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Droit civil Fiches de cours

Fiche de cours - Les fiançailles
 Nature juridique des fiançailles
Cour de Cassation : 30 mai et 11 juin 1938  Les fiançailles sont un fait juridique. Il en découle que : Elles ne suscitent aucune obligation de se marier, leur rupture est donc libre. Elles se prouvent par tout moyen.

 Effets juridiques des fiançailles
 Contentieux de la réparation
Par principe, la rupture en elle-même n’est pas constitutive d’une faute mais ses circonstances, son caractère abusif, violent ou brutal peuvent l’être En cas de rupture abusive (annonce de la grossesse de la fiancée, rupture juste avant le mariage déjà préparé, etc.) : demande de dommages et intérêts sur le fondement de la responsabilité civile : Article 1382 du Code civil : Preuve des fiançailles par tout moyen Preuve de la présence des conditions de la responsabilité civile : faute, préjudice et lien de causalité entre les deux.

Par principe, la charge de la preuve repose sur le demandeur, par exception, lorsque la fiancée abandonnée attend un enfant ou a un enfant, il y a un renversement de la charge de la preuve qui repose alors sur le défendeur.

 Restitution des cadeaux consentis pendant les fiançailles
Par principe, il y a restitution : l’article 1088 du Code civil dispose que « toute donation faite en faveur du mariage sera caduque si le mariage ne s’ensuit pas. » Par exception, les présents d’usage respectant les conditions que sont l’usage et la faible valeur du présent par rapport à la fortune du donateur sont conservés. Il y a une exception à l’exception concernant les présents d’usage qui sont des souvenirs de familles ou des bijoux de familles, ces derniers respectant deux conditions : la tradition familiale et la grande valeur.

Concernant la bague des fiançailles, la jurisprudence a estimé qu’elle pouvait être conservée en tant que dommages et intérêts.

Par principe : Valables dans les actes à titre gratuit (donation. En droit français il n’y a pas d’empêchement à mariage tenant à l’âge avancé ou à l’état de santé des futurs époux. principe rappelé par la cour d’Appel en 1963 sauf si des circonstances exceptionnelles le commande. clause de viduité : interdiction de se remarier.). 2006 : râle). o Liberté de ne pas se marier : La liberté matrimoniale implique que les époux soient libres de changer d’avis jusque la célébration : les fiançailles n’ont donc pas de valeur obligatoire (Cf. sérieux et être l’expression d’une réelle intention matrimoniale. Le mariage d’une personne dont les capacités mentales sont altérées n’est valable que s’il a lieu dans un intervalle de lucidité. etc. o Liberté de se marier : Clauses attentatoires : Deux types de clauses : clauses de célibat : interdiction de se marier. Un mariage peut donc être parfaitement célébré alors que l’un des époux est sur le point de mourir. Nulles dans les actes onéreux (contrat de travail. 30 janv. Mariage in extremis et époux aux capacités mentales altérées. Courtage matrimonial : Réglementé en 1989 pour préserver la liberté nuptiale. 1968 : battement de paupières.)  Consentement réel Le consentement doit être exprimé par les deux époux de quelque façon que ce soit (C.Fiche de cours – La formation du mariage  Conditions de fond  Conditions de fond tenant à sa nature institutionnelle • Le consentement « Il n’y a pas de mariage lorsqu’il n’y a point de consentement » : Article 146 du Code civil. Mise en place d’une audition prénuptiale par la loi du 14 novembre 2006 pour s’assurer de la réalité du consentement : article 63 du Code civil. . Mariage simulé et mariage légitimant Mariage simulé : Lorsque deux personnes se marient non pas pour mener une vie commune mais afin d’obtenir un résultat précis accessoire au mariage : mariages naturalisant  Nuls Mariage légitimant : arrêt Appietto 20/11/63  Poursuit l’un des buts au moins du mariage donc maintenu.Cass 22 janv.  Consentement libre o Liberté de choisir son conjoint sauf restrictions légales. l’officier de l’Etat civil peut s’y opposer ou faire sursis à sa célébration : article 175-2 du Code civil. Il doit être lucide. testament) sauf si elles sont dictées par un motif répréhensible. fiche N°1 sur les fiançailles. Distinction entre le mariage au but totalement étranger aux fins du mariage et à celui aux fins partiellement étrangers. Si le mariage risque d’être annulé par la suite.

Pas de mariage homosexuel : C. Erreur sur la personne (état civil) ou sur les qualités substantielles du conjoint (article 180 al. simple ou plénière : autorisation des parents adoptifs (article 365 du Code civil). Aptitude physique . la violence ou le dol (article 1109 du Code civil). le mariage étant célébré devant l’officier de l’Etat civil) ou morale. le dol n’est pas retenu (article 180 du Code civil) o Erreur : au jour de la célébration et déterminante du consentement. (Article 144 du Code civil. Possibilité de mariage pour un transsexuel avec son nouveau sexe s’il a changé son état civil : Arrêt Goodwin CEDH 11 juillet 2002. Violence : au jour de la célébration et déterminante du consentement. En cas d’adoption. CJCE 16 juillet 2004. En droit matrimonial. Forme de l’autorisation : par voix orale. discrétionnaire (pas de motivation) et souveraine (pas de recours). Elle peut être physique (peu probable.Cass 13 mars 2007. Forme du refus : par acte notarié avant la cérémonie. consentement vicié par l’erreur.  Le mariage des majeurs incapables Dépend du régime de protection : o Sous sauvegarde de justice : mariage livre o Sous curatelle : autorisation du curateur ou à défaut du juge des tutelles o Sous tutelle : autorisation des deux parents. Si l’un est mort ou incapable : autorisation du conseil de famille (article 506 du Code civil)  Conditions de fond tenant à sa nature contractuelle •  Sexe Différence de sexe : Homme + Femme. elle est révocable.  Age Principe : 18 ans révolus minimum pour l’homme et la femme. donnée pour une personne donnée. Le dissentiment vaut consentement : accord d’un seul parent suffit. o • La capacité des époux  Le mariage des mineurs Article 148 du Code civil : consentement parental exigé. La contrainte et la crainte d’un ascendant est une cause de violence. (Article 145 du Code civil).) Exception : Possibilité de dispense par le procureur de la République pour motif grave : grossesse. Consentement non-vicié En droit commun. 2 du Code civil). etc.

Validité des mariages polygamiques valablement contractés à l’étranger. Il s’agit du mariage entre oncles et nièces. •  Prohibition de l’inceste Aptitude morale Pour pouvoir se marier. Interdiction de la polygamie punissable en vertu de l’article 433 du Code pénal. les règles sont les mêmes (article 356 du Code civil). o Empêchement relatif : Ils peuvent faire l’objet d’une dispense pour motif grave par le Président de la République.  Prohibition de la polygamie « On ne peut contracter un second mariage avant la dissolution du premier. l’adopté ne peut épouser son adoptant ou l’un de ses ascendants. En matière d’adoption plénière. Il est possible de se marier lorsqu’il y a eu un lien d’alliance si la personne à l’origine de cette alliance est décédée (Article 161 du Code civil). • Publication des bans Information des tiers de la célébration. Il existe deux types d’empêchements o Empêchement absolu : Ils ne sont susceptibles d’aucune dispense. Mariage posthume : possible en France avec autorisation du Président de la République (Article 171 du Code civil).  Conditions de forme  Formalités antérieures au mariage • Documents administratifs à fournir. . (Article 163 et 164 du Code civil). il ne doit exister aucun lien de parenté ou d’alliance trop proche entre les futurs époux : Article 161 Code Civil. etc. audition prénuptiale pour s’assurer du consentement conformément à l’article 63 du Code civil. En matière d’adoption simple. » : Mariage doit être monogamique (Article 147 du Code civil). le mariage entre frères et sœurs est également prohibé (article 162 du Code civil). Production des pièces indispensables • Audition prénuptiale Depuis 26 novembre 2003. Possibilité de passer outre si elle apparaît inutile ou si l’un des époux est absent. Désormais quiconque peut se marier quelque soit son état de santé. Il est impossible de se marier avec un de ses ascendants ou descendants en ligne directe (article 161 du Code civil. Santé L’exigence d’un certificat prénuptial a été abrogée par la loi du 20 décembre 2007. A la porte de la mairie du lieu de célébration pendant au moins 10 jours avant le mariage. il en va de même pour les liens d’alliance (beau-père/belle-fille).

preuve par tout moyen  Possession d’Etat d’époux Situation de fait : conjoints se sont traités comme époux et sont considérés par leur entourage et l’autorité publique comme tel. portes de la mairie ouvertes. Formalités concomitantes au mariage • Célébration du mariage Acte solennel exigeant l’autorité publique via l’officier de l’Etat civil. Mariage public : 2 à 4 témoins. . Celui-ci doit être matériellement (maire ou adjoint ou à l’étranger consul) et territorialement (officier dans la commune où l’un des époux à son domicile depuis au moins un mois : article 75 du Code civil) compétent. Elle est admise au profit de l’enfant du couple pour établir sa légitimité. Rituel du mariage prévu à l’article 75 du Code civil : obligations des époux (212-215 du Code civil) et obligations parentales (371-1 du Code civil) Acte de mariage établi sur le champ : article 76 du Code civil. •  Acte de mariage Preuve du mariage Preuve du mariage par l’acte de mariage : article 197 du Code civil. Célébration en mairie sauf empêchement grave. Présence des deux époux. le procureur peut autoriser le mariage dans un autre lieu. En cas de perte ou d’endommagement accidentel.

 Les effets de l’opposition L’opposition valable empêche l’officier d’état civil de célébrer le mariage pendant un an. tantes. formes de la célébration non respectées. oncles. l’opposition tombe alors soit au contraire il était fondé.  Les titulaires du droit d’opposition Peuvent s’opposer : • Les ascendants Pour tout motif : article 173 du Code civil. etc. identité de sexe. cousins.  Ministère public : ordre public. simulé…  Les formes de l’opposition Acte écrit par un huissier avant la célébration. démence qui ouvrira alors une tutelle (article 174 du Code civil)  Tuteur ou curateur : article 175 du Code civil. polygamie. le mariage ne pourra avoir lieu tant que l’empêchement à mariage existera. Par principe. pas de pouvoir d’appréciation du juge : impuberté de l’époux. causes péremptoires. renonciation par l’opposant ou mainlevée judiciaire (soit le motif est erroné ou mensonger.) dans deux cas : Pas d’autorisation du conseil de famille pour un mineur (article 159 du Code civil). sœurs. mariage forcé.)  Sanctions a posteriori : les nullités du mariage  Les causes de nullité • Les nullités absolues Protection de l’intérêt général : la plupart des nullités sont absolues. défaut de consentement.Fiche de cours – Les sanctions des règles de formation du mariage  Sanctions a priori : les oppositions à mariage L’opposition à mariage = Acte par lequel certaines personnes qualifiées s’opposent au mariage projeté en raison d’un empêchement prévu par la loi. • Pour des motifs déterminés : Autres que les ascendants  Conjoint non-divorcé d’un des futur époux  Collatéraux (frères. Ce délai peut être renouvelé ou levé par une mainlevée sollicitée par les futurs époux : mainlevée volontaire. • Les nullités relatives . Deux cas de nullités absolues facultatives : officier qui ne pouvait pas célébrer le mariage à cause d’un problème territorial. clandestinité.

Depuis la loi du 4 avril 2006. Nullité relative : seules les personnes que la loi entend protéger peuvent agir : vice de consentement :’époux victime du vice. conseils de famille et premier conjoint en cas de bigamie. • Les délais pour agir en nullité Prescription : Avant juin 2008. Nullité relative . prescription de droit commun = 30 ans. point de départ : jour où la personne dont le consentement a été requis a été mise au courant de la date du mariage : article 183 du Code civil. et en cas de défaut d’autorisation c’est soit l’époux intéressé soit la personne dont le consentement était requis.  La mise en œuvre de l’action en nullité • Les titulaires de l’action en nullité Nullité absolue : Toute personne qui a intérêt a agit peut tenter de faire annuler le mariage (article 184 du Code civil) : époux. le ministère public peut également agir.  Enfants : Article 202 du Code civil : mariage conserve ses effets à l’égard des enfants issus du couple que celui-ci soit de bonne foi ou non. Maintenant = 5ans.Protection de l’intérêt privé : vice de consentement et défaut d’autorisation. Nullité absolue : 30 ans. ascendants. il est anéanti rétroactivement. en cas de vice du consentement. 5 ans. Vice de consentement : point de départ : date de célébration du mariage : Article 181 du Code civil. Bonne foi toujours présumée : L’époux de bonne foi peut recevoir une prestation compensatoire. Les enfants sont toujours considérés comme issus d’un couple marié.  .  Les effets du mariage • Le principe Un mariage nul n’ayant jamais existé. • Les exceptions Epoux : Mariage putatif = mariage contracté de bonne foi par l’un ou les deux époux : mariage nul mais pas rétroactivement : même effets qu’un divorce. Défaut d’autorisation.

soutien.  2 fonctions réciproques entre époux  Direction morale de la famille : Article 213 du Code civil : codirection de la famille. de lit et de toit : relation charnelles. o Bancaire : Article 221 du Code civil : ouverture de compte. infidélité morale.  Fidélité : Article 212 du Code civil : adultère consommé.  Assistance : Article 212 du Code civil : appui. 3 mesures :  Devoirs réciproques : Article 214 du Code civil : entraide patrimoniale entre les époux : contribution aux charges du mariage. o Professionnelle : Article 223 du Code civil : liberté d’emploi et de dispositions de ses revenus après s’être acquitté de la contribution aux charges du mariage. La fidélité est un devoir d’ordre public dont les époux ne peuvent se dispenser même d’un commun accord.Fiche de cours – Les effets du mariage  Les effets personnels du mariage  4 devoirs réciproques entre époux  Respect : Article 212 du Code civil : respect à l’autre dans son corps. son esprit. lieu de vie commun. disposition des revenus libres.  Choix de la résidence familiale : Article 215-2 du Code civil : Résidence choisie conjointement.  Communauté de vie : Article 215-1 du Code civil : Communauté de vie.  Autonomie des époux : o Ménagère : Article 220 du Code civil : possibilité de s’engager seul pour les dépenses domestiques : solidarité des dettes sauf excès et emprunts.  Les régimes matrimoniaux  Régimes communautaires . séparation de corps (Article 203 du Code civil) ou décès (Article 207-1 du Code civil)).  Les effets patrimoniaux du mariage  Le régime primaire impératif Commun à TOUS les époux. vie commune. o Mobilière : Article 222 du Code civil : acte d’administration ou de disposition sur un bien immobilier libre.  Sauvegarde des intérêts familiaux : o Protection du logement familial : Article 215-3 du Code civil : cogestion quelque soit l’époux détenteur o Mesures de crise : possibilité d’étendre le pouvoir d’un époux (Article 217 et 219 du Code civil) ou au contraire de le restreindre (Article 220-1 du Code civil) lorsque l’un des époux ne peut pas manifester sa volonté ou lorsqu’il met en péril les intérêts familiaux. devoir de secours (Article 212 du Code civil : Obligation alimentaire en cas de mort mariage : instance de divorce (Article 255 du Code civil). son honneur et sa dignité.

o Régime de communauté réduite aux acquêts : Régime légal : 3 patrimoines. biens propres par natures (vêtements. Possibilité d’un patrimoine indivis contenant les biens acquis par les deux. un commun et un propre à chaque époux.  Régimes séparatistes o Régime de séparation des biens : 2 patrimoines propres : chacun garde ce qu’il a acquis avant. biens propres par accessoire (ex : maison construite conjointement sur le terrain d’un des époux) o Régime de communauté universelle : Un seul patrimoine. Dans les patrimoines propres : biens présents (avant le mariage). testament). pendant et après le mariage. tous les biens sont communs. etc. biens futurs (donation.). .

il faut justifier d’une « cessation de la communauté de vie » d’au moins « deux ans lors de l’assignation en divorce » : Article 238 du Code civil. L’époux défendeur peut contester la réalité de la séparation de fait.  Le divorce par acceptation de la rupture du mariage Dans ce mode de divorce. Il y a une spécificité propre à cette procédure et à celle du divorce pour faute.Fiche de cours . » Pour utiliser cette procédure. Il peut également former une demande reconventionnelle en divorce pour faute (article 247-2 du Code civil). .  Le divorce par consentement mutuel Cette procédure de divorce peut-être utilisée par les époux s’ils sont d’accord sur le principe et les conséquences du divorce tel que définit à l’Article 230 du Code civil. Il n’existe aucun recours à ce mode de divorce en dehors du pourvoi en cassation dans un délai de 15 jours. le « juge homologue la convention et prononce le divorce » : Article 232 du Code civil. concernant les dommages et intérêts qui peuvent être demandés par l’époux défendeur sur le fondement de l’article 266 du Code civil en réparation du préjudice grave subi du fait de la rupture.Vie commune rendue intolérable. Cette acceptation n'est pas susceptible de rétractation. . sérieuse et exempte de vice. »  Eléments constitutifs de la faute En résumé. Leur consentement doit être libre et éclairé . même par la voie de l'appel et elle peut-être donnée à n’importe quel moment de la procédure.Le divorce  Les procédures de divorce Il existe 4 procédures de divorce au cours desquelles il est possible de passer vers une autre forme de divorce à la condition que celle-ci soit plus conciliante.  Preuve de la faute Elle est libre par principe mais les articles 259 à 259-2 du Code civil posent des exceptions : . S’il a acquis la certitude que c’était le cas.Manquement grave OU renouvelé.Conscience de la faute par l’époux. les époux sont d’accord sur le principe mais pas sur les conséquences du divorce conformément à l’Article 233 du Code civil.  Le divorce pour altération définitive du lien conjugal Ce mode de divorce est définit par l’article 237 du Code civil : « Le divorce peut être demandé par l'un des époux lorsque le lien conjugal est définitivement altéré. il y a faute lorsqu’il y a : . leur volonté réelle.  Le divorce pour faute L’Article 242 du Code civil définit le divorce pour faute : « Le divorce peut être demandé par l'un des époux lorsque des faits constitutifs d'une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune.

le divorce peut être prononcé aux torts partagés des deux époux si les débats font apparaître des torts à la charge de l'un et de l'autre. demander au juge de constater leur accord pour voir prononcer le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage.  Passage d’une procédure à une autre Il est possible à tout moment de la procédure. Ces fautes peuvent aussi être invoquées par l'autre époux à l'appui d'une demande reconventionnelle en divorce. à tout moment de la procédure. »  Vers le divorce par acceptation de la rupture du mariage Article 247-1 du Code civil : « Les époux peuvent également. le divorce est prononcé aux torts partagés.  Quid des fautes du conjoint demandeur ? Article 245 du Code civil : « Les fautes de l'époux qui a pris l'initiative du divorce n'empêchent pas d'examiner sa demande . d’un effort de conciliation ou dans l’intérêt des enfants. les anciens faits pouvant appuyer la nouvelle demande. ex : la violation de domicile ou l’atteinte à la vie privée. La demande est irrecevable mais n’empêche pas une nouvelle demande fondée sur des faits survenus ou découverts après la réconciliation.  Vers le divorce par consentement mutuel Article 247 du Code civil : « Les époux peuvent. (Article 259 du Code civil) Ne peuvent être retenues les éléments de preuve obtenus de façon frauduleuse ou par la violence. de passer vers une autre forme de divorce pour peu qu’elle soit plus conciliante. elles peuvent. (Article 244 du Code civil) Invoquer les torts du demandeur pour excuser ses propres fautes au vu de la situation. demander au juge de constater leur accord pour voir prononcer leur divorce par consentement mutuel en lui présentant une convention réglant les conséquences de celui-ci. enlever aux faits qu'il reproche à son conjoint le caractère de gravité qui en aurait fait une cause de divorce. Contre-attaquer : demande reconventionnelle pour altération ou pour faute. lorsque le divorce aura été demandé pour altération définitive du lien conjugal ou pour faute. à tout moment de la procédure.- Ne peuvent être entendus les descendants des conjoints sur les griefs invoqués par les époux. » . (Article 259-1 et 259-2 du Code civil  Quid de la réconciliation ? Article 244 du Code civil : La réconciliation empêche d’invoquer les faits survenus antérieurement. Même en l'absence de demande reconventionnelle. Si les deux demandes sont accueillies. cependant. Le maintien ou la reprise de la vie commune ne sont pas considérés comme une réconciliation s’ils sont le fait d’une nécessité. »  Quid des moyens de défense du défendeur ? Le défendeur peut : Nier les faits reprochés Invoquer une fin de non-recevoir en cas de pardon ou de réconciliation survenue après les fautes invoquées.

Fiche de cours – Les modalités de procédure du divorce L’action en divorce ne peut être exercée que par les époux. Le recours à un avocat est obligatoire. Dépôt d’une requête conjointe en divorce par les époux qui passent une Convention rédigée par le ou les avocats et que le juge devra par la suite homologuer : Article 250 du Code civil. . » Article 250-3 du Code civil. Dans le cas où le conjoint ferait une demande reconventionnelle pour faute.  Recours L’unique recours est le pourvoi en cassation dans les 15 jours. Pas d’action en nullité de la Convention. » Article 234 du Code civil. elle ne peut plus être modifiée par principe. Nota : Le divorce par acceptation de la rupture du mariage n’est pas utilisable « lorsque l'un des époux se trouve placé sous l'un des régimes de protection » conformément à l’article 249-4 du Code civil. le juge homologue la convention réglant les conséquences du divorce et. Une nouvelle convention doit être présentée dans les 6 mois maximum Article 250-2 du Code civil.  Le divorce par consentement mutuel La procédure applicable au divorce par consentement mutuel est décrite aux Articles 250 à 250-3. sur la prestation compensatoire (article 279 et 276-3 du Code civil) ou lors de l’omission d’un bien. Article 250-1 du Code civil.  Le divorce par acceptation de la rupture du mariage « S'il a acquis la conviction que chacun des époux a donné librement son accord. sur l’exercice de l’autorité parentale (article 373-3 du Code civil). Homologation : Double contrôle du juge : consentement véritable d’une part et équité de la Convention d’autre part. En cas de refus d'homologation de la convention. la demande en divorce est caduque. Lorsque les conditions prévues à l'Article 232 sont réunies. il est possible d’invoquer les fautes de celui-ci pour modifier le fondement de sa demande conformément à l’article 247-2 du Code civil. Par exception. par la même décision. le juge prononce le divorce et statue sur ses conséquences. Les débats sont privés mais la décision est rendue publiquement. prononce celui-ci. Nota : Le divorce par consentement mutuel n’est pas utilisable « lorsque l'un des époux se trouve placé sous l'un des régimes de protection » conformément à l’Article 249-4 du Code civil en vertu de la nécessité de consentement qu’il exige. le juge prend une ordonnance d’ajournement mais peut homologuer les mesures provisoires. A défaut de présentation d'une nouvelle convention dans ce délai ou si le juge refuse une nouvelle fois l'homologation. elle peut l’être en cas de nouvel accord des époux.

« Certificat de concubinage » délivré par l’officier de l’Etat civil à la demande des concubins.  Les effets du concubinage  Effets au cours de l’union  Principe : Aucun effet.  Exceptions : Le concubinage peut produire des effets prévus par la loi ou par les concubins euxmêmes.  Preuve du concubinage S’agissant d’un fait juridique.  Effets à la rupture de l’union . il n’y a pas d’obligation entre les concubins ni de solidarité ménagère. les concubins sont juridiquement des étrangers dans leurs rapports réciproques. La loi prévoit des effets qui peuvent être positifs ou négatifs.Le Concubinage  La notion de concubinage  Eléments constitutifs du concubinage Le concubinage est défini à l’article 515-8 du Code civil comme une « union de fait caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes de sexes différents ou de même sexe qui vivent en couple ». Il n’y a pas d’effets personnels (pas de devoir réciproques ni de port du nom). Elle accorde par exemple aux concubins certaines indemnités sociales mais une veuve en concubinage n’est plus considérée en tant que telle.Fiche de cours . la preuve se fait par tous moyens mais 2 modes de preuve sont privilégiés pour prouver le concubinage : Attestation sur l’honneur.

L’élément le plus probant n’est pas forcément le port du nom mais plutôt le tractatus. 300j [Période légale de conception] 180j Naissance C’est l’homme avec qui la femme aura eu des relations pendant cette période qui sera présumé être le père. publique et non équivoque (elle sera équivoque lorsque deux hommes se comportent comme le père de l’enfant). Pour être complètement caractérisée. Le nomen : l’enfant porte le nom de celui dont il prétend avoir l’Etat. La filiation A) La preuve de la filiation La preuve de la filiation est prévue par l’Article 310-3 du Code civil qui dispose que la filiation se prouve par l’acte de naissance.et 311-2 du Code civil : « La possession d’Etat s’établit par une réunion suffisante de faits qui révèlent un lien de filiation et de parenté entre une personne et la famille à laquelle elle est dite appartenir». . ces conditions ne sont pas cumulatives. La fama : les gens croient au lien de filiation.La filiation charnelle La filiation c’est le lien de parenté qui va unir l’enfant à son père et à sa mère. Il doit y avoir ces éléments pour caractériser la possession d’Etat. 2) La possession d’Etat Article 311. la filiation se prouve également par des présomptions ainsi que l’expertise biologique. Il suffit qu’il y en ait un seul. Le droit de la filiation a été modifié par l’ordonnance du 4 juillet 2005 et par la loi du 16 juillet 2009. régulière et durable). la possession d’Etat doit posséder certaines qualités définies à l’Article 311-1 du Code civil.Fiche de cours . l’enfant issu d’un père et d’une mère contre lesquels il y a un empêchement à mariage. père ou mère. La filiation est établie soit à l’égard des deux parents soit à l’égard d’un seul. Toutefois. : Le tractatus : parents et enfants se comportent en tant que tel. En plus des éléments de preuves visés par cet Article. Il ne peut pas avoir sa filiation établie à l’égard de ses deux parents mais uniquement à l’égard d’un des deux. Il n’y a qu’une exception à cette égalité. l’acte de reconnaissance ou l’acte de notoriété constatant la possession d’Etat. c’est l’enfant incestueux. continue (stable. Elle doit être paisible (pas issue de la violence). 1) La présomption liée à la période de conception La période légale de conception est définie dans l’Article 311 du Code civil « la loi présume que l’enfant a été conçu pendant la période qui s’étend du 300 ème jour au 180ème jour inclusivement avant la date de naissance ». Il n’y a plus désormais de distinction entre l’enfant légitime et l’enfant naturel.

• L’acte de naissance : Il est dressé dans les trois jours de l’accouchement par l’officier d’Etat civil. 3) Le titre (Acte de naissance ou de reconnaissance) On dit du titre que c’est une preuve préconstituée de la filiation. La filiation qui va en découler sera inscrite sur l’acte de naissance. S’agissant de la paternité. Pour les enfants nés hors mariage. La constatation de la possession d’Etat dans un acte de notoriété par le juge d’instance est différente de l’action en constatation de possession d’Etat faite devant le Tribunal de Grande Instance sur le fondement de l’Article 330 du Code civil. 4) L’expertise biologique L’on va faire un prélèvement sanguin pour comparer les ADN. (10 Août 2004 : interdiction d’expertise sur des cadavres). S’il y a refus de se soumettre à l’expertise. Celui qui demande une expertise biologique n’a même pas à prouver la possibilité de paternité. document 5) a estimé que l’expertise biologique est de droit en matière de filiation sauf s’il existe un motif légitime de ne pas y procéder. Le seul titre valable étant la reconnaissance. l’acte de naissance sera une preuve de la filiation paternelle seulement pour le couple marié et si le mari est mentionné dans celui-ci comme étant le père de l’enfant. la mention de la mère dans l’acte de naissance suffit à établir la filiation maternelle (Article 311-25 du Code civil). On été considérés comme motifs légitimes de ne pas y procéder lorsque l’expertise est inutile. la reconnaissance volontaire ou la possession d’Etat constatée par un acte de notoriété. le père est par exemple introuvable. la seule mention de son nom sur l’acte de naissance ne suffit pas à établir la filiation. L’expertise est juridiquement impossible dans le cas ou l’action en recherche ou en contestation de paternité n’est pas ou plus recevable. B) L’établissement de la filiation 1) L’établissement non contentieux de la filiation Article 310-1 alinéa 1 du Code civil : « La filiation est légalement établie […] par l’effet de la loi. S’agissant de la maternité. Ca peut également être lorsque le père est décédé. • L’acte de reconnaissance : Démarche volontaire par laquelle un homme ou une femme reconnaît sa paternité ou sa maternité. la preuve de la filiation a déjà été établie ou une précédente expertise a déjà eu lieu. Dans le cas d’un couple non marié. le juge en tire toutes les conséquences. » a) L’établissement par l’effet de la loi . L’expertise est matériellement impossible. document 10). (cf. La Cour de cassation (cf. le seul titre pour établir la filiation paternelle est l’acte de reconnaissance.La possession peut se prouver par un acte de notoriété. Il prend la forme d’un acte authentique délivré par l’Etat civil ou par un acte notarié. On va saisir le juge d’instance afin qu’il rende un acte de notoriété attestant de la possession d’Etat.

S’il n’est pas inscrit mais qu’il a une possession d’Etat. l’accouchement sous X était une fin de non-recevoir à une action en recherche de maternité. Elle peut-être faite par le père. On ne peut pas revenir dessus. c) L’établissement de la filiation volontaire par la possession d’Etat L’on peut établir la filiation par la possession d’état mais il faut que celle-ci soit constatée dans un acte de notoriété délivré par le juge d’instance. (Article 316 du Code civil) Pour que la présomption de paternité joue. il faut que le mari soit inscrit sur l’acte de naissance de l’enfant. soit un acte d’état civil. b) L’établissement de la filiation volontaire par la reconnaissance Article 316 du Code civil : S’il n’y a pas eu d’autre moyen pour établir la filiation. Elle est par ailleurs irrévocable. Pour le père marié. c’est le mode principal d’établissement de la filiation lorsque le père n’est pas marié à la mère. soit notarié. l’indication du nom de la mère déclenche en principe le jeu de la présomption de paternité. C’est un acte déclaratif qui est rétroactif. c’est un mode subsidiaire d’établissement de la filiation. L’enfant né sans filiation maternelle.• L’acte de naissance pour la mère : Article 311-25 du Code civil : La filiation est établie à l’égard de la mère par la désignation de celle-ci dans l’acte de naissance. Mariage 180j [Naissance de l’enfant] 300j Divorce La présomption de paternité peut-être écartée dans deux cas : Lorsqu’il y a séparation des époux. Est rattaché de plein droit au mari de la mère l’enfant né plus de 180 jours après la célébration du mariage etc. Elle établit la filiation entre l’enfant et la personne qui a reconnu l’enfant. C’est un acte authentique. • La présomption de paternité pour le père : Article 312 du Code civil : « L’enfant conçu ou né pendant le mariage a pour père le mari ». la présomption pourra jouer. après la majorité ou le décès de l’enfant. Elle peut-être faite par la mère lorsqu’elle n’a pas pu faire jouer l’acte de naissance. l’on utilise la reconnaissance. Jusqu’en 2009. Lorsque l’acte de naissance de l’enfant ne désigne pas le mari comme le père et que l’enfant n’a pas de possession d’Etat à son égard. Il y a un obstacle à la reconnaissance. soit un aveu judiciaire. Le délai est prévu par l’Article 317 alinéa 3 : « La délivrance de l’acte de notoriété ne peut être demandé que dans un délai de 5 ans à compter de la cessation de la possession d’Etat alléguée. L’Article 315 du Code civil prévoit expressément que le père marié à la mère peut reconnaître l’enfant. Elle peut-être établie dans n’importe quel délai : à la naissance. » 2) L’établissement contentieux de la filiation : saisine du juge nécessaire . Dans le cas d’une femme mariée. c’est si la filiation est déjà établie à l’égard d’un tiers.

Il est possible de la rétablir en prouvant que le mari est bien le père de l’enfant. l’enfant ne pouvant être reconnu dans ce cas que par l’un des parents. le juge va demander une expertise et s’il constate l’existence de la possession d’Etat. Le délai pour agir est de 10 ans à compter du jour où la personne a été privée de l’Etat qu’elle réclame : article 321 du Code civil. la recherche de maternité est admise. le mari est présumé être le père. • • • b) Les actions en contestation de filiation L’article 332 du Code civil : « La maternité peut être contestée en rapportant la preuve que la mère n'a pas accouché de l'enfant. Si le tribunal d’instance refuse d’établir la possession d’Etat dans un acte de notoriété. L’enfant devra prouver que sa mère n’a pas accouché de lui. Désormais. Les actions en constatation de la possession d’Etat : Action devant le tribunal pour demander l’établissement de la filiation par la possession d’Etat (action parentale). Il devra prouver que la personne est véritablement sa mère. il va la constater dans un jugement et la transcrire sur l’acte de naissance. L’enfant n’a ni titre ni possession d’Etat : article 325 du Code civil. Elle a un caractère personnel et ne peut être transmise aux héritiers sauf exception article 322. le point de départ du délai courre à compter de ses 18 ans alors que l’action sera prescrite pour les autres personnes qui en avaient la possibilité.Article 310-1 alinéa 2 : elle est établie par le Tribunal de Grande Instance. Les actions en recherche de paternité : La recherche de paternité est réservée à l’enfant : article 327 du Code civil. Le délai de cette action est de 10 ans. A défaut de titre ou de possession d’Etat (qu’elle soit constatée ou non). elle sera constatée par un jugement du Tribunal de Grande Instance. . Pour certaines actions elle est de 5 ans. il le peut mais ça peut poser des problèmes au niveau de l’accès aux informations. Le délai est également de 10 ans. S’il est mineur. Les actions en rétablissement de présomption de paternité : Article 315 et 329 du Code civil. Elle n’est valable que pour les enfants nés hors mariage. La paternité peut être contestée en rapportant la preuve que le mari ou l'auteur de la reconnaissance n'est pas le père. » Dans cette hypothèse. a) Les actions en constatation de filiation • Les actions en recherche de maternité : Cela suppose qu’il n’y a pas de maternité établie. Dans certaines hypothèses l’on écarte le jeu de la présomption de paternité (articles 313 et 314 du Code civil). Pendant la minorité de l’enfant. Dans cette hypothèse. L’enfant a 10 ans à partir de sa majorité pour établir sa filiation maternelle. Le délai pour agir est par principe de 10 ans. En février 2009. Cette recherche de paternité ou de maternité dans le cas d’une relation incestueuse est irrecevable. » Il y a une filiation qui est établie et l’on veut la détruire. le délai est suspendu. (Article 325 du Code civil). s’il y a un mariage. un décret a retiré la fin de non-recevoir attachée à l’accouchement sous X : un enfant né sous X ne pouvait pas rechercher sa mère. Elle est prévue par l’article 330 du Code civil modifié par la loi du 16 janvier 2009 : « La possession d’Etat peut être constatée à la demande de toute personne qui y a un intérêt dans le délai de 10 ans à compter de sa cessation ou du décès du prétendu parent. Elle ne pourra pas jouer non plus s’il y a un titre ou une possession d’Etat. se sera sa mère qui le représentera.

Titre < 10 ans : Action en contestation possible. On peut toutefois organiser un droit de visite et d’hébergement accordé dans l’intérêt de l’enfant pour celui qui a vu sa filiation tomber. Elle peut être . Il s’agira pour celui qui agit de démontrer que les conditions de la possession d’Etat ne sont pas réunies. Contestation lorsque la filiation n’est établie que par la possession d’Etat constatée par un acte de notoriété : Article 335 du Code civil : L’action peut être faite par toute personne qui y a un intérêt. Ce délai de 10 ans est suspendu pendant la minorité de l’enfant. il savait que l’enfant n’était pas le sien. ». Si la possession d’Etat était conforme au titre pendant plus de 5 ans. il ne perdra son nom de famille que s’il est d’accord. Le délai n’est pas suspendu pendant sa majorité. Possession d’Etat constatée par acte de notoriété < 10 ans : Action en contestation possible Possession d’Etat constatée par acte de notoriété > 10 ans : Action en contestation impossible. Délai bref pour permettre une certaine stabilité. Conséquences de la suppression filiation : La perte de la filiation cause la perte du nom de l’enfant. c'est-à-dire de la naissance ou de la reconnaissance. Les actions en contestation font tomber le lien de filiation. L’action se prescrit par 5 ans à compter du jour où la possession d’Etat ou à compter du décès du parent dont le lien de filiation est contesté. Titre > 10 ans : Action en contestation impossible. Dans cette hypothèse. La perte de la filiation fait également tomber l’autorité parentale. • Action aux fins de subsides : Article 342 du Code civil : « Tout enfant naturel dont la filiation paternelle n'est pas légalement établie peut réclamer des subsides à celui qui a eu des relations avec sa mère pendant la période légale de la conception. Titre + Possession d’Etat > 5 ans : Action en contestation impossible. S’il est majeur. Elle se prescrit par 10 ans à compter de la délivrance de l’acte de notoriété. à partir du moment où elle a duré moins de 5 ans. la filiation est alors inattaquable.• Possession d’Etat conforme au titre : Article 333 du Code civil : possession d’Etat corroborée par un acte de naissance ou de reconnaissance. ce sera donc uniquement au parent de Possession d’Etat non conforme au titre : Article 333 du Code civil : Il n’y a pas de possession d’Etat et le seul mode de filiation est l’acte de naissance ou de reconnaissance. • • En résumé : Titre + Possession d’Etat < 5 ans : Action en contestation possible. Personne ne pourra contester la filiation lorsque la possession d’Etat conforme au titre a duré au moins 5 ans depuis la naissance ou la reconnaissance de l’enfant. seul peut agir l’enfant ou l’un de ses pères et mères ou celui qui se prétend le parent véritable. N’importe qui pourra alors agir dans un délai de 10 ans à compter du jour où l’enfant commence à jouir de l’Etat qui lui est contesté. Rien n’empêche d’agir si la possession d’Etat n’a pas cessé. Le père peut obtenir dédommagement des sommes qu’il avait versé sauf s’il s’agit d’un père complaisant.

exercée pendant toute la minorité de l’enfant qui peut agir seul dans les 10 ans qui suivent sa majorité si l’action n’a pas été faite pendant sa minorité. .

elle est exigée. la différence d’âge n’est plus que de 10 ans. Lorsque les adoptants sont mariés depuis plus de 2 ans.La filiation de substitution Il y a deux types de filiation. La personne seule peut également adopter l’enfant de son conjoint : L’enfant ne doit pas avoir de filiation établie à l’égard de ce conjoint. Quand il s’agit d’adopter l’enfant du conjoint. Si elle est mariée. abandonnés ou orphelins ou dont les parents ont fait l’objet d’un retrait total de l’autorité parentale. S’ils sont mariés depuis plus de 2 ans. B) Conditions d’âge de l’adoptant: 1) Minimum requis pour l’adoptant L’adoptant doit avoir plus de 28 ans quand il demande l’adoption. Article 346 du Code civil. 2) Minimum de différence d’âge requise entre l’adoptant et l’adopté L’adoptant doit avoir au minimum 15 ans de plus que l’adopté. cette condition d’âge n’est pas requise. elle doit avoir l’autorisation du conjoint. peu importe leur âge.2 qui autorise l’adoption au-delà des 15 ans et deux ans au-delà de la majorité de l’enfant. Il faut que les époux ne soient pas en instance de divorce ou en séparation de corps. Conditions relatives à l’origine de l’enfant Les enfants qui peuvent être adoptés sont les pupilles de l’Etat : enfants trouvés. Le père biologique de l’enfant est décédé. Il peut y avoir des dérogations mais il faut justifier de justes motifs relevant de l’appréciation souveraine des juges du fond. au cas contraire. Cette condition n’est pas requise lorsqu’il s’agit de l’enfant du conjoint. Il y a une exception admise prévue à l’article 345 al. Certaines conditions d’âge sont requises pour l’adoption 1) Adoption par un couple marié S’ils sont mariés depuis moins de 2 ans ils doivent avoir plus de 28 ans. 3) Conditions d’âge de l’adopté : L’enfant doit avoir moins de 15 ans. L’autre parent s’est vu retiré totalement l’autorité parentale. I/ Adoption plénière Les conditions de fond A) Conditions générales : Soit en qualité de personnes mariées soit par une personne seule. excluant les pacsés et les concubins. 2) Adoption par une personne seule La personne qui veut adopter seule doit avoir plus de 28 ans et ce qu’elle soit seule ou mariée. l’adoption plénière qui va assimiler totalement l’enfant adopté à un enfant biologique au sein de la famille adoptante alors que l’adoption simple conservera des liens avec sa famille biologique.Fiche de cours . .

L’adoption plénière rompant tout lien avec la famille biologique. Peuvent être adoptés les enfants qui ont une filiation paternelle et maternelle établie et dont les parents ont consenti à l’adoption. Le jugement prononçant l’adoption va être transcrit sur les registres de l’Etat civil du lieu de naissance de l’adopté. Les parents biologiques s’ils existent doivent donner leur consentement. La filiation adoptive va se substituer à la filiation d’origine et l’adopté va cesser d’appartenir à sa famille par le sang mais malgré tout vont subsister quelques empêchements à mariage. Pour ce qui est de l’adoption simple. L’adopté a dans la famille de l’adoptant les mêmes droits et obligations qu’un enfant biologique. B) Effets Maintien du lien d’origine. etc. Le jugement de l’adoption est rendu par le tribunal de grande instance. c’est dans le cadre de l’adoption de l’enfant du conjoint. S’il existe des motifs légitimes. nul. Les mêmes conditions d’âge que pour l’adoption plénière sont exigées. etc.Peuvent également être adoptés les enfants abandonnés judiciairement : articles 350 et suivants. L’officier de l’Etat civil va rédiger un nouvel acte de naissance portant le nom des parents adoptifs. dans l’intérêt de l’enfant peut passer outre cette autorisation parentale. . Dans l’adoption il y a trois phases : Rupture avec la famille d’origine Placement en vue de l’adoption Jugement de l’adoption Si l’enfant a plus de 13 ans. il n’y a pas de conditions d’âge concernant l’adopté. alimentaires. Article 350 du Code civil. Sa famille d’origine conserve ses droits envers l’adopté qui doit des aliments à ses parents par le sang. La seule hypothèse où l’adopté conserve ses liens avec sa famille par le sang. II/ L’adoption simple A) Conditions L’adoption simple peut être demandée par un couple marié ou un parent seul. l’adopté conserve ses droits dans sa famille d’origine : successoraux. S’il meurt sans descendant. il devra consentir à l’adoption. sa famille d’origine peut faire valoir ses droits dans sa succession. L’adoption plénière est irrévocable sauf si l’on pense qu’il y a eu fraude ou dol de par les adoptants. C) Les effets de l’adoption Sur les noms et prénoms : En principe il conserve son prénom mais prend le nom de l’adoptant. Les mêmes conditions sont exigées quant à l’origine de l’enfant : pupille. le juge. l’acte de naissance établissant la filiation biologique va être réputé non avenu. L’adoption simple est prononcée par un jugement du TGI. L’adopté devra consentir à l’adoption s’il a plus de 13 ans et il faudra le consentement des parents.

Dans l’adoption simple. de l’adopté ou du ministère public mais si elle est faite à la demande de l’adoptant. Dans la famille de l’adoptant. L’adopté a les mêmes droits dans la famille adoptante qu’un enfant biologique sauf qu’il n’aura pas la qualité d’héritier réservataire. L’adoptant pourra récupérer les biens qu’il a donné à l’adopté et il va reprendre la moitié de ce qu’il reste. Les effets de la révocation ne seront toutefois pas rétroactifs. Idem pour la famille d’origine. ils se doivent mutuellement des aliments. L’obligation alimentaire envers l’adopté revient principalement à l’adoptant. l’autorité parentale revenant à l’adoptant. Elle pourra être révoqué soit à la demande de l’adoptant. Le lien adoptif prime toutefois. l’enfant garde son om d’origine et lie le nom de l’adoptant. .- Création du lien d’adoption : on crée un nouveau lien de famille. il y a toujours les empêchements à mariage. L’adoption simple est révocable : article 370 du Code civil à condition de justifier de motifs graves : Atteinte à la vie de l’adoptant par l’adopté par exemple. L’adopté va être assimilé à la famille de l’adoptant. il ne pourra le faire que si l’adopté a plus de 15 ans : article 370 du Code civil.

II/ Conditions de la PMA : Le recours à la PMA n’est possible que dans deux conditions : soit pour remédier à une infertilité d’un ou des deux membres du couple soit pour éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité : soit éviter rapport entre les parents soit éviter d’utiliser la gamète d’un des parents. on n’établira pas la filiation avec le tiers-donneur. L’enfant a juridiquement pour père et mère. La filiation ainsi établie ne peut pas être contestée sauf si le consentement du père a été privé d’effet ou sauf si l’enfant n’est pas issu d’la PMA.Fiche de cours – La procréation médicalement assisté En France. les contrats de mère porteuse ne sont pas valables telle que l’a édicté l’assemblée plénière du 31 mai 1991 puis consacré par la loi de 1994 : Loi de bioéthique qui a inséré un nouvel article 16-7 dans le Code civil. On va établir la filiation à l’égard du couple demandeur. Il faut qu’ils soient en âge de procréer et vivants. I/ Types de PMA : Il y a deux types de PMA : Endogène et exogène. Pour la PMA exogène. Il y a plusieurs étapes pour recourir à la PMA. ça peut être fait judiciairement. On laisse un délai de réflexion d’un mois. L’on va prendre les gamètes du couple qui vont être fécondés in vitro avant d’être introduits chez la femme. Soit c’est un donneur homme soit un donneur femme soit deux donneurs. B) PMA exogène Si la PMA est exogène. . on ne pourra y recourir que si la PMA n’est possible et ne peut aboutir qu’avec un tiers-donneur. III/ Les effets de la PMA A) PMA endogène Si la PMA est endogène. A) Endogène Elle intervient au sein du couple. on établit la filiation tout à fait normalement. les médecins doivent s’assurer du consentement sur lequel il est toujours possible de revenir. Si le père ne reconnaît pas l’enfant. Il faut avoir fait les tests avec les gamètes de chacun avant d’y recourir. On a également interdit le clonage par la même occasion : article 16-4 alinéa 3 du Code civil. Pour la PMA. Tout au long du processus. l’homme et la femme qui ont fait la demande. Il faut que le père reconnaisse l’enfant. Couple homme et femme mariés ou en couple et en mesure d’apporter la preuve d’une communauté de vie d’au moins 2 ans. Le don est gratuit est anonyme. B) Exogène On va avoir recours à un donneur. il faut se reporter au code de la Santé publique : articles L-2141-1 et suivants.