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DÉLIBÉRATION DU 29 JUIN 2012
POLITIQUE REGIONALE DE L’EAU 2012-2016 LE CONSEIL REGIONAL D’ILE-DE-FRANCE VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU VU Le Code Général des collectivités territoriales ; La délibération n° CR 31-07 du 15 février 2007 relative au Contrat de projets Etat / Région 2007-2013 et notamment le volet interrégional « Plan Seine »

La délibération n° CR 88-07 du 27 septembre 2007 approuvant le programme régional en faveur de l’agriculture biologique 2007-2013,
La délibération n° CR 111-07 du 25 octobre 2007 relative à la politique régionale de l’eau 2008-2012 ; La délibération n° CR 90-07 du 25 octobre 2007 relative au programme régional agrienvironnemental la délibération CR n° 60-08 du 27 juin 2008 relative au programme régional 20082013 en faveur de l’agriculture périurbaine. La délibération n° CR 82-08 du 25 septembre 2008 relative à l’adoption du projet de schéma directeur de la région ile-de-france Le Code de l’Environnement et notamment ses articles L 210-1 et suivants La délibération du Conseil Régional n° CR 47-09 du 18 juin 2009 relatif au plan de développement 2009/2013 de l’agriculture biologique en Ile-de-France ; CR 121-09 du 26 novembre 2009 Agendas 21 Ile de France Le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin « Seine Normandie » approuvé par arrêté du Préfet coordonnateur, en date du 29 octobre 2009 ; La délibération du Conseil Régional n° CR 117-09 du 26-27 novembre 2009 relatif à l’approbation du Plan Régional d’Elimination des déchets ménagers et assimilés La délibération n° CR 33-10 du 17 juin 2010 relative au règlement budgétaire et financier ; CP 10-993 du 17 novembre 2010 Agenda 21 Ile-de-France La délibération n° CR 15-11 du 10 février 2011 relative à la création d’un «espace public régional de l’eau ». La délibération n° CR 43-11 du 23 juin 2011 relative au plan régional pour le climant en Ile-de-France La délibération n° CR 49-11 du 24 juin 2011 pour le plan régional de réduction des déchets en Ile-de-France, PREDIF La délibération n° CR 92-11 du 29 septembre 2011 relative à la mise en œuvre de la modulation des aides régionales pour accroître l’efficacité des politiques dans la lutte contre les inégalités sociales et territoriales et la promotion de l’éco-Région CP 11-990 DU 16/11/2011 Agenda 21 Ile-de-France Adoption Du Plan D’actions Exemplarite 2012 La délibération n° CR 105-11 du 17 novembre 2011 pour la prévention et la valorisation des déchets en Île-de-France La délibération n° CR 16-12 du 17 février 2012 relative au nouveau dispositif d’Aide à la transition vers une agriculture biologique locale (atable) et adaptation de dispositifs agroenvironnementaux et agriurbains (ecoliens) ; Le rapport CR présenté par monsieur le président du conseil régional d’Ile-deFrance ; L’avis du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional d’Ile-de-France ; L’avis de la Commission des Finances, de la contractualisation et de l’Administration Générale ; L’avis de la Commission de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Energie L’avis de la commission de l'aménagement du territoire, de la coopération interrégionale et des contrats ruraux.

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CONSEIL RÉGIONAL D’ILE DE FRANCE APRES EN AVOIR DÉLIBÉRÉ Article 1 :

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Approuve les orientations de la politique de l’eau de la Région et les modalités d’attribution des aides régionales dans le domaine de l’eau présentées en annexe 1. Délègue à la commission permanente le soin de mettre à jour la grille d’évaluation Ecostep présente en annexe 2 et de signer la convention avec l’agence de l’eau pour la mise en œuvre de la présente politique. Mandate l’Exécutif à agir pour que l'Agence de l'eau Seine Normandie engage les procédures nécessaires au paiement des redevances pollution des industriels actuellement impayées. Article 2 : Affirme la volonté du Conseil Régional de promouvoir par ses aides et son appui technique une gestion publique et transparente de l’eau et la maîtrise des coûts des services d’eau et d’assainissement et la protection de la ressource. Il accompagnera les collectivités, en lien avec les usagers et leurs associations, les chercheurs et les techniciens impliqués sur ces enjeux, pour garantir le droit l’accès à l’eau pour tous. Décide d'apporter aux collectivités, intercommunalités et syndicats intercommunaux le souhaitant un soutien technique et juridique pour aller vers une gestion publique et transparente de l’eau, ainsi qu’une meilleure maîtrise des coûts des services d’eau, d’assainissement et de protection de cette ressource en subventionnant les analyses et audits qu'ils mettent en place. Délègue à la Commission permanente l’adoption du cahier des charges type permettant de mettre en œuvre le 1.3 de l’article 1 du règlement du dispositif 1 du présent rapport. Décide que le règlement d’intervention en annexe 1 entrera en vigueur au 1er janvier 2013 . Abroge la délibération n° CR 111-07 du 25 octobre 2007 relative à la politique régionale de l’eau 2008-2012 au 31 décembre 2012.

Article 2.1 : Il est créé un « Espace public régional de l’eau » rassemblant associations, représentants d’usagers, collectivités et syndicats intercommunaux volontaires. Cet « Espace public régional de l’eau » aura pour fonction de promouvoir une maîtrise publique approfondie de la gestion de l'eau (production, assainissement et distribution) et d'amener les collectivités à activer les dispositifs régionaux prévus à cet effet (audits, études). Il participera ainsi à la mise en place effective d’un accompagnement des collectivités pour l’évolution de leur mode de gestion et dans la mise en place de leur politique de l'eau dans une perspective de développement durable. Pour alimenter ses travaux, cet « Espace public régional de l’eau » sera en charge du pilotage d’une étude sur les services d’eau et d’assainissement en Ile-de-France prenant en compte les trois piliers du développement durable : · social : mode de tarification (progressive, gratuité des premiers m3, distinction des tarifs pour particuliers et pour industriels…), accès à l’eau des plus démunis (fontaines (SDF), accès pour les squats et campements), coopération décentralisée, mode d’association des usagers et communication ;

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· environnemental : mise en œuvre de la démarche Ecostep, définition des zones de collecte, respect du milieu naturel récepteur, prévention des pollutions sur les champs captant pour la production d’eau potable ; · économique : analyse du patrimoine, des investissements à faire, du coût global (investissement et fonctionnement) des installations, analyse des différents modes de gestion et leur intérêt au vu du contexte de ou des collectivités concernées (régie, DSP, concession, SPL). Cette étude sera réalisée avec des collectivités volontaires représentant le panel des situations rencontrées en Ile-de-France. L’« Espace public régional de l’eau » pourra ainsi appuyer ses travaux et ses recommandations pour la promotion d’une vraie maîtrise publique de la gestion de l’eau sur des analyses financières, sociales et environnementales qui n’existent pas aujourd’hui en France.

Article 3 : Réaffirme son opposition à toute exploitation ou exploration des huiles de schiste, qui en plus de leur impact sur les questions de changement climatique, sont susceptibles de compromettre l’alimentation en eau potable, accroître les conflits d’usage des eaux souterraines et augmenter le coût de l’eau. Article 4 : S’engage dans ses relations avec ses partenaires à être vigilant quant à la surveillance des sites de stockage de déchets autorisés et sauvages, afin de s’assurer de leur innocuité vis-àvis des eaux souterraines stratégiques pour l’Ile-de-France. Article 5 : Demande la réalisation d’une étude pour la création d’une filière, de formation d’ « acquaticiens » dédiée aux nouveaux métiers de sensibilisation à l’environnement et de promotion des pratiques concourant à la préservation et à l’amélioration de la qualité des ressources en eau en Ile-de-France.

JEAN-PAUL HUCHON

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ANNEXE N°1 A LA DELIBERATION : LA POLITIQUE REGIONALE DANS LE DOMAINE DE
L’EAU : REGLEMENT D’INTERVENTION

MODALITES D’ATTRIBUTION DES AIDES
A. LE CONTRAT DE BASSIN OU LE CONTRAT DE NAPPE
Le contrat de bassin ou de nappe est un contrat d’objectifs, qui s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue. Il s’applique au territoire constitué par une unité hydro-géographique cohérente (bassin versant ou sous-bassin versant, de cours d’eau ou de nappe, masses d’eau au sens de la directive cadre sur l’eau). Il s’adresse à tous les maîtres d’ouvrages situés dans le bassin versant, qu’ils soient signataires dès l’origine ou bien qu’ils approuvent le contrat en cours d’exécution. Contrat pluriannuel, il consolide une approche territoriale adaptée à la restauration et à la préservation de la ressource en eau et des milieux naturels associés. Il est signé par les maîtres d’ouvrages du bassin versant, collectivités, établissements publics, syndicats, organismes consulaires, ainsi que par les financeurs, l’agence de l’eau partenaire principal, les conseils généraux et la Région. Il se caractérise par : - Un porteur du contrat identifié - Des engagements de chaque partenaire précisés tant en objectif de résultats, qu’en délai (durée maximale de 6 ans), - Un comité de pilotage multi-partenarial, un comité technique et une cellule d’animation bien individualisée, - Un tableau de bord de suivi des actions. En accord avec les partenaires, il précise ainsi : Un bilan de connaissance, ou état des lieux, partagé de la qualité des milieux, Les objectifs et les résultats à atteindre, Le programme d’actions hiérarchisé à mettre en œuvre par les maîtres d’ouvrages, Les modalités de suivi annuel et d’évaluation, Les modalités de fonctionnement, Les engagements des parties.

Il précise les modalités d’association des acteurs de la société civile (associatif du territoire). Dans le cas où une commission locale de l’eau est constituée sur le territoire, le contrat précise les modalités de travail entre la commission locale de l’eau et la gouvernance du contrat de bassin. Il pourra être retenu une présentation du projet de contrat ainsi qu’un bilan annuel présenté à la CLE. Le porteur du contrat est désigné par les collectivités signataires du contrat de bassin. Il peut être maître d’ouvrage des études conduites pour les projets à mener dans le cadre du contrat de bassin. Il assure le secrétariat du contrat, A ce titre il convoque le comité de pilotage. Il encadre la mission d’animation. Une animation est prévue pour chaque contrat. Celle-ci peut démarrer dès la phase de préparation du contrat.

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La mission d’animation consiste en particulier à : - assurer le secrétariat du comité de pilotage, - assurer la promotion du contrat en incitant les maîtres d’ouvrage à engager les actions prévues au programme, - assurer un rôle de veille technique et de relais d’information entre la Région et les maîtres d’ouvrage afin de promouvoir les principes de la politique régionale et d’améliorer la qualité des projets, - mettre en œuvre les actions de sensibilisation, information, formation et communication décidées par le comité de pilotage, - produire les éléments nécessaires aux prises de décisions du comité de pilotage quant à l’élaboration du contrat, à son pilotage et à son évaluation en fin de contrat (suivi de la qualité des milieux, tableaux de bord techniques et financiers reprenant l’ensemble des indicateurs). Le bilan de connaissance ou « l’état des lieux » peut être réalisé dans le cadre de la mission d’animation préparatoire à la mise en place du contrat de bassin en particulier à partir des éléments désormais disponibles dans le cadre du SDAGE, du programmes de mesures, du PTAP des PAOT et du SRCE (Schéma Régional de Cohérence Ecologique) . Il est constitué à minima d’un diagnostic partagé par les acteurs, d’objectifs et d’un programme global partagés entre les signataires du contrat. Le comité technique réunit les techniciens des maîtres d’ouvrages et les partenaires financiers. Il prépare la présentation au comité de pilotage des comptes rendus annuels et du programme prévisionnel d’actions. Il précise des indicateurs simples et pertinents de suivi de l’efficacité des actions, qui concernent, autant que possible, le milieu naturel. Le comité de pilotage est un organe de concertation et de coordination. Il est convoqué par le maître d’ouvrage porteur de l’animation et composé des représentants des signataires du présent contrat. Il se réunit au moins une fois par an. Il assure les fonctions suivantes : - validation du bilan annuel du contrat présenté par la cellule d’animation, - approbation du programme prévisionnel d’actions à réaliser l’année suivante, - information des usagers. Il peut créer à cet effet un comité consultatif et s’appuie sur la cellule d’animation pour la mise en œuvre, notamment pour assurer une consultation des associations de protection de la nature et des représentants agricoles et industriels le cas échéant. - validation de l’évaluation du contrat à son issue. Les priorités régionales découlent de la convergence des politiques environnementales sur les ressources naturelles (eau, biodiversité agrienvironnement), des plans relatifs aux déchets, du SDRIF et du plan climat (SRCAE): Pour la Région, les conditions nécessaires pour la signature d’un contrat sont les suivantes : - pour tous les secteurs touchés par des phénomènes de ruissellement urbains (inondation par ruissellement urbain) ainsi que pour ceux qui sont concernés par le plan d’adaptation au changement climatique : zone agglomérée exposée potentiellement aux phénomènes d’ilots de chaleurs urbains, le contrat prévoit un programme de gestion alternative de l’eau dans la ville pour permettre à la fois la rétention d’eau à la parcelle (limitation des eaux pluviales), la « climatisation » de la ville, la récupération des eaux pluviales. Ce programme peut être constitué d’expérimentation (sur un quartier, une partie du bassin versant) visant à démontrer l’intérêt de ces techniques.

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- Le contrat prévoit un programme de mise en œuvre de la trame verte et bleue en référence à l’application du schéma régional de cohérence écologique : définition des aménagements en faveur de la biodiversité inféodée aux berges, cours d’eau et aux milieux humides. En cas d’absence de maîtrisé d’ouvrage définie pour ce programme il pourra être important de prévoir en amont une étude sur la maîtrisé d’ouvrage afin de la définir préalablement. Les aménagements relatifs à la trame verte et bleue qui ne relèveraient pas des milieux aquatiques pourront être subventionnés dans le cadre de la stratégie régionale de la biodiversité. - Le contrat prévoit un programme de réduction d’usage des produits phytosanitaires composé de : Pour les collectivités un accompagnement vers l’arrêt de l’usage des produits phytosanitaires. En cas de captage Grenelle ou de captage identifiés par le SDAGE comme prioritaires : la mise en place d’un plan d’action pour la protection des AAC. Les captages visés sont ceux identifiés dans le PTAP de l’agence de l’eau. Ces conditions sont à adapter en fonction des territoires de projets, des acteurs du territoire et de l’habitude des acteurs à travailler au sein des contrats de bassin.

B. ACTIONS ELIGIBLES
Dispositif 1 : Approche territoriale, préparation et coordination des contrats de bassin ou de nappe; soutien aux structures porteuses des SAGE ou structures de gouvernance dédiées à l’eau et la gestion des services publics d’eau potable et d’assainissement Article 1 : Nature des actions subventionnables : 1.1 Etudes (investissement) Les études permettant de définir un schéma global de l’eau, un programme d’actions sa faisabilité sur un territoire pertinent, de compléter ou d’actualiser un tel schéma ou programme, de faire le bilan des connaissances et actions déjà menées, de définir un contrat de bassin ou de faire son bilan. Sur un territoire pertinent, les études thématiques d’aide à la décision en particulier celles concourant à la mise en place ou la révision de l’organisation technique, administrative, réglementaire et financière, et celles découlant des priorités régionales : gestion de l’eau dans la ville, réduction d’usage des produits phytosanitaires vers le zéro phyto, mise en œuvre de la trame verte et bleue, gestion des services d’eau et d’assainissement, protection des captages.

1.2 Animation et ingénierie territoriale (fonctionnement) SAGE Les structures porteuses des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), pour ce qui est de l’élaboration et du suivi du SAGE. Contrat de bassin et priorités régionales : Les missions d’animation et d’assistance technique liées à la préparation ou à la mise en œuvre d’un contrat de bassin peuvent être aidées par la Région pour les territoires de l’espace rural ou à titre exceptionnel pour la mise en œuvre des priorités régionales sur un bassin versant défini : gestion de l’eau dans la ville, réduction d’usage des produits phytosanitaires vers le zéro phyto, mise en œuvre de la trame verte et bleue, gestion des services d’eau et d’assainissement, protection des captages. La gestion des eaux souterraines Les enjeux que présentent les eaux souterraines qui concernent l’Ile-de-France sont très importants : calcaires du Champigny, nappe de Beauce, Bassée. Elles sont marquées par des pollutions importantes et présentes des signes de surexploitation qui se traduisent par des conflits d’usages
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entre les différentes catégories utilisatrices : distributeurs d’eau potable, industriels, agriculteurs, collectivités locales… Au regard des enjeux sur l’eau potable pour l’Ile-de-France et la protection des milieux naturels (rivières résurgentes) la Région apporte une aide aux structures fédératrices œuvrant pour la mise place du volet préventif de la gestion de la ressource souterraine. - Nappe des calcaires du Champigny : AQUI’Brie AQUI’Brie conduit des missions de connaissance et de suivi de l’état de la nappe et de ses usages, de développement et de promotion des actions de protection, d’amélioration et d’utilisation raisonnée des eaux souterraines dans une perspective de gestion patrimoniale. Constituée en 2001 par ses membres fondateurs : le Conseil Général de Seine et Marne, l’Etat et le Conseil Régional, initiateur de la démarche, elle est aujourd’hui constituée de la plupart des « usagers », des collectivités, des associations et de l’Etat. Une réflexion est en cours sur la prochaine programmation et notamment sur la surveillance des aquifères traversés par des installations qui viseraient à l’exploration et l’exploitation des huiles de schiste et des énergies non conventionnelles. Elle joue un rôle fédérateur qui correspond aux priorités régionales et est représentatif de ce qu’il serait souhaitable de voir émerger pour la gestion de l’eau. - Nappe de Beauce La nappe de Beauce est un aquifère complexe parmi les plus importants en France dont dépendent de nombreux milieux aquatiques et activités humaines. Elle s’étend sur 9 500 km2 entre la Seine et la Loire, elle intéresse les bassins « Loire-Bretagne » et « Seine Normandie », les régions Centre et Ilede-France et huit départements. La structure porteuse de la CLE du SAGE mène depuis 2000 la mise en œuvre de la procédure et s’appuie sur des commissions territorialisées, notamment Essonne-Juine, et Orge-Yvette pour la région Ile-de-France, afin de couvrir l’ensemble de la nappe. Son soutien financier à la hauteur de la complexité et de la dimension du territoire est assuré par les deux Agences de l’Eau et par les Régions Centre et Ile-de-France.

1.3 Mode de gestion des services fonctionnement selon projets)

d’eau

et

d’assainissement (investissement

ou

La Région subventionne les analyses, les audits mis en place par les collectivités afin de faire un bilan des modes d’organisation de leurs services publics d’eau et d’assainissement. Suivant la finalité de cet audit il peut faire l’objet d’une subvention en fonctionnement ou en investissement. En complément des subventions régionales la région leur proposera un cahier des charges type pour conduire leur analyse, cahier des charges type concerté avec les réseaux d’élus et les associations porteurs d’une expertise sur ce sujet (Aqua publica europea, réseau des régies publiques françaises,) qui couvrira à la fois les modes de gestion, les moyens d’assurer l’accès à l’eau et à l’assainissement, les modalités de tarification de l’eau, ainsi que les modes d’association des usagers du service public.

1.4 Missions d’expertises de terrain portées sur les milieux et la dépollution et concourant à : - préciser l’état des lieux, - évaluer l’efficacité des actions mise en œuvre, - fournir une aide à l’évaluation et à l’instruction des dossiers pour la Région, Ces missions sont destinées à relayer la politique de la Région à travers des structures sur le terrain qui peuvent concerner entre autre : - les services des Départements (SATESE-CATER) à travers des conventions particulières avec la Région, - les associations comportant des collectivités locales de type AQUI’Brie.
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Article 2 : Critères d’éligibilité Les études peuvent être subventionnées hors contrat de bassin. L’animation territoriale est liée soit à la préparation et la mise en œuvre d’un contrat de bassin ou de nappe, soit à l’élaboration, la révision d’un SAGE ou à la mise en œuvre des priorités régionales : gestion de l’eau dans la ville, réduction d’usage des produits phytosanitaires vers le zéro phyto, mise en œuvre de la trame verte et bleue, gestion des services d’eau et d’assainissement. Dans le cas des contrats de bassin ce soutien est réservé aux territoires ruraux. Article 3 : Modalités de financements : plafonds et taux de subvention Investissement : Les études préalables liées à des investissements sont subventionnées au taux de 40%. Fonctionnement : L’animation territoriale peut être soutenue par la Région jusqu'à 50 % dans la limite d’un montant de 30 000 euros par an de leur budget de fonctionnement sous condition d’établissement d’une convention de trois ans, renouvelable, entre la Région et la structure. Cette aide s’inscrit dans une convention spécifique de trois ans qui fixe les modalités financières d’aide au fonctionnement à un taux pouvant aller jusqu'à 50 %, dans la limite d’un montant de 40 000 euros (plafond de dépenses éligibles 80 000€) par an entre la Région et le maître d’ouvrage. Dans le cas d’un contrat de bassin le renouvellement intervient dès lors qu’un contrat de bassin a été conclu avec la Région. Dès lors que l’aide apportée par la Région est adossée à un contrat de nappe signé entre les partenaires financiers (Agence de l’eau Seine Normandie, Conseil Général, Région) et la structure porteuse (AQUIBRIE, collectivités) la participation régionale s’inscrit dans une convention de 5 ans qui fixe les modalités financières d’aide au fonctionnement et aux actions. Elles sont fixés (taux et plafond) en fonction du programme de travail prévu dans le contrat de nappe.

Dispositif 2 : Protection, restauration et valorisation des milieux aquatiques, humides et des berges, mise en œuvre de la trame verte et bleue Article 1 : Nature des actions subventionnables : Opérations dont l’objectif est la reconquête du bon état écologique des milieux : - la restauration écologique et l’aménagement des berges par techniques végétales, ou mixtes en cas de fortes contraintes ; la mise en place de bandes rivulaires végétalisées; - la restauration et la protection de l’ancien lit, du libre écoulement des eaux ; l’amélioration/aménagement du lit mineur (profil en travers, reméandrage…) ; - la renaturation paysagère des espaces riverains (espace de liberté et milieux annexes), restauration de la ripisylve (forêt riveraine protégeant les berges contre l'érosion) ; - la protection et restauration des marais, zones humides, annexes hydrauliques, mares,… - les travaux et aménagements permettant d’assurer la mise en œuvre du Schéma régional de cohérence écologique (trame verte et bleue régionale), notamment les aménagements permettant d’assurer la libre circulation des poissons et des espèces terrestres liées aux milieux aquatiques (ouverture de vannages, passes à poissons, suppression des ouvrages obsolètes et renaturation), - la réouverture de rivière ou de ruisseau canalisé ; - le déplacement des réseaux de collectes des eaux usées et pluviales situées dans les berges des rivières, - les campagnes périodiques de mesures de débit et d’analyses, les inventaires permettant le suivi de la qualité des milieux et de préciser quantitativement l’impact respectif des systèmes d’assainissement et des autres apports polluants, du milieu naturel. Cette aide est conditionnée à la
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production d’un rapport de synthèse annuel pour une vulgarisation et contribuent ainsi aux décisions d’investissement. De plus, l’Agence des Espaces Verts peut intervenir pour l’acquisition et l’aménagement de certains milieux humides ou zone d’expansion de crue le long de cours d’eau selon ses modalités d’intervention.

Article 2 : Critères d’éligibilité Ces aides permettant d’assurer la mise en œuvre du Schéma régional de cohérence écologique (trame verte et bleue régionale) peuvent être attribuées hors contrat de bassin. Les aides dans le cadre de contrats de bassin en élaboration ou en cours sont privilégiées.

Article 3 : Modalités de financements : plafonds et taux de subvention Le taux de subvention est plafonné à : - 40% maximum des dépenses subventionnables hors taxe pour les bénéficiaires non concernés par la modulation des aides régionales. – taux de base de 40% des dépenses subventionnables hors taxe pour les collectivités concernées par la modulation des aides régionales éventuellement bonifié de 10% en application des critères de lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

Dispositif 3 : Adaptation au changement climatique, mesures sans « regret » pour la gestion de l’eau dans la ville, dispositifs paysagers de maîtrise à la source des ruissellements d’eaux pluviales Article 1 : Nature des actions subventionnables : - Les actions de gestion des eaux pluviales en ville concourant au « rejet zéro » associant dispositifs paysagers, maîtrise des ruissellements d’eaux pluviales à la parcelle, infiltrations,… (hors bassin de stockage des eaux pluviales). - L’aménagement d’espaces publics urbains multifonctionnels par la mise en œuvre de modelés de terrains, de couvertures végétales, intégré à un parti-pris d’urbanisme liant l’eau et la ville concourant à la maîtrise des ruissellements urbains lors d’événements pluvieux exceptionnels tout en préservant en dehors de ces périodes un usage mixte de l’espace compatible avec les risques de submersion. - Les opérations de maîtrise du ruissellement sur un bassin versant : noues, modelés de terrains, bandes enherbées, haies, mares, fossés. Par ailleurs, le dispositif PRAIRIE peut être mobilisé sur le domaine agricole. - Les opérations de protection, de valorisation et d’aménagement (à l’exception d’ouvrages de génie civil ou hydraulique) des zones d’expansion des crues hivernales intégrées au paysage en amont des zones urbanisées et issues d’un plan d’action établi à l’échelle d’un bassin versant. Le plan d’action doit, à partir d’une identification des risques et dommages encourus, inclure des mesures significatives à la parcelle, ainsi qu’un plan de gestion des risques résiduels à intégrer dans les PLU et les SCOT.

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Article 2 : Critères d’éligibilité Ces aides permettant d’accompagner des opérations prioritaires du SDRIF peuvent être attribuées hors contrat de bassin. Les autres aides sont attribués sous condition de passation d’un contrat ou en phase d’élaboration concrète

Article 3 : Modalités de financements : plafonds et taux de subvention Le taux de subvention est plafonné à : - 40% maximum des dépenses subventionnables hors taxe pour les bénéficiaires non concernés par la modulation des aides régionales. – taux de base de 40% des dépenses subventionnables hors taxe pour les collectivités concernées par la modulation des aides régionales éventuellement bonifié de 10% en application des critères de lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

Dispositif 4 : Réduction de la vulnérabilité et maîtrise du risque d’inondation par débordement de fleuve et rivières de plaine Article 1 : Nature des actions subventionnables : Pour la maîtrise du risque d’inondation par des opérations d’intérêt régional de ralentissement et stockage temporaire de l’onde de crue et opérations associées, les modalités sont définies par convention particulière à passer avec un maître d’ouvrage ad-hoc d’envergure régionale ou interrégionale. Dans ce cadre, sont éligibles tous types d’actions concourant à la réalisation de ces opérations d’intérêt régional. Sont également éligibles les actions visant à la réduction de la vulnérabilité (préparation des usagers en amont d’une crue éventuelle, diagnostic de vulnérabilité, etc…) sur le bassin versant considéré si elles sont réalisées par le maître d’ouvrage identifié ci-dessous (hors dispositifs d’alerte et de prévisions des crues).

Article 2 : Critères d’éligibilité Ces aides peuvent être attribuées dans le cadre du contrat de projet interrégional Plan Seine.

Article 3 : Modalités de financements : plafonds et taux de subvention Le taux de subvention est plafonné à :

– 40 % du montant hors taxe des dépenses subventionnables.

Dispositif 5 : Les actions préventives de protection de la ressource en eau potable, d’économies d’eau et d’accès à la ressource Article 1 : Nature des actions subventionnables : L’alternative à l’usage des produits phytosanitaires : diagnostic et mise en œuvre de programme de gestion, acquisition de matériels, formation, sensibilisation des agents et du public.
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La fermeture et la mise en sécurité des zones d’intrusion préférentielle dont la fermeture d’anciens forages. Les analyses des risques sur les aires d’alimentation des captages et les programmes d’actions. Pour les agriculteurs les dispositifs de la délibération du CR n°90-07 du 25 et 26 octobre 2007 relative au programme régional agri-environnemental ainsi que ceux de la délibération n°88-07 du 27 et 28 septembre 2007 relative au programme régional en faveur de l’agriculture biologiques peuvent être mobilisés. Ces programmes peuvent être mis en œuvre par les collectivités dans le cadre des programmes d’action à mener pour la protection des captages selon les priorités fixées par le PTAP (programme territorialisé d’actions prioritaires) de l’Agence de l’eau Seine Normandie. Dans ce cas la Région subventionnera les collectivités qui lui en feront la demande sur la base des aides prévues ci-dessus. Les économies d’eau : récupération d’eaux pluviales pour des usages adaptés, équipements permettant des économies d’eau (réducteurs de pression, détecteurs de fuite,…), diagnostic de réseau d’adduction d’eau concernant la limitation des fuites. Les dispositifs d’accès à l’eau pour les plus démunis (bornes fontaines, mise en conformité de l’assainissement des aires d’accueil des gens du voyage existantes).

Article 2 : Critères d’éligibilité Ces aides peuvent être attribuées hors contrat de bassin.

Article 3 : Modalités de financements : plafonds et taux de subvention Le taux de subvention est plafonné à 40% maximum des dépenses subventionnables hors taxe pour les bénéficiaires non concernés par la modulation des aides régionales. taux de base de 40% des dépenses subventionnables hors taxe pour les collectivités concernées par la modulation des aides régionales éventuellement bonifié de 10% en application des critères de lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

Dispositif 6 : Lutte contre les pollutions domestiques et les rejets par temps de pluie Article 1 : Nature des actions subventionnables : L’aide régionale porte sur les opérations de collecte des eaux usées domestiques et de traitement des eaux usées et dans certains cas sur la dépollution des eaux pluviales : - Les unités de dépollution des eaux usées (et pluviales dans certains cas particuliers) ainsi que le traitement des produits d’assainissement correspondants (boues, produits de curage, matière de vidange,….). Les stations seraient aidées avec une bonification de 10% par rapport à un taux de base de 10% selon l’évaluation dans le cadre de la grille Ecostep. L’assainissement autonome ou semi-collectif, dans la mesure où il est mis en œuvre de façon collective par une collectivité ou un groupement de collectivités particulièrement pour la résorption de points durs vis-à-vis de la santé publique ou de l’environnement. Restructuration, réhabilitation, mise en conformité des réseaux d’assainissement d’eaux usées dont l’impact bénéfique sur les milieux naturels est quantifié et jugé significatif. Fiabilisation et optimisation des systèmes d’assainissement : l’instrumentation en poste fixe pour les réseaux d’assainissement, les ouvrages permettant l’optimisation de la gestion des
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flux ou bien situés en amont d’ouvrages de dépollution dont l’impact bénéfique sur les milieux naturels aura été quantifié et jugé significatif. Article 2 : Critères d’éligibilité Les aides concernant la lutte contre les pollutions domestiques et les rejets par temps de pluie sont accordées aux collectivités sous réserve de souscrire aux engagements suivants : - prévoir un accompagnement vers l’arrêt de l’usage des produits phytosanitaires de leurs espaces publics et privés - de vérifier et mettre à niveau les raccordements à l’assainissement de leur patrimoine privé et public - d’adhérer à la charte régionale de la biodiversité. Les aides concernant les unités de traitement d’eaux usées ou l’ANC peuvent être accordées hors contrat de bassin. Les collectivités de l’espace rural ou autres agglomérations de l’espace rural seront privilégiées. Les aides aux réseaux d’assainissement sont réservées aux collectivités signataires d’un contrat de bassin et ne concernent que les eaux usées. Dans le cas d’un contrat en élaboration une délibération de principe de la commune d’adhésion au futur contrat sera demandée. Aucun réseau n’est financé en cœur de métropole. Les aides permettant d’accompagner des opérations prioritaires sur des TEP peuvent être attribuées hors contrat de bassin.

Article 3 : Modalités de financements : plafonds et taux de subvention Pour les unités d’épuration le taux de subvention est plafonné à : - 10% des dépenses subventionnables hors taxe pour les bénéficiaires non concernés par la modulation des aides régionales, et 15% supplémentaires pour les projets qualifiés d’Ecostation (référentiel en annexe). - taux de base de 10% des dépenses subventionnables hors taxe pour les collectivités concernées par la modulation des aides régionales éventuellement bonifié de 10% en application des critères de lutte contre les inégalités sociales et territoriales et 15% pour les projets qualifiés d’Ecostation (référentiel en annexe). Pour les réseaux de collecte des eaux usées : - à 10% des dépenses subventionnables hors taxe pour les bénéficiaires non concernés par la modulation des aides régionales plus 5 % pour les opérations répondant aux critères de chantiers à faibles nuisances (respect de la charte de chantier à faibles nuisances de la Région Ile-de-France, atteinte de la cible 3 du référentiel HQE ou tout autre référentiel équivalent en référence au projet PREDEC). - taux de base de 10% des dépenses subventionnables hors taxe pour les collectivités concernées par la modulation des aides régionales éventuellement bonifié de 10% en application des critères de lutte contre les inégalités sociales et territoriales et 5 % pour les opérations répondant aux critères de chantiers à faibles nuisances (respect de la charte de chantier à faibles nuisances de la Région Ilede-France, atteinte de la cible 3 du référentiel HQE ou tout autre référentiel équivalent en référence au projet PREDEC).

C. Attribution des subventions régionales
Les aides régionales accordées aux collectivités locales concernent des opérations situées sur le domaine public en conformité avec les obligations administratives nécessaires (loi sur l’eau etc.…). Elles font l’objet d’une convention financière qui fixe notamment les modalités de versement et
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d’information relative à ce soutien par affichage public avec l’apposition du logo régional conformément à la charte graphique régionale. Lorsque les opérations concernent le domaine privé, elles doivent obligatoirement avoir fait l’objet d’une DUP ou d’une DIG (Déclaration d’Utilité Publique ou d’Intérêt Général). Les conditions d’entretien doivent alors être précisées et contractualisées par une convention. Les demandes d’aide régionale sont appréciées principalement sur la notion de service rendu, d’efficacité vis-à-vis du milieu naturel au regard de critères technico-économiques. L’assiette retenue pour le calcul de l’aide est déterminée à partir des critères d’éligibilité précisés aux paragraphes précédents. Le montant que la Région peut consacrer au projet peut être plafonné en fonction de la qualité du service rendu ou à partir de prix de référence définis, entre autres, par l’Agence de l’eau Seine Normandie. Le taux cumulé des aides publiques aux collectivités ne peut dépasser 80 % du montant hors taxe des travaux. Seules les associations pourraient bénéficier d’une exception.

D. Bénéficiaires des subventions régionales
Peuvent être bénéficiaires de subventions régionales en matière de politique de l’eau les maîtres d’ouvrages suivants : - les collectivités territoriales et leurs groupements dont SPL, Syndicats mixtes - les associations comportant des collectivités locales - les Ententes Interdépartementales - les bailleurs sociaux publics ou privés (OPHLM et SAHLM), les EPIC et les EPA, les établissements publics, les établissements privés d’enseignement secondaire général (sous réserve du respect des dispositions des lois Falloux du 15 mars 1850 et Astier du 27 juillet 1919) - SEM - les associations (APPMA, de protection de la nature, associations faisant appel à des personnes en insertion ou à des bénévoles pour des actions d’amélioration du milieu naturel), les fédérations de Pêche et Chasse, les Associations Syndicales Autorisées. Les subventions sont accordées au maître d’ouvrage des opérations. Dès lors qu’une collectivité intervient pour le compte d’une ou plusieurs collectivités, celle-ci doit avoir reçu délégation de la part de ces collectivités.

E. Constitution des dossiers de demande de subvention
Le dossier doit comprendre outre le courrier de saisine adressé au Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, les pièces suivantes : - la délibération du maître d’ouvrage approuvant l’opération, présentant le plan de financement, et sollicitant les aides financières, les délibérations et le cas échéant la convention, lorsque l’un des maîtres d’ouvrage délègue la maîtrise d’ouvrage à une autre collectivité (ces documents précisent notamment la propriété de l’ouvrage lorsque l’opération est achevée), - un mémoire explicatif détaillé ou une étude de faisabilité du projet précisant notamment les critères d’efficacité retenus basés sur la notion de service rendu, avant
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l’opération présentée et après sa réalisation, son opportunité au vu des objectifs du contrat de bassin. - le respect des mesures d’accompagnement d’ordre administratif, réglementaire ou technique ; - une notice présentant la procédure administrative et son niveau d’avancement pour les opérations qui nécessitent la prise d’une DUP ou d’une DIG, ou sont soumises à déclaration ou à autorisation au titre de la loi sur l’eau, - les conventions passées avec les propriétaires fonciers lorsque l’ouvrage est réalisé sur fonds privé, - un devis estimatif détaillé, - le plan de financement prévisionnel du projet tel que proposé dans la délibération, - le dossier technique de la solution retenue : plans, croquis, notes de calcul, etc, de niveau Avant Projet Sommaire, - le calendrier prévisionnel de réalisation de l’opération, - la mention justifiant la demande de démarrage anticipé du projet - le certificat administratif de non récupération de la TVA le cas échéant - un RIB, - le n° de SIRET, - la fiche SIREN. De plus, pour les associations l’aide est formalisée par l’établissement d’une convention entre la Région et l’association. Le dossier devra également comprendre : - la copie des statuts de l’organisme, - la copie certifiée du compte de résultats et du bilan du dernier exercice certifié par un commissaire aux comptes si nécessaire, – les références des opérations réalisées en tant que maître d’ouvrage.

En outre dans le cadre d’une demande d’aide pour une station d’épuration, le dossier devra comporter le dossier de consultation des entreprises (DCE) et la réponse du candidat retenu. Plus d’information sur Ecostation : http://www.iledefrance.fr/missions-et-competences/environnement/la-lutte-contre-les-pollutions/leaucest-la-vie/.

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ANNEXE N°2 A LA DELIBERATION : GRILLE D’ANALYSE DES PROJETS DE STATIONS D’EPURATION
\BOLOGNE\DIRECTION\UAD\ENVIR\_Commun\RAPPORTS012\Classement CP & CR\CR 28 & 29 JUIN 2012\Annexe ENV0306EAU\MC21 septembre_Sommaire grille d'analyse Eco-STEP_.xls

\BOLOGNE\DIRECTION\UAD\ENVIR\_Commun\RAPPORTS012\Classement CP & CR\CR 28 & 29 JUIN 2012\Annexe ENV0306EAU\Grille simplifiéeEcoSTEP11 juinMC.xls

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