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Le trimestriel du Mouvement Réformateur ( Janvier - Février - Mars 2008 ) - www.mr.be (Octobre Novembre - Décembre 2008) - www.mr.

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Enseignement
le Fiasco du décret "Inscriptions"

N°21 – 2008 – Trimestriel (Octobre - Novembre - Décembre 2008) – Editeur responsable : Didier Reynders – Avenue de la Toison d’Or, 84-86 – 1060 Bruxelles / N°d’agrégation : P201065 – Bureau de dépôt : Namur1 Liberté

PME : priorité

à la relance

Sauver les épargnants Rebondir !
c r i s e f i n a n c i è r e i n t e r n at i o n a l e

Louis Michel

Portrait

A retenir
Tournée des vœux du MR
Palais des Congrès, Esplanade de l’Europe, 2 à 4020 Liège. Saak Backes, Rodt 160 à 4780 Sankt Vith/Rodt

Les prochaines activités du MR
Le Cercle Jean Rey
www.cerclejeanrey.be Vendredi 19 décembre :
Samedi 24 janvier : Samedi 7 février : Samedi 7 mars :
Exposition :"Dans l’intimité de 58"- La vie quotidienne des Bruxellois dans les années 1950. Archives de la Ville de Bruxelles. COBRA aux Musées royaux des Beaux Arts de Belgique - Musée Art Moderne, Bruxelles. En collaboration avec les Femmes Réformatrices. Promenade découverte des Chaires de vérité de Bruxelles. "Océanie. Signes de rites, symbole d’autorité."- Espace culturel ING, Bruxelles.

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www.mr.be LIEGE mercredi 7 janvier - 19h00
PFF jeudi 8 janvier - 19h00

Cour de l’Hôtel de Mérode, Place Poelaert à 1000 Bruxelles.

BRUXELLES vendredi 9 janvier - 19h00

HAINAUT dimanche 11 janvier - 10h30 NAMUR lundi 12 janvier - 19h00

Mons Expo, avenue Thomas Edison 2 à 7000 Mons.

Mess provincial,"Les Trys", rue Eugène Thibaut, 1b à 5000 Namur. Centre culturel de Libramont, avenue d’Houffalize 56d à 6800 Libramont..

Samedi 20 et dimanche 21 juin :

week-end à Paris - Montparnasse, carrefour de l’Europe.

LUXEMBOURG MARDI 13 janvier - 19h00

A venir : visites guidées de l’Exposition"C’est notre terre", de"La Porte de
Hall", du Palais de Justice de Bruxelles, de l’ancien INR (Institut National de Radiodiffusion), du Musée et du parcours Horta. Renseignements et inscriptions : cjr@cerclejeanrey.be - 02/500.50.80

BRABANT WALLON samedi 17 janvier - 10h30
ILFAC

Salle Jules Colette, rue des Combattants, 16 à 1301 Bierges.

Institut Libéral de Formation et d'Animation Culturelles

Promenade"Art Nouveau"aux Etangs d’Ixelles. Voyage en Egypte.

www.ilfac.be Jeudi 12 mars :

L’ILFAC

Du vendredi 13 au vendredi 20 mars : Du samedi 4 au mercredi 8 avril :
Voyage à Marseille. Voyage"Maupassant au rendez-vous des Impressionnistes".

Du jeudi 23 au samedi 26 avril :
Cours d’informatique de différents niveaux.

Tout au long de l’année :

Renseignements et inscriptions : info@ilfac.be - 02/500.50.95

Les Femmes Réformatrices
www.femmesreformatrices.be
Les mercredis 21, 28 janvier et 4 février de 18h30 à 21h00 :
Avec le Clara - Bruxelles - Prise de parole en public (expression verbale)
PAF : 45€/personne pour les trois séances. En province, ces séances se dérouleront les samedi 24 et 31 janvier et 7 février de 10h à 12h30.

Les mercredis 11, 18 et 25 mars de 18h30 à 21h00 :
Avec le Clara - Bruxelles - Prise de parole face à la caméra (télégénie)
PAF : 65€/personne pour les trois séances. En province, ces séances se dérouleront les samedi 25 avril, 9 et 16 mai de 10h à 12h30.

En février 2009 :
Déjeuner-Conférence avec Françoise Schepmans, "La Région bruxelloise", au MR à Bruxelles.

En mars 2009 :
Déjeuner-Conférence avec Françoise Bertieaux, "La Communauté française à la loupe", au MR à Bruxelles.

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| MR

| n°21 | octobre - novembre - décembre | 2008 |

Renseignements et inscriptions : femmes@mr.be - 02/500.35.32

Edito osions Et si nous
Venant d’Outre-Atlantique, la crise financière et boursière n’a pas épargné la Belgique. L’intervention de l’Etat était devenue une nécessité en vue d’éviter les faillites bancaires, de protéger les épargnants et les employés des banques, de soutenir le crédit à l’égard des entreprises, des indépendants, des particuliers et de prendre des mesures en faveur des actionnaires. Le Gouvernement belge a pris ses responsabilités et continuera de le faire. Certains ont tenté de rejeter la faute sur le modèle libéral sans jamais rien proposer d’autre. Je les comprends, on ne peut pas dire que le collectivisme, le communisme, le nationalisme aient apporté paix et prospérité. En tant que Réformateur, je souhaite que l’on tire les leçons de cette crise et que l’on régule, non pas plus, mais mieux le marché. L’Etat doit être à chaque carrefour, mais pas à chaque volant. Un socialiste français, Michel Rocard, a récemment écrit dans "Le Monde" : "La crise actuelle ne remet pas en cause le libéralisme". Il a entièrement raison. Aujourd’hui, les responsables politiques européens et internationaux qui souhaitent réformer, améliorer le contrôle, la régulation et le fonctionnement du marché sont Libéraux. Pour sauvegarder le pouvoir d’achat, le Gouvernement fédéral a pris diverses mesures comme l’indexation des barèmes fiscaux à hauteur d’1,2 milliard d’euros, la revalorisation des pensions et des allocations familiales. Pour soutenir l’accès au crédit des entreprises, avec la Ministre Sabine Laruelle, nous leur offrons un nouvel accès au Fonds de participation. Face à la crise, la Wallonie et Bruxelles sont moins bien outillées que la Flandre. Le choc d’une récession économique inévitable sera donc absorbé moins facilement en raison de la mauvaise préparation de ces Régions en matière notamment de formation, d’activation des demandeurs

le changement ?
d’emploi, d’adéquation des politiques d’emploi aux besoins des entreprises, de mesures positives à l’égard des indépendants et des PME, de mise à disposition de terrains. Nous ne pouvons accepter qu’un sixième du budget wallon, soit près d’un milliard d’euros, soit englouti dans le Forem alors que le taux de chômage oscille autour de 18% et qu’une des principales difficultés à laquelle les employeurs sont confrontés est celle de trouver du personnel qualifié ou non. Et que dire de l’inefficacité d’Actiris en Région bruxelloise ? Les majorités régionales annoncent des investissements, des nouveaux plans d’aide, sans dégager le moindre Euro pour les réaliser. En Communauté française, le décret "Inscriptions" est un véritable gâchis. Rien sur le contenu des programmes, sur l’autonomie des écoles, sur la formation des professeurs, sur la remédiation, sur l’enseignement technique et professionnel, sur la rénovation des bâtiments, sur la violence à l’école… Dans une période de conjoncture économique difficile, rendons de l’espoir aux Wallonnes et Wallons, aux Bruxelloises et Bruxellois. Il n’y a pas de fatalité. Le changement est possible. Le Mouvement Réformateur, par ses projets, sa volonté, son dynamisme, incarne cette énergie nouvelle. Mes meilleurs vœux pour 2009.

Sommaire

Louis Michel
Le MR
Agenda des activités ....................... Edito ................................................. Résultats des élections internes ..... Le calendrier des voeux .................. 2 3 15 20

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"L’Europe est une réalité, il faut qu’elle devienne un sentiment"

Numéro 21

Actualités
Les brèves ........................................ Décret "Inscriptions" ........................ Une énergie nouvelle ..................... 4-7 8 9 13 14

Didier REyNDERS
Président du MR

La photo ........................................... Ingrid Betancourt .............................

Courriers des lecteurs ...................... 18-19 Conseil de conciliation et d’arbitrage 19

Dossiers
Crise financière ................................ 10-11 Relance économique, plan PME...... 12

Portrait
Louis Michel ..................................... 16-17 | www.mr.be |

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Brèves
Oui, le MR est opposé aux parachutes dorés
e Gouvernement veut mettre un terme aux parachutes dorés perçus par certains dirigeants d’entreprises. Dans le débat qui s’est déroulé à la Chambre, le Député Jean-Luc Crucke a rappelé un principe auquel les Réformateurs sont attachés : celui de la participation du personnel aux bénéfices d’une entreprise."Quand l’entreprise engrange des bénéfices, il serait plus que normal que l’ensemble des personnes qui y travaillent en retirent un gain. Et quand l’entreprise est en difficultés, il n’est pas normal que certains s’en aillent avec des primes faramineuses."Cette proposition figurait dans le programme du MR bien avant que certaines formations politiques ne s’offusquent subitement du scandale des parachutes dorés.
Plus d’infos : www.jl-crucke.be

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Votre avis sur l’Europe intéresse Olivier Chastel !
Au 2 semestre 2010, la Belgique exercera la présidence du Conseil de l’Union européenne. Avec le Gouvernement fédéral, Olivier Chastel, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, souhaite vous impliquer dans le processus d’élaboration du programme de la Présidence belge, une première dans notre pays. Jusque fin décembre, un forum Internet vous donne la possibilité de débattre de la construction européenne, de poser vos questions et de donner vos avis sur les enjeux européens. Pour participer à cet exercice de démocratie, un simple clic sur le site : www.forum2010.belgium.be.
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2010 : Présidence belge de l’Union européenne

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Des citoyens européens dans les centres pour demandeurs d’asile

Asthme, remboursement La Ministre de la Santé doit revoir sa copie

’est la fronde dans les milieux médicaux. La Ministre (PS) de la Santé s’est attiré l’ire des médecins en imposant une nouvelle réglementation purement administrative en matière de remboursement des médications réservées à l’asthme. Daniel Bacquelaine, chef de Groupe MR à la Chambre, demande à la Ministre de reprendre ses esprits."Cette réglementation va à l’encontre des réalités de terrain auxquelles les généralistes sont confrontées quotidiennement. Elle est de plus préjudiciable au patient, ce qui est inacceptable."
Plus d’infos : www.mr-chambre.be

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ifs débats autour de l’interpellation de Xavier Baeselen à la Ministre (PS) de l’Intégration sociale sur la capacité d’accueil dans les centres ouverts pour demandeurs d’asile. Alors que la Ministre se lamente du trop peu de places disponibles et se tourne vers les gestionnaires de refuges pour sans-abri, le Député a lancé un pavé dans la marre. 883 citoyens européens séjournent dans ces centres ouverts."C’est à n’y rien comprendre. La Ministre ne fait rien pour faire sortir des centres pour demandeurs d’asile des citoyens européens qui n’ont rien à y faire. Dans le même temps, elle cherche, pour les demandeurs d’asile, à récupérer des places d’accueil dans les hébergements pour sans-abri."
Plus d’infos : www.xavier-baeselen.be

Encourager la mise au travail des personnes handicapées

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e Sénateur Philippe Monfils a déposé une proposition de loi prévoyant une réduction de cotisation à l’employeur qui engage une personne handicapée comme c’est le cas pour d’autres catégories de citoyens (travailleurs âgés, demandeurs d’emploi de longue durée, premiers engagements et jeunes travailleurs).
Plus d’infos : www.mr-senat.be

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Effondrement des bourses Revoir les droits de succession pour les héritiers d’actions

Indépendants Sabine Laruelle engrange des résultats inespérés
our les pensionnés, par trois mesures qui entreront en vigueur en 2009 : le 1er janvier, plus de malus pour l’indépendant qui justifie une carrière d’au moins 42 ans; le 1er mai, augmentation de 20 € de toutes les pensions minimales; le 1er août, adaptation au bien-être soit 3% d’augmentation pour les pensions minimales et 1,5% d’augmentation pour les pensions non minimales si bien que pour la première fois, la pension minimale d’un indépendant sera supérieure à la GRAPA (Garantie de revenus aux personnes âgées). Pour les femmes indépendantes et les conjointes aidantes qui attendent famille : elles recevront dès l’accouchement 105 titres-services et pourront mieux profiter de leurs 8 semaines de repos de maternité : 1 semaine avant l’accouchement, 2 semaines consécutives après l’accouchement et les 5 autres semaines quand elles le souhaitent dans les 5 mois qui suivent l’accouchement. Pour les allocations familiales, augmentation sensible au 1er janvier pour atteindre 78 €/mois. En 5 ans, la Ministre a doublé le montant de l’allocation et a réduit considérablement l’écart entre indépendants et salariés. Pour les travailleurs, extension de l’assurance en cas de faillite à des cas de force majeure (incendie, allergie, catastrophe naturelle…) mettant le travailleur indépendant dans l’impossibilité de poursuivre son activité et le laissant sans revenus.
Plus d’infos : www.sabinelaruelle.be

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a loi impose les successions à la date du décès et non pas à la date de vente des avoirs successoraux si bien que de nombreux héritiers d’actions cotées en bourse doivent aujourd’hui payer davantage de droits de succession que l’actif réel. La matière relevant des Régions, les Députés bruxellois Françoise Schepmans, Olivier de Clippele et Alain Destexhe et les Députés wallons Serge Kubla et Willy Borsus proposent de limiter la taxation successorale sur base du prix réel des actifs financiers à condition que la vente intervienne dans le délai légal de paiement des droits de succession.
Plus d’infos : www.mr-bxl.be - www.mrpw.be

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Revoir la loi sur la

copropriété,
une nécessité Passons-nous du PASS…
e Sénateur Alain Destexhe et la Députée fédérale Jacqueline Galant réclament la fermeture du Parc d’aventures scientifiques (PASS) de Frameries ou sa reprise par un opérateur privé. Depuis 2000, ce projet a englouti près de 75 millions € en subsides et aides diverses sans jamais remplir sa vocation : créer des expositions scientifiques attractives et vulgariser la culture scientifique et technique en Wallonie. Pour preuve, la faible fréquentation du parc avec 50.000 visiteurs par an pour un budget de près de 8 millions d’euros ! Les pouvoirs publics investissent donc près de 85 € par visiteur.
Plus d’infos : www.destexhe.be

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S

i la loi sur la copropriété a apporté des améliorations certaines (personnalité juridique des copropriétés, règles pour les quorum et majorités, recours des copropriétaires pour faire valoir leurs droits…), elle n’a pas clarifié et amélioré les relations dans les immeubles à appartements. Les Députés fédéraux Olivier Hamal, Pierre-Yves Jeholet, Marie-Christine Marghem et Xavier Baeselen ont donc déposé diverses propositions de loi dont la discussion et les auditions viennent de commencer.
Plus d’infos : www.olivier-hamal.be

Logement social
Les promesses non tenues du Ministre CDH du Logement
e Député wallon Hervé Jamar n’est pas rassuré. Le Ministre wallon du Logement avait annoncé avec insistance qu’un audit dans les sociétés de logement social serait garanti dans les trois ans, soit pour fin 2008 ! Or à ce jour, seules 37 sociétés sur 68 ont été nouvellement auditionnées. Hervé Jamar réclame par ailleurs un cadastre complet des 103.000 logements sociaux en Wallonie. Jusqu’ici, seuls 36.000 logements ont bénéficié d’un milliard d’euros pour divers travaux d’entretien. Mais qu’en est-il des 67.000 autres ?
Plus d’infos : www.jamar.mr

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Brèves
Faire face à la pénurie de médecins dans les campagnes et quartiers difficiles

Un pas de plus vers une

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es Parlementaires David Clarinval, Kattrin Jadin, Denis Ducarme, Dominique Tilmans et Christine Defraigne se sont interrogés sur les solutions concrètes à déployer pour lutter contre le manque de médecins généralistes en zone rurale. Leur réflexion a abouti au dépôt d’une proposition de résolution optant pour l’amélioration de la considération générale de la médecine générale, la diminution des charges administratives, la prise d’incitants fiscaux et salariaux, le soutien aux initiatives locales mises en place par les cercles de médecins généralistes et la mise en place de mesures pour alléger la garde.
Plus d’infos : www.mr-chambre.be – www.mr-senat.be

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plus grande intégration judiciaire européenne

e Parlement européen a adopté à une très large majorité le rapport de Gérard Deprez, Président de la commission des Libertés civiles, sur le mandat européen d’obtention de preuves pénales. L’idée fondamentale est que le mandat européen, émis par une autorité judiciaire dans un État membre, est directement reconnu et exécuté dans un autre État membre. Par rapport aux procédures d’entraide judiciaire qu’il remplacera, ce mandat offre les avantages d’accélérer les procédures et offre les garanties claires en matière d’émission et d’exécution.
Plus d’infos : www.gdeprez.be

La perception immédiate des amendes, une mesure trop tolérante pour certains automobilistes !

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orsque vous conduisez le GSM à la main ou que vous êtes flashé et que, par exemple, la vitesse de votre véhicule ne dépasse pas de plus de 40km/h la vitesse maximale autorisée sur autoroute, vous recevez un virement. Si vous payez, l’affaire est classée. Cette méthode permet certes de décharger les tribunaux, mais a un effet pervers dans la mesure où les récidivistes graves, qui honorent leurs contraventions, ne sont jamais inquiétés. Ils constituent pourtant un réel danger. La Députée Josée Lejeune propose la création d’une banque de données qui scruterait le comportement des automobilistes et renverrait devant la justice les multi-récidivistes.
Plus d’infos : www.josee-lejeune.be

Forem :

efficacité discutable, gouvernance déplorable

Immersion linguistique
Florine Pary-Mille n’apprécie pas la rentrée chahutée dans certaines écoles

Excès d’alcool :

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n décret de la Communauté française labellise formellement les écoles pratiquant l’immersion linguistique. Ce texte est imparfait car il ne règle pas la situation des élèves ayant fréquenté une école néerlandophone et qui, revenant s’installer en Wallonie ou à Bruxelles, souhaitent intégrer l’enseignement en immersion. Si bien que certaines directions d’école ont accepté d’inscrire ces élèves alors que d’autres les ont refusés."Quand il est question de l’avenir de nos enfants, je ne peux admettre que des décrets soient lacunaires, laissant la place à toutes les interprétations possibles. Je souhaite que ce texte soit amendé sans délai", indique la Députée Florine Pary-Mille.
Plus d’infos : www.pary-mille.be

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STOP

La Députée Véronique Cornet dénonce avec vigueur l’inefficacité du Forem supposé constituer l’essentiel du dispositif wallon de résorption du chômage et dont le coût est exorbitant (près d’un milliard d’euros, soit 1/6 du budget total de la Région wallonne) au regard des performances : 18% de taux de chômage, soit trois fois plus qu’en Flandre. La Députée accuse un manque de transparence et de contrôle et cite notamment l’envoi de cadres du Forem à Lyon pour y suivre des formations luxueuses très coûteuses, pourtant peu différentes de celles dispensées en Belgique, et au mépris de la réglementation sur les marchés publics. Le MR réclame de toute urgence une évaluation indépendante de cet organisme public.
www.veroniquecornet.be

a Députée Valérie De Bue défend bec et ongles le Plan d’action national alcool (PANA) adopté par l’ensemble des Gouvernements en vue de lutter contre la consommation inadaptée, excessive, problématique et risquée d’alcool. Elle sera attentive à ce que les 7 ministres de la Santé cosignataires de ce Plan le concrétisent rapidement et responsabilisent les jeunes sur les dangers de l’excès d’alcool.
Plus d’infos : www.valeriedebue.be

| n°21 | octobre - novembre - décembre | 2008 |

NORD-KIvU : une tragédie humaine

qui requière l’aide internationale

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e Ministre de la Coopération au Développement, Charles Michel, s’est rendu en République Démocratique du Congo et plus particulièrement au Nord-Kivu où une grave crise humanitaire est en cours. Les besoins dans cette région sont colossaux, des milliers de familles déplacées s’accumulent dans des camps de fortune, les enfants souffrent de malnutrition. Face à cette tragédie, le Gouvernement belge a immédiatement débloqué une aide humanitaire de 5 millions d’euros. Le Ministre a également eu un entretien à Kinshasa avec le Président congolais, Joseph Kabila."Cette rencontre est un signe positif sur le chemin de la normalisation entre la Belgique et la RDC."
Plus d’infos : www.charlesmichel.be

Marre que l’on brade la qualité de l’enseignement au nom de préceptes idéologiques

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n cinq ans, la majorité PS/CDH au Gouvernement de la Communauté française ne s’est pas souciée d’améliorer la formation des plus jeunes. La Chef de Groupe MR au Parlement, Françoise Bertieaux, engage le MR sur 5 priorités : renforcer les apprentissages de base (lire, écrire, compter); instaurer la remédiation immédiate et individuelle; reconnaître l’autonomie des écoles; renforcer la formation des enseignants; permettre aux parents de choisir librement l’école.
Plus d’infos : www.mr-pcf.be

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Elle est bien bonne celle-là !

Soutien à la production audiovisuelle belge

ela vous rappelle quelqu’un ? Et oui, le Ministre wallon du Budget a encore fait fort : sans concertation avec ses collègues, il lance de bonne heure un matin l’idée de supprimer la taxe sur la téléredevance. Vous pensez que les autres Ministres ont sauté de joie ? Que nenni ! Ils ont bien compris que le nez rouge liégeois allait, avec cette mesure ô combien populaire, renforcer sa notoriété et qu’il s’appropriait, à quelques mois des élections régionales, quelques centaines de millions d’euros qu’ils auraient pu utiliser à bon escient... électoraliste. Comment dès lors diminuer l’impact budgétaire d’un tel engagement sans s’attirer les foudres des Wallons ? En organisant sans grand fracas une conférence de presse, un vendredi en toute fin de journée, avant un long weekend de repos, évoquant du coin des lèvres un"démantèlement progressif"de cette taxe dès 2009, enfin dès la fin 2009. Alors que le MR réclame depuis des années la suppression de cette taxe obsolète et inique, en cinq ans la majorité PS/CDH a refusé de le faire.

Première coopération transfrontalière entre Libéraux luxembourgeois et belges

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e Ministre des Finances, Didier Reynders, et la Ministre des Classes moyennes, Sabine Laruelle, proposent aux entreprises d’offrir à leur personnel des chèques-cinéma, comme il existe des chèques-cadeaux ou des tickets restaurants, pour un montant de 35 euros par an, soit cinq chèques de sept euros, déductibles à 100% pour l’employeur et non-imposables pour le bénéficiaire."Ce mécanisme social est ouvert à toute entreprise. Il s’agit d’un produit générique qui permet aussi d’accéder aux salles des plus petits exploitants. Une convention liera l’émetteur du chèque et l’exploitant."
Plus d’infos : www.didierreynders.be

e Demokratesch Partei (DP) et le MR Luxembourg, conscients des défis et des chances que revêtent la proximité du Grand-Duché de Luxembourg et de la Province de Luxembourg, se sont rencontrés pour aborder diverses questions comme l’aménagement du territoire, la mobilité, la coopération hospitalière, l’aide médicale urgente et l’enseignement. Les mandataires du DP et du MR, Carine Lecomte, JeanPierre Dardenne et Benoît Piedboeuf, emmenés par leurs Présidents Claude Meisch et Dominique Tilmans entendent poursuivre cette collaboration en défendant dans leur Parlement respectif les propositions nées de cette amicale initiative.
Plus d’infos : www.mr-luxembourg.be ou www.frontaliersbelges.be

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Actualités Dossier Décret Inscriptions
Respecter les directeurs d’établissements et les enseignants Permettre à nouveau aux parents de choisir l’école de leur enfant !
Que de stupidités n’avons-nous pas entendu de la part du Gouvernement de la Communauté française : poids des cartables, suppression des frites, des sodas, du latin à l’école. Après avoir contraint l’an dernier des parents à faire la file, dans le froid, devant les écoles pour inscrire leur enfant, la majorité PSCDH propose cette année de tirer au sort leur admission dans un établissement scolaire. Au nom d’un principe honorable de mixité sociale, ces décisions inutiles, irréfléchies et non concertées traduisent un mépris absolu à l’égard des directeurs d’école et de leurs enseignants, à l’égard des parents et des enfants. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi socialistes et humanistes s’entêtent à détruire tout un système éducatif et à inquiéter parents et enfants ? Pourquoi ne pas faire confiance au travail des équipes pédagogiques ? Pourquoi empêcher les parents d’assurer à leur enfant un avenir épanouissant en choisissant leur école ? Il n’était pas nécessaire de décréter pour assurer la mixité sociale dans les établissements scolaires. Des règles existent depuis plus de dix ans, il suffisait de les faire respecter. Si dans 5% d’écoles, des abus ont eu lieu, le Gouvernement disposait des outils nécessaires pour y mettre fin plutôt que de punir toutes les écoles et, en même temps, les élèves et leurs parents. Le MR s’est donc fermement opposé aux trois décrets successifs de la majorité PS-CDH en matière d’inscriptions qui signifient : • pour les enfants, un poids d’inquiétudes et d’incertitudes en regard de l’univers scolaire et affectif construit au sein de leur école, mais aussi un handicap à l’apprentissage coupé dans son suivi pédagogique; • que trois enfants, copains dans la même école primaire, ont peu de chance de se retrouver dans la même école secondaire pour poursuivre leur parcours; • qu’on a placé une boule de Lotto sur la tête de nos enfants, avec pour conséquence la possibilité d’être tiré au sort dans une école qui ne constitue pas un premier choix; • que le nombre d’échecs risque d’augmenter, les enfants s’inscrivant automatiquement et au hasard; • qu’on ne saura pas nécessairement s’inscrire dans un établissement très proche de son domicile et donc pour les familles, un problème organisationnel énorme en regard des trajets et de la prise en charge des enfants après l’école lorsque celle-ci ne sera plus située dans leur quartier; • une surcharge de travail inutile sans une seule augmentation de l’encadrement en raison de la gestion du triple ou du quadruple volume d’inscriptions; • le recours forcé au tirage au sort en regard des places disponibles rendues insuffisantes vu le gonflement des demandes; • que le cabinet du Ministre PS de l’Enseignement fait plus confiance au tirage au sort qu’au travail des équipes pédagogiques en place : une véritable gifle pour les directions; • que les personnes exerçant une activité professionnelle à l’étranger et que les expatriés sont priées d’être présentes sur le territoire au bon moment pour inscrire leurs enfants; • qu’on change plusieurs fois les règles du jeu en cours de route et sans informer qui de droit. Si PS et CDH avaient voulu entendre les arguments de bon sens présentés par les parents et par le MR, nous n’en serions pas là aujourd’hui ! Nous nous présenterons aux élections régionales de 2009 en réclamant la suppression de ce décret, de ces mesures iniques et le rétablissement d’une situation équitable pour tous. Notre premier geste dans le Gouvernement de la Communauté française sera de rendre aux parents leur liberté de choisir, pour leur enfant, une école et aux directions et enseignants leur liberté pédagogique. Nous défendrons le goût de l’effort et de l’excellence, la poursuite d’un enseignement de qualité pour tous dans des établissements sains et rénovés.

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| MR

| n°21 | octobre - novembre - décembre | 2008 |

Juin 2009 | Élections Régionales et Européennes

Élections 2009

Une énergie noUvelle poUr la wallonie et poUr BrUxelles
A Namur et à Woluwé-Saint-Pierre, le Mouvement Réformateur lance officiellement la campagne régionale

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a Wallonie et la Région bruxelloise ont besoin de changements. Si les Libéraux Réformateurs veulent des projets bien plus ambitieux, des engagements concrets, c’est justement parce que les Wallons et les Bruxellois le méritent. Ils valent mieux qu’un gaspillage de leurs outils économiques et de leur potentiel, qu’un taux de chômage bien plus élevé qu’en Flandre, qu’une administration pléthorique et politisée à l’excès, que des logements sociaux en déroute, que des prises de décision inadéquates quand elles ne sont pas absentes en aménagement du territoire ou dans la délivrance des permis, qu’un réseau routier défaillant, qu’un déficit dans la formation… réduire certaines taxes comme les droits de succession, de supprimer la télé-redevance en Wallonie ou de soutenir des politiques actives d’aides aux entreprises et de création d’emploi. • la mise en concession des importants tronçons routiers et autoroutiers de manière à rationaliser les dépenses pour leur entretien et à raccourcir les délais de réparation. C’est une question de sécurité. Nous proposons que ces travaux soient effectués par des entreprises privées à qui l’on concèderait, durant quelques années, des tronçons et qui seraient dès lors responsables de leur entretien, propreté, sécurité et seraient payées au prorata des véhicules empruntant ces routes.

Osons le changement
Pour donner à la Wallonie et à Bruxelles un nouvel élan, le Mouvement Réformateur se veut critique sur la gestion de ces Régions et ose ouvrir des débats comme : sant le différentiel entre l’allocation de chômage et le dernier salaire perçu. Nous plaidons donc pour l’augmentation de cette allocation au cours des premiers mois où la personne est sans emploi. Ensuite, nous pensons qu’il faut installer une dégressivité progressive pour stimuler la recherche active d’un emploi. Ceci nécessite que les organismes publics tels que le Forem et Actiris accompagnent efficacement le chômeur dans ses démarches de formation, de recherche d’emploi et ce, dès la perte de son travail. Attendre des mois avant de contacter un demandeur d’emploi, tel que cela se produit aujourd’hui, est un non-sens.

• la poursuite d’un enseignement de qualité par la fusion des réseaux officiels, ce qui permettra de dégager des moyens nouveaux en faveur par exemple des bâtiments et de l’équipement scolaires.

• la réalisation, par des sans-emploi de longue durée et moyennant une allocation complémentaire et une formation adéquate si cela s’impose, de travaux d’utilité collective.

• l’adaptation des allocations de chômage. Au vu du contexte économique particulièrement difficile, il est essentiel de garantir un certain pouvoir d’achat aux personnes qui perdent leur emploi en rédui-

• la création d’une haute école de l’administration s’avère indispensable afin d’améliorer la qualité de notre Administration et de donner à ses futurs cadres une formation exigeante et objective.

• le regroupement des sociétés publiques de transport, de logement social, de soutien économique, de formation, etc, de manière à les simplifier, à améliorer leur efficacité et à dégager des moyens qui permettront par exemple de

"Nous ne pouvons pas nous présenter aux Wallons et aux Bruxellois avec la volonté d’apporter des changements, de mener des débats et ne pas soi-même ouvrir ces discussions. Nous devons défendre des propositions fortes et constructives, nous incarnerons ainsi cette énergie nouvelle pour la Wallonie", martèle le Président du MR, Didier Reynders.

• l’engagement d’atteindre en trois ans les minimas européens en termes de places d’accueil pour la petite enfance par une politique volontariste envers l’initiative privée (en incitant par exemple les 3.700 puéricultrices sans emploi à s’installer via une prime de 500 euros par an par enfant, un accompagnement de l’ONE et une simplification des réglementations), envers les crèches de zonings, envers l’ouverture de points d’accueil dans les administrations publiques. | www.mr.be |

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Dossier

Sauver les épargnants
Beaucoup de lettres, de mails et d’appels téléphoniques nous sont parvenus. Nous avons choisi quelques extraits de nos correspondances les plus fréquentes afin de vous transmettre à vous aussi l’information essentielle sur la crise.
Jean-Pierre, 43 ans, fonctionnaire, Seneffe (La crise actuelle, c’est la faute des libéraux) " Ceux qui ont perdu de l’argent en bourse devaient le savoir, la bourse c’est comme le casino, il n’y a que le directeur qui gagne. Ici, ce sont les libéraux. " Amid, 36 ans, employé chez Fortis, Forest (Employé et actionnaire) " Cela fait 12 ans que je travaille chez Fortis. Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion d’acquérir des stock-options à un prix intéressant. Confiant dans ma société, j’en ai aujourd’hui pour 6550 euros et je me demande ce que je dois en faire ? Lorsque le Gouvernement est intervenu dans le sauvetage de votre entreprise, son objectif fondamental était de la pérenniser, au travers de ses 25.000 employés, ses centaines de milliers d’épargnants et ses actionnaires. C’est chose faite en l’adossant à l’une des plus grandes banques européennes. Vous avez pu conserver votre emploi et les perspectives de croissance sont réelles mais sans doute faudra-t-il faire preuve de patience. Les stock-options sont des produits avec un très haut risque (bien plus encore que des actions) de gain ou de perte si le titre sous-jacent n’atteint pas le prix d’exercice. Les placements boursiers sont, comme vous le soulignez, toujours à risque. D’abord, le MR considère qu’il est heureux que grâce, à des actionnaires, des entreprises puissent croître. Ensuite, la crise actuelle ne doit pas provoquer une remise en cause de cela mais un meilleur encadrement. Enfin nous ne pouvons valider l’amalgame que vous faites, comme si le succès était nécessairement négatif lorsqu’il se teinte de libéralism e. Henri, 68 ans, retraité, Ciney (Fortis a été bradée et les actionnaires sacrifiés) " J’ai travaillé dur et épargné toute ma vie pour mes enfants. Je m’étais constitué un capital de bon père de famille en achetant pour 2000 euros d’actions tous les ans. Mes actions Fortis valant moins de 1 euro, j’ai beaucoup perdu et pourtant, je n’ai pas le sentiment d’être un spéculateur. " Lorsque l’Etat est intervenu, Fortis avait déjà perdu plus de 70 % de sa valeur depuis janvier 2008. Les pertes accumulées ensuite restent majeures mais incontestablement moins que si nous n’avions rien fait. Dans l’hypothèse d’une faillite, les actionnaires auraient tout perdu... C’est grâce à votre confiance que Fortis a pu prospérer, raison pour laquelle le Gouvernement a prévu qu’un mécanisme d’intéressement visant bien les investisseurs de type " bon père de famille " soit prévu sous la forme d’un coupon spécial. Françoise, 45 ans, cadre commercial, Robermont (Fortis n’a pas eu droit au même traitement que Dexia) " Depuis 10 ans, je me suis mise à acquérir quelques actions, des valeurs sûres comme tout le monde disait : Fortis, Dexia, Kbc… Suite à la crise mondiale, il fallait intervenir et grâce à vous, je n’ai pas tout perdu. Bravo et merci pour cela mais je ne vois quand même pas pourquoi vous n’avez pas fait pour Fortis la même chose que pour Dexia. " Merci pour vos encouragements. Chaque banque a bénéficié d’actions spécifiques parce que des situations très différentes l’exigeaient. L’aide apportée par l’Etat en faveur de Fortis est à titre d’exemple égale au double de celle apportée à Dexia. En outre, la différence fondamentale entre Fortis et d’autres banques est que, quand nous nous sommes trouvés face au problème de la survie de l’institution, les actionnaires de référence de Dexia ou d’autres institutions ont accepté de participer au plan de sauvetage. Dans le cas de Fortis, nous n’avons malheureusement pas pu réunir d’actionnaires acceptant de participer à ce plan de sauvetage. Nous avons dès lors dû trouver d’autres pistes pour sauver d’urgence la banque.

Notre priorité :

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Hervé, 29 ans, professeur, GrezGoiceau (Coupon 42) " J’ai hérité de quelques Fortis en 2005 et en ai racheté pour 2000 euros fin août. Je lis que le coupon 42 ne concerne que les titres acquis avant le 1er juillet. Cette différence de traitement me choque parce que cela sous-entend que je serais à la fois un " bon père de famille " et un " vil spéculateur ". Il n’y a pas d’un côté de " bons " et de l’autre de " mauvais " actionnaires, il y a seulement des personnes qui ont choisi de faire confiance à une entreprise et mesuré le risque qu’ils prenaient. La date du 1er juillet n’a pas été choisie par hasard mais bien parce que c’était la date de la fin de la période de l’augmentation de capital effectuée par Fortis. Il ne s’agit donc pas de créer un clivage entre actionnaires.

Albert, 78 ans, agriculteur retraité, Villers-le-Bouillet (Ma " pension " est partie en fumée) " Je n’ai jamais joué en bourse mais seulement constitué depuis 15 ans un patrimoine d’actions de sociétés belges dites " sans risque ". Ce capital devait assurer mes vieux jours mais je suis de plus en plus inquiet pour l’avenir. " Les placements boursiers sont toujours risqués et c’est de manière cyclique que chacun de nous finit par l’oublier. Placer dans des valeurs belges était louable et vous paraissait moins risqué mais lorsque c’est l’économie mondiale qui est frappée par la crise, même nos fleurons sont touchés. Le Gouvernement belge a d’une part, sauvé les banques en difficulté mais d’autre part, a aussi tenu à rassurer les clients de ces banques en portant le montant de la garantie des dépôts à 100.000 euros.

Suzanne, 63 ans, infirmière, Gand (Problème droits de succession) " Maman est décédée récemment et elle avait des actions dont la valeur a chuté ces derniers mois. Le notaire me dit que je vais sans doute payer des droits de succession pour 3000 euros alors que les actions ne valent plus que 1200 euros ? Comment est-ce possible ? " L’actif d’une succession est en effet évalué à un moment où l’héritier ne dispose pas encore nécessairement des biens qui lui sont légués. Dans le cas d’une perte de valeur rapide et importante comme celle qu’a provoqué la crise actuelle, cela peut donner lieu à des situations dramatiques et inacceptables. La matière relevant des Régions, des Députés bruxellois et wallons MR ont immédiatement proposé de limiter la taxation successorale sur base du prix réel des actifs financiers à condition que la vente intervienne dans le délai légal de paiement des droits de succession.

Roberto, 38 ans, indépendant en matériel de bureau, Spa (Il faut annuler la vente de Fortis) " On dit que Fortis ne vaut plus rien depuis qu’on a vendu aux Français alors pourquoi ne pas annuler la vente, surtout qu’apparemment la direction de Fortis a caché des infos aux actionnaires ? " la situation n’est pas si simple, des conventions ont été dûment signées. Leur validité est contestée par certains en Justice mais tant qu’une décision définitive n’est pas rendue en ce sens, la vente est maintenue. J’attire votre attention sur le fait qu’une première décision, rendue par le Tribunal de Commerce de Bruxelles a d’ailleurs refusé de remettre la vente en question. De plus, il ne faut pas confondre le Holding Fortis et la Banque Fortis ou les assurances. La Banque Fortis a été vendue à BNP Paribas pour justement lui permettre de profiter de tous les atouts et de la sécurité d’une grande banque européenne pour assurer son avenir et celui de ses clients. En ce qui concerne le rôle de la direction de Fortis, si elle a caché des informations aux actionnaires, il appartient maintenant à la Justice de se prononcer.

Retrouvez toutes les infos, articles, communiqués de presse sur la crise financière sur le site www.mr.be

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Entreprises

Soutenir les PME Créer de l’emploi
La crise financière actuelle est sans précédent et réduit la confiance qu’ont les banques à l’égard de ceux qui veulent emprunter pour investir. L’activité économique et les emplois sont menacés. Le Gouvernement l’a bien compris et adopte deux mesures prioritaires.

Un Plan fédéral pour les PME
En 20 ans, le nombre d’entreprises de moins de 50 personnes a cru de 25 % si bien que les PME constituent 95% des entreprises belges. La création de nouvelles entreprises mène à plus d’innovation, à l’apport sur le marché de nouveaux biens et services et à plus d’emplois. L’effort de créer son propre projet mérite d’être encouragé et valorisé. Depuis le début de cette année, plus de 5000 faillites ont été prononcées et plus de 12.000 emplois ont été perdus. C’est un record absolu. La crise financière risque encore de gonfler les chiffres. Il est donc indispensable et urgent de prendre des mesures en faveur de l’entrepreneuriat et des PME. Sous l’impulsion de la Ministre des Indépendants, des PME, de l’Agriculture et de la Politique scientifique, Sabine Laruelle, le Gouvernement a adopté un plan spécifiquement axé vers les PME reposant sur 47 mesures, réparties en 5 axes transversaux ainsi qu’un axe sectoriel visant spécifiquement d’importants secteurs comme le commerce de détail, la construction et l’Horeca. 30% de ces mesures ne coûtent rien car elles se limitent à de simples améliorations législatives ou réglementaires

1. Stimuler la création d’entreprises en facilitant, encadrant et diminuant les coûts. 2. Renforcer la sécurité de l’entrepreneur par une nouvelle forme juridique de société transitoire, la SPRLs, avec s comme starter : capital réduit, obligation d’avoir un plan financier solide. L’entreprenariat de la seconde chance sera également facilité. 3. Améliorer les relations entre le monde des PME et les pouvoirs publics par un accès facilité aux marchés publics, le respect par les autorités de délais de paiements plus courts… 4. Améliorer le marché du travail pour les PME par la simplification des plans d’embauche et le travail étudiant. 5. Renforcer le statut des indépendants : terminer, pour la fin de la législature, le rattrapage du statut social des travailleurs indépendants sur celui des salariés.

Le financement des PME
Cette crise n’est pas sans conséquence sur l’accès aux crédits pour les entrepreneurs indépendants et les PME. Les banques prêtent moins facilement et exigent des garanties plus importantes. Cet élément fait souvent défaut. Afin de minimiser l’impact de la crise financière actuelle, le Gouvernement fédéral s’appuie sur le Fonds de Participation, institution publique fédérale qui soutient les indépendants, les titulaires de professions libérales, les PME et les starters en ce compris les demandeurs d’emploi qui souhaitent lancer leur propre entreprise, et lance deux initiatives. Un produit financier adapté au contexte actuel, INITIO. Jusqu’ici, les PME qui voulaient un crédit se rendaient dans leur banque

qui contactait ensuite le Fonds de Participation. Le nouveau produit inverse la procédure: le demandeur s’adresse d’abord aux Fonds de Participation qui analyse le dossier, donne son accord qui peut aller jusqu’à 50% du prêt. Fort de cette participation, le demandeur se tourne vers sa banque."On agit ainsi sur la confiance des banques vis-à-vis des PME puisque ce système rassure les banques qui ne sont plus en première ligne et qui restent prioritaires pour le remboursement de crédit en cas de problème", explique Sabine Laruelle. Des nouveaux moyens financiers pour le Fonds de Participation. Pour financer cette mesure, le Ministre des Finances, Didier Reynders, lance un deuxième emprunt obligataire d’un montant de 300 millions d’euros. Cet emprunt est émis pour une durée de 7 ans, avec la garantie de l’Etat, et donne lieu à une déductibilité fiscale de 5% des sommes souscrites avec un maximum de 290 euros par personne et de 580 euros par ménage si chaque conjoint a souscrit en son nom propre. www.sabinelaruelle.be

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Yes, we can !
L’élection présidentielle américaine a suscité, auprès de ses citoyens, un engouement et une mobilisation inédits, animés par une volonté profonde de rupture et de changement. Les Américains ont osé le changement. Un espoir est né. En Wallonie et en Région bruxelloise aussi, tout est possible.

La Photo

Et si nous aussi nous osions le changement ?

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© Isopix

Interview
Rencontre avec Ingrid Betancourt,

femme d’exception

La Présidente des Femmes Réformatrices, Corinne De Permentier, s’est entretenue avec Ingrid Betancourt, l’ex-otage de la guérilla colombienne, lors de sa venue en Belgique.

Le 9 octobre dernier, Ingrid Betancourt était invitée par le Parlement fédéral à faire part de son expérience et à délivrer un message d’espoir pour celles et ceux qui sont toujours détenus par les Farc. De nombreux parlementaires MR l’ont accueillie dont Corinne De Permentier qui a souhaité dialoguer avec cette dame courageuse, obstinée, devenue, malgré elle, le symbole de la résistance et de la liberté.

pour que même le risque de la mort puisse m’arrêter". Corinne De Permentier : Vous avez accepté l’invitation du Parlement belge. On vous sent émue. Pourquoi était-il si important de venir en Belgique ? Ingrid Betancourt : Si j’ai tellement voulu me rendre en Belgique, c’est avant tout pour vous dire «merci ". Merci à tous ceux qui ont fait la différence pour nous, les otages colombiens. Nous avions besoin de ce regard extérieur sur notre drame. Nous les Colombiens, nous ne prenons pas toujours à sa juste mesure combien ce que nous vivons est dramatique. Nous sommes habitués à la mort, au sang, à la violence, aux conflits si bien que nous en oublions la gravité. Il est important que personne n’oublie ce qu’endurent chaque jour les otages et leurs familles. Je souhaite être, pour mes compagnons qui sont restés dans la jungle, le porte-parole de leur lutte pour recouvrer la liberté. Je ferai tout pour ne jamais regretter de ne pas en avoir suffisamment fait pour eux. Vous, les Belges, avez fait preuve d’une générosité et d’un engagement en faveur des otages colombiens qui ont fait en sorte que tout démarre.

C.D.P. : Cet engagement semble vous surprendre… I.B. : Oui, je m’interroge sur les raisons d’un tel comportement. Pourquoi les Belges s’intéressent-il à des personnes qui n’ont rien à voir avec eux et qui sont si éloignées de leur pays ? Pourquoi la douleur des autres les remue-t-ils autant ? Je n’ai pas de réponse. Mais je me demande quand même si ce n’est pas parce que dans votre pays coexistent cette unité nationale et ces communautés à la fois très différentes et très proches. Votre pays a toujours compté deux cultures qui ont appris à vivre ensemble, deux cultures qui, bien que différentes, ont trouvé l’équation parfaite. J’ai le sentiment que je me trouve aujourd’hui dans un hémicycle qui symbolise l’unité belge. Et j’aurais beaucoup de peine à l’idée que cela puisse être différent. C.D.P. : En Colombie, vous n’arrivez donc pas à trouver de terrains d’entente et à rassembler autour d’un projet fédérateur soucieux des Colombiens ? I.B. : Cela me déchire le cœur de penser que la Nation colombienne est tellement polarisée, partagée. Il y a en Colombie deux camps qui se

haïssent, qui ne peuvent s’exprimer que par la violence des mots et des actes. Je voudrais que nous puissions donner l’opportunité à la famille colombienne de se retrouver dans l’unité, cette unité que vous représentez si bien et que je cherche pour mon pays, pour trouver la paix. C.D.P. : Que ressentez-vous à l’égard des Farc, vos geôliers ? I.B. : Je n’ai pas de haine pour ceux qui m’ont détenue pendant de si longues années. J’espère qu’un jour, ils me donneront la possibilité de les accueillir dans la démocratie. J’espère que ce chemin vers la paix et la démocratie se fera avec le plus grand geste qui peut nous affirmer de leur véritable volonté de faire ce chemin avec nous, le geste de libérer les otages colombiens, mes 27 compagnons qui attendent en ce moment leur tour pour la liberté. De cette enceinte parlementaire se dégage une énergie extraordinaire : celle du cœur et de l’amour.

Aucune vengeance, aucune haine ne se sont dégagées de son discours au Palais de la Nation et de son entretien avec la Présidente des Femmes Réformatrices. Après tant d’années (6 années, soit 2.321 jours) de captivité dans la forêt tropicale colombienne, dans des conditions inhumaines, privée de toute réalité, Ingrid Betancourt conserve cette lueur d’un avenir meilleur pour la Colombie. Elle veut y croire, elle impressionne par sa détermination. Et ce n’est pas neuf. En 1994, elle synthétisait sous cette formule son engagement sans limite : "Je crois trop en ce que je fais

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Résultats
Élections internes
Avec 90,78 % des voix, Didier Reynders a été confirmé dans son mandat de Président du MR.
A la Présidence Nationale

D
A la Présidence de la Régionale de Bruxelles

urant quatre jours, du 16 au 19 octobre, les membres du MR ont participé à l’élection pour la Présidence du MR, des Femmes Réformatrices, des Seniors Réformateurs, des Jeunes MR ainsi que pour le renouvellement des mandats locaux au sein de la Régionale MRLB, des cinq Fédérations provinciales, des treize Fédérations d’arrondissement et de 253 sections locales. C’est la première fois au MR que l’élection du Président national est associée à celle des autres instances.

Les élus

Didier rEyndErs
A la Présidence des Femmes Réformatrices

Françoise bErtiEaUx

A la Présidence des Fédérations provinciales

Corinne dE PErMEntiEr
A la Présidence des Seniors Réformateurs

Jean-Paul WahL

Daniel bacqUELainE

Olivier chastEL

Philippe fontainE

Willy borsUs

A la Présidence des Jeunes MR

Dominique tiLMans
A la Présidence des Fédérations d’arrondissement

Gautier caLoMnE
Aux 3 Vice-Présidences des Jeunes MR

Philippe knaEPEn · charleroi ·

Gérald Moortgat · soignies ·

François bELLot · sud namurois ·

Pierr-Yves jEhoLEt · Verviers ·

Cédric jacqUEt
Willy dEtoMbE · h ainaut occidental ·
Yves binon · thuin ·
Luc gUstin · huy-Waremme ·

Laura niVEssE

Jean raULin · Luxembourg occidental ·

Gauthier ViatoUr

Jacqueline gaLant · Mons ·

Gilles MoUyard · namur ·

Philippe dodriMont · Liège ·

Michel jacqUEt · Luxembourg oriental ·

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Portrait
"Faire prendre conscience aux Européens du rôle bénéfique que joue l’Europe sur leur quotidien"
Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel revendique plus et mieux d’Europe pour répondre aux défis de notre société.
Aloys Rigaut : Quel est le rôle que joue l’Europe en matière de développement ? Louis Michel : L’Europe est le leader mondial dans ce domaine et représente près de 57% de l’enveloppe totale dédiée aux pays en développement. Chaque Européen contribue à hauteur de 100 euros au recul de la pauvreté, à l’amélioration des conditions de vie, de l’éducation, de la santé, à la construction d’hôpitaux, de routes, de ponts, de voies ferrées et navigables dans plus de 150 pays en développement. A.R. : Et quel est votre rôle en tant que Commissaire européen au développement ? L.M. : C’est avant tout un rôle d’impulsion politique. Depuis ma prise de fonction, j’agis pour faire en sorte que chaque Euro investi dans le développement ou l’aide d’urgence soit directement utile aux populations qui en ont le plus besoin. L’aide européenne représente des montants très importants et nous mettons tout en œuvre pour que l’Europe fasse "plus, plus vite et mieux "dans sa politique de développement. Je tente aussi tant bien que mal de chasser les vieux démons qui ont trop longtemps dicté nos relations avec les pays en développement. Nous devons rompre avec ce schéma archaïque de "donateur-bénéficiaire" qui n’a fait qu’engendrer frustrations et attitudes moralisatrices pendant tant d’années, d’abord et avant tout en Afrique. Il faut désormais se baser sur une véritable relation équilibrée entre partenaires responsables et égaux, en droits et en devoirs. Ce qui compte au final, c’est que ce dialogue se fasse dans le respect de l’autre et la confiance mutuelle. A.R. : On vous a aussi vu dans des actions plus"diplomatiques", notamment en Somalie, au Tchad ou encore tout récemment en République Démocratique du Congo ? L.M. : On sous-estime souvent la capacité de l’Europe à jouer un rôle clé dans des conflits pour lesquels on ose à peine rêver d’une solution… Notre continent jouit pourtant d’une crédibilité hors pair dans de nombreuses régions du monde, à commencer par l’Afrique. L’approche de l’Union européenne est unique en ce qu’elle est une "puissance globale et douce" qui s’appuie sur la norme, la règle et l’exemple, tant dans son approche de développement et de croissance que dans son approche diplomatique."Convaincre plutôt que contraindre", la force de la confiance et de la suggestion l’emporte bien souvent sur l’usage de la force. J’entends souvent que l’Europe est sans cesse divisée sur les questions internationales. Je peux vous assurer que s’agissant des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, l’Europe mène le jeu diplomatique avec le soutien des autres grandes puissances mondiales. C’est ce qui nous a si souvent permis de jouer un rôle de premier plan et de parvenir à des résultats tangibles.

Louis Michel

"Les pays industrialisés ont un devoir d’humanité, de solidarité, de générosité vis-à-vis des populations qui souffrent"
A.R. : La politique de développement est-elle bien comprise par le citoyen belge et européen ? L.M. : Elle est trop peu expliquée, par conséquence trop peu connue et donc souvent mal comprise… Il y a là un déficit majeur de communication qui nécessite un travail de fond continu. Hormis les médias télévisuels, internet et autres, je me rends compte que le meilleur moyen de sensibiliser les citoyens reste une rencontre, un débat, une discussion. Je donne plus de soixante conférences chaque année et je rencontre énormément de jeunes, belges et européens. Chaque échange permet de transmettre des messages essentiels de solidarité, de partage et d’universalité à des jeunes qui ont si souvent cette envie de découvrir et de changer le monde.

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© Friends of Europe

par Aloys Rigaut | Président du LYMEC, les Jeunes Libéraux Européens

A.R. : Que répondez-vous à ceux qui vous disent qu’il y a trop de pauvreté en Belgique et que ces moyens ne devraient pas être octroyés aux pays en développement ? L.M. : C’est une remarque que j’entends trop souvent et qui me touche profondément. Partout dans le monde et y compris en Europe, il y a des gens, des familles, des enfants qui souffrent. Mais il est inadéquat de comparer cette situation à la misère endurée par certaines populations en Afrique. Depuis de longues années, je côtoie les conflits, la misère et les drames humains. Je peux vous assurer que ce que vivent ces gens n’est pas concevable et ne peut être humainement admis. Les pays industrialisés ont un devoir d’humanité, de solidarité, de générosité vis-à-vis des populations qui souffrent. Et si cet argument là ne suffit pas à convaincre les plus sceptiques, je rappelle que nous avons aussi un intérêt à contribuer à leur développement. Car les inégalités et le déséquilibre profond entre Nord et Sud affectent directement notre modèle social, notre système scolaire, notre sécurité. Le phénomène migratoire, par exemple, pose aujourd’hui un sérieux défi à l’ensemble des Européens. Il est illusoire d’espérer la moindre bribe de solution à court terme ! Il n’y a qu’en améliorant les conditions de vie de ces populations que nous parviendrons à réduire cet effet d’appel vers notre continent. A.R. : Quel sera l’enjeu des élections européennes ? L.M. : L’enjeu est un défi : faire prendre conscience aux Européens du rôle bénéfique que joue l’Europe sur leur quotidien. Le citoyen peine à identifier l’Europe, ses décideurs, ses compétences, ses projets. Pourtant une part importante des lois votées par les Parlements nationaux ne sont que transpositions de décisions prises au préalable par les institutions européennes ! L’Europe agit pour tout-un-chacun en matière de santé, d’environnement,

© Communauté européenne

A.R. : Vous auriez un conseil à donner à cette Europe ? L.M. : Je lui conseillerais d’assumer ses réalisations ! L’Europe a seulement une cinquantaine d’années et personne n’aurait jamais osé espérer un tel succès d’intégration, de paix et de prospérité. Aujourd’hui, 500 millions de citoyens sont libres de voyager, d’étudier et de travailler dans un espace créé autour de valeurs communes de liberté, de solidarité et de diversité. Comme cela a été dit, l’Europe est une réalité, il faut qu’elle devienne un sentiment. J’espère que les scepticismes et simplismes ne parviendront jamais à occulter ce formidable succès. L’idée européenne est la plus belle idée politique du siècle dernier. Elle reste la plus grande promesse du troisième millénaire. www.louismichel.be www.lymec.org

de recherche, de protection des consommateurs… L’Europe baisse le prix de vos communications téléphoniques et SMS lorsque vous êtes à l’étranger. L’Europe condamne à des sanctions financières les sociétés qui abusent de leur position dominante sur le marché ou s’entendent pour pratiquer des prix anormalement élevés. L’Europe force ses 27 Etats membres à harmoniser vers le haut leurs standards de lutte contre toutes les formes de discrimination. L’Europe force les constructeurs automobiles à baisser la consommation moyenne de CO² de leurs véhicules. L’Europe a permis en 20 ans à 1,9 millions d’étudiants d’étudier à l’étranger grâce au Programme Erasmus… Et si l’on se pose la question de savoir si un Etat membre peut mener ces politiques indépendamment des autres, la réponse est non. Qui peut penser aujourd’hui qu’un Etat seul peut faire face au changement climatique, à la menace terroriste, à la crise financière ? L’Europe apporte des réponses que nous ne pourrions fournir individuellement. Ce dialogue permanent et notre action concertée nous permet de faire face à ces défis et de résister à la tentation conservatrice du repli sur soi. Il va donc nous falloir convaincre. Plus que jamais, nous affronterons l’euroscepticisme, le conservatisme ou encore les clichés de l’Europe "antisociale". Après plus de quatre ans au sein de la Commission européenne, je peux affirmer que les Libéraux contribuent avec vigueur au bien-être des citoyens européens.

A.R. : A ce propos, quel est l’impact de la présence des Libéraux à la Commission européenne et au Parlement européen ? L.M. : J’ai parfois envie de dire que sans les Libéraux, l’Europe se trouverait dans une forme de léthargie permanente… Le groupe libéral au Parlement européen est la troisième force politique de l’institution. Et pourtant, ses représentants belges et européens font un travail remarquable et parviennent à marquer de leur empreinte toutes les initiatives qui leur sont présentées. A la Commission, les décisions sont prises collégialement. Mais mes collègues libéraux et moimême, nous sommes souvent sur la même longueur d’onde pour batailler ferme sur certains sujets et lancer des initiatives ambitieuses en matière sociale, de santé, de protection des consommateurs, d’environnement ou en faveur des libertés fondamentales. Le Libéralisme européen est un courant à la fois moderne, progressiste et profondément pro-européen. Nous avons la conviction que ce n’est pas "moins" mais "mieux" et plus" d’Europe dont nous avons besoin pour affronter les défis de notre société.

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© Christian Lambiotte

Carnet du Centre Jean Gol
Le Bleu des Libéraux belges
En Belgique, dans le monde politique et bien au-delà, la couleur bleue est traditionnellement associée à la famille libérale. Mais pourquoi et depuis quand ? C’est une des questions le plus fréquemment posées au service historique et archivistique du Centre Jean Gol. Le Centre Jean Gol, dans sa série "Carnet", fournit désormais une réponse à cette double interrogation. Disons d’emblée que l’attribution à notre formation de cette couleur symboliquement si riche et si chère à nos yeux a originellement un caractère purement accidentel, lié à une formalité d’ordre électoral.

CourriersCourriels
Question

Pourquoi ne puis-je plus écouter mes radios préférées Mint et BFM ?
Depuis de nombreuses semaines, Mint et BFM n’émettent plus. Je n’ai toujours pas compris ce qui a justifié la fin de ces radios qui rencontraient leurs publics ?
Laurence Capon - Bruxelles

Réponse

La pression politique exercée par le PS et le CDH dans ce dossier a hélas eu raison de l’indépendance du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA)
A l’issue d’un 1er appel d’offres pour l’attribution des fréquences radiophoniques, 5 des 6 réseaux disponibles ont été attribués par le CSA. Le 6ème réseau, pour lequel postulait Mint et BFM, a été attribué à Ciel FM, à l’issue d’un second round au cours duquel cette radio a posé sa candidature. Le MR s’était jusqu’à présent refusé à commenter les décisions adoptées par le CSA dans le cadre de l’attribution des fréquences aux opérateurs radios de la Communauté française. En effet, les rôles de chacun en cette matière sont clairement établis par décret : • la Communauté française dispose d’un certain lot de fréquences que le Gouvernement doit organiser au mieux. Le Gouvernement fixe donc les caractéristiques techniques de chaque fréquence, les organise en réseaux ou les laisse en fréquences indépendantes (1 seule fréquence), détermine les fréquences réservées à la RTBF et le solde utilisable par les opérateurs privés dont il doit soumettre l’attribution à appel d’offres; • le CSA, régulateur du secteur, attribue ensuite, les différents réseaux et fréquences indépendantes aux différents candidats qui y ont postulé. Ces deux rôles ont été clairement distingués par le législateur afin de préserver l’octroi des fréquences de toute considération politicienne. Il est clair qu’il y eut bien plus de candidats que de réseaux disponibles. Le CSA ne bénéficiait que d’une marge de manœuvre assez limitée en raison de l’octroi par le Gouvernement d’une situation extrêmement privilégiée à la RTBF. Le MR s’est toujours insurgé contre ce fait. Notre insistance a d’ailleurs conduit la Ministre (PS) de l’Audiovisuel à "trouver" 8 nouvelles fréquences entre le 1er et le 2ème appel d’offres. Cependant, la Ministre n’a point choisi de réserver ces fréquences aux radios indépendantes ou de créer un 7ème petit réseau mais bien de doter plus largement le 6ème réseau, attribué ensuite à Ciel (qui n’avait pu se voir attribuer ce 6ème réseau lors du 1er appel, faute d’y avoir postulé), conformément à l’accord intervenu précédemment entre les Présidents du PS et du CDH en faveur de Ciel et de la disparition subséquente des radios BFM et MINT. PS et CDH mettent-ils ainsi un point final à l’indépendance du CSA ? En tout état de cause, voici les raisons qui vous privent de vos radios préférées. Vous l’aurez compris, si le MR s’est réjoui de l’adoption d’un nouveau plan de fréquences, mesure de nature à stabiliser le secteur, il ne peut adhérer aux "vieux" travers observés dans la gestion de ce dossier qui ont conduit d’une part, à faire bénéficier le service public d’une situation sur-privilégiée au détriment du secteur privé et d’autre part, à soumettre la décision finale à une pression politique déplacée faisant fi de l’intérêt des auditeurs. Le dossier du plan de fréquences n’est pas pour autant clos. Le MR continuera à œuvrer pour la maximalisation du lot de ressources mises à disposition des radios privées afin d’améliorer le confort d’écoute des auditeurs et de permettre à davantage de projets radiophoniques de bénéficier d’une autorisation de la Communauté française.

Comme vous pourrez le découvrir, c’est une longue histoire qui débute en 1876-1877. A travers cette chronique du bleu libéral belge, Joseph Tordoir, historien-archiviste du Centre Jean Gol, vous invite aussi à revivre quelques grands moments de l’histoire de notre parti, mélange de traditions et de modernité. Nous reportant plus de cent ans en arrière, cet ouvrage fourmillant d’anecdotes fait apparaître la permanence de nos combats pour la liberté de pensée, la tolérance, l’émancipation du plus grand nombre, et nous engage à les poursuivre. Il devrait donc contribuer à rassembler davantage encore nos militants autour d’un symbole simple, mais enrichi de tout ce qu’il a coloré ensuite. Au passage, on remarquera que, paradoxalement, cet atout efficace nous a été involontairement offert par le leader de nos adversaires politiques les plus déterminés et que certains Libéraux firent la fine bouche. Petite leçon d’humilité politique à méditer. Cette publication est manifestement appelée, par son sujet, sa conception et la richesse de sa documentation iconographique, à être chaleureusement accueillie par tous nos militants. Nul doute qu’elle constituera, à l’aube de l’année nouvelle, un excellent cadeau à offrir aux Libéraux et non Libéraux. Nous vous invitons dès lors à la commander sans plus tarder au Centre Jean Gol. Vous pouvez l’obtenir sur le site (http://www.cjg.be), par téléphone (02/500.50.41) ou par courriel (cjg@cjg.be) et en versant la somme de 8 euros sur le compte 310-1232808-24.

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Question

Le Conseil de Conciliation et d’Arbitrage
Concilier les points de vue, arbitrer les conflits

Est-ce la fin du libéralisme ?
Nombreux sont ceux qui rejettent la faute de la crise internationale actuelle sur des concepts. On entend parler d’ultra-libéralisme, de capitalisme effréné, d’absence de régulation des marchés… Cela signifie-t-il que le modèle libéral, sur lequel s’est construit la majorité de nos démocraties, doit être revu voire abandonné ?
Régis Vanhelthoven - Nivelles

P

Réponse

Le libéralisme réformateur s’est toujours révélé être le moteur du changement permettant d’améliorer la société et la condition humaine.
Deux manières de réagir s’offrent aux responsables politiques : la recherche de solutions ou l’agitation politicienne qui confine souvent à la caricature, au populisme et au poujadisme. D’aucuns sont tentés par cette seconde voie et prônent purement et simplement la fin du système libéral. Ce fut déjà le cas après les crises financières de la fin du XIXème siècle avec l’avènement de l’utopie marxiste qui déboucha, au XXème siècle, sur l’horreur totalitaire du communisme et du goulag. Ce fut encore le cas lors de la crise de 1929 qui fut suivie par le développement du national-socialisme en Allemagne. Abandonner le système libéral, cela signifie supprimer les libertés, le libre choix des gens dans tous les domaines, l’autonomie de la personne et l’émancipation des citoyens. Car le libéralisme est un tout qui ne se dissèque pas. Il n’y a pas d’exemple dans le monde où le libéralisme politique et les libertés individuelles qui lui sont attachées aient survécu à la suppression du libéralisme économique et de l’économie de marché. Le libéralisme n’est pas le capitalisme. Celui-ci est une technique de récolte de fonds privés et la création de richesses. Le libéralisme est une pensée politique qui se sert de l’outil que représente le capitalisme pour assurer de la prospérité. Le capitalisme n’intervient en rien dans la répartition des richesses. C’est là l’affaire du politique. Le libéralisme oriente cette répartition en misant sur l’autonomie et l’émancipation des personnes ainsi qu’en valorisant le travail, la créativité, l’initiative, l’effort et le mérite. Il organise la solidarité en aidant activement ceux qui se trouvent en situation de difficulté et de faiblesse, transitoire ou durable. Il vise à remettre chacun en situation d’exprimer ses talents et ses choix de vie. Le libéralisme repose sur la responsabilité. Il n’accepte pas les rentes de situations et les privilèges. Les apprentis sorciers qui veulent détruire le système libéral ne disent jamais par quoi ils souhaitent le remplacer. Il est vrai que le choix n’est pas grand. Le collectivisme, l’étatisme et le nationalisme n’ont pas vraiment – c’est un euphémisme – fait leurs preuves. A cours d’arguments rationnels, une certaine gauche ne se prive pas de faire l’amalgame entre libéralisme et ultralibéralisme. L’ultralibéralisme est une idéologie du laisser-faire qui recommande la liberté sans limites, l’individualisme sans monde social, la loi du plus fort, l’économie sans règles. Elle est aux antipodes de la pensée libérale moderne. Et de prétendre que les Libéraux seraient opposés aux règles dans le domaine économique et seraient d’affreux adeptes du laisser-faire. C’est évidemment faux et absurde. Les Libéraux Réformateurs sont favorables à une économie de marché régulée et donc à des règles assorties de sanctions qui disciplinent, modèrent et coordonnent ce marché. Ils défendent des règles objectives qui s’appliquent à tous dans un Etat où chacun a des droits et des devoirs.

résidé depuis une dizaine d ’a n n é e s p a r André Bertouille, ancien Ministre, par ailleurs Président du Bureau électoral, le Conseil de Conciliation et d’Arbitrage a organisé les élections pour le renouvellement des instances du MR. Statutairement , le Conseil de Conciliation e t d ’ A r b i t ra g e e s t composé : » du Président du Mouvement réformateur; » du Chef de File gouvernemental; » des Vice-présidents du Mouvement; » des Ministres d’Etat; » des Ministres, Secrétaires d’Etat et Commissaires du Gouvernement ainsi que des anciens Ministres; » du Président de l’Intergroupe parlementaire; » des Chefs de groupe parlementaire; » des Présidents et anciens Présidents des assemblées législatives, membres du Parlement. Il est présidé par une personnalité élue parmi ses membres. A l’issue du Congrès du 24 mars 2002, c’est André Bertouille qui a été désigné comme Président. Il présidait déjà la Commission de Conciliation et d’Arbitrage du PRL. C’est ce Conseil de Conciliation et d’Arbitrage qui a élaboré un code de bonne conduite pour tous les mandataires. Il est également chargé de débattre et d’arbitrer toute plainte ou tout conflit au sein du MR. Le Conseil de Conciliation et d’Arbitrage se prononce sur toute question de discipline qui lui est soumise et peut prendre une sanction; il peut être saisi de toute inconduite notoire ou manquement à ses obligations qui serait commis par un membre ou un mandataire; il constate les démissions. C’est une instance essentielle au bon fonctionnement du MR. | www.mr.be | 19

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Début 2009, Didier Reynders et l’ensemble des mandataires du Mouvement Réformateur vous invitent à transmettre une , en et à

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Bruxelles

TOURNéE DES VœUX 2009
7 Janvier 8 Janvier 9 Janvier 19H00 : LiègE (Palais des Congrès, Esplanade de l’Europe 2 à 4020 Liège) 19H00 : Pff (Saak Backes, Rodt 160 à 4780 Sankt Vith/Rodt) 19H00 : brUxELLEs (Cour de l’Hôtel de Mérode, Place Poelaert à 1000 Bruxelles) suivi de la "Grande Nuit Bleue" 11 Janvier 10H30 : hainaUt (Mons Expo, Avenue Thomas Edison 2 à 7000 Mons) 12 Janvier 19H00 : naMUr (Mess provincial, “Les Trys”, Rue Eugène Thibaut 1b à 5000 Namur) 13 Janvier 19H00 : LUxEMboUrg (Centre culturel de Libramont, Avenue d’Houffalize 56d à 6800 Libramont) 17 Janvier 10H30 : brabant WaLLon (Salle Jules Colette, rue des Combattants 16 à 1301 Bierges)

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