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Barthélemy-Saint-Hilaire, Jules (1805-1895). Du bouddhisme. 1855.

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Mbut d'uno sério de docnnr<enh encouteuf

Fin d'uno <dtte dw doCumenH Meouteut

(Y~

DUBOUDDHISME.

. Cohs-Gardin.Orties. !mp.

do Paris 0 do tenthe*. a~Mquo. ~8SS . LiBRAIRE DE L'INSTITUT. de Madra< et do CatmiKa. BARTHÉLÉMY SA!NT-HtLA!RE ~~T7~\ MEMnnE OEHNSTrru'r iEAcp<Mmto dos Sotcncot ntoratoa et poûttqHc~) PARIS BENJAMIN DUPRAT. J. det aocMM. n' W.m H.3. Do la Bibliothèque tmptitMo. Buo <tn CtotttC-Satnt-Benott.: DU 1 B$!JMmSME p. etc.

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c'est . Foucaux. et commedepuis lors il n'a rien paru d'important sur ce sujet. Je n'ai guère fait que réunir ces articles. etc. pourrait continuer ù être l'objet. E.quoiqu'ilsoitaujourd'huimieuxconnu. Chr. Csoma de Kôrôs. Burnouf. du mois de mai ~8!!4au moisd'avril ~888. qui avaient été conçusd'ailleursdans un ensemblesystématique. Lassen. StanislasJulien. tt est egatemontextraitdu ~OMf~doe jSaM!)~où it a été inséré presque entier par articles séparés. Cetouvragesur le BoM<M/tMNM est onquelque MK/MM sorte le pendant de celui que j'ai récemment publié sur les t~M. Ph. célèbresà divers titres.-Ed. On verra que cette étude est empruntée aux ouvrages. de MM.A tout prendre.AVANT-PROPOS. Turnour. Je m'y suis proposé surtoutde prévenir les erreurs dont le Bouddhisme. Hodgson. j'ai pu n'y apporter aucun changement. Il ne faut ni t'cxatter ni le rabaisseroutre mesure. Schmidt.

Selon moi.Si c'était !a religion chrétienne qui eût produit le Bouddhisme. il est bon de les connaître dans toute ieur abjection ne serait-ceque pour mieuxapprécier les nôtres. N6dans le centre do t Indeet sur les bords du Gange sixsièclesavant l'ère chrétienne. attribuer gratuitement cette postéritédéplorable.Maisla fortune qu'il a faitedoit exciternotre curiosité bien plutôtque notre estime. pour prêcher jusqu'~tquatre-vingts sa doctrine du salut éternel et la Loi qui devaitMuverles créatures. J'ai pu rétablir. cette histoire doit prendre rang désormaisdans lesannales do l'humanité. Mais. quelquo horreur que ces croyancesnous inspirent. après plus de deux mille ans. il y règnera sans doute bien longtemps encore.mais aussi tes plus tristesde l'histoirede l'esprit humain.Vt une des pagesles plus vastes. il règne do nosjours. commel'a cru te zètoplus ardent qu cctah'é de quelques missionnaires. a l'aide des tégendes. c'est un monstre qu etto aurait enfanté. et c'était lui fairebien pou d'honneur que de lu. sur la meilleure partie do l'Asie. Sesdogmes.né filsdo roi et se faisant ascèteet mendiantà Fagede vingt-neufans. Sans doute il . l'athéisme et le néant. que le réformateur honore par son caractère. l'histoire réottodu Bouddha. quoiquesuivis par des peuples sans nombre. si ce n'est par ses théories. n'en sont pas moins fauxet repoussants et je n'ai point été injuste en les réduisant a deux.

A la suite de t'histoirodo ÇtUtyamouni. et sans contreditla plus sombre. exposé j'ai sa moratc. a défaut de sympathie. maisles faitsessentiels qu'elles rapportent. dansle Tibet. si t'en s'en no au nombre et à l'authenticitédes monuments qui les attestent. tout onlos transformant. puis je lesai jugées l'une et l'autre. et c'est a une condamnation que j'ai dû aboutir. qui aient jamais été donnéesau problèmede la viehumaine. . par sesvertus héroïques. il mérite toutenotre attentionpar son originalité. que no comprometpoint son extravagante superstition. par sa foi énergique et austère. et ta métaphysiquesur laquelle elle se fonde. par son désespoir inconsolableautant que sincère. dans t'tndo. un tres-doutoureux intérêt car c'est une des solutionsles plus graves. Maissi te Bouddhismen'a rien à nous apprendre sur les grandes questionsqui sollicitentet troublentla raison humaine. a dans la Mongolie. sont vrais. Un tel spectacle doit exciter tout au moins. et j'ajoute. plus do témoignagesirrécusabtos que n'en peut alléguer aucune autre religionaussivioittoque lui.vu serait hasardeuxd'affirmerque toutes ces traditions venuesjusqu'à nous au travers des âges sont fidèles. Coytanet dans la Chine. Le Bouddhisme pour lui.

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je voudraisaussi consacrerquelquesétudesau second. aux origines religieuseset phiiosophiquesdu prenHor. Ils doivent môme on avoir un tout particulier aux yeux do la phitofiophio. Avec to récit plus ou moins authentique do la vie du 1 2 . que tes monumentsde la littérature brahmaniquo. mais iis ne méritent pas un moindre intérêt. CHRONOLOGIE DUBOMDHiSMB. JLogeniûindien. s'H est possiMe. fis sont d'un tout autre genre. dans son immense dovcioppomont. 1. a deux facosprincipales qu'il fautconnaitro t'uno et l'autre pour apprécier tout co qu'it cst co sont le Brahmanisme ot!o Bouddhisme. Plus nombreuxencore.J'ai toachû. par d'heureuses renhorches.DU BOUDDHISME. ii y a moins do vingt-cinqans.Les monumonts qu'il a produits nous sontdésormaisaccossiNea découverts. i!s commencentMtre publiéset traduits dans tes principales languesdo l'Europe. en traitant des Voaas.

a l'étot de systèmephilosophique. ttf'estderivcsdu Gango. )) s'y est présonté commeuno réforme qui devait changer les croyances généralement adoptées par cottosociété. et qu'cHo avait tirée! par unotente c!aborad tion.Je no veux pas dire que dans ces questions. Mais c'est toujours un noMo spoctacio quo celui do t'hommoaux prises avec Ics probtomos d'où dépend sa destinée tout ontiôro. Le Bouddhisme. desVédasregardes commodesMvres ivins.et acceptoble commetout autre o ta toicrance des Brahmanes. Lo Bouddhisme nous donnera un exemple do plus do notre grandeur et do notre fragilité. On ne peut pas so proposer un but plus e)ev6 car c'est !e salut étornol qui seul te préoccupe. et tours erreurs on philosophie n'ont guère d'égales que teur superstition. et peut htro plus anotonnomont encore.uncsdos questions quo jo voudrais examiner ot qui me semblent dignesdo Sxcf un Instant l'attention. Hest descendu versle sud s'est p<upngea t'oucst et . Comment s'est formée cotte deptoraMo croyance? Quel on a été le fondateur? Quel était son caractère personnot? Quollo fut sa vie? Quots sont tes principes do son système? et &quollea conséquences viennent-its aboutir? Voiti) quo!quos.ils notraitont jamaisquodooux ot!a métaphysique. sur tes doux vc!opp6 pendant do long"slèoles. les Bouddhistesaient accomplidos cheh-d'œuvro tant s'en faut.On no pput pas faire do ehuto plus profonde car on voulant sauver t'hommo.2 – d sujets lamorale Bouddha. répandu par une prédication toute pacinquo. danstovn' sioctotout au moins avant notre ère.H a fait des prosélytes sans nombre parmi les pe''p!es et parmiles rois. est né dans le sein do la société Indienne et brahmanique. on lu sait. los plusgrahdo"que puisse so proposer t'intelllgenco ttumaino. dans!e nord do t'tnde. <ten arrive a no lui offrir pour refuge que te néant.

ti y a près do dix ans que d~'JA me suis occupé du Bouddhisme.pour laquelle i) a tant fait. et il s'est étendu au nord et à l'est sur dos contrées bien ptus vastes encore. Ed. il en a été tout &coup expulsépar une persécution violente qui l'a exterminé. au Kaohemiro.au nord: dans t'tio do Coylan au sud. et dans la Mongolie. jo veux seulementmontrer los origines de co grand mouvementqui a dominé presque toute t'Asio. li je 1. . chez tous les peuples transgangétiqucs. après avoir duré dans l'Indo plus de douzecents ans. à Siam. onlov6 si prématurément à la science. &t'est.en Birman.tt on a dépasse !eslimites. en Mongo!. Burnouf. !)s ont été écrits primitivement on sanscrit et en pAli et c'est do ces deux tangues qu'ils ont été traduits à diverses époques en Chinois. la Chine presqueentière et te Japon no connaissent guère que lui pour religion.-5– dans to centrodo t'tndo.Ph. Puis. car c'estlà un sujet qui no pourra Ctrotraité avec quelques chances d'exactitude et do succès qu'après bien des travauxdo détail. au royaumed'Ava. et a pénétré de proche en proche jusqu'à l'lie do Ceytan. Notre langue possède déjà deux de ces livres. quoique sa carrière ait été bien Incomplète. l'un le J~Mtao~hM'apublié d'après la traduction tibétaine et revu sur l'original sanscrit par M. !o to<M< la bonneloi. en 'tibétain. Eug.au Birman.au Tibet. t'autre. Jetés trouve dans!es8oû:rasou livres canoniques qui passent pour renfermer !adoctrine du réformateur tocuoiitiedosa bouche. par M. Foucaux.Mais il s'est réfugié chez iM peuples voisins où son empire n'a fait quo s'accroître et aujourd'hui il règne sans partage au Nopal.au Tchampa. dansta CochincMno et a l'extrémité dol'Asio. Je no veux pas suivre to Bouddhismedansson histoire. etc. Ses conquêtesno so sont pas bornées au vaste pays qui l'avait vunaitro.

je veux rendre un nouvel hommage à ses travaux et à son génie. et qui. Ce que j'ai loué dans los recherches do M. ït n'a point obéi à des impatiences que pout-otro ii ressentait luimOmoquelquefois. à déchiffrer. Ce n'est pas seulement une Justice reconnaissante c'est do plus un moyen do provoquer des imitationsfécondes. Burnouf.cahiers bro. Il s'est borné dans toute sa laborieuse carrière à traduire.4 l'occasiond'un promterouvragoduM. et peuvent être d'un si utile exemple qu'on no saurait on répéter trop souvent l'éloge. )'f)gc9/t73et60t. B. mais que surtout on ressentait autour do lui. it n'a jamais voulu en sortir. c'est moins encore l'importanceet la certitude des résultats obtenus que la méthode à la fois pénétrante et circonspecteà l'aide do laquelle it les obtenait.~862. pou soucieux d'avoir vu s'ouvrir dans l'espace d'un demi-sièclela littérature brahmanique depuis les Védos et les systèmesde philosophie d'août et doseptem(i) tournât des~auanf). 11 y a des esprits un pou trop prompts qui no se contentent pas des magnifiquesconquêtes qu'à déjà faites la philologie sanscrite.E. Burnouf.intitulé tmMeH. et do continuer on quoique sorte les leçons du mattre ravi trop tôt à son enseignement. à t'M~otMdu Bouddhisme Aujour7H<t'o(hfc<<on d'hui. . en étudiant son ouvrage posthume. ti a toujours su demeurer dans son rôle do philologue et malgré dos exhortations pressantes que lui adressaient les juges les plus éclairéset les plus bienveillants. pour entrer sur le terrain périlleux do l'histoire. à analyser des monuments et it a su no pas aller au-delà. à interpréter. J'ai eu l'occasion une première fois de dire toute l'estime que le monde savant doit onfaire (1) mais sesmérites sont d'un tel ordre. quoiqu'il ait dû bien souvent être tenté do franchirces limites.

On no peut rien dire aujourd'hui que do se très-incompletet do très-vogue sur des originesqui perdent dans ta nuit dos temps. voudraient encore qu'on leur apprit déjà l'histoire do ces temps reculés. . ttostimpossibto d'y répondre: et tenter mémo une solution. bouddhiquedu nord et du sud. et c'est elle qui t'a guidé.C'est titun terrain solide. dans quel la temps précis ont été composésces ouvrages que phiiologlo explique? par quels autours? dans quels pays? sous suite d'événementsso sont succède quels princes? ?Quo!to dans ces époquestointainos et obscures? Ce sont là des questionsdu plus haut intérêt sans doute. depuis les Soûtras dépositaires de la parole du réformateur jusqu'aux traités do métaphysique. qui aux aussi sont des faits. C'était lu conviction profonde do M.s – la littérature jusqu'aux drames et aux poésies légères. c'est risquer do no poursuivre que des à la hypothèseset do mettre trop souvent l'imagination place do la science.Ce que doivent fatro a pr6sont les Intolligencessérieuses et sages.E. A quelle date. qu'on pourra résoudre plus tard matftfquisont aujourd'hui prématurées. Burnoufn'a point cédé acesentraînement)). tt est d'autant plus louabled'y être demeuré <!de)o. e M. E.qui devaientabrécor pavie. dans ses labeursIncessants. Mais. hasarder dos considérations générâtes dans un sujet qui ne comporte oncore que dos vues de détail. c'est do tes comprendre dans toutes leurs difficultés. Burnouf. A t'heuro qu'il est. c'est vouloir s'exposer il d'inévitables mécomptes.et d'eotaircir tes ténèbres de languesencore pou connues. c'est d'étudier les monuments. comme on peut leur apprendre cotte d'Alexandreet d'Auguste. où l'on peut faire les pas les plus assurés otrecnoittir dos fruits certains. comme elle l'a soutenu. t cette à son caracprudente réserve fait te plus grand honneur tère sciontinquo.

Le livre. qu'il n'ait été mille fois plus utile par ces travaux plus modestesen apparence. qu'll no i'eût été par des travaux plus ambitieux. H. mais moinssûrs? L'histoiree!io-memodoit s'applaudir que des esprits do cette puissance se contentent de lui préparer dos matériaux. dans aucun do ses ouvrages. doxioBouddhique(i) en secondlieu dos notes plus ou moins longues sur chacun des vingt-sept chapitres du no terme ni aucun fait un peu obs<. Burnouf. eonnrmo los réiléxions que je viensdo présenter et je no crois pas que. iaisaant aucun d t'/(f«of''efh)BoM~h~mc (i) M.png')H. quo !a pieuse bienveiitanco do d'un ami et d'un disoipit M. quand on connaît i'etat réel des choses. a publié après la mort do M. et qu'ils nose hâtent pas d'élever un édiHce dont les assises no sont encore ni assez nombreuses ni assezfortes.o«M la bonne loi. E. mémo dans son ComMMttat'ra Mf~ey~na. Jutes MoM M. au lieu d'être le patient interprète des monuments qu'ils ont produits Maisqui peut douter aussi. . ii n'eût pu se faire l'historien brillant du Brahmanismeet du Bouddhisme./nfrodMC«o)) <ndfett. un des Soufras développésles plus vénérésau Népat.ot<M. commeson titre seul i'indiquo. Théodore et Pavie. et qui faitpartie des neufDharmas. ses éminentes facuitésde philolo< gue et son admirabtométhode se déploient aveo plus d'oclatet do profit.Burnout. Qui peut douter qu'avecla vivacité et la justesse d'intelligence qu'il possédait. ou livres canoniques. Le i!. so do compose de trois parties distinctes d'abord ie Zo<<M t<tbonnetôt.6qu'il était doué de toutes les qualités d'esprit nécessaires pour jouer encore un autre rAieque celui qu'il a choisi et si constammentgardé. traduit sur l'original sanscrit.que reconnaiti'ortho.

Burnouf constate seule la riques do la dernière importance.cur sans une explication. Schmidt. Foucaux a traduit du revu sur l'original sanscrit c'est le récit do quotquos. Je tirerai de ces deux monuments. Tumeur. E. ainsi que le prouvera examen. Hodgson. mais qui. MM. En élucidant des mots avec la sagacitéinfaiiiibto des faits histoqu'on lui connaît. a l'autorité d'un livre saint. C'estdonc.unos soudo ses prédications. Csomade Kôros. une analyse ndëto de ia morale et faire do la métaphysiquedu Bouddhisme.. mémoires dont quelques-uns. aux yeux on des Bouddhistes. M. comme du roi BouddhistePiyaqui s'adressentaux édits religieux dasi (Açoka) formeraientdes volumes entiers. que M. his. comme on peut le voir. et sur la date approximativequ'on peut à présent assigne)' sans erreur & ia grande réforme qui . qu'ont publiés des savants étrangers. etennn une suite do mémoires du sur les mots les plus importants de la langue spéciale ceux Bouddhisme. et mOne dus a peut dire révéié. comme tibétain et Laaltavlstara. que philologie mémoiresur la langue pouvait découvrir et certifier. J'y reviendrai un pou plus loin. une ouvre toute philologique et do la plus haute cependant il on sort des conséquences la suite do cet portée pour l'histoire. et de quelques autres. Maisauparavantje crois devoirm'arrêter quelquesinstants sur l'authenticité et la valeur historique des ouvrages dès bouddhiques. des savants français. etc. et j'essaierai do do vingt comprendre les dogmesqui régissentdepuis plus siècles la foi do trois cents millions do nos semblables. récit qui doit nous sembler trop vont extravagant et même absurde. Le fo«M de t'Mno loi n'est pas précisément uno le ou toiro de la vie do Çakya-Mouni du Bouddha. Ed. Son do des édits retigieuxdePiyadasi pourrait te démontrer la manière la plus déoisive.

népalais. le légitime objet. et l'on verra que ce témoignagesi essentiel. quej'emprunterai tous les faits incontestables que je citerai. par les témoignagesunanimesdes peuples bouddhiques. sur des pays immenses où elle règne encore. par ies Chinois. On peut se convaincre. emprunté à des auteurs indiens et aux annates singhatakM rédigées en pâli. C'est à ses propres ouvrages ou à des ouvrages qu'il a lui-même approuvés.C'estlà un point de fait qu'il ne faut jamais perdre do vue dans tout ce qui concernel'Inde. avant tous les autres. quoique si légèrement entretenus. de n'avoir ni chronologieni histoire. si ce n'est une date précise. si l'on pouvait étever sur l'époque du Bouddhismeles doutes qu'on a si longtemps. E.qui sontdo si minutieux annalistes. du moins une date minimumqui le place sept siècles avant t'èro chrétienne. Pour que cet . et sera pour bien des années encore. et je loue trop hautement l'exemple prudent do M. et avoir été chasséede l'Inde. et tentant de le changer a. si l'on veut. tibétains. né dans le sein du monde brahmanique. s'est répandue triomphante au nord. Je ne hasarderai en ceci aucune conjecture. au sud et à l'est. cachemiriens. Le Bouddhisme.8 – après avoir échoue dans les contrées qui l'avaient produite. est conHrmédans les limites restreintes où nous le prendhs ici. Burnouf pour ne pas rester Sdète à ses conseils. mongols et. par un bien décisif exemplede tous les progrès qu'ont faits depuis trente ans seulement ces belles et diiucitesétudes. tout intérêt serait à peu près enlevé a cos laborieusesrecherches dont l'Indo a été. au quatrièmesiècle do notre ère. car on sent que. si l'on s'en tenait aux reproches tant de fois et si justement adressésà l'Indo. et qui sont dès à présent beaucoup plus nombreux qu'on ne serait peut-être porté à le croire.

Burnouf croit ne pas trop s'avancer en amrmant que le Bouddhismeest originairement indien et il sembleque ce soit encore une sorte d'audace à ses yeux que d'oser aller jusque-ta.by H. il en a consacré un. 380. le cinquième (2). que le premier it a eu la gloire de nous révéler. qu'il nomme Bouddhain (i) . sur la foi du Sankhyo de Kapila qu'il analyse la philosophiedu Bouddha. Cotebrooko. 8°. pour exposer les opinions dos Bouddhistes. (3) Ibid. 1.MMceM<MtMtM JFMo~. ïi ne possède pas un seul des ouvragesoriginaux du Bouddhisme.pour reconnaltre la variété. l'étendue. avec la réserve qui le distinguo. la solidité de ses travaux. t.première et dernière. Colebrooko. en même temps que ses rares qualitésd'intelligence. E. Dans ses Mémoiressur la philosophie indienne.H sumt de jeter les yeux sur les deux volumes doses Mélangea(1). T. commeelle distinguait et plus encore M. p. (2)MtMeHattMMS Z~Maj/t. p. .1837. aux Djinaset aux Bouddhistes et l'on ypeut voir combien peu de renseignements les gens les plus savants possédaient alors sur les croyanceset l'histoire du Bouddhisme.– 9 – exemple ne puisse laisser prise à la moindre hésitation. London. je l'applique à l'un des hommesles plus justement illustres dans la philologie sanscrite. Il fait de Çâhyamouni.C'estsur la foi dosdeux Mîmânsas.Il n'est pas d'homme qui ait rendu pins de services aux études sanscrites. qu'il veut faire connattre.1. twovolumes. à les tirer des réfutations deteurs adversairesbrahmaniques. sans parler de ses autres couvres. je veux dire Colebrooke. et qui fût mieuxau courant de tout ce qui pouvait les servir et les développer. bien qu'il sache qu'ils ont ét<:composésen sanscrit et en pâli (5) et it en est réduit. 378.

en 1827. écoutéesdepuis (i) ~MMHatMOtM JB'MHt~ i.-10mouni. maisfort incomplets.En un mot. qu'il signale commeune des opinions spécialesde cette secte (1). sur les ouvragesoriginaux qui la renfermaient. sur i'époquo où i) avait paru et sur io rapport exact de sa croyanceà la croyance brahmanique. et ce qu'on sait aujourd'hui 1 et que do faits nous ont appris ces vingt-cinqannéesà peine. c'est qu'au moment où il écrivait. leurs assez précisément les quatre éco!esprincipales entre lesquellesse sont partagés les Bouddhistes qui ont fait usage du sanscrit pour Bxeret propager leurs croyances.sur la révolutionqu'il avaitaccomplie dans le monde indien. et la grandeur de sa tentative si hardie et si profonden'apparaît pas dans les détails. l'auteur des Soutras. Pour lui Çahyamouniest un philosophecommeun autre !i cherche à reconstruire son système. il connaît aussi la théorie du Nirvana.que lui consacre l'illustre indianiste. . Ainsi.') connaîtd'ail. Mais quelle prodigieuse distance entre ce qu'on savait alors. bien qu'il n'en ait que des fragments msuiïisants. ~tOi. époque où il lisait ce mémoireà la Société royale asiatiet que de la Grande-Bretagne de l'Irlande ne savait presque rien du Bouddhisme. il était impossible do faire davantage. t. comme it a reconstruit ceux de Kapita ou de Djaïmini.H n'avait aucune notion précise sur la vie du Bouddha. le réformateur todt entier lui échappe. assezexactsd'ailleurs. Enfin. Si Colebrooken'a pas fait plus. qui forment selon lui un corps de doctrine appelé Agamaou Castra. r. sans d'ailleurs lui accorder l'importancecapitaleque la reiigion bouddhique lui donne. sur les lieux où il avait d'abord prêché sa doctrine. on le voit Colebrooke lui-même.

dansle 7ottn«t!(!M doM. lestraductions chinoises. Brian Haughton Hodgson. Hodgson faisait sa d'a~«oanfede i8M. Il y avait découvert. dans les premiers sièclesdo notre ère. cahiers (1) Voir. Inspirés par lui. M. E. les articlesde M. capitale du Nepai. . do Paris.it tes mettait avec la plusnobio générosité a la disposition des Sociétés de Calcutta. au dire des moines qu'il consultait. et après les avoirconsultés tui-memo. avaient déposé sa doctrine. de Londres. vril.résidant anglais Kathmandou. pour les ouvragessacrés où les disciplesdu Bouddha. et que le monde savant adopte désormais sans contestation mais ces faits sont si nouveaux et si graves qu'on m'excusera d'y revenir encore une foiset de les résumer.-11– que Colebrookecomposait ces mémoires fameux qui sont et qui resteront pour lui un titre do gloire impérissable1 ) Je ne voudrais pas répéter des choses qu'on a si bien dites déjà (i).Biotsur l'ouvrage BurnoutiutituM /t)<)'o(!Mct<oH t'Mftoffc (ht Fot«MA<tme indien. Cefut en 1828. un an après le Mémoirede Colebrooko. publio pour la première fois les résultats de sesrecherches dans les monastères bouddhiques do ce pays. Il fut bientôt constaté que ces ouvrages composésen sanscrit étaient les originaux sur lesquels avaient été faites. mongoles. après de longues et patientes investigations.tibétaines. Presque en mémo temps que M. maiet juin.une foule d'ouvrages sanscrits qui passaient. Hodgsonrecueillait un nombre considérable de ces livres. que M. pour les rendre tout ensembleplus clairset plus frappants. chez les peuples innombrables qui l'avaient pieusement recueilli et qui le gardent encore aujourd'hui.qui avaient transplanté le Bouddhismeau nord et à l'est do t'tndo.

Ph. en 22S volumes.-<2grande découverte. Hodgsonavait découverts au Népai et la totalité des quatre-vingt-huit ouvrages e si qu'il s'était procurés t qu'il avait communiqués libéralement & l'Europe savanto so retrouve dans te recueil du Kah-gyour. ces originaux étaient ceux-là mêmes quo M. Foucnux. y était devenue bientôt )n religiondominante.pagavo. 1083 traités. en 1835. et dans les Recherche. transportée dans ce pays par des étrangers.instructions. et le Bouddhisme tenta de faire alors pour ces contrées demi-barbares. on contient près de 4. un jeune médecin hongrois.Toutes ces traductionsont reproduit avec in fidélitéla plus scrupuleuse los originaux sanscrits. dans )o JoMHM! la Socidtd de asiatique du Bengale. de cette compagnie. Ed.000. on 100 volumes. dont le premier contient. la Société asiatique du Bengale a offert on don a la Société asiatique do Paris. enflammédu même héroïsme quo naguère notre Anquetil-Duperron. no sont. de Koros. et il publiait quelques années plus tard. La loi du Bouddha. on note: M/ouf veutdire « (raduc tion tat ou Mo/tvautdire cotntoonftotocnts et <'f«H ou )' 6<h!M.tMdxcnoohancai-'odu Rgya «'&'?)t'ot pa. dont la lettre était sacrée et presque divine. que des traductions (1)faites. que. ce que t'influencebienfaisantodu christianismefaisait pour tant d'autres durant le moyen. par les missionnairesbouddhiques réfugiés au Tibet.age. pénétrait seul et sans aucun appui au Tibet il en apprenait la langue. proface. et dont le second. au vite sièclede notre ère. . Csoma. Or. (t) M. Ces deux recueils. en 1834. comme leur nom l'indiqno en tibétain. des analyses détaittées do deux grands recueils tibétains appelésle Kah-gyour et le Stan-gyour. on Transylvanie. par une autre libéralité non moins admirable.

en outre. est on tibétain dans le septième volumedu Kah-gyour. E. Pour connattre désormaisle Bouddhisme. Foucaux.La traduction tibétaine tout entière était un gage irréfutable de l'authenticité du texte sanscrit. de l'Académiede Saint-Pétersbourg. qui traduisirent avec une égato ardeur les livres scientifiquesdo lours mattres. on pouvait indifféremment s'adresser. soit a la langue sanscrite seulement.et avec le secours de ses ouvrages. comme les traductions tibétaines tes traités sanscrits du Népat et quelques-uns de ces ouvrages. A ce premier témoignagedu tibétain contrôlantle sanscrit. constatait. que M. Foucaux. Hodgson. d.M. a pu être revu par lui sur le texte sanscrit du Z. ainsique l'a fait-plus tard M. il n'est que l'exacte dont contre-épreuve. Schillingdo .tibétaines de E livres sanscrits. a traduit du second volume du Kah-gyour. Ph. que M. Sur les traces de Csoma. qui s'est établie entre les livres religieuxdo ces deux peuples. cette dernière l'emporte sur l'autre de toute la supériorité do l'original a la copie. complétaientde la manière la plus heureuse et la plus inattendue ceux do M. qui avait étendu la démonstrationen traduisant des version!. E. et que le Rgya tcA'erro! jM. Burnouf traduisait sur le sanscrit. interprétant le premier parmi nous un texte tibétain. soit à la langue tibétaine. imprimés en Mongolie ou restés manuscrits se retrouvent dans la belle collection dont M. comme Jadis se sont faits aussi des échangesanaloguesentre les Grecs et los Arabes.aM<<)M«or«. C'est loi ainsi que le AottM (~ &OHM9 (Saddharma poundar!ka). que les traductions mongoles reproduisaient. vinrent bientôt s'en ajouter d'autres.Sohmldt.13-Ainsi. it n'est que faire d'insister pour que l'on comprenne combien est importante une telle concordance. les travaux de Csomade Koros.

s'il est possible. en 1837. Mais les Soûtras pAlisno sont pas une traduction dos Soûtras sanscrits. après plus do deux mille ans.14 – Canstadt a fait présent à l'institut de France. Tandis qu'au nord do la presqu'Hoet dans le Népal. destiné a conserver le souvenir des mêmes faits. Maisil y a plus à côté do ces témoignagesétrangers. le dépôt do la loi était conservé dans les livres qu'avait découverts. oute la prédicationdo T Çakyamouniavaitété consignéedans des Soûtras écrits on pAli.MO. au sud. après avoir épuisé celle du Népat. E. traductiondu ~ohMdo ta 6oHMto<.63<). Les travaux de M. Turnour. dans l'lie do Coylon. comme ceux du nord l'étalent en sanscrit et un autre anglais. Hodgson. est absolument identique. M. avait le bonheur de retrouver et do traduire ces Soûtras.mais (!) M. p. Burnouf devaient s'étendre à la collection singhataise. Hnde etto-mémeen fournissait un plus direct encore. le fonds.<)M. elle n'est point une copie. et ii devait faire sortir de la comparaison do toutes deux les conséquencesles mieux établieset les plus décisives. que t'en étudierait te Bouddhismeaussi bien dans tes uns que dans les autres. E. et que l'affinitédes deux languesdu nord et du sud est profondément étroite. d'autres livres non moins authentiques le gardoient. Burnoufde quelques Soûtras singhalais (1). . On sait que le pAIiest au sanscrit ce quo l'italien est au latin. M. C'est une rédaction différente de la vie et d0s prédicationsdu Bouddha cette rédactiona son originalité propre. Burnout. Mais si la forme est dissemblable. et l'on peut voir par les traductions qu'a donnéesM. Ainsi les Mongols comme les Tibétains se rattachaient par l'intermédiaire des textes népalais à la religion du Bouddha.

. MO la et 8B9. p. qui peut être aussi féconde. p. Durnouf. ntroductiond t'M<to(t'e<!M Bouddhisme ùxMeH. Burnouf pour ses travaux. I (i) M. i6 eti6. et que selon toute apparence. Ainsites traductionsbirmanes. commeles Soutras du Népalont été traduits au nord en tibétain.E.à t'est. Pour nous. il a cependant assezfait dans les deux volumes qu'il a consacrésau Bouddhisme indien. pour qu'on vole très-nettement la place essentielle que tes Soutras des Singhalais et tours annalesdoivent occuper dans toutes ces questions. Ajoutezque.qu'avait souvent consultéesM. et aussi le Lotus <!o tonne tôt. . no sont rien pour le point que nous voulons mettre ici on lumière. devenu plus tard la langue sacrée do t'tto do Ceylan Est-ce plu? tôt dans un idiome populaire do l'Indo coniralo(t)? C'est ce que l'érudition aura plus tard à décider: maisces quesa tions. par uneautre analogie. Elle nous expose sous d'autres formes.-t3quoique la mort l'ait arrêté dans ses desseins. ils l'ont mémo été encore dans la langue do quelques autres peuples audelàdu Gange. mais avec une entière Identité tes principaux faits do ta vie de Çahyamouni et les points tes plus caractéristiques de sa doctrine (2). Est-ce dans le sanscrit incorrect et ptat du Nôpâtqu'a été recueillie primitivement la paroto du réformateur? Est-ce on pâti. p (2)Ibid. E. si importantes d'autres égards. cette secondecollectiondes Soutrasbouddhiques est faite pour soulever les problèmesles ptus intéressants et los plus nombreux. Sans doute. tes textes patts de Coyianont été traduits en birman. 30. la cottoction singhataisonofaitqueconttrmor pleinement tout ce quo nous ont appris tes livres du Népat.

ont ou plus de soiticitudo. Maisau milieu de tous ces faits. ce n'est pas pour ensevelir dans l'oubli une croyancequ'ils détestent ils ont eu tout autant de négligencepour eux-mêmes. Quand a vécu le Bouddha?A quelle époque a-t-il apparu dans la société indienne. M. ii n'y a pas une seule date précise. so!onmoi. un ensemble do faits phllologtques de la plus grande importance. Dans l'incertitude qui plane encoresur cette question capitale. eo n'est pas dédain pour dosadversairesqu'ils ont vaincuset qu'ils méprisent profondément. Vouadéjà. et qui tous établirent do la manière la plus incontestablei'authenticit6des livres bouddhiques.a-diro à la plus récente. et a-t-il tenté do la convertir & la foi nouveiie?Voilà ce quo nous voulonssavoir. et surtout les Chinois. Si les Brahmanes ont gardé sur co fait te plus complot sttonco. on n'aurait aucune réponse a cette question.Cestrois peuples nous ont conservé chacun à lour manière le souvenir de cette grande époque. et avec nos habitudes européennes.Eug. cotte lacuno suffit presque !)elle seuio pour innrmoret détruire tout le reste. et tant qu'il reste du douto ou une obscuritésur co point capital.t6 pourront être aussi utttes à étudier que celles du Bot et do la Mongolie. Burnouf s'était arrêté ta date des Singhalais. au nord.et aprèsbien des recherches. qui n'a pas fait sa propre histoire. celle qui place la mort . au sud. o'cst. à l'est. c'estabstenu do faire cette de ses ennemis. Heureusementque les Tibétains. A ne consulter que les monuments brahmaniques. quelque certains qu'ils soient. nous hésitons et nous refusons do croire à quoi que ce soit. les Singhalois. et le Brahmanisme. Maisiis no s'accordent pas entre eux et les dates nombreuses qu'ils assignentà la mort du Bouddha différent de plusieurs siècles.

Je préfère accepter la grave autorité de M. sa propre histoire. Le gouvernement impéria! s'est chargé do co soin dès les tempsles plus reçûtes. K. Onsait que tes Chinois. Burnouf. Loin do ta.17du Bouddha on l'an 343 avant t'èro chrétienne (1). et ii n'a Jamaismanqué (t) M. Tout co quoje veux faire ici. c'est do montrer que co minimum est incontestable et quo l'existence du Bouddhismedès cette époqueest attestée do la manière ). n'a jamais songé à noter d'une manièreun peu clalro et précise los pas du temps.p. la Chinea toujours été fort occupée do consacrer la mémoire do co qu'etic a fait ou do co qu'oiie a observé. moins douteuse par trois ordres do témoignageà pou près également respectables. les inscriptionsindiennesrécemment découvertes. Elle a taixsélessiècless'écouler. ont ou do très-bonne heure l'idée fort louabie do fixer dans des documents authentiques le souvenir dos événements qui leur semblaientmériter le plus d'attention et d'intérêt. en commençantpar la dernière. sans daigneron conserver aucune autre trace positivequo les œuvres de sa pensée. tes historiens grecs Instruits par l'expédition d'Alexandre. dans les ouvrages si nombreux et si divers qui nous restent d'oiio. comme sa propre vie. presque seuls parmi tes peuples orientaux. 2 . Jo no mo propose pas d'entrer dans une discussionaussi épineuse. que io mondesavant respecte autant qu'aucune autre.7<'frof!Mf!'t'))<if'~o)'~f<tt NoMfM/tf'tMto )H<!)'e'). <)).E Burt)ouf. la Chine forme le plus frappant contraste avec tindo. prt'facp. et los annaleschinoises Je reprends une h une ces troissources d'informations. où les juges compétents ont encore tant de peine à se guider. A cet égard. et la suivre sans ta soumettre à un trop difflcilo examen. qui.

Voici déj!) quelques-unsdes principaux. le Bouddhismeavait déjà pu se répandre hors do t'tndo. et les annales chinoises.p.§tanisiasJulien qui sur la demande soit do M. Je los emprunte a la science bien connue do M. un siècle et demi tout au moins avant Jésus-Christ.i"ar)io!o (t) Voirie7oH)'no< ~oanft. c'est-a-diro 120 ans avant l'ère chrétienne.E. Durnouf. contre des barbares.~ti. heureusement. los a tirés dos sources ouicietics. do t'an 58 a t'an 76 de notre ère. E. et l'on pourrait dire des archivesdo l'empire chinois. Cette statue. Fouct)ux.Bnrnout. dont ces peuples avaientdes cette époque adopté la croyance et elle fut rapportée on Chinecomme un trophée de la victoire (1). parle d'une expédition faite par un général chinois./n<fodtte«o)t() tott'e <!«J?o)«<dtM)He <))f!~t). trop désintéressesde leur propre destinée. peuvent nous donner sur le Bouddhismedes renseignementsincontestables. Ainsi. ~ooKouo . Dans les annales des Man l'historiographe Pan-Kou. était cottedu Bouddha. L'tndo. au nord du grand désert de Gobi. beaucoup plus que nous en apprennent ces peuples oux-mémt's. des <M6.A HOnum'. auxquels H prit une statue do couleur d'or qu'ils adoraient. à défautdes annales indiennes. soit de M. Do là vient que la Chine peut aujourd'hui nous en apprendre sur tes peuplesvoisinsavecqui elle a été en relation. dans ta troisième année do ta période Youan cheou. chargé de les rédiger sous l'empereur Ming-Tt. fait était dfj'' connu par )o Ce KidoAi. s'est trouvée on coniact avec la Chine dès les époques les plus anciennes. Mhtor')'avrt) <'A~de M. d'après tous tes commentateurs de l'ouvrage de Pan-Kou. et a plus do 500lieues do son berceau. Biot.-t8&cette mission dont l'histoire doit lui savoir bon gré. soit do M.Biotaurt'onwfegeda M.

M. et la renomméede la religion nouvelle était assezgrande pour être parvenue jusqu'aux maXrcsdu céleste empire Ils envoyaient des missionsdans l'Inde pour on rapporter les Soûtras bouddhiques et dans leur enthousiasmepour tant do sagesse et do sainteté.19– chez des peuples qu'il poliçait en tes convertissant. préface. . avait pénétré te premier dans l'empire du Milieu(Voir le n (1) Voirtf) otedehl. par le voyaged'un apôtre samanéonqui. !) parait que ces relations religieuses do la Chine et de l'Inde avaient commentéen l'an 2)7 avant notre ère. il fallait évidemment que l'apparition du Bouddhismedans t tndo fat considérablementantérieure. n. On sait que la foinouvellofut reçue et fondéeen Chine publiquement. dès qu'ils l'avaient suffisammentconnue.p. sou< l'empereur Ming-Ti. Ellesconsistaient surtout en échange do livres.Aussi M. et que dès lors commença la traduction des livres bouddhiques en langue chinoise. t''n)x'fn)!f.Stanfstf~Mc))donsto/ft tome p<!d"M. )n't) tc/f'o' rot n 2. tandis que la dernière descend jusqu'aux vnt" ou au !X~siècle (i). à travers mille périts. Stanislas Julien a-t-il pu constater que le Aa~ao~ora. Dans ces contrées désotéeaet peu habitables.Ils n'hésitaient point à embrasserla croyance du Bouddha. le prosélytisme n'avait pasd&fairedo bien rapides progrès et si les hordes du désert de Gobi étaient déjà bouddhistes. rapporté do l'Inde avec quelques antres ouvrages bouddhiques avait été traduit jusqu'à quatre fois. ti y avait donc dès le commencement do l'ère chrétienne des communicationsactives entre les bouddhistesindienset los néophytes chinois. La première do ces traductions est placéepar tes ténoignages les plus authentiques des historiens chinoisentre les années 70 et 76 de notre Ère. on l'an 61 de notre ère.

mais ces faits réduits a eux seuls et sans les explications fécondesqu'ils lui auraient fournies. il t'a fait égalementpour le Lotus de la bonneloi de M.Foe NoueKi do M. H). It a constaté par ios ouvragesdes historiographeschinois que )o Lotus avait été traduit trois fois en ianguo chinoise. dans l'excellente préface qu'il a mise en tête du Foe Kouo Ki de M. et ils y deviennent l'objet d'un cutte fervent et d'uneadoration qui ne s'est point démentie. quelque peu justifiée qu'elle puisse nous paraître. Burnouf se proposait do discuter ces faitstout au long dans la préO face qu'il devait mettre a ta traduction du J'. Landresse. Cofait est consigna commeles précédents dans los annales chinoises. et a été rappelé par M. Ils nous intéressent plus particulièrement. Ë. n ne saurait trop regretter ce travait. dont la mort nous a privas comme de tant d'autres que méditait encore M. et quatre siècles peut-être. M. E. avant notre ère. AbelRémusat (pagexxxvm). Burnouf. et que la première traduction est do l'an 280 de notre ère.20. StanislasJulien a fait pour te ZaMMof~ot'a de M. puisqu'ils concernent les deux ouvrages . il s'ensuit quo le Zc/fM do la 6onMloi a dû être composé un siècle au moins. E. Foucaux. Hémusat. Ed. Mais a ce renseignement. A. Je meborne a ces faits parmi ceux que pourraient nous fournir les annales chinoises. Burnouf. p.o<M. Leslivres canoniques du Bouddhismeindien passent en Chine dès les premiers temps do l'ère chrétienne. Ce que M. H nous apprendque le Lotus<iela bonne loi avait été composé dans l'Indo mille ans a pou près avant l'époque où ii écrit iui-mémo et comme cotte époque qui correspond a celle do la dynastie des Thang peut s'étendre do t'an (!<8il t'an 00!. l'historien qui ie donne on ajoute un autre plus curieuxencore. en disentassez.

Ces inscriptions étaient en dlalecto magadtu.Motsje quitte cet ordre do témoignages. . 965. BientôtM. donnant à ses peuples des conseils de moralo.79S. sur dos colonnes. qui joue un très-grand rote dans les premiers sièclesdo t'histoirodu Bouddhisme. Ils sont a la fois plus directs et plus anciens que ceux que je viensde rappeler. Peu de temps après les explicationsdo M. l'une dos contréesles plus fumeusesdo t'tnde.– d'où je veuxtirer une expositiondo ta morale et do la me taphysiquo du Bouddhisme. p. to Bouddhisme avait paru et s'était le plus tôt développé. It y a vingt ans a pou près quo t'on découvrit dans diverses parties de l'Inde centrale au nord. et je passe a ceux que nous donne t'tndo elle-méme. a t'est et au sud-ouest des inscriptions gravées sur des rochers. et dont la conversion (t) Voir )o Journal <!ela . recommandant la tolérance.sur des pierres. 273. M. roi du Magadha. dont jusque')& on la croyait complètement privée. p.Xoe<<fM J a«a«}t<e du Fen~ato. bien que lui aussi soit mort fort jouno avant d'avoir rompt: sa carrière (1). c'est a-dirodans le dialecte do la province du Magadha. C'était presque la premicro foisque t'tndo offraita )a curiosité européenne des monuments do ce genre. ot celle mémooù selon toutes les traditions. 238.etc. déjà versé dans l'étude des monumonts pâtis de Coylan démontra que le Piyadasi do ces inscriptions magadhtesétait le mémo qu'Acoha. tono V). 2B6. VU. Turnour. déchiffra ces inscriptions avec la sagacité et l'érudition qui lui ont fait un nom eetebro. James Prinsep. p)f i. secrétaire de la Société asiatique du Bengale. et favorisantl'introduction des croyancesnouvelles. M9.Elles contenaient dos édits d'un roi nomme Piyadasi. James Prinsep. 580 (!00.

616 et suiv. En 1840. sans parler de Dehti. au chapitre V. le Dipavamsa que citait encore M. et du chapitre XI au chapitre XX (1). c'est-à-dire vers l'an 52S avant notre ère. une inscriptionde ce même roi Piyadasi qui lève tous les doutes que pourraient encore laisserles autres (2). sur une montagne près do Bhabra. place l'avénementd'Açoka deux cent dix-huit ans après la mort de Çakyamouni. etc.. d'autres découvertesdu mômegenre vinrent confirmer ces premières données. si l'on adopte la date singhalaisede 543 avant J.V!.. Un autre ouvrage singhalais. d (2) Voir l'explication du cette inscription dans le 7oM)'Ma<e la ~oo'cM Mtoft~Medu Bengale. Turnour.Plus tard. (I) M. à Dhauii.p. p. entre Dehliet Djaypour. et les expressionsn'offrent que des variantM presqueinsignifiantes.-~– dans la dixièmeannée de son règne est racontée dans le Mahâvamsa. M.a))Mol837. a Kapour di Guiri. d'Allahabad.IOS/).On sent tout ce que de tels rapprochements donnent d'authenticité à ces révélations tout à fait inespérées. mais au fond les édits sont les mêmes. à Guirnar. et l'on a retrouvé déjà dans trois endroits au moins. pour la mort du Bouddha. s'était tenu sous le règned'Açoka et par sa protection toute-puissante. des reproductions à peu près identiques dos édits religieux de Piyadasi.-C. 7o«rttat de la ~ottef~<M!a«~t«)<ht/~M~<t. . t IX.Turnuur. Celle-ci écrite dans la même langue. Les dialectessont un peu différents selon les provinces. On savaiten outre que l'un des troisconcilesqui avaient constitué l'orthodoxie bouddhique et avaient arrêté te canon des écritures. le capitaine Burt a découvert. année 1840.

dont Açokadéfend ta croyance. ce qui est plus grave dans les exhortationsmorales que le monarque adresse à (i) Lotusde la bonneloi. Le roi indique aux membres du concile les points principaux sur lesquels doivent porter leurs délibérations. 711. (3) M. dont le sentiment est d'un si grand poids dans ces matières. ont été acceptées dans toute leur étendue par M. Wilson (5). Burnouf et par Ai. Albrecht eber. et après un examen approfondi des inscriptions de Guirnar. et les résultats qu'ils doivent poursuivre. (2) Ibid. Wilson. de Dhauti et do Kapour di guiri. Ch. 724et725. 228 et p. c'est que te nom même du bienheureux Bouddha. Turnour. et je crois qu'il serait bien ditnciie de contester l'autorité de pareils juges. l'esprit qui doit les inspirer. suivantes. ?) M. discourstu à la Société d scientifique e Berlin. Burnouf (1). tandis qu'il ne se rencontre pas dans les autres monuments (2). Ce qui donne à cette inscription de Bhabraune importance toute spéciale.-25– est. s'y trouve répété à plusieurs reprises. MaisM. comme le dit M. (5) M.Albrecht Weber (4). Les conséquencessi graves qui en sortent pour l'histoire du Bouddhismeet celle do l'Inde. C<e~Mxer~ über <!<M W /i'oMct«tt~M aile Indien. XII. p. 30. 163et 240. p. par M. 7ou)'~a< de la ~oe~M asiatique de la Grande-Bretagne. une sorte de missive adressée par le roi Piyadasi aux religieux bouddhistes réunis en assembléedans le Magadha. ni un caractère bouddhique. p. E. E. p. par M. n'est pas du mémoavis. t. Prinsep. il ne veut reconnaître ni le roi Açoka dans Piyadasi. Lassen (3). par M. Lassen /o<K<c&e ~«e~&Mm~ttttxte. .

dans le Magadha on a trouvé des inscriptionsdans te même dialecte que tes grandes inscriptions de Guirnar et do Dehti. it est très-certainement un roi bouddhiste imposantla doctrine de Çahyamounià ses sujets.Wilson. p. Burnouf (i).Wilson leur assigne pense des objections que lui a opposées M. conHrmcntde tout point les grands résultats que je viens d'indiquer sommairement. E. M. il est question de plusieurs rois grecs successeursd'Alexandre. Burnouf. ne s'est pas occupé de t'inscrijttion de Bhabra. p. (t) M.Prinsep. Wilson conteste l'antiquité de ces monuments et comme dans le 13eédit de Guirnar. vers la On du tV siècle avant t'ère chrétienne. et si Piyadasin'est pas l'Açoka du Magadha. Cr<ntf~-Z~<<~<)<XH. qui y sont désignés par leur nom. après ceux de MM. bien qu'elle fût publiée depuis plus de dix ans. )i n'en faut pas davantagepour l'objet qui nous occupe en co moment et j'abandonnerais les sources indiennes pour passer aux sources grecques. /. Wilson admet sans contestation que ces édits remontent au temps qu'on communément(2). il no para!t pas qu'il puisse y avoir encorede doute. et qui nous apprennent que ces grottes ont été destinées à to'otc loi. 7U~ note3. Je ne sais ce que M. si je ne voulaisprouver par un dernier exemple combien les découvertesque chaque jour amène dans l'Inde. la plus décisivede toutes. !) est vrai que M.o<)Mde<a (2) M. près de Bouddha-Gaya. Ce n'est pas d'ailleurs que M. Wilson ainsi que le remarqua M. Sur les parois de belles grottes creusées dans une montagnede granit. E. . Turnour ot Lasson. E. Burnouf dans son X"appendice au lo <Mde la bonneloi maison facede ces arguments nouveaux.-~4– ses sujets. 235. Journal dola ~oc/e'~ royaleasia(iquede la t.

70) fragments 'Arisd tnbuio.CO. On voit que les inscriptions de Piyadas!. qui. sans que rien indique qu'ils aient connu les autres. comme Ils ont connu les Brahmanes. qui suivirent Alexandre et lui survécurent. pénétra jusqu'à Patalipoutra à la cour du roi Tchandragoupta.dansStrabon. mais Mégasthène. quel que soit le roi qui a fait publier ces édits en les gravant sur la pierre.p.dansStrabon. Je no doute pas qu'avec le temps on ne découvre pou à peu dans t'tndo une foule do détails aussi authentiques et aussidécisifs.Ces inscriptions ne peuvent pas être très-postérieures à l'on 226 avant notre ère (2) et bien qu'elles soient beaucoup moins importantes que les grands édits dont je viens de parler.FirminDidot. Néarque (3) et Aristobuto (4~. sont contemporaines à peu près do l'expédition d'Alexandre. qui est nommé dans trois de ces inscriptions. trente ans plus tard à peu près. dont chacune n'a que trois ou quatre lignes (1). (2)/&<<p. édit. ne nomment que ces derniers.– 33 – l'habitation et à la retraite de mendiantsbouddhistes par le roi Dacaratha. en les contrôlantpar un détait qui.Lotusde la 6oHMe p. 716. Desfaits que nous ont attestésles compagnonsdu héros macédonien ou leurs successeurs.It Burnouf. t06. 77<) t 778. e loi. on voit qu'elles s'y rapportent d'une manière frappante. tout mince qu'il est.xv. quel qu'en soit l'objet. de (3)Néarquo.édtt. (i) M. n'en est pas moins intéressant. 778. jn n'en rappellerai qu'un seul qui sembledémontrer que les Grecs ont connu les Bouddhistes.p. secondsuccesseurd'Açoka. fragments Ncar'juo. p. FirminUidot. xv. et par Piyadasi lui-même. C'est une date désormais acquise à l'histoire de l'Inde et du Bouddhisme. ? AristoMo. . p.

71f ~-a~menM des t. une description ndèta des mœurs particulières aux Bouddhisteset que les Brahmanesn'ont jamais partagées?No se rappellet-on pas que le célibat et la mendicitésont deux conditions imposéespar le Bouddhaà ses religieux? Si Mégasthène est le seul des historiens grecs do cette époque a parler aussi distinctementdes Bouddhistes.-86indique certainement les Bouddhistes dans les Sarmanai ou Garmanai. le Bouddhismeno s'était pas ptopagé.édit FirminDidot. qui se sont donné spécialement le nom de Çramana. tandis qu'il Norissait dans la contrée dont Patalipoutra était la capitale (2).p. EnfinMégasthène ajoute que ces philosophes. Méd «) Mégasthèna. selon toute apparence.Onne peut les méconnaîtrenon plus à cet autre trait que rappelle aussiMégasthène u Les Sarmanes. apitale c duMagadha. . <t36. Onêsicrite. xv. Aristobuleno rencontrèrent pas do Bouddhistessur les bordsdo l'Indus et do t'Hypasis. E. dont il fait une sectedo philosophesopposés aux Brahmanes(~). p. ans Strabon. ou d'ascètes domptant leurs sens. et qui s'abstiennentde vin et do tous rapports sexuels. 727. ZotMf(<e<o bonne!o<. je le demande. M«oy<OM. Néarque. Il. d'ailleurs très-pou effacée. Burnouf. et qui. N'est-ce pas là.c'est que. comme les hommes. p.A ces traits. (2)C'esth Patalipoutra. it est le seul qui en ait vu. pleins do frugalité vivent des aliments qu'on leur donne et que personne no leur refuse.on ne peut méconnattre les Bouddhistes. Voir M. ont aveceux des femmesqui participent à leur philosophie. sont vouéesà un chaste cétibat.dit-il. Dansta partie du Penjab. e~à l'étymologiemémo du mot. uo fut convoq qué le concito d dontil auquels'adressePiyadasi ansla missive a été questionplus haut. où pénétra l'expédition macédonienne.

l'aura sans doute entendu prononcerplus d'une fois dans te cours de son voyago. indiens. qui nous ont été transmis par les Grecs. Ainsi les documents les plus avérés. adversaires des Brahmanes. f'moires de <c«(MH)<edes <t)ff)'~<fon~ tef!M hMrM e< t tome XVIII. Le nom do Bouddhaest cité pour la première fois par saint Clémentd'Alexandrie c'est-à-dire dans le m" siècle do notre ère (2) et comme saint Clémenttire de Megasthène tout ce qu'il dit des philosophes indiens it ne serait pas impossible de supposer qu'il lui emprunte aussile nom du réformateur car l'ambassadeur de S6)eucusNicator.fortcurieux pourt'htatoiro oderuo do l'lnde. M)&.t. Meinaud i'~e an<c~ WOMfoxent milieu d~MX)' au sièclede!e oArdtte'me. grues. A ces renseignements. j'en ajoute un dernier.21 gasthèno dut on rencontrer beaucoup sur les bords du Gango.édit. . Stromat.Je ne doute pas non plus qu'il no faillereoonna!tro encore des Bouddhistesdans tes Pramnes (altération du mot Sarmanes). p.livre xv. de (2)SaintClément 'Alexandrie. et dans une ville qui avait été d'assezbonne heure le centre do la réforme. ne nousapprennenttien surces tempsrocuiës:on sur peut voirle savantmémoiredo M. dont ils se moquent et qu'ils traitent do charlatans. dont parle Strabon (1). p. éd.de Cosaubon. d Syiburgo. 306. chinois (3) s'accordent et se soutiennent pour attester do la manière la plus irrécusable que te Bouddhismeexistait dans l'Inde avant l'expédition d'Alexandre ainsi nous pouvons admettre sans scrupule la date minimumdo la mort du Bouddha que nous empruntons dos Singhaiais (i) Strabon. m a (3)Lesdocuments arabes.

t~LesVédas d'une part. Si le Bouddhisme. it s'est propagé parmi tes peuples voisins.AKYAMOt:Kt. avecles commentairesde tout ordre qui les dovo- . et det'autro tes systèmesde phitosophio. nous pourrons Ctro assurés que cette prédication s'est bien réellement adresséeaux populations indiennes six siècles avantl'ère chrétienne.né dans l'Inde. en essayant de les convertir a des croyances moilleures. C'est fi ces deux conditionsseulementqu'on peut s'expliquer avec quelque précisionco que vaut le dogme nouveau qu'il a proposé au genre humain. et de renverser la foi ant~uo df& Védas jugée désormais insuinsanto pour conduire t'hommo au bien et au salut. Il nous est assezfaciledo connaître les doctrinesrotigiouseset morales de la société dans laquelle apparut te Bouddha. et les fortunes diverses qu'a subies cette grande entreprise. ETVIEDE <. et la croyancequ'il a prétendu remplacer par une croyancemoiitoure. avec tes formes variées qu'il a revêtues.et qu'ilessayad'éclairer d'unalumièrepluspure.28-et quand nous parierons de la moratobouddhique. il faut a la foisconnaîtrele caractère du réformateur avec tes principaux Incidentsde sa vie.. sur to quart tout au moins do l'humanité. CARACTÈRE Pour bien comprendre la réforme morale que Çakyamouni est venu tenter dans Je monde indien. a échoué dans son propre pays. qui l'ont reoueitti avec un enthousiasme que les sièclesn'ont pas refroidi et it domine souverainement encore a l'heure qu'il est. H.

-2U– loppent et les expliquent, nous sont désormaisouverts et l'esprit brahmanique, bien qu'on soit très-loin d'avoir étudie 'toutes ses ouvres, n'a plus guère de secrets pour nous. On sait d'une manière certainece qu'il a pensé sur les grands problèmes qui intéressent la raison humaine,sur Dieu, sur le monde et sur l'homme. On pourra bien approfondir davantage les solutions qu'il en a données, à mesure que l'on publiera les monumentsoù i! tes a déposées mais on ne fera pas sur ces points essentiels des découvertesimprévues, capables do renverser le jugement généra! qu'on peut, dès à présent, porter sur la religionbrahmanique. Ainsi, l'une des deux conditions qui semblent nécessaires à l'intelligence de la ~forme bouddhique est assez bion remplie. Quanta t'autro, c'est-à-direla connaissance de la vie du Bouddha, si eiio n'est pas remplie aussicompletoment, je no crois pas qu'eite soit cependant imposslblo, et il me sombtoqu'on peut, a l'aide des nombreux documentsque nouspossédonsdéjà, refaire d'une manière assez plausible l'histoire du réformateur, au moins dans ses circonstancesprincipales. Je les emprunterai aux ouvrages de MM. Hodgson Csoma de Koros. Turnour, Schmidt, E. Burnouf, Ed. Foucaux; et avec des guides aussi savantset aussi exacts, on peut être sûr done point s'égarer. La sourcela plus abondante et la plus ancienne de CeSoûtra contient, renseignements, c'est le ZaMtacMtara. sous des développements fabuleux un récit assezrégules lier et trés-acoeptaNodes événements plus importants de la viodoÇuhyamouni, depuis sa naissancejusqu'à sa prédication a Bénarès et si on le complètepar les détails extraits de cotte partie du Kah gyour tibétain, appelé le Dout-va, les recevant lui-même des autorités indiennes,

30 – ce récit comprend une biographie tout entière (t). Acôté de cesdeux sources, qui suffisentdéj&par elles seules, on doit puiser aussi dans les légendespresque innombrables que renferment, soit la cottt~tion du Népai au nord. soit la collectiondes Singhalaisan sud, soit les immenses recueils des Tibétainset des Mongols, soit enfin ies ouvrages chinois. Le seul soin qu'il faiite prendre et que jo prendrai ici, c'est de laisser de côté tout ce que la tradition superstitieuse et même extravagante s'est permis d'ajouter aux faits qui composent le fond mémodu récit. Ces faits sont peu nombreux; Ils sont fort simples, et ta raison la plus circonspecte peut les accepter sans io plus tégor scrupule. J'avoue qu'il serait impossibled'affirmer absolument qu'ils sont v.'ais maiscommeils sont parfaitement vraisemblables,et qu'ils so trouvent répétés, sans d'ailleurs qu'on tes copie, chez des peuples divers et fort éloignésles uns des autres, ceserait pousserle scepticisme au-detadosbornesque dene pas y donner foi, parcequ'ils no seraient pas présentés dans les formesauxquelles nous autres européens et occidentauxnous sommesdès longtemps habitués. Sous la légende. dont je montrerai d'ailleurs tes défauts et les puérilités, on peut retrouver assezsûrement t'histoire; et, pour ma part, je no fais pas diiucutté da croire a la fidélité du tableau que je vaisessayer do tracer. Chacundes incidents, morne les plus minces, do cette existencemémorable, ont été consacréspar la piété des fidèles,et it n'est pas un seul do ces incidentsqui n'ait laissé dostraces profondes,soit dans des monuments, soit dans dos livres, dontle nombreest à peu près Incalculable. do (i) Voirdans l'analysedoCsoma Koros,~)a<«c NeMarches, t. XX, p. 309 et suiv.,et dons!e /~j/« tch'er fol p" de lit. Ed. FouM))! t. ti, p. 417 ot suiv., )orécit dota mortde çakyamouni.

-3.1– Co fut vers la findu vu" sièclo avant notre ùro que na- -i quit le Bouddha dans la villo do Kapitavastou, capitato d'un royaume do ce nom dans t'Indo centrale (1). Son père Çouddhodana,de la famillodes Çâkyas,et issu do la grande race solairo dos Gôtamides,était roi do la contrée. Sa mère Maya Dévî était dite du roi Souprabouddhn, et sa beauté était tellement extraordinaire qu'on lui avait donné le surnom de Maya ou l'illusion, parco que son corps ainsi que to dit le JLaMtafMtaro chap.Ht), sem( blait être le produit d'une illusion ravissante. Los vertus et les talentsdo Maya Dévisurpassaientencore sa beauté et olle réunissait tes quotités tt's plus rares et tes plus hautes do l'intelligence et de la piété. Çouddhodanaétait tien du e ()) Kapilavastou, do naissance Bouddha, st par cola scuila villola pluscotebrodoslégendesbouddhiques. M.KlaM. protha établi par desreehctLites,buaquolles K. Buruouf donnesou assentiment,qu'ettodovaitêtresituOo tes bords sur dolariwiëro do Rohin),l'un des affluons la Raplt,prèsdesmon( tfgxea qui séparent le NëpMdu districtdo Gorakpuur.Foc A'OMeAt.p.i99; 7n<od«c«oo Il t'A~ofre du Bouddhismo fHfKex, </)3, on note; /~j/« tcher fo< pa doM.Éd. Foup. eaux,p. 3).) Danslalégonde RoudrAyana Pivynavadana, do du il estdit que a )o Bouddha né surto flancde t'Himnvat,au est bord de la Bhagu!m)M. loin do l'ermitagedu RichiKonon t. piia. B(7n<f0f<.<'?)<<. ~ottffdA. d <<H <t)< p. 343.)Autemps de Fa Mian,c'ost.a-diro la Ondu tV sièclede notreère, Kapià tavastouétait déjà on ruines (Foe Jfoxe~, p. <98}. Hiouen Thsangvisita ces ruines vers i'an 632 de J.-C. tt donneau do <)t)0 tour.Hnopautdëtern)inor royaume Kapllovastou tieuesde t'étonduo la villo,maiselle devaitêtre considérable, de puisque ies nturs soutsdo la résidence roi avaientb pouprès une du ticuoet demiedo circouforeuco. S)aais)NB (M. Julien, ~«Mt't'e de la viede~oMetty~aMj?,p. i26.)

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digne d'une telle compagne, et, a roi de la toi, il com« mandait selon la loi. Dans le pays des Çâkyas, pas un a prince n'était honoréet respecté autant que lui de toutes « les classes de ses sujets. depuis ses conseillers et les « gens de sa cour jusqu'aux chefs de maisonset aux mar« chands (~). » Telle était la noblefami))odans laquelle devait naître le libérateur; il appartenait donc à la caste des Kshattriyas ou dos guerriers; et lorsque plus tard il embrassala vie religieuse, on le nomma, pour rappeler son Illustre origine. Çakya Mouni c'est-à-dire le solitaire (le moine, des fM'M:) Çâkyas. ou bien encore Çramana Gaoutama, t'ascoto dos Gotamides. Son nom personnel, choisi par son père, était Siddhértha ou Sarvarthasiddha (2). et il conserva ce nomtout le temps qu'il résida près do sa famillea Kapilavastoucomme prince royal (KoumararMja). Plus tard, il devait t'échanger pour de plus glorieux. La reine sa mère, qui s'était retirée vers l'époque de l'accouchementdans un jardin de plaisance appelé le jardin de Loumbint, du nomde sa grand'mère, fut surprise par tes douleurs de l'enfantementsous un arbre (plaksha),et elle donna naissanceà Siddhârtha, le 3 du mois outtaracadha. Maisaffaiblie sansdouteparles austérités pieusesauxquelles elle s'était livréedurant sa grossesse,inquièteaussides prédictions que les brahmanesavaientfaites sur lefils qui devait sortir d'elle (3), MayaDév! mourut septjours après. ann qu'elle n'eût pas ensuite, dit la légende,le cœur brisé de voir son fils la quitter, pour aihr errer en religieux et <i) /~a fe~'ert-ot;)< de M. Ëd. Foucautt,t. Il fh. )n, p. 3t. (2)Idem, ibid.. ch vt;, p. 97, et ch. sv, p. at6. (3)Idem, ibid.. ch. v). p. 66 et 63.

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onmendiant (iL'orphelin fut conBôaux soinsde sa tante maternelle Pradjdpatl Gaoutamt, qui était aussi une des femmesde son père, et qui devait être plus tard, au temps de la prédication, une de .es adhérentes les plus dévouées. L'enfant était aussi beau que l'avait été sa mère, et le brahmane Asita, charge do le présenter au temple des dieux, suivant l'antique usage, prétendait reconnattresur lui les trente-deux signes principaux et les quatre-vingts marquessecondairesqui caractérisentle grand homme(2), selonles croyancespopulaires do l'Inde. Quelle que fut la véritô.doces pronostics,Siddhârtha ne tarda pas ajustinor la haute opinion qu'on s'était faite de lui. Conduit aux écolesd'écriture (3). il s'y montrait plus habile que ses maîtres; et l'un d'eux, Viçvamitra sous la dire )t!on do qui il était plus spécialement placé, déclara bientôt qu'il n'avait plus rien à lui apprendre. Au milieu des compagnons de son âge, l'enfant no prenait point part à tours jeux; il semblait dès lors nourrir les pensées les plus hautes; souventil se retirait il l'écart pour méditer, et un jour qu'il était atté visiter avec ses camarades « le village de l'Agriculture (4). a il s'égara seul dans un vaste bois, où il resta de longuesheures sans qu'on sût ce qu'it était devenu. L'inquiétude gagna jusqu'au roi son père, qui alla de sa personne te chercher dans la forêt, et qui le trouva sous l'ambre d un djambou, plongé depuis longtemps dans une réHexion profonde. Cependant t'age arrivait où le jeune prince devait être doM.Ed. Foucaux, h. vu, p. MO. (1) ~a <cA'M't'o!F<!(, c (2)/~m,<6M.,ch.vM,p.i08. (3)Idem, ?<< eh. x, p. 120, ~)) Mem,ibid., ch. x), p. 136.

do M. Fournux. n'osa pas lui parler luimême il chargea les vieillardsde s'entendre avec lui. sûr de luimême après s'être longtempsconsulte. no mettant à son union qu'une scuie condition ta femme qu'on lui offrirait ne serait point une créature vulgaire et sans retenue. . qui avaient annoncé que Siddhârtha pourrait bien renoncer à la couronne pour se faire ascète. peu lui importait d'ailleurs quelle seraitsa caste. a dont le cœur. Ed. en examinantles jeunes filles. Ils allèrent donc prier te roi de marier son n)s le plus tôt qu'il pourrait pour assurer l'avenir de sa race. Les principaux vieillardsdes Çâkyasse souvenaient de la prédiction des brahmanes. sans se laisser éblouir ni par la famille ni par la race. ni te loisir do sesméditations. aussi bien quo parmi lesBrahmaneset les Kshattriyas. fut donc chargé de parcourir toutes tes maisonsdo Kapilavastou. no se plaisait qu'aux qualités vraies et à la (t) Rgyafeh'tt-roi pa.-54marié. » plus redoutablesencore que le poison. i) consentità la prière qu'on lui adressait. qui craignait «tes maux du désir. demanda sept jours pour reuéohir puis. destinée à les guider dans leurs recherches. Le pourohita. p.eh. 13!. qui connaissaitsans doutotes intentions du prince. et certain que te mariage. Stddhârtha. et do lui faire la proposition à laquelle ils attachaienttant d'importance (1). celle qui remplissaitle mieux les vœux du prince. it la prendrait parmi les vaisyas et les coudras. et d'y découvrir. accopté par tant de sagesavant lui ne lui oterait ni le calmedo sa réuexion. Maisle roi.pourvu qu'elle fût douée des qualités qu'il désirait dans sa compagne il remettait aux vieillards une liste complète do ces qualités. Ils espéraient enchaîner te jeune homme au trône par une union précoce. xn. le feu ou l'épée. ou prêtre domestique du roi Çouddhonana.

de montrer des talents que sa modestieavait cachés jusque-là.. Maisle père de la jeune Btte.ibid. et qu'elle seraitsa compagne. Le prince royal t'emporta aisémentsur ses rivaux. Siddhârtha se montra plus habite. fh. Foucaux. de M. Mandée devant le jeune homme avec une foule d'autres beautés de son âge.35– moralité (1).L'une d'elles enfin répondit au pourohita qu'elle possédait toutes les qualités que désirait le prince. Cejeune homme ne connatt « ni l'escrime ni l'exercice de l'arc. 186. et la bette Gopâ fut promise au vainqueur. disait le sévèreDandapuni. et le roi donna son consentementà ce mariage. dans (t) Rgya(ct'er fotpa. Dandapâni. elle fat distinguée par lui. On réunit cinq cents des plus distinguésparmi les jeunes Çakyas. « Le noble jeun" <( homme. se montra moins tacite et. a vécu dans l'oisi« voté au milieu du palais.p. qu'il f!t preuve des talonts qu'il possédait en tout genre. non-seulementque ses concurrents. . s'il désirait l'accepter. mais encore que les juges. ni le pugilat ni les « règles de la lutte comment pourrais-je donner ma a fille à celui qui n'est point habile dans les arts (2)? » Le jeune Siddhârtha fut donc obligé. tout prince qu'il était. de la famille des Çâkyas. dans l'art de l'écriture. et c'est une loi de no donner « nos fillesqu'à des hommes habiles dans les arts jamais c à ceux qui y sont étrangers. » La liste des vertus exigées fu' successivement présentée à une foulede jeunes filles de tout rang de toute classe aucune ne parut y satisfaire. la bette Gopâ. p. avant de lui accorder sa fille.Ed. 3. comme le jeune prince passait pour être complètement abandonné à !a mollesseet à l'indolence it exigea. xn. Maisla lutte porta d'abord sur des exercices plus relovés que ceux auxquels le conviait Dandapâni. (2)Idem. )33.

des systèmes philosophiques et de la morale. Dèsce moment. malgré les conseils deses parents. au saut. qui s'était crue digne d'un roi.-36– l'arithmétique. mattrisant leurs pen« séeset domptant leurs sens. Ananda. mxo~e dela vie de Hioueny~<M~. ma retenue et « ma modestie. ainsi que la foule des autres dieux. Il eh.t. à partir de ce jour. ni devant les gens du palais (2). « Assis. disait-elle. 129. dans la grammaire. la connaissancedes Védas. elle prit. profondément irrité d'une défaite. Ed. fut déclarée la première de ses épouses.sont toujours beaux. Le dia« mant précieux et brillant brille encore plus au sommet "d'un étendard.p. peuvent parattre sans voile « comme le soleil et la lune. des exercicesde l'esprit passantà ceux du corps. ni devant eux. debout ou marchant. roi p. satisfaitesdo leur mari. il resta victorieuxde tous ses compagnons. Stanislas v Julien. ne « pensent jamais à un autre. quoique découverts. les gens respec« tables. son implacableennemi. . l'habitude de ne jamais se voiler le visage. qui. oir M. (2)Rgya<eh'ef pa de M. Foucaux. devint. 162. Parmi ses adversairesfiguraient ses deux cousins. à la natation. Le suprême et magnanime « Rishi. qui fut l'un de ses disciplesles plus ndèies. à la course. etDévadatta. à l'arc. mes mœurs. Pourquoi donc me voilerais-je le vi« sage ? » ? Toute heureuse qu'était cette union contractée sous de (1) HiouenThsangvit le lieu de la luttequ'on montraitencore au milieudes ruines de Kapiiavastou. etc. La belle Gopâ fut le prix de son triomphe. Les femmesqui. connaissent « ma pensée. xn. Puis. et à une foule d'autres jeux où il déployait autant de force que d'adresse (1). et la jeune fille. mes qualités. la syllogistique.

il se disait souvent: « Les trois « mondes. . au milieu mêmedes fêtes et des concertsqui se succèdentperpétuellement. VIII. elle amène la findes richesseset des biens et « elle amènele temps de la mort et de la transmigration (1) Voirle premierMémoireur le Sankhya. celui des asouras et celui « des hommes.Commeune imageréfléchie. et. les créaNtures. sont a dans la voie des trois maux (1). commeun songe. a Les qualités du désir. ils sont dévorés par le feu de la mort a et privés de guide. elles sont et « plus redoutablesque le tranchant de l'épée ou la feuille « de l'arbre vénéneux. ette coule avec une irrésistible vitesse.comme « un écho. Les ignorants roulent « en ce monde.Par le « fait de l'existence. dans l'amertume et l'héroïsme de son coeur. des t.etvidescommerécumeou la butted'eau. toujours accompagnéesde crainte M de misère. Au milieu de son splendide palais et du luxe qui l'entoure. sont brutes par les douleursde la vieillesse « et de la maladie. « commela magieetle mirage. Comme le torrent qui descend do la « montagne. dans le séjour des hommes et des dieux.dansles s p Mémoiresde l'Académie sciancesmoralesot politiques. (2) Idem. 126. 361. de même que tourne la roue du potier (2). elles sont rempliesde faus« seté.-57– tels auspices. le jeune prince ne cessede méditer courageusement sa sainte entreprise. le monde des dieux. La vie d'une créature est pareille à « l'éclair des cieux. comme un ébtouissementou le vertige de la a danse. elle ne pouvait détourner Siddhârtha des desseins qu'il avait.commeun discoursvainet futile. sont les racines des douleurs. Lamaladie « ravit aux êtres leur lustre et fait déctinerlossens.<< p. du désir et de l'ignorance. .dès longtempsformés.tecorps << les forces.

à ces réSexionspleines de mélancolieet de miséricorde. et le langage.?» Puis.le cherchantvainementdans « l'espace. Foucaux. et c la parole se forme par le jugement de l'esprit.. « s'en va tout seul et impuissantavec la possessiondu fruit « de ses œuvres (!). elle ne revient plus à nos yeux.L'hommealors. c'est la fortune empruntée à un autre c'est une « villede sable qui ne se soutientpas c'est le bord sablon« neux d'un fleuve (2). Maistout a discoursn'est qu'un écho. n'a pas cepena dant d'interruption nul être n'existe qui ne vienne d'un « autre. voilà troischosesd'où na!tle feu. 172. la perpétuité apparente des substances. sur le gosier et le palais. quoique le germe ne soit pas la semence. il ajoutait encore « Tout composéest périssaMe ce qui est composén'est « jamaisstable c'est le vased'argile que brise le moindre « choc. pareille « à la feuilleet au fruit tombé de l'arbre dans le courant « du fleuve.t H ch. le son d'une nùte.. sans compagnon.sans second. Tout composéest tour à tour effet « et cause.p. p. (2)/<!eM). a dont le sage se demandeencore D'où est-il venu? Où (1)~)/a <c/t'er fotpM. C'est le son d'un luth. xn). a leson des lettres na!t par le mouvementde la langue. et de là. L'un est dans l'autre. te bois avec lequel on frotte et l'effort des « mains. a Maisle sage ne s'y laisse pointtromper. 186et suiv. sans être durable. p. est « sansessence. à lui seul.38 « La créature la plus agréable et la plus aimée disparait « pour toujours. «Mais la substance. Ainsi lebois qui a est frotté. commedans la semence « est le germe. !M. 173et suiv. . Ed. se demande tKoùest-ilvenu? Où est-i!alié 2 ? a En s'appuyant sur les lèvres. maisi)ne tarde « pas à s'éteindre et le sage. doM.

Je leur donnerai « t'œit qui voit clairement tes choses. En fai« sant voir la clarté de la loi aux créatures obscurciespar « les ténèbres d'une ignorance profonde.-3U– ost-itatté? Ainside causeset d'effets naissenttoutes les « agrégations et le yogui. le «bien-être et l'exemption des maladies. s'aperçoit « que les aggrégations ne sont que le vide. ch. ibill. c'est aujourd'hui le temps et l'heure. )76et )7(i . je lésétablirai dans le repos. je tes établiraidans le calmo. 174et <76 p. qui seul est « immuable. Cent foisje me suis dit: Après avoiratteint t'in« telligencesuprême ( Bodhi). do )'Hxhortatint). dit le dieu. Les « retirant de la création. n'a ). sans tache « et sans corruption (2). » Ces penséespoursuivaient le jeune Siddhârtha jusque dans ses songes: et une nuit. le séjour de la joie. a Celui qui n'est pas délivré ne peut délivrer. lui apparut et l'encourageapar ces douces paroles a remplir ennn la missionà laquelle il se préparait depuis de si tongucs années « Pour celui qui a la pensée d'apparaître dans le monde. t'aveugle « ne peut montrer la route.. je les établirai « dans la terre de la patience. t'œi) de ta toi. Maiscelui qui est libre peut « détivrer celui qui a ses yeux peut montrer la route. je leur donnerai le « beau rayon de la pure sagesse. (t) Rgya tcA'ftrat pa. je l'ai comprise a je dois la faire comprendre aux dieux et aux hommes « réunis. (2) Idem. Les êtres que nos sens nous révèlent sont « videsau dedans ils sont videsau dehors. Hridéva. en y réttéehissant. qui est la marque véritable de la loi (1). l'un des dieux du Touchita. Aucun d'eux M la Cxité. dieu de la modestie. p. Hors des penséesnées du a trouble des sens.e rassemblerailes êtres vij « vants je leur montrerai la porte de t'immortaiité. Maiscette loi qui doit sauverle monde.

a d'aller dans te monde errer en religieux(i). Maistoutes ces précautions d'un père qui craignait do perdre son Sis.x)v. ses dents étaient branlantes. H lui fit fairetrois palais nouveaux. It.40« Aux êtres.p. Les circonstances les plus imprévues et les plus ordinaires venaient donner aux résolutions du prince une énergie toujours croissante(2). brutes par le désir. après les avoir instruits. il était couvert do rides. quels qu'ils soient. il marche avec pei(<)Rgyatch'~rrot pa. articulant à peine des sons rauques et désagréables. son corps a est amaigri. « Quelest <' cethomme dit avec intention !o prince à son cocher? « ïi est de petite tailleet sansforce. ses chairset son sang « sont desséchés.ch. p. de hi. Il redoubla de caresseset de soinspour lui. Un jour qu'avec une suite nombreuse il sortait par la porte orientale de ia ville pour se rendre au jardin de Loumbini. appuyé sur un bâton. Ed.. sa « tôte est blanchie.. un pourt'été et un autre pour l'hiver. ch. » Cependant le roi Çouddhodana devinait les projets qui agitaient son fils. décrépit ses veines et ses muscles étaient saillants sur tout son corps./6M. ses musclessont coiiés à sa peau. 179. atta« chésà leurs maisons. Foucaux. il rencontrasur sa route un hommevieux. (2)MfM). xu).. étaient inutiles. chauve. fais désirer.t80. toutes ses jointures tremblaient.il était tout inclinésur un bâton tous ses membres. à leurs richesses. ses dents sont branlantes. à leurs fils. un pour le printemps. auquel s'attachaient tous les souvenirsde son enfance. cassé. do t l'Exhortation. . à « leurs femmes. et craignant que le jeune prince ne profitât de ses excursions pour échapper à sa famille il donna les ordres les plus sévères et les plus secrets pour qu'on surveiUâttoutes sesdémarches.

et en avoir reçu la réponse qu'il en attendait c La santé. est itère de la jeunesse l'attend. détourne prompto« ment mon char. a sessens sont affaiblis la souffrancea détruit sa force.Ed. Mais ce n'est pas la condition particulière ? do sa familla. par la porte du midi au jardin de plaisance. inha« bile aux affaires. Moi. trébuchant à chaque pas. est donc comme le jeu d'un rêve 1 « et la crainte du mal a donc cette forme insupportable! (i) Rgya «h'ef rot pa. . la créature ignorante et « faible. je m'en vais. p. Une autre fois.-41– a ne. rentra dans la ville. ch. il se dirigeait. votre père. de M. sans guide. quand atteint de maladie. » « Ainsi donc. H. au jugement mauvais. Foucaux. Aprèss'être adresséà son cocher. « qui l'enivre. le corps tout amaigri et tout souillé. t82. qui suis aussi la demeure future « de la vieillesse qu'ai-je à faire avec le plaisir et la « joie? » Et le jeune prince détournant son char. En toute créature la jeunesse est vaincue « par la vieillesse. aperçut sur le chemin un homme brute de la fièvre. Est-ce la condition part< ticutiére de sa famille? ou bien est-ce la toi de toutes t<les créatures du monde? » – « Seigneur. « dit le jeune prince. votre mère. reprit le prince. xtv. et elle ne voit pas la vieillessequi « Pour moi. répondit le tous « cocher. on l'abandonne comme le bois mort « dans la forêt. il est sansguide. et paraissant obsédéde la frayeur du mal et des approchesde la mort. avec une suite nombreuil se. « il est dédaigné par ses proches. tout essouuté. cet homme est accablé par la vieillesse. sans asyle respirant avec une grande peine. cocher. la foule do aus« vos parents et de vos alliés finiront par la vieillesse « si il n'y a pas d'autre issue pour les créatures. sans aller à Loumbint (1).

ni maladie. quand Il vit un bhikshou. S'il n'y avait ni vieillesse. se lamentant avec do longs gémissements. Une autre fois encore. après avoir vu co qu'elle n est.au vu"slèclodenotre ero. par la porte de l'ouest.p. i28. d'Açoka. au jardin de plaisance. trahissant pour la première foia sa pensée. (8) Cesrencontres diverses sont hmeusasdans les légendes Le avait faicéleverdeastoupaset des bouddhiques.76M. Ed.Stanislas Julien.do M . roi Açoka viharas tousleslieuxoùle Bouddhaes avait aites. s'arrachant los cheveux.Hiouon dans l f Thsang.p. Le prince. VoirM. quand sur la route il vit un homme mort placé dans une bière et recouvertd'une toile. s'écria « Ah 1 malheura la jeunesse que la vieillesse doit « détruire ah 1 malheurà ta santé que détruisent tant do « maladies. roi (2)M)m. (i) Rgya <cA'er pa. pourra désormaisavoir l'idée de la joie et du piai« sir? ? Le prince détourna son char et rentra dans )n vttto. Foucaux. de M. la maladie.lliatoire dela vic de~ouM ?7<Mt)9.42 – « Quel est l'homme sage qui. se couvrant la tête de poussière et se frappant la poitrine en poussant de grands cris. prenant encore son cocher à témoin de ce douloureux spectacle. la mort étaient ipour « toujours enchaînées!» Puis. p./<)<)'of<Mc<ton ff<t ~ot<dfMtome)H(!t'<-M E. ni a mort! si la vieillesse. voiraussila légende t'A~t. vit encorecesmonuments.p. » Unedernière rencontre vint le décideret terminer toutes seshésitations(3) Hsortait par la porto du nord pour se rendre au jardin do plaisance. i83. . sans vouloir allerplus loin (1). La foule do ses parents tout on pleurs l'entouraient. 38S.iM. do thunouf. il se rendait. ah 1malheur a la vie où l'homme reste si peu de temps. te jeune prince ajouta « Retournonsen c arrière je songerai à accomplirla délivrance(2).

<M(!p.I8C. il s'efforcedo so « dompter tui-meme et s'est fait religieux. c'Mt-a-diro jusque trente-cinqans a pouprbs. absolue. il a renoncé n du désir et it mené une vie très-austère. et ce moyen. Sans passion. il s'en va cherchant des aumônes. « secours et le secours des autres créatures. discipliné. cet homme est un de ceux à toutes les joies « qu'on nomme bhikshous. Cela « est bon et bien dit. . gnait. Elle ne pouvait rester longtempsun secret. reprit Siddhartha.i5 ou mendiant. fut la première laquelle ouceluiqui marchedanslavoiedesBrah(i) Brahmatchari. a sans envie. tenant les yeux baissés. 11ai placer des gardes à toutes les issues du palais et los serviteurs dévoués. dans leur inquiétude. veillaientjour et nuit.. répondit le cocher. L'entrée on rollolle soramon « gion a toujours été louée par les sages. devint plus vigilant que jamais (3). ne devait être pour lui qu'une ressource ii s'ouvrit. qui paraissait dans tout son extérieur oatme. p. Sa résolution était prise (3). qui en fut bientôt instruit. étudio manes. qui lui répuextrême. Le roi. x)v. t. Maisle jeune prince ne devait point d'abord chercher à s'échapper par ruse. do bonheur et d'immorKtatité. ne considérant que joug qui te retient. rentra dans laville sansvoir Loumblnt.estte nomdu jeunebrahmanetout la tempsqu'il La los Védas. ayant une tenue accomplie. voué aux pratiques d'un hrahmatta chari(i). sa femme. retenu. et à Gopa. Il ch. iM :3) /(fen). elle devien« dra pour nous un fruit do vie. » Puis le jeune prince ayant détourné son char. portant avec dignité le vêtement du religieux et le vase aux aumônes « Quel est cet homme? demanda le prince. e dosonnoviciat st unochasteté condition principale r (2) 7~(t fc/t'et-ot pf. Seit<gneur.

prends « tout.Puis. Si vous pou:< vez me les donner. K 0 mon enfant. s'éoria-t-i!. Les Rishis. ce palais ces serviteurs ce royaume. « au milieu du Kalpa où ils ont vécu. elle lui en demandait l'explication. de la perte qu'olle allait faire (1). du moins pour ce moment. ti. n'y faites point obstacle et n'en a soyez point chagrin. Que la vieillesse. souffrezque je m'éloigne. pour te faire changer de dos« sein ? Dis-moile don que tu désires je te le ferai. rempli de respect et de soumission pour son pore. eux-mêmes. » « Seigneur. que je reste toujours on possessionde la jeu«nosse aux belles couleurs que la maladie. tout effrayée d'un r6ve. et je n'y puis rien. JI alla le trouver cette nuit même. n'ont jamais échappé « à la crainte de la vieillesse de la maladieet de la mort. » Le roi. )90. ne m'attaque jamais que ma vie soit « sans borneset sans déclin. Seigneur (i) ~a te~t. moi« même. et vous me t< verreztoujours dans cette demeure. je resterai près do vous.-44– dans une nuit où. « ni au déctin. Souffrez. Foucaux. ainsi que votre « famille et votre peuple. ce que tu demandesest imo possible. sans aucun « pouvoir sur moi. no s'empare jamais « de moi.t. Si je ne puis éviter la craintede la vieil'< tesse.voici que le tempsde mon apparition dans « !o monde est arrivé. en écoutant ces paroles. répondit Siddhârtha d'une voix douco. Seigneur. « je désire quatre choses accordez-lesmoi. que je ne quitte« rai pas. » Le roi les yeux remplis do larmes lui repondit « Que faut-il ô mon n)s. JIlui confia son projet et sut la consoler. ô roi. fut accablé de douleur. p. Ed. de la maladie et de la mort. do M. . et lui dit a Seigneur. ni le déclin. reprit « te jeune homme si vous no pouvez.tôt ps.

xv. tout ce palais. dès « qu'il serait parti. Le roi Çouddhodanalui-méme. los plus anciens d'entre-les vieillardsse répandaienten grand nombre dans toutes les parties detaviUo pour y semer l'alarmo et avertir los habitants. dans l'une des nuits suivantes. de M. <6M. Il. veuillez du « moins. On résolut de s'opposer par la force à la fuite du prince. MahaPradjapatt Gaoutama. « il allait loin d'ici errer en religieux. Ed. » Tous ceseffortsétaient vains. m'en accorder une autre qui n'est pas Mmoins importante faites qu'en disparaissantd'ici-basje « ne sois plus sujet aux vicissitudes de la transmigra« tion (1).Foucaux. tandis que ses trois frères. ô roi. et la race « du roi. M. étaient à chacune des portes do la ville. » Le roi comprit qu'il n'y avait point à combattre un dessein qui semblait si bien arrêté. oncles du jeune prince. cite par M. ch. entouré do cinq cents jeunes Çakyas. et tandis que les jeunes gens faisaient sentinello. 193. (2) Idem. Foucaux. serait tnterrom« pue. serait rempli de tristesse. et que l'un dos principaux Çakyasse tenait au centre pour faire exécuter tous les ordres avec ponctualité. dirigeait la vigilancedes femmes. et oussidans t'. pour les exciter. quandtous tes gardesfatiguéspar do longues veit(i) Rgya tcA'effo!Ft!.-48– «m'actorder ces quatre choses principales.t. qui dure depuis si longtemps. p.<<fM<n<cMfamsna ~ott<f«. Ed. A l'intérieur du palais la tante de Siddhartha. et. Onsedistribua la garde desportes. veillaità la porte du palais (2). M . etto tour disait: « Si après avoir quitté la royauté et ce pays. et dès que le jour parut il convoqua les ÇAkyaspour leur apprendre cette triste nouvelle.192. p.

et il avait répondu « ÉviHtés par les sages comme la tête d'un serpent. j'ai connu les désirs. H Il était minuit quand le prince sortit de Kapitavastou.le cœur du jeune hommefutun instant attendri. tombe« rait sur ma tête. et je n'ai plus do « joie (1). te jeuneprince donna l'ordre à son cocher Tchhandakade seller son cheval Kantaka. i (3) jMen). t. p. ibid. Sur le point do quitter tout ce qu'il avait aimé jusque-là. xv.M– les étaient assoupis. séjour de tous les plaisirs et de toutes les joies. sont destructeurs de « de toute vertu. Mais le prince n'avait point faibli devant ces prières d'un coeurdévoué. do piques. so lovait à ce moment au-dessus de l'horizon. abandon« nés sansretour cnmmoun vase impur. que Je no renaîtrais pas avecte déstr Md'avoir une maison (3). commeles éclairsétince<tlants ou le sommet embrasé d'une montagne. 207. . et jetant un dernier regard surle palais et surla vtite qu'il abandonnait n Avantd'an voir obtenu la cessation de la naissanceet do la mort « dit-it d'une voix douce je ne rentrerai pas dansta villo c de Kapiia je n'y rentrerai pas avant d'avoir obtenu la (i) ~o tch'6)'roi pa. Avantde lui céder.. de fersenflammés. ch. p. Foucaux.203. do haches. Ed. il l'avait supplié de ne point sacrifierainsi sa belle jeunessepour aller mener la vie misérabled'un mendiant. de M. Une pluie de tonnerres. (5) Mem. H. le fidèle serviteur lui avait livré un dernier assaut et le visage baigné de pleurs. o Tchhandaka. et l'astre Pouohya qui avait présidé à sa naissance(3). p.bid.. et de ne point quitter ce splendidepalais. je no le sais que trop. « les désirs. et it put s'échapper de la ville sansque personne t'eût aperçu. i0'). « do flèchos.

t p. parures désormaisinutiles (S) et il le congédia. ce tchaitya est connu sous le a nom de Tchhandaka nivartana. revoir son père et Kapilavastou que douze ans plus tard. qui avait été bâti. la ville de a Kapita s~a debout. CependantSiddharthamarchatoute la nuit. il traversa celui des Maitas(3) et la ville de Meneya. HiouonThsangsemble compterune distance beaucoup plus i grande au moinssoixanteiauos. p. f! t'h~<. après avoir quitté le pays des Çakyas et celui des Kaoudyas.pa. . (ù) Layodjanavalantcinqmilles. )nJ. du FaMd<t/(. p. 87. 2° partie. ajoute qu'a l'endroit de la terre où Tchhandaka retourna sur ses pas un tchaitya fut bâti a et aujoura d'hui encore. tibétains. Le tah't«t)M<ara. et l'aigrette do perles qui t'ornait. à ce qu'il rapporte. XX.c'estdixlieuesa peuprès. c'est-à-dire Retour do '< Tchhandakasur ses pas.~<a«cMeMa<-c~ t. par le roi de roi (t) ~a <eA'<). » H ne devait.. ainsi que « l'intelligence pure. p. Jnffo~.129. Quand j'y reviendrai. deta M (6) M. pour les convertir à la foi nouvelle (2). dit l'autour. 29&etsniv.Stanislas ian. E. Chapitre l'Entrée dans )o monde. (3) Voir M. en effet.auquel sont puisés une partie de ces détails.Quand le jour parut. et non point appesantiepar le som« meU(t). Burnouf. v extraitedesauteurs de (2) Csoma KorOs.~<f<o<M vie de ~oMeHThsang. » Hiouon Thsang vit encore ce stoupa.– n K loi suprême exempte de vieillesseet de mort. iede çakyamouni. 2i3. it était arrivé à la distance de six yodjanas(4) alors il descenditde son cheval et le remit aux mains de Tchhandaka puis il lui donna le bonnet dont sa tête était couverte.

de M. A peine s'était-on aperçu dans le palais de l'évasion de Siddhârtha. Il leur raconta la fuite de Siddhârtha. Le chasseur acceptanon sans quelque embarras (5). le cocher (1) M.p.2i6. xv.-48Açoka(i).opération assezdiMcileeneHetaveoun glaive. qui étaienten soie de Bénarès (deKaçi) avec un chasseur qui en avait de tout usés de couleur jaune. et qui était la route de Kouçinagara. p. pour se montrer obéissantsaux ordres du roi. un religieux ne pouvait plusporter la chevelured'un guerrier {2). xv.2i4. Foucaux. trouvant que des vêtements précieux lui convenaient moinsencore. Ed. et comme les messagers. D'abordi! se coupa les cheveux avec son glaive. n p. Stanislas ulien. Usrencontrèrent bientôt le chasseur qui était couvert des vêtements du prince et peut-être lui eussent-ils fait un mauvais parti.t. le prince voulut se dépouillerdes derniers insignes de sa casteet de son rang. p. voulaient poursuivre leur route jusqu'à ce qu'ils eussentatteint le prince. H.de M. Resté seul. et les jeta au vent. et qui se trouvait sur la lisière d'une grande forêt que Siddhârthad&ttraverser.i30. Dans leur course rapide. ii échangea les siens. . StanislasJulien Histoire <ï<!« vie de JfM<MM yAMH~. ch. .VoirM. HiouenThsangdit que le Bouddhase fit couperles et cheveux non qu'il les coupatoi-m8me. Foucaux. (2) 7~0 <ct'erroi pa.Puis. i80. car il s'apercevait bien qu'il avait affaireà un personnagede haute distinction. Histoire J <hta viede Niouen Thsang. quand la présence de Tchhandako vint les calmer.Ed. (3)Rgya <ch'effotpa. ch. que le roi avait envoyé à sa poursuite des courriers qui ne devaient pas revenir sans lui. où il devait mourir.

mais la reine ne pouvant regarder cesornements qui lui rappelaient de trop tristes souvenirs. /n<fo< à t'&<<(.Quant à Gopâ la jeune épouse de Siddhârtha. A .M Tchhandakane put offrir d'autres consolationsau roi ii rendit à Mahâ PradjâpaMGaoutama les joyaux que Siddhartha lui avait remis. Après avoir séjourné chez plusieurs Brahmanes.au nord de Patalipouttra. parfaite et accomplie.pa .malgré le glorieux avenir de son mari.E. 86.< p. elle connaissaittrop sa fermetéinébrantabiopour se flatter qu'il reviendrait bientôt. Il ne reviendra pas sur ses paroles.-49– losen détourna « Vousne pourrez pas le ramoner. elle ne pouvait s'en consoler. p.Ha dit Je ne retournerai pas dans « la grande cité de Kapilavastouavant d'avoiratteint t'in. trop modestepour fo< (1) Rgya <e&'e). les jota dans un étang.i3S..1 « telligencesuprême. 217. que lui rappelait le fidèleTchhandaka. Histoirede Iliouen Thsang.presque d en facede Patna. avant d'être « Bouddha.le jeune prince arriva l de proche en proche dans la grande ville do Vaicaii (2). Voiraussi M. p. leur « dit-il. qui lui offrirontsuccessivement'hospitalité. avec que Csoma l'anciennePray&ga. cela sera !o jeune hommene variera pas (1).StanislasJulien. sur (2)Situéedansl'Indecentrale.M. dyaJ?OH< ind. et surtesconfins Mithiia. appelé depuis lors l'Étang des ornements (Abharanapoushkarl). ia rivièrede Hiraoyavat!. commeon voulait le lui faire espérer et toute préparée qu'elle était à cette affreuse séparation. iaGandaki esmodernes. 11avait a se préparer encore à la grande lutte qu'il allait engager avec la doctrine brahmanique.et comme « il l'a dit. le jeune homme est formedans son courage et « dans ses promesses. Burnouf roit du c s'est trompéen identifiantVaieaM Allahabad.

La réputation de sa sagesse et de se beauté l'y avait précédé. et il le pria de partager avec lui le fardeau de l'enseignement. à commencer par Kâiâma lui-même mais bientôt il admira davantageencorela sciencede Siddhârtha. Ed.-50– se croire déjà en état de la vaincre. xvi. La beauté du jeune homme. frappé d'étonnementde voir une telle abnégation dans un si beau jeune homme. ni un épuisementcomplet de la misè« re. pour aller contempler le noble mendiant qui venait quêter l'aumône.228. sans compter une foule d'auditeurs. et le peuple. et savoiren mêmetemps ce que valait précisément cette doctrime.a !t resta donc quelquetemps à Vaiçâll. (2) Le Bihar moderne.Foucaux. et s'abstint même do boire des liqueurs et du vin. cessa.t.deM. se porta en fouleà sa rencontre. et qui n'avait pas moins de troiscents disciples. quand il parut pour la première fois dans cette grande assemblée. je parviendrai à la vraie délivrance « mais il me faut encore de plus grandes recherches (1).H alla trouver le brahmane Arata -Kâtama. En la quittant. 236et suivantes. . frappatous les assistantsd'admiration. la multitude qui ce jour-tà remplissait les rues de la ville. oiraussiM. N«V J toire deta vie <!< ~<OMeM Thsang p. » Puisil ajoutait dans son cœur: «En perfectionnant a cette doctrine. il voulut se mettre tui-meme à répreuve. il s'avança dans le pays do Magadha(2) jusqu'à Radjagriha. dit la légende. p. qui en était la capitale. Maisle jeune sage se disait déjà « Cettedoctrine d'Arata a n'est pas vraimentlibératrice la pratiquer n'est pas une c vraie libération. qui consiste dans la pauvreté et la resa friction des sens. qui passaitpour le plus savant des maîtres.tI. Stanislas ulien. ch. ses acl ats et ses ventes. Le roi lui(1)~~ateh'w )-o!po.

touché de sa magnanimitéet de sa vertu. Son père était lié d'une amitiéétroite avec le père do Siddhârtha et c'était là sansdouteaussi l'un des motifsqui avaient c (1)M. pour lui faire honneur. /t. le roi Bimbisârase convertitau Bouddhisme. Bimbisâraétait du mêmeâge à peu près que Siddhârtha et profondément ému de la condition étrange où il voyait le jeune prince.par M. rivièreseréunitau Gange Cette de prèsdu village RouinaUân.) a transcriptionhinoisevientl'appui de l'opinionde M. . il fut dès ce moment gagné à sa cause et il ne cessa de le protéger durant tout son règne. charmé de ses discours à la foissi élevéset si simples.cette chronique singhataise rédigée en vers au v" siècle de notre ère. 1~6. 137. du Bouddh. Maisses offres les plus séduisantesne purent ébranler le jeune ascète et après avoir demeuré assezlongtemps dans la capitale. par Mahânama. (Voirl'Introd. 4 <M/. ot il n'en régna pas moins de cinquante-deux. p. Burnouf roitqu'il vaut mieuxdire Bimbisâraue q Bimbasâraou Vimbasâra. accompagnéd'une suite nombreuse. Thsang. dans la seizième année de son règne. so réunit à la congrégationdu Vainqueur.. Siddârtha se retira loin du bruit et de la foule sur les bords de la rivière Nairandjâna(2). Burnouf. Si l'on en croit le Mahâvamsa. E. qui la composa sur les plus anciens documents bouddhiques. L c ~d.VoiriWMoM-e la vie <~ ~M:M)t<!e Julien.–51même. E. et dès le lendemainmatin. ou. pour prendre les expressionsmêmesde l'auteur. Il était monté sur le trône à l'âge do 15 ans. il s'y rendit de sa personne. Bimbisâra (1) l'apercevant des fenêtres de son palais où l'avait amené cette émotion populaire le fit observer jusqu'au lieu do sa retraite sur le penchant du mont Pandava.t<.Siaulslas (2)Le Phatgou desmodernes.

Cependant. aussi sincère que t'avait été Arata-Katama. et lui demandad'être son disciple. xvn I. ne conduit pas au a calme. p.Il y avait à Râdjagriha un brahmane p)us célèbre encore que celui de Vaiça)!. ?) Rgya teh'fr ~ofpa. Foucaux. Après quelques entretiens. et rétablit dans une demeure d'instituteur. 73.t. I) voulut faire une dernière et décisive épreuve des forces qu'il apporterait dans le combat. eh. ne conduit pas à !'emd d <' pêchement es vicissitudesde l'être. ne partagea point d'abord ses sentimentspour le Bouddha et il te persécuta assez longtempsavant de recevoir sa doctrine. fit de son disciple un égai. Mais. en lui disant « Toi et moi nous enseignerons notre doctrine à cette Il multitude. la supériorité du jeune ascète ne tarda point à éclater et bientôt il dut se séparer de Roudraka « Ami.52 – disposé Bimbisâra à tant de bienveillance (1). ne conduit pas au Nir(I) M. Voirplusloin. lui dit-il. qui futson assassin. Siddhârtha se rendit modestement auprès de lui.ït se nommaitRoudraka.Gaoutama. . ne conduit pas a a l'affranchissement e la passion. 233.Ed. ne conduit pas à l'intelligenceparfaite. comme à Vaicai!. ne conduit pas à l'état de çramana. Son flls Adjatâçatrou. traductiondu A/aMo<MMo. ne se croyait pas encore suiBsamment prêt à sa grande mission. 9 p. le Çramana. ot 10. ainsi que nous le verrons plus tard.GeorgesTumeur. )) Ses disciples étaient au nombre de sept cents. Roudraka. algré l'accueil enm thousiaste qu'il recevait des peuples et des rois eux-mêmes. cette voiene conduit pas à FmdiHérenco pour les objets du monde. do M. fils de Râma et il jouissait d'une renomméesons égale dans le vulgaire et même parmi les savants (2).

Vashpa.Ed. il s'en trouva cinq qui. page 285. séduits par l'enseignement de Siddharthaet la clarté de ses leçons. 'était peut-être un C moyen de gagner une considérationégale à ceiie des Brahmanes auprès du vulgaire.?M « vana. Mahanama. !I. ch. où il résolut de rester avec ses compagnons avant d'aller instruire le monde. et pendant laquelleSiddhârthase livra. Maisil lui restait à se fortifiercontre lui-même.p. . qui ne dura pas moins de six ans. 2. Fou. xvu. quittèrent leur ancien maure pour suivre le réformateur. » Puis. Açvadjit. on présencede tous les disciplesdo Moudraka il se sépara de lui. aux austérités les plus (I) La traditiona conservé leurs noms. Rgya «iA'ft-ro: pa t.l se sentait plus fort I qu'eux. Siddhartha avait vingt-neufans quand il quitta le palais de Kapilavastou (2). p. Ourouvilva est illustre dans les fastesdu Bouddhisme par cette longue retraite.Georges Turnour A~MpftmM.Bhadrika. Ils étaient tous les cinq de bonne caste. maisc'était peut-être aussi un moyen de se dompteriui-méme. oir M. (2) M. sans que son courage failltt un seul instant. Parmi eux. Ce furent ses premiers disciples(1). bion qu'ils n'aient joué aucun r0!e considérable c'était Adjnana-Kaoundinya. t. et eh. Désormais était fixésur i) la sciencedes brahmanes ii en connaissaittoute la portée ou plutôt toute i'insuNisance. V eaux. Siddhartha se retira d'abord avec eux sur le mont Gaya. comme le dit la légende. puis il revint sur les bords de la Nairandjanâ dans un village nommé Ourouviiva. et bien qu'il désapprouvât les excès do t'ascétisme brahmanique i) résolut do so soumettre pendant plusieurs années aux austérités et aux mortifications. 9.

Maisses cinq disciplesqui lui étaientrestés fidèles et l'avaient imité pendant ces six années. et ne reposant que sur le sol les vêtements que io chasseur . » U y soutint contreses propres passionsles assauts les plus formidables.et les règles de la disciplinequ'il comptait proposer a sesadhérents. s'ii ralentit ses austérités. Maisau bout de six ans de privations et de souffrancesinouïes. Il recouvra en peu de temps ses forceset sa beauté détruites dans ces macérations af. et. de forêts en forêts. le plus souventsans abri.-34– rudes. par son exempie. C'est dans cotte solitude qu'il acheva. H prit dès lors personneiiementla tenue et les habitudes qu'il devait leur imposerplus tard. ils le prirent en dédain. c dont les dieux eux-mêmes furent épouvantés. par sa vertu. au lieu dit H~Atpa<ano. et de jeûnes accablants. détruisait l'empire de Mara. résolut de cesser des pratiques aussi insensées et il reprit une nourriture abondante. en combats où le démon PapiyAn (io très-méchant).se trouve enBnterrassé et vaincu malgré son armée innombrable. persuadéque l'ascétismen'était point la voie qui mène à l'intelligence accomplie. où il devait iui-memo les rejoindre bientôt. Siddhârtha. le pêcheur. et l'abandonnèrent pour s'en aller à Bénarcs. nommée Soudjata. et nous verrons plus tard comment la légende a transforméces luttes tout intérieures. avec toutes ses ruses et ses violences. sans avoir pu séduire ou enrayer le jeune ascète qui. selon toute apparence d'arrêter pour jamaiset les principesde son système. Siddhârtha continua ses méditations. furent scandalisésdo sa faiblesse. Depuis sixans qu'il errait do villes en villes. freuses. Resté seul dans son ermitage d'Ourouvilva. que lui apportait unejeune niiedu village. ii crut devoir prévenir lesrésistancesque sespréceptes austères pourraient rencontrer parmi les sectateurs mémo les plus enthousiastes.

. p. Uc là vient que dans ia suite. la couture du linceul ~).aK<ot-. Qui d'entre eux aurait osé se plaindre ou résister. tt connaissaitses futurs adversaires. dont le Bouddhae~tit le funèbrev6ted r ment.etta richesse. creusa la terre et reprit le linceul. Une esclave de SoHdjata.Rgya<cA'<:)' roi eh. ii se connaissait (<) M.c'est-àdire. Puis. Stddhartha n'avait plus qu'un seul pas à fran. Il fallait les renouveler. et le façonna do ses propres mains en le cousant. s'appelait MM. « voulant montrer ce que doit faire un religieux. Foueaux.qui se montrait si dévouée pour lui et qui continuait à le nourrir. était morte. il faut toujourscomparer)o Foe ~otM et l'histoire de/Kot~ Thsangavec)o/.–HS– lui avait jadis codés tombaient en lambeaux.la fille du chef d'Ourouvilva. On avait enterré cette femme dans le cimetière voisin. quand le rejeton Illustre d'une grande famille roya)o.. espèce do lin assez grossier. chir. sur les routes et mémo dans tes cimetières. doM. l'unique héritier des Câkyas. quelques jours après. voici comment il les remplaça. (trA.Ed.abandonnantla puissance.E Dur 382 pt suit.tta<«tla e légende dansl'lntrod. SiddMrtha. 256. o il lava ce linceul tout rempli da terre dans un étang. neuf. Pour les détails B e quiprécèdent t ceux qui vontsuivre. Le lieu où il s'assit en ce moment reçut depuis lors le nom de Pançoukoutasivana. avait imposé ces lugubres vêtementsà sa jeunesse et à sa beauté? 2 Cependantle terme de ces longueset péniblesépreuves approchait. du BoH~ d'Açoka ind. il ordonna que ses reiigifjux ne se couvrissent que do haillons rapiécés qu'ils devaient recueillir dans tes rues. L'esclave eSoudja~. de concert avec dixde ses compagnes.«. xvm p. Son corps avait été enveloppé d'une toile de çana.

i!. la voie du « sacrificedes sens.Cette voiene peut « mettre un terme irrévocable ni à la vieillesse. ch. presque sans interruption. p. dans toute la sincérité do son cœur.ch.261. 1. /f~a tcA'et.ti.p. mûrie par l'âge et par la réflexion.-56tui-meme il était sûr do leur faiblesse et de ses forces maissa modestie éprouvait quelques derniers scrupule* Chargé du salut des créatures. et il se demandaitsi sa pensée. pendant une semaine. sans envie. après une méditation qui paraît avoir duré. à l'ombro d'un djambou. il avait « enfintrouvé la voie forte du grand homme. xvu). se disait-il quelquefois. la r (1) M.» Puis il revenait aux méditations de son enfance.x)x. ni à la « maladie. Pouvait-ilbien être !o sauveur du q genre humain? Dans une do ces fréquentes extases qu'avait to jeune solitaire. ni à la mort (1).Cen'est « pas là encorela voiede l'intelligence. se répondra à tui-meme aairmativement « Oui.j'ai do beaucoup « dépasséla loi humaine. tenait bien toutes les merveilleuses promesses que s'était faites sa jeune imagination(2). Foucauit.t. sans ignorance et sans passion (3). Ed. . mais je no suis pas encore art<rivéà distinguer clairementla vénérablesagesse. SiddhArthacrut pouvoir. « la voie do la bénédiction et de la vertu. (3) /<<<-M.<&<<<. il se demandaits'il avait enfin obtenu cette vue déNnitiveet immuable de la vérité qu'il devait enseigner au monde a Par tout ce que j'ai « fait et acquis. la voie sans tache. la vole Infaillibleet sans abattement.oi pa. 263.<tM. (2)/f!em. i) se rappelait ces premières et splendides visions qu'il avait eues jadis dans le jardin do son père.

n"xu.Mahésvara a et les gardiens du monde.Lesdeuxmotsont B le mOrneensen sanscrit. 262. V (2) Idem. qui conduit à la cité du Nirvana (1).l'autre n'exprime en quel'intelligence général. plus que divine.x)x. <6M. a la voie calmeet sans trouble. 281et suiv. la voie qui adoucit la vieillesseet la mort. il la sembleraitque Bodhimanda taHsitué dansl'intérieurd'une 6 . Klaproth.-87« voie qui montre le chemin de la délivrance.appendice dans unelétraduitepar M. i!. 796.. c'est-à-dire « le siége de l'intelligence (2). E. pa. d t'A~t. L'endroit précis où se révéla le Bouddha est appelé Bodhimanda. la voiedu souveniret du « jugement. p.p. et le FoeAot<e i.D'aprèsle /./t)<)-o<<. E. et Kouçinagara. Burnouf. exempte des craintes du « démon. état p d'intelligenceu'atteint le Bouddha q quand il est parfaitement accompli. Brahma.Ed. p. RgyatcA'eft-o: t. le lieu do sa mort.o«M<<e tonne toi. Tout cerécitse retrouve p. et qui fait a que la force du démon n'est pas une force. 285 et suiv. sa grandeur. la voie qui « fait que les régions de la transmigrationne sont pas des « régions la voie qui surpasseÇakra. et dans sa puissance plus qu'humaine.Voir. le sage dans toute sa pureté. o!r!o~oe~OMe~. la voie qui menéà la posses« sion de la science universelle.eu do sa naissance. Burnouf.ch. 386. oiraussi M.Foucaux. pourla Bodhi.~d.et 'eus deuxsignifient s rinteitigonce seulement premier le cet s'applique lusparticulièrement.li N ne fautpas confondre odhiavecBouddhi. le Lotus de !a bonne loi do M. Le lieu où Siddhârtha devint enfin Bouddha est aussi fameux dans la légende que Kapilavastou ie . gendechinoise V ch. et la (1)M. xxx). a En un mot Siddhârtha crut à ce moment suprême pouvoir se dire qu'il était enfin !e Bouddha parfaitementaccompli c'est-à-dire. du Bouddh. Ourouvilva le lieu de sa retraite des six années. p.

En se rendant des bords de la Nairandjanaà Bodhimanda. t p. 378.277. .nt serait voirla traductiondo M. avant d'avoir a obtenu l'intelligencesuprême. itj. it s'assit. ~'OMM Gaya desa vie. surco siège. le ZotMsde bonneloi. E. mon corps se dessèche que ma « peau.Ed.si. qui appelle c fait traverser 'ocëandela vie. 262. nommé Svustika. p 273. flexible.On aussicetarbreTarâyana. ~M. Foucauit. . roi Rgya<cA'er pf!. do M. tableaux etc. 'est-adire.statues. il lui demandade l'herbe qu'il fauchait. pour un récit un peu ninerpnt. ta corps droit.Stanislasution.direl'êlro (<) est qui a toutesles qualitésrequtsea dovfnirBouddha. » Bodhidrouma(2). s'en faisantun tapis.. » tt y resta tout un jour et villeappelée Gaya voirla traduction doAI. puis. « Qu'ici. Burnouf. qui pour mais no l'est pasencoreentièrement.E. p D'aprèsle /~<t tcA'erroi pa. x))(. et. Foucaux. et tourné à l'orient. basreliefs. « dit-il en s'asseyant. au pied d'un arbre qui est appelé « t'arbro do l'intelligence. propre à faire des nattes et d'une odeur « très-suave. a sa droite. allant à cet homme. le Bodhisattva(1)rencontra près de la route. par M. un marchand d'herbes qui coupait « une herbe « douce. (2)M. Voir. )) Le Bodhisattva se détourna de son chemin. soulève mon je corpsdo « ce gazon où je l'assieds(3)./tta p .. pago Thsang( voirl'histoire J d'une ceinturede montagnes rèsdo Bodhimanda ~0) parle p LeBodhisattva le futurBouddha. la pointe du gazon en dedans et la racine en dehors.eh.t. e'est-a.–38– tradition a conserve les moindres détails de cet acte solennel. ma chair et mes os se dissolvent. 11. p. qu'on a découverts observés ans ou d t'tndo. La positionque prit te Bodhisattva Bodhimanda (3) a est t cellequeluidonnent oustes monuments Dgurés. les jambes croisées. . Burnouf. /<iom. Ed. 366. Bodhimanda prèsdu nn.

(3) VoirFa Hiandansle Foe Tïoxe doM. d roth. Voirte foe AoMo p.par M. elle est impartiate. AbotRamusat. Le Bouddha avait alors trente-six ans. tt.. c'oatle roi Açollaqui nt construiredosstoppas dans touslos iienxconsa- .instructivesoM. 276. notaexA<. Kiaproth. ot comme te disent les Tibétains.p. p. elle témoignera « quo jo no mens pas (2). 336et 30&. o)iorenfermetout ce qui est moabito ou immobile. Stanislas Julien. 290. oui. à l'instant où l'on bat le tambour (1). une religion nouvottoétait fondée. (2) jMem. xxxtv. à l'instant où l'on est !e plus endormi. s'écria-t-il alors. comme put to croire à ce moment Siddhartha. c'ost-a-dtre onze cents ans tout au moins après ta mort (i) ~<t<eh'erfo< pa. par ou ?) D'aprèsl'Açokafoja~ana ~e'xfe d'~ota. eitc est la demeure do a toutes les créatures. ~< ch. p. traite d'unelégende chinoise M. 1~ Ondit aussique cet arbre étaitun s6!aouun tata. it atteignit la triple science (Trividiyâ): a Oui.p. a c'est ainsi que je mettrai finà cette douleur du monde.<6M. L'arbre sous lequel il s'assit &Bodhimandaétait un figuier de l'espèce appelée pt'ppft<a3). du moins. Dans l'année632 do notre èro. Foucaux.que s'étant revêtu do la qualité de Bouddhaparfaitementaccompli et do colle de l'intelligence parfaite et accomplie. M)). Ed. eh. et ce fat à la dernière veille. avectes notestros. » Et frappant la terre avec sa main a Que cette terre a ajouta-t-il soit mon témoin. et Mf~to~ode la viede/Kot<en y~fan~eldeMavoya~M. » Silo genre humain n'était pas sauvé. au moment du lever de l'aurore.Klap. et la vénération des ( fidèlesno tarda pas &l'entourer d'un culte fervent.t. M. 331et 336.S9 toute une nuit sans mouvement. qui dura do longs siècles (4).

commentafemme du roi Açoka. Tous les ans. (2)Compnrer ellesles citations ui viennent 'utrofaites entre d q un peuplushaut.beAo)<a~<. A i'ouest était une ceinture do montagnes escarpées. l p. 380.Voir aussiFa Hiandans te~eAoxcAt. Le tronc do t'arbro était d'un blancjaune. L'arbreétait protège des murs en briques trés-étovés et fort par solides qui avaient une étendue considérable do l'est il l'ouest et se rétrécissaientsensiblementdu nord au sud. la capitale du Magadha (1). d'Açoka. .p.MXU.E. indien. doM.-60– du Bouddha.Ed. C'étaMà peu près à quinze lieues de Radjagriha.'fhsang. comme l'indique le Lalitavistara (2). lui diton aussi. transporte /. <. p. Seulement. do M. Unramoaudu Bodhidroumaut miracuicusontent f &Cey)an. d'après ce qu'on dit au voyageur. ou l'arbre qui passait pour t'être. elles so détachent tout d'un coup pour ronalire le lendomain plus bellosqu'auparavant (5).lOZ. par i . Burnouf. StauistMJu)ien. ntrod. <39. los rois. Hiouen. A. J <nd<M.deM.393.p.t'f. io jour anniversaire du Nirvanadu Bouddha. p (1) ~o<Md'~OHfny/tMK~. cres. essayado fairepérir t'arbro Bodhi. deBémusat et). vit encoro le Bodhidrouma.E. Foucalll. nhod. <! I 't<t~OM~. Burnouf. VoirM. ses feuittcsétaicn' vertes et luisantes.388. La porte principalo s'ouvrait &l'est. i<)0. et la partie du nord communiquait avec un grand couvent. ellesno tombaient ni en automne. dit Bouddh. Onpeutvolraussi dansia M~)~ <“<.Tishya RatMita. 343. en face de la rivière Nairandjana.d'après Rgya fcA'eroi ta r pa.~ do la vie d'~OMMyAta~ <-< sos (le coyaj/M M. et non loin de la Natrandjana. La porte du midi était voisine d'un grand étan~ sans doute celui où Siddhârtha avait lavé !o linceul. le péterin chinois. pour lequel le roi faisait d'énormesdépenses. (3) ~(.et. ni en hiver. 39.

143. On y montrait surtout à l'admiration des ndeteste Vadjrâsanam. 240. à ce que croyait la superstition populaire. voir aussi M. th-oft. p. et qui devait disparaître un jour quand les hommesseraient moins vertueux. ~ <t!(< p. p. répandaient des fleurs et se retiraient après avoir recueilliles feuittes en étaient qui tombées. l'un des disciples les plus ronomtxés du maître. E. du lait. Hiouen Thsang vit une statue du Bouddhadevant laquelle il se prosterna on en attribuait l'érection à Maitréya. Je n'hésite pas à penser qu'à l'aide des indications si précises que nous donnent la J~Mtao'otara Fa Hian et HiouonThsang. la terre perdraitson equiiibro. Tout à l'entour de l'arbre et do la statue.S'il d s s'assayaitaitieurs. 387. assait pour êtrecoup tomporainde)u création. . c'est-à-dire le Trône de Diamant (2). C'étaient des stoûpas et des viharasou monastères. allumaientdestampes. do diverses grandeurs et de diversesformes. LeVradjraaanan!.M~ ~M. ?.resserré. Il no fallut pas moinsde huit a neuf jours au dévot chinois pour les adorer tous l'un après l'autre (1)..<t<<.Id. p. Près de l' « arbre de l'IntelligenceN. on voyait une foulo de monuments sacrés qui rappelaient chacun quelque pieux souvenir. ditFoM~A. ans l'aveugle d crédulitédes populations bouddhiques. (2).fout bodhisattva voulaitdevequi nir Bouddha evaits'asseoir ur cetrône. l'arrosaient avec pareil jour.-61 – les ministreset les magistratsse rassemblaient encore à au-dessous de cet arbre. IM. Burnouf. ou plutôt il s'étaitélevé eu même tempsque le cielet la t9r[o. l'un des sièges sansdoute dont quelque prince avait fait présent au Bouddha. et dans un espace tres. it no fut possible do retrouver Bodht«) /fMto<fe '~MoMM d 7'~any.

Sans compter Soudjata et ses jeunes compagnes. p. c .7tt«-ot:. le Bouddha hésitait encore. Quelques attelages s'étant embourbés. ~OM<MA. » Malgré ce premier succèsde bon augure. !t. qui rassasie. tous deux marchands. qui se nommaientTrapousha et BhaHiiM s'adressèrent au saint ascète pour sortir d'embarras. Bnrnouf. dit le t<)K<<!t)M(<~< que tous leurs compaainsi gnons. si intelligents et si coude rageux. n'était pas si étroite qu'il n'y fut déjà visité.à <'M~.-02– manda et je ne serais pas étonné que quelque jour un des officiers l'armée anglaise.Le vased'ordanslequelles deuxfrèresavaient ottertau Bouddha!e lait de leur vache. de M. et.sousieTarâyana.t. p. 389. C'étaient deux frères. des marchandisesconsidérables. puisqu'elle conduisait plusieurs centaines de chariots. ne nous apprit qu'il a fait cette découverte. qui nourrissaientle Bouddhadateurs aumônes.La caravane qui les suivaitétait nombreuse. et qui passaient près de Bodhimanda revenantdu sud. ils furent touchésde sa vertu et de sa sagessesurhumaines.Ed.des indien. 357et 363. qu'il convertit à la foi nouvelle. allèrent on refuge dans la toi du Bouddha(1).pa. ch. et M.Il était désormaiscertain d'avoir la pleine fo< (i) jR~a <e&'<a. xxtv. les ruines de tant de monumentsdoiventavoir laissésur le soldes traces reconnaissables.E. et que probablementon ne se donnerait pas en vain. Cependant la retraite du Bouddhasous le Bguiersacré de Bodhimanda. les deux frères. elle vaudrait certainement toutes les peines qu'elle aurait ooûtées. La configurationdes lieux n'a pas changé et si les arbres ont péri. tout en suivant ses avis. Foucaux. « Les deux « frères. il y vit au moins deux autres personnes. se nommadepuis ~f6o«<c~'an~r<'est-e-diro. et remportant au nord d'où ils étaient partis.

it méditait ainsi en son cœur « La loi qui vient de moi est profonde.Ed. et y étant resté dans la contemplation. elle est en opposi« tion avec tous les mondes. Je ne me laisserai point aller à ma miséri« corde (1). médiocresou élevés. exempte de « passion. « déliée. satisfaitd'avoir trouvé pour lui seul le secret de la délivranceéternetto mais une suprême rénexion vint le décider et trancher sans retour ses irrésolutions. Foucaux. éteint toute notion. e . lumineuse. se dit-il. elles Mconduit au Nirvana. ayant épuisé le désir. mais voudraient-elles ouvrir les yeux? entreraient-ettesdans la voieoù on les conviaita marcher! Le Bouddhase retira donc de nouveaudansla solitude. devenu Bouddhavraiment « accompli. . interrompu toute « existencepar la voie du calme. qu'ils « soient infimes. Ayant abandonnétoute idée d'individualité. Maissi.63 de possession la vérité. On pourraitmontre)'comment a p fait d légende intervenirl'arméeinnombrable es dieuxdansces délibérations u Bouddha. qu'ils soient très(i) ~~<! teA'efroi pa. Trois fois le Bouddhafut sur le point dosuccomber à cette faiblesse(2). p. et peut-atro oût-it renoncé pour jamaisa sa grande entreprise. « Tous les êtres. ch. difficileà comprendre elle échappeà t'oxamen « elle est hors de la portée du raisonnement. je ne le considère un point d Ici qu'h dovue toutindividuel t touthumain. l (2)ldem. xxv.t. accessible u seulement aux savants et aux sages. j'enseigne cette loi les autres êtres no la Mcomprendrontpas et elle peut m'exposer à tours inn suites. JI. Maiscommentserait-elleacoueittio par les hommes? Il apportait aux créatures la lumière et le salut. 368. <6M. empêchant toute production des êtres. 370. de M. elle est invisibleen son a essence de vide.

a ne la connaîtra pas. p. Siddhartha se (t) Rgya "M' vo! po. la connaîtra mais cette partie des êtres qui est dans l'incertitude. 373. p.Voiraussiun passage p. cette partie des êtres. p. elle ne la connaîtra « pas (1). Burnouf. (2) Idem. un tiers est dans l'incertitude.~o<<M deta bonneloi. 371. en leur révélanttes Quatre vérités sublimes qu'il venait enfin de comprendre. Quej'enseigne ou que je n'enseigne pas la loi (c cette partie dos êtres. Appendice 6. Appendice 6.PourlesQuatrevéritéssublimes dont il sera question bas dans l'examende la métaphysiqueu d plus voirla mémoire d Bouddhisme.p. si j'enseigne la loi la con« naîtra si je n'enseigne pas la loi. 6}7. 376. JP~tMatamMfo cinghalais ZottMde la bonne loi do M. pourl'Enchaînement n" mutueldes causes. d'autres enfin qui sont élevésau-dessus de a l'eau.rs est dans le faux et y restera un « tiers est dans le vrai. Une fois fixé sur les basesde sa doctrine.E. 372. spécial e M. depuis longtemps égarés dans leurs pensées mauvaises. Il allait ouvrir aux êtres. et résolu de tout braver pour en propager les bienfaits.ibid. « Ainsiun homme au bord d'un étang voit des lotus qui a ne sont pas sortis de l'eau d'autres qui sont au niveau « de l'eau.-64– a bons. Burnout.ibid. et l'Enchaînementmutuel des causes. 630.la porte de l'immortalité (3). peuvent être rangésen a trois classes un t' . qui est certainementdans le faux. moyensou très-mauvais. n° . <6M. a Le Bouddha se sentit alors « pris d'une grande pitié « pour cet assemblage d'êtres plongésdans l'incertitude M et ce fut une pensée de miséricordequi le décida (2). 364.E. qui est certainement « dans le vrai. que j'enseigneou que je n'enseigne « pas la loi. très-curieux du (3)Idem. 368. p.

378.65 demandaquels seraientteux à qui d'abord il la communiquerait.p. avaient longtempspartagé sa solitude et qui l'avaient entouré de soins pendant qu'il pratiquait sesaustérités. le Bouddhafut saisi d'un profond regret. accueilli. 377. 62 et 69.t. et ceux-là certainement n'eussent point tourné en dérision l'enseignementde la Loi. » Mchis des obstaclesqui la fermenta~t t Eux non plus ne feraient point d'injure au Bouddha. et qu'ils avaient jadis vainement cherchée ensemble. it tes eût sauvés l'un et l'autre. Sa première pensée fut pour sesanciens maîtres Tous deux l'avaient naguère de Râdjagriha et de VaiçaM.E. LeBouddha ntrevoitdo la à grandesdifficultés faireaccepter toi.. xxvt. « à instruire. p. Il rt. aussi le ZotM de la bonne toi trad. facilesà discipliner. à purifier complètement. Avant d'aller prêcher sa doctrine à Varanac!. Il.Ed. r (2)Rgya<eh'er oi pa. p. (<)M. 6 . 19. Il est vrai qu'ils l'avaient quitté par un excès de zèle. 25. Burnouf. et Arâta Kâtâma dontil avaitconservéun souvenir reconnaissant. Ed. Foucaux.<.otut de les aller trouver. de M. et déjà ils étaient aiîrand'autres (2). Il leur devait de partager avec eux la lumière nouvelle qui l'éclairait lui-même. la ville sainte. ils étaient faits n aux pratiques austères évidemment ils étaient tournés n vers la route de la délivrance. bons. Sa pensée se reporta donc sur les cinq disciples<. En l'apprenant. sansenvie. ch. xxvt. Compare!.Rgyatcher roi pa. de e M. sans passion. Foucaux. mais « ces cinq personnages de bonne caste n'en étaient pas moins très-bons. ch. il voulait instruire Roudraka le filsde Râma. pleins de scienceet de sincérité. mais dans l'intervalle tous deux étaient morts (i). il les avait trouvés tous les deux purs. 376.

il no ()) J~s teA'er n~pa.ch. Elle coûtait à pleins bords dans cette saison. p. et où il prit un repas (2). ce ne fut pas sanspeine qu'il put traverser à l'autre rive./M<rod. h. Ilsse dirent « ït ne faut rien avoir de commun avec lui. 21.ind.ch.<t <<M<of)'e Bouddh. dn v (3)Onnosait rien de plussurcesdifférenies illes. . le Gange. en se dirigeant au nord franchit le mont Gayaqui en était peu éloigné (i). 378. donne uno docesdeuxnomsdo Mrigadavat do RiahipfUana e nïpucanon maispour io dernierl'explicationstabsutdomeot e fabuleuso. et s'arrêta successivementà Rohitavastou. Il 60trouvaitdansle voisinage. (2)Idem <&M. en note.. Le Bouddha dut s'adresser à un batelier pour la passer mais commeil n'avait pas de quoi acquitter le péage.voirM. p.Gayaestaussile nomd'unevillequi p. p.66– Il quitta donc Bodhlmanda. Burnouf.xxvt.. Foucaux. et M. lieu a~eié aussi Rishipatana(4). p. quand il avait cru devoir cesserd'inutiles austérités et pendant qu'il s'approchait d'eux. 132. et tous leurs griefs contre lui se révoinèrent ils n'avaient pas oublié ce qu'ils appelaient sa faiblesse. Ed. deM. xxtv.t.11. t. de M. Ourouvilvakalpa. 11. et elle était extrêmement rapide. Anâta et SâratM (3) où des maîtres de maisonslui offrirent l'hospitalité. H parvint ainsi à la grande rivière Gangâ. 380. nt. p.E. Dès que le roi Blmblsàra apprit la diiïtcuité qui l'avait arrêté quelques instants il abolit le péage pour tous les religieux. Histoire do la vie dWoMMt c MM~. (4)~t 'ey~f rot pa. StanislasJulien. Le ~aM~acMftfa. Foucaux. 38i. E. A peine arrivé dans la grande villo de Bénarès. le Bouddhase rendit auprèsde ses cinq disciplesqui se trouvaient alors dans un bois appelé le bois do l'Antilope (mriga dava). 387. Ceux-ci aperçurent de loin Siddhartha.

Fa Hian dansle foe /foMe eh. no pouvant plus supporter la majesté et la gloire du Bouddha ils se levèrent spontanément sans tenir compte de leurs conventions. Ayoushmat Gacutama. p. 5. et Ils lui dirent Il d'Ayoushmat Gaoutama sont parfaitement purinés sa « peau est parfaitement pure le tour de son visage est a parfaitement pur. 381. ni tapis. et ils voulaient se lever par un instinctsecret qui les dominait maigre eux.raconteles mêmesfaitsen tes abrégeant. xxxtv. bien au-dessus de la loi humaine. et lui disent Ayoushmat (soi« gneur) Gaoutama (2) vous êtes le bienvenu. daignez « vous asseoirsur ce tapis.t. Bientôt.c'esta dire duscondant Gotama Gotamido. y a-t-il en « vous. 382. de M. . xxv<. » Maiscette froideur et cette malveillance ne purent pas tenir longtemps. p. H. le discerne« ment de la sciencevénérabtc? » Le Bouddhaleur répondit Ne me donnezpas ta titre (i) Rgya tcA'ert~ pa. ils étendent un tapis et lui préparent de t'oau pour ses pieds. ibid. s'il « nous demandeà s'asseoir. Gaoutama st le patronymiqueo da Gotanm.A mesure que le ma)tre s'approchait. son vêtement de religieux. nous lui offrironsce qui dén passe de ces tapis. ils se sentaient mal à l'aise sur leurs sièges. ni place pour ses pieds. ou nous garderons nos sièges (t). AbelRemuMt. Puis après l'avoir entretenu de sujets propres à le réjouir.Ed. Foucaux. ch. ~f<de bl.-MK faut ni aller au-devant de lui avec respect ni se lever a il ne fautlui prendre ni son vêtementde religieuxni a son vase aux aumônes il ne faut lui donner ni breuMvage préparé. son vaseaux aumônes. ils se placèrent tous d'un Les sens seul côte auprès de lui. Les uns lui témoignent leur respect les autres vont au-devant de lui ils lui prennent sa tunique. e d (2) Idem.

je suis maitre « en toutes lois.-68– « d'Ayoushmat. Durant ce premier entretien. je vois tout. ou commes'exprime le mysticismebouddhique. vous aurez fait ce qu'il « faut faire. . écou« tez. et vous ne connattrezplus d'autre existence n après celle-ci. au Sud. et jusqu'à la dernière veille de la nuit. prêtez attentivement l'oreille. venez que je vous enseignela Loi. VarAnaçi. je vous instruirai en « vous consentant et votre esprit étant délivré par la « destruction des fautes et par la connaissancemanifeste n de vous-mêmes. ce furent les premières conversions un peu importantesqu'il opéra.Longtemps Je vous suis resté inutile. a à t'Est. je connais « tout. je a ne vous ai procuré ni secours ni bien-être. voilà ce que vous apprendrez. honteux de leur faute. au Nord. vous achèverez vos naissances. vous « arriverez à être brahmatcharis. ils se donnèrent à lui avec foi et respect. depuis le Tibet et le Népat jusqu'à Ceytanet à la (!) Rgyafet'ef fot pa p. Je suis Bouddha. langagesymboliqueet sacramentel qu'ont adopté toutes les sectes du Bouddhisme. la confessèrent en se jetant à ses pieds et reconnaissant dans le Bouddha l'instituteur du monde. que nous avons appelée Bénarès. je suis n arrivé à voir clairementt'immortaiité et la voie qui « conduit à l'immortalité. qu'il fit tourner pour la première fois la roue de la Loi. j'ai effacé les fautes. 383. Oui. le Bouddha leur expliqua sa doctrine. Puis il leur rappela avec douceur le langagepeu bienveillant que quelques instants auparavant its tenaient sur lui (i). C'est à Bénarès que le Bouddha prêcha pour la première fois. est plus sainte encore aux yeuxdes Bouddhistesque pour les Brahmanes. Les cinq disciples.

cesse précisémentavec la prédication du Bouddha à ses cinq disciples et ne va point audelà. Histoire de la vio d'JKotMtThsang. l'importance qu'elle acquit plus tard. ii est probable qu'à Bénarès leurs auditeurs étaient encore plus nombreux. ne devait point avoir. au temps du Bouddha.Klaprothsurlech. qui nous a surtout guidé jusqu'à présent.fonttournerpar tours lamas e grandesrouessurlesd sontinscritesdesformules acrées.Rémusat. si l'onen juge par la description qu'en fait Hlouen Thsang au vu" siècle de notre ère (2).yau<M<<. p. et une colonnede pierre haute de soiMnte. lescurieuxdétailsqu'adonnésM. Voir M. C'était pour cela sans doute que le Bouddha s'y était rendu.notede M. pourprier ta Bouddha. Bénarès. p.A. Le ~«MaoM~t'a. à Mdjagriha. une biographie régulière deÇukyamouni. il y vitentreautresmonuments n stoupa u hautde cent pieds. . Ce devait être cependant dès cette époque une villeassezconsidérableet l'un des principaux foyers du Brahmanisme. Malheureusement. 826. nous avons peu de détails sur son séjour à Bénarès (3).Foe~o)M doM.dix. /ï< (3)Voirle.VoirleJournal dos s quelles cahierde juin iM6. 132et 133. . sur avait qu'avaitetovësAçoka l'endroitmêmeoù le Bouddha fait.69 «nhif Chine (i).Biotsur (i) C <orappelle lesroues b prières des Tibétains. Les autres Soûtras. comme le taMt~MtoM. qui ne sont point. tournerla rouedola Loi. (2)Hiouen Thsangdonneà Bénarèsdeux lieuesde longsur une de large. les brahmanes avaient des écoles de trois cents et de sept cents disciples. Stanislas Julien. et qui. Si à Vaiçâli. pour la premièrefois. Le Bouddha ne pouvait trouver un théâtre plus vaste ni plus redoutable pour produire sa doctrine. xxu.qui ont pris au proprecette des fit pression Bgurëo premiersSoûtras.

comment ces événements se sont succédé. Les événements principaux do l'existence du Bouddhay seront racontésun pou confusément. Il pnrait probable que le séjour de Çakyamountà Varanaçl ne fut pas très-prolongé. !) nous est possible cependant. tout intéressants qu'ils seraient. et après avoir assistéà la lente élaborationde ses idées. et nous avons déjà vu quelle bien. pour la suite de la carrière du Bouddha. Mais il faut nous passer de ces renseignements. a plupart des Soufras ne comprennent qu'un des actesde sa vie. . la publication de quelques nouveaux Soûtrasnous les procurent. en attendant que.Bimbtsara est le roi du Magadha.-70nous apprennent peu de choses sur los luttes qu'il eut vraisemblablement à soutenir contre les Brahmanes de Varanac!. nous ne trouvons. et il nous seradifficile do dire. peut-être. qui devait durer encoreenviron quarante ans. C'est danscesdeux royaumes qu'il passapresque tout le reste de sa vie. une de ses prédications il n'en est pas un seul. qui se soit attaché à une exposition de son histoire. Dansaucun de ceux qui ont été traduits jusqu'à ce jour.Au point où nous en sommes arrivésde sa vie. avec toute l'exactitude désirable. à l'aidedes matériaux divers qu'ils nous offrent de reconstruire cette histoire et de J'achever. La plus grande partie des Soûtfas connus jusqu'aujourd'hui nous le montrent soit dans le Magadhaà Radjagriha. it eût été curieux de savoir quels furent ses premiers succès et ses premiers revers. et Ils embrassentl'un et l'autre te Bouddhisme.La vraisemblancen'y fera pas défaut plus qu'au reste seulement l'ordre des faits y sera moins certain. bien qu'il y ait fait eucore quelques autres conversions. sil'on en exceptecelui-là. soit dans le Kocotan Çravastt. un récit aussi comL plet que celui du t«KhM!«aMt. Les rois do ces deux contrées te protègent.

p. Le Bouddha aimait à fréquenter cette montagne où se trouvaient de magnifiques ombrages. 6Set 57. 269. do D ch. 1 et 287. qui était à peu près au centre du royaume (2). . (2)W«o)'M(!ela vied'~<ot<Mt J Thsang.et. ~ouddA. es Anglais ntôievé citadelle o L o une sur le pointculminant ocettemontagne. et à visiter de là les contrées voisines. ie Mahaprajnâparamita soûtra.E. Le mot doGridhradu )<oûta'est Bnpartieconservô ansla dénomination s d actuelle do Guiddhaur u Guiddoro.1). Ourouvilva. ainsi que je l'ai dit. 'après a lacitation M. Bodhimanda. vu de loin rappelle en effet la forme de cet oiseau. et aussii'httfod. de M. naturellementfort. par~t d'ailleurs co d Il quo lieu. StanMait Ju))e)). 270 Zot~ de <« ?.<nd. XLtx.p. Burnouf p. si l'on en croit le témoignage d'Hiouon Thsang.Tous ceslieux devaient lui être chers commeils devinrent sacrés plus tard pour ses sectateurs. s'élevaitla montagne appelée le pie ou la tour du Vautour (Gridhrakoùta parvata). servid'asyio des proscrits. de M Stanislasution. i6<):Foe/foMe p. 173G. (3)Voirplushaut. H (<)) istoirede la vie d'o)Mn ï'&<an~ de M. 62. Aussi le Bouddhase plaisaitil beaucoupà séjourner à Râdjagriha. 163.t. «) Voirplushaut.voillance il avait témoignée à Siddhârtha (1). C'estlà qu'entoure do ses religieux il prêcha le ZottMJe ta bonneM. <t <'A<«. A deux ou trois lieues de la ville. sans compter un grand nombre d'autres So&tras(. Cette bienveillancene se démentit point pendant toute la durée d'un très-long règne. dont l'un des sommets. dès los plus ancienstemps. quandio jeune prince commençait à peine son apostolat religieux. p. avait. p. Burnouf. )')~MtMfot«rp')n«p())Mn. bonneloi. i00 et 529. !ii. de fraîchesfontaineset des aspectspittoresques et grandioses. étaientà peu de distance (3). E. p. 253..

omo«n<. xxx.. s'étaient-its attachés à orner ce lieu des plus splendidesconstruotions c'étaient descouventsappelésdu v p. p. <to doM. Yty fit construi une superbe maison qu'il offritau Bouddha.de Calcutta) arledoKehattriyasaincus aosont p qui d retirés&Gfidhfahoûta. t!° partto. /%<!/fotMTH. de M.Cûripoutet tra. c'est-à-dire le Jardin des bambous do Kalanta. qui. leur avait expliqué la Loi en cet endroit. Katanta était un marchand fort riche qui avait d'abord donné son jardin à des brahmanes quand il eut entendu la Loi sublime. se trouvait un superbe vihara. Dans l'origine. au nord. où le Bouddha résidait souvent. itxx.p. c'est là aussi que devaitse réunir le premier conciledo ses religieux après sa mort. <65ot 166. A28. pendant trois mois. p. t.~f<f.A.. our fuirla vengeance 'un prince. Maoudgalyâyana Katyâyana (2).cil. JI regretta de le leur avoir donné. D'après Hiouen Thsang (1). 272. il y avait aussi un lieu nommé Nsiandaoù le Bouddhaparait avoir fait d'assezlongs et d'assez doux séjours. ce lieu était un jardin de manguiers (amras)appartenant a un riche maître de maison et situé près d'un étang. XX. A une distance plus éloignéede Radjagriha.72-Aux portes mêmesdo la ville. Ce Mou s'appelait Kaluntaka ou Katanta vénouvana. do (2)Csoma KorOs ~fe de ~d&t. et il le leur retira. d'aprbstesautourstibéloins. p.KtopM'h. Kontusat. C'est là que le Bouddha convertit plusieurs de ses plus fameux disciples.ch. A. . ~MMfeA. Rën)usat. 27~).éd. 272. Cinq cents marchandst'avaientacheté pour en faire don au Bouddha. et la note foe ~oue /«. p « dola vie tt'J~OtMM (1) ~MtOtM yAsNH~ de <!M MO~M par AI. 2'M M. Aussi les rois qui succéderont à Bimbisara. p. StanMasJulien. si l'on en y juge par la richesse et le nombre des monuments qu'y éleva plus tard la piété des rois Bouddhistes.

et y reçut plusieurs mois une hospitalité généreuse et cordiale. Chaquejour il y avait cent chaires ouvertes dans l'intérieur do cet immense couvent. maisit n'en demeure pas moinsavéré que cot antique séjour du Bouddha était resté pendant de longs siècles p l'objet d'une vénération profonde.nom particulier de Sangharamas ~tcux d'assemblée) ils étaient au nombre do six. où les étôvcs no montraient pas moins do zéto que les maîtres (~. 10. Quand Hiouen Thsang tes vit.iMetsuiv. . On y comptaitencore. tous plus grands les uns que les autres. Onso Mp(3) AfaMoamM.lM. myaumo. no régna pas moins de trente ans encoreaprès sa conversion au Bouddhisme(2) mais son Ntset son successeurAdjata. si on l'en croit. tes sectateurs des dix-huit écolesdifférentesdu Grand Véhicule s'y trouvaient réunis en bonne Intelligence. dix mille religieuxou étudiants. et l'on y enseignaitles Védasen mémotemps que les Soutrasbouddhiques sans oublier la médecine et les sciencesoccultes. il les admira commeles plus vastes et les plus beaux édificesdo ce genre qu'il eût rencontrés dans l'Inde entière.étantpeino ng6doquinze iion régnacinquantoa d doux. qui étaient entretenus par les libéralités du roi sur te revenu do plusieurs villeschargées tour à tour do tes nourrir. Par une tolérance non moins surprenante. Cet établissement ieux n'avait pas moins de sept cents ans de date quand Mioucn Thsang te visita. Turnour. Stanislas (1) Histoirede ta~<o<i'Jf<o)<M Junen. Bimbisara. Je veux bien que le voyageur chinois ait exagéré les choses.p. Georges pellequeBitnMs~aavait oté mis par son pbro b la tOtodu ans. par M.do M.et n :oconvertit ansla sotiitemonnéodo son rosno.p. qui était monté fort jeune sur le trono. et un roi tes avait fait entourer d'une nouvelle muraille de briques pour les réunir en un seul. y/tsanjy.

et se convertit en faisant l'aveu du crime qui lui avait acquis le pouvoirsuprême.E. oiron pox plus haut. Tout un soutta singhatais. p. Adjataçatrou figure parmi les huit personnagesqui se partagèrent les reliques du Bouddha et qui avaient droit a los réclamer. .M. maisUse laissa toucher enfin aux vertus et aux conseilsdu Bouddha. (3~Fn<t'oft«c.7oH)~)ft! <ocff< 1. 22 etM. le perfide cousindo SiddMrtha (1). Burnouf. p.i7Aeti86: Ilistoirodola oio d'~ouen M<an~deM. 36. Quelle que fût l'affection que te Bouddha put avoir pour te Magadha. était un peu plus au nord et à l'ouest que le Magadha elle avait pour capitale Çravastl. doM.<où est aujourd'hui Fizabad. V. no se montra pas d'abord très-favorableil la nouvelle doctrine il dressaplus d'un plége au Bouddha.Wttson. Burnouf.otdont l'omplacement devait être assez près des tieu. pays témoin de son rude noviciat et de ses éclatants triomphes. p. 65S). où résidaitle roi Prasenadjit. fnd. p. qui avait romplacéson père on l'assassinant. du FotKMA.AbeiRemasa). ~M9 !)~88. J at v i 68 pour DevattaHa sa hainecontreSiddhltrtha.-71– eatrou. il parait qu'il y résidamoins fréquemment encoreque dans le Kooata. à ce que racontele Dout va tibétain (tome Xt.E. o/'f/t~''«! a<<at.p. dont Bénarèsfait partie. .Cette dernière contrée. ~3. (2) Onpemiirole Stmannaphaiaeouttadansta ~anM la bonneloi de M. l'une desvilles les plus riches du royaume d'Aoudh (3). p. d'accordavecDévadatta. est consacréau récit de cotte conversionqui semble avoir et6 l'une des plus diinciieset dos plus importantes du réformateur (2). p <'A<«. Le Bouddhan'était venua Çravastt qu'avec t'assonti(i) foeAo)t<)/H(teM.ch. Stanislas ulien. le Samanna phala soutta.

E. i2&. p. p cité auafMna par M Voiraussi)o ~'<3t<M'« :o)!<a<<« <M~a N K.nd. très(3) Djétaveutdire wle vainqueur.. le bois de DJeta(3). <{fBMddn.indien. H &Ojotavana. danslejardtn d'Ana)ha '<M Bouddh. à (1) Avadana ataka. au poids de t'or. . Ministre de Prasénadjit./n()'od.AbolR~musot. ail.indien. oe ~oua~<de M. ibid. Burnoof remarqué huitsofUMspouprèssur < c dixcommençant la formulesuivante Voici e qui a été par s entendupar moi Unjour le bienheureuxe trouvaith Çravaa'). Fa M' avaitaussi F visitéce monastère..Bur')ouf.. dota M Voiri'A<<to~e m'e~eIliouen y~atty doM. ii l'avait acheté tui-m~me.-7Smont du roi Bimbisara(1). M. Prasénadjlt )ui-m6mo. Anatha Pindika avait fait construire au milieu et sous les ombrages les plus frais. D'après ce que rapporte Hiouen Thsang Anatha Pindika. et PfMMrye soû'ra. appelé Djeta. et sur l'invitationformellede Prasénadjtt. b a que (2) M.Stanistas Julien. un vihara dont )oBouddhafit pendant vingt-troisans sa principale résidence. t'A~t. /H~o<<.. p.citépar M. du fils a!né de ce roi.Ilnomqui convenait bion hun princeroyaldb :acastedesKehaUriyas.'Axf. d'où le nom Djétavana.E. Ç dHBot~ctit. Burnouf.~n<fod. d Pindiha. éleva pour lui une saiio doconférencesaituéot'est de la ville. !e Bouddhay nt presque toutes tes prédications dont les Soûtras ont consacréle souvenir (2j. t'A~. t79. f. i76. et dont Blouen Thsang vit encoretes ruines surmontéespar un stoûpa(4). i M7. t . p. le fameux jardin d'Anâtha Pindika ou Andtha Pindada. 22. quand it se fut converti. p. qui devait son nom glorieux à M bienfaisance sansbornes pour les pauvres et les orphelins avait fait présent de ce magnifique jardin au Bouddha.AvantHtouon Theong. C'était tout près de ÇrâwasH qu'était situé Djétavana.

. la tante du Bouddha. 3. 378. A./n<M<<. A sixou sept lieues dela ville au sud. (2)M. ehM.-76– Nonloin de là s'élevaitune tour. yoe ~oxo/ift do M. restesde l'antique vihâra de Pradjâpat!. p.~MMt'. p. Mais le Bouddha n'en rendit pas moinsau roi de Kapitavastoula visitequ'it en avait reçue.p. Csoma deKOrOs. mais tous séduits par l'éloquence et l'ascendant du prince étaient restés avec lui et s'étaient faits religieux. J i26. xt)t.<htJ9o)<(M/t. FaHianavaitdéjàvu220ans auparavantle Stoûpaéiavô once lieu.~<ot. on montrait encore au temps d'HiouenThsang le Heuoù le Bouddharevit son père pour la première fois après douze ans d'absence (2).convertiavant elle. et où il se plaisait à rester. 90. ou du moins une partie de sa famille était venue le retrouver dans ces beaux lieux oùit était si bienaccueilli.t'A~t.Ce détail et quelques autres donneraient à croire que la famillede Siddhârtha.Stanislasulien Ntst.XX. les Çad j!) M. AbelRémueat. t.2'parUo.p. MB. P ~<<a<. nomméTcharka. ie ~amoHKt. Il parait que le père avait prévenu ce voyageonallant personnellement auprès du Bouddha. désolé de l'éloignement de son fils. Csoma KCr8s. A en croire les auteurs tibétains!. p.XX. Çouddhodana. p. <t)< M. (3. ~ de NeMafcAM. sur les pressantesinstances de son cousin Ananda.ch. mais qui était revenu vers le roi pour lui annoncerla visiteque son fils comptait bientôt lui faire (3).t. 108.E. dota o~d'~tOM~ Th8ang. avait fait de continuelsefforts pour le rapprocher de lui. Surcoût. Il lui avait envoyé successivement Jusqu'à huit messagers. Enfin il lui avait adressél'un do ses ministres. qui s'étaitconverti comme les autres. Mahâ Pradjapatt était la première femmeà laquelle il eût permis d'embrasserla vie religieuse (1). Rémusat. oe/fo«aKi.

H«-e<à t'/tM. ce qui n'a rien d'improbable et i!s prirent pour la plupart le caractère religieux. 270et 278. Burnouf. qu'il n'avait pas connue.maispour quiil neressentaitpas moinsune affection Foe reconnaissante.t.Aussila légende p Mconto. opa. et chap./. et it n'est pas de moyensqu'ils ne prissent pour arrêter des progrès aussi menaçants. (2) Rgya<eh'erfo! po. Cesrivalités furent même parfois dangereuses. reproches d'autant plus blessantsqu'ils étaient mérités (2).. deM.Il est vrai que le Bouddhane ménageaitpas les critiques à ses adversaires. il les traitait d'hypocrites. to B r ses plusgrandservice qu'unfilspouvait endre!< parents. 236. Souttadu MghaNihayasinghatais.dansle Tôvidjdja loi. t. M. doM. Burnouf.eile )e Bouddha remontadansle cieldes frayas.c'estdeconvertir leurmère. M8 et suiv. Malgréla protection des rois et l'enthousiasme populaire. . p.xvu. de jongleurs. ~M. Ed.c'était dolesconvertir.77 kyas adoptèrent le Bouddhismeà l'imitation de leur roi.. A. que tritncatspour enseignerla Loi a sa mère.ind. /fotte/KdoM. ~. i2~.E. ie deC<i~amouH<)'a<. et ia notedeM. Foucaux.chap. E. ilsembleque le Bouddhaeut à soutenirles luttes les plus viveset les plus persévérantescontre lesBrahmanes..YacodbaraetOutpatavarna(1). ~Meare. M-.~H~o)«M~. XX. c p.of<M CoMtto p. G suivies par bien d'autres. 296. U p. b. p.leur vanité n'y était pas moinsintéressée P (1)Csoma deKoK's. du Bouddh. BemuMt. . /n<)'o<<) de )'M«. Son influence ne s'étendait qu'aux dépens de la leur. t7i.voirla légenda Pourna. <tela p. / 230etsuiv. Danslos croyances ouddhiques. 2' partie.Klaproth. que revêtirent aussi los trois femmesdu Bouddha. !VM. de charlatans.e<. ndes x devoirsles plusétroitsde touslos Bouddhas. Non content de les convaincre d'erreur ou d'ignorancesur te fond mêmedo leur système.

se jeter aux pieds du Bouddhf pour entendre la Loi.-T~ que leur pouvoir. qui harangue le peuple et l'entraîne en un instant auprès du libérateur que les Brahmanes voulaient humilier et proscrire (3).Maisquand Bhagavatest entré dans la ville. de é (2. plus curieuse encore. jhttrot:. une Brahmine de Kapilavastou. 190at M. mariée dans le pays. de M.p.d !'Mt<. Elle sait se faire suivre bientôt d'un des plus riches habitants de la ville.E. On convient d'une amende contre et le peuple quiconque oserait se rendre auprès de lui consent à tout ce que veulent tes Brahmanes. on voit les Brahmanes faire promettre au peuple de la petite ville de Bhadramkara(2). appelé Mendhaka.<h< suivaNtes. N<«o<re la vie ~'Jif<o«ett de y~o~.SMMfa. StanislasJulien. escaladetes murs avec une échelle. qui s'approche. Burnout.M~ p. consacréepresqueentière au récit d'une grande déMte que subirent tes Brahmanesvaincuspar le Bouddha en présencede Prasénadjit(1) c'estcommeun tournoidont le roi et le peuple sont les juges. p. de Badjagdha. (3) Men~ato avaddna. Burnouf. E.Elle sort et va pendant la nuit. (ù)foe~oMeJ:tdoM. et autant qu'on peut en juger par tes traditions qu'ont rapportées Fa Hian et Hiouen Thsang (4). H n'y a Bot«M~. Les chosesallaient encore quelquefoisplus loin.ch. dominent à leur gré. Une légende./t)<M(!.d6Remusat. dans le Divya avaddua. (i) M. 173. M)<t.163.!'M«. E. de ne point recevoir le Boudqu'<!< dha. cité par Bouddh. intitulée te Pr~tM~a est . enfreint la défense. 162 p. le Bouddha dut être assez souvent menacé dans sa personne et jusque dans sa vie.. Bhadramkara taità 66 ycajanasou 86 lieuesau sud 689.Zo<MO la bonnetôt de M. Dane une autre tégende.26& 200.183et267.xx. <!« et suiv. et p. . Burnout. 126.

par M. Rémusat. ~totfo de la vie dTKotMtyAtan~. qui faisaitsansdoute partie du Koçalaau temps de Prasénadjit. it se tint debout sur une grande pierre carrée.p. p. <)M. 389. xx)v. c'est que le Bouddha n'ait point succombéaux embûchesdont il fut certainement entouré. <3i p et 283. dans i'/H~od. Klaproth. de M. regarda son C'est pour la dercompagnonavec émotion et lui dit « nière fois que je contemple de loin la ville de Md)a(i) Voirla légended'Acoka.p. voir aussi. A. (2) Ceciest uneinduction que1etire del'itinéraired'Hiouen Thsang. S'ti reste des obscurités dans quelques parties de son existence. à fht<<. 236et 236.Autantqu'onpeutle suivreau milieude détailsassez au confos. Rémusat. âgé de quatre-vingtsans. avec la notede M. il n'y a pas le moindre doute sur le lieu de sa mort. .A. 236.ch.p. dans !e royaume de Koucinagara. h. dans !o dnd. . Le Bouddha.Ore (3)Foe ~otM de M.Stanislas Julien. E. ar M. i30. Toutes les légendes.79 rien en ceci ~ui puisse nous étonnf et s'il est quelque chose qui doive nous surprendre. en aussirevoiravant de mourir.p.il semble le Bouddha que quitte le Magadha sud du Gange. et qu'il atteintle royaumede Kouçinagara allant versKapilavastou. il était accompagnéd'Ananda son cousin et d'une foule innombrable de religieux et do disciples (3). p de mêmeouvrage. et ch. StanislasJulien. xxtv. la notede la page 86 et le AohM la bonne c F loi. en Pâ!i (i). s'accordent à le placer à KoucinagartouTïoucinâra. oe Kouo~'<de M.du /?OM(!dh. . Bm'nou!. xxvu). qu'il désiraitpeMt. Arrivé sur io bord méridionaldu Gange et sur io point de io passer. p. 337. qu'il passe lefleuveen se dirigeantau nord. revenaitde Radjagriha dans le Magadha (2). Sdnsexception. 336 et i'~<p toire d'B'<oweM 77t<aM~.

et il ordonna tui-meme plusieurs reliSoubhadra 12). quand il se sentit atteint de défaillance. 30).Lotusdo la Sonneloi. ntre la Rapt!et la petiteGandaM. 336.dont parle Hiouen-Thsang. Il s'arrêta dans une forêt de catas. J Thsangdo M.. E. est e la forêtde ÇMas. et y mourut. 'oc<e< de se p. 1 < Koasta (7ot<ft. d rM«. 23&. termes à peu près. 130et 36~.au lieu appelé tomeXVU. Divya «t'addna. ~tra deJ)f<!H~d«-f. Le majorCanningham. Stanislas (1)Histoire de la vie d'NtOMM JuUen. dont le dernier fut le mendiant était à une demi-lieue tout au plus au nord-ouest de laville ride Koucinagar!. dans le pays des Maiiaset près de la vière Atchiravati (3). p. dans les mêmes touchants adieux. et M. . p. Burnout. sous un a '<rede cette espèce (shorearobusta). Bornouf. Mi. » Après à laavoir traversé le Gange.il croit aussique les ruines de Koucinagad d se retrouventactuellement ans le voisinage. ~o«Mdo loi. p 78 et 87. M.II gieux.Voir aussii'jrntfod. par M. il entra dans H le Nirv&na. 139. Le Bouddha Thsang. E. it visitala ville de VaioaU.Stanislas u(ù) ~<o<re de la vio d'N'ctteM no lien. et aussip. dH du Bouddt.plaçait p. iouen Thsang vit encore quatre calas d'égale hauteur sous lesquels. disait-on le Bouddha s'était assis mourut la pour rendre le dernier soupir (4). <!« Bouddh.dontte nomne serait qu'uneabréviation motancien.Jntrod. d'aussi quelle il fit.p. Md. ind. <n< qui allésur leslieux.Leslégendesbouddhiques parlentordi- . Burnouf promettait Koude revenirsur ce dernier oyage fit Ç&kya RMjagriha v que l cin&ra. p.. ou bien commele disent les légendes bouddhiques. 86. 136.of <ht'-oy. " partie.a<<at.-80– ? « griha et le Trône de Diamant(Vadjrâsanam)(1).i'~e~traoaH ou Nf''ao~ca« seraitla Nap« des mutuéedn modernes.E. AM'" < p (2)/detM. la bonne (3)D'aprèsune notede M. Dansunodesesnotes.a mort l'en a empaeM.

et qui allait jouer un si grand rote dans le premier concile (2). ind. pago d 282. p. A. p de tmd. M)t. Tous les faits qu'ello renferme sont tellement naturels. 635. Stanislas Julien. FoeRoue~< doM.2° partie. 87.. 236. yoc~MM deM. Voirte ~mttra de. du Z~OM! t. qui était alors à RMjagriha. <:[)v. tout grands qu'ils sont. tomoXX. et le du t'txT. ~6et 446. ()) Csoma KorOi'.et aussii'Acoha avadane. va. p. tt'A~t. XI. la vie de Çakyamouni (3).voirt'/f<<foirede sa vie elde <M oo~M. 309et suiv.et 7tt(fo< d MM. dans ses traits principaux. Kacyapa. ..E. <tM ~ot«!d~. 240. Tetie est. onsl'Introd. ses roliques furent divisées en huit parties. FoM<MA. Le plusiiiustre de ses disciples. que je n'hésite pas &les nairementquede deuxcalas au Heude quatre. StanislasJulien.Remueat.A. se rendit en toute hâte &Koucinagart. p c . l'auteur de i'Abhidharma.itMn<M<KW. . 10). h. 382et suiv. page y 186. Le corps du Bouddha ne fut brute que le huitième jour. 2!)7.-8ihuitièmeannée du règne d'Adjataoatrou. (2)Histoire (tWoMett ~MH~de M. par M. Turporte nour. p. Burnout. Romusat.si l'on s'en rapà la chronologiesingbalaise(NoM~tMa de M. c (3) HtouenThsangen donneun rpsumo succinct. Après des contestations qui faillirent devenir sanglantes et qu'on ne put apaiser qu'au nom do la concorde et de la douceur toujours prechéespar le réformateur. < < do M.~'af. p. /<tff0t! d t'AMf. parmi lesquelles on n'oublia pas cottedes Çahyasde Kapilavastou. p. ~eMar. p.<)td.de M. Ktaproth. E. Burnouf. <H~o)«!d/t. Elles eurent toute la solennité de celles qu'on réservait alors aux monarques souverains appelés Tchakravartins (1). Le Dout va tibétain raconte en grands détailsles funérailles qui lui furent faites. M..avecla notedo ~t ch.p.

Lafigure duBouddha nous apparaît dans les conditions les plus simples et les son plus croyables. sansdevoiry rienchangerd'essentiel. le plus souvent. pour avoir fait une si grande fortune dans le monde asiatique. marne alors qu'il gare dans ces rêveries monstrueuses. Maiscesfaits sont trop simplespour avoir suit! à l'imagination superstitieuse des peuples indiens. MaisJe dois to dire en historien sincère j'ai transformé les légendes bouddhiques en leur empruntant le récit vraisemblable et qu'elles m'ont fourni. d'après tant de témoignageset conoordants ressort qui nous les attestent. . qu'il devait réformer. Je t'en ai extrait fidèlement je n'y ai rien changé. elles nous expliquent non moins clairement l'immense empire qu'il a exercésur les esprits. Maisces forisque de lui causer un insupportable ties aussifont partie de l'histoire de l'esprit humain.-82croire vrais. courront grand ennui. Je l'ai racontée telle qu'elle des documentsde toute sorte qui sont déjà connus. mieux connattre l'intellipourra contribuer à nous faire et gence des peuples auxquels s'adressait le Bouddha. et que des documents nouveaux pourront seulement compléter. Ceci d'ailleurs.qui. qu'il s'éfaut toujours étudier sans dédain. Les légendesles ont noyésdans une fouledodétails extradu vagants et fabuleux. moins dans leur caractère général. Le lecteur sourira quelquefois en parcourant ces légendes. ann qu'on sache avec du Boudprécision ce que valent les livres canoniques dhisme. que je dois faire connattre aussi. Si elles nous révèlent la grandeur de génie.

. etc. appeléespar des stances d'exhortation. cousindu Bouddha. Toutesc"s divinités. Bhagavat. Bhagavat. Ananda se borne a rappeler ce qu'il a personnellement entendu. qui sortent des réseaux de lumière dont est enveloppé te TatMgata. à Djotavana.. ït est entouré de douze mille bhihshous.dans le jardin d'AnAthaPindika. parmi lesquels figurent au premier rang ses cinq disolples. eto. qui porte la parole et qui est cens6 l'autour de ce Soûtr! classé parmi les So&tras dévctoppos ou de Grand Véhicule. » A la première veille de la nuit. comme l'indique oetto formulepar laquolie débutent tous les Soûtras et qui en fait des dépositionsdo témoins irrécusablesaux yeux do l'orthodoxie « Ce discoursa été a un jour entendu par moi. se rendent auprès de lui. et le supplient do vouloir bien leur enseigner cette partie de la Loi qu'on nommeio Zo!«a~a. est à Çravast!. DE Voici t'analyse exacte du AaK<ac<~ar<t. C'est Ananda.-83– Ili. sa partit) dans fabuleuse je donnerai ensuite colle du ~o«Mde la bonne loi. A peine y fut-il ptonge qu'une excroissanee s'étant élevée au sommet de sa tête. elle le fit souvenir exactementdo tous les Bouddhasantëdours. le Bouddha. et la lumière de la science sans passions'étant produite. LÉGENDE ÇAKYAMOUNI. et do trente deux mille bodhisattvas « tous assujetia à une soule et « dernière no~sanoe tous vraiment parvenus à l'état do « hodhisattvas. tous arrivés à l'autre rive. il éolalraaveo elle les demeuresdesdieux et d'un nombreincalculablede fils do dieux. Bhagavat fut plongé dans la méditationcalme. appelée Arrangementdes ornementsdu Bouddha.

C'est ta qu'it doit instruire l'immense assembléequi l'écoute et qui se monte à soixante-huit kotis de personnes. tes Asouras et le monde. lors du rassemblement roi (1) T~s ?&'<)<' pa de M. tout examen do telles extravagances mais it faut s'armer do courage et continuer. <8. x. chinoise. il so livre aux quatre grands examens. 72. sans qu'il soit besoin d'aller plus loin à quelle patience il faut nous préparer pour ne pas repousser dès te début.Ed. et nous voyonsdéjà.A..aHttK~htfa. et il prend la parole pour leur raconter luimêmele Z. notesdu chapitre p. Bhagavat annonce d'abord quo ce n'est que dans douze ans que le Bouddhadoit entrer dans le sein d'une mère et pour que cet événement s'accomplisseavec toutes les conditions nécessaires. < (2) . H.Rémusat. consent par son silenceà la prière qu'Os lui adressent. fooAot<e7ï<. l'examen des continents.84touchéde compassionpour ces bodhisattvasmahasattvas. Voiraussiune légende p. de Mahésvara. l'examen des paya et l'examen des familles (2). Foucaux.u). tous assis sur des siègessplendides(1). p.t. &M.qui a reproduittouscesdëtatia. Adoré par ceux qu'on adore recevant les hommages de Çakra de Brahma. iSetSi. ces mahacravakas. les hommes.en tes puisant sans douta dansta ZaMts~tora. C'est que les Bodhisattvas.li. <0 et H. la Bodhisattva quitte le Touchita te séjour do la joie et il se rond au grand palais do Uharmotchaya(nœud do la toi). Tel est te premier chapitre. o'ost-àdire à six cent quatre-vingt millions d'ôtrcs. chap.MM). . des gardiens du monde et do tous les dieux inférieurs. au premier développementdu monda. traduitepar M. pour los dieux. p. ce sont l'examen du temps. et chap.

ni dans le Kourou du nord.Matspa nliation n'est pas non plus asseznoblo. la maladie et (a mort. et quesont apparues la vieillesse. Stt examine les continents. aux sens lourds. tt ne saurait naître non plus dans un pays do la fronttofo. d'un charron ou d'un domestique. et incapables do distinguer te bon enseignement du mauvais.-83– dos êtres. o tt no natt que dans un pays du milieu. Si onnn le Bodhisattvaso livre a l'examen dos familles. tt no peut nattro que dans ta continent du sud. c'est qu'un Bodhisattva ne peut naitro dans un continentde la frontière il ne peut naltre davantage dans )o Vidëha do l'est. ello est sauvage insconstante et mobile.d'un joueur de Mto. c'est quo les bodhisattvasno naissent point dans une famille objecte. pectée Cependantla mute des dieux so demandenta voixbasse « dans qaettopbrto do famille n nattra to Bodhisattva. h'autros proposent la famillu du roi . on remontant a son origine.Ils no naissent que dans doux castes. Voita pourquoi Bhagavat fait l'examen du temps. ni pour la descendancedu t. MÎonque t'une ou l'autre est la plus resdos peuplesà co moment. celles des brahmanes ou dos hshattriyas. Maiscette famitte n'est trouvée assez pure. « parmi des hommes stupides. c'est alors que tes Bodhisattvasentrent dans le sein d'une mère. du pays do Magapropose dha. Mais quand le monde s'est manifesté tout entier. Eito est d'ailleurs pou retigteuso. d'une nature muette comme cotte des moutons.ôro. le Ujamboudvipa(t'tndo).On propose ta famille do Kocato. Elle no peut donc convenir au Bodhisattva. On d'abord la famiUede Vatdeht. et sa considération n'est point sumsanto. on y trouverait du sang do Matangas (paria): d'ailleurs elle n'est pas assez riche. eotto d'un <ctMnda)a. ni dans le Godanide l'ouest. n entrent pas dans le sein d'une mère. ni pour la descendance de la mère.

s'adressentau Bodhisattvaluimeme. on n'y respecte ni supérieur. embarrasseset no sachant sur quelle famillo arrêter leurs conjectures. cella de Vaiçai!est égalemont renoussée. elle est sago et elle fait de ses richessesle plus magniflquoemploi ctto est cnnatnntodans son amitié elle conr t. est n6 dans une familleM a toujours eu des vuesfausses. parce que sa généalogieest trop confuse et enfin cellodo Mithita. ni à la toi (t ) La familledo Praa dyota. <2)Mem. La viHodo Mathoura semblerait convonabto pour la naissance du Bodhisattva mais le roi Soubahou. Les dieux.upteo mais Mon ne s'y accorde pas dans los entretiens. nut no voutse soumettre à la discipline. parcoque ta roi Soumitra est trop vieux. on n'y observepas la Loi.t-'ouMux. ibicl. m. Cette ville sans doute est magnifique et trôs. Le Bodhisattva tour répond en énumérant les soixante-quatre signes dont est douée ta famille qu'il n choisie Il lesnommeun a un. qui la commando. . » Après cos trois premières familles. Chacun se dit Je suis roi. et en pensant: Je suisroi. est puissante ta guerre. » qui et it règno sur des hommes pareils aux barbares (2). mais on y est emporté violent et cruol. «ttff. « et le roi y parle de destruction. chaf. Cette famille est noble ottoest d'une descendanceacfomptie elle n'est pas ambitieuse elle a dos mœurs pures. ni vieillard ni chef.Kd. (3) Mcm. dans la oitod'Oudjayant. et ce sont autant de vertus. ni homme mûr. doM. 28. On repousse encore ta famille d'Hastinapoura. p. tt.86 – Vadsa maiselle est issue d'hommesétrangers ctto n'est pas assez illustre. bien qu'etto descendedos Pandavas. et qu'il a déjà do nombreux enfants (3). (<) ~f< fcA'e)-ot t'«.

it ajoute. la Menveittanco. Les dieux dont la curiosité est plutôt éveillée que satisfaite. p. le Bndhisattva. le respect. et dont los principalessont ta foi. la retenue. p.-M– na!t ses devoirs elle ne se conduit pas par le désir. ~M. les Tchaitvas. et do cesdeux êtres accomplis que nattra le Bodhisattva a car aucune autre femme n'est capable de porter ce proMmior des hommes (2). !a connaissancedo soi-même (atmadjnata).}'. cherchent quelle peut eue cette heurt. cendre en ce monde. te roi Çouddhodanaet la reine Maya-Dov!qui réunissenttant de vertus et de perfection. ~< (f) /<!W <eh'<~ ff. en un mot. elle ne conserve pas d'inimitiés.?<< ch. Mu'~t' chap. par la crainte. après cette longue ot complète unumeratton. veut s'adresser une dernière fois à eux pour tour rappeler les préceptes do la Loi. mais où sa trouve aussi l'acquisition des formutosmagiques(3). i-'uuca))!(. en se ii. la modestie.c)) tv. (3) Aynn. (3) ~fem. par la passion. Uleur en Indique d'abord « tea portes évidentes. ta piti6. Puis. La femme dans le soinde laquelleentrera !o Bodhisattva.C'est aKapitavastou. M. les mânes. a qui sontau nombrede cent huit. » Sur te point do quitter les dieux du Touchita pourdcfi. et cotte femme plus heureuse encoro et ils no voient dans le monde quo la race des Çakyas. M. du haut do son trono. par l'ignorance.~M. . )))..asofamille. 20. cette famille est parfaite on tout (1). n'est pas moins accomplie car elle possèdeles trente-deux espècesdo qualités elle est exempte do tous tes défauts des femmes. elle est ferme honore tesrisMs elle honore les dans son héroïsme oMe dieux. 36. la pureté.

commevous parlez. souvenez-vousde vosactions.i n'arrive point do mal. a unoiiiusion. Abandonnez t'otguoi). nt'cciair.Agissez dans un esprit do bionvoiitanco réolproquo. do la Loi et de i'Assombtee. ni par des eris qu'on peut atteindre la doctrine de ta vertu. Exorcrx-vousa t'cxamondo la route (<) ~t j'. la morale et l'aumône. M'f)' fott'tt. )t. t .-88– séparant des dieux. soyez d'une patience et d'une puret6 accomplies.Tout co quo vous voyezen mot de puissance surnaturelle. on éprouve la misère et l'on souffretous les maux. Observez « tes pratiques de ta Loi. Ce n'est ni par des sentences. Ainsi. duM Ed t-'nuMux.v. dans un esprit do secours ()). Lo désir n'est <' ni durable ni constant il est pareil a un songe. tuoux silence: « Evitezbien toute immodestie. /)8. do la moraie et do la modestie. qui racontent dans le plus respec. qui en « est la cause tout colavient de la tradition. agissez. chi))). a i'écumo. <' Pour n'avoir point amasséces vertus antérieures. « tout cola est produit par t'muvre de la vertu. ni par H des paroles. au « mirage. sont le fruit d'une « ouvra vertueuse. Aimnntia tradition. Vous aussi agissezavec cette « retenue parfaite. faites diligencedans la voiedu Nirvana.que des efforts continuels soient faits par vous.Tous les plaisirs divins a et purs. vous « niiez aujourd'hui là où.. tt n'y a pas de don pour tous ceux qui ont Hagi. mais qui n'agit pas n'obtient rien. do science et do pouvoir. 1.Souvoa noz-vousde la modestie. la Morteot t'arroganee toujours doux et ne « déviant jamais du droit chemin. Acquérez-laen agissant. loin du bien-être. nés de l'esprit et du cceur. à qui observebien ces pratiques « saintes. Souvenezvousdu Bouddha.

H. do M. et sans (t) ~a (cA'erroi pa. '2) /(f<'M).6t. Débarrassez-vous n du Ntet dos fautes ~uo le ropontir accompagne. Y. . couvert d'un réseau d'or.Vétta.Ed Foucaux. p. M.. les dieuxn'en sont pas mains désolés du départ du Bodhisattva mais afin d'apaiser leur douleur. Au temps où l'intelligence sua promo aura été obtenue par moi. <&M. et n pour accomplirla prédiction contenue dans les BrahmAnas tes Mantras Rig.t. ( Malgré cette exhortation solonnello.Mais « qu'est-il besoind'en dire davantage? Loi est remplie La a de sens et do pureté. les étM)gssa remplissent do lotus hs n)o!sdo toute espèce paraissent toujours entiers quoiqu'on !cM emploie en abondance tes instruments do musique rendent d'eux-mêmes. qu'il sacre en lui mettant do sa main sur la tête sa tiare et son d)ad6me. à la tête rouge et superbe. en possesa ston d'espritsparfaitementpurs.Le palais se nettoie de tui-méme tous les oiseaux do l'Himavat y accourent. )). a ii prendra la forme et du d'un éléphant. quand ie monde perverti aura perdu tout souvenir do la prédication duÇaky&mouni(2). revenezpour entendre <' donouveau la Loi que je vous oxpHquorai I). au temps où tombera a la pluie de la Loi qui mène à l'immortalité. Le Bodhisattvadescenddon" dans te sein do sa mère.C'est Maitréyaqui doit lui succéder en qualité do Bouddha.-89– « du salut. IV. it leur laisse le BodhisattvaMaitréya. à la mâchoireouverteet d'une formo majestueuse.t)t. Huit signes précurseurs annoncent sa venue dans la demeure de Çouddhodana. et dlssipeacomplètementte ténèbresde ngnoe rance avec la lampe do la sagesse.chap. témoignant leur allégressepar tours chanta los jardins se courent de fleurs. armé dosix défenses.

Tout effrayéedo ce présage.sa mère a fait cependant un songe ottoa vu entrer dans son soin un éléphant. .. p. tes détails dans l'original sont tellement longset si fastidieux.90-qu'on tes touche.aM<a))M<ara scènese passe dans te ciel avant do s'ouvrir sur la terre. enfinle palais est ittuminé d'une splendeur surnaturelle qui effacecelle du soleilet de !a lune (i). Mo plus. Cette exposition no manquerait pas d'une certaine grandeur. et que l'auteur mornedu récit se joue de ce qu'il raconte. 302.. do M. descenddu Touchita c'est a la vuede tous les dieux it est entoure do Bodhisattvas de cenet taines de millions do divinités (2). et aux Invraisemblancesles plus nauséabondes. qui pourra bien un Jour abandonner la couronne pour se faire religieux. Uurnouf. (1)~t/« (eh'er roi pa. quand elles no sont pas les plus monstrueuses. h. que la conception première disparatt presque entièrement. ibid. des sons mélodieux tes écrinsdo pierres précieuses s'ouvrent spontanément pour montrer leurs trésors. Maya-Dôv!. LosBrahmanesrassurent le roi et la reine. en leur laissant toutefoisun doute sur t'avenir de leur fils. comme nous l'avons vu. Tel est le prologue. pour faire ptaco a des répétitions sans fin. elle communique ses craintes au roi Çouddhodana on appotto. des Brahmanestrès-habites à expliquer la sens du Rig-Véda et des Castras et on leur demandod'interpréter le songe. .M.venant se poser sur le sein fortuné de sa m6re. p. de M. Foueoux. v. Lorsque le Bodhisattva. si la forme et le stylo répondaient &la majesté do t'ideo mais on sent trop que c'est une puro fantaisie d'esprit. du drame qui se ta développadans to i.Ë. p {'8 (2~/fh-H). 53 et c <a 6<<ZottH<fe bonnetoi. en quelque sorte.

9)pondant tout le temps que le Bodhisattvademeura dans le sein de Maya-Dév!. Voilà les étranges détails où légendesacrée croit devoir entrer maisceci n'est encore rien. et assis. est venu lui rendre dans le sein do MAya. lui a offert une goutte de rosée qui contient tout ce qu'il y a d'essence. Y). dieux inférieurs évitent toujours la souilluro d'un corps humain. Lo Bouddha raconta donc. et dos Yakshas. le mattre des créatures. ''h. tc/t'f)'roi )'a do M. dosKoumbhandas. !o Bouddha se fait faire une question par Ananda. (M. après (1). vois-tu ta précieux exercice do t'ouvre du Bodbisattva. et. devinant cette pensée dos filsdes dieux. Bhagavat n dit &AyoushmatAnanda Ananda. . avec les détails les ptus protides et tes plus confus.it y resta toujours du côté droit. pour y répondrn.t'oucaux t tt.Ë!). do vitalité et de tiqueur génératricedans les trou grands milliers de mondes. avoir salué avec la tête les pieds do Bhagavat. le plus « précieux de tous les êtres. quand les simples rois des Gandharvas.desNagas. Alors. la visite que Brahma.qu'il fit Jadis quand (t) /ft )'. et ce qui suit est bien plus extraordinaire et bien plus insensé. ce qu'on appelle « te pré« ciaux exercice du Bodhisdttva. quatre déesses et une multitude do divinités viennentadorer le Bodhisattva.Dév! Brahma. c Ence moment. Quelques-uns dos fils des dieux sont tout étonnés que le Bodhisattva Mpur et exempt do toutes « taches. bien élevéau-dessus do tous les mondes. A la suite de Brahma. ~as jambes croisées. Çakra to mettre des dieux tes quatre grands rois des dieux inférieurs. it lui apprend quelle a été son occupation dans le soin do sa mère. Hdemeure ainsi dans te sang impur d'une mère. le servir et recevoir do lui l'enseignementde la Loi.

à Çakra. les Bouddhistesprosternent devantlui les objets les plus respectés de la superstition populaire. ce langagearrogant. « aux autres dieux et aux hommes. r p. «temaitre des dieux. Indra et tout ce que ce Panthéon renferme de plus vénéré et de plus grand. Le comme nousl'avons dit (2).aH«tM«<M-<t. Tout joyeuxqu'il est d'être le père du futur Bouddha. tous alors furent rem« ptis do satisfaction. . (2) Voirplushaut. je le vois Sougata je le vois. si ellesne servaientd'abord à faire connaître la singulière tournure d'esprit des et ensuite à montrer à quelle distance ils Bouddhistes. pageIU. du temps du maître et aussitôt après sa mort. la doctrine nouvelle avait fait assez de progrès pour qu'on pût traiter avec ce mépris insultant les adorationsdu vulgaire. aux quatre gardiens du monde. Brahma. » Je ne citerais point ces folies.Parfoiscet excès même d'outrage semble avoir scandalisé l'autour qui se le permet. Mais. vt. et l'y déposa(1). le «maître des créatures.M reponn « Bhagavat. l'emporta dans le monde de « Brahma pour lui bâtir un tchaitya. 1.et. qui n'est pas encore né. n'est pas t'œut. selon toute apparence. et le roi Çouddhodana.il s'étonne et se dit « Celui-ci est bien ledieu (1)B~« <e&'er oi pa de M. qui assiste comme spectateur à toutes ces évolutions des dieux devant son n)s. ils no tenaient pas. placent leur Bouddhaau-dessusde tous les dieux du Panthéon brahmanique. eh. Ed. vre des disciples immédiatsdu Bouddha. de joie et d'allégresse. Foucaux. en trois ou quatre sièclesau plus. Quand le « Tathâgata l'eut fait voir à AyoushmatAnanda. Brahma.92 « il demeuraitdans le sein de sa mère ?Ana. 79.1!. sont à peine dignes de servir le Bodhisattva et avant même qu'il ne soit né. ne peut se défendre de quelque scrupule.

Foucaux. Foucaux. Mais « celui-ci parce qu'il est plus pur que les dieux souffre « toutes cesadorations (1). ni les soinsdont sa mère MâyaDévi est entourée par les Dieux dans le jardin de Loumbint o& elle accouchesous l'ombrage d'un plaksha debout. Mais. puisqu'il n'avait été souillé d'aucune tache dans le sein de sa mère. de M.?~0 tcA'efroi pa.e maître des créatures. dit la légende.p. tt. et Brahma. vo. 87. sur une des branches l de l'arbre Indra.t. de M.et il le repousse. précaution assez inutile. 85. Indra. sans se laissertoucherpar lui. Aussitôt t (i) . pour se soutenir. que « Brahma.M. se tenaient devant elle et ce sont eux qui reçoivent l'enfant (3). e Dansles trois mondes.l'enfantne veutpas de ses soina. Foucauxà la suite du Rgya <c&'<r pa.Indra et les dieux réunisentourentde si grands « respects. le roi des dieux.E. plusdécente.-93« des dieux que les quatre gardiens du monde. et appuyée. pour éviter a Mâya-Dëv! q cher devantlui. lahonted'accousuppose u'Indra. quoiqu'ille reconnaisseour Indra. l'MHteMfamaHS.Ed. » Je ne raconte pas les signesprécurseurs qui annoncent la naissancedu Bouddha. Ils le baignent et le lavent de leurs mains. se change vieillefemme. il. ch. p a (4) La superstition bouddhique titibua plus tard ce singu- .Ed. et que de plus il en était sorti tout enveloppéd'un superbevêtement de soie de Kaçi (Bénarès)(4)..sonscetto en forme. p. pas un être enfin ne souf« frirait une pareils adoration. un Naga. p (~ ~a <eA'ef)'o<a. (3) Une autre légende. sans que les autres ne lui « brisassent la tête et ne le privassent de la vie.Voir le bas reitetdu muséede Calcutta donné qu'a roi M. celui-ci sera bien véntaMement Bouddha. un dieu. Brah« ma. les gardiens du monde. Ce sont la tes détailsqui sont reproduitsdanstoustes du monuments où la bouddhiques l'on a représente naissance libérateur. ch.

etiis seront remplis de joie et de bien-être (2). de M. sans foi.Puis. )) ne voudront pas croire à la puissancedu Bouddha et Ils s'étonneront qu'ils soit né dans le sein d'une femme. les insensés. Ed. Ils ne comprendrontpas. Les sept pas du Bouddha momentde sa naissance sont une des circonstances paraissentavoirle plus frappé qui les imaginations. 70. vu.t. 89.Voir t'~Xot'fe dela vie d'~HofeM ?AMn~. ignorants. Rémusat. et s'adressantà son cousin Ananda. ii lui prédit que bien des esprits douteront de tous ces prodiges. inhabiles. en annonçant de chaque côté la mission qu'il venait accomplir sur la terre « Je vaincrai !e démonet t'armée du démon en « faveur des êtres plongésdans les enferset dévorés par « !e feu de l'enfer. IJ. il descendà terre et s'assiedsur un grand lotus Manc. Foucaux. (!) Rgya (eA'srroi pa. à l'esprit mobile scepc tiques. sept pas à l'ouest. orgueilleux. il Bt sept pas du côtédes régions orientales. edétailse trouvereproduitdanstouteslos C légendes voirle FoeAoxe ~< de M.de M. à proposde ÇanakavaM.vn. (2) j~(t h~'er roi pa. 220. « ners. je verseraiJa pluie du grand nuage de « la Loi. certainsBhikshous. Foucaux. pt pas au midi.» Mais !e Bouddha. IJ. ch.94 – né. sept pas au nord et sept pas vers les régionsinférieures. t.p.A. devenusla honte des Çramana.avecla notede M. que s'it était venu dans la conditiond'un dieu. Ed. 199et p. au p. Klaproth. 88. a Dans un « temps à venir. sans frein. de M. p. interrompt son récit. qui est censé raconter toutes ces chosesà ses disciplesdans Çravast!. . sans être soutenu par personne. ch.StanislasJulien p. qui venait de pousser spontanémbnt du sol à l'endroit mômequ'avait touchéson pied (~). au lieu do venir dansle monde lier privilégeà bien d'autressaints.

le comb piessonttraquantes prendsanspeine. consentementdes Çakyasetdo leurs femmes. et il retourne à son ermitage comme ii en est venu.9<).qui se le disputaient. à sa tante Mahapradjâpat!(3). 102.Ed.seront.mort de sa mère. précipitéesdans l'Avitchi. avec d'assez longs détails commentl'enfant fut apporté de Loumbinià Kapilavastou du après la.et ils auront dépasséle désert de la vieémigrante~2). vn (i) R~a tch'erro! pa de M. Ils se nourriront do la nourriture du royaume Ils briseront les chaînesdu démon. e contrelesincrédules t les im(2) Idem. tandis que ceux qui auront eu foi au Bouddha. et de ne pouvoir entendre un jour l'enseignement de la Loi pure. qui ont ntéi'inteiiigencedu Bouddha. ch. et comment il fut confié. p. ibid. p .-93des hommes. pour venir reconnaître sur le corps du nouvoau-né les trente-doux signes du grand homme et les quatre-vingts marques secondaires. Cesmenaces On dansles légendes ouddhiques. que sa prédiction a charmé. 6M. en constatant que c'est bien le Bouddha. où il habite. le grand enfer ~). Puis il se retire comblé des présents du roi. Foucaux.. t. où ii s'est magiquement élevé. La iégendo insiste beaucoup sur la prédiction du brahmane Asita ( io noir). il n'aurait pas pu faire tourner la roue de la Loi. s'amlge d'être si vieux. deviendront les fils du Tathagata ils seront délivrés des trois maux. Maisces créatures. aussitôt après leur mort. La légende raconte ensuite. < (3) /<ten). et les êtres seraientalors tombés dans le découragement. en compagniede son neveu N~radatta.qu'il a bien soin do citer une à une. par la voie de l'air. Le grand Rishl. qui descend tout exprès de i'Himavat. . tout extraordinaires qu'ellessont parfois.

ou GAthas. ch. prononcèrent ces stances. vient de nouveauvériner tes signeset les marques. 92-93 pour ( et ci. Il. t<no s'incline jamais devant t'eau contenue dans le pas « d'une vache. ch. quets « qu'ils soient.1!. tch'erroi ~a. « ne s'inclinent pas devant le ver luisant. aussi i\rn<M(!. Le soleil. ne s'inclinejamais a devant te sénevé. 107et 112. vm. pour ainrmer encore une foisà Çouddhodanaque son nis est bien le Bouddhaqui sauvera le monde (1). mais la légende ajoute qu'à peinele Bodhisattvaeût-it posé le pied dansle tempte. Puis tous ces dieux. 116. demeure du roi des Nagas. Celui qui sort « d'une famillesage et vertueuse. de M. 132. Burnouf.<h<FoH(M~. de M. qui donnent la lumière. vn. que tout ce qu'il y avait d'images inaniméesdes dieux. (2)7!~t<<t p.que je cite. et qui est rempli lui« même de vertu.t.Ed. M<deM. K. Le dieu ou l'homme. L'océan. y compris Indra et Brahma. la luno. quoique la moitié au moins desSoûtras développés soit remplie de vers « La plus grande des « montagnes.p. p. parce que j'y trouve une inspiration poétique qui est en générât presque inconnue du Bouddhisme. quel qu'il soit. toute grave qu'eito est. ne s'incline pas devanttes dieux.se levèrentde iours placespour aller saluer les pieds du Bodhisattva(2).1.96 -t-~tt à Maisit semble que la parole d'Asita. et après lui un filsdes dieux.'voirce que je viensde direun pou plus haut sur )o des mépris bouddhistes les dieuxbrahmaniquesp. montrant leurs propres images. ne suint pas.(H'M<<. qui roi (i) ~a teA'er pa. suivi de douze cent mille autres dieux. Ed. . roi des monts.dessus). Foucaux. Foucaux. On se rappelle que l'enfant fut présenté solennellement par son père au temple des dieux. le Mérou.

du péché et de la mort. A. est venue le supptier de mettre fin à ces excès de mortineation. effrayéedes souffrancesdo son nts. 63. et comment elle a taché de transformer et d'embellir &son point de vue.t. et craignant qu'il ne meure bientôt. soutient contre te démon appelé Mara le pécheur ou PâplyAn. v))). (2) M. 388 fM /îoMe~<. <nd. notede M. Burnouf. dans le Pratthafya soufra du Divya avadana. H. les faits réels qui composent la vie do Siddhartha.p. Mais. est le pret<mier du monde et le monde qui lui rend hommaga « obtient le cielet le Nirvana (1). p. 7 . 76. ch.ptuâM~p. Pour acheverde la faire connaltre. t'M«. 3~7. l'êtro existant par tui-meme. ch. ~'o~pa~1~'p?Pa~ipe~é O~oir'. ne. sur le point do devenir Bouddha.do sonsurnom. doM.dansle /~a tc~'er Pâpty~n. à l'eau con« tenue dans le pas d'une vache et au ver luisant.. Ktaproth. à l'océan. je ne m'arrêterai plus qu'à un épisode qui tient non-seulementune très-grande place dansio AaMfftBxti!)!. livré depuis six ans aux austérités les plus dures. <iM et ~ohMde ta bonneloi. Ed.Ré. Sa mère MâyA Dét!.etc. a semblableau Mérou. p. dana le sootrado Mandha)ri. Foucaux. E. Siddhartha est &Ourouvilva dans la retraite que nous savons (5).le très-méchant (2) dieu de l'amour.a On doit voir assezctairoment par tout ce qui précède ce qu'est la légende. p.M « persiste dans l'orgueil. /nt.Dansla plupart dessoûtras.ti a conroi (i) RgyafeA'ef pc. au soleilet à la lune a Svayambhou. xxv. Mais. musat. de M. mais qui figure dans presque tous les soûtras c'est la lutte que Siddhartha. le démonest nomméMara. ~OMddA. est pareil au sénevé. dans le Lotusde la bonne!o<.

tu (2) ? a (i) ~M" 'ch'M'roi pa. it. voilà tes noirs alliés. « te but n'en est pas moins connu. la « fausse renommée. Je no cherche point à éviter la mort. les soldats du démon a brûlant. H.t. tu es donc venu « cause do moi Quoique mes mérites soientbien petits.-98soie sa more.Ed. Ed. page246. Quelque grands que soient de tels mérites.t. page2b3. ch. doM. x~t). les passionssont tes quatrièmes « l'indolence et le sommeilsont tes cinquièmes. que a resuitera-t-ii du renoncement? La voie durenonce« ment. les doutes que tu inspires sont « tes septièmes la colère et l'hypocrisiesont les hui. le courage et la sngesse. (!) ~a tcA'effotjpt. et d'une voix douée it lui adresse ces paroles flatteuses « Chère créature. « esprit malin.ch. que foras. xt)n. i) faut « vivre. Mara vient à son tour essayer de !e vaincre. l'ambition. n Siddhartha lui répond « Pap!yan « aitio de tout ce qui est dans le délire. Tu « es amaigri tes couleurs ont paii tu marches vers la « mort. Los désirs sont tes pre« mierssoldats les ennuis sonttes seconds testroMomes « sont la faim et la soif.tes ctain« tes sont les sixièmes. « J'ai l'intention. Démon. Tout ce « qu'on fait durant la vie doit être fait sansdouleur. les panégyriques. Mais je les détruirai par la sagesse et ators. c'est la souffrance la victoiresur l'esprit est dif« Hciie à obtenir. et Je ne vois a personnedans le mondequi puisse m'ebranier. les respects. . « tièmes. de M. la louango do sol-même et te Marne « des autres. Tes soldats subjuguent tes dieux ainsi que !o a monde. Foucaux. a bientôt jo triompherai do toi.Foucaux. La tin inévitablede la « vie étant la mort. c'est on vivant que tu pratiqueras la Loi. malsil ne lui a pas cédé (i).

et se dit: « Certes. Foucaux. en faisant partir du milieu do ses sourcils. diraient que le ÇramanaGaoutama no mango a point. pour éviter une faute aussi bMmabte p n écoute pas les paroles do ces filsdos dieux. tUB'appoiie Q Satvamaramondatavidhtansanaha~. qui est un des trente-deux signesdu grand homme..On peut voir aussila PradjnaparamUa. Ils tut feront pépas nétrer par les pores la vigueur dont Ha besoin. <6M. Burnout. et les « habitants qui demeurent dans la ville voisinede mon a district. tandis qu'il est à Boahimanda. con(I) ~j/s tcA'effo<pa. T p. opère la destructionde toutes les provincesdo Mara n ou du démon. 286. et Il échappe encore à ce plégo(1). do la touffede poils appelée Ourna.-9U-T.Foe/ih)Ha/H. Cependant. 26<). tandis que les fils des dieux. 288.. de M. avant d'atteindre à la Modhi.p.en huit milloarticles. épouvante do cette splendeur subite et de trente-deux rûvesaurouxqu'tt vient do faire. et qu'it a a l'intention de réparer par tes aliments et tes moyensordinaires. un rayon do lumièrequi va illuminer et faire trembler toutes les demeures des démons (3). Ao«M la de bonnetoi. 386.Mais le jeune Siddhartha tes refuse. . (2)Idem.p. p.il doit valncro te démon it to provoque donc. feraient pénétrer la vigueur par mes « pores: maisce serait de ma part un grand mensonge. !ts lui proposent de Mo prendre de nourriture. Paptyan.)i Le Bodhisattva. MV)u.Ed. je pourrais jurer que je no mange pas.E. eh.t. Ce rayon do lumièrea un nom « qui spéolal. Marahumiliéet confus disparaît pour revenir bientôt maistesOtsdes dieux viennent à leur tour livrer à t'ascëto un combat peut-être plus dangereux encore. de M. ouscesdétailseoretrouvent ans la légendechinoise d traduitepar M Kiepro'h. respectueux pour « un être affaibli. il.

parlent tour à tour et lesmiiio filsdu démon. Paptyan se décide nu combat et son armée. tours pieds. des flèches.. !t.. sont d'un aspect repoussant. opinent successivementet en sens contraire (1). dos haches. t'un noir. des pilons. tours yeux sont rouges et ennammëscomme ceux du serpent noir rempli do venin. Losdémonsqui la formentont la fnouMé o changer do visage et do se transformerdo cent miiiicnsdo manièros Ilsont lesmains et tespieds cnlacésdo cent mi'te serpents. (2) Mem. . p. s'avancecontre le Bodhtsattva. des cailloux. dos disques. etc.)tv.Elle est forte et courageuse mais elle est hideuse à Mre dresser les ched veux.t. Mvn). l'autre blanc.<6M. tours yeux. la langue épaisse. H. des foudres teur tête. des défenseseffroyables.grossoot pendante. dos pique:). ceux-ci à sa droite.. dont les uns te poussent &céder et à s'épargner une défaite certaine. Losdeux partis. 206. Mais d'abord Xprend les consensde ses n!s. J'abrège cette longue description. teur visageétincoUed'une splendeur sinistrei Ils ont des dents énormes. (2). qui tient plusieurs pages dans le toHtat~fafo. etc. tours mains. On dirait un onfar de Cottot. composée de quatre corps de troupes.t. et oit i'imaginatloninNiennase donne carrtoro pour inventer tes ligures les plus bigarres et les plus monstrueuses. etc. ceux-là à sa gaucho. et dont tes autresle poussent a la lutte où la victoire leur parait assurée. ils portent dos épées. des bâtons. Son empire est menacé! il veut engagerle combat. dos arcs. roi (t) ~a!/a «~'M* pf. Quand te conseilest Uni. des javelots. doM. des chaînes.Ed. P. xo.tOOvoque aussitôt ses serviteurs et toutes ses années. Foucaux. leur visage flamboienti leur ventre. dos massues. ch. 80t et :.ch.

Je suis le mattre du monde entier: les dieux la « foute des (Mnavas. venu dans mon domaine. regarde-moi c'est moi qui suis te seigneur dola Loi impuissantque « tu es. a recours a un autre moyen it appelle ses filles. Pautyan est confus. comme « eux. ()) ~<t teA'er roi t'a. mais tes fils des dieux v ~ouddhavasahaytt<as iennent mettre le combte a son dépit. lève-toi et parle comme « eux. mêmes elles on sont réduites atouer dans leurs chants celui qu'elles n'ont pu vaincre ot faire succomber. et it les envoie tenter le Bodhisattva en lui montrant les trente-deux espècesdo magies des femmes.Elles chantent et dansent devant lui. les montagnes mémo qu'ils lui jettent. M). les projectilesde toutes surtes. les hommes et les bûtes assujaiis par moi sont tous tombés en mon pouvoir.Ed. t-'o))ca)))t. on to bafouant par les Insultesles plus poignanteset les sarcasmesles plus amers. do M. se changent en ftourset restent on guirlandes au-dessus do sa tête. dit-il auBodht" « sattvo. ch. les belles Apsaras. )'. )) LeBodhisattvalui répond « Si tu es le soigneur '< du désir. Cependant )o démon ne se rend pas « Jo suis le seigneur du désir. 300.3<8o)HtH. tt. les piques. les javelots.-i(H Ii va de sot que toutes les attaques des démons sont parfaitement impuissantescontre le Bodhisattva. c'est &ta vue quo J'obtiendrai l'intelligence sut. tu no l'os pas de la lumière. Paptyan voyantque la violence est vaine. elles déploient tous leurs charmes et toutes tours séduction! cttes lui adressent les provocations les plus Insinuantes. Matalours caressas sont inutiles commel'ont été les assauts de leurs frères et toutes honteuses d'elles. .Los lances. Elles retournent donc il leur père lui apprendro une seconde défaite plus triste encore que ta prom)ëro (1).

t. pâte.p. d va faire tourner la roue do la Loi &Bennes. p. dans son désespoir « Monempire est dépassé. p. Foucsn!t. ). Bbagavatsetrouve à Kadjagriha(3)sur la montagne (i) jR~a fcA'efroi pa doM. et traçant avec une nécho des signes sur la terre. Hurnouf. Ces ntadu démonsont appelés « ceuxdu côtéblanc. le démon so frappe la poitrine. est moins Intéressant que le ~«?0. o~at'a et selontoute apparence. commela comprennent les Bouddhistes. la tête baissée.102 – « preme (1). E. et l'adorer avecrespect (2). en réunissant de nouveautoutes ses forces mais il succombe encore une fois. 320. <M. bonne seulementà faire douter des faits historiques et vrais que ce Soufra renferme. p. tt. à la Bodhi it devient Bouddha. xx). Le Lotus(te la bonnelui. Tel est le Lalitavistara dans sa partie mythologique indispensablepeut-étro pour les peuples auxquels oiio s'adressait. Ed. . et il a la douleur de voir ceux de ses n)s qui dans le conseil avaient opiné contre la bataille aller se prosterner aux pieds du Bodhisattva. le Bodhisattvaarrive à fin" telllgencesuprême.. ch. xxt)!. M Papïyân essaie un dernier assaut. » Après ce triomphe décisif. Son armée en désjrdre se disperse de toutes parts. pousse dos gémissements it so retire à l'écart.oux n'est qu'une extravagance. décoloré. Déchu de sa splendeur. Je passe au to<M< la (!e bonne loi.a t!e e (3) /. eh. it se dit. ). 71. h. (2) Idem. Ii lui est un peu postérieur. maisqui &nos . qui sans aucune trace d'bistoire n'a que lu légende fabuhusa.o(tM la bonne loi do M. 3~i. Voirplushaut.

appelé toJ!. iC. Maitréya expose sa question en cinquante-sixstances de deux vers chacune (4). A('j)0))d)t:o 3. p.?<<< p. tous arhats ou vénéraMes.<). <. <Voir plushaut. ayant à leur tête Mahapradjapat!. gardait )o silence plongé dans la méditation appelé )a Place do la Démonstration.<BM. do six mille religieuses. de quatrevingt mille Bodhisattvas de seizehommes vertueux do Çakra. MahasattvaMaitraya.. avec douze mille nts des dieux. avec vingt milloHtsdos dieux. nis de Vaidéni (2). ))' (~) /(f<M.ot<M t« bonnetoi (8). après avoir exposé le Soûtra nomme la Grande Démonstration. Mandjouçr! tui répond dans le même style.cerclede poii qui croissait dans t'intervaito do ses sourcils. l'Indra dos Devas. (3)jf<fem. et grands auditeurs (Mahâoravatas). p. (6) /(toM. et jusqu'aux timites do l'existence (3). l'une de ses femmes.E. Mb. )o roi du Mngadha. 6 ut p.p. 3. de Brahma. jusqu'au grand enfer Avitcht. 71. de doux autres milliers de religieux. ch. d'Ananda son cousin.<oM. teM. quand tout coup un rayons'etance d~.. Burnout. Bhagavat. (2) Idem. Unepluie do ttours divinestumbo sur lui et sur l'assemblée qui le contemple.. qui est auprès do lui pour savoir ce que signifiecette apparition merveilleuse.103 – appelée to pio du Vautour (Gridhrahôuta)(i). d'une foulo d'autres divinités. que ce rayon de lumière présage que !o Bienheureuxva expliquer de le Soûtra développé. et enfind'Adjaootrou. Tous tes assistantssont frappés do ce prodige. prose et vers. . de M. tt est entourede douze cents religieux. p. et va illuminer ics dix-huit mtito terres do Bouddhasituées &t'oriont. et Yacodhara.p. la tante du Bouddha. s'adressa a Mandjoucr!. la (1) ZoHM(<e bonne toi. et l'un d'eux le Bodhisattva.

ch. Le père les appelle en vain tes enfants. avec encoremoins de vraisemblance.)'. commeon le voit. t6<d. seignementde la Loi. (3)/(~m. E. Les enfants une fois sortis sains et saufs. l (i) AofMt (a)/<tem. il leur donnera à ce qu'it leur assure trois espèces de chars propres à les amuser et à les ravir. il. qui no l'avait point interrogé. dos jouets magninquos.iM– C'est.puisque la scèneest placée sur la terre au lieu d'être supposée dans le ciel. avec moinsde grandeur. bien qu'au fond i) n'y ait qu'une seutoroute. et s'il est possible. it leur promet. p. viennent de quitter l'auditoire. il lui propose une parabole (3). les difficultésque présente l'on. it lui expose d'abord en prose. doM. Bumo'jf. cinq mille religieux incapables do la bien comprendre. et le Tathagata s'en féticito (2) puis it apprend à son discipleque pour enseigner la Loi. Un vieux père de familletrouve en rentrant chez lui sa maifon tout en feu. . A ce moment même. s'its sortent. lu. le père. et ensuite dans dos vers qui ne sont guère qu'une répétition. ch. Ses jeunes enfants y sont renfermés insouciantsdo ce qui se passe et courant risque d'être brutes. au lieu de leur donner des df<o&o"Heoi.. Pour les séduire. qui ne voient pas l'incendie. une introduction analogue à celle du MtMMStaro.P. <))..~M. t) lui répète en cent quarante-quatre stances ce qu'il vient do lui dire en une prosn suit~ammontdiffuse et pour lui donner un exemple dos moyensqu'il applique à t'instruction doacréatures. et entr~ autres. Bhagavatsort de sa méditation et répondant a Çaripouttra (<). ~6. il use de cent miitomoyensvariés. un sout véhicule pour arriver au salut. ne veulent pas le croire et ils résistent à ses prières.26.

nun d'excuser les inclinations misérables qui on<p6chont es hommes d'écouter l et do suivre la Loi (3). Si. p. Maisces chariots sont superbes et trèsrichement ornés. p. Katyayona. qu'il no reconnaltrait pas et qui soumis à de longues épreuves heureusement subies rentrerait enfin dans la bonne route.Les créatures. P. le grand véhicule du Bouddha. au milieu des misèresde lu vie. M. p. A cette parabole. (3) /<fem. tv. (2) <MeM. trois véhiculesdivers. ibid. celui des PratyékaBouddhas. ch. qui. sansdoute.I) leur offre. teor présente à tous une seule espèce de chariots. ibid. qui mène au Nirvana complet (2). s'aecommodea leur faiblesse. sortent de ta réunion des trois mondes et le Tethagata ne leur donne alors qu'un seul véhicule. séduites commeles enfantsdo la maison embrasée. Ils sont comme le fils d'une riche famille qui abandonneraitses parents pour aller courir le monde. pour les faire sortir de l'esclavagedes trois mondes. celui des Çravahas. 62. <6M. quatre des principaux disciples du Bouddha Soubhout). et aussieh. s'amusent et se divertissent. 68. Eh bien do mêmele Tathagala. Ce père a-t-il donc commisun mensonge (1)? Non. Bhagavat leur propose encore plusieurs para- ()) ~o«« de la bonna loi do M.ch.i05 – chars de trois espèces. et celui des Bodhisattvas. Buraout. li. E. 63. (/))Mem. prenant pitié de la légèreté puérile des hommes. Kacyapa et Maoudgat* yayana répondent par une autre. . stenco68.. que te hasard ramènerait.. après bien des fautes et des traverses. auprès de son père. jouent. p. et dans ]a possession do son héritage compromis par son inconduite (4). m.

je suis délivré do mon aveuglement. témoins de cet aveuglement plus redoutableencore que le premier. Quand tu es assis « dansta maison. D'où te vient donc cet orgueil ? Tu n'as « pas la sagesseet tu n'es pas instruit.E. ô homme « lui d!sent-i!s. L'aveugte alors passe à un excès contraire. ô homme. a L'aveugle. Comment donces-tu savant? Commentdonc « peux-tu dire Je connaistout? Commentpeux-tu dire « Je voistout? Reconnais. v. dont l'une est très-remarquabte (i). il n'y a ni soleil ni lune ni étoi!es.ch. que recouvrer la vue. ni constel« lations. » On veut dissuader cet aveuglede cette grossière ignorance. et tu ne te rappelles rien de « tout cela. tu ne peux rien voir de ce qui est en a dehors tu ne distingues pas les pensées de tes sembla« Nés tu ne perçois pas à la distance de cinq yodjanas M!e bruit de la conque et du tambour tu ne peux te « transporter mêmeà la distanced'un kroça sans te servir « de tes pieds. !i résiste. et il « n'est personne en ce monde qui l'emporte en rien sur « moi.106 Mes. Maintenant « je vois tout. Burnouf. Un aveugle de naissancese disait « Hn'y a ni couleurs. honteux de sa présomption. comme nade la (1) Z<o<<M bonneloi. 89. ni formes « belles ou laides il n'y a pas de spectateurspour les a voir. Tu as été engendré et tu t'es développé « dans le ventrede ta mère. p. par M. et tu ne connais (1 encorerien. cherchent& calmer cette vanité insensée «Tu n'as fait. que ce qui est l'obscurité est la « clarté. et soutient ses assertions jusqu'à ce qu'un habile médecinlui rende la vue. . et se dit « Certesj'étais « un insensé moi qui jadis ne croyais pas & ceux qui « voyaientet ne m'enrapportais point eux. » Mais de sages Rishis. se fait instruire par les Rishis dans tes mystères de la Loi et bientôt les yeux de l'esprit lui sont donnés. que ce qui est la a clarté est l'obscurité.

p. la beauté du monde dont ils seront les chefs de fixer en eninres précis. 126. ch.. <6M. at la légendedo Poûrna. I) prend mêmela peine de décrire pour chacun d'eux.à t'Atft. M. Douzecents de ses auditeurs ont tous en même temps cette pensée Si Bhagavatpouvait aussi nous prédire à chacun séparément notre destinée future. 121.. (3) Idem. vut. si ce n'est t'envie. HiouenThsangparlaausside préot a dictionsaitespar ioBouddha Kaçyapa !)Maitréya. comme ii a fait pour ces grands Çravakas(4)1Bhagavat devinela pensée qui s'élève en eu: mais ii se contente de prédire que cinq cents religieux.ch.BoMfHt. p. la durée de leur règne. quoique fabuleusement énormes. les désirs. p. qui de (i) &o«M la bonneloi.Stap nislasJutict). Ces prophéties splendides éveillent. . de Suivent ici.10' guère ceux du corps lui ont été rendus par l'habile médecin. dansr7tt<rod. E.. page81. ibid. f pendant d a qu'ilsséjournaient Bénarès. qu'ils deviendront Bouddhas à leur tour (3). qui n'est autre que le Tathagata (1). 133dola traduction eM. plusieurs chapitres qui sont consacrésaux prédictions du Bouddha. vt. Cesprédictions ne sont pas compromettantes. 236et suiv. Il en fait autant pour l'un de ses auditeurs moins Illustre que les quatre autres.ibid. (2) /<!em. Poûrna. . du . ch. qui avait jadis abandonné une immense fortune pour suivre le Bouddha(5). 89. p. Il leur désignele nom sous lequel ils renattront dans l'univers dont il seront les sauveurs. v. dans le ~o<Ms la bonneloi. Le Bouddha prédit à quatre de ses auditeurs. comme on peut le croire. etc. de ceux qui écoutent Bhagavat. de bl. p. Kaçyapa et !ebtrois autres. tous arhats. deviendront Bouddhassous ie nom de Samantaprabhasa. Voirplushautsur KAçyapa. <M< (~~Idem. en prose et en vers.. Burnouf.

Burnout. 1M. les milliers de portiques.Cependant Ananda. fait de sept substancesprécieuses. etc. Burnouf. C'est la voix d'un antique Tathagata nomméPrabhoûtaratna (4).E. de drapeaux. ibid. et d'en admirer les milliers de balcons jonchés de Meurs. n'est pas donnée mais en voicide bien plus absurdes encore. de plaisir..ch. (3) Idem. p. conçoiventle même désir. 147. n. haut de cinq cents yodjanas et d'une circonférence proportionnée (5). promisepar le Lotus.t'/tttfod. deM. tout à coup apparaît un stoûpa merveilleux. (ù)/<tem. p. qui vient offrir ses hommages l (I) Lotusdela Bonneoi.ibid.M8 sera communà tous (1).ch. des cristaux des émeraudes. ils seront tous aussi des Bouddhas sous des noms et dans des univers différents(2). d'étendards. M. ou plutôt de promettre.<t~ de M. Rabouta son fils.E. de guirlandes. i30. sans parler do l'or de l'argent. de contentement. de clochettes. vnt. . p. p . aux regards de t'assemblée. ~7 t'Mt. ch. Pendant que Bhagavatdéroule ces prédictionsqui pénètrent de joie. H s'éteve en l'air et se tient suspendu dans le ciel. du Bouddh. puisque l'exposition de la Loi. <6M. qui a tout le loisir de to contempler. avec deux mille autresreligieux. i26. Une voix sort de ce stoûpa pour louer Bhagavatde l'expositionqu'il vient de faire de la Loi. 3/)9. cousin du Tathagata. p. ou mémo qui les entendent sans en profiter. des perles. d'atiégressetous ceux qui en sont l'objet. (2) Idem. et il faut que Bhag'<t prédise à chacun d'eux la destinée qui l'attend. sortant du sol au milieu de l'assemblée. Voilà déjà bien des détails extravagantset tout à fait inutiles.. Voirpour les stuupM. des diamants. de satisfaction.

de myriades de hotis de Bodhisattvas pour honorer cet Illustre vIsiteur.t09 au Bouddha. 128.i et tous les deux se tiennent dans les airs. vm. La tante du Bouddha. Burnout. ~M. i)6J. p. Je sens vraiment un grand embarras à exposer toutes ()) to<tMde la bonneloi. ch.Le Bouddha se rend à cette prière. assis sur son siége. les jambes croisées. XM. ot ayant lesmembres desséchés. de M. t63. et comme plongé dans la méditation.p. il est dit formelledanslesuniversdes Boudment qu'iln'y aura plus de femmes ohos.p. un Bouddhasaton son désir. X).sans que son corps eût diminué de volume. et c'est pour inviter le c Bouddha. et ch.. roi dos Nagas. li sort cependant de son extase. ch. et cette foisc'est à des femmes qu'elles s'adressent. les femmes changeront de sexe et si la légende ne le dit pas pour celles-ci elle l'annonce formellement pour la Site de Sagara. Dans Lotus de la bonne loi.Après avoir réuni des centaines de mille de millions. parlant à l'assemblée qui s'est élevée commeeux dans l'espace par la puissancesurnaturelle de Bhagavat(1). Il est probable que pour remplir cette missionsurhumaine.E. la p (3) Idem. et prendre sa part de l'enseignement. Yaeodhara. . jouira du mémobonheur. qui. Mahapradjapat! la Gotamide deviendra elle aussi. <61et i62. qu'il accable d'éloges. et les milliersde religieusesqui les suivent deviendront des interprètes de la Loi. se transforme en homme pour devenir un Bodhisattva en récompensede sa piété (2). Puis les prédictions recommencent. pleine de sagessedès l'Age do huit ans. a venir s'asseoira oté de lui dans !e stoupa. le Bouddha avec l'index de sa maindroite sépare le stoupapar ie milieu et t'on y voit le TathAgataPrabhoûtaratna. . la mère de Rabouta.

Le maître les remercie. d'exposerla Loi à sa place. Leur langue sortit de leur bouche. deM. on nombre égal à celui des atomes contenus dans mille univers. et lui promettent. dans le style des Bouddhistes. quand il sera entré dans le Nlrvâna complet.28<).et je voudrais les épargner au lecteur. Des centainesdo mille de myriades de kotisde bodhisattvas. its ramènent à eux leur tangue et font entendre en même temps le bruit qu'on produit en chassant avec force la voix do la gorge. qui sont toujours assissur le trône de leur stoùpa. ch.tiOces absurdités. Ils adorent. intitulé Effet de la ptMMOHce <tM'<M<Mr<~a du JM~yato. qui ont aussi peu de grâce que de raison. p..p. la (1) Zo«M<<e bonneloi. dépasse tout ce qu'on peut trouver dans les Soûtras bouddhiques en niaiserie et en grossièrestupidité. C'est dans le chapitre xx du to<M de la tonne loi. Ils s'en échappa en même temps plusieurs centaines de myriades de kotis de rayons. Puisle bienheureux Çakyamouniet le bienheureuxPrabhoùtoratna. iis tirent leur langue commeeux et its opèrent « cetenet de leur puissance surnaturelle a pendant cent mille années complètes. les mainsjointes. si je ne tenais à lui donner une idée fidèle de ces monuments vénérés par tant de peuples. sont sortis des fentes de la terre. Maispour en nnir.<6M. le Bouddha qui vient de les réunir. se mirent à sourire ensemble. . et celui qui s'entend quand on fait craquer ses doigts. Burno"t. je dois faire une dernière citation qui. tout étranges et monstrueux qu'Hssont. xo. (2) ~em. et atteignit jusqu'au monde de Brahma (2). après qu'un rayon de lumière est parti du milieu des sourcils de Bhagavat (1). Je crois.A la finde ces cent mille années.E. 93&. Les Tathagatas Innombrables dont les deux personnages sont entourés les imitent.

282. et qui appartiennent plus particulièrementaKNépat (i) tohMde la bonne loi.des motssanssuiteet dcsa))ttëra))ons. Bha<!avat confie le dépôt de la Loi à t'Assemblée qui vient d'en écouter l'explication. Mais heureusement la tâche.et tous deux représentent assez exactement. on comp~. quoi qu'a des degrés divers. Burnoufa donné formulesn sanscrit.. ainsi qu'on a pu s'en convaincre. je renoncerais à poursuivre. &37etù)8. Le reste du to<<M dela bonneloi ne mérite pas une analyse particulière. E. source de croyances déplorablespour des peuplessans nombre. de M. <6M. Enfin. et nous trouverons plus tard dans l'exposition de la morale bouddhique des compensationsà tant do sottiseet de dégoût.p. M).o«M ta de donnelui. et congédie ses auditeurs ravis de l'avoir entendu (2). était nécessaire.tdra mieux aussi les erreurs bien autrement graves qu'a commisesle Bouddhismedans sa métaphysique. la classe des soûtras bouddhiquesqu'on appelle de Grand Dévf'oppement. Barnouf. Le J!. Le chapitre xxt et les suivantssont consacrés à peu près exclusivementà énumérer les avantages que doit procurer aux fidèlesla lecture deeosoûtra. . eo a ces e sont pour la plupart. M. h.Jtt – Vraiment la plume me tombe des mains et si je ne me disais que ces niaiseries misérables sont dans un livre canonique. xxv)). p. est fort inférieur au ZoH~aoMMra.E. c (2) /(!fm. commeon a pu le voir. tout fastidi' m'it a été parfois. au vingt-septième chapitre. n'est pas toujours aussi ingrate. ch.et on lour promet entre autres des formules magiquesqui les préserveront de tout danger (1). En voyant les al i Ions des livres qu'on répute pour inspirés. J'en ai fini avec l'analyse des deux so&trasque je vouJais faire connaître Ce travail.

pour la plupart.proseet stances. Los soùtras simples sont en généra! oxempts de ces extravagances et bien qu'on y puisse trouver une diffusioninsupportableet des rêveriesfnrt ridioules. soufras.B. Burnouf 70et <'M<fo<)-e < J'MhfO<:<tet<o<t<t du Bouddhisme t)f}t'en. i cettedis.. . as soufrassimples.Quand y a par hasarddosversdans ce les soufras simples. ce qui que répéter.m8ma (ZotMde la :onn«toi. sansnomd'auteuret sans d que deticatdediscerner esnuances tesBoudil estextrêmement dhisteseux momcs se sont hien gardé do fixer.p. a mitiMS commençait s'otterer soust'amasdes superstitionset s dont des commentaires ellesétaient l'objet. et plus rapproches de la prédication même fis gardent la trace do la réalité. et voici étudeattentive sagace. tes différences de a E. 7i8). Mais. da M. i d mémoire esCdetes M.c'est &eux qu'il fautdemanderla tradition Lessouet exactede l'histoire de la doctrinedo Çf~yamouni. pour de la bouchemémo du Bouddha par desauditeursdont le est témoignage irrécusable i" ie soufrasimple est en prose est le soufradéveloppé en proseet en vers. mahnyauasoufras) tras d~te)oppës(mahaMipoutiya p déjà sontvenuspluslard.!p. antérieurs. Au surce pointspécial. Burnouf reconnuesenlroces deux classes soufras. de mieuxgraver dans la qui. elle tinetionosttrès-importante. Ils sont du Bouddha. d (I) Voirladissertation e M. tes versne faisant de bonneloi. 2' ta languedes deux classes soufrasest L différente. tout en la faussant.met au Nord. dateprëeisf. outsacrésqu'ib peuvent tre. MMaucun doute.tes unset tesautres. Après una q principales ue M. suiv. esten généralaussi tros-difut ê c ciie! et comme esmonuments. sont. qui remon.E. sonten san. fonth Çahyamouni de Burnout. premiersétant.qui avoirétérecueillis passentd'ailleurs. commedans le ZohM ta it vientd'être dit en prose. avaientpour objet et certainspréceptesmportants. oties soufrasdé'eioppës entre lessoûtrassimples Ladistinction Los estdo la plushauteimportance. et lorsque le sensdes croyances ti. ne sont quodes stances fort courtes. sans doute.on n'y trouve point de ces monstruositésrévoltantes (1).

' il n'y a pasdanslos sootrassimplesde formulesmagiques. dttBouddh. 8 . os: n il d toujoursM)egu6 ans ioTouchita. d'ailC'est leurs danslessoûtras simples et peu prèsexclusivement dans les légendes(ovadanas) qu'il faut chercherles défaitshistoria ques sur la société brahmanique..peu correctmaisuniforme dans les soufras l développés. elontoute des et s S apparence. scrit ordinaire. essoûtras développés donnenten gônôL no rat aucun renseignement i'histoiro puisseprofiter. sont en général beaucoup moins déraisonnablesque ceux du Kepât et c'est là une prouve certaine do leur antiquité (1). en attendantqu'il descende dans !o mondaaprès quo!o Bouddha n sera sorti: 6°it n'est o dansles soufrassimples o ces bodhisaftvasn nompasquestion d e bre innni. d développés.p&iies pracrifes. E. andisqu'ily on a sou. ~90et 63~.cottepartiedesiivroscanoniques été rédigée a hors do t'Indben deçà do l'Indus ou au Kaehemiro) " tes soufras 3 simplessont beaucoupplusconcisque tes soufrasdéveloppés. Burnoufdans q les appendices ~o<M< bonneloi. o d p On peut se convaincre t'exactitude e cetteassertion do d (<) onlisanttessoûtrassinghatais u'à donnés M. es verssonton un sanscritbarbaroo!)so trouvant confondues formes anscrites.E. t ventdansles soufrasdéveloppéslotrod. <) t'AM. commetes appoitantlesBouddhistes ux mémos. ( ind. pages du dota ~~9.M. dola page 99 e la page126). u mitteude laquelle et nah vitle réformateur.Ils no dont sontque desoeuvres 'imaginationù la réalitén'apparaît lus. ~jamais un bodhtsattva'y paraitcOté doÇakyamouni. qui tiennenttant de place dans)ocadredes soufras L'invention decesbodhisattvas ola contemplation. It faut ajouter pour être juste.n'appartient e 6 pas auxpremiers tempsdu Bouddhisme.~3– contraire. que les soufras du Sud. Burnout ttache to a & d plus d'importance la cinquièmeocesdMerences. les soûtras singhalais. la réatitoa disparu presque entièrement dans les soûtras développés pour faire place aux inventions d'une imagination déréglée qui touche à t'insanie.

Burnouf.jo veux. une immortalitéque tes dieux mêmes no peuvent atteindre. H vient do la racine Boudh. au ttoude « !<tsolitaire ÇahyM Voir!o Zo<u< <te f<onnoloi.o nom de Bouddha.(tt'At~otre<~J?OH~A.Ils peuvent se diviser en deux classes. donner t'expUoaHon principaux nomspar lesquels nous avonsvu désigner la réformateur. si on le compare au ro!o Immensejoué par celui qui t'a reçu ou qui l'a pris. C'est une simp)o qualité ajoutée ou substituée au nom sous lequel !o prince de Kapiiavastouétait connu dans le monde (3). Les noms !aïquos nous sont connusi celui que le jeuneprince reçoit do son père au moment de sa naissance est Siddhartha. Uno (autjamats l'omÇ ptoyer pour désigner personnoUement ahyamount. pris commenom (3) jf~m.et . Ç (t) Onrappe!)oa"ssi assezeou<ant atyaBinha !oliondes '). t. le plus cotebro do tous parce qu'on en a tiré celui d'uno religion no signino pas autre ehosoquo le savant. c)'. de M.E. Ce titre est assez modeste. t. comme nous le savons. Mhf. et de ÇramanaGaoutama. on note. selon qu'ils sont tatqucs ou rellgloux.L'usage du mot Bouddha e propre estune faute qui est commise ncore trea'souvcnt. i)s sont très-nombreux et tous ont do l'importance au point de vue du dogme et do la doctrine philosophique. stances93 et 08. t'ec)a<r6 (2). 71. connaitre. mais Il montre en mémo temps la haute idée quo le génie tndion a'est faite do la science. des pour la compléter.U4Avantdo quitter la légende do Çakyamouni. sans y joindre l'article et sans dire le Bouddha. <b ~)J-. des Ç~yas n. avec dcspouvolrs plus que divins. (2) 7nfro~. qui selon lui est seule capable de sauver l'homme et de lui assurer. Comme Jo mot do Bouddhan'est pas un nom propre. On se rappelle aussi ce quo signifient les doux noms do Çâkyamouni (1).

E. <!M ~f. 76 et 76. Il faut pour le mériter dans toute sa valeur.of IhoMfat. ind. de M.signine « Celui qui est allé comme ses prédécesseurs. ou le fortuné 0. qu'on no peut guère rendre que par a to bienheureux. ou te Bienvenu. M. 77. p. <0t. d i'h~t.p. t'importanco. p. Rite atteste simplementque dans la croyancebouddhiqueÇahyamouniest venu pour sauver to monde et faire le bonheur des créatures (2). Il t'est à peu presexetusivemont au Bouddha. et dont it ne fait qu'imiter les exemptes(1). 3M. (3) yftem. ~tMareAt.ZottM . la missionde Çakyamounise rattache à celle de tous les sages qui l'ont devancé.<1S Tathogata. l'un des titres les plus élevés qu'on donne au Bouddha. XX. i08.~ntrod. < FoM<Mt.t. do t'~cad. à colle do Tathugata i mais on voit que )o sons historique et philosophique on est moins profond. <fMM<encM ~afn(-jP~fM6oMf(/. ~o(. on note: Foe ~OHS p. CsonMdo KOros. (t«J?ou~<!A. (1) /t)tro(<. Bhagavat. MA.~fa~<ScaMa. soc. avoir accomplienvers los créatures tous les actes d'un dévouementsansbornes) et commec'est précisément qu'on fera bien de corriger aujourd'huiqu'on en peut sonur. t. <t8~. celui qui a parcouru sa carrière religieuse de la mêmemanière que lesBouddhasantérieurs. of ~ensrat. M. p. ou bien à t'être qui sans être encore Bouddhaest sur le point de le devenir.7oMn). M. vf de I.Turnour.p. p.ntfod-. sous le rapport do l'étymologie. ) t'A~t. i (2) E. série.Schmidt. p. Bornent. est io nom le plus ordinaire du Bouddha dans les soûtras du Népal. Hodgson. et qu'il paraît s'être donné tui-mome. ~m. fn(! (teta tonHeto<. Sougata. » Par ce titre. est uno épithète semblable. Burnouf. C'était un titre assezfréquemmentappliqué aux grands personnages dans la langue du Brahmanisme(3) mais dans cotte des Bouddhistes. M).

Il ne to devient enfin qu'après avoir ict-bas montré. dans l'un des cieux qui s'élèvent au-dessusde ta terre. (H'AM.ne– par une telle abnégation que le Bouddha devient ce qu'it est.E. p. ~:d. u'pnrtio. Burnouf. pour acquérir etto intelligence suprême. même après qu'My est descendu. attendre l'instant do son apparition dans le monde.. !e titre de Bhagavatne convient réellement qu'a lui. 7t. et M. il va. 7om'noto/t~<t~a(.t) parqua la motde Bhagavat.Il faut. pour obtenir l'état de Bouddhaparfaitomont accompli. par ta pratique do toutes tes vertus. qu'il est digne d'instruire les créatures Foxm.otquieBt un édit du roi Piyadasi. d'un Bouddha (3).i aussi d'ordinaire. il signifie « celui qui a l'essencede la Bodhi ou de l'intelligence suprême. . Appendice x.Grammaticalement. Le non de Bodhisattva présente dos nuances un peu plus compliquées. et n'est pas encore Bouddha. soc. st fort anciendans la langue des Bouddhistes u e d nord. c'est pour lui qu'il est réservé(i). 7<0. en outre.cn<840. de M E. par M.A t'A<«. p.Quand Il a su la gagner.Pour )aBodh).<rM p. qu'il gagne la faveur d'un ou do plusieurs des ancIensBouddhas. Burnoul. t. tX.le capitaine Burt.F. par les austérités. (ht~ott~A. it faut avoir victorieusementsubi tes plus rudes et les plus longues épreuves. Maisla volonté la plus énergique et la plus constante no sufflt pas il elle seule la vertu ellemémo est impuissante pour que t'etre arrive à ce degré supérieur do sainteté.On est mûr alors comme on dit en stylo bouddhique. Burnouf. en note. par la science et l'étude. it reste toujours bodhisattva. 616. 67. V o/ ~en~at. Mais. dans une multitude d'existences successives. <00.Yo)rp)M haut. oir piushau). 22. ta v (9) ~nffcd.appliqué au Bouddha. ~)< de M.découde d~!t verto. Or. (t) 7nffa(f.Zo~ <fa bonneloi. caronla trouvo dans rinseripUon Bhabra. p. p. p.

met de sauver l'univers dans lequel il a paru. C'està ces conditionsseulementque ie bodhisattvadevientBouddha. On se rappelle que c'est là justement toute la série dos progrès successifs que nous avons trouvés dans le JM~at~at'a. D'abord nous avons vu le Bodhisattvadans to clol Touchita, séjour de la joie. La Hs'entretient, avant do s'incarner dans le sein d'une fomme, avec les dieux qui le servent et auxquels ii enseigne la toi. Puis nous t'avons retrouvé à Bodhimanda se soumettant durant six longues années aux mortifications les plus oiïrayantos. C'est ainsi que. de degrés en degrés. après avoir pénétré, par la méditationia plusprofonde. la verUùet les ioisdes choses. it devient Bouddhasous l'arbre appelé le Tarayana (1). Jusqu'à ce moment suprême. Siddhartha n'a été que bodhisattva, o'cst-a-diro, en qusiquo sorte, aspirant Bouddha. Si, durant le reste do son existence, et même après qu'il est devenu Bouddha, on l'appelle encore bodhisattva, c'est par une espèce de Hconco orthodoxe. La missiondu Bouddha n'est vraiment complète, elle n'est achevée que quand entred6B))itivemont danste Nirvana. Il et l'on peut jusqu'à co momentlui conserverune dénomination qui ne lui convient plus parfaitement. Mais. une fois que le Bouddhaest entré dans le Nirvana, to titre do bodhisattvano doit plus lui être applique car i) y a longtemps qu'il l'a dépasse. Souvent on joint au mot do bodhisattvacelui do mahasattva, qui signifie a celui qui a la grande essence, a ou (i) VoirphMhaut.p.68; /t)«-o(!.<t~of.<!)t FoM<HA. ~)(<. do M.E. BunMuf, . <40.La Bodhisattva doitencorefouruir p une existence,tandisque !o Bouddhaest désormaisoustfaith s ta toi do )a transmigrationmats, comme10Bodhisattvast e un futur Bouddha,il no peut nxistordans !o m0)))0 monde 'n) Bodhisattvnt unBouddhe. u

~8. ·
bien a grand être, grande créature (1). » Cette seconde épithète affaibliraitplutôt le sens de la première, quand on songe à tout ce que renferme l'idée de la Bodhi pour les croyants. On peut voir du reste dans !e Lotus de la bonne au chapitre Intitulé La Position commode, et loi, dans !e Pradjna pAramita, toutes tes conditionsque doit remplir un bodhisattva mahasattvo (2). Un dernier nom qu'on donne quelquefois au Bouddha, et qui est moins éieve que tous ceux qui précèdent, est celui d'arhat ou de vénérable que prennent aussi les religieuxdu degré supérieur(3). Mais. quand il s'applique au Bouddha, on le oompieteotonio relève en disant: a Le vénérable du mondea ou « le véneraModu siëoie M, autant du moins qu'on en peut juger d'après la traduction chinoise (4). Les Bouddhistes no se sont pas contentésde faire du Bouddha un idéal de vertu, de science, de sainteté, do pouvoirs surnaturets its en ont fait aussi un ideat do beauté physique; et la m6me tournure d'imagination qui a produit les développements extravagants des grands Soûtras, s'est exercéeavec autant de diimsionet de pue. rilité dans le portrait du Tathagata. Il est assezprobable / <) tt) M.E. Burnouf,n<)-o~. fhiat. du ~o)«fdA. p. ù65, ind., en note. de d (2) Z.o«M la tonne <o<, a M.E. Bm-aouf, xm, p. <67 oh. et suiv.,et dans la PfadjnA paramtta, ch. t", /n<fo< d <*Af«. du .Cot«MA. deM. E.Burnouf,p. M6 et suit. Les détails <n(! danslesquelsentrentia Lotuset la Pradjnasontdes pluscon. fus etdes plus obscurs. ( FoofMt.ind., doM.E. Burnouf, . 80 (3)Introd. (; !'M)<. fM p et 29&,et ZohM la bonnetôt, p. 287et 292. do (4) ~bc ~otteAt, de M. A. Bomusat, p. 68,i0t et ti3. N<<tof)'e(te<at)f<)<fWo))c)) rAMny, do M. StanislasJutien, p. i2! i68 et passim.

nu–
que, de même que la légende renferme quelques faits rée!s et historiques, de mêmele portrait du Bouddhadoit avoir conservéquelques-unes des particularités de la physionomie personnelle de Siddhartha (i). Mais)! est bien difficileencore ici de faire le discernement du vrai et du faux. Danslestrente-deux signescaractéristiquesdu grand hommeet dans les quatre-vingts marques secondaires, ii y a des impossibilitésnaturelles, ou plutôt des exagérations qui vont jusqu'à l'impossible.Toutefois, il ne faut pas négliger ces défaits car i)s attestent quel était dans ces tempsreçûtesle goût deces peuples. et Ilssont comme une parUedo leur esthétique, sans parler des renseignements qu'ils peuvent fournir a l'ethnographie. Cette nomenclature exacte des trente-doux signeset dos quatrevingts marques secondairesremonte aux premiers siècles du Bouddhisme, puisqu'elle se trouve déjà dans le Lali<(tUMtora elle a do plus une valeur égaie chezlesBoud. (2) dhistes du sud et chezles Bouddhistesdu nord. C'estdonc une partie importante, quoique tout extérieure, des croyancesbouddhiques t'en a voulu en faire en quelque sorte un signalement,que peuvent vériner les intelligences les plus vulgairesavant de donnerleur foi. M. E. Burnoufa consacré&cette étude un dos appendices les plus considérablesdu ~o<<M la bonno tt a M. pris la peined'étudier et de comparer sept listes différentes a ce assex (i) M.E. Burnouf discuté pointde vue, qui semble n probable,Lotus~ata !~nKe p. 619, Appendice "vm. to<, (2) ~« <c~ fotpa, de M. Ed. Foucaux,t. H,p. i07 et suiv.M. AbelRémusata renversé do pour jamaisl'hypothèse WilliamsJones, qui avaitvoulufaireun nègre deStddMrtha, io parceque ses images représententavecdos cheveux frises. Vnirtomémoirepécial urlessignes s s d'unBoudcaractéristiques dha, ~Man~M asiatiqucs, 1.1, p. iOi e)i(!8.

MOdonnées par des ouvrages Népalaiset Singhalais d'abord celle du faH«!CM<<n-a; cette du vocabulairepentapuis glotte de M. AbelRémusat (1) une troisième, cette qu'a empruntée M. Hodgson au Dharma sangraha, terminologie religieuse et philosophiquedes Bouddhistes du Népai (2) une quatrième et une cinquième puisées à un ouvrage spécialsur ce sujet, le Lakkhanaoutta de Ceylan, s qui se trouve dans le recueil intitu!é Dfghanikaya enfin, une sixième et une septième, toutes deux singhalaises aussi, tirées l'une du Mahâpradhânasoutta, qui fait partie du même recueil, et l'autre du Dharma pradtpika, ouvrage moitié singhalais moitié pâli (3). Je ne veux pas énumérer un à un les trente-deux signes. ni encore moins les quatre-vingts marques secondaires je n'en citerai que les plus remarquables. Le premiersigne est une protubérance du crâne sur le sommet de la tête. Rien n'empêche de croire que cette singularité de conformation n'ait appartenu à Siddhartha. Le second signe c'est d'avoir des cheveux boucléstournant vers la droite d'un noir foncéet à reuets changeants.La cheveluretournée vers la droite rappelle sansdoute l'actedu jeune prince coupant ses cheveux avec son glaive; et les boucles (1) AbelRémusat,~<Mt~eoa~at~HM, t. p. 164. (2) M.Hodgson,./owM. f theroy. <Mtfj<. o societyof Great t. Britain, p. 31/),et 7o«~. asiot. Me. of Bengal, t. V, p.91. (3) M. E. Burnouf,Lotus ~e <ft6o!tne:o<, 667, Appenp. dicen<' nt. Cesseptlistesnediffèrent n général ntreellesque v e e par l'ordred'énumération, selontouteapparence,ellesdéet, riventd'un seul et mêmeoriginal.Il y a cependantquelques caractèresque ne contient pas IeZoM(<MM/<!Mt, et qu'ont les autreslistes.Voir!otableau doM.E. Burnouf,Lotus comparatif de la bonneloi, p. b77 Mi.

12técourtées, que l'on avait prises à tort pour celles d'un nègre, confirmentcette tradition, qui vivait encore chez les Bouddhistesde Ceylanquand le colonel Mackensie les visitaiten 1797 (1). Ce second signe est tout aussi vraisemblable que le premier. Le troisième, qui est un front large et uni. ne l'est pas moins. Le quatrième. au contraire, semble bien de pure invention c'est la fameusetouffede poils, oùrna, naissantentre les sourcils, et qui doit être blanche comme de la neige ou de l'argent. Suivent deux signes qui se rapportent aux yeux. Le Bouddhadoit avoir des cils commeceux dela génisse, et i'œi!d'un noir foncé. Les dents doivent être au nombre de quarante, égaies, serrées et parfaitement blanches. La description passe ensuite à la voix, qui doit être celle de Brahma à la langue, à la mâchoire, aux épaules, aux bras, qui doivent descendrejusqu'aux genoux, beauté que nous comprenons peu, mais que les poèmes indiens ne manquent jamais de donner à leurs héros (2) puis à la taiiio, aux poils, qui doiventêtre tous séparés et tournés vers la droite à leur extrémité supérieure puis aox parties les plus secrètes du corps de là aux jambes, aux doigts, aux C ~ (i) M.le colonel . Mackensie, «a~c R6searchs,t. VI, p. 453, éd. de Londres,in-4". commeuns (2) Cetteformeparticulièredesbrasest célébrée beautédes hérosdans le Mahâbh&rata dans le R&mayana et M. E. Burnouf,Lotus~eta bonne p. 618.Auxcitationsque toi, fait M.E. Burnouf on peutjoindrela Bhagavad gu!t&, I, lect. sloka18, qui donnede grandsbras » à l'un des hérosque nommeArdjouna. ans!o 7!<Ma, 3' ashtaka, lecture 8, D e hymneù (p. 363de l'édit.de M.Max. uUer, t p. 2M, t. H, M dola traductiondo M. Langtois), !c divinSavitriest appelé Ildieuauxlongsbras.»

une pour le nez six pour les yeux cinq pour les sourcils. (3) M. E. qui. de Siam..d'aprèsto Dharma pradtpika e singhalois t lesdescriptions diversvoyageurs. c'est d'avoir sous la plante dos pieds une figure de roue. le pied bienheureux dont l'une des traces tes plus cetèbresse trouve sur le pic d'Adamà Ceylan. de M. Quelques-unes ont donné naissance des superstitions qui tiennent une grande place dans te Bouddhisme. et enBn aux pieds.-t22– mains. et bien posés. tt y en a trois pour les ongles. doivent être parfaitement droits. Burcouf. 646. de Cettesuperstitiondu Çr!pada estassezanciennedansle Bouddhismp. en autv< de pariodojh. entre autres signes. mais ii ne faudrait pas non plus les négliger entièrement. Burnoat. du Népa). . et outre le coup de pied saillant. etc. etc. Burnouf.Ainsi. cinq pour la démarche. (t) Lotu8 de bonneloi. trois pour les doigts.p. de M. 623et suiv.Lotus de la bonneoi p. Delà les Bouddhistes deCeyian. p. E. ont cru retrouver en divers lièux l'empreinte du pied du Bouddha (2) c'est le fameux Prabhât ou ÇrtpMa.. le trente et unième signe du grand homme. trois pour les dents canines. neuf pour les cheveux.E. trois pour tes joues. et où la superstition singhataise croit reconnaître Jusqu'àsoixante-cinqfigures dobon augure(5). cinq ponr les lignes de la main dix pour tes membres en général. n Appendice°vm. du Laos. tteto (8) Zo<<M toHnetot. ïi ne faut pas attacher à toutes ces minuties plus d'importance qu'il ne convient.. du Birman. siecio notreère. etc. Les quatre-vingts marquessecondairesne fontqu'ajouter des caractères moins saillants aux trente-deux qui précèdent (1).Le Mahavan~a. l a énuméréet discutéces soixante-cinq ugures. 683et suiv.

Nous allons les retrouver dans sa morale et sa métaphysique. une pureté morale presque accomplie avec uno métaphysique profondement incomplète et fausse. une grandeur d'amo peu commune. 832et 3Mt. Hiouen A Thsangvitun p dansles royaumes nordde du très-grandnombre d'empreintes l'Inde. Le roi Açokaavaitfait construire dans tousteslieuxquipassaient ouravoirconservé des stoûpas p la tracedes pas du Bouddha. p. De l'autre part.207. .Stanislas ulien J p. xxxvM. ù5 et 63. Histoire de la viedWotMKyAMn~.et dans divers royaumesde t'tndo occidentale. de M. à la fois sur la vie réelle de Çâkyamouniet sur sa tégendo pour qu'on pût voir nettement les deux cû~ésdu génie bouddhique. Fa hianvit uno dans!o royaumed'0udy&et deuxautres Ceytan. ch. . Tottossont les deux faces les plus générâtes du Bouddhisme. dans celuide Kapitha. une superstition qui ne recule devantaucune extravagance. 7.dansceluidu Magadha près de Radjagriha. t. de M. uvuesiècle. empreinte Foe~otM/H. et ch. de très-nobtes sentiments avec des erreurs déplorables le salut du genre humain cherché avec une égale ardeur et la plus louable sincérité des chutes désastreuses. Abel Rémusat. et qui ne se rachète que par une admiration enthousiaste pour la vertu et pour la science. une charité sans bornes. trad. de M. 1H.-12X J'ai tenu à entrer dans tous ces détails. Turnour au v siècle.ch.210. des deux côtés. i38. D'une part. p. vm. etc. trop juste position d'un orgueil qui ne s'est point connu et d'un aveuglement que rien ne peut éclairer. une vie héroïque qui ne se dément pas un seul moment.

Chargé par la mission qu'il s'était donnée. on aurait tort d'exiger de lui un systèmeméthodique et régulier. dhisma.Laleclurodes soufrasest presqueinsoutenable.meme n'a que fort imparfaitement appliquées.mais que n'auraient point comprisessesnombreux auditeurs. et qu'it n'ait jamais prétendu être autre chose. .12i.lui est complètement étranger. de t'habitaté des moyens dont il use pour (1) M. p. Voir i'7H(fo~<e</oM <!<o~ <ft<ot«M/)~Mto F indien. de sauver le genre humain et les créatures.Il a plutôt prêché toute sa vie. qui n'apportaient aux discours du réformateur que leur enthousiasme de néophytes et la sincérité d'une foi aveugle. c'cst-a-dire !e plus simplepossibleet !e plus vu)gairo(l). est resté a peu près inconnudu Boud. DELAMORALE BOUDDHIQUE.quoique les légendes nous le représentent toujours entouré do ses disciples. A vrai dire. dans le Ao««<~ la tonne loi. Desprocédésrigoureuxet scientifiquesauraient échoué auprès de ces esprits peu cultivés. Bien que Çakyamounisoit un philosophe. IV. sous toutes sas formes. et l'ort du 9ty!e. il n'a point enseigné.en particulier. ou mieux encore les êtres et t'unh qrs entier. et que le génie brahmanique tui. et en s'adressant à la foule il n'a pas du employer tes formessévèresque la sciencedemande. L'art. et qu'il eût étudié longtemps aux écoles des Brahmanes. E Burnoufa remarqué avec sa sagacitéordinaire nécessairedu Bouddhismexpliquaitson que cette condition e inférioritélittéraire b t'ëgard du Brahmanisme. Le Bouddhase vante. <M. l'ascète devait prendre un langage acces~Moà tous.

et l'on . 96 et 156. Tur. XX. D ce serait643. et ce furent ses principaux adhérents qui. 2<)7. tout à l'heure. Stanislasulien p. Abel Rémusat. p.qui a consacrétrois longschopitreseux trois concilesqu'il appelle dharnmsagdoM. p. 3i9. le second. . quoique toutes-puissantessur l'esprit de ses adeptes. se réduisent à l'ardeur de la convictionpersonnelle qui l'anime. est consacréh exposer dans i'emploides moyens. tous les peuples soumisau Bouddhisme(2).ch. note de b1. Le Bouddha lui-même n'avait rien écrit. Voiraussii'JM«. réunis en concileaussitôt après sa mort.!o récit officiel. Deux autres conciles. aprèsle premier. KlaM proth. Ainsiles idées du Bouddha.note de M. et ioAfoMcoxMsingholais. Ce travail de rédaction suo(i) Toutun chapitredu AohMde la bonneloi.t. quoique très-arretéosdans son propre esprit. dates dos trois conciles et 309avanti'ero chrétienne.p. en les traduisant.~<ot. Assemblées Loi (Mahavansa G. ~MMfchM. i'Habiioté dola page i9 a la page 38. et que les reçurent. dînèrentsur plusieurs très-importants.d'accord faits D'après essentiels. seraient6M. xxxvt. (2) Lesdeuxsourcesprincipalespour l'histoire encoreinsont ie Doulva tibétain. rédigèrent définitivement les écritures canoniquestelles que nousles avons. dela ga!t!s. d'aprèsles Singhatais. allait devenir un dogme. Turnour.de surlespoints la pageil h la pageù2). nour a publio.Landresso. M3 et IM. au fond. de M. ont été peu précises dans la forme. Lesdeuxrécits.dontCsoma de complète ces conciles de KOros donnél'analyse. et le Foe Aowc ICide M. et ch. et au besoinde croire non moinsvifdont ceux qui i'éooutent sontanimés commetut.de la vied'~eMen J y~M~. M3 et les le Maha~ansa. fixèrent dans tessoûtras les paroles du maitre et la doctrine qui. 'aprèsles Népalais lesTibétains.!ao – convertir et toucher les êtres (i) mais ces moyens. &i a 9t et 297. xxv.

écritures canoniques en trois grandes classes.et par suite.io Livre du texte. Elles sont en général très-claireset très-pratiques. et i'/ofrod.126 cessivoétait fini deux siècles au moins avant nchc ère. partagea les griha.p. gniBo discours que axiomes. se réserva la métaphysique (1). 0 les Trois. que ne changèrent point tes rédactions subséquentes les Soutras ou discoursdu Bouddha. le Vinaya ou la discipline. sont considérésavec toute raison par les Bouddhistesdu nord commeles textes fondamentaux (2).. qu'on nommeaussi Bouddha vatchana. doM. Journal do fa Me<<M dM oofaM~Me Fen~tc. le Vinaya. tes théories do Çakyamounidoiventêtre en morale et surtout en métaphysique peu nombreuses et fort simples. 6t9 et suiv. tt no faut pas confondrees p. Vt. d«~OMMn. et Kaçyapa. qui avait dirigé toutes les délibérations. ou parole du Bouddha etMoûtagrantha. 1 ëtymotogiqoementt 0mot de eoûtrano si.Ananda fut chargé do <. Burnout. C'est évidemmentaux discours qu'il a fallu puiser tout le reste. t. On sait d'ailleurs que !e premier concileréuni à Radjasous la protection d'Adjâtacattrou.i'Abhidharma compiler les Soûtras Oupaii. 86 et i(M. Voirla préface du JMNMcanM M. c'est une philosophiequi doit être bientôt une religion. 36et suiv. Par suite de ces circonstances diverses. 65. aphorismes.E. <t de t'n~t. ce qui n'exclut ni la justesse ni mtme la profondeur. <&M. (2) Idem. p. . t soufrasbouddhiquesvectes soufrasdes écoles a philosophiques du Brahmanisme. (I) Cestrois classesdes écrituresbouddhiquesormentco f 0 qu'onappelleie <f<p«o!!a.p. Turnour. En un mot. Les Soûtras. ou la métaphysique. pourraitdirele proees. G. attachésou coususonsemNe.vorbat es opérationsdu premier cond cite. ind.Corbei))es.

au PéGu. i86. qui tient encore plus étroitement aux croyances particulières du Bouddhisme. dont l'homme est atteint sous une forme ou sous une autre. doit on effet précéder toutes les autres. à Siam. Ces quatre vérités.p. t l'Appendice e spécial u'ii a consacré sublimes. Burnouf. . au Birman. 517 et < q 629. au désir. au point de vue de !a méthode. La troisième vérité sublime. la quatrième et dernière vérité.Ed.du Bouddh. tout commeau Népat et au Tibet (1). c'est i'extst'jncode la douleur. d t'Mot.Voiraussi !o/~« fcft'cft'ot p<t. bien qu'il no portopas toutes les conséquencesqu'y a vues le Bouddhisme. E. c'est le moyen d'arriver à cette cessationde la (<) Le soûtrale plus ancien o!) l'on trouvecetteénuméraantérieura))Lanta' tion des Quatrevéritésest io Mahavastou. à la faute. Voirl'lntrod. En second lieu. 390. c'est la cause do la douleur. aux Quatrevéritea de M. que le Bouddhismen'attribue qu'aux passions. et qui.127 – La première théorie qui se présente. à Ceylan. c'est celle des Quatre vérités sublimes (âryani satyani). c'est que la douleur peut cesser par le Nirvana. propre à consolerdo la triste réalité des deux autres. ce but suprême et cette récompense de tous les effortsde l'homme. de M. vistara. Enfin. quelle que soit la condition éclatante ou obscuredans laquelle il nalt ici-bas. à la Chine. et c'est comme une base inébrantabto donnée à tout l'édificedu système. tM et 892. E)te est connue do tous les Bouddhistes sans exception elle est adoptée au sud et & l'est aussi bien qu'au nord. Poucaux. C'est là un fait malheureusementIncontestable. n<<p.qui an répètet'énoncepresquedans idsmêmestermes. les voici D'abord.

(t) ~a M'ef rotpa. t. Ed. La première do ces conditions. est la vue droite. la septième est la mémoire droite. t. bouddhique d'aprèsleurvertu et leurmarite.~oea&M<s~pmM~o«e. la seconde.dansta t. ch. ce sont tes quatredegrésëtaMis dans la hiérarchie entreles reMgiau!t. c'est-à-direla foi et l'orthodoxie. 392. et dela section p. Burnouf.pagaii.a t'hommodoit remplir pour assurer sa délivranceéternelle. esBoudde L dhistesde Ceylan appellenta voiehhuit partiesd'un sent mot. A. selon !o tangage bouddhique. non entachée do péché. Il.B. de M. qui conduit dès ici-bas l'intelligenceaune quiétude. La voie ou la méthode du salut a huit parties. l !) atthaggamagga (Mhthanga.morga). p. c'est de se proposer dans tout ce qu'on fait uno fin pure et droite. i Zo<<M bonneloi. qui dissipe toutes les incertitudes et tous les doutes la troisième. sous quelque forme qu'ii se présente !a quatrième condition du salut. en d'autres termes. qui garantit te souvenir des actions passées do toute obscurité et do toute erreur et la dernière enfin. c'est le jugement droit. c'est )o langage droit. c'est la méditation droite. c'est ta voie qui conduit au Nirvana ( marga en paii magga). Chacun ces degrésest at)Miyit6 deuxautres. qui règle la conduite et h ronde honnête la cinquième. a la profession religieuse la sixième. qui a horreur du mensonge et qui le fuit toujours.pMoitquelesBouddhistes d'Ava entendentces huit parties du Margaen un autre senst suivanteu*. c'est de no demander sa subsistancequ'h une professiondroite. c'est J'application droite de l'esprit à tous les préceptes do la Loi. R~muaat.voisinedu Nirvana (1). 332 et M9. ï" des ~Man~M(Mto~jtMM M. et ce sont autant do conditionsqt. de M. XXXI.128-a douleur. o'est-adire la voracité parfaite. selon de en . FouMUt.

Ce«lui au contraire. qui cherche un refuge auprès du « Bouddha. que les personnages ui les formant sontencoredansla vota q particulièreoù its marchent. et que les Brahmanes s'enfuient en criant « Nous nous réfugions u dans la montagne nous cherchons un asile auprès des « arbres.Maisce n'est pas le ptua « sûr des asiles ce n'est pas le plus sûr des refuges.p. quand it voit. Dans sa grande tutto contre les Ttrthyas du Koçala. lorsqu'il a défait ses adversaires. a <o&'ef pa.Ed. o Bhagavat leur adresse ces paroles do dédain et d'adieu: « Beaucoup n d'hommeschassés par la crainte cherchentun asllo dans « tes montagnes et dans les bois. et leur ellesy sont expliquées assezlonguement. 9 . c'est toujours aux Quatre méritesqu'il donne la préférence sur les autres parties de son enseignement. sous t'arbroBodhi. Cetteseconde & Margame semblepostérieure l'autre. en présencedo Prasénadjit.Foucau]t.i29Les Quatre vérités sublimes sont celles que Siddhartha comprit enfinà Bodhimanda. après six ans do méditations et d'austérités. « avecl'aide do la sagesse. ce sont celles qu'il enseigna tout d'abord à ses cinq disciplesquand tt Ot tourner pour la première foisla roue de la toi à Bénarès.n. et quand it prêche sa doctrine au monda.M.téssubttmes. roi / deM. ch. de lu Loi et de l'Assemblée.t. dans les ermitageset « auprès des arbres consacrés. Parmiles centhuit portesde la loi qu'énumero ZaMtaoftle tara. des murs et dos ermitages. les huit partiesdu MargatienHont place. serait peut. et elle est moinsconformea l'esprit générât du Bouddhisme. ou qu'ils ont atteintte but du voyage mantefod'entendrele entreprispar eux. les Quatre vét'.6)ro tt d'oilleursassez facile de concilierces doux intBrpratatioae. tv. C'est parce qu'il les a comprises qu'it est devenu Bouddha.

) Elleétait insoritoeur te piédestal Q statue mutiléedu Bouddha. Dès qu'il y est par« venu. enunostanco composéedo doux vers que tous les Bouddhistes savent pur cceur.)Aprèsluit et MM. toutt. o o ciennevillaprts doHakhra(JoMft).Sohn)idt. Eito est. la théorie dos Quatre vérités occupapresque seule io premier concile et ses travaux se bornèrent à rédiger tes soûtras qui l'exposent (2). pour l'usage des fidèles. sublime. et le chemin qui y conduit. t'A~t. soma KorOs.MO.E.p. tLasson BurC M do .etM. p. <oc.ttogdson. p. » Si l'on en croit !o tradition des Mongolset des Tibétains. dansle Divyaavadana. sep qui. salutaire.a reproduisent. <n<f. i7e<3i6. /'Ben~a<.~<<<t< t. la cause de la douleur.. e trouta gravéesur une pierreenfouiedans ta topode SarnM:. CMeMcA<a<feroft.of ~on~at. <M(t..dan9!o!t a)<of. ou la re./o ~o<Mf<t. i)).t30« qui sont: la douleur. epuisvingtans. (9) Cettestancea été connuepourla premi~rofois par la ruines d'uneandëcomerto qu'ontitM. l'anéantis« sement de la douleur. i) est délivré de toutes les douleurs (1).of tAaOf<at. XX. le plus assuré des refuges. toc. Burney. dx J?oH<<dA.S'ephenson.J.683. la « voie formée de huit parties. te premier rarvint b la dé'ihifferet h l'expliquer (7out'n. qui « menéau Nirvana celui-là connaît le plus certain dos a asites. en quoique sorte ta source et fo résumé do toute ta doctrine bouddhique on t'a réduite. uelquotemps après. d q prèsBonares et presquetoutestes statuettes u Bouddha u'on a découvertes. <at et suiv. et qui est pour eux un véritable acte de foi (3). /'(Ae d'une tV. et d res.Mcm.p. dMC. 90. dansles diversesparties de d CefutPrin l t'tnde et danslescontrées voisines. Csoma K0r09. oir/H<roV (t) Prd«Mr. de M.p. ~/o~o~. Burnouf. 166. Les religieux la répètent sanscesse. do (a).

Voici a traduction j'en donne. commeun éléphantrenvorsoune hutte do « roseaux. E. qui est sacramenteHo. Celui qui marcherasans distractiondans celle .c'estla voieou margaqui monoau Nirv&na. a un autrepointdo vue résumeaussila doctrino duBouddha. c'est )o Nirvana. mont après ettes. Burnouf. Des s t mule.A da cottestance. il faut placer un certain nombre do noufen ont successivement l compiétôl'interprétation. la cessation seos. « tentionde toutpéché.appliquez-vous toidu Bouddha.renversezParmeode la mort.que Bimbisara e envoyait n présent a Roudrayana. o/ <Ae<<at. ce sontla douleurot l'oxistoncectueno ont pourcausedesf. a domination absoluedo son proprecceur. et quolleestla ccMation e ceslois. ÏV. utes a qui pasdela doutour.c'est toTathagata ui en dit q « la cause. en modifiant n peu à mon tour.a prouvéqun )arédaction pâliodevait Ctrela plusansionno.on lesrapportait Çahyamouni tui-memo i) lesavait faitmettresousson portrait.têt est l'enseigne." nreconnaît anspeinedans O s qui ces deuxversles Quatrevérités sublimes loslois. deuxrédactions anscritesot paiies doeettofo. la cause. c'estla production do ces lois. <' ment du Bouddha. t. M.pratiqueconstante dotoutestes vertus.enfin. u que toutescolles mesprédécesseursa Detoutesles loisquiprodn f cèdentd'une cause antérieure. roi doRorouha Commencez. 6i. sortezde la &la « maison.o/ ~m~at. et immédiate.p.qui. l'enseignement 'fathadu gataet du grandÇramana. ji36):elle est reproduitefréquemment dansles so&tras Lavoici: Absainghaiais. p. on Jointsouventune on seconde. Mo. !!t. s'appuyantsur des observationsresde délicates motriquo. p.Zo<M< la bonneloi. 622et suiv. et t. Csoma a doKorost'a trouvëo la suite dela première dansles ouvragesibétains t a qu'il consuitait(Jour.15iA la suite des Quatre vérités sublimes. c'est ta grand d « Çrâmana l'a dit également. Deux » autresstancesd'uncaractère analoguo se représententplus souvent encore dans tes eeûtras b népalais.

59 et 80. etc. chants.. s'abstenir de porter aucune parure et parfumer s'abstenir d'avoir un grand )it. ne point voter.E. et Zo<'M la bonne<o<. A ces prescriptions. 79. t. après avoiréchappé la révolution de a naissances. XX. 20i M.. n la retrouve dans le F'<tt<nMAMa-~o«Mf' des Singhateis.0 (Roudr&yana M ava(!ana.E. M&. 2. Burnouf. XX.) MM. instruments do de se musique. .et qui.analysedu Doulva tibétain.132 mais préceptes moraux qui sont fort simples sans doute. Burnout. D)yotish)<a. p.Spie. 342. Durnouf t lassenont donnéla tabledes chapitres Pdtiaur dans tneft&Aa. ot. non plus que ne t'a fait aucunréformateur. moiscettequej'ai donnéepeut être regardéecomme O ptne commune. mais qui no laissent pf-tntque d'avoir de l'importance s'abstenir de repaspris hors de saison. Les cinq premiers decesprécomceptes sont ne point tuer. . s'abstenir de la vue des danses et des représentationsthéâtrales. met'ra un terme & ta douleur.p. ui n'est probablement qu'uneautrerédaction q lui.Btahn)ana riha. tM et 203.. 36. comme est Le une espècedo traité de casuiatique. ne point mentir. on en ajoute cinq autres qui sont moins graves. le vice ou lemal la moral. de p ind. surla volourdu mot ~pa. fMot du BoMfMA. ge)t'a également publiéedansson /fommaM~a.c'est défendre la gourmandise. ~rotfmo~Aa.~etXfa de est cannupar t'anatyse qu'en a donnée M. p. (~'at. ne point mettre d'adultéré. et ne point s'énivrer. du ~<-<t<(mo~(!oM«'ades Népalais.PratihâryaSoOtrae< d Avadena Çataita. p.Zo«Mde la Canne p.Csoma K<Ms. loi. M&tfM. n° Appeodtce. t. 629¡ ~ d Csoma eKoros. du e E. que le Bouddhane devait point négliger.M. d'après le Co!<ea.) p danslesdifférente (t) Leslistesde pèchesvarient beaucoup VoirM.~oMtM leur ~'Ma< <e pdM. enfin s'abstenir de recevoirde t'or ou de l'argent (t)./nh-o<f.NMMff~). Ce sont là les dix des à a discipline ta loi. Resear.

M9 et auiv.i3~ – aversionsou répugnances(véramants) ue doiventressenq tir tous les novices. on peut douter que ce soit lui qui ait divisé les règt"s morales qu'il prescrivait en deux cent cinquante-trois articles. p.yoMKa. it faut.A voir la direction toute pratique que le Jeune ascètedo Bndhimanda voulait donner à sa prédication. mais on peut croire que les autres regardent plus particulièrement les religieux. comme le veut le ~««mo~Aa-SoMM des Népalais (le Soûtra de l'affranchissement). qu'ils gardent la plus Inllexiblechasteté. parce quejo ne recherche ici que les penséesmêmesde Çakyamouni. Durnouf traduitte premierdqros M)))ta! toftMde la bonneloi.Pfattmo~tt ~ottffa népalaiset )o P<!«ma&Mo~oMf<<t Ceylan. ou (t) Outre le . en deux cent vingt-sept. un peu postérieurs ait temps du Bouddha sont moins une reproduction exacte qu'un dévetoppoment de sa doctrine. du ~otttfa. en outre. . Des ouvrages entiers. répétition précédent le Ft'cAMC-Z~oSoullaet ta M. tout curieux qu'ils sont.mais ces ouvrages. ~'oMtopfMft-. ou ptutOttous les hommes qui ont foi au Bouddha. au nord et au sud. qui ont d'ailleurs un code spécial dont je parleraiplus loin. sans aucune exception.. Les cinq premières règles surtout sont obligatoires pour tout le monde. e recueil Bingbaiais de l oppeléDigha. et je ne crois pas devoir m'y arrêter. n ~VtM~acontient quatre8outiosau moinsq<)i e traitentguère que dece sujetcapital le &hMM<Mof«. E.yo«Mole ~oMMt. On comprendque les règles même les plus générales prennent pour eux un caractère de sévérité qu'elles ne peuventpas avoir pour les simples laïques. et c'estainsi que les religieux ne doivent passeulement s'abstenir de l'adultère. ont été consacrés à la classification méthodique des péchés et des fautes 0).

Ctough. 300 et 303. soit dansla col- . p. °H. 104 et suiv. Appendice. ~o<tM<!e!<!6oMt)e!o<. anssonFoe ~oMe~t.. p et dansle dictionnairesinghalais M. Burnouf. A<'Mo<. p.ind. ne vont point à un réformateur qui veut convertir la foule. comme le veut le MttttoAMa des Singhalais(1) ou en deux cent cinquante. il lui faut des idées moins subtiles et plus frappantes. d B (3) M. 60 et suiv.) Des distinetions'sinom(Foe ~OMO breuses. de Il est fortprobable t qu'on découvfirapiusard. et parfois si peu tranchées.Abel émnsat.t.134. Maisondoit penser que c'est bien le Bouddha lui-même qui a prescrit à ses religieux et à ses religieusesles douze observancessuivantes. quiparatt avoirété traduit sur)osanscritousur le pâli. Cesanalysesminutieuses conviennentpeut-être à i'écote elles ne seraient pas écoutéesde la multitude. n (2)Id. Il est bien diittciteaussi de croire que ce soit !e Bouddha qui ait mis sur la même ligne que les cinq premiers péchés les cinq suivants dire du mal du Bouddha dire du mal de la Loi. p. religieuses ansle vocabulaireentag!otte. ~OM-M~aMay~t) en d'autres termes. dire du mal de l'Assembléedes religieux. Onretrouve cettelistedesobsersection d vances Mv. 242. H. p. sur la valeurdu mot &f:«.p. Bouddh.. a donnél'analyse Livresacrédesdouzeobservances chidu (en nois. les dix péchés mortels (2).ntrod. Abel Rémusat a fait connaltrele curieux résumé. .Eï. violer une religieuse et qui ait fait de la réunion de ces fautes très-diverses et très-inégales la liste des dix élémentsde destruction (en p&ii. M5. C/tt-E'M!-yAeou-?Tto-~H~). dont les ouvragessinghataiset chinois nous ont conservé le souvenir (3) elles sont fort du E l (1) M. commele veut l'ouvrage chinois dont M. élever une hérésie. .

La première observance. 305et suiv. c'est-à-dire les hommesd'une piété supérieure. qui intéressesi directementa discipline.MMd. s'ii est possible. mais Sidduârtna les avait pratiquées lui-même durant de longues années avant do les imposer aux autres et quand un jeune prince avait donné'cet héroïque exemple. H ne faut pas perdre de vue que ces règles ne concernent que les religieux. du FoMfHA. à l'imitation du maître (1).Voirbi. E. qui ont renoncé au monde. faits lien Pie d'HiouenThsang p. feV raient partiedu ~MM~a. Burnouf.soitdanscelle de Ceylan destraitésspéciaux ils l sur ce sujet. <<)<p. 209. le Tathâgatadut se couvrir de troisvêtements. qu'on a dû coudre de ses mains. sur les tas d'ordures et sur tes routes. . et qui doivent désormais dédaigner tous ses intérêts et toutes ses jouissances. 'est d'avoirjusqu'à pourcela sans doutequ'ilpermità sesreligieux troisde ces vêtements de haittons. dans le vase do bois qu'on pourra posséder à ceteffet. Ces haiiions doivent être couverts d'un manteau do laine jaune. StanislasJu. La nourriture sera plus simple encore. dans une nuit trèsC froide. qu'on se sera procuré par les mêmes moyens. (1) HiouenThsangnous apprendque. oirM. La seconde. La quatrième observance et l'une des p:us strictes c'est d de ne vivre que d'aumônes on ira les chercher e maison en maison. lectiondu Népal.!3o sévères. <'A!<f. c'est de ne se vêtir que de haillons ramassasdans les cimetières. c'est de n'avoir tout au plus que trois do cesmisérablesvêtements. Voilà pour le vêtement. il n'était permis à personne parmi les croyants à d~hésiter le suivre.

136 – ta cinquième lieu, on no fera qu'un sent repas par Jour; et, parla sixième observance, on se gardera do Jamaisprendre des alimentsaprès midi, mémode simples friandises. On peut voir dans une foule de So&trasque le Bouddha iui-mome, aussitôt après son révëii, sort du vibâra pour aller quêter lesaliments dont il doit vivre, et que son unique repas est toujours fait avant midi. Le reste du jour est donné à l'enseignementet à la méditation. Les règles relatives au logement ne sont pas moins rudes. On vivra dans la forêt c'est la septième observance. Tous les Soûtras nous montrent le Bouddha, et en général les religieux, quittant les boisoù ils ont passéla nuit. pour venir mendier dans la vile voisine. La huitième observance est de ne s'abriter que sous le feuillage des arbres; la neuvième, de s'asseoir le dos appuyé sur le tronc de l'arbre qu'on a choisi comme refuge. Pour dormir, il faut rester assis, et non point se coucher; c'est la dixième observance la onzième, c'est de laisser son tapis, une foisqu'on i'a étendu, sans le changer deplace (i). L'ascétismebouddhique a, commeon le voit, presque égalé l'ascétismebrahmanique, et saufles jeûnes excessifs dont le Bouddhasembteavoir condamné la pratique, le Bouddhismeest à peu près aussi sévère que la religion qu'il prétendait réformer. On doit mémo remarquer que l'habitation pleinair, semen (i) Cesrègles,qui prescrivent des blenten contradictionvecl'institution viharas,ou maisons a de refugepour tesreligieux,qui remontentcependant uxprea c mierstempsdu Bouddhisme, est facilede concilier ette optt positionapparente,en supposant ue les vMras ne devaient q servir que danslasaisondes pluies, et quele reste du tamps, l'ascèto devaitvivredansla forfit.

137 dans le Brahmanisme l'ascétisme recommandé par les sagesn'a rien d'obligatoire; la philosophie peut le conseiller mais l'orthodoxievédiqueno l'impose à personne. Au contraire, le Bouddha, tout en voulant adoucir tes habitudes brahmaniquesqu'il condamne, prescrit à ses religieux un régimeaustère dont ii leur est défendu de s'écarter sous peine do dégradation. A ces onze observancess'en ajoute une douzièmed'un tout autre genre. qui les complète et en fait très-nettement comprendre le but commun. Los religieux se rendront de temps à autre, la nuit, dans tes cimetières pour y méditer sur t'instabiiité des choseshumaines (1). U me semble qu'après ces détails on doit mieux comprendre la portée do ces noms par lesquels les Bouddhistes se désignent eux-mêmes je veux dire ceux de Bhikshou, mendiantqui ne vit que des aumônes qu'il recueille, et de Çramana, ou ascète qui dompte sessens. Le Bouddha n'avait pas dédaigné de les prendre t'un et l'autre. I! s'appelait tantôt n le grand mendiant a mah& .¡ Bhikshou; et tantôt at'ascète desGotamides.wÇramana Gaoutama. La mendicitéattestait assez qu~ le Bouddhiste avait renoncé à tout ce qui fait les convoitiseset les attachements du monde et son chaste célibat lui refusait m~meles affectionsles plus permises de la famille, en lui assurant. it est vrai, l'empire sur la plus redoutable des passionshumaines. Je ne dis pas que ce soit ainsi qu'on puisse faire des citoyensutiles à la société; mais certainement c'est ainsi qu'on peut faire des saints. la (<)J'ai mis cette observance dernière, bien qu'ettosoit Mais dansla liste du vocabulaireentaglotte: p placée la dixième en la laissantau dixièmerang, elle interromptla série des d autres qui se rapportenttoutesà l'habitation es religieux;voir <<« l'lntrod. <)t'A(o<. Bouddh.ind., do M.E. Burnouf,p. 3U.

138 Les règles relatives au vêtement méritent une attention particulière, et dans !e monde indien ce sont elles peutêtre qui formaientl'originalitéla plusfrappante desascètes bouddhiques.Les Brahmanesadmettaientla complète nudité de tours sages et ils se nommaient eux-mêmespar une expression à la fois juste et spirituelle a tes gens « vêtusde l'espace digambaras (i). Les Grecs, compagnons d'Alexandre, qui les avaient vus sur les bords de t'Indus, les avaient nommées par analogie des gymnosopMstes; et c'était, à ce qu'il semble, une mode reçue dans ta premièrecaste de vivre, même au sein des villes, dans un état de nudité que les sauvages ne supportent qu'avec peine. Ce n'est pas à dire que la société indienne se montrât indifférenteà cette impudeur, que les ascètes brahmaniques renaient sansdoute pour do la piété; et ce p n'était pas seulementles femmesd'un rang étevé. comme Soumagadha, la ntte d'Anatha-Pindika. qui étaient révoltées de ce cynisme (2) c'étaient tes courtisanes ellesmêmes, comme celle qui se moquait du mendiant Pourâna Kaçyapa, quand, de dépit d'avoir été vaincu par Bhagavat, it allait une pierre au cou ao noyer dans un étang (3). a (<) Ils s'appelaient ussi Les gens vêtusde la ceinturedo la Loi. /t)t)'od.<tt'Mot.du Bouddh.M., de M.i!. Burnouf, page487. disaittristementen voyant tous ces men(2) Soumagadh& de diants nus qui venaientprendreleur repasdans la maison sa belle-mère IlSi les personnesespectables cette tenue, ont 1 r « comment erontdonclespécheurs? (Soumagadha s avadaoe, VntfOttMC~oH A!'A&<o<re Bouddhismendion,'p. 3i2.) du i dans (3)PrMh&rya-Soûtra le Divya avaddna, jfM<fOt<MC<<oM <t <*AMo~<<M Bouddhisme d <M<Mea e M. B. Bumouf, page i88.

139 La vie religieuse était un idéat que le Bouddha seul avait rempli dans toute son étendue; mais si tous les hommes ne pouvaient l'atteindre, tous du moins pou. vaient, quelle que fût leur positiondans la vie, pratiquer certaines vertus que te réformateur regardait, après « les « préceptes de l'enseignement comme les plus importantes. Elles sont au nombre de six l'aumône ou la charité, la vertu la patience, le courage, la contemplation et la science. Ce sont là tes six vertus transcendantes (paramitas)« qui font passer l'homme à l'autre rive » ainsi que l'indique t'étymotogiedu mot par iequet on les désigne (1). L'hommeen les observant n'est pas encore arrivé au Nirvana it n'est encore que sur le chemin qui de r par (t) Chacune ces vertussontexpriméesespectivement e lesmotsdana, cita, kchan'i, v!rya, dhyAnat pradjna, suivis d du motparamita.Ainsil'on dit la vertutranscendante el'an* mono,dana paramita, cita paramita,etc. Le mut paramitano de peutsigniOerqnet'idea passerl'autre rive,pârometita.Mais soit on peutte prendra égatoment,soitpourun substantif, pour il un adjectifquidevient'attribut dumotaveclequel se compose. l Par exemple,dana paramitapeut vouloirdire tout aussibien de de la vertu transcendante t'anmone,et la perfection t'aum6t)e,que l'aumône passéet'autre rive, en d'autrestermes conçueet pratiquéecommela conçoitet la pratiquete Boudcottedoublenuance dhisme.Aupoint de vue de la grammaire peut présenterquelqueembarras; et M. E. Burnoufn'avait à cette (/n<f0<<. ~'A~paspu tranchercemptetemeHt dtMcuttô toire du ~o<t<!d&. t ind., p.M3, et~o<M«to<a6ont!e!o<, n°vu sur tes dix perfections) et pagesB&& suiv., Appendice mais !osens général ne peut être douteux;et ces six vertus cellesque le Bouddha recoms transcendantes ontévidemment V aux mandele plus expressément hommes. oiraussile ~c fc~r roi pa, deM. Ed. Foucaux,1.1!, ch. ù, p. 46.

140 –
y mène maissur la route de la foi. il a quitté ces rivages ténébreux de l'existence où l'on s'ignore; it sait désormais où il doit tendre; et s'ii manque le but, ce n'est pas du moinsfaute de le connaltre (1). L'aumône. telle quela comprend te Bouddhisme, 'est n point la libéralité ordinaire qui donne à autrui une partie des biens qu'on possède C'est une charité sans bornes, qui s'adresse à toutes les créatures sans exception. et qui impose tes sacrificesles plus douloureux et tes plus extrêmes. Il y a telle légende, par exemple, où le Bouddha donne son corps en pâture à une tigresse affaméequi n'avait plus la force d'aitaiter ses petits (2). Dans une autre c'est un néophyte se jetant dans la mer pour apaiser ta tempête qui menace le vaisseau de ses compagnons, et qu'a suscitéeta colère du roi des Nagas (5). Le Bouddha n'est venu en ce monde que pour sauver tes êtres; tous ceux qui croient en lui doiventsuivre son exemple et no reculer devant aucune épreuve pour assurer le bonheur des créatures. La charité doit éteindre dans le cour do lessix ver. et) Cen'est pas toujoursainsique l'on comprend tus transcendantes; il y des soutrasqui semblent n faire et e des attributsspéciauxdu Bouddhaou des BoddMsattvas. Maia au temps d'HiouenThsang, on comprenait les paramitaa commeje le fais ici; ~«. de la vie d'Z~oHMt Thaang de M. Stanislas Julien, p. 67. (2) Koûpafatiavadana, danste /~otf<tavaddua, /o<rod.(t t'Af«.dM Bouddh.<nd., p. )69. Voirla «MdW<o«Mt y~a~, de M. StanistasJutien,p. 89. Plusieursfois le Bouddha fit l'aumônede son corps, Idem <M< p 87 et 89 et passim Foe/rotta ~<, deAI.AbelRémusat, p. 6&, 6Cet 7~) et ~« <f&'ero! pa, doM. Ed. Foucaux,p. 167, ICO, 161. f de (3)Légende Samgha Rettehitha,dans le J9(o~ avaddiau, ~n<)'of!. PM~t.du Bouddh.ind., de M. E. Burnouf, p. 317. d

. p. injures. A que le mot même exprime et qu'on s'en fait d'ordinaire. n La vertu « conduit à la maturité parfaite de l'être vi« cieux. JI. unousta comcettevertucomme toursle Bouddhisme comprend etto prenonsnoos-mOtnes. « elle conduit à la maturité parfaite de l'être « égoïste. » ft ranime en lui toutes les semenceslanguissantes de vertu. d'orgueil. eh.d'avoir supportéde la part des les « êtres. La perfection de la patience « conduit à la maturité et « parfaite de t'être a l'esprit méchant. Ed. Elle lui fait franchirles régions ténébreuses et tes quatre existencesmisérables. cette d'animal. xm. cette de préta et celle d'asoura. tes meurtres n roi « et les emprisonnements multipliés. Mitavtstara loue le Bouddha« de c s'être plu dansla patience. La perfection du courage ou de t'énergie conduit &la « maturité parfaite de l'être indolent. Foucaux.les persécutions. de M. M lui fait abandonner toute espècede matice. M c'est-à-dire qu'elle détruit tous les vicesdont l'âme humaine peut-être souillée. cette de damné dans l'enfer.t. IM.141l'homme tout égoïsme ou comme on dit en styte bouddhlque. de désir de nuire. /~a teA'er pa. a La cinquièmeperfectionest une conséquencede la précédente c'est la perfectionde la contemplationa qui con« duit à la maturité parfaite de l'être à l'esprit Inattentif. l'abandon. de fierté et d'arrogance (1). « et qui lui fait produire en lui toutes tes scienceset les d (<) CettedéOniHone la patiencene répondguère b t't. Elle lui fait traverser « ces régions désertes et ceslandesstériles vides « do tous mérites elle tui fait cuttivertes germes féconds « que la pratique du devoir dépose toujours dans le cœur « d'un être doué do moralité.

que. do du V defa M.dans les soufras trouvedo virulentes on critiquescontral'art de h divinationet dela magie exercopar les Brahmanes. MS. c'est une puissance magique que le Bouddhismepromet à la orëduitté de sesadeptes. dansle Divyaavedâna. l'obscurité.assezpeu utile. 495. est tres'posterienro a la ptédieation Bouddha. a A côté do ces vertus. morale la etla moyenne grandemorale. (i) ti faut dire. le Bouddhismen'est pascoupabled'innovation et le Brahmanisme. paii..~'JMMf~a ~o<)(fa.E. et la Samannaphalasoutta. En cela. ou plutôt s'était Natté de cette illusion déplorable(1). Cetteclassification n'appartient as non plusau Bouddha. les ténèbres. p . Zo~M fa bonne loi. c'est celle de la sagesse « elle conduit à la maturité parfaite de t'être qui a « une fausse science. voiron particulierle Brahma DjataSouna. E.tnd~H.mamo comme adversaires.dansHntëratdes créatures.du Bouddh. e Bouddha L M&mo ces et énergiqusment pratiques lesdétendà ses religieux./t«t'od'. et lui fait abandonner les doctrines «hétérodoxes. atJe tendu que culte addition.qui nesontpas aussi essentielles.t4~« connaissances surnaturelles. nelescitepas. p.Si le Bouddhaaitdesmiracles f tui.on en ajoutaplus tard et quatreautres. longtempsavant lui avait fait ces trompeuses promesses. (2) A ces sixvertus ou perfections. quid'aiiteurs rentrenta pauprèsdansles précédentes.jaia outta. qui peuventparaître essentielles. oirle Zo<<M bonneloi.(t <Wo<. /&M. do M. p.LeBrahma D. M8 et suiv. les préjugés.p.cen'est que pourabaisser confondre ses et leur orgueit. p. a En d'autres termes. La sixième et dernière perfection. « l'erreur et l'ignorance (2). page 17i. en récompensede leur vertu. pour êtrejuste. Durnouf. 649. Burnout. divise g la moraleen troisparties la moralefondamentale. bien souvent.Ibid.

agréable aux oreilles aftectuoux. Si l'on en croit les traditions roeueiiiiespar Hiouen Thsang à Gravas)!. dans le Divya avadana.. la grossièretéde langage. ceiie de Samgho Mahshita. M&.Dans une légende. poli. pour être do moindre importance. (2) Samanna (3) Samgha Rahshitaavadana. pha)aeoutto. il dit ce qui est. de plus. non-seulementil ne faut pas mentir. et dont le Bouddharecommandela stricte observation. Le religieux.E.comme il est aussi toujours convenable(3). c'est contracter des habitudes respectables ( arlya voharâ). ii se p!a!t dans la concorde. . s'y laisser aller. p. c'est contracter des habitudes dignes de mépris. Il ne parle qu'à propos. 329. allant au cœur. ù96et A97. ~t NoxftttA.id. pris en ceci commele modèlo des hommes. on voit des religieux punis de peines fort graves en enfer pour avoir proféré des paroles inconvenantes. et comme il est passionné pour elle il tient un langage propre à la produire. et uno Jeuno <fe (i) Aofoa la bonnetoi. i'~ft. mais. p. it roconciiteceux qui sont divisés il ho séparepas ceux qui sont unis. à <n(t. est coiuiqu'ii emploie.-145il en est d'autres qui. 7n<ro~. Ainsi. et même les discours vains et frivoles (1). il faut éviter avec un soin presque égal la médisance. un bhiksbou nommé Kouhaii. Ne pas commettre ces fautes. Le langage doux.p. seionJa Loi et la discipline sondiscoursest toujours plein do choses. de M. JI n'a pas moins d'étoignoment pour toute parole grossière. et pour n'avoir point gardé dans leur langage toute la mesure désirable (3). Burnouf. a de l'aversion pour ia médisance il ne va pas répéter ce qu'il a entendu pour brouiller les gens entre eux loin de là. <M(f. d'une manière sensée. gracieux pour les autres. Enfin commeii a renoncéà tout discours frivole. ont ~ussileur utilité.

. on « leur enseignantia Loi Vivez. ~t.26<. provoqué par les 'itrihyas. c'est l'humilité. Lorsque io roi Prasenadjit.~(f. engage io Bouddha. la médisancet la calomnie e dha. brahmine.ch. dos miracles supérieurs à Mtout ce que l'homme peut faire.p. on montrait encoreles fossesoù i!s étaient disparus. opérez. Une vertu d'un autre ordre que le Bouddhaprêche avec une égaie insistance. ot légendedo d ind. qui avaient ca!omni6 le Bouddha. maison. E. Çakyamountn'a pas compris certainementtous tes maux que l'orgueil entraîneet les fatalesconséquences qui le suivent d'ordinaire mais it sentait trop profondément la misère et la faiblesseradicales do l'hommo pour l'onivror folio ment es vertus qu'il peut avoir. à l'aide « d'une puissancesurnatureHo. furent enfouis tout vivants dans l'enfer (1). /t)fro<t. mais je lour dis. ttu BoHffdA. (2) PratiharyaSoûtra. i70. Au temps du peierin chinois.Cestraditions dans ia doctrinedu Boudprouventquo. lui tepond « Grand roi. p. N p. H et (i) M. tout en consentant à ce que le roi exige. AbelRemusat. en cachant H vo8)boones(Buvros on montrant vos péchés (8).difya avadana. disait-on. qu'ii protège à faire des miracles qui doivent imposer silence il ses ennemis le Bouddha. de hl. tx. et qu'it no cesse do pratiquer. voiraussiioJF~M ~OMe i. en expiation de cotte fautp. et no pas d lui proscrire la simplicité du coaur et le renoncementà toute vanité. Areligieux. p.lt4. i'u0rno. Histoire<a rio d'j~otMH ~Mny. je n'enseignepas la Loi a mes audi« tours en ieur disant Allez.Stances Julien. Burnouf. 0 religieux.. 174. et devant les « Brahmaneset les mattrosda. des. <2. cite par M. . passaient our despécMsfort p et qu'onles croyaitpunispar des châtimentstros-rugraves.

3M.do M. d la 6o)meôt. p. XX. Burnouf. Colaveu suMtpour l'expiation et ii n'estsuivid'aucunactedopëniteuco. ~of.p. ~ <t)tt. à la nouvelle et à la pleine lune. que le Bouddha put inf' tuer la confessionparmi ses religieux. at J?oM<î<<A. M9et euiv.eton promettftnt M MumaUfeésormais Hau frein do la régie. 20. /n«-o<f. XMtt.p. le pieux monarque recommande à ses sujets la confession générale et publiquo de leurs fautes tousles cinq ans au moins (2).-tt~C'est évidemment on comptant sur cosentiment d'humilité. p..<t~'A~f. Cette institution du Bouddha. subsista longtempsaprès lui. C83et 684. lysodu Boutva. ainsi quo nous le verrons plus tard pour Adjatacatrou et ce no fut qu'au prix do ce pénible aveu que les coupablesexpieront lesplus odieux forfaits (1). et même parmi tous les ndètes. Itdmusat. Burnouf. Durnouf. plus naturel d'ailleurs qu'on ne pense.p. 300. p.t<3. 2%oZro'M M-.p. E. t" <0 .qui se répèteb Dhauiiotb Kapour'di-Guir).S)anMa9Ju)ien.78 et 79.B (/6M.quoique ta roi sa soit converti.Laroiio terminaenavouant d do qu'ila tua son pbre. Ce n'et'ut que par le repentir et par la honto devant soi-même devant les autres qu'on pouvait se racheter. M. tfOtien Bhagavat'etd'Ad~atacatrou (Zotusde la &0t)))e do M.). tt paratt qu'on rassemblait le peuple a ces époques pour lui phaiasoutt~tout entier estconsacréb t'en(t) Le Samaona do loi. et dans les édits religieux do Piyadast. les religieux confessaient tours fautes devant!o Bouddha et devant l'Assemblée.Aboi <'A<«. Deux fois par mois.(fH~OH~A. 68..Anat. Voir aussi Csotnado KOros. ~<-Mon~M. de M. Dosrois puissantsconfessèrentau Bouddha des crimes qu'its avaient commis. t 7!f<. ot ~f~ot're <teta vie JWouen Thsang. ~8t). a haute voix.E.E.p.dM deDhautiet te troMemo édit (2) Voirle premierédit séparé ~o«M do Guirnor. de M. quoique d'une application bien diiuoiie.

Pourquoi cela ? C'est que. qui doit la sauver (1). parfaite« ment servis. est avec les Thsang. pour lui enseigner ta Loi. Cette cérémonieDedevaitdurer quetroisjours. 17t.146 rappeler tesprineipea de la Loi et pour engagerchacun à faire l'aveu de ses fautes. xx. pour unSis defamille.que le roi (i) !i parait. Personnellement. « un père et une mère sont. d'après la Loi. e la vie <t'~ot«M J MMtt~ doM. 125. pour un filsde famille.Le feu du sacrifice. qui i'écoutent dans le jardin d'Anathapindika. Dans une des légendes tes plus simples et les plus belles.ô religieux.AbelRémusat. Une choseassez étonnante. est avec vana. d'après le récit d'Hiouen a Prasênadjit vaitfaitéleverune statueau Bouddha. c'est que le Bouddha. Pourquoi cela? C'est que. bien qu'it ne t'eût pas connue. puisqu'il l'avait perdu septjours après être né. Le Précepteur. d'après la Loi. parfaitementser« vis. le Précepteur « tui-méme. parfaitement vénérés. p.ZMff. A religieux est avec tes ia« millesdans lesquelles le père et la mère sont parfaite« ment honorés. qu'il a mis au premier rang. mais les Mgendesnous le représentent sans cesse préoccupé de la convertir. h. à Djéta« Brahma.pour cond serverle souvenirdesa piétéfiliale. prèsÇravasti « les familles dans lesquelles le père et la mère sont a parfaitementhonorés. p. parfaitement vénérés. un père « et une mère sont. do M. Bhagavat s'adresse ainsi aux religieux. n'en a pas moins respectétes devoirsde la famitto. 0 religieux. .il s'est toujours montré plein de respect et de tendresse pour le souvenirde sa mère. voiraussile FoeXo<M c m. où elle réside. et il va plusieurs foisau cieldes Trâyastrimcats.Brahma a M-mamo.Stanislas ulien. tout en prêchant le renoncement absoluet Fascétismeau sein du célibat.

i (2) M. i33. voilà comment il peut s'acquitter de sa dette envers ceux dont il a reçu l'existence. parfaitementser« vis. un moins. Pourquoi ceta?C'est que. Bhagavat &roitexplique les causes de la piété filiale: « lis font. pour un filsde famille.E.fait insupportable. sans doute) est avec les « familles etc. « gieux.147« famillesdans lesquelles ie père et la mère sont parfaite« ment honorés. Dans une autre légende. Burnouf. Bu[nout. ellesproduisent certaineffet. un père et Mune mère sont.E. Je n'achevépas la citation. s'ils sont avares celle de la science s'ils sont ignorants (2.Le filsn'a ? bienfaitsde qu'une manière de reconnaître dignement les sesparents et do leur rendre ce qu'il leur doit c'est de les établir dans la perfectionde la foi. jMNOMMA. le père « et la mère qui le nourrissent. Le Déva (Indra. . (1). peut faire du bien à son père et à sa mère. s'its ont de mauvaisesmoeurs celle de ta libéralité.Onpeut trouverici un exemple e cesrépéDansce passage. On peut trouver que le Bouddhisme qui a une telle <tt'M«. 270.Jn(fod./n<o< <nd. A t'A<«. la suite d estévidentede soi. p.qui le font « grandir.du a titionssi familièresu styte bouddhique. etc.du Bouddhismend. par (i) Avadana'Çataka.maisellessontle plus si souventpoussées loin.. c'est de leur donner la perfection de la morale. de p. d'après la Loi. parfaitement vénérés.. une chosebien difficilepour leur enfant. sans parler de tous les soins dont il les entoure.cite M. s'ils ne t'ont pas. Le feu domestique. qu'ellesrendent la lecturetout-a. o religieux est avec les a familles.légende Poûrna. qui t'été vent.. le feu dusacrinoe « lui-même. qui lui donnent à boire leur lait et qui lui font « voir les spectaclesvariés du Djamboudvipa.qui pratique la Loi. Voilà comment un <iis.

il les exhorte à embrasserla Loi. depuis les plus élevésdes dieux jusqu'aux êtres tes plus dégradés. n'appartiennent qu'à !'éco)e et à la casuistique que l'école a fondée. Soutenu et protégépar les rois.~~atM<<eM6ow~. Je veux terminer ce que j'ai à dire ici par quelques considérations sur le moyen qu'empioyait te Bouddha pour propager sa doctrine. pour atteindre à toute sa perfectionet parvenir au Nirvana.deht bonne!ot.E. 11 aurait pu avoir recours à la force et à la persécution.t. ~ (1) M. Je me borne aux théories qui précèdent en ce qui concerne la morale bouddhique et Je crois que. em. doit nécessairement passer parla condition humaine. I! appelle à lui les hommes de toutes les castes et l'ensembledes créatures. 353. elles en renferment la plus grave et la meilleure partie. pour peu qu'il ait d'ardeur. n'a guère le droit de prôner des devoirs et des liens sans lesquels la vie ne serait pas maisc'est là une contradiction qui l'honore et dont il est même possible de le disculper.148 horreur de la vie. il ne peut que chérir et vénérer les êtres sans lesquals la voie du Nirvâna ne lui serait point ouverte (1). sont unanimes sur ce point. qu'il leur t'~M«!. . c'est la prédication. Schmidt. Mais toutes les légendes. p. <!e t. Le Bouddha.Lotus. et M. p. qui a aussi son côté moral. Le Bouddha n'a choisisesarmes toutes puissantes que dans la persuasion. sous peine d'une ingratitude coupable. et. On peut les attribuer au Bouddhaluimême. dont rarement le prosélytismese fait faute. J. Burnouf. sans aucune exception. plus subtileset moins pratiques. H ne parait pas que le réformateur ait jamais pensé qu'il pût en employer d'autre. Ce moyenunique. II. tandis que les autres. toutes concises qu'elles sont. 36.

du moment qu'ils sont utiles. sées le récit de ses propres fautes. méconnue d'ailleurs à tant d'autres égards. il les charme par ses discours. Ne se nor qu'au pouvoir de la vérité et de la raison c'était se faire une noble et juste idée de la dignité humaine. pour instruire ses auditeurs en les effrayant des châtiments dont elles furent suivies.149jxpose. il se ptait même à ces aveux. il les étonnequelquefoispar sa puissance surnaturelle. qu'on ne s'attendrait point à rencontrer dans ces temps reculés. et nous allonsvoir que les individus comme les peuples ont répondu à l'appel du Bouddhapar des vertus délicates et sincères. . dont quelques-unessontfort ingénieuses il leur cite des exemplespour les encouragerà l'imitation il puise dans l'histoire de ses existencespas. et il raconte ses chutes pour les épargner à ceux qui l'écoutent. et leur apprendre le moyen de les éviter.. Souvent il vient au secours de leur fatblesse par des paraboles. Il ne songe jamais à les contraindre.

deM. ouvrage pMi. à qu'on puisse en tirer des informations de leur défaut. Burnouf. et l'histoire exacte des peuen leur prêchant la foi ples qu'il a tenté do convertir mannouvelle. Quelques-unsde cestraits ment admirables et il est juste de les rapporter au Boudcars'il est dhisme. sont encoretrop peu suffisantes. comme le dit la ordinaire légende (i). sans nous nombreux pour quer complètement. I) est vrai. i!. il lui apporte le remède dont elle a besoin. en faisantdo la vertu le seul moyen de salut éternel. et l'idéal qui doit la conduire en l'améliorant. les Soûtras peuvent nous offrirune foule traits qui nous montrent bien nettement l'action du réforsont vraimateur sur lesâmes.Les renseignementsde ce genre.86t p .180– v DE DELA MORALE ~RYAMOt)M. est aussi vain que la commeson (i) ~<tta alamkara. . c'est que la sociétéindienne est profondémentcorrompue n'annonce pas diau moment où le Bouddha y parait. Yi rectement le projet de la corriger en la critiquant. citantle Brahmadjàla soutta. pour bien juger de t'inOuenceexercéepar la morale de Çâkyamonni. connattre en grands détails t'état des mœurs publiques et particulières dans la société à laquelle il s'adressait. h t'énumeration perfectionsdu Bouddha. consacré. mais. INFLUENCE H faudrait. Lotusde la 6onHetof. un fait général qui ressorte des légendes de tout ordre.Mais. des titre l'indique. que at'etforttonté par un homme « pour louer les qualités personnelles du Bouddha ou « pour les embrasser par la pensée. puisque c'est lui qui les a provoqués.

» Et de même qu'un hommequi n'a a vu qu'une partie de l'Océan s'appelle néanmoins un « homme qui a vu i'Ocëan. si ce n'est « proportionneUementà ces quatités mêmes car il est un « texte qu dit: «Je déclare très-proNtaMeiosimple acte « de penser aux conditionsde la vertu à bien plus forte a raison.– – 151 a tentative de percer un diamantavec la trompe d'un pu« ceron. once sens « qu'elles sont inconcevableset sans égaies.à l'autre « rive du Nibbâna? Commentcroitrait-it en foi. en savoir. « un hommeordinairene s'occupaitpas sans cesseà célé« brer et à se rappeler la perfection du Bouddha. on générosité. de même tes hommes or-· « dinaires saisissentchacun une qualité du Bouddha proa porttonnetiement à leur propre science. com« ment pourrait-il être affranchi de la douleur de la « transmigration? Par quette voie atteindrait. Si. et il en retire un a grand avantage. en sagesse? De même « qu'une graine de moutarde ou de jujubier. est un « homme qui se rappelle le Bouddha. et non . Mais quand on dit que la perfection d'un Boud« dha no peut être ni décrite ni imaginéepar un homme « ordinaire (en sanscrit pWtAa~ma. jetée dans « le grand Océan. ne fût-ce que la plus petite portion « des quaHtés du Bouddha. de même celui qui se rappelle « sans interruption. on veutseulementdire que les qualités du « Bouddha ne peuventappartenir qu'à lui seul. » Le type de la perfectionest doncposé dans le Bouddha. en mo« raiité. qui est à sa portée. en pâti pouthoudj« <$<Mo). la stricte observation de ces conditions en ac« tion et en paroles. ne prétend pas pour celadéfendreà cethomme on a de J'essayer. n'y pompe l'eau que proportionnellea ment à son propre volume. chacun tâche de s'en rapprocher le plus qu'il peut. en effet.

Elevé dans la maison paternelle avec trois autres frères.-182– sans espoir de l'atteindre. malgré la supériorité incommensura. Ce sonttesSoûtras et tes propres paroles du Bouddha.Je citerai de simplesparticuliers et des rois. dont il n'a pas d'ailleurs toujours à se louer. des marchands do ÇrâvasH qui. et que se faisant présenter à Bhagavat par Anathapindika. et d'heureuses spéculations l'ont bientôt porté à la tête de la corporation dos marchands. sur ses pressantesinstances. Poûrna est le nts d'une esclaveaffranchie. ii se distinguede bonne heure par son intelligence et son activité. Je choisis quelques exemples dans tes légendes pour montrer ce que le Bouddhafaisait des cœurs qu'il avait éclairés.sur le vaisseau qu'il commande. Non-seulementit fait sa fortune dans le commercelucratif auquel il se livre. et Poûrna. les stancesdes Sthaviraset desSolitaires. Dansun de ses voyages. « à qui l'on ne peut faire un plus doux présent que de lui amener un hommeà convertir. lisent à haute voix des hymnesaints. que son mattre. a ne dédaignepas d'ordonneret d'instruireM-meme le néophyte. dont it devient le chef. ravi de ces accentssi nouveauxpour lui. mais aussi généreux qu'habile. des textes qui découvrent la vérité. puisqueaprès tout le Bouddha n'est qu'un homme. des a prières qui conduisent s à l'autre rive. Il va souvent sur mer pour son négoce.il embrassela foidont son cour a été touché. ïi entre dans la vie religieuse. il fait celle de sa famille. la nuit et à l'aurore. ble de sa vertu. est &peine revenu qu'il se rend à Çrâvast!. Poûrna. et le Bouddha. veut .Il lui apprend en quelques mots que la loi tout entièreconsistedans le renoncement. mort désormaisau monde. a honorée de sa couche pour la rendre libre.il a pour compagnons.

puisqu'il « ne me privent pas complètementde la vie. avec la perfection de patience dont tu es doué. qu'en penseras« tu ? – Je penserai qu'Us sontbons et doux. grossièreset inso« tentes quand ils se mettront en colèrecontre toi et t'in« jurieront. û Poûrna. t'adrosse« ront en facedes paroles méchantes. ce sont des hommes <( doux. furieux « et insolents. délivre.eux qui ne me frappent ni de la main. – C'est bien. consolé. lui dit te Bouddha tu « peux. s'ils se « mettent en colère contre moi et m'injurient. voici ce « que je penserai Ce sont certainement des hommes « bons que les Çronaparântakas.console. Maiss'ils « te privent de la vie. Mais « s'ils te frappent du bâton et de l'épée.183 aller vivre et se fixer chezune tribu voisine qu'il doit gagner à la religion du Bouddha. qu'en pon« seras-tu2 Je penserai qu'Us sont bons et doux. ni à coups « de pierre. « nxer ton séjour dans le pays des Çronaparantahas. grossières et insolentes. Lorsque ces hommes. fais-yparvenir les autres. arrivé au Nirvana complot. tu veux fixerton sé« jour. Poûrna. fais que les autres y arrivent . lui dit-il. mais dont les mœurs farouches pourraient enrayer un courage moins résolu. Bhagavat chercheà le détourner de ce desseinpéritteux où « Les hommes du Çronâpar&nta. Maissi les hommes du Çronaparanta to « frappent de la main et &coups de pierre. û Poûrna. Va « donc. colères. délivre. qu'en penseras-tu? Je penserai « que les hommesdu Çronaparantasont bons et doux de « medélivrer avec si peu do douleur de ce corps rempli « d'ordures. cruels.Si les hommes du Çro« nAparanta. parvenu à l'autre « rive. que penseras-tu?. répond Poûrna. puis– « qu'ils ne me frappent ni du bâton ni de l'épée. sont emportés. m'adressent en face dos « paroles méchantes.

S63. <h<e~o<t <! <'A~. et où il s'est fait adorer de tous les sujets. ii en adoucit tes féroceshabitants.Les habitants de Takshaçiiâ ne veulent pas accomplir eux-mêmes cet ordre.du Bouddh. Csoma KOrOs. ~tMar<t'M<a!'M.XX. se soumet à son triste sort. de M. E. qui abusedu sceau de t'Ëtat et qui veut punirpar cette vengeance affreuseles dédains du jeune prince.Rakshita. c'est le nom du jeune prince. qui leur semble inique.. qui n'a point accueilli des avances criminelles. qui répondent « Nous n'avons pas le couraged'être ses bourreaux. se rappelant les leçonsde sesmaîtres les Sthaviras. Cet ordre cruel est envoyé par la reine Rishya. mais aussi dimoites. Burcouf. Voici maintenant des héroïsmesd'un autre genre. 6i. Voilà pour la foi courageuse du missionnaire. qui a reconnu le cachet de son père.ce monde ou (1) Poiirna. . Le Bts du roi Açoka est à Takshaciià(Taxile).où son pèrai'a envoyépour gouverner cette partie de ses Etats.-JMa ainsi que toi.bravant la mort dans un dangereux apostolat. par <AM. et quand s'est présenté enfin un homme lépreux et difforme qui se chargede l'exécution. Kounata. dansl'Intro.p.ind. . 236& p voiraussil'analysedu mat ggyour 276. ~ende de jPottnMt.t. » Poûrna se rend en effet dans redoutala ble contrée.etBurtoutp. quand un ordre royal arrive qui prescrit d'arracher les deux yeux à Kouna!a. et du ~Mo«<t)<! de ~<a<. » Lejeune prince. auxquels il enseigneles préceptes de la loi et les formulesde refuge (1). l'une des femmes d'Açoka.~)o<Mna. et par sa résignation imperturbaNo. se dit « C'estparce « qu'ils prévoyaient ce malheur que les sages qui con« naissentla vérité medisaientnaguèros «Vois. On s'adresse vainementù des Tcbandalas.

» L'homme les accomplit ce hideux ouice. s'adressant à l'homme qui d'as'était offert pour bourreau «Allons. je « roi magnanimede la Loi. En ce moment mais Konnaia. » '< grin. dont je suis nommé l'enfant. à a Si je suis déchu de la grandeur suprême qui entraîne « sa suitetant de chagrins et de douleurs. car je sais que mes yeux sont quelque chose « de périssable. et mets-le moi dans la main. mais do la sa« j'ai acquis les yeux parfaits et irréprochabios deviens le Nisdu « gesse.» Puis. « puisque j'ai vu. je ne tremble plus à t'idéo de ce « supplice.H Kounaiamet le comble à tant de résignation et d énor- . dit-il. personne n'y reste dans une des « situation permanente. J'ai retiré « de mesyeux ce qu'ils pouvaient me donner de meilleur. « comme tu faisais tout à l'heure. dit-il. et le prince prenant son œit qui est dans sa main « Pourquoi ne vois-tu plus les formes. malgré les lamentations cris de la toute.ce furent pour moi amis « vertueux recherchant mon avantage et voulant mon « bonheur. vii globe de chair? « Combien ils s'abusent et qu'ils sont à plaindre les in« sensés qui s'attachent à toi en disant: C'est moi! La second œii est arraché commele premier. eu qui ceux de la sciences'étaient purinés. j'ai acquis la « souveraineté de la Loi qui détrait la douleur et te cha. selon ce que commande le roi.Qu'on me les arrache donc ou qu'on me « les conserve. Si je suisdétaissé par le roi. que les objets sont tous « périssables ici-bas. arrache « bord un œit.185« tout entier est périssable. qui venait do perdre les yeux de la chair. grâce à eux. exempts de pas« sion. Quand je considère « la fragilité de toutes choseset que je roSechisaux con« seiis de mes maîtres. qui m'ont enseigné cette loi. que ces sages magnanimes.a Oui. prononça cette stance: « L'œii de la chair vient de m'être enlevé.

veut faire périr la reine coupablede tant de maux. et quand bientôt après il apprend qu'il est victimedes intriguesde Rishya-Rakshita. 99 et t')2. dans sa juste fureur. et no rejette que sur lui seul le malheur qui l'a frappé. Vraie ou fausse.H arrive ainsijusqu'au palais de son père qui. et c'est toujours la doctrinedu Bouddhaqui les inspire.. dans le Divya avaddna. au lieu d'une bistoire mais les sentiments n'en sont ni moins nobles ni moins grands. E.i56gie par une égale magnanimité. Rémusat. 103. p. la vie et la puissance.St.peu importe. nomméeVasavadatta. Dansune autre tégendo. je trouve un exemple délicat et frappant de chaste tempérance et d'austère charité. de M. C'est un conseil si l'on veut. il s'écrie « Ah 1 puisse-t-elle conserver longtemps le « bonheur. p.dota vie d'~<o«MThsang. visitéepar Fa Hian ot Hiouen Thsang. M8.foe Aot«t~< de M. Burnouf. Que ce soit le récit d'une aventure réeMe.d <'At)t. et /Ho<. p. /M<fod. et qu'il avait mérite sansdoute par quelque faute commisedans une existenceantérieure (1). deM. Unjour que sa servante (i) Açoka avaddna. cette légendene doit pas avoir moins de prix pour nous. la reine Rishya-Rah« shitâ. Il y avait à Mathcura (2) une courtisane célèbre par ses charmes.Julien. . pour avoir employéce moyen qui m'assureun si « grand avantage » Le reste de la légenden'est pas moins touchant. at ind. KounaMintercède pour elle. (2) Villesituéesurla rivedroitede la Yamouna. 368h 436 sur. ou la simple invention de l'auteur du SoutrA. tout p. A. Le princeaveugle erre de lieux en lieuxavec sa jeune femme qui guide ses pas en chantant ses malheurs et sesconsolations.<h< FoMtMA.

187 revenait d'acheter dos parfums chez un jeune marchand appelé Oupagoupta. Oupagoupta le Stsdu marchand. Oupagouptase dit « Quand son c corps était couvert do bettes parures et de riches orne« ments. répondit la toujours chez lui. et qu'on l'abandonnât ainsi mutitéo dans le cimetière. Le crime ayant été découvert. passe sa vie à obser« ver la Loi. » La servante s'acquitta de la commission mais le jeune homme la chargeado répondre à sa maîtresse « Ma « sœur. les oreilles et le nez à la courtisane. le mieux était de no pas la voir pour ceux qui a aspirent à l'affranchissementet qui veulent échapper a « la loi de la renaissance. le roi de Mathoura donna l'ordre qu'on coupât les mains. i! n'est pas temps pour toi de me voir. » Mais Oupagouptalui fit répondre encore « Ma sœur. son amour et sa . de talent et de douceur. » La courtisane s'imagina qu'Oupagoupta la refusait parce qu'il no pouvait pas donner le prix qu'elle fixait d'ordinaire a ses faveurs. il n'est pas temps pour toi do me voir. Au récit de ce supplice. it parait que ce jeune homme te plalt beaucoup puisque tu achètes « Fiito de mon maître. les pieds. qui est doué « de beauté. Elle lui renvoya donc la servante pour lui dire « Je ne demande pas au filsdo mon mattre un seul « karshapana je veux seulement me livrer a l'amour « avec lui. e)!o a perdu son orgueil. a « servante. » A quelque temps do ta.Mais aujourd'hui que mutitéo a par !o glaive. elle lui dit « Ma ohôre. Vasavadatta pour se vendre a un riche marchand qui la convoitait. assassinal'un do ses amants dont otio redoutait la jalousie. wCes paroles éveillèrent dans Vasavadatta do la passionpour Oupagoupta et quelques jours après elle lui envoya sa servante pour lui dire « Monintention « est d'aller te trouver je veuxme livrer &l'amour avec toi.

. Burnouf. ind. se rend au cimetière avec une che recueillie.M<-o<<. par un reste de coquetterie. ello meurt on faisant un aotode foi au Bouddha « pour ronattro bientôt parmi « les dieux (<). i<t7. qui n'a point quitté vacavadatta !o voit s'approcher elle en avertit sa mattresse. La fidèle servante. traduitpar (1) ~MmfOM !)t'~M. qu'il était orné de parures et f do vêtementsprécieux. lui répond Oupagoupta. p. quables que la légende attt' me a dos rois. » Alors Oupagoupta.jo a no suis point venu naguères auprès de toi attiré par « l'amour du plaisir. et qui est souillé de sang Mdoboue ? a – « Ma sœur. qu'ont s abandonnéles jeux io plaisir la joie et la beauté. qu'il avait tout ce quipeut attirer if les regards.158 – « joie. Puis Vasavadattavoyant Oupagoupta debout devant elle.E. maisje viensaujourd'hui pour cona nattre la véritable nature des misérables objets M? a jouissancesdo l'homme. M. lui dit « Fils do mon mettre quand mon corps était doux « commela fleur du lotus.lui recommandode ramasserles membres épars et do les cacher sous un morceau do toile.tu contempleren co « Houun corps dont on ne peut supporter la vue. Aujourd'hui pourquoi viens. a Puis ii consulo Vasavadatta le par l'enseignementdo la Loi et sosdiscours portant calme dans i'Amedo t'infortunéo. il est temps do la voir. au miUeud'atrocessouffrances. '< J?o«<t<<.. qui. sa faisant accompagnerd'un jeune serviteur pour porter !e démarparasol qui l'abrite. Je commence avaddua. n Je passe maintenant à d'autres traits non moins remar. qui et a n'inspire que t'Épouvante. j'ai été assezmalheureusepour ne point to a voir. dansio C<c~aavaddna.

La population y était fort nombreuse les habitations. » Lo roi ordonna donc au prince royal do gouverner il sa p)aoe. Le roi. où Bimbisara avaitconstruit des fortitloatlona. faute d'attention et de vigilance. eonAls Adja<a. et le premier parmi les princes contemporainsqui se soit converti. la p. et sans doute en bois. et qu'il trouva vivante encore au vue slèolo do notre ère quand it visitait les ruines do Hadjagriha. portdoh Hadjagrtha. les P!ua J p. et elle atteste tout au moins que dans l'opinion des peuples bouddhistes. avaient ou très-souvent à souffrirdos ravagesdu feu. ta do & Stanislos nlian. mais to caractère que toutes les légendesprêtent à BimMsara n'y répugne point.atreu. d'être transfères dans la Forêt froide. Bimbisâra résidait d'abord à Koucagara. rendit un décret qui menaçait ceux qui. Le roi dit alors « Je suis to maître des hommes. on appello do ce nom « un « tiouabhorré où l'on jette tes cadavres. dans ta cimetière. Avant de transférer le siège du royaume à Radjagriha.dont los restes jonchaient te sol (1). M. Dans ce pays. ou l'nvaitdbjb teanst'avaitd~ja <ranseommo commeBlmbisAea. i69. BfmMaara.i89par Bimbisara. tt serait dinicttod'ainrmor que la tradition soit exacte. 169. Tottoest la tradition que rapporte Htouen Thsang. pour prévenir ces désastres. je n'aurai plus io « droit do réprimer les écarts do mes sujets. dots vtedWoMu 7'AMH~. et H alla "tomourer dans la Forêt froide.Plus tard AçokaIransporlo capitalefi POll1l1potlUrl1. » un cimetière. dola vio transporta (i) Nttt. laisseraient prendre le fou &leur maison. sonnt9 Adjritaçatrou.StantatasMien. pressées les unes contre les autres. si je viole moi-même mes propres décrets. . Mais pou do temps après le fou prit dans le palais. le protecteur constant du Bouddha.

ii veut. n'est point encore converti. Ses mipeu do calme à son Amedéchirée par nistres lui proposent divers Brahmanes. On est au temps de l'ouposatha c'est-à-dire de la confession tes générale.160rois devaient être les premiers à observer les Ma qu'ils rendaient. toutes lune. qui avait lieu parmi les bouddhistes. p.qui doit avoir à cette époque environ soixantedouze ans. Le a d'abord le vrai motif qui l'amène et avant d'en venir l'aveu qu'il médite.Bhagavat et le roi se décide à se rendre sur le champ ti va le trouver dans auprès do lui à la lueur des torches. que j'ai déjà cité plus baut (1).où sont réunis autour de lui treize cent cinquante religieux et il lui demande un entretien.ii lui pose une question qui s'y rattache assezétroitement. On se rappelle qu'un soutta singhalais. est consacré tout entier au récit d'un et le entretien entre le roi Adjatacatrou. Ce roi cruel. se sent ému et se rappelant sans doute le souvenir de son forfait. un bois de manguiers.à la nouvelle et à la pleine ses ministressur sa tersplendide. admire ce grand spectacle. . et qu'll a vainement posée à tous les Brahmanesqu'il a consultésjusqu'à ce jour « Peut-on dèscette vie annon(<)Voirplushaut. aller témoignerson respect a quelque un Brahmane. mais l'un d'eux cite. roi ne lui découvre pas que la Bouddhalui accorde. Bouddha. La nuit est quinzaines. quoique d'une manière indirecte. et le roi entouré de H rasse. où ii prend le frais. assassin de son père et persécuteur de la foi nouvelle. à l'époque où tant de coupablesfont l'aveu dateursfautes. fils de Bimbisara. pour qu'en retour le saint homme rende le remords. 1M.

Un crime m'a fait transgresser la loi. moins pénible que celui-là sans doute. qu'ii vient d'expier on t'avouant devant toute cette nombreuse assemblée (t). souttasinghatai!taSou6haMMMs. M9 &482. éclairé par cette lumière de la Loi. pour obtenir le pouvoir « suprême. n'hésite pas à lui affirmer que les actions humaines ont un résultat prévu et inévitable. priver de la vie mon père.E. « seigneur. qui par une longue et savantedémonstration. « auprès de la Loi. aujourd'hui que « je suis arrivé devanttoi et que je suis venu chercher un '< asile près de toi. il dit au Bouddha « Je me réfugie auprès de Bhagavat. Un outre loi. phala de la bonne de M.MMNMo soulta. pénétré de repentir. bien plus puissant que ne l'avait été Adj&tfcatrou. mais dont peu de rois seraient certainement cavoirla Zo<!M (I) . cet hommejuste. auprès de t'Assemblée. donne dans une légende un exemple d'humilité.que termina l'exposition des Quatre véritéssublimes.du M~a M<Mya. . » Bhogavat. si fameux d'abord par sa cruauté et ensuite par sa piété fastueuse. Le roi. p t'entretiend'Adja. A1 n . conformément à ta Loi. ô « Bhagavat. comprend toute t'énormité de son crime. et. comme à un insensé. « commeà un criminel. comme à un ignorant.à me recevoir comme Mè!o. Consens. Un autre roi. Açoka.i6i « cor d'une manière certaine aux hommes le résultat « prévu et général de leur conduite? M Le roiexpose tes doutes que lui ont laissés les réponses des gens les plus habiles et it veut avoir l'avis du Bouddha. lui remet sa faute. rapporte d tacatrouet de Bhagavat ans lesmêmestermes. J'ai pu. « ce roi justel Que Bhagavatdaigne recevoirde ma bou« che l'aveu que je fais de ce crime afin de m'imposer « pour l'avenir le frein do la règle. Burnouf.

dit Yaças. a des fils de Çâk~a. et le ministre est trouvé à la placer. n'ose dire la vérité. Est« méprisable et sans valeur. et tu ne voispas les . dit le roi. seiiiers qu'il désire connattre la valeur de la tête des divers animaux. répond n ce cette tête seule qui est méprisable. mais. L'un de ses ministres. Ausichaque fois qu'il rencontrait des ascètes bouddhistes. rencontre quel« que occasion de se purifier. « ejoute-t-it. la « qu'y a-Ht là de contraire à l'ordre? Tu regardes caste dansles religieux deÇahya. C'est Yaçasqui doit vendre la tête humaine. et leur enjoint de vendre chacun une tête d'animal. quoique conet verti lui-même. ii touchait leurs pieds les adorait.-162– est danstoute la ferpables. quelques jours après.–Eh quoi! dit Açoka est-ce que « la mienne aussi serait méprisable? a – Le ministre retenu par la crainte. et H veur d'un néophyte. Le roi accepte cette observation sans y il dit à ses conrépondre. c'est par un sentiment d'orgueil et d'enl« vremeutque tu veux me détourner de me prosterner « devant les religieux. Les autres têtes sont venduesà des prix différents mais celleforcé d'avouer 'ia. foule soit isolés. personne n'a-t-il voulu « de cette tête humaine?– Parce qu'elle est un objet le ministre. même gratuitement. il a le courage de représenter à son mattro qu'il ne doit des mendiants sortis de pas se prosterner ainsi devant toutes les castes. Et si ma tête. » soit dans de sa tête et la. H vient de se convertir. et acquiertquelque mérite. Yaças. personne n'en veut. mais le roi lui ordonne de parler selon sa conscience et ayant obtenu de sa franchise la réponse qu'il en attendait: «Oui. s'étonne de tant de condescendance. que. ce misérableobjet K dont personne ne voudrait pour rien. il n'a point « Pourquoi donc. ou bien toutes « les têtes humainesle sont-eiies? Toutes les têtes hu« matnes.

« Quand mon corps. on dit « C'est un pécheur. car les vertus ne s'in« quiètent pas de la caste. oh dola A cettequestionest traitéespécialement. . de M. de se lever et de réunir les mains en « signe de respect. il sera bienin« capable de saluer.» est un des suret nomslesplusfréquents tes plusélevésdu Bouddha voirle n" Zot<M bonneloi. ce n'est pas une preuve « d'amitié de ta part que d'essayer de m'en détourner. Mais celui qui examine le « corps à la lumière des discoursdu sage aux dix for« ces (I). le roi poursuit « Ne connais-tu pas cette parole du héros compaa tissant des Çakyas Les sages saventtrouver de la va« leur aux choses qui n'en ont pas? Lorsque je veux « obéir a ses commandements. interpellant plus directement son ministre. » Puis.E. dormira sur la terre. sont les mêmes chez tous les hommes les « ornements seuls et les parures fontla supériorité d'un (1)Dapabala. On s'enquiert de la caste « quand il s'agit d'une invitation ou d'un mariage. Si le vice atteint un homme « d'une haute naissance. Quelle action vertueuse serai-je alors « en état d'accomplir? Souffredonc que maintenant je Mm'incline devant les religieux. Maison ne fait pas de même pour un « homme né d'une famille pauvre et s'il a des vertus Mon doit l'honorer en se prosternant devant lui. car cetui qui sans exa« men se dit « Je suis le plus noble» est enveloppé « des ténèbres de l'erreur. Burnouf. a « et on le méprise. ppendice H. abandonné commeles fragmentsde « la canne à sucre. « celuiqui a lesdixforces. celui-là ne voit pas de diiférencoentre le corps « d'un prince et celui d'un esclave. les « os la tête.163 a vertus qui sont cachéesen eux. mais « non quand il s'agit de la Loi.La peau la chair.

dont il n'a été question que sous le rapport de la chronologie. Je commencepar l'édit qui est placé à Guirnar le huitième. Burnouf. et qui se trouve répété avec quelques variantes dans (<)Açoka ~M<Mtt<t. Ce même roi Açoka. au nord ce sont des éditsde tolérance qu'il a rendus. Maintenantje quitte les légendes. dont nous venons d'entendre les opinions si hautes et si senséessur l'égalité des hommes. Cesinscriptions. Qu'on en juge. p (2)Voirplushaut. il n'en est pas moins remarquable dans des ouvrages qui sont antérieurs de deux ou trois sièclesà notre ère. Maisressentie! en ce monde. . sont encoreplus intéressantespar leur contenu que par l'époque à laquelle elles se rapportent et qu'clles constatent. ind. . page21. à l'est. le Divya ~foaddna. 37<). est celui qui. mais de ce sont des leçons omoieltos morale que Plyadasi donne à ses sujets dans les édits qu'il a fait graver on vingt endroits de l'Inde.<64« corps sur un autre.E. mais que le roi Açoka l'ait tenuréellement ou qu'on le lui prête. a promulgué ces édits gravés sur la pierre dont j'ai déjà fait usage pour établir la date authentiquedu Bouddhisme(3). c'est « ce qui peut se trouver dans un corps vit et que les « sagesont du mérite à saluer et à honorer (1). de M.à t'M«. sous le nom de Piyadasi. à l'ouest. On le croirait à peine. 7n<f0(!. et l'on ne peut attribuer des idées si généreuses et si avancéesqu'à l'influencedes doctrines du Bouddha. » Je ne sais pas trop ce que nous pourrions ajouter aujourd'hui à ce noble et stoïque langage.. dont Piyadasi s'était fait le toutpuissant protecteur. dont l'autorité peut toujours être contestable. <h<JSot«MA. et j'aborde le terrain solide de l'histoire.

dans cette période de temps différentede « celle qui l'a précédée (1). ~<fe<-<&. le roi chéri « des Dévas. parvenu a la dixième année depuis « son sacre. la distribution de l'or en leur faveur. Burnouf. soc. XII./Htt. voilà les seuls « plaisirs qui charment désormais Piyadasi. p. j'en révèle encore ajoute une autre qui la complète et qui mieuxses intentions magnanimes. Lassen.Ch.Il. o/~H~)<. Me. tes interrogationssur la Loi. 7oM)'n. Il tant Hro d'aillours tout f'ntier !o savanttravaildoM. M9. 227.qui marque une ère toute nouvelle et comme nous dirions. t. Je ia trouve dans le dixièmede ses édits.surtoregnod'Aco!<a otsongouvorncmont. « l'inspection du peuple et du pays.of the ro~. répété comme le précédent a Guirnar. et par M. ohM la tonne loi. tt.C'est celui où le pieux monarque annonce à ses peuples sa conversion à la foi du Bouddha « Dans le temps passé. » A cette première déclaration. la vi« site aux théras. . et par M.Jourtta< c~a~Mt.Jnd~che ~Mer~Mms&Mn~. 216a 27'). les rois ont connu les promenadesde plaisir o c'était à la chasse et à d'autres divertissementsde ce « genre qu'ils se livraient alors. de A p. le roi « chéri des Dévas. à Dhauti e' à Kapour-di-Guiri. dit « Piyadasi. un changement de système dans le gouvernement du roi Piyadasi. dans des endroits de (1)Onpeut voirla traduction cet éditpar Prinsep. 767. Wilson. t. a obtenu la science parfaite qu'enseigne le' « Bouddha et la promenade de la Loi est désormaisla K seule qu'il lui convient de faire ce sont la visite et a l'aumône faitesaux Brahmaneset aux Samanas. of Cn)a<Ff«oh). t. ~<ta<. t. Lassan. E. p. p. l'injonction d'exécu« ter la Loi.165et peu importantes à DhauM à Kapour-di-Gulri. Mais Piyadasi. VIet VI!. par M.

« et accomplirtous les devoirs que la Loi impose.p. 669. § <. t. « c'est en vue de l'autre monde.166 éloignés de plusieurs centaines de lieues les uns des autres. à moins que par un mérite su« prémoii n'ait tout abandonné. . 209et 212 et Zo<<M la bonneloi.Appendice x. Burnouf. J'ai parlé plus haut de la missive qu'il avait adressée aux religieux réunis à cette grande assemblée (2).E. 23. aoiat. Journal of the <M(a<MC. ditlerodos deux autresdanssa do'nietopartie. (2)Voirplushaut. la convocationdu troisièmeconcile qui se tint à Patalipoutra sous la protection de ce même roi. E.t. Bnraout.p. n" p. Xit. La traduction de M. l'" partie.of~e~s<. mais le salut est plus «difficile encoredans un rang élevé (1). le roi chéri des Dévas. aoe. La « seule gloire qu'il désire pour lui-même. surle motAnyatra. quo j'ai surtout suMo. le roi chéri des Dévas. La voici telle qu'ctte résuite do (<)0a peut comparerpourcetéditcommapourl'autre les d traductions iversesqu'en ont données Prinsep. 240et 268. » Ces déclarations solennellesont précédé. c'est de voir t< ses peuples pratiquer longtemps l'obéissanceà la Loi. dans la 17" année doson règne. Journal of the roy. p. Tetto « est la seule gloire et la seule renommée que désire « Piyadasi. Qui ne sait que toute « gloire est peu profitable.M. of de Gfea<JMfa<M.VH. pense que ni la « gloire ni lu renommée ne sont d'un grand prix. commeollos ont suivi. car tout ce que Fiyan dasi. Wilsonpt M. le roi chérides Dévas. « Piyadasi. peut déployer d'héroïsme. et que souvent au contraire « elle détruit la vertu? C'est une chose bien dimcite quo « le salut pour un homme médiocre comme pour un « hommede haut rang.

jusqu'où vont et mon resa pect et ma foi pour le Bouddha pour la Loi. la L p. setgneurs. voici. (i)J. le colo l'inscription dite de Bhabra qu'a seule ne! Bart.Mais en attendant que « ayez prononcé. etvoiia vous ce que je crois nécessaire. otus dela bonnoloi. Ces sujets « qui été 'par désire.diftëre affirmer de celledes Panditsdo Calcutta maisJe crois pouvoir raisoncontreles docteursindi. Il faut donc mon« trer. que je vous a « ceci. que les religieux constam«les religieuses les écoutent et tes méditent deux sexes.Mc. p. Burnouf. Journal o~e<M<a<. seigneurs. souhaitepeu de peineset une existenceagréaMe. Burt. quelles en sont les autorités. . je et « gloire à laquelle je tiens ie plus.-~6~ découverte M. en rejetant les doctrines ie bienheureux Bouddha. seigneurs.IX. la doc« de l'avenir les stances et le soûtra du solitaire « trine d'Oupatissa et l'instruction de Mhoula (Lafausses. quoique la iln en nous intéresse pour te point spécial que nous étudions ce moment a Le roi Piyadasi à t'assembléedu Magadha. seigneurs. telle est ma volontéet ma déclaration (1).E. Voilà tout ce a ghouia). beaucoup q . 6i6. aussi bien que les fidèles des ai fait écrire a dans cotte vue. c'est « ainsi que !a bonne Loi sera de longue durée. qu'il fait « saluer. E. les sujets qu'embrasse « la Loi tes règles marquées par le Vinaya (on la disciles dangers « piine). pour « t'Assemblée. Je la donne toute entière. uet'ai reproduitf. « ït est bien connu. S. tra?26. Burnouf. M. of~at. a quonotre savantconfrère touto gènes.iuctionde M. C'est « ment. et c'est la « que la Loi embrasse. lesfacuitéssurnaturelles des Arlyas. seigneurs. H n'y a que ce qui a été dit par te biena heureux Bouddhaqui soit bien dit.

Voici quelques fragments d'un édit qui est daté de la douzièmeannée de son règne. </<eo~. on l'a vu prospérer aujourd'hui par « suite do l'ordre que donne Piyadasi le roi chéri des a Dévas. XII.Wilsondans7oHfH. ainsi que d'autres pratiques recommandéespar « ia Loi. La cessation du meurtre « des êtres vivantset des actesde méchancetéà l'égard dos « créatures. J77. Aussi en ce jour.p. pendant de nombreux siècles. 226. N<<at. le roi chéri des <t Dévas. n'étaient pas restées sans effet « Dansle temps passé. pa)tieiiodoM. le tambour a retenti la voix de la Loi s'est fait « entendre. t. voiià les « vertus. fera croître encore cette observation de la Loi « etiesiiis.. et cc)todo ~ . Alterth. qui se sontaccrues. 0).iC8– A partir de sa conversionjusqu'à la un do sa vie. l'obéissance aux anciens. p. le roi chéri des Dévas. l'obéissanceaux a pères et mères. of GreatjC)'«a<t!. de pratiquer la Loi. )a traduction soc. pratique la « Loi. feront croKrecetto « observation de la Loi jusqu'au Kaipa de ia destruc« tion (<). le roi chéri des Dévas. r o/ t. (t. Lasson. « parce que Piyadasi. et !o manque de respect « pour les Brahmaneset les Çramanas. H. » de ()) Voir!a trad'icuon M. le respect pour les parents. Ce que depuis bien des sièclesauparavant on a n'avait point vu. a on vit pratiquer uniquement le meurtre des êtres vi« vants. Açoka ne cessapoint d'adresser à ses peuples des exhortations aussi utiles.Et Piyadasi. et qui atteste que ces prédicationsroyales. la méchancetéenvers les créatures le manque « de respect pour les parents. propagéespar les seuls moyensdont on pouvait disposer alors. et les petits-fils et les arrière-petits-Bis do t< Ptyadasi. et il put s'applaudir bientôt du succès de ses eiforts.

ft couo Hurnouf. ou à la distribution de la Loi. e. Il est n" L p. t. 229. Tout cela est bien et tout cela est a un devoir. par « un ami. d (i) Voirtes traductions e Prinaep. doM.7oMrn. ~ff'rM. p. otus(!ela bonne<o<. f H.7oM<-n. Celui qui agit ainsi est honoré dans co ce « monde.) Açoka poursuivit rance les réformes morales qu'il avait entreprises et voici t'édit de la vingt-sixièmeannée de son sacre. 2t3 de M.Wilson. 731. les compagnons et tes pa« rents.. VII. 736.ttM– Cet édit est le quatrième de ceux qui sont inscrits sur la colonnede Guirnar. par un frère. '. /n't. ta « gages. par un compagnon. et pour l'autre. par un parent et mêmepar « de simples voisins. M.Xtt. p. qui !o reproduit en partie. par un fils. « Piyadasi. of Great jBW<a<n.i mettoujourslasÇramonos of ~e fo! ««<'<. i !o concile. » Dans un règne qui nodura pas moinsde trente-sept ans avec persévé (263-226 avant 3. -C. Et voici comment la Loi s'accomplit La « bienveillancepour les esclaves et pour les serviteurs a sont bien. Burnouf.Appendice x.o/e~o<. q . ou à t'étoge de « !a Loi. o soc. 11. h" <!e Zo<tM la bonneloi. Voilàce qui « doit être dit par un père. le roi chéri des Dévas a parlé ainsi It n'y a a pas de don pareil au don do la Loi. un mérite infini résulte do « dondo la Loi(1). et l'obéissanceaux pères et mères « libéralité envers les amis. 240 et 269. ou à la concorde « dansla Loi. avantles Brahmanes. ui est paftiuiio. met Onpontremarquer uePiyadasi dansseséditstes Brahmanes q après maisdansceuxqui ont6t6promulgués avantlesÇramanas. doM.p. Dans le onzième. Appendice x. envers les Brahmanes et les Çramanasest bien « te respect de la vie des créatures est bien. on trouve la confirmationet le développement da ces préceptes moraux. M thé ro~. p. a<(a<. Lossoo.E.

/nit.Lassen. j'ai fait écrire « cet édit de la Loi.. 268. C'est également ainsi que doivent agir les « grands ministres eux-mêmes car ceci est mon ordre « que le gouvernement ait lieu par la Loi. sansune extrême « persévérance. notee. doivent « obéir à cet ordre et t'exécuter sans y mettre jamais de « négligence. ~~7.Pivadasi ordonne qu'elles seront lues au peuple tous les quatre mois au moins par l'Assemblée des rettBieux.of ~et~at. sansune extrême attention. Burnouf. t. le roi chéri des Dévas. p. ottM la 6oH"eoi. JoxM. notet. et dans l'intervalle. 677tCh. et dans l'un de ses édita. comme itsse sont accrus. Me. t.7o)~M. Il. of thefM<at. le commande« ment par la Loi.of thé <M<«<. de RadMau et d'Allababad.Lasson. p.noinscrit sur le pilier de DehU.E. Tous mesgens.tt) 'Ces instructions moralesne pouvaient porter tous leurs fruits que si elles étaient fréquemment répétées.t. « Piyadasi. VI. tant les premiers a que ceux des villages et ceux de rang moyen. p. sans une ~rémo a obéissance. la prospérité publique par la Loi.AonM ta tonne loi.à la facequi regarde le nord.fn(!. Le bonheur dans ce monde et dans «l'autre est dunette à obtenir sans un amour extrême do « la Loi. C'était une sorte de prédication publique Z de l (i) M. Ch. 706 et 706 J. p. ~tewt-. le second des deux édits séparés de DhauM. et répété sur les colonnes de MatMat). p. o~Ben~at. Prinsep. Prlnsep. ~«eftA. 6B6. Aussi est-ce là moncommandementque « la prattque de la Loi et l'amour do la Loi s'accroissent « a t'avenir.E. t. . V!t. dans le cœur do « chacun do mes sujets. Burnonf. de (2) M. mêmo par un seul religieux isolément (2). 368. a parlé ainsi La « vingt-sixième année depuis mon sacre. sansune crainte extrême. p. MO. la « protectionparla Loi (l).

MC. <t t'~<«. p. (a)Voirp)usiMUt. ~ouftdh. 683. .A. 228.et la légende d'Aco)t9. ~Mefth. Dans i'~M aMM~a. abolit la peine de mort dans ses Ëtats. on aiïirmo que to roi Açoka. sans aller aussi loin. Uurnout. devait être su par coeurà pou près par tous les sujets. p il <'<tM<. la légende d'Açoka.. Rémusat. en outre. Il. le roi ordonne.. note2.ind. on teur Msse trois Jours de sursis. maiinterprète eût coûte t.t. Aoue-M daM. Je ne sais jusqu'à quel point cette tradition. (<)M. Burnouf. Journ. mais l'Açokade nos édits. Prlnsop.de faire procéder à cet acteimportant sans déranger les gens du peuple do leurs travaux (1). voiraussile foe/ntro<t. (3) Intrud. après l'avoir prodiguée durant do longues années avec une cruauté vraiment effrayante (3). p. désolé qu'un de ses ordres. et il enjoint au prince royal qui gouverne comme vice-roi à Oudjdjayint (Oudgein). p. 39~. astal. recuaitiie dans!as soatras népalais. Bouddh. 1.p. . que la confession générale dos fautes aura lieu au moins tous les cinq ans. du note2. J. AçokaaM<Mns. /<2<<. et it est facile de comprendre qu'au bout d'assez peu de temps.t. o/'FM~at.t. dont j'ai déjà cite plus haut quelquespassages(2). K. peut répondre à un fait historique.: viea son frèro. aSn qu'ils L tôt. entre la sentence et l'exécution. si souvent entendu.7nd. se montre cependant très-charitaMeenvers tes criminels qui ont été condamna à mort. VH. de M.<"d du M. o/~<~0 Ltssan. E. JI veut quo. p. M.~1faite dans les termes mêmes qu'avait décrétés la pieuse sollicitudedu monarque. ~63. otus (!ela 6o)MM p.t. Durnouf. le sermon royai. Dans le premier des deux édits spéciaux de Dhauii. Ch. 26.M2.

Voiia déj&bien des révélations étonnantes qui nous montrent la réforme bouddhique sous un jour tout nouveau. q encoremieux. 260. si vigilant à former et à conserver ieura meurs. Ils pourront. dans son action sur les gouvernementset les peuples. qu'il n OtricMo monumonts ptusptccioM. par le repentir. MattMoht h Radhtah. Piyadasi avait créé un corps tout spécial de fonctionnaireschargés d'en surveiller et d'en diriger l'application. en quelque sorte. précepteur religieux do ses sujets.E.<&M. les gardiensde la morale publique (3). H est plusieurs fois question dans les édits do cesoinciors royaux qui étaient. est en même temps plein de tolérance.p. ti croit au Bouddha do toute la puissance d'une conviction qui se traduit par les aotes les plus décisifs et cependant. Bur~) M.loin d'inquiéter les croyances différentesdo coiie.i!). par des aumônes ou par des jeûnes. mais voici quelque chose qui doit nous surprendre encore bien davantage.côté de l'ouest. et M. elleseont a iea recherches u'ii a consacrées u regood'Acotta. 7&0 sutv. Mt!.11faut lire surtoutdonsM. ~ ~«o~. racheter leurs fautes et adoucir les châtiments qui les attendent dans l'autre monde (1). et neuf. Ils se nommaientles gens du roi (f~a&aa).Ch. t. tt.Ce roi.. pour co))o t'indo. répotô & e l Aitahabad. si neuves parmi les populations Indiennes.i~– aient te temps de se préparer à mourir. des les . do M. Il les protège et les défendcontre h (I) Voiriosecondédit de HeMi.et i'on comprend uvoirtues. JI paraît que pour le strict accomplissementde toutes ces mesures morales et religieuses. Lasapo p. oplèsIcs des plus curieuses.7<)t.E.Burnouf. i'hnpoftmcacapitalo qu'à )o rbgnodoce grandroi do du et )'uuri'histo)ro Bouddhisme.LMMn.ZohMdela bonneoi. l'ardent promoteur do la foi. p.

o d (i) Voirlos traductions oM. ohM la bonnetôt. p. ia pureté do t'amo. la reconnaissanceot « une dévotionsolide qui dure toujours (1). do M. 768. opposée qu'ello peut être à la sienne. soc. 338et 368.Xn.7ot))rn. of~at. asiat. Prinsop. it est bien de conserver l'empire « sur soi-même.p. qui ne sa montre pas lettres-nettement. l'empire de l'âme. 7ot)t-n. Vll.t.H3 toutes les attaques. imite ce grand tout exemple et respecte la conscience de ses voisins. !e roi chéri des Dévas. Il ne se contente pas de les laisser lui même on paix dans sesÉtats it veut de plus que chacun do ses sujets dns sa sphère étroite.Appendice . reproduit comme !a plupart des autres a Dhauii et à Kapour-di-Guiri. soc. éc!ate dansun autre édit. p. n''x. le roi chéri des Dévas. ainsi que les mendiants maisons Il les honore par des aumônes et par diverses « marques d'honneur et de respect. <<e A M. Witson. i98. Mais « qu'on exercesur soi-même. Buroouf. Dans te septième édit de Guirnar. et la pureté « te peuple a des opinions diverses et des attachements « divers les ascètes obtiennent donc tantôt tout ce qu'Us n demandent. o~ Ct-eat ~W<. » La pensée. désire que les as« cètes de toutes les croyances puissent résider en tous et « lieux.E. Mais pour celui même qui no reçoit point « une large aumône. et tantôt lis n'en obtiennent qu'une partie a seulement. /'<ho t. Tous cesascètes professent également.. qui ne laisse plus subsister la moindreobscurité sur les intentions du roi c'est te doudes Kiérne édits de Guirnar toutes les Piyadasi. honore et les ma!tres de « croyances. mais le roi chéri des Dévasn'estime pas autant tas aumôneset les maressontto)« ques de respect. et do oftAet-ot. Piyadasi s'exprime ainsi « Piyadasi. que ce qui peut augmenter « lementla considérationde toutes ces croyances et leur ostat.

ainsi a que la diffusiondo la Loi (1). Prinsop. est « mais pour chacune d'elles le point capital. » ? doM. c'est d'être « iouée en paroles. en se disant « Mettons « n~tre foi en iumièro. par dévotion à sa propre croyance.» A cet euot./oMnt. ii n'yaquf a ie bon accord qui soit bien. » ne fait que nuire plus grave« ment à la croyance qu'il professe. L'homme. « et c'est ainsi qu'on ne fera de tort à personne. Ainsi.p.yoM~. celledoM. c'est que le dé« vetoppement des religions ait lieu promptement. n Ceiui qui agit autrement diminue sa croyanceperson* « ne)ie et nuit à celle d'autrui. Puissent les hpmmps de toutes les croyances « abonder on savoir et prospérer en vertu Et ceux qui Il ont foi à une religion particulière doivent se répéter ceci Le roi chéri des Dévasn'estime pas autant les t< aumôneset les marques de respect que ce qui peut a augmenter essentiellement la bonne renomméeet le « développementde toutes les croyances. t.. quel qu'il soit. Monfortifiesa propre croyanceet on sert celle des autres.H4 – « bonnerenommée. ais il ne fautjamaisblâmer celle des autres. et.Il y a t<mêmedes circonstancesoù la croyance des autres doit a être aussi honorée.Witson.Vi!. 369. l'augmentation de ce qui est essentiel pour toutes les croyances de plusieurs genres.o/BM~. l'exalte et « biamola croyance des autres. (i) Voirlestraductions o MC. ainsi que des t( inspecteurs des choses secrètes et dos agents d'autre « espèce. « qui. /'t/te o . « il a été établi des grands ministres de la Loi et de « grands ministres surveillantsdes femmes. en agissantainsi selon les cas. On no doit honorer que sa propre m (1 croyance. Et le fruit de cette institution. ~ <~ <Mtat. Bien plus que tous les « hommesécoutent avec déférence et suivent !a!o! des « uns et des autres. car tel est le désir du roi chéri des Dévas. Or.

qui est la dernière. et M.2i6.762. Burnoaf. roy.26ù.nsJe ne pousserai pas plus loin ces rechercheset ces citations. celled M.E. parce que je crois que la démonstration doit être complète. Appon. s tes d dicon"x. Abel Rémud Th8ang sat. le seront bientôt. et qui doit occuper désormais sa place dans l'histoire de l'humanité. celle doutesur lu maisj'ajoutequ'il no peutpas y avoir!o moindre docesédits. sans doute.Zotut<!etabonneloi. Burnouf. at Mf«toM-e e la vieet des voyages<jy«KMH que nous devons à ta science de M.quie6tparHaUe. sans parler do plusieurs autres qui. et y adorer les monumentsde toutes sortes élevés en l'honneur du Bouddha. ce sont ceux do Fa-Hian que nous devons à M. au milieu des plus affreux dangers. Au v° et au vue sièclede notre ère. Nous avons actuellement dans notre langue deux de ces ouvragestraduits. MC.LasMn. C'estun très-grand résultat que je tenais à constater. U. les contrées qui séparent la Chinedu nord et de l'ouest de l'Inde.7H(!.qui ceMo o AI. et que l'immense et très-heureuse inuuencede la morale bouddhique sur les individus et sur les peuples est maintenanthors de doute. a8iat. 762. celle de t.Appen* h)<. o/Cfeaf Fn<a<n. pour venir chercher au berceau du Bouddhismeles livres saints. ~f<Mr<A. les pieusestraditions. Mais je ne veux pas quitter cet ordre do considérationssans y ajouter un fait plus irrécusable encore que tous ceux qui précèdent. p. p. . t. p. XM.Losdivergences e portentque sur n teneurgénérato dos détails. Je veux parler de cette ardeur de prosélytismeet de conviction que le Bouddhismea su communiqueraux nations les plus éloignées. des pétertns chinoisont traversé. Toutes foscrtpuons e Piyadasi ont enun dta!ecte tous encorepanconnu etlos interprétations u'enontdonnées q sont parfois différentes!'ai suivi plus ces savantsindianistes j particulièrement de M. L de de Durnour. StanislasJulien. ogu8 la 6oHne p. E.

et revenait dans sa patrie après quinze ans d'absence. en 399 de l'ère chrétienne. suivait les bords du Gangejusqu'à son embouchure. p. s'embarquait pour Ceylan. Ce corps a été conservé par les a sentiments qui m'animaient. franchissait tes montagnes du Tibet. qui voyage deux cent vingt ans environ après Fa-Hian. A. est beaucoup plus instruit que !ui. Remamt. Fa-Hian appréciait son héroïque dévouement « . 363. au nord de la Chine. . Landresse. A.'e sur le Bouddhismeindien auvH" siècle. aujourd'hui Si-an-Fou. p. a Hiouen Thsang. Remasat.. (i) M. voici en quels termes modesteset dignes. mon cœur s'émeut involontairement. uniquement dans l'intention de rapporter des versions plus exactes des textes sacrésdont le sens commençaità se perdre en Chine (1). est une mine inappr6ciab!ede renseignementsde tout gen. C'est mon but qui m'a fait « risquer ma vie dans des pays où l'on n'est pas sûr de sa « conservation. d'où il était parti avec de nombreux compagnons. que nous ne connaissons encore que d'après l'analyse de deux de ses disciples. (2 Foe~fo«eKi dpM. xt.Après tant d'épreuves et de souffrances.~n récapitulant ce que j'ai « éprouvé. relâchait àJava. qu'il visitait. traversaittoute la Tartarie. ayant fait environ douze cents lieues par terre et deux miiteau moins par mer. rentré seul à son foyer. passait plusieurs fois l'Indus. !i recueille beaucoup plus de matériaux et son récit. Les « sueurs qui ont coulé dans mes périls ne sont pas !o sujet de cette émotion.176 Fa-Hian partait de Tchhang'an. ainsi que j'aurai Ki. ch. mais il n'est pas plus courageux. &0. pour obtenir a tout risque ce qui faisait « l'objet de mon espoir (2). les plus hautes du globe.préfaceau Foe ~fo<M de M.

12 . it parvient dans le Goudjarat. berceau de Çakyamouni. en ?9.m prochainement l'occasion de le fa' o voir. ii revient au sud. Ayodhyâ. où Ilfit ses premièresprédications. dominaitdès lors la nation turque. au nombre de six cent cinquante-sept ~). et les royaumes situesau nord-est et à l'est du Gange. parcourt une grande partie de la presqu'ile méridionale. revoit teMagadha. 293 et suiv. au nord-ouest de la Chine. (i) Voirt'~Mfe data vie et <!M eo~M<Mffo«eH Julien. le Magadha. Rentrés dans la patrie.p. sans aller jusqu'à Ceylan et so dirigeantà l'ouest. de Yarkand et de Khotan. mais ii n'apde porte pas à son entreprise ni plus d'énergie ni plus ténacité. et redescendant au sud-est. la Dzoungarie. » Les travaux de ces pélerlns n'étaient point finisavec leurs péNiMef voyages. it commence dans le pays d'Attok et d'Oudyana. il parvient à Mathoura il parcourt tous les royaumescompris entre le Gange. p. ses explorationssaintes. et dans traduitepar M. jusqu'à son retour à Si'-an-Fou. rapportant des reliques et des statues du Bouddha. les montagnes de t'Hindou-Kouch. préface. le Penjab. Prayâga. Arrivé dans t'tndo où par le pays d'Oïgous. deux soins nouveaux tes occupaient écrire la relation de leur entre2'AMH~. le Kaehemire. 11visite les parties septentrionales du PenjAb. M a 67. en 645. Il reste seize ans absent depuis son départ do Liang-Tcheou.taTransoxano. remonte dans le Mouttan. où it a passé sa vie. et par l'HindouKouch. mais surtout des ouvrages sur toutes tes parties de la doctrine bouddhique. Do là. Bénarès. la Gandak et tes montagnes du JSs pal.livre VI. Kouçinagara. et rentre dans le nord-ouest de la Chine par les royaumes de Kacngar. où i! mourut.Stanislas t'ouvmgo.Kapilavastou.

AinsiHiouen'fhsang consacrait les vingt dernières années de sa vie à faire passer dans la langue chinoise les principaux documents qu'il avait recueillis. peut encore inspirer à ces âmes généreusestant de eonaanco. e mes que de desintéressement t de foi Et. de courage et d'abnégation Pourtant les principes sur lesquels cette morale repose sont profondémentfaux et loserreurs qu'ils renferment sontau moins égaies auxvertus qu'ils propagent. auprès des plus éminents docteurs du Bouddhisme(i).H8– prise. et traduire les livres qu'Hsavaient conquis au prix de tant de fatigueset de périls. livresdo l'ouvrage précité. queiio douceur 1 quelle 1 résignation1 quelle simplicité! quelle droitm-tMats aussi quel admirable témoignagepour une doctrine qui. Quelles nobles existences quels héroïs. à douze cents ans de distance. (t) Voirlesquatre derniers . quand on pénètre dans le détail des actions.

sesdisciplesHrent do la métaphyt'un des recueils. mais <<" on~/t. f autour d'nn commeutaifoortimportanUntf(3)Y('comitro.Rëmoeat. aux préceptes qu'il et. il )' joint donnait sur la discipline do la vie.. remonter à des principes plus hauts.StanislasJutien. i67.teitu ~f« t' tuMJM«~«~ .bien que ne se soit fait uno géant par dessus tout à la pratique. <M tesBouddMateB. Burnout. se chargeade la rédaction de l'Abhidharma. et l'Histoired'JMo«eny~an~ da M. c'~t. DE LAMÉTAPHYSIQUE sonOn no saurait douter que Ç&kyamouni. De là vient que dès le premier concile. direction théorie. Il la point. dans son enseignement. a qui n'avait point eto oxposé directement par le Boud!a N dha.A. et i08. les axiomes qui justifiaient ces préceptes en les expliquant. Cettedivision la Triplecotboitto acceptée voirle foo~oMe~KdoAI.HH– VL DE ~KYAMOMi). p. <n< p. par tous est de et M. 81.. 35 F A (i) M.mo. par la nécessité même des choses. p.(-o. KAçyapa io plus ittustre des auditaurs du maitro et des arhats. ~(fo<<. it est vrai. mais de la morato il a dû. » comme remarque un commentateur (3). dit (2). sépare formellement métaphysique de la morale. It avait été l'élève dos Brahmanes. l'une sique sous !o nom d'Abhidharma on des Mtrois corbeilles» (tripitaha) entre lesquels partaAinsi quojo l'ai gea t'ensomNe des livres canoniques(t). et la conduire à toute méditative do son propre génie devait le n'a rechercher les bases essentielles do sa doctrine. (2) Voir plus haut.p. t'M".h dire . E.

et la supériorité ona été tellement sentie par les peuples bouddhistes. «(< de M. L'Abhidharma comprend donc !a partie la plus etovépdrs croyancespréchéespar Çahyamouni. «'M-. d t'A<<<. Los Bouddhistesde Ceylanprétendent mômequo t'Abhidharma s'adresse aux dieux et a été révélé en leur faveur. les éditede Ptyadasine nomment ue io Vinayaet tex Soûtras.ils q ou h no parlent pas de l'Abhidhaema. 7~5 et ??. au même titre que le Vinaya. Il sur to trésordela métaphysique. et l'on pourrait dire leur an'ectionpour lui. Lesgau)usdeaSuutrassimples sonten l générâttes axiomesauxqueisu Bouddhasemble attacher le <!o p plusdo prix. qu'ils l'ont toujours considérée comme la source théorique do tout le reste. si on le renferme dans les limites do l'orthodoxie bouddhique. . Youm ou Ma-Mo. . et dont les Soûtrasconservaient le Mèie souvenir. 3i7. Burnouf. Aussiont-ils appelé i'Abhidharma d'un nom qui marque à la fois leur respect. 41. (2) Idem. Le ff~of Je ht m~f!pAj/«~opa. Une remarqueimportante qu'it faut faire c'estque. 663 et suiv. M les premiarsBiocias d ('Met. des troispartiesdu Tripitaka. ZottM ta bonnetoi. p.. ~6Af(!&f)t'm(t est de Vasoubandhou vivaitdans doi'erechrétienne. Abhidharma veut dire en sanscrit: « lois manifestées.i8U qui ressortait. qui que.p. dit < (i) introd. . en Dbétain) (i). métaphysique.E. doM. MatiM. !a manifestationdes lois ou do la loi. M et M. Met notre mot do métaphysique y correspond assez exactement. p.<ad. tandis que les Soûtras ont été laissésaux hommes (2).7n<ft)<t. moins p qu'on ne supposequ'Us ne le désignent ar les gAthas. J?ot«<M. note 2. E. Burnout. en pâli.de tous tes discours qu'il avait prononcés. E.ou a stancesduSolitaire. Burnouf.< Bouddh. Ils l'appellent la Mère (Matrika.

plus de croyancesdonnées pou (i) M. qu'it avait comparéo nuluiavaitoffert exacteautantquopossible.. 11faut même dire pour toutes ces rédactions diverses. c'est-à-dire « la Sagessetranscendante. &68. et en huit miDoaMieies. et Fautro en huit miiie les plus dévctoppees ne faisant guère qu'ajouter des mots a l'exposition plus concise de l'autro (1). Collecomparaispn..ia ~ra~txt <n(t.18!L'ouvrage qui passe pour re :<morplus parMcutteroment la métaphysiquebouddhique. c'est encore aux Soûtras simples qu'il convient do puiser. que. elles ne donnent point un seul principe nouveau. !'h~<-<<'<?o«M/t.Burnouf donn6un spécimen la rédaction ontiaro.~66. so nommela Pro<~H<< p~a<x)«!. oo (2) Satanlouleapparence. Burnouf. Il y en a trois rédactionsprincipales l'uno on cent mille articles l'autre en vingt-cinqmiiie.p. en ce qu'ils sont beaucoup plus voisins do la prédication (2). et qu'en dÉtinitivc. M. c par le farnonxNngardjouna ent cinquanteans environavant de a notre 6ro. i ron en croit ia tradition lui aurait 616exposée ar Ç&hyatnouni m6m9. a C'est le premier des neuf dharmas. . J do aucune diMronce doctrine.pour connaîtrela véritable métaphysique doCakyamouni.<n(! p.c'est-h-diro i'Oftode cinquanteet un ans h pnuprès. u'il avait traduitopresque q avec]a rédactionen cent initie articles.E. dit ~ottfMh. comme dans sa morale plus d'axiomos quo do démonstrations. On doit s'attendre a trouver dans la métaphysique de ÇMtyamouni.'ioiïo p ))<)MtmfM fi ans aprèsqu'il était devenuBouddha. f. ou tivres canoniques des NepaMs. yntrod. si ellos contiennent des conséquences nouve!)os. S ticetoine. E. tia fondeo vait de )extaeux doctrinesdo rceotades Madhyafnikaa.!a ~)'«~n<!j)(h'am«f! futcomE serposéeque troisou quatre centsansaptes)e Bouddha. /t)<t'o< t'h~t.

qu? . J'aifaitVf. Pour le moment.je me borneà signaler a dominationoute puia. et que professentlosBrahmanest les e Bouddhistes e toutes tes écoles.Je jugeraiplustard ta valeurde ce principe. la croyancedéplorableque chacunpartage.anteetabsoitts t mentincontestée. Maisle principe i ti tui-'mome.dansquelque partiequ'on le considère. contreiaquoMonosemble it a personnequ'M la puisses'élevor moindre protestation et sa seuiooriginalitésous oo rapportne consisteque danaiemoyen nouveau libération do qu'it oifroà sesadoptes.bas. d dotoutesles nuances.à quolquo époquequ'on !e prenne.~Md«sdogmes uo de développements et q systématiques réil so guliers. do toutes tes sectes. 'hommea L fourniunemultitude d'existences plusdiverses. dans !omondeindientout entier. et que nousne sommes i dansla Grèceni n dansl'Europe moderne.Telle est. Le Bouddha subitcetteopinion communo. l t'accepte! nele discate pas. ce qui est Rssezare.mêmequand on essaie.S'i! n'y applique sf.~en traitantdesVêdns. esdoctrines 'en sontpasmoins L n graves maisla formesouslaquelleelless'expriment 'a n rien desctentinqao.sefforts plussérieux il court rlsquo les d'onfournir ne u multitudeplus grandeencore et sonattentionla plus et constante la plus inquiètedoit être do so soustraire a !a loifatale la naissanceui impose. de tous les temps. empruntée manisme. La première la plus inébrantaMe et théoriede la me du d'ailleurs auBrahtaphysiquo Bouddhtsmo.avant les do vivrede la vie qu'il mène tci. dolui donnerquelquo r rigueur.ou désastreuses a eueschez tous plutôtteseunsequences qu'il tes peuplesqui l'ont adopté.Mais fauttoujours rappeler ue nousavons à q faireà l'Inde.c'est cellede la transmigration. l Lavien'estqu'un que tongtissude douleurset de misères le salutconsiste & n'yjamaisrentrer.

reprend-il seulement une formehumatne?Peut-it indfnerommentreprondro une forme supérieure? ou req prendre. ti8. Vit!. Hdeo do la transmigration s'étend pour !o Bouddttismoaussi loin que possiMo o!to embrasse tout. avec sesconditionsles plus généraleset los plus confuses? Pour les Brahmanesorthodoxes. voir (3) Poorio tMnamfgfation J2) Pour la transmigralicii le S)'81611\0Kopllavoir dans!e de de monffom~f m<'mo~o ~xr ~dHM!/o.6" artMo sur los Védas. d de dons ay6t6me Kaptit). et (i) Vo)r!9yo«''nat(tM~acan~. Çakyamouni no se distingue donc en rien quand it l'adopte.et elle doit remonter jusqu'à lorigine do la société et de !a religion qu'ils ont fondées. ci d~miodossciencesn)0)atM potXiqucs.qui va devenirun Bouddhaparfaitement accompli.18~ cette doctrine monstruoaso ne s'y trouvait pas (i).selon sesactionsen co monde.p.je serais assezembarrasse do répondre a cette question et dans tout ce que je connots do tour titteratare. et depuis l'homme jusque la matière tnerto et morto.t. p. memotrM t'Aca. et cohlor 'avril. . après avoir perdu la forme qu'il a dans cette vie. cahierdofévrieri86&. Jo no vois rien qui détermine la Mmito précise où s'arrêtait pour eux l'idée de la transmigrattnn (2). L'ctro peut transmigrer sans aucune exception dans toutes tes formes queitesqu'eHessoient. Mn!sjusqu'où s'étend cette idée de ta transmigrationP L'hommo.la réponse peut êtro décisive: oui. 313. /)M ot suiv. a ces formes où toute vie disparait et où il no rcsto plus que l'exlstenco.p. a un cchcton plus bas une forme un)mate? d Peot-U mûmoescendre encoreau-dessous do l'animal et s'abatMor. depuis le Bodhisattva. Elle est do l'invention des Brahmanes. et J'ai fait de co silence un éloge pour l'orthodoxlo védique. Quant aux Bouddhistes.

bons ou mauvais. tout voir aussice !t dit Ar)a)o)a. i3~o (eh. Ed. t d.-)8tsuivant tes actes qu'H aura commis.1. 6L p.Voirson Histoire de la pA«MopM.<(MA.t. Hiouon Thsang vit &Bonarestes nombreux et sptondMos stoupas élevés dans tes lieux où «} tt faut dono fa!ro une très-grandodfMKncoentre la et TanamtafaOon la tnatompsychoeo quo telle l'entendaientes l et P~hf)f!0t)c)on!). pt~eura autres. Murnouf. ~o. HonrtMttter. !t.p. 360dola traduction française doM. ou collcs qu'ont subies les personnagesdont <t veut oxpllquer !a prospérit6 ou les malheurs (4). t. p. il passera depuis tes plus hautes jusqu'aux plus infimes (1). Les textes sont si nombreuxet si positifs. liv. (2) Voirplus haut. § 23.(h. M).ï-~tM qu'en ch./<ro<t. Ed. 83< ?6 et p. i34 de ma traduction. qu'Mn'y a pas lieu au plus i~ar doute. v).momo. qu'ilsbontatont. ch. p.M.1".K.du “) Concllo. selon la légondedu ~~M-~ra le Bodhisattvaentre dans le soin de sa mère sous !a forme d'un joune otophant blanc arm6 do six défenses (2) et. d t'Af~. d'Açoka.e. 'to M. p 330 M Voir tes Légendesde Samgha. te Bouddha raconte tes transformationsqu'il a subies iui. Mtpa. tu. sur le point do devenir Bouddha parfaitement accompli Il repassedans sa mémoire tes naissances Incalculables. ch. quelque extravagante que cette Idée puisse n(~ paraître. Dans d'autres légendes. Foueaux.t. .Rahshita.aMfMM. -r)9so(. XXX. On se rappetie que. les centaines do mille do kotis d'existences qu'i) a déjà parcourues. H. <n(<.J. do M. avant d'arriver il cette qui doit être la dernière (3). ta s & eerioanimale c'estdu moinsl'opiniondu plusrécent historien do la philosophie. Foucaux. (3) F~a <eA'~ t-otpa. do M. elontoutoappatenco.

!)!. d'une nour. au nombre do cinq cent cinquante. H lis ont sali do leur morve et do leur salive)o mur de la « satto do t'assemblée. d'un chaudron.unB C~OM. Voirle Foe~ooe doM. d'un baloi. d'un vase. J30. Les Z(~<At!A(M slngbalais. sous la formed'un mur. contiennent le récit d'autant de naissances du Bodhisattva et les Singhataisont été mémo fort modères en se bornant à co nombre.o) une noto (2) ms-cuttauso de M. E. do la mer et de l'air. Abc)RemuMt. etc. d'un arbro. d'un cerf. car c'est une croyance reçue généralementque !a Bouddhaa parcouru toutes tes existences de la terre.StaniatesJHiien. Burnoutovnit des plusImporlnnls. p. cottodo Samgha-Mahshita.bl. M. (1). ainsi que toutes )osconditions do la vie humaine Il a même 6te arbre et plante (? si l'on en croit le Bouddhismechinois. p. d'un fruit. te résultat de cette action est c (lu'ils ont été changés en murs. Dans une tegondo fort intéressante par les détails qu'oiio donne sur la vie intérieure des religieux dans tes viharas. Londressesur les n~tf)t<as singbeiais. d'une colonne.)aK !o Bouddhaavait pris. Ceux quo tu as vus « sous la forme de colonnes ont cte changes pour la do (t) Z~/o~'a <~ <a<~ ~MvoyageadWotMH yAMHj/. d'une corde. n Quelle « est faction dont ces métamorphoses sont la consé« quenco ? demande Samgha-Itakehlta a Bhagavat tui r6pon<! « Losêtres que tu as vus sousInformed'un mur 't ont été des auditeurs de Kapyapa(un ancienBouddha). . d'un oiseau. dit-on. on Uphom a donna la liste. pondant ses diverses existence* la forme d'un éléphant. etc. d'un mortier. 209.~ereft cfnftn~fo~M<Foo~ o~ traduitquet'juest.t. la transmigrationa !ieu.

p. ~)(!do M. avec des paroles grossières.iM a même raison. ~Mear.de neurs et de fruits. Un autre. pour « n'avoir pas fait un meilleur usage du balni de l'assem« Moe. c'est la conduite qu'on a tenuedans une existence antérieure on est récompensé ou puni solon ses vertus et ses vices. Ln cause unique do ces transformations.~<<f)<. eut ta « dureté de refuser à boire à dos rctfgiouxétrangers faita gués d'u. (i)Mgo))(!o o S"mgt)nHaMtUa.l'on n'en peut douter: le systèmedo Ja transmtgration va pour tes Bouddhistesjusqu'à cette exagération monstrueuse où la personnnittA humaine. B. ont revêtu cette forme « parce qu'iie ont Jout Jadis. ))!vyn dFA~f. 323. M. se confondavec les choses les ptus vues de ce mondo. dans uu int6r6t tout person. E. qui « venait do nottoyor les coupes do l'assemblée.e !onguoroute. dM~oMfth. a été métamorphose on balai.. (i). a 6t6 change en corde un autre. un novtco.unoufp. )!o Csomade Kor09. a do fouilles. ceux quo tu as vus sous la forme d'arbres. uno question fondamentaio dans to d du ovodano. méconnueet détruite. XX. t. et « ne!. un insh'umfnt do cogenro. Mais do quelle manière a commença cette longue série d'6preuves? Pourquoi t'hommo est-i) soumis? Quelle a été sans Hndo causes et d'oifets ? l'origine de cotte sucoMsion C'est là cosombto.. Mafapoursuivons. etc. il a été changéon coupe cealui que tu as vu sousla forme d'un mortier est un Stha« vira qui demandajadis h un novtca. » Ainsi. . des <!euM des fruits rio l'assemblée. « qui s'est servi avec !o morneogoïsmodo la corde do « t'assemblée. J'))<ro<y. et dans t'anatyso du ~oH<o(t tibétain.

xon. Tout ce qu'on peut inforer do quelques passages très-rares. Hn'y avait pas de coupables. p (2) /. E. do f <nd. N3B.malgré la sciencesansbornes qu'il possèdo.M7 – système bouddhique htt-momo mats. la vlelllesso. M. /M<rod. . R. étaient pourtant sanscommencement(i). la naissance.t. ta maladieet la mort. tes maux qu'il venait guérir.H.Ed. L'universest oréô par lesœuvres do ses habitants i) en est t'cMët et si par impo:. !. et que. et !o Bouddhismetout entier après lui ne t'a pas tratteo davantage. Bufnouf. a cru à t'oternité des otfes. dans les Soûtras. 337. pas une théorie. en quelque sorte. Est-ce oub!t ? c'est peu probable..t fh~t. Y). p. seton toute apparence. 678. sans leur demander d'où elles viennent. Est-ce prudence? Y Et.eseeuhpMsagean pou deetaifs ueje puisse q point de yuasoutceluidu ZoMMo~tafa. pas un mot. c'est que to Bouddha. ommentatour V)" n c du o va' eiaciodo notreefe. et comme la vie sous que!u citer&co (i) ï. c'est quo nulle part. on no trouve mêmoun essai do solution. Çahyamounine para!t )'as l'avoir jamais soulevéo. et celui do t'~M<dAarmatopa ~(!My< deYacomitm. dit J9o<t(Mh. Il n'y aurait pas denforsni dottoux do ehathnont(2).~ya fcA'efM<pf<. no veut donc pas expliquer les chosesde cet univers on remontant Jusqu'aux ténèbresdo tour orlglno. pour lui.s)b!o. deM. s'ils pouvaient cesser par le Ntrvana.o Bouddha. Foucaux. je n'ose pas dire des amos. chose étrange. . p . !t losprend. telles qu'it tes trouve. commele dit M. pas une discussion.Bumouf.ot(Hde da &onHC do ht. to~. sur un problème si obscur. Burnour d'après losSoufras houddhtques. le Bouddha s'est-il dit qu'il valait mieuxgarder !e sttenco? Ce qui est certain.ch.

ou plus basse. L'existence a pour cause l'attachement (oupadana) (1). l'existence détermine ta naissance. œuf. si t'homma naissait pas.pttr « concepuon. Cette idée. on renalt dans une condittop diiïerente. E. A commencerpar la triste un qui la termine. sanst'existonco ~hawa). Burnoutto M rond d'ordinairo. suivant ce qu'on a été précédemment. Ainsi.MaisH ne s'agit point loido l'existence dans son acception gènerate et vague c'est l'existence avec toutes les modiHcattons qu'y ont apportées les éprouves antérieures c'est l'état moral do t'être. et. car. no tut semble que « unf. et etio no serait pas sans l'existonco. qui . tour à tour effetset causes tes unes des autres. ou plus haute. selon toutes tes actions qu'it a successivement accumulées. sous quelque forme qu'elle se présente (humidité. vertueuses ot vicieuses. insi que M. On existe longtempsavant do naître et la naissance. « grande massedemaux. pour les Bouddhistescomme pour tas Brahmanes). no it no pourrait ni vieittir ni mourir. matrice ou métamorphose. Jo a N n'ai pas cru devoiradoptercette traduction mo semble lu. est (<)Coterme d'oupMana fortdifOctte. Foucaux.Mvoici comment la comprend il Douxeconditions. tout étrange qu'elle peut nous paraître. dans la durée tnnnte des âges. La mort est donc un effet dont la naissanceest la cause. la vlelltcsso avec ta mort (djaramarana) no serait pas sans ta naissance.<? – que aspect qu~it la regarde. n'est qu'un effetdo l'existence quil'a précédée. . la naissance no serait pas posslblu. La naissance (djat)} est etto-momc un effet. en d'autres termes. est très-conséquentedans io système bouddhique qui croit !)l'éternité dos êtres. s'enohatnent mutuellementpour produire la vie.

pour que nous tes sentions et c'est ainsi qu'on peut dire que les Bouddhistes font de la sensationla source unique do ta connaissance.sparca). mot a mot tf soif). Ktoprom. n'est tui-memo qu'un effet.l'odorat. Rommat. L'attachement. la P terrompro suitedes Macs. voir t'/offodMc~OM <) plus t'/t<«. XottM dela bonneloi.m't – sans l'attachement aux choses.fof)~ouc/f<de M. lis comprennent aussi le sons intime. en quelque so"'o. soit à t'interteur. qui comprendaussi ce que nous appellerionsles sentiments moraux. ou manas. soit a l'extérieur. .Mais. tt a pour cause la sensation (védana). La sensation. tt faut que tes chosesnous touchant. Burnoufle rend a < co par prise. le toucher. leur doctrine n'est pas aussi matérialiste qu'on pourrait d'abord le croire. ~n(! 63i et suiv. p. p. ovoctes notesdoM. L'attacitomontest.capiton.~87. auxquels it faut joindre to manasuu le cœur. des six placesou six siègesdos quatités sensibleset dos sons.à son tour. a pour cause te contact . no prendrait pas un certain état moral qui le mèneà reDaltredo nouveau. et dofuir ce qui est désagréable. et qui nous indique leurs quotités. est t*e<!0t. adhérence.t RygafcA'ejf p'a. cause du désir.deCoMfHh. 33i roi p ct805. Le contact. dont nous sommes affectés au physiqueet au moral. Le d~sir est cet Insatiable besoin de rechercherce qui nous p!a!t. <)?. qui no's fait percevoir et connaître tes choses. Ces six sièges (shadâyatanos) sont la vue. arfoisaussiM. . une chute qui le fait retomber sous la toi fatale de la transmigration. p. )J'aiprtiMre derniermotcommebeaucoup ctair. le goût.c)). FoucoHx. comme p)'rmi tessons. cause de l'existence. J09. ttachatncnt. co qui io cause. do Ed.)t:<t. cause do la sensation. t'ûtro ne revêtirait pas. t'ouKe. c'est te désir (trtohna. A.

et cette théorie.qui distingue les objets les uns des autres et leur attribue à chacun. ils composent les idées qui apparaissent à l'imagination. et le nom qui les représente et les qualités qui leur sont proLa conscienceest la dixième cause. Tel est l'Enchatnement mutuel des causes. sont donc ce qui rend les objets perceptibles. Les pres. à l'esprit. comme plus haut djàramarana. concepts (samskaras)sont la onzième. Ils ont pour causeia connaissance ou la conscience (vidjnana). forme . Enfin la douzième et dernière qu'elle cause c'est l'ignorance (avidya) qui consiste tout entière à regarder comme durable ce qui n'est quo passager. en un mot. désigne et les rapau manas. Sansle nom. embrasseet exla destinée humaine tout entière. plique Les six siègesdes sens et des objets sensiblesont pour cause le nom et la forme (namaroupa. la vieiiiosseetlamort). tant ceux du dehors que ceux du dedans. à donner à ce monde une réalité qu'il n'a pas. ils entrent en contact avec nous d'abord par la forme matérieHe qu'ils reet ensuite par le nom qui les vêtent. que des effets. commes'ils n'étaient pas. jointe à celle des Quatre véritéssublimes. suivant !e Bouddha. se liant entre elles par les rapports de causes à effets. Le nom et la forme pelle que les Bouddhistesconfondenten une notion unique. à croire permanent ce qui nous échappe et s'écoule. ce sont tes illusions qu'elle se forge et qui lui servent à constituer l'univers factice se crée.mo– Voilà déjà huit des douze conditioasquiproduisentia vie. en un seul mot. H en reste encore quatre autres pour terminer cette évolution complètequi. sans la forme. Mais le nomet la forme ne sont eux non plus. ies objets seraient indistincts. et c'est ainsi qu'its sont la cause des sens. ils seraient pour nos sens.

il croit avoir découvert enfin te secret du mond(. et surtout ceux du nord et du sud ont cotte théorie dos causes et des effets on grande vénération des Soutras entiers. qu'it se croit et qu'il est devenu le Bouddha parfaitement accompli. Burnouf traduitaussice morceau capital du LaHtaviatara danssonjMfOt!. il ignore ia Loi et le chemin du salut. Foucaux.M.1!. <!e Burnouf. sont consacrésà l'exposer dans tous ses détailsavec une prolixité que rien ne peut ni épuiser ni fatiguer (3). Tant qu'il n'a pas saisi le lien mystérieuxqui enchaîne ce tissu de causes et d'effets. est pour les disciples. 109. sans parler de leurs commentaires. Les Bouddhistes. (2) ~ya <eA'effo< de M. xxu. 486 et suiv. C'est dans le Lalieauistara qu'il faut voir toute l'importance que Çâhyamoanilui donne. comme pour le maître. Voir le Zo!<M da600x9loi.p. qu'il peut désormaisatteindre lui-mêmeet faire atteindre aux autres êtres. a p.1. <! du <<td-. 332et 630. ch.après les plus longues méditations soutenuesdes plus terribles austérités. p. It peut sauver les êtres en la leur enseignant c'est parcequ'il l'a comprise.e . il est en possession do la vérité qui eciaire et qui délivre les créatures (2). Ed. t 'A<st. Unefois qu'il en a dem6iéla trame.191 le fond le plus ancien et le plus authentique de la doctrine du Bouddha (1).E. en général. 331et auiv. l (3) C'estainsique !o Soutta paU. H.c'est-à-dire la production causasréciproques. pa. Le Pratitya samoutpada.E. . 11 connaît la route du Nirvana. Quand il l'a découverte à Bodhimanda.Co«<MA. comme on l'appelle.. de M. la do (i) Cettethéorieprend on sanscritle nom très-célèbre « connexe des Pratttya samou(pMa. la MaMmd&na eo&tta.

la vieillesseet la mort. du nom et de la forme. Burnoufi'a traduittout entier..Appendice vi. On renverse alors l'enchaînement des causes et des effets. l'existence. de la sensation. la sensation. de l'attachement. E. n'a pas d'autre objet. le désir. qui. l'attachement. il est . du contact. on ne sait rien de l'organisation et du jeu de l'univers car il faut bien le remarquer. de la conscience. et tant qu'on ne la tient pas. Lotusde la bonne loi. Cet ordre inverse est celui qu'adopte la Pradjna paramita(1) et que suivent des SoOtra grandescauses. le nom et la forme. viennent les conceptsqui en sont l'effet. Ainsi.i~ o)efde la destinée humaine. au lieu de la prendre pour terme et pour but. on ne se tromperait pas en croyant à son existence. les six sièges des sens. et l'on commencepar où l'on finissaitd'abord. expliqué du même coup la nature entière et l'ordre universel des choses. à un certain point do vue. p. l'homme n'est plus un être à part. en remontant de l'état actuel de l'être à son état primitif. du désir. et prendre l'ignorance pour point do départ. par la croyancede la transmigration. qu'a (1) Ou peut voirIo morceau .dos conceptsvient la conscience. on peut la descendre.noté à tout.M. De la vieillesse et de ia mort nous sommes arrivés par douze degrés successifsjusqu'à l'ignorance. la naissance. de la naissanceenfin. do l'existence. 63ù ot n° suiv. peut se confondreavecle non-être. Mais au lieu do remonter la série. Nous venons de parcourir la série des effets et des causes. et ce qui explique sa nature. io contact. de l'ignorance ou du néant. qui d'ailleurs n'en restent pas moins unis. dola ~t'a~nt! pdramtM. car l'objet de l'erreur n'existe pas et s'ii était. des six sièges des sens.

uelle ta chosequi n'existant as. faut mencosou enseignement )'igno)-a))e8. mais elle est peut-être plus conforme à l'esprit général du Bouddhismeprimitif. etc.!i ajouterqu'au par eotonl'idéodolotir ou lesdouzenidanas causes lieud'énumérer ridëodo lour destruc aussi production. traduitM. Ce n'est pas la méthode. par exemple.i95 aussi quelquefois lrs Slnghalais(t). p (i) Clough . lesdeux Mt<«asingha)ais. . ch. 11. f'2 i3 . Uans !o donne. soutenu ci a Tout phénomène est vide.dansson ~<)<ro< <7o'«. qu'a recommandée le Bouddha..parce que c'est lui qui en a déposé io germe ses doctrines principales. aucun phénomène n'a (t ( Bouddh. à Bodhimanda.on MaAdfMdtts d énumérations ansl'ordrodirectet dansl'ordrerenversé.fait quela vieillesse la mort n'existentpas? est p Costlanaissance. fait quo Q et n la naissance 'existepas?etc. Burnout. otl'on eedemande. <)' <Hd.. sans nier précisément la réalité des choses. ne croit point cependant à la permanence d'aucun de leurs éléments. Io morceau ZaM<oo~descendu <(tr«. ar exemple Quelleestta chosequi et n'existantpao. qui. le Tathagatacon. t.MMj~at.tour !)tour. Non pas que je veuille accuser le Bouddha des excès de scepticismeoù la plupart de sesadhérents se sont laissé emporter.citeplushaut. stance7~. Puisl'on descend l'on re. et qui ne trouve d'immutabilité que dans le videou le néant. On ne peut douter qu'il n'ait admis des axiomes analoguesà ceux que lui prêtent quelceuxques Soûtras.J~ct~tmat~. par son exemple. c on montea songré la sériede destruction.on ios énumère selon p tion. et qu'il n'ait. il est vrai. 435. mais jusqu'à certain point ii en est respondans sable. M5 et auiv.E.p.. comme le fit plus tard taPradjnâp&ramita. vn.Dans de )9ZoKM la tonne toi. omme a remontéou du Voir cellede la production.

et p ~nft'od. 372. t't~<. au dehors est le vide (3). ù6ï et ~t)8.. E. <ti'M<t. c Au dedans est te vide. la triple sci'*nco (trividya) qui suint à éclairer et à sauver 'f'homme. p.Pfa~ndp~amM va memepiustoin. de M. <t77.p. xxt.~tttrod. p. Bufnouf. d M..t.d t'nht. t'Aht. Burnout. . des maux de la vie et du néant. Foucaux..iM « de substance propre (t). 202 et 462..E. M est encore très-pron bable que voulant condensertout son système en un seul axiome qui le résumât. a L . Tout est « composéest périasabio: et comme l'éclair dans le ciel « il ne dure pas longtemps(5).Prs<~ F~amM.et )o~"teA'efrotpo. p.p. (C) AohM la &onHe de M. do M.. M faisant de cette connaissance de la mobiiité des choses.324. tnd. (A)Idem. la sciencesupérieure qui renfermait et remplaçait toutes les autres. de M. de M. du ~ottddA. avec les conséquences sceptiques qu'il (i) Ce premier principe est dans )a ~-«f~nd pdfHmM. M et ~62. it. ibid.<&M. La « personnalité eMe-mûmo sans substance (4). <htFoMftdA.ind. Burnouf. 296.et que le grossier sensualisme do ses disciples.2) Idem. . n (6) ~o te~'er fotpa. t p. (3) ~em. et elle aMrma que le nommêmedu Bouddha 'est qu'unmo).Enfin on peut mémocroira sans injustice que te Bouddha do fit la sensibilité la source unique et absolue do toute information pour l'tntoiiigonoe. et dansta .. p.ind.E. c'est lui qui a dit « Celaest pas« sager cela est misèrecela est vide (6).. maislesecond estidentique trouve se dans!o Z(t<«f<t:Mfo) qui o.du Boudh. 462. Ëd. E. do M. du FoMddA. Burnnuf. ~ot!ffade ~MndAd~t./t)H-od. do tôt. voir rVtKMf!. 7tM.E. p.. Toute substance est vide (3). ibid. Foucaux. 172. !uh.

d'une tampo qu! s'c(1) Voirle morceaufort obscurdu ~«ddAat'maAaM~MMAM~t. tXfo<<. q nd p. Tout au plus va-t-il jusqu'&réfuter les tansses notions qu'on s'en faisait dans te monde des Brahmanes (1)ou TtrthahaMs mais ces explicationsnégatives.sansqu'ii l'ait précisément enseigné. c'est le satutéternet.ce une immortalité plus ou moins déguisée ? Est-ce le néant? Est-ce un simple changement d'existence? Est-ce une annihilation absolue? Chose bien singulière et bien laissé piano-sur t'idéodu remarquable) Çakyamounta nirvanaune obscurité presque complète i'oa no pourrait citer un seul Soûtra où il se soit appliqué a la déttnir comme tant d'autres idées qui en valent beaucoup moins la peine. olle apprend assez peu de chose. E. est. qu'on ne peut plus éteindre en Bouiuantdessus. c'est-à-dire i'état d'une chose qu'on ne peut plus soumer. lui est imputabio. je veux dire celle du Nirvana. si elles font comprendre dans une certaine mesure ce que n'est pas le nirvana. . Burnouf. et de là vient cette comparaison si fréqueute dans les livres bouddhiques. en un mot. Le nirvana. Si l'on s'adresso a t'étymotogte du mot. et du radical <~ qui signifiesouiner. on )e sait. Qu'est-ce ou juste que le nirvana ?Mst. Le nirvAna est donc l'extinction. il se compose do t))f qui exprime la négation. le but suprême auquel tend le Bouddha. fftt FoMttfM. 6t7 et suiv. no disent jamais ce qu'il est et c't'st là cependant ce qu'it importode savoir. Nous arrivons maintenant à la dt'rniuro et il la ptus importante des théories du Bouddhisme. / <<!ro u'a traduitM.i9Sontratne. c'est la délivrance a !aquelle il convietoutes les créatures c'est !a récompense qu'il promet a !a scienceet à la vertu.

. prononce la stance suivante restée célèbre dans la tradition t<Avecun esprit qui ne faiblissaitpas.M6 teint et qui ne peut plus se raMumer(i).7ourn«t o~t~e~«a<. citôpar Ai.tout exacte qu'elle est. qui raccompagne ainsi qu'Ananda. et cette expressiondu nirvana. selonte système de Çâkyamouni. A'Mat/o. mais do plus et surtout du principe pensant.p. ainsi entendue.1008. soit dans son pre<!) 'nmier ouvrage i'/oh'o~Mtt'OK t'Antotre(ht BotxffMXme s <<)M. t'AM. )oat indiqueque M. p. . son cousin Anourouddha. t. BMnouf. Dans !oLotus <? la 6onnoloi. ï. oit dans io Aotuade ta bonneloi publié à huit ans de distance avec le secours dos documentales plus nombreux et los piusdcoMfs (3). 589.et par M. t'7t)tfo<t. d (8)Jociteraietiëctatemont. 401et M2 E. reste à la surfacedes choses.tas passages uivanta.~M~OM<M~. Ses premières étudescomme t. VM. le nirvana est l'anéantissement complet. Appendicour le mot Nirvana. Bur(1) Colobrooke. non-soulement des éléments matérielsde l'oxistnnce. d t'AM.dM a ~o)t<î<<&.p. Mais cette anai) so.E. 62!. 83. n'héslto pas. otos(te ta bonneloi.voirp. » bi. npa)i. E. 166 et surtoutp.388. p. Selon lui.Jo Soutra du grandNirvana (2) AfaMparm<6Mn<t e compta). Turnour. dans a t'nft. H a vingt fois exprime cotte grave opinion. Z <oc. fn(! xoxMa. si elle suint à représenter une image de la mort. iM.G. Bar' c tjoutconsorvnit oHapremièreopinionque rien na patatt avoir cbM))icoen!ui. oout. it a souffertl'agoMnie de la mort commel'extinction d'une lampe.o/FM~at. Eugène Burnouf. 339. /nffod. dont l'autorité doit être si grande. ainsi ci a ou iiou l'affranchissementdo son inteiiigenco(2). Af<M~. Quand te Bouddha meurt à Koucinagart. p. ne nous dit rien dt i'etat qui la suit.

h. on arrive a la mémoconclusion. « tenco (3). on peut ajouter le témoignage de tous ceux qui se sont ocoupés des mêmes matières. ans te Ao(M< la 6on"eloi. Hodgson.-M'! – sesdernières ne lui ont jamais laissé d'incertitude sur co point capital et l'on sait de reste avec quelle exactitude scrupuleuseil examinait toutes les questions. (3) ~o))<f«(fe~(!n<!M<W. ~'Ot (!) Colobrooko. (&)Tfeoadd~ft de d nornoHf. se confond avec un sommeiléternel ~). t. tel que lesBouddhistes t'entendent. 9M. pénétrer aussi profondément dans ces recherches alors trop nouvoites. 30t.. fHf'. Eugène Burnouf. p.MaAdtMWM<66<!na<'oM«a<!o))st9~<tf«)~<<t. /oMff. Si l'on intorroge tes rares et incomplètes dcunitions qu'on peut trouver dans les Soufras. it est vrai.E. Clough.doM. Foucaux.p.et!f'Ao)tp9uom~H.)) U faut ajouter quo les Brahmanes dans leurs accusations contre les Bouddhistes. Presque toujours le nom du nirvana est suivi d'une épithètoqui veut dire « Oittt no reste plus rien dn « l'aggrégation (2): oit il no reste plus rien do l'exis. id. dans)oDigha n~(~< citepar M. déclare cependant que le nirvana. oui) no reste plus rtcn absolument (4).K. do M. ce semble une autre idée du nirvana. leur font surtout un grief « do « croire ilune destruction comptete a et it les netrissfnt MocettaneoM tajy't M p. 83. <on<ff<. 335. . MM. Schmidt. et c de (2) Ao<tM tonne<o<. 'M~. sans avoir eu a se prononcer positivement. qui n'avait pus pu. Turnour. et avec quel jugement a peu près infaillible i) tes tranchait. Coiebrooho. A ce témoignagede M. Burnouf. no se sont Jamais fait. p. ot402. Butnouf. <tHJ?OHf!f~. danstoMt'N" o~aMna.E. <"[! d t'A~f.

tandis que le simple nirvana peut être acquis mémo durant cette vin. atantAoro. Bmnouf. PorMsle nirvanan'est du donsle ~tna do qno « l'extinction t'inMndto vice.391 ot 993. B!)rnouf. XVI. E. p3f<ont)aUt6 ~<fst. et )o ntrwanasimplement dit. Dans une foule do passagesempruntes aux Soufras do tout ordre on distingue ontro !o ntr~na complot te erand ntr~Moa complot. E. les phitotoguos contemporains les plus cotatres.E. io me range h cet avis et sons pllrler des considération'' qui procédant. p. M7. !a vertu et ta science. Buntouf. en adoptant certainsprocèdesque te Boudp. d" M.p. do M. les textes eux-mêmes.t poretstnnMdoif) offmnnhto.La MM~. on volet une dont on n'a pout-otro pas tenu assezde compte et qui me décide o'est ta théorie du dhyana on do la contemplattnn. i n Z (2) Vo)ri'Appond)''o° xn). p..7nff0f!. epfctatoudityana. HodHSon. quand on a su d'ailleurs s'y préparer par ta foi. et enfinles optiques des adversairesdu Bouddhisme. «ninont pas autre ohoso (t). p. Le nirvana complot est celui qui suit la mort. comme ~oftMdo la 6om'e loi.iMet des surnomsdo Sarvavamaoihas do NastiMs. 800.tondisqnoi'aun'obranchecroit voirM.)'<!H. &~t. oftM<teta bonnetôt. d do formeiicmont socondo rancha l'écolodeaSvabh~iitns éclaro b qu'eitocroit i'nnfanttssampn). 3S)'. . Ainsi l'étymologie.ft t'M)t. qui noet. qu'on peut appeler on quoique sorte la méthode et In prottfjuodu ntrwnna(8). tout se réunit pour démontrer que to nirvana n'est au fond quo t'anoantissemont donn))if et absolu do tous tes éléments qui oomposont t'nxtstonco.nd. et M.Pour ma part. b i. V~Mr. t.. du ~otfMA. (1) (Mabfooho. et que les Bouddhisteseuxm6mcsadoplont )o)n do le repousser. M~MM. S70.

.. et.l6id. Dans d'autres passages plus clairs encore.o nirvana est donc jusqu'à un certain point compatlblo avoo la vio.p. 7t. 88. s'iiestpossiMo. c'est t'extaM.<M(tp. le chercheen vain. d (1) ZotM) e la tonne loi. Los ÇravahasM Hgut'entqu'ils ont atteint Mte Nirvana. 80. M t. p. ciîrayed de son absence. Ainsidans le tn<«< de bonneloi. des Sthaviras s'approchent de Bhagavnt pour lui soumettre tours doutes.MM dhlsme oMefane et dont te Mouddha tui'mama avait donné l'exemple. (/<)MMt. doM. Lo dhyonaa ordre reguiter. sous t'ombra du djambou. parce que nous sommes acca« blés par t'age ot par tes maladies(1). quand sa fam!t)o. 68. )Loprocède pour dre à co nirvana Incomplet. etanco80.i) est dit: do « Los hommes qui vivent avec fa connaissance ta Loi t< exfmpto d'imperft'otion. mais io DJina iour dit Ce n'est )a qu'un « lieu do repos oo n'est pas ta nirvana (4). 06.stM))''o t .E. Dansle Villago l'agriculture. danslos croyancesbouddhiques. nnt atteint le nirvana (2). BurnoMt. Ce« lui qui Pnitusage du véhicule des Çravakosa atteint to « nirvana (3). c'est le dhvona ou ia contemplation. . a pour parler plus nettement.<&M. (3) /(h)m. bien que oo ne soit atteinpas encore là <onirvana véritable. (2) /~m. Pt quatro degrés qui so succèdent dons un Il Jouo un grand rôle dans les circonstancesles plus imdo po)tnxtt's de la vie du Bouddha. )e jeune Siddhartha est occupé à passer par los quatre méditations p. nous nous disons « Nous avons obtenu le nirvana nous nous imaginons a être arrivés au nirvana. gago do celui qui io suit on restant éternel. et on peut tu conquérir mémo avant d'être mort. et «a lui avouenttour faiblesseetieur vanité en ces termes « Épuisés par t'ago.

33.)2B. t. au nirvana. i) no pense qu'au salut éternel.p.300– qu'il connaît déjà (t). il franchit une première fois les quatre degrés du dhyana et il expire dans un nouvel effort avant d'avoir atteint le qua. te jette dans une extaso qui lui permet do franchir le second degré. t008. il se prépare à sauver le monde on devenant Bouddhapar les quatre méditations (2). p. ~t/« tcA'e~fo! pa. tudo la plus complète. (!t pond)con°<8. qu'il espère et dont it s'approche. (3) M.t.E.t et la contemplation du nirvana.Zo<MS la bonneloi. Vit.. Le premier degré du dhyana est le sentiment intime do bonheur qui natt dans t'ame do t'asceto.L'ascète alors est détache do tout autre désir que eeiut du nirvana) itjuge et ii raisonne encore mais il est affranchido toutes les conditionsdu péché et du vice. de M. Jouroa! o~ Me a8iat.<6M.p. quand il se dit qu'il est onnn arrivé à distinguer profondément la nature des choses.MO. Foucaux. p.80t. et que. A Bodhimanda quand Çakyamouni a vaincule démon.o/' Bengal.AH. quand te Bouddha va mourir. Butnouf. pleinement d'accord sur cette théorie fondamentale. .G. Même (3).?aoat)h. A Koucinagart. sur lequel seul sa pensée est désormaisnxeo.et7oHft)ot<fM. cahier do)ai))(< <86~p. délivré do tous tes soins mondainset à l'abri dotous les troubles qu'ils entratnent. tt) Voirp!ushaut. Quels sont donc les quatre degrés du dhyAnaou de la contemplation? Les voici.!t est presque Inutile d'ajouter que io religieuxqui se livre au dhyana est dans la soli. Ed. Tufnour. et M.!t. t (2)Mcm. tels queles donnent les Soutras de Nepât et ceux de Ceylan.. Ap.

ligence. malgré le détachement à peu près absolu auquel tt est arrivé. AU troisième degré.p. il a mis de côté le jugement et le raisonnement. tout obscur quit est U a également perdu toute mémoire bien plus. Selonlut. mats. c'est un vague sentiment du bien-être physique dont tout son corps est inondé.Eogano Burnouf. a M » eanskrit. sans te juger ni môme le comprendre. soit au dedans. le plaisir de la satisfaction a disparu la sage est tombé dans l'indifférence à t'égnrd même du bonheur qu'éprouvait tout à l'heure encore son iutoiiigenoe.Cemot eigniNe puriOé plutôtque f perfectionne et je pensoqu'on effet it faut qu'au quatrièmedegré i'asc&to et soit pur dotoutemémoire mêmeda toato indtfMrence pour et du quo ce degrése distinguo troisième qu'il eoitte plus'Mo~<i do tous.aot A ce second pas. du (i) Sur cetteexplication quatrièmedegrédu dbyllna. et désormois. quot qu'on puisse être l'objet. libre do tout plaisir et de toute douleur. qui ne songe plus aux choseset ne se fixe que sur le nirvana. en outre. sontau contraireperfectionnéesmoisje ne puiscontdontsasert letext'? prendreen cesensto motdo cffOHfMAaM. et son intel. Lotus de la bonneto<. .au tiau d'otrodttruites&ce degré su) prême. et il a encore une conscience confuse de tui-memo.jo avectesexplications suisen désaccord qu'en donne M. soit au dehors.806. la pureté de l'ascète reste la même le vice et te péché no le souillent plus. il a même perdu te sentiment de son indifférence(1).Il n'a point perdu cependant lamémoire des états par lesquels it vient de passsor. la mémoireet t'indinerenco. ne ressent que te plaisir de la satisfaction intérieure. Enfin au quatrième degré. l'ascète ne possèdeplus ce sentiment de bien-étro physique. Tout le plaisir qui lui reste.

et p. aussi voisinedu nirvana qu'eue peut t'être durant cette vie (1). ceux du moyon-ngoet de la renaissance. p. t (2)Voir mon rapport sur i'J~eoted'~Mean~r~. . quatre autres degrés superio~fs.route et conquête préliminaire du nirvana. ou si l'on (i) Pourcette théoriedu dhyana. commesi la pensée n'était pas assezclaire. Plotin Gorson. contradiction flagrante dont les Bouddhistesne s'inquiètent pas plus que de tant d'autres. et que. Telssont les quatre degrés du dhyana. et !a mémolro pa)i. 800et Buiv. tei que nous venons de lesénoncer. de h M. comme les Bouddhisteset les Brahmanes. Ils M'ontrien qui puisse surprendre ceux qui ont étudié le mysticisme. Burnontt~oKM n" la bonneW. d'après toutes les autorités bouddhiques. ont connu. q spéolal u'a cot)Mcr6 cettequeauon E. cette grande ideode Fetro inuni n'apparatt pas un seul instant. Les mystiques d'Alexandrie.ces élaborationsintérieures do l'Anieluttant contre oiio-momo pour arriver enfin à détruire momentanément toutes ses puissances.202t! est parvenu &l'impassibilité.teMmaHna pAa/a<o«Ma. it fautconsultersurtoutla J~aMMu~ofa.D'auteur cette impassibilité absoluen'empêche pas l'ascète d'acquérir en ce moment même Fomnisoiencoet la puissance magique. On voit maintenant ce qu'est pour les Bouddhistesi<* dhyAna. Appendice xm.môme Bouddhistesn'ont pas cette prétention. préface. le Bouddhisme ajoute aux'quatre degrés du dhyana. Mais. M suiv. sainte ThereM croient par là se confondreavec iut (2). dans tout le système de Çakyamount. Les s'unir a Dieu iui. et qui savent par quelles éliminationssuccessiveson réduit i'amo à ce néant passager qu'on appelle l'extase. puisqu'ils ne connaissent point da Dieu.

on ne peut chercher dans ia to vériqu'un néant éternoi et définitif. ni morneune idée de t'absecco d'idées (1).pa'i..p. on pourrait supposer qu'il reste du moins encore une idée qui représente & l'ascète le néant même où il se plonge. dernièreet la ph'a rien. pourlusquatre régionsdu mondesans formes. c'est déjà un néant transitoire comme elle et anticipé que l'on le nirvana iui-momo poursuit. Burnouf. Parvenu à cette hauteur. Mem. Si eo n'est pns table sons qu'il faut donner au nirvana des Bouddhistes. maisit me semble que la doctrine du dhyanaestun commentaire décisifdo celledu nirvana et que si. Burnout te plusimponant. Mais. hauteest celle où tt n'ottsto absolument 1 <~ loi. 8t&.bienplusdifficilesnf-ora comprendre travara O chinoises.!o a traduitie passage M ~Oj~Mttt M«a. dontM. Je no sais ai je mo trompe. il faut un dernier et suprême monde effort. musnt a été le premier qui se soit occupé de ces obscures des au a e théories. Aboilié. il atteint slème région. 7. dansla noductiona h théorie des sept placesde t'inteUigenco. dans ta région de t'innnité en une troi. commedans ce néant et ces ténèbres.E. <6M. coite où il n'existe rien.E. npeutremarqueron outre que. doM. (i) Voir. . ~otuftde ta bonnefoi. (~«Mnt. et l'on entre dans ta quatrième région du sans formes où it n'y a pius ni idées.205du vent. B~)3 82f). L'ascète qui a franchi courageusemont les quatre premiers pas en est récompense en entrant dans tes régions de t inanité en espace de là il monte un degré nouveau.pa)i.M.at quole parfaitaffranchissement retigiem dos est t'anMOtisaemcnt théoriedeaHuit aifranchissements et » idéeset dessensations. correspondants ce sont tes quatre rég!ons monde sans formes.ot<M ta bonne dansta des p. par cet état transitoire do t'o~ase. p. (!dn«~OM"«. 642). intelligence.

c'est de l'anéantir. il n'a pas mêmela notionconfuseet vague de l'esprit universel. dans lequel e selonla doctrineorthodoxedu Brahmanisme t duSankhya. J!. et l'histoire se manquerait à etie-momoen reculant do(1)Voir un passagedécisifdans te Mettra M«««. et pour être bien assuré qu'elle ne reparattra pointsous une forme quelconque.o~M la bonne loi. qu'il ne nomme même pas. il en détruit tous les étéments. da M. qu'est-ce donc que le nirv&na 2 ? Je reconnais tout ce qu'il y a de grave dans une telle amrmation oui.. ni à la nature qu'il ne connaît pas davantage. Que veut-on do plus? Si ce n'est pas là le néant. Le Bouddhismen'a pas de Dieu. sans doute. ïi ne peut donc réunir l'âme humaine. I) n'admet pas non plus de nature proprement dite et il ne fait point cette distinction profonde do l'esprit et du monde matérie!. ainsi qu'il a bien soin de le répéter mille fois lui-même. . mais ce n'est pas calomnier le Bouddhismeque deiatui Imputer. H ne lui reste qu'un parti à prendre. et qu'il est la croyance du tiers de l'humanité. dans ce monde qu'il a maudit commele séjour de l'illusionet de la douleur. C'est une foi hideuse. ni à Dieu qu'il ignore (1). qui est le système et la gloire de KapMa enfinil confondl'hommeavec tout ce qui l'entoure. 49<). E. je l'avoue quand on pense que le Bouddhisme compte aujourdhui sur la surface du globe tant de sectateurs. p. Burnouf. c'est dire que le tiers à pou près de nos semblablesadorent Je néant et ne placent qu'en lui leur espoir contre les maux de l'existence. du do Dighanikâya. tout en lui prêchant la vertu. expliquer le nirvana comme je le fais.204qu'on disealors quel est positivementcelui qu'il y faut attacher. va se perdre t'âme humaine.

t'encha!nement mutuel des causes et nirvana. qui jette d'ailleurs tant do jour sur les destinéesdu monde asiatique. en rendant justice aux parcelles de vérité qu'elles renferment. . et en condamnant sans pitié tant d'erreurs monstrueuses que couvre vainement une grandeur apparente. qu'explique !e Dhyâna. li ne me reste plus qu'a juger la valeur de ces théories.~)a tant cette vérité déptoraNe. On le voit donc la morale et la métaphysiquedo Çakyamouni se résument en quelques théories fort simples. quiie prépare et le précède. ia quoique très-iausses les quatres vérités sublimes to transmigration.

c'est sa direction toute pratique. Ceséiogos. En effet. La phtto* . avec ses analyseset ses profondeurs. et il marche a son but par les voles les plus directes et ies plus faciles. CRITIQUE Puisque j'ai à dire beaucoup de mai du Bouddhisme je préfère commencer parle bieu qu'on lui peut justement attnbuer et que J'en pense. tout limitésqu'iis devront être. La condamnation. de s'enfoncer dansdes ténèbres inutileset de ne parler qu'a une école au lieu de s'adresserà la foule. précédée de cet adoucissementéquitable. qui n'est pas moins que le salut du genre humain ou mémo le salut de l'univers. la spéculation. il faut bien prendre garde. Le Bouddhase proposeun très-grandobjet.-206 vu. je ne parle que do celui du fondateur. Ce qui me frappe d'abord dans le Bouddhisme. ne lui serait point interdite mais les Brahmanesen avaient fait un tel abus. que le réformateur aura cru devoir s'en abstenir. DE DCSYSTÈME ~M'AHOMfi. ne para!tra point une injustice ni une cotére et après avoir loué les bons côtés de cette grande doctrine. en voulant descendrejusqu'aux principes des choses. auront du moinsce résultat de tempérer la sévérité du jugement dont Ils seront suivis.Il est vrai que se donnant pour pbitoscphe. il sera moins pénibte d'en biamer les aberrations et d'en signaler les fatalesconséquences. Voici donc pour !a part du bien je ne veux pas l'exagérer mais je ne voudrais pas non plusla réduire iniquement.

Çakyamounino cherche point à l'attirer par de grossières séductions. ou plutôt au néant.207sophie. mais quand le réformateur paratt ennn sur le théâtre du monde. lors mémo qu'elle ne prétend point devenir une religion ne doit jamais perdre do vue son devoir suprême.Leslégendesont pleinesde ces superstitions .9 par la voie de la vertu. qui est de servir l'humanité et le philosopheest assez pou digne de ce nom. i) faut savoir gré. dans les doctrinesbouddhiques. doit être aussi oiair et aussi simple que possible. Si cette vérité devait rester un avantage individuel elle n'aurait point tout son prix et commepour la masse des hommes. qui est !e seul à se comprendre. ïi parle au vulgaire et non point aux savants. aux chefs des intelligences de tes pousser à bien vivre plutôt encore qu'à bien penser. qu'il prend pour to salut.. ni richesse. M doit conduire tes esprits plus encore que les éclairer. avant qu'oa ne la tente. il n'annonce à ses adeptes ni conquêtes. et à se sauver par la vérité qu'il découvre. son enseignement. La réforme. tout on voulant convertir et guider la multitude. do la scienceet des austérités (1). ii promulgue des préceptes plus qu'il n'approfondit des théories. peut avoir été précédée et affermiepar ces longuesétudes que la science exige. qui n'est désormais qu'une prédication. Il les convie au salut éternel. Cependant. Loin d'imiter tant de législateurs religieux. ni pouvoir. tt ne flatte point bassement ses convoitisesnaturelles. et (t) Je ne partepasdupouvoirmagique desfacuMssurnal )nrei)M que.a scienceet la 1 ceuxqui sontparvenusaux degréssupérieurs vertucontèrent 1 et s dela sainteté. la pratique de la morale importe bien plus que les principes sur lesquels elle repose. et les récompensesqu'il lui promet n'ont rien de terrestre ni de matériel.

a cette do cesextravagances. Maisjene croispasque le Bouddha )ni.VoirmonPremiermémoire<Mf eMnM~a. q l n tempsavantque le Bouddhismeoles adopteet tessanctionna b son tour. p. mais ce n'est pas présumer trop. VUI. m t. blais la philosophiebrahmanique s'était étevée plus haut que ce culte égoïste où l'homme ne demande aux dieux que de le faire vivre. ui sont à l'usagedes Brahmanesong. (t) J'ai essayé. t'AcadémioosSciences d morates politique~ ot tomo Yitï. Tout le monde. p. aMr Mémoires o d (2) Voirle Premier mffMOM'e te S<btMj/a. C'est un bonheur d'entendre ces noblesappels à la consciencehumaine dans des temps si reculés et dans des paysque notre civilisationun peu hautaine s'est habituée à trop dédaigner.dansmontravailsur les Yéaes.209.. cahier d'avril i86~). mêmeait jamaisfait docespromessesallacieusesHlaissaitce f charlatanisme ces jongleries desadversaires et a qu'ilméprisai). dans l'Inde brahmanique. le réformateur ne trouvait rien de pareil (1) et ce n'est point là qu'il a puisé des leçons de renoncement et d'abnégation. Dans les Védas et dans la religion qui en était immédiatement sortie. <93et 389. et nous sommes surpris autant que charmés d'en découvrir ailleurs des traceset des reflets. en échange des hommages ou plutôt des aliments qull leur offre elle avait porté ses regards dans les régions supérieures de l'esprit et le systèmedo Kapita suffltpour attester qu'en prêchant le salut éternel.p.308– C'est présumer sans doute beaucoup des hommes. Nous croyons que ces grandes aspirations n'appartiennent qu'à nous seuls. Çâkyamounino fait point une innovation (2).de faire voir combien religion la qu'ils avaientfondéeétait étroite et iatéresséo voirle Vom'nat dM MoanM. 377)} . dans < de d lesMémoires t'AcadémioesSciences oraleset polilfqnos.

Vtttroft. Il n'a pas vu. le Touchita.. <n(! p. il a ruine cependant ce fondement de la société brahmanique. et qu'il vient subir les hasardset les épreuves d'une dernière existence. dans)o DivyaAtadana. tt ne rachète pas les créatures en s'immolant pour elles dans un sacrificesu b)ime. Jo t'avunc. c'est ce)to charité sansbornesdont son âme paraît embra. ffM dit !). et do )o~ confondre dans un égale estimo et dans un égal amour.J sée. Sa'uauti'pra~'ukatnmu ~l .~kyan)uu))i.2' préoccupationsotenneuo t'asceie des (~âkyasta partage maisne la crée pas. et c'est pour tour montrer la voie infaitttbiodu Nirvana qu'it a quitte le séjour de la joie. puisqu'il n'a jamais le (i) Le Bouddha dit en proprestermes. <.A?i't)a)u. La gloire qui lui est propre. le vrai principe de l'égalité humaine. et que nu) no lui dispute. fptandi) conq tomuùdansla plus hideusu vertitS'aga'a.~t-<a<« ~M<MM. Le Bouddha ne songe point à s'assurer personnellement le salut et la libération it cherche par-dessus tout à sauver les autres étres.. Voilàcomment le Bouddha a pu dire sans orguoil et sans erreur que fi sa toi était une loi do grilce pour tous (t) a et comment. sans attaquer le régime odieux et dégradant des castes. )t'/f~t. cité par < ~«ftd/t.E. Bumouf. !t les conduit sur la route ou l'on no peut plus errer. Sans doute l'esprit chrétien connaît des doctrinesplus belles et ptus hautes. t)Si M. tents d'un marchand misero.it se propose seulement do Ics instruire par son enseignementet par ses exemples. et it les guide au port d'où t'en no revient plus. mais six ou sept siècles avant qu'il ne renouvelle le monde c'est tous les déjà une bien grande idoo quo celle d'associer hommes tous tes êtres dans une foi commune.en inondant aux railleriesdes Brahmanes ui se maquentd'}h)i.

aussi invincible dans ses disciples les plus éloignes(2)..toi) nnBrohomne. uputi Katyi)yf))[) O nnns (i'Hfouen-tfMMg (2) On peut voir 'ou)o ta biographto Julien. il a voulu guérir le genre humtin. it ne songeJamaisa contraindre les hommes. t't qu'ils doivent l'être aussi devant la délivrance. t'es* c)aveest pour lui tout autant que les ttts de rots (1). il fait tomber les distinctionssociales. Ce n'est pas il dire qu'il n'ait point déploré les nbus et les maux do la société dans laquelle it vivait. et . L'homme certainement n'est pas tout entier dans la douleur: et en cela la théorie est fausse. parce bien peu que les autres on comparaisondoivent sombler de chose. ou ptutOtil no les aperçoitpas. «) Si.2i0la compris l'égalité morale. Stanislas . in traducnonde M.Kocyapa étaientdesÇoadra~. 11veut leur apprendre a s'affranchirpour jamais de la maladie. parmitospfiuoira"x(iiK)ptesdeÇahynmoHni. et c'est & ceux-là qu'il s'est dévoué. mais ii est vrai que tous los hommes y sont plus ou moins soumis. Les moyens qu'emplolo le Bouddha pour convertir et conformesa la dignipurifier les cœurs ne sont pas moins té humaine Ils sont pleins d'une douceur qui ne se dément point un seul instant dans le ma)tro. Devant l'identité do la misère. Le Bouddha no s'est point attaché à guérir la sociétéindienne. et c'est une entreprise généreuse que do vouloir les en délivrer. Maiss'il n'a pas connu véritable nature de i'homme. et comme tous tes êtres sans aucune excop. mais il a été frappé bien plus encore dosmaux inséparablesdo l'humanité mémo. 11faut louer cette grandeur et cette géneratito do vue. Os ont tous droit à renseignement qui dnit les y soustraire en les ectai'ant. et qui subsiste aussi tendre. tion sont exposés à ces maux nécessaires. de la vieillesseet do la mort. il a su du moins que tous les hommes sont égaux devant la douleur.

ii faut faire on sorte do les rendre impeccables s'ils no font pas do chute. que le Brahmanisme offensaitsans aucune retenue. il en ajoute d'autres plusdifficilesencoreet non moinsutiles c'est ta patience.ii variede mille manières les moyensdo tes tuulangage trop direct <') trop austfro chpf et quand MM pourrait les rebuter il a recours aux insinuations plus douces de la parabole. c'est la résignation. it n'en recommande pas moins a tous les iidetes la chasteté et la pudeur. qui n'exclut point l'énergie a sonurtr courageusementdes maux inévitables c'est t'indinerence . et a les expierpar la sincérité du repentir. ces défonsestoujours si justes et parfois si doiicatesdo certaines actions. I)o )h. JI faut que l'homme dompte le corps. A ces vertus déjà bien diittciies. et dont un instinct secret révèle a tous les hommes l'obligation et le chnrmo. dans la doctrine de Çakyamouni. ils n'auront point il se relever. It va même plus loin. et il se met a ja portée de ceux qui J'écoutont des par la naKveté formes dont ii revêt ses leçons. Commec'est un grand mal déjà que d'avoir à réparer la faute. son ascétismen'a pas d'autre objet. Si le Bouddha proscrit plus particulièrement auxreligieux engagésdans tes ordres un cétibat absolu. it faut qu'il éteigne les désirs bruiants qui le consument. Il leur apprend à soulager le poids do leurs fautes par la confessien. Puisque c'est la vertu qui doit les racheter. ces préceptes si sages et si positifs. l'essentiel serait do montrer aux hommes à no point la commettre. ti s'accommode mOno ieur faiblesse. C'est une iutto incessante contre le corps et ses passionsqu'il entreprend et qu'il conseille )o corps est à ses yeux te seul ennemi de l'homme et bien qu'il ne donne pas tui-memo à sa pensée une expression aussi formelle.-2Ha it se borne à tes persuader. H choisit les exemples les plus vutRaircs.

a rendus nécessaires. io premier St'ntimontdu Bouddhiste n'est pas de s'emporter. 11no s'en prend qu'a lui seul du maihour qui io frappe. e~ au lieu d'accuser son ennemi ou son oppresseur. Loin do penser a se venger. 11no s'indigne pas. cet autre renoncomontaux biens et aux splendeurs du monde. . Ln croyance mémodo la transmigraUonl'oid. il pardonne a unpèro abuse. it pardonne a ta marâtre quite poursuit.et qui on se ronouvolant ronouvetterait aussi )a punition qui a déjà dû la suivre. Do t'humitito au pardon des offensos. it n'accuse que lui-même. roi nh tht fameux Acol<o. et it nepense qu'aux fautes passéespar tosquetteail a prov'jque contre tui-momotant dodésastres. Quand le jeune prince Kounata. est soumis a un supplice aussi douloureux qu'inique. dans cetto-ci.3t3 et t'hero<smosons le coup do toutes tes infortunes et do t tontes les douleurs o'e& t'humittté surtout. « filsdo Çak)a.On se tappottequa ce prixco a les do la ptesqu'Ho yeuxarrachés. Devant une insutto. attendu qu'il no croit pas a l'injustice. uno violenco. et bon unique soin c'est d'éviter désormais la faute qui I. lui attire et lui mérite to) châtiment. un outrage. pnge ')6f). t'hlsloirodu prince Koux. a mais les rois eux-mêmesau fa!todo la toute-puissance. (0)Voir plusha')t.tit singutieromont. que n'ont point pratique seulement les pauvr''s mendiants. dont les légendes racontent ta touchante histoire 0). régnaitsur ta plus g)f)))()o qui pattie inuienno. et bien que le Bouddhan'en ait pas fait l'un do ses préceptes étroits. it n'y a pas loin.~a. 11 se dit que dans une existence antérlouro Ii a commis te) pèche qui. sa doctrine tout entière mono il cette to)erancomutuelle dont tes hommes on société ont tant besoin. it no voit qu'une leçon dansles maux qu'it enduro.

les habitudes invétéréesdes peuples. son innuenco. leur indiffet'enco et leurs superstitionsincurables. D'abord it a échoue dans t'tndo etto-memooù il est ne.la pieuse vénération pour les patents. et dans los pays où it s'est réfugié. et uujourd'hui notre civilisationmémo ne peut leur rendre in vie. peut si aisément tourner à la peur et à la iachote. et vous serez étonnes quo tn Bouddhisme. toute hourouse qu'ollea pu être a certains egnrds. Sans doute.qui ont pour elles )n MncOondes siootes. Joigneï-y encoro le cotte do la famttio. ce rfspect de la parole humaine. cette sainteté du iton qui met tes intettigences en communication joignez-y cette réprobation de In médisance et même des discours frivoles. entre dos mains teiiisentos.-2<3Cette résignationqui. une société ni des gouvernements tolérables. Mais. dans les faibles. Ils sont restés partout soumis au joug io plus avilissantet le plus arbitratro.n'a point prévalu Jusqu'à reformer los meaurs politiques de ces penntM. et que devetoppaientquelques rois commePiyadasi. quel élément d'ordre et de paix socialequoi apaisement fie toutes ces passionsqui troublent trop sou1 vent la concordeet font na!trodos guerres imptacobtes! Joignex-y l'horreur du mensonge. même en Asie. Los trop faibles germes déposes por !c Bouddha dans sa doctrine. ne se sontpoint fécondes. rend sans doute trop facile aux forts et aux méchants la domination et le despotisme sans doute elle favorisela tyrannie dans ces ctimats inqui n'ont jamais connu qu'otto. n'ait pu parvenir à fonder. t) est il croindro que tous nos efforts bienveillants et libéraux ne soient vains contre ces institutions déplorables. la considération et l'estime pour les femmes jugées dignes de tous les honneurs roiigteux il i'ega) des hommes. en pénétrant dans ces contrées où )o Bouddhisme nardo encore toute sa vigueur. avec tant do vertus sociales. je ne .

celle dusalut éternel. c'est d'avoir produit ces sociétéset ces gouvernemonts iibros qui marchent chaque jour. C'est )n récompenseofferte a tous les efforts de rhnmnx' c'est le but suprême tic ia Loi c'est le prix ineffnhh' promis a toutes ses vertus. sous les yeux et aux apptaudfssemonts l'histoire. renfermo dos vices cachés qui font rendu sterito je vais m'attacher a lesdécouvrir et il les montrer. et il n'a presque rien pu faire ni pour les constituer. rien qu'à une première vue. qui sera beaucoup plus grande. Il est donc assezprobablo. il est resté impuissant plus encore quo ses adversaires. ni pour tes régir équitablement.Elle ne reposeque sur une soule idt'e. que le Bouddhisme. par cela soul que les sociétésqui le pratiquent sont mal organisées. Toute cette morale a beau otHehor le renoncementel l'abnégation: au fond elle est utroitoet intéressée. Ha bien pu instruire et sanctifier quptquM Individus prenant pour modèioet pour appui en noble Idéaldo Çahynmouni mats pour les nations. il une nouvelle perfection. et en fait do politique et do législation.Maiscependant on peut trouver une mesuro des religions dans les institutions socialesqu'cttos inspirent ou qu'cllos tolèrent et certainement l'une des marques les plus ooiatnntesde ia graodour du christianisme.ai4voudrais pas juger le Bouddhismetout entier sur ce seul signe et il ne faudrait pas le condamnersans autre examen. entendu ncore commo e les Bouddhistest'entendent.le dogme du Bouddha est reste fort au-dessousdu Brahmanismetui-memo. J'ai fait la part du bien. qui n'est ni la plus juste ni ta plus haute. Sa vie s'ord"nno sur . a do nouveaux prode gros. On no découvrerien de sombtabto duns les sociétés bouddhiques. ii faut en venir maintenant a eeite du mal. dans te sons du néant ou Nirvana. mntgr6 ses mérites apparents.

mais il grandit ce désir insatiablede tous ceux qu'it lui sacrifie. mais H garde ce!te-)a. it peut s'en remettre à ta justice do Dieudu soindo récompenserou de punir éternellement. il dompte tous les autres désirs. Uéteint toutes tes autres convoitises. maisil n'agit jamais qu'en vue du ta remnoeration qu'il espère. tout élovéequ'f)to peu). quelle qu'ciio soit d'aittours sctontes croyancesqu'il adopte il fnit bien do penser a t'oternite. U fait bien d'< se régler sur cotte conséquenceInévitable. t'hommo se trouve Jot6 sur une voleoù ne peut faire que des faux pas. qui lui peut expliquer a ta fois et d'où il vlont et où il retourne. décide de ce qui méritele salut ou de ce qui s'on éteigne Il prononce dans sn propre causn et co n'est guère le moyen do demeurer équitable et infaillible. dans une religion qui ne reconnaît point de Dieu. cette préoccupation égoïste dn ot J'attribue sans hésitera la récompense et à l'idée du Nirvana presque toutes los fautes du Bouddhisme. do son autorité privée. . l'homme demeura son propre Juge. s'il sait ('interroger avec discrétionet sagesse.paraître. Dans une religion plus vraie et plus sainte. En face do cotte Rrando Idée. n'en devient pas moinsun salaire. malheur irréparable d« ta religionbouddhique. mais. Je dis qu'il y a là do quoi fausser ta morale tont entière. c'est lui qui. L'homme fait bien sans doute de songer durant toute cette vie que quoique chose doit ta suivre. it peut sentir égalementet toute sa faiblesseet toute sa valeur elle peut lui donner la clef do son destin.2<H cette Hn d'apte tes enseignements et tes exemples du )na«fe. en n'y voyant et on M'ycherchant qu'une récompense.Maisii doit sa gqrder do l'abaisser et de la détruire.qui. La pansée du salut éternel n'est plus alors uno vertu c'est un calcul et comme rien n'est plus mobile et pluschangeant que le calcul et t'inté)6t.

qu'it négtigotout au moins. Plus l'homme s'en préoccupe. Matsi) faut qu'ils y marchent.qui se cacheet se fortino jusque dans les austérités les plus rudes et dans les détachementstes plus orgueilleux. . comme le Bouddha. L'asoete est ravi tout entier au mondedans lequel il vit. et en y portant des haillons que leur humilité no dédaigne point. h qui cette sainteté peut-elle servir. il faut songer il tous les hommes sans exception il ne faut pas songer a quelques privitégiés. leur montrer la vote. en y vivant des aumônes que leur prépare le travail d'autrui. tandis qu'en réa!it6 H ne pratique qu'un incessant égoïsmo. Us y passent leur existence enacéo autant qu'Jnutite. plus it s'éteigne de ses semblables. Aussi les religieux.-2)6tt croit pratiquer la vertu. tout au plus peut-on. par le monde auquel il aspire. et l'on ne saurait y marcher pour eux.sont-ils a peu près étrangers a la société. si ce n'est t'aseete tui-mOmo! Que deviendraitla société. it mot t'hommo dans un Isolemont complet. si chacun voulait imiter de si pieux exemples? Le renoncement est une belle chose sans doute mais quand on prétond. qui pourtant les nourrit. qui sont comme la milice de la religion nouvelle et qui en représentent les championsles plus fidèleset tes plus accomplis. Le salut -est donc exclusivementindividuel. Vous abolisse:! lescastes que vous trouvez établies. On ne fait jamais que son propre salut. y compris les anachorètes qu'elle soutient par sa facile tibéretité. c'est bien mais vous crée:! vous-mêmeune autre caste. en ne vous arrêtant point aux limites illégitimesqu'elles prescrivent. quand ii no va pas Jusqu'à les mépriser et Il les fuir. sauver le genre humain. comme Çahyamouni. mais que leur main n'a point tissus. et en admettant qu'une paresse qui s'ignore par foiscite-mémone trouve pas son compte secret a cette prétendue sainteté. on ne peut faire celui des autres.

elle les gâte et. · qui n'est ptus large qu'en apparence. Si l'on veut remonter jusqu'à son origine. Ce flambeau. elle nous explique le monde.Ce n'est pas simplementla plus désintéressée et la plus noble dos idées c'est encore ia plus vraie et la plus pratique. Dans la philosophie grecque. sans !o v savoir.-2n.Et)bien1 cetteidée. elle corrompt t'âme de l'individu. Placéo au faite des idéesles plus évidenteset les plus hautes. Par la nature mémodes choses. c'est elle qui éclairatoutes les autres. devient dangereuse autant qu'eiie est fausse si elle envahit toutes les actions de t'homme. Sorrate et Platon se sont fait la gloire impérissable d'avoir donné a l'idée du bien sa véritabie place dans t'ame de l'humme. à moins qu'on ne la restreigne dans de justes bornes. surtout quand on se croit philosophe.Çahyamounine semble pas s'être douté qu'elle existât. qu'elle seule peut faire comprendre. et qui de fait teste plus étroite encore que les autres.de notre raison. commeoiio est le fond do l'univers et de Dieu. comme c'est elle qui ies engendre. et qui. n'a fait que jeter de jour en jour plus de . Pour peu que t'homme veuilledescendre en iui-mCme. matgré sa vanité d'initié et d'adepte. qui estte fond mêmede notre Orne. C'estqu'en effetit n'ya point à présenter à la conscience humaine. qui ne songn plus qu'à soi. dont elle nous revoie la vraie nature si on )a suit dans ses conséquences. de notre intelligence.il la trouve au fond de son fOBur ivanteet infaittibie te plus souvent. une fois allumé par leurs mains. d'autre mobile que l'idéedu bien. ignoreprofondémentce que doit être le véritable et unique mobile de toute sa conduite ici-bas. elle nous mène a Dieu. c'est sur elle qu'il règle la plus grande partie do son activité. sans parier du mal qu'elle peut faire à la société. n'apparait point dans le Bouddhisme.la pensée du salut. dans le mondeet en Dieu.

on n'est point obligé parce qu'on se courbe sous un joug. Les cœurs. c'est de contraindre extérieurement. et surtout quand il se condamne. comme Çahyamouni. Un voile impénétrable et sombre a été répandu sur toutes choses. les esprits. au contraire. et l'homme pudésormaisrien comprendre ni à tui-meme. une foisméconnue. source supretKt)de tout bien et de tout devoir. et les siècles. ignoré celle du devoir. Dans le Bouddhisme.une vénération sincère pour ses vertus qu'on s'efforced'imiter. ni à Dieu. qui les a faits l'un et l'autre. un ordre.-ai8 lumière et d'éclat parmi nous. pas une lueur de cette flammedivine ne s'est montrée pas une étincoiiedurable n'en a jailli.comme Platon le nomme. te devoir n'apparaît point. la notion mémodu devoir a complètement échappé. Maisun conseil. y sont restés plongés dans les plus noires ténèbres. c'est d'abord que l'idée du bien. ce joug fût-il te plus raisonnableet le plus salutaire. n'oblige pas moralement tout ce qu'il peut faire. ne les a jamais éclairées dans le monde indien. aux arrêts seuls dela conscienceque le législateur moral doit toujours s'adresser. On y voit bien l'obéissance à la loi du Bouddha. . substituée à celle du bien. C'est de cette première et capitale erreur que toutes les autres sont découlées. Chose étrange! dans un système où le mot de devoir (dharma)apparaît à chaque ligne des ouvrages sans nombre qu'il a produits. Unedes conséquencesles plus certaineset les plus fata!es.à se passer de Dieu. n'ont fait que i'épaissir. n'a ni à la nature dans laquelle il vit. et tant que la conscienceet la raison n'ont point parié. loin de dissiper cette obscurité. On n'est pas lié parcequ'on obéit. du même coup. L'idée de la récompense. les âmes. C'est doncau for intérieur. a tout perverti. le Bouddhismea. et ce soleil des intelligences. une soumissionaveugleà ses leçons.

au besoin. non pas par vertu.Çakyamouni ne proclame pas moins résolument la vanité et le néant (t) Voir ci-deM))9 i66. On peut signaler une seconde conséquencenon moins fâcheuse.Mais.sansêtre tombé dansces excès. et. et.940 – aYW~ Autrement il fait peut-être de ferventsadeptes. it n'est point moralement vertueux. tout en restant vainqueur dans cette lutte délicate contre luimême.J'avoue que c'est déjà beaucoup que le bien se fasse. L'une et l'autre manquent absolumentà la doctrine du Bouddha. '< de ne point aller voir cette femme.» Ainsiil calcule son salut. ce n'est pas en se disant que la continence est un devoir et qu'il fait bien de combattre de coupables désirs c'est en pensant qu' « il est mieux pour ceux qui aspirent à l'affranchisse« ment et qui veulent échapper à la loi de la renaissance. i d'Oupagouptt)ci je tachede fairevoirce qu'ily a demoralement incomplet ansle motifqui le décide. de très-Bdètessujets maisil ne fait pas des hommes. qui en arrive à nier tout à la fois et l'objet connu et le sujet connaissant. Il c'a donc point compris le devoir. tout en accomplissantune louable action. quel que soit d'ailleurs le motifdont l'acte s'inspire. Quand le jeune Oupagoupta résiste au~ séductionsd'une belle et riche courtisane (1). Maisle mérite moral n'est réei et complet que si l'agent se guide uniquementpar la pensée du devoir. ï) n'enseigneni n'inspire la vertu tout au plus enseignet-il la prudence. comme il craint de le risquer en succombant'. mais par intérêt.il s'abstient. d . J'ai loué plus haut la chasteté p. qui n'est au fond que l'idée mêmedu bien. c'est le scepticisme. Sans doute ii n'est pas pousséaussi loin dans les Soûtras de la prédication qu'ii le fut plus tard dans la Pradjna Paramita. la réalité des choses et la réalité mêmede la conscience.

Quand l'homme trouve ainsi l'ordre au dedansde son propre coeur. ou qu'elle le loue du bienqu'il a fait (2). p. si le principe en vertu duquel it agit peut devenir une loi universette mais il se dit assurément qu'il doit lui-même toujours agir comme il le fait. cahier de juin 186&. sur lequel il appuie avec le plus de sécurité to renoncement u'ii procheaux hommes. et le Journal <!M ~aoaHtf.parmi q les phénomènes au milieu desquels nous devons vivre.p. 860. Maisil a beau faire. comme !e disait le jeune Sidctharthadans ses premières méditations (1). comme p le prétend une doctrine plus subtilo encore qu'elle n'est vraie.ti ne se demande eut-être pas. ce vrai signe de la Loi. » ainsi qu'il le pensait. qui seul à sesyeux est immuable. dausle sensvulgaire: (?) Je prendsici le mo.tde coMMt'MM it h'*seraitpasjuste de demander avantage Bouddhisme. L'hommo peut nier tout ce qui l'entoure. vides au dedans.220de toutes choses. Uen est bien peu qui soient permanents et qui portent « le « caractère de la nxité. 38. « Tout est vide est un do ses axiomesfavoris. que le bien (!) Voirplus bout.il le reconnatt aussi évident et plus immensedans l'univers. il ne peut douter de sa propre consciencequand elle lui reproche la faute qu'il a commise. ii peut douter de tous les phénomènesqu'il porte en lui. et le bien qu'il a découvert dans sa conscience.Certainement. il lui est assez facile de le transporter dans le monde du dehors. il en est beaucoup qui sont transitoires et passagers. et s'il avait su s'interroger lui-même avec un peu plus d'attention et d'exactitude. et que tout être raisonnable doit agir comme lui. Maistous les êtres ne sont pas « vides au dehors.. i) aurait trouvé le terrain solide et inébran. lablo où l'homme peut poser d'infailliblespas. au d . en facedu Nirvana.

à moins que sa perversité no lui en fasseun criminel intérêt (1). line croit plus dès lors au vide.En face de sa conscience.t fauttire parUeutioret scepticismeorrupteur c ment. e Mmanna l <~la toMe loi. tout sceptique to qu'il est. Quand on ne croit dansle système Çitkyamouni. Quand on ne regarde que le monde matériel. et le plus douloureux do tous ceux qu'it présente à notre observation.et sur la ferme base où il s'est tui. Burnottf. ceci explique très-bien le caractère )o plus saillant du Bouddhisme. mais. même alors qu'elle dépose contre lui. combat énargiquement desBrahmanes. ot les êtres acquièrent pour lui autant de substance qu'ils participent au bien. c'est qu'elles ne valent pas la peine qu'on les observeou qu'on tes fixe.si ce n'estles théories plusconséquentes. S'il en est quelques-unesqui chancellentencore.~t seul régit et anime. et sans les récuser absolument.je veux dire sa profonde et irrémédiabletristesse. phala M<!M<Mi. <)63 suiv. . les le Bouddha. de M. de plus. (lui lui parle si haut. y a tes meilde il (i) Comme leurs instincts. i) no peut repousser )u distinctiondu bien et du mal moral. non-seulement ello éclaire l'homme. toutes les notions do son intelligence se raffermissenten même temps qu'elles s'ordonnent. ZohM p et p. pour bienjuger de cette contradiction. L'idée du bien bannit donc de t'âme le scepticisme. il sait désormais quel est le juste degré de confiancequ'il leur doit. A mon sens. ello le fortifie. il n'est plus tente de croire avec Çâkyamouniau seui témoignage do ses sons.E. on peut à toute force nier que le bien ou le mat s'y trouvent. maisquand l'homme se regarde tui-mcmo.memo placé. H ne doute de teur réalité que dans la proportion même où ils s'en étoiRnent.

aurait dû. La vien'est donc pas si peu de chose qu'il le croit. on commençâtpar vivreselontoutes les lois de la raison. par une contradictionqui l'honore. éclairer le philosophe. Mais les ténèbres sont trop épaissespour que cette tumière. puisque. et que l'on conqutt une mort éternelle par l'existence lit plus puro et la plus sainte. Il est tout simple qu'on les prenne i'un et l'autre en aversion et qu'on ne cherche de refuge que dans le néant. . telles du moins qu'il les comprenait. qu'il vient détruire dénnitivemcni pour l'homme « ce qui n'est qu'une grande massedo maux. seul gagedu salut éternet. les traverse et les dissipe. » Dès qu'on se fait do la vie uno telle opinion. et moitié par compassion pour ses semblables. Plus d'une légende nous prouverait qu'assez souvent les adeptes du Bouddhisme en ont tiré cette conséquenceaussi logiquequ'abFurde. ii dit toujours du Nirvana. il semble qu'il n'y ait plus qu'a se débarrasserde cet odieux fardeau.222au bien. ce semble. moitié peut-~tre aussi par faibiesso et par un assez iacho retour sur lui-même. sous toates ios formes. ni dans l'homme. i) a vouluque. et qui l'assombrit sans cesse. pour cesser de vivre à jamais. et que le suicide soit le seul parti que l'homme ait à prendre en cette affreuse extrémité. it consacreles efforts de son génie a soustraire i'homme a la loi fatale de ia renaissance. a voulu que l'homme employât sa vie à se racheter de la vie môme par la vertu. Cette haute idée qu'il se fait de la vertu. On se croirait dans un sépulcre. se retrouve dans toutes les parties de cette doctrine. Çahyamoumne voit dans l'existence quela douleur. toute vive qu'elle est. et lorsque le Bouddhismeparle de la délivrance. elle permet à l'homme cet admirable emploi de ses facultés. Mais Çak)amouni. ni dans le monde. après tout. De là cet aspect désespéré de la vie qui.

223Matsae dirait-on pas vraiment que la vie n'est qu'un ii long tissu de douleurs et de souffrances? Sans doute, faut reconnattre tes maux nombreux qu'elle renferme et qui la déparent ce serait folie que de tes nier. Maissans l'homme peut parler dos enseignements salutaires que tirer des maux mêmes qu'il endure, et dont trop souvent sa volonté deprnveo est la seule cause, est-il donc vrai qu'il n'y ait que des maux dans la vie? Et lesjoies de toute de sorte qu'elle nous prodigue, depuis les joies naKvea l'enfance qui s'ignore jusqu'aux joies austères de la réflexionmûrie par l'expérience et de la consciencefortifiée ceux par la sagesse depuis les plaisirs des sens jusqu'à do l'entendement depuis le spectacleincessant et splendide de la nature jusqu'à cetui de t'ame qui s'immole au devoir; depuis tes affectionsde la famille jusqu'aux passions héroïques du patriotisme, que l'Inde elle-même n'a point ignorées, qu'en fait-on? Prétend-on aussi les nier? Maissi l'on tient tant de compte des maux, croit-on qu'il est bien justo do dédaigner tant de biens incontesMtties? Est-ce apprécier équitablement les choses que de ne tes considérer que sous une seule des deux facescontraires qu'elles présentent? tt ne serait peut-être pas beaucoup plus saga de nier tes maux de la vie aussiénergiquement que le Bouddhisme tes aCtrmo. Maisl'optimisme, s'il n'est pas parfaitement vrai, l'est sans comparaison beaucoup plus que te désespoir. il soutient du moins tes courages en tos rassurant: s'it fausse un peu t'esprit. Une l'abat point; il l'élève au lieu de te dégrader; it lui donne certainement plus de lumières quo la thèse opposée, puisque dans la vie humaine et dans le monde, la somme des biens l'emporte sur la sommedu mai aux yeux des juges Impartiaux et pour des cœurs un peu virils.

-2~4tt y a, en outre, je no sais quello pusillanimité à ne songer qu'aux maux tout extérieurs, la vieillesse,la maladie et la mort, et à oublier les autres maux bien autrement graves et redoutables, en soi et par leurs conséquences,qui attaquent i'ame et qu'on appelle des vices. ~o Bouddhismes'est donné h peine, dans une casuistique rauinée et savante, do classer avec le soin le plus minutieux toutes les nuancesdu Zf~fa; o'e;t par centaines qu'ii il les a distinguées. Et pourquoi, je le demande, tout ce labeur? Au fond ce n'est pas le vico que le Bouddhisme vent éviter, et qu'il déteste c'est le Nirvanaqu'il reoherche ot qu'il veut conquérir et comme le vice peut empêcher le salut et la délivrance. on craint le vice et on ne le repoussaqu'indirectement. Ce qu'on redoute uniquement et par-dessus tout, c'est la douleur qui fait frémir d'effroi une sensibiiftétrop peu courageuse, c'est te déclin de t'age qui fane les belles couleurs do la jeunesse, c'est la vieillesse qui détruit les forces, c'est la mort, enfin, qui n'est qu'un passagede cette existencedo douleurs n une autre existence plus douloureuse encore. Co qu'il faut éviter à tout prix, et même au prix do la vertu, ce n'est pas la dégradationmorale, suito du vice; c'est cette dégradation corporelle qui, loin de désoterte sage, doit, au contraire, le fottiiier en l'instruisant. !i serait injuste d'aiier jusqu'àprétendre que Çakyamouni nes'inqutoto en rien du moi moral et qu'il n'en fait aucun état. Maisco qui est vrai, c'est qu'il le subordonne,et que le mal physique est le principal objet de ses craintes et de ses préoccupations. Et ici, admirez la contradiction. Tout en redoutant outre mesure les maux de la vie, et en cherchant à s'en délivrer éterneitemont par le néant, le seul moyen, ou du moins te plus eiïicacc quu t'en trouve do se guérir do

228– l'existence, c'est d'en faire une torture et un supplice pendant les coursinstants qu'on la possèdeen l'exécrant, Quel code que celui que Çâkyamouni impose a ses adhérents les plus aimés et les plusHdètes!quelles observances que celles qu'il prescrit à ses religieux et qu'il pratique lui-même1 Des haiitonset des linceuls pour vêtements, des forêts pour abris, des aumûnas pour nourriture, des cimetièrespour lieux de méditation, la plus rigide abstinence, la proscription do tous les plaisirs, même les plus innocents, le silence habituel qui éloigne les plus chers entretiens t c'est presque déjà la tombe. Sansdoute t'austérttémémodo cette doctrine, qu'on no tmntopasoun clottro, mais qu'on prêche au monde, prouve l'ardeur sincère de la foi qui )a recommande. !) fout une bien énergique conviction pour so prescrire de si douloureux et do si longs sacrifices. Maissi la vie est déjà un aussi 5 grand mal, pourquoi aggraver encore co mal nécessaire?! Pourquoi à ces misèresinévitablesajouter volontairement ces mortifications sous lesquellesio corps succombe? No serait-it pas plus conséquent a ia doctrine qu'on enseigne de faire do la vie une continuellejouissance,et du plaisir la seule occupation do l'homme? No faut-il pas tâcher d'atténuer la douleur loin de l'irriter encore? tt est vrai qu'on ne touche pas les hommes en leur prêchant!o plaisir, et quo cette tache doctrine, qui peut séduire quelques esprits corrompus,n'est pas faite pour entraîner les foules tout ignoranteset sensuelles qu'elles sont. Çakyamounin ou raison de ne pas descendre à cette bassesseque sa grande âme eût repoussée; mais l'ascétisme n'était pas l'application qu'il devait logiquement tirer de ses principes. Ainsi, ignorancede la notion du bien; égotsmoaveugle; pou près mépriseabsolue sur le devoir; scepticismea puu ptci) uni~
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-226versel aversion fanatique de la vie qu'on meoonnatt;pusittanimite devant sesdouleurs; tristesseinconsolabledans un monde que l'on comprendmal, voilà déjà bien des erreurs; mais le Bouddhismeen commetde bien plus fortes encore. Il est assez prouvé que la nature véritablede homme lui complètementéchappé, et que, tout on instituant contre la corps une lutte incessanteet implacable, ce n'est pas au profit de i'amo qu'it a travaillé. 11ne distingue pas t'ame du corps, ni l'esprit do la matière. Réduisant l'intelligence tout entière à la sensibilité extérieure, il no paratt pas avoir soupçonnû dans l'homme les deux principesqui le compo 'nt et qui expliquent toute sa destinée. Le Sânkhya du moins avait tracé profondément cette démarcation essentielle; et tout en se trompant sur les conséquencesqui la suivent, ii avait fait à l'esprit une largo part, sans lui faire d'ailleurs sa part véritable. Çâkyamouni est sous ce rapport bien au-dessous do Kapita. tt reste atheo commelui; mais à un spiritualisme tres-decidôquoique bâtard, il substitue, on s'adressant à la multitude, un matoriaUsmo grossierqu'it acoouptoaux ptus mystiquesaustérités. Non-seutementit confonddans l'homme les doux principessi opposesqui to forment; it confondde plus l'homme fui'mémo avec tout ce qui l'entoure. itto confondd'abord avec les animaux, qui le servent, et qui parfois le dechtrout quand its ne le fuient pas; avec les plantes, qui to nourrissent et parfois t'empoisonnent; enfin, chose pres.. que incroyable avec la matière brute, où tt n'y a plus trace d'organisation ni do vie, et que l'homme façonne à son gré, quand il veut y appliquer ses mains industrieuses. Oui, l'idée de la transmigrationporte jusquo-ta pour Çakyamouni,o'ost-a-diro jusqu'à ta monstruositéla plus itagrante. 1) y a parmi nousdes doctrinesqui ravalent

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l'homme au niveau do la b6to, et qui ne veulent reconnattre en lui qu'un animal un pou plus parfait que les autres. C'est déjà pousser assezloin la méprise c'est déjà observer bien mal et bien peu. Mais qu'est-co quo cette erreur, toute grave qu'olle est, auprès de cotteoù s'abimo le Bouddhisme? L'homme selon lui, n'est en rien distinct do la plus vile matière. Dans les existences successives et infinies qu'il peut fournir il peut être toutes chosessans exception, depuis te plus relevé des êtres jusqu'au plus informe; depuis l'organisation )a piusmorveitteuso et la plus compliquée jusqu'à l'absence mémodo toute organisation. Si les textes n'étaient aussi formotset aussi nombreux si cette croyance n'était en parfait accord avec tout le reste du système, qui la suppose ot no peut se passer d'eito, on douterait vraiment qu'un para. doxo do cet ordre ait jamais pu séduire des intelligences humaines. Mais malheureusementto doute n'est pas permis, ainsi que jo l'ai fait voir (1). C'est l'idée de l'unité do substance pousséeaussi loin qu'elle peut t'être. dans toute son étendue et dans toute son absurdité. Spinosa et nos panthéistes modernes, qui se croient sans doute fort audacieux et fort conséquents. le sont bien moins quo Çahyamouni. tt va jusqu'au bout do ses idées, tondis qu'eux ils ne voient qu'une partie des tours et s'arrêtent à mi-chemin. Par une sorte d'instinct qui tcur fait sentir te gouffroouvert devant eux, ils rfoutont sans le savoir et bien qu'ils ne fassent point à t'hommo sa juste part dans tours systèmes, où tous lesêtres s'effacentet se confondant sousune obscureIdentité, ils n'osent point avouer ces blasphèmes dégradants où le Bouddhismes'est complu. It est vrai que, sous un autre rapport, ils ont fait à (t) Voirplushaut, pag. i83 et auiv.

ou plutôt des inepties dans lesquellesIl tombait. le sens commun résiste.et tacher.– aas – pou près comme lui en ne voulant reconnattre d'autre Dieu que l'homme tui-memo. loin do pouvoir entratnor les autres. on en sait long sur !'amo do l'homme quand on a derrière soi la philosophie platonicienne et la méthode do Descartes. On peut encore m6oonna!tfetout ce qu'apprend la psychologie. Rien n'a surpassé la grandeur do sa conviction que la grandeur do son aveuglement. Cette dernière facedo la doctrine de Çakyamouni mérite do nous arrêter encore quelques instants elle est sans comparaison la plus fâcheuse de toutes.il n'a senti aucune des fautes. mémo dos Brahmanes. toutes tes aberrations. Maisde nos Jours. aussi avant que la logique le menait et comme l'observation psychologiquelui restait fermée plus encore qu'a ses adversaires. quoique spéculatif qu'ils soient. le philosophe qui s'égare sont confusémentl'erreur où iise perd sa propre conscience. Quand on méconnaltà ce point la personnalité de l'homme. et qu'on vit dans le sein de la civilisationchrétienne. Mais dans ta monde indien où ta véritable sciencen'a Jamais été connuo. ces extravagances impies sont moins faciles. Je crois qu'il est assezfacile maintenantde comprendre comment le Bouddhismeest nécessairementathée. il est absolumentimpossible de se faire la moindre fdëo de Dieu. où la psychologieest restée ignorée profondement. toutes les folles sont possibles et il n'a fallu qu'un esprit énergique et résolu pour les pousser à bout. tt est allé. sinon de la réfuter. Mais notre . au moins de t'éluder on semblant t'ignorer maison a beau faire dans cette voie déplorable. en protestant contre lui ôto a son systèmeune partie do sa force et sa convictionébranléosuffità peine à le dominor tui-meme. sans que rien pût l'arrêter.

lui a complètement échappé. Il la pressent. qui no io quitte point un seul instant. on voit !e génb brahmanique tout près de faire cette grande découverte do la raison. S'i) no l'a point encore. et l'homme. t) l'a ignorée do la manièrela plus absoiuo. il est cependant ur la route où on la trouve s et l'on peut espérer. C'est une chose bien singulière à dire. Le Brahmanisme.-220– examen doit aller jusqu'à sonder ces plaies hideuses de l'esprit humain en détourner les yeux. it i'a cherc))éosans cessesous l'esprit universel du monde. &un degré ou à . Spectacle navrant et bien propre a susciter tes réflexionsIcs plus douloureuses! Nous nous étions habituésa supposer quota notionde Dieu ne manque Jamais. de quelque côté qu'on !a prenne.au contraire. bien que fugitives. S'il n'a point compris l'unité do Dieu.qu'elle ne lui échappera longtemps. on pourrait croire quelquefoisqu'il possède toute la vérité. dans quelques-unes des Oupanishads surtout. réduit à fui août. et si l'on s'en tenait &son langage. et ii no t'a pas combattue. Cettegrande notion. Il ne l'a pas niée précisément. ce ne serait pas faire assezpour essayerde les guérir. grâce a des lueurs éclatantes. &ce point do vue du moins. it n'y a pas trace d'une idée do Dieu. Tout est ténèbres.Dans pas le Bouddhisme. mais it n'a pus semblé se douter qu'ello existât dans t'amo humaine et qu'elle lui fut indispensable. et pas une étincetto n'indique qu'elles puissent se ranimer et revivre. Dans quelques hymnesdes Védas. mais plus déplorable encore: dans tout le Bouddhisme. ces lueurs se sont éteintes entièrement. lui fait parfois entrevoir la véritable tumiero. et cotte préoccupation. ii !a touche. se trouve si faible et si dé!oiss6qu'il se jette avec une sorte de frénésiedans la mort et dans le néant. est bien ptus élevé et bien plus savant. d'où il est sorti et où i! a hâte do retourner.

L'homme agit durant toute cette vie sous te poids. Ce serait merveillesi te Bouddhisme. voilà une religion acceptéeet pratiquée par des nations innombrables. et où l'homme se perd si absolumentdans son égoïsme et ses terreurs pué. &l'intelligencehumaine. riles. . et pour se délivrer. disions-nous. Burnouf. Maiselle l'a été bien plus outrageusement encore dans sa nature intimeet dans son essence(1). qu'il nevoit absolumentrifn en dehorsdo lui-même. p . maisdes exis' tences antérieures dont il a fourni l'incalculable série.msMn<<M)«! MM«a. Zot<« dela 6ofmeloi de M. La personne humainea été méconnue par lui dans ses signesles plus extérieurs et les plus manifestes. et quand on se rappoito d'où ii part. La liberté. Cettenotion peut être confuseet obscure. !i consacré à (1)Dans un soutra pAli spécialement l'exposition dela théoriedoscauses. qui en est le caractère éminent.sur un toi chemin. Eh bien 1 voilà une grande doct<ino. môme dans sa nuance la plus effacée. au moinstrèsconséquentet très-étendu. supprimée. si ce n'est très-profond. résultat des plus longues et des plus sincèresméditations. est oubliée. mais elle n'est point ab. il n'en appelle qu'a lui seul.il est diten proprostermes c C'est io nom qui fait que l'individuse connaît tui-mOme. non pas précisémentde la fatalité.n'apparait pas. sente. tout misérabto qu'il est. E. voilàun système de philosophie. avec tout le cortège de facultés et de conséquencesqui raccompagnent.230un autre. et nous nous imaginions la retrouver jusque dans la grossièreté brutale des peuplades les plus sauvages. détruite. 369. où cotte notion essentiellequi nous semblait indéfectible. it n'y a pas lieu de s'étonner qu'il soit arrivé au naufrage. 11croit à son malheur de toutes les forcesde sa iacheté.parvenait au port.

Sans doute. elle va la ressaisir pour le rejeter encore dans le corotequ'il a déjà parcouru. et tout naïf que cet axiome puisse paraître. sa liberté n'est pas entière dans ce choix décisif. elle est entravée par un passé dont it ne disposepius. lui est a peine accordée. et. on ne mourrait . ou de fermer l'oreille et de se perdre. La transmigration le poursuit dans la vie présente.et dont il ne se souvient pas. c'est la naissance qui engendrela vieillesseet la mort. ou plutôt les ombres qu'il reconnatt en ce monde. et l'endurolssementà la ici libératrice qu'on lui prêche.25! n'est pas puni du mat ni récompensédu bien actuol qu'it fait 0 paie ici-bas !a dette d'une vie passée qu'il ne peut réformer. elle n'en est que l'occasion. et d'où il ne pourra sortir. et que suit une faute nouvelle. Do degrés en degrés. il remonte de la mort a 1aquellonous sommessoumisici-bas. Sans douto encore une fois. jusqu'au néant d'où ii fait sortir les êtres. s'il n'y prend garde. Mais cette option même. Mais c'est jouer sur les mots que do dire que la vie est cause de la mort. L'homme n'est donc pas libre en cette vie. ii faut bien accorder que si l'on n'était point né on no serait point exposé à mourir. si l'on ne naissait point. peut-être le châtiment de fautes jadis commises. dont il subit les résultats nécessaires. le seul point où l'homme paraisse libre encore. L'a-t-il jamais été ? A-t-it dépondu de lui au début des chosesde commencerou de ne pas commencer cet enchaînement d'existences successives? Qui l'a fait tomber pour la première fois sous te ' coup de cette redoutable loi?1 A toutes ces questions le Bouddhisme croit répondre par la fameuseet puérile théorie de l'Enchaînementconnexe des causes réciproques. quoiqu'il puisse en reconnattre tes suites fatales. It est vrai qu'il semble dépendre do lui d'écouter le Bouddha et de se sauver à sa voix.

quoiqu'il pose sans cesse devant nos yeux et qu'on le porte en soi-même. qu'on étudie encore moins. c'est-à-dire qu'au fond vous vous contreditesvous-mêmes. it vaudrait mieux avouer que vous ne connaissezrien. il est bien permis de douter de votre prétendue science si vous partez du néant pour aboutir encore au néant.aucune idée de la personnalité humaine. voilà les éléments que le Bouddhismeemploie et qu'il croit avoir tirés de l'observationexacte et attentive de la réalité. Le Bouddhisme lui-même semble faire aveu d'impuissance. Quand on comprend l'homme si imparfaitement. il n'y a rien là qui. doive nous étonner. c'est par le néant ou l'ignorancequ'il débute c'est par l'ignorance ou le néant qu'il termine. C'est ce qu'a fait plus tard l'école de la Pradjnâ pâramitâ. aucune idée de la liberté. et si elle en est le terme. et que vousne croyez à rien. aucune idée de cause. il n'ait pas mémotenté de construire l'édificede la théodicée. et que la véritable notion de cause vous échappe comme vousa échappé celle de la liberté. La cause devient effet. Ainsi. et cet effetdevientsa propre cause. Mais Çakyamounin'a point osé le dire. Qu'avec de tels matériaux. ii est tout simpleque l'on comprenne aussi mal le monde. ou plutôt il s'est abusé lui-même en abusant les autres. que l'hommeen effetne peut comprendre qu'a l'aide de lui-même et du monde. Maisce qui doit surprendre à bon droit.232 point maisla vie estsi peu causedo la mort que vous reconnaissezla mort à son tour pour cause de la vie. et ce qui n'est . et que l'on ignoreDieu. plus audacieusedans son nihilismeet plus conséquente que le fondateur même du Bouddhisme. Mais si l'ignorance est le point de départ de vos recherches. et dans cette échelle qu'il parcourt. en la remontant ou en la descendant à son gré.

à la place de Dieu. Ni l'orgueil de Çàkyamouni.ne l'a point risquée non plus pour lui. Il ne faudrait pourtant pas faire honneur de cette retenue au bon sens des peuples bouddhistes. le Bouddha reste homme. Le Bouddha. toute pieusequ'elle a pu être. Dans leur croyance. jamaisleur superstition intéressée ne s'adressaità sa puissance. c'est par des motifsassez simplesque la raison ne dictait point. guidé par l'instinct secret dont la raison humaine ne peut s'affranchir absolument. c'est que le Bouddhisme n'ait pas divinisé le Bouddha. n'a point risqué l'apothéose.ni ie fanatismedes croyants n'a conçu un sacritége. sessectateurslui ont conservé cette place éminente et suprême mais ils ne sont pas aiiés plus loin. au-delà de laquelle il ne conçoit rien. L'enthousiasme de ses disciples a été aussi réservé que luimême et. d'ailleurs. S'ils ont été aussi sages sur ce point délicat. et qu'il aura . s'accordent trop bien avec l'aveuglementdont ces peuples ont donnéle triste spectacle. mais jamais personne n'a songé à en faire un dieu. toute ardente qu'elle a été dans ses adorations. absurdes et cruels du panthéonbrahmanique. substituer une idole. Les temples et les statues lui ont été prodigués. il pouvait. il pouvait essayer de se.aussi saints que lui. et ne cherche jamais à dépasser les limites de l'humanité.ou plutôt a mis l'homme. et. Le Bouddhas'est mis personnellement. et qui.233 pas moins étrange que tout le reste. Destitué de l'idée l vraie de Dieu. leur ferveur s'adressaità un souvenir consolateuret fortifiant. tout grand qu'il se croit. donnere change. dans le culte innocent qu'ils lui rendaient. Desmilliers d'ouvragesont été consacrésà raconter sa vie et même à célébrer sa puissancesurnaturelle. fort au-dessus de tous les dieux.le Bouddha est si loin d'être un Dieu qu'il a été précédé de plusieurs autres Bouddhas. et la tradition même. Loin de là.

il y aurait autant de dieux possibles qu'ii y a d'hommes capavéritéssublimes. et de « suivre la Voie aux huit parties.H était plus fort que ceux qu'il combattait parce que sa scienceétait plus grande que . Mais d'abord les Brahmanes. de faire un dieu du Bouddha. dans tout le cours de sa vie. Si le Bouddha était un Dieu. qui ne puisse lesatteindre et les égaler. Le Tathagata lui-méme n'a-t-il pas prédit à une foude de ses auditeurs des destinées non moins brillantes que les siennes? Ne leur a-t-it pas appris qu'ils seraient des Bouddhasaussi bien que lui ? Ne leur a-t-il pas décrit point par point les mondes splendides où ils régneront? N'a-t-il point nxé la durée de leur règne? Tout homme peut donc.inttaicnt avec lui.Ce n'était donc pas un privilége exclusifde Çâkyamouni. « bles de comprendre les Quatres « chainement connexe des causes réciproques. commele Bouddha luimeme. il n'est pas de discipie. pour être tout aussi puissant.-234. par la vertu et par la sainteté.ou i'En. et faisaientassaut de prodiges. qui mène au nirvana. après le grand triomphe de Bodhimanda. n'est guère plus honorable pour leur raison. » Voilà un premier motif qui a empêché les Bouddhistes. commeles autres ont sauvé ou sauveront l'univers dont ils seront ou dont ils ont été les guides. atteindre. et que les puissances les plus extraordinaires et les plus surnaturelles ont été son partage. tout Ineffablesque sont ses qualités. malgré la plus ardente et la plus sincère dévotion. par hasard.n'a pas cessédo faire des miracles. En voici un second qui. pour successeurs d'autres Bouddhasnon moins accomplis et non moins vénérables. ti est vrai que le Bouddha. quelque obscur qu'il soit. ïi a sauvé l'univers par sa doctrine mais c'est l'univers où il a paru. à cette haute dignité et tout adorable qu'est le Bouddha. ses adversaires.

il n'a demandé. ne s'occupant que de lui exclusivement. n'ayant de supérieur ni pour son origine. les systèmosdephilosophie les plus sages l'ont propagée tout le monde dans l'Inde y a foi. par cela seul. C'est. sans parler de son incapacitéinsurmontable à concevoiren rien l'être infini. fort au-dessous de ses antagonistes. parvient infaitiibtementà la puissance magique. ptaoé seul dans cet univers qu'il remplit de sa personnalitévague et partout répandue.et ne songeantni à la nature avec laquelle il se confond dans ses métamorphosesinfinics. A ce titre il n'est pas plus Dieu qu'il ne l'est à tout autre. et qu'il est désormaisau-dessus de toutes les conditions de la nature? Le Brahmanismele plus éclairé a toujours eu cette ferme croyance. et le Bouddhisme. ni à Dieu . sous les formes les pius contraires. quand il a passé par tous les degrés de l'initiation. que l'homme lui-même.Par une impuissance radicale de remonter plus haut. se serait mis. par un sentiment d'orgueil tout ensembleet par une superstitioninsenséeque leBouddhisme a été conduit à ne pas diviniser le Bouddha. tt est donné à tous les hommesde parvenir à en faire de non moins étonnants. On doit pouvoir maintenant se rendre compte assez bien de l'entreprise générate du Bouddhisme. s'il l'avait répudiée. on le voit. ni pour sa fin.parce qu'il les surpassait en vertu. ou par une perversité de raison. ne sait-on pas que la science confère à l'homme des pouvoirs surhumains? Ne sait-on pas que le yogui. t! les surpassait en puissance. Il en a fait le plus grand des êtres. pour comprendre et sauver l'homme. en quoi il ne s'est pas trompé s'il a voulu s'en tenir à ce monde. Les miracles du Bouddha n'ont donc rien qui le distinguent.233la teur. Et puis. maisil on a fait un être subsistant par tui-meme.

Il faut n'employer contre lui que ses propres armes et puisqu'il a fait de la douleur l'homme tout entier. en le délivrant de la loi de la renaissance. ïi veut délivrer l'homme à jamais do la maladie. ii ne puisse soutfrir aussi. c'est qu'il est déchiré par le remords. 223ot 224. Le chemin est plus pénible pour notre faiblesse. et plus vivementencore dans une autre partie de son être. Il confiele secret de ses tortures au sage qui doit le soulager et le guérir. Par cette voie comme par toute autre.236 qu'il no conna~ pas. c'est-à-dire avec les lumières de peuples et de temps plus favorisés. de la vieillesseet de la mort. Ainsile Bouddhisme reconnatt la douleur sous sa terme la plus poignante et la plus vraie. ii faut voir ce que la douleur est dans l'homme et ce qu'elle y suppose. mais je dis qu'elle manquede vérité. J'ai reproché plus haut à Çâkyamouni d'avoir donné trop d'attention à la douleur physique (1). mais ii veut aussi le soustraire au vice. se prendra bientôt en horreur parce qu'il ne pourra parvenir à se comprendre. et que l'homme ainsi conçu n'est qu'un monstre qui. et quand Adjatacatrou vient faire au Bouddha iui-meme l'aveu de son forfait parricide. maisil n'est pas moins sûr: et Dieu n'éclate pas moins dans les maux que dans les biens de l'humanité.Il ne nie donc pas que si l'homme souffre dans son corps. malgré ses prétentions. (t) Voirplushaut. Le ~Mfa comprend. pag. dans sa vaste extension. mais j'ai dit aussi qu'il avait fait une certaine part à la douleur moraie. . ii est possible à l'homme d'arriver à Dieu. Je ne dis point que l'idée manque d'une certaine grandeur apparente. le mal corporel et le mai moral. Mais ii ne serait point équitable de combattre !e Boudhisme avec la théodicée de Platon ou de Descartes.

si vous l'exigez. puisque vous vous chargez de las apaiser par vos conseilset par les expiationssolennelles que vous recommandez? Croyez-vous que les êtres dont l'homme est entouré éprouvent commelui ces supplices intérieurs auxquels les plus puissants des rois. D'où vient cette douleur à l'homme? Et qui la cause en lui. que l'homme. au milieu de tous les enivrements du pouvoir? Vous même vous répondezà cette question l'homme n'éprouve ces affreu- . avant de revêtir sa forme actuelle. et malgré tous vos aveuglements. depuista plus inerte jusqu'à la mieux organisée. tout assurés qu'ils sont de l'impunité. vous n'êtes point descendus jusqu'à celui-là. et que vous connaissez bien. suite de ses fautes et parfois de ses crimes? Croyez-vous que les animaux les sentent comme lui? Croyez-vousque la matière brute. mais dans la dispositionprésente des choses. quand elle arriva bouleversertout son être. on peut le déplorer. Seulement it insiste trop peu sur cette grande observationqui pouvait lui révéler toute la nature de l'homme. et le mettre à l'agonie. puisse égalementles sentir? Nonsansdoute. niez-vous que l'homme soit seul à subir ces tourments. et le faire monter en mematemps plus haut que l'homme lui-même. L'homme a donc le prlvilége de cette douleur qui n'est qu'à lui. a passé par tous les états de la matière. ne savent point se soustraire ? On vous concède. mais on ne peut pas dire qu'il n'existe point. C'est un fait qu'on ne saurait contester.237 quoique la moins apparente et la plus cachée. On doit le demander au Bouddhisme Y a-t-il au monde un autre être que l'homme qui puisse éprouver ces douleurs que la consciencelui impose dans certains cas. que vous placez vous-mêmeau-dessous des animaux. commeon déplore la vieillesse et la mort. empoisonner toutes sesjoies.

qui va peut-être trouver tout ù l'heure des échos non moinsterribles dans le cœur de ses semblables. il la détruirait. ne vous connaissaitpas. que si l'homme éprouve des douleurs moralesde cet ordre. précisément parce qu'ollorefuse d'expliquer quoi que ce soit c'est une fin do non-recevoiruniverselle. Il effacerait. quand il a commencéà se repentir. ce n'est pas vous qui l'avezfaite pour lui car ce grand coupable. qui parfois la brave. il ne peut faire taire dans son propre cœur cette voix implacable. si ce n'est par Çakyamouni. il n'aurait point le remords qui l'amèneà vos pieds humbleet soumis.Loin de la promulguer contre lui. Mais cette loi qu'il a violée et qui le punit. c'est par cet unique motif qu'il est ainsi fait. commeles minéraux ont la leur. comme les animaux. que l'homme a la sienne. elle no relève pas de lui. que c'est sa nature (svabhava) qu'il n'est pas besoin de chercher une autre e~ptication que les êtres sont ce qu'ils sont par leur nature propre. jusqu'au souvenir de sa faute. et en dépit de toute sa perversité.autour de la Pradjna paramita. et il ignorait que vous eussiez défendu io meurtre. ment l'accable. maigre son orgueil et toute sa puissance.-238 ses douleurs que parce qu'il se sent coupable d'avoir transgresséla tôt. et enfin que vouloir aller au-delà est inutile. si l'abolir était en son pouvoir. C'est Mon moins encore ce coupable tui-momequi a fait une loi dont le juste chati. Mfaut se borner à observer des faitssansjamais prétendre . s'il ne dépendait que de lui. pour guérir en mémo temps les blessuresque ce souvenir lui cause et rouvre sans cesse.du moins par Nagàrdjouna. Cette réponse n'explique rien au fond. S'H ne se disait point qu'il devait et pouvait agir autrement qu'il n'a fait. Je sais bien que le Bouddhisme peut répondre. comme les plantes. Maiscette loi est supérieure l'homme.

il s'est interdit à tui. qu'il sait révéleret maintenir par ces moyensénergiques et secrets. et loin d'y voir un effetde la nature propre de l'homme. et qui s'en tiennent à la plus sèche logique mais to maître ce peut l'admettre il n'a point passéavec cette hautaine indifférencedevant la douleur morale. devant la toi qu'ils accomplissent. Il a donc reconnu. Le Bouddhan'avait plus qu'un pas à faire c'était d'attribuer cette loi.il déclare qu'il s'en tient là. Il pouvait donc se dire que si l'auteur .-239remonter jusque !cur cause la douleur morale qui suit !ecrime est un fait. Cette quiétude des bons. Maisle Bouddhisme a beau se couvrir de cet argument facile. d'une certaine manière. !t semble même que le Bouddha pouvait encorealler un peu plus loin dans cette voie. à un être plus puissant que l'homme. réparer le mal commis et rétablir entre lui et cette loi violée le rapport qu'a brisé son crime. avec les tempêtes dont it voyait l'Amedes coupables agitée.La réponse peut être à l'usage du scepticismede disciplesqui n'ont pria dans les leçons du maître que la moins bonne partie. tt n'avait qu'a interroger son âme héroïque et vertueuse et à comparer la paix profondeet inaltérable dont il jouissait en sa conscience. Le Bouddha personnellementen était un admirable exemple. ii a misses soins les plus attentifset son espoir le plus noble à guérir ces maux qu'il no croyait point incurables. que sa vertutrouvait juste apparemment. o'est-a-dire un effet immuable.meme cette défaite trop commode. et qu'il n'a point à s'enquérir d'où vient ce fait et quelle est son origine. le Bouddhismet'avoue et par l'organe de sa plus grande écolede métaphysique. était un fait non moins certain que le trouble des méchants. non pas seulement que l'homme violeune toi supérieure à lui quand il commet la faute. mais de plus qu'il peut. et ami de l'ordre et du bien.

i) peut. Cessimplesréitexions sur la douleur morale no dépassaient point certainement le génie de Çakyamouni et s'll les avait faites. n'a pas touché Çakyamouni. c'est plutôt à un père et il doit se dire que loin d'être égaré ou orphelin en ce monde. elles étaient de nature à modifierle cours entier de ses pensées et à changertout son système. it peut aussi s'associerà elles en y obéissant. et qui est aussi le plus vrai. Mais ce coté des choses. it aurait reconnu une épreuve qu'il dépend de nous de rendre moins pénible. Bien plus. puisqu'il peut l'améliorer et l'embellir. it peut y vivre comme dons une vaste famille. . où il occupe un bien beau rang. L'hommen'a point à déplorer sa condition ici-bas. Ce n'est donc pas à un domid nateur ou à un tyran que le c<Bur e l'homme s'adressc. it serait arrivé s à mieux comprendre t'hommo i11erait arrivé surtout à calmercette épouvantequi l'aveugle et le précipite dans le désespoir. puisqu'il se sent sous le joug de lois raisonnables et bienfaisantes. ït n'a regardé que le côté misérable de l'hommo et il s'est abandonnésans mesure à la douloureuse sympathie que lui causait ce spectacle lamentable. qui n'est pas seulementle plus grand. dans une certaine mesure s'associer à ceiui qui lesa faiteset qui les lui révèle également par la vertu et par le crime. ït lui a été donné de s'y soumettre et de les comprendre. S'U peut les renverser. Mrécompenseaussile bien. puisque ce rang est le second. et que sa mansuétude égale au moinssa rigueur. II n'est pas perdu dans cet univers. En face de t'etre tout-puissant qui est juste et qui sait être tout à la fois bienveillant et sévère.240-k de la loi morale punit !e mal. Par cette voie sans parler do tant d'autres que le spectacle do la nature extérieure lui pouvait ouvrir. Loin do voirdans ia vie un supplice. son âme se serait rassurée.

On souffre dès qu'on existe et le seul moyen de no pas souffrir. et à la raison et qui implique l'athéisme. par l'idée de la transmigration. est une conception monstrueuse qui répugne à tous les instincts de la nature humaine. mais qu'il a acceptée et dont it a tiré les ptus déplorables conséquences Sa morate est incomplètoet vaine en ce qu'clle s'appuie sur une vue très-fausse do la nature de l'homme et de la vie. du moment qu'on ne sera plus. qui est le point de départ de toute cette doctrine. c'est de ne pas être. le Bouddhismedevrait inspirer encore plus do pitié que de mépris. comme il domine encore sur des peuples sans nombre. Je résume mes critiques en lesappliquant à quelques théories fondamentales La transmigration. on est biencertain de ne plus revenir. it l'a condamnéa mourir étornettemont. que le Bouddha n'a point inventée sans doute. ou le néant. qui est d'autant plus ardente qu'elle est plus absurde. tt les plonge. Le nirvana. et i!offre a leur crédulité les tristes doctrines que je viens de passer en revue commeseul aliment do leur foi. Le nirvana est le seul refuge assuré.24t Parce que l'homme meurt ioi-bas après y avoir plus ou moins bien vécu. et que je pourrais étendre encore on traitant ces grands sujets. Mats it est temps de clore ces considérationsdéjà bien longuessur le Bouddhisme. L'espérance du néant lui a paru devoirsuture a cet être la uniquement préoccupe du souci d'échapper a~ douleur. Réduit à ces termes. n'est qu'une hypothèse insoutenable. dans un monde fantastique qui ne leur permet de rien comprendre aux vraies conditions do celui dans M . et c'est à peine s'it serait digne dos regards de l'histoire mais it a dominé pondant des siéoies.

Sans doute le Brahmanisme. ce fu' rent dos motifs assez pou relevés qui la décidèrentet la rendirent si terrible. poussèrent los Brahmanes à tant de rigueur après tant do longanimité d et le Bouddhismeserait demeuré ans l'Inde qui l'avait vu naitro. ne se dit point contre elle tout ce que nous pouvons lui reprocher au nom do la religion.– lequel ils vivent. comme elle laissait à d'autres prétendus sages une égale liberté. H prétendait la délivrer. les devoirs la dignité do la personne humaine. des luttes de domination et d'orgueil. de quelque point do vue qu'on l'envisage la nature. Pendant près de mille ans. it n'a fait que la détruire it voulait t'éciairer. de la philosophio et do la raison. quand ii expulsa do son soinla réforme bouddhique. auquel elles no songent point. En un mot. -242 . ni mémo accepter. la société brahmanique out pour les Bouddhistesune tolérance qui l'honore. si par d'incessants progrès. a été fatalo et l'on peut M demander avec une trop juste anxiété. qui ont au moins sur l'homme cet avantage do ne point déïHer !o néant. Ses intentions ont pu être généreuses: mais son action générato sauf quelques rares exceptions. Sa doctrine du nirvana les a ravalés même audessous des brutes. it a méconnu. si lesnations qu'il a perdues pourront jamais trouver. Desrivalitésd'influenceet d'intérêts. un remède J aux maux qu'il leur a faits et qu'il leur fera longtemps encore. qui n'a pu sauverles peuples. Solon toute apparencequand la persécution commença pour ne s'arrêter qu'après l'extermination. it t'a jetée dans les plus profondes ténèbres. o'a pu surtout les organiser en sociétéséquitableset intelligentes. it n'eût menacél'organisationdes casteset les privilèges do la plus puissante. par une persécutionimpiacabto. etto les laissa répandre en paix leurs théories. Sa morale.

sans bien comprendre tout ce qu'avaient contre do hideux es doctrines bouddhiques. qu'on sait comment il y mourut. à c'était lui qui les avait provoquées et il les partageait et s'il plus d'un ég"rd. d'être est possible que to Bouddhisme n'eût que le tort de certaines données adtrop logique et qu'on partant il ne mises par tout le monde dans la société indienne. il est permis do croire aussi que Brahmanisme. se fût pas trompé dans ses déductious aussi rigoureuses on redouta son do qu'absurdes. il laissait planer sur les destinées de l'âme humaine une incertitude péritieuse ou bien il l'absorbait dans la nature et l'esprit universel du monde. de les répudier. Mais en attendant que des découvertes nouve)!osnous dévoilent l'histoire de ces temps malheuroux et nous expliquent les déiaifs de ce fait im- . Maisle Brahmanismene voulut pas se reconnaître ït dans les affreusesconséquencestirées de ses principes. C'était déjà trop du Bouddhisme on ne que l'Inde eût été la berceau le voulut pas souffrir qu'oite en devînt le séjour et foyer durables. On sait beaucoup mieux comment le no Bouddhismenaquit et se développadans l'Inde. it croyait a la transmigration n'admettait p~ le nirvana. bien que ces derniers événements soient plus rapprochés de nous de onze ou douze cents ans tout au moins. Maison eut horreur lui mortel poison quoiqu'on t'eût préparé et l'on renvoya ces ses ravages chez des peuples qui pouvaient vivre do doctrines déiéteres sans y succomber. ressentit donnent. eues quelque chose de l'aversion qu'elles nous car Il n'avait pas le droit si l'on veut. L'histoire ne possède rien do précis ni do complot sur les phases do cette persécution on ignore a peu près entièrement quottes en furent los causes particulières et les diverses péripéties.843 – le Mats. cependant.

une question s'étaitélevée entre quelques esprits éminents.Laréformedisparut pour laisser une place méritée à la vieille croyance. si dégradées qu'elles purent encore y trouver un progrès. appelait du moins à une vie morale qu'elles n'avaientjamais connue. Bayle rendit !a discussion fameuse en se prononçant pour l'anirmative. on détruisit. et par une de ces réactions que ne comprennent jamais les peuples qui les font et qui en profitent.que l'on commençaitalorsà mieux connaître on 6'était demandé s'it était possible qu'une sociétéd'athées existât. Les opinions furent trés-partagées. à l'occasionde la Chine. valait encoremieux que lui. ce sont les intérêts moraux de la société indienne qui ont exigé cette expulsionviolente.C'étaitun présent bien étrange que d'apporter aux hommesl'athéisme avec l'espoir du néant mais it y avait des hommeset des populations immensespour qui c'était t&une lumière. des erreurs nouvellesencore plus fâcheuses. et que le Bouddhisme. mêmedéparé par ces extravagantesou abominables doctrines. à l'avantage d'erreurs ancienneset respectées. on l'absence do .La prétendue réforme qu'apportait le Bouddhisme n'était qu'un mal plus grand. et elle fut réduite à n'infecter que les nations voisines. ot la question sembla demeurer indécise. tout défectueux qu'il est. C'était beaucoup que de leur offrir t'idéai du Bouddha. que Voltairedevait contredire après lui. L'Inde n'y pouvait trouver qu'une chute dont elle se préserva peutêtre avec plus do sagesseque de clémence. Le Brahmanisme. tout monstrueux qu'il était. et si l'accusationd'athéismeportée contre ce vaste empire avait quelque apparence de raison et de probabilité. A la findu xvn" siècle et dans le aiéoto suivant. les causesgénérâtes n'en peuvent être douteuses c'est l'intérêt matériel des Brahmanes.-244 mense.

~ eH~cto~~e. il ment it a eu la faiblesse et le malheur d'ignorer avec aurait fallu qu'il l'eût combattu pour qu'on pût Les peuples auxquels équité lui reprocher son athéisme. le doute n'est plus permis. ces lour organisation et de leur bonheur. (1)Voltaire. corrompues une ignorance nnéos. Mc«oMta<~ article~<A<'«mo. et que plus détriment de forméespar eux s'en sont passées.24S– c faits suNtsamment onnus pour la trancher. au grand en fait. sociétés existent. Mais. Bayle avait donc raison do savonsaujourde telles sociétés étaient possibles. jugement « n'est ni athée. très-nombreusesquoique impuissantes. dans leurs méditations peuples les sociétés hautes. Ce sont de vrais enfants. l'athéisme. jusqu'à la notion de Dieu. Mais. . Aujourd'hui et si évidentes que et en face des révélationssi complètes et nous font les livres du Bouddhismedécouverts expliLes peuples bouddhiques qués. » Ce et le plus consolant. et raffort arriérées quoique très anciennes. si l'on « qu'ils sont athées. ni déiste il n'est rien (1). est la même imputation que sont ni pour ni « disait qu'ils sont anti-Cartésiens ils ne un enfant « contre Descartes. faut-il d'hui qu'eues sont réettes. ceci veut les n'ont pas pu s'élever. de Voltaire est encore ie plus vrai n'est pas plus un athée que Kapila seuleCakyamouni Dieu. nous aussi. lis n'en ont jamais entendu parler. peut-être ni n aNtrment dire avec Voltaire « Ces peuples ne nient Prétendre « Dieu. soutenir que do les corriger. et profondément malheureuses par loin et par des vices que les siècles ne font qu'accroître. et qu'ils se font gloire de leur d'un avec cette jactance dont on pourrait citer plus dire seulement que ces exemple parmi nous. des être sans aucune injustice regardés comme peuvent veut pas dire qu'ils professent peuples athées. Ceci ne incrédulité.

qui . Si j'ai tant insisté sur le Bouddhisme. je crois. il n'est pas à craindre que son enrayant as'étisme fasse des prosélytes parmi nous. mais c'est aussi pour prévenir. (2) C'estlà sansdoute. et H a été prouvé par !a science de nos jours qu'ils ne connaissentpas Dieu. que confirmed'ailleurs toute une religion. c'est d'abord à cause de son importancehistorique dans le passé et mémo dans le présent de l'humanité. l'illusion qu'il peut faire à quelques esprits. M. pagei38.246 sa doctrine devait convenir étaient aussi aveuglesque lui. AbelRémusat. mémode nom. et la plupart des nations bouddhiquesn'ont de littérature que celle des Soûtras (2). de se distraire ou de s'égarer sur d'autres.FoeKouo~<. ce qui fait que les Soûtrassontà la i fois si nombreuxet si extravagants.les Tartares et les Mongols.ls doiventtenir lieu de toutaux peuples croientau Bouddha. la nature humaine est bien encore celle que nous sentons en nous. autant qu'il dépendra de moi. la foi de ces peuples. tout insenséequ'eUe peut nous parattre a été si exclusivequ'ils lui ont consacré leur pensée tout entièrei ils n'ont de livres que leurs livres sacrés. dans ces climats où la vie est en horreur et où l'on adore le néant à la place de Dieu. beaucoup de fidèles dans nos (1) M. n'ont pas de mot dans leur langue pour exprimer l'idée de Dieu (1). D'ailleurs. et si. Sansdoute. la transmigration et le néant avec l'athéisme ne comptent pas je crois. ajouter les Tibétains. on pourrait se demander si l'intelligence de ces peuples est faite commela notre. ils n'ont pas permis à leur imagination.auxquels on pourrait. En présence d'un phénomène aussi curieux et aussi déplorable. toute déréglée qu'elle était. Abel Rémusat a constaté que les Chinois.

et il ne se comde leprendrait pas. et l'on peut dire qu'il est accompli. Le Bouddhisme est parfaitement original en ce sens qu'il n'a point emprunté à des peuples étrangers ou à des civilisations meilleures des principes et des théories qu'il a corrompus il est exclusivement indien. et 11est sorti tout entier du passé de l'Inde ellemême sans le Brahmanismequ'il a prétendu réformer. doivent se dissiper. Maisle'Bouddhisme a certains eûtes par lesquels peut séduire. ses vices n'ont rien de vulgaire ni de bas le renoncementpousséà ce point. objet de leur culte. ce serait une erreur bien plus grande encore de supposer qu'il puisse lui en donner. rachète du moins seserreurs par une austérité que rien ne peut désarmer. Cette morale tout erronée qu'elle est. également insoutenables. Je crois qu'aujourd'hui toutes ces méprises. sans les systèmesphilosophiquesqu'il a propagés. i! a produit roïques imitateurs. il n'eut pas été possible. Les uns ont voulu y trouver un rival de la religion qu'ils combattaient les autres y voyaient un reflet des doctrines. Le . Héros lui-même. même quand il s'égare. si d'ailleurs ses prind'hécipes étaient faux. il n'y a pas une faute. peutêtre à son insu. nonseulement des esprits hostiles à la foi chrétienne. Les ressemblances même qu'il pouvait offrir avec le christianisme n'ont pas laissé que de tromper. Les vertus qu'il a inspirées ont été très-sincères et parfois éclatantes. Le personnage du réformateur lui-même est fort grand. est encore digne de quelque estime. mais on nela méprisepoint.247 – il rangs. Je ne m'étonne donc pas que le Bouddhisme. on peut plaindre la foliede l'ascète. telle que nous la connaissons. ait provoqué quelque admiration. pas une tache. mais aussi des croyants. Dans sa vie. surtout quand il était moins connu. Mais si le Bouddhismen'a pas pris çons du christianisme.

Maishors de là leBouddhismen'a rien à nous apprendre. . en nous montrant tou~(~. qu'à le bien regarder c'est un spiritualisme sans âme. Lassen. une charité sansamour.-248Bouddhisme est fort intéressant à connattre. Ch. après tout. Ils nous révèlentune page jusqu'à présent inconnue ou mal comprise des annales humaines.qu'Jt'o&te t'humanite qui ne les partage poit~~ FIN. méritent toute notre gratitude. mais immense service que le Bouddhisme puisse nous rendre. et son école serait désastreusepour nous. sont nos frères.de nous faire apprécier mieux encore la valeur inaalimablede nos à croyances. Malgré des apparences parfois spécieuses. StanislasJulien. par son triste contraste. Csoma Turnour. il n'est qu'un long tissu de contradictions et ce n'est pas le calomnier que de dire. une vertu sansdevoir. et des travaux comme ceux de MM. Hodgson Schmidt. Burnouf. si ce n'est tout à fait nos semblables. ils nous font pénétrer dans la vie morale et intellectuelle de ces peuples qui. Que pourrions-nous tirer de pareils enseignements Et que de chosesil nous faudraitoublier pour en devenirles aveugles disciplesl Que de degrés il nous faudrait descendre dans t'écheite des peuples et de la civilisation1 Le seul. etc. une morale sansliberté. Fouoaux. c'est.. je t'avoue. un monde sans nature et sans Dieu.

igno OM de position.aiti'e"de mois. tome xxx. «Mannées. ))QK~«~ 17 . t 14. 2.tigne 5.~M p. note «M d6 Williams. punition. Mû)ter e~'ace~ 363 «'M 1~3. WiHiam. d Max. 13. 90. i2!. 2 ~oe. < 1~. H9. ligne «ttheM troisième. ~e t66. pag.ERHATA t'nges. note2. i9. eM. p. lieu et. de)'éd. tH4. ~M ~'M:second.

111. – Cnttque~ht~ystème de Çnkyamouut. Caractère et vie de ÇAkyamouni. –ïnauencedetaMoratedeÇakyamouui. IV. vavu 1 28 83 '24 t50 179 206 249 VU. De la Morale bouddhique. H. . Vt. V..–Imp. 1.TABLE ))HS MATH~HS Pagas. ~T< OtteaM. Légende de Çàkyamouni. AvAttr-PnoPos. De la Métaphysique de Çakyamouni. Chronologie du Bouddhisme.deCotM-GatJi))..

Ot!<t!na)en courut MFX~-lïO-e .