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Tournai, le 5 juillet 2012

Communiqué de presse
Escanaffles-Orroir : un périmètre d’étude de 40 ha en vue de l’implantation d’un parc d’activité économique de 15 à 20 hectares
Ces dernières semaines, que ce soit à la table du conseil communal de Mont-de-l’Enclus, à la tribune du Parlement wallon, sur un blog ou dans la presse, l’éventualité d’aménager un parc d’activité économique en prolongement de l’usine Galactic (Escanaffles-Orroir) a fait couler beaucoup d’encre. S’il est exact que nous étudions la faisabilité d’un parc d’activité économique dédié à la chimie verte sur ce site, il nous semble utile de rappeler quelques notions d’aménagement du territoire afin de clore au plus vite toute confusion sur l’impact de ce projet et les superficies en jeu. Et de confirmer avant toute chose que jamais, il n’a été question pour IDETA d’aménager un parc d’activité économique de grande taille à proximité de l’entreprise Galactic. Que la réflexion soit lancée au sein d’un périmètre d'étude de 40 hectares sollicité par Ideta ne signifie nullement qu’il s’agira là de l’étendue finale d’un parc d’activité économique, mais plutôt que notre Agence se dote des conditions optimales pour offrir à ce projet d’aménagement une analyse fouillée, étayée, dont le résultat final, s’il est positif, se limitera à 15-20 ha. A ce stade des pré-études (le dépôt des dossiers urbanistiques n’est pas envisagé par nos équipes avant 2014), citer des chiffres précis de superficie pour cette potentielle zone d’activité serait d’ailleurs hasardeux. Voilà pourquoi il a été convenu d’évoquer des périmètres capables à étudier, et de s’en tenir à un besoin estimatif d’hectares à dédier à l’activité économique.

Une procédure où la population sera informée et consultée
A ce stade, donc, il ne s’agit que de la définition d’un périmètre d’étude (40 ha) au sein duquel la ZAE est limitée (15-20 ha), et c’est cela que le Gouvernement wallon a validé sur proposition d’IDETA. Concrètement, cela signifie qu’IDETA a obtenu l’autorisation d’entamer les études préalables au dépôt d’un dossier de demande de modification du plan de secteur, via la procédure régie par l’article 42bis du Cwatupe. Rappelons tout d’abord que ce projet se trouve être inclus dans un total de 134 hectares à mobiliser l’activité économique. Ce potentiel a été identifié à l’ouest de la Wallonie picarde par l’intercommunale, en concertation avec les communes concernées, pour répondre à l’estimation des besoins réalisée par la Conférence Permanente de Développement Territorial (CPDT). Cette programmation a été validée par le Gouvernement wallon. Ce total concerne Gaurain-Ramecroix, dans le bassin carrier (zone d’extraction et zone d’aménagement communal concerté à caractère industriel), le site de l’ancienne sucrerie de Barry, et le site d’Escanaffles et Orroir. Cet avant-projet sera tout d’abord présenté à la population et soumis à l’avis des conseils communaux, avant d’être proposé au Gouvernement wallon pour adoption. Si l’avant-projet de modification est validé par l’exécutif wallon, il sera ensuite sujet à une étude d’incidences confiée à un bureau d’études indépendant agréé. Adopté provisoirement après avoir été amendé par l’étude d’incidences, l’avant-projet deviendra projet, soumis à enquête publique et à l’avis des instances concernées. Entre le démarrage de l’étude par l’intercommunale et l’adoption définitive du projet de révision du plan de secteur, il s’écoule en moyenne cinq années, suivant les délais d’étude et d’instruction.

Des objectifs de développement économique durable
Ce projet répondrait au besoin d’extension exprimé par la société Galactic sur l’assiette de ses anciens bassins de décantation, mais aussi à la possibilité d’accueillir des entreprises complémentaires (clients, fournisseurs…) dans le secteur de la chimie verte. Le besoin en superficie à vocation économique qui a toujours été évoqué dans les différents échanges avec l’entreprise

Galactic se limite à moins d’une vingtaine d’hectares (15 à 20 ha), surface qui se doit d’être contiguë à la localisation existante occupée de Galactic, accessible par voie d’eau, et surtout préservant au mieux son environnement rural local. L’aménagement du territoire est une matière qui impose réflexion, planification, prévision, mais aussi qui requiert du temps pour la maturation et l’évolution administrative des dossiers étudiés. Dans ce contexte, l’analyse de l’avant-projet relatif à OrroirEscanaffles, pas davantage qu’un autre, ne peut souffrir d’approximation. Dans le cas qui nous occupe, ce qui pourrait s’apparenter à de l’imprécision aux yeux de certains découle en fait de la volonté de ne pas enfermer un projet dans un carcan géographique trop restreint et arbitraire, qui pourrait en entamer la qualité et l’intégration paysagère, notamment, à terme. Il s’agit bien, ici, de s’engager sur un espace maximal tenant compte des contraintes évoquées précédemment. De plus, il faut opérer une distinction claire entre la propriété des parcelles et la mise en œuvre d’une zone d’activité économique : celle-ci ne pourra s’opérer que dans le cadre d’un projet d’intérêt public, et donc avec une maîtrise foncière par notre Agence intercommunale. Enfin, il nous semble utile de rappeler que ce parc d’activité économique visera à permettre la réalisation d’un projet industriel consacré à la production de plastiques biodégradables. Soulignons également que la présence de l’Escaut permet d’envisager de faire transiter la plus grande partie des matières premières par la voie d’eau, soulageant nos routes surchargées par le trafic poids-lourds. Le caractère particulièrement durable de ce projet mérite, nous semble-t-il, une attention soutenue. En conclusion, il s’agit pour IDETA d’atteindre et de concilier des objectifs de développement économique efficient, d’urbanisation raisonnée, d’intégration paysagère et environnementale, tout en tenant compte autant que possible, dans un souci d’intérêt collectif, des préoccupations exprimées par les populations locales.

Rétroactes
Mai 2007 – Dans le cadre du plan prioritaire bis, IDETA identifie un besoin de 375 ha supplémentaires à dédier à l’activité économique sur son territoire, à l’horizon de 2025. Juillet 2008 – Le Gouvernement wallon adopte le Plan prioritaire bis pour les zones d’activité économique. Sur le territoire d’IDETA et sur base de propositions formulées par IDETA et des besoins identifiés par la CPDT, cette décision concernait, par phases successives, les projets d’Orientis (30 ha à Ollignies-Ghislenghien) et de Ghislenghien 5 (30 ha à Ath-Silly), Polaris (100 ha à Péruwelz-Beloeil), Delta Zone (30 ha à Antoing), mais aussi Leuze-Europe 3 (40 ha), et enfin le Tournai Eurométropole Business Park (50 ha) et Tournai Est (100 ha). Juin 2010 – Le Gouvernement wallon décrète une évaluation du plan prioritaire bis et l’exonération de cette évaluation pour certains projets, en particulier ceux pour lesquels les procédures sont déjà engagées (Orientis, Polaris, Delta Zone). Il exonère Tournai-Eurométropole de l’évaluation, au vu de son importance stratégique dans l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai. Octobre 2010 – A l’issue de l’évaluation du Plan prioritaire bis, le Gouvernement wallon valide l’extension de LeuzeEurope. Il identifie en outre des superficies (un minimum de 130 ha pour la zone IDETA) pouvant faire l’objet de propositions alternatives inscrites en zones urbanisables, afin de compenser l’écartement de certains projets non retenus par l’évaluation. Mars 2011 – IDETA envoie au Gouvernement wallon un rapport d’analyse du potentiel sur son territoire, avec une proposition de 130 ha. Juin 2011 – Les ministres Henry et Marcourt sollicitent les avis des intercommunales, qui répondent dans la foulée. IDETA confirme des périmètres à étudier à Gaurain-Ramecroix (80 ha) et Escanaffles (40 ha). Pour ce dernier site comme pour les autres, il s’agit bien de « périmètres capables » au sein desquels seront proposés les ZAE. Janvier 2012 – Les ministres Henry et Marcourt annoncent leur décision, donnant droit aux demandes formulées par IDETA pour Gaurain-Ramecroix et Escanaffles, et ajoutant un site à envisager (la sucrerie de Barry).

Contact presse Alexandre Valée IDETA Attaché de presse 0495/276.286 valee@ideta.be