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Lettre de l'Association Réparatrice envers la Très Sainte Trinité (sous le Patronage de saint Michel.

Porte-étendard de la Sainte Trinité)

N° 11
6 janvier 2012

L'IDÉE RÉPARATRICE Chers Associés, Chers futurs Associés, L'appel du Divin Crucifié. . , ^ v. , • .. •

« Si quelqu'un veut venir à ma suite... - Mais où allez-vous, Jésus ?Venez et voyez ... je n'ai pas de pierre où reposer la tête et une croix mal équarrie me sert de lit ! Cela parce que je suis l'Agneau de Dieu qui vient effacer le péché du monde. » Jésus est venu parmi nous pour réparer ce que nous détruisons par nos nombreux péchés. Vous voulez le suivre, devenez des âmes réparatrices. 1 - Ce qu'il faut entendre par « RÉPARER ». Dans le domaine matériel « réparer » signifie remettre en état. Si votre maison, par exemple, tombe en ruine, i l faudra la « réparer » ou la restaurer afin qu'elle redevienne habitable. Cependant l'objet endommagé peut parfois avoir complètement été détruit, si bien que pour le « réparer » i l faudra en fournir l'équivalent ; en ce cas la réparation devient une compensation. Si l'on considère ensuite l'ordre moral, c'est-à-dire la bonté ou la malice de nos actions : comment pourrons-nous « réparer » une injustice commise envers autrui ? I l sera nécessaire de trouver un bien équivalent pouvant remplacer ce que nous avons « détruit » chez notre prochain, par exemple sa réputation lésée par des calomnies. Mais aucun bien matériel ne peut, dans cet ordre de chose, être une juste compensation pour la perte subie ; un bien spirituel, comme l'est la bonne réputation, ne se mesure pas

à prix d'argent, entendez ce qu'en dit l'Ecriture : « La bonne renommée vaut mieux que de grandes richesses » (Prov. 22, 1 ). Quelque chose de spirituel devra être donné et ceci nous ne le trouverons qu'en notre âme, « réparer » signifie alors se donner soi-même en rançon pour l'injure commise. Cette équivalence que nous cherchons à établir s'appelle l'expiation. Il est à noter enfin qu'elle peut être offerte par le délinquant lui-même ou par un autre, innocent du crime mais qui accepte de se porter caution. Le sens chrétien de la RÉPARATION comporte ainsi ces trois acceptions : restauration d'un ordre lésé, compensation par le don de soi et expiation impliquant une privation douloureuse. 2 - Pourquoi nous faut-il « R É P A R E R » ? Il y a à cela deux bonnes raisons : la réparation est 1° - une obligation foncière et incontournable du Cliristianisme. - 2° - une nécessité vu les circonstances. . ^ \° - Ce qu 'est le Christianisme.
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Le Fils de Dieu s'est fait homme pour réparer nos péchés. Son sacrifice les efface tous, et en même temps inaugure la louange parfaite à son Père, lui rendant « tout honneur et toute gloire (cf Canon de la messe). Mais la réparation d'un Dieu n'a-t-elle pas une valeur infiniment suffisante pour le salut de toute l'humanité ? Certes, rien ne manque à ce divin sacrifice pour contenter le Père. Cependant, I l n'a pas voulu œuvrer seul. En s'unissant à chaque chrétien par la grâce. Notre Seigneur veut que chaque âme devenue ainsi membre de son Corps Mystique, participe au Mystère de la Rédemption en mettant sa petite goutte d'eau dans le Calice du Salut. C'est ce que nous rappelle la liturgie lorsqu'à l'offertoire de la Messe, le prêtre verse une petite goutte d'eau dans le vin. Ce n'est presque « rien ». Mais ce « rien » uni à la toute puissance divine devient quelque chose de précieux, et les âmes sont rachetées . Voilà ce qu'est le Christianisme ! I l doit être austère et crucifiant, non pas seulement pour quelques religieux et religieuses dans leurs couvents, mais pour tous ceux qui entendent l'appel de notre doux Maître, et qui veulent être vraiment ses disciples. I l n'y a pas deux christianismes, l'un pour les Chrétiens « du monde », l'autre pour ceux qui ont un cœur qui aime à souffrir. « Je ne connais pas deux Christ ; je n'en connais qu'un : le Christ crucifié » (1 Cor. 2. 2). Et sa supplique aux Clirétiens de Rome s'adresse à

chacun de nous : « Je vous en prie, faites de vos corps des hosties vivantes, saintes, agréables à Dieu » (12, 1) Et nous de répondre généreusement à l'appel de Jésus ; « Si vous croyez que je suis capable ... avec vous Seigneur en hostie vivante ... oh oui ! de grand cœur... acceptez-moi ! » • T - Les circonstances : « l'abomination de la désolation » jusque dans le Sanctuaire. Il n'est pas nécessaire de s'arrêter très longtemps sur ce point : des événements tragiques viennent quasi quotidiennement nous rappeler que nous ne recevons que ce que nous méritons. Le monde fait son chemin vers l'enfer avec des maximes de ce genre : « Je suis jeune, i l est temps de jouir ». Ainsi le péché s'étale avec une profusion et un cynisme qui déconcertent. On n'ose choisir des exemples sous peine de ne plus savoir comment s'arrêter : blasphèmes, impuretés, scandales publics ... Hélas, l'Église ellemême est le théâtre d'offenses publiques envers son divin Fondateur : à Assise, sous les yeux du « Héraut du Grand-Roi », saint François, a eu lieu le 27 octobre dernier la troisième réunion de prière interconfessionnelle. Jésus-Christ peut-il régner sur un tel rassemblement ? Notre doux et patient Sauveur n'appellera-t-il pas ses fidèles à faire acte public de réparation ? Cependant n'oublions pas la pouti'e dans notre œil ; et pour nous ôter toute illusion sur notre compte, citons ces paroles de Notre-Seigneur à sainte Gemma Galgani : « Presque toujours je reste seul dans les églises ; et lorsqu'on s'y réunit en grand nombre, on a de tout autres motifs que mon amour et je dois souffrir de voir mon église, ma maison changées en théâtre et en lieu de divertissements ». C'était à la fin du XIX ' siècle ! Nous sommes coupables d'une prodigieuse inconscience : face à cette foule iminense qui sur une autoroute, roule tout droit à la perdition, nous demeurons sans nous en soucier plus que cela. Pauvre Sauveur qui a versé son Sang béni pour tous. En une occasion tragique, une profanation des Saintes Espèces dans une église de son diocèse de Poitiers, le Cardinal Pie ne s'est pas trouvé d'excuses : « Qui sait si, en permettant un crime que sa puissance pouvait empêcher ..., Dieu n'a pas voulu nous réveiller nous-mêmes de notre indifférence pour son divin sacrement et ranimer notre zèle pour son culte ? » Et ses réflexions ne restent pas stériles, il prend pour lui et son troupeau des résolutions : « Nous vous conjurons tous d'unir vos supplications aux nôtres, et de redoubler désormais de ferveur envers le mystère adorable de nos autels ; car
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nous ne recommencerons à espérer en la miséricorde du Sauveur, que quand nous aurons recueilli ce fruit du douloureux événement par lequel il a puni nos tiédeurs et nos offenses passées ! » Pourquoi réparer ? Un regard sur le Divin Crucifié, un regard sur le monde : l'âme chrétienne veut sauver celui-ci par les mérites de Celui-là. 3 - Comment s'y prendre pour « RÉPARER » ? Tout d'abord, point n'est besoin de se faire religieux pour cela. La réparation est avant tout un esprit, qui va s'incarner dans des pratiques concrètes. Et en premier lieu le devoir d'état ; devoir du père de famille qui se sacrifie pour l'éducation chrétienne de ses enfants, et qui offre toutes ses peines de bon cœur pour expier ce qui offense Dieu. Devoir de la mère de famille, dont la vie se consume au foyer, comme une hostie qui réjouit le Cœur de Dieu. . . i Sur le même niveau, fidélité aux commandements de Dieu et de l'Église, par exemple 1"abstinence du vendredi. Ensuite, accepter tous les revers de fortune, épreuves de santé, et toutes les petites croix quotidiennes. Notre réponse à ces souffrances sera l'abandon généreux à Celui qui ne nous tente jamais au-dessus de nos forces. Viennent enfin les pénitences volontaires, dont la vie des saints est remplie. Les bergers de Fatima étaient pleins d'ingéniosité non moins que de générosité pour s'en imposer. Rien ne le effrayait, lorsqu'il s'agissait de réparer pour le salut des pécheurs. Rien de plus facile que de trouver de nombreuses occasions de se refliser, par exemple, une satisfaction de curiosité, d'écouter les autres plutôt que de parler etc... Voyez comme i l est facile de réparer ! Le devoir d'état nous est connu ; Bien des épreuves nous arrivent sans que nous ayons à les chercher ; et enfin, il est quantité de renoncements à notre portée et qui ne nuisent pas à notre santé. Unissons-les à la réparation infinie de la divine Victime lors de notre communion réparatrice.
Association R é p a r a t r i c e envers la T r è s Sainte T r i n i t é - Couvent S t - F r a n ç o i s F - 69910 V i l l i é - M o r g o n .

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