Communiqué de la Fédération Nationale des Syndicats Autonomes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (SUPAUTONOME) – 10 octobre 2012

Les attaques contre les Facultés de droit, ça suffit !
Un article insultant du journal Le Monde daté du 3 octobre dernier, « Le droit fait rêver mais pas toujours réussir », fondé sur des chiffres non vérifiés, dresse des formations juridiques un tableau apocalyptique. Celui-ci serait inquiétant s’il n’était pas totalement en dehors de la réalité du terrain et uniquement fondé sur un rapport abstrait de la Cour des comptes qui note le sous-encadrement chronique qui règne dans nos disciplines, les efforts dans le sens de la professionnalisation, le caractère attractif de nos formations… tout en concluant : « devrait mieux faire ». De qui se moque-t-on ? Le président de l’Unef, Emmanuel Zemmour, dans le style propre aux futurs apparatchiks (destin de tous les présidents de l’Unef) a déclaré également : « Je constate que le monde du droit reste fermé sur lui-même, avec des mandarins à la vision malthusienne et sélective des cursus ». Il connait bien les Facultés de droit puisqu’il est étudiant en économie à l’Ecole Normale Supérieure de Paris… Le Bâtonnier de Paris, Christiane Féral-Schul a créé cet été une certaine sensation en demandant que l’on restreigne le nombre des futurs avocats : « il faut prendre des mesures provisoires limitant l’arrivée de nouveaux avocats sur le marché pendant quelques années » at-elle déclaré au journal Le Figaro le 13 août dernier. Qui est malthusien ? Les Facultés de droit à travers leurs IEJ, organisent la préparation à l’examen du CRFPA ainsi que l’examen lui-même, ce qui représente un coût énorme. Si les barreaux veulent récupérer le tout afin de faire du malthusianisme, qu’ils le disent mais qu’ils le paient ! La commission de la formation professionnelle du Conseil National des Barreaux a voté en juin une « proposition de réforme de l’accès aux écoles d’avocats » demandant la suppression de la dispense d’examen d’accès au CRFPA dont bénéficient actuellement les docteurs en droit, manifestant ainsi un mépris insupportable à l’égard du diplôme et des universitaires qui en assurent la délivrance. Maintenant, la coupe est pleine : nous ne laisserons pas insulter sans réagir l’ensemble des enseignants-chercheurs des disciplines juridiques et dévaloriser les diplômes pour lesquels ils se battent chaque jour avec le peu de moyens dont tout le monde sait qu’il constitue le quotidien des Facultés de droit. Pour cela, un premier geste qui ne coûte rien et renseignera les pouvoirs publics sur la mobilisation contre le rapport inique du Conseil National des Barreaux : signez et faites signer la pétition qui a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures contre la dévalorisation du doctorat en droit :
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N29838

Cette pétition est soutenue par SupAutonome Droit ; soutenez-la et soutenez-nous contre les attaques injustes qui visent à salir le travail et la passion de tous les juristes. Laurent Reverso Secrétaire Général de SupAutonome Droit droit@supautonome.com Guillaume Drago Président de SupAutonome Droit

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