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/^(

STUDIA PATRISTICA
ÉTDDES D'ANCIENNE LITTÉRATURE CHRÉTIENNE
PUBLIEES PAR

L'Abbé P.

BATIFFOL

ANCIEN ELEVE DE L ECOLE DES HAUTES-ETUDES

LAURÉAT DE l'iNSTITUT

1^'

FASCICULE

PARIS

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
28,

RUE BONAPARTE, 28
1889

n
fEB 121936

LE LIVRE DE LA PRIÈRE D'ASENETU

A

M.

MONTAGUE RHODES JAMES,

M. A.

LES TEXTES

Le Spéculum
mier
fait

historiale de Vincent

de Beauvais a

le

prele

connaître en Occident un récit apocryphe sur
fils

mariage de Joseph,
tiphar,
la

de Jacob^ avec Aseneth,
et

fille

de Pu-

développement légendaire
(xli,

mystique du verset de

Genèse
fille

45)

:

«

Pharaon

lui

donna pour femme Ase» ^.

neth,

de Putiphar, prêtre de On
la traduction

Du texte

latin

donné

par Vincent de Beauvais on ne savait
très

rien, sinon qu'il était

évidemment

(souvent maladroite) d'un ori-

ginal grec, et que le récit lui-même avait une couleur antique incontestable. Tel quel,
il

fut traduit
le reste

en français au

commencement du
rial,

xiv^ siècle,

avec

du Miroir hystoen 1495, et
il

par Jean de Vignay, imprimé de

même

plus tard, extrait, abrégé et publié

séparément,

devint

VYstoire Asseneth qui figure dans les Nouvelles françaises

du

xiv"

siècle

de

la collection

Jannet

~.

Cependant on en
et

connaissait une
1.

traduction allemande
Spéculum
historiale,
I,

^,

même une

tra-

Vincent. Bellov.,

cap. 118-124.

2. L.

Moland

et C. d'Héricault,

Nouvelles fiançoises en j'vose du xtv^ siècle

(1858). p. 3 et suiv.

Das Testament der zvelf Patriarchen dev silnen Jacobs. Uss dem geund Augustini Lantzkroni 113 lar ait vertol" metscht. Item von Jose^ths verkauffung und icider erlœsung uss dem Kerc^
3.

truckten Menradi Moltheri

ker eyn liebliche Christenlichc histori, Bâle, 1539. Iléimprimé à Bâle en
1

2
(liiction

islandaise

^ toutes dépendant du

latin

de Vincent

de Beauvais. C'est ce

même

latin

que Fabricius réimprima
Tcst/nneiili

dans son Codex pspuihpirjraphus Vctcris
joig-nit,

dans

le

second volume du

même

recueil,

y un frag-

~.

Il

ment de
de
la

l'original grec, retrouvé
^.

dans un manuscrit mutilé

bibliothèque Bodleienne

C'était la

première
le

fois

que

l'original grec, à l'état

de fragment, voyait

jour.

L'attention a été rappelée depuis à plusieurs reprises sur

ce

document apocryphe,

et

de nouvelles découvertes ont

contribué à en mieux montrer l'antiquité et l'intérêt.

Vincent de Beauvais avait donné un texte latin écourté à
la fin,

abrégé un peu partout. Le texte
?sous en avons

utilisé

pour

le

Spc-

culion In^torinlc a

été retrouvé en manuscrit par M. Mon^.

tagne Rhodes James
portants, tous deux à
C/tristi 424,

deux manuscrits imle

Cambridge. Dans

premier. Corpus

qui est un recueil de miscellanées de diverses
et
xiii''

mains

(xv!*"

siècle), l'histoire

d'Aseneth appartient à

un cahier du

xm*^ siècle,

d'origine anglaise, et, selon toute

apparence, de l'école calligraphique de Saint-Alban. Dans
le

second^ Corpus CJiristi 288, lui aussi un recueil de diverses
(xni''

mains
toire

et xiv" siècle),

olim Nicolai de Sandwich,
fin

l'his-

d'Aseneth

est d'une main anglaise de la
xiv<^ ^.

du

xiii''

siè-

cle

ou du commencement du

Qui

est l'auteur

de cette

1850. Le ms. Harléian. 1252 (fol. 138-lGO), au Muséum, en contient une copie manuscrite du xvi' siècle. 1. British Muséum, Add. IIOÛS (inédite). Ge ms. porte la date de 1745. 2. A. Fabricius, Codex ^^^eudepigraphiis V. T. (1723), I, 774 et suiv.
1509, à Cassel en
3.
4.
1.i.,

British

ibid.,

II,

85 et suiv.

M. Montagne Rhodes James préparait une édition critique du livre d'Aseneth quand il apprit que la mienne était à l'impression il m'écrivit immédiatement
:

pour

me

dii'e qu'il

mettait à

ma

disposition les matériaux qu'il avait réunis et dont

on verra combien j'ai profité. En retour je l'ai prié d'agréer la dédicace de mon travail afin que son nom restât au moins ainsi attaché à un livre qui lui devait tant. Je saisis cette occasion de remercier aussi M. Neubauer, d'Oxford, et M. Guidi, de Rome, des précieuses indications qu'ils m'ont fournies pour tout ce qui touchait à
la littérature orientale
.").

Cf.

de mon sujet. Nasmith, Catal. libr. mss. Colleg. Corporis Christi,

p.

323 et 397, Je dois
:288.

â M. Montagne Rhodes James une copie du n" 424 et la collation du n«

—3—
version latine?
qui,
Il

est naturel

de penser à Robert Grosseteste,
latin le

en 1242, traduisait du grec en
et

Testament des

XII Patriarches,

d'autant mieux que plusieurs passages

de son Chasteau d'Amour pourraient passer pour inspirés

de l'histoire d'Aseneth. La

latinité

de la version des XII Pa-

triarches et la latinité de la version d'Aseneth ont une remar-

quable

affinité, et les

mêmes mots

grecs sont traduits par les

mêmes mots

latins

dans l'une et dans l'autre ^ On doit

hésiter à attribuer à l'illustre évêque de Lincoln la traduction d'Aseneth, surtout étant

donné
sortie

qu'elle n'a pas

eu

la

fortune littéraire de la traduction des XII Patriarches, mais

on peut

la considérer

comme

du même

milieu,
et

comme

une œuvre de
Datchet
~.

l'école

de Robert Grosseteste

de Jean de

Basingstokes, probablement l'œuvre propre de Xicolas de

Je signalerai en

second lieu une version

arménienne

ancienne publiée en 1885 par les Bénédictins Mekhitaristes
de
Venise
^.

Signalée en 1805 par Zohrab, en 1851 par

Curzon,

comme

d'un apocryphe inconnu aux bibles occiden-

tales, elle

a été étudiée et en partie traduite en français par

M. Carrière, en 1886. Celui-ci pense qu'à en juger par la
langue,
« elle

est assez ancienne, sans

appartenir cependant

du fonds Cotton (British Muséum), qui est le Pentateuque, copie exécutée au xii' siècle et ornée de nombreuses peintures, une main du xiii- siècle a écrit sur les peintures les noms des personnages (en latin)
le
F'

L Dans

ms. Claudius B. i

une copie

fort intéressante

de la paraphrase anglo-saxonne d'Aelfric sur

et quelques exergues explicatifs. Fol. 61', la peinture représente Joseph et une jeune femme agenouillés devant Pharaon, derrière eux on voit une maison et un char, c'est Tillustration du texte de la Genèse. Mais la main du xiii<' siècle glose

ainsi sur cette illustration

:

«

De ioseph

et

annis vite eius.

Joseph dyx egipti
et

per annos octoginta. aséneth decem et octo annorum

magna

speciosa et

pulchra valde super omnes virgines terre, sed erat per omnia similis filiabus hebreorum. erat magna ut sara speciosa ut reb(e)cca formosa ut rachel. » Cette
citation n'est pas
latine, qu'elle

empruntée à Vincent de Beauvais, mais bien à notre version abrège cependant. Ajoutez que cette écriture du xni' siècle est, elle
calligraphique

aussi, de l'école

de Saint- Alban. [Note de M. Montague Rhodes
et 1252.

James.]
2. Cf. 8.

Math. Paris., Historia Anylorwn, ad. ann. 1242
x>ol>jhistove,
t.

Revue

xun

(1885), p. 200-20G,

t.

xnv

(1886), p. 25-34.

_4—
;l

la

période classique de la littérature arménienne
xi''

»

^ En

toute hypothèse, elle est antérieure au

siècle.

Dans sa

Chronique, en

effet,

vank mentionne
pris

la

composée vers 1297, M'Khithar d'Aïriréforme du calendrier faite en 1085 par
et transcrit

Jean Diacre d'Haghbat,

un canon des

livres

com:

dans

la

recension de la Bible faite par Jean Diacre
le

or

dans ce canon figure, entre
et le

Testament des XII Patriarches
ici

Livre de Tobie, notre histoire d'Aseneth^ intitulée

La Prière d'Aseneth -. Quant au texte lui-même publié par M. Carrière, c'est, dit-il, « une version faite sur le grec, ...
exacte, assez littérale et permettant de corriger en plusieurs

endroits

le

fragment grec [publié par Fab ricins]... Le texte

est complet, sauf
soit

un passage qui semble avoir

été mutilé,

intentionnellement, soit à la suite d'un accident arrivé

à un manuscrit.

On peut

y signaler quelques omissions, mais

de peu d'importance,
de
la
Il

et qui

proviennent vraisemblablement
» 3.

négligence des copistes

a dû exister une version éthiopienne
^

qui suppose

une version arabe

de

la Prière

d'Aseneth, mais je ne

sache pas qu'elle se soit conservée. Elle est mentionnée dans

un catalogue éthiopien des
manuscrit éthiopien du
xv'^

livres canoniques, à la
siècle.
^

fm d'un

Plus importante de beaucoup

est

la

version

syriaque.

Ebedjesu, dans son célèbre catalogue, rédigé, assure-t-on,
en 1298, énumère un Livre d'Asiath,
juste, fils

femme de
Le

Joseph

le

de Jacob, qui est

le

nôtre

''.

texte lui-même, a

1.

A.

Carrière,

Une version arménienne de
p.

l'histoire d'Asseneth,
s2}éciale des

Kouveaiix mélanges orientaux jnibliés par l'Ecole
taies vivantes
{\2>^G,),

dans le3 langues orien^

471

et suiv.

2. Id,, ibid., p. 479. 3. Id., ibid., p. 487.
4. Cf.

Ilistoria

Josephi

translata

de

arabico
4739,
fol.

in

Alfonsum Bonihominis {Vindobonen.
de 1459-60.
5. liritish
.Je

234-250).

latinum per fratrem Ce ms. est daté
fol.

ne connais

cette pièce
(n-»

que de
v
p. 7. Cf.

titre.

Muséum, Add. 1G188
t.

du catalogue de M. A.Dillmann),
855.

142.

G.

Assemani, Bibliotli. orient., m,

Wrigt, Sijriac literature {Ency-

clopaedia britannica, 1887,

xxii), p.

I

—5—
été signalé
vi^-vu^

par M. Wrigt dans un manuscrit syriaque du
{Add. 17202), publié par M. Land à Leyde

siècle

en 1870,

et traduit

du syriaque en
Il fait

latin

par M. Oppenheim

à Berlin en 1886 ^

partie d'une grosse compilation

intitulée Historia Miscellanea et

mise sous

le

nom

de Za-

charie le Rhéteur ou

le

Scholastique, évèque de Mitylène,

dans

l'île

de Lesbos, un auteur grec. Mais en réalité l'œuvre

propre de Zacharie, son Historia Ecclesiastica, achevée vers
518, n'est qu'une partie de V Historia Miscellanea, compilée,
elle,

par un traducteur anonyme qui
-.

travaillait

au moins

cinquante ans plus tard, après 569

Le compilateur a fondu
d'autres
pièces,

ensemble

avec

Y Histoire de Zacharie,

comme
Joseph

les

actes

du pape
d'Asiath.

Silvestre

du pseudo-Eusèbe,
et

la légende des
le

sept dormants d'Ephèse,
L'histoire

V Histoire de
est

juste et

d'Aseneth
:

une

pièce que notre
tait

anonyme

n'a pas eu à traduire

elle exis-

en

effet

en syriaque, publiée à part avec une courte

préface, préface que Y Historia Miscellanea d^m^évée, avec le
reste.

Dans
:

cette préface,
dit-il,

un anonyme

écrit

à un certain
la

Moïse

il

a,

trouvé à Berroea,

en Syrie, dans
petit livre

bibliothèque de
fort

la

maison épiscopale, un

grec
récit,

ancien, intitulé de Asiatli, et qui contient
et

un

(îa-copiav)
il

une allégorie

(Oswpîav)

;

il

a compris le récit, mais

a de la peine à entendre l'allégorie, d'autant plus que le
lui est
il

grec

peu familier
adresse donc
le lui

et
le

que

cette littérature

est très

sublime;

petit livre

à Moïse, afin que

Moïse daigne

mettre en syriaque. Moïse répond par
et sententieuse,
^.

une lettre-préface, longue
la version

il

lui

présente

syriaque

demandée

Or,

il

se

trouve que ce

Moïse

est

connu

d'ailleurs, c'est

un de ces traducteurs du

1.

syriaca,

Wright, Catalogue of syriac mss. in the B. M., p, 1047. Land, Anecdota t. III (1870), p. 15-46. G. Oppenheim, Fabxda Josephi et Asenethae e
lit., p.

îibro syriaco latine versa (1886).
2.
3.

Wright, Syriac
Land, op.

835.

cit., p. 15.


grec en syriaque,


tant eu,
les

Moïse d'Aggel,

le

comme l'église syrienne en a même qui traduisit en syriaque
o.'iO

Gla-

j)hyra de saint Cyrille d'Alexandrie à la requête d'un

moine

nommé
du
livre

l'aplinuce. entre

et

u70 ^ La version syriaque
vi^ siècle.

d'Asenelh remonte ainsi au milieu du

L'original, auquel ces diverses publications donnaient une

valeur nouvelle, j'en

ai

retrouvé

le texte

intégral dans des

Le fragment publié par Fabricius appartenait à un manuscrit récent (fin du xv'^ sièrecueils liagiologiques byzantins.
cle)

de miscellanées,

le

Ihwoccian. 148

:

le texte

mutilé de
et

la Prière

d'AsouHli y figurait, parmi des homélies
la suite

des

martyria divers, à

du panégyrique du patriarche

Joseph par S. Ephrem. immédiatement avant une homélie
de S. Jean Chrysostome sur l'évangile du pharisien et du publicain -. Le texte complet m'est fourni par quatre manuscrits.
folio,

Le premier, du xi^ siècle

Vatican,
:

fjr.

803, est

un passionnaire,

inet

à la suite des actes des SS.

Côme

Damien, Akindunos, Galaction, etc., toutes légendes du ménologe de novembre et de décembre, on rencontre, fixée
au
de

même

jour que S. Eustratios (13 décembre), la

\3(c;

-/.at

È:;;j.cA:-;r,7'.;

d'Aseneth

(fol.

134-147'), suivie

du livre de Daniel,
etc.

ràf)Ar,7'.;

des trois enfants dans la fournaise,
Palatin,
rjr.

Le second
petit

manuscrit.
folio,
il

17, est

un passionnaire,

in.

de

la fin

du

x« siècle

ou du commencement du
celle

xi^ ^

contient la vie de S. Grégoire d'Agrigente, la vie de S.
le

Grégoire

Thaumaturge,
et

de

S.

Aréthas,
et,

etc.,

toutes

légendes de novemlîre
fixée à

de décembre,
la ^(o;

sans qu'elle soit

aucune date déterminée,

/.at

£^oiJ.2/.éY-/;st;

d'Ase-

neth

(fol.

118'-i34}; à la suite, la vie de

S. Philarète, etc.

Le troisième manuscrit. Palatin,

gr. 3G4, est

un recueil de

miscellanées, de différentes mains, in-octavo,

du

xv""

siècle ^;

1.

2.
3.

4.

Wright, Syriac. lit., p. 836. H. Coxe, Catalogi codd. mss. biblioth, bodl., H.Stevenson, Codd. mss. palatini gv., p. 9. Id., ibid., p. 222 et suiv.

I,

25S.


la
pj(oç -/at

7


(fol. 20:î-310').

i^o[j.oUrriOiqY

forme un cahier distinct

Le quatrième manuscrit, Jk/roccùm. U7, est un passionnaire, à la suite de diverses homélies petit in-folio, du xv^ siècle immédiatement et du panégyrique de Joseph par S. Ephrem,
:

avant

le

martyrium de

S. Georges, ligure l'histoire d'Aser^ç cixoooaiaç 'Iwcy]?'ou r.a.xm\o\j
(fol.

neth, sous le titre de

ITspl

138'-158') K C'est à ces quatre manuscrits, les trois premiers

coUationnés par moi,

quatrième par M. Montagne Rhodes James, que nous demanderons le texte original de la Prière
le

d'Aseneth

^.

II

LES SOURCES

de notre Prière, une distinction saute aux yeux, lorsqu'il parlait celle qu'indiquait l'ami de Moïse d'Aggel l'ald'une îcTopia et d'une ôswpîa, la distinction du récit et de pour légorie. Et ces deux éléments y sont assez indépendants intrusion une que l'on puisse concevoir que le second est

A

la lecture

dans

le

premier. Supposons donc le problème résolu et qu'il

étudions le récit romanesque séparément du développement mystique qui, par hypothèse, s'y serait après

en est

ainsi, et

coup introduit.
Aseneth
est fille

est jeune, vierge et

de Putiphar, prêtre d'Héliopolis. Elle belle, belle, non de la beauté des filles

d'Egypte, mais belle

comme

Sara,

comme

Rebecca,

comme

Rachel. Elle habite un château magnifique, où

elle est ser-

H. Coxe, op. cit., p. 253. bibliothèques de la M. Spiridion Lambros, Catalogue des mss. grecs des exemplaire de la Sainte Montagne, p. 95, signale dans un nis. du xv" siècle un siècle (fol 177-186), Prière d Aseneth. Le ms. de la Bodleienne, Roe 5, du xvii'' illustré de dessins renferme un abrégé en grec moderne de la Prière d'Aseneth, catalogue. à la plume dans le goût néo-grec. Cet abrégé n'est pas mentionné au James.] PJiodes Montagne [Note de M.
1.

2.

.

-^ 8
vie
est


ruis-

par dos

vierg'cs.
et

Au

milieu do cette demeure virginale

un jardin

une sonrce d'eau vive d'où sort un
:

seau qui l)aigne tous los arbres du jardin

autant de rémi-

nisconcos bibliques ^ Aseneth a été élevée dans la religion

des diciiv de l'Egypte,

elle

a leurs statuettes d'or ot d'argent
sa

dans

la

première

salle

de

demeure

et leurs

noms

g-ravés

sur los pierres de son collier. Et lorsque son père lui offre

d'épouser Josopb,

le

ministre tout

puissant de

Pharaon,
fils

Aseneth refuse

:

comment

pourrait-elle épouser le

d'un

berger de Ghanaan -? Mais voici que Joseph arrive

dans

toute la gloire de son rang et de sa belle jeunesse, éblouis-

sant

comme
^.

le

soleil

à la

face de

qui on ne saurait se

cacher
ce
fils

Elle se trouble et regrette dès lors d'avoir dédaigné
l'a

de Ghanaan, tandis que Joseph, qui

vue, ordonne

qu'elle se retire loin
ainsi la n'est

de

lui, car
'*.

Dieu veut que l'on écarte
:

femme étrangère Putiphar intervient Aseneth point une femme étrangère, lui dit-il, elle est ta sœur.
:

Paroles mystérieuses qui font dire à Joseph
ainsi,

S'il

en est

je l'aimerai

comme ma
la bénit
la

sœur. Aseneth s'approche
bénédiction qu'adressaient
'.

donc de Joseph, qui
les

de

la

moissonneurs à lluth

Moabite

Les noces se feront
les

dans huit jours. Aseneth passe dans
d'attente, mais
il

larmes ces jours

lui suffira

de laver son visage dans l'eau
ses

vive du jardin,
l'étoile

pour que

yeux prennent

l'éclat

de

du matin,

ses joues celui des fleurs des

champs du
le
fait

Très-Haut,

et sa tête l'aspect

de

la

vigne qui croit dans

Paradis. Gependant Joseph revient après avoir

agréer

son mariage à Pharaon

:

il

devient l'époux dAseneth, et

bientôt le père d'Ephraïm et de Manassé.

Le temps marche,

les

sept années d'abondance passent,

1

Gen.,

II,

10, Jerera.,

ii,

13, xxii, 8. Ps.,

i,

3.

2.

Gen.. xlvi, 34.
Gen., XXIV, 3; xxvm,
Prov,,
16 et suiv.

3. Ps., csxsvui, 7 et suiv.
4. G,
II,

5.

Uuth,

II, 4,


et la
fils.

9


ses

disette vient,

qui

amène Jacob en Egypte avec

Asenetlî est présentée par Joseph

à Jacob. Israël est

un

vieillard d'une

beauté plus saisissante que ne serait celle
:

d'un jeune

homme
lutté
le

avec

sa barbe

blanche

comme

la lui

neige et ses cheveux touffus

comme
^.

l'avoine, c'est bien

à Joseph?
et
il

l'homme qui a Que
la

avec Dieu

Est-ce là ta
la bénisse!

femme,
Et
il

dit-il

Dieu Très-Haut

la

bénit

baise. Ainsi

est accueilli le guerrier

échappé aux
de

périls

du combat
et

lorsqu'il rentre

dans sa maison!
et les fils et

Joseph
Lia
les

Aseneth prennent congé de Jacob
fils

reconduisent, mais non les

de Balla

de Zel-

pha
neth.

(esclaves de Jacob), qui

leur portent dès lors haine

et envie.
Il

Puis voici que

le fils

de Pharaon s'éprend d'iVse-

veut la ravir à Joseph et essaye de gagner à son

dessein

Siméon

et

Lévi. Ceux-ci refusent avec indignation,

mais
(les

il

n'en va pas de

même

des

fils

de Balla

et

de Zelpha

quatre frères Gad, Aser,
fils

Dan

et

Nephtali). Ils se lais-

sent confier par le

de Pharaon deux mille

hommes
lui-

d'armes, et

ils

vont attendre Aseneth au passage d'un ravin,
le fils

en embuscade, pendant que

de Pharaon marche

même
par
les

à la rencontre d'Aseneth. Mais celle-ci est escortée
fils

de Lia,

et

Benjamin

est

avec eux. Benjamin un
adolescent)
-.

enfant pieux et beau

(comme David
rencontrent
et

C'est lui

qui prend des pierres dans le torrent, et qui, au
les

moment où

deux escortes
au front
en

se

en viennent aux mains,
le

vise droit
et
fait

le fils

de Pharaon,

blesse mortellement,

autant des cinquante
fils

hommes

de sa troupe, pen-

dant que les

de Lia (Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issa-

char, Zabulon) taillent en pièces les deux mille

hommes que
ils

commandent
de Balla
et

les enfants

de Balla

et

de Zelpha. Les enfants
se pros-

de Zelpha ont reconnu leur crime,

ternent aux pieds d'Aseneth et la supplient d'implorer leur

1.

2.

I

Gen. XXXII, 29. Sam., xviî, 40et4f>.


gi'Ace (les enranls

Kl


s'y

de Lia vainqueuis. Aseneth
le

emploie.

Qu'on ne leur rende point
qu'on épargne
lils

mal pour

le

mal, dira-t-elle, et

le

sang

d'Israël. Ainsi est-il fait.

Cependant

le

de Pharaon est mort. Pharaon meurt de chagrin et Jo-

seph règne en sa place avec Aseneth.
Telle est la trame

du roman.
ne vois pas trace d'influences chré-

Dans ce
Zr-lpha et

récit,

je

tiennes caractérisées.

La

rivalité

des enfants de Balla

et

de

des enfants de Lia et de Racliel y constitue un hors-d'œuvre, mais c'est un liors-d'œuvrc d'une couleur
indécise peut-être, mais juive. Sans doute, nous voyons à
la
fin

Lévi relevant
sur son
l'on

et

pansant

le le

fils

de Pharaon blessé,
père,
la

le

plaçant

cheval et
voir

ramenant à son

épisode

pourrait

une réminiscence de

parabole du bon

Samaritain; du
est

même
lit

Lévi cependant
qu'il

on nous

dit

qu'il

préféré

d'Aseneth parce
les

est

religieux, qu'il prédit l'avenir, qu'il

caractères qui

sont écrits dans les
et le caractère

cieux

:

or c'est précisément le rôle

que

lui

prête le Testament des XII Patriar-

ches. Et le
rivalité

thème

même

de tout

le

morceau, à savoir

la

des deux frères entre eux, est une donnée extra-

biblique, car la

Genèse ne suppose

ni

différence, ni ani-

mosilé entre les enfants des deux femmes de Jacob et les
enfants de ses deux esclaves; c'est une donnée extra-biblique
et

non chrétienne à rattacher à
et

cette généalogie
le

de Balla

et

et

de Zelpha que nous rencontrons dans

Testament des
est
la

XII Patriarches

dans

le

Targum du Pseudo Jonathan ^
l'idée maîtresse

Quant au roman lui-même, dont

défense faite par la Loi d'épouser une femme étrangère, il est de pure inspiration agadique. Nous sommes en présence
d'une légende agadique.

Seulement dans
dire

l'état

elle

nous

est

parvenue, c'est-à-

c'est l'hypothèse

où nous nous sommes placé

1.

Testam.

XII

Patr.

(éd. Sinker), p.

138 et suiv,, 174 et 53.


clans le

il


qu'elle a subi,
la

travail d'adaptation chrétienne

légende

agadique

primitive

a souffert

des

mutilations.

Ainsi Josepli à qui l'on propose pour
tre

femme

la fille

du prê-

de On, la refuse,
:

et

il

devait la refuser. C'était le précepte

de Jacob

éloignez-vous de toute
elle est

femme

étrangère, parce

que tout commerce avec
probrium
est

ruine et perdition K

Op

nobis et opprobrium Israël qui dant sive ac~

imnunditia
ab

cipkmt a fdiabus gentium, propter quod abominatio est et in omni Israël. Et non mundabitur Israël
abominatione
ista,
si

fuerit

il

H

millier
~.

a

ffentibus.

Ainsi s'exprime à son tour la Petite Genèse

Or, voici que

Putiphar répond à Joseph

:

Aseneth

n'est point

une étran:

gère, car elle est vierge. Et Joseph de répondre
vierge, elle est
et

si elle

est

ma

sœur. Cette raison donnée par Putiphar

acceptée ainsi par Joseph, et qui consiste à dire que la

vertu établit entre les âmes un lien aussi réel que celui

du

sang*, cette raison est

une raison mystique, chrétienne

(et

nous dirons de quelle époque), substituée dans
d'adaptation de la légende

le travail

agadique primitive à une rai-

son qui ne pouvait être

telle.

Comment donc Joseph

a-t-il

pu

être convaincu par Putiphar qu'Aseneth n'était point

une

de ces femmes étrangères condamnées par la Loi,
pouvait l'épouser sans encourir
purifie?
» «

et qu'il

l'opprobre dont rien ne
le dire.

La

littérature

agadique va nous

Le mariage du juste Joseph avec une femme
fille

étrangère, la
tait diffi-

d'un prêtre de On,

était

pour l'exégèse juive un

cile

à mettre d'accord avec la Loi.

On

eut recours, pour

l'expliquer,
la

aune

fiction

ingénieuse et poétique, qui rappelle
la

légende d'Ion,

et

que nous pourrions appeler

Légende

de Dina

et d' Aseneth.

Le Targum du pseudo-Jonathan

compilation qui dans son ensemble n'est pas antérieure au
vu' siècle, mais qui puise souvent à des sources plus an-

1.

Gen.

XXIV, 3. xxviii, 6.
13, (éd.

2.

Livre des Jubilés, xxx,

Rœnscii. p.

54).


oiennes

12


4-')

glose ainsi

le

verset xLi,

de

la

Genèse

:

«

Pha-

raon appela Joseph
et
il

L'homme

qui explique ce qui est caché,
avait eue

lui

donna pour femme Aseneth, que Dina
et

de Sichem,
élevée
»
^.

que l'épouse de Putiphar prince de Tanis avait
se rappelle, en effet, le récit biblique
:

On

Dina

séduite par Sicliem,

Siméon

et

Lévi ne pouvant supporter

que Jacob eut consenti au mariage de Dina avec son ravisseur, massacrant les Sichimites et
Israël. C'est tout ce
dit

ramenant leur sœur en
la
:

que rapporte

Genèse, qui ne nous

pas que Dina

ait

jamais été mère
et cette fille est
le

mais

les

rabbins lui

ont donné une

fille,

Aseneth. Voici com-

ment

le

Midrash de R. Eliezer

Grand

compilation peu

antérieure à 781 et qui s'inspire de Midrashim plus anciens

— développe ce que
nait à rappeler
qu'il possédait
:

le

ïargum du pseudo-Jonathan
fut

se bor-

«

Jacob, alors qu'il était fixé dans la terre

au pays de Chanaan,
est cette

mordu par une coufils

leuvre. Quelle

couleuvre? C'est Sichem
la fille

de

Hémor. En
des
filles,

effet,

comme

de Jacob demeurait dans sa
Sicliem?
Il

tente et n'en sortait point, que

fit

mena

vers elle

des

filles

qui dansaient avec des tambourins. Dina
les filles.

sortit

pour voir danser

Et Sicbem l'enleva,

et
fils

Dina
d'Is-

conçut, et elle donna le jour à une enfant. Alors les
raël parlèrent
rait dire

de tuer l'enfant, car à cause
la terre

d'elle

on pourde Jacob
Il prit

désormais à toute

que

les tentes
fit

étaient des

demeures de prostituées. Que
dessus
il

Jacob?

une lame,
au cou de
était

et

écrivit le
il

nom du Dieu saint.
:

11 l'attacha

l'enfant, et

lui dit

Fuis. Elle partit. Mais tout
ciel, et il

prévu de Dieu,

et l'ang-e la

Michel descendit du

la conduisit

en Eg-ypte, dans

maison de Putiphar, parceque

Aseneth devait être l'épouse de Joseph. La femme de Putiphar, qui était
stérile,

la nourrit

comme

sa propre enfant.

1. Targnm, Gen, xli, 43 {Biblia jwhjgl, de Walton, t. IV) « Et vocavit Pharao nomen Josephi, Virum secretorum raanifestatorem et dédit illi Asnath, quam peperit Dina ipsi Sichem et educaverat uxor Potiphera principis Taneos,
: : ,

in

uxorem. »


et

13


il
:

quand Joseph

vint en

Egypte,

prit
«

Aseneth pour femme,
lui

ainsi qu'il est dit

par l'Ecriture
fille

Pharaon

donna pour
*

femme Aseneth,

de Putiphar, prêtre de On
:

»,

Voilà la raison qui a déterminé Joseph

Aseneth

est bien

réellement de sa tribu, elle est sa sœur (nièce), non point
d'une façon mystique, mais par
le fait qu'elle est fdle

de Dina.

Putiphar n'a pas pu donner

et

Joseph n'a pas pu accepter

d'autre explication. Si donc nous voulons tenir à la logique

de notre
sance
et

récit juif,

il

faut substituer la lég^ende de la naistelle que nous l'ont condu haut moyen âge, aux idées
il

de l'éducation d'Aseneth,

servée les traditions juives

chrétiennes que notre texte prête à ses personnages juifs;
faut

supposer une reconnaissance d'Aseneth par Joseph
de l'histoire biblique de Joseph retrouvant ses
y a une autre reconnaissance que nous impose

(imitation
frères).

J'ajoute
le

:

il

logique de notre récit, une reconnaissance qui a disparu

avec la première, la reconnaissance d'Aseneth par Jacob
(nouvelle imitation de l'histoire biblique de Joseph).
primitif a

Le

récit

être ici maladroitement mutilé

:

on y retrouve

1.

Pirque Rabbi Eliesev, chap.
[Amos, V,
19]
:

xxxviii (ap.
si

Oppenheim,

p. 2)

:

« In Bibliis

scriptuin est

Quomodo

fugiat vir a facie leonis, et occurrat ei

ursus, et ingrediatur

domum,

et inuitatur

eum

coluber.

Jacobum, cum

manu sua super parietem, et mordeat domum suam m.agro possessionis suae, quae in

terra Canaan erat venisset, coluber raomordit. Quis fuit hic serpens? Hic fuit Sichem filius Hemor. Cura enim filia Jacobi in tabernaculis manere neque foras exire soleret, quid fecit Sichem ? Puellas ludentes foras ad eam duxit quae tympanizabant. Egressa est autem Dina ut filias ludentes videret. Eam rapuit et cura ea dormivit ita ut gravida facta Aseneth pareret. Et filii Israël se eam interfecturos esse locuti sunt, quod nunc tota terra domum stupri in tabernaculis Ja-

cob esse diceret.

Quid

fecit

Jacob?

Sancti et de ejus collo suspendit et

ram Domino

destinata erant, et

Laminam cepit et in ea inscripsit nomen eam dimisit. Quae profecta est, et omnia coMichael angélus descendit et eam in Aegyptura

domum
in

Putipharis detulit, quod Aseneth Josepho uxor destinata erat. Putipharis

autem uxor, cum sterihs esset, illam aluit tamquara filiam, et Joseph postea eam « Deditque illi uxomatrimonium duxit, id quod dictum est [Gen. XLI, 45] rem Aseneth filiam Putipharis sacerdotis Heliopoleos. » M. Oppenheim ajoute que
:

la
le

même légende se retrouve dans le Midrash Jaîqut, Gen., g 134. Il cite aussi Masechet Sophcrim (chap. XXI, hal. IX), mais ce chapitre en est une addition postérieure et ne figure pas dans les mss.


les
«

14


un
développement disparu.
il

points

d'attache
le

de

tout

Bénie soit-elle par
il

Très-Haut, s'écria Jacob, et
est

l'appela,

et

la bénit et

il

la baisa. Ainsi

accimlii

le

guerrier

échoppé aux périls du combat
son,
»

lorsqu'il rentre

dans sa mai-

— phrase
ne
à

exquise, que nos copistes grecs ont assez
la

peu comprise pour avoir trouvé bon de
Mais
s'ils

supprimer.

l'ont

pas comprise,

c'est

qu'elle renferme une
la

allusion

un

développement absent,

reconnaissance
:

de la

fille

de Dina par son grand-père. Allons plus loin
fait

d'où vient que la bénédiction de Jacob
et la jalousie des
fils

éclater la haine

de Balla et de Zelpha? D'où vient que

Siméon

et Lévi, enfants

de Lia, s'attachent

si

tendrement à
conflit?

Aseneth? Pourquoi est-ce Aseneth qui provoque ce

Le

récit

ne nous

le dit pas,

mais

il

devait

le

dire, et la

raison était qu'Aseneth avait été reconnue et bénie par Jacob

comme
tions

l'enfant retrouvé

de

la

sœur de Siméon
si

et

de Lévi.
les

Peut-être hésiterais-je à marquer

nettement
le

mutila-

que

la seule analyse

décèle dans

récit
cl'

agadique

idéal que je prétends retrouver dans la Prière
tuelle,
si

Aseneth acle

je n'avais pas de ce récit idéal

comme
il

som-

maire authentique, dans un fragment syriaque très curieux
publié par M. Oppenheim. Le manuscrit d'où
^

provient

est moderne et nous ne savons rien de l'Age de ce court morceau; mais, d'un côté il ne dépend aucunement de notre

Prière cV Aseneth actuelle, et d'un autre côté

il

a avec

certaines parties de cette
ports,

môme

Prière d' Aseneth de tels rap-

qu'il est impossible qu'il

ne dépende pas d'un

récit,

et ce récit doit être d'origine juive.

— différent de
dépend.

la Prière

cV Aseneth

et

dont la Prière

cl'Ase)ieth

En

d'autres

termes,

il

représente le résumé de ce récit agadique, que
et

nous supposions,

dont

la

Prière d' Aseneth est le dévelop:

pement. En voici
1. Berlin,

la traduction

n"

4,

Sachavian. lxx Jacobit-Sammelband, copié à Mossoul en 1S27; Vber Osnath die Frau des Josex)h (Sachau, Kiirze Verzeichniss des
:

Sachau''schen

Sammlung,

p. 7).


fuerit.

15

Quaeslio quac cxponit unde Ascnelh uxor Joseph pulchri

Quae a sapientia sapientum didicimus narraLuri sumus. filius Sichem Dinam sororem Simeonis etLcvi sLupravisset, et cum Jacob audivisset Dinam gravidam esse, Simeon et Levi ingressi sunt ut totam Sichem urbem a parvo

— Gum Sichem

usque ad majorem delerent. Et Dinae minali sunt [dicentes] « Ne a semine Sichem in gremio tuo videatur, ne forte moria:

ris ».

Gum

dies

quo Dina paritura erat appropinquaret, verita
puellam peperit
et fasstetit

in

desertum

exiit et se incurvavit et ibi

ciis

involutam deposuit, et

de ea plorans subter dumos

solitudinis. Et

cum

suspiceret, tune ecce aquila cujus domici-

lium in Aegypto

erat, et

quae victimis On dei Aegyptiorum

alebatur; ea pennis suis volavit et se demittens puellam filiam

Dinae rapuit
lans
posuit,

cum Dina

videret. Volatu

autem suo

in aera evo-

eam cum

portavit, et in ara

On

idoli

quem

Aegyptii adorabant

ejus mater non sentiret neque sciret ubi portata

esset. Et
erat,

sacerdos utdeo suo, ut eis consuetudo aromata fumaret ascendisset, et illa conspecta perturbafestinatione rursus descendisset, uxor ejus
:

cum Putiphar

tus

magna cum
«

eum

Gur hodie festinanter venis ? » Gûi respondit « Miraculum novum hodie apud deos vidi, nam ecce dii parera inceperunt. Portae enim clausae erant, ut nemo ad deos intrare posset, tamen infantem ibi super aram conspexi ». Tum surrogavit:

rexerunt

territi et portis apertis

intraverunt et ad aram ascenalae ejus extensae sunt
et

derunt. Videruntque aquilam,

dum

supra puellam tegunt ut eam tueatur.
cepit et obstetricem ei

Tum

intellexerunt id per

aquilam factum esse. Et uxor hujus sacerdotis eam [puellam]
attulit.

Ac magna

laetitia afTecti

sunt,

quoniam

eis

nec

filius

nec

filia erat.

Gum

puella adolevisset,

[Putiphar]

domum

magnificam

aedificavit, in

qua eam habitare

fecit, et virgines quae ei servirent constituit; Et multi filiorum principum eam petebant, quia pulchrae i'aciei erat, neque ta-

inen

illa eis

i'avit.

Et

cum Joseph

ante

Pharaonem

venissct,

eum
suit.

curru suo vehi jussit et in ejus

manu

sigillum iraperii po-

Et Aegyptii

eum super curru

tota

Aegypto celebraverunt,

et

raoj ei

rumores ejus in omnes regiones volaverunt. Deditque [Phauxorem filiam Putipharis sacerdotis, neque filiam Dinae

Sororis oderat.

Gum

Jacob pater cius in Aegyptum venireti


ctiam Dina inlravit ut

IG


l'ralrcm sulularcl.

Joscphum

Etiam cjus

uxorcm
pis

salulaviL et i'erbuit cor Dinae sororis Josephi et
filia

eam

rogavit: « Cuiu

es?»
».

« Filia,

inquit, Pulipharis princi-

saccrdoLum On dei

Certiorque lacla est de ejus adtulissetetin altari posuissetet quo

vcntu,

quomodo

aquila

eam

modo

fasciis involuta fuisset.

Atque
filiam

ivit et fascias filiae

suac

adduxit, et Dina cognovit

eam

suam

esse.

(Juicunque

audivcrunt
cui

Dcum
in
filia

celebraverunt, qui adoratores suos efTerret,

gloria

saeculum
Dinae.
i

saeculorum.

Amen.

Explicit haec

narratio de

Cette légende de Dina, que nous venons

tle

retrouver

chez les exégètes
dans
ait

juifs

du haut moyen âge,
:

est

une légende

d'origine indubitablement juive

on n'en trouve pas trace

la littérature patristique, qui puisse laisser croire qu'elle
Il

eu cours un seul instant dans l'exégèse chrétienne.
des premiers siècles

est

vrai qu'on n'en trouve pas trace davantage dans la littérature

juive

:

l'historien Josèphe, le Livre

des Jubilés, le Testament des XII Patriarches ne savent

d'Aseneth que ce que rapporte

la Bible. Il

en est de

même

de cet apocryphe
le titre

juif,

que VAsce?isio haiue mentionne sous
Jiisti,

de Sermones Josephi
'Iwsy;© T.poGt\)yr,.

et

que
fois

cite

Origène sous
le

celui

de

Une première
Jean

dans

Commenle texte

taire sur révmifjile de S.

(II, 25),

développant

homo missus a Deo cui nom,en erat Joannes, gène est amené à s'exprimer ainsi « Si l'on admettait
Fuit
:

Oril'au-

torité

de l'apocryphe juif intitulé

'Iwsr,:- r.zzzz-jyr,^

on y trouveavancé... Japarle,

rait la

confirmation catégorique de ce que
:

j'ai

cob s'exprime ainsi dans ce livre
«

«

Moi qui vous

je suis Jacob, Israël,

ange de Dieu, esprit des premiers
et

«

commencements. Abraham, Isaac
pcllent Jacob/Biais

Jacob ont été créés

« ainsi «

avant toute créature. Moi Jacob, les

mon nom

est Israël,

hommes m'aple nom que j'ai

1.
•2.

Oppenheim, op.
Ascensio Isaiae

cit., p. 6 et suiv.

(éd. Dillmann), p. 22.


« « « «
tt

17


Dieu a donné
la

reçu de Dieu,

le

nom

de riiomme qui voit Dieu, car je suis
les créatures à qui
:

premier né de toutes
vie.
))

Et Jacob continue

«

Quand

j'ai

quitté la

Mésopo-

tamie de Syrie, Uriel l'ange de Dieu est venu vers moi
et

m'a

dit qu'il était

venu sur

la terre,

qu'il avait dressé

« u «
«
«

sa tente au milieu des

hommes,
il

et qu'il s'appelait lui aussi

Jacob.

Il fut

jaloux de moi,

lutta

avec moi,

il

se battit

avec moi, disant que son

nom

devait être au-dessus
lui dis
:

du
lui,

mien
et

et
il

de tout ange. Mais moi je
était

son nom, à

qui

parmi

les
et

fils

de Dieu

n'es-tu pas Uriel, le

« « «
ce

huitième après moi,

ne suis-je pas Israël, l'archange
le

de

la

puissance du Seigneur,
le

chef des Légions des

fils

de Dieu,

premier de ceux qui servent Dieu en sa pré-

sence, et celui qui l'appelle du

gène puise à nouveau dans ce
taire sur la
il

nom impérissable ^?)) Orimême livre pour son Commenla

Genèse
...C'est la

(III, 9).

Parlant de

présence de Dieu,

écrit

:

<(

en ce sens que l'on peut entendre ce que
'Io)Tr,9 r.ozzvs/y^
:

dit

Jacob dans

« J'ai

lu

dans

les tables
-.

du
Ces

« ciel

ce qui doit vous arriver, à vous et à vos enfants
citations d'Origène

»

deux

nous transportent dans un monde

d'idées bien éloigné de celui où nous avait laissé notre Lé-

gende de Dinaet d'Aseneth.
anges est de

Légende de Dinaet d'Aseneth n'a rien de gnostique, tandis que le discours de Jacob sur les
:

la

la

pure gnose juive. La troisième citation d'Orià établir que les deux récits ont été

gène à
nèse

elle seule suffirait

indépendants. Je l'emprunte au Commentaire sur la Ge(II).

C'est la propre glose

du

verset xli, 45

:

«

Puliphar
croirait

est le

nom du beau-père
n'est pas le

de Joseph,

est-il dit.

On

que ce

même
le

qui a acheté Joseph? Telle n'est
Juifs.

pas cependant l'opinion des
effet

Un de

leurs apocryphes en
le

assure que c'est

même

qui a été

maître, puis le

beau-père de Joseph,
P.
G.,

et

va jusqu'à rapporter que cette Ase-

1.

XIV, 168

et 169

:

Et oé

n;

Trsoîùrat

/.xi

twv t^xs 'ESpxiot:

•j;î35//£vwv

2.

P. G.,Xl\, 73.'


netb avait dénoncé à son père
Josepli accusé par elle
la
;

18


de sa mère contre

les intrigues

dans

la suite

Putiphar aurait donné

main d'Asenetli à Joseph pour mieux montrer aux EgypK
»

tiens qu'il n'avait rien à lui reprocher

Voilà qui est en

contradiction avec tout ce que nous savons de l'histoire de

Dina

et

d'Aseneth, et nous pouvons conclure que la Prière de

Joseph citée par Origène n'a rien de
Legefide perdue de Dina et d'Aseneth.
Il

commun

avec notre

est arrivé

seulement que

la Prière d'AsenetJi
le

a pris la

place de la Prière de Joseph. C'est au moins

cas pour le

canon arménien de Jean d'Hghbat,
le

cité plus haut, où,

avec

nom

de Prière d'AsenetJi,
le
le

elle est

cataloguée immédiate-

ment après
la place

Testament des XII Patriarches, c'est-à-dire à
catalogue stichomètrique de Nicéphore
^, -,


le

et,

plus tard,

canon arménien publié par M. Carrière

met-

tent précisément la Prière de Joseph

et,

en thèse générale,

pour

la littérature

arménienne, où

la Prière d'Aseneth est le
"*.

plus souvent inséparable des XII Patriarches

Ainsi la Légende de Dina et d'Aseneth ne laisse pas trace

d'elle-même dans
siècles. Est-ce

la

littérature juive
le

des trois premiers
s'est for-

seulement vers

quatrième qu'elle

mée?

S'est-elle alors concrétisée

en un texte, perdu aujourle

d'hui, dont

dépendront plus tard

ïargum du pseudofragment syriaque

Jonathan,

le

Midrash de R. Eliézer
et

et le

de M. Oppenheim,

dont notre Prière d'Aseneth serait

une adaptation? C'est ce qui
turelle.

me

parait

mie conjecture na-

l.P.
~.
3.

G., Xll, 136.
{éi\.

Nicephovi opuscula
CmTière, op.
cit.,
j».

de Buor),

p.

134.

470 et suiv.

4. 1(1., ibid., p. 4SI.

_

19

_

V^V

««"-«-eoe

}S)

III

LE SYMBOLISME

Cette Légende, de Dina
constater

et

d'Aseneth, dont nous venons de

l'origine agadique,

nous allons

la voir

devenir
reste à

chrétienne, en s'incorporant des éléments qu'il
analyser. Ces éléments constituent
introduit
le récit

me

un

long'

développement
car

au milieu du

récit, et

en quelques retouches dans
:

lui-même, retouches aisément reconnaissables

ce qui caractérise la main chrétienne dans ce remaniement,
c'est

qu'elle fait de

Joseph

et

d'Aseneth des personnages

symboliques.

Putiphar vient

d'offrir à sa fille la

main de Joseph. Comle fils

ment, s'écrie celle-ci indignée, comment épouserais-je
d'un berger, un captif, un esclave? Mais
elle

ne connaissait

point Joseph lorsqu'elle parlait ainsi.,. Joseph est venu et
elle

a été saisie par sa resplendissante beauté

:

quelle

femme
I

a jamais mis au

monde un

fils

qui lui puisse être comparé?

Ah comme
!

elle

acceptera d'être donnée à ce triomphateur

elle

consentira à être, non point son épouse, mais son

hum-

ble servante, son esclave,

pour

l'éternité...

Joseph cepen-

dant la repousse, car
fille

elle n'est

point de sa race cette jeune

qui

mange
la

le

pain de

la table

des idoles, qui est ointe

du chrême de
la

perdition.

A

ces paroles, Aseneth ne peut
il

contenir ses larmes, et Joseph a pitié de sa douleur,

étend

main droite sur

elle

en disant

:

Seigneur qui

vivifies tout^

qui conduis de la nuit à la lumière, de l'égarement à la
vérité, de la

mort à

la vie,

bénis et vivifie cette vierge, re:

nouvelle-la dans l'esprit saint

qu'elle puisse

manger

le

pain de vie, boire

le calice

de bénédiction,

et être

comptée

au nombre de
elle

tes élus dans l'éternelle vie... Mais auparavant devra attendre huit jours que Joseph revienne pour


rinilialion, poiiiilaus les
elle a
les
:

-H)

noces. Ces huit jours, elle les passe

larmes

elle s'est

eutVrmce dans son appartement,

revêtu une robe de deuil, jeté loin d'elle ses joyaux

mondains, jeté ses dieux d'or et d'argent, jeté les mets de la table paternelle; elle s'est enveloppée du sac de la pénitence, elle s'est couverte de cendre, et elle se prosterne la
face contre terre, pleurant, jeûnant et priant

pendant sept

jours et sept nuits. Seig-neur, dit-elle, je suis rassasiée de la
table des dieux

derÉsypte,

j'en ai assez d'honorer des idoles

mortes, je les hais, et les ai jetées loin de moi. Et

me

voici,

orpheline, seule, repoussée désormais par tous les miens,

moi

la fille

du grand prêtre

d'IIéliopolis,
et

et

qui naguère

encore repoussais dans

ma

superbe

dans

ma grandeur
toi

quiconque

me

recherchait.

Seigneur, je

viens vers

comme un

enfant effrayé se précipite dans les bras de son
:

père ou de sa mère

sauve-moi des mains de ceux qui
le

me

poursuivent, du lion sauvage et de ses petits,

diable et

les dieux ses créatures. Je viens vers toi dans les larmes

couverte du sac de la pénitence. Pardonneblasphémé Joseph, mon seigneur, de l'avoir moi d'avoir

du repentir
de

et

traité
qu'il

fils

de berger de Chanaan

:

j'ignorais,

malheureuse,

est ton fils!
et je

Mais maintenant je l'aime plus que

mon

Ame.

ne demande plus qu'à être son esclave, à pouvoir

laver ses pieds, préparer sa couche et le servir
tous les jours de
se levait, saluée

humblement
aboiements

ma vie. — Cependant l'aube du
par
le

huitième jour

chant des oiseaux

et les

lointains des
s'écria
l'astre la
:

chiens,

et Aseneth voyant poindre l'aurore

le

Seigneur

mon Dieu

a exaucé

ma

prière, car voici

du

jour qui apparaît, voici l'annonce

de

la

lumière de
le ciel

grande journée! Et
le

comme
de

elle disait ces

mots,

dans

rayonnement de
brilla, et

l'aurore, s'ouvrit, et
cette

une grande lu-

mière

au milieu

grande lumière un
devant
en lui
:

homme, messager de
disant
:

Dieu, apparut qui, jetant lui-même
et s'arrêta
»

des rayons, vint vers Aseneth,
«

elle,

Lève-toi,

Aseneth.

Et elle

de se dire

Qui


donc
m'appelle? Mais la
netli. »

21
voix


reprit
:

«

Asenelh, Ase-

Et

elle

répondit

:

«

Me
:

voici, seigneur,
«

mais dites-

moi qui vous

êtes. »
et le

Et l'autre

Je suis l'archistratèg-e du

Seigneur Dieu
de ses yeux un

stratiarque de l'armée
»

du Ïrès-Haut.

Lève-toi, que je te parle,

Elle se redressa alors et elle vit

homme

:

il

était

en tout semblable à Joseph,

comme

lui,

il

avait l'étole et la couronne, le sceptre royal
était brillant
soleil, ses

aussi, et son visage

comme

l'éclair, ses

yeux

comme
sement

les

rayons du

cheveux comme un

jaillis-

d'étincelles.

Et Aseneth
:

se

mit à trembler d'émotion

à sa vue. Mais l'homme
et

«

Kassure-toi, Aseneth, lève-toi

va dans ta seconde chambre quitter ta tunique noire,

quitter ton sac, secouer la cendre de ta tête, laver ton vi-

sage

et tes

mains dans l'eau pure, revêtir ton étole blanche,
:

ceindre ta ceinture double
cerai les paroles
et

tu reviendras alors et je t'annonle

que t'adresse

Seigneur.

»

Ainsi

fit-elle,

quand
aussi

elle revint

elle portait la

ceinture double de la

virginité, qui serre la taille et qui serre les seins, elle portait

un

voile qui enveloppait toute sa tête. Mais l'ange
lui dit
:

du Seigneur

«

Enlève ce voile de
sainte,

ta tête, car tu es
et

désormais une

vierge

r.oi.pU'/oc à^cir^,

ta tète

est

comme

celle

d'un

homme

adolescent. Courag-e, ô vierg-e
la voix

sainte, le

Seigneur Dieu a entendu
et

de ta prière
de

et

de ta confession, de tes larmes
ô vierge sainte, ton

de ta pénitence. Courage,

nom

est écrit

dans

le livre

vie et n'en

sera pas retranché de l'éternité.

A

dater de ce jour tu seras
le

renouvelée, re-créée, re-vivifiée, tu mangeras
tu boiras le calice d'immortalité, tu seras ointe
l'incorruptibilité,
et
le

pain dévie,

du chrême de
donnera pour
fin.

Seigneur

Dieu

te

épouse à Joseph en des noces qui n'auront point de
sormais tu ne t'appelleras plus Aseneth, mais

Dé-

Uc'/j.ç v,x-xç\)Yr,ç,

car en toi des multitudes se réfugieront, qui s'abriteront sous
tes ailes, qui vivront sous tes

murs

et se

donneront à Dieu
est
fille

dans
Haut,

la pénitence, {xi-œ^oix

:

car la

{}.i-.r/y.x

du Trèsen

et c'est elle qui a prié le

Très-Haut eu

ta faveur et

•)-)

l'av(!iu'

de tous ceux

(jni

si;

coiiveiiissoiit à lui, c'est elle qu^

est la prieure (/.opwvt:) et la maîtresse (irÂTAor.oz)

de tous les

chastes, qui les

aime

et les soutient, qui

prépare leur place

dans

le

ciel,

vierge elle-mèm-e, vierge pure et douce, que

Dieu
car

chérit,

que

les

anges vénèrent,
»

et

que moi aussi j'aime,
et

elle est

ma
:

sœur.

— L'ange de Dieu parla ainsi

Ase-

netli lui dit

<<

Je vous en prie. Seigneur, reposez-vous un

moment
pain,
ciel, et

sur celte chaste couche, j'apporterai une table et du

du vin antique et bon dont le parfum montera jusqu'au quand vous aurez bu et mangé vous pourrez repren»

dre votre route,

L'ange consentit,

et

comme Aseneth,

après

avoir apporté une table, s'apprêtait à apporter
divin lui dit
:

«

Apporte aussi

du pain, l'ange un rayon de miel. » Grande fut
elle

l'angoisse d'Aseneth, car de rayon de miel, elle n'en avait
point. Elle le savait et elle s'excusait
:

enverrait un serviu

teur en chercher, le retard serait minime...

Non, répliqua

l'ange, mais entre dans ton cabinet et tu trouveras le rayon

de miel,

» Il était là,

en

effet, à

la surprise d'Aseneth, et et le

c'était un rayon blanc
fin

comme

la neige,

miel en était

comme
de

la rosée
vie.

du

ciel, et le

parfum en

était

comme

le

souffle

Et l'ange sourit en voyant Aseneth le rapporprodige,
et,

ter, tout
il

émue du
main

appelant Aseneth près de
il

lui,

étendit la

sur sa tète tremblante, et

s'écria

:

«

Heu-

reuse es-tu, ô Aseneth, parce que les mystères de Dieu te
sont révélés, et heureux tous ceux, qui,
à

comme toi,
toi et

viennent

Dieu dans

la

[j.îtâvo'.a

!

Car

c'est

pour

pour eux que

les abeilles

du

ciel

ont

fait,

de la rosée des roses du paradis
les

de Dieu, ce miel que mangent

anges

et les élus
»

du Seiprit
:

gneur, et quiconque en mange ne meurt plus.
prit

L'ange alors
il

du miel
»

et

il

en mangea. Et de ce qui restait

une part
«

et la

mit sur les lèvres d'Aseneth, en disant
elle

Mange.
le

Et

mangea.

Il dit alors

:

«

Voici,

tu

as

mangé
fera

été ointe

bu le calice d'immortalité, tu as du chrême de l'incorruptibilité désormais ta chair germer des fleurs de vie de la source du Très-Haut, tes
pain de vie, tu as
:


os s'engraisseront
et

23


du paradis de Dieu,
beauté ne connaîtra
ville forte. »

comme

les cèdres

des forces invincibles te posséderont. Ta jeunesse ne
vieillir, ta

saura pas ce que c'est que

pas les atteintes du temps, ettu seras

comme une

Et l'ange posa

les doigts sur le rayon, et aussitôt

de chaque

alvéole sortirent des abeilles. Innombrables étaient les abeilles,

des abeilles blanches

comme

la neige,

des abeilles aux

ailes

pourpres

et violettes,

des abeilles au dard aigu, mais

qui ne blessaient point. Et toutes, elles enveloppèrent Aseneth, pendant que de plus grandes, qui paraissaient leurs
reines, se posaient sur ses lèvres et faisaient leur miel sur

sa bouche. Et toutes venaient

manger du miel des

lèvres

d'Aseneth, jusqu'à ce que l'ange leur eut ordonné de re-

prendre leurs places. Et toutes s'envolèrent ensemble dans
le ciel.

Au

contraire, celles qui avaient essayé de blesser
la terre,
:

Aseneth étaient tombées mortes sur

jusqu'à ce que

l'ange les eut touchées de sa baguette

alors elles s'étaient

demeure d'Aseneth, complète. L'ange touche le reste du rayon, qu'une flamme soudaine dévore, en exhalant un parfum d'agréable odeur, et
relevées et s'en étaient allées hors de la

sur les arbres.

— Aseneth a compris

et l'initiation est

l'ange disparait, après avoir cependant consenti à bénirles sept

compagnes d'Aseneth.
dans
le sujet

Il

semble que nous soyons bien loin

de Joseph, et c'est vrai. Nous allons cependant redescendre
assez rapidement. Encore cjuelques instants, en
est

effet, et

Joseph

annoncé. Mais

les préparatifs faits
Il

pour
de

le

recevoir n'ont plus rien de mystique.
la

arrive.

La

iîUe

Putiphar va à
le fils

rencontre de son fiancé,
et bientôt le

et c'est et

bien Joseph,

de Jacob

père d'Ephraïm
si

de Manassé

que nous retrouvons, après nous être
au milieu des abeilles mystiques
et

longtemps attardé

des anges.

je

Ce qui caractérise la partie chrétienne de notre légende, l'ai dit en commençant, c'est que Joseph et Aseneth n'y

sont pas des personnages vivants, mais des abstractions personnifiées.

Que

personnifient-ils?


Joseph
dire, ce n'est pas

21


du
fihrist. Si,

est indiil)it!iblement la fif/ure

à vrai

une des

//(jures

anciennes du

(Mirist,

comme

sont,

par exemple, IsaacouJonas, sil'onn'a jamais rencontré
les

Joseph représenté dans
mise. Les
orateurs

monuments de

l'art

chrétien ro-

main, cependant dès Orig'ène

on trouve cette fU/ure ad:

du iv'' siècle l'exploitent saint Jean Chrysostomc a un beau développement sur ce sujet dans son Commentaire de la Genèse; saint Ephrem a tout un sermon
sur la parallèle de Joseph et de Jésus; saint Jérôme écrit
:

JosepJi...

in typo praeccssit Doniini

salcatoris.

C'est

une

idée très familière à saint Augustin ^ L'identification du personnag-e de Joseph ne présente donc aucune difficulté.
Il

n'en va pas de

môme

de celui d'Aseneth. On pourrait y
»,

voir la figure de l'Église. IS'est-ce pas l'Eglise, en effet, cette
«

princesse aux vêtements et aux chaussures dorés
«

vers

laquelle la Foi a conduit Abercius?

La
l'a

Foi, dit-il,

m'a pré-

senté en nourriture le poisson de source très grand et très

pur, œuvre d'une vierge sainte qui sans cesse à manger à ses amis, avec
leur mélange et leur
sert

donné

et le

donne

le vin délicieux qu'elle

avec

le

pain-

».

Et celte prin-

cesse n'est point seulement Yancilla, elle est l'épouse
Christ
:

du

Te àpcîv

ècTiv h Xp'.GTCç, ib

0?;7/j

r,

è7.7.Ar,s(a,
3,

dit lourde-

ment

la

seconde
'*

épitre

de S.

Clément

et

mieux avec

Sédulius

:

Ecclesiam GhrisLus pulcro
et

sibi junxit

amore,
'

avec l'inscription du baptistère du Latran
Orig., 7/1

:

1.

Matthaeiim,
y.jX

tract.

XXIII, n. 78 (P. G., XIII, 1727). J. Chrys.,
(P. G. LIV, 528)
-^'^iv/oy.-.i-'i
-zv.
:

In Genesim. homil. LXI,
ïzfJl'j.i
ij.i'ù.fyjz'j>-j,

n. 3
w'j,

-Jv/ivsTO

Zi

y.vX

rJ-o,-

riiv

h
],.

-zÂ

rr.i

x)y}Odxi

:tpv.y/j.uzu

zr/.

Lipomanus, Vit. SS.,

24

el suiv. Hier.

Ep. (Ad Bipariimi

jn-esbyt.).

n.

2{P.L. XXII. 908). Aug., P. 1037, 1404. XXXVI. 1924. etc.
2.

L. XXXllI. 919.

XXXIV.

588,

594.

XXXV,

De

Rossi, laser. Chr., U, p. XVII.
rora.,
II,

3.

Clém.

14 (Funk, Patr. AjwstoL,
(P. L.,
I,

I,

161).

4. Sedul., Car))i.
5.

Pasc, V, 358

XIX,

742).

Duchesne, Liber Pontifiecdis,

23(J.

Virgineo

l'etu

genilrix ecclesia natos

Quos spiranle Ueo

concipit

amne

paril.

On

pourrait

même

aller plus loin et rappeler

que

S.

Jérôme

considère Epliraïm et Manassé

comme

des figures, l'un de

V ecclesia ex Judaeis,
l'Eglise est la

l'autre

de Y ecclesia ex ç/entilms ^ Mais
il
:

à toute cette interprétation,

y a mie difficulté radicale vierge sans tache, mater illibata et virgo sine
devenir l'épouse du
Christ par
la

ruga, qui ne saurait
^.t'hy.x

où s'ahhîie Asenetli.
chrétienne, et son histoire le commentaire
et

Plus simplement, Aseneth serait l'âme qui passe du paga-

nisme à

la foi

symholique d'une catéchèse

de

l'initiation à la vie sacraelle le voit,

mentaire. Le Christ, qu'elle repoussait d'abord,
elle l'aime, elle se

décide à être à lui

:

elle

devient catéet

chumène par une première imposition des mains,
prière qui est prononcée sur elle
:

par

la

ce premier degré
(vj-j.çiaYWYÎa)

du

catéchuménat
Jésus
(c
[y.

est

une sorte de
(l^'j/ôjv),

fiançailles

avec

vj[j.9(c;

Twv

elle

est

promise,

elle

a donné son

nom

ir.z';py.:^i'r.t^),

et elle

aura sept jours
la

en réalité

quarante

pour

se

préparer à
par

venue

de l'époux

Tes 7apa7.ov:ar,;x£pôJv
'?i;^,épav

[j.z-.tjo'.t) l'/v.i)

la prière

incessante (y-ve

àpY-'

V-'T'-

'''•>'^-~^)'

Cette

préparation consiste premiè(y.aipb;

rement en l'aveu de
Puis,
la

ses fautes

èqojj.sAivrjseo); c

zapwv).

immédiatement après
:

l'aveu, la profession de repentir,

\).i~i'iy.7.

car c'est elle qui, avec l'aide de Dieu, efTace toute
si

trace

du péché,

grand
(jui

ait-il été.

Le temps du

repentir

s'écoule ainsi dans la prière, dans le jeûne, dans la pénitence. «

Que

les

âmes
afin

vont s'unir à l'époux mystique se

préparent, s'écrie S. Cyrille,... qu'elles lavent leurs étoles

dans leur

[^.sTâvota,

qu'au

moment où

elles seront

appepré-

lées auprès de l'époux, elles soient trouvées immaculées. »

Le jour de

la

cérémonie mystagogique arrive

:

elle est

sidée par l'évêque. Les catéchumènes se dépouillent de leur
1. Hier., 1,1 .Ter.,
vr,

31 (P. L.,

XXIV,

875).


imiiqnc.
iiiuii^c^

-iO

~
pour entrer dans
(ij.'j?<',)

du

\i(il Ikhiimic,

la piscine
,

])uptiMii;ilc. Ils soûl oiiils (\o IJinilc sainte

èy.pîaOYjTs)

et

par d'Ile

oiiclion, ils

deviennent chrétiens
1.

(toûtsu toj

à-^io\i

/p(s;;.aT:ç y.aTaç'.toOévTsç y.a/.sîîOîXp'.sT'.avoi)

C'est aussi le
ils

modu
:

ment où, pour mieux marquer leur
ii-ent

réi^énération,

chan-

de

nom

-,

et (lu'oii

les

revêt de la robe blanche

néoi)liyte.

Ici se

place un

rite

que TertuUien décrit
et

ainsi

Ter mergimur..., Inde ^lo^cepti lactis

mellia concordiam

praer/uslamus

3.

Chaque néophyte

reçoit

un gâteau de

lait et

de miel, symbole de son entrée dans
la lituriiie

la terre

promise. Puis

commence, où les nouveaux baptisés sont admis à la communion eucharistique, au sacrement du pain et du vin « qui sont le corps et le sang' du Christ » ^, pendant que le chœur chante goûtez et voyez comme le Seigneur est
;

bon.
Cette interprétation ne
netli est

me

satisfait

qu'a demi. Si Asela vie

vraiment l'Ame qui passe du catéchuménat k
si

chrétienne, d'où vient que le baptême tient

peu de place
c'est

dans
vrai.

le récit? ?s'ous

voyons Aseneth devenir chrétienne,

Mais ce qui
:

est vrai aussi, c'est

que

ne s'arrête pas

son initiation

elle

devient une en

La
quel
qui

profession de virginité est considérée
:

même temps zapOsvs; à^v/). comme un madu
Christ, aulien, celui

riage mystique
elle

la ^rapOévo; à^vr, est l'épouse

a été unie par un double
révocable, celui

des fiançailles,
est
définitif.

était

du mariage, qui
virf,nniLaLis

llacc

non mortales scd

amorc
pctivit
^.

Aeternos sortita toros, Chrislique

Perpetuam lucem nullo quae
C'est ce titre d'épouse qui

fine tenetur

emporte toutes

les obligations

de

Catech. passim (P. G. XXXIII, p. 333, 421, 1000, 1092 etc.). Bolland.,44. .SS. Jamiar., i, 129^. 3. Tertull-, de Corona, c. 3 (P. L. II, p. 79). Cf. Heiiser, ait. Ilonig, delà Bealencyclopœdie. der diristl. Altcrth. de Kraus (i, GG8). 4. Cyrill., Catech. mystagog., iv, 7 et v, 20 (p. 1101 et 1124). 5. De llossi, Inscr, Chr., t. ii, p. 173, cpitaphe d'une vierge de ^'el•ceil.
1. Cjrill., 2.


son
état

27

\ C'est ce

titre

que

l'on

mentionnera

sur

la

tombe de
degré de

la vierge fidèle à
la

son engagement -. une vierge, prhnus ordo pour consécration

Le premier
cas-

de titatis, est une promesse, pollicltatio, équivalent exact virgo la sponsio, et qui fait d'elle la fiancée du Christ
:

devotans Deo. Tel est

le

cas d'Asella à dix ans

:

Vix

annum

decimum
de
la

aetatis excedens, honore futurae beatitudinis conse-

cratur, dit S. Jérôme,

jeune

fille

est

nous montrant que cet engagement un engagement, sinon solennel et pu3.

blic,

au moins religieux, comecratur

Et

ici

toute la lettre

à Marcella sur la vie d'Asella serait à citer, car elle est
l'interprétation perpétuelle de la conduite d'Aseneth à partir

du moment où

elle

a été fiancée
le

à Joseph
sac, tout

:

la

retraite

absolue, la prière, les jeûnes,

cela

leur est

commun. Sponso aut oram loquebatur mit psallens... Jejunium pro ludo hahuit... Cum primwn hoc propositum arripuit, aurum colli mi, quod quidem murenulam vidgiis
vocat,

absque parentibus vendidit

;

et

tunicam fusciorem
p>io
lit

qumn

a matre impetrare non poterat induta,

negotia-

tionis aimpicio, se repente

domino
vestibus.

consecravit,

intelligeret

îmiversa cognatio non posse aliud ei extorqueri, quac
Sfieculwn

jam

damnasset in

Pour

la

virgo devotans
ixsTavoia,

ces exercices de pénitence et de prière, cette longue

1. «

Qiiae Christo spiritualiter nnpserunt et velari a sacerJole meruei-uiit,

si

posesse
:

tea vel publiée nupserint vel se clanculo corruperint,

non eas admittendas

si ad agendam poeniteatiam, nisi is cui se juaxerat de saeculo recesserit eiiim de hominibus hrec ratio custoditur ut quaecumque vivente viro alteri iiupserit habeatur adultéra, nec ei agendae poenitentiae licentia concedatur nisi un us ex his fuerit detunctus, quanto et illa tenenda est quae ante se inimortali sponso

conjunxerat, et postea ad

humanas nuptias transmigravit?

Hae vero quae

necduni sacro velamine tectae, tamen in proposito virginali se permanere siraulaverant, licet velatae non sint, si forte nupserint his agenda est pœnitentia
aliquanto tempore, quia sponsio ejus a
solet

Domino tenebatur

:

nam

si

inter liomines

bonae

fidei

contractus nulla ratione dissolvi, quanto magis ista pollicitatio

qiiam cum Deo pepigit solvi sine vindicta non debebit? » Innocent, pap. Ejnstola ad Victrichcm, n. 14 et 15, (P. L., lvi, 525. Jaffe ^, n. 286). 2. De Rossi, Bulletino, 1863, p. 77 et 78.
3. Hier., Ejnst. xxiv,

ad Marceilam (P. L.,

xxii, 427).


consliliionl
la

-28


ctistitatis
'.

préparation à

la

profession solennelle et publi-

que

et à l'entrée

dans

le

secwubts ordo

La con[sale

sécration des vierges

{^/.z^îà^t

xaOtépwsiç) est

un sacrement

cramentum, sacei'dotium
l'année, an cours
S.

virr/initatis^,

dont l'évéque est

seul ministre, une cérémonie célébrée aux grandes fêles de

même
ainsi

de

la liturgie

:

Marcellina,
la

sœur de
de

Ambroise,

est

consacrée

dans

basilique

S. Pierre, au jour de ?soël, par le
eticim jmellis

pape Libère, mlanlilnis
•.

Dei compluribus quae certarent invicem de tua

societate, lui rappelle S.

Ambroise

Et S. Anil)roise nous
cette occasion

donne

le

résumé de l'homélie prononcée en
:

par Libère

Bonas, inquit,

filia,

niiptias desiderasti. Vides

quantus ad natalcm

sj)onsi tiii

popidus convenerit, ut nemo

împastiis recedit? Hic est qui rogatus

ad nuptias aquam

in

vina convertit
virginitatis...

:

in te

quoque sincerum sacramentum conferet

Denique ad tuas nuptias pdures vocavit, scd
Jiordeo, sed corpus ministratur e caelo.

jamnon panis ex
quel
est

En

rite consistait
:

exactement
il

la

consécration, c'est ce qui

obscur encore

est

probable que rélément principal
de
l'imposition

était

une

prière,

suivie

virginale,
cille,

du

voile.

du flammeum Une peinture du cimetière de Prisà la partie la

à

Rome, peinture qui n'appartient pas
siècle,

plus ancienne de ce cimetière, mais qui remonte cependant

au commencement du m"
tation
:

nous donne une représen-

de cette cérémonie un vieillard assis sur une cathedra,
et la tête

adresse la parole à une vierge debout devant lui
derrière elle un jeune
lin qu'il

nue

;

homme

tient à la
la vierge
:

main un
c'est le
3,

voile

de

semble prêt à passer à

flammeum
n'est

virginale qui va être imposé à la jeune fdle

Il

pas

impossible que dans certaines circonstances
cédât immédiatement la consécration de
1.

le

baptême préque

la vierge, et

De Rossi, Inscr. Chr., t. II, p. 7, épitaphe de la vierge Hilaritas. Ambr De virginit. .m. 1 (P. L. xvi, p. 219). Cf. Hier., Epist, CXLVII, « Apostoli Pétri basilicara in qua Cliriàti flanmieo n. 6 (P. L. xsii. 1200)
2.
, :

consecrata est », dit Jérôme, d'une vierge tombée.
3. J.

Wilpert,

Romische Quartahchrif,

II (1888), p. 293.

.

,


les

29


en une,

deux cérémonies

se confondissent

comme on
que
la

voit le titre de néophyte et celui de vierge réunis dans une

inscription milanaise

du

v"

siècle

^

Il

est certain

consécration était suivie de la liturgie, et

que

la

vierge con-

sacrée, virgo Dei, virgo C/wisto dicata, participait avec ses

compagnes

et

avec tout
recedit.

le
.

peuple au festin des noces
corpus
ministraliir
e

:

Nemo
nous a

iinpastus
dit Libère.
:

,

caelo

Et c'est ce festin auquel nous voyons Ase-

neth admise

En

lero delicias suaves sanctis
et le vin disparaissent

animabus

-.

Le pain
Christ

pour ne plus

laisser place
le

qu'à un rayon de miel, qui est
:

proprement
rappelle la

corps du

Favus Christus, est une formule bien connue
^,

de

l'ancien symbolisme

et l'on se

iJ-sX'.r,oéa

6pôJ7tv

de l'inscription de Pectorius.
eucharistique
elle
:

'*Le

prêtre distribue le miel

Aseneth y communie la première, puis après ses compagnes, les autres virgiiies Dei : elles s'approvoiles
violets,

chent peut-être avec ces
S.

que connaissait
ailes

Jérôme, super hiimeros hyacinthina lana maforte voliet

tans,

que

notre

texte

compare à des

légères

d'abeilles, car les abeilles sont aussi le

ajns

symbole des vierges, forma virginitatis ^. Aseneth est désormais l'une d'entre elles mieux encore elle est la virginité elle môme, malheur
:

à qui oserait la blesser.
C'est là, je crois, l'interprétation la plus exacte

du per-

sonnage énigmatique d'Aseneth

:

elle est

une vierge consaencore au

crée, elle est la Virginité, représentée sous des traits qui la

font ressembler par endroits à l'Eglise et plus

personnage indéterminé des orantes.

1.

De

Rossi, Ballet., loc.

cit.,

p. 78.

2. Id.,

Inscr. Chr,,

II.

p. 214, inscription d'une

patène antique.

3.
4. 5.

Spicileg. solestn.,
Spicileg. solesm.,

m,
ii,

40.
ii,

De Kossi, laser. Chr.

p.

XX.

512.

3(1

IV
ORIGINE DU LlVRIi

Au
ques,

milieu do ces développements mystiques et liturgiil

est

un détail qui doit
:

fixer notre attention.

L'ange de

Dieu

dit à

Aseneth

((

Ote

le voile

qui couvre ta tète, parce
et

que tu
être

es

maintenant une

TrxpOévc; àvvv;,

que

ta tète doit
le voile

comme
tête.

celle d'un adolescent ».

Et Aseneth ôte

de sa

Yoilà qui est singulier, car dans l'antiquité chrétienne la
règle était que les
r.oipHvz'.

à^vat fussent voilées

:

Proniiscue

observatur jier
cette règle

ecclesias,

dit

TertuUien.

On ne

connaît à
le

qu'une exception, celle que combat
traité

même

TertuUien dans son
traité
il

De

virginibus velandis.

Dans ce

s'agit

d'églises, qui,

au

nom

d'une coutume an-

cienne, mais locale (privilegium ref/iomim), prétendent dis-

tinguer leurs vierges, virgines eccledae, par
la dispense
niiditate.
fdle,

le privilège

de

du

voile
le

:

Virginari

\virgi)ies\

vohint sola capitis
toute jeune
l'église,

Dans

monde,

la virgo sancta,

comme

comme toute femme, portera
aura seule
in
le front

le voile,
:

mais dans

elle

découvert
et

Idcirco rcla7ninis vimia
introeat, ut Jiono^.

fit illi, lit

ecclemtm notabilis

hmgnis

rem

sanctitatis in libertate capitis ostendat

Voilà bien le

cas d'Aseneth.

Un

est d'accord

pour considérer
ayant
été

le

traité

De virginibus
TertuUien
^.

velandis

comme

pas
il

composé
traité

par

à

l'époque
ce
n'est

avait

rompu
un

avec les Catholiques

Mais
avec

pour cela

de

controverse

1. Tertull.,
907), et
2.

Be oraU, XXI (P.
902).

i.,

i,

1184).

De

virgin. tel, XII (P. L.,

ii,

IX

(p.

E. Noeldeclien, Die ab fassroigzeit dcv
2), p.

Schriflen Tertnllians (Texte
fais

and Untersuch., V,

125 et suiv., ruais je

des réserves sur la suite;

— aides Catholiques,

comme

le

De

Jcjuniis advcrsus psycldcos
il

:

nulle part on n'y trouve l'ombre des injures dont

couvre

ces

malheureux Psychiques, ces Catholiques qui
arjere,

se putcnit

ex forma Pétri
contre qui

quam

ignorant, et qui Paracleto conici

troversiam faciunt ^ Tertullien discute
il

avec des fidèles
la prescription,

invoque

l'autorité,

non plus de
avec

mais de l'évidence

qu'il

ideutifie

le

Paraclet

:

Hic

[Paracletus] erit solus a Christo marjister et dicendus et verendus...

nunt.

Hune qui receperunt, veritutem consuetudini antepoHune qui audierunt usque nunc, non olim, proplietan-.

tem, virgines contègunt

Contre eux,

il

invoque l'autorité

d'une révélation
:

faite

par un ange à une vierge de leur
in

communion Cuidam sorori nostrae angélus honmn est usque ad lumbos a capite inquit...

shmnis...

veleris^.

En

un mot, Tertullien discute avec des Montanistes, des Montanistes d'Afrique ^. Mais en Afrique cette règle que l'on veut imposer de ne point voiler les vierges est une singularité étrangère, importée de communautés grecques. Tertullien nous dit en commençant que ce n'est pas la première fois qu'il Propriwn jam negotiuni passus meae opinionis, la combat
:

latine
11

quoque ostendam, eirgines nostras velari oportere.
la

a

combattre en grec,

et

invoquer contre
:

elle la

pra-

tique des églises apostoliques de l'orient grec
ecclesias

Sed

eas ego

proposai quas
'.

et

ipsi

apostoli vel apostolici viri

condiderwit

Et l'on peut conclure de

ces divers textes

que la coutume de prescrire aux vierges consacrées de paraître sans leur voile à l'église, était originairement

propre

à quelques

communautés grecques qui

n'étaient pas sans

attaches avec les Montanistes, les

/.x-à <I>p'>Yaç.

Autre point important dnns

la Prière d'Aseneth.

Qui

est

ce personnage envoyé de Dieu pour initier Aseneth?ll vient
1. Id.

2. Id., 3. Id
.

De jejun., passim. De Virgin, vel., I
ibid.,

(p. 800).

XVII
:

îp.

912).

4. Id., ibid.
?.

« Judicabunt vos Arabiae feniinae ctlinicae », etc.

Id., ibid., I et II (p.

8S8 et 800).


du
ciel

32


comme
l'aurore;
il

dans une lumière éblouissante
à

est

semblable en tout
lui
il

.losepb, c'est-à-dire au Christ;

comme

a la
hii

couronne

et le

sceptre royal (pisBoç); et

quand Ase-

nelh

demande son nom, -il répond
».

qu'il est « l'arcbistra-

tège du Seigneur Dieu, le stratiarque de l'armée entière du
Très-IIaut

Ce personnage-là
bien
être

est-il

un évoque? ?son, car
à'aufjfdus
ecclenifir,

l'évèque pourrait

qualifié

par allusion à un passage bien connu de l'Apocalypse, ja-

mais

il

ne serait quabfîé

d' «

arcbistratège

».

La Passion de
rien de
est réservé au
:

sainte Cécile appelle le
plus.

pape Urbain
»,

anrjelus Dai,
effet,

Le nom

d' «

arcbistratège

en

seul saint Michel, c'est

môme

le

synonyme de Michel

c'est

saint Michel et nul autre que la Prière d'A^enctk a voulu

décrire, lorsqu'elle

décrit cet

«

ange divin, semblable en
qui
rang, ou peu s'en faut,

tout à Joseph

».

— Remarquez cette doctrine singulière
même

met
que

l'archistratège de Dieu au
le Christ
:

de Dieu. Théodoret connaissait cette angélocette angélologie d'origine juive,

logie

il

la rattachait à

sinon plus lointaine, dont saint Paul témoigne qu'elle était
très en faveur à Colosses et

aux environs, à Iliérapolis

et à

Laodicée ^
ret,

«

Elle s'est conservée longtemps, ajoute
et

Théodo-

en Phrygie

en Pisidie

:

c'est elle
le

que

vise le concile

de Laodicée de Phrygie dans
les

canon qui interdit de prier
er/.rôp'.a

anges

:

mais jusqu'à ce jour on peut voir des
et

ou oratoires de saint Michel dans ces contrées
sinage
» *.

dans

le voi-

Il

nous

est resté

un souvenir
récit
^

et

de cette docle titre

trine et de ces ejy.TYip-.adans

un

grec connu sous
:

de MiracidumS. Michaëlis in Chonis
1.

le texte

que nous en

Col.

II,

18

:

«

Xemo

vos seducat... religione angelorum. »

2.
ij rf,

Théodoret,

In

Col. II,
,'J-iy_pt

18
zoU

(P. G.,

LXXXII,

613)

:

"Ey-iai ôi

-zo'j-zo
i'j

zb rziOoi

^puyi'jL /.xi Ut'yioix

-o)).où,

o^j or, yx^i-'j

zai îjvï/9oDîx isJ^joSoi
y.xï

Xaoou.Ux
fait

rr,i ip'j-/ixi
zo'j '1-/WJ

vdyw

/.î/.'JtJ.u/.i

ro

x'/'ji'Oii

Tzpo^ïùyî^Oxt,

[jiypi ôî roD vDv ij/.zr,pix

Miyxr,).

-xi

i/.zhoi? xxi zoïç oy.opotç Èzît'vwv sttiv lo-ïv.

Théodoret.

al-

lusion au canon 55 dudit concile (Labbe, I, 1503).
3. BoUand.,

AA,

SS.,

Sejyt., VIII, p.

41

et suiv.

bientôt une édition qui sera sensiblement différente du texte reçu par les
distes.

M. Max Bonnet en donnera BoUan-

^
possédons
est

33

un débris d'un
récit, «

de basse époque (pas antérieur au vu* siècle
il

vraisemblablement), mais

parait être
à la

récit

beaucoup plus ancien, apparenté
des apôtres Philippe
et

légende hiérapolitaine

Barthélémy. Dans ce

Archip-

pos d'Hiérapolis

»,

peut-être dans la légende primitive l'Ar-

chippos mentionné par saint Paul dans son épître aux Colossiens (IV,
s'est
17),

Archippos d'Hiérapolis
eù-AT-Ziptov

est

un ermite qui

consacré à la garde d'un

de saint Michel. Or, un

jour, voici qu'une épouvantable inondation

menace de sub-

merger
le

rsùy,rripiov.

Voyant

le

danger,

«

Archippos se jeta sur
Dix jours durant,
il

pavé

comme un

mort, et se mit à supplier Dieu et l'archile lieu saint.
il
:

stratège Michel de protéger

ne mangea, ni ne but, ni ne
Béni
soit

se leva

du pavé. Mais
rsùy.rripiov,

disait

Dieu, je ne sortirai point de

car

j'ai foi

que Dieu, par l'intermédiaire de l'archistratège Michel, protégera ce coin de terre Le dixième jour venu, comme Ar!

chippos achevait sa prière, l'archistratège apparut
serviteur de Dieu
:

et dit

au

Ne

crains pas...

Je suis Michel, l'arcelui qui se tient
il

chistratège de la puissance

du Seigneur,

devant sa face. Et ce disant,

comme

avait fait Moïse,

comfait,

manda aux

flots, et les flots

rentrèrent dans leur

lit.

Voilà,

ajouta l'ange, la puissance de Dieu!
toute maladie sera guérie dans cet

En mémoire de
et

ce

eùy.r/ipicv,

quiconque

s'y

réfugiera et y invoquera Dieu et son archislratège Michel,
le

nom de Dieu
la

et le

mien, sera content de

ma

puissance et
'».

de

grâce de Dieu, qui ombrageront ce lieu de prière

Je

l'ai dit,

ce récit a été originairement apparenté au cycle des
suite,
il

légendes hiérapolitaines; dans la

est

devenu

la lé-

gende propre d'une basihque,
losses.

celle

de Chonè, l'ancienne Co-

— Saint Conon
le texte
"zo-Jz'j)
i'j

est,

peu

s'en faut,

proche parent d'Ar-

chippos, et sa légende, légende d'une couleur gnostique
1.

Je cite

du Vatican. Gr. 807
Ttt'îTît

(fol.

73-77)

:

...

/.vX n-li

ôzzii /xrscïùyit
ctytov

£v

Tw tôttw
t6

zKt

osêw

iizi/.v.lo'Jy.i'JOi

«

~u'iix /ai utèy xat
Oioï>

K)izZi//.x

» xxi Mf/ar,). rov « aJrov » ô.yj'JTpoiTcyoy.,
IjJ.o-j,

o

fj.vri/j.o'JiÙMV Tsii
v.'/X
r,

zb ovoij-X
stiiï-

y-xl

o'j

y-n i\i\df) j.u-oùy.vjoi,

'o

oi où'jxy.ii y.o-j

tsj

Oio'j

yxpii

Ï'jtv.l

3


plus accusée,
est
la

31


des
origines

légende
S'il

chrétiennes

d'Isauia en Lycaonie.

faut l'en croire, saint Paul, alors
et

qu'il prêchait l'Evangile

en Phrygie

en Pisidie, avait dû

renoncer à convertir
durcis et les

l'Isaurie, tant

les païens

démons
le

puissants.

Conon
il

est

y étaient enné un certain
et
il

temps après
dans
« le

départ de saint Paul;

est

a grandi
»,

bourg de Dibana, à dix-huit stades d'Isaura
Il est

aux

pieds du Taurus.

comme ses parents. Le moment est venu pour lui de prendre femme et ses parents lui destinent une jeune fille nommée Anne. Mais le jour des
païen noces
arrivé,
»

l'archange

Michel,

«

revêtu

d'une
«

robe

blanche,

a apparu à Conon et lui a révélé
et l'excellence la vérité, et,
le

le

mystère

de

la vérité »

de

l'àvvîia.

»

Conon touché,
le

ouvrit son

cœur à

prenant l'archange pour un

homme,
au

lui

demanda

baptême. L'archange
fait

mena
il

alors

vers une source, et l'ayant

entrer dans l'eau
;

le

baptisa

nom

de

la sainte et triple
et
il

invocation

puis

il

lui

donna
initie

une pierre précieuse
il

l'oignit et le sanctifia;

après quoi

disparut

^

».

>'e dirait-on

pas l'archistratège qui

Aseneth? Conon vivra avec Anne, son épouse, dans
et

l'à^vEia

dans

la prière,

auprès d'un

sjy.r/ipiov

voisin d'Isaura, et par
il

sa prédication^ ses prodiges et son martyre
l'Isaurie.

sera l'apôtre de
et fabu-


«

C'est dire

que cette dévotion singulière

leuse à r
polis,

archistratège » nous
et

ramène vers

le

pays d'Iliérala

de Colosses, d'Isaura

de Laodicée^ vers

haute Asie

Mineure en un mot. Pour

cette raison, je

ne crois pas téménée d'une

raire de fixer là aussi le pays d'origine de la Prière d'Asencthi

Chose curieuse cependant,
inspiration juive dans

la Prière d' Aseneth,
le

un milieu où

gnosticisme, le manisi

chisme
nous
1.
y.'xi

et le

montanisme ont marqué
et

profondément,

la

Prière d' Aseneth n'a subi aucune de ces influences.
dit

Ce

qu'elle

du Christ

de l'Esprit Saint, et aussi du rôle de la
At«/.Kst« rptij/j ov«//«jt«,
éçi'jOx'.,

Vita S. Cononis
Qo'ji

: ...
^

ÈSâTtrtJiv airàv irA r^ ù/ia.
svsa'/iira;

/.ui

aùrw

i/.'Xsyu.pitn'J

«ûràv z«t àytxîa;

x-jz-/d>sr,7Vj Toii

Je

cite d'après le teste

du Vatican,

r/r.

1609, fol. 123 etsuiv.


zapOévo;
â.'(rr,

35


correct,
et saint

dans l'Eglise,

tout cela est

Michel lui-même n'est jamais nommé. La Prière d'Aseneth
est

une œuvre catholique. Elle
effet,

est aussi

une œuvre
le

tar-

dive. Si, en
la Prière

nous voulions retrouver

d'Aseneth, ce n'est
celle

symbohsme de point dans des légendes du
qu'il faudrait le

m^ siède, comme

de sainte Perpétue,

chercher, mais bien dans les légendes post-constantiniennes,

chez les hagiographes
lui

comme

celui de sainte

Agnès ou

ce-

de sainte Cécile.
Prière d'Aseneth appartient à cette littérature romaet

La

nesque

mystique du

v<^

siècle, et,

quoique tard venue, trop

tard pour avoir eu beaucoup de crédit, elle n'a pas laissé d'avoir quelque influence sur cette littérature
les Bollandistes

même. Lorsque
la Prière
:

auront

tiré

au

clair la

légende de sainte

Barbe de INicomédie, on verra quelle part a eue
avait à Heliopolis

d'Aseneth sur la formation de cette légende célèbre

« Il

y

Dioscore, et cet

homme riche et puissant homme avait une fille unique
un
il

qui s'appelait
qui s'appelait
la

Barbe, belle, jeune, et

avait construit

pour

garder une
foi

grande tour qui
qui devait

était bâtie

sur le fondement de la
»

et

être le

salut de plusieurs,

etc.

^

La

Prière d'Aseneth a

eu une fortune plus inattendue

encore, celle d'inspirer le chef-d'œuvre de la littérature

persane au xv°
analyse

siècle.

Je n'ai sous la main qu'une brève

du poëme de Nizami, Joussouf et Suieïka, mais pour permettre d'y reconnaitrCj adaptée à l'histoire de la femme de Putiphar, la propre histoire -^ Suieïka est fille d'un roi du lointain Occid'Aseneth
elle
suffit
'-.

dent; elle a vu en songe un jeune

homme

d'une incomSuieïka

parable beauté,
se sent dès lors

qui

dit être
lui

le

vizir

d'Egypte.

pour

un amour
offrir sa

invincible, elle refuse la

main des plus puissants enverra une ambassade
1.

rois et elle obtient

de son père

qu'il

main au

vizir

d'Egypte. Le

Lipomanus,

II,

106 et suiv.
Spraclie., p, G5 et suiv.

2.

M.

Schultze,

Handbv.vh des persisc lien


vizii'

30
si


surprenante
et
lui

accepte la proposition,

paraisse-t-

elle,

mais hélas! lorsque Suleïka arrive
apparu. Sans
s'est
fait,

voit le fiancé

de

son choix, elle découvre que ce n'est pas lui l'adolescent qui
lui avait

murmure

pourtant, elle accepte le
elle

sort qu'elle

jusqu'au jour où

rencontre un
elle

jeune esclave du pays de Chanaan en qui
le

reconnaît

merveilleux: héros de son rêve.

Le

vizir

achète l'es-

clave, qui est consacré
la suite et
la le

au service de Suleïka. On connaît
jeté

comment Joseph,
est

en prison, en sort

avec

faveur du roi et devient vizir à

son tour.

Cependant
avant

mari de Suleïka
et elle a tant

mort dans

la

disgrâce du prince,
vieilli

Suleïka a été réduite à la pauvreté, elle a

le

temps,

pleuré qu'elle est devenue aveugle;

elle

ne peut

même

plus voir son bien-aimé lorsqu'il passe devant
la

sa pauvre

demeure dans
elle

pompe
la

royale de son cortège.
elle

Mais son image,
s'exalte

ne peut

bannir de son cœur,

de se sentir au moins dans son voisinage,
elle s'enhardit, elle

et voilà

qu'un jour
vizir, et

pénètre dans
est cette

le

palais

du

Joseph de demander qui
et

vieille

femme
se fond

aveugle

ce qu'elle cherche. Mais en l'écoutant, vaincu
et

par tant d'amour
et
il

de détresse,

le

cœur de Joseph

prie le Dieu de ses pères de rendre à l'infortunée et la
et la jeunesse.

vue

Dieu accorde, Suleïka redevient jeune

et

belle, et

Joseph

la

prend pour épouse. Peu après
il

il

monte

sur
et

le

trône, et

quand

mourra, ce ne sera que chargé d'ans

entre les bras de sa fidèle Suleïka.

Mais je ne puis

qu'indiquer ce curieux rapprochement entre notre légende

chrétienne

et

l'épopée persane

^.

Récapitulons.

Une

légende

agadique

,

fixée

vraisemblablement
le

au

iv^ siècle, et

que

l'on retrouve
le

dans

Targum du Pseudod'autres

Jonathan, dans

Midrash de R. Eliezer, dans

1. C(. H. Elhé, Fn'daiiiis Yitsicf u>id Zalikha, Anhaag. A. g m, dans les Verhandlv.ngen des vu Lurrn. Orientalisten-Congresies geh. in Wien, 1886

(Semit. Sect.), p. 33.


compilations
rabbiniques,

37


cette

légende
le

devenant

le

thème d'un développement chrétien, dans
blement au
v° siècle,

goût des lé-

gendes hagiographiques post-constantiniennes, vraisembla-

telle

est la Prière cVAseneth.

Pro-

duction littéraire grecque de quelque centre catholique de
la

haute Asie Mineure,
les

elle

passe en syriaque au
et plus tard

vi" siècle

par

mains de Moïse d'Aggel,
et

du syriaque
canon

en arabe

en éthiopien;

— dès

avant

le xi" siècle, elle est

entrée dans la littérature arménienne, et

même dans le

arménien, où
elle
xiii"

elle

a pris la place de la Prière de Joseph;
elle


de

est

inconnue en Occident, où

n'arrivera qu'au

siècle; en Perse,
et

au xv^
:

siècle, elle inspire la

légende

de Joussouf
la

Sideika

telle est l'histoire littéraire

Prière d'Aseneth. M. Dillmann, qui en a parlé d'après

le texte

de Vincent de Beaiivais, n'y
l'œuvre indigente d'une
«

voit

qu'un roman chré^

tien

et

mûssig Kopf
et

».

C'est

trop peu dire.

Le mystique tendre

rêveur auquel nous

devons

la

Prière d'Aseneth, nous a

laissé, peut-être laissé
:

sans le vouloir, mieux qu'un

roman

nous

lui

devons un

document précieux pour
et

l'histoire

de la théologie rituelle

de

la vie

chrétienne.
1888.

Rome, octobre

1. A. Dillmann, art. Pseudepigraphen, de VEncyclopœclie de Hertzo^. Cf. J.-A. Hort, art. AsenethAu. Bictionary of Christian biography, et Saint-MarcGirardin, Essais de littérature et de morale, II, 110 et suiv. Sur l'iconographie

d'Aseneth, voy.

L. Delisle,

Exemplaires p)rinciers du Miroir Historial (Ga-

zette archéologique, 1886), planche 14.

nPOIEYXH AIENEO
CODD. MSS.

A.

= =

Vatican. Gr. 803.
17.

B. =r Palatin. Gr.
C.

rz Bodleian. Burocc. 148.
Bodleian. Barocc. 147.

D.

[1.] 'Ev
[j.zTYj

tw

7:po)T(ù [toivuv] £-îi Tr,; sùOr^viaç, iv

tw

ixr,vl

tw

oeuTépo), ::£-:y;v

Tcu

[J/r^vô;,

èçazésTî'.Aî

«Papaw

':îv

'Ia)(7r,9

toj ::£p'.£AOîTv ::a7r/

Toy

H-'')''^?»

^XOîv

'I(05r,9

eî;

Ta cpta

'H)xtou'::6X£wc, y.xt r,v

auvâ^wv

-cbv
tt^ 5

cÎTOv r?;ç 7,wpx; £y.£iv/];
TTÔXî'.

w;

rr,v à'ij.ixov

tti; OxAocîr^;. 'Hv oé tiç àvY;p èv

h.zhr^ hi\j.y-'. Ilr/TîçpY^ç, îepeùç

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1. Textian vaticanum (= A) seguimur, cui pleriinique consentit fabricia^ nus (=C),' textus palatinus (=i B) cum barocciano (= D) conspirât; syriaeus mediam viam tenet. Palatinus alter, queni mitto, ad Vaticanum accedit, sed est plerumque decurtatus, IIPOSEÏXH A2EXE0] In codd. titulus est longe diversus Bto; zai i'i'iiJo'/iyr,r:ii '\':vjï9 O'jyxTpbi Uvjzi'Ypn isfio? xal <:uzpi~ou {hp. yxi axz, Om. C) 'I/tov-i/sw^
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(or: C) aJT-v-' V.xëvj ît^ yjvaixa ô îrâyzsc/o; 'Iwîvi'jAC

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D
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Historia Josephi justi et Aseuethae uxorisejus Syriacus

(apud Oppenheim).
'Sî/»'.

1 'Ev TÔi TiScirwJ 'EyÉvîTO ÈV TÔi TTSCÔTW

îtîptîV.^îî'y B Syr. — 2 ::zpt-).dûv] /.jxXîO^xi 0»î. B — 3 6/~'jy/.x.ioîy.y.rri^ ôzrojzaioîzârw A C ô'/oor, om. B D|| à'ptst] C, in fines urbis On quae graece
y.y.i

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B D—

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ut colligeret atque congregaret Syr.

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om. B D

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B D Syr.

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om. B

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D, unus ex praefectis et niagna-

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cubiculum splendidum
auro erat obductum,
ordine stabant, quos
labat
ça;

et variis lapiJibus pretiosis et ia parietibus

pulchre ornatum erat, et lacunar omnes Aegyptiorum dii aurei argenteique
etcolebat, quibusque quotidie

omnes Aseneth verebatur
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ok zaGz«t-^vD|)Tivzî(7//ov «Travra zxi Oiu.

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y.i^y.oj D — 8 £v aJrw] + xTcitpa om. B cojyOi ABC xpv7o-Yjr,i D TTzvTx B +

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autem habitaculo eraat omnes
oni.y.'.\\ -y.jOi-jot]

fructus et boni terrae cibi

om. C D zat5» om. 10-11 Syr. : In tertio
||

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ai kitrU]

B C D

— 13

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u.ix i/.y.azr,

zai «jrat -^îxv otazovoi/^xi

-S?/J'.

izâîr/îj izâîr-/;;

,ata-zîZT/;//îvv3]

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BDH oiort ^txv]
a-^oopy.

15 ap£v

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-^îav ovv] zai /,7av

— 14 zat zx/«i] C D om. zai D — 10 OuHijm om. C — 17
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om.

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D,

B — 18 Ètti fj.î<7/]y.'jpim'j izpbi TTouîa om. B D rât] Trpô; B D y «//.toôov] ut praetereimtes videri posseut Syr. — z/tvv; B 20 z/tv/j] ;ro^-j-Jj?av] izop-^-Jpv.; A -Kop'^yjpoli'j C, veianiiaibus aegyptiis -Si/r. zxi ûopsùîs:-- om. B D ovv o>/?. B D. Zp'-^'<''^r''^' ^ y.?J':Of-in D.— 21
|I-;i,50;]

z«Tà

quarum una ampla Syr. imZliizoj'yy. èoppx-j B D £-t .y.î7/7«.Spt;z C — 19 v> àTîoS/-:-

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oîv.ia v.û-

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y.jy.Xd) r?;; au).-?;; 'j'I>r,Acv

cocopa AiOc; [Xî^iAc; TSTparr,

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y.at

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zapà to tîT/o; oivopa wpaTa
cvto; tcj vApzzu aj-côiv, y.aipbç
èy.

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Gzo/.xt(i)Oîv rr,; tt'^vyjç r,v Ar,vb; [XE';iAr,

or/,o[j.év/)

to uo<op rr,?
aùX-î^ç, y.ai

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E'jAOYrjTbçyjs'.o; b OEbç-rsu 'Io)rr,9,bTi
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cr,'XEpov ».

'IworjO c b'jva-rb; tou BeoO ep/^cxai "Kpb;
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'Aîsvs^ om. B D Syr. 5 ypvsoùaùr^; om. B sh rbv 6x).xy.ov-':7o).xi xùrr,i om. Syr. om. B D rx; /xi è^û^xzo ^û-jr,v -/puTÔ:/] om. C Syr. yKVTOv] yp-j'ioùfij B yCpu'jTrJ C D aJr^; om. D 6 roïi ttoîi om. B D Syr. ^£îa«ç] + /.xi zo-Ji -ooxi B Syr. J.iTto/.Jziy.o-j om. D 7 TzipuëxÀizo] -rzipiiOiTO D Kîpiidrr/.vj] TZîpaëx/lî-o B D

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B post vîzviV.o; — 7 «'jT&i] Taï; ôypxi,- D|| tTTxratJ stt£v B OHi. D En loseph venit et aÛTOt; C, Oy». B Syr. om. D — 8 ûj /i/oussv om. B rà '^rt'j.'x.-x raû-a &); limini adpropiiiquat Syr. aOr^j om. C — 11 ns'J 1° om. B D "Iwt/î'ji ïa-'yî'''] ^=<î îujys''' D om. B D i'yr. o»i. B D ii'jisybixvjo'j B D È?ô/<)5] zai s;/;/ôw7av D /.ai i'i?jJ.do-j B iveruiit S'y»'. -âïa om. C — 13 /xl n dzox-Kii'x om. y.'A h x'jzoxt om. C 12 ToiJ T';; C D xzi v-jav B D 'MoiyOrrrxj B D — 14 vï/Ôsv D xai driilOfj B — \Ô r,nvi os] zat B k\vjij.tjoi A tTT-îtj D — 16 yç,\>zoyy.J.Wji-:ol D zarïîXîJaïTs] /.x-z'j.r/.vj.-j-vj B V7v ôj xxi] xai ov D — 17 xai 1» om. B D — S/ov om. B D — y.7.0xpo'j om. B D aûroi ,2" 0)H. D H duodecim sigilla 18 y/yjiOY-i D X.5'-"'! B — 19 ro; xs-j,a/;î; D
Qv.^iv.'iM'jii y.vl

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+ AtV;7Tr5j D Syr.
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om. A — 2 /y//v;';wyzt D. 3 yi;;] C £t£ on. D — 4 'Aîîvî^ om. B D
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lapidum pretiosorum Syr.
radii solis nitentes
oi^iû]
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20 et super duodecim lapides fulgores aurei quasi
Saît/ixiv
flores

sinistra
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olivae«Syr.

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B /î/â),/;zx
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D

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quid faciam misera, quoniam consiliarii alieni
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comqUus videtur, melius me deceperunt dicentes quod
vî/awv] //.ou

Syr,

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qui aderat

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47

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Kal àvasXé'i^a; 'Iwcyjç

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5 'Iwîy;? 'râvTO-î

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B yjvxtzà,- om, B D 5yr, 2 zzi i'-jj^v o»z. D nunc quo eam et me abscondam a facie ejus ne Jo* seph filius Dei me videat? quo fugiam, cum omnis locus sit apertus et coram eo lucide detectus, Cum lux quae in eo est illustret omnia. Nunc autem miserere mei domine Deus Joseph quia stulte locuta sum Syr. vî/v oSv] xxl vîv D 4 f/.il).ov om, BC\| Tov om. G 6 dTô'/.Qvj B D x.xt 2° om. C l/Mr, A
1 £-t
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£/âAv;7x B.

D

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om. Syr.
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2° om. G

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B

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impediebat Sijr.

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i-jôx'j.o-j'j

post se sequeretur Syr.
yuvai/.j;]
à/>.5C o>;ï.

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adpropinquaret neve

èjiyy.oj'j] oii-zt

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II

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B

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TO/JTi>wv o»i. 5yr.

— 17

om. B
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om. B

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B D
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B D
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om. C GSpswç] itpoiÛTto'j om. Syr.
II 11

G

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B

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«

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cj '::âvTa avopa àX/iTp'.cv. » Kai eIttev 'AcEvkO Toi'ItosTiÇ

Xaîpi'.ç,

ySi^'.t i\t\z^(r{\}.b)t to)

Oew

to) u'I/ts-w, »

Ka\ EÎTTîzpb;

xj'rjV 'Io)Tf,ç

«
-*^

EjAC7r,7£'. C£, v.cpY;, Oec; 6 ^loozs'.wv Ta r.Tr.x. » Aé^e*. cuv ITEvrEcpr,?

rr,

Éa'jTO^ Oj^aTcl 'ArivéO

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om. B D

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peregrinum Syr.
/J.ivo'J

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II

B D Syr.

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f oiiri Oj-/iTr,s r,iJÛv ettï D nobilitatem tuam Syr. \\
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D

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Eîri -xpdi'joi

C

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B D
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sîrt] îîTat

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{i.'.'jryjix

TrâvTX âvopsc o»î. 5l/>'.

TôJ IIîj-

Têpp;; zzt T^ y, o>». 5î/r.

12 «vroD]

+
D

et

omnera vivum peregrinum spernit
^/;

zai :rap9ô'vo; /r/wv D me non vexabit Syr.

\j-'}.pyii
||

otn.

v^zï'tw]

E/Sâroj
||

BD B
||

+

B


B

13 Mi)-^-^] propinqua Syr.

rV^] Toi

C

14 tôt;] xai
</r/aT;:i
^^ot

BD

avr/;;]

Tô; \\7î-jéO
â'jnraiov

— 15
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KJTÔ o»î.

D

zai

£?-£•.- IIîvtîv,;-;;; rv;

aOroi 'Ajjv'Ô
H

B D

D

om. C
/îyît

accède, adora et osculare 5y>'.

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y'A cv]
II

D

zsti //.i7ît-ù).).oTpiov

18

i\,'j.ù-/r.ij.i-iOi

Ky'j-i^

v.yX
II

B D

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D

19

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Br/y.-rfi

om. B D om. B

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B

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BD

à-^;{/iv] 7r,:oîv-;(/5v

BD

21

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D 0>n. D

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B
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D.


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B — 9 -:bi r/iv 9jîav o»l. B D oij-:z-ji'7X-::c--ap6ijoj; aJrïjv] r/;v B D — 11 w; oj?z. B C rr,: 'At£vîÔ] ajr^,- C et in his déficit codex baroccianus 147 — 12 £?w izry-iJ.ijr, ora. B D H rt; ^^rtv A om. B D jj^v] sot D rogajj

D om. B D

sV:r5Jï£ o«2.

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qua re es vexata domina? aperi nobis ut intremus
[I

et

videamus Syr.

om. D i-'l-joilvj D tl-i-j] + a-^-rrj D 'Aî£V5^] + aurai,- B -. 14 £7wÔ£v OJTX om, B oiïx i//.~/.'j.tiz!JiVjr.] /.=/liizti.i-jr, D î"-£tï;;/.95] îtti D 15 ZKt Saîj; or/î. B D oiavxîT^i'jat zxi o>n. B D 16 -WJ //i/./.iv «Oj d -opvjizOi ol-^\ y.;;,i :t9:-v^v;.-î B D 17-18 y.vA J.j'x-v.'ji-s'iz-ilio-j Bi'/rxwj om. B D Syr. 19 roi zo(Ti;vo-r xvr/i; o;». B D Syr. — 21 -h y.iS'J.riOJ B D s'iag;] s;vyï/z£
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remittend. est pas t

-s'jjziroy.o;,

ut videtur.


t:/.:ç.
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t:v i.v/\zt ïîxi.vi
cx-'."/.'./.y;v,

T;jt:v cJv XaciJ'x tbv
âî^aXco;

/'.Tiova, r,'n';vl'/ xj-.Ï'/ il: -z-i 07."/,a;j.;v ajrr,ç,

i/.A£'.':£ r.i'L'.t

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1-2
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— 28 ziri

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non expedit hune cibum impurum ac foetidum canibus domesticis alienis addit Syr. 17 zr.-^ zi-.pv.'j zf.i oiçpi; B H /.uzixnj'] /.-j-zi/piii D

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II

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11

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8 îêâ/îTo
Arivàii orn.

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D —21

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— 22

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20

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— 20

v./'/y.

/.'A-v'jfi puiv.r.<.

om. Syr.

24 At dominus deus

pTceUus Syr.

et validas

Josephi sapientis Syr.

26 K//OTfiîvî] opéra manus

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1 r.')ij-r,j/ry/f,z'j.'j.'jzu.

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— 14

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et

nomen sanctum memoret

trae orientalis consedit; et faciem

atque vocet. Et iterum conversa ad latus j)anetis fenessuam verberabat et pectus manibus percutiebat
:

dixitque in corde suo os
os sacrificio et vanitate

non aperiens Ego sum imbecilla et orba ac solitaria, cujus deorum Aegyptiorum, meorum popularium.inquinatum est; nunc autem his lacrimis et cinere et pulvere htimilitatis animi mei poenitentiam peccatorura meorum agens, audeo os meum aperire et nomen sanctum dei misericordis implorare. Et si dorainus de
et si

me

iratus

me

castigabit, ille

me

possidebit,

me

primum
y.'j.io>j~_

prorsus verberabit. mihi medebitur. Alque ad caelum conspiciens lum 22 ôiossuum aperuit et ail: Syr. 21 llpoz-zj/o As. Bat. h Syr. om.

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B D Syr.
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guntur sed super aquas ut

folia feruntur
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11

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om. B D

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B D /.Jpii om. B D — 14 loêap-^ A om. B D — 16 î5t i" 3J A
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om.

om. B

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||

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D— B

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II

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D

— 19

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om, B

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om.

D
et

(|

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ij.r,zipx

om. Syr.

— 11

ro ït^9o; xJro'j]

+

puer
et

tur atque vires capit et respirât

a timoré suo,
fit

de concitatione pueruli
pxi om..
â.pTtx70-j\

filii

hilaris

Syr.

— 21
^2

B D zr.j manu collum patris complectiapud eum acquiescit, pater autem
y.y.i

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om.

D

B

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II

ïy.è

(ûi-'^î/i-Tî/vo;
II

om. D

[|

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-.iùirî/.-JO:]

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D
\\

Toi/

voviTOJ o???.

B D
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zai .iùo's-opyoi
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B
Il

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22

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om. Syr.

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om. B D

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B D
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B D

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B D — 3 zàyco-stsi — 4 sppi^a] B D — 5 oà-v/ouv om. B D B D — 6 5Ù] sot D — 7
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zai ï-apâ|ï£
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B D

B D

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om. Syr.

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om. B

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15 om. B D om. B D /jLÔvo; om.
xitzoii:
II

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B D


16 ouoï iziox- pùxvS p'^-i

B D

17 osôtw/uî'vwv]
Tiaf.6i-jo'j

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B D

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om. B D
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BD
21

18 zy>/;v zk!
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om. Syr.

20 "E/îr,5o> /m-'m;

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22

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B D.


[XIII.]
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et-iv

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àvOptozs: oOsvo) ç£pi;x£vo'. cf.
7.i^;ii
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I(.)Cy;9

yîb; zsi;xévcc isT'v
-tzh7.rr,[j.x\,
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zoioiiTOi oni.

B D

7

-ray/Kz/O; owi.

0W7. B D — 3 y^ç B D — 5 riii-zy.i -ors B D — 7-8 Totv.s locvs
r,

ia

Syri'iro j)res&ior est
te

ad

confugi omniaque

humana deserui
sum
et

liata

ac jirivata regno et

Domine, mihi condona, quia ab omnibus discessi et et ad te recessi. Et in sacco cinereque, spodécore ornamentorum meorum variorum ac diversorum,
et sine pulchritudine

nigra veste liigubri induta
ratusque cubilium

splendida

mundi mei. Appa-

meorum

corona capitis mei
ex|)etit,

et

vinculum lumborum aureum
et in sacco guttur

in terra iacent; et in cinere

animura

ingemiscens pulnientum cibosque
aiflicta

meum humiliavi, nam ieiuna

meum

septem dies permansi et
et

sum

inopia

cibi,

etiam hic cinis lacrimis meis factus est lutum

id quasi
;

Ac cenam meam omnium ciborum canibus alienis dedi ecce ego septem dies septemque noctes neque panem edi neque aquam bibi, ut lingua mea faucibus meis adhaereat et os foeteat tamquam sepulcrum, labraque mea arida sint tamquam testa. Atque visus faciei meae mutatus est, etoculi mei aegroin via transitus.

tant flendo, et robur

meum

a

me

discessit.
sivi

Deosque, quos antea per impruden-

tiam colui, contemno et abieci atque

eos ab hominibus conculcari et auferri.

Quos aureos argenteosve deserui et ex ocuiis meis removi et ad te, domine mi deus, fugi. At tu redime me, quia per errorem in te peccavi virgo errans et puerilis, quae mala vana in Josephum, dominura meum, locuta sum nesciens eum tuum filium esse, cum homines mihi dixissent eum filium pastoris chananaei esse. Quibus credidi et errore diicta illum despexi. Quis enim hominum talem pulchritudinem atque sapieniiam, virtutem atque vim genuit? Domine, tibi eum commendo, quod lu eum magis diligis quam me. Tuere eum in sapientia et inve9 /*: ^'-''^'i /'''• y-j'n'j ntes > Deinde in codice Syr. lacune, est uniiis folii. yy.'. aÛT^^] xjtôv D 10 /v.i 1° stswïw om. B D D yy.'. èoJ//;v om. B D £t; rov; B D 13 y.y.i ôov/îJîu-ôoJ/.y; ont. D 12 zat iôo'j D 11 zac-ôoj/v; om. B àsx -jnfy.oj-ii ij.oj /j s 5; D. 14 âsz yi i-r,/.ojii jj-ùj /.i c 0: B i" om. B

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13 et vir dixit ad Aseneth

manduca panera

vitae,

15 i/i'/ïiov] ab hoc ungere oleo incorniptionis Syr. 19 -rA-Jz^a-j] +. 18 /-y.'yù-:'M A. membra Syr. 19 Tsr£ixtT,</£v/:J qui ad nomen régis domini dei numdorum confugiunt Syr. add. Syr. : Et vir dextram suum extendit et id quod a lavo fregerat in eo comdie et ultra

poculum Syr.

vitae, et

l7 ott5]

— —

pletum

est, et

factus

est

ut

antea

fuerat

cum eum nondum

tetigerat.

Iterum


Tôjv îi'yiXoiv Tcù
j;.'js'.âso)v y.ai

6o
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^'iy.c/.î'.

•/(^p'S'j

iv.iv/Z'j, v.x:

?;jav

àvapfO;rr,TC'., [j,'j;{s;

'/'X'.izt^ y'./.'.âotov

Ti^xv es y.x:
yây.'.vOc;

[jiXissat
y.ai

Aîu/.al wîe";

7.'<ov,

-à l\ --soi aÙTwv wç
y.ÉvTia sçîîa y.al
ày.îïva'.
-:f(

Tzopoûpa
Y;o(y,ouv

y.al

tor y.;/.y.o;*

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TÎ^ç 'AczîvèB y.al y.aTEr/.riVco^av ezl t;î?

y.ap-soôpsic sévcpo'.ç.

[XVII.] Kal

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Tr,

'Ajîvéô

«

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p'?;[J.a

tsjto»

;

tetigit et

dextram suam ad favum porrexit et eum digito suo dilucide a latere orienlali ad se partem eius trasit. Et rursus dextra extensa digito suo latus favi
occidentale attigit, et

dum eum ad

se adraovet,

in via mellis

sanguis factus

est.

ad se traxit, et in via mellis iterum sanguis extitit ac rursus manum porrexit et partem meridianam favi digito suo tetigit et sibi adduxit, iterumque in via mellis sanguis factus est. Atque Aseneth a sinistra eius stans omnia quae vir fecit, vidit. 20 TÔ y.T,oîo^j\ TÛv y.r,pio-J A |] àvï'îr,] hjitrii'j.j B D -h'i'/sj.i om B D.
favi digito attigit et
;

Manu denuo

extensa partem septentrionalem

.

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byssus auro

textus et corona aurea in capite uniuscuiusque-S^/r.
/_p-jzo~j
.

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B D
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Syr.

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B D

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om. B

D

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'AtsvsÔ] ^x'siM'iaxi iypizrtix'j

zx yiu.r, B D à'yyi/o;] à'vôp&j-Oî B vir B D Syr. zozi x-jinz-r^ox-Jl y.xi x~ftlBo-j B D — zr,-J 'A'jî-jiO] àrro zviç 'Atîvé^ B D — 13 -X'7Xi 12 'Xi i---7ZxOr,i;x-j-xoiy.?;7Xi. om. B D post yf.v B om. D — 14 y.xi ùd' oirwi-vîzià; o?n. B, D ù-^i-j] + 6 x-jdou-o: B — x-û.dr,zi H B x-i).9xzs D J5 àvâîT/iTî zxt om. B zat Jasi; cm, B D Tirî-a-ô/Qo-j om. Syr. rirs] zat B D i>.vsTrv;7av] xnri'/.Oo-j D — 16 :tx':xi-!J.iMizxi om. B\\ '/.-.r,'/fioj xi ij.il. om. D + "x-xixi B D îtçi -pht B D otz/a t^j o?». B D turri Si/?-. — 17 y.xi-oijrjpoiç om. B D — 18 iy/î/oc] x-j()p'ji-xoi B vir -S?/»-. zo pr^u.x.
r-fj

\\'7-vîO ixi

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om. B

11

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iôipxxoc,

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B D
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B

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D

2 /s/.]

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B D
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B D
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D

Syr.

3 totî-xîîs» otn.
11

B

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6'yr.
Il

x'jdso-oi à'yy.J

B


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om. B D
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B D

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B D

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G -o///; om.

D — 5 B D —

om. B D
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r;^v

7 îr-i-'Aîivs'ô] z«i
sjv

70V a-jOp'ji-OJ (à'yyï/ov D) "AîîvîS
zai

B D

Syr.

|1

/.jpiî-/xoi] ctViv
||

iy.oi

B

Syr.

iJv èyoi

D

8

ui G-jj-xhcjîi

meae, y uot]

mecum

nutritae,

et eas diligo

ut sorores

om. B D septem meas Syr.
Tîyôiï'iy.i
a-j\>

virgines,
||

aequales

ii-tpriZoïi'7xi
ixiû.


zai

+

5jvrî55a(/.//î'v5ct y.oi ïz
'Xj-zv-i

•JîOTr^rii y.0J

-aol vj

vvzri

D — B D
||

10 zàzsi'vaî]

BD

|1

zâv.i] s/zî
'x'j-kç,

D

1|

u\jTr,

oni

.

B
II

il

ayyî/o;j v.vdpuno:

ît-îv-stJrài o»l.

D

11

rirt

om. B

D

zxi èzâ/£îîv kÙtz; 'Aïïvî'Ô.
||

B Syr. B D
zat
>î!/-

12 zat £T7/;îiv-àyy£/9J o>n.
'j.-jOs'jt7ZOi

BD

||

in faciem viri

Syr.

/.xi tl-vj-yipi-jo'j]

jv/r,zvj xj7X~ é
/pi-j'jj

iyyî/.oç D) zzt sT-sv

ij'/.oyr,-:î.i

'j«5; ô

jinroj

îtj

rov

xitâ'jx

BD
et

13

///',/, 7.3 si tis

septem columnae
zyy.] vir

ia urbe refugii

Syr.

— 14
B D

\'ll!l\\i!\

ad vos
st'-îv

per vos in aeternum conquiescant Sy%'.
-r,


\\

15 zzi //srà raGra...] zai
-Ipo-j]

ûjOpoi-o:

'Xzi'jifl

i-iîTîâv/;] zKt

iîTSZ-Jv;

B D B D zxt
||

il

</.

Syr.

i-xpo-j

10

ijç

îOOiojj

B, xxi

D

17 aûr^ç)

+

6 àvôioj-o,-

B

5
||

ayyî/oç
à'yyî/i;-]

D

||

âi(/.a-!/j;aviv] ~jpb~ /•jXAxy.Sx'jiy.-jo-j

vir

Syr.

19

/.v ôè-iz^tv!/.,

o//i

.

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îU tov o Jîzvèv zzrà avxro/.à; iU rsrij zzt B.

BD


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vuv -opeùsTa'. zà/.'.v

Tiv cùpavsv TTpbçTov Tczsv a-jTvU.
-r^ cO'jAy)
':o\\j:r,p7.

Ka'i

eXsvsv èv sauTï;
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«

"IXîwç

i'aO'.,

y.6p'.£,

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5

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[XVIII.] Ka;
y.oç iy.

h'. '/Shzùrr,: -y.j-y.

'A^sveO -pb; lauTY.v. îocu nyMr:Ma)ar,ç o o'jvol'oq toj Osoij loy_îoiy.iaç

t^c ôepa-sîa;

'Iojsr,9 aévcov 5t'. «
»

Tat

s-r;j;.$pov

zpbç

j;7,aç.

Ka\ sùOéw; IvShZGV) 'AasvsO tcv è-avio t^ç
-ttsDccv

a'JTYjç, y.ai eîttsv

ajTw

«

y.at sj-pé'TCtcov rf,v oiy.iav [j,ou y.al è-oliJ.y.-

Gov ceTttvcv y.xAcv,
j^.spov.
»

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'Ioi-r,î b o'jvaTbç

toj OîcD ïpyt-y.'. r.ooç
(r,v

q'^.a.ç tc,cjjj,-

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15

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Tt[J.tcv

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y.£ç;a'Ar,v

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B

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D

D condona B D + ro BD
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-Si/r.

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ôrt] îôoù

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D

tooi»] îj^s'oiç y,/6î

—7
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B
B

8

sOôî'w; o»n.

BDIlràv
Syr.
/eiv

£71.]

nutricius

Syr.

9 î^îi76v-//ov

i-ovj.x^xré

/j.oi

D

10 ôiort] ôzi

B

Hzjit'a]

filia

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Il

aùroj

T/;v >«tê.

om. B D m:-/, om. *S(/j'.

— 18

D

H cfifj.-po'j
ô è-t...]

om. B D om. B D

sTOt7/KToy]

+

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11

Èiri]

nutficius

IG

<:-îù<:x'7y.

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||

B D

— 11-17 nutricius — 19 ràv Zîù-iço-j-xù-r,i
-Sj/r.
(|

iom-ivro-

y.xi

om. B

Yivotq.vj

&jj-£i]
ôty.

v./ -/à:: ôiç

B. oȔ.

D

II

D — 21 KJrv^v h ora. B — 24
vîiav

B D to zjS'^tiov B zr,v fj.v/x).rrj om. B D 0771. B D — 22 r,zii-/_p-J';(o.i /xï xl/zn VJ
y.x'i]
i-j l'i\

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20

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B D

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z^r^; 4-

Syr.

omnia ornamenta pura

25 w; -:i;-î?]

B D.


Ai'Oîç jxy.lvO'.vo; '(J-iva;,
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B D

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B D

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B D

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excelsi in qui-ràî :ra-

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pi.iU:--û -jiû
u.'j-:o'j

11-12 zat

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om. B

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capta, dentesque ut

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||

Il T5âj{v;/.o;--a,u:Tctzt/oî] et

cervicem ut insulas requietis angelorum in coelos pectoraque sua tanquem montes amoris excelsi Syr, 20 Mwj/;-,] primoge15 & i-i t-^j oiy.icf.z] nutricius Syr. nito Syr. 21 ïrt ia/oJvrwv «Croâv rxira om D -atôâitov fi.ixsôj B D

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om. B D.

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Syr.

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ad deum excelsum populi

et familiae,
zsi/-/i

gentes ac na-

tiones confugient ac se abdent Syr.
tni

— 16 yJvae otn.
20
\\

Syr."- 18
Syr.

sunt ex adamante vitae Syr.

Tzpii //c]
ày^j/i

ad

te

— 21
y.xi

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ic,

...cou zx pr.y.xrx

TKL/ra]

om. B

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B D Syr.

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sTizi'j

nxyrx rx nspi aoù

B D

+ Stozi i'/ù — 22 tôts]

îùvi-/ysM7dYi Trîst co'j

<7XT0-Tùi 'I&jj/)^
hjiZrMix.'iipr,rsy.j

om. B

13-16 xai

x'jé'Zr,Gxv--::viîjfj.x
II

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B D — 23 om. D — 24

i-j-nyx).'.x-ji':r,':xj]

B
/v.'.

(|

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om. B

spiritu revixerunt et

inter se adhaeserimt

Syr.

—21-29

v.';-x'7v.'j.ijo:-/npCi\,

x'j-C>j

ont. B.


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ac celebratio Asenethae iii Domine, ego Aseneth fiiia Putipharis sacerdoiis Heliopolis urbis solis qui in omnia insjncit. Peccavi et niala coram te feci. Ac tranquilla in domo patris mei fui, seJ superba elataque. Peccavi coram te, et deos innuraerabiles timui, et ab eorum sacriticiis edi, et ab eorum libaminibus potavi,neque Dominum Deum caeli, cogaoveram, neque exceiso vivo confisus eram, sed in gloria divitiarum mearura et pulchritudine mea fiduciam meam posueram, et superba atque elata fui, et omnem virum ia conspectu meo eosque qui me petebant spi-evi. Peccavi multum coram te. Domine, et garrule ad 2
"Iwîv;--]

^zîa'jj
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B

II

deinde addil Syr.

:

Hymaus

Deum

excelsiim

«

Feccavi multum coram

te,

te in vanitate locuta

snm, in superbia mea dicens nuUum principem

in terra esse

qui

me

pudefaceret, sed
fortis

me sponsam

filii

natu maximi régis Aegj-pti fore,

dum

Joseph

Dei veniret, qui a fastu atque superbia mea me detraxit, et me a viribus meis debilitavit, et pulchritudinibus suis me venatus est, et sapientia sua

me me
ei

captavit ut piscem
roboravit, et

hamo,

et s])iritu

suo

me
et

vitae subjecit, atque robore suo

me

admovit ad

Deum

caput
3

dominum mundorum,
jj.t-'y.

ac mani-

bus ducis exercituum excelsi, raihi panis vitae datus est et poculum sapientiae, et.

sponsa in aeternum facta sum. » Syr. ôjç om. B I) /y.', flç.lv.-j-'j B D nj'j.-û.';/! A ïrii rr.i '/uj.où om. D Syr.
Il
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tuum qui mihi

D

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Israël Syr. — 8 ô>i om. B D n xxi 9 -opsJrc tanquam deus Syr. -. jj-o-j om. B D 10 -lo; 'Ix/.'jir, om. B D

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11 'Iojîï-.s A, om.. D Kai y.yftvj -pi; X-x/.'Jiô B D
et capillus

+

om. D oi i-i TtoojwTrov om. B D — 12 Tonsv yr, Ti-:iij. B 12-23 vj oi laz'.'jo-lKz-JjS Triii i'/.jzoj om. B D
vj y/j Tfsifj.
||

— 16

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|| II

+

quasi qui ex bello in

domuin suam post

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pHoris recordantes timebant Syr.
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-Syr.
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i/px-qi:

II

mantinis fundamentisque, quae quondam in lapide petrae firmae in septem coelis positis sunt Syr. 21 -iourjxi D z-'v 22 v.-ipyoaij'jrj-'lx/':^^ om. B Syr. zoii zsiyo'j;] ex adverso Syr. 23 rr,j 'A7îyî^ om. Kxi à-57i:ii^x>>oj D

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ZZt SrZ^ï'vTïç] Zat £'5TV;75tV 0( 0£ 5/^5VT:ç] Zai -^/.^OJ TTîbç V.JZVJ B D 1 A5J/;V A B zai STaô.-a'Jri'J 0>n. — 2 zai /£y£t B D ajTOf;] avTs!/; A ô -peurirozo; om. B D Tr,,«î50v] TÔri D om. Syr. — 3 h-k om. D sttï om. D — 4 ravTKt, om. B D Tro/îutiTwv y.xTî^Tpi^yi D -jy-ifirizù-j B — 5 >"] -zpii/.oi-u. B D tria millia ^yr. om. D — 6 zzycii-iTaipoj;] Kat wov È70) 'iiiuij.'/.i iiu.Xi îij êoïiôîtav ï/ji»!V •:r,iJ.ipo-j B STiïJîarî D — 7 îtatox? ts zat -atèiVxa; o»i. Syr. riapaza/w oÈ ùaâç ît; Sovjôtav — 8 lyjvaywviïstî^aj A ipaiOv.i B zat jjjy.y. -ij.it' iij.o\i] ù/.ojzxzé fio\j zset Tzoïr,tix-jj om. B D — 9 ànsiào] ètsTi D ÈvuSsiTÔ/jv e/'i B D nxri fJLîz' èy.oii l'/.îo; D — 10 -o/i/AÔJW + r/'i» B D — Il zoi) ùrzo/.zsiyxi] /xi à-ozrivw BD — 12 tzfJJx'. A B iz-zxi D /uoi àôe/sot zat (om. D) çt/oe //ov st; tî'/o, B D — 13 et] oi D — 14 x'j-ijU + ac visi Simeon et Levi ubi ea audiverunt quae PharaoEt-ôjv] 'ii-pyj D
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nis primogenitus rebelliler dixerat
hx^iztU
T'i'j

vehementer opstupuerunt Syr.
roJ-ixopOi
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r.'j./.j-jîj

15 hpxrjz',
xj-zoi.
i/.

B

15-17

ro/.,ttv;j5Ô;--aTz|y.(]
r.diJ.vj

rr,-J

pcu.-JXix:/

y.'iito'j x'j~f,t

y.xX

-xzxixi

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17 ôtirt-aJrof;
Xîviç
y.-j

om. B D

— 18

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y.xi

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syv'jj

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-KX-j-zx

18-19

vj<)\jij:r,ivi

-j;j.iw ôiirt i

xjdpu-oi -p/i^czr,;
Asvt; rèv Tziox tov

-poi'Jipx

ri //.î/zovTK

jvjiz'ixi. (y.

om.

D,', zat i-xzx'ivj

oiiii-j

TOv Zjuzùj
65y/;v

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b d Syr. — 19 7v;y.atvoiv] zat izr.ij.x-jVj B D 6'î/r. — 20 r.x-'jzxz^xi -zrrj B D — 20-21 Kat Ci~vj Ttpb: xjrov £v&j//oJÔ-/;5 zar' x'jroîj ôiiri r.juciç 9ï0îî§0V; "xiSz: 'di/j.vj B zat £1-; Aîv'.; rrcoç avr^v Tva rt -.B-ju'jAr,: yy.-:' a^roj
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OîS7i6îiç,/.x'i cj zposr,7.î'.
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II

II

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duobus glaJiis pro ignomiiiia Dinae sororis nostrae a Sichimis ullionem 1(5 r,ij.'jrj om. D repetivimus Syr. /.xl om. B D|| r^j zzt-'Ev.//oJ5 on. Syr. 'lowv
TKt D||liis

||

17-18 5/'jj-iy<>a/«oi x\izo-j om. B D om. B D Syy\ 18 «Oro-JJ a-Jrwv A 20 -viv oi'itx'j om. B D i/.pxrri'^vj] àvî'îrvjTïv B D — 21 à>z7r/i9£ /.«i om. B D -yoêîC/] ^oS/;!?î^ B D ïzi om. B D 22 -âv :;. ir,/J.y.^ -'jjr,zy. B ti'f^j.'J'ij y.-' avrov à'.;îvTî; zvTov rsî'/ovry. '.-oSc/J'/îv^v D.
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om. Syr. — 20 za't NesÔ. /y.ï 'Aar,p om. B D oi/ cJîtv-s;/;2! owi. I) om.DII loqiientem servi mei sunt filii Balae et Zelphae qui me per doliim

vendideruiit Syr.


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om. B D
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— 23-25

owi. -Syr.

4 zarà] za9y.
5-7 dixit
:

aOri-jJ rov 'Iw';/;^

D

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rsûzoïç oni,

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Bene, patientia utere,
ajTOÙî

et illo

tempore

te

in ultione tua iuvabo Syr.

7 aÙTOî;]

//ira izu.jto'j D — 8 (û; oèj xat ij; D — 9 ravra-zasàj ot ïssopa owi. le D — 10-13 àiro B D ttzvu] lycosa om. D Toû viiv-c?-oy a-Jr&i 0»i. B D Syr. — 13 zpàzra.%vj-?.oùjii /.cd^ zï zi Tipo^zx^rii toï^ om. D — 14 xarà to Ô. loy OWl. B ooù'/.ot; ao'j B Syr. ~s6rjzxi,o-j-0ilr,ixi 4)«sa&) owz. D — 15 ^y.poL')i &)ç] ô Tt%ZT,p li-OJ D — 16 zal îr-sv a'JTW-ràv "Isoïv^y om. B x«t srTTîy ajTÛ-'JjUîJ; ôl om. D Syr. — 17 u-oy-ihxzc. + zaî 0,</.£r; D — 18-19 zat ïîS59-:--otv7TaT5 o»z. B D Syr. — 20-21 è7,ijLVJ-'7r,a-poy xxl om. B D — 21 àzrzoa/jLîv ojj TpoïTî'Taza;] -^oîtscî/jî B D yàp àxTrAoy./j.vj D — 22 :T0p£j5v;ri] izocîjo-j B D xxi y.-i'jTîtJ.vj] /.xi ïooi/.î //îr' cr.jzTJî D — 23 îv :ro/.î'«w B d'josoi

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6 zpwTb-rjy.o; uibç -z\j <I>apa(o ixâp-/; zozozt., y.al
15

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y.al

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7.al ây.âB'.sav £y.£ÎO£v

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y.al

cjp'j/wpoç.
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-Y) a'jTYj v'jy.-rl 6

[XXV.] T6t£

uib; -lO (r»apaw y.al rjXO£v

£?;

23-2zai7;poop.-/6you;o?n.

B D—

1 /a/.viiwyîv Bl|

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— —
B
Il

1-2

y.xi

/e/a/.-/oyou;] OJW. Syr.

— 2 rirîj
D
II

+ et nobis milites det5yr.
^apxw Taira
uiôi
-rà
||

zoti 6j; /;'zout£v ô ut'o;

lr,ixu-::3t.

ïooiy.vj

B

—3
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àèî/sot,-] âyosu'HJ

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A

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4-5

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oHr.

B D 5yr.

j)

ôyîy.ova;

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A—

ô-optj'7'j>ij.iBx

A

11

05

om.
9
||

D

es' r--(/j;

D

II

quingentos Syr.

zzt

i/.îù':tzxi-r,fj.Cyj Oi7l.
II

Syr.


B

— 6 zat — 8 èy-i^zi-xi. A D
'jl'vj

+

quingentorum
xJTr,i

-Syr.

D
crot

4

Er^ov]
<r'j]

/.pjZr,':Qy.iO'x
|j

om. Syr. 7 om. D nos
Ij
||

iSyr.

fi/J-Ui

AD
y.'xX

TOJ; â'vra;
II

//ïr' aùr-^;

0»l.

ovra; 0»n.

D

sEvçsrat
11

+

'AjevèQ
||

D

[|

ïu.-poiOvj

^.«ûv] cou D >rxrx/.ôp'j>fj.-v D — 10 èfj.~iszirxt A D aùz-r, ok] om. D — Il a'jzr,] x'jrrrj D — 12 âTrozrj-

om. B

||

vuu.vj
iyicv]

D

zat i"

om. D

"ssi] ètà

D

||

ô//otw; owi.

D

Jt'o;

«tap aw «ûç vi'zoJîEv

rûv

pr,y.'Ji.T'jty

TOJrwv

B D
oi7i.

«Sî/»'.

— 13-14 — 14
B D

Tx'Jru-aij^éàpxj

Kat

ai/rsj;] auroj,

15 ùvoiôij om..

B D

[I

îJv xjTo'i:

om. B

D

||

ûç

A

15-21 zat ôjç-eùp-J-

X'-ijo;]

Qui in vallem profecti in arundineto saltus insidiati

et divisi sunt,

quingenti

viri liinc et

quingenti inde, et viam in medio reliquerunt Syr.


II

16 û-oxcuSh-zî:]

xxi Êz5J8/;îKv D|| -/î/àju^ij-yp/y..
Ïjevj-ïooi>

om. B

D

yAco^j x'jzCij
r.yf/vj i
vi's;

— 21
O-.

om. B D — 17 i/.ùOvj-/j.épo: rb om. B D — 17-18 — 25 àviom. BD — 20-21 âvCîîç-îicùx'-^f^? o'»- B — 20 /ai om B — 22 riri-vjzrt om B D yvi
/.yÀ

i\>pjy_'j>poç

.

.

î \ti'jz-Y,//jij]

B

D.


Tcv •/.oitûva ToO Tta-ûbç aÙTOy loû

79


aTroxTsîvai aixbv èv psîxsafa

oi

oOv

oJXaxs; Tou -axpbç

a'jTOu o'.îy.wXusv aÙTOv tçû ets^AOeiv

zpbç tbv
-cou

r.x'.izx

aÙTOj, xa\ îTzov aÙTw
îT-ev ajTSi;
YïjGat Tr^v

«

Ti -po3-:âîîî'.;,-/.jp'.î »
cs'jXs;j.x'.

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«

'0 Se uîc:
i:é-'.

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Tpu5

«

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;j,S'j

tjv r.x-ipx

\).yj,

r.opt'JO\j.oi.'.

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Tr,v vsàs'JTOV. »

Kai sT^ov aùxo)
Tr,v

cl

cpùXaxîç

a

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zcveî 6 r.x^Tfp ccj,
£ÎZ£V
-riy-Tv
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y.al

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T'.và £?Ç

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èv Ojy.w, y.al

eXacsv cjOéo); àvcpaç

t-TTsT^

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y.ai

àr-^AÔEV l;j-po-0£v ajtwv y.aOw; ti-ov

ajTw Aàv

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'EAâA-/;3av oà ci

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v£a)-:£pc'.

N£çQaAl|j, y.ai

lo

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« "Iva-ï'.
•j;j.£T;

ajTwv

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-w Aàv

y.at

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T:cv/;p£6£a0£ zâX'.v y.aTà tcj
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'l7pa-r;A y.al -/.atà
y.cpr,v

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ticj

y.ai

«jtcv

s'.aç'jAâ-:':£'. 5

Oîb; loç

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eux

[lâcj]

aza^

zzzpiv.x-.t 'Itosr,^, y.at isT'.v cas'.Xsùc cr,[;.£pcv
citoSctt,;
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'At-p"TCu

y.at cwT-r^p y.al
6cr,î£'.
'''-^•'

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o-jv

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TraX'.v 6o\jXr,^f^-z r.orr,' 15
r.i'^.àz'.

psûsasôai xat' aù-rou,
y.al

zpb; Tbv

u-iic-cv, y.al

-jp è; oùpavcj
"

xa-açiv-"^'

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'^l-'-^^i

«YY^ACi tcj
cl

9£cij zcA£ij,ï;cg'J7'. y.aO' •jij.wv.

TcT£
a

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aÙTwv

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;

cl

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tt'r:o'i

Kal

a)ç vyvaTy.îç à7:c0avcj;j.£0a

[j.r,

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Kal è^-^XOcv

£tç àzàvTrjC'.v
20

Ta) 'IwjTjÇ y.al ty] 'A7£V£ft-

[XXVI.]
£i; -rbv

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y.al £i7:£

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'ïwsy;9

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àvpbv y.aOw;

£Ïpr,y,a; t?,; y.Xr,pcvo;xlaç -^y.wv

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1

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y.ai

B

D, 0»l. <Syf.

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B D


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1-4

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tov TZUTpb^ xùroii (roO sc-ozTîlvat xjrb'j
xùroii

5t7î/ôî£v TTià; [îU

D) ajTOV,
«Sz/r".
U-:

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ou.

«I».

o'loy.xi

TiXTî'sjt //.oj
||

Tov vïoyjToy o»i.
7
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II

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.

6

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dolore capitis gravatur Syr.
||

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£ÏJî/9î Ttsoç

D

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B

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BD

-Syr.

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B BD

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om. B D
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\\ .


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-Si/r.

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BD —
BD

9v'] quingentos

Syr.

||

tô'j à.pi9y.b-j

oyn.B

D

-Syr.

ù-o-j'] i).x).r,çx-j

B

D

10-11 sAâ//;5av-/£/5V7îî] zai îrrîv

Nî-j/Sa/i//.

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II

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zai Wt/;: D) -pà; rov
||

Aàv

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Il rot; jco5/y.-TS£76jT
-ovr,p'x

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D

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— 12 Trov/jjSâJsTÔat A B
sffTfv] £'(7r/;v
/.xi

D—

13 J'/wv

A B d>7i
Il

minores Syr. Syr. 14
.

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om. D

lojT/iï] xj-b-j

A

II

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A

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ioo'j
II

om.

D

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/.xi

om. D

/.xi

na-fip

om. B

^oj'/:r,9r,-i

om. B

+

tèoj 6'y>-.

B

||

15 AiyJ-zaj

16

jSov/..

-ov.]

nn-jf,pz.j-:xiBt
'\(spxr,'A
'j.iytaj

D

zar" avrov

i/.-iy.^îi B D — 17 h'j.xi D -jy-wj D — 18 :o-î.-/.x-f' xii-w"] y.xl ôp-fiiSr.zx'j xjzoU B D -pf7Z-jrip:i + ^v.j /xi Txo B D oi àr:.--35îg. om. Syr. — 19 /xi i>ç] x).y 19-20 y.r, yi-JOiro-'A'jVjiO om Syr. û; B D à-âvr/;jtv] 7vvy.vT7;T(v B D 2l rw] -pbç D -opiJ70/J.X'. + où B or, D — 22 v^ycôv om. D /.x9ù: ;tpr,/.x; OUI. B D
II
\\ 11

+

||

-o'jr,px

B D

i|

^o/-îî(--îai'£t] i-i/.x'/.iGZzxi rbj 9-b'j

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II

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-u)v éçay.ociwv

w;

Es IçOasev 'AcevlO

èzl xbv tc-ov tcj X£i[;.âppou
7:spl

•jj-E-a

àvopwv, èraîsvr.ç

âçfj/xOov ci
\).-.~.y.

tôv uîcv <ï>apaô)

iy,

-î^ç svéocaça'JTtov, y.al zr/i\}.'.ZTi r.zLfj.Z')
10

t(ov àvopojv

twv

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y.a-

'AgîvéO,

y.7.'.

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r.xi-a.

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Aîa; zrj-.x

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zvîûj/a-'.
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Trpo-

ifjTr,;, y.xt

sTze toTc àSiAsoT; ajTOJ tcv y.(vouvsv 'AasvéG,

sùOéw; IXa-

êîv ey.asTOÇ
15

aÙTwv

Tïiv pofj.saïav i^t

tcv

[J.T,pbv

auTCÎj y.at

Ta; à^ztoa; ajTuiv
y.al

èzl TO'j; 6pa/(svaç aÙTwv, y.at Ta zzpyr.y.
ct'wçav
37:((7(i)

h

TaTç csçiaïç '/sp'îv,
(iç

y.aTe-

TY^ç 'AffcvàO

op6[;.(i)

zoX/.w. Kat

Issu^ev 'AasvèO Ij^-xpoGÔev,
jj.et'

iSo'j 5 'j;bç

*î>apaà) Ci--r;vTr,7Ev ai t y; y.al àvcps; îtzeT;

ajTCj. 'IBojsa oè

1 Tjoopv.
/u.io'ji-j

01 ont.

B D

(sic)

om. Syr.
II

— —

2

zKi

//r,

i-oêo^]

///;

yoo/j^ii;

3 «//à-oton] iiopsJoj

on
5

ô
^v.ï

B ZKi B D —
o'j\
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///;

'-oS/,^/;^

D

||

4

zy.zoi/]
||

zivojvov

B izo'j-riço'j D èj rr, B D
II

TA

crtTOOOJi'a

D

||

Trâït

0»n.
sv y/j

D


xui

D

oia.f6a.pyj

A
//?

ÛTî'

K'JTvj;

B

II

noAU om. Syr. AtyJTTTw oni. Syr.
||


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6

Ai/j-rtzu]

ev

AI/ùiztoi
||

iv Tti^/j

'Ui'^/i-^

+

àx^/ôiv

B

'A7Vjid-aÙTr,i xai
|{

om. D
Syr.
t.

7 w; 0)n.
/!at

—8

B et postponit ôk w; os £?/;/ôoy om. D Èisiiv/;; B D
II

'd'YOaijij]
i|

ri'/.Ovj

D
il

^iroooaiccv] ôûbv

*apaw

*apaà)

om.

^î/»".

—9
|1

+
zai

Èz-/i2/;TXVTî;

D

II

TTîpi

u.

i'vopojv] ô'jvarâv
||

B D

1|

om. D
f'^î

twv

â'vrwy y.îzx

om.

D
||

— lO Tiâvra;] quiiiquaginta -Syr.
y.<x.zQi cijzf,i

izpoàpofJMUi
è).-j-r,6-^
jj

+

'Asîvèô
'é'j,\jyvj

BD +
D

//ïrà toû o^/;-

B

II

y.-izTîivav

+

/xt

'Ajîvsô /ai

Il totîJ z^t

D

6 jloi

Aiaç o>n.

D

Tiàvra

om. D
I)

toj

t.jij;j.'j.-i

om. B D

11-12 ToT=-'Aîîvè6]

Alque Levi

fratres suos filios Liae

de insiJiis certiores

fecit

Syr.


||

13 àoî/yois]

(rjw.êov/o(? et orn. uj^oii

D

II

pofJ-'^'M'jL'j

+
D
11

-0/;.'^

om. B

i--:

D lùOioi: om. B D — 14 'ù.a.Zvj\ /aêivTs; D aùrojv 1" om. ajTOV D — 15 zat rà 06p»'.Ta-;/c57iv zaè om. D — 16 opi[j.'j> 5>x/£v B I) — 17 /:/< ('>.J B D kJtov D i--iu] om. B D
||
jl

11

izvjTr,/.ùj-v.

D

Syr.


aÙTOV iVasveO

81


ic ovoy-a y,upiou

è(po6r,0-^ A(av,/.at i-p6\xci.te^7.où Ir^v/.aXiGiy.ic

[XXVII.]
£/.

'0 0£ Bsviafxtv

r^v y.a0s!^6[j.îvo(; i^st'

aÙT%

Izi

lOi) oy;ri{j.aTOç
è?:'

Bs^tûv

^v 0£ B£Via[xtv Traioipiov laxupcv
*/.a\

(oç

èxtov tO', y,at r,v
y)v

aùxô)

xdcXXoç àppr,TOv

civajJMç

(î)ç

c/.6[J.vou

Aéovxo?,
iy.

o£ y.ai 9o6o6[j,evo; xov 5

Ô£bv (jcpcopa. T6x£

y.aTev/]0'r,!;£

Ikvtajxlv

toj
tyiv

o7;r)[J.a-Oi;, y.ai

sXaSs

Xi'Ocv

èx Toû X£iiJ.âppou (TxpoYYÛXov, %cà "Kkriaaq
Tou
ucou tî>apa(i),

X£Ïpa aùtcîi TjXOVtics xaxà
y.al

yal èTiaxa^e xbv y.p6xaçov aùxoD xov sùwvuixov,
Iv.

ètpau-

ji.âTiG£V

aÙTOV Tpa6[j<aTt [îapsï. Kai Izscev

xou

ituttou £7rt

ty)v

yr^v f^xi-

OavYjç TUY/.âvtov.

Kat

sTO'

ouxwç àvaSpaixwv
\i.oi

B£via[j.iv

èzi Tiéxpaç Xt^zi

xw

lO

Yjvtixo) iriç 'Aasvéô

« Aoç

Xtôou;

èy,

xou

7£i[j.appou. »

Kai SéBwxEV

aùxw

v' X(9ou;

y.at

ày.ovxiaa; xoùç AïOou;
«I^apaiw,

Bzv'.cf.\j.h

à-£y.x£iv£ xouç v' àvoî

opaç xoùç ovxaç [xsxà xoO uiou

oûcavxsç à'Kavx£ç
2u[j.£o)v,

)a6ot oià
-/.ai

xwv

xpoxaçwv aùxwv. Téxs
'Ica/ap
XYj

ol uîoi

Ataç, 'Pou6r,v xal
otcicjo)

Aîui

'loûoaç,
15

y,at

ZaSouXwv,

•/,ax£oio)Hav

xûv àvopwv xwv £V£op£ucâvxwv
aùxoùç
"lîâvxa,;

'ÀGSviO,

y,al è-jréTCSJOv

tjxoÎ; asvo),

y.al y,ax£y.O'|av

y.ai

àxéxx£ivav
ZéXcpaç

01

Eç àvopsç oicy^iXioui; ÉSoojx'/jxovxa £^. Oi oh ulol Bi/Jvaç xal
'^''^'°

Icpu'p''
Yj[ji.u)v,

7:poc(i)'âOu

aùxwv, xai

£tT:ov

«

'A7uo7vwXa[X£v

iv.

xwv

àocXçôiv

XcOvr^xî oï yat 6 utbç <I>apaù) Iv xv) X£ipl Bîvtaixtv xoû Tiat-

1

).(çc)/

0)n.
11

B

11

/ai s^oê/59/) 'Aiïvï'S

D

+

'°'^i'

~o"

'^'o>' ^xpot.(!>

||

'zat

eTisxaA.-aÙTÂs

om. B D om. B D

nomen
"^v

domiiii dei escelsi
r,\)

Syr.


+

3 xcù vv Bîvta/ztv
ii.i/pbv Ttuppb-j
||

B D.

—4
+

èx oeitûv

II

OîJ y.xi

B D

()

iz'xiôipio-j

ri dooç xa/Oî 50003a

D

II

i'îx^pb^j

+
II

'x-xÔTOij-o^j

D

tô']
II

oî'xa o/.r&j
\\

BD

iixupov-ffyoopa] pulcher et

deum

coleas atque valde animosus Syr.
kvdpÛTzou
TOTs]

aùrû] aÙToy B.
^v os xat] xat
v./


B

5 âpprirov D.

"Trâp ^ùc7(v

D

a/Mij.-JO'j

B D B
D.

(7XÙ//V0;

A

II

— 6 at^àopx om.
B
'tor.pc/.û

xatB
Syr.

(1

lapides levés e valle collegit Syr.

—7
tTtTrou

irAvîïasJ siti/jasv

ÈTzl-ripc^^î

BD D

||

1|

igxovTiïî] xKt r,xiv-i<;î

8 sùûvu/j.ov-êxp-ï oni.
|]

B D

||

ravit

— 9 inl tàv y^v
ô/j

om. B D
||

ex

toD

o?n. -Syr.

— 10 xat
\\

+

neque aberstô'

outco^

o:vaôpa,«(ùv] xai kvéSpiXfitv

B D

iQ petram altam ascendit Syr.

)éyîi] xaî snrsv

B

D.

— 11 Sàî
12
v'

/Aot

BD.

— 11

).i6oui

+

TrîVTtxovra

BD

H porrige

mihi lapides Syr.
àxovrisa;] v^xovviros interfecit

;.ieous]
II

lapides

ridîv

B D

xaî àTts'xTstvîv

12 numéro duodequinquaginta Syr. B lapides, quorum quoque singulos
||

duodequinquaginta homines qui filium Pharaonis secuti erant Syr.
«Ùtûv] xat iojîav
xat ZaêouAtôv
oi liOot £7it
||

toùj xporâjjou; ivo; ixâîTOU

B D
||

om. B D
otff;^t^.toj;

tûv cuopûT/
|1

om. D.
[j

— 16

+

«ÙT&iy

— 13 oÙQWJZîiD. — 15
||

t-^

'Ajevs^

dine saltus vallis Syr,
TTâyra?] tous

sTisTrîaav

B D

aùrotç] aÙTOÙg
àTrixTîtvav

D
||

aùroùî

om. B D + in arunom. 2) aùroù;

avopaç B.

17

+
D

«Jtoù;

B D

+
et

ot

l?azoîiot

âvèps; xal
ot il]
ut'ot

ï'fjyo-j

ol à.ùîl'^oï
fiiii

cdirwi BâAas xat VAl'^Ui
«Syi'.

ot^xtAt'ojs-Zîi^aç

OMi.B

||

hi sex juvenes

Liae
||

18

£'j>u-/ov]

xat s'jiuyov

+
B

ot àos).'j/ot

aùr&Jv ot
\\

Bâ//aî xai Zih^aç,
5

B

«Tro -np. oLÙtôiv

om. B|| 6 conspectu Dan
ont.

Gad Syr.

ziQvT,/.i

xat]

on

riQ^r^z-i

D.

19

To"J juiou.pio'j-ïliyov

D.


oapi'cu, 7.21

82


/£'.p\

Txv::;

oî \j.t-'

ajTOu àzwAcv-o iv
*]

toj

Tra'.obç B£V'.a[i.cv.

Aofûcv oOv [è'ptaTaXstçOévrîç eXs^ov
Rîv'.a[j.{v, y.al o'j'(i<)\).vf

oîuxî

à-s7.':E(v(.);j.îv

'Aaîvè6 xat tov

i~\

~r,'i

'Jhr,->

tsj

'/.%'Ki[j.yj

tsjtsu.

»

Kat

r,).Oov i~\

'A'jr/eO èsza'^iJ.iva;

r/ov-s; Ta;

pc'iJ.çaîa;
y.ai

aÙToW

aï[j.aTSÇ zAYjpî'.;. 'looîiaa

5 2s

aÙTSÙ; 'AasvèO £9o6r,0r, r.irj,
pu(îi[/îv6ç p.;
i/.

ctzs

« Kûp'.o; 6

Osôç, 6 Lojozo'.rjcaç

[iz 7,0.1
p.01

twv

îicoiAtov /.xl -?;;
r,

çOopà; toO OaviTcy, y.aôwç

eîza; OTi tlq tsv aùova

^•fj'TETa'
»

'Vj/Tj

ij.O'J,

paxt

(j.î

/.al

vuv

à~h xwv

àvcpôiv Toy-ûwv

twv rovr^pwv.

Kai r,xsuss

y.up'.oç 6

Oebç ty;? çcovy); 'Ag£à/,

véO

y.al

ijOéw;

al po[xsata'. TÔiv

èvavxiwv è^éTCîssv

twv

'/s'-pwv

aùxôiv

10 izl XTjV YTjv

xat ÈTîopwôr^cav.
'IcovT£ço£
-/.al

[XXVIII.]

Cl uîci

BaXXaç

y.at

ZéXoaç xb ys^ovoç Trapâco^ov
-/aO' r,[xâ)v

Oau[j.a èçoê'/jOr^Gav

sTttov

Kôptoç tuoaîixîT

bràp 'AssvéO.

»

Téxî t£î6vxî; èzl Trpocto-sv è-t
£Î7:;v

xviv y^/''i r.pozv/.ùrr,!:^/ xf, 'AcrîvéO,
o'.sx'.

y.al

«

'E).ér,Tiv r^J-a; xsù; oo'jacj; ssj,
'H;;.£r;
;j.kv

cécrs'.vx rdJ-wv y.aî

past-

is

Xissa

c'j £Î.

oOv è7:ov^p£usaiJ.£0a £?; îk -/.axa, xal
r^jj-Tv

xaxà xou
Yi[;.â)v.

ào£X5SJ

r,;j.o)v

'I(osy;5

o C£ /.6p'.o; àvxa7:éco)y.£v

y.axà xà Ip^a
•fjiJ.a;

Atà -oixo

oîS{;.£Oi cou r,[;.£tç ci
r,\i.S.q

ccuacê scj, èXéïjicv
-Sr/ '/î'.pôjv

xcùç xa7:£ivo'JÇ
aùxcl
Yi[xwv

xal à6Xtou;, xal pcrai
Ysvifjsovxai Ixc'.xci xy]?
20 da'. [,xxl cîca!J.£v
;x'.

iv.

xwv

àc£).9(ov

r,\jM'f.i Z'.iv.

C7»iç

u6p£o);, xal aï piAsaîa'.

ajxwv xaxévavxi
[j/q

ci àc£).çcl y;;j.u)v

avcpîç £icl 0£CC£6£Ïç xal

àzcci'-

2

oîDtî]

y.où

yûv oîûtî

Tto).Bf/.r,coi!J.vj

Si] zac toiv

B BD

D.
[(

—3

B D

||

é-//.xrx).-i'^dvjm D.v/o'j

zoûroj ont.

i-foZr,Ofi -rzi-ju

D. otn. Syr.

B

4

ÎTri

'Aïîvî^

Il

zJitoj...]

om. Syr. à7roxTîtvw,(/'cvJ om. B D. 5 tooDia Dominus ille qui me e morte
\\

animavit atque

dixit

Anima

tua in aeternum vivet,

me

eripiat ac liberet e gladio

virorum illorum fraudulentorura Syr,

5-9

A-a-jiO i-foZr,9r,-i'juLJ7ioi'j k\i-Kîzov

om.

BD,
'J.l

— 8 zai
B D
II

r,/.'jj':i-î-:i:fpôiOr,zy:j]

Qui

cum

preces Asenethae audivissent, gladii ex
lapsi sunt

eorum manibus super terram
'f,OIJ.-iMXl XTZO

in

pulverem
yCÙ Î'-ÎÎOV

Syr.

iiî'rrjîov]

zaî ippùrjax-j
CJÇ

BD

II

UJTÔl'J

+

zi'Ypx

toivTîj ôà] zal eToov

D.


15

B

D.

10

izifp'JtBri^X-j]

OlÛ.ÙdmXV -}
||

Il Zj/^a;

4" "' 6aD//a

BD

to yv/.-dxûf/x

om. Syr,
14

||

TtapiSo^ov Oxdy.x
||

om. B D.
'^=''


||

12 zjptos
t/iv

+
D
||

rêvera Syr.

13 tot£

TTcffovTS;] y.xi stz-zx'j

5iôzi-/ikv oZv]

B D y/5v + ôzi B èiÔTi D. —
Syr.
-^//tv

B D

"Atîvjô

zat £?7toy] /r/ovTSj D.
/UjSt'xv
v7/i/'jiv


||

-îzopînsô/JnOx
y.xl

zat zari-'Iwîvîii oni.
'l6i!7-;^s

ùi
II

ci z^j

v7/y.&Jv

zazâ

D

16

é èè]

vïJv

B

àSsA^JoD
||

+
oi

£z

ôîutî'oou

ToD

Kx-f/.xlfyj zoîi i/.Xz/.zoïi

ToD 6îoû, zaî vûy

D
&)

ô oè

zvptos
||

om. B xarà ri
ôoï>).oi

ïpya

v^yuûy 0//î.
||

B

||

4" ^ 6«o; B.
/jlvi

17

yi/JHÏi

Om. B D
otért]

r,y-ùi
||

co'j

om. Syr.

/^//âj

+
Syr.

y.xl

x^zx-KoSûarn

r,fiXi

vj
II

i7:px%xij.vj

xO'mou^ om..

B

D.

BD
Tô,-

— 18 rwv ytipwj om,.
zr^i

19

c^; ;:êp5Wî]

tSpzdii sou

BD B D|l
y.xl

aûrâv

1" om.

B

D.

— 20-83,

zoùç zx-;z. xxi D on B D /sv/iîoyTae] tlzX-j + î'ni B D. — 20 dai
||

2

y.xi

oïoxu.-'j-6xpcsïzi

om.

D

Syr.

BovTî^ Ka/.bv àvTi
/.ay.oD Ttvi
»

83
.


Aoiûbv
^îvcii tXîcoç toIç ooûao'.ç cou,

àvOpwTTioj

SécTOiva, èviî)7cwv aùxwv.

Kal

cÎttîv
u[j-wv

aùxoTç 'AcîvéO

«

BacpcsÏTe

y.at

[rî;

çoêetaôe

ujjlcÏç aTub

twv àocXçôiv

oi6t'.

aÙTol ôôocsêôîç âvopôç uxâp-

Xouci xal ço6o6[j.£vot xbv /.ûpiov

TropsûOr/xe os eiç xyjv uXyjv tou xaXâ[j.ou
u[j,ôv, y,al
y.ixt'

TOUTOU è'wç ou è^tXcWSO[^.ai aÙTOÙç UTrèp

xaTaTcaûco)

tTjV
l'ooi

opyr^v 5
/.ûpioç,

aÙTWV àvô' wv

uixstç \).f^â\ix xexo\\iiiV.ixxî.
ài^-ou

aÙTwv

TÙSqw

xai xpîvot àva[jiaov
[;-ou

tô xal uj;.wv. » T6t£ sçu^ov eiç ttjV uXr^v tou

xaXâ-

Aàv

T^ai

Fââ

ol

§£ àoeXçoi auTôiv, oi uîot Aiaç, T/XBov TpÉxovTeç waTcep
y,aT'

eXaçot èv CTïOUOïi tcoaXyi
TY)ç (7/,£7:y]ç aÙT-^ç, /.ai

aÙTWv. Kai

y.aTéS-/]

'AasvàO

à-izo

tou

o*/;r(i;,aTOç

èos^iwcaTO aÙTOÙç
Tr,v xA"'f

iJ.£Tà

oa/.p6wv, xal aÙTOi xscôvtsç 10
jjLîTà

zpoasxûvYjaav aÙTr,v sic

^*^ sy-Xaucav

çwvyjç

(j-s^âX'/jç,

xal

IÇiQTOuv Toùç àosXçoui; aÙTÔiv Touç uîoùç TÔv jcaioic/.ôv TOU àvsXcïv aÙTOÙç.

Kal
xat

eiTTc Tzpcq
(j/})

aÙTOÙç 'AcsvéO

«

Asoixat uiJ,wv, çsîaaaOs

twv àcôXçwv

6[X(ov,

aTCoBwcYjTô aÙTOÎç y,ay.bv àvTi x,a/,ou
y,al

6 "^àp xûptoç c'.éacoaé [Xc aie'

aÙTwv, xal sôpauas Tàç (jiaxaîpaç a^TÔv

Tàç po[xcpa(aç

£>t

twv

'/cipoiv i^

aÙTWv, xai

l'Boh

TeTYjxaat xal £T£(pp(î)0Y]aav èxi ty]v y^v waTuep x,Y]p(ov
y,ai ecTi

à^b

irpocéxou TTUpoç,
Y];j,wv.

touto yjimv aavbv OTt /.ùpioç

jroXsiJ.st

aÙTotç uxèp
£tGt
yj

Aombv

ç£icia!j6s b[j.eXç
u^ji-wv

tôv àoî'Xçwv
Kai

ufi-wv, oioti

ào£Xçot u[xûv

vtai ai[ji.a

tou TiaTpbç

'lapar^X. »

£Ttu£V

aÙT^

Su[ji.£wv

«

"Iva x(

1 àvTt

xtx.xoï)

oni, B.

—2
||

oé(s-Koivx

om. B.


D
om.

2-4 SapcitTî-Tov xùpiov
||

3
T.

«ito T. à.

ii/jLÔ)v

om.

D

aùrot] oi «Ssiipoi û/A&iv"D

ÛTrâpj/ouit]

dai D.

om. B. — — 4 xaî yoê.

xûptov] xat

/A»)

ccnoSiSovTSi xxxbv ùvtî xxxo'û

et

verecundia utuntur in

omnem
(|

hominem Syr.
à, û.
ûyot&lv

4 Sk om. B.
\\

9 toutou

D

Syi\

om,.

Syr.

ÛTisp]

Trept

B D

||

Ttaûo-w

B
II

D.

—6

||

ilddoo/j-ai
àvô'

B D

Jèii/.

wu

û//.;(';]

^toTt

£ToA//ïjïaTS
ooêsîffôî

xaTï'vavTt

«Otûv
xùpioç,

B

D.

BD
//./j

6-7 TtA/jvû/iôiv

x«t 'u/aûv] Bocpauzî toivov xat
tootj

SiÔTt xpivsï

ÙMUjj.irjOM

B D

om. Syr.
-n^-Oo'j

7 tôts] xat
uoav A.

B D
Syr.

II

sfuyov

+

^Kv xat Tào

B D Gad

ejusque fratres Syr.

W\'ù).viv]


10

8 Aàv xat rà5 om,,

B
II

1|

o'i

ëk-t\.ixi]

xat tooù
||

B D Syr.
s^.a-^ot]

\\

+

ai viol

Ata?

9

sv snouS-fi noD.-n

om. B D Syr.
in

s-j/u)a

+

xar' aûr&iv D.

B D

Tijs (jxsTtïîs

o>n.

B D Quorum
||

praebuit Syr.

ttîsovtsç

D.
yxp^

12 Tùv TtatOtTz&jvJ
Û//.&JV

occursum Aseneth descendit et plorans illis nianum 11 Trpfjs-sxùv/jaav ivûnioj aÛTvjs etii t^v y»)v om. B D. zoïi ht. aÛT, om.. Syr. 13 Ballae et Zelphae Syr.

\\

Ziop.01.1.

om. B D.
D.

14

ù.txoS'Jjijyits]

TrotvjçyjTî

B D
qui

II

avTt xvxoîj
jj.oii

om. B

D

||

ô

oiôri

B


fecit

14-15

otio&)i7î-po,(/.'j>ata;]

ûmp-fin-n-nai

xat
illis

à/TSTJ'j/pwTî

Ta?

po//.fxixi

aÛTwv

B D dominus
Syr.

mihi pro
16 xat

eis benefecit
îooù-t'xavov]

me

ab

liberavit

ethumi

gladios
Ttupoj

eorum

xat iyrjo'jTo ôtiù z/jpi;

(+

^tto

autem cera a i'acie ignis fluit dissipati sunt, et hoc illis satis sit Syr. 17 aÙTOîs om. B D contra eos Syr. 18 û//.st5 otn. B D. 22-23 ètcTt-'Ispa/j^ om. B D. 19 uî/jlx] filii Syr. 19 ajr/j
D), xat toDto ixoLvbv iiuXv iariv

B D

sicut

om. B D

II

SuMSoJv

+

Trpo;

AoîvsO

B

D.


oéoTuoiva
•fjii.wv

81


àXXà
xaTç
poiJ.i^y.iy.'.q -rji^.wv, c'.ôxi

XaAet aYaOà
aÙTOÙç

prj|xaTa UTîkp tôiv i/Opôiv aùxYJç; Où/t,
[j.£A-^obv èv
-fjiJ.wv

|j,îX)vCv y.axaxô'iioiJ-îv

èêouAeû'Ispar,/.

cavTO
•/.a-

7.T/.J. Tîîpl

-oj àoîXfOJ

'ho3r,9 /.xl toj

-aTpb; aÙTwv

y.xTà Gou, oéijTCOivx

r,y.u)v, Gr,[j.ipo'K »

'ïc-i sçéte'.vsv 'Aî^vsO ty;v os^iiv,

5 y.xt r/]/aTO ~f,q '(v/t'.iooç to5 !iu[/£wv, y.at y.a-cacpiX'/jcaç

aùicv

îtTZî

«

M'/joa-

[Awç, àcsXîé, àxioiÔGY]? y.a/.cv àvxt y.ay.ou toi T:A*r;a{ov cou, oiÔTty.'jpioç èy.otXYj'st xr,v u6piv xaûrr^v
u[xâ)V 'IspaYjX, y.x\

aùxoi xoivjv àosAooi

ù[j,o)v îic. y.ai

^évoç xou xaxpbç

sçuvov
»

irf,y.60îv àrcb TîpocioTTO'j G[j.a)7. Aoittov cuYVvwii/fjv

aj-DÎç à-0'ni[j.x-i.
10 aÙTYjç yjXçto., o'.ÔTi

Tcxs TpossXOîov aùrï)
'^'^^

Aî'jI

y.aTEç-O.TjCî
èy.

rr,v

Bîçiàv

^Y''^
[r))

Gwsa'. r/JsAs
aôxo'j;.

xoùç àvopa?

xr^ç op^'»)? tôjv

àoEAçôjv xùxwv xoj
xou /,aXa[;.ù)vo;
uA-f).

àTroy.xîiva'.

Kal aùxol

r^Gav i-(^{ù%tw èv Xïj

F'.vwsy.wv ok Aeut h àozX^hç a\)-o<j oùy. àvïj^p/'eiAe xoOxo

xotç àûcXçoïç aùxoD

èocsYjOrj

^àp

ij.Ti-oxe

èv xyj op'(f^

aùxwv

/,axax,é(|/a)(ît

xoùç àcsXçoùç a'jxwv.
15

[XXIX.]

'0 os uVoq *I>apxo)

àvéax-/) èy. xïi; yt/Ç y.xi èy.âO'.Gî,

xai Ixxuaev

a.l[j,xà~o xoO cxci^axo; ajxoj

à~h

-(xp

xoj y.poxisou y.axéppeev xb aîjxa

è-i xio 5XC1AXX'. xjxsij.
ajxoîi, y.al

Kal

opa[xù)v èz' aùxbv BeviapAv
èy.

IXaSe

xy)v po[;Lçatav

èAxûaaç ayxrjv

xou y.oXsou xou uîou <ï>apa{I)
r,îo\)Xrfi-i]

^àp

BeviafAiv
xoî5

potj.^a(av oùy. t,v

çopwv

è'::!

xwv [r^pwv aùxcu)

^axâçai èzi

20 axTjOouç xbv uîbv <I»apaw.

Tôxî ëopa[XEv è-'

aùxbv, Aeuî, y.al y.paxrjcaç xvjç

Xcipbç aùxou eizî

«

Mr(Oa[j.wç, àoeXçè, toitjgyjç xb Ipvov xouxo, otoxt rjixeïç

àvSpsç

è5[j.£v

9£OG£6£Ïç, xal où zporfjy.év ècxiv

àvopl OeogeSeT àxoSouvai

y.r/.bv xvxl y.r/.ou, oùo'î

"îzxwy.oxx

y,axa7:axr,GX'., oùoè èy.OAÎ'i/a'. xbv

è/Bpbv

1

àyaôà ^vj/zara om.

/xi/Tiob-j

"Ispa/;/

om. B om. D

«Sy»'.
II

B D
3
tooù

||

ÛTtèp]

Ttspt

B

D.

2

//5>J.ov

om. B D 5yr.

||

TTôpi

Toii àoî/'jJoD]

zxrà toj ttztpo;

"IwT/jy

+

toDtO ôiç D.

D

(|

zai zarà tow

tt.

4

ôî'TTTOtvx vî//d)V

o>u.

5 TOTc-zaTa^ Jïiîas «Ùtôv om.
Tov :ri»;5tov
TOi'vuv-

B

D.

5 /ai smây

AD
B D
sctto

||

àvri zazoîi

om. D.

—8

+

aurw 'AsîvèO

B D. B D.
zr,'j

— 4— 6
aûrot

/ot7rov-à;rov£i/*aTî

om. Syr.

— 7-10

aurô; X-'^*] ^*' //îTà raDra (//. t. 0»l. D) vÎT-â^aTO JLu/j.îirj CAsvjkO TÔv 2j//.îwva D) zstt -^iOîv :rpà,- aÙT/jv Aïuij zat zaTSSt'ivjsï Tijw
T/jv

^A'js.vkd

X'*/"' aûriïs

ôîçtâv

+
t,îî
II

zat s'îwîïy 'Aaîvèfl
op-jrn etc.

B
11

TOUS ayôpaj

15 ô ds] zat ô
zo\j

D

îTtTJîy

D.

D. — — 16 à^ô

+

vîù/ôyyjsîy aùr/jy, zat ênccuccv ^AsevkO
c.Jzei-

zai

àosiyoû,

aù-wv om.

B D.
ez

'/ip- àpa//wy] otîTt zo xT/j.x ctuzoû

ippir/i

zporâyou

sv r&i szôf/.!iczt xùzoïi zai £0pa//.5y

+

Tou Trarâlat aùrov

D

||

É>zûîa;]

-^^.zuîïy

B B D
£7rt

D.
||

17 zat

è'/aSî

B D.
||

— 18 aùroD — 20
xùzoli
eTti

6 '/àp] otirt

B D

zoi> uioi) '^ot.pxôi

om. D.
zai D.

— 19

/iSoj/viO/j] zai

wg

rifi.zl'i.zv

B D

II

T&iy ixiipCtv xî/zoi)
II

om. Syr.
D.

roi) nzr,6oji

otn.

BD

II

zozs.

om.

BD

II

in xùzov

om. B D

i/.piznzi

— 21

+

227rpoîôz5y iîTt]

7rp07/îZ£t

D.


aùxou
£(j)ç

85


Tr^v

OavâTOu. Rai vùv à7:6cTpî']/ov

poixçaiav ôÎç xov tôxov auxrjÇ,
xoîi

xal osupo
x,ai

po-fjO-rj^iv (Aotj/.al

Ospazsuctoixsv aù-cv àzb
y.al 6

Tpaûi^axoç xouxou,

èàv
»

i^Yjav]

ssxat

r,[;.a)v

çîXoç,

kXXïjp aùxoj tl^apaw laxai [6] iraxT/p
xoJi

Y][i.(ï»v.

Téx£ àvécxYjGc Asul xbv uibv

<I'apaw

ây.

xyjç yyjç,

xat

azévt'jis

xb aï [/a à-b xcu

zpcawxou aùxou
aùxbv
ItuI

xai

lo'^cs x£Xa[j.ôWa sic

xb xpauj^.a s

aùxoO,

/.at

â7:£0r,x£v

xbv

tîcxov

aùxou,

/.at

£y.6[j.ic£v

aùxbv

xw

Traxpt

aùxcîi
y.at

tPapaw,

ovç(Tioâ.[J.z-/oç

aùxo)

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xapay.oXouaùxoîi

ÔTQcavxa

Y£YOvoxa.
xbv A£ul
r^f^ipaç

'Avaaxàç
-f?)v,

âk <I>apaà)
y.at

à^b xou

6p6vou

TCpOff£y,6v/]a£

èrl xr,v

•riÙAoYTj'jôv
£/,

aùxov. Tpi'xYjç xoi'vuv
0'ji:£p

7uap£X0o'JT-r;ç
IJ.ax((î9Y3

à-éOavsv 6 uîbç <î>apaà)

xou XiOou
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£x

B£V'.a[J.(v.
£/.

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xoy.ov

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x,at

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iraY'/.âXo)

àTr£6av£ p9'
Ss

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'I(oaY]ç

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Ixyj

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'Iwaïjç.

£6aa(X£ua£v âv Ai'yûtuxo) p.6voç
Biâ§*f(|j,a

',

/.al i;.£xà

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àîréowy.îv

'Iwarjç xb

xw

è/.'Yovio

<E>apaù)

v£(i)X£pw, oç r,v âv (j-aaOw ox£ 15
Tiax-^jp

àuéOave

Oapaw

o T.pi<j6ùz-qq

%al

-^v

Ixxoxî 'Iwarj? wç

xoîi

uioîi

1
yaot

xÙtoù om. B D /.où 'juv-a.ùrrn oni. B D. kub\ ix D. om. B D TOUTOU om. B
I) II
11

— 2 xaî i"] àAià B D — 3 fO.Oi + xai ô na-zrip
||

(6ov;9/j75y

mou


TauT« fioidiiv xnoSiiiTui .— 4 TÔTï om. B xai D
6-7
T&i TtaTpi-

ri/J'-ôci

ycAosoyt'aavTas

B

jj

xat

ô]

ô

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||

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2° om.
«ira] èx

D
D. D.

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om. B
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||

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t^s y^s
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om. B D.
Si/j'/yi^xto
t-^


auT&i

5
xai

aÙTÛ] npbç tov nxTspx aÛTOu

Aeuts
T(î)

B
û^]

7 xaî

ys.yovÔTX om..
/.xi

B D
Toyj

||

-|-

osa auyéê/)

'Affsvèfl

'luan^
''-'^'

Tzapx TOU utou aùrou
àvî'uTï)

àoî)>»&iv

aÙToD Aàv xxl TxS D.

8 àvauTÔts

B D. — 9 xai /jùAsy/iscv «ùtôv o>n. D ASyt". Tpi7Yii--ri/j.épxi] xxi t>î TptT») riiJ-ipx B D. — 10 ut'o;] primogenitus Syr. U + tou rpxùjj.xzoç B D Toîi Udou] xùzo'ù D ouTrsp £Tp. £x owi. B ou s'owxsv Bsv{K//.iv D vulnere Beniamia pueruli Syr. — 11 ^xpxù + xai Ttxax ffûyx/ïjTO; tou 7ra).ZTiou D a-foopx om,. B oÔsv] xai B. — /.xriliTZi + TO ëxtsD.îtov 12 *apa&) om. B x-rziOxvt + ^apaù B od'] 177 5yr. xai D. — 11-12 TOV ^jio'j-è/j.xXx/.izd/i] xai i).uTiri6-/] D. — 13 nxy/.xlu oni. B D iSt/r. — 14 //ovo? om. D //v' A cxpxxovTx ô/.rôi B DU 'Iw^yj^ om. B sowxsv D. — B
xat
6JÎ /;'xouï£
Il

^xpxi> x'jé^To

D

i|

kÙtoù

+

xai

\\

||

||

II

vj

||

||

||

||

||

II

//./j']

//./j'

||

15 'Pxpxii

_|_

xai

-^y 'Iw^vi'jJ

ô TCXT/ip xùro'ù èv

Ar/ÙTtTW OTt aÙT&J izpinzi ôoça xpaTO;

Tt//.»)

xai 7rpoTxùv»!5t5 vuv xai àîi xai îtî toÙj atûvas

twv xiùvoiv

à/A/jv

explicit

B

-|-

xai

/jv

'IwîÀy wj nxTvjp aÙTOÛ èv Ar/ÛTTTW, x«i
zi).o\>i

Stî's-Wïîv
riv

auTÔv ô ôsô; cx viapâj ÂAixta;

fJ-éxpt

rrjç

ÇciJïjs

oîÙtoD,

Siôti mzépfjLX
£Ù;{ai

sxJ.îxTOv àvSp&iv Sixat'wv

tou 'A&pxxy. xai
17^(05 aùv
^//.wv
oj
/j

'laaxx xai 'laxciê, xai aé toût&jv
TOts àsTpots TTpoiîxûv/jîav T6J

TrpoavsStêaîrav

aÙTOv SanAsa, xai ô

'Iw(7y)»

xai êadt^.ï'a TzposfiiqvvijXv,

tw

6sû

ôo|a

cïj

TOUS atwyag T&iv aewvoiv

à//./jv

explicit D.

xai

»)V

sxots...]

Et Joseph

sicut paler pueri in Aejrypto

onmes

dies vitae suae fuit. Explicit fabula Josephi et

Asenethae uxoris Josephi quae e sermoae graeco in sermonem syriacurn translata est. explicit Syr.


/.al aîvôjv

86

TGV Oîsv.

TptV/js y£Vâ«s

/.aï

ot ut'ot

Ma;(/ip tow

utoO Mav5«57»j
"

ÈtîÙjjOïjîxv

etti

/j.ripùv

'loiario.

Kat
ù/jLXi

ct:T4V

'IwffÀj)

TOi;
àvjtÇît

à5î).'jJ0tî

«Ùtou
fieés,

'Eyw àTtoôv/jîzw,

è;rt(yz07r;ï

ôé i-Kii/.i'^noii

6

Osai, xxi
6

u/^âj

6

zat àvstÇet iifiXi èx

t^j

y;^;

raûr»]?

£15

t»j«

y:^v

^v W/X07SV
'\u<sr\rf

6zbi TOts nxrpiavj
'l^paii).

ri/Ji.û'j

zû 'A6pa«/i
'Ev

xai 'Iffaàz
jj

xat 'laxûë.

Rai

Sipxiavj

TOÙj utoùj

Asyuv

t^

è:risz07r^

èniaxi'pzTxt ùfiiç o Bibi
/usfl'

aitvxOpoisïTz rx Oîra
"EteAsûtujitï 3a 'Iwsïjy
£v

wou
wv

êvTîûflîv /;t£Tà toî» x^**»
£T&iv Êxaro» 5s'/a, xxt

aÙTÛv, zai èlâpaTî aura
èv
t-^

û/jlûv,

Wk^xv aùrov

sopôi

twv SastAéuv
//.v/jffT^-

AîyûuT&». 'Et£A£Ùtw5£v 0£ xaî 'Aîîvàfl

/;.£Tà Ti^v

xoi/A/jstv 'Iwa/jy

tou Taùr/Jî

po5. 'T;r£p 5s toÛtwv âTtâvTwv ooça55//.£v tov Tzxripx zat tôv utov zat to ay tov 7rv£ii//a

vuvxai à£t xai

=15

T0Ù5 aîciivas twv xîévuv

à/t/jv

explicit

A.

fC/".

Ge>i.

Z,,

22-26).

ADDENDA ET CORRIGENDA

39, 1

roi-j'rj

absque 7incis
inchide

\\

5 sirov 10

||

7 ^arpaTiôiv
||


||

40, 3 iroiv
\\

||

4

i/j'

||

5

air/-;

||

Tcôv TtapSï'vwv îinci.i

\\

as'.TpafTtwv
[\

14 Tzizip 19 /aSj
||

16 s/â/tirov
llîvrî'vp^

||

18 xarsyzo'r/oi
\\

yuârat sot conicio (conf. pag. 71 lin. 9)

22

— 43, 3
t|
||

(conf. 53, 9)
u-îio/.iro)

Il

4

ôpo-^/j

||

10 £xît
||

||

15 ûij.O.n
jj

19 i'îraTO
\\


||
||

42, 4

ù/.oooiJ.fifj.i-jo^j

9

conic. (conf. 53, 1)
jj

10 ôôîv

11 i/û-j-fn.

12 etwv

13 opta

14 îîtov

|/

16

Ttpds 5£

22

kroifj.x'jev
/)

— 43,
fj.î

22 npài

as

— 44,
||

3 et 15 ni-np

5

oijTo? iaziv
||

16

ài^.o-

y£v£ë

47. 1
11

II55T&J
II

6 TtaTujp //ou
||

conic. (conf. 50, 13),
13
ào£i'j/(7
yùtoû

13 lazpxnûv

— 48,
||

6

kazû'sx-j

£5Ttv

9

àà£>^ïj çoû iazi

iszt

|l

19 t^

— 49,
||

2 Éïtûtss

7 àyx6v»j5
12
Il

— 50, 7 (opws —51,13

6-pi/j.tOi
jj

22

Sv

— 52, 6 'péXia (conf. 43, 5 et 67, 23)
sine interpunctione
rifi.xpzo'i vj

(US

iîTTTâ conic.

— 54, 8 xvOpûno-j
jj

T«Tr£evoû zai

11 âfAxpzix?
||

Hop'^avi'ay [conf.ôl, \) \\ 18 àvojpôwOïj àyvoia, ï;5£6/;Ta l| 18 >»)-^^oj || 22 iyBpoïj

— 55, 11

sine interpunctione
||

— 56, 4
58, 5
îj

zppipx
||

||

13 G-rjzpïfxi

18 '^ù/aCov
||

conicio

— 57,
II

7 ippipx
17 y/wffsà

10

/.xziizpc>i/j.ivov

conic.
(16

11 /.xzxppxvjofxvjo-j
il

12 za>î/x£pas

zxppxivizxi

||

25 aùy/vudt

>)

7 Ttâ/xaAo;

— 59,

2


sine interpunctione
\\

87
23



||

12 nTpxrictî
-23

||

nzTidii

60, 3

p'i'^o'j


/)
Il Il

Il

14 arôOii

II

17

r,).0-.

||

idipu/z
||

— 61,
||

\\

ostfùoi

\\

13 oacfùv

5 ^xy/j 10 toï?

14 xùrh
|1

[\

16 aux/? sîtj
|)

[|

23 àya^à
||

62, 1 yupn'jiz'xi

II

2: sV/)

6

ârot///)

13 ôvo/xx

15 Tîiïur/je^vzi 4 ÙTzôpprirx

18 10

19 yâysjat

I)

22
16

<rjvTÔ//.«î
II

conic,
st/j

— 63,

10

TtAvjpîî
||

conic.

— 64,
||

II

yK'/cTat conic.

\\

18 oùx

19

10

yjOAoyyjîa,-

||

iij.i7y.eiïvxi'

— 65, — 67, 9
II

1 fxupixoii

15 à-i'AÔîrî 19 ôr^xat

— 66,
22 îva
||

8

imripizoïiii

STO(>a(7oy

II

20

sivîvEyzs
rt

(conf. 46, 9) || 10 Tpix-i rtroifJMi^u. \\ 11 ïva rt || 23 A;^ip/j
ot//.oi

12 na/xTtoi/.iloî conic.
DsvTî'jJp-^
||

— 69,
\\
||

— 68, 4 — 70, 5
\\

«(«ôvo;

Il

20
II

nizvj

— 71, 4

7 npw.

9 tôoù

14

oixfJLsiu/i

16
||

72,

16

<

>
||

fp'X^S

/jùAoy/jcîv

12 Bx/;.a5 xai Zsiya^
sVrt

24

2 îW

Tt

II

4

— 76,
78,

4 BâAAa,-

Il

Z

s'/j^aî

— ^ 6 sxâAcSS — 74, 20 nxi>aasea.i — 77, I ùvct/juvù 8
''^^j

tî'vovtsî

\ri

vùfi^v)

uo\j\

7

\\

21 ïvx
zat
||

zi

— 75,
||

||

20

Tipos-ci-

Tx^^i conic.
'A^îWi'O
II


II

5 7rpojTSTa;^a; similiter

||

6

ytiiJ.oLppo-j

|j

10 yîûlîrat
||

12

17 x^iy-ippoD

— 79,
II

12 tva

rt

||

18

ùpyiid/jsoi.i/
v'

80, 3 £5T£

6 AiyÛTTTW

7
11

xii/j.ûppO'j

10

/.ocTi/.opx-j

14 xùzo'J

\\

17 zai

â'vop:;

Iterum
[otÔTt

:

39, 1
-^-j

:Tî'//.-7rT/j

40, 6 AtyuTTTt'wv
||


|| 1|

42,

7

zapTroO

43,

3

vj/iûv
||

».

wpa
II

5spt(7//oD.]
Il

Il

10 Ttâpav

14

yxpv.-j

18

oitûpce.

— 45,
||

1 Ar/UTrTi'uu
||

20

«xTJvîj

21
II

y.xpTzox)

22
il

AzizQit.'jSi-i

46, 5 t^

9

Ot/;tot

20 sAâAvjTa

rfitvi
||


14

47,

1

TTota
II

10

ïi-zd'jx
'Il

16
t/j

-xpiiZtiç, {et

in notis etiam).
||

— 48,
||

7 et 12 isrt

— 50, 20 pa0u,aou53t 22 (in notis) ypviyopoïiax — 51, — 52, 5 15 9 et 16 Soppx'j 12 et 13 22 vûxTa — 53, 6 — 56, 12 xûvsj 7 xîziïixuïa 10 ei 20 14 21 izpôsxxipx — 58, 1 — 57, 7 22 ôifdxprx 4 isAâivjxa 18 5 — 59, 5 âxTtvaç 7 eiTty 8 — 60, 11 15 uxîyâvtj 20 — 62, 3 xpyxix'j 20 hwj — 63, 21 x^tp' — 64, 16 12 19 20 — 65, 14 — 67, 2 — 66, 8 3 lAswî — 68, 2 ôau— 70, 10 /tasTû 6 aÙT^î — 69, 6 zx/ioii d 13 16 22 //syisrâva? — 71, 5 àvopi 6 àvaçràs 18 è^xp^ôi — 72, 6 15 — 74, 3 sVts 19 inxr-n^t — 75, 2 >«A£r 14 'Opûç — 76 y^paî — 73, 1 — 77, 1 éxTprbu 3 — 80, 5 17 — 78, 19 «ùrot — 79, 6 7
fjLYIzop

15 "A<;:iX5at
£STt
II

19

û'jQï^xi

ziipccj

\\

II

II

f/./)rop
\\

y.yi'^r,p

\\

zI/jli

\\

slai
||

\\

ti-ji

nilx-'^o'j

o'^Bxlp.oi
[|

/i'âîtv

||

stS-jîa

||

||

xpv.

'Eycô

£[',</.£

||

||

s-nt

ôtTii^v

osTic

II

||

wtrTrsp

||

7roA>al

[j.iliaixi

/j-ix

vj'Sstv

||

II

\\

'Eyoi

£t//t

<jù

ij.o'j

||

vr^/j

||

fi-nr/ip

II

||

II

/ittà

||

/jiixpi.

||

||

£(7Ts

ïtTtv

vûxtsc

II

||

ectîv

Stocjjôapjï

II

8 et 9 àvopôiv
meilleure part de
ce correctoriuni

(Je dois la

à

la

science et à ramitié de

M. Mas Bonnet, professeur à

la faculté des lettres de Montpellier).

ERNF.ST LEROUX, ÉDITEUR,
I».
/a:s

RUE BONAPARTE,

28

R/IlXIFFOI.
Codex
J'io ijureits
<1>.

Manusciùs grecs de

lierai d'Albanie et le

48S6, in-8
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\

Ir.

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la

Grande Grèce byzantine,

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critique et commentaire. La Vaticane, de Paul III à Paul V, d'après des documents 3 50 nouveaux, in-i8

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ERNEST LEROUX, ÉDITEUR
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RUE BONAPARTE, 28
1890

LIBER DE ASENETII

CoSS. MSS.

.4

= Cantabrigien. Corp. Christ. 424. B = Cantabrigien. Corp. Christ. 288.

Incipit de

Aseneth

filia

Putipharis sacerdotis et quo or-

dine accepit
[I.]

eam loseph
est in

in

nxorem.

Et factum

primo anno septem annorum ubertatis,

in

mense secundo,

qiiinta die mensis, transmisit Pliarao los

seph, et in quarto niense primi anni, octodecimo die mensis,
venit in fines Heliupoleos, et erat congregans frumenta re-

gionis illius sicut

arenam maris. Et
iste

erat vir in

illa civitate

satrapa Pharaonis, et

erat princeps

omnium

satrapa-

rum
dens

et

maioi'um Pharaonis,

et erat vir dives

valde et prulo

et mitis,

eratque consiliarius Pharaonis, quoniam erat
et

super omnes maiores Pharaonis intelligens,
illi

nomen
filia

viro

Putiphar sacerdos Heliupoleos. Erat
et octo

illi

nomine
speciosa

Aseneth virgo deeem
et

annorum, magna

et

pulchra valde super omnes virgines terre. Et ipsa nihil
fiiiabus

habebat simile
milis fiiiabus

Egyptiorum, sed erat per omnia
:

si- 15

Flebreorum

eratque

magna
duxit

ut Sarra,

speciosa

1-2 Liber de Aseneth et quo

modo

loseph
est.)

eam

in

uxorem b [Omnis

interpunctio, quoad virgidas, nostra

9

ualde] uale b


H

12 Putifar b
nichil

passim

13Asenech a passim Aseneth

b rectius

14 j)ulcra è

ab

Ij siniihe è

lo lileabus b.


ut lU'Lei'ca, et roiiiiosa ul

9()


\i\

llaclicl.

al>iit

l'aiiia

[nilciiliuli-

nis eius in

omnem
filii

terram Egypti
filii

et

usque ad termines
ot
filii

eius.

Et laudaverunt eaai omnes

maioriim
et

omnium

sa-

trapanim
:-

et

omnium regum
in eis
l'^t

iuvenes omnes forlissimi.
et

Eratque contentio multa

de Aseneth

arripueiunt

bellum ad invicem pro

oa.

audivit do ca fdius Pharaonis
dai'ct

primogenitus. et rogavit pati-em suum ut

uxorem. Dixitquo Pliaraoni

fdiu.s

suus primogenitus

eam sibi in « Da milii
:

Aseneth
lu

liliam Putiiaris sacordolis Hol\ upoleos in
ei
:

uxorem.

»

Pharao pater suus « Quare queris uxorem te inferiorem. cum tu sis rex omnis terre? Numquid non ecce filia res'is Moab seeundum cor tuum est. et ipsa rogina et pulcra
Et dixit
valde?
»

[IL] Et erat Aseneth despiciens
15

omneni viium.

elata et

superba ad omnem hominem.

et

nullus vir intuitus est

eam
erat

aiiquando. Siquidem turris erat Putiiaris coniunota domui
eius

magna

et

excelsa valde. et desursum turris

illius

cenaculum habens decem thalamos. Eratque primus

thala-

mus magnus
•.>o

et

decorus. lapidibus porfireticis constratus, et

parietes eius lapidibus preciosis polimitis induti, et laquearia

thalami

illius dii

aurea, et erant intus thalami

illius

infixi

in

parietibus

Egyptiorum multi aurei

et

argentei,

et

omnes

illoscolebat Aseneth et timebat, et sacrificium eis co-

tidie offerebat.
25

Et erat secundus thalamus habens ornatum
et

Aseneth, eratque plurimum auri

argent! in eo, et vestiet

menta auro
cius

texta, et lapides electi

multimodi,

linteamina

preciosissima, et omnis ornatus virginitatis eius. Et eratter-

thalamus promptuarium

eius,

et

in

hoc cuucta boua

terre. Et reliques
30

septem thalamos septem virgines habe-

bant, erantque septem virgines iste ministrantes Aseneth,

unius etatis universe et in una nocte

cum Aseneth

genite,

et erant pulcre nimis sicut astra celi, et vir non collocutus
est

cum
suum

eis

neque puer masculus. Et erant fenestre magno
b

7

oin

8 dixitque Pharaoni-in

uxorem

om

b

9 Putifafaris a.

22 Egipliorum b

2& lintheamina b

32 coUocatus a.


tra

!M


illiiis

thulaino Asenetli ubi virginit.is

iiulriebalur. L'na l'cnes-

que prima magna valde prospiciens ad orientem, et secunda prospiciens ad meridiem, et tercia prospiciens ad aquilonem in plateam dcanil)iilantiiim. Eratqiie lectum

aureum stratumpeplis purpureis auro
sola, et vir

textis et ex iacincto et

^

bisso et purpura contexlis. In isto loco dormiebat Asenelb

iiunquam

sedit super illum.

Et erat atrium magatrii

num

in circuitu

domus. Eratque paries

excelsus valde

lapidibus qnadratis magnis edificatus. Et erant porte IIII
atrii ierrate.

eosque ciislodiebant simul decem

et octo viri

lo

fortissimi iuvcnes arniati. Et erant plantate intus atrii juxta

parietem arbores speciose diverse fructifère omnes. eratque
fructus suavis omnis

quando messium tempus
aque
divitis

erat.
et

Et erat

in atrio in dextris fons

et viventis,

deorsum
lo

fontis illius erat cisterna suscipiens

aquam

fontis

unde proibi

cedebat vivus per
erant arbores.
[III. 1

médium

atrii, et

irrigabat

omnes que

Et factum est in primo anno septem annorum pleni-

tudinis, in quarto

mense, octavo decimo die mensis, venit
erat

losopli in

fines

Ileliupoleos, et

congregans trilicum

20

ubertatis illius. Et misit ante se

XII uiros ad Putifarem sacersolis, et

dotem dicens

:

«

Ad
».

te

diverlam, quoniam liora meridiei est
ut réfrigérer sub
:

et prandii et est

ardor magnus

umbra domus

tne

Et audivit Pulifar

et dixit

«

Benedictus
25

dominus deus loseph, quoniam dignum estimavit dominus meus losepb ». Et vocavit Pnlifar eum qui erat super domum
suam,
et ait ei
:

«

Festina et prépara

domum meam
fortis

et

pré-

para cenam magnam, quoniam loseph
nos hodie
ditatis
K ».

dei veniet ad

Et audivit Asenetli quoniam venit de agro hereet et

eorum pater et mater eius, Procedam et videbo patrem meum

gavisa

est,

et ait

:

30

matrem meam, quo-

4 plaîea a

quaddratis a

— ô lectum stratum aureum b — — 10 ferreate a ferate b simul om
\\

6 contexis «
6

||

isto]

illo

6

11 planctate

a

messium

6—14 divitis]
2"

dulcis b

— 23

est

om

b

eum

orn b

— 19 decimo o»i 6 — 22 dicens — 25 dieiium ins. me
b.

— 13 tempus
devertam b

9

bis b H


„i^,„.

v»->

--

cii-ca
.

quud lioi-a erat ae auio ubi ei-unt, propler et induta est stola l>issina messis ... Et feslinavit Aseneth accincta est zona aurea et armille ex iacincto auro texta, et eius, pedes, et femoraUa aarea pedibus
,,„i,H,l

manus

eius et

precircumpositus est ornatus multum et circa collum eius et und.que, qui erant conditi ciosus, et lapides multimodi Kgyptioram sculpta in eis ubique
erant nomina

deonmi

m

armiUis

et in

formati in eis, et

idoloium ei-ant lapidibus. et vultus omnium euis diaci.cumpositum est super caput
eius, et theristro cooperuit

lodema quod consUinxit cerebrum
caput suum,
et iestinavit et

culo et venit ad palrem

suum

descendit per grradus de cenaeos et et matrem, et salutavit

deosculata est eos.
[IV
1

.5

universis bonis
tilis
«0

eius supei- filiam suam Et gavisi sunt Putifar et uxor videbant eam exornatam sicut ^audio magno, propter quod quae deportaverunt de snonsam dei. Et extrahunt omnia bona sue. Et gavisa est super hereditatis sue, et dederunt fifie malogranatis et dacAsenelb, super uvis et

Lo

frugibus. et ficis et reliquis

necnon

et

columbis, propter
...
:

« F.lia filie Aseneth quod erant omnia bona. Et ait Putifar hosClaude Et ait illi « nia vero ait « Ecce ego. domine Et loquar ad te verba mea. tium nunc inmedio nostrum, et
...
:

:

..

dexPutifar pater eius manu sua clau^it Vseneth, et tenuit Filia, manum eius et ait « teram filie sue, et deosculatus est
:

25audi.

..

Illa

pater meus

...

nunc dominus meus et vero dixit « Loquatur vemet ad Putipbar . losepb fortis dei
:

Et

dixit

:

nos hodie,

et ipse est

30

eam a ventura famé. Et est dabit universe terre et salvabit hodie, sapiens et virgo sicut tu vir deum colens. et
loseph

Pharao

constituit

eum regem

Lgypti.Et rex sup-r universam terram irumenta ipse ..mnis terre, et

lorum b

-

10 constnaxu] const.

uU

b

"

1^ Et i

«"^

^

^^^^ ^^„.,^^,

pater

meus

_ 27-28
-

omiss

regins

omnis terre b rex Pharao coasUiuU eum 29 est in margine b. 28 dabit frnmenta b
et

m

,na,gc

-


et est virfortis in

93


cum
illi

sapientia et disciplina, et spiritus Dei

eo.

Accède ergo,

filia.

tradam
in

te

in

uxorem
».

et eris sponsa,

et ille erit tibi

sponsus

eterna saecula

Cnmqae

audisset

Aseneth verba patris

sui.

circumfusus est rubor mnltus circa

faciem eius et inspieiens patrem
«

suum
et

obliquis ociilis ait
ista,

'
:

Ut quid loquitur dominiis meus

pater verba

tradere

me

ut captivam viro alieno alterius gentis et fugitivo et

emp-

ticio? ?s^onne iste filins pastoris de terra

Chanaan,

et ipse est

tentus
in

concumbens cum domina sua?Etdominus

eius immisit

custodia tenebrosa, et Pharao extraxit
est

eum

de custodia

lo

quoniam qnidem interpretatus

somnium

eius,

quemadipse

modum
est rex

interprelate sunt mulieres senes Egypliorum? iNullo
filio

modo. Verum trade me
omnis
terre. »

régis primogenito

quoniam

[V.JEtstabat Putifar loculurus fdie sue de loseph quoniam audacter
et

is

cum elatione'responsum
atrii nostri

fuerat patri suo, cura
ait
:

subito irruit
«

adolescentulus ex famulatu Putifaris, et
portas stat
ut audivit
et
».

Ecce losepb ad

Et fugit Aseneth
ista dicentia

a facie patris et

matris sue

mox

verba

de loseph. Et ascendit super cenaculum
fenestram que prospicit
in

stabatad

magnam

20

orientem ut videret loseph venienEt
exierunt in

tem

in

domum
porte

patris

sui.

obvium loseph
et
et S5

Putifar et uxor eius et omnis cognatio eius. Et aperta sunt
hostia
intravit
atrii

que prospiciebant versus orientem,

loseph stans super currum secundum Pharaonis,

erant subiugati IIII" equi albi sicut nix, frenis deauratis,
et

currus totus compositus de auro.
splendidissima, et

et

erat loseph indutus

tunica candida

palhum cooperture

eius

purpura ex bisso auro textum. Et corona aerea super caput
eius.

Et in circuitu corone erant lapides duodecim

electi, et 30

desuper duodecim lapidum astra aurea,

et virga regia in

2
Il

sponsa

et ille erif tibi

sponsus in in marrjine b
est

eius] sua

6—8
b

iste]

sompnium

+

6—9

5 inspicians] insipiens b

iramisit]

29 caput

nm

a

31 lapidum]

+ eum 6—11 sonium a regia] + erant xirim 6 .31

+

et

h.


manu
iii

erat plenitiulo fnictus in eo,

eius et

ramus

olive, et

et in fructii erat

pinguedo

olive

multum. Et

intravit
vir
et

loseph
mulicr

atrium, et claiisa siml

lioslia atrii, et

omnis

alienigine maiiserunt extra atrium, propter quocl custodes
5

portarum

clauserunt

et

forinaverunt
Putil'ar et

eas

et

exclusi
et

sunt

omnes

alieiii.

Et veneruiit

uxor eius

universa

cognatio eorum excepta

filia

eorum

Asenetli, et adoraverunt

loseph super faciem

in terra.

Et descendit losepli de curru

suo^ et suscepit eos in dextera sua.
10

[VI.] Et vidit Asenetli
et defecit

loseph

et

compuncta
«

est

l'ortiter,

anima

eius et remissa sunt g-enua eius, et contreet di\it in

nuiit tuto

corpore suo,

corde suo

:

Quomodo nune
:

ego videor miserrima? Nonne locuta sum dicens venit loseph
filius
15

pastoris de terra

Chanaan? Et ecce nunc

sol venit

de
et

eelo ad nos in curru suo et intravit in
fulget in ea super terram.

domum

nostram

despexi

eum

et locuta

Ego autem insipiens et impudens sum verba maligna contra eum, et
erat.

nesciebam quoniam losepli fdius dei

Quis enim homi-

num
20

g-enerat

tantum pulcritndiuis?Qui venter mulieris peEt nunc

périt
patri

tantum lumen? Miserrima ego, quoniam locuta sum

moo verba pessima.
eius
ut
dixi

pergam etabscondam me
filius

a

t'acie

non videat me loseph
de eo,
et iste

dei, propter
et

quod pessima
nihil
•25

onine occultum videt

occultorum

latet

eum

propter

lumen magnum quod

est in eo. Et

nunc propicius esto

milii,

domine deus loseph.
Et nunc det
et

propter quod locuta

sum verba
seculi.
in

in ig-norancia.

me

pater

meus loseph
eternum

in anoillnm

masis

in

servam.

et

serviam

ei in

[VIL] Et intravit loseph
:.,o

domum

IVitifaris et sedit

super

thronum,
ralini,

et

laverunt pedes eius et posuerunt

propter quod loseph non communical)at

mensam sepaeum Egyptiis.
6 alieni aliemgene

4

manseruntj reman&erunl à

4 propter

quod quia à

b

9 dextera] dextra b jH'.sshn

13 videor] video b

20 tantam pulcriiudi-

nem b 23 pessima dixi de eo] locuta sum pessima de eo 6 26 propter quod^ quia è 28 in eternum^ in erosvs b.

24 nichil

o.

b


quoniam abhominatio
omnicognationi eius
:

95


Et
ait

est ei istud.
«<

loseph Putifari et

Que

est

mulier

illa

que erat

in

cena-

culo ad fenestram? Al)eat nunc de

domo
sit

ista ».

Propter (juod
importuna,
">

timuerat loseph dicens ne quando

mihi

et ista
et filie

Frant vero

illi

importune universe femine

satraparum

omnis terre Egypti ut
etfilie

maiorum et dormirent cum eo. Et
ut videbant loseph,
eius, et

omnes mulieres

Egyptiorum statim

maie paciebantur super pulcritudinem

loseph despi-

ciebat eos, et intercessores quos mittebant ad

et argento et donis multis diversi generis proiciebat

eum cum auro cum in-

lo

dignatione

et iniuria.

Et dicebat

:

« ?S'on

peccabo in conspectu

dei patris mei Israël,

neque iniquitatem faciam ante iaciem
Et memoratus est mandatorum patris

dei patris mei lacob
sui,

».

et

ante oculos liabuit ea, propter quod dixerat lacob
et universis
filiis

loseph

suis

:

«

Custodite
ei.

liere alienigena ut

non communicetis
».

muEtenim communio
filii

fortiter a

^^

tius perditio est et coi'ruptio
«

Propter hoc
Et
ait ei

dixit
:

loseph

:

Abealmulier

illa

de domo

ista »,

Pulifar

«

Domine,
21'

illa

quam

vidisti

stantem in cenaculo non est mulier alieni-

gena sed

filia

nostra virgo, odio habens

omnem

virum, et non
si vis,

est vir alius qui vidisset

eam unquam
fîlia

nisi tu

hodie. Et
est. »

veniat et salutet te, quia
visus est loseph gaudio
"

nostra et soror tua

Et ga:

magno propter quod

dixit Putit'ar

virgo est odiens
Si virgo
erit

«

est

odiens
».

omnem virum ». Et dixit in mente sua, omnem virum, nunquam importuna
dixit

-^

mihi

ipsa
:

Et

loseph Putifari

et

omni cognationi

eius dicens

« Si virgo est et filia vestra, assit,

quoniam soror
».

mea
f

est, et diligo

eam

sicut

sororem

meam

VIII.l

Et ascendit mater Aseneth
in

in cenaculo. et introduxit
:

eam, et stabat

conspectu loseph. Et aiteipater suus
et tu

«Saluta

:io

fratrem tuum, quoniam et ipse est virgo sicut
universas alienigenas mulieres, sicut
et tu

hodie. et odit
viros alieni-

omnes

3 habeat b

14 lachob b

16 ei]

cum

eis b
b.

5?3

gaudio

magno om

b

propter quod] quia b

2H sororem] sorem


genos
oflis

96

:

hodie

».

Et dixil Asonctli loscpli
«.

"

Avf. domine
:

benedicte a domino deo excelso
cat te

Et
)>.

ait

loseph

«

Benedifdie

dominus qui
Adveni

vivificat

omnia

Et dixit Putifar
».

sue
5

:

«

et osculare

iratiem

tnum

VA

cum

advenisset

Asenetli osculari loseph, extendit loseph ni.inum
terani, et apposait
et

suam dex-

ad pectus eius medio duarum mamillarura,
foras, et ait

mamille eius prominebant

colenli

Deum

])oncdicere in ore

Non decet viro suo deum viventem, et man:

«

ducare panem benedictum
10

vite, et

bibere calicem benedictum

incorruplionis, osculari mulieieni alienigenam que benedicit

ore suo idola surda et mortua, et manducat a mensa

eorum
vir

panes anchonis,

et bibit et

de spondis eorum calicem anedras,
oleo
inscrutabili.

calicem ocultum,
colens
15

unguitur

Sed

deum
in

osculatur
et

de cognatione sua,
nedicunt
colenti

matrem uxorem que cubât cum

suam, et sororem de tribu et
eo, quales be-

ore suo

deum

viventem. Similiter vero mulieri

deum non
est

est tas osculari

virum alienigenam, quia

abominatio

hoc

in consjx'ctu doniini dei ».

Et post([nam audisset Asen<4h vcrba loseph, conpuncta est
20

fortiter et contristata est valde. et suspiravit, et erat intenta in

eum eam

aperlis oculis, et repleti sunt oculi eius lacrimis. Viditque

loseph,

et

miseratus est eius valde, et conpunctus est et

ipse, quia erat initis et misericors ac timens

deum,
et ait
:

et
«

extendit

manum suam dexteram
2.T

supra caput eius,
et fortis,

Domine
de

deus patris mei Israël excelsus
et vocasti

qui vivificas omnia

de tenebris

in

luccm, ab errore in veritatem,

morte

in

vilam. tu domine. ben(Mlic vii-^inem istam et respiritu tuo, et

nova eam

replasma manu tua occulta,
vite tue, et bibat

et

revi-

vifica vita tua. et
30

manducet panem

calicem

benedictionis tue, et
legisti

connumera eam populo tuo quem preeantequam fièrent omnia, et intret in requiem quam
».

preparasti electis tuis. et vivat in vita tua per eterna secula

4 oscula b

'i

&n\

H

mortua] muta b

+

lUi b

8 colendi a

10

adde

et

ante osculari
17 cocolen'li «
b.

12 panes] pênes b


et 6

13 occultum b

19 audissetj audhit b

2-2

et ipse]

07>i

28 tuo] sancto


IX.
I

97


lospph caiidio

Et gavisa est Aseneth
et festinavit, et abiit

in IxMiedictiono

magno,

incenaculo suo, etmisit se supra
illa

lectum suum, infirmata propter quod gaudium in
tristicia,

erat et

timor niultus et tremor,

et

sudor nimius, cpioniam auest ei in

divit oninia

verba loseph. quecumque locutus

nomine
peidolo,

:>

Dei excelsi. Et planxit planctu

magno

et

amaro,

et egit

nitentiani a diis suis quoscolebat, et abrenunciavit
et

omni

expectavit vesperam

fieri.

Et loseph manducavit

et bibit
».
lo

et ait

pueris suis

:

«

Coniungite equos sub quadriga sua
et circuniibo

Dixit
far

enim

:

«

Recedam
:

terram

».

Et

ait

Puti-

ad loseph

«

Maiieat
».

Dominus meus hodie,
:

et cras

pro-

sequatur viam suam

Dixitque loseph
ista est dies in

«

Verum

ut quid

non egrediar hodie, quia
creare

qua incepit dominus

omnem

creaturam suam,

et

octavo die, quando revervos et

tetur dies ista, revertar et ego ad

manebo

hic ». Et

is

Putifar et cognatio eius abierunt in

domum

suam, loseph

vero abiit in viam suam.
[X.] Et remansit sola

Aseneth cum septem virginibus,

et

gravabatur,

et

plorabat usque
et

dum occumberet

sol, et

pa20

nem non comedit
nox.

aquam non bibit. Et cum advenisset dormierunt omnes qui erant in domo, praeter Aseneth,
et in desideriis erat, et

que erat vigilans sola
et

lacrimabatur,
ti-

tenebat

manu
et

sua pectus

suum

assidue, et timebat

moré magno,
suo,
nit
et

tremebat tremore gravi. Et surrexit de lecto
et

descendit pedetentim gradus de cenaculo,

ve-

25

ad portam. Et porlarius dormiebat cum pueris

suis.

Et

festinavit

Aseneth

et extraxit a fenestra

pellem quae operie-

bat eam, et implevit
posuit
et

eam

cinere, et ascendit in cenaculo, et
et clausit

eam super pavimentum,
latere.

portam

diligenler,
30

vectem subposuit ex

Et suspiravit suspirio magno

cum

planctu. Et audivit virgo consodalis eius,

quam

dilige-

bat supra

omnes
b

virgines Aseneth, et excitavit sexvirgines

1

gaudio
II

magno om
sed b

II

benedictionibus è

3 propier quod^ quia b

in

illajll

nulla b

etj

4 multus"' mtiltuo a

7 ydolo b

14 creaturam] creatio-

nem

b

31 sex ont a.


reliqnas. Etveneriint

08


Asonetli. invfnornntque

adporlam

eam

firmatam. atulivei'uiitque suspiria lacrimariim Asenoth. Dixeiiintqiic ci
:

«

Qiiid tibi est,
et

domina? Et qnid

tilji

facit

impor-

tunitatem? aperi nobis
"'

videbimus qnid

tibi est ». Dixitqiie
:

eis

Asenelh deintus,

et

non aperuil poiiam
in

« ('.apiti

nieo

est doloi' çravis, et

requiesco

cubili

meo, surgere vero

et

vobis aperire nequeo, proptei- (juod infirmata
Ite,

sum ab
vesti'is,

omnibus membiis meis.
et re(jiiiescite,
'"

sedete
».

in

thalamis

et dimiltile

me

Aljierunt virgines sedere
et
ul)i

in

thalamis
i\it

suis.
in

Et surrexit Aseneth
aperuit archam, et

aperuit silenter

hostia, et

thalamo suo secundo

erant repositure

ornatus eius,

et

extraxit

tunicam nitristicie eius

gi'am et obscuram, eratque istud

indumentum

quum mortuus
is

est frater eius iunior, et istud erat induta laet inimi-

crimans iratrem suum. Et accepil tunicam nigram,
sit

illam in thalamo suo, et clausit itei'um firmiter hostium,

et

vectem emisit de transverso. Et

festinavit
et aui'o

Aseneth, depo-

suitque stolam

suam regiam bissinam
et

textam, et

zonam
et

auream,
-0

et induit se

tunica nigra tristicie, deposuitque cidaarmillas a
et

rim a capite suo

manibus

et

pedibus

suis,

posuit omnia in pa\imento

diadema,

et eiecit

cunctaprope

fpnestram respicientem ad aquilonem. Et accepit Aseneth
vestimenta sua,
et

zonam auream, etthiaram.
et et proiecit

festinavitque et
in

accepit deos suos universos aureos
25

argenteos

thalamo

suo, quoinim

non erat numerus,

omnia idola Egyp-

tiorum
pit

pei-

fenestram prospicientem ad aquilonem. Et acce-

et

cenam suam regiam, altilia et pisces, et carnes vitulorum omnem sacrificium deorum suorum. et vasa vini sacrificii
cuncta per fenestram,
:

eius, et proiecit
•^0

et

dédit

omnia canicanes mei
illi

bus alienigenarum. Dixit enim
de cena
sacrificii
».

a

Quomodo edent

idolorum? Verum manducent

canes

alienigenarum
3 Et quid

Et postea accepit Aseneth corium cineris.

+

est

a 6

4

apen
14

audi. «

h

\0 surrexit] surgit b b fere

Quum om
vini)

— 2ô ydola

possim

— ^8

5 apent b T piopter quod] quoniam 19 cidraim b a induta] indumentum a vivi « 2P ciincta-canibus in tnargine b.
|]


et circumfudit

99


et accepit

cinerem super pavimentum,

pellem

sacciim, et circumcinxit circa liimbos eius, eteircumposuit ci-

licium tristicie, et tutudit utraque
vit

manu

sua peclus, et plora-

amare,

et cecidit

super cinerem,

et flevit

planctu

magno
5

et

amaro cum

suspirio et stridore per totam

noctem usque
vidit

mane. Postquam autem surrexit mane Asenetli
multuni saper pavimentuni a lacrimis
in

lutum
iterum

et cinere, cecidit et

faciem super cinerem usque post prandium
sol.

usquedum
lo

occumberet

Et

sic fecit

septem dieshumilitatissue.
erat, et galli cantahant, et

[XL] Et die octavo ecce diluculum

caneslatrabant pertranseuntes. Elevavit paululum capud

Aseneth, quoniam erat fatigata valde et defessa

suum membris proppaululum
se
i5

ter inediam VII dierum. Et surrexit super genua, et posuit

manuni super pavimentum^
cientem versus orientem,

et

postquam

elevavit

a terra suspiravit. Et surgens sedit subter fenestram prospiet aitin se ipsa
:

«

Quidfaciam, aut

ubipergum, ad quem confugiam, aut quid dicam, virgo déserta et destructa et odiosa? Omnes enim me odio habebunt, et pater meus et mater mea, propter quod et ego odio habui deos
eorum,
et

disperdidi eos, et dedi illos ad conculcandum sub
et

20

pedibus hominum. Iccirco pater meus

mater mea derelin:

quent me,
«

et

omnis cognatio mea,

et dicent

<^

iVon est
)),et

filia

nostra Aseneth,

quoniam deos nostros disperdidit

omvi25

nes homines odient me, quoniam et ego odivi

omnem

rum,

et

omnes arrabantes me. Et nunc omnes gaudebunt

super humiliacione

mea

ista.

Et dominus deus losepli

altisest,

simus odit omnes colentes idola, quoniam deus zelotis
et terribilis

super omnes colentes deos alienos. Et
et

me quidem
et
:^o

odit quia

ego colui idola vacua
sacrificiis

mortua,

et

benedixiea,

comedi ex
ficiis

eorum,

et os

meum poUutum est

de

sacri-

idolorum. Sed surda dicuntur, quoniam deus Hebreo-

2 saccuiDj sacti 6

3 tutundit b

—6

Et postquam surrexit b

—7

et cediiiit b


b

10

calli

a


nm

11

Et elevavit b

12 quoniam] quia b

17 virgo
\\

om a

— .19

propter quod et a quia b

21 arahuntes b

28 coUentes b

alienos] altérées

31 liens

a.

-

100

_

rnm dons verax est, et iniscricois. et inistîratoi'. et longammis. et mnitum misericors, et mansuetus^ et non cogitanspcccata
hominis
hiimiliati oÀ

non arciiens aliquoni

in

tomporc peni-

tencie eins. Icirco audol)o et convortar, et conliieiam ad euni
'"

et

deferam omnia peccata mea,
eiiis.

et

effimdam oiationem

mcam
me?

inconspectu

Quisscit

si

videbit

medesolatam

ita,etnii-

serebiUir mei, aut videbit orphaniain

meam

et proteg^et

Quia ipse

est pater

orphanorum,

et

iniuriam pacientium vin-

dicat. protector etconsolator tril)nlanlinm,
^^

loquar etclamabo

ad euni.

)^

[XII.] Surrexit
tras prospicientes

autem

a loco ubi sedebat, et stetit
et

ad fenes-

ad orientem
corde suo,
et

expandit manus suas in
:

cehim,

et dixit in

non aperuit os suum

«

Do-

mine dens iustorum, qui
1^

creasti omnia, et vivificas

omnem
et

sensum, qui

extraxisti invisibilia in
et

lucem

et

apparentia ex

non apparentibus

non existentibus, qui

exaltasti

celum

fîrmasti illud super ventos, qui fundasti

terram super aquas.
et

qui posuisti lapides

magnos super aljyssum aque,
sicut folium
et

lapides

non vadunt
20

in

profundum. sed sunt
et

quercus de-

super aquas.

sunt lapides vivi

tue voci obaudientes, et
eis, et

custodientes preceptatua que precepisti

mandata tua
vita

non transgrediuntur
est

sicut viventes.

quoniam sermo tuus
te

omnium creaturarum tuarum, ad
te

confugio, domine, et

ad
25

clamo.

tibi

effundo deprecationem

teor peccata mea. et revelo iniquitatem

meam, meam.

et tibi confi-

Peccavi. dofeci et

mine, peccavi in conspectu tuo. multum contra legem impie
egi,

quia colui idola vana

et

mortua.et non sum digna

aperire os

meum

ad
et

te.

o deus.

mens
30

et

superba.

ulîerrima in divitiis super
et

Ego regina aliquando tuomnes liomi-

nés,

nunc vero orphana

desolata et destituta ab omnibus,

ad te confugio, domine, sicut infans lactans qui timens con-

l

miseraior et misericors

b.

2 et

multum misericors

om

b


e(

7
in]

meam]
ad a

islam b

\\ stetit] stabat

a

13 surr. autem] et surrexit b

19 vadunt] audunt 6

?3 confugio] fugio b

— 15 —21 vana) vacua * — 28

tumens«.

.30

orphano

b.


IOHAEL'8

\'^^

,

ooLLEoe

y

c>

- KM
fu^it atl patit'in siiuiii. Et tu
et


tuaiii

domine, expande nianuin
iniantem

râpe me,

et

advoca

me

sicut pater

suum
ego

lactan-

tem. Ecce enim sicut leo
ipse est pater

silvestris

diabolus rapit me, quoniam
et

omnes a me et disperdidi eos. Erue me, domine, de manibus eius, et de oue eius extrahe me, nequando rapiai et trucidet mecetus magnus qui estab eterno, et peream in eternum secnli. Suscipe me, domine, quoniam pater meus et mater mea abnegaverunt me, et dixeiunt « Non est filia nostra Aseneth », quia deos eoram disperdidi et odivi, et dedi eos coneieci
:

Egyptiornm omnium deorum,

^

lo

culcari ab huminibus, et arripuerunt eos transeuntes, quo-

niam erant aurei

et

argentei.
et

Quapropter ad

te

confugio,

domine Deus meus, libéra me
pexi eum,
et dixi

parce mihi, quoniam in igno-

rantia erravi etpeccavi in te et in

puerum tuum loseph. Despastoris est de terra

quoniam

fîlius

Cha-

i5

naan. Iste vero est super omnes homines, quoniam te sem-

per cognoscit vivum deum,

et

tu dedisti

ei

sapientiam
illi

et

ingenium
etservam,

et et

virtutem.

Tu domine,

trade

me

in ancillam
ei in eter-

ego lavabo pedes

eius.

etministrabo

num,

et

discam ab eo tuam cognitionem veri
versus orientem

et viventis dei. » sa

[XIV.] Et postquam quievit Aseneth confiteri domino, ecce
Stella lucifer ascendit
celi,

et vidit

eam

et

gavisa est

et ait

:

«

Putasne audivitdominusmeus deprecatiostella

nem meam, quoniam
surrexit

hec nuntius

et

preco lucis diei
25

»? Et adhuc prospiciebat, et ecce prope luciferum

finditur celum, et apparuit lux

magna

et ineffabilis.

Et vidit

Aseneth

et cecidit

in faciem super cineres. Et ecce vir de

celo descendens stetit super capud Aseneth, et vocavit
ex nomine. lUa vero pre timoré

eam
3u

non respondit. Et vocavit
».

eam secundo dicens
«

:

«

Aseneth, Aseneth

lUaautem
».

dixit
:

:

Ecce ego, domine, quis es? Annuntia mihi

Et

dixit

«Ego
Surge

"sum princeps

domus

dei et

omnis exercitus

altissimi.

2 rapej cape^ — 4 omnium Egypciorum b — 13 Quoniam] quia b — 14 Despexi — 18 et virtutemj veritatem b — 20 tuam om b cognilionemj cognationem b — 22 gavisus a —23 dominus meus] deus è — 24 lucis] om b — 26 finditur] funditur
b
||

à

32

sum om

a.

:*t>


et sta

10-2


te

super pedcs

tiios. et

loquar ad

verba

mea

».

Et ele-

vavit capiid

suum Aseneth. Et

ecce vir pcr oniiiia similis

loscph. stala et corona et virga regia,

verumptamen

vultiis

eius ut fulgur. et oculi eius ut radius solis, et capilli capitis
"'

eius ut

ilammn

ignis. Vidit

Aseneth

et cecidit in
et

faciem

ant*-

pedcs

eius, et tinuiit timoi-e

macno.

contremucrunt omnia
:

membra
ad
10

eius. Et ait

illi

angélus domini

«

Confortare, Ase-

neth. et ne timeas. sed elevare super pedes tuos, et loquar
te verl>a iiiea ».
di.vit
:

Et surrexit Asenelh super pedes suos, et
cilicium
isiud

angélus
es. et

«

Depone

nigrum quod induta
et

cinetorium

tristicie, et

saccum de

lunibis tuis. et excute

de capite tuo cinerem istum. et lava faciem

manus

tuas

aqua vivent!
cède ad me.

.

et

indue stolam lineam intaetam novam et glo-

riosam, et circumcinge te zona dupliei virginitatis tue, etac15

et

loquar ad te sermonesmeos
et intravit in

».

Festinavit Aseneth.

tlialamum suum secundum.

ubi erant repositorie ornatus eius, et aperuit

archam suam,

et

accepit stolam candidam. et cinxit se zona dupliei virginitatis sue. una zona super lumbos suos et una desursum mamillarum
-'0

suarum,

et excussit

cinerem de capite suo, lavitque manus

suas et faciem suam aqua viva, et accepit theristrum lineum novum intactum gloriosum, et coperuitcapud suum, et venit

ad angelum
[XV.
25
1

in

thalamo suo primo,
:

et stetit in

conspectu eius.

Dixit ei angélus

«

Demitle theristrum a capite tuo.
es, et

Et quare tufecisti istud? quoniam tu virgo
estsicut viri adolescentuli
».

capud tuum

Etdcmisit Aseneth theristrum
«

a capite suo. Dixitque angélus domini:
virgo. Exaudivit

Confortare, Aseneth

dominus confessionem tuam et deprecatiorospexit huinilifatem luam et inediam quoniam nem tuam,
VII dierum,
et iuliun
a

30

cincribus

et

lacrimis tuis.

Gaude,
in

Aseneth

virgo.

quia

scriptum

est

nomen

tiiuni

libio

4 ut fulgur

om

b

\\

radius] radii.

— 5 Et

vidit b

— 7 domini om

||

b

\\

Corfortare b
b

10 et dixit ei angélus b

— 11

cinthonium a cingitoriuni b

novam om

— IG
24 et

et festinavit b

17 reposita h

18 zona

om

b

21 teristium

dixit è

25 quia

6—28

Ecce exaudivit

6—29

quoniam

a jiassim tuam om b.


viventiiuii, et

]{):]

_
eternum. Ecce

non delebitur

in

ab hodieino

die renovata es et vivificata es, et manducabis
dictionis, et bibes

panem benesponsam
^

potum

incorriiptionis, et img-ueris crismate

sancto. Letare, Aseneth virgo. ecce dedi te hodie

loseph. et

ille tiius

sponsus

erit in

secula.seculorum. Et noerit

men

tuiini

non

vocaJîitur

ndhuc Aseneth, sed
in te confugient
et

nomen

tuiim Muitis

refug-ii,

quoniam

gentes super cooperientur

dominum deum

altissimum.

snb

alis

tuis

multi confidentes in domino,

et in

miiro tuo conservabuntur
altisi'^

attendentes altissimum. Penitencia enim tua exoravit

simum super
mine dei

te

omni

iiora. et

super omnes pénitentes
filia

in

no-

altissimi.

Et est penitencia
et

altissimi, et intenet

dens super virgines,

amat vos valde,

pro vobis rogat

omni hora altissimum,
facit

et

pro omnibus penitentibus in nomine
i^

dei excelsi patris eorum. Facit virgines, et requiescere eas

inloco quempreparavitin

celis, et

rénovât eas,

et,

minis.

trat eis in eterna secula.

Et est penitencia valde bona. virgo
et iccirco altissimus

hilaris
diligit

semper
eam,
et

et

modesta etmansueta,

eam

valde. Et ecce

omnes angeli reverentur eam, et ego diligo pergam ad loseph, et loquar ei de te
et

20

omniaverba mea,
debit super
te, et

venietad
te,

te hodie, et videbit te, et

gauilli

amabit

eritque tibi sponsus et tu

sponsa in secula seculorum. Ecce nunc audi me, Aseneth virgo,
et et

indue stolam niiptialem iacentem adhuc in thalamo tuo, omnia ornamenta nuptialia circumpone, et exorna te ipsam

25

ut sponsam, et procède in

obviam loseph. Ecce enim ipse
te et letabitur ».

veniet ad te hodie, et videbit

Et postquam consummavit angélus domini loquens verba
ista, letata est

Aseneth

leticia

magna super sermonibus
et dixit
:

eius,
sa

et adoravit

eum super

faciem in terra,

«

Benedictus

l

adodierno «
6

2 es i"

om

b\\ ei î"

om

è

3 bibis b

om
Il

12 dei]

om 6—13

super] semper a
requ. eas facit.

\ letare A. viro-o

15 facit virgines delenda videntur 16 rénovât] revocat
||

b

babel

facit virg. et facit

conieci, eas a-b

a— 17 eis]

23 secula seculorum] eterna secula b

Ecce]

Et è

;;^9

Aseneth

om

b.


me de
lenebris, et subtraxit

loi


abyssi, et be-

tloiuimis chuis tiuis iillissimus, t|ui tiaiisniisit le, et liberavit

me de fundamento
et

nedictum nomen eins

in eterniim. Tibi

vero quod est

nomen?
in

Animulia mihi, qiiatenus laudem
^

glorificem te in secuJa se:

culorum
celis est

».

Dixilque

ei

angélus domini

«

iNomen

meum

scriptum

in libro altissimi digito dei in capite libri

an!e omnes, quoniam princeps suni
cripta in libro
ilio

domus

dei, et

omnia des-

inelfabilia sunt, et

dicere ea vel audire,
^•^

non convenit hominibiis quoniam magna sunt et mira valde. »
Siinvenigratiam
faciès
in

Et

dixit
et

Aseneth

:

«

conspeetu tuo, do-

mine,

cognoscam quoniam
Loquere
Et
:

omnia verba quecunque
»

locutus es ad me, loquarnunc ancilla tua in conspectu tuo.

Qui

dixit

:

'<

».

dixit
«

Aseneth extensa manu sua ap-

prehendenspallium eius
J5

Domine, precorte, sedenune pau-

lulum super lectum istud, quoniam

mundum
et

est et

ineontami-

natum, etvirautfemina non sedit aliquando supra illud, etpre-

parabo tibimensam,

et

afferam
afferam

tibi

panem,

superpono supra

eam
-•^

et

mandueabis,

et

tibi

ex cellario

meo vinum

vê»

tus et suave olens, etbibes, et posteaprosequerisviam tuam.

Dixitque

ei

angélus

:

«

Affer cito.

»

[XVI. J Et festinavit Aseneth, et apposuit
et processit déferre ei
et

eimensamnovam,
:

panem. Et
Et
stetit,

dixit ei

angélus

«

Fer mihi
Quid

favum mellis
». Illa

».

Et contristata

est

Aseneth, quia non erat in
ei

cellario favus mellis.
25

dixitque

ang^elus

:

«

nostre,

vero ait Mittam puerulum in agrum quoniam prope est, et deferet cito favum mellis, et preparabo tibi. domine ». Qui dixit ei « Intra in cellario tuo,
stas?
:

«

hereditatis

:

et

invenies favum mellis super

mensam tuam,
«

et toile illum et

affer
^0

hue

».

Et

dixit

Aseneth
ei

:

Domine, in
:

cellario

meo

favus
».

mellis

non

est ».

Et dixit

anselus

«

Intra et invenies

Et

4

quaiinus a
1|

non] neque h

secula seculorumj eterna secula h. tJ 8 et scriiUuin est ^ neq dicere ea neq {corr. vel) audire a neque dicere ea neque audire b
||

— 11 quecumque]que 6—12 loquar] loquetur a — quoniam] quia h — 17 superponocum-eam om b — 17-18 efleram b — 14 olens suave b bihis b — 20 alleriito 6—23 Aseijeth oru & — 26 nosfre] niee — 28 et 1" om
1.5
II

fc

b.


intravit

105


invenitsupermensamiacennix, et

Aseneth

in cellario suo, et

tem favum mellis magnuin et candidum sicut mel mundum et odor eiusdiilcis. Etadmirata
ait in se ipsa
:

omnino

estx'Vsenelh, et

«

Piitasne ex favo isto
oris

comedethomo iste?Quia
est », Accepit
^

odoreius sicut spiramentum

hominis huius

autem Aseneth favum illum,
dei, Dixitque ei
tuai'io

et attulit, et

apposait
:

eum ang-elo
promp-

angélus

:

«

Ut quid

dixisti

Non

est in

meo

favns mellis, et ecce intulisti »? Et timuit Ase:

neth

et ait

«

Domine, non

haljui

huiusmodi favum

in cellario

meo aliquando, sed
enim eius
ditquc
ut

tu dedisti ore tuo et factum est.
oris tui est ».

Oilor

'o

spiramentum

Et subrisit angélus
se, exten-

super intelligentiam Aseneth vocavitque ipsam ad

manum suam
ait ei

dexteram

et tetigit

caput eius. Et exti-

muit Aseneth,
dia.

et intendit oculos suos in
:

eum cum verecuni5

Et

angélus

«

Beata es tu quoniam dimisisti vana

idola et credidisti in vivo deo. Et beati advenientes

domino

deo in penitencia, quoniam comedent de hoc favo quem
fecerunt apes paradisi dei de rore rosarum in
paradiso.

Et ex hoc comedunt angeli dei,
isto

et

omnis qui manducat ex
».

non morietur

in secula

seculorum

Et extendit

manum
et

20

suam dexteram,
neth, dixitque
ei

et confregit
et
«

de melle partem minimam,

comedit ipse ex eo,
:

reliquum posuit

Ecce comedisti

manu sua in os Asepanem vite, et uncta es
erit indefîciens, et 25

crismate sancto, et ab hodierno die carnes tue renovabuntur, et ossa tua

sanabuntur, et virtus tua

iuventus tua senectutem non videbit, et pulcritudo tua in

eternum non

deficiet. Eris sicut

metropolis edificata

omnium

confugientium ad
tetigit

manu

sua favum

grum

sicut in

nomen domini dei régis seculorum. » Et quem fregerat, et extitit totum inteprincipio. Et extendit manum suam dexteram,
summitatem
mellis prospicien-

30

et tetigit

digito suo indice

— —

— 5 Accepit autem] et accepit b — 6 illum] istum — 8 meo] tuo b — 10 dedistij dixisti b — 13 et extendit mauum sliam dextram b 16 deo vivo b — 17 deo] domiao a quoniam] quia b — 19 omnes qui mantegit b — 30 in] a 6. ducant b — 27 et eris b —
5 ordor è
b.

9 celario a

\\

2*J tetigit]

.


tem versus orientem,
induxit super

100


suum ad
se

letraxit dijiitum
favi

ipsum

et
et

extremum

quod prospicit ad occasum,

via digiti eius facla est in

sanguinem. Exteiulit

manum suam
suum
su-

secundo,, et tetigit sunimitate digiti sui
5

favum

mellis iuxta par-

tem respicientem ad aquilonem,
lacta est in sang

et

immisit digitum

per paitem mellis respieientem ad meridiem,

et via digiti eius

uinem Aseneth stans
.

in sinistris eius
:

cernebat

omnia quecumque
10

faciebat. Et ait angélus

«

Inspice favum»
nix, et aie

Kt exierunt apes de favo multe valde candide sicut

earum purpuree
ducaveruntex

ut iacinctus. et cii'cumdederunt

omnes Ase-

neth, et operabantur in manibus eius

favum
:

mellis, et

man-

eo. Etait angélus apibus

« Ite in

locum vesparadisum.
».

trum

».

Et abierunt universe versus orientem
dixit

in

[XYII.]Et
15

angélus Aseneth
».

:

«

Vidisti
:

hec omnia?

Illa dixit

:

«

Utique, domine

Et

dixit
te

«

Sic erunt omnia
».

verba meaquecunque locutus sum ad
tertio

hodie

Et extendit
mellis.

manum suam

ang-elus

et

tetigit

favum

Et

ascendit ignis de mensa, et comedit favum, et
tetigit, et fragratio incendii favi dulcis valde.
20

mensam non
vir-

Et

dixit

Aseneth angelo

:

«

Domine, sunt mihi septem

gines congregale mihi ab adolescentia, in una nocte
nite, et

mecum g"eet

ego diligo eas ut sorores meas. Vocabo eas
»

bene-

dices eas sicut et me.

Et

ait

angélus

:

«

Voca

».

Et vocavit eas

Aseneth,
25 illis

et statuit
:

VII virgines in conspectu angeli. Dixitque
et sitis

angélus

«

Benedicat vos dominus deus altissimus,
civitatis refugii, et

sicut

columbe

omnes inhabitantes
seculorum
».
».

in illa

civitate

super vos requiescant
:

in secula

Dixitque

angélus Aseneth

a

Leva mensam inde
ivit

Et conversa est

seponere illam. Et angélus
30

de oculis

eius.

Et reversa vidit

sicut
in

currum quatuor equorum procedentem versus orientem

celum. Et currus erat sicut flamma ignis et equi sicut

1

et retraxit

b


a

2 prospicit] respiciebat b

3 et extendit b

i inmisit
\\

a
ad

5 respicientem]

om

—6

et

Aseneth

b.

—9

Aseneth b
eas i»


b

15 ubique è

19 fragrancio b

om

columbe] columpue septem b

— 20 congregate] concrète b — 22 — 29 angélus ont a.

valde

om

b

14 paradiso b

I(»7


usque tune
domine.
:

fulgur, et angélus stetit super currum. Et nescivit

quoniam angélus est. Divilque Asenelh ange dei locuta sum. Verum propieius
aneUle tue, quia audaeter loeuta
rancia omnia verba

.

lieu

me quoniam

este mihi,

sum

in

eonspectu tuo

m

igno5

mea

».

[XVIII.] Et adhue loquerile Aseneth irruit adoleseentulus e.-. famul.sPntipharis etdi.vit „ Ecee loseph fortis dei venit
:

pi-ecursor

enim

eius est

ad portas

atrii nostri ».

[XIX.] Festinavitque Aseneth, et advenit in obviam loseph e stetit m ypodromo domus. Et intravit loseph in atrium' « e elausa sunt hostia portarum, et extra olausi sunt omnes al.en,gene. Et Aseneth e.xivitex ypodromo in obviam loseph v.d.tque iUam loseph, et admiratus est super pulcritudinem eius, quia erat immutata ex collocutione ad angelum et gratia. Dixit loseph Que es? annuntia mihi ». Dixitque Ego 15 sum ancilla tua Aseneth, et idola cuneta abieei a me, et perd.ta sunt. Et angélus domini venit ut liomo ad me de
:

>.

:

,<

hodie, et cibavit

mih.
..

:

eelo cibo eelesti, et ahenata sum, et dixit Dedi te hodie sponsam loseph, et ipse erit tibi spon-

me

.<

..

„ Et di.xit « Non voeabitur adhue nomentuumAseneth,sederitnomen tuumCivitasrefugii,et dommusdeusrex
:

susmseculaseculorum.

ta«sineternum,quoniamperteeonfugient

«

«

S«nlesmulteaddominumdeumaltissimum, »Etdi.itmihi Pergam ad loseph et loquar in
cognoscis,

vugo. Et quare tu slas procul a me ? » Et levavit loseph, et eomplexatus est Aseneth, et

domine mi, si venit angélus dora.m ad te et loeutus est tibi de me »? Dixitque loseph Aseneth « Benedieta tu a deo altissimo, et benedietum nomen tuum in generacionesgeneraeionum, quoniam dominus deus celi di ex,t te, et misit angelum suum ad me, et dixit mihi de te seeundum verba hee. Et nune aeeede, appropinqua mihi,
:

mea .^Et nune

auribus eius de te verba
25

30

manum suam

oseulati sunt se invicem.

lîlfllT'

T'n* ""m

""'""'"

" - " «"»

«'«"=« «

clausi h

-


[XX. J
tra in
Dixitcjiie

108


:

Ascnelii losepli
».

«

Accède, domine mi,

in-

domum

nostram
in

Teniiitque maniim eius dexteram, et

iiilroduxit

eum

domum ubinon

erant pater eius

< et mater
:

eius,
^ «

et> intulit aquam

ntlavaret pedes eius. Et dixit loseph
et lavabit

Estne hic aliqua virginum
ei :«

mihi pedes?

»

Dixit au-

tem

Non, domine mi.Verum

e^eo laval)0 eos,

quoniam

tu

m«'us es dominus
dicis,

amodo

et

ego ancilla

tua.

Et quare tu

ista

alteram

scilicct

ancillam lavare pedes tuos? Pedes tui
et

pedes mei sunt,
^^

et

manustue manus mee,
et lavit
illi

anima tua anima
et tenuit

mea

».

Et coegit illum

pedes. Et vidit loseph main
illis,

nus eius quoniam non erat macula

manum
eamfe-

eius dexteram, et deosculatus est eam, et consedere
cit in

dexteram suam. Et vcnerunt pater et mater eius omnisliereditalis

que cognatio eius de agro
1^'

eorum,

et

videruntAse-

neth, et steterunt

quoniam pulcritudo

eius erat mirabilis et

gloriosa, videruntque illam

cum loseph sedentem indutam
manducaverunt etbiberunt.
ego convocabo omnes magis-

stola nupliali. Et admirati sunt, et

Dixitque Pulifar loseph

:

« (h'as

tratus Pharaonis et satrapas
20

omnis terre Egypti, faciamque

vobis nuplias, accipiesque fdiam

meam Aseneth
cras ad

in

uxorem.

»

Dixitque loseph :«

Ego procedam

Pharaonem reg-em

Egypti, quoniam ipse est pater meus, et ipse statuit

me

prinet

cipem omnis
pace

terre.

Et locpiar de Aseneth
in

in

auribus eius,
:

ipsedabit mihi eam
25

uxorem «.Et

ait

Putifar

«

».

Et mansit loseph apud Putifarem nocte

illa, et

Vade cum non

dormivit

cum

illa,

quoniam quidem
et abiit

dixit

:

«

Non
».

est fas

deum
:

colenti ante nuptias iacere

cum sponsa

sua

[XXL] Surrexitque mane
" 3'

ad Pharaonem,

et dixit ei

Da mihi Aseneth
»

filiam Putifaris sacerdotis Heliupoleos in
:

uxorem.
tibi,

Dixitque Pharao loseph

«

Nonne ecce

illa

congruit
sit

cum sit virgo et speciosa sicut et

tu? Accipe ergo illam, et

1

ad loseph ô
19

—4

ut

h


faciam quia b

om

h

h michi b


in

\'j

20 accipiesque]
\\

et accipies

18 Putiphar quoniam] quia 6 Aseneth om b quia b
\\

23 terre Egipti 6

a

28 habiit a

— 24 eam mihi b cum] — 30 nonne] non b.

— 26

illa]

Aseneth 6

27 coiendi

\


tibi

100


conspectu Pharaonis. Et
etdixit:<( Be-

sponsa in eternum.

»

Et misit Pharao vocavitque Putifarem,

et induxit

Aseneth,

stetitqiie illa in

admiratus est Pharao super pulcritudincniillius,
nedioat te dominas dcus,
filia,

et

permaneat

pulcritiido tua in
ele.qit te ^

eternum, quoniam iustus est dominus deus loseph qui
in

sponsam

eius. »

Et accepit Pharao loseph

et

Aseneth, et

supraposuit eis coronas aureas que erant meliores in

domo
et

Pharaonis, statuitque Pharao Aseneth a dextris loseph,
supraposuit

manus

suas super capita eorum, eratque dextera

eius super caput Aseneth. Et dixit

Pharao

:

«

Benedicat vos

^o

dominus deus excelsus,

et repleat vos et g-lorificet in eter-

num.
rum,

»

Et convertit eos Pharao ad invicem super faciès eo-

et induxit os

ad os super hibia eorum,
fecit

et oscuîati

sunt

ad invicem. Et postea

Pharao nuptias

nam
et

ultra

septem
reg-es

dies, et convocavit

et cenam mag-omnes principes Egypti

'5

omnes
:

gentium,

et predicavit

universe terre Egypti

dicens

«

Omnis homo qui

faciet

opus in diebus nuptiarum
».

loseph
intravit

et

Aseneth morte morietur

Et factum est postea de laseph Aseneth
loseph.
et
20

loseph ad Aseneth

et concepit

peperit Manasen et Effraim in

domo
in

Postea dixit Aseneth
«

:

Peccavi,

domine, peccavi,
filia

conspectu tuo, multum

peccavi.

Ego Aseneth

Putifaris sacerdotis Helyupoleos,

— peccavi, domine, peccavi in conspectu tuo, multum peccaui, — ego eram vilissima in domopatris mei, eteram virgo — colui deos quorum elata superba, — peccavi non numerus, et comedi panem de eorum, — — peccavi... panem suffocantem comedi calicem defectus potavi ex mensa pestiientie, — peccavi... — nescivi domi— num deum neque operavi in altissimo deo peccavi... — quia speravi in glorie mee, super
et
etc.,

2^

et

est

sacrificiis

et

et

celi,

vite,

30

divitiis

et

1

vocavitque] et vocavit b

— 5 lososeph b — 7 superposuit — 8 statuitque] et statuit b — 15 ConvocauitJ cogrnovit è — 16 Egypti om b — Il — 2\ Postea è — 19 Aseneth om b
b.
facit
\\

—2

stetitque] stetitquia

b

o putcritudine ejus b

dixit

om.

b. et

en

qnœ

sequuntur.


pull litiulino
(Icspicifiis

110

mon

fui elata et

superba,
terre, et

— peccavi... non erat

ei

oram

omnem hominem

astare in conspectu meo, peccavi... omnes arrahuntes meos despexi, et dedignata suni, peccavi... et dicebam squoniam non est vir princeps terre qui dissolveret

vir qui posset

cingulum

virginitatis,

sua,

peccavi...

-

mihi

magni
loseph

régis primogeniti,
fortis dei,


me

peccavi...

— usquedum veniret
me
sicut

sed ero sponsa

filii

qui comprehendit
et

hamum
10

piscem per
sua

pulcritudine

sapientia sua,

et virtute

extraxit

me,

et

adduxit

deo viventi

et altissimo, et dédit
ei

mihi calicem sapientie

et facta

sum

sponsa in

secula

seculorum.

«

[XXII.] Et postquam transierunt VII anni ubertatis, ceperunt venire VII anni famis.
15

Et audivit lacob de loseph
mis, in

filio

suo, et venit Israël in
in

Eg-yptum cum universa cognatione sua

secundo anno
et

fa-

mense secundo, vicesima prima mensis,
:

descendit

20

in terra lessen. Dixitque Aseneth loseph « Procedam et videbo patrem tuum, quia pater tuus Israël sicut deus mihi est ». Et ait loseph « Veni mecum et vide patrem meum. »
:

Et venit loseph
obviaverunt

et

Aseneth ad lacob

eis fratres
.

in terra Gessen. Et loseph, et adoraverunt eos super fa. .

ciem

?5

terre. intraverunt. Et erat Israël sedens super lectum suum, erat enim senex valde in senectute. Viditque Aseneth et admirata est, quoniam erat lacob bonus visu et reveren.

,

dus valde,
ciosa
viri.

quemadmodum iuventus speEt erat caput eius candidissimum sicut nix, et barba eius candida sedens super pectus suum, et ocuH eius
et

senectus eius

30

fulgurantes, et erant nervi eius et humeri eius et brachia fîrma, et genua eius et crura etpedes ut gigantis. Et adoravit

eum Aseneth super
16

faciem in terra. Dixitque lacob loseph

:

Egyptum

f>

— 17
b
\\

in

mense usque ad mensis om 6
b

20

et

vide patrem

meum om
b.

6

19 deus] dominus b
in terram


ia-

21 lessen

6-23

terre]

b

traveruntque ad lacob

m

In utroque codice jJhrasis

senectute

om

Aseneth

om

— 29 brachia +

est

manca

manifeste.

— 24

||

eius 6.


«

111


dixit
:

Istaest,

fili,

sponsatua?
in

»

Qui
»

« Ita.

«Et

ait: «

Bene-

dicta tu,

filia,

deo altissimo.

Et vocavitcam ad seipsum,

et benedixit, et

deosculatus est eam. Et manducaverunt, et

biberunt, et abierunt loseph et Aseneth in

domunisuam. Et
s

premissi sunt ante fralres loseph, et erat Levi in dexteris

Aseneth

et

loseph a

sinistris eius.

Et

dilexit

Aseneth Levi

quoniam

erat vir intelligens.

[XXIIl.] Et factum est

cum deambularet Aseneth domum
filius

Pharaonis, et prospiceret desursum

eius primogenitus,
lo

vidissetque illam, exarsit super pulcritudine eius, et maie paciebatur, et nescivit quid faceret. Et mittens nuncios
filius

Pha-

raonis primogenitus vocavitSymeon etLevi,fratres loseph, et
ait eis
:

«

Cognosco ego quoniam

estis viri fortes, et

per manus

vestrasprostrati sunt multi Sichimorum, etgladios vestrosper-

senserunt viri multi bellatores. Et nunc obsecro vos, adiuvate

i5

me,

et

dabo vobis aurum

et

argentum etpueros

et ancillas, asi-

nos et camelos et sortem
facite,

magnam. Verumtamen verbum hoc
fratre vestro loseph, propter

quoniam invideo super

quodaccepit Aseneth, que mihidebebaturaprincipio.Etnunc
coniungimini mihi,
et interficiam et

loseph in gladio, etaccipiam

20

Aseneth

in

coniugem,

vos

eritis

mihi in fratres

et

amicos

fidèles. Si

vero vos non

facietis

verbum
«

istud, et despicietis

consilium

meum, ad

vos preparabo gladium
hilari facie
:

meum?
viri

»

Dixit-

que Levi

filio

Pharaonis

Ut quid loquitur domi-

nas noster secundum verbahec? Et nos sumus
tes, et

deum

colen-

25

pater noster puer dei altissimi, et frater noster timens
istud

deum. Et qualiter nos faciemus verbum
peccabimus
raël, et in in

pessimum,

et

conspeetu dei,

et in

conspectu patris nostri

Is-

conspectu

fratris nostri

loseph? Et nunc audi verba
ista

mea,
cepit

et

ne facias secundum verba

quicquam.Non enimac-

30

eam frater

noster a se ipso, sed per legem patris tui Pha-

vidisset quia è
II

— 7 quoniam] quia b cum] dura i — 8 Aseneth + per 6 — 10 — 12 Simeon b — 14 Sicimorura a — 17 fortem b y veruniptamen a hoc verbum b — 18 propterquod] quia b — 19 principio] patricipio b — in gladio loseph è — 22 vos om 6 despicities a — facie] vultu b.
1

ita] ista

«

\\

5^0

||

-24


raonis.
gladii nostri in

112


in consilio

Siautem tupermanseris

pessimo

isto,

occe

manibus
»

nostris in conspectii tuo, et cumfratre

nostro moi'iemur.

Et cum audisset hoc, filins Pharaonis perfilii

timuit valdcet exioruntafacie
5

Pharaonis Symeon etLevi.
tristicia,

[XXl\

.

I

Et erat HHus Pharaonis roplntus timoré et
et

quia timebat loseph iniuriare,

nimium ardebat super
ei

pnlcritudine Aseneth. Et locuti sunt
tt

pueri eius dicentes

:

Ecce

filii

Raie

et

filii

Zelphe, ancillaruni Lie et Rachelis
ei, et

uxorum
10

iacob, inimici sunt loseph et invident
»

erunt

tibi

obaudientes secundum voluntatem tuam.
nis
filins, et

Et misit Pharaoet

vocavit eos ad se, et dicit eis

:

«

Ecce benedictio

mors ante faciem vestram, accipite magis benedictionem et non mortem. Audivi enim fratrem vestrum loseph dicentem ad patreni menra Pharaonem de vobis,qnoniam « Filii ancillaruni
15
((

sunt, et

non sunt

fratres mei. Et expecto

mortem patris mei
ancillarum sunt,

« «
«

etdestruam eos

etomnem generationem eornm, ne quando
filii

simul hereditentur nobis,propter qnod
et isti

me

vendiderunt Ismahelitis,

et eg-o

retribuam
in

eis
»

«
20

secundum maliciam eorum, quia malignati sunt
Pharao pater meus,
hoc cooperatorem.
fihi

me.

Et laudavit verba eius

et dixit ei
»

quo-

niam

et

me

habebis
viri

in

Et postquam

audiverunt

verba
:

ista
«

Pharaonis, conturbati sunt
»

valde, et dixerunt ei

Et quid faciemus, domine noster?

nie vero dixit
25

:

«

Ego

interficiam

patrem
et

meum

nocte

ista,

quoniam Pharao
et

sicut pater est
et

loseph

amat eum valde,

vos interficite loseph,

accipiam mihimetipsi Aseneth

in

uxorem,
omnia.

et eritis
»

mihi

fratres, et simul
ei

mecum

heredila-

bitis

Et dixerunt

Dan

et Tiad

:

«

Pueri tui sumus,

30

domine, et faciemus omnia que precepisti nobis. Et nunc « Perge nos audivimus hodie loseph dicentem ad Aseneth
:

« crasin agro hereditatis nostre,

quoniam tempus messisest.

»

4 exierunt

filii

Iacob

Symeon

et

Leni a facie

filii

Ph- 6

—7
om
b

eius; sui b

\\

ancil-

larum oni

rt

—9
b
||

uxoris a

11

seipsum

6—15

sunl 2°

16-17 nequando

nobis

om

propterquod] quia 6

21 cooperatorem]

coruptionem

6—26

metipsi o») b

30 auJivimus nos

b.


piat ergo

113


cum
ea. Preci-

Et precepit VI centos viros fortes procedere
plures

dominus noster venire nobiscum viros bellatores

illis, et

procedamus nocte,

et

ponamus

insidias in tor-

rente, et

abscondamur

in condensis calami, et tu accipe te^

cum

quinqiiaginta équités sagittarios, et antecedite nos de

longe. Et veniet Aseneth, et irruet in insidiis nostris, et nos
interficiemus viros qui sunt
te

cum

ea, et fugiet

Aseneth ante

super currum suum, et incidet in manus tuas, et faciès ei secundum desiderium anime tue, et postea interficiemus loseph et filios eius. » Etpostquam audivit filius Pharaonis sermones istos, gavisus est valde, et transmisit eis duo milia virorum armatorum cum eis. Et abierunt in torrente, et
absconditi sunt in condensis calami bine et inde.

"^

[XXV.] Et
tes
«

surrexit filius Pharaonis nocte

illa, et

custodes
'^

patris eius prohibuerunt
:

eum

intrare

ad patrem suum, dicen-

Pater tuus caput doluit,

et vigilavit tota nocte, et

nunc

quievitpaululum,et dixitnobis quod nullus intret ad me, neque
iilius

meus primogenitus.
quod

»

Et

cum

audisset

ista,

discessit et

assumpsit secumquinquaginta équités sagittarios, etabiitante
insidias, iuxta

locuti fuerant

ad

eum Gad

et
:

Dan.
«

^o

[XXVI.]

Et surrexit

Aseneth mane

et ait

loseph

Ibo que-

madmodum dixisti in agrum hereditatis nostre, sed anima mea
in dolore est
«

quoniam separabor a

te. »

Dixitque

ei

loseph

:

Confide

et

ne timeas, quia dominus tecum

est et conservabit
et

te ut

pupillam oculi ab omni malo opère, sed
et
»

ego pergam

25

ad dispensationem meam,
defîciat a

dabo panem omni terre ne
et sescenti viri

conspectu famis.

Et abierunt utrique viam suam.

Et venit Aseneth super torrentem,
et

cum

ea,

surrexerunt insidie, et interfecerunt eos in ore gladii.

Et fugit Aseneth etBeniamin

cum ea

super currum. Et evasit

so

unus de

viris

qui erant

cum Asenelh,

et cucurrit et annuntiavit

veniet

om

b

8 iueidit b

10 ante oculos eius b

12 habierunt a

13
et

chalami 6

16 capud a

— 18

audivit... dicessit

6—19

habiit a

20

Dan

Gad

6—23 in dolore estj tiraet 6 — 23 separabor] separo dam 6 — 28 sexcenti 6 — 30 currum suum b.

6

25 pergam] va-

114

eiiis. llli vero assnmentes omnesqiii erant secum armatos et circnmcincti gladiis suis,

qiiod factum est Levi et IVatribus

perseciiti sunt

super equos relro

Aseneth

et rétro

fratres

suos et viros in insidiispositos. Et iriuerunt in eis subito et
5

trucidaverunt plurimos in ore gladii, et reliqui dispersi sunt
et

fugerunt a iacie eoruni. Fratres vero illorum

filii

ancilla-

rum

intraverunt in densitatem calami et absconsi sunt ineo.
sicut erat

[XXVII.] Beniamin vero

super currum Aseneth
ut

cum
10

ea, videns filium

Pharaonis venientem super Aseneth

teneret eam, lapidem de torrente arripiens et iactans in eo,

eum in sinistris cervicem, et addiLxit eum de equo super terram quasi mortuum. Videntes vero filium Pharaonis cadentem, qui erant cum eo équités sagittarii dispersi
[et] percussit

sunt sub densitate calami, et absconsi
15

sunt in eo. Videns
se,

vero Beniamin

Symeon

et

Levi venientes ad

confortatus

est et consolatus est

Aseneth verbis consolationis. Postquam
ancillarum, volentes occi-

vero appropiaverunt Aseneth et Beniamin, interrogaverunt
eos
si

vidissent tratres suos

filios

dere eos. Aseneth vero intelligens quoniam fratres
20

suos
pacifi-

querunt interficere, furorem eoruni mitigavit verbis
cis,

dicens

:

«

Nefaciatis hanc rem, o

viri,

quia fratres vestri
fratres vestros,

et et

de génère patris vestri sunt. Et

si interficitis

patrem vestrum
eritis. »
llli

contristabitis, et

obprobrium omnibus ho-

minibus
25

Sicdicens Aseneth mitigavit furorem eorum.
vero élevantes filium Pharaonis a terra, et

[XXIX.]
lavantes

eum

a sanguine plage, iniposuerunt

eum super
vulnus

equum
eius, et
ei
30

et colligaverunt

eum,

et alligaverunt ligatura

deduxerunt
ista.

eum

patri suo Pharaoni, et narraverunt
egit eis quia

omnia verba

Pharao vero gracias

non

interfecerunt eum.

Et factum est tercia die mortuus
nere lapidis Beniamin,

est filius

Pharaonis vulvalde Pharao

et doluit filium

suum

factum om b. — 1 densitate a in eo] abejs è — 10 et - eo] iactavit h — 11 adduxit] deduxit b. — 14 densitate « — 17 appropaverunt et salutaverunt b — 20 interficere] occidere b mitigavit] migravit b — fl equm b ligaverunt
1
\\
\\

\\

b.


et

115


regnum suura loseph. Et

ex dolore infirmatus

est.

Et mortuus est Pharao anno-

riim nonaginta

novem,

et reliquit

regnavit loseph annis quadraginta octo in Egypto, et post

hec dédit diadema fdio Pharaonis qui erat ad ubera quando

mortuus

est

Pharao, et loseph nuncupatus

est

pater eius

s

in terra Egypti.

1

Pharao valde

b.

1 infirmitatus b.

CORRIGENDA

Pag. 89, in

titulo

:

Codd.

Paff. 91, lin.
Paff. 92, var.

21

:

viros.
:

27-28

et rex

Pharao

constituit

eum regem omnis

terre, et dele

omiss reglus quodper erroreni typographi irrepsit in notulam.

Pag. 93,

lin. 1

:

dei.

Item p. 96,
:

lin.
sit

8; p. 97,
mihi

l.

6; p. 101,
».

l.

13.

Pag. 93,

lin.

4 28
11

lege

«

ne quando

et ista

importuna

Pag. 94,
Pag. 97,

var.
lin.

dele in eternum].
:

dominus.

lin,

27

:

que.

LE SYNTAGMA DOCTRINAE
DIT

DE

S.

ATHANASE

LE SYNTAGMA DOCTRINAE
DIT DE SAINT

ATHANASE

A

M. Henri
ci

HYVERNAT,
de

D.D.

Professeur

Vwiiversité

Washington.

Voici un petit traité grec qui est resté jusqu'ici

comme

perdu dans
et

la littérature touffue

des spiiria de S. Athanase,
littéraire

que je voudrais remettre en lumière. L'histoire
spiiria^

des

quand

elle est faisable, est

sûrement une des plus

intéressantes qui se puisse faire, et les résultats en sont quel-

quefois riches en surprises
est faisable,
et elle n'est

:

celle

du Syntagma doctrinae

peut-être pas sans quelque nou-

veauté de résultats.

LES TEXTES

Le Syntagma doctrinae a été publié pour la première fois en 1685, à Paris, par André Arnold, théologien inponnu d'ailleurs ^ Arnold le publia sous
1.

le

nom

de S. Athanase, sur
doctrinae
notis, edente
I

la

s
(

AtHANASII
...,

I

ARCHIEP.

Andréa Arnoldo, C. F. Norimbergense. Lutetiae Parisiorum, apud viduam Edmundi Martini, et Joannem Boudot, via Jacobaea, sub aureo sole. M. DC. LXXXV. Cum privilegio RKGis. Un volume, petit in-S", de xxu-150 pages. En tête une lettre-dédicace à
LAicos.

utraque lingua

AlEX. SyNTAGMA primum prodeunt cum
|

AD

CLERICOS

ET

Guillaume, archevêque de Cantorbéry, puis la préface au lecteur.


loi

120


:

du titre qu'il poitait clans le nianusciit « Quitl sit f[uai'e syutagma nostrum S. Athanasii esse nequeat nontlum peispicio», disait-il ^ Moulfaucon, dans son édition de S. Athanase,

reproduisit le texte, la préface et (en partie) les notes d'Ar-

nold

-

:

mais

il

n'eut pas de peine

;\

montrer que

la

langue

de S. Athanase était sensiblement différente de celle du Synttigma:
«

Nobis omnino spurium videtur

», concluait-il.

Et

il

avait incontestablement raison contre Arnold.

Ce
si

serait là

toute l'histoire
il

moderne de notre

petit traité,

récemment
citation

n'avait pas été signalé

comme renfermant une
texte

de

la Aioayy;.

Arnold avait trouvé

le

du Stjntagma dans un ma«

nuscrit appartenant à Vossius,

ex ms. Vossiano

»,

devenu
sous

aujourd'hui

la

propriété de la bibliothèque de l'université de
(jraec. in-fol. n. 46.

Leyde, LeydensU Vussiaiius
les yeux. C'est
mill. sur 212),

Je

l'ai

de 172

un volume de parchemin, grand format (307 feuillets. L'écriture est du commencede caHigraphie syrienne plutôt que l)yzan-

ment du \f

siècle,

tine (autant que, dans l'état actuel de la paléographie grec-

que, on en peut décider). Les pièces contenues dans

le

volume sont
S. 3° l'histoire

:

1° l'histoire

lausiaque
latin

(fol.

1-H5)

2'*
;

la vie

de

Paul ermite traduite du

de S. Jérôme
[inc.
:

(fol.

115'-119');

du taxéote de Carthage
KacOa^éw/)

'Ev tcT; y.pivsi; Ntfol.
:

•A-^-à -zyj zaTp'.y.tO'j h>
4*>

ty;; 'Açp'.v.r/;...

119' -121');
toj

l'histoire

d'Olympius de Constantia
-rt;

[inc.

'EttI

h
. .

aYi'ot;

'Ap/aobu

àpxi£7:iT/,o7:ou ^(v(C'/h
;

©tXévTOAoc

h

-:r,

KwvsTavxia.

fol.

121'-! 22')

5° le petit traité intitulé
y.axav'jÇEa); (^i)ic.
:

^'.r,x'rt\}.x-x
r([j.tv

xai vouOsctat zx-it'.vî^

pwv osiwv X£pi

A'.r,-;r,7avT0

àîs/.çol r,3.pa-

êâ/vAouav?)[jLÏv £iç 'PaïOoo... fol.

123-J61); 6° noire

Syutagma doc7:pcç;r,-:wv

l/'ùufc

(fol.

IGl'-lôâ'); 7" la notice intitulée Ta -wv

1.
rit'j

Ajoutons que Nicon
ïpixr,'Jii€i'j

(xi"=

siècle),

moine de Raithù, auteur d'un
(voy.

Uujoi/.rr,;

zù-j

6ii'ji-j

ivTo).ôiv

zoïi xupio\i

Fabricius-Harless, XF, 276), a

connu notre Syntagma doctrinae, et qu'il le cite en l'attribuant à S. Athanase. Les fragments donnés par Nicon ont été publiés par M. le cardinal Pitra, Spici~

legium solesmense, IV, 456. 2. S. Athanasii opéra omnia

(1698), III, 360-364.


GvôiJi.aTa Y.cà

121


y.x>.

zcÔîv eh\ xat czwç

[.s/c]

aTîéOavov

ttou y.îTv-at

(fol.

165-

170'); 8° enfin le ^iÙYYpajxixa èx-/.Xr((3iaa-abv
xuptou

Tcspi

twv

o' i^-aOr^xiov tou

de Dorothée, évêque de Tyr

(fol.

170'-172') ^

Le ma-

nuscrit est intact.

Arnold publia
:

le texte tel qu'il l'avait

trouvé dans

le Vossianiis

son édition est suffisamment exacte
pas pu trouver d'autre manus-

et correcte, sans l'être

complètement.

Arnold assure
crit

qu'il n'avait
:

du Sijntafjma

«

PraeterVossianum nullum adliuc inveni,
car je n'ai trouvé
est ainsi

neque

in Christianissimi Régis bibliotheca, vel alibi quoque. »

Je n'ai

guère été plus heureux que

lui,

qu'un simple extrait du Syntagma, lequel
et diversifié qu'il

abrégé

ne saurait être considéré que
si

comme une

recension très libre de notre texte, ou,
texte analogue à celui

Ton préfère, d'un

du

Vossianus. Cet extrait appartient

à un manuscrit de miscellanées (Admonitiones 'sorum Patrum
et alla, dit

un

titre latin

du temps de Léon X),

le

Vaticanus

graec. 733, manuscrit de papier (210

X

140

mill.),

de

la fin

du

xv' siècle et d'une graphie orientale plutôt qu'italienne.

Je donne ce texte au dessous
voici tous deux.

du

texte

du Vossianus

~,

et les

Toy

h

à^fio'.ç -^taxpbç r^]i.m

'AGavaaiou àp/tsztay.iTcou 'AXs^avBpeîaç cuv/.al

la-Yt^a

BiBaaxaXtaç Tcpoç ixoviCcvTa?

ïcav-a; xpiaxiavoùç xXr^ptxoûç

T£ xal Xaïxo'j;.

1.1.

"EsT'.v h êioq

xwv uîwv

r?;; y.aOvX'.v.Y;; è'^yAr^aïaç

y.ai

[j.iX'.G'zx

twv

'Ex TOÙ arjvrûy/ÂXTOi toû ayt'ou 'Adxvxnioo

it.py^iz.Tziii/.ozzox)

'A/îlxvopît'a;, o Ttpbi

fj.o-ji.-

Çovraç xai j^ptcTiavoùî irâvraj

xi-/;|5txoûî
/;iï7

Tî xat Ixïy.ohi cjvsriOri.
/lii

$uA«XT£Ov

/jLVj

oi'/o'/ov stvat,

oi^oyvdi/jiovx,

i^âûuT'/jv, yu/j

owêoAou,

fit)

xvxLa-/^>jv-

1.

2. J'ai

et

Voy. Fabricius-Harless, VII, 452, gardé la division des paragraphes d'Arnold,. mais la division en versets leur numérotation est de mon fait. J'ai reproduit fidèlement le teste du Vosn'j'

sianus,

introduisant

que

les

corrections
les

indispensables

et

renvoyant aux

notes critiques qui suivent pour
de quelques difficultés

variantes et pour rexplication

sommaire

qu'il présente.


a/X
r,

122

-coùç
eTj-f,(;

yip'.c,

ajôaipÉTOu;

èoitXtx'X'.

ehv.

zatcaç xx\ costa;
y.a/.cv
!^r//>oOv:£ç

uÎGÛ;,

%at TTirr;;

zpiEsw;
;{.

àYaOr^;

coy.'.iJ.x::av-E;

ts

xal O'JTWç zpi-.-v.w.
îTits,

T-?;;

cOv isOr,;

-.xj-.r^z tJ.z-ilo:

àçicv sîxj-rbv sÙTpé'Aviovî^cvra'.

7:po5£6Xr,[Aévc;,

àYX-r,Té, TajTa çuAi-TS'.v.

4.

[/e-à

Toîi Kûp'.ov

T3V Oecv Gou àva-rjCi'.; è;
v-^t'i

'ékTt^ -/.apota;

cou xai è^

cX*/;; tï;?

«iiiX^? <^^Ui

'-' T/.-^sîsv cou
cj

wç zixj-iv.
,

5.

Oj

oovîjsîic, où [Aor/sùseiç,
,

oà TTopvsÛGîiç,
6.

-a'.osoOoprjCc'.c

oj
y.a\

oap[j.a/.£'js£'.ç

cixocxaTifjCc'.ç.
;;iv

'Azé/su

TTv'.y.TOJ y.a\

îiooAoOJ-cj

a!:;j.aTo;. T.

Kx' -rajTX

loti

Tx -posxv?^
y.al

àiJ.xpTY;'t;.x-:a

ce

w; iXa/zo-ôtepai
aj-at. 8.
cTva'.

5aiv5[ji.îvai èvToXai',
[;.£v

wv

ajTôJv Ac^ov

àzoowoo[j.îv,

ehh

Téwg

toùç [^.ovâçovTâç
[;.r,T£

y.al

è^y^paTstç SsT àvay.e'/wp'.!:jjivo'jç

àzo

Yuva'.y.GJv, y.al

etç

cy.'.A(av
[>.•/(

aj-wv IpyEoôa'.,
èàv

si

o'jvxtôv,

[j.TjTE

opxv xjtx;

ç'./,o-:i[j.sTcOa'.,

îva

T'.; i^'fiV-'-^ "^irri-ot.'.

{jlo'.Xc'joyj

y.apoi'a oià t?;?
[).r,

twv O90aXiJ.wv cpaaeύ.
p/î;

9. <^uAi--eoOxf Tî

p-y;

îTvat oiAo^ov,
[;.t,

oi'vvwi^-ov,
[rr,

4/£'jo-r,v,

;rr,

y.aiâ-

XaAov,
p.Y;

[J.7;

ày.a'.po::£p(o::ao-:ov,
[j.r,

àvaio/^uvrov,

péjjLêov,
jj.-/;t£

|j.y)

àva(oOr,-:ov,

aOOxOY;,

ox-pbv

Ao^^''

^y-

'/J-Oàut)

-pooépovTx,

cpy.ov cAio;

xb

xapizav
éjjL'.Ài'a

à/.Ax vxi va(, où oj
y;

y.al
•?,

èiv tcou àvâYxr; Ysvr,-ai,

AÉYetv èv
c£6aajj.'.ov

Fi'vcooy.ô,

'AAï;f)£'.av
/.x;j.cavî,

A£Y(o,

'iy£'joo[j.a'..

10.

Te

cvo'f>.x

£-1 opy.ov 11.

jj-r,

'^.r^zt

î'tzi'i -'.va cp/,ov, y.aOà)c £T-£v to £l.aYT:o'.£tv,

Y^X'.ov.

TxjTx Y^p

TTxv-x OJ r.poz'çAz'. ojoè àp(/.OTT£'.
|j.y;

aAAà xai
y.xl

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èy.y.ATjCi'a;

èxêiAAî'. Tbv

T:xpx5J/,aTTo;;.svov, T'.và ok

xjtwv

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T£V£Ï.
II. 1.

"E-i -£

[AT^

Y'Jf'-vojv

éau-bv èvw-'.ôv

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:2.

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r,

àvr/y.Y; èv

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TriOoç èv ào6£V£(x zoAAf, Y'''c;x£vov.
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/.£Y£'.v

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\)Mpi. 3. 'EopTxI; è^vwv
[;.aYî'J£'.v,
[j.r,

ojyv.O'.vo)V£Ïv,

oiooxTx
xajTa

ouXâ-r-î'.v.

4. Mt,
r,

çap[j.ay.£j£'.v,

[;.'r;T£

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co'.

7:pâTT£'.v è-l vccu)

::xOo'j; àAYr,;j.x-:'.. o. Mr,

à7:£p7£oOa'. Trpb;

èzxo'.oôv, [xy;t£

çuAxy.-Yjp'.ov

TOv,

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aKÔâèv;,

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cîuëitivjO'J,
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x/.ai^ot; yo'Iiavjoj

~ipi~xroiç, saTiiv j.v/om

ii.fi

Tzpo-jipoyzct zôt'j y-ùioiv,

iJ.r,>i

rb -rzxpi-x-j ôp/.ov, à//' àp/.o'jfivjov r&i vat xat

tw

ou

y.x-j

Ttoj àvây>t-/j yî'vvîTat, 7rpojTi9£VTa to yivwTzs,
(TîSâï/iitov ô'vo/;i« s'-t

tô ài/jôciav /£yu[v], to où liew-

èo/iat

TO oè

ôpzw

//^ 7r^oj/v;(rr£OK, à//' où5' inpot/ -l'jx

tûv opxuv,

xxrù TÔ ôîîov ^auÉv
e/.x'j.rjiixi

iiiay/é'j.iov

oùoiv yàp toûtojv -pO':r,xsi ypfjTixvoîç, à//à xai T>îi

ezSâ/./ît tov /t^ TrîsuAay,uî'v4)5

—sôj aura £;{Ovt«.

M^

yufjLvoîJ'j

iauTÔv evûttcôv Ttvoj, ôrt
yni^
r,

y^ zarà

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r,

àiôivîtav

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yî-

1/ou.vjQ'j.

Tov àoî/sov

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A''!

t>-<^po'j li-jzvj,

'Eoszxïi iOvûv y/j 5uyzoivwvî!v. Fo»;fv).xy.rr,pix y.nzt opi'j, /Jr,Tt
ç;u).xrTîtv

TStaj [/o,7//zuxi

ms.]

xxJ.Oj(/.vjx -rttpix-xzx zi xat

kzipwj -scîïv

jioj)oui-j(,}j si;

«Jriv

ù.ji-/_î70iLi.

To

îw/z.a -âi/;; aîî'xp*''';"'';


èauTw repiTtOévat,
{jl-tj-cî

123


xauxâ
coi xoieiv,
(j.yjx£

irepaaôaîpsiv,

[i/r;xs [j-y^v

uzb

àXXou

GOi

Y^''''T^'^'*

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To

(jâ)[j.x

çuXixxîiv àzo -nrac^ç aîc/poxr,xoç %ai

aa{h{îiixq- 7.

M-)^ lye'.v

Yuvaiy.a cuv&icay.xov, -/.aOaTîcp xivèç àYairYjxàç £t:£-

Osvxo

oLÙiaXc, ovo[xa[^xa],

xâ/a

ok èvavxûo;; [j/r^xai aùxsTç sOpsOïjcovxat. 8. My)

l/siv y.axa'l^u/YjV 7:p6; xtva, 6

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où TCpoaoéo£/,xac. 9. Myj auveû^ecôai aîp£xi/,û,
':îapa6a(v£tv vr^cxEiav, xouxiaxiv
6£5âp-r(!ja'.,

t>.£xà £Ôvty.ô)v.
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aapaxocxYjv xfj; àytaç £y,/.Xr(3(aç
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XY)v

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xy;v

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Kpoaipéc£W<;, xo'jxécxiv
y,upiaxY;v
[;.r,

SEUxépa;; -/ai xpixr;; y.at
<JYj?, tiXy)v xoîj

7:£iJ.7:xr,^.

13. ^lâocaxcv

y,al

vr,cx£Ù-

[j.£YàXou

Ga6êâxou xou à^iou

tAq'/jx.

14. 'H ce xy;ç xîxpaSoç

x.at

xapaaxîurj? ewç wpa^ èvvâxYjç
TûOiYjG£tç,
7:o'.£tv,

vr,(jX£(a x£xaYiJi.£V/) ècxtv.

13. Kat

£Ï xi

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xouxo "Jïapà

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cîauxou icpoaîpcaiv

£t

oè xal uTTôp-

6éc£i; Bûvacai
ê>,£T:£
[j,Y)

'(£vva{w<;
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à!r/.£T<;.

16. NY]ax£6o)v §£ nai :îoXix£uo[j.£voç
'Trafic èsxiv

tpuatwOfiç

"^àp

çuciwciç

xoD 8iaê6Xotj, Si'f,ç

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oùpavoîj 'K£Tîxa)/,£v, bi^.oiwç SI Xoi-bv oi' ayxfjÇ xoùç

àvôpwzou?

7îaYiO£6a)v
(;,yjx£

•Aaxa6(XAX£i. 17. M'ô x(ç

(j£

xXavr,s-f) èv y.upiay.ïi v^(jX£6£iv xb Trapâxav,

YOvuz£X£Îv xb '::apa7:av,

[jLYiX£

èv 'KcvxrjT.oaxYj

où f^'p

^^"^''^

6£5[J-bç £/,y.Arjc(a;
y)

18, Kai

[x-î]

dcvéyo'j tva

Tlav/jawaiv aé xiv£ç MapxiwviGxai
19.

Ixépa aip£ciç
[xy)

VY)cx£6£iv xb

aâôêaxov

toi'wç x,ai /,upia/.'^ç.

Tôv

Bè cuva^£wv

àjxéXEi.

20.

Twv

[^.uGXTjpiwv à^iov

G£auxbv eùxp£ziî^£,

]}:'r-Mq £i; y.pîiJ.a cuvéXO-j}?.

xat àTî/yît'a;, xat

//.Ȕos

yuvatza

svvîi'jot./.zo'j,

w; Ttvî^ iyaTr/îTàj Èxâ/siav,
ôîôi lt.7tpÔ7SaxT0i,
rj

s;^e!y. M/j
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Tt'JO;

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sù;^'! T&i

AtoîTtxot;

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ffuycij;(îî9«t,

/;t-/iOï

-rtapaêatvîty v/jjTîtscv TïTpâûoj
//.li

TrapasxîUïj;, èxTÔ; t:^î 7rîVT>7xoaT'^?

Tî zai
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ETTtyavt'jJV, £t

j3ap£ta Tt? WÔ505 xaTavayzâÇât

Aûîtv ûà t-^v vvjo-Tîtav stuo/;-

Ttvoî àoï/yoû, où T/jv TîTayasv/jy TaÛTvjv, TOUTî'ffTt TSTpâSa xai Tiapairxâuijî xai t/jv
ttjv

ToD ffWTvjpiou TtâÔous TïTsapaxoiTÂv, à/Aà
SôUTâ'pa SïjioyOTt xat Tpi'rv! xaî itifATZTç OTt

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Bt'krjfxa.TOi «ipsOsïaccv, ritv

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inspOéistsiv rifitpûv Suyïjôvîî ;{pv75ît5Ôat, Trapà
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Xâ[j.6av£. 5. Myj

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10.

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IV^

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M-r;

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Tuâvxa àvôpwzov. 4,

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cy;/jtxaxoç. 5. IlapaxîTYjpryixévwç

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y/^po-i olSi Ttvxî, at Otà

/ivÎTî ancipziii,

rtvàs twv TSp^vûv /jurtévoci, upay^arîtatç

avayzàÇovraj yp/jsdcii,

[j.t,o'

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fxovxyoi luv «ùr^; àTzîyofjLcVot, notoïiai Sk toûto xaz&i;
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/ièv 7r/;^v £? u'jiyxrii. Ilpô;

Toûrotâ M»;ôè toxov Avjtttéov,

/xèv TrpowvjjTSoy tt/si'ovoî oj;

//TTOvoj iruivJffovTa. 'E;rt
ooiisiiff/) e'vwTtJoy

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ètèoùj /âyuêavs tô xscjâiatov /jlôvov, tôxou yupii. Mig
si

tûv àiKÔvîTWv oy6a//A(ûv toD ÔîoD,

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itapatroû/zcvo; tô oavstsxt napaîxsuiîït; tov èv Xi'''? ^loA/oîi tovjjîasôai rô <rov, où^t «l/OX£50£(7T£pOV oLlTOJ X«t IJ.lZX\lO p'jfROZlpOV rj X«Tà TOV TOXOV cÛot'ïX/J TÎSOÇ TOV ào£/yûV
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125


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8.

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y.at p.ï)

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[jLYjâîvi oôî/.vu£.

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2.

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XâiJ.6av£,

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7:oAXr;v 7:oXtx£{av vôsoiç

xxtdavxa. 'Eàv Bè xal cù (î)c~tp T'.ixé^eoq
(Tcp'.TréaYjç,

oAiyw oivw

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xpu)[ji.£voç à[;.50X£pa; àsOEVEt'aç
Y)

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Kal

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axYji^-actv,

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Kai

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*'^^^^' 'i^cç y.oiJ.7:âC-^''5

£7:1 ^£v/;ç,

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£(|iYj[;,asi.

7.

Kal

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x'^

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y.at

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'JOyA^ésdùi,

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"TSzpli/.iTZYl '701

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Ô Z/Ji XIXYi'HCiii è'jÔîOWZ; 70V0;.


VI.
1.

1-20


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Iz'.

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y^pticu'i

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v,x'

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auvi^wv y.ap-cuç xat

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Kia;, ::pu)TOv

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7.

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8. 'Eàv "/lopîov

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èi/7:a(uY]. D. KaO£'^c[j,£vsco£ âv iJ.ovaîrr<•

Oé)v££Tva'.

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7:pos-opY;aY;; TposYjv, 10.
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o-.à -zf^q cy);
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ïcyjç '>J"/à;

eîvai cioisy.aXcç. 11

Ei 0£

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àvaaxpooïjç,

'r£A£icosa'. 6oua6[j.£vo; tîov ';;£v-£

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îïX-^jsaç, iJ.£p([j.va

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^£(1); y,al
'ia/v'tJ.ioc(aç.

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rr^ç xpaûé'^^r,;
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13. 'Ev c£ to) 'j-v£Ïv, iy-a^iov
t,to'.

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y.ai £y.a7T0v

ib GT'./âp'.ov aùiou £X£iv
ë-5'.tj.o'.

cay.y.(ov it£y.puix[j.£vov, iva

av

•::o'j

EU/Y] v'jy.Tb;
y.al
y;

îOpîBws'.v. 14.

0£A£

àYpy7:v£Ïv cu[X[;iTp(j)(; èv '^aA[j.oTç

£Ùxaîç,

y.al Yiixépa; [;.£V

£U"/£aôai 7:uy.vw;. 13. My) xpov(i^£tv Zï èv £0/?)
cji;.;j.£-:p(j);

-/.pitiv) y.al

6a--:oAOY£Tv,

0£ 'Wa)v£'.v, Tva

[j,y)

r.ep'.v.xvMZ'.'f

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16.

0£A£

o£ TO'Jç zaîoaç

c.co-rjTiy.O'jç T.pz6<,6i'Ç=vK

17. Eiç

y-a^'/j-

Kat

voï&iv ôè eî XP-''°' yévrizxi kvctyxaisx,

'i.oï/'sa.i

iiyiixvjovzi

yxp Upeï xal

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^x).x-Jzio\j j^oïîx oùoe/jiix. 'A).).x /.xi ;(a//£uvsïv

xipnéo-j. ûytaj; toû aû/jLxroi 'éy^ovTOi. 'Epcc).).x

yX^OM TXÏi

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TOD zacTioû TWV
xxl opfxvoti
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-/^-^pxiç

xxl fUTpioii, Et yiiïTa|ù tùv xvdp'Jjnotv oixûi, xxi
ôixxioiç, xxl zù'J xxp-xCfj

y^otpio'J

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XTZxpyou zoîç lîptûsvj, ïntizx èè zat yripxii
ttovwv, où

xxi ossavot; xxi rot;
/ttûv,

x).).oii, xn'o oi/.xivj /j.nxoioo'j
ï)

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oùoè èz

Tzpxyjj.xzii'jij

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xxi
il

zwi rotovrcov. Et
tûv véwv
to-/j5

5î èv ,uov^ npozz.hpt'jtii,
//.o'jxzzfjpioy x.xzovxwj,

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TÂî
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fJ-O'jfii zft'J x's/.Yjiij

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x).'/'x

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Tiïpt

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v/îv/j. Et Ttvaj

îsavrov îyttï, Tzpùzx
s'âs

/ivj zxTZît'jOjipo'JÛ'j
aoi^o/jLVjxç, xxi

6i).i

iJvxi oioxzxx/.Oi, ti 0£

ôià TÂs àvîtîTpo-^Â; t'^;

'puyxi

(3où>.y)

Ta ôoôsyra

soi TrÉvTî oiTriaïtysat

Tâiavra,

î;^;

oiic

//cpt'/ivjjs

rà;

toûtwj ^'jyxi, xxi vioji ovT«;

êm'uTu'jiï

nxpxaxîùx^i zz iotx^etv ixxizov xùzù'j ixzàî


Xpsi'av s/eiç iM(S[Lot.-oq^^ ttoxou,
y,at TCi's, èv

127


èy.y.XTjîi'a çjcy-

àzos-stXaç àYopaaov,7.at èv
[j-r,

totcw aÙTTiÇ àvay.îX(i)p-/][jivo). 18. 'Eàv oï

f^

£/,y,Xr,7(a èv

tw

TÔTuo) [j.YjSe oîxia

opôooo^wv,

-/.al

àvâ^y.-^ cot Y^v'/)Tat y.a\ cIgéXOyjç
où/, ctalv ^uvaiv^îç

sic 7:av-

oo/,ciov,

OéXe

[).htvi iv

-avos^sio) ottou

outô xa~/]Xsrov,

xal TOÎJTO (Xcià )v6~r,ç

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1.

'Eàv ouv Tàç Trpoîipr^xévaç èvToXàç çuXâ^aç xat

-rôiv

zpoe'.py;-

[jivwv c9aA[j,âT(i)v ea'jxbv T-r;pf,caç xov Spo[J.ov TcActwcr,? èv
aYvoT'fjT'.

'iziazti

t£ xal
aY^cObv

xal roXi^eia, y.axà xb
2.

£'!pY)[xévov, 6aO[j.cv

atauxGi [jiYav

y.at
y.at

•JcepiTCOtrjaY).

Auxa(

eî^iv at xyjç 7:po£ipY)[xévY)ç zt'axcw;
ttoiyjuy)!;

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£7?)

7:apaxoii

(puXaYl^.a'îa,
y,'jpîou
YjiJ.wv

â; èàv

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tji'cxiv

xY;pr,!;Y];,

[j-xO-^xr^ç

'Ir^jou Xp'.^xoj.
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3, Ei Se xtç àvxiAéYîi

xoTç TxpoîiordJLévoiç,
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6£to £5x"iv
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'^tTtXa'fi'jzt.

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£y./,XY)a(aç,

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xàç [j.apxup(aç

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4. 'H[j.£tç SI ïva
aûxa'.
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où/, £^£6£[j.£Ba. o.

Kal

ai èvxoAal [xovâi^ous'. y.al Xo'.';:oT; /p'.ax'.a-

votç £ÙXa6£Civ.

VIII.
voiv

1.

Et Bé xiç

Σp£'j;

à/ptêwç ôéX?) Σpax£6£iv,
àvî^i'y.ay.oç,

[j.sxà

xôv

xposip'/jjji-

èvxoXwv, rjxw v/jç-iXioç, cTxouoaîoç,

xpYjjxo;, atXôpcpavoç,
ff6)\).-fi

çtXÔTCxwxoç, çiX6^£voç, ç'.XâYaOoç,

Ift'juyoq,

aitpzoq zia-ti xal
[j.T)

xal

XcYw,
x'.va.

â~£XC[j.ïvoç

^[owiXf.v.6c,

[rr)

à[X£Xwv xou Trotpio'j,
£7x1

6B£Xuffa6[A£v6ç

Mrj TrpocœTroXrjTTXsîv, èXÉYXOVxa
xyj 7:oq;.VY),

Txâvxwv. 2. My] èav d^wpiav ^pô[j,£xà [j.sxavoiaç,

êaxov èv
Yciv £V

àX).à y.aOa(p£tv Tcpôxov

xat x6x£ auvi-

xfj [j.âvopa.
'^'-

3. Etoèvai £/,aaTOV
I-'-^va/oîç,

'!ûOt[/.a(v£tv

o£r, x( oï

xaTç /^Yjpatç

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x(

Xaïxoîç, xî xaxTj/ouijivoiç. 4. Fuvaiçl Bè
èv

•icapaYYèXXeiv èv è//X-r;!;(a
6ai, y.at
[ay;

[j,ïî

XaX£Tv oXwç, àXX'
èv XpuffÛ)
r,

zact ctYav /al

z'j'/j.'j-

XatJ,7:p6v£tv

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èjôfjxt,

xà Bk TrpcawTua aùxûv

xat £u;f«£s

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//•/jèâ cf!z«.-/ops.xiifj.

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Toç,

/)

yàp Ttapà tcvoj t&jv 'iTpxTîuop.ivuv J.â6/j tûu alyua ex^eavros, îj Sjao-ît'uavx/ê'^a-JTOç, Ttvo; TÛv Tzpxy/jLXTîJTÙ'j, /) imopy.oyj, f, îîioyst'jjy à7:0îTîp/;T6iv, rj

£t

//'

.


|XY)

128


.

ça^,»saOa^,
i^

xetpaç àvBpwv

[).ri

xaTaçiXsïv
6,

5. KaTY)Xo6[X£VOi ce ?Sîa eù-

XéaOtocav

s^toOsv toj

6rj).oij.

'0 oà T:â; 7.a5ç èv ç65o) xat cuor.^
[jivov ok oi

àjcouéxo) TGV
Tiso'Jî'.v,

Xô^ov Tou
-m'.

x'jp(s'j.

7.

Oj

à[j.ap-cavovTEç

5(-/,r,7

àzo-

a/'Kx

01

/ai'povTc; â-t
o

toÎç

àjxapTâvcjaiv. 8. Ihpi oe twv
/.âcYj

TTpoaçopôiv oçeîXei

vtjçs'.v

îîpsjç
r,

iàv Yàp
'?j

zapà

s-paT£Uoii.évou
-?,

èy-xéavTo; aTixa,
'^^

9)

oiasîtsavTo;,
r,

-/.Xâ-Wv-coç,

TpaY[j.aT£i»-roî>,

£7îicp/.ou,

Trapà 7:Aou!:(ou à-ccTepr^-cou,
y;

;:apà teAwvcu âziTrpaTxovTOç,

ïi

toxo^aû-

çou,

TijxtouXxou è-i gitoj,

yJ

7:apà zavib; à[xapTwXou, é lotcuxoç i£p£Ù;
y.al

àzô

TO'.S'Jtwv Èàv XâSr,,

/(oXsv

xusXcv TTpOTsépîi è^ ajTÔiv

tÔ)

Ôîw.

9. 'ZzX 0£

Tw

XatxÙ)

cùy.

I^eg-i y.pïvai tov

upéa,
o

3?

[xr,

èàv

t'ûrjç

7:apa-

6atY)v ç£JYs à-' aù-oO. 10.

'Eàv TauTa çuXà^rj;,
ty;v èv

Σp£'jç,

6a6i/cv àyaObv
y.up(o) ï;[xwv,

eauTW
l-isO
c'j

T:£pi':î0'.7i

xai 7roXX-})v Tapp-r)j(av
•?)

Xpicio) 'Iy]gou

To> T.y.~^\ G'jv à^t'o) 7ïVî6[j.aTt

ooça

£t;

xcu; aiwvaç xwv

atwvwv

àiJ.-r,v.

îj

a-i&i, Tïapà TOÛTcov

â.iJ.oLpz(a'/.Ctv ,
/xè-j

b -zoioû-oç

-/^'jtlb'j

y.v.1

t'jjï/ov C)7râp;^£[

rôt 6iC>
ïo-/;ij

Tiposroùr<i>

fépuv
ye
fjL/i

aoi ok roi ).xïy.ù xprjor.i

tov upéx

oJ/.

ï^tariv

iv oi -izapxSûrriV

(su-Jccvccsrpi<fiov

[explicit].

NOTES CRITIQUES SUR LE TEXTE DU VOSSIANUS.
duis la ponctuation du ms. qui est
ici

I,

2. Je repro-

adopArnold propose de corriger So/.iu.v.'jx'jrciç et Ç/j/oùvra; peut-être vaudrait-il mieux lire oo/iuxzuvrxi et Ç///oùv rs.Tout ce passage est bien ruiné. 3. Aucune
différente de celle qu'Arnold a
:

un peu

tée.

ponctuation après (jiuHmrj dans
rantur
», dit

le nis.

— 4.

//.stx

toD] «

Hic quaedam desideet la

Arnold

:

non,
9.

c'est

une
:

citation
sti

qui

perpétuelle dans les titres d'homélies
7. à:Tooc.j7ùj//îv ras.

rb...

commence, mpi roû...

formule est

6. rtv/jxTou ras.
:

ms. et Arnold. Arnold a lu -/ivums et àXr,6nxv i.iyu, li où piùoo/j.ui. Le ras. donne vj à la place de ù chaque fois et cela s'entend. Comparez le texte du Vaticamts. 11 ù.pjj.br-ivi ras. Arnold a corrigé ùpij.àrrii ù.ito/.riJ il ras. Arnold met â7roxr£vîtv. Ce futur est dans les deux
àx£j507tîpt(7;ra7Tov
||

II

cas extraordinaire.
II, 1.

éauTov omis par Arnold

1)

a>/'

î?

« excepté ».

5. iniotôov

ms. Aucune
rr,v ts

ponctuation après yvj-nrxi dans le ras. ms. et Arnold. 17 ^ùyri\ ri 'puyô Arnold.
||

— 6.

h-zùr/iv-ç,

ms.

8.

xaru-pv^^i tyav
||

y.Qirri'j

ms.

— 17.

11 Tzxpxnrripvi/Jié'joi ms.

atxpxà//.£>/j

-Kvjn/.oar-^

ms.
||

et

Arnold.

18. iôiui\ «
:

à part

».

19.

ms.

— 21.

y.ùpioi rty-ôiv

Arnold.

é'tt/uvsv]

suppléez

Tzôoxi

tûv

ixoS-rirCt-j

ms. cTtipx'jy.t Arnold. Je ne reconnais pas cette forme. Comdu Vaticanus. /.xv f/.Yi ms. et Arnold. izoïù est bien bizarre. 5. Kpo7xy6px^s ms. Il r,'7'70'J0i, « ne pas acheter au-dessous du prix courant. » Le ms. donne ï^o^j wj, qu'Arnold transcrit par à peu près « alio qoam vulgari
III, 3. a-Kipo\jia.i le texte

parez

[)

|I

:


Tel est
dit déjà,
le texte

129


Il

du Vossianus.

est indubitable, je l'ai

qu'on ne saurait penser à attribuer pareille prose à
et

saint

Athanase,

Montfaucon, dans son préambule, a cent
il

fois raison,

quand

affirme que la lang-ue en est absolument

différente de celle de saint

Athanase
»

:

«

Ab

Athanasii èvspYsta

mirum quam remotum

sit

!

Mais

pace

viri
le

doctissimi

»),

c'est

se trompe quand il avance qu'en plusieurs

:

où Montfaucon

endroits

lexique de notre texte est de basse époque
«

il

renferme,

dit-il,

multas voculas quae sequioris aevi notam
àvvSpo-epîaTCaaTov

praeferunt, ut est illud
illud

seu

àv.atpo'KEptj-a^Tov,

etiam

-/.aTadiuy;/)

sùnulias, item

eTiaiptCccOa-.,

nisi sit

menbene

dum,

£pYaT£U£(j6at,

zepaaxwatv pro aegre feront, et similia
»

multa pro brevitate opusculi,
l'on puisse tenir

Je ne vois que
Xsyôixîvov.

-/.aTatLuxY)

que

pour un a-a;

'ETra'.pîoeaGat,

qui n'a

pretio. »


ri

7. iyxXnjôiiTn
\\

ms. ms.


||

10. yîvri/jLxrx
sûo-^nsiç]

ms,

||

Ç/)Tît ras. H

d] où ras.

<xat>

où Arnold.
loin.

rt/j-iûrspoi;

sùjsîô/jîry) ?

J'expliquerai tout ce n° plus

IV,

].

'/ôyicc

<toù>

xopiou Arnold.

— 2.
||

[j.ûy^opoi

— 5.

ms.

4.

^oîAAùtsou ms.
le

TicipxrsT/ipyif^i^oii s/s t/jv i^driTx

ms.

vjSo'j/j.ivix

ms. Suidas connaît
:

mot

£v5uo//ïvta

au sens de ÏTimÀx. Cette phrase paraît avoir beaucoup souffert
<^xvjo[j.i\iri

je n'ai

pas osé mettre entre crochets [izô/jn
Tzipiy.o'jpioiî

SixxImv è-jovzp.vjix toutc'jt£v].

— 9.
ms.
|{

V,

2.

ms. Qx^ùix ms.

— 3.

xùt'o xpf^H-i'JOi ras.

4. hjv/^dii<:ri

ms.

Ij

bnoùi^i'jdoii

àvurroouTov

ms

5. iitxipLôîijdxi]

Je corrigerais en

-nipioégrjdxi.

— 6. TrspiTJOTÉooJv

au sens de exempli gratia, mais alors sàv iv n'a plus aucun sens, 7. 8. Ix^ni m-ni-'joïi zat xpî&iv ms. in rasura. 9. aùrôi ms. VI, 1. jSaAavt'ou ms. 2. ;^a/isuytay ms. 5. et owjxzbv n'a pas de sens. 6. è'XOVTt ms. xMXTzéîVj ras. Tipay/^artûv ras. 8. oùz xvixûpvttjtj aoi x^^P"? ™S. sic. Je ne comprends pas. è[inxiK,ni ms. 9. Su az uîscutôu ms. || vj zéx'Jnv iSuv vj ms.
Il

oio'j

yxpoi ms.

Il

Il

||

||

est la leçon
réX'J^'j

du ms. Arnold corrige
/j

slSsïv,

qui ne vaut pas mieux.
ioyiC^i'jQxi.

Il

faudrait

:

/j

<i7zix^ip-iv>
ÙTTvotv

(su

— 13
texte
Il

xypù) ipyxxvjizQxi et mieux
:


l|

10

i'x;7

ras.
imij.-

ms.

Il

îuxyî]

Arnold traduit

« Si fuerit noctu orandum. »
n'a guère de sens
ici.

14

//sTpwi] c'est

<!\iMv/Ciç,

qu'il faudrait,

5u/A/iîT|0ws

ttjxv&j^]

le

ai

du Vaticanns est ici bien plus satisfaisant. '!^\j-j(xi\ le Vaticanus dit mieux rà; <pi>xdi.

15. /px^wv...

^arTo/oyâv ms.
:

16. at&jTr/jTizoùç npooioxCicj
||

il

faudrait dire TtoiTr/jr^oJ^ ùjui no.


ici.

17. xx:r/j/tov ras.

sTrt
||

?î'v/;;

yi'jo'jLVJOi

:

l'ana-

coluthe est un procédé habituel
VII,
1. [j.iyx


ms.
||

ms.

— 3.
Il

18. drsiï.Qiii ras.

xaTi/jAiov

nxpxo'jizi'j

ms.
qui est

5. lùi.xZi'jfj

:

ajoutez

xp/jLo^^o'j'si

évidemment tombé.
VIII,
1.

îtT&) ras.

'jrf^'j.l'j.ioi

à7toTtijoj5tv

ms.

9.

d

/i/j]

6oîi)'j7j6//.îvo5 rus. ms. 5. ^ù.ou ras. 7. Emploi pareil de nisi très fréquent; on peut traduire

par mais [observ. de M.

Max

Bonnet].

,


à

130


ÙTTscéecôat)

peu près pas de

sens, est

sûrement une corruption, peutdeux lignes plus haut
Ungltick sein,
traduit

être de Tsptoéîuôa'. (nous avons

peut-être de

lT.zpv.otzf)y.'.. Wzz'.v.xv.iM [i??i

Pape) est déjà dans Polybe,"mais peut-être

faut-il lire

avec

le Vaticanus~tp<.-/.T/MZ'M Tic-yj/â;; èp^aTsûe^Oa'. se

rencontre dans

Diodore de

Sicile

^

'A/.a'.poz£p(':7:asTcv

[easily distracted, traduit
ày.a'.poX6Yoç

Sophocles) serait un mot aussi bien formé que
Pliilon.
à/.a'.sosca;

de

de Clément d'Alexandrie, ou
~.

h.v.r,o^T.iT.r^^c,

des

(constitutions Apostoliques

Mais je tiens
:

à/.a'.pozEp(7-aî-:cv

pour

une corruption de
donne-t-il pas

ày.a'.poz£p(7:a-:ov

le

Vaticanus 733 ne nous

ày,a(po'.;

y^ùrj.vizt

r.i^'.r.i-y.c']

Je corrige donc sans

hésiter

ci:/,T.zz-iz[z-%z-'y)
il

en

à-AT.por.tzir.x-.o'/

.

Quant au mot
((

ày.a'.po-

rEpfzaTov,

ne mérite pas d'être traité de
il
^.

vocula sequioris
les Constitutions

aetatis », car

se rencontre

deux

fois

dans

Apostoliques

Les raisons philologiques, mises en avant par
la date

Montfaucon pour abaisser

du Syntarjina

doctrinae,

doivent donc être écartées. Mais nous n'avons pas épuisé

encore les questions de texte.

A ma connaissance,
latin,

la

Syntagma doctrinae

n'a passé ni en

ni

en syriaque, c'est-à-dire dans l'usage des deux

grandes églises non grecques de l'antiquité. Mais nous en
possédons deux remaniements,
le

premier en copte,

le se-

cond en grec. Le
par
en 1784
^

texte grec

remanié a été découvert par

Mingarelli dans un manuscrit de la collection Nani, et publié
lui
:

j'en ai publié

naguère une nouvelle édi-

tion d'après trois manuscrits différents de celui de
relli,

Mingaédition

dans vm Festschrift

tiré à petit

nombre

^.

Une
du

définitive

manque. Le

texte copte a été publié par M. Eug.
x"'-xi^ siè-

Revillout en 1881 d'après deux manuscrits, l'un

1.

W.

2.

Sophocles,

Pape, Handwôrterbiich (1888), s. v. Greek lexicon nf the Roman and Byzantine periods (1888),
I,

s, V.
3. 4.

Constit. Apostol.,
Mingarelli,

4 et IV,

l-l

(éd. Lagarde, p. 6 et 123

.

Graeci codices

manvscripti apvd

Nanios

(1784),

p.

107.

Reproduit par Migne, P. G., XXVIII. 1638 et suiv.
5. P.

B., Didascalia

CCCXVIII Patrum pscudcjngrapha

(1887).


cle

131


collèg'e

appartenant au musée Borgia du
l'autre,

de

la

Propa-

gande à Rome,
été étudié à

un papyrus du

x^ siècle,

appartenant

à la bibliothèque de l'Université de Turin ^ Ce dernier a

nouveau par M. le professeur Rossi ^. Si je rapproche ainsi ces deux remaniements, c'est qu'en
ils

réalité

sont très étroitement apparentés

:

il

y a plus de

points de contact entre eux deux qu'entre l'un quelconque
d'entre eux et le texte

du Syntagma doctrinae d'Arnold.
effet,

Nos deux remaniements, en
d'introduction d'une

sont précédés en guise
IxOeciç tîctswç
:

même
suffit

extra-canonique

or pour qui sait combien sont

nombreux
les
l'e'AOefftç

les

symboles de ce
fait

genre

et le

peu qui
riy-Oeci;

à

différencier, le

de

l'identité
lui seul

de

copte et de

grecque constitue à

une très

étroite relation.

Dans nos deux remanie:

ments, toute attribution à saint xAthanase a disparu

ce sont

les trois cent dix-huit pères du concile de Nicée qui sont

censés (voyez la finale du grec et celle du copte) avoir édicté
ce petit

manuel de morale chrétienne. Enfin entre nos deux remaniements il y a des rencontres d'ordre purement textuel
qui rendent plus étroite encore la relation des deux textes
ainsi
:

dans

le

remaniement copte

et

dans

le

remaniement
rixOcatç

grec, le texte
Tît'cTswç,

du symbole de Nicée, par où débute
(je

a la finale que voici
les

traduis le copte en grec et
le texte

je

marque d'un astérisque
:

mots grecs que

copte

a incorporés)

Reman. copte
(Papyrus de Turin).
...

Reman.

grec

(Didascalia).
*

àva6£[ji.aT(!^£t

*
y]

y,aOoA'.y,Y]

...

àva8ctJi.ax(^ct

yj

<àv(a

)^al>

<àTcoaToXi/,'}]

*>

ï-k/Xti^kx * <.à7:o
*

xaOoXtxY;
x/vT^cix

<x,ai àTroaToXixY]>- èxaTub

TaÛTYjç xviç

7c(ij-:îo)ç

à^ta; èxTe-

vqç

à^taç

xaû-CYjç

1.

E. ReviUout, Le concile de Nicée d'après

les textes coptes (1881).

2.
p.

Memorie

délia

Accademia

délie Scienze di Torino, ser. II, tome

XXXV,

89 et suiv.


Oî(3r,ç èv Niy.ai'a
*

13-2


rqç
âv
Nty.at'a

zsXi'. *

Orb twv
âçÉOr,y.av
*

::(st£w;
aYitov

u-b
,

xûv
r.poq

Kaiépwv
•zpoq
*

r^iJ-iov,

o'i

ajTY;v

TraTsowv

è/.T£Oî(aY)ç
-rrtcTcov
,

çw:'.7[xbv

Twv

ày.Epaîiov,

si;

9a)-:'.7[j.bv

tûv
•?)

y.ai

itç

10

Tb

Yvwva'.

aÙTC'j?
*

"bv

Ac^sv

ôv

-^'fé'fxt.

tiç

ai-ta Éy.âsTr,; pr,3£oj;
cixo"/wYr,7âvTtov è-'.^t'.y;
'

(ji)[Ao"ACYTisav

01 ir.izY.ozz'. * èv a'jxYj

twv

èv

aÙTY)
àp'.0[j.bv

uzipxovTSç

àpiO^'-C''

t^a^îcvî;
*

y;

t'.t/

y.c-wv
vt/,'^ç

|j.âAAOv oîy.ou[X£-

{AÔcXXov * 2£ * cûvoûo;
[AévY); •.

ty;;

cty.ou-

ouvéBou ourr,;.

remaniement copte dépend du remaniement grec^? Dirons-nous que l'un et l'autre remanieDirons-nous que
le

ment dépendent du texte grec publié par Arnold (Vossianus)? La comparaison entre eux de plusieurs passages
significatifs

des trois textes en question va nous permettre

de répondre.

Syntagma docùnnae
(Ms. Vossianus).
Mï) £X£iv Yuvaî'Âa suv£((jay,-ov, y.a0â7:£p tivI;
a.-^Cf.TOiib.z,

Rem an.

copte

Rem an.
dy.aci

grec

(Papyrus de Turin).
Mr/ G£X£ Yuvatvtx
c£p-/£-Gxi
r^pôç,

(Didascalia).
Mr, £/£ ^uvaivca cuv£(Gay.TOv, /,aOaz£p "rtvsç

s£,

£7:é6£VTO
,

au- Oi-sp
os
bvs;j.a

v.'kç,

àVhy.

àYaz'^Tàç
-aï;

è'iîéOîvxo

aù;;.'.-

-atç cvô[j.a-a

~i'/x

è-£9£v-o

à-'^azT^-

ov^j-axa,

xi/a

pensé un instant que le remaniement grec pouvait être une traducdu remaniement copte, mais je ne le pense plus. Je crois devoir remarquer cependant que, si c'est un phénomène rare que de voir un teste copte traduit en grec, il n'est du moins pas singulier. Je citei'ai en exemple les lettres grecques attribuées à saint Antoine (Hieron., De vir. ill., 88), les écrits attribués à saint Pacôme (Hieron., Regvl. S. Pach., praef.), etc. Je ne veux pas omettre le Récit (grec) du niassacre des moines du Sinat et de Raïthii d'Ammonius, écrit en copte, puis traduit du copte eu grec par un prêtre grec du nom de Jean
1. J'avais

tion

de Naucratis.

On
iy'j)

n'a pas remarqué, je crois, la clausule finale de ce récit, telle
le

que je

la lis

dans

Vaticanus gr. 1638
ypifif/.xirj

(fol.

226)

:

TuxjTO. vjpO'j

"Iwâvv>jç cùv d-û Tzpiioùzîpoi Tiapx rtvt x'jx-^upri-yj /xî'vovTf ^îAvjffiov
a.iyuTZTtouoî:,

NajzpaTiWs
zt

yv/pa/J.fié'Jsc.

iri'JX
y.xl

zat //.îTî'êa/ov
â'îraivov

ot'

î).).Yi'jixâv

scoù; zrfj Twv AîyuTiTi'wv yA&itrîay àxatêw;, £15 oôÇav
y.vX oixdioi'j xr)..

zûv

âyi&jv

/j-xprùpca-j

dans

les

Voy. cependant le travail de M. Guidi, Le traduzioni dal copto Nachrichten von der K. Gesellschaft der Wissenschaften de Gœttin-

gue, 1889, p. 49 et suiv.

.

.

8T.

MICHAEL'a

'S'^ \

OOLLEQE

y

ê^

/


èvavTiwç
jj/CYjxai

133
*


*

>y
<îï)xai

aÙToTç xiç,

xoc'/a

èvavxiov
[;/-

èvavriov

aÙToTç

supeÔ-fjGOVTai (II, 7).

t-''»"^^^^^''

supeGïiaovTai

eOpsOYjcovxai

aù'roîç£i(;<îy.avâaXov*>
*

[Xï)

vYiCTeûcr^ç, zXyjv tou

èTriouétw 6 y^Aioç £-1 cou
^v ty] a9^

6

r^Xioç

iv

ty)

vr.sTsi'a

H.sTâXou

aaSSiTOu

toî)

v^axeia ^ èv xû ,,3
*

^a66âTOu èzi^avoûttX-ov

àvi'ouiracxafll, 13).

<^*^^^^^

èi:i9avo6a-oç

^^ç xupiax^ç,

tou

*

Kaist-i'HspiaaoTépwç
xorôcst;, toOto

Kai

xt

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*

«puaîwctç.'jraYiç £axt

(II,

10-16).

cpuaitOGiç -j^afiç èaxi xou

xou âta66Xou.

oiaéôXou.*
*
* *

+
9opYj5£'.(;

ITapax£XY)pr,[jL£V(j)Ç£y^£
XYjv èaSr^xa, ix-/jx£

Sxôusi wç
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xal[JiaXaxa,àXXài[;.axta ècô^xi çatvoiAÉVY) Bixat'a,
[xy]

8tîta(a)v £vBuc[A£v(a,

xou- xwv âixat'wv, xouxéaxi

xouxécxi

[/.y)

puTiapoïç

xéffxiv puTïapoT;

zpoaep- -/cpocepxou £V pu::apoïç.

'::pOG£pXC[X£VO(;.

XÔ[A£VOÇ (IV, 5).

(1)

L'expression

7r;.;iv

toD svos désigne l'exception du samedi saint.
:

On

trouvera

de

même

dans

les Constit. apost.

llàv iJ.tjzoi ciooxzo-j â'vîu

toû cvo; (V, 20, éd.

Lagarde, p. 155).


*

134
*


*
*

Et

ce

à^^i^'{y.T^

Izv.'i
-l/iXà

Et

à^à'^x-q

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EtàvaYXYjèaxtTcavTWç
(|;t}và

KavxwçuTrocéîcOa'.,
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y.at
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*
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y.at

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*

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y.at

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y.is-

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r.ip'.zzz-.ipT) y.cîwv

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*.

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y.ai

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y.at

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y.at

àT.i).fir,q

y.-X.

•âtA

(V, 4-6).
*

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*

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... XI

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c£'(J.vo)

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^i\j.iù
*,
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/.aty.otç,

x(

y.axr,/,ouiJi-

XT]XOUi;.évotç

(VIII, 3).

'

y.ax-^ixou*

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xt

[xovâl^ouGt,

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jjLévoiç *, O'j

£v ota-

xst; èv cei^vÇ 7a|j.u>, y,ai

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*

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yj.r^z'.'j.

Tuvatçi 0£ xapa^f^èXA£c;Oat èv èy.y.Ar^Gta
ij.r,cè
p.r)

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(ji.r,c£

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ÀaXciv oAio;
zast ct^av

,

àX// èv

'>.0'jpiîp.(o,

6iX-

Aa"A£Îv
p'-^jJ^w,

èv

6t6u-

y.at

îJ/eGOat, À£tv *,

aAXà
c£pfj
*

ct^ôcv (756-

IJ-r,

cu[J.'MAX£tv,
et
\i:q

y.a"tiJ.r,Aa}ji.zp'jv£tv£a'jxâ;

opa
|j,y]

èv

TroXtxst'a

p-ï)

Guvuzay.cjEtv,

èv
8=.

Xpucw

îj

è(j6ï;xt,


\i.r^

sopETv
i^/r,

Aay-pàv
*

[^.dvov

ct^âv
et'

y.at

£uX£c6at
y.ai

i;.-))

TjpoGWTîa aùxwv

è^Or^xa,

y.os[j.£iaOat
•?(

0£w

èvxî'jçew;

Gatvec6aty.xX{VIII,

4).

èv y.iAAet
7:pôsa)::a

/.pusô),

xà cepr,; 7:oAtxeta;
e/.etv
j/.r,0£

jj-y;

oatves6at///

Aajj.zpàv èîQfjxa,

Xpu^S
;rr,oe

èvoji;.axa

t^

v.i>z]).\'X,

xà 'i:p5Ga)7:a

ajxôJv oaîvecOat y.xX.


A
la question,

135


il

que nous posions

n'y a qu'un instant,
la confrontation

nous pouvons maintenant répondre, car de
des textes qui précèdent,
le
il

résulte nettement, je crois,

que

remaniement copte n'a pas
remaniement grec,
et

été directement calqué sur

le

réciproquement;

que

l'un

et

l'autre

remaniement ne dépendent pas directement du texte
le

grec ci-dessus publié du Syntagma doctrinae; mais que

remaniement copte dépend d'un

texte grec (nous l'appelle-

rons y), dont dépend aussi le remaniement grec, ce texte y

ne dépendant pas du texte du Syntagma doctrinae ci-dessus,

Syntagma de lui. En termes plus clairs, le du Syntagma doctrinae et le texte y (prototype du remaniement copte et du remaniement grec) dénon plus que
\edii

texte ci-dessus

pendraient d'un
Soit le

même

type premier que nous appellerons x.
:

scheme suivant

Syntagma doctrinae
(Ms, Vossianus).

Remaniement copte
(Papyrus
de
Turin).

Remaniement grec
(DidascaliaJ.

Cela posé^ cherchons d'abord à déterminer l'époque où
ont été élaborés et
grec, ou
le

remaniement copte

et le

remaniement

mieux

le texte y.
le

M. Revillout, qui

premier a abordé ce

petit

problème

littéraire, a été très frappé de ce que notre remaniement

copte faisait partie d'une sorte de collection canonique copte,
et
il

a cru pouvoir donner à cette collection une date très

précise. Cette prétendue collection, en effet, se
trois

groupes de pièces

:

un

recueil contenant a) le

compose de symbole

de

?s'icée, b) le

catalogue des signatures des 318 pères de Ni;

cée, c) les canons disciplinaires de Nicée

2° le

remaniement
une de Paulin

copte du Sijntagma

doctrinae; 3° trois lettres,

d'Antioche, une de saint Epiphane, la troisième d'un arche-

~
vêque du
les

136


318 quand
ils

nom de

Rufin, enfin une glose où l'on raconte que

pères de Nicée étaient au nombre de

étaient assis, et de 319

quand

ils

étaient debout, le Saint

Esprit faisant le 319*
villout a voulu voir

membre de

l'assemblée.

M. Reles actes
:

dans cette collection canonique
saint

du concile tenu à Alexandrie par
cette

Athanase en 362
effet,

vue

est-elle admissible?

Non. En

bien que les

actes de ce

synode n'existent plus, nous savons très exacs'y

tement ce qui

est

décidé, grâce à la lettre synodale
:

rédigée par les évèques de l'assemblée
conditions à imposer aux évèques
tion arienne, sous Constance
;

on y régla
la

les

faillis

pendant

persécu-

Macedonius
et

;

on y condamna Eunomius et on y admit l'équivalence du terme laim pei^sona
uzéz-y.':'.: i.

du terme grec

Or

rien de tout cela dans la

collection copte en question. Sans doute la lettre de Paulin

d'Antioche figure dans les manuscrits à

la

fm de

la lettre

synodale de 362
recueil
faut-il

:

ce serait, dans ce cas, la seule pièce du

que

l'on put rattacher

au synode de 362

:

et

encore
hae-

ne pas oublier qu'elle figure aussi dans

le Co?it7'a

reses

de saint Epiphane.

Je croirais donc plutôt que nous

avons dans cette collection canonique un recueil analogue à
celui dont les

fameux canons de Laodicée sont
le

le

simple réet

sumé. On aura réuni une série de pièces dogmatiques
disciplinaires qui existaient toutes en grec
:

symbole

et les

canons de >'icée ont,

comme

il

convenait, fourni le noyau de

cette collection, qui s'est accrue

du remaniement du

Sy?i-

tagma, lequel aux yeux du compilateur pouvait passer pour

une rédaction développée, un commentaire du symbole et des canons de Nicée. Quant aux trois lettres, il y a des chances
pour qu'elles n'aient rien à voir avec ce qui précède
1.

-.

Mansi,

III,

343.

Voy. la critique faite par M. Duchesne de la publication de M. Revillout, Bulletin critique, 1881, p. 330-335. M, Alb. Eiclihorn (Athanasii de vita
2.

ascetica testimonia. Halle, 1886; a accepté sans la contrôler l'opinion de M. Revillout. Je regrette de n'avoir pas pu consulter le livre de M. Smirnow, Etude

sur

les

sources de l'histoire

du premier

concile

œcuménique

(1888),

dans le-


est

i;n


:

Et je conclus, contre M. Uevillout

la collection, si

tant

qu'on puisse l'appeler une collection, n'a pas de date.
reste

La question
part,

donc entière.
si

Mais, toute idée de collection écartée,

nous prenons à nous pou-

comme

il

convient, le remaniement, soit copte, soit
le
le

grec, du

Syntaj/ma, c'est-à-dire
riy.Oeaiç

texte y,

vons dire que

rÂz^ziaq

qui

caractérise renferme

tous les éléments de
sy.Oec'.;

la

solution

du problème.
les
;

Cette

comprend

le

symbole de Nicée sans

retouches

introduites par le concile de Constantinople

à la suite, un
Sabellius,

développement original où
puis Photin
;

est

condamné d'abord
sur
le

un court
;

article

Saint Esprit;

autant

sur l'incarnation

enfin

un anathématisme contre
analysons la

les anthro-

pomorphites ^
exOect;
TîicTswç,

Si

nous

théologie

de

cette

nul doute c[ue nous n'ayons

un symbole
et

antérieur au concile de Chalcédoine (451). Je dois dire que

M. Caspari
c'est-à-dire

est d'avis qu'il a été rédigé entre

428

449-450,

dans

la

période qui va des préliminaires du concile
:

d'Ephèse (431) aux préliminaires du concile de Chalcédoine mais il concède que ce symbole est l'abrégé d'un symbole
plus ancien, qui ne serait pourtant ni le symbole qui figure

à la

fin

de V Anco7'atm (Ilahn,
le titre

§ 68), ni le

symbole pseudo(Ilahn,

athanasien connu sous
§ 66), le

de

'Epix-rjvsia sic xb aji^ic/xv

premier datant

comme VAncuratm de

374,

le

second

étant une œuvre alexandrine contemporaine des deux pre-

miers successeurs de saint Athanase. Telle est l'opinion du savantthéologien de Christiania. Je ne crois cependant pas pouvoir m'y ranger.
zi'cjTEoiç

Nous avons vu, en
consacrée par

le

texte

effet, que dans notre exOsctç du symbole de Nicée était indépendant

de

la rédaction

le

concile de Constantinople

quel quelques pages sont consacrées à la colleclion Revillout. Cependant d'après

un résumé de
1. Caspari,

la

Theol: Literaturzeitung (1888,

p. 645),

il

me

semble que mes

conclusions s'accordent avec celles du savant russe.

(1866-1875),

Qnellen zvr Geschichte des Taufsymbols und des Glav.bensregela 4 et suiv. Aug. }ldihn,Bibliothek der Symbole und Glaubensregeln der alten Kirche (1877), p. 09 et 233. P. B., Didasculia CCCXVIII, p. 7-10.
II, p.


(381).

138


il

Ce

serait

peu
:

dire. Mais, plus loin,
le

y a un article
xv£u|xa
èv

sur le Saint h^sprit
OsTov,
v5[j.f.>

Saint Esprit y est qualifié de
TéXî'.ov

7:'n\i\).y.

xy'-v,

Tvîij[j.a

zxpr/.V.rjTOv ày.T'.aTSv,
y.at

'K3.\f,acL'/

'/,%'.

7:poor,-x'.q y.at
:

à-ocxiXoiç,

7.aTa6àv i-l tbv Mcpcivrjv,
Il

rien

de plus

ni

consubstantialité, ni procession.

serait bien

surprenant (]ue cet article fût postérieur aux définitions de
381
:

les

orthodoxes n'abrègent pas

les

symboles,

et surtout
xou zaTpbç

pas pour en retrancher des expressions
£XTop£u6iJ.svov,

comme
(hi

iv.

ou bien

c[j.ooj7'.ov

~x-p\

v.xi uîoi

première exest briève-

pression est dans le symbole de ÏÀJicuratiis, la seconde

dans

le

symbole pseudo-athanasien). Ailleurs,
:

il

mentquestion des anthropomorphites

mais

c'est là

une donchapitre

née qui peut être contemporaine aussi bien de saint Epi-

phane que de
que
saint

saint Cyrille d'Alexandrie,

témoin

le

Epiphane dans son Contra haereses consacre aux
l'article

Audiens. Enfin
zapOévou

qui concerne l'incarnation

(Ilîpt
:

iTiC,

ex

capy.ti)!7cioç

toj uiouj et
vr^ç,

que

voici in extenso
i:^tb]j.'xxoc,

— àvéAaêsv
oiii]j.(x

àvOpwTzov xéXetov h.
/,v.

O^oxoy.C'j

Mapiaç oià
,

aYiou,

it
tiv

'W/r;)^

àAr,0'.v(o;

y.al

oj îr/.Yjssi

ojtw 'p?

"r)-^-

xeXîi'w; cwgxi

àvOpw-ov,
la

— cet

article, dis-je,
(la
v'^

ne

fait

aucunement

allusion à

théologie de Nestorius

formule

Osotcxo; étant incontesil

tablement antérieure au

siècle),

mais

vise directement,
'.

je crois, la théologie d'Apollinaire

de Laodicée (375)

De
et

ces diverses observations on peut conclure avec quelque
certitude

que notre

hSifz'.z

tAciuùz est antérieure

à 381

postérieure à 375.
Cette conclusion a un corollaire
:

si la

partie caractéristi-

que du remaniement, que ce remaniement
que.

soit copte,

soit

grec, du Syntcujma

doctrinae àoii être rapportée aux années 375-381, c'est dire
est

lui-même tout entier de

cette

épo-

En

d'autres termes, le texte, que dans notre
?/,

scheme
375-381.

nous avons désigné par

a été constitué vers

Poussons plus avant,

et

essayons de dater x lui-même.

1.

Cf.

Ad. Harnack, Doginengesckichte

(2" éd.),

II,

313 et suiv.

139

II

Les

institutions.

Le Contra

haereses se termine par
y.ai

une

sorte d'épilogue

intitulé Ospi 'kiœtsojç 7,a6o>vix7iç

àr^OQioXvuqç, £x/,À'/)ci'aç.

Cet épi-

logue se divise en deux parties, l'une qui est
tion oratoire

la récapitula-

de tout

le traité (ch. i-xx), l'autre

qui est une

courte description de la vie chrétienne (ch. xxi-xxv). Cette
description elle-même se

ramène à deux

points

:

— 1° l'énuà

mération des divers ordres de
veuves, les gens mariés
les diaconesses,
YXd)(jC'r)ç

la société chrétienne, c^est
(è^y-paxeia)
,

savoir les vierges, les continents
(o

,

les

moines,

les

csp/oç

Yâi^-oç)

au-dessus les lecteurs,

les

exorcistes, les

herméneiUes

(£p[;//)Vcuxai

eiç^Xwccav), les enterreurs (xoTCcaxai) et les portiers, au-

dessus enfin les sous-diacres, les diacres, les prêtres, l'évêque, qui constituent l'ordre sacerdotal
ration est suivie
(ispwcuvv]);

cette

énumé-

immédiatement de l'énoncé des principaux
lieu
le

devoirs du chrétien, c'est à dire l'observance des synaxes
(lesquelles

ont

mercredi,

le

vendredi

et

le

di-

manche), des jeûnes du mercredi
jeûnes du carême; enfin une

et

du vendredi de toute
aux mystères du
iJ.utyxYjpia)

l'année (les cinquante jours du temps pascal exceptés), etdes
allusion

baptême, aux mystères plus secrets

(xà evcoOsv

et à la
2'»

prière pour les morts; voilà pour le premier point

;

le

second consiste en une courte description des vertus extraordinaires que l'église catholique produit.

Ce développement (ch. xxi-xxv) n'est pas un développement d'invention propre à saint Epiphane ici, comme en bien d'autres endroits du Contra haereses, saint Epiphane compile. Pour la première partie du développement il a eu
:


sous les yeux quelque texte
àzos-ôXwv
à7:o7-G>>'./.Y)

l^iO


des
^la-i^tiq xCiv à-fiov
Flspl

comme celui
est-ce

r.ipl

yv.p-z'nwi

^

:

même

la

yas'.siJ.xTwv

-apiooîiç
la

de saiut llippolyte? Ce point serait à exa-

miner^. Pour
eu sous
les

seconde partie du développement

il

a

yeux

un texte substantiellement identique au

S>/nt(i(jma.

Voici tout le passage en question de saint

Epiphane
:

^,

et,

en regard, les textes correspondants du Syntagma
confrontation,
il

de

la

résulte

l'indubitable

dépendance de

saint

Epiphane.
Ttvèç ok Tôiv [j.ovaLCVTO)v
...

a.\j-%ç,
y.a-:o'.-

£i

[j.s-raH'JTwvàvOpuTCwv otV.îîç
i;.cvr,v

[c'esl-à-dire de l'Église]

(vi,

G),... tllï tlq
...

y,a.¥JCr^

xouGi xàç kÔXeiç, Ttvsç C£ xai
[ACvatTir^piotç
;j.rj/,oO£v

£v

(vi, 7), (vi, 8).

èv [j.ovaff--/;p(a)àvaxtopwv

-/.xOé^ovTai

y.at

à-b
-ici

àva/wpojcT'.v.

"Hpîcs ci

y.ai y.ô[j,a;

i^eiv "p'-'/wv £V£y,Ev cy;0£v
à::'
loi'ou

TCoXiTeîaç

voc;;,

cj

xou
Tôiv
'6.-('.oc,

£ÙaYY£Aîo'J

•rrpos-cârav-o;,

àrosTOAwv c£^aaÉvcov,(6 ^àp
àTiiaxoXoç IlauXoç
syraxa).
aTzéy.oi^î

"OXwç xp(/a;

[j/r,

Tp£9£,

£Ç£-/.o4»£v

touto tb

"fàp xb toiojtov c/;^[Aa h àTriaxoXoç
(iv, 8).

Eisi

rSu-v,a.\

âlXv.

è^aipîTOi
ci'a

h

-îf,

ajtf,y.aOsAiy,r( i/:/.\r,•

9uXa"0[j.£vai

or^jjA

C£ TSJ (%-£-

•••

•/.p£0jv

à-iyz'j

(v, 2),... t:£(v,

X£(;Oai y.p£Giv

zâvTO)v

T£Tpazcowv
looj
-:£

t£ivsj
(ooij

(v, 9),... r/Oûo;

7),...

-z
•/.ai

/.%'.

cpv£0)v y.xi

i//Jjo)v,

(v, 8).

-upoy
cTi

xal ëxîpai ciiçopoi tioaisy.acxoç /.axà

T£iai,

Tbv

toiov

/.âlJia-ov [j-isObv Ar/!;£xa'

y.ai oî [xkv ci

àTCÉ/ovTai

TrâvTtov

toj-wv,

ce

1.

luris
2.

De Lagarde, Reliquiae iitris eccl. antiquissiinae (1856), p. 5-17. Pitra, eccl. gr. inonum. (1867), p. 50-72. Voy. Caspari, Quellen, III, 388-391. Remarquez les espressions dont se sert
Epiphane
:

saint

...

t;'jvâ|-t5Ta;(0£t7a(

à-à tûv

à;ï9ïrô/{ov... -aiîO'jzzv 01 ÙTtoaroXoi,,,

3.

p. G. XLII,

«-29-831.

.

141
TETpaTTOOtov
t'.ivcov,

}.a[j.6àvouct

oe

opvcojv y,al ta [j.sTÉTîîixa

sispot 5è
Aa[j--

xal opvécov
êâvouctv

àr.i'/ovxoi:'.,

xupcj os

àXXoi Sa

îyJJûiov aTTs/ov-

Tat, Tupou c£ Xa[jJâvoufftv. "Hor, oà

xat àX).ot àpTOu àTziycvxai,

y.al

£T£po'.
...

àxpoopuwv

-/.at

£(];Y][xâTo)v.

£'y/i|xaai (V,

6).
(VI, 2).

IIo).Xol

8à î^at ya[X£uvouciv,

àXXc.

...

7at».£uv£ïv

9£X£

Se oùSà OzooÉvvuvTa'., àX}vOt oà Giv.-

...

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(v, A).

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xàç à[Aapxiaç gou, axÔTTSt

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Tupoïévai, wçxiV£çxo'Jxo7:pixxou!77t

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(iv, 6).
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. . .

6aXav£bu où xp£(av eysiç (vi
XÉ/VYJV £7ïty£ip£ÎV (vi, 3).

1

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ÀSTCxàç
y.at

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...

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[;.r,

àp^cv Stov

...

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£gO(y)ç àpxov
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(vi, 4).

XcXûat,

[r(]0£

xbv àpxov 6£6ap"/][j.évov
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6éX£

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ÈcOîwG'.v.
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va)ij£ai
8i(j[/.oïç

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xpéçeaOai (vi, 9).

£ÙXatç Sf^vsxéaiv, àvaya^toiv xat aizoavq-

OéXs
[j.oXq

àYpuTCV£iv (cuvexôç) èv ij^aX-

Ypaywv

/al £Ù/,aîç (vi, 14).

àay,ouvxat.
.
.

ricpl 3s ^£VOOoyiaç y.al cpiXavOpwTuiaç
£X£-r)[j.076vr]ç

.

àvaTcaueiv àSeXçoùç /al ^évouç

dq

Tïivxaç,

/xX. (vi, 5).

Tcàaiv ô x'^ç

àyiaç

xa6x-/]ç y.aOoXixYiç

xal aTuoGxoXiy.^ç èx/X'/jciaç y.ap7:bç
x£X'/)puxxat.

Tb

§£ Xouxpbv £X£i àvxt
T:epi.xo\).riq

x^ç

7:aXai(i)6ci(jY]ç
.

èv

Xpiaxw AtavaTiaûexai
Ga6êâx(i) àvxl xoD

èv

xw [xe^âXw

[j.apou Ga66âxou.

'ATC£y£xa[ xoivwvtaç aTuavxwv aîpèa£0)v.
'AT:oy.r,p6xx£i

Mr) cuveuXEGÔat aip£xt/u)
eip"/jV£U£
G£to<;
...
...

(ii, 9)

. .

7:opv£(av,
y.al

y.at

[JLîxà

TCavxwv ywplç aîpé-

l/,otX£{av, xal àcéX^siav,

£Îco)-

(m,

2).
...
(i,

XoXaxp£tav,

y,al

ϙvov, xal

itaaav

où TCopvîÛGEiç,

où (poveùaeiç,

•7uapavoiJ.(av, /.al

[xa^stav, /al çap-

où çapjj.a/eÛGîti;

5).


-aXjAwv -apaTYjprjSîiç,
7:£p(x--a,
rr.p'.a.
~.x
Oï]

142


('",

èzasioîa;,

4).
.^)j.

y.aXoùiJ.îva suXa/.-

... èrao'.osv, ^uXr/.r/jp'.cv (ii,

'A-o/.r,pJ!;7îi

Oiarpa,

y,xl

[Uf.
p.

Didascalia

CCCXVIIl

,

t::-ixo'j(;,

xal xuvrjYia, ijlougixoûç t£
y.al

17

:

Metx twv cî^Béaxpov ^

\%t.\-

y.ai

xâîav y.ay.oXrfîxv

y.xTaXa-

7.0-/ r,

y.'jvr;"|".ov

îjp'.îxoiJ-évtov xt'a.]
(i,

X'.iv, y.al 7:asav
çr,iJ.(av,
ào'.y.i'av

|J.â"//,v,

y.xl

êXx7-

...

y.x-âAaXov
2).

9),.

.

[Ai-/j.i;.0(;

te y.xi -AESVîçîav,
où/.

(IV,
...

xai TOxoXYjd^îav. llpa^ji-aTcUxàç
à-ooéx^Ta'.
,

TÔy.ov
[j-r,

|x-r]

Xa[J.6avs

(m,

4).

àXXà

u-oBîî'j-épc'j;
Xa[j.6âvs'.

oXwç
IIîpl

zpxY!-'-«"iûou
...

(m,

2).

-ivTwv

r,-i'£TTa'..

Hpos^opàç

TWV âpoaçopwv,

èxv Xâêï)

izapà Twv

O'jy.

às'.y,;'jvTcov,

ojok zacicûv-

7:xpà... KavTbçà[JLapTwAou (viii. S).

pavoi^oûv-wv,

aA/vi

o'.y.aico;

TWV. Ejxx; ok èvoîXsxw; -posTisGîTai
[;.£Tà

'H[j.épa; (vi,

jXEv

ô'JyssQa'.

ztjy.vwç

-irriq

Tuy.vsrr,To; y.xi

H).

£XT£Vî(a;,

y.xl

vsvuxXwi'a; iv
vjy.Twç

Ta?;
y.xl

TîTaYixévx'.;
[jieG'

r,;x£pa'.?.

fdxÉpxv àvazéjj.ZEiv Oew...
ToTç
ày.pé[j.03'.

àXXà
tq
(i,
\j:t)

izctpx
[).ri

çiuXâ'JceTX'.

cpy.O'f

s/aoç T2

T.ot.pa~a'j

h\>.rj'fX'.

gAo);,

;xt,oe AO'.ocp<|'xsèy,

9)

6x'.,

ir/;o£

y.xTxpxsOxi

-piSTâv*
[J-r/Te ijly;v
[J.Y)

lJL3tTOÇ

auToO Toy cwTYÎpoç,

iI/î'jgTr/;...

t{^E6Bo|/.at

^cJsa^Oxi oaov xxtx to cuvaTov. Ot
-Xeîo'j; o£ z'.Trpxr/.S'js'
y,xl c'.oôxs'.

(i,

9).

tx brApyo^na.

TTTwyotç.

...cuTOi cî Oîcij-S' èv ajTfi

àvaçi-

...

fhz[j.oq èy.y.Xr^aixç (ii,

i7)

povTat.

Voici done un

nouveau point de repère

:

saint

Epiphane,

en 374-377, avait sous les yeux un texte substantiellement
identique à celui du Sijntiujina doctrinae. Continuons.

vie?

Qui sont ces spirituels dont saint Epiphane nous décrit la Ce sont des moines, des ij.ovxCovtî;, dont les uns habitent
xaTotxovia'.

les villes,

txç

-itcXeiç,

dont

les autres vivent

au con-

traire loin des villes, à~v

;;.ï)/.iOîvàvaxwp3î>î'.v.

C'était bien cela


[jLovâ^ovTsç

143
le


Syntagma doctrinae
les
:

que nous trouvions dans ou l-f/tpaTstç, dont
[^-îxa^ù

des

les

uns vivaient au milieu des
autres
se retiraient

hommes,
dans des

twv àvOpwTrwv, dont

iJ-ovacrrripia.

Or

il

y a

là,

juxtaposées, deux concep-

tions très difierentes de la vie religieuse, et le fait est bien
loin d'être sans valeur, car ces
sisté ainsi côte à côte

deux conceptions n'ont subconception qui a prévalu

qu'un très court espace de temps.
est la
:

La conception cénobitique
elle

a prévalu jusque dans la façon dont a été écrite l'histoire,
histoire des

la

romanesque

premiers moines,

telle

que Rufin,

Palladius et

Sozomène

l'ont trouvée faite

^ Mais cette con-

ception n'était pas ancienne.

— La

vie religieuse avait été

conçue tout autrement avant
fidèle,

cela. L'ascète était

un simple

à peine séparé du reste des fidèles. Les ascètes ou

continents formaient une catégorie comparable à celle des
vierges consacrées, où l'on entrait en s'engageant, par une
sorte de

vœu public,

à l'observance de jeûnes surérogatoires,

à l'abstinence de viande et de vin, à la continence, et dans

une certaine mesure à

la

pauvreté volontaire, mais sans se
la vie

dégager pour cela des obligations de
ascètes nous apparaissent

ordinaire. Les

comme un

collège sans hiérarchie,
lepwauvTj et le \a.àq ~.
:

comme un
de
la

tiers

ordre

[z6.-^\j.a.)

entre la

Point de prêtres parmi eux ni pour eux

ils

sont

membres

communauté chrétienne;

ils

assistent aux catéchèses

de saint Cyrille à Jérusalem (347); ils sont, avec les vierges, les premières victimes de l'intrusion de l'évêque arien à
Alexandrie (339)
;

en Egypte, en Libye, partout où les Ariens
ils

deviennent

les maîtres,

sont inquiétés par eux, pour ce
^.

qu'on pourrait appeler leur cléricalisme

Eusèbe de

Césarée, dans son Histoire ecclésiastique achevée en 324 ou
1. Lucius,

Die Quellen der nlteren Geschichte des Ogyptischen Mônchtiims,
Kirchengeschichte,
et XII,
t.

dans
2.

la Zeitschfift filv

VII (1884),

p.

163 et suiv.

Constitue. apostoL, VIII, 12 (éd. Lagarde, p. 259).

3. Cyrili.,

Catech., IV,
3.

24.

33 (P. G. XXXIII,
30.

485 et 768). Athan.,

Encycl. ad episc,
et 676).

Contra Arianos,

De fugo

,

24 {P. G.

XXV,

229, 300


l{2.">,

l'ii


(ju'il

coiinaissail

hii'ii

celle iiislildlioii des ascèlc^s. et elle lui

était

mi^mc
!;•

si

bien aiitéiiciire,
'.

exprime l'opinion

(jue
il

Philon

du eonnaiti'e
l'anditoire

A

rcmontei' pins liant encore,

semble que
ait été

de l'école catéchétique d'Alexandrie
d'asccMes, ïvXv/.tw/
la
ivXv/.-i-tpo'.,
si

surtout

composé

sou-

vent Origène revient sur le sujet de
et

vertu des Coiithienlcs,

en termes où

il

est l)ien dilTicile
-'.

de ne pas reconnaître

moins une veitu
est à ce

(ju'uiie institution

Et quelle institution? Elle

moment
û elle

assez répandue en l']gypte pour y produire,
seule,

à

peu près

un

revival, doni un disciple cl'Ori:

gène

est l'inspirateur, lliéracas
aj-rô) sjvx-y;/_Oy;sxv,

A'j-(/.x

rSùS: twv

àr/.Y;-o)v

twv

Arfj-TÎojv

dit saint

Epiphane. Et cette petite

église hiéracite n'était pas la première qui prit ainsi nais-

sance dans

le tiers

ordre ascétique. Qu'élaient-ce, en
les Saccofores, les

effet,

que

les Encratites,

Renonçants de
de

la fin
traits

du

n''

siècle et

du lu^ tous ces

spirituels qui ont tant

communs avec

certains des mendiants

du

xiu" siècle, sinon
telle sorte

des ascètes qui avaient versé dans Thérésie, en

que l'époque de l'apparition des Encratites pourrait être considérée très justement comme la date de la formation de
l'institution

des ascètes dans

le sein

de

l'église catholique

^.

C'est là la formule ancienne selon laquelle avait été conçue
la

vie parfaite,

c'est là l'origine

et l'histoire

des ascètes,

vieille institution, qui,

au moment où écrivait saint Epiphane,
était

était à la veille

de disparaître, amoindrie qu'elle
relâchement des membres qui
les

par

le

merveilleux succès du cénobitisme alors naissant, amoindrie

non moins par
raient.

le

lui

demeu-

De

ces

membres,

uns cherchaient à s'émanciper

1.

Euseb., i/.iï.,
le

II, 17.

Md.vt.

Pal

,

X. Rien à retenir de

sur

christianisme des Thérapeutes {Die

la thèse de M. Lucius Tkcrapenten and ikvc Slelhiag in

der Ge-s-chichte der Ascèse. 1879). 2. Glera., Quis dites, 36 (P. G. IX, 641). Hierou., De vir. ilL, 76. Cf. Boraeiiiann, In iucesligaada monachatv^ origine quitus de causis ratio habenda sit Origenis {lS8i).
3.

Ad.

Harnack,

Das Mônc/ilhion

,

seine

Idéale

und

seine

Geschichle

(1882), p. \i et suiv.

^


de
l'auloi'ilé cléricalo, se

lio


même

singularisant par leur costume et

leurs longs cheveux^ refusant de se mêler aux simples fidèles,

ambitionnant ou s'arrogeant

les pouvoirs

propres

aux prêtres et aux évêques; d'autres au contraire versaient
dans une morale plus
facile,

saint

Athanase

l'ait

allusion
et

d'un mot à des scandales survenus au milieu d'eux,
loi

une

de Valentinien (370) nous montre l'autorité civile préoccupée du « zèle » des Continentes auprès des veuves et des
orphelins ^

En

384, la ruine de l'institution était assez con-

sommée, pour que nous rencontrions dans une lettre de « En saint Jérôme le très significatif « crayon » que voici ~
:

y a trois sortes de moines, les cénobites, les anachorètes, et ceux que le peuple appelle Ranoboth :
Eg-ypte,
dit-il, il
...

Teterrinmin [^em«] atqiie neglectiun... Hi bini vel terni

nec multo plures simul habitant, suo arbitratu ac ditione viventes, et de eo

quod laboraverint
et

in

médium partes conférant

ut habeant alimenta

mum
vita,

in

urbibus

communia. Habitant autem quampiuricastellis : et quasi ars sit sancta, non
est pretii. Inter lios

quidquid vendiderint maioris

saepe

simt iurgia, quia
esse subiectos.

suo viventes cibo non

patiuntur se aiicui
et

Rêvera soient certare ieiuniis;

rem
:

secreti,

victoriae faciunt.

Apud

eos affectata sunt omnia
.,

laxae ma-

nicae, caligae

follicantes

vestis

crassior.,
;

crebra suspiria,

visitatio vii^ginum, detractio

clericorum

et si

qiiando dies

festas
Il

veiierit,

saturant ar ad vomit um.

»

y a loin du sentiment de saint Jérôme à celui qu'expritôt,
:

mait une dizaine d'années plus

quoique avec déjà quelde

ques réticences, saint Epiphane

et l'on voit si, à partir

375 environ,
pide
2
!

le déclin

de l'ancienne institution avait été rala date

Si

nous savions

de l'apparition du cénobi-

1.

9 (P. G.
2.
3. les,

Epiph., Exposit. fia., 13 (P. G. XLII, 803). Athaa., Epist. ad Dracont., XXV, 533). Cad. T/ieodos., lib. XVI, tit. II (éd. Gothofred., VI, 53;.

Hieroa., Epist., XXII, 34 (P. L. XXII, 419).

A

dater de la « persécution » de Valens (375-378). Voy. Baronius,

Anna-

ad ann. 375.


tisnie,

146


;l

nous serions en mesure de délimiter

quelques an-

nées près la courte période où les deux institutions ont
subsisté côte à côte, et cette période serait précisément celle

qui explique le Syiitar/ma doctrinac ad nioiiachos.

A

pren(3oO-

dre du moins
361)

le

règ-ne de (lonslance seul

empereur

comme
',

la

date approximative de l'origine du cénobile le

tisme
la

on peut dire que

troisième quart du

iv^ siècle est

période historique où

Syntagina doctrinae ad monachos

a dû prendre forme. Je crois que cette vue va être très
éclairée par les quelques observations qu'il

me

reste à pré-

senter sur la discipline de notre petit traité.

Les règles de discipline, en
trinae

effet,

que

le

Syntagina doc-

donne

;\

ses Continentes

ou

[xovâÇovTîç,

répondent très

exactement

à la discipline ecclésiastique

de l'époque immé-

diatement post-constantiniemie. Les Continentes vivront séparés de toute

femme

:

voilà

une prescription qui ne saurait
il

avoir de date. Mais plus loin

est dit qu'ils n'auront pas
:

davantage auprès d'eux de rnulieres siihintroductae

c'est là

une allusion à
més,
»

cette

coutume des mariages
et

«

non consom-

comme on

dit

en droit canonique, des unions toute

spirituelles

d'hommes

de femmes gardant ensemble

la
le

continence, coutume que l'on avait vue se produire dans
clergé au m" siècle à Antioche et ailleurs, et qui au
fut
iv°

ne

pas sans vogue, témoin

le

De

virginitate de Basile (d'An-

cyre?) qui en parle avec tant d'indulgence, témoin mieux en-

core l'opuscule célèbre de saint Jean Chrysostome qui

la

condamne

si

vigoureusement, témoin

le

troisième canon du

concile de iNicée qui l'interdit expressément aux clercs.

Le
le

Syntagma étend aux Continentes
concile de

la

règle imposée par

Nicée aux clercs
Mônchtam

^.

A

la suite,

on nous

dit

que

1.

Cf.

Weingarten,

art.

(très

important) de YEncyclopaedie de
cleric, 9etsuiv. (éd.

Hertzog.
2, Euseb.,

H.E.,

vu, 30. Pseudo-Gypr.,

De singvlarit.

Hartel,

III, 183).

Pseudo-Basil.,

De

viryiait., 26 et 37 [P. G.

XXX, 740

et suiv.).
II,

Chrysost., Adver. virg. subintrod. (P. G. XLVIII), p. 495 et suiv. Mansi,
10 et 670,


les Continentefi ont défense

147


:

de s'occuper de négoce

c'est

appliquer aux Continentes une règle portée par
d'Elvire conti-e les clercs
:

le concile

Episcopi,

p?'esfrijteri et
,

diacones

de locis suis negotiandi causa non discedant, nec
eiintes provincias,

ciratm-

quaestuosas nundiiias seçtentiir

'.

Défendre

aux Co7itinentes de prêter à usure de quelque façon que ce
soit, c'est

étendre aux Coiitinenles l'interdiction imposée aux

clercs par le concile de iNicée et par les canons dits de Lao-

dicée

~. «

Abstiens-toi de

manger de
»,

la

viande, mais sans la
et
il

déclarer matière de péché

dit le

Syntagma,

ajoute

une série de règles que
concile de Gangres,
discipline.
le la
si

l'on croirait inspirées

de

celles

du

bien elles appartiennent à une

même

Remarquez particulièrement la défense que fait Syntagma de « porter des vêtements singuliers, comme si
»

vertu avait un uniforme, et de mépriser personne pour
N'est-ce pas ce que dit le concile de Gan-

son extérieur.

gres

:

«

Si sous prétexte d'ascétisme
et si se

un

homme
il
,

se revêt

du

TC£p[66Xa'.ov,

croyant juste pour cela
tout
le

méprise ceux
le

qui s'habillent

comme
si,

monde

nous
qui

condamprofession

nons de

»

^.

«

Que

dit le

Syntagma,
les autres

toi

fais

t'abstenir de

viande, tu vas

hors de chez
:

toi,

ne

te

distingue pas, fais

comme

mange des
scrupule.
»

Xiy.ava,

mange du

Yocpov,

mange du poisson sans
:

Ecoutez

maintenant

le

concile d'Ancyre

«

Les

clercs, qui s'abstienils
:

nent de manger de la viande, doivent, quand

assistent
la dé-

aux agapes, n'avoir point scrupule d'y toucher
daignaient {û
éâsXûciaowTo)
,

s'ils

s'ils

ne mangeaient
ils

même

pas des

XdyoNa servis avec la viande,
office »
^.

seront suspendus de leur
%a7:Y]>vetûv

Un dernier

trait

:

«

Dans un

[une auberge

ou

cabaret] tu ne mettras jamais les pieds, »dit le

Syntagma

'

;

1.

Mansi,

II,

9.

2.

Id., ibid., 565 et 076.

3. Id., ibid., 4. Id.. ibid., 5.

1012 et suiv.
517.
est la

Le

xjtTî/jAîtov

caupona des Latins. Ces établissements passaient pour


«

148


faire

mais que
dois

si,

ne pouvant absolument pas
l'hospitalité à

autrement,

tu
t'y

demander
il

un

Tcavcoyctov

[un kliau], tu

tiendras UV où

n'y a pas de

femme,
le

le

plus loin possible

(lu y.x-Y]Xsiov. »

Voici maintenant

vingt-quatrième canon de
sw;
oiay.ovou y.ai ï^r^ç

Laodicée

:

otX îspa-1/.O'jç à-Ko zpe'iouTépwv

if,^ iv.Y.XflG'.a.zv.'ATiÇ,
îic'.évat 1.

Ti^îw;...

Yi

Tou idcYl^-aTo; twv

à!j*/.rjTwv, îtç y,3.rr^Kiiow

Dans tous ces divers préceptes,
la discipline

le Sfjutarjma appli-

que aux Continentes
ciles

que nous voyons
iv" siècle (Elvire,
:

les con-

des deux premiers tiers du

Ancyre,
la

Nicée, Laodicée) imposer aux clercs
discipline

en d'autres termes,

du Syntarpna dans ses éléments
ecclésiastique d'une

les plus récents

(nous allons voir bientôt pourquoi cette distinction) répond
à la discipline

époque qui concorde bien
fixé

avec

la

période où nous nous étions

(330-370). Con-

cluons.

Le Syntaqma
saint

doctrinae

ad monachos,
saint

s'il

n'est point
est

de

Athanase non plus que de

Epiphane,

du

moins contemporain d'eux deux. C'est une façon de formula christianaevitae anonyme, à l'usag-e des Continentes d'Egypte

au milieu desquels saint Epiphane avait passé sa jeunesse,
et

de Chypre, au milieu desquels s'exerçait son ministère

épiscopal.

Ce

serait déjà

un

résultat

nouveau que d'avoir
la littéra-

replacé

le

Syntagma doctrinae ad monachos dans
:

ture contemporaine de saint Athanase

nous allons

voir,

en

analysant les sources de notre petit texte, qu'il est une simple adaptation d'un texte plus ancien encore.

III

Les sources.
Je voudrais étabhr les deux propositions suivantes.
de parfaits mauvais lieux. Voir la plaisante Inscr. reg. Neap., H" 5078).
1.

— Pre-

iuscription

d'iseriiia

(Mommsen,

Mansi,

II,

56T.


mièrement,
le

149

que S.

Syntagma doclruian rjue nous possédons et Epiphanea connu est une manière d'édition à l'usage

des Continentes à^\m écrit plus court, lequel était à l'usage de
tous les chrétiens, les clercs et les laïques.
cet écrit plus court avait

— Secondement,
doctrinae, les

pour noyau

la

Didaché XII Apos-

tolorum.

Des règles de
les autres,

vie qu'énonce notre

Syntagma

unes s'adressent à tous

les chrétiens, les clercs et les laïques,
:

aux seuls Continentes

ce sont des règles de vie

d'exception mises ensemble avec des règles générales de

Les maximes ascétiques ont une date historique, nous l'avons vu mais ces maximes générales en ont-elles? Dans
vie.
:

leur ensemble, elles n'ont sûrement pas été rédigées pour
figurer dans notre recueil de

preuve dans ce

fait

maximes ascétiques j'en ai la que ces maximes générales sont en maint
:

passage rédigées de

telle

sorte qu'elles ne paraissent pas
:

prévoir le cas des ascètes

elles

ordonneront de jeûner

le

mercredi

et le

vendredi et elles défendront de jeûner le
à qui? à des ascètes qui font profession de

samedi, mais

jeûner toute
nastères ou

la

semaine?

et elles parleront

de l'éducation

de leurs enfants à des ascètes qui vivent dans des

mo-

du moins pas en famille? Le style de la rédaction des maximes générales et des maximes ascétiques
:

est aussi fort différent

pour

les

premières nous

avons

des formules brèv^es, fermes et sans justification, ce sont

bien véritablement des
torité

Os^jj-ol l•/:/.\^^dxq

en eux-mêmes

;

pour

les

ayant toute leur ausecondes nous avons des

préceptes presque toujours conditionnés par un
suivi d'une petite

d ou un

ââv,

phrase

justificative

amorcée par un

y^P, le

tout rédigé en une langue indécise et anacoluthante.
rait-ce

— Se-

donc que nous avons dans notre Syntagma doctrinae
et d'adresse et

deux parts différant
et

de rédaction,

et

de fond
partant

de forme ?
C'est

une supposition, rien de plus encore. Mais
le texte

si,

de cette supposition, on souligne dans

du Syntagma


doctrinae toutes les

150

maximes

ascétiques, on les verra toutes

comme des développements de seconde venue, on en verra plusieurs romsans exception s'intercaler clans notre texte

pre violemment

la

trame du texte

',

lequel, ces

maximes

ascétiques étant supprimées, restera non seulement un texte
qui se
suffit

à lui-même, mais encore un texte plus

homodont

gène, un texte ne donnant plus que ces
la

Oecp-oi èxy.Xr^iîaç

présence dans un Syntar/ma doctrinae ad monachos s'explisi

quait

mal.

Que
Duae

si,

par un procédé pareil à celui d'après lequel on a
la

retrouvé dans
viae,

Didaché XII Apostolorum

le texte juif

des

nous essayons de séparer de notre petit

traité as-

cétique le texte simplement chrétien qui en est le noyau,
voici à

peu près quel texte nous obtiendrons
à'ùJ
/,âptç

:

[I, 2.] Xàp'.xt [j,£v

è7[j.îv G(ù'Ç6\ivK'.^

f,

aiOaipéTOUç PoûXsTai
i!xùxt,ç,

sTvat TO'jç ca'JTYjç

zaïoa;

y.ai

coçiaç ubù;... [3.] Tr^ç oOv cpôr,?

TCidTSwç à^iov ceau-cbv sù-upéiîiî^s, zpoêî6Xr,ii.£vo<;, àYa^rjxé, iolO-x o'Ski-xtv).

I.

2.] Cette première phrase pose le principe de l'éthique chrétienne
la

:

le salut

par

grâce (Ephes.
SiU
rrt'sTî&j;),

II,

5

:

Xzpfrt iîrs

!;57ojî//îvoi.

Ihid., 8

:

T^ yàp
(I

y^pi-'i

îVtî

c-'j'jiçy.vjoi

laissant entier le libre arbitre (le

mot

a.j9xipi70i n'appartient

pas à

la

langue du N.-T.); d'où nécessité d'examiner sa conduite
xvOpo)noi ïaJTÔ'j. Gai., VI, 4
:

Cor., xr, 28

:

ào/.i/J.u'^ir'j> o's

To

oi ïoyo'j kxuroïi ooz(/y.5tÇ£TW EzaiTOâ.),
ô>i koby.iij.oi cj/j.vj.

et de s'attacher

au bien
:

(II

Cor., xiii, 7

:

To
t'o

xolIov tzoiôtî, ri/jiîU oi xx).bv /.oL-ziyi-i).

Cf.

I

Thess., V, 21
:

Ilâvra ôoxi/j.i^zTz,

Le sens
-rrâî/j;

n'est pas

dou-

teux

mais

j'ai

cru devoir réserver la fin de la phrase (zai
paraît trop difficile à restituer.

izax^ôtai xzX,),

dont
la

le texte

me
:

3.]

Le principe du

salut par

grâce et de la nécessité des œuvres une
« Dispose-toi,

fois posé, te

voyons quelles œuvres s'im-

posent à nous
trine,
fini.

cher frère, à
les

conduire conformément à cette doc-

prenant la résolution d'observer
le

préceptes que voici.
la

»Le préambule

est

Remarquez comme

Syntagma

et aussi

Did.

CCCXVIII

intercalent

lequel n'est

dans cette parénèse toute à l'impératif le membre de phrase 'AyovtÇovrat //srà zoïi, lié à rien, sauf à la phrase du début "E-jzvj o ^to,-... L'intrusion est

\.

Je citerai en exemple tout
et,

le

n» III de notre Sijntagma doctrinae. Je

l'ai

partagé en dix versets,
10 de l'autre.

si l'on

veut bien

s'y rapporter,

on verra que

la

suite

logique des idées enchaîne les versets
7, 8,

1, 4, 6,

9 d'une part, et
1, 4,

les versets 2, 3, 5,

La trame du
de

texte

donnée par
10.
II.

6,

l'insertion inintelligente

2, 3, 5, 7, 8,

De même

le

9 a été rompue par verset 8 dans le n» I;

de

même

les versets 1, 7, 12

dans

le


[4,]
«j^u/^ç aou, y.al tov
KXr,!7(ov ao-j

151


vtai

Kûpiov xbv ôsôv cou aYa-YjcîK; è^ oXtjÇ /.apSiaç gou

èç oXyjç ty^ç

w; asau-bv.

[5.]

çovsucîiç, où [xoixeû-

G£iç, où Tcopveûceiç, où TratooçOop-^csiç, où (pap[j.a*A£Ùcsiç, où ci/ocraTYjcstç.

[6.] ''Xizê.you
[7
]

Tcviy,TO!j y.ac

sioo)Xo06tou

y.ai aï^j-axoç.

Kal xauxa

[jiv &3ti

irpoçav?] à[j.apx'r;iJ.a-a

.aï

os (oç àXa/tGx6x£pai 5

cpatvot'.evat èvxo7va(,

wv xat aùxôv Xô^ov

à7coBu)ao[X£V, eiaiv
;j/}]

aOxat... [9.]

OuXâxT£a9ai
Xov,
[rfj

[xe]

ij,y]

etvai oiXo^ov, \rq oiyv(j)[;,ov,
[j-Tj

'i^£uaxr,v, [xri -/.ct-iâXa.[j/r)

àxaipoTTcpiTiaxov,
|j.Y)

àvair/uvxov,

[r}^

p£[jl6ov,

àvaîaO'/jxov,
cp-^ov

[xy]

aù9âo"^,

caT^pcv Xc^ov

è/,

xstXéwv zpoçépovxa,
y.ai

[;/riX£

oXwç xo
o[jmi'^

Trapâ^av

àXXà
Y]

val va(, ou où

èâv zou

àvâ'Yy;') Yev/jxai,

Xs^tiv èv

A(a r(v(ocx£,
ovo[j.a £7:1

'âXy;0£Ixv Xé^to,
\):q

-q

4''ùoo[j.ai.

[10.]

Tb

0£ c£5aqj/ov

opxov
1 .]

Xâ[ji,6av£,

[j/r^xî

êxîpcv xiva opxcv,

xaOwç

eittôv

xb £ÙaY-

YÉXtov.

[1

Tauxa ^àp Kavxa où
èxêiXXei xbv
ij,y)

7:po!;r,-£i

oùcà àp[ji6xx£i [xotcTv],

àXXà xal
dcTuox-

aTCO £xy,Xr,Giaç
X£l'v£l...

zapasuXaxxciJ.EVov, xivàâè aùxwvxal

15

[ir, 2.] My)

XsY^iv àoîXçbv paxâ,

[r/jx£

^i-wpé. [3,]

'EopxaTç èOvGv

p.Y]

manifeste.

— 4-6.
:

J

Tout ce passage dépend de

la

Bidaché. La Did.
:

CCCXVJII
fj.oixiù<7o/jLBv,

a beaucoup plus altéré la citation, car elle donne
où Tropv£'J70//-:v, où
elle
izy.iZo-fOop-fino'j.vj
,

'^oviùijojj.vj,

'jixp/j.a/.zùsofj.î'j

.Mais avant où
l'on retrouve

oiy^o^rxTYjaouvj,

donne
(II,

où zAsi^o,u5v, où
3)

'pci)oo/j.ciipzup-/]tjo/j.îv,

que

dans
le

la

Bida-

ché

2 et

sous la forme où /Jijuti..., où

<frjào//.a,sTupvîC7ît;, et

que

a laissé tomber.
ajoute zat

Syntagma

De même après

y.'iiJ.ci.T0i

la

Bid.
:

CCCXVIII

(ap. Mingarelli)

Tz).zovziiQCi (cf.

Constit. apost.,

1, 1

^Aizix^'ydi ovv -kxt/h

-Khovî^xç [éd.

Lagarde, p. 1.]). Mais la maxime 'Ats^ou xt^. ne figure pas dans la Bidaché : elle dépend de Act., XV, 20. A la suite et comme clausule de ce premier paragra-

phe, la Bid.

CCCXVIII donne

:

"Opa, a.v6puivs,

fj.-/j

Tt's

os àiraTvju/j

ix r/ji Ttt'o-Tîw?

TscÛT>?î, sTiît Tza.piy.roi dio'ù az oiSi'jy.zi.

Je voudrais que le

Syntagma

l'eût
:

conser-

vée, car cette phrase est textuellement
Tt's

empruntée à

la

Bidaché

(VI, I)

"Opx

fj.n

5ï TxlxvYjsri

à-jib

TV-ùrrii zrii

ôooù

Tvji

ot^azyjî, iitzi Tzxpz/.zbî

Ozob az oiSxnxzi.

7-11.] Les

nous passons aux autres, « qui paraissent moindres, mais dont nous aurons également à rendre compte » (cf. I Pe., IV, 5 07. c/.noo'J)'jou7i ).oyo-j...) Les termes oi).oyov, oi-fjo>ij.ov, <fsûi7T/!v, 'y.ùOy.0/] dépendent de la Bidaché (II, d et III, 5 et 6). Kc(tx).x).o'j se retrouve dans Rom., I, 30. Pour xxxipo-KzpîTiy.zov, pz/j.êôv et Sr/vw//.ov, comparez
d'être formulés,
:

commandements capitaux viennent


:

Constit. apost.,
zpéfZGOxi oùx

l,

4

(p. 6)

'AiA' aï

y.xi

ttAoÛïcos

ùnipyzii, ypzîxv

zi-/yr,i Tipoi

zo
:

â'x^jy, p'-n^'oi

fj.yj

yîvou

fj-'o^è

xxxipoTtzpinxzoi.

Et ibid., IV, 14
or/vw/zoî.
II,

"Esrw
lo-/oi

[17

Tzxpdivoi]

ij.vi

pîij.Qxi
;

y.yio'z

x/.xiponzpiTzxzOi,

iJ.f]

(p.

123)

9.] axTzpbi;
,

vient de Eph., IV, 29
xtA.

vxi vxi

xz)..

dépend de

1

Tim.,

7, II

Tim.

Math., V, 37; Spxov

de Jac, V. 12 et Math., XIV, 19.
et

III, 1, et

11.] Txùzx yxp

Ttâvra xzX., « ces fautes

vous mettent hors de l'Église,

quelques-unes

même
idvixSij

vous

tuent. » Est-ce une allusion à
II,

Me,

III, 4, liux^v

àaoxTstvxt?

2-9.] Quelques variantes à signaler dans la Bid.

CCCXVIII

:

pour


cuYxctvwvstv, ci66a-CL
[j,YiT£
|j.r,

lo2


|r>)

çuXâ-TTSiv. [4]. M-^ i^.avsûsiv,
r,

çapixaxsôeiv,
[5.]

aAAov

CCI

Tau-îa Tipâ-risiv è^i vôco)
ij.yjtî

ziOouç

àX7-/i|j,aT'..

Mt)

à-ép/scOai Tzpoç £T:aoioov,
y.aOaîpsiv,
5
[j.y;-::

î-u/.ay.Tripiov
[rf,T£

éauxo) TuepixiOévai,

(r/j-s -nspi-

iJ.r,v

-rau-câ

gs'. tts'.sîv,

b-h a/J.cj
y.at

cs'.

7£vr,Tat. [0,]
[îl.]

Tb

co)ij,x

o'jAâ-uxe'.v

àzo

Tri^-^q

ais/pôr^xoç
£Ovty.o)v...

à^EAYsia;.

M-/]

cuvîû/ccOat aipsTixo),

[j/^-îs [^.STà

[10.] M-q Tapioaivs vr^c-îiav, TouxéaTiv Tsxpdcoa y.at zapaoy.îUYjv,
£7:1

si

|j/rj

xi

vôco) 6î6ip-^Ga'., /(>)plç xr,; 7:£vxr,y.S':xr,; [jivr;; y.al xôiv à-içavtwv.

[H.]

Ty)v xeGcapaxocxTjV xyjç aYta; èy.y.Xr^cîaç y.al xr,v £6oo[xâoa xou aYtou 7:dayx
10

7:apaxîxr,p-r;pivwç çùXaxxs... [13.J lâêSoLiO'f
tîXy;v

[y.at y.upiay.r,v]

[j/}]

vr,cxs6cYjç,

xou [j-EvâXoD cac6axou [xou ôtYiou Trâr/a].

[l'i ]

'H ce

xy;ç

xexpaooç

xai zapaavtsuYji; ewç wpaç èvvaxYjç
as TwXavfjCr, âv
•::av,
iJ.Yjxs

rr,r:xzix x£xaYt>ivï) èaxiv... [17.] My] xt'ç

y.upiay.f,

[vrjsxî'js'.v

xb zapaTrav,
ècx'.v

[rrjxs]

YOvu-£X£tv xb Trapi[18.] Kat
[).y\

âv ::cVxr//.C7XYi

^ip

OaciJ.cç £y.y,AT,aia;.
ïj

15

àvé/cu iva izXar'r^'ZMzh ci

x'.veç Mapy.'.o)V'.!:xal

éxépa aïpesi; vr,cx£Ù£iv xb
[j.y)

crâéêaxov loi'wç [y.aiîy.upiay.f/ç]
{J.ucx"/)p(u)v

.

[19.]

Tuv

Bà cjvâ^swv
y.pt[J.a

àjxsAst. [20.]

Twv

a^icv csauxbv siixpÉTriçs [rf,-o)ç £iç
o'.AipYupcç,
[rr,
[/•}]

cuvéXOvjç.
[j.Ti

[III, 1,]M-/)y(vcu

air/pcy.epcfiÇ;,

orAcy.xr,iJ.o)v,

p.-})

otXdTrXcuxoç... [4.] Tc/.ov

Aay.6av£... [0.] 'AY3CT:a

zâvxa àvOpto-cv

y.at

iOvû'j
fj.y.Tiri

[\

fj.r,zi v.)).0'J-ù).yr,/j.y.ri\ jJ-r-l

a/).w tkjtk i-ju.-p'j.zrivj

é-KÏ

viïw

v)

:râ9£(

y)

à/y/j-

ù/,y//aT£

||

•^xtla.y.-rnpiO'j

+

//.v^Tî

y.vloJiJ.vj'j. izipiccrtrcc.


cf.

paxâ-//'j)p£

dépend
de

de Math,, V, 22;

/j.uy-ùziv, ffxpu.v./.îûirj

de Didaché
4.

II,

2;

i-jxxotoôv, KipixaO'j.ipîvJ

Didaché
10-20.]

III, 4.

«î^xp'^-'i-o;] cf.

Ephes., V,

àî-'i/na]

II Cor., XII, 21.

Gai., V, 19.

Nous passons aux commandements de
(cf.

l'Église.

Et d'abord

le

jeûne du

mercredi et du vendredi
c'est-à-dire la fête

Didaché, VIII,

1),

obligatoire toute l'année, sauf la

pentecôte, c'est-à-dire les cinquante jours qui suivent Pâques, et les epi])ha/iies,

ques ou semaine sainte.
apo.H.,

V,
/.'A

13.

du 6 janvier. Puis le jeûne du carême et de la semaine de PâV'oy. le développement de ces maximes dans Constitut. je sup13.] Défense déjeuner le samedi, sauf le samedi saint
:

prime
qui

/AjpMy.r,v

dont

le

contexte ne comporte pas la présence, et toO «ytou

Tzia^oi

me

paraît être une glose très inutile de //syx/ou caêSâTou.
fois la

— 17.]
si

Je supprime
ici

encore une
avec

mention du

v/;7T£tJ£tv ev zupiaz/î

qui s'accorde

mal

encore

dimanche et durant le temps pascal. Cette prohibition, antérieure comme coutume au mais ce n'est iv« siècle, est lormulée par le vingtième canon du concile de Nicée pas à ce canon célèbre que peut faire allusion l'expression Oi'ziJ.hç, iyylr,<;iv.i. Le mot O-zij.àç, n'appartient pas à la langue du N.-T. 20.] di ypXp.v. sxi'jildr,^ dépend
le contexte,

pour ne garder que

la prohibition de s'agenouiller le

:

de

I

Cor., XI, 34.
y.hyp'j/ipryr^ç

ni, 1-IV, 4.

dépend de Didaché,

III,

3.

'x-fxr.r/.

de Didaché,

II,


eip-^vcus
[).eTà.

153
cù*/,


eu/.Y),

ûâvTwv

y.x\

[j-îO' lov

Xwplç aipéaewç...

(9

]

My)

âoXieùou £vwk10v /.upiou... [IV,
8tà TïavTOç xà Xé^ia
Y^

1.] Tivoi) xa-civbç xai -fiGuyioç, Tpéi^wv

"/.upi'ou.

[^.] Mr\
-irpb;

yIvou

[j-â/tfj.oç,

[j/})

tû-xs àvOpoj'âOv
ixuy.xr,p'.Lî

[xovov

-Jza'.GÎov

ao'j

[j.ty.pbv

-rrx'.osiav...

[3.] M-^

7:âvx7.

àvôpwTTOv. [4.] Mr, coea'j-gou xivà à-b

cy;/i[j.axoç...

[Vl[. 2.] A'jxaî stciv ai Xâ^iraxa], âç iàv
Yj[j.ô5v
'Irj-joij

XYJ; 7:potip-q\j.iYi]q
Trt'jxtv

tziîxswç ivxoXal [xal zapasuIsy) [j.aO-r)xrjÇ

kOI"/;^-/); -/.al xr,v

x'/jp-rjc-/);;

xoO

/.upi'ou

Xpisxoû.

[VllI,
j;.évwv

1.]

El os xtç

îepî'J? àz.pi6ôj; OâXsi îepaxE'Jsiv, [xsxà xîov zposipY;-

èvxoXwv,

yjxo) v/]îpiXioç,

G-ouSaToç, àvîHixaxoç, /p-^Gxoç, 9i7v6psavoç,
y.al
Yvd)[j.Y)

lo

cpi'Xi-xwxoç, çiXi^svo?, çiXaY^^oç, 'î^cuxoç, cxôpsoç zîaxsi
X6y('>, à-sxô[;-svo; Yuvai/.o?,
[j.y]

xai

à[j.sXo)v

xoî3

'::oi[;,viou,

ij/})

6ojAujc5[A£v5?

xiva. M'i^ TTpoaw-oAri-XEiv, èXéY/.cvxa è-i izœnhr/. [2.] My; èàv d/wpiav xpo-

êaxov èv
Vciv èv

xy^ 'ttoi^y],

àX/.à xaOai'psiv ::ptoxov

[j.sxà

[xsxavoiaç, xai x5x£ auvi15

xYJ jjLavâpa.

[3.]EiBévai exatjxov ù>ç.%oi\Ka.ivny ozX, xi oà xaïçy^rjpatç
Fuvai^i os

TCapaYYÉXXsiv,

[xi [xovayoTç, xi Xaï/.oTç,] xt xaxY]Xou[;.évoiç. [4.]

7

:

fj.i'jfi'ztiç,

rrâvra

a.-jdpci-;zov.


yxp

£tpv7VcuîJ «

Vis en paix avec tous,

même

avec

ceux avec qui tu ne pries pas

», les

membres

séparés pour un temps de la

munion de l'Église. met xat atpîTizcjv et
roïi

— A la place de
ajoute
:

comxal

atpsVîw,- la

Did.

CCCXVIII
7Ôi

(ap. Mingarelli)

ô

at'pïTtzi; ÀÙxoi £7T£

Toii Xpi-jTO'ù noi/J.VY>i

'AvTixpi^rou KpôSpoy.oi.

ri'^ùyjoi-y.upio'j

dépend de Didaché,\\\,

8.

— ^ilip-

yupoj dell Tim.,III, 2.

VII, 2.] Nous voici à la fin de l'énumération des préceptes de la vie chrétienne. Remarquez comme cette finale répond au début T-^'; ttiVtïwî â'itov 5îxutov zùrpé:

TTt^î, 7Tpoê£ê//)y.£'vOs

rxZlTX ^uAâTTJtV

(l,

3)

:

... i).X)(^l'7TÔZipa.l <f>XlVO/J.iVXl ivTOlcii £tT£U
:

uuTxi... (I, 7).

— Le Syntagma

est ici très prolixe

j'ai

supprimé VII,

1, 3, 4, 5,

qui sont la paraphrase de VII, 3.

Le

lecteur jugera.


:

Pour

svTo)/iv -ouvj, cf.

Gai., V, 5, pour Trianv T/jp^iv, II Tim., IV, 7.

VIII, 1-10.] Ici vont être énumérés les devoirs propres aux clercs. La Did. CCCXVIII présente quelques variantes de valeur 1 xTisyJ>y.ivoi uçi/j.vuy yuvawwv -f- TTpcoTOTÛTTw; azouôâÇîty tç inAri'jia., zn (7uvâ?st f^s dix).fJMSixi... fj.r, /3oî\\

Auudé/xsvos Ttva

+
01

f^ô

7r>.yjzT»7V,

/jlvi

Tzipoivov^
èv oicc^ôpo)

//.i)

t^ùxpyupov , 3 xuzYiyou/j.ivoti
àAA' eT; /k^v
vofi-Oi

-f-

Tt

Tots èv atftvâ yv.u.u, zat toDto oùx

vô//.c.j,

èffrt noiué'7i,
II

4

J.a).stv

+
-\-

lUvjSâ

/.àv

évà iôyov ev ^idupujfj.âi,
y.'xl

/avjts

5U//i|'âAAîiii, //vîtî
||

suvuTtazoûîiy
yi/-^

tijyiijOxi

6zù

ïVTSÛiî'jj; c(.ya6r,i

c!Sfj.v?Ji
/.o'jfj.iu
vj

no^iTiiu-;
[|

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-J-

^'x^'^ «Otscî
//i/jtî

Aa/A7rpov ès6/}Ta.,
£v Èxx^ïjfft'x
II

//./jos

;^pu5« èvoù/xxrcc

îj

^oùv-zOxi
/)

xa-rayt^.îîv

— I.] Upxzsù-iv expression rare dans — N/!^k;,£o; est emprunté à I Tim.,
Il Cor., VIII, 22; vpnnrbi à

+

+

^.-^ts

sv «-/opa
y.x'i

^'V-'J

^''' ypaîi;

y£povT£;

n:pt'7êùz-ooi

TiicTÔrazoï.

le

sens

de « être prêtre »
II

(cf.

Le,
I,

I,

8).

III,

2; àusitxazo; à

Tim.,

II,

24; îTrouôaîoj à

Le,

VI, 35; yiAôisvoî, fùxyuOoi à Tit.,
I

8; -^nuxoç

dépend de

I

Tim.,
3;

II,

2; nzspibi rn Tzhru de

Pe., V, 9; x/i-Xûv

zoïi -rzoïy-vioo

de

I Pe., V, 2 et

rrpo7<an:o>,/î7û-£tv

de Jac,

II,

9; ili/yovra. de I Tim., V, 20.
10

— 4.]


zïpx'CrihXtvf
Oai,
[o-Y)

154


h
t^ôlgi

h

lv.-/XT,Giot.

[j.r,

XxXsiv c'/mz, àX/J
•?,

'zk-^Sm

m\

ey/sî-

-/.ai

[J.Ï]

Xa|x-p6v£iv ÉauTa; èv /puco)
irr;

£sOf,Ti, -:à
[•').]

Z\

TzpiawTra aùiôiv
eù-

5a(vesOat, Xstpaç àvGpwv

-/.a-xstXîTv.

KaTr^/^oûiAîvo'. ce ?5(a

'/iz-MZTir^ IçioO^v TOJ 6y;aoj. [6.] '0 es 7:5;
^

/.abç èv çico)

-/.xl

s-.wzf,

àxouÉTd) TGV Xévov Tou
Tt<70U7'v,

-/.'jpîo'j.

[7.]

[xsvov 0£ 01 à[j,ap-xvovT£;

o(/,-/;v

à-o-

àX'Xà

y.ai oî

xatpovtsç èzt toi; àjj.apTâvouc.v. [8.] FIspl ce twv
Xâo-/]
y;

zpccoopôiv csîDvEtvrjSîiv 5 tspîûç" èàv '/àp
Tcç
v^

zapà GxpaTîuo[Aévou

s-A/éav-

aï;j.a,

r,

cta-rsisav-cr,

y;

7.A£'|/av-o;,
v)

zapà

TpaY[j.aTcyTcij i-i6p/.0Lt,

r^apk ::Xouctou

à7:csT£p'/;':cij,

zapa

tsAwvo'j èTCtTîpâxxovxoç,-?) zapaioxo-

10 y)v1J50u,yj -t[j.isu)vXoy £7:1 cîtcu,

y^

7:apà 7:avTbç à[Aap-o)Aou, 6 to'.ojtoç Upeùç
y.al

à7:b TOioitwv èàv

XaêY) /(oVov

tusXov 7:pc7çép£i â^ ajxôiv
xbv îîpéa,
£i
[j,r,

xo)

Oew.

[9

]

^ct 0£ xô) Aaïy,o)

ojy. £Ç£cx'. y.pTvai

iàv

lor,;

7:apa6â-

xr,v çi£ÛY£ à7:'

aùxou. [10.] 'Eàv xauxa (tuAi^rjC, 6 Upeû;, êa6|j.bv à^aObv
xr,v

eauxw
15 (xeO'

Z£pi7:oiY) y,ai 7:o7vXr,v 7:apprjSÎav
à-j'iti)

èv

Xpisxw

'Ir,îcj y.opi(.) r/ixôiv,

oO xu) 7:xxp\ TJV

zv£'j[j.xx'.

r,

C3;a

£iç

xoùç aiwvxç xwv atu)vtov

à[}:'^^'^.

(1.1)

)a.).Eïj
:

dépend de
Ti-p^ ôk

I

Cor.,

XIV,

35.

8.]

Comparez Constitut
les lenones, les

.

apost., IV, 6

(p. 117)

TÔv

ETTt'îxoTTOv tlZi'jui Tt'vojv Jô-ji£t/î(

oi-/t^Oa.i y.upizo'fopix^, /.ai Tt'v&JV

oùz o^ctAct. Et après avoir éliminé les

caupones,

exploiteurs des

veuves et des orphelins,
fiivoiii
Tvjv,

il

énumère

les pxoioupyoiii xxl priropai aoixicc (juvaycjvtÇozi'j.'jtja.i

XKÎ ttow/OTîOioù; xat xy.yÎTtraj zat

àoi'zou;..., /at tnpoLTiÛTn'v

cuxoȉuSvj/jliov

yuvj

àpxoù/xivov zoîi O'iwvi'otj «AAà TOUS

TTc'vjjTas Stauît'ovra,
,

oovsa ts xat

xai otzacT-^v TcapâvOMOV, Tzpxy/jLXTOiv àvarpo;rî'a..., Toxoy/ûj/ou..

Ot yàp Tiapà TOtoJ-

Twj
voir

of/6/j.vjot... iimùdu-joi
ici,

tû toD

ÔsoD /.pir-ipioi yîvvjçovrat.

Il

est difficile de

ne pas
Fidei

comme

sur jilusieurs autres points signalés plus haut, combien par en-

droits les six premiers livres des Constitutions apostoliques font écho à nos

praecepta.
est
5.

Sur G^pu-iJoui-jaM, comparez Le,
iniop/.oj.

III,

14.

IIsa/y.arîJT/j; iniop-

xoi, l'expression n'est
:

pas biblique. J'ai corrigé la leçon du Syntagma, laquelle

r,

Ttpxy.or.Te-jToï/

r,

— Sur
TîxpJ:

îcTOTrîs/jToD,

comparez
et

I

Cor., VI, 8 et VII,

'E-t-pxTTovTo;, « qui exige plus qu'il n'a été convenu », est

donné avec ce
7iij.ioj).y.oïi.

sens par Suidas.
So[)hocles

— J'ai
1

inséré

devant
:

to/o/^.Û'voj
le

devant
fait
I,

donne

zLfj.iojl/.ôi

comme un apax
III,

sens est « qui

monter

le prix. »

L'expression

yu'j'oj /.xi

ruy/iv est une allusion à Malach,,

8.

10.] ^aô/jibv

à-yxdô\t

dépend de

Tim.,

13;

T.9.ppf,nix'j

de Philem.,

8.

Assurément

le

départ que nous venons de faire entre Téet l'élément ascétique

lément simplement chrétien
tfifjma doctrinae, est

du Syn-

dans plus d'un détail de nature à pro:

voquer quelques hésitations
des deux textes

mais
fiti

la

démarcation générale

me

paraît on

de compte inrlubitahle. Ap-


texte ainsi extrait

155

pelons, pour la facilité de la discussion, Fidei praecepta le

du Syntagma doctrinae ad monachos. Ces Fidei praecepta seront-ils de beaucoup antérieurs au Syntagma doctrinae ad monachos? ie ne le croirai pas aisément.

Les

détails liturgiques auxquels nos Fidei praecepta font

allusion ne témoigneraient pas en effet d'une

Je ne parle pas du

«

jeûne du Seigneur

»,

époque ancienne. le jeûne du meril

credi et du vendredi de chaque semaine, car

n'a pas de
»,

date; je ne parle pas davantage de

la a

Pentecôte

enten-

due de

la

période des cinquante jours qui suivent Pâques,
raison. Mais

pour

la

même
»,

on

sait

que

la «

semaine de
dans
;

la
la

sainte

Pâque

c'est-à-dire la

semaine

sainte, apparaît
fois

littérature chrétienne

pour

la

première

au m"

siècle
la

que
pre-

l'Epiphanie

(ta èTrtsâvia)

se trouve

mentionnée, pour

mière

fois

dans

la passion

de saint Philippe d'Héraclée à prola

pos d'un événement du temps de
clétien;

persécution de Diola

que du carême

enfin,

entendu de
la

période des
« il

quarante jours déjeune qui précédent

semaine sainte,
^

ne reste pas de traces antérieures au
pas à dire que ce ne soient
la

iv^ siècle

».

Ce

n'est

des institutions antérieures à

date précise où l'on constate pour la première fois leur
:

existence

mais

il

n'en serait pas moins aventureux de desi

vancer ces dates. — Les détails historiques,
ils,

minimes

soient-

y autoriseraient peut-être pourtant. Notre petit manuel
les juifs y sont nombreux, à mis en défiance de leurs pratiques
:

de vie chrétienne aurait été rédigé pour une société qui parait

singulièrement composite

voir

comme

le fidèle est

;

les païens tout autant,

puisque

le fidèle est

conjuré de ne
»
;

participer point aux

« fêtes et

prières des Gentils
« le

les

hé-

rétiques enfin, les hérétiques qui sont

loup dans

la ber»,

gerie

du Seigneur

et les

précurseurs de l'Antéchrist

les

hérétiques semblent pulluler. Or, remarquez bien que ce ne

1.

L. Duchesne, Origines

du

culte c/ireUen (1889), p. 218 et suiv.


Ariens
:

156


le

sont point des hérétiques de nuance théoiogique

ce sont des hérétiques qui jeûnent

comme les samedi, comme
nommément.
une quanfidèles,
le lait

les Marcionites,

Et

les

Marcionites sont cités
iine

Cela nous ramènerait à
oubliés au cours du
tité

époque où

les Marcionites, si

iv" siècle,

n'étaient pas encore

négligeable dans la société chrétienne, et où la sévérité
l'aire
'.

de leurs observances pouvait

impression sur les

comme

elle faisait sur

Origène

— Si donc, comme
et

de l'attribution à saint Athanase

mieux encore de
le croire,

la

mise

en copte du Syntatjma nous autorise à

notre petit

manuel de

vie chrétienne est

une œuvre alexandrine, ou tout

au moins égyptienne, je dirais qu'elle est antérieure au schisme de Mélèce (306 environ) et aux troubles provoqués
par Arius
:

j'y verrais volontiers
ui^ siècle.

une œuvre des dernières

années du
Il

nous reste à voir avec quoi ces Fidci praecepta ont été
c'est ici

formés eux-mêmes, et

que nous rencontrons

la

Dida-

ché XI l

Apostolormn.
d'avoir
le
le

Le

fait

premier signalé des emprunts à

la

Dida-

cAe dans

Sf/niagma doclrinae est dû à M. Rendel Harris,
''.

de Cambridge

Mais

le

premier qui

ait

abordé l'étude des

rapports de la Didaché et du

Syntagma

est

M. Warfield, pro^.

fesseur au séminaire théologique d'Allegheny (Etats-Unis)

M. Warfield a montré comment notre
tation de la

tract était «

une adapdes cirlivre

morale de

la

Didaché à une époque

et à

constances nouvelles, exactement

comme

l'est le

VIP

des Constitutions apostoliques

».

Si les vues

que

je

viens de
5'/;^-

développer sur

la distinction

des Fidei praecepta et du

1.

Orig., /,* Ezech.,

2. J.-R.

Harris.

VU. 3 (P. G. XIII, 12\). The Teaching oftlie Apostlcs and
pas
[)u lire

p.

15-16. Je regrette de n'avoir

Athanasius and the
1888.
3.
Cl'

Books (1885), The j)seudoTeaching, parue dans le \^New-York] Independent du 15 avril
the Sibylline
la

note de M. Orris,

Theologisclie Literaturzeitung, 1887, p. 32.

B.-B. Warfield, The pseudo-Athanasins

and

the Didaché, dans le
its

of Exegetical Society, 1886, p. 86-91, et The didaché and dans VAndover Review, 1886, juillet, p. 81-97.

Journal kindred forms

.

.


tarjina doctrinae

157


toiidées,
il

ad monachos sont

sera plus juste
la

de dire que nos Fidei praecepta sont une adaptation de
Didaché, exactement

comme

l'est cette

célèbre Constitution

apostolique égyptienne, que l'on est d'accord à attribuer, elle
aussi,

aux dernières années du
iv"
'.

iii^

sièck ou aux premières

années du
praecepta
[I, 2]...
TîX'^ai'ov (jou

Voici les passages
:

de

la

Didaché adaptés par

les

Fidei

TipwTov,

àY(X7UY)(j£iç

xov Oscv Tov izovr^'j^nô. Qi

osÛTôpov, xbv

csautcv...
x*^;;

[II,
!j£'.ç,

1.] Asuiépa oï èvToXrj

oioay/^ç

[2.] où ©ovcÛGiiç, où [lov/^zû-

où 7uaiooçOop-r)<j£tç, où Tropvsicciç, où xXÉ'i/stç, où [xaveùcsiç, où çapixaYî''''''2^'=-''

XSÛaSlÇ, où OOVîÙCÎtÇ TÉy.VOV iv çOopa, OÙOt
lJi,ïj(î£tç

àTîO/.TÎV£tÇ, où/. STllÔL»d»£uoo[JLapxupï)!j£tç,

xà xou

TiX-^jciov.

[3.]

£T:iopy.-/icôt<;

,


xaxoXoY'ôfJciç, où

pi,VY)ciy,ax-rjaciç.

[i.]

Oùx

Igyj oiy'^wixiov

oùoè oiY^waGOç
oùo£

"Kcrfiqyàp Oavixou
çavoç... [7.]

y]

oiYXwacta... [G.] OÙ7.

ecY) 7:>v£0V£/,x"r]ç...

uTztp-'f]-

[j,tc-/)a£iç

xâvxa àvOpwTcov...
[j.-})

[III, 2.] My] Yivou opYtXoç... [3.]

yivou

èTri0ui;-"^XY]ç..., [j-y]§£
jj-y]§£

ata/po-

Xo^oç,

I-''"')5é

ù'-|;v3X6!pOaX[j,Oi;...[4.]

[rr]

^ivou oiojvoaxÔTîOç...,

èTuatoooç,

[j,Y30£ [AaO-/]|;.axr/,6!;,

[r^oé 7ï£paaOa(p£tv, [j:qoïhi\z

aùxà

pX£TC£tv...

[o.]Mrj

Yt'vO'J <]^£llîX"^Ç...,

[A"/]0£

Ç'.AipYUpOÇ,
ij.r^oe

lJ//]0£

/.îvcoo^oç... [6.] Mr, ^ivou -{ô^f^u-

aoq...,

[j.-rpï

aùOâorjç,
/.at

Trov/ipo^pcuv...

[8.]
y.al

Ftvo'j

[xx/.poOu[j,oç

y.at

£X£'/i[;,(i)v

xal àxaxoç
.

•Jjgû/io; y.al

àyaOb;

xpé[J.wv xoùç

Ao^ou^ otà

Tiavxbç oûç Tjxoucaç.

[IV, 3.] Où

Xïj'iiY]

Tzovi]atiq G/Jci^a, £tp"/]V£6(j£tç 0£ [i.a/opivouç, xpiveiç oiy,a(oiç,

TupofjwTTOv

èXc^^*'-

£7:1

•jrapa'!ix(t)(/.aGiv

.

[4.] Où

oi'^uy;rj7£iç..

[6,] 'Eàv eyriq otà xwv X£tpwv cou,
où TipoccXcùarj
Itzi TïpoffcUXïlv
t>.ï]

0(î)a£tç

Xùxpwciv

à[j.apx'.iov cou...

[14.]

cou èv

(juv£'.û"/jc£t

7:ov/;px.

[VI,

1.]

"Opa

xiç

Ce TzXavriCY] aTôb xauxr^ç x-^ç

oâoù xyjç BiSax'^ç,

(cf. BulleAllemands appellent Apostolische Kirchenordnung et les Anglais Apostolical Church Ordinances. Sur la date et les sources de ce traité voy. A. Harnack, Lehre der zwblf Apostel (1884), p. 193 et suiv., et Die Quellen der sog. Apostolischeti Kirchenordn. (1886), dans ses Texte und Untersiich., II, 2 et 5.

1.

Je désigne sous

le titre

de ConstiCiition apostolique égyptienne
le petit traité
,

tin critique, 1886,

j),

361),

anonyme que

les

.


£U£t wapextbç Oeou gî otBâfjy.îi
.

158

.

[3.] àizo oï toO sioioXoOûtou "Aîav ::pôav/e

[Vin,

I.] ...

vYjTTEÛGaTE xt'pâoot. xal zapao/.suTjV.
.

[X111,l5.]
-oiç irpoç-TiTatç
T:pO!pYlXr^V,

llàaav à~ap/rjv 7£vv/;iJ.âT(ov.

.

Xaawv

ciôîî'.;

rr,7

àz^pyr,-)
\):q

aÙTOt y^î?

îi^'-v

oi àpyj-ôpeiç Ojawv. [i.]

'Eàv cï

iyr,-i

00T£ TCÎÇ -Tco/ot;;.

La dépendance des
est,

Fidei praecppla-X l'ég-ard de la Didaché

on

le

voit,

incontestable. J'ajoute, avec M. Warfield,
est directe,

que

cette

dépendance

en ce sens que l'auteur

des Praeceptad. puisé à

même

la DidacJié, et
la

non à

l'un quelle

conque des remaniements connus de

Didaché, soit

VIP

livre

des Co7istitutions apostoliques,
:

soit la Constitution

apostolique égyjjtienne

la

preuve en

est

dans ce

fait

que

les

Pmecepta, dans

les

passages qu'ils empruntent textuellement

à la Didaché, nous donnent des leçons que nous ne rencontrons point dans lesdits remaniements
ple, toujours avec
:

je citerai en

exemIII,

M. Warfield,
1.

le

c-.à

zavxc?

de Didaché

8 et Syntacjma IV,

Ce point
:

est

à tenir pour acquis.
le

M. V^arfield va plus loin
type textuel des emprunts

il

développe cette idée que
par nos Praecepta à
», c'est

faits

la

Dida-

ché esi
le

« le

type textuel égyptien deiA Didaché

à savoir

type textuel que l'on retrouve dans la Constitution apost.
le

égyptienne et dans

fragment de version latine retrouvé
et

par M. von Gebhardt,
syrien
», celui

que

l'on distingue
le

du

«

type textuel

que présente

VIP

livre

des Constitutions

apostoliques et le
ainsi

manuscrit unique de la Didaché. C'est

que dans
I,

le
1

Syntagma nous ne trouvons pas
de
la

trace des

versets

3-11,

Didaché, lesquels sont considérés

comme une
ainsi

addition propre au type textuel syrien. C'est
le

encore que dans

verset

II,

2 de la Didaché, l'ordre
le

d'énumération des péchés capitaux étant différent dans
texte syrien de celui

que présente
suit le

le texte

égyptien, c'est
:

précisément ce dernier que
o'j

Syntagma

çovEÛai'.ç,

\}.y:/z-jzv.ç,

où zopvejcEiç, sj
\}.ov/ti><jV.Zi

-a'.ocç.OcpïiJî.iç, cù y.Xé'I/îiç,

au

lieu

de

^svîùaciç, où

cù 7:aiSo96opr,a£iç, où xopveûcsiç, où xXétj/eiç.


plètes. Je crois volontiers

159


de
la

Ces observations de M. Warfield sont justes, mais incom-

que

le texte

Didaché

utilisé

par

le

Syntagma Syntagma
^

se rattache

au type textuel égyptien, pour
il

les raisons

que M. Warfield a énoncées. Mais
est

faut ajouter

que

le

de ce type textuel égyptien un témoin
la

sensiblement original. La Didaché égyptienne, d'après
théorie admise
s'arrêtait à la fin
il

du chapitre

vi

de

la

Dida-

ché que nous possédons. Or,
le

me

semble incontestable que

Syntagma

(II,
XIII,

10 et V,

6)

a été influencé par les ver-

sets vin, 1 et

3-4 de la Didaché.
la

Par

ailleurs, plusieurs
le

des variantes fournies à

Didaché par

Syntagma

sont

singulières, sans laisser d'être d'une haute valeur. Je signale
la

phrase 'Azsxou zvaTou
:

xai etow^voOuxoy

-/.ai

ai^.cf.xzç,

{Sipitagm.

I, 6)

cette formule qui

manque

à la Didaché^ à la Const.

ap. ég. et au

VIP
le

livre des

Const. ap., cette formule qui

n'est pas littéralement prise

du Nouveau-Testament
Didaché Je
l

-,

est

si

parfaitement dans
dire,

ton de

la

n'irai

pas jusqu'à
[j.yj

comme M.
â/. v7\q

Warfield, que la phrase
-Kiaxnùz xaùx-/;;,
kiziX T:ap$x,Tbç

'Opa,

à'vOpojTîs,

tîç

es àiraTYiGY] «

ôsou as Stoâcxet,

nous

dans une intégrité que nous ne retrouvons nulle part ailleurs, pas même dans le manuscrit de Bryena conservé,

nios, le

début de Didach. VI,

1 ».
•^'vxn^

Mais, plus que
xa-stvb; -mi

lui, j'atta-

cherai de valeur à la phrase
zavToç IX
Xiy.rt.

•ri<:\iyj.oq

Tpé[xwv

Tcj %up(ou.

Ici le

manuscrit de Bryennios
\z'p'^c,

et la

Const. ap. ég. sont d'accord pour lire xsùç

ou; v-ousaç,

tandis que les Const. ap. disent simplement loù; Xoyou; toj
Ocoû
3.

La leçon solidement documentée
Toùç Xo-i'ouç ou;
r,/.o'j7x;
:

est incontestableXi-rij.

ment
1.

mais

la

variante xà

toj

7.'jp{o'j,

(1886),

Voy. A. Harnack, Die Apostellelwe tind die Judischen Beiden Wege où l'auteur a résumé les progrès faits depuis la publication de son édition

de la Didaché (1884).
2. Act.

XV,

29: àTÉp^î^ôat stouAoOuTOu zaî

xï/jiXTOi zat -îivixtùv y.xl Tzopvsiui.
r/jj

Ibid.
xki

20

:

a.iti-/_izBa.i

tûv

'xlii-j'lli'''''^^'

f&iv

stoûAwv zaè

uopvîi'aî zxi

roîi

tivi/toD

3.

Ce passage de

la

Didaché dépend
y.xi

d'Isaïe,

LXVl, 2
ij-oj
.

:

[Asyst xjpt-j^]

lizialvifus...

itCi zo-j TccKiivo-j
£(7/7

/M

ft'jù/^io-j

rpiixoj-u. roj,- lo-/o\ji

Barnabe

lit

"Eî/j vi^ùyioi,

TpifÀOtv TOÙ; ^ôyou; oûj vixowyuç.


laqnolle n'est point

160


A

empruntée

l'Ecriture, a

une couleur

singulièrement antique. De ces observations je conclurai que
le

Syntaymo

se rattache

au type égyptien de
:

la iJidaché, si

l'on veut,

mais de deux hypothèses l'une
est

ou

il

témoigne

que ce type égyptien
l'on croyait qu'il était,
fait

sensiblement dllFérent de ce que
il

ou

s'y rattache

d'une façon tout

A

originale et constitue à lui seul une variété de ce type

textuel inconnue jusqu'ici et se rapprochant notablement

du

type syrien.
Si

donc dans

l'histoire

du

texte de la

Didache noufi avions
(si

à faire une place aux Fidci praecepta ou

l'on préfère)

au

Syntagma doctrinae ad monachos, nous
de
la

le

mettrions à côté

C onstihitio7i apostolique égyptienne, et nous en ferions comme le texte de transition entre le texte proprement ég-yptien

de

celle-ci et le texte syrien
'.

du VU"

livre

des Constitu-

tions apostoliques

i\ous voici au terme de nos recherches sur le

Syntayma.
la

Nous venons de voir comment
dont
il

il

est sorti
la

de

Didaché^

n'est

qu'une sorte de glose, à

façon de la Constilivre

tution apostolique égyptienne et
tions apostoliques;
fin

du VIP

des Constitu-

comment

aussi, rédigé d'abord (vers la

du

m*' siècle)

à l'usage des
il

membres d'une communauté
a été adapté
plus tard, au

chrétienne sans distinction,

moyen
cle)

d'additions et de gloses ascétiques, à l'usage plus

restreint des Continentes ou ascètes (vers le milieu
;

du

iv^ siè-

comment

enfin, sous cette
foi

seconde forme,
avec

il

s'est

aug-

menté d'un symbole de

d'accord

les
et

formules

théologiques contemporaines de S. Epiphane

de bien peu
litté-

antérieures au concile de 381, et a passé ainsi dans la
rature copte. C'est

toute l'histoire littéraire du
:

Syntayma

docArinae dit de S. Athanase
les plus

elle lui

assigne sa place parmi

anciens

monuments du

droit ecclésiastique.

1.

\'ovez

le

schème de M. Ilarnack, Die Aposlellehre nnd die Jud. B. W.

p. 32.

.

KRNEST LEHOLX, ÉDITIJJR, HUE
I».
Z,e.v

liOiNAi'AKTE,

28

»ii.'i

ir-Foi.
et
le

Manuscrits yrecs de IJérat d'Alhanie 1886, in-8
la

Codex Purpureits
4

«I».

fr.

Hossano, essai sur les librairies de in-8 (sous presse).

Grande Grèce byzantine,

Studia Patristica, Éludes d'ancienne litléralure chrétienne. 1889, in-8 30 fr. Fascicule I", Le Livre de la Vrihre d'Aseneth, élude sur l'origine de ce livre apocryphe de l'Ancien Tcslamenl, texte grec inédit et version latine inédite du xiii'' siècle. Fascicule II, Le Syntcu/ma doctrinae de S. Alhanasc, texte critique et commentaire (sous presse).
11.
/.es

HYVERÎVA.X

Actes des Martt/rsde l'Ef/ypte, tirés des manuscrits coptes de

la

traduction

Bibliothèque Vaticane et du Musée Borgia. Texte copte et française avec introduction et commentaires.
I""",

Tome
Album

4 fascicules parus, in-4°

25

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pour servir à l'introduction paléographique des Actes des Martyrs de l'Egypte. 1888, in-folio, 1 planche en chromophotolypie et oG planches en photode Paléof/raphie Copte,

typie

100

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E.
Etude
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A.MEL1IVEAU
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sur

le

christianisme

Egypte
\

nu

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siècle.

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Essai sur

le

gnosticisuie éyyptien.

887, in-4"

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romans de l'Egypte chrétienne. 1888, 2 vol. in-8..

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V.
L'Egi/pte
et

AIVCESSl

Mo/se. Les Vêtements du Grand-Prêtre et des Lévites. colombes, d'après les peintures et les monuments 10 fr. égyptiens contemporains de Moïse. 1875, in-8, 9 pi...
L^e sacrifice des

./ob et

l'Egypte. Le Rédempteur et la vie future dans les civiH7 30 sations anciennes. 1877, in-8

Le

l'iiy.

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