'être sccommodanls avoc nos voisins. ll nous a appris à évitar toutgs choses impurll et de répandle le seng ll a interdit toute indécence, le mensongc, I'approprtatron das biens dss orphalins, la calomnie sur la chasteté dci fommls." Aussi nous avons cru €n lur, nous l'avons écouté st survi son ensoigncmcnl... (2) A l'occasron da la bataille de Uhud, Hinda la femmc du chct drs Arabcs parens, mâcha littéralement le fore de l'onclc du prophàtc, Hrmzt.

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119. ll pardonnaà tous quand il triompha d'sux. ll ne se vengea de psrsonne de ses malheurspersonnels ou deg torts qul fui avaientété causés. 1â). BiEn qu'il tût à la tête de son pays, il était si et désintéressé si modestequ'il restatoujourstrès simple et économe dans ses habitudes. ll vivait frugalement de dans son humblechaumière pisé. comme auparayant, lf dormait sur une natte, portait des vôtement rugueux, mangealtfa nourrlturetrès simple des pauvreset parfois partalt sans avoir rien mangé du tout. ll passait souvent ll des nuits entièrærollprièresdevantfe Seigneur. venait (1). on aide aux pauvreset aux nécessiteux 121. Les travaux manuels pénibleb no le rebutaient pas. Jusqu'à ses derniersinstants,il n'y eut pas en lui la mOindretraCe d'orgueil ou de hauieur qu'on trouve souventChez csux qui ont la fortune ou occupent une quel homme,il marchait positionélevée. Gommen'importe of s'asseyaitavcc le peuple, et partageaitleurs ioies comme leurs peines. ll se mêlait tellementà la foule, qu'un étrangeraurait ditficilement distinguéle chef du paysparmi son peuple. à 122. En dépit de sa grandeur son comportement l'égard des plus humblesétait celui d'un âtre humain ordinaire.Dans toutes les luties et les phasesde sa vie, personnels il no recherchaaucun profit ou récompense et ne légua aucune fortune à ses héritiers.lf consacra tous sos biensà son Millat(à son peuple).ll demandaà ges disciplesde ne pas lui assigner fonds,ni pour lui de et ni pour iss descendants il interdit même à ses desdu de cendants percevoirles bénétlces Zakat(la taxe des pauvres) peur que par la suite ses disciplesne leur de distribuentla totalité du Zakat!

(tl L. prophàb r dit : . Quiconguc m our t cndettô ou laisse dsr r ièr o l ui do chergæ dc femlflc qui rlrqurnt de dovr nir dcg nécelsitcux davr ai t v t n i r I mo i , cl r i c ru i r l cu r tutcur à toug ' . Sa vio antiàr c témoignc rmphillrnt dc crlr.

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SA CONTRIBUTION A 1-A PENSÉE HUTIAINE

123. Les hauts faits de cet homme exceptionnel ne s'arrêtent pas là. Pour l'apprécier à sa réefle valeur il faut considérer son æuvre dans son ensemble dans le contaxte de I'histoire du monde. lr apparaît alors encore plus clairement que cet habitant iilettré d'un désert d'Arabie, n é à u n e é p o q u e d ' o b s c u r a n t i s m ei f y a p l u s d e m i l l e quatre cen's ans fut un véritabre pionnier de l'époque moderne, et un des .. pharês , de I'humanité. ll est un g u i d e n o n s e u l e m e n tp o u r c e u x q u i a c c e p t e n ts o n a u t o r i t é m a i s a u s s i p o u r c e u x q u i l u i d é n i e n t I ' a u t o r i t éd ' u n p r o phète. La seule différence est que ces derniers ne se rendent pas compie que ses directives continuent d'inj fluencer leurs pensées et leurs actions et sont les principes directeurs de leurs vies, I'esprit même des temps modernes. 1 2 4 . A r t h u r l - e o n a r dé c r i t : " L ' l s l a m a e n f a i t a c c o m p l i u n e t â c h e i m m e n s e .l l a l a i s s é u n e t r a c e i n d é l é b i l ed a n s l e s p a g e s d e I ' h i s t o i r eh u m a i n e ,q u i n e p o u r r a ê t r e p l e i n e m e n t é v a l u é eq u ' a u f u r e t à m e s u r e d u d é v e l o p p e m e nd u t m o n d e ., ' 125. Le savant John Davenport note : .. ll faut reconn a î t r e q u e t o u t e l a c o n n a i s s a n c e n m a t i è r ed e p h y s i q u e , e d ' a s t r o n o m i e , d e p h i l o s o p h i e , d e m a t h é m a t i q u e s ,q u i s ' é p a n o u i te n E u r o p e à p a r t i r d u x ' s i è c l e , p r o v e n a i tà I ' o r i g l n e d e s é c o l e s a r a b e s , e t l e s S a r r a s i n sd ' E s p a g n e peuvent être considérés comme les pères de la philosophie europÉêflns'. Cité par A. Karim dans ,.lslam's c o n t r i b u t i o n: o S c i e n : e a n d C i v i l i z a t i o o, . , 1 2 6 . L e fa m e u x p h i l o s o p h e a n g r a i s B e r t r a n d R u s s e l é c r i t : . . L â s u p r é m a t i ed e I ' o r i e n t n ' é t a i t p a s s e u l e m e n t m i l i t a i r e . L a s c i e n c e , l a p h i l o s o p h i e ,l a p o é s i e e t l e s a r t s s ' é p a n o u i s s a i e n o u s . . .d a n s l e m o n d e m u s u l m a nà tt u n e é p o q u e o ù I ' E u r o p eé t a i t p l o n g é e d a n s l a b a r b a r i e . Les Européens avec une insularité impardonnable 78

r a p p e l l e n tc e t t e é p o q u e " è r e d e s t é n è b r e S r - m a i s s e u l e I ' E u r o p eé t a i t d a n s l e s t é n è b r e s .S e u l e I ' E u r o p ec h r é t i e n n e , c a r I ' E s p a g n eq u i é t a i t m u s u l m a n e ,p o s s é d a i t u n e c u l t u r e b r i l l a n t ê , , . .P a k i s ' . a nQ u a r t e r l y , v o l . l V , n o 3 . 127. L'historien Robert Briffault reconnaît dans son probable l i v r e " T h e M a k i n g o f H u m a n i t y" " ll est fort q u e s a n s l e s A r a b e s , l a c i v i l i s a t i o ne u r o p é e n n e n ' a u r a i t j a m a i s a c q u i s c e c a r a c t è r eq u i l u i a p e r m i s d e t r a n s c e n d e r C i o u t e s p h a s e s a n t é r i e u r e sd ' é v o l u t i o n . a r , b i e n q u ' i l n ' y h ait pas un seul aspect du développement umain dans d l e q u e l I ' i n f l u e n c e é c i s i v ed e l a c u l t u r e d e I ' l s l a m n e s o i t p a s é v l d e n t e ,n u l l e p a r t e l l e n ' e s t p l u s c l a i r e e t i m p o r i a n t e q u e d a n s l a g é n è s e d e c e t ' . ep u i s s a n c eq u i c o n s t i t u e l a f o r c e s u p r ê m e c a r a c t é i i s t i q u ed u m o n d e r n o d e r n ee t l a l e s S c i e n c e sn a t u r e l l e s source suprêmede sa victoire . e t l ' e s p r i t s c i e n i i f i q u e . .C e q u e n o u s p o u v o n s a p p e l e r science a résulté en Europe d'un nouvel esprit de , r e : h e r c h e , d e n o u v e l l e sm é l h o d e sd ' i n v e s t i g a t i o nd ' e x p é , r r m e n t a t i O n d e I ' o b S e r v a t i o ne t d e l a m e s u r e , d u d é v e , s l o p p e m e n td e s m a t h é m a t i q u e s o u s u n e f o r m e i n c o n n u e des grecs. Cet esprit et cette méthode furent introduits C d a n s l e m o n d e e u r o p é e np a r l e s A r a b e s " . S t a n w o O d o b b ' fondateur de progressive Education Associationécrit: * L ' l s l a m f u t l e c r é a t e u r v i r i u e l d e l a R e n a i s s a n c ee n E u r o p e , , .C i t é } a r R o b e r t L . G u l l i c k J r d a n s * M u h a m m a d the Educator >. 128. Ce fut Muhammad qui détourna la pensée h u m a i n e d e s o n p e n c h a n t p o u r l a s u p e r s t i t i o n ,l e s u r e naturel et I'inexplicable, t I'orientavers une approche r a t i o n n e l l ed e l a r ê a ! i t é ,e t v e r s u n e v i e t e r r e s t r ep i e u s e e t é q u i l i b r é e .c e f u t l u i , q u i d a n s u n m o n d e o ù l e s é v è n e pour m e n t s s u r n a t u r e l sé t a i e n t d e s m r r a c l e s n é c e s s a i r e s d'une mission religieuse, faire la preuve de la véracité i n s p i r a l e d é s i r d e p r e u v e r a t i o n n e l l ee t l a f o i e n e l l e qui c o m m e e n l e s e u l c r i t è r e v a l a b l e d e v é r i t é .C e f u t l u i ouvrit les yeux de ceux qui avaient été accoutumés jusque là à chercherdes signes divins dans les phénom è n e s n a t u r e l s .C e f u t l u i , q u i à l a p l a c e d e s p é c u l a t i o n s
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sans fondements conduisit les hommes dans la voie de la compréhension rationnelle et du raisonnementsain sur fa base de I'observation, de t'expérience et de la recherche. Ce fut lui qui définit clairement les limites et les fonctions de la perception sensorielle,de la raison et de I'intuition. ce fut lui gui souligna les rapports entre les valeurs spirituelles et matérie!les, qui harmonisa la Foi avec le Savoir et I'Action, qui créa I'esprit scientifique avec I'aide de la religion et gui élabora un vrai sentiment religieux sur la base de l'esprit scientifique. 1æ. Ce fut lui gui combattit f idolâtrie, le polythéisme sous toutes ses formes et créa une foi si ferme en I'unicité de D:eu, que même les religions qui étaient entièrement basées sur la superstition et f idolâtrie furent obligées d'adopter un thème monolhéiste. Ce fut lui qui changea les conceptions fondamentalesde la morale et de la spirit u a l i t é . A c e u x q u i c r o y a i e n t q u e s e u l s I ' a s c é t i s m ee t l a mortification constituaient le critère de la pureté morale gue la pureté ne p€ut être atteinte gue et spirituelle par le renoncementà la vie mondaine, sans tenir comple des besoins physiques et en soumettant le corps à toutes ce f ut lui qui montra fa voie de sortes de tortures l ' é v o f u t i o ns p i r i t u e l l e ,d e f a l i b é r a t i o n m o r a l e e t d u s a l u t par une participation active aux atfaires pratiques du monde environnant. 130. Ce fut lui qui montra à I'homme sa vraie valeur t e t s a p o s i t i o n; à c e u x q u i r e c o n n a i s s a i e n s e u l e m e n t u n Dieu incarné ou un fils de Dieu comme leur précepteur moral ou guide spirituel, il dii que des êtres humains comme eux, qui n'aspiraient pas à être déifiés, pourraient devenir les représentantsde Dleu sur terre ; à ceux qui considéraient comme leurs dieux des personnages puissants et les adoraient en tant que tsls, il fit comprendre que ces faux seigneurs éiaient de simples êtres humains et rien de plus. Ce fut lui qui sçuligna gue personn€ ne pouvait réclamer la sainteté, I'autorité et la souveraineté comme étant son dû par la naissance, et que personne ne naissail intouchabf esclave ou serf. C€ fut lui et son e, 80

enseignement gui inspirèrent les notions (.a I'unité de l'humanité; de l'égalité des êtres humains, de la démo_ cratie véritable, et de la liberté réelle dans le monde. 131. si on quitie ce domaine de la pensée, oD peut trouver dans le domaine pratique d'innombrables traces du gouvernement de cet illettré, dans les lois et les coutumes du monde. Bon nombre de principes de bonne conduite, de culture et de civilisation, de pureté de p e n s é ee t d ' a c t i o n q u i p r é v a l e n td a n s l e m o n d e a u l o u r d ' h u i , fui dolvent leur origine. Les rois sociales qu'il a données se sont infiltrées profondêment dans les structures h u m a i n e s ,e t c e p r o c e s s u s s e p o u r s u i t j u s q u ' à n o s j o u r s . L e s p r i n c i p e s f o n d a m e n t a u xd ' é c o n o m i a q u ' i l a e n s e i g n é s sont présents dans plus d'un mouvement historique et il e:l sera probablement de mème dans le futur. Les lols qu'il a formulées ont amené bien des bouleversements dans les théories politiques du monde et continuent d ' e x e r c e r l e u r i n f l y e n c ed e n o s j o u r s . L e s p r i n c i p e s f o n d a mentaux de droit et de jus'.ice qui portent la marqué de son gén.e ont influencé à un degré remarquable I ' a d m i n i s t r a t i o n e l a j u s t i c e d a n s l e s d i v e r s e s n a t i o n s ,e t d forment un guide toujours vafable pour tous les futurs légistes.Cet Arabe illeitré fut le premier à mettre sur p : e d p r a t l q u e m e n tt o u t l e c a d r e d e s r e l a t i o n s i n t e r n a t i o nales et à régler les lois de la guerre et de la paix. car a u p a r a v a n tI ' i d é e n ' a v a i t e f fl e u r é p e r s o n n eq u ' i l p û t e x . i s t e r u n c o d e d e l ' é l h i q u e m i l i t a i r e e t q u € l q s r e t a t i o n si n t e r nationalespussent être réglées sur la Éase de la simple h u m a n i t é( 1 ) .

(1) Pour Maudoudi.

plus amplcr

détails

voir .

AlJihâd-fil-lrlam

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LE PLUS GRANDDES RÉVOLUTIONNAIRES
1gZ. Dans le défilé de I'histoire, la silhouette subllme de cette psrsonnalité merveilleusedomine de si haut tous les grands hommes de tous les temps, que tous les héroi nalionaux semblent des nains en comparaison avec lui. Aucun d'eux ne possédait un génie capable de laisser une impression profonde dans plus de deuX ou trois domaines de la vie humaine. Certains furent de brillants théoriciens, mais ne réussirent pas'à appliquer leurs idées. D'autres furent des hommes d'action auxquels le savoir faisait défaul. Certains sont célèbres stratèges, certains se sont penchés sur un aspect particulier de la vie, en négfigeant de ce fait les autres aspects. D'autres ont consacré leur énergie à des vériiés éthiques et spirit u e l l e s ,m a i s o n t i g n o r é l ' é c o n o m i ee t l a p o l i t i q u e .D ' a u t r e s se sont occupés de politique ei d'économie, mais ont Bref, on rencontre négligé la rnorate et la vie spirituelle,. OeJ Èéros qui sont des experts dans une seule branche l. d e I ' a c t i v i t é ' h u m a i n e l e s t l e s e u l e x e m p l ed e p e r s o n n a l i t é où tou'.esles exCellencesSe trOuventcombinées. ll eSt un philosophe et un voyant, et aussi le symbole vivant de ses propres enseignements.ll est un grand homme d'état, et gu'un L n g e n i e m i l i t a i r e ; u n l é g i s l a t e u rs n m ê m e t e m p t mallre de morale : une tumière spirituelle et un guide religieux. Sa vision pénètre tous les aspects de la vie et il n'est rien qu'il n'amélioreen s'y penchant dessus.Ses ordres et ses Commandemenls couvrent un domaine illimité, depuis la réglementationdes relations internationales jusqu'aux nàbitudes de la vie quotidienne du boire, du manger, de l'hygiène. | | a f ondé toute u ne c i v i l i s a t i o ns u r s e s i h é o r i e s , e t é t a b l i u n é q u i l i b r e s i r a r € peut y dans les aspects divergents de la vie qu'on n€ trouver arcrne faute, Oéticience ou lacune. Peut-on citer un autre exempre d'une personnarité aussi parfaite et universelle? 133. La plupart des personnalitéscélèbres du monde s o n t s u p p o s à e s - â t r ed e s p r o d u i t s d e l e u r e n v i r o n n e m e n t ' 82

MaiS 3On cas à lui est unique. Son envirrrnnemantne sembla avoir su eucune part dans la lormation de sa porsonnalité. ne peut non plus être prouvé gue, histoll avec l'ordre des iiqùement,sa naissancefut synchronisée choaee de I'Arabie de cette épogue. Ce gu'on peut dire où tout au plus, C'estquo I'Arabiedans les circonstancos elle ge trouvait elor3, avait un besoin criant d'une porson' naflté gul fondralt En uno seule nation les tribus rlvales, et poserait les bases de leur solidariié et de leur bienâtre économlque en amenant d'autres peys sous leur domlnation bref, un guide nationalqui aurait toutes ies d'un Arabe de ce temps-là,et qui, grâce caractéristiques le I'oppression, sang vgrsé, la fourberie et à fa Oruauté, ou I'hypoCrlgie, p* n'importequel moyen,bon ou mauvais, auralt enrlchi son propre peuple,et laissé un royaumêen hérltage à sos successeurs.On ne peut prouvar aucun autre besoin historlque de I'Arabie à cette épogue. 134. C€ gu'on peut dire tout au plus à la lumiàredc ou de h6gélienne I'histoire du matérialisme la philosophie hisiorlque de Marx, c'est gue l'époqueet les conditlons exigealentla naissanced'un çhef qui pourrait créer uno de natlon et tondÊr un empire.Mais la phllosophie Hegel ou dc Marx, no peut expliquer commentde tellss conditiong ont pu produire un homme dont la mission fut de la d'enaslgnei moralela plus élevée, purifierl'humanité dc touies les lmpuretés, d'effacer les préiugés et fes de superctltlons cette époqued'ignoranceet de ténèbres, qui regarda au-delà.des compartimentsétanches de la rlce, àe la nation et du pay.3,qui posa les fondations et d'une Suporstructure "morale, spirituelfe, culturelle polltique pour le bénéfiCedu monde entler, et non pag de seulement son payg,qui, en pratiqueet non sn théorie, plaça leg transactionscgmmercialss,la vie civique, le sur des bases bofittque et les relations internationales si et produisrtune synthèse équilibréeet tempérée inoiatb entre la vle mondaineet le progrèsspirituel,qu'ella est congidéréefusqu'à ce four comme un' chef-d'æuvrêde tout comms au temps où il était sagæso et da piOvoyanco, appeler uns tell€ sn vlo. Est-ce'qu'onpeut honnêtemant
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personne le produit des ténèbres omniprésentes de l'Arabie? if 135. Non seulement n'apparaltpas comme un produit de son environnement, mais quand on examine sa mission,on ne peut que conclurequ'en fait il transcende toutes fes limitationsde temps et d'espace.Sa vision f ranchit toutes les barrières temporelleset physiques, dépasse les siècf et les millénaires, et comprend es I'essencrmêmede I'activitéet de f'histoirehumaines. 136. ll n'est pas de ceux que I'histoire relègue à parce qu'il fut un I'oubli,et il n'est pas loué simplement grand chef de son temps.ll est un chef uniqueet incomparabf de I'humanité, actuel quef que soit le siècle, e ses enseignements sont actuels l'époque.Véritablement quelleque soit l'époque. d'histoire' 137. Ceuxque les gensbaptisent faiseurs " de des sontseulement " créatures I'histoire,.En fait, dans il toute I'histoirede I'humanité, est le seul exemplede On véritable" faiseurd'histoire'n. peut passerau crible dans lesquellesvécurent les les conditionshistoriQues gui et grandespsrsonnalités ont amené des révolutions, que dans tous les cas, les forces de I'on s'apêrc€vra leur r€nouveau rassemblaient impétus€n vue d'un bouledans uns certaine direction, et vsrsement,s'orientaient que le moment propice pour éclater. En n'attendaient ces forces à temps pour I'acti0n,le leader aménageant jouait le rôle d'un acteur pour lequel on révolutionnaire a prévu d'avanceune scène et un rôle ; d'un autre côté, o, parmi tous les " faiseursd'histoire et les figures révoil de lutionnaires toutes les époques, fut le seul à devoir en les trouver les rnoyensde rassembler matériaux, vue la dOnt à d'unerévolution, devoirproduire sorted'hommes car I'espritmêmede la il avait besoinpour ses desseins dans étaientinexistants révolution tous ses accessoires et le peupleoù son sort fut ieté. 84

138. sa puissante personnaritéproduisit une impress i o n i n d é l é b i l es u r l e s c æ u r s d e s m i l l i e r s d e s e s d i s c i p l e s , et les façonna à son idée. par sa volonté de fer, il prépara le terrain pour la révolution, en modela fa forme et les traits et dirigea les courants d'événementsdans la direction qu'il désirait. peut-on citer un autre exemple d'un f a i s e u r d ' h i s i o i r ea u s s i e x c e p t i o n n e l , ' u n a u t r e r é v o f t i o n d u n a i r e a u s s i b r i l l a n t? LE TÉi'OIGNAGE

FINAL

139. on peut méditer là-dessus, et se demander comment dans cette période de ténèbres d'il y a mille quatre cents ans, dans une région aussi obscure gue I ' A r a b i e , u r c o m r n e r ç a n te t u n b e r g e r a r a b e i l l e t t r é € n v i n t à p o s s é d e r u n e t e fl e l u m i è r e , u n t e l s a v o i r , u n e t e l l e puissance,de telfes capacités et des vertus morales si développées. 1 4 0 . o n p e u t d i r e q u ' i l n ' y a r i e n d e p a r t i c uife r d a n s son Message.c'est le produit de son propre esprit. s'it en avait été ainsi, alors il aurait dû se proclamerDieu. Et s'il avait fait une telle assertion à cette époque, les peuplesde fa terre,qui n'hésitaient as à appeler Dieux p Krishna et Bouddha, et Jésus Fils de Dieu, par pure imagination, t qui pouvaientsans scrupules adorer les e f o r c e s d e l a n a t u r e ,l e f e u , I ' e a u ,l g v e n t , a u r a i e n tv o l o n t i e r s r e c o n n u u n e p e r s o n n a l i t é u s s i é t o n n a n t eq u e M u h a m m a d a c o m m e l e S e i g n e u rD i e u l u i - m ê m e . 141 Mais voilà : il affirma précisément le contraire. . Car il proclamait: " Je suis un être humaincomme vousm ê m e s .J e n e v o u s a i r i e n a p p o r t é d e m a p r o p r e i n i t i a t i v e . Tout cela m'a été révélé par Dieu. Tout ce que je peux p o s s é d e rL u i a p p a r t i e n t . e m e s s a g ed o n t l ' h u m a n i t ét o u t e C entière n'est pas capable de produire l'équivalent, st le e message de Dieu, il n'est pas le produit de mon propre esprit. Chacun de ses mots m'a été inspiré par Lui, et t o u t e l a g l o i r e L u i e n r e v i e n t .T o u s l e s a c t e s m e r v e i l l e u x
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qui parlent 9n ma faveur à vos yeyx, toutes les lois que 'données, tous les principes que i'ai énoncés et i'"i -serais tout à lait ânseignés, iien ne vient de moi. Je incapâbte de produire de telles choses du seul lait de mes capacltés personnelles. Je cherche les directives divines en toutes choses. Tout ce qu'll ordonne, ie le fais, tout ce qu'll édicte, ie le proclamQ.r 142. Quel merveilleux et vivifiant exemple de f ranchise, d'intégrité, de vérité et d'honneur ! Un menteur ou un hypocrite essaie généralement de s'attribuer tout le crédit des actions des autres, mêr te quand la fausseté de ce qu'il dit peut être facilement ,rrouvée. Mais ce grand homme ne stapproprie pas le crédit de ces exploits, même quand personne ne pouvait le contredire, puisqu'il n'était pas possible de découvrir la source de son inspiration. 14'i!. Peut-il y avoir de preuve plus éclatante de la parfaite honnêteté de ses buts, de sa rectitude de caractère et de sa grandeur d'âme !Peut-il y avoir de personne plus Èincère que celui qui a reçu des dons aussi uniques gar un moyen secret, et qui pourtant révèle la sourc€ de toute son inspiration. Toutes ces raisons nous lont inévitablementconclura qu'un tel homme était le vêritable messager de Dieu. 'lU. Tel était notre saint prophète Muhammad (la paix soit avec lui). ll fut un prodige de mérites extraordinaires. un parangon de vertu st de bonté, un symbole de vérité, un grand- apÔtre de Dieu, son Messager sur la terre. sa vie et sa pensée, Sâ sincérité, sa piété, sa bonté, son Caractère, sa morale, son idéologie, et SeS explOitS toutes ces choses sont des preuves irréfutablcs de la légitimité de son apostolat.Quiconque étudie sa vie et ses enleignements sans préjugés attestera gu'an vérité, il fut le vral prophète de Oieu, et que le Coran - le livre qu'il a la vraie parole de Dieu. Aucun donné à i'humanité chercheur impartial et sérieux ne peut manquer d'arriver à cette conclusion. 86

145. En outre, il faut bien comprendre que c'cat seulement grâce à Muhammad (la paix soit avec lui) que nous connaissons maintenant le droit chemin de l'lslem. Le Coran et la vie exemplaire de Muhamrnad (la paix soit avec lui) sont les seules sources dignes de confiance dont dispose I'humanitépour apprendre fa volonté de Dieu dans sa totalité. Muhammad (la paix soit avsc -lui) est le Messager de Dieu pour toute I'humanité et la longue chaîne de prophètEs s'achève avec lyi. ll fut le dernier des prophètss, et toutes les instructions que Dieu désirait transmettre à I'humanité par révélation directe furent envoyées par I'intermédiairede Muhammad (la paix soit avec lui), et sont inscrites dans le Coran et le Sunnah. Maintenant,quiconque cherche la vérité et désire devenir u n r n u s u l m a nh o n n ê t e e t u n d i s c i p l e s i n c è r e , d o i t a v o i r la foi dans le dernier des prophètes divins, accepter ses enseignementset suivre la vOie qu'il a montrée à I'homme. Geci est le véritable chemin du succès et du salut.

LA FINALITÊ DE L'APOSTOLAT 146. Ceci nous amène à la questionde la finalité de l'apostolat que nous aflons maintenant considérer. 147. Nous avons déjà discuté de la nature de I'apostolat, et cette discussion met en évidence le fait que I ' a r r i v é ed ' u n p r o p h è t e n ' e s t p a s u n é v è n e m e n tq u o t i d i e n . Ce n'est pas non plus sa présence in personem qui est essentiellepour chaque pays,chaque peuple, chaque période. La vie et les enseignementsdes prophètes sont l e s p h a r e s q u i g u i d e n t u n p e u p l ed a n s l e D r o i t C h e m i n , 6 t aussi longtemps gue ses enseignementset ses directivss sont vivanls, il est lui aussi, en quelque sorto, vivant. La mort véritable d'un prophète consiste non pas €n gon d é c è s p h y s i q u e ,m a i s d a n s l a m i t i g a t i o nd e s e s e n s e i g n e ments et l'interpotationdans ses directives.Les prophètes anciens sont morts car leurs disciples ont adultérés leurs enseignements,interpolé leurs instructionset entâché leur vie eiemptaire en y attachant des évènements fictifs. 87

Aucun des anciens livres- la Thora, Zabour (le Psautier d e D a v i d ) , I n j î l ( l ' E v a n g i l ed e J é s u s ) n ' e x i s t e n t a u j o u r d'hui dans leur texte originel, et même leurs disciples confessent qu'ils ne possèdent pas les originaux. Les b i o g r a p h i e sd e s a n c i e n s p r o p h è t e s s o n t t e l l e m e n t m ê l é e s d e f i c t i o n q u ' u n r a p p o r tp r é c i s e t a u t h e n t i q u e e l e u r s v i e s d est devenu impossible. Leurs vies sont devenues des contes et des légendes et cn ne peut en trouver nulle p a r t u n r a p p o r t d i g n e d e f o i . N o n s e ul e m e n t p a r c e q u e l e s r é c i t s e n o n t é t é p e r d u s e t l e ur s p r é c e p t e s o u b l i é s , mais parce qu'on ne peut même pas dire avec certitude q u a n d e t o ù t e l o u t e l p r o p h Ëe n a q u î t e t f u t é l e v é , comment il vécut et quel code il donna à I'humanité. n E fait, la mort réelle d'un prophète consiste en la mort de ses enseignements. 1 4 8 . E n j u g e a n t l e s f a i t s s ur c e s c r i t è r e s , ,p e r s o n n e ne peut nier que Muhammad(la paix soit avec lui) et s e s e n s e i g n e m e n t s e s o i e n t v i v a n t s .S e s e n s e i g n e m e n r s n . le livre qu'il s o n t i n a l t é r é se t i n a l t é r a b l e sL e C o r a n a donné à I'humanité existe dans son texte originel sans qu'il y manqueun iota. 149. Le récit complet de sa vie (ses paroles, ses i n s t r u c t i o n ss e s a c t i o n s ) ,e s t c o n s e r v éa v e c u n e e x a c t i t u d e , t o t a l e , e t b i e n q u e q u a t o r z es i è c l e s s e s o i e n t é c o u l é s ,s a d é l i n é a t i o nd a n s I ' h i s t o i r ee s t s i c l a i r e g u ' i l n o u s s e m b l e l e v o i r d e n o s p r o p r e s y e u x . L a b i o gr a p hi e d ' a u c u n ê t r e humain n'a été aussi bien conservée que celle de M u h a m m a dl e p r o p h è t e d e l ' l s l a m ( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) . Dans toutes les phases de notre vie, nous pouvons cherc h e r l e s d i r e c t i r r e sd e M u h a m m a d ( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) et prendre exemple sur sa vie. C'est pourquoi il n'y a p l u s b e s o i n d ' a u t r e p r o p h è t e a p r è s M u h a m m a d ,l e d e r n i e r des prophètes (la paix soit avec lui). 150. ll existe trois raisons pour lesquelles les prophètes furent suscités. Ce n'est pas seulement pour remplacer un prophète décédê. Ces raisons peuvent être résumées comme suit : 8B

a) La doctrine des prophètes antériEurs a 6té interpolée ou corrompue, ou bien ils sont morts et un renouveau s'irnpose. Dans un tef cas, un nouyeau prophète est suscité pour expurger les vies impures des gons, et restituer à la refigion sa forme et sa pureté primitives. b) La doctrine du prophète disparu était incomplète, il est nécessaire de I'amender, de I'améliorer ou de la compléter. C'est alors gu'un nouveau prophète est envoyé pour effectuer ces amendements. c) Le prophète précédent fut suscité spéciafementpour telle ou telle nation ou territoire, et un prophète est nécessaire pour un autre peuple ou un autre pays (1). 151. ce sont les trois raisons fondamentatesqui font qu'un nouveau prop,rr'rte est suscité. un examen attentif des faits montre qu'aucune de ces conditions n'gxiste aujourd'hui. La doctrine du dernier des prophètos, Muhammad (la paix soit avec lui) est toujours vivante,a été parfaitement conservée, et rendue immortelle. Les directives qu'il a données à I'humanité sont complètes, sans faille, et sont inscrites dans re saint coran. Toutes les sources de l'lslam sont intactes et chacune des actions et des instructionsdu saint Prophète peuvent être vérifiées sans doute possible. Donc, comme sa doctrine est intacto, i l n ' y a n u l b e s o i n d ' u n n o u v o a up r o p h à t e . 152. Deuxièmement, les directives qus Dieu a révélées par I'intermédiaire u prophète Muhammad (la paix soit d avec lui) sont sous une forme achevée, et l'lslam est une religion universellecomplète. Dieu a dit : * Aujourd'hui j'ai parfait votre foi - votre religion - et ma munificence envers vous. r' Une étude approfondie de I'lslam en tant gue genre de vie complet prouve la véracité de ces paroles du coran. L'lslam fournit un guide pour la vie
- (1).f f pout.y avoir un autrc cas, où un prophàtr æt furcitô pour sidcr u n a u l r e . p r o p h à tc co mmc Aar on pour Moisc m air comm b ccr ctf sont oxtrâmoment rarts - dans lc Côran on pcut ln trouvlr drux lculrmant - Gt commt cc gcnr. d'aportofat rombfc"avolr étô I'rxcrption rt non la ràgle généralc, noui n'cn avbnr par feit un cer â' prrt.

dans ce mondeet pour I'autrevie, et rien de ce qui ost guiderI'homme été omis.La'relllion a pou.r n'a essentiel et été maintenantparachevés, il n'est nul besoin de (1). sous prétexted'imperfection nouvelapostolat (la 153. Enfin, le messagede Muhammad paix soit avec lui) n'étaitpas destinéà un peuple,uh peys ou une Unipériode particulière. fut suscité comme Prophàte ll toute de la Vérité pour l'humanité versel, le messager (la paix entiàre.Le Coran a commandéà Muhammad : soit avec lui) de déclarer " Q humanité,iE suig le me$agsr envoyé par Dieu pour vous tous.o ll a été décrit comme n uns bénédictionpour tous les peuples C'egt pour' a du mondeo, et son mgssage été universel. quoi aprèslui, il n'y a plus besoind'un nouvelapostolat, d'ailleurs il a été appElédans le Coran " Khâtalll'uh(2). Nabiyyfn le dernierde la chalnades vrais prôphàtes "
6 ) On ! p rô 6 n ctu qur lr tr m pr ôcoulô.æt unl niton r uffiuntr , qgy t o u ' oh 'l l t U i tô i n d 'u n n buv.lu guido, ot qu' unl r l.ligion gui.r ata r av al Ôa il-it ôiur-ài-qurioirr titct.. r-ctù c.rtainrmcnt drù.nir crduqut, h4rp: iij Jui Ulæini d'unr ôpoqur nouvrllr. Cottr obirction ctt dônulo clr tout iônOlmrnt, lt voicl orlÔvcmlnt pourquoi .: cer ilr ont atô rôvÔlÔr i:'iil ;àielànc-minir de l'trlrm roàt arrntll -Prr Àttttr. q u i 'co h n a l t l c plllô, lr pr Ôr nt r t I' tvcnir , ?! q.ui.ofl l ui 'm am f l r ra voii hum dn { ui r r t lim itô, c' ttt l' oil hum ai n qU i nc li ri â ô t.-ê 'l t ptr 5 :u t -Oirul l rti n g u rr d rn r lr pônom br c dm .por lpcctivcr futur ol, .o t non dont [r uvoir .lt ru-cl.ll drr limitrtionf df t.mPt .lt d'3rprcr. .|t fo n d ô l u r lt br r r dr lr nltur c hum r lno qgl n' r pr a Yl r i a Z . L 'l rl rm r d'u n a l ro o u r ù l 'e u trr . Tour lr t homm af r ont ir tut du mfml moul a Q_ut Jtrvf O{f p*i lri tout prcmilrr hommrl, ct londrmlntellmrnt, ll ntturl h u mri n o n 't p l r ch rngÔ. ' ll y r un ôquilibr c m egniflqgl cntr t llr ôl ôm r ntr l . D fi a i i vi J h u ma tn r , oï priàeninCr ci tri ô.tômcntr dr chtngrm-nt. Tout n'r.tt f.f lolrlo. mcn i g :rmrn i n t, n i totr lr m cnt chr ngcr nt. Lm pr incjpcr . fondr m qntl ux , bgr n'lnvltlnt prr r-u chrngrmrnt. Co Jont lll lorm[ ili vrijuiiOi qti chCngr4t rycc ltlampr, mriitout .n contcrvlnt c.rtrlncl llfitiurri Uâ l m-i mÀ u l b trt. L 'lllr m I pr ôvu' dc pour volr eur bltoinl., I l r l oi r a a -i a çl rml n .n cf .t du chr nglmlnt. Lr - Cor r n r t lt.Sunnr h,. r x por nt lrt ôttinrlr principrl dr l'lrlrm, tendir qrfl ,l'tidr dt.l'litlhrd, ll!.p.YYrlt ll loula êtrr eppliquir I bhrqur ôpoqur rllon rtr bclornl. L'lrlrm.ft iiiistô-n'qùi iit ftlblt- un iyttàmr prôvu pour f ?volution ôtrrnolh dd le o o é i i tf [-u ma tn r i n confor m ttô tvdc læ' pr incipæ londtm lnhu x ot l .r dr la vh. vrl îi rîti l {u l rmtn tn tl t -S ru rt g rml n l i u i ri- tr r r cr hum r inl .r t I t' fg? qui lut .i nr Û Q ur Ô .. g l r I'ro d a ri ti o n d r I'homm r tur le ttr r c, at r ucun chlngtmfnt O v ol utl l fonOrmbnirl n'ott rurvrnu denr crttr phrtt. Dr! civllirltionl rr .ont davrtoppôor rt rlfondrôra, dar culturm ont grendl pulr ont P[r|,. dil tt m tont ôcr oulâr , m lr t àour noul tr ouyon f l ouj our r i à o trri ïn fl mrro ô d rri r l t mâ ml mti l l on dr h gr lndr chr lnr dl l' lvolution cor m l quo' p o u rq u o l l 'o g i nlon t:lon lr qur llr lm dir tctivr t donnÔ $ al V I C'l l t eurtqu-or riôclrt drvirnnrnt rutomatiqucmont obrolÔtlr lvoc la lompr n'on[ pæ dr fondrmtnl rolldr. (â Lr Corrn rt b Hrdith ront trôt rxpliclto fur c. Dolnt. Lr Corrn dlt : - Mun'rmmrd rtt tl mtmrgrr dr Dlru ri tr drrnirr dri prophôttr (XXXlll,

OO

154. Maintenant, par conséquent, la seule source de connaissance de Dieu et de la voie du salut est Muhammad (la paix soit avec fui). Nous ne pouvons connaître l'lsfam que par l'intermédiaire !e ses onseignemenls, qui sont si complets et si universels qu'ils peuvent guider les hommEs de tous les temps à venir. Maintenant le monde n'a pas besoin de nouv€au prophète, il a seulement besoin de gens qui aient une foi totale en Muhammad (la paix soit avec lui), qui deviennent les porte-étendards de son message, le propagent largement sur la terre, et essaient d'instaurer la cufture que Muhammad (la paix soit avec lui) donna à I'homme. Le monde a besoin d'hommes de caractère gui puissent mettre en pratique sa doctrine et élablir une soci6té régie gar fa loi di 'ine, dont Muhammad (la paix soit avec lui) est venu affirmer la suprématie. Telle est la mission de Muhammad (la paix soit avec lui), et de son succès dépend fe succès de I'hommo.

40) '. Lc saint Prophàtc a dil lui-mtmc : ' ll n'y aur! ptt d'lutrr proph& aprèr moi Unc autrc loir il dit : Ma rrlation avic (le longu- chrfnr -: dcs) prophàtcr pcut âtrc illwtrôo per le parebolr d'un geleil b pefrit était magniliqucmlnl conrtruil. Tout y étril achlvô, raul unr plrcr oû fl manquail. iuttc unt cculc briguo. J'li rcmpli ccttr plect at m.lntonrnt lt palair æt achrvô '. (cf. Bokhari rl Murlim).

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C H A P I T R EI V LES ARTICLES DE I.A FOI 155. Avant de poursuivre, il serait bon de revoir et de résumer les discussions précédentes. a) L'lslam est soumissionet obéissance à Allah, le S e i g n e u r d e I ' u n i v e r s .C e p e n d a n t ,c o m m e l e s e u l m o y e n sOr et authentique de Le connaître et d'apprendre quelfes sont Ses volontés et Sa loi se trouve dans les enseig n e m e n t s d u v r a i P r o p h è t e ,o n p e u t d é f i n i r l ' l s l a m c o m m e u n e r e l i g i o ne x i g e a n t u n e f o i t o t a l e d a n s l e s e n s e i g n e m e n t s d u P r o p h è t e , I ' a c c e p t a t i o ne t l a m i s e e n p r a t i Q u ed e s e s p r é c e p t e s d e v i e . P a r c o n s é q u e n t ,c e l u i q u i r e j e t t e l ' i n t e r . médiaire du Prophèteet prétend suivre Dieu directernent n'est pas un musulman. b) Dans le passé, des prophètes différents sont apparus les uns après les autres.A cette époque, l'lslam é t a i t l e n o m d e c e t t e r e l i g i o n e n s e i g n é eà u n e n a t i o n p a r son ou ses prophètes.Bien que l'lsfam n'ait -pas varié d a n s s a n a t u r e e t s a s u b s t a n c e ,q u e l l e q u e f û t l ' é p o q u e o u l e p a y s , l e s m o d e s d ' a d o r a t i o n ,l e s c o d e s d e l o i s , e t autres règles de détails de la vie différaientlégèrement s e l o n l e s c o n d i t i o n s p a r t i c u l i è r e sà c h a q u e p e u p l e . l l n ' é t a i t p a r c o n s é q u e n t p a s n é c e s s a i r ep o u r U n e n a t i o n d e suivre le prophète d'une autre nation et sôn devoir se bornait seulementà suivre les directives de son propre prophète. c) Cette période de coexistence de prophètes multiples s'acheva avec I'apparition de Muhammad (la paix soit avec !ui). ll paracheva fes enseignementsde l'lslam. Une l o i f o n d a m e n t a l eu n i q u e f u t f o r m u l é e p o u r t o u t I ' u n i v e r s g2

et il devint le prophète de l'humanitétoute entière. Son a p o s t o l a tn ' é t a i t p a s d e s t i n é à u n p e u p l e , u h p a y s , o u u n e é p o q u e p a r t i c u l i è r e , o n m e s s a g eé t a i t u n i v e r s e le t é t e r n e l . s L e s c o d e s a n t é r i e u r s f u r e n t a b r o g é s a v e c f ' a p p a r i t i o nd e M u h a m m a d( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) q u i , a d o n n é a u m o n d e u n c o d e d e v i e c o r n p l e t .M a i n t e n a n ti l n ' y a u r a p l u s d ' a u t r e prophète dans I'avenir, plus de nouveau code religieux jusqu'à la fin du monde.Les enseignements e Muhammad d (la paix soit avec lui) sont destinés à tous les enfants d'Adam, à la race humaine toute entière. Maintenant, l ' l s l a m c o n s i s t e à s u i v r e M u h a m m a d , c ' e s t - à - d i r eà r e c o n naître sa qualité de prophète, croire en sa parole, la suivre dans sa lettre comme dans son esprit et se s o u m e t t r e à t o u s s e s c o m m a n d e m e n t se t i n j o n c t i o n s ,q u i s o n t c e u x d e D i e u L u i - m ê m e .V o i l à c e q u ' e s t l ' l s l a m . 1 5 6 . C e c i n o u s a m è n e a u t o m a t i q u e m q n à d e m a n d e r: t e n q u o i M u h a m m a d( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) n o u s d e m a n d e t - i l d e c r o i r e ? Q u e l s s o n t l e s a r t i c l e sd e l a f o i i s l a m i q u e ? Nous allons essayer d'examiner ces articles, de voir c o m m e i l s s o n t s i m p l e s , v é r i d i q u e s ,a t t a c h a n t s ,v a l a b l e s , e t c o m b i e n i l s p e u v e n té l e v e r l e s t a t u t d e I ' h o m m ed a n s c e m o n d e c o m m e d a n s l e m o n d e ' àv e n i r .

I. . TAWHID - LA FOI ËN UN DIEU UNIQUE
l 1 5 7 . L ' e n s e i g n e m e n t e p l u s f o n d a m e n t a le t l e p l u s important du ProphèteMuhammad (la paix soit avec lui) c ' e s t l a f o i e n I ' u n i c i t éd e D i e u . C e l a e s t e x p r i m é d a n s l a K a l i m a p r i m o r d i a l e d e l ' l s l a m : n L a i l â h a i l l a l l â h" : " l l n ' y a p a s d ' a u t r e D i e u q u e D i e u , n .C e t t e b e l l e e x p r e s s i o n est le fondement de l'lslam et son essence même. C'gst I'expression de cette croyance qui distingue un vrai m u s u l m a n d ' u n K â f i r ( i n c r o y a n t ) ,d ' u n M u c h r i k ( c e l u i q u i a s s o c i e d ' a u t r e s d i v i n i t é sà D i e u ) , o u d ' u n D a h r i y a ( a t h é e ) . Le fait d'accepter ou de rejeter cette phrase crée unÊ différenceénorme entre les hommes. Ceux qui y croient f o r m e n t u n e c o m m u n a u t éu n i q u e , e t c e u x q u i l a r e i e t t e n t forment le groupe adverse.Les croyants progresserontsur g3

la voie du succès dans ce monde comms dans I'autre, tandis que l'échec et I'ignominie seront le lot final de ceux qui refusent d'y croire. 158. Mais il est bien évident que le seul fait de prononcer une ou deux phrases ne saurait à lui seul causer une diflérence aussi capitale. Cette différence no peut provenir gue de I'acceptation consciente de cette doctrine et d'une adhésion toiale à ses stipulations dans la vie pratigue. A moins gue vous ne connaissiez la signification réelle de la phrasê c ll n'y a pas d'autre Dieu que Dieu ' et la portée que son acceptation peut avoir sur la vie humaine, vous ne pouvez rêaliser I'importance réelle de cette doctrine. Elle ne peut être efficace que dans la mesure où ces principes dp base sont appfiqués. La répétition pure et simple du mot ( nourriture ' ne peut calmer I'aiguillon de la faim, pas plus que l'incantation d'une oidonnance médicale ne peut guérir une maladie. De même, si une personne répète la Kalima sans comprendre son sens ni ses conséquences, cette Kalima ne pourra pas opérer la révolution qu'elle est supposée apporter. La révolution dans la mentalité et la vie d'un être ne s'accomplira que si la personne saisit le sens complet de la doctr-ine, rêalise ce qu'elle signifie, y croit sincèrement, I'accepte et la suit dans sa lettre comma dans son esprit, Si cette appréhension de la Kalima n'est pas réalisée, elle n'aura aucune efficacité réelle. Nous prenons garde au feu parce que nous réalisons qu'il brûle ; nous évitons le pofson car nous savons qu'il est mortel. De même, si nous avons pleinement assimilé le sens profond du Tawhid, il devrait nécessairement nous faire éviter, dans Fos pensées aussi bien que dans notre conduite, toute forme ou nuance d'incrédulité, d'athéisma et de polythéisme. Ceci découle tout naturellement de la croyance en I'unicit6 de Dieu.

LA SIGNIFICATIOH DE LA KALITA 159. En Arabe, le mot fnh signifle r celui qu'on
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adore),,c'est-à-rJrrun être gui, en raison de sa grandeur e et de sa puissànce est considéré comme digne d'être a d o r é , d i g n e q u ' o n s ' i n c l i n ed e v a n t l u i e n s i g n e d ' h u m i l i t é e t d e s o u m i s s i o n ,N ' i m p o r t e q u e l l e c r é a t u r e o u ê t r e d o u é d ' u n e p u i s s a n c et r o p g r a n d e p o u r ê t r e p l e i n e m e n ts a i s i e p a r I ' h o m m e e s t é g a l e m e n ta p p e l é i l â h L a c o n c e p t i o n " ". d e I ' i l â h i m p l i q u e l a p o s s e s s i o nd e p o u v o i r s i n f i n i s , d e p o u v o i r ss t u p é f i a n t s t p r o d i g i e u x .l l i m p l i q u e a u s s i q u ' o n e dépend de I'ilâh, mais que lui ne dépend de personne. Le mot ilâh possède aussi une idée de secret et de m y s t è r e ; l ' i l â h s e r a i t u n ê t r e i n v i s i b l e , c h a p p a n tà n o s é sens. De mot Khuda en persan, Deva en hindi, Dieu en f r a n ç a i s , G o d e n a n gl a i s , G o t t e n â l l e m a n d , o n t à p e u p r è s l e m ê m e s e n s . D ' a u t r e sl a n g u e su u m o n d e o n t a u s s i u n m o t q u i a u n s e n s s i m i l a i r e( 1 ) . 160. Le mot Allah par contre,est le nom propre de D i e u . L a i l â h a i l l a l l â hs i g n i f i e l i t t é r a l e m e n:t " l l n ' y a p a s d'ilâh autre que I'Etre Suprème connu sous le nom d ' A l l a h" . C e l a s i g n i f i e q u e d a n s t o u t I ' u n i v e r s i l n ' y a aucun être digne d'être adoré autre qu'Allah, que c'est d e v a n t L ui s e uI g u e l e s t ô t e s d e v r a i e n t s e c o ur b e r e n s i g n e d ' a d o r a t i o ne t d e s o u m i s s i o n , u ' l l e s t l e s e u l E t r e Q p o s s é d a n tt o u s l e s p o u v o i r s , q u e t o u s l e s h o m m e s o n t besoin de Sa bienveillance t que tous sont obligés de e s o l l i c i t e rS o n a i d e . l l d m e u r e c a c h é à n o s s e n s e t n o t r e e s p r i t n e r é u s s i t p a s à a p e r c e v o i rS a r é a l i t é . 161 Après avoir expliqué le sens de ces mots, . d é c o u v r o n s m a i n t e n a n t l e ur p o r t é e r é e l l e . 1 6 2 . D ' a p r è s c e q u e l ' o n p e u t c o n n a î t r ed e I ' h i s t o i r e h u m a i n e d e s t e m p s l e s p l u s r e c u l é s ,a i n s i q u e d ' a p r è s l e s v e s t i g e s l e s p l u s a n c i e n s d e I ' A n t i q u i t éq u i n o u s s o i e n t p a r v e n u s ,i l a p p a r a î t q u ' à c h a q u e é p o q u e I ' h o m m € ait reconnu et adoré un ou plusieursdieux, Même à l ' é p o g u e a c t u e l l e ,c h a q u e n a t i o n s u r l a t e r r e , d e l a p l u s p r i m i t i v e à l a p l u s c i v i l i s é e ,c r o i t e n u n e d i v i n i t é e t
( 1 ) P r r c x r m p l c l c a r c c h t i l , l r l a t i n D c u ! , l c A o t h l q u cG u t h , I ' e ! l ^ ! ' m a n d G o t t , c t c . C f . E n c y c l o p c d t aB r i t a n n l c a( C h i c a g o , 1 9 t t ) , v o l . X , p , 4 6 0 ,

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I'adore. Cela prouve que le ooncept de Dieu et de son culte est profondément ancré dans la nature humaine. ll y a quelque chose dans l'âme de I'hommequi l'y conduit irrésistiblement. 163. On peut afors se demander : qu'est-ce gue cette idée, et pourquoi I'homme est-il amené à la concevoir ? Nous pourrons peut-être répondre à cette question en é t u d i a n t l a p o s i t i o n d e f' h o m m e a u s e i n d e f i m m e n s e univers. Un examen de f'homme et de sa nature de c6 point de vue montre gu'il n'est pas tout-puissant, et de loin. ll ne peut non plus pourvoir-seul à ses besoins, ni exister de lui-même et ses pouvoirs ne sont pas infinis. En fait, il est une créature faible, frêle et vulnérable. Son existence dépend d'un nombre incalculable de forces sans I'aide desquelles il ne peut progresser, mais clui ne sont pas toutes totalement en son pouvoir. Parfois, elles parviennent eR sa possession d'une manière simple et n a t u r e l l e ;e t p a r f o i s i l s ' e n t r o u v e d é m u n i . f l y a b e a u c o u p de choses importantesqu'il essaie d'obtenir, sans toujours y parvenir, car il n'est pas complètement en son pouvoir de les acquérir. ll y a beaucoup de choses qui lui sont préiudiciables: les accidents peuvent anéantir en un instantune vie de travail ou tous ses espoirs; la maladie, les soucis et les calamités le menaçent continuellement et entravent sa marche vers fe bonheur. ll essaie de les éviter mais il n'est iamais sûr d'y parvenir. ll existe beaucoup de choses dont la grandeur et la majesté lui en imposent : les montagnes et les fleuves, l€s animaux gigantesqueset fes bêtes féroces. ll subit les tremblements de terre, les orages et autres calamités naturelles.ll observe les nuages au-dessus de sa tête et les vOit s'assembler et s'obçcurcir, avec des grondements de tonnerre, des é c l a i r s e t d e s t o r r e n t s d e p l u i e d i l u v i e n n e .l l v o i t l e s o l e i l , la lune et les étoiles dans leur mouvement perpétuel. ll s6 rend compte à quel point tos corps célestes sont puissants et majestueux, et par contraste à quel point il est lui-mêrne lrâle ot insignifiantI Les phênomènes naturels d'un côté, et la conscience de sa proprs fragilit6 de I'autre, fui font r6aliser $a faiblesse, son hurnble 96

situation st son impuissancs. Et tout naturellement l'ldée prlmaire de divinité coîncide avec ce senliment. ll Pense à Celui qui dompte ces grandes forcss. L'idée de sa grandeur lui fait courber la tête humblement, le sentiment de sa puissance lui lait rechercher son aide ; il le redoute et essale d'éviter son courroux afin de ne pas être détruit. 1ô4. Au stade primitiËde I'ignorancs, I'homme pense que les éléments naturels dont la grandeur et la gloire sont visibles, et qui semblent fui être tantôt bienveillants, tantôt hostiles, possèdent en eux-mêmes un pouvoir et une autorité réelle et que par conséqusnt, ifs sont d'sssence divine. C'est ainsi gu'il adore les arbres, les animaux, les fleuves, leg mOntagnes, le feu, la pluie, la vent, les Corps célestes et bien d'autres choses. Ceci est la pire forme d'ignorance. 165. Quand SoIr ignoranCe commence à se disSiper' il finit par réaliser guo ces éléments grandioses et impres' sionnants sont en eux-mêmes tout à fait impuissants, et n'occupent pas une position privilégiée par rapport à I'homme, mais pfutôt inférieure. L'animal le plus gros et le plus fort meurt tout aussi bien qua le genre minuscul€, et pert toute sa puissance ; le niveau des grands fleuves peUt mOnter Ou s'abaisser, et même s'asséCher.L'homme iui-même peut percer les hautes montagnes de tunnels ou abaisser leurs sommets. La productivité de la terre ne dépend pas uniquement d'elle-mêms, I'sau la rend fertile, ta Sécheressela rend stérile. L'eau elle-mêmo n'est pas indépendante; elle dépend du vent qui amène les nuages. Le vent lui-même est sans pouvoir propre et son action dépend d'autres causes. 166" La lune, le solsil, les étoiles également sont soumis à des lois inflexibles dans les limites desquelles ils n'ont aucune autonomie. Après avoir considéré Gefa, son asprit envisage alors la possibilité de quelque grand pouvoii mystérieux de na'.ure divine qui contrôls les bnlets qu'il voit et qui serait le dépasitaire de toute auiorité. Ces réflexions provoquent la naissanca d'uno 97

croyance en des pouvoirs mystérieux au-delà des phénomènes naturels,de dieux innombrablesqui sont supposés gouverner les différents domaines de la nature, tels que fe vent, la lumière, l'eau... L'homme construit des formes matérielles évocatrices ou des symboles qui les représentent,et commence à adorer ces formes et ces symboles. c e c i e s t é g a l e m e n t u n e f o r m e d ' i g n o r a n c e; m ê m e à c e s t a d e i n t e l l e c t u e l t c u l t u r e l ,l a r é a l i t é r e s t e e n c o r e c a c h é e e à l ' e s p r i th u m a i n . 167. A mesure que I'homme progresse en connaiss a n c e e t q u ' i l m é d i t e d e p l u s e n p l u s p r o f o n d é m e n ts u r l e s p r o b l è m e s f o n d a m e n t a u xd e l a v i e e t d e I ' e x i s t e n c e , i l d é c o u v r e u n e l o i p u i s s a n t e e t u n c o n t r ô l e g é . n é r a ls u r I'univers. Quelle régularité parfaite peut être observée dans le lever et le coucher du soleil, dans les vents et l e s p l u i e s , d a n s l e m o u v e m e n td e s é t o i l e s e t l e s s u c c e s s i o n s d e s s a i s o n s! A v e c q u e l l e h a r m o n i e d ' i n n o m b r a b l e s f o r c e s d i v e r s e s t r a v a i l l e n te n c o m m u n , e t s e l o n q u e l l e l o i h a u t e m e n te f f i c a c e e t s u p r ê m e m e n ts a g e e l l e s s o n t c o o r données pour agir ensemble à un temps fixé, pour un r é s u l t a t f i x é ! O b s e r v a n t c e t t e u n i f o r m i t é ,c e t t e r é g u l a r i t é e t c e t t e o b é i s s a n c et o t a l e à u n e l o i i m m u a b l e d a n s t o u s l e s d o m a i n e s d e l a N a t u r e , u n p o l y t h é i s t el u i - m ê m e e s t o b l i g é d e c r o i r e g u ' i l d o i t e x i s t e ru n e d i v i n i t ép l u s g r a n d e gue toutes les autres, exerçant I'autoritésuprêmç. Car, s ' i l y a v a i t d e s d i v i n i t é si n d é p e n d a n t e s t d i s t i n c t e s , o u t e t e l a m a c h i n e r i e d e I ' u n i v e r s s e r a i t b o u l e v e r s é e .L ' h o m m e a p p e l l e c e t t e d i v i n i t é p r i n c i p a l ed e n o m s d i f f é r e n t s A l l a h , , P e r m e s h v a r ,G o d , D i e u , K h u d a - i - K h u d a i g â n . M a i s t a n t .. gue les ténèbres de I'ignorance persistenttoujours, il c o n t i n u ed ' a d o r e r d e s d i v i n i t é sm i n e u r e se n m ê m e t e m p s q u e l a D i v i n i t és u p r ê m e . l l i m a g i n e q u e l a r o y a u t é d e D i e u n e d o i t p a s ê t r e d i f fé r e n t e d e s r o y a u t é s t e r r . e s t r e s . De même qu'un roi de la terre a des ministres, des h o m m e s d e c o n f i a n c e ,d e s g o u v e r n e u r se t d e s o f f i c i e r s r e s p o n s a b l e sd e m ê m e l e s d i v i n i t é sm i n e u r e ss o n t a u t a n t , d ' o f f i c i e r s r e s p o n s a b l e ss o u s I ' a u t o r i t é d u D i e u T o u t P u i s s a n tq u ' o n n e p e u t a p p r o c h e rq u ' a p r è ss ' ê t r e c o n c i l i é les grâces des officiers sous Ses ordres. On doit égale98

ment leur rendre un culte, impforer leur aide et veiller à ne jamais les offenser. Ainsi, ils sont considérés comme des agents par l'intermédiaire desquels on peut parvenir au Dieu Tout-Puissant. 1 6 8 . P l u s I ' h o m m e a c q u i e r t d e c o n n a i s s a n c e ,m o i n s I ' i d é e d ' u n e m u l t i t u d ed e d i e u x l e s a t i s f a i t .L e n o m b r e d e c e s d i v i n i t é s m i n e u r e sc o m m e n c e a i n s i à d i m i n u e r . D e s h o m m e s p l u s é c l a i r é s e x a m i n e n tc e s d i v i n i t é s p l u s s y s t é matiquement et découvrent qu'aucune de ces divinités p i n v e n t é e s a r I ' e s p r i th u m a i n n ' a u n c a r a c t è r ed i v i n ; e l l e s s o n t e l l e s - m ê r n e s e s c r é a t u r e s , c o m m e I ' h o m m e ,e t t o u t d aussi impuissantes. Elies sont donc abandonnées et rejetées les unes après les autres jusqu'à ce que ne s u b s i s t eq u ' u n s e u l D i e u . M a i s l e c o n c e p t d ' u n d i e u u n i q u e contient encore des traces des éléments d'ignorance. Certains imaginent qu'il a un corps eharnel comme I ' h o m m e e t v i t d a n s u n e n d r o i t d é t e r m i n é .D ' a u t r e s c r o i e n t q u e D i e u e s t d e s c e n d us u r t e r r e s o u s u n e f o r m e h u m a i n e ; d'autres encore que Dieu, après avoir réglé les affaires d e I ' u n i v e r ss ' e s t r e t i r é e t s e r e p o s e m a i n t e n a n t .C e r t a i n s c r o i e n t q u ' i l e s t n é c e s s a i r ed ' a p p r o c h e r D i e u p a r l ' i n t e r m é d i a i r ed e s s a i n t s e t d e s e s p r i t s ,e t g u ' a u c u n e d é m a r c h e n e p e u t a b o u i i r s a n s l e u r i n t e r c e s s i o n . e r t a i n si m a g i n e n t C Dieu sous une certaine apparenceet pensent nécessaire de' se créer des images qu'ils adorent. Ces fausses c o n c e p t i o n sd e I ' i d é e d e d i v i n i t é o n t s u b s i s t éj u s q u ' à n o s jours et bon nombre d'entre elles sont encore acceptées de nos jours par divers peuples. 169. Le Tawhîd est la conception la plus élevée que l'on puisse se faire de la divinité.Elle a été envoyée par D i e u à I ' h u m a n i t é t o u t e s l e s é p o g u e sp a r I ' i n t e r m é d i a i r e à d e S e s P r o p h è t e s .C e f u t c e t t e c o n c e p t i o n q u i f u t i n c u i q u é e à A d a m a u c o m m e n c e m e n t ,l o r s q u ' i l f u t e n v o y é s u r terre ; ce fut la même conceptionqui fut révéléeà Noë, à A b r a h a m , à M o i s e e t J é s u s ( q u e l e s b é n é d i c t i o n sd e Dieu soient sur eux). Ce fut cette même conceptionque M u h a m m a d ( l e s b é n é d i c t i o n sd e D i e r r s o i e n t s u r l u i ) apporta à I'humanité. C'est une connaissance pure et
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L'hOmme Sans la moindre ombre d'ignorance. abSolue, so rend coupablede chirk, d'idolâtrieet de kufr, uniquedes msnt parce qu'il s'est détournédes enseignements déficient' prophètes s'estfié à son propreraisonnement et erronnées.Le â O'esperceptionsou des interprétations et de tous Tawhîd'disperse les nuages I'ignorance illumine I'horizon de la lumière de la réalité. Voyons quelles apporte ce concept de Tawhîdréalitéssignificatrices cett6 petite phrase: " La ilahâ illallâh". Nous compron: drons cela en méditantsur les pointssuivants 170. D'abord nous avons à examinerla questionde grandiose à confrontés un univers Noussommes l,univers. et infini. L'esprit humain n'arrive pas à discerner son àrigineet à concevoirsa fin. ll se meutselon une trafec9t toir-e déterminéedepuis des temps immémoriaux, son voyage dans les vastes perspectivesdu continue futur. Des créatures sans nombre y ont apparu et continuent d'apparaîtrechaque jour. Les phénomènes que I'esprit humain en est naturels sont ;i stupéfiants L'hommeest incapable confonduet frappé d'étonnement. et de comprendre de saisirla réalitéavec sa seulevislon si limitée.ll ne peut croire que tout ceci soit apparu Simplementpar hasard. L'universn'est pas une massg d'obfets de matièresurgie par accident,un conglomérat de et chaotiques dépourvus sens.Tout ceci ne peut existerd'un Créateur,un Architecte,un GOUsans l;impulsion laais qui a pu créer et contrôler cet univers "àrn"ur. ? Celui-làseul le peut, qui est maltre de majestueux toui ; qui est infini et éternel; qui est tout-puissant' illimitée, qui une sagesse omnipotent, possède omniscient, suprême qui sait tout, qui voit tout. ll doit avoir I'autorité sur tout ce. qui existe dans I'univers, posséder deS pouvoirslnfinis,être te seigneurde I'universet de tout te qui S'y trouwe, être dépourvu de tout défaut ou personne n'a le pouvoir d'interférerdans imperfection. 3On æuvre. seul un tel être peut être le créateur' le de contrôleuret le Gouverneur I'univers. il 171. Deuxièmoment, apparaît commo essentiel que t00

tous ces attributs et pouvoirs divins soient concentrés dans un seul Etre. ll est impossible d'imaginer la coexistence de plusieurs personnalités ayant à égalité tous les pouvoirs et les attributs. lls entreraient inévitablement en conflit. Par conséquent, il ne peut exister qu'un seul et unique Etre Suprême ayant le contrôle sur tous les autres. On ne peut imaginer deux gouverneurs pour la même province, ou deux commandants en chef de la même armée. De même, il est impensable de supposer la répartition de ces pouvoirs parmi diverses divinités ; par I'autre eXemple, que l'une d'elle SOittOute cOnnaiSsance, tOute providence et une autre encore, Source de vie ; chacune possédant son propre domaine réServé.L'univers est un tout indivisible, chacune de ces divinités serait alors dépendantedes autres dans I'exécutionde sa tâche ; t i l s e p r o d u i r a i t i n é v i t a b l e m e nu n m a n q u e d e c o o r d i n a t i o n , et dans ce cas, le monde serait voué à la destruction. Ces attributs divins ne sont pas transférables. ll n'est pas possible qu'un attribut donné appartienne à telle ou telle divinité à un certain moment, et qu'if appartienne ensuite à un autre moment à une autre divinité.Un être d i v i n q u i e s t i n c a p a b l e d e r e s t e r l u i - m è m ev i v a n t n e p e u t donner la vie aux autres.Celui qui ne peut protéger son propre porvoir divin est tout à fait inapte à gouvernor I ' u n i v g r ss a n s l i m i t e s . 172. Donc, au plus vous réfléchissezà ce problème, au plus vous êtes convaincu que tous ces pouvoirs et a t t r i b u t s d i v i n s n e p e u v e n ta p p a r t e n i rq u ' à u n E t r e u n i q u e . DOnc, le polythéismeest une vue de I'ignoranceet ne p e u t r é s i s t e rà u n e x a m e nr a t i o n n e l .C ' e s t u n e i m p o s s i b i l i t é p r a t i q u e . L e s l a i t s d e f a v i e e t d e l a n a t u r e n e " C o l l e n t" . p a s .a v e c c e t t e e x p l i c a t i o n .l l s a m è n e n t a u t o m a t i q u e m e n t I ' h o m m s à l a r é a l i t é , c l e s t - à - d i r ee u T a w h î d ( l ' u n i c i t é d e Dieu). 173. Tout en gardant présent à votre esprit cette concsption correcte et parfaitede Dieu, jetez maintenant u n C o u p d ' æ i l s c r u t a t e u r s u r c e v a s t e u n i v e r s .A p p l i q u e z tOuS vos etforts à c€t examen ; trouvez-vous parmi tous
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les objets que vous voyez, parmi toutes fes choses gue vous percevez, parmi tout c9 que vous pouvez penser, sentir ou imaginer - tout ce gue votre connaissance peut quelqu'un possédant ces attributs ? Le appréhender soleif, la lune, les étoiles, les animaux, res oiseaux, les poissons, la matière, I'argent est-ce que f'un d'entre eux possède ces attributs ? Certainement aucun ! Car tout dans I'univers est crêê, contrôlé, régfé, interdépendant, mortel et éphémère. Rien ne possède une autonomie d'action ou de décision ; jusgue dans les moindres mouvements,tout est contrôlé par une loi inexorabte dont il ne peut s'écarter. L'impuissancesi évidente de tous les objets de la création prouve que fe vêtement de fa divinité ne convient pas à leur condition. lls ne renferment pas la moindre parcelle de divinité et n'ont absolument rien à voir avec elfe. lls sont dépourvus de pouvoirs divins et c'est travestir la vérité et faire preuve de grande folie que de leur attribuer un statut divin. Ceci est la signification de " La ilâha ,, c'est-à-ditê o il n'y a pas de dieu ,, ; aucun objet humain et matériel ne possède le pouvoir et I'autorité divins méritant I'adoration et l'obéissance. 174. Mais notre quête ne s'arrête pas là. Nous avons trouvé que la divinité ne réside dans aucun des éléments m a t é r i e l so u h u m a i n s d e I ' u n i v e r s , t q u ' a u c u n d ' e n t r e e u x e n'en possède même la plus petite trace. Cette investigation m ê m e n o u è a m è n e à c o n c l u r eq u ' i l e x i s t e u n ê t r e s u p r ê m e , au-dessus de tout ce que nos faibles yeux voient dans I'univers,qui possède les attributs divins, qui est fa Volonté derrière tous fes phénomènes, fe Créateur de cet univers grandiose, celui qui contrôle sa loi superbe, gouverne son rythrne suprême, I'Adrninistrateur tous les travaux : de i l e s t A l l a h , l e S e i g n e u r d e I ' u n i v e r se t n ' a p a s d ' a s s o c i é d a n s s a d i v i n i t é . C ' e s t c e q u e s i g n i f i e I . . i l l a l l â h" ( s i c s n'est Allah). 175. Cette conception est supérieure à toutes les autres, et plus vous I'examinerez, plus profonde sera votre conviction que c'est le point de départ de toute connaissance.Dans chaque domaine de la recherche,gue 102

cg goit fa physique,fa chimie, f'astronomie, géologie, fa l'économiE, politique,la sociologieou les humanités, la vous vous apercevrez que plus vous aporofondirez la question,plus fa vérité de : La ilâha illallâh sera évi" " dente. C'est cette conceptionqui ouvre les portes de' fa rechbrche ,et de I'investigatîon, qui projette sur fes Et sentiers de la connaissance lumière de la réafité.Et la si vous niez cette réatité, ou si vous fa traitez avec Indifférence, chaque pas vous trouverezla désillusion, à car la négation de cette vérité élémentaireenfève son S€nsréel et sa vraiesignification tout ce qui existedans à I'univers.fl apparaîtalors privé de toute signification, et les perspectives progrèsdeviennent de confuses. LES EFFETS DU TAWHID SUR I..AVIE DE L'HOMIIE 176. Etudionsmaintenant effets que la croyance les sn . La ilâha illallâh amènedans la vie d'un homme,el " voyons pourquoiil devrait toujours réussir dans la vie, pourquoi celui qui rejette cette croyance est voué à f'échec,dans cette vie commedans la vie ultérieure. a) Un croyant en cette Kalima n'a pas de préjugés ni d'idéesétroites. croit en un Dieu qui est le Gréateur ll des cisux et de la terre,le Maitrede I'Estet de I'Ouest, et le Pourvoyeur I'universtout entier. En vertu de cette de fol il ne considère rien dans le mondecommeétrangerà lul-même. regardetouteschosesdans I'univers ll comme les possessions même Seigneurauquel il appartient du lui-même.ll n'a pas de parti-prisdans ses penséesni -dansses actes,Sa sympathie, amour et son aide ne son à sont pas réservés une sphèreni à un groupeparticulier. Son horizonintellectuel large, et ses vues libérales est que l'est le royaume Dieu.Comment et aussiillimitées de cette largeurde vuespourraitêtre le fait d'un athée,d'un p9fythéisteou de quelqu'ungui croit en une divinité supposéeposséderdes pouvoirsaussi limités et défectusux qu'un simplehomme ?
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b) Cette toi produit chez I'homms une estime st un respect de soi du plus haut degré. Le croyant sait qu'Allah seul est le détenteur de tout pouvoir, of gue personneà part Lui ns peut protégerun homme ou lui nuire, pourvoirà sos besoins,prendreou donner la vi6, user d'autorité ou d'influencg.Cette bonviction le rend et indépendant sang crainte vis-à-visde tggtas indiffér6nt, autresque Dieu.fl n'inclinefamaisla tCte les puissances en hommagedevant aucuno des créaturesde Dieu, ns tend les mains devantpersonned'autre.ll n'est intimidé par la grandeur de personne.Cette qualité ou attitude mentala ne saurait être produite par aucune autre croyance. Car pour ceux qui associentd'Autresêtres à de Dieu,ou nient I'existence Dieu,il leur faut alorSprêter commecapables les à hommage des créatures, considérer de leur nuire ou de les protéger,les craindre et placer en elles tous leursesPoirs. c) En même temps qug le respect de 3oi, cette foi produit aussi en l'hommeun sentimentde modestieet Un b'humilité.Cela l9 rend simple et sans prétention. ou hautain arrogant. croyantne deviantiamaisorgueill€ux, n'Ontpas de de du L'oigueilbruyant pouvoir, la richesse, placê en. son ccêur, cat il sait que tout ce qu'il peut a bosséder'lui été donnépar Dieu,ei que Dieu peut retirer un Par opposition, incroyant' aussibien gu'll peut donner. lorsqu'il réussit dans le monde, devient orgueilleuxet prétentieux, il croit qua son bien est dÛ à son propre car acçompagnent mérite.De même,l'orgueilet la prétarition inévitablementte chirck (diverses divinités partageant de f'autorité Diau),parcs gu'un MuchrikcrOitqu'il a av€c les divinitésun rapportspécial,qu'ellesn'ont pas avec les autrgs. ll d) Cetta foi rsnd I'hommehonnèteet vortueux. a la qu'il n'existepOurlui d'autremoyenda parvenir conviCtion au succèset au salut que par la puretéde l'âmeet par un ll intègre. a une foi 3an$faille en Dieu gui comportement de est au-des$us tout besOinet n'gst dépendantde P€I' n'a iuste,et pÊrsonne cle sonne.Car Dieu est infiniment r04

part ou d'influence dans I'oxsrcice de Ses pouvoirs divins.Cette foi lui fait réafiser qu'à moins de vivre avec droitureet d'agir avecjustice, ne pourraréussir. il Aucun€ influenceou activitéen sous-main saurait le sauver ne de la ruine.Les kâfirset les Muchriks contraire, vivent au toujourssur de faux espoirs. Certains croientque fe Fils de Dieu s'est sacrifié 6n expiation de leurs péchés, qu'ils sont les élus de Dieu et ne seront d'autrespensent pas punis; d'autres croientque leurs saintsintercèderont auprès de Dieu en leur faveur; tandis que d'autres sncorefont des offrandes leursdivinités croientgu'en à et r " achetant ainsi les dieux ifs ont acquis licencepour toutesleurs frivolités leurs mauvaises et actions, qu'ils et ont l'impunité.De telfes croyances les mainerronnées tiennentdans les mailles du péché et des mauvaises actions, et comme ils dépendentde leurs divinités,ils négligent purifier leursâmeset de vivredes vies droites de et bonnes.Quantaux athées,ils ne croientpas à I'existence d'un Etre ayant un pouvoirsur aux, devantLequel ilS seraientresponsables leurs bonnesou mauvaiges de cornmetout actions; par conséquent, se considèrent ifs à fait libresd'agir commebon leur semble8n cg monde. leurs seuls diaux, et Leurs propres capricesdeviennent ils viventen esclaves leurs désirs. da quelles e) Le croyantn'estjamaisabattuou découragé, que soient les circonstances. a une foi inébranlable ll en Dieu qui est le Maltrede tous les trésorsde la terre et n'ont pas de dos cieux; dont la grâce et la gânérosité Cette foi apporte sont infinis. limites, dont les pouvoirs et I'emplitde consolation, à son cæur une extraordinaire son espoir,Quandbien mâme il et satisfaction entretient à rencontrerait ce monde le découragement chaque Bn pas,si tout contrecarrait 'la si ses desssins, tOutvenait à qu'if place en sa lui manguer, foi en Dieu et confiance jamais, avec leur réconfort continue il st Lui ne le quittent la lutte. Une confianceaussi profondens peut résulter les que de la foi en un Dieu uniqua.Les Muchriks, Kâfirs car leurs espoirs at les athéesont des cæurstremblants sur des basesfragiles; et aux heuresdifficiles reposent 10s

ils sont vite submergés par le désespoir et souvent se donnent la mort (1). t) Cette loi suscite en I'homme un très fort degré de détermination, de persévérance patiente et de confiance en Dieu. Une fois qu'il a décidé de consacrer ses ressources à suivre les commandementsdivins pour plaire à Dieu, il est certain de jouir du soutien du Seigneur de I'univers.Cette Certitude le rend fort et ferme comme un roc, et aucune difficulté, aucun obstacle ne peuvent lui faire abandonner ses résolutions. Le chirk, le kufr ou I'athéisme ne produisent pas de tels effets. g) Cette déclaration de foi rend I'homme brave et courageux . ll y a deux raisons qui peuvent rendre un homme lâche : 1. La peur de la mort et I'amour de la sécurité i 2. L',idée qu'un autre peut prendre sa vie et gue t'homme par certains moyens peut écarter la mort. L a f o i e n . . L a i l â h a i l l a fl â h " p u r g e I ' e s p r i t d e c e s d e u x idées. En ce qui concerne la première, le croyant sait que Sa vie, SeS biens e" tOutes choSeS appartiennent en réalitéà D.eu,et il est prêt à tout sacrifierpour plaire à Dieu. ll écarte facilement la deuxième idée parce qu'il Sait qu'augune arme, aucun hOmme Ou animal n'a le pouvoir de prendre sa vie: Dieu seul en a le pouvoir. Un temps a été fixé pour lui et toutes les forces du monde conjuguéesne sauraientÔter la vie à quiconqrle, ne serait-ce qu'une seCOndeavant le tempS fixé. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas de plus brave que celui qui a foi en Dieu.Rien ne peut avoir raison de lui : même
(1 ) P o u r sc l a i rc u n c idér dc la siluation iamentablc - qua^lr ..dés c - s poi r g c u t ô n g e n d rcr, l c l ccttur peut so r âlêr er à l' ôtude de lvl. Colfi n W l l s on i u r l a v-i c mo d e rn c : l 'Etr anger ( 2" ôdition, Londr ss 1957) .Le té m oi gnâgc d u P ro l e sg o u r Jo a d e rt égalcmr nt éloquent sur co point. A pr opos du P o u r l â p r o m i è r ef o i s d a n s I ' h . 3 t o i r ea r r i v c m o n d c o c c i d e n t a li l é c r i t : i à ma tu ri tô u n s g é n 6 ra tion d' hom m es et dc femm os sant aucunot c onv i c t i o ns rcl i g i cu scs-. ct q u i nc r €sscntant pas le bcsoin d' cn avoi r . l l s to c o n tcn tcn i d 'i g n o re r l a qusstion. lls sont également tr ès malheur c ux c t l e t au x d cs su i ci d e s cst anor m al:ment élevé , ( C.E.M . Joad, Lt P r ôl r nl r l f ' A vrn .r d r l a R rl l g l o n , cité psr Sir Ar nold Lunn dans Et pour l ant s l n o u vca u , L o n d re r 1 9 5 E ,pagc 228) . Quant au monde islam iquc on peut l i r r â y c c p r o l i t I ' o p i n i o n d ' u n h i s t o r i o n n o n - m u s u l m a ne t s a n s p a r t i - p r i r : . C ' e s t d a n t c c m o n o t h é i r m oi n c o n d i t i o n n e h v e c s a f o i s i m p l r o f c n t h o u â s i a r tr d a n s l e g o u ve rn om antsupr êm e d' un Etr s tr anscendantque r ôs i dr fe f o r c c p r i n c i p a l c d c l ' l s l a m . S c s a d e p t c s j o u . s s o n td ' u n s s n t i m e n td e c o n t c n t c mcn t rt d t ré si g n a ti o n inconnu dos disciples da la plupar t des r al i gi onr . L c ru i ci d r r3 t ra ro d a ns les pa) ,r m usulm ans. ( Philipp K. Hilti , H l r toi r r drr Artbrr, 1951,p. 1æ).

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r a t e m p ê t e d e I ' a d v e r s i t é ,fe s o r a g e s d e f' o p p o s i t i o n e t 'armée f fa p l u s p u i s s a n t e n e p e u v e n t I ' a b a t t r e , e u a n d i l se met à combattre pour Dieu, il peut écraser une force dix fois supérieure à la sienne. D'où est-ce que les M u c h r i k s , l e s K â f i r s e t l e s a t h é e s p o u r r a i e n ta c q u é r i r u n e t e l l e d é t e r m i n a t i o n ,u n e t e f r e f o r c e ? i l s t i e n n e n t l e u r v i e pour le plus précieuxde feurs biens sur cette terre, et ifs c r o i e n t q u e l a m o r t e s t a p p o r t é e p a r I ' e n n e m ie t p e u t ê t r e é v i t é e e n s ' e n f u y a n td e v a n t l u i I h) La foi en La ilâha iilattâh apporte la paix et le contentement du cæur, délivre I'esprit des passions subtilesde la jalousie,de I'envie et de fa cupidité, et fait rejeter I'idée d'utiliser des moyens bas et vils pour arriver au succès. Le croyant sait que la richesse est d a n s l e s r n a i n sd e D i e u , e t q u ' l l f a r é p a r t i t p l u s o u m o i n s a b o n d a m m e n ts e l o n S o n b o n p l a i s i r ; g u e I ' h o n n e u r ,l a p u i s s a n c e ,f a r e n o m m é e e t I ' a u t o r i t é- t o u t e s t s o u m i s à s a v o l o n t ée t q u ' l i l e s a t t r i b u ec o r n m e f l I ' e n t e n d ;q u e le devoir de I'homme consiste seulement à essayer de lutter loyalement. ll sait que le succès ou l'échec d é p e n d e n td e l a g r â c e d e D i e u ; s ' l l v e u t d o n n e r , a u c u n p o u v o i r a u m o n d e n e s a u r a i t L ' e n e m p ê c h e r ,e t s ' l l n e l e veut pas, aucun pouvoir ne peut L'y contraindre. Au c o n t r a i r e ,l e s M u c h r i k s ,l e s K â f i r se t l e s a t h é e s c o n s i d è r e n t que leurs succès ou leurs échecs ne dépendent que de l e u r s p r o p r e s e f f o r t s e t d e I ' a i d e o u d e I ' o p p o s i t i o nd e s p o u v o i r s t e r r e s t r e s . P a r c o n s é q u e n t , i fs r e s t e n t t o uj o u r s e s c l a v e s d e l a c u p i d i i é e t d e I ' e n v i e . P o ur a r r i v e r â u s u c c è s , i l s n ' h é s i t e n t p a s à c o r r o m p r e ,f r a t t e r , c o n s p i r e r , e t à u t i l i s e r t o u t e s s o r t e s d e m o y e n s i n d i g n e s .L a j a l o u s i e e t I ' e n v i e d e v a n t fe s u c c è s d e s a u t r e s l e s r o n g e n t , e t i l s remuentciel et terre, usant des pires moyenspour provoquer la chutede leur rivalheureux. i ) L ' e f f e tl e p f u s i m p o r t a n td e l a f o r m u l eL a i t â h a i t t a t l â h est qu'elle amène l'homme à cbéir et à observerla loi d e D i e u .C e l u i q u i a f o i e n c e t t e f o r m u l e e s t s û r q u e D i e u c o n n a î t t o u t e s c h o s e s a p p a r e n i e so u c a c h é e s : m ê m e s ' i l commet un péché dans un endroit secret ou dans les 107

ténàbregde la nuit, Dieu le sait ; ll connait iusqu'à nog pensées informuléeset nos intentions,bonnes ou lrlâUyaisgs. Nous pouvons dissimuler devant n'importe qul, mais nous n€ pouvonsrisn dissimulerdevant Dieu ; noug à pouyonséchaËper n'importequi, mais il est imposslble -Dieu. Plus I'homme sera conveincu de d'6chappqr à de il observerales commandements Dieu ; il èela, dfirs évitera ce gue Dieu a défendu,et il suivra sos commanmàme s'il est seul et caché dans I'ombrode la àements, de car il sait que la surveillance Dieu ne se relâche nuit, peut éviter le famais, of il craint le Tribunal dont il ne C'est pour cette raisonquo la conditionprimor' irg"rànt. diale et la plus importantepour être un musulmanæt la 'itâha ,, iitaÏan . Musulman on I'a défà Yu, foi on [a à . obéissantà Dieu', et I'obéissance Dieu est signitia on'La itâha à impossibfe moinsqu'on ne croie fermement qu'il n'y a personnedigne d'être adoré c,est-à-dire ittattâh, qu'Allah. autre de 177. Dans leg enSeignements Muhammad (les de bénédictions fieu soiént sur lui), la foi-en un Dieu c'est la base unique.sstle principecapital,fondamental. même de l'lslam et la source de son pouvoir' Tous leS et commandements lois de l'lslamreposent autresdogmes, tous sur cette base.Toustirent leur force de cettê sOurCO' et Ecartez-la, il ne reste rien de l'lslam' II. . LA FOI Eil LES ANGES DE DIEU 178. Le prophèteMuhammad(la paix soit avec lui) des ang6s à nou$a 8n outre-appris croire en l'existence ll de Dieu.c'est le secondarticlede la foi islamique. est important,car il purifie le concept du Tawhld st tràs écartele dangerde toute nuancede chirk (polyth6isme). 179. Les polythéistesont associé deux sortes de matériella à créatures Dieu: a) cellesqui ont une existence t€llesque le soleil.la à et sont percêptibles l'æil humain, leS h6rgg..' tg* ,.it€, leS étOileg, fOU,I'eau, leS animauX, r08

b) celles qui n'ont pas d'existencs matérielle et ne pâuvent être psrçuespar l'æil humain; les êtres invisibles de de responsables I'administration ôu. I'homme-imagine le llunivers I'un, par exemple,cOntrôlerait vent, I'autre ; ta ur donneraitla lumière, autre apporterait pluie,of aiml de suite. 180. Les prétendusdieux de la premièrecatégorle et matérielle sontvisiblespour I'hommo' ont une existence à de La fausseté leur prétention la divinitéa été pleinement exposée par la Katima La ilâha illallâh. C'est sutiisant une pour rejeier l'idée selon laquelle ils possèderaient un ou parcellede divinité, qu'ils mériteraient âuelconque respect quelconque' du catégori€, fait qu'lls 181. Les êtresde la deuxième et da à échappent la perception I'homme, sont invisibles, ; partant, sont rnystàrieux les polythéistessont donc enclins à avoir ioi en eux. lls les prennentpour des de pour des dieux,ou pour des enfants Dieu.lls divinités, font des statuesà leur image devant lesquellesils font Pour purifierla foi en' l'unicitéde Dieu,et des offrandes. de invisibles 6n pour éliminerla croyance des créatures a cet catégorie, articlede foi particulier ét6 la deuxième gxposé, de (les bénédictions Dieusoientsur 182. Muhammad qui que ces êtresspirituels échappent lui) nousa iÉformé à notre perceptionet que les gens prennentpour d"? des dieux,ou des fils de Dieu, sont on réalité divinités, ses angsS.lls ne partagentpas le caractère divin de Dieu: ils sont sous son autorité,et sont si obéissants qu'ils ne peuv€ntdéroger d'un pouce à Ses commanson royaume' Dieu les emptojepour administrer dements. ses ordres exactementet scrupuet ils accomplissent quoi lls leusement. n'ont aucun€ autoritépour décider pr6senter gue ce soit de leur proprechef ;ils ne peuvent ; à Dieu aucunproietde leur invention ils ne sont même auprès de Dieu pour un pas autorisés à intere,éder homme.Les adorer et'solliciterleur aide est dégradant
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et avilissantpour I'homme.Car, au premier four de la création, Disu fes a fait sê prosternerdevant Adam, lul a accordé une connaissance plus étendueque la laur, et en le plaçant au-dessus d'sux, a fait d'Adam son propro représentant sur terre (l ). 18ltl. Muhammad (les bénédictions Dieu soientgur de fui) nous a interdit d'adorerles anges,et de leur attribuer un caràctère divià aux côtés dJ Dieu, mais en m0me temps il nous a expliqué gue les anges étaient des créatures choisies de Dieu, pur6s de tout péché, par nature même incapablesde désobéir à Dleu, et étarnellement chargés d'exécuterSes ordrss. En outre, il nous a informé qu€ cos anges de Dieu nous entourentûe toutes parts, soht attachés à nous et sont toujoure on notre compagnie. lls observent et notent toutEs nog actions, bonnes et mauvaisss, et gardent un rapport complet de la vie do chacun de noug. Apràs notre mort, quand nous saront amenés devant Dieu, lls présenteront co rapport completde I'Guvr8de notro vie sur la.târre, dans lequel.tout aura été enregistrélidèlementsans que le moindre détaii, mâme le plus insignifiantou ls plus soigneusÊment caché, ait 6té omis. 'l&4. Nous n'avons pas été renseignéspius pr6clsê ment sur'la natureintrinsèque anges.Seulsquelquesdes uns de leurs attributset de leurs qualitÉsnous ont âté cités,et il nousa été demandé croire en leur axistonco. de Nons n'avonspas d'autre moyende connaltreleur naturg, leurs attributsou leurs qualités.Ce serait par canséquent pure folie do notre part que de laur attribuerûne forme ou une quaiité quelcongu€sde notro proprÊ Inlflailve. Nous dsvons croire Ên eux exactemsntcommg ll nous Ê été demandé. Nier leur oxistence ost Kufr, car preml} rementnous n'avonsaucunsraisoàde la falre, at deuxl} msment notre refus d'y croire éguivaudralt attribuor un à mensongg Muhammad (les bénédictions Dleu solent à de
(1) Prut-ll- y eyolr prr conrâqurnt d'evillrtrmrnt pfut qrurd Dour I nornmf qur .dr solllcltrr lt levlur rt d. rr prolt.rner ddvtnt clrx qdl r ront prorttrnôr dwrnt lul I

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sur lui).Nous croyons feurexistence en parce simplement que le véritable messager Dieunousen a informés. de III. . t FOI DANSLES LIVRESDE DIEU
185. Le troisième article de la foi que Muhammad (les bénédictionsde Dieu soient sur lui) nous a commandé d e c r o i r e e s t l a f o i d a n s l e s l i v r e s d e D i e u ; l e s t i v r e sq u ' l l a envoyés à I'humanité par I'intermédiaire des prophètes à diverses époques. 186. Dieu a révélé ses livres.à ses prophètes avant Muhammad comme ll I'a fait pour le Coran à Muhammad (la paix soit avec lui). Nous avons été informés des noms de ces fivres : les livres d'Abrahâffi, la Thora de Moise, fe Zabour (Psautier) de David, et I'lnjîl (Evangile) de Jésus-Christ. Nous ne connaissons pas les noms des livres gui avaient été donnés à d'autres prophètes. par conséquent, en ce qui concerne I'existence d'autres livres religieux, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude s'ils étaient à I'origine des livfes révélés ou non. Mais nous croyons tacitement que tous les livres qui ont pu être envoyés par Dieu étaient vrais. 187. Parmi les livres gue nous avons cités, fes livres d'Abraham ont disparu et n'ont pas laissé de traces dans la littérature mondiale existante. Le Zabour de David (le Psautier), la Thora et l'lnjîl existent chez les Juifs et les Ghrétiens,mais le Goran nous apprend gue les gens ont modifié ces livrês, et que les paroles de Dieu y sont mélangéesà des textes de leur propre invention (1). Cette
{ 1 ) Un c â tu d e mâ mc su per ficiolle do cos livr cs do l' Anclcn Tosta m c nt e t d c s q u l trc E va n g i l cr d u Nouveau Testament r évèla qu' ilr r ont una p r o r ! ' c t i on h u ma i n ? r_ Qu e u e lquer ^par tios q seulam ent des Psaumcgor igi naux d e D a v i d ct d c l 'E va n g i l a .du Chr ist y ont été incor por éos. Les c i nq p r e m i c r s l i vrcr d c I'A n ci cn T estam ent ne constituontpas la Tor ah or iginal c , m a i s s o nt cn fa i t d e s tra g ments de la Tor ah m6lâs à d' autr es r àcitr - éc r i ts p a r d e s 6tre s h u ma i n a ,o ù l cs dir ectivas or iginales du Seignsur sont pe/U uas d a n r c o fa tra s. Dc mê mo , l os quatr e Evangiler du Chr ist nc sont pas l es Ev a n g i l cs o ri g i n a u x tcl r q u 'ils fur ent donnés par lc pr ophàtc Chr is t {l a p a i x s o i t a vcc l u i ). l l s so n t o n fait les br ogr aphiesdu Chr ist compil6os par quatrc peruonnos dittérenias sur la base de louru connaissanccs at dcs réclts rapportés d'autrsl témoins, auxqucls cerlains fragmentr dc I'Evangilo

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Guvre de modification et d'altération des Livres æt si $vidente que les Juifs et les. Chrétiens eux-mêmes admettentqu'ils ne possèdentpas les textes originaux,et depuis des siècles lesquelles n'ont que leurs traductions, ont subi et subissentencore beaucoupd'altérations.En ôtudiant ces livres, on trouve de nombreuxpassagoset réCits qui, de toute évidence, ne psuvent provenir de Dieu et cellesde I'hommesont mêléesdans ces livreg,et nous n'avonspas de moyensde connaîtrece qui vient de on nous a command6 Dieu at ce qui vient de I'homme. mais cela veut antérieurs, en des livres révérés de croire seulementdire gue nous devons admettre qu'avant le coran, Dieu a aussi envoyédes livres.pat I'intermédiaire tous du seul et même qu'ils piovenaient de Ses prophètos, Dieu: ôelui même gui a envoyé le Coran, et que la du révélation coran en tant que livre divin n'est pas un nouveauet étrange,mais qu'elle avait pOur évènement but de confirmer,répéter et compléter les instructions ou divinesque tes hommesavaientmutilées perduesdans I'Antiquité. 1gg. Le Goranest le dernierdes livresdivinsenvoyés entre lui et notables par Dieu,et il existedes différences ces ditférencespeuventêtre brièveles livres antérieurs. commesuit : ment exPosées a) Les textesoriginauxde la plupart des livres divins furentperàuset seulesrestentlaurstraductions. antéiiqurs Le Coran au contraire existe exactern€nttel qu'il fut ; révélé au Prophète pas un seul mot, pas une seule virgule,ll'â été changé.On peut le trouverdans son texts orilinel, et la Parolede Dieu s'est ainsi conserv6epour tous les temPsà venir' I'hommea mêlé b) Dans les livres divins antérieur$, aux parolesde Dieu ; dans le sos propr€s commentaires
ls divin çt I'hum ai n ct o r l g l n o f o n t tté i n co rp o rÔr . Maiç.- J"' qliginal lo feux,lc- - gr ein dc l 'l v r ai c ' C9 distinguor -6icù é r q u 'll r o n t tcl cmcn t mâ l-Èrràrc cii- AfiCitf n'cit conærvâc ni chrz læ oriàin'àrË"àr Lc fatr crt qur'"il iu contrairc, tst Intégrelcmonl Julfr nl chlr læ Chréricni."'Ë"boiin, Ëo'rilrrvi it on nti J pai ctrangt nl rouctralt un iota.

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Coran on ne trouve qu€ la Parole divine dans sa pureté originelle. Ceci est admis même par les adversaires da I'lslam. c) A propos d'aucun autre livre sacré possédé par les àifférents peuples on ne peut affirmer sur la base de l'évidence historique qu'il appartienne réellement au prophète auquel il est attribué. POur certains même, on ne sait même pas à quelle époque ni à quel prophète ils lurent révélés. En ce gui concerne le Coran, les preuves qu'il fut révélé à Muhammad (les bénédictions de Dieu soient sur lui) sont si nombreuses, si cOnvaincantaset si irréfutables que même le pire adversaire de l'lslam ns peut en douter. Ces preuves sont si détaillées, qu'à propos de nombreux versets et commandements du Çoran on connalt avec certitude jusqu'à I'occasion et au liOu de leur révélation. d) Les livres divins antérieurs avaiant été envoyés dans des langues qui sont mortes depuis longtemps.A l'épogue actuelle, aucune nation ou communauté ne parlO tes langes, et seul un très petit nombre de gens psuvent les comprendre. Ainsi, rnême si ces livres existaient auiour' d'hui sous leur forme pure et originale, il serait pratiquement impoSsible à notre époque de comprendre et d'interprétercorrectementleurs injonctionset de les mattre en pratique. La langue du Coran, au contraire, est ung l a n g u ev i v a n t e ; d e s m i l l i o n sd e g e n s l a p a r l e n t ,e t d ' a u t r e s m i l l i o n s l a c o n n a i s s e n te t l a c o m p r e n n e n t .E l l e e s t e n s e i * gnée dans'presque tor.ltesles universitésdu monde ; tout l e m o n d e p e u t I ' a p p r e n d r e ,e t c e l u i q u i n ' a p a s l e t e m p s de le faire, trouvera partout des gens qui la connaissent et qui pourront lui expliquer le sens du Coran. e) Chacun des livres sacrés des ditlérentes nations du monde était adressé à un peuple particulicr. Chacun C'entreeux contient un certain nOmbrede CommandementS qui semblent avoir été destinés à une époque particulière de l'histoire, et répondaient uniquement aux besoins de cette époque. lls ne sont plus nécassairedauiourd'hui, ni
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ne p€uvontôtre mis en pratiguede manièresatisfaisante. cela prouve de façon éclatante que ces livres étaient destinésà tel ou tel peupleen particulfier non pas au et monde dans son ensemble.En outre, ils n'avaieht pas été révéléspour âtre suivisde manièrepermanente, mime pas par fe peupfe auquel ils étaient adressés ils étaient ; destinés à ôtre utilisés pendant une certaine période seufement. contraire,le Coran a été adresséâ toute Au l'humanité pas une seule de ses injonctionsne saurait ; d'être adresséà un peupleen particutier. ltre soupçonnée De même, les commandements ioran sont tels qu'ils du peuvent être utilisés en tout lieu et à toute époque. ce fait prouvs que le coran est destiné à f'humanitétoute entière et est un code étsrnel pour la vie de I'homme. 0 on nÊ peut nier que les livres divins antérieurs renfermaient eux aussi des principesde droiture et de vertu; ils enseignaient aussides principes moralité, eux de et exposaient mode de vie propreà plaire à Dieu,mais le aucun d'entreeux n'étaitass€zuniverselpour embrasser tout ce qui est nécessaire pour une vie humaine vertueuse, sans rien omettre ni rien citer de superff Certains u. d'entre eux ,sont excellents sous un certain rapport, d'autressousun autre.Le Coranseul inclut non seulement tout ce qu'il y avait de bon dans les fivresantérieurs, mais auæi pârachèvela parole d'Allah, la présentedans sa totalité,st fournit ce code de vie comprenant tout ce gui est nécessaire I'hommesur cette terre. à g) A causedes interprétations humaines, beaucoup de choses ont été insérées dans ces livres,qui sont contre ld réalité, révoltentla raison,et sont un affront à tout instinctde justice.on y,trouve des choses cruelleset propresà corromprefes croyances les actions injustes, et de I'homme. y trouveen outre,malheureusement on des chosesobscènes, indécentes immorales. coran est et Le exemptds tellesadditions;il ne contientrien gui puisse offenserla raisonou la rnorare. Aucunede ses injonctions n'est injusteou trompeuse on n'y trouvepas la moindre ; trace d'indécenceou d'immoralité. début à la fin, le Du
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livre est plein de sagesse et de vérité. ll contient la meilleure des philosophies et des tois pour la civilisation h u m a i n e .l l i n d i q u e l e d r o i t c h e m i n , e t g u i d e l , h o m m e a u succès et au salut. 189. C'est en considération de ces caractéristiques particulières au coran que tous fes peuples du monde ont été invités à avoir foi en lui, à rejeter tous fes autres livres et à ne suivre que lui, car il contient tout ce qui est essentiel pour suivre en conformité avec le bon ptaiiir de Dieu et après lui ir n'y a pfus besoin d,aucun autre fivre divin. 190. L'étude des d ifférences entre le coran et les a u t r e s l i v r e s d i v i n s n o u s f a i t f a c i r e m e n tc o m p r e n d r e quà la nature de ra foi dans re coran et ceile de ra foi dans l e s l i v r e s a n t é r i e u r sn , e s t p a s f a m ê m e . 191. En ce gui concerne les livres divins antérieurs, le croyant devrait se contenter d'admettre qu'ils émanaient tous de Dieu, qu'ils étaient véridiques et avaient été révélés pour remplir à leur époque un but semblabfe à cefui du coran. Au contraire, en ce qui concerne le coran, le croyant doit avoir la conviction qu,il représente l a p a r o l e m ê m e d e D i e u , q u ' i l e s t p a r f a i t e m e n tv é r i d i q u e , que chacun de ses mots a été rigoureusement conservé, et que tout ce qui s'y trouve est juste. L'homme a le devoir impératif de rnettre en pratique dans sa vie tous les commandementsdu coran, et d'éviter tout ce qui est contraire à ses préceptes. IV. i LA FOI DANS LES PROPHÈTCS DE DIEU 192. Dans re chapitre précédent, nous avons vu gue des Messagersde Dieu avaient été suscités parmi chaque peuple, et gue tous apportaient essentiellement Ia même r e fi g i o n - l ' l s l a m - q u e l e p r o p h è t e M u h a m m a d ( f a p a i x soit avec lui) propager par la suite. De ce point de _d-evait vue, tous fes Messagersde Dieu appartiennentà la même catégorie et se trouvent sur le même plan. Renier I'un t 15

d'entre eux, équivautà les rgnier toug, et Si Un hOmme reconnaltet acceptol'un d'entreeux, il doit les reconnaltre gug dix tous. La raison on est fort simple. Supposez atfirment la .mêmechose ; si vous admettozgug hommes t'un d'entre oux dit la vérité, ipso tacto, vous admettez que les neuf autres disent aussi la vérit6. sl vous refetez les ;;- que dit I'un d'sux, implicitement vous refetezque pàrotes de tous les autros. G'est pour cette raison dans l'lslam il est nécessaired'avoir uns foi impllcito pag dans tous les prophètesde Dieu. Gelui qui no crolt par allleurs en I'un des pràphètesest un kâfir, même si il a foi 8n tous les autres prophètos' I9g. ll apparalt,selon les traditions,que le nombre des total des probi,etesenvoyésaux ditférentspeuplesà I'oxis' si époquesàiuersesest de 124.000. l'on consldàre et le tence du monde depuis gue I'hommey est apparu qui y ont nombre de peuples et de nations différentes passé,ce nombie n'€st pas tellementélevé' NOusf:i':'"/Ong croire €n ceux des prophàtesdont les nomg positivement dans le coran. pour les autros,nous ont été mentionnées par Dleu croire que tgus les prophètesenvoyés devons étaient v$ridiques'Ainsi nous pout guider l'Ëumanité . suscités8n Inde,en Chlne' croyonsen tous les prophètes tous et en Perss,en Egypte,€fi Afrique,€f, EUrope dans pas .gtP les pays du monde, mais nous ne pouvons positifsà proposde ceux qui ne figurentpas sur la liste dans le coran ; furent-ils cités nomémment des prophètes nous no savons rien de défini à leur ou non prophètes, dire sujet. ll ne nous est pas permis non plus de rlen fort des autres religions.ll est contre les saintshommes prophètes possibleque certainsd'entreeux aientét6 des que leurs disciplesaient altéré leurs enseide Disu, et comme I'on exactement leur dispariiion, gnement "prdt res oisiiptes de uoise et de Jésus(les bénédictions fait chaquefois que de Dieu soientsur sux). Par conséquent, elle éga1d' à quelconque leur. une oiinion nousexprimons et les uniquoment praiiques les rites de devraitconcerner religions' de ; feurs raligions quant aux fondateurs ces 3ur un devonsnous garder de prononcer fugement nous
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eux, de peur de nous rendre coupables d'irrévérence envers un ProPhète. 194. lls étaient des prophètes de Dieu et ils avaient été envoyés par Lui pour montrer le même droit chemin d e n l ' l s l a m n i s u r c e p l a n , i l n ' y a p a s d e d i f f é r e n c ee n t r e Muhammad et les autres prophètes (les bénédictions de Dieu soient sur eux tous), et il nous est demandé de croire é g a l e m e n te n e u x t o u s . M a i s e n d é p i t d e l e u r é g a l i t é s u r cè plan, il existe les différencessuivantesentre Muhammad et les autres prophètes (les bénédictions de Dieu soient sur eux tous) : a) Les prophètes du passé sont arrivés à une époque d o n n é e p o u r u n p e u p l e d o n n é ,t a n d i s q u e M u h a m m a d ( l e s b é n é d i c t i o n sd e D i e u s o i e n t s u r l u i ) a é t é e n v o y é p o u r l e monde entier et pour tous les temps à venir. (Ce point a été discuté en détail dans le chapitre lll). b) Les enseignements de ces prophètes ont disparu, ou bien ce qu'il en reste n'est pas pur et authentique, et se trouve le plus souvent mêlé à de nombreuses affirmatiOnsaussi erronnées gue fictives. Pour cette raison, même si quelqu'un désire suivre leurs enseignements, d il ne peut le faire. Par contre, les enseignements e Muh a m m a d ( l e s b é n é d i c t i o n sd e D i e u s o i e n t s u r l u i ) , s a b i o g r a p h i e , s e s d i s c o u r s , s a f a ç o n d e v i v r e , s a m O r a l e ,s e s habitudes et ses vertus, bref, tous les détails de sa vie et de son æuvre sont conservés. Muhammad (les bénédictions de Dieu soient sur lui) par conséquentest le seul d e l a l o n g u e l i g n é e d e s p r o p h è t e sq u i s o i t u n e p e r s o n n a lité vivante, et dans tes traces de qui il est possible de marcher avec confiancec) Les directivesque nous ont laisséesles prophètesdu passé n'étaient pas complètes et universelles. Ghaque prophète était suivi d'un autre qui effectuait des modif i c a t i o n s e t d e s a d d i t i o n s a u x e n s e i g n e m e n t se t i n i o n c rs, tions de ses prédécesseu et c'gst ainsi q u6 progressaient les réformes.C'est pourquoi les enseignementsdes prophètes antérieurs sont tombés dans I'oubli au bout de
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quelques temps. De toute évidence, il n'y avait aucun besoin de conssrver les enseignernents antérieurs du moment que des directives arnendées et amétiorées leur avalent succédé. Finalement, le code parfait fut donné à I'humanité par l'intermédiaire de Muhammad (les bén& Cictions de Dieu soient sur lui) et tous les codes précédents furent abrogés automatiguement. fl serait vain et imprudent de suivre un code incomplet alors qu'il existe un code complet. Celui qui écoute la voix de Muhammad (les bénédictions de Dieu soient sur lui) êcoute tous les prophètes, car tout ce qu'il pouvait y avoir de bon et ds vafable dans leurs enseignements sJ retrouve dans les siens. Par conséquent, celui qui refuse de suivre les enseignements de Muhammad, et choisit de suivre un autra prophète ne fait que se priver lui-même de la somme d'lnstructions valables et utiles gu'CInpeut trouver dans les enseignementsde Muhammad, mais gui n'a jamais existé dans les livres des anciens prophètes et qui n'a été révéiée que par !'intermédiairedu dernier des prophètes. 195. C'est pourquoi, il incombe maintenant à chaque être humain d'avoir foi on Muhammad (la paix soit avec l u i ) e t d e n e s u i v r eq u Ê i u i . P o u r d e v e n i ru n v r a i m u s u l m a n , un disciple du genre de vie du Prophète, il est nécessaire d'avoir une loi totale en Muhammad (la paix soit avec lui) et d'affirmer qus : a) ll est véritablementun prophète de Dieu ; b) Ses enseignements sont exempts de toute srreur. absclument parfaits,

c) ll est !a dernier des prophàtes da Dieu ; après lui, il n'apparaltra plus aucun prophète dans aucuna nation jusqu'au Jour du jugement darnier, ni aucune p€rsonne gn laquella il serait n6cessairede croire pour un musulman.

V. - 1â FOI EN LA VIE ULTÊNIEURE APNËS MOFT t 196. Le cinquième est artlclede la fol lslamiqua la
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foi en la vie après la mort. Le prophète Muhammad (la paix soit avec lui) nous a dit de crolre à la résurrection après la mort, et au Jugement Dernier. Les éféments essentiels de cette foi, tels qu'il nous res a enseignés, sont les suivants : La vie cte ce monde et oe tout ce qui s'y trouve s'achèvera un jour fixé. Ce jour est appelé eiyâmah (la Résurrection)et Akhirah (le Dernier Jour). Tous fes êtres humains qui sont venus au monde depuis son commencement seront rappellés à la vie et comparaîtront devant Dieu qui tiendra un tribunal ce jour-là. cela s'appelle Hachr : Rassemblement. Le rapport complet des actions, bonnes et mauvaises, de tout homme et de toute lemme sera présenté à D i e u p o u r f e j u g e m e n tf i n a l . Dieu décidera de la récompense finare de chaque créature. ll pèsera nos actions; celui dont le plateau penchera vers le bien recevra une récompense; celui dont fes mauvaises actions seront les plus lourdes sera puni. La récompense comme la punition seront administrées avec équité. Ceux qui sortiront vainqueurs de cette épreuve iront au Paradis et les portes de la béatitude éternelle s'ouvriront devant eux. Ceux qui seront condamnés parce qu'ils méritaientun châtiment seront envoyés en Enfer. lieu de flammes et de tortures. 197. ce sont les éléments essentiels de la croyance en la vie après la mort.

POUROUOI CETTE CROYANCE EST-ELLE NÊCEISAIRE ? 198. La croyance en la vie après la mort a touiours fait partie des enseignernents des prophètes. Chaque p r o p h è t ed e m a r r d a i t s e s d i s c i p l e s d ' y c r o i r e , e t M u h a m à m a d ( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) l e d e r n i e r d e s p r o p h è t e s ,f i t d e même. Cela a toujours été un point essentielde .r foi islamique.Tous les prophètesont catégoriquementdéclaré cfus celui qui n'y croit pas ou en doute est un kafir. ll en
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prive est ainsi, parce que rejeter l'idée de la vie ultérieure de toute signification tous les autres articles de la foi. ce rejet signiflerait aussi gu'une vie vertueuse ne recevrait pas Oe lecompenser et amènerait ainsi l'homme à mener ln" vie d'ignorance et d'incrédutité. Essayons d'y réfléchir pour mieux comPrendrs cela. 199. Dans votre vie de tous. les iours, chaque fois qu'on vous demande de faire quelque chose, vous pensez gue immédiatement: à qugi cela va-t-il servir et qu'est-ce pas ? C'est dans la nature mème i; risque si je ne le faig inutile de I'homme. ll considère instinctivement comme il ne voit pas la nécessité. vous n'avez une action dont perdre votre temps et votre énergie à iamais envie de un travail inutile et improductif. De même, vous âccorplir qui est ne faites pas d'effort spécial pour éviter une chose convaincu inoffensive. En règle générale, plus vous êtes réponse sera de I'utilité de quelque chose, plus votre plus votre ferme ; plus vous doutez de son efficacité, sera hésitante. Après tout, pourquoi un enfant attitude pas convaincu met-il sa main dans le feu ? parce qu'il n'est ? que le feu brûle. pourquoi se rebelle-t-il contre l'étude p a r c e q u ' i l n e s a i s i t p a s p l e i n e m e n tI ' i m p o r t a n c ed e l ' é d u ne croit pas en cation et les bienfaits qu'elle procure, et q u e s e s a i n é s e s s a i e n td e l u i i n c u l q u e r . ce croît pas 200. Considêrez maintenant I'homme qui ne du Jugement.N'aura-t-ilpas tendance à considérer au Jour commc la foi en Dieu et en une vie conforme à Ses désirs à une sans conséquence? eueile vareur attachera-t*il à plaire à Dieu ? Pour lui' I'obéisvie passée à chercher la désobéissance à Dieu ne lui apporte aucun avantage' sa rci aucun inconvénient.Çomment lui . sera-t-il sance à [nionctions alors possible de suivre scrupulbusement lgs où trouverade Dieu, de son Prophète et de son Livre ? pour t-il les motifs et les encouragements nécessaires et pour refuser affronter des épreuves et des sacrifices pas la loi l e s p l a i s i r sd e c e m o n d e ? S i u n h o m m a n e s u i t que selon ses propres désirs et impulde Dieu et ne vit si elle s i o n s , à q u o i l u i s e r t s a f o i e n I ' e x i s t e n c ed e D i e u , 120

se limite à cela seulement ? 201. Ce n'est pas tout. Si vous réfléchissez plus loin, vous en arriverez à la conclusion quê la foi en la vie ultérieure est un facteur déterminant, essentiel dans la vie de l'homme. Le fait de I'accepter ou de la rejeter détermine le cours même de sa vie et de sa conduite. 202. Un hornrnequi a en vue le succès ou l'échec sur cette terre seulement, ne se souciera que des bienfaits ou des ennuls qui peuvent lui arriver dans cette vie icibas. lf ne sera nullement désireux d'entreprendre des bonnes actions, car il n'aura pas par là I'espoir d'y trouver un profit mondain, ni d'éviter les mauvaises actions tant qu'elles ne porteront pas préiudice à ses intérêts dans ce monde. 2 0 3 . M a i s u n h o m m e q u i c r o i t à u n e v i e u l t é r i e u r ed a n s I'autre monde, et qui est fermement convaincu des consêquences finales de ses actes, considèrera les gains ou les pertes de ce monde comme temporaires et transitoires, et ne risquera pas son salut éternel pour un profit passager. lf considèrera les choses dans une perspective plus large, et au!'a toujours en vue ce qu'il peut gagner ou perdre d a n s l ' é t e r n i t é .l l f e r a l e b i e n , q u o i q u e c e l a p u i s s e l u i e n cotter dans ce monde, ou quel que soit le tort que cela puisse porter à ses intÉrôtsimmédiats; il évitera le mal, q u e l l e q u e s o i t I ' a t t r a * t d * nq u ' i l e x e r c e s u r l u i . l l j u g e r a dans les choses du pcint ria vuÊ de leurs conséqLtences l'âternité, et ne cèdera pas à ses impulsions ou à ses caprices. 20y'. ll existe donc une ditférence radicale entre les conceptions que se font de la vie un croyant et un incroyant. L'un a du Bien une idée qui ne dépasse pas le cadre des bénéficesimmédiats qu'il peut acquêrir dans cette vie provisoire, argent, biens matériefs, célébrité, et autres choses semblables qui lui confèrent une position, la puissance,la gloire et le bonheur en ce monde. Ces choses constfituent son seul objectif dans la vie' La
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satisfactionde sos prepres désirs et sa réussite personnelle deviennentI'alphaet f'omégade sa vie. ll n'h6site pas à aVoir recours à des moyenscruels et injustes pour y parvenir. 205. De même, ce qu'il appelleune mauvaige action, c'est tout ce qui peut lui faire courir un risqueou causer du tort à ses intérêtsen ce monde,perte de la vie ou de santé,réputationentachée, autre ou ses biens, mauvaise Par oppositionà cet homme, le croyant désagrément. Pour lui, tout conçoit le bien et le mal fort différemment. ce qui plaît à Dieu est bon, et tout ce qui suscite Son Uns bonne mécontentement Son courrouxest mauvâis. et action,selon lui, resterabonne,mème si elle ne lui rapporte rien en ce monde,ou mêmesi elle entraînela perte de ses possessionsterrsstres,ou lèse ses intérêts pgrque Dieule récompensera dans la ll sonnels. est persuadé vie éternefle, que c'est cela le véritablesuccès. De et même, il ne succomberapas aux mauvaisesactions, pour trouver un profit sur cette terrs, car il simplement dans sa courte au sait que même s'il échappe châtiment perdant incapable d'éviet il vie terrestre, serafinalement de du ter le châtiment tribunal Dieu.ll ne croit pas en la absOlues maiss'entientaux normes de relativité la morafe, par sansconsidérer révélées Dieuet vit en s'y conformant, ce qu'il peut perdreou gagneren ce monde. 206. Ainsi,c'est le fait de croireou de ne pas croire qui à das chemins an la vie éternelle fait adopter I'homme dans cette vie. Pour celui qui ne croit pas au différents de impossible façonil Dernier, est absolument Jugement p n e r s a v i e d e l a m a n i è r es u g g é r é e a r l ' l s l a m .L ' l s l a m donnezle Zakât (la dit I a Ainsi que Dieu,l'â demandé, sera : charité)aux pauvres''. La réponsede I'incroyant ( Non, car ie m'appauvrirais versantle Zakât;fe préen mon argentD' à fère à la place m'occuper faire fructifier il de la Et quandil etfectue tournée ses débiteurs, n'hésite même s'ils pas à confisquer tout ce qui leur appartient, de sont pauvres souffrent la faim. L'lslamdit i c Dites et même si voug toujoursla vérité et évitezle mensonge, 122

avez tout à gagner à mentir et tout à perdre à dire la vérité ". La réponsede Iincroyant sgra : . eu,ai-Je à farra d'unevéritéqui ne m'est d'auéunprofitet qui au contrafre 'éviterais_Je ne m'apporteque des ennuis? Èourquoi de mentir si cela peut me profitersans qu6 Je coure aucun risgue, pas même celui d'une mauvaiseréputation D ? L'incroyantss trouve en un endroit solitaire et trouve là un métal précieux; dans un tet cas, t'lslam dit I r Cela ne vous appartient pas ; ne le prenez pas ,. Mais ful dira r * c'est une chose qus j'ai trouvéi rà par hasard, sans avoir à dépenserni à faire d,effort pourguoi ; ne le prendrais-ie pas ? personneno me voit le ramasllsr,per_ sonne n'ira en informerfa police ou porter témoignage contre moi devantun tribunaf,ou me faire une mauvaise réputation parmi mes semblables. pourquoi;; pas propriercet objet de vareur r euerqu;undépose m,aF ? secrètement de I'argent chez cet homme,6t meurt quelques temps plus tard. L'lslam dit i ç soyez honnêtas avec les bi-ensdéposéschez vous et rendez-tes aux héritiers du défunt lf. L'incroyantdit i r pourquoi ll n'y a pas de ? preuveque son bien m'ait'été confié et sos ; ànfantseuxI'ignorent. peux très bien me I'approprier Je T9-mes sans difficulté, sansavoirà redoutor aucunorécfàriration légale, ni aucunetachesur ma réputation, pourquoi le fera'ïs-le ne pas ? l, Bref, à chaquepas dans ia vis, l'lslam guide le dans une certainedirection lui demande et d'adopteiune certaineconduite ;maislui prendratoujours la direction opposéecar r'lslammesureet évaluetout du point à; vue des conséquences éternelles tandis gu,une telle ; ' Ê Îonne n'a en vue que le résultatimmédiatet terrsstrg. aintenant vous comprenez pourquoi hommen0 peut un être véritablement musulman ne croit pas au Jour du s'il Jugement. Etre musufman une grandechose en fait, est sans cette foi, on ne peut mêrnepàs devenirun ;honnôte homme, car renierre Jour du Jugement rabaisse f'homme à un niveauinférieur ceruidu frus bas des animaux. à

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LA VIE APRÈS LA MORT: UNE APOLOGIE RATIONNELLE 207. Jusqu'à présent,nous avons traité du besoin au la et de l,imporiance-de croyance Jour du Jugement' jusqu'àquel point les éléments mainetenant considérons être expliquésrationnellement. de cette croyancepeuvent (la Tout ce que Muhammad paix soit avec lui) a pu nous par le dire sur la vie après la mort peut être défendu que notre fot en ce JouI'Soitfondée Bien raisOnneinent. de implicitedans le Messager Dieu' sur notre confiance irme cette rationnellle non seulementconf la réflection de crgyançe,mais aussi révèle que les enseignements (la Muhammad paix soit avec lui) à cet égard sont bien que et plus raisonnablos compréhensibles tous les autres polntsde vue sur la vie après la mort' on 208. Sur ce probtème, peut trouver les opinions le suivantes'dans monde : a) Certainspensentque rien-ne subsistede I'homme sa qui aprèi la mort, bt qu'apràscet évènement achève est Seloneux, cette croyance vie, il n'y a pas d'autrevie. pas sans reàtite.lls disent qu'une telle croyancen'est C'est I'opiqu'elle ne peut être défendue' et sclentifique, dans être scientifiques nion des air,ées qui prétendent à prennent l'appuila scienceoccidentale' iàutt opinions, que I'hommepour Pîye.1les b) D'autressoutiennent ses actesrevientau mondepériodiquede conséquBnces vie' prochaine ment.S'il mèneune vie de péché,danssa chat,"'Ou d'un arbre' Chien, d'un animal, la fOrme il AUra vers'il ou bien d,un hommed'unecasteinférieure. a été cette dans uns caste supérieure. tueux, il sdra ressuscité religionsorientales. se conception trouve dans certaines le qui c) ll existeune conception fait appel à la foi en de la la Résurrection, comparution Jour du Jugement, de divin,et I'attribution récomoe;ant le Tribunal l,homme à commune tous G'estla croyance p€nseet de châtiment. les proPhètes.
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208. Examinons ces diverses conceptions I'une après I'autre. La preinière, qui s'attribue la caution de la science, soutient qu'il n'y a aucune réalité dans l'idée d e l a v i e a p r è s l a m o r t . S e s d é f e n s e u r sd i s e n t q u ' i l s n ' o n t jamais vu personne revenir après sa mort. Qu'il n'y a jamais eu de cas de résurrection.Nous voyons qu'après . l a m o r t , I ' h o m m e r e t o u r n eà l a p o u S s i è r e P a r c o n s é q u e n t , la mort est la fin de la vie, et il n'y a pas de vie après la E à mort. Mais réfléchissons 'ce raisonnement. st-ce vrai? m e n t u n a r g u m e n t s c i e n t i f i q u e E s t - i l r é e l l e m e n tf o n d é sur la raison? S'il est vrai qu'on n'a jamais vu de cas de résurrection après la mort, on peut seulement en conclure qu'on ne saif ce' qui arrive après Ia mort. Mais au lieu de rester dans ces limites, ils déclarentque rien n'arrive après ta mort, soulignant en même temps qu'ils p a r l e n t a u n o m d e I ' e s p r i ts c i e n t i f i q u e! E n f a i t , i l s n e f o n t L g u e g é n é r a l i s e rà p a r t i r d e I ' i g n o r a n c e . a s c i e n c en e n o u s , d i t r i e n - n i d e n é g a t i f ,n i d e p o s i t i f - à c e s u j e t , e t l e u r a f f i r m a t i o nq u e l a v i e a p r è s l a m o r t n ' e x i s t e p a s e s t a b s o l u m e n t d é n u é e d e f o n d e m e n t . U n e t e l l e a f fi r r n a t i o n f a i t penser à celle d'un ignorant qui n'a iamais vu d'avion, e t q u i , S e f o n d a n t s u r c e t t e * c o n n a i s s a n g e) ) , d é C l a r eq u e l e s a v i o n s n ' e x i s t e n tp a s ! S i p e r s o n n e n ' a i a m a i s v u U n e chose, cela ne veut pas dire que cette chOse n'existe pas. A u c u n h o m m e , p a s m ê m e l ' h u m a n i t ét o u t e n t i è r e ,S ' i l n ' a jamais vu une chose, n'a le drOit de prétendre qu'une telle chose n'existe pas et ne peut pas exister' Cette a p r é t e n t i o ne s t i l l u s o i r ee t r i g o u r e u s e m e n t n t i - s c i e n t i f i q u e . A u c u n h o m m e r a i s o n n a b l en e p e u t l a s o u t e n i r . âOg. Considérons maintenant la seconde conception' Selon celle-ci, un être humain est un homme parce que d a n s s a f o r m e a n i m a l e a n t é r i e u r e ,i l a f a i t d e b o n n e s actions; et un animal est un animal parce gu'auparAvant i l a c o m m i s d e m a u v a i s e sa c t i o n s e n t a n t q u ' ê t r e h u m a i n . En d'autres termes,le fait d'être un homme ou un anirnal est la conséguencede nos actions au cours de notre forme antérieure. On peut alors poser la question I I Lequel a d ' a b o r d e x i s t é , I ' h o m m e o u I ' a n i m a l? " S i o n r é p O n dq u e I'homme a précédé I'animal,il faut alors admettre qu'il 125

a dû être un animaf avant, et a reçu une forme humaine en récompense de ses bonnes actions. Si on répond que c'était f'animal, il faut admettre qu'il a d0 y avoir un homme avant cela, qui fut transformê en animat pour ses rnauvaisgs actions. Cela nous place dans un cercle vicieux, €t les défenseurs de cette théorie ns peuvent décider de la forme sous laquelle apparut la première créature, car chaque naissançe implique un stade antérisur, de sorte que le stade suivant puisse être considéré commo la conséquence du précédent. Cela est tout simplement absurde. 210. Examinons maintenant la troisième conception. sa première proposition est i e< rnonde arrivera un jour le à sa fin. Dieu détruira un jours l'univers, et à sa piace 'cette évoluera un autre cosmos supérieur au prerilier 'ù. affirmation est indéniablement vraie ; on ne peut douter de sa véracité. Plus on réfléchit à la nature du cosmos, plus il est clair que le système existant n'est pas permanent et éterRef, car toutes les forces qui y travaillent sont limitées dans leur nature, et if apparaît comme certain gu'un jour elles arriveront à être épuisées. c'est pourquoi les savants sont d'accord pour prévoir qu'un jour le soleil se refroidira et ne produira plus d'énergie, qua les étoiles entreront en .collision et que tout le système de l'univers sera bouleverséet détruit. En outre, si l'évolution est vraie dans le cas des constituants de cet univers, pourquoi ne serait-elle pas vraie pour la totafité de t'univers ? Penser que I'univers sera complètementanéanti et disparaitra est plus probable que de penser qu'il évoluera vgrs un autre stade, qu'un nouvel ordra de choses émergera dans un état encore plus idéal et amélioré. 211. La seconde proposition de cette croyance est quÊ n I'homme à nouveau recevra la vie ". Est-ce impossible ? Si oui, comment la vie actuelle de I'homme a-t-ello é t é p o s s i b f e? ' l i e s t é v i d e n t q u ê D i e r rq u i a c r é é l ' h o m m e dans ce monde peut faire de même dans I'autre vie. C'est non seulement une possibilité, c'est aussi une nécessité positive, comms on le montrera plus loin. 126

212. La troisième proposition esi (( toutes res actions de I'homme en' ce monde sont enregistrées et seront p r é s e n t é e sa u J o u r d e r a R é s u r r e c t i c n l t du Jugement,,. La preuve de la véracité de cette proposition est fournie à notre époque par la science elle-même. on a d,abord découvert que les sons gue nous produisons émettent des ondes impalpables dans f,air et s'éteignent. on a d é c o u v e r t m a i n t e n a n tq u e f e s o n l a i s s e u n e t r a c e sur fes objets environnants t peut être par conséquent e reproduit. c'est sur ce principe que sont faits les bisques. De fà o n p e u t c o m p r e n d r eg u e l e r a p p o r t d e c h a q u e ,oru"ment de f'homme est imprimé sur toutes les choses qui sont en contact avec les ondes produites par les mouvements. C e c i m o n t r eq u e I ' e n r e g i s t r e m e nd e t o u t e s n o s a c t i o n s t est conservédans sa totalité et peut être reproduit. 2 1 3 . L a q u a t r i è m ep r o p o s i t i o ne s t q u e ( <a u j o u r de l a R é s u r r e c t i o nD i e u t i e n d r a s o n T r i b u n a l ,e t r é c o m p e n _ , sera ou punira I'homfue pour s€s bonnes ou mauvaises a c t i o n se n t o u t e é q u i t é . E s t - c eà q u e l q u e c h o s e d e d é r a i l s o n n a b l e? L a r a i s o n e l l e - m ê m e e x i g e q u e D i e u t i e n n e s o n T r l b u n a l e t p r o n o n c e u n j u g e m e n t é q u i t a b l e .N o u s v o y o n s s o u v e n t .q u ' u n h o m m e f a i t u n e b o n n e a c t i c i n et que cela ne liri apporte rien dans ce monde. Nous v o y o n s u n a u t r e h o m m e q u i f a i t u n e m a u v a i s ea c t i o n et n ' e n e s t p a s p u n i i c i - b a s .B i e n p l u s ,n o u s p o u v o n sc i t e r des m i l l i e r sd e c a s o ù u n e m a u v a i s e c t i o na b o u t i ta u b o n h e u r a e t à l a g r a t i f i c a t i o nd e l a p e r s o n n e c o u p a b r e .e u a n d on r e m a r q u e c e s c h o s e s sq u i a r r i v e n t t o u s l e s j o u r s , n o t r e raison et notre sens oe la justice exigent gu'un temps v i e n n e ' o ù f' h o m m e q u i f a i t i e b i e n s e r a r é c o m p e n s é , et celui qui fait le mar puni. Le présent ordre de choses, c o m m e v o u s p o u v e zv o u s - m ê m e se c o n s t a t e r , s t s o u m i s l e à l a l o i p h y s i q u es e l o n t a q u e l l l eI ' h o m m ee s t l i b r e de faire le mal s'il en décide ainsi,sans qu'ir en supporte nécess a i r e m e n t l e s ô o n s é q u e n c e sf u n e s t e s . s i v o u s avez un tiioon d'essenceet une boîte d,allumettesvous pouvez , m e t t r e l e f e u à l a m a i s o nd e v o t r e e n n e m i , et il se peutque v o u s é c h a p p i e zà t o u t e s fe s c o n s é q u e n c e s de cet acte si l e s c o n d i t i o n st e r r e s t r e ss o n t e n v o t r e f a v e u r .Ë s t - c e q u e
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cela signifiequ'un tel crime n'a pas du tout de conséque pas quencoi f Certainement ! Gela signifieseulsment son rôsultatimmédiatet physiqueest apparu,êt que le qu'il réellement PensoZ-voU3 résultatmoralest en suspens. moral€Sn'appaque ces conséquences soit raisonnable raissentjamais? Si vous pensezqu€ tôt ou tard, elles dsvront apparaître,on peut alors se demander : où ? seules pas car Certainement ici-bas, en ce mondematériel, matÉriellesdes actions se manifesles conséquÊnces rationnelles tandisque res conséquences tent pleinemont, En pas moral€sn'apparaissent tOuiours. fait, elles ne et d'un nOuvel gu'avscI'instauratiOn pourrOnt manifester se ordre de choses, où les lois rationnelleset morales et absolue, où les prévaudront aurontla prépondérance et ll leur serontassujetties. s'agit du nouveau iois matérielles est monde qui, ngus f'avonsdit précédemment, le proll chain stade Évolutif de I'univers. est évolutif dans le par sens qu'il sera gouvernÉ des lois moralesplutÔtque rationnellesdes actions rnatÉrielles leJ conséquences ; en sont suspendues tout ou en qui humaines, auiourd'hui alors. Le salut de partie en ce monde, apparaîtront et par seradéterminé sa valeurrationnelle morale, I'homme selon sâ ionduite dans cette vie de mise à l'épreuve. capâbleobligé de Alors, vûus ne verrezplus un homrne ou à Se sOurnettre un imbéCile, un homme moralement à occuperune positioninlérieure une canaille' supérieur le C'est maintenant Casen Ce monde Comrne .et 214. La dernière propositionde cette croyânce9tt qui n'A rien non pluS du l'existençB Paradis de I'Enfer, Dieu peut créer le soleil, la lune' les Si d'impossible. étoileset la terre, pourquoine pourrait-ilpas créer le ? Paradiset I'Enfer Guand il tiendra son Tribunal et ceux récompensant équitables, prononcerâ iugements des il les et qui le rnÉritent punissant toupables, doit y avoir pourront de iouir de leur où un endroit les hommes mérite de bonheuret gratifications toutes râcompense-bsnheur, subircnt un autre endroitoù ïes condamnÉs ssrt€s et la !'aviliçsement, douleuret !a misère' TâT

215. Après avoir examiné toutes ces questions, toute personne raisonnabfe arrivra à la conclusion que la foi e n l a v i e a p r è s l a m o r t e s t l a p l u s r a t i o n n e l l ed e s c o n c e p t i o n s ,e t q u ' i l n ' y a r i e n e n e l l e d ' i r r a i s o n n a b l e u d ' i m p o s o s i b l e . E n o u t r e , q u a n d u n v r a i p r o p h è t ec o m m e M u h a m m a d ( l e s b é n é d i c t i o n sd e D i e u s o i e n t s u r l u i ) a a f f i r m é c e l a c o m m e u n e v é r i t é a b s o l u e ,e t q u e n o u s s a v o n s q u ' i t n ' a jamais dit que ce qui était bon pour nous, la raison n o u s p o r t e à c r o i r e e n c e l a a u s s i i m p l i c i t e m e n te t n o n p a s à rejeter cette foi sans raisons valables. 2 1 6 . L e s a r t i c l e s c i - d e s s u ss o n t l e s c i n q A r t i c l e s d e l a F o i q u i c o n s t i t u e n tl a b a s e d e l ' l s l a m . L e u r s u b s t a n c ee s t contenue dans la courte phrase appelée Kalima-e-Tayyibah. Lorsque vous déclarez (( La ilâha illallâh )' ( il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu) vous rejetez toutes res f a u s s e sd i v i n i t é s ,e t p r o c l a m e zq u e v o u s ê t e s u n e c r é a t u r e du Dieu unique ; et quand vous ajoutez (( Muhammad-urR a s û l u l l â h, , , ( M u h a m m a de s t l e m e s s a g e r d ' A l l a h ) v o u s c o n f i r m e ze t a d m e t t e zI ' a p o s t o l a td e M u h a m m a d (l e s b é n é d i c t i o n s d e D i e u s o i e n t s u r l u i ) . L e f a i t d ' a d m e t t r es o n a p o s t o l a t e n t r a î n e l a f o i e n l a n a t ur e d i v i n e e t l e s a t t r i b u t s d e D i e u , e n S e s a n g e s , S e s l i v r e s r é v é l é s ,e t e n l a vie après la mort. ll vous oblige aussi à suivreavec zèle l a v o i e d e l ' o b é i s s a n c e t d e I ' a d o r a t i o nd e D i e u q u e l e e prophèteMuhammad (la paix soit avec lui) nous a indiq u é e .C ' e s t l à q u e r é s i d e l e c h e m i nd u s u c c è s e t d u s a l u t .

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CHAPITRE V LA PRIERE ET L'ADORATION 217. La discussion précédente a soufigné que le prop h è t e M u h a m m a d( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) n o u s a o r d o n n é s de croire en cinq articlesde foi : a ) F o i e n D i e u q u i n ' a p " r d ' a s s o c i é d a n s S a d i v i n i t é; b) foi en les anges de Dieu ; c) Foi dans les livres divins et dans le Coran en tant q u e d e r n i e rd e s l i v r e s ; d ) F o i e n l e s p r o p h è t e sd e D i e u , e t e n M u h a m m a d ( l e s b é n é d i c t i o n sd e D i e u s o i e n t s u r l u i ) , l e M e s s a g e r f i n a l ; e) Foi dans la vie après la mort. 218. Ces cinq articles constituent le fondement de f ' l s l a m .C e l u i g u i y c r o i t e n t r e a u s e i n d e l ' l s l a me t d e v i e n t u n m e m b r e d e l a c o m m u n a u t é m u s u l m a n e .M a i s i l n e suffit pas de proclamer sa foi verbalementpour devenir u n m u s u l m a nc o m p l e t . P o u r l e d e v e n i r , i l f a u t a p p l i q u e r i n t é g r a l e m e n tl e s i n s t r u c t i o n s l a i s s é e s p a r M u h a m m a d ( l a p a i x s o i t a v e c l y i ) t e l l e s q u ' e l l e sl u i o n t é t é i n s p i r é e s par Dieu. Car la foi en Dieu entraîne nécessairement p I'obéissance ratiqueà Sa parole; et c'est I'obéissance à D i e u q u i c o n s t i t u el ' l s l a m . P a r c e t t e f o i v o u s p r o c l a m e z g u ' A l l a hs e u l , l e D i e u U n i q u ee s t v o t r e D i e u ; c e l a s i g n i l i e q u ' l l e s t v o t r eC r é a t e u r t v o u s S a c r é a t u r e ; q u ' l le s t v o t r e e M a î t r e e t v o u s S o n e s c l a v e; g u ' l l e s t v o t r e C h e f e t v o u s Son sujet. Après I'avoir reconnu comme votre Maître et Chef, si vous refusez de Lui obéir, vous êtes de votre p r o p r e a v e u u n r e b e l f e .E n m ê m e t e m p s q u e v o u s a v e z f o i en Dieu, vous croyez que le Coran est fe livre de Dieu. Cela signifie que vous avez admis tout le contenu du C o r a n c o m m e i n s p i r ép a r D i e u .A i n s i i l e s t d e v o t r e d e v o i r r30

d'accepter, et d'obéir à tout ce qui s'y trouve. En même temps vous avez admis que Muhammad (la paix soit avec lui) est le Messager de Dieu ; ce qui signifie que vous avez admis gue chacun de ses ordres et de ses interdictions viennent de Dieu. Si vous admettez ceta, il est de votre devoir de lui obéir. Par conséquent, vous ne serez un musulman complet que lorsque vos actes seront en accord avec vos paroles, sinon votre lslam restera incomplet. 219. voyons maintenantles règles de conduite que Muhammad (la paix soit avec lui) a enseignées telles q u ' e l l e sl u i o n t é t é i n s p i r é e sp a r l e T o u t - P u i s s a n tL e s p o i n t s . capitaux à cet égard sont les lbâdât fes Devoirs primordiaux qui doivent être observés par chaque personne s e r é c l a m a n t d e l a c o m m u n a u t ém u s u f m a n e . L'ESPRIT DE L'IBADAT . OU L'ADORATION 22A. K lbâdat ,, est un mot arabe dérivé de Abd (esclave)et il signifie soumission. ll représentele fait qu'Allah est votre Maître et que vous êtes Son esclave, et que tout ce qu'un esclave peut faire pour obéir et plaire à son maître est un lbâdat. Le concept islamique de l'lbâdat èst très large. Si vous purifiezvotre langage d e s g r o s s i é r e t é s , u m e n s o n g e ,d e l a m é d i s a n c e e t d e s d insultes,gue vous disiez toujours la vérité et parliez de choses vertueuses,et que vous fassiez tout cela uniquement parce que Dieu I'a ordonné ainsi, ces actions constituent un lbâdat, bien qu'elles puissent paraître sans r a p p o r ta v e c l a r e l i g i o n .S i v o u s s u i v i e zl a l o i d e D i e u d a n s son esprit comme dans sa fettre dans vos affaires comm e r c i a l e se t é c o n o m i q u e s e t q u e v o u s r e s t i e zf i d è l e s d a n s , vos rapports avec vos parents, vos amis et avec tous ceux qui sont en contact avec vous, véritablementtoules vos activités sont des lbâdât. Si vous aidez les pauvres, les atfamés et les gens dans la détresse, si vous faites cela non pas dans votre intérêt personnel,mais seulement pour rechercher le plaisir de Dieu, cette attitude aussi est
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lbâdat. Même vos activités économiques les activités que vous entreprenez pour gagner votre vie et entretenir les personnes à votre charge sont lbâdat si vous les effectuez avec honnêteté et vertu, et que vous observez la loi de Dieu. Bref, toutes vos activités et votre vie entière sont lbâdât si elles sont en accord avec la loi de Disu, si votre cæur est rempli de Sa crainte, si votre objectif ultime en entreprenant toutes ces choses est de rechercher le plaisir de Dieu. Ainsi, chaque fois que vous faites fe bien ou que vous évitezle mal par crainte de Dieu dans n ' i m p o r t e q u e l d o m a i n e o u a c t i v i t é ,v o u s a c c o m p l i s s e zv o s o b l i g a t i o n s i s l a m . i q u e sC ' e s t l a v é r i t a b l e s i g n i f i c a t i o n d e . l ' l s l a m : I ' h o m m e d o i t s e s o u m e t t r e t o t a l e m e n ta u p l a i s i r d'Allah, conformer sa vie entière au modèle tracé par l'lslam, sans exception aucune. Pour arriver à réaliser ce but, une série de lbâdat précis a été constituée, ui sert en q q u e l q u e s o r t e d e c a d r e d ' e n t r a î n e m e n tP l u s n o u s s u i v r o n s . I ' e n t r a î n e m e n ta s s i d û m e n t , m i e u x n o u s s e r o n s é q u i p é s pour trouver I'harfionieentre nos idéaux et notre conduite pratique. Les fbâdat sont donc les piliers sur lesquefs r e p o s e l ' é d i f i c ed e l ' l s l a m .

SAlâT 221. Le Salât est la première et la plus importante d e c e s o b l i g a t i o n s .Q u ' e s t - c e g u e l e S a l â t ? C e s o n t l e s p r i è r e sq u o t i d i e n n e s b l i g a t o i r e s a r l e s q u e l l e s o u s r é p é p o v t e z c i n q f o i s p a r j o u r l e s a r t i c l e s s u r l e s q u e l sr e p o s e v o t r e foi. Vous vous levezde bonne heure le matin,vous faites v o t r e t o i l e t t e ,e t v o u s v o u s p r é s e n t e zd e v a n t v o t r e S e i g n e u r p o u r l a p r i è r e . L e s m o u v e m e n t sq u e v o u s f a i t e s p e n d a n t l e s p r i è r e s s y m b o l i s e n t I ' e s p r i t d e s o u m i s s i o n; l e s r é c i tations des prières vous rappellent vos devoirs envers v o t r e D i e u . V o u s c h e r c h e z S e s d i r e c t i v e se t L u i d e m a n d e z sans relâche de vous permettre d'éviter Sa colère et de s u i v r e l e d r o i t c h e m i n . V o u s l i s e z d e s p a s s a g e sd u L i v r e d u S e i g n e u r t é m o i g n a n ta i n s i d e l a v é r a c i t é d u P r o p h è t e , et ainsi vous ravivezvotre croyance dans le Jour du Jugement et le fait que.votis avez à comparaître devant votre 132

seigneur et rendre compte de votre vie tout e n t i è r e .c , e s t a i n s i q u e c o m m e n c e v o t r e j o u r n é e . .p u i s q u e f q u e s heures p fu s t a r d l e m u e z z i n v o u s a p p e l l e à la prière, et à nou_ veau vous vcus soumettez à Dieu et renouvelez votre pacte avec Lui. Vous vous dégagez de vos obligations mondaines pendant quelques iÀstants e t d e m a nd e z a u dience au seigneur. ceci une fois de plus vous rappelle vctre rôle réer dans ra vie. Après cette r e c o n s é c r ai o n , t v o u s r e t o u r n e z v o s o c c r / p a t i o n s ; p u i sd e à n o u v e a uv o u s v o u s p r é s e n t e za u s e i g n e u r q u e l q u e s h e u r e s p l u s tard. c e c i à n o u v e a uv o u s s e r t d e r a p p e l ,e t d e n o u v e a u vous concentrez votre attention$ur les stipulations de votre f o i . L o r s q u e r e s o r e i rs e c o u c h e e t q u e r e s t é n è b r e sd e l a n u i t c o m m e n c e n tà v o u s e n v e r o p p e rv o u s , vous soumett e z d e n o u v e a u à D i e u e n p r i è r e s ,r l e m a n i è r e à ne pas o u b l i e r v o s d e v o i r s e t v o s o b l i g a t i o n sd a n s r e s ombres a p p r o c h a n t e sd e l a n u i t . E t p u i s q u e t q u e s heures ptus tard, à nouveau vous appardssez devant votre Dieu, et c'est votre dernière prière de la journée. Ainsi, avant d ' a l l e r d o r m i r , e n c o r e u n e f o i s v o u s r a v i v e zv o t r e f o i et vous vous proste nez devant votre Dieu. c'est ainsi que r vous achevez la journée. La fréquence et I'heure des prières ont pour but de rro jamais vous laisseroublier qirel est I'objet et la mission de votre vie dans le tourb i l l o nd e s a c t i v i t é s u m o n d e . d 2 2 2 . l l e s t f a c i l e d e c o m p r e n d r ec o m m e n t ! e s p r i è r e s q u o t i d i e n n e sf o r t i f i e n t l e s b a s e s c e v o t r e f o i , v o u s p r é p a r e n tà o b s e r v e r n e ' r i e d e v e r t u e t d ' o b é i s s a n c e u à Dieu e t r a v i v e n t c e t t e f o i d ' o ù j a i l l i s s e n tl e c o u r a g e ,l a s i n c é r i t é , l a r é f l e x i o n ,r a p u r e t é d e c æ u r e t d e l ' â m e e t l e r a f f e r ms s e m e n t d e l a m o r a l i t é . i 223. voyons maintenant cornment cera est réarisé. vous faites vos ablutionsde ra manièreprescrite par le Saint Prophète (ta paix soit avec lui). Vous dites vos prières également seron res instructions du prophète. Pourquoi le faites-vous Tout simplement parce que ? v o u s c r o y e z à r ' a p o s t o r ad e M u h a m m a d( r a t paix soit avec lui) et que c'est votre devoir absoru de rui obéir sans d i s c u t e r . p o u r q u o i n e f a i t e s - v o u sp a s des fautes vofon133

parce que tairement en récitant le Coran? N'est-ce pas que v o u s c o n s i d é r e zc e t e x t e c o m m e l a P a r o l ed e D i e u , e t r vous estrme Êz commettreun péché en déviant de Sa l e t t r e ? D a n s l e s p r i è r e s v o u s r é c i t e z b e a u c o u pd e c h o s e s Si vOuS à voix basse, et si vous ne les récitez pas OU i l n ' y a p e r s o n n ep o u r v g u s c O n t r Ô l e r ' faites des erreurS ' Mais vous ne faites jamais cela volontairementPourquoi ? Parce que vous croyez que Dieu est touiours qu'll v i g i l a n t .q u ' l l é c o u t e t o u t c e q u e v o u s r é c i t e z ' e t e s t a u c o ur a n t d e t o u t e s l e s c h o s e s v i s i b l e s o u c a c h é e s ' \S prières même en deS Q u ' e s t - c eq u i v o u s f a i t r é c i t e rv de les l i e u x o u i l n ' y a p e r s o n n ep o u r v o u s d e m a n d e r pas à faire,ou même pour vous voir les dire? N'est-Ce que Dieu vous observe toucause de votre conviction q j o u r s ? Q u ' , e s t - c e u i v o u s f a i t q u i t t e r v o s a l l a i r e si m p o r la mose t a n t e s e Î a u t r e so c c u p a t i o n s t v o u s p r é c i p i t e rà q u é e p o u r l a p r i èr e ? o u ' e s t - c e q u i v o u s f a i t a b r é g e r aller à la v o t r e S o m m e t la u x p e t i t e s h e u r e s d u m a t i n , d e m i d i , e t a b a n d o n n e rV o S mosquéedans la chaleur chose d d i s t r a c t i o n s u s o i r p o u r l a p r i èr e ? E s t - c e a u t r e le fait que vous réalisez Sens du devoir que votre le q u e v o u s d e v e z a s s u m e r v o t r e r e s p o n s a b i l i t ée n v e r s de S e i g n e u rc o û t e q u e c o Û t e? E t p o u r q u o ir e d o u t e z - v o u s que votre f a i r e d e s f a u t e s e n d i s a n t v o s p r i è r e s? P a r c e que vous savez c c e u r e s l r e m p l i d e l a c r a i n t e d e D i e u ,e t Juged q u e v o u s O e v e zc o m p a r a î t r e e v a n tL u i a u J o u r d u d e v o t r e v i e t o u t e n t i è r e .P e u t - i l ment et rendre compte moral et y e x i s t e rd e m e i l l e u r em é t h o d e d ' e n t r a î n e m e n t t q u e l e s p r i è r e s? c ' e s t c e t e n t r a î n e m e n q u i f a i t spirituel p r i è r e sl u i r a p p e l d ' u n h o m m e u n m u s u l m a np a r f a i t .L e s Lui'et lui font s l e n t s o n p a c t e a v e c D i e u ,r a v i v e n t a f o i e n à son esprit sa foi dans le Jour g a r d e r t o u j o u r sp r é s e n t e aux principes d u J u g e m e n t .E l l e s I ' a i d e n tà s e c o n f o r m e r p r o p h è t e e t l e p o u s s e n tà o b s e r v e r s e s d e v o i r s . L e s du I'hommeà prièressont le meilleur moyen de pousser s a c o n d u i t e à s e s r d é a u x .D e t o u t e é v i d e n c e , conformer SeS devoirs envers S i u n h O m m e A u n e c o n s c i e n c ed e p r a c e a u - d e s s u sd e t o u s son créateur si aiguë qu'ir ra la raffermirau l e s b i e n s t e r r e s t r e se t q u ' i l n e c e s s e d e h p r o b a b l e m e n t o n n ê t ed a n s m o y e n d e l a p r i è r e ,i l r e s t e r a 134

ses actions car sinon il attirerait le mécontentement de Dieu qu'il a toujours jusque-là réussi à éviter. ll restera fidèle à la loi de Dieu à travers toutes les phases de la vie, comme il la suit déià en disant les cinq prières qqotidiennes. On peut compter sur cet homme dans des domaines autres que la religion également, car si les o m b r e s d u p é c h é o u d e l a r u s e I ' a p p r o c h e n t ,i l e s s a i e r a de les éviter par crainte du Seigneur, crainte tottjours présenteà son esprit. Et même si après un entraînement aussi vital, un homme Se conduit mal dans'd'autres d o m a i n e sd e l a v i e e t e n f r e i n tl a l o i d e D i e u , c e l a n e p e u t v e n i r q u e d e c e r t a i n e s d é p r a v a t i o n sq u i l u i s o n t p r o p r e s . 224. Donc, nous le répétons,vous devez dire vos l p r i è r e s e n a s s e m b l é e , p a r t i c ui è r e m e n t l e s p r i è r e s d u C v e n d r e d i " e l a c r é e p a r m i l e s m u s u l m a n su n l i e n d ' a m o u r e t d e c o m p r é h e n s i o nr é c i p r o q u e .C e l a é v e i l l e e n e u x l e s e n t i m e n td e l e u r u n i t é c o l l e c t i v ee t n o u r r i t e n e u x l a n o t i o n d e f r a t e r n i t én a t i o n a l e .T o u s d i s e n t l e u r s p r i è r e s e n à s s e m b l é ee t c e l a l e u r i n c u l q u eu n p r o f o n d s e n t i m e n t L d e f r a t e r n i t é . e s p r i è r e s s o n t a u s s i u n s y m b o l ed ' é g a l i t é , c c a r l e s p a u v r e s c o m m e l e s r i C h e s ,l e s p u i s s a n t S o m m e l e s h u m b l e s ,l e s d i r i g e a n t sc o m m e l e s d i r i g é s , l e s s a v a n t s c o m m e l e s i l l e t t r é Sl,e s n o i r s C o m m e l e s b l a n c s ,t o u s s O n t t s u r l e m ê m e r a n g e t s e p r o s t e r n e r o nC e v a n tl e u r S e i g n e u r . L e s p r i è r e s l e u r i n c u l q u e n ta u s s i u n p r o f o n d s e n t i m e n t d e d i s c i p l i n ee t d ' o b é i s s a n c ea u c h e f c h o i s i . B r e f , l e s d p r i è r e s ,l e s e n t r a î n e n t a n s t o u t e s l e s v e r t u s q u i p e r m e t t e n t e i e d é v e l o p p e m e nd ' u n e r i c h e v i e i n d i v i d u e f l e t c o l l e c t i v e . t 2 2 5 . V o i c i q u e l q u e s - u n sd e s b i e n f a i t sq u ' o n p e u t r e t i ( r e r d e s p r i è r e sq u o t i d i e n n e s 1 ) . 226. Si nous refusons d€ fes utiliser, nous, et nous s s e ul s , s o mm e s p e r d a n t s . S i n o u s n O U SS O u S t r a y o n a u d e v o i r d e s p r i è r e s ,c e l a s i g n i f i ed e u x c h o s e s : q u e n o u s p ne reconnaissons as les prières comme notre Cevoir;
(1) Pour unr dlrcumion pluc détaillér de la naluro ct .de. fa rignli' lrlâmi cailàri au Salât, voir lc livic cn urdu dc Maulana Maududi i b À e à i p a r E k T a h q l q l N a za r (Tr aité du cultc lr lam iquc) ,

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ou bien que nous les reconnaissons omme notre devoir, c m a i s q u e p o u r t a n t n o u s é l u d o n s c e t t e o b l i g a t i o n .D a n s l e p r e m i e r c a s , n o t r e p r é t e n d u ef o i e s t u n m e n s o n g e h o n t e u x , c a r s i o n r e f u s e d ' a c c e p t e rd e s o r d r e s , p a r l à m ê m e o n r e j e t t e I ' A u t o r i t éq u i l e s d o n n e . D a n s l e d e u x i è m e c a s , s i n o u s r e c o n n a i s s o n sI ' A u t o r i t é ,m a i s q u e n o u s n o u s m o q u o n s d e s 3 s o r dr e s , a l o r s n o u s s o m m e s l e s p l u s i n c o n s i s t a n t e sd e s c r é a t u r e s d e l a t e r r e . C a r s i n o u s pouvons faire cela à la plus haute autoritéde I'univers, qu'est-cequi garantit que nous ne ferons pas de même d a n s n o s r a p p o r t s a v e c l e s a u t r e s ê t r e s h u m a i n s? E t s i la tricherieprédomine dans un société, quel enfer de discordecela deviendra !

LE JEUNE 2 2 6 . C e q u e l e s p r i è r e s e s s a i e n td e p r o d u i r e c i n q f o i s p a r j o u r , l e j e û n e p e n d a n tl e m o i s d u R a m a d â n ( l e n e u v i è m e m o i s d e I ' a n n é el u r r a i r e ) e f a i t u n e f o i s p a r a n . l Pendant cette période,de I'aube au coucher du soleil, n o u s n e m a n g e o n s p a s u n e m i e t t e d e n o u r r i t u r e ,n i n e b u v o n s u n e g o u t t e d e l i q ui d e , q u e l l e q u e s o i t I ' a t t r a c t i o n d e l a n o u r r i t u r ee t q u e l l e sq u e s o i e n t n o t r e f a i m e t n o t r e , d soif. Qu'est-ce qui nous fait endurer volontairement e telles rigueus ? Ce n'est rien d'autre que la foi et la r crainte de Dieu et du Jour du Jugement. A chaque i n s t a n tp e n d a n t n o t r e J e û n e , n o u s r é p r i m o n sn o s p a s s i o n s e t n o s d é s i r s , e t n o u s p r o c l a m o n sp a r n o t r e c o n d u i t e l a s u p r é m a t i ed e l a l o i d i v i n e . C e t t e c o n s c i e n c ed u d e v o i r e t I ' e s p r i t d ' e n d u r a n c eq u e l e j e û n e p e r m a n e n tp e n d a n t u n m o i s c o r n p l e tn o u s i n c u l q u en o u s a i d e à f o r t i f i e rn o t r e foi. La rigueur et la discipline pendantce mois nous m e t t e n t fa c e à fa c e a v e c l e s r é a l i t é s d e I ' e x i s t e n c e e t nous aident à faire de notre vie pendant le reste de I ' a n n é e u n e v i e d e v é r i t a b l es o u m i s s i o nà S a v o l o n t é . 227. D'autre part, le jeûne a un impact énorme sur l a s o c i é t é ,c a r t o u s l e s m u s u m a n s , q u e l q u e s o i t l e u r l s t a t u t , d o i v e n t r e s p e c t e rl e j e û n e p e n d a n t l e m ê m e m o i s . 136

cela souligne l'égalité essentielle des hommes, et crée e n e u x u n s e n t i m e n te n c o r e p l u s p r o f o n d d ' a m o u r e t d e fraternité.Pendant le Ramadân, le mal se cache tandis que le bien passe au premier plan, et toute I'atmosphère est imprégnée de piété et de pureté. 228. cette disciptinenous a été imposée pour notre p r o p r e b i e n . Q u a n t à c e u x q u i n ' a c c o m p l i s s e n tp a s co d e v o i r p r i m o r d i a l , o n n e p e u t p a s c o m p t e r d a v a n t a g es u r e u x p O u r f ' a c C o m p l i s s e m e n td e l e u r s a u t r e s d e v o i r s . Mais les pires sont ceux qui pendant ce mois sacré n ' h é s i t e n tp a s à b c l i r ee t à m a n g e r e n p u b l i c . L e u r c o n d u i t e prouve qu'ils ne tiennentaucun compte des commandem e n t s d ' A l l a h e n l e q u e l i l s o s e n t p o u r t a n tp r o c f a m e rl e u r f o i c o m m e e n l e u r C r é a t e u r .O u t r e c e l a , i l s m o n t r e n t a u s s i q u ' i r sn e s o n t p a s d e s m e m b r e s l o y a u x d e l a c o m m u n a u t é m u s u l m a n e- c u p l u t ô t q u ' i f s n ' o n t r i e n à v o i r a v e c e , e . D e t o u t e é v i d e n c e , p o u r c e g u i e s t d e f' o b é i s s a n c e à l a loi, du respect et de la confiance qu,on peut placer en eux, on peut s'attendre au pire de la part de tels hypocrites.

LE ZAKAT
229. La troisième obligation est te Zakât. chaque m u s u l m a nd o n t l a c o n d i t i o nf i n a n c i è r e s t a u - d e s s u s , u n e d certain minimum précisé,doit payer annuellement ,s olo z d e s e s é p a r g n e s ( 1 ) à r ' u n d e s e s s e m b l a b l e s ,d a n s l e b e s o i n , à u n n o u v e a u d i s c i p l e d e t ' l s l a m ,à u n v o y a g e u r à u n e p e r s o n n ee n d e t t é e ( 2 ) .
.. (1) Le 7akât n'ost pas seule.ment sur l'argenl mais aussi sur l'or et lôs métaux. pr9cieux, res marchandises, re uÀtjit at àùtrâi--uiàns ôn-beri connaÎtre le taux du Zakâ.t pour tou_tes cài les livres ôossessionJ-c'àpres du Fiqh.; il n'es.t pas ciré ici par économle'àà ptàcï.-C;es[ pourquoi on ne mentionne ici qus le taux pour l,argent(2) lf fa.ut no!8l qu-6 Ie Saint Prophète a interdit à sa descendance de percevoir le Zakât. Bien qu.il soit' obligâtoi16 pcui làs xacnimite à; gey9r le.Zakât, ils.ne.peuvent le percevoir-même s'iii soÀf parures et dans

'|ui rai'à l?3'.nxili.x;'J.T''"Jl,J'"ïln"l,o"ï"',1"1*ii;.ltliliË:'ii-;uuf fi'
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plus 2gA. Ceci est le minimum. Plus votjs payez, qu'Allah vous acCordera. grande sera la récompense n',est 2g1. L'argent que nous versons à titre de Zakât ll pas quelqueénose dont Allah a besoin ou qu'll reçoit. de tout besoin ou désir. ll nous promet' est au-dessus si d a n s S a g r à c e .i n f i n i e , d e s r é c o m p e n s e si n n o m b r a b l e s nos semblables. Mais ll y met un9 conditiofi nous aidons au nom fondamentale : quand nous versons le Zakât un profit d,Allah nous ne devons pas attendre ni exiger une terrestre des bénéficiaires,ni essayer de nous établir réputation de PhilanthroPe. que 2g2. Le zakât est aussi fondamental dans lilslam prière) et saum (le les autres formes d'lbâdat : salat (la dans le fait qu'il nourrit en i à O n e ) .S o n i m p o r t a n c e r é s i d e de nous les quatités de sacrifice et nous débarrasse L'lslam accueille en son sein ceux-là seuls f'égoisme. part qui sont prêts, dans la voie de Dieu, à distribuer une et sans d " l e u r s b i e n s d u r e m e n t g a E n é s ,v o l o n t a i r e m e n t L'lslam n'a aucun espoir de profit temporelou personnel' qUan-d rien à faire avec les avares. Un vrai musulman' s a c r i fi e r a t o u s S e s b i e n s s e l O n l e d é S i r l'appel viendra, La société d'Allah, car le Zakât l'a déià entraîné à cela' du musurmane a énormément à gagner de I'institution devoir le plus strict de tout musulman Zakât. C'est le pauvres ou fortuné de venir en aide à ses semblables moins favorisée. sa richesse ne doit dans une situation et son luxe pas être utilisée uniquement pour son confort biens : personnels; d'autres ont aussi un titre Sur ses de la nation, les pauvres et les veuves et les orphelins mais manquent tes invalides; ceux gui ont des capacités qui ont chercher un emploi utile, ceux des moyens de pour acquérir de l'insres capacités mais pas d'argent de la commuiiuctioir et devenir ainsi des membres actifs reconnaît pas un droit sur sil nauté. Gelui qui ne est réel' biens à de telles personnes de sa communauté g r a n d e car il ne pourrait y avoir de plus tement cruel. que des milliers c r u a u t é q u e d e r e m p l i r s e s c o f f r e st a n d i s de faim ou souffrent du chômage' L'lslam d,êtres meurent 138

est l'ennemijuré d'une telle forme d'égoisme et de cupidité. Les incroyants, dénués de tout sentiment d'amour u n i v e r s e l ,n e s a v e n t g u e c o n s e r v e r l e u r a r g e n t , e t p o u r l e f a i r e f r u c t i f i e r l e p r ê t e n t a v e c i n t é r ê t s .L e s e n s e i g n e m e n t s d e l ' l s l a m s o n t I ' e x a c t e a n t i t h è s ed e c e t t e a t t i t u d e . l c i o n partage sa richesse avec ses semblableset on les aide a i n s i à S e s u f f i r e à e u x - m è m e se t à d e v e n i r d e s m e m b r e s p r o d u c t i f sd e l a s o c i é t é .

HAJJ OU PÉLERINAGE 2 3 3 . H a j j , o u l e p é l e r i n a g eà l a M e c q u e e s t l e q u a t r i è m e l b â d a t f o n d a m e n t a l .l l n ' e s t o b l i g a t o i r eq u e p o u r C e u x q u i e n o n t l e s m o y e n s e t s e u l e m e n tu n e f o i s d a n s l a v i e . L a M e c q u e a b r i t e I ' e m p l a c e m e n td ' u n e p e t i t e A maison que le prophète braham (les bénédictionsde Dieu soient sur lui) édifia pour le culte d'Allah.Allah le récompensa en en faisant Sa propre maison, et le c e n t r e v e r S l e q u e lt o u s d o i v e n t s e t o u r n e r p o u r l e s p r i è r e s . ll a aussi décidé qu'il incombe à ceux qui en ont les moyens de visiter cet endroit au moins une fois dans l e u r v i e . C e t t e v i s i t e n ' e s t p a s s e ul e m e n t u n e v i s i t e d e c o u r t o i s i e .C e p é l e r i n a g e a s e s r i t e s e t d e s c o n d i t i o n s l q u ' i l f a u t r e m p l i r ,q u i n o u s i n c u l q u e n t a p i é t é e t l a v e r t u . Q u a n d n o u s e n t r e p r e n o n sl e p é l e r i n a g e ,i l e s t e x i g é q u e n o u s r é f r é n i o n sn o s p a s s i o n s ,q u e n o u s n o u s a b s t e n i o n s d e v e r S e rl e s a n g , q u e n o u s S o y o n sp u r S d a n s n O Sp a r O l e S comme dans nos actes. Dieu a promis de récompenser n o t r e s i n c é r i t ée t n o t r e s o u m i s s i o n . 2 9 4 . C e p é l e r i n a g ee s t d ' u n e c e r t a i n e m a n i è r e l e p l u s grand des lbâdât. Car, à moins qu'un homrne n'aime d r é e l l e m e n t D i e u , i l n ' e n t r e p r e nr a i t j a m a i s u n S i l o n g v o y a g e , l a i s s a n td e r r i è r e l u i t o u s c e u x q u ' i l a i m e . D o n c , c e p é l e r i n a g ee s t d i f f é r e n td e n ' i m p o r t eq u e l a u t r e v o y a g e . Là, ses pensées sont concentrées sur Allah, son être vibre d'une dévotion intense. Lorsqu'il atteint la Ville Sainte il y trouve une atmosphère empreinte de piété et d e v e r t u ; i l v i s i t e d e s l i e u x q u a t é m o i g n e n td e l a g l o i r e 139

de l'lslam,et tout cela laisse sur son esprit une impresq sion inoubliable, u'il garderajusqu'à son dernier soupir. 235. Puis, comme des autres lbâdât, les musulmans peuvent retirer beaucoup de bienfaits de ce pélerinage. La Mecque est le centredans lequel les musulmans doiv e n t s e r e g r o u p e ru n e f o i s p a r a n , s e r e n c o n t r e re t d i s c u t e r de sujets d'intérêt commun, et d'une manière générale, r a v i v e r e n e u x - m ê m e sl a c o n v i c t i o n q u e t o u s l e s m u s u l m a n s s o n t é g a u x e t m é r i t e n t I ' a m o u re t l a s y m p a t h i e d e s a u t r e s ,q u e l l e q u e s o i t l e u r c r i g i n e g é o g r a p h i q u e u c u l o u t u r e l l e .A i n s i l e p é l e r i n a g e n i t l e s m u s u l m a n sd u m o n d e e n u n e f r a t e r n i t éi n t e r n a t i o n a l e .

DÉFENSE DE L'ISI-AM 236. Bien que la défense de l'lslam ne soit pas , u e x p i i c i t e m e r r tn p r i n c i p ef o n d a m e n t a ls o n b e s o i n e t s o n i m p o r t a n c eo n t é t é s o u l i g n é sà m a i n t e s r e p r i s e sd a n s ! e t C o r a n e t l e H a d i t h . E l l e e s t e s s e n t i e l l e m e nu n e m i s e à l ' é p r e u v ed e n o t r e s i i t c é r i t é e n t a n t q u e d i s c i p l e s d e p l'lslam Si nousne déferrdons as celui que nous appelons n o t r e a m i c o n t r e l e s i n t r i g u e se t l e s a s s a u t s d e s e s e n n e m i s , n i n e n o u s p r é o c c u p o n s d e s e s i n t é r ê t s ,s i n o u s n s o m m e s g u i d é s u n i q u e m e n tp a r l ' é g o i s m e , o u s s o m m e s v r a i m e n tc l e f a u x a m i s . D e m ê m e , s i n o u s p r o c l a m o n s n o t r e f o i e n l ' l s l a m ,n o u s d e v o n s j a l o u s e m e n tg a r d e r e t m a i n t e n i r l e p r e s t i g e d e l ' l s f a m .N o t r e s e u l g u i d e d a n s d n o t r e c o n d u i t ed o i t ê t r e I ' i n t é r ê t e s m u s u l m a n se n g é n é r a l , e t l e s e r v i c ed e l ' l s l a m e n r e g a r d d u q u e l t o u t e s n o s pe d c o n s i c J é r a t i o n s r s o n n e l l e s o i v e n ts ' i n c l i n e r .

JIHAD 2 3 7 . J i h â d e s t u n e p a r t i e d e c e t t e d é f e n s ed e l ' l s l a m . Jihâd signifie lutte jusqu'à la limite de nos forces. Un t h o m m e q u i f a i t t o u t s o n p o s s i b l e p h y s i q u e m e no u m o r a l û r n e n t ,o u u t i l i s e s e s b i e n s d a n s l a v o i e d ' A l l a h e s t e n 140

fait engagé dans le Jihâd. Mais dans le langagedu Shari'ah, ce mot est utilisé plus particulièrement pour la guerre qui est déclarée uniquement au nom d'Allah contle les oppresseurs et les ennemis de f'lslam. ce suprême sacrifice de la vie incombe à tous les musulmans. Cependant, si un groupe de musulmans se porte volontaire pour le Jihâd, la communauté entière est dispensée de sa rgsponsabilité. Mais si personne n'est votontaire, tout te monde est coupable. Cette dispense n'existe pas pour fes citoyens d'un état islamique quand cet état est attaqué par une puissance non-musulmane.Dans cg cas, tout le monde doit être volontaire pour le Jihâd. Si le pays attagué n'est pas assez fort pour riposter, c'est alors le devoir religieux des pays musulmans voisins de lui venir e n a i d e ; s i e u x a u s s i é c h o u e n t , a l o r s l e s m u s u l m a n sd u monde entier doivent combattre I'ennemi cornmun.Dans tous ces cas, le Jihâd est un devoir primordialdes musulmans concernés, au même titre que les prières quotidiennes ou que le jeûne. Celui qui s'y soustrait est un pêcheur. on peut douter de sa prétendue foi en l'lslam. l l n ' e s t q u ' u n h y p o c r i t e q u i n e s u r m o n t e r ap a s l ' é p r e u v e d e l a s i n c é r i t ée t t o u s s e s l b â d a t e t p r i è r e s n e s o n t q u ' u n e tromperie, un vain étalage de dévotion.

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CHAPITRE VI LE DIN ET LE CHARI'AH 2æ. Jusqu'à maintenant nous avons traité du Dîn ou foi en Dieu. Nous en arrivons maintenant à discuter le Chari'ah du prophète Muhammad (la paix soit avec lui). Mais il nous faut d'abord établir clairement la différence entre DÎn et Chari'ah. DISTINCTION ENTRE DIN ET CHARI'AH 239. Dans les chapitres précédents, nous avons dit que tous les prophètes qui ont apparu périodiquementont propagé l'lslâm, c'est-à-dire la foi en Dieu avec tous Ses attributs, le Jour du Jugement, les Prophètes, les Livres peurévélés, et ils demandaient par conséquent à leurs ples respectifs de vivre une vie d'obéissance et de i o u m i s s i o n a u S e i g n e u r .C ' e s t c e q u i c o n s t i t u e l e D l n ; proe t i l é t a i t c o m m u n a u x e n s e i g n e m e n t sd e t o u s l e s phêtes. 24f,. Outre ce Dîn, il existe le Chari'ah : le code d é t a i l l é d e c o n d u i t e ,o u l e s c a n o n s d é c r i v a n t l e s m o d e s d u c u l t e : l e s c r i t è r e sd e l a m o r a l e e t d e l a v i e , l e s c h o s e s permises ou défendues, tes lois tranchant entre le bien 'et le mal. Ce droit canon a subi des amendementsde t e m p s e n t e m p s e t b i e n q u e c h a q u e p r o p h è t ee u t l e m ê m e Oîn, il apportait avec lui un Chari'ah différent, mieux adapté aux conditions de son peuple et de son époque; cecf dans le but de faire progresser la civilisationdes diflérents peuples à travers les âçjes et de les doter d'une moralité plus élevée. Le processus s'acheva avec I'arrivée d e M u h a m m a d ,l e d e r n i e r p r o p h è t e ( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) qui apporta le code définitif destiné à I'humanité tout
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entière pour toutes tes époquesà venir. Le Dln n'a subi aucun changement,mais maintenant tous les Chari'ah antérieursoàt gte obrogés,il ne subsisteque l'universel Chari'ahque Muhammad(la paix soit avec lui) nous a apporté. C'ost I'apogée, le finale du grand processus qui de-formation fut entaméà I'aubede l'èrg humaine. LES SOURCES DU CHARI'AH 241. ll existe deux sourcesoù trouver le Chari'ahde (la Muhammad paix soit avec lui) : le Coranet le Hadith. Le Coran est une révélationdivine; chacunde ses mots vient d'Allah. Le Hadith est un recueil des instructions données par le Dernier Prophète et de sos mémoiros, par telles qu'ellesfurent conservées ceux qui vécurenten pal ou sa compagnie, ceux à qui elles furent transmiseg les témoinè directs. Ges textes furent ensuite épurés,€t compiléssous formede livresparmi lesquelsles recueils faits par Mâlik, Bukhâri,Muslim,Tirmidhi,AbQ Dâwud, Nasâ'i et lbn Mâiah sont considéréscomms les plus authentiques. FIOH du 242. La loi détailléeprovenant coran et du Hadith qui peuventsurproblèmes concernantles innombrables gir dans la vie d'un homme,a été compiléepar quelquesLes peuples du théologiens passé. ùns des plus éminents à serontà iamais reconnaissants ces hommes musulmans leur vie et sages, clairvoyants instruitsqui consacrèrent à l'étude et à I'analysedu coran et du Hadith,facilitant son de désireux façonner ainsi la tâchede tout musulman quotidien en fonction des exigeancesclu comportement Ghaii'ah. c'est grâce à eux que les musulmanspartout dans le monde peuvent suivre le chari'ah facilement, en alors que leurs connaissances matièrede religion ne cor' eux-mëmes 'leur auraientfamaispermis d'interpréter rectementle Coran et le Hadith.
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243.. Au début, beaucoup de chefs religieux s'appilquèrent à cette tâche. Maintenant on peut distinguer quatre écofes principales de la pensée juridique : a) Fiqh-e-Hanali c'est le Fiqh compilé par Abû Hanîfa .' Nu'mân ibn Thâbit, aidé de Abû Yûsuf, Mohammed achchaibâni, Zutar et d'autres, tous connus pour leur très grande connaissancedes problèmes religieux. ll est connu sous le norn d'école Hanafi du Fiqh. b) Fiqh-e-âMliki ; de Mâlik ibn Anas at-Asbahi. c) Fiqh-e-Châti'i : fondé par Muhammad ibn ldrîs achchâfi'i. cl) Fiqh-e-Hanbali : fondé par Ahmad ibn Hanbal (1). 24/,. Ces Fiqh furent tous élaborés sous leur forme actuelle dans les deux cents années qui suivirent la mort du Prophète. S'il existe quelques différences en'tre ces quatre écoles, cela vient du fait que la vérité a de multiples faces. Quand des personnes différentes s'empploient à interpréter un évènement donné, chacun I'explique en fonction de ses propres conceptions. Ce gui donne 'à ces différentes écoles de pensée I'authenticité qu'on leur accorde, c'est f intégrité incontestable de leurs fondateurs respectifs et des méthodes qu'ils adoptèrent. q C ' e s t p o u r q u o it o u s l e s m u s u l m a n s , u e l l e q u e s o i t l ' é c o l e à laquelle ils appartiennent,considèrent ces quatre écoles comme également correctes et vraies. Bien que I'authenticité des quatre écoles de Fiqh ne soit pas mise en doute, on ne peut en suivre qu'une dans sa vie. ll y a pourtant le cas du groupe il'Ahl-i-Hadith qui estime que ceux qui ont
(1) Voici les fondateurs de ditf6rentes ôcoles dc Flqh : Abo HtnHr Jlu'rnln lbn Thlblt: né en s0 de I'Hégire (6)|) aprài J.-c.), mort en 150 de lTégiro (767,après J.-C.). ll y a eivtron 3ZS inilfions Oô disciples. de. ce , Fiqh. dans le monde, surtoui on Turquie, au Pakistan, ' Union A Sov i 6ti que. P I t S - f." t..(l n d e ), l g h a n i stan,,Jor dania, lndochine. Chine, nlllk lbn Anrt rl-Arbrhl : né en S de l'Hégirc (714),mort on 179 do f 'Hélire E n vj ro n 7 5 mi l l i o n s de disciples.de c- e fihn i- Mar oc, Algâr i- , funi Si e, !I98), S _ o u d a n K u w e i t, B a h re i n , Afr ique Noir e... , Iohrmmrd lbn fdrlr el.Chlfl'l' : né en 1S0 do l.Hégire (267). mort cn Z(X c t e I ' H é g i r e , ( 8 2 Q ) . S e s s c i p l e ss o n t e n v i r o n 1 3 1m i i l i o Ë ss r i È d i e s t i n e .L i b e n . di F 9 y p t a ,. l r a k , - A r a b i es 6 o u d i t e . Y € m o n , I n d o n é s i o ,f n d e d u s u d . , . Ahm.d tbn Hrnbrt : né en t{. Op .t'Hégire (7SO):mort on 241 dc t,Hégirc. ' ( - y r i 5 ). n vi ro n 3 0 mi l l i o n s ds disciples, Ëur r out ôn Ar abià Sgouàitc , r - i Ëan]' S 8 5 o .E

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peuventaborderdirectement une connaissance suffisante le Coran et le Hadith pour y puiser des directives coux ; gui ne sont pas dotésde ces connaissances de facultés et suffisantss, devraientsuivre le guide rJe leur choix pour (1). tel sujet particulier LE TASAWWUF 245. Le Fiqh traite de la conduite extérieure de I'homme,de l'accomplissement littéral de ses devoirs. humainest Tout ce qui touche I'aspritdu comportemont connu sous le nom de Tasauwuf.Par exemple, quand de nous disonsnos prières,le Fiqh iuge seulement I'actelles qu'ebluextérieures, complissement exigences des tions, orientationvers la Kaaba,heure et nombre des Rak'ats,tandis que le Tasauwufiugera nos prières du de point de vua de notre concentration, notredévotion, de la puretéde nos âmes,et de I'effetdes prièressur notre islamique Ainsi le vrai Tasauwuf moraleet nos manières. tandis et mesurenotre esprit d'obéissance de sincérité, les que le Fiqh veilleà ce que noussuivions règlesdans leurs moindresdêtails.Un lbâdat,qui suit les règlesen apparence,mais Sans convictionprofonde,est comma mais dénuéde caractère ; un hommebeau en apparence au mais accornpli mépris un tbâdatplein de conviction, a des règles est comme un homme nobf de caractère mais d'apparence contrefaite. entre expliquela différence ci-dessus 246. L'exemple pour les Mais malheureusement le Fiqh et le Tasauwuf. puis dlminuèi'ent, ilSsuCmusulmans, leursconnaissances combèrentaux philosophiespervertiesdes puissances à clui dominatrices d'alors, empruntèrent leurfoi seulement pour la déformer y aiouterleurs dogmespervertis. et 247. ffs altérèrentla pureté du Tasauwufislamique grefféessur la base inCéfendables avec des absurdités
son (1) Une autrl propro Fiqh. école dc panséo, calla dst Chi'ah, po$èda égatrmrnt

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apparut un groupe du Coran et du Hadith. Progressivement de musulmans gui s'estimaient au-dessus des exigences du Chari'ah. Ces gens n'avaient aucune compréhension de l'!slam, car l'lslam ne saurait admettre un Tasauwuf q u i s ' é c a r t e r a i te t d é v i e r a i t d u C h a r i ' a h .A u c u n S u f i n ' a l e droit d'enfreindre les limites du Chari'ah ou de traiter à l a l é g è r e l e s o b l i g a t i o n s p r i m o r d i a l e s( F a r â ' i d ) ,t e l l e s q u e fes prières quotidiennes, le jeûne, le ZakàL, le Haij. Le Tasauwuf au sens profond du terme, n'est qu'un intense a m o u r d ' A l l a h e t d e M u h a m m a d( l a p a i x s o i t a v e c l u i ) , u o tel amour exige une obéissance totale à leurs commandements exposés dans le Livre de Dieu et la Sunnah de Son Prophète.Quiconque s'écarte de ces commandements divins profère un mensonge quand il proclame qu'il aime Allah et Son Prophète.

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C H A P I T R EV I I LES PRINCIPES DU CHARI'AH 248. Notre dicussion sur les bases de l'lslam rester a i t i n c o m p l è t es i n o u s n ' e x a m i n i o n s a s l a l o i d e l ' l s l a m , p s i n o u s n ' é t u d i o n s p a s s e s p r i n c i p e s f o n d a m e n t a u x ,e t s i n o u s n e t e n t i o n sp a s d e d é c r i r e l e t y p e d , h o m m e e t d e s o c i é t é q u e l ' l s l a m d é s i r e p r o d u i r e .D a n s c e d e r n i e r c h a p i t r e , n o u s n o u s p r o p o s o n s d ' e n t r e p r e n d r eu n e é t u d e d e s p r i n c i p e sd u C h a r i ' a h a f i n d e c o m p f é t e rn o t r e t a b l e a u d e f ' l s l a m ,e t d e p o u v o i r a p p r é c i e r t a s u p é r i o r i t éd u m o d e d e vie islamique.

LE CHARI'AHSA NATURE soN BUT : ET
249. L'homme a été doté d'un grand nombre de pouv o i r s e t d e f a c u l t é s e t à c e t é g a r d l a P r o v i d e n c es ' e s t m o n t r é e g é n é r e u s ee n v e r s l u i . l l p o s s è d e I ' i n t e l l i g e n c el , a s a g e s s e ,l a v o l o n t é ,l e s f a c u l t é s d e l a v u e e t d e l a p a r o l e d u g o û t e t d u t o u c h e r ,d e i ' o u i e ,l a t a c u l t éd e s e d é p l a c e r e t d ' u t i l i s e r s e s m a i n s , l e s p a s s i o n s d e I ' a m o u r ,d e l a c o l è r e , d e l a p e u r . . .T o u t e s c e s c h o s e s l u i s o n t u t i t e s ,e t a u c u n e n ' e s t s u p e r f l u e .C e s f a c u t t é sl u i o n t é t é a t t r i b u é e s p a r c e . u ' i l e n a v a i t t r è s g r a n d b e s o i n; e l l e s l u i s o n t i n d i s _ g pensables. sa vie et son succès dépendent de I'usage c o n v e n a b l eq u ' i l e n f a i t p o u r s a t i s f a i r e s e s b e s o i n S e t s e s d é s i r s . c e s p o u v o i r sq u e D i e u l u i a d o n n é s s o n t d e s t i n é s à l u i s e r v i r ,e t s ' i l s n e s o n t p a s u t i l i s é sà l e u r p l e i n e mesure, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. 250. Dieu a aussi fourni à I'homme tous les moyens e t r e s s o u r c e sn é c e s s a i r e s o u r f a i r e f o n c t i o n n e rs e s f a c u f p t é s n a t u r e l l e s e t p o u r r é u s s i r à s a t i s f a i r es e s b e s o i n s .L e corps humain est ainsi fait qu'il est lç premieret principal
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instrumentde I'homme dans sa lutte pour réaliser les buts d e s a v i e . E n s u i t e ,i l y a l e m o n d e o ù v i t I ' h o m m e ' S o n environnement contient des ressources de toutes sortes, des ressourcesgu'il utilise comme moyens pour arriver à ses fins. La nature avec tout ce qu'elle comprend a été aménagée pour lui et il peut en faire tous les usages imag i n a b l e ! . l l y a e n f i n s e s s e m b l a b l e s ,d e s o r t e q u ' i l s p e u ient coopérer les uns avec les autres pour construire une v i e m e i l l e u r ee t P l u s P r o s P è r e . . 251 Réfléchissonsmaintenant un peu plus profondément à ce phénomène. ces pouvoirs et ces ressources vous ont été conférés pour être utilisés pour le bien pas pour d'autrui.lls ont été créés pour votre bien et non vous nuire et vous détruire. Leur fonction est d'apporter, d'ajouter du bien et de la vertu, et non pas de les mettre p o u v o i r se s t e n d a n g e r . A i n s i , I ' u s a g e c o n v e n a b l ed e c e s q ù i v o u s l e s r e n d b é n é f i q u e s ; e tm ê m e s ' i l e n r é s u l t e celui q u e l q u e i n c o n v é n i e n ti,l n e d o i t p a s e x c é d e r l e r n i n i m u m i n é v i i a b l e C ' e s t a i n s i s e u l e m e n tq u ' e s tf a i t u n u s a g e c o n v e . au nable de ces pouvoirs.Tout autre usage, s'il aboutit g a s p i l l a g ee t à l a d e s t r u c t i o n ,e s t m a u v a i s ,c o n t r a i r e à l a r a i s o n e t n o c i f . P a r e x e m p l e ,s i v o u s f a i t e s q u e l q u e c h o s e q u i v o u s f a i t m a r ,o u v o u s b r e s s e ,c ' e s t u n e u t i l i s a t i o nt o u t aux s i m p l e m e n t d é f e c t u e u s e .O u s i v o s a c t i o n s n u i s e n t une et font de vous une calamité pour eux, c'est auties, u s a g e d e s p o u v o i r sc o n f é r é s p a r pure folie et Un mauvais gâtez en vain D i e u . S i v o u s E a s p i l l e z l e s r e s s o u r c e s ,l e s d é t r u i s à 2 ,c e l a a u s s i c o n s t i t u e u n e l o u r d e e r r e u r ou les évidence de votre part. De telles activités sont de toute suggère i r r a t i o n n e l l e sc a r l a r a i s o n h u m a i n e e l t e - m ê m e et le mar coivent être évités et qu'il quê la destruction profit. Et s'il faut faut toujours tendre vers re gain et le seua u - d e v a n t d ' u n m a l q u e l c o n q u e ,c e l a d o i t ê t r e aller i l a p p o r t e r am a l g r ét o u t u n b i e n f a i t l e m e n td a n s l e s c a s o ù p l u s i m p o r t a n t .T o u t c o m p o r t e m e n t q u i s ' é c a r t e d e c e l a serait évidemment une mauvaise conduite à adopter' 252. si nous gardons à I'esprit cette considération genre humain' f o n d a m e n t a l ee t q u e n o u s e x a m i n i o n S l e 148

nous trouvons deux catégories de gens : 1. Ceux qui volontairement utilisent mal leurs facultés et leurs ressources, et à cause de cette mauvaise utilisation les gaspillent, nuisent à leurs propres intérôts vitaux, et causent du tort à leurs semblables. 2. Ceux gui sont sincères et de bonne foi, mais qui sont dans I'erreur par ignorance. 253. Ceux qui volontairement font un mauvais usage de leurs pouvoirs sont mauvais et corrompus, €t méritent les rigueurs de la loi pour les contrôlor et les réformer. Ceux qui commettentdes erreurs par ignorance ont besoin de la connaissance convenable et de directives pour leur m o n t r e r l e D r o i t C h e m i n , e t p o u r q u ' i l s f a s s e n tu n m e i l l e u r usage de leurs pouvoirs et de leurs ressources. Et le Code de Conduite - le Chari'ah - que Dieu a révélé à I'homme répond précisément à ce besoin. 254. Le Chari'ah expose la loi divine, et fournit des directives pour régler la vie au mieux cles intérêts de I'homme. Son objectif est de montrer à I'homme la voie la meilleure,et de lui fournir les moyens de satisfaire sos besoins de la manière la plus bénéfique et la plus profitable pour lui. La loi de Dieu a été conçue pour votre bénéfice. ll n'y a rien en elle qui vous incite à gaspiller vos facultés ou à réprimer vos besoins, vos émotioits ou vos désirs naturels. Elle ne plaide pas en faveur de I'ascétisme. Efle ne dit pas : " Abandonnez le monde, prive2vous de tout confort dans la vie, quittez vos maisons, errez dans les déserts, les rnontagnes ou les forêts sans pain ni vêtments Dr elle ne prêche ni de tels excès nl la mortification. Ce point de vue n'a rien de commun avec la loi de l'lslam, une loi formuléepar le Dieu qui a créé ce monde pour le bonheur de I'humanité.Le Chari'ah a été révélé par le Dieu même qui a sménagé toutes chosss au profit de I'hornme.ll ne voudrait pas ruiner Sa création. ll n'a donné à I'hommeaucun pouvoir qul solt inutile ou superflu, ll n'a rion créé dans les cieux nl sur la terre
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clui ne puisse rendre service à I'homme. C'est Sa volonté explicite que I'univers - ce grandiose atelier aux activit é s m u l t i p l l e s- c o n t i n u e à f o n c t i o n n e rh a r m o n i e u s e m e n t pour que f'homme, ce joyau de la création, puisse faire I ' u s a g e l e m e i l l e u re t l e p l u s p r o d u c t i f d e t o u t e s s e s f a c u l tés et ressources,de tout ce qui a été aménagé pour lui sur la terre et dans les cieux. ll devrait les utiliser de t e l l e s o r t e q u e l u i e t s e s s e m b l a b l e sp u i s s e n t r é c o l t e r d e b o n s f r u i t s e t n e c a u s e n t j a m a i s , v o f o n t a i r m e n to u n o n , aucun mal à la création de Dieu. Le Chari'ahest destiné à guider les pas de I'homme dans cette direction. fl interdit tout ce qui est nuisible à l'homme, permet et conseilletout ce qui peut lui être utile et bénéfique. 255. Le principe fondamental de la loi est gue I ' h o m m e a l e d r o i t , e t d a n s c e r t a i n sc a s , l e d e v o i r l e p l u s s t r i c t d e s a t i s f a i r et o u s s e s b e s o i n s e t d é s i r s a u t h e n t i q u e s , e t d e l a i r e t o u s l e s e f f o r t s p o s s i b l e s p o u r p r o m o u v o i rs e s i n t é r ê t se t t r o u v e rl e s u c c è se t l e b o n h e u r ; m a i s ( e t c ' e s t u n p o i n t i m p o r t a n t ) i,l d o i t f a i r e t o u t c e l a d e t e l l e m a n i è r eq u e n o n s e u l e m e n tl e s i n t é r ê t s d e s a u t r e s n e s o i e n t p a s l é s é s et qu'aucun tort ne soit causé à leurs efforts pour fa s a t i s f a c t i o n e l e u r s p r o p r e s d r o i t s e t d e v o i r s ,m a i s e n c o r e d a v e c t o u t e l a c o h é s i o n s o c i a l e p o s s i b l e , I ' a s s i s t a n c em u tuelle, et la coopération avec ses semblables pour le s u c c è s d e l e u r s o b j e c t i f sc o m m u n s . C o m m e d a n s t o u t e s c e s c h o s e s l e b i e n e t l e m a l , l e p r o fi t e t l a p e r t e s o n t i n e x t r i c a b l e m e n t ê l é s ,l e p r i n c i p e d e l a l o i e s t d e c h o i s i r m u n m o i n d r e m a l a u n o m d ' u n p l u s g r a n d b é n é f i c e ,e t d e sacrifier un petit bénélice pour éviter un plus grand mal. Ceci est la conception fondamentaledu Chari'ah. 256. Nous savons que ta connaissance humaine est l i m i t é e .C h a q u e h o m m e , à c h a q u e é p o q u e , n e s a i t p a s d e l u i - m ê m ec e q u i e s t b o n e t c e q u i e s t m a l , c e q u i l u i e s t n u i s i b l e e t c e q u i l u i e s t s a f u t a i r e .L e s s o u r c e s d u s a v o i r humain sont trop limitées pour lui fournir la vérité pure. C'est pourquoi Dieu lui a épargné fes risques d'erreurs et lui a révéfé Sa loi qui est un code correct et complet pour la race humaine tout entière. t50

Les mérites et fes vérités de ce code apperaissent de plus en pfus clairement à I'homme ayec fe temps. ll y a quefquesiècles, bôn nombre de ees avantages restait obscur pour .I'homme fe progrès de la ; connaissance a mis en évidence.oe nob jours gncore, fes certains n'apprécient pas tous les mérites de ce code, mais le progrès jettera de nouvelles lumières sur lui et souf ignera sa supériorité. Le mondo,.bon gré, mal gré, s'orientevers la voie tracée il y a longtemp- déjà pai te code divin ; bien des gens gui refusaientde l;accepter sont maintenant,après des siècf de tâtonnements, es d'épreuveset d'erreurs,obligés d'adopter certainesdispositionsde cette loi. Ceux gui niaient la véracitéde la Révéf ation et accordaient tout crédit à notre raison humaine défaillante,après avoir commis des fautes et vécu des expériencebdésagréabres, adoptent sous un€ forme ou une autre les injonctions du Chari'ah. Mais quelle perte! Et maintenantencore ils ne le font qua partief fement! 257. De I'autre côté, il y a des gens qui ont une foi entière dans les prophètes de Dieu, acceptent leurs parofes adoptentle chari'ahen preineconnaissance et de cause.Parfoisils ne réalisent pas complètement mériles tes ou la signification telle ou teffe instruction, de mais d'une manièregénérale,ils acceptentun code qui ast le fruit de la vraie connaissance qui les préservedes et maux et des fautes de f ignorance, des épreuveset des erreurs.ces gens sont sur le droit chemin et le succès '. leur appartiendra
' lt scrait insrructif dc citcr^i:ljl cll,mll-c'. prcnoru b coulcur' Lc mondc. n'? .P.st cncoro ote iaiautl'-tid;pt"T crr drr gcnr dr unr ettitudr rationncllc ct humainc à..f'ôgard.d.çs gcp dï'coutcui. r-e ïiôfogià Ë;à;-"ï un .ccrtain tcmpr .lut utilisôc I l'apÉui dcs rttâcri-oï ri'-ciiciirfiineriori racialc' Aux Etats.-.p-1is dcpuir dcux ôénts ini rJs-triËuniri-ont meintrnu ot font resplctcr le diffôrsnciâtion. oee mittilrg J'orrci r,'uËîi-ni et lorturÔs'.Pour la seulc rairon qu'ils oteicnt noirc. Dcr iùr"nr opprtmôr -nJloir différcntra étaiont appliquérs aux Noirs ct aux elaïËs. irr pôùi_eil-nr ét u d i c r o n s c m b l c d a n c l cs mâ mea ccotei ôu- uni"cr uitlJ.- CJr r t mcmf prr r cultm r nt lc 17 mai 19anquc. la 'contririJ -9qyt. suprêmC proîama qur le discriminrfion rrcirtc dsns fcs univcrrll-é:,-éll'llryita et au. principc dc r'ôgenrô d6 hommcs. Après avoir commib oec-criàuri-Éiirsebfcs prndant -qrl do riàchr, I'hommc arriva finalcmcnt à lajsir -Et ilj tcilcr dircriminrtaont sont injustcr ct doivont âtrc abolior. mainÉniit -cncoro, il y r beucoup dc gcnr qui n'ont oas rôelirâ ni admis ti oï cîtrl iricrtion rr qul "àreèlir-

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258. C'est la pure vérité que le Chari'ah a montrée à l'honrme, il y a plus de quatorze siècles ; mais avec sa raison déliciente l'homme n'arrive que maintenant à entrevoir ces vérités, cela après des siècles de gaspillage, de pertes et de fautes, après avoir assuietti des centaines , r l e m i l l i o n s d e g e n s à u n e s é g r é g a t i o ni n i u s t i f i a b l e a p r è s avoir dégradé I'homme et corrompu la société pendant des siècles.Le Chari'ah est le chemin le plus court et lê p l u s s i m p l e v e r s l a r é a l i t é , e t e n l e d é d a i g n a n to n c o u r t à l ' é c h e c e t a u g a s P i l l a g et o t a l .

LE CHARI'AH : DROITS ET DEVOIRS 2 5 9 . L e m o d è l e d e v i e q u e l ' l s l a m p r é c o n i s ec o n s i s t e en un ensemble de droits et de devoirs, et tout être h u m a i nq u i a c c e p t e c e t t e r e l i g i o n d o i t s ' y c o n l o r m e r . 2 6 0 . D ' u n e m a n i è r e g é n é r a l e ,l a l o i d e l ' l s l a m i m p o s e quatre sortes de droits et de devoirs à I'homme : 1 . L e s d e v o i r se n v e r s D i e u , q u e t o u t h o m m e e s t o b l i g é d e r e m p l i r; 2 . L e s d e v o i r s d e I ' h o m m e e n v e r s l u i - m ê m e; 3. Les droits d'autruisur lui ; 4. Les droits des ressourcesgue Dieu a mis à Sa e , C i s p o s i t i o n ^ l u i a a u t o r i s éd ' u t i l i s e rp o u r s o n b i e n - ê t r e .
s o n t t o u j' o u r s- Ap r i r tasn e s d e l a s é g r é g a t i o n , p a r . € x a m p t e l e g o u v o r n a m e n t d e Sud f a c i i an et la population occidsntale du continanl africain. l'Union Aux Elats-Unis, un grand nombre de g€ns .* crvilisés * n'ont pas Êncort accepté la désagrégatîon" Voici cornmônt I'espril humain a abordê le prcblêma. Le itrari'ah au"coitraire, avait déclaré cette discrimination rnjuste depuis le début. ll avait tracé le droit chemin ât sauvé I'homme do labime do l'erreur. Le saint Goran dit, . Nous avons créé tous los onfsnts d'Adam (c;est-à-dire, tous les êtres humarns), dignes et respectablês ,. Le Coran àit encor€ : * O vous mon peuple ! en vérité, nous vous avons créé d'un homma et d'une famma et fait dâ vous das nations at des tribus pour que vous puissiez vous identifier les uns les autres. En vêrité. h plul nobh qul mt lr plus pl?grr la plu! yrulv o i rd'Allah ort crlul vout tul d'anlrà -de s'. De même, le saint Prophète déclare : * O de ses conrclent ot votra Père est Un ; YOus pâ p p ae t e ns n v é r i t é , v o t r s S e i g n e u r t s t u î , ' cupl r, oz tous à Adam al Adam fut fait de l'argile. Un_Araba n'çst pas Blanc à un Noir, siriérieur à un non-Arabc. un non-Araoe à un Arabe;un d' r v o u u n N o i r à u n B l a n c . s â u f e n p i é l é . E n v é r i t é , l e p l u s n o b l e ' o ca n ts ie n o u s ce o du ast colui qui est la pius pieux '" {Cf. Oraison du Frophète à f Pélerinage d'adieuI.

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261. Ces droits et ces obligationsconstituent la pierre a n g u l a i r ed e l ' l s l a m , e t c ' e s t l e d e v o i r l ê p l u s s t r i c t d e t o u t musulman véritable de les comprendre et de s'y soumettre consciencieusement.Le Chari'ah discute clairement de chaque sorte de droit et le traite en détaif. ll met également en lumière les moyens par lesquels les obligations peuvent être remplies de sorte que tous nos devoirs p u i s s e n t ê t r e s i m u l t a n é m e n t c c o m p l i s ,e t q u ' a u c u n d ' e u x a ne soit outrepassé ou négligé. Nous allons maintenant brièvement discuter de ces droits et de ces devoirs pour d o n n e r u n e i d é e d u m o d e d e v i e i s fa m i q u e e t d e s e s valeurs fondamentales.

I. , LES DROITS DE DIEU
262. Nous devons étudier d'abord les bases sur lesquelles,selon l'lslam, reposent les rapports de I'homrne a v e c s o n C r é a t e u r .L e d e v o i r p r i m o r d i a lq u e I ' h o m m e a envers Dieu est d'avoir foi en Lui seul, de reconnaître S o n a u t o r i t é e t d e n ' a s s o c i e rp e r s o n n e a v e c L u i . C e c i e s t e x p r i m é d a n s l e K a l i m a : L a i l â h a i l l a l l â h( i n ' y a p a s d ' a u t r e D i e u q u e D i e u , c f . c h a p i t r e4 ) . 263. Notre deuxièmedevoir envers Dieu est d'accepter de tout notre cæur, et de suivre Ses directives(Hidâyat) le code qu'll a révélé pour I'homme et de chercher à Lui plaire avec toutes les prières de notre espritet de notre âme. Nous accomplissons e devoir en c a y a n t f o i d a n s l e P r o p h è t e d e D i e u e t e n I ' a c c e p t a n tp o u r c h e f e t g u i d e ( c f . c h a p i t r e3 ) . 264. Notre troisième devoir snvers Dieu est de Lui o b é i r s c r u p u l e u s e m e n te t s a n $ r é s e r v e s . N o u s a c c o m p l i s s o n sc e d e v o i r e n s u i v a n t i a L o i d e D i e u t e l l e q u ' e l l e e s t c o n t e n u ed a n s l e C o r a n e t l a S u n n a h ( c f . c h a p i t r e4 ) . 265" Notre guatrièrnedevoir envers Dieu est de I'adorer. Cela, par le moyen de la célébrationdes prières et autres lbâdât, comme décrit plus haut (cf.chapitre 5). 1s3

266. Ces droits et ces obligations ont la précédence sur tous les autres droits; en tant que tels, ils doivent être accomplis même au détriment d'autres droits et devoirs. Par exemple, en offrant ses prières et en observant le jeûne, I'homme doit sacrifier beaucoup de droits personnels. ll doit faire des efforts et offrir des sacrifices d a n s l ' a c c o m p l i s s e m e n td e c e s d e v o i r s e n v e r s D i e u . l l doit se lever tôt le matin pour ses prières, sacrifiant ainsi son sommeil ei son repos. Pendant la iournée, il reporte SouventCertainstravaux importants pour adorer son Crêa' teur. Pendant le mois du Ramadân (le rnois des jetnes) il doit endurer ta faim et toutes sortes d'ennuis simplement pour pl aire à son Seigneur. En payant le Zakâ1, il perd de sa fortune, mais il prouve que son amour pour Dieu passe avant toute autre chose, et que l'amour de 'argent ne s a u r a i t y f a i r e o b s t a c l e .P o u r l e p é l e r i n a g e ,i l f d o i t s a c r i f i e r d e s a r i c h e s s e ,e t a f f r o n t e r l e s h a s a r d s d u v o y a g e . E t d a n s l e J i h a d i l s a c r i f i e I ' a r g e n t ,l e m a t é r i e l , e t tout ce qu'il a ; iusqu'à sa vie. d 267. De même, dans I'accomplissement e ces oblid g a t i o n s ,o n d o i t s a c r i f i e r p l u s o u m o i n s q u e l q u e s - u n s e s d r o i t s o r d i n a i r e sd ' a u t r u i e t a i n s i n u i r e à s e s p r o p r e s i n t é r rêts en général. Un serviteu doit laisserson travail pour participer au culte de Son Seigneur.Un homme d'affaires doit arrêter ses transactions pour entreprendre le Pélerinage à La Mecque. Dans le Jihad, I'homme sacrifie sa v i e s i m p l e m e n tp o u r l a c a u s e d ' A l l a h .D e l a m ê m e m a n i è r e , pour observer ses devoirs envers Dieu, I'homme doit sacrifier bien des choses do'nt il dispose et jouit, bétail, r i c h e s s e . . .M a i s D i e u a f o r m u l é l e C h a r i ' a h d e t e l l e s o r t e q u e l ' é q u i l i b r ee t I ' h a r m o n i e s e r e t r o u v e n td a n s t o u s l e s aspects de la vie et le sacrifice des droits d'autrui est réduit au strict minimum. Ceci est réalisé grâce aUx limitesfixées par Dieu. ll nous a accordés toutes facilités p o u r r e m p l i r I ' o b l i g a t i o nd u S a l â t . S i o n n e p e u t d i s p o s e r d'eau pour les ablutions, ou si on est malade on peut accomplir le tayammum (ablutions sèches). Si on est en voyage, or peut raccourcir le Salât. Si on est malade et qu'on ne peut rester debout pour la prière, on peut Ia 154

taire assis ou couché. D'autre part, la récitation des textes coraniques dans la prière est susceptibled'aménagem€nt, de sorte qu'ils peuvent être abrégés ou allongés Lomme -ce on le souhaite : à un moment de repos et confort, on peut réciter un long chapitre du Coran ; à un moment où on est très atlairê, on peut réciter quelques versets seulement.ou, plus exactement,les instructions sont que pour les prières en assemblée et pour celfes gui ont lieu pendant les heures de travail, la récitation devrait être brève. Dieu se réjouit des récitations surérogatoires (Nav â f i l ) ,m a i s l l s ' o p p o s eà c e q u e n o u s n o u s p r i v i o n sd e s o m m e i l e t d e r e p o s , e t q u e n o u s s a c r i f i i o n sl e s d r o i t s d e n o s e n f a n t se t d e n o t r e m a i s o n . L ' r s r a mv e u t q u e n o u s m a i n t e n i o n s t o u j o u r s u n é q u i l i b r e e n t r e l e s d i v e r s e sa c t i v i t é s d e la vie. 268. ll en est de mêmeen ce qui concerneles jeûnes ; i l n ' y a g u ' u n m o i s d e f' a n n é ec o n s a c r éa u j e û n e o b l i g a t o i r e . Pendantun voyage ou une maladie,vous pCIuvez n être e d i s p e n s é se t I ' o b s e r v e rà u n e a u t r e p é r i o d e p t u s p r o p i c e d e I ' a n n é e .L e s f e m m e s p e u v e n t r e p o r t e r l e j e û n e à p l u s t a r d ! o r s q u ' e l l e ss o n t e n c e i n t e s , p e n d a n t l e u r s r è g l e s e t lorsqu'ellesallaitent. Le jeûne doit se terminer à la date fixée et tout retard est désapprouvé.l est permis de l b o i r e e t d e m a n g e r d u c r é p u s c u l eà I ' a u b e . L e s j e û n e s s o n t h a u t e m e n ta p p r é c i é se t p l a i s e n tà D i e u m a i s i l n ' a i m € , p a s q u e v c u s j e û n i e z t r o p f r é q u e m m e n t ,e t q u ' a i n s i v o u s vous attaiblissiez u point de ne pas pouvoir accomplir a convenablemenvos tâches guotidiennes. t 269. De même dans le cas du Zakât : Dieu n'a fixé , L r el e t a u x m i n i r n u me t l ' h o m m e e s t l i b r e d e c i é p e n s e r a u - d e s s u sd e c e t a u x , a u t a n t q u ' i ! l e d é s i r e p o u r l a c a u s e d'Aflah. Si on verse le Zakât, on accomplit son devoir, mais si on consacre davantage en charités, on prouve d ' a u t a n t p l u s q u ' o n r e c h e r c h ei e p l a i s i r d e D i e u . M a i s i l n ' a i m e p a s q u e n o u s s a c r i f i o n s n o s b i e n s e n c h a r i t é so u i ' q u e n o u s n o u s r e f u s i o n sà n o u s - m ê m e s t à n o s p a r e n t s l e s e droits et les confortsdont ils doiventjouir. ll ne veut pas q u e n o u s n o u s a p p a u v r i s s i o n s .l l n o u s e s t c o r n m a n d é d ' ê t r e m o c l é r é sm ê r n e d a n s l e d o m a i n e d e l a c h a r i t é .
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pérerinage. ll est obligazro. Examinons ensuite re payer seulement pour ceux qui ont les moyens de toire physiquemenJaptes à .supporter les le voyage et qui sont I'accomplir efforts gu'il entraine. ll n'àst obligatoire 9q vie, à n'importe quelle période selon la qu'ûne fois dans la n'importe convenance du fidèle. s'il y a la guerre, ou peut être quelle situation dangereuse, le Pélerinage est une âjorrné. En outre, la permission de fa famille parents â9és ne condition essentiellle, de sorte que les votre absence' soient pas taissés dans le dénuement en quelle importance Toutes ces choses montrent clairement autres' même Dieu a Lui-même accordé aux droits des devoirs envers Lui. pour I'observancede nos de Dieu 271. Le plus grand sacrifice pour la cause s e u l e m e n ts a v i e e s t l e J i h â d, c a r l à l ' h o m m e s a c r i l i e n o n il détruit aussi et ses biens pour la cause de Dieu, mais comme il I'a déjà été dit, l'un des csux des autres. Mais un moindre principes de l'lstam est que nous subissions Peut-On pour nous sauver d'un plus grand malheur' mal c o m p a r e r | a p e r t e d e q u e | q u e s v i e s h u m a i n e s- d ea v e c limite p l u s i e u r s m i l l i e r s o u m ê m e d a v a n t a g eà l a q u e s e r a i t P o u r I ' h u m a n i t él a v i c t o i r e d u m a l la calamité la religion de s u r l e b i e n , e t d e I ' a t h é i s m ea g r e s s e u rS u r g r a n d e' p e r t e serait décidément une bien plus Dieu. Ce car il en résulterait non et une plus grande calamité, a b o l i e ,m a i s e n c o r e s e u l e m e n tq u e - l ar e l i g i o nd e D i e u s e r a i t d e v i é n d r a i ta u s s i u n r o y a u m e d e I ' i m m o que le monde gâchée de l'intér a r i t é e t d e p e r v e r s i t ée t q u e r a v i e s e r a i i plus grand mal' ' C o m m ed e l ' e x t é r i e u r P o u r é v i t e r c e rieur c o m m a n d é sd e s a c r i f i e r n o s D i e u n o u s a - ,p a r c o n s é q u e n t , temps ll v i e s e t n o s b i b n s p o u t d o n p l a i s i r .M a i s e n m ê m e vieile f fu s i o n d e s a n g i n u t i l e ,d ' a t t a q u e rl e s a i n t e r d i tt o u t e les malades et les blessés' lards, les femmes, les enfants, ceux qui se s o n o r d r e e s t d e s e b a t t r e s e u l e m o n tc o n t r e pr9pour combattre' ll nous enioint de ne pas dressent sur le territoire de v o q u e r d e d e s t r u c t i o n si n u t i l e s m ê m e et honneur' I ' e n n e m ie t d e t r a i t e r l e s v a i n c u s a v e c i u s t i c e les accOrds ll nous a donné I'instructionde respecter quand passés sveç I'ennemi et d'arrêter de combatrre t56

ils s'arrêtent, ou s'ils suspendent leurs activités anti-isfamiques. Ainsi I'lslam ne permet que le minimum de sacrifices de la vie, des biens et des droits d'autrui dans l'accomplissement de nos devoirs envers Dieu. ll désire étâblir un équifibre entre les diverses exigences de l'homme, et adapter les droits et les obligations de manière à ce que la vie soit enrichie par les mérites et les réalisations les plus élevés. II. . LES DROITS PERSONNELS 272. viennent ensuite les !roits personnels de I'homme. Le fait est que l'homme est souvent plus injuste et plus cruel envers lui-même qu'envers aucun autre être humain. Cela peut surprendre : comment un homme peut-il être injuste envers lui-même, alors gu'on sait bien qu'il s'aime plus gue tout ? comment peut-il être son propre €nnemi ? Cela peut paraître tout à fait incompréhensibte. Mais en y réfléchissantde plus près, on verra que ceta est vrai. 273. L'homme a une grande faiblesse : quand il éprouve u n d é s i r i m p é r i 6 u x , u l i e u d ' y r é s i s t e r , i l y s u c c o m b ee t e n a le satisfaisant cause sciemment du tort à lui-même, Prenez le éas de I'homme qui s'adonne à la boisson : il risque d'en devenir fou, mais continue aux dépens de son argent, de sa santé, de sa réputation et de tout ce qu'il possède.' Un autre est si gourmand que dans ses excès de table, il abîme sa santé et met sa propre vie en dangsr. Un autre devient I'esclave de ses appétits sexuels qu'il s'épuise à satisfaire. Un autre encore se crée un besoin d'élévation spirituelle : il réfrène ses désirs, refuse de satisfaire à ses besoins et exigeances physiques, réprime son appétit, sê dépouille de ses vêtements, quitte sa maison et se retire dans les montagnes ou forêts. ll croit que le monde n'est pas fait pour lui ; il 6n prend sn horreur toutes fes formes et les manifestations. 274. Voici donc quelques cas de la tsndance que 157

I'hornme manifeste parfois à aller vers les extrêmes et de grand se perdre de I'un ou I'autre cÔté.On pourrait citer un no*bte d'oxemples similaires d'inadaptation et de déséquilibre dans la vie de tous les iours, mais cela n'gst pas utile ici. 275. L'lslam prÔne le bien-être de I'homme, et son objectif déclaré est d'établir une existence équilibrée. G'est pourquoi le Chari'ah déclare clairement que votre propre personne a des droits sur vous. Un des principes fondamentaux en est : ( Votre personne a deS droitS sur vous D. 276. Le Chari'ah interdit !'usage de toutes les choses qui sont nuisibles'à I'existence physique, mentale et morale de f'homme. ll interdit la consommation du sang' des drogues, de la viande de porc, dss oiseaux de proie et des ànimaux venimeux, des cadavres, Car tOutes Ces choses ont des effets indésirables sur !a vie physique' morale, intellectuelle et spirituelle de f'homme' Tout en interdisantces choSes, l'lslam presCrit à I'hOmme I'uSage pas de tout ce qui est propre et sain, et lui demande de ne de nourriture sains, car lo corps de priver son corps I ' h o m m ea u s s i a U n d r o i t s u r l u i . L a l o i d e l ' l s l a m c o n d a m n e la nudité et ordonne à l'homme de porter un costume digne et décent. Elle l'exhorte à travailler pour gagner.se vià et désapprouve fortement I'oisiveté et la pargsge. pour L'esprit du chari,ah est que I'homfie devrait utiliser son confort et son bien-être les pouvoirs que Dieu lui a conférés et les ressources qu'll a répandues sur la terre et dans l6s cieux. 277. L'lslam ne prâche pas non plus la suppression des désirs sexuels ; il enfoint seulement à I'homme de les contrôler et de chercher leur satisfaction dans le mariage. ll lui interdit d'en arriver à la persécution et au reniement total de soi, et lui permet, plutôt lui commande de jouir des plaisirs légitimes de la vie et de rester pieux et ferme au milieu des problèmes de la vie. Pour rechsrcher.l'élévation spi:'itueile, la pureté morals, le proxinité 158

de Dieu, et fe safut dans ra vie à venir, il n'est pas nécessaire d'abandodner ce monde. Au contraire, la mise à f'épreuve de I'homme se déroufe dans ce monde et il devrait y rester et suivre fa voie d'Allah ici-bas. Le chemin du succès consiste à suivre la Loi Divine au mifieu des complexités de la vie, et non pas en dehors. 2 7 8 - L ' f s l a m i n t e r d i t f o r m e l l e m e n tf e s u i c i d e e t inculque à I'homme f idée que sa vie appartient à ôiÀu , ;f f" est comme un dépôt que Dieu vous a confié pendant un certain temps pour que vous en fassiez re meitfeur usage possible eile n'est pas faite pour être gâchée it détruite de manière inconsidérée. 279. c'est ainsi que l'lslam inculque à I'homme que sa propre personne, son propre corps, possèdent certains d r o i t s e t q u ' i l f u i i n c o m b e d e l e s s a t i s f a i r ed e s o n ; i " r ; selon les moyens suggérés par fe Chari'ah. C'est ainsi qu'il sera honnête envers lui-même. III - LES DROITS D'AUTRUI 280. D'un côté, le chari'ah a enjoint à f'hornme de s'acquitter de ses droits et d'être juste envers fui-même ; de I'autre côté, il lui a demandé de chercher à les satisfaire de manière telle qu'it ne viole pas par là les droits d ' a u t r u i -L e C h a r i ' a h a e s s a y é d ' é t a O i t i ru n é g u i l i b r e e n t r e les droits de t'individu et les droits de la société de telle sorte gu'aucun conflit ne puisse surgir entre fes deux et que tous coopèrent à faire régner la loi de Dieu. 2 8 1 . L ' l s l a m a f o r m e l l e m e n ti n t e r d i t l e m e n s o n g as o u s toutes ses formes, car ir souifle le menteur, nuit aux eutres et constitue un€ menace pour fa société. ll a formelfement interdit le vol, fa corruption, la fabrication de fausse monnaie, la tricherie, r'usure (intérêts), car tout ce que I'homme peut gagner par ces moyens, il le gagne en fait en causant une perte et du tort à autrui, La médisance, les cancans, la cafomnie et la diffamation 159

Le jeu, res roteries,la spécuont été interditségarement. hasard ont été défendus' car lation, et tous les ieux de (le gagnant) s'endans toutes ces choses,un€ personne Toutes d'autres perd-ants. richit aux dépens de miiliers ont d'exproitation été interdites' ces rormesde commerce perdante'Le monodans lesquellesune partie seuie est sur noir, la spéculation le pole, la thésaurisation, marché incliet toutes res formes d'enrichissement res terrains, I'etfusion viduel et social ont été interdites'Le meurtre' destructionsont sang, l'incitationau désordreet à la de n'a personns. le droit considéréscommedes crimes,car pour d'autrui simpletnent de prendre la vie ou les biens L'adultèr€,la forniprofit ou son plaisir personngl. son ont été strictement cation et les pratiqu"t notosexuelles la moralité interdits,car non seulementils pervertissent mais santéde celui qui commetcss crimes' la à et nuisent la dans et I'immoralité aussi ils répandentla corrrpiion ruinent la des maladiesvénériennes' provoquent sOciété, la santé et la moralité des santé publique,dégénèrent les rapports entre les bouleversent générations'futures, la-tiame même de la structureculet ro.mpent hommes, L'lslam désire élitureile et sociarede ra cornmunauté. aussi abominabl6s' mineriusqu'àla racinedes crimes ont été 282. Toutescss limitationset ces restrictions la loi de i'lslam pour empêcherI'homme imposées;â; veut pas sur les drbits d'autrui.L'lslam ne d,empiéter au égocentrique point que l,hommedevienneégoiste9t ies droits d;autruiet violer tous d'attaquerimpudemment personmorauxpour obtenirla satisfaction pas res principes ne lui permet neltede son espritet de son corps. ll d'autrui,pour préserver non plus de piétineries intérêts règle la vie de La 8es droits porsonnels. loi de I'lslam puisse re bien-êtrede çhacunet de tous teile sorte iu" de le bien-être I'humanité être garanti,Mais pour obtenir négarastrictions quelques de et le progrès la civilisation, pas. Dansuns sociétéréellement tives seuresne sutfisent ne non ssulement les paisibleet prospèle, gens devraient mais fbs droits d'aulruini nuire à leur intérêts pas violer svec les autres les devraientcoop$rer positivement uns 160

et nouer des relatons mutuelles, des institutions sociales qui contribueraient au bien-être de tous et à l'établissement d'une société humaine idéale: Le Chari'ah nous a guidés à cet égard également. Nous nous proposons donc de donner ici un bref résumé des injonctions de la loi islamique, qui éclairent cet aspect de la vie et de la société. 283. La famille est le premier noyau de la vie humaine. C'est là que se forment d'abord les traits de caractère fondamenlaux de I'homme et par là, la famille est l'élément de base de toute civilisation. Par conséquent, considérons en premier les injonctions du Chari'ah concÊrnant la famille. une famille se compose du mari, de la femmË, et'de leurs enfants. Les injonctions de I'lslam à propos de fa famille sont très oxplicites. Elles assignent à I'homrna ta responsabilité de gagner la vie, de fournir ce qui est nécessaire à sa femme et à ses enfants et de les protégar de toutes les vicissitudes de la vie. A la femme elles assignent le devoir de diriger le ménage, d'élever et éduquer les enfants de son mieux, et de fournir à son mari et à ses enfants tout le confort et le bonheur possi-' bles. Le devoir des enfants est de respecter leurs parents, d e l e u r o b é i r , e t u n s f o i s q u ' i l s s o n t é l e v é s ,d e s ' o c c u p e r d'eux et de pourvoir à leurs besoins, Pour faire du ménage une institutionbien dirigée et disciplinée, l'lslam a pris les deux mesures suivantes. a ) L e m a r i a r e ç u l a p o s i t i o nd e c h e f d e f a m i l l e . A u c u n s i n s t i t u t i o n n e p e u t f o n c t i o n n e rh a r m o n i e u s e m e n s ' i l n ' y a t pas un chef à sa tête. On ne saurait concevoir une école s a n s d i r e c t e u ro u u n e v i l l e s a n s m a i r e . S ' i l n ' y a p e r s o n n e p o u r c o n t r ô l e r e t d i r i g e r u n e i n s t i t u t i o n ,i l n ' e n r é s u l t e r a que le chaos. Si chaque membre de la famille agit à sa g u i s e , c e s e r a l a c o n f u s i o n .S i l e m a r i v a d e s o n c ô t * , Ë t l a f e m m e d u s i e n , I ' a v e n i rd e s e n f a n t s s e r a g â t é . Q u e l q u ' u n doit être le chef de famille afin que la disciplinepuisse y ê t r e m a i n t e n u ee t q u e l a f a r n i l l ed e v i e n n e , u n e n s t i t u t i o n i idéale de la société.L'islam donne cette position au mari et fait ainsi de fa famille une cellule de base disciplinée r61

de la civilisation: un modèlepour la société en général. b) Le chef de famille a été on outre chargé.de cor' ll taines responsabilités. lui appartientde gagner la vie, et de s'occuperde toutesles tâches qui ont lieu hors de la maison. Cela libère la femme de toutes les actlvltés qui sont laisséesà la chargedu mari. Elle a extérieures été soulagée des devoirs extérieurs et employer toute voir se consacref pleinementaux devoirs Intérieurs et employertoute son énergieà s'occuperdu ménage€t de de ses enfants tesfutursgardiens la nation.Les femmcr à ont été exhortées resterdans leUrsmaisonset à s'acqultL'lslam qui ter des responsabilités leur ont été confiées. : ne veut pas les chargerdoublement à la fois des enfdtttg à et et bu ménage, du soin de gagnerla vie en travaillant L'lslam une iniustiCe, Cela serait,évidemment I'extérieur. fonctionnelle ontre unedistribution par conséquent effectue les sexest

' Après avoir rubi las conséquenccr amàrls dc. le rupprcrrlon de aettç répartition des fonctions, ccrtaina. pcns.ur3 occidcntaili commrncent I envisaoer le retour dcr femmer à leirrr foycrr. Volcl læ oplnionr dr dryr -ct lc Protcorui Cyrll :roltl. !-r person-nalrtés, le Doctcur Fulton .f. Shecn br Sheen écrit dana . Communiime of la conrcllncc de l'Ouolt s z L! fa mi lia;e cn Am ôr iquc cr t plur gr r yc qu' ll no I'r fr m dr d é so rd re d s l a vi e été dans notre higtoirc. La famillc trt lc baromàtrc dc le nrtlon. L'Ctlt otD se trouve le foyer moycn, c'sst l'état dc I'Amériquc ri b foyor tqoyan vit ds crédit, dépense i'argent 3an3 comptcr, a dcr dcttol, elon loÛ Etlb' U n i s se ro n t u n c'n a ti o n qui am onceller a' lcs dcttcr nationalæ lur q u'tu- fout de la catastrophe gônéraic. Si les époux moycnt nc ront per lIdÔlæ | lrurr væux conjugiux, itors lcs Etat-Uriir ne. r-æpcc!-c.rgn!per la Chertr dr -ni lag Quatre Libertés. Si cllc crt dâlibÉrômcnl privÔe dr -tout I'Attantiquô sentimarit d'humanité, afors la nation dévcloppcrr unc polltlqÛr Ôconomlquc qui aboutira à jctcr à la mer lc coton inutilc-ct_ lc ceÇ, fruttrrra fr nrturu du nom du mainticn dcs prix économlquer. Si lc mari et la ltmnrr vlvrnt è h a cu n p o u r so i a t n o n i' un pour l' luir c, l' ill nc r ôuuieænt pi r I v ol r .que leur' bonheur individuol dâpand d_c lcurl clfortr mutualt, -rlon noul d'uronsun pays où le capital et le traveil sa battront cOmmc merl lt bmmt, tous les Oàui rsndant tâ vic socialc rtérilc ct la paix âconomiggr lmpor' s i b l e . S i l o ma ri o u l a fem m c laisr e dr c sollicitationr cxtÔr icur atta dul r o t( ) n c o nj o i n t e t l 'é l o i g n cr d e lui, elor a nout eur on! unr netion où r ' lnfl l l Û on! d e s' p h i l o so p h i e J é tra ngàr es, tcl le com r nunilm.,- beleyen!- clttf l oy e- utÔ fondamentalô qui ôtait Connu. souE le nom dc patrlotlrmc. Sl ll marl rt lr famme vivent ch niant I'axistencc dc Dicu, alorr I'AmÔrlquoturr dll builtucrates prônant I'athôisme en tant quc politiqur natlcnalc, rÔpuiflentle DÔclrrrtion d'indépendancr ot rejctant lr fait quc tour nor droitr rt llbortôf nour v i Èn n e n t d d Oi cu . C'e st ie- foyer qui déter minc ls natlon. C! qul trr l v l deqr l a ta mi l l e a rri vcra p l u s tar d au- Congr às, à la M elr on Blr nchr ,,-l-t l .- l r Cour suprêmc. Chaqus payr â lc abnre dc gouvorncmtnt qu'll mfrltr. C o mme n o u t vi vo n r d a ns notr e m aison. aincl vlvr l la natlon ..

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284.. Le professeur cyrif Joad va jusqu'à dire ctairement r r Je crois gu6 le monde serait un endroit plus heureux si les femmes se contentaientde s'occupei de feurs foyers et de feurs enfants, même si cela devait entraîner un léger abaissement niveau do vie. D (Vadu riety, 1"r décembrel gS2.) 285. Mais cela ne veut pas.dire qus la femmo n'sst pas autoriséedu tout à sortir de sa maison. ll n'gn est rien. Elle est autorisée sortir quand cela est nécessaire. à La loi a précisé que fa maison était son domaine de travail particufieret a soufignéque fes femmesdevraient contribuer I'amélioration la vie à la maison.Et chaque à de fois qu'elles doivent sortir, efles peuvont le faire apias avoir observéquelquesformalitésnécessairss, expliquées plus foin. 286. !-e cercle de famiile s'élargit grâce aux naissances et aux mariages.Pour renforcerI'unité entre les membresde la familfe,pour reur conseru€r des relations mutuelleqétroites et saines, et pour faire de chaque membre une source de soutien,do force, et de contentementpour fesautres, loi de l'lslama formufé la certaines règles fondamentalesfondées sur la sagossoet f,expériencedu passé.Effespeuvent étie résuméos commesuit : a) Le mariageest interditentre les personnes gui ont entre elles par naissanceou par alfiance des liens de parentétrès étroits. Le mariageest interdit entre : mère et fils, père et fille, secondmari de la mère et belle-fifle, seconde épouse du père et beau-fils, frère et sæur, frère et sqrur de lait, oncle paternefou maternelet sa nièce, tante (sæur du père ou de la mère) et son nevou, bellemàre et son gendre,begu-pèreet sa bru. Cette défense renforce fes liens familiaux et rend les relationsentre ces parents absolumentpur€3; ils peuvont vivre alnsi ensemble gn bons termes, sans contrainte et avec uno affection gincàre. b) Lorsqu'il n'sxiste eucun des empâchements cités
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peut âtre plus haut pour degré de .parenlé,le mariage ; appar.entées contracté entre des membres de familles les rapporcheraencore davantage'Leg une telle relation associées mariagesentre deux tamùresqui sont ribrement et qui 1ar conséquentconnaissentleurs l'une à l'autre respectivcs, habitudes,leurs coutumeset leurs traditions Chari'aha le Par conséguent' heureux. généralement sont et préléré des non seulement permis mais encouragé - avec des à des famillesapparentées, celles relation, bien que celle-ci ne "r"" familles complètementétrangères, soientPas interdites' on trouve c) Dans un groupe de familles apparentées, des gens inégalement à la fois oes p"-uur"set des riches, la lamille d'un fortunés. S;lh le pnincipe islamique, respectde ces droits sur lui' Le friorité des homme, mêmefamille s'appelle "n devoirsenversles membresd'une sont exhortés Les musutmans techniqr"rnàniSila-i-rahim. manières possibles' respecterces liens à" toutes les à sa tamille' négliger Etre déloyal envers les membresde grand péché gue Dieu.désapprou.ve' reurs droits, est un dans des diflisi un parent devient pauvre ou se trouve et prospères ses parents plus riches cultés,il incombeà charitésune attende 'aider. Dans re Zakât et res autres pour les droits des parents a été recomtion spéciale mandée.

d)Les|oisconcernant|'héritageontétéformu|éesde par le défunt telle sorte dans l'lslamque les biens laissé concentréssur une seule personns'lls ne peuventêtre que chaque doivent être distribuésde manière à ce parentproche reçoivesa part. Le fils, la fille, la femme' plus le mari, le f rère, la sæur, sont les parents les proches et ils ont la priorité absolue dans I'héritage' prioritaires les s,il n,exitse aucun de ces parents plus proches biens sont répartis entre les parents les ' après la mOrtd'un hOmme'SAS Par conséquent, existant. bienssont distribuésparmi les siens et ce systèmeécarte de capitaliste la richesse. de toutepossibilité concentration l'fslamest d'une valeur unique,of d'autres cette tol de 164

nations s'en inspirent maintenant. Mais gar une triste ironie, les musulmans eux-mêmes ne sont pas pleinement conscients de ses potentialités révolutionnaires,et paî ignorance, certains ne la mettent pas en pratique. Dans certaines parties du sous-continent indo-pakistanais,les filles sont privées de leur part d'héritage; c'est une injustice évidente et une violation flagranie des instructions précises du Coran. 287. outre la familfe, r'homme a des rapports avec ses amis, ses voisins,fes habitantsde sa localité,de sa v i l l e o u d e s o n v i l l a g e ,e t a v e c t e s g e n s a v e c l e s q u e l s i l est en contact constant. L'lslam considère ces relations et exhorte le musulman à les traiter avec honnêteté, s i n c é r i t é ,j u s t i c e e t c o u r t o i s i e ; i l o r d o n n e a u x c r o y a n t s d'avoir égard âux sentiments des autres, d'éviter d'emp l o y e r u n l a n g a g e i n d é c e n t e t i n j u r i e u x ,d e s ' e n t r a i d e r ,d e v i s i t e r l e s m a l a d e s ,d e r é c o n f o r t e rl e s m a l h e u r e u x ,d ' a i d e r f e s n é c e s s i t e u xe t l e s i n f i r m e s ,d e c o m p a t i r a v g c c e u x q u i sont danE les difficultés, de s'occuper des veuves et des o r p h e l i n s , d e n o u r r i r f e s a f f a m é s ,d e v ê t i r c e u x q u i s o n t fius, et d'aider les chômeurs à trouver un emploi. L'tslam d i t ' q u e s i D i e u v o u s a d o t é d e r i c h e s s e se t d e b i e n s , v o u s ne devez pas les gaspiller dans le tuxe et les frivolités. l l a i n t e r d i t I ' u s a g e d e v a i s s e l l ed ' o r e t d ' a r g e n t , d e v ê t e m e n t s d e s o i e c o û t e u x ,i l d é s a p p r o u v ec e u x q u i d é p e n s e n t leur argent dans des entreprises aventureuses ou des luxes extravagants. Cette injonction du Chari'ah est fondée sur le principe qu'aucun homme ne devrait être a u t o r i s é à g a s p i f e r p o u r s a s a t i s f a c t i o n p e r s o n n e l l eu n e l richesse qui suffirait à faire vivre des milliers de ses s e m b l a b l e s .l l e s t c r u e l e t i n j u s t e g u e I ' a r g e n t q u i p o u r r a i t ê t r e u t i l i s é à n o u r r i r I ' i n n o m b r a b l ef o u l e d e s a t f a m é s s o i t englouti dans des décorations inutiles ou extravagantes, d e s o s t e n t a t i o n so u d e s f e u x d ' a r t i f i c e .L ' l s l a m n e v e u t p a s priver I'homme de ses richesses et de ses possessions. Ce que l'hommea gagné ou qu'il a héritéest son entière e t l i b r e p r o p r i é t é .L ' l s l a m r e c o n n a î ts o n d r o i t e t l u i p e r m e t d ' e n j o u i r e t d ' e n f a i r e l e m e i l f e u ru s a g e p o s s i b l e .l l s u g gère aussi que si vous êtes riche vous pouvez avoir de
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meilleurs vêtements, un logement et une vie plus Confortables. Mais l'lslam veut que dans toutes les activités de f'homme, on ne perde jamais de vue l'élément humain. Ce qu'if désapprouve totalement c'est t'égocentrisme prétentieux, qui néglige le bien-être des autres et donne naissance à un individualisrneexagéré. l! vout que la société hrrmaine tout entière prospère et non pas seulement'quel'esprit ques individus isolément, ll veut inculguer dans f conscience sociale et'leur suggérer de ses disciples une de mener une vie simple et frugale, d'éviter de se créer de faux besoins. Tout en satisfaisant leurs propres besoins, les croyants sont exhortés par l'lslam à touiours garder eR vue les besoins et tes exigences de leurs proches, de leurs parents et alliés, de leurs amis et associés, de leurs voisins et de leurs concitoyens(1). 2æ. Jusqu'à présent, nous avons examiné ia nature des relations de I'homme avec ses cercles les plus proches. Replaçons les choses dans une plus large perspective, et voyons quel Eenre de communauté l'lslam veut é t a b l i r . Q u i c o n q u e e m b r a s s e l ' l s l a r n n o n s e u l e m e n te n t r e au sein de fa religion, mais aussi devient Un membre de l a c o m m u n a u t éi s l a m i q u e .L e C h a r i ' a h a f o r m u l é p o u r c e t t e fraternité plus large certaines règles de conduite. Ces r è g l e s o b l i g e n t l e s m u s u l m a n s à s ' e n t r a i d e r ,à e n c o u r a ge; !e bien et proscrire le mal et à veiller à cB qu'aucun mat ne s'infiltre dans leur société. Voici quelques-unes d e s i n j o n c t i o n sd e l a l o i d e l ' l s l a m à c e t é g a r d : a) Pour préserver la vie morale de la nation, et sauvegarder la saine évolution de la société, la libre fréquent"tio, des deux sexes a été interdite. L'lslam elfectue une répartition fonctionnelle entre les sexes et leur assigne rnades sphères d'activité différentes. Les femmes d'une du nière générale, devraient se cgnsaerer aux devOirs dans leurs foyers, et les hommes devraient a$suménage la mer ies activités économiquesdans la société. olrtre q u e s t i o n d e s i n t e r d i c t i o n sd e m a r i a g e s e n t r e p a r e n t s t r o p
s a r r e s 0 é s h é r i r éo n t r s u r p " r t ' ï ' t i i , i b i .
réaliser.

-c; i ( 1 ) L e C o r a n d i t ' t O a n s l e u r r i c h e s s o ^ l e s n iÔtc e s s i t e u x ' . l e s m e n d i a n t Eà c i q u o t ' r r t a mc h c r c h c

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p r o c h e s ,i l e s t d e m a n d éa u x h o m m e s et aux femmesde ne pas se mêfer librement,et s'ils sont obligés d'avoir des contacts, efles doivbnt le faire avec le voite. Lorsque les femmes doivent sortir, elles devraientporter une toilette simple, et être convenabfement oirées.Efles v devraient aussi considérercomme'normal de couvrir feur visage e t l e u r s m a i n s . E i l e s n e p e u v e n ts e d é v o i f e r q u , e n cas de r é e l l e n é c e s s i t é ,e t l à a u s s i , e l l e s d e v r a i e n t r e m e t t r e feur voile lorsque cette nécessitéa disparu. En même temps, i l e s t r e c o m m a n d éa u x h o m m e s d e g a r d e r r e s y e u x baissés e t d e n e p a s r e g a r d e rr e s f e m m e s .S i q u e r q r ' r n p a r hasard porte les yeux sur une femffie, ir doit détourner son r e g a r d . E s s a y e rd e l e s r e g a r d e r e s t m a u v a i s , et tenrer de f a i r e l e u r c o n n a i s s a n c ee s t p i r e . c ' e s t l e d e v o i r à la fois des hommes et des femmes de veiiler sur reur morarité p e r s o n n elfe e t d e p u r g e r l e u r â m e d e t o u t e i m p u r e t é .L e m a r i a g ee s t l a s e u l e f o r m e c o n v e n a b l ed e r e l a t i o n s sexuelles, et personne ne devrait essayer de franchir cette limite,ou même de penserà aucune licencesexuelre; des idées aussi perverses ne devraient même jamais traverserla pensée et |imagination de t'homme. b) Dans le même but, le croyantest exhorté à porter des vêtements convenables; aucun homme ne devrait e x p o s e r s o n c o r p s d e s g e n o u x a u n o m b r i l ,e t u n e f e m m e ne devrait jamais exposer aucune partie de son corps, s a u f s o n v i s a g e e t s e s m a i n s à p e r s o n n eq u ' à s o n m a r i , même pas à ses plus proches parents.ceci s'appelle satr (couvrir) et couvrir ces parties de son corps est le d e v o i r r e l i g i e u xd e t o u t h o m m e e t d e t o u t e f e m m e . G r â c e à c e s d i r e c t i v e s , ' l s l a m v e u t c u l t i v e r e n s e s d i s c i p l e su n l s e n t i m e n tp r o f o n d d e m o d e s t i ee t d e c h a s t e t é ,e t s u p p r i m e r t o u t e s f o r m e s e t t o u t e s m a n i f e s t a t i o n sd ' i m p u d e u r et de corruption morale. c ) L ' l s l a m n ' a p p r o u v ep a s l e s d i s t r a c t i o n so u a m u s e m e n t s g u i t e n d e n t à s t i m u l e r l e s p a s s i o n s s e n s u e l l e se t v i c i e r l e s c a n o n s d e l a m o r a l e .D e t e l l e s d i s t r a c t i o n s o n t s u n e p u r e p e r t e d e t e m p s , d ' : r g e n t e t d ' é n e r g i e ,e t d é t r u i _ s e n t l a f i b r e m o r a l e d e l a s o c i é t é . L a d i s t r a c t i o ne n s o i e s t
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sans aucun douto une nécessité. Elle agit commo un aiguillon de I'activité et stimule la vie et I'espirt d'aventur€. Elfe est aussi importante dans la vie que I'eau et I'air ; tout particuliàrement apràs un travail pénible, oo a beeoin de repos et de distraction. Mais la détente doit raffralchir les et aviver I'esprit, et non pas le déprimer o-u dépraver absurdes où des milliers de passions. ueà distractions dépravantes de crime et d'imi"o, assistent à des scànes sont l,antithèse même d'une saine récréation. moralité leur Bien qu'elles soient satisfaisantes pour les P.qns'. désastrsux. effet sur I'espirt et la moralité des gens osl ns 8âuEnes gâchent leurs mæurs et leur moralité et islamiraient avoir de place dans la société et la culture ques. nation d) Pour préserver I'unité et la solidarité de la pour assurer le bien-être de la communaut6 islamique, et les croyants sont exhortés à éviter I'hostilité réciproque, lls les dissentions, et le sectarisme de toutes couleurs. régler leurs dittérents et disputes salon sont conviés à Et si les les principes posés par le Goran et la Sunnah' un parties en présence ne réussissent Bas à trouver lieu de se battre et de se quereller entre règlement, au au nom elies, elles devraient enterrer les différencas et Lui abandonnsr la décision. Dans les matières d,Allah qui touchent au bien4tre national, ils devraient s'entr'querelles aider, éviter de gaspiller leurs énergies dans des telles inimitiés sont urt€ disgrâce pour la comfutiles. De faiblesse munauté musulmane, une source potentielle de prix. nationale, et doivent être évitées à tout comme e) L'lslam considère le savoir et la science c o m m u n à t o u t e I ' h u r n a n i t é .L e s m u s u l m a n s o n t un bien pratoute liberté d'étudier la science et ses applications qui conc€rne t i q u e sd e n ' i m p o r t eq u e l l e s o u r c e .M a i s e n c e l e s g u e s t i o n sd e c u l t u r e e t d e c i v i l i s a t i o n ,i l l e u r e s t i n t e r ' dit d'imiter les modes de vie des autres peuples' La p h i k c s o p h i ed e I ' i m i t a t i o n s u g g è r e q u e c e l a v i e n t d ' u n t s e n t i m e n td ' i n f é r i o r i t éq u i p r o d u i r a i m m a n q u a b l e m e n u n e m e n t a l i t éd é f a i t i s t e .L e f a i t d e c o p i e r l a c u l t u r e d ' u n a u t r e 168

peupls peut avoir des conséquenogs désastrouses sur une nation ; il détruit sa vitalité intérieure, jette le trouble dans son esprit, affaiblit son sens critique, alimente un complexe d'infériorité et progressivement mais sûrement sape toutes les sources de sa culture et la détruit. C'est pourquoi le Saint prophète (la paix soit avec lui) a positivEment et fermement interdit aux musulmans d'adopter la cufture et le mode de vie des non-musulmans. La forcg d'une nation ne résldE pas dans son costume, son étiquette ou ses bsaux-arts ; sa puissance et son développement dépendent de s€s connaissances, de sa discipline, de son organisation, et d'une énergie orientée verg l'action. Si yous voulez apprendre quelque chose des eutres, prenez des leçons de leur volonté d'action et de discipline sociale, utilisez leur savoir et leurs performances techniques, mais gardez-vous de I'influence des arts gui finissent par aboutir à l'esclavage culturel et à I'infériorité nationale.

RAPPORTS AVEC LES NON.MUSULilANS 289. Nous en arrivons maintenant aux relations des musulmans avec les non-musulmans.Dans ces rapports, il est conseillé aux croyants de ne pas être intolérants ou étroits d'esprit, de ne pas insulter ou critiquer leurs chefs religieux ou leurs saints, de ne rien dire d'offensant pour leur religion, ds ne pas cFrercher inutilement des dissentions av€ç eu){. mais de vivre en paix et bonna arnitiÉ. $i les nûn*musulmans conservent une attitude paisible et conciliante envers les musulmans, ne violent pas leurs frontières ou leurs droits, les musulmans devraient de leur côté garder des relations amicales dt aimables avec eux et les traiter avec équité. C'est un des principes mêmes de notre religion que nous devons posséder une cornpréhensionhumaine et uns courtoisie plus grandes, et que nous devons nous comporter av6c noblesse et modestie.Les mauvaisesmanièrgs,I'oppression,I'agressivité et l'étroitesse d'esprit sont contraires à I'esprit rnême de ['lslam" Un rnusulmanest venu au monde pour 169

devenir un symbolevivant de bonté, de noblessoet d'humanité. ll devrait gagnor les ceurs des hommes par 3oî : caractèreet I'exemplequ'il donne. Alorg seulsmentll sere de un véritable ambassadeur l'lslam. IV. . LES DROITS DE TOUTES LES CRÉATURES 29t0. Nous en venons maintenantà la dernière cat$ gorie de droits. Dieu a donné à l'hommeI'autoritéeur ses innombrablescréaturesqui sont toutes destinéesà son usage.tl a été doté du pouvoir de les soumettreet de les utiliser selon ses besoinset les buts qu'il poursuit.Cette position supérieuredonne à I'homme une autorité sur elles et if fôuit du droit de s'en servir à sa convenance. Mais cela no veut pas dire que Dieu lui a donné une liberté totale. L'lslam dit que la création a certains droits sur I'homme.ll ne devrait pas la gaspiller dans des entreprisesstériles ni lui faire du tort ou du mal sans nécessitéabsolue.Lorsqu'ilutilise les créatures,il devrait teurs causer le moindre mal en employantles m6thodes et les'meilleures les moinsnuisibles. détaillées 291. La loi de l'lslamdonnedes injonctions à ce propos,.Par exemple, nous somm€s autOrisésà abattre tes animaux pour notre nourrituremais il nous pour nous distraireou est interdit de les tuer simplement pour I'amour sport,et de leur ôter la vie sansnécessitédu Pour les abattre,ls dhabhest la meilleureméthodepour obtenir de la viande des animaux.Les autres méthodes ou sont plus douloureuses, bien ellesgâchentla viandeet lui ôtent certainesde ses propriétésutiles. L'lslam évite ces deux écueilset propose une méthodequi est moins pour I'animal,et d'autre part conserveà la doulOureuse De même,tuer un animal viande toutes ses propriétés. et sn lentement lui causantune douleur prolongée des blessuresinutiles est considérécomme abominabjepar ou lt I'lslam. permetde tuer tes animauxdangereux yeniparce que moux ainsi que les bêtesde proie uniquement de t'lslamplace la vie humaineau-dessus la leur. Mais r70

là non plus il n'autorise pas à les tuer en ayant recours à das méthodes longues et douloureuses. æ2. En ce qui concerne les animaux de somme et les montures, l'lslam défend formellement à I'homme de les faisser affamés, de feur imposer un travail trop pénible et intolérabfe et de les battre crueflement. Attraper les oiseaux et les emprisonner dans des cages sans raison particulière est considéré comme abominable. Que dire des animaux : l'lslam clésapprouve jusqulà I'abattage inutile des arbres, L'homme peut utiliser leurs fruits et autres produits, mais il n'a pas le droit de les détruire. Les végétaux après tout ont une vie, mais'l'lslam n'autorise pas rnême le gaspiflage des objets inanimés : il désapprouve jusqu'au gaspiflage de l'eau. Son but est d'éviter la perte sous toutes ses formes et de recommander à I'homme de faire le meilleur usage possible de toutes les ressources vivantes ou inanimées.

LE CHARI'A}f : LA LOI UNIVERSELLE ET ÉTERNELLE 293. Dans les pages précédentes, nous avons donné un très bref aperçu de la loi de l'lslam la loi que le prophète Muhammad (la paix .soit avec lui) a donnée à I'homme pour tous les temps à venir. Cette loi ne fait aucune différence entre les hommes si ce n'est dans leur foi et leur religron. Les systèmes religieux et sociaux, les idéologies poliiiques et culturellesqui font des différences entre les hommes selon leur race ou leur nationalité ne oourront jamais prétendre à I'universalité pour la raison bien simple qu'on ne peut changer de race ou de nationalité, gue fe monde entier ne peut se concentrer pour devenir un seul pays, et que la couleur d'un Noir, d'un Jaune ou d'un Blanc ne peut pas se modifier, De telles idéologies et de tefs systèmessociaux sont voués à rester fimités à une race, un pays ou une communauté particulière, et ne prendront jamais une ampleur universelle. L ' l s l a m p a r c o n l r e , e s t u n e i d é o l o g i e u n i v e r s e l l e .T o u t e personne qui déclare croire en La ilâha illallâh Muham171

(il mad-ur-Rastlullâh n'y e pes d'autre Dieu que Dieu et Muhammadest Son prophète)entre au sein de l'lslam et fouit des mêmes prérogativesqu€ les autres musulmans. L'lslam ne lait aucune discriminationde race, de pays' de couleur Ou de langue.Son appel s'adressgà I'humanité toute entière et il n'adm€t aucune ségrégationmesquino. 29/,. Enfln, cette loi est également éternelle. Elle n'est pas fondée sur les coutumesou les traditionsd'un peupleen particulier€t n'est pas destinéeà une période ipécifique de t'histoirehumaine.Elle est fondée sur les prlncipesnaturelsmêmesselon lesquelsI'hommefut crééEt comme cEtte nature reste la mâme à travers les slècles la et en toutes circonstances, loi qui est fondée sur ses principes purs doit aussi être valable quelle quo soit et Et i'époqueou la circonstance. cette religion universelle éternellgc'ost L'lSl-AM.

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TABLE DES TATIERES Avant-Propos ........ Advertissementdel'auteur Préfacedel'éditeur ..., Préfacede l'éditeur- a la 2ème impression Chap I Lasignificationdel'lslam Naturede l'lslam Naturedu Kulr Bielrfaits l'lsfam de lf La fol et I'obéissance La foi : qu'estFce que cela signifie?. . . Connaissance Dieu de Foi dans I'inconnu ..P3 ...Ps ..PT . . . Pl3 ....P23 . . .P2! . P26 . . P30 P32 P41 . . P43 . . P45

fff L'apostaolat ...P47 Sa nature et sa nécessité P48 Bref historique . P55 L'apostolat Muhammad de . . P61 L'Arabie,abîmede tènèbres . Ptr f e s a u v e u r e sn é . . t ..P67 . . . P68 Un diamantdans un tas de Pierres. P69 Une rdvolutionse produit Pourquoitoute cettehostilaté? . . . P71 Un hommetransforméa quaranteans.Pourquoi? . P73 Son message universef . .P74 Sa contributiona la penséehumaine . P78 Le plus grand des révolutionnaires . . . P82 Le témoignage inal f . P85 la f inalitéde I'apostolat . P87 . fV Les articlesde la foi . Tawhîdou fa foi en un Dieu unique La significationde la kalima t l e s e f f e t s d u a w h i ds u r f a v i e d eI ' h o m m e. . . l a f o i e n l e sa n g e sd e D i e u L a f o i d a n s l e sfi v r e sd e D i e u P92 . . . P93 . Pg4 . .P103 . .P1û8 P 11 1

L a f o i d a n s l e s p r o p h à t e d e D i e u . . . . . o. . . . . . . o. . P 1 1 5 lamoil . . . . . . .Pl18 Lafoi en lavieultérieureaprès Pourquoi cette croyance estte lfe nécessaire? . . . . Pl 19 La vie après la mort : une apologie rationnefle : . . . P124 'adoration La prière et f L'espritdel'ibâdat. .... Salât ... b Jeùne Zakât Haji Défensede l'lslam(iihâd) V I Dîn et chari'ah Distinctionentre dîn et charî'ah SourcesduChari'ah.. Fiqh Tansawwuf v l l P r i n c i p e s u C h a r i ' a h. d Le Chari'ah: sa natureet son but . Droitsetdevoirs.. Les Droits de Dieu Les Droits Personnels Les DroitsD'Autrui Rappoftsavec les non{rl usulmans Les Droits de toutes les Créatures, L e C h a r i ' a h : L al o i U n i v e r s e l l e eE t e r n e l l e t . . . . . . . . . . . . . P130 ..,.P131 .P132 ....P136 .P137 .... . . P14O .P142 .P142 .P143 ...P145 .P147 . . .P147 .P152 . P153 . . P157 P159 . . Pl69 . . . P170 . . . P171

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