Chapitre 5 : Le court terme Keynésien

Temps de circuit = départ des unités monétaires a travers F, jusqu'à leur retour via S. Necessité d'une unité monétaire représentative ( entre d"part et retour au pole B ). Dans la forme réduite du circuit Keynésien, on fait le total des flux allant d'un pole a l'autre ( U + I + Y = y ). L'hypothèse simplificatrice est : " La durée de séjour d'une unité monétaire dans un pole, est constante au cours du temps, et est la même quel que soit le pôle.". Le temps de circuit est à présent le temps moyen pour que l'unité monétaire représentative partie du pôle B revienne au pôle B. Estimer ce temps revient a calculer le nombre moyen de séjour de l'unité monétaire dans E et M entre le départ de B et son retour. ( on notera d = la durée de séjour de l'unité monétaire représentative dans un pôle quelconque et quelque soit le moment du séjour ) Un observateur, qui se positionne face au circuit, ne pourra jamais voir l'unité monétaire représentative entre 2 pôles, car la monnaie voyage instantanément. Le théorème de Markoff adapté au circuit Kéynésien est le suivant : entre 2 départs consécutifs de l'unité monétaire d'un pôle donné i, le nombre moyen de séjour de l'unité monétaire dans les 3 poles est égal à l'inverse de la probabilité pour que l'unité monétaire ( probabilités stationnaires ) ( EG p.298).

1°) Identification du temps de circuit et du court terme keynésien

Il est notoire que l'analyse Keynésienne est une analyse de court terme. Cependant, Keynes comme souvent, après avoir eu des idées, a omis de préciser certaines choses. dés lors, les interprétations se sont données libre cours. L'interprétation la plus courante est en fait une transposition à la macroéconomie keynésienne de la distinction usuelle en microéconomie entre court terme et long terme, càd : le long terme est la durée pendant laquelle tout les facteurs de production peuvent être considérés comme variable, tandis que le court terme est la durée pendant laquelle seul le facteur Travail est supposé varier, autrement dit le stock de machine est donné, constant, donc que deltaK est nul, donc l' Investissement net peut être considéré comme nul. Cette interprétation n'est pas la bonne. Cette absurdité est liée, en fait, à la méconnaissance chez les interprètes de Keynes, du circuit. Ne voyant pas le temps de circuit, ils ne voient pas. Temps de circuit = court terme Le temps de circuit mesure le temps imparti aux entreprises pour satisfaire la contrainte monétaire. Le temps de circuit = temps de validité des anticipations. 1°) le temps de validité des anticipations Keynes bâtit sa théorie générale sur un principe de la demande effective, n'est autre que le principe du rôle moteur de l'anticipation par les entreprises. Les entrepreneurs, au début d'une période, fixent leur Investissement à un niveau tel que le revenu qui en découlera par le multiplicateur de revenus puissent permettre l'achat de tout les produits dont les anticipations des entrepreneurs leur font espérer la vente. L' Investissement est donc déterminé par les anticipations des entrepreneurs, des anticipations optimistes favorisent une augmentation de l' Investissement. Mais d'ou viennent les anticipations, sur la base de quoi font ils des anticipations optimistes et pessimistes : sur la base des profits réalisés antérieurement. Plus précisément encore, ils forment les anticipations de la période a partir de la comparaison qu'ils font entre les profits réalisés antérieurement et les anticipations de profits qu'ils

avaient fait dans la période antérieure. La période est donc le temps qui s'écoule entre deux révisions consécutives des anticipations, ou le temps de validité des anticipations. Le temps de circuit est exactement cela. 2°)le temps imparti aux entreprises pour satisfaire a la contrainte monétaire C'est la contrainte que toute monnaie en circulation fait peser sur l'Economie par le simple fait qu'elle a pour contrepartie une dette non encore éteinte d'un agent à besoin de financement. La contrainte monétaire s'identifie à la contrainte de remboursement de la dette qui sont contrepartie de la monnaie en circulation. La monnaie injectée en début de période apparait a travers le flux F ( financement de E par B ). Cette contrainte monétaire s'exprime par l'inégalité I-F > ou égal à O. La contrainte monétaire est donc le contraire de la condition de crise. Par suite, satisfaire a la contrainte monétaire signifie échapper à la condition de crise. Le paragraphe précédent nous a montré que le temps de validité des anticipations, donc le temps imparti aux entreprises pour échapper a la crise = le temps de circuit = temps imparti pour satisfaire la contrainte monétaire. allongement du temps de circuit facilite aux entreprises l'obtention de profits et donc de satisfaire la contrainte monétaire. Le temps de circuit = temps pour satisfaire contrainte monétaire et réaliser profits. Au CHAP 2, nous avons vu une partie des conséquences : nécessité d'entreprendre une politique protectionniste.

Chapitre 6
Section 1 : La relation inflation-chomage dans la logique du marché

Toutes les marchandises, y compris la force de Travail, obéissent à la loi du marché, qui se résume en ces termes " si la demande excède l'offre, le prix s'élève, si l'offre excède la demande, le prix baisse ". Le marché est en équilibre quand offre = demande, et quand réalisé simultanément sur tout les marchés, il y a équilibre général des marchés. ( walras ). Selon cette logique, la loi inflation-chomage, s'exprime par la relation de Phillips-Lipsey. Cette relation a même reçue la caution Keynésienne. La crise de cette loi amènera une crise du Keynésianisme. 1°) La relation de Philips Lipsey : en 1958, l'économiste anglais Philips fait paraitre dans la revue Economica une étude empirique sur la relation entre chômage et taux de salaire nominal en Gb de 1861 à 1957. Philips établit que dans les phases d'expansion économique, il y a à la fois une augmentation des Salaire nominaux et une régression du taux de chômage, inversement, dans les phases d'augmentation du taux de chômage, donc de récession économique, il y a un ralentissement de la progression des salaires nominaux, voir une diminution. De cette étude, on a vite dégagé une courbe ( courbe de Philips ). Ubarre est appelé tx de chômage naturel. Quelques années après, un économiste américain va donner un sous bassement théorique à la courbe de philips, en meme temps qu'il va étendre la relation entre tx de chômage et salaire nominaux, a tx de chômage et tx d'inflation. En ce qui concerne l'application théorique, Lipsey dit qu'elle repose simplement sur la loi de l'offre et la demande, appliquée au marché du Travail. Rq : le niveau général des prix est indexé de fait sur le tx de Salaire., lorsque les Salaire augmentent ( Salaire constitue le cout de production le plus élevé ) Inflation augmente. Le paradoxe est que cette relation née en dehors de tout contexte Keynesien, va recevoir la caution keynésienne. 2°) La caution Keynésienne La théorie générale de Keynes n'aborde guère la question de l'inflation, pour cause il était assez occupé avec le tx de chômage. il ne faut pas en

tirer comme conclusion qu'il n'a jamais traité de la question de l'inflation. Il y établit une condition caractéristique de l'inflation et de la déflation. Cette dernière est exprimée par ( voir cahier ), et est égale à la condition keynésienne de crise. L'inégalité I-F < 0 explique à la fois la baisse des prix ( déflation ) et le chômage. On va donc donner à la relation PhilipsLipsey un sous bassement Keynésien. Sur la base de ce malentendu, la relation P-L est devenue très vite une pièce maitresse du Keynésianisme. La politique dite Keynésienne de lutte contre l'inflation et le chômage se referait à la relation de P-L. Cette politique consistait a souffler " le chaud et le froid " : dans les périodes ou le Chomage était jugé excessif, on pratiquait la relance, en augmentant le déficit publique et en créeant de la monnaie et en baissant tx d'intérêt, sans crainte de relancer l'inflation. Dans les phases de surchauffe, ou l'inflation était jugée excessive, on pratiquait une politique de rigueur voir d'austérité, on élevait les tx d'intérêt, et on resserrait le budget, tout cela afin de ralentir la demande, quitte a augmenter le taux de chômage, par la loi de P-L. Les politiques Keynésiennes étaient alternativement des politiques d'expansion ou de restriction. Les anglais a cette époque étaient les champions du Stop & Go. Vers la fin des 60's début 70's, un phénomène nouveau apparait, jusque là l'inflation et le chômage semblaient s'exclure l'un l'autre, or, aux Etats Unis puis en Europe, voila que l'inflation et le chômage apparaissent et se développent parallèlement, ne s'excluent plus l'un l'autre. La relation P-L ne marche plus. C'est le phénomène de stagflation, qui contredit cette relation, et qui a profondément déstabilisé les Keynésiens, car elle montre que la relation P-L ne marchait pas, peut être parce que les fondements étaient faux => crise du Keynésianisme. Beaucoup ont abjuré leur foi Keynésienne et se sont convertis au Monétarisme. 3°) La stagflation, le monétarisme et la crise du Keynésianisme. Au début des 70's, en 1973 exactement, ce fut le début de la 2nd grande crise du XXème siècle, consécutive au premier choc pétrolier. Cette crise a laissé totalement désarmé les politiques Keynésiennes de Stop &

Go. Dans cette crise, Inflation et Chomage se développent de concert, les politiques Keynesiennes ne marchent plus. En france, dernière politique keynésienne, était le plan Chirac en 1975 ( puis en 1982 plan Morroi Delors ), et qui montre la faillite des politiques Keynésiennes. La stagflation révèle la faillite du keynesianisme. On redécouvre un économiste qui parlait de la stagflation depuis longtemps, et qui s'était opposé violemment à Keynes, Hayek. Puisque la relation inflation-chomage n'est pas celle que prédit la théorie Keynésienne, c'est conclue t'on, que la théorie keynésienne n'est pas bonne, et que Hayek ( ainsi que Milton Friedman ). Friedman prpose son explication de la stagflation ( et aussi un procès des politiques keynésiennes ). Friedman n'a pas attendu 1973 pour lancer son attaque contre le keynesianisme. Voici sa thèse : " se sont les politiques keynésiennes, qui, a cause de leurs répétition, sont la cause de la stagflation ". Ces politiques de relance, par des tx d'intérêt excessivement bas, des déficit budgétaire trop élevés, favorisent une création monétaire excessive. Cette création monétaire en excès est cause d'inflation, mais cette inflation ne peut pas réduire le chômage, parce que les politiques de relance Keynésiennes, a force d'être répétées, finissent par être prévisibles par les agents, et donc et donc n'augmentent ni leur demande de C° ( ménages ) ni de hausse d' Investissement ( Entreprises ). Les politiques Keynesiennes, ne font qu'augmenter l'inflation sans réduire le Chomage. Ce dernier reste donc centré sur son niveau d'équilibre Ubarre, contre lequel une politique ne peut rien. Il dépend du taux de départ et de la durée moyenne d'attente entre 2 emplois. La seule concession que Friedman fait à la politique Keynesienne, c'est une concession après court terme, il admet qu'une injection de pouvoir d'achat peut augmenter la C°, et donc Production et Emploi, mais cela ne fonctionne qu'a très court terme. Théorie Quantitative de la monnaie s'y oppose. Critique plus radicale encore : R. Lucas condamne toute politique économique, et il dénigre meme ses conséquences bénéfiques a court terme. A noter que cette crise du keynésianisme a eu un effet heureux : certes, les rangs keynésiens se

sont amoindris, mais le petit nombre resté fidèle, sans se laisser troubler par la stagflation, ont fait une relecture complète des oeuvres de Keynes, qui leur a fait découvrir la véritable relation inflation-chomage, qui a donné fondement a la stagflation, contrairement a ce que l'on pensait. (…) injection de pouvoir d'achat a très court terme => stimulation de la demande de C°, donc stimulation de la production, et donc favorable a la croissance. Les agents vont anticiper la hausse des prix, et donc ils vont anticiper la diminution de leur pouvoir d'achat. Selon la courbe de Pilips Lipsey, la baisse du tx de chômage = hausse des prix. Avec l'anticipation, on revient à Ubarre, donc déplacement de la courbe de Philips-Lipsey. La politique de relance n'aura obtenu qu'une hausse des prix sans réduction du taux de chômage. Conclusion, selon les monétaristes : ce sont les politiques Keynésiennes qui s'obstinent a vouloir réduire le taux de chômage, qui sont responsables de la stagflation. ( Analyse de friedman ). NB : il y a dans l'analyse monétariste une concession au keynésianisme, mais au très court terme. Une autre école, née également a Chicago, dont le chef de file est un ancien élève de Friedman, Robert Lucas, et qui se donne le nom de Nouvelle Economie Classique ( New Classical Economics ) ou bien école des anticipations parfaitement rationnelle. Se greffant sur le monétariste, elle se présente comme à la fois comme ultra-monétariste et ultra-keynésienne. Lucas et ses amis, dénie à la politique de relance Keynésienne, la possibilité de réduire le taux de chômage, même a très court terme, au nom du principe que les agents économiques sont parfaitement rationnels et parfaitement informés de la théorie monétaire, ces ultra-monétaristes supposent que ces agents économiques, dés l'injection monétaire, vont anticiper tout cela, et restent insensibles à cette injection. ( théorème d'inefficacité de la politique économie, non réellement démontrée comme un théorème ). Pendant que le monétarisme connaissait son apogée, le Keynésianisme entrait en crise.

Mais cette crise, a eu cependant un heureux effet, car elle a conduit les Keynésiens qui avaient décidés de rester tels, à approfondir les oeuvres de Keynes et à découvrir qu'en réalité la pensée véritable de ce dernier, loin de cautionner la relation de Philips Lipsey, fournissait une explication originale de la stagflation, car elle différait de la théorie monétariste. Selon la théorie quantitative de la monnaie, c'est la quantité de la monnaie en circulation qui explique le niveau général moyen des prix, si la quantité de monnaie injectée augmente au delà de ce que souhaitent les agents, la hausse des prix consécutive à une augmentation de la masse monétaire est proportionnelle a l'augmentation de la masse monétaire ; il y a égalité entre le taux d'augmentation du niveau général des prix, et le taux d'augmentation de la masse monétaire (deltaP/P = deltaM/M). Les nouveaux classiques et les monétaristes prouvent le bien fondé de la théorie quantitative de la monnaie de manière empirique et théorique. Friedman, qui a fait beaucoup d'études sur la relation monnaie-prix, en de nombreux pays, et à des époques variées ( jusqu'àu 19ème siècle ) a observé une corrélation très forte entre la masse monétaire, et le niveau général des prix. Cette corrélation statistique universelle est la preuve que la théorie quantitative de la monnaie est vraie.

La relation inflation-chomage dans la logique du circuit
Après une analyse du chômage dans sa forme structurelle et conjoncturelle, mais nous verrons ici l'analyse originelle de la stagflation, ce qui nous mettra en plein dans l'analyse monétariste, et nous conduira à une réfutation keynésienne de la théorie monétariste. Le chômage est un aspect de la régulation de l'économie capitaliste face à la crise. La condition Keynésienne de crise ( I-F<0 ), pertes nettes pour les

entreprises. rétablir l'inégalité inverse, c'est donc rétablir un profit non négatif. pour sortir de cette situation, on peut opter pour une réduction des couts de production, au premier rang desquels le cout salarial. Dans none économies contemporaines, syndicats et autres empêchent la baisse nominale des salaires. Donc pour les entreprises, réduire le cout salarial signifie arrêter purement et simplement la production dans les secteurs jugés non rentables ( causes des déficits des entreprises ). Cela conduit à un licenciement des travailleurs dans ce secteur et donc à une hausse du taux de chômage. Entre chômage conjoncturel ou structurel, on s'en fout ( chômeur s'en fout ). Mais la distinction est explicite dans le circuit Keynésien. Le chômage conjoncturel est celui dont l'analyse est relative à la période ( temps de circuit = temps imparti aux entreprises pour anticiper…) est lié à une révision en baisse des entrepreneurs, à la suite de profits défavorables enregistrés dans la période précédente. Cette révision en baisse en début de période, va pousser les entreprises à une diminution de la dette d'endettement ( passer de F à F +deltaF, avec deltaF< 0). Par le jeu du multiplicateur, cela conduira à une variation deltaY négative ( deltaY = kk deltaF = 1/s deltaF < 0 ) Augmenatation du chômage lié a tout cela, est qualifié de chômage conjoncturel. Cependant, si la baisse du cout salarial résultant de ce chômage conjoncturel n'est pas suffisante, càd si au terme de la période, l'inégalité de crise persiste, et pendant plusieurs période, les créanciers des entreprises ( B ) perdront confiance en l'aptitude de leurs débiteurs à redresser leurs profits en licenciant du personnel, et obligeront les Entreprises à déposer leur bilan. Faillite d'entreprise = reprise du Capital de ces entreprises faillies par d'autres entreprises => concentration du Capital et en même temps, une restructuration du Capital, car les Entreprises qui rachètent pour un rien le Capital des entreprises qui sont tombées, quitteront les secteurs faibles pour se tourner vers les secteurs jugés plus rentables. Ce chômage résultant de tout cela est appelé chômage structurel. Dans les deux cas, le chômage est le résultat de l'inégalité de crise. Il se peut toutefois que chômage conjoncturel et chômage structurel ne suffisent pas à rétablir la condition

de non crise ( I-F non négatif ). Dans ce cas, les entreprises ont un autre moyen, qui vient en appui : il nous amène du coté des recettes ( et non des couts, plus haut ) : augmentation des prix,autrement dit par l'inflation. Et comme ces deux moyens peuvent être utilisés en même temps, comme le policy mix. Donc la stagflation est expliquée spontanément par le circuit.

L'inflation de sortie de crise, et l'analyse Keynésienne de la stagflation
Le chômage ayant été décris en lui même, nous allons faire de même pour l'inflation. L'hypothèse : les Entreprises tentent de sortir de la crise simplement en agissant sur leur recettes. On suppose donc qu'elles ne licencieront pas, et tentent de sortie de la crise simplement en augmentant les prix. Le taux d'inflation de sortie de crise, le taux d'augmentation du niveau général des prix, qui a lui seul transforme l'inégalité de crise en son inverse dés la période suivante. Nous concevons bien que de tels taux dépendent de leur éloignement de I-F< 0. Taux minimum d'inflation de sortie de crise, c'est le taux g qui permet de passer de I-F<0 à I-F = O ( équilibre fort ). Pour le calcul, nous allons nous placer dans le cadre du circuit Keynésien maximal ( réduit + A + RDM ). ( MANUEL CHAPITRE 10 ). L'expression du revenu global R = Z + I + J + C + X - H (7) en faisant le compte entrées sorties, on obtient R = ( Y + Z ) + ( I - F ) (8). Nous allons nous placer dans une période initiale 1. Dans cette période, la condition de crise est réalisée. S'ouvre alors la période 2 ( période d'augmentation des profits . Dans cette période, les entreprises sont supposées, en vue d'obtenir l'annulation des pertes, augmenter leurs prix selon un taux g ( taux minimum d'inflation de sortie de crise ). Ce taux g se calcule selon 3 hypothèses : 1°)les revenus Y + Z versés aux ménages restent inchangés ( on ne cherche pas à sortir de la crise en réduisant les couts ), et que les ménages ne demandent de hausse de salaire pour rattraper l'inflation,

du moins dans cette période. 2°) la quantité de biens et services produits est inchangée, puisque les entreprises ne réduisent pas leurs plans de production. 3°) les importations ( H ) sont également inchangés en volume et en valeur. Sous ces hypothèses, le revenu global de la période 2 est noté R2. R2 = Z + ( I + J + C + X ) ( 1 + g ) - H ( 7' ) et R2 = Y + Z (8'). car I-F doit être nul et d'après les hypothèses. 7 et 7' : R2 - R1 = g ( I + J + C + X ) 8 et 8' : R2 - R1 = F - I g ( I + J + C + X )= F - I > 0 g = (F - I)/(I + J + C + X ) > 0 (9) Cependant, l'inflation ne va pas s'arrêter là, au début de la période 3, les salariés constatant la baisse de leur pouvoir d'achat, vont demander et obtenir une hausse de leur salaire au même taux g. On entre dans cette période, caractérisée par une augmentation des salaires.