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MACHINE A COURANT CONTINU 1° Introduction

La machine à courant continu est réversible, elle peut fonctionner en moteur ou en génératrice. Dans les deux cas de conversion d’énergie, on note des pertes.

Energie électrique

Moteur Pertes

Energie mécanique

Energie mécanique

Génératrice

Energie électrique

Pertes

2° Description

Rotor Bobinage de l’induit Pole auxiliaire de commutation Balai

Inducteur

Enroulement de compensation Inducteur

Bobines excitatrices et stabilisateurs

Stator

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Il y a autant de sections que de lames.de bobines excitatrices en l’absence d’aimants permanents. Puissance > 100 KW : utilisation de pôles de compensation. N B S INDUIT L’induit est nécessairement feuilleté pour éviter les pertes magnétiques. .d’un collecteur associé à des balais permettant une liason électrique rotorique avec l'extérieur INDUCTEUR L’inducteur est constitué : .d’un circuit magnétique composé d’un stator (fixe) et d’un rotor (tournant) séparés par un entrefer.Puissance <10 KW : pôles de commutation seulement Puissance de 10 kW à 100 kW : utilisation de stabilisateurs. 2 . Les tôles sont découpées et isolées les une des autres .d’une culasse en acier qui est feuilletée .d’une paire ou plusieurs paires de pôles .Sur la périphérie de l’induit on distingue les encoches dans lesquelles sont logés les conducteurs.de circuit(s) électrique(s) par exemple : l’inducteur (bobines excitatrices pour produire le flux en l’absence d’aimants permanents et l’induit. . Chaque conducteur est isolé à l’aide de vernis. Deux conducteurs diamétralement opposés forment une spire et les spires sont groupées en section. La machine à courant continu est constituée principalement : .

Les balais portés par le stator frottent sur les lames du collecteur pour réaliser une liason électrique entre le rotor et l’extérieur de la machine. disposées suivant un cylindre à l’extrémité de l’induit et réunies aux conducteurs par des ailettes.COLLECTEUR Le collecteur est un ensemble de lames de cuivre isolées. 3° Principe de fonctionnement a) répartition du flux 3 .

é. sont de même sens et s’ajoutent. induite . N tr/mn I F1 F2 I S N + u - 4 . résultante E.Un conducteur parcouru par un courant et placé dans un champ magnétique est soumis à une force de Laplace qui donne la rotation .m. il est soumis à une force de sens opposée au premier.é. un couple de force existe et la rotation continue.Avec un conducteur diamétralement opposé.m. b) principe en génératrice On fait tourner la machine grâce un moteur (thermique.N Φ S Les lignes de champ sont moins serrées au niveau des cornes polaires. Avec un ensemble de spires. les f. N tr/mn N Ligne neutre S Ligne neutre e1 e2 + et B2 N B1 - S c) principe en moteur La machine est alimentée par une source de tension continue . on récupère une f. électrique…).m. Le champ décroît quand on va de l’axe polaire vers les extrémités des cornes polaires pour s’annuler enfin sur la ligne neutre .S’il s’agit d’une spire formée de deux conducteurs diamétralement opposés.é.Un conducteur de l’induit coupe les lignes de champ et il est siège d’une f.

e2 N D B2 e1 S + La lame D et le balai B1 sont polarisés négativement (-) La lame C et le balai B2 sont polarisés positivement (+) _ Conclusion : les lames C et D ont changé de polarité alors que les balais ont conservé la leur. - B1 C e 5 .4° Rôle du collecteur On considère un collecteur composé de deux lames. On réunit les extrémités d’une spire à ce collecteur et on place deux balais sur l’axe des pôles. N C e1 S La lame C et le balai B1 sont B2 e2 polarisés négativement (-) La lame D et le balai B2 sont polarisés positivement (+) - B1 + D e En continuant à tourner la spire est passée au delà de la ligne neutre d’où la position 2. Le collecteur joue un rôle de redresseur.

. s’ajoutent 6 .2 Amélioration de l’ondulation Considérons la disposition suivante : On ajoute4 conducteurs placés dans 2 encoches diamétralement opposés et décalés de 90° par rapport aux précédents .t-il de voie d’enroulement ? M M’ 4 B2 B1 P’ 3 2 N’ 1 Q’ Q N P 1 2 B1 3 4 B2 Il y a 2 voies d’enroulement Chaque voie d’enroulement est formé de 2 spires dont les f.1 Définition Q Q’ L’ensemble des conducteurs parcourus par un courant pour aller d’un balai à un autre constitue une voie d’enroulement. 5.5. Chaque voie est constituée par une spire. Combien y a. L’enroulement de l’induit est fermé sur lui-même. VOIE D’ENROULEMENT 5. déphasés de 90° l’une par rapport à l’autre. I I/2 Q Q’ I/2 N P P’ S e1 e2 e P’ P B1 B2 Utilité : avoir un courant plus grand L’ondulation est la même que dans le cas d’une spire. Dans ce cas de figure l’induit simulé par ces quatre conducteurs comporte 2 voies d’enroulement ou encore deux chemins.m.é.

n Φ = 2 Pour une machine à deux voies d’enroulement et deux pôles : E = NΩΦ 2π = K Φ On écrira désormais E=K Φ=knΦ 7 . eNM’ e eQP’ e1 e’1 e’2 e2 E N est le nombre de conducteurs de la machine. EXPRESSION DE LA F.m totale de la machine e e N/4 e’N/4 6. Donc N/2 spires Soit N/4 spires par voie d’enroulement.M TOTALE DE LA MACHINE Φ : flux sous un pôle n : fréquence de rotation de la machine en tours/ s N : nombre de conducteurs de la machine En une durée égale à (1/2)x T= (1/2) x(1/n) un conducteur fait un demi tour et coupe le flux Φ Soit e = ∆Φ Φ = =2nΦ 1 ∆t 2n N .e.Schéma équivalent e eMN’ ePQ’ e est plus grande et l’ondulation est plus faible (améliorée). Pour une machine réelle à deux voies d’enroulement. 2nΦ = N.E. E : f.

vide K Φ peut être remplacé par le rapport : 9. Ω 2πn Les pertes dans le fer (pf) + les pertes mécanique (pm) = pertes collectives (pc) génèrent un p moment de couple dit moment de couple des pertes : TP = c 2πn Le moment de couple utile Tu = Pu = Tem .I =Pem : puissance électromagnétique. MODELE DE LA MACHINE A COURANT CONTINU I I + RI U= E +RI U= E -RI + E RI E EN GENERATRICE EN MOTEUR E = U . I en A et R en E correspondant n E no min ale E à. EI EI Tem = = : Moment du couple électromagnétique.C E= k Φ n E= U-RI U -RI = k Φ n n= U − RI kΦ n en tr/s et k Φ en V/tr/s U en volts . EXPRESSION DE LA VITESSE DE ROTATION DU MOTEUR A C.vide = En particulier si Φ est constant : k Φ = nno min ale nà.Tp 2πn 8 .RI 8. = E.7. EXPRESSION DE MOMENT DU COUPLE Il est noté T . La puissance mécanique Pm =Tem.

la fem est proportionnelle à ie Si ie augmente beaucoup. L’allure est bien une droite passant par 0 11. la fem bouge peu car il y a saturation de la machine. CARACTERISTIQUES A VIDE EN GENERATRICE ie Induit IV = 0 Rh RIv = 0 ue Inducteur r + E Machine entraînée par un moteur V UV = E n tr/s Caractéristique E= f(ie) à vitesse de rotation n constante : E Caractéristique E= f(n) à courant d’excitation ie constant : E ie n E= k Φ n = k’ Φ Pour des valeurs faibles de ie . E= k Φ n = k’ n avec k’= k Φ = cte car ie est constant.10. 9 . FONCTIONNEMENT EN MOTEUR Il faut distinguer deux types d’excitation : excitation séparée ou excitation série (il existe d’autres excitations qui ne seront pas étudiées) EXCITATION INDEPENDANTE : Il est dite indépendante parce que l’inducteur et l’induit sont électriquement indépendants d’où l’appellation excitation séparée.

I2 Pem = E. Bilan des puissances : Pc = Pfer + P mec Pertes collectives ) danger d’où la nécessité de Induit M O T E U R Pa =U.démarrer à tension réduite.RI V A RETENIR Exercice : Donner l’allure de I = f(n) et Tu = f(n).I Pj= R.démarrer à flux suffisant .ie Rh Induit RI I ue Inducteur r + Machine entraînée par un moteur E = U-RI U Pour démarrer un tel moteur il réaliser deux conditions : .Pc = Pa – RI2 . le moteur s’emballe KΦ KΦ (vitesse dangereuse) U Au démarrage E= k Φ n = 0 (car n =0)= U-RId Id = Id : courant de démarrage R n= Si U= Un Id est très très grand ( R est de l’ordre de 1 travailler à tension réduite. E U − RI = en l’absence du flux càd du courant d’excitation.I Pu = Pem .ie = r ie2 Puissance électromagnétique Puissance utile Iinducteur Rendement : η = Pu Pu = Pa + pe UI + u e ie Pu 2πn Tem = Pem 2πn Tp = Pc (moment de couple des pertes) 2πn Moment de couple Tu = 2 A vide : PV = Pc +R I V 2 Pc = PV .Pc Pe =ue. 10 .

I2 M O T E U R Pa =U.I et E =kΦ n E = k (aI) n = K.I.Pc = Pa – (RS+R)I2 .EXCITATION EN SERIE Dans ce type de moteur.I2 le moment du couple est proportionnel au carré de I Ce qui confère à ce type de moteur caractéristique d’être utilisé comme moteur de traction (fort moment de couple) Tem = K.I. RS Inducteur I R U = E+ (RS+ R). n= Pj= (RS+R).Pc Induit + Inducteur Puissance électromagnétique Puissance utile P u Pu = Pa UI Tracer les allures de n = f(I) et Tu ≈ Tem = f(n) Rendement η= 11 .I = K.n De même Tem = k Φ I= k(aI). Un moteur à courant continu en excitation série ne doit jamais démarrer à vide. Ainsi le courant d’excitation est celui de l’induit.I2 E U − ( Rs + R ) I = lorsque I tend vers 0 la vitesse tend vers l’infini le moteur kΦ kaI s’emballe danger.n avec K= a. cela suppose donc que le circuit magnétique ne sature pas la Induit machine et le flux rémanent n’est pas nul.k : une constante E = K. Soit Φ = a.I Pem = E. les bobines excitatrices (inducteur) et l’induit sont en série.I E Le flux n’est pas constant mais proportionnel au courant I .I Pc = Pfer + P mec Pertes collectives Pu = Pem .