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Taxe foncière: gel des hausses de taux?

AFP Mis à jour le 10/10/2012 à 09:49 | publié le 10/10/2012 à 09:10 Réactions (46)

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Préoccupés par l'envolée des factures de la taxe foncière, plus de deux fois l'inflation entre 2006 et 2011, les propriétaires-bailleurs demandent aux collectivités locales un "blocage" des augmentations de taux. "Sur l'ensemble de la France, la taxe foncière a augmenté en moyenne de 20,94% entre 2006 et 2011 alors que l'inflation a seulement progressé de 8,2% pendant cette période", déplore Jean Perrin, le président de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) dans cette étude annuelle présentée mercredi. Aussi, pour la principale organisation de propriétaires-bailleurs, "il faut que les collectivités locales bloquent les taux" car celles-ci sont responsables, a égalité avec l'Etat, de la moitié de la hausse. "Sinon les propriétaires-bailleurs vont donner à l'Etat et aux collectivités locales la totalité de leurs loyers en payant, en plus de la taxe foncière, l'ISF, la part correspondante de ces revenus pour l'impôt sur le revenu, la CSG, l'imposition sur les plus-values lors de la revente et la TVA lors des travaux de rénovation", assure M. Perrin. Pour le président de l'UNPI, la taxe foncière représente déjà l'équivalent de deux mois de loyers encaissés à Marseille et Dijon. "D'autre part, pour certains propriétaires occupants, la taxe foncière représente déjà un mois de leur retraite et certains d'entre eux ne pourront pas rester dans leurs logements", affirme M. Perrin. Pour compenser la stagnation des revenus des collectivités locales, M. Perrin suggère que celles-ci devraient permettre de construire plus de logements neufs, ce qui élargirait l'assiette de base, et encourager les opérations d'amélioration de l'habitat, permettant ainsi une hausse des valeurs locatives sur lesquelles sont basées les différentes composantes (régions, départements, communes) de cette taxe. Entre 2006 et 2011, c'est à Verdesse (+129,43%) et Aghione (+116,15%), en Corse, que la taxe foncière a le plus augmenté devant Villers-Adam (+99,95%, Val d'Oise) et Romain-aux-Bois (+92,08%, Vosges). Le taux de Paris reste bas Parmi les 50 communes les plus peuplées de France, c'est à Paris que l'augmentation a été la plus forte (+67,90%) à cause de la création d'un taux départemental en 2009. Mais en 2011 les taux cumulés de la capitale (13,50%) par rapport aux valeurs locatives restaient néanmoins parmi les plus bas des grandes villes. Dans les quatre autres grandes métropoles la hausse en cinq ans est de 15,11% à Lyon, 15,34% à Marseille, 18,42% à Toulouse et 23,26% à Nice. C'est à Fort-de-France qu'elle est la plus modérée (+8,48%) devant Aix-en-Provence (+10,44%) et Reims (+10,49%). En 2011, Courbevoie (Hauts-de-Seine), restait, grâce au quartier d'affaires de La Défense, la ville où les taux cumulés de la taxe foncière restaient les moins élevés (12,09%) devant Paris (13,50%), Boulogne-Billancourt (14,44%) et Nanterre (18,77%). Par contre c'est à Amiens qu'ont été constatés les taux les plus élevés (54,49%) devant Grenoble (54,00%), Caen (53,01%) et Angers (52,90%).