Lettre de TAssociation Réparatrice envers la Très Sainte Irinité (sous le Patronage de Saint Miciiel.

Porte étendard de la Sainte Trinité)

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r2 - Mai 2012

L E ZÈLE D E S ÂMES.
Chers Associés, chers futurs Associés, « En toutes choses, regardez d"abord la fin ». Quelle est la tin de l'Association réparatrice ? Avant tout, la réparation des blasphèmes dont l'adorable Irinité est l'objet de la part des sociétés secrètes. Moyennant quoi, Dieu s'engage à les détruire, et ce par la conversion de leurs membres. Nous voudrions insister spécialement, cette fois-ci, sur le zèle pour la conversion des âmes, comme puissant motif pour ranimer la ferveur de vos communions réparatrices. Pour accroître notre compassion envers les âmes dévoyées, rien de tel que de remettre devant nos yeux, d'une paît la puissance de la grâce, et d'autre part l'héro'i'sme souvent demandé aux nouveaux convertis. ^ ' ' 1 - Puissance de la grâce divine A partir de pierres, Dieu peut faire des fils d'Abraham, dit saint Jean-Baptiste (Mt 3, 8). Il peut sembler banal de rappeler que Dieu peut convertir les plus grands pécheurs ; pourtant, comme ces conversions sont difficiles, elles sont relativement rares ; nous sommes portés à les estimer impossibles. En outre, comme il y a eu, dans l'histoire, de fausses conversions, nous pourrions être portés à n'y plus croire. Pourtant, il est indispensable de raviver en nos cœurs une foi inébranlable en la puissance de Dieu pour convertir les âmes des pécheurs. Car, « celui qui hésite [en sa prière] est semblable au flot de la mer ; que cet homme-là ne pense pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur » (Jac 1, 6-7). En outre. Dieu est porté à nous exaucer lorsque nous implorons de lui la conversion des pécheurs : « Je suis vivant, oracle du Seigneur : je ne prends point plaisir à la mort du méchant,mais à ce que le méchant se convertisse et qu'il vive (Ez. 33,11). Voilà donc pour les principes. Ensuite, les faits viennent surabondamment confirmer la doctrine. Pensons à Pierre de Kérioiet, gisant dans l'impiété jointe à la luxure. Et voilà que la Sainte Vierge obtient sa conversion, et il deviendra « le grand pénitent breton ». Plus près de nous, Alphonse Ratisbonne illustre encore la puissance de la grâce. Un quart d'heure avant sa conversion, il blasphémait encore. Entln, le plus célèbre des convertis, saint Paul, montre comment un grand persécuteur devient l'Apôtre par excellence. Enfin, terminons ce chapitre en nous rappellant que Dieu ne change pas. La grâce est toujours aussi puissante aujourd'hui. « Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui ; il le sera éternellement ». (Heb. 13, 8)

2 - L ' h é r o ï s m e demandé aux convertis. Pour saisir à quel point une conversion est diftlcile, souvenons-nous qu'il s'agit souvent d'une réforme totale de toute une vie. ce-qui requiert une somme d'efforts considérables. En outre, Satan ne lâche pas sa proie ainsi ; son travail est de contrecarrer l'œuvre de Dieu, et Dieu le laisse faire (dans une certaine mesure), pour affermir les jeunes convertis. Car, dit saint Paul, nous ne sommes pas tentés au-dessus de nos forces, mais Dieu nous ménage toujours les secours nécessaires pour triompher. S'il s'agit d'une conversion de l'islam ou du juda'i'sme. les combats à soutenir sont encore plus violents. En effet, ces religions ont une forte organisation pévoyant des représailles pour ceux qui quittent leurs rangs. Certains d'entre vous ont sûrement lu le récit de .loseph Fadelle, ' et les sacrifices inou'is qu'il a faits pour rester fidèle à Notre Seigneur. De m ê m e , Augustin Lémann 'fut étranglé par son oncle, qui voulait le faire apostasier et retourner au juda'isme ; i l n'échappa à la mort que par l'effort surhumain de son jumeau Joseph, qui l'arracha à l'étreinte de son agresseur, et qui hurla « à l'assassin ! » Enfin, s'il s'agit de la conversion d'un franc-maçon, le diable redouble d'efforts pour la faire échouer. Car la secte est plus qu'une fausse religion — et pourtant, nous savons que déjà les fausses religions sont inspirées par Satan pour égarer les âmes — comme le dit le Père Emmanuel, c'est en elle que se concentre aujourd'hui le mystère d'iniquité. On y entre et progresse par des initiations, qui sont des prises de possession progressives de l'esprit mauvais sur les âmes ; et enfin, dans les hauts degrés, le culte de Satan est ouvertement pratiqué. Un cas d'école est celui de Diana Vaughan, grande prêtresse luciférienne de l'ordre palladiste, convertie en 1895. Elle écrivit, de 1895 à 1897, les mémoires d'une ex-palladiste, ^suite à quoi elle fut assassinée.^ Un autre exemple est celui de Sidonio Pais, président du Portugal, qui amorça la grande restauration achevée par Salazar, ce qu'il paya de sa vie. Malheureusement, tous n'ont pas ce courage, et certains retournent à leurs égarements. Alors, comme nous en avertit Notre Seigneur, « le dernier état de cet homme devient pire que le premier. » (Mt 12, 45). Et la secte sait exploiter ces défections. Ainsi en fut-il lors de la trahison de Judas. « Quelle satisfaction pour les chefs de la Synagogue d'entendre ce maudit détracteur ! Quel plaisir pour eux de voir les propres disciples de Jésus-Christ le traiter d'imposteur et de constater qu'il leur est devenu odieux ! » '' Oh oui, combien ceux qui se convertissent ont à souffrir !
1 - LL' piix à payer de Joscpli Fadelle. éditions de l'Œiivre. Paris. 2010, 2 - Père Tltéotinie de Saint-.liist. Les Frères Lemann, juifs convertis, Paris. 1937. p. 37. 3 - Père Emmanuel. L'Église, éditions Clovis. Etampes. 1997. p. 235. 4 - Diana Vaughan. Mémoires d'une ex-palladiste. éd. Delacroix. 5 - L'existence de Diana Vaughan fut violemment niée, tout comme naguère les pharisiens s'efforcèrent de se persuader que l'aveugle-né guéri par Notre Seigneur n'avait jamais été aveugle (Jo 9, 13-34). Nous ne prétendons pas trancher la question, mais des personnes dignes de confiance ont apporté de nombreuses preuves de son existence. Ainsi, la RISS de Mgr Jouin. Voir aussi Mélanie Calvat. lettre n° 467 au chanoine de Brandt : « Elle existe réellement et c'est ce qui enrage la secte et les amis des sectaires ». 6 - Père Gaétan de Berganie. Pensées et affections sur la Passion de Jésus-Christ, méditation n° 48.

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3 - Diuna Vaughan. Diana Vaughan ^est née en 1864 dans le Kentucky aux Etats-Unis ; sa mère était française. Son père appartenait à une famille consacrée depuis plusieurs siècles à Lucifer. Encore enfant, elle est élevée dans Tinversion totale des réalités. Ardente et pure, elle ignore le mensonge. Le démon, pour mieux la tromper, ne lui apparut jamais sous sa véritable laideur. Elle est reçue dans la franc-maçonnerie en 1883. C'est alors qu'intervient dans sa vie Albert Pike. fondateur du Palladisme (mort en 1891). Le Palladisme est une secte secrète qui avait pour objectif de maîtriser les diverses obédiences maçonniques existantes. De même qu'au X V I I f siècle, les Illuminés de Bavière prirent le contrôle de la Franc-maçonnerie et déclenchèrent la Révolution française, de même agit le Palladisme au X I X ' siècle ; son chef Albert Pike, décrit un plan de trois guerres mondiales pour asservir le monde à Lucifer (1870). Ainsi, Pike voyant en Diana une âme d'élite, la tlt accéder rapidement aux grades supérieurs. Pendant dix ans, elle livrera à Dieu une guerre acharnée. Mais un autre personnage entre dans la vie de Diana : sainte Jeanne d'Arc, pour qui elle voue une admiration sans borne. En voyage en France, elle visite tous les lieux où passa la Pucelle. A Orléans, la Libératrice lui apparut, avec une immense tristesse sur le visage. Un prêtre lui écrit pour la supplier de cesser ses blasphèmes contre la Sainte Vierge. Invoquant Jeanne d'Arc. Diana fait le serment, par vénération pour elle, de ne jamais plus dire un mot manquant de respect à Marie. Alors, une force la projette sur le sol. Les démons lui apparaissent sous leur vrai visage, hideux et terrifiants, et s'enfuient avec des hurlements. Diana réalise que Jeanne est plus puissante que Lucifer, et que ce dernier l'a trompée. Elle va alors manifester aux francs-maçons ce qu'elle pense. Elle quitte leur société, leur déclarant qu'elle va écrire. Ceci se passe en 1895. Diana a 31 ans. Elle fait une retraite chez des religieuses, et s'y fait baptiser en secret. Le démon, cependant, ne la lâchait pas. 1 vint la tour1 menter dans son sommeil. Dès lors, Diana n'eut plus qu'un double but : lutter contre la franc-maçonnerie, dévoilant sa perversité et ses crimes ; cette mission achevée, s'ensevelir dans un cloître pour réparer son passé. Elle attaque la secte de front, en rédigeant ses mémoires. La secte ne redoutait qu'une chose : que les catholiques sanctionnent de leur autorité les révélations de Diana. La consigne fut de nier jusqu'à l'existence de Miss Vaughan. Voici ce que disait M . Tardivel {La vérité, Québec, du 7 novembre 1896). Que les catholiques, qui aident à répandre le bruit que Mlle Vaughan n'est qu'un mythe, réfléchissent bien à ceci : Les francs-maçons se sont dit : de deux choses l'une : ou bien à force de dire et de répéter, sur tous les tons et en toutes les occasions, que Mlle Vaughan n'existe pas, nous finirons parfaire accepter cette opinion par la masse des catholiques et alors ses révélations ne produiront aucun effet ; ou bien, à force de nier son existence, nous contraindrons Mlle Vaughan à sortir de sa retraite pour prouver qu'elle existe, et alors nous la supprimerons.
7 - Ce c|iii suil est en grande partie tiré du Marquis de la Franquerie. Lucifer et le pouvoir occulte. ESR.

Paroles prophétiques ! Face à toutes ces négations. Diana annonça qu'elle se présenterait en public, le 19 avril (! 897). Et elle disparut. Temiinons par ces paroles du Marquis de la Franquerie, venant de citer quatorze preuves de l'existence de la convertie. Diana avait offert sa vie en sacrifice à Dieu pour raciieter son passé et obtenir le salut de ses aiiciens frères. Dieu exauça sa prière et accepta son offrande. Ajoutons que tout au long de son niarti/re, Jeanne d'Arc ne cessa pas de la soutenir 4 - Monseigneur Jouin (1844-1932). Outre le sixième centenaire de la naissance de sainte Jeanne d'Arc, nous pouvons évoquer un autre anniversaire, passé à peu près inaperçu. Le 1er janvier 1912 paraissait le premier numéro de la Revue Interjiationale des Sociétés Secrètes (RISS). Elle avait pour fondateur Pabbé Jouin. Ernest Jouin *. né en 1844, t1t un essai de vie religieuse. Il entra au noviciat des Dominicains de Flavigny (aujourd'hui le séminaire Saint Curé d'Ars) ; après trois ans, il dut en partir, pour des raisons de santé. 1 fut ordonné prêtre à Angers en 1868. Affecté 1 successivement à la tête de diverses paroisses, il passa les trente-trois dernières années de sa vie comme curé de l'importante paroisse Saint-Augustin, à Paris, se distinguant par toutes les vertus d'un pasteur d'âmes : inlassable charité, catéchiste, homme d'études. Âgé de soixante-cinq ans, une conversation avec Jean Bidegain''orienta son activité sur un noLiveau théâtre. Son interlocuteur lui montra que les prêtres et religieux ne se lassaient pas de reconstruire ce que les sectes détruisent, et poursuivit : Mais allez donc une boinie fois à Veivienn, détruisez la Franc-maçonnerie, et vous ferez ensuite ce que vous voudrez. Ainsi naquit la RISS, publication périodique, fruit d'un immense travail de recherches de documents et de photos. Le but de la revue était de démasquer l'ennemi. Plus tard, frappé par la place du satanisme dans les loges, il fonda une revue spéciale, la RISS rose, mettant à nu le symbolisme maçonnique, le montrant tel qu'il est : le masque du culte rendu à Satan, réservé aux hauts grades. Pour l'éminence de ses travaux, Benoît XV l'éleva à la prélature (d'où son titre de Monsetgrieur) et Pie XI le fit protonotaire apostolique. Panni ses collaborateurs, signalons le Marquis de la Franquerie, qui fut rédacteur en chef de la RISS. Conclusion Alors, bien chers associés, ayons compassion des âmes dévoyées. Nous aimons à prier pour la conversion des francs-maçons ; mais peut-être nos idées restent-elles générales et abstraites à ce sujet. Nous n'imaginons pas tous les sacrifices qui, concrètement, s'imposent alors à eux. Que les exemples cités ci-dessus, et bien d'autres encore, nous encouragent à de ferventes communions. Dans l'œuvre d'une conversion, la première chose qui compte, c'est la grâce. Elle seule transforme les cœurs. Si nous connaissons une ou plusieurs personnes prises dans les filets de la secte, nous pouvons prier nommément pour elles, ce qui est plus motivant. Que Notre Dame fasse de nous des apôtres, invisibles peut-être, mais efficaces !
s - D'après la Vk' de Mgr jouin. par l'abbé .Sauvètre. ESR. 9 - Celui-là même qui dévoila la l'ameiise affnirc des fiches. Association R é p a r a t r i c e envers la T r è s Sainte T r i n i t é - Couvent St F r a n ç o i s F - 69910 Viiiié-Morgon.

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