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Youtube Et Dailymotion

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Lavorel Jeremy MBA MACA

22/06/2012

ÉCONOMIE DE LA CULTURE
Youtube et Dailymotion dans l’utilisation des droits d’auteur

Plan
I. Les sites de partage 1. Youtube 2. Dailymotion II. Le concept de droits d’auteur 1. Définition 2. La loi Hadopi 3. Le respect des droits d’auteur sur l’Internet III. Youtube et Dailymotion face aux droits d’auteur 1. Dailymotion 2. Youtube

I.

Les sites de partage : Youtube et Dailymotion

YouTube et Daylimotion sont des sites d’hébergement de vidéos sur lesquels les utilisateurs peuvent envoyer, visualiser et partager des séquences audios et vidéos. 1. Youtube :  Historique : Youtube est créé en février 2005 par trois anciens employés de Paypal à San Bruno en Californie, aux États-Unis. Le 13 novembre 2006, Google devient le propriétaire de Youtube en échange d’actions d’une valeur de 1,65 milliards de dollars. Plus tard, le 30 mai 2007, Apple, en la personne de Steve Jobs, annonce que l'Apple TV s'ouvrirait à YouTube. À cette occasion, toutes les vidéos de YouTube ont été réencodées en format H.264, un standard vidéo HD utilisé par Apple. C'est le plus grand virage technologique de YouTube depuis sa création. Il utilisait en effet jusqu'ici le format Flash Video. En été 2007, Eric Schmidt, le PDG de Google se rend à Paris pour lancer la version française de YouTube destinée à concurrencer Dailymotion. Google a également fait plusieurs propositions aux chaînes de télévision françaises comme France 4 qui sera diffusée sur YouTube en plus de la télévision classique.

Google souhaite en effet étendre son offre à d'autres pays européens comme l'Allemagne pour concurrencer le site Myvideo.de si l'essai aboutit à une réussite en France. Depuis le 19 mai 2010 toutes les nouvelles vidéos de YouTube sont encodées en WebM, format ouvert libre, concurrent de H.264.  Popularité: En 2009, 350 millions de personnes visitent chaque mois Youtube. En mai 2010, YouTube annonce avoir franchi le cap des deux milliards de vidéos vues quotidiennement. En octobre 2010, l'ensemble des chaînes de YouTube atteint le milliard d'abonnés. Certaines vidéos sont visionnées à des millions de reprises, la palme revenant à Justin Bieber avec son clip Baby, vu plus de 744 millions de fois. Il détient aussi le record de la vidéo la plus commentée avec plus de 8 millions de commentaires. 2. Dailymotion :  Historique Dailymotion est une enterprise française offrant un service d'hébergement, de partage et de visionnage de vidéos en ligne. Dailymotion est depuis 2009 accessible sur la télé grâce à la Neuf box de SFR sur le canal 200. En janvier 2011, France Télécom Orange annonce un accord prévoyant sa montée au capital de la société à hauteur de 49 % sur la base d'une valorisation de 120 millions d'euros. En juin 2012, France Télécom affirme son intention de prendre désormais le contrôle de l'entreprise avec une participation majoritaire en 2013.  Popularité : En mai 2011, il s'agit du 28e site le plus fréquenté au monde avec 114 millions de visiteurs uniques dans le monde et 12,1 millions en France en février 2012. Cependant, Dailymotion est régulièrement au centre de polémiques sur l'utilisation des droits d’auteur. Elle a fait l'objet de nombreuses poursuites, dont la plus récente, de la part de TF1, qui lui réclame plusieurs dizaines de millions d'euros, pour l'usurpation de ses contenus.

II. Le concept du droit d’auteurs 1. Définition Le droit d'auteur en France est régi par par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle. Voici les trois textes de loi inscrit dans le code de la propriété intellectuelle, les plus représentatifs concernant la législation des droits d’auteurs : Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle : L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial [...]. En terme de droits d'auteur, l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle distingue en réalité deux types de droits : Le droit patrimonial s'exerçant pendant toute la vie de l'auteur et transmissible à ses héritiers les 70 années suivantes ainsi que le droit moral, reconnaissant la paternité d'une oeuvre à son auteur sans limite de durée.

Article L.122-4 du Code de la Propriété intellectuelle Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque Votre responsabilité civile et pénale est engagée dès que vous copiez ou utilisez à titre non personnel des documents ne vous appartenant pas. Dans ce cas votre acte sera considéré comme de la contrefaçon. Vous encourez donc une peine de prison de deux ans et une amende d’environ 15 245 Euros. Article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle : L'auteur jouit, sa vie durant du droit exclusif d'exploiter son oeuvre sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants-droits pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent. Les droits d'auteur constituent une certaine protection pour les œuvres d'origine à paternité, notamment les créations littéraires, théâtrales, musicales, graphiques et audiovisuelles.

Les "droits d'auteur", traduction de "copyright" en anglais, désignent littéralement le "droit de copie", mais le sens de ces termes a évolué et aujourd'hui, les droits d'auteur sont des droits exclusifs accordés par la loi aux titulaires des droits pour protéger leurs œuvres. Lorsqu'une œuvre protégée par des droits d'auteur est reproduite, distribuée, diffusée, affichée en public ou utilisée afin d'en produire une œuvre dérivée sans l'autorisation préalable du titulaire des droits, il s'agit d'une violation des droits d'auteur ou d'une atteinte aux droits d'auteur. Si un contenu diffusé porte atteinte à des droits d'auteur, le compte donné pourra être résilié et l’administrateur de ce compte sera passible d'une condamnation pour dommages et intérêts au cas où le titulaire des droits déciderait de prendre des mesures juridiques. Le contenu diffusé doit être une œuvre entièrement originale. Cela inclut le simple enregistrement d'un groupe d'amis faisant des grimaces jusqu’au tournage plus complexe d'un court métrage incluant script et acteurs. La partie audio doit également être une œuvre entièrement originale. L’utilisation par exemple d’une piste audio dont les droits d'auteur sont détenus par une maison de disques qui n’a pas délivrée d’autorisation spécifique, la vidéo peut porter atteinte aux droits d'auteur de tiers et peut être supprimée. 2. La loi Hadopi La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet est une autorité publique indépendante française créée par la loi « Création et Internet », instituée par le décret n°2009-1773 du 31 décembre 2009. Elle est composée d'un collège et d’une commission de protection des droits, et présidée depuis le 8 janvier 2010 par Marie-Françoise Marais. La Haute Autorité est investie par la loi de plusieurs missions relatives à la protection sur Internet des intérêts des titulaires de droits d'œuvres protégées au titre de la propriété intellectuelle. Son rôle est de veiller à l’observation de l'utilisation des œuvres sur Internet et l’encouragement de l'offre légale c’est à dire la publication d'indicateurs, la labellisation des offres, la création d'un portail de référencement, mais aussi l’évaluation des techniques de reconnaissance, de tatouage et de filtrage des contenus. La Haute autorité peut être consultée par le gouvernement ou par les commissions parlementaires, peut recommander toute modification législative ou réglementaire et rend public chaque année un rapport d'activité. En septembre 2010, alors que Hadopi déclare "imminent" l'envoi des premiers mails aux internautes contrevenant, Renaud Veeckman annonce le lancement de soshadopi.fr, un service technique et juridique qui propose d’aider les internautes face au « délit de négligence caractérisée » instauré par la loi Hadopi.

Renaud Veeckman et ses associés déclarent s'inscrire dans une démarche totalement légale. Le projet fait l'objet d'une condamnation quasi-immédiate de la Haute Autorité, fustigeant les "fausses affirmations" lancées par "les promoteurs de ce service commercial". Les premiers courriels d'avertissement aux pirates ont été envoyés le vendredi 1er octobre 2010 par la plupart des fournisseurs d'accès à internet pour le compte de l'Hadopi. Cependant, seul le fournisseur d'accès Free, a refusé de relayer ces mises en garde aux internautes, pointant du doigt la concurrence : « Ils ont décidé de collaborer, nous nous contenterons juste de respecter la loi ». 3. Le respect des droits d’auteurs sur Internet En juin 2012, le régulateur de la télévision et de la radio alias le CSA, ne dissimule pas son envie de faire appliquer son autorité à l’Internet. Pour son président Michel Boyon, le CSA est l’organe le plus à même de définir et d’imposer des règles pour la diffusion de contenus audiovisuels sur Internet. « On ne pourra pas indéfiniment faire coexister un secteur régulé, celui de l’audiovisuel, et un secteur non régulé, celui d’Internet. Le téléviseur connecté à Internet apporte une nouvelle dimension, car il est susceptible de réunir plus de personnes qu’un simple écran d’ordinateur. Il est surtout une menace pour l’équilibre économique des chaînes ». Dans un courrier adressé au secrétaire général de Dailymotion Giuseppe de Martino, qui est aussi un membre du Conseil national du numérique et le président de l’Association des services Internet communautaires, Michel Boyon affirme que les services tels que Youtube ou Dailymotion doivent suivre les règles imposées par le CSA. Frédéric Lefebvre avait déjà présenté un amendement au projet de loi audiovisuel qui allait dans ce sens, ce dernier était destiné à donner au CSA des pouvoirs afin de contrôler les sites de partage de vidéo et d’informations. Il prévoyait par exemple de mettre en place des taxes pour rémunérer les producteurs de télévision et de cinéma, de labelliser les sites respectant les réglementations du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de bloquer les « réfractaires » à l’aide de filtres chez les abonnés Internet. A cette époque, craignant que l’amendement cité ci-dessus passe, Martin Rogard, le patron de Dailymotion interrogé par 20minutes.fr, insiste: «Tout est en train de se normaliser et c’est à ce moment-là que le gouvernement choisit de lancer une balle dans le jeu de quilles... Cet accord montre pourtant que l’on peut transposer les droits d’auteur sur le Web et qu’ils existent des modèles économiques valables sur le Net». D'autant que Dailymotion a déjà noué des partenariats avec la maison de disques Universal et la SACD.

Nous allons à présent nous intéresser à Dailymotion puis à Youtube dans la manière dont ils gèrent les droits d’auteurs des contenus mis en ligne sur leurs platformes respectives.

III. Youtube et Dailymotion face aux droits d’auteurs 1. Dailymotion Comme nous l’avons vu précédemment, Dailymotion est régulièrement au centre de polémiques sur l'utilisation des droits d’auteur. Malgè tout, la plate-forme de vidéo française déploie le tapis rouge aux artistes. En effet, Dailymotion a conclut un accord avec la Sacem, la société chargée de veiller au respect et au paiement des droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. En vertu de cet accord, Dailymotion versera à la Sacem des droits sur les clips et extraits de films mis en ligne, reversés à ceux dont les œuvres ont été diffusées ou reproduites. La rémunération sera calculée à partir des recettes publicitaires dégagées par Dailymotion. Le site communautaire va même plus loin car le bonus, c’est que l’accord est rétroactif. Il y aura donc des rattrapages sur des vidéos mises en ligne à compter de la date de la création de Dailymotion, en janvier 2006. Dailymotion a été poursuivi en justice par Jean-Yves Lafesse et Omar et Fred en 2008, pour diffusion sans autorisation de leurs sketches. Le tribunal a jugé que la société Dailymotion était un hébergeur et non un éditeur, et qu'il n'avait en conséquence pas une obligation de l'initiative du contrôle des vidéos qu'il contient, mais l'obligation du retrait de vidéos signalées comme violant le droit d'auteur. Cette jurisprudence a été confirmée par la Cour d'appel de Paris dans des arrêts du 6 mai 2009 et du 16 septembre 2009. Dailymotion a créé avec Google et PriceMinister, l' Association des services Internet Communautaires (ASIC) qu'elle préside via Giuseppe de Martino pour participer au débat public sur le développement de l'industrie numérique en France. 2. Youtube La contrefaçon est un risque majeur pour les sites de partage. En effet, la diffusion de contenu protégé par le droit d’auteur, entraîne un risque de procès de la part des ayants droit. Pour limiter les diffusions illégales, la durée de la vidéo est limitée à 15 minutes. Cette limite n'étant pas suffisante, YouTube signe des accords avec certains grands studios comme Warner Music Group en septembre 2006 puis avec Columbia Broadcasting System, Vivendi et enfin Sony Corporation en octobre 2006.

Ces accords prévoient que les contenus protégés pourront être supprimés grâce à un système de filtrage, ou qu'ils pourront être diffusés gratuitement moyennant un partage des revenus publicitaires avec les ayants droit. Les ayants droit japonais, regroupés dans la (JASRAC) sont pour l'instant opposés à de tels accords. Ils ont demandé et obtenu le retrait de près de 30 000 vidéos. D'autres pays interdisent purement et simplement l'accès au portail. Le jeudi 30 septembre 2010, le site annonce un partenariat avec la Sacem. Celui-ci concerne la période 2006-2012. Cela permet au site internet de pouvoir diffuser en légalité les œuvres musicales de la Sacem. La rémunération se fera en fonction du nombre de visionnages et le montant de l'accord a été tenu confidentiel. Le 17 août 2011, YouTube annonce sur son blog officiel un accord avec les ayants droits associés à la National Music Publishers Association and Action (NMPA), afin d'établir une meilleure gestion de leur chanson. Il est important de savoir que YouTube propose une bibliothèque de pistes audio autorisées pour animer toutes les vidéos des internautes.  Conclusion : En core en 2006, il y existait deux types de vidéos : les vidéos que vous regardiez sur votre téléviseur, et celles que vous regardiez sur votre ordinateur. Aujourd’hui, cette frontière n’existe quasiment plus, et tous les types de vidéos sont quasiment disponibles n’importe où: sur un téléphone, une tablette, un ordinateur, un écran de télévision, à votre bureau, depuis votre lit et meme dans un taxi. L’ère du numérique fait place à une evolution constante et rapide des technologies et des services de l’Internet. Il est primordial de metre en place les mesures nécessaires afin de controler le respect de l’utilisation des droits d’auteurs par les internautes. Dans quelques jours, sera mis en place la formation professionnelle continue des artistes auteurs, financée par les auteurs (0,35%), les diffuseurs (à,&ù) et les contributions volontaires des sociétés d’auteurs.

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